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Octobre 2014, première fois dans l'Ouest américain English translation pending
Présentation
Moi, c’est Christophe, bientôt 33 ans, Vendéen, je suis développeur informatique dans le jeu-vidéo. Il y a un an jour pour jour, le 05 Octobre 2014, je partais pour mon premier vrai voyage à l'étranger : 3 semaines dans l'ouest des Etats-Unis ! En voici l’histoire.
Les Préparations
L’aventure commença en Mars/Avril 2014 ou l’envie me prend de partir, faire un break, me changer les idées. Je décide donc de réaliser un rêve que j’ai depuis longtemps, faire un tour aux Etats-Unis et plus particulièrement l’Est, New-York/Washington/Miami. Je n’ai personne pour m’accompagner, c’est la première fois que je m’organise un voyage, je commence donc à regarder ce que propose internet, circuits organisés, tarifs etc…
Mais cela ne me convient pas puis je commence à regarder les blogs pour avoir plus d’infos et découvre qu’il existe des sites/forums qui proposent de placer des annonces pour rencontrer d’autres personnes ayant les même projets. C’est à ce moment que je découvre le site du routard, voyage-forum et d’autres. Peu de personnes proposent l’Est alors je réponds à des annonces pour l’Ouest puis poste la mienne, très vite je rentre en contact avec une dizaine de personnes dont deux sortent très vite du lot, Alexandre et Yoann qui veulent eux aussi faire un road trip dans l’ouest.
Après plusieurs mails et sessions Skype nous nous rencontrons une journée à Bordeaux fin juin, nous discutons, apprenons à nous connaître, parlons des lieux à visiter etc… Nous sommes tous les trois ok pour partir ensemble, je propose un éventuel quatrième compagnon afin d’alléger les prix, ils sont d’accord. Je remis alors une annonce et répondu à d’autres et une personne accepte très vite de nous accompagner : Olivia. Elle prévoit un plus long voyage mais sera sur la côte ouest sur la même période.
Nous continuons nos échanges, préparons un trajet etc… Puis Alexandre se désiste pour des raisons personnelles. Olivia, Yoann et moi décidons alors de rechercher un remplaçant, et rencontrons Séverine. A ce moment-là nous cherchons et réservons les logements, la voiture, les billets d’avions. Mais à une semaine du départ, elle nous annonce qu’elle ne pourra venir, elle a une blessure au pied qui l’oblige à avoir des béquilles, elle ne pourra pas conduire et ne veut pas nous ralentir. Nous serons donc au final que trois et cela ne sera pas plus mal.
Le Trajet
Pour le parcours nous avons décidé de laisser faire nos envies et selon les événements prévus ou imprévus et surtout par rapport aux dates que nous avons fixé, en effet nous avons réservé uniquement dans les grandes villes.
- 05 : Maison – Nantes – Paris – San Francisco - 06-07-08 : San Francisco - 09 : San Francisco – Oakhurst - 10 : Yosemite – Mammoth Lakes - 11 : Mammoth Lakes – Death Valley – Las Vegas - 12 : Las Vegas - 13 : Las Vegas – Springdale - 14 : Zion - Hatch - 15 : Bryce Canyon – Page - 16 : Lac Powell - 17 : Antelope Canyon – Mexican Hat - 18 : Monument Valley – Four Corner – Monticello - 19 : Canyon Land – Moab - 20 : Arches – Flagstaff - 21 : Grand Canyon – Williams - 22 : Williams – Seligman – Bagdad Cafe – Los Angeles - 23/24 : Los Angeles - 25/26 : Los Angeles – Paris – Nantes – Maison
Le départ
Le 05 Octobre 2014, c’est le jour du départ, je me lève très tôt, l’aéroport de Nantes est à une heure de route, c’est ma sœur et mon beau-frère qui m’amène et je dois y être pour 6 H du matin, l’avion décollant à 8 H direction Paris Charles de Gaulle. C’est la première fois que je prends l'avion. Je suis ravi, mais la sensation d'oreilles bouchées après le décollage me perturbe, qu'est-ce qu'il se passe ? Rien de bien méchant me dit ma voisine de siège, c'est l'altitude, il faut juste bailler ou faire sembler et les oreilles se débouchent. Premier point positif, je n'ai pas peur de l'avion et j'aime plutôt ça. Arrivé à Paris, j'attends Yoann, qui lui arrive de Bordeaux une heure après moi, puis nous nous rendons à la porte d’embarquement de notre prochain vol, Il me guide car il connaît déjà et nous patientons calmement. Puis l’heure est enfin arrivé, nous montons à bord du plus gros avion actuellement en circulation : l’A380.

Tout se passe bien, l’avion part à l’heure, pour m’occuper je commence à regarder ce que propose l’écran devant moi, jeux, films, le plan de vol et même une vue de l’avion en vol.

Les repas sont bons, je ferme les yeux pour me reposer mais je n’arrive pas à dormir. Puis je regarde de temps à autre à travers le hublot et là que dire, c’est magnifique, nous sommes au-dessus de l’Islande avec ses montagnes enneigées.

Après 11 heures de vol, le commandant de bord indique qu’il commence la descente, je ne lâche plus le hublot et regarde admirativement les paysages que nous survolons. Des grandes étendues désertiques, des montagnes, des lacs, des villes et puis La Ville : San Francisco et son fameux Golden Gates. Merveilleux, ça y’est enfin j’arrive.


L’atterrissage se passe très bien, nous passons l’immigration assez rapidement, récupérons nos bagages et voilà nous sortons de l’aéroport pour fouler le sol américain, la première fois pour moi, que du bonheur.

A suivre ...
Moi, c’est Christophe, bientôt 33 ans, Vendéen, je suis développeur informatique dans le jeu-vidéo. Il y a un an jour pour jour, le 05 Octobre 2014, je partais pour mon premier vrai voyage à l'étranger : 3 semaines dans l'ouest des Etats-Unis ! En voici l’histoire.
Les Préparations
L’aventure commença en Mars/Avril 2014 ou l’envie me prend de partir, faire un break, me changer les idées. Je décide donc de réaliser un rêve que j’ai depuis longtemps, faire un tour aux Etats-Unis et plus particulièrement l’Est, New-York/Washington/Miami. Je n’ai personne pour m’accompagner, c’est la première fois que je m’organise un voyage, je commence donc à regarder ce que propose internet, circuits organisés, tarifs etc…
Mais cela ne me convient pas puis je commence à regarder les blogs pour avoir plus d’infos et découvre qu’il existe des sites/forums qui proposent de placer des annonces pour rencontrer d’autres personnes ayant les même projets. C’est à ce moment que je découvre le site du routard, voyage-forum et d’autres. Peu de personnes proposent l’Est alors je réponds à des annonces pour l’Ouest puis poste la mienne, très vite je rentre en contact avec une dizaine de personnes dont deux sortent très vite du lot, Alexandre et Yoann qui veulent eux aussi faire un road trip dans l’ouest.
Après plusieurs mails et sessions Skype nous nous rencontrons une journée à Bordeaux fin juin, nous discutons, apprenons à nous connaître, parlons des lieux à visiter etc… Nous sommes tous les trois ok pour partir ensemble, je propose un éventuel quatrième compagnon afin d’alléger les prix, ils sont d’accord. Je remis alors une annonce et répondu à d’autres et une personne accepte très vite de nous accompagner : Olivia. Elle prévoit un plus long voyage mais sera sur la côte ouest sur la même période.
Nous continuons nos échanges, préparons un trajet etc… Puis Alexandre se désiste pour des raisons personnelles. Olivia, Yoann et moi décidons alors de rechercher un remplaçant, et rencontrons Séverine. A ce moment-là nous cherchons et réservons les logements, la voiture, les billets d’avions. Mais à une semaine du départ, elle nous annonce qu’elle ne pourra venir, elle a une blessure au pied qui l’oblige à avoir des béquilles, elle ne pourra pas conduire et ne veut pas nous ralentir. Nous serons donc au final que trois et cela ne sera pas plus mal.
Le Trajet
Pour le parcours nous avons décidé de laisser faire nos envies et selon les événements prévus ou imprévus et surtout par rapport aux dates que nous avons fixé, en effet nous avons réservé uniquement dans les grandes villes.
- 05 : Maison – Nantes – Paris – San Francisco - 06-07-08 : San Francisco - 09 : San Francisco – Oakhurst - 10 : Yosemite – Mammoth Lakes - 11 : Mammoth Lakes – Death Valley – Las Vegas - 12 : Las Vegas - 13 : Las Vegas – Springdale - 14 : Zion - Hatch - 15 : Bryce Canyon – Page - 16 : Lac Powell - 17 : Antelope Canyon – Mexican Hat - 18 : Monument Valley – Four Corner – Monticello - 19 : Canyon Land – Moab - 20 : Arches – Flagstaff - 21 : Grand Canyon – Williams - 22 : Williams – Seligman – Bagdad Cafe – Los Angeles - 23/24 : Los Angeles - 25/26 : Los Angeles – Paris – Nantes – Maison
Le départ
Le 05 Octobre 2014, c’est le jour du départ, je me lève très tôt, l’aéroport de Nantes est à une heure de route, c’est ma sœur et mon beau-frère qui m’amène et je dois y être pour 6 H du matin, l’avion décollant à 8 H direction Paris Charles de Gaulle. C’est la première fois que je prends l'avion. Je suis ravi, mais la sensation d'oreilles bouchées après le décollage me perturbe, qu'est-ce qu'il se passe ? Rien de bien méchant me dit ma voisine de siège, c'est l'altitude, il faut juste bailler ou faire sembler et les oreilles se débouchent. Premier point positif, je n'ai pas peur de l'avion et j'aime plutôt ça. Arrivé à Paris, j'attends Yoann, qui lui arrive de Bordeaux une heure après moi, puis nous nous rendons à la porte d’embarquement de notre prochain vol, Il me guide car il connaît déjà et nous patientons calmement. Puis l’heure est enfin arrivé, nous montons à bord du plus gros avion actuellement en circulation : l’A380.

Tout se passe bien, l’avion part à l’heure, pour m’occuper je commence à regarder ce que propose l’écran devant moi, jeux, films, le plan de vol et même une vue de l’avion en vol.

Les repas sont bons, je ferme les yeux pour me reposer mais je n’arrive pas à dormir. Puis je regarde de temps à autre à travers le hublot et là que dire, c’est magnifique, nous sommes au-dessus de l’Islande avec ses montagnes enneigées.

Après 11 heures de vol, le commandant de bord indique qu’il commence la descente, je ne lâche plus le hublot et regarde admirativement les paysages que nous survolons. Des grandes étendues désertiques, des montagnes, des lacs, des villes et puis La Ville : San Francisco et son fameux Golden Gates. Merveilleux, ça y’est enfin j’arrive.


L’atterrissage se passe très bien, nous passons l’immigration assez rapidement, récupérons nos bagages et voilà nous sortons de l’aéroport pour fouler le sol américain, la première fois pour moi, que du bonheur.

A suivre ...
Projet de voyage dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
nous (5 adultes +4 enfants) envisageons de partir cet été visiter l'ouest américain. Nous pensons partir trois semaines.
Voici les endroits que nous pensions visiter:
Yellowstone
Moab
Mesa Verde
Grand Canyon (sud et nord ou seulement un des deux?)
Une soirée à Las Vegas
Death Valley
Sequoia
Yosemite
San Francisco
Pourriez-vous m'indiquer si cela vous semble possible, sans que cela soit la course. N'hésitez pas à me suggérer des lieux à supprimer ou à ajouter. Peut-on faire ce parcours en camping car ou le 4*4/SUV est-il obligatoire à certains endroits?
P.S: en ce qui concerne les villes d'arrivée et de départ, nous avons pensé à Salt Lake City et San Francisco, sans avoir d'idée arrêtée concernant la ville d'arrivée et de départ.
Merci d'avance pour vos réponses, Edouard
Pourriez-vous m'indiquer si cela vous semble possible, sans que cela soit la course. N'hésitez pas à me suggérer des lieux à supprimer ou à ajouter. Peut-on faire ce parcours en camping car ou le 4*4/SUV est-il obligatoire à certains endroits?
P.S: en ce qui concerne les villes d'arrivée et de départ, nous avons pensé à Salt Lake City et San Francisco, sans avoir d'idée arrêtée concernant la ville d'arrivée et de départ.
Merci d'avance pour vos réponses, Edouard
Grèce en voiture English translation pending
Bonjour à tous,
Depuis un certain temps, j'ai envie de partir en Grèce, de Lille, en voiture, en passant par les Balkans mais je ne sais pas si cela est possible. Si je ne me trompe pas, nous devons traverser des pays n'appartenant pas à Shengen. Quelqu'un a déjà fait cette expérience ? Quelqu'un voudrait bien me donner des conseils ?
A bientôt
Frédérique
Retour vers le sud sur le neoRomantica, avec quelque imprévus... English translation pending
bonjour me voilà de retour pour faire un compte rendu de ma première fois sur la gamme néo de costa
au mois de janvier je suis revenue fâchée avec costa car j'avais été déçue par plusieurs choses, toutefois on m'a vivement conseillé d'essayer la gamme néo, ..
j'appréhendais un peu, car ce sont de petits bateaux, et j'ai peur de la promiscuité que cela peu induire....mais une vente privé aura raison de mes dernières réticences ...
donc j'ai donc profité d'une offre sur la croisière de repositionnement du néo romantica, 14 jours au départ de Hambourg, avec arrivée à Marseille ..avec à la clés des escales inédites pour nous !
la croisière a aussi été ponctuée par des gros et petits imprévus, comme par exemple un avis de vent fort en atlantique, avec obligation de revoir notre parcours ...
1er jour : Grenoble -Hambourg : comme je n'ai pu avoir que la croisière seule, je me suis débrouillée seule pour les acheminements ... ayant notre 1er vol à 11H35 à lyon, nous partons de la maison à 8h15. j'avais réservé le parking p5 de lyon sur internet, et comme prévu, la barrière s'ouvre automatiquement à la lecture de la plaque d'immatriculation... nous nous enregistrons, passons la douane, et nous prenons notre petit déj en attendant l'heure...l'embarquement doit débuter à 11h .. 11h05, 11h10, personne au comptoir, la pression monte d'un cran, car nous n'avons que 45 min entre les 2 vols ... 15, 20,25 ....30 ...je suis maintenant en mode panique .... 35 l'embarquement commence enfin ...nous montons dans l'avion, et j'entend le commandant dire que nous décollerons dans 30 min !! il ne reste que 15 min pour le changement .... dans le stress, je m'assoie à l'avant, car j'avais pris soin de prendre des places le plus possible à l'avant pour éviter d'attendre pour descendre , comme nous ne pouvions pas avoir de place cote à cote, mon mari s'assoit un peu plus loin derrière ...je me rendrais compte de mon erreur peu après le décollage, quand l'hotesse viendra me proposer le journal, puis une boisson... en me retournant, je m'aperçois que seuls les 1ers rangs sont concernés, et que je me suis assise en classe bisness...je refuserai poliment la salade proposée un peu plus tard, mais je prendrais quand même le chocolat proposé ensuite non sans lancer un sourire narquois à l'homme qui bave et n'a rien droit ...😛
il faut bien ça pour essayer de me calmer, car je me dis que si par miracle on arrive a avoir la correspondance, il est très peu probable que les valises suivent, l'hôtesse me rassure, en me disant que nous pourrons les récupérer le lendemain ... sauf que le lendemain, nous sommes en mer .... bref le commandant de bord est vraiment gentil, car il prendra un raccourci, et nous atterrirons qu'avec 10 minutes de retard.... il nous reste donc 35 min avant le décollage de l'autre vol, nous nous précipitons, annoncé porte A53 sur les billets, ...cool c'est presque en face !! tiens l'enregistrement n'est pas commencé ! ....ah ben non !! A 53 vol pour redjavick 🏴☠️ ce sera porte A 45 on se précipite, et je me demande si les valises ne vont pas passer par l'islande avant de nous être rendues....🤪 l'embarquement se termine, nous montons dans l'avion, et de suite je demande au chef de cabine de vérifier si nos valises ont bien été transférées....bon le monsieur il s'en tape royal, de nos bagages, en plus je suis dans la partie ou les passagers n'ont droit que de regarder les autres manger et boire ....(ben oui j'ai pris le bon siège cette fois ci ...😕) je guette par le hublot tous les chariots à bagages qui passent dans mon champs de vision, et je vois soudain les 2 notres trônant fièrement tout en haut d'une pile, et le chariot s'arrête au bas de l'avion !! ouuuuuuuuuuuuuuuuuuff!! il fait chaud dans l'avion, au fond, un bébé s'époumone ....🏴☠️ finalement, nous décollerons avec 30 min de retard !!!🏴☠️ après un vol tranquille nous arrivons enfin à Hambourg ! comme d'habitude, l'homme a faim, il veut un sandwich, je lui dis de patienter encore 1/2 heure et qu'il mangera sur le bateau....😠 manque de pot, il faudra encore 1/2 pour récupérer nos bagages nous sortons et montons dans un taxi, 30 euros et encore une bonne 1/2 plus tard nous arrivons au pied du bateau ... ah oui quand même il est plus petit que ceux de d'habitude ... aujourd'hui c'est le festival de la croisière, nous décidons de redescendre plus tard l'enregistrement est ultra rapide, car il n'y a que 3 couples en tout, après avoir coché tous les "non" du questionnaire de santé, sous l'œil étonnés des 2 autres couples, qui eux prennaient le temps de lire les questions, je décline poliment la photo, en faisant la sourde oreille à l'insistance du photographe, nous montons enfin à bord !!! il est 16h et je suis comme l'homme ...affamée ... nous trouvons rapidement notre chambre, posons les affaires et ressortant dans l'espoir de trouver quelque chose à manger ... le cabinier nous chope dans le couloir et nous demande de retourner en cabine pour qu'il nous explique ...🏴☠️😠 grrr on n'y arrivera donc pas ?? Je resiste à l'envie de lui montrer la carte gold pearl en lui disant que nous sommes "rodés" et qu'on peut voir ça plus tard, et nous le suivons docilement dans la cabine ... après les explications d'usage, il nous annonce que l'exercice de sauvetage se fera dans ..... 20 min !!!!🏴☠️ nous fonçons maintenant droit sur la cafet, car je sais qu'ils ferment tout pendant l'exercice ..et ça l'homme ne me le pardonnera pas !!! j'opterai pour fromage et dessert, mais l'homme se fait une salade immense et râle quand je lui dis qu'il faudra la manger en 10 min .... il a à peine le temps de finir que l'alarme sonne .. nous retournons en cabine récupérer les gilets et nous redescendons pont 9 notre point de rassemblement se situe au centre du bateau, en fait il n'y a que très peu de coursives extérieures, donc tout les rassemblements se font à l'intérieur, pendant l'exercice qui me semble interminable, je me dis que si nous avons le malheur de devoir évacuer en chaloupes se sera juste ingérable, jamais les personnes iront se rassembler toutes au même pont dans un couloir avec seulement 2 petites portes en chaque bout si le bateau coule ...et en plus nous ne sommes que env 700 à faire l'exercice ....pour un bateau qui peut contenir 1800 passagers ... lorsque nous sommes enfin libéré, nous descendons à terre, avant toutefois nous allons prendre une extension au spa
1er jour : Grenoble -Hambourg : comme je n'ai pu avoir que la croisière seule, je me suis débrouillée seule pour les acheminements ... ayant notre 1er vol à 11H35 à lyon, nous partons de la maison à 8h15. j'avais réservé le parking p5 de lyon sur internet, et comme prévu, la barrière s'ouvre automatiquement à la lecture de la plaque d'immatriculation... nous nous enregistrons, passons la douane, et nous prenons notre petit déj en attendant l'heure...l'embarquement doit débuter à 11h .. 11h05, 11h10, personne au comptoir, la pression monte d'un cran, car nous n'avons que 45 min entre les 2 vols ... 15, 20,25 ....30 ...je suis maintenant en mode panique .... 35 l'embarquement commence enfin ...nous montons dans l'avion, et j'entend le commandant dire que nous décollerons dans 30 min !! il ne reste que 15 min pour le changement .... dans le stress, je m'assoie à l'avant, car j'avais pris soin de prendre des places le plus possible à l'avant pour éviter d'attendre pour descendre , comme nous ne pouvions pas avoir de place cote à cote, mon mari s'assoit un peu plus loin derrière ...je me rendrais compte de mon erreur peu après le décollage, quand l'hotesse viendra me proposer le journal, puis une boisson... en me retournant, je m'aperçois que seuls les 1ers rangs sont concernés, et que je me suis assise en classe bisness...je refuserai poliment la salade proposée un peu plus tard, mais je prendrais quand même le chocolat proposé ensuite non sans lancer un sourire narquois à l'homme qui bave et n'a rien droit ...😛
il faut bien ça pour essayer de me calmer, car je me dis que si par miracle on arrive a avoir la correspondance, il est très peu probable que les valises suivent, l'hôtesse me rassure, en me disant que nous pourrons les récupérer le lendemain ... sauf que le lendemain, nous sommes en mer .... bref le commandant de bord est vraiment gentil, car il prendra un raccourci, et nous atterrirons qu'avec 10 minutes de retard.... il nous reste donc 35 min avant le décollage de l'autre vol, nous nous précipitons, annoncé porte A53 sur les billets, ...cool c'est presque en face !! tiens l'enregistrement n'est pas commencé ! ....ah ben non !! A 53 vol pour redjavick 🏴☠️ ce sera porte A 45 on se précipite, et je me demande si les valises ne vont pas passer par l'islande avant de nous être rendues....🤪 l'embarquement se termine, nous montons dans l'avion, et de suite je demande au chef de cabine de vérifier si nos valises ont bien été transférées....bon le monsieur il s'en tape royal, de nos bagages, en plus je suis dans la partie ou les passagers n'ont droit que de regarder les autres manger et boire ....(ben oui j'ai pris le bon siège cette fois ci ...😕) je guette par le hublot tous les chariots à bagages qui passent dans mon champs de vision, et je vois soudain les 2 notres trônant fièrement tout en haut d'une pile, et le chariot s'arrête au bas de l'avion !! ouuuuuuuuuuuuuuuuuuff!! il fait chaud dans l'avion, au fond, un bébé s'époumone ....🏴☠️ finalement, nous décollerons avec 30 min de retard !!!🏴☠️ après un vol tranquille nous arrivons enfin à Hambourg ! comme d'habitude, l'homme a faim, il veut un sandwich, je lui dis de patienter encore 1/2 heure et qu'il mangera sur le bateau....😠 manque de pot, il faudra encore 1/2 pour récupérer nos bagages nous sortons et montons dans un taxi, 30 euros et encore une bonne 1/2 plus tard nous arrivons au pied du bateau ... ah oui quand même il est plus petit que ceux de d'habitude ... aujourd'hui c'est le festival de la croisière, nous décidons de redescendre plus tard l'enregistrement est ultra rapide, car il n'y a que 3 couples en tout, après avoir coché tous les "non" du questionnaire de santé, sous l'œil étonnés des 2 autres couples, qui eux prennaient le temps de lire les questions, je décline poliment la photo, en faisant la sourde oreille à l'insistance du photographe, nous montons enfin à bord !!! il est 16h et je suis comme l'homme ...affamée ... nous trouvons rapidement notre chambre, posons les affaires et ressortant dans l'espoir de trouver quelque chose à manger ... le cabinier nous chope dans le couloir et nous demande de retourner en cabine pour qu'il nous explique ...🏴☠️😠 grrr on n'y arrivera donc pas ?? Je resiste à l'envie de lui montrer la carte gold pearl en lui disant que nous sommes "rodés" et qu'on peut voir ça plus tard, et nous le suivons docilement dans la cabine ... après les explications d'usage, il nous annonce que l'exercice de sauvetage se fera dans ..... 20 min !!!!🏴☠️ nous fonçons maintenant droit sur la cafet, car je sais qu'ils ferment tout pendant l'exercice ..et ça l'homme ne me le pardonnera pas !!! j'opterai pour fromage et dessert, mais l'homme se fait une salade immense et râle quand je lui dis qu'il faudra la manger en 10 min .... il a à peine le temps de finir que l'alarme sonne .. nous retournons en cabine récupérer les gilets et nous redescendons pont 9 notre point de rassemblement se situe au centre du bateau, en fait il n'y a que très peu de coursives extérieures, donc tout les rassemblements se font à l'intérieur, pendant l'exercice qui me semble interminable, je me dis que si nous avons le malheur de devoir évacuer en chaloupes se sera juste ingérable, jamais les personnes iront se rassembler toutes au même pont dans un couloir avec seulement 2 petites portes en chaque bout si le bateau coule ...et en plus nous ne sommes que env 700 à faire l'exercice ....pour un bateau qui peut contenir 1800 passagers ... lorsque nous sommes enfin libéré, nous descendons à terre, avant toutefois nous allons prendre une extension au spa
Saint-Malo, la bouffe, etc English translation pending
De passage à St Malo pour 3 jours, je croyais m'éloigner du manque d'hospitalité parisien. Les Maloins sont accueillants mais côté bouffe, je me suis sentie accueillie comme à Paris: humeur de chien des serveurs, ça c'est quand le Resto était ouvert. L'habitude d'ouvrir de 12:00 à 14:30 puis à 19:00, quel complications pour les touristes. Et le lundi, faut croire que tous restent enfermés à la maison car pas un chat ni un resto disponible. La réputation de la FR au niveau de la bouffe est surfaite et perdue depuis longtemps. Même dans les resto de +50 euros, je savais qu'on me servait du surgelé apprêté à la va vite. Désolée les cousins mais je reste sur mon appétit... Direction Caen demain, j'irai a un Mcdo pour être sûre de ce que je mange...
Remboursement des taxes d'aéroport, Air France English translation pending
Comment obtenir le remboursement (légalement éxigible si j'ai bien compris) des taxes d'aéroport sur un billet au départ de Paris le 21 Septembre que je n'ai pas l'intention d'utiliser (j'ai fait l'aller, mais finalement je préfère rester en France plus longtemps)?
Une virée en Inde English translation pending
Inès n’était pas d’accord avec le collège, cette année, décrochage.
Verdict du conseil de classe : elle redoublera sa troisième.
Mon choix de « sanction » : on va voir ce qu’est la vie sous d’autres cieux, ma fille…
Jeudi 30 juillet 2015, 10h50 Atterrissage à Delhi, Ashik, notre accompagnateur Indien pour ce voyage, nous attend. Trajet en taxi jusque chez lui et Sébastien, correspondant en Inde de Radio-France. On savait où on arrivait, mais 40°, et un taux d’humidité qui doit avoisiner les 90%, ça surprend les corps. Repos, après 2 nuits très courtes.
Vendredi 31 On fait un peu plus connaissance avec Ashik, au cours d’une balade dans un parc immense dans Delhi. Le thème central est le tombeau (colossal…) d’un poète emblématique, Amir Khusrau, entouré d’autres tombeaux illustres : des rois et reines qui voulaient reposer près de lui.
Ashik nous montre sa moto, garée dans la rue. Elle détonne avec celles que l’on croise, avec son look chopper. Elle n’est pas attachée, et restera ainsi durant le mois d’absence d’Ashik. En plein New Delhi. Impressionnant, pour nous.
Balade en ville, le soir, on en profite pour passer chez le coiffeur, ou plutôt sur le trottoir qu’il squatte, éclairage à leds branché sur la batterie de sa voiture. Coupe nickel malgré les conditions. Et quelques courses, dans une épicerie dont le caissier Sikh, accroupi sur son tabouret, pieds nus, détonnerait dans nos supermarchés.
Samedi 1er août Préparatifs, planning, réservations des divers billets de train, … Arrivée de Sébastien, notre hôte qui, sans nous connaître, nous accueille les bras ouverts, avec sa compagne Indienne, et leurs amis, des gens très sympas, aux parcours impressionnants. Une règle semble établie : tous sont très à l’aise pour passer d’une langue à une autre. Alex, un Anglais, parle Français comme s’il était parisien d’origine, et quand j’entends parler sa femme Sophie, Française, je suis persuadé d’entendre une Anglaise. Un autre couple, Abi, Philippine, et David, Suisse, est là, avec Alicia, 13 ans, qui parle 4 langues et commence l’Allemand. On sort, balade dans un autre parc de Delhi, à nouveau des tombeaux monumentaux, autour de celui de Humayun, second empereur Moghol, considéré comme le prototype du Taj-Mahal.
Dimanche 2 Départ en train pour Agra, la cité du Taj-Mahal, ville moyenne ici (1,7 million d’habitants). Départ prévu à 8h45, retardé progressivement jusqu’à 11h45… Puis 3 heures de train pour 180 km. Nous aurons néanmoins le temps de voir ce fameux temple (un tombeau, à nouveau, en fait, construit par l'empereur Moghol Shâh Jahân pour son épouse), les fortifications, et le palais royal. Agra fut, à sa grande époque (16° - 17° siècle) la capitale de l’empire Moghol.
Visite d’Agra en Tuc-tuc. Triporteur très utilisé comme taxi low-coast en Asie, on l’exploite à fond ici. On peut y loger 3 touristes (2 si Américains moyens), en plus du chauffeur, mais les Indiens s’y entassent jusqu’à 12 personnes. Véridique, on l’a vu.
Au coin d’une rue, une école coranique, à ciel ouvert.
Départ d’Agra le soir à 22h, destination Pushkar, en train-couchettes.
Lundi 3 4h30, arrivée du train à Ajmer, où nous prenons un taxi – 400 roupies, moins de 6 €, pour une dizaine de km. Indécent quand on saura que le litre d’essence revient à 1 euro. Arrivée à Pushkar, vers 5h30, où nous trouvons un hôtel, Moon Light, qui nous accueille malgré l’heure, bien matinale à nos yeux. Prix de la chambre : 400 roupies, pour 3 personnes. Évidemment c’est minimaliste en terme de confort, douche à l’eau froide, pas de placard ni de clim, ni de bureau, mais à ce prix-là difficile d’être exigeant ! Le gag : c’est lors de notre départ que nous apprendrons qu’en fait il y avait de l’eau chaude, simplement un disjoncteur avait sauté ! Le plus dur en ce qui me concerne : les matelas en mousse de 8 ou 10 cm sur un sommier qui est une simple planche. Je passerai mes nuits à tourner comme un poulet sur sa broche, et au lever il faudra toujours un peu de temps pour remettre chaque vertèbre à sa place… Suite de la matinée consacrée à un sommeil un peu plus réparateur que celui du train.
Découverte de Pushkar, 400 (si, quatre cents) temples pour 17 000 habitants. Des vaches, des vaches, partout. Elles sont vraiment les reines dans ce pays, en ville comme à la campagne. Elles se couchent aussi bien sur les routes, en plein virage, que dans des rues étroites, viennent mendier aux portes…
Visite d’un temple dédié à Brahma, avec la même caractéristique que tous ceux qui lui sont consacrés : il est le seul et l’unique sur cette planète. Des prêtres nous prennent en main, au sens littéral du terme. Après avoir, chacun avec son guide spirituel, effectué un cérémonial très précis finissant par un largage de fleurs dans le lac (sacré, comme il se doit), nous devons réciter des prières, en répétant ce qu’ils disaient. Inès et Ashik seront assez vite libérés, mais le mien ne me lâche pas, me fait citer tous les membres de ma famille (quel boulot !), puis me dit qu’il accepte aussi bien les euros que les dollars, et que 30 euros ça serait correct pour que tous aient une belle et longue vie. Je parviens à garder mes munitions pour des besoins plus terre à terre, mais ne peux néanmoins pas me débarrasser de lui sans lui avoir laissé quelques billets de 10 roupies qui traînaient dans mes poches. Surprenant pour nous : le côté « la ferme est dans la ville ». Partout déambulent librement, non seulement les vaches et les chiens, mais aussi des familles entières de cochons sauvages, qui sont chargés, avec les chiens, de nettoyer la ville. On croise également des ânes, des chameaux parfois seuls, des singes, des quantités d’écureuils, de perroquets verts, et autres oiseaux multicolores… Pratiquement pas de chats, par contre. Les animaux n’ont pas ici de fonction alimentaire, excepté le lait des vaches et chèvres, quasiment tout le monde est végétarien. Et à l’accueil de notre hôtel trône un panneau sur lequel est indiqué « MEAT FREE ZONE » (pas de viande ici), avec des panneaux type stationnement interdit sur lesquels figurent poulet, vache, porc, poisson. Pas d’œufs non plus, seul le lait est autorisé. En fin d’après-midi, une balade à dos de chameaux de 3 heures, dans la campagne environnante. Des rencontres étonnantes, telles que cette famille musicienne dans une zone semi-désertique, ou ce cadavre de chameau puant qui occupait sérieusement quelques chiens. Petite virée noctambule dans les rues aux environs de l’hôtel, plus grand-monde dehors à part un groupe de jeunes, sympas, et toujours, veaux, vaches, cochons … et chiens.
Mardi 4 Pour démarrer, une bonne balade à pieds dans la ville, location de motos, et roule ma poule dans la nature...
Des coins très sympas, où les gens ne voient quasiment jamais de touristes - heureusement qu’Ashik est là, parce que très peu parlaient Anglais. Roue arrière crevée, Inès est montée derrière Ashik, moi sur le réservoir de la moto, jusqu'au dépanneur-vendeur de tout du hameau suivant. Suite de la balade, et, surprenant ici, une grande quantité de vaches derrière une clôture. C'est un hospice qui protège les vaches en mauvaise santé. 600 y séjournent. Contrairement à une autre structure sur Mumbay, 6 000 vaches, où elles finissent par alimenter une colonie de vautours, ici elles termineront enterrées. Je n’ose pas imaginer le charnier que ça doit représenter. Après avoir visité et mis notre petite contribution (ils ne fonctionnent qu’avec ça), on reprend la route. Dans un chemin de sable, rencontre d'un homme de 60 à 70 ans, musicien déjà vu hier lors de la balade à dos de chameau. Il nous propose de venir chez lui, on accepte. Il monte derrière Ashik, et on arrive rapidement à son campement, des huttes de branches essentiellement, et une construite avec des pierres liées avec de la terre. On a passé la soirée avec eux, c'est une tribu semi-nomade qui est réputée pour sa bonne relation avec les animaux et le don qu'ils ont pour les soigner. Les gens viennent les chercher quand ils ont un animal malade. Et ce sont donc aussi des musiciens, qui perpétuent une musique ancestrale. Ils ont fait un CD, qu'on pourra écouter à la maison. On a partagé le thé avec eux, ainsi que nos sandwiches de midi que nous avions à peine attaqués. Inès a participé avec une fille de 13 ans à la confection et cuisson des galettes pour le repas du soir. À la fin, celle-ci nous a dit qu'elle avait une nouvelle sœur... Nous avons dû partir avant qu'il ne fasse complètement nuit, le retour en motos dans le sable risquait d'être galère sinon. On est partis avec 3 galettes, et des au-revoir jusqu'à perte de vue.
Mercredi 5 Un bref passage, en profitant des motos, auprès des gens qui nous ont reçus hier soir, pour apporter aux enfants une dizaine des jouets que Carla nous avait confiés dans ce but. Et puis une virée à petite vitesse pour découvrir les campagnes, avec une étape dans une école de village. 280 élèves, de 6 à 15 ans, qui se laissent très peu distraire par les intrus que nous sommes. Intrus à qui pourtant les profs présentent tout sans poser plus de questions… Quasiment aucun mobilier, tous les élèves sont accroupis par terre, quelques rares privilégiés ont une sorte de petite table basse pour poser leurs affaires, tous les autres écrivent sur leurs genoux. Je suis impressionné par le calme et l’atmosphère studieuse qui règnent. Ashik nous expliquera ensuite que c’est ainsi dans toutes les écoles « gouvernementales », seules les écoles privées ont les moyens de faire travailler leurs élèves plus confortablement. Nous revenons ensuite vers la ville, où nous retrouvons un vieil Indien que nous avions rencontrés la veille, et qui nous avait proposé une balade avec lui en moto. Il roule en 1050 Triumph Bonneville. Nous découvrons qu’il est propriétaire du petit hôtel où il vit. Self-made man, il a principalement été cuisinier, et a monté son hôtel tout seul. Il nous montre ses photos sur ses 2 IPhones, le temps qu’il roule et fume son pétard à côté de nous, et on y va. Une pause chez un loueur du coin, juste pour siphonner le réservoir d’une moto qui revient de location et regarnir un peu les nôtres, et c’est reparti. On se fait avec lui une grande balade en montagne, virolos très sympas, jusqu'au plus ancien temple local (plus de 1 000 ans). On traverse de superbes coins, on est en moto, sans casque, il fait beau, c’est le bonheur ! L’heure passe vite, on retourne chez notre loueur de motos lui rendre nos bécanes. 2 km à pieds pour revenir à l’hôtel, où Inès se remet un peu avant « son grand moment », une virée à cheval de 2 heures. Ashik, peu concerné par l’équitation, reste à l’hôtel. Nous allons faire la connaissance des Marwaris, une race rare chez nous, dont les oreilles en forme de parenthèses se rejoignent au-dessus de la tête. Mauvais surprise, on devait avoir 4 chevaux, et 2 accompagnateurs, mais il y a 2 chevaux en tout et pour tout…ce qui signifie que les gars vont marcher à coté de nous en tenant les chevaux ! Et ils nous répètent qu’il faut faire attention, disant que la jument d’Inès est « crazy »… Pas du tout ce qui était prévu. Inès signale que sa selle est insuffisamment serrée, ils disent qu’on verra ça plus tard, mais elle restera en l’état. Ils nous lâcheront quand même un peu. Au premier galop, la selle d’Inès tourne. Complètement sur le côté, elle réussit néanmoins à arrêter sa fougueuse jument, mais se retrouve au final coincée contre un mur de clôture. Une belle ecchymose à la cuisse en guise de souvenir. Elle se rattrapera un peu plus tard en prenant ma jument, mieux équipée, pour un autre galop dans un chemin de sable. De retour à l’hôtel, bien fatiguée, elle va préchauffer son lit. On repartira donc seuls, Ashik et moi. Une grande marche de nuit, on fait le tour du lac en passant par tous les temples qui le bordent, pieds nus donc sur 1,5 km. Cette fois la dose est bonne, repos.
Jeudi 6 Réveil tôt ce matin, on quitte Pushkar, direction Udaipur, 5 heures de train. A l’heure, cette fois-ci, ça console : on ne s’est pas levés inutilement. Fouilles au fin fond des sacs pour déterrer des vêtements chauds, la clim est vraiment forte, on est gelés… Arrivés à 13h45, un taxi envoyé par l’hôtel (Kumbha Palace) nous attend devant la gare. En route, nous croisons des vaches, bien sûr, mais aussi des quantités de groupes d’ânes transportant des matériaux de construction. Inès restera sur place, un peu KO, et Ashik et moi allons nous balader à pieds : visite d’un temple, avec une quantité colossale de personnages et d’animaux sculptés dans du marbre. Et une longue discussion avec 3 gamines d’une douzaine d’années qui s’appliquent à bien se faire comprendre en Anglais : touchant.
Vendredi 7 Lever de bonne heure pour Inès et moi, pour une demi-journée d’équitation – le couple qui tient l’hôtel, une Hollandaise et un Indien, a également monté un centre équestre à quelques km de là. Trajet jusqu’au ranch avec le 4x4 de l’hôtel.
Rencontre des gens et des chevaux, et cette fois notre guide (le propriétaire) sera sur son propre cheval. 2 accompagnateurs à moto sont chargés de la sécurité, ils écartent les buffles et autres imprévus, tel ce poulain en liberté qui avait décidé de se joindre à nous malgré le refus de nos juments. Superbes paysages, quelques rencontres : des écoliers, une mangouste, un squelette de vache... Repas sur place, toujours aussi savoureux, pas de doute, ils savent manier les épices. On retrouve Ashik à l’hôtel, espoir de location de motos, mais on ne peut pas se mettre d’accord avec le loueur, un peu caractériel. On y retournera le lendemain, bien qu’il refuse de réserver, même si on lui paie tout à l’avance. Donc c’est à pieds qu’on ira jusqu’au « câble car », téléphérique qui nous emmène jusqu’au sommet d’une montagne où nous attend un temple, mais aussi un superbe point de vue sur l’ensemble de la ville. Retour en bas, et Ashik nous dégotte un resto (le Charcoal), qui annonce sa spécialité : le barbecue. Dans ce pays essentiellement végétarien, où nous n’avons quasiment mangé aucune viande sinon un peu de poulet à Delhi, ça nous fait saliver. En fait il n’y a que du poulet et de l’agneau, mais Inès avait justement annoncé son intention de ne plus manger aucun bébé animal. Donc poulet. Le mauvais gag : Ashik était entré très peu avant nous, et d’office le réceptionniste lui annonce : plus de place. Et lorsqu’il nous voit, miraculeusement il y a de la place. Devant notre « surprise », il bafouille vaguement que les autres clients vont se tasser… Réflexion d’Ashik : vous êtes mon passeport… c’est vrai que ce n’est pas la première fois que nous rencontrons ce type de situation. Coté place, nous sommes servis, au sommet de l’immeuble, une banquette confortable adossée au vide, sur laquelle nous allons manger semi-allongés, avec une vue magnifique sur le lac Pichola.
Samedi 8 Nous allons chercher les motos. On va remplir nos réservoirs, et retour avec une halte street-food (cuistot de rue). Nous retrouvons Inès et mangeons nos acquisitions en attendant qu’elle se prépare. Incendie dans les bouches… Balade du matin, on contourne le lac Pichola, très beaux points de vue, et on sort de la ville direction un temple perché au sommet d’une montagne très abrupte. Nous avions repéré ça comme objectif, hier. Manque de chance, la seule route qui y mène est barrée en bas. On est sensés y prendre un bus qui nous emmènerait sur notre lieu de prière. Bof, pas vraiment le but. En parlementant, on a finalement la possibilité de monter avec les motos, pour la modique somme de 710 roupies. Ça ne fait qu’une dizaine d’euros, mais bon. Demi-tour. On va finalement trouver une petite route magnifique qui nous mène à un autre lac, plus en altitude, et qui traverse des petits villages de montagne, qui suit une crête avec super point de vue de chaque côté, bain de buffles… Mais qui nous ramène vers Udaïpur, sans qu’on comprenne comment. Et on a peut-être la réponse à une question fonda-mentale dont on déjà parlé : que deviennent toutes ces vaches, après ? Deux ou trois cadavres, sans peau, sont sur le bord de la route, en cours de nettoyage par la nature. Serait-ce leur destinée à toutes ? Et l’utilisation du cuir serait-elle compatible avec la religion ? Nous aurons la réponse plus tard : affirmatif. Autre question, que deviennent toutes les bouses ? Là, la réponse est simple, il doit y avoir un service de nettoyage, qui les amène là, sur ce même bord de route, où d’énormes tas attendent, peut-être, une utilisation agricole ? Allez, encore une question, sans réponse celle-ci : on voit très fréquemment des pneus de motos ou de voitures, ou des chambres à air, en haut des maisons, accrochés aux toits ou aux terrasses, parfois dans les arbres : pourquoi ? Repas de midi dans une autre trouvaille d’Ashik, un tout petit resto qui comporte une mezzanine. Nous y mangerons sur des matelas disposés autour d’une grande table basse. Sympa et reposant. On reprend les motos et on suit le hasard de la route, sans objectif ni itinéraire. Des kms enfilés dans la montagne, sur de petites routes, des chemins de terre, voire des sentiers ou plus rien du tout quand on est dans la montagne elle-même : on en prend à nouveau plein les yeux. Le contact avec les gens est simple et rapide. À un moment, nous arrivons dans un cul de sac à flanc de montagne, une quinzaine de personnes travaillent à la construction d’un grand mur. On fait une pause. Deux hommes arrivent à moto, l’un deux se présente, il est le propriétaire, nous sommes sur son terrain qu’il fait clôturer. Il se fait un plaisir de nous faire visiter et de nous expliquer son projet de construction avec piscine. Vu les gens qui travaillent à son mur (y compris des enfants), tous n’ont pas les mêmes soucis au quotidien. Bon, d’accord, on le savait déjà. On reprend notre chemin. Un lac nous tente, vu de loin, mais de près on a moins envie de s’y baigner, l’eau manque de clarté – bande de chochottes. Nous rencontrons un troupeau de chèvres accompagnées par des enfants de 10 à 15 ans, qui transportent des fardeaux de bois sur leurs têtes. Sur le chemin du retour, on fait un crochet pour voir de plus près une statue monumentale que nous avons aperçue à l’aller, sur le flanc d’une montagne. Il s’agit d’un ancien roi, qui a dû laisser un bon souvenir vu ses dimensions aujourd’hui. Nous n’en saurons pas plus. Le chantier est en cours, impossible d’approcher.
Transport en commun, les passagers montent sur le toit du bus à l’occasion d’un ralentissement, il y a 2 échelles à l’arrière pour ça.
On laisse Inès à l’hôtel, elle en a eu assez pour la journée. Et on repart avec Ashik vers le lac Pichola, dont on fait le tour en bateau en approchant les divers palaces qui le bordent, ainsi que les deux qui forment des îles au milieu. La bonne virée standard pour touristes standards… Restitution des motos, retour, bagages, train-couchettes : au-revoir Udaipur.
Dimanche 9 Nuit un peu galère, avec le claquement permanent de la bouche de clim juste au-dessus de nos têtes (Inès et moi sommes collés au plafond – impossible de s’asseoir). Heureusement un interrupteur permet d’éteindre cette fichue clim, malheureusement à chaque fois que je l’éteins, la grosse femme du bas la rallume – elle n’a certainement pas la clim chez elle, mais ici elle a payé pour l’avoir, elle l’aura, y compris la nuit. Mais bon, on a dormi quand même. Presque 17 heures de trajet, c’est vrai qu’en train c’est long mais pas trop difficile. Et on arrive à Bombay, où nous sommes attendus par le sieur Pierre-Édouard PÉAN, un ancien agent de voyage qui, depuis 1989, consacre sa retraite à la scolarisation des filles dans un bidonville. Son ONG, l’AFIPE, a pris part, en 20 ans, à l’éducation de plusieurs milliers de filles. Elle ne fonctionne qu’avec des dons, et propose à chacun de parrainer une petite fille : 15 € par mois suffisent à couvrir ses frais de scolarité. Un virement automatique, simple pour nous, essentiel pour elles. afipe2012 at yahoo.fr
Nous mettrons un quart d’heure à sortir de la gare puis trois quarts d’heure à retrouver Monsieur PÉAN avec qui nous sommes pourtant en liaison téléphonique quasi continue : la gare est tellement vaste, imprécise, que nous ne parvenons pas à nous situer mutuellement. Il nous emmène à l’hôtel qu’il nous a réservé. Top confort. Le budget est à l’avenant, 3500 roupies, plus de 50 €, la nuit, ça change. Il faut préciser que le foncier est au même niveau de prix qu’à New-York ou à Tokyo, donc impossible de trouver un logement bon marché. D’où également la convoitise des promoteurs sur cet immense gisement foncier que représentent les bidonvilles. Deux types de démarches de leur part, la force, avec l’envoi de bulldozers qui détruisent tout, ou le porte-monnaie avec la construction de studios à très bas coût, qu’ils offrent à bas prix à ceux qui acceptent d’évacuer. On va donc à Malad, notre premier contact avec le bidonville. Il correspond à ce qu’on connaît par les reportages, avec le « vivant » en plus. Nous avons de la chance, une fois de plus : à cette époque où la mousson devrait battre son plein, très peu de pluie, et jamais quand nous sommes dehors. Et la chaleur, qui ne dépasse pas 35 à 40°, est très supportable. Les maisons sont des assemblages de bâches plastique sur des ossatures en bambou. Le sol est bétonné, et il y a une porte.
Pas de fenêtre par contre. Surprise, il y a la télé, chez tout le monde à priori. En fait, 95 % des hommes travaillent, dans le bâtiment ou dans des secteurs où on ne leur demande pas de qualification : ils sont « helpers » (manœuvres). Donc il y a des revenus, aussi faibles soient-ils, et la télé fait partie des priorités, avec le ventilateur au plafond. L’électricité est d’origine piratée.
L’eau est un problème majeur, nous croisons plusieurs personnes avec un bidon ou une cruche sur la tête : il n’y a pas de source d’approvisionnement régulier. Quand la chance est là, il y a une canalisation crevée à proximité, sinon il faut marcher.
Des sanitaires collectifs, cabanes juxtaposées, permettent un minimum d’hygiène et d’intimité pour les besoins « naturels ». Pas de tout-à-l’égout bien sûr, ça va directement dans la terre.
On est invités dans une des maisons, chez l’une des fillettes dont s’occupe l’AFIPE, l’association de Pierre Péan. Sa mère nous offre un excellent jus de mangue, mais nous sommes les seuls à en avoir, ni elle ni les enfants n’y ont droit. Je pense que nos boyaux sont maintenant suffisamment habitués au pays pour accepter que nous buvions dans des verres non aseptisés… Effectivement ça se passera bien.
Séance photos à répétition, on discute de choses et d’autres, de leurs conditions de vie, de leur histoire… Et on se quitte pour aller chez Pierre Péan, qui nous a préparé une excellente matelote de poisson. Deux jeunes filles habitent chez lui. L’aînée, Suvarta, 24 ans, vient de décrocher son master de sciences sociales, et a trouvé du travail dans un organisme de scolarisation dans les bidonvilles. Elle y va chaque matin en train, 3 trains successifs, 2 heures de trajet. Et rebelote le soir en sens inverse. C’est le retour que c’est le plus dur, les trains sont bondés, nombreux sont ceux qui restent sur le quai faute de place. L’autre jeune fille, Madina, a 17 ans, et commence une école hôtelière. Toutes deux sont originaires du bidonville visité cet après-midi, et ont bénéficié des services de l’Afipe pour leur scolarité. Longue discussion toute la soirée, on intègre de plus en plus la nécessité impérieuse de bien maîtriser l’Anglais. Je dis à Pierre Péan mon intention de parrainer une jeune fille, je souhaite juste qu’elle ait 10 ans, pour qu’elle grandisse en même temps que Carla, chacune de son côté de la planète, en attendant peut-être une rencontre ? Ils étudient les dossiers, ce pourrait être Ashwini. Nous n’avons que son prénom. Madina prend le téléphone et on fixe un rendez-vous pour demain 11h. Retour à l’hôtel.
Lundi 10 Arrivée au « slum » (le bidonville) : la petite Ashwini nous attend à l’entrée avec son père.
M. PEAN, aidé d’Ashik, leur explique la raison de notre venue. La petite fille est très attentive, et très émue, je ne le suis pas moins… Je lui donne le collier que Carla avait préparé, en souvenir, et nous échangeons nos coordonnées. En fait elle est plus âgée que prévu, elle aura 12 ans le 14 septembre. On se serre gravement la main et on part, en espérant se revoir un jour ou un autre. Je regrette ensuite de ne pas avoir été plus loin, je ne sais même pas combien elle a de frères et sœurs, si elle est ici depuis longtemps… Peut-être aurions-nous pu aller chez elle ? Il faudra revenir. On quitte un peu plus tard Pierre PEAN, et on prend le train pour le centre-ville. Les trains « locaux » fonctionnent un peu comme notre métro Parisien, circulation en continu, mais sur le plancher des vaches et non dessous. Aux heures chargées, ce qui est notre cas, les wagons sont remplis en force, les derniers s’accrochent comme ils peuvent en débordant à l’extérieur. Ici les portes sont ouvertes en permanence, un jeune nous dit que si on les ferme on risque une amende de 10 roupies. Nous n’arriverons pas à monter dans le premier, c’est dans le suivant que nous ferons les sardines pour faire le trajet, 30 km en environ ¾ d’heure, pour le prix de 10 roupies (15 centimes d’euros) par personne...
Balade au centre de Bombay, mer peu appétissante, marron, le bord jonché de détritus.
Le plus pauvre côtoie le plus riche. Antilla, « maison » la plus grande du monde, gratte-ciel individuel de 22 étages, 165 m de haut, 37 000 m², a coûté à son propriétaire plus d’1 milliard d’euros. Vue imprenable sur la plage ci-dessus.
Visite d’une mosquée, de la Porte de l’Inde, sorte d’Arc de Triomphe face à la mer.
Retour au train : cette fois nous avons beaucoup de chance, nous sommes assis. Très vite le wagon est bondé, la sortie sera épique, nos places se trouvant au fond du wagon. Inès qui ne voulait pas quitter la chambre ce matin (la flemme, disait-elle) se sera quand même bien amusée.
Les contacts sur lesquels Ashik comptait pour visiter une autre école, ou Dharavi, le plus grand bidonville d'Asie, 1 million d’habitants, n’ont pas fonctionné. Et Bombay est pour nous une ville pas très facile à vivre, trajets internes très longs, et extrêmement bruyante. Nous abrégeons et avançons le départ de 24 heures.
Mardi 11 Repos ce matin, je les laisse dormir jusqu’à 11 h, ensuite on quitte la chambre avec les bagages qu’on met en consigne à la gare, et on passe le reste de la journée à se balader dans Bombay, visite d’une galerie de peinture… Train à 23h pour GOA, 12 heures de trajet, patience.
Mercredi 12 Arrivée à la gare de Karmali à 11h. Surprise, pas de déchets au sol : il y a des poubelles, utilisées. Nous prenons un taxi pour aller à l’hôtel, à PANAJI. Le paysage est assez différent de ce que nous connaissons de l’Inde. Beaucoup de belles maisons, des constructions type Portugais, normal ici c’était eux les colons. Après le déjeuner, priorité location des motos, on trouve des 150 cm3 à 300 roupies (- de 4,50 €) par jour, à peine croyable. Et en plus elles fonctionnent bien. Différence de législation, ici le conducteur doit porter un casque. Mais quand j’en demande également un pour Inès, ça surprend : pourquoi faire, puisque ça n’est pas obligatoire ? Priorité suivante, la plage, mais on la quitte assez rapidement, plutôt déçus : quand on y est arrivés, superbes vagues, plein de monde, uniquement des Indiens, qui se baignaient jusqu'aux genoux, tout habillés, en s'éclatant, manifestement. Mais personne vraiment dans l’eau. Ashik nous explique que moins de 10 % des Indiens savent nager, ça ne fait pas partie de leur culture. On se met en maillots, Inès et moi, on se jette dans les vagues, et on se fait siffler aussitôt : interdit durant la mousson. Donc on va se rhabiller, et balades à nouveau, à pied et à moto. Le soir, restauration « street food » pour Ashik et moi, Inès n’a pas confiance. Et le lendemain semble lui donner raison…
Jeudi 13 Effectivement, quelque-chose n’est pas passé, j’ai le ventre en vrac… Ashik n’est pas trop bien non plus. Quelques Immodiums plus tard, on repart, avec un régime riz nature pour finaliser ça. Rien de grave, mais la leçon va durer une bonne semaine. Inès à coté nous narguait, avec un superbe steak sauce Roquefort, cuit juste comme il faut : c’était la première fois qu’elle mangeait de la vache depuis 15 jours. On retente la plage. Cette fois-ci c'est bon, on a pu profiter des vagues... Direction le Nord, une petite heure de moto, balade sympa, toujours à petit rythme pour en profiter avec tous nos sens, et pour qu’Inès puisse caresser une vache par-ci - par-là tout en roulant... On a fini par dégoter une zone qu'on croyait tranquille, mais les Life Guards étaient là aussi. On s'est éloignés de façon à être situés entre 2 postes, maillots vite fait (excellent moyen d'éloigner les vendeuses qui nous assaillaient, je les menaçais de leur montrer mon postérieur), et zou dans les vagues. Assez longtemps après, un garde est arrivé en sifflant, fin de la baignade, ça tombait bien, elle nous avait suffi. La plage était en sommeil, sur le plan touristique, peu de peaux blanches, alors que le secteur fait partie des destinations privilégiées pour les occidentaux. Saison morte… Une jeune Russe qui tient un restau avec son fiancé Indien semble désœuvrée, le restau est à moitié en chantier, il y a du pain sur la planche pour la ré-ouverture. Sur le chemin du retour, halte dans un petit parc aquatique, sympa mais pour une heure seulement, juste ce qu'il nous fallait également. Retour vers Panaji, pratiquement toute la route sous la pluie. Pas gênant, voire sympa : il ne faisait pas froid. Mais bon, quand même, trempés à l’arrivée.
Vendredi 14 Journée moto, juste pour le plaisir de rouler sans objectif. A Old Goa, visite de 2 églises et d’une cathédrale qui serait la plus grande d'Asie, datant des 15° et 16° siècles. Puis nous avons roulé, sur des petites routes qui se transformaient en chemins qui se transformaient en sentiers puis en plus rien... Le top, une petite route goudronnée, état nickel, en montagne, qui après un virage sec se transforme … en un très large escalier dont nous n’avons pas vu la fin. Gare à celui qui arrive un peu vite, descente rapide assurée. Toujours des paysages sympas, et quelques rencontres agréables. Et un long passage de la rivière en bac (traversée + remontée sur 2 km environ), avec une petite surprise : seuls les camions et les voitures paient. Restitution des motos, il faut préparer le départ. Mauvais plan pour demain, la grande ligne de bus qui devait nous emmener à notre prochaine destination a été supprimée, il n’y a plus que des bus basiques, ni clim ni sièges « confort » (on est allés à la gare routière et on a vu à quoi on devait se préparer). Le minimum 10 heures durant. Cerise sur le gâteau, départ prévu à 8h, il va falloir se lever tôt.
Samedi 15 Nous avons passé la journée à faire ce fameux trajet en car, qui finalement s'est plutôt bien passé. On est arrivés chez les parents d'Ashik, dans la ville de Shimoga (320 000 habitants). C'est une maison traditionnelle haut de gamme, spacieuse et claire, très propre et décorée. Le confort est spartiate selon nos critères, mais adapté aux leurs. Ils ont des toilettes avec cuvette, mais n’utilisent jamais que les WC à la turque. Ils ont un frigo, mais, pas de viande, pas de beurre, pas de jus de fruits autres que frais, donc il n’est pas branché. L’eau chaude est produite par un poêle à bois, elle arrive à un robinet dans la salle d’eau attenante, pour remplir un seau dans lequel on puise avec un godet pour se doucher. Et pas de machine à laver, la lessive est faite à la main. Ashik nous laisse sa chambre. Il n’y a un lit que depuis 3 ans, auparavant le matelas était directement sur le sol. Lui dort dans le salon, sur une banquette étroite.
Dimanche 16 Aujourd'hui, visite d'un parc zoologique avec quelques tigres en semi-liberté, d'autres en cages, des lions et autres animaux en cages... Plutôt triste.
Suite avec une grande cascade (la 2ème plus grande d'Asie), et au retour arrêt dans une rizière. Une première, de se balader ainsi longuement sur ces digues de terre de 30 cm de large. La cousine d'Ashik, Sneha, 12 ans, est avec nous. Les filles se sont baignées dans le canal qui alimente les champs. Elles ont commencé par marcher pieds nus dans l’eau, en faisant attention, puis se sont aspergées, délicatement au début, et ça s’est terminé par une baignade tout habillées.
Lundi 17 Ce matin dès 8h un centre d'éducation pour éléphants, 22 bestiaux, en liberté dans la forêt voisine, l’après-midi et la nuit, et au centre le matin. Les gardes doivent aller les chercher un par un, dans cette forêt où il y a également des tigres en liberté. Inès a pu participer à leur toilette et alimentation, et a fait un tour au final sur une éléphante de 95 ans. L’aîné a 99 ans. Ça conserve, apparemment, d'être gros. La plus jeune avait 10 mois, une vraie petite teigne, mais trop drôle ! Le plus grand mesurait environ 3,50 m de haut, impressionnant.
Cet après-midi, visite d'une école (un pensionnat, privé) pour enfants aveugles et mal-voyants. Une centaine d'élèves de 6 à 16 ans, entre 4 et 12 élèves par classe. L’école ne perçoit aucun financement d'état, elle ne fonctionne que par donation. La famille d'Ashik fait partie d'un groupe de donateurs depuis 10 ans. Le coût de fonctionnement est serré, 1000 roupies (env 15 €) représentent l'alimentation de tous les élèves pour une journée.
On a assisté à une heure de chant collectif, résultat puissant et très harmonieux.
Et à la fin, à 19h, ils reprenaient leurs études. Ecriture en braille, dans les 3 langues (3 alphabets différents : Hindi, Kannada - la langue de la région Karnataka, où nous sommes -, et Anglais). Un des plus grands nous écrit, avec son poinçon, l'alphabet de A à Z, puis nos noms, à une vitesse équivalente à la nôtre en écriture au stylo.
L’alphabet Kannada comporte une cinquantaine de caractères, dont 13 voyelles, et 14 accents qui peuvent se mettre sur toutes les lettres. L’ensemble parait très logique, et les règles n’ont pas d’exceptions, une bénédiction pour l’apprentissage. À droite, Sneha à l’œuvre sur une page d’écriture « classique » :
Le soir, promenade sur un marché aux fleurs, et dans les rues commerçantes de la ville. Une animation à l’asiatique, en nocturne, ça percute.
Mardi 18 Repos ce matin, et on reprend la route de Bombay sur 40 km, en voiture : Ashik retourne aux sources et nous emmène dans sa ville natale, là où vit la majorité de sa famille. Une très grande maison, et il vaut mieux : 20 personnes, 3 familles, y vivent. Accueil enthousiaste, mais réception à l’Indienne : nous seuls mangeons, les hommes sont au travail, les enfants à l’école, et les femmes ne mangent pas avec les hommes. Un peu désorientant pour moi. Visite de l’atelier du voisin, 3ème génération de sculpteur sur argile.
Des statues de Ganesh, et autres, à profusion. Il travaille d’arrache-pied depuis trois mois à la préparation d’une cérémonie. Il a des quantités de commandes à satisfaire, chacun lui spécifiant les caractéristiques de sa statue. Il lui reste un mois pour finaliser et peindre toute son œuvre. Et dans un mois, toutes ces statues finiront, à l’issue de la cérémonie, par un bain au fond de la rivière. La terre, séchée mais non cuite, reprendra son cycle naturel. Visite également du cinéma de quartier, régi par un membre de sa famille. Nous arrivons au milieu d’une séance. Qu’à cela ne tienne, nous allons dans la salle de projection, où nous découvrons un magnifique antique projecteur, remplacé depuis 3 ans par son successeur numérique, mais l’ancêtre a conservé sa place. Le contraste de température, entre la zone climatisée du nouveau projecteur, et la zone « famille » attenante, est saisissant… Retour à la maison familiale, pour une débauche de photos, chacun se faisant photographier avec les uns et les autres. Inès se fait habiller en tenue traditionnelle : une vraie princesse. On échange des photos par Bluetooth, ces dames non seulement sont équipées, mais de plus savent utiliser leur matériel. La mère de Sneha habite ici, elle est ravie d’avoir des photos très récentes de sa fille. Celle-ci, à l’école, n’a pas pu nous accompagner. Inès n’est pas en forme, elle sent venir une migraine, nous abrégeons la visite. Retour à Shimoga, Inès se couche, nous ne la reverrons pas ce soir.
Mercredi 19 On fait route en voiture vers BENGALORE, agglomération de 8,5 millions d'habitants, capitale de la région Karnataka. Quelques tronçons de belles routes à 4 voies, mais qui sont également équipées de quelques superbes nids de poules. Et toujours des vaches, et quelques chevaux et cochons, sur les bas-cotés et le terre-plein central. Vigilance obligatoire. Nous faisons un crochet par une ville dont Ashik rêvait de voir le palais, Belur. 900 ans d’âge, un état de conservation impressionnant, un souci du détail fabuleux, surtout quand on voit la quantité par laquelle il est multiplié. Des colonnes de granit tournées (si, si, sur un tour, il y 9 siècles). Des sculptures à l’infini, avec pour beaucoup un travail dans la profondeur de la pierre. Des étudiants viennent de très loin pour y faire des esquisses, ils sont dans un autre monde, totalement concentrés sur leur œuvre. La circulation à l’entrée de BENGALORE est vraiment étonnante. En particulier devant un passage à niveau fermé, sur une route initialement à 2 x 2 voies, qui est utilisée à 2 x 3 voies - on se tasse. Ça déborde, ça déborde, et, devant la barrière fermée, les 6 voies sont peu à peu remplies. Idem dans l’autre sens. À l’ouverture, les 6 files se retrouvent donc face à face, sans échappatoire. Amusant quand on n’est pas pressés. On est hébergés chez un cousin d'Ashik. Un couple de jeunes, elle, 28 ans, travaille dans une banque à proximité, et apprécie : elle a vécu longtemps des trajets de 2 x 2 heures par jour. Lui, 35 ans, est médecin ayurvédique, dans sa clinique située à 2 pas de chez eux. Il m’explique qu’il travaille sans rendez-vous, sa femme précise que les gens font des queues parfois phénoménales, dans la rue, pour le voir. Il reçoit entre 80 et 100 personnes par jour, à partir de 10h, et finit le soir entre 23h et minuit. Ce soir il a fermé plus tôt pour nous recevoir, il est arrivé vers 22h30. Sa mère, la tante d’Ashik, vit avec eux. On a droit à la guest-room, leur chambre d’amis. De « vraies » toilettes, dans la salle d’eau privative de notre chambre, avec de l’eau chaude au robinet, mais toujours la douche au seau. Les coutumes sont décidément dominantes sur le confort. Autre coutume, qui, elle, m’aura assez gêné tout au long de ce voyage, le fait que les femmes servent les hommes, et mangent ensuite, quand ce service est terminé. Ici aussi, chez des jeunes, c’est le même fonctionnement : ce n’est qu’après avoir terminé notre vaisselle que les 2 femmes mangeront, assises par terre dans la cuisine.
On regarde avec Inès ce qu’est la médecine ayurvédique, on comprend mieux comment notre hôte tient le coup. Les médecines traditionnelles ont depuis 2014 leur ministre attitré, qui gère et promeut l’ayurvéda, le yoga, l'unani, le siddha et l'homéopathie.
Jeudi 20 Départ à 11 heures, direction l’aéroport de BENGALORE. Et ce sont les adieux avec Ashik, et la grande question : où se revoit-on ? En Inde ou en France ? Ashik nous aura vraiment été d’une aide précieuse, tant par sa disponibilité, son écoute, que par le fait qu’il est du pays, donc pas de problème de langue. Au contraire, il nous a fait travailler notre anglais, ne parlant pas du tout français. Il nous a évité le problème classique du touriste ici, on n’était pas assaillis, surtout en sortant des gares ou aéroports, par des gens qui vous veulent tous le plus grand bien mais vous emmènent généralement dans des embrouilles. Il a pris en charge la gestion des billets de trains, complexe avec leur notion de listes d’attente, qui peuvent - ça nous est arrivé - devoir faire passer les billets en « prioritaires », avec doublement du prix, si on veut vraiment avoir le train. Et il semblait mettre un point d’honneur à toujours trouver les meilleurs plans, tant au point de vue logement, restos, visites, loisirs, etc… Je lui demande s’il est prêt à refaire ce type de circuit, si on me demande ses coordonnées, il répond oui avec enthousiasme.
Envol sans problème pour Delhi, on a pris l’option avion, 2h30, plutôt que train, 37 heures. 75 € par personne pour un tel gain de temps et de fatigue, le choix était vite fait. Fin d’après-midi shopping souvenirs, balades dans Delhi, et une dernière nuit Indienne. Encore un bon plan avec une chambre pour 10 € sur E-bookers : clim, douche, wc comme chez nous, et même le transfert aéroport. Incroyable, à nouveau. Airport Hotel Mayank Residency.
Vendredi 21, samedi 22 Retour sans souci, juste un peu long, normal... Départ de l’hôtel à 10 heures, arrivée à La Rochelle près de 30 heures plus tard. Ça parait tellement simple de parler français !
La très grande question, maintenant, pour moi : Inès tirera-t-elle profit de ce périple ? Ce vécu sera-t-il plus efficace que nos discours classiques pour lui donner envie de vivre plutôt que de survivre ?
Comment aider un ado à se projeter dans l’avenir ?
J’espère avoir aidé le déclic à se faire…
Jeudi 30 juillet 2015, 10h50 Atterrissage à Delhi, Ashik, notre accompagnateur Indien pour ce voyage, nous attend. Trajet en taxi jusque chez lui et Sébastien, correspondant en Inde de Radio-France. On savait où on arrivait, mais 40°, et un taux d’humidité qui doit avoisiner les 90%, ça surprend les corps. Repos, après 2 nuits très courtes.
Vendredi 31 On fait un peu plus connaissance avec Ashik, au cours d’une balade dans un parc immense dans Delhi. Le thème central est le tombeau (colossal…) d’un poète emblématique, Amir Khusrau, entouré d’autres tombeaux illustres : des rois et reines qui voulaient reposer près de lui.
Ashik nous montre sa moto, garée dans la rue. Elle détonne avec celles que l’on croise, avec son look chopper. Elle n’est pas attachée, et restera ainsi durant le mois d’absence d’Ashik. En plein New Delhi. Impressionnant, pour nous.
Balade en ville, le soir, on en profite pour passer chez le coiffeur, ou plutôt sur le trottoir qu’il squatte, éclairage à leds branché sur la batterie de sa voiture. Coupe nickel malgré les conditions. Et quelques courses, dans une épicerie dont le caissier Sikh, accroupi sur son tabouret, pieds nus, détonnerait dans nos supermarchés.
Samedi 1er août Préparatifs, planning, réservations des divers billets de train, … Arrivée de Sébastien, notre hôte qui, sans nous connaître, nous accueille les bras ouverts, avec sa compagne Indienne, et leurs amis, des gens très sympas, aux parcours impressionnants. Une règle semble établie : tous sont très à l’aise pour passer d’une langue à une autre. Alex, un Anglais, parle Français comme s’il était parisien d’origine, et quand j’entends parler sa femme Sophie, Française, je suis persuadé d’entendre une Anglaise. Un autre couple, Abi, Philippine, et David, Suisse, est là, avec Alicia, 13 ans, qui parle 4 langues et commence l’Allemand. On sort, balade dans un autre parc de Delhi, à nouveau des tombeaux monumentaux, autour de celui de Humayun, second empereur Moghol, considéré comme le prototype du Taj-Mahal.
Dimanche 2 Départ en train pour Agra, la cité du Taj-Mahal, ville moyenne ici (1,7 million d’habitants). Départ prévu à 8h45, retardé progressivement jusqu’à 11h45… Puis 3 heures de train pour 180 km. Nous aurons néanmoins le temps de voir ce fameux temple (un tombeau, à nouveau, en fait, construit par l'empereur Moghol Shâh Jahân pour son épouse), les fortifications, et le palais royal. Agra fut, à sa grande époque (16° - 17° siècle) la capitale de l’empire Moghol.
Visite d’Agra en Tuc-tuc. Triporteur très utilisé comme taxi low-coast en Asie, on l’exploite à fond ici. On peut y loger 3 touristes (2 si Américains moyens), en plus du chauffeur, mais les Indiens s’y entassent jusqu’à 12 personnes. Véridique, on l’a vu.
Au coin d’une rue, une école coranique, à ciel ouvert.
Départ d’Agra le soir à 22h, destination Pushkar, en train-couchettes.
Lundi 3 4h30, arrivée du train à Ajmer, où nous prenons un taxi – 400 roupies, moins de 6 €, pour une dizaine de km. Indécent quand on saura que le litre d’essence revient à 1 euro. Arrivée à Pushkar, vers 5h30, où nous trouvons un hôtel, Moon Light, qui nous accueille malgré l’heure, bien matinale à nos yeux. Prix de la chambre : 400 roupies, pour 3 personnes. Évidemment c’est minimaliste en terme de confort, douche à l’eau froide, pas de placard ni de clim, ni de bureau, mais à ce prix-là difficile d’être exigeant ! Le gag : c’est lors de notre départ que nous apprendrons qu’en fait il y avait de l’eau chaude, simplement un disjoncteur avait sauté ! Le plus dur en ce qui me concerne : les matelas en mousse de 8 ou 10 cm sur un sommier qui est une simple planche. Je passerai mes nuits à tourner comme un poulet sur sa broche, et au lever il faudra toujours un peu de temps pour remettre chaque vertèbre à sa place… Suite de la matinée consacrée à un sommeil un peu plus réparateur que celui du train.
Découverte de Pushkar, 400 (si, quatre cents) temples pour 17 000 habitants. Des vaches, des vaches, partout. Elles sont vraiment les reines dans ce pays, en ville comme à la campagne. Elles se couchent aussi bien sur les routes, en plein virage, que dans des rues étroites, viennent mendier aux portes…
Visite d’un temple dédié à Brahma, avec la même caractéristique que tous ceux qui lui sont consacrés : il est le seul et l’unique sur cette planète. Des prêtres nous prennent en main, au sens littéral du terme. Après avoir, chacun avec son guide spirituel, effectué un cérémonial très précis finissant par un largage de fleurs dans le lac (sacré, comme il se doit), nous devons réciter des prières, en répétant ce qu’ils disaient. Inès et Ashik seront assez vite libérés, mais le mien ne me lâche pas, me fait citer tous les membres de ma famille (quel boulot !), puis me dit qu’il accepte aussi bien les euros que les dollars, et que 30 euros ça serait correct pour que tous aient une belle et longue vie. Je parviens à garder mes munitions pour des besoins plus terre à terre, mais ne peux néanmoins pas me débarrasser de lui sans lui avoir laissé quelques billets de 10 roupies qui traînaient dans mes poches. Surprenant pour nous : le côté « la ferme est dans la ville ». Partout déambulent librement, non seulement les vaches et les chiens, mais aussi des familles entières de cochons sauvages, qui sont chargés, avec les chiens, de nettoyer la ville. On croise également des ânes, des chameaux parfois seuls, des singes, des quantités d’écureuils, de perroquets verts, et autres oiseaux multicolores… Pratiquement pas de chats, par contre. Les animaux n’ont pas ici de fonction alimentaire, excepté le lait des vaches et chèvres, quasiment tout le monde est végétarien. Et à l’accueil de notre hôtel trône un panneau sur lequel est indiqué « MEAT FREE ZONE » (pas de viande ici), avec des panneaux type stationnement interdit sur lesquels figurent poulet, vache, porc, poisson. Pas d’œufs non plus, seul le lait est autorisé. En fin d’après-midi, une balade à dos de chameaux de 3 heures, dans la campagne environnante. Des rencontres étonnantes, telles que cette famille musicienne dans une zone semi-désertique, ou ce cadavre de chameau puant qui occupait sérieusement quelques chiens. Petite virée noctambule dans les rues aux environs de l’hôtel, plus grand-monde dehors à part un groupe de jeunes, sympas, et toujours, veaux, vaches, cochons … et chiens.
Mardi 4 Pour démarrer, une bonne balade à pieds dans la ville, location de motos, et roule ma poule dans la nature...
Des coins très sympas, où les gens ne voient quasiment jamais de touristes - heureusement qu’Ashik est là, parce que très peu parlaient Anglais. Roue arrière crevée, Inès est montée derrière Ashik, moi sur le réservoir de la moto, jusqu'au dépanneur-vendeur de tout du hameau suivant. Suite de la balade, et, surprenant ici, une grande quantité de vaches derrière une clôture. C'est un hospice qui protège les vaches en mauvaise santé. 600 y séjournent. Contrairement à une autre structure sur Mumbay, 6 000 vaches, où elles finissent par alimenter une colonie de vautours, ici elles termineront enterrées. Je n’ose pas imaginer le charnier que ça doit représenter. Après avoir visité et mis notre petite contribution (ils ne fonctionnent qu’avec ça), on reprend la route. Dans un chemin de sable, rencontre d'un homme de 60 à 70 ans, musicien déjà vu hier lors de la balade à dos de chameau. Il nous propose de venir chez lui, on accepte. Il monte derrière Ashik, et on arrive rapidement à son campement, des huttes de branches essentiellement, et une construite avec des pierres liées avec de la terre. On a passé la soirée avec eux, c'est une tribu semi-nomade qui est réputée pour sa bonne relation avec les animaux et le don qu'ils ont pour les soigner. Les gens viennent les chercher quand ils ont un animal malade. Et ce sont donc aussi des musiciens, qui perpétuent une musique ancestrale. Ils ont fait un CD, qu'on pourra écouter à la maison. On a partagé le thé avec eux, ainsi que nos sandwiches de midi que nous avions à peine attaqués. Inès a participé avec une fille de 13 ans à la confection et cuisson des galettes pour le repas du soir. À la fin, celle-ci nous a dit qu'elle avait une nouvelle sœur... Nous avons dû partir avant qu'il ne fasse complètement nuit, le retour en motos dans le sable risquait d'être galère sinon. On est partis avec 3 galettes, et des au-revoir jusqu'à perte de vue.
Mercredi 5 Un bref passage, en profitant des motos, auprès des gens qui nous ont reçus hier soir, pour apporter aux enfants une dizaine des jouets que Carla nous avait confiés dans ce but. Et puis une virée à petite vitesse pour découvrir les campagnes, avec une étape dans une école de village. 280 élèves, de 6 à 15 ans, qui se laissent très peu distraire par les intrus que nous sommes. Intrus à qui pourtant les profs présentent tout sans poser plus de questions… Quasiment aucun mobilier, tous les élèves sont accroupis par terre, quelques rares privilégiés ont une sorte de petite table basse pour poser leurs affaires, tous les autres écrivent sur leurs genoux. Je suis impressionné par le calme et l’atmosphère studieuse qui règnent. Ashik nous expliquera ensuite que c’est ainsi dans toutes les écoles « gouvernementales », seules les écoles privées ont les moyens de faire travailler leurs élèves plus confortablement. Nous revenons ensuite vers la ville, où nous retrouvons un vieil Indien que nous avions rencontrés la veille, et qui nous avait proposé une balade avec lui en moto. Il roule en 1050 Triumph Bonneville. Nous découvrons qu’il est propriétaire du petit hôtel où il vit. Self-made man, il a principalement été cuisinier, et a monté son hôtel tout seul. Il nous montre ses photos sur ses 2 IPhones, le temps qu’il roule et fume son pétard à côté de nous, et on y va. Une pause chez un loueur du coin, juste pour siphonner le réservoir d’une moto qui revient de location et regarnir un peu les nôtres, et c’est reparti. On se fait avec lui une grande balade en montagne, virolos très sympas, jusqu'au plus ancien temple local (plus de 1 000 ans). On traverse de superbes coins, on est en moto, sans casque, il fait beau, c’est le bonheur ! L’heure passe vite, on retourne chez notre loueur de motos lui rendre nos bécanes. 2 km à pieds pour revenir à l’hôtel, où Inès se remet un peu avant « son grand moment », une virée à cheval de 2 heures. Ashik, peu concerné par l’équitation, reste à l’hôtel. Nous allons faire la connaissance des Marwaris, une race rare chez nous, dont les oreilles en forme de parenthèses se rejoignent au-dessus de la tête. Mauvais surprise, on devait avoir 4 chevaux, et 2 accompagnateurs, mais il y a 2 chevaux en tout et pour tout…ce qui signifie que les gars vont marcher à coté de nous en tenant les chevaux ! Et ils nous répètent qu’il faut faire attention, disant que la jument d’Inès est « crazy »… Pas du tout ce qui était prévu. Inès signale que sa selle est insuffisamment serrée, ils disent qu’on verra ça plus tard, mais elle restera en l’état. Ils nous lâcheront quand même un peu. Au premier galop, la selle d’Inès tourne. Complètement sur le côté, elle réussit néanmoins à arrêter sa fougueuse jument, mais se retrouve au final coincée contre un mur de clôture. Une belle ecchymose à la cuisse en guise de souvenir. Elle se rattrapera un peu plus tard en prenant ma jument, mieux équipée, pour un autre galop dans un chemin de sable. De retour à l’hôtel, bien fatiguée, elle va préchauffer son lit. On repartira donc seuls, Ashik et moi. Une grande marche de nuit, on fait le tour du lac en passant par tous les temples qui le bordent, pieds nus donc sur 1,5 km. Cette fois la dose est bonne, repos.
Jeudi 6 Réveil tôt ce matin, on quitte Pushkar, direction Udaipur, 5 heures de train. A l’heure, cette fois-ci, ça console : on ne s’est pas levés inutilement. Fouilles au fin fond des sacs pour déterrer des vêtements chauds, la clim est vraiment forte, on est gelés… Arrivés à 13h45, un taxi envoyé par l’hôtel (Kumbha Palace) nous attend devant la gare. En route, nous croisons des vaches, bien sûr, mais aussi des quantités de groupes d’ânes transportant des matériaux de construction. Inès restera sur place, un peu KO, et Ashik et moi allons nous balader à pieds : visite d’un temple, avec une quantité colossale de personnages et d’animaux sculptés dans du marbre. Et une longue discussion avec 3 gamines d’une douzaine d’années qui s’appliquent à bien se faire comprendre en Anglais : touchant.
Vendredi 7 Lever de bonne heure pour Inès et moi, pour une demi-journée d’équitation – le couple qui tient l’hôtel, une Hollandaise et un Indien, a également monté un centre équestre à quelques km de là. Trajet jusqu’au ranch avec le 4x4 de l’hôtel.
Rencontre des gens et des chevaux, et cette fois notre guide (le propriétaire) sera sur son propre cheval. 2 accompagnateurs à moto sont chargés de la sécurité, ils écartent les buffles et autres imprévus, tel ce poulain en liberté qui avait décidé de se joindre à nous malgré le refus de nos juments. Superbes paysages, quelques rencontres : des écoliers, une mangouste, un squelette de vache... Repas sur place, toujours aussi savoureux, pas de doute, ils savent manier les épices. On retrouve Ashik à l’hôtel, espoir de location de motos, mais on ne peut pas se mettre d’accord avec le loueur, un peu caractériel. On y retournera le lendemain, bien qu’il refuse de réserver, même si on lui paie tout à l’avance. Donc c’est à pieds qu’on ira jusqu’au « câble car », téléphérique qui nous emmène jusqu’au sommet d’une montagne où nous attend un temple, mais aussi un superbe point de vue sur l’ensemble de la ville. Retour en bas, et Ashik nous dégotte un resto (le Charcoal), qui annonce sa spécialité : le barbecue. Dans ce pays essentiellement végétarien, où nous n’avons quasiment mangé aucune viande sinon un peu de poulet à Delhi, ça nous fait saliver. En fait il n’y a que du poulet et de l’agneau, mais Inès avait justement annoncé son intention de ne plus manger aucun bébé animal. Donc poulet. Le mauvais gag : Ashik était entré très peu avant nous, et d’office le réceptionniste lui annonce : plus de place. Et lorsqu’il nous voit, miraculeusement il y a de la place. Devant notre « surprise », il bafouille vaguement que les autres clients vont se tasser… Réflexion d’Ashik : vous êtes mon passeport… c’est vrai que ce n’est pas la première fois que nous rencontrons ce type de situation. Coté place, nous sommes servis, au sommet de l’immeuble, une banquette confortable adossée au vide, sur laquelle nous allons manger semi-allongés, avec une vue magnifique sur le lac Pichola.
Samedi 8 Nous allons chercher les motos. On va remplir nos réservoirs, et retour avec une halte street-food (cuistot de rue). Nous retrouvons Inès et mangeons nos acquisitions en attendant qu’elle se prépare. Incendie dans les bouches… Balade du matin, on contourne le lac Pichola, très beaux points de vue, et on sort de la ville direction un temple perché au sommet d’une montagne très abrupte. Nous avions repéré ça comme objectif, hier. Manque de chance, la seule route qui y mène est barrée en bas. On est sensés y prendre un bus qui nous emmènerait sur notre lieu de prière. Bof, pas vraiment le but. En parlementant, on a finalement la possibilité de monter avec les motos, pour la modique somme de 710 roupies. Ça ne fait qu’une dizaine d’euros, mais bon. Demi-tour. On va finalement trouver une petite route magnifique qui nous mène à un autre lac, plus en altitude, et qui traverse des petits villages de montagne, qui suit une crête avec super point de vue de chaque côté, bain de buffles… Mais qui nous ramène vers Udaïpur, sans qu’on comprenne comment. Et on a peut-être la réponse à une question fonda-mentale dont on déjà parlé : que deviennent toutes ces vaches, après ? Deux ou trois cadavres, sans peau, sont sur le bord de la route, en cours de nettoyage par la nature. Serait-ce leur destinée à toutes ? Et l’utilisation du cuir serait-elle compatible avec la religion ? Nous aurons la réponse plus tard : affirmatif. Autre question, que deviennent toutes les bouses ? Là, la réponse est simple, il doit y avoir un service de nettoyage, qui les amène là, sur ce même bord de route, où d’énormes tas attendent, peut-être, une utilisation agricole ? Allez, encore une question, sans réponse celle-ci : on voit très fréquemment des pneus de motos ou de voitures, ou des chambres à air, en haut des maisons, accrochés aux toits ou aux terrasses, parfois dans les arbres : pourquoi ? Repas de midi dans une autre trouvaille d’Ashik, un tout petit resto qui comporte une mezzanine. Nous y mangerons sur des matelas disposés autour d’une grande table basse. Sympa et reposant. On reprend les motos et on suit le hasard de la route, sans objectif ni itinéraire. Des kms enfilés dans la montagne, sur de petites routes, des chemins de terre, voire des sentiers ou plus rien du tout quand on est dans la montagne elle-même : on en prend à nouveau plein les yeux. Le contact avec les gens est simple et rapide. À un moment, nous arrivons dans un cul de sac à flanc de montagne, une quinzaine de personnes travaillent à la construction d’un grand mur. On fait une pause. Deux hommes arrivent à moto, l’un deux se présente, il est le propriétaire, nous sommes sur son terrain qu’il fait clôturer. Il se fait un plaisir de nous faire visiter et de nous expliquer son projet de construction avec piscine. Vu les gens qui travaillent à son mur (y compris des enfants), tous n’ont pas les mêmes soucis au quotidien. Bon, d’accord, on le savait déjà. On reprend notre chemin. Un lac nous tente, vu de loin, mais de près on a moins envie de s’y baigner, l’eau manque de clarté – bande de chochottes. Nous rencontrons un troupeau de chèvres accompagnées par des enfants de 10 à 15 ans, qui transportent des fardeaux de bois sur leurs têtes. Sur le chemin du retour, on fait un crochet pour voir de plus près une statue monumentale que nous avons aperçue à l’aller, sur le flanc d’une montagne. Il s’agit d’un ancien roi, qui a dû laisser un bon souvenir vu ses dimensions aujourd’hui. Nous n’en saurons pas plus. Le chantier est en cours, impossible d’approcher.
Transport en commun, les passagers montent sur le toit du bus à l’occasion d’un ralentissement, il y a 2 échelles à l’arrière pour ça.
On laisse Inès à l’hôtel, elle en a eu assez pour la journée. Et on repart avec Ashik vers le lac Pichola, dont on fait le tour en bateau en approchant les divers palaces qui le bordent, ainsi que les deux qui forment des îles au milieu. La bonne virée standard pour touristes standards… Restitution des motos, retour, bagages, train-couchettes : au-revoir Udaipur.
Dimanche 9 Nuit un peu galère, avec le claquement permanent de la bouche de clim juste au-dessus de nos têtes (Inès et moi sommes collés au plafond – impossible de s’asseoir). Heureusement un interrupteur permet d’éteindre cette fichue clim, malheureusement à chaque fois que je l’éteins, la grosse femme du bas la rallume – elle n’a certainement pas la clim chez elle, mais ici elle a payé pour l’avoir, elle l’aura, y compris la nuit. Mais bon, on a dormi quand même. Presque 17 heures de trajet, c’est vrai qu’en train c’est long mais pas trop difficile. Et on arrive à Bombay, où nous sommes attendus par le sieur Pierre-Édouard PÉAN, un ancien agent de voyage qui, depuis 1989, consacre sa retraite à la scolarisation des filles dans un bidonville. Son ONG, l’AFIPE, a pris part, en 20 ans, à l’éducation de plusieurs milliers de filles. Elle ne fonctionne qu’avec des dons, et propose à chacun de parrainer une petite fille : 15 € par mois suffisent à couvrir ses frais de scolarité. Un virement automatique, simple pour nous, essentiel pour elles. afipe2012 at yahoo.fr
Nous mettrons un quart d’heure à sortir de la gare puis trois quarts d’heure à retrouver Monsieur PÉAN avec qui nous sommes pourtant en liaison téléphonique quasi continue : la gare est tellement vaste, imprécise, que nous ne parvenons pas à nous situer mutuellement. Il nous emmène à l’hôtel qu’il nous a réservé. Top confort. Le budget est à l’avenant, 3500 roupies, plus de 50 €, la nuit, ça change. Il faut préciser que le foncier est au même niveau de prix qu’à New-York ou à Tokyo, donc impossible de trouver un logement bon marché. D’où également la convoitise des promoteurs sur cet immense gisement foncier que représentent les bidonvilles. Deux types de démarches de leur part, la force, avec l’envoi de bulldozers qui détruisent tout, ou le porte-monnaie avec la construction de studios à très bas coût, qu’ils offrent à bas prix à ceux qui acceptent d’évacuer. On va donc à Malad, notre premier contact avec le bidonville. Il correspond à ce qu’on connaît par les reportages, avec le « vivant » en plus. Nous avons de la chance, une fois de plus : à cette époque où la mousson devrait battre son plein, très peu de pluie, et jamais quand nous sommes dehors. Et la chaleur, qui ne dépasse pas 35 à 40°, est très supportable. Les maisons sont des assemblages de bâches plastique sur des ossatures en bambou. Le sol est bétonné, et il y a une porte.
Pas de fenêtre par contre. Surprise, il y a la télé, chez tout le monde à priori. En fait, 95 % des hommes travaillent, dans le bâtiment ou dans des secteurs où on ne leur demande pas de qualification : ils sont « helpers » (manœuvres). Donc il y a des revenus, aussi faibles soient-ils, et la télé fait partie des priorités, avec le ventilateur au plafond. L’électricité est d’origine piratée.
L’eau est un problème majeur, nous croisons plusieurs personnes avec un bidon ou une cruche sur la tête : il n’y a pas de source d’approvisionnement régulier. Quand la chance est là, il y a une canalisation crevée à proximité, sinon il faut marcher.
Des sanitaires collectifs, cabanes juxtaposées, permettent un minimum d’hygiène et d’intimité pour les besoins « naturels ». Pas de tout-à-l’égout bien sûr, ça va directement dans la terre.
On est invités dans une des maisons, chez l’une des fillettes dont s’occupe l’AFIPE, l’association de Pierre Péan. Sa mère nous offre un excellent jus de mangue, mais nous sommes les seuls à en avoir, ni elle ni les enfants n’y ont droit. Je pense que nos boyaux sont maintenant suffisamment habitués au pays pour accepter que nous buvions dans des verres non aseptisés… Effectivement ça se passera bien.
Séance photos à répétition, on discute de choses et d’autres, de leurs conditions de vie, de leur histoire… Et on se quitte pour aller chez Pierre Péan, qui nous a préparé une excellente matelote de poisson. Deux jeunes filles habitent chez lui. L’aînée, Suvarta, 24 ans, vient de décrocher son master de sciences sociales, et a trouvé du travail dans un organisme de scolarisation dans les bidonvilles. Elle y va chaque matin en train, 3 trains successifs, 2 heures de trajet. Et rebelote le soir en sens inverse. C’est le retour que c’est le plus dur, les trains sont bondés, nombreux sont ceux qui restent sur le quai faute de place. L’autre jeune fille, Madina, a 17 ans, et commence une école hôtelière. Toutes deux sont originaires du bidonville visité cet après-midi, et ont bénéficié des services de l’Afipe pour leur scolarité. Longue discussion toute la soirée, on intègre de plus en plus la nécessité impérieuse de bien maîtriser l’Anglais. Je dis à Pierre Péan mon intention de parrainer une jeune fille, je souhaite juste qu’elle ait 10 ans, pour qu’elle grandisse en même temps que Carla, chacune de son côté de la planète, en attendant peut-être une rencontre ? Ils étudient les dossiers, ce pourrait être Ashwini. Nous n’avons que son prénom. Madina prend le téléphone et on fixe un rendez-vous pour demain 11h. Retour à l’hôtel.
Lundi 10 Arrivée au « slum » (le bidonville) : la petite Ashwini nous attend à l’entrée avec son père.
M. PEAN, aidé d’Ashik, leur explique la raison de notre venue. La petite fille est très attentive, et très émue, je ne le suis pas moins… Je lui donne le collier que Carla avait préparé, en souvenir, et nous échangeons nos coordonnées. En fait elle est plus âgée que prévu, elle aura 12 ans le 14 septembre. On se serre gravement la main et on part, en espérant se revoir un jour ou un autre. Je regrette ensuite de ne pas avoir été plus loin, je ne sais même pas combien elle a de frères et sœurs, si elle est ici depuis longtemps… Peut-être aurions-nous pu aller chez elle ? Il faudra revenir. On quitte un peu plus tard Pierre PEAN, et on prend le train pour le centre-ville. Les trains « locaux » fonctionnent un peu comme notre métro Parisien, circulation en continu, mais sur le plancher des vaches et non dessous. Aux heures chargées, ce qui est notre cas, les wagons sont remplis en force, les derniers s’accrochent comme ils peuvent en débordant à l’extérieur. Ici les portes sont ouvertes en permanence, un jeune nous dit que si on les ferme on risque une amende de 10 roupies. Nous n’arriverons pas à monter dans le premier, c’est dans le suivant que nous ferons les sardines pour faire le trajet, 30 km en environ ¾ d’heure, pour le prix de 10 roupies (15 centimes d’euros) par personne...
Balade au centre de Bombay, mer peu appétissante, marron, le bord jonché de détritus.
Le plus pauvre côtoie le plus riche. Antilla, « maison » la plus grande du monde, gratte-ciel individuel de 22 étages, 165 m de haut, 37 000 m², a coûté à son propriétaire plus d’1 milliard d’euros. Vue imprenable sur la plage ci-dessus.
Visite d’une mosquée, de la Porte de l’Inde, sorte d’Arc de Triomphe face à la mer.
Retour au train : cette fois nous avons beaucoup de chance, nous sommes assis. Très vite le wagon est bondé, la sortie sera épique, nos places se trouvant au fond du wagon. Inès qui ne voulait pas quitter la chambre ce matin (la flemme, disait-elle) se sera quand même bien amusée.
Les contacts sur lesquels Ashik comptait pour visiter une autre école, ou Dharavi, le plus grand bidonville d'Asie, 1 million d’habitants, n’ont pas fonctionné. Et Bombay est pour nous une ville pas très facile à vivre, trajets internes très longs, et extrêmement bruyante. Nous abrégeons et avançons le départ de 24 heures.
Mardi 11 Repos ce matin, je les laisse dormir jusqu’à 11 h, ensuite on quitte la chambre avec les bagages qu’on met en consigne à la gare, et on passe le reste de la journée à se balader dans Bombay, visite d’une galerie de peinture… Train à 23h pour GOA, 12 heures de trajet, patience.
Mercredi 12 Arrivée à la gare de Karmali à 11h. Surprise, pas de déchets au sol : il y a des poubelles, utilisées. Nous prenons un taxi pour aller à l’hôtel, à PANAJI. Le paysage est assez différent de ce que nous connaissons de l’Inde. Beaucoup de belles maisons, des constructions type Portugais, normal ici c’était eux les colons. Après le déjeuner, priorité location des motos, on trouve des 150 cm3 à 300 roupies (- de 4,50 €) par jour, à peine croyable. Et en plus elles fonctionnent bien. Différence de législation, ici le conducteur doit porter un casque. Mais quand j’en demande également un pour Inès, ça surprend : pourquoi faire, puisque ça n’est pas obligatoire ? Priorité suivante, la plage, mais on la quitte assez rapidement, plutôt déçus : quand on y est arrivés, superbes vagues, plein de monde, uniquement des Indiens, qui se baignaient jusqu'aux genoux, tout habillés, en s'éclatant, manifestement. Mais personne vraiment dans l’eau. Ashik nous explique que moins de 10 % des Indiens savent nager, ça ne fait pas partie de leur culture. On se met en maillots, Inès et moi, on se jette dans les vagues, et on se fait siffler aussitôt : interdit durant la mousson. Donc on va se rhabiller, et balades à nouveau, à pied et à moto. Le soir, restauration « street food » pour Ashik et moi, Inès n’a pas confiance. Et le lendemain semble lui donner raison…
Jeudi 13 Effectivement, quelque-chose n’est pas passé, j’ai le ventre en vrac… Ashik n’est pas trop bien non plus. Quelques Immodiums plus tard, on repart, avec un régime riz nature pour finaliser ça. Rien de grave, mais la leçon va durer une bonne semaine. Inès à coté nous narguait, avec un superbe steak sauce Roquefort, cuit juste comme il faut : c’était la première fois qu’elle mangeait de la vache depuis 15 jours. On retente la plage. Cette fois-ci c'est bon, on a pu profiter des vagues... Direction le Nord, une petite heure de moto, balade sympa, toujours à petit rythme pour en profiter avec tous nos sens, et pour qu’Inès puisse caresser une vache par-ci - par-là tout en roulant... On a fini par dégoter une zone qu'on croyait tranquille, mais les Life Guards étaient là aussi. On s'est éloignés de façon à être situés entre 2 postes, maillots vite fait (excellent moyen d'éloigner les vendeuses qui nous assaillaient, je les menaçais de leur montrer mon postérieur), et zou dans les vagues. Assez longtemps après, un garde est arrivé en sifflant, fin de la baignade, ça tombait bien, elle nous avait suffi. La plage était en sommeil, sur le plan touristique, peu de peaux blanches, alors que le secteur fait partie des destinations privilégiées pour les occidentaux. Saison morte… Une jeune Russe qui tient un restau avec son fiancé Indien semble désœuvrée, le restau est à moitié en chantier, il y a du pain sur la planche pour la ré-ouverture. Sur le chemin du retour, halte dans un petit parc aquatique, sympa mais pour une heure seulement, juste ce qu'il nous fallait également. Retour vers Panaji, pratiquement toute la route sous la pluie. Pas gênant, voire sympa : il ne faisait pas froid. Mais bon, quand même, trempés à l’arrivée.
Vendredi 14 Journée moto, juste pour le plaisir de rouler sans objectif. A Old Goa, visite de 2 églises et d’une cathédrale qui serait la plus grande d'Asie, datant des 15° et 16° siècles. Puis nous avons roulé, sur des petites routes qui se transformaient en chemins qui se transformaient en sentiers puis en plus rien... Le top, une petite route goudronnée, état nickel, en montagne, qui après un virage sec se transforme … en un très large escalier dont nous n’avons pas vu la fin. Gare à celui qui arrive un peu vite, descente rapide assurée. Toujours des paysages sympas, et quelques rencontres agréables. Et un long passage de la rivière en bac (traversée + remontée sur 2 km environ), avec une petite surprise : seuls les camions et les voitures paient. Restitution des motos, il faut préparer le départ. Mauvais plan pour demain, la grande ligne de bus qui devait nous emmener à notre prochaine destination a été supprimée, il n’y a plus que des bus basiques, ni clim ni sièges « confort » (on est allés à la gare routière et on a vu à quoi on devait se préparer). Le minimum 10 heures durant. Cerise sur le gâteau, départ prévu à 8h, il va falloir se lever tôt.
Samedi 15 Nous avons passé la journée à faire ce fameux trajet en car, qui finalement s'est plutôt bien passé. On est arrivés chez les parents d'Ashik, dans la ville de Shimoga (320 000 habitants). C'est une maison traditionnelle haut de gamme, spacieuse et claire, très propre et décorée. Le confort est spartiate selon nos critères, mais adapté aux leurs. Ils ont des toilettes avec cuvette, mais n’utilisent jamais que les WC à la turque. Ils ont un frigo, mais, pas de viande, pas de beurre, pas de jus de fruits autres que frais, donc il n’est pas branché. L’eau chaude est produite par un poêle à bois, elle arrive à un robinet dans la salle d’eau attenante, pour remplir un seau dans lequel on puise avec un godet pour se doucher. Et pas de machine à laver, la lessive est faite à la main. Ashik nous laisse sa chambre. Il n’y a un lit que depuis 3 ans, auparavant le matelas était directement sur le sol. Lui dort dans le salon, sur une banquette étroite.
Dimanche 16 Aujourd'hui, visite d'un parc zoologique avec quelques tigres en semi-liberté, d'autres en cages, des lions et autres animaux en cages... Plutôt triste.
Suite avec une grande cascade (la 2ème plus grande d'Asie), et au retour arrêt dans une rizière. Une première, de se balader ainsi longuement sur ces digues de terre de 30 cm de large. La cousine d'Ashik, Sneha, 12 ans, est avec nous. Les filles se sont baignées dans le canal qui alimente les champs. Elles ont commencé par marcher pieds nus dans l’eau, en faisant attention, puis se sont aspergées, délicatement au début, et ça s’est terminé par une baignade tout habillées.
Lundi 17 Ce matin dès 8h un centre d'éducation pour éléphants, 22 bestiaux, en liberté dans la forêt voisine, l’après-midi et la nuit, et au centre le matin. Les gardes doivent aller les chercher un par un, dans cette forêt où il y a également des tigres en liberté. Inès a pu participer à leur toilette et alimentation, et a fait un tour au final sur une éléphante de 95 ans. L’aîné a 99 ans. Ça conserve, apparemment, d'être gros. La plus jeune avait 10 mois, une vraie petite teigne, mais trop drôle ! Le plus grand mesurait environ 3,50 m de haut, impressionnant.
Cet après-midi, visite d'une école (un pensionnat, privé) pour enfants aveugles et mal-voyants. Une centaine d'élèves de 6 à 16 ans, entre 4 et 12 élèves par classe. L’école ne perçoit aucun financement d'état, elle ne fonctionne que par donation. La famille d'Ashik fait partie d'un groupe de donateurs depuis 10 ans. Le coût de fonctionnement est serré, 1000 roupies (env 15 €) représentent l'alimentation de tous les élèves pour une journée.
On a assisté à une heure de chant collectif, résultat puissant et très harmonieux.
Et à la fin, à 19h, ils reprenaient leurs études. Ecriture en braille, dans les 3 langues (3 alphabets différents : Hindi, Kannada - la langue de la région Karnataka, où nous sommes -, et Anglais). Un des plus grands nous écrit, avec son poinçon, l'alphabet de A à Z, puis nos noms, à une vitesse équivalente à la nôtre en écriture au stylo.
L’alphabet Kannada comporte une cinquantaine de caractères, dont 13 voyelles, et 14 accents qui peuvent se mettre sur toutes les lettres. L’ensemble parait très logique, et les règles n’ont pas d’exceptions, une bénédiction pour l’apprentissage. À droite, Sneha à l’œuvre sur une page d’écriture « classique » :
Le soir, promenade sur un marché aux fleurs, et dans les rues commerçantes de la ville. Une animation à l’asiatique, en nocturne, ça percute.
Mardi 18 Repos ce matin, et on reprend la route de Bombay sur 40 km, en voiture : Ashik retourne aux sources et nous emmène dans sa ville natale, là où vit la majorité de sa famille. Une très grande maison, et il vaut mieux : 20 personnes, 3 familles, y vivent. Accueil enthousiaste, mais réception à l’Indienne : nous seuls mangeons, les hommes sont au travail, les enfants à l’école, et les femmes ne mangent pas avec les hommes. Un peu désorientant pour moi. Visite de l’atelier du voisin, 3ème génération de sculpteur sur argile.
Des statues de Ganesh, et autres, à profusion. Il travaille d’arrache-pied depuis trois mois à la préparation d’une cérémonie. Il a des quantités de commandes à satisfaire, chacun lui spécifiant les caractéristiques de sa statue. Il lui reste un mois pour finaliser et peindre toute son œuvre. Et dans un mois, toutes ces statues finiront, à l’issue de la cérémonie, par un bain au fond de la rivière. La terre, séchée mais non cuite, reprendra son cycle naturel. Visite également du cinéma de quartier, régi par un membre de sa famille. Nous arrivons au milieu d’une séance. Qu’à cela ne tienne, nous allons dans la salle de projection, où nous découvrons un magnifique antique projecteur, remplacé depuis 3 ans par son successeur numérique, mais l’ancêtre a conservé sa place. Le contraste de température, entre la zone climatisée du nouveau projecteur, et la zone « famille » attenante, est saisissant… Retour à la maison familiale, pour une débauche de photos, chacun se faisant photographier avec les uns et les autres. Inès se fait habiller en tenue traditionnelle : une vraie princesse. On échange des photos par Bluetooth, ces dames non seulement sont équipées, mais de plus savent utiliser leur matériel. La mère de Sneha habite ici, elle est ravie d’avoir des photos très récentes de sa fille. Celle-ci, à l’école, n’a pas pu nous accompagner. Inès n’est pas en forme, elle sent venir une migraine, nous abrégeons la visite. Retour à Shimoga, Inès se couche, nous ne la reverrons pas ce soir.
Mercredi 19 On fait route en voiture vers BENGALORE, agglomération de 8,5 millions d'habitants, capitale de la région Karnataka. Quelques tronçons de belles routes à 4 voies, mais qui sont également équipées de quelques superbes nids de poules. Et toujours des vaches, et quelques chevaux et cochons, sur les bas-cotés et le terre-plein central. Vigilance obligatoire. Nous faisons un crochet par une ville dont Ashik rêvait de voir le palais, Belur. 900 ans d’âge, un état de conservation impressionnant, un souci du détail fabuleux, surtout quand on voit la quantité par laquelle il est multiplié. Des colonnes de granit tournées (si, si, sur un tour, il y 9 siècles). Des sculptures à l’infini, avec pour beaucoup un travail dans la profondeur de la pierre. Des étudiants viennent de très loin pour y faire des esquisses, ils sont dans un autre monde, totalement concentrés sur leur œuvre. La circulation à l’entrée de BENGALORE est vraiment étonnante. En particulier devant un passage à niveau fermé, sur une route initialement à 2 x 2 voies, qui est utilisée à 2 x 3 voies - on se tasse. Ça déborde, ça déborde, et, devant la barrière fermée, les 6 voies sont peu à peu remplies. Idem dans l’autre sens. À l’ouverture, les 6 files se retrouvent donc face à face, sans échappatoire. Amusant quand on n’est pas pressés. On est hébergés chez un cousin d'Ashik. Un couple de jeunes, elle, 28 ans, travaille dans une banque à proximité, et apprécie : elle a vécu longtemps des trajets de 2 x 2 heures par jour. Lui, 35 ans, est médecin ayurvédique, dans sa clinique située à 2 pas de chez eux. Il m’explique qu’il travaille sans rendez-vous, sa femme précise que les gens font des queues parfois phénoménales, dans la rue, pour le voir. Il reçoit entre 80 et 100 personnes par jour, à partir de 10h, et finit le soir entre 23h et minuit. Ce soir il a fermé plus tôt pour nous recevoir, il est arrivé vers 22h30. Sa mère, la tante d’Ashik, vit avec eux. On a droit à la guest-room, leur chambre d’amis. De « vraies » toilettes, dans la salle d’eau privative de notre chambre, avec de l’eau chaude au robinet, mais toujours la douche au seau. Les coutumes sont décidément dominantes sur le confort. Autre coutume, qui, elle, m’aura assez gêné tout au long de ce voyage, le fait que les femmes servent les hommes, et mangent ensuite, quand ce service est terminé. Ici aussi, chez des jeunes, c’est le même fonctionnement : ce n’est qu’après avoir terminé notre vaisselle que les 2 femmes mangeront, assises par terre dans la cuisine.
On regarde avec Inès ce qu’est la médecine ayurvédique, on comprend mieux comment notre hôte tient le coup. Les médecines traditionnelles ont depuis 2014 leur ministre attitré, qui gère et promeut l’ayurvéda, le yoga, l'unani, le siddha et l'homéopathie.
Jeudi 20 Départ à 11 heures, direction l’aéroport de BENGALORE. Et ce sont les adieux avec Ashik, et la grande question : où se revoit-on ? En Inde ou en France ? Ashik nous aura vraiment été d’une aide précieuse, tant par sa disponibilité, son écoute, que par le fait qu’il est du pays, donc pas de problème de langue. Au contraire, il nous a fait travailler notre anglais, ne parlant pas du tout français. Il nous a évité le problème classique du touriste ici, on n’était pas assaillis, surtout en sortant des gares ou aéroports, par des gens qui vous veulent tous le plus grand bien mais vous emmènent généralement dans des embrouilles. Il a pris en charge la gestion des billets de trains, complexe avec leur notion de listes d’attente, qui peuvent - ça nous est arrivé - devoir faire passer les billets en « prioritaires », avec doublement du prix, si on veut vraiment avoir le train. Et il semblait mettre un point d’honneur à toujours trouver les meilleurs plans, tant au point de vue logement, restos, visites, loisirs, etc… Je lui demande s’il est prêt à refaire ce type de circuit, si on me demande ses coordonnées, il répond oui avec enthousiasme.
Envol sans problème pour Delhi, on a pris l’option avion, 2h30, plutôt que train, 37 heures. 75 € par personne pour un tel gain de temps et de fatigue, le choix était vite fait. Fin d’après-midi shopping souvenirs, balades dans Delhi, et une dernière nuit Indienne. Encore un bon plan avec une chambre pour 10 € sur E-bookers : clim, douche, wc comme chez nous, et même le transfert aéroport. Incroyable, à nouveau. Airport Hotel Mayank Residency.
Vendredi 21, samedi 22 Retour sans souci, juste un peu long, normal... Départ de l’hôtel à 10 heures, arrivée à La Rochelle près de 30 heures plus tard. Ça parait tellement simple de parler français !
La très grande question, maintenant, pour moi : Inès tirera-t-elle profit de ce périple ? Ce vécu sera-t-il plus efficace que nos discours classiques pour lui donner envie de vivre plutôt que de survivre ?
Comment aider un ado à se projeter dans l’avenir ?
J’espère avoir aidé le déclic à se faire…
Impressions d'Afrique du Sud et du sud de la Namibie English translation pending
Bonsoir de Martinique

Madiba, tu es la raison de mon voyage en Afrique australe, celui que ma mère admirait tant et dont elle m'avait tellement parlé. Elle aurait voulu venir visiter ton pays, Soweto, Robben island, mais elle est partie vers les étoiles 5 mois avant mon voyage, alors j'espère que la-haut enfin, vous êtes en paix avec tous les autres valeureux qui se battent pour que la terre aille mieux!!!!!
Forcément, ce voyage s'est fait avec le prisme déformant de la tristesse que j'avais dans le cœur, et mon hyper sensibilité a certainement accentué ma forte aptitude à percevoir les émotions.
J'ai changé d'avatar, c'est le signal que je suis prête, prête à me lancer dans mes impressions d'Afrique australe. Mis à part le wimpy et le mugg and bean, que j'ai vraiment appréciés, il y a quand même des trucs sympas la-bas et puis il y en a d'autres qui m'ont bouffé les trippes et m'ont fait verser des larmes.
Je suis une non white et je tient avec fierté mon ticket d'entrée au musée de l'apartheid. Cette donnée aussi est importante pour comprendre mes choix et mes réactions, par la suite.

J'entends déjà le "Ah! Enfin!"...... Et j'imagine les sourires et le soulagement de voir enfin apparaître ce début de carnet.
Il est de bon ton de remercier. Il parait que les gens biens font ça. Alors comme j'essaie de temps en temps d'être quelqu'un de bien, et surtout vu que j'ai énormément taquiné, embêté, perturbé, agacé, énervé, amusé........... je vais remercier les intervenants principaux qui ont eu la patience de répondre à mes questions depuis 2 ans, le temps de gestation d'une éléphante.

1ère préparation que d'aucun auront surnommé tout ce vous avez toujours voulu savoir sur l'Afrique australe et que vous n'avez jamais osé demander. 2ème préparation que d'autre auraient pu surnommé "l'Afrique australe à la japonaise" car j'avais même rajouté un peu de Zimbabwé en plus de la namibie et du Botswana!!!!!
Alors je remercie Rivière-Fox, mon ange à moi, bienveillante et si compréhensive, tu sais déjà.
Pierre 77 renommé Pierre Philosophale, ça fait longtemps hein; promis, la prochaine fois si elle arrive, il y aura encore plus de Namibie (j'ai adoré les paysages) et du Botswana. Tes conseils ne sont pas perdus, loin de là.
Attila, ma tila à moi, merci de ta patience mise à rude épreuve. Tes conseils n'ont pas été vains.
Régis, que j'ai eu la chance de rencontrer et qui a réussi à ne pas me jeter aux lions. il paraît que j'ai un caractère qui rappelle celui de sa fille........ merci pour le soutient indéfectible.
Airone renommé Air onus magnus que j'ai aussi eu la chance de rencontrer au cour de ce voyage, le p'tit punch sera pour une autre fois. Merci en particulier pour tous ces Mp réconfortants.
Michel 85200 dont le carnet est une vraie mine d'or. Merci pour tout ce temps consacré à nous faire découvrir tous ces voyages. C'est quand le prochain?
Claw que j'ai aussi rencontré. Quel personnage tu fais. Merci aussi pour tous nos échanges.
Kola, la poétesse entre toutes, j'espère que tu continueras longtemps à embellir le monde de tes mots.
Muriel P, qui s'est bien amusée de mes espièglerie et qui la première a appris la mauvaise nouvelle du décès de ma mère. Merci de ton soutien.
Marimijean qui a suivi ma première préparation et donné pas mal d'idées, merci depuis bien longtemps.
Nammanu, tu es celui que je regrette de ne pas avoir rencontré. Si ce n'est pas sur cette terre ce sera ailleurs, je l'espère en tout cas.
Max 68 dit Maxou, merci pour tes conseils nombreux, le KTP c'était différent, et les routes dans les dunes, vraiment comme un toboggan!!!
Boulwaï surnommé boule de gomme, le monde serait bien triste sans toi, merci pour l'insistance sur la Namibie et le fish river canyon. Tu as eu cent mille fois raisons, comme Pierre.
les Caperam, Merci pour vos 2 centimes d'info qui sont toujours tombés à point
Carine Ned que j'ai suivi avec plaisir au Lesotho, merci de ce temps consacré à faire découvrir ce pays.
Voyajou surnommé Voyou ou Voyajoueur, l'écrivain, l'amoureux de l'Afrique, prompt à faire des blagues, à provoquer, à donner des conseils, mais qui joue les filles de l'air quand les sujets deviennent vraiment graves!!!!! Merci pour tout.
Madikéra, que je surnomme affectueusement Madi, qui sait toujours trouver les mots justes quand il faut, même si ça ne concerne pas directement l'Afrique australe. Merci du réconfort.
Le tout jeune Pierre de Guadeloupe dont on n'a plus de nouvelles. J'espère que son voyage s'est bien passé et qu'il est rentré sain et sauf
Et tous ceux que j'ai pu oublier, je vous demande pardon et je fais à tout le monde un gros calin.

Un petit lien vers un post où je récapitule mon itinéraire total de 31 jours entre Afrique du sud et Namibie.

Madiba, tu es la raison de mon voyage en Afrique australe, celui que ma mère admirait tant et dont elle m'avait tellement parlé. Elle aurait voulu venir visiter ton pays, Soweto, Robben island, mais elle est partie vers les étoiles 5 mois avant mon voyage, alors j'espère que la-haut enfin, vous êtes en paix avec tous les autres valeureux qui se battent pour que la terre aille mieux!!!!!
Forcément, ce voyage s'est fait avec le prisme déformant de la tristesse que j'avais dans le cœur, et mon hyper sensibilité a certainement accentué ma forte aptitude à percevoir les émotions.
J'ai changé d'avatar, c'est le signal que je suis prête, prête à me lancer dans mes impressions d'Afrique australe. Mis à part le wimpy et le mugg and bean, que j'ai vraiment appréciés, il y a quand même des trucs sympas la-bas et puis il y en a d'autres qui m'ont bouffé les trippes et m'ont fait verser des larmes.
Je suis une non white et je tient avec fierté mon ticket d'entrée au musée de l'apartheid. Cette donnée aussi est importante pour comprendre mes choix et mes réactions, par la suite.

J'entends déjà le "Ah! Enfin!"...... Et j'imagine les sourires et le soulagement de voir enfin apparaître ce début de carnet.
Il est de bon ton de remercier. Il parait que les gens biens font ça. Alors comme j'essaie de temps en temps d'être quelqu'un de bien, et surtout vu que j'ai énormément taquiné, embêté, perturbé, agacé, énervé, amusé........... je vais remercier les intervenants principaux qui ont eu la patience de répondre à mes questions depuis 2 ans, le temps de gestation d'une éléphante.

1ère préparation que d'aucun auront surnommé tout ce vous avez toujours voulu savoir sur l'Afrique australe et que vous n'avez jamais osé demander. 2ème préparation que d'autre auraient pu surnommé "l'Afrique australe à la japonaise" car j'avais même rajouté un peu de Zimbabwé en plus de la namibie et du Botswana!!!!!
Alors je remercie Rivière-Fox, mon ange à moi, bienveillante et si compréhensive, tu sais déjà.
Pierre 77 renommé Pierre Philosophale, ça fait longtemps hein; promis, la prochaine fois si elle arrive, il y aura encore plus de Namibie (j'ai adoré les paysages) et du Botswana. Tes conseils ne sont pas perdus, loin de là.
Attila, ma tila à moi, merci de ta patience mise à rude épreuve. Tes conseils n'ont pas été vains.
Régis, que j'ai eu la chance de rencontrer et qui a réussi à ne pas me jeter aux lions. il paraît que j'ai un caractère qui rappelle celui de sa fille........ merci pour le soutient indéfectible.
Airone renommé Air onus magnus que j'ai aussi eu la chance de rencontrer au cour de ce voyage, le p'tit punch sera pour une autre fois. Merci en particulier pour tous ces Mp réconfortants.
Michel 85200 dont le carnet est une vraie mine d'or. Merci pour tout ce temps consacré à nous faire découvrir tous ces voyages. C'est quand le prochain?
Claw que j'ai aussi rencontré. Quel personnage tu fais. Merci aussi pour tous nos échanges.
Kola, la poétesse entre toutes, j'espère que tu continueras longtemps à embellir le monde de tes mots.
Muriel P, qui s'est bien amusée de mes espièglerie et qui la première a appris la mauvaise nouvelle du décès de ma mère. Merci de ton soutien.
Marimijean qui a suivi ma première préparation et donné pas mal d'idées, merci depuis bien longtemps.
Nammanu, tu es celui que je regrette de ne pas avoir rencontré. Si ce n'est pas sur cette terre ce sera ailleurs, je l'espère en tout cas.
Max 68 dit Maxou, merci pour tes conseils nombreux, le KTP c'était différent, et les routes dans les dunes, vraiment comme un toboggan!!!
Boulwaï surnommé boule de gomme, le monde serait bien triste sans toi, merci pour l'insistance sur la Namibie et le fish river canyon. Tu as eu cent mille fois raisons, comme Pierre.
les Caperam, Merci pour vos 2 centimes d'info qui sont toujours tombés à point
Carine Ned que j'ai suivi avec plaisir au Lesotho, merci de ce temps consacré à faire découvrir ce pays.
Voyajou surnommé Voyou ou Voyajoueur, l'écrivain, l'amoureux de l'Afrique, prompt à faire des blagues, à provoquer, à donner des conseils, mais qui joue les filles de l'air quand les sujets deviennent vraiment graves!!!!! Merci pour tout.
Madikéra, que je surnomme affectueusement Madi, qui sait toujours trouver les mots justes quand il faut, même si ça ne concerne pas directement l'Afrique australe. Merci du réconfort.
Le tout jeune Pierre de Guadeloupe dont on n'a plus de nouvelles. J'espère que son voyage s'est bien passé et qu'il est rentré sain et sauf
Et tous ceux que j'ai pu oublier, je vous demande pardon et je fais à tout le monde un gros calin.

Un petit lien vers un post où je récapitule mon itinéraire total de 31 jours entre Afrique du sud et Namibie.
L’expo de Milan comme si vous y étiez (ou presque…) English translation pending
Merci aux intervenants de ce forum qui m’ont bien aidée à préparer ces deux jours et demi à l’expo de Milan.
Nous avions acheté les billets sur le site Internet de l’expo, en choisissant des billets à date fixe, nettement moins chers et de toutes façons, nous étions sures de nos dates ! (57 € les 2 jours consécutifs pour une adulte – 42 € pour une senior).
Après quelques pas inutiles avant de trouver la bonne correspondance entre le bus 73 venant de l’aéroport Linate et notre appartement situé rue Léon Tolstoï, nous faisons l’acquisition d’un plan afin de nous permettre de « naviguer » dans cette ville que nous ne connaissons pas. Nous découvrons ainsi la magnifique cathédrale « Duomo »
avant de prendre le métro M1 qui nous emmènera jusque Rho Fiera, juste à côté de l’entrée Ouest Fiorenza.
Il est possible d’acheter un billet « nocturne » à 5 € avec entrée à partir de 19h. Cela en vaut la peine car beaucoup de pavillons s’illuminent dès la tombée de la nuit (vers 20 h30 en cette fin août). Les pavillons sont encore ouverts mais ferment rapidement.
Nous zappons le premier pavillon à gauche de l’entrée, ce qui n’est peut-être pas une bonne idée car c’est l’ « Expo Centre » et nous aurions sans doute pu compléter nos informations…
Nous souhaitons profiter de cette expo pour goûter aux cuisines du Monde et jetons notre dévolu sur le SOUDAN. Le pavillon n’a rien d’exceptionnel, si ce n’est l’utilisation d’ocre pour simuler les murs traditionnels, mais le repas est vraiment sympa pour un prix correct.

Nous poursuivons ensuite notre découverte de cette partie droite du parcours, en visitant rapidement le cluster des pavillons dédiés au riz et notamment : LAOS BANGLADESH, CAMBODGE. Les clusters sont des pavillons multi-pays regroupés sur la base d’identités thématiques et de filières alimentaires. Nous repérons quelques idées de repas pour les prochains jours. Un peu plus loin, le pavillon du Kazakhstan attire l’œil grâce aux projections multicolores qui ondulent sur les façades. Notez la fontaine à eau qui permet de remplir nos bouteilles gratuitement avec de l’eau plate ou gazeuse fraîche. Il y a régulièrement dans l’enceinte de l’expo.
Toujours sur la droite, nous entrons dans le pavillon de L’ESPAGNE. Là, on insiste sur la diversité de la production « jardin » de l’Europe » et de la gastronomie espagnole. Nous profitons d’un agréable spectacle de lumières dans une salle tapissée d’assiettes.

Nous espérons trouver notre dessert au Pavillon de la France mais celui-ci vient de fermer (21h). Non loin de là se trouve l’arbre de vie, emblème de l’expo. Magnifique spectacle.
Ce sera tout pour notre soirée, nos pieds souffrent déjà ! Le lendemain matin (28 août), nous sommes à 9 h 40 devant les couloirs de contrôle des sacs et des billets. Il y a déjà la queue mais c’est ouvert et nous sommes dans l’enceinte un peu avant 10h. Nous avions envisagé de prendre la navette gratuite pour nous rendre directement au pavillon de la Chine, pour lequel l’attente est longue apparemment. Nous abandonnons en voyant la file d’attente et décidons de nous y rendre à pied. En chemin, sur la gauche, nous remarquons que le pavillon de la CORÉE DU SUD, qu’on nous a conseillé, n’a pas de file d’attente. Nous y entrons et sommes rapidement émerveillées par la présentation, aussi bien niveau de l’esthétique que de l’intérêt du thème. Après avoir mis en scène les effets de la « malbouffe », la Corée nous présente un film sur leur système de conservation par fermentation. Cette technique permet d’améliorer les performances des ingrédients. Les salles suivantes présentent les pots utilisés et une grande salle noire offre un spectacle lumineux. Ce pavillon est notre coup de cœur et le restera encore après les autres visites.


Nous traversons l’allée pour nous rendre au pavillon du VIETNAM. Nous arrivons juste à temps pour le début d’un spectacle de musique moderne jouée sur des instruments traditionnels. A la sortie, nous traversons le restaurant qui est bien alléchant.
De l’autre côté à nouveau pour visiter rapidement le pavillon de la MOLDAVIE - puis celui de la LITHUANIE très agréable
et la BIELORUSSIE où il y a bien peu à voir… Tous ces pavillons se visitent très rapidement, sans file d’attente.
La MALAISIE demande un peu plus de temps. On entre dans une reconstitution de forêt équatoriale puis dans une salle de projection où on peut s’asseoir. Un peu plus loin, des écrans miroirs donnent l’impression d’être près d’animaux de la jungle… Depuis l’étage, on peut admirer une rizière. Le pays insiste sur les bienfaits des plantations de palmiers à huile…

Chemin faisant, nous sommes arrivés devant le pavillon de la CHINE et joignons la file d’attente pour un parcours d’une trentaine de minutes. Le pavillon a fière allure mais nous sommes un peu déçues par le traitement du thème.
Il est maintenant 13 h 20, grand temps d’aller déjeuner et nous retournons pour cela au Pavillon de la Corée pour nous offrir un extra dans un véritable restaurant. Je choisis l’option du plateau de dégustation, ce qui me permet de goûter à plusieurs spécialités, dont certaines sont très relevées !!! Une pause de près d’une heure qui nous a fait du bien… De là, nous prenons la navette gratuite à l’arrêt N° 3 pour nous arrêter au n° 7, plus près du Japon qui fait partie de nos musts. Hélas, la file d’attente est vraiment très longue ce qui s’explique par le fait que la visite du site lui-même prend 50mn. Tant pis, on ressaiera demain. Nous faisons alors une visite systématique de tous les pavillons situés à cette extrémité (Entrée Est Roserio), en commençant par L’INDONÉSIE. Nous apprécions plus particulièrement la présentation des épices dans des cases en bois reprenant la forme des différentes îles. On peut toucher et sentir.
C’est ensuite le tour du SULTANAT D’OMAN que nous parcourons peut-être un peu rapidement... Beaucoup d’information sur la façon dont ils gèrent le peu d’espaces cultivables et la rareté de l’eau. Un des espaces permet d’évoluer dans un habitat traditionnel avec meubles et objets usuels.

Deux immenses tapis nous accueillent dans le pavillon du TURKMENISTAN et on peut visiter une yourte sur le toit.
La RUSSIE nous offre de grands murs d’images représentant des céréales, les éléments chimiques et organiques… Au milieu, une étrange machine de type alambic permet à une équipe de laborantin de nous concocter d’étranges boissons. Hélas (ou heureusement ?), nous sommes trop loin dans la file pour pouvoir déguster !

Le QATAR est fermé pour une heure afin d’accueillir une personnalité… Tant pis, nous ne rebrousserons pas chemin et nous nous dirigeons vers la TURQUIE qui cherche à apprendre des traditions anciennes pour préparer le futur.
Le suivant sur la liste, ce sont les ETATS-UNIS. L intérieur est bien décevant et ce n’est qu’en levant la tête depuis le pavillon voisin que nous découvrirons un mur végétal composé de grands panneaux pivotants. Mes jambes ont bien du mal à me porter, je m’assois à une terrasse de bar pendant qu’Anne-Lise visite le pavillon du MAROC, pour lequel il y a une petite file d’attente. Pas de chance, ce n’était vraiment pas celui qu’il fallait manquer, elle en revient enthousiasmée et le met en 2e position dans ses préférences (après la Corée) Et c’est reparti ! Dès l’entrée, on plonge dans la magie du KOWEIT : un mur d’eau dessine peu à peu des messages. Malheureusement, les batteries de nos appareils photo ont rendu l’âme, donc pas de photos… Nous nous mettons à la suite de la file d’attente pour l’EQUATEUR, qui ne parait pas longue. C’est un leurre parce que rien n’avance pendant un quart d’heure et quand un gros contingent est admis à l’intérieur, on calcule qu’à ce rythme, nous en aurons pour plus d’une heure trente !
Du coup, nous filons vers la France où il n’y a pas d’attente. Nous parcourons tout d’abord un labyrinthe de cultures et d’arbustes qui ont dû être prévues pour faire patienter… Le pavillon nous plait bien, les films sont courts et instructifs, la présentation est sympa. Nous passons à la boulangerie acheter une baguette.Nous retournons vers l’entrée (qui devient la sortie !) avec un arrêt au LAOS pour déguster un petit repas pour 10 € (plat et boisson). La suite au prochain numéro pour la dernière journée.
avant de prendre le métro M1 qui nous emmènera jusque Rho Fiera, juste à côté de l’entrée Ouest Fiorenza.
Il est possible d’acheter un billet « nocturne » à 5 € avec entrée à partir de 19h. Cela en vaut la peine car beaucoup de pavillons s’illuminent dès la tombée de la nuit (vers 20 h30 en cette fin août). Les pavillons sont encore ouverts mais ferment rapidement.
Nous zappons le premier pavillon à gauche de l’entrée, ce qui n’est peut-être pas une bonne idée car c’est l’ « Expo Centre » et nous aurions sans doute pu compléter nos informations…
Nous souhaitons profiter de cette expo pour goûter aux cuisines du Monde et jetons notre dévolu sur le SOUDAN. Le pavillon n’a rien d’exceptionnel, si ce n’est l’utilisation d’ocre pour simuler les murs traditionnels, mais le repas est vraiment sympa pour un prix correct.

Nous poursuivons ensuite notre découverte de cette partie droite du parcours, en visitant rapidement le cluster des pavillons dédiés au riz et notamment : LAOS BANGLADESH, CAMBODGE. Les clusters sont des pavillons multi-pays regroupés sur la base d’identités thématiques et de filières alimentaires. Nous repérons quelques idées de repas pour les prochains jours. Un peu plus loin, le pavillon du Kazakhstan attire l’œil grâce aux projections multicolores qui ondulent sur les façades. Notez la fontaine à eau qui permet de remplir nos bouteilles gratuitement avec de l’eau plate ou gazeuse fraîche. Il y a régulièrement dans l’enceinte de l’expo.
Toujours sur la droite, nous entrons dans le pavillon de L’ESPAGNE. Là, on insiste sur la diversité de la production « jardin » de l’Europe » et de la gastronomie espagnole. Nous profitons d’un agréable spectacle de lumières dans une salle tapissée d’assiettes.

Nous espérons trouver notre dessert au Pavillon de la France mais celui-ci vient de fermer (21h). Non loin de là se trouve l’arbre de vie, emblème de l’expo. Magnifique spectacle.

Ce sera tout pour notre soirée, nos pieds souffrent déjà ! Le lendemain matin (28 août), nous sommes à 9 h 40 devant les couloirs de contrôle des sacs et des billets. Il y a déjà la queue mais c’est ouvert et nous sommes dans l’enceinte un peu avant 10h. Nous avions envisagé de prendre la navette gratuite pour nous rendre directement au pavillon de la Chine, pour lequel l’attente est longue apparemment. Nous abandonnons en voyant la file d’attente et décidons de nous y rendre à pied. En chemin, sur la gauche, nous remarquons que le pavillon de la CORÉE DU SUD, qu’on nous a conseillé, n’a pas de file d’attente. Nous y entrons et sommes rapidement émerveillées par la présentation, aussi bien niveau de l’esthétique que de l’intérêt du thème. Après avoir mis en scène les effets de la « malbouffe », la Corée nous présente un film sur leur système de conservation par fermentation. Cette technique permet d’améliorer les performances des ingrédients. Les salles suivantes présentent les pots utilisés et une grande salle noire offre un spectacle lumineux. Ce pavillon est notre coup de cœur et le restera encore après les autres visites.



Nous traversons l’allée pour nous rendre au pavillon du VIETNAM. Nous arrivons juste à temps pour le début d’un spectacle de musique moderne jouée sur des instruments traditionnels. A la sortie, nous traversons le restaurant qui est bien alléchant.

De l’autre côté à nouveau pour visiter rapidement le pavillon de la MOLDAVIE - puis celui de la LITHUANIE très agréable
et la BIELORUSSIE où il y a bien peu à voir… Tous ces pavillons se visitent très rapidement, sans file d’attente.
La MALAISIE demande un peu plus de temps. On entre dans une reconstitution de forêt équatoriale puis dans une salle de projection où on peut s’asseoir. Un peu plus loin, des écrans miroirs donnent l’impression d’être près d’animaux de la jungle… Depuis l’étage, on peut admirer une rizière. Le pays insiste sur les bienfaits des plantations de palmiers à huile…
Chemin faisant, nous sommes arrivés devant le pavillon de la CHINE et joignons la file d’attente pour un parcours d’une trentaine de minutes. Le pavillon a fière allure mais nous sommes un peu déçues par le traitement du thème.

Il est maintenant 13 h 20, grand temps d’aller déjeuner et nous retournons pour cela au Pavillon de la Corée pour nous offrir un extra dans un véritable restaurant. Je choisis l’option du plateau de dégustation, ce qui me permet de goûter à plusieurs spécialités, dont certaines sont très relevées !!! Une pause de près d’une heure qui nous a fait du bien… De là, nous prenons la navette gratuite à l’arrêt N° 3 pour nous arrêter au n° 7, plus près du Japon qui fait partie de nos musts. Hélas, la file d’attente est vraiment très longue ce qui s’explique par le fait que la visite du site lui-même prend 50mn. Tant pis, on ressaiera demain. Nous faisons alors une visite systématique de tous les pavillons situés à cette extrémité (Entrée Est Roserio), en commençant par L’INDONÉSIE. Nous apprécions plus particulièrement la présentation des épices dans des cases en bois reprenant la forme des différentes îles. On peut toucher et sentir.

C’est ensuite le tour du SULTANAT D’OMAN que nous parcourons peut-être un peu rapidement... Beaucoup d’information sur la façon dont ils gèrent le peu d’espaces cultivables et la rareté de l’eau. Un des espaces permet d’évoluer dans un habitat traditionnel avec meubles et objets usuels.

Deux immenses tapis nous accueillent dans le pavillon du TURKMENISTAN et on peut visiter une yourte sur le toit.

La RUSSIE nous offre de grands murs d’images représentant des céréales, les éléments chimiques et organiques… Au milieu, une étrange machine de type alambic permet à une équipe de laborantin de nous concocter d’étranges boissons. Hélas (ou heureusement ?), nous sommes trop loin dans la file pour pouvoir déguster !


Le QATAR est fermé pour une heure afin d’accueillir une personnalité… Tant pis, nous ne rebrousserons pas chemin et nous nous dirigeons vers la TURQUIE qui cherche à apprendre des traditions anciennes pour préparer le futur.

Le suivant sur la liste, ce sont les ETATS-UNIS. L intérieur est bien décevant et ce n’est qu’en levant la tête depuis le pavillon voisin que nous découvrirons un mur végétal composé de grands panneaux pivotants. Mes jambes ont bien du mal à me porter, je m’assois à une terrasse de bar pendant qu’Anne-Lise visite le pavillon du MAROC, pour lequel il y a une petite file d’attente. Pas de chance, ce n’était vraiment pas celui qu’il fallait manquer, elle en revient enthousiasmée et le met en 2e position dans ses préférences (après la Corée) Et c’est reparti ! Dès l’entrée, on plonge dans la magie du KOWEIT : un mur d’eau dessine peu à peu des messages. Malheureusement, les batteries de nos appareils photo ont rendu l’âme, donc pas de photos… Nous nous mettons à la suite de la file d’attente pour l’EQUATEUR, qui ne parait pas longue. C’est un leurre parce que rien n’avance pendant un quart d’heure et quand un gros contingent est admis à l’intérieur, on calcule qu’à ce rythme, nous en aurons pour plus d’une heure trente !
Du coup, nous filons vers la France où il n’y a pas d’attente. Nous parcourons tout d’abord un labyrinthe de cultures et d’arbustes qui ont dû être prévues pour faire patienter… Le pavillon nous plait bien, les films sont courts et instructifs, la présentation est sympa. Nous passons à la boulangerie acheter une baguette.Nous retournons vers l’entrée (qui devient la sortie !) avec un arrêt au LAOS pour déguster un petit repas pour 10 € (plat et boisson). La suite au prochain numéro pour la dernière journée.
3 semaines au Sri Lanka cet hiver English translation pending
Bonjour à tous!
Cela fait longtemps que je n'avais rien posté sur le forum, mais c'est toujours un plaisir que de lire et de se replonger dans les discussions sans fin... 🙂
Voilà, nous avons décidé de partir de partir 3 semaines au Sri Lanka cet hiver (de la mi décembre à début janvier).
J'ai lu pas mal de posts de personnes déçues de ce pays: trop cher, batailler les prix, l'accueil, la pollution...J'en tiens plus ou moins compte car ayant déjà voyagé en Inde, si j'avais lu et écouté les avis de certaines personnes, je pense qu'ils auraient été similaires et peut-être aurais-je changer de destination. Il y avait du bruit sans arrêt, de la pollution, des gens qui regardent avec insistance, des "hagglings"; mais j'ai adoré mon voyage, même fatiguant, même énervant. Les odeurs, les bruits, le climat, les différences, les regards, les rencontres qui sortent de l'ordinaire, les paysages! Une merveille. Donc: je décide de rester sur on idée du SL que je ne connais que de nom, en me disant qu'après-tout, dépaysements et beauté seront au rendez-vous.
Voici donc quelques questions pour voyageurs "Sri Lankisés":
- Quels sont les "incontournables" du Sri Lanka? - Peut-on partir sans réserver les GH ou hôtels à l'avance? - Quel est le budget sur place à prévoir pour 3 semaines à deux pour nourriture, logement et visites? - Quels sont les vaccins auxquels il faut penser? - 3 semaines sont-elles suffisantes pour découvrir ce pays? ( ou pouvoir se déplacer du nord au sud...)
Je pense que cela nous aidera déjà beaucoup. Je continue à me renseigner de mon côté sur le forum et ailleurs.
En attente de vos précieuses réponses,
à très vite 😉!
Koh
Cela fait longtemps que je n'avais rien posté sur le forum, mais c'est toujours un plaisir que de lire et de se replonger dans les discussions sans fin... 🙂
Voilà, nous avons décidé de partir de partir 3 semaines au Sri Lanka cet hiver (de la mi décembre à début janvier).
J'ai lu pas mal de posts de personnes déçues de ce pays: trop cher, batailler les prix, l'accueil, la pollution...J'en tiens plus ou moins compte car ayant déjà voyagé en Inde, si j'avais lu et écouté les avis de certaines personnes, je pense qu'ils auraient été similaires et peut-être aurais-je changer de destination. Il y avait du bruit sans arrêt, de la pollution, des gens qui regardent avec insistance, des "hagglings"; mais j'ai adoré mon voyage, même fatiguant, même énervant. Les odeurs, les bruits, le climat, les différences, les regards, les rencontres qui sortent de l'ordinaire, les paysages! Une merveille. Donc: je décide de rester sur on idée du SL que je ne connais que de nom, en me disant qu'après-tout, dépaysements et beauté seront au rendez-vous.
Voici donc quelques questions pour voyageurs "Sri Lankisés":
- Quels sont les "incontournables" du Sri Lanka? - Peut-on partir sans réserver les GH ou hôtels à l'avance? - Quel est le budget sur place à prévoir pour 3 semaines à deux pour nourriture, logement et visites? - Quels sont les vaccins auxquels il faut penser? - 3 semaines sont-elles suffisantes pour découvrir ce pays? ( ou pouvoir se déplacer du nord au sud...)
Je pense que cela nous aidera déjà beaucoup. Je continue à me renseigner de mon côté sur le forum et ailleurs.
En attente de vos précieuses réponses,
à très vite 😉!
Koh
Premier road-trip en famille dans l'Ouest américain et escapade à New-York English translation pending
FABULEUX ! Nous sommes revenus depuis presque 3 semaines et si nous devions qualifier en un mot ce voyage, c'est ce terme qui viendrait en premier... Suivi de FANTASTIQUE, INOUBLIABLE, EXCEPTIONNEL...et ce, pour nous 4, Daniel mon mari, nos deux adolescentes Marie 17 ans, Clémence 15 ans et moi Babeth !
Ce voyage c'était avant tout le mien puisqu'il s'agissait d'un rêve d'enfant : je l'ai voulu, je l'ai rêvé et assidûment préparé seule de A à Z pendant un an, d'autant plus que c'était vraiment notre premier GRAND VOYAGE. Au départ, je dois avouer que j'avais des appréhensions... Dans mon esprit, il y avait un monde entre l'organisation de nos city trips européens où nous nous déplaçons en transports en commun et les distances à parcourir aux USA en voiture et cela me faisait un peu peur...et puis en lisant les carnets des uns et des autres, je me suis dit après tout pourquoi pas nous ? Daniel mon mari était partant pour la conduite, pour lui no stress et il m'a poussée à ce que nous organisions nous-mêmes NOTRE voyage. J'ai donc lu quantités de carnets et sites dédiés à l'ouest américain. VF a été mon "livre de chevet" pendant un an. Je ne suis finalement intervenue que très peu sur le forum car en cherchant j'ai toujours trouvé les réponses à mes questions. J'ai bien-sûr soumis notre itinéraire aux avis avertis et toujours très judicieux de la part de voyageurs accomplis de cette destination mais j'ai aussi profité du partage des bons plans de futurs voyageurs qui comme nous accompliraient leur premier road trip en 2015.
La préparation de road trip a été à elle seule une fabuleuse expérience, je me suis vraiment régalée ! Je voyageais déjà... Ma tribu, elle, m'a laissé carte blanche, préférant avoir l'effet de surprise... Cela a du bon et du moins bon car souvent je me demandais si telle ou telle visite ou randonnée, allait avoir son effet...Bref, j'ai activement préparé ce voyage et ce fut un réel plaisir en amont tout comme l'est aujourd'hui le tri des photos, la préparation des livres photos et le récit de ce voyage sur VF pour prolonger et revivre encore ces instants fabuleux !!!
Pour parler chiffres, ce road trip nous l'avons budgétisé pendant 3 ans car au départ, le voyage envisagé à court terme était New-York, le rêve ultime... Puis je suis passée à un périple dans l'Est avec la visite des villes de Washington, Boston et Philadelphie, le berceau de l'histoire américaine...puis je me suis rapidement rendue compte que ce voyage n'intéresserait que moi... Mon mari adore les grands espaces et la nature et l'ouest s'est alors imposé et du coup, il fallait remplir la tirelire...
Nous avons passé 16 jours dans l'ouest et 4 jours pleins à New-York. C'était peu dans l'Ouest mais on voulait maintenir New-York. Alors on s'est contenté des grands classiques et incontournables d'un premier voyage. C'était soutenu, ça on le savait mais pas insoutenable. Certes, le matin c'était réveil à 6h30 ; c'était pas des vacances grasse mat' mais en même temps on n'était pas là pour ça. De même, les trajets en voiture ne nous ont jamais pesé, on était tellement happé par le paysage que ça ne nous a jamais semblé long. Les filles, quelquefois dormaient, installées comme des princesses dans notre carrosse...
LE COUT Quelques chiffres : Le coût de notre voyage de 20 jours pour 4 personnes nous est revenu à 14 000€, (3 500€ par personne) détaillé comme suit :
LES VOLS Réservés début octobre 2014, directement sur le site de British Airways Le vol aller : MARSEILLE / LOS ANGELES via LONDRES (4h d'escale) avec British Airways Le vol retour : NEW-YORK / MARSEILLE via LONDRES(4h d'escale) avec British Airways Coût des vol aller/retour : 4 406€ pour 4 adultes soit 1 100€ par personne
Vol interne : SAN FRANCISCO / NEW-YORK avec DELTA (réservation effectuée sur le site de DELTA) Coût du vol interne : 570€ + 90€ de valises (4 valises à 25$ l'unité payables au moment de l'enregistrement en ligne)
Coût total des vols : 5 066€ Pas donné... mais après cela n'a fait qu'augmenter...
ESTA : 50€
LES HOTELS : 3 443 € (réservés courant octobre 2014) On a opté pour des hôtels dans ou très près des parcs. De même, dans les villes, des hôtels toujours très bien placés.
NOURRITURE : 2 080€ Petit- déjeuner à l'hôtel quand c'était prévu ou dans la chambre quand ce n'était pas le cas, pique-nique à midi, restaurant tous les soirs.
EXCURSIONS + TRANSPORT (cartes de transports bus/métro à San Francisco et New-York) : 2 306€ Gros budget incluant pour 4 personnes : billets Universal Studios en Front of Line, hélico Grand Canyon, visite privée de Monument Valley avec un guide Navajo, survol du lac Powell, visite de Secret Canyon, New-York City Pass
VOITURE : 780€ Réservation faite directement sur ALAMO.FR pour un minivan 7 places. On a eu un Chrysler Town & Country et franchement c'était top car on avait 4 grosses valises + la glacière + les chaussures de marche +... C'était vraiment ce qu'il nous fallait, on était installé comme des rois, on l'a abandonnée à regret à San Francisco...
ESSENCE : 280€ pour 3 500km parcourus
Voilà pour la partie chiffres, maintenant rentrons dans le détail pour le récit et photos de nos journées. C'est, je le rappelle, un voyage très classique qui n'apportera sans doute rien aux grands voyageurs de cette destination mais plutôt aux futurs voyageurs qui comme nous envisagent ce voyage. Chaque expérience est vécue différemment mais apporte à mon sens toujours quelque chose...et j'ai beaucoup appris en lisant les carnets des uns et autres. C'est donc un juste retour pour moi de partager ce que nous avons vécu et aussi je dois l'admettre l'occasion de revivre ce formidable périple, qui nous a donné je crois le virus de l'Ouest...
JOUR 1 - jeudi 23 juillet - Le grand départ
Ca y est le grand jour est enfin arrivé avec un sentiment d'excitation mêlé d'appréhension...🙂🙂 La journée de la veille a été consacrée aux bagages et pourtant je vérifie encore une fois tous les points de ma ckeck-list pour être certaine de ne rien oublier d'essentiel...pour le reste après tout on peut voir sur place, on part quand même dans un pays hautement civilisé...
Bref, on dit au revoir à nos deux bons gros chiens Buck et Harley (le coeur gros quand même...😕) qui seront sous la surveillance de Tatie Jo qui vient garder la maison pour 3 semaines...🙂🙂 Et nous voilà partis vers l'aéroport de Marseille-Provence avec nos 4 grosses valises rouges toutes neuves dans notre Citroën Berlingo...😉
Voiture garée au chèque parking (tarif raisonnable de 65€ pour 20 jours), on a de l'avance donc petit café en attendant l'heure d'enregistrement des bagages. Puis 2 files d'attente, dont une pour les voyageurs qui ont déjà leurs cartes d'embarquement, c'est notre cas. Dans la file je discute avec un groupe de marathoniens qui font le même parcours que nous mais dans l'autre sens... Puis c'est notre tour, je me fais confirmer par l'agent chargé de l'enregistrement des bagages que nos 4 valises suivront bien jusqu'à Los Angeles et après le traditionnel contrôle de sécurité enfin on embarque pour Londres. L'avion est à l'heure, 2 heures de vol, on a l'habitude, tout va bien. Puis nous arrivons à Heathrow, nous changeons de terminal, tout est parfaitement bien indiqué, nous prenons la navette et nous y sommes en 30 minutes. Et là commence notre attente de 3h30 d'escale avant d'embarquer dans l'A380 pour Los Angeles. J'ai en effet préféré voir large car en 2012 lors de notre voyage à Londres, nous avions eu 2h de retard...on a donc joué la sécurité. Le simple fait de voir notre vol affiché me remplit de joie : LOS ANGELES ! Et oui c'est enfin notre tour ! 🙂🙂🙂 Allez c'est parti, on embarque, je ne suis pas placée près de ma tribu qui eux sont tout devant mais deux rangées derrière au milieu.... Je sympathise avec mon voisin anglais qui vit depuis plusieurs années à Los Angeles et qui connaît bien la France. Comme disent mes filles, "Ca y est, maman s'est fait un nouveau copain !"🙂 Sauf que l'avion décolle avec 1h15 de retard 🙁... et c'est parti pour 11h de vol. Petite coupe de champagne en arrivant, on est très bien installé avec de la place pour les jambes, de larges écrans avec pleins de films en français et les repas pas si mal que ça finalement "chicken or pasta ?" 😉...Mon mari ne dort pas mais bon il dort très peu habituellement alors dans un avion encore moins... Enfin nous arrivons à 20h45 au lieu de 19h30, heure d'arrivée initialement prévue. Je stresse un peu, arrivée tardive à L.A. on n'est pas couché 🤪...On passe l'immigration rapidement, très peu d'attente et l'agent très sympa tente quelques phrases en français. Puis récupération des bagages, ouf ! On les a tous ! Passage à la douane, RAS, puis navette direction loueur ALAMO. Circulation dense à Los Angeles, j'espère qu'on va gérer. Enfin ALAMO, je vais directement aux bornes d'enregistrement car j'avais pris la précaution de nous préenregistrer en ligne. Contrat imprimé en français, tout est OK avec les assurances que j'avais choisies et je refuse les autres. Cela nous a pris 3 minutes, on traverse pour aller en face dans le parking, section Minivan et là on choisit son véhicule. Ce sera un Chrysler Town & Country noir, très récent, moins de 7000 miles. Je fais rapidement le tour du véhicule, pas évident dans le noir de voir quelque chose...On rabat 3 des sièges arrière, on charge nos 4 valises, on s'installe et c'est parti pour la mise en place du GPS...qui rapidement nous capte à L.A. J'avais quand même par précaution imprimé un itinéraire papier jusqu'à notre hôtel au cas où...Ah, le levier de vitesse est sur la tableau de bord et pas les lettres D, R, P...dessus. Puis, en mettant la clé on s'aperçoit que c'est électronique, un voyant avec la lettre de notre position apparaît sur l'écran. Moi pas stressée à mon mari " : tu ne voudrais pas un peu rouler sur le parking pour une rapide petite adaptation à l'automatique..." Ce à quoi il me répond " : "pas besoin, je gère..."😉. Et c'est parti, direction le Magic Castle Hôtel à Hollywood, à 30/40 minutes à peu près de LAX. Mon mari gère la conduite et les filles et moi surveillons les speed limit et lui indiquons quand tourner. On prend le coup pour les arrêts aux feux, un peu compliquée la montée de Sunset Boulevard la première fois avec une automatique et beaucoup de monde même à 23h00... Je vois les rues et avenues défiler, Melrose, Wilshire, Sunset, Hollywood... Ca y est les filles, on est à L.A 🙂🙂 !!! On arrive à notre hôtel, je rentre faire le check-in, mon mari et les filles attendent devant. On me dit que le parking sous l'hôtel est plein, on devra donc laisser le véhicule sur les places de parking 15 minutes et on la rentrera demain matin. L'hôtel est sympa tout comme le personnel d'ailleurs, on dirait la série "Melrose Place" avec la piscine au centre et les appartements autour. Nous sommes au rez-de chaussée, la chambre est spacieuse, c'est une junior suite, avec une petite cuisine et une vraie table pour 4, wifi gratuit. Nous prévenons par mail nos proches de notre arrivée et nous nous écroulons sur nos lits, il est 23h45 🤪... Ca y est les vacances peuvent commencer ! On est aux States !!!
Ce voyage c'était avant tout le mien puisqu'il s'agissait d'un rêve d'enfant : je l'ai voulu, je l'ai rêvé et assidûment préparé seule de A à Z pendant un an, d'autant plus que c'était vraiment notre premier GRAND VOYAGE. Au départ, je dois avouer que j'avais des appréhensions... Dans mon esprit, il y avait un monde entre l'organisation de nos city trips européens où nous nous déplaçons en transports en commun et les distances à parcourir aux USA en voiture et cela me faisait un peu peur...et puis en lisant les carnets des uns et des autres, je me suis dit après tout pourquoi pas nous ? Daniel mon mari était partant pour la conduite, pour lui no stress et il m'a poussée à ce que nous organisions nous-mêmes NOTRE voyage. J'ai donc lu quantités de carnets et sites dédiés à l'ouest américain. VF a été mon "livre de chevet" pendant un an. Je ne suis finalement intervenue que très peu sur le forum car en cherchant j'ai toujours trouvé les réponses à mes questions. J'ai bien-sûr soumis notre itinéraire aux avis avertis et toujours très judicieux de la part de voyageurs accomplis de cette destination mais j'ai aussi profité du partage des bons plans de futurs voyageurs qui comme nous accompliraient leur premier road trip en 2015.
La préparation de road trip a été à elle seule une fabuleuse expérience, je me suis vraiment régalée ! Je voyageais déjà... Ma tribu, elle, m'a laissé carte blanche, préférant avoir l'effet de surprise... Cela a du bon et du moins bon car souvent je me demandais si telle ou telle visite ou randonnée, allait avoir son effet...Bref, j'ai activement préparé ce voyage et ce fut un réel plaisir en amont tout comme l'est aujourd'hui le tri des photos, la préparation des livres photos et le récit de ce voyage sur VF pour prolonger et revivre encore ces instants fabuleux !!!
Pour parler chiffres, ce road trip nous l'avons budgétisé pendant 3 ans car au départ, le voyage envisagé à court terme était New-York, le rêve ultime... Puis je suis passée à un périple dans l'Est avec la visite des villes de Washington, Boston et Philadelphie, le berceau de l'histoire américaine...puis je me suis rapidement rendue compte que ce voyage n'intéresserait que moi... Mon mari adore les grands espaces et la nature et l'ouest s'est alors imposé et du coup, il fallait remplir la tirelire...
Nous avons passé 16 jours dans l'ouest et 4 jours pleins à New-York. C'était peu dans l'Ouest mais on voulait maintenir New-York. Alors on s'est contenté des grands classiques et incontournables d'un premier voyage. C'était soutenu, ça on le savait mais pas insoutenable. Certes, le matin c'était réveil à 6h30 ; c'était pas des vacances grasse mat' mais en même temps on n'était pas là pour ça. De même, les trajets en voiture ne nous ont jamais pesé, on était tellement happé par le paysage que ça ne nous a jamais semblé long. Les filles, quelquefois dormaient, installées comme des princesses dans notre carrosse...
LE COUT Quelques chiffres : Le coût de notre voyage de 20 jours pour 4 personnes nous est revenu à 14 000€, (3 500€ par personne) détaillé comme suit :
LES VOLS Réservés début octobre 2014, directement sur le site de British Airways Le vol aller : MARSEILLE / LOS ANGELES via LONDRES (4h d'escale) avec British Airways Le vol retour : NEW-YORK / MARSEILLE via LONDRES(4h d'escale) avec British Airways Coût des vol aller/retour : 4 406€ pour 4 adultes soit 1 100€ par personne
Vol interne : SAN FRANCISCO / NEW-YORK avec DELTA (réservation effectuée sur le site de DELTA) Coût du vol interne : 570€ + 90€ de valises (4 valises à 25$ l'unité payables au moment de l'enregistrement en ligne)
Coût total des vols : 5 066€ Pas donné... mais après cela n'a fait qu'augmenter...
ESTA : 50€
LES HOTELS : 3 443 € (réservés courant octobre 2014) On a opté pour des hôtels dans ou très près des parcs. De même, dans les villes, des hôtels toujours très bien placés.
NOURRITURE : 2 080€ Petit- déjeuner à l'hôtel quand c'était prévu ou dans la chambre quand ce n'était pas le cas, pique-nique à midi, restaurant tous les soirs.
EXCURSIONS + TRANSPORT (cartes de transports bus/métro à San Francisco et New-York) : 2 306€ Gros budget incluant pour 4 personnes : billets Universal Studios en Front of Line, hélico Grand Canyon, visite privée de Monument Valley avec un guide Navajo, survol du lac Powell, visite de Secret Canyon, New-York City Pass
VOITURE : 780€ Réservation faite directement sur ALAMO.FR pour un minivan 7 places. On a eu un Chrysler Town & Country et franchement c'était top car on avait 4 grosses valises + la glacière + les chaussures de marche +... C'était vraiment ce qu'il nous fallait, on était installé comme des rois, on l'a abandonnée à regret à San Francisco...
ESSENCE : 280€ pour 3 500km parcourus
Voilà pour la partie chiffres, maintenant rentrons dans le détail pour le récit et photos de nos journées. C'est, je le rappelle, un voyage très classique qui n'apportera sans doute rien aux grands voyageurs de cette destination mais plutôt aux futurs voyageurs qui comme nous envisagent ce voyage. Chaque expérience est vécue différemment mais apporte à mon sens toujours quelque chose...et j'ai beaucoup appris en lisant les carnets des uns et autres. C'est donc un juste retour pour moi de partager ce que nous avons vécu et aussi je dois l'admettre l'occasion de revivre ce formidable périple, qui nous a donné je crois le virus de l'Ouest...
JOUR 1 - jeudi 23 juillet - Le grand départ
Ca y est le grand jour est enfin arrivé avec un sentiment d'excitation mêlé d'appréhension...🙂🙂 La journée de la veille a été consacrée aux bagages et pourtant je vérifie encore une fois tous les points de ma ckeck-list pour être certaine de ne rien oublier d'essentiel...pour le reste après tout on peut voir sur place, on part quand même dans un pays hautement civilisé...
Bref, on dit au revoir à nos deux bons gros chiens Buck et Harley (le coeur gros quand même...😕) qui seront sous la surveillance de Tatie Jo qui vient garder la maison pour 3 semaines...🙂🙂 Et nous voilà partis vers l'aéroport de Marseille-Provence avec nos 4 grosses valises rouges toutes neuves dans notre Citroën Berlingo...😉
Voiture garée au chèque parking (tarif raisonnable de 65€ pour 20 jours), on a de l'avance donc petit café en attendant l'heure d'enregistrement des bagages. Puis 2 files d'attente, dont une pour les voyageurs qui ont déjà leurs cartes d'embarquement, c'est notre cas. Dans la file je discute avec un groupe de marathoniens qui font le même parcours que nous mais dans l'autre sens... Puis c'est notre tour, je me fais confirmer par l'agent chargé de l'enregistrement des bagages que nos 4 valises suivront bien jusqu'à Los Angeles et après le traditionnel contrôle de sécurité enfin on embarque pour Londres. L'avion est à l'heure, 2 heures de vol, on a l'habitude, tout va bien. Puis nous arrivons à Heathrow, nous changeons de terminal, tout est parfaitement bien indiqué, nous prenons la navette et nous y sommes en 30 minutes. Et là commence notre attente de 3h30 d'escale avant d'embarquer dans l'A380 pour Los Angeles. J'ai en effet préféré voir large car en 2012 lors de notre voyage à Londres, nous avions eu 2h de retard...on a donc joué la sécurité. Le simple fait de voir notre vol affiché me remplit de joie : LOS ANGELES ! Et oui c'est enfin notre tour ! 🙂🙂🙂 Allez c'est parti, on embarque, je ne suis pas placée près de ma tribu qui eux sont tout devant mais deux rangées derrière au milieu.... Je sympathise avec mon voisin anglais qui vit depuis plusieurs années à Los Angeles et qui connaît bien la France. Comme disent mes filles, "Ca y est, maman s'est fait un nouveau copain !"🙂 Sauf que l'avion décolle avec 1h15 de retard 🙁... et c'est parti pour 11h de vol. Petite coupe de champagne en arrivant, on est très bien installé avec de la place pour les jambes, de larges écrans avec pleins de films en français et les repas pas si mal que ça finalement "chicken or pasta ?" 😉...Mon mari ne dort pas mais bon il dort très peu habituellement alors dans un avion encore moins... Enfin nous arrivons à 20h45 au lieu de 19h30, heure d'arrivée initialement prévue. Je stresse un peu, arrivée tardive à L.A. on n'est pas couché 🤪...On passe l'immigration rapidement, très peu d'attente et l'agent très sympa tente quelques phrases en français. Puis récupération des bagages, ouf ! On les a tous ! Passage à la douane, RAS, puis navette direction loueur ALAMO. Circulation dense à Los Angeles, j'espère qu'on va gérer. Enfin ALAMO, je vais directement aux bornes d'enregistrement car j'avais pris la précaution de nous préenregistrer en ligne. Contrat imprimé en français, tout est OK avec les assurances que j'avais choisies et je refuse les autres. Cela nous a pris 3 minutes, on traverse pour aller en face dans le parking, section Minivan et là on choisit son véhicule. Ce sera un Chrysler Town & Country noir, très récent, moins de 7000 miles. Je fais rapidement le tour du véhicule, pas évident dans le noir de voir quelque chose...On rabat 3 des sièges arrière, on charge nos 4 valises, on s'installe et c'est parti pour la mise en place du GPS...qui rapidement nous capte à L.A. J'avais quand même par précaution imprimé un itinéraire papier jusqu'à notre hôtel au cas où...Ah, le levier de vitesse est sur la tableau de bord et pas les lettres D, R, P...dessus. Puis, en mettant la clé on s'aperçoit que c'est électronique, un voyant avec la lettre de notre position apparaît sur l'écran. Moi pas stressée à mon mari " : tu ne voudrais pas un peu rouler sur le parking pour une rapide petite adaptation à l'automatique..." Ce à quoi il me répond " : "pas besoin, je gère..."😉. Et c'est parti, direction le Magic Castle Hôtel à Hollywood, à 30/40 minutes à peu près de LAX. Mon mari gère la conduite et les filles et moi surveillons les speed limit et lui indiquons quand tourner. On prend le coup pour les arrêts aux feux, un peu compliquée la montée de Sunset Boulevard la première fois avec une automatique et beaucoup de monde même à 23h00... Je vois les rues et avenues défiler, Melrose, Wilshire, Sunset, Hollywood... Ca y est les filles, on est à L.A 🙂🙂 !!! On arrive à notre hôtel, je rentre faire le check-in, mon mari et les filles attendent devant. On me dit que le parking sous l'hôtel est plein, on devra donc laisser le véhicule sur les places de parking 15 minutes et on la rentrera demain matin. L'hôtel est sympa tout comme le personnel d'ailleurs, on dirait la série "Melrose Place" avec la piscine au centre et les appartements autour. Nous sommes au rez-de chaussée, la chambre est spacieuse, c'est une junior suite, avec une petite cuisine et une vraie table pour 4, wifi gratuit. Nous prévenons par mail nos proches de notre arrivée et nous nous écroulons sur nos lits, il est 23h45 🤪... Ca y est les vacances peuvent commencer ! On est aux States !!!
Éthiopie: locaux et "harcèlement"? English translation pending
Hello,
Nous hésistons à partir en Ethiopie cet hiver. Mes craintes sont, aussi au regard de mes précédents voyages (en l'occurence plutôt en Afrique de l'Ouest), le rapport avec les locaux. J'ai bien supporté l'Inde, énormément aimé le Rajasthan mais évidemment particulièrement aimé le côté plus relaxant du Tamil Nadu ou autres zones où la confiance règne et où le rapport avec les locaux est, pour ainsi dire, très horizontal. Je tiens vraiment à ça. Je supporte bien les aspects "quémandeurs", mais moins l'absence de confiance et ai tout de même envie de me détendre.
Merci!
Nous hésistons à partir en Ethiopie cet hiver. Mes craintes sont, aussi au regard de mes précédents voyages (en l'occurence plutôt en Afrique de l'Ouest), le rapport avec les locaux. J'ai bien supporté l'Inde, énormément aimé le Rajasthan mais évidemment particulièrement aimé le côté plus relaxant du Tamil Nadu ou autres zones où la confiance règne et où le rapport avec les locaux est, pour ainsi dire, très horizontal. Je tiens vraiment à ça. Je supporte bien les aspects "quémandeurs", mais moins l'absence de confiance et ai tout de même envie de me détendre.
Merci!
Southwest and Sturgis: hot summer 2015 English translation pending
Bonjour à tous
De retour après trois semaines, je ne ferai pas ici un carnet chronologique et classique et relatant au jour le jour notre voyage car d'autres l'ont fait ici et très bien. Je préfère donner des impressions et des remarques un peu en vrac au fil des souvenirs qui reviennent par vagues. C'était en effet mon douzième séjour aux Etats Unis et j'ai trouvé pas mal de changements depuis mon dernier trip là-bas en 2011. Peut être un peu de lassitude, de la fatigue (j'ai quatre ans de plus 😉) ou bien est ce effectivement vrai que le pays a évolué, et pas toujours dans le bon sens, en adéquation avec notre monde connecté ? Un mélange de tout cela... mais encore évidemment des moments de magie et de plaisir et des photos par centaines car ce magnifique coin de notre planète reste spectaculaire et uniquement scenic sous tous les angles. A bientôt,
Take care
Chris
Compte-rendu de 3 semaines en Colombie English translation pending
Bonjour à tous,
Je rentre d'un séjour de 3 semaines en Colombie (axé sur Bogota, la région des Caraïbes et la région du café), et souhaite vous faire partager ici quelques unes de mes impressions, en espérant qu'elles seront utiles pour ceux qui entreprendraient de visiter ce superbe pays !
Pour commencer, l'extrême gentillesse des Colombiens n'est pas un mythe, ils sont dans leur très grande majorité très chaleureux, prêts à aider et à discuter, jamais je ne me suis senti aussi bien accueilli qu'en Colombie !
En ce qui concerne la sécurité (puisque le sujet revient régulièrement sur le tapis, mais je ne tiens pas à alimenter une quelconque polémique, je ne donne que mon ressenti), je ne me suis jamais senti en danger, et même encore moins que dans les autres pays d'Amérique latine que j'ai visités récemment, où je n'ai pourtant pas ressenti de danger particulier non plus (Mexique, Pérou, Bolivie, Brésil). Evidemment ce n'est pas en restant simplement 3 semaines sur place que je peux tirer des conclusions péremptoires, définitives et généralisables sur ce sujet, mais je tiens par là à répondre à ceux qui hésiteraient à se rendre en Colombie simplement en raison de cette question-là. Je pense honnêtement qu'en suivant les précautions d'usage (valables d'ailleurs pour tous les pays d'Amérique latine et bien d'autres : ne pas afficher ostensiblement sa richesse, ne pas se balader n'importe où ou à n'importe quelle heure, etc.) il y a de très faibles chances qu'il vous arrive quoi que ce soit, même si la probabilité est évidemment plus forte qu'en France. A noter d'alleurs que la police et l'armée sont extrêmement présentes, dans les villes, dans les villages et sur les routes (les effectifs doivent être impressionnants !).
Un petit descriptif rapide de l'itinéraire et de mes impressions lieu par lieu :
BOGOTA : ville immense, où la météo est souvent instable et grise, et qui rappelle curieusement l'Amérique latine bien sûr mais parfois aussi le Royaume-Uni (oui oui ! par la météo, certains immeubles en brique, l'architecture même de certaines maisons). En 2 jours pleins, on a juste eu le temps de faire les "classiques" : quartier ancien de la Candelaria et ses graffitis, Musée de l'Or (superbe), Musée Botero, vue de la ville depuis le Cerro de Monserrate. On a pu aussi, pour mieux connaître la ville et ne pas s'en tenir à la Candelaria, se balader longuement à pied dans d'autres quartiers, notamment Macarena et Chapinero. J'aurais voulu aussi me rendre au marché de Paloquemao, mais le manque de temps et la fatigue m'ont fait renoncer. Nous logions dans le quartier de Macarena, quartier très sympa (avec de très bons restaurants)et assez sûr, qui permet aussi de se rendre facilement à pied aussi bien à la Candelaria et à Monserrate qu'au centre des affaires.
CARTHAGENE : une ville qui m'avait toujours fait rêver, mais dont j'avais très peur qu'elle dégage une ambiance beaucoup trop touristique. Bref je pensais que je n'allais pas aimer ... En définitive, si l'hypercentre historique (le quartier de Calamari) est effectivement un peu trop propret et aseptisé, il n'en reste pas moins superbe et assez agréable, et je n'ai pas trouvé les vendeurs ambulants si pénibles que cela (en tout cas j'ai connu pire). Par ailleurs, les deux autres quartiers anciens, San Diego et Getsemani, bien qu'assez touristiques, laissent entrevoir un peu plus la vie locale et sont très agréables. A ce titre, je conseille de passer au moins une soirée sur la petite place de l'église Santissima Trinidad à Getsemani, où touristes mais aussi locaux sont présents, dans une ambiance à la fois très animée et très agréable. En résumé, Carthagène reste une ville coloniale superbe qu'il faut connaître, son authenticité a certes été compromise par le tourisme mais l'ambiance y reste malgré tout assez agréable.
MOMPOS : un de mes coups de coeur. Une petite ville coloniale difficile d'accès, située un peu à l'intérieur des terres, au bord d'un bras du fleuve Magdalena abandonné par les bateaux de commerce depuis un siècle. Je voulais me rendre à Mompos pour plusieurs raisons : la beauté coloniale de la ville, son côté figé dans le temps, son authenticité (du fait de son isolement ; les touristes étrangers se comptaient d'ailleurs sur les doigts d'une main lors du week end que j'y ai passé) et évidemment le fait que cette ville fasse penser à Macondo, la localité imaginaire dont Gabriel Garcia Marquez retrace l'histoire dans Cent Ans de Solitude. Effectivement le trajet pour s'y rendre comme pour en partir est long et assez pénible (la route est extrêmement mauvaise par moments), mais le périple en lui-même est très intéressant et permet de traverser la Colombie "profonde" de la région Caraïbes. Par ailleurs, d'importants travaux routiers semblaient en cours, donc peut-être que dans les mois qui viendront l'accès à Mompos sera plus aisé (ce qui je l'espère n'affectera pas le charme lié à son isolement). En tout cas Mompos est une petite ville coloniale vraiment superbe, calme et authentique, qui semble comme hors du temps. C'est un véritable plaisir que d'y flâner. On y trouve aussi 5 ou 6 très belles églises colorées, un superbe cimetière, etc.. La présence du fleuve ajoute au charme de Mompos. Nous en avons profité pour faire un tour en bateau de 3-4 heures (pour 25 000 pesos) sur le fleuve et dans la Cienaga Pijino, pour découvrir les milieux "amphibies" entourant Mompos et la faune (oiseaux notamment) qui y vit.
SANTA MARTA : la première ville fondée par les Espagnols, mais il ne reste pas grand chose de la période coloniale, à part une belle cathédrale blanche et quelques bâtiments. Si le front de mer est bien aménagé, la plage du centre ne paraît pas particulièrement propre. Bref la ville n'a pas beaucoup de charme urbanistiquement parlant, certains quartiers comme le quartier du marché ne sont pas très engageants (et sans doute dangereux une fois la nuit tombée), mais l'ambiance y est authentique malgré un tourisme lié au fait que Santa Marta est un bon camp de base pour faire des excursions dans les alentours.
MINCA : à une heure en collectivo de Santa Marta. Petit village situé à 600 m d'altitude, et qui permet de pénétrer un peu dans la Sierra Nevada de Santa Marta. Nous y avons fait une courte excursion d'une journée, juste le temps d'aller au village (sans intérêt) et de marcher (pendant plus d'une heure) jusqu'aux petites chutes d'eau de Pozo Azul. Bon c'est agréable mais à mon sens rien d'impérissable. Difficile cependant de se faire une idée plus précise après un passage assez express de quelques heures !
PARQUE TAYRONA : très touristique, mais à faire (l'entrée est à une heure en collectivo de Santa Marta). Un bon moyen de concilier jungle et plage. La jungle est assez variée, avec des plantes parfois assez étonnantes, on y aperçoit en très grand nombre de gros lézards et parfois des singes. En ce qui concerne les plages, elles sont très belles, mais attention les amateurs d'eaux cristallines, transparentes et calmes (ce que je ne suis pas) pourraient être déçus. Les courants sont forts et beaucoup de plages sont d'ailleurs interdites à la baignade. J'ai justement aimé le côté sauvage de ces plages, qui combinent palmiers et fortes vagues allant se fracasser sur les rochers. Il faut parfois beaucoup marcher entre les différentes plages, ce qui peut être particulièrement exténuant (notamment entre Canaveral et Arrecifes), il me paraît donc déconseillé de vouloir faire le parc en une journée et de ne pas y passer la nuit. Il vaut mieux aussi se charger le moins possible ! Après un vol Santa Marta-Medellin, direction la région d'Antioquia !
JARDIN ***** : l'énorme coup de coeur de ce voyage. Un village situé à 3h de route au Sud de Medellin, évoqué en quelques lignes seulement dans les différents guides et même carrément absent de l'édition en cours du Lonely Planet !!! Un endroit superbe et authentique, qu'on a envie de garder pour soi comme un secret afin d'éviter qu'il ne devienne trop touristique ! Selon moi c'est le village idéal pour faire la région du café en Colombie (même s'il ne se trouve pas officiellement dans l'Eje Cafetero), bien plus que Salento (qui est un village bien plus marqué par le tourisme, moins joli, et où les plantations de café ne sont finalement pas si présentes que cela). On y retrouve un peu le même genre d'architecture qu'à Salento (et autres villages de ces régions : façades blanches avec balcons, fenêtres, volets et portes en bois très colorées), mais de façon plus importante et avec une place principale tout simplement divine, la plus belle place de village qui m'ait été donné de voir (place dominée par ailleurs par une belle église néogothique). Cette place principale est en plus extrêmement animée et souvent noire de monde, de jour comme de nuit, avec, le week end, les "cowboys" des environs qui viennent parader sur leurs chevaux et s'arrêter boire des verres dans l'un des innombrables bars que l'on peut trouver sur la place. On y croise aussi de superbes "chivas". Bref on peut passer des heures sur cette place à observer l'animation et la vie locales ! Le cadre est superbe : un écrin de verdure et de montagne, avec aussi bien des prairies que des plantations de café et des bananiers en abondance ! Les activités sont nombreuses, à tel point que malgré 3 nuits sur place nous sommes loins d'avoir tout fait : téléphérique et "garrucha" (caisse en bois destiné aux transports locaux) pour observer de beaux points de vue sur le village depuis les hauteurs ; observations d'oiseaux (certains très étonnants) ; aller manger dans une "truchera" des environs (restaurants spécialisés dans la truite qu'on peut éventuellement pêcher soi-même), balade à pied ou à vélo dans les environs (mais attention il faut être sportif car il y a beaucoup de montées et de descentes) ; balades à cheval ; chutes d'eau comme la Cueva del Esplendor ; visite d'une plantation de café ; etc..
MEDELLIN : ville où je regrette de ne pas avoir pu passer plus de temps. La ville s'insère dans un superbe cadre verdoyant de montagnes. Le centre n'est pas des plus agréables mais doit pouvoir s'apprécier davantage avec une connaissance plus affinée du lieu et éventuellement une visite guidée. Le quartier riche, ombragé et "trendy" d'El Poblado est quant à lui très agréable, idéal pour se loger et sortir le soir. Cette ville, je pense, ne s'apprécie pleinement que si on prend en compte ses mutations récentes, qui lui ont permis de passer de "ville la plus dangereuse du monde" à une sorte de laboratoire visant à un mieux-être urbain (téléphériques et escalators extérieurs pour mieux relier les quartiers défavorisés des hauteurs au reste de la ville, etc.). Bref, bien que n'étant pas du tout fan des visites guidées, j'aurais aimé avoir eu le temps d'en faire une afin de mieux comprendre les mutations de cette ville.
PIEDRA DEL PENOL ET GUATAPE : je voulais au départ faire une excursion d'une journée depuis Medellin afin de visiter Santa Fe de Antioquia. Nous nous sommes finalement rendus à la Piedra del Penol et à Guatape. La Piedra del Pienol (sorte de pain de sucre assez incongru dans le paysage) offre une très belle vue sur les campagnes environnantes en partie inondées il y a quelques années par la mise en place d'une retenue d'eau. Pour moi cependant il n'y a rien d'exceptionnel ou de particulièrement inoubliable. En ce qui concerne le village de Guatape situé juste à côté, le côté un peu "Disney" des "zocalos" qu'on trouve sur les maisons me rebutait un peu a priori, trouvant cela un peu artificiel. Finalement j'ai trouvé le village très agréable par son côté insolite et coloré.
MANIZALES ET LE PARC NATUREL LOS NEVADOS : malgré un beau site montagnard assez particulier, la ville de Manizales ne m'a pas paru d'un grand intérêt. Elle peut surtout servir de point de départ pour rayonner dans les environs (parc Los Nevados et éventuellement plantations de café autour du village de Chinchina, si on n'en a pas déjà visitées auparavant : avec les environs de Jardin, c'est pour moi effectivement autour de Manizales qu'on trouve les plus beaux paysages liés au café). Ayant déjà visité une plantation de café près de Jardin, Manizales a donc servi d'étape uniquement pour faire une excursion dans le Parc Los Nevados. J'ai longtemps hésité sur le moyen de la faire, ne disposant que d'une seule journée. Les moyens de transports publics jusqu'au parc ne semblant pas vraiment exister, et comme on est en montagne, passer par un guide et/ou une agence semblait préférable. Les possibilités classiques sont de monter jusqu'aux abords du sommet du Nevado del Ruiz en van (mais le fait d'avoir un contact limité avec la nature ne me tentait guère) ou, après un trajet en van, de faire une randonnée de quelques heures autour du Nevado de Santa Isabel (mais cela impliquait de se lever extrêmement tôt et d'avoir un niveau de fatigue pas trop important, ce qui n'était pas évident après plusieurs jours de voyage bien remplis). J'ai donc finalement opté, par le biais d'une agence, pour une descente à vélo depuis les abords du sommet du Nevado del Ruiz jusqu'aux environs de Manizales. Cela a été une solution très agréable, un peu physique mais pas trop, permettant de profiter de 3 étages de végétation différents : le paramo et ses frailejones, la forêt, les prairies d'élevage.
SALENTO : comme je l'ai dit, j'ai largement préféré Jardin. Salento est un village très touristique (en tout cas le week end), les boutiques de souvenirs abondent sur la rue principale ; les plantations de café occupent finalement une place réduite dans la campagne environnante, où ce sont les prairies qui dominent d'assez loin, ce qui fait du coup que Salento me paraît assez peu réprésentatif de la "région du café" colombienne. Il n'en demeure pas moins que j'ai beaucoup aimé Salento malgré tout. Le côté touristique n'empêche pas la préservation d'une certaine authenticité, l'ambiance est agréable et bon enfant. J'ai pu aussi y tester (comme beaucoup d'autres "gringos" j'imagine !) le jeu du tejo. Les paysages de prairies sont superbes et la brume, souvent présente, enveloppe le paysage d'un côté mystérieux qui lui donne beaucoup de charme. Enfin c'est à côté de Salento que se trouve la célèbre vallée de Cocora, où, au milieu de prairies de montagnes, s'insèrent des palmiers de cire perchés sur des troncs vertigineux. Un des paysages les plus insolites qu'il m'ait été donné de voir.
Voilà, désolé pour la longueur de ces quelques impressions. Si vous avez des remarques ou questions, n'hésitez pas !
Je rentre d'un séjour de 3 semaines en Colombie (axé sur Bogota, la région des Caraïbes et la région du café), et souhaite vous faire partager ici quelques unes de mes impressions, en espérant qu'elles seront utiles pour ceux qui entreprendraient de visiter ce superbe pays !
Pour commencer, l'extrême gentillesse des Colombiens n'est pas un mythe, ils sont dans leur très grande majorité très chaleureux, prêts à aider et à discuter, jamais je ne me suis senti aussi bien accueilli qu'en Colombie !
En ce qui concerne la sécurité (puisque le sujet revient régulièrement sur le tapis, mais je ne tiens pas à alimenter une quelconque polémique, je ne donne que mon ressenti), je ne me suis jamais senti en danger, et même encore moins que dans les autres pays d'Amérique latine que j'ai visités récemment, où je n'ai pourtant pas ressenti de danger particulier non plus (Mexique, Pérou, Bolivie, Brésil). Evidemment ce n'est pas en restant simplement 3 semaines sur place que je peux tirer des conclusions péremptoires, définitives et généralisables sur ce sujet, mais je tiens par là à répondre à ceux qui hésiteraient à se rendre en Colombie simplement en raison de cette question-là. Je pense honnêtement qu'en suivant les précautions d'usage (valables d'ailleurs pour tous les pays d'Amérique latine et bien d'autres : ne pas afficher ostensiblement sa richesse, ne pas se balader n'importe où ou à n'importe quelle heure, etc.) il y a de très faibles chances qu'il vous arrive quoi que ce soit, même si la probabilité est évidemment plus forte qu'en France. A noter d'alleurs que la police et l'armée sont extrêmement présentes, dans les villes, dans les villages et sur les routes (les effectifs doivent être impressionnants !).
Un petit descriptif rapide de l'itinéraire et de mes impressions lieu par lieu :
BOGOTA : ville immense, où la météo est souvent instable et grise, et qui rappelle curieusement l'Amérique latine bien sûr mais parfois aussi le Royaume-Uni (oui oui ! par la météo, certains immeubles en brique, l'architecture même de certaines maisons). En 2 jours pleins, on a juste eu le temps de faire les "classiques" : quartier ancien de la Candelaria et ses graffitis, Musée de l'Or (superbe), Musée Botero, vue de la ville depuis le Cerro de Monserrate. On a pu aussi, pour mieux connaître la ville et ne pas s'en tenir à la Candelaria, se balader longuement à pied dans d'autres quartiers, notamment Macarena et Chapinero. J'aurais voulu aussi me rendre au marché de Paloquemao, mais le manque de temps et la fatigue m'ont fait renoncer. Nous logions dans le quartier de Macarena, quartier très sympa (avec de très bons restaurants)et assez sûr, qui permet aussi de se rendre facilement à pied aussi bien à la Candelaria et à Monserrate qu'au centre des affaires.
CARTHAGENE : une ville qui m'avait toujours fait rêver, mais dont j'avais très peur qu'elle dégage une ambiance beaucoup trop touristique. Bref je pensais que je n'allais pas aimer ... En définitive, si l'hypercentre historique (le quartier de Calamari) est effectivement un peu trop propret et aseptisé, il n'en reste pas moins superbe et assez agréable, et je n'ai pas trouvé les vendeurs ambulants si pénibles que cela (en tout cas j'ai connu pire). Par ailleurs, les deux autres quartiers anciens, San Diego et Getsemani, bien qu'assez touristiques, laissent entrevoir un peu plus la vie locale et sont très agréables. A ce titre, je conseille de passer au moins une soirée sur la petite place de l'église Santissima Trinidad à Getsemani, où touristes mais aussi locaux sont présents, dans une ambiance à la fois très animée et très agréable. En résumé, Carthagène reste une ville coloniale superbe qu'il faut connaître, son authenticité a certes été compromise par le tourisme mais l'ambiance y reste malgré tout assez agréable.
MOMPOS : un de mes coups de coeur. Une petite ville coloniale difficile d'accès, située un peu à l'intérieur des terres, au bord d'un bras du fleuve Magdalena abandonné par les bateaux de commerce depuis un siècle. Je voulais me rendre à Mompos pour plusieurs raisons : la beauté coloniale de la ville, son côté figé dans le temps, son authenticité (du fait de son isolement ; les touristes étrangers se comptaient d'ailleurs sur les doigts d'une main lors du week end que j'y ai passé) et évidemment le fait que cette ville fasse penser à Macondo, la localité imaginaire dont Gabriel Garcia Marquez retrace l'histoire dans Cent Ans de Solitude. Effectivement le trajet pour s'y rendre comme pour en partir est long et assez pénible (la route est extrêmement mauvaise par moments), mais le périple en lui-même est très intéressant et permet de traverser la Colombie "profonde" de la région Caraïbes. Par ailleurs, d'importants travaux routiers semblaient en cours, donc peut-être que dans les mois qui viendront l'accès à Mompos sera plus aisé (ce qui je l'espère n'affectera pas le charme lié à son isolement). En tout cas Mompos est une petite ville coloniale vraiment superbe, calme et authentique, qui semble comme hors du temps. C'est un véritable plaisir que d'y flâner. On y trouve aussi 5 ou 6 très belles églises colorées, un superbe cimetière, etc.. La présence du fleuve ajoute au charme de Mompos. Nous en avons profité pour faire un tour en bateau de 3-4 heures (pour 25 000 pesos) sur le fleuve et dans la Cienaga Pijino, pour découvrir les milieux "amphibies" entourant Mompos et la faune (oiseaux notamment) qui y vit.
SANTA MARTA : la première ville fondée par les Espagnols, mais il ne reste pas grand chose de la période coloniale, à part une belle cathédrale blanche et quelques bâtiments. Si le front de mer est bien aménagé, la plage du centre ne paraît pas particulièrement propre. Bref la ville n'a pas beaucoup de charme urbanistiquement parlant, certains quartiers comme le quartier du marché ne sont pas très engageants (et sans doute dangereux une fois la nuit tombée), mais l'ambiance y est authentique malgré un tourisme lié au fait que Santa Marta est un bon camp de base pour faire des excursions dans les alentours.
MINCA : à une heure en collectivo de Santa Marta. Petit village situé à 600 m d'altitude, et qui permet de pénétrer un peu dans la Sierra Nevada de Santa Marta. Nous y avons fait une courte excursion d'une journée, juste le temps d'aller au village (sans intérêt) et de marcher (pendant plus d'une heure) jusqu'aux petites chutes d'eau de Pozo Azul. Bon c'est agréable mais à mon sens rien d'impérissable. Difficile cependant de se faire une idée plus précise après un passage assez express de quelques heures !
PARQUE TAYRONA : très touristique, mais à faire (l'entrée est à une heure en collectivo de Santa Marta). Un bon moyen de concilier jungle et plage. La jungle est assez variée, avec des plantes parfois assez étonnantes, on y aperçoit en très grand nombre de gros lézards et parfois des singes. En ce qui concerne les plages, elles sont très belles, mais attention les amateurs d'eaux cristallines, transparentes et calmes (ce que je ne suis pas) pourraient être déçus. Les courants sont forts et beaucoup de plages sont d'ailleurs interdites à la baignade. J'ai justement aimé le côté sauvage de ces plages, qui combinent palmiers et fortes vagues allant se fracasser sur les rochers. Il faut parfois beaucoup marcher entre les différentes plages, ce qui peut être particulièrement exténuant (notamment entre Canaveral et Arrecifes), il me paraît donc déconseillé de vouloir faire le parc en une journée et de ne pas y passer la nuit. Il vaut mieux aussi se charger le moins possible ! Après un vol Santa Marta-Medellin, direction la région d'Antioquia !
JARDIN ***** : l'énorme coup de coeur de ce voyage. Un village situé à 3h de route au Sud de Medellin, évoqué en quelques lignes seulement dans les différents guides et même carrément absent de l'édition en cours du Lonely Planet !!! Un endroit superbe et authentique, qu'on a envie de garder pour soi comme un secret afin d'éviter qu'il ne devienne trop touristique ! Selon moi c'est le village idéal pour faire la région du café en Colombie (même s'il ne se trouve pas officiellement dans l'Eje Cafetero), bien plus que Salento (qui est un village bien plus marqué par le tourisme, moins joli, et où les plantations de café ne sont finalement pas si présentes que cela). On y retrouve un peu le même genre d'architecture qu'à Salento (et autres villages de ces régions : façades blanches avec balcons, fenêtres, volets et portes en bois très colorées), mais de façon plus importante et avec une place principale tout simplement divine, la plus belle place de village qui m'ait été donné de voir (place dominée par ailleurs par une belle église néogothique). Cette place principale est en plus extrêmement animée et souvent noire de monde, de jour comme de nuit, avec, le week end, les "cowboys" des environs qui viennent parader sur leurs chevaux et s'arrêter boire des verres dans l'un des innombrables bars que l'on peut trouver sur la place. On y croise aussi de superbes "chivas". Bref on peut passer des heures sur cette place à observer l'animation et la vie locales ! Le cadre est superbe : un écrin de verdure et de montagne, avec aussi bien des prairies que des plantations de café et des bananiers en abondance ! Les activités sont nombreuses, à tel point que malgré 3 nuits sur place nous sommes loins d'avoir tout fait : téléphérique et "garrucha" (caisse en bois destiné aux transports locaux) pour observer de beaux points de vue sur le village depuis les hauteurs ; observations d'oiseaux (certains très étonnants) ; aller manger dans une "truchera" des environs (restaurants spécialisés dans la truite qu'on peut éventuellement pêcher soi-même), balade à pied ou à vélo dans les environs (mais attention il faut être sportif car il y a beaucoup de montées et de descentes) ; balades à cheval ; chutes d'eau comme la Cueva del Esplendor ; visite d'une plantation de café ; etc..
MEDELLIN : ville où je regrette de ne pas avoir pu passer plus de temps. La ville s'insère dans un superbe cadre verdoyant de montagnes. Le centre n'est pas des plus agréables mais doit pouvoir s'apprécier davantage avec une connaissance plus affinée du lieu et éventuellement une visite guidée. Le quartier riche, ombragé et "trendy" d'El Poblado est quant à lui très agréable, idéal pour se loger et sortir le soir. Cette ville, je pense, ne s'apprécie pleinement que si on prend en compte ses mutations récentes, qui lui ont permis de passer de "ville la plus dangereuse du monde" à une sorte de laboratoire visant à un mieux-être urbain (téléphériques et escalators extérieurs pour mieux relier les quartiers défavorisés des hauteurs au reste de la ville, etc.). Bref, bien que n'étant pas du tout fan des visites guidées, j'aurais aimé avoir eu le temps d'en faire une afin de mieux comprendre les mutations de cette ville.
PIEDRA DEL PENOL ET GUATAPE : je voulais au départ faire une excursion d'une journée depuis Medellin afin de visiter Santa Fe de Antioquia. Nous nous sommes finalement rendus à la Piedra del Penol et à Guatape. La Piedra del Pienol (sorte de pain de sucre assez incongru dans le paysage) offre une très belle vue sur les campagnes environnantes en partie inondées il y a quelques années par la mise en place d'une retenue d'eau. Pour moi cependant il n'y a rien d'exceptionnel ou de particulièrement inoubliable. En ce qui concerne le village de Guatape situé juste à côté, le côté un peu "Disney" des "zocalos" qu'on trouve sur les maisons me rebutait un peu a priori, trouvant cela un peu artificiel. Finalement j'ai trouvé le village très agréable par son côté insolite et coloré.
MANIZALES ET LE PARC NATUREL LOS NEVADOS : malgré un beau site montagnard assez particulier, la ville de Manizales ne m'a pas paru d'un grand intérêt. Elle peut surtout servir de point de départ pour rayonner dans les environs (parc Los Nevados et éventuellement plantations de café autour du village de Chinchina, si on n'en a pas déjà visitées auparavant : avec les environs de Jardin, c'est pour moi effectivement autour de Manizales qu'on trouve les plus beaux paysages liés au café). Ayant déjà visité une plantation de café près de Jardin, Manizales a donc servi d'étape uniquement pour faire une excursion dans le Parc Los Nevados. J'ai longtemps hésité sur le moyen de la faire, ne disposant que d'une seule journée. Les moyens de transports publics jusqu'au parc ne semblant pas vraiment exister, et comme on est en montagne, passer par un guide et/ou une agence semblait préférable. Les possibilités classiques sont de monter jusqu'aux abords du sommet du Nevado del Ruiz en van (mais le fait d'avoir un contact limité avec la nature ne me tentait guère) ou, après un trajet en van, de faire une randonnée de quelques heures autour du Nevado de Santa Isabel (mais cela impliquait de se lever extrêmement tôt et d'avoir un niveau de fatigue pas trop important, ce qui n'était pas évident après plusieurs jours de voyage bien remplis). J'ai donc finalement opté, par le biais d'une agence, pour une descente à vélo depuis les abords du sommet du Nevado del Ruiz jusqu'aux environs de Manizales. Cela a été une solution très agréable, un peu physique mais pas trop, permettant de profiter de 3 étages de végétation différents : le paramo et ses frailejones, la forêt, les prairies d'élevage.
SALENTO : comme je l'ai dit, j'ai largement préféré Jardin. Salento est un village très touristique (en tout cas le week end), les boutiques de souvenirs abondent sur la rue principale ; les plantations de café occupent finalement une place réduite dans la campagne environnante, où ce sont les prairies qui dominent d'assez loin, ce qui fait du coup que Salento me paraît assez peu réprésentatif de la "région du café" colombienne. Il n'en demeure pas moins que j'ai beaucoup aimé Salento malgré tout. Le côté touristique n'empêche pas la préservation d'une certaine authenticité, l'ambiance est agréable et bon enfant. J'ai pu aussi y tester (comme beaucoup d'autres "gringos" j'imagine !) le jeu du tejo. Les paysages de prairies sont superbes et la brume, souvent présente, enveloppe le paysage d'un côté mystérieux qui lui donne beaucoup de charme. Enfin c'est à côté de Salento que se trouve la célèbre vallée de Cocora, où, au milieu de prairies de montagnes, s'insèrent des palmiers de cire perchés sur des troncs vertigineux. Un des paysages les plus insolites qu'il m'ait été donné de voir.
Voilà, désolé pour la longueur de ces quelques impressions. Si vous avez des remarques ou questions, n'hésitez pas !
Médicaments en soute pour New York English translation pending
Bonjour à tous
j'ai bien consulté et le siteet jepense avoir trouvé ma réponse mais par récaution , merci à l'un de vous de me confirmer ou ou pas
Ma fille part , le 20 Aout , pour NYC pour 9 mois ( etudes Visa F1) en ma qualiét de papa ... je lui ai mis dans sa valise une trousse de médicements de premieres nécéssités ( Smecta , Gaviscon, sirops, doliprane, inodium, zirtec, quelques ambiotiques, des trucs pour les rhumes, des pommades ( insectes , muscules , lamalines pour les fortes douleurs ) et un trucs pour les oreilles . Bien sur l'ensemble de ces médicaments sont issue de notre armoire à pharmacie familliale de la maison
je n'ai aps été chez le docteur pour obtenir une prescription particuliere
je n'ai donc aucune ordonance
dois je refaire une ordonnance ?
y a t il un risque pour cesmédicamants à la douanes ?
votre avis ? vos conseils sont les bien venus
merci d'avance Adjou
Ps: on m'a dit que je devrai retirer le médicments LAMALINE ( présdense d'opium)
j'ai bien consulté et le siteet jepense avoir trouvé ma réponse mais par récaution , merci à l'un de vous de me confirmer ou ou pas
Ma fille part , le 20 Aout , pour NYC pour 9 mois ( etudes Visa F1) en ma qualiét de papa ... je lui ai mis dans sa valise une trousse de médicements de premieres nécéssités ( Smecta , Gaviscon, sirops, doliprane, inodium, zirtec, quelques ambiotiques, des trucs pour les rhumes, des pommades ( insectes , muscules , lamalines pour les fortes douleurs ) et un trucs pour les oreilles . Bien sur l'ensemble de ces médicaments sont issue de notre armoire à pharmacie familliale de la maison
je n'ai aps été chez le docteur pour obtenir une prescription particuliere
je n'ai donc aucune ordonance
dois je refaire une ordonnance ?
y a t il un risque pour cesmédicamants à la douanes ?
votre avis ? vos conseils sont les bien venus
merci d'avance Adjou
Ps: on m'a dit que je devrai retirer le médicments LAMALINE ( présdense d'opium)
Sale temps dans les parcs nationaux aux États-Unis English translation pending
Après White Sands, je viens de voir ceci
"Un randonneur a été tué et partiellement dévoré par un ou plusieurs ours, des grizzlis, dans le parc national de Yellowstone, l'un des parcs les plus prisés des Etats-Unis."
Bern
"Un randonneur a été tué et partiellement dévoré par un ou plusieurs ours, des grizzlis, dans le parc national de Yellowstone, l'un des parcs les plus prisés des Etats-Unis."
Bern
Récit d'un voyage fantastique dans l'Ouest en juillet 2015 English translation pending
Bonjour à tous,
De retour après un fabuleux voyage dans l’ouest, j’attaque la rédaction d’un compte-rendu de nos magnifiques vacances.
D’un côté, je le fais égoïstement… car j’ai le blues… et oui, c’est fini… 😮 Des mois et des mois de préparation (période où l’on voyage déjà), un voyage fantastique et là maintenant, c’est terminé, alors je rédige notre voyage afin de le prolonger encore ! 😛 Et d’un autre côté, pour partager notre expérience car j’ai moi-même lu énormément de comptes-rendus pendant la préparation, toujours en passant très rapidement les photos que je ne regardais pas ou peu car je voulais garder le plus possible la surprise !
Actuellement, je les relis et cette fois je m’attarde sur chaque photo qui me rappelle tous ces beaux paysages.
Notre famille : Mon mari, 48 ans, informaticien, aime bien la photo, nos filles 15 et 13 ans et moi-même 40 ans cette année (raison de notre voyage !), comptable. Nous habitons la Suisse. Randonneurs du dimanche mais motivés ! Nous voyageons régulièrement (je suis une férue de voyages, une vraie passion) et essayons toujours d’en voir et faire le maximum. (les enfants trouvent qu’on exagère certaines fois…)
Organisation : J’ai tout organisé moi-même, (l’organisation ça n’intéresse pas mon mari !), grâce aux forums et à toutes les personnes qui m’ont gentiment aidée à établir un itinéraire qui tienne la route. Bien sûr les classiques étaient au rendez-vous car nous ne sommes jamais allés dans cette région auparavant (une seule escapade aux USA, en Floride). J’ai donc essayé de concocter un circuit qui plaise à toute la famille avec des classiques et des moins classiques, beaucoup de parcs naturels avec des randonnées (nous sommes plutôt nature), également des villes (surtout pour nos filles) et des activités ludiques (spectacles, parc d’attraction, shopping et j’en passe !).
Un énorme MERCI à Itat et son blog fantastique, bourré de bons conseils, Jpg13, PapJ59, Bastinj, Durandale2, Evajules, Caussat, Isap29, Hiacinthe, Seb6210, Pong, JMPe, Zitounet, Uluru ainsi que tous les autres actifs sur ce forum, pour leurs excellents conseils avec lesquels j’ai pu établir un itinéraire qui tienne la route.MERCI MERCI MERCI !
Vols réservés avec British Airway, Genève-Londres-Los Angeles et retour. Voiture réservée en package avec le vol auprès d’Avis, catégorie SUV standard. Nous avons eu droit à un GMC terrain 4x4, soit une catégorie supérieure sans supplément 🙂.
Budget : explosé...🤪 CHF 15'000.00 tout compris Nous avons fait le choix de dormir chaque fois que cela était possible, dans les parcs nationaux afin d'éviter des allers-retours.
Pique-nique la journée et resto le soir (peu de fastfood). Malgré tout ce qu'on nous avait dit, nous avons franchement bien mangé !😉
Itinéraire : Voici ce qui était prévu :
J1 (Samedi, 04 Juillet 2015) Arrivée à Los Angeles à 12h30 Hollywood Bd et Griffith Observatoire Feux d'artifices Santa Monica. Nuit Coral Sands
J2 (Dimanche, 05 Juillet 2015) Los Angeles > Grand Canyon NP (South Rim) Oatman, Kingman, Seligman. Coucher de soleil et nuit à El Tovar
J3 (Lundi, 06 Juillet 2015) Journée : Grand Canyon NP (South Rim) South Kaibab Trail Points de vues Hermits Road. Nuit El Tovar
J4 (Mardi, 07 Juillet 2015) Grand Canyon NP (South Rim) > Page Horseshoe Bend Baignade et ballade en bateau 1h30.Nuit Quality Inn
J5 (Mercredi, 08 Juillet 2015) Page et sa région Lower Antelope 8h30 (réservé) Upper Antelope 11h30 (réservé) Baignade ou ballade en bateau si pas fait. Nuit Quality Inn
J6 (Jeudi, 09 Juillet 2015) Page > Monument Valley Survol du Lake Powell, Goosenecks SP, Moki Dugway - Muley Point Valley of the gods, Monument Valley. Scenic Road. Nuit The View
J7 (Vendredi, 10 Juillet 2015) Monument Valley > Mesa Verde NP Cliff Palace et points de vues. Nuit Far View Lodge
J8 (Samedi, 11 Juillet 2015) Mesa Verde NP > Moab Matin : Mesa Verde NP. Balcony House, Corona Arch ou Fishers Towers au coucher de soleil. Nuit Aarchway Inn
J9 (Dimanche, 12 Juillet 2015) Arches NP. Devil's Garden Devil's Garden ou autre Delicate Arch au coucher de soleil Nuit Aarchway Inn
J10 (Lundi, 13 Juillet 2015) Canyonlands NP (Island in the Sky). Island in th Sky Dead Horse ST Nuit Aarchway Inn
J11 (Mardi, 14 Juillet 2015) Moab > Torrey Goblin Valley et Little Wild Horse Canyon Fruita Area et scenic drive. Nuit à Torrey Austin's Chuckwagon Lodge
J12 (Mercredi, 15 Juillet 2015) Capitol Reef NP > Bryce Canyon Scenic Road 12, Burr Trail Road. Nuit Bryce Canyon Lodge
J13 (Jeudi, 16 Juillet 2015) Bryce Canyon > Zion Queen's Garden Trail et Navajo Loop Canyon Overlook Trail. Nuit Zion Lodge
J14 (Vendredi, 17 Juillet 2015) Zion > Las Vegas The Narrows Valley of fire. Scenic Road + The Wave. Nuit Mirage
J15 (Samedi, 18 Juillet 2015) Las Vegas Visite du Strip, Cirque du Soleil "KA". Nuit Mirage
J16 (Dimanche, 19 Juillet 2015) Las Vegas > Death Valley NP Outlets Dante’s View, Badwater, Artist's Drive. Nuit Furnace Creek Ranch
J17 (Lundi, 20 Juillet 2015) Death Valley NP – Three Rivers Zabriskie Point au lever du soleil Mosaic Canyon, Mesquite Sand Dunes Alabama Hills (Lone Pine). Nuit Three Rivers Comfort Inn
J18 (Mardi, 21 Juillet 2015) Three Rivers > Oakhurst Sequoia NP & Kings Canyon NP. Nuit Oakhurst, Yosemite Southgate Hotel
J19 (Mercredi, 22 Juillet 2015) Oakhurst > San Francisco Glacier Point Vallée et points de vue. Nuit San Francisco Mayflower
J20 (Jeudi, 23 Juillet 2015) San Francisco Nuit Mayflower
J21 (Vendredi, 24 Juillet 2015) San Francisco Nuit Mayflower
J22 (Samedi, 25 Juillet 2015) San Francisco > San Simeon Monterey, 17 Mile Drive, Point Lobos State Reserve Julia Pfeiffer Burns State Park, Piedras Blancas. Nuit à Sands by the Sea
J23 (Dimanche, 26 Juillet 2015) San Simeon > Los Angeles Santa Barbara, Malibu. Nuit à Ocean View Santa Monica
J24 (Lundi, 27 Juillet 2015) Los Angeles Universal Studios (Front of Line). Nuit à Ocean View Santa Monica
J25 (Mardi, 28 Juillet 2015) Los Angeles Santa Monica et Venice Beach Départ 21h40 de notre vol de retour
Et maintenant, commençons ! Merci pour votre patience et indulgence pour la suite !😊
De retour après un fabuleux voyage dans l’ouest, j’attaque la rédaction d’un compte-rendu de nos magnifiques vacances.
D’un côté, je le fais égoïstement… car j’ai le blues… et oui, c’est fini… 😮 Des mois et des mois de préparation (période où l’on voyage déjà), un voyage fantastique et là maintenant, c’est terminé, alors je rédige notre voyage afin de le prolonger encore ! 😛 Et d’un autre côté, pour partager notre expérience car j’ai moi-même lu énormément de comptes-rendus pendant la préparation, toujours en passant très rapidement les photos que je ne regardais pas ou peu car je voulais garder le plus possible la surprise !
Actuellement, je les relis et cette fois je m’attarde sur chaque photo qui me rappelle tous ces beaux paysages.
Notre famille : Mon mari, 48 ans, informaticien, aime bien la photo, nos filles 15 et 13 ans et moi-même 40 ans cette année (raison de notre voyage !), comptable. Nous habitons la Suisse. Randonneurs du dimanche mais motivés ! Nous voyageons régulièrement (je suis une férue de voyages, une vraie passion) et essayons toujours d’en voir et faire le maximum. (les enfants trouvent qu’on exagère certaines fois…)
Organisation : J’ai tout organisé moi-même, (l’organisation ça n’intéresse pas mon mari !), grâce aux forums et à toutes les personnes qui m’ont gentiment aidée à établir un itinéraire qui tienne la route. Bien sûr les classiques étaient au rendez-vous car nous ne sommes jamais allés dans cette région auparavant (une seule escapade aux USA, en Floride). J’ai donc essayé de concocter un circuit qui plaise à toute la famille avec des classiques et des moins classiques, beaucoup de parcs naturels avec des randonnées (nous sommes plutôt nature), également des villes (surtout pour nos filles) et des activités ludiques (spectacles, parc d’attraction, shopping et j’en passe !).
Un énorme MERCI à Itat et son blog fantastique, bourré de bons conseils, Jpg13, PapJ59, Bastinj, Durandale2, Evajules, Caussat, Isap29, Hiacinthe, Seb6210, Pong, JMPe, Zitounet, Uluru ainsi que tous les autres actifs sur ce forum, pour leurs excellents conseils avec lesquels j’ai pu établir un itinéraire qui tienne la route.MERCI MERCI MERCI !
Vols réservés avec British Airway, Genève-Londres-Los Angeles et retour. Voiture réservée en package avec le vol auprès d’Avis, catégorie SUV standard. Nous avons eu droit à un GMC terrain 4x4, soit une catégorie supérieure sans supplément 🙂.
Budget : explosé...🤪 CHF 15'000.00 tout compris Nous avons fait le choix de dormir chaque fois que cela était possible, dans les parcs nationaux afin d'éviter des allers-retours.
Pique-nique la journée et resto le soir (peu de fastfood). Malgré tout ce qu'on nous avait dit, nous avons franchement bien mangé !😉
Itinéraire : Voici ce qui était prévu :
J1 (Samedi, 04 Juillet 2015) Arrivée à Los Angeles à 12h30 Hollywood Bd et Griffith Observatoire Feux d'artifices Santa Monica. Nuit Coral Sands
J2 (Dimanche, 05 Juillet 2015) Los Angeles > Grand Canyon NP (South Rim) Oatman, Kingman, Seligman. Coucher de soleil et nuit à El Tovar
J3 (Lundi, 06 Juillet 2015) Journée : Grand Canyon NP (South Rim) South Kaibab Trail Points de vues Hermits Road. Nuit El Tovar
J4 (Mardi, 07 Juillet 2015) Grand Canyon NP (South Rim) > Page Horseshoe Bend Baignade et ballade en bateau 1h30.Nuit Quality Inn
J5 (Mercredi, 08 Juillet 2015) Page et sa région Lower Antelope 8h30 (réservé) Upper Antelope 11h30 (réservé) Baignade ou ballade en bateau si pas fait. Nuit Quality Inn
J6 (Jeudi, 09 Juillet 2015) Page > Monument Valley Survol du Lake Powell, Goosenecks SP, Moki Dugway - Muley Point Valley of the gods, Monument Valley. Scenic Road. Nuit The View
J7 (Vendredi, 10 Juillet 2015) Monument Valley > Mesa Verde NP Cliff Palace et points de vues. Nuit Far View Lodge
J8 (Samedi, 11 Juillet 2015) Mesa Verde NP > Moab Matin : Mesa Verde NP. Balcony House, Corona Arch ou Fishers Towers au coucher de soleil. Nuit Aarchway Inn
J9 (Dimanche, 12 Juillet 2015) Arches NP. Devil's Garden Devil's Garden ou autre Delicate Arch au coucher de soleil Nuit Aarchway Inn
J10 (Lundi, 13 Juillet 2015) Canyonlands NP (Island in the Sky). Island in th Sky Dead Horse ST Nuit Aarchway Inn
J11 (Mardi, 14 Juillet 2015) Moab > Torrey Goblin Valley et Little Wild Horse Canyon Fruita Area et scenic drive. Nuit à Torrey Austin's Chuckwagon Lodge
J12 (Mercredi, 15 Juillet 2015) Capitol Reef NP > Bryce Canyon Scenic Road 12, Burr Trail Road. Nuit Bryce Canyon Lodge
J13 (Jeudi, 16 Juillet 2015) Bryce Canyon > Zion Queen's Garden Trail et Navajo Loop Canyon Overlook Trail. Nuit Zion Lodge
J14 (Vendredi, 17 Juillet 2015) Zion > Las Vegas The Narrows Valley of fire. Scenic Road + The Wave. Nuit Mirage
J15 (Samedi, 18 Juillet 2015) Las Vegas Visite du Strip, Cirque du Soleil "KA". Nuit Mirage
J16 (Dimanche, 19 Juillet 2015) Las Vegas > Death Valley NP Outlets Dante’s View, Badwater, Artist's Drive. Nuit Furnace Creek Ranch
J17 (Lundi, 20 Juillet 2015) Death Valley NP – Three Rivers Zabriskie Point au lever du soleil Mosaic Canyon, Mesquite Sand Dunes Alabama Hills (Lone Pine). Nuit Three Rivers Comfort Inn
J18 (Mardi, 21 Juillet 2015) Three Rivers > Oakhurst Sequoia NP & Kings Canyon NP. Nuit Oakhurst, Yosemite Southgate Hotel
J19 (Mercredi, 22 Juillet 2015) Oakhurst > San Francisco Glacier Point Vallée et points de vue. Nuit San Francisco Mayflower
J20 (Jeudi, 23 Juillet 2015) San Francisco Nuit Mayflower
J21 (Vendredi, 24 Juillet 2015) San Francisco Nuit Mayflower
J22 (Samedi, 25 Juillet 2015) San Francisco > San Simeon Monterey, 17 Mile Drive, Point Lobos State Reserve Julia Pfeiffer Burns State Park, Piedras Blancas. Nuit à Sands by the Sea
J23 (Dimanche, 26 Juillet 2015) San Simeon > Los Angeles Santa Barbara, Malibu. Nuit à Ocean View Santa Monica
J24 (Lundi, 27 Juillet 2015) Los Angeles Universal Studios (Front of Line). Nuit à Ocean View Santa Monica
J25 (Mardi, 28 Juillet 2015) Los Angeles Santa Monica et Venice Beach Départ 21h40 de notre vol de retour
Et maintenant, commençons ! Merci pour votre patience et indulgence pour la suite !😊
60 jours dans le "Southwest" américain en 2015 English translation pending
Bonjour,
comme les carnets fleurissent en ce moment, vous trouverez le mien ci-dessous, mais uniquement en version texte (pour les photos - et il faudra attendre - ce sera sur notre site web, lien en signature).
Rappel : la discussion sur la phase préparation est ici.
********************
Après la découverte de l'ouest américain en 2009 puis « On the road again » en 2012, voici venu le temps de la préparation de notre troisième voyage dans le Southwest, mais où ? Le Nouveau-Mexique étant passé à la trappe en 2012, il constituera l’épine dorsale de ce voyage. Ensuite, 2 envies fortes vont caler, en termes de dates, ce voyage : - la traversée des Henry Mountains où la forte probabilité de neige jusqu’en juillet impose un passage pas trop tôt en saison - la randonnée à Havasupai, en fin de voyage pour une meilleure condition physique 😉, à faire assez tôt pour éviter les trop fortes chaleurs.
Ces 2 envies, plus la traversée du Nouveau Mexique, nous ont conduits à choisir la période mai-juin, soit a priori pas trop chaud au début (Arizona Nouveau Mexique) et assez chaud vers la fin pour espérer n’avoir pas trop de neige dans les Henrys Mountains. Quand à la durée, une première ébauche montra qu’en 45 jours ce serait trop juste et, au final, ce sera plutôt 60 jours. Le calage définitif dépendra sans doute des possibilités de réservation du lodge d’Havasupai.
Au fur et à mesure du développement du tracé, un nouveau souhait a émergé : prendre au strict minimum les grands axes ce sera donc un voyage orienté routes panoramiques, routes secondaires, routes de campagne et chemins (scenic roads, back roads, country roads and byways). Et pour l’illustrer, quoi de mieux que la chanson éponyme : “Take Me Home Country Roads” de John Denver qui, même si elle se déroule en Virginie Occidentale, illustre magnifiquement notre souhait.
Rappel des principales caractéristiques du (3ème) voyage : - 60 jours du 29/4 au 29/6, - "boucle" avec arrivée et départ à/de Phoenix, sud-est Arizona, ouest Nouveau-Mexique du sud au nord, Mesa Verde (Colorado), sud de l'Utah d'est en ouest et un peu de Nevada, - 2 sites principaux : les Henry Mountains (Utah) et Havasupai (Arizona), - scenic roads, country roads, scenic byways et le plus de pistes possibles.
Et comme les fois précédentes, nous dormirons dans la voiture, si possible en dehors des parcs, des campings organisés, donc en camping dit "sauvage". Nous voyageons lourds (3 bagages de 23 kg comprenant matelas, duvets, réchaud, vaisselle, bref presque tout le nécessaire de camping).
Cette fois-ci, la météo nous a joué quelques tours et il a souvent fallu changer nos plans.
29/4 - Départ Départ de Brest pour Phoenix via Roissy et New-York ; l'intérêt du départ de Brest est que nous n'avons pas à nous soucier de nos bagages pour la durée du vol, hormis un passage éclair à la douane à New-York. Erwan (un ami) nous emmène à l'aéroport ; à 6h du matin, les contrôles sont effectués, le problème des sièges réglé, le bagage supplémentaire payé avec la remise (impossible de le prendre sur le net). Décollage à 6h35, atterrissage à Roissy à l'heure. Dans la salle d'embarquement pour New-York, le nom d'Isabelle est affiché (???) mais finalement rien à signaler. Léger retard au décollage (20 minutes) mais le vol est sans histoire ; après l'apéro (apporté) et un repas standard, nous regardons tous les 2 Gravity puis la musique aidant (Scorpions pour moi), nous atterrissons à New-York où l'escale est assez longue pour ne pas poser de problème. Immigration et douane (avec récupération des bagages) se passent rapidement ; pour info, le douanier me regarde de travers car j'ai une grosse quinte de toux et me demande si je suis malade ; aurait-il autorité pour me refuser l'accès ???. Pour le vol vers Phoenix, impossible d'avoir 2 places côte à côte, mais cela se règle assez vite dans l'avion pourtant assez plein. Arrivée à l'heure mais impossible de récupérer 2 chariots à bagages sans devoir payer 6$ chaque. Nous traînons donc nos lourds bagages et arrivons, via la navette, au guichet d'Alamo. Et là, longue discussion avec l'employé ; nous avons réservé un véhicule de type Chevrolet Tahoe (FFAR) sans conducteur additionnel, le prix me paraissant trop élevé pour la prestation (plus de 600$ pour 60 jours). Et finalement, surtout grâce à Isabelle plus habile à négocier que moi, nous repartons avec un Chevrolet Suburban (PFAR soit l'équivalent de notre Ford Expedition de 2012, soit-disant AWD) et le conducteur additionnel pour l'équivalent de ce qu'on aurait payé en réservant le conducteur additionnel directement. En fait, le véhicule n'est pas du tout AWD ni 4WD mais cela ne nous posera finalement pas trop de problèmes par la suite (et pourtant, il y en aura des problèmes ; mais attendons un peu). Nous quittons donc Alamo (compteur 7683 miles) pour nous rendre chez notre logeur (Jeff Dahl) à Scottsdale (réservé via AirBnB) où nous arrivons vers 20h40 (compteur 7710 miles) ; apéro rapide, léger casse-croute et dodo bien mérité à 20h40 - 5h40 à notre horloge biologique.
30/4 - courses Lever à 5h ; il fait encore nuit. Nous prenons le petit-déjeuner dehors avec des lapins sur la pelouse et plein d'oiseaux un peu plus bas. La journée se passe en courses diverses car il faut équiper notre carrosse. Nous commençons par le Walmart où j'ai déjà commandé la glacière électrique et la table pliante qui nous attendent. Nous ajoutons 2 sièges, le gaz et l'alimentaire (pour environ une dizaine de jours) et nous complétons chez Trader Joe's, magasin découvert en 2009. Prévu aussi la visite de magasins de point de croix pour Isabelle (nous ne ferons que Old Town - Scottsdale), ainsi qu'un magasin d'alcool et de cigares (Magnum’s Cigars Wine & Liquor) où j'en achète quelques uns. Nous retournons à notre logement (compteur 7812 miles), très agréable, et terminons la journée par un plouf dans la piscine à la nuit tombante ; dodo 22h30.
01/5 - Apache Trail, Oracle Control Rd Lever 5h40 ; préparation de la voiture pour le départ ; chaque gros bagage doit trouver sa place mais nous commençons à être rodés et Isabelle excelle sur ce point. Nous quittons notre logement à 8h avec une température extérieure de 80°F-26.7°C et prenons la route vers l'Apache Trail, premier objectif de la journée. Petit arrêt à Goldfield, ville minière fantôme datant de 1892, mais le musée est fermé. Nous retrouvons avec plaisir les Palo Verde, les saguaros et autres chollas sur le bord de la route. Quelques photos de Canyon Lake et nous faisons une halte à Tortilla Flat où les murs du Superstition Saloon sont tapissés de billets de banque. Nous en repartons à 10h50 pour une petite rando à Fish Creek Hill, puis après quelques photos sur Apache Lake, arrivons au bout de la piste. Cette piste ne présente en général aucune difficulté ; il faut juste se méfier, dans les portions étroites, aux véhicules venant en face (de nombreux bateaux sur remorques).
Remarque : dans l'ensemble du récit, toutes les données sur les pistes supposent un "état normal" ; en cas de pluies, d'orages même récents, l'état peut devenir très vite impraticable et nous le testerons d'ailleurs à plusieurs reprises.
La route que j'avais prévue de prendre pour pique-niquer étant fermée, nous continuons le long de la rive sud de Roosevelt Lake jusqu'à Cottonwood Cove où nous trouvons une aire de pique-nique aménagée avec, entre autre, des tables surmontées d'un toit (shade ramadas).
Nous repartons à 13h47 pour Globe puis la Copper Corridor Scenic Road jusque vers Oracle où un grand géocoucou (Geococcyx californianus) ou roadrunner traverse la route devant nous : bip-bip !!! 😎
Nous nous arrêtons à Biosphere 2 pour prendre quelques photos mais c'est impossible, il faut obligatoirement prendre le tour guidé (et payant) mais c'est trop tard pour nous ; pourtant, j'avais vraiment envie de voir ce site dont je connais l'histoire et remis au gout du jour par le roman "Siècle Bleu" de JP Goux. Retour à Oracle pour essayer d'avoir des informations récentes sur l'état de la piste Oracle Control Road mais je n'obtient rien de très net ("s'il y a des problèmes, elle devrait être barrée" est ce que j'obtiens de mieux). Cette piste est l'ancienne route ralliant Oracle à Mount Lemmon et est notre second objectif de la journée. J'oublie de refaire le plein mais il y a encore un (petit) tiers du réservoir ce qui devrait être suffisant pour les 28 miles à venir. La piste est assez agréable au début et nous apercevons de superbes buissons d'ocotillos ; elle monte, descend au gré des vallées à traverser mais la fin est très rocailleuse (rocky-bumpy), surtout les 5 derniers miles (piste impraticable en berline). Cette montée dans les cailloux nous a au moins rassuré sur le comportement du véhicule, chaussé de très bons pneus : il passe bien même si les évolutions du train arrière me font penser à un différentiel bloqué (rigide) tellement il a tendance à bondir à droite ou à gauche comme un cabri. Nous retrouvons le bitume ainsi qu'une position plus horizontale et un bruit "sinistre" retentit aussitôt : niveau de carburant faible ; la montée, souvent en première, nous a fait consommer plus qu'imaginé. Espérant trouver du carburant au sommet, nous nous dirigeons vers le Summit trailhead (pour la vue) à 18h09 et 57°F - 13.9°C (presque frais) ; nous sommes à plus de 8000 pieds. En repartant, toujours pas de carburant et toujours le bip sinistre ; nous rallions donc l'emplacement prévu pour la nuit, ce qui nous rapproche de Tucson donc du carburant, mais l'accès à l'emplacement prévu est clos. Les autres sites sont maintenant derrière nous et faire demi-tour ne va pas arranger notre problème. Nous décidons donc de laisser tomber Mount Lemmon et de rallier Tucson ; une partie du trajet sera fait au point mort (ce qui bien sûr est interdit), pas envie de tomber en panne sèche sur les 30 miles restants d'autant que la nuit tombe. Nous trouvons, finalement sans encombre, une station Chevron à 19h10 et, comme nous n'allons pas remonter camper, nous prenons une chambre à l'Econolodge à 20h03 avec 91°F-32.8°C (compteur 8105 miles) ; grande chambre avec lit king size. Apéro, préparation de taboulé pour les jours suivants, dîner et dodo à 23h25. Pour une première nuit en camping "sauvage", c'est un peu loupé 😠.
02/5 - Saguaro NP, Asarco Mine Lever à 5h30 ; pendant que je transfère les photos des appareils sur le pc et les disques de sauvegarde, Isabelle range la voiture. Petit déjeuner et nous partons à 8h vers Saguaro National Park (partie est) avec un ciel un peu nuageux et 77°F - 25°C. Arrivée au Visitor Center (VC dans le reste du texte) à 8h41 qui n'ouvre qu'à 9h mais nous achetons notre Pass America The Beautiful à un ranger (ne pas hésiter à réclamer, s'il n'est pas fourni, le Hangtag qui permet d'accrocher le pass au rétroviseur intérieur). Nous parcourons, presque à tour de roue, la boucle bitumée qui fait le tour du parc avec de nombreux arrêts photos, retrouvant toujours avec plaisir ces cactus découverts en 2009. Petit arrêt pour faire la rando Freeman Homestead Loop Trail (1.75 km, 28 mn) et nous revenons au VC pour l'achat rituel de cartes postales. Nous en profitons aussi pour téléphoner à Asarco Mine (visite prévue dans l'après-midi) mais impossible de les joindre ; une ranger nous signale que c'est maintenant fermé le week-end et nous sommes un samedi (erreur de programmation ? 😠). Départ pour la partie ouest du parc (déjà vue en 2009) ; arrêt à Gates Pass à 12h09 et 89°F - 31.7°C puis à Valley View sur Hohokam Rd (c'est maintenant de la piste mais aisément faisable en berline) où nous arrivons à 12h35. Départ pour la rando de Valley view overlook trail d'où nous revenons à 13h10 avec 1.53 km au podomètre et 95°F - 35°C dehors ; nous avons discuté avec un couple d'américains assez âgés qui, n'ayant plus d'enfants à charge, ont vendu leur maison et voyagent en camping-car. Pour nous rafraîchir un peu, nous allons pique-niquer chez les "esquimaux" (Ez-Kim-In-Zin) où nous trouvons une table à l'ombre.
Départ à 14h15 (même température) et nous terminons notre boucle parmi les saguaros puis prenons tout de même la route vers Asarco Mine au sud de Tucson ; nous y arrivons à 15h06 (le parking est ouvert) et déambulons tranquillement dans le petit parc où il y a quelques beaux échantillons de minerai de cuivre (entre autre) et un gros nuage gris et de la pluie qui semble tomber au loin. Tout à coup, une employée vient nous demander si on souhaite faire le tour guidé car c'est de suite et le dernier ; et nous qui ne nous pressions pas, persuadés qu'il n'y en avait pas (ma programmation était donc bonne 😉 ). Nous avons juste le temps de faire le tour du hall d'accueil (il sera fermé au retour), d'acheter quelques échantillons de minéraux, de récupérer une brochure en français, de prendre nos tickets (9$ par personne) et nous montons dans le car ; il y a juste le chauffeur, le guide (ancien employé), une famille américaine et nous. Petite pluie au début de la visite et toujours de gros nuages noirs au loin. La vue de l'excavation (c'est une mine à ciel ouvert) est impressionnante et nous assistons au ballet des énormes engins qui remontent le minerai brut le long d'une pente à 9% ; ils ont une capacité d'environ 300 tonnes. Le minerai est ensuite broyé dans un premier concasseur quasi souterrain puis les morceaux de roche d'une taille maximale d'un ballon de foot passent dans plusieurs concasseurs secondaires (broyeurs semi-autogènes et broyeurs à billes d'acier) pour finalement finir en poudre. Ensuite, la phase finale, par des procédés physico-chimiques (flottation, "bullage", agrégation) permet d'obtenir, à partir d'un minerai comportant 0.7% de cuivre, un amalgame d'environ 28% qui partira ensuite vers la fonderie. Le reste (déchets) est entreposé localement et servira au remblaiement lors de la phase d'arrêt de la mine. L'eau utilisée dans le processus de flottation est aussi récupérée à 80% ; notre guide a bien insisté sur cette récupération et sur l'utilisation de produits chimiques les plus bio possible. Nous quittons la mine à 17h avec 90°F - 32°C et nous dirigeons vers la Coronado National Forest pour notre vrai première nuit dans la nature ; sur la route, éclairs, pluie abondante et température en baisse (64°F - 17.7°C). À 18h, nous trouvons un emplacement près d'un wash le long de East Gardner Canyon Rd (compteur 8253 miles). Dodo vers 20h40.
03/5 - Red Mountain, Red Mountain, Montezuma Pass Réveil à 5h30 mais mal dormi, matelas sans doute trop gonflé et Isabelle a très mal au dos ; nous n'avons pas eu trop chaud, bien au contraire, mais découvrons que nous avons dormi fenêtres ouvertes 😉. Le ciel est bien dégagé mais il fait 49°F - 9.5°C. Petit déjeuner puis départ à 7h38 avec maintenant 73°F - 22.8°C ; la piste est très roulante et il a de nombreuses fleurs sur les bas-côtés (poppy et datura) . Passage à Sonoita pour compléter le plein de carburant, les stations étant très peu nombreuses sur le trajet de la journée et chat échaudé craint l'eau froide. Arrêt à Camp Crittenden (uniquement une plaque commémorative, mais c'est l'Histoire) puis nous traversons Patagonia pour prendre Harshaw Road ; la route devient assez vite piste mais très roulable. Par contre, impossible de prendre les pistes secondaires prévues, trop escarpées et défoncées. Asarco Mine y fait aussi des recherches géologiques mais avec de gros 4x4. Jolies vues sur Red Mountain. Passage à Canelo Pass (5 246 ft) puis nous regagnons la 83 (bitume) et nous arrivons à Parker Lake View vers 11h05. Ensuite, la piste vers Montezuma Pass est jolie, agréable à rouler et peu fréquentée (quelques quads surtout). Nous arrivons au col à 12h15 avec 71°F - 21.7°C et déjeunons sous une tonnelle. Après le déjeuner, nous grimpons au Peek (6 854 ft, 90 m de dénivelé) d'où nous avons une superbe vue sur la frontière et ses environs ; rando de 1.3 km A/R. Départ tout en descente vers le VC situé plus bas dans la plaine, au pied des escarpements, et discussion avec la ranger, notamment sur la flore et la faune ; elle nous avoue n'avoir jamais vu de serpents à sonnettes. J'avais au départ prévu de dormir le long de la piste, avant Montezuma Pass, mais de nombreuses lectures m'en ont dissuadé (problème de trafics de drogue et de passages clandestins). Par prudence, nous cherchons donc un emplacement sur East Ash Canyon Rd et, à peine avons nous trouvé notre bonheur, qu'un véhicule de la surveillance aux frontières (Border Patrol) passe devant nous au ralenti, intrigué sans doute de nous voir installés là ; la piste étant un cul de sac, nous nous attendons à le revoir rapidement mais il prend visiblement son temps et ne repassera qu'une bonne heure plus tard, sans s'arrêter (compteur 8350 miles). Dodo vers 19h30 avec un ciel assez nuageux.
04/5 - Bisbee, Tombstone Réveil à 5h30 mais, si j'ai bien dormi, il n'en est pas de même pour Isabelle qui a toujours mal au dos. De nombreux nuages restent accrochés à la montagne et le vent souffle bien. Départ à 7h04 avec 61°F – 16.1°C. Sur la route de Bisbee, des champs d'ocotillos à flanc de colline, superbes. Après de nombreuses photos des anciennes mines à ciel ouvert, nous entrons au Bisbee Quenn Mine VC à 9h ; pas possible de prendre un tour en petit train (pas prévu au programme non plus) et, après un petit tour à travers la ville - mignonne- nous partons vers Tombstone où nous arrivons à 9h48 avec 72°F - 22.2°C. Ici, il faut être clair, on adhère ou pas. Tombstone est une ville historique mais tout ce que l'on voit n'est que reconstruction (ou presque) et animation folklorique ; mais comme nous sommes amoureux de l'ouest, de son histoire et des westerns, la mayonnaise prend bien 😎. Pour ceux qui ne connaissent pas, Tombstone est célèbre pour sa fameuse fusillade d'OK Corral avec, notamment les frères Earp et Doc Holliday, fusillade immortalisée par plusieurs films. Nous nous garons au sud-est de la ville et parcourons les rues "touristiques", notamment Allen Street réservée aux piétons ; de nombreux personnages, en costumes d'époque, déambulent très sérieusement dans ces rues. Nous achetons nos billets pour le "gunfight" ; ce billet donne aussi accès à l'historama (nous ne comprendrons pas tout 😉 ) ainsi qu'à une reproduction du journal local du jour de la fusillade. La reconstitution de la fusillade est marrante et bon enfant, les acteurs prenant les spectateurs à témoins et ces derniers jouant le jeu ; il est préférable de s'asseoir au premier rang si possible. En sortant de là, nous allons déjeuner au Big Nose Kate's Saloon (burger The Outlaw pour moi et The Stampede pour Isabelle). Nous retournons à la voiture en passant retirer notre journal local et partons à 14h40 et 83°F - 28.3°C vers le cimetière local (Boothill Graveyard) ; celui-ci n'est pas d'époque, ayant été déplacé et restauré. Malgré tout le respect dû à un tel endroit, on ne peut s'empêcher de sourire en voyant le motif de décès inscrit sur certaines tombes. Pour plus d'informations, voici un lien intéressant : www.boothillgraves.com/
À 15h10, nous quittons ce cimetière et, par la 80 puis rapidement par la Middlemarch Rd (piste), nous nous dirigeons vers les Dragoon Mountains. Nous franchissons Middlemarch Pass pratiquement sans le remarquer et entamons la descente côté est de ces montagnes tout en cherchant tranquillement un emplacement pour la nuit ; une fois de plus, nous n'avons vu personne sur ce trajet. Peu avant 16h, c'est chose faite et nous installons table et chaises tranquillement (compteur 8421 miles). Pendant l'apéro, une petite averse vient nous déranger et le ciel est maintenant bien couvert. Dodo à 20h mais réveil vers minuit avec un bel orage, éclairs et pluie abondante ; nous sommes assez loin du wash pour ne rien risquer mais quel sera l'état de la piste demain matin ? Devrons-nous sortir la pelle, achetée par précaution ?
05/5 - Chiricahua NM Lever à 5h30 avec 48°F - 8.9°C, un peu frisquet ! Isabelle a mieux dormi. Le ciel est maintenant très légèrement nuageux à l'horizon. Nous partons à 7h vers Chiricahua NM avec 58°F - 14.4°C. Alors que nous étions inquiets à propos de l'état de la piste, nous ne rencontrons aucune difficulté pendant le reste de la descente et retrouvons rapidement le bitume. Nous arrivons au VC à 8h13 sans avoir vu beaucoup de stations services. Peu avant d'arriver au VC, nous rencontrons ce qui doit être un Coues (prononcer cows), sous-espèce de white-tailed deer (Odocoileus virginianus couesi - Cerf à queue blanche d'Arizona).
Comme le VC n'est pas encore ouvert et que nous savons où aller, nous prenons la route Bonita Canyon Drive et arrivons à Massai Point à 8h46. Le temps de nous équiper (chaussures de marche, crème solaire, chapeaux, sacs à dos avec réserve d'eau - camelbags) et nous partons à 9h05 pour Echo Canyon Loop (Echo Canyon, Hailstone & Ed Riggs trails) parcourue dans le sens anti-horaire. Jolie balade parmi les roches érodées, souvent couvertes de lichens. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait penser après une observation rapide, il ne s'agit pas de granit mais des restes (cendre et pierre ponce) d'une éruption volcanique de près de 30 millions d'années. Comme c'est notre première randonnée depuis longtemps, les haltes sont nombreuses, pour les photos évidemment 😉. À part un couple d'américains, nous ne verrons pratiquement personne sauf vers la fin ; c'est dire si nous étions tranquille quand, tout à coup, Isabelle aperçoit du mouvement dans l'herbe : un serpent longeait le sentier. Pas de bruit de crécelles, ce n'est donc pas un rattlesnake ; je m'approche un peu plus car je ne vois toujours rien et je crois enfin reconnaitre un Bull snake, donc non venimeux. Le couple d'américains qui nous rattrape nous le confirme mais Isabelle n'est pas plus rassurée que ça. Si vous êtes intéressés, j'ai le point GPS (je déco...). Retour à la voiture à 12h05 et 76°F - 24.4°C avec 5km au podo. Nous déjeunons sur une table à l'ombre mais le vent est frais et nous supportons nos polaires. Retour au VC pour nos emplettes habituelles et nous en repartons à 14h pour emprunter Pinery Canyon Rd (FR42). Cette piste est aussi très praticable ; du côté d'Onion Saddle, nous devions trouver un point de vue mais nous avons grimpé le long du sentier (ancienne piste 4WD), nous ne voyons malheureusement rien. En même temps, comme nous sommes dans une forêt, difficile d'avoir un beau point de vue sur les 2 vallées sans abattre les arbres ! La descente à travers la forêt est très agréable mais mieux vaut aller doucement, les a-pics sont parfois impressionnants. En bas, nous prenons à droite S Fork Rd pour quelques photos relevées sur le net mais, malheureusement, la piste est fermée par une barrière cadenassée. Nous regagnons le bitume et, peut après Portal, entrons au Nouveau-Mexique. Nous faisons un crochet à droite (sud) sur la 80 pour aller voir une stèle commémorant la reddition de Géronimo. J'avais prévu de faire le plein à Rodeo mais il n'y a plus de station existante. Retour vers le nord où nous devons camper au niveau de Preacher Mountain, peu après Granite Gap. Après avoir franchi et refermé la barrière, la piste est un peu sableuse et étroite mais nous trouvons rapidement un emplacement, bien blotti dans les rochers et parmi les cactus et agaves ; aperçu 1 rat et des souris. Un petit vent nous gênera un peu pour notre réchaud gaz. Arrêt moteur à 17h20 avec 73°F - 22.8°C (compteur 8562 miles).
Au fait, qui dit Nouveau-Mexique dit changement d'heure ; nous avançons donc nos montres, GPS et appareils photos d'une heure.
À suivre 😉.
comme les carnets fleurissent en ce moment, vous trouverez le mien ci-dessous, mais uniquement en version texte (pour les photos - et il faudra attendre - ce sera sur notre site web, lien en signature).
Rappel : la discussion sur la phase préparation est ici.
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Après la découverte de l'ouest américain en 2009 puis « On the road again » en 2012, voici venu le temps de la préparation de notre troisième voyage dans le Southwest, mais où ? Le Nouveau-Mexique étant passé à la trappe en 2012, il constituera l’épine dorsale de ce voyage. Ensuite, 2 envies fortes vont caler, en termes de dates, ce voyage : - la traversée des Henry Mountains où la forte probabilité de neige jusqu’en juillet impose un passage pas trop tôt en saison - la randonnée à Havasupai, en fin de voyage pour une meilleure condition physique 😉, à faire assez tôt pour éviter les trop fortes chaleurs.
Ces 2 envies, plus la traversée du Nouveau Mexique, nous ont conduits à choisir la période mai-juin, soit a priori pas trop chaud au début (Arizona Nouveau Mexique) et assez chaud vers la fin pour espérer n’avoir pas trop de neige dans les Henrys Mountains. Quand à la durée, une première ébauche montra qu’en 45 jours ce serait trop juste et, au final, ce sera plutôt 60 jours. Le calage définitif dépendra sans doute des possibilités de réservation du lodge d’Havasupai.
Au fur et à mesure du développement du tracé, un nouveau souhait a émergé : prendre au strict minimum les grands axes ce sera donc un voyage orienté routes panoramiques, routes secondaires, routes de campagne et chemins (scenic roads, back roads, country roads and byways). Et pour l’illustrer, quoi de mieux que la chanson éponyme : “Take Me Home Country Roads” de John Denver qui, même si elle se déroule en Virginie Occidentale, illustre magnifiquement notre souhait.
Rappel des principales caractéristiques du (3ème) voyage : - 60 jours du 29/4 au 29/6, - "boucle" avec arrivée et départ à/de Phoenix, sud-est Arizona, ouest Nouveau-Mexique du sud au nord, Mesa Verde (Colorado), sud de l'Utah d'est en ouest et un peu de Nevada, - 2 sites principaux : les Henry Mountains (Utah) et Havasupai (Arizona), - scenic roads, country roads, scenic byways et le plus de pistes possibles.
Et comme les fois précédentes, nous dormirons dans la voiture, si possible en dehors des parcs, des campings organisés, donc en camping dit "sauvage". Nous voyageons lourds (3 bagages de 23 kg comprenant matelas, duvets, réchaud, vaisselle, bref presque tout le nécessaire de camping).
Cette fois-ci, la météo nous a joué quelques tours et il a souvent fallu changer nos plans.
29/4 - Départ Départ de Brest pour Phoenix via Roissy et New-York ; l'intérêt du départ de Brest est que nous n'avons pas à nous soucier de nos bagages pour la durée du vol, hormis un passage éclair à la douane à New-York. Erwan (un ami) nous emmène à l'aéroport ; à 6h du matin, les contrôles sont effectués, le problème des sièges réglé, le bagage supplémentaire payé avec la remise (impossible de le prendre sur le net). Décollage à 6h35, atterrissage à Roissy à l'heure. Dans la salle d'embarquement pour New-York, le nom d'Isabelle est affiché (???) mais finalement rien à signaler. Léger retard au décollage (20 minutes) mais le vol est sans histoire ; après l'apéro (apporté) et un repas standard, nous regardons tous les 2 Gravity puis la musique aidant (Scorpions pour moi), nous atterrissons à New-York où l'escale est assez longue pour ne pas poser de problème. Immigration et douane (avec récupération des bagages) se passent rapidement ; pour info, le douanier me regarde de travers car j'ai une grosse quinte de toux et me demande si je suis malade ; aurait-il autorité pour me refuser l'accès ???. Pour le vol vers Phoenix, impossible d'avoir 2 places côte à côte, mais cela se règle assez vite dans l'avion pourtant assez plein. Arrivée à l'heure mais impossible de récupérer 2 chariots à bagages sans devoir payer 6$ chaque. Nous traînons donc nos lourds bagages et arrivons, via la navette, au guichet d'Alamo. Et là, longue discussion avec l'employé ; nous avons réservé un véhicule de type Chevrolet Tahoe (FFAR) sans conducteur additionnel, le prix me paraissant trop élevé pour la prestation (plus de 600$ pour 60 jours). Et finalement, surtout grâce à Isabelle plus habile à négocier que moi, nous repartons avec un Chevrolet Suburban (PFAR soit l'équivalent de notre Ford Expedition de 2012, soit-disant AWD) et le conducteur additionnel pour l'équivalent de ce qu'on aurait payé en réservant le conducteur additionnel directement. En fait, le véhicule n'est pas du tout AWD ni 4WD mais cela ne nous posera finalement pas trop de problèmes par la suite (et pourtant, il y en aura des problèmes ; mais attendons un peu). Nous quittons donc Alamo (compteur 7683 miles) pour nous rendre chez notre logeur (Jeff Dahl) à Scottsdale (réservé via AirBnB) où nous arrivons vers 20h40 (compteur 7710 miles) ; apéro rapide, léger casse-croute et dodo bien mérité à 20h40 - 5h40 à notre horloge biologique.
30/4 - courses Lever à 5h ; il fait encore nuit. Nous prenons le petit-déjeuner dehors avec des lapins sur la pelouse et plein d'oiseaux un peu plus bas. La journée se passe en courses diverses car il faut équiper notre carrosse. Nous commençons par le Walmart où j'ai déjà commandé la glacière électrique et la table pliante qui nous attendent. Nous ajoutons 2 sièges, le gaz et l'alimentaire (pour environ une dizaine de jours) et nous complétons chez Trader Joe's, magasin découvert en 2009. Prévu aussi la visite de magasins de point de croix pour Isabelle (nous ne ferons que Old Town - Scottsdale), ainsi qu'un magasin d'alcool et de cigares (Magnum’s Cigars Wine & Liquor) où j'en achète quelques uns. Nous retournons à notre logement (compteur 7812 miles), très agréable, et terminons la journée par un plouf dans la piscine à la nuit tombante ; dodo 22h30.
01/5 - Apache Trail, Oracle Control Rd Lever 5h40 ; préparation de la voiture pour le départ ; chaque gros bagage doit trouver sa place mais nous commençons à être rodés et Isabelle excelle sur ce point. Nous quittons notre logement à 8h avec une température extérieure de 80°F-26.7°C et prenons la route vers l'Apache Trail, premier objectif de la journée. Petit arrêt à Goldfield, ville minière fantôme datant de 1892, mais le musée est fermé. Nous retrouvons avec plaisir les Palo Verde, les saguaros et autres chollas sur le bord de la route. Quelques photos de Canyon Lake et nous faisons une halte à Tortilla Flat où les murs du Superstition Saloon sont tapissés de billets de banque. Nous en repartons à 10h50 pour une petite rando à Fish Creek Hill, puis après quelques photos sur Apache Lake, arrivons au bout de la piste. Cette piste ne présente en général aucune difficulté ; il faut juste se méfier, dans les portions étroites, aux véhicules venant en face (de nombreux bateaux sur remorques).
Remarque : dans l'ensemble du récit, toutes les données sur les pistes supposent un "état normal" ; en cas de pluies, d'orages même récents, l'état peut devenir très vite impraticable et nous le testerons d'ailleurs à plusieurs reprises.
La route que j'avais prévue de prendre pour pique-niquer étant fermée, nous continuons le long de la rive sud de Roosevelt Lake jusqu'à Cottonwood Cove où nous trouvons une aire de pique-nique aménagée avec, entre autre, des tables surmontées d'un toit (shade ramadas).
Nous repartons à 13h47 pour Globe puis la Copper Corridor Scenic Road jusque vers Oracle où un grand géocoucou (Geococcyx californianus) ou roadrunner traverse la route devant nous : bip-bip !!! 😎
Nous nous arrêtons à Biosphere 2 pour prendre quelques photos mais c'est impossible, il faut obligatoirement prendre le tour guidé (et payant) mais c'est trop tard pour nous ; pourtant, j'avais vraiment envie de voir ce site dont je connais l'histoire et remis au gout du jour par le roman "Siècle Bleu" de JP Goux. Retour à Oracle pour essayer d'avoir des informations récentes sur l'état de la piste Oracle Control Road mais je n'obtient rien de très net ("s'il y a des problèmes, elle devrait être barrée" est ce que j'obtiens de mieux). Cette piste est l'ancienne route ralliant Oracle à Mount Lemmon et est notre second objectif de la journée. J'oublie de refaire le plein mais il y a encore un (petit) tiers du réservoir ce qui devrait être suffisant pour les 28 miles à venir. La piste est assez agréable au début et nous apercevons de superbes buissons d'ocotillos ; elle monte, descend au gré des vallées à traverser mais la fin est très rocailleuse (rocky-bumpy), surtout les 5 derniers miles (piste impraticable en berline). Cette montée dans les cailloux nous a au moins rassuré sur le comportement du véhicule, chaussé de très bons pneus : il passe bien même si les évolutions du train arrière me font penser à un différentiel bloqué (rigide) tellement il a tendance à bondir à droite ou à gauche comme un cabri. Nous retrouvons le bitume ainsi qu'une position plus horizontale et un bruit "sinistre" retentit aussitôt : niveau de carburant faible ; la montée, souvent en première, nous a fait consommer plus qu'imaginé. Espérant trouver du carburant au sommet, nous nous dirigeons vers le Summit trailhead (pour la vue) à 18h09 et 57°F - 13.9°C (presque frais) ; nous sommes à plus de 8000 pieds. En repartant, toujours pas de carburant et toujours le bip sinistre ; nous rallions donc l'emplacement prévu pour la nuit, ce qui nous rapproche de Tucson donc du carburant, mais l'accès à l'emplacement prévu est clos. Les autres sites sont maintenant derrière nous et faire demi-tour ne va pas arranger notre problème. Nous décidons donc de laisser tomber Mount Lemmon et de rallier Tucson ; une partie du trajet sera fait au point mort (ce qui bien sûr est interdit), pas envie de tomber en panne sèche sur les 30 miles restants d'autant que la nuit tombe. Nous trouvons, finalement sans encombre, une station Chevron à 19h10 et, comme nous n'allons pas remonter camper, nous prenons une chambre à l'Econolodge à 20h03 avec 91°F-32.8°C (compteur 8105 miles) ; grande chambre avec lit king size. Apéro, préparation de taboulé pour les jours suivants, dîner et dodo à 23h25. Pour une première nuit en camping "sauvage", c'est un peu loupé 😠.
02/5 - Saguaro NP, Asarco Mine Lever à 5h30 ; pendant que je transfère les photos des appareils sur le pc et les disques de sauvegarde, Isabelle range la voiture. Petit déjeuner et nous partons à 8h vers Saguaro National Park (partie est) avec un ciel un peu nuageux et 77°F - 25°C. Arrivée au Visitor Center (VC dans le reste du texte) à 8h41 qui n'ouvre qu'à 9h mais nous achetons notre Pass America The Beautiful à un ranger (ne pas hésiter à réclamer, s'il n'est pas fourni, le Hangtag qui permet d'accrocher le pass au rétroviseur intérieur). Nous parcourons, presque à tour de roue, la boucle bitumée qui fait le tour du parc avec de nombreux arrêts photos, retrouvant toujours avec plaisir ces cactus découverts en 2009. Petit arrêt pour faire la rando Freeman Homestead Loop Trail (1.75 km, 28 mn) et nous revenons au VC pour l'achat rituel de cartes postales. Nous en profitons aussi pour téléphoner à Asarco Mine (visite prévue dans l'après-midi) mais impossible de les joindre ; une ranger nous signale que c'est maintenant fermé le week-end et nous sommes un samedi (erreur de programmation ? 😠). Départ pour la partie ouest du parc (déjà vue en 2009) ; arrêt à Gates Pass à 12h09 et 89°F - 31.7°C puis à Valley View sur Hohokam Rd (c'est maintenant de la piste mais aisément faisable en berline) où nous arrivons à 12h35. Départ pour la rando de Valley view overlook trail d'où nous revenons à 13h10 avec 1.53 km au podomètre et 95°F - 35°C dehors ; nous avons discuté avec un couple d'américains assez âgés qui, n'ayant plus d'enfants à charge, ont vendu leur maison et voyagent en camping-car. Pour nous rafraîchir un peu, nous allons pique-niquer chez les "esquimaux" (Ez-Kim-In-Zin) où nous trouvons une table à l'ombre.
Départ à 14h15 (même température) et nous terminons notre boucle parmi les saguaros puis prenons tout de même la route vers Asarco Mine au sud de Tucson ; nous y arrivons à 15h06 (le parking est ouvert) et déambulons tranquillement dans le petit parc où il y a quelques beaux échantillons de minerai de cuivre (entre autre) et un gros nuage gris et de la pluie qui semble tomber au loin. Tout à coup, une employée vient nous demander si on souhaite faire le tour guidé car c'est de suite et le dernier ; et nous qui ne nous pressions pas, persuadés qu'il n'y en avait pas (ma programmation était donc bonne 😉 ). Nous avons juste le temps de faire le tour du hall d'accueil (il sera fermé au retour), d'acheter quelques échantillons de minéraux, de récupérer une brochure en français, de prendre nos tickets (9$ par personne) et nous montons dans le car ; il y a juste le chauffeur, le guide (ancien employé), une famille américaine et nous. Petite pluie au début de la visite et toujours de gros nuages noirs au loin. La vue de l'excavation (c'est une mine à ciel ouvert) est impressionnante et nous assistons au ballet des énormes engins qui remontent le minerai brut le long d'une pente à 9% ; ils ont une capacité d'environ 300 tonnes. Le minerai est ensuite broyé dans un premier concasseur quasi souterrain puis les morceaux de roche d'une taille maximale d'un ballon de foot passent dans plusieurs concasseurs secondaires (broyeurs semi-autogènes et broyeurs à billes d'acier) pour finalement finir en poudre. Ensuite, la phase finale, par des procédés physico-chimiques (flottation, "bullage", agrégation) permet d'obtenir, à partir d'un minerai comportant 0.7% de cuivre, un amalgame d'environ 28% qui partira ensuite vers la fonderie. Le reste (déchets) est entreposé localement et servira au remblaiement lors de la phase d'arrêt de la mine. L'eau utilisée dans le processus de flottation est aussi récupérée à 80% ; notre guide a bien insisté sur cette récupération et sur l'utilisation de produits chimiques les plus bio possible. Nous quittons la mine à 17h avec 90°F - 32°C et nous dirigeons vers la Coronado National Forest pour notre vrai première nuit dans la nature ; sur la route, éclairs, pluie abondante et température en baisse (64°F - 17.7°C). À 18h, nous trouvons un emplacement près d'un wash le long de East Gardner Canyon Rd (compteur 8253 miles). Dodo vers 20h40.
03/5 - Red Mountain, Red Mountain, Montezuma Pass Réveil à 5h30 mais mal dormi, matelas sans doute trop gonflé et Isabelle a très mal au dos ; nous n'avons pas eu trop chaud, bien au contraire, mais découvrons que nous avons dormi fenêtres ouvertes 😉. Le ciel est bien dégagé mais il fait 49°F - 9.5°C. Petit déjeuner puis départ à 7h38 avec maintenant 73°F - 22.8°C ; la piste est très roulante et il a de nombreuses fleurs sur les bas-côtés (poppy et datura) . Passage à Sonoita pour compléter le plein de carburant, les stations étant très peu nombreuses sur le trajet de la journée et chat échaudé craint l'eau froide. Arrêt à Camp Crittenden (uniquement une plaque commémorative, mais c'est l'Histoire) puis nous traversons Patagonia pour prendre Harshaw Road ; la route devient assez vite piste mais très roulable. Par contre, impossible de prendre les pistes secondaires prévues, trop escarpées et défoncées. Asarco Mine y fait aussi des recherches géologiques mais avec de gros 4x4. Jolies vues sur Red Mountain. Passage à Canelo Pass (5 246 ft) puis nous regagnons la 83 (bitume) et nous arrivons à Parker Lake View vers 11h05. Ensuite, la piste vers Montezuma Pass est jolie, agréable à rouler et peu fréquentée (quelques quads surtout). Nous arrivons au col à 12h15 avec 71°F - 21.7°C et déjeunons sous une tonnelle. Après le déjeuner, nous grimpons au Peek (6 854 ft, 90 m de dénivelé) d'où nous avons une superbe vue sur la frontière et ses environs ; rando de 1.3 km A/R. Départ tout en descente vers le VC situé plus bas dans la plaine, au pied des escarpements, et discussion avec la ranger, notamment sur la flore et la faune ; elle nous avoue n'avoir jamais vu de serpents à sonnettes. J'avais au départ prévu de dormir le long de la piste, avant Montezuma Pass, mais de nombreuses lectures m'en ont dissuadé (problème de trafics de drogue et de passages clandestins). Par prudence, nous cherchons donc un emplacement sur East Ash Canyon Rd et, à peine avons nous trouvé notre bonheur, qu'un véhicule de la surveillance aux frontières (Border Patrol) passe devant nous au ralenti, intrigué sans doute de nous voir installés là ; la piste étant un cul de sac, nous nous attendons à le revoir rapidement mais il prend visiblement son temps et ne repassera qu'une bonne heure plus tard, sans s'arrêter (compteur 8350 miles). Dodo vers 19h30 avec un ciel assez nuageux.
04/5 - Bisbee, Tombstone Réveil à 5h30 mais, si j'ai bien dormi, il n'en est pas de même pour Isabelle qui a toujours mal au dos. De nombreux nuages restent accrochés à la montagne et le vent souffle bien. Départ à 7h04 avec 61°F – 16.1°C. Sur la route de Bisbee, des champs d'ocotillos à flanc de colline, superbes. Après de nombreuses photos des anciennes mines à ciel ouvert, nous entrons au Bisbee Quenn Mine VC à 9h ; pas possible de prendre un tour en petit train (pas prévu au programme non plus) et, après un petit tour à travers la ville - mignonne- nous partons vers Tombstone où nous arrivons à 9h48 avec 72°F - 22.2°C. Ici, il faut être clair, on adhère ou pas. Tombstone est une ville historique mais tout ce que l'on voit n'est que reconstruction (ou presque) et animation folklorique ; mais comme nous sommes amoureux de l'ouest, de son histoire et des westerns, la mayonnaise prend bien 😎. Pour ceux qui ne connaissent pas, Tombstone est célèbre pour sa fameuse fusillade d'OK Corral avec, notamment les frères Earp et Doc Holliday, fusillade immortalisée par plusieurs films. Nous nous garons au sud-est de la ville et parcourons les rues "touristiques", notamment Allen Street réservée aux piétons ; de nombreux personnages, en costumes d'époque, déambulent très sérieusement dans ces rues. Nous achetons nos billets pour le "gunfight" ; ce billet donne aussi accès à l'historama (nous ne comprendrons pas tout 😉 ) ainsi qu'à une reproduction du journal local du jour de la fusillade. La reconstitution de la fusillade est marrante et bon enfant, les acteurs prenant les spectateurs à témoins et ces derniers jouant le jeu ; il est préférable de s'asseoir au premier rang si possible. En sortant de là, nous allons déjeuner au Big Nose Kate's Saloon (burger The Outlaw pour moi et The Stampede pour Isabelle). Nous retournons à la voiture en passant retirer notre journal local et partons à 14h40 et 83°F - 28.3°C vers le cimetière local (Boothill Graveyard) ; celui-ci n'est pas d'époque, ayant été déplacé et restauré. Malgré tout le respect dû à un tel endroit, on ne peut s'empêcher de sourire en voyant le motif de décès inscrit sur certaines tombes. Pour plus d'informations, voici un lien intéressant : www.boothillgraves.com/
À 15h10, nous quittons ce cimetière et, par la 80 puis rapidement par la Middlemarch Rd (piste), nous nous dirigeons vers les Dragoon Mountains. Nous franchissons Middlemarch Pass pratiquement sans le remarquer et entamons la descente côté est de ces montagnes tout en cherchant tranquillement un emplacement pour la nuit ; une fois de plus, nous n'avons vu personne sur ce trajet. Peu avant 16h, c'est chose faite et nous installons table et chaises tranquillement (compteur 8421 miles). Pendant l'apéro, une petite averse vient nous déranger et le ciel est maintenant bien couvert. Dodo à 20h mais réveil vers minuit avec un bel orage, éclairs et pluie abondante ; nous sommes assez loin du wash pour ne rien risquer mais quel sera l'état de la piste demain matin ? Devrons-nous sortir la pelle, achetée par précaution ?
05/5 - Chiricahua NM Lever à 5h30 avec 48°F - 8.9°C, un peu frisquet ! Isabelle a mieux dormi. Le ciel est maintenant très légèrement nuageux à l'horizon. Nous partons à 7h vers Chiricahua NM avec 58°F - 14.4°C. Alors que nous étions inquiets à propos de l'état de la piste, nous ne rencontrons aucune difficulté pendant le reste de la descente et retrouvons rapidement le bitume. Nous arrivons au VC à 8h13 sans avoir vu beaucoup de stations services. Peu avant d'arriver au VC, nous rencontrons ce qui doit être un Coues (prononcer cows), sous-espèce de white-tailed deer (Odocoileus virginianus couesi - Cerf à queue blanche d'Arizona).
Comme le VC n'est pas encore ouvert et que nous savons où aller, nous prenons la route Bonita Canyon Drive et arrivons à Massai Point à 8h46. Le temps de nous équiper (chaussures de marche, crème solaire, chapeaux, sacs à dos avec réserve d'eau - camelbags) et nous partons à 9h05 pour Echo Canyon Loop (Echo Canyon, Hailstone & Ed Riggs trails) parcourue dans le sens anti-horaire. Jolie balade parmi les roches érodées, souvent couvertes de lichens. Mais, contrairement à ce qu'on pourrait penser après une observation rapide, il ne s'agit pas de granit mais des restes (cendre et pierre ponce) d'une éruption volcanique de près de 30 millions d'années. Comme c'est notre première randonnée depuis longtemps, les haltes sont nombreuses, pour les photos évidemment 😉. À part un couple d'américains, nous ne verrons pratiquement personne sauf vers la fin ; c'est dire si nous étions tranquille quand, tout à coup, Isabelle aperçoit du mouvement dans l'herbe : un serpent longeait le sentier. Pas de bruit de crécelles, ce n'est donc pas un rattlesnake ; je m'approche un peu plus car je ne vois toujours rien et je crois enfin reconnaitre un Bull snake, donc non venimeux. Le couple d'américains qui nous rattrape nous le confirme mais Isabelle n'est pas plus rassurée que ça. Si vous êtes intéressés, j'ai le point GPS (je déco...). Retour à la voiture à 12h05 et 76°F - 24.4°C avec 5km au podo. Nous déjeunons sur une table à l'ombre mais le vent est frais et nous supportons nos polaires. Retour au VC pour nos emplettes habituelles et nous en repartons à 14h pour emprunter Pinery Canyon Rd (FR42). Cette piste est aussi très praticable ; du côté d'Onion Saddle, nous devions trouver un point de vue mais nous avons grimpé le long du sentier (ancienne piste 4WD), nous ne voyons malheureusement rien. En même temps, comme nous sommes dans une forêt, difficile d'avoir un beau point de vue sur les 2 vallées sans abattre les arbres ! La descente à travers la forêt est très agréable mais mieux vaut aller doucement, les a-pics sont parfois impressionnants. En bas, nous prenons à droite S Fork Rd pour quelques photos relevées sur le net mais, malheureusement, la piste est fermée par une barrière cadenassée. Nous regagnons le bitume et, peut après Portal, entrons au Nouveau-Mexique. Nous faisons un crochet à droite (sud) sur la 80 pour aller voir une stèle commémorant la reddition de Géronimo. J'avais prévu de faire le plein à Rodeo mais il n'y a plus de station existante. Retour vers le nord où nous devons camper au niveau de Preacher Mountain, peu après Granite Gap. Après avoir franchi et refermé la barrière, la piste est un peu sableuse et étroite mais nous trouvons rapidement un emplacement, bien blotti dans les rochers et parmi les cactus et agaves ; aperçu 1 rat et des souris. Un petit vent nous gênera un peu pour notre réchaud gaz. Arrêt moteur à 17h20 avec 73°F - 22.8°C (compteur 8562 miles).
Au fait, qui dit Nouveau-Mexique dit changement d'heure ; nous avançons donc nos montres, GPS et appareils photos d'une heure.
À suivre 😉.
La Norvège au mois de juin 2015.... English translation pending
1... samedi 20 juin /HOP, un petit vol avec la compagnie low Cost d’Air France, entrecoupé d’une pause sandwich à vous faire regretter l’horrible casse-croûte proposé par la SNCF et nous voilà arrivés à Oslo ! le passage en douane est une formalité. Je récupère les clés de la voiture de location au comptoir HERTZ (déjà trois pubs en même pas trois phrases) et me dirige vers la Golf qui s’avère finalement être une Honda Civic….comme je ne m’intéresse qu'aux modèles de voitures de l’an 40, je ne m’attendais pas à voir une voiture sport avec des pneus taille basse, des jantes en alu et un siège baquet, on va pouvoir se la péter à 150 km sur les autoroutes norvégiennes ! Un problème, les routes sont limitées à 80 km…..quelques portions de l’aéroport à la capitale permettent de pousser à 110 km et c’est tout. Bon ben, on va rouler tranquillos sur la route.
Le comfort Hotel express est un hôtel de passage situé à deux pas de la gare centrale, la clientèle est plutôt jeune et le check-in check-out se fait sur une tablette…..mais c’est comme la voiture, un peu dépassé par le truc nous allons quand même à l’accueil physique et pas virtuel.
On dépose nos bagages dans la chambre petite mais confortable puis direction la grande ville ! Il est 23h00 et il fait jour, on déambule dans les rues d’Oslo parmi la marée humaine, un monde fou, mais ils viennent d’où et ils vont où ? …..nous ne le saurons jamais. Après un sandwich passable au Burger King nous allons faire un tour sur le parvis de l’opéra d’Oslo pour avoir une vue d’ensemble de la ville. Des gars en VTT descendent les pentes de l’opéra de marbres de Carrare comme des dératés. Il est minuit un léger obscurcissement commence à venir, la luminosité est comparable à un coucher de soleil sur la mer ou la montagne mais sans le soleil puisqu’il est très loin à l’horizon….Cette pénombre durera pendant trois heures, ensuite il fera de nouveau jour, et plus on montera et plus ces trois heures diminueront comme peau de chagrin.
A l’opéra une jeune oublie son IPhone 6 sur la rambarde, heureusement qu’elle tombe sur un gars honnête comme moi….de toutes façons je n'aurai pas su comment l’utiliser.😛
2... dimanche 21 juin /Hop, pas la compagnie, debout, il faut profiter de chaque instant, inutile de s’éterniser au lit ! Nous rangeons les bagages dans le coffre de la voiture avant d’aller prendre notre PDJ au Seven/Eleven de la gare centrale. Excellent café et croissants que nous dégustons sur le parvis de la gare. Nous remontons la rue commerçante de Karl Johans Gate pour aller voir le palais de la reine, on s’en fout du roi, d’ailleurs on le voit au loin, pas le roi mais le palais royal. Les gardes en faction sont assez coolos, ils se laissent prendre en photo sans problème, par contre ils cuisent les pauvres ! C’est qu’il fait chaud à Oslo ! Après avoir pris un passe-transport nous prenons un tram puis un bus pour aller sur la presqu’île de Bygdoy pour visiter le musée du Fram (Il met à l'honneur trois grands explorateurs norvégien Fridtjof Nansen, Otto Sverdrup et Roald Amundsen qui sont partis à la découverte du pôle nord fin dix-huit cent début dix-neuf cent) et le musée de la marine…..prendre un passe pour les deux musées revient moins cher. Mais avant les musées nous avons pique-niqué d’un bon saucisson aux pruneaux, d’un coulommiers bien coulant, de quelques tomates et d’un petit vin de bourgogne pas piqué des hannetons…..heureusement que beau-papa avait mis du stock dans la valise😇 ! Intermède culturel achevé nous voilà à nouveau dans le tramway pour monter à l’assaut du Holmenkollbakken, le musée du ski et le saut à ski en français dans le texte. Le tram serpente dans les faubourgs d’Oslo, parmi la végétation et les jolies pavillons; nous montons au pas de sénateur, ballades vraiment très agréable, je conseille fortement ! départ pour Lillehammer, nous avons réservé au Nordsenter Appartement, c’est à 13 kilomètres de Lillehammer que vous trouverez sous le nom de Lillehammer Fjellstue og Hytteutleie sur Tripadvisor……Il vaut mieux l’écrire correctement pour ne pas se tromper en cherchant ! Le cadre est superbe, la vue sur les forêts environnantes est apaisante et vivifiante….pour celles et ceux qui aiment la nature !
3.... lundi 22 juin/ Hop, Départ pour Alesund, mais d’abord un petit détour dans le supermarché du coin pour faire quelques emplettes, nous profitons de l’occasion pour petit-déjeuner, ou pour prendre le PDJ pour les plus pointilleux d’entre vous. Devant le comptoir des petits-pains et autres viennoiseries, j’apprends que les mille-feuilles s’appellent Napoléon-Tort en Norvège, je m’endormirai moins con ce soir. Bon, on n’y va à Alesund ? Nous accompagnons la rivière Losna sur quelques kilomètres, je dis accompagner car le débit est vraiment énorme et j’ai l’impression que le courant va plus vite que nos 80 kilomètres/heure….nous quittons cette rivière pour celle de Rauma, aussi impressionnante que la précédente direction la route des Trolls ! Une succession de virage, où il est impossible de croiser un bus ou un grand camping-car, nous emmène au sommet de la route 63, cette route traverse une vallée glacière de toute beauté. Passage par Stordal, on longe les premiers fjords du chemin et ça vaut vraiment le détour ! Arrivée à Alesund après avoir franchi deux fois l’océan mais pas au-dessus mais en-dessous à -140 mètres ! Nous avons loué un appartement sur l’île de Valderoya (à côté d’Alesund), le problème est que la route qui va àl’aéroport d’Alesund passe à deux pas du logement….. Donc, à première vue tout est magnifique, belle maison au bord de l’océan, bel appartement tout équipé….il y a quand même quelques bémols; l’accueil complètement impersonnel, sur la porte de l’appartement un mot pour nous souhaiter la bienvenue. Un mot sympathique évidemment, mais j’aurai préféré rencontrer soit les propriétaires soit un concierge (cela aurait évité les litiges du retour). Ensuite le bruit, même si l’appartement est beau qu’il est bien décoré et tout et tout, il ne faut pas oublier qu’on est là pour dormir, et malheureusement, avec la route qui passe tout près et une mauvaise isolation du logement c’est possible mais uniquement avec des boules Quiès. Le dernier bémol concerne la wifi qui est vraiment de piètre qualité….mais on va dire que c’est la faute du réseau. A la fin du séjour nous avons nettoyé le logement avec les moyens du bord, l’aspirateur électrique de la salle de bain et une serviette de bain. Apparemment le ménage n’est pas compris dans la location, c’est payant, donc si vous ne voulez pas payer il faut le faire, mais on ne vous donne rien pour le faire….donc faut payer 😠! Je n’aime pas trop cette façon de procéder, donc faites attention au moment de la réservation pour ne pas avoir de problème par la suite comme c’est le cas pour nous…..l’Appart; Ytterland Appartement.
4.... mardi 23 juin / hop, petit-déjeuner englouti et direction la « route del’Atlantique » ! Je préviens tout de suite, tous les superlatifs sont complètements exagérés, et j’exagère à peine. Longue de 8,3 kilomètres, « l'Atlantic Ocean Road est une route qui garantit des frissons aux conducteurs qui osent s'y aventurer »….non mais n’importe quoi! "C’est une section de route norvégienne particulièrement dangereuse. Elle a une vue sur la mer ouverte et est balayée par les vents marins. Aussi, il n'est pas rare que les véhicules voient l'océan de très près et même que des flots viennent les submerger. Les travaux pour sa construction ont débuté en 1983, mais l'inauguration a eu lieu le 7 juillet 1989. La route est construite sur plusieurs petites îles et récifs et emprunte plusieurs chaussées et viaducs. S'y aventurer offre un beau spectacle, à condition d'être téméraire !" Moi un téméraire, encore une qualité que je ne me connaissais pas. Non mais franchement, si vous êtes dans le coin il faut effectivement y passer, mais surtout ne faites pas un gros détour pour voir ces huit ponts qui relient les îles entre elles ! Un pont, un seul pont est impressionnant (merde j’avais dit pas d’excès) les autres n’ont rien d’extraordinaire….peut-être avec une grosse tempête et encore, il faut tomber sur cette tempête ! Retour au point de départ pour monter au fjellstua Viewpoint: 400 marches à gravir pour jouir d’une vue à 360 ° sur la baie d’Alesund. Nous croisons quelques américains avec des oreilles de Mickey ( très important pour la suite de notre voyage) et deux ou trois chinois que nous avons essayé de semer mais sans succès ( ils sont si nombreux, deux ou trois en moins n’auraient pas fait la différence). Deuxième rencontre avec les Mickey, un paquebot estampillé «Mickey », mouille dans les eaux troubles d’Alesund, ce soir je vais me coucher Minnie Pluto et vais rêver des grandes oreilles c’est certain !
5.... mercredi 24 juin / Hop Gol, Hop vous connaissez maintenant et Gol c’est le village de notre destination finale de la journée. Nous prenons d’abord la direction du Geirangerfjord dans l’intention de faire une petite croisière histoire de voir le fjord le plus emblématique de la Norvège. Malheureusement on fera chou blanc, en effet, si vous voulez vraiment faire une ballade sur le Geiranger il faut vous y prendre à l’avance. Il existe plusieurs façons de découvrir ce fjord, on va commencer par la plus onéreuse, la ballade en hélicoptère, réservé aux Mickey… bien trop cher pour nous pauvre français. Ah j’oubliais, devinez qui mouillait ses cales dans la crique de Geiranger, je vous le donne en mille, le paquebot Mickey ! Donc on oublie l’hélicoptère, ensuite la ballade en speed-boat: complet, pas de place avant 16h00….oui mais on n’a de la route nous ! Il y a bien la mini croisière avec tous les Mickey mais comme les speed-boat c’est complet. Inutile de se rabattre sur le ferry il vient de partir il y a ¼ d’heure 😕…..bon, après un petit tour dans la ville nous prenons la direction du sommet, le Dalsnibba Mountain Plateau qui culmine à 1500 mètres. Après plusieurs lacets on arrive sur une vue à couper le souffle. La route 15, pas aussi réputée que la 66 des USA, vaut vraiment le détour, nous passons à travers des congères de plus de deux mètres de haut, dans le creux des vallées glaciaires les lacs gelés se succèdent, puis c’est au tour des forêts de pins et de bouleaux. Nous redescendons lentement vers LOM et son église en bois debout. La première du parcours, et pas la moins intéressante.Lom est une jolie petite ville. Elle renferme une assez grande église en bois debout. Cela signifie que l'on a construit un amas rocheux artificiel et qu'on y a planté entre 4 et 12 gros piliers de bois pour supporter l'édifice. Celle de Lom comporte toujours ses dragons finement sculptés, qui sont des animaux protecteurs et sympathiques dans la mythologie scandinave. La façade principale est couleur bois, et l'arrière est beaucoup plus sombre, presque noir. Comme partout en Norvège, il s'agissait à l'origine d'une église catholique, transformée en temple protestant à la réforme. La construction a débuté en 1158. Elle est entourée d'un mur d'enceinte, couvert par endroit d'un superbe petit toit en bois et de bardeaux….pas la Brigitte. Le cimetière est autour de l'église, dans cette enceinte. Ouf, pas de Mickey à l’horizon. A deux pas de l’église il y a un pont qui surplombe la rivière, vous avez la possibilité de faire une descente en tyrolienne juste au-dessus des flots en furie, ébouriffant ! ….nous continuons sur la route 55, la route du pastis, en passant par le Beito, toujours et encore des paysages magnifiques, et vous savez quoi ? et bien on ne s’en lasse pas ! nuit à Gol sans la gol au campingcenter dans un bungalow de 10m2 mais avec toutes les commodités, coucher à 22h30, il fait jour. Réveil à 2h53 pour un petit pipi, il fait jour. Pas besoin de dire « bonne nuit », y’a pas de nuit, en Norvège (en été) le seul endroit où il y a de l’obscurité c’est dans les tunnels.😏
6.... jeudi 25 juin / hop, route 52 direction Eplet, en passant par Laerdal mais ça vaut que dalle. Sur la route arrêt à Borgund pour visiter notre deuxième église en bois debout. Petit musée à l’accueil de la billetterie (grand bâtiment en bardage bois sur la droite, ou sur la gauche, cela dépend de la rotation de la terre et de l’humeur du chauffeur) qui donne des explications sur la construction des églises en bois debout (très instructifs) et une boutique où l’on peut soit manger une pâtisserie à 8 euros, soit trouver un cadeau (livre)à 30 euros, soit pisser un coup gratos….on n’a pris les deux dernières options.L’église est de l’autre côté de la route, apparemment c’est la plus photographiée de Norvège, il est vrai que l’on n’a pas vu de Mickey-USA mais une horde de Vikings-chinois, ça doit faire partie de leur circuit autocars-sardines. Elle est plus petite que celle de LOM, mais encore une fois très jolie. On contourne laerdal, on prend le tunnel sous le Lustrafjord et nous voilà arrivé à notre nouvelle destination : le village de Solvorn et l’Eplet. Solvorn est un jolie village au bord du fjord, en face vous avez Urnes, et l’église en bois debout la plus ancienne de Norvège, la seule classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Eplet est un concept, Niché dans le petit village de Solvorn, le B&B/chambre d'hôte Eplet est calme, sauf quand il y a des ronfleurs, avec une vue magnifique, le personnel est toujours disponible pour vous, aimable et souriant. Nous avons dormi dans le dortoir, si c’était à refaire nous aurions pris une chambre, toujours à cause des ronfleurs😏.Cuisine très bien équipée avec des rangements réservés pour chaque chambre. Production de jus de pomme et de confiture sur place, attention paiement en espèce, pas de carte bleue à Eplet !
7.... vendredi 27 juin/ hophophop, départ pour Sognal pour la ballade sur le Sognefjord . Il ne faut pas se louper, le ferry fait le trajet seulement deux fois par jours, alors nous ne trainons pas ! La ballade va durer 3 heures, superbe croisière sur ce fjord étroit et encaissé du sud de la Norvège, le plus long du pays. Le Sognefjord est, en partie, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Les cascades alternent avec quelques minuscules villages aux jolies maisons typiques colorées. On arrive finalement au fond de l'un des bras secondaires du fjord, à Gudvangen. La navigation est sinueuse et laisse découvrir à chaque lacets un paysage différent , cascades, lueurs diverses et variées, éclairage fantastique, jeu de lumière et réfléchissement sur l'eau...au moins quelque chose qui réfléchit dans ce récit ! Et toujours pas de Mickey, les aurait-on semés ? Yes ! Après cette parenthèse enchantée, nous sommes repartit pour Eidjord, en passant par le pont de Kinsarvik, enfin c’est comme ça que je l’appelle mais je pense qu’il doit porter un autre nom. C’est un énorme pont qui passe au-dessus du fjord avec la particularité que vous avez un rond-point de chaque côté du pont mais à l’intérieur du tunnel, étonnant ! Plus que quelques kilomètres avant d’arriver à Voringsfossen, haute de 182 mètres, dont 145 mètres de chute libre, la cascade Vøringsfossen dans la vallée Måbødalen est la plus célèbre de Norvège….selon Wikipédia, selon le nombre de bus devant le site c’est kifkif. La route qui serpente vers le sommet est assez impressionnante mais ne vaut pas l’ancienne route, construite entre 1887 et1924, qui grimpe le flanc de la montagne par 125 virages en épingle à cheveux – un véritable exploit en matière de construction de route. Il n’y avait malheureusement pas énormément de débit dans les cascades, en période de fonte des neiges cela doit vraiment dépoter ! Bon, on n’est pas au bout de notre périple, il faut maintenant filer vers Bergen……après avoir déposé nos bagages nous prenons le bus pour nous rendre au centre de l’ancienne capitale. Petit tour dans Bryggen pour dîner. Les norvégiens viennent dîner ou déjeuner dans ce restaurant;Briggeloftet. Une petite terrasse, une salle au rez-de-chaussée et une grande salle à l’étage. Un serveur vous attend devant la porte pour vous placer, avec le sourire mais crispé. La salle est très belle quoi que bruyante (des norvégiens mais aussi des touristes….et les deux font beaucoup de bruit). La carte du menu est assez courte, après on dit « choix restreint est souvent gage de qualité », cela se confirme encore une fois ici. Les moules frites sont excellentes, la soupe de crevettes en entrée également, la morue de même, difficile de critiquer. Présentation impeccable, petits légumes croquants, desserts fondants, vraiment une très bonne table de Bergen. Pour digérer nous sommes allés nous promener sur les remparts du fort, surprise; Sting était en concert, nous avons pu entendre sans voir quelques morceaux d’anthologie du groupe Police…..bon il est minuit docteur Schweitzer, et il fait jour…au dodo !
8..... samedi 28 juin/ hop, après une nuit agité au BERGEN HOSTEL MONTANA. C’est un peu excentré du centre-ville, il faut prendre la navette de bus numéro 12 (2 minutes à pieds de l’hôtel) qui vous conduit en 20 minutes au centre de Bergen.Montana c’est l’auberge de jeunesse, douche sur le palier, réfrigérateur en commun, chambre avec matelas un peu light et bruyante quand il y a du monde (la chambre, le matelas peut être bruyant quand il est garni)…..il vaut mieux demander une chambre coté parking. Le petit-déjeuner est copieux mais les ingrédients utilisés sont vraiment basiques et plutôt industriels. Mais bon, à Bergen si tu ne veux pas payer trop cher c’est l’endroit où il faut aller ! Donc, la navette 12 pour revoir Bergen de jour, quoi que la veille à minuit il faisait aussi jour, alors on va dire; encore plus jour ! première des choses, avec le passe-Bergen (qui permet de prendre tous les transports en commun gratuitement, ainsi que certains musées et des remises et tout et tout) nous prenons le funiculaire Mount Floyen and the Funicular (Floibanen). Oh surprise, pleins de Mickey !!! Et bien il va y avoir de l’ambiance dans les wagons ! Très belle vue du Floyen et belle balade sur le sommet avec des chemins bien balisés et des bancs, tables et barbecues mis à disposition pour pique-niquer. Dans l’après-midi nous visitons le Haakon’s Hall, le plus vieux bâtiment médiéval non religieux de Norvège et le Bryggen Muséum. On n’y trouve les objets découverts lors des fouilles du quartier de Bryggen ainsi que les vestiges les plus anciens de la ville qui date du 12ème siècle. Des explications sur les inscriptions runiques, des mises en scènes avec mannequins et objets d’époques sont aussi présentés. A l’étage des expositions permanentes sont proposées. Compris dans le Passe Bergen…..et il faut absolument prendre ce passe….. Et puis se perdre dans les ruelles face à Bryggen sur l’autre quai, de jolies petites maisons blanches en bois que les habitants réhabilitent et rénovent avec soins.
9 ....dimanche 29 juin/ pour celles et ceux qui auraient oublié, hop, réveil matinal pour nous rendre à la gare centrale de Bergen et continuer notre voyage de retour vers Oslo. La ligne est l’une des plus belles lignes de chemins de fer du monde….selon plusieurs classements internationaux, le trajet en train entre ces deux villes sur la Bergensbanen est le plus intéressant et le plus beau du monde.Ainsi, en novembre 2010, Tom Hall de Lonely Planet faisait éloge de la ligne Oslo-Bergen et concluait: « Je ne suis pas prêt d’oublier mon voyage sur la ligne Oslo-Bergen. Il faut l’avoir fait pour réaliser que c’est le plus beau voyage en train du monde ». Aucun autre train ne circule entre deux villes d’Europe à une altitude aussi élevée que celui qui relie Oslo à Bergen. Cette ligne entre les deux plus grandes villes de Norvège traverse des paysages impressionnants, les plus spectaculaires se trouvant dans le Hardangervidda, le plateau de montagne le plus haut d’Europe. Finse, à 1 222 mètres d’altitude, est le point culminant de la ligne. La durée totale du trajet en train entre Oslo et Bergen est d’environ sept heures. Commencés en 1875, les travaux de construction de la ligne ont duré 34 ans, avec une main d’œuvre d’environ 15 000 hommes. Les 182 tunnels ont été creusés à la main. La Bergensbanen a fêté son centenaire en 2009. En fait ce dernier jour est un peu une synthèse du voyage que l’on vient de faire, tant au niveau des paysages qu’au niveau des rencontres, puisqu’à la fin du voyage il y a de nouveau des Mickeys ! Le train, est confortable, propre et pas cher du tout, on va dire : l’inverse de la SNCF….par contre il y a du retard, de ce côté-là c’est pareil ! Nous arrivons à Oslo sur les coups de 17h30…..encore un dernier petit effort pour rejoindre l’aéroport et prendre possession de la dernière chambre du voyage. Cette dernière nuit sera courte car l’avion décolle aux aurores (que dis-je, il n’y a pas d’aurore….à part boréale !) alors à l’aube, c’est pareil, bon, tôt le matin! Hop, on décolle, après un petit pain au chocolat qui n’a rien d’un petit pain au chocolat et 2h30 de vol nous arrivons au terminal G de Roissy…..le trou du cul du monde... pas le point G, tiens, savez-vous où se situe le point G chez la femme ? À la fin du mot « shopping »….. Et malheureusement il manque une valise à l’appel, nous la récupèrerons 3 jours après complète et pas détériorée. Bilan de ce voyage ; les hébergements n’étaient peut-être pas les plus chouettes rapport qualité/prix, mais on n’a fait avec les moyens du bord. Pour Gerainger il vaut mieux réserver avant ! J’aurai dû mettre une halte au milieu de la ligne de train, pour profiter du silence et de la sérénité de l’ Hardangervidda. Les paysages sont, ouf…… ! Nous sommes peut-être passés à côté de choses intéressantes qui étaient là juste à portée de mains, mais par manque de temps, ou mauvais choix d’itinéraires nous les avons loupés…..cela nous donnera un prétexte pour revenir, car j’ai bien l’intention d’y retourner!😎
2... dimanche 21 juin /Hop, pas la compagnie, debout, il faut profiter de chaque instant, inutile de s’éterniser au lit ! Nous rangeons les bagages dans le coffre de la voiture avant d’aller prendre notre PDJ au Seven/Eleven de la gare centrale. Excellent café et croissants que nous dégustons sur le parvis de la gare. Nous remontons la rue commerçante de Karl Johans Gate pour aller voir le palais de la reine, on s’en fout du roi, d’ailleurs on le voit au loin, pas le roi mais le palais royal. Les gardes en faction sont assez coolos, ils se laissent prendre en photo sans problème, par contre ils cuisent les pauvres ! C’est qu’il fait chaud à Oslo ! Après avoir pris un passe-transport nous prenons un tram puis un bus pour aller sur la presqu’île de Bygdoy pour visiter le musée du Fram (Il met à l'honneur trois grands explorateurs norvégien Fridtjof Nansen, Otto Sverdrup et Roald Amundsen qui sont partis à la découverte du pôle nord fin dix-huit cent début dix-neuf cent) et le musée de la marine…..prendre un passe pour les deux musées revient moins cher. Mais avant les musées nous avons pique-niqué d’un bon saucisson aux pruneaux, d’un coulommiers bien coulant, de quelques tomates et d’un petit vin de bourgogne pas piqué des hannetons…..heureusement que beau-papa avait mis du stock dans la valise😇 ! Intermède culturel achevé nous voilà à nouveau dans le tramway pour monter à l’assaut du Holmenkollbakken, le musée du ski et le saut à ski en français dans le texte. Le tram serpente dans les faubourgs d’Oslo, parmi la végétation et les jolies pavillons; nous montons au pas de sénateur, ballades vraiment très agréable, je conseille fortement ! départ pour Lillehammer, nous avons réservé au Nordsenter Appartement, c’est à 13 kilomètres de Lillehammer que vous trouverez sous le nom de Lillehammer Fjellstue og Hytteutleie sur Tripadvisor……Il vaut mieux l’écrire correctement pour ne pas se tromper en cherchant ! Le cadre est superbe, la vue sur les forêts environnantes est apaisante et vivifiante….pour celles et ceux qui aiment la nature !
3.... lundi 22 juin/ Hop, Départ pour Alesund, mais d’abord un petit détour dans le supermarché du coin pour faire quelques emplettes, nous profitons de l’occasion pour petit-déjeuner, ou pour prendre le PDJ pour les plus pointilleux d’entre vous. Devant le comptoir des petits-pains et autres viennoiseries, j’apprends que les mille-feuilles s’appellent Napoléon-Tort en Norvège, je m’endormirai moins con ce soir. Bon, on n’y va à Alesund ? Nous accompagnons la rivière Losna sur quelques kilomètres, je dis accompagner car le débit est vraiment énorme et j’ai l’impression que le courant va plus vite que nos 80 kilomètres/heure….nous quittons cette rivière pour celle de Rauma, aussi impressionnante que la précédente direction la route des Trolls ! Une succession de virage, où il est impossible de croiser un bus ou un grand camping-car, nous emmène au sommet de la route 63, cette route traverse une vallée glacière de toute beauté. Passage par Stordal, on longe les premiers fjords du chemin et ça vaut vraiment le détour ! Arrivée à Alesund après avoir franchi deux fois l’océan mais pas au-dessus mais en-dessous à -140 mètres ! Nous avons loué un appartement sur l’île de Valderoya (à côté d’Alesund), le problème est que la route qui va àl’aéroport d’Alesund passe à deux pas du logement….. Donc, à première vue tout est magnifique, belle maison au bord de l’océan, bel appartement tout équipé….il y a quand même quelques bémols; l’accueil complètement impersonnel, sur la porte de l’appartement un mot pour nous souhaiter la bienvenue. Un mot sympathique évidemment, mais j’aurai préféré rencontrer soit les propriétaires soit un concierge (cela aurait évité les litiges du retour). Ensuite le bruit, même si l’appartement est beau qu’il est bien décoré et tout et tout, il ne faut pas oublier qu’on est là pour dormir, et malheureusement, avec la route qui passe tout près et une mauvaise isolation du logement c’est possible mais uniquement avec des boules Quiès. Le dernier bémol concerne la wifi qui est vraiment de piètre qualité….mais on va dire que c’est la faute du réseau. A la fin du séjour nous avons nettoyé le logement avec les moyens du bord, l’aspirateur électrique de la salle de bain et une serviette de bain. Apparemment le ménage n’est pas compris dans la location, c’est payant, donc si vous ne voulez pas payer il faut le faire, mais on ne vous donne rien pour le faire….donc faut payer 😠! Je n’aime pas trop cette façon de procéder, donc faites attention au moment de la réservation pour ne pas avoir de problème par la suite comme c’est le cas pour nous…..l’Appart; Ytterland Appartement.
4.... mardi 23 juin / hop, petit-déjeuner englouti et direction la « route del’Atlantique » ! Je préviens tout de suite, tous les superlatifs sont complètements exagérés, et j’exagère à peine. Longue de 8,3 kilomètres, « l'Atlantic Ocean Road est une route qui garantit des frissons aux conducteurs qui osent s'y aventurer »….non mais n’importe quoi! "C’est une section de route norvégienne particulièrement dangereuse. Elle a une vue sur la mer ouverte et est balayée par les vents marins. Aussi, il n'est pas rare que les véhicules voient l'océan de très près et même que des flots viennent les submerger. Les travaux pour sa construction ont débuté en 1983, mais l'inauguration a eu lieu le 7 juillet 1989. La route est construite sur plusieurs petites îles et récifs et emprunte plusieurs chaussées et viaducs. S'y aventurer offre un beau spectacle, à condition d'être téméraire !" Moi un téméraire, encore une qualité que je ne me connaissais pas. Non mais franchement, si vous êtes dans le coin il faut effectivement y passer, mais surtout ne faites pas un gros détour pour voir ces huit ponts qui relient les îles entre elles ! Un pont, un seul pont est impressionnant (merde j’avais dit pas d’excès) les autres n’ont rien d’extraordinaire….peut-être avec une grosse tempête et encore, il faut tomber sur cette tempête ! Retour au point de départ pour monter au fjellstua Viewpoint: 400 marches à gravir pour jouir d’une vue à 360 ° sur la baie d’Alesund. Nous croisons quelques américains avec des oreilles de Mickey ( très important pour la suite de notre voyage) et deux ou trois chinois que nous avons essayé de semer mais sans succès ( ils sont si nombreux, deux ou trois en moins n’auraient pas fait la différence). Deuxième rencontre avec les Mickey, un paquebot estampillé «Mickey », mouille dans les eaux troubles d’Alesund, ce soir je vais me coucher Minnie Pluto et vais rêver des grandes oreilles c’est certain !
5.... mercredi 24 juin / Hop Gol, Hop vous connaissez maintenant et Gol c’est le village de notre destination finale de la journée. Nous prenons d’abord la direction du Geirangerfjord dans l’intention de faire une petite croisière histoire de voir le fjord le plus emblématique de la Norvège. Malheureusement on fera chou blanc, en effet, si vous voulez vraiment faire une ballade sur le Geiranger il faut vous y prendre à l’avance. Il existe plusieurs façons de découvrir ce fjord, on va commencer par la plus onéreuse, la ballade en hélicoptère, réservé aux Mickey… bien trop cher pour nous pauvre français. Ah j’oubliais, devinez qui mouillait ses cales dans la crique de Geiranger, je vous le donne en mille, le paquebot Mickey ! Donc on oublie l’hélicoptère, ensuite la ballade en speed-boat: complet, pas de place avant 16h00….oui mais on n’a de la route nous ! Il y a bien la mini croisière avec tous les Mickey mais comme les speed-boat c’est complet. Inutile de se rabattre sur le ferry il vient de partir il y a ¼ d’heure 😕…..bon, après un petit tour dans la ville nous prenons la direction du sommet, le Dalsnibba Mountain Plateau qui culmine à 1500 mètres. Après plusieurs lacets on arrive sur une vue à couper le souffle. La route 15, pas aussi réputée que la 66 des USA, vaut vraiment le détour, nous passons à travers des congères de plus de deux mètres de haut, dans le creux des vallées glaciaires les lacs gelés se succèdent, puis c’est au tour des forêts de pins et de bouleaux. Nous redescendons lentement vers LOM et son église en bois debout. La première du parcours, et pas la moins intéressante.Lom est une jolie petite ville. Elle renferme une assez grande église en bois debout. Cela signifie que l'on a construit un amas rocheux artificiel et qu'on y a planté entre 4 et 12 gros piliers de bois pour supporter l'édifice. Celle de Lom comporte toujours ses dragons finement sculptés, qui sont des animaux protecteurs et sympathiques dans la mythologie scandinave. La façade principale est couleur bois, et l'arrière est beaucoup plus sombre, presque noir. Comme partout en Norvège, il s'agissait à l'origine d'une église catholique, transformée en temple protestant à la réforme. La construction a débuté en 1158. Elle est entourée d'un mur d'enceinte, couvert par endroit d'un superbe petit toit en bois et de bardeaux….pas la Brigitte. Le cimetière est autour de l'église, dans cette enceinte. Ouf, pas de Mickey à l’horizon. A deux pas de l’église il y a un pont qui surplombe la rivière, vous avez la possibilité de faire une descente en tyrolienne juste au-dessus des flots en furie, ébouriffant ! ….nous continuons sur la route 55, la route du pastis, en passant par le Beito, toujours et encore des paysages magnifiques, et vous savez quoi ? et bien on ne s’en lasse pas ! nuit à Gol sans la gol au campingcenter dans un bungalow de 10m2 mais avec toutes les commodités, coucher à 22h30, il fait jour. Réveil à 2h53 pour un petit pipi, il fait jour. Pas besoin de dire « bonne nuit », y’a pas de nuit, en Norvège (en été) le seul endroit où il y a de l’obscurité c’est dans les tunnels.😏
6.... jeudi 25 juin / hop, route 52 direction Eplet, en passant par Laerdal mais ça vaut que dalle. Sur la route arrêt à Borgund pour visiter notre deuxième église en bois debout. Petit musée à l’accueil de la billetterie (grand bâtiment en bardage bois sur la droite, ou sur la gauche, cela dépend de la rotation de la terre et de l’humeur du chauffeur) qui donne des explications sur la construction des églises en bois debout (très instructifs) et une boutique où l’on peut soit manger une pâtisserie à 8 euros, soit trouver un cadeau (livre)à 30 euros, soit pisser un coup gratos….on n’a pris les deux dernières options.L’église est de l’autre côté de la route, apparemment c’est la plus photographiée de Norvège, il est vrai que l’on n’a pas vu de Mickey-USA mais une horde de Vikings-chinois, ça doit faire partie de leur circuit autocars-sardines. Elle est plus petite que celle de LOM, mais encore une fois très jolie. On contourne laerdal, on prend le tunnel sous le Lustrafjord et nous voilà arrivé à notre nouvelle destination : le village de Solvorn et l’Eplet. Solvorn est un jolie village au bord du fjord, en face vous avez Urnes, et l’église en bois debout la plus ancienne de Norvège, la seule classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Eplet est un concept, Niché dans le petit village de Solvorn, le B&B/chambre d'hôte Eplet est calme, sauf quand il y a des ronfleurs, avec une vue magnifique, le personnel est toujours disponible pour vous, aimable et souriant. Nous avons dormi dans le dortoir, si c’était à refaire nous aurions pris une chambre, toujours à cause des ronfleurs😏.Cuisine très bien équipée avec des rangements réservés pour chaque chambre. Production de jus de pomme et de confiture sur place, attention paiement en espèce, pas de carte bleue à Eplet !
7.... vendredi 27 juin/ hophophop, départ pour Sognal pour la ballade sur le Sognefjord . Il ne faut pas se louper, le ferry fait le trajet seulement deux fois par jours, alors nous ne trainons pas ! La ballade va durer 3 heures, superbe croisière sur ce fjord étroit et encaissé du sud de la Norvège, le plus long du pays. Le Sognefjord est, en partie, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Les cascades alternent avec quelques minuscules villages aux jolies maisons typiques colorées. On arrive finalement au fond de l'un des bras secondaires du fjord, à Gudvangen. La navigation est sinueuse et laisse découvrir à chaque lacets un paysage différent , cascades, lueurs diverses et variées, éclairage fantastique, jeu de lumière et réfléchissement sur l'eau...au moins quelque chose qui réfléchit dans ce récit ! Et toujours pas de Mickey, les aurait-on semés ? Yes ! Après cette parenthèse enchantée, nous sommes repartit pour Eidjord, en passant par le pont de Kinsarvik, enfin c’est comme ça que je l’appelle mais je pense qu’il doit porter un autre nom. C’est un énorme pont qui passe au-dessus du fjord avec la particularité que vous avez un rond-point de chaque côté du pont mais à l’intérieur du tunnel, étonnant ! Plus que quelques kilomètres avant d’arriver à Voringsfossen, haute de 182 mètres, dont 145 mètres de chute libre, la cascade Vøringsfossen dans la vallée Måbødalen est la plus célèbre de Norvège….selon Wikipédia, selon le nombre de bus devant le site c’est kifkif. La route qui serpente vers le sommet est assez impressionnante mais ne vaut pas l’ancienne route, construite entre 1887 et1924, qui grimpe le flanc de la montagne par 125 virages en épingle à cheveux – un véritable exploit en matière de construction de route. Il n’y avait malheureusement pas énormément de débit dans les cascades, en période de fonte des neiges cela doit vraiment dépoter ! Bon, on n’est pas au bout de notre périple, il faut maintenant filer vers Bergen……après avoir déposé nos bagages nous prenons le bus pour nous rendre au centre de l’ancienne capitale. Petit tour dans Bryggen pour dîner. Les norvégiens viennent dîner ou déjeuner dans ce restaurant;Briggeloftet. Une petite terrasse, une salle au rez-de-chaussée et une grande salle à l’étage. Un serveur vous attend devant la porte pour vous placer, avec le sourire mais crispé. La salle est très belle quoi que bruyante (des norvégiens mais aussi des touristes….et les deux font beaucoup de bruit). La carte du menu est assez courte, après on dit « choix restreint est souvent gage de qualité », cela se confirme encore une fois ici. Les moules frites sont excellentes, la soupe de crevettes en entrée également, la morue de même, difficile de critiquer. Présentation impeccable, petits légumes croquants, desserts fondants, vraiment une très bonne table de Bergen. Pour digérer nous sommes allés nous promener sur les remparts du fort, surprise; Sting était en concert, nous avons pu entendre sans voir quelques morceaux d’anthologie du groupe Police…..bon il est minuit docteur Schweitzer, et il fait jour…au dodo !
8..... samedi 28 juin/ hop, après une nuit agité au BERGEN HOSTEL MONTANA. C’est un peu excentré du centre-ville, il faut prendre la navette de bus numéro 12 (2 minutes à pieds de l’hôtel) qui vous conduit en 20 minutes au centre de Bergen.Montana c’est l’auberge de jeunesse, douche sur le palier, réfrigérateur en commun, chambre avec matelas un peu light et bruyante quand il y a du monde (la chambre, le matelas peut être bruyant quand il est garni)…..il vaut mieux demander une chambre coté parking. Le petit-déjeuner est copieux mais les ingrédients utilisés sont vraiment basiques et plutôt industriels. Mais bon, à Bergen si tu ne veux pas payer trop cher c’est l’endroit où il faut aller ! Donc, la navette 12 pour revoir Bergen de jour, quoi que la veille à minuit il faisait aussi jour, alors on va dire; encore plus jour ! première des choses, avec le passe-Bergen (qui permet de prendre tous les transports en commun gratuitement, ainsi que certains musées et des remises et tout et tout) nous prenons le funiculaire Mount Floyen and the Funicular (Floibanen). Oh surprise, pleins de Mickey !!! Et bien il va y avoir de l’ambiance dans les wagons ! Très belle vue du Floyen et belle balade sur le sommet avec des chemins bien balisés et des bancs, tables et barbecues mis à disposition pour pique-niquer. Dans l’après-midi nous visitons le Haakon’s Hall, le plus vieux bâtiment médiéval non religieux de Norvège et le Bryggen Muséum. On n’y trouve les objets découverts lors des fouilles du quartier de Bryggen ainsi que les vestiges les plus anciens de la ville qui date du 12ème siècle. Des explications sur les inscriptions runiques, des mises en scènes avec mannequins et objets d’époques sont aussi présentés. A l’étage des expositions permanentes sont proposées. Compris dans le Passe Bergen…..et il faut absolument prendre ce passe….. Et puis se perdre dans les ruelles face à Bryggen sur l’autre quai, de jolies petites maisons blanches en bois que les habitants réhabilitent et rénovent avec soins.
9 ....dimanche 29 juin/ pour celles et ceux qui auraient oublié, hop, réveil matinal pour nous rendre à la gare centrale de Bergen et continuer notre voyage de retour vers Oslo. La ligne est l’une des plus belles lignes de chemins de fer du monde….selon plusieurs classements internationaux, le trajet en train entre ces deux villes sur la Bergensbanen est le plus intéressant et le plus beau du monde.Ainsi, en novembre 2010, Tom Hall de Lonely Planet faisait éloge de la ligne Oslo-Bergen et concluait: « Je ne suis pas prêt d’oublier mon voyage sur la ligne Oslo-Bergen. Il faut l’avoir fait pour réaliser que c’est le plus beau voyage en train du monde ». Aucun autre train ne circule entre deux villes d’Europe à une altitude aussi élevée que celui qui relie Oslo à Bergen. Cette ligne entre les deux plus grandes villes de Norvège traverse des paysages impressionnants, les plus spectaculaires se trouvant dans le Hardangervidda, le plateau de montagne le plus haut d’Europe. Finse, à 1 222 mètres d’altitude, est le point culminant de la ligne. La durée totale du trajet en train entre Oslo et Bergen est d’environ sept heures. Commencés en 1875, les travaux de construction de la ligne ont duré 34 ans, avec une main d’œuvre d’environ 15 000 hommes. Les 182 tunnels ont été creusés à la main. La Bergensbanen a fêté son centenaire en 2009. En fait ce dernier jour est un peu une synthèse du voyage que l’on vient de faire, tant au niveau des paysages qu’au niveau des rencontres, puisqu’à la fin du voyage il y a de nouveau des Mickeys ! Le train, est confortable, propre et pas cher du tout, on va dire : l’inverse de la SNCF….par contre il y a du retard, de ce côté-là c’est pareil ! Nous arrivons à Oslo sur les coups de 17h30…..encore un dernier petit effort pour rejoindre l’aéroport et prendre possession de la dernière chambre du voyage. Cette dernière nuit sera courte car l’avion décolle aux aurores (que dis-je, il n’y a pas d’aurore….à part boréale !) alors à l’aube, c’est pareil, bon, tôt le matin! Hop, on décolle, après un petit pain au chocolat qui n’a rien d’un petit pain au chocolat et 2h30 de vol nous arrivons au terminal G de Roissy…..le trou du cul du monde... pas le point G, tiens, savez-vous où se situe le point G chez la femme ? À la fin du mot « shopping »….. Et malheureusement il manque une valise à l’appel, nous la récupèrerons 3 jours après complète et pas détériorée. Bilan de ce voyage ; les hébergements n’étaient peut-être pas les plus chouettes rapport qualité/prix, mais on n’a fait avec les moyens du bord. Pour Gerainger il vaut mieux réserver avant ! J’aurai dû mettre une halte au milieu de la ligne de train, pour profiter du silence et de la sérénité de l’ Hardangervidda. Les paysages sont, ouf…… ! Nous sommes peut-être passés à côté de choses intéressantes qui étaient là juste à portée de mains, mais par manque de temps, ou mauvais choix d’itinéraires nous les avons loupés…..cela nous donnera un prétexte pour revenir, car j’ai bien l’intention d’y retourner!😎
Où partir vivre à l'étranger? English translation pending
Bonjour tout le monde !
Mon copain (26 ans) et moi même (21 ans) souhaitons partir vivre à l'étranger en septembre 2016. Sans accroche, lui sortant d'une très bonne école de commerce et moi souhaitant continuer mes études, il me semble que nous avons l'embarras du choix. Peut être trop de choix... Par où commencer ?? Notre choix est pour l'instant Rio de Janeiro, mais je ne veux pas que l'on passe à côté de quelque chose. Sachant que la distance avec la France ne nous arrêtera pas, nous recherchons un pays assez authentique, à la recherche de dépaysement, tout en restant dans une grande ville, où il fait soleil souvent souvent souvent, en bord de mer, avec des petites rues colorées et mignonnes. Pfff tout ça !
Si vous avez des suggestions et conseils n'hésitez pas à m'en faire part.
Hâte d'échanger avec vous ! A bientôt 🙂
Mon copain (26 ans) et moi même (21 ans) souhaitons partir vivre à l'étranger en septembre 2016. Sans accroche, lui sortant d'une très bonne école de commerce et moi souhaitant continuer mes études, il me semble que nous avons l'embarras du choix. Peut être trop de choix... Par où commencer ?? Notre choix est pour l'instant Rio de Janeiro, mais je ne veux pas que l'on passe à côté de quelque chose. Sachant que la distance avec la France ne nous arrêtera pas, nous recherchons un pays assez authentique, à la recherche de dépaysement, tout en restant dans une grande ville, où il fait soleil souvent souvent souvent, en bord de mer, avec des petites rues colorées et mignonnes. Pfff tout ça !
Si vous avez des suggestions et conseils n'hésitez pas à m'en faire part.
Hâte d'échanger avec vous ! A bientôt 🙂
Préparation voyage Namibie octobre 2015 English translation pending
Bonjour,
Je me lance à ouvrir ce post après avoir lu pas mal de choses sur VF et aussi y avoir posé des questions sur des posts ouverts par d'autres mais je crois qu'il ne faut pas abuser, les sujets des autres ne sont pas faits pour que moi j'y pose mes questions, alors voila. Présentation : couple de retraités ayant l'habitude de voyager en autonomie, amoureux du désert (et en ayant une certaine expérience) et animés par une très grande envie de voir des animaux ailleurs que dans des zoos européens, la Namibie nous a paru une bonne destination. Nous avons les billet d'avion (on en a parlé ici), le véhicule est réservé (on en a parlé là), nous serons 47 jours sur place, il nous faut bâtir un itinéraire et c'est là que les questions commencent. Nous avons bien sur repéré des lieux que nous aimerions visiter, maintenant il nous faut approfondir et nous ne trouvons pas toujours les informations sur la toile. Nous avons "le petit futé" 2015, les carnets de route Marcus sur l'Afrique australe, le guide JPM sur l'Afrique australe et je devrai recevoir très prochainement le guide T4A ; en cartographie : Afrique australe Reise au 1/2 500 00, Namibie T4A au 1/1 000 000, Namibie Huber. Nous pensons naviguer en 8 (non, pas 2 fois pliés en 4) : un 1er tour partant de Windhoek et circulant dans le sens anti horaire (Caprivi, Etosha, Epupa, Purros), retour à Windhoek, second tour au Sud dans le sens horaire (le Sud-Est, Fish River, Lüderitz, Swakopmund). Bien sur je ne cite pas tous les endroits où nous pensons aller, c'est juste pour donner une idée globale du parcours. Nous avons loué un véhicule avec tente de toit et nous n'envisageons pas d'aller en lodge, nous pensons ne fréquenter que des campements ou faire des bivouacs "sauvages". Aucune réservation n'est envisagée, nous voyageons beaucoup "au gré des rencontres", qu'elles soient humaines, animales ou paysagères, donc pas de timing contraignant (sauf l'avion de retour). Première question, j'ai vu (prépa de Madikéra), message 160 et suivants, que vous parliez de N° de routes et je ne les retrouve pas tous, j'en déduis que vous avez des cartes beaucoup plus précises que les miennes, d'ailleurs dans la suite 2 passages le long du Fish River Canyon sont évoqués et je n'en vois qu'un sur mes cartes. Alors, quelle carte utiliser pour avoir les détails concernant le Fish River Canyon ? Merci de m'avoir lu.
Je me lance à ouvrir ce post après avoir lu pas mal de choses sur VF et aussi y avoir posé des questions sur des posts ouverts par d'autres mais je crois qu'il ne faut pas abuser, les sujets des autres ne sont pas faits pour que moi j'y pose mes questions, alors voila. Présentation : couple de retraités ayant l'habitude de voyager en autonomie, amoureux du désert (et en ayant une certaine expérience) et animés par une très grande envie de voir des animaux ailleurs que dans des zoos européens, la Namibie nous a paru une bonne destination. Nous avons les billet d'avion (on en a parlé ici), le véhicule est réservé (on en a parlé là), nous serons 47 jours sur place, il nous faut bâtir un itinéraire et c'est là que les questions commencent. Nous avons bien sur repéré des lieux que nous aimerions visiter, maintenant il nous faut approfondir et nous ne trouvons pas toujours les informations sur la toile. Nous avons "le petit futé" 2015, les carnets de route Marcus sur l'Afrique australe, le guide JPM sur l'Afrique australe et je devrai recevoir très prochainement le guide T4A ; en cartographie : Afrique australe Reise au 1/2 500 00, Namibie T4A au 1/1 000 000, Namibie Huber. Nous pensons naviguer en 8 (non, pas 2 fois pliés en 4) : un 1er tour partant de Windhoek et circulant dans le sens anti horaire (Caprivi, Etosha, Epupa, Purros), retour à Windhoek, second tour au Sud dans le sens horaire (le Sud-Est, Fish River, Lüderitz, Swakopmund). Bien sur je ne cite pas tous les endroits où nous pensons aller, c'est juste pour donner une idée globale du parcours. Nous avons loué un véhicule avec tente de toit et nous n'envisageons pas d'aller en lodge, nous pensons ne fréquenter que des campements ou faire des bivouacs "sauvages". Aucune réservation n'est envisagée, nous voyageons beaucoup "au gré des rencontres", qu'elles soient humaines, animales ou paysagères, donc pas de timing contraignant (sauf l'avion de retour). Première question, j'ai vu (prépa de Madikéra), message 160 et suivants, que vous parliez de N° de routes et je ne les retrouve pas tous, j'en déduis que vous avez des cartes beaucoup plus précises que les miennes, d'ailleurs dans la suite 2 passages le long du Fish River Canyon sont évoqués et je n'en vois qu'un sur mes cartes. Alors, quelle carte utiliser pour avoir les détails concernant le Fish River Canyon ? Merci de m'avoir lu.
Le MSC Opera positionné à Cuba cet hiver English translation pending
bonjour
une nouvelle qui vient d'être publiée - MSC positionnera ce bateau à LA HAVANNE cet hiver.
une nouvelle qui vient d'être publiée - MSC positionnera ce bateau à LA HAVANNE cet hiver.
Retrait argent Ouest américain, pourboires English translation pending
Bonsoir.Je pars 3 semaines dans l'ouest américain au mois de septembre, que me conseillez vous pour perdre le moins possible, prendre des dollars avant de partir en france, retirer l argent la bas, payer un maximum avec sa carte bancaire, on m'a donné divers avis, donc je suis un peu perdu .Est il obligatoire de donner à chaque fois un pourboire , si oui j ai lu qu 'il fallait donner entre 10 et 15 %? Peut on donner moins?Merci pour vos réponses.
À visiter dans la province de Buenos Aires English translation pending
Bonjour à tous !
Quelques idées de circuits pour ceux qui veulent voir autre chose que les « 8 fanions » (Bariloche, Salta, Iguazu, Ushuaia, Valdes, Mendoza, El Calafate, Buenos Aires) en Argentine. Oui, je vais peut être en étonner plus d’un mais l’Argentine ne se résume (heureusement) pas à 8 punaises plantées sur une carte d’un pays aussi vaste que 5 fois la France. Entre chaque « punaise » distant chacune de plusieurs centaines de km, vous pouvez bien imaginer qu’il y en a des villages, des parcs, des montagnes et des vallées avec des curiosités à découvrir !
Donc pour ceux qui viennent en Argentine (pour 3 ou 4 semaines) uniquement pour faire le « bip bip » sur des vols intérieurs et se retrouver sur chaque « punaise » pour « faire » le « circuit nord » et le « circuit sud » en 3 jours, il y a en effet le guide du routard ou le Petit Futé qui donnent d’excellents conseils. Pour les autres voyageurs qui veulent découvrir autre chose en Argentine, les guides étrangers sont assez limités, et il faut profiter alors de son passage à Buenos Aires pour « faire » les librairies et s’armer de guides argentins et de cartes routières centrés sur une province en particulier. Lors de votre voyage (qu’il soit le premier ou non) vous allez atterrir à Ezeiza, qui se trouve dans la province de Buenos Aires (Capitale La Plata). A ne pas confondre avec la ville de Buenos Aires indépendante de la province. Or, il n’existe presque rien dans les guides étrangers sur cette province (qui en passant s’étend sur une surface plus grande que celle de l’Italie). On nous rabâche Tigre et à la rigueur San Antonio de Areco, mais le reste de la province est considérée comme « Terra incognita ». Une sorte d’espace tout blanc sur les cartes des guides français !
Ce post a donc pour but de vous montrer que la « grosse tache blanche » est peuplée par des centaines de villages et de petites villes qui valent le détour, des parcs naturels, des massifs montagneux, des lacs, une cote atlantique, et des vallées qui n’attendent que vous ! Quelques idées donc de balades pour ceux qui ont dans l’idée de passer au moins 1 semaine dans la province. Le mieux (comme toujours en Argentine) est de louer une voiture et de faire une boucle pour la rendre bien sur au même endroit. Comptez dans les 2.000 km pour une semaine ou 3.000 km pour 2 semaines.
Pour le sud de la Province, j’ai repéré pour le moment 3 premières destinations intéressantes qui sont :
Chacomus:

C’est est une petite ville de 30.000 habitants de la province de Buenos Aires située à 130 km au sud de la ville de Buenos Aires extrêmement bien desservie puisque sur la route entre la capitale argentine et la ville de Mar del Plata. Elle est devenue en quelques années à la mode pour les porteños y passant quelques jours par exemple lors d’un weekend long. On a donc l’avantage en 1 heure et demi de voiture de se retrouver en pleine campagne, proche de très nombreux lacs dans une ambiance dépaysante surtout quand on vient de la grande ville ! Si vous y passez en semaine, c’est encore plus tranquille ! Une bonne étape donc si vous vous dirigez vers le sud ! … et surtout totalement ignorée du tourisme de masse. De nombreux restaurants, des hôtels pour tous les prix, et des lagunes ….. La lagune de Chascomus bien sur, vous pouvez faire le tour en voiture ou en vélo (30km), mais aussi d’autres bien plus sauvages et presque sans aucun construction comme celles de Vitel, Mananciales, Salada, Chis Chis, del Burro, etc…. Cerise sur le gâteau, c’est le rendez vous des ornithologues, par exemple pour voir les flamands roses (El Flamenco Austral) « Phoenicopterus chilensis ». Donc nature et oiseaux sont au rendez vous et cela à une heure et demi de la Plaza de Mayo ! Article plus complet sur Chascomus.
Balcarce :

Un endroit spécial pour faire changer d’idée ceux qui pensent que la province de Buenos Aires n’est qu’une succession de pampa plate et monotone. En effet, la ville de Balcarce se trouve en plein dans le massif dit du « système de Tandilia ». Sachez que celui-ci a plus de 2,5 milliards d’années, ce qui en fait un des plus anciens au Monde. Une chaine de 340 km de long sur 60 km de large. Le plus haut sommet est à 524 m. C’est aussi dans cette chaine, qu’on a trouvé les restes les plus anciens de l’homme en Amérique. En effet si jusqu’á présent on a toujours prétendu que l’homme était arrivé en Amérique par le détroit de Béring il y a 14.000 ans, voila que quelques découvertes au Brésil et en Argentine (dont dans cette sierra) remet tout en doute. Nous y avons trouvé des traces de l’homme d’il y a 60.000 ans ! 2 à 3 journées sont suffisantes à Balcarce en y joignant des randonnées, ou alors vous êtes un mordu des sierras qui l’entourent et dans ca cas la, alterner aussi parapente et randonnées un peu plus ardues avec visites de quelques grottes. Randonnées à cheval ou tour en barque sur les lacs environnants. Vous êtes plongés à fond dans la campagne et surtout totalement hors des sentiers battus. L’élément le plus connu reste tout de même l’excellent Musée Fangio au centre ville. Article plus complet sur Balcarce.
Tandil :

C’est une petite ville de 120.000 habitants située à 375 km au sud ouest de Buenos Aires, a essentiellement une activité agricole et d’élevage, mais a pu au fil du temps se développer touristiquement grâce notamment à la Sierra (chaine de montagnes basses). Les principales attractions de la région sont Le « cerro Centinela », le « Parque Independencia », le « Calvario », la « Piedra Movediza », et le « Lago del Fuerte ». Tandil est peuplé essentiellement de descendants d’italiens, de Basques Français et d’Espagnols arrivés vers 1865-1895, mais il est à noter une particularité qui est l’installation de la première colonie danoise du pays en 1847. Il existe toujours des descendants Danois luthériens à Tandil. Une chose aussi a découvrir est le “Chemin mystérieux” (Camino misterioso) ainsi baptisé car très énigmatique. En effet une petite rue se termine en sentier dans les collines, et bien qu’il semble que ca soit une descente, il s’agit d’une montée. La population des lieux l’attribut a une sorte de magnétisme. Il paraitrait plutôt qu’il s’agisse d’une illusion optique. Vous êtes dans la nature, mêler la découverte au sport, c’est aussi dans cette ville que vous pouvez faire des balades à vélo, à cheval, de l’escalade, varappe, descente en rappel. Toujours plein de plans d’eau c’est aussi le moyen de faire de la voile, canoë, etc…(Je pense plus particulièrement aux étudiants et stagiaires français basés à Buenos Aires !). Article plus complet sur Tandil. Article plus complet sur Tandil.
Voila, c’est déjà un premier jet ! Vous imaginez bien qu’’il y a encore plein d’autres destinations très proches de Buenos Aires (par la route) dans un rayon de 150 à 400 km. Je compte sur vous pour ajouter votre grain de sel par d’autres posts ci-dessous !
A bientôt ! Et bonne route !
Herge ! www.petitherge.com
Quelques idées de circuits pour ceux qui veulent voir autre chose que les « 8 fanions » (Bariloche, Salta, Iguazu, Ushuaia, Valdes, Mendoza, El Calafate, Buenos Aires) en Argentine. Oui, je vais peut être en étonner plus d’un mais l’Argentine ne se résume (heureusement) pas à 8 punaises plantées sur une carte d’un pays aussi vaste que 5 fois la France. Entre chaque « punaise » distant chacune de plusieurs centaines de km, vous pouvez bien imaginer qu’il y en a des villages, des parcs, des montagnes et des vallées avec des curiosités à découvrir !
Donc pour ceux qui viennent en Argentine (pour 3 ou 4 semaines) uniquement pour faire le « bip bip » sur des vols intérieurs et se retrouver sur chaque « punaise » pour « faire » le « circuit nord » et le « circuit sud » en 3 jours, il y a en effet le guide du routard ou le Petit Futé qui donnent d’excellents conseils. Pour les autres voyageurs qui veulent découvrir autre chose en Argentine, les guides étrangers sont assez limités, et il faut profiter alors de son passage à Buenos Aires pour « faire » les librairies et s’armer de guides argentins et de cartes routières centrés sur une province en particulier. Lors de votre voyage (qu’il soit le premier ou non) vous allez atterrir à Ezeiza, qui se trouve dans la province de Buenos Aires (Capitale La Plata). A ne pas confondre avec la ville de Buenos Aires indépendante de la province. Or, il n’existe presque rien dans les guides étrangers sur cette province (qui en passant s’étend sur une surface plus grande que celle de l’Italie). On nous rabâche Tigre et à la rigueur San Antonio de Areco, mais le reste de la province est considérée comme « Terra incognita ». Une sorte d’espace tout blanc sur les cartes des guides français !
Ce post a donc pour but de vous montrer que la « grosse tache blanche » est peuplée par des centaines de villages et de petites villes qui valent le détour, des parcs naturels, des massifs montagneux, des lacs, une cote atlantique, et des vallées qui n’attendent que vous ! Quelques idées donc de balades pour ceux qui ont dans l’idée de passer au moins 1 semaine dans la province. Le mieux (comme toujours en Argentine) est de louer une voiture et de faire une boucle pour la rendre bien sur au même endroit. Comptez dans les 2.000 km pour une semaine ou 3.000 km pour 2 semaines.
Pour le sud de la Province, j’ai repéré pour le moment 3 premières destinations intéressantes qui sont :
Chacomus:

C’est est une petite ville de 30.000 habitants de la province de Buenos Aires située à 130 km au sud de la ville de Buenos Aires extrêmement bien desservie puisque sur la route entre la capitale argentine et la ville de Mar del Plata. Elle est devenue en quelques années à la mode pour les porteños y passant quelques jours par exemple lors d’un weekend long. On a donc l’avantage en 1 heure et demi de voiture de se retrouver en pleine campagne, proche de très nombreux lacs dans une ambiance dépaysante surtout quand on vient de la grande ville ! Si vous y passez en semaine, c’est encore plus tranquille ! Une bonne étape donc si vous vous dirigez vers le sud ! … et surtout totalement ignorée du tourisme de masse. De nombreux restaurants, des hôtels pour tous les prix, et des lagunes ….. La lagune de Chascomus bien sur, vous pouvez faire le tour en voiture ou en vélo (30km), mais aussi d’autres bien plus sauvages et presque sans aucun construction comme celles de Vitel, Mananciales, Salada, Chis Chis, del Burro, etc…. Cerise sur le gâteau, c’est le rendez vous des ornithologues, par exemple pour voir les flamands roses (El Flamenco Austral) « Phoenicopterus chilensis ». Donc nature et oiseaux sont au rendez vous et cela à une heure et demi de la Plaza de Mayo ! Article plus complet sur Chascomus.
Balcarce :

Un endroit spécial pour faire changer d’idée ceux qui pensent que la province de Buenos Aires n’est qu’une succession de pampa plate et monotone. En effet, la ville de Balcarce se trouve en plein dans le massif dit du « système de Tandilia ». Sachez que celui-ci a plus de 2,5 milliards d’années, ce qui en fait un des plus anciens au Monde. Une chaine de 340 km de long sur 60 km de large. Le plus haut sommet est à 524 m. C’est aussi dans cette chaine, qu’on a trouvé les restes les plus anciens de l’homme en Amérique. En effet si jusqu’á présent on a toujours prétendu que l’homme était arrivé en Amérique par le détroit de Béring il y a 14.000 ans, voila que quelques découvertes au Brésil et en Argentine (dont dans cette sierra) remet tout en doute. Nous y avons trouvé des traces de l’homme d’il y a 60.000 ans ! 2 à 3 journées sont suffisantes à Balcarce en y joignant des randonnées, ou alors vous êtes un mordu des sierras qui l’entourent et dans ca cas la, alterner aussi parapente et randonnées un peu plus ardues avec visites de quelques grottes. Randonnées à cheval ou tour en barque sur les lacs environnants. Vous êtes plongés à fond dans la campagne et surtout totalement hors des sentiers battus. L’élément le plus connu reste tout de même l’excellent Musée Fangio au centre ville. Article plus complet sur Balcarce.
Tandil :

C’est une petite ville de 120.000 habitants située à 375 km au sud ouest de Buenos Aires, a essentiellement une activité agricole et d’élevage, mais a pu au fil du temps se développer touristiquement grâce notamment à la Sierra (chaine de montagnes basses). Les principales attractions de la région sont Le « cerro Centinela », le « Parque Independencia », le « Calvario », la « Piedra Movediza », et le « Lago del Fuerte ». Tandil est peuplé essentiellement de descendants d’italiens, de Basques Français et d’Espagnols arrivés vers 1865-1895, mais il est à noter une particularité qui est l’installation de la première colonie danoise du pays en 1847. Il existe toujours des descendants Danois luthériens à Tandil. Une chose aussi a découvrir est le “Chemin mystérieux” (Camino misterioso) ainsi baptisé car très énigmatique. En effet une petite rue se termine en sentier dans les collines, et bien qu’il semble que ca soit une descente, il s’agit d’une montée. La population des lieux l’attribut a une sorte de magnétisme. Il paraitrait plutôt qu’il s’agisse d’une illusion optique. Vous êtes dans la nature, mêler la découverte au sport, c’est aussi dans cette ville que vous pouvez faire des balades à vélo, à cheval, de l’escalade, varappe, descente en rappel. Toujours plein de plans d’eau c’est aussi le moyen de faire de la voile, canoë, etc…(Je pense plus particulièrement aux étudiants et stagiaires français basés à Buenos Aires !). Article plus complet sur Tandil. Article plus complet sur Tandil.
Voila, c’est déjà un premier jet ! Vous imaginez bien qu’’il y a encore plein d’autres destinations très proches de Buenos Aires (par la route) dans un rayon de 150 à 400 km. Je compte sur vous pour ajouter votre grain de sel par d’autres posts ci-dessous !
A bientôt ! Et bonne route !
Herge ! www.petitherge.com
23 jours en Slovénie, Croatie et Bosnie-Herzégovine English translation pending
Bonjour,
Nous partons à 4 en Slovénie, Croatie et Bosnie en août, et avons besoin de quelques conseils... Nous souhaitons voir la plage, les îles Croate, ainsi que les terres, les Croates et Bosniaque, la Bosnie, la gastronomie, la culture... beaucoup de choses en somme! La Slovénie est surtout une étape.
Nous partons de Lyon dans la nuit du samedi 1er août pour arriver le dimanche à Ljubjana, on fait juste une étape de 2-3 jours en Slovénie, puis direction Zagreb, ''les terres croate", Banja Luka et environ, Sarajevo et environ
du 02 au 04 : Slovénie, Ljubjana du 04 au 07 : Croatie, Zagreb du 07 au 10 ; environ de Zagreb? environ de Osijek? direct Bosnie? du 10 au 13 : Banja Luka et environ du 13 au 17 : Sarajevo et environ le 18 : Mostar le 19 : Split le 20 : Sibenik / Krka du 21 au 22 : Zadar / parc de Plitvice du 22 au 24 : on se laisse 2 jours non prévu, car on veut faire une ile mais laquelle, et pour être un peu souple sur le planning le 25 : retour en France
- Par rapport au planning, est il bien équilibré? - Que conseillez vous pour 2-3 jours en Slovénie? Rester à Ljubjana ou partir voir aux alentours? - J'ai lu que 4 jours à Zagreb c'était bien trop, qu'en pensez vous? - Du 07 au 10, on ne sait pas trop ou aller! Est ce que Osijek vaut vraiment le détour, ou vaut il mieux aller directement en Bosnie? Y'a t'il dans ces endroits une petite rando (2-3 jours) a ne pas manquer? - Quand à la Bosnie, y'a t'il des endroits à ne pas louper, des activités à faire... Je pense notemment à Mostar ou beaucoup de personnes pensent qu'il faut y rester plus pour les environs! - Nous ne souhaitons pas aller à Dubrovnik car il risque d'y avoir beaucoup trop de monde pour en profiter! D'ailleurs nous ne souhaitons pas privilégier la côte pour cette raison. Mais est ce que nos étapes sont à changer (Split, Zadar...). - Nous souhaitons voir 1 ou 2 îles, laquelle conseillez vous?
Pour le logement, on alternera camping, auberge, hôtel, appartement... Mais nous ne voulons pas réserver à l'avance (plus de 4 jours avant), croyez vous que ça va être compliqué de se trouver un logement en août et pour des prix pas trop élevés? (j'imagine que sur la côte ça sera un peu plus compliqué!)
Question budget, via michelin nous prévoit un budget essence + autoroute... de 540 € environ.On prévoit large, très large, soit 200€/ personne. Pour la nourriture, hors resto, on se dit 6€/jour/personne soit 138€ / personne. On fera quelques courses en France et les marchés la bas, et on aura les cuisines des locations + réchaud à gaz pour le camping. Pour le logement, on estime qu'en moyenne, la nuit nous coutera 15€, soit 345€ de logement/personnes. Et on prévoit 350€ d'extras pour les 23jours par personnes (soit 15€ d'extra par jours en moyenne: restau, sortie, activités, visite...) Ce qui nous fait un total de 1033 € / personnes / 23 jours. Pensez vous que c'est jouable ou trop serré?
Merci à vous de répondre à quelques unes des mes nombreuses questions!!
Et puis j'oubliais, si vous avez des bons plans, ou si vous connaissez des endroits ou faire des activités (rafting, équitation...), je suis preneuse...
A bientôt
Nous partons à 4 en Slovénie, Croatie et Bosnie en août, et avons besoin de quelques conseils... Nous souhaitons voir la plage, les îles Croate, ainsi que les terres, les Croates et Bosniaque, la Bosnie, la gastronomie, la culture... beaucoup de choses en somme! La Slovénie est surtout une étape.
Nous partons de Lyon dans la nuit du samedi 1er août pour arriver le dimanche à Ljubjana, on fait juste une étape de 2-3 jours en Slovénie, puis direction Zagreb, ''les terres croate", Banja Luka et environ, Sarajevo et environ
du 02 au 04 : Slovénie, Ljubjana du 04 au 07 : Croatie, Zagreb du 07 au 10 ; environ de Zagreb? environ de Osijek? direct Bosnie? du 10 au 13 : Banja Luka et environ du 13 au 17 : Sarajevo et environ le 18 : Mostar le 19 : Split le 20 : Sibenik / Krka du 21 au 22 : Zadar / parc de Plitvice du 22 au 24 : on se laisse 2 jours non prévu, car on veut faire une ile mais laquelle, et pour être un peu souple sur le planning le 25 : retour en France
- Par rapport au planning, est il bien équilibré? - Que conseillez vous pour 2-3 jours en Slovénie? Rester à Ljubjana ou partir voir aux alentours? - J'ai lu que 4 jours à Zagreb c'était bien trop, qu'en pensez vous? - Du 07 au 10, on ne sait pas trop ou aller! Est ce que Osijek vaut vraiment le détour, ou vaut il mieux aller directement en Bosnie? Y'a t'il dans ces endroits une petite rando (2-3 jours) a ne pas manquer? - Quand à la Bosnie, y'a t'il des endroits à ne pas louper, des activités à faire... Je pense notemment à Mostar ou beaucoup de personnes pensent qu'il faut y rester plus pour les environs! - Nous ne souhaitons pas aller à Dubrovnik car il risque d'y avoir beaucoup trop de monde pour en profiter! D'ailleurs nous ne souhaitons pas privilégier la côte pour cette raison. Mais est ce que nos étapes sont à changer (Split, Zadar...). - Nous souhaitons voir 1 ou 2 îles, laquelle conseillez vous?
Pour le logement, on alternera camping, auberge, hôtel, appartement... Mais nous ne voulons pas réserver à l'avance (plus de 4 jours avant), croyez vous que ça va être compliqué de se trouver un logement en août et pour des prix pas trop élevés? (j'imagine que sur la côte ça sera un peu plus compliqué!)
Question budget, via michelin nous prévoit un budget essence + autoroute... de 540 € environ.On prévoit large, très large, soit 200€/ personne. Pour la nourriture, hors resto, on se dit 6€/jour/personne soit 138€ / personne. On fera quelques courses en France et les marchés la bas, et on aura les cuisines des locations + réchaud à gaz pour le camping. Pour le logement, on estime qu'en moyenne, la nuit nous coutera 15€, soit 345€ de logement/personnes. Et on prévoit 350€ d'extras pour les 23jours par personnes (soit 15€ d'extra par jours en moyenne: restau, sortie, activités, visite...) Ce qui nous fait un total de 1033 € / personnes / 23 jours. Pensez vous que c'est jouable ou trop serré?
Merci à vous de répondre à quelques unes des mes nombreuses questions!!
Et puis j'oubliais, si vous avez des bons plans, ou si vous connaissez des endroits ou faire des activités (rafting, équitation...), je suis preneuse...
A bientôt
Sumatra - trois semaines seule English translation pending
Bonjour à tous,
Pour mon second voyage en Indonésie (je suis déjà allée à Java etBali), je souhaite voyager trois semaines à Sumatra fin juillet/début août, eneffectuant le trajet suivant : Medan - Bukit Lawang - Tangkahan – Berastagi (quej’envisage éventuellement de zapper en cas de planning trop serré) – lac Tobaet île de Samosir – Bukkitingi – lac Minjau – vallée d’Harau – vallée de Kuatan– vol depuis Padang pour passer quelques jours à Pulau Weh et faire de laplongée.
Je suis une femme et voyagerai seule, ce que je n’ai jamais fait jusqu’ici.D’après ce que j’ai lu ici et là, en suivant des règles de prudenceélémentaires (tenue correcte, ne pas être seule de hors la nuit, éviter d’êtresoule où que ce soit) cela ne devrait pas engendrer beaucoup plus que de lacuriosité et des questions indiscrètes sur mon statut matrimonial, mais jesouhaitais tout de même avoir vos retours si certains s’étaient retrouvés danscette situation.
Un autre point qui m’inquiète, c’est que d’après les recherches que j’aifaites, la plupart des treks/tours proposent des prix sur une base d’un groupede 2-3 personnes et, dans la mesure où je crois que l’île n’est pas trèstouristique, j’ai peur de me retrouver à ne pas pouvoir suivre mon programmefaute de trouver un groupe… Sachant que je crois que les activités que je visesont des « classiques » des séjours de moins d’un mois à Sumatra :trek de deux jours dans la jungle à Bukit Lawang, tour sur Samosir (je faispartie de ces handicapés qui n’ont pas le permis et n’ont jamais conduit unemoto de leur vie), tour autour de Bukkitingi… Je crois aussi que les trajetsBukit Lawang / Samosir et Samosir/Bukkitingi offrent d’assez beaux paysages etje ne demandais si vous me conseilliez plutôt de prendre des transports encommun (moins cher mais sans pause) ou pour touristes (avec encore le problèmeque je voyage seule, donc sauf à vouloir payer plein pot il faudrait que jetrouve des compagnons de voyage…).
Merci pour vos conseils !
Pour mon second voyage en Indonésie (je suis déjà allée à Java etBali), je souhaite voyager trois semaines à Sumatra fin juillet/début août, eneffectuant le trajet suivant : Medan - Bukit Lawang - Tangkahan – Berastagi (quej’envisage éventuellement de zapper en cas de planning trop serré) – lac Tobaet île de Samosir – Bukkitingi – lac Minjau – vallée d’Harau – vallée de Kuatan– vol depuis Padang pour passer quelques jours à Pulau Weh et faire de laplongée.
Je suis une femme et voyagerai seule, ce que je n’ai jamais fait jusqu’ici.D’après ce que j’ai lu ici et là, en suivant des règles de prudenceélémentaires (tenue correcte, ne pas être seule de hors la nuit, éviter d’êtresoule où que ce soit) cela ne devrait pas engendrer beaucoup plus que de lacuriosité et des questions indiscrètes sur mon statut matrimonial, mais jesouhaitais tout de même avoir vos retours si certains s’étaient retrouvés danscette situation.
Un autre point qui m’inquiète, c’est que d’après les recherches que j’aifaites, la plupart des treks/tours proposent des prix sur une base d’un groupede 2-3 personnes et, dans la mesure où je crois que l’île n’est pas trèstouristique, j’ai peur de me retrouver à ne pas pouvoir suivre mon programmefaute de trouver un groupe… Sachant que je crois que les activités que je visesont des « classiques » des séjours de moins d’un mois à Sumatra :trek de deux jours dans la jungle à Bukit Lawang, tour sur Samosir (je faispartie de ces handicapés qui n’ont pas le permis et n’ont jamais conduit unemoto de leur vie), tour autour de Bukkitingi… Je crois aussi que les trajetsBukit Lawang / Samosir et Samosir/Bukkitingi offrent d’assez beaux paysages etje ne demandais si vous me conseilliez plutôt de prendre des transports encommun (moins cher mais sans pause) ou pour touristes (avec encore le problèmeque je voyage seule, donc sauf à vouloir payer plein pot il faudrait que jetrouve des compagnons de voyage…).
Merci pour vos conseils !
Voyage de noces au Yucatán English translation pending
Bonjour,
Ma femme et moi prévoyons de faire notre voyage de noces au Mexique et plus précisément dans le Yucatán. Nos billets d'avion sont dores et déjà réservés pour la période entre Noël et le jour de l'An, nous passerons ainsi 14 nuits sur place.
Nous avons déjà pas mal écumé les forums et autres blogs afin de préparer notre itinéraire qui devrait être le suivant. Cependant, nos choix d'hôtels ne sont pas encore arrêtés et c'est notamment sur ce point que nous aurions besoin d'être aiguillés. Notre souhait serait d'avoir un certain confort et des hôtels sympathiques, c'est tout de même notre voyage de noces ^^
Jour 1 : Arrivée à Cancún dans la soirée et nuit dans un hôtel standard (on nous a conseillé le Radama Cancún City, bon rapport qualité/prix) puisque nous arriverons tard et ne nous attarderons pas sur place.
Jours 2-3 : Départ pour Isla Holbox où nous passerons 2 nuits. Un peu de repos, de plage et de détente avant le grand voyage. Là nous recherchons un bel hôtel.
Jour 4 : Visite de Valladolid et de quelques cenotes situés dans le coin. Nuit sur place.
Jour 5 : Visite de Chichén Itzá tôt le matin pour éviter la foule. Puis l'après-midi, route vers Merida, en passant par Izamal et en s'arrêtant en chemin pour nous baigner dans des cenotes. Nuit à l'Hacienda Merida, a priori.
Jour 6 : Visite d'Uxmal tôt le matin pour éviter la foule. Puis l'après-midi, route vers Campeche pour y passer la nuit (Hotel Castelmar). Peut-être un peu de temps pour faire une courte visite sur la route, des suggestions ?
Jour 7 : Départ pour Palenque, la route est longue et nous arriverons en début d'après-midi normalement. Nous devrions avoir le temps de visiter le site de Palenque ou Agua Azul avant de rejoindre notre hôtel.
Jour 8 : Visite d'Agua Azul ou Palenque en fonction du site de la veille, puis départ vers Calakmul. La route est longue, nous arriverons sûrement en fin de journée à l'hôtel (Puerta Calakmul).
Jours 9-10 : Visite du site de Calakmul, puis départ pour Bacalar où nous resterons 2 nuits au Rancho Encantado. Sur place, détente et kayak sont au programme.
Jours 11-14 : Fin du voyage en direction de Tulum où nous poserons nos valises avant de reprendre l'avion. Pas mal de choses à faire entre détente et baignade : Akumal, Sian Ka'an, cenotes, sites de Coba et Tulum, etc. Nuits dans un très bel hôtel paradisiaque, sûrement Rosa del Viento. Notre avion décollant tard le soir, nous pourrons bien profiter de notre dernière journée.
Mes différentes questions sur le voyage : - le programme vous semble-t-il réalisable, ou cela risque d’être la course ? Passons-nous à côté de sites ou visites intéressantes ? Quelles seraient vos suggestions ? - nous souhaiterions faire appel à des guides (francophones de préférence), sur les sites maya notamment, comment procéder ? Se renseigner avant le voyage ou il est très facile d'en trouver sur place ? - où passer le réveillon ? A priori, cela devrait tomber à Valladolid, mais on nous conseille Merida. Isla Holbox est aussi envisageable. Qu'en pensez-vous ? - le "détour" à Palenque vaut-il le coup ? Car cela nous fera beaucoup de route et risque de nous épuiser. On nous a conseillé d'y passer 2 nuits, qu'en dites-vous ? - nous avons lu qu'il y avait du racket autour d'Agua Azul et qu'il était déconseillé d'y aller sans guide. Quelqu'un confirme ?
Enfin, concernant l'organisation du voyage, point de désaccord dans le couple. J'aurais plutôt tendance à préparer le voyage par nos propres moyens (la région semble s'y prêter et aujourd'hui avec le net il est très facile de réserver à l'avance). Cependant, ma femme craint les imprévus qui pourraient gâcher notre voyage et préférait que nous soyons encadrés par une agence.
L'avantage : risques de problèmes réduits car les agents connaissent parfaitement la région, réservent les visites et les guides à l'avance, sont disponibles par mail/téléphone en cas de soucis, et peuvent aussi nous conseiller une fois sur place en fonction de nos envies (resto ou coins pour boire un coup par exemple). Bref, le sentiment d'être en mode autopilote tout au long du voyage (et éviter les prises de tête éventuelles ^^). L'inconvénient : les agences qui proposent ce genre d'accompagnement vraiment sur-mesure nous ont fait des devis plutôt salés :/ Autant je peux comprendre que ce genre de services a un prix, mais je ne m'attendais pas à une différence de prix aussi importante (à la louche, je dirais 40% plus cher qu'en le faisant seuls).
Peut-être suis-je allé un peu vite en besogne et ai-je oublié certains coûts cachés ? J'ai notamment vu par la suite qu'il fallait compter 3% + 16% de taxes pour les hôtels. De même, je ne connais pas le coût des différentes excursions, guides ou autres visites qui sont inclus dans les devis. Comment procéder pour avoir un aperçu du coût au plus juste qui nous permettrait de trancher ? Quels seraient vos conseils ?
Je vous remercie de m'avoir lu et attends avec hâte vos futures réponses ;)
Ma femme et moi prévoyons de faire notre voyage de noces au Mexique et plus précisément dans le Yucatán. Nos billets d'avion sont dores et déjà réservés pour la période entre Noël et le jour de l'An, nous passerons ainsi 14 nuits sur place.
Nous avons déjà pas mal écumé les forums et autres blogs afin de préparer notre itinéraire qui devrait être le suivant. Cependant, nos choix d'hôtels ne sont pas encore arrêtés et c'est notamment sur ce point que nous aurions besoin d'être aiguillés. Notre souhait serait d'avoir un certain confort et des hôtels sympathiques, c'est tout de même notre voyage de noces ^^
Jour 1 : Arrivée à Cancún dans la soirée et nuit dans un hôtel standard (on nous a conseillé le Radama Cancún City, bon rapport qualité/prix) puisque nous arriverons tard et ne nous attarderons pas sur place.
Jours 2-3 : Départ pour Isla Holbox où nous passerons 2 nuits. Un peu de repos, de plage et de détente avant le grand voyage. Là nous recherchons un bel hôtel.
Jour 4 : Visite de Valladolid et de quelques cenotes situés dans le coin. Nuit sur place.
Jour 5 : Visite de Chichén Itzá tôt le matin pour éviter la foule. Puis l'après-midi, route vers Merida, en passant par Izamal et en s'arrêtant en chemin pour nous baigner dans des cenotes. Nuit à l'Hacienda Merida, a priori.
Jour 6 : Visite d'Uxmal tôt le matin pour éviter la foule. Puis l'après-midi, route vers Campeche pour y passer la nuit (Hotel Castelmar). Peut-être un peu de temps pour faire une courte visite sur la route, des suggestions ?
Jour 7 : Départ pour Palenque, la route est longue et nous arriverons en début d'après-midi normalement. Nous devrions avoir le temps de visiter le site de Palenque ou Agua Azul avant de rejoindre notre hôtel.
Jour 8 : Visite d'Agua Azul ou Palenque en fonction du site de la veille, puis départ vers Calakmul. La route est longue, nous arriverons sûrement en fin de journée à l'hôtel (Puerta Calakmul).
Jours 9-10 : Visite du site de Calakmul, puis départ pour Bacalar où nous resterons 2 nuits au Rancho Encantado. Sur place, détente et kayak sont au programme.
Jours 11-14 : Fin du voyage en direction de Tulum où nous poserons nos valises avant de reprendre l'avion. Pas mal de choses à faire entre détente et baignade : Akumal, Sian Ka'an, cenotes, sites de Coba et Tulum, etc. Nuits dans un très bel hôtel paradisiaque, sûrement Rosa del Viento. Notre avion décollant tard le soir, nous pourrons bien profiter de notre dernière journée.
Mes différentes questions sur le voyage : - le programme vous semble-t-il réalisable, ou cela risque d’être la course ? Passons-nous à côté de sites ou visites intéressantes ? Quelles seraient vos suggestions ? - nous souhaiterions faire appel à des guides (francophones de préférence), sur les sites maya notamment, comment procéder ? Se renseigner avant le voyage ou il est très facile d'en trouver sur place ? - où passer le réveillon ? A priori, cela devrait tomber à Valladolid, mais on nous conseille Merida. Isla Holbox est aussi envisageable. Qu'en pensez-vous ? - le "détour" à Palenque vaut-il le coup ? Car cela nous fera beaucoup de route et risque de nous épuiser. On nous a conseillé d'y passer 2 nuits, qu'en dites-vous ? - nous avons lu qu'il y avait du racket autour d'Agua Azul et qu'il était déconseillé d'y aller sans guide. Quelqu'un confirme ?
Enfin, concernant l'organisation du voyage, point de désaccord dans le couple. J'aurais plutôt tendance à préparer le voyage par nos propres moyens (la région semble s'y prêter et aujourd'hui avec le net il est très facile de réserver à l'avance). Cependant, ma femme craint les imprévus qui pourraient gâcher notre voyage et préférait que nous soyons encadrés par une agence.
L'avantage : risques de problèmes réduits car les agents connaissent parfaitement la région, réservent les visites et les guides à l'avance, sont disponibles par mail/téléphone en cas de soucis, et peuvent aussi nous conseiller une fois sur place en fonction de nos envies (resto ou coins pour boire un coup par exemple). Bref, le sentiment d'être en mode autopilote tout au long du voyage (et éviter les prises de tête éventuelles ^^). L'inconvénient : les agences qui proposent ce genre d'accompagnement vraiment sur-mesure nous ont fait des devis plutôt salés :/ Autant je peux comprendre que ce genre de services a un prix, mais je ne m'attendais pas à une différence de prix aussi importante (à la louche, je dirais 40% plus cher qu'en le faisant seuls).
Peut-être suis-je allé un peu vite en besogne et ai-je oublié certains coûts cachés ? J'ai notamment vu par la suite qu'il fallait compter 3% + 16% de taxes pour les hôtels. De même, je ne connais pas le coût des différentes excursions, guides ou autres visites qui sont inclus dans les devis. Comment procéder pour avoir un aperçu du coût au plus juste qui nous permettrait de trancher ? Quels seraient vos conseils ?
Je vous remercie de m'avoir lu et attends avec hâte vos futures réponses ;)
Compte rendu de notre croisière en Méditerranée sur le MSC Divina English translation pending
Bonjour à tous !
Je vais vous faire un compte rendu de notre croisière en méditerranée à bord du MSC DIVINA qui a eu lieu de 20 au 27 mai. J’espère qu’il vous sera utile et je suis bien sûr à votre disposition pour toutes questions. Les sujets de discussion, les avis, les comptes rendus, … de ce forum me sont bien utiles pour organiser mes croisières, il est donc normal que j’y participe aussi !
Nous devions faire initialement une croisière à bord du MSC ARMONIA début septembre toujours en méditerranée mais pour des raisons professionnelles, nous avons dû annuler.
Nous avons finalement décidé de partir en mai sur le MSC DIVINA. Nous avions repérer une offre promotionnelle sur ce paquebot et le fait que cette croisière était au départ et à l’arrivée de Barcelone nous arrangeait car ce n’est seulement qu’à 4h ½ de route de Montauban.
Nous avons acheté cette croisière chez AZUR CROISIERES en cabine extérieure BELLA garantie. Nous avons finalement été surclassés en cabine balcon ! La catégorie de prestation n’a pas bougée elle par contre : BELLA alors que la cabine balcon que l’on nous a attribuée était normalement une FANTASTICA.
J’illustrerai ce compte-rendu avec des photos surtout les jours d’escales.
L’itinéraire est le suivant : Barcelone / en mer / Naples / Civitavecchia / La Spezzia / Cannes / Palma de Majorque / Barcelone
JOUR 1 – BARCELONE Nous quittons Montauban sous un ciel nuageux et pluvieux dans la matinée et arrivons à Barcelone en début d’après-midi. Le temps est couvert mais il ne pleut pas. L’embarquement commence à 14 heures. Comme il n’y a pas de parking à proximité immédiate des paquebots comme c’est le cas à Marseille, nous déposons la voiture à « VALET PARKING » que nous connaissons déjà car nous avions fait appel à leur service lors de notre croisière sur le CARNIVAL BREEZE en 2012.
http://valetparking.es/?lang=fr
Nous avons acheté le service « EXCLUSIVE ». Il faut déposer la voiture directement dans leur parking qui est fermé et surveillé apparemment. Il vous transporte ensuite individuellement avec les bagages dans leur propre navette, qui est en fait une voiture, pour vous déposer au pied du paquebot. Le jour du débarquement, vous les appelez, ils viennent vous chercher toujours individuellement au pied du paquebot et vous ramène à leur parking où vous récupérez votre voiture. Il existe également le service « VIP » et «PREMIUM ».
Leur navette nous dépose donc au pied du paquebot. Le MSC DIVINA est le seul paquebot dans le port maritime. A proximité, nous apercevons le luxueux hôtel « W » avec son architecture si particulière avec des yachts amarrés à proximité.
Nous mettons les étiquettes à nos valises et les laissons aux porteurs. Nous rentrons dans la gare maritime pour nous apercevoir alors qu’il y a une longue queue pour l’embarquement. On nous donne un petit papier où est imprimé un mot. Nous n’avons pas compris à quoi il pouvait servir car nous faisons la queue tout de suite.
Les procédures habituelles d’embarquement se font finalement assez rapidement comme toujours d’ailleurs. On nous donne la carte MSC qui va nous servir pour toute la croisière et constatons avec plaisir que nous sommes bien au deuxième service pour le diner comme nous le souhaitions. Sur le carnet de voyage que nous avions reçu par mail quelques semaines auparavant, nous étions sur une liste d’attente pour le choix de ce service.
Nous passons les portiques de sécurité, nous nous faisons prendre en photo et montons ensuite dans le paquebot pour nous diriger directement vers notre cabine balcon au pont 9.
C’est la première fois que nous voyageons en cabine balcon. Jusqu’à présent, nous avions toujours des cabines extérieures. Je m’amuse à comparer ces 2 catégories de cabine MSC et constate avec surprise que le placard de la cabine balcon est plus petit que celui de la cabine extérieure ! Par contre, la paroi de douche est en fait deux parois vitrées qui s’ouvrent et non une simple toile. La décoration est aussi beaucoup plus raffinée, plus belle.
On accède au balcon par une baie coulissante et non par une porte battante comme c’est le cas chez COSTA par exemple. Cette baie coulissante à 2 avantages par rapport à la porte battante : elle ne claque pas et on peut la laisser ouverte. Avec la porte battante, ce n’est pas possible car le vérin fait claquer automatiquement la porte. Il faut sinon retenir cette porte battante avec une chaise.
J’ai constaté également que le soleil allait rarement sur le balcon et dans la cabine car notre balcon est en retrait par rapport au flanc du paquebot et en plus il y a un masque au-dessus de ce balcon dû à l’avancé du buffet au pont 14. Dans la cabine extérieure, nous étions à flanc de navire (pont 5), pas de masque au-dessus et le soleil rentrait facilement dans la cabine.
Enfin, autre différence, dès que des voisins sortent sur leurs balcons, on les attend parler, discuter, s’amuser, … ce qui n’est évidemment pas le cas en cabine extérieure.
Mais malgré ces petits désagréments, nous sommes bien sur enchantés de notre sur classement et bien content d’avoir cette cabine qui offre non seulement l’avantage d’accéder à un balcon avec 2 chaises et une petite table mais également d’accéder à l’air libre (les sabords des cabines extérieures ne s’ouvrent pas ) et d’avoir une plus grande vue vers l’extérieure que le sabord.
Les lits sont placés différemment aussi.
J’ai constaté également que les parois qui séparent les balcons pouvaient s’ouvrir et se rabaisser par un système de serrures. Ces parois peuvent ainsi se rabattre si vous achetez 2 cabines communicantes vous permettant ainsi d’avoir un balcon plus grand. Les membres du personnel MSC les rabattent aussi pour pouvoir plus facilement nettoyer les balcons ou faire de la maintenance. A ce propos, je précise que notre balcon a été nettoyé 2 fois, de l’extérieur, pendant la croisière ! Il nous demande alors de fermer à clef la baie et de tirer les rideaux …
Nous nous débarrassons de nos petites affaires dans la cabine et montons directement au buffet pont 14. La nourriture est correcte et le buffet bien fourni. Les pizzerias sont bonnes mais il n’y a pas suffisamment de garniture.
Lorsque nous revenons à notre cabine, le steward se présente et nous dis la formule habituelle : il est à notre disposition, nous demande à quel service du diner nous sommes et ne pas hésiter à le contacter … On nous livre ensuite nos 2 valises et nous rangeons nos affaires dans ce placard plus petit que d’habitude.
Nous nous reposons un peu mais sans profiter du balcon ! En effet la baie est resté fermée car juste en face de notre cabine, sur l’autre rive du port, il y a une grosse usine qui charge et décharge des containers ainsi que de grosses quantités de ce qui semble être du blé. Tout ceci se fait dans un vacarme assourdissant !
Enfin, vers 18 heures comme prévue, le MSC DIVINA quitte doucement le port nous éloignant ainsi peu à peu de ce vacarme. On ouvre enfin la baie pour regarder le départ sur notre balcon.
Je précise que les horaires qui étaient précisées sur la descriptif de la croisière n’ont pas toujours été respectées : certaines escales ont été rallongées, d’autres raccourcies .A Cannes par exemple, on devait arriver à 10h30 pour repartir à 19 h. On est finalement arrivé à 10 h pour repartir à 18h …
Nous nous préparons ensuite pour le spectacle au théâtre (il peut accueillir 1603 personnes !) qui commence à 19h45. Pour ceux qui ont pris le second service comme nous, le spectacle est avant le diner. C’est l’inverse pour ceux du premier service. Magnifique spectacle comme toujours. Il n’y a pas eu de spectacle le soir de l’escale à Palma de Majorque. Nous allons ensuite diner au restaurant à 21h15, heure du second service (le premier était à 19h30 je crois). Nous découvrons notre table attribuée et les passagers qui partagent cette table avec nous : un couple de belges adorables, très sympathiques et qui ont également réservés chez AZUR CROISIERES.
Le diner à la carte est délicieux même si parfois la quantité est un peu limite surtout les plats de pâtes (c’est pourtant ce qui leur coûte le moins cher !). Les plats de viande ou ceux indiqués par la mention « suggestion du chef » sont au contraire plus copieux. Personnellement, je prenais à chaque fois une entrée + une soupe chaude ou froide (type gaspacho) + le plat principal + une assiette de fromage + un dessert.
Nous n’avons pas pris de forfait boissons qui sont certes à un prix intéressant par rapport à ce qu’ils vous proposent mais vous payez malgré tout plus et consommez plus que si vous consommez au verre. Nous prenions simplement une bouteille d’eau au diner et de temps en temps au bar une bière, un café ou un cocktail. A chaque fois pour une croisière de 8 jours nous ne dépensons pas plus de 30 € / personne en boissons et on ne s’est jamais senti frustré !
Nos voisins belges étaient en fait des personnes modestes et ils n’avaient pas les moyens de mettre beaucoup d’argent : pas de spa/hammam/sauna, pas d’excursions, pas d’assurance, pas de photos, pas de cocktails ou café .... Ils ont acheté la croisière en cabine intérieure BELLA ainsi qu’un forfait de 7 bouteilles d’eau (ils nous ont d’ailleurs donné leur dernière bouteille dont ils n’avaient pas besoin lors du dernier diner). Ils nous ont également expliqués qu’ils économisaient pour pouvoir s’offrir une croisière MSC par an (toujours en intérieure BELLA). C’est leur petit luxe à eux, ils en sont fiers, leur entourage les enviait. Ils avaient l’impression d’être dans un hôtel 5 étoiles pendant 1 semaine d’autant plus cette semaine puisqu’ils ont été surclassés comme nous en cabine balcon ! Ils avaient leurs cartes MSC CLUB GOLD qui leur permettaient d’avoir 10 % de réduction.
Après le diner, nous nous couchons. J’ai été réveillé au milieu de la nuit par un bruit récurrent dans notre cabine. Le paquebot tangue légèrement. Je finis par me lever pour m’apercevoir que c’est la baie qui bouge dans le rail de glissement. « Il y a du jeu » comme on dit. Je plie en 4 le journal de bord et le glisse à l’endroit où ça bouge. Ce n’est pas très élégant mais au moins plus de bruits !
A propos du bruit, j’ai été réveillé tôt le premier matin par le bruit des plateaux sur roulettes des membres du personnel qui roulaient sur les baguettes en métal qui traversent la largeur du couloir au niveau des portes incendies. Il y en avait une à proximité immédiate de notre cabine. Çà a été le seul matin où j’ai été réveillé par ce bruit. Je pense que j’ai fini par m’y habitué. Notre cabine se trouvait pas très loin des ascenseurs et l’on entendait légèrement la musique d’ambiance ainsi que les aspirateurs des membres du personnels pour nettoyer le palier. Mais là aussi, cela ne nous pas bien dérangé…
JOUR 2 – EN MER Nous profitons de cette journée en mer pour visiter le paquebot. Je n’entrerais pas dans le détail sur le MSC DIVINA d’autant plus que c’est le jumeau du MSC SPLENDIDA que nous connaissons déjà. C’est un beau paquebot. Vous pouvez cliquer sur le lien suivant puis cliquer à nouveau sur la petite ligne « vidéo » pour vous faire une idée de ce navire.
http://www.msccroisieres.fr/fr_fr/Navires/MSC-Divina.aspx
Nous en profitons également pour aller au bureau des excursions pour vérifier si les nôtres réservées sur internet ont bien été enregistrées d’autant plus qu’entre temps, il y a eu une modification de la part de MSC du système de réservations. On nous confirme que tout est bien enregistré. Nous avons bien reçu nos tickets de réservation mais ils étaient déposés sur la porte de la cabine côté extérieure (couloir), ce que je n’ai pas trop aimé. Cela peut paraître stupide mais je craignais qu’on nous les vole ! Il n’y a en effet aucune vérification quand vous présentez ces tickets au moment de l’excursion entre votre propre numéro de cabine et le numéro de cabine inscrit sur le ticket de l’excursion ! Jusqu’à présent, ils étaient soit insérés sous la porte, soit déposés dans notre cabine.
Nous recevons un petit mot nous précisant que ce soir en tant que membre MSC CLUB nous sommes invités à un cocktail en présence du Capitaine et de ses officiers dans l’un des salons. Nous y allons puis comme tous les soirs spectacle et dîner. Ce soir, c’est la première soirée de gala.
Je vais vous faire un compte rendu de notre croisière en méditerranée à bord du MSC DIVINA qui a eu lieu de 20 au 27 mai. J’espère qu’il vous sera utile et je suis bien sûr à votre disposition pour toutes questions. Les sujets de discussion, les avis, les comptes rendus, … de ce forum me sont bien utiles pour organiser mes croisières, il est donc normal que j’y participe aussi !
Nous devions faire initialement une croisière à bord du MSC ARMONIA début septembre toujours en méditerranée mais pour des raisons professionnelles, nous avons dû annuler.
Nous avons finalement décidé de partir en mai sur le MSC DIVINA. Nous avions repérer une offre promotionnelle sur ce paquebot et le fait que cette croisière était au départ et à l’arrivée de Barcelone nous arrangeait car ce n’est seulement qu’à 4h ½ de route de Montauban.
Nous avons acheté cette croisière chez AZUR CROISIERES en cabine extérieure BELLA garantie. Nous avons finalement été surclassés en cabine balcon ! La catégorie de prestation n’a pas bougée elle par contre : BELLA alors que la cabine balcon que l’on nous a attribuée était normalement une FANTASTICA.
J’illustrerai ce compte-rendu avec des photos surtout les jours d’escales.
L’itinéraire est le suivant : Barcelone / en mer / Naples / Civitavecchia / La Spezzia / Cannes / Palma de Majorque / Barcelone
JOUR 1 – BARCELONE Nous quittons Montauban sous un ciel nuageux et pluvieux dans la matinée et arrivons à Barcelone en début d’après-midi. Le temps est couvert mais il ne pleut pas. L’embarquement commence à 14 heures. Comme il n’y a pas de parking à proximité immédiate des paquebots comme c’est le cas à Marseille, nous déposons la voiture à « VALET PARKING » que nous connaissons déjà car nous avions fait appel à leur service lors de notre croisière sur le CARNIVAL BREEZE en 2012.
http://valetparking.es/?lang=fr
Nous avons acheté le service « EXCLUSIVE ». Il faut déposer la voiture directement dans leur parking qui est fermé et surveillé apparemment. Il vous transporte ensuite individuellement avec les bagages dans leur propre navette, qui est en fait une voiture, pour vous déposer au pied du paquebot. Le jour du débarquement, vous les appelez, ils viennent vous chercher toujours individuellement au pied du paquebot et vous ramène à leur parking où vous récupérez votre voiture. Il existe également le service « VIP » et «PREMIUM ».
Leur navette nous dépose donc au pied du paquebot. Le MSC DIVINA est le seul paquebot dans le port maritime. A proximité, nous apercevons le luxueux hôtel « W » avec son architecture si particulière avec des yachts amarrés à proximité.
Nous mettons les étiquettes à nos valises et les laissons aux porteurs. Nous rentrons dans la gare maritime pour nous apercevoir alors qu’il y a une longue queue pour l’embarquement. On nous donne un petit papier où est imprimé un mot. Nous n’avons pas compris à quoi il pouvait servir car nous faisons la queue tout de suite.
Les procédures habituelles d’embarquement se font finalement assez rapidement comme toujours d’ailleurs. On nous donne la carte MSC qui va nous servir pour toute la croisière et constatons avec plaisir que nous sommes bien au deuxième service pour le diner comme nous le souhaitions. Sur le carnet de voyage que nous avions reçu par mail quelques semaines auparavant, nous étions sur une liste d’attente pour le choix de ce service.
Nous passons les portiques de sécurité, nous nous faisons prendre en photo et montons ensuite dans le paquebot pour nous diriger directement vers notre cabine balcon au pont 9.
C’est la première fois que nous voyageons en cabine balcon. Jusqu’à présent, nous avions toujours des cabines extérieures. Je m’amuse à comparer ces 2 catégories de cabine MSC et constate avec surprise que le placard de la cabine balcon est plus petit que celui de la cabine extérieure ! Par contre, la paroi de douche est en fait deux parois vitrées qui s’ouvrent et non une simple toile. La décoration est aussi beaucoup plus raffinée, plus belle.
On accède au balcon par une baie coulissante et non par une porte battante comme c’est le cas chez COSTA par exemple. Cette baie coulissante à 2 avantages par rapport à la porte battante : elle ne claque pas et on peut la laisser ouverte. Avec la porte battante, ce n’est pas possible car le vérin fait claquer automatiquement la porte. Il faut sinon retenir cette porte battante avec une chaise.
J’ai constaté également que le soleil allait rarement sur le balcon et dans la cabine car notre balcon est en retrait par rapport au flanc du paquebot et en plus il y a un masque au-dessus de ce balcon dû à l’avancé du buffet au pont 14. Dans la cabine extérieure, nous étions à flanc de navire (pont 5), pas de masque au-dessus et le soleil rentrait facilement dans la cabine.
Enfin, autre différence, dès que des voisins sortent sur leurs balcons, on les attend parler, discuter, s’amuser, … ce qui n’est évidemment pas le cas en cabine extérieure.
Mais malgré ces petits désagréments, nous sommes bien sur enchantés de notre sur classement et bien content d’avoir cette cabine qui offre non seulement l’avantage d’accéder à un balcon avec 2 chaises et une petite table mais également d’accéder à l’air libre (les sabords des cabines extérieures ne s’ouvrent pas ) et d’avoir une plus grande vue vers l’extérieure que le sabord.
Les lits sont placés différemment aussi.
J’ai constaté également que les parois qui séparent les balcons pouvaient s’ouvrir et se rabaisser par un système de serrures. Ces parois peuvent ainsi se rabattre si vous achetez 2 cabines communicantes vous permettant ainsi d’avoir un balcon plus grand. Les membres du personnel MSC les rabattent aussi pour pouvoir plus facilement nettoyer les balcons ou faire de la maintenance. A ce propos, je précise que notre balcon a été nettoyé 2 fois, de l’extérieur, pendant la croisière ! Il nous demande alors de fermer à clef la baie et de tirer les rideaux …
Nous nous débarrassons de nos petites affaires dans la cabine et montons directement au buffet pont 14. La nourriture est correcte et le buffet bien fourni. Les pizzerias sont bonnes mais il n’y a pas suffisamment de garniture.
Lorsque nous revenons à notre cabine, le steward se présente et nous dis la formule habituelle : il est à notre disposition, nous demande à quel service du diner nous sommes et ne pas hésiter à le contacter … On nous livre ensuite nos 2 valises et nous rangeons nos affaires dans ce placard plus petit que d’habitude.
Nous nous reposons un peu mais sans profiter du balcon ! En effet la baie est resté fermée car juste en face de notre cabine, sur l’autre rive du port, il y a une grosse usine qui charge et décharge des containers ainsi que de grosses quantités de ce qui semble être du blé. Tout ceci se fait dans un vacarme assourdissant !
Enfin, vers 18 heures comme prévue, le MSC DIVINA quitte doucement le port nous éloignant ainsi peu à peu de ce vacarme. On ouvre enfin la baie pour regarder le départ sur notre balcon.
Je précise que les horaires qui étaient précisées sur la descriptif de la croisière n’ont pas toujours été respectées : certaines escales ont été rallongées, d’autres raccourcies .A Cannes par exemple, on devait arriver à 10h30 pour repartir à 19 h. On est finalement arrivé à 10 h pour repartir à 18h …
Nous nous préparons ensuite pour le spectacle au théâtre (il peut accueillir 1603 personnes !) qui commence à 19h45. Pour ceux qui ont pris le second service comme nous, le spectacle est avant le diner. C’est l’inverse pour ceux du premier service. Magnifique spectacle comme toujours. Il n’y a pas eu de spectacle le soir de l’escale à Palma de Majorque. Nous allons ensuite diner au restaurant à 21h15, heure du second service (le premier était à 19h30 je crois). Nous découvrons notre table attribuée et les passagers qui partagent cette table avec nous : un couple de belges adorables, très sympathiques et qui ont également réservés chez AZUR CROISIERES.
Le diner à la carte est délicieux même si parfois la quantité est un peu limite surtout les plats de pâtes (c’est pourtant ce qui leur coûte le moins cher !). Les plats de viande ou ceux indiqués par la mention « suggestion du chef » sont au contraire plus copieux. Personnellement, je prenais à chaque fois une entrée + une soupe chaude ou froide (type gaspacho) + le plat principal + une assiette de fromage + un dessert.
Nous n’avons pas pris de forfait boissons qui sont certes à un prix intéressant par rapport à ce qu’ils vous proposent mais vous payez malgré tout plus et consommez plus que si vous consommez au verre. Nous prenions simplement une bouteille d’eau au diner et de temps en temps au bar une bière, un café ou un cocktail. A chaque fois pour une croisière de 8 jours nous ne dépensons pas plus de 30 € / personne en boissons et on ne s’est jamais senti frustré !
Nos voisins belges étaient en fait des personnes modestes et ils n’avaient pas les moyens de mettre beaucoup d’argent : pas de spa/hammam/sauna, pas d’excursions, pas d’assurance, pas de photos, pas de cocktails ou café .... Ils ont acheté la croisière en cabine intérieure BELLA ainsi qu’un forfait de 7 bouteilles d’eau (ils nous ont d’ailleurs donné leur dernière bouteille dont ils n’avaient pas besoin lors du dernier diner). Ils nous ont également expliqués qu’ils économisaient pour pouvoir s’offrir une croisière MSC par an (toujours en intérieure BELLA). C’est leur petit luxe à eux, ils en sont fiers, leur entourage les enviait. Ils avaient l’impression d’être dans un hôtel 5 étoiles pendant 1 semaine d’autant plus cette semaine puisqu’ils ont été surclassés comme nous en cabine balcon ! Ils avaient leurs cartes MSC CLUB GOLD qui leur permettaient d’avoir 10 % de réduction.
Après le diner, nous nous couchons. J’ai été réveillé au milieu de la nuit par un bruit récurrent dans notre cabine. Le paquebot tangue légèrement. Je finis par me lever pour m’apercevoir que c’est la baie qui bouge dans le rail de glissement. « Il y a du jeu » comme on dit. Je plie en 4 le journal de bord et le glisse à l’endroit où ça bouge. Ce n’est pas très élégant mais au moins plus de bruits !
A propos du bruit, j’ai été réveillé tôt le premier matin par le bruit des plateaux sur roulettes des membres du personnel qui roulaient sur les baguettes en métal qui traversent la largeur du couloir au niveau des portes incendies. Il y en avait une à proximité immédiate de notre cabine. Çà a été le seul matin où j’ai été réveillé par ce bruit. Je pense que j’ai fini par m’y habitué. Notre cabine se trouvait pas très loin des ascenseurs et l’on entendait légèrement la musique d’ambiance ainsi que les aspirateurs des membres du personnels pour nettoyer le palier. Mais là aussi, cela ne nous pas bien dérangé…
JOUR 2 – EN MER Nous profitons de cette journée en mer pour visiter le paquebot. Je n’entrerais pas dans le détail sur le MSC DIVINA d’autant plus que c’est le jumeau du MSC SPLENDIDA que nous connaissons déjà. C’est un beau paquebot. Vous pouvez cliquer sur le lien suivant puis cliquer à nouveau sur la petite ligne « vidéo » pour vous faire une idée de ce navire.
http://www.msccroisieres.fr/fr_fr/Navires/MSC-Divina.aspx
Nous en profitons également pour aller au bureau des excursions pour vérifier si les nôtres réservées sur internet ont bien été enregistrées d’autant plus qu’entre temps, il y a eu une modification de la part de MSC du système de réservations. On nous confirme que tout est bien enregistré. Nous avons bien reçu nos tickets de réservation mais ils étaient déposés sur la porte de la cabine côté extérieure (couloir), ce que je n’ai pas trop aimé. Cela peut paraître stupide mais je craignais qu’on nous les vole ! Il n’y a en effet aucune vérification quand vous présentez ces tickets au moment de l’excursion entre votre propre numéro de cabine et le numéro de cabine inscrit sur le ticket de l’excursion ! Jusqu’à présent, ils étaient soit insérés sous la porte, soit déposés dans notre cabine.
Nous recevons un petit mot nous précisant que ce soir en tant que membre MSC CLUB nous sommes invités à un cocktail en présence du Capitaine et de ses officiers dans l’un des salons. Nous y allons puis comme tous les soirs spectacle et dîner. Ce soir, c’est la première soirée de gala.
Notre programme de 3 semaines dans l'Ouest américain cet été English translation pending
Bonjour notre départ cet été pour l'Ouest des USA approche mais il me reste beaucoup d'interrogations concernant l'organisation des journées. Je vous mets donc le programme détaillé de nos futures journées et les questions associées, merci d'avance à tous ceux qui me donneront leur avis et conseils!
Ah et j'ai oublié de préciser que nous serons 5 :les parents plutôt actifs, sportifs et très motivés et les enfants(quasi 15,13 et 10) en bonne condition physique mais peu motivés par les randonnées.
Jour1 Paris/ San Francisco en vol direct arrivée vers 13h20 heure locale , récupération d'un suv full size chez Alamo. Nuit hôtel Travelodge by the bay sur Lombard street , arrivée prévue vers 17H à l'hôtel. Pour la fin d'AM si on a le courage courses pour l'achat de la glacière et surtout du gps et si le temps le permet pique-nique sur Baker beach. Je vous mets notre programme sur San Francisco mais j'avais déjà eu pas mal de conseils et nous avons fait nos choix en fonction et donc peu de questions, par contre n'hésitez pas à me dire si vous trouvez les journées trop chargées que je les retravaille en fonction de nos priorités.
Jour 2 On pense profiter du décalage horaire et partir tôt de l'hôtel vers 7h par exemple avec au programme descente de Lombard street en voiture puis aller vers Alamo square et les painted ladies puis Twin peaks si le ciel est dégagé.Ensuite direction Muir woods avec comme objectif d'y être pour 8H30, départ vers 11H pour Marin city puis Sausalito et Bonita Point. J'aimerais inclure une balade sur le pont et si possible après être allé à Muir woods mais du coup peut-on espérer se garer sans trop de difficultés et si oui où? On sera un mercredi. Retour à l'hôtel vers 16/17 h petit repos et départ pour le pier 39 pour manger à Bubba gump.
Jour 3 J'ai réservé Alcatraz early bird tour, au début on voulait faire le tour de nuit mais on s'est dit qu'on serait trop fatigués en soirée du fait du décalage horaire. Après Alcatraz, Coit tower , quartier de china town puis union square pour finir vers 18H au cheesecake factory au dessus de Macy's.Retour hôtel en bus, dans cette journée déjà bien chargée je voudrais réussir à inclure un tour de cable car...pas gagné!
Jour 4 Si pas encore de tour en cable car de fait j'ai prévu de le prendre tôt le matin à Hyde pier en direction de Powel puis de prendre le tram en direction du golden gate park où on aimerait être avant 10H pour bénéficier de l'entrée gratuite au Japanese Tea Garden. Ensuite on veut visiter la California Academy of sciences .Départ du musée max à 15H puis direction le présidio et surtout Fort Point en transport en commun.Retour à pieds par la marina ou en bus si trop fatigués. On sera un vendredi soir et j'ai prévu de manger au food trucks qui sont sur la marina le vendredi soir .Voilà ce sera la dernière journée à San Francisco.
Jour1 Paris/ San Francisco en vol direct arrivée vers 13h20 heure locale , récupération d'un suv full size chez Alamo. Nuit hôtel Travelodge by the bay sur Lombard street , arrivée prévue vers 17H à l'hôtel. Pour la fin d'AM si on a le courage courses pour l'achat de la glacière et surtout du gps et si le temps le permet pique-nique sur Baker beach. Je vous mets notre programme sur San Francisco mais j'avais déjà eu pas mal de conseils et nous avons fait nos choix en fonction et donc peu de questions, par contre n'hésitez pas à me dire si vous trouvez les journées trop chargées que je les retravaille en fonction de nos priorités.
Jour 2 On pense profiter du décalage horaire et partir tôt de l'hôtel vers 7h par exemple avec au programme descente de Lombard street en voiture puis aller vers Alamo square et les painted ladies puis Twin peaks si le ciel est dégagé.Ensuite direction Muir woods avec comme objectif d'y être pour 8H30, départ vers 11H pour Marin city puis Sausalito et Bonita Point. J'aimerais inclure une balade sur le pont et si possible après être allé à Muir woods mais du coup peut-on espérer se garer sans trop de difficultés et si oui où? On sera un mercredi. Retour à l'hôtel vers 16/17 h petit repos et départ pour le pier 39 pour manger à Bubba gump.
Jour 3 J'ai réservé Alcatraz early bird tour, au début on voulait faire le tour de nuit mais on s'est dit qu'on serait trop fatigués en soirée du fait du décalage horaire. Après Alcatraz, Coit tower , quartier de china town puis union square pour finir vers 18H au cheesecake factory au dessus de Macy's.Retour hôtel en bus, dans cette journée déjà bien chargée je voudrais réussir à inclure un tour de cable car...pas gagné!
Jour 4 Si pas encore de tour en cable car de fait j'ai prévu de le prendre tôt le matin à Hyde pier en direction de Powel puis de prendre le tram en direction du golden gate park où on aimerait être avant 10H pour bénéficier de l'entrée gratuite au Japanese Tea Garden. Ensuite on veut visiter la California Academy of sciences .Départ du musée max à 15H puis direction le présidio et surtout Fort Point en transport en commun.Retour à pieds par la marina ou en bus si trop fatigués. On sera un vendredi soir et j'ai prévu de manger au food trucks qui sont sur la marina le vendredi soir .Voilà ce sera la dernière journée à San Francisco.
Intérêt de l'Ouest américain? (avec enfants) English translation pending
j'en vois déjà qui ont bondit à la lecture du titre !!! ne vous méprenez pas je suis sure que l'ouest américain est tout à fait digne d'intérêt !!! j'ai juste quelques questions en vue d'un futur voyage avec les enfants
1- Est-ce que les enfants sont intéressés longtemps par les paysages , aussi grandioses soient-ils ? j'ai l'impression que je risque d'entendre des réflexions du genre "y'en a marre des montagnes !!" 2- il y a-t-il un âge plus adapté pour les emmener 3- faut-il une bonne condition physique car à la lecture des carnets , j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de rando 4- compte tenu des distances , peut-on envisager San Francisco , le grand canyon (et ceux plus petis dont j'ai oublié le nom) , death valley , las vegas , los angeles dans le même voyage de 3/4 semaines ?
je n'ai pas de questions très précises pour l'instant , on est bien loin d'entamer ne serait-ce que l'organisation !!! mais j'aimerais avoir vos ressentis et le pourquoi de ce choix ... merci d'avance
1- Est-ce que les enfants sont intéressés longtemps par les paysages , aussi grandioses soient-ils ? j'ai l'impression que je risque d'entendre des réflexions du genre "y'en a marre des montagnes !!" 2- il y a-t-il un âge plus adapté pour les emmener 3- faut-il une bonne condition physique car à la lecture des carnets , j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de rando 4- compte tenu des distances , peut-on envisager San Francisco , le grand canyon (et ceux plus petis dont j'ai oublié le nom) , death valley , las vegas , los angeles dans le même voyage de 3/4 semaines ?
je n'ai pas de questions très précises pour l'instant , on est bien loin d'entamer ne serait-ce que l'organisation !!! mais j'aimerais avoir vos ressentis et le pourquoi de ce choix ... merci d'avance