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Pologne - Lituanie - Lettonie - Estonie (1ère partie) English translation pending
Bonjour,
Cette année, j'ai décidé d'aller voir nos nouveaux membres de la Communauté Européenne et voir ce qu'on faisait de mes impôts sous forme de subventions diverses et variées 😎 Alors en partant de Bordeaux, c'est pas franchement la porte à côté, on va dire 🤪
>>>> Carte sur Google, ici
Pour l'organisation, je n'ai rien réservé et j'ai apporté mon portable pour se connecter et aviser au jour le jour. J'ai une ébauche de circuit mais pas vraiment idée de sa réalisation. L'objectif était de traverser la Pologne mais sans y consacrer + de temps que cela car avec 3 semaines, le pays est trop grand sans devoir sacrifier les pays baltes, cible privilégiée au départ.

En jaune, les étapes Dodo et en rouge les lieux visités entre 2. 0 : Bordeaux - 1/2 Allemagne 1 : Après-midi = Pologne = Lubiaz - Jawor - Wroclaw 2 : Pologne = Wroclaw 3 : Pologne = Route + Cracovie 4 : Pologne = Mine de Sel Wieliczka - Cracovie 5 : Pologne = Jura - Jasna Gora - route Varsovie 6 : Pologne = Varsovie - Augustow - Monastère Wigry 7 : Lituanie = Trakai - Vilnius 8 : Lituanie = Vilnius 9 : Lituanie = Colline Croix - Lettonie = Château Rundale - Riga 10 : Lettonie = Riga 11 : Lettonie = Riga 12 : Lettonie = Riga - Jurmala 13 : Lettonie = Kaudilga - Ventpils 14 : Estonie = Ile de Saaremaa 15 : Estonie = Route + Tallinn 16 : Estonie = Tallinn 17 : Estonie = Tallinn + route vers Tartu 18 : Estonie = Tartu + traversée Lettonie + Lituanie = Kaunas 19 : Lituanie = Kaunas + Pologne = route vers Gdansk 20 : Pologne = Gdansk 21 : Pologne = Gdansk + Château de Malbork 22 : Traversée Pologne + 1/2 Allemagne 23 : Allemagne + Strasbourg - Bordeaux
Nous partons Dimanche matin et après une nuit dans un hôtel sur l'autoroute en Allemagne, on est en Pologne le Lundi midi.
Lundi 30 Juin : Nous passons la frontière à 11h00 et comme partout, ce n'est plus qu'un lieu désert et on passe sans même ralentir. Direction Legnica pour visiter le monastère de Lubiaz. Bon, pour le dépaysement, c'est pas vraiment ça ! Nous ne voyons que des Auchan, Carrefour, Castorama et autres Leroy Merlin aux abords des villes. Par contre, les routes sont encore parfois pavées ou franchement défoncées. Des portions de nationales flambant neuves et tu retombes sur de la cantonale. Des chantiers un peu partout d'ailleurs ! On m'avait dit qu'il fallait pas compter sur des moyennes élevées, je confirme.

La salle baroque du monastère est magnifique. Il y a aussi l'ancien réfectoire dans le même style. Le reste est encore en travaux mais la visite vaut largement le détour.
On cavale jusqu'à Jawor un peu au Sud car l'église de la Liberté ferme à 17h00. Ouf, 16h45 et pépére rouvre la porte pour nous. Il nous demande d'où on vient et balance une cassette avec des commentaires en français. On est seuls et c'est une superbe surprise que cette église entièremment en bois que les protestants avaient eu le droit de construire avec certaines contraintes. Pas de pierre, pas de clocher ou signe extérieur religieux et à portée de canon du centre-ville !

Il y en une 2ème à Swidnica pas très loin, mais elle sera fermée donc tant pis !
Arrivée à Wroclaw en fin d'après-midi. Grâce à l'office du tourisme, on trouve une chambre au Campanile ( quand je te disais pour le dépaysement ..... )

La place d'Hôtel de Ville est splendide. Il fait beau, les terrasses débordent et les Polonaises sont pas frileuses. C'est mini-short de rigueur !
Mardi 1er Juillet :
Visite de l'université fondée en 1702. Salle Aula Leopoldina.

Ca change des amphis en béton ! Il y a aussi un observatoire et une salle de concert baroque. A faire !

On ne se lasse pas de la place centrale, colorée et animée. Nous découvrons aussi sur place, le petit jeu qui consiste à chasser les dizaines de gnomes qui ont été posés en 2005 par un artiste local.

Aucun guide papier n'en parle donc se renseigner à l'office du tourisme.
Visite des différentes églises, rues du centre. Une bonne journée pour faire l'essentiel donc.
Mercredi 2 Juillet :
Direction Cracovie. Bon là c'est de l'autoroute donc nickel.
Même système, direct à l'office du tourisme et nous on veut du centre-ville 3* et moins de 100€. Bon la madame me regarde en souriant, genre, mon p'tit bonhomme t'es à Cracovie en plein été ! On peut trouver du moins cher aussi entre les B&B, etc ... mais on veut se faire plaisir cette année, na ! Entre ce qui est complet et pas dans le budget, elle nous conseille le Old Time à 5mn à pied du centre historique. C'est super mignon, avec des peignoirs brodés, un canapé avec coussins et dentelle, salle de bains moderne et des bibelots anciens. Bref, une chambre bonbonnière vraiment agréable. Les femmes doivent craquer à chaque fois 😎
Le temps de déjeuner dans un "bar à lait", tradition de l'époque communiste où l'on pouvait manger pour pas cher. Il en existe encore plusieurs et nous testons la spécialité polonaise, les Pierogli. Des raviolis en fait. Nous commençons par le Château de Wawel.

Il a été le siège des autorités pendant + de 6 siècles et fait partie de la conscience polonaise, ce qui anime les débats avec Varsovie, fausse capitale pour les gens d'ici 😛 Ensuite, dans le même site on continue par la Cathèdrale où sont enterrés et ont été couronnés les Rois ... donc tu vois, Cracovie se considère comme l'identité polonaise.

Retour à la grande place du Rynek. Si c'est une des + grandes d'Europe, elle est moins typée que celle de Wroclaw.
17h45 : Eglise Notre Dame. Quelle splendeur ! On reste abasourdi par la décoration intérieure. Tout est peint ou décoré du sol au plafond !

C'est sans doute une des + belles que j'ai jamais visité.
La Halle aux Draps au centre de la place ne ressemble plus à rien, je trouve. Elle a été reconstruite et modifiée par 2 ou 3 architectes au fil des siècles et chacun y a caché ce que l'autre avait fait. C'est une sorte d'empilement de styles différents . Bof quoi !

On se promène dans toutes les rues du centre. Mais le charme opère moins qu'à Wroclaw. Et puis le genre Neo-Classique, je trouve ça moche. C'est pour faire pompeux sans originalité 😕
Jeudi 3 Juillet :
Basilique des Franciscains : Etonnants vitraux Art Nouveau
Collegium Maius :

L'Université. On prend la 1ère visite guidée qui vient et c'est en Allemand. On s'en fout, on a nos guides 😛 C'est une des + vieilles universités d'Europe, fondée en 1364. Le petit Copernic y fera ses études. On y trouve le fameux globe avec juste l'indication des Amériques découvertes cette année. Ils attendaient les photos satellites ! Visite sympa même en Deutsch et salles d'époques comme à Wroclaw.
Cette après-midi, on va visiter les Mines de Sel de WIELICZKA à 10 kms au Sud. Il suffit de prendre un minibus et on y est en 20mn.

La salle creusée dans la mine pour une immense chapelle. Tout est en sel y compris les lustres !

La mine atteint 9 niveaux et était exploitée depuis le 10ème siècle. Tu descends 300 marches, tu visites des galeries, chapelles, etc ... puis tu remontes par le même ascenseur que les mineurs. Ca décoiffe !
Retour à Cracovie pour aller au ghetto quand même. Alors depuis la Liste de Schindler tournée ici, le quartier est devenu branché maintenant. Des bars, des auberges de jeunesse par dizaines ! Cimetière de la synagogue Remu :

18h00 : On tourne dans toutes les rues un peu au hasard.
Soyons francs, Cracovie ne nous a pas émerveillé. Si on la présente comme la petite soeur de Prague, je trouve qu'on en est loin tout de même. Pas vraiment de bâtiments originaux ou extraordinaires. C'est sympa mais sans plus et Wroclaw nous a beaucoup + étonné et surpris, y compris l'Université. Seule Notre Dame sort vraiment du lot et de loin 😎 Une merveille !
Vendredi 4 Juillet :
Bon faut grimper maintenant vers le Nord. J'avais prévu de faire la route du Jura polonais mais ce matin c'est le déluge. Les rues sont inondées et c'est pas mieux en dehors de la ville. On y va donc mais au + vite. Passage par la route des nids d'aigle avec quelques ruines de château. Mais quand on dit ruine, c'est vraiment 2 ou 3 murs et c'est tout 🤪
Petite visite à Jasna Gora à Czestochowa, le Lourdes polonais.

Il y a ici la Vierge Noire et la basilique est remplie de pélerins à genoux un peu partout. Si on doute de la foi des Polonais, faut venir ici !
On recupère l'autoroute ou nationale plutôt vers Varsovie et tu vas faire connaissance avec les radars fixes polonais. Y'en a dans chaque village traversé sans exception. Ceux qui se plaignent de la France 🤪 Faut dire que le Polonais roule comme un dingue ! Le principe est le suivant : T'as que 2 voies la plupart du temps, donc quand la voiture ou camion devant toi sent que tu pousses, il s'écarte poliment sur la bande d'arrêt pour que tu doubles + facilement. Tu te retrouves donc au milieu de la route en sachant qu'en face, le gars qui arrive à fond les manettes ne ralentit pas mais s'écarte aussi. Bref, ça fonctionne plutôt bien sauf que toi, la 1ère fois, tu fais des appels de phare comme un dingue car en face, tu vois les mecs qui t'arrivent sans se rabattre. Ben oui, ils pensent et attendent que tu t'écartes toi aussi. Donc serre bien les fesses au début, c'est un coup à prendre. Là où ça charrie un peu, c'est que les lignes continues, doubler dans les virages ou en haut des côtes ne leur font pas peur non plus. Chacun pense que Dieu est dans chaque voiture et que ça passera tout le temps 😮 Résultat, la Pologne est le pays le + meurtrier d'Europe en terme d'accidents de la route ( en % de véhicules roulants )
On traverse juste Varsovie, non prévu au programme et on couche en route dans un motel le long de la route. Il y en a beaucoup et assez facile de trouver un peu comme aux USA en fait !
Samedi 5 Juillet :
12h00 : Alors qu'on arrive à Augustow pour faire une pause et déjeuner. On tombe sur une sorte de fête locale avec orchestres et majorettes intégrées 😛
Whaouuuu : Ben dis donc, si on avait les mêmes, je pense que ça relancerait drôlement les vocations et la fréquentation des messieurs

Mauricette a du insister + d'une fois pour que je daigne m'arracher au spectacle. Moi, tu sais, la culture ça me passionne et je suis pour une approche du folklore sous toutes ces formes 😊
Ce soir, je l'avais prévu mais sans réserver, nous dormons au monastère de Wigry, pas très loin de la frontière lituanienne.

Nous n'aurons pas une petite maison mais juste une cellule car il y a un mariage qui a réservé presque tout. Dommage ! Jean-Paul II a dormi ici aussi ! Nous faisons le tour en bateau sur le lac à 16h00. Petites balades à pied. Il y a des campings un peu partout et c'est assez touristique.
Demain, c'est Vilnius et la Lituanie.
Cette année, j'ai décidé d'aller voir nos nouveaux membres de la Communauté Européenne et voir ce qu'on faisait de mes impôts sous forme de subventions diverses et variées 😎 Alors en partant de Bordeaux, c'est pas franchement la porte à côté, on va dire 🤪
>>>> Carte sur Google, ici
Pour l'organisation, je n'ai rien réservé et j'ai apporté mon portable pour se connecter et aviser au jour le jour. J'ai une ébauche de circuit mais pas vraiment idée de sa réalisation. L'objectif était de traverser la Pologne mais sans y consacrer + de temps que cela car avec 3 semaines, le pays est trop grand sans devoir sacrifier les pays baltes, cible privilégiée au départ.

En jaune, les étapes Dodo et en rouge les lieux visités entre 2. 0 : Bordeaux - 1/2 Allemagne 1 : Après-midi = Pologne = Lubiaz - Jawor - Wroclaw 2 : Pologne = Wroclaw 3 : Pologne = Route + Cracovie 4 : Pologne = Mine de Sel Wieliczka - Cracovie 5 : Pologne = Jura - Jasna Gora - route Varsovie 6 : Pologne = Varsovie - Augustow - Monastère Wigry 7 : Lituanie = Trakai - Vilnius 8 : Lituanie = Vilnius 9 : Lituanie = Colline Croix - Lettonie = Château Rundale - Riga 10 : Lettonie = Riga 11 : Lettonie = Riga 12 : Lettonie = Riga - Jurmala 13 : Lettonie = Kaudilga - Ventpils 14 : Estonie = Ile de Saaremaa 15 : Estonie = Route + Tallinn 16 : Estonie = Tallinn 17 : Estonie = Tallinn + route vers Tartu 18 : Estonie = Tartu + traversée Lettonie + Lituanie = Kaunas 19 : Lituanie = Kaunas + Pologne = route vers Gdansk 20 : Pologne = Gdansk 21 : Pologne = Gdansk + Château de Malbork 22 : Traversée Pologne + 1/2 Allemagne 23 : Allemagne + Strasbourg - Bordeaux
Nous partons Dimanche matin et après une nuit dans un hôtel sur l'autoroute en Allemagne, on est en Pologne le Lundi midi.
Lundi 30 Juin : Nous passons la frontière à 11h00 et comme partout, ce n'est plus qu'un lieu désert et on passe sans même ralentir. Direction Legnica pour visiter le monastère de Lubiaz. Bon, pour le dépaysement, c'est pas vraiment ça ! Nous ne voyons que des Auchan, Carrefour, Castorama et autres Leroy Merlin aux abords des villes. Par contre, les routes sont encore parfois pavées ou franchement défoncées. Des portions de nationales flambant neuves et tu retombes sur de la cantonale. Des chantiers un peu partout d'ailleurs ! On m'avait dit qu'il fallait pas compter sur des moyennes élevées, je confirme.

La salle baroque du monastère est magnifique. Il y a aussi l'ancien réfectoire dans le même style. Le reste est encore en travaux mais la visite vaut largement le détour.
On cavale jusqu'à Jawor un peu au Sud car l'église de la Liberté ferme à 17h00. Ouf, 16h45 et pépére rouvre la porte pour nous. Il nous demande d'où on vient et balance une cassette avec des commentaires en français. On est seuls et c'est une superbe surprise que cette église entièremment en bois que les protestants avaient eu le droit de construire avec certaines contraintes. Pas de pierre, pas de clocher ou signe extérieur religieux et à portée de canon du centre-ville !

Il y en une 2ème à Swidnica pas très loin, mais elle sera fermée donc tant pis !
Arrivée à Wroclaw en fin d'après-midi. Grâce à l'office du tourisme, on trouve une chambre au Campanile ( quand je te disais pour le dépaysement ..... )

La place d'Hôtel de Ville est splendide. Il fait beau, les terrasses débordent et les Polonaises sont pas frileuses. C'est mini-short de rigueur !
Mardi 1er Juillet :
Visite de l'université fondée en 1702. Salle Aula Leopoldina.

Ca change des amphis en béton ! Il y a aussi un observatoire et une salle de concert baroque. A faire !

On ne se lasse pas de la place centrale, colorée et animée. Nous découvrons aussi sur place, le petit jeu qui consiste à chasser les dizaines de gnomes qui ont été posés en 2005 par un artiste local.

Aucun guide papier n'en parle donc se renseigner à l'office du tourisme.
Visite des différentes églises, rues du centre. Une bonne journée pour faire l'essentiel donc.
Mercredi 2 Juillet :
Direction Cracovie. Bon là c'est de l'autoroute donc nickel.
Même système, direct à l'office du tourisme et nous on veut du centre-ville 3* et moins de 100€. Bon la madame me regarde en souriant, genre, mon p'tit bonhomme t'es à Cracovie en plein été ! On peut trouver du moins cher aussi entre les B&B, etc ... mais on veut se faire plaisir cette année, na ! Entre ce qui est complet et pas dans le budget, elle nous conseille le Old Time à 5mn à pied du centre historique. C'est super mignon, avec des peignoirs brodés, un canapé avec coussins et dentelle, salle de bains moderne et des bibelots anciens. Bref, une chambre bonbonnière vraiment agréable. Les femmes doivent craquer à chaque fois 😎
Le temps de déjeuner dans un "bar à lait", tradition de l'époque communiste où l'on pouvait manger pour pas cher. Il en existe encore plusieurs et nous testons la spécialité polonaise, les Pierogli. Des raviolis en fait. Nous commençons par le Château de Wawel.

Il a été le siège des autorités pendant + de 6 siècles et fait partie de la conscience polonaise, ce qui anime les débats avec Varsovie, fausse capitale pour les gens d'ici 😛 Ensuite, dans le même site on continue par la Cathèdrale où sont enterrés et ont été couronnés les Rois ... donc tu vois, Cracovie se considère comme l'identité polonaise.

Retour à la grande place du Rynek. Si c'est une des + grandes d'Europe, elle est moins typée que celle de Wroclaw.
17h45 : Eglise Notre Dame. Quelle splendeur ! On reste abasourdi par la décoration intérieure. Tout est peint ou décoré du sol au plafond !

C'est sans doute une des + belles que j'ai jamais visité.
La Halle aux Draps au centre de la place ne ressemble plus à rien, je trouve. Elle a été reconstruite et modifiée par 2 ou 3 architectes au fil des siècles et chacun y a caché ce que l'autre avait fait. C'est une sorte d'empilement de styles différents . Bof quoi !

On se promène dans toutes les rues du centre. Mais le charme opère moins qu'à Wroclaw. Et puis le genre Neo-Classique, je trouve ça moche. C'est pour faire pompeux sans originalité 😕
Jeudi 3 Juillet :
Basilique des Franciscains : Etonnants vitraux Art Nouveau
Collegium Maius :

L'Université. On prend la 1ère visite guidée qui vient et c'est en Allemand. On s'en fout, on a nos guides 😛 C'est une des + vieilles universités d'Europe, fondée en 1364. Le petit Copernic y fera ses études. On y trouve le fameux globe avec juste l'indication des Amériques découvertes cette année. Ils attendaient les photos satellites ! Visite sympa même en Deutsch et salles d'époques comme à Wroclaw.
Cette après-midi, on va visiter les Mines de Sel de WIELICZKA à 10 kms au Sud. Il suffit de prendre un minibus et on y est en 20mn.

La salle creusée dans la mine pour une immense chapelle. Tout est en sel y compris les lustres !

La mine atteint 9 niveaux et était exploitée depuis le 10ème siècle. Tu descends 300 marches, tu visites des galeries, chapelles, etc ... puis tu remontes par le même ascenseur que les mineurs. Ca décoiffe !
Retour à Cracovie pour aller au ghetto quand même. Alors depuis la Liste de Schindler tournée ici, le quartier est devenu branché maintenant. Des bars, des auberges de jeunesse par dizaines ! Cimetière de la synagogue Remu :

18h00 : On tourne dans toutes les rues un peu au hasard.
Soyons francs, Cracovie ne nous a pas émerveillé. Si on la présente comme la petite soeur de Prague, je trouve qu'on en est loin tout de même. Pas vraiment de bâtiments originaux ou extraordinaires. C'est sympa mais sans plus et Wroclaw nous a beaucoup + étonné et surpris, y compris l'Université. Seule Notre Dame sort vraiment du lot et de loin 😎 Une merveille !
Vendredi 4 Juillet :
Bon faut grimper maintenant vers le Nord. J'avais prévu de faire la route du Jura polonais mais ce matin c'est le déluge. Les rues sont inondées et c'est pas mieux en dehors de la ville. On y va donc mais au + vite. Passage par la route des nids d'aigle avec quelques ruines de château. Mais quand on dit ruine, c'est vraiment 2 ou 3 murs et c'est tout 🤪
Petite visite à Jasna Gora à Czestochowa, le Lourdes polonais.

Il y a ici la Vierge Noire et la basilique est remplie de pélerins à genoux un peu partout. Si on doute de la foi des Polonais, faut venir ici !
On recupère l'autoroute ou nationale plutôt vers Varsovie et tu vas faire connaissance avec les radars fixes polonais. Y'en a dans chaque village traversé sans exception. Ceux qui se plaignent de la France 🤪 Faut dire que le Polonais roule comme un dingue ! Le principe est le suivant : T'as que 2 voies la plupart du temps, donc quand la voiture ou camion devant toi sent que tu pousses, il s'écarte poliment sur la bande d'arrêt pour que tu doubles + facilement. Tu te retrouves donc au milieu de la route en sachant qu'en face, le gars qui arrive à fond les manettes ne ralentit pas mais s'écarte aussi. Bref, ça fonctionne plutôt bien sauf que toi, la 1ère fois, tu fais des appels de phare comme un dingue car en face, tu vois les mecs qui t'arrivent sans se rabattre. Ben oui, ils pensent et attendent que tu t'écartes toi aussi. Donc serre bien les fesses au début, c'est un coup à prendre. Là où ça charrie un peu, c'est que les lignes continues, doubler dans les virages ou en haut des côtes ne leur font pas peur non plus. Chacun pense que Dieu est dans chaque voiture et que ça passera tout le temps 😮 Résultat, la Pologne est le pays le + meurtrier d'Europe en terme d'accidents de la route ( en % de véhicules roulants )
On traverse juste Varsovie, non prévu au programme et on couche en route dans un motel le long de la route. Il y en a beaucoup et assez facile de trouver un peu comme aux USA en fait !
Samedi 5 Juillet :
12h00 : Alors qu'on arrive à Augustow pour faire une pause et déjeuner. On tombe sur une sorte de fête locale avec orchestres et majorettes intégrées 😛
Whaouuuu : Ben dis donc, si on avait les mêmes, je pense que ça relancerait drôlement les vocations et la fréquentation des messieurs

Mauricette a du insister + d'une fois pour que je daigne m'arracher au spectacle. Moi, tu sais, la culture ça me passionne et je suis pour une approche du folklore sous toutes ces formes 😊
Ce soir, je l'avais prévu mais sans réserver, nous dormons au monastère de Wigry, pas très loin de la frontière lituanienne.

Nous n'aurons pas une petite maison mais juste une cellule car il y a un mariage qui a réservé presque tout. Dommage ! Jean-Paul II a dormi ici aussi ! Nous faisons le tour en bateau sur le lac à 16h00. Petites balades à pied. Il y a des campings un peu partout et c'est assez touristique.
Demain, c'est Vilnius et la Lituanie.
Hôtels Sol Rio de Luna y Mares, Grand Playa Turquesa ou Playa Costa Verde à Holguin? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite retourner à Cuba mais cette fois ci dans la région d'Holguin, j'ai déjà séjourné en hôtel club all inclusive à Varadero et à Cayo Coco et Guillermo.
Je voudrais séjourner dans un hôtel club 4 étoiles en tout inclus près de la mer dans la région d'Holguin et j'hésite entre ces hôtels :
Playa Costa Verde 4* Grand Playa Turquesa 4* Sol Rio de Luna y Mares 4*
Quel hôtel me conseillez vous ? j'aimerai une très belle plage similaire à celles que l'on trouve à Cayo Coco, de bonnes prestations hôtelières, où on y mange pas mal. Surtout j'aimerai que la plage ne soit pas loin et sans rochers ni coraux...ou alors vraiment un minimum.
Merci !
Je souhaite retourner à Cuba mais cette fois ci dans la région d'Holguin, j'ai déjà séjourné en hôtel club all inclusive à Varadero et à Cayo Coco et Guillermo.
Je voudrais séjourner dans un hôtel club 4 étoiles en tout inclus près de la mer dans la région d'Holguin et j'hésite entre ces hôtels :
Playa Costa Verde 4* Grand Playa Turquesa 4* Sol Rio de Luna y Mares 4*
Quel hôtel me conseillez vous ? j'aimerai une très belle plage similaire à celles que l'on trouve à Cayo Coco, de bonnes prestations hôtelières, où on y mange pas mal. Surtout j'aimerai que la plage ne soit pas loin et sans rochers ni coraux...ou alors vraiment un minimum.
Merci !
Retour de l'hôtel Oasis Canoa à Bayahibe English translation pending
😉Je viens de passer 1 semaine à l'oasis canoa à Bayahibe (avec Marsans). J'ai beaucoup consulté les forums avant mon départ (et lu de nombreuses critiques ! ) Voici donc mes impressions.
Nous étions en couple et sommes tous les 2 ravis.
L'hotel est très bien, nous avions demandé (et obtenu) une chambre dans le bloc 9 (en suivant les conseils du forum) et étions bien installé avec une vue sur le magnifique jardin. Il y a de nombreuses possibilités de restauration.
La plage est sympa, on peut voir beaucoup de poissons; ils viennent manger du pain directement dans nos mains.
Nous avons fait quelques excursions: Saint Domingue (ce n'est pas la mieux mais ce serait dommage de ne pas y aller quand on est en République Dominicaine..) Saona, les mangroves... en catamaran (extraordinaire). Et la découverte de l'arrière pays, plantations...(jeep safari très bien aussi). Le seul reproche serait le prix excessif.
Quand à Marsans, mis à part 1 heure de retard de l'avion à l'aller et au retour, aucun soucis, la correspondante locale était présente tous les matin.
Bon voyage à ceux qui on la chance de partir bientôt.
Voyage à Phuket sans parler anglais? English translation pending
bonjour a tous, je parts mi mars a phuket, mais ne parle pas l anglais !!!!! est il difficil de de se débrouiller labas sans l anglais, a l hotel, resto, plage, et eventuellement excursions a d autres iles ?? merci de vos conseilles. Paul
Fermeture de "Cambodge soir" English translation pending
Depuis deux jours je n'arrivais plus à accéder au site de "Cambodge soir", et pour cause ce quotidien a fermé.
Voir l'article de Reporter sans frontières sur la fermeture de ce journal. http://www.rsf.org/article.php3?id_article=22531
Voir l'article de Reporter sans frontières sur la fermeture de ce journal. http://www.rsf.org/article.php3?id_article=22531
Hôtel Penelope Beach à Djerba English translation pending
bonjour à tous,
je voudrai avoir des renseignement sur l'hotel penelope beach? Nous partons le 4 juin pour une semaine! on voudrai savoir si l'hotel est bien et si le personnel est sympa? Est ce que les excursions ne sont pas trop honnéreuse? Merç d'avance pour les réponses
je voudrai avoir des renseignement sur l'hotel penelope beach? Nous partons le 4 juin pour une semaine! on voudrai savoir si l'hotel est bien et si le personnel est sympa? Est ce que les excursions ne sont pas trop honnéreuse? Merç d'avance pour les réponses
Mon premier jour à Phuket English translation pending
Eh ben, sous la pluie🙂
Demain, je rentre a Hanoi😎
Demain, je rentre a Hanoi😎
Retour du Tryp Cayo Coco (9 au 16 janvier 2007) English translation pending
Coucou à tous les futurs voyageurs cubains de ce monde! 😎
Je prend quelques minutes de ma soirée pour vous faire part de mes commentaires concernant mon dernier voyage au Tryp Cayo Coco avec mon chum du 9 Janvier au 16 Janvier 2007. Disons que j'ai pu profiter de plusieurs commentaires pertinents sur ce site et que je tiens à rendre la pareille du mieux que je peux! 🙂 Je peux donc vous faire part de quelques petits conseils dont vous pourrez bien faire ce que vous voudrez! 😉
TRYP CAYO COCO
D'accord c'est pas le Canada, c'est pas propre-propre, mais ça m'enrage de nous voir, belle gang de putes de luxe qui chiale parce que la TV pogne pas Radio-Canada (Mais où est Pierre Bruno!?) ou qui a trop d'algues sur la plage! "Le pain est trop dur au buffet!!!" Come on! 😠 Lève-toi à 7 heures pis i va être frais ton pain! Over-all l'hôtel n'était pas speak and span mais les chambres étaient très propres et nettoyées de fond en comble tous les jours par la femme de ménage (elle plie même le linge!!!) 😮 . Par contre, la plage n'était pas nettoyée des verres de plastiques qui s'envolent quotidiennement, elle ne l'a été que le dimanche après que nous soyons arrivés. En gros, on dirait que c'est hebdomadaire leur nettoyage! 😕 C'est tout de même un énorme complexe hotelier avec une très grande piscine principale, fontaine, mare à flamand rose et où on peut avoir des petites visites matinales de pans qui aiment les peanuts...! Plutôt intéressant! Si vous voulez donc mon avis, c'est un excellent choix, pas cher, les chambres sont parfaites, gros balcons, plage idillique de sable blanc et d'eau turquoise, arrêtez-donc de faire vos picky picky et appréciez la détente que le resort all included vous offre. Et autre conseil: prenez donc avantage de votre tout-inclus et soyez des clients NON-RENTABLES!!! looL! 😏 Boisson, Bouffe et plus de boisson!!!
À EMMENER DANS VOS BAGAGES Une grosse tasse/verre/thermos: vous l'apprécierez quand viendra le temps de vous rendre à la plage avec 12 minuscules verres en plastiques mous pour tuffer une heure et nottamment, si vous avez le malheur de vous rendre à Cuba un jour/semaine où il vente, histoire de ne pas avoir des millions de grains de sable flottant louchement dans vos daiquiris... 🤪 Une grosse cacanne de Febreeze en spray: (oui oui! ça passe dans les bagages d'avion!) et c'est très utile quand on rentre dans ta chambre qui sent l'humidité à planche... Pas moyen de s'en sortir, ON EST DANS LE SUD! Plaignez-vous pas que ça sens le renfermé et qui a des coquerelles dans vos salle-de-bain for god's sake!!! 😄 On a ben des invasions de fourmis dans nos appartements de Montréal l'été et on l'écrit pas sur des sites!!! Écrabouillez là c'est tout caliss!!! Et si vous êtes des nature freaks, permettez-lui de continuer à vagabonder majestueusement votre balcon! Moi je touche pas à ça avec une perche de 12 pieds... FORGET IT! 😮 Fak une cacanne de Frebreeze, ça fait la job! VOS APPAREILS PHOTOS JETABLES! Cherchez-en pas dans l'hôtel!!! 🙁 Y'a un magasin de photo dans le département des magasins, mais soit il sert seulement de décoration, soit le propriétaire est mort la semaine où on est allé.... En bref, achetez-en des petits appareils jetables cheap, MAIS AU CANADA! Ils sont un peu ghetto leurs appareils jetables cubains...
EXCURSIONS
Je ne vous parlerez de ce que je n'ai pas fait, mais je peux vous dire que la croisière en catamaran était extraordinaire! 😊 Apportez de la crème solaire en masse et remettez-en chaque fois que vous allez dans l'eau! Moi et mon chum avons eu le malheur de nous endormir au soleil! BRILLANT! En bref, on peut nager dans 2 récifs de corail (le deuxième nettement plus beau) et visiter une plage déserte de sable blanc (recouvert de trou de crabes) mais tout de même! On a pu voir des dauphins et manger une p'tite bouffe poulet/crevettes/queue de homard inclue avec le open bar. Basically du rhum et des boissons gazeuses et pleins de noms de drinks inventés qui sont tous des mélange de rhum et soft-drinks...
Sinon, on a essayé le Jeep Safari que nous ne recommendons à personne (en tout cas pas la journée complète!).
1) On s'attendait à avoir des supers jeeps à ciel ouverts et on a eu des vieux Suzuki Vitara pas d'AC, pas de radio, pas de speedomètre fonctionnel, pas de jauge à gaz et avec une transmission flottante!!! Un autre de nos jeeps n'était pas capable de partir (on est resté stallé plusieurs fois parce que les guides devaient aller aider le jeep qui ne démarrait toujours pas pour la 3ème fois).
2) On a d'abord arrêté sur le bord d'une petite route pour visiter une ferme de chevaux de compétition. Bonne nouvelle: On pourra voir les champions cubains en matière de compétition chevaline. Wouhou! Mauvaise nouvelle: les chevaux ressemblent exactement à ceux qu'on a au QC! TIENS DONC!!! Et autre mauvaise nouvelle: ils viennent de sprayer kek chose de toxique contre les bibittes qui nous empêche de même mettre le pied dans l'étable! Huhum... Prenez des photos maintenant! Fascinant!
3) On est ensuite allé visiter la ville la plus proche de Cayo Coco: Moron où on allait visiter une case cubaine qui vendait des objets d'arts en bois et en coquillage (qu'on retrouve d'ailleurs partout autour de l'hôtel). C'était sérieusement une maison cubaine et on payait dans leur cuisine pendant que nos guide s'entretenait vivement avec les propriétaires en espagnol. Tiens tiens... Quelle est cette étrange impression d'entrer chez le beau-frère!? Puis on a 15 minutes pour visiter Moron! Wouhou! Tout le monde a envi, des toilettes avec papier cul, ça existe pas à Cuba, tout le monde cherche alors du papier cul, prend le temps de faire un petit pipi dans un théâtre désaffecté dans une toilette pas de siège qui sent le numéro 2 et en sortant tu te fait assaillir par des bums cubains avec les cheveux blitchés qui veulent t'acheter avec des fleurs. Même principe qu' "Un sourire pour 1cous". Touchant, mais les 15 minutes sont écoulées!
4) Excitant! Nous allons maintenant faire un tour de bateau à la Laguna de la Leche, une rivière qui a ce nom en raison de la teinte blanche de son eau, de par le calcium qui s'accumule dans ses fonds. Ça attire également beaucoup de flamands roses au printemps. Comment je sais tout ça? Je l'ai lu sur Internet! C'était certainement pas parce que notre guide parlait beaucoup! En faite, il ne savait pas parler français ou anglais du tout! Puis en arrivant sur le bateau, le guide nous annonce qu'il a une bonne et une mauvaise nouvelle pour nous! Quoi encore? Et ben! On a un band qui nous accompagne pendant qu'on mange des petites bouchées créole EXCELLENTES! Parfait! Mauvaise nouvelle: Ah... Le bateau est brisé...! Haha! Ok! Mais on a des challoupes! C'est là qu'on a rencontré notre magnifique guide espagnol et ATTENTION! On a vu un ouéso!!! OUI OUI! Un ouéso! Comme au QC! Non mais c'est pas magnifique!?
5) Ensuite on va faire un tour dans une auberge cubaine au sommet d'une montagne. D'abord le Vitara plante en plein milieu de la pente, un des Jeep ne démarre plus, mais on se ramasse ultimement au sommet où on voit quoi... Une petite famille qui ne parle pas anglais ni francais non plus, des fruits qui goutte bizarre, mais un énorme rat aussi gros qu'un raton laveur et un mini chien hush-puppy qui a fait mon voyage... Mais pour 65 pesos... Pas sûre... Encore une fois, t'as l'impression de visiter sa soeur...
6) Ensuite visite dans une ferme on on mange de la bouffe créole succulente, on regarde un combat de coq plutôt dérangeant psychologiquement et on traît une putain de vache... Ok et puis? Puis ils nous promettent une randonnée à cheval. On est 30, y'a 2 chevaux, passionant. Seule bonne partie du trip: la visite dans une ferme de crocrodile. On peut y prendre un bébé crocro de 4 ans et nourrir les plus gros.
En gros, plus de mauvaises que de bonnes nouvelles dans cette excursion, trop d'arrêts insignifiants pour voir des trucs qu'on a par centaines au Québec et qu'on a certainement pas envi de retrouver à Cuba... Gardez votre argent pour quelque chose de plus dépaysant que le Jeep Safari!
À FAIRE ET À NE PAS FAIRE
Tippez les bonnes personnes en entrant! Aux restaurants, les serveurs seront contents d'un petit 5 pesos pour récompenser leurs efforts de la soirée. Ils vous feront vite sentir chez vous et vous offrirons une table à leur restaurant quand vous voudrez sans même avoir besoin de réservation.
Allez voir Ricardo au Lobby Bar et n'ayez pas peur de le tipper en quantité industrielle au commencement. Je vous dirai qu'au commencement on y est allé par 5 pesos pour 4 verres. The loooooove was automatic! On l'a tipper comme ça pendant la première journée puis 1 pesos par service pour les jours suivants. Mais on s'était fait un ami stratégique qui savait non seulement ce qu'on prenait au bar avant même qu'on s'y rende, mais il pouvait nous avoir des places dans les restaurants sans réservations et connaissait exactement les cuisiniers des restaurants! Disons que les assiettes étaient garnies! Donc un gros 5/5 pour Ricardo! 😄
BOUFFE
Rien a redire! Ne vous gênez pas pour prendre des réservations tous les jours sans vous souciez du nombre de réservations de restaurants à la carte d'inclu avec votre forfait. Ils ne le regarderont pas. De toute façon, vous pouvez toujours vous fier à vos conaissances stratégiques 😉 Et si un soir vous n'y parvenez pas, le buffet fera la job sans problème. N'y allez pas trop tard, sinon tout sera over cook! Côté restaurant à la carte, la majorité sont très bon, mais le Sea Food et le BBQ & Grill le sont particulièrement. L'international est à déconseiller!! La qualité de la viande est caoutchoucteuse et les desserts sont plutot obscurs! Pour le diner, je vous suggère les hot-dogs de l'aquabar ou encore les plats de la Picua, le restaurant au bord de la plage agrémenté d'un petit bar toujours très pratique.
TEMPÉRATURE
C'était l'hiver ici comme la bas! La température n'était pas des meilleures, mais tout de même meilleure qu'ici. Lors de notre voyage, les 3 premiers jours n'ont pas été fantastiques. Il y avait plusieurs nuages et énormément de vent, mais cela nous a quand même permis de nous amuser dans des vagues de 2 mètres! Le désagrément des nuages se faisait sentir surtout quand le vent nous causait une petite chaire de poule. Je vous conseille de vous emmener un chandail à manches longues ou une veste pour les soirées. Non pas qu'il fait vraiment froid, mais quand on prend du soleil toute une journée, le petit vent du large peut causer de petits frissons. Si quand vous vous levez le matin il y a souvent de petits (gros) nuages dans le ciel. Ne paniquez pas, le soleil revient toujours pour le diner.
En Général le tryp Cayo Coco est un Resort agréable où l'alcool coule à flot et où l'on peut facilement avoir énormément de plaisir. Rapport qualité/prix excellent!!! Je vous le conseil sans problème. Pour ceux qui recherchent un peu plus de détente et de tranquilité, je vous conseille plutôt de partir une semaine autre que lorsque les cégeps et les seins refaits ont trop de temps libre, ou de préférer le Blau Colonial qui est beaucoup plus relaxant que le Tryp! On y est même malade de boisson...! Attention aux abus! 😛
En espérant que vous passiez un aussi bon voyage que nous! 😄 Geneviève et Francois xxx 😊
Je prend quelques minutes de ma soirée pour vous faire part de mes commentaires concernant mon dernier voyage au Tryp Cayo Coco avec mon chum du 9 Janvier au 16 Janvier 2007. Disons que j'ai pu profiter de plusieurs commentaires pertinents sur ce site et que je tiens à rendre la pareille du mieux que je peux! 🙂 Je peux donc vous faire part de quelques petits conseils dont vous pourrez bien faire ce que vous voudrez! 😉
TRYP CAYO COCO
D'accord c'est pas le Canada, c'est pas propre-propre, mais ça m'enrage de nous voir, belle gang de putes de luxe qui chiale parce que la TV pogne pas Radio-Canada (Mais où est Pierre Bruno!?) ou qui a trop d'algues sur la plage! "Le pain est trop dur au buffet!!!" Come on! 😠 Lève-toi à 7 heures pis i va être frais ton pain! Over-all l'hôtel n'était pas speak and span mais les chambres étaient très propres et nettoyées de fond en comble tous les jours par la femme de ménage (elle plie même le linge!!!) 😮 . Par contre, la plage n'était pas nettoyée des verres de plastiques qui s'envolent quotidiennement, elle ne l'a été que le dimanche après que nous soyons arrivés. En gros, on dirait que c'est hebdomadaire leur nettoyage! 😕 C'est tout de même un énorme complexe hotelier avec une très grande piscine principale, fontaine, mare à flamand rose et où on peut avoir des petites visites matinales de pans qui aiment les peanuts...! Plutôt intéressant! Si vous voulez donc mon avis, c'est un excellent choix, pas cher, les chambres sont parfaites, gros balcons, plage idillique de sable blanc et d'eau turquoise, arrêtez-donc de faire vos picky picky et appréciez la détente que le resort all included vous offre. Et autre conseil: prenez donc avantage de votre tout-inclus et soyez des clients NON-RENTABLES!!! looL! 😏 Boisson, Bouffe et plus de boisson!!!
À EMMENER DANS VOS BAGAGES Une grosse tasse/verre/thermos: vous l'apprécierez quand viendra le temps de vous rendre à la plage avec 12 minuscules verres en plastiques mous pour tuffer une heure et nottamment, si vous avez le malheur de vous rendre à Cuba un jour/semaine où il vente, histoire de ne pas avoir des millions de grains de sable flottant louchement dans vos daiquiris... 🤪 Une grosse cacanne de Febreeze en spray: (oui oui! ça passe dans les bagages d'avion!) et c'est très utile quand on rentre dans ta chambre qui sent l'humidité à planche... Pas moyen de s'en sortir, ON EST DANS LE SUD! Plaignez-vous pas que ça sens le renfermé et qui a des coquerelles dans vos salle-de-bain for god's sake!!! 😄 On a ben des invasions de fourmis dans nos appartements de Montréal l'été et on l'écrit pas sur des sites!!! Écrabouillez là c'est tout caliss!!! Et si vous êtes des nature freaks, permettez-lui de continuer à vagabonder majestueusement votre balcon! Moi je touche pas à ça avec une perche de 12 pieds... FORGET IT! 😮 Fak une cacanne de Frebreeze, ça fait la job! VOS APPAREILS PHOTOS JETABLES! Cherchez-en pas dans l'hôtel!!! 🙁 Y'a un magasin de photo dans le département des magasins, mais soit il sert seulement de décoration, soit le propriétaire est mort la semaine où on est allé.... En bref, achetez-en des petits appareils jetables cheap, MAIS AU CANADA! Ils sont un peu ghetto leurs appareils jetables cubains...
EXCURSIONS
Je ne vous parlerez de ce que je n'ai pas fait, mais je peux vous dire que la croisière en catamaran était extraordinaire! 😊 Apportez de la crème solaire en masse et remettez-en chaque fois que vous allez dans l'eau! Moi et mon chum avons eu le malheur de nous endormir au soleil! BRILLANT! En bref, on peut nager dans 2 récifs de corail (le deuxième nettement plus beau) et visiter une plage déserte de sable blanc (recouvert de trou de crabes) mais tout de même! On a pu voir des dauphins et manger une p'tite bouffe poulet/crevettes/queue de homard inclue avec le open bar. Basically du rhum et des boissons gazeuses et pleins de noms de drinks inventés qui sont tous des mélange de rhum et soft-drinks...
Sinon, on a essayé le Jeep Safari que nous ne recommendons à personne (en tout cas pas la journée complète!).
1) On s'attendait à avoir des supers jeeps à ciel ouverts et on a eu des vieux Suzuki Vitara pas d'AC, pas de radio, pas de speedomètre fonctionnel, pas de jauge à gaz et avec une transmission flottante!!! Un autre de nos jeeps n'était pas capable de partir (on est resté stallé plusieurs fois parce que les guides devaient aller aider le jeep qui ne démarrait toujours pas pour la 3ème fois).
2) On a d'abord arrêté sur le bord d'une petite route pour visiter une ferme de chevaux de compétition. Bonne nouvelle: On pourra voir les champions cubains en matière de compétition chevaline. Wouhou! Mauvaise nouvelle: les chevaux ressemblent exactement à ceux qu'on a au QC! TIENS DONC!!! Et autre mauvaise nouvelle: ils viennent de sprayer kek chose de toxique contre les bibittes qui nous empêche de même mettre le pied dans l'étable! Huhum... Prenez des photos maintenant! Fascinant!
3) On est ensuite allé visiter la ville la plus proche de Cayo Coco: Moron où on allait visiter une case cubaine qui vendait des objets d'arts en bois et en coquillage (qu'on retrouve d'ailleurs partout autour de l'hôtel). C'était sérieusement une maison cubaine et on payait dans leur cuisine pendant que nos guide s'entretenait vivement avec les propriétaires en espagnol. Tiens tiens... Quelle est cette étrange impression d'entrer chez le beau-frère!? Puis on a 15 minutes pour visiter Moron! Wouhou! Tout le monde a envi, des toilettes avec papier cul, ça existe pas à Cuba, tout le monde cherche alors du papier cul, prend le temps de faire un petit pipi dans un théâtre désaffecté dans une toilette pas de siège qui sent le numéro 2 et en sortant tu te fait assaillir par des bums cubains avec les cheveux blitchés qui veulent t'acheter avec des fleurs. Même principe qu' "Un sourire pour 1cous". Touchant, mais les 15 minutes sont écoulées!
4) Excitant! Nous allons maintenant faire un tour de bateau à la Laguna de la Leche, une rivière qui a ce nom en raison de la teinte blanche de son eau, de par le calcium qui s'accumule dans ses fonds. Ça attire également beaucoup de flamands roses au printemps. Comment je sais tout ça? Je l'ai lu sur Internet! C'était certainement pas parce que notre guide parlait beaucoup! En faite, il ne savait pas parler français ou anglais du tout! Puis en arrivant sur le bateau, le guide nous annonce qu'il a une bonne et une mauvaise nouvelle pour nous! Quoi encore? Et ben! On a un band qui nous accompagne pendant qu'on mange des petites bouchées créole EXCELLENTES! Parfait! Mauvaise nouvelle: Ah... Le bateau est brisé...! Haha! Ok! Mais on a des challoupes! C'est là qu'on a rencontré notre magnifique guide espagnol et ATTENTION! On a vu un ouéso!!! OUI OUI! Un ouéso! Comme au QC! Non mais c'est pas magnifique!?
5) Ensuite on va faire un tour dans une auberge cubaine au sommet d'une montagne. D'abord le Vitara plante en plein milieu de la pente, un des Jeep ne démarre plus, mais on se ramasse ultimement au sommet où on voit quoi... Une petite famille qui ne parle pas anglais ni francais non plus, des fruits qui goutte bizarre, mais un énorme rat aussi gros qu'un raton laveur et un mini chien hush-puppy qui a fait mon voyage... Mais pour 65 pesos... Pas sûre... Encore une fois, t'as l'impression de visiter sa soeur...
6) Ensuite visite dans une ferme on on mange de la bouffe créole succulente, on regarde un combat de coq plutôt dérangeant psychologiquement et on traît une putain de vache... Ok et puis? Puis ils nous promettent une randonnée à cheval. On est 30, y'a 2 chevaux, passionant. Seule bonne partie du trip: la visite dans une ferme de crocrodile. On peut y prendre un bébé crocro de 4 ans et nourrir les plus gros.
En gros, plus de mauvaises que de bonnes nouvelles dans cette excursion, trop d'arrêts insignifiants pour voir des trucs qu'on a par centaines au Québec et qu'on a certainement pas envi de retrouver à Cuba... Gardez votre argent pour quelque chose de plus dépaysant que le Jeep Safari!
À FAIRE ET À NE PAS FAIRE
Tippez les bonnes personnes en entrant! Aux restaurants, les serveurs seront contents d'un petit 5 pesos pour récompenser leurs efforts de la soirée. Ils vous feront vite sentir chez vous et vous offrirons une table à leur restaurant quand vous voudrez sans même avoir besoin de réservation.
Allez voir Ricardo au Lobby Bar et n'ayez pas peur de le tipper en quantité industrielle au commencement. Je vous dirai qu'au commencement on y est allé par 5 pesos pour 4 verres. The loooooove was automatic! On l'a tipper comme ça pendant la première journée puis 1 pesos par service pour les jours suivants. Mais on s'était fait un ami stratégique qui savait non seulement ce qu'on prenait au bar avant même qu'on s'y rende, mais il pouvait nous avoir des places dans les restaurants sans réservations et connaissait exactement les cuisiniers des restaurants! Disons que les assiettes étaient garnies! Donc un gros 5/5 pour Ricardo! 😄
BOUFFE
Rien a redire! Ne vous gênez pas pour prendre des réservations tous les jours sans vous souciez du nombre de réservations de restaurants à la carte d'inclu avec votre forfait. Ils ne le regarderont pas. De toute façon, vous pouvez toujours vous fier à vos conaissances stratégiques 😉 Et si un soir vous n'y parvenez pas, le buffet fera la job sans problème. N'y allez pas trop tard, sinon tout sera over cook! Côté restaurant à la carte, la majorité sont très bon, mais le Sea Food et le BBQ & Grill le sont particulièrement. L'international est à déconseiller!! La qualité de la viande est caoutchoucteuse et les desserts sont plutot obscurs! Pour le diner, je vous suggère les hot-dogs de l'aquabar ou encore les plats de la Picua, le restaurant au bord de la plage agrémenté d'un petit bar toujours très pratique.
TEMPÉRATURE
C'était l'hiver ici comme la bas! La température n'était pas des meilleures, mais tout de même meilleure qu'ici. Lors de notre voyage, les 3 premiers jours n'ont pas été fantastiques. Il y avait plusieurs nuages et énormément de vent, mais cela nous a quand même permis de nous amuser dans des vagues de 2 mètres! Le désagrément des nuages se faisait sentir surtout quand le vent nous causait une petite chaire de poule. Je vous conseille de vous emmener un chandail à manches longues ou une veste pour les soirées. Non pas qu'il fait vraiment froid, mais quand on prend du soleil toute une journée, le petit vent du large peut causer de petits frissons. Si quand vous vous levez le matin il y a souvent de petits (gros) nuages dans le ciel. Ne paniquez pas, le soleil revient toujours pour le diner.
En Général le tryp Cayo Coco est un Resort agréable où l'alcool coule à flot et où l'on peut facilement avoir énormément de plaisir. Rapport qualité/prix excellent!!! Je vous le conseil sans problème. Pour ceux qui recherchent un peu plus de détente et de tranquilité, je vous conseille plutôt de partir une semaine autre que lorsque les cégeps et les seins refaits ont trop de temps libre, ou de préférer le Blau Colonial qui est beaucoup plus relaxant que le Tryp! On y est même malade de boisson...! Attention aux abus! 😛
En espérant que vous passiez un aussi bon voyage que nous! 😄 Geneviève et Francois xxx 😊
L'Ouest américain sous la tente avec trois enfants (partie 2) English translation pending
Pour retourner à la partie 1
http://voyageforum.com/v.f?post=831504
La Plançon’s Family au Far West (suite et fin) 9 étape : Yellowstone et ses mille facettes
Notre arrivée au crépuscule nous a permis d’entrevoir les richesses de ce qui sera notre terrain de jeu pendant cinq jours : à première vue, Yellowstone se présente comme des monts vallonnés et recouverts majoritairement de forêts de conifères, le tout à une altitude de l’ordre de 2000 mètres. La vue sur le lac de Yellowstone donne une idée des dimensions de l’affaire, surtout lorsque l’on compare ensuite avec la carte. C’est tout simplement gigantesque. Le camping (Grant village) correspond bien à ce que nous attendions. Un large espace pour planter les tentes, au milieu de la forêt. Avec des sanitaires plus élaborés (des douches par exemple) ce serait parfait. Le tout est d’une grande propreté, comme d’habitude. Bon, il y a bien sûr toujours ces satanées boîtes à ours qui obligent à une certaine logistique, mais on s’y fait. 2000 mètres d’altitude n’est pas un détail que l’on oublie sur place : le soir, le froid s’installe au coucher du soleil. Le foyer devient alors le lieu principal pour manger et se réchauffer. Notre 1er soir fut tout simplement glacial. Emmitouflés dans nos duvets, le sport de la nuit a consisté à offrir le moins de prise au froid. Certains s’interrogent encore sur le score au petit matin.
1ère journée : Upper Geyser basin et Grand Prismatic
Saisissant d’entrée de jeux, le parc des geysers débute par le Old faithful, l’archétype du geyser civilisé, qui expulse un feu d’artifice d’eau bouillante toutes les heures ½ à une hauteur impressionnante. Après son spectacle (car l’artiste est entouré de 2 à 300 personnes durant sa prestation), on est relax. On a vu l’un des geysers les plus majestueux. Les autres c’est du bonus.

Bon, ceci dit, même s’il faut marcher et attendre un peu, le bonus s’impose car le parc est une merveille de diversité et de couleurs. A l’entrée il est possible d’avoir les horaires estimatifs des geysers. Certains peuvent cracher à plus ou moins 2 heures. Donc, il faut être opportuniste. Ce qui nous a plu : - les couleurs du sol qui peuvent passer de l’orange ou du rouge vif au vert (grâce à des bactéries qui, suivant la couleur, résistent aux hautes températures).
- Le « castel », sorte de donjon blanc calcaire entouré d’enluminures colorées qui a expulsé sa vapeur pendant 3 quarts d’heure. Quelle santé.
- L’ambiance du parc, large, bien aménagé sans dénaturer le site, avec des « parfums» parfois fortement soufrés qui décapent les bronches efficacement.
- Les formes multiples de représentation des activités terrestres, avec des cônes, des marmites, des boues, des puits aux eaux limpides et azur, …



A ne surtout pas rater. L’après midi fut consacré à un autre joyau : le grand prismatic.

Les vues aériennes connues de ce « lac » montrent des photos aux couleurs si saturées qu’elles paraissent retouchées ou fausses. Certes, dans notre condition de bipède, nous ne voyons pas toute l’ampleur de la chose, mais les couleurs si caractéristiques sont bien là, même sous la lumière tamisée du soleil par les nuages ce jour-là : orange vif, jaune, bleu, vert profonds avec tout le mystère laissé par la vapeur d’eau qui s’échappe du centre du bassin. Les avions, ça, ne le voient pas !

2ème journée : Mammoth Hot Spring
Nous avons pris le parti de changer de camping pour être plus central (Norris). C’est ça ou faire des heures de voiture … Attention à ce sujet. Les distances sont grandes, mais à celles-ci il faut ajouter une circulation assez poussive par des arrêts de type « Bisons qui traversent et qui trouvent opportun de scruter l’horizon ou de contempler le coin comme s’ils le découvraient » et ceci pendant de longues minutes. Enfants et parents près de l’événement sont ravis de voir passer au raz du capot ces montagnes de viandes pelucheuses, mais pendant ce temps, aucun véhicule de bouge. A noter aussi une vitesse à l’intérieur du parc de 45 miles.
Mammoth Hot Springs ressemble à la vaisselle d’un géant : une pile d’assiettes blanches desquelles coule une eau chaude qui sculpte la mousse (tous les détails du calcaire qui forment des motifs suivant le flux de l’eau). A parcourir sans modération en tous sens pour voir toutes les facettes de cette colline au relief prononcé où cohabitent d’anciennes cascades blanches délaissées par les eaux et des bassins actifs qui se déversent les uns dans les autres,

Tout cela nous a donné faim. Nous sommes descendu à Gardiner, quelques miles en contrebas de Mammoth et nous nous sommes installés au K BAR, un bar restaurant pour bikers pas vraiment touristique et d’une super ambiance. « Les meilleures pizzas de l’ouest » vantait la carte. Nous n’irons peut être pas jusque-là, mais nous avons bien apprécié l’endroit.
3ème journée : Le grand canyon de Yellowstone

En arrivant sur le site, on comprend d’où vient le nom. La roche est ici jaune avec des nuances ocres et des rondeurs bien particulières. La vallée encaissée où coule un torrent (ce qui est normal pour un canyon) n’est pas accessible aux touristes, ce qui accentue le caractère sauvage de l’endroit. Le grand canyon, c’est aussi, ses deux chutes d’eau puissantes, de toute beauté. Le haut de la seconde (dans l’ordre de la pente) est accessible après une descente sur un chemin taillé pour les aventuriers. La vue à ce niveau est imprenable, voire hypnotique lorsque l’on regarde les eaux furieuses du torrent se jeter dans le vide pour se pulvériser sur la roche en contrebas. Située au niveau de cette rupture, la plate forme d’observation est idéalement placée.
4ème et 5ème journée : Geysers à gogo et traque animalière
Les geysers on ne s’en lasse pas. La diversité des situations, des formes et des couleurs rendent attrayants les sites de Fountain Paint Pot, West Thumb (un festival de couleurs !)

et autre Norris. Une mention spéciale pour Norris qui offre un point de vue sur une de ses vallées qui ressemble à une gouache blanche mélangée à des pointes de bleu, vert et orange. L’artiste qui a agencé l’ensemble ne manque d’après moi, pas de talent.

Côté faune, c’est la loterie mais à tous les coups on gagne. Je ne vous parle pas bien sûr de sombres animaux que l’on croit reconnaître à des kilomètres, mais bien d’une faune présente et pas très farouche d’ailleurs, à quelques mètres des hommes. Les appareils photos ont surchauffés tant il y a à voir : bisons, coyotes, cerfs, antilopes…. bref pour tous les goûts.




Certaines mauvaises langues pourraient aller jusqu’à penser secrètement que c’est presque un peu trop facile. Heureusement il y a les n° complémentaires, qui eux restent un défi : les ours et les loups. Pour les premiers, nous n’avons vu que les boîtes qui nous rappelaient leur existence tous les soirs. Pour les seconds, un groupe de passionnés rencontrés le long de la route, et super équipé, a guidé notre regard vers des points en mouvement qui devaient être des loups. Nos jumelles ont confirmé que c’était effectivement bien des points en mouvement. Heureusement nous avons pu accrocher à notre tableau de chasse des loups en liberté grâce à un coup d’œil furtif dans l’un de leurs quasi télescopes. C’était loin, presque dans la nuit, mais cela ressemblait bel et bien à des loups.
Pour nous Yellowstone c’est aussi : - des soirées brochettes, T-bone et chamallows grillés, sous un ciel étoilé avec des températures plus clémentes que le 1er soir - l’eau du robinet si soufrée que l’on espère que c’est au moins bon pour la santé tant il a fallut se forcer pour la boire (quasi imbuvable vers Norris) - La forêt portant les stigmates du grand incendie de 1988 sur des centaines d’hectares. Heureusement qu’elle se reconstitue assez vite…

- La nature toute puissante (règles locales obligent) qui amène, une fois n’est pas coutume, les hommes à contempler et à s’adapter plutôt qu’à changer l’environnement.
Bref, on a beaucoup aimé, tant pour la vie d’aventuriers que nous menions dans notre forêt que pour toutes les beautés et expériences olfactives que dame nature nous a offert. Cela vaut à nos yeux le détour que nous referions sans peine à une autre occasion.
10ème étape : Cody, la ville de Buffalo Bill
Nous quittons Yellowstone, avec un petit pincement au cœur pour la ville de Cody, après un ultime passage dans les boutiques touristiques pour emporter avec nous un petit bout de ce Paradis. La sortie du parc est assez déprimante avec sa forêt brûlée sur des kilomètres carrés. Les plus acharnés d’entre nous chercheront jusqu’au bout mais en vain à voir la truffe d’un ours ! La déception fut forte, mais cela nous donne une bonne raison de revenir … La route entre Yellowstone et Cody est magnifique.

Comme nous descendons des cimes, la température ne cesse de remonter à chaque kilomètre parcouru. Le vent devient chaud et agréable. Nous croisons des hordes de « bikers » chevauchants des Harley rutilantes dans ce paysage de cow-boys.
Serait ce simplement le remplaçant moderne du cheval ? Nous verrons à Cody que celui ci est toujours en service … L’installation au camping de Cody fut saluée par tous comme le retour à la civilisation. Enfin une douche, et chaude de surcroît. Il était temps, nos cheveux commençaient à tenir tous seuls sur la tête. C’est l’opportunité également de faire une grande lessive salvatrice pour ne pas finir en slip. A nos yeux, Cody ressemble à l’archétype de la ville de western avec sa rue principale, ces maisons plutôt basses aux façades caractéristiques de l’ouest et ces habitants qui portent le chapeau de cowboy comme nous portons la casquette. Devant les saloons, point de chevaux mais des Harley, alignées, attendant sagement leurs propriétaires.

La ville de Bill, le chasseur de bisons et d’indiens semble avoir gardée son caractère authentique, tout en s’affichant ville touristique. Le dîner au restaurant « Chez Irma » (la fille de Bill) fut l’occasion de rentrer en famille dans un saloon (souvent interdits aux mineurs) dans un vrai décor de film : bar en cuivre, têtes de bisons au mur et rappels de l’histoire de l’ouest en tout genre. Après avoir avalé prestement certainement nos meilleurs hamburgers et un T-bone fondant, nous sommes allés au rodéo, moment très attendu. Ce fut une révélation tant le spectacle fut prenant du début à la fin, mené par des cow-boys, des cow-girls et des adolescents certainement du cru. Tout débute par le salut au drapeau, prière et hymne national la main sur le cœur. On s’y fait. Puis les hostilités commencent et se succèdent avec diversité : - Rodéo sur un cheval en furie : comme celui qui tente finit pratiquement toujours par mordre la poussière tôt ou tard, il faut admettre qu’il faut une bonne dose de courage, voire d’inconscience pour se lancer dans la bagarre. - Rodéo des ados sur des bœufs allergiques à un cavalier : là aussi, quel courage pour ces jeunes qui se sont presque tous fait bien mal. Laisserais-je mes enfants faire un exercice aussi dangereux ? C’est pas gagné et pourtant …
- 
Courses au lasso pour attraper des vachettes par les cornes ou par les pattes, seul ou à deux. Le but est toujours d’avoir le meilleur chrono dans ces exercices d’une précision diabolique. En la matière, les femmes ont été plutôt habiles également. Les cowboys machos n’ont qu’à bien se tenir.


De retour à la tente, ayant réussi à dompter notre dizaine de chevaux vapeur, le vent s’est levé. Un vent chaud et sec du désert. En quelques minutes le linge pendu a séché. Puis des rafales violentes se sont succédées une bonne partie de la nuit, torturant nos tentes dans tous les sens. Solides tout de même ces structures : comme le roseau, elles se tordent mais ne rompent pas. La nuit fut si agitée que nous nous demandions si la tente des enfants, offrant plus de surface pour des poids légers à l’intérieur, n’allait tout simplement pas s’envoler ! Etait ce dans le cycle normal de la région ou une tempête, nous ne le saurons pas (nous n’avons pas pris la peine d’aller nous renseigner !). Un petit conseil donc, même si le temps est clair et calme, une tente bien arrimée est un bon gage de ne jamais dormir dehors. Le lendemain, tout est redevenu normal, mais la partie maternelle de la troupe s’est levée avec des cernes suite à l’inquiétude de la nuit (elle qui commençait tout juste à vaincre le sommeil manquant !) On a aimé Cody qui nous laisse pour tout cela un souvenir vivace. On quitte la ville sur des airs de country achetés au « Wall Mart » du coin (et ce n’est pas forcement notre meilleure acquisition !).
11 ème étape : Flaming gorge et Vernal, sur la route de Moab
Un maître mot en quittant Cody : tailler la route pour arriver à Flaming Gorge de jour. Terres arides à perte de vue, buissons et cailloux, grands troupeaux de bovins, parfois des daims et quelques ranchs. Le ciel ce jour -là est couvert et rend la route un poil triste. Après Thermopolis puis le canyon de la wind river, rouges, nous traversons des miles et des miles de routes droites, au milieu d’épineux. L’arrivée sur Firehole Canyon, partie de Flaming Gorge, a un petit gout de Monument Valley (au moins l’idée que l’on s’en fait). Sur les 10 derniers miles avant le camping, des centaines d’oreilles guettaient notre arrivée. Sous les oreilles, des lapins, assez petits, qui nous ont fait une haie d’honneur ou tout simplement étaient venus saluer le coucher de soleil. Un feu d’artifice de petits pompons blancs ! Vu l’inconscience de certains, c’est à 2 à l’heure que nous traversons ce magnifique canyon, tout d’orange vêtu avec la lumière rasante. Résultat net, l’installation et le diner se sont effectués de nuit, (et sous la pluie) dans un camping presque vide aux emplacements magnifiques ! Un de nos campings préférés pour sa vue, le big calme et cette impression d’être au bout du monde. Ici ce ne sont pas les ours qui chapardent, mais nos petits copains les écureuils, hyper organisés et toujours aussi effrontés. Le lendemain, nous reprenons la même route. Celle-ci est désespérément vide. Comment imaginer si on ne l’avait pas vue, toute cette vie grouillante et si bien cachée de la veille ? Orages, orages, oh désespoir ! Nous devions faire un tour dans Flaming Gorge, mais la visibilité est nulle, donc…. Dans le collimateur maintenant, les dinosaures.

L’arrivée à Vernal en fin de matinée fut l’occasion de mesurer nos progrès fulgurants en matière d’installation au camping : 15 minutes suffisent alors pour être en place.
Après le passage d’un orage loquace nous partons affronter les dinosaures munis de nos K-Ways ! Une de nos seules déceptions : la visite des fouilles archéologiques est fermée pour cause de glissement de terrain. Rien d’alarmant, le coin de toute façon regorge de points d’intérêt avec des canyons de toute beauté et une faune très présente sur les routes (daims, cerfs, biches, …), ce qui oblige à beaucoup de prudence dans la conduite.

Pour parfaire le tout, nous nous offrons une tranche d’aventure en empruntant une piste très pentue et poussiéreuse qui nous amena au fonds d’un canyon sauvage( Echo Park Road). Notre Toyota a avalé le relief prononcé et les nids de poule « fingers in the nose ». C’est costaud ces bêtes là. Heureusement d’ailleurs car l’endroit était franchement désertique et les téméraires ne couraient pas la piste ce jour là …

De retour à la tente, la pluie nous attendait. C’est ainsi que le Taco Bell du coin, enseigne appréciée par les enfants, nous accueillit pour nous réchauffer, nous qui redoutions de mourir de chaud dans cette zone !
12ème étape MOAB : la caverne d’Ali Baba du canyon
Si nous omettons les 90 miles aller-retour d’égarement pour cause de chiens de prairie qui faisaient les guignols le long de la route, occupant 100% du processeur interne du co-pilote, la route fut sans histoire … Les 40 derniers miles avant d’arriver à MOAB sont tout simplement un régal dont furent encore victimes les déclencheurs des appareils photos. Un arrêt tous les miles fut la moyenne tant le paysage donne envie d’être capturé sous tous les angles. La piétaille, dans ces cas-là, finit d’ailleurs par trépigner d’impatience d’arriver ou sort faire de l’escalade et devient difficile à récupérer.

Le camping ne peut pas être qualifié d’exceptionnel avec ces petits emplacements et la route importante à son seuil, mais il offre une vue somptueuse sur les monts alentours et est assez central. MOAB n’est pas une destination de transition, c’est un paradis pour randonneur, sportifs ou contemplatifs de tout poil.
Vue du camping de Moab
Nous avons aimé particulièrement :
- Canyonlands dans toutes ses largueurs, et Dead Horse point : à voir et à revoir. Les paysages sont saisissants dans un décor minéral aux couleurs chaudes et aux découpages si exceptionnels : tantôt des empilements réguliers à motifs, tantôt des amoncellements chaotiques avec le mythique Colorado ou la Green River qui trouvent leur chemin dans ces dédales de parois rocheuses (qu’ils ont sculptées en bonne partie). Le peu de végétation qui survit porte les stigmates des conditions rudes : les conifères notamment, noueux et de petite taille, poussent entre les dalles rocheuses.
- Arches, un must à ne manquer sous aucun prétexte. Extrait du carnet de bord : « Gromel, gromel dans les chaumières. Lever tôt, petit déjeuner frugal, nuages bas et menaçants, nous chaussons les crampons, enfilons nos K-Ways et attaquons sans conviction le chemin qui mène aux arches et à la lumière du matin (qui n’est donc pas au rendez-vous). Mais voilà que le paysage est envoutant et que le chemin passe du tout touriste à l’expert après la 1ère arche. L’attrait de la belle pierre (grés) rouge, orange, attirante, accrocheuse sous la semelle et pas vraiment rugueuse, avec de belles formes rondes et sculptées par les ans, le vent et la pluie, transforment les esprits. Les p’tits gars se mettent à grimper partout. Nous prenons, à la dernière grande arche, le sentier de l’aventure (Primitive Trail). Guidés par des empilements de cailloux, nous progressons sur un chemin enchanteur, surprenant, difficile et absolument et résolument magnifique. Certainement une des plus belles randonnées de ma carrière. »


- Que dire d’Arches au coucher du soleil, lorsque le rocher semble chauffé comme du métal au rouge ? Il rayonne alors de tous ses feux et colore de sa lumière tous les lieux et personnes environnantes qui deviennent monochromes. Par temps d’orage, ce qui fut notre cas, le contraste est encore accentué par la couleur plomb du ciel.

- Notre sédentarisation quelques jours. Ah, quel plaisir de ne pas monter ou démonter la tente. De vraies vacances … - Le brevet de Park Rangers de nos pitchouns : dans un bon esprit, ni scolaire, ni compet, c’est une bonne sensibilisation à Dame Nature et à son respect.
Nous avons aimé :
- la demi- journée de rafting dans le Colorado : rien d’exceptionnel et pas donné. Cela ressemble plus à une promenade familiale en bateau qu’à du rafting au sens sportif du terme. Les rapides sur les portions traversées n’ont toujours pas été découverts. Les recherches continuent. Ceci dit, le tout est vraiment très sympa et le décor mérite le détour à lui seul. - La rencontre froide et distante avec un scorpion, en pleine nuit en sortant du bloc sanitaire. L’affaire fut prise très au sérieux par le plus grand des deux, voyant le dard en position d’attaque. Mon interlocuteur atteignait facilement les 10 à 15 cm, ce qui en pouces fait encore davantage. Pour éviter qu’un campeur hirsute et ensommeillé ne fasse un faux pas, je décidais de chasser l’intrus avec un bâton. Ben ça court vite ces bébêtes, ce qui n’est pas plus rassurant … Ensuite, bizarrement, le retour à la tente s’est effectué tous sens en éveil. Il parait qu’il y a des serpents par ici ? (Note d’une autre partie de l’équipe : c’est là que l’on reconnaît l’aventurier, le vrai, celui-ci l’aurait pris en photo !!!!!!) - MOAB : ville attrayante, jeune, dynamique, mais que nous n’avons pas eu le temps de mieux connaître, si ce n’est un restau « All you can eat » façon saloon.
Nous n’avons pas aimé : RIEN ! MOAB et ses parcs sont un enchantement qu’il faut souhaiter à tous. On aurait vraiment apprécié avoir un 4X4 en voyant les pistes sinueuses au fond de Canyonlands.
13ème étape : Monument Valley, Goosenecks et Valley of the Gods
Après un peu de « shopping » dans l’attractive et touristique MOAB, nous quittons la ville pour Monument Valley. La route est variée et comme d’habitude sur les longs trajets, une ambiance s’installe à bord. Suivant l’humeur du jour, c’est « la croisière s’amuse » ou « règlement de comptes à OK Corral ». Le passage de l’un à l’autre s’effectue par exemple au moment où le CD de musique s’arrête et où il faut choisir le suivant. La route est toujours aussi large, pas très fréquentée et nous avons une âme de conquérants. Que demander de plus ? Le vent, les nuages bas et les percées lumineuses nous accompagneront tout le long du trajet, donnant encore davantage de relief aux paysages traversés (il faut bien rester optimiste envers et contre tout). Les premiers tréteaux de marchands de bijoux Navajos marquent l’entrée dans leur territoire. C’est là que sans nous méfier nous sommes tombés dans le piège. Cette tribu est redoutable et déloyale dans ses méthodes. Ce qu’elle n’a pas réussi à gagner par les armes jadis, elle le gagne par les sentiments aujourd’hui (juste revanche). A l’origine tout semble normal. Le passage de Goosenecks ne peut être marqué que par un arrêt.
Insouciants, nous descendons voir ces fameux lacets du Colorado (impressionnants cela dit). Puis, revenant vers notre véhicule la partie féminine du groupe a l’idée lumineuse de regarder ce qu’il y a sur les tréteaux. Et toc ! Le filet se referme sur la proie. Hypnotisée, elle fait tous les étals. Je ne le sais pas encore, mais elle choisit. A un « Bon, on y va !» un peu impatient, la réponse évasive suivante, immuable, tombe « Viens voir une seconde … ». La première fois on ne peut pas se douter, on s’approche. Le deuxième piège se referme. On le comprend immédiatement, on ne repartira pas sans un collier, bracelet ou bague au mieux et avec les trois au pire. Il faut dire qu’ils ne sont pas chers et plutôt élégants. Même les enfants ont acheté les fameux talismans dont on se demande comment ils ont pu vivre sans avant.
Ce jour-là je me suis dit en repartant: « tu t’en tires pas si mal, c’est une bonne chose de faite ». Que nenni, c’est sans compter sur la ruse des autochtones. Des étals Navajos, il y en a à tous les points importants du territoire. Je vous rassure, nous n’en avons pas raté un seul. Gloups !
« Si tu offres un bijoux Navajo à ta Femme, tu l’habilles pour un jour. Si tu la laisses acheter, tu te ruines pour la vie » dit le proverbe Plançonesque. J’ai testé, c’est vrai !
Bref, allégés de quelques dollars, la voiture, et accessoirement nous à l’intérieur, nous dirigeons vers la Valley of the Gods, non loin de Monument Valley. La piste au début est belle, assez large. Nous produisons à notre passage un panache de poussière ocre du plus bel effet, comme dans les rallyes africains. C’est moins grandiose que ce que nous verrons ensuite, mais nous sommes en plein désert, pratiquement toujours seuls et la piste sinueuse tout en relief nous attire irrésistiblement. L’aventure quoi.
Armés de pistolets à amorces, un règlement de compte eut lieu entre les roches rouges sous l’œil médusé des serpents et autres scorpions qui n’avaient pas vu cela depuis un siècle.

Les choses se gâtent en progressant. Chaque cours d’eau asséché qui traverse le passage imprime sa marque par un creux d’érosion très prononcé. Sans 4X4 ce fut épique mais faisable avec quelques frôlements de pare-choc sur la terre néanmoins. Le suspens du « passera, passera pas » éliminatoire fut conservé jusqu’à la fin avec le passage d’un cours d’eau à 10 mètres du retour sur la route, après une quinzaine de miles de piste. No problemo pour cette fantastique voiture qui ne nous a jamais trahi.

Un des plus beaux et sauvages sites du secteur. A voir ! Nous sommes arrivés au camping de Monument Valley sous un soleil rayonnant. Celui-ci offre une vue imprenable sur les Monuments en question.
Vue du camping de Gouldings
Un plouf dans la piscine a remis ce soir là de l’ordre dans les cervelles encore toutes congestionnées par les heures de voiture et les multiples points de vue, avant d’affronter l’épreuve tant redoutée de l’allumage du feu … sans allume feu, mais allumettes autorisées quand même.
Après avoir vidé nos réserves de papier sec, Thibaud prend l’initiative de chercher du soutien. Il revient avec le gardien Navajo. Ses conseils ont été décisifs et les saucisses grillées et chamallows n’en furent que meilleurs.
Le lendemain, 4X4 à Monument valley avec un guide Navajo. La carte est alléchante. Qu’en sera-t-il des plats ? Nous arrivons au lodge de départ. Devant sont garés deux gros pickups aménagés avec des sièges sur le plateau et une bâche en cas de pluie. Après confirmation, ce sont bien nos 4X4. Nous sommes une dizaine dans le « truc », qui visiblement est mu par 4 roues motrices, ce qui en fait un 4X4. Consternation lisible sur le visage de notre G.O qui ne voyait pas exactement les choses comme cela. De loin ça fait attrape-touristes. Et bien dedans aussi. Côté piste, nous avons fait la même chose que tout le monde peut faire normalement avec sa voiture, avec un petit parcours spécial, qui n’a de spécial que le fait que seuls les guides peuvent l’emprunter. Le tout ne fut pas désagréable, sous un ciel dégagé, mais rien qui justifie le prix. En conclusion, si c’était à refaire, on dépenserait nos dollars dans autre chose …. des bijoux par exemple.
En soirée nous sommes retournés au parc avec notre propre voiture.




Monument Valley mérite son nom et est à la hauteur de sa réputation. En fin de visite, un énorme orage s’est formé au-dessus du parc. La lumière encore puissante du soleil a littéralement enflammé une partie des nuages, donnant un ton uniforme orange prononcé a toute la matière, sur un fond gris de plomb. Le retour sur la piste avec le vent, la poussière, les phares de voitures (l’endroit est très fréquenté, cela va sans dire), et le sable piège en montée fut un régal pour les photos. Un moment vraiment exceptionnel. Ce fut, il faut bien l’avouer, le petit plus qui fait que cette visite fut magique et inoubliable.


14ème étape : Le lac Powell et Antelope Canyon
Une dernière visite dans les boutiques Navajos et nous quittons cette merveille terrestre qu’est Monument Valley pour le Lac Powell. La route est belle, sans excès, sauf sur l’arrivée à Page avec ses dunes de sables fossilisées. L’installation éclair au camping effectuée, nous passons aux choses sérieuses : Antelope Canyon. Nous ratons de quelques secondes la visite de la partie upper et décidons d’aller vers lower, pour éviter une attente longue. Oui, c’est cher, très cher, abusivement cher pour juste voir ce que la nature a travaillé pendant des millénaires ( pas les Navajos). Mais c’est beau, vraiment beau et incroyablement surprenant. Le canyon est un micro canyon.
Les salles ne dépassent pas les 5 à 6 mètres pour les plus larges, à moins d’une dizaine de mètres sous terre. La lumière était changeante lors de notre visite, avec un gros nuage taquin qui laissait de temps en temps passer les rayons du soleil. Autant le dire tout de suite, sans soleil, le canyon perd franchement de son attrait et ne met pas en relief l’incroyable jeu de lumières et d’ombres qui le rendent si exceptionnel.


La fin d’après midi fut consacrée à la plage, très agréable, dans une eau douce et chaude et une ambiance camping-car.
Le tout se termina en apothéose par un orage d’anthologie qui transforma le lac et les alentours en une vue improbable.


Il nous obligea ensuite à manger à toute vapeur avant un déluge mémorable sous la tente. L’étendue de cette perturbation fut telle qu’un arc en ciel total s’inscrivit dans le ciel. Tout ceci eu aussi, mais nous ne le savions pas alors, l’avantage de refroidir l’atmosphère et de nous permettre de tomber dans les bras de Morphée rapidement. Le lendemain débuta tôt, pour la visite du lac Powell avec une vedette de location surpuissante dans un décor de rêve. Ayant réservé, le programme était simple : arrivée au guichet vers 8h00, réception du bateau et explications sur l’engin, puis départ pour l’aventure aquatique (8h30). La réalité fut tout autre. Nous tombons sur une organisation bureaucratique en position de monopole qui pratique un « foutage de gueule » institutionnel de haute volée et avec le sourire. L’atteinte du premier guichet juste pour confirmer la réservation pris plus d’une heure. Nous sommes restés aimable avec notre guichetière qui devait être croisée avec un lémurien tant chaque geste était pesé et pesant. C’est le premier exploit du jour. « Ouf, c’est nul, nul nul, mais on est à peu près dans les temps quand même ». Et bien non. Ensuite il faut qu’une personne soit disponible pour nous remettre les clés du bateau et l’équipement. Re file d’attente 1h30. Oui, vous avez bien lu, sans compter 30 minutes environ d’explications et de check list. Quand on voit le prix de location à la journée (déjà réglé !) on ne peut que lever les yeux au ciel et espérer que les nerfs ne lâchent pas sur le premier venu de cette *£# !? de société. L’humain est ainsi fait qu’il oublie rapidement les moments obscurs pour ne retenir que les bons, et la suite fut un enchantement sans pareil… Les premiers bouillonnements de l’hélice s’effectuèrent vers 11H00 sur une eau plate et un ciel limpide. Ciao les cloportes, le lac est à nous !



Le bateau était assez spacieux pour cinq, même avec des skis nautiques et une grosse bouée à tirer derrière l’engin. Le moteur était du genre costaud (150 chevaux quand même) pour délivrer une confortable puissance dans un bruit proportionnel et une consommation exponentielle (ça c’est pour le retour). Ce fut un grand moment de bonheur familial pour : - la conduite du bolide partagée par tous (sous haute surveillance pour certains), - la circulation au milieu de parois rocheuses rouges parfois très sinueuses et étriquées, - la partie jeux nautiques avec la bouée géante qui nous occupa une grande partie du temps : sensations fortes assurées pour tous. - Un bémol sur le ski nautique pas vraiment accessible pour les non expérimentés aussi bien côté conducteur que skieur Le retour, assez tôt (5 heures, ravitaillement en essence compris) était beaucoup mieux organisé que le départ. Normal, les employés devaient être pressés de partir. Pour nous « venger », l’appontement fut raté à trois reprises, nous classant définitivement dans la catégorie des marins d’eau lyophilisée (l’appellation « d’eau douce » ne convenant pas sur un lac). Si c’était à refaire, nous nous serions enregistrés la veille (conseil d’ami) et serions arrivés vers 7h30 le matin pour un départ rapide. Il n’est pas évident que nous aurions pu faire beaucoup plus de distance, dans la mesure où le réservoir limite la durée de fonctionnement, surtout à fond, mais nous aurions pu faire une pause dans une des criques enchanteresses, inaccessibles par la terre, pour une sieste réparatrice. Conclusion : C’est pas donné, c’est mal organisé, mais franchement c’est bien rendu ! Exténués, perclus de coups de soleil malgré le crémage régulier, le diner fut pris à Page dans un restaurant de cowboys à l’ambiance country endiablée. Sans les enfants qui dormaient à table, nous y serions encore. De retour aux tentes, la nuit fut torride. Non pas pour ce que vous croyez … m’enfin ! Mais pour la chaleur infernale qui régnait ce soir là.

15ème étape : Horseshoe Bend puis arrivée au Grand Canyon
Une dernière baignade dans le lac Powell le matin pour nous rafraichir puis nous partons sous un ciel d’orage et quelques gouttes bien nourries pour le Grand Canyon. A quelques miles à la sortie de Page se trouve une merveille à ne rater sous aucun prétexte : Horseshoe Bend. Même sous un ciel chargé, le site est grandiose. La roche toute en rondeurs est une caresse à l’œil et le vert émeraude de l’eau en contrebas est particulièrement mis en valeur dans son écrin de falaises. Seul regret : c’est si grandiose qu’il est bien difficile de faire rentrer quoique ce soit qui rappelle cette impression de gigantisme dans l’appareil photo. Le reste de la route vers notre destination fut une formalité un peu terne, sous la pluie. Comme pour Horseshoe Bend, la première chose qui marque en arrivant au Grand Canyon c’est l’immensité de l’affaire. C’est très grand, presque un peu trop pour que nous puissions embrasser d’un seul regard tout le paysage. Le voile produit par la pluie et les faisceaux de lumière laissent deviner que par temps clair ce doit être un festin visuel.

L’emplacement du camping fut atteint de nuit. Comme d’habitude, il est grand, au milieu de la forêt, avec une belle table en bois à bancs et un foyer. Randall, notre voisin vint dès notre arrivée pour nous offrir la lumière nécessaire à notre installation. Décidemment, quelle gentillesse chez tous les Américains que nous avons rencontrés. Le camp monté en un clin d’œil, Randall enchaîne en nous présentant toute sa petite famille, 3 filles dans les âges des nôtres et sa femme Atsuko, japonaise, puis nous invite à gouter des « S’more » autour du feu et un chocolat chaud fort bienvenu pour nous réchauffer ! Evidemment, je ne ferai pas l’affront d’expliquer, tant c’est connu, que les S’more sont des chamallows grillés mis entre deux crakers sur lesquels on a disposé un morceau de chocolat. Quand on goute, tout être normalement constitué dit « Hum, I want some more ». D’où le nom... Ce soir-là, de retour à nos tentes, ce fut l’hécatombe de fatigue, presque sans manger, sous le regard de la pleine lune.
16 ème étape : Visite du Grand Canyon – du piment pour les braves


Levés vers 8h30, nous nous préparons pour une descente partielle du Kaibab Trail. Le canyon est si profond, qu’il faut pour tremper les ripatons d’un bon marcheur dans l’eau du Colorado, 4 à 5 heures pour descendre et le double pour remonter. Comme indiqué partout, ce n’est pas à la portée du premier venu, surtout si l’on néglige les fondamentaux : de l’eau en abondance et de quoi se sustenter. Avant la descente, nous passons au Visitor Center pour préparer les diplômes de Junior Park Rangers des trois apprentis. La descente est dure, le chemin raide, étroit et sinueux. Nous remontons le temps en progressant vers des couches géologiques de plus en plus anciennes, chacune ayant sa couleur, sa texture et son épaisseur, ce qui en fait sa marque de fabrique. Le peu de végétation qu’il y a semble tout droit venu d’un jardin japonais. Pas simple la vie d’un arbre accroché à du caillou. L’impression de vide et d’immensité est totale, surtout lorsque l’on voit quelques marcheurs minuscules en contrebas. Après 1 heure 30 de descente nous atteignons un palier (Cedar Ridge) recommandé pour les randonneurs du dimanche. Nous le dépassons d’une demi-heure sous l’impulsion de ceux qui voulaient voir un point de vue sur le Colorado. Mais c’est comme le pied d’un arc en ciel, plus on avance plus il recule. La raison l’emportera vite sur la passion après les remontrances maternelles habituelles dans ce genre de situation. Une pause contemplative et gastronomique fut donc de mise de retour à Cedar Ridge.

C’est là qu’eu lieu le drame ! Thibaud, dans un geste d’inconscience mêlé à une certaine générosité donna une chips à un écureuil. Que n’avait il fait ! Haro sur le baudet crièrent alors les 2 autres juniors futurs park rangers, imprégnés des saintes règles du manuel qui dit qu’il ne faut pas nourrir les animaux. Une pluie de reproches s’ensuivie toute la remontée. Les propos vifs qui furent échangés s’envolèrent dans l’immensité du site et dérangèrent certainement les volatiles philosophes qui planent toute la journée au-dessus de ce temple de sérénité. Cela eut au moins l’avantage de faire oublier aux petites gambettes douloureuses, les difficultés de la remontée. 5 heures après notre départ, nous débouchons à nouveau au niveau du plateau, émoussés physiquement mais fiers de l’avoir fait. Après un pic nique frugal, nous repartons pour l’Hermits Rest Route, qui se parcours en bus ou à pieds et qui longe les falaises du Canyon. Sous un couvert orageux, ce dernier avait revêtu son habit d’ombre et de lumière qui le rend changeant au fil des minutes. Une averse nous surprit sur le chemin des falaises (un régal) et nous cloua sous les arbres qui nous protégèrent des bourrasques. Nous raterons ensuite le coucher de soleil vu de « Mohave Point » (très touristique) pour une bête question d’arrêts de bus qui se font dans un sens et pas dans l’autre sur la même route. D’un autre côté, pour nous le soleil s’est couché aussi, et vu le site, ce n’était pas si mal…


17ème étape : Route 66 vers Joshua Tree
Le lendemain, avant le départ pour d’autres cieux, nous quittons tristement Randall et sa famille et allons faire valider les carnets de Junior Park Rangers au Visitor Center. Sous un orage diluvien agrémenté de coups de tonnerre qui nous firent sursauter à plusieurs reprises, la Chef Park Ranger, sérieuse, appliquée et solennelle, fit prêter serment en français à nos Pitchouns avant de leur remettre leurs insignes : le corbeau (ce qui fut un drame, Robin ne tenant pas du tout à être « raven »), le coyote pour Lucas et le scorpion pour Thibaud. Bien sur, l’épisode douloureux de la chips et de l’écureuil fut évoqué et pardonné en séance. Ouf ! On s’en est bien sorti …



Objectif Lake Havasu. Grosse journée de route avec quelques surprises non prévues (ce qui est le propre d’une surprise). Il fut bien difficile de dire comment était le paysage. La pluie d’orage prit encore le dessus, allant parfois jusqu’à nous obliger à arrêter le véhicule sous des rideaux d’eau proche du déluge. En passant à Williams, très belle petite ville qui vaut le détour, nous nous apercevons que la route N°40 que nous suivions n’est autre que la mythique route 66 rebaptisée (au moins sur ce tronçon). Le décor est rétro, western et années 50 ou 60. Impossible de résister devant les gift shop route 66 très attrayants. Un demi tour inapproprié du conducteur dont la conduite jusque là frisait la perfection, ruinera définitivement un des pneus avant. Pendant que les uns s’échinaient à trouver des moyens de remplir le coffre (Teeshirts, porte clés, pancartes route 66 et que sais je encore …), un autre s’évertuait à le vider pour accéder à une roue de secours qui n’existait pas, ce qui nous amena à passer par un professionnel (un peu de négociation avec le loueur pour le remplacement du pneu, mais tout nous fut remboursé). A nouveau en ordre de marche, il fallut nous résoudre pour la première fois à raccourcir l’étape : arrêt à un motel à Kingman. La sanction fut d’autant plus acceptable que cette ville est agréable et placée sur la route 66. Très attachante cette route. Il s’y dégage un parfum de nostalgie avec ses lampes fluo, ses bikers et ses grosses voitures américaines retapées. On comprend alors l’engouement actuel de ceux qui la parcourent de bout en bout.


18ème étape : Palmspring via Joshua Tree - nos derniers tours de roue dans le désert
Sous un soleil torride, la route vers Palmspring peut être qualifiée de four désertique et monotone, sans être désagréable, loin de là. Après les vitesses automatiques, le limiteur de vitesse, c’est le genre de tracé qui se prête au pilotage automatique : sur 40 miles on peut ne pas avoir un seul virage ! Autour, des collines (les montagnes noires) et des buissons à répétition. Celui qui a créé l’endroit devait être à cours d’inspiration, à moins qu’il n’ait voulu nous donner une leçon d’humilité, à nous, petits scarabées perdus dans l’immensité. Bigre, le désert rend philosophe. Pour l’humilité ce fut raté. Une voie de chemin de fer longeait la route et certains équipages pour troubler l’ennui avaient marqués leur nom avec des pierres volcaniques noires. « Plançon » est dorénavant inscrit pour les générations futures.
L’entrée de Joshua Tree est un passeport pour une zone désertique atypique peuplée d’une vie soumise à rude épreuve, mais dans un décor de rêve (au moins vu de notre fenêtre). La survie implique souvent ici une certaine agressivité : épineux accrocheurs, cactus aux formes jamais vues précédemment, Joshua Tree, scorpions, serpents, …
On a particulièrement aimé :
- Cactus garden avec sa concentration de cactus presque cotonneux aux couleurs brunes




- les imposants Joshua Tree qui au couché du soleil dépassent en ombre chinoise sur l’horizon

- les roches rondes et accueillantes, aux couleurs chaudes, qui invitent à une escalade rien qu’à les regarder. On aurait aimé avoir le temps de faire une randonnée dans ces empilages minéraux. - le coucher de soleil au point culminant de la route, avec ces énormes blocs roses arrondis dans lesquels ont a envie de se nicher.
En quittant Joshua Tree, nous retournons à la civilisation trépidante des villes, laissant dernière nous toute cette vie de bohème sous la tente dans des zones restées encore raisonnablement sauvages. Gloups ! Il va falloir s’y refaire… L’arrivée à Palmspring, marquée par la présence des fameux champs d’éoliennes, eut lieu tard. La ville semble festive, insouciante et balnéaire à souhait bien que pourtant en plein désert aride. C’est la magie ou la folie des hommes … Notre hôtel fut le plus confortable de tout le voyage et la piscine à minuit, seuls, dans une atmosphère douillette et une eau chaude fut mémorable. Comme quoi, la civilisation a aussi du bon.

19 étape : San Diego – des vagues à l’âme aux vagues à la ville
Quittant les centaines d’éoliennes des collines de Palmspring, une quarantaine de miles plus bas, l’air devient humide, nous indiquant que l’océan n’est plus très loin. C’en est fini du désert. La boucle est bientôt bouclée. Les villages deviennent des petites villes et les villes finissent en une métropole. De San Diego nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est le camping qualifié d’urbain (Campland on the Bay) et bondé avec accès sur la mer, les highways, la plage, Sea Word et un restau mexicain qui vaut le détour.
Ce qui nous a plu : - Les belles vagues sur la plage qui déroulent leur mousse sur une distance suffisante pour faire du surf. L’eau est vivifiante mais avec les rouleaux brasseurs il y a de l’action. Si vous voulez savoir l’impression ressentie par vos pulls dans une machine à laver, le lieu est propice à une expérience enrichissante. Surveillance des plus jeunes obligatoire ! - L’ambiance beach boy de la plage et des alentours - Sea Word pour fêter nos retrouvailles avec la foule. Les spectacles mettant en scène des animaux marins, terrestres et volants ont fort bien menés, avec beaucoup d’humour (sans que cela soit au détriment des animaux). Les orques notamment sont d’une taille respectable. Si vous ne voulez pas avoir l’impression de nager avec eux, le Kway ou la combinaison de surf (moins pratique) est obligatoire. Ces bêtes là sont joueuses. - La Jolla, sur le chemin de Los Angeles, avec ses pélicans et ses phoques poussifs qui ne parvenaient pas à se hisser sur les rochers - Le restaurant Mexicain d’un soir. Certaines mauvaises langue auraient dit, assure t’on dans les milieux subversifs de notre tribu, que l’étape à San Diego avait pour but de manger Mexicain. Il parait que ce qu’il y eu dans l’assiette ce soir là était exceptionnel. Cependant, les Margaritas pour fêter … le fait d’avoir fait tant de kilomètres, nous plongèrent dans une douce euphorie qui nous fit oublier notre objectif : savourer le TOP des mets Mexicains.
Ce qui nous a moins plu : les maux de tête au retour du restau à cause d’un abus … de quoi déjà ?

20ème et dernière étape : Los Angeles – Pretty Sylvie sur Hollywood Boulevard

Ce n’est plus une ville c’est une mégapole. Que dis je une mégapole, une Giga pole. Il faut dire qu’en moyenne les bâtiments ne sont pas très élevés et donc il faut s’étendre pour loger tout le monde. L.A et nous ce n’est pas le grand frisson, mais il y eu de bons moments, et nous n’en avons vu qu’une partie infime : - La visite des studios Universal : parc d’attraction pas très grand mais bien fait. Un classique du genre, dans les normes.

Pour ma part, j'ai rêvé de chevaucher la moto de Terminator! 
- Visite à Hollywood boulevard, la perle de L.A : ben en fait c’est, comment dire en termes diplomatiques, intéressant. L’architecture du type cubique avec une façade façon décor ravira certainement les amateurs de cinéma. Les empreintes d’acteurs célèbres prises dans du ciment gris basique sont plutôt décevantes et pas très classes (c’est juste mon avis). En revanche, les noms d’artistes sur les trottoirs dans le marbre font bonne figure et nous rappellent à chaque pas que nous avons marché là où ils ont marchés EUX. Excitant non! Bon, on y va. Y a encore les plages à découvrir.
Nous avons aimé : - La vue sur Los Angeles depuis les collines. C’est là que l’on prend conscience de l’étendue de l’affaire. C’est gigantesque. Belle vue également sur les autoroutes à échangeurs en trèfles (petit clin d’œil à la nature). A voir. - Beverly hills … pour la verdure, la propreté nickel, le calme, la largeur des routes et les quelques vues sur de somptueux palais cachés au regard de la populasse (visiblement les architectes savent se donner du mal quand ils veulent). - Notre hôtel, l’Hacienda, pas trop cher, confortable et très bien placé - Les plages : un régal. On peut être un homme d’affaires dans la journée et venir se prélasser au bord de la plage ensuite. Elles sont très larges, bien surveillées (c’est connu, même hors de Malibu), et la voie piétonne qui longe le sable, avec ses palmiers, ses surfshop ou gift shop, rendent le tout très agréable. Tous les clichés sont là, et c’est aussi un peu ce que l’on cherche : les patineuses athlétiques en bikini avec un walkman sur les oreilles, les surfeurs, les skaters, les fresques sur quelques murs, des murets pour les tags …


- Le dernier restau avant l’échafaud qui servait des salades et une nourriture plutôt diététique. Un contraste après ce que nous avons vécu.
Epilogue
Pour éviter le spleen avant de monter dans l’avion nous avons eu l’idée géniale d’arriver en retard en ne descendant pas à la bonne compagnie pour l’enregistrement… vu la taille de l’aéroport, les erreurs se paient cash. A essayer, c’est stimulant. Pour ne pas sombrer dans la déprime en arrivant à destination la compagnie a pensé à perdre un de nos bagages, précisément celui où il y avait tous les cadeaux (Navajos) !. Si, si, c’est bien aussi pour occuper l’esprit. Il nous a été livré deux jours après, preuve que c’était bien organisé. En reprenant notre voiture, minuscule, il fut bien difficile de réapprendre l’usage du levier de vitesse. C’est en quittant les choses que l’on en mesure le plus de prix. En rédigeant ce carnet, j’ai re parcouru ce voyage, revivant tant et tant de plaisirs à chaque minute. Le plaisir de voir tant de merveilles, de vivre comme des Robinsons en pleine nature, le plaisir d’être tous ensemble, en famille, où s’installe tout un vécu, une ambiance que l’on a rarement l’occasion de vivre, même avec ceux qui nous sont si proches. J’étais pour ma part un peu réticent à engloutir des milliers d’euros dans une quête au bout du monde. Merci Sylvie de nous avoir convaincu et d’avoir organisé si minutieusement ce voyage qui restera pour tous une référence incontournable et une expérience forte de notre vie.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain …

Pour retourner à la partie 1 http://voyageforum.com/v.f?post=831504
La Plançon’s Family au Far West (suite et fin) 9 étape : Yellowstone et ses mille facettes

Notre arrivée au crépuscule nous a permis d’entrevoir les richesses de ce qui sera notre terrain de jeu pendant cinq jours : à première vue, Yellowstone se présente comme des monts vallonnés et recouverts majoritairement de forêts de conifères, le tout à une altitude de l’ordre de 2000 mètres. La vue sur le lac de Yellowstone donne une idée des dimensions de l’affaire, surtout lorsque l’on compare ensuite avec la carte. C’est tout simplement gigantesque. Le camping (Grant village) correspond bien à ce que nous attendions. Un large espace pour planter les tentes, au milieu de la forêt. Avec des sanitaires plus élaborés (des douches par exemple) ce serait parfait. Le tout est d’une grande propreté, comme d’habitude. Bon, il y a bien sûr toujours ces satanées boîtes à ours qui obligent à une certaine logistique, mais on s’y fait. 2000 mètres d’altitude n’est pas un détail que l’on oublie sur place : le soir, le froid s’installe au coucher du soleil. Le foyer devient alors le lieu principal pour manger et se réchauffer. Notre 1er soir fut tout simplement glacial. Emmitouflés dans nos duvets, le sport de la nuit a consisté à offrir le moins de prise au froid. Certains s’interrogent encore sur le score au petit matin.
1ère journée : Upper Geyser basin et Grand Prismatic
Saisissant d’entrée de jeux, le parc des geysers débute par le Old faithful, l’archétype du geyser civilisé, qui expulse un feu d’artifice d’eau bouillante toutes les heures ½ à une hauteur impressionnante. Après son spectacle (car l’artiste est entouré de 2 à 300 personnes durant sa prestation), on est relax. On a vu l’un des geysers les plus majestueux. Les autres c’est du bonus.

Bon, ceci dit, même s’il faut marcher et attendre un peu, le bonus s’impose car le parc est une merveille de diversité et de couleurs. A l’entrée il est possible d’avoir les horaires estimatifs des geysers. Certains peuvent cracher à plus ou moins 2 heures. Donc, il faut être opportuniste. Ce qui nous a plu : - les couleurs du sol qui peuvent passer de l’orange ou du rouge vif au vert (grâce à des bactéries qui, suivant la couleur, résistent aux hautes températures).
- Le « castel », sorte de donjon blanc calcaire entouré d’enluminures colorées qui a expulsé sa vapeur pendant 3 quarts d’heure. Quelle santé.
- L’ambiance du parc, large, bien aménagé sans dénaturer le site, avec des « parfums» parfois fortement soufrés qui décapent les bronches efficacement.
- Les formes multiples de représentation des activités terrestres, avec des cônes, des marmites, des boues, des puits aux eaux limpides et azur, …



A ne surtout pas rater. L’après midi fut consacré à un autre joyau : le grand prismatic.

Les vues aériennes connues de ce « lac » montrent des photos aux couleurs si saturées qu’elles paraissent retouchées ou fausses. Certes, dans notre condition de bipède, nous ne voyons pas toute l’ampleur de la chose, mais les couleurs si caractéristiques sont bien là, même sous la lumière tamisée du soleil par les nuages ce jour-là : orange vif, jaune, bleu, vert profonds avec tout le mystère laissé par la vapeur d’eau qui s’échappe du centre du bassin. Les avions, ça, ne le voient pas !

2ème journée : Mammoth Hot Spring
Nous avons pris le parti de changer de camping pour être plus central (Norris). C’est ça ou faire des heures de voiture … Attention à ce sujet. Les distances sont grandes, mais à celles-ci il faut ajouter une circulation assez poussive par des arrêts de type « Bisons qui traversent et qui trouvent opportun de scruter l’horizon ou de contempler le coin comme s’ils le découvraient » et ceci pendant de longues minutes. Enfants et parents près de l’événement sont ravis de voir passer au raz du capot ces montagnes de viandes pelucheuses, mais pendant ce temps, aucun véhicule de bouge. A noter aussi une vitesse à l’intérieur du parc de 45 miles.
Mammoth Hot Springs ressemble à la vaisselle d’un géant : une pile d’assiettes blanches desquelles coule une eau chaude qui sculpte la mousse (tous les détails du calcaire qui forment des motifs suivant le flux de l’eau). A parcourir sans modération en tous sens pour voir toutes les facettes de cette colline au relief prononcé où cohabitent d’anciennes cascades blanches délaissées par les eaux et des bassins actifs qui se déversent les uns dans les autres,

Tout cela nous a donné faim. Nous sommes descendu à Gardiner, quelques miles en contrebas de Mammoth et nous nous sommes installés au K BAR, un bar restaurant pour bikers pas vraiment touristique et d’une super ambiance. « Les meilleures pizzas de l’ouest » vantait la carte. Nous n’irons peut être pas jusque-là, mais nous avons bien apprécié l’endroit.
3ème journée : Le grand canyon de Yellowstone

En arrivant sur le site, on comprend d’où vient le nom. La roche est ici jaune avec des nuances ocres et des rondeurs bien particulières. La vallée encaissée où coule un torrent (ce qui est normal pour un canyon) n’est pas accessible aux touristes, ce qui accentue le caractère sauvage de l’endroit. Le grand canyon, c’est aussi, ses deux chutes d’eau puissantes, de toute beauté. Le haut de la seconde (dans l’ordre de la pente) est accessible après une descente sur un chemin taillé pour les aventuriers. La vue à ce niveau est imprenable, voire hypnotique lorsque l’on regarde les eaux furieuses du torrent se jeter dans le vide pour se pulvériser sur la roche en contrebas. Située au niveau de cette rupture, la plate forme d’observation est idéalement placée.
4ème et 5ème journée : Geysers à gogo et traque animalière
Les geysers on ne s’en lasse pas. La diversité des situations, des formes et des couleurs rendent attrayants les sites de Fountain Paint Pot, West Thumb (un festival de couleurs !)

et autre Norris. Une mention spéciale pour Norris qui offre un point de vue sur une de ses vallées qui ressemble à une gouache blanche mélangée à des pointes de bleu, vert et orange. L’artiste qui a agencé l’ensemble ne manque d’après moi, pas de talent.

Côté faune, c’est la loterie mais à tous les coups on gagne. Je ne vous parle pas bien sûr de sombres animaux que l’on croit reconnaître à des kilomètres, mais bien d’une faune présente et pas très farouche d’ailleurs, à quelques mètres des hommes. Les appareils photos ont surchauffés tant il y a à voir : bisons, coyotes, cerfs, antilopes…. bref pour tous les goûts.




Certaines mauvaises langues pourraient aller jusqu’à penser secrètement que c’est presque un peu trop facile. Heureusement il y a les n° complémentaires, qui eux restent un défi : les ours et les loups. Pour les premiers, nous n’avons vu que les boîtes qui nous rappelaient leur existence tous les soirs. Pour les seconds, un groupe de passionnés rencontrés le long de la route, et super équipé, a guidé notre regard vers des points en mouvement qui devaient être des loups. Nos jumelles ont confirmé que c’était effectivement bien des points en mouvement. Heureusement nous avons pu accrocher à notre tableau de chasse des loups en liberté grâce à un coup d’œil furtif dans l’un de leurs quasi télescopes. C’était loin, presque dans la nuit, mais cela ressemblait bel et bien à des loups.
Pour nous Yellowstone c’est aussi : - des soirées brochettes, T-bone et chamallows grillés, sous un ciel étoilé avec des températures plus clémentes que le 1er soir - l’eau du robinet si soufrée que l’on espère que c’est au moins bon pour la santé tant il a fallut se forcer pour la boire (quasi imbuvable vers Norris) - La forêt portant les stigmates du grand incendie de 1988 sur des centaines d’hectares. Heureusement qu’elle se reconstitue assez vite…

- La nature toute puissante (règles locales obligent) qui amène, une fois n’est pas coutume, les hommes à contempler et à s’adapter plutôt qu’à changer l’environnement.
Bref, on a beaucoup aimé, tant pour la vie d’aventuriers que nous menions dans notre forêt que pour toutes les beautés et expériences olfactives que dame nature nous a offert. Cela vaut à nos yeux le détour que nous referions sans peine à une autre occasion.
10ème étape : Cody, la ville de Buffalo Bill
Nous quittons Yellowstone, avec un petit pincement au cœur pour la ville de Cody, après un ultime passage dans les boutiques touristiques pour emporter avec nous un petit bout de ce Paradis. La sortie du parc est assez déprimante avec sa forêt brûlée sur des kilomètres carrés. Les plus acharnés d’entre nous chercheront jusqu’au bout mais en vain à voir la truffe d’un ours ! La déception fut forte, mais cela nous donne une bonne raison de revenir … La route entre Yellowstone et Cody est magnifique.

Comme nous descendons des cimes, la température ne cesse de remonter à chaque kilomètre parcouru. Le vent devient chaud et agréable. Nous croisons des hordes de « bikers » chevauchants des Harley rutilantes dans ce paysage de cow-boys.

Serait ce simplement le remplaçant moderne du cheval ? Nous verrons à Cody que celui ci est toujours en service … L’installation au camping de Cody fut saluée par tous comme le retour à la civilisation. Enfin une douche, et chaude de surcroît. Il était temps, nos cheveux commençaient à tenir tous seuls sur la tête. C’est l’opportunité également de faire une grande lessive salvatrice pour ne pas finir en slip. A nos yeux, Cody ressemble à l’archétype de la ville de western avec sa rue principale, ces maisons plutôt basses aux façades caractéristiques de l’ouest et ces habitants qui portent le chapeau de cowboy comme nous portons la casquette. Devant les saloons, point de chevaux mais des Harley, alignées, attendant sagement leurs propriétaires.

La ville de Bill, le chasseur de bisons et d’indiens semble avoir gardée son caractère authentique, tout en s’affichant ville touristique. Le dîner au restaurant « Chez Irma » (la fille de Bill) fut l’occasion de rentrer en famille dans un saloon (souvent interdits aux mineurs) dans un vrai décor de film : bar en cuivre, têtes de bisons au mur et rappels de l’histoire de l’ouest en tout genre. Après avoir avalé prestement certainement nos meilleurs hamburgers et un T-bone fondant, nous sommes allés au rodéo, moment très attendu. Ce fut une révélation tant le spectacle fut prenant du début à la fin, mené par des cow-boys, des cow-girls et des adolescents certainement du cru. Tout débute par le salut au drapeau, prière et hymne national la main sur le cœur. On s’y fait. Puis les hostilités commencent et se succèdent avec diversité : - Rodéo sur un cheval en furie : comme celui qui tente finit pratiquement toujours par mordre la poussière tôt ou tard, il faut admettre qu’il faut une bonne dose de courage, voire d’inconscience pour se lancer dans la bagarre. - Rodéo des ados sur des bœufs allergiques à un cavalier : là aussi, quel courage pour ces jeunes qui se sont presque tous fait bien mal. Laisserais-je mes enfants faire un exercice aussi dangereux ? C’est pas gagné et pourtant …
- 
Courses au lasso pour attraper des vachettes par les cornes ou par les pattes, seul ou à deux. Le but est toujours d’avoir le meilleur chrono dans ces exercices d’une précision diabolique. En la matière, les femmes ont été plutôt habiles également. Les cowboys machos n’ont qu’à bien se tenir.


De retour à la tente, ayant réussi à dompter notre dizaine de chevaux vapeur, le vent s’est levé. Un vent chaud et sec du désert. En quelques minutes le linge pendu a séché. Puis des rafales violentes se sont succédées une bonne partie de la nuit, torturant nos tentes dans tous les sens. Solides tout de même ces structures : comme le roseau, elles se tordent mais ne rompent pas. La nuit fut si agitée que nous nous demandions si la tente des enfants, offrant plus de surface pour des poids légers à l’intérieur, n’allait tout simplement pas s’envoler ! Etait ce dans le cycle normal de la région ou une tempête, nous ne le saurons pas (nous n’avons pas pris la peine d’aller nous renseigner !). Un petit conseil donc, même si le temps est clair et calme, une tente bien arrimée est un bon gage de ne jamais dormir dehors. Le lendemain, tout est redevenu normal, mais la partie maternelle de la troupe s’est levée avec des cernes suite à l’inquiétude de la nuit (elle qui commençait tout juste à vaincre le sommeil manquant !) On a aimé Cody qui nous laisse pour tout cela un souvenir vivace. On quitte la ville sur des airs de country achetés au « Wall Mart » du coin (et ce n’est pas forcement notre meilleure acquisition !).
11 ème étape : Flaming gorge et Vernal, sur la route de Moab
Un maître mot en quittant Cody : tailler la route pour arriver à Flaming Gorge de jour. Terres arides à perte de vue, buissons et cailloux, grands troupeaux de bovins, parfois des daims et quelques ranchs. Le ciel ce jour -là est couvert et rend la route un poil triste. Après Thermopolis puis le canyon de la wind river, rouges, nous traversons des miles et des miles de routes droites, au milieu d’épineux. L’arrivée sur Firehole Canyon, partie de Flaming Gorge, a un petit gout de Monument Valley (au moins l’idée que l’on s’en fait). Sur les 10 derniers miles avant le camping, des centaines d’oreilles guettaient notre arrivée. Sous les oreilles, des lapins, assez petits, qui nous ont fait une haie d’honneur ou tout simplement étaient venus saluer le coucher de soleil. Un feu d’artifice de petits pompons blancs ! Vu l’inconscience de certains, c’est à 2 à l’heure que nous traversons ce magnifique canyon, tout d’orange vêtu avec la lumière rasante. Résultat net, l’installation et le diner se sont effectués de nuit, (et sous la pluie) dans un camping presque vide aux emplacements magnifiques ! Un de nos campings préférés pour sa vue, le big calme et cette impression d’être au bout du monde. Ici ce ne sont pas les ours qui chapardent, mais nos petits copains les écureuils, hyper organisés et toujours aussi effrontés. Le lendemain, nous reprenons la même route. Celle-ci est désespérément vide. Comment imaginer si on ne l’avait pas vue, toute cette vie grouillante et si bien cachée de la veille ? Orages, orages, oh désespoir ! Nous devions faire un tour dans Flaming Gorge, mais la visibilité est nulle, donc…. Dans le collimateur maintenant, les dinosaures.

L’arrivée à Vernal en fin de matinée fut l’occasion de mesurer nos progrès fulgurants en matière d’installation au camping : 15 minutes suffisent alors pour être en place.

Après le passage d’un orage loquace nous partons affronter les dinosaures munis de nos K-Ways ! Une de nos seules déceptions : la visite des fouilles archéologiques est fermée pour cause de glissement de terrain. Rien d’alarmant, le coin de toute façon regorge de points d’intérêt avec des canyons de toute beauté et une faune très présente sur les routes (daims, cerfs, biches, …), ce qui oblige à beaucoup de prudence dans la conduite.

Pour parfaire le tout, nous nous offrons une tranche d’aventure en empruntant une piste très pentue et poussiéreuse qui nous amena au fonds d’un canyon sauvage( Echo Park Road). Notre Toyota a avalé le relief prononcé et les nids de poule « fingers in the nose ». C’est costaud ces bêtes là. Heureusement d’ailleurs car l’endroit était franchement désertique et les téméraires ne couraient pas la piste ce jour là …

De retour à la tente, la pluie nous attendait. C’est ainsi que le Taco Bell du coin, enseigne appréciée par les enfants, nous accueillit pour nous réchauffer, nous qui redoutions de mourir de chaud dans cette zone !
12ème étape MOAB : la caverne d’Ali Baba du canyon
Si nous omettons les 90 miles aller-retour d’égarement pour cause de chiens de prairie qui faisaient les guignols le long de la route, occupant 100% du processeur interne du co-pilote, la route fut sans histoire … Les 40 derniers miles avant d’arriver à MOAB sont tout simplement un régal dont furent encore victimes les déclencheurs des appareils photos. Un arrêt tous les miles fut la moyenne tant le paysage donne envie d’être capturé sous tous les angles. La piétaille, dans ces cas-là, finit d’ailleurs par trépigner d’impatience d’arriver ou sort faire de l’escalade et devient difficile à récupérer.

Le camping ne peut pas être qualifié d’exceptionnel avec ces petits emplacements et la route importante à son seuil, mais il offre une vue somptueuse sur les monts alentours et est assez central. MOAB n’est pas une destination de transition, c’est un paradis pour randonneur, sportifs ou contemplatifs de tout poil.
Vue du camping de MoabNous avons aimé particulièrement :
- Canyonlands dans toutes ses largueurs, et Dead Horse point : à voir et à revoir. Les paysages sont saisissants dans un décor minéral aux couleurs chaudes et aux découpages si exceptionnels : tantôt des empilements réguliers à motifs, tantôt des amoncellements chaotiques avec le mythique Colorado ou la Green River qui trouvent leur chemin dans ces dédales de parois rocheuses (qu’ils ont sculptées en bonne partie). Le peu de végétation qui survit porte les stigmates des conditions rudes : les conifères notamment, noueux et de petite taille, poussent entre les dalles rocheuses.
- Arches, un must à ne manquer sous aucun prétexte. Extrait du carnet de bord : « Gromel, gromel dans les chaumières. Lever tôt, petit déjeuner frugal, nuages bas et menaçants, nous chaussons les crampons, enfilons nos K-Ways et attaquons sans conviction le chemin qui mène aux arches et à la lumière du matin (qui n’est donc pas au rendez-vous). Mais voilà que le paysage est envoutant et que le chemin passe du tout touriste à l’expert après la 1ère arche. L’attrait de la belle pierre (grés) rouge, orange, attirante, accrocheuse sous la semelle et pas vraiment rugueuse, avec de belles formes rondes et sculptées par les ans, le vent et la pluie, transforment les esprits. Les p’tits gars se mettent à grimper partout. Nous prenons, à la dernière grande arche, le sentier de l’aventure (Primitive Trail). Guidés par des empilements de cailloux, nous progressons sur un chemin enchanteur, surprenant, difficile et absolument et résolument magnifique. Certainement une des plus belles randonnées de ma carrière. »

- Que dire d’Arches au coucher du soleil, lorsque le rocher semble chauffé comme du métal au rouge ? Il rayonne alors de tous ses feux et colore de sa lumière tous les lieux et personnes environnantes qui deviennent monochromes. Par temps d’orage, ce qui fut notre cas, le contraste est encore accentué par la couleur plomb du ciel.

- Notre sédentarisation quelques jours. Ah, quel plaisir de ne pas monter ou démonter la tente. De vraies vacances … - Le brevet de Park Rangers de nos pitchouns : dans un bon esprit, ni scolaire, ni compet, c’est une bonne sensibilisation à Dame Nature et à son respect.
Nous avons aimé :
- la demi- journée de rafting dans le Colorado : rien d’exceptionnel et pas donné. Cela ressemble plus à une promenade familiale en bateau qu’à du rafting au sens sportif du terme. Les rapides sur les portions traversées n’ont toujours pas été découverts. Les recherches continuent. Ceci dit, le tout est vraiment très sympa et le décor mérite le détour à lui seul. - La rencontre froide et distante avec un scorpion, en pleine nuit en sortant du bloc sanitaire. L’affaire fut prise très au sérieux par le plus grand des deux, voyant le dard en position d’attaque. Mon interlocuteur atteignait facilement les 10 à 15 cm, ce qui en pouces fait encore davantage. Pour éviter qu’un campeur hirsute et ensommeillé ne fasse un faux pas, je décidais de chasser l’intrus avec un bâton. Ben ça court vite ces bébêtes, ce qui n’est pas plus rassurant … Ensuite, bizarrement, le retour à la tente s’est effectué tous sens en éveil. Il parait qu’il y a des serpents par ici ? (Note d’une autre partie de l’équipe : c’est là que l’on reconnaît l’aventurier, le vrai, celui-ci l’aurait pris en photo !!!!!!) - MOAB : ville attrayante, jeune, dynamique, mais que nous n’avons pas eu le temps de mieux connaître, si ce n’est un restau « All you can eat » façon saloon.
Nous n’avons pas aimé : RIEN ! MOAB et ses parcs sont un enchantement qu’il faut souhaiter à tous. On aurait vraiment apprécié avoir un 4X4 en voyant les pistes sinueuses au fond de Canyonlands.
13ème étape : Monument Valley, Goosenecks et Valley of the Gods
Après un peu de « shopping » dans l’attractive et touristique MOAB, nous quittons la ville pour Monument Valley. La route est variée et comme d’habitude sur les longs trajets, une ambiance s’installe à bord. Suivant l’humeur du jour, c’est « la croisière s’amuse » ou « règlement de comptes à OK Corral ». Le passage de l’un à l’autre s’effectue par exemple au moment où le CD de musique s’arrête et où il faut choisir le suivant. La route est toujours aussi large, pas très fréquentée et nous avons une âme de conquérants. Que demander de plus ? Le vent, les nuages bas et les percées lumineuses nous accompagneront tout le long du trajet, donnant encore davantage de relief aux paysages traversés (il faut bien rester optimiste envers et contre tout). Les premiers tréteaux de marchands de bijoux Navajos marquent l’entrée dans leur territoire. C’est là que sans nous méfier nous sommes tombés dans le piège. Cette tribu est redoutable et déloyale dans ses méthodes. Ce qu’elle n’a pas réussi à gagner par les armes jadis, elle le gagne par les sentiments aujourd’hui (juste revanche). A l’origine tout semble normal. Le passage de Goosenecks ne peut être marqué que par un arrêt.
Insouciants, nous descendons voir ces fameux lacets du Colorado (impressionnants cela dit). Puis, revenant vers notre véhicule la partie féminine du groupe a l’idée lumineuse de regarder ce qu’il y a sur les tréteaux. Et toc ! Le filet se referme sur la proie. Hypnotisée, elle fait tous les étals. Je ne le sais pas encore, mais elle choisit. A un « Bon, on y va !» un peu impatient, la réponse évasive suivante, immuable, tombe « Viens voir une seconde … ». La première fois on ne peut pas se douter, on s’approche. Le deuxième piège se referme. On le comprend immédiatement, on ne repartira pas sans un collier, bracelet ou bague au mieux et avec les trois au pire. Il faut dire qu’ils ne sont pas chers et plutôt élégants. Même les enfants ont acheté les fameux talismans dont on se demande comment ils ont pu vivre sans avant.
Ce jour-là je me suis dit en repartant: « tu t’en tires pas si mal, c’est une bonne chose de faite ». Que nenni, c’est sans compter sur la ruse des autochtones. Des étals Navajos, il y en a à tous les points importants du territoire. Je vous rassure, nous n’en avons pas raté un seul. Gloups !
« Si tu offres un bijoux Navajo à ta Femme, tu l’habilles pour un jour. Si tu la laisses acheter, tu te ruines pour la vie » dit le proverbe Plançonesque. J’ai testé, c’est vrai !Bref, allégés de quelques dollars, la voiture, et accessoirement nous à l’intérieur, nous dirigeons vers la Valley of the Gods, non loin de Monument Valley. La piste au début est belle, assez large. Nous produisons à notre passage un panache de poussière ocre du plus bel effet, comme dans les rallyes africains. C’est moins grandiose que ce que nous verrons ensuite, mais nous sommes en plein désert, pratiquement toujours seuls et la piste sinueuse tout en relief nous attire irrésistiblement. L’aventure quoi.

Armés de pistolets à amorces, un règlement de compte eut lieu entre les roches rouges sous l’œil médusé des serpents et autres scorpions qui n’avaient pas vu cela depuis un siècle.

Les choses se gâtent en progressant. Chaque cours d’eau asséché qui traverse le passage imprime sa marque par un creux d’érosion très prononcé. Sans 4X4 ce fut épique mais faisable avec quelques frôlements de pare-choc sur la terre néanmoins. Le suspens du « passera, passera pas » éliminatoire fut conservé jusqu’à la fin avec le passage d’un cours d’eau à 10 mètres du retour sur la route, après une quinzaine de miles de piste. No problemo pour cette fantastique voiture qui ne nous a jamais trahi.

Un des plus beaux et sauvages sites du secteur. A voir ! Nous sommes arrivés au camping de Monument Valley sous un soleil rayonnant. Celui-ci offre une vue imprenable sur les Monuments en question.
Vue du camping de Gouldings
Un plouf dans la piscine a remis ce soir là de l’ordre dans les cervelles encore toutes congestionnées par les heures de voiture et les multiples points de vue, avant d’affronter l’épreuve tant redoutée de l’allumage du feu … sans allume feu, mais allumettes autorisées quand même.
Après avoir vidé nos réserves de papier sec, Thibaud prend l’initiative de chercher du soutien. Il revient avec le gardien Navajo. Ses conseils ont été décisifs et les saucisses grillées et chamallows n’en furent que meilleurs.
Le lendemain, 4X4 à Monument valley avec un guide Navajo. La carte est alléchante. Qu’en sera-t-il des plats ? Nous arrivons au lodge de départ. Devant sont garés deux gros pickups aménagés avec des sièges sur le plateau et une bâche en cas de pluie. Après confirmation, ce sont bien nos 4X4. Nous sommes une dizaine dans le « truc », qui visiblement est mu par 4 roues motrices, ce qui en fait un 4X4. Consternation lisible sur le visage de notre G.O qui ne voyait pas exactement les choses comme cela. De loin ça fait attrape-touristes. Et bien dedans aussi. Côté piste, nous avons fait la même chose que tout le monde peut faire normalement avec sa voiture, avec un petit parcours spécial, qui n’a de spécial que le fait que seuls les guides peuvent l’emprunter. Le tout ne fut pas désagréable, sous un ciel dégagé, mais rien qui justifie le prix. En conclusion, si c’était à refaire, on dépenserait nos dollars dans autre chose …. des bijoux par exemple.
En soirée nous sommes retournés au parc avec notre propre voiture.



Monument Valley mérite son nom et est à la hauteur de sa réputation. En fin de visite, un énorme orage s’est formé au-dessus du parc. La lumière encore puissante du soleil a littéralement enflammé une partie des nuages, donnant un ton uniforme orange prononcé a toute la matière, sur un fond gris de plomb. Le retour sur la piste avec le vent, la poussière, les phares de voitures (l’endroit est très fréquenté, cela va sans dire), et le sable piège en montée fut un régal pour les photos. Un moment vraiment exceptionnel. Ce fut, il faut bien l’avouer, le petit plus qui fait que cette visite fut magique et inoubliable.


14ème étape : Le lac Powell et Antelope Canyon
Une dernière visite dans les boutiques Navajos et nous quittons cette merveille terrestre qu’est Monument Valley pour le Lac Powell. La route est belle, sans excès, sauf sur l’arrivée à Page avec ses dunes de sables fossilisées. L’installation éclair au camping effectuée, nous passons aux choses sérieuses : Antelope Canyon. Nous ratons de quelques secondes la visite de la partie upper et décidons d’aller vers lower, pour éviter une attente longue. Oui, c’est cher, très cher, abusivement cher pour juste voir ce que la nature a travaillé pendant des millénaires ( pas les Navajos). Mais c’est beau, vraiment beau et incroyablement surprenant. Le canyon est un micro canyon.
Les salles ne dépassent pas les 5 à 6 mètres pour les plus larges, à moins d’une dizaine de mètres sous terre. La lumière était changeante lors de notre visite, avec un gros nuage taquin qui laissait de temps en temps passer les rayons du soleil. Autant le dire tout de suite, sans soleil, le canyon perd franchement de son attrait et ne met pas en relief l’incroyable jeu de lumières et d’ombres qui le rendent si exceptionnel.


La fin d’après midi fut consacrée à la plage, très agréable, dans une eau douce et chaude et une ambiance camping-car.
Le tout se termina en apothéose par un orage d’anthologie qui transforma le lac et les alentours en une vue improbable.


Il nous obligea ensuite à manger à toute vapeur avant un déluge mémorable sous la tente. L’étendue de cette perturbation fut telle qu’un arc en ciel total s’inscrivit dans le ciel. Tout ceci eu aussi, mais nous ne le savions pas alors, l’avantage de refroidir l’atmosphère et de nous permettre de tomber dans les bras de Morphée rapidement. Le lendemain débuta tôt, pour la visite du lac Powell avec une vedette de location surpuissante dans un décor de rêve. Ayant réservé, le programme était simple : arrivée au guichet vers 8h00, réception du bateau et explications sur l’engin, puis départ pour l’aventure aquatique (8h30). La réalité fut tout autre. Nous tombons sur une organisation bureaucratique en position de monopole qui pratique un « foutage de gueule » institutionnel de haute volée et avec le sourire. L’atteinte du premier guichet juste pour confirmer la réservation pris plus d’une heure. Nous sommes restés aimable avec notre guichetière qui devait être croisée avec un lémurien tant chaque geste était pesé et pesant. C’est le premier exploit du jour. « Ouf, c’est nul, nul nul, mais on est à peu près dans les temps quand même ». Et bien non. Ensuite il faut qu’une personne soit disponible pour nous remettre les clés du bateau et l’équipement. Re file d’attente 1h30. Oui, vous avez bien lu, sans compter 30 minutes environ d’explications et de check list. Quand on voit le prix de location à la journée (déjà réglé !) on ne peut que lever les yeux au ciel et espérer que les nerfs ne lâchent pas sur le premier venu de cette *£# !? de société. L’humain est ainsi fait qu’il oublie rapidement les moments obscurs pour ne retenir que les bons, et la suite fut un enchantement sans pareil… Les premiers bouillonnements de l’hélice s’effectuèrent vers 11H00 sur une eau plate et un ciel limpide. Ciao les cloportes, le lac est à nous !



Le bateau était assez spacieux pour cinq, même avec des skis nautiques et une grosse bouée à tirer derrière l’engin. Le moteur était du genre costaud (150 chevaux quand même) pour délivrer une confortable puissance dans un bruit proportionnel et une consommation exponentielle (ça c’est pour le retour). Ce fut un grand moment de bonheur familial pour : - la conduite du bolide partagée par tous (sous haute surveillance pour certains), - la circulation au milieu de parois rocheuses rouges parfois très sinueuses et étriquées, - la partie jeux nautiques avec la bouée géante qui nous occupa une grande partie du temps : sensations fortes assurées pour tous. - Un bémol sur le ski nautique pas vraiment accessible pour les non expérimentés aussi bien côté conducteur que skieur Le retour, assez tôt (5 heures, ravitaillement en essence compris) était beaucoup mieux organisé que le départ. Normal, les employés devaient être pressés de partir. Pour nous « venger », l’appontement fut raté à trois reprises, nous classant définitivement dans la catégorie des marins d’eau lyophilisée (l’appellation « d’eau douce » ne convenant pas sur un lac). Si c’était à refaire, nous nous serions enregistrés la veille (conseil d’ami) et serions arrivés vers 7h30 le matin pour un départ rapide. Il n’est pas évident que nous aurions pu faire beaucoup plus de distance, dans la mesure où le réservoir limite la durée de fonctionnement, surtout à fond, mais nous aurions pu faire une pause dans une des criques enchanteresses, inaccessibles par la terre, pour une sieste réparatrice. Conclusion : C’est pas donné, c’est mal organisé, mais franchement c’est bien rendu ! Exténués, perclus de coups de soleil malgré le crémage régulier, le diner fut pris à Page dans un restaurant de cowboys à l’ambiance country endiablée. Sans les enfants qui dormaient à table, nous y serions encore. De retour aux tentes, la nuit fut torride. Non pas pour ce que vous croyez … m’enfin ! Mais pour la chaleur infernale qui régnait ce soir là.

15ème étape : Horseshoe Bend puis arrivée au Grand Canyon
Une dernière baignade dans le lac Powell le matin pour nous rafraichir puis nous partons sous un ciel d’orage et quelques gouttes bien nourries pour le Grand Canyon. A quelques miles à la sortie de Page se trouve une merveille à ne rater sous aucun prétexte : Horseshoe Bend. Même sous un ciel chargé, le site est grandiose. La roche toute en rondeurs est une caresse à l’œil et le vert émeraude de l’eau en contrebas est particulièrement mis en valeur dans son écrin de falaises. Seul regret : c’est si grandiose qu’il est bien difficile de faire rentrer quoique ce soit qui rappelle cette impression de gigantisme dans l’appareil photo. Le reste de la route vers notre destination fut une formalité un peu terne, sous la pluie. Comme pour Horseshoe Bend, la première chose qui marque en arrivant au Grand Canyon c’est l’immensité de l’affaire. C’est très grand, presque un peu trop pour que nous puissions embrasser d’un seul regard tout le paysage. Le voile produit par la pluie et les faisceaux de lumière laissent deviner que par temps clair ce doit être un festin visuel.

L’emplacement du camping fut atteint de nuit. Comme d’habitude, il est grand, au milieu de la forêt, avec une belle table en bois à bancs et un foyer. Randall, notre voisin vint dès notre arrivée pour nous offrir la lumière nécessaire à notre installation. Décidemment, quelle gentillesse chez tous les Américains que nous avons rencontrés. Le camp monté en un clin d’œil, Randall enchaîne en nous présentant toute sa petite famille, 3 filles dans les âges des nôtres et sa femme Atsuko, japonaise, puis nous invite à gouter des « S’more » autour du feu et un chocolat chaud fort bienvenu pour nous réchauffer ! Evidemment, je ne ferai pas l’affront d’expliquer, tant c’est connu, que les S’more sont des chamallows grillés mis entre deux crakers sur lesquels on a disposé un morceau de chocolat. Quand on goute, tout être normalement constitué dit « Hum, I want some more ». D’où le nom... Ce soir-là, de retour à nos tentes, ce fut l’hécatombe de fatigue, presque sans manger, sous le regard de la pleine lune.
16 ème étape : Visite du Grand Canyon – du piment pour les braves


Levés vers 8h30, nous nous préparons pour une descente partielle du Kaibab Trail. Le canyon est si profond, qu’il faut pour tremper les ripatons d’un bon marcheur dans l’eau du Colorado, 4 à 5 heures pour descendre et le double pour remonter. Comme indiqué partout, ce n’est pas à la portée du premier venu, surtout si l’on néglige les fondamentaux : de l’eau en abondance et de quoi se sustenter. Avant la descente, nous passons au Visitor Center pour préparer les diplômes de Junior Park Rangers des trois apprentis. La descente est dure, le chemin raide, étroit et sinueux. Nous remontons le temps en progressant vers des couches géologiques de plus en plus anciennes, chacune ayant sa couleur, sa texture et son épaisseur, ce qui en fait sa marque de fabrique. Le peu de végétation qu’il y a semble tout droit venu d’un jardin japonais. Pas simple la vie d’un arbre accroché à du caillou. L’impression de vide et d’immensité est totale, surtout lorsque l’on voit quelques marcheurs minuscules en contrebas. Après 1 heure 30 de descente nous atteignons un palier (Cedar Ridge) recommandé pour les randonneurs du dimanche. Nous le dépassons d’une demi-heure sous l’impulsion de ceux qui voulaient voir un point de vue sur le Colorado. Mais c’est comme le pied d’un arc en ciel, plus on avance plus il recule. La raison l’emportera vite sur la passion après les remontrances maternelles habituelles dans ce genre de situation. Une pause contemplative et gastronomique fut donc de mise de retour à Cedar Ridge.

C’est là qu’eu lieu le drame ! Thibaud, dans un geste d’inconscience mêlé à une certaine générosité donna une chips à un écureuil. Que n’avait il fait ! Haro sur le baudet crièrent alors les 2 autres juniors futurs park rangers, imprégnés des saintes règles du manuel qui dit qu’il ne faut pas nourrir les animaux. Une pluie de reproches s’ensuivie toute la remontée. Les propos vifs qui furent échangés s’envolèrent dans l’immensité du site et dérangèrent certainement les volatiles philosophes qui planent toute la journée au-dessus de ce temple de sérénité. Cela eut au moins l’avantage de faire oublier aux petites gambettes douloureuses, les difficultés de la remontée. 5 heures après notre départ, nous débouchons à nouveau au niveau du plateau, émoussés physiquement mais fiers de l’avoir fait. Après un pic nique frugal, nous repartons pour l’Hermits Rest Route, qui se parcours en bus ou à pieds et qui longe les falaises du Canyon. Sous un couvert orageux, ce dernier avait revêtu son habit d’ombre et de lumière qui le rend changeant au fil des minutes. Une averse nous surprit sur le chemin des falaises (un régal) et nous cloua sous les arbres qui nous protégèrent des bourrasques. Nous raterons ensuite le coucher de soleil vu de « Mohave Point » (très touristique) pour une bête question d’arrêts de bus qui se font dans un sens et pas dans l’autre sur la même route. D’un autre côté, pour nous le soleil s’est couché aussi, et vu le site, ce n’était pas si mal…


17ème étape : Route 66 vers Joshua Tree
Le lendemain, avant le départ pour d’autres cieux, nous quittons tristement Randall et sa famille et allons faire valider les carnets de Junior Park Rangers au Visitor Center. Sous un orage diluvien agrémenté de coups de tonnerre qui nous firent sursauter à plusieurs reprises, la Chef Park Ranger, sérieuse, appliquée et solennelle, fit prêter serment en français à nos Pitchouns avant de leur remettre leurs insignes : le corbeau (ce qui fut un drame, Robin ne tenant pas du tout à être « raven »), le coyote pour Lucas et le scorpion pour Thibaud. Bien sur, l’épisode douloureux de la chips et de l’écureuil fut évoqué et pardonné en séance. Ouf ! On s’en est bien sorti …



Objectif Lake Havasu. Grosse journée de route avec quelques surprises non prévues (ce qui est le propre d’une surprise). Il fut bien difficile de dire comment était le paysage. La pluie d’orage prit encore le dessus, allant parfois jusqu’à nous obliger à arrêter le véhicule sous des rideaux d’eau proche du déluge. En passant à Williams, très belle petite ville qui vaut le détour, nous nous apercevons que la route N°40 que nous suivions n’est autre que la mythique route 66 rebaptisée (au moins sur ce tronçon). Le décor est rétro, western et années 50 ou 60. Impossible de résister devant les gift shop route 66 très attrayants. Un demi tour inapproprié du conducteur dont la conduite jusque là frisait la perfection, ruinera définitivement un des pneus avant. Pendant que les uns s’échinaient à trouver des moyens de remplir le coffre (Teeshirts, porte clés, pancartes route 66 et que sais je encore …), un autre s’évertuait à le vider pour accéder à une roue de secours qui n’existait pas, ce qui nous amena à passer par un professionnel (un peu de négociation avec le loueur pour le remplacement du pneu, mais tout nous fut remboursé). A nouveau en ordre de marche, il fallut nous résoudre pour la première fois à raccourcir l’étape : arrêt à un motel à Kingman. La sanction fut d’autant plus acceptable que cette ville est agréable et placée sur la route 66. Très attachante cette route. Il s’y dégage un parfum de nostalgie avec ses lampes fluo, ses bikers et ses grosses voitures américaines retapées. On comprend alors l’engouement actuel de ceux qui la parcourent de bout en bout.


18ème étape : Palmspring via Joshua Tree - nos derniers tours de roue dans le désert
Sous un soleil torride, la route vers Palmspring peut être qualifiée de four désertique et monotone, sans être désagréable, loin de là. Après les vitesses automatiques, le limiteur de vitesse, c’est le genre de tracé qui se prête au pilotage automatique : sur 40 miles on peut ne pas avoir un seul virage ! Autour, des collines (les montagnes noires) et des buissons à répétition. Celui qui a créé l’endroit devait être à cours d’inspiration, à moins qu’il n’ait voulu nous donner une leçon d’humilité, à nous, petits scarabées perdus dans l’immensité. Bigre, le désert rend philosophe. Pour l’humilité ce fut raté. Une voie de chemin de fer longeait la route et certains équipages pour troubler l’ennui avaient marqués leur nom avec des pierres volcaniques noires. « Plançon » est dorénavant inscrit pour les générations futures.
L’entrée de Joshua Tree est un passeport pour une zone désertique atypique peuplée d’une vie soumise à rude épreuve, mais dans un décor de rêve (au moins vu de notre fenêtre). La survie implique souvent ici une certaine agressivité : épineux accrocheurs, cactus aux formes jamais vues précédemment, Joshua Tree, scorpions, serpents, …
On a particulièrement aimé :
- Cactus garden avec sa concentration de cactus presque cotonneux aux couleurs brunes



- les imposants Joshua Tree qui au couché du soleil dépassent en ombre chinoise sur l’horizon

- les roches rondes et accueillantes, aux couleurs chaudes, qui invitent à une escalade rien qu’à les regarder. On aurait aimé avoir le temps de faire une randonnée dans ces empilages minéraux. - le coucher de soleil au point culminant de la route, avec ces énormes blocs roses arrondis dans lesquels ont a envie de se nicher.
En quittant Joshua Tree, nous retournons à la civilisation trépidante des villes, laissant dernière nous toute cette vie de bohème sous la tente dans des zones restées encore raisonnablement sauvages. Gloups ! Il va falloir s’y refaire… L’arrivée à Palmspring, marquée par la présence des fameux champs d’éoliennes, eut lieu tard. La ville semble festive, insouciante et balnéaire à souhait bien que pourtant en plein désert aride. C’est la magie ou la folie des hommes … Notre hôtel fut le plus confortable de tout le voyage et la piscine à minuit, seuls, dans une atmosphère douillette et une eau chaude fut mémorable. Comme quoi, la civilisation a aussi du bon.

19 étape : San Diego – des vagues à l’âme aux vagues à la ville
Quittant les centaines d’éoliennes des collines de Palmspring, une quarantaine de miles plus bas, l’air devient humide, nous indiquant que l’océan n’est plus très loin. C’en est fini du désert. La boucle est bientôt bouclée. Les villages deviennent des petites villes et les villes finissent en une métropole. De San Diego nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est le camping qualifié d’urbain (Campland on the Bay) et bondé avec accès sur la mer, les highways, la plage, Sea Word et un restau mexicain qui vaut le détour.
Ce qui nous a plu : - Les belles vagues sur la plage qui déroulent leur mousse sur une distance suffisante pour faire du surf. L’eau est vivifiante mais avec les rouleaux brasseurs il y a de l’action. Si vous voulez savoir l’impression ressentie par vos pulls dans une machine à laver, le lieu est propice à une expérience enrichissante. Surveillance des plus jeunes obligatoire ! - L’ambiance beach boy de la plage et des alentours - Sea Word pour fêter nos retrouvailles avec la foule. Les spectacles mettant en scène des animaux marins, terrestres et volants ont fort bien menés, avec beaucoup d’humour (sans que cela soit au détriment des animaux). Les orques notamment sont d’une taille respectable. Si vous ne voulez pas avoir l’impression de nager avec eux, le Kway ou la combinaison de surf (moins pratique) est obligatoire. Ces bêtes là sont joueuses. - La Jolla, sur le chemin de Los Angeles, avec ses pélicans et ses phoques poussifs qui ne parvenaient pas à se hisser sur les rochers - Le restaurant Mexicain d’un soir. Certaines mauvaises langue auraient dit, assure t’on dans les milieux subversifs de notre tribu, que l’étape à San Diego avait pour but de manger Mexicain. Il parait que ce qu’il y eu dans l’assiette ce soir là était exceptionnel. Cependant, les Margaritas pour fêter … le fait d’avoir fait tant de kilomètres, nous plongèrent dans une douce euphorie qui nous fit oublier notre objectif : savourer le TOP des mets Mexicains.
Ce qui nous a moins plu : les maux de tête au retour du restau à cause d’un abus … de quoi déjà ?

20ème et dernière étape : Los Angeles – Pretty Sylvie sur Hollywood Boulevard

Ce n’est plus une ville c’est une mégapole. Que dis je une mégapole, une Giga pole. Il faut dire qu’en moyenne les bâtiments ne sont pas très élevés et donc il faut s’étendre pour loger tout le monde. L.A et nous ce n’est pas le grand frisson, mais il y eu de bons moments, et nous n’en avons vu qu’une partie infime : - La visite des studios Universal : parc d’attraction pas très grand mais bien fait. Un classique du genre, dans les normes.

Pour ma part, j'ai rêvé de chevaucher la moto de Terminator! 
- Visite à Hollywood boulevard, la perle de L.A : ben en fait c’est, comment dire en termes diplomatiques, intéressant. L’architecture du type cubique avec une façade façon décor ravira certainement les amateurs de cinéma. Les empreintes d’acteurs célèbres prises dans du ciment gris basique sont plutôt décevantes et pas très classes (c’est juste mon avis). En revanche, les noms d’artistes sur les trottoirs dans le marbre font bonne figure et nous rappellent à chaque pas que nous avons marché là où ils ont marchés EUX. Excitant non! Bon, on y va. Y a encore les plages à découvrir.
Nous avons aimé : - La vue sur Los Angeles depuis les collines. C’est là que l’on prend conscience de l’étendue de l’affaire. C’est gigantesque. Belle vue également sur les autoroutes à échangeurs en trèfles (petit clin d’œil à la nature). A voir. - Beverly hills … pour la verdure, la propreté nickel, le calme, la largeur des routes et les quelques vues sur de somptueux palais cachés au regard de la populasse (visiblement les architectes savent se donner du mal quand ils veulent). - Notre hôtel, l’Hacienda, pas trop cher, confortable et très bien placé - Les plages : un régal. On peut être un homme d’affaires dans la journée et venir se prélasser au bord de la plage ensuite. Elles sont très larges, bien surveillées (c’est connu, même hors de Malibu), et la voie piétonne qui longe le sable, avec ses palmiers, ses surfshop ou gift shop, rendent le tout très agréable. Tous les clichés sont là, et c’est aussi un peu ce que l’on cherche : les patineuses athlétiques en bikini avec un walkman sur les oreilles, les surfeurs, les skaters, les fresques sur quelques murs, des murets pour les tags …


- Le dernier restau avant l’échafaud qui servait des salades et une nourriture plutôt diététique. Un contraste après ce que nous avons vécu.
Epilogue
Pour éviter le spleen avant de monter dans l’avion nous avons eu l’idée géniale d’arriver en retard en ne descendant pas à la bonne compagnie pour l’enregistrement… vu la taille de l’aéroport, les erreurs se paient cash. A essayer, c’est stimulant. Pour ne pas sombrer dans la déprime en arrivant à destination la compagnie a pensé à perdre un de nos bagages, précisément celui où il y avait tous les cadeaux (Navajos) !. Si, si, c’est bien aussi pour occuper l’esprit. Il nous a été livré deux jours après, preuve que c’était bien organisé. En reprenant notre voiture, minuscule, il fut bien difficile de réapprendre l’usage du levier de vitesse. C’est en quittant les choses que l’on en mesure le plus de prix. En rédigeant ce carnet, j’ai re parcouru ce voyage, revivant tant et tant de plaisirs à chaque minute. Le plaisir de voir tant de merveilles, de vivre comme des Robinsons en pleine nature, le plaisir d’être tous ensemble, en famille, où s’installe tout un vécu, une ambiance que l’on a rarement l’occasion de vivre, même avec ceux qui nous sont si proches. J’étais pour ma part un peu réticent à engloutir des milliers d’euros dans une quête au bout du monde. Merci Sylvie de nous avoir convaincu et d’avoir organisé si minutieusement ce voyage qui restera pour tous une référence incontournable et une expérience forte de notre vie.
Et n’oublions pas que le plus beau voyage, c’est celui que nous ferons demain …

Pour retourner à la partie 1 http://voyageforum.com/v.f?post=831504
Hôtel Eden Star, Mehari ou Clu Med à Djerba avec un enfant de six ans? English translation pending
🙂 bonjour!
Nous avons décidé de partir fin octobre à Djerba avec notre fille de 6 ans.Ce sera son 1er voyage à l'étranger.On nousa proposé ces 3 options sachant que nous recherchons d'abord la propreté, une belle plage pour s'y baigner et un mini-club sûr et animé ainsi qu'un personnel sympa.Voilà mes questions:Le mehari étant un 3* est-ce suffisant?l'eden star sa plage était-elle agréable?le club med vaut-il la différence de prix?
Merci d'avance pour votre aide car je suis perdue
Hôtel Viva Wyndham Beach Bayahibe English translation pending
coucou!! c'est encore moi😛 apres tout vos gentils commentaires, je voudrai avoir qq renseignements sur cet hotel... est ce que les animations sont en francais (les spectacles) comment sont les chambres vaut il mieux avoir le bungalow?? comment est la plage... la restauration.....et surtout quel est endroit a visiter en priorité??? peut on avoir la possibilité de voir les dauphins??? enfin je veux TOUT TOUT TOUT savoir!!!!! gros merci par avance a tous mes futurs lecteurs et @ plus!!!!
Voyage à Paris pour Pâques avec ma petite fille de 8 ans English translation pending
Bonjour,
J'aimerais avoir de l'aide à savoir l'itinéraire le plus facile avec le plus de choses à voir du 13 avril au 18 avril à Paris. Je voyagerai avec ma petite fille de 8 ans, ma fille et son mari. Dans quel quartier le prix des hôtels sont-ils abordables. Suggestions de resto. Nous irons ensuite à Rome le 18 au 20 quoi voir là-bas en si peu de temps. Merci à tous (tes)! Gros bisous du Canada ! 😎
J'aimerais avoir de l'aide à savoir l'itinéraire le plus facile avec le plus de choses à voir du 13 avril au 18 avril à Paris. Je voyagerai avec ma petite fille de 8 ans, ma fille et son mari. Dans quel quartier le prix des hôtels sont-ils abordables. Suggestions de resto. Nous irons ensuite à Rome le 18 au 20 quoi voir là-bas en si peu de temps. Merci à tous (tes)! Gros bisous du Canada ! 😎
Excursion sur l'île de Saona (République Dominicaine) English translation pending
bonjour
dans 1 mois humm le paradis directio punta cana
on me parle beaucoup de samoa
combien coute l'excursion - cela vaut-il le coup ou est-ce un pige a touristes
merci a tous
dans 1 mois humm le paradis directio punta cana
on me parle beaucoup de samoa
combien coute l'excursion - cela vaut-il le coup ou est-ce un pige a touristes
merci a tous
L'Europe de l'Est avant 1989 English translation pending
Qui a visité l'Europe de l'Est avant la chûte du bloc communiste ?
En ce qui me concerne, j'ai fait la yougoslavie (1985-1986-1987-1988), la bulgarie (1986-1988), la roumanie (1986) et la hongrie (1986).
On voulait passer en albanie en 1986 mais à la frontière ont nous a ''refoulé''. En 1989, on souhaitait faire de tour de la mer noire, en passant par l'URSS. Mais l'histoire nous a devancé. En 1986, on s'est baigné dans le Mer noire à Varna (BG), on avait interdiction de remuer le sable (Tchernobyl avait explosé quelques mois avant, si je me rappelle bien).
Parlez-nous de vos expériences lors de vos voyages dans les pays communistes...Beaucoup de souvenirs doivent vous avoir marqué !!
Parlez-nous de vos expériences lors de vos voyages dans les pays communistes...Beaucoup de souvenirs doivent vous avoir marqué !!
D'Istanbul à Delhi... Turquie-Iran. Toutoubidou English translation pending
6 avril 2005
L’avion d’Onur Air à du retard, Pili, Tama et moi devions partir à 17h 30, et à 20h nous avons enfin décollé vers Istanbul… J’aurais bien voulu faire ce trajet par la route, à travers la France, l’Italie et la Grèce, mais bon tant pis, trop cher, l’avion n’a coûté que 80 €. On atterrit, sortons de l’aéroport et prenons un taxi. Le voyage commence enfin!!! La périphérie ressemble assez à celle de l’Europe en cette heure de la nuit. Il est 2h du mat’ à Istanbul. Espérons que l’hotel à gardé nos chambres réservées… Nous arrivons au " Sinbad hotel ", et j’ai un mal fou à m’endormir… Le voyage commence… 7/4 Quelle chouette ville!!! Je ne pensais pas qu’Istanbul était si joli… Les gens ne sont absolument pas collants, c’est très agréable de se balader le long du Bosphore, dans de vieux quartiers… Le grand bazar, le bazar égyptien, les parcs et jardins de toutes sortes, des mosquées devant lesquelles je rêve de tout mon saoul… Les gens vendant des graines pour jeter aux pigeons, les cireurs de chaussures à tous les coins de rues, les vendeurs de galettes briochées partout etc… Je me régale ! Je me régale d’un café à la cardamome, d’une pidé, d’un borek ou kebab, du paysage sur le Bosphore…Je ne sais ou donner du regard... Les minarets tout fins chantant le muezzin (Allaaaaaaaaah ouakbarrr) 5 fois par jour, les petites ruelles qui montent et qui descendent a travers les mausolées, palais, mosquées qui rivalisent de finesses les unes avec les autres... Mon premier jour à Istanbul, et j’adore déjà cette grande ville aux gens calmes et souriants…
8 avril 05... Hier, nous avons téléphoné à Virginie, nous devrions nous voir, ainsi que Yavuz. Mais nos budget explose dans cette grande ville, et nous sommes pressés de commencer les kilomètres du voyage vers l’Inde par la route… Dommage de rater cette rencontre…. Nous avons décidé de partir ce soir pour la Cappadoce. Dès 9h du mat’ nous voilà partis pour notre 2eme et dernière journée à Istanbul. Balade à travers les ruelles, la mosquée Ste Sophie, la Mosquée Bleue, nous descendons vers le quartier Enimonü où nous prenons le Vapur (ferry), pour Uskudar sur la rive asiatique, de l’autre côté du Bosphore…
On s’installe sur le pont extérieur, cheveux au vent, et je regarde le palais Dolmabace sur la rive européenne, la mosquée de Suliman qui surplombe la vieille ville, et puis le fameux pont reliant l’Europe à l’Asie… Je suis bien… Heureuse, sereine, je suis en vacances, mon voyage commence ! ! ! Toutoubidou ! Arrivés à l’embarcadère, nous montons dans un minibus collectif, appelé Dolmouche, et partons visiter le palais d’été du Sultan, le Beylerbeyi.
Dix fois plus petit que le Dolmabace, il ne possède "que" 27 chambres, 3 salles de bain, et une quantité impressionnante de salons servant aux réceptions et cérémonies. Il est très rococo, situé au bord du Bosphore, il date du 19eme siècle. Les lustres sont en cristal de Bohème, les porcelaines de Limoges, les meubles d’ébène sont tout incrustés de nacre joliment travaillé. Les fauteuils sont aussi massifs que les canapés sont énormes. Les rideaux doivent peser des tonnes, et le sultan était fou de marine pour avoir commander des peintures aux plafonds représentant la mer déchaînée et des navires se débattant dans les vagues… Le palais n’a pris que 4 ans pour être construit de A à Z, mais 5000 hommes y travaillèrent sans relâches…
De retour à l’embarcadère, on s’offre un petit pain chaud garni au poulet, et rebelotte bateau pour Eminonu. Petit café bien sympathique dans le vapur, ballade tout aussi agréable dans les vieilles ruelles derrière le Palais Topkapi puis Ste Sophie… Retour à l’hôtel.
Installée sur le toit aménagé en terrasse, sous le soleil j’observe la mer de Marmara aux multiples bateaux petits et grands. Pili et Tama arrivent, mes deux " fistons " … Hier soir dans un mignon resto, le serveur en prenant la commande nous regarde et sort " Mama ? " en me regardant suivi de Pili et Tama… "No Gran’Ma"!!! Grrr… Moi qui me faisait toute une histoire sur le fait de voyager avec deux mecs… Tama ca va, nous avons 17 ans de différence, mais entre Pili et moi il n’y a que 4 ans quand même!!! Mama, non mais… Bon, hop la Cappadoce.
L’avion d’Onur Air à du retard, Pili, Tama et moi devions partir à 17h 30, et à 20h nous avons enfin décollé vers Istanbul… J’aurais bien voulu faire ce trajet par la route, à travers la France, l’Italie et la Grèce, mais bon tant pis, trop cher, l’avion n’a coûté que 80 €. On atterrit, sortons de l’aéroport et prenons un taxi. Le voyage commence enfin!!! La périphérie ressemble assez à celle de l’Europe en cette heure de la nuit. Il est 2h du mat’ à Istanbul. Espérons que l’hotel à gardé nos chambres réservées… Nous arrivons au " Sinbad hotel ", et j’ai un mal fou à m’endormir… Le voyage commence… 7/4 Quelle chouette ville!!! Je ne pensais pas qu’Istanbul était si joli… Les gens ne sont absolument pas collants, c’est très agréable de se balader le long du Bosphore, dans de vieux quartiers… Le grand bazar, le bazar égyptien, les parcs et jardins de toutes sortes, des mosquées devant lesquelles je rêve de tout mon saoul… Les gens vendant des graines pour jeter aux pigeons, les cireurs de chaussures à tous les coins de rues, les vendeurs de galettes briochées partout etc… Je me régale ! Je me régale d’un café à la cardamome, d’une pidé, d’un borek ou kebab, du paysage sur le Bosphore…Je ne sais ou donner du regard... Les minarets tout fins chantant le muezzin (Allaaaaaaaaah ouakbarrr) 5 fois par jour, les petites ruelles qui montent et qui descendent a travers les mausolées, palais, mosquées qui rivalisent de finesses les unes avec les autres... Mon premier jour à Istanbul, et j’adore déjà cette grande ville aux gens calmes et souriants…
8 avril 05... Hier, nous avons téléphoné à Virginie, nous devrions nous voir, ainsi que Yavuz. Mais nos budget explose dans cette grande ville, et nous sommes pressés de commencer les kilomètres du voyage vers l’Inde par la route… Dommage de rater cette rencontre…. Nous avons décidé de partir ce soir pour la Cappadoce. Dès 9h du mat’ nous voilà partis pour notre 2eme et dernière journée à Istanbul. Balade à travers les ruelles, la mosquée Ste Sophie, la Mosquée Bleue, nous descendons vers le quartier Enimonü où nous prenons le Vapur (ferry), pour Uskudar sur la rive asiatique, de l’autre côté du Bosphore…
On s’installe sur le pont extérieur, cheveux au vent, et je regarde le palais Dolmabace sur la rive européenne, la mosquée de Suliman qui surplombe la vieille ville, et puis le fameux pont reliant l’Europe à l’Asie… Je suis bien… Heureuse, sereine, je suis en vacances, mon voyage commence ! ! ! Toutoubidou ! Arrivés à l’embarcadère, nous montons dans un minibus collectif, appelé Dolmouche, et partons visiter le palais d’été du Sultan, le Beylerbeyi.
Dix fois plus petit que le Dolmabace, il ne possède "que" 27 chambres, 3 salles de bain, et une quantité impressionnante de salons servant aux réceptions et cérémonies. Il est très rococo, situé au bord du Bosphore, il date du 19eme siècle. Les lustres sont en cristal de Bohème, les porcelaines de Limoges, les meubles d’ébène sont tout incrustés de nacre joliment travaillé. Les fauteuils sont aussi massifs que les canapés sont énormes. Les rideaux doivent peser des tonnes, et le sultan était fou de marine pour avoir commander des peintures aux plafonds représentant la mer déchaînée et des navires se débattant dans les vagues… Le palais n’a pris que 4 ans pour être construit de A à Z, mais 5000 hommes y travaillèrent sans relâches…
De retour à l’embarcadère, on s’offre un petit pain chaud garni au poulet, et rebelotte bateau pour Eminonu. Petit café bien sympathique dans le vapur, ballade tout aussi agréable dans les vieilles ruelles derrière le Palais Topkapi puis Ste Sophie… Retour à l’hôtel.
Installée sur le toit aménagé en terrasse, sous le soleil j’observe la mer de Marmara aux multiples bateaux petits et grands. Pili et Tama arrivent, mes deux " fistons " … Hier soir dans un mignon resto, le serveur en prenant la commande nous regarde et sort " Mama ? " en me regardant suivi de Pili et Tama… "No Gran’Ma"!!! Grrr… Moi qui me faisait toute une histoire sur le fait de voyager avec deux mecs… Tama ca va, nous avons 17 ans de différence, mais entre Pili et moi il n’y a que 4 ans quand même!!! Mama, non mais… Bon, hop la Cappadoce.
Qui connait l'hôtel Ajanta à Delhi? English translation pending
Bonjour à tous,
Séjour de 12 jrs prévu en Inde le 10/10 avec arrivée à New Delhi. Mci me donner v/ avis sur l'hotel Ajanta à Delhi. De meme est-ce que Asif est un bon chauffeur ? Combien d'heures de trajet entre Delhi et le Rajasthan ? D'avance mci bq pr ttes vos infos.
Odile Ile de la Reunion
Séjour de 12 jrs prévu en Inde le 10/10 avec arrivée à New Delhi. Mci me donner v/ avis sur l'hotel Ajanta à Delhi. De meme est-ce que Asif est un bon chauffeur ? Combien d'heures de trajet entre Delhi et le Rajasthan ? D'avance mci bq pr ttes vos infos.
Odile Ile de la Reunion
Le barang contemporain au Cambodge...... English translation pending
Mon ami barbot a attiré mon attention sur un article trés intéressant pour les futurs expatriés ....... notamment ceux qui désirent s'installer au Cambodge, et croire qu'ils y on trouvés là une terre d'asile .....
Expat, qui es-tu ? Partie I : L'homme expatrié : aventurier des temps modernes ? Expatrié. Le mot sonne déjà comme un voyage, une ode à l'aventure, une invitation à la découverte. Qui sommesnous, nous que le Petit Larousse définit comme des «personnes ayant quitté leur pays»? Nous sommes des Phap au Vietnam, des Farang en Thaïlande et des Barang au Cambodge. Oui mais encore? gavroche_juin05.qxp 30/05/2005 17:06 Page 42 Gavroche 43 AILLEURS | Cambodge Ces étrangers qui vivent chez les autres, sont envoyés pour le compte de leur administration, travaillent pour une entreprise privée ou sont partis seuls tenter leur chance, refaire leur vie, chercher fortune. Les expatriés d'aujourd'hui vivent «l'exotisme au quotidien», tout comme leurs ancêtres colonisateurs. Et ils reproduisent peu ou prou les mêmes comportements, même si, loin des yeux, loin du coeur, mais également très loin de sa culture, le Barang expatrié au Cambodge adopte souvent inconsciemment, dans sa vie de tous les jours et dans son travail, des attitudes toutes nouvelles. Pression du climat, chocs des cultures, au fil de son séjour, la mentalité du nouvel arrivant va, elle aussi, subir des modifications, des évolutions et sa vision des choses qui l'entoure se modifiera.L'individu va se tropicaliser. Pierre Lamant, professeur à l'Institut national des langues et civilisations orientales, dans la postface du roman de Georges Groslier, «Le retour à l'argile», estime qu'«il y a toujours eu deux catégories d'Occidentaux en Extrême-Orient: ceux qui se laissent séduire et peuvent aller jusqu'à abandonner leurs racines et ceux qui repoussent toute approche, subissent plus ou moins patiemment leur sort momentané et rêvent du départ». Partant de cette dichotomie, il est amusant de dresser plusieurs portraits types d'expatriés. Certains n'y verront là que des caricatures, parfois grossières. Peut être, mais celui qui vit réellement au Cambodge, non pas dans un bureau climatisé mais parmi les expats; celui-là croise régulièrement ces caricatures dans les rues de Phnom Penh et d'ailleurs, dans les cocktails mondains et les basfonds humides d'un Cambodge qui n'existe pas que dans les mauvais romans… 1-Le Barang éponge Il parle khmer couramment seulement trois mois après son arrivée et est pote avec tous les moto-dop de son quartier. Il habite chez les parents de sa copine, une ancienne prostituée sur le retour déjà enceinte de ses oeuvres. Vêtu à la mode locale d'un krama noué autour des reins et de tongues en plastique, il tente d'adopter comme ses nouveaux amis la position asiatique au repos, assis sur ses talons. Le hamac est accroché sous les pilotis de la maison en bois dans un coin de campagne entouré de palmiers à sucre à vingt kilomètres de la capitale. Il fume des Ara sans filtre, paquet souple et roule en vieille Ssanyang, la moto des campagnes. Le Barang éponge a complètement absorbé la culture de son pays d'accueil et n'est relié à son ancienne vie et à son vieux continent que par la carte Visa, sa seule source de revenus. Il n'est pas là pour travailler et n'a pas fait dix heures d'avion pour voir un blanc-bec le sermonner. Il a renié tous ses anciens copains, ne fréquente quasiment plus un autre Barang et adore la cuisine de sa femme, pattes de poulet dans bouillie flottante, qu'il mange à grand renfort de riz blanc, assis sur une natte. Le Barang éponge sort tous les soirs dans les gargotes locales avec ses nouveaux amis du quartier à qui il paye des bières aux glaçons. Il est plus khmer que les Khmers et ne dort pas sous la moustiquaire. Lorsqu'il tombe malade, il fait confiance au sorcier du coin, se fait gratter le dos à l'aide d'une pièce de monnaie trempée dans du Baume du Tigre. En règle générale, le Barang éponge perd dix kilos la première année et est rapatrié sanitaire la deuxième, après plusieurs mois d''interdiction bancaire. Son retour en Europe est un enfer et est souvent assorti d'un passage en cure de désintoxication ou (et) chez un psy. Attention, le Barang éponge arrive rarement dans cet état. Il peut être auparavant expert ou pire, consultant, marié et père de famille. Le virus du Barang éponge s'attrape à n'importe quel âge, même après plusieurs séjours à l'expatriation sur d'autres continents tout aussi ensoleillés et touche toutes les classes de la société. Il n'existe pas de vaccins ni de médicaments encore au point. On a tous en tête un ami parti en vrac sous le soleil de l'Asie et qui n'en est toujours pas revenu. Les variantes de l'éponge sont le Barang résident sexuel. Ce dernier se rencontre uniquement à la nuit tombée. Comme un loup qui sort de sa tanière (une guesthouse minable forcément à Phnom Penh), il passe de poulaillers en poulaillers, écumant tous les bars à hôtesses de la ville sur sa moto Vespa, à la recherche de sa future proie. Il note sur un carnet les noms de chaque fille avec qui il couche, le prix qu'il paye et les spécificités de chacune, leur attribuant parfois une note sur vingt. Sa fierté est de coucher avec une prostituée sans la payer. Cet être-là a beaucoup existé dans les années 90 mais se raréfie. Il fréquente souvent d'autres variantes de l'éponge, comme le Barang au crochet de ses parents, le Barang prof de français à deux sous, ou même le Barang richissime ébloui par le potentiel de ce pays qui va, en quelques années, dilapider toute une vie d'économies, aidé par ses nouveaux amis… 2- Le Barang rejet Il est au Barang éponge ce que le Yin est au Yang, au rat des villes ce que son confrère est au rat des champs. Mais comme rien n'est jamais figé en Asie, le Barang rejet peut rapidement glisser vers l'éponge. Ce sont des choses malheureusement fréquentes. Le soir, on le rencontre généralement dans les cocktails mondains, les restaurants climatisés à la mode, les soirées à l'ambassade ou entre amis dans les plus belles villas de la capitale. (On le trouve rarement ailleurs qu'à la ville, sauf certains week-ends qu'il passe à Kompong Som). La journée, s'il n'est pas dans un 4x4 climatisé avec chauffeur, c'est qu'il est déjà arrivé à son bureau tout aussi climatisé avec secrétaire. Il peut être spécialiste en rédaction de projets (avant financement) ou de programmes (après financement) et passe son temps les yeux rivés sur son écran d'ordinateur. Il est le champion de l'expatriation et le Cambodge n'est jamais son premier poste. Ses employés de maison (nombreux) sont des gens «extraordinaires » quoique «un peu fainéants et nonchalants». Il connaît des dizaines de bonnes blagues sur les Africains; son dernier poste était à Dakar. Il occupe ses loisirs dans les clubs de sports des grands hôtels avec piscine et sauna et se promet toujours d'aller passer un week-end à Angkor. Avec ses amis, il compare l'attitude des locaux de ce pays avec celle d'autres locaux d'autres pays où il a séjourné. Il critique vertement, toujours en public, le comportement des étrangers de sa race qui fréquentent les prostituées et profitent de la pauvreté des autochtones. Pourtant, s'il regardait bien, si la pauvreté venait un jour à disparaître de la planète, il perdrait son boulot. Après un an passé sur place, il ignore toujours comment on dit bonjour en cambodgien. Le monde, le Barang rejet le considère en deux parties, avec d'un côté les Etats membres du G8 qui ont inventé l'avion et la poêle Tefal, et d'un autre, ceux qui n'ont pas eu cette chance. C'est pour rétablir cet équilibre qu'il juge injuste d'ailleurs que l'on retrouve très souvent le Barang rejet à la tête d'organismes internationaux humanitaires. Tout cela ne l'empêche pas de se laisser aller et de tomber parfois sans y prendre garde sous le charme de l'Asie. On peut alors retrouver son 4x4 garé devant certains bars nocturnes des basfonds humides de Phnom Penh. Mais uniquement lorsque sa femme est en vacances à l'étranger. 3- Le Barang à mi-chemin Pas assez riche ou trop solitaire pour entrer dans la catégorie rejet, trop bien éduqué et pas assez pauvre pour tomber dans l'éponge, le Barang à mi-chemin n'est jamais arrivé par hasard en Asie du Sud-Est. Son type de femme a toujours été la petite brune finette aux yeux bridés. Il a longtemps pleuré devant le film Indochine et considère Apocalypse Now comme le seul véritable chef-d'oeuvre du cinéma. Il se marie très souvent avec une locale ou une Asiatique de la région en poste ici, parfois après avoir laissé trois femmes et plusieurs enfants en France. Il parle la langue plus ou moins bien, parfois même la lit et l'écrit couramment, connaît l'histoire récente du pays, a déjà visité Angkor ou ne va pas tarder à le faire, a fait le tour du lac en moto si l'état de son dos le lui permet et connaît par coeur la route de Kampot. Lartéguy, Hougron, Groslier, Tauriac, Loti, Glaize, etc. sont ses auteurs favoris même s'il ne jure que par Jaraï de Loup Durand dont il possède même un exemplaire de la version originale épuisée. Ses soirées sont invariablement les mêmes et on le croise, dans l'ordre, au Deauville ou à la Marmite et à l'Asiate avec certaines variantes incontournables comme le Martini ou d'autres endroits de débauche du soleil couchant, dont les patrons sont tous des copains. Les nouveaux venus le considèrent comme un expert du Cambodge. Il tombe amoureux dix fois par jour, entretient parfois plusieurs maîtresses, et sait décrire comme personne les beautés du royaume. Le Barang à mi-chemin a participé de près ou de loin à la reconstruction du pays ces dernières années. Médecin, chirurgien, maraîcher, journaliste, responsable d'une organisation non gouvernementale, hôtelier, barman, restaurateur, il finira par prendre racine dans un recoin du royaume, à Phnom Penh ou ailleurs, même dans des endroits les plus reculés. Il se pose en observateur sur la politique de ce pays, estime que les choses ne sont pas simples, ne réduit pas le régime khmer rouge à une variante du maoïsme, regrette la pauvreté généralisée, l'impunité, l'absence d'intérêt général des pouvoirs publics, la lenteur du développement, et même s'il y travaille, sait critiquer l'action des organisations internationales. Le Barang à mi-chemin vit en permanence sur la corde raide. Suivant les rencontres de la vie et les placements financiers hasardeux, il finira ses jours dans le costume strict du Barang rejet ou dans celui, plus léger, du Barang éponge. Mais il se peut qu'il réalise simplement que cela fait trop longtemps qu'il vit au soleil. S'il part, ce ne sera que pour mieux revenir. D'ailleurs, la seule définition de la France qu'il connaît se résume à trois mots: pain, vin et fromages Frédéric Amat (Le mois prochain, la femme expat: passante du sans-souci ou épouse au foyer?...) Les expatriés d'aujourd'hui vivent «l'exotisme au quotidien», tout comme leurs ancêtres colonisateurs. Et ils reproduisent peu ou pour les mêmes comportements. gavroche_juin05.qxp 30/05/2005 17:06 Page 43
Tristement vrai et pouvant se retrouver en Thailande et dans bien d'autres endroits de la planète ....... mais forcément, personne ne se reconnaîtra dans ces portraits ....... 😉
Tristement vrai et pouvant se retrouver en Thailande et dans bien d'autres endroits de la planète ....... mais forcément, personne ne se reconnaîtra dans ces portraits ....... 😉
Ouverture d'un commerce en Thaïlande English translation pending
Bonjour, jaurai voulu savoir où sur paris je pourrai me renseigner au niveau des loi thailandaise pour l'ouverture d'un commerce en thailande.
Maroc: accueil lamentable English translation pending
Je voudrais vous faire part de la mésaventure qui nous est arrivé à Casablanca le 19 février 2005.
Moi-même et ma femme avions décidé de passer quelques jours de vacances au Maroc. Elle devait venir de Dakar, moi de Paris et devions nous retrouver à l'hotel que nous avions réservé.
Mon épouse est donc arrivé par avion à l'aéroport de Casablanca tôt le matin du 19, quelques heures avant moi. Lorsque je suis arrivé à mon tour, j'ai appris qu'elle avait été arrêtée par la police des frontières et qu'elle était placée en centre de rétention.
Le motif de l'arrestation a été très vague. Soit-disant un manque de devises, alors qu'elle en possédait, et que de surcroît, elle détenait également une carte bleue internationale. Avec un tel motif, il faudrait donc arrêter les milliers de touristes qui viennent chaque année au Maroc.
Sur place, je n'ai pas pu voir mon épouse et j'ai même du verser un bakchich pour obtenir des informations. C'est pitoyable !
Finalement, elle a été expulsée vers Dakar le soir même, encadrée par deux policiers, sans un mot d'explication ou d'excuse.
Vous comprendrez aisément qu'avec un tel accueil, nous ne risquons pas de retourner au Maroc un jour. Outre cette rétention complètement arbitraire, nous avons dépensé beaucoup d'argent pour rien, entre les billets d'avion, l'hôtel, le bakchich ...
La qualité de l'accueil au Maroc n'étant pas digne d'un pays qui se veut touristique, je ne peux qu'inciter mes compatriotes à se tourner vers d'autres destinations.
Moi-même et ma femme avions décidé de passer quelques jours de vacances au Maroc. Elle devait venir de Dakar, moi de Paris et devions nous retrouver à l'hotel que nous avions réservé.
Mon épouse est donc arrivé par avion à l'aéroport de Casablanca tôt le matin du 19, quelques heures avant moi. Lorsque je suis arrivé à mon tour, j'ai appris qu'elle avait été arrêtée par la police des frontières et qu'elle était placée en centre de rétention.
Le motif de l'arrestation a été très vague. Soit-disant un manque de devises, alors qu'elle en possédait, et que de surcroît, elle détenait également une carte bleue internationale. Avec un tel motif, il faudrait donc arrêter les milliers de touristes qui viennent chaque année au Maroc.
Sur place, je n'ai pas pu voir mon épouse et j'ai même du verser un bakchich pour obtenir des informations. C'est pitoyable !
Finalement, elle a été expulsée vers Dakar le soir même, encadrée par deux policiers, sans un mot d'explication ou d'excuse.
Vous comprendrez aisément qu'avec un tel accueil, nous ne risquons pas de retourner au Maroc un jour. Outre cette rétention complètement arbitraire, nous avons dépensé beaucoup d'argent pour rien, entre les billets d'avion, l'hôtel, le bakchich ...
La qualité de l'accueil au Maroc n'étant pas digne d'un pays qui se veut touristique, je ne peux qu'inciter mes compatriotes à se tourner vers d'autres destinations.
Retrouvaille au Vietnam English translation pending
13 avril 2004
Charles de gaulle terminal 2 C Vol paris Hanoï, avec Air France 13 heure 36, préparation au décollage. Déjà au lieu de 12 heure de vol que 10 heure 20, bonne nouvelle !!!! Nous sommes à la place 26J et K sur l’aile droite, l’avion est un A330, écran perso télécommande, couverture et oreiller orange. Devant nous 2 franco-espagnols et derrière 2 vietnamiens. L’angoisse me taraude, ai-je bien fait de réserver sur internet ? Le guide sera-t-il là ? N’est ce pas de la folie de partir comme cela à l’aventure ? Va-t-il y avoir des soucis avec les autorités vietnamiennes ? Et j’ai 10 heure pour m’angoisser sur le bien fondé de ce voyage !!!
Arrivée à Hanoï, 14 avril 2004
Il pleut à verse à l’atterrissage, nous n’avons rien vu. Aéroport de Noïbay, accueil de Son, notre guide francophone, il nous emmène vers un 4X4 bleu marine avec son chauffeur. Déjà le chauffeur et le guide promis sont là !!! Ouf !!!
Ils nous emmènent à Hanoï, d’abord à l’agence Lapalanche pour régler les détails de logistiques !!! Sous, papiers, et surtout notre dossier de recherche.
La route vers Hanoï est verte et chaude, une autoroute avec des motocyclettes sur le bas coté des vélos. Arrivée dans Hanoï, que de vélos, de motocyclettes, cela sort de partout !!! Attention on va les toucher !!! Heureusement, je ne conduis pas !!! malgré ma conduite parisienne, je ne sais si je ne mettrais pas du monde par terre !!
Arrivé à l’agence Lapalanche, Thé. Un des responsables de l’agence se présente : celui avec qui j’ai eu tous les contacts internet, et nous explique le séjour. Pour lui la recherche doit commencer par le poste de Bao Long près de Nam Dinh. Avec nos différents mails, il a préparé la recherche et il n’a pas les même idées que moi. Dans mon idée, il faut privilégier le domicile de la maman et lui pense d’abord trouver le poste de Bao Long. Je lui remet les éléments dont je dispose : la photocopie de l’acte de naissance, la photo d’époque de la maman, et la photo sur Internet d’une personne ayant le même état civil. Il discute avec Son, et nous le laissons. Son le contactera régulièrement.
Départ pour Nam Dinh, nous nous arrêtons pour faire du change. Puis départ, nous sortons de Hanoï, tout est vert, vert rizière !!! des cocotiers en fond et des bananier, une petite pluie fine, la route est facile, une superbe autoroute au début. Il faut dire que Nam Dinh a hébergé les Sea Games. Donc les infrastructures sont bonnes. Des vélos, des femmes avec leurs jolis chapeaux coniques, des images de cartes postales pleins les yeux !!!!
Des péages jalonnent la route. Nous arrivons près de Nam Dinh, le guide cherche Bao Long . Le chauffeur s’engage le long d’un canal d’irrigation, toujours partout des vélos chargés de tout ce que l’on veut. On avance sur la petite route, le guide questionne à droite à gauche, et nous nous arrêtons devant un monument commémoratif surmonté d’une étoile et d’un drapeau du Vietnam. Et … c’est le poste de Bao Long !!!! à coté une église blanche grise !!! nous faisons le tour pendant que le guide continue de poser des questions autour. Nous voila en fait arrivé au lieu de naissance de laye. C’est bizarre de se dire que nous sommes à un endroit qu’il a quitté il y a 54 ans .
L’équivalent du maire, nous invite à passer à la maison communale, il inscrit nos passeports, nous discutons, du moins Son discute avec lui. Au niveau du village, il y a plusieurs personnes ayant le même état civil que la maman. Nous repartons avec la voiture, nous nous arrêtons, il repart vers un petit pont, il revient, repart dans une autre direction, monte derrière une moto, et quelqu’un arrive en courant. Une femme, d’une quarantaine d’année, petite asiatique évidemment !!! en pantalon noir et chemise claire. Nous descendons, elle m’attrape et me fais comprendre qu’il faut que nous la suivions. Elle me tient fermement, Laye me suit amuser derrière !!!! Elle nous emmène manu militari !!! Nous traversons un canal d’irrigation et entrons dans la cour d’une maison. Et là, le guide nous apprend que peut être, c’est la famille de la maman de Laye.
Son discute, nous nous asseyons, il traduit, et nous apprenons qu’ effectivement, c’est bien la famille de la maman, et que la toute petite personne et très âgée qui est devant nous, est la tante de Laye. La maman est partie vers Saïgon en 1990, avec le téléphone, Son discute avec son fils, chacun de son côté s’assure que c’est vrai, des deux côtés les questions fusent.
Nous apprenons qu’il n’y avait que deux enfants métisses au niveau de ce village, mais nous décidons d’attendre demain pour repartir vers Hanoï, puis vers Saïgon.
à la famille de revenir, eux sont surs !!!
Nous partons vers Nam Dinh, nous sommes fatigués et tout cela est bien rapide !!!
Nous reprenons la voiture, le chauffeur nous dépose à Nam Dinh, devant un superbe hôtel, flambant neuf !!! Le luxe !!! Le SON NAM Hôtel, 26 le hong phong- NAM DINH Et dire que l’on avait peur, que nous étions inquiets sur la qualité de l’hébergement !!!
Le guide nous fixe rendez-vous pour aller manger dans un restaurant, nous nous douchons, changeons tout nos plans !
Avec le chauffeur et Son nous partons manger au restaurant au centre de Nam Dinh, nous en profitons pour rediscuter logistique, nous joignons Thang au téléphone, et il nous cherche trois billet Hanoï-Saïgon pour demain.
Nous revenons vers l’hôtel, petit somme réparateur, et nous en profitons pour téléphoner en France au filles. Afin de les rassurer. Nous joignons Diatou et Marie qui doivent prévenir tout le monde.
Charles de gaulle terminal 2 C Vol paris Hanoï, avec Air France 13 heure 36, préparation au décollage. Déjà au lieu de 12 heure de vol que 10 heure 20, bonne nouvelle !!!! Nous sommes à la place 26J et K sur l’aile droite, l’avion est un A330, écran perso télécommande, couverture et oreiller orange. Devant nous 2 franco-espagnols et derrière 2 vietnamiens. L’angoisse me taraude, ai-je bien fait de réserver sur internet ? Le guide sera-t-il là ? N’est ce pas de la folie de partir comme cela à l’aventure ? Va-t-il y avoir des soucis avec les autorités vietnamiennes ? Et j’ai 10 heure pour m’angoisser sur le bien fondé de ce voyage !!!
Arrivée à Hanoï, 14 avril 2004
Il pleut à verse à l’atterrissage, nous n’avons rien vu. Aéroport de Noïbay, accueil de Son, notre guide francophone, il nous emmène vers un 4X4 bleu marine avec son chauffeur. Déjà le chauffeur et le guide promis sont là !!! Ouf !!!
Ils nous emmènent à Hanoï, d’abord à l’agence Lapalanche pour régler les détails de logistiques !!! Sous, papiers, et surtout notre dossier de recherche.
La route vers Hanoï est verte et chaude, une autoroute avec des motocyclettes sur le bas coté des vélos. Arrivée dans Hanoï, que de vélos, de motocyclettes, cela sort de partout !!! Attention on va les toucher !!! Heureusement, je ne conduis pas !!! malgré ma conduite parisienne, je ne sais si je ne mettrais pas du monde par terre !!
Arrivé à l’agence Lapalanche, Thé. Un des responsables de l’agence se présente : celui avec qui j’ai eu tous les contacts internet, et nous explique le séjour. Pour lui la recherche doit commencer par le poste de Bao Long près de Nam Dinh. Avec nos différents mails, il a préparé la recherche et il n’a pas les même idées que moi. Dans mon idée, il faut privilégier le domicile de la maman et lui pense d’abord trouver le poste de Bao Long. Je lui remet les éléments dont je dispose : la photocopie de l’acte de naissance, la photo d’époque de la maman, et la photo sur Internet d’une personne ayant le même état civil. Il discute avec Son, et nous le laissons. Son le contactera régulièrement.
Départ pour Nam Dinh, nous nous arrêtons pour faire du change. Puis départ, nous sortons de Hanoï, tout est vert, vert rizière !!! des cocotiers en fond et des bananier, une petite pluie fine, la route est facile, une superbe autoroute au début. Il faut dire que Nam Dinh a hébergé les Sea Games. Donc les infrastructures sont bonnes. Des vélos, des femmes avec leurs jolis chapeaux coniques, des images de cartes postales pleins les yeux !!!!
Des péages jalonnent la route. Nous arrivons près de Nam Dinh, le guide cherche Bao Long . Le chauffeur s’engage le long d’un canal d’irrigation, toujours partout des vélos chargés de tout ce que l’on veut. On avance sur la petite route, le guide questionne à droite à gauche, et nous nous arrêtons devant un monument commémoratif surmonté d’une étoile et d’un drapeau du Vietnam. Et … c’est le poste de Bao Long !!!! à coté une église blanche grise !!! nous faisons le tour pendant que le guide continue de poser des questions autour. Nous voila en fait arrivé au lieu de naissance de laye. C’est bizarre de se dire que nous sommes à un endroit qu’il a quitté il y a 54 ans .
L’équivalent du maire, nous invite à passer à la maison communale, il inscrit nos passeports, nous discutons, du moins Son discute avec lui. Au niveau du village, il y a plusieurs personnes ayant le même état civil que la maman. Nous repartons avec la voiture, nous nous arrêtons, il repart vers un petit pont, il revient, repart dans une autre direction, monte derrière une moto, et quelqu’un arrive en courant. Une femme, d’une quarantaine d’année, petite asiatique évidemment !!! en pantalon noir et chemise claire. Nous descendons, elle m’attrape et me fais comprendre qu’il faut que nous la suivions. Elle me tient fermement, Laye me suit amuser derrière !!!! Elle nous emmène manu militari !!! Nous traversons un canal d’irrigation et entrons dans la cour d’une maison. Et là, le guide nous apprend que peut être, c’est la famille de la maman de Laye.
Son discute, nous nous asseyons, il traduit, et nous apprenons qu’ effectivement, c’est bien la famille de la maman, et que la toute petite personne et très âgée qui est devant nous, est la tante de Laye. La maman est partie vers Saïgon en 1990, avec le téléphone, Son discute avec son fils, chacun de son côté s’assure que c’est vrai, des deux côtés les questions fusent.
Nous apprenons qu’il n’y avait que deux enfants métisses au niveau de ce village, mais nous décidons d’attendre demain pour repartir vers Hanoï, puis vers Saïgon.
à la famille de revenir, eux sont surs !!!
Nous partons vers Nam Dinh, nous sommes fatigués et tout cela est bien rapide !!!
Nous reprenons la voiture, le chauffeur nous dépose à Nam Dinh, devant un superbe hôtel, flambant neuf !!! Le luxe !!! Le SON NAM Hôtel, 26 le hong phong- NAM DINH Et dire que l’on avait peur, que nous étions inquiets sur la qualité de l’hébergement !!!
Le guide nous fixe rendez-vous pour aller manger dans un restaurant, nous nous douchons, changeons tout nos plans !
Avec le chauffeur et Son nous partons manger au restaurant au centre de Nam Dinh, nous en profitons pour rediscuter logistique, nous joignons Thang au téléphone, et il nous cherche trois billet Hanoï-Saïgon pour demain.
Nous revenons vers l’hôtel, petit somme réparateur, et nous en profitons pour téléphoner en France au filles. Afin de les rassurer. Nous joignons Diatou et Marie qui doivent prévenir tout le monde.
Lac Baïkal - 2004 English translation pending
Voici le récit de 3 merveilleuses semaines passées au lac. Avec Laurent, ça fait déjà un mois et demi qu'on est à Moscou pour nos études. Histoire de profiter d'être déja si loin, on s'est dit " Pourquoi ne pas bouger plus loin après ? ". Et en regardant la carte, on a vu le Baïkal. On ne savait vraiment pas tout ce qui nous attendait là-bas, toutes les merveilles que nous allions découvrir...
Le Transsibérien
Tout a commence à Moscou le 20, avec ce fameux train dans lequel on pensait s’ennuyer comme jamais auparavant. En plus de 90h, il y avait vraiment moyen ! On a eu peur en arrivant de nos voisines, 2 russes qui pouffaient entre elles dès qu'on leur demandait quelque chose, se disant l’une l’autre « je n'ai pas compris... Ah Ah » . La perspective de longues conversations avec elles était donc impossible... Heureusement, de l’autre côté nous avons eu des voisins plus loquaces, tous originaires de Sibérie et parlant volontiers des us et coutumes du coin, en particulier Marina, devouchka de notre âge, fort charmante et énigmatique. Le paysage sinon était assez sympathique : forêt, forêt, forêt, et parfois une ville, tous les 100km des qu’on est entré en Sibérie, une fois passé l’Oural. Les arrêts, 20-30mn toutes les 7 ou 8h, étaient par contre plus intéressant, car chaque ville a son combinat spécialisé et donc sa production particulière. Ça se voit en descendant du train au nombre de babouchkas qui vendent la même chose : poisson séché, noix de cèdres, laines... Idéal pour tester la gastronomie locale ! Le tout accompagné de thé noir, la boisson préférée des russes, préparé à l’aide du samovar, grosse réserve à eau chaude dont sont équipées les maisons russes mais aussi notre wagon. Le 2ème soir, nous avons eu droit a un spectacle d’une rare beauté : à travers les vitres du train, nous avons assisté pendant plus de 5 heures à un déluge d’éclairs. En moyenne toutes les 4 ou 5 secondes, un éclair tombait et illuminait la taïga d’une lumière électrique et irréelle. Notre contrôleur, grand sexagénaire chauve et à la dentition émaillée d’or, est originaire de Severobaikalsk et nous invite à prendre le thé. Nous passons d’agréables moments avec lui à l’écouter parler du lac qu’il connaît bien. A un arrêt, Laurent, grand amateur de photographie, en profite pour réaliser sa plus belle photo, et nous échangeons nos adresses. Au final le voyage est passe très vite et nous ne l avons pas vu passer, excepté la journée a 35 degrés dans le wagon ! Pourtant, aux descriptions de voyageurs que j’avais pu lire auparavant, je m'attendais à une rude épreuve, nerveuse et olfactive, mais pour nous le voyage fut comme un enchantement, entraîné que nous étions vers l’inconnu et la nature a n’en plus finir.
Enfin, le lac !
Après, arrivée à Severobaikalsk. Enfin, le lac ! Un peu déçu au début, sûrement parce que j’habite à 2km de la Manche. On a trouvé un logement par l’intermédiaire de Natalia Raspoutina. Elle travaille à la toute nouvelle office de tourisme et s’exprime dans un français excellent. Nous avons passé une nuit assez sympathique dans le bungalow qu’une famille de NijniAngarsk a tout juste fini de construire pour accueillir des touristes. On a pu profiter de leur « bania », le bain russe. Il consiste en une pièce chauffée par un gros poêle à bois sur lequel sont placées des pierres. Pour faire circuler le sang, on se fouette avidement de branches de bouleaux, puis on sort dehors a défaut de douche froide, mais pas trop car des qu on a repris une température normale les moustiques arrivent. Seule déception, le comportement trop intéressé de nos hôtes :
- Venez manger ! - Merci il est 15h on a mangé à midi on n’a vraiment pas faim. - Ouh là là impossible ! On est en Russie, ça ne se refuse pas ! Vous êtes nos invités, on ne refuse pas une invitation !
...
- 100p chacun SVP. - Mais on n’a mangé qu’une soupe tellement on avait pas faim ! - Ah oui mais il a bien fallu qu’on aille au produkti et qu’on prépare et ici c’est une gastinitsa il faut payer, vous êtes Français de toute façon qu'est-ce que ça peut vous faire de nous donner ça c’est rien pour vous !
Expérience un peu décevante donc et nous avons rapidement passé notre chemin !
Le Transsibérien
Tout a commence à Moscou le 20, avec ce fameux train dans lequel on pensait s’ennuyer comme jamais auparavant. En plus de 90h, il y avait vraiment moyen ! On a eu peur en arrivant de nos voisines, 2 russes qui pouffaient entre elles dès qu'on leur demandait quelque chose, se disant l’une l’autre « je n'ai pas compris... Ah Ah » . La perspective de longues conversations avec elles était donc impossible... Heureusement, de l’autre côté nous avons eu des voisins plus loquaces, tous originaires de Sibérie et parlant volontiers des us et coutumes du coin, en particulier Marina, devouchka de notre âge, fort charmante et énigmatique. Le paysage sinon était assez sympathique : forêt, forêt, forêt, et parfois une ville, tous les 100km des qu’on est entré en Sibérie, une fois passé l’Oural. Les arrêts, 20-30mn toutes les 7 ou 8h, étaient par contre plus intéressant, car chaque ville a son combinat spécialisé et donc sa production particulière. Ça se voit en descendant du train au nombre de babouchkas qui vendent la même chose : poisson séché, noix de cèdres, laines... Idéal pour tester la gastronomie locale ! Le tout accompagné de thé noir, la boisson préférée des russes, préparé à l’aide du samovar, grosse réserve à eau chaude dont sont équipées les maisons russes mais aussi notre wagon. Le 2ème soir, nous avons eu droit a un spectacle d’une rare beauté : à travers les vitres du train, nous avons assisté pendant plus de 5 heures à un déluge d’éclairs. En moyenne toutes les 4 ou 5 secondes, un éclair tombait et illuminait la taïga d’une lumière électrique et irréelle. Notre contrôleur, grand sexagénaire chauve et à la dentition émaillée d’or, est originaire de Severobaikalsk et nous invite à prendre le thé. Nous passons d’agréables moments avec lui à l’écouter parler du lac qu’il connaît bien. A un arrêt, Laurent, grand amateur de photographie, en profite pour réaliser sa plus belle photo, et nous échangeons nos adresses. Au final le voyage est passe très vite et nous ne l avons pas vu passer, excepté la journée a 35 degrés dans le wagon ! Pourtant, aux descriptions de voyageurs que j’avais pu lire auparavant, je m'attendais à une rude épreuve, nerveuse et olfactive, mais pour nous le voyage fut comme un enchantement, entraîné que nous étions vers l’inconnu et la nature a n’en plus finir.
Enfin, le lac !
Après, arrivée à Severobaikalsk. Enfin, le lac ! Un peu déçu au début, sûrement parce que j’habite à 2km de la Manche. On a trouvé un logement par l’intermédiaire de Natalia Raspoutina. Elle travaille à la toute nouvelle office de tourisme et s’exprime dans un français excellent. Nous avons passé une nuit assez sympathique dans le bungalow qu’une famille de NijniAngarsk a tout juste fini de construire pour accueillir des touristes. On a pu profiter de leur « bania », le bain russe. Il consiste en une pièce chauffée par un gros poêle à bois sur lequel sont placées des pierres. Pour faire circuler le sang, on se fouette avidement de branches de bouleaux, puis on sort dehors a défaut de douche froide, mais pas trop car des qu on a repris une température normale les moustiques arrivent. Seule déception, le comportement trop intéressé de nos hôtes :
- Venez manger ! - Merci il est 15h on a mangé à midi on n’a vraiment pas faim. - Ouh là là impossible ! On est en Russie, ça ne se refuse pas ! Vous êtes nos invités, on ne refuse pas une invitation !
...
- 100p chacun SVP. - Mais on n’a mangé qu’une soupe tellement on avait pas faim ! - Ah oui mais il a bien fallu qu’on aille au produkti et qu’on prépare et ici c’est une gastinitsa il faut payer, vous êtes Français de toute façon qu'est-ce que ça peut vous faire de nous donner ça c’est rien pour vous !
Expérience un peu décevante donc et nous avons rapidement passé notre chemin !
One-month road trip in Namibia
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.



We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.



Questions about visiting Guatemala in 14 days
hi there,
we’re traveling as a couple to Guatemala from Feb 8 to 22. We’ve realized that given the distances, it feels a bit short. So, we’ve decided to limit ourselves to:
- Antigua: 3 nights (from Feb 8 to 11), including the arrival day - Lake Atitlán: from Feb 11 to 14 – 3 nights in San Juan La Laguna, including the morning trip from Antigua to Lake Atitlán - Chichicastenango: from Feb 14 to 15 – 1 night to attend the Sunday market and visit the cemetery
We have 7 days left that we’re not sure how to organize to cover: Flores – Tikal – El Remate, then head back to Guatemala City for our flight on Feb 22. Actually, I have a few questions: Do you think the time in Antigua and at the lake is enough? We might do the Pacaya Volcano, which is accessible for beginners, and that’s it. Should we spend a bit more time at these two spots: Antigua and the lake? If so, we’d have to skip the Chichicastenango market. We’re also thinking of leaving Chichicastenango to head to Flores, then staying overnight in El Remate. Does that seem doable in one day? We’ve noted that the trips are long, and since we don’t want to rush, we’ve reduced the number of accommodations. Even though we know we won’t see everything, we don’t want to miss the must-sees. We’re also wondering if we’ve planned the route in the right direction, or if we should head straight to Tikal when we arrive. Anyway, I know this is long, but we’re a bit lost. Thanks so much for your help! Annick
we’re traveling as a couple to Guatemala from Feb 8 to 22. We’ve realized that given the distances, it feels a bit short. So, we’ve decided to limit ourselves to:
- Antigua: 3 nights (from Feb 8 to 11), including the arrival day - Lake Atitlán: from Feb 11 to 14 – 3 nights in San Juan La Laguna, including the morning trip from Antigua to Lake Atitlán - Chichicastenango: from Feb 14 to 15 – 1 night to attend the Sunday market and visit the cemetery
We have 7 days left that we’re not sure how to organize to cover: Flores – Tikal – El Remate, then head back to Guatemala City for our flight on Feb 22. Actually, I have a few questions: Do you think the time in Antigua and at the lake is enough? We might do the Pacaya Volcano, which is accessible for beginners, and that’s it. Should we spend a bit more time at these two spots: Antigua and the lake? If so, we’d have to skip the Chichicastenango market. We’re also thinking of leaving Chichicastenango to head to Flores, then staying overnight in El Remate. Does that seem doable in one day? We’ve noted that the trips are long, and since we don’t want to rush, we’ve reduced the number of accommodations. Even though we know we won’t see everything, we don’t want to miss the must-sees. We’re also wondering if we’ve planned the route in the right direction, or if we should head straight to Tikal when we arrive. Anyway, I know this is long, but we’re a bit lost. Thanks so much for your help! Annick
EasyJet in Nice: Fight Over Refusal to Pay Baggage Fee
The couple involved refused to pay the extra fee demanded by the flight coordination company. Things quickly escalated. It got so bad that the man ended up physically fighting with an airport agent, even rolling on the ground.
https://www.nicematin.com/faits-divers/il-refuse-de-payer-un-supplement-bagages-le-litige-se-termine-en-bagarre-a-l-aeroport-de-nice-999711
If you can’t afford to pay for your luggage, don’t travel 😡. What’s next? Are they gonna hit the tour guide in Mykonos because the price of the tour went up without warning 🤪?
A heads-up to all EasyJet travelers: baggage checks are more strict than ever!
https://www.nicematin.com/faits-divers/il-refuse-de-payer-un-supplement-bagages-le-litige-se-termine-en-bagarre-a-l-aeroport-de-nice-999711
If you can’t afford to pay for your luggage, don’t travel 😡. What’s next? Are they gonna hit the tour guide in Mykonos because the price of the tour went up without warning 🤪?
A heads-up to all EasyJet travelers: baggage checks are more strict than ever!
Come discover the Gaspésie with me
Introduction
In this travel journal, you’ll find a list of all the activities we did during our road trip through the Gaspésie.
Videos are embedded throughout the summary. Just click on the image to start the video.
To jump to a specific post, here are the relevant links:
Gaspé - Forillon National Park - Interpretation Center Gaspé - Forillon National Park - Mont-Saint-Alban Trail Gaspé - Forillon National Park - La Chute Trail Gaspé - Forillon National Park - Les Graves Trail Percé - Rivière-aux-Émeraudes Waterfall Percé - Bonaventure Island National Park Perc�� - Hike at the Foot of Percé Rock Percé Geopark - Suspended Glass Platform Percé Geopark - Magic Forest Loop Percé Geopark - Belvedere Trails Percé Geopark - Springs and Les Pieds Croches Trails Percé Geopark - Crevasse Trail Percé Geopark - Grande Coupe Trail Percé Geopark - Grotto Path Bonaventure - Le Malin de la Rivière Bonaventure Maria - Grand Sault Waterfall Carleton-sur-Mer - Les Saults Waterfall - Éperlan Trail Matapédia - Two Rivers Belvedere Saint-Alexis-de-Matapédia - Dream Horizon Belvedere Saint-André-de-Restigouche - Heart of the Plateaus Belvedere Saint-André-de-Restigouche - Picot Waterfalls Saint-Alexis-de-Matapédia - Robitaille Stream Waterfalls Trail Saint-Alexandre-des-Lacs - Philomène Waterfall Saint-Ulric - Ti-Mé Waterfall
In this travel journal, you’ll find a list of all the activities we did during our road trip through the Gaspésie.
Videos are embedded throughout the summary. Just click on the image to start the video.
To jump to a specific post, here are the relevant links:
Gaspé - Forillon National Park - Interpretation Center Gaspé - Forillon National Park - Mont-Saint-Alban Trail Gaspé - Forillon National Park - La Chute Trail Gaspé - Forillon National Park - Les Graves Trail Percé - Rivière-aux-Émeraudes Waterfall Percé - Bonaventure Island National Park Perc�� - Hike at the Foot of Percé Rock Percé Geopark - Suspended Glass Platform Percé Geopark - Magic Forest Loop Percé Geopark - Belvedere Trails Percé Geopark - Springs and Les Pieds Croches Trails Percé Geopark - Crevasse Trail Percé Geopark - Grande Coupe Trail Percé Geopark - Grotto Path Bonaventure - Le Malin de la Rivière Bonaventure Maria - Grand Sault Waterfall Carleton-sur-Mer - Les Saults Waterfall - Éperlan Trail Matapédia - Two Rivers Belvedere Saint-Alexis-de-Matapédia - Dream Horizon Belvedere Saint-André-de-Restigouche - Heart of the Plateaus Belvedere Saint-André-de-Restigouche - Picot Waterfalls Saint-Alexis-de-Matapédia - Robitaille Stream Waterfalls Trail Saint-Alexandre-des-Lacs - Philomène Waterfall Saint-Ulric - Ti-Mé Waterfall
A long journey around Australia
Sunday, October 1st, 2023
Mulhouse-London
We dumped our trash on our neighbors. We hugged, overflowing with emotion. Then Léa from Taxis S showed up. She knows us well. For ages, she’s been our driver. She was practically the official taxiwoman for the trips of the company where Dom and I met. She knew us when we were single! Almost teenagers! She knows everyone and fills in the biographies of people we’d forgotten.
Across the street, while we loaded the luggage, S., perched in his window frame, waved a handkerchief. This wasn’t just any trip.
Then things got tricky. It’s funny how fate sinks its teeth into our happy moments—there’s this whole intermediate phase where the poison seeps in unnoticed because you’re still in the dark...
First, there was a delay on our flight to London. Dom immediately went on high alert, while I stayed calm. In my mind, we had two hours. I knew we had to go from Terminal 5 to Terminal 4, but two hours—come on, that’s plenty, right?

Bad calculation! Because those two hours were between the first flight’s landing and the second’s takeoff. But flights close at least half an hour before departure. Getting from one terminal to another means taking a shuttle bus. We waited for the one going to Terminal 4... until a young guy paid to direct people (who hadn’t seen us) informed us it was no longer possible to access Terminal 4 without going through Terminal 2 first for a connection! That really cranked up the pressure. We started installing a mental countdown with a programmed explosion at the end—guaranteed stress with added beads of sweat. The terminal bus was driven by a young Pakistani guy. We were *so* tense we bombarded him with our frantic, repetitive questions. “So? When are we getting there? What’s happening? Why aren’t we moving?” Our eyes were glued to our watches. The poor guy knew. Perfectly. Because it was obvious—no way around it. We weren’t going to make it. It was impossible. But Dom and I stubbornly refused to believe it. Then the kid stopped the bus. Me, hysterical: “What are you doing? What’s going on? Our plane takes off in... in... 4 minutes!!!! We’re gonna miss iiiiiit!” He wasn’t calm either. “You’ve already missed it!” He explained we had to cross a zone that required an escort car to clear a path through the runways. Impossible to do without. It’s forbidden. We had to WAIT (!!!). Then he got a radio call—he had to rush to Terminal 3 to pick up a passenger who was *super* tight on time. “Amir!!!! It’s RIGHT NOW!” they yelled in his already-red ears, thanks to the complaints of two hysterical Frenchies. Dom and I were in overdrive, hallucinating! We wanted to stop him, maybe even hit him to prevent him from turning around. He picked up the girl, whom we instantly hated like the most despicable witch. I turned on my data, searched for Malaysia Airlines’ number at Terminal 4, called, and actually got someone—quite a feat. A woman cut off my frantic rambling with a blunt “It’s over, the check-in is closed, the plane is about to take off.” I heard her but refused to accept it. I yelled, “We’re coming!” She shot back her monolithic “It’s over.” Finally at the doors of that damn Terminal 4, we ran—*really* ran—a marathon, Gate 6, security checks, pat-downs, “Take off your belts,” we asked questions, everyone seemed confident, we ran with one hand holding up our pants, the other clutching our belt, Gate 6—the room was empty. A girl was sitting there, calmly on the phone. We pounced on her. She calmed us down. Little by little, the light came back. Our brains rebooted. We finally understood it was over. We’d have to start crafting a new plan with the new reality. It started with a return to Terminal 5 to talk to British Airways, which took a good hour. With the same driver as before. We were alone with him. He took the time to apologize, to assure us it wasn’t his fault, that our problem had no solution, that nothing could’ve changed the outcome. At BA, we were exhausted. We were greeted by a handsome young man in a navy-blue uniform with gold stripes everywhere. We could’ve made a scene, but we were just relieved to find someone who’d take charge of our story. It was a minimal response, but it was *a* response. I suppose we could’ve demanded a business-class upgrade or a free trip, but we were just happy with a few vouchers for food, a hotel room with breakfast, and a little bag with plastic toys, a razor, toothbrush, hygiene products, and a T-shirt... Trinkets... But we were fine with it all—we said thank you eagerly because the essential was assured. He found us seats on flights tomorrow. *Tomorrow.* We were afraid to hope! We had the exact same flights but a day later. The same crappy times, but it was all good. We felt saved from the shipwreck, like survivors. - And what about the luggage? - .... !!!!
Monday, October 2nd, 2023 London - Kuala Lumpur
It wasn’t the Ritz, but with exhaustion on our side, we slept well. The continental breakfast was way better than we’d expected from an Ibis Budget. Still, it wasn’t enough to restore my joy for life. The course correction had turned into an arduous obstacle course. I scoured the car rental site every which way. Couldn’t reschedule the car. I’d done it before, but this time... Not to mention the laptop battery was complaining—the Brits have this quirk of making their power outlets incompatible with our chargers. Frustrated, I called them but ended up with a girl who declared herself incompetent and offered to have someone from Avis in Perth call me back—someone who’d supposedly handle rentals better. I decided to wait while taking a bath. Barely settled in, the phone rang. I was soaking wet, of course, and asked Dom to answer. Unfortunately, she’s known for disliking my phone, and in a clumsy move, she hung up. We got annoyed. She put dry towels on the edge of the bathtub, but—another false move—they fell in the water. The phone rang again... I completely redid the plans for the next two days, then transferred the files to my phone to consult them later offline. I plugged in my USB cable... *Plop!* The battery died abruptly—my PC shut down without any of the usual polite warnings! I looked around, hoping to find someone to strangle... Long story short, you can tell the day started under the worst omens. I was in a foul mood and spread my bad vibes to Dominique, who was initially in much better spirits... I called Mastercard, hoping to get a refund for the non-refundable night in Perth we’d already paid for. Same old song: “We’ll call you back”... Then... I’ll cut it short—buses, trains, lots of waiting... We rushed to reach the infamous Terminal 4.

We tried new options and convinced ourselves that a delayed departure flight is unrecoverable, no matter the scenario. We were furious that BA hadn’t bothered to tell us, leaving us to run around like rats in a burning house.
Tuesday, October 3rd, 2023 Kuala Lumpur-Perth
The flight was pretty nice. 13 hours, though. Dom and I were facing each other across the aisle. We could get up easily whenever we wanted without bothering anyone and chat when we felt like it. Besides, their chicken was amazing. They were kind enough to offer Dom a truly remarkable glass of rum. Good movies too, including the excellent *Prisoners* by Denis Villeneuve. At KL, during boarding, we developed a nagging worry about our luggage. We checked with some Malaysian Airlines staff. I sensed their hesitation. They made calls. Then changed their minds, giving us smiles and thumbs up...
Wednesday, October 4th, 2023 Perth
*Happy is the man who, like Ulysses, has had a fine voyage.* Well, for us, it wasn’t that. Finally arrived, we experienced the loneliness of tourists watching the baggage carousel spin, emptying of its precious containers one by one, until only a handful of travelers were left, staring at each other in disbelief. Without luggage, you’re kinda screwed. Not even a change of socks—our feet had been swimming in the same shoes for 3 days. No adapter, so no laptop. No toiletries. We could’ve cried! The lost luggage guy played his part. If you want compensation, fill out the disclaimer on the website made for that. And then, “Don’t worry, your luggage will arrive tomorrow!” “Don’t worry?!” From the start of the trip, we’ve been jerked around, fed lies. Tomorrow is the *absolute* last chance to get them back. Beyond that, we’d have to scramble a whole new trip. And lose a lot in the process! I have no idea how to go about it. Tomorrow... OMG... Tomorrow... We landed at 1 AM. Avis, the car rental place, opens at 6:30. Luckily, we found some decent breakfast. It cheered us up and gave us a second wind. Incorrigible, we started believing again! Well, then we just killed time. What else was there to do?

In front of Avis’s little shack, we were freezing. We’d been there since dawn. The girl who showed up, a Latina, immediately saw us as a nuisance who’d ruin her hopes of a peaceful start. Her face and tone were as unwelcoming as possible. You know us—it ended with hugs. She gave us a gorgeous, brand-new car! A hybrid with ultra-sophisticated features, all buttons you shouldn’t touch if you want to drive this thing without causing irreparable damage! We’re off! Driving on the left is easy at first. You think about it constantly. It’s counterintuitive, it takes effort. It’s later, when you get used to it and confidence sets in, that it becomes dangerous—old reflexes can send you into a wall. Anyway, the car and I immediately clicked.
In Perth, underground parking next to the hotel, friendly welcome—we ended up forgetting all the morning’s mishaps. Should we go sightseeing?
https://voyageforum.com/images/posts/small/1733767537-5Nwk6t3DsBZNOzf.jpg
Across the street, while we loaded the luggage, S., perched in his window frame, waved a handkerchief. This wasn’t just any trip.
Then things got tricky. It’s funny how fate sinks its teeth into our happy moments—there’s this whole intermediate phase where the poison seeps in unnoticed because you’re still in the dark...
First, there was a delay on our flight to London. Dom immediately went on high alert, while I stayed calm. In my mind, we had two hours. I knew we had to go from Terminal 5 to Terminal 4, but two hours—come on, that’s plenty, right?

Bad calculation! Because those two hours were between the first flight’s landing and the second’s takeoff. But flights close at least half an hour before departure. Getting from one terminal to another means taking a shuttle bus. We waited for the one going to Terminal 4... until a young guy paid to direct people (who hadn’t seen us) informed us it was no longer possible to access Terminal 4 without going through Terminal 2 first for a connection! That really cranked up the pressure. We started installing a mental countdown with a programmed explosion at the end—guaranteed stress with added beads of sweat. The terminal bus was driven by a young Pakistani guy. We were *so* tense we bombarded him with our frantic, repetitive questions. “So? When are we getting there? What’s happening? Why aren’t we moving?” Our eyes were glued to our watches. The poor guy knew. Perfectly. Because it was obvious—no way around it. We weren’t going to make it. It was impossible. But Dom and I stubbornly refused to believe it. Then the kid stopped the bus. Me, hysterical: “What are you doing? What’s going on? Our plane takes off in... in... 4 minutes!!!! We’re gonna miss iiiiiit!” He wasn’t calm either. “You’ve already missed it!” He explained we had to cross a zone that required an escort car to clear a path through the runways. Impossible to do without. It’s forbidden. We had to WAIT (!!!). Then he got a radio call—he had to rush to Terminal 3 to pick up a passenger who was *super* tight on time. “Amir!!!! It’s RIGHT NOW!” they yelled in his already-red ears, thanks to the complaints of two hysterical Frenchies. Dom and I were in overdrive, hallucinating! We wanted to stop him, maybe even hit him to prevent him from turning around. He picked up the girl, whom we instantly hated like the most despicable witch. I turned on my data, searched for Malaysia Airlines’ number at Terminal 4, called, and actually got someone—quite a feat. A woman cut off my frantic rambling with a blunt “It’s over, the check-in is closed, the plane is about to take off.” I heard her but refused to accept it. I yelled, “We’re coming!” She shot back her monolithic “It’s over.” Finally at the doors of that damn Terminal 4, we ran—*really* ran—a marathon, Gate 6, security checks, pat-downs, “Take off your belts,” we asked questions, everyone seemed confident, we ran with one hand holding up our pants, the other clutching our belt, Gate 6—the room was empty. A girl was sitting there, calmly on the phone. We pounced on her. She calmed us down. Little by little, the light came back. Our brains rebooted. We finally understood it was over. We’d have to start crafting a new plan with the new reality. It started with a return to Terminal 5 to talk to British Airways, which took a good hour. With the same driver as before. We were alone with him. He took the time to apologize, to assure us it wasn’t his fault, that our problem had no solution, that nothing could’ve changed the outcome. At BA, we were exhausted. We were greeted by a handsome young man in a navy-blue uniform with gold stripes everywhere. We could’ve made a scene, but we were just relieved to find someone who’d take charge of our story. It was a minimal response, but it was *a* response. I suppose we could’ve demanded a business-class upgrade or a free trip, but we were just happy with a few vouchers for food, a hotel room with breakfast, and a little bag with plastic toys, a razor, toothbrush, hygiene products, and a T-shirt... Trinkets... But we were fine with it all—we said thank you eagerly because the essential was assured. He found us seats on flights tomorrow. *Tomorrow.* We were afraid to hope! We had the exact same flights but a day later. The same crappy times, but it was all good. We felt saved from the shipwreck, like survivors. - And what about the luggage? - .... !!!!

Monday, October 2nd, 2023 London - Kuala Lumpur

It wasn’t the Ritz, but with exhaustion on our side, we slept well. The continental breakfast was way better than we’d expected from an Ibis Budget. Still, it wasn’t enough to restore my joy for life. The course correction had turned into an arduous obstacle course. I scoured the car rental site every which way. Couldn’t reschedule the car. I’d done it before, but this time... Not to mention the laptop battery was complaining—the Brits have this quirk of making their power outlets incompatible with our chargers. Frustrated, I called them but ended up with a girl who declared herself incompetent and offered to have someone from Avis in Perth call me back—someone who’d supposedly handle rentals better. I decided to wait while taking a bath. Barely settled in, the phone rang. I was soaking wet, of course, and asked Dom to answer. Unfortunately, she’s known for disliking my phone, and in a clumsy move, she hung up. We got annoyed. She put dry towels on the edge of the bathtub, but—another false move—they fell in the water. The phone rang again... I completely redid the plans for the next two days, then transferred the files to my phone to consult them later offline. I plugged in my USB cable... *Plop!* The battery died abruptly—my PC shut down without any of the usual polite warnings! I looked around, hoping to find someone to strangle... Long story short, you can tell the day started under the worst omens. I was in a foul mood and spread my bad vibes to Dominique, who was initially in much better spirits... I called Mastercard, hoping to get a refund for the non-refundable night in Perth we’d already paid for. Same old song: “We’ll call you back”... Then... I’ll cut it short—buses, trains, lots of waiting... We rushed to reach the infamous Terminal 4.

We tried new options and convinced ourselves that a delayed departure flight is unrecoverable, no matter the scenario. We were furious that BA hadn’t bothered to tell us, leaving us to run around like rats in a burning house.
Tuesday, October 3rd, 2023 Kuala Lumpur-Perth
The flight was pretty nice. 13 hours, though. Dom and I were facing each other across the aisle. We could get up easily whenever we wanted without bothering anyone and chat when we felt like it. Besides, their chicken was amazing. They were kind enough to offer Dom a truly remarkable glass of rum. Good movies too, including the excellent *Prisoners* by Denis Villeneuve. At KL, during boarding, we developed a nagging worry about our luggage. We checked with some Malaysian Airlines staff. I sensed their hesitation. They made calls. Then changed their minds, giving us smiles and thumbs up...
Wednesday, October 4th, 2023 Perth
*Happy is the man who, like Ulysses, has had a fine voyage.* Well, for us, it wasn’t that. Finally arrived, we experienced the loneliness of tourists watching the baggage carousel spin, emptying of its precious containers one by one, until only a handful of travelers were left, staring at each other in disbelief. Without luggage, you’re kinda screwed. Not even a change of socks—our feet had been swimming in the same shoes for 3 days. No adapter, so no laptop. No toiletries. We could’ve cried! The lost luggage guy played his part. If you want compensation, fill out the disclaimer on the website made for that. And then, “Don’t worry, your luggage will arrive tomorrow!” “Don’t worry?!” From the start of the trip, we’ve been jerked around, fed lies. Tomorrow is the *absolute* last chance to get them back. Beyond that, we’d have to scramble a whole new trip. And lose a lot in the process! I have no idea how to go about it. Tomorrow... OMG... Tomorrow... We landed at 1 AM. Avis, the car rental place, opens at 6:30. Luckily, we found some decent breakfast. It cheered us up and gave us a second wind. Incorrigible, we started believing again! Well, then we just killed time. What else was there to do?


In front of Avis’s little shack, we were freezing. We’d been there since dawn. The girl who showed up, a Latina, immediately saw us as a nuisance who’d ruin her hopes of a peaceful start. Her face and tone were as unwelcoming as possible. You know us—it ended with hugs. She gave us a gorgeous, brand-new car! A hybrid with ultra-sophisticated features, all buttons you shouldn’t touch if you want to drive this thing without causing irreparable damage! We’re off! Driving on the left is easy at first. You think about it constantly. It’s counterintuitive, it takes effort. It’s later, when you get used to it and confidence sets in, that it becomes dangerous—old reflexes can send you into a wall. Anyway, the car and I immediately clicked.
In Perth, underground parking next to the hotel, friendly welcome—we ended up forgetting all the morning’s mishaps. Should we go sightseeing?

https://voyageforum.com/images/posts/small/1733767537-5Nwk6t3DsBZNOzf.jpg
Le Nord de l'Italie English translation pending
Bonjour tout le monde !
Les vacances ont pris un virage particulier cette année. Grâce ou à cause d'un virus qui fait peur à beaucoup. Justifié ou pas. Il a donc fallu changer les plans. Pas de séjour au Moyen-orient, vu que les aéroports sont fermés et donc, après moultes réflexions, et au vu des pays assez sûrs pour nous laisser la possibilité de ne pas trop souffrir du port du masque, nous avons choisi le Nord de l'Italie.
Au Sud des Dolomites plus précisément. Avec un arrêt à l'aller sur Varazze et la côte Ligure. Et au retour un arrêt sur Arenzzano. Que je vais d'ailleurs rayer de mes fichiers. Très mauvaise expérience cette dernière ville.
Bref et en détail, le suivi du carnet sera le suivant :
Sud de la France vers Montpellier, Varazze (Hotel 2 nuits), Pescheria del Garde, en courant d'air, Trente (Hotel 10 nuits), Molveno/Andolo et les lacs, Le Lac de Garde, Venise (en train), Bolzano (en train), Verone (en train), Merano, San Candido, Levico Terme et les Lacs, Aranzzano, Retour France.
En résumé que dire ?
La côte reste la côte. avec ses qualités et ses défauts. Mais c'est l'Italie que l'on aime. Ses bains privés, ses morceaux (2 mètres😎 ) de plage publique pour le peuple, ses cris, ses odeurs... et sa circulation automobile anarchique au possible.
Le Nord en revanche est assez....coincé, et même assez "Bobo". Très allemand aussi car la région du Trentin/Haut-Adige n'est Italienne que depuis 1918. Tout ici respire l'ordre et la méthode. En clair, vous pouvez déguster une pizza mais avec de la viande fumée au lieu du Chorizo😎 . Humour ! On parle Allemand et après Italien. Tout est en deux langues. Même les pompiers de San Candido parlent allemand entre eux.
Au bord des routes, on vend des sacs de patates en lieu et place de fruits et légumes.
Le pire dans le coin étant les sportifs en vélo ! Dans le Nord, les pistes cyclables sont légions. Et s'il n'y en a pas, on prends le trottoir. Je suis en vélo, donc j'ai tous les droits. Comme sur Amsterdam. Il faut faire attention de ne pas froisser les cyclistes. Pas trop écolos car beaucoup de vélo électriques...Qui doivent bien se recharger quelque part... Marrant le type qui vient prendre son petit-déjeuner avec les chaussures à cales sur un parquet ancien et bien entretenu. Très classe !!! Les motards sont plus civilisés ! Même une horde sauvage de 30 Harleys qui passe dans un petit village avec un bruit ... d'Harley ! 😎
Sinon, le coin est sympa.
Ha, j'allais oublier.
Un mot pour nos ami(e)s camping-caristes. Dans le Nord et sur quasiment toutes les villes (au moins) que j'ai pu visiter, il y a des parcs pour les CC. On ne se pose pas où l'on veut. Et pas de discussions !!! 😎 Molveno par exemple ou les CC sont en rang d'oignons avec juste de quoi ouvrir la porte ou poser une table de camping. La nuit, ce doit être marrant😏
Nous commencerons donc demain par Varazze. 2600 photos à trier et classer... c'est long. Juste une pour commencer.

Les vacances ont pris un virage particulier cette année. Grâce ou à cause d'un virus qui fait peur à beaucoup. Justifié ou pas. Il a donc fallu changer les plans. Pas de séjour au Moyen-orient, vu que les aéroports sont fermés et donc, après moultes réflexions, et au vu des pays assez sûrs pour nous laisser la possibilité de ne pas trop souffrir du port du masque, nous avons choisi le Nord de l'Italie.
Au Sud des Dolomites plus précisément. Avec un arrêt à l'aller sur Varazze et la côte Ligure. Et au retour un arrêt sur Arenzzano. Que je vais d'ailleurs rayer de mes fichiers. Très mauvaise expérience cette dernière ville.
Bref et en détail, le suivi du carnet sera le suivant :
Sud de la France vers Montpellier, Varazze (Hotel 2 nuits), Pescheria del Garde, en courant d'air, Trente (Hotel 10 nuits), Molveno/Andolo et les lacs, Le Lac de Garde, Venise (en train), Bolzano (en train), Verone (en train), Merano, San Candido, Levico Terme et les Lacs, Aranzzano, Retour France.
En résumé que dire ?
La côte reste la côte. avec ses qualités et ses défauts. Mais c'est l'Italie que l'on aime. Ses bains privés, ses morceaux (2 mètres😎 ) de plage publique pour le peuple, ses cris, ses odeurs... et sa circulation automobile anarchique au possible.
Le Nord en revanche est assez....coincé, et même assez "Bobo". Très allemand aussi car la région du Trentin/Haut-Adige n'est Italienne que depuis 1918. Tout ici respire l'ordre et la méthode. En clair, vous pouvez déguster une pizza mais avec de la viande fumée au lieu du Chorizo😎 . Humour ! On parle Allemand et après Italien. Tout est en deux langues. Même les pompiers de San Candido parlent allemand entre eux.
Au bord des routes, on vend des sacs de patates en lieu et place de fruits et légumes.
Le pire dans le coin étant les sportifs en vélo ! Dans le Nord, les pistes cyclables sont légions. Et s'il n'y en a pas, on prends le trottoir. Je suis en vélo, donc j'ai tous les droits. Comme sur Amsterdam. Il faut faire attention de ne pas froisser les cyclistes. Pas trop écolos car beaucoup de vélo électriques...Qui doivent bien se recharger quelque part... Marrant le type qui vient prendre son petit-déjeuner avec les chaussures à cales sur un parquet ancien et bien entretenu. Très classe !!! Les motards sont plus civilisés ! Même une horde sauvage de 30 Harleys qui passe dans un petit village avec un bruit ... d'Harley ! 😎
Sinon, le coin est sympa.
Ha, j'allais oublier.
Un mot pour nos ami(e)s camping-caristes. Dans le Nord et sur quasiment toutes les villes (au moins) que j'ai pu visiter, il y a des parcs pour les CC. On ne se pose pas où l'on veut. Et pas de discussions !!! 😎 Molveno par exemple ou les CC sont en rang d'oignons avec juste de quoi ouvrir la porte ou poser une table de camping. La nuit, ce doit être marrant😏
Nous commencerons donc demain par Varazze. 2600 photos à trier et classer... c'est long. Juste une pour commencer.

Croisière tour monde MSC 2021 English translation pending
Bonjour
Nous avons réservé une croisière tour du monde en...2021. Je reconnais qu.il y a encore plusieurs mois avant le départ mais j.aimerais échanger avec d.autres croisiéristes faisant le même voyage (navire Poesia et trajet passant par Panama).
Discussion autour du thème du mois de mai 2019: "Diptyques Polychromes" English translation pending
Bonsoir,
Un nouveau concours photo vient d'être lancé sur le forum. Il s'intitule "Diptyques Polychromes" et se trouve ici.
Seules les photos doivent y être postées et à compter du 25 mai 2019, seulement les votes. Ce fil recevra tous les autres messages.
Le diaporama des photos proposées se trouve là.
Un nouveau concours photo vient d'être lancé sur le forum. Il s'intitule "Diptyques Polychromes" et se trouve ici.
Seules les photos doivent y être postées et à compter du 25 mai 2019, seulement les votes. Ce fil recevra tous les autres messages.
Le diaporama des photos proposées se trouve là.
Quand la nation arc-en-ciel t'emporte au septième ciel! English translation pending
Bon ben avec un titre pareil, si j'attire pas le chaland quand même 😉
Coucou à tous donc,
Nous voici, mon jules et moi, de retour de 3 semaines en Afrique du Sud en Mars 2019.
J'avoue que quand j'ai commencé à préparer ce voyage, je pédalais dans la choucroute grave : Sanpark, Game drive, morning walk, Drakensberg, Kwazulu Natal, Biltong... la liste des mots dont le sens m'échappait était hallucinante ! Finalement après des heeeeeures de préparation, on a fini par y arriver !
Le carnet que vous allez lire est celui que je fais en live pour nos proches, proches qui pour la plupart, ne connaissent absolument rien à ce pays. Les grands amoureux de l'AFS liront donc beaucoup d'évidences mais ceux qui préparent leur 1er voyage là bas y trouveront leur compte normalement.
Aller, j'arrête ici mon préambule et en avant toute 😏
__
Bon ben voilà, bientôt le grand départ !
Chouchou et Loulou s'apprête à vivre un de leurs plus grands rêves( oui oui, rien que ça 😉).
Parce qu'il faut bien le dire, les chats, les poules, les moutons, les pintades et les canards c'est bien, mais ça va un moment 😉 Cette fois ci on avait envie de gnous, de zèbres, de Koudous, d'éléphants, de girafes, d'autruches, d’hippopotames, de phacochères, d'impalas, de rhinocéros, de hyènes, de pingouins, de guépards et de crocodiles ( non non, aucune erreur dans cette liste 😛).
Et où qu'est ce qu'on peut voir tout ça sans avoir besoin de faire un crédit sur 10 ans et tout seuls comme des grands avec une voiture de location ???? Un seul choix dans le monde (ou presque) : l'Afrique du Sud .
À vrai dire, ça fait déjà des semaines que je me balade dans ce pays, dans son histoire en tout cas, qui est aussi passionnante qu'affligeante !! La lecture du livre de Dominique Lapierre "un arc en ciel dans la nuit" m'a un peu retourné les tripes notamment (me connaissant, j'aurais peut être dû le lire au retour celui là !)
Alors évidement nous sommes très impatients de vivre notre rêve "Out of Africain" mais pour une fois, j'avoue avoir une grosse pointe d'appréhension concernant cette question raciale qui va forcément nous sauter à la gueule !!!
Ouf, j'ai trouvé mon antidote pour me réconcilier avec les Afrikaners !!
Si ce Jonnhy là n'est plus du tout à la mode, je peux vous dire que la lecture de sa biographie renvoie très très loin l'image de "guignol exotique" que certains en ont !!
RV à 2min40 😉 👍👍👍👍👍😍😍😍😍😍😍 et à bientôt pour l'atterrissage
https://youtu.be/BGS7SpI7obY
Coucou à tous donc,
Nous voici, mon jules et moi, de retour de 3 semaines en Afrique du Sud en Mars 2019.
J'avoue que quand j'ai commencé à préparer ce voyage, je pédalais dans la choucroute grave : Sanpark, Game drive, morning walk, Drakensberg, Kwazulu Natal, Biltong... la liste des mots dont le sens m'échappait était hallucinante ! Finalement après des heeeeeures de préparation, on a fini par y arriver !
Le carnet que vous allez lire est celui que je fais en live pour nos proches, proches qui pour la plupart, ne connaissent absolument rien à ce pays. Les grands amoureux de l'AFS liront donc beaucoup d'évidences mais ceux qui préparent leur 1er voyage là bas y trouveront leur compte normalement.
Aller, j'arrête ici mon préambule et en avant toute 😏
__
Bon ben voilà, bientôt le grand départ !
Chouchou et Loulou s'apprête à vivre un de leurs plus grands rêves( oui oui, rien que ça 😉).
Parce qu'il faut bien le dire, les chats, les poules, les moutons, les pintades et les canards c'est bien, mais ça va un moment 😉 Cette fois ci on avait envie de gnous, de zèbres, de Koudous, d'éléphants, de girafes, d'autruches, d’hippopotames, de phacochères, d'impalas, de rhinocéros, de hyènes, de pingouins, de guépards et de crocodiles ( non non, aucune erreur dans cette liste 😛).
Et où qu'est ce qu'on peut voir tout ça sans avoir besoin de faire un crédit sur 10 ans et tout seuls comme des grands avec une voiture de location ???? Un seul choix dans le monde (ou presque) : l'Afrique du Sud .
À vrai dire, ça fait déjà des semaines que je me balade dans ce pays, dans son histoire en tout cas, qui est aussi passionnante qu'affligeante !! La lecture du livre de Dominique Lapierre "un arc en ciel dans la nuit" m'a un peu retourné les tripes notamment (me connaissant, j'aurais peut être dû le lire au retour celui là !)
Alors évidement nous sommes très impatients de vivre notre rêve "Out of Africain" mais pour une fois, j'avoue avoir une grosse pointe d'appréhension concernant cette question raciale qui va forcément nous sauter à la gueule !!!
Ouf, j'ai trouvé mon antidote pour me réconcilier avec les Afrikaners !!
Si ce Jonnhy là n'est plus du tout à la mode, je peux vous dire que la lecture de sa biographie renvoie très très loin l'image de "guignol exotique" que certains en ont !!
RV à 2min40 😉 👍👍👍👍👍😍😍😍😍😍😍 et à bientôt pour l'atterrissage
https://youtu.be/BGS7SpI7obY