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Fraîcheur dans le nord-ouest et nord-est de l'Inde en juin 2013? English translation pending
Je pars avec ma fille de 20 ans tout le mois de Juin en Inde du nord.
Probablement nous allons atérrir à Delhi mais notre itinéraire n'est pas encore établi.
Notre souci, c'est celui de savoir où il ne fera pas 48 ou 50°, car à priori c'est la température qu'il fait du côté de Delhi ou en tous cas de Bénarès en Juin, à la limite du supportable ( et moi je ne peux partir que là), du coup j'hésite beaucoup à rester tout le mois dans cette région. On m'a dit que plus au Nord-Ouest ou Est de Delhi, il y fait plus frais.
Des personnes on-elles des expériences par rapport à ces régions (cachemire etc..?), les distances, ce qu'il y a à découvrir, les hébergements ...
(Je sais que du côté Népal il y fait plus frais mais c'est mieux d'y aller tout un mois.)
Merci encore pour vos bonnes infos, et vos bons plans...
Java, Bali, Lombok, Florès avec des adolescents en août 2013, circuit, visites...? English translation pending
Préparation d'un voyage en Indonésie en famille pour 2013
Bonjour à tous !
Je suis en train de préparer sérieusement notre voyage familial en Indonésie en août 2013. Nous partons à 2 adultes et 2 ado de 15 et 17 ans. Java, Bali, Lombock et Florès sont les îles que nous souhaiterions visiter. Nous arriverions toute fin juillet et restons 23 à 25 jours. Sachant que le Ramadan se termine le 8 août 2013, par quelle île nous faut-il commencer ?
Sinon, nous avons des passeports à renouveler, celui des enfants... A votre avis, nous faut-il attendre de les récupérer avant de prendre les billets ou alors les n° de passeport sont-ils obligatoires ou alors, on peut faire sans ??
Sinon, quel vol prendre Paris - Singapour ou Paris - Java ou Paris - Kuala Lumpur ??? Sachant que le Paris - Bali est encore plus cher ... Sinon, un vol depuis la France puis un autre Kuala Lumpur - Java ... ou autre ...
Sinon, avec des ados, comment voyager en Indonésie ? Sachant que ce sera voyage sac à dos et non valise à roulette ... Location de voiture ou alors de petite moto ??
Quels circuits réaliser ? Mes enfants ne connaissent pas du tout l'Asie donc pourquoi pas un peu de Bali mais pas trop car je crois que depuis c'est devenu très très touristique. Bref, que découvrir, que visiter ? Que partager ?
Merci de votre aide.
Je suis en train de préparer sérieusement notre voyage familial en Indonésie en août 2013. Nous partons à 2 adultes et 2 ado de 15 et 17 ans. Java, Bali, Lombock et Florès sont les îles que nous souhaiterions visiter. Nous arriverions toute fin juillet et restons 23 à 25 jours. Sachant que le Ramadan se termine le 8 août 2013, par quelle île nous faut-il commencer ?
Sinon, nous avons des passeports à renouveler, celui des enfants... A votre avis, nous faut-il attendre de les récupérer avant de prendre les billets ou alors les n° de passeport sont-ils obligatoires ou alors, on peut faire sans ??
Sinon, quel vol prendre Paris - Singapour ou Paris - Java ou Paris - Kuala Lumpur ??? Sachant que le Paris - Bali est encore plus cher ... Sinon, un vol depuis la France puis un autre Kuala Lumpur - Java ... ou autre ...
Sinon, avec des ados, comment voyager en Indonésie ? Sachant que ce sera voyage sac à dos et non valise à roulette ... Location de voiture ou alors de petite moto ??
Quels circuits réaliser ? Mes enfants ne connaissent pas du tout l'Asie donc pourquoi pas un peu de Bali mais pas trop car je crois que depuis c'est devenu très très touristique. Bref, que découvrir, que visiter ? Que partager ?
Merci de votre aide.
Compléter mon séjour de quinze jours en Corse à moto English translation pending
Bonjour à tous;
je pense passer 15 jours en corse pendant les vacances d'été 2013. J'ai établi un itinéraire et j'aurai voulu quelques conseils touristique pour compléter mon tour de corse en 15 jours.
Je voyage avec mon épouse en moto et nous dormons dans les différents camping.
Je suis attentif à tous renseignements et vous en remercie d'avance.
Nous sommes impatient de partir cette été.
Bonnes vacances à vous tous......
Je publie mon itinéraire
1ère journée : L'ILE ROUSSE – ST FLORENT *Distance au environ de 46 KMS Débarquement à l'Ile Rousse Visite en matinée de la ville de St FLORENT Après midi direction St FLORENT par la côte par N197/1197 puis D81 ( Arrêts en route à la plage d'OSTRICONI puis diverses pauses suivant paysage en traversant le DESERT DES AGRIATES. Arrivée à ST FLORENT au camping ( Repas à ST Florent )
2ème journée : Journée complète à St FLORENT ( Visites diverses de la ville) (Pour notre compte journée complète à la plage si possible à celle du LOTU avec son eau turquoise ) Question :Je voudrais savoir un chemin praticable pour me rapprocher le plus possible de cette plage ?
3ème journée : St FLORENT – MACINAGGIO en longeant la côte *Distance au environ de 86 KMS via NONZA -CANARI – PINO – MUTE – port de CENTURI – BARCAGGIO ( Pointe de l'île )- MACINAGGIO Arrivée à Macinaggio en fin de journée au camping. ( Arrêts divers et repas en route suivant paysage et ville, plage de NONZA au passage)
4ème journée : Journée complète à MACINAGGIO ( Promenade + plage + un peu de repos cela ne fera pas de mal aux fesses !!!! )
5ème journée : MACINAGGIO – CORTE * Distance au environ de 104 KMS suivant itinéraire. Via BASTIA – PONTE-LECCIA – CORTE Question : Plusieurs routes s'offrent à nous, pourriez vous nous indiquer SVP la plus belle ? Les visites en chemin ? Visite en matinée de la ville de BASTIA puis arrêts et repas en route suivant paysage. Arrivée au camping de CORTE en fin de journée.
6ème journée : Journée complète à CORTE. Visite le matin de la citadelle puis déjeuner à CORTE Après midi, ballade sur la route de la vallée de la RESTONICA jusqu'aux bergeries puis un peu de marche pour voir les différents lacs au dessus.
7ème journée : CORTE – PORTO-VECCHIO *Distance au environ de 174 kms Via GHISONI – AULLENE – ZONZA – PORTO-VECCHIO ( Arrêts et visites et repas au fil de la route ) je crois qu'il y a quelques cascades au col d'Illarata. Question : Pourriez-vous nous dire SVP ce qu'il faut voir et visiter en suivant cette route. Arrivée fin de soirée au camping près de PORTO-VECCHIO.
8ème journée : Journée autour de PORTO-VECCHIO avec le choix des nombreuses plages : Plage de CARATAGGIO – SANTA GIULIA ou RONDINARA La fin de soirée et début de nuit repas et visite de BONIFACIO.
9ème journée : PORTO-VECCHIO – ABBARTELLO * Distance au environ de 104 Kms via BONIFACIO – SARTENE – PROPRIANO – ABBARTELLO Visite le matin en route de la ville de BONIFACIO + falaises et sans doute les îles LAVEZI Déjeuner à BONIFACIO Arrêt en route à la plage de ROCCAPINA Puis camping de ABBARTELLO en fin de journée
10ème journée : Journée autour de PROPRIANO Plage en matinée et déjeuner à PROPRIANO Après midi petite boucle des villages de montagne ( OLMETTO – CASALABRIVA – PETRETO-BICCHISANO puis retour par le haut D757. Retour camping en soirée. Question : Pourriez vous nous dire SVP les sites à visiter autour de POPRIANO
11ème journée : ABBARTELLO – PORTO-OTA * Distance au environ de 139 Kms via SERRADI FERRO – ACQUA DORIA – PORTIGLIOLO – AJACCIO – CARGESE – PIANA – PORTO Petit déjeuner en route à AJACCIO et visite de la ville Remonter sur PORTO avec visite rapide de CARGESE et arrêt obligatoire aux calanches de PIANA. Arrivée au camping de PORTO en fin de journée
12ème journée : Journée complète à PORTO pour dernier bronzage avant fin des vacances et un peu de repos (Ballades à pied et sans bruit le long des côtes !!!!!)
13ème journée : PORTO-CALVI * Distance au alentour de 80 Kms via PARTINELLO – OSANI – L'ARGENTELLA – MANSU – CALVI Arrêts et pause suivant paysage au cours de la route Arrivée au camping en fin d 'après midi Question : Pourriez vous nous indiquer SVP les sites à voir au cours de ce trajet
14ème Journée : Journée complète à CALVI et les alentours Visite de la ville et de citadelle en matinée + phare de la PUNTA REVELLATA Après midi ballade à NOTRE DAME DE LA SIERRA+ baignade s'il nous reste du temps 15eme journée : CALVI – L'ILE ROUSSE * Distance 24 Kms Embarquement sur le bateau et retour au ''bercail''
1ère journée : L'ILE ROUSSE – ST FLORENT *Distance au environ de 46 KMS Débarquement à l'Ile Rousse Visite en matinée de la ville de St FLORENT Après midi direction St FLORENT par la côte par N197/1197 puis D81 ( Arrêts en route à la plage d'OSTRICONI puis diverses pauses suivant paysage en traversant le DESERT DES AGRIATES. Arrivée à ST FLORENT au camping ( Repas à ST Florent )
2ème journée : Journée complète à St FLORENT ( Visites diverses de la ville) (Pour notre compte journée complète à la plage si possible à celle du LOTU avec son eau turquoise ) Question :Je voudrais savoir un chemin praticable pour me rapprocher le plus possible de cette plage ?
3ème journée : St FLORENT – MACINAGGIO en longeant la côte *Distance au environ de 86 KMS via NONZA -CANARI – PINO – MUTE – port de CENTURI – BARCAGGIO ( Pointe de l'île )- MACINAGGIO Arrivée à Macinaggio en fin de journée au camping. ( Arrêts divers et repas en route suivant paysage et ville, plage de NONZA au passage)
4ème journée : Journée complète à MACINAGGIO ( Promenade + plage + un peu de repos cela ne fera pas de mal aux fesses !!!! )
5ème journée : MACINAGGIO – CORTE * Distance au environ de 104 KMS suivant itinéraire. Via BASTIA – PONTE-LECCIA – CORTE Question : Plusieurs routes s'offrent à nous, pourriez vous nous indiquer SVP la plus belle ? Les visites en chemin ? Visite en matinée de la ville de BASTIA puis arrêts et repas en route suivant paysage. Arrivée au camping de CORTE en fin de journée.
6ème journée : Journée complète à CORTE. Visite le matin de la citadelle puis déjeuner à CORTE Après midi, ballade sur la route de la vallée de la RESTONICA jusqu'aux bergeries puis un peu de marche pour voir les différents lacs au dessus.
7ème journée : CORTE – PORTO-VECCHIO *Distance au environ de 174 kms Via GHISONI – AULLENE – ZONZA – PORTO-VECCHIO ( Arrêts et visites et repas au fil de la route ) je crois qu'il y a quelques cascades au col d'Illarata. Question : Pourriez-vous nous dire SVP ce qu'il faut voir et visiter en suivant cette route. Arrivée fin de soirée au camping près de PORTO-VECCHIO.
8ème journée : Journée autour de PORTO-VECCHIO avec le choix des nombreuses plages : Plage de CARATAGGIO – SANTA GIULIA ou RONDINARA La fin de soirée et début de nuit repas et visite de BONIFACIO.
9ème journée : PORTO-VECCHIO – ABBARTELLO * Distance au environ de 104 Kms via BONIFACIO – SARTENE – PROPRIANO – ABBARTELLO Visite le matin en route de la ville de BONIFACIO + falaises et sans doute les îles LAVEZI Déjeuner à BONIFACIO Arrêt en route à la plage de ROCCAPINA Puis camping de ABBARTELLO en fin de journée
10ème journée : Journée autour de PROPRIANO Plage en matinée et déjeuner à PROPRIANO Après midi petite boucle des villages de montagne ( OLMETTO – CASALABRIVA – PETRETO-BICCHISANO puis retour par le haut D757. Retour camping en soirée. Question : Pourriez vous nous dire SVP les sites à visiter autour de POPRIANO
11ème journée : ABBARTELLO – PORTO-OTA * Distance au environ de 139 Kms via SERRADI FERRO – ACQUA DORIA – PORTIGLIOLO – AJACCIO – CARGESE – PIANA – PORTO Petit déjeuner en route à AJACCIO et visite de la ville Remonter sur PORTO avec visite rapide de CARGESE et arrêt obligatoire aux calanches de PIANA. Arrivée au camping de PORTO en fin de journée
12ème journée : Journée complète à PORTO pour dernier bronzage avant fin des vacances et un peu de repos (Ballades à pied et sans bruit le long des côtes !!!!!)
13ème journée : PORTO-CALVI * Distance au alentour de 80 Kms via PARTINELLO – OSANI – L'ARGENTELLA – MANSU – CALVI Arrêts et pause suivant paysage au cours de la route Arrivée au camping en fin d 'après midi Question : Pourriez vous nous indiquer SVP les sites à voir au cours de ce trajet
14ème Journée : Journée complète à CALVI et les alentours Visite de la ville et de citadelle en matinée + phare de la PUNTA REVELLATA Après midi ballade à NOTRE DAME DE LA SIERRA+ baignade s'il nous reste du temps 15eme journée : CALVI – L'ILE ROUSSE * Distance 24 Kms Embarquement sur le bateau et retour au ''bercail''
Quizz: douze voyages pour douze mois English translation pending
Bonjour à tous 🙂
Petit jeu de reconnaissance... Dans quels pays ont été prises les 12 photos qui vont suivre ? (Trouvées sur le net, auteurs anonymes)
Je vous propose: (Des petits malins se sont insérés...)
Australie Autriche Cambodge Canada Cap Vert Chine Chypre Croatie Ecosse Espagne Etats-Unis France Iran Irlande Liban Jordanie Mexique Mongolie Pays Bas Portugal Serbie Suisse Tibet Turquie Vietnam
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Petit jeu de reconnaissance... Dans quels pays ont été prises les 12 photos qui vont suivre ? (Trouvées sur le net, auteurs anonymes)
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Récit de voyage - Botswana / Namibie - mai 2011 English translation pending
Récit de voyage - Botswana / Namibie - mai 2011
Mieux vaut tard que jamais 😊

Carole, 35 ans, et Matei, 40 ans. Notre premier voyage en Namibie date de mars 2009. Deux semaines et demie de pur bonheur. Le Damaraland, Sossusvlei et le NamibRand.
Une année plus tard, à la même période, on a commencé à rêver toutes les nuits de Namibie : le pays nous manquait, il fallait qu’on y retourne. Et avec le Botswana cette fois-ci.
On avait très envie de repartir à la même période, qui nous avait plu pour plusieurs raisons : la végétation verte et haute, l’eau dans les lits de rivières, très peu de monde (souvent nous étions seuls dans les lodges, aux petits soins), une température très agréable nuit et jour, et la découverte des animaux par surprise, au détour d’un buisson ou d’une dune. La basse saison présentait aussi l’avantage de pouvoir improviser sur place, décider du jour au lendemain l’itinéraire et la prochaine étape, à des prix inférieurs à la haute saison.
Mais pour diverses raisons, nous avons du décaler le voyage au mois de mai. Ce qui s’est avéré un coup de chance, car les pluies ont été très tardives et nous sommes arrivés peu après les dernières gouttes. Des connaissances qui étaient dans le Kalahari quinze jours avant nous, ont passé une semaine sous l’eau avec toutes les complications au niveau de l’état des pistes.
Le premier voyage s’était fait de guesthouse en lodge, ne connaissant pas du tout l’Afrique, nous n’étions pas rassurés à l’idée de camper au milieu des bêtes sauvages, grosses comme petites.
Cette fois-ci, ce serait mixte, moitié camping et bivouac, moitié lodge et guesthouse. Et donc la célèbre tente sur le toit, si pratique (et gardant un peu de distance avec les bêtes : ). On l’a trouvée cependant aussi très peu confortable, et notre sommeil s’en est ressenti : lorsque l’un bouge, toute la voiture bouge, et du coup l’autre aussi : ) Et de plus on est assez à l’étroit. Au final des nuits pas très reposantes, et une conviction : la prochaine fois, c’est tente au sol, sans hésitation!
Nous sommes donc partis dimanche 8 mai 2011, pour un mois de voyage entre le Botswana et la Namibie : Victoria Falls, Chobe, Savuti, Moremi, Magkadigkadi, Okavango, Damaraland, Kaokoland.
Les carnets de voyage d’autres membres du forum, notamment celui de Pierre77 qui nous a précédé sur un itinéraire quasiment identique, nous ont été précieux, un grand merci!
Lundi 9 mai - jour 1 Victoria Falls Après une escale à Francfort, et une autre à Johannesburg, nous atterrissons à Victoria Falls. Le vol entre Francfort et Johannesburg n’étant pas complet, on a pu avoir des sièges avec de la place pour les jambes. Une chance, dont on a bien profité! Une fois les formalités de visa accomplies (en euros ou en USD, mais ce n’est pas le même comptoir, donc on a fait deux fois la queue : ), un transfert nous attend pour nous emmener à la guesthouse Amadeus. En chemin nous déposons un couple au Vic Falls Safari Lodge, et premier contact avec la nature : le lodge est très beau, tout en bois, et en traversant le lobby pour aller sur la terrasse, on a une vue plongeante sur la savane, un beau point d’eau, et ... 4 éléphants, qui barbotent à quelque distance... Ca nous avait manqué, et nous sommes toujours aussi impressionnés.

La guesthouse Amadeus est simple, confortable, nous sommes les seuls, et peu de temps après on nous emmène faire un sunset cruise sur le Zambèze. Le soleil est orange, le GinTo bienvenu, on voit quelques hippos entre les rires tonitruants des canadiens qui nous accompagnent. Pas mécontents de retourner au calme, on mange un morceau et se couche à 20h.
Mardi 10 mai - jour 2 Victoria Falls > Kasane Départ tôt pour voir les chutes. A cette période on ne voit pas grand chose, le débit est tel qu’il y a un immense nuage de vapeur qui recouvre le tout. Par moments on découvre des bouts, et à d’autres c’est une vraie pluie tropicale («spray and mist») qui s’abat sur nos pèlerines. La faille est impressionnante, la forêt vierge inattendue, le volume d’eau ahurissant. C’est spectaculaire, sans être inoubliable.
La seule photo où on voit autre chose que de la vapeur d'eau...
Retour à la guesthouse, on remarque des troncs arrachés en pleine ville : les éléphants sont passés au cours de la nuit. Bagages faits, nous embarquons dans le minibus qui nous emmène à Kasane, au Botswana. Lors de la réservation de la voiture, on a opté pour la variante transfert entre Victoria Falls / Zimbabwe et Kasane / Botswana, qui s’avérait moins chère (12 €/p) et moins compliquée (taxes, formalités de douane) que de récupérer la voiture à Vic Falls et la faire retraverser la frontière. Personne à la douane, hormis des camions de transport de minerais (cuivre, cobalt) en provenance de RDC, en 10 mn c’est fait. On arrive au Chobe Safari Lodge, où nous attend Rex, de chez McKenzie 4x4, et notre Defender 130 Diesel. Nous faisons le tour en 2 heures et demie, on vérifie chaque pièce, et en particulier le téléphone satellite et le GPS. Bonne nouvelle, le téléphone satellite ainsi que les appels d’urgence sont offerts. Mauvaise nouvelle, ils ont oublié les «sand ladders». Une bière au bord de la Chobe river, on paye le solde de la voiture en cash. Au final, le Defender de McKenzie aura coûté, pour 11 jours, 1‘800 € (contre une offre de 2‘420 € pour le Land Cruiser de SelfDriveAdventures et 2‘050 € pour le Hilux basique 2.5L de Asco). On mange au buffet le soir, pas dément, entourés de russes et d’américains. Vivement le départ demain.
Mercredi 11 mai - jour 3 Kasane > Ihaha Chobe On se lève à l’aube pour un tour sur la Chobe River. L’eau est lisse et ample, l’air est froid, la lumière splendide, nous sommes seuls avec le guide, ainsi qu’un buffle, quelques oiseaux, plein d’hippopotames (dont les petits qui se dandinent ressemblent à des sharpei roses), des impalas, crocodiles et un magnifique hippotrague noir, puissant et d’apparence mythologique.


On ne verra pas d’éléphants, qui ne descendent que l’après-midi, et en cette saison ne traversent pas la rivière vers la Namibie, l’eau étant trop haute et les îles intermédiaires submergées. Retour à l’hôtel, et départ pour les courses. Déjeuner au Old House et sa terrasse très sympa, complément de courses, et enfin direction Sedudu Gate pour l’entrée dans le parc. Les journées sont courtes et celle-ce tire déjà gentiment sur sa fin. Nous avons 1h30 de soleil devant nous, et 30 km à parcourir jusqu’à Ihaha Campsite, ça devrait le faire. Erreur... A peine entrés dans le parc, nous découvrons une densité incroyable d’animaux, des troupeaux de centaines de buffles, des dizaines de girafes, et des éléphants de tous les côtés. C’est la première fois que nous conduisons dans un parc national, tout est nouveau, donc, prudents et patients, ayant lu les précautions concernant les éléphants, nous restons à distance, laissant passer. Sauf qu’il y en a partout, et lorsqu’un vieux mâle ou une femelle avec son petit mangent tout au bord de la piste, nous nous retrouvons coincés. Avec le soleil qui descend vite ... gloups. Heureusement, lors d’une marche arrière précautionneuse sur plusieurs dizaines de mètres (une mère et son petit suivaient la piste en se dirigeant vers nous), une voiture de Sud-Af nous dépasse : beaucoup plus audacieux (ou confiants, ou inconscients ?), ils ouvrent la route et nous les suivons de près, essayant de ne pas se faire semer. On passera comme ça 3 ou 4 situations délicates, avec mouvements de têtes mécontents et oreilles battantes. Sans eux, on y serait peut-être encore, à force d’être prudents et impressionnés/effrayés à la fois. Traçant derrière, on se désintéresse presque des girafes languides et si proches pour arriver enfin au campsite, soleil rasant. Ouf! Emplacement n°5 au bord de l’eau, on monte la tente, et invite notre voisin à un apéro très agréable pour le coucher de soleil. Tout en gardant l’oeil ouvert sur les buffles qui se promènent dans le coin, les rangers nous ont prévenus d’être attentifs à pied. Jesse est français, photographe professionnel et voyage seul depuis quelques semaines. Il répond à nos questions de novices, nous rassure, et on se remet de nos émotions. Puis dodo, première nuit dans le «bush»…

Jeudi 12 mai - jour 4 Ihaha Chobe La nuit a été longue, peuplée de bruits inconnus et de questions (c’est un hippo qui monte sur l’échelle? Un buffle qui prépare le petit déj?), on prend nos marques. Bonne nouvelle : pas de moustiques! La saison est censée être redoutable, mais le courant de la Chobe River est trop important et les moustiques absents : ) Réveil à l’aube, on se déplie tranquillement, tout le monde est parti, petit déjeuner royal (oeufs brouillés, bircher muesli) puis départ pour un drive vers Shimwanza Valley.

Le soleil est déjà chaud et on ne verra pas grand monde, quelques girafes, buffles et impalas, mais la balade est belle, isolée.

Déjeuner au camp et nouveau drive vers 15h, vers Serondela, avec l’envie - et l’appréhension - de revoir des éléphants. La piste principale étant parallèle à la rivière et les éléphants y descendant l’après-midi depuis l’intérieur du Parc, il est inévitable de les croiser. Ils traversent, à l’aller sans s’attarder, mais au retour prenant leur temps, tout au long de la piste : une pluie d’éléphants. On n’y avait pas pensé la veille, d’où le manque de temps prévu et le coup de stress. On descend au bord de la rivière, la presqu’île que nous visions s’est transformée en île, inaccessible.

Un grand éléphant mâle traverse, tandis que 3 autres batifolent au ralenti, se retournent dans l’eau les pattes en l’air. Le spectacle est délicieux. Dans l’intervalle le mâle est ressorti en face, et la ligne d’eau s’est dessinée sur sa peau poussiéreuse, comme s’il avait été trempé dans du chocolat. Retour au camp, plusieurs éléphants traversent la piste, c’est magique et moins éprouvant que la veille : nous avons le temps. Petits, vieux, tout le monde est là, une trentaine en tout, répartis en petits groupes. Désolé, les photos manquent, n’étant pas équipés pour la photo animalière, on pensait à autre chose : )

Douche au camp, tente, et on prépare l’apéro : GinTo, un excellent sauvigon blanc «Fat Bastard» (dans les verres à vins en inox, trop chouettes) et du biltong.

Nous partageons avec Monique et Alain, croisés le matin, ainsi que Jesse qui passe dire au revoir. Ils ont vu une lionne près de Sedudu. La nuit est tombée, tout le monde rentre, on mange nos steaks et au lit!
vendredi 13 mai - jour 5 Ihaha Chobe > Savuti Pas très bien dormi à nouveau, départ tôt pour Savuti.

La piste longe la rivière, toujours aussi vaste et d’une couleur bleu vif impressionnante. On croise waterbucks, girafes et baobabs.

Passé Ngoma Gate, on se retrouve sur une route fraîchement goudronnée, très large qui nous mène à Kachikau où, sans transition, on passe à une piste sableuse, avec les traces de roues et les hautes herbes au milieu. Le Bradt conseille de prendre une piste parallèle pour éviter le sable épais et profond, ce que nous faisons, aidés des points GPS. Nous croisons peu après la bifurcation un 4x4, probablement des chasseurs, à qui nous demandons confirmation, et qui nous répondent le contraire, qu’il faut retourner sur nos pas pour prendre la piste «officielle». Un temps perplexes, nous décidons de continuer malgré tout. Nous sommes au milieu de nulle part, la végétation est dense et basse, et nous nous regardons parfois avec un sourire légèrement tendu. Le choix se révèle bon et nous arrivons enfin à Ghoha Gate, d’où nous entrons dans le Parc. Quelques centaines de mètres plus loin, un point d’eau sur la droite et 3 énormes éléphants. Avec toute cette végétation, nous apercevons toujours les animaux à la dernière seconde, une fois arrivés à leur hauteur. Le soleil est haut à présent, et le sable, profond par endroits, devient de plus en plus mou. Nous nous enlisons deux fois, mais le Defender est un vrai tracteur, et nous repartons à chaque fois, labourant la piste. 4h20 après le départ, nous arrivons au Campsite. Un nouveau pont rend le passage de la rivière très facile, et on se pose à notre emplacement, pas fâchés d’être arrivés.
Le temps de nettoyer la voiture et le matériel (les secousses de la route ont renversé les bidons d’eau et le charbon de bois, il y en a partout), de déplier les chaises, d’ouvrir les bières, lorsque soudain apparaît entre les arbres un éléphant imposant, venant de l’emplacement voisin! Silencieux, il arrive tranquillement, droit sur nous. Calmes mais alertes, on range rapidement toute la nourriture et on se met dans la voiture. Il passe à 5 m et commence à se frotter à notre arbre, puis, nonchalamment, repart continuer sa tournée, en balançant ma chaise au loin d’un mouvement de trompe. Elle était sur le passage, l’idiote. Et moi dessus avec ma bière, une minute plus tôt.

(au milieu, Converse taille 44 : )
La visite des sanitaires, véritable place forte entourée d’un mur en béton armé renforcé d’un talus en terre, en dit long sur la présence des éléphants. Après Savut (on apprendra plus tard que c’est le nom de notre invité surprise) et les monstres vus à Ghoha, on a notre dose pour la journée. Pas de drive cet après-midi, on finit de ranger, préparer le barbecue et bouquiner sous l’arbre, l’oeil ouvert pour toute visite impromptue.

On admire le coucher de soleil sur la rivière Savuti, qui coule à nouveau depuis 2 ans, après presque 20 ans de sécheresse.
samedi 14 mai - jour 6 Savuti La nuit a été froide, la lune pleine et lumineuse, et on n’a pas beaucoup mieux dormi. On se présente à 7h30 au Savuti Safari Lodge, ils sont abasourdis, ils n’ont jamais vu des selfdrive arriver aussi tôt : ) Mais l’accueil est très chaleureux et la prise en main absolument parfaite. Linge sale hop, thé et cookies hop, game drive improvisé avec guide perso hop! et nous voilà partis pour explorer le Savuti. Metal est excellent, drôle, connaisseur et bon tracker. Carole est sous le charme, et moi aussi.

Nous voyons quelques zèbres, éléphants, et ... un léopard! et ... un autre léopard, à peine plus tard! Quelle chance, et quelle beauté! Il s’agit d’abord de la fille, qui longe la piste sur quelques mètres devant nous, puis de la mère, posée sur un tronc d’arbre mort pendant plusieurs minutes. Nous l’observons goulûment, je suis en admiration totale! Je n’ai qu’un appareil compact : les photos au zoom numérique sont de très mauvaise qualité, mais le souvenir est intact.


Retour au lodge, brunch parfait, on rencontre un couple de vieux anglais, tout droit sortis de l’imaginaire du safari (Dr Livingstone et sa femme je présume) et un couple de juges brésiliens, puis on s’installe dans la chambre, superbe.


Longue douche, courte sieste, et on repart pour le drive de l’après-midi, toujours seuls avec le guide. Metal nous explique comment le fait que la rivière coule à nouveau a modifié l’écosystème, et que nous ne verrons pas le célèbre groupe de lions qui s’attaquait avant aux éléphants : des luttes de pouvoir ont dispersé le groupe, et l’eau abondante a changé les habitudes. Le parcours est varié, nous voyons plusieurs girafes et une troupe de 25 éléphants qui se dirige vers un point d’eau.


Il y a des tout petits qui sont à tomber, avec leur bout de trompe hors contrôle. GinTo au coucher du soleil, une vraie carte postale avec la girafe au loin et les zèbres au premier plan, puis retour au lodge.

Nous y rencontrons Pierre Jaunet, qui nous rejoint au bar, entendant que nous parlons français. Il nous parle de sa longue expérience du Zimbabwe et du Botswana, on se renseigne sur la qualité des pistes pour la suite du voyage, puis on passe à table avec ses amis, Tim et June Liversedge, sur la belle terrasse avec vue nocturne sur le point d’eau et la rivière. Au cours du repas, Tim nous racontera plein d’anecdotes sur le Botswana, où il réside depuis 40 ans, ayant été conservateur à Chobe, reconstruit le Khwai Lodge, construit la route entre North Gate et South Gate à Moremi et étant maintenant réalisateur et producteur de documentaires animaliers. A moment donné, nous remarquons la présence soudaine d’une trentaine d’éléphants venus s’abreuver au point d’eau (puisée en profondeur, l’eau est minéralisée). Arrivant en vagues régulières, tout petits compris, ils remplissent la plaine juste à quelques mètres devant le deck. Il en arrive toujours plus, comme si ça ne devait pas s’arrêter, déclenchant exclamations et enthousiasme fasciné de notre part. Même Tim est bluffé. Une soirée inoubliable, d’autant que nous aurons la chance de voir aussi des lycaons («wild dogs») et des hyènes, et qu’un léopard a été aperçu dans l’enceinte du lodge. Nous discutons encore tard dans la nuit, puis dodo.
dimanche 15 mai - jour 7 Savuti > Moremi La nuit est réparatrice, réveil à 6h et départ à 7h30. Nous partons pour Third Bridge, et les avis divergent sur la route à prendre. Il y a beaucoup d’eau à Moremi, et la piste entre North Gate et Xakanaxa est fermée. La première option est de passer par North Gate et descendre sur South Gate pour remonter ensuite sur Xakanaxa ou Third Bridge, mais les passages sont très difficiles autour de Khwai et North Gate, et on nous déconseille de prendre cette route seuls. La deuxième est de prendre la gravel road par Mababe et remonter sur South Gate, c’est moins intéressant, plus long mais plus sûr. Un groupe d’italiens va prendre la route de North Gate dans 2 camions avec guides, nous discutons pour nous joindre à eux, mais finalement ils partent sans nous attendre. Tant pis, nous aviserons à Mababe Gate. Nous embarquons deux planches en guise de «sand ladders» et prenons la Sandridge road. La piste est belle, et nous restons concentrés, Carole sur l’apparition d’éléphants sur la piste, et moi sur les passages de sable mou et profond. On n’a pas trop envie de s’ensabler puis d’avoir des éléphants sur le dos pendant qu’on déblaie. Un ou deux passages délicats (arbres en travers de la piste au milieu d’un passage de «hauts fonds») et nous voilà à Mababe Gate. Le Ranger nous déconseille lui-aussi de passer seuls par North Gate. Bon, d’accord, on ne va pas insister, c’est vrai qu’on n’a croisé aucune voiture de toute la matinée. Mais la gravel road est atroce, pleine de nids-de-poules, et le Defender, qui était jusque là irréprochable, se comporte très mal, perdant régulièrement l’adhérence au-dessus de 30 km/h. Je ne pense pas à dégonfler les pneus, j’aurais dû! La route est un calvaire, d’autant plus incompréhensible que les rares autres voitures foncent sans problème. Je me sens comme Gaston Lagaffe dans son tacot : ). Nous remontons ensuite vers South Gate et entrons dans le Parc. A l’entrée, on nous déconseille la route directe vers Third Bridge, il faut aller sur Xakanaxa puis continuer sur Third Bridge. La piste est de plus en plus belle, on roule bien, la Mopane Tongue est verte, les arbres sont hauts et feuillus et nous ne traversons que quelques passages boueux.

Nous atteignons enfin Xakanaxa, après 7h de route! C’est long, trop long... Il reste encore 40 mn pour rejoindre Third Bridge, et on en a un peu marre. On va voir s’il y a de la place ici. Le campsite est plein, on essaye les lodges, et coup de chance, le Xakanaxa Moremi Safari Lodge nous accepte à l’improviste, passés les conciliabules d'hésitation devant cette situation inhabituelle. Et à prix réduit (pour Xakanaxa!), puisqu’on nous propose le Full Board et toutes activités à 100 € par personne. Le lodge est superbe! Les tentes ont chacune une petite terrasse donnant sur le delta et les hautes herbes, et salle à manger, bar, salon et coin autour du feu ouverts s’articulent le long du canal, sur un deck qui serpente entre les grands arbres.


On bouquine le reste de l’après-midi, le coucher de soleil est magique, on est biens. On apprend que la semaine dernière encore, il pleuvait à verses. Ca explique les routes coupées et les trous d’eau profonds qui barrent l’accès aux lodges.

Repas léger, échanges concernant l’état des pistes vers Savuti avec un couple de SudAf et on se couche, épuisés.
lundi 16 mai - jour 8 Xakanaxa Moremi Game Drive à 6h30 avec Oli, excellent tracker : il s’arrête soudain, regardant des traces au sol. Il entend ensuite les cris d’alerte des singes. Plus loin, repère la direction où regardent les impalas, et nous mène droit sur un magnifique léopard, qui suit la piste devant nous. On est vernis! On le suit, faisons un court détour, puis, moteur arrêté, l’observons passer à 3m de nous, calme et indifférent à notre présence. Nous sommes bouche bée.

Puis les autres voitures, alertées par radio, déboulent de tous les côtés, mais il est parti. Nous le reverrons un peu plus tard, grâce à l’oeil perçant de Carole, assis immobile à l’ombre d’un buisson, nous regardant droit en face : impressionnant. Nous voyons également de très beaux kudus et un troupeau d’éléphants, dont un petit qui n’a pas froid aux yeux et cherche à nous intimider.


Brunch au lodge, lecture sur le deck, nous décidons finalement de ne pas aller à Third Bridge. La route du sud, peu recommandée, nous contraint à revenir par Xakanaxa, ce qui nous fait faire un aller-retour quasi-inutile, et surtout rallonge une route déjà longue demain. Avec quelques regrets - mais du confort - on reste au lodge une nuit supplémentaire. Game Drive avec un autre guide à 15h30, en direction de Third Bridge justement, où certains ont vu la veille un jeune lion mâle prendre la pose dans une clairière. On fait un crochet par une carcasse d’hippopotame, victime d’un combat des chefs qui s’est terminé en agonie dans l’enceinte d’un lodge.

Les paysages sont à tomber, les arbres majestueux, les couleurs vives, il y a une beauté et une énergie incroyables.

Nous nous engageons sur les pistes secondaires, parfois à peine visibles, avec des passages compliqués dans les marais, l’eau entrant dans la voiture par les portières. Il faut sérieusement connaître, sinon c’est l’enlisement assuré.

La piste est là, à droite. Où ? Ben là... : )
On se regarde avec Carole : on ne serait jamais passés par ici, seuls en selfdrive. On passe non loin du campement de Veronica Roodt, qui vit seule et isolée, sous tente, avec un aide bushman. La saison n’est pas la plus riche en faune, le haut niveau des eaux éloigne beaucoup d’animaux, et notamment les guépards. Il pleut entre novembre et mars, puis le delta est haut entre avril et juin. C’est à la saison sèche hivernale, entre août et septembre, que l’on voit le plus d’animaux, mais avec une végétation sèche, jaune et des arbres sans feuilles. Nous voyons quand même beaucoup d’éléphants.

Plus loin, soudain, un grand mâle en rut vient droit sur nous, l’oeil mauvais... Surtout ne pas reculer, faire gronder le moteur de manière régulière, le face à face dure un moment, puis il finit par nous contourner… Décidément c’est très impressionnant, et ça fait peur. Il est énorme et, comment dire? Pas content quoi. Puis nous avons la chance de tomber sur une meute de 6 lycaons qui se reposent dans une clairière, après une chasse infructueuse. Etonnante similitude comportementale avec les chiens.


Retour au lodge, un peu de lecture, repas et dodo confortable, dans une belle chambre éclairée aux bougies. Pleine lune sur le delta.

mardi 17 mai - jour 9 Moremi > Boteti River Départ tôt pour Boteti. Pour une fois, la route va aller en s’améliorant, et ça fait drôle de rouler sur le bitume. On aide un français à changer sa roue à South Gate, il revient du Kalahari où il a vu 6 lions en 5 jours. On arrive en début d’après-midi à Meno-A-Kwena (le GPS n’était pas du luxe). Le lodge est un camp de toile, type safari mobile mais permanent, avec du mobilier et des objets dans le style des années 50 (tiens, il y a une photo de Tim dans le tas).

Le camp domine la rivière Boteti, avec le Parc du Magkadigkadi en face, la vue est splendide. Tout se fait au feu de bois, y compris l’eau pour la douche, et toujours cette vue plongeante, partout.


Il y a des nuages, pour une fois. L’après-midi est passée à observer les rares animaux, en faisant attention aux serpents apparemment nombreux, apéro avec Anita et John qui rentrent eux aussi du Kalahari, où ils ont croisé une lionne et ses 3 petits, dans leur campement, au petit déjeuner. Voir Anita, sud-africaine habituée au bush, mimer comment elle s’est jetée tête la première dans la voiture, nous fait encore sourire aujourd’hui, mais est surtout rassurant : ils ne sont pas tous fous : ) Excellent repas sous la toile de parachute de la tente principale, pleine de détails, d’armoires et de caisses à l’ancienne. Bonne nuit, pleine lune, pluie au milieu de la nuit, et rugissements de lions au loin. A moins que je n’aie rêvé, Carole n’a rien entendu?

mercredi 18 mai - jour 10 Boteti > Gweta Petit déjeuner et observation de 4 éléphants pas tranquilles en contrebas, au bord de la rivière.

On hésite entre deux routes pour rallier Planet Baobab : soit à travers le Parc Magkadigkadi Pans, ce qui implique de prendre le bac à Khumaga (il n’y en a qu’un le matin?) et ressortir par Phuduhudu Gate, soit en faisant le tour par Motopi. Les incertitudes liées au bac et le temps de route sensiblement plus long de l’option Parc font pencher la balance pour la seconde. La route est facile et nous arrivons tôt dans un lieu décontracté, avec quelques locaux et de beaux baobabs. Le ciel est gris et nuageux et c’est ce soir que nous avons prévu de dormir à la belle étoile dans le Pan. Malgré le temps menaçant, nous partons quand même à 14h, avec une famille d’australiens (père et fils tout contents, mère et belle-mère pas du tout : ). Au programme : visite de suricates, nuit dans Ntwetwe Pan, et le lendemain retour par Chapman’s Baobab. La route est cahoteuse, longue, pas très intéressante et il fait rapidement froid. En chemin nous passons voir les suricates : pas fous, ils ne se montrent pas par ce temps. Nous continuons le chemin jusqu’à l’étendue plate du pan, et arrivons au camp incongru préparé pour la nuit : une table et des chaises posées au milieu de rien, ce vestige asséché de lac mésozoïque où rien ne pousse, rien ne vit. Le guide prépare les grillades et le pain, fait sur place à partir de maïs et de bière. A cause des nuages, il fait déjà sombre, mais en une minute le coucher de soleil embrase le ciel bas, le Pan prend feu, on est émerveillés.

Repas rapide et on se couche dans les «bedrolls» utltra-chauds et confortables. On va bien dormir, et je me réjouis de me réveiller à l’aube dans ce désert, on voit déjà la lune qui fait quelques apparitions. Malheureusement, vers 22h, quelques gouttes de pluie de trop nous font tout remballer en vitesse. Lorsque la croûte du Pan est mouillée, les voitures s’embourbent profondément, on ne peut pas rester. Quel dommage !! Surtout que lorsque nous arrivons au guesthouse après un drive de nuit dans le froid, le ciel est complètement dégagé et la lumière de la lune inonde le bush... Il s’en est fallu de rien! Les regrets seront persistants. C’était en plus la seule raison qui nous avait fait choisir Planet Baobab, plutôt que Nxai Pan qui nous attirait beaucoup.
jeudi 19 mai - jour 11 Planet Baobab Réveil tranquille, grasse matinée (8h). Il fait beau, l’air est pur. Petit déjeuner et farniente. On envisage un temps de retourner dormir dans le Pan, mais le guide est malade (il a pris froid?), bon, on se fait une raison, et tant pis pour les suricates qu’on avait tellement envie de revoir. Lecture, sieste, on prépare les bagages et la voiture pour la rendre le lendemain à Maun. Le soir, on mange typique botswanais «Bogobe le Nyama», délicieux ! L’ambiance locale promise laisse à désirer : il n’y a personne : )
Vendredi 20 mai - jour 12 Gweta > Maun > Okavango Réveil à 5h30, départ de nuit à 6h. Le lever de soleil est superbe et rapide, juste après la lune et les étoiles. Ca change vite ! Nous faisons un détour par Nxai Pan pour voir les Baine’s Baobabs. Le paysage du parc rappelle un peu la Namibie, avec zèbres et oryx. Ca donne envie d’y passer plus de temps, d’autant que tout le monde est là à cette saison, même si nous ne les voyons pas ce matin : lions, guépards et léopards. Les baobabs sont imposants, millénaires plantés sur une île au milieu du pan.


On continue la route pour arriver à Maun, où nous rendons la voiture à Mac (Kenzie), quinquagénaire sympa et décontracté, rosé dans son bleu de mécano. On a bien aimé le Defender, qui a été solide et fiable, même si de loin pas de toute première fraîcheur, et on le quitte à regret.

Nous sommes à présent arrivés à la dernière partie du voyage au Botswana, avec deux jours au Gunn’s Camp, dans le delta de l’Okavango, juste au sud de Chief’s Island. A midi nous embarquons à bord d’un petit avion pour Xaxaba; la piste de notre camp étant inondée, il va falloir atterrir à une demi-heure de là. Il y a une TV dans la salle d’attente. Coupés du monde pendant 2 semaines, l’éclair d’actualité au fin fond du Botswana nous apprend l’arrestation de DSK à NY. La planète Mars quoi : ) Nous nous réjouissons de survoler enfin le delta, dont nous avons tant entendu parler. Le survol est sympa, même si on est pas mal secoués dans le coucou qui tangue et vole de travers, et j’ai la chance d’être à la place du copilote pour observer autant les gestes du pilote que l’Okavango au-dessous, très bleu et immergé.

A l’arrivée, des guides du camp nous attendent pour un transfert à pied, en pirogue «mokoro» et en bateau à moteur pour arriver au lodge, joliment placé au bord d’un canal. Les tentes sont plus loin, via une passerelle au milieu des hautes herbes, sous les grands arbres, toutes avec vue sur le delta. Elle sont immenses, avec douche et baignoire à l’extérieur, une terrasse à l’avant, et une sorte d’antichambre qui fait office de bureau et salon.


Départ pour une balade «sundowner» en bateau, beaucoup d’oiseaux (marabouts, african jacana...) et plusieurs éléphants, que nous sommes surpris de voir aussi loin dans le delta submergé. Un mâle en rut («smelly») traverse la rivière juste devant nous, c’est très sympa à observer, il ressort de l’autre côté, la ligne de flottaison bien visible. Le coucher de soleil est rouge, orange, rose et violet.


Repas au lodge avec Jinx, le manager un peu envahissant qui monopolise la parole et l’attention, mais entraînant. Puis au lit, après une belle et longue journée! Quand je pense que le matin nous étions parmi les baobabs gigantesques, au milieu d’un pan désertique, quel contraste!
samedi 21 mai - jour 13 Okavango La nuit a été fraîche, on a entendu plusieurs hippopotames, réveil à 6h pour un départ en «mokoro». La balade est lente et silencieuse, on glisse entre les herbes et les nénuphars au lever du soleil, quel plaisir. On accoste sur une rive, pour continuer à pied.

J’attendais ça depuis longtemps, on n’a pas l’occasion de marcher dans les parcs nationaux au Botswana. Le rapport à la nature est tout autre lorsqu’on est là, vulnérable, au milieu de la végétation. Nous croisons une grande famille de babouins, plusieurs phacochères pas trop craintifs, des impalas beaucoup plus, et quelques traces d’éléphants et zèbres. Et toute une flopée d’oiseaux : aigle, martin-pêcheur, cigogne, marabout et d’autres très colorés (oui, nous ne sommes vraiment pas des spécialistes : ) Retour soyeux en «mokoro», délicieux brunch suivi d’une douche à ciel ouvert sous les grands arbres, et lecture dans la tente. A 15h nouvelle ballade en bateau, assez semblable à la veille.

Apéro dans la tente et repas animé par les contes africains de Jinx. Impala rôti, asperges, on mange bien au Gunn’s Camp.
dimanche 22 mai - jour 14 Okavango > Maun > Windhoek Grasse mat’ monstrueuse (7h : ). La nuit a été moyenne, les oiseaux, insectes, grenouilles et hippos sont bien là. Petit déjeuner copieux (oeufs brouillés et tomate, saucisse, bacon, corn-flakes avec joghurt et fruits frais, miam). Nous profitons d’un moment calme pour écrire quelques cartes postales puis départ en bateau pour l’aéroport de brousse. Derniers nénuphars et African jacana, et nous voilà débouchant sur la piste d’atterrissage en terre avec les bagages, sortant de nulle part. Le vol secoue pas mal et la vue est belle : les patches d’îles et d’arbres, avec les traces des pistes des animaux, dessinent une carte fascinante, tantôt émergée, tantôt immergée, de différents verts, beiges, bleus et noirs. Comme des rides sur la peau, les pistes des animaux sillonnent la terre. Changement d’avion à Maun, et vol vers Windhoek, très excités à l’idée de retourner en Namibie! L’aéroport est familier, il y a une heure de décalage horaire avec le Botswana, nous faisons un peu de change, prenons une carte SIM et en route pour Asco, où nous récupérons le Hilux Double Cabine avec tente sur le toit. Aïe, il n’y a pas de 2e batterie et le frigo ne marche pas lorsque le moteur est arrêté. La tuile. Et il est trop tard pour changer de véhicule. Tant pis, on avisera. Il y a beaucoup d’eau à Windhoek, et on traverse un gué en pleine rue, chose que l’on avait pas connue en mars 2009. On retrouve la pension Londiningi, et Nathalie et Alex avec plaisir. David Rey, notre guide pour le Kaokoland, nous y rejoint pour faire connaissance et régler les derniers points. Au moment de préparer le voyage, nous avions beaucoup hésité sur la manière de voyager dans le Kaokoland. Devant la plupart des avertissements, nous avons finalement exclu le voyage en solo, même munis de téléphone satellite. Il restait soit l’option de trouver une autre voiture intéressée aux mêmes dates, soit un guide. Nous en avons contacté plusieurs, dont David, recommandé par notre amie Ruth. Puis les échanges de mails avant le départ ont achevé de nous convaincre de son sérieux. Mais nous ne l’avions jamais rencontré jusqu’à ce soir. RV est pris pour le surlendemain à Opuwo. Un pavé de springbok aux truffes du Kalahari plus tard, nous nous couchons pour une belle et longue nuit.
lundi 23 mai - jour 15 Windhoek > Opuwo Excellent petit déjeuner, copieux, frais et varié, on mange toujours aussi bien à Londiningi. On prend la route à 8h30 après avoir réservé la nuit du 2 juin, veille du retour. Quel plaisir de rouler à 120 Km/h sur une route asphaltée, dans une voiture confortable et souple. Arrêts successifs à Otjiwarongo, Outjo (délicieuse Bäckerei et étonnant Biergarten où les serveuses Damara parlent allemand), Kamanjab (première Himba, sublimement belle, qui sort de l’épicerie) et Kavita Lion lodge, où on envisage éventuellement de passer la nuit, le Hobatere lodge étant malheureusement fermé pour de tristes histoires avec la Communauté. Les activités avec les lions ne sont que le matin, le lodge est désert, on décide de continuer notre chemin. On tente le Community Campsite d’Hobatere, un peu plus loin en face de la porte Ouest d’Etosha, un très bel endroit, mais on n’est pas complètement emballés. Finalement, la décision est prise de continuer jusqu’à Opuwo, ça devrait le faire au niveau timing et du coup on partira plus tôt pour le Kaokoland. On arrive au coucher du soleil, la vue sur la vallée est très belle, avec la fumée de tous les feux qui s’allument, et une légère brume qui s’installe. On aura finalement roulé toute la journée, mais par rapport au Botswana, c’était du beurre, de la double crème, on n’est même pas fatigués. Opuwo est un melting-pot impressionnant. Beaucoup de Himbas traditionnels, mélangés aux Hereros en costume XIXe (quel contraste!) et au reste de la population, de tous genres. On s’installe au campsite, où nous tombons sur David, qui est lui-aussi arrivé plus tôt que prévu, son RV à Swakopmund ayant été annulé. Ca tombe bien. Apéro au lodge, belle vue sur la piscine et les montagnes environnantes. Le contact avec David est excellent, on se réjouit!
mardi 24 mai - jour 16 Opuwo > Orupembe Réveil à l’aube, on n’a pas entendu les bruits de fête au loin qui ont duré, à ce qu’il semble, toute la nuit. Le campsite est presque plein, avec notamment un bus / camion rempli de français. Leurs discussions animées sont une musique familière qui nous font sourire, un brin nostalgiques. L’un d’eux, peut-être pas bien réveillé, ou excluant d’emblée la possibilité, nous pose trois questions de suite en anglais, sans réaliser qu’on répondait à chacune en français. Il est ensuite reparti, et on ne saura jamais s’il s’en est rendu compte : ) ? On fait les courses pour 7 jours d’autonomie au supermarché, avec toujours ce mélange étonnant, dans cette ville carrefour où tous se croisent. Plein d’essence à ras-bord et départ pour une nouvelle longue journée de route. Il est 9h30. David part devant avec son Land Cruiser, on le suit à distance, une fois le nuage de poussière retombé : à chaque intersection, s’il ne s’est pas arrêté pour nous attendre, c’est que c’est tout droit. On quitte rapidement la vallée d’Opuwo, les paysages évoluent, puis changent souvent. La piste rétrécit, puis devient cahoteuse par endroits, voire délicate avec des passages de pierriers, mais sans jamais être trop difficile. On passe des lits de rivière (Hoarusib), des canyons, des goulets, des cols, des vallées étroites, d’autres beaucoup plus larges, on aperçoit un marcheur solitaire - minuscule point perdu dans l’immensité.


On croise des Himbas à la pompe à eau de Sanitatas. On a acheté à Opuwo de la farine et du tabac, David leur en donne une partie, échange quelques mots, et obtient l’autorisation de faire des photos. Je dois me faire prier, car je n’ai aucune envie de faire le voyeur, mais c’est malgré tout un moment unique.

La timidité est de mise chez les jeunes filles, qui se dérident sensiblement lorsqu’elles voient le résultat sur l’écran de l’appareil. Les enfants s’esclaffent et se tapent sur les cuisses. On continue notre route et peu avant Orupembe, alors que le soleil descend, on choisit un emplacement de bivouac à côté de la piste, au milieu de Bushman Grass et de quelques arbres. On aura croisé beaucoup de vaches, de chèvres et d’ânes, et quelques oryx, autruches et springboks.


Magnifique coucher de soleil (17h30), la lumière est belle, on est seuls au monde et heureux. Dîner au coin du feu, l’air s’est rapidement refroidi, il est temps de se coucher.
mercredi 25 mai - jour 17 Orupembe > Hartmann Petit déjeuner au lever du soleil, on est encore un peu fripés.


La compagnie de David est très agréable, et il est très compétent. Ses connaissances du pays sont vastes et complètes mais il n’impose pas, il est sûr, a un sens de l’humour qu’on apprécie, il est prévenant et attentif, c’est un bonheur. Départ à 8h, on arrive rapidement à Orupembe (étrange ce poste de police perdu au milieu de nulle part) pour continuer et s’enfoncer vers le Nord, soleil dans les yeux. Orange Drum, quelques bifurcations et nous voilà enfin dans la vallée de Hartmann, but de notre voyage. C’est magnifique… On sort de la piste centrale pour rejoindre notre emplacement de bivouac en hauteur. Il a tellement plu cette année que tout est recouvert d’herbe haute, alors qu’en temps normal ce n’est que sable rouge et roche. David découvre le phénomène pour la première fois, alors qu’il y vient plusieurs fois par année depuis 15 ans. Le Hilux ne parvient pas à monter une pente raide avec du sable mou. On tente les vitesses courtes, le Diff Lock, rien n’y fait. Recul pour prendre de l’élan, dégonflage des pneus à 0.8 bar, et on fonce comme des dératés : ça passe tout, tout juste. Il manque un peu de puissance mais c’est passé. Deux autres passages délicats se font sans problème, c’est impressionnant l’efficacité des pneus -très- dégonflés sur le sable meuble. Le lieu de bivouac est idéal, situé entre une falaise et un gros rocher granitiques, ce qui offre de l’ombre pratiquement toute la journée.


On s’installe, petite douche et balade à pied vers un point de vue en hauteur. La vue est magnifique, d’un côté la vallée principale de Hartmann en contrebas, de l’autre la vallée secondaire et au loin, les dunes de la Skeleton Coast. On reste un long moment à contempler en silence, sous une légère brise.


Retour au bivouac et apéro pour le coucher de soleil. Le gros rocher forme une arche, et en passant dessous on accède à un promontoire qui surplombe la vallée, plein ouest et le soleil qui descend sur les dunes. Le GinTo est mémorable, on est bouche bée, c’est vraiment un endroit magique.


Grillades et petits pois à la nuit tombée, avec le bois ramassé en route, il fait extrêmement doux c’est un bonheur. Coucher à 20h, réveil 2 heures plus tard, le vent s’est levé et fait claquer violemment la toile anti-pluie. Démontage à la frontale, à poil sous les étoiles.

jeudi 26 mai - jour 18 Hartmann Réveil à 6h, il fait bon, la lumière est très belle, on descend dans la vallée principale pour aller au bout de la piste, vers des dunes en forme de croissants, ça tombe bien pour le petit-déjeuner : ) On se régale, le soleil s’est levé, les ombres sont longues, et les discussions intéressantes et décontractées.


Puis départ vers la 1ère vallée, la plus à l’est. Un village himba est posé au milieu de dunes roses - apparemment le lodge de luxe voisin a fait en sorte de pérenniser la présence des semi-nomades - et on descend vers la rivière Kunene. Elle est là, large, puissante, bordée de végétation et de crocodiles, vision étonnante dans ce paysage désertique et dramatique.

On croise un jeune berger himba et ses chèvres qui éternuent, avant de rencontrer 3 himbas adultes qui descendent chercher de l’eau à la rivière. Deux jeunes à dos d’âne, souriantes, et une vieille matriarche à pied, plus austère et pressée, qui se laissent photographier en échange de farine.


On rentre au bivouac pour la fin de matinée, exploration à pied des environs, sieste, lecture, déjeuner, re-sieste, balade, dur quoi ! : )

On ne voit pratiquement pas de grands animaux, la vie se trouve à l’échelle miniature, avec criquets et autres bugs qu’on observe à plat ventre. A 15h30 on prend la route d’un sommet plus proche de la Skeleton Coast pour le ‘sundowner’. En route, sur les pentes recouvertes de duvet, on passe devant un terrier de suricates, qui disparaissent à notre approche. On attend en vain qu’ils ressortent. On continue la piste jusqu’au dernier sommet, la pente est raide, heureusement que le Land Cruiser de David est puissant. Et là… c’est indescriptible! … Les dunes de la Skeleton Coast s’étendent à perte de vue, tournent autour de notre point de vue sur 210°. Au sud, on voit clairement la limite entre le désert et la vallée secondaire de Hartmann, les dunes s’arrêtent brusquement, tandis qu’au nord, elles tombent dans la faille de la Kunene, avec les montagnes noires de l’Angola au-delà. Et à l’ouest, la brume de l’océan se mélange au soleil couchant sur une mer de dunes.



C’est le point le plus au nord-ouest de Namibie où il est permis d’aller. On voit d’ailleurs la piste réservée aux rangers percuter les premières dunes avant de disparaître au milieu du sable. Le vent est violent, mais on reste des heures, transportés, envoûtés.

Carole est à gauche.
Finalement le soleil se couche, on doit quitter le lieu, muets d’émerveillement durant tout le trajet de retour. Un bon plat de pâtes et dodo, il fait toujours aussi doux, c’est vraiment très agréable.

La nuit est magnifiquement étoilée.
vendredi 27 mai - jour 19 Hartmann > Purros Lever de soleil sur la Hartmann Valley...

Nous partons pour Purros, les pneus toujours à 800 grammes. David nous fait prendre une piste non-indiquée sur les cartes, qui longe la Skeleton Coast. On roule une heure, séduits par la beauté des paysages, avant de s’arrêter sur de petites dunes pour le petit déjeuner.


Les paysages changent, on passe Green Drum, des dizaines et des dizaines d’oryx galopent au milieu d’une vallée granitique, puis c’est un désert de cailloux, des rivières asséchées, un peu de gravel «tôle ondulée», des pistes secondaires inconnues, quelques girafes dans le lit de la Khumib River et enfin l’arrivée splendide à Purros. Les montagnes violettes entourent le lit très vert et dense de la rivière Hoarusib.

On s’installe au Campsite, ça fait bizarre de revoir des gens : ) Après le déjeuner, on va remonter la rivière, à la recherche des éléphants et des lionnes du désert. Les trois mâles ont malheureusement été tués en 2010, par des chasseurs. On remonte la rivière, tombant rapidement sur les premières traces, impressionnantes, bien fraîches, elles ne sont pas loin…

Commence la traque savante et complexe, mais bien plus haut, toujours pas de fauves. On tombe sur un groupe d’éléphants du désert, dont un tout petit à croquer et un mâle qui barrit à notre passage.


Le soleil se couche, il est temps de retourner sur nos pas, lorsque soudain on les repère, allongées tranquillement au bord de la rivière. Grosses paluches, bonne tête, bien en chair, elles nous regardent tranquillement, à 20m. David nous explique en chuchotant, entre deux prises de vues, le travail de Flip Stander qui documente toute l’activité des lions du désert à l’aide des colliers radio (www.desertlion.info).

Ravis, nous rentrons au Camp pour un dîner de patates et «gemsquash» au feu de bois. La soirée est délicieuse, c’est toujours aussi agréable de discuter avec David et écouter ses histoires. Dodo tôt pour se lever à l’aube, on est impatients de retrouver nos lionnes : )
samedi 28 mai - jour 20 Purros Réveil à 5h45 (en fait 4h45 car on a oublié de changer d’heure sur le réveil depuis le Botswana, grrr : ), départ de nuit à 6h, c’est le bon moment pour revoir les lionnes. On traque, on observe, on guette, trace après trace, minutieusement, les sens aux aguets, mais rien, pas de lionnes. Petit déjeuner au bord de la piste après 2h de recherches infructueuses, en regardant une centaine de springboks descendre par vagues successives du pied des montagnes vers la rivière pour s’abreuver. Montés sur ressorts, ils sautent, bondissent comme des gamins surexcités et réjouis. Peut-être que les lionnes sont juste à côté et vont trouver le spectacle à leur goût? On attend, scrutant de tous côtés, mais c’est peine perdue. Le soleil est haut à présent, elles doivent être tapies dans l’ombre, invisibles. Plus loin on revoit les éléphants, si particuliers dans ce décor montagneux, puis retour au camp, avec un crochet par la case supermarché du village. Case au sens propre : ) A l’intérieur, quelques rayonnages, deux jeunes qui jouent au billard, un juke box fou et une femme ivre morte, qui titube de personne en personne. On en profite ensuite pour sonder l’entrée du canyon de l’Hoarusib, piste prévue pour le lendemain, mais a priori encore impraticable, ce qui se confirme avec un sol très mou, collant et imbibé. Quoique, une voiture estampillée «Club 4x4» nous dépasse et s’enfonce plus loin, pas farouche. Déjeuner au camp, douche, sieste, et c’est reparti pour la chasse aux lionnes. On tourne, retourne, re-retourne, décidément ça veut pas… Au sommet d’un point de vue en hauteur, assez haut le long de la rivière, on admire les montagnes et repère en contrebas le groupe d’éléphants, dans la lumière du couchant.

On se rapproche bien, un petit est parmi eux, et on reste un long moment à les observer en se régalant. Le petit est craquant... Oups! Il faut déguerpir soudain en vitesse, on s’est retrouvés encerclés par d’autres congénères arrivés par derrière, et deux mâles nous font comprendre - on comprend très bien dans ces cas-là : ) - qu’on doit dégager fissa.


On redescend toute la rivière vers Purros, l’espoir de revoir les lionnes s’amenuisant au fur et à mesure que le camp se rapproche, et nous voilà de retour. Pas de fauves pour aujourd’hui. Mais au dîner, excellent poisson aux épices de David! Soirée très agréable à nouveau, et dodo.
Ps. On ne reverra plus les lionnes, et le 10 juillet 2011 toutes les trois seront retrouvées mortes, empoisonnées, sonnant la fin du groupe de lions de l’Hoarusib. Heureusement d’autres groupes continuent, Hoanib, Auses, Obab, Ugab et peut-être que certains reviendront vers l’Hoarusib.
dimanche 29 mai - jour 21 Purros > Hoanib River Réveil tôt pour monter sur une colline et prendre le petit déjeuner avec la vue au lever du soleil. Ca caille grave. On remarque à nouveau que l’air se refroidit sensiblement quelques instants à peine avant les premiers rayons, chacun y va de sa théorie, mmh, personne ne convainc vraiment : ) La vue est à 360°, la vallée de Purros est splendide avec la large coulée verte de végétation autour de l’Hoarusib, lacet d’argent dans l’ombre des montagnes couleur betterave.

Nous partons pour notre prochaine étape, la rivière Hoanib, via Amspoort, mais malheureusement sans passer par le canyon de l’Hoarusib. On n’est toutefois pas déçus, les paysages sont variés, les dunes rencontrent les collines de basalte et on traverse de vastes plaines et étendues d’herbe (elle est partout cette année, au grand étonnement de David). On ne se lasse pas de cette beauté, parsemée d’oryx et … de suricates. On aperçoit une sentinelle dressée sur son monticule, impassible. Après l’avoir observée à la jumelle, on tente l’approche à pied, délicatement, lorsqu’elle disparaît soudain. On se poste à moyenne distance, avec vue sur les multiples sorties du terrier, mais malgré la patience et la longue attente, elle ne réapparaît pas. La piste continue et nous voilà arrivés à l’Hoanib, que l’on remonte à présent tranquillement.


Gouttes de pluie tombées juste au bon moment pour s'imprimer sur la boue en train de sécher
Il y a beaucoup de sable et des traces toute fraîches de lion, apparemment un gros mâle. On inspecte, cherche à déduire où il se trouve, tourne et retourne, mais sans le trouver. Un peu plus haut, des traces de babouins autour d’un point d’eau, puis on croise un groupe de quinze éléphants du désert, qui se détachent de la végétation de la rivière, mais se confondent avec les collines environnantes.

On passe le Dubis Pass et installons le bivouac. Quelques herbes couchées signalent une présence récente. On retourne ensuite voir les éléphants, menés par une vieille femelle aux longues défenses. Un petit trottine maladroitement avec ses grosses pattes et sa trompe à contretemps. On retourne au camp, pour réaliser que les herbes couchées témoignent en fait du passage des éléphants. Pour éviter les visites impromptues, on se déplace au sommet d’une colline, au centre du cirque de montagnes formé par le Dubis Pass et les vallées de l’Hoanib et du Ganamub. Les mastodontes ne sont que récemment descendus des montagnes et ne sont pas encore complètement à l’aise avec les visiteurs. La montée est très raide, et le Hilux s’en sort bien. Le T-Bone steak cuit et sent merveilleusement bon tandis qu’on prend l’apéro devant le coucher de soleil.

lundi 30 mai - jour 22 Hoanib > Palmwag La nuit a été froide et on rêve d’un bedroll dans une tente au sol : ) Lever de soleil sur le cirque, c’est un émerveillement sans cesse renouvelé. Petit déjeuner emmitouflés, on remarque que l’hiver approche, et qu’on est déjà plus au sud que Hartmann.

Le raidillon pierreux pour descendre de la colline est impressionnant, mais la technique très simple : première courte et on lâche tout, ni accélérateur ni frein, la voiture fait le reste. On continue à remonter l’Hoanib, avec plusieurs passages en eau, et une sortie compliquée, qui nécessite une reconnaissance approfondie à pied et un choix cornélien entre plusieurs traces. Là encore, le Hilux s’en sortira bien, s’arrachant à la boue collante et escaladant le talus haut et abrupt. Quelques antilopes et pas mal de fech-fech plus tard, nous arrivons à Sesfontein, où nous faisons le plein d’essence. L’aiguille de la jauge n’a pas bougé depuis Opuwo, nous n’avons pas entamé le 2e réservoir (les balades autour de Hartmann et de Purros se sont faites dans le Land Cruiser de David, mais les distances étaient faibles). On prend la route vers Palmwag, avec girafes et springboks, on a du plaisir à retrouver la concession qui nous avait beaucoup plu lors du premier voyage 2 ans plus tôt. La gravel road est régulièrement entrecoupée de passages abîmés par les eaux. On se régale d’un délicieux steak d’oryx au campsite de Palmwag et prenons congé de David, guide parfait et tellement agréable, qui repart vers Windhoek, prévoyant un bivouac aux environs de la rivière Huab. «Choice is yours» : ) On hésitait entre Grootberg et Palmwag pour cette nuit, on choisira de ne pas reprendre la voiture, même si Grootberg nous tente bien plus comme endroit. Lecture à la piscine - on a honte? Un peu : ) - apéro au coucher de soleil, dîner et dodo.

mardi 31 mai - jour 23 Palmwag > Huab Lodge Encore une grasse mat’, énorme! 8h! C��est vertigineux! On bouquine au pieu, petit déj frisquet et départ pour le Huab Lodge, via Grootberg Pass et Kamanjab. J’avais beaucoup aimé l’endroit en 2009, découvert par hasard et choisi à l’improviste, où nous nous étions retrouvés les seuls clients aux bons soins de Jaap, hôte passionnant et attachant. Cette fois-ci, arrivant au lodge après une route facile, nous rencontrons le couple propriétaire, Jan et Suzi, qui étaient absents la première fois, en voyage dans le Kgalagadi Transfrontier Park. Mais pas de Jaap, qui est parti la veille en vacances. Dommage. Jan et Suzi nous font un accueil très chaleureux. On s’installe dans la chambre, ça fait plaisir d’être de retour, nous sommes à nouveau les seuls clients. On part ensuite pour un drive avec Jan, qui s’avère être un érudit très sympathique avec une tête de marchand hollandais dans les peintures du XVIIe siècle. Il a acheté le Huab Lodge 19 ans plus tôt, après avoir passé près de 20 ans à Etosha, où il a rencontré Suzi. La vallée de l’Huab est verte comme un jardin d’Eden, on aperçoit oryx, kudus et zèbres de Hartmann au loin, passablement craintifs. Jan est passionné d’ornithologie, identifie tous les oiseaux au chant, a une mémoire encyclopédique et les imite à la perfection. On apprend que le Huab Lodge est une destination prisée des «birders», et que la vallée abrite une dizaine d’espèces endémiques qu’on ne trouve pas ailleurs en Namibie. Retour au lodge après un GinTo au coucher de soleil et un combat d’oryx, avant de se rendre au lapa pour le dîner. L’ambiance du lieu est très réussie, et le repas présenté en langue «click tongue» Damara par Mercia est juste trop bon! La compagnie est très agréable, Jan présente les vins et nous souhaite officiellement la bienvenue, ils savent recevoir, même si une très légère couche de vernis est perceptible. On rentre se coucher repus et ravis, dans un lit très confortable.
mercredi 1er mai - jour 24 Huab Lodge Réveil de nuit pour une marche matinale à 6h avec Jan, accompagné de Tessa et Mafuta, les deux chiens du lodge. Le moment que je préfère, de loin.

Traces d'oryx sur le sel au bord de la rivière
La Huab River est impraticable en véhicule, pleine d’herbes hautes et épaisses. La balade est très agréable, Jan regorge d’informations sur la géologie, la flore, les oiseaux, l’histoire, je l’écoute parler en m’abreuvant du paysage à l’aube, c’est un moment paisible, hors du temps.

Au retour, délicieux petit déjeuner au soleil et anecdotes sur la vie passée à Etosha. A 10h nouveau drive avec Jan, qui profite de chaque sortie pour tenir le compte des animaux dans le coin. Donc : 40 oryx, 10 zèbres, 15 kudus dont 2 petits. Ils sont clairement plus sauvages qu’ailleurs. On est seuls, forcément, et c’est très apprécié. Déjeuner au lapa, avec les meilleurs spaghettis bolognaise jamais mangés, préparés par Mona Lisa. Sans blague! Vraiment la cuisine est exceptionnelle. Après midi farniente, passée entre la Hot Spring et la chambre, lecture et cartes postales. Apéro WeizenBier Camelthorn, nouvelle brasserie à Windhoek. Il y d’autres clients ce soir, ou plutôt des amis : Berndt et Sandra, amis allemands de Suzi, et Orlando, ranger dont on fête l’anniversaire ce soir. Repas gargantuesque, chants en Damara, Pinotage et dodo.
jeudi 2 mai - jour 25 Huab Lodge > Okonjima Marche matinale, avec Jan et Orlando, en remontant le lit de la rivière. Les deux sont tout autant passionnés d’ornithologie, et s’échangent des nouvelles des amis communs. Je flotte.

Nous quittons le lodge après le petit déjeuner, direction Okonjima, improvisation de dernière minute : plutôt que de passer la dernière nuit à Windhoek comme prévu, on souhaite profiter encore un peu des animaux, et on nous a dit du bien de la Africat Foundation, qui s’occupe de préserver guépards et léopards. Le lapa est beau, très vert et entouré de plantes. Accueil sympa, bien qu’impersonnel. Nous partons avec notre guide, Nigel, namibien blanc dans la soixantaine, visiter la clinique, avec sa salle de traitement, le matériel et la documentation sur les activités menées par la Fondation. Rien d'ébouriffant, d’autant que le personnel est absent ce jour-là, mais on se rend un peu compte du quotidien, et les explications sont claires. Plusieurs types d’animaux sont soignés ici, répartis dans différentes zones de différentes tailles : ceux qui sont trop habitués à l’homme pour être relâchés (les seuls que voient les visiteurs), ceux qui ont une chance de retrouver leurs capacités de survie, et ceux qui sont toujours restés à l’état sauvage. On part à la recherche de trois guépards dans un enclos de 50 ha, que l’on retrouve sous des buissons après un bon moment passé à les localiser à l’aide de l’antenne radio et du collier émetteur. Effectivement très habitués, ils ne bronchent pas et on les observe longuement, suffisamment près pour entendre leurs ronronnements.

Traditionnel apéro au coucher de soleil, suivi peu après d’un bon dîner, mais on se les pèle grave. On renonce finalement au hide nocturne, fait trop froid et le sommeil nous tombe dessus, tant pis pour les porcs-épics…
vendredi 3 mai - jour 26 Okonjima > Windhoek > Genève Après avoir entendu des rugissements de lion au cours de la nuit, réveil à 5h30, petit-déjeuner et départ avec Nigel et Steven, pour observer les guépards à pied dans une réserve de 16‘000 ha. Nigel confirme que la Fondation s’occupe également de lions, mais qu’ils ne sont pas visibles. Les herbes au bord de la route sont recouvertes de gelée matinale, brrr, les couvertures ne sont pas de trop dans la jeep. Passé le portail de l’enclos, on se rapproche en voiture, puis lorsque le signal radio est suffisamment proche, on descend. C’est une sensation rare de marcher dans le bush, démuni, et on frémit lorsque deux kudus déboulent à toute vitesse hors d’un arbuste voisin avant de changer brusquement de direction en nous voyant. Steven le tracker marche devant, nous suivons et Nigel ferme la marche.

Après plusieurs centaines de mètres et un passage de rivière, nous les apercevons enfin, à l'affût dans les buissons, avançant lentement, avant de se mettre soudain à courir. C’est très impressionnant, on confirme, ça va vite ! : ) On les retrouve un peu plus tard, apparemment la chasse n’a rien donné, et ils se reposent au soleil. On s’approche à 10m, c’est grisant et stupéfiant d’être à pied juste à côté d’eux.



On les observe longtemps, debout, couchés, à ronronner et se lécher la pomme, c’est une fin de voyage de toute beauté, on a le grand sourire des réjouis de la crèche! Retour au lodge et départ pour le dernier trajet vers Windhoek. On rend la voiture à Asco, qui l’ausculte sous toutes le coutures et remplit le réservoir à ras-bord (on devra payer le 1,3 litre manquant alors qu’on a fait le plein à la station qui est à 200m : ) Comme on a encore du temps, le chauffeur très sympa du transfert vers l’aéroport nous emmène en ville à la recherche des verres à vins en inox qui nous ont tellement plu, mais sans succès, et après quatre magasins différents, il est l’heure de partir vers Hosea Kutako. Nous décollons à 15h30 direction Johannesburg, le visage collé au hublot pour les dernières gouttes, puis long-courrier vers Francfort avec les chants du choeur Ye Begudi qui donnent la chair de poule («Jerusalema»), short-transfer à Francfort (coupe-file magnifique, sont trop forts à Lufthansa) et arrivée à Genève au petit matin. Forcément complètement décalés… quel endroit étrange? : )
Si c’était à refaire, en mieux :
1- On prendrait une tente au sol, suffisamment grande (une tente de 4 pour 2 personnes), plutôt que la tente sur le toit. 2- On ferait étape à North Gate ou Khwai River, pour couper le long trajet entre Savuti et Third Bridge. 3- On irait à Nxai Pan au-lieu de Planet Baobab. 4- On passerait quelques jours dans le Central Kalahari Game Reserve.

Mieux vaut tard que jamais 😊

Carole, 35 ans, et Matei, 40 ans. Notre premier voyage en Namibie date de mars 2009. Deux semaines et demie de pur bonheur. Le Damaraland, Sossusvlei et le NamibRand.
Une année plus tard, à la même période, on a commencé à rêver toutes les nuits de Namibie : le pays nous manquait, il fallait qu’on y retourne. Et avec le Botswana cette fois-ci.
On avait très envie de repartir à la même période, qui nous avait plu pour plusieurs raisons : la végétation verte et haute, l’eau dans les lits de rivières, très peu de monde (souvent nous étions seuls dans les lodges, aux petits soins), une température très agréable nuit et jour, et la découverte des animaux par surprise, au détour d’un buisson ou d’une dune. La basse saison présentait aussi l’avantage de pouvoir improviser sur place, décider du jour au lendemain l’itinéraire et la prochaine étape, à des prix inférieurs à la haute saison.
Mais pour diverses raisons, nous avons du décaler le voyage au mois de mai. Ce qui s’est avéré un coup de chance, car les pluies ont été très tardives et nous sommes arrivés peu après les dernières gouttes. Des connaissances qui étaient dans le Kalahari quinze jours avant nous, ont passé une semaine sous l’eau avec toutes les complications au niveau de l’état des pistes.
Le premier voyage s’était fait de guesthouse en lodge, ne connaissant pas du tout l’Afrique, nous n’étions pas rassurés à l’idée de camper au milieu des bêtes sauvages, grosses comme petites.
Cette fois-ci, ce serait mixte, moitié camping et bivouac, moitié lodge et guesthouse. Et donc la célèbre tente sur le toit, si pratique (et gardant un peu de distance avec les bêtes : ). On l’a trouvée cependant aussi très peu confortable, et notre sommeil s’en est ressenti : lorsque l’un bouge, toute la voiture bouge, et du coup l’autre aussi : ) Et de plus on est assez à l’étroit. Au final des nuits pas très reposantes, et une conviction : la prochaine fois, c’est tente au sol, sans hésitation!
Nous sommes donc partis dimanche 8 mai 2011, pour un mois de voyage entre le Botswana et la Namibie : Victoria Falls, Chobe, Savuti, Moremi, Magkadigkadi, Okavango, Damaraland, Kaokoland.
Les carnets de voyage d’autres membres du forum, notamment celui de Pierre77 qui nous a précédé sur un itinéraire quasiment identique, nous ont été précieux, un grand merci!
Lundi 9 mai - jour 1 Victoria Falls Après une escale à Francfort, et une autre à Johannesburg, nous atterrissons à Victoria Falls. Le vol entre Francfort et Johannesburg n’étant pas complet, on a pu avoir des sièges avec de la place pour les jambes. Une chance, dont on a bien profité! Une fois les formalités de visa accomplies (en euros ou en USD, mais ce n’est pas le même comptoir, donc on a fait deux fois la queue : ), un transfert nous attend pour nous emmener à la guesthouse Amadeus. En chemin nous déposons un couple au Vic Falls Safari Lodge, et premier contact avec la nature : le lodge est très beau, tout en bois, et en traversant le lobby pour aller sur la terrasse, on a une vue plongeante sur la savane, un beau point d’eau, et ... 4 éléphants, qui barbotent à quelque distance... Ca nous avait manqué, et nous sommes toujours aussi impressionnés.

La guesthouse Amadeus est simple, confortable, nous sommes les seuls, et peu de temps après on nous emmène faire un sunset cruise sur le Zambèze. Le soleil est orange, le GinTo bienvenu, on voit quelques hippos entre les rires tonitruants des canadiens qui nous accompagnent. Pas mécontents de retourner au calme, on mange un morceau et se couche à 20h.
Mardi 10 mai - jour 2 Victoria Falls > Kasane Départ tôt pour voir les chutes. A cette période on ne voit pas grand chose, le débit est tel qu’il y a un immense nuage de vapeur qui recouvre le tout. Par moments on découvre des bouts, et à d’autres c’est une vraie pluie tropicale («spray and mist») qui s’abat sur nos pèlerines. La faille est impressionnante, la forêt vierge inattendue, le volume d’eau ahurissant. C’est spectaculaire, sans être inoubliable.
La seule photo où on voit autre chose que de la vapeur d'eau...Retour à la guesthouse, on remarque des troncs arrachés en pleine ville : les éléphants sont passés au cours de la nuit. Bagages faits, nous embarquons dans le minibus qui nous emmène à Kasane, au Botswana. Lors de la réservation de la voiture, on a opté pour la variante transfert entre Victoria Falls / Zimbabwe et Kasane / Botswana, qui s’avérait moins chère (12 €/p) et moins compliquée (taxes, formalités de douane) que de récupérer la voiture à Vic Falls et la faire retraverser la frontière. Personne à la douane, hormis des camions de transport de minerais (cuivre, cobalt) en provenance de RDC, en 10 mn c’est fait. On arrive au Chobe Safari Lodge, où nous attend Rex, de chez McKenzie 4x4, et notre Defender 130 Diesel. Nous faisons le tour en 2 heures et demie, on vérifie chaque pièce, et en particulier le téléphone satellite et le GPS. Bonne nouvelle, le téléphone satellite ainsi que les appels d’urgence sont offerts. Mauvaise nouvelle, ils ont oublié les «sand ladders». Une bière au bord de la Chobe river, on paye le solde de la voiture en cash. Au final, le Defender de McKenzie aura coûté, pour 11 jours, 1‘800 € (contre une offre de 2‘420 € pour le Land Cruiser de SelfDriveAdventures et 2‘050 € pour le Hilux basique 2.5L de Asco). On mange au buffet le soir, pas dément, entourés de russes et d’américains. Vivement le départ demain.
Mercredi 11 mai - jour 3 Kasane > Ihaha Chobe On se lève à l’aube pour un tour sur la Chobe River. L’eau est lisse et ample, l’air est froid, la lumière splendide, nous sommes seuls avec le guide, ainsi qu’un buffle, quelques oiseaux, plein d’hippopotames (dont les petits qui se dandinent ressemblent à des sharpei roses), des impalas, crocodiles et un magnifique hippotrague noir, puissant et d’apparence mythologique.


On ne verra pas d’éléphants, qui ne descendent que l’après-midi, et en cette saison ne traversent pas la rivière vers la Namibie, l’eau étant trop haute et les îles intermédiaires submergées. Retour à l’hôtel, et départ pour les courses. Déjeuner au Old House et sa terrasse très sympa, complément de courses, et enfin direction Sedudu Gate pour l’entrée dans le parc. Les journées sont courtes et celle-ce tire déjà gentiment sur sa fin. Nous avons 1h30 de soleil devant nous, et 30 km à parcourir jusqu’à Ihaha Campsite, ça devrait le faire. Erreur... A peine entrés dans le parc, nous découvrons une densité incroyable d’animaux, des troupeaux de centaines de buffles, des dizaines de girafes, et des éléphants de tous les côtés. C’est la première fois que nous conduisons dans un parc national, tout est nouveau, donc, prudents et patients, ayant lu les précautions concernant les éléphants, nous restons à distance, laissant passer. Sauf qu’il y en a partout, et lorsqu’un vieux mâle ou une femelle avec son petit mangent tout au bord de la piste, nous nous retrouvons coincés. Avec le soleil qui descend vite ... gloups. Heureusement, lors d’une marche arrière précautionneuse sur plusieurs dizaines de mètres (une mère et son petit suivaient la piste en se dirigeant vers nous), une voiture de Sud-Af nous dépasse : beaucoup plus audacieux (ou confiants, ou inconscients ?), ils ouvrent la route et nous les suivons de près, essayant de ne pas se faire semer. On passera comme ça 3 ou 4 situations délicates, avec mouvements de têtes mécontents et oreilles battantes. Sans eux, on y serait peut-être encore, à force d’être prudents et impressionnés/effrayés à la fois. Traçant derrière, on se désintéresse presque des girafes languides et si proches pour arriver enfin au campsite, soleil rasant. Ouf! Emplacement n°5 au bord de l’eau, on monte la tente, et invite notre voisin à un apéro très agréable pour le coucher de soleil. Tout en gardant l’oeil ouvert sur les buffles qui se promènent dans le coin, les rangers nous ont prévenus d’être attentifs à pied. Jesse est français, photographe professionnel et voyage seul depuis quelques semaines. Il répond à nos questions de novices, nous rassure, et on se remet de nos émotions. Puis dodo, première nuit dans le «bush»…

Jeudi 12 mai - jour 4 Ihaha Chobe La nuit a été longue, peuplée de bruits inconnus et de questions (c’est un hippo qui monte sur l’échelle? Un buffle qui prépare le petit déj?), on prend nos marques. Bonne nouvelle : pas de moustiques! La saison est censée être redoutable, mais le courant de la Chobe River est trop important et les moustiques absents : ) Réveil à l’aube, on se déplie tranquillement, tout le monde est parti, petit déjeuner royal (oeufs brouillés, bircher muesli) puis départ pour un drive vers Shimwanza Valley.

Le soleil est déjà chaud et on ne verra pas grand monde, quelques girafes, buffles et impalas, mais la balade est belle, isolée.

Déjeuner au camp et nouveau drive vers 15h, vers Serondela, avec l’envie - et l’appréhension - de revoir des éléphants. La piste principale étant parallèle à la rivière et les éléphants y descendant l’après-midi depuis l’intérieur du Parc, il est inévitable de les croiser. Ils traversent, à l’aller sans s’attarder, mais au retour prenant leur temps, tout au long de la piste : une pluie d’éléphants. On n’y avait pas pensé la veille, d’où le manque de temps prévu et le coup de stress. On descend au bord de la rivière, la presqu’île que nous visions s’est transformée en île, inaccessible.

Un grand éléphant mâle traverse, tandis que 3 autres batifolent au ralenti, se retournent dans l’eau les pattes en l’air. Le spectacle est délicieux. Dans l’intervalle le mâle est ressorti en face, et la ligne d’eau s’est dessinée sur sa peau poussiéreuse, comme s’il avait été trempé dans du chocolat. Retour au camp, plusieurs éléphants traversent la piste, c’est magique et moins éprouvant que la veille : nous avons le temps. Petits, vieux, tout le monde est là, une trentaine en tout, répartis en petits groupes. Désolé, les photos manquent, n’étant pas équipés pour la photo animalière, on pensait à autre chose : )

Douche au camp, tente, et on prépare l’apéro : GinTo, un excellent sauvigon blanc «Fat Bastard» (dans les verres à vins en inox, trop chouettes) et du biltong.

Nous partageons avec Monique et Alain, croisés le matin, ainsi que Jesse qui passe dire au revoir. Ils ont vu une lionne près de Sedudu. La nuit est tombée, tout le monde rentre, on mange nos steaks et au lit!
vendredi 13 mai - jour 5 Ihaha Chobe > Savuti Pas très bien dormi à nouveau, départ tôt pour Savuti.

La piste longe la rivière, toujours aussi vaste et d’une couleur bleu vif impressionnante. On croise waterbucks, girafes et baobabs.

Passé Ngoma Gate, on se retrouve sur une route fraîchement goudronnée, très large qui nous mène à Kachikau où, sans transition, on passe à une piste sableuse, avec les traces de roues et les hautes herbes au milieu. Le Bradt conseille de prendre une piste parallèle pour éviter le sable épais et profond, ce que nous faisons, aidés des points GPS. Nous croisons peu après la bifurcation un 4x4, probablement des chasseurs, à qui nous demandons confirmation, et qui nous répondent le contraire, qu’il faut retourner sur nos pas pour prendre la piste «officielle». Un temps perplexes, nous décidons de continuer malgré tout. Nous sommes au milieu de nulle part, la végétation est dense et basse, et nous nous regardons parfois avec un sourire légèrement tendu. Le choix se révèle bon et nous arrivons enfin à Ghoha Gate, d’où nous entrons dans le Parc. Quelques centaines de mètres plus loin, un point d’eau sur la droite et 3 énormes éléphants. Avec toute cette végétation, nous apercevons toujours les animaux à la dernière seconde, une fois arrivés à leur hauteur. Le soleil est haut à présent, et le sable, profond par endroits, devient de plus en plus mou. Nous nous enlisons deux fois, mais le Defender est un vrai tracteur, et nous repartons à chaque fois, labourant la piste. 4h20 après le départ, nous arrivons au Campsite. Un nouveau pont rend le passage de la rivière très facile, et on se pose à notre emplacement, pas fâchés d’être arrivés.
Le temps de nettoyer la voiture et le matériel (les secousses de la route ont renversé les bidons d’eau et le charbon de bois, il y en a partout), de déplier les chaises, d’ouvrir les bières, lorsque soudain apparaît entre les arbres un éléphant imposant, venant de l’emplacement voisin! Silencieux, il arrive tranquillement, droit sur nous. Calmes mais alertes, on range rapidement toute la nourriture et on se met dans la voiture. Il passe à 5 m et commence à se frotter à notre arbre, puis, nonchalamment, repart continuer sa tournée, en balançant ma chaise au loin d’un mouvement de trompe. Elle était sur le passage, l’idiote. Et moi dessus avec ma bière, une minute plus tôt.

(au milieu, Converse taille 44 : )La visite des sanitaires, véritable place forte entourée d’un mur en béton armé renforcé d’un talus en terre, en dit long sur la présence des éléphants. Après Savut (on apprendra plus tard que c’est le nom de notre invité surprise) et les monstres vus à Ghoha, on a notre dose pour la journée. Pas de drive cet après-midi, on finit de ranger, préparer le barbecue et bouquiner sous l’arbre, l’oeil ouvert pour toute visite impromptue.

On admire le coucher de soleil sur la rivière Savuti, qui coule à nouveau depuis 2 ans, après presque 20 ans de sécheresse.
samedi 14 mai - jour 6 Savuti La nuit a été froide, la lune pleine et lumineuse, et on n’a pas beaucoup mieux dormi. On se présente à 7h30 au Savuti Safari Lodge, ils sont abasourdis, ils n’ont jamais vu des selfdrive arriver aussi tôt : ) Mais l’accueil est très chaleureux et la prise en main absolument parfaite. Linge sale hop, thé et cookies hop, game drive improvisé avec guide perso hop! et nous voilà partis pour explorer le Savuti. Metal est excellent, drôle, connaisseur et bon tracker. Carole est sous le charme, et moi aussi.

Nous voyons quelques zèbres, éléphants, et ... un léopard! et ... un autre léopard, à peine plus tard! Quelle chance, et quelle beauté! Il s’agit d’abord de la fille, qui longe la piste sur quelques mètres devant nous, puis de la mère, posée sur un tronc d’arbre mort pendant plusieurs minutes. Nous l’observons goulûment, je suis en admiration totale! Je n’ai qu’un appareil compact : les photos au zoom numérique sont de très mauvaise qualité, mais le souvenir est intact.


Retour au lodge, brunch parfait, on rencontre un couple de vieux anglais, tout droit sortis de l’imaginaire du safari (Dr Livingstone et sa femme je présume) et un couple de juges brésiliens, puis on s’installe dans la chambre, superbe.


Longue douche, courte sieste, et on repart pour le drive de l’après-midi, toujours seuls avec le guide. Metal nous explique comment le fait que la rivière coule à nouveau a modifié l’écosystème, et que nous ne verrons pas le célèbre groupe de lions qui s’attaquait avant aux éléphants : des luttes de pouvoir ont dispersé le groupe, et l’eau abondante a changé les habitudes. Le parcours est varié, nous voyons plusieurs girafes et une troupe de 25 éléphants qui se dirige vers un point d’eau.


Il y a des tout petits qui sont à tomber, avec leur bout de trompe hors contrôle. GinTo au coucher du soleil, une vraie carte postale avec la girafe au loin et les zèbres au premier plan, puis retour au lodge.

Nous y rencontrons Pierre Jaunet, qui nous rejoint au bar, entendant que nous parlons français. Il nous parle de sa longue expérience du Zimbabwe et du Botswana, on se renseigne sur la qualité des pistes pour la suite du voyage, puis on passe à table avec ses amis, Tim et June Liversedge, sur la belle terrasse avec vue nocturne sur le point d’eau et la rivière. Au cours du repas, Tim nous racontera plein d’anecdotes sur le Botswana, où il réside depuis 40 ans, ayant été conservateur à Chobe, reconstruit le Khwai Lodge, construit la route entre North Gate et South Gate à Moremi et étant maintenant réalisateur et producteur de documentaires animaliers. A moment donné, nous remarquons la présence soudaine d’une trentaine d’éléphants venus s’abreuver au point d’eau (puisée en profondeur, l’eau est minéralisée). Arrivant en vagues régulières, tout petits compris, ils remplissent la plaine juste à quelques mètres devant le deck. Il en arrive toujours plus, comme si ça ne devait pas s’arrêter, déclenchant exclamations et enthousiasme fasciné de notre part. Même Tim est bluffé. Une soirée inoubliable, d’autant que nous aurons la chance de voir aussi des lycaons («wild dogs») et des hyènes, et qu’un léopard a été aperçu dans l’enceinte du lodge. Nous discutons encore tard dans la nuit, puis dodo.
dimanche 15 mai - jour 7 Savuti > Moremi La nuit est réparatrice, réveil à 6h et départ à 7h30. Nous partons pour Third Bridge, et les avis divergent sur la route à prendre. Il y a beaucoup d’eau à Moremi, et la piste entre North Gate et Xakanaxa est fermée. La première option est de passer par North Gate et descendre sur South Gate pour remonter ensuite sur Xakanaxa ou Third Bridge, mais les passages sont très difficiles autour de Khwai et North Gate, et on nous déconseille de prendre cette route seuls. La deuxième est de prendre la gravel road par Mababe et remonter sur South Gate, c’est moins intéressant, plus long mais plus sûr. Un groupe d’italiens va prendre la route de North Gate dans 2 camions avec guides, nous discutons pour nous joindre à eux, mais finalement ils partent sans nous attendre. Tant pis, nous aviserons à Mababe Gate. Nous embarquons deux planches en guise de «sand ladders» et prenons la Sandridge road. La piste est belle, et nous restons concentrés, Carole sur l’apparition d’éléphants sur la piste, et moi sur les passages de sable mou et profond. On n’a pas trop envie de s’ensabler puis d’avoir des éléphants sur le dos pendant qu’on déblaie. Un ou deux passages délicats (arbres en travers de la piste au milieu d’un passage de «hauts fonds») et nous voilà à Mababe Gate. Le Ranger nous déconseille lui-aussi de passer seuls par North Gate. Bon, d’accord, on ne va pas insister, c’est vrai qu’on n’a croisé aucune voiture de toute la matinée. Mais la gravel road est atroce, pleine de nids-de-poules, et le Defender, qui était jusque là irréprochable, se comporte très mal, perdant régulièrement l’adhérence au-dessus de 30 km/h. Je ne pense pas à dégonfler les pneus, j’aurais dû! La route est un calvaire, d’autant plus incompréhensible que les rares autres voitures foncent sans problème. Je me sens comme Gaston Lagaffe dans son tacot : ). Nous remontons ensuite vers South Gate et entrons dans le Parc. A l’entrée, on nous déconseille la route directe vers Third Bridge, il faut aller sur Xakanaxa puis continuer sur Third Bridge. La piste est de plus en plus belle, on roule bien, la Mopane Tongue est verte, les arbres sont hauts et feuillus et nous ne traversons que quelques passages boueux.

Nous atteignons enfin Xakanaxa, après 7h de route! C’est long, trop long... Il reste encore 40 mn pour rejoindre Third Bridge, et on en a un peu marre. On va voir s’il y a de la place ici. Le campsite est plein, on essaye les lodges, et coup de chance, le Xakanaxa Moremi Safari Lodge nous accepte à l’improviste, passés les conciliabules d'hésitation devant cette situation inhabituelle. Et à prix réduit (pour Xakanaxa!), puisqu’on nous propose le Full Board et toutes activités à 100 € par personne. Le lodge est superbe! Les tentes ont chacune une petite terrasse donnant sur le delta et les hautes herbes, et salle à manger, bar, salon et coin autour du feu ouverts s’articulent le long du canal, sur un deck qui serpente entre les grands arbres.


On bouquine le reste de l’après-midi, le coucher de soleil est magique, on est biens. On apprend que la semaine dernière encore, il pleuvait à verses. Ca explique les routes coupées et les trous d’eau profonds qui barrent l’accès aux lodges.

Repas léger, échanges concernant l’état des pistes vers Savuti avec un couple de SudAf et on se couche, épuisés.
lundi 16 mai - jour 8 Xakanaxa Moremi Game Drive à 6h30 avec Oli, excellent tracker : il s’arrête soudain, regardant des traces au sol. Il entend ensuite les cris d’alerte des singes. Plus loin, repère la direction où regardent les impalas, et nous mène droit sur un magnifique léopard, qui suit la piste devant nous. On est vernis! On le suit, faisons un court détour, puis, moteur arrêté, l’observons passer à 3m de nous, calme et indifférent à notre présence. Nous sommes bouche bée.

Puis les autres voitures, alertées par radio, déboulent de tous les côtés, mais il est parti. Nous le reverrons un peu plus tard, grâce à l’oeil perçant de Carole, assis immobile à l’ombre d’un buisson, nous regardant droit en face : impressionnant. Nous voyons également de très beaux kudus et un troupeau d’éléphants, dont un petit qui n’a pas froid aux yeux et cherche à nous intimider.


Brunch au lodge, lecture sur le deck, nous décidons finalement de ne pas aller à Third Bridge. La route du sud, peu recommandée, nous contraint à revenir par Xakanaxa, ce qui nous fait faire un aller-retour quasi-inutile, et surtout rallonge une route déjà longue demain. Avec quelques regrets - mais du confort - on reste au lodge une nuit supplémentaire. Game Drive avec un autre guide à 15h30, en direction de Third Bridge justement, où certains ont vu la veille un jeune lion mâle prendre la pose dans une clairière. On fait un crochet par une carcasse d’hippopotame, victime d’un combat des chefs qui s’est terminé en agonie dans l’enceinte d’un lodge.

Les paysages sont à tomber, les arbres majestueux, les couleurs vives, il y a une beauté et une énergie incroyables.


Nous nous engageons sur les pistes secondaires, parfois à peine visibles, avec des passages compliqués dans les marais, l’eau entrant dans la voiture par les portières. Il faut sérieusement connaître, sinon c’est l’enlisement assuré.

La piste est là, à droite. Où ? Ben là... : )On se regarde avec Carole : on ne serait jamais passés par ici, seuls en selfdrive. On passe non loin du campement de Veronica Roodt, qui vit seule et isolée, sous tente, avec un aide bushman. La saison n’est pas la plus riche en faune, le haut niveau des eaux éloigne beaucoup d’animaux, et notamment les guépards. Il pleut entre novembre et mars, puis le delta est haut entre avril et juin. C’est à la saison sèche hivernale, entre août et septembre, que l’on voit le plus d’animaux, mais avec une végétation sèche, jaune et des arbres sans feuilles. Nous voyons quand même beaucoup d’éléphants.

Plus loin, soudain, un grand mâle en rut vient droit sur nous, l’oeil mauvais... Surtout ne pas reculer, faire gronder le moteur de manière régulière, le face à face dure un moment, puis il finit par nous contourner… Décidément c’est très impressionnant, et ça fait peur. Il est énorme et, comment dire? Pas content quoi. Puis nous avons la chance de tomber sur une meute de 6 lycaons qui se reposent dans une clairière, après une chasse infructueuse. Etonnante similitude comportementale avec les chiens.


Retour au lodge, un peu de lecture, repas et dodo confortable, dans une belle chambre éclairée aux bougies. Pleine lune sur le delta.

mardi 17 mai - jour 9 Moremi > Boteti River Départ tôt pour Boteti. Pour une fois, la route va aller en s’améliorant, et ça fait drôle de rouler sur le bitume. On aide un français à changer sa roue à South Gate, il revient du Kalahari où il a vu 6 lions en 5 jours. On arrive en début d’après-midi à Meno-A-Kwena (le GPS n’était pas du luxe). Le lodge est un camp de toile, type safari mobile mais permanent, avec du mobilier et des objets dans le style des années 50 (tiens, il y a une photo de Tim dans le tas).

Le camp domine la rivière Boteti, avec le Parc du Magkadigkadi en face, la vue est splendide. Tout se fait au feu de bois, y compris l’eau pour la douche, et toujours cette vue plongeante, partout.


Il y a des nuages, pour une fois. L’après-midi est passée à observer les rares animaux, en faisant attention aux serpents apparemment nombreux, apéro avec Anita et John qui rentrent eux aussi du Kalahari, où ils ont croisé une lionne et ses 3 petits, dans leur campement, au petit déjeuner. Voir Anita, sud-africaine habituée au bush, mimer comment elle s’est jetée tête la première dans la voiture, nous fait encore sourire aujourd’hui, mais est surtout rassurant : ils ne sont pas tous fous : ) Excellent repas sous la toile de parachute de la tente principale, pleine de détails, d’armoires et de caisses à l’ancienne. Bonne nuit, pleine lune, pluie au milieu de la nuit, et rugissements de lions au loin. A moins que je n’aie rêvé, Carole n’a rien entendu?

mercredi 18 mai - jour 10 Boteti > Gweta Petit déjeuner et observation de 4 éléphants pas tranquilles en contrebas, au bord de la rivière.

On hésite entre deux routes pour rallier Planet Baobab : soit à travers le Parc Magkadigkadi Pans, ce qui implique de prendre le bac à Khumaga (il n’y en a qu’un le matin?) et ressortir par Phuduhudu Gate, soit en faisant le tour par Motopi. Les incertitudes liées au bac et le temps de route sensiblement plus long de l’option Parc font pencher la balance pour la seconde. La route est facile et nous arrivons tôt dans un lieu décontracté, avec quelques locaux et de beaux baobabs. Le ciel est gris et nuageux et c’est ce soir que nous avons prévu de dormir à la belle étoile dans le Pan. Malgré le temps menaçant, nous partons quand même à 14h, avec une famille d’australiens (père et fils tout contents, mère et belle-mère pas du tout : ). Au programme : visite de suricates, nuit dans Ntwetwe Pan, et le lendemain retour par Chapman’s Baobab. La route est cahoteuse, longue, pas très intéressante et il fait rapidement froid. En chemin nous passons voir les suricates : pas fous, ils ne se montrent pas par ce temps. Nous continuons le chemin jusqu’à l’étendue plate du pan, et arrivons au camp incongru préparé pour la nuit : une table et des chaises posées au milieu de rien, ce vestige asséché de lac mésozoïque où rien ne pousse, rien ne vit. Le guide prépare les grillades et le pain, fait sur place à partir de maïs et de bière. A cause des nuages, il fait déjà sombre, mais en une minute le coucher de soleil embrase le ciel bas, le Pan prend feu, on est émerveillés.

Repas rapide et on se couche dans les «bedrolls» utltra-chauds et confortables. On va bien dormir, et je me réjouis de me réveiller à l’aube dans ce désert, on voit déjà la lune qui fait quelques apparitions. Malheureusement, vers 22h, quelques gouttes de pluie de trop nous font tout remballer en vitesse. Lorsque la croûte du Pan est mouillée, les voitures s’embourbent profondément, on ne peut pas rester. Quel dommage !! Surtout que lorsque nous arrivons au guesthouse après un drive de nuit dans le froid, le ciel est complètement dégagé et la lumière de la lune inonde le bush... Il s’en est fallu de rien! Les regrets seront persistants. C’était en plus la seule raison qui nous avait fait choisir Planet Baobab, plutôt que Nxai Pan qui nous attirait beaucoup.
jeudi 19 mai - jour 11 Planet Baobab Réveil tranquille, grasse matinée (8h). Il fait beau, l’air est pur. Petit déjeuner et farniente. On envisage un temps de retourner dormir dans le Pan, mais le guide est malade (il a pris froid?), bon, on se fait une raison, et tant pis pour les suricates qu’on avait tellement envie de revoir. Lecture, sieste, on prépare les bagages et la voiture pour la rendre le lendemain à Maun. Le soir, on mange typique botswanais «Bogobe le Nyama», délicieux ! L’ambiance locale promise laisse à désirer : il n’y a personne : )
Vendredi 20 mai - jour 12 Gweta > Maun > Okavango Réveil à 5h30, départ de nuit à 6h. Le lever de soleil est superbe et rapide, juste après la lune et les étoiles. Ca change vite ! Nous faisons un détour par Nxai Pan pour voir les Baine’s Baobabs. Le paysage du parc rappelle un peu la Namibie, avec zèbres et oryx. Ca donne envie d’y passer plus de temps, d’autant que tout le monde est là à cette saison, même si nous ne les voyons pas ce matin : lions, guépards et léopards. Les baobabs sont imposants, millénaires plantés sur une île au milieu du pan.


On continue la route pour arriver à Maun, où nous rendons la voiture à Mac (Kenzie), quinquagénaire sympa et décontracté, rosé dans son bleu de mécano. On a bien aimé le Defender, qui a été solide et fiable, même si de loin pas de toute première fraîcheur, et on le quitte à regret.

Nous sommes à présent arrivés à la dernière partie du voyage au Botswana, avec deux jours au Gunn’s Camp, dans le delta de l’Okavango, juste au sud de Chief’s Island. A midi nous embarquons à bord d’un petit avion pour Xaxaba; la piste de notre camp étant inondée, il va falloir atterrir à une demi-heure de là. Il y a une TV dans la salle d’attente. Coupés du monde pendant 2 semaines, l’éclair d’actualité au fin fond du Botswana nous apprend l’arrestation de DSK à NY. La planète Mars quoi : ) Nous nous réjouissons de survoler enfin le delta, dont nous avons tant entendu parler. Le survol est sympa, même si on est pas mal secoués dans le coucou qui tangue et vole de travers, et j’ai la chance d’être à la place du copilote pour observer autant les gestes du pilote que l’Okavango au-dessous, très bleu et immergé.

A l’arrivée, des guides du camp nous attendent pour un transfert à pied, en pirogue «mokoro» et en bateau à moteur pour arriver au lodge, joliment placé au bord d’un canal. Les tentes sont plus loin, via une passerelle au milieu des hautes herbes, sous les grands arbres, toutes avec vue sur le delta. Elle sont immenses, avec douche et baignoire à l’extérieur, une terrasse à l’avant, et une sorte d’antichambre qui fait office de bureau et salon.


Départ pour une balade «sundowner» en bateau, beaucoup d’oiseaux (marabouts, african jacana...) et plusieurs éléphants, que nous sommes surpris de voir aussi loin dans le delta submergé. Un mâle en rut («smelly») traverse la rivière juste devant nous, c’est très sympa à observer, il ressort de l’autre côté, la ligne de flottaison bien visible. Le coucher de soleil est rouge, orange, rose et violet.


Repas au lodge avec Jinx, le manager un peu envahissant qui monopolise la parole et l’attention, mais entraînant. Puis au lit, après une belle et longue journée! Quand je pense que le matin nous étions parmi les baobabs gigantesques, au milieu d’un pan désertique, quel contraste!
samedi 21 mai - jour 13 Okavango La nuit a été fraîche, on a entendu plusieurs hippopotames, réveil à 6h pour un départ en «mokoro». La balade est lente et silencieuse, on glisse entre les herbes et les nénuphars au lever du soleil, quel plaisir. On accoste sur une rive, pour continuer à pied.

J’attendais ça depuis longtemps, on n’a pas l’occasion de marcher dans les parcs nationaux au Botswana. Le rapport à la nature est tout autre lorsqu’on est là, vulnérable, au milieu de la végétation. Nous croisons une grande famille de babouins, plusieurs phacochères pas trop craintifs, des impalas beaucoup plus, et quelques traces d’éléphants et zèbres. Et toute une flopée d’oiseaux : aigle, martin-pêcheur, cigogne, marabout et d’autres très colorés (oui, nous ne sommes vraiment pas des spécialistes : ) Retour soyeux en «mokoro», délicieux brunch suivi d’une douche à ciel ouvert sous les grands arbres, et lecture dans la tente. A 15h nouvelle ballade en bateau, assez semblable à la veille.

Apéro dans la tente et repas animé par les contes africains de Jinx. Impala rôti, asperges, on mange bien au Gunn’s Camp.
dimanche 22 mai - jour 14 Okavango > Maun > Windhoek Grasse mat’ monstrueuse (7h : ). La nuit a été moyenne, les oiseaux, insectes, grenouilles et hippos sont bien là. Petit déjeuner copieux (oeufs brouillés et tomate, saucisse, bacon, corn-flakes avec joghurt et fruits frais, miam). Nous profitons d’un moment calme pour écrire quelques cartes postales puis départ en bateau pour l’aéroport de brousse. Derniers nénuphars et African jacana, et nous voilà débouchant sur la piste d’atterrissage en terre avec les bagages, sortant de nulle part. Le vol secoue pas mal et la vue est belle : les patches d’îles et d’arbres, avec les traces des pistes des animaux, dessinent une carte fascinante, tantôt émergée, tantôt immergée, de différents verts, beiges, bleus et noirs. Comme des rides sur la peau, les pistes des animaux sillonnent la terre. Changement d’avion à Maun, et vol vers Windhoek, très excités à l’idée de retourner en Namibie! L’aéroport est familier, il y a une heure de décalage horaire avec le Botswana, nous faisons un peu de change, prenons une carte SIM et en route pour Asco, où nous récupérons le Hilux Double Cabine avec tente sur le toit. Aïe, il n’y a pas de 2e batterie et le frigo ne marche pas lorsque le moteur est arrêté. La tuile. Et il est trop tard pour changer de véhicule. Tant pis, on avisera. Il y a beaucoup d’eau à Windhoek, et on traverse un gué en pleine rue, chose que l’on avait pas connue en mars 2009. On retrouve la pension Londiningi, et Nathalie et Alex avec plaisir. David Rey, notre guide pour le Kaokoland, nous y rejoint pour faire connaissance et régler les derniers points. Au moment de préparer le voyage, nous avions beaucoup hésité sur la manière de voyager dans le Kaokoland. Devant la plupart des avertissements, nous avons finalement exclu le voyage en solo, même munis de téléphone satellite. Il restait soit l’option de trouver une autre voiture intéressée aux mêmes dates, soit un guide. Nous en avons contacté plusieurs, dont David, recommandé par notre amie Ruth. Puis les échanges de mails avant le départ ont achevé de nous convaincre de son sérieux. Mais nous ne l’avions jamais rencontré jusqu’à ce soir. RV est pris pour le surlendemain à Opuwo. Un pavé de springbok aux truffes du Kalahari plus tard, nous nous couchons pour une belle et longue nuit.
lundi 23 mai - jour 15 Windhoek > Opuwo Excellent petit déjeuner, copieux, frais et varié, on mange toujours aussi bien à Londiningi. On prend la route à 8h30 après avoir réservé la nuit du 2 juin, veille du retour. Quel plaisir de rouler à 120 Km/h sur une route asphaltée, dans une voiture confortable et souple. Arrêts successifs à Otjiwarongo, Outjo (délicieuse Bäckerei et étonnant Biergarten où les serveuses Damara parlent allemand), Kamanjab (première Himba, sublimement belle, qui sort de l’épicerie) et Kavita Lion lodge, où on envisage éventuellement de passer la nuit, le Hobatere lodge étant malheureusement fermé pour de tristes histoires avec la Communauté. Les activités avec les lions ne sont que le matin, le lodge est désert, on décide de continuer notre chemin. On tente le Community Campsite d’Hobatere, un peu plus loin en face de la porte Ouest d’Etosha, un très bel endroit, mais on n’est pas complètement emballés. Finalement, la décision est prise de continuer jusqu’à Opuwo, ça devrait le faire au niveau timing et du coup on partira plus tôt pour le Kaokoland. On arrive au coucher du soleil, la vue sur la vallée est très belle, avec la fumée de tous les feux qui s’allument, et une légère brume qui s’installe. On aura finalement roulé toute la journée, mais par rapport au Botswana, c’était du beurre, de la double crème, on n’est même pas fatigués. Opuwo est un melting-pot impressionnant. Beaucoup de Himbas traditionnels, mélangés aux Hereros en costume XIXe (quel contraste!) et au reste de la population, de tous genres. On s’installe au campsite, où nous tombons sur David, qui est lui-aussi arrivé plus tôt que prévu, son RV à Swakopmund ayant été annulé. Ca tombe bien. Apéro au lodge, belle vue sur la piscine et les montagnes environnantes. Le contact avec David est excellent, on se réjouit!
mardi 24 mai - jour 16 Opuwo > Orupembe Réveil à l’aube, on n’a pas entendu les bruits de fête au loin qui ont duré, à ce qu’il semble, toute la nuit. Le campsite est presque plein, avec notamment un bus / camion rempli de français. Leurs discussions animées sont une musique familière qui nous font sourire, un brin nostalgiques. L’un d’eux, peut-être pas bien réveillé, ou excluant d’emblée la possibilité, nous pose trois questions de suite en anglais, sans réaliser qu’on répondait à chacune en français. Il est ensuite reparti, et on ne saura jamais s’il s’en est rendu compte : ) ? On fait les courses pour 7 jours d’autonomie au supermarché, avec toujours ce mélange étonnant, dans cette ville carrefour où tous se croisent. Plein d’essence à ras-bord et départ pour une nouvelle longue journée de route. Il est 9h30. David part devant avec son Land Cruiser, on le suit à distance, une fois le nuage de poussière retombé : à chaque intersection, s’il ne s’est pas arrêté pour nous attendre, c’est que c’est tout droit. On quitte rapidement la vallée d’Opuwo, les paysages évoluent, puis changent souvent. La piste rétrécit, puis devient cahoteuse par endroits, voire délicate avec des passages de pierriers, mais sans jamais être trop difficile. On passe des lits de rivière (Hoarusib), des canyons, des goulets, des cols, des vallées étroites, d’autres beaucoup plus larges, on aperçoit un marcheur solitaire - minuscule point perdu dans l’immensité.


On croise des Himbas à la pompe à eau de Sanitatas. On a acheté à Opuwo de la farine et du tabac, David leur en donne une partie, échange quelques mots, et obtient l’autorisation de faire des photos. Je dois me faire prier, car je n’ai aucune envie de faire le voyeur, mais c’est malgré tout un moment unique.

La timidité est de mise chez les jeunes filles, qui se dérident sensiblement lorsqu’elles voient le résultat sur l’écran de l’appareil. Les enfants s’esclaffent et se tapent sur les cuisses. On continue notre route et peu avant Orupembe, alors que le soleil descend, on choisit un emplacement de bivouac à côté de la piste, au milieu de Bushman Grass et de quelques arbres. On aura croisé beaucoup de vaches, de chèvres et d’ânes, et quelques oryx, autruches et springboks.


Magnifique coucher de soleil (17h30), la lumière est belle, on est seuls au monde et heureux. Dîner au coin du feu, l’air s’est rapidement refroidi, il est temps de se coucher.
mercredi 25 mai - jour 17 Orupembe > Hartmann Petit déjeuner au lever du soleil, on est encore un peu fripés.


La compagnie de David est très agréable, et il est très compétent. Ses connaissances du pays sont vastes et complètes mais il n’impose pas, il est sûr, a un sens de l’humour qu’on apprécie, il est prévenant et attentif, c’est un bonheur. Départ à 8h, on arrive rapidement à Orupembe (étrange ce poste de police perdu au milieu de nulle part) pour continuer et s’enfoncer vers le Nord, soleil dans les yeux. Orange Drum, quelques bifurcations et nous voilà enfin dans la vallée de Hartmann, but de notre voyage. C’est magnifique… On sort de la piste centrale pour rejoindre notre emplacement de bivouac en hauteur. Il a tellement plu cette année que tout est recouvert d’herbe haute, alors qu’en temps normal ce n’est que sable rouge et roche. David découvre le phénomène pour la première fois, alors qu’il y vient plusieurs fois par année depuis 15 ans. Le Hilux ne parvient pas à monter une pente raide avec du sable mou. On tente les vitesses courtes, le Diff Lock, rien n’y fait. Recul pour prendre de l’élan, dégonflage des pneus à 0.8 bar, et on fonce comme des dératés : ça passe tout, tout juste. Il manque un peu de puissance mais c’est passé. Deux autres passages délicats se font sans problème, c’est impressionnant l’efficacité des pneus -très- dégonflés sur le sable meuble. Le lieu de bivouac est idéal, situé entre une falaise et un gros rocher granitiques, ce qui offre de l’ombre pratiquement toute la journée.


On s’installe, petite douche et balade à pied vers un point de vue en hauteur. La vue est magnifique, d’un côté la vallée principale de Hartmann en contrebas, de l’autre la vallée secondaire et au loin, les dunes de la Skeleton Coast. On reste un long moment à contempler en silence, sous une légère brise.


Retour au bivouac et apéro pour le coucher de soleil. Le gros rocher forme une arche, et en passant dessous on accède à un promontoire qui surplombe la vallée, plein ouest et le soleil qui descend sur les dunes. Le GinTo est mémorable, on est bouche bée, c’est vraiment un endroit magique.


Grillades et petits pois à la nuit tombée, avec le bois ramassé en route, il fait extrêmement doux c’est un bonheur. Coucher à 20h, réveil 2 heures plus tard, le vent s’est levé et fait claquer violemment la toile anti-pluie. Démontage à la frontale, à poil sous les étoiles.

jeudi 26 mai - jour 18 Hartmann Réveil à 6h, il fait bon, la lumière est très belle, on descend dans la vallée principale pour aller au bout de la piste, vers des dunes en forme de croissants, ça tombe bien pour le petit-déjeuner : ) On se régale, le soleil s’est levé, les ombres sont longues, et les discussions intéressantes et décontractées.


Puis départ vers la 1ère vallée, la plus à l’est. Un village himba est posé au milieu de dunes roses - apparemment le lodge de luxe voisin a fait en sorte de pérenniser la présence des semi-nomades - et on descend vers la rivière Kunene. Elle est là, large, puissante, bordée de végétation et de crocodiles, vision étonnante dans ce paysage désertique et dramatique.

On croise un jeune berger himba et ses chèvres qui éternuent, avant de rencontrer 3 himbas adultes qui descendent chercher de l’eau à la rivière. Deux jeunes à dos d’âne, souriantes, et une vieille matriarche à pied, plus austère et pressée, qui se laissent photographier en échange de farine.


On rentre au bivouac pour la fin de matinée, exploration à pied des environs, sieste, lecture, déjeuner, re-sieste, balade, dur quoi ! : )

On ne voit pratiquement pas de grands animaux, la vie se trouve à l’échelle miniature, avec criquets et autres bugs qu’on observe à plat ventre. A 15h30 on prend la route d’un sommet plus proche de la Skeleton Coast pour le ‘sundowner’. En route, sur les pentes recouvertes de duvet, on passe devant un terrier de suricates, qui disparaissent à notre approche. On attend en vain qu’ils ressortent. On continue la piste jusqu’au dernier sommet, la pente est raide, heureusement que le Land Cruiser de David est puissant. Et là… c’est indescriptible! … Les dunes de la Skeleton Coast s’étendent à perte de vue, tournent autour de notre point de vue sur 210°. Au sud, on voit clairement la limite entre le désert et la vallée secondaire de Hartmann, les dunes s’arrêtent brusquement, tandis qu’au nord, elles tombent dans la faille de la Kunene, avec les montagnes noires de l’Angola au-delà. Et à l’ouest, la brume de l’océan se mélange au soleil couchant sur une mer de dunes.



C’est le point le plus au nord-ouest de Namibie où il est permis d’aller. On voit d’ailleurs la piste réservée aux rangers percuter les premières dunes avant de disparaître au milieu du sable. Le vent est violent, mais on reste des heures, transportés, envoûtés.

Carole est à gauche.Finalement le soleil se couche, on doit quitter le lieu, muets d’émerveillement durant tout le trajet de retour. Un bon plat de pâtes et dodo, il fait toujours aussi doux, c’est vraiment très agréable.

La nuit est magnifiquement étoilée.
vendredi 27 mai - jour 19 Hartmann > Purros Lever de soleil sur la Hartmann Valley...

Nous partons pour Purros, les pneus toujours à 800 grammes. David nous fait prendre une piste non-indiquée sur les cartes, qui longe la Skeleton Coast. On roule une heure, séduits par la beauté des paysages, avant de s’arrêter sur de petites dunes pour le petit déjeuner.


Les paysages changent, on passe Green Drum, des dizaines et des dizaines d’oryx galopent au milieu d’une vallée granitique, puis c’est un désert de cailloux, des rivières asséchées, un peu de gravel «tôle ondulée», des pistes secondaires inconnues, quelques girafes dans le lit de la Khumib River et enfin l’arrivée splendide à Purros. Les montagnes violettes entourent le lit très vert et dense de la rivière Hoarusib.

On s’installe au Campsite, ça fait bizarre de revoir des gens : ) Après le déjeuner, on va remonter la rivière, à la recherche des éléphants et des lionnes du désert. Les trois mâles ont malheureusement été tués en 2010, par des chasseurs. On remonte la rivière, tombant rapidement sur les premières traces, impressionnantes, bien fraîches, elles ne sont pas loin…

Commence la traque savante et complexe, mais bien plus haut, toujours pas de fauves. On tombe sur un groupe d’éléphants du désert, dont un tout petit à croquer et un mâle qui barrit à notre passage.


Le soleil se couche, il est temps de retourner sur nos pas, lorsque soudain on les repère, allongées tranquillement au bord de la rivière. Grosses paluches, bonne tête, bien en chair, elles nous regardent tranquillement, à 20m. David nous explique en chuchotant, entre deux prises de vues, le travail de Flip Stander qui documente toute l’activité des lions du désert à l’aide des colliers radio (www.desertlion.info).

Ravis, nous rentrons au Camp pour un dîner de patates et «gemsquash» au feu de bois. La soirée est délicieuse, c’est toujours aussi agréable de discuter avec David et écouter ses histoires. Dodo tôt pour se lever à l’aube, on est impatients de retrouver nos lionnes : )
samedi 28 mai - jour 20 Purros Réveil à 5h45 (en fait 4h45 car on a oublié de changer d’heure sur le réveil depuis le Botswana, grrr : ), départ de nuit à 6h, c’est le bon moment pour revoir les lionnes. On traque, on observe, on guette, trace après trace, minutieusement, les sens aux aguets, mais rien, pas de lionnes. Petit déjeuner au bord de la piste après 2h de recherches infructueuses, en regardant une centaine de springboks descendre par vagues successives du pied des montagnes vers la rivière pour s’abreuver. Montés sur ressorts, ils sautent, bondissent comme des gamins surexcités et réjouis. Peut-être que les lionnes sont juste à côté et vont trouver le spectacle à leur goût? On attend, scrutant de tous côtés, mais c’est peine perdue. Le soleil est haut à présent, elles doivent être tapies dans l’ombre, invisibles. Plus loin on revoit les éléphants, si particuliers dans ce décor montagneux, puis retour au camp, avec un crochet par la case supermarché du village. Case au sens propre : ) A l’intérieur, quelques rayonnages, deux jeunes qui jouent au billard, un juke box fou et une femme ivre morte, qui titube de personne en personne. On en profite ensuite pour sonder l’entrée du canyon de l’Hoarusib, piste prévue pour le lendemain, mais a priori encore impraticable, ce qui se confirme avec un sol très mou, collant et imbibé. Quoique, une voiture estampillée «Club 4x4» nous dépasse et s’enfonce plus loin, pas farouche. Déjeuner au camp, douche, sieste, et c’est reparti pour la chasse aux lionnes. On tourne, retourne, re-retourne, décidément ça veut pas… Au sommet d’un point de vue en hauteur, assez haut le long de la rivière, on admire les montagnes et repère en contrebas le groupe d’éléphants, dans la lumière du couchant.

On se rapproche bien, un petit est parmi eux, et on reste un long moment à les observer en se régalant. Le petit est craquant... Oups! Il faut déguerpir soudain en vitesse, on s’est retrouvés encerclés par d’autres congénères arrivés par derrière, et deux mâles nous font comprendre - on comprend très bien dans ces cas-là : ) - qu’on doit dégager fissa.


On redescend toute la rivière vers Purros, l’espoir de revoir les lionnes s’amenuisant au fur et à mesure que le camp se rapproche, et nous voilà de retour. Pas de fauves pour aujourd’hui. Mais au dîner, excellent poisson aux épices de David! Soirée très agréable à nouveau, et dodo.
Ps. On ne reverra plus les lionnes, et le 10 juillet 2011 toutes les trois seront retrouvées mortes, empoisonnées, sonnant la fin du groupe de lions de l’Hoarusib. Heureusement d’autres groupes continuent, Hoanib, Auses, Obab, Ugab et peut-être que certains reviendront vers l’Hoarusib.
dimanche 29 mai - jour 21 Purros > Hoanib River Réveil tôt pour monter sur une colline et prendre le petit déjeuner avec la vue au lever du soleil. Ca caille grave. On remarque à nouveau que l’air se refroidit sensiblement quelques instants à peine avant les premiers rayons, chacun y va de sa théorie, mmh, personne ne convainc vraiment : ) La vue est à 360°, la vallée de Purros est splendide avec la large coulée verte de végétation autour de l’Hoarusib, lacet d’argent dans l’ombre des montagnes couleur betterave.

Nous partons pour notre prochaine étape, la rivière Hoanib, via Amspoort, mais malheureusement sans passer par le canyon de l’Hoarusib. On n’est toutefois pas déçus, les paysages sont variés, les dunes rencontrent les collines de basalte et on traverse de vastes plaines et étendues d’herbe (elle est partout cette année, au grand étonnement de David). On ne se lasse pas de cette beauté, parsemée d’oryx et … de suricates. On aperçoit une sentinelle dressée sur son monticule, impassible. Après l’avoir observée à la jumelle, on tente l’approche à pied, délicatement, lorsqu’elle disparaît soudain. On se poste à moyenne distance, avec vue sur les multiples sorties du terrier, mais malgré la patience et la longue attente, elle ne réapparaît pas. La piste continue et nous voilà arrivés à l’Hoanib, que l’on remonte à présent tranquillement.


Gouttes de pluie tombées juste au bon moment pour s'imprimer sur la boue en train de sécherIl y a beaucoup de sable et des traces toute fraîches de lion, apparemment un gros mâle. On inspecte, cherche à déduire où il se trouve, tourne et retourne, mais sans le trouver. Un peu plus haut, des traces de babouins autour d’un point d’eau, puis on croise un groupe de quinze éléphants du désert, qui se détachent de la végétation de la rivière, mais se confondent avec les collines environnantes.

On passe le Dubis Pass et installons le bivouac. Quelques herbes couchées signalent une présence récente. On retourne ensuite voir les éléphants, menés par une vieille femelle aux longues défenses. Un petit trottine maladroitement avec ses grosses pattes et sa trompe à contretemps. On retourne au camp, pour réaliser que les herbes couchées témoignent en fait du passage des éléphants. Pour éviter les visites impromptues, on se déplace au sommet d’une colline, au centre du cirque de montagnes formé par le Dubis Pass et les vallées de l’Hoanib et du Ganamub. Les mastodontes ne sont que récemment descendus des montagnes et ne sont pas encore complètement à l’aise avec les visiteurs. La montée est très raide, et le Hilux s’en sort bien. Le T-Bone steak cuit et sent merveilleusement bon tandis qu’on prend l’apéro devant le coucher de soleil.

lundi 30 mai - jour 22 Hoanib > Palmwag La nuit a été froide et on rêve d’un bedroll dans une tente au sol : ) Lever de soleil sur le cirque, c’est un émerveillement sans cesse renouvelé. Petit déjeuner emmitouflés, on remarque que l’hiver approche, et qu’on est déjà plus au sud que Hartmann.

Le raidillon pierreux pour descendre de la colline est impressionnant, mais la technique très simple : première courte et on lâche tout, ni accélérateur ni frein, la voiture fait le reste. On continue à remonter l’Hoanib, avec plusieurs passages en eau, et une sortie compliquée, qui nécessite une reconnaissance approfondie à pied et un choix cornélien entre plusieurs traces. Là encore, le Hilux s’en sortira bien, s’arrachant à la boue collante et escaladant le talus haut et abrupt. Quelques antilopes et pas mal de fech-fech plus tard, nous arrivons à Sesfontein, où nous faisons le plein d’essence. L’aiguille de la jauge n’a pas bougé depuis Opuwo, nous n’avons pas entamé le 2e réservoir (les balades autour de Hartmann et de Purros se sont faites dans le Land Cruiser de David, mais les distances étaient faibles). On prend la route vers Palmwag, avec girafes et springboks, on a du plaisir à retrouver la concession qui nous avait beaucoup plu lors du premier voyage 2 ans plus tôt. La gravel road est régulièrement entrecoupée de passages abîmés par les eaux. On se régale d’un délicieux steak d’oryx au campsite de Palmwag et prenons congé de David, guide parfait et tellement agréable, qui repart vers Windhoek, prévoyant un bivouac aux environs de la rivière Huab. «Choice is yours» : ) On hésitait entre Grootberg et Palmwag pour cette nuit, on choisira de ne pas reprendre la voiture, même si Grootberg nous tente bien plus comme endroit. Lecture à la piscine - on a honte? Un peu : ) - apéro au coucher de soleil, dîner et dodo.

mardi 31 mai - jour 23 Palmwag > Huab Lodge Encore une grasse mat’, énorme! 8h! C��est vertigineux! On bouquine au pieu, petit déj frisquet et départ pour le Huab Lodge, via Grootberg Pass et Kamanjab. J’avais beaucoup aimé l’endroit en 2009, découvert par hasard et choisi à l’improviste, où nous nous étions retrouvés les seuls clients aux bons soins de Jaap, hôte passionnant et attachant. Cette fois-ci, arrivant au lodge après une route facile, nous rencontrons le couple propriétaire, Jan et Suzi, qui étaient absents la première fois, en voyage dans le Kgalagadi Transfrontier Park. Mais pas de Jaap, qui est parti la veille en vacances. Dommage. Jan et Suzi nous font un accueil très chaleureux. On s’installe dans la chambre, ça fait plaisir d’être de retour, nous sommes à nouveau les seuls clients. On part ensuite pour un drive avec Jan, qui s’avère être un érudit très sympathique avec une tête de marchand hollandais dans les peintures du XVIIe siècle. Il a acheté le Huab Lodge 19 ans plus tôt, après avoir passé près de 20 ans à Etosha, où il a rencontré Suzi. La vallée de l’Huab est verte comme un jardin d’Eden, on aperçoit oryx, kudus et zèbres de Hartmann au loin, passablement craintifs. Jan est passionné d’ornithologie, identifie tous les oiseaux au chant, a une mémoire encyclopédique et les imite à la perfection. On apprend que le Huab Lodge est une destination prisée des «birders», et que la vallée abrite une dizaine d’espèces endémiques qu’on ne trouve pas ailleurs en Namibie. Retour au lodge après un GinTo au coucher de soleil et un combat d’oryx, avant de se rendre au lapa pour le dîner. L’ambiance du lieu est très réussie, et le repas présenté en langue «click tongue» Damara par Mercia est juste trop bon! La compagnie est très agréable, Jan présente les vins et nous souhaite officiellement la bienvenue, ils savent recevoir, même si une très légère couche de vernis est perceptible. On rentre se coucher repus et ravis, dans un lit très confortable.
mercredi 1er mai - jour 24 Huab Lodge Réveil de nuit pour une marche matinale à 6h avec Jan, accompagné de Tessa et Mafuta, les deux chiens du lodge. Le moment que je préfère, de loin.

Traces d'oryx sur le sel au bord de la rivièreLa Huab River est impraticable en véhicule, pleine d’herbes hautes et épaisses. La balade est très agréable, Jan regorge d’informations sur la géologie, la flore, les oiseaux, l’histoire, je l’écoute parler en m’abreuvant du paysage à l’aube, c’est un moment paisible, hors du temps.

Au retour, délicieux petit déjeuner au soleil et anecdotes sur la vie passée à Etosha. A 10h nouveau drive avec Jan, qui profite de chaque sortie pour tenir le compte des animaux dans le coin. Donc : 40 oryx, 10 zèbres, 15 kudus dont 2 petits. Ils sont clairement plus sauvages qu’ailleurs. On est seuls, forcément, et c’est très apprécié. Déjeuner au lapa, avec les meilleurs spaghettis bolognaise jamais mangés, préparés par Mona Lisa. Sans blague! Vraiment la cuisine est exceptionnelle. Après midi farniente, passée entre la Hot Spring et la chambre, lecture et cartes postales. Apéro WeizenBier Camelthorn, nouvelle brasserie à Windhoek. Il y d’autres clients ce soir, ou plutôt des amis : Berndt et Sandra, amis allemands de Suzi, et Orlando, ranger dont on fête l’anniversaire ce soir. Repas gargantuesque, chants en Damara, Pinotage et dodo.
jeudi 2 mai - jour 25 Huab Lodge > Okonjima Marche matinale, avec Jan et Orlando, en remontant le lit de la rivière. Les deux sont tout autant passionnés d’ornithologie, et s’échangent des nouvelles des amis communs. Je flotte.

Nous quittons le lodge après le petit déjeuner, direction Okonjima, improvisation de dernière minute : plutôt que de passer la dernière nuit à Windhoek comme prévu, on souhaite profiter encore un peu des animaux, et on nous a dit du bien de la Africat Foundation, qui s’occupe de préserver guépards et léopards. Le lapa est beau, très vert et entouré de plantes. Accueil sympa, bien qu’impersonnel. Nous partons avec notre guide, Nigel, namibien blanc dans la soixantaine, visiter la clinique, avec sa salle de traitement, le matériel et la documentation sur les activités menées par la Fondation. Rien d'ébouriffant, d’autant que le personnel est absent ce jour-là, mais on se rend un peu compte du quotidien, et les explications sont claires. Plusieurs types d’animaux sont soignés ici, répartis dans différentes zones de différentes tailles : ceux qui sont trop habitués à l’homme pour être relâchés (les seuls que voient les visiteurs), ceux qui ont une chance de retrouver leurs capacités de survie, et ceux qui sont toujours restés à l’état sauvage. On part à la recherche de trois guépards dans un enclos de 50 ha, que l’on retrouve sous des buissons après un bon moment passé à les localiser à l’aide de l’antenne radio et du collier émetteur. Effectivement très habitués, ils ne bronchent pas et on les observe longuement, suffisamment près pour entendre leurs ronronnements.

Traditionnel apéro au coucher de soleil, suivi peu après d’un bon dîner, mais on se les pèle grave. On renonce finalement au hide nocturne, fait trop froid et le sommeil nous tombe dessus, tant pis pour les porcs-épics…
vendredi 3 mai - jour 26 Okonjima > Windhoek > Genève Après avoir entendu des rugissements de lion au cours de la nuit, réveil à 5h30, petit-déjeuner et départ avec Nigel et Steven, pour observer les guépards à pied dans une réserve de 16‘000 ha. Nigel confirme que la Fondation s’occupe également de lions, mais qu’ils ne sont pas visibles. Les herbes au bord de la route sont recouvertes de gelée matinale, brrr, les couvertures ne sont pas de trop dans la jeep. Passé le portail de l’enclos, on se rapproche en voiture, puis lorsque le signal radio est suffisamment proche, on descend. C’est une sensation rare de marcher dans le bush, démuni, et on frémit lorsque deux kudus déboulent à toute vitesse hors d’un arbuste voisin avant de changer brusquement de direction en nous voyant. Steven le tracker marche devant, nous suivons et Nigel ferme la marche.

Après plusieurs centaines de mètres et un passage de rivière, nous les apercevons enfin, à l'affût dans les buissons, avançant lentement, avant de se mettre soudain à courir. C’est très impressionnant, on confirme, ça va vite ! : ) On les retrouve un peu plus tard, apparemment la chasse n’a rien donné, et ils se reposent au soleil. On s’approche à 10m, c’est grisant et stupéfiant d’être à pied juste à côté d’eux.



On les observe longtemps, debout, couchés, à ronronner et se lécher la pomme, c’est une fin de voyage de toute beauté, on a le grand sourire des réjouis de la crèche! Retour au lodge et départ pour le dernier trajet vers Windhoek. On rend la voiture à Asco, qui l’ausculte sous toutes le coutures et remplit le réservoir à ras-bord (on devra payer le 1,3 litre manquant alors qu’on a fait le plein à la station qui est à 200m : ) Comme on a encore du temps, le chauffeur très sympa du transfert vers l’aéroport nous emmène en ville à la recherche des verres à vins en inox qui nous ont tellement plu, mais sans succès, et après quatre magasins différents, il est l’heure de partir vers Hosea Kutako. Nous décollons à 15h30 direction Johannesburg, le visage collé au hublot pour les dernières gouttes, puis long-courrier vers Francfort avec les chants du choeur Ye Begudi qui donnent la chair de poule («Jerusalema»), short-transfer à Francfort (coupe-file magnifique, sont trop forts à Lufthansa) et arrivée à Genève au petit matin. Forcément complètement décalés… quel endroit étrange? : )
Si c’était à refaire, en mieux :
1- On prendrait une tente au sol, suffisamment grande (une tente de 4 pour 2 personnes), plutôt que la tente sur le toit. 2- On ferait étape à North Gate ou Khwai River, pour couper le long trajet entre Savuti et Third Bridge. 3- On irait à Nxai Pan au-lieu de Planet Baobab. 4- On passerait quelques jours dans le Central Kalahari Game Reserve.

GR20 en Corse en juillet 2013: refuges, partenaires English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir complété le GR10 l'été passé, j'aimerais faire le GR20 en juillet 2013.
Pour le GR10, je l'ai fait en 3 fois, toujours en juillet puisque je n'ai pas trop d'autres choix de vacances :
- 2010 : 18 jours de marche d'Hendaye à Arrens (à 2 en camping) - 2011 : 17 jours d'Arrens à St-Elye (seule en gîtes, refuges et cabanes) - 2012 : 21 jours de St-Elye à Banyuls (seule également et dans les même conditions)
Les 2 dernières années, même si j'étais seule au départ, j'ai souvent rencontré des partenaires de marche pour quelques jours et c'était super de pouvoir partager notre enthousiasme devant tout ce qui nous était donné de voir. J'ai adoré mon expérience même si ça n'a pas toujours été facile... Entre autres, j'ai dû terminer les 300 derniers kms en sandales...
Je pense donc, sans être une athlète, être assez en forme et persévérante pour le GR20 l'été prochain. La seule chose qui m'inquiète un peu, ce sont certains passages périlleux et vertigineux de la partie Nord... Ce pourquoi j'aimerais mieux le faire avec quelqu'un...
Je sais que pour le ravitaillement, il n'y a pas de problèmes... mais j'aimerais avoir vos suggestions et conseils pour les couchers... Est-il hasardeux de trouver une place dans les refuges en juillet. Est-il possible de réserver ? Ou bien est-il préférable d'apporter la tente ?
Et puis, même si c'est pas évident de trouver des partenaires de même niveau, avec qui on s'entend bien et disponibles au même moment.... sait-on jamais ? Si quelqu'un est intéressé ... n'hésitez pas à me contacter ;)
Mbel
de Montréal
Après avoir complété le GR10 l'été passé, j'aimerais faire le GR20 en juillet 2013.
Pour le GR10, je l'ai fait en 3 fois, toujours en juillet puisque je n'ai pas trop d'autres choix de vacances :
- 2010 : 18 jours de marche d'Hendaye à Arrens (à 2 en camping) - 2011 : 17 jours d'Arrens à St-Elye (seule en gîtes, refuges et cabanes) - 2012 : 21 jours de St-Elye à Banyuls (seule également et dans les même conditions)
Les 2 dernières années, même si j'étais seule au départ, j'ai souvent rencontré des partenaires de marche pour quelques jours et c'était super de pouvoir partager notre enthousiasme devant tout ce qui nous était donné de voir. J'ai adoré mon expérience même si ça n'a pas toujours été facile... Entre autres, j'ai dû terminer les 300 derniers kms en sandales...
Je pense donc, sans être une athlète, être assez en forme et persévérante pour le GR20 l'été prochain. La seule chose qui m'inquiète un peu, ce sont certains passages périlleux et vertigineux de la partie Nord... Ce pourquoi j'aimerais mieux le faire avec quelqu'un...
Je sais que pour le ravitaillement, il n'y a pas de problèmes... mais j'aimerais avoir vos suggestions et conseils pour les couchers... Est-il hasardeux de trouver une place dans les refuges en juillet. Est-il possible de réserver ? Ou bien est-il préférable d'apporter la tente ?
Et puis, même si c'est pas évident de trouver des partenaires de même niveau, avec qui on s'entend bien et disponibles au même moment.... sait-on jamais ? Si quelqu'un est intéressé ... n'hésitez pas à me contacter ;)
Mbel
de Montréal
Lettre birmane English translation pending
Lettres birmanes
en image sur http://laliberteautourdumonde.blogs-de-voyage.fr/
En route vers ce merveilleux pays, Inscrit depuis de longues années à notre programme de voyage, et que seule la junte birmane avait à de nombreuses fois contrecarrée notre projet. Nous nous posions un certain nombre de questions : Fallait il ou ne faillait il pas visiter ce pays ? Séjourner dans ce pays ce n’était pas cautionner le régime qui gardait emprisonnés ? Aung San Suu Kyi, assignée à résidence depuis 20 ans, n’avait elle pas appelée au boycott des intérêts de la junte ? La firme Total et nous français ne serions nous pas coupables de soutenir la junte au pouvoir en faisant travailler de force les paysans ? (lire l’avis du guide du routard) Nous avons suivi ses conseils à la lettre comme d’habitude (pas d’hôtel d’état etc) Et bien temps pis nous partirons ! et comme d’habitude nous irons nous faire une idée sur place même si les élections sont proches de notre jour d’arrivée, même si l’on peut craindre des mouvements de révolte comme celui des moines de 2007 qui nous avait fait écarter de notre route du tour du monde les merveilles birmanes. Et puis ne va t’on pas libérer une nouvelle fois « LA DAME DE RANGOON ».
Le voyage Après avoir obtenu nos visas (25€ par personne) nous avons choisi de partir avec MALAYSIAN AIRWAY pour 825€ par personne). Départ le 16 novembre 2010 avec un stop de 7 h à KUALA LUMPUR . Yangoon la capitale déchue Nous avions réservé dans l’ancienne capitale Rangoon au Three seasons hôtel dans la vieille ville phyuang@mptmail.net.mn) (20 us $ la chambre) Après 20 h de voyage nous découvrons enfin YANGOON ! La ville a perdu son statut de capitale en 2005, les militaires dans un délire paranoïaque ont transféré la capitale à 300 km au nord, peur de la concentration de personnes dans l’ancienne capitale difficile à contrôler ? (nous apercevrons du train cette nouvelle ville Naypyidawen construite en rase campagne, cela a nécessité le déménagement de tout le personnel ce qui explique un peu le déclin de Yangoon). Arrivée à l’hôtel nous effectuons le change, ici le taux est variable selon la valeur des billets à changer. Le taux plus faible que celui pratiqué au marché et dans la rue mais attention au change dans la rue (voir l’anecdote à lire en fin de récit, où nous avons voulu tester cette pratique).
L’hôtel est vraiment sympa ambiance familiale et routarde la patronne très avenante est aux petits soins.
Nos premiers pas dans la ville Toujours ce même enchantement que l’Asie nous procure, cette activité dans les rues, elles sont pleines de petits commerces, les visages sont souriants. Mais YANGOON dégage déjà une autre atmosphère que les autres grandes cités de cette partie du monde, notre première remarque fut cette ressemblance avec LA HAVANNE à CUBA, même bâtiments aux façades décrépies même fils électriques à la pendouille dans tous les sens, même caniveaux à ciel ouvert, Ici les bâtiments révèlent l’ancienne présence coloniale anglaise, tout semble à l’abandon, des jardins aux herbes folles, ou jonchés de détritus, des bâtiments abandonnés, même celui du misnister’s office où sont basés des éléments de la police qui ressemble plus à un squat qu’a une caserne. La ville est comme stoppée dans un élan, sans aucune comparaison avec HANOI, SAIGON, BANGKOK ou les villes chinoises que nous avons traversées, ces villes sont dans une autre époque. Le temps semble s’être figé, il y a 50 ans lors de l’instauration de la dictature, pourtant au fil de nos pas nous trouvons que la ballade est agréable, pas de harcèlement des vendeurs, pas de mobylettes pétaradantes, (elles sont interdites ou réservées aux collaborateurs du pouvoir) . Mais au delà des sourires, nous côtoyons aussi au détour des ruelles des scènes qui nous rappellent la pauvreté des habitants, (le Myanmar malgré ses richesses est classé dans les pays les plus pauvres d’Asie). Nous resterons longtemps marqués par la vue de ces femmes accroupies autour d’un crâne de vache dont elles pèlent avec une lame de rasoir de fines pellicules de chair restées collées à l’os. La pagode Shwedagon Depuis 2500 ans elle veille sur la ville du haut de la colline, elle est vraiment impressionnante, les touristes accèdent par un ascenseur après avoir réglé le ticket (5$). La surprise est totale lorsque nous accédons sur le plateau, autour de l’immense stupa centrale de 100m de haut 43 m de diamètre, recouvert de 700 kg d’or, il y a une multitude de petites pagodes, petits temples, aires de repos de statues colorées. . Ces petits bâtiments ont été offerts par de riches familles, nous découvrons des petits oratoires représentant tous les jours de la semaine, les birmans arrosent la tête des différentes statues représentant le jour de leur naissance. En rentrant nous passons à la gare centrale pour acheter nos billet de train pour Mandalay, la gare est vraiment étrange, cela se complique un peu car toutes les informations sont en caractères birmans et peu de birman parle l’anglais. Après avoir présenté nos passeports, l’employé rédige trois formulaires papier avec Carbonne….(nous avions oublié l’existence du papier carbone). Nous réglons les 30$ par personne départ demain matin 6 h
LE TRAIN Les trains birmans partent parfois en retard mais parfois aussi en avance. Difficile de trouver son wagon, nous obtenons assez rapidement de l’aide de la part des passagers birmans, ils sont vraiment sympas. Le train démarre à l’heure et le spectacle commence. Le train brinqueballe dans tous les sens. Dès la sortie de la ville après avoir circulé auprès des quartiers chics de Yangon, nous découvrons la campagne avec ces rizières à perte de vue, les paysans au travail dans les champs, les buffles qui tractent des chariots, les femmes qui lavent leur linge dans de petits étangs. A chaque traversée de village le train est pris d’assaut par des nuées de vendeurs ambulants, nous voyons arriver le bibliothécaire qui tire d’une grande besace des bouquins tous couverts, des BD, des mangas, chaque passager choisit et le bibliothécaire note la place et les références des livres empruntés sur un petit calepin. Passe aussi de la nourriture, riz, soupe, friandises, boissons, poissons séchés, un homme passe avec une demi-douzaine de canards fumés.
Un arrêt en gare de la nouvelle capitale Naypyidawen. La ville est entièrement bétonnée en rase campagne. Elle ressemble à un bunker.
Malgré la fatigue, nous passerons 19 heures dans le train dont les sièges ne sont pas dès plus confortables, mais nous ne nous sommes pas ennuyés.
MANDALAY L’ancienne capitale Birmane est située à 600 km de Yangon au centre du pays. Avec ses 150 monastères, on ressent ici l’importance de la foie Bouddhique, Nous dormons au ROYAL CITY HOTEL un petit hôtel de type chinois à proximité du palais. Nous ferons le tour des remparts qui ferme le palais. Le long des douves se pressent les habitants pour faire leur jogging ou des exercice physiques à la chinoise ou tout simplement profiter de la fraicheur.
Notre première visite sera pour la maison du roi Mindon avec son architecture particulière, il est entièrement construit en teck, le toit est superbe et les façades sont couvertes de sculptures finement ciselées.
A côté le monastère d’ATUMASHI KYAUNG ne présente aucun intérêt. La pagode de KUTHODAW est par contre très agréable avec ses petits stupas qui renferment chacune une stèle (il y en a 729 ) où est gravé « le canon » qui est la règle de décisions solennelles du bouddhisme.
Nous attaquons l’ascension de la colline Mandalay par l’un des trois chemins couverts, 1700 marches, le parcours est entrecoupé par des paliers où sont installés de petits temples et oratoires, toute une population de vie accrochée à la colline . Au sommet sur la plateforme de la pagode, la vue sur la ville est très belle, nous découvrons l’étendue de la vallée et les nombreux monastères au pied de la colline. Comme dans tous les temples de nombreux birmans prient et font des offrandes.
Nous quittons la pagode par la route et visitons le palais royal. Il est situé au milieu d’un parc occupé par l’armée, il sert de garnison ce qui ne nous empêche pas de croiser un troupeau de vaches ?. L’accès est sévèrement gardé et des panneaux vous informent des zones interdites.
Le palais reconstruit après la dernière guerre n’est pas en très bon état, les planches disjointes, les toitures en tôles, les peintures rouge et or font de cet ensemble une représentation un peu pauvre, il est vide. Un repas BIRMAN dans la soirée pour 6200 Ks vraiment très bon. En rentrant nous négocions le Taxi bleu. Une voiturette pétaradante avec deux banquettes à l’arrière, le tarif est de 17000ks pour la journée.
LES TEMPLES AUTOUR DE MANDALAY
Tôt le matin nous retrouvons notre taxy bleu. Nous partons pour AMARAPURA situé à 13 km de la ville. La circulation est intense. Nous découvrons ce pont de U Bein construit en teck, il surplombe un lac sur 1,2 km. Beaucoup de birmans se promènent ou traversent ce pont pour rejoindre les temples, ils sont accostés par une noria de photographes qui leur proposent d’immortaliser leur visite. Nous rejoignons le monastère pour assister au déjeuner des moines, ils forment une longue file et se font servir par des bénévoles. Le calme est gâché par de nombreux touristes débarquant de cars, c’est l’attraction.
Nous quittons ce lieu, un peu honteux d’avoir participé à cette mascarade, nous flânons dans le monastère pour entrevoir les salles d’études et les habitations des moines.
INWA Après avoir traversé le fleuve en barque et refusé d’emprunter les calèches qui sont un vrai attrape-touriste, nous parcourons la petite île à pied. Nous sommes dans un autre univers, c’est la campagne avec ses petites maisons sur pilotis, les enfants courent, tendent une ficelle en travers de la route pour empocher quelques bonbons, ils sont souriants. Nous découvrons le temple da Manhagand hayon entièrement en bois sculpté. Nous décidons de faire du stop et une camionnette s’arrête rapidement avec à bord toute une famille. Ils nous feront faire l’ensemble de la visite jusqu’à la pagode de Kyauktawgyi. Nous continuons la visite par le temple de Maha Aung Mye Bon Zan, puis le monastère de BAGAYA lui aussi entièrement en bois avec des très beaux ornements sculptés. Il abrite une école pour enfants défavorisés, nous déposons nos stylos auprès du moine chargé de leur instruction. Nous terminerons par la tour penchée dite « tour du pays » haute de 27 m, elle offre une belle vue sur l’ile, le fleuve et le pont qui nous mènera à SAGAING.
La visite de l’ensemble des sites est impossible, si l’on souhaite faire le tour des trois citées dans la journée. La calèche est surement le bon moyen, mais attention c’est aussi un attrape touriste, le prix annoncé n’est pas toujours respecté.
SAGAIN La ville comprenant plusieurs centaines de monastères, BOUDHA en personne serait venu sur cette colline. La vue du haut de la plateforme du temple est vraiment superbe, on peut y voir les dizaines de stupas, les différents monastères bâtis au flanc de la colline qui surplombe le fleuve.
Nous passerons la soirée à flâner dans les rues, c’est dimanche, nous assisterons à une partie de CHINION, ce sport de balle est très apprécié des birmans. Les joueurs doivent maintenir la balle le plus longtemps en l’air en la frappant avec les pieds.
Dernier jour, nous partons faire un tour de marché et terminer notre séjour par la visite de la pagode de Mahamuni. C’est la plus prestigieuse, le monde est partout il y a de nombreuses boutiques qui se trouvent de chaque coté des longues allées couvertes menant à la pagode, des statues de marbre, de bois, en métal, des offrandes de toutes les sortes, fleurs, fruits etc. Au centre trône le BOUDHA que seuls les hommes sont autorisés à approcher pour coller des feuilles d’or, la statue est toute difforme, la couche d’or mesure près de 20 cm sur sa poitrine (dixit le GDR), les femmes restent prier dans une zone réservée à l’écart. Dans la cour nous trouvons les très belles statues KHMERES ramenées du temple d’ANKOR. Dans la cour il y a de nombreux mendiants, l’ambiance est toutefois très agréable et nous passons un bon moment parmi les sculpteurs.
Demain nous partons pour BAGAN par le speed boat (prix des billets 66€.) La route de MANDALAY c’est ainsi que l’on nomme le fleuve IRRAWADDY, il mesure 2710 Km de long et descend des cimes de l’Himalaya jusqu’ au golfe du Bengale. Artère vitale du pays, compte tenu de l’état des routes, le fleuve est large et les berges très hautes.
Par endroit des accès aux villages ont été creusés dans la berge pour permettre le débarquement des passagers ou de marchandises. Nous entrevoyons quelques scènes de la vie locale, de petites navettes fluviales traversent le fleuve. Le bateau local que nous croisons met plusieurs jours à faire la remontée mais il semble réservé au Birmans.
BAGAN
Nous sommes attendus au débarcadère par le service des taxes (20 $ pour deux). Nous logeons au May kha la chambre à 15$ est spacieuse et agréable l’accueil est vraiment très charmant, la patronne très gentille et serviable tout au long de notre séjour, une bonne adresse.
Nous démarrons notre visite en taxi collectif pour rejoindre OLD BAGAN ou se situe le site. Imaginer sur 50 Km2 près de 2000 temples pagodes et stupas, un vrai rêve. Ils ont été construits entre le XI et le XIII siècle. Nous sommes émerveillés par toutes ces constructions disséminées dans la campagne, toutes différentes, qu’elles soient de taille modeste ou majestueuse, ressemblant à des pyramides en briques ou en stuc.
La vue du haut de l’un de ces édifices est magnifique, nous resterons assis au sommet une bonne heure à profiter du calme.
Pour notre seconde journée nous avons loué des vélos. Nous continuons notre visite en poussant vers new Bagan et les bords du fleuve. Sur le chemin du retour nous nous perdons dans un village d’artisans. Demain nous quittons ce magnifique site pour rejoindre le lac INLE par le bus : 38 $ pour deux. Le bus est surchargé, la route très rapidement se transforme en chemin de terre. LE LAC INLE Nous avons choisi de nous installer à Nyaungshwe, situé au nord du lac, nous logeons à la Guest-house « for sisters »en fait elles ne sont plus que deux.
Les chambres sont correctes mais petite sans fenêtre nous sommes au bord du canal, l’ambiance est très familiale.
Le lac Inle mesure 20km de long sur 8 à 10 de large. C’est un vrai jardin flottant. Les pêcheurs rament avec une de leur jambe.
Le canal est l’artère principale du lac et des barques à moteur circulent toute la journée. C’est un incessant va et vient de longues pirogues noires. Un vrai cordon ombilical où tout transit pour l’approvisionnement des 40 villages flottants qui sont disséminés sur le lac, transport de personnes de marchandises, des fruits et légumes cultivés sur les iles flottantes du lac
Des tonnes de tomates arrivent, elles sont déchargées, triées, misent en caisse puis transférées dans des camions par des portefaix.
Ces camions reprennent la route chaque soir pour ravitailler Rangoon, un vrai défi car la routes est si étroite. Le soir les jeunes femmes rentrent sous les toits de tôle avec leur gamelle et un petit sachet de tomates. Le lendemain nous partons sur le lac accompagnés par notre hôtesse nous visiterons les villages principaux autour du lac des pagodes
Le lendemain nous partons pour une longue marche qui nous conduira vers « LE MONT CAVE « nous visiterons une école et comme partout autour du monde donnerons des stylos à la maitresse
Nous passerons ensuite prendre un verre à « DEVIN RED MONTAIN ESTATE » Une vigne gérée par un français. il produit un sauvignon blanc il vend essentiellement aux hôtels à touristes de Rangoon. Pour notre avant dernière journée nous partons visiter le monastère de SHWE YANPAY le l’autre coté de la ville les marais sont protégés par une longue digue entourée de villages, la ballade est très animée et certains paysages font penser à la Brière. Nous ne quitterons pas la ville sans la traditionnelle visite au marché
Demain retour su RANGOON
Le bus part à 15h et nous arriverons après un voyage assez éprouvant à 4h15 du matin à la gare de bus central de Rangoon. Une animation assez indescriptible règne, des bus partout, des taxis, nous finissons par négocier un taxi collectif pour rejoindre la ville.
Nous retournons à l’hôtel Three seasons hôtel », malgré notre réservation celui-ci est complet, la patronne toujours aussi charmante malgré l’heure nous installera dans la cour et nous servira le thé. Le petit déjeuner sera le bienvenu. Nous retournons manger une dernière fois dans notre restaurant favori heik san PH 295015 N° 71/51 middle. Nous consacrerons notre dernière journée à la visite de la ville et du quartier musulman et d’un magnifique parc où se retrouvent les peintres et les amoureux.
Départ pour Paris il nous reste 2$ en poche Promis nous reviendrons Ce pays est trop beau rene et marie claire
En route vers ce merveilleux pays, Inscrit depuis de longues années à notre programme de voyage, et que seule la junte birmane avait à de nombreuses fois contrecarrée notre projet. Nous nous posions un certain nombre de questions : Fallait il ou ne faillait il pas visiter ce pays ? Séjourner dans ce pays ce n’était pas cautionner le régime qui gardait emprisonnés ? Aung San Suu Kyi, assignée à résidence depuis 20 ans, n’avait elle pas appelée au boycott des intérêts de la junte ? La firme Total et nous français ne serions nous pas coupables de soutenir la junte au pouvoir en faisant travailler de force les paysans ? (lire l’avis du guide du routard) Nous avons suivi ses conseils à la lettre comme d’habitude (pas d’hôtel d’état etc) Et bien temps pis nous partirons ! et comme d’habitude nous irons nous faire une idée sur place même si les élections sont proches de notre jour d’arrivée, même si l’on peut craindre des mouvements de révolte comme celui des moines de 2007 qui nous avait fait écarter de notre route du tour du monde les merveilles birmanes. Et puis ne va t’on pas libérer une nouvelle fois « LA DAME DE RANGOON ».
Le voyage Après avoir obtenu nos visas (25€ par personne) nous avons choisi de partir avec MALAYSIAN AIRWAY pour 825€ par personne). Départ le 16 novembre 2010 avec un stop de 7 h à KUALA LUMPUR . Yangoon la capitale déchue Nous avions réservé dans l’ancienne capitale Rangoon au Three seasons hôtel dans la vieille ville phyuang@mptmail.net.mn) (20 us $ la chambre) Après 20 h de voyage nous découvrons enfin YANGOON ! La ville a perdu son statut de capitale en 2005, les militaires dans un délire paranoïaque ont transféré la capitale à 300 km au nord, peur de la concentration de personnes dans l’ancienne capitale difficile à contrôler ? (nous apercevrons du train cette nouvelle ville Naypyidawen construite en rase campagne, cela a nécessité le déménagement de tout le personnel ce qui explique un peu le déclin de Yangoon). Arrivée à l’hôtel nous effectuons le change, ici le taux est variable selon la valeur des billets à changer. Le taux plus faible que celui pratiqué au marché et dans la rue mais attention au change dans la rue (voir l’anecdote à lire en fin de récit, où nous avons voulu tester cette pratique).
L’hôtel est vraiment sympa ambiance familiale et routarde la patronne très avenante est aux petits soins.
Nos premiers pas dans la ville Toujours ce même enchantement que l’Asie nous procure, cette activité dans les rues, elles sont pleines de petits commerces, les visages sont souriants. Mais YANGOON dégage déjà une autre atmosphère que les autres grandes cités de cette partie du monde, notre première remarque fut cette ressemblance avec LA HAVANNE à CUBA, même bâtiments aux façades décrépies même fils électriques à la pendouille dans tous les sens, même caniveaux à ciel ouvert, Ici les bâtiments révèlent l’ancienne présence coloniale anglaise, tout semble à l’abandon, des jardins aux herbes folles, ou jonchés de détritus, des bâtiments abandonnés, même celui du misnister’s office où sont basés des éléments de la police qui ressemble plus à un squat qu’a une caserne. La ville est comme stoppée dans un élan, sans aucune comparaison avec HANOI, SAIGON, BANGKOK ou les villes chinoises que nous avons traversées, ces villes sont dans une autre époque. Le temps semble s’être figé, il y a 50 ans lors de l’instauration de la dictature, pourtant au fil de nos pas nous trouvons que la ballade est agréable, pas de harcèlement des vendeurs, pas de mobylettes pétaradantes, (elles sont interdites ou réservées aux collaborateurs du pouvoir) . Mais au delà des sourires, nous côtoyons aussi au détour des ruelles des scènes qui nous rappellent la pauvreté des habitants, (le Myanmar malgré ses richesses est classé dans les pays les plus pauvres d’Asie). Nous resterons longtemps marqués par la vue de ces femmes accroupies autour d’un crâne de vache dont elles pèlent avec une lame de rasoir de fines pellicules de chair restées collées à l’os. La pagode Shwedagon Depuis 2500 ans elle veille sur la ville du haut de la colline, elle est vraiment impressionnante, les touristes accèdent par un ascenseur après avoir réglé le ticket (5$). La surprise est totale lorsque nous accédons sur le plateau, autour de l’immense stupa centrale de 100m de haut 43 m de diamètre, recouvert de 700 kg d’or, il y a une multitude de petites pagodes, petits temples, aires de repos de statues colorées. . Ces petits bâtiments ont été offerts par de riches familles, nous découvrons des petits oratoires représentant tous les jours de la semaine, les birmans arrosent la tête des différentes statues représentant le jour de leur naissance. En rentrant nous passons à la gare centrale pour acheter nos billet de train pour Mandalay, la gare est vraiment étrange, cela se complique un peu car toutes les informations sont en caractères birmans et peu de birman parle l’anglais. Après avoir présenté nos passeports, l’employé rédige trois formulaires papier avec Carbonne….(nous avions oublié l’existence du papier carbone). Nous réglons les 30$ par personne départ demain matin 6 h
LE TRAIN Les trains birmans partent parfois en retard mais parfois aussi en avance. Difficile de trouver son wagon, nous obtenons assez rapidement de l’aide de la part des passagers birmans, ils sont vraiment sympas. Le train démarre à l’heure et le spectacle commence. Le train brinqueballe dans tous les sens. Dès la sortie de la ville après avoir circulé auprès des quartiers chics de Yangon, nous découvrons la campagne avec ces rizières à perte de vue, les paysans au travail dans les champs, les buffles qui tractent des chariots, les femmes qui lavent leur linge dans de petits étangs. A chaque traversée de village le train est pris d’assaut par des nuées de vendeurs ambulants, nous voyons arriver le bibliothécaire qui tire d’une grande besace des bouquins tous couverts, des BD, des mangas, chaque passager choisit et le bibliothécaire note la place et les références des livres empruntés sur un petit calepin. Passe aussi de la nourriture, riz, soupe, friandises, boissons, poissons séchés, un homme passe avec une demi-douzaine de canards fumés.
Un arrêt en gare de la nouvelle capitale Naypyidawen. La ville est entièrement bétonnée en rase campagne. Elle ressemble à un bunker.
Malgré la fatigue, nous passerons 19 heures dans le train dont les sièges ne sont pas dès plus confortables, mais nous ne nous sommes pas ennuyés.
MANDALAY L’ancienne capitale Birmane est située à 600 km de Yangon au centre du pays. Avec ses 150 monastères, on ressent ici l’importance de la foie Bouddhique, Nous dormons au ROYAL CITY HOTEL un petit hôtel de type chinois à proximité du palais. Nous ferons le tour des remparts qui ferme le palais. Le long des douves se pressent les habitants pour faire leur jogging ou des exercice physiques à la chinoise ou tout simplement profiter de la fraicheur.
Notre première visite sera pour la maison du roi Mindon avec son architecture particulière, il est entièrement construit en teck, le toit est superbe et les façades sont couvertes de sculptures finement ciselées.
A côté le monastère d’ATUMASHI KYAUNG ne présente aucun intérêt. La pagode de KUTHODAW est par contre très agréable avec ses petits stupas qui renferment chacune une stèle (il y en a 729 ) où est gravé « le canon » qui est la règle de décisions solennelles du bouddhisme.
Nous attaquons l’ascension de la colline Mandalay par l’un des trois chemins couverts, 1700 marches, le parcours est entrecoupé par des paliers où sont installés de petits temples et oratoires, toute une population de vie accrochée à la colline . Au sommet sur la plateforme de la pagode, la vue sur la ville est très belle, nous découvrons l’étendue de la vallée et les nombreux monastères au pied de la colline. Comme dans tous les temples de nombreux birmans prient et font des offrandes.
Nous quittons la pagode par la route et visitons le palais royal. Il est situé au milieu d’un parc occupé par l’armée, il sert de garnison ce qui ne nous empêche pas de croiser un troupeau de vaches ?. L’accès est sévèrement gardé et des panneaux vous informent des zones interdites.
Le palais reconstruit après la dernière guerre n’est pas en très bon état, les planches disjointes, les toitures en tôles, les peintures rouge et or font de cet ensemble une représentation un peu pauvre, il est vide. Un repas BIRMAN dans la soirée pour 6200 Ks vraiment très bon. En rentrant nous négocions le Taxi bleu. Une voiturette pétaradante avec deux banquettes à l’arrière, le tarif est de 17000ks pour la journée.
LES TEMPLES AUTOUR DE MANDALAY
Tôt le matin nous retrouvons notre taxy bleu. Nous partons pour AMARAPURA situé à 13 km de la ville. La circulation est intense. Nous découvrons ce pont de U Bein construit en teck, il surplombe un lac sur 1,2 km. Beaucoup de birmans se promènent ou traversent ce pont pour rejoindre les temples, ils sont accostés par une noria de photographes qui leur proposent d’immortaliser leur visite. Nous rejoignons le monastère pour assister au déjeuner des moines, ils forment une longue file et se font servir par des bénévoles. Le calme est gâché par de nombreux touristes débarquant de cars, c’est l’attraction.
Nous quittons ce lieu, un peu honteux d’avoir participé à cette mascarade, nous flânons dans le monastère pour entrevoir les salles d’études et les habitations des moines.
INWA Après avoir traversé le fleuve en barque et refusé d’emprunter les calèches qui sont un vrai attrape-touriste, nous parcourons la petite île à pied. Nous sommes dans un autre univers, c’est la campagne avec ses petites maisons sur pilotis, les enfants courent, tendent une ficelle en travers de la route pour empocher quelques bonbons, ils sont souriants. Nous découvrons le temple da Manhagand hayon entièrement en bois sculpté. Nous décidons de faire du stop et une camionnette s’arrête rapidement avec à bord toute une famille. Ils nous feront faire l’ensemble de la visite jusqu’à la pagode de Kyauktawgyi. Nous continuons la visite par le temple de Maha Aung Mye Bon Zan, puis le monastère de BAGAYA lui aussi entièrement en bois avec des très beaux ornements sculptés. Il abrite une école pour enfants défavorisés, nous déposons nos stylos auprès du moine chargé de leur instruction. Nous terminerons par la tour penchée dite « tour du pays » haute de 27 m, elle offre une belle vue sur l’ile, le fleuve et le pont qui nous mènera à SAGAING.
La visite de l’ensemble des sites est impossible, si l’on souhaite faire le tour des trois citées dans la journée. La calèche est surement le bon moyen, mais attention c’est aussi un attrape touriste, le prix annoncé n’est pas toujours respecté.
SAGAIN La ville comprenant plusieurs centaines de monastères, BOUDHA en personne serait venu sur cette colline. La vue du haut de la plateforme du temple est vraiment superbe, on peut y voir les dizaines de stupas, les différents monastères bâtis au flanc de la colline qui surplombe le fleuve.
Nous passerons la soirée à flâner dans les rues, c’est dimanche, nous assisterons à une partie de CHINION, ce sport de balle est très apprécié des birmans. Les joueurs doivent maintenir la balle le plus longtemps en l’air en la frappant avec les pieds.
Dernier jour, nous partons faire un tour de marché et terminer notre séjour par la visite de la pagode de Mahamuni. C’est la plus prestigieuse, le monde est partout il y a de nombreuses boutiques qui se trouvent de chaque coté des longues allées couvertes menant à la pagode, des statues de marbre, de bois, en métal, des offrandes de toutes les sortes, fleurs, fruits etc. Au centre trône le BOUDHA que seuls les hommes sont autorisés à approcher pour coller des feuilles d’or, la statue est toute difforme, la couche d’or mesure près de 20 cm sur sa poitrine (dixit le GDR), les femmes restent prier dans une zone réservée à l’écart. Dans la cour nous trouvons les très belles statues KHMERES ramenées du temple d’ANKOR. Dans la cour il y a de nombreux mendiants, l’ambiance est toutefois très agréable et nous passons un bon moment parmi les sculpteurs.
Demain nous partons pour BAGAN par le speed boat (prix des billets 66€.) La route de MANDALAY c’est ainsi que l’on nomme le fleuve IRRAWADDY, il mesure 2710 Km de long et descend des cimes de l’Himalaya jusqu’ au golfe du Bengale. Artère vitale du pays, compte tenu de l’état des routes, le fleuve est large et les berges très hautes.
Par endroit des accès aux villages ont été creusés dans la berge pour permettre le débarquement des passagers ou de marchandises. Nous entrevoyons quelques scènes de la vie locale, de petites navettes fluviales traversent le fleuve. Le bateau local que nous croisons met plusieurs jours à faire la remontée mais il semble réservé au Birmans.
BAGAN
Nous sommes attendus au débarcadère par le service des taxes (20 $ pour deux). Nous logeons au May kha la chambre à 15$ est spacieuse et agréable l’accueil est vraiment très charmant, la patronne très gentille et serviable tout au long de notre séjour, une bonne adresse.
Nous démarrons notre visite en taxi collectif pour rejoindre OLD BAGAN ou se situe le site. Imaginer sur 50 Km2 près de 2000 temples pagodes et stupas, un vrai rêve. Ils ont été construits entre le XI et le XIII siècle. Nous sommes émerveillés par toutes ces constructions disséminées dans la campagne, toutes différentes, qu’elles soient de taille modeste ou majestueuse, ressemblant à des pyramides en briques ou en stuc.
La vue du haut de l’un de ces édifices est magnifique, nous resterons assis au sommet une bonne heure à profiter du calme.
Pour notre seconde journée nous avons loué des vélos. Nous continuons notre visite en poussant vers new Bagan et les bords du fleuve. Sur le chemin du retour nous nous perdons dans un village d’artisans. Demain nous quittons ce magnifique site pour rejoindre le lac INLE par le bus : 38 $ pour deux. Le bus est surchargé, la route très rapidement se transforme en chemin de terre. LE LAC INLE Nous avons choisi de nous installer à Nyaungshwe, situé au nord du lac, nous logeons à la Guest-house « for sisters »en fait elles ne sont plus que deux.
Les chambres sont correctes mais petite sans fenêtre nous sommes au bord du canal, l’ambiance est très familiale.
Le lac Inle mesure 20km de long sur 8 à 10 de large. C’est un vrai jardin flottant. Les pêcheurs rament avec une de leur jambe.
Le canal est l’artère principale du lac et des barques à moteur circulent toute la journée. C’est un incessant va et vient de longues pirogues noires. Un vrai cordon ombilical où tout transit pour l’approvisionnement des 40 villages flottants qui sont disséminés sur le lac, transport de personnes de marchandises, des fruits et légumes cultivés sur les iles flottantes du lac
Des tonnes de tomates arrivent, elles sont déchargées, triées, misent en caisse puis transférées dans des camions par des portefaix.
Ces camions reprennent la route chaque soir pour ravitailler Rangoon, un vrai défi car la routes est si étroite. Le soir les jeunes femmes rentrent sous les toits de tôle avec leur gamelle et un petit sachet de tomates. Le lendemain nous partons sur le lac accompagnés par notre hôtesse nous visiterons les villages principaux autour du lac des pagodes
Le lendemain nous partons pour une longue marche qui nous conduira vers « LE MONT CAVE « nous visiterons une école et comme partout autour du monde donnerons des stylos à la maitresse
Nous passerons ensuite prendre un verre à « DEVIN RED MONTAIN ESTATE » Une vigne gérée par un français. il produit un sauvignon blanc il vend essentiellement aux hôtels à touristes de Rangoon. Pour notre avant dernière journée nous partons visiter le monastère de SHWE YANPAY le l’autre coté de la ville les marais sont protégés par une longue digue entourée de villages, la ballade est très animée et certains paysages font penser à la Brière. Nous ne quitterons pas la ville sans la traditionnelle visite au marché
Demain retour su RANGOON
Le bus part à 15h et nous arriverons après un voyage assez éprouvant à 4h15 du matin à la gare de bus central de Rangoon. Une animation assez indescriptible règne, des bus partout, des taxis, nous finissons par négocier un taxi collectif pour rejoindre la ville.
Nous retournons à l’hôtel Three seasons hôtel », malgré notre réservation celui-ci est complet, la patronne toujours aussi charmante malgré l’heure nous installera dans la cour et nous servira le thé. Le petit déjeuner sera le bienvenu. Nous retournons manger une dernière fois dans notre restaurant favori heik san PH 295015 N° 71/51 middle. Nous consacrerons notre dernière journée à la visite de la ville et du quartier musulman et d’un magnifique parc où se retrouvent les peintres et les amoureux.
Départ pour Paris il nous reste 2$ en poche Promis nous reviendrons Ce pays est trop beau rene et marie claire
Traversée des États-Unis à vélo en solitaire et en autonome, juin et juillet 2013 English translation pending
Mon projet, consistant à rejoindre San Francisco à New York à vélo, n’est pas celui d’un touriste classique.
Le touriste préfèrera consacrer le temps dont il dispose pour sillonner en priorité le Grand Ouest Américain, là où sont les principales attractions : les remarquables parcs nationaux (Yosemite, Grand Canyon, Death Valley, Yellowstone …) Ma philosophie est quelque peu différente. J’entreprends ce voyage au sens étymologique du terme : me rendre d’un point à un autre. Dans ma perception du voyage à vélo, il y a certes un défi sportif mais il y a aussi la volonté de connaître le peuple américain dans sa diversité, là où il vit, y compris dans les zones non touristiques. Ce périple de 5 300 km à vélo est un formidable moyen d’aller au contact des gens. J’ai expérimenté ce type de périple par un voyage de 3 300 km de mon domicile à Agadir au Maroc en août et septembre 2011 (http://languidicagadir.canalblog.com/).
J’ai préparé au mieux le parcours en évitant au maximum les autoroutes et en recherchant des lieux d’hébergement (campgrounds, motels, warmshowers). J’ai prévu de réaliser les 5 300 km du périple en 50 étapes. Ma route me fait traverser 11 états (Californie, Nevada, Colorado, Utah, Nebraska, Iowa, Illinois, Indiana, Ohio, Pennsylvanie, New York) et trois fuseaux horaires. Je souhaite partir début juin 2013.
J’ai encore beaucoup de points à documenter, aussi je m’adresse aux membres de Voyage Forum, connaissant les USA ou ayant déjà fait ce type de périple.
Voici mes principales questions :
- Faut-il un visa pour un séjour inférieur ou égal à 3 mois aux USA ? Est- ce qu’un billet d’avion Paris-San Francisco / New York-Paris et un passeport suffisent pour entrer et sortir du territoire américain ? - Y-a-il des compagnies aériennes aussi (ou plus) compétitives que XL Airways :477,31 € CDG-SFO vol direct – 511,11 € : vol direct JFK-CDG - Est-il possible d’installer sa tente dans les « City Parks » des petites villes ? - Quel est le prix moyen des campgrounds et motels pour un cyclo-randonneur ? - Peut-on acheter des cartouches camping gaz aux USA ou dois-je acheter un réchaud à essence - Que pensez-vous de la période juin-juillet pour entreprendre ce voyage. - Quelles sont les températures extrêmes sur le parcours en juillet et août ? - Quel est le prix d’un forfait téléphonique "data" américain de 3 mois, pour entre-autres communiquer avec mes proches via Skype ?
Merci de votre aide,
Très cordialement
Jo
Le touriste préfèrera consacrer le temps dont il dispose pour sillonner en priorité le Grand Ouest Américain, là où sont les principales attractions : les remarquables parcs nationaux (Yosemite, Grand Canyon, Death Valley, Yellowstone …) Ma philosophie est quelque peu différente. J’entreprends ce voyage au sens étymologique du terme : me rendre d’un point à un autre. Dans ma perception du voyage à vélo, il y a certes un défi sportif mais il y a aussi la volonté de connaître le peuple américain dans sa diversité, là où il vit, y compris dans les zones non touristiques. Ce périple de 5 300 km à vélo est un formidable moyen d’aller au contact des gens. J’ai expérimenté ce type de périple par un voyage de 3 300 km de mon domicile à Agadir au Maroc en août et septembre 2011 (http://languidicagadir.canalblog.com/).
J’ai préparé au mieux le parcours en évitant au maximum les autoroutes et en recherchant des lieux d’hébergement (campgrounds, motels, warmshowers). J’ai prévu de réaliser les 5 300 km du périple en 50 étapes. Ma route me fait traverser 11 états (Californie, Nevada, Colorado, Utah, Nebraska, Iowa, Illinois, Indiana, Ohio, Pennsylvanie, New York) et trois fuseaux horaires. Je souhaite partir début juin 2013.
J’ai encore beaucoup de points à documenter, aussi je m’adresse aux membres de Voyage Forum, connaissant les USA ou ayant déjà fait ce type de périple.
Voici mes principales questions :
- Faut-il un visa pour un séjour inférieur ou égal à 3 mois aux USA ? Est- ce qu’un billet d’avion Paris-San Francisco / New York-Paris et un passeport suffisent pour entrer et sortir du territoire américain ? - Y-a-il des compagnies aériennes aussi (ou plus) compétitives que XL Airways :477,31 € CDG-SFO vol direct – 511,11 € : vol direct JFK-CDG - Est-il possible d’installer sa tente dans les « City Parks » des petites villes ? - Quel est le prix moyen des campgrounds et motels pour un cyclo-randonneur ? - Peut-on acheter des cartouches camping gaz aux USA ou dois-je acheter un réchaud à essence - Que pensez-vous de la période juin-juillet pour entreprendre ce voyage. - Quelles sont les températures extrêmes sur le parcours en juillet et août ? - Quel est le prix d’un forfait téléphonique "data" américain de 3 mois, pour entre-autres communiquer avec mes proches via Skype ?
Merci de votre aide,
Très cordialement
Jo
Itinéraire de dix-neuf jours prévu dans l'Ouest américain... English translation pending
Bonjour à tous je suis nouveau mais j'ai grand peur de rater mon voyage en ne choisissant pas le bon itinéraire, je demande donc vos lumières pour voir si tout cela est faisable sans trop se presser sachant que je suis quelqu'un de rapide.
J1 : arrivée à Los Angeles 13h00 le 22 avril 2013 / LA J2 : LA J3 : LA et environs J4 : Route 66 J5 : Meteor Crater / Grand Canyon rive sud J6 : Grand Canyon rive sud et survol en hélicoptère J7 : Monument Valley J8 : Antelope Canyon / Horseshoe Bend / Lake Powell J9 : Bryce Canyon J10 : Zion (ou deux jours dans le même parc et en supprimer un mais lequel ?) J11 : Vallé de feu / Las Vegas J12 : Las Vegas J13 : Vallé de la mort J14 : Yosemite J15 : Yosemite J16 : San Fransisco J17 : San Fransisco J18 : San Francisco J19 : Santa Barbara / Orange County départ de LA 16h00
Nous avons choisi une boucle pour gagner en frais de location de voitures et comme nous partons en mai je voulais savoir si le passage par le col Tioga Road dans le sens Death Valley San Fransisco était faisable alors que dans l'autre sens la route est rarement ouverte à cette période...
Manquons nous quelque chose au vu de notre parcours (Lake Tahoe, Sequoia, Canyonlands, Page, ...)? Quelque chose peut-il être enlevé ?
J'attends vos réponses !
J1 : arrivée à Los Angeles 13h00 le 22 avril 2013 / LA J2 : LA J3 : LA et environs J4 : Route 66 J5 : Meteor Crater / Grand Canyon rive sud J6 : Grand Canyon rive sud et survol en hélicoptère J7 : Monument Valley J8 : Antelope Canyon / Horseshoe Bend / Lake Powell J9 : Bryce Canyon J10 : Zion (ou deux jours dans le même parc et en supprimer un mais lequel ?) J11 : Vallé de feu / Las Vegas J12 : Las Vegas J13 : Vallé de la mort J14 : Yosemite J15 : Yosemite J16 : San Fransisco J17 : San Fransisco J18 : San Francisco J19 : Santa Barbara / Orange County départ de LA 16h00
Nous avons choisi une boucle pour gagner en frais de location de voitures et comme nous partons en mai je voulais savoir si le passage par le col Tioga Road dans le sens Death Valley San Fransisco était faisable alors que dans l'autre sens la route est rarement ouverte à cette période...
Manquons nous quelque chose au vu de notre parcours (Lake Tahoe, Sequoia, Canyonlands, Page, ...)? Quelque chose peut-il être enlevé ?
J'attends vos réponses !
Le SouthWest avant l’Hiver English translation pending
Après un voyage dans le Grand Nord Américain cet été, l’appel des déserts du Southwest était fort ! Il faut dire que c’est une région qui en a envoûté et qui en envoûtera encore beaucoup !
Après avoir lu différents carnets (ils se reconnaîtront ;)), il s’est avéré que la période octobre/novembre pouvait être excellente pour ces contrées. Bingo, c’était décidé, mi-août je réservais tout. : vols moins chers qu’en été, hôtels moins chers, déjà ça commençait bien.
Sur place, moins de monde dans les parcs, sur les routes en général (sauf à Los Angeles où l’on a eu beaucoup plus de bouchons que d’habitude), et du beau temps du début à la fin, un temps très doux, largement ensoleillé, juste quelques nuages de temps en temps pour ne pas faire trop envier ceux restés dans l’Hexagone. Et surtout pas un brin de vent, ce vent que je redoutais tant, plus que le froid en fait, ce vent désagréable qui a bien gêné Ninou lors de son roadtrip de 2011, mais c’était eu printemps.
Autre point positif, les lumières que j’ai trouvé plus belles plus longtemps qu’en été. Petit point négatif, les jours forcément plus courts, il faut donc prévoir un planning en conséquence, pas trop chargé. Mais nous aurons été gênés par cela qu’une seule journée, en fait où j’ai été trop gourmand, ou c’est que nous avons été trop flemmards ?
Je me lance donc dans ce récit de 2 semaines dont 11 jours pleins sur place.
J1 - Samedi 27 Octobre : Objectif rallier Paris en TGV
Pourquoi je relate cela ici ? Parce qu’une grève était annoncée depuis quelques jours. Bon, elle devait se terminer la veille normalement mais j’avais quand même quelques appréhensions.
Finalement tout s’est bien passé, train avec un léger retard mais nous avions une nuit prévue du côté de l’aéroport comme je fais d’habitude. Ainsi moins de stress à savoir si notre train sera à l’heure ou pas.
Arrivée à Paris, ouchhh un temps à ne pas mettre un frileux dehors ! Gris et surtout froid, un froid glacial comme j’ai rarement connu en octobre ! Et par-dessus le marché du vent… Autant dire que les quelques visites effectuées à Paris ne seront pas une partie de plaisir pour moi… A ce moment-là je regarde la météo annoncée les jours suivant dans les lieux que nous traverserons et je croise les doigts pour qu’ils ne se trompent pas : que du soleil et des températures très agréables de l’ordre de 25° en journée. Fingers crossed !
J2 – Dimanche 28 Octobre : Objectif rallier Los Angeles sans encombres
Pourquoi cet objectif ? Parce qu’une grève était annoncée à Air France là aussi depuis quelques jours. J’avais cependant lu des propos rassurants, il ne s’agissait que des personnels au sol, et ils ne prévoyaient pas beaucoup de perturbations, juste quelques retards.
Finalement, nous décollerons bien à l’heure sous la grisaille et dans l’A380. Places choisies toujours côté hublot, pour moi le voyage commence vraiment à travers la petite fenêtre de l’avion.
L’inconvénient, dans la plupart des vols Air France je pense, c’est cette configuration 3 places du côté du hublot. Quand on a une envie pressante et que la personne côté couloir dort la plupart du temps, ce n’est pas génial…
Bref, décollage réussi, la grisaille va nous suivre jusqu’à ce que l’on survole le Groenland. Je me dis qu’en France ils n’en ont pas fini avec le mauvais temps ces prochains jours… Survol du Groenland qui me fascine toujours autant :

Puis de nouveau la grisaille au-dessus du Canada. Les films de l’écran individuel permettent de passer le temps.
Cela commence à sentir bon, nous survolons les Black Hills, toujours de la grisaille. Puis la banlieue de Salt Lake City, ça y-est le soleil est là !

Les terres rouges commencent à se dévoiler. Puis voilà Las Vegas qui parait minuscule ! Nous survolons le Strip et ses hôtels bien connus, qui saura les reconnaître sur la photo ?
L’avion entame déjà sa descente au-dessus de zones totalement désertiques. On devine déjà l’immensité de l’Ouest américain, ces paysages à l’infini sans âme qui vive que j’aime tant.

Vient enfin Los Angeles et son interminable banlieue.

Puis après près de 11h30 de vol, nous touchons la piste ! USA nous revoilà ! Mais d’abord trois étapes pas toujours très agréables à passer : l’immigration puis la douane et enfin la location de voiture.
Une heure d’attente environ à l’immigration, mais le passage devant l’officier va très vite à ma grande surprise ! « Vacations ? », « Yes », tampon ok passez ! Même pas d’empreintes ni de photos !
Les valises sont déjà arrivées. La douane, encore 30 minutes d’attente. Là aussi le passage devant le douanier est rapide. « Food ? », « No », ok passez.
Navette pour la location de voiture, nous avions réservé auprès de DriveFTI, la navette est pleine mais tous les gens vont à National. Nous sommes les seuls chez Alamo, on passe donc instantanément. Encore à ma grande surprise, aucune pression pour prendre d’autres assurances ou pour accepter un « upgrade » de notre véhicule. En 5 minutes c’est réglé !
Nous avons le choix entre plusieurs véhicules de la catégorie Midsize SUV, beaucoup de Jeep que je sais assez gourmandes, une Nissan et une Hyundai Tucson. Notre choix se portera sur cette dernière, les pneus ont l’air ok, elle a 17 000 miles au compteur mais elle a l’air nickel. Elle s’avèrera nickel tout le long du circuit.
Voilà les vraies vacances peuvent commencer !
Voulant faire le parc Disney Anaheim ainsi que Universal lors de la soirée d’Halloween (Halloween Horror Night), j’avais réservé un hôtel à peu près à mi-chemin entre ces deux parcs, plus précisément à Downey.
Ce choix s’avèrera pas mal pour Disney, mais pour se rendre dans le secteur d’Hollywood ou de Santa Monica, nous aurons pratiquement à chaque fois à faire à de sérieux bouchons… Repas rapide dans le quartier de l’hôtel puis dodo dès 19h30, on ne fait jamais long feu lors de notre arrivée sur le sol américain.
Lundi 29 Octobre – Journée à Disney
Réveil très matinal, 4h, comme d’habitude le premier jour. Nous devons patienter un petit peu avant de prendre le petit déjeuner de l’hôtel à 6h.
Ensuite direction Disney, à 20 minutes de là, sans bouchons. Mais en cette heure matinale il y a déjà de forts ralentissements.
Finalement, arrivée à Disney, on se parque puis c’est parti pour une journée que je prévois harassante.
Eh bien, finalement, pas tant que redouté ! Moins de monde que la dernière fois que nous étions allés au mois de juin 2011. Cela se voit que dans de nombreux états américains, ce n’est pas la période des vacances scolaires. Les pires queues : 30 minutes. C’est déjà beaucoup mais je m’attendais à des 45 minutes voire 1 heure comme il y a un an et demi.
Ce que j’ai beaucoup aimé :
· La nouvelle attraction de Cars dans Radiator Canyon. Toute une partie du parc a été reconstruite sur le thème de Cars, route 66 et roches rouges. C’est nouveau, nous y sommes allés dès l’ouverture, déjà 3O minutes d’attente.

· Le simulateur 3D qui nous fait survoler les paysages de la Californie : San Francisco, Yosemite, Le Lake Tahoe, les Sequoias, la côte autour de Big Sur, Los Angeles bien sûr… C’est très bien fait, les odeurs en prime.
· Les rapides sur des bouées de Grizzly River, ça mouille, heureusement qu’il fait chaud ! · L’attraction du Pirate des Caraïbes que je trouve bien mieux qu’à Paris.
Petite déception pour l’attraction d’Indiana Jones qui est fermée pour travaux jusqu’en décembre.
Voici quelques photos prises dans le parc à l'aide d'un téléphone portable:
Buena Vista Street le matin personne!

Quelques affiches sur Paradise Pier:


La maison hantée aux couleurs d'Halloween

Le soir nous assistons au spectacle « World Of Color », plus impressionnant que les Fontaines du Bellagio. Un son et lumières saisissant.

C’est bien sûr exténués que nous rejoignons notre hôtel à Downey et nous ne faisons pas long feu.
Mardi 30 Octobre : Hollywood et plages et… bouchons !
Ce matin nous voulions faire un tour aux Studios Fox situés sur Pico Boulevard à Los Angeles.
http://www.foxstudios.com/
Nous mettrons un temps infini pour y parvenir… Freeways bloquées, artères principales bloquées et des feux non synchronisés.
Par-dessus le marché, arrivés aux Studios, pas de visites, pas d’endroits aisés pour se garer à proximité, on sait qu’il y a un « shop » mais le gars à l’entrée ne semble pas connaître ou n’a pas compris notre demande… Bref après plusieurs tours du pâté de maisons (un pâté de maison = 1 ville en France LOL) nous décidons de renoncer. Une matinée presque perdue…
Nous nous dirigeons alors vers une valeur sûre, Hollywood en passant par Beverly Hills où nous ne nous arrêterons pas cette fois-ci. Circulation encore très dense.
Nous mangeons un bout sur Sunset puis nous décidons d’arpenter la Mullholland Drive.
Nous nous arrêtons à Runyon Canyon pour parcourir les sentiers qui redescendent jusque dans le quartier d’Hollywood.
Nous voyons les fameuses lettres d’Hollywood qui sont en pleine réfection.

Et la vue sur Los Angeles est sublime, malgré la pollution dont on mesure ici toute l’ampleur.


De nombreux joggeurs arpentent ces sentiers. Je trouve toujours bizarre et agréable d’être dans la Nature aussi rapidement dans une aussi grande ville. Celle-ci s’étale, immense, à nos pieds et l’on entend seulement de temps en temps la sirène d’une ambulance ou de la police locale. A part ça, le silence.
La végétation est hyper sèche. J’imagine aisément la violence des incendies par ici lorsqu’un feu se déclare malheureusement dans ces collines.
Après quelques kilomètres à travers ces sentiers à forts dénivelés, nous décidons d’aller terminer l’après-midi à Venice Beach. A priori en 25 à 30 minutes on devrait être rendus, nous mettrons plus de 45 minutes pour parvenir à cette plage mythique.
Toujours une ambiance particulière ici, entre vendeurs « docteurs » en cannabis, artistes déjantés, bodybuilders et autres skateurs baba cool.

Moi le calme de la plage, et le soleil qui se couche sur le Pacifique suffit à mon bonheur.

A noter que par rapport à Hollywood où il faisait assez chaud, assez en tout cas pour nous faire suer sur les sentiers de Runyon Canyon, autant ici en bord de mer on supporte une petite veste. D’autant plus que le soir tombe très rapidement !
Mercredi 31 Octobre : Halloween !
Une fois n’est pas coutume, en cette journée d’Halloween nous avons décidé de faire les Studio Universal qui ouvrent spécialement pour l’occasion pour la soirée et la nuit jusqu’à 2h du matin pour les « Halloween Horror Night ».
Le ticket n’est pas le même que celui que l’on achète si on veut passer la journée dans le parc. Pour un Front Of Line Pass, nous avons payé 89$ TTC par personne.
Toutes les attractions ne sont pas ouvertes pour l’occasion. Pas de King Kong 3D, pas de Waterworld, pas de Schrek. Mais à la place plusieurs « maisons de l’horreur », des décors et des comédiens jouant à nous faire peur dans tout le parc. Bref, une bien belle soirée d’Halloween mais j’y reviendrai plus bas.
Pour passer la journée j’avais prévu le « trail » qui mène au Mount Lee afin de voir le Hollywood Sign de derrière.
Nous accédons en voiture au Hollywood Ranch puis nous commençons l’ascension. Problème, au niveau d’une bifurcation il est noté que le trail est fermé et que tout contrevenant sera poursuivi… Gloups… Déception.
Mais nous décidons d’attendre pour voir si des locaux outrepassent cette interdiction. Quelques minutes après un gars bien du coin avec son chien nous dit qu’il n’y a pas de problèmes, que l’on peut y aller… Comme d’habitude très sympa, il nous demande d’où on vient, ce qu’on a prévu de faire et nous montre 2 ou 3 coins qui ont servi aux tournages de films, notamment à un vieux Batman. Il nous chante même le générique pour nous aider à nous souvenir du titre !
http://www.youtube.com/watch?v=Sg5yRDeGw2A
Bon, le truc c’est que lui redescend et qu’on a quand même les chocottes de nous retrouver au poste pour la nuit. Drôle de soirée d’Halloween !
On y va quand même, sur nos gardes. Des personnes redescendent. On leur demande. Elles nous confirment que c’est ok, mais comme ils sont en train de repeindre le Hollywood Sign, nous ne pourrons pas monter jusqu’en haut, mais par contre nous aurons une très belle vue de face en prenant la route vers le bas.
Oui mais la vue de face on connait déjà… Tant pis, on se résigne, la vue de derrière ça sera pour une autre fois, je n’ai pas vraiment envie de jouer au français naïf qui n’avait rien compris des panneaux d’interdiction…
Nous allons donc admirer ses lettres de face, on se retrouve en fait à l’endroit même où nous étions allés en voiture pour les admirer pour la première fois en 2009 !

On se dit un peu « tout ça pour ça » mais tant pis, cela nous aura permis au moins de marcher dans ces belles collines et d’éliminer les quelques burgers que nous avions mangé jusqu’ici LOL.
Nous redescendons pour manger au Denny’s sur Sunset. Toujours pas de déception pour cette chaîne. Ce n’est pas gastronomique mais le rapport qualité prix est bon, j’avais en plus un bon de 20% imprimé avant le départ sur internet. De toute façon nous ne sommes pas venus pour faire un circuit basé sur la grande gastronomie.
Pour l’après-midi nous décidons de retourner en bord de mer, assez agréable à cette époque (loin du brouillard toujours assez présent en été), santa Monica cette fois-ci. Nous mettrons encore plus de temps que prévu par le GPS pour y parvenir.
Au moment de nous garer au parking situé à proximité du « Pier » un américain vient taper à notre fenêtre : il nous donne son ticket qui est encore valable pour près de 2h ! Super sympa !


Nous ne ferons pas un tour sur la grande roue car ce soir nous aurons notre dose d’attractions. Ambiance toujours sympa au bord de mer et où la petite laine est de rigueur.

17h, je me dis qu’il est grand temps de rejoindre Universal qui ouvre ses portes à 19h pour le Hollywood Horror Night. D’autant plus que l’on veut manger avant afin d’éviter les prix pas très doux des restaurants situés à l’intérieur du Parc ou sur City Walk.
Bien nous en a pris de partir tôt ! Car nous mettrons 1h15 pour faire 10km ! Les habitants de Los Angeles sont de sortie en cette soirée d’Halloween ! Mais restons zen, comme tous les autres dans leur voiture. En France, on aurait déjà eu droit à des quolibets et autres noms d’oiseaux… Ce qui ne fait pas avancer plus vite, soit dit en passant ! D’ailleurs, j’adore rouler aux Etats-Unis en fait, alors que je déteste ça en France… Bref…
Nous nous arrêtons chez Arby’s pour manger puis nous arrivons, après encore quelques bouchons au parking d’Universal à 19h15, le parc est déjà ouvert… Tant pis, nous avons de toute façon le Front Of Line Pass. Et heureusement, quel monde !
La palme : 1h15 d’attente à Transformers et 2h d’attente à une maison de l’horreur dont je ne sais plus le nom… Nous passerons à chaque attraction en moins de 5 minutes. Ce qui fait que nous sommes très relax !
En tout cas une ambiance de fou ! Plein de figurants jouant à vous faire peur dans tout le parc, avec des tronçonneuses, des maquillages horribles. Pour ceux qui ont déjà fait « Horror House » à Universal, il y en a des tas comme ça pour l’occasion mais puissance 10 ! Une vraie réussite, nous ne regrettons absolument pas.
A la place du tour des Studios, ils ont mis en place le « Terror Tram » qui nous amène dans la forêt. De là, une marche de quelques centaines de mètres dans la pénombre la plus totale. On marche également devant Bates Motel et Psycho House, à travers les décors de la Guerre des Mondes. Evidemment dans tous les recoins il y a des monstres pour vous faire peur.
Pas de photos, celles prises avec le téléphone ne sont pas terribles (de nuit c'est compliqué) et je n'avais pas pris mon appareil photos.
A 23h et sans nous presser, nous avons fini. Finalement nous rentrons plus tôt que prévus à l’hôtel, d’autant plus que la circulation est maintenant fluide. Cela tombe bien, demain c’est le vrai début du Roadtrip avec le départ pour Lone Pine et ses Alabama Hills au pied du Mount Whitney.
Jeudi 1er Novembre : Alabama Hills
Départ sous le soleil et bizarrement pas de ralentissements pour sortir de Los Angeles malgré une circulation toujours très dense. Puis les maisons se font de plus en plus rares, les 2 fois 6 voies laissent placent à une « modeste » deux fois deux voies. Je retrouve les grands espaces que j’affectionne tant !
Nous traversons les beaux paysages de Red Canyon State Park, mais nous ne nous arrêterons pas. Je veux avoir assez de temps dans les Black Hills et je sais qu’à 17h il commence déjà à faire nuit. Et accessoirement je n’ai pas envie de payer l’accès à un State Park pour y rester finalement que 10 minutes… Une prochaine fois là aussi car vu de la route ça a l’air sympa.
A l’arrivée à Lone Pine le ciel est voilé voire fortement nuageux plus au Nord et vers les sommets. Nous sommes agréablement surpris par l’ambiance qui se dégage de cette petite bourgade coincée entre la Vallée de la Mort et les sommets culminant à plus de 4000m de la Sierra Nevada.
Après le check-in tôt à l’hôtel, mais possible, nous prenons sans tarder la direction des proches Alabama Hills via la Whitney Portal Road. Je suis tout de suite charmé malgré le manque de soleil qui aurait dû illuminer un peu plus les paysages, notamment le Mount Whitney majestueux en arrière-plan mais qui bizarrement ne nous donne pas l’impression d’être si haut.

Nous bifurquons sur Movie Road qui est non goudronnée, mais qui est une piste en très bon état. Par contre à partir de là et jusqu’à la fin de notre voyage, notre voiture blanche ne sera plus très propre…


Et voilà le fameux Mount Whitney, plus haut sommet des USA, hors Alaska.

Nous nous arrêtons fréquemment en bord de piste et marchons au hasard entre les cailloux voire même escaladons les cailloux. En effet, pas d’indication ici. Il y a bien un plan facilement trouvable sur internet avec notamment les diverses arches que l’on peut trouver ici, mais une fois sur place c’est entièrement de la débrouille ou alors il faut avoir un GPS…
Mais nous aimons bien la découverte au petit bonheur la chance.

Le fait de ne pas forcément voir les coins les plus photographiés notamment Moebius Arch (que l’on n’aura pas trouvé mais que l’on n’aura pas forcément cherché LOL) ne me pose pas vraiment problème. Nous sommes contents des sites que l’on découvre.
Les couleurs de l’automne sont bien présentes sur les rares arbres que l’on croise. Et dire que je m'attendais (préparais) à une ambiance hivernale pour ce circuit! Finalement les grosses estes ne servirons jamais.

Finalement pas de coucher du soleil puisque le ciel s’obscurcit de plus en plus mais il ne pleuvra finalement pas.
Superbe journée, seuls ou presque, à arpenter ces Alabama Hills qui sont très spéciales. Bien sûr en plein été et en pleine journée, l’intérêt de doit pas être le même. Nous finirons la journée au Pizza Factory du coin.
Vendredi 2 Novembre : Death Valley puis Sin City
Notre chambre du Comfort Inn de Lone Pine donne sur le Mount Whitney, nous assistons donc au lever du soleil depuis notre fenêtre.

Puis c’est parti pour Death Valley, un court passage est prévu avec la visite de quelques points stratégiques. Dès que nous quittons Lone Pine, nous circulons à travers des paysages incroyables, c’est le désert mais un « beau désert ».
Ensuite, avant de pénétrer dans le Parc de Death Valley il faut franchir plusieurs cols, la température a nettement fraîchi mais nous sortons quand même admirer les points de vue.

S’ensuit la route en montagnes russes, très amusante pour le conducteur voulant faire quelques sensations à son passager. Enfin, nous arrivons au fond de la vallée proprement dit au niveau de Stovepipe Wells où l’on avait dormi 2 nuits en juin 2011.
Je vais acheter mon pass des parcs nationaux puis on part pour Mosaic Canyon non loin de là. Avant notre arrivée, des crues avaient défoncé plusieurs pistes de la Death Valley. Eh bien visiblement une piste réputée facile en porte encore les stigmates ! J’aurai quelques sueurs froides à la parcourir : de beaux trous mais surtout une myriade de cailloux bien pointus la parsème. Je n’irai pas plus vite que 10 miles à l’heure… Heureusement elle est assez courte, nous sommes vite rendus à la sortie du canyon.
Vue côté vallée :
Pour photographier le canyon, ce n’est pas vraiment la meilleure heure mais il fait très bon et nous nous régalerons à parcourir ce canyon pratiquement seuls une fois de plus.
D’abord large, il se rétrécit très franchement ensuite puis redevient large par la suite.


Nous continuons encore un peu puis rebroussons chemin. Au retour sur la piste nous croiserons un camping-car ! Je devrai me garer pour le laisser passer. Il y a vraiment des aventureux… (Pour ne pas dire fous LOL).
Non loin de là nous nous arrêtons pour gambader un peu dans les dunes de Mesquite. Ici beaucoup plus de monde, mais ça reste largement acceptable.


Nous marcherons quelque peu dans les dunes mais le soleil commence à taper fond, il n’est pas loin de midi. Nous reprenons notre chemin en direction de Furnace Creek.
Arrêt rapide à Zabriski Point que j’aime toujours autant. Il est possible de ne pas se contenter seulement du point de vue mais de marcher dans les Badlands. Au lever ou coucher du soleil cela doit être une bien belle expérience.

Pour finir notre petite excursion dans la vallée, nous prenons la longue route vers Dante’s View. Celle-ci ne monte franchement que vers la fin. Longue route mais qui vaut vraiment le coup car le point de vue est sublime, il fait assez frais, eh oui nous sommes bien montés en altitude.
Ne pas se contenter du point de vue directement sur le parking mais se diriger vers la gauche et le point de vue accessible après quelques centaines de mètres.


Après ce saisissant point de vue, nous prenons la direction de Las Vegas via Pahrump. Où nous ferons notre plein d’essence. Après le gallon à plus de 4$ en Californie voire 4$50 suivant les quartiers de L.A., nous trouvons ici une station dont le gallon est à 3.49. Nous ne trouverons pas moins cher du séjour jusqu’à Phœnix où nous croiserons une station où le prix était de 3.45$. D’une manière générale le prix du gallon variera entre 3.60 et 3.75 dans les coins où nous mettrons nos pieds ces jours prochains.
Après avoir pris un rafraîchissement dans cette charmante ville de Pahrump avec ses non moins charmants habitants où je ne passerai pas mes vacances nous partons pour Las Vegas. Bon, après réflexion, ceci mérite une explication… J’avais une envie pressante, à l’endroit où nous nous étions arrêtés pour nous désaltérer je pousse la porte des toilettes, et qu’elle ne fut pas ma surprise de voir quelqu’un sur le trône me laissant un regard de tueur et me rugissant à la figure « vous auriez pu frapper ». Oui mais je n’étais pas sensé savoir que les toilettes ne fermaient pas ou que cette personne n’avait pas verrouillé la porte… Et il s’avérait que cette personne était un serveur du restaurant… Bref ça m’a fait passer l’envie, je me soulagerai à Vegas…
Arrivée à Vegas, nous retrouvons la circulation dense. Notre hôtel, le Stratosphere, excentré mais dans le prix de la chambre était compris l’ascension de la Tour (chère sinon, 15 ou 20$ par personne sinon) que je voulais refaire et un buffet offert pour un buffet acheté (ce qui fait que le buffet nous reviendra à 10$ par personne ce soir-là). En plus nous sommes vendredi soir et les prix des hôtels n’étaient pas doux.
Je ne regrette pas. Nous avions une chambre « remodeled » donnant sur le derrière et Red Rock Canyon. Le buffet était sympa, sauf les desserts. La montée à la Tour est toujours aussi impressionnante.

Nous irons ensuite nous garer au Bellagio, assisterons au spectacle des Fontaines


Puis nous remonterons tout le Strip à pieds jusqu’au New York. A noter que l’Imperial Palace est en travaux, qu’ils ne vont pas tarder à démolir le Sahara et que j’ai l’impression qu’il y a de nouvelles passerelles et que l’on ne traverse plus les rues autant de fois qu’avant. Cela doit être bien pour la circulation, mais en tant que piéton c’est crevant, d’autant plus que cela nous oblige à rentrer dans les hôtels où l’on n’avait pas prévu d’aller.
Nous allons à la boutique Coca Cola afin de goûter aux Coca Cola du monde, chose que nous n'avions jamais faite après plusieurs passages à Vegas.

Eh bien, c'est bien déguelasse, à deux nous n'arriverons pas à boire la moitié de ce qu'on nous avait servi. Mention spécial à la mixture italienne... Mais le reste n'est pas top non plus. En tout cas mon palais n'est pas fan.
Coucher exténué. Vegas ça crève toujours, heureusement demain on repart pour les parcs !
Après avoir lu différents carnets (ils se reconnaîtront ;)), il s’est avéré que la période octobre/novembre pouvait être excellente pour ces contrées. Bingo, c’était décidé, mi-août je réservais tout. : vols moins chers qu’en été, hôtels moins chers, déjà ça commençait bien.
Sur place, moins de monde dans les parcs, sur les routes en général (sauf à Los Angeles où l’on a eu beaucoup plus de bouchons que d’habitude), et du beau temps du début à la fin, un temps très doux, largement ensoleillé, juste quelques nuages de temps en temps pour ne pas faire trop envier ceux restés dans l’Hexagone. Et surtout pas un brin de vent, ce vent que je redoutais tant, plus que le froid en fait, ce vent désagréable qui a bien gêné Ninou lors de son roadtrip de 2011, mais c’était eu printemps.
Autre point positif, les lumières que j’ai trouvé plus belles plus longtemps qu’en été. Petit point négatif, les jours forcément plus courts, il faut donc prévoir un planning en conséquence, pas trop chargé. Mais nous aurons été gênés par cela qu’une seule journée, en fait où j’ai été trop gourmand, ou c’est que nous avons été trop flemmards ?
Je me lance donc dans ce récit de 2 semaines dont 11 jours pleins sur place.
J1 - Samedi 27 Octobre : Objectif rallier Paris en TGV
Pourquoi je relate cela ici ? Parce qu’une grève était annoncée depuis quelques jours. Bon, elle devait se terminer la veille normalement mais j’avais quand même quelques appréhensions.
Finalement tout s’est bien passé, train avec un léger retard mais nous avions une nuit prévue du côté de l’aéroport comme je fais d’habitude. Ainsi moins de stress à savoir si notre train sera à l’heure ou pas.
Arrivée à Paris, ouchhh un temps à ne pas mettre un frileux dehors ! Gris et surtout froid, un froid glacial comme j’ai rarement connu en octobre ! Et par-dessus le marché du vent… Autant dire que les quelques visites effectuées à Paris ne seront pas une partie de plaisir pour moi… A ce moment-là je regarde la météo annoncée les jours suivant dans les lieux que nous traverserons et je croise les doigts pour qu’ils ne se trompent pas : que du soleil et des températures très agréables de l’ordre de 25° en journée. Fingers crossed !
J2 – Dimanche 28 Octobre : Objectif rallier Los Angeles sans encombres
Pourquoi cet objectif ? Parce qu’une grève était annoncée à Air France là aussi depuis quelques jours. J’avais cependant lu des propos rassurants, il ne s’agissait que des personnels au sol, et ils ne prévoyaient pas beaucoup de perturbations, juste quelques retards.
Finalement, nous décollerons bien à l’heure sous la grisaille et dans l’A380. Places choisies toujours côté hublot, pour moi le voyage commence vraiment à travers la petite fenêtre de l’avion.
L’inconvénient, dans la plupart des vols Air France je pense, c’est cette configuration 3 places du côté du hublot. Quand on a une envie pressante et que la personne côté couloir dort la plupart du temps, ce n’est pas génial…
Bref, décollage réussi, la grisaille va nous suivre jusqu’à ce que l’on survole le Groenland. Je me dis qu’en France ils n’en ont pas fini avec le mauvais temps ces prochains jours… Survol du Groenland qui me fascine toujours autant :

Puis de nouveau la grisaille au-dessus du Canada. Les films de l’écran individuel permettent de passer le temps.
Cela commence à sentir bon, nous survolons les Black Hills, toujours de la grisaille. Puis la banlieue de Salt Lake City, ça y-est le soleil est là !

Les terres rouges commencent à se dévoiler. Puis voilà Las Vegas qui parait minuscule ! Nous survolons le Strip et ses hôtels bien connus, qui saura les reconnaître sur la photo ?

L’avion entame déjà sa descente au-dessus de zones totalement désertiques. On devine déjà l’immensité de l’Ouest américain, ces paysages à l’infini sans âme qui vive que j’aime tant.

Vient enfin Los Angeles et son interminable banlieue.

Puis après près de 11h30 de vol, nous touchons la piste ! USA nous revoilà ! Mais d’abord trois étapes pas toujours très agréables à passer : l’immigration puis la douane et enfin la location de voiture.
Une heure d’attente environ à l’immigration, mais le passage devant l’officier va très vite à ma grande surprise ! « Vacations ? », « Yes », tampon ok passez ! Même pas d’empreintes ni de photos !
Les valises sont déjà arrivées. La douane, encore 30 minutes d’attente. Là aussi le passage devant le douanier est rapide. « Food ? », « No », ok passez.
Navette pour la location de voiture, nous avions réservé auprès de DriveFTI, la navette est pleine mais tous les gens vont à National. Nous sommes les seuls chez Alamo, on passe donc instantanément. Encore à ma grande surprise, aucune pression pour prendre d’autres assurances ou pour accepter un « upgrade » de notre véhicule. En 5 minutes c’est réglé !
Nous avons le choix entre plusieurs véhicules de la catégorie Midsize SUV, beaucoup de Jeep que je sais assez gourmandes, une Nissan et une Hyundai Tucson. Notre choix se portera sur cette dernière, les pneus ont l’air ok, elle a 17 000 miles au compteur mais elle a l’air nickel. Elle s’avèrera nickel tout le long du circuit.
Voilà les vraies vacances peuvent commencer !
Voulant faire le parc Disney Anaheim ainsi que Universal lors de la soirée d’Halloween (Halloween Horror Night), j’avais réservé un hôtel à peu près à mi-chemin entre ces deux parcs, plus précisément à Downey.
Ce choix s’avèrera pas mal pour Disney, mais pour se rendre dans le secteur d’Hollywood ou de Santa Monica, nous aurons pratiquement à chaque fois à faire à de sérieux bouchons… Repas rapide dans le quartier de l’hôtel puis dodo dès 19h30, on ne fait jamais long feu lors de notre arrivée sur le sol américain.
Lundi 29 Octobre – Journée à Disney
Réveil très matinal, 4h, comme d’habitude le premier jour. Nous devons patienter un petit peu avant de prendre le petit déjeuner de l’hôtel à 6h.
Ensuite direction Disney, à 20 minutes de là, sans bouchons. Mais en cette heure matinale il y a déjà de forts ralentissements.
Finalement, arrivée à Disney, on se parque puis c’est parti pour une journée que je prévois harassante.
Eh bien, finalement, pas tant que redouté ! Moins de monde que la dernière fois que nous étions allés au mois de juin 2011. Cela se voit que dans de nombreux états américains, ce n’est pas la période des vacances scolaires. Les pires queues : 30 minutes. C’est déjà beaucoup mais je m’attendais à des 45 minutes voire 1 heure comme il y a un an et demi.
Ce que j’ai beaucoup aimé :
· La nouvelle attraction de Cars dans Radiator Canyon. Toute une partie du parc a été reconstruite sur le thème de Cars, route 66 et roches rouges. C’est nouveau, nous y sommes allés dès l’ouverture, déjà 3O minutes d’attente.

· Le simulateur 3D qui nous fait survoler les paysages de la Californie : San Francisco, Yosemite, Le Lake Tahoe, les Sequoias, la côte autour de Big Sur, Los Angeles bien sûr… C’est très bien fait, les odeurs en prime.
· Les rapides sur des bouées de Grizzly River, ça mouille, heureusement qu’il fait chaud ! · L’attraction du Pirate des Caraïbes que je trouve bien mieux qu’à Paris.
Petite déception pour l’attraction d’Indiana Jones qui est fermée pour travaux jusqu’en décembre.
Voici quelques photos prises dans le parc à l'aide d'un téléphone portable:
Buena Vista Street le matin personne!

Quelques affiches sur Paradise Pier:


La maison hantée aux couleurs d'Halloween

Le soir nous assistons au spectacle « World Of Color », plus impressionnant que les Fontaines du Bellagio. Un son et lumières saisissant.

C’est bien sûr exténués que nous rejoignons notre hôtel à Downey et nous ne faisons pas long feu.
Mardi 30 Octobre : Hollywood et plages et… bouchons !
Ce matin nous voulions faire un tour aux Studios Fox situés sur Pico Boulevard à Los Angeles.
http://www.foxstudios.com/
Nous mettrons un temps infini pour y parvenir… Freeways bloquées, artères principales bloquées et des feux non synchronisés.
Par-dessus le marché, arrivés aux Studios, pas de visites, pas d’endroits aisés pour se garer à proximité, on sait qu’il y a un « shop » mais le gars à l’entrée ne semble pas connaître ou n’a pas compris notre demande… Bref après plusieurs tours du pâté de maisons (un pâté de maison = 1 ville en France LOL) nous décidons de renoncer. Une matinée presque perdue…
Nous nous dirigeons alors vers une valeur sûre, Hollywood en passant par Beverly Hills où nous ne nous arrêterons pas cette fois-ci. Circulation encore très dense.
Nous mangeons un bout sur Sunset puis nous décidons d’arpenter la Mullholland Drive.
Nous nous arrêtons à Runyon Canyon pour parcourir les sentiers qui redescendent jusque dans le quartier d’Hollywood.
Nous voyons les fameuses lettres d’Hollywood qui sont en pleine réfection.

Et la vue sur Los Angeles est sublime, malgré la pollution dont on mesure ici toute l’ampleur.


De nombreux joggeurs arpentent ces sentiers. Je trouve toujours bizarre et agréable d’être dans la Nature aussi rapidement dans une aussi grande ville. Celle-ci s’étale, immense, à nos pieds et l’on entend seulement de temps en temps la sirène d’une ambulance ou de la police locale. A part ça, le silence.
La végétation est hyper sèche. J’imagine aisément la violence des incendies par ici lorsqu’un feu se déclare malheureusement dans ces collines.
Après quelques kilomètres à travers ces sentiers à forts dénivelés, nous décidons d’aller terminer l’après-midi à Venice Beach. A priori en 25 à 30 minutes on devrait être rendus, nous mettrons plus de 45 minutes pour parvenir à cette plage mythique.
Toujours une ambiance particulière ici, entre vendeurs « docteurs » en cannabis, artistes déjantés, bodybuilders et autres skateurs baba cool.

Moi le calme de la plage, et le soleil qui se couche sur le Pacifique suffit à mon bonheur.

A noter que par rapport à Hollywood où il faisait assez chaud, assez en tout cas pour nous faire suer sur les sentiers de Runyon Canyon, autant ici en bord de mer on supporte une petite veste. D’autant plus que le soir tombe très rapidement !
Mercredi 31 Octobre : Halloween !
Une fois n’est pas coutume, en cette journée d’Halloween nous avons décidé de faire les Studio Universal qui ouvrent spécialement pour l’occasion pour la soirée et la nuit jusqu’à 2h du matin pour les « Halloween Horror Night ».
Le ticket n’est pas le même que celui que l’on achète si on veut passer la journée dans le parc. Pour un Front Of Line Pass, nous avons payé 89$ TTC par personne.
Toutes les attractions ne sont pas ouvertes pour l’occasion. Pas de King Kong 3D, pas de Waterworld, pas de Schrek. Mais à la place plusieurs « maisons de l’horreur », des décors et des comédiens jouant à nous faire peur dans tout le parc. Bref, une bien belle soirée d’Halloween mais j’y reviendrai plus bas.
Pour passer la journée j’avais prévu le « trail » qui mène au Mount Lee afin de voir le Hollywood Sign de derrière.
Nous accédons en voiture au Hollywood Ranch puis nous commençons l’ascension. Problème, au niveau d’une bifurcation il est noté que le trail est fermé et que tout contrevenant sera poursuivi… Gloups… Déception.
Mais nous décidons d’attendre pour voir si des locaux outrepassent cette interdiction. Quelques minutes après un gars bien du coin avec son chien nous dit qu’il n’y a pas de problèmes, que l’on peut y aller… Comme d’habitude très sympa, il nous demande d’où on vient, ce qu’on a prévu de faire et nous montre 2 ou 3 coins qui ont servi aux tournages de films, notamment à un vieux Batman. Il nous chante même le générique pour nous aider à nous souvenir du titre !
http://www.youtube.com/watch?v=Sg5yRDeGw2A
Bon, le truc c’est que lui redescend et qu’on a quand même les chocottes de nous retrouver au poste pour la nuit. Drôle de soirée d’Halloween !
On y va quand même, sur nos gardes. Des personnes redescendent. On leur demande. Elles nous confirment que c’est ok, mais comme ils sont en train de repeindre le Hollywood Sign, nous ne pourrons pas monter jusqu’en haut, mais par contre nous aurons une très belle vue de face en prenant la route vers le bas.
Oui mais la vue de face on connait déjà… Tant pis, on se résigne, la vue de derrière ça sera pour une autre fois, je n’ai pas vraiment envie de jouer au français naïf qui n’avait rien compris des panneaux d’interdiction…
Nous allons donc admirer ses lettres de face, on se retrouve en fait à l’endroit même où nous étions allés en voiture pour les admirer pour la première fois en 2009 !

On se dit un peu « tout ça pour ça » mais tant pis, cela nous aura permis au moins de marcher dans ces belles collines et d’éliminer les quelques burgers que nous avions mangé jusqu’ici LOL.
Nous redescendons pour manger au Denny’s sur Sunset. Toujours pas de déception pour cette chaîne. Ce n’est pas gastronomique mais le rapport qualité prix est bon, j’avais en plus un bon de 20% imprimé avant le départ sur internet. De toute façon nous ne sommes pas venus pour faire un circuit basé sur la grande gastronomie.
Pour l’après-midi nous décidons de retourner en bord de mer, assez agréable à cette époque (loin du brouillard toujours assez présent en été), santa Monica cette fois-ci. Nous mettrons encore plus de temps que prévu par le GPS pour y parvenir.
Au moment de nous garer au parking situé à proximité du « Pier » un américain vient taper à notre fenêtre : il nous donne son ticket qui est encore valable pour près de 2h ! Super sympa !


Nous ne ferons pas un tour sur la grande roue car ce soir nous aurons notre dose d’attractions. Ambiance toujours sympa au bord de mer et où la petite laine est de rigueur.

17h, je me dis qu’il est grand temps de rejoindre Universal qui ouvre ses portes à 19h pour le Hollywood Horror Night. D’autant plus que l’on veut manger avant afin d’éviter les prix pas très doux des restaurants situés à l’intérieur du Parc ou sur City Walk.
Bien nous en a pris de partir tôt ! Car nous mettrons 1h15 pour faire 10km ! Les habitants de Los Angeles sont de sortie en cette soirée d’Halloween ! Mais restons zen, comme tous les autres dans leur voiture. En France, on aurait déjà eu droit à des quolibets et autres noms d’oiseaux… Ce qui ne fait pas avancer plus vite, soit dit en passant ! D’ailleurs, j’adore rouler aux Etats-Unis en fait, alors que je déteste ça en France… Bref…
Nous nous arrêtons chez Arby’s pour manger puis nous arrivons, après encore quelques bouchons au parking d’Universal à 19h15, le parc est déjà ouvert… Tant pis, nous avons de toute façon le Front Of Line Pass. Et heureusement, quel monde !
La palme : 1h15 d’attente à Transformers et 2h d’attente à une maison de l’horreur dont je ne sais plus le nom… Nous passerons à chaque attraction en moins de 5 minutes. Ce qui fait que nous sommes très relax !
En tout cas une ambiance de fou ! Plein de figurants jouant à vous faire peur dans tout le parc, avec des tronçonneuses, des maquillages horribles. Pour ceux qui ont déjà fait « Horror House » à Universal, il y en a des tas comme ça pour l’occasion mais puissance 10 ! Une vraie réussite, nous ne regrettons absolument pas.
A la place du tour des Studios, ils ont mis en place le « Terror Tram » qui nous amène dans la forêt. De là, une marche de quelques centaines de mètres dans la pénombre la plus totale. On marche également devant Bates Motel et Psycho House, à travers les décors de la Guerre des Mondes. Evidemment dans tous les recoins il y a des monstres pour vous faire peur.
Pas de photos, celles prises avec le téléphone ne sont pas terribles (de nuit c'est compliqué) et je n'avais pas pris mon appareil photos.
A 23h et sans nous presser, nous avons fini. Finalement nous rentrons plus tôt que prévus à l’hôtel, d’autant plus que la circulation est maintenant fluide. Cela tombe bien, demain c’est le vrai début du Roadtrip avec le départ pour Lone Pine et ses Alabama Hills au pied du Mount Whitney.
Jeudi 1er Novembre : Alabama Hills
Départ sous le soleil et bizarrement pas de ralentissements pour sortir de Los Angeles malgré une circulation toujours très dense. Puis les maisons se font de plus en plus rares, les 2 fois 6 voies laissent placent à une « modeste » deux fois deux voies. Je retrouve les grands espaces que j’affectionne tant !
Nous traversons les beaux paysages de Red Canyon State Park, mais nous ne nous arrêterons pas. Je veux avoir assez de temps dans les Black Hills et je sais qu’à 17h il commence déjà à faire nuit. Et accessoirement je n’ai pas envie de payer l’accès à un State Park pour y rester finalement que 10 minutes… Une prochaine fois là aussi car vu de la route ça a l’air sympa.
A l’arrivée à Lone Pine le ciel est voilé voire fortement nuageux plus au Nord et vers les sommets. Nous sommes agréablement surpris par l’ambiance qui se dégage de cette petite bourgade coincée entre la Vallée de la Mort et les sommets culminant à plus de 4000m de la Sierra Nevada.
Après le check-in tôt à l’hôtel, mais possible, nous prenons sans tarder la direction des proches Alabama Hills via la Whitney Portal Road. Je suis tout de suite charmé malgré le manque de soleil qui aurait dû illuminer un peu plus les paysages, notamment le Mount Whitney majestueux en arrière-plan mais qui bizarrement ne nous donne pas l’impression d’être si haut.

Nous bifurquons sur Movie Road qui est non goudronnée, mais qui est une piste en très bon état. Par contre à partir de là et jusqu’à la fin de notre voyage, notre voiture blanche ne sera plus très propre…


Et voilà le fameux Mount Whitney, plus haut sommet des USA, hors Alaska.

Nous nous arrêtons fréquemment en bord de piste et marchons au hasard entre les cailloux voire même escaladons les cailloux. En effet, pas d’indication ici. Il y a bien un plan facilement trouvable sur internet avec notamment les diverses arches que l’on peut trouver ici, mais une fois sur place c’est entièrement de la débrouille ou alors il faut avoir un GPS…
Mais nous aimons bien la découverte au petit bonheur la chance.

Le fait de ne pas forcément voir les coins les plus photographiés notamment Moebius Arch (que l’on n’aura pas trouvé mais que l’on n’aura pas forcément cherché LOL) ne me pose pas vraiment problème. Nous sommes contents des sites que l’on découvre.
Les couleurs de l’automne sont bien présentes sur les rares arbres que l’on croise. Et dire que je m'attendais (préparais) à une ambiance hivernale pour ce circuit! Finalement les grosses estes ne servirons jamais.

Finalement pas de coucher du soleil puisque le ciel s’obscurcit de plus en plus mais il ne pleuvra finalement pas.
Superbe journée, seuls ou presque, à arpenter ces Alabama Hills qui sont très spéciales. Bien sûr en plein été et en pleine journée, l’intérêt de doit pas être le même. Nous finirons la journée au Pizza Factory du coin.
Vendredi 2 Novembre : Death Valley puis Sin City
Notre chambre du Comfort Inn de Lone Pine donne sur le Mount Whitney, nous assistons donc au lever du soleil depuis notre fenêtre.

Puis c’est parti pour Death Valley, un court passage est prévu avec la visite de quelques points stratégiques. Dès que nous quittons Lone Pine, nous circulons à travers des paysages incroyables, c’est le désert mais un « beau désert ».
Ensuite, avant de pénétrer dans le Parc de Death Valley il faut franchir plusieurs cols, la température a nettement fraîchi mais nous sortons quand même admirer les points de vue.

S’ensuit la route en montagnes russes, très amusante pour le conducteur voulant faire quelques sensations à son passager. Enfin, nous arrivons au fond de la vallée proprement dit au niveau de Stovepipe Wells où l’on avait dormi 2 nuits en juin 2011.
Je vais acheter mon pass des parcs nationaux puis on part pour Mosaic Canyon non loin de là. Avant notre arrivée, des crues avaient défoncé plusieurs pistes de la Death Valley. Eh bien visiblement une piste réputée facile en porte encore les stigmates ! J’aurai quelques sueurs froides à la parcourir : de beaux trous mais surtout une myriade de cailloux bien pointus la parsème. Je n’irai pas plus vite que 10 miles à l’heure… Heureusement elle est assez courte, nous sommes vite rendus à la sortie du canyon.
Vue côté vallée :

Pour photographier le canyon, ce n’est pas vraiment la meilleure heure mais il fait très bon et nous nous régalerons à parcourir ce canyon pratiquement seuls une fois de plus.
D’abord large, il se rétrécit très franchement ensuite puis redevient large par la suite.


Nous continuons encore un peu puis rebroussons chemin. Au retour sur la piste nous croiserons un camping-car ! Je devrai me garer pour le laisser passer. Il y a vraiment des aventureux… (Pour ne pas dire fous LOL).
Non loin de là nous nous arrêtons pour gambader un peu dans les dunes de Mesquite. Ici beaucoup plus de monde, mais ça reste largement acceptable.


Nous marcherons quelque peu dans les dunes mais le soleil commence à taper fond, il n’est pas loin de midi. Nous reprenons notre chemin en direction de Furnace Creek.
Arrêt rapide à Zabriski Point que j’aime toujours autant. Il est possible de ne pas se contenter seulement du point de vue mais de marcher dans les Badlands. Au lever ou coucher du soleil cela doit être une bien belle expérience.


Pour finir notre petite excursion dans la vallée, nous prenons la longue route vers Dante’s View. Celle-ci ne monte franchement que vers la fin. Longue route mais qui vaut vraiment le coup car le point de vue est sublime, il fait assez frais, eh oui nous sommes bien montés en altitude.
Ne pas se contenter du point de vue directement sur le parking mais se diriger vers la gauche et le point de vue accessible après quelques centaines de mètres.


Après ce saisissant point de vue, nous prenons la direction de Las Vegas via Pahrump. Où nous ferons notre plein d’essence. Après le gallon à plus de 4$ en Californie voire 4$50 suivant les quartiers de L.A., nous trouvons ici une station dont le gallon est à 3.49. Nous ne trouverons pas moins cher du séjour jusqu’à Phœnix où nous croiserons une station où le prix était de 3.45$. D’une manière générale le prix du gallon variera entre 3.60 et 3.75 dans les coins où nous mettrons nos pieds ces jours prochains.
Après avoir pris un rafraîchissement dans cette charmante ville de Pahrump avec ses non moins charmants habitants où je ne passerai pas mes vacances nous partons pour Las Vegas. Bon, après réflexion, ceci mérite une explication… J’avais une envie pressante, à l’endroit où nous nous étions arrêtés pour nous désaltérer je pousse la porte des toilettes, et qu’elle ne fut pas ma surprise de voir quelqu’un sur le trône me laissant un regard de tueur et me rugissant à la figure « vous auriez pu frapper ». Oui mais je n’étais pas sensé savoir que les toilettes ne fermaient pas ou que cette personne n’avait pas verrouillé la porte… Et il s’avérait que cette personne était un serveur du restaurant… Bref ça m’a fait passer l’envie, je me soulagerai à Vegas…
Arrivée à Vegas, nous retrouvons la circulation dense. Notre hôtel, le Stratosphere, excentré mais dans le prix de la chambre était compris l’ascension de la Tour (chère sinon, 15 ou 20$ par personne sinon) que je voulais refaire et un buffet offert pour un buffet acheté (ce qui fait que le buffet nous reviendra à 10$ par personne ce soir-là). En plus nous sommes vendredi soir et les prix des hôtels n’étaient pas doux.
Je ne regrette pas. Nous avions une chambre « remodeled » donnant sur le derrière et Red Rock Canyon. Le buffet était sympa, sauf les desserts. La montée à la Tour est toujours aussi impressionnante.

Nous irons ensuite nous garer au Bellagio, assisterons au spectacle des Fontaines


Puis nous remonterons tout le Strip à pieds jusqu’au New York. A noter que l’Imperial Palace est en travaux, qu’ils ne vont pas tarder à démolir le Sahara et que j’ai l’impression qu’il y a de nouvelles passerelles et que l’on ne traverse plus les rues autant de fois qu’avant. Cela doit être bien pour la circulation, mais en tant que piéton c’est crevant, d’autant plus que cela nous oblige à rentrer dans les hôtels où l’on n’avait pas prévu d’aller.
Nous allons à la boutique Coca Cola afin de goûter aux Coca Cola du monde, chose que nous n'avions jamais faite après plusieurs passages à Vegas.

Eh bien, c'est bien déguelasse, à deux nous n'arriverons pas à boire la moitié de ce qu'on nous avait servi. Mention spécial à la mixture italienne... Mais le reste n'est pas top non plus. En tout cas mon palais n'est pas fan.
Coucher exténué. Vegas ça crève toujours, heureusement demain on repart pour les parcs !
En direct d'une croisière sur le Celebrity Equinox English translation pending
Bonjour à tous !
Nous en avions rêvé… 😮 C’était peut-être le cauchemar de certains…🏴☠️ Celebrity l’a fait… 🙂
Nous voici depuis quelques heures sur un bateau dont l’intérieur (et les balcons de cabine) est 100% NON-FUMEUR ! En effet, nous avons appris par un courrier que Celebrity venait de changer sa politique « tabac » sur toute sa flotte : désormais, tous les espaces publics intérieurs sont non-fumeur et à l’extérieur, il reste sur les « classe Solstice » 5 zones très délimitées pour les fumeurs de cigarettes, dont une seule permet aussi le cigare et la pipe…
A noter que fumer en cabine est « puni » d’un débit automatique du compte cabine de 250 dollars pour « frais de nettoyage »… 😕 Alors c’est vrai que c’est un vrai plaisir que d’être sur un bateau qui, nulle part, ne « sent le tabac »… En fait, il ne s’agit que de l’application stricte, si j’ai bien compris, des lois américaines, équivalentes des lois françaises, italiennes et plus généralement européennes, que certaines compagnies bafouent allègrement en permanence… Alors qu’il semble que personne dans la clientèle de ce bateau, ne proteste, et ne donne l’air de se sentir lésé… 😮
Mais toute histoire a un début, et la nôtre n’y fait pas exception… Alors revenons à mardi…
PROLOGUE
Il y a des jours où l’horloge biologique, sans doute dopée à l’adrénaline, remplace tous les réveils et alarmes du monde… Ainsi, je me réveille à 6 heures, en ce mardi 13 novembre, alors que les téléphones et réveils de la maison ont été chargés de sonner entre 6:30 et 6:45… L’excitation du départ est certainement contagieuse, puisque Mme PAP… euh… ben non, je me suis rasé, lavé, douché, caféiné, tout ça sans chercher à être silencieux, et… elle dort encore, comme un bébé… 😎
J’ai presque des scrupules à la réveiller, mais y a encore du boulot… Vous savez bien, les vestes 😇 à ranger dans les valises, et les valises à clore… Elle se lève donc, en disant « qu’on a bien le temps » (et en cela, elle a raison, nos étapes sont courtes)… Je mets la maison en mode vacances (simulateurs de lumière, programmation de l’alarme, fax aux « men in black » de la télésurveillance pour dire qu’on part), je prépare le petit déjeuner… Quand tout est prêt, les valises le sont aussi, fermées, bien moins lourdes qu’en septembre… Mme PAP s’entraine pour l’année prochaine… la « valisette cabine » n° 6 a été remplacée par un tout petit sac de voyage… Et les 4 grosses valises, si elles sont toujours là, sont nettement moins lourdes à porter… Bon, on aura quand même une demi-heure de retard sur l’horaire fixé, mais le temps au beau fixe (froid au départ puisque 0° à Poitiers) jusqu’à Bordeaux, suivi d’un simple brouillard (tenace, quand même) dans la vallée de la Garonne, et redevenant splendide, à Narbonne, où il fait 18°… Pffff… dire qu’on a emporté les doudounes… 😕 mais bon, on les laissera dans la voiture… on ne sait jamais le temps qu’il fera au retour… Du coup, on est à Narbonne vers 16 heures…
On va pas s’étendre sur notre soirée au Novotel de Narbonne, où nos amis François et Valérie (non, non, toute ressemblance avec des personnages bien connus serait une pure coïncidence 😎), qui habitent le coin, viennent nous rejoindre pour un sympathique diner (même si quelconque sur le plan culinaire, c’est Novotel, hein)…
Un merveilleux soleil, avec une température qui croitra de 12 à 19°, pour le trajet de « bord de Méditerranée », qui va nous emmener jusqu’à notre seconde étape : le Novotel de Gênes… Une petite pensée émue, depuis l’autoroute, lorsque nous passons, après Saint Raphaël, au niveau du Dramont, pour ma Maman qui, comme le chantait si bien Georges, « passe sa mort en vacances », au large de l’Ile d’Or… 😐
Soirée très calme et « en amoureux », on ne connait personne à Gênes… Par contre, le Novotel est grouillant de monde, gros contraste avec hier où il n’y avait presque personne… Curieusement, peu de bateaux de croisières au port de Gênes, pour ce qu’on a pu voir en passant à côté (le Novotel est situé en partie est de Gênes)…
Notre troisième étape va nous conduire de Gênes à Civitavecchia, toujours sous une température agréable et par un beau soleil, en ce jeudi 15 novembre… Après un copieux petit déjeuner au buffet du Novotel, nous partons vers 9h 30, et vogue la galère, en suivant les indications de notre ami Tomtom… qui nous dit brusquement avant d’arriver au niveau de Livourne, que notre « route programmée est coupée » 😮… Bah, aucun panneau, aucune indication, nous passons outre… Mais en arrivant peu avant Grosseto, à environ 100 km du but, nous pouvons nous rendre compte qu’une déviation « route coupée » est en place, et nous allons parcourir les toutes petites routes du coin pendant une quarantaine de kilomètres, avant de retrouver la « 4 voies » (pas d’autoroute *vraie* entre Livourne et Rome)… 🤪
Nous pourrons constater à la télé, en arrivant à l’hôtel, à quel point Tomtom avait raison, en disant « route coupée », puisque la route (2 x 2 voies, sur « pilotis » sur une longue distance dans ce coin) s’est proprement effondrée sur environ une travée entre deux « pilotis »… Les inondations terribles (dont la télé française avait parlé en quelques lignes (mais bon, les évènements politiques français dont un certain show télévisé que nous avons pu suivre dans notre chambre, à Narbonne, devaient être plus importants vus des média français…) et que nous avions situées bien plus au centre de l’Italie, sont là… Et dans l’état où c’est, ce sera pas réparé pour notre retour… 😕
Partout, ce n’est que désolation, boue, champs encore inondés… Nous croiserons des centaines de personnes, à l’air épuisé, couvertes de boue des pieds à la tête, avec des pelles, des balais, des gens tentant de reprendre dans leurs maisons éventrées quelques biens sauvables…😕 Nous verrons des voitures « plantées », verticalement, dans les fossés, manifestement emportées par les eaux… Tout ça fait comme une grosse boule dans l’estomac, on se dit que la solidarité humaine voudrait qu’on s’arrête pour aider ces gens, et puis les gendarmes qui sont partout nous font signe d’avancer, de ne pas ralentir le flot des voitures, et ce flot repart en laissant derrière lui toute la misère d’un monde ravagé… 😐 et on repense à notre croisière, à notre destin à nous qui n’est pas, en ce jour, d’être au nombre des malheureux… Mais quand même un moment très très fort… 😕
Malgré tout cela, et une bonne trentaine de kilomètres de déviation, nous arrivons à Civitavecchia vers 15 heures, pour constater que quatre bateaux de croisière sont au départ (nouvelle croisière, ou en escale)… Le Celebrity Reflection, que, si j’ai bien compris, Nadu attendra dimanche à Barcelone, le Costa Atlantica, le MSC Orchestra, et le Serenade of the Seas… Les gens se pressent avec moults valises que les bus-navettes du port engloutissent dans leurs soutes…
Nous rejoignons notre hôtel, modeste trois étoiles, le Mediterraneo, à deux pas de l’entrée du port, choisi non pas pour son standing mais pour sa « vocation croisière » : on peut laisser sa voiture dans le parking fermé et surveillé pour 8 euros par jour, et en plus, ils organisent une navette pour nous conduire demain matin « au pied du bateau »… Mais finalement, s’il ne paie pas de mine de l’extérieur, il est entièrement refait de l’intérieur, avec des chambres fonctionnelles et grandes (bon, on a pris la « suite junior », pour moins cher qu’une chambre dans un Novotel, et avec une super terrasse qui en été doit être très agréable.). Après un grand tour de promenade dans Civitavecchia, notamment pour acheter des timbres italiens, ça, c’est fait, pour les deux escales italiennes de la croisière, et pour faire nos premières photos en amoureux, sous un chaud soleil, nous rentrerons juste à temps à l’hôtel pour prendre quelques photos du soleil couchant sur la rade de Civitavecchia… Et à 17h 15, il fait nuit… c’est sûr que nous sommes beaucoup beaucoup plus à l’est que Poitiers, même si l’heure est la même… A Poitiers, il faisait nuit à 18h 30, ces jours derniers… 😐
Pas de restaurant dans notre hôtel, mais une profusion de restaurants pizzeria autour du port, et nous tirons le gros lot… Une pizzeria où nous allons déguster des pizzas dignes du neoRomantica (et les lecteurs assidus savent que nous avions infiniment apprécié la pizzeria de ce bateau), avec en plus un accueil super sympa…🙂 Mme PAP ayant malencontreusement renversé mon verre 😮 de Jack Daniels d’un revers de main (qui a dit « encore ! » dans le fond de la salle ? 😉) tout en discutant avec le patron (c’est sûr que les italiens parlent avec les mains, et on prend vite le pas…), ce dernier m’a rapporté un nouveau verre, « à sa charge » 😛… et puis un Chianti tout à fait sympathique pour un prix très modéré, bref nous recommandons ce restaurant, qui est la seconde pizzeria en allant vers l’entrée du port, depuis l’hôtel Mediterraneo… Un grand moment aussi d’anthropologie sociale en contemplant à la table voisine trois couples venus dîner ensemble… chacun son smartphone, et le consultant, pendant tout le repas, on ne les a quasiment pas entendus s’adresser la parole… mais peut-être, disait Mme PAP, qu’ils s’envoient des SMS… 🤪
Retour à l’hôtel… Bon, pas de télé, vu que sur plus de 100 chaines, pas une seule qui ne soit pas en Italien…😠 Rarement vu ça… Et puis le wifi, c’est 5 euros… Mais bon, avec l’ordinateur, on a pu suivre au moins l’actualité française sur bfmtv.fr… Rien de bien réjouissant, alors on coupe vite, et on passe en revue nos préparatifs pour demain matin… Navette hôtel-port prévue pour 10 heures…
Nous en avions rêvé… 😮 C’était peut-être le cauchemar de certains…🏴☠️ Celebrity l’a fait… 🙂
Nous voici depuis quelques heures sur un bateau dont l’intérieur (et les balcons de cabine) est 100% NON-FUMEUR ! En effet, nous avons appris par un courrier que Celebrity venait de changer sa politique « tabac » sur toute sa flotte : désormais, tous les espaces publics intérieurs sont non-fumeur et à l’extérieur, il reste sur les « classe Solstice » 5 zones très délimitées pour les fumeurs de cigarettes, dont une seule permet aussi le cigare et la pipe…
A noter que fumer en cabine est « puni » d’un débit automatique du compte cabine de 250 dollars pour « frais de nettoyage »… 😕 Alors c’est vrai que c’est un vrai plaisir que d’être sur un bateau qui, nulle part, ne « sent le tabac »… En fait, il ne s’agit que de l’application stricte, si j’ai bien compris, des lois américaines, équivalentes des lois françaises, italiennes et plus généralement européennes, que certaines compagnies bafouent allègrement en permanence… Alors qu’il semble que personne dans la clientèle de ce bateau, ne proteste, et ne donne l’air de se sentir lésé… 😮
Mais toute histoire a un début, et la nôtre n’y fait pas exception… Alors revenons à mardi…
PROLOGUE
Il y a des jours où l’horloge biologique, sans doute dopée à l’adrénaline, remplace tous les réveils et alarmes du monde… Ainsi, je me réveille à 6 heures, en ce mardi 13 novembre, alors que les téléphones et réveils de la maison ont été chargés de sonner entre 6:30 et 6:45… L’excitation du départ est certainement contagieuse, puisque Mme PAP… euh… ben non, je me suis rasé, lavé, douché, caféiné, tout ça sans chercher à être silencieux, et… elle dort encore, comme un bébé… 😎
J’ai presque des scrupules à la réveiller, mais y a encore du boulot… Vous savez bien, les vestes 😇 à ranger dans les valises, et les valises à clore… Elle se lève donc, en disant « qu’on a bien le temps » (et en cela, elle a raison, nos étapes sont courtes)… Je mets la maison en mode vacances (simulateurs de lumière, programmation de l’alarme, fax aux « men in black » de la télésurveillance pour dire qu’on part), je prépare le petit déjeuner… Quand tout est prêt, les valises le sont aussi, fermées, bien moins lourdes qu’en septembre… Mme PAP s’entraine pour l’année prochaine… la « valisette cabine » n° 6 a été remplacée par un tout petit sac de voyage… Et les 4 grosses valises, si elles sont toujours là, sont nettement moins lourdes à porter… Bon, on aura quand même une demi-heure de retard sur l’horaire fixé, mais le temps au beau fixe (froid au départ puisque 0° à Poitiers) jusqu’à Bordeaux, suivi d’un simple brouillard (tenace, quand même) dans la vallée de la Garonne, et redevenant splendide, à Narbonne, où il fait 18°… Pffff… dire qu’on a emporté les doudounes… 😕 mais bon, on les laissera dans la voiture… on ne sait jamais le temps qu’il fera au retour… Du coup, on est à Narbonne vers 16 heures…
On va pas s’étendre sur notre soirée au Novotel de Narbonne, où nos amis François et Valérie (non, non, toute ressemblance avec des personnages bien connus serait une pure coïncidence 😎), qui habitent le coin, viennent nous rejoindre pour un sympathique diner (même si quelconque sur le plan culinaire, c’est Novotel, hein)…
Un merveilleux soleil, avec une température qui croitra de 12 à 19°, pour le trajet de « bord de Méditerranée », qui va nous emmener jusqu’à notre seconde étape : le Novotel de Gênes… Une petite pensée émue, depuis l’autoroute, lorsque nous passons, après Saint Raphaël, au niveau du Dramont, pour ma Maman qui, comme le chantait si bien Georges, « passe sa mort en vacances », au large de l’Ile d’Or… 😐
Soirée très calme et « en amoureux », on ne connait personne à Gênes… Par contre, le Novotel est grouillant de monde, gros contraste avec hier où il n’y avait presque personne… Curieusement, peu de bateaux de croisières au port de Gênes, pour ce qu’on a pu voir en passant à côté (le Novotel est situé en partie est de Gênes)…
Notre troisième étape va nous conduire de Gênes à Civitavecchia, toujours sous une température agréable et par un beau soleil, en ce jeudi 15 novembre… Après un copieux petit déjeuner au buffet du Novotel, nous partons vers 9h 30, et vogue la galère, en suivant les indications de notre ami Tomtom… qui nous dit brusquement avant d’arriver au niveau de Livourne, que notre « route programmée est coupée » 😮… Bah, aucun panneau, aucune indication, nous passons outre… Mais en arrivant peu avant Grosseto, à environ 100 km du but, nous pouvons nous rendre compte qu’une déviation « route coupée » est en place, et nous allons parcourir les toutes petites routes du coin pendant une quarantaine de kilomètres, avant de retrouver la « 4 voies » (pas d’autoroute *vraie* entre Livourne et Rome)… 🤪
Nous pourrons constater à la télé, en arrivant à l’hôtel, à quel point Tomtom avait raison, en disant « route coupée », puisque la route (2 x 2 voies, sur « pilotis » sur une longue distance dans ce coin) s’est proprement effondrée sur environ une travée entre deux « pilotis »… Les inondations terribles (dont la télé française avait parlé en quelques lignes (mais bon, les évènements politiques français dont un certain show télévisé que nous avons pu suivre dans notre chambre, à Narbonne, devaient être plus importants vus des média français…) et que nous avions situées bien plus au centre de l’Italie, sont là… Et dans l’état où c’est, ce sera pas réparé pour notre retour… 😕
Partout, ce n’est que désolation, boue, champs encore inondés… Nous croiserons des centaines de personnes, à l’air épuisé, couvertes de boue des pieds à la tête, avec des pelles, des balais, des gens tentant de reprendre dans leurs maisons éventrées quelques biens sauvables…😕 Nous verrons des voitures « plantées », verticalement, dans les fossés, manifestement emportées par les eaux… Tout ça fait comme une grosse boule dans l’estomac, on se dit que la solidarité humaine voudrait qu’on s’arrête pour aider ces gens, et puis les gendarmes qui sont partout nous font signe d’avancer, de ne pas ralentir le flot des voitures, et ce flot repart en laissant derrière lui toute la misère d’un monde ravagé… 😐 et on repense à notre croisière, à notre destin à nous qui n’est pas, en ce jour, d’être au nombre des malheureux… Mais quand même un moment très très fort… 😕
Malgré tout cela, et une bonne trentaine de kilomètres de déviation, nous arrivons à Civitavecchia vers 15 heures, pour constater que quatre bateaux de croisière sont au départ (nouvelle croisière, ou en escale)… Le Celebrity Reflection, que, si j’ai bien compris, Nadu attendra dimanche à Barcelone, le Costa Atlantica, le MSC Orchestra, et le Serenade of the Seas… Les gens se pressent avec moults valises que les bus-navettes du port engloutissent dans leurs soutes…
Nous rejoignons notre hôtel, modeste trois étoiles, le Mediterraneo, à deux pas de l’entrée du port, choisi non pas pour son standing mais pour sa « vocation croisière » : on peut laisser sa voiture dans le parking fermé et surveillé pour 8 euros par jour, et en plus, ils organisent une navette pour nous conduire demain matin « au pied du bateau »… Mais finalement, s’il ne paie pas de mine de l’extérieur, il est entièrement refait de l’intérieur, avec des chambres fonctionnelles et grandes (bon, on a pris la « suite junior », pour moins cher qu’une chambre dans un Novotel, et avec une super terrasse qui en été doit être très agréable.). Après un grand tour de promenade dans Civitavecchia, notamment pour acheter des timbres italiens, ça, c’est fait, pour les deux escales italiennes de la croisière, et pour faire nos premières photos en amoureux, sous un chaud soleil, nous rentrerons juste à temps à l’hôtel pour prendre quelques photos du soleil couchant sur la rade de Civitavecchia… Et à 17h 15, il fait nuit… c’est sûr que nous sommes beaucoup beaucoup plus à l’est que Poitiers, même si l’heure est la même… A Poitiers, il faisait nuit à 18h 30, ces jours derniers… 😐
Pas de restaurant dans notre hôtel, mais une profusion de restaurants pizzeria autour du port, et nous tirons le gros lot… Une pizzeria où nous allons déguster des pizzas dignes du neoRomantica (et les lecteurs assidus savent que nous avions infiniment apprécié la pizzeria de ce bateau), avec en plus un accueil super sympa…🙂 Mme PAP ayant malencontreusement renversé mon verre 😮 de Jack Daniels d’un revers de main (qui a dit « encore ! » dans le fond de la salle ? 😉) tout en discutant avec le patron (c’est sûr que les italiens parlent avec les mains, et on prend vite le pas…), ce dernier m’a rapporté un nouveau verre, « à sa charge » 😛… et puis un Chianti tout à fait sympathique pour un prix très modéré, bref nous recommandons ce restaurant, qui est la seconde pizzeria en allant vers l’entrée du port, depuis l’hôtel Mediterraneo… Un grand moment aussi d’anthropologie sociale en contemplant à la table voisine trois couples venus dîner ensemble… chacun son smartphone, et le consultant, pendant tout le repas, on ne les a quasiment pas entendus s’adresser la parole… mais peut-être, disait Mme PAP, qu’ils s’envoient des SMS… 🤪
Retour à l’hôtel… Bon, pas de télé, vu que sur plus de 100 chaines, pas une seule qui ne soit pas en Italien…😠 Rarement vu ça… Et puis le wifi, c’est 5 euros… Mais bon, avec l’ordinateur, on a pu suivre au moins l’actualité française sur bfmtv.fr… Rien de bien réjouissant, alors on coupe vite, et on passe en revue nos préparatifs pour demain matin… Navette hôtel-port prévue pour 10 heures…
Avis sur projet de road trip de quatre semaines dans l'est des États-Unis et Nouvelle-Angleterre au printemps 2013? English translation pending
Bonjour à tous les forumers,
Je me permets de vous solliciter pour avoir des avis, précisions, tuyaux, temps de visites, bonnes astuces et trucs que l’on ne trouve pas forcement dans les guides, pour notre projet de road trip USA East et Nouvelle Angleterre 4 semaines printemps 2013.
Après 3 voyages aux USA dont 2 dans l’Ouest, et le dernier sur la route 66 et retour par le Tennessee, Kentucky et Indiana, nous avons envie de découvrir la cote Est et la nouvelle Angleterre qui a elle seule à l’air de concentrer une bonne partie des curiosités de ce coté de l’atlantique.
Afin d’optimiser le prix des billets d’avion en augmentation depuis 2011, et de s’immerger plus profondément, nous avons projeté de partir du 16 mai au 15 juin 2013.
En sachant que US Airways possède une plateforme sur Philadelphie, et que c’est par cette compagnie que nous avons fait nos 2 précédents voyages, le road trip formant boucle pourrait commencer par cette ville, afin d’éviter un vol intérieur, mais peut démarrer par toute autre destination sur la boucle.
Voici donc le projet d’itinéraire, avec temps de route et distance, les temps de visite étant toujours difficiles à estimer le découpage reste à adapter en fonction de vos remarques et conseils.
Les distances sont indiquées ici en km et non en miles, l’étape soir est précisée par un (s ) après l’abréviation du jour.
jour date destination, visite Etat km jour temps de route jour
V
17.5
Paris Philadelphie
V s 17.5 Philadelphie
Philadelphie
PA
S s 18.5 Princeton Princeton university 75 52
Hudson river NY
Tarrytown Hudson river NY
Sleepy hollow Hudson river NY
Highlands westpoint Hudson river NY
Boscobel Hudson river NY
D s 19.5 Stockbridge
MA 344 4h 55
the Berkshires MA
Pittsfield Hancock shaker village MA
mount greylock MA
L s 20.5 Williamstown
MA 68.7 1h40
Mohawk trail MA
Deerfield
MA
brattleboro
VT
Bennington green mountains VT
Manchester green mountains VT
Weston green mountains VT
M s 21.5 Woodstock green mountains billing farm VT 306 5h05
Quechee gorge VT
Rutland
VT
Middlebury
VT
Fort Ticonderoga NY
Me s 22.5 Burlington
VT 266 4h10
Shelburn museum VT
Stowe
VT
Mont Mansfield VT
Smugglers notch VT
J s 23.5 Montpelier
VT 143 2h02
St Johnsbury
VT
Mont Washington NH
Franconia White mounts NH
the flume gorge NH
V s 24.5 Lincoln Franconia notch, Route Kancamagus NH 205 3h05
Conway
NH
Augusta
ME
Main coast ME
S s 25.5 Bar harbor Acadia NP ME 450 5h10
loop road
D s 26.5 Camden
ME 171 3h
Pemaquid point ME
Boothbay harbor
ME
L s 27.5 Portland ME 211 3h10
wells auto museum
York
ME
M s 28.5 Portsmouth
NH 88.5 1h10
Canterbury shaker village NH
Gloucester Cap ann MA
Salem
MA
Me s 29.5 Boston
MA 293 4h
Cambridge Harvard university MA
J s 30.5 Concord et lexington MA 58.9 1h30
Plymouth
V s 31.5 Sandwich Cape cod NS MA 129 1h35
Provincetown
Nantucket
S s 1.6 Sandwich
MA 190 2h15
Newport
RI
Providence
RI
D s 2.6 Mystic Mystic seaport CT 326 4h L s 3.6 Sturbridge Old sturbridge village MA 120 1h25
Wethersfield CT
M s 4.6 Hartford
CT 82.1 1h10
Litchtfield Litchtfield hills CT
Me s 5.6 New haven Yale university CT 117 1h45 J s 6.6
Cap may NJ 386 4h26
Wintherthur DE
Brandy wine valley PA
V s 7.6
Baltimore MD 266 3h35
Washington DC WDC
S s 8.6
Richmond VA 241 3h05
Monticello
Colonial williamsburg VA
Colonial Parkway VA
D s 9.6
Charlottesville VA 310 3h30
L s 10.6
Cherokee NC 660 7h
Blue Ridge parkway
M s 11.6
Windson Salem NC 330 4h
Blue Ridge parkway
Sky line drive
Me s 12.6
Shenandoah NP VA 418 6h
Front Royal VA
J s 13.6
Gettysburg PA 322 4h
Lancaster PA
V s 14.6
Philadelphie PA 215 3h
Philadelphie-Paris
Ce projet a été construit après synthèse des infos recueillies dans les guides Michelin USA cote Est, et Nouvelle Angleterre, du guide petit futé Boston et N Angleterre, et de diverses infos sur les forums et sites internes. L’objectif de ce road trip n’est pas de voir peu de chose dans le détail, mais plutôt comme dans notre philosophie de voyage d’avoir une vision globale d’une zone géographique, avec une préférence pour les curiosités naturelles, les visites de plein air, la culture américaine en générale, en ne visitant que l’essentiel des grandes villes et en laissant de côté une bonne partie des musées dont ceux d’art (peinture, sculpture, art moderne) qui ne sont pas dans nos centres d’intérêt. Les musées que nous privilégions vous l’aurez compris sont ceux plutôt sur l’histoire américaine, de plein air ou les musées automobiles. De manière générale, les activités de plein air, la rando, le shoping, le farniente ne sont pas non plus les priorités du voyage, le principal pour nous étant de découvrir l’essentiel des états traversés sans passer à coté d’un incontournable que nous aurions pu oublier ou sous estimer dans notre programme. La dernière semaine sur les états New Jersey, Delaware, Maryland, Virginie, Caroline, Pennsylvanie, demande surement à être « paufinée » un peu plus. New York valant surement à elle seule plusieurs jours de visite, a volontairement été écartée de la programmation de ce road trip afin de ne pas impacter le timing qui pourrait s’avérer déjà à première vue un peu serré. Mais avec un kilométrage prévisionnel de 6800 km sur 4 semaines il me semble que cela est jouable en regard des voyages précédents avec une moyenne de 2000 km parcourus par semaine. Nous nous posons les questions suivantes : La vallée de l’Hudson mérite-t-elle vraiment le détour ? Est il judicieux de visiter les différentes Université ou est-il préférable d’en privilégier 1 et zapper les autres ? La quelle choisir Harvard, Princeton, Yale… ? Est il judicieux de visiter les deux villages shaker, Hancock ou Canterbury ou un seul suffit? Dans l’attente de vos commentaires, conseils et remarques, et vous souhaitant d’agréables voyages, bien cordialement.
V s 17.5 Philadelphie
Philadelphie
PA
S s 18.5 Princeton Princeton university 75 52
Hudson river NY
Tarrytown Hudson river NY
Sleepy hollow Hudson river NY
Highlands westpoint Hudson river NY
Boscobel Hudson river NY
D s 19.5 Stockbridge
MA 344 4h 55
the Berkshires MA
Pittsfield Hancock shaker village MA
mount greylock MA
L s 20.5 Williamstown
MA 68.7 1h40
Mohawk trail MA
Deerfield
MA
brattleboro
VT
Bennington green mountains VT
Manchester green mountains VT
Weston green mountains VT
M s 21.5 Woodstock green mountains billing farm VT 306 5h05
Quechee gorge VT
Rutland
VT
Middlebury
VT
Fort Ticonderoga NY
Me s 22.5 Burlington
VT 266 4h10
Shelburn museum VT
Stowe
VT
Mont Mansfield VT
Smugglers notch VT
J s 23.5 Montpelier
VT 143 2h02
St Johnsbury
VT
Mont Washington NH
Franconia White mounts NH
the flume gorge NH
V s 24.5 Lincoln Franconia notch, Route Kancamagus NH 205 3h05
Conway
NH
Augusta
ME
Main coast ME
S s 25.5 Bar harbor Acadia NP ME 450 5h10
loop road
D s 26.5 Camden
ME 171 3h
Pemaquid point ME
Boothbay harbor
ME
L s 27.5 Portland ME 211 3h10
wells auto museum
York
ME
M s 28.5 Portsmouth
NH 88.5 1h10
Canterbury shaker village NH
Gloucester Cap ann MA
Salem
MA
Me s 29.5 Boston
MA 293 4h
Cambridge Harvard university MA
J s 30.5 Concord et lexington MA 58.9 1h30
Plymouth
V s 31.5 Sandwich Cape cod NS MA 129 1h35
Provincetown
Nantucket
S s 1.6 Sandwich
MA 190 2h15
Newport
RI
Providence
RI
D s 2.6 Mystic Mystic seaport CT 326 4h L s 3.6 Sturbridge Old sturbridge village MA 120 1h25
Wethersfield CT
M s 4.6 Hartford
CT 82.1 1h10
Litchtfield Litchtfield hills CT
Me s 5.6 New haven Yale university CT 117 1h45 J s 6.6
Cap may NJ 386 4h26
Wintherthur DE
Brandy wine valley PA
V s 7.6
Baltimore MD 266 3h35
Washington DC WDC
S s 8.6
Richmond VA 241 3h05
Monticello
Colonial williamsburg VA
Colonial Parkway VA
D s 9.6
Charlottesville VA 310 3h30
L s 10.6
Cherokee NC 660 7h
Blue Ridge parkway
M s 11.6
Windson Salem NC 330 4h
Blue Ridge parkway
Sky line drive
Me s 12.6
Shenandoah NP VA 418 6h
Front Royal VA
J s 13.6
Gettysburg PA 322 4h
Lancaster PA
V s 14.6
Philadelphie PA 215 3h
Philadelphie-Paris
Ce projet a été construit après synthèse des infos recueillies dans les guides Michelin USA cote Est, et Nouvelle Angleterre, du guide petit futé Boston et N Angleterre, et de diverses infos sur les forums et sites internes. L’objectif de ce road trip n’est pas de voir peu de chose dans le détail, mais plutôt comme dans notre philosophie de voyage d’avoir une vision globale d’une zone géographique, avec une préférence pour les curiosités naturelles, les visites de plein air, la culture américaine en générale, en ne visitant que l’essentiel des grandes villes et en laissant de côté une bonne partie des musées dont ceux d’art (peinture, sculpture, art moderne) qui ne sont pas dans nos centres d’intérêt. Les musées que nous privilégions vous l’aurez compris sont ceux plutôt sur l’histoire américaine, de plein air ou les musées automobiles. De manière générale, les activités de plein air, la rando, le shoping, le farniente ne sont pas non plus les priorités du voyage, le principal pour nous étant de découvrir l’essentiel des états traversés sans passer à coté d’un incontournable que nous aurions pu oublier ou sous estimer dans notre programme. La dernière semaine sur les états New Jersey, Delaware, Maryland, Virginie, Caroline, Pennsylvanie, demande surement à être « paufinée » un peu plus. New York valant surement à elle seule plusieurs jours de visite, a volontairement été écartée de la programmation de ce road trip afin de ne pas impacter le timing qui pourrait s’avérer déjà à première vue un peu serré. Mais avec un kilométrage prévisionnel de 6800 km sur 4 semaines il me semble que cela est jouable en regard des voyages précédents avec une moyenne de 2000 km parcourus par semaine. Nous nous posons les questions suivantes : La vallée de l’Hudson mérite-t-elle vraiment le détour ? Est il judicieux de visiter les différentes Université ou est-il préférable d’en privilégier 1 et zapper les autres ? La quelle choisir Harvard, Princeton, Yale… ? Est il judicieux de visiter les deux villages shaker, Hancock ou Canterbury ou un seul suffit? Dans l’attente de vos commentaires, conseils et remarques, et vous souhaitant d’agréables voyages, bien cordialement.
Le Col de Sarenne dénaturé? (vélo) English translation pending
Le Col de Sarenne que tant de cyclotouristes aiment va être refait, rebétonné suite au passage du prochain Tour de France 2013. Le lieu qui, de par son caractère sauvage, est vraiment exceptionnel à vélo risque de perdre progressivement de sa saveur. Refaire la route, c'est accroître la fréquentation automobile du site, et sans doute faire sauter la limitation de vitesse à 20 kms/h.
Le Tour de France pourrait ne pas passer par cette route pastorale, et changer son tracé en passant par Villard Reculas serait une chose simple, qui préserverait le site de Sarenne, très riche de par sa faune et sa flore.
Une pétition a été lancée à ce sujet: http://www.avaaz.org/fr/petition/Non_au_passage_du_Tour_de_France_2013_au_Col_de_Sarenne/
Le Tour de France pourrait ne pas passer par cette route pastorale, et changer son tracé en passant par Villard Reculas serait une chose simple, qui préserverait le site de Sarenne, très riche de par sa faune et sa flore.
Une pétition a été lancée à ce sujet: http://www.avaaz.org/fr/petition/Non_au_passage_du_Tour_de_France_2013_au_Col_de_Sarenne/
Blogs tour du monde 2013/2014 English translation pending
Plusieurs sujets fleurissent en ce moment sur les préparatifs et projets de tour du monde pour 2013 et 2014. Certains donnent leurs adresses de blogs, mais je trouve que tout cela se perd un peu dans la masse et moi j'aimerais découvrir tous vos blogs et pas passer à côté de petites perles!
Je propose donc de regrouper ici les blogs de tous ceux qui préparent leur tour du monde et seront sur la route en 2013 et 2014, histoire que l'on s'aide et se suive mutuellement et peut-être même que l'on se croise sur la route.
Alors qui est partant? Je propose le mien et j'attends les vôtres!!!
BLOGS TOUR DU MONDE 2013/2014:
Voyages et Vagabondages: http://voyagesetvagabondages.com
Je propose donc de regrouper ici les blogs de tous ceux qui préparent leur tour du monde et seront sur la route en 2013 et 2014, histoire que l'on s'aide et se suive mutuellement et peut-être même que l'on se croise sur la route.
Alors qui est partant? Je propose le mien et j'attends les vôtres!!!
BLOGS TOUR DU MONDE 2013/2014:
Voyages et Vagabondages: http://voyagesetvagabondages.com
Martine et Dédé à Hawaï (5 au 26 septembre 2012) English translation pending
Bonjour 🙂
Mon mari et moi venons de rentrer de 3 semaines inoubliables à Hawaii (du 5 au 26 septembre 2012).
Ne disposant pas de davantage de temps nous avons choisi de ne pas visiter Oahu (la plus moderne de l'archipel) pour rester un peu plus longtemps sur Big Island (8 nuits), Maui (5 nuits ) et Kauai (6 nuits). Nous avons eu beau temps malgré quelques averses
Les avions: Vols internationaux: Pour gagner quelques miles avec la carte Flying blue, nous avons voyagé avec Air France et sa Sky Team en passant par Amsterdam (avions de Air France, de KLM et de Delta Airlines ) : 2420 euros pour 2 personnes (billets achetés en décembre). Nous avons pris un billet de bout en bout avec la même compagnie pour minimiser les risques de rester sur le carreau avec les correspondances en cas de retard d'avion et je pense que c'est vraiment une bonne précaution . Nous avons fait Marseille-Amsterdam-Los Angeles-Kona pour l'aller et Lihue-Los Angeles-Paris-Marseille pour le retour ( avec 11 h de transit et récupération des bagages à L A) Bien meilleure présence des hôtesses de KLM pour le vol Amsterdam-Los Angeles que celles de Air France pour le Los Angeles-Paris en 380. Quant à Delta ils proposent même d'acheter les écouteurs pour leur écran collectif (2 dollars) et offrent juste deux petits sachets de biscuits et une boisson pour 5 h de vol !!! Nous avons stressé jusqu'au départ d'Amsterdam car les horaires ont été changés après l'achat du billet et le transit avait été réduit à 55 mn à Amsterdam mais en parlant de notre connection courte au personnel de sol d'Amsterdam, nous avons été dirigés vers une file rapide à l'immigration ce qui nous a permis d'avoir notre avion pour L A (après avoir couru comme des dératés dans leurs immenses couloirs )et à L A aussi, à l'immigration nous sommes tombés sur du personnel compréhensif qui nous a mis dans une file moins importante car nous avions aussi une connection courte et notre avion avait du retard Vols interiles: Nous avons réservé les vols auprès d'Hawaiian Airlines par internet avec notre carte bancaire française (contrairement à ce qu'on peut lire sur leur site). Aucun souci pour la réservation mais multiples changements d'horaire et un itineraire complètement incoherent sur le net jusqu'au jour du départ avec bien sûr aucune réponse aux mails envoyés à la compagnie. D'où nouveau stress mais en fait tout était OK arrivés là bas Nous avons volé avec eux sur les tronçons Kona-Kahului puis Kahului-Lihue pour 426 $ pour 2 personnes. Ils offrent des cartes de l'ile très complètes pendant le vol pour ceux qui le désirent Les voitures: Réservées aussi par internet auprès de Hertz Les hébergements: Réservés longtemps à l'avance car nous voulions loger en B&B et comme ils proposent souvent peu de chambre ils sont donc rapidement complets L'hébergement reste cher même en B&B (sélection faite en lisant les retours des forums et de Tripadvisor) Nous avions prévu plusieurs hébergements sur chaque ile pour limiter les kms et nous n'avons rencontré que des hôtes extrêmement sympathiques et plein d'excellents conseils La plongée Bonne ambiance, très bonne sécurité et matériel au top pour les trois clubs qui nous ont fait plonger. André ne parlant pas anglais et ne comprenant pas un mot au briefing pré plongée les moniteurs sont restés près de lui lors des plongées. Programmation des plongées impérativement après ou à distance (24h) des vols et des activités en altitude
BIG ISLAND : arrivée à 16h 42 pour 8 nuits
8 jours de location de 4x4 pour 474 euros, 230 $ d'essence et 1800 km parcourus Nous avions loué un 4x4 afin de pouvoir grimper au sommet du Mauna Kea. Vues la consommation et la difference de prix pour cette sorte de véhicule, je pense que nous aurions pu louer une petite voiture pour les 8 jours et relouer un 4x4 juste pour aller au volcan
BELLEVUE KONA à CAPTAIN COOK (4 nuits) : 95 $ la nuit (plus les taxes) Une chambre immense avec tapis, fauteuil et canapé, une grande cuisine complète avec possibilité de cuisiner et un frigo rempli pour le petit dej, des fruits du jardin dans un panier, une grande terrasse avec une vue magnifique sur la mer, un superbe jardin rempli d'oiseaux, un magasin d'alimentation et plats cuisinés à 5mn et une hôtesse gentille au possible qui parle français
J1 Kealakakua Bay (matin): Mon coup de coeur pour BI. Nous avons loué le kayak au port de Kealakekua bay park au bout de la Napoopoo road (65 $). Traversée tranquille d'une petite demie heure accompagnés par les dauphins pour aller faire du snorkelling au pied du monument dédié au Captain cook (beaux poissons, beaux coraux) Visite du Nord jusqu'au point de vue de la Polulu valley (après midi) la route traverse des champs de lave arides en bordure de mer avec de magnifiques points de vue sur la côte puis le paysage devient très verdoyant lorsqu'on s'approche de la péninsule de Kohala et de la Polulu Valley (photos à faire à Polulu valley lookout ). Petites villes typiques le long de la route et statue du roi Kamehamea 1 er à Kapaau J2 Plongée de Dédé au club Seaspace diving (matin) Le centre est situé près de Captain Cook. Petite structure tenue par des français très sympa. Sécurité optimum, moniteur zen et pédagogique qui prend son temps pour faire découvrir les fonds marins (92 euros TTc pour 2 plongées consécutives, le matériel (ordinateur entre autre), le casse croute et l'eau) Pendant ce temps je suis allée à Greenwell store (plantation de café avec dégustation et musée). Le musée étant fermé ce jour je décide d'aller visiter à pied une autre plantation de café sur la Napoopoo Road. Je la croyais près de la route principale mais j'ai dû faire plus 6 kms pour y arriver (j'avais confondu les miles et les kms) et c'est sous la pluie qu' André me récupère pour aller photographier la jolie petiteéglise peinte de Saint Benedict. Sieste (l'après midi): nous comptions passer l'après midi à faire du snorkeling à Place of Refuge et visiter le parc historique de Pu'uhunua o Honaunau mais la plongée, la marche, le décalage horaire et surtout la pluie auront raison de nous. Partis au gîte pour manger nous nous sommes allongés et endormis pour une bonne partie de l'après midi J3 Les plages du sud et Hawaii Volcano National Park Levés très tôt nous sommes partis pour une Visite non guidée et des photos sous le soleil du park historique non fait la veille puis direction le Sud. La route traverse aussi les differentes coulées de lave d'une épaisseur parfois impressionnante. Ayant loupé l'embranchement vers South point et Green Sand beach nous préferons continuer et de nous y arrêter au retour et d'aller directement vers Black Sand beach (Punalu'u). Arrivés sur place nous avons la chance de trouver deux très grosses tortues en train de se sécher au soleil. En allant au promontoire rocheux dominant la plage (à gauche) nous avons pu en photographier de très près d'autres qui nageaient. La mer étant agitée et les rochers à fleur d'eau nous n'avons pas voulu nous mettre à l'eau avec elles. comme le beau temps était toujours au rendez et que nous n'étions qu'à environ 30 mn d'Hawaii National Park nous nous y rendons. L'entrée est de 10 $ par voiture valable 7 jours. C'est sous un ciel couvert qu'on s'arrête prendre de la doc au Kilauea Visitor Center où on apprend qu'à cause d'une grande quantité de gaz de dioxyde de soufre la Crater Rim Drive est fermée à partir du Jaggar Museum au nord et du début de la Chain of craters Road au sud ce qui la réduit considérablement. Nous allons au Jaggar Museum d'où on a une superbe vue sur la caldera du Kilauea et son cratère fumant en s'arrêtant pour se promener au milieu des Sulphurs Banks (petites fumeroles sortant de terre un peu partout) La pluie commençant à sinviter, demi tour vers South Point(le point le plus au sud du territoire américain) et Green Sand beach. La route qui y mène est étroite et défoncée. Elle est bordée de pâturages d'une herbe jaune, complètement dessechée où paissent quelques vaches et chevaux qui s'abritent à l'ombre d'impressionnants arbres complètement couchés par le vent, avec de temps à autre les batiments d'une ferme qui émergent. En arrivant au parking de Green Sand beach on s'approche des 4x4 des locaux. On nous demande 40 $ par personne pour l'aller retour. Ne pouvant emprunter la route avec la voiture de location (même un 4x4) On décide d'y aller à pied. Au bout de 15 mn d'une marche éprouvante sous le soleil un pêcheur nous propose de nous y conduire tous les 2 pour 20 $ . C'est avec joie qu'on grimpe dans son 4x4. Il mettra 20 bonnes minutes pour y arriver et là WAOUH !!! Le bleu du ciel, le vert olive du sable, le turquoise de l'eau, le gris foncé des falaises striées qui entourent la plage et le noir de la lave en font un véritable petit bijou. On y restera 3/4 h à jouer dans les rouleaux avant que notre ami revienne nous chercher. Même s'ils ne présentent pas de difficulté majeure, je pense que les 4km 800 pour y aller sont réservés à de très bons marcheurs car le chemin vraiment est cahotique: on marche sans ombre et sans aucune indication de direction dans de grosses ornières de sable rouge avec en prime les nuages de poussière soulevés par les 4x4 qui nous dépassent. J4 Mauna Kea
ART & ORCHIDS à KEAAU (3 Nuits) : 148 $ TTC la nuit Jolie surprise en arrivant au B&B : la maison toute en bois peint est nichée dans une jungle de fleurs, d'arbres et de plantes tous plus beaux les uns que les autres. Il se trouve à une trentaine de minutes de Volcano Park. La "Garden room" est décorée comme une maison coloniale avec une immense chambre et un salon (lit, canapé, table basse, livres, TV, musique) et la baignoire à bulles a été très appréciée après les balades au parc. Un petit dejeuner maison copieux et excellent se prend en commun à l'étage ce qui nous permet de partager nos impressions avec les autres voyageurs. La maitresse de maison est adorable et se coupe en quatre pour nous aider à réussir notre séjour(photocopies, conseils)° Il y a même une piscine et un jaccuzzi. J'ai adoré le son de flûte des petites grenouilles kokee qui ont chanté toute la nuit
Partis très tôt de Captain Cook, on décide de se rendre au gite (vers 10h) afin de le repérer de jour et pour y déposer nos valises avant d'aller au sommet du Mauna Kea. Super accueil de notre hôtesse qui nous permet de tout déposer dans notre chambre. Nous traversons Hilo pour attraper la Saddle Road alors que le ciel se couvre de gros nuages. La route jusqu'au centre d'observation Onizuka Visitors est large et en excellent état. En chemin la pluie commence à tomber et un brouillard s'installe. Nous attendons au centre (2200m ) l'heure d'adaptation à l'altitude préconisée avant de monter au sommet en prenant notre repas froid et en buvant beaucoup d'eau . Nous sommes dimanche et il y a une visite organisée par un garde à 13h (le samedi ausssi). Nous sommes une dizaine de voitures à le suivre jusqu'au sommet. Nous avons vu des berlines monter mais même si la piste n'est pas si mauvaise que ça, elle peut être glissante et on est bien contents d'avoir nos 4 roues motrices. Arrivés à 4200 m le temps était toujours aussi mauvais, la pluie et le brouillard toujours au rendez vous et ça caillait (0°). Le guide nous a emmené voir un des télescopes mais mon anglais scolaire m'interdit de comprendre les explications qu'il donne. Une petite percée de ciel bleu nous permet de prendre quelques photos et nous encourage à attendre le coucher de soleil. Malheureusement ça ne dure pas et vers 19h c'est un peu déçu qu'on decide de redescendre au gite sans avoir vu le coucher du soleil J5 Hawai'i Volcanoes National Park Passage à une petite épicerie de Volcano pour acheter nos sandwichs pour midi. On demarre la boucle de la Kilauea iki trail. Le debut de la rando se trouve au parking du Kilauea iki. On marche comme indiqué sur la doc du Kilauea visitor center c'est à dire dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. On descend un bon moment avant d'arriver dans le cratère (-120m). On a croisé des personnes qui la faisait de gauche à droite mais la remontée doit être plus difficile que dans le sens où on l'a fait. La rando dure deux petites heures sans grande difficulté et elle est très agréable surtout la partie dans le cratère. Le temps d'avaler notre repas la pluie qui s'était invitée cesse et après la petite marche du "devastation trail" (1,600 km de plat vraiment tranquille) on descend vers l'ocean jusqu'à la fin de la Chain of crater road (29km). Arrivés aux coulées qui stoppe la route, on marche sur une des terres les plus jeunes du monde, on fait quelques photos, notamment de l'arche de lave au milieu de la mer et on reprend le même chemin en shuntant volontairement les Petroglyphes (2,400km sur la lave).A mi chemin on emprunte la Hilina pali road (qui repart vers l'ouest) mais on ne va pas jusqu'au bout car après même si par endroit le paysage est splendide (lave rouge) les 15 km sur une étroite route pavée pour arriver au Hilina lookout nous décourage et on rebrousse chemin. Juste avant la sortie du parc, dernier arrêt au Thurston Lava Tube (boucle de 0,500 km de marche plate à travers une forêt et dans un tube de lave. Retour au gite des images plein la tête et des photos plein l'appareil après avoir passé une excellente journée J6 Mauna kea le retour et triangle Kea'au-Kapoho-Kalapana Beau soleil le lendemain. Ayant terminé notre visite au kilauea nous décidons de remonter le matin au Mauna Kea pour le voir sous le soleil. En chemin à nouveau des nuages. Malgré tout on continue et MIRACLE, une fois passée une certaine altitude, presque arrivé au centre d'observation, le ciel bleu revient car nous sommes passé au dessus des nuages et le sommet nous apparait dans toute sa splendeur avec en prime le Mauna Loa de l'autre côté. Nous attendons sagement à nouveau l'heure d'adaptation et nous en profitons pour aller photographier quelques sabres d'argent qui se trouvent à 5 mn sur le petit sentier derrière la barrière jouxtant le parking. Nous reprenons l'ascension cette fois ci sans guide. De là haut, le temps est si clair que nous pouvons voir le nord verdoyant de Big Island et une île tout à fait en arrière plan (on apprendra par la suite qu'il s'agit de Maui et du sommet de l'Haleakala). Même si nous n'avons pas pu voir le coucher du soleil c'est très satisfait de notre deuxième virée que nous regagnons la vallée. Le matin, nous avions appris au petit dej que la lave du Kilauea avait recommencé à couler, que ça coutait 100 dollars par parsonne pour aller la voir en marchant jusqu'à l'écoulement mais qu'elle était aussi visible gratuitement des hauteurs de Kalapana. Comme nous avions prévu la visite du triangle Kea'a-Kapoho-Kalapana nous la mettons au programme ( triangle = route 130 puis 132, puis 137 et reprendre la 130 après Kalapana pour remonter vers Pahoa). Arrêt au Lava Tree state park : c'est une petite boucle (0,7 miles) on marche au milieu de troncs d'arbre moulés dans la lave dans un cadre verdoyant très calme permettant des photos insolites. Deuxième arrêt pour une baignade dans la piscine naturelle de l'AHALANUI County park (eau de mer poissonneuse chauffée par l'activité volcanique) juste à côté d'un océan démonté et enfin nous sommes allés jusqu'au village détruit et reconstruit de Kalapana par une superbe petite route qui serpente le long de l'océan (végetation luxuriante, tunnels d'arbres). Arrivés au bout de la route nous avons marché jusqu'à l'océan à travers une coulée de lave balisée. Après être retourné au village, nous avons repris la route, montés sur la colline et attendu la nuit pour pour voir de très loin les minuscules points rouges de la lave (le parking se trouve à la fin de la route 130 ensuite on marche une dizaine de mn à travers les champs de lave (prendre lampe de poche) pour arriver au point final autorisé par les rangers lorsqu'on n'est pas accompagné d'un guide. J7 Le nord de l'ile Nous avons choisi de retourner dormir à Kailua Kona pour notre dernière nuit afin d'être près de l'aéroport le jour du départ et par là avoir vraiment tout notre temps pour visiter le Nord de Big Island en passant par la côte Est HALE MALUHIA COUNTRY INN à KAILUA KONA (1 nuit) 95,03 $ TTC (nous aurions payé 10 $ de moins si nous étions restés plus d'une nuit) - Ce b&b est niché dans la verdure un peu sur les hauteurs de Kona. Il est fait de plusieurs pavillons de bois. Notre chambre (MAILE) était petite et propre et nous avons été surpris de trouver une boîte de chocolat aux noix de macadamia sur notre lit en signe d'accueil. Nous avons pu profiter d'un jaccuzzi bien chaud. Le matin est un moment génial où tout le monde se retrouve dans la cuisine pour préparer le petit dejeuner de son choix super copieux (entre autre oeufs, jambon, saucisses, champignons, oignons, fruits, céréales, pains). Sans oublier la pâte qui nous attend pour préparer de délicieuses gaufres que nous allons déguster tous ensemble sous la grande terrasse à côté des petits oiseaux. Le personnel est adorable et le prix defie toute concurrence.
En quittant Hilo pour remonter vers le Nord nous avons traversé Banyan drive avec ses immenses arbres et les plaques d'identification des hommes célèbres qui les ont plantés puis nous nous sommes arrétés aux Rainbow Falls et aux Boiling Pots . Malheureusement le temps était gris et les sites pas bien mis en valeur (trop d'une végétation dense qui empêche de faire de belles photos alors qu'une simple taille suffirait à dégager l'endroit et avoir un meilleur point de vue ). Nous avons continué par les 7 kms de la Pepeekeo Scenic drive (magnifique petite route parallèle à la Highway 19 à ne pas manquer : cascade, falaises, lave ). Volontairement nous ne nous sommes pas arrêtés aux Akaka Falls. Arrêt photos à la Waipio Valley lookout puis traversée de la verdoyante région de Waimea avec ses immenses ranchs et ses troupeaux. Comme le temps s'était remis au beau nous avons pu faire de nouvelles photos du sommet du Mauna Kea depuis la route 190 que nous avions pris pour rejoindre Kona. Installation au gite et repas en ville (sur les conseils de notre hôte) au Big Island Grill (super rapport qualité prix , nourriture excellente et fraiche, parking gratuit devant le resto)
MAUI : Départ de Big Island à 13h12- arrivée à Maui à 13h43 pour 5 nuits
5 jours de location d'une berline compacte pour 240 euros, 49 $ d'essence (625 kms parcourus)
J8 Transfert vers Maui, puis Paia et Iao Valley
OLD WAILUKU INN à WAILUKU (2 nuits) : 198 $ ttc la nuit Superbe maison coloniale (1924) magnifiquement restaurée très bien placée pour rayonner. Les petits dejeuners sont exceptionnels pris en commun autout d'une grande table pour partager un moment de convivialité avec les voyageurs et la maitresse de maison et ses conseils avisés et dans cette pièce se trouve café, jus de fruits, chips, soda, fruits secs à disposition gratuitement à dispo sur place pour calmer les petites faims. La chambre est très grande, jolie, la literie super confortable (nous étions dans la Plumeria), il y a une cafetière electrique et du thé , et la salle de bain a une douche à l'italienne multi jets d'où on ne sortirait plus (super après la rando !!). Ils prêtent aussi des glacières Notre heure d'arrivée sur l'ile et la proximité du gite nous a permis, après notre installation, de monter jusqu'à L'Iao Valley pour faire des photos (courte marche tranquille sur un bon chemin pour arriver au pied de l'aiguille ) puis de partir sur Paia pour visiter la ville (très agréable et depaysante) et voir Hookipa beach et ses surfers. Belle vue sur le sommet de l'Haleakala Excellent repas mexicain (que nous n'avons pas reussi à terminer tant il était copieux) pour 50$ pour 2 au Café Mambo après avoir fait nos courses pour la rando du lendemain dans une grande épicerie de la même rue. J9 Halehakala Après le petit dej servi à 8h nous partons pour le sommet de l'Haleakala (direction aéroport puis route 37, 377 et enfin 378). Contrairement au Kilauea, on ne trouve ni nourriture ni boissons à acheter. 10$ par vehicule seront demandés à l'entrée du park (garder le ticket car il est valable plusieurs jours et servira pour visiter les Ohe'o Gulch (7 sacred pools) à Kipahulu (à l'extrémité sud de la route de Hana) La Crater road est sinueuse mais en excellent état (pas besoin de 4x4). A son début On y trouve des bovins qui se promènent librement (ranchs et pâturages) puis les forêts et les prés disparaissent pour laisser place à des arbustes bas et enfin et on entre dans le minéral. Attention aux vélos qui descendent la route à fond !!! Arrêt au premier visitor center où nous avons vu nos premières nénés (oie sauvage) . Quelques parkings sont prévus le long de la route pour des arrêts photos. Au sommet (3055 m): on trouve un parking, des télescopes et une salle circulaire avec vue à 360°sur Maui et le cratère. Comme le temps est très beau on peut voir BI à l'horizon et photographier les sommets du Mauna Kea et du Mauna Loa. Pour ceux qui ne marchent pas beaucoup, possibilité de monter en une dizaine de minutes sur l'éperon rocheux qui domine le 2 ème visitor's center pour avoir une très belle vue sur le cratère Partis pour faire une belle portion des Slindings Sands nous demandons à un ranger du 2 ème visitor's center le temps approximatif de marche pour descendre dans le cratère et marcher jusqu'à l'endroit où la boucle remonte vers l'Halemau'u trail . Sa réponse (minimum 2 heures pour y aller et 4 heures pour le retour) et l'heure tardive (le petit dejeuner était servi à 8 h) nous incite à changer notre programme et se contenter d'aller jusqu'au petit cratère du Ka Lu'u o Ka'o'o et d'en faire le tour. La rando commence en prenant le sentier des Slindings Sand, avec 8 km de marche aller-retour et un denivelé négatif d'environ 500m. c'est d'abord une longue descente sur une piste de sable volcanique avec quelques rochers à contourner puis à désescalader (sans grande difficulté) dans un magnifique désert aride puis on remonte légèrement pour arriver au cône de scories multicolore avec une dominance de tons rouges. On se trouve alors au milieu d'un paysage lunaire aride avec des vues à couper le souffle aussi loin que se porte le regard avec pour seule végétation la présence ponctuelle de sabre d'argent et de quelques arbustes maigrichons. Les quelques petits nuages blancs présents sur certains sommets ajoutent encore de la magie au moment. Le tour du cône est un peu glissant (chaussures de rando obligatoires) mais sans problème majeur si vous n'étes pas sujet au vertige car la crête est étroite et pentue par endroit . Retour par le même chemin avec 500m de denivelé positif. Nous aurons mis 5 h pour faire l'aller retour en prenant notre temps pour admirer et photographier toutes ces merveilles. J10 Tour de Maui pour rejoindre Lahaina en passant par la route de Hana Plutôt que de faire demi tour à la fin de la route de Hana on a choisi de continuer en passant par le Sud pour rejoindre notre hébergement de Lahaina. C'est avec un temps maussade qu'on décolle de Wailuku pour parcourir la route de Hana mais après un gros orage alors que nous arrivons au parking des Twin falls (nous ne sortirons pas de la voiture )le temps se remet au beau pour le restant de la journée. Ne vous précipitez pas pour acheter des fruits et du pain banane au premier marchand car il y en a tout le long de la route. Magnifique route de Hana avec ses cascades, ses petits ponts à voie unique, ses virages (j'avais avalé un anti nauséeux avant de partir pour ne pas être incommodée), ses falaises et ses plages, ses arbres peints (en perdant de grandslambeaux d'écorces ces arbres que l'on trouve au commencement de la route de Hana laissent voir une palette de couleurs dont certaines sont franchement fluo), sa végétation luxuriante (forêt de bambous). Il faut absolument faire un petit détour par la superbe péninsule de Keanae (petite église sous les palmiers et roches noires) La ville de Hana passée on continue vers le Sud. A quelques kms des cascades des Seven Pools d'Oheo Gulch (penser à garder le ticket d'accès au parc si vous n'avez pas encore été sur l'Haleakala), la végétation tropicale disparait et la route carrossable se tranforme pour une quinzaine de kms en une piste pavée étroite et sinueuse, d'abord à flanc de falaise, pleine d'ornières et de nids de poule. Nous roulons pendant de nombreux kms sur les contreforts du volcan dans un paysage minéral désertique aride et sec avec quelques très belles vues sur l'ocean (Piilani HWY). Puis la végétation revient (Kula HWY) en rattrappant la route 37 qui nous ramène à Kahului. Nous ne regrettons pas d'avoir fait cette boucle qui nous a fait découvrir le sud de l'ile mais il ne faut vraiment l'emprunter que par beau temps. En fin d'après midi arrivée à Lahaina
MAKAI INN à LAHAINA (3 nuits) 160 $ ttc par nuit (vue mer) Lorsqu'on arrive au Makai Inn on est d'abord enchanté par l'accueil de Suzie, ensuite en entrant dans l'appartement (une petite chambre, une petite cuisine complètement équipée où on peut se faire à manger avec frigo, congélateur, cafetière, un salon avec canapé et livres avec de vieilles photos d'Hawaii, serviettes de plages et nécessaire dans la salle de bain) ) on est surpris par l'aspect vieillot (surtout après le confort de notre gite précédent) mais rapidement à bien y réfléchir on se dit qu'on fait un bon en arrière et qu'on se retrouve dans le Hawaii tel qu'il devait être il y a une cinquantaine d'année (pas de TV, une déco kitch). Ensuite on ouvre la porte fenêtre pour aller sur le balcon et on se retrouve à quelques mètres de la mer en surplomb d'un magnifique jardin plein de fleurs et d'oiseaux, bercé par le bruit des vagues contre le petit mur qui nous sépare de l'océan. Bien sûr, il y a bien un peu de poussière sur les lattes de l'armoire mais l'endroit est assez loin de l'agitation de Lahaina pour être très tranquille tout en étant suffisamment prêt, la literie est confortable, il y a un grand parking pour garer sa voiture, un ordinateur dans le couloir à disposition des clients, la wi fi dans la chambre et Suzie est vraiment un amour. Et que dire des couchers de soleil et des tortues qu'on voit nager depuis notre balcon !!!! Si vous cherchez le luxe n'y allez pas, si vous voulez le calme, l'authenticité et la gentillesse, n'hésitez pas.
J11 Plongée et Snuba sur le Pride of Maui (matin), plage et visite Lahaina Nous avions réussi à trouver et à réserver par internet un bateau qui accueille en même temps les plongeurs et les non plongeurs. C'est le "Pride of Maui" basé au port de Maalaea. Nous avons choisi l'excursion du matin (7h30-13h) avec petit déjeuner, déjeuner à bord et boissons à volonté . André a fait 2 plongées bouteille et moi qui fait ordinairement du snorkeling j'ai essayé la plongée snuba qui est une association de plongée en apnée et de plongée sous marine ( 2 personnes avec masque, tuba, poids, palmes et un embout relié par un tuyau de quelques mètres à un réservoir d'air attaché sur un petit radeau qui reste à la surface de l'eau). Il y a un plongeur du bateau en rescue en cas de soucis. Un arrêt se fait au cratère de Molokini et un deuxième à un spot avec de nombreuses tortues. Nous avons payé pour nous deux 255 euros . J'ai adoré !!!! Après cette super matinée, au lieu d'aller voir les plages du Sud nous avons opté pour une petite sieste (le bateau ça fatigue !!!)à l'ombre des arbres de l'HanaKaoo beach park avant d'aller visiter la ville de Lahaina (coucher de soleil sur le front de mer, gigantesque vieux banyan de 1873 occupant toute une place, vieille prison, temple ). Excellent repas mexicain au Famous Dave dans le centre de Lahaina J12 Le Nord et repas au Old Lahaina Luau Journée consacrée à la côte nord de l'ile. Succession de jolies plages difficiles d'accès à cause des nombreux hôtels dont la plupart dépendent. Nous sommes restés un bon moment à faire du snorkeling dans la sublime baie d'Honolua après une courte marche d'approche ( 2 petits parkings, 2 points d'accès et un petit quart d'heure de marche ) . Le rivage est fait de rochers mais les coraux sont très beaux et la faune variée et riche. Retour à la voiture pour aller voir le souffleur de Nakalele point. Belles photos des falaises rouges à prendre entre la baie d'Honolua et le souffleur. Le parking (aucune indication) se trouve entre les marqueurs 38 et 39. La descente n'est pas très aisée (chaussures fermées recommandées) et il n'y a aucun balisage. On arrive d'abord à un premier petit souffleur puis en continuant sur la droite à travers la lave on découvre le 2ème nettement plus imposant. Attention danger de noyade si on s'approche trop près de l'évent. Retour par la même route et détour jusqu'à Lahaina pour acheter quelques cadeaux . Nous avions réservé par internet 2 repas au Old Lahaina Luau (204 dollars pour 2). Le gite se trouvant à proximité nous y sommes allés à pieds (rendez vous à 17h45). Lors de la réservation on nous avait demandé de choisir entre être assis sur des coussins par terre très près de la scène ou sur des chaises ( tables de 8 personnes). Nous avions choisi cette deuxième option en demandant à être le plus près possible des danseurs pour pouvoir apprécier le spectacle et nous avons été placés aux premières places de la première table (les dernières tables étant relativement loin de la scène). Nous avons été accueillis avec un collier d'orchidées. Avant le repas (copieux et très bon avec boissons à volonté ) on a pu se promener parmi des artisans qui exposaient et vendaient leurs réalisations tout en nous montrant leur savoir faire dans un magnifique jardin tropical en bordure de mer. Le personnel est charmant. Le spectacle est un spectacle traditionnel avec de bons danseurs, de la bonne musique et de beaux costumes et il se termine vers 20h45. Seul bémol : s'il fait beau vous aurez un magnifique coucher de soleil sur la mer par contre s'il venait à pleuvoir, comme les tables sont en plein air, manger sous la pluie ne doit pas être très agréable
KAUAI: départ de Maui à 14h10, arrivée à Kauai à 16h31 pour 6 nuits ( 50 mn de transit à Honolulu) 6 jours de location d'une berline compacte pour 239 euros et 45 $ d'essence (nous avons parcouru 708 kms)
. J13 Transfert vers Kauai et installation au B&B
KAUAI BANYAN INN à LAWAI (4 nuits) pour 183$75 par nuit (vu mer et montagne) L'endroit est isolé et calme mais facile d'accès dans un beau jardin tropical à quelques kms de Poipu.Idéalement placé pour rayonne. La vue est superbe du grand balcon donnant à la fois sur la mer à l'horizon et sur les pointes acérées de la montagne ( levers de soleil) La cuisine jouxte la chambre spacieuse et confortable (nous étions dans la suite ULU )et on y trouve le nécessaire pour cuisiner et réchauffer. Le refrigérateur contient des fruits et de quoi se préparer plusieurs petits déjeuners complets et il y a une corbeille remplie de muffins, de friandises, de flocons d'avoine et même de nouilles chinoises.Les serviettes de plage sont fournies et le jaccuzzi sous abri est au top pour une relaxation même en cas de pluie. Lorna est très sympa et nous donne de multiples conseils pour les visites et les restaurants.
Comme nous avions rendez vous pour le survol de Kauai en hélico le lendemain matin nous avons cherché leur bureau de Harbor Mall avant de rejoindre le gite puis après notre installation, sur les conseils de Lorna nous sommes partis au centre commercial de Kukui'ula village (prendre Kalanikaumaka Road ) manger de succulentes crevettes au Savage Shrimp (celles à l'ail sont à tomber !!!) J 14 Survol de Kauai en hélico, un peu du Nord Ouest et un peu du Nord Est Avant de rejoindre notre RV de 10h45 nous sommes allés photographier le Spouting Horn (souffleur) et réserver les plongées d'André pour le lendemain matin (Poipu) . Nous avions réservé par internet le "private tour" avec Mauna Loa helicoptères (départ à Lihue) . C'est un gros budget (500 dollars pour nous deux) mais c'est fabuleux. Comme l'hélico est petit on se faufile tout près des parois et des chutes d'eau. Nous sommes seuls avec le pilote (3 passagers maximum alors que certaines compagnies ont 4 sièges à l'arrière) donc nous sommes sûrs de profiter de la vue au maximum surtout que nous avions opté pour l'hélico sans porte. Moi qui ai la trouille en avion je ne me suis jamais sentie en insécurité. C'est avec un temps magnifique que nous avons survolé Kauai, les aiguilles de Napali Coast et Waimea Canyon pendant plus d'une heure. Après être retourné grignoter au gite nous avons visité la jolie petite ville de Koloa Old Town (ancienne usine sucrière, vieille ville, magnifique tunnel d'arbres) et pris la route vers le Nord ouest. La pluie qui avait commencé à tomber lorsque nous étions sur le Swinging Bridge d'Hanapepe (vieux pont tremblant en bois) se transforme bientôt en déluge et nous oblige à rebrousser chemin. Elle cesse en remontant vers le Nord Est et on en profite pour retourner jusqu'à Lihue pour photographier la rivière Wailua depuis les chutes d'eau et faire du snorkelling au Lydgate Park (la mer étant démontée à l'exterieur de la retenue d'eau empierrée c'est là que je me suis baignée mais je n'ai pas vu l'ombre d'un poisson !!!). Repas au gite car il pleuvait et nous n'avons pas voulu ressortir. J15 Plongée et snorkeling André a plongé avec les moniteurs du Seasport divers de Poipu (175$ ttc pour deux plongées d'un bateau à deux endroits differents). Personnel très sympa, bon matériel. Pendant qu'il plongeait, je suis retournée à pied au Spouting Horn (16 kms aller retour) et sur le chemin du retour arrêt à la petite plage de Lawai beach pour du snorkeling (quelques poissons). Retour au gite pour grignoter puis snorkeling à la jolie plage de Poipu. Nombreux et beaux poissons mais un peu ternes à cause du ciel couvert. Grosse averse suivie d'un coucher de soleil aux couleurs magnifiques (nuages). Malheureusement aucun endroit à découvert pour le photographier . Hamburgers (très bons) chez Bubba (au même centre commercial que Savage Shrimp) J16 Waimea canyon En avançant sur la HWY 50 on peut voir que la terre chargée en oxyde de fer se dépose partout rougit tout (route, arbres, ponts, poteaux). On a grimpé vers le canyon par la très carrossable Waimea Canyon drive (HWY55o) plus étroite et accidentée mais avec des paysages sublimes (ne pas manquer sur la gauche un petit ruisseau qui serpente à travers les roches et le sable rouges ). Arrêt au Waimea lookout puis après le Puu hina hina lookout, entrée dans le Kokee state park jusqu'au Kalalau valley lookout (commencer le Pihea trail sur quelques centaines de mètres pour avoir de meilleures photos). Arrêt pique nique au Kokee museeum Camp ground avec nos amis les coqs de Kauai et visite du petit musée. Redescente par la Kokee Road (HWY 552) puis HWY 50 pour aller jusqu'au Polihale state park et sa magnifique et immense plage de sable blanc ( baignade dangereuse) avec vue sur les premières falaises du sud de Napali coast (tout à fait à l'extrémité de la route 50 puis très longue piste non carrossable, mauvaise mais praticable) Retour à Poipu pour faire des photos du coucher du soleil (moins beau que celui que nous avions loupé la veille) et se régaler une dernière fois avec les crevettes de Savage Shrimp J17 Le Nord. Départ sous le soleil pour nos deux dernières nuits au nord. Nouvel arrêt à Wailua falls que nous avions vu sous un ciel nuageux et Opaeha's Falls. Une nouvelle fois nous trouvons que la végétation empêche de jouir pleinement du spectacle des chutes. Traversée de la jolie petite ville de Kapaa ( maisons anciennes en bordure de route ). Nous n'avons pas visité le phare de Kilauea au bout de la péninsule car il était en pleine réfection et couvert de bâches et d'échafaudages. Nous nous sommes contentés de le photographier du parking ainsi que les colonies d'oiseaux. Mignonne petite église en pierre de lave à Kilauea. Belles plages (Anini beach, Kilihiway Bay ). Quelques arbres au troncs colorés pas facile à trouver (route piétonnière en bordure du golf) à Princeville. Arrêt photo au Hanalei Valley Lookout qui donne une vue plongeante sur la verdure des champs de tarots avec en toile de fond les collines accidentées. Traversée d'Hanalei pour accéder au gite par une jolie petite route étroite avec une succession de superbes plages avec d'énormes vagues (double pont à voie unique et multiples petits ponts en pierre). Nous avions prévu d'aller jusqu'à Kee beach pour repérer le départ de la rando et y faire du snorkeling avant de rejoindre le gite. Malheureusement impossible de se garer d'autant que les sauveteurs surveillant la plage interdisent le snorkelling à cause des courants et des rouleaux. Cette interdiction durera pendant les deux jours de notre séjour . Installation au gite puis baignade dans les rouleaux d'une jolie plage du centre ville d'Hanalei. Nous y retrouvons un Bubba pour y manger nos derniers hamburgers americains.
HALE HO'O MAHA à HANALEI (2 nuits) : 198 $ la nuit TTC Ce qui surprend en arrivant c'est de voir cette immense batisse perchée sur pilotis (il y a un monte charge pour les bagages). La maison est très aérée et magnifiquement meublée et tout est fait pour qu'on s'y sente à l'aise (ordinateur à dispo, frigo, livres ) avec le dynamisme et le sourire de Kirby et le coeur d'or de Toby sous un premier aspect un peu bougon. Notre chambre (Mango) est grande et le balcon s'ouvre sur la montagne et la végétation luxuriante (jeu d'echec, pantoufles, peignoirs, douche italienne). On se retrouve tous ensemble chaque matin pour prendre un excellent et super copieux petit déjeuner préparé et servi par Toby autour d'une table joliement décorée pour partager notre expérience avec les autres voyageurs. Elle est idéalement située pour le départ de la rando du Napali Coast et à courte distance en voiture d'Hanalei et nous avons grandement apprécié la chaleur du jaccuzzi après notre rando arrosée.
J 19 Rando Napali coast Après un copieux petit déjeuner nous démarrons notre rando.Il faut partir tôt car les deux parkings sont très petits et il y a des interdictions de se garer partout. II n'y a pas besoin de permis pour aller de la plage de Ke'e beach (départ des randos ) jusqu''à Hanakapi'ai beach (2 miles) et on peut aussi prolonger sans permis jusqu'à Hanakapi'ai falls (la cascade) en faisant 2 miles supplémentaires . Par contre au delà il faudra un permis . C'est une rando très sympa avec de superbes vues sur les falaises et la montée vers les chutes est très agréable (bambous ) sans vraiment de difficultés majeures (environ 13 km aller-retour) si on a l'habitude de marcher et il faut être bien chaussé car le terrain devient très rapidement glissant. Par contre pour aller à la cascade il n'y a pas de balisage. On ne risque pas de se perdre car on longe la rivière mais comme on doit parfois la traverser à gué c'est pas toujours évident de savoir où passer. Partis avec un soleil voilé, la pluie a commencé à tomber en début de rando. D'abord quelques gouttes avec des percées de soleil jusqu'à la plage où il est très dangereux de se baigner (un panneau en bordure du chemin nous rappelle d'ailleurs le nombre d'imprudents qui y ont perdu la vie) puis les averses sont devenues beaucoup plus denses et le terrain s'est vite transformé en une vraie patinoire à cause de la boue collante. L'eau boueuse de la dernière pluie sur le chemin vers la cascade est devenue d'énormes flaques. Au début j'ai essayé de marcher sur les pierres dans les passages à gué de la rivière mais la boue sous les chaussures de rando et les rochers glissants m'ont très vite contrainte à traverser carrement dans l'eau. Nous ne nous sommes pas attardés à la cascade à cause de la pluie. Retour par le même chemin sous une succession de bonnes averses.A l'arrivée, lavage des chaussures à grande eau au robinet prévu pour ça au parking de Kee beach. Nous avons marché pendant presque 7 heures. Nous étions fatigués mais ravis de notre journée Si c'était à refaire je ferai d'abord le nord afin de laisser aux chaussures de rando le temps de sécher car on reprenait l'avion pour Paris le lendemain et n'étant pas sèches on les a mis dans le sac cabine. Excellent repas de pâtes au fruits de mer et une énorme glace pour un prix plus que raisonnable au Kalypso (centre d'Hanalei) J20 retour à Lihue pour prendre l'avion à 20h40
Nous avons adoré Hawai où nous avons vu des paysages sublimes et variés. Les gens que nous avons rencontré ont tous été hyper gentils, acceuillants et très indulgents pour mon abominable anglais. Merci d'avoir eu la patience de lire tout mon récit qui j'espère pourra vous aider à organiser le vôtre. Si vous avez des questions précises n'hesitez pas à m'envoyer un post Marcalamar 🙂
Les avions: Vols internationaux: Pour gagner quelques miles avec la carte Flying blue, nous avons voyagé avec Air France et sa Sky Team en passant par Amsterdam (avions de Air France, de KLM et de Delta Airlines ) : 2420 euros pour 2 personnes (billets achetés en décembre). Nous avons pris un billet de bout en bout avec la même compagnie pour minimiser les risques de rester sur le carreau avec les correspondances en cas de retard d'avion et je pense que c'est vraiment une bonne précaution . Nous avons fait Marseille-Amsterdam-Los Angeles-Kona pour l'aller et Lihue-Los Angeles-Paris-Marseille pour le retour ( avec 11 h de transit et récupération des bagages à L A) Bien meilleure présence des hôtesses de KLM pour le vol Amsterdam-Los Angeles que celles de Air France pour le Los Angeles-Paris en 380. Quant à Delta ils proposent même d'acheter les écouteurs pour leur écran collectif (2 dollars) et offrent juste deux petits sachets de biscuits et une boisson pour 5 h de vol !!! Nous avons stressé jusqu'au départ d'Amsterdam car les horaires ont été changés après l'achat du billet et le transit avait été réduit à 55 mn à Amsterdam mais en parlant de notre connection courte au personnel de sol d'Amsterdam, nous avons été dirigés vers une file rapide à l'immigration ce qui nous a permis d'avoir notre avion pour L A (après avoir couru comme des dératés dans leurs immenses couloirs )et à L A aussi, à l'immigration nous sommes tombés sur du personnel compréhensif qui nous a mis dans une file moins importante car nous avions aussi une connection courte et notre avion avait du retard Vols interiles: Nous avons réservé les vols auprès d'Hawaiian Airlines par internet avec notre carte bancaire française (contrairement à ce qu'on peut lire sur leur site). Aucun souci pour la réservation mais multiples changements d'horaire et un itineraire complètement incoherent sur le net jusqu'au jour du départ avec bien sûr aucune réponse aux mails envoyés à la compagnie. D'où nouveau stress mais en fait tout était OK arrivés là bas Nous avons volé avec eux sur les tronçons Kona-Kahului puis Kahului-Lihue pour 426 $ pour 2 personnes. Ils offrent des cartes de l'ile très complètes pendant le vol pour ceux qui le désirent Les voitures: Réservées aussi par internet auprès de Hertz Les hébergements: Réservés longtemps à l'avance car nous voulions loger en B&B et comme ils proposent souvent peu de chambre ils sont donc rapidement complets L'hébergement reste cher même en B&B (sélection faite en lisant les retours des forums et de Tripadvisor) Nous avions prévu plusieurs hébergements sur chaque ile pour limiter les kms et nous n'avons rencontré que des hôtes extrêmement sympathiques et plein d'excellents conseils La plongée Bonne ambiance, très bonne sécurité et matériel au top pour les trois clubs qui nous ont fait plonger. André ne parlant pas anglais et ne comprenant pas un mot au briefing pré plongée les moniteurs sont restés près de lui lors des plongées. Programmation des plongées impérativement après ou à distance (24h) des vols et des activités en altitude
BIG ISLAND : arrivée à 16h 42 pour 8 nuits
8 jours de location de 4x4 pour 474 euros, 230 $ d'essence et 1800 km parcourus Nous avions loué un 4x4 afin de pouvoir grimper au sommet du Mauna Kea. Vues la consommation et la difference de prix pour cette sorte de véhicule, je pense que nous aurions pu louer une petite voiture pour les 8 jours et relouer un 4x4 juste pour aller au volcan
BELLEVUE KONA à CAPTAIN COOK (4 nuits) : 95 $ la nuit (plus les taxes) Une chambre immense avec tapis, fauteuil et canapé, une grande cuisine complète avec possibilité de cuisiner et un frigo rempli pour le petit dej, des fruits du jardin dans un panier, une grande terrasse avec une vue magnifique sur la mer, un superbe jardin rempli d'oiseaux, un magasin d'alimentation et plats cuisinés à 5mn et une hôtesse gentille au possible qui parle français
J1 Kealakakua Bay (matin): Mon coup de coeur pour BI. Nous avons loué le kayak au port de Kealakekua bay park au bout de la Napoopoo road (65 $). Traversée tranquille d'une petite demie heure accompagnés par les dauphins pour aller faire du snorkelling au pied du monument dédié au Captain cook (beaux poissons, beaux coraux) Visite du Nord jusqu'au point de vue de la Polulu valley (après midi) la route traverse des champs de lave arides en bordure de mer avec de magnifiques points de vue sur la côte puis le paysage devient très verdoyant lorsqu'on s'approche de la péninsule de Kohala et de la Polulu Valley (photos à faire à Polulu valley lookout ). Petites villes typiques le long de la route et statue du roi Kamehamea 1 er à Kapaau J2 Plongée de Dédé au club Seaspace diving (matin) Le centre est situé près de Captain Cook. Petite structure tenue par des français très sympa. Sécurité optimum, moniteur zen et pédagogique qui prend son temps pour faire découvrir les fonds marins (92 euros TTc pour 2 plongées consécutives, le matériel (ordinateur entre autre), le casse croute et l'eau) Pendant ce temps je suis allée à Greenwell store (plantation de café avec dégustation et musée). Le musée étant fermé ce jour je décide d'aller visiter à pied une autre plantation de café sur la Napoopoo Road. Je la croyais près de la route principale mais j'ai dû faire plus 6 kms pour y arriver (j'avais confondu les miles et les kms) et c'est sous la pluie qu' André me récupère pour aller photographier la jolie petiteéglise peinte de Saint Benedict. Sieste (l'après midi): nous comptions passer l'après midi à faire du snorkeling à Place of Refuge et visiter le parc historique de Pu'uhunua o Honaunau mais la plongée, la marche, le décalage horaire et surtout la pluie auront raison de nous. Partis au gîte pour manger nous nous sommes allongés et endormis pour une bonne partie de l'après midi J3 Les plages du sud et Hawaii Volcano National Park Levés très tôt nous sommes partis pour une Visite non guidée et des photos sous le soleil du park historique non fait la veille puis direction le Sud. La route traverse aussi les differentes coulées de lave d'une épaisseur parfois impressionnante. Ayant loupé l'embranchement vers South point et Green Sand beach nous préferons continuer et de nous y arrêter au retour et d'aller directement vers Black Sand beach (Punalu'u). Arrivés sur place nous avons la chance de trouver deux très grosses tortues en train de se sécher au soleil. En allant au promontoire rocheux dominant la plage (à gauche) nous avons pu en photographier de très près d'autres qui nageaient. La mer étant agitée et les rochers à fleur d'eau nous n'avons pas voulu nous mettre à l'eau avec elles. comme le beau temps était toujours au rendez et que nous n'étions qu'à environ 30 mn d'Hawaii National Park nous nous y rendons. L'entrée est de 10 $ par voiture valable 7 jours. C'est sous un ciel couvert qu'on s'arrête prendre de la doc au Kilauea Visitor Center où on apprend qu'à cause d'une grande quantité de gaz de dioxyde de soufre la Crater Rim Drive est fermée à partir du Jaggar Museum au nord et du début de la Chain of craters Road au sud ce qui la réduit considérablement. Nous allons au Jaggar Museum d'où on a une superbe vue sur la caldera du Kilauea et son cratère fumant en s'arrêtant pour se promener au milieu des Sulphurs Banks (petites fumeroles sortant de terre un peu partout) La pluie commençant à sinviter, demi tour vers South Point(le point le plus au sud du territoire américain) et Green Sand beach. La route qui y mène est étroite et défoncée. Elle est bordée de pâturages d'une herbe jaune, complètement dessechée où paissent quelques vaches et chevaux qui s'abritent à l'ombre d'impressionnants arbres complètement couchés par le vent, avec de temps à autre les batiments d'une ferme qui émergent. En arrivant au parking de Green Sand beach on s'approche des 4x4 des locaux. On nous demande 40 $ par personne pour l'aller retour. Ne pouvant emprunter la route avec la voiture de location (même un 4x4) On décide d'y aller à pied. Au bout de 15 mn d'une marche éprouvante sous le soleil un pêcheur nous propose de nous y conduire tous les 2 pour 20 $ . C'est avec joie qu'on grimpe dans son 4x4. Il mettra 20 bonnes minutes pour y arriver et là WAOUH !!! Le bleu du ciel, le vert olive du sable, le turquoise de l'eau, le gris foncé des falaises striées qui entourent la plage et le noir de la lave en font un véritable petit bijou. On y restera 3/4 h à jouer dans les rouleaux avant que notre ami revienne nous chercher. Même s'ils ne présentent pas de difficulté majeure, je pense que les 4km 800 pour y aller sont réservés à de très bons marcheurs car le chemin vraiment est cahotique: on marche sans ombre et sans aucune indication de direction dans de grosses ornières de sable rouge avec en prime les nuages de poussière soulevés par les 4x4 qui nous dépassent. J4 Mauna Kea
ART & ORCHIDS à KEAAU (3 Nuits) : 148 $ TTC la nuit Jolie surprise en arrivant au B&B : la maison toute en bois peint est nichée dans une jungle de fleurs, d'arbres et de plantes tous plus beaux les uns que les autres. Il se trouve à une trentaine de minutes de Volcano Park. La "Garden room" est décorée comme une maison coloniale avec une immense chambre et un salon (lit, canapé, table basse, livres, TV, musique) et la baignoire à bulles a été très appréciée après les balades au parc. Un petit dejeuner maison copieux et excellent se prend en commun à l'étage ce qui nous permet de partager nos impressions avec les autres voyageurs. La maitresse de maison est adorable et se coupe en quatre pour nous aider à réussir notre séjour(photocopies, conseils)° Il y a même une piscine et un jaccuzzi. J'ai adoré le son de flûte des petites grenouilles kokee qui ont chanté toute la nuit
Partis très tôt de Captain Cook, on décide de se rendre au gite (vers 10h) afin de le repérer de jour et pour y déposer nos valises avant d'aller au sommet du Mauna Kea. Super accueil de notre hôtesse qui nous permet de tout déposer dans notre chambre. Nous traversons Hilo pour attraper la Saddle Road alors que le ciel se couvre de gros nuages. La route jusqu'au centre d'observation Onizuka Visitors est large et en excellent état. En chemin la pluie commence à tomber et un brouillard s'installe. Nous attendons au centre (2200m ) l'heure d'adaptation à l'altitude préconisée avant de monter au sommet en prenant notre repas froid et en buvant beaucoup d'eau . Nous sommes dimanche et il y a une visite organisée par un garde à 13h (le samedi ausssi). Nous sommes une dizaine de voitures à le suivre jusqu'au sommet. Nous avons vu des berlines monter mais même si la piste n'est pas si mauvaise que ça, elle peut être glissante et on est bien contents d'avoir nos 4 roues motrices. Arrivés à 4200 m le temps était toujours aussi mauvais, la pluie et le brouillard toujours au rendez vous et ça caillait (0°). Le guide nous a emmené voir un des télescopes mais mon anglais scolaire m'interdit de comprendre les explications qu'il donne. Une petite percée de ciel bleu nous permet de prendre quelques photos et nous encourage à attendre le coucher de soleil. Malheureusement ça ne dure pas et vers 19h c'est un peu déçu qu'on decide de redescendre au gite sans avoir vu le coucher du soleil J5 Hawai'i Volcanoes National Park Passage à une petite épicerie de Volcano pour acheter nos sandwichs pour midi. On demarre la boucle de la Kilauea iki trail. Le debut de la rando se trouve au parking du Kilauea iki. On marche comme indiqué sur la doc du Kilauea visitor center c'est à dire dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. On descend un bon moment avant d'arriver dans le cratère (-120m). On a croisé des personnes qui la faisait de gauche à droite mais la remontée doit être plus difficile que dans le sens où on l'a fait. La rando dure deux petites heures sans grande difficulté et elle est très agréable surtout la partie dans le cratère. Le temps d'avaler notre repas la pluie qui s'était invitée cesse et après la petite marche du "devastation trail" (1,600 km de plat vraiment tranquille) on descend vers l'ocean jusqu'à la fin de la Chain of crater road (29km). Arrivés aux coulées qui stoppe la route, on marche sur une des terres les plus jeunes du monde, on fait quelques photos, notamment de l'arche de lave au milieu de la mer et on reprend le même chemin en shuntant volontairement les Petroglyphes (2,400km sur la lave).A mi chemin on emprunte la Hilina pali road (qui repart vers l'ouest) mais on ne va pas jusqu'au bout car après même si par endroit le paysage est splendide (lave rouge) les 15 km sur une étroite route pavée pour arriver au Hilina lookout nous décourage et on rebrousse chemin. Juste avant la sortie du parc, dernier arrêt au Thurston Lava Tube (boucle de 0,500 km de marche plate à travers une forêt et dans un tube de lave. Retour au gite des images plein la tête et des photos plein l'appareil après avoir passé une excellente journée J6 Mauna kea le retour et triangle Kea'au-Kapoho-Kalapana Beau soleil le lendemain. Ayant terminé notre visite au kilauea nous décidons de remonter le matin au Mauna Kea pour le voir sous le soleil. En chemin à nouveau des nuages. Malgré tout on continue et MIRACLE, une fois passée une certaine altitude, presque arrivé au centre d'observation, le ciel bleu revient car nous sommes passé au dessus des nuages et le sommet nous apparait dans toute sa splendeur avec en prime le Mauna Loa de l'autre côté. Nous attendons sagement à nouveau l'heure d'adaptation et nous en profitons pour aller photographier quelques sabres d'argent qui se trouvent à 5 mn sur le petit sentier derrière la barrière jouxtant le parking. Nous reprenons l'ascension cette fois ci sans guide. De là haut, le temps est si clair que nous pouvons voir le nord verdoyant de Big Island et une île tout à fait en arrière plan (on apprendra par la suite qu'il s'agit de Maui et du sommet de l'Haleakala). Même si nous n'avons pas pu voir le coucher du soleil c'est très satisfait de notre deuxième virée que nous regagnons la vallée. Le matin, nous avions appris au petit dej que la lave du Kilauea avait recommencé à couler, que ça coutait 100 dollars par parsonne pour aller la voir en marchant jusqu'à l'écoulement mais qu'elle était aussi visible gratuitement des hauteurs de Kalapana. Comme nous avions prévu la visite du triangle Kea'a-Kapoho-Kalapana nous la mettons au programme ( triangle = route 130 puis 132, puis 137 et reprendre la 130 après Kalapana pour remonter vers Pahoa). Arrêt au Lava Tree state park : c'est une petite boucle (0,7 miles) on marche au milieu de troncs d'arbre moulés dans la lave dans un cadre verdoyant très calme permettant des photos insolites. Deuxième arrêt pour une baignade dans la piscine naturelle de l'AHALANUI County park (eau de mer poissonneuse chauffée par l'activité volcanique) juste à côté d'un océan démonté et enfin nous sommes allés jusqu'au village détruit et reconstruit de Kalapana par une superbe petite route qui serpente le long de l'océan (végetation luxuriante, tunnels d'arbres). Arrivés au bout de la route nous avons marché jusqu'à l'océan à travers une coulée de lave balisée. Après être retourné au village, nous avons repris la route, montés sur la colline et attendu la nuit pour pour voir de très loin les minuscules points rouges de la lave (le parking se trouve à la fin de la route 130 ensuite on marche une dizaine de mn à travers les champs de lave (prendre lampe de poche) pour arriver au point final autorisé par les rangers lorsqu'on n'est pas accompagné d'un guide. J7 Le nord de l'ile Nous avons choisi de retourner dormir à Kailua Kona pour notre dernière nuit afin d'être près de l'aéroport le jour du départ et par là avoir vraiment tout notre temps pour visiter le Nord de Big Island en passant par la côte Est HALE MALUHIA COUNTRY INN à KAILUA KONA (1 nuit) 95,03 $ TTC (nous aurions payé 10 $ de moins si nous étions restés plus d'une nuit) - Ce b&b est niché dans la verdure un peu sur les hauteurs de Kona. Il est fait de plusieurs pavillons de bois. Notre chambre (MAILE) était petite et propre et nous avons été surpris de trouver une boîte de chocolat aux noix de macadamia sur notre lit en signe d'accueil. Nous avons pu profiter d'un jaccuzzi bien chaud. Le matin est un moment génial où tout le monde se retrouve dans la cuisine pour préparer le petit dejeuner de son choix super copieux (entre autre oeufs, jambon, saucisses, champignons, oignons, fruits, céréales, pains). Sans oublier la pâte qui nous attend pour préparer de délicieuses gaufres que nous allons déguster tous ensemble sous la grande terrasse à côté des petits oiseaux. Le personnel est adorable et le prix defie toute concurrence.
En quittant Hilo pour remonter vers le Nord nous avons traversé Banyan drive avec ses immenses arbres et les plaques d'identification des hommes célèbres qui les ont plantés puis nous nous sommes arrétés aux Rainbow Falls et aux Boiling Pots . Malheureusement le temps était gris et les sites pas bien mis en valeur (trop d'une végétation dense qui empêche de faire de belles photos alors qu'une simple taille suffirait à dégager l'endroit et avoir un meilleur point de vue ). Nous avons continué par les 7 kms de la Pepeekeo Scenic drive (magnifique petite route parallèle à la Highway 19 à ne pas manquer : cascade, falaises, lave ). Volontairement nous ne nous sommes pas arrêtés aux Akaka Falls. Arrêt photos à la Waipio Valley lookout puis traversée de la verdoyante région de Waimea avec ses immenses ranchs et ses troupeaux. Comme le temps s'était remis au beau nous avons pu faire de nouvelles photos du sommet du Mauna Kea depuis la route 190 que nous avions pris pour rejoindre Kona. Installation au gite et repas en ville (sur les conseils de notre hôte) au Big Island Grill (super rapport qualité prix , nourriture excellente et fraiche, parking gratuit devant le resto)
MAUI : Départ de Big Island à 13h12- arrivée à Maui à 13h43 pour 5 nuits
5 jours de location d'une berline compacte pour 240 euros, 49 $ d'essence (625 kms parcourus)
J8 Transfert vers Maui, puis Paia et Iao Valley
OLD WAILUKU INN à WAILUKU (2 nuits) : 198 $ ttc la nuit Superbe maison coloniale (1924) magnifiquement restaurée très bien placée pour rayonner. Les petits dejeuners sont exceptionnels pris en commun autout d'une grande table pour partager un moment de convivialité avec les voyageurs et la maitresse de maison et ses conseils avisés et dans cette pièce se trouve café, jus de fruits, chips, soda, fruits secs à disposition gratuitement à dispo sur place pour calmer les petites faims. La chambre est très grande, jolie, la literie super confortable (nous étions dans la Plumeria), il y a une cafetière electrique et du thé , et la salle de bain a une douche à l'italienne multi jets d'où on ne sortirait plus (super après la rando !!). Ils prêtent aussi des glacières Notre heure d'arrivée sur l'ile et la proximité du gite nous a permis, après notre installation, de monter jusqu'à L'Iao Valley pour faire des photos (courte marche tranquille sur un bon chemin pour arriver au pied de l'aiguille ) puis de partir sur Paia pour visiter la ville (très agréable et depaysante) et voir Hookipa beach et ses surfers. Belle vue sur le sommet de l'Haleakala Excellent repas mexicain (que nous n'avons pas reussi à terminer tant il était copieux) pour 50$ pour 2 au Café Mambo après avoir fait nos courses pour la rando du lendemain dans une grande épicerie de la même rue. J9 Halehakala Après le petit dej servi à 8h nous partons pour le sommet de l'Haleakala (direction aéroport puis route 37, 377 et enfin 378). Contrairement au Kilauea, on ne trouve ni nourriture ni boissons à acheter. 10$ par vehicule seront demandés à l'entrée du park (garder le ticket car il est valable plusieurs jours et servira pour visiter les Ohe'o Gulch (7 sacred pools) à Kipahulu (à l'extrémité sud de la route de Hana) La Crater road est sinueuse mais en excellent état (pas besoin de 4x4). A son début On y trouve des bovins qui se promènent librement (ranchs et pâturages) puis les forêts et les prés disparaissent pour laisser place à des arbustes bas et enfin et on entre dans le minéral. Attention aux vélos qui descendent la route à fond !!! Arrêt au premier visitor center où nous avons vu nos premières nénés (oie sauvage) . Quelques parkings sont prévus le long de la route pour des arrêts photos. Au sommet (3055 m): on trouve un parking, des télescopes et une salle circulaire avec vue à 360°sur Maui et le cratère. Comme le temps est très beau on peut voir BI à l'horizon et photographier les sommets du Mauna Kea et du Mauna Loa. Pour ceux qui ne marchent pas beaucoup, possibilité de monter en une dizaine de minutes sur l'éperon rocheux qui domine le 2 ème visitor's center pour avoir une très belle vue sur le cratère Partis pour faire une belle portion des Slindings Sands nous demandons à un ranger du 2 ème visitor's center le temps approximatif de marche pour descendre dans le cratère et marcher jusqu'à l'endroit où la boucle remonte vers l'Halemau'u trail . Sa réponse (minimum 2 heures pour y aller et 4 heures pour le retour) et l'heure tardive (le petit dejeuner était servi à 8 h) nous incite à changer notre programme et se contenter d'aller jusqu'au petit cratère du Ka Lu'u o Ka'o'o et d'en faire le tour. La rando commence en prenant le sentier des Slindings Sand, avec 8 km de marche aller-retour et un denivelé négatif d'environ 500m. c'est d'abord une longue descente sur une piste de sable volcanique avec quelques rochers à contourner puis à désescalader (sans grande difficulté) dans un magnifique désert aride puis on remonte légèrement pour arriver au cône de scories multicolore avec une dominance de tons rouges. On se trouve alors au milieu d'un paysage lunaire aride avec des vues à couper le souffle aussi loin que se porte le regard avec pour seule végétation la présence ponctuelle de sabre d'argent et de quelques arbustes maigrichons. Les quelques petits nuages blancs présents sur certains sommets ajoutent encore de la magie au moment. Le tour du cône est un peu glissant (chaussures de rando obligatoires) mais sans problème majeur si vous n'étes pas sujet au vertige car la crête est étroite et pentue par endroit . Retour par le même chemin avec 500m de denivelé positif. Nous aurons mis 5 h pour faire l'aller retour en prenant notre temps pour admirer et photographier toutes ces merveilles. J10 Tour de Maui pour rejoindre Lahaina en passant par la route de Hana Plutôt que de faire demi tour à la fin de la route de Hana on a choisi de continuer en passant par le Sud pour rejoindre notre hébergement de Lahaina. C'est avec un temps maussade qu'on décolle de Wailuku pour parcourir la route de Hana mais après un gros orage alors que nous arrivons au parking des Twin falls (nous ne sortirons pas de la voiture )le temps se remet au beau pour le restant de la journée. Ne vous précipitez pas pour acheter des fruits et du pain banane au premier marchand car il y en a tout le long de la route. Magnifique route de Hana avec ses cascades, ses petits ponts à voie unique, ses virages (j'avais avalé un anti nauséeux avant de partir pour ne pas être incommodée), ses falaises et ses plages, ses arbres peints (en perdant de grandslambeaux d'écorces ces arbres que l'on trouve au commencement de la route de Hana laissent voir une palette de couleurs dont certaines sont franchement fluo), sa végétation luxuriante (forêt de bambous). Il faut absolument faire un petit détour par la superbe péninsule de Keanae (petite église sous les palmiers et roches noires) La ville de Hana passée on continue vers le Sud. A quelques kms des cascades des Seven Pools d'Oheo Gulch (penser à garder le ticket d'accès au parc si vous n'avez pas encore été sur l'Haleakala), la végétation tropicale disparait et la route carrossable se tranforme pour une quinzaine de kms en une piste pavée étroite et sinueuse, d'abord à flanc de falaise, pleine d'ornières et de nids de poule. Nous roulons pendant de nombreux kms sur les contreforts du volcan dans un paysage minéral désertique aride et sec avec quelques très belles vues sur l'ocean (Piilani HWY). Puis la végétation revient (Kula HWY) en rattrappant la route 37 qui nous ramène à Kahului. Nous ne regrettons pas d'avoir fait cette boucle qui nous a fait découvrir le sud de l'ile mais il ne faut vraiment l'emprunter que par beau temps. En fin d'après midi arrivée à Lahaina
MAKAI INN à LAHAINA (3 nuits) 160 $ ttc par nuit (vue mer) Lorsqu'on arrive au Makai Inn on est d'abord enchanté par l'accueil de Suzie, ensuite en entrant dans l'appartement (une petite chambre, une petite cuisine complètement équipée où on peut se faire à manger avec frigo, congélateur, cafetière, un salon avec canapé et livres avec de vieilles photos d'Hawaii, serviettes de plages et nécessaire dans la salle de bain) ) on est surpris par l'aspect vieillot (surtout après le confort de notre gite précédent) mais rapidement à bien y réfléchir on se dit qu'on fait un bon en arrière et qu'on se retrouve dans le Hawaii tel qu'il devait être il y a une cinquantaine d'année (pas de TV, une déco kitch). Ensuite on ouvre la porte fenêtre pour aller sur le balcon et on se retrouve à quelques mètres de la mer en surplomb d'un magnifique jardin plein de fleurs et d'oiseaux, bercé par le bruit des vagues contre le petit mur qui nous sépare de l'océan. Bien sûr, il y a bien un peu de poussière sur les lattes de l'armoire mais l'endroit est assez loin de l'agitation de Lahaina pour être très tranquille tout en étant suffisamment prêt, la literie est confortable, il y a un grand parking pour garer sa voiture, un ordinateur dans le couloir à disposition des clients, la wi fi dans la chambre et Suzie est vraiment un amour. Et que dire des couchers de soleil et des tortues qu'on voit nager depuis notre balcon !!!! Si vous cherchez le luxe n'y allez pas, si vous voulez le calme, l'authenticité et la gentillesse, n'hésitez pas.
J11 Plongée et Snuba sur le Pride of Maui (matin), plage et visite Lahaina Nous avions réussi à trouver et à réserver par internet un bateau qui accueille en même temps les plongeurs et les non plongeurs. C'est le "Pride of Maui" basé au port de Maalaea. Nous avons choisi l'excursion du matin (7h30-13h) avec petit déjeuner, déjeuner à bord et boissons à volonté . André a fait 2 plongées bouteille et moi qui fait ordinairement du snorkeling j'ai essayé la plongée snuba qui est une association de plongée en apnée et de plongée sous marine ( 2 personnes avec masque, tuba, poids, palmes et un embout relié par un tuyau de quelques mètres à un réservoir d'air attaché sur un petit radeau qui reste à la surface de l'eau). Il y a un plongeur du bateau en rescue en cas de soucis. Un arrêt se fait au cratère de Molokini et un deuxième à un spot avec de nombreuses tortues. Nous avons payé pour nous deux 255 euros . J'ai adoré !!!! Après cette super matinée, au lieu d'aller voir les plages du Sud nous avons opté pour une petite sieste (le bateau ça fatigue !!!)à l'ombre des arbres de l'HanaKaoo beach park avant d'aller visiter la ville de Lahaina (coucher de soleil sur le front de mer, gigantesque vieux banyan de 1873 occupant toute une place, vieille prison, temple ). Excellent repas mexicain au Famous Dave dans le centre de Lahaina J12 Le Nord et repas au Old Lahaina Luau Journée consacrée à la côte nord de l'ile. Succession de jolies plages difficiles d'accès à cause des nombreux hôtels dont la plupart dépendent. Nous sommes restés un bon moment à faire du snorkeling dans la sublime baie d'Honolua après une courte marche d'approche ( 2 petits parkings, 2 points d'accès et un petit quart d'heure de marche ) . Le rivage est fait de rochers mais les coraux sont très beaux et la faune variée et riche. Retour à la voiture pour aller voir le souffleur de Nakalele point. Belles photos des falaises rouges à prendre entre la baie d'Honolua et le souffleur. Le parking (aucune indication) se trouve entre les marqueurs 38 et 39. La descente n'est pas très aisée (chaussures fermées recommandées) et il n'y a aucun balisage. On arrive d'abord à un premier petit souffleur puis en continuant sur la droite à travers la lave on découvre le 2ème nettement plus imposant. Attention danger de noyade si on s'approche trop près de l'évent. Retour par la même route et détour jusqu'à Lahaina pour acheter quelques cadeaux . Nous avions réservé par internet 2 repas au Old Lahaina Luau (204 dollars pour 2). Le gite se trouvant à proximité nous y sommes allés à pieds (rendez vous à 17h45). Lors de la réservation on nous avait demandé de choisir entre être assis sur des coussins par terre très près de la scène ou sur des chaises ( tables de 8 personnes). Nous avions choisi cette deuxième option en demandant à être le plus près possible des danseurs pour pouvoir apprécier le spectacle et nous avons été placés aux premières places de la première table (les dernières tables étant relativement loin de la scène). Nous avons été accueillis avec un collier d'orchidées. Avant le repas (copieux et très bon avec boissons à volonté ) on a pu se promener parmi des artisans qui exposaient et vendaient leurs réalisations tout en nous montrant leur savoir faire dans un magnifique jardin tropical en bordure de mer. Le personnel est charmant. Le spectacle est un spectacle traditionnel avec de bons danseurs, de la bonne musique et de beaux costumes et il se termine vers 20h45. Seul bémol : s'il fait beau vous aurez un magnifique coucher de soleil sur la mer par contre s'il venait à pleuvoir, comme les tables sont en plein air, manger sous la pluie ne doit pas être très agréable
KAUAI: départ de Maui à 14h10, arrivée à Kauai à 16h31 pour 6 nuits ( 50 mn de transit à Honolulu) 6 jours de location d'une berline compacte pour 239 euros et 45 $ d'essence (nous avons parcouru 708 kms)
. J13 Transfert vers Kauai et installation au B&B
KAUAI BANYAN INN à LAWAI (4 nuits) pour 183$75 par nuit (vu mer et montagne) L'endroit est isolé et calme mais facile d'accès dans un beau jardin tropical à quelques kms de Poipu.Idéalement placé pour rayonne. La vue est superbe du grand balcon donnant à la fois sur la mer à l'horizon et sur les pointes acérées de la montagne ( levers de soleil) La cuisine jouxte la chambre spacieuse et confortable (nous étions dans la suite ULU )et on y trouve le nécessaire pour cuisiner et réchauffer. Le refrigérateur contient des fruits et de quoi se préparer plusieurs petits déjeuners complets et il y a une corbeille remplie de muffins, de friandises, de flocons d'avoine et même de nouilles chinoises.Les serviettes de plage sont fournies et le jaccuzzi sous abri est au top pour une relaxation même en cas de pluie. Lorna est très sympa et nous donne de multiples conseils pour les visites et les restaurants.
Comme nous avions rendez vous pour le survol de Kauai en hélico le lendemain matin nous avons cherché leur bureau de Harbor Mall avant de rejoindre le gite puis après notre installation, sur les conseils de Lorna nous sommes partis au centre commercial de Kukui'ula village (prendre Kalanikaumaka Road ) manger de succulentes crevettes au Savage Shrimp (celles à l'ail sont à tomber !!!) J 14 Survol de Kauai en hélico, un peu du Nord Ouest et un peu du Nord Est Avant de rejoindre notre RV de 10h45 nous sommes allés photographier le Spouting Horn (souffleur) et réserver les plongées d'André pour le lendemain matin (Poipu) . Nous avions réservé par internet le "private tour" avec Mauna Loa helicoptères (départ à Lihue) . C'est un gros budget (500 dollars pour nous deux) mais c'est fabuleux. Comme l'hélico est petit on se faufile tout près des parois et des chutes d'eau. Nous sommes seuls avec le pilote (3 passagers maximum alors que certaines compagnies ont 4 sièges à l'arrière) donc nous sommes sûrs de profiter de la vue au maximum surtout que nous avions opté pour l'hélico sans porte. Moi qui ai la trouille en avion je ne me suis jamais sentie en insécurité. C'est avec un temps magnifique que nous avons survolé Kauai, les aiguilles de Napali Coast et Waimea Canyon pendant plus d'une heure. Après être retourné grignoter au gite nous avons visité la jolie petite ville de Koloa Old Town (ancienne usine sucrière, vieille ville, magnifique tunnel d'arbres) et pris la route vers le Nord ouest. La pluie qui avait commencé à tomber lorsque nous étions sur le Swinging Bridge d'Hanapepe (vieux pont tremblant en bois) se transforme bientôt en déluge et nous oblige à rebrousser chemin. Elle cesse en remontant vers le Nord Est et on en profite pour retourner jusqu'à Lihue pour photographier la rivière Wailua depuis les chutes d'eau et faire du snorkelling au Lydgate Park (la mer étant démontée à l'exterieur de la retenue d'eau empierrée c'est là que je me suis baignée mais je n'ai pas vu l'ombre d'un poisson !!!). Repas au gite car il pleuvait et nous n'avons pas voulu ressortir. J15 Plongée et snorkeling André a plongé avec les moniteurs du Seasport divers de Poipu (175$ ttc pour deux plongées d'un bateau à deux endroits differents). Personnel très sympa, bon matériel. Pendant qu'il plongeait, je suis retournée à pied au Spouting Horn (16 kms aller retour) et sur le chemin du retour arrêt à la petite plage de Lawai beach pour du snorkeling (quelques poissons). Retour au gite pour grignoter puis snorkeling à la jolie plage de Poipu. Nombreux et beaux poissons mais un peu ternes à cause du ciel couvert. Grosse averse suivie d'un coucher de soleil aux couleurs magnifiques (nuages). Malheureusement aucun endroit à découvert pour le photographier . Hamburgers (très bons) chez Bubba (au même centre commercial que Savage Shrimp) J16 Waimea canyon En avançant sur la HWY 50 on peut voir que la terre chargée en oxyde de fer se dépose partout rougit tout (route, arbres, ponts, poteaux). On a grimpé vers le canyon par la très carrossable Waimea Canyon drive (HWY55o) plus étroite et accidentée mais avec des paysages sublimes (ne pas manquer sur la gauche un petit ruisseau qui serpente à travers les roches et le sable rouges ). Arrêt au Waimea lookout puis après le Puu hina hina lookout, entrée dans le Kokee state park jusqu'au Kalalau valley lookout (commencer le Pihea trail sur quelques centaines de mètres pour avoir de meilleures photos). Arrêt pique nique au Kokee museeum Camp ground avec nos amis les coqs de Kauai et visite du petit musée. Redescente par la Kokee Road (HWY 552) puis HWY 50 pour aller jusqu'au Polihale state park et sa magnifique et immense plage de sable blanc ( baignade dangereuse) avec vue sur les premières falaises du sud de Napali coast (tout à fait à l'extrémité de la route 50 puis très longue piste non carrossable, mauvaise mais praticable) Retour à Poipu pour faire des photos du coucher du soleil (moins beau que celui que nous avions loupé la veille) et se régaler une dernière fois avec les crevettes de Savage Shrimp J17 Le Nord. Départ sous le soleil pour nos deux dernières nuits au nord. Nouvel arrêt à Wailua falls que nous avions vu sous un ciel nuageux et Opaeha's Falls. Une nouvelle fois nous trouvons que la végétation empêche de jouir pleinement du spectacle des chutes. Traversée de la jolie petite ville de Kapaa ( maisons anciennes en bordure de route ). Nous n'avons pas visité le phare de Kilauea au bout de la péninsule car il était en pleine réfection et couvert de bâches et d'échafaudages. Nous nous sommes contentés de le photographier du parking ainsi que les colonies d'oiseaux. Mignonne petite église en pierre de lave à Kilauea. Belles plages (Anini beach, Kilihiway Bay ). Quelques arbres au troncs colorés pas facile à trouver (route piétonnière en bordure du golf) à Princeville. Arrêt photo au Hanalei Valley Lookout qui donne une vue plongeante sur la verdure des champs de tarots avec en toile de fond les collines accidentées. Traversée d'Hanalei pour accéder au gite par une jolie petite route étroite avec une succession de superbes plages avec d'énormes vagues (double pont à voie unique et multiples petits ponts en pierre). Nous avions prévu d'aller jusqu'à Kee beach pour repérer le départ de la rando et y faire du snorkeling avant de rejoindre le gite. Malheureusement impossible de se garer d'autant que les sauveteurs surveillant la plage interdisent le snorkelling à cause des courants et des rouleaux. Cette interdiction durera pendant les deux jours de notre séjour . Installation au gite puis baignade dans les rouleaux d'une jolie plage du centre ville d'Hanalei. Nous y retrouvons un Bubba pour y manger nos derniers hamburgers americains.
HALE HO'O MAHA à HANALEI (2 nuits) : 198 $ la nuit TTC Ce qui surprend en arrivant c'est de voir cette immense batisse perchée sur pilotis (il y a un monte charge pour les bagages). La maison est très aérée et magnifiquement meublée et tout est fait pour qu'on s'y sente à l'aise (ordinateur à dispo, frigo, livres ) avec le dynamisme et le sourire de Kirby et le coeur d'or de Toby sous un premier aspect un peu bougon. Notre chambre (Mango) est grande et le balcon s'ouvre sur la montagne et la végétation luxuriante (jeu d'echec, pantoufles, peignoirs, douche italienne). On se retrouve tous ensemble chaque matin pour prendre un excellent et super copieux petit déjeuner préparé et servi par Toby autour d'une table joliement décorée pour partager notre expérience avec les autres voyageurs. Elle est idéalement située pour le départ de la rando du Napali Coast et à courte distance en voiture d'Hanalei et nous avons grandement apprécié la chaleur du jaccuzzi après notre rando arrosée.
J 19 Rando Napali coast Après un copieux petit déjeuner nous démarrons notre rando.Il faut partir tôt car les deux parkings sont très petits et il y a des interdictions de se garer partout. II n'y a pas besoin de permis pour aller de la plage de Ke'e beach (départ des randos ) jusqu''à Hanakapi'ai beach (2 miles) et on peut aussi prolonger sans permis jusqu'à Hanakapi'ai falls (la cascade) en faisant 2 miles supplémentaires . Par contre au delà il faudra un permis . C'est une rando très sympa avec de superbes vues sur les falaises et la montée vers les chutes est très agréable (bambous ) sans vraiment de difficultés majeures (environ 13 km aller-retour) si on a l'habitude de marcher et il faut être bien chaussé car le terrain devient très rapidement glissant. Par contre pour aller à la cascade il n'y a pas de balisage. On ne risque pas de se perdre car on longe la rivière mais comme on doit parfois la traverser à gué c'est pas toujours évident de savoir où passer. Partis avec un soleil voilé, la pluie a commencé à tomber en début de rando. D'abord quelques gouttes avec des percées de soleil jusqu'à la plage où il est très dangereux de se baigner (un panneau en bordure du chemin nous rappelle d'ailleurs le nombre d'imprudents qui y ont perdu la vie) puis les averses sont devenues beaucoup plus denses et le terrain s'est vite transformé en une vraie patinoire à cause de la boue collante. L'eau boueuse de la dernière pluie sur le chemin vers la cascade est devenue d'énormes flaques. Au début j'ai essayé de marcher sur les pierres dans les passages à gué de la rivière mais la boue sous les chaussures de rando et les rochers glissants m'ont très vite contrainte à traverser carrement dans l'eau. Nous ne nous sommes pas attardés à la cascade à cause de la pluie. Retour par le même chemin sous une succession de bonnes averses.A l'arrivée, lavage des chaussures à grande eau au robinet prévu pour ça au parking de Kee beach. Nous avons marché pendant presque 7 heures. Nous étions fatigués mais ravis de notre journée Si c'était à refaire je ferai d'abord le nord afin de laisser aux chaussures de rando le temps de sécher car on reprenait l'avion pour Paris le lendemain et n'étant pas sèches on les a mis dans le sac cabine. Excellent repas de pâtes au fruits de mer et une énorme glace pour un prix plus que raisonnable au Kalypso (centre d'Hanalei) J20 retour à Lihue pour prendre l'avion à 20h40
Nous avons adoré Hawai où nous avons vu des paysages sublimes et variés. Les gens que nous avons rencontré ont tous été hyper gentils, acceuillants et très indulgents pour mon abominable anglais. Merci d'avoir eu la patience de lire tout mon récit qui j'espère pourra vous aider à organiser le vôtre. Si vous avez des questions précises n'hesitez pas à m'envoyer un post Marcalamar 🙂
Red Rocks 2012 English translation pending
Nous y revoilà ! A croire qu’on ne peut plus s’en passer… Quand j’annonce à mes collègues que nous repartons dans l’ouest américain, la réponse est « encore ?!!! » Sous-entendu : le monde est si vaste alors pourquoi ne pas aller voir ailleurs…
La réponse tient en peu de mots : nous nous sentons si bien là-bas. Nous adorons la rando et la photo. Passionnés de paysages désertiques et reds rocks, nous apprécions aussi le bon accueil et la facilité de voyager dans ces contrées. Le wilderness permet de pimenter à sa juste mesure notre goût de l’évasion sans exagération. Clairement, nous ne sommes pas faits pour les voyages extrêmes et l’aventure en terrain « non civilisé ». C���est pourquoi l’Amérique correspond si bien à nos envies. De plus nous y avons pris nos « habitudes » ce qui calme volontiers mon côté un peu anxieux.
Nous sommes 2 au départ cette année encore pour 19 jours (dont 3 de voyage) du 22 septembre au 10 octobre. Je n’ai rien réservé en dehors de la première et de la dernière nuit, nous laissant champ libre pour adapter notre idée de circuit selon la météo et nos envies. Malgré tout, il y a encore beaucoup de touristes à cette période et nous aurons parfois du mal à nous loger.
Samedi 22 septembre :
Tout est prêt. Nous laissons l’appartement aux 2 garçons. C’est l’aventure aussi pour eux car ils resteront seuls pendant notre absence sous la supervision plus théorique que pratique des grands-parents et de fréquents mails de notre part. Tout va bien et quand nous rentrons, la maison n’a pas brûlé et même le ménage est raisonnablement fait. Ils nous souhaitent de bien nous amuser pendant qu’eux travailleront dur ! Le monde à l’envers…
L’avion est fin prêt et tout se déroule on ne peut mieux. La pause de 1h40 à NYC est parfaite : ni trop, ni trop peu. Le vol transatlantique est correct et mais le vol intérieur manque un peu de classe. Films payants et cacahouètes en guise de repas. Nous arrivons à Las Vegas.
L’étape habituellement redoutée de la location de voiture s’annonce : tout un poème comme d’habitude. J’ai loué un SUV STANDARD chez Dollar par l’intermédiaire de FTI sur le site de Voituredelocation .fr On nous amène une Ford d’office. Je la refuse au premier coup d’œil : on dirait une tondeuse à gazon et j’ai besoin d’un modèle High clearance (haut sur pattes…). La préposée s’énerve car elle n’a que 2 véhicules dans la catégorie. Nous partons voir les autres modèles dans la catégorie inférieure. Elle finit par faire venir le second modèle : une Jeep Grand Cherokee marquée 4x4. Elle est plus haute et les sièges à l’arrière s’abaissent parfaitement à l’horizontale ce qui convient à nos plans. Il y a une vraie roue de secours et les pneus sont corrects même si je regrette la Jeep Wrangler de l’an dernier qui avait de vrais pneus tout terrain. Au moment de partir : un doute me prend. Je cherche désespérément les boutons de passage en 4x4 car il n’y a pas de second levier de vitesse. La fatigue aidant, un gars m’embobine en me montrant qu’en position Drive on accède à 4 vitesses qui seraient sensées être le mode 4x4. De toute façon, c’est ça ou choisir une midsize pour le même tarif et en plus on avait rien vu de sympa. Nous repartons avec.
Dernière étape : on a choisi de prendre une chambre économique mais correcte au Microtel pas très loin de l’aéroport. Cool… Sauf quand le GPS bugue et ne se met pas en marche, qu’il fait nuit, que nous sommes épuisés, que l’hôtel en question est dans une minirue dont tout le monde a entendu parler mais personne ne sait précisément où elle est. Une heure plus tard, à bout de force et juste avant de rendre l’âme, le GPS montre enfin un peu de coopération. Sauf que la rue est en travaux. C’est reparti pour 1/2h de « tourne en rond ». Bref quand nous arrivons à notre chambre, c’est le moral dans les genoux, et les genoux sur la moquette, humiliés par tant de difficultés pour si peu de choses ! Demain est un autre jour…
Dimanche 23 septembre :
Après le petit déjeuner un peu light de l’hôtel mais revigorant sur un coin de banquette, départ pour le Walmart habituel. En plus de l’habituelle glacière et autre courses de début de voyage, nous cherchons tout le nécessaire pour utiliser, éventuellement, le coffre du véhicule comme chambre d’hôtel. Nous n’avions pas pris de matelas autogonflants avant de partir, rebutés par leur prix et la place qu’ils occupent dans une valise. Soudain en tête de gondole, j’aperçois des matelas dans une drôle de matière, taille matrimoniale. C’est parfait car suffisamment fin pour s’adapter aux formes de la voiture. Nous en prenons 2 à 12$ pièce et ils s’avèreront parfaits, étonnamment confortables à l’usage. 2 sacs de couchages à 16 $ pièce pour nuits entre 40 à 60° F et une grande couverture en polaire à 17$ pour compléter, et surtout pour cacher les bagages. Bref pour 73$, le prix d’une nuit en motel, nous avons de quoi dormir dans le véhicule et faire des économies. Ce sera une première…
En route pour la région de Page où nous avons RDV avec 2 membres du forum pour faire Alstrom Point. Un léger cafouillage et nous nous retrouvons sur place au premier point de vue. Il fait gris, il a même plu un peu.



Cela nous a permis de repérer le trajet. Nous restons peu de temps sur place. Après ce sympathique moment partagé, ils repartent pour de nouvelles aventures tandis que nous regagnons Kanab, avec la ferme intention de participer à la loterie de The Wave. Nous avions prévu d’inaugurer le véhicule version « night » mais le temps trop incertain a eu raison de nous. Au moins pourrons-nous nous lever un peu plus tard demain. Une chose est sûre : nous referons Alstrom Point au soleil ! A Kanab nous aménageons dans un petit motel : le Red Rock Inn, économique mais très spartiate. (aucune allusion à notre forumer bien connu…). Dîner au Nadra’s mais ce n’est plus aussi bien que l’an passé.
Lundi 24/09 :
Nous voilà fin prêts pour la loterie de The Wave. Nous avons bien préparé notre projet pour cette éventuelle 3ème visite dans ce lieu mythique et fantastique. Mais, rien qu’à regarder les voitures sur le parking, nous commençons à déchanter. Au top départ, nous sommes environ 80 et 36 boules sont lancées. Raté ! mais le plaisir d’un japonais qui hurle de joie en expliquant qu’aujourd’hui, c’est sa 10ème tentative, et les pleurs de joie de 2 jeunes italiens diminuent notre peine. Il faut savoir partager. Nous l’avons déjà vue 2 fois nous… Entretemps, une idée m’est venue : Et si nous faisions la loterie pour CBS. Nous n’avions pas vu la partie de Paw Hole avec le guide en 2009. D’ailleurs, nous pourrions dormir sur place pour commencer tôt le matin. Mon mari est absolument pour. Je discute avec le ranger en lui traduisant et effectivement, il me dit que c’est possible et nous propose même 2 permis pour aujourd’hui même car il reste de la place. Ouhaou ! Pourquoi pas ? D’après eux, des orages sont prévus mais pour le soir seulement et qui sait d’ailleurs, si les heureux gagnants pourront se rendre sur le parking du départ du trail demain… Par contre, l’accès à partir de Lone Tree est vraiment difficile avec un chemin de sable profond par endroit. Nous partons donc et décidons de faire à pied la portion en question.

Nous débutons sous un soleil de plomb mais plus nous avançons plus le temps se couvre et nous arriverons sur les lieux sous les nuages. Nous y restons environ 2 ou 3 heures et il resterait bien encore une partie à visiter mais les nuages menacent et la pluie commence à tomber. Nous repartons en hâte au véhicule. Tout cela pour rien, car finalement il s’arrête rapidement de pleuvoir.







C’est en regardant après des photos prises par Philippe (alias Sedonax sur le forum), que j’ai l’impression d’avoir manqué les plus belles striures. Mais nous sommes quand même ravis de la ballade et de cette première dose de red rocks. Le temps reste trop incertain pour une première nuit dans la voiture. Nous nous installons donc au Royal Inn Motel cette fois qui s’avèrera correct pour la nuit. Effectivement, l’idée c’est de tenter une autre fois la loterie. En attendant, nous retournons au Nadra’s qui reste correct pour un prix sympa.
Mardi 25/09
Après un excellent petit déjeuner (c’est toujours ce que je dis quand il y a une machine à wafles !) et pleins d’espoir pour cette seconde tentative, nous profitons de l’humour de nos 2 rangers qui préparent la loterie. La petite salle se remplit rapidement. Gloups ! Nous sommes 96 et il y a 42 boules. Le ranger s’amuse et en rajoute une 43ème sensée annuler toutes les autres si elle est tirée. Le plus amusant, c’est qu’effectivement, la première sortante est la n° 43 ! Hier, j’avais la n° 19 qui sort aujourd’hui mais hélas, aujourd’hui j’ai le 3 qui ne sort pas… Bon il ne reste plus qu’à organiser notre journée déjà bien entamée mais enfin ensoleillée. Je suggère de refaire ce que nous avions raté l’an dernier : Stud Horse Point. Après quelques difficultés et un petit détour mais avec l’aide du Gps de rando que nous commençons à apprécier un peu plus, nous arrivons sur place. J’aime beaucoup le coin et les nuages permettent de prendre des photos sympas.


Ensuite, l’après-midi est idéale pour enfin réaliser Alstrom Point sous le soleil. Nous refaisons la piste et admirons les Smoky Montains. Je suis enfin un peu rassurrée pour la voiture car Philippe à qui j’ai fait part de mes doutes me confirme 2 choses : que les 4 marches accessibles en positions Drive sont un genre de boîte manuelle à utiliser pour les montées ou descentes et n’ont rien à voir avec le mode 4x4 mais par ailleurs que si la mention 4x4 apparaît bien sur la voiture (ce qui est le cas), c’est qu’elle est au moins AWD. Donc elle gère seule la fonction roues motrices (même sans aucun bouton) et c’est mieux que 2WD. D’ailleurs, je suis assez à l’aise sur piste ce qui me confirme le bien fondé des renseignements.



Puis c’est le premier point de vue et l’arrivée sur la première difficulté rocheuse. Nous laissons tomber après une première timide tentative. De toute façon, nous sommes là pour marcher aussi, donc nous parcourons le reste de la piste pour atteindre le promontoire principal. Heureusement que nous avons beaucoup d’eau vu la chaleur qu’il fait. Nous mettrons environ ¾ d’heure pour atteindre la magnifique vue sur ce merveilleux lac Powell.



Panorama de 2 photos

L’idée au début était de rester et faire le coucher de soleil mais finalement, nous décidons de retenter la loterie une dernière fois demain matin et pour nous éviter la piste et la route de très bonne heure, nous préférons rejoindre une fois de plus Kanab. Le motel de la veille est complet. Nous commençons donc une tournée, refusons une chambre à un second étage sans ascenseur (pas envie de porter les valises), et mettrons plus d’une heure pour dénicher enfin quelque chose. Ce sera le Rodeway Inn où nous visitons la dernière chambre « fumeur » qui empeste effectivement pour des narines de non fumeur. Mais quand nous repartons, finalement on nous trouve une autre chambre dispo et qui nous convient enfin. Un pizza au Pizza Hut du coin fera l’affaire avant une nuit réparatrice.
Mercredi 26/09
Nous nous présentons pour la dernière fois à la loterie. : 87 personnes et 40 boules. J’ai la 1 mais elle ne sort pas. Snifff…
Pour nous remonter le moral, je suggère à mon mari de faire une superbe ballade repérée par hasard dans une conversation sur le forum agrémentée de photos prises par Philippe et qui m’avaient tout de suite emballée. J’ai imprimé le détail de ses conseils ainsi que les éléments retrouvés sur le site de Joe Braun (Citrusmilo.com) avec notamment le point gps de White Dome. Nous nous retrouvons après le trajet depuis Kanab jusqu’à Hildale au départ de la ballade. La piste d’accès au parking nécessite vraiment un véhicule avec High Clearance et il ne faut pas espérer s’y aventurer par temps de pluie ou juste après une grosse averse. Mais là, tout va bien. Le temps de préparer les sandwiches, il est déjà 11h00 lorsque nous attaquons. Il nous faut presque une heure pour rejoindre Water canyon.


Malheureusement, il y a très peu d’eau en cette période. Ensuite nous attaquons la montée à Top Rock sur le plateau.

Puis, nous redescendons vers le wash sur la droite, déjeunons en vitesse, et recommençons à grimper sur le slickrock pour atteindre le sommet de l’autre colline.


Il n’y a plus de chemin depuis Top Rock et non seulement cela grimpe dur sous le cagnard, mais en plus ce n’est pas évident de se repérer. Je rentre donc les coordonnées de White Dome. Il reste encore 1k500 de montée en pleine chaleur. L’heure avance et le soleil se couchant plus tôt à cette période, nous avons la pression pour arriver vite sur place. Mes poumons vont exploser quand nous rejoignons enfin le sentier sableux dont parle Philippe qui nous permet de rejoindre l’objet du désir. Nous y arrivons à 3h00 et oublions vite notre fatigue devant cette merveille qui nous compense largement la déception de notre Wave manquée. Nous sommes à contrejour et souvent les nuages ne donnent pas la bonne lumière, ce que je regrette pour les photos.







Nous repartons un peu avant 4h00 et j’avoue que la descente est encore très longue et pénible. Il faut parfois mettre les mains pour s’assurer. La fatigue se fait sentir et la dernière partie dans la caillasse est interminable.
Bilan : 4h00 de montée + 2h30 de descente + le temps sur place. Nous l’avons commencée trop tard pour faire tout cela plus en douceur. C’est toutefois notre must de cette année sans aucun doute et pour tous les deux ! Je serais encore plus ravie quand Philippe m’apprendra que cette ballade va être mise au sommaire de la réédition de PTS 1 et que nous sommes donc en quelque sorte des précurseurs pour la France et l’Italie, après Laurent Martres et lui-même. C’est sympa d’innover !
En tout cas, nous sommes épuisés quand nous arrivons au véhicule. Hildale est une petite ville mormone et effectivement 2 femmes et beaucoup d’enfants très blonds s’amusent au bord de la rivière. Ils sont tous habillés de leur style inimitable « Petite maison dans la prairie » et nous croisons une fière jeune fille montant à cru un poulain. Nous saluons tout le monde. Nous sommes regardés avec méfiance mais le salut nous est rendu gentiment. Nous n’avons qu’une envie, c’est d’une bonne douche et d’un bon lit. Ce n’est donc pas encore pour ce soir, le camping. Nous partons sur Hurricane au Travelodge et dînons dans un petit resto où la serveuse servira notre commande à la table d’à côté. Les clients ne diront rien et quand nous sommes enfin servis, nous comprenons la méprise. Il n’y a plus qu’à attendre que la commande soit refaite. Je suis sur le point de dévorer le skaï du divan quand enfin arrive mon hamburger et les enchiladas au poulet de mon mari. Même pas une ristourne…
Jeudi 27/09
Puisque nous sommes à côté de Zion, autant en profiter ! Nous nous rendons au Visitor Center pour regarder les ballades et je propose un classique facile pour nos jambes courbatues de la veilles: Emerald Pools dans l’espoir de faire quelques photos sympa. Nous prenons donc le shuttle obligatoire qui nous amène à notre point de départ. Lower, Middle et Upper sont vite enchaînés et j’avoue que c’est franchement une déception. Manque d’eau, beaucoup de monde… Grosse désillusion qui nous a fait perdre pas mal de temps !


Pour la suite, nous nous dirigerons logiquement vers Bryce ou nous n’avions pu randonner pour cause de mauvais temps en 2009. Mais avant de faire la route, je propose à mon mari de rester déjeuner dans le parc, et pourquoi pas dans la partie qui nous plaît le plus : l’East entrance. Nous nous arrêtons sur un parking au hasard, prenons nos sacs à dos. Nous grimpons un peu et déjeunons enfin dans le slickrock rose que nous aimons tant.

Avant de reprendre la voiture, nous décidons de faire quelques pas supplémentaires pendant lesquels j’explique à Francesco que c’est vraiment dommage : j’ai oublié d’emmener les infos de Many Pools et j’aurais aimé faire cette ballade. Chemin faisant, nous rejoignons un wash où de nombreuses traces de pas sont visibles. Curieux, nous les suivons. Quand je tombe sur la première mini pool, mon sourcil droit se lève. A la seconde, j’ai compris. Nous avons trouvé Many Pools par hasard ! Un vrai coup de chance. Le seule dommage, c’est que c’est vraiment la mauvaise heure pour les photos avec un lumière très dure. Mais nous sommes tout de mêmes ravis et réconfortés après la désillusion de la matinée.

Nous partons ensuite pour Bryce.


En avant goût, nous passons à Mossy Cave. Toutefois, il est un peu tard et nous arrivons juste quand la chute passe dans l’ombre.

Il y a encore un peu de soleil mais l’orage gronde et les éclairs nous dissuadent de tenter l’aventure de dormir dans la voiture. Nous cherchons donc un motel proche et dans nos prix. Ce sera le Bryce Canyon Resort avec une petite cabine triste et peu agréable pour quand même 100$. Toujours mieux que les 230£ demandé par celui d’à côté. Un dîner rapide au Subway attenant complète l’affaire. Nous nous couchons tôt car nous souhaitons faire le lever de soleil sur Bryce puisque le temps ne nous autorise pas le coucher de soleil même si nous nous autorisons quelques photos.


Vendredi 28/09 :
Lever de soleil splendide avec tous les photographes au garde-à-vous . J’adore cet arbre qui semble lui-même s’être approché pour mieux admirer le spectacle.




Ensuite nous attaquons les randos sous un soleil de plus en plus chaud. Queen’s Garden nous met en appétit que nous enchaînons avec Peekaboo.

Là j’aime beaucoup moins car nous redescendons dans la forêt avec plein d’arbre et nous ne voyons plus les magnifiques hoodoos. De plus rapidement se présente une bifurcation. Le plan présente un seul trail. Nous partons donc au hasard, ainsi qu’à la bifurcation suivante, toujours sous les arbres et finissons par nous égarer. C’est un bien grand mot car nous savons où aller pour remonter sur la rime mais tout ceci nous fait perdre beaucoup de temps pour ne presque rien voir. Nous suivons un trail avec les traces de mules. l faut se boucher le nez et éviter les flaques. Nous avons donc suivi le Horse trail. Pfff… C’est vraiment nous les mules ! Nous repartons pour Tower bridge qui est déjà beaucoup plus sympathique même si à contre jour à notre arrivée. Après le pique-nique sous quelques goûtes d’eau, nous attendons plus d’une heure et un mariage pour profiter du retour du soleil et faire Navajo Loop avec grand plaisir. Je m’attendais à pire pour la remontée mais notre entraînement à White Dome nous a laissé des mollets d’acier.


Nous profitons de la fin d’après-midi pour rejoindre Escalante. Une fois de plus la question se pose : où dormir ? Voiture, motel. Mais en ville, nous ne nous voyons pas nous mettre sur un côté de route et le camping ne nous attire pas. Nous trouvons une place au Padre Motel car l’après-midi, nous avions appelé Catherine au Rainbow Country B&B, et c’était évidemment complet. Un repas encore au Subway (et oui, cette année, nous essayons de dépenser un peu moins).
Samedi 29/09 :
Cette fois, la piste nous attend. Hole In The Rock Road est enfin sous le soleil et nous commençons par Devil’s garden (orage de grêle en 2009) avec la très jolie Metate Arch. Francesco est emballé par le site très sympathique au demeurant. Nous le parcourons un bon moment et déjeunons sur place.




L’après-midi sera consacrée aux slots canyons. Le matin, nous avons anticipé en allant au Visitor Center. Zebra slot : c’est de l’eau jusqu’à la taille. Donc pas pour nous.
Après une belle marche d’approche, nous tentons donc Peek-A-Boo Gulch. Mais à l’entrée une difficulté qui nécessite de la grimpette. Les genoux ne sont guère d’accord mais les petites marches aident et nous arrivons au premier palier. Mon mari tente le second avec difficulté pour constater qu’il y a plusieurs pools. Nous n’avons guère envie de traverser vu la profondeur. Mais là, le problème c’est de redescendre… Après plusieurs tentatives et le stress arrivant vite, il est épuisé. Il tente de traverser les pools et de ressortir plus loin car nous avions cherché l’entrée et avions navigué dans les parages auparavant (oui, toujours notre fameux sens de l’orientation…) Enfin arrive quelqu’un. Il nous aide et le voilà sorti d’affaire. C’est épuisant. Nous décidons de faire Spooky Gulch. Cette fois il faut progresser comme les crabes : en biais en tenant nos affaires de côté. C’est tellement étroit que les branches des lunettes de mon mari touchent parfois. C’est donc impressionnant. Nous aurons dû faire une centaine de mètres . Je craignais de me sentir mal à l’aise dans cet espace confiné et bizarrement, ne le suis pas. Par contre mon mari lui, déjà échaudé par sa précédente mésaventure, n’apprécie pas vraiment et nous nous extirpons de là.

Petite tentative pour rejoindre Spooky Gulch par le côté le plus ouvert mais là encore il faut marcher pas mal et il y a beaucoup de vent qui soulève le sable. Nous repartons donc pour faire un morceau de Dry Fork Canyon qui est un vrai boulevard après cela. Mais la lumière n’entre plus et les photos ne rendent rien. Marche fatigante (et oui, au retour, ça grimpe…). Nous rejoignons une américaine de Salt Lake City et son fils de presque 3 ans, avec qui nous discutons avec plaisir. Evidemment, ils n’ont fait que Dry Fork et le petit est déjà épuisé avec un bon coup de soleil sur sa bonne bouille blonde aux jolis yeux bleus.
Bon, ce soir, c’est le moment où jamais ! Si nous ne dormons pas dans la voiture, ça ne sert plus à rien d’avoir acheté tout le nécessaire. Je suggère donc de nous rendre à Sunset Arch pour y passer la nuit. Nous arrivons au parking à côté du water tank qui est le début de la ballade. Toutefois il n’y a pas de sentier et le soleil est en train de se coucher.

Il est plus raisonnable de laisser tomber pour ce soir et de préparer enfin le véhicule pour la nuit. Nous avions préparé un sac avec les affaires nécessaires pour la nuit et tout le reste passe à l’avant. Les 2 matelas sont étalés et nous posons dessus les sacs de couchage et les petits oreillers. C’est très cosy et douillet. Lingettes, serviette, eau nous permettent de nous débarbouiller convenablement. Pique-nique au milieu des moustiques mais nos bracelets anti-moustiques sont efficaces. La nuit sera tout de même courte car j’écoute les moindres bruits et je trouve ce silence impressionnant. Nous sommes à des dizaines de miles sur une piste au fin fond du wilderness, seuls et cela fait un drôle d’effet. Mais nous apprécions et savons déjà que nous recommencerons si possible.

Dimanche 30/09 :
Un peu galère pour trouver l’arche. Nous nous dirigeons au Gps et le point que j’ai rentré m’amène largement au-delà de l’arche, que, très concentrés sur l’écran de la modernité, nous passons sans voir. Décidément, ça finit par devenir pathétique cette façon de multiplier les distances pour arriver au point qui nous intéresse. Bref, on repasse sous une clôture et nous y voilà enfin. D’ailleurs il y en a une autre tout près aussi. Par contre, c’est évident qu’elle était bien nommée. Sunset arch n’est pas une sunrise arch ! Il faudra bien faire avec.

Nous repartons et décidons de faire une pause à Redwell que nous espérons bien nommé. Effectivement, au départ nous hésitions avec Volcano mais il fait une chaleur terrible. Pourtant j’avais rentré toutes les données fournies par Vnoa avec qui nous communiquons depuis quelques jours, espérant nous rencontrer à l’occasion. Mais les 12 km en plein soleil à la mauvaise heure ne nous font pas envie. Pourtant nous avons fait bien plus à White Dome mais là, il fait si chaud… Donc Red well : un trail aboutit à un wash avec un canyon. C’est sympathique et nous parcourons tout cela sans but précis.

Nous rejoignons enfin la route pour Boulder : cette splendide Scenic Byway 12 développe ses magnifiques paysages sur plusieurs kilomètres enchanteurs. Nous nous arrêtons et grimpons pour profiter de ses charmes pendant un long moment.




Ensuite, nous rejoignons enfin Boulder.


Je commence à craindre vu la taille du patelin de ne pas trouver de chambre. Le premier motel est hors de prix, le second motel ne nous plaît pas. Le Troisième n’a pas le wifi mais il faudra faire avec : il s’agit du Boulder 88. La propriétaire soupire quand je demande à voir la chambre, soupire quand je dis que je reviens si cela m’intéresse, soupire quand je reviens en me disant que c’était la dernière et que j’ai bien fait, soupire en m’expliquant le fonctionnement de la serrure de la porte d’entrée. Sauf, que quand je reviens car effectivement, la serrure est plus compliquée que prévue, là elle ne soupire plus mais manque de s’étouffer de colère. Je fais ce que je peux pour apaiser son courroux. Puis nous partons faire quelques courses, prendre de l’essence et surtout passons au Burr trail Outpost pour un excellent expresso, avec wifi please ! Nous dînerons très agréablement au Burr Trail Grill renommé pour ses jolies serveuses et ses délicieuses pies.
Lundi 1/10 :
En pleine forme, nous attaquons la Burr Trail Road très jolie sous cette matinée ensoleillée. Un arrêt permet d’apprécier un rapace.



Ensuite, les gorges sont en partie à l’ombre mais c’est un plaisir pour les yeux et nous prenons tout notre temps.


Notre but : Strike Valley overlook, cet incroyable et immense pli géologique de 80km de long, dont je me fais une fête à l’avance. Effectivement, après la longue marche d’approche car nous avons laissé la voiture au 1er stationnement (juste avant l’écriteau 4x4 recommandé, mais franchement on aurait pu la faire en voiture), c’est étonnant et même Francesco reste bouche bée. Mais encore une fois, nous y sommes à 11h00, donc la mauvaise heure. Nous restons sur place presque 3h00 pour profiter du lieu, y pique-niquer et attendre que la lumière soit légèrement moins haute. Franchement, novembre, c’était un bon plan pour la lumière malgré les journées plus courtes. L’an prochain…




Panorama ou comment faire entrer 80 km sur une seule photo : panorama de 4 photos

Nous reprenons la piste jusqu’à Bullfrog Marina. J’ai le n° de téléphone mais n’ayant pas appelé, je ne sais pas si le ferry fonctionne. Effectivement, arrivés à l’entrée du Glen Canyon National Recreation Area, une jolie pancarte nous indique que le ferry est « closed ». Je demande et j’apprends que tout d’abord le ferry est « broken » puis que de toute façon nous sommes en octobre donc hors saison. Voilà qui nous oblige à reprendre la 276 et rejoindre la 95 pour traverser le lac plus haut. Cela nous prend beaucoup de temps mais nous apprécions les paysages.

Il est 19h00 passé et le soleil est sur le point de se coucher. Nous allons donc à Hite Marina et trouver un emplacement tranquille. Ce sera notre seconde nuit dans la voiture qui se déroule encore mieux que la précédente.


Mardi 2 octobre :

Nous partons assez tôt et refaisons la Mocky Dugway, cette fameuse route pleine de lacets à la vue impressionnante sur toute la vallée permettant d’arriver justement à Monument Valley.

Nous profitons de la matinée pour faire le long circuit de Valley of Gods qui nous offre de jolis points de vue. Mais nous sommes à contrejour et les photos ne rendent pas bien, même si nous l’avons bien apprécié. Nous nous arrêtons ensuite à San Juan pour déjeuner. Un jeune couple s’occupe de l’affaire. Chaque tentative de commande se solde par un « y’en a plus ». Et même quand nous croyons que c’est bon, il revient avec « y’en a plus ». Bref nous avons dû commander le dernier repas disponible dans tout l’établissement mais ce n’est pas mauvais.
Nous nous rendons au Visitor center de Monument Valley ou j’essaie d’avoir du wifi mais aucun des mots de passe fournis ne fonctionnent.

Nous décidons de nous faire plaisir et nous organisons un tour privé pour voir d’autres zones que le circuit traditionnel avec sa propre voiture fait il y a 3 ans. Il était trop tard pour organiser un autre tour car nous voulions au départ faire Mesa Hunts avec nuit à la belle étoile. Mais personne n’avais répondu à mon mail et ne sachant pas quand nous arriverions sur place, nous n’avons pas appelé d’avance. Le tour en véhicule privé fait quand même 190 $ plus le pourboire. Mais pour 3h00, nous parcourons le parc, découvrant des arches et notamment la sone sableuse devant Totem Pôle que nous avions tant envie de voir.


Bref, c’est une excellent après-midi qui se termine par le coucher de soleil.

Evidemment tout est complet donc nous repartons et je dois conduire de nuit ce qui ne m’amuse guère depuis l’histoire de la vache. Ceci dit, tout se passe bien. Tout est complet ou fermé jusqu’à Tuba où nous dormons au Quality Inn qui n’est vraiment pas donné mais très bien.
Mercredi 3 octobre :
La journée à oublier… Nous attaquons cette belle journée par Coal Mine Canyon.




Cependant nous avons ensuite 2 soucis : un souci domestique qui mettra presque toute la journée à se régler et le vent que la météo a bien prévu pour aujourd’hui et demain et qui souffle en force. Cela remet en question nos plans de la journée et même du jour suivant. Nous avions prévu « Red and white canyon » et Eechi cliffs. Raté. En plus c’était notre anniversaire de mariage : 20 ans tout rond… Encore plus raté. Les anniversaires ne nous ont jamais réussi, il vaut mieux qu’on les oublie !
Bref, nous irons dormir à Flagstaff au Days Inn qui nous coûte encore assez cher comme la veille après un mini passage à Grand Canyon le temps d’un point de vue à contrejour.
Jeudi 4 octobre :
Vu qu’il vaut mieux s’occuper du jour suivant que de la veille, nous nous demandons puisque le vent souffle toujours où repartir. Finalement, nous ne sommes pas très loin de Sedona. Pourquoi ne pas y faire un saut. Aussitôt pensé, aussitôt en route. Nous récupérons une carte au Visitor Center puis faisons quelques points de vue

avant de grimper au joli point de vue de Airport Road. (Panorama)

La ville que nous avons traversé m’apparaît un peu comme St Georges, bien tenue, avec de jolis quartiers, plein de petits magasins sympas et un décor de montagnes rouges à ne pas dédaigner. Bizarrement, cela ne fait pas du tout le même effet à mon conjoint qui trouve que la ville s’étend beaucoup et empiète un peu trop sur la nature. Et puis, nous faisons la queue aux feux rouges ce qui l’agace un peu. Pour l’après-midi, je prévois une petite ballade très sympa et sans difficultés particulière : West Fork of Oak Creek Canyon. Nous commençons par un pique-nique sur une aire prévue (avec fee mais nous avons pris le pass pour la journée au VC) puis nous rendons au parking (payant : 9$). Nous attaquons la ballade un peu tard car évidemment, nous sommes dans un canyon et le soleil finit par passer derrière les roches.


Mais c’est très agréable et nous longeons ou traversons la jolie petite rivière.



Nous arrivons à un moment où il faut traverser une fois de plus. Je suis mon époux. En fait il souhaite prendre une photo et décide de traverser un peu plus loin, des enfants jouant au passage le plus facile. Malheureusement, il glisse sur la mousse du rocher sous l’eau et se retrouve les 4 fers en l’air, abasourdi. Je lui dis de relever tout de suite son appareil compact qui est heureusement dans l’étui mais il lui faut un peu de temps car en essayant de se rattraper, il s’est un peu foulé le poignet et tiré un nerf dans l’épaule. Une seconde tentative pour se relever aboutit au même résultat. La famille sur place n’a pas une seconde tenté de nous venir en aide et c’est avec un regard noir que j’accueille le commentaire d’un des leurs sur le fait que le sentier passe derrière nous. Bref, une bonne douche, quelques douleurs et l’appareil qui semble faire des siennes mais après avoir bien séché, fonctionnera de nouveau normalement. Sauf que du coup, l’idée de rester à Sedona pour la nuit ne lui sourit plus guère et après s’être changé à la voiture il me demande de quitter cette ville un peu trop VIP à son goût. Moi… j’aimais bien. Nous refaisons tout de même une halte à l’autre point de vue accessible depuis la route de l’aéroport ce qui est l’occasion d’une autre photo panoramique.

Bon, il est temps de partir enfin en Californie.

C’était un désidérata de Francesco depuis longtemps même si cela nous rajoute beaucoup de route par rapport à notre circuit. Je suggère donc de commencer la route mais sans prendre l’autoroute pour Phoenix. Du coup, nous prenons les chemins de traverse et passons par Jérome, une route toute en lacets dans la montagne. C’est l’heure de trouver un logement. Nous nous dirigeons vers un campground mais celui-ci semble très éloigné, sur une route pas sympa de nuit et il y a encore plusieurs miles à faire avant d’y arriver. Nous rebroussons chemin et repartons jusqu’à Prescott Valley où nous logerons dans un motel du même nom où l’on nous donnera la dernière chambre. C’est très spartiate de nouveau mais il y a le wifi et c’est tout ce que je demande. Et puis, on ne va pas trop demander pour 46$.
Vendredi 5 octobre :
Nous reprenons la route pour Twenty Nine Palms. Enfin des saguaros !

Autant dire que nous traversons le désert de Mojave, qui est… comment dire… désertique !!!

D’immenses vallées se suivent et se ressemblent, des centaines de km sans âme qui vive ou une pompe à essence (il vaut mieux prévoir le coup !). Et au milieu de tout cela, une âme courageuse avec une pancarte indiquant qu’il marche depuis New York jusqu’en Californie. Sinon, la seule incongruité se révèle être un contrôle du California Department of Agriculture’s entre l’Arizona et la Californie. Mais comme je n’ai ni oranges, ni citrons, je ne les intéresse pas…
Après quelques heures de route sous un soleil de plomb, nous arrivons enfin à Twenty Nine Palms. Dans les faubourgs, (façon de parler), beaucoup de baraques délabrées finissent leur vie et donnent un aspect désolant aux abords de la ville.
Nous déjeunons au pompeux Rocky’s New York Pizza. Nous tournons longuement en rond pour découvrir un supermarché capable d’alimenter notre glacière et nous trouvons un triste Save a Lot genre Leader price de chez nous. Tiens, pour une fois, les noix de cajou que nous dévorons pendant les trajets ne sont pas chères. Par contre, le prix de l’essence bat des records. Nous la prenons à 4,40 (et encore, nous l’avons vue à plus de 4.65 !) au lieu des habituels 3.90 et des poussières. Nous passons prendre une carte au Visitor Center et montons nous installer au campground de Joshua Tree qui nous intéresse : Jumbo Rock. Effectivement, cette section granitique du parc nous intéresse pour son potentiel photo. Par contre les températures sont évidemment beaucoup plus chaudes qu’en Utah ou Arizona ce qui nous avait amené à reculer ce déplacement au plus tard de notre voyage.





Le camping est un système Self payment et nous entrons choisir notre place puis la réserver en plaçant les 10$ dans l’enveloppe dont la partie détachable s’accroche devant l’emplacement choisi. Le coin est splendide et nous le parcourons sous la chaleur et le temps du coucher de soleil avec plaisir.




Dînette sur la table du camping puis dodo dans la voiture… Sauf que les voisins eux… pas dodo, mais grandes discussions jusqu’à 4h du matin ainsi que beaucoup d’autres aux emplacements plus éloignés. Bref, Joshua Tree est en fait un vrai bar à ciel ouvert pour nightclubber !
Samedi 6 octobre :
Nous nous levons tout de même tôt mais le sunrise est trop rapide.





Nous partons à la recherche de quelques points intéressant particulièrement mon mari dont notamment le lieu de prise de vue de certaines photos de Mickael Fatali. Nous le repérons beaucoup plus facilement que prévu avec plaisir. Mais évidemment, trouver le bon emplacement n’est pas suffisant pour réussi The Photo. Faut-il encore avoir les qualités de l’auteur… Bref, nous ferons donc notre version de ces jolis rochers granitiques et continueront la découverte de cette jolie portion du parc après avoir admiré un coyote sur le bord de la route (pas eu le temps de le shooter !).



Nous partirons ensuite faire la ballade de Parker Dam mais l’absence d’eau enlève tout le charme de ce joli coin. En début d’après-midi, nous nous demandons si nous continuons ou non. Bien non puisque nous avons réalisé nos souhaits en passant la nuit dans ce bel endroit. Les températures autour de 30 degrés ne nous incitent pas à prolonger le séjour. Nous décidons de remonter sur Las Végas. Par contre, vu qu’il s’agit de samedi soir, les prix ne seront pas tendres. Je propose donc que l’on termine avant Las Vegas par notre petit parc fétiche de Valley of Fire. En effet, nous pourrons loger moins cher là-bas et de plus nous utiliserons ainsi toute l’essence avec le retour sur Las Vegas puisque nous pouvons rendre la voiture réservoir vide. Adjugé.
Nous traversons de nouveau le désert de Mojave… comment dire… toujours aussi désertique ! Nous prenons une toute petite portion de la route 66 et remontons plein nord en passant cette fois par de magnifiques forêts de Joshua tree le long de la route. Nous arrivons sur Valley of fire trop tard pour y faire le coucher de soleil et nous rendons donc directement au North Shore Inn qui nous avait accueillis l’an dernier. Toujours autour de 90$, nous décidons de tester les 2 motels un peu plus loin. Le premier est fermé et quand nous arrivons au second, une femme est menottée devant nous par des agents de police dans le parking vide. Retour à la case départ. Les propriétaires se rappellent de nous et vantent les travaux d’amélioration faits dans l’établissement. C’est vrai que c’est mieux. Il y a même une machine à gaufres que j’utiliserai au petit-déjeuner. Je ne manque d’ailleurs jamais une occasion de m’en servir quand il y en a : c’est tellement bon… Ils ont installé frigo et micro ondes neufs dans les chambres et rénové l’accueil et la partie petit-déjeuner.
Une fois installés, je vais m’employer à réserver une nuit d’hôtel supplémentaire à l’hôtel où j’ai déjà retenue la dernière nuit de notre séjour : le Elara a Hilton Grand Vacations Hotel par l’intermédiaire d’Expedia France. Quelle erreur. L’hôtel me répond qu’il ne pourront garantir d’avoir la même chambre les 2 nuits d’affilée. C’est ridicule de refaire les bagages, récupérer la voiture au valet parking, et attendre l’heure du check in pour la nuit suivante. Ils me disent donc d’appeler Expedia. Sauf que je n’ai pas de n° 24/24 et qu’en France, c’est la nuit. Ils me donnent le n° Expedia USA. Là, c’est terrible car je reste 50mn en ligne avec un gars qui me fait répéter 15 fois les mêmes choses et comme je viens de sortir de mon petit forfait de 15 jours pour 12 euros chez sfr, je vais payer le téléphone plein pot ce qui va plus que doubler le prix de la chambre. Bref, tout semble résolu à part la future note salée de téléphone. Nous dînons dans la chambre et terminons ce que nous avons dans la glacière.
Dimanche 7 octobre :
En route pour Valley of Fire que nous arpentons avec délice. De l’an dernier, il me restait une envie non aboutie : Crasy Hill. Cette fois, nous n’avons aucun problème. Le site est splendide même si la forte lumière n’est pas facile à gérer.



Panoramique : 2 photos

Au retour à la voiture quelques bighorns :


Nous poursuivons avec Nike Rock qui est effectivement très parlant et que nous trouvons très facilement.

Nous partons ensuite vers le début de Mouse Tank mais la route est en travaux. Nous l’entamons mais la forte chaleur nous fait rebrousser chemin.

Après une matinée bien employée, direction Las Vegas et ses outlets pour l’après-midi. Quelques courses pour les garçons et arrivée au fameux Elara Hilton Grand Vacation. Evidemment, ça se corse et nous restons une cinquantaine de minutes au check-in car l’employé ne trouve qu’une seule nuit sur les 2 réservées. Grrrr…. Après tout ce temps passé au téléphone ! Il veut que l’on rappelle Expedia ! Au prix où ça nous a déjà coûté hier ??? Hors de question. Bref, il nous suggère (surtout pour lui je pense) de nous installer et de revenir plus tard nous occuper du problème. Au retour, je demanderai à parler au Manager qui elle, décèle rapidement le problème : simple erreur sur la première lettre de notre nom malgré le fait que je l’ai épelé à plusieurs reprises. C’est résolu en un quart d’heure et nous n’aurons pas à changer de chambre. Toutefois, on nous a refilé une chambre au 4ème étage quand l’hôtel en compte 56 ! Bref, presque pas de vue… Ceci dit, la chambre est très agréable.

Une animation du « mall » attenant à notre hôtel : l’espace tempête ! Toutes les heures, une tempête se déclenche avec tonnerre, éclairs, brume et pluie tombant du plafond…

Fatigués et l’estomac dans les talons, nous dînerons au Todai, un buffet japonais qui a le mérite d’être proche de notre chambre. Sauf que c’est dimanche soir et qu’avec les 2 bières, la note va se monter à presque 100 $ !!! C’est correct mais sans plus. Nous sommes un peu déçus. Nous tournons dans le Mall et les magasins finissent de nous achever. Tant pis, nous retournerons à la chambre pas trop tard. Demain sera un autre jour.
Lundi 8 octobre :
Cette fois, c’est grasse matinée ! Nous nous levons vers 10h et partons enfin à l’assaut de la ville.

Nous visitons plusieurs hôtels




Mais le must pour nous sera le magnifique Bellagio et ses décorations d’Halloween et son fameux plafond.


L’arbre parlant (il a aussi les yeux qui roulent…)





A midi, sur les conseils avisés du Tigre (membre de notre cher forum), nous tentons le Wicked Spoon, buffet du Cosmopolitan que nous visitons au passage.



Cette fois, c’est lundi midi et nous ne payons pour 2 que 48 $. Et c’est TOP !!! Un régal. Tout ce que l’on prend est d’une grande finesse, bien assaisonné et délicieux. Excellent, frais, appétissant, bien présenté. Notre meilleur souvenir culinaire de cette année ! Une coupe de champagne offerte agrémente le tout et nous repartons de belle humeur. Retour à la chambre pour un petit repos bien mérité. Tiens ! la chambre n’est pas faite !!! Ben voilà, il y a un voyant à appuyer pour demander le Housekeeping et je ne l’avais pas vu. Nous repartons un peu plus tard en ayant bien appuyé cette fois. 1ère étape, le Tix4tonight du quartier pour prendre 2 tickets pour le Show « The Dream » au Wynn. Pas donné, mais ce sera notre second cadeau après la visite privée de Monument Valley. Nous repartons à pied vers le Wynn continuant de visiter au passage les luxueux hôtels.






Enfin, c’est l’heure du show. C’est réellement un rêve !

Nous adorons ce spectacle à la fois dans les airs et dans l’eau, mélangeant l’art et la performance sportive, appréciant la grâce des danseurs et la beauté des costumes et des mises en scène. Bref c’est splendide ! En sortant nous prendrons un taxi qui nous emmènera au Hard Rock Café que nous avions bien aimé à NYC. Un serveur très sympa s’occupe bien de nous et la musique met dans l’ambiance comme d’habitude.

Encore quelques photos de nuit puis nous rentrons.


La chambre n’est pas faite ! Quand même, ils exagèrent. Un message téléphonique prévient qu’il aurait fallu appeler le Housekeeping par téléphone. Pfff….. Elara et Expédia : même combat ! Il est presque minuit quand nous sommes prêts car nous avons dû préparer tout pour notre départ si tôt demain matin. Effectivement, quelques semaines avant de partir, nous avons appris que notre vol de 10h50 était annulé et que nous devions prendre celui de 7h00. Sans commentaire ! Réveil 3h15…
Mardi 9 octobre :
Comme des robots, nous préparons les derniers détails et partons au Car Return rendre la voiture. Nous y laissons les matelas et un des deux sacs de couchage. Le reste a été casé dans les valises. L’une des 2 est d’ailleurs en surpoids mais ne donnera pas lieu à surtaxe.




Tout se passe bien et nous arrivons à NYC où nous devons attendre 5h15. Nous dînerons très mal sur place et ce sera la partie la plus pénible. L’embarquement commence avec une demi -heure de retard mais les passagers disciplinés embarqueront vite et bien ce qui fait que nous partirons à l’heure et arriverons à Nice comme prévu mercredi matin. La journée s’enchaînera avec pas mal de soucis à régler imprévus. La nuit sera bienvenue avant la reprise du travail jeudi matin. Je supporte de mieux en mieux le décalage horaire.
On repart quand ?...
Merci encore à Philippe pour ses précieux conseils et surtout la découverte de cette randonnée qui nous a tellement enchanté aussi : le must do de cette année « White Dome » Et merci au forum ainsi qu’à Vnoa pour ses documents et renseignements qui nous ont bien aidé aussi.
Pour la période, nous avons nettement préféré les fabuleuses journées de novembre 2011 avec des températures plus basses , une lumière plus photogénique, beaucoup moins de touristes, plus de facilité et de tarifs négociés pour le logement. Si le boulot ne m’avait pas contrainte à choisir cette période encore estivale, j’aurais préféré partir un peu plus tard.
La réponse tient en peu de mots : nous nous sentons si bien là-bas. Nous adorons la rando et la photo. Passionnés de paysages désertiques et reds rocks, nous apprécions aussi le bon accueil et la facilité de voyager dans ces contrées. Le wilderness permet de pimenter à sa juste mesure notre goût de l’évasion sans exagération. Clairement, nous ne sommes pas faits pour les voyages extrêmes et l’aventure en terrain « non civilisé ». C���est pourquoi l’Amérique correspond si bien à nos envies. De plus nous y avons pris nos « habitudes » ce qui calme volontiers mon côté un peu anxieux.
Nous sommes 2 au départ cette année encore pour 19 jours (dont 3 de voyage) du 22 septembre au 10 octobre. Je n’ai rien réservé en dehors de la première et de la dernière nuit, nous laissant champ libre pour adapter notre idée de circuit selon la météo et nos envies. Malgré tout, il y a encore beaucoup de touristes à cette période et nous aurons parfois du mal à nous loger.
Samedi 22 septembre :
Tout est prêt. Nous laissons l’appartement aux 2 garçons. C’est l’aventure aussi pour eux car ils resteront seuls pendant notre absence sous la supervision plus théorique que pratique des grands-parents et de fréquents mails de notre part. Tout va bien et quand nous rentrons, la maison n’a pas brûlé et même le ménage est raisonnablement fait. Ils nous souhaitent de bien nous amuser pendant qu’eux travailleront dur ! Le monde à l’envers…
L’avion est fin prêt et tout se déroule on ne peut mieux. La pause de 1h40 à NYC est parfaite : ni trop, ni trop peu. Le vol transatlantique est correct et mais le vol intérieur manque un peu de classe. Films payants et cacahouètes en guise de repas. Nous arrivons à Las Vegas.
L’étape habituellement redoutée de la location de voiture s’annonce : tout un poème comme d’habitude. J’ai loué un SUV STANDARD chez Dollar par l’intermédiaire de FTI sur le site de Voituredelocation .fr On nous amène une Ford d’office. Je la refuse au premier coup d’œil : on dirait une tondeuse à gazon et j’ai besoin d’un modèle High clearance (haut sur pattes…). La préposée s’énerve car elle n’a que 2 véhicules dans la catégorie. Nous partons voir les autres modèles dans la catégorie inférieure. Elle finit par faire venir le second modèle : une Jeep Grand Cherokee marquée 4x4. Elle est plus haute et les sièges à l’arrière s’abaissent parfaitement à l’horizontale ce qui convient à nos plans. Il y a une vraie roue de secours et les pneus sont corrects même si je regrette la Jeep Wrangler de l’an dernier qui avait de vrais pneus tout terrain. Au moment de partir : un doute me prend. Je cherche désespérément les boutons de passage en 4x4 car il n’y a pas de second levier de vitesse. La fatigue aidant, un gars m’embobine en me montrant qu’en position Drive on accède à 4 vitesses qui seraient sensées être le mode 4x4. De toute façon, c’est ça ou choisir une midsize pour le même tarif et en plus on avait rien vu de sympa. Nous repartons avec.
Dernière étape : on a choisi de prendre une chambre économique mais correcte au Microtel pas très loin de l’aéroport. Cool… Sauf quand le GPS bugue et ne se met pas en marche, qu’il fait nuit, que nous sommes épuisés, que l’hôtel en question est dans une minirue dont tout le monde a entendu parler mais personne ne sait précisément où elle est. Une heure plus tard, à bout de force et juste avant de rendre l’âme, le GPS montre enfin un peu de coopération. Sauf que la rue est en travaux. C’est reparti pour 1/2h de « tourne en rond ». Bref quand nous arrivons à notre chambre, c’est le moral dans les genoux, et les genoux sur la moquette, humiliés par tant de difficultés pour si peu de choses ! Demain est un autre jour…
Dimanche 23 septembre :
Après le petit déjeuner un peu light de l’hôtel mais revigorant sur un coin de banquette, départ pour le Walmart habituel. En plus de l’habituelle glacière et autre courses de début de voyage, nous cherchons tout le nécessaire pour utiliser, éventuellement, le coffre du véhicule comme chambre d’hôtel. Nous n’avions pas pris de matelas autogonflants avant de partir, rebutés par leur prix et la place qu’ils occupent dans une valise. Soudain en tête de gondole, j’aperçois des matelas dans une drôle de matière, taille matrimoniale. C’est parfait car suffisamment fin pour s’adapter aux formes de la voiture. Nous en prenons 2 à 12$ pièce et ils s’avèreront parfaits, étonnamment confortables à l’usage. 2 sacs de couchages à 16 $ pièce pour nuits entre 40 à 60° F et une grande couverture en polaire à 17$ pour compléter, et surtout pour cacher les bagages. Bref pour 73$, le prix d’une nuit en motel, nous avons de quoi dormir dans le véhicule et faire des économies. Ce sera une première…
En route pour la région de Page où nous avons RDV avec 2 membres du forum pour faire Alstrom Point. Un léger cafouillage et nous nous retrouvons sur place au premier point de vue. Il fait gris, il a même plu un peu.



Cela nous a permis de repérer le trajet. Nous restons peu de temps sur place. Après ce sympathique moment partagé, ils repartent pour de nouvelles aventures tandis que nous regagnons Kanab, avec la ferme intention de participer à la loterie de The Wave. Nous avions prévu d’inaugurer le véhicule version « night » mais le temps trop incertain a eu raison de nous. Au moins pourrons-nous nous lever un peu plus tard demain. Une chose est sûre : nous referons Alstrom Point au soleil ! A Kanab nous aménageons dans un petit motel : le Red Rock Inn, économique mais très spartiate. (aucune allusion à notre forumer bien connu…). Dîner au Nadra’s mais ce n’est plus aussi bien que l’an passé.
Lundi 24/09 :
Nous voilà fin prêts pour la loterie de The Wave. Nous avons bien préparé notre projet pour cette éventuelle 3ème visite dans ce lieu mythique et fantastique. Mais, rien qu’à regarder les voitures sur le parking, nous commençons à déchanter. Au top départ, nous sommes environ 80 et 36 boules sont lancées. Raté ! mais le plaisir d’un japonais qui hurle de joie en expliquant qu’aujourd’hui, c’est sa 10ème tentative, et les pleurs de joie de 2 jeunes italiens diminuent notre peine. Il faut savoir partager. Nous l’avons déjà vue 2 fois nous… Entretemps, une idée m’est venue : Et si nous faisions la loterie pour CBS. Nous n’avions pas vu la partie de Paw Hole avec le guide en 2009. D’ailleurs, nous pourrions dormir sur place pour commencer tôt le matin. Mon mari est absolument pour. Je discute avec le ranger en lui traduisant et effectivement, il me dit que c’est possible et nous propose même 2 permis pour aujourd’hui même car il reste de la place. Ouhaou ! Pourquoi pas ? D’après eux, des orages sont prévus mais pour le soir seulement et qui sait d’ailleurs, si les heureux gagnants pourront se rendre sur le parking du départ du trail demain… Par contre, l’accès à partir de Lone Tree est vraiment difficile avec un chemin de sable profond par endroit. Nous partons donc et décidons de faire à pied la portion en question.

Nous débutons sous un soleil de plomb mais plus nous avançons plus le temps se couvre et nous arriverons sur les lieux sous les nuages. Nous y restons environ 2 ou 3 heures et il resterait bien encore une partie à visiter mais les nuages menacent et la pluie commence à tomber. Nous repartons en hâte au véhicule. Tout cela pour rien, car finalement il s’arrête rapidement de pleuvoir.







C’est en regardant après des photos prises par Philippe (alias Sedonax sur le forum), que j’ai l’impression d’avoir manqué les plus belles striures. Mais nous sommes quand même ravis de la ballade et de cette première dose de red rocks. Le temps reste trop incertain pour une première nuit dans la voiture. Nous nous installons donc au Royal Inn Motel cette fois qui s’avèrera correct pour la nuit. Effectivement, l’idée c’est de tenter une autre fois la loterie. En attendant, nous retournons au Nadra’s qui reste correct pour un prix sympa.
Mardi 25/09
Après un excellent petit déjeuner (c’est toujours ce que je dis quand il y a une machine à wafles !) et pleins d’espoir pour cette seconde tentative, nous profitons de l’humour de nos 2 rangers qui préparent la loterie. La petite salle se remplit rapidement. Gloups ! Nous sommes 96 et il y a 42 boules. Le ranger s’amuse et en rajoute une 43ème sensée annuler toutes les autres si elle est tirée. Le plus amusant, c’est qu’effectivement, la première sortante est la n° 43 ! Hier, j’avais la n° 19 qui sort aujourd’hui mais hélas, aujourd’hui j’ai le 3 qui ne sort pas… Bon il ne reste plus qu’à organiser notre journée déjà bien entamée mais enfin ensoleillée. Je suggère de refaire ce que nous avions raté l’an dernier : Stud Horse Point. Après quelques difficultés et un petit détour mais avec l’aide du Gps de rando que nous commençons à apprécier un peu plus, nous arrivons sur place. J’aime beaucoup le coin et les nuages permettent de prendre des photos sympas.


Ensuite, l’après-midi est idéale pour enfin réaliser Alstrom Point sous le soleil. Nous refaisons la piste et admirons les Smoky Montains. Je suis enfin un peu rassurrée pour la voiture car Philippe à qui j’ai fait part de mes doutes me confirme 2 choses : que les 4 marches accessibles en positions Drive sont un genre de boîte manuelle à utiliser pour les montées ou descentes et n’ont rien à voir avec le mode 4x4 mais par ailleurs que si la mention 4x4 apparaît bien sur la voiture (ce qui est le cas), c’est qu’elle est au moins AWD. Donc elle gère seule la fonction roues motrices (même sans aucun bouton) et c’est mieux que 2WD. D’ailleurs, je suis assez à l’aise sur piste ce qui me confirme le bien fondé des renseignements.



Puis c’est le premier point de vue et l’arrivée sur la première difficulté rocheuse. Nous laissons tomber après une première timide tentative. De toute façon, nous sommes là pour marcher aussi, donc nous parcourons le reste de la piste pour atteindre le promontoire principal. Heureusement que nous avons beaucoup d’eau vu la chaleur qu’il fait. Nous mettrons environ ¾ d’heure pour atteindre la magnifique vue sur ce merveilleux lac Powell.



Panorama de 2 photos

L’idée au début était de rester et faire le coucher de soleil mais finalement, nous décidons de retenter la loterie une dernière fois demain matin et pour nous éviter la piste et la route de très bonne heure, nous préférons rejoindre une fois de plus Kanab. Le motel de la veille est complet. Nous commençons donc une tournée, refusons une chambre à un second étage sans ascenseur (pas envie de porter les valises), et mettrons plus d’une heure pour dénicher enfin quelque chose. Ce sera le Rodeway Inn où nous visitons la dernière chambre « fumeur » qui empeste effectivement pour des narines de non fumeur. Mais quand nous repartons, finalement on nous trouve une autre chambre dispo et qui nous convient enfin. Un pizza au Pizza Hut du coin fera l’affaire avant une nuit réparatrice.
Mercredi 26/09
Nous nous présentons pour la dernière fois à la loterie. : 87 personnes et 40 boules. J’ai la 1 mais elle ne sort pas. Snifff…
Pour nous remonter le moral, je suggère à mon mari de faire une superbe ballade repérée par hasard dans une conversation sur le forum agrémentée de photos prises par Philippe et qui m’avaient tout de suite emballée. J’ai imprimé le détail de ses conseils ainsi que les éléments retrouvés sur le site de Joe Braun (Citrusmilo.com) avec notamment le point gps de White Dome. Nous nous retrouvons après le trajet depuis Kanab jusqu’à Hildale au départ de la ballade. La piste d’accès au parking nécessite vraiment un véhicule avec High Clearance et il ne faut pas espérer s’y aventurer par temps de pluie ou juste après une grosse averse. Mais là, tout va bien. Le temps de préparer les sandwiches, il est déjà 11h00 lorsque nous attaquons. Il nous faut presque une heure pour rejoindre Water canyon.


Malheureusement, il y a très peu d’eau en cette période. Ensuite nous attaquons la montée à Top Rock sur le plateau.

Puis, nous redescendons vers le wash sur la droite, déjeunons en vitesse, et recommençons à grimper sur le slickrock pour atteindre le sommet de l’autre colline.


Il n’y a plus de chemin depuis Top Rock et non seulement cela grimpe dur sous le cagnard, mais en plus ce n’est pas évident de se repérer. Je rentre donc les coordonnées de White Dome. Il reste encore 1k500 de montée en pleine chaleur. L’heure avance et le soleil se couchant plus tôt à cette période, nous avons la pression pour arriver vite sur place. Mes poumons vont exploser quand nous rejoignons enfin le sentier sableux dont parle Philippe qui nous permet de rejoindre l’objet du désir. Nous y arrivons à 3h00 et oublions vite notre fatigue devant cette merveille qui nous compense largement la déception de notre Wave manquée. Nous sommes à contrejour et souvent les nuages ne donnent pas la bonne lumière, ce que je regrette pour les photos.







Nous repartons un peu avant 4h00 et j’avoue que la descente est encore très longue et pénible. Il faut parfois mettre les mains pour s’assurer. La fatigue se fait sentir et la dernière partie dans la caillasse est interminable.
Bilan : 4h00 de montée + 2h30 de descente + le temps sur place. Nous l’avons commencée trop tard pour faire tout cela plus en douceur. C’est toutefois notre must de cette année sans aucun doute et pour tous les deux ! Je serais encore plus ravie quand Philippe m’apprendra que cette ballade va être mise au sommaire de la réédition de PTS 1 et que nous sommes donc en quelque sorte des précurseurs pour la France et l’Italie, après Laurent Martres et lui-même. C’est sympa d’innover !
En tout cas, nous sommes épuisés quand nous arrivons au véhicule. Hildale est une petite ville mormone et effectivement 2 femmes et beaucoup d’enfants très blonds s’amusent au bord de la rivière. Ils sont tous habillés de leur style inimitable « Petite maison dans la prairie » et nous croisons une fière jeune fille montant à cru un poulain. Nous saluons tout le monde. Nous sommes regardés avec méfiance mais le salut nous est rendu gentiment. Nous n’avons qu’une envie, c’est d’une bonne douche et d’un bon lit. Ce n’est donc pas encore pour ce soir, le camping. Nous partons sur Hurricane au Travelodge et dînons dans un petit resto où la serveuse servira notre commande à la table d’à côté. Les clients ne diront rien et quand nous sommes enfin servis, nous comprenons la méprise. Il n’y a plus qu’à attendre que la commande soit refaite. Je suis sur le point de dévorer le skaï du divan quand enfin arrive mon hamburger et les enchiladas au poulet de mon mari. Même pas une ristourne…
Jeudi 27/09
Puisque nous sommes à côté de Zion, autant en profiter ! Nous nous rendons au Visitor Center pour regarder les ballades et je propose un classique facile pour nos jambes courbatues de la veilles: Emerald Pools dans l’espoir de faire quelques photos sympa. Nous prenons donc le shuttle obligatoire qui nous amène à notre point de départ. Lower, Middle et Upper sont vite enchaînés et j’avoue que c’est franchement une déception. Manque d’eau, beaucoup de monde… Grosse désillusion qui nous a fait perdre pas mal de temps !


Pour la suite, nous nous dirigerons logiquement vers Bryce ou nous n’avions pu randonner pour cause de mauvais temps en 2009. Mais avant de faire la route, je propose à mon mari de rester déjeuner dans le parc, et pourquoi pas dans la partie qui nous plaît le plus : l’East entrance. Nous nous arrêtons sur un parking au hasard, prenons nos sacs à dos. Nous grimpons un peu et déjeunons enfin dans le slickrock rose que nous aimons tant.

Avant de reprendre la voiture, nous décidons de faire quelques pas supplémentaires pendant lesquels j’explique à Francesco que c’est vraiment dommage : j’ai oublié d’emmener les infos de Many Pools et j’aurais aimé faire cette ballade. Chemin faisant, nous rejoignons un wash où de nombreuses traces de pas sont visibles. Curieux, nous les suivons. Quand je tombe sur la première mini pool, mon sourcil droit se lève. A la seconde, j’ai compris. Nous avons trouvé Many Pools par hasard ! Un vrai coup de chance. Le seule dommage, c’est que c’est vraiment la mauvaise heure pour les photos avec un lumière très dure. Mais nous sommes tout de mêmes ravis et réconfortés après la désillusion de la matinée.

Nous partons ensuite pour Bryce.


En avant goût, nous passons à Mossy Cave. Toutefois, il est un peu tard et nous arrivons juste quand la chute passe dans l’ombre.

Il y a encore un peu de soleil mais l’orage gronde et les éclairs nous dissuadent de tenter l’aventure de dormir dans la voiture. Nous cherchons donc un motel proche et dans nos prix. Ce sera le Bryce Canyon Resort avec une petite cabine triste et peu agréable pour quand même 100$. Toujours mieux que les 230£ demandé par celui d’à côté. Un dîner rapide au Subway attenant complète l’affaire. Nous nous couchons tôt car nous souhaitons faire le lever de soleil sur Bryce puisque le temps ne nous autorise pas le coucher de soleil même si nous nous autorisons quelques photos.


Vendredi 28/09 :
Lever de soleil splendide avec tous les photographes au garde-à-vous . J’adore cet arbre qui semble lui-même s’être approché pour mieux admirer le spectacle.




Ensuite nous attaquons les randos sous un soleil de plus en plus chaud. Queen’s Garden nous met en appétit que nous enchaînons avec Peekaboo.

Là j’aime beaucoup moins car nous redescendons dans la forêt avec plein d’arbre et nous ne voyons plus les magnifiques hoodoos. De plus rapidement se présente une bifurcation. Le plan présente un seul trail. Nous partons donc au hasard, ainsi qu’à la bifurcation suivante, toujours sous les arbres et finissons par nous égarer. C’est un bien grand mot car nous savons où aller pour remonter sur la rime mais tout ceci nous fait perdre beaucoup de temps pour ne presque rien voir. Nous suivons un trail avec les traces de mules. l faut se boucher le nez et éviter les flaques. Nous avons donc suivi le Horse trail. Pfff… C’est vraiment nous les mules ! Nous repartons pour Tower bridge qui est déjà beaucoup plus sympathique même si à contre jour à notre arrivée. Après le pique-nique sous quelques goûtes d’eau, nous attendons plus d’une heure et un mariage pour profiter du retour du soleil et faire Navajo Loop avec grand plaisir. Je m’attendais à pire pour la remontée mais notre entraînement à White Dome nous a laissé des mollets d’acier.


Nous profitons de la fin d’après-midi pour rejoindre Escalante. Une fois de plus la question se pose : où dormir ? Voiture, motel. Mais en ville, nous ne nous voyons pas nous mettre sur un côté de route et le camping ne nous attire pas. Nous trouvons une place au Padre Motel car l’après-midi, nous avions appelé Catherine au Rainbow Country B&B, et c’était évidemment complet. Un repas encore au Subway (et oui, cette année, nous essayons de dépenser un peu moins).
Samedi 29/09 :
Cette fois, la piste nous attend. Hole In The Rock Road est enfin sous le soleil et nous commençons par Devil’s garden (orage de grêle en 2009) avec la très jolie Metate Arch. Francesco est emballé par le site très sympathique au demeurant. Nous le parcourons un bon moment et déjeunons sur place.




L’après-midi sera consacrée aux slots canyons. Le matin, nous avons anticipé en allant au Visitor Center. Zebra slot : c’est de l’eau jusqu’à la taille. Donc pas pour nous.
Après une belle marche d’approche, nous tentons donc Peek-A-Boo Gulch. Mais à l’entrée une difficulté qui nécessite de la grimpette. Les genoux ne sont guère d’accord mais les petites marches aident et nous arrivons au premier palier. Mon mari tente le second avec difficulté pour constater qu’il y a plusieurs pools. Nous n’avons guère envie de traverser vu la profondeur. Mais là, le problème c’est de redescendre… Après plusieurs tentatives et le stress arrivant vite, il est épuisé. Il tente de traverser les pools et de ressortir plus loin car nous avions cherché l’entrée et avions navigué dans les parages auparavant (oui, toujours notre fameux sens de l’orientation…) Enfin arrive quelqu’un. Il nous aide et le voilà sorti d’affaire. C’est épuisant. Nous décidons de faire Spooky Gulch. Cette fois il faut progresser comme les crabes : en biais en tenant nos affaires de côté. C’est tellement étroit que les branches des lunettes de mon mari touchent parfois. C’est donc impressionnant. Nous aurons dû faire une centaine de mètres . Je craignais de me sentir mal à l’aise dans cet espace confiné et bizarrement, ne le suis pas. Par contre mon mari lui, déjà échaudé par sa précédente mésaventure, n’apprécie pas vraiment et nous nous extirpons de là.

Petite tentative pour rejoindre Spooky Gulch par le côté le plus ouvert mais là encore il faut marcher pas mal et il y a beaucoup de vent qui soulève le sable. Nous repartons donc pour faire un morceau de Dry Fork Canyon qui est un vrai boulevard après cela. Mais la lumière n’entre plus et les photos ne rendent rien. Marche fatigante (et oui, au retour, ça grimpe…). Nous rejoignons une américaine de Salt Lake City et son fils de presque 3 ans, avec qui nous discutons avec plaisir. Evidemment, ils n’ont fait que Dry Fork et le petit est déjà épuisé avec un bon coup de soleil sur sa bonne bouille blonde aux jolis yeux bleus.
Bon, ce soir, c’est le moment où jamais ! Si nous ne dormons pas dans la voiture, ça ne sert plus à rien d’avoir acheté tout le nécessaire. Je suggère donc de nous rendre à Sunset Arch pour y passer la nuit. Nous arrivons au parking à côté du water tank qui est le début de la ballade. Toutefois il n’y a pas de sentier et le soleil est en train de se coucher.

Il est plus raisonnable de laisser tomber pour ce soir et de préparer enfin le véhicule pour la nuit. Nous avions préparé un sac avec les affaires nécessaires pour la nuit et tout le reste passe à l’avant. Les 2 matelas sont étalés et nous posons dessus les sacs de couchage et les petits oreillers. C’est très cosy et douillet. Lingettes, serviette, eau nous permettent de nous débarbouiller convenablement. Pique-nique au milieu des moustiques mais nos bracelets anti-moustiques sont efficaces. La nuit sera tout de même courte car j’écoute les moindres bruits et je trouve ce silence impressionnant. Nous sommes à des dizaines de miles sur une piste au fin fond du wilderness, seuls et cela fait un drôle d’effet. Mais nous apprécions et savons déjà que nous recommencerons si possible.

Dimanche 30/09 :
Un peu galère pour trouver l’arche. Nous nous dirigeons au Gps et le point que j’ai rentré m’amène largement au-delà de l’arche, que, très concentrés sur l’écran de la modernité, nous passons sans voir. Décidément, ça finit par devenir pathétique cette façon de multiplier les distances pour arriver au point qui nous intéresse. Bref, on repasse sous une clôture et nous y voilà enfin. D’ailleurs il y en a une autre tout près aussi. Par contre, c’est évident qu’elle était bien nommée. Sunset arch n’est pas une sunrise arch ! Il faudra bien faire avec.

Nous repartons et décidons de faire une pause à Redwell que nous espérons bien nommé. Effectivement, au départ nous hésitions avec Volcano mais il fait une chaleur terrible. Pourtant j’avais rentré toutes les données fournies par Vnoa avec qui nous communiquons depuis quelques jours, espérant nous rencontrer à l’occasion. Mais les 12 km en plein soleil à la mauvaise heure ne nous font pas envie. Pourtant nous avons fait bien plus à White Dome mais là, il fait si chaud… Donc Red well : un trail aboutit à un wash avec un canyon. C’est sympathique et nous parcourons tout cela sans but précis.

Nous rejoignons enfin la route pour Boulder : cette splendide Scenic Byway 12 développe ses magnifiques paysages sur plusieurs kilomètres enchanteurs. Nous nous arrêtons et grimpons pour profiter de ses charmes pendant un long moment.




Ensuite, nous rejoignons enfin Boulder.


Je commence à craindre vu la taille du patelin de ne pas trouver de chambre. Le premier motel est hors de prix, le second motel ne nous plaît pas. Le Troisième n’a pas le wifi mais il faudra faire avec : il s’agit du Boulder 88. La propriétaire soupire quand je demande à voir la chambre, soupire quand je dis que je reviens si cela m’intéresse, soupire quand je reviens en me disant que c’était la dernière et que j’ai bien fait, soupire en m’expliquant le fonctionnement de la serrure de la porte d’entrée. Sauf, que quand je reviens car effectivement, la serrure est plus compliquée que prévue, là elle ne soupire plus mais manque de s’étouffer de colère. Je fais ce que je peux pour apaiser son courroux. Puis nous partons faire quelques courses, prendre de l’essence et surtout passons au Burr trail Outpost pour un excellent expresso, avec wifi please ! Nous dînerons très agréablement au Burr Trail Grill renommé pour ses jolies serveuses et ses délicieuses pies.
Lundi 1/10 :
En pleine forme, nous attaquons la Burr Trail Road très jolie sous cette matinée ensoleillée. Un arrêt permet d’apprécier un rapace.



Ensuite, les gorges sont en partie à l’ombre mais c’est un plaisir pour les yeux et nous prenons tout notre temps.


Notre but : Strike Valley overlook, cet incroyable et immense pli géologique de 80km de long, dont je me fais une fête à l’avance. Effectivement, après la longue marche d’approche car nous avons laissé la voiture au 1er stationnement (juste avant l’écriteau 4x4 recommandé, mais franchement on aurait pu la faire en voiture), c’est étonnant et même Francesco reste bouche bée. Mais encore une fois, nous y sommes à 11h00, donc la mauvaise heure. Nous restons sur place presque 3h00 pour profiter du lieu, y pique-niquer et attendre que la lumière soit légèrement moins haute. Franchement, novembre, c’était un bon plan pour la lumière malgré les journées plus courtes. L’an prochain…




Panorama ou comment faire entrer 80 km sur une seule photo : panorama de 4 photos

Nous reprenons la piste jusqu’à Bullfrog Marina. J’ai le n° de téléphone mais n’ayant pas appelé, je ne sais pas si le ferry fonctionne. Effectivement, arrivés à l’entrée du Glen Canyon National Recreation Area, une jolie pancarte nous indique que le ferry est « closed ». Je demande et j’apprends que tout d’abord le ferry est « broken » puis que de toute façon nous sommes en octobre donc hors saison. Voilà qui nous oblige à reprendre la 276 et rejoindre la 95 pour traverser le lac plus haut. Cela nous prend beaucoup de temps mais nous apprécions les paysages.

Il est 19h00 passé et le soleil est sur le point de se coucher. Nous allons donc à Hite Marina et trouver un emplacement tranquille. Ce sera notre seconde nuit dans la voiture qui se déroule encore mieux que la précédente.


Mardi 2 octobre :

Nous partons assez tôt et refaisons la Mocky Dugway, cette fameuse route pleine de lacets à la vue impressionnante sur toute la vallée permettant d’arriver justement à Monument Valley.

Nous profitons de la matinée pour faire le long circuit de Valley of Gods qui nous offre de jolis points de vue. Mais nous sommes à contrejour et les photos ne rendent pas bien, même si nous l’avons bien apprécié. Nous nous arrêtons ensuite à San Juan pour déjeuner. Un jeune couple s’occupe de l’affaire. Chaque tentative de commande se solde par un « y’en a plus ». Et même quand nous croyons que c’est bon, il revient avec « y’en a plus ». Bref nous avons dû commander le dernier repas disponible dans tout l’établissement mais ce n’est pas mauvais.
Nous nous rendons au Visitor center de Monument Valley ou j’essaie d’avoir du wifi mais aucun des mots de passe fournis ne fonctionnent.

Nous décidons de nous faire plaisir et nous organisons un tour privé pour voir d’autres zones que le circuit traditionnel avec sa propre voiture fait il y a 3 ans. Il était trop tard pour organiser un autre tour car nous voulions au départ faire Mesa Hunts avec nuit à la belle étoile. Mais personne n’avais répondu à mon mail et ne sachant pas quand nous arriverions sur place, nous n’avons pas appelé d’avance. Le tour en véhicule privé fait quand même 190 $ plus le pourboire. Mais pour 3h00, nous parcourons le parc, découvrant des arches et notamment la sone sableuse devant Totem Pôle que nous avions tant envie de voir.


Bref, c’est une excellent après-midi qui se termine par le coucher de soleil.

Evidemment tout est complet donc nous repartons et je dois conduire de nuit ce qui ne m’amuse guère depuis l’histoire de la vache. Ceci dit, tout se passe bien. Tout est complet ou fermé jusqu’à Tuba où nous dormons au Quality Inn qui n’est vraiment pas donné mais très bien.
Mercredi 3 octobre :
La journée à oublier… Nous attaquons cette belle journée par Coal Mine Canyon.




Cependant nous avons ensuite 2 soucis : un souci domestique qui mettra presque toute la journée à se régler et le vent que la météo a bien prévu pour aujourd’hui et demain et qui souffle en force. Cela remet en question nos plans de la journée et même du jour suivant. Nous avions prévu « Red and white canyon » et Eechi cliffs. Raté. En plus c’était notre anniversaire de mariage : 20 ans tout rond… Encore plus raté. Les anniversaires ne nous ont jamais réussi, il vaut mieux qu’on les oublie !
Bref, nous irons dormir à Flagstaff au Days Inn qui nous coûte encore assez cher comme la veille après un mini passage à Grand Canyon le temps d’un point de vue à contrejour.
Jeudi 4 octobre :
Vu qu’il vaut mieux s’occuper du jour suivant que de la veille, nous nous demandons puisque le vent souffle toujours où repartir. Finalement, nous ne sommes pas très loin de Sedona. Pourquoi ne pas y faire un saut. Aussitôt pensé, aussitôt en route. Nous récupérons une carte au Visitor Center puis faisons quelques points de vue

avant de grimper au joli point de vue de Airport Road. (Panorama)

La ville que nous avons traversé m’apparaît un peu comme St Georges, bien tenue, avec de jolis quartiers, plein de petits magasins sympas et un décor de montagnes rouges à ne pas dédaigner. Bizarrement, cela ne fait pas du tout le même effet à mon conjoint qui trouve que la ville s’étend beaucoup et empiète un peu trop sur la nature. Et puis, nous faisons la queue aux feux rouges ce qui l’agace un peu. Pour l’après-midi, je prévois une petite ballade très sympa et sans difficultés particulière : West Fork of Oak Creek Canyon. Nous commençons par un pique-nique sur une aire prévue (avec fee mais nous avons pris le pass pour la journée au VC) puis nous rendons au parking (payant : 9$). Nous attaquons la ballade un peu tard car évidemment, nous sommes dans un canyon et le soleil finit par passer derrière les roches.


Mais c’est très agréable et nous longeons ou traversons la jolie petite rivière.



Nous arrivons à un moment où il faut traverser une fois de plus. Je suis mon époux. En fait il souhaite prendre une photo et décide de traverser un peu plus loin, des enfants jouant au passage le plus facile. Malheureusement, il glisse sur la mousse du rocher sous l’eau et se retrouve les 4 fers en l’air, abasourdi. Je lui dis de relever tout de suite son appareil compact qui est heureusement dans l’étui mais il lui faut un peu de temps car en essayant de se rattraper, il s’est un peu foulé le poignet et tiré un nerf dans l’épaule. Une seconde tentative pour se relever aboutit au même résultat. La famille sur place n’a pas une seconde tenté de nous venir en aide et c’est avec un regard noir que j’accueille le commentaire d’un des leurs sur le fait que le sentier passe derrière nous. Bref, une bonne douche, quelques douleurs et l’appareil qui semble faire des siennes mais après avoir bien séché, fonctionnera de nouveau normalement. Sauf que du coup, l’idée de rester à Sedona pour la nuit ne lui sourit plus guère et après s’être changé à la voiture il me demande de quitter cette ville un peu trop VIP à son goût. Moi… j’aimais bien. Nous refaisons tout de même une halte à l’autre point de vue accessible depuis la route de l’aéroport ce qui est l’occasion d’une autre photo panoramique.

Bon, il est temps de partir enfin en Californie.

C’était un désidérata de Francesco depuis longtemps même si cela nous rajoute beaucoup de route par rapport à notre circuit. Je suggère donc de commencer la route mais sans prendre l’autoroute pour Phoenix. Du coup, nous prenons les chemins de traverse et passons par Jérome, une route toute en lacets dans la montagne. C’est l’heure de trouver un logement. Nous nous dirigeons vers un campground mais celui-ci semble très éloigné, sur une route pas sympa de nuit et il y a encore plusieurs miles à faire avant d’y arriver. Nous rebroussons chemin et repartons jusqu’à Prescott Valley où nous logerons dans un motel du même nom où l’on nous donnera la dernière chambre. C’est très spartiate de nouveau mais il y a le wifi et c’est tout ce que je demande. Et puis, on ne va pas trop demander pour 46$.
Vendredi 5 octobre :
Nous reprenons la route pour Twenty Nine Palms. Enfin des saguaros !

Autant dire que nous traversons le désert de Mojave, qui est… comment dire… désertique !!!

D’immenses vallées se suivent et se ressemblent, des centaines de km sans âme qui vive ou une pompe à essence (il vaut mieux prévoir le coup !). Et au milieu de tout cela, une âme courageuse avec une pancarte indiquant qu’il marche depuis New York jusqu’en Californie. Sinon, la seule incongruité se révèle être un contrôle du California Department of Agriculture’s entre l’Arizona et la Californie. Mais comme je n’ai ni oranges, ni citrons, je ne les intéresse pas…
Après quelques heures de route sous un soleil de plomb, nous arrivons enfin à Twenty Nine Palms. Dans les faubourgs, (façon de parler), beaucoup de baraques délabrées finissent leur vie et donnent un aspect désolant aux abords de la ville.
Nous déjeunons au pompeux Rocky’s New York Pizza. Nous tournons longuement en rond pour découvrir un supermarché capable d’alimenter notre glacière et nous trouvons un triste Save a Lot genre Leader price de chez nous. Tiens, pour une fois, les noix de cajou que nous dévorons pendant les trajets ne sont pas chères. Par contre, le prix de l’essence bat des records. Nous la prenons à 4,40 (et encore, nous l’avons vue à plus de 4.65 !) au lieu des habituels 3.90 et des poussières. Nous passons prendre une carte au Visitor Center et montons nous installer au campground de Joshua Tree qui nous intéresse : Jumbo Rock. Effectivement, cette section granitique du parc nous intéresse pour son potentiel photo. Par contre les températures sont évidemment beaucoup plus chaudes qu’en Utah ou Arizona ce qui nous avait amené à reculer ce déplacement au plus tard de notre voyage.





Le camping est un système Self payment et nous entrons choisir notre place puis la réserver en plaçant les 10$ dans l’enveloppe dont la partie détachable s’accroche devant l’emplacement choisi. Le coin est splendide et nous le parcourons sous la chaleur et le temps du coucher de soleil avec plaisir.




Dînette sur la table du camping puis dodo dans la voiture… Sauf que les voisins eux… pas dodo, mais grandes discussions jusqu’à 4h du matin ainsi que beaucoup d’autres aux emplacements plus éloignés. Bref, Joshua Tree est en fait un vrai bar à ciel ouvert pour nightclubber !
Samedi 6 octobre :
Nous nous levons tout de même tôt mais le sunrise est trop rapide.





Nous partons à la recherche de quelques points intéressant particulièrement mon mari dont notamment le lieu de prise de vue de certaines photos de Mickael Fatali. Nous le repérons beaucoup plus facilement que prévu avec plaisir. Mais évidemment, trouver le bon emplacement n’est pas suffisant pour réussi The Photo. Faut-il encore avoir les qualités de l’auteur… Bref, nous ferons donc notre version de ces jolis rochers granitiques et continueront la découverte de cette jolie portion du parc après avoir admiré un coyote sur le bord de la route (pas eu le temps de le shooter !).



Nous partirons ensuite faire la ballade de Parker Dam mais l’absence d’eau enlève tout le charme de ce joli coin. En début d’après-midi, nous nous demandons si nous continuons ou non. Bien non puisque nous avons réalisé nos souhaits en passant la nuit dans ce bel endroit. Les températures autour de 30 degrés ne nous incitent pas à prolonger le séjour. Nous décidons de remonter sur Las Végas. Par contre, vu qu’il s’agit de samedi soir, les prix ne seront pas tendres. Je propose donc que l’on termine avant Las Vegas par notre petit parc fétiche de Valley of Fire. En effet, nous pourrons loger moins cher là-bas et de plus nous utiliserons ainsi toute l’essence avec le retour sur Las Vegas puisque nous pouvons rendre la voiture réservoir vide. Adjugé.
Nous traversons de nouveau le désert de Mojave… comment dire… toujours aussi désertique ! Nous prenons une toute petite portion de la route 66 et remontons plein nord en passant cette fois par de magnifiques forêts de Joshua tree le long de la route. Nous arrivons sur Valley of fire trop tard pour y faire le coucher de soleil et nous rendons donc directement au North Shore Inn qui nous avait accueillis l’an dernier. Toujours autour de 90$, nous décidons de tester les 2 motels un peu plus loin. Le premier est fermé et quand nous arrivons au second, une femme est menottée devant nous par des agents de police dans le parking vide. Retour à la case départ. Les propriétaires se rappellent de nous et vantent les travaux d’amélioration faits dans l’établissement. C’est vrai que c’est mieux. Il y a même une machine à gaufres que j’utiliserai au petit-déjeuner. Je ne manque d’ailleurs jamais une occasion de m’en servir quand il y en a : c’est tellement bon… Ils ont installé frigo et micro ondes neufs dans les chambres et rénové l’accueil et la partie petit-déjeuner.
Une fois installés, je vais m’employer à réserver une nuit d’hôtel supplémentaire à l’hôtel où j’ai déjà retenue la dernière nuit de notre séjour : le Elara a Hilton Grand Vacations Hotel par l’intermédiaire d’Expedia France. Quelle erreur. L’hôtel me répond qu’il ne pourront garantir d’avoir la même chambre les 2 nuits d’affilée. C’est ridicule de refaire les bagages, récupérer la voiture au valet parking, et attendre l’heure du check in pour la nuit suivante. Ils me disent donc d’appeler Expedia. Sauf que je n’ai pas de n° 24/24 et qu’en France, c’est la nuit. Ils me donnent le n° Expedia USA. Là, c’est terrible car je reste 50mn en ligne avec un gars qui me fait répéter 15 fois les mêmes choses et comme je viens de sortir de mon petit forfait de 15 jours pour 12 euros chez sfr, je vais payer le téléphone plein pot ce qui va plus que doubler le prix de la chambre. Bref, tout semble résolu à part la future note salée de téléphone. Nous dînons dans la chambre et terminons ce que nous avons dans la glacière.
Dimanche 7 octobre :
En route pour Valley of Fire que nous arpentons avec délice. De l’an dernier, il me restait une envie non aboutie : Crasy Hill. Cette fois, nous n’avons aucun problème. Le site est splendide même si la forte lumière n’est pas facile à gérer.



Panoramique : 2 photos

Au retour à la voiture quelques bighorns :


Nous poursuivons avec Nike Rock qui est effectivement très parlant et que nous trouvons très facilement.

Nous partons ensuite vers le début de Mouse Tank mais la route est en travaux. Nous l’entamons mais la forte chaleur nous fait rebrousser chemin.

Après une matinée bien employée, direction Las Vegas et ses outlets pour l’après-midi. Quelques courses pour les garçons et arrivée au fameux Elara Hilton Grand Vacation. Evidemment, ça se corse et nous restons une cinquantaine de minutes au check-in car l’employé ne trouve qu’une seule nuit sur les 2 réservées. Grrrr…. Après tout ce temps passé au téléphone ! Il veut que l’on rappelle Expedia ! Au prix où ça nous a déjà coûté hier ??? Hors de question. Bref, il nous suggère (surtout pour lui je pense) de nous installer et de revenir plus tard nous occuper du problème. Au retour, je demanderai à parler au Manager qui elle, décèle rapidement le problème : simple erreur sur la première lettre de notre nom malgré le fait que je l’ai épelé à plusieurs reprises. C’est résolu en un quart d’heure et nous n’aurons pas à changer de chambre. Toutefois, on nous a refilé une chambre au 4ème étage quand l’hôtel en compte 56 ! Bref, presque pas de vue… Ceci dit, la chambre est très agréable.

Une animation du « mall » attenant à notre hôtel : l’espace tempête ! Toutes les heures, une tempête se déclenche avec tonnerre, éclairs, brume et pluie tombant du plafond…

Fatigués et l’estomac dans les talons, nous dînerons au Todai, un buffet japonais qui a le mérite d’être proche de notre chambre. Sauf que c’est dimanche soir et qu’avec les 2 bières, la note va se monter à presque 100 $ !!! C’est correct mais sans plus. Nous sommes un peu déçus. Nous tournons dans le Mall et les magasins finissent de nous achever. Tant pis, nous retournerons à la chambre pas trop tard. Demain sera un autre jour.
Lundi 8 octobre :
Cette fois, c’est grasse matinée ! Nous nous levons vers 10h et partons enfin à l’assaut de la ville.

Nous visitons plusieurs hôtels




Mais le must pour nous sera le magnifique Bellagio et ses décorations d’Halloween et son fameux plafond.


L’arbre parlant (il a aussi les yeux qui roulent…)





A midi, sur les conseils avisés du Tigre (membre de notre cher forum), nous tentons le Wicked Spoon, buffet du Cosmopolitan que nous visitons au passage.



Cette fois, c’est lundi midi et nous ne payons pour 2 que 48 $. Et c’est TOP !!! Un régal. Tout ce que l’on prend est d’une grande finesse, bien assaisonné et délicieux. Excellent, frais, appétissant, bien présenté. Notre meilleur souvenir culinaire de cette année ! Une coupe de champagne offerte agrémente le tout et nous repartons de belle humeur. Retour à la chambre pour un petit repos bien mérité. Tiens ! la chambre n’est pas faite !!! Ben voilà, il y a un voyant à appuyer pour demander le Housekeeping et je ne l’avais pas vu. Nous repartons un peu plus tard en ayant bien appuyé cette fois. 1ère étape, le Tix4tonight du quartier pour prendre 2 tickets pour le Show « The Dream » au Wynn. Pas donné, mais ce sera notre second cadeau après la visite privée de Monument Valley. Nous repartons à pied vers le Wynn continuant de visiter au passage les luxueux hôtels.






Enfin, c’est l’heure du show. C’est réellement un rêve !

Nous adorons ce spectacle à la fois dans les airs et dans l’eau, mélangeant l’art et la performance sportive, appréciant la grâce des danseurs et la beauté des costumes et des mises en scène. Bref c’est splendide ! En sortant nous prendrons un taxi qui nous emmènera au Hard Rock Café que nous avions bien aimé à NYC. Un serveur très sympa s’occupe bien de nous et la musique met dans l’ambiance comme d’habitude.

Encore quelques photos de nuit puis nous rentrons.


La chambre n’est pas faite ! Quand même, ils exagèrent. Un message téléphonique prévient qu’il aurait fallu appeler le Housekeeping par téléphone. Pfff….. Elara et Expédia : même combat ! Il est presque minuit quand nous sommes prêts car nous avons dû préparer tout pour notre départ si tôt demain matin. Effectivement, quelques semaines avant de partir, nous avons appris que notre vol de 10h50 était annulé et que nous devions prendre celui de 7h00. Sans commentaire ! Réveil 3h15…
Mardi 9 octobre :
Comme des robots, nous préparons les derniers détails et partons au Car Return rendre la voiture. Nous y laissons les matelas et un des deux sacs de couchage. Le reste a été casé dans les valises. L’une des 2 est d’ailleurs en surpoids mais ne donnera pas lieu à surtaxe.




Tout se passe bien et nous arrivons à NYC où nous devons attendre 5h15. Nous dînerons très mal sur place et ce sera la partie la plus pénible. L’embarquement commence avec une demi -heure de retard mais les passagers disciplinés embarqueront vite et bien ce qui fait que nous partirons à l’heure et arriverons à Nice comme prévu mercredi matin. La journée s’enchaînera avec pas mal de soucis à régler imprévus. La nuit sera bienvenue avant la reprise du travail jeudi matin. Je supporte de mieux en mieux le décalage horaire.
On repart quand ?...
Merci encore à Philippe pour ses précieux conseils et surtout la découverte de cette randonnée qui nous a tellement enchanté aussi : le must do de cette année « White Dome » Et merci au forum ainsi qu’à Vnoa pour ses documents et renseignements qui nous ont bien aidé aussi.
Pour la période, nous avons nettement préféré les fabuleuses journées de novembre 2011 avec des températures plus basses , une lumière plus photogénique, beaucoup moins de touristes, plus de facilité et de tarifs négociés pour le logement. Si le boulot ne m’avait pas contrainte à choisir cette période encore estivale, j’aurais préféré partir un peu plus tard.
Itinéraire de douze jours en solo aux États-Unis English translation pending
Bonjour!
J'ai besoin de vos avis...je fais mon premier voyage solo aux usa, en voiture, à travers les parcs nationaux. Pour ceux qui ont deja fais ce type de voyage, pouvez-vous me dire si mon itinéraire parait réaliste? J'ai 12 jours complets sur place, je compte aller d'abord à arches, puis bryce canyon, ensuite monument valley, zion, passage à las vegas ( je n'y tiens pas, si il y a une route plus courte, je suis preneuse...), arret vers Bodie pour visiter la ville fantome et ensuite arrivée à San Francisco. Je compte esquiver Yosemite, je crois que cela me prendrait trop de temps d'y passer, vous en pensez quoi?
Merci à tous pour mes réponses.
Nath
Encore un projet de voyage dans l'Ouest américain, été 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
A mon tour de soumettre un projet (de plus !) de voyage dans l'ouest américain pour l'été 2013. Je parcoure ce forum depuis quelques semaines et je ne résiste pas à soumettre notre projet.
Nous sommes une famille de 5 (les parents, nous quoi, et les 3 enfants d'âge espacé : 18, 12 et 7 ans). mon mari et mon fils (18 ans) sont dingues de photo et au moins mon mari, n'y va que pour ça (ou presque, les outlets aussi...). Nous avons acquis les livres Photographiing the southwest, un guide papier, geovoyage de juin dernier, et ça y est, la liste des sites que nous "voudrions" voir est élaborée. mais j'ai déjà changé pas mal de fois le parcours, le sens... et avec les desiderata du photographe amateur en chef, j'ai tout modifié ce WE.
Autre chose : les vols : c'est très cher, même si ça a l'air de baisser un peu depuis quelques jours, ou alors je m'améliore dans mes recherches... Un élément de poids : j'ai peur de l'avion (pas les autres !), mais je le prends quand même, ce sera donc très long et pénible pour moi.
Les tarifs intéressants le sont souvent avec American airlines, et je m'interroge sur cette compagnie, placée sous la loi des faillites depuis l'an dernier, et dont les derniers echos ne sont pas bons, existera t'elle encore, elle sera sans doute reprise, mais dans ce cas, si je choisis aujourd'hui un vol, l'été prochain, tout risque de changer, horaires, annulation, bref, je suis perplexe et me tourne vers d'autres compagnies, mais je ne veux pas plus d'une escale (oh 2 décollages, ce sera dur), pas un trajet de plus de 24 heures non plus.
Nos enfants marchent bien et ont déjà voyagé, j'ai l'habitude de faire un planning très chargé (new York il y a 3 ans a été intense, mon mari dit s'être reposé durant les 4 h de son marathon !) mais je crains la chaleur, surtout pour la plus petite qui supporte assez mal en général. Londres cet été était l'idéal pendant les JO : pluie !
Voilà le projet : J1 : vols vers Phoenix (pas nécessairement depuis Paris, cher, nous sommes dans l'Est, je regarde aussi Geneve et Milan et même Londres), prise voiture location, nuit. J2 : route et visite de petrified forest et painted desert (incontournable pour mon mari) nuit sur place Hollbrook J3 : route vers le grand canyon, south rim, et visite, passage par Meteor crater (incontournable pour mon mari), éventuellement sunset creater, nuit dans le parc de préférence J4 : re visite grand canyon, route pour Page, éventuellement bateau en fin de journée. nuit à Page J5 : Antelope canyon, sans doute lower (upper en photographe tour éventuellement) ; horse shoe bend si pas fait la veille ; route pour monument valley, arrivée fin de journée, nuit sur place J6 : lever de soleil à Monument valley, puis route vers Moab, en passant par goosenecks et valley of the gods, peut être the needles overlook , nuit à Moab J7 : moab : arches ; nuit à Moab J8 : Moab : Canyonlands, island in the sky, nuit entre moab et Torrey J9 : vers Bryce, via goblin, capitol reef, nuit à Bryce J10 : visite Bryce, route vers Zion, nuit vers Zion J11 : visite Zion si on est encore en état, si trop fatigué, marre, trop de monde..., en plus risque d'être rapide, puis route vers Las Vegas J12 : Las vegas, départ dans l'après-midi pour Death Valley (incontournable pour mon mari, moi j'appréhende la chaleur, les pannes de voiture...), visite le soir et nuit sur place J13 : lever de soleil, puis route vers Las Vegas ; remise de la voiture, vol intérieur vers San Francisco, location voiture, nuit J14 : San Fransisco J15 : San Francisco J16 : départ pour le Sud, passage éventuel par outlets, route vers Monterrey, 17 miles drive, point lobos... Salinas (incontournable), Big Sur ; nuit vers san Simeon J17 : Hearst Castle puis direction los Angeles, via Santa Barbara, les plages... Nuit à Los Angeles J18 : Los Angeles (universal) J19 : Los Angeles J20 : Los Angeles ou départ
Voilà, pas mal de discussions pour se mettre d'accord, je n'aurais pas forcément choisi tout ça, Las Vegas est trop court, j'avais au départ fait une boucle (big tour), Las Vegas, las vegas, manque une nuit à mon avis, Death Valley m'effraie, mais tout le monde me le recommande ; et je pensais le faire dans l'autre sens, terminer par Monument valley et Grand Canyon, j'ai peur qu'une fois qu'on a vu ça, ça nous "déçoive", mais il parait que pas du tout, il y a trop de monde dans ces parcs, les autres ont une âme... je schématise... les parcs "verts" (Yosemite, sequoia, seront pour une autre fois, avec Yellowstone), on ne peut pas tout faire, là, c'est les parcs "rouges". On tient à la côte californienne également.
La prochaine étape sera de surveiller les vols, et dès que les vols sont choisis (d'ici un mois ou 2), je réserve les hôtels des parcs au moins. pour l'instant, les vols sont plutôt delta et air france (je rêve du vol L.A. PARIS, en A 380, plus abordable depuis Milan). Swiss et lufthansa sont encore hors de prix ; pas de bons souvenirs de british airways (bagages perdus, retard...), mais peut-être pas de chance. le vol intérieur pourra être réservé plus tard.
Tout est dit, si vous avez des critiques ou des commentaires, je suis à l'écoute de vos conseils avisés, merci
Anne
A mon tour de soumettre un projet (de plus !) de voyage dans l'ouest américain pour l'été 2013. Je parcoure ce forum depuis quelques semaines et je ne résiste pas à soumettre notre projet.
Nous sommes une famille de 5 (les parents, nous quoi, et les 3 enfants d'âge espacé : 18, 12 et 7 ans). mon mari et mon fils (18 ans) sont dingues de photo et au moins mon mari, n'y va que pour ça (ou presque, les outlets aussi...). Nous avons acquis les livres Photographiing the southwest, un guide papier, geovoyage de juin dernier, et ça y est, la liste des sites que nous "voudrions" voir est élaborée. mais j'ai déjà changé pas mal de fois le parcours, le sens... et avec les desiderata du photographe amateur en chef, j'ai tout modifié ce WE.
Autre chose : les vols : c'est très cher, même si ça a l'air de baisser un peu depuis quelques jours, ou alors je m'améliore dans mes recherches... Un élément de poids : j'ai peur de l'avion (pas les autres !), mais je le prends quand même, ce sera donc très long et pénible pour moi.
Les tarifs intéressants le sont souvent avec American airlines, et je m'interroge sur cette compagnie, placée sous la loi des faillites depuis l'an dernier, et dont les derniers echos ne sont pas bons, existera t'elle encore, elle sera sans doute reprise, mais dans ce cas, si je choisis aujourd'hui un vol, l'été prochain, tout risque de changer, horaires, annulation, bref, je suis perplexe et me tourne vers d'autres compagnies, mais je ne veux pas plus d'une escale (oh 2 décollages, ce sera dur), pas un trajet de plus de 24 heures non plus.
Nos enfants marchent bien et ont déjà voyagé, j'ai l'habitude de faire un planning très chargé (new York il y a 3 ans a été intense, mon mari dit s'être reposé durant les 4 h de son marathon !) mais je crains la chaleur, surtout pour la plus petite qui supporte assez mal en général. Londres cet été était l'idéal pendant les JO : pluie !
Voilà le projet : J1 : vols vers Phoenix (pas nécessairement depuis Paris, cher, nous sommes dans l'Est, je regarde aussi Geneve et Milan et même Londres), prise voiture location, nuit. J2 : route et visite de petrified forest et painted desert (incontournable pour mon mari) nuit sur place Hollbrook J3 : route vers le grand canyon, south rim, et visite, passage par Meteor crater (incontournable pour mon mari), éventuellement sunset creater, nuit dans le parc de préférence J4 : re visite grand canyon, route pour Page, éventuellement bateau en fin de journée. nuit à Page J5 : Antelope canyon, sans doute lower (upper en photographe tour éventuellement) ; horse shoe bend si pas fait la veille ; route pour monument valley, arrivée fin de journée, nuit sur place J6 : lever de soleil à Monument valley, puis route vers Moab, en passant par goosenecks et valley of the gods, peut être the needles overlook , nuit à Moab J7 : moab : arches ; nuit à Moab J8 : Moab : Canyonlands, island in the sky, nuit entre moab et Torrey J9 : vers Bryce, via goblin, capitol reef, nuit à Bryce J10 : visite Bryce, route vers Zion, nuit vers Zion J11 : visite Zion si on est encore en état, si trop fatigué, marre, trop de monde..., en plus risque d'être rapide, puis route vers Las Vegas J12 : Las vegas, départ dans l'après-midi pour Death Valley (incontournable pour mon mari, moi j'appréhende la chaleur, les pannes de voiture...), visite le soir et nuit sur place J13 : lever de soleil, puis route vers Las Vegas ; remise de la voiture, vol intérieur vers San Francisco, location voiture, nuit J14 : San Fransisco J15 : San Francisco J16 : départ pour le Sud, passage éventuel par outlets, route vers Monterrey, 17 miles drive, point lobos... Salinas (incontournable), Big Sur ; nuit vers san Simeon J17 : Hearst Castle puis direction los Angeles, via Santa Barbara, les plages... Nuit à Los Angeles J18 : Los Angeles (universal) J19 : Los Angeles J20 : Los Angeles ou départ
Voilà, pas mal de discussions pour se mettre d'accord, je n'aurais pas forcément choisi tout ça, Las Vegas est trop court, j'avais au départ fait une boucle (big tour), Las Vegas, las vegas, manque une nuit à mon avis, Death Valley m'effraie, mais tout le monde me le recommande ; et je pensais le faire dans l'autre sens, terminer par Monument valley et Grand Canyon, j'ai peur qu'une fois qu'on a vu ça, ça nous "déçoive", mais il parait que pas du tout, il y a trop de monde dans ces parcs, les autres ont une âme... je schématise... les parcs "verts" (Yosemite, sequoia, seront pour une autre fois, avec Yellowstone), on ne peut pas tout faire, là, c'est les parcs "rouges". On tient à la côte californienne également.
La prochaine étape sera de surveiller les vols, et dès que les vols sont choisis (d'ici un mois ou 2), je réserve les hôtels des parcs au moins. pour l'instant, les vols sont plutôt delta et air france (je rêve du vol L.A. PARIS, en A 380, plus abordable depuis Milan). Swiss et lufthansa sont encore hors de prix ; pas de bons souvenirs de british airways (bagages perdus, retard...), mais peut-être pas de chance. le vol intérieur pourra être réservé plus tard.
Tout est dit, si vous avez des critiques ou des commentaires, je suis à l'écoute de vos conseils avisés, merci
Anne
Conseils sur itinéraire prévu avec jeunes enfants au Costa Rica? English translation pending
Bonjour,
Nous partons pour le Costa Rica du 6 au 20 décembre 2012 avec nos 2 enfants (4 ans et 7 mois). Nous comptons louer un 4X4. Nous avons besoin de vos avis sur notre ébauche d'itinéraire. Nous voulons voir des volcans (idéalement un peu actif), des animaux, faire de la plongée tuba (snorkling) et faire de la plage. Nous ne voulons pas passer notre temps dans nos valises, mais nous sommes prêts à nous déplacer davantage dans la première semaine pour terminer avec un séjour plus relax. Nous préférons les endroits moins touristiques, mais avec des enfants il faut un juste milieu.6 déc. : Arrivée à San José et nuit dans la région (arrivée tardive (10h00 pm)7 et 8 Déc. : Volcan Rincon de la Vieja ou Arénal (Nous hésitons beaucoup entre les deux) Lequel est le mieux pour un séjour avec enfants ? J'ai lu que le Parc de Rincon de la vieja vaut vraiment le détour ? Est-ce qu'on y voit des animaux assez facilement avec un guide ?9 et 10 déc. : Péinsule de Nicoya (Visite du Parc National Marino Las Baulas (pour tenter de voir la ponte des tortues Luth supposément idéal en décembre). Quelles plages conseillez-vous aux alentours avec des enfants ?11 et 12 déc. : Direction Tambor ou Montézuma. (Visite du Refugio Nacional de fauna Sylvestre Curu et snorkling à l'isla Tortuga)13 Déc. : Direction Irazu ou Poas (Lequel choisir ?) Nous dormirons dans les alentours pour couper le trajet. 14 au 18 Déc. : direction Cahuita et les alentours. Nous voulons trouver un endroit (p-e louer une maison) pour profiter des activités du coin et faire de la plage pour relaxer avec les enfants. Nous cherchons belles plages et endroits pour snorkling. Est-ce que Tortuguero vaut le détour (pour voir des animaux entre autres) et est-ce fesable avec des jeunes enfants ?19 Déc. : Retour vers Alajuela pour préparer notre retour le lendemain matin (8h00).Dans cet itinéraire, nous avons favoriser la péninsule de Nicoya à la Région de Puntarenas Est-ce un bon choix d'après vous ? Dernière petite question : connaissez vous des agences de location de voiture fiable ? C'est très difficile de faire des choix alors vos commentaires seront très utiles !
Merci, Annie
Nous partons pour le Costa Rica du 6 au 20 décembre 2012 avec nos 2 enfants (4 ans et 7 mois). Nous comptons louer un 4X4. Nous avons besoin de vos avis sur notre ébauche d'itinéraire. Nous voulons voir des volcans (idéalement un peu actif), des animaux, faire de la plongée tuba (snorkling) et faire de la plage. Nous ne voulons pas passer notre temps dans nos valises, mais nous sommes prêts à nous déplacer davantage dans la première semaine pour terminer avec un séjour plus relax. Nous préférons les endroits moins touristiques, mais avec des enfants il faut un juste milieu.6 déc. : Arrivée à San José et nuit dans la région (arrivée tardive (10h00 pm)7 et 8 Déc. : Volcan Rincon de la Vieja ou Arénal (Nous hésitons beaucoup entre les deux) Lequel est le mieux pour un séjour avec enfants ? J'ai lu que le Parc de Rincon de la vieja vaut vraiment le détour ? Est-ce qu'on y voit des animaux assez facilement avec un guide ?9 et 10 déc. : Péinsule de Nicoya (Visite du Parc National Marino Las Baulas (pour tenter de voir la ponte des tortues Luth supposément idéal en décembre). Quelles plages conseillez-vous aux alentours avec des enfants ?11 et 12 déc. : Direction Tambor ou Montézuma. (Visite du Refugio Nacional de fauna Sylvestre Curu et snorkling à l'isla Tortuga)13 Déc. : Direction Irazu ou Poas (Lequel choisir ?) Nous dormirons dans les alentours pour couper le trajet. 14 au 18 Déc. : direction Cahuita et les alentours. Nous voulons trouver un endroit (p-e louer une maison) pour profiter des activités du coin et faire de la plage pour relaxer avec les enfants. Nous cherchons belles plages et endroits pour snorkling. Est-ce que Tortuguero vaut le détour (pour voir des animaux entre autres) et est-ce fesable avec des jeunes enfants ?19 Déc. : Retour vers Alajuela pour préparer notre retour le lendemain matin (8h00).Dans cet itinéraire, nous avons favoriser la péninsule de Nicoya à la Région de Puntarenas Est-ce un bon choix d'après vous ? Dernière petite question : connaissez vous des agences de location de voiture fiable ? C'est très difficile de faire des choix alors vos commentaires seront très utiles !
Merci, Annie
Première fois au japon: aide sur itinéraire English translation pending
Bonjour,
Actuellement en grand voyage, nous allons arriver au Japon mi octobre. Contrairement à l'Amérique du Sud où nous sommes maintenant, il semblerait que le japon se planifie un peu plus, surtout si on ne veut pas y passer tout notre budget!
Connaissant très peu ce pays où il y a l'air d'avoir tellement à voir, et ayant en ce moment la tête et les pattes dans un autre pays, nous faisons appel à vous pour nous aider à définir / préciser l'itinéraire.
Quelques infos pour ce séjour: - on a prévu environ 5 semaines (mi octobre à mi novembre) - on aime prendre notre temps pour s'imprégner des lieux - on souhaite intégrer quelques belles randos
Notre première ébauche à grosse maille : - Hokaido (~10 jours) pour se balader dans les parcs et aller sur l'île de Rishiri => quels parcs nous conseillez vous pour des randos? pas trop tard fin octobre? - Tokyo (~10 jours) pour visiter la ville, voir le musée myasaki et surement pleins d'autres choses qu'on ne connait pas => vos conseils? - Kyoto (~10 jours) pour aller jusqu'à Kyoto et ses alentours (Nikko, Kobe, Osaka ...) => quels sont les arrêts à faire? - Hiroshima / Fukuoka => ça vaut le coup d'aller jusque là bas pour une première visite?
Pour une première fois quels sont les immanquables? Faut encore qu'on regarde comment c'est faisable en transports...Pour Hokaido ça sera l'avion, pour le reste on hésite avec le JapanRailPass ou un Bus pass, vos avis?
Merci d'avance! 😄
Actuellement en grand voyage, nous allons arriver au Japon mi octobre. Contrairement à l'Amérique du Sud où nous sommes maintenant, il semblerait que le japon se planifie un peu plus, surtout si on ne veut pas y passer tout notre budget!
Connaissant très peu ce pays où il y a l'air d'avoir tellement à voir, et ayant en ce moment la tête et les pattes dans un autre pays, nous faisons appel à vous pour nous aider à définir / préciser l'itinéraire.
Quelques infos pour ce séjour: - on a prévu environ 5 semaines (mi octobre à mi novembre) - on aime prendre notre temps pour s'imprégner des lieux - on souhaite intégrer quelques belles randos
Notre première ébauche à grosse maille : - Hokaido (~10 jours) pour se balader dans les parcs et aller sur l'île de Rishiri => quels parcs nous conseillez vous pour des randos? pas trop tard fin octobre? - Tokyo (~10 jours) pour visiter la ville, voir le musée myasaki et surement pleins d'autres choses qu'on ne connait pas => vos conseils? - Kyoto (~10 jours) pour aller jusqu'à Kyoto et ses alentours (Nikko, Kobe, Osaka ...) => quels sont les arrêts à faire? - Hiroshima / Fukuoka => ça vaut le coup d'aller jusque là bas pour une première visite?
Pour une première fois quels sont les immanquables? Faut encore qu'on regarde comment c'est faisable en transports...Pour Hokaido ça sera l'avion, pour le reste on hésite avec le JapanRailPass ou un Bus pass, vos avis?
Merci d'avance! 😄
Coups de coeur en Namibie? English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerai connaître vos coups de coeur, les destinations ou activités incontournables selon vous en Namibie, les lieux qui vous le plus marqués, en indiquant pourquoi en quelques mots.
Ce post me sera très utile dans mon travail de préparation de voyage, mais aussi à tous ceux qui ont ou auront un projet à l'avenir. En effet, à la lecture de tous les carnets que j'ai pu lire, je ne parviens qu'à trouver des idées de choses à voir / faire, d'étapes nouvelles, sans vraiment pouvoir effectuer un tri.
Xavier
J'aimerai connaître vos coups de coeur, les destinations ou activités incontournables selon vous en Namibie, les lieux qui vous le plus marqués, en indiquant pourquoi en quelques mots.
Ce post me sera très utile dans mon travail de préparation de voyage, mais aussi à tous ceux qui ont ou auront un projet à l'avenir. En effet, à la lecture de tous les carnets que j'ai pu lire, je ne parviens qu'à trouver des idées de choses à voir / faire, d'étapes nouvelles, sans vraiment pouvoir effectuer un tri.
Xavier
Destination avec des parcs nationaux pour randonner, pédaler, pagayer? English translation pending
J'essaie de trouver une idée pour notre voyage de l'été 2013.
On veut plein de nature flore et faune, des parcs nationaux où l'on pourra randonner, pédaler peut-être, pagayer... bref bouger.
Un peu comme ce que l'on retrouve dans les Rocheuses ou encore dans les parcs du sud-ouest tout en étant bien sûr différent pour voir autre chose.
On veut être autonome, voyager de façon sécuritaire sans se faire harceler par les habitants pour de l'argent ou autres... Se sentir à l'aise d'aller où l'on veut, quand on veut...
La nature m'intéresse bien plus que les gens. 😄
À chaque fois que j'ai une idée... ça tombe à l'eau.
Namibie : d'après la lecture de récits de voyage pas trop la place pour randonner. Vietnam : on me la fortement déconseillé pour ce qui est de la nature.
Costa Rica : très peu de sentiers dans les parcs nationaux d'après un récit de voyage que je viens de lire... quelqu'un peut confirmer ?
Vous avez des suggestions ? les Alpes peut-être ? la forêt noire en Allemagne ?
Si on ne trouve rien de satisfaisant.... on ira tout simplement dans le nord de la Californie mais ça serait sympa de sortir de l'Amérique du Nord...
On veut plein de nature flore et faune, des parcs nationaux où l'on pourra randonner, pédaler peut-être, pagayer... bref bouger.
Un peu comme ce que l'on retrouve dans les Rocheuses ou encore dans les parcs du sud-ouest tout en étant bien sûr différent pour voir autre chose.
On veut être autonome, voyager de façon sécuritaire sans se faire harceler par les habitants pour de l'argent ou autres... Se sentir à l'aise d'aller où l'on veut, quand on veut...
La nature m'intéresse bien plus que les gens. 😄
À chaque fois que j'ai une idée... ça tombe à l'eau.
Namibie : d'après la lecture de récits de voyage pas trop la place pour randonner. Vietnam : on me la fortement déconseillé pour ce qui est de la nature.
Costa Rica : très peu de sentiers dans les parcs nationaux d'après un récit de voyage que je viens de lire... quelqu'un peut confirmer ?
Vous avez des suggestions ? les Alpes peut-être ? la forêt noire en Allemagne ?
Si on ne trouve rien de satisfaisant.... on ira tout simplement dans le nord de la Californie mais ça serait sympa de sortir de l'Amérique du Nord...
Jeu des mots (1ère édition...) English translation pending
Bonjour à tous.
Les célèbres productions KatettilaVojou (Faut pas vexer les bretons...) ont le plaisir (partagé, j'espère...) de vous proposer un nouveau divertissement ! 🙂
Comme le nom de ce jeu l'indique, il s'agit de faire deviner un lieu à partir de mots...
Ami(e)s du calembour, de la prose ou de l'alexandrin, à vous !😉
Les célèbres productions KatettilaVojou (Faut pas vexer les bretons...) ont le plaisir (partagé, j'espère...) de vous proposer un nouveau divertissement ! 🙂
Comme le nom de ce jeu l'indique, il s'agit de faire deviner un lieu à partir de mots...
Ami(e)s du calembour, de la prose ou de l'alexandrin, à vous !😉
Retour sur un mois en Kirghizistan avec treks English translation pending
Suite au voyage voilà brièvement le programme et les sensations après 1 passé en Kirghizie.
Merci à tous les VF qui m'ont aidé et donné les infos ! Comme j'ai répondu à un post, je le mets en lecture plus large.
Au plaisir
Bonjour
nous sommes rentrés il y a quelques jours après 1 mois passé en Kirghizie. Superbe voyage dans un peu pas encore très touristique, mais y voyager est relativement facile et très sympa ! Il ne faut pas prendre d'agence depuis la France, ça coutera 2 ou 3 fois plus cher que de se débrouiller sur place. On voulait faire ça, mais finalement on s'est arrangé par nous même ou en passant par le CBT, que tu peux trouver dans de nombreux points stratégiques dans le pays (tout est dans le guide LP ou le Bradt, on avait les deux, le dernier est bien mieux mais en anglais). Il faut se déplacer par soi-même, en négociant un peu les tarifs et ensuite prendre des guides locaux sur place (CBT) ou en autonomie (cela se fait très très bien je trouve). Il faut vraiment prendre une tente même si l'on passe par le CBT et que l'on veut faire autre chose que des séjours en yourte. Il me semble qu'avec les dates que vous proposez, il faut très vite allez dans les pâturages pour rencontrer les gens en yourte car la saison se termine, voire est terminée pour beaucoup de bergers. Allez à Kochkor pour commencer permet il me semble de découvrir facilement le pays, sans être complètement hors des sentiers battus. Après comparaison nous avons plutôt opté pour Jailoo Tourism (adresse : 125/3, rue Orozbekov KOCHKOR, pile là ou les taxis collectifs te déposent). Ca permet de se rendre au fameux Song Kul et à un autre lac assez connu mais finalement très peu de monde (2 touristes croisés en 3 jours en plein aout) et qui, pour moi, un endroit somptueux. On peut y faire un camp de base pour faire des randos sauvages et du glacier si l'on est équipé.
Notre programme pour info a été le suivant, mais je conseille Kochkor pour une entrée en matière douce avant de faire plus de sauvage (c'est ce que je ferai après : - Bishkek ==> Bonkobaieva (sud de Issyk Kul, dormir à Bel Tam (pas Bel Tam Sea Side qui sympa aussi mais que pour une nuit) en montagne yourte CBT = génial)) : 2/3 jours de repos au bord du lac et visite de la vallée de Shazka (canyon rouge qui est bcp moins fréquenté que Jeti-Oguz) puis 5 jours de trek via le Ton pass (superbe à 4000m) dans des vallées un peu paumées donc rencontres formidables avec beaucoup de bergers jusqu'à Ecki Naryn. Pour moi une splendide expérience et un dépaysement fou ! De nombreux pics autour de nous sont vierges et les locaux sont vraiment au point pour indiquer les cols qui passent ou qui ne passent pas).
== > Naryn (guesthouse top mais elle est pas liée au CBT)
== > Tashrabat caravansérail (pas dormir dans les yourtes CBT mais le camp suivant avec le sauna russe, on l'a pas fait et regretté car moyennement sympa au CBT; ou alors dormir 30 minutes au sud des yourtes vers le col en tente et c'est le bonheur mais il peut faire très froid en ce moment je pense): Les paysages sont assez fabuleux je trouve et vierge pour la rando dès que l'on s'écarte de quelques heures de TashRabat. On a fait deux jours de rando dont le col Chartyr Kol, vue sur le lac et la frontière chinoise
== > retour Naryn (on peut négocier le prix jusqu'à 1000 soms à mon avis ou faire le stop depuis at-bashy accessible pour 100 soms depuis Naryn)
== > Kochkor : 3 jours à Cheval à Kol Ukok avec Jailoo Tourism (la dame s'appelle Asipa, super pro et prix corrects), elle a l'adresse d'une Guesthouse qui est top aussi, proche du centre et on mange TRES bien). Faire ce trek à pied sans guide est facile (demandez à Asipa elle vous donnera les infos si vous dormez dans la yourte) ou alors à cheval. Faire plutôt le retour par la boucle que faire l'AR un peu chiant mais qui est plus souvent fait quand on est pressé. On a pas regretté la boucle, à cheval c'est une belle expérience. Très beau moment avec la famille aussi.
== > retour Kochkor puis Song Kul 3 jours dont un festival de jeux traditionnels et musique. Belle journée au soleil, le lac est très beau. (Y aller en rando est sympa je crois, moins de marcher autour je trouve, mais galoper certainement). Jailoo et CBT organisent les transports, sinon stop mais pas facile je pense. On est allé avec une famille Kirghize donc a partagé la voiture. A song kul on peut dormir partout et partout il y a des yourtes qui vous acceuillent (souvent 2 yourtes = famille qui acceuille des touristes, 1 yourte = famille qui vous accueille mais peut être un peu plus "local" ;-)).
== > Bishkek car on a pu faire tout le trajet avec la famille donc très sympa et pas cher du tout pour basculer vers le sud (direction Osh).
On peut sinon depuis Song Kul soit passer par Kazarman (voir avec le CBT) pour basculer à Jalal Abad, soit passer par la vallée de Sussamyr (Yves connait bien !) qui semble superbe et très peu fréquentée (on a pas réussi à se faire emmener par Terres d'Aventures qui ne voulais pas embarquer deux touristes pour faire un peu de route... d'ou le retour Bishkek).
== > Arslanbob (avant Jalal-Abad, direction Osh, 10h de voiture depuis Bishkek. Prix local = 2000 / 2500 soms / pers : aller à Osh bazar et vous trouvez facilement). Village magnifique, les gens sont différents du reste de ce qu' lon a vu, population plus ouzbèque. Le réseau CBT est top et propose de belles randos. Un peu malade nous avons fait deux randos à la journée seulement dont une au "holy rock" qui est magnifique. Aller au "panorama" en fin de journée est à couper le souffle s'il fait beau. Le CBT est incontournable ne serait-ce que pour le plan sommaire mais nécessaire aux randos environnantes. On a trouvé ça une belle expérience car très différent de la culture du "nord" et des hauts plateaux. C'est bien de pouvoir pousser à Osh et le Pamir si on a le temps.
== > Ala Archa (donc re 10h de voiture) qui sont les montagnes juste au sud de Bishkek (vraiment ambiance alpes mais avec bcp de russes !). On est allé au camp de base Ratsek (3300m) puis ascension à 4500 du pic Uchytel. Partir à 5h est bien, prendre la première trace qui part à gauche au bout du camp de tentes (si ce n'est pas trop tard dans la saison).
== > Bishkek et maison... (on a eu les billets à 450€ AR avec aeroflot).
On a volontairement zappé Karakol pour éviter de faire le tour du lac, mais certains ont appréciés ! C'est un peu plus des montagnes type alpes mais je crois que l'on reste en Kirghizie et on y trouve des sources chaudes, cascades, puis plus loin des montagnes magnifique avec glacier et pics à 7000m).
Désolé c'est peut-être un peu confus mais je peux répondre aux questions !
Bon voyage, c'est vraiment dépaysant et les montagnes magnifiques. Les gens très accueillants, il faut un peu se méfier de l'alcool mais ça reste vraiment tranquille je trouve. Parler russer vaut le coup, notre grosse frustration a été vraiment de ne pas pouvoir approfondir les discussions...
A bientôt
Bonjour
nous sommes rentrés il y a quelques jours après 1 mois passé en Kirghizie. Superbe voyage dans un peu pas encore très touristique, mais y voyager est relativement facile et très sympa ! Il ne faut pas prendre d'agence depuis la France, ça coutera 2 ou 3 fois plus cher que de se débrouiller sur place. On voulait faire ça, mais finalement on s'est arrangé par nous même ou en passant par le CBT, que tu peux trouver dans de nombreux points stratégiques dans le pays (tout est dans le guide LP ou le Bradt, on avait les deux, le dernier est bien mieux mais en anglais). Il faut se déplacer par soi-même, en négociant un peu les tarifs et ensuite prendre des guides locaux sur place (CBT) ou en autonomie (cela se fait très très bien je trouve). Il faut vraiment prendre une tente même si l'on passe par le CBT et que l'on veut faire autre chose que des séjours en yourte. Il me semble qu'avec les dates que vous proposez, il faut très vite allez dans les pâturages pour rencontrer les gens en yourte car la saison se termine, voire est terminée pour beaucoup de bergers. Allez à Kochkor pour commencer permet il me semble de découvrir facilement le pays, sans être complètement hors des sentiers battus. Après comparaison nous avons plutôt opté pour Jailoo Tourism (adresse : 125/3, rue Orozbekov KOCHKOR, pile là ou les taxis collectifs te déposent). Ca permet de se rendre au fameux Song Kul et à un autre lac assez connu mais finalement très peu de monde (2 touristes croisés en 3 jours en plein aout) et qui, pour moi, un endroit somptueux. On peut y faire un camp de base pour faire des randos sauvages et du glacier si l'on est équipé.
Notre programme pour info a été le suivant, mais je conseille Kochkor pour une entrée en matière douce avant de faire plus de sauvage (c'est ce que je ferai après : - Bishkek ==> Bonkobaieva (sud de Issyk Kul, dormir à Bel Tam (pas Bel Tam Sea Side qui sympa aussi mais que pour une nuit) en montagne yourte CBT = génial)) : 2/3 jours de repos au bord du lac et visite de la vallée de Shazka (canyon rouge qui est bcp moins fréquenté que Jeti-Oguz) puis 5 jours de trek via le Ton pass (superbe à 4000m) dans des vallées un peu paumées donc rencontres formidables avec beaucoup de bergers jusqu'à Ecki Naryn. Pour moi une splendide expérience et un dépaysement fou ! De nombreux pics autour de nous sont vierges et les locaux sont vraiment au point pour indiquer les cols qui passent ou qui ne passent pas).
== > Naryn (guesthouse top mais elle est pas liée au CBT)
== > Tashrabat caravansérail (pas dormir dans les yourtes CBT mais le camp suivant avec le sauna russe, on l'a pas fait et regretté car moyennement sympa au CBT; ou alors dormir 30 minutes au sud des yourtes vers le col en tente et c'est le bonheur mais il peut faire très froid en ce moment je pense): Les paysages sont assez fabuleux je trouve et vierge pour la rando dès que l'on s'écarte de quelques heures de TashRabat. On a fait deux jours de rando dont le col Chartyr Kol, vue sur le lac et la frontière chinoise
== > retour Naryn (on peut négocier le prix jusqu'à 1000 soms à mon avis ou faire le stop depuis at-bashy accessible pour 100 soms depuis Naryn)
== > Kochkor : 3 jours à Cheval à Kol Ukok avec Jailoo Tourism (la dame s'appelle Asipa, super pro et prix corrects), elle a l'adresse d'une Guesthouse qui est top aussi, proche du centre et on mange TRES bien). Faire ce trek à pied sans guide est facile (demandez à Asipa elle vous donnera les infos si vous dormez dans la yourte) ou alors à cheval. Faire plutôt le retour par la boucle que faire l'AR un peu chiant mais qui est plus souvent fait quand on est pressé. On a pas regretté la boucle, à cheval c'est une belle expérience. Très beau moment avec la famille aussi.
== > retour Kochkor puis Song Kul 3 jours dont un festival de jeux traditionnels et musique. Belle journée au soleil, le lac est très beau. (Y aller en rando est sympa je crois, moins de marcher autour je trouve, mais galoper certainement). Jailoo et CBT organisent les transports, sinon stop mais pas facile je pense. On est allé avec une famille Kirghize donc a partagé la voiture. A song kul on peut dormir partout et partout il y a des yourtes qui vous acceuillent (souvent 2 yourtes = famille qui acceuille des touristes, 1 yourte = famille qui vous accueille mais peut être un peu plus "local" ;-)).
== > Bishkek car on a pu faire tout le trajet avec la famille donc très sympa et pas cher du tout pour basculer vers le sud (direction Osh).
On peut sinon depuis Song Kul soit passer par Kazarman (voir avec le CBT) pour basculer à Jalal Abad, soit passer par la vallée de Sussamyr (Yves connait bien !) qui semble superbe et très peu fréquentée (on a pas réussi à se faire emmener par Terres d'Aventures qui ne voulais pas embarquer deux touristes pour faire un peu de route... d'ou le retour Bishkek).
== > Arslanbob (avant Jalal-Abad, direction Osh, 10h de voiture depuis Bishkek. Prix local = 2000 / 2500 soms / pers : aller à Osh bazar et vous trouvez facilement). Village magnifique, les gens sont différents du reste de ce qu' lon a vu, population plus ouzbèque. Le réseau CBT est top et propose de belles randos. Un peu malade nous avons fait deux randos à la journée seulement dont une au "holy rock" qui est magnifique. Aller au "panorama" en fin de journée est à couper le souffle s'il fait beau. Le CBT est incontournable ne serait-ce que pour le plan sommaire mais nécessaire aux randos environnantes. On a trouvé ça une belle expérience car très différent de la culture du "nord" et des hauts plateaux. C'est bien de pouvoir pousser à Osh et le Pamir si on a le temps.
== > Ala Archa (donc re 10h de voiture) qui sont les montagnes juste au sud de Bishkek (vraiment ambiance alpes mais avec bcp de russes !). On est allé au camp de base Ratsek (3300m) puis ascension à 4500 du pic Uchytel. Partir à 5h est bien, prendre la première trace qui part à gauche au bout du camp de tentes (si ce n'est pas trop tard dans la saison).
== > Bishkek et maison... (on a eu les billets à 450€ AR avec aeroflot).
On a volontairement zappé Karakol pour éviter de faire le tour du lac, mais certains ont appréciés ! C'est un peu plus des montagnes type alpes mais je crois que l'on reste en Kirghizie et on y trouve des sources chaudes, cascades, puis plus loin des montagnes magnifique avec glacier et pics à 7000m).
Désolé c'est peut-être un peu confus mais je peux répondre aux questions !
Bon voyage, c'est vraiment dépaysant et les montagnes magnifiques. Les gens très accueillants, il faut un peu se méfier de l'alcool mais ça reste vraiment tranquille je trouve. Parler russer vaut le coup, notre grosse frustration a été vraiment de ne pas pouvoir approfondir les discussions...
A bientôt
Un mois dans les Andes, péripéties en altitude English translation pending
Salut tout le monde,
message modifié le 23 juin 2013
J'ai apporté quelques photos plus grandes importées depuis Picasa.
D'autres Posts présenteront la suite de notre parcours le 7/08: de Iquique à san pedro de atacama, post 11
post 17 : le 8/8 à SPA post 19: le 9/08: Photos supplémentaires prises au chili. post 21 : les 9/08 et 10/08 direction la frontière argentine par le paso de jama, nuit à Susques, puis route vers tilcara en s'arrêtant aux salinas grandes http://voyageforum.com/..._reply;so=ASC;mh=10;
post 25 : le 11/08 de tilcara vers humahuaca et el hornocal http://voyageforum.com/...ost=5534365;#5534365
message 115 pour le début sur la Bolivie de SPA vers les geisers sol de mañana message 123 vers el hotel del desierto en passant par la laguna colorada et el arbol de piedra message 131 encore la Bolivie sud lipez, desert de siloli, desert de Dali, message 132 salar d'uyuni les grottes du diable: las cuevas del diablo près du salar d'uyuni message 136 salar d'uyuni suite et fin, route vers tupiza, en passant par Atocha message 143: tupiza suite, vers le site du sillar, une soirée douloureuse. message 151: de tupiza à uyuni, vol vers la Paz, poursuite de la visite de la plus haute capitale du monde. message 157: fin du séjour et départ de la paz message 189; pourquoi ce périple? message 191: des cartes et des liens que j'ai utilisés.
Message initial fait le 6 septembre Si quelqu'un sait comment réduire le temps très long pour importer des photos en message attaché, cela m'intéresse. Ensuite si vous savez comment faire pour importer des photos de 7.00 MB et plus, dans VF, par pitié dites moi comment faire. Enfin, si quelqu'un peut me dire comment faire pour avoir des photos au milieu du texte et non en fin de page, je suis preneuse! Merci Krikri pour ta réponse que j'ai expérimentée avec succès.
Après avoir reçu pas mal d'aide sur les forums, je vous fait part de mon expérience d'un mois partagée entre Chili, Argentine et Bolivie. Ce 1er message ne présente que le tout début du voyage, arrivée à la paz le 3/08 puis visite dans les parcs du nord chili (lauca, vicuña, surire et isluga) du 4/08 au 6/08,
Je remercie avant tout Krikri et Kashtin pour m'avoir donné envie de faire ce voyage, et tous les autres (entre autres Kalchaqui, Hergé et Chegringo), pour les conseils qu'ils m'ont donnés.
Ce 1er aout, notre voyage vers l'amérique du sud a commencé par un demi tour de l'avion après 1/4 heure de vol, car le train d'atterrissage ne rentrait pas. Finalement, nous sommes partis pour San juan (porto-Rico) à 16h au lieu de 8h30: nous avons donc raté notre correspondance pour Miami. Du coup, hébergement par american airlines au best western de l'aéroport, diner et déjeuner du lendemain payés par american airlines. Heureusement, nous avons pu avoir des connexions internet et avons pu prévenir ceux qui nous attendaient, de notre arrivée le 3 au lieu du 2 aout.
Le lendemain, nous sommes arrivés à la Paz, à 6h30 du matin. 4200m d'altitude à l'aéroport del alto; ce qui frappe d'abord c'est le froid en sortant de la salle des bagages. Puis, l'essoufflement rapide qui nous gagne, quand nous voulons monter par la suite au mirador à la sortie de l'aéroport.


Notre guide de terra andina nous attendait. Visite de la Paz, achats, rencontre du commercial de terra andina avec qui j'étais en contact depuis 6 mois, sont nos activités jusqu’à 12h30, puis notre guide nous dépose à la gare, pour que nous puissions prendre le bus qui part vers Arica au Chili, et qui est censé nous déposer, sur sa route à alto Putre, dans les hauts plateaux andins (3600m d'altitude).

Ci-dessous, se trouve le mirador kili kili d'où on a un superbe point de vue sur la ville.
La paz, ville entre populaire et modernité. sur la photo ci-dessous, on découvre le stade dans lequel les brésiliens se font battre face à l'équipe bolivienne, à chaque fois qu'ils viennent à la Paz. Forcément, courir à 4000 m d'altitude, c'est loin d'être évident.

La paz, Une ville ceinte de montagnes toutes plus impressionnantes les unes que les autres.
Notre grande chance est que nous avons un thermos rempli de maté de coca, ce qui, ajouté au comprimé de diamox que nous avions pris la veille à Miami, et à la prise de coca 9 ch, en homéopathie, nous permet de ne pas souffrir du mal des montagnes. Je confirme que le diamox donne des fourmillements au bout des doigts et aussi des vertiges, ce qui est vraiment désagréable!
Evidement, le bus a 2 heures de retard au lieu d'1/2h prévue, (nous, maintenant, les retards des transports en commun, nous connaissons!): et plus le temps passe et plus je commence à stresser, car je n'ai aucun moyen de contacter Flavio, le gérant de terrace lodge, pour le prévenir de l'heure tardive de notre arrivée. Avec la nuit qui est tombée, lorsque nous passons les formalités de douanes boliviennes et chiliennes, c'est dehors dans le froid. A mon avis la température était en dessous de 0°C. Le chauffeur, à qui je demande de téléphoner à Flavio, qu'il connait, me répond qu'il n'a pas de réseau. Et il est déjà 20h, 1/2heure après l'heure à laquelle nous étions censés arriver à Alto putre. Il me signale que là bas, il n'y a rien, et que s'il nous dépose alors que flavio n'y est pas, nous allons rester dehors dans le froid avec nos bagages, perspective peu réjouissante. Du coup, apres négociations, je lui demande de ralentir à alto putre pour voir si malgré tout Flavio nous aurait attendu, et sinon de nous déposer à la ville suivante située 40 minutes après putre, là o�� nous pourrions trouver nourriture et chauffage et éventuellement hébergement.
Nous arrivons à alto putre à 22h, le bus s'arrête, le garçon qui fait le service nous dit de venir et nous fait descendre, et là, je vois s'avancer un homme que je devine être Flavio: j'en aurais presque pleuré de joie, il nous avait attendu! Après plus de 36 heures sans dormir, ni dans les avions plein a ras bord, ni dans le bus bruyant et remuant, plein lui aussi, et plutot inconfortable avec des wc d'une saleté repoussante, et le froid qui pénétrait de partout, nous avions sérieusement les nerfs a fleur de peau.
Flavio nous emmène a Terrace lodge nous informe du programme du tour du lendemain dont il sera le chauffeur et guide, puis nous allons nous coucher rapidement et à 23 heures nous pouvons enfin dormir! La chambre est très peu chauffée, mais pour ne pas disséminer le peu d'oxygène qu'il y a à cette altitude, il paraît qu'il vaut mieux. Nous dormirons à moins de 10°C dans la chambre, mais nous avons notre lot de couvertures! En martinique, avec la climatisation dans la chambre, la température est de 23°C! Quel changement!
Le lendemain, petit déjeuner copieux, ( café, lait chaud, toasts, yaourt maison, confitures et beurre, pâtisseries maison, maté de coca) puis départ à 8h30. Voici ce que nous avons vu: le lac chungara et àcôté, le volcans parinacota qui qui admire sa magnifiscence dans le lac.


Nous avons aussi contemplé le volcan tomarape, le volcan voisin bolivien sajama, le volcan chilien guallatire et ses fumerolles.

Nous avons été saisi d'admiration devant les splendides lagunes cotacotani,




Puis nous avons visité le village de Parinacota où nous avons déjeuné d'une soupe au quinoa. Au cours de nos pérégrinations, nous avons croisé de nombreux animaux: huemul (désolée, notre photo est supérieure à 7.00MB pour pouvoir l'importer) suri, (sorte de petite autruche, de la même famille que le nandou qu'on voit en patagonie),
différents oiseaux marins au niveau du lac (dont j'ai oublié le nom)

les viscaches,
Nous avons rencontré des lamas, dignes et fiers, tels des princes de l'altiplano.

puis nous avons approché de très près des alpagas que Flavio avait l'habitude de nourrir: je confirme qu'ils crachent lorsqu'on essaie de les caresser, je l'ai vécu en direct!).

Journee splendide, mais fatigante pour nous qui n'avons pas encore récupéré du voyage. Nous découvrons aussi la flore locale comme la llareta et le bodefal dans lequel paissent lamas et alpagas.
L'apres midi, nous déclinons la visite des cuervas (grottes ou vivaient les anciens) puis nous profitons du spectacle grandiose du paysage vers les thermes jurassi, dans lesquels le couple chilien se baigne. Il est 17h quand nous rejoignons terrace lodge. Flavio est un guide photos génial, il n'a pas son pareil sur la connaissance de la région et sur l'art de voir des animaux que nous n'aurions jamais remarqués comme le huemul, dont la robe se confond avec la couleur du sol, camouflage parfait!
Le maté de coca, le masticage des feuilles de coca et la coca 9 ch sont formidables pour lutter contre le mal des montagnes: nous sommes montés a 4600 m aujourd'hui, et les seuls symptômes que nous ayons ressentis sont un essoufflement prononcé lors de la ballade d'une 1/2 heure à pieds, près du lac, et un léger mal de tête. Doliprane, puis petite sieste pour nous 2, avant d'aller dîner au village de putre à pied, dans le restaurant cantaverdi.
Nous avons quitté putre le 5/08, à 14h, avec flavio pour un périple dans les parcs las vicuñas, surire et isluga avec nuit au refuge de la CONAF le 5/8 au soir.Nous avons vu 3 suris, de nombreux alpagas, lamas, des vigognes.
Un panneau au milieu de nulle part indique le parc que nous traversons.

Mais ce qui m'a le plus marqué, est l'immensité et la majestuosité des paysages.


J'ai été agréablement surprise par le refuge de la CONAF, qui fournit des lit déjà préparés avec des draps et des laines en quantité. Il n'y avait personne d'autre au refuge car c'était dimanche. Quelle histoire pour entrer dans des sacs de couchages et encore pire pour dormir dedans. A peine 3 heures plus tard j'étais réveillée et j'ai passé le reste de la nuit sur le divan dans le salon: matelas tres dur. Et surtout, qu'est-ce que c'est difficile de dormir a 4200 m, je n'arrêtais pas de me réveiller en sursaut, car je manquais d'oxygène.
Le matin, près du refuge, le salar en face est splendide.

A côté du refuge, une colonie de viscaches est à l'affût, et nous nous amusons à les photographier, d'autant qu'ils se laissent approcher de près. Un d'entre eux est fièrement dressé sur son rocher et se dore au soleil levant, essayant de tirer le meilleur parti de la lueur blafarde, qui brave l'aurore glaciale.
1/3 d'oxygène en moins, et tous vos déplacements vous donnent l'impression d'être entrain de terminer un sprint. Essoufflement garanti. La ballade près du lac aux flamands (photo 15) le 5/8 en fin d'après midi fut épuisante. Et pourtant, nous évoluons en terrain plat , certes avec pas mal d'obstacles à enjamber, mais sur à peine 100 m. Je n'ai jamais été aussi crevé. Et devant nous, il y avait Flavio aussi a l'aise qu'un poisson dans l'eau, se déplaçant prestement pour chasser des images pour son compte. Heureusement que les flamands sont majestueux, cela en valait la peine.
Les lagunes aux flamands sont entourées de montagnes et l'ensemble est féérique;



Le soir, nous sortons admirer le ciel, qui est d'une pureté inégalée, aucun nuage, des étoiles splendides et la découverte de la voie lactée à l'oeil nu, sont des particularités de cette partie du monde si sèche. Le plus extraordinaire est que le lendemain, nous partons tôt pour admirer les thermes de polloqueres avec leur panache de vapeurs d'eau dans l'air glacé.



S'il fait trop froid pour que nous, pauvres martiniquais, nous puissions nous baigner,

la chaleur de l'eau fait l'affaire des flamands roses qui profitent des bienfaits du bain.

Le sol près des thermes scintille d'une myriades de dégradées de couleurs, hésitant entre le jaune, le blanc, l'ocre, le vert....


Le sol est bouillonant telle une marmite de soupe, l'eau a certains endroits est tres chaude, mais à d'autres, l'eau est à 40 degrés et permet de se baigner.
Il faisait -5°C, de la fumée sortait de ma bouche quand je parlais, et j'ai réussi à me baigner ........ la main! Me retrouver à -5°C en maillot, meme pas en rêve! Par contre bizarrement, la ballade le long des thermes ne me demandais plus d'efforts surhumain: enfin habituée au manque d'oxygène! Juste au moment où il fallait redescendre vers Iquique situé près de la l'océan pacifique! Too bad!
Le reste du 6/08 visite du parc isluga et déjeuner à Colchane, à l'hotel isluga vers 14 heures. Des panneaux donnant des indications de distances sont assez impressionnants, surtout en plein désert.
Aucun chauffage!Brrrrr! La télé à tres fort volume comme souvent au chili dans les restos, repas correct. 1 heure plus tard nous repartons pour descendre plus de 4000 m en quelques heures!!!! Effet avion garanti. Heureusement que de temps en temps, je demande à Flavio de s'arrêter pour photographier les formes rocheuses toutes plus extraordinaires les unes que les autres. La route est intégralement goudronnée sur tout le trajet emprunté, de l'hotel isluga a Iquique, mais la circulation est quasi inexistante et je m'émerveille à chaque fois que je croise 1 voiture!!!! Mais apres 2 jours de pistes et shake up dans le 4x4, conduit de main de maître par flavio, je ne suis pas mécontente de pouvoir admirer d'aussi somptueux paysages confortablement. Par moment, j'ai l'impression d'être dans l'ouest des Etats Unis.

Malgré le soir qui tombe, nous nous arrêtons quelques instants pour photographier le panneau suivant.
Et voilà ce que donne le géoglyphe du géant de tara paca en vrai sur le sol. Trop fatigués, nous n'avons pas eu le courage de grimper sur la colline pour le voir de près!

Puis nous rejoignons de nuit, la ville d'Iquique, baignée par le pacifique (oui, oui, car nous sommes arrivés dans un brouillard impressionnant) et adossée aux montagnes. La ville est le paradis pour le parapente.
Nous arrivons vers 20 heures à l'hotel terrado suite, hotel de luxe, complètement en décalage à nos tenues et nos bagages, pleins de poussière qui s'est incrustée partout, de boue plaquée sur nos jeans. Le jean de mon mari est passé du noir au jaune terreux. Nous avons dit au revoir a Flavio, émus. Et c'est ainsi que je me présente a l'accueil, ayant précédemment demandé à un valet de venir nous prendre nos valises, nos affaire mal rangées, et sortant mes papiers froissés sur le comptoir de la réception devant mon mari mort de rire. Le garcon à l'accueil a été stoïque pour ne pas éclater de rire en me voyant fouiller dans mon sac a main pour d'abord chercher mon passeport, puis ensuite le papier de la douane certifiant de notre séjour temporaire au chili. Quand il a vu l'état du papier que j'ai remis, mon mari n'a pu s'empêcher de pouffer de rire devant le regard médusé du pauvre homme qui nous accueillait! Derriere nous, des clients en costume cravate, s'amusaient aussi de la situation et moi, tranquille, j'avais réussi une entrée remarquée dans cet hôtel!
Nous prenons vite possession de notre chambre! Quel bonheur de pouvoir respirer sans aucun effort, d'avoir une chambre dont la température est au dessus de 20°C, et des lits hyper confortables. Quelle bonne nuit en perspective!
C'est tout pour cette 1ére partie. J'espère qu'elles sont restées cette fois ci. A bientôt!
message modifié le 23 juin 2013
J'ai apporté quelques photos plus grandes importées depuis Picasa.
D'autres Posts présenteront la suite de notre parcours le 7/08: de Iquique à san pedro de atacama, post 11
post 17 : le 8/8 à SPA post 19: le 9/08: Photos supplémentaires prises au chili. post 21 : les 9/08 et 10/08 direction la frontière argentine par le paso de jama, nuit à Susques, puis route vers tilcara en s'arrêtant aux salinas grandes http://voyageforum.com/..._reply;so=ASC;mh=10;
post 25 : le 11/08 de tilcara vers humahuaca et el hornocal http://voyageforum.com/...ost=5534365;#5534365
message 115 pour le début sur la Bolivie de SPA vers les geisers sol de mañana message 123 vers el hotel del desierto en passant par la laguna colorada et el arbol de piedra message 131 encore la Bolivie sud lipez, desert de siloli, desert de Dali, message 132 salar d'uyuni les grottes du diable: las cuevas del diablo près du salar d'uyuni message 136 salar d'uyuni suite et fin, route vers tupiza, en passant par Atocha message 143: tupiza suite, vers le site du sillar, une soirée douloureuse. message 151: de tupiza à uyuni, vol vers la Paz, poursuite de la visite de la plus haute capitale du monde. message 157: fin du séjour et départ de la paz message 189; pourquoi ce périple? message 191: des cartes et des liens que j'ai utilisés.
Message initial fait le 6 septembre Si quelqu'un sait comment réduire le temps très long pour importer des photos en message attaché, cela m'intéresse. Ensuite si vous savez comment faire pour importer des photos de 7.00 MB et plus, dans VF, par pitié dites moi comment faire. Enfin, si quelqu'un peut me dire comment faire pour avoir des photos au milieu du texte et non en fin de page, je suis preneuse! Merci Krikri pour ta réponse que j'ai expérimentée avec succès.
Après avoir reçu pas mal d'aide sur les forums, je vous fait part de mon expérience d'un mois partagée entre Chili, Argentine et Bolivie. Ce 1er message ne présente que le tout début du voyage, arrivée à la paz le 3/08 puis visite dans les parcs du nord chili (lauca, vicuña, surire et isluga) du 4/08 au 6/08,
Je remercie avant tout Krikri et Kashtin pour m'avoir donné envie de faire ce voyage, et tous les autres (entre autres Kalchaqui, Hergé et Chegringo), pour les conseils qu'ils m'ont donnés.
Ce 1er aout, notre voyage vers l'amérique du sud a commencé par un demi tour de l'avion après 1/4 heure de vol, car le train d'atterrissage ne rentrait pas. Finalement, nous sommes partis pour San juan (porto-Rico) à 16h au lieu de 8h30: nous avons donc raté notre correspondance pour Miami. Du coup, hébergement par american airlines au best western de l'aéroport, diner et déjeuner du lendemain payés par american airlines. Heureusement, nous avons pu avoir des connexions internet et avons pu prévenir ceux qui nous attendaient, de notre arrivée le 3 au lieu du 2 aout.
Le lendemain, nous sommes arrivés à la Paz, à 6h30 du matin. 4200m d'altitude à l'aéroport del alto; ce qui frappe d'abord c'est le froid en sortant de la salle des bagages. Puis, l'essoufflement rapide qui nous gagne, quand nous voulons monter par la suite au mirador à la sortie de l'aéroport.


Notre guide de terra andina nous attendait. Visite de la Paz, achats, rencontre du commercial de terra andina avec qui j'étais en contact depuis 6 mois, sont nos activités jusqu’à 12h30, puis notre guide nous dépose à la gare, pour que nous puissions prendre le bus qui part vers Arica au Chili, et qui est censé nous déposer, sur sa route à alto Putre, dans les hauts plateaux andins (3600m d'altitude).

Ci-dessous, se trouve le mirador kili kili d'où on a un superbe point de vue sur la ville.

La paz, ville entre populaire et modernité. sur la photo ci-dessous, on découvre le stade dans lequel les brésiliens se font battre face à l'équipe bolivienne, à chaque fois qu'ils viennent à la Paz. Forcément, courir à 4000 m d'altitude, c'est loin d'être évident.

La paz, Une ville ceinte de montagnes toutes plus impressionnantes les unes que les autres.

Notre grande chance est que nous avons un thermos rempli de maté de coca, ce qui, ajouté au comprimé de diamox que nous avions pris la veille à Miami, et à la prise de coca 9 ch, en homéopathie, nous permet de ne pas souffrir du mal des montagnes. Je confirme que le diamox donne des fourmillements au bout des doigts et aussi des vertiges, ce qui est vraiment désagréable!Evidement, le bus a 2 heures de retard au lieu d'1/2h prévue, (nous, maintenant, les retards des transports en commun, nous connaissons!): et plus le temps passe et plus je commence à stresser, car je n'ai aucun moyen de contacter Flavio, le gérant de terrace lodge, pour le prévenir de l'heure tardive de notre arrivée. Avec la nuit qui est tombée, lorsque nous passons les formalités de douanes boliviennes et chiliennes, c'est dehors dans le froid. A mon avis la température était en dessous de 0°C. Le chauffeur, à qui je demande de téléphoner à Flavio, qu'il connait, me répond qu'il n'a pas de réseau. Et il est déjà 20h, 1/2heure après l'heure à laquelle nous étions censés arriver à Alto putre. Il me signale que là bas, il n'y a rien, et que s'il nous dépose alors que flavio n'y est pas, nous allons rester dehors dans le froid avec nos bagages, perspective peu réjouissante. Du coup, apres négociations, je lui demande de ralentir à alto putre pour voir si malgré tout Flavio nous aurait attendu, et sinon de nous déposer à la ville suivante située 40 minutes après putre, là o�� nous pourrions trouver nourriture et chauffage et éventuellement hébergement.
Nous arrivons à alto putre à 22h, le bus s'arrête, le garçon qui fait le service nous dit de venir et nous fait descendre, et là, je vois s'avancer un homme que je devine être Flavio: j'en aurais presque pleuré de joie, il nous avait attendu! Après plus de 36 heures sans dormir, ni dans les avions plein a ras bord, ni dans le bus bruyant et remuant, plein lui aussi, et plutot inconfortable avec des wc d'une saleté repoussante, et le froid qui pénétrait de partout, nous avions sérieusement les nerfs a fleur de peau.
Flavio nous emmène a Terrace lodge nous informe du programme du tour du lendemain dont il sera le chauffeur et guide, puis nous allons nous coucher rapidement et à 23 heures nous pouvons enfin dormir! La chambre est très peu chauffée, mais pour ne pas disséminer le peu d'oxygène qu'il y a à cette altitude, il paraît qu'il vaut mieux. Nous dormirons à moins de 10°C dans la chambre, mais nous avons notre lot de couvertures! En martinique, avec la climatisation dans la chambre, la température est de 23°C! Quel changement!
Le lendemain, petit déjeuner copieux, ( café, lait chaud, toasts, yaourt maison, confitures et beurre, pâtisseries maison, maté de coca) puis départ à 8h30. Voici ce que nous avons vu: le lac chungara et àcôté, le volcans parinacota qui qui admire sa magnifiscence dans le lac.


Nous avons aussi contemplé le volcan tomarape, le volcan voisin bolivien sajama, le volcan chilien guallatire et ses fumerolles.

Nous avons été saisi d'admiration devant les splendides lagunes cotacotani,




Puis nous avons visité le village de Parinacota où nous avons déjeuné d'une soupe au quinoa. Au cours de nos pérégrinations, nous avons croisé de nombreux animaux: huemul (désolée, notre photo est supérieure à 7.00MB pour pouvoir l'importer) suri, (sorte de petite autruche, de la même famille que le nandou qu'on voit en patagonie),
différents oiseaux marins au niveau du lac (dont j'ai oublié le nom)

les viscaches,
Nous avons rencontré des lamas, dignes et fiers, tels des princes de l'altiplano.
puis nous avons approché de très près des alpagas que Flavio avait l'habitude de nourrir: je confirme qu'ils crachent lorsqu'on essaie de les caresser, je l'ai vécu en direct!).

Journee splendide, mais fatigante pour nous qui n'avons pas encore récupéré du voyage. Nous découvrons aussi la flore locale comme la llareta et le bodefal dans lequel paissent lamas et alpagas.
L'apres midi, nous déclinons la visite des cuervas (grottes ou vivaient les anciens) puis nous profitons du spectacle grandiose du paysage vers les thermes jurassi, dans lesquels le couple chilien se baigne. Il est 17h quand nous rejoignons terrace lodge. Flavio est un guide photos génial, il n'a pas son pareil sur la connaissance de la région et sur l'art de voir des animaux que nous n'aurions jamais remarqués comme le huemul, dont la robe se confond avec la couleur du sol, camouflage parfait!
Le maté de coca, le masticage des feuilles de coca et la coca 9 ch sont formidables pour lutter contre le mal des montagnes: nous sommes montés a 4600 m aujourd'hui, et les seuls symptômes que nous ayons ressentis sont un essoufflement prononcé lors de la ballade d'une 1/2 heure à pieds, près du lac, et un léger mal de tête. Doliprane, puis petite sieste pour nous 2, avant d'aller dîner au village de putre à pied, dans le restaurant cantaverdi.
Nous avons quitté putre le 5/08, à 14h, avec flavio pour un périple dans les parcs las vicuñas, surire et isluga avec nuit au refuge de la CONAF le 5/8 au soir.Nous avons vu 3 suris, de nombreux alpagas, lamas, des vigognes.
Un panneau au milieu de nulle part indique le parc que nous traversons.


Mais ce qui m'a le plus marqué, est l'immensité et la majestuosité des paysages.


J'ai été agréablement surprise par le refuge de la CONAF, qui fournit des lit déjà préparés avec des draps et des laines en quantité. Il n'y avait personne d'autre au refuge car c'était dimanche. Quelle histoire pour entrer dans des sacs de couchages et encore pire pour dormir dedans. A peine 3 heures plus tard j'étais réveillée et j'ai passé le reste de la nuit sur le divan dans le salon: matelas tres dur. Et surtout, qu'est-ce que c'est difficile de dormir a 4200 m, je n'arrêtais pas de me réveiller en sursaut, car je manquais d'oxygène.
Le matin, près du refuge, le salar en face est splendide.

A côté du refuge, une colonie de viscaches est à l'affût, et nous nous amusons à les photographier, d'autant qu'ils se laissent approcher de près. Un d'entre eux est fièrement dressé sur son rocher et se dore au soleil levant, essayant de tirer le meilleur parti de la lueur blafarde, qui brave l'aurore glaciale.
1/3 d'oxygène en moins, et tous vos déplacements vous donnent l'impression d'être entrain de terminer un sprint. Essoufflement garanti. La ballade près du lac aux flamands (photo 15) le 5/8 en fin d'après midi fut épuisante. Et pourtant, nous évoluons en terrain plat , certes avec pas mal d'obstacles à enjamber, mais sur à peine 100 m. Je n'ai jamais été aussi crevé. Et devant nous, il y avait Flavio aussi a l'aise qu'un poisson dans l'eau, se déplaçant prestement pour chasser des images pour son compte. Heureusement que les flamands sont majestueux, cela en valait la peine.
Les lagunes aux flamands sont entourées de montagnes et l'ensemble est féérique;



Le soir, nous sortons admirer le ciel, qui est d'une pureté inégalée, aucun nuage, des étoiles splendides et la découverte de la voie lactée à l'oeil nu, sont des particularités de cette partie du monde si sèche. Le plus extraordinaire est que le lendemain, nous partons tôt pour admirer les thermes de polloqueres avec leur panache de vapeurs d'eau dans l'air glacé.



S'il fait trop froid pour que nous, pauvres martiniquais, nous puissions nous baigner,

la chaleur de l'eau fait l'affaire des flamands roses qui profitent des bienfaits du bain.

Le sol près des thermes scintille d'une myriades de dégradées de couleurs, hésitant entre le jaune, le blanc, l'ocre, le vert....


Le sol est bouillonant telle une marmite de soupe, l'eau a certains endroits est tres chaude, mais à d'autres, l'eau est à 40 degrés et permet de se baigner.Il faisait -5°C, de la fumée sortait de ma bouche quand je parlais, et j'ai réussi à me baigner ........ la main! Me retrouver à -5°C en maillot, meme pas en rêve! Par contre bizarrement, la ballade le long des thermes ne me demandais plus d'efforts surhumain: enfin habituée au manque d'oxygène! Juste au moment où il fallait redescendre vers Iquique situé près de la l'océan pacifique! Too bad!
Le reste du 6/08 visite du parc isluga et déjeuner à Colchane, à l'hotel isluga vers 14 heures. Des panneaux donnant des indications de distances sont assez impressionnants, surtout en plein désert.
Aucun chauffage!Brrrrr! La télé à tres fort volume comme souvent au chili dans les restos, repas correct. 1 heure plus tard nous repartons pour descendre plus de 4000 m en quelques heures!!!! Effet avion garanti. Heureusement que de temps en temps, je demande à Flavio de s'arrêter pour photographier les formes rocheuses toutes plus extraordinaires les unes que les autres. La route est intégralement goudronnée sur tout le trajet emprunté, de l'hotel isluga a Iquique, mais la circulation est quasi inexistante et je m'émerveille à chaque fois que je croise 1 voiture!!!! Mais apres 2 jours de pistes et shake up dans le 4x4, conduit de main de maître par flavio, je ne suis pas mécontente de pouvoir admirer d'aussi somptueux paysages confortablement. Par moment, j'ai l'impression d'être dans l'ouest des Etats Unis.
Malgré le soir qui tombe, nous nous arrêtons quelques instants pour photographier le panneau suivant.
Et voilà ce que donne le géoglyphe du géant de tara paca en vrai sur le sol. Trop fatigués, nous n'avons pas eu le courage de grimper sur la colline pour le voir de près!
Puis nous rejoignons de nuit, la ville d'Iquique, baignée par le pacifique (oui, oui, car nous sommes arrivés dans un brouillard impressionnant) et adossée aux montagnes. La ville est le paradis pour le parapente.
Nous arrivons vers 20 heures à l'hotel terrado suite, hotel de luxe, complètement en décalage à nos tenues et nos bagages, pleins de poussière qui s'est incrustée partout, de boue plaquée sur nos jeans. Le jean de mon mari est passé du noir au jaune terreux. Nous avons dit au revoir a Flavio, émus. Et c'est ainsi que je me présente a l'accueil, ayant précédemment demandé à un valet de venir nous prendre nos valises, nos affaire mal rangées, et sortant mes papiers froissés sur le comptoir de la réception devant mon mari mort de rire. Le garcon à l'accueil a été stoïque pour ne pas éclater de rire en me voyant fouiller dans mon sac a main pour d'abord chercher mon passeport, puis ensuite le papier de la douane certifiant de notre séjour temporaire au chili. Quand il a vu l'état du papier que j'ai remis, mon mari n'a pu s'empêcher de pouffer de rire devant le regard médusé du pauvre homme qui nous accueillait! Derriere nous, des clients en costume cravate, s'amusaient aussi de la situation et moi, tranquille, j'avais réussi une entrée remarquée dans cet hôtel!
Nous prenons vite possession de notre chambre! Quel bonheur de pouvoir respirer sans aucun effort, d'avoir une chambre dont la température est au dessus de 20°C, et des lits hyper confortables. Quelle bonne nuit en perspective!
C'est tout pour cette 1ére partie. J'espère qu'elles sont restées cette fois ci. A bientôt!
Le tour de l'Ouest américain en 40 jours - été 2012 English translation pending
Allez, je me lance pour mon premier carnet de voyage : l'Ouest américain, en juillet-août 2012, en couple.
Les gros points rouges, c'est là où nous avons dormi. Les petits points rouges, des endroits que nous avons visité sans y dormir.
Voyage assez long, je mettrai sans doute du temps entre chaque épisode (histoire de trier les photos), mais ça devrait pouvoir se finir d'ici une poignée de semaines !
Mais avant ça, les grandes lignes :
- J'en garderai un super souvenir, d'autant qu'on a eu le temps d'apprécier. Quand on voyage 3 ou 4 semaines, on commence à peine à prendre les automatismes que c'est déjà l'heure de rentrer, alors que là c'était bien. Pas aussi marquant que mes voyages en Inde (moins de perte des repères), mais pas loin de ceux en Italie.
- Le vol : cet été, même en s'y prenant 6 mois à l'avance, les vols vers les USA étaient hors de prix. Nous avons donc opté pour un vol Finnair à 2 escales (Helsinki et New York), ce qui nous a fait faire 200€ d'économies par personne, mais 20 à 24h de vol quand même ! Manque de bol, après avoir réservé mais avant mon voyage, j'ai eu des problèmes de dos, et ce long vol n'a pas été une partie de plaisir, ce qui, combiné au jetlag, n'a pas contribué à me faire apprécier la première ville visitée (San Francisco, voir plus bas). Finnair : rien à dire, beaucoup de place pour les pieds et un écran individuel. American Airlines (partenaire de Finnair pour les vols entre New York et l'Ouest) : inconfortable et hôtesses désagréables. Nous sommes arrivés par San Francisco, et repartis par Las Vegas. A noter que suite au vol de mon passeport par un malfaiteur il y a une quinzaine d'année, mon nom était blacklisté par l'administration américaine, mon ESTA a donc été refusée, et j'ai dû prendre un visa, ce qui est fort cher. J'ai aussi eu à subir un petit interrogatoire supplémentaire à l'arrivée sur le sol américain, lors du transit à New York, et était donc content d'avoir 4h de battement à cet endroit.
- La voiture louée pendant 5 semaines (tout le voyage sauf SF et LV) : j'ai eu une Jeep Liberty, une vraie 4x4 et pas seulement SUV, du coup je me suis pas mal éclaté sur les pistes. Avantage par rapport au Ford Escape : 4x4, donc passe-partout. Défauts : grosse conso, et pas de vitres teintées à l'arrière pour cacher les bagages. Autre détail, je suis parti avec mon vieux GPS Garmin, sur lequel j'avais chargé la carte des USA, et mis en mémoire tous les hébergements et lieux remarquables : un vrai confort, pour ne pas perdre de temps. Au hit-parade des pistes : 1) Shafer Trail + Potash Road (Canyonlands) : piste très difficile, mais paysages magnifiques. On descend d'Island in the Sky par les lacets du vertigineux Shafer Trail, on longe le Colorado sur la Potash Road dont les cailloux sont durs à passer, et personnellement je n'ai pas suivi l'itinéraire classique jusqu'à Moab mais suis remonté vers Dead Horse Point par la Long Canyon Road, assez confidentielle, difficile car à la fois pentue, sablonneuse et caillouteuse, mais à faire ! Cet itinéraire donne vraiment des frissons, une sensation d'aventure quand on n'a jamais roulé en 4x4 ! 2) Notom Road + Burr Trail Road (Capitol Reef/Grand Staircase) : piste facile, faisable sans 4x4, et très beaux paysages. Surtout que j'ai enchainé sur la route 12 entre Boulder et Escalante, considérée comme l'une des plus belles, sinon la plus belle du pays. 3) Cottonwood Canyon Road (Grand Staircase) : magnifique raccourci entre Bryce et Page, facile. 4) Monument Valley : un classique, impressionnant évidemment, mais ce qui m'a frappé c'est l'état catastrophique de la piste alors que tout le monde dit qu'il est facile d'y aller en véhicule de tourisme, pour ma part je ne l'aurais pas fait. 5) Muley Point : piste en assez mauvais état, qui ne donne que sur un point de vue, mais fort beau. Pour y aller, il faut monter les lacets de la Moki Dugway, accessible à toutes les voitures. 6) Valley of the Gods : assez facile, une sorte de sous-Monument Valley au niveau des paysages, mais j'en garde de bons souvenirs car c'était ma première piste. Yampa Bench Road (Dinosaur) : faire cette piste était l'un de mes rêves, on a dû renoncer suite au conseil des rangers en raison du mauvais temps. Astrom Point (Lake Powell) : j'avais lu des compte-rendus appétissants, mais selon les rangers, elle n'était pas passable, y compris par beau temps et en 4x4.
- Petit point de désaccord avec les habitués de VoyageForum, on en a déjà parlé 😉 J'avais lu partout que Bryce était plus sympa que Zion, et que si on doit faire une impasse il faut sacrifier Zion : je m'inscris en faux, Zion étant vraiment mon coup de cœur du voyage ! J'ai regretté de n'y avoir qu'un jour, pendant lequel j'ai fait la randonnée grandiose d'Angel's Landing et la route de Kolob Canyon. J'aurais voulu un jour supplémentaire pour faire la rando d'East Mesa Trail par exemple. Et la route du tunnel, celle qui arrive de Kanab, est fabuleuse avec ses falaises majestueuses qui valent bien la route 12 entre Boulder et Escalante. En comparaison, Bryce est certes fort joli, mais à part les points de vue sur l'amphithéâtre et la rando de Queen's Garden, ça peut être vite torché. En plus, j'y ai trouvé une ambiance détestable dans les commerces à l'entrée du parc, tous tenus par la même mafia (le Ruby's Inn, qui possède 3 hôtels, une station essence, un camping, un supermarché, etc...), ceci explique sans doute pourquoi c'est le seul endroit où j'ai eu droit à des employés désagréables.
- A ce propos, d'une façon générale, les gens sont d'une gentillesse confondante là-bas ! Que ce soient les employés des commerces, ou les gens de la rue. Ça, plus le fait qu'il est très agréable de conduire dans l'Ouest (boîte auto + courtoisie générale) fait que même un long séjour plein de rando et de milliers de kilomètres est assez reposant au final, pas stressant.
- A part Bryce et Zion, encore un truc sur lequel je ne suis pas d'accord avec la plupart des gens : j'ai grandement préféré Las Vegas à San Francisco ! San Francisco m'a déçu, j'avais lu que c'était bourré de charme, mais j'ai trouvé qu'au final c'est une vulgaire ville américaine qui essaie d'avoir le charme d'une ville eurasienne, sans y parvenir. Le centre ne m'a pas convaincu (sauf le cable car, rigolo), seul Haight Ashbury (et Alcatraz) m'a un tant soit peu séduit. Si c'était à refaire, je n'y passerais pas 4 nuits mais 2 ou 3. D'une façon générale, j'ai pas trop aimé les villes, faut dire que j'avais placé la barre haute les années précédentes avec Sienne, Venise, Parme, Jodhpur, Jaisalmer... La palme étant à Salt Lake City, ville sans âme qui pue le fric et la spiritualité de pacotille. Par contre, justement, ce qui m'a fasciné avec Las Vegas, c'est que cette vulgarité est poussée à l'extrême, sans aucune retenue, on ne sait plus où donner de la tête tellement c'est extraordinaire dans le n'importe quoi ! Du coup, j'y serais bien resté 3 nuits au lieu de 2, histoire de visiter les casinos plus tranquillement, de faire un tour downtown, et peut-être de voir un spectacle en soirée.
- Truc tout bête : les chiottes sont quand même très spéciales là-bas. D'une part, c'est super bien équipé, avec du PQ partout (on en avait acheté le premier jour en supermarché, pensant que c'était comme dans les campings européens, mais on n'a pas eu à l'utiliser). Mais d'autre part, c'est zéro intimité : un espace énorme sous les portes (dans certains, c'est limite si on voit pas tes fesses quand tu es sur le trône !), et même parfois un espace vertical entre la porte et le mur. Difficile de se concentrer dans ces conditions 😊
- La nourriture : agréable suprise, compte tenu de la réputation des USA dans ce domaine (malbouffe). Les fruits et légumes sont bons. Moi qui n'ai jamais aimé les hamburgers, j'ai découvert qu'ils étaient très bons en dehors des chaines de restauration rapide, et carrément succulents dans les petits diners. Pour le picnic, j'ai beaucoup aimé les chips de maïs violet, ainsi que le beef jerky (viande séchée), ce qui fait un bon déjeuner si on rajoute des petits légumes à croquer. Ma femme, qui est végétarienne, prenait des salades de légumes toutes faites (4 à 6 $ en supermarché).
- Les hébergements : tous réservés bien avant le départ, ce qui est quasi obligatoire en haute saison si on veut dormir près des points d'intérêt pour pas trop cher. On a alterné les motels à 50-70$ (super qualité, notamment pour les motels 6, bien mieux que les F1 français), les logements chez l'habitant par le système Airbnb (pour la Californie, où les hôtels sont au-dessus de mon budget), les tent sites des campings entre 20 et 30$ (les KOA sont super bien équipés, je les conseille, même quand ils sont un peu plus loin des sites que les autres campings, ou alors choisir carrément un camping primitif dans les parcs, mais perso j'aime bien ma petite douche), les cabanes entre 40 et 70$ (bien sympa, un bon compromis, parfois équipé d'un frigo), et un hogan (habitat traditionnel navajo en terre, très bien). Je déconseille le tipi, c'est tout pourri car il y a un trou en haut au niveau des perches de bois qui ressortent, donc s'il pleut, on doit dormir dans une pataugeoire.
- Préparation du voyage : j'étais très impatient, donc je m'y suis pris un an à l'avance pour établir mon itinéraire. J'ai tout réservé début janvier. J'ai principalement utilisé les 3 sites suivants : http://www.ouestusa.fr http://www.america-dreamz.com http://www.americansouthwest.net/ Et bien sûr VoyageForum ! Pour les guides papiers, je suis parti avec mes fidèles Guides du Routard (Ouest Américain et Californie), que j'ai toujours préféré au Lonely Planet (encore un vieux débat sur le forum 😉 ).
- Mon top, donc : 1) Canyonlands : fabuleux, tout en variations entre les précipices d'Island in the Sky et les formes étranges des Needles ! On n'a pas regretté d'être restés 2 jours (+1 jour pour Arches). Et ces pistes... Époustouflant. 2) Zion : serait sûrement en tête du hit parade si on était restés 2-3 jours. Voir plus haut. 3) Las Vegas : un spectacle délirant à ciel ouvert. 3ex) La ville fantôme d'Atlantic City, dans un coin paumé au pays des cow-boys (Wyoming), peu connue et pas dans les guides mais magnifiquement restaurée, atmosphère magique, mieux que celle de Cody (j'ai pas été à Bodie).
Et puis Canyon de Chelly, le train Durango-Silverton, Cody et son rodéo, Yellowstone, Little Wild Horse Canyon, et puis allez ne soyons pas blasés : Bryce malgré tout...
- Mes flops : 1) Les villes, dont San Francisco. La palme étant attribuée à Fisherman's Wharf et ses commerces racoleurs et moches au possible où se presse une foule de beaufs (et en plus, les otaries étaient aux abonnés absents). 2) Upper Antelope Canyon : magnifique, certes... Mais hyper mal (sur)exploité par les Navajos. Difficile d'apprécier la magie du lieu dans la bousculade touristique, même en ayant choisi le photography tour (qui en plus est hors de prix). 😠 3) Le Grand Canyon : bon OK, y a une part de provoc dans mon choix. Mais franchement, la partie la plus réputée, celle qui se visite en navette, n'est pas si époustouflante : on a tellement vu la carte postale qu'on se dit ouais bon c'est le Grand Canyon quoi. C'est tellement immense qu'on se rend difficilement compte, et qu'on a beau marcher longtemps, on aura toujours le même paysage devant les yeux... Je conseille de n'y rester qu'une nuit, sauf pour ceux qui comme moi veulent descendre vers le fond du canyon.
Bientôt le début du carnet, avec la Californie, parcourue en coup de vent (sans les parcs ni LA), car le véritable but du voyage c'était de visiter l'Utah, l'Arizona, le Wyoming... La Californie sera donc une simple mise en bouche !
Première partie : California One - Looking for Jack Sparrow Deuxième partie : Bikers and Hopis Troisième partie : didn't go to four corners Quatrième partie : little and big reptiles Interlude : Old Trail Town in Black & White Cinquième partie : in the middle of nowhere Sixième partie : no bears in the wilderness
Les gros points rouges, c'est là où nous avons dormi. Les petits points rouges, des endroits que nous avons visité sans y dormir.
Voyage assez long, je mettrai sans doute du temps entre chaque épisode (histoire de trier les photos), mais ça devrait pouvoir se finir d'ici une poignée de semaines !
Mais avant ça, les grandes lignes :
- J'en garderai un super souvenir, d'autant qu'on a eu le temps d'apprécier. Quand on voyage 3 ou 4 semaines, on commence à peine à prendre les automatismes que c'est déjà l'heure de rentrer, alors que là c'était bien. Pas aussi marquant que mes voyages en Inde (moins de perte des repères), mais pas loin de ceux en Italie.
- Le vol : cet été, même en s'y prenant 6 mois à l'avance, les vols vers les USA étaient hors de prix. Nous avons donc opté pour un vol Finnair à 2 escales (Helsinki et New York), ce qui nous a fait faire 200€ d'économies par personne, mais 20 à 24h de vol quand même ! Manque de bol, après avoir réservé mais avant mon voyage, j'ai eu des problèmes de dos, et ce long vol n'a pas été une partie de plaisir, ce qui, combiné au jetlag, n'a pas contribué à me faire apprécier la première ville visitée (San Francisco, voir plus bas). Finnair : rien à dire, beaucoup de place pour les pieds et un écran individuel. American Airlines (partenaire de Finnair pour les vols entre New York et l'Ouest) : inconfortable et hôtesses désagréables. Nous sommes arrivés par San Francisco, et repartis par Las Vegas. A noter que suite au vol de mon passeport par un malfaiteur il y a une quinzaine d'année, mon nom était blacklisté par l'administration américaine, mon ESTA a donc été refusée, et j'ai dû prendre un visa, ce qui est fort cher. J'ai aussi eu à subir un petit interrogatoire supplémentaire à l'arrivée sur le sol américain, lors du transit à New York, et était donc content d'avoir 4h de battement à cet endroit.
- La voiture louée pendant 5 semaines (tout le voyage sauf SF et LV) : j'ai eu une Jeep Liberty, une vraie 4x4 et pas seulement SUV, du coup je me suis pas mal éclaté sur les pistes. Avantage par rapport au Ford Escape : 4x4, donc passe-partout. Défauts : grosse conso, et pas de vitres teintées à l'arrière pour cacher les bagages. Autre détail, je suis parti avec mon vieux GPS Garmin, sur lequel j'avais chargé la carte des USA, et mis en mémoire tous les hébergements et lieux remarquables : un vrai confort, pour ne pas perdre de temps. Au hit-parade des pistes : 1) Shafer Trail + Potash Road (Canyonlands) : piste très difficile, mais paysages magnifiques. On descend d'Island in the Sky par les lacets du vertigineux Shafer Trail, on longe le Colorado sur la Potash Road dont les cailloux sont durs à passer, et personnellement je n'ai pas suivi l'itinéraire classique jusqu'à Moab mais suis remonté vers Dead Horse Point par la Long Canyon Road, assez confidentielle, difficile car à la fois pentue, sablonneuse et caillouteuse, mais à faire ! Cet itinéraire donne vraiment des frissons, une sensation d'aventure quand on n'a jamais roulé en 4x4 ! 2) Notom Road + Burr Trail Road (Capitol Reef/Grand Staircase) : piste facile, faisable sans 4x4, et très beaux paysages. Surtout que j'ai enchainé sur la route 12 entre Boulder et Escalante, considérée comme l'une des plus belles, sinon la plus belle du pays. 3) Cottonwood Canyon Road (Grand Staircase) : magnifique raccourci entre Bryce et Page, facile. 4) Monument Valley : un classique, impressionnant évidemment, mais ce qui m'a frappé c'est l'état catastrophique de la piste alors que tout le monde dit qu'il est facile d'y aller en véhicule de tourisme, pour ma part je ne l'aurais pas fait. 5) Muley Point : piste en assez mauvais état, qui ne donne que sur un point de vue, mais fort beau. Pour y aller, il faut monter les lacets de la Moki Dugway, accessible à toutes les voitures. 6) Valley of the Gods : assez facile, une sorte de sous-Monument Valley au niveau des paysages, mais j'en garde de bons souvenirs car c'était ma première piste. Yampa Bench Road (Dinosaur) : faire cette piste était l'un de mes rêves, on a dû renoncer suite au conseil des rangers en raison du mauvais temps. Astrom Point (Lake Powell) : j'avais lu des compte-rendus appétissants, mais selon les rangers, elle n'était pas passable, y compris par beau temps et en 4x4.
- Petit point de désaccord avec les habitués de VoyageForum, on en a déjà parlé 😉 J'avais lu partout que Bryce était plus sympa que Zion, et que si on doit faire une impasse il faut sacrifier Zion : je m'inscris en faux, Zion étant vraiment mon coup de cœur du voyage ! J'ai regretté de n'y avoir qu'un jour, pendant lequel j'ai fait la randonnée grandiose d'Angel's Landing et la route de Kolob Canyon. J'aurais voulu un jour supplémentaire pour faire la rando d'East Mesa Trail par exemple. Et la route du tunnel, celle qui arrive de Kanab, est fabuleuse avec ses falaises majestueuses qui valent bien la route 12 entre Boulder et Escalante. En comparaison, Bryce est certes fort joli, mais à part les points de vue sur l'amphithéâtre et la rando de Queen's Garden, ça peut être vite torché. En plus, j'y ai trouvé une ambiance détestable dans les commerces à l'entrée du parc, tous tenus par la même mafia (le Ruby's Inn, qui possède 3 hôtels, une station essence, un camping, un supermarché, etc...), ceci explique sans doute pourquoi c'est le seul endroit où j'ai eu droit à des employés désagréables.
- A ce propos, d'une façon générale, les gens sont d'une gentillesse confondante là-bas ! Que ce soient les employés des commerces, ou les gens de la rue. Ça, plus le fait qu'il est très agréable de conduire dans l'Ouest (boîte auto + courtoisie générale) fait que même un long séjour plein de rando et de milliers de kilomètres est assez reposant au final, pas stressant.
- A part Bryce et Zion, encore un truc sur lequel je ne suis pas d'accord avec la plupart des gens : j'ai grandement préféré Las Vegas à San Francisco ! San Francisco m'a déçu, j'avais lu que c'était bourré de charme, mais j'ai trouvé qu'au final c'est une vulgaire ville américaine qui essaie d'avoir le charme d'une ville eurasienne, sans y parvenir. Le centre ne m'a pas convaincu (sauf le cable car, rigolo), seul Haight Ashbury (et Alcatraz) m'a un tant soit peu séduit. Si c'était à refaire, je n'y passerais pas 4 nuits mais 2 ou 3. D'une façon générale, j'ai pas trop aimé les villes, faut dire que j'avais placé la barre haute les années précédentes avec Sienne, Venise, Parme, Jodhpur, Jaisalmer... La palme étant à Salt Lake City, ville sans âme qui pue le fric et la spiritualité de pacotille. Par contre, justement, ce qui m'a fasciné avec Las Vegas, c'est que cette vulgarité est poussée à l'extrême, sans aucune retenue, on ne sait plus où donner de la tête tellement c'est extraordinaire dans le n'importe quoi ! Du coup, j'y serais bien resté 3 nuits au lieu de 2, histoire de visiter les casinos plus tranquillement, de faire un tour downtown, et peut-être de voir un spectacle en soirée.
- Truc tout bête : les chiottes sont quand même très spéciales là-bas. D'une part, c'est super bien équipé, avec du PQ partout (on en avait acheté le premier jour en supermarché, pensant que c'était comme dans les campings européens, mais on n'a pas eu à l'utiliser). Mais d'autre part, c'est zéro intimité : un espace énorme sous les portes (dans certains, c'est limite si on voit pas tes fesses quand tu es sur le trône !), et même parfois un espace vertical entre la porte et le mur. Difficile de se concentrer dans ces conditions 😊
- La nourriture : agréable suprise, compte tenu de la réputation des USA dans ce domaine (malbouffe). Les fruits et légumes sont bons. Moi qui n'ai jamais aimé les hamburgers, j'ai découvert qu'ils étaient très bons en dehors des chaines de restauration rapide, et carrément succulents dans les petits diners. Pour le picnic, j'ai beaucoup aimé les chips de maïs violet, ainsi que le beef jerky (viande séchée), ce qui fait un bon déjeuner si on rajoute des petits légumes à croquer. Ma femme, qui est végétarienne, prenait des salades de légumes toutes faites (4 à 6 $ en supermarché).
- Les hébergements : tous réservés bien avant le départ, ce qui est quasi obligatoire en haute saison si on veut dormir près des points d'intérêt pour pas trop cher. On a alterné les motels à 50-70$ (super qualité, notamment pour les motels 6, bien mieux que les F1 français), les logements chez l'habitant par le système Airbnb (pour la Californie, où les hôtels sont au-dessus de mon budget), les tent sites des campings entre 20 et 30$ (les KOA sont super bien équipés, je les conseille, même quand ils sont un peu plus loin des sites que les autres campings, ou alors choisir carrément un camping primitif dans les parcs, mais perso j'aime bien ma petite douche), les cabanes entre 40 et 70$ (bien sympa, un bon compromis, parfois équipé d'un frigo), et un hogan (habitat traditionnel navajo en terre, très bien). Je déconseille le tipi, c'est tout pourri car il y a un trou en haut au niveau des perches de bois qui ressortent, donc s'il pleut, on doit dormir dans une pataugeoire.
- Préparation du voyage : j'étais très impatient, donc je m'y suis pris un an à l'avance pour établir mon itinéraire. J'ai tout réservé début janvier. J'ai principalement utilisé les 3 sites suivants : http://www.ouestusa.fr http://www.america-dreamz.com http://www.americansouthwest.net/ Et bien sûr VoyageForum ! Pour les guides papiers, je suis parti avec mes fidèles Guides du Routard (Ouest Américain et Californie), que j'ai toujours préféré au Lonely Planet (encore un vieux débat sur le forum 😉 ).
- Mon top, donc : 1) Canyonlands : fabuleux, tout en variations entre les précipices d'Island in the Sky et les formes étranges des Needles ! On n'a pas regretté d'être restés 2 jours (+1 jour pour Arches). Et ces pistes... Époustouflant. 2) Zion : serait sûrement en tête du hit parade si on était restés 2-3 jours. Voir plus haut. 3) Las Vegas : un spectacle délirant à ciel ouvert. 3ex) La ville fantôme d'Atlantic City, dans un coin paumé au pays des cow-boys (Wyoming), peu connue et pas dans les guides mais magnifiquement restaurée, atmosphère magique, mieux que celle de Cody (j'ai pas été à Bodie).
Et puis Canyon de Chelly, le train Durango-Silverton, Cody et son rodéo, Yellowstone, Little Wild Horse Canyon, et puis allez ne soyons pas blasés : Bryce malgré tout...
- Mes flops : 1) Les villes, dont San Francisco. La palme étant attribuée à Fisherman's Wharf et ses commerces racoleurs et moches au possible où se presse une foule de beaufs (et en plus, les otaries étaient aux abonnés absents). 2) Upper Antelope Canyon : magnifique, certes... Mais hyper mal (sur)exploité par les Navajos. Difficile d'apprécier la magie du lieu dans la bousculade touristique, même en ayant choisi le photography tour (qui en plus est hors de prix). 😠 3) Le Grand Canyon : bon OK, y a une part de provoc dans mon choix. Mais franchement, la partie la plus réputée, celle qui se visite en navette, n'est pas si époustouflante : on a tellement vu la carte postale qu'on se dit ouais bon c'est le Grand Canyon quoi. C'est tellement immense qu'on se rend difficilement compte, et qu'on a beau marcher longtemps, on aura toujours le même paysage devant les yeux... Je conseille de n'y rester qu'une nuit, sauf pour ceux qui comme moi veulent descendre vers le fond du canyon.
Bientôt le début du carnet, avec la Californie, parcourue en coup de vent (sans les parcs ni LA), car le véritable but du voyage c'était de visiter l'Utah, l'Arizona, le Wyoming... La Californie sera donc une simple mise en bouche !
Première partie : California One - Looking for Jack Sparrow Deuxième partie : Bikers and Hopis Troisième partie : didn't go to four corners Quatrième partie : little and big reptiles Interlude : Old Trail Town in Black & White Cinquième partie : in the middle of nowhere Sixième partie : no bears in the wilderness
Trouver un logement + travail à Los Angeles English translation pending
bonjour à tous je me présente je m'appelle Scherazad j'ai 22 ans et mon projet de partir aux usa pour vivre la bas plus précisément à los angeles je sais que c'est pas évident du tout mais quitte à galérais je prend le risque car je veux vraiment partir de la France depuis longtemps je veux faire çà mais j'avez un peu peur de me lancer car je suis toute seule je voulais avoir des renseignement pour trouver un logement pas trop chère bien sure et un travaille car je ne partirais pas comme çà a l'aventure sans avoir tout prévue là actuellement je travaille pour mettre de coté et partir sans risque financier mon but et de m'installer là bas pour pouvoir percer dans le monde du cinéma et même si je vais galérais aussi dans ce domaine lool je prend aussi le risque car c'est ce que je veux faire et ça depuis très longtemps et aussi pour apprendre l'anglais parfaitement voilà si vous avez renseignements sur çà ça serait super merci d'avance
60 jours au Sud-Ouest américain - 2012 English translation pending
Compte-rendu (uniquement texte) de notre voyage 2012
Pour les photos, il faudra attendre un peu (tri pas commencé) et ce sera uniquement sur notre site web (lien en signature). Mais, en attendant, vous pouvez toujours aller voir la galerie Picasa que nous avons mis en ligne au fil de l'eau, pendant notre voyage (voir signature).
Données principales :
60 jours, départ le 11 mai, retour le 11 juillet Arizona, Utah et Wyoming (Yellowstone) Lac Powell en bateau (5 jours) Camping « dans la voiture » avec environ une nuit à l'hôtel par semaine
Pour plus de lisibilité, ce compte-rendu sera divisé en 3 grosses parties :
Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell Utah (avec un tout petit peu de Colorado) Wyoming (avec un tout petit peu de Californie)
Partie 1 : Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell
Rappel du programme : J1 - Brest - Paris - Los Angeles J2 à J4 - chez nos amis J5 - Mojave NP (Amboy Crater, Hole in the Wall, Caruthers Canyon), camping sauvage J6 - route 66, Sedona (Schnebly Hill) par la I17, camping sauvage J7&J8 - randos parmi Devil's Bridge, Vultee Arch, Keyhole Arch, Fay Canyon Arch, Hanonki Indians Ruins, Red Rock Loop, nuit vers Red Canyon Road, camping sauvage J9 - West Fork puis route vers Grand Canyon Village, nuit à Mather Camp J10 - Hélico puis Hermit Rest ; South Kaibab jusqu'à Cedar Ridge, nuit à Mather Camp J11 - Cameron, achat permis navajo ; Adeii Eechii Cliffs, Coal Mine Canyon, White & Red Canyon, nuit à White Mesa Arch , camping sauvage J12 - Page pour ravitaillement, route vers Snake Gulch trail (Fredonia), camping sauvage J13 - Snake Gulch trail, camping sauvage J14 - Water Canyon, route vers Tuckup Canyon, camping sauvage J15 - Tuckup Canyon, route vers Toroweap, nuit à Toroweap campground J16 - Double Barrel Arch puis Page, nuit Page J17 - Réservation du bateau, Wire Grass, Alstrom Point, camping sauvage J18 - Edmaier's secret, The Maze, camping à State Line camp J19 - Nautilus, retour Page pour ravitaillement, prise du bateau, nuit à bord J20 à J24 - Lac Powell jusqu'à l'Escalante River, Reflection Canyon (un des buts mythiques de ce voyage), Rainbow Bridge, nuits à bord sauf J24 à Page J25 - Ravitaillement, route vers Bluff, nombreux arrêts, camping sauvage dans Butler Wash
J1 –vendredi 11 mai Réveil 3h30 embarquement à Brest-Guipavas pour Roissy. Temps pluvieux sur Paris décollage (retard) 11h03. L'avantage de prendre Air France pour l'ensemble est de ne pas avoir à se préoccuper des bagages à l'escale. Arrivée à LAX après un vol sans encombre mais avec un plafond très nuageux. Récupération du véhicule chez Avis : un Ford Expedition (33 700 km au compteur, des jantes de 20 pouces, 4WD avec les leviers qui vont bien 😉 et vraie roue de secours). Départ pour Tarzana où habitent nos amis, guidés par notre ami Tomtom. Malgré un trafic assez dense, nous arrivons à bon port et, après apéro et grillades, nous allons nous coucher.
J2 –samedi 12 mai Le matin, randonnée avec nos amis Laurence et Jean-Pierre. L'après-midi, nous partons avec JP faire les courses « spéciales » : banque pour changer nos billets de 100$, magasin de bricolage pour acheter une plaque de Styrodur pour le plancher de la voiture, magasin de pièces détachées automobiles pour un compresseur et un kit de réparation pour les pneus en cas de crevaisons multiples, puis un magasin de loisirs pour des chaises de camping (pas moyen de trouver de table à prix abordable), des recharges de gaz pour notre réchaud et un bateau gonflable pour le lac Powell.
J3&4 –dimanche 13 mai – lundi 14 mai Messe gospel pour nous dans LA suivie par une balade downtown déjeuner dans Chinatown puis retour à Tarzana. Lundi matin, départ pour les courses alimentaires (toute la matinée) puis préparation de la voiture qui sera notre « sweet home » pendant 60 jours. La glacière électrique, commandée chez Amazon, nous attendait sur place.
J5 –mardi 15 mai Départ à 9h30 pour Amboy Crater (où nous ne devions faire qu'une brève halte) que nous zapperons puis Mojave National Preserve où nous entamons notre première piste (beaucoup de prévues au programme d'où le 4x4). La température est de 35°C et nous retrouvons avec plaisir Palo Verde, Joshua Tree, Datura, Ferrocactus et autres Chollas. Arrivée à Hole in the Wall (14h44), le VC (Visitor Center) est fermé, mais c'était prévu. Nous pique-niquons puis partons faire la rando toute plate (sauf la partie aux anneaux) la roche est vraiment perforée de toute part. Fin de la rando à 17h15. Nous repartons en nous enfonçant davantage dans la Preserve sur la piste Black Canyon Rd puis Cedar Canyon Rd (par endroit Old Government Rd) ; la piste est très roulante. Nous nous faisons doubler par 3 véhicules 4WD qui, visiblement, connaissent le coin. J'ai prévu de camper à Pleasant View School mais, non seulement la piste est bloquée par les 3 véhicules précédents, mais les seuls (rares) emplacements possibles sont déjà occupés. Après discussion, un des 3 conducteurs (Jerry, outfitter local) nous propose de venir sur son terrain de camping (privé et primitif). Nous le suivons donc, laissant tomber Caruthers Canyon (il est déjà assez tard) et arrivons sur le terrain à 18h44 avec 26°C. Un vent assez fort vient gâcher la soirée. Pour info : mojavedesertoutpost.com/index.html
J6 –mercredi 16 mai Réveil à 5h40, toujours avec le vent et 18°C. Jerry vient nous offrir du café alors que le soleil se lève. Nous quittons le camp à 7h30 (24°C) et prenons la Lanfair Rd comme hier, piste très roulante (50 mph sans problème) et nous sortons de Mojave National Preserve vers 8h pour rouler sur la 66 puis 95 et enfin la I40. Nous la quittons peu après Needles pour quelques photos sur le Colorado et, à 9h10, nous entrons dans l'Arizona. Nous quittons la I40 à Kingman pour prendre la fameuse route 66 qui ne nous laissera pas de souvenirs impérissables hormis ses multiples travaux et, juste à la fin, Seligman avec ses voitures ayant inspiré le film Cars. Une touriste nous demande (en anglais, of course) de la photographier après éclats de rire, elle comprend que, nous aussi, sommes français 😉 . Nous reprenons la route vers 12h30, direction le Walmart de Flagstaff où nous complétons nos achats (table de camping, pare-soleil avant, arrière et côtés, épingles à linge). Départ vers Sedona par la I17à 14h42. Nous prenons la sortie 320 pour Schnebly Hill Rd (route puis rapidement piste). Arrêt casse-croûte vers 15h15 où nous étrennons notre table : impeccable, le « grand luxe » 😉. Nous arrivons à Schnebly Vista à 16h35, mais avec le soleil de face dans cette zone, la piste devient vraiment cahoteuse et nous apprécions la bonne garde au sol. Petit retour en arrière pour trouver un bon emplacement pour la nuit (camping interdit au niveau de Schnebly Vista) et nous arrêtons la voiture à 17h avec 25°C, température plus faible car nous sommes à 1 830 mètres.
J7 –jeudi 17 mai Réveil vers 5h et départ vers 6h20, après m'être tordu la cheville droite 😠 la vue est nettement plus agréable au soleil levant sur Schnebly Vista (12°C). Nous terminons la descente vers Sedona sur une piste TRÈS rocailleuse et nous nous dirigeons vers le VC pour acheter le America The Beautiful Pass (au lieu du Red Rock Pass), grâce auquel nous pourrons stationner et faire du camping sauvage dans les zones autorisées (placer le Pass dans le « car hanger » fourni, accroché au rétroviseur intérieur). Nous repartons à 9h06 pour Devil's Bridge là aussi, piste assez chaotique. Début de la rando à 10h30 (27°C) ma cheville me fait très mal et Isabelle file devant et grimpera jusque sur le pont (je m'arrête dessous). Retour à 12h (3 km au podomètre). Départ pour Hanonki Indians Ruins début rando à 12h47 avec 30°C. Retour à la voiture à 13h50 (1,4 km). Nous cherchons un endroit pour casser la croûte à l'ombre (ce sera d'ailleurs un de nos gros problèmes au cours de ce voyage) le long de la FR525 et trouvons ce qu'il nous faut près de Windmill Mtn cet emplacement de camping nous accueillera les 2 nuits suivantes (emplacement déjà repéré avant de partir). Arrêt donc à 14h30 (33°C) pour déjeuner et ensuite, le vent se lève, assez fort. Départ pour Red Rock State Park (6$) pour voir le coucher de soleil sur Cathedral Rock (photo classique). Nous arrivons au bord de l'eau vers 16h30 et comme il est encore assez tôt, nous sommes les premiers, ce qui nous permet de choisir notre emplacement . Isabelle repart à la voiture chercher boissons et sièges ensuite, bains de pieds dans la rivière en attendant l'heure (19h30, 29°C). Plus le temps passe, plus les photographes rappliquent et nous finissons par être cernés, visiblement nous avons pris la meilleure place 😉😎😎😎. Retour à notre emplacement pour la nuit (ouf, personne ne l'occupe) transfert des photos sur le pc, repas et dodo vers 22h.
J8 –vendredi 18 mai Lever à 5h20 avec déjà 20°C . Départ à 7h15 pour Bell Rock. En cours de route, quelques photos sur l'autre face de Cathedral Rock. La route est très jolie. Départ de rando à 9h (24°C). Nous longeons une partie de Courthouse Butte puis faisons le tour de Bell Rock. Retour à notre emplacement de « camping » car nous sommes sûr d'y trouver de l'ombre pour déjeuner. Il fait 27°C mais nous mangerons dans la voiture car le vent, très fort, s'est levé. Ma cheville semblant calmée, nous partons pour Fay Canyon à 13h30 départ de la rando à 14h20. Le sentier serpente dans le creux du canyon et la rando est quasi plate et à l'ombre des arbres bifurcation sur la droite pour aller voir l'arche, la grimpette se terminant sur de la roche très délitée (attention). Nous poursuivons la rando jusqu'à la séparation du canyon en 2 et là, sur les conseils de Sedonax, nous grimpons un peu pour avoir une vue bien dégagée. Pratiquement à la fin de la descente, Isabelle chute et s'esquinte joliment le tibia droit 😠 (décidément, c'est la série noire !). Retour à Sedona où nous photographions quelques maisons style vieux westerns puis direction Holy Cross Chapel et retour à notre « camp » vers 18h avec toujours 27°C.
J9 –samedi 19 mai Réveil à 4h50 avec 12°C la nuit a été plus agréable car un peu plus fraiche. Comme la veille, les boutons dus à une espèce de « gnats » nous grattent à n'en plus finir il y en a partout, même dans les cheveux 😠. Quelques montgolfières s'élèvent dans le ciel clair de l'aube. Départ pour le point de vue sur la route de l'aéroport où nous arrivons à 7h17 avec 15°C les polaires sont bien supportées. Petite grimpette et vue superbe nous sommes presque seuls 😎. C'est fini pour Sedona (qui mériterait bien plus) départ vers West Fork Oak Creek où nous arrivons à 8h11 après une route agréable, bordée d'arbres avec la rivière Oak Creek en contrebas. Pour entrer, il faut acquitter son obole (9$). Départ pour la rando à 8h20, rando qui ne sera pas dans notre top 10. La balade est tranquille le long du creek et très ombragée trop même, quasiment pas de vue. Les lupins sont légions, les promeneurs aussi difficile de prendre une photo sans personne dessus (on dirait même que certains le font exprès en nous voyant). Nous faisons demi-tour à 10h20 et quittons le site à 11h45 (23°C). Ensuite, la route vers Flagstaff n'en finit pas de monter et de sinuer pour arriver à Oak Creek Vista où nous nous arrêtons quelques instants. Courses rapides au Walmart de Flagstaff et direction Grand Canyon avec un arrêt chez Papillon pour finalement « atterrir » chez Grand Canyon Helicopter pour valider la réservation pour le lendemain. À 15h20, nous sommes sur notre emplacement à Mather campground, pratiquement au même endroit qu'en 2009 j'ai choisi cet emplacement (n° 290) car il est très facile d'aller à pied, à travers bois, à Market Plaza pour les navettes. Nous sortons table et chaises et déjeunons enfin !
Départ pour Hopi Point pour le coucher de soleil nous ne serons pas seuls 😉 ! Au retour, dans la navette, de magnifiques cerfs dans Grand Canyon Village, mais il fait trop sombre pour les photographier. Dodo à 21h40.
J10 –dimanche 20 mai Réveil à 5h30 et 8°C. Après le petit déjeuner, discussion avec nos voisins québécois en voyage de noces, puis nous partons pour la rim et le Visitor Center, zappé en 2009 avec nos pb de voiture. Retour au camp puis départ à 9h45 pour notre vol en hélico. Nous sommes largement en avance, mais… . Nous finissons par embarquer avec un couple d'allemands qui, sûrement moins lourds que nous, ont droit aux places avant 😎. Après un looooooooong survol de la forêt (idem au retour), nous arrivons enfin et là, c'est magnifique et la musique est là aussi pour sublimer l'instant (Ainsi parlait Zarathoustra). Nous ne regrettons pas ce vol (notre premier en hélico) mais, comme nous le verrons plus tard, nous avons trouvé mieux (à notre goût). Retour à Mather Camp vers 13h10, déjeuner puis départ vers South Kaibab Trail. Il y a 3 ans, Isabelle avait envie de descendre jusqu'en bas (Phantom Ranch) et de remonter le lendemain ; notre rando au volcan de la Réunion nous a fait relativiser tout çà et, aujourd'hui, nous avons prévu de descendre un peu plus bas que Cedar Ridge, soit environ 4 à 500 mètres de dénivelé qu'il faudra bien remonter ! 14h25, c'est parti, le sentier serpente et sinue tout en descendant bien par moment ! Les genoux suivent pour l'instant, les doigts de pieds sont bloqués sur l'avant des chaussures. 25 minutes plus tard, nous arrivons à la première étape Ooh-Ahh Point après 1 500 mètres de descente (au podo) petite pose photos puis nous continuons jusqu'au bout du plateau de Cedar Ridge où nous arrivons à 15h22 après 3,180 km de marche. Photos, casse-croute et à 16h02 nous prenons le chemin du retour. Nombreux furent les arrêts photos (quasiment aucun entrainement 😉) et à 17h44 nous arrivons en haut après 5,860 km. Pas de température sur le podo mais il fait chaud. Navette puis retour à la voiture où une boisson bien fraiche nous attend dans la glacière 😎😎😎. À 18h20 (33°C), nous choisissons la douche à l'éclipse et repartons pour Mather Camp (les douches sont en bas, près de l'entrée). Après des ablutions très agréables, j'attends Isabelle dans la voiture en écoutant Bonnie Tyler quand, tout à coup, 4 mules-deer viennent brouter juste devant la voiture. 😎 Retour au camp vers 19h25 (24°C)
J11 –lundi 21 mai Lever 5h30, petit déjeuner, remplissage de notre réserve d'eau et départ à 7h25 (19°C). Quelques arrêts photos le long de Desert Drive (on ne peut pas s'empêcher 😉) et nous arrivons à Cameron à 8h54. Arrêt au Trading Post puis au VC Navajo pour acheter notre permis pour pouvoir nous déplacer à notre guise dans la réserve et pour camper près de White Mesa Arch. Nous repartons à 9h58 (27°C) et empruntons l'Indian Rd 6730 pour tenter d'approcher un peu les Adeii Eechii Cliffs la piste est très roulante et nous traversons Painted Desert (on se croirait effectivement dans le parc du même nom) les collines restant toujours très loin, nous restons finalement dans cette zone, nous aventurant carrément hors piste 😎 il y a des débris de bois fossilisé un peu partout. Retour sur la 89 à 11h23 et le thermomètre continue à monter (29°C) la route traverse une zone de buttes très colorées, pratiquement roses. Nous prenons à droite la 160 avec, une fois de plus, de magnifiques paysages colorés d'ocre rouge. Arrivés à Tuba City, nous la traversons plein nord pour aller voir Castle Rock, mais la piste nous fait plutôt traverser un champ d'ordures. Nous repartons vers Moenkopi puis Coal Mine Canyon où nous arrivons à 12h33 (31°C). Très joli site où nous nous promenons, en plein soleil 😉, pour admirer ces paysages magnifiques. Ensuite, nous poursuivons par Ha Ho No Geh Canyon la piste commence par une longue descente puis, assez rapidement, nous amène dans des paysages quasiment identiques aux précédents. Par contre, ici, nous sommes seuls, pas un autre véhicule (parfois cela vaut mieux sur la piste 😎). Avant de reprendre notre route et devant l'absence totale d'ombre, nous déjeunons dans la voiture, moteur en route pour la clim car il fait 32°C. À 14h45, nous partons pour White & Red Canyon la piste est agréable et nous arrivons à 15h22. Plusieurs voyageurs sur VF ayant relatés des problèmes avec les indiens Hopis 🙁 (nous sommes sur leurs terres et il faut obligatoirement un guide indien), je préfère annuler la randonnée prévue à Pillars of Hercules pour faire uniquement une courte balade sur le site où l'alternance des couches rouge et blanche fait merveille nous y trouvons même l'avatar de Sedonax à qui le temps a fait subir des outrages (à l'avatar, hein 😏). Nous rejoignons la 160 et, après un très bref passage à Elephant Feet puis le plein à Red Lake, nous reprenons la piste pour White Mesa Arch la piste est assez « sandy » et, après quelques détours inutiles, nous arrivons enfin à notre campement pour la nuit. Une (très) petite marche dans le sable très mou et nous arrivons en vue de l'arche, pas très photogénique à cette heure d'où l'intérêt de passer la nuit sur place. Extinction des feux à 20h53, avec 28°C au thermomètre.
J12 –mardi 22 mai Réveil à 5h45 avec un ciel très légèrement nuageux départ à 5h58 à pieds pour l'arche qui est nettement plus jolie avec cet éclairage matinal. Retour à la voiture à 6h24 pour le petit déjeuner. Nous levons le camp à 7h30 (déjà 22°C) et, après 10 minutes, nous rejoignons la piste principale (Indian Rd 6260) par endroit, cela devient très « sandy » et nous commutons rapidement en 4WD. Arrivés à Page vers 9h, nous passons au Debbie's Hide A Way pour confirmer nos réservations, mais il n'y a personne (juste un numéro de téléphone) nous filons donc directement au Walmart compléter nos provisions et nous repartons à 10h20 pour Horseshoe Bend tout proche. Sur le parking, petite discussion voiture avec nos voisins (des allemands) qui ont le même véhicule que le nôtre, mais version « longue » ils nous indiquent même comment ouvrir uniquement la partie vitrée de la porte du coffre 😎. Départ rando à 10h25 et 31°C le paysage est toujours aussi beau et aussi fréquenté. Comme c'est notre second passage, nous ne nous éternisons pas et retour au parking 1h plus tard. Nous nous arrêtons une nouvelle fois à Navajo Bridge pour un passage aux toilettes, au VC et le casse-croûte sur une table à l'ombre 😎 puis repartons à 13h30 sous un soleil de plomb (36°C). Nous nous arrêtons à Jacob Lake à 14h20 (début de la route 67 pour Grand Canyon nord) pour demander conseil aux rangers sur la piste à suivre ensuite car j'hésite entre 2 : la Forest Rd 22 et une autre dont je n'ai pas le nom (la 422A), qui serait plus courte. La jeune ranger nous en indique une autre, nettement plus courte (non indiquée sur ma carte), qui débute presque au tout début de la 67 : la Forest Rd 461 puis 462. D'après elle, aucun problème avec notre véhicule aucun problème non plus avec la météo, tout est au beau fixe. Nous repartons donc 20 minutes plus tard en suivant son conseil et, effectivement, aucun problème, la piste est très large et se ferait même en berline. Agréable balade à travers la Kaibab National Forest, belle descente pour récupérer la FR462, puis nous rattrapons la FR 22 (en partie bitumée) et, enfin Nail Canyon. À ce moment, petite erreur de trajectoire et nous grimpons vers Little Mountain et tout un réseau de pistes assez « paumatoires » qui s'entrecoupent sans cesse. J'avais trouvé le parcours tellement évident sur la carte que j'avais négligé de saisir le point gps d'arrivée. Vérification avec les coordonnées gps et le pc, nous nous sommes bien plantés 😠. Demi-tour, reprise exacte des tronçons suivis, lecture approfondie de la carte et nous récupérons notre erreur pour arriver à l'extrémité du canyon (cul de sac) où nous passerons les 2 nuits suivantes. Il est 15h53, il fait 32°C et il n'y a pas un poil d'ombre hormis le petit toit qui abrite les panneaux explicatifs. Devinez où nous nous plaçons ?
J13 –mercredi 23 mai Réveil 6h10, 17°C petit déjeuner, remplissage des sacs à dos (eau et nourriture) et départ à 8h15 (24°C) pour une randonnée dans Sheiks Canyon un vent assez fort s'est levé. La rando n'est pas difficile (quasiment plate) et les multiples arrêts pétroglyphes font agréablement passer le temps. J'ai plusieurs points gps d'enregistrés mais Isabelle en découvre plein d'autres le canyon est en plein. Nous nous arrêtons à 12h15 à Table Rock après 9,760 km au podo pour déjeuner avec un peu d'ombre. Début de la marche retour à 13h15, le vent est très fort et pénible, la température aussi et nous terminons à 15h35, crevés avec 18,5 km dans les pattes décharge des photos sur le pc, feu de camp, diner et dodo à 19h40 😉.
J14 –jeudi 24 mai Réveil à 5h30, ciel bleu, visite d'un colibri 😎. Sous le toit qui nous a abrités hier, il y a un nid avec au moins 3 petits et les parents font le va-et-vient pour les nourrir. Plusieurs colibris dont un avec un col bien rosé viennent nous rendre visite ainsi qu'un écureuil à grosse queue panachée qui vient casser la croûte à moins de 3 mètres de nous. Départ à 7h30 (16°C) la vue dans Nail Canyon est agréable après 1/4h, nous rejoignons la FR22. Cette rando est faisable avec un véhicule ordinaire, la piste ne présentant aucune difficulté. Nous remontons la FR22 (ou 422) jusqu'à Fredonia devant nous les Vermillon Cliffs et plus loin les White Cliffs. En direction de Colorado City, nous croisons une voiture de shérif tous gyrophares allumés un automobiliste va se prendre une prune 😉. Nous traversons rapidement le territoire des indiens Païutes puis Colorado City, une des citées les plus connues comme communauté polygame. L'accès au trailhead de Water Canyon nous paraît assez dur (sable, grosses ornières) mais nous y trouvons des berlines, comme quoi ! Cette rando nous a été recommandée par Sedonax au vu de notre planning. Début de la rando à 9h50 avec une température agréable de 17°C. Sur la droite, en haut de la falaise, une petite arche se détache assez rapidement. Le sentier suit le ruisseau (peu d'eau) sur sa rive droite et bientôt la gorge se rétrécit puis semble se séparer en 2. Nous essayons d'emprunter la partie gauche (en montant) mais un américain que nous croisons nous recommande la prudence et, de toute façon, monter nous écarte de l'axe du canyon donc bouche la vue. Nous faisons donc demi-tour à 11h11. Retour à la voiture à 12h05 en ayant parcouru 4,4 km de rando aisée et très agréable. Nous quittons le parking et, en cours de chemin, croisons le marshal en plein milieu de la piste et qui ne se gare même pas 😠. En sortant de Water Road, nous prenons à droite (Canyon St, cul de sac) pour arriver rapidement à un superbe cirque rocheux dans les Vermillon Cliffs où nous pique-niquons, pratiquement à l'entrée d'une communauté (trafic assez soutenu) où un arbre nous procure assez d'ombre pour déployer notre table. Nous repartons à 13h45 et, après plein de carburant et d'eau, nous entamons la longue piste de Toroweap. Le début de la piste est très facile, très roulant et nous croisons même quelques semi-remorques. Après une cinquantaine de kilomètres, peu après Findlay Knolls, nous bifurquons sur la gauche puis, après environ 13 kilomètres où la piste en est vraiment une (sableuse, assez large pour une seule voiture), nous nous arrêtons ayant atteint la limite du parc national du Grand Canyon. N'ayant pas de permis pour la nuit, il est recommandé de ne pas dormir dans le parc, l'amende pouvant être très salée. Nous trouvons un emplacement idéal, pas très loin de la piste, dans la forêt assez clairsemée de pins et de genévriers. Visiblement nous ne sommes pas les premiers à utiliser cet endroit il est 16h et la température est de 26°C.
J15 –vendredi 25 mai Nous quittons notre emplacement à 6h52 et, sitôt franchi les limites du parc, la piste devient cahoteuse, rugueuse, bref pas très agréable et souvent les branches frottent les côtés de la voiture. Nous sortons de la forêt et la piste redevient agréable même si quelques passages sont délicats. Les derniers miles avant le trailhead de Tuckup Canyon sont même carrément pénibles. Nous arrivons à 7h40 et la température est très clémente (14°C), ce qui devrait être agréable pour la rando. Nous démarrons la rando à 8h05 avec un vent fort et beaucoup de nuages cette rando est donnée pour 5,5 km et 537 mètres de dénivelé 😉. La descente est longue et assez raide et Isabelle en a assez rapidement marre et me laisse partir devant. J'arrive à 10h15 et cherche un accès au panel de pictographes car il faut escalader un peu. Isabelle me rejoint 15 minutes plus tard avec 7,75 km au podo, les pas étant plus petits. Nous quittons le panel à 11h20 et entamons la loooongue remontée, toujours avec un vent très violent le thermomètre doit maintenant dépasser les 20°C. Quelques arrêts photos plus tard 😉😎😎😎, arrêt collation et boisson, nous arrivons à la voiture avec, au podo, 14,120 km qui a raison, le podo ou la carte ? Isabelle enrage, n'ayant pas du tout aimé cette rando : « tout ça pour ça ! ». Il est 14h34 et le thermomètre indique 24°C. Nous repartons à 14h55, franchissons la limite du parc à 15h36, soit 41 minutes pour 12,2 km, cela montre l'état de la piste. On rejoint la piste principale à 15h55 et, après une pause rafraichissement, repartons vers Toroweap. Avec le vent, des grosses touffes d'herbe (virevoltants ou Salsola tragus) traversent la piste comme dans les westerns 😎. Nous faisons une petite halte (16h42) chez les rangers mais il n'y a personne (toilettes sèches). Nous en repartons à 16h51 comme précédemment, depuis que nous sommes re-rentrés dans le parc, la piste est à nouveau rugueuse à tel point que, parfois, on irait plus vite à pied pas étonnant que sur cette piste 25% des véhicules crèvent au moins une fois 😠 (statistique des rangers). Nous arrivons à Toroweap campground à 17h15. Les 3 premiers emplacements sont occupés et, pour atteindre les suivants, il faut descendre, avec la voiture, une marche d'au moins 60 centimètres. Après inspection approfondie, je renonce et continue à pied. À l'emplacement suivant, j'entame la discussion avec Chuck le camp est complet mais il nous offre, sans même que je lui demande, de partager son emplacement : sympa, non ! Mais, lorsque je lui explique que nous dormons dans la voiture et que je n'ose pas descendre la « marche », il se propose de venir et de me guider, me rassurant en disant que ça passe tranquille. Et effectivement, quelques minutes plus tard, c'est passé avec tout de même quelques petites frayeurs, notamment lorsque, sur 3 roues (dixit Isabelle qui observe de dehors et immortalise le moment -vidéo), freins bloqués, la voiture continue tout de même à descendre. Arrivé sur son emplacement, je propose un verre à Chuck qui refuse tout, bière vin, apéro il rigole quand je lui demande s'il est mormon, mais non, il ne boit pas de boisson alcoolisée, c'est tout. Le vent est tellement violent qu'il a quitté sa tente et que sa femme et lui sont à l'arrière de leur voiture. Moi qui pensait aller faire quelques photos dans les alentours nous les imitons, tellement le sable soulevé par le vent se faufile partout (un bon force 6 😠).
J16 –samedi 26 mai Réveil à 4h du matin, une des très rares fois où nous faisons sonner le téléphone un peu dur mais le soleil ne va pas nous attendre 😉. Nous passons très vite, et le plus en silence possible, notre voiture en position jour et partons vers l'overlook à 4h30. Le passage délicat de la veille l'est encore plus de nuit Isabelle descend pour me guider, grimpe en haut de l'obstacle mais, soit je suis sur le plat, en bas, et je ne la vois pas, soit mes roues avant sont montées et les phares éclairent le ciel. À la troisième tentative ratée, je décide d'essayer en force et ça passe, raclant un peu quand même 😎. La piste est toujours aussi rugueuse pour arriver au bord du Grand Canyon et cela semble pire de nuit mais nous finissons pas arriver à l'ancien campground. Nous empoignons appareils et pieds photos et partons à la recherche d'un endroit satisfaisant où déballer notre matériel. Nous pensons avoir trouvé l'endroit optimal et commence alors l'attente de l'aube, du lever du soleil, moment où tout peut se magnifier. Mais, en plus du vent glacial qui nous gèle, le ciel se couvre d'un épais plafond de nuages et le doute s'installe, grossit et finalement, nous devons nous rendre à l'évidence, ce ne sera pas aujourd'hui que nous ferons LA photo à Toroweap 😠. C'est déprimant d'avoir fait tant de kilomètres pour ça. Retour à la voiture à 6h pour notre petit déjeuner et là, c'est rageant : le soleil se montre. Nous repartons sur la rim pour quelques photos, même si l'aube est passée. Nous partons pour Page à 7h45 (12°C) et doublons 2 voitures de photographes arrêtées sur le bord de la piste (un des deux véhicules est une berline gonflé le gars vu l'état de la piste). Plus loin, 5 mules-deer galopent non loin de nous. À 8h26, nous faisons une brève halte aux toilettes des rangers. Après être sortis du parc, la piste devient très roulante et nous pouvons accélérer jusqu'à 60 mph dans les lignes droites. Nous arrivons sur la 389 à 9h43 soit pratiquement 2h pour 95 km. Au niveau de Cliff Dwellers, la route longe les Vermillon Cliffs magnifique. Les bas-côtés ne sont pas en reste : festonnés de graminées vertes, crèmes et roses qui chatoient en ondulant sous l'effet du vent toujours aussi puissant. Nouvel arrêt au VC de Navajo Bridge pour acheter les ouvrages repérés à l'aller et nous repartons à 11h49 (23°C) le vent impétueux soulève des nuages de poussières. Après Navajo Pass, l'horizon est masqué d'un voile rosâtre, du sable en suspension cela nous change du brouillard breton 😉😎😎😎. Nous arrivons au Debbie's à 12h34 avec 22°C. Accueil très sympathique, vidage de la voiture, connexion internet, lessives (machine à laver et à sécher sont à notre disposition) et transfert de photos sur Picasa pour nos « suiveurs » dont certains de VF. Le logement que nous avons retenu est plus qu'une chambre, c'est un appartement complet : cuisine équipée, séjour, chambre et sdb. Le séjour a 2 canapés et il y a du couchage supplémentaire. Bref, nous avons bien aimé ce logement, même si le prix est un peu élevé (mieux pour une famille). Un peu plus tard, nous allons refaire le plein de notre garde-manger. Dans la soirée, nous partons manger au Fiesta Mexicana (on peut y aller à pied), recommandé par nos amis de LA et nous ne regrettons pas, nous y reviendrons d'ailleurs. Dodo à 21h20.
J17 –dimanche 27 mai Lever 5h40, petit déjeuner, pliage du linge, mails, chargement de la voiture nous quittons notre logement à 10h (20°C). Plein de carburant et direction Big Water pour Skyline Rental, notre loueur de bateau où nous arrivons à 10h32. Après avoir envisagé une location (5 jours) en prenant le bateau à la marina (compter environ 600$ par jour pour le type de bateau recherché, 23 pieds avec cabine pour dormir dedans), j'ai regardé à l'extérieur du lac et là, les prix sont plus abordables. Revers de la médaille, il faut savoir conduire une voiture avec remorque et mettre le bateau à l'eau possédant un Zodiac, ce n'est pas un problème pour nous 😎. Après vérification du dossier, validation de tout ce qu'il faut, nous partons à 12h50 pour le VC où nous nous informons sur la météo des jours à venir (beau temps fixe) et de l'état des pistes avoisinantes (RAS). Nous déjeunons sur une table à l'ombre des tonnelles du VC. Départ à 14h03 pour Wiregrass (22°C) sur la piste menant à Alstrom Point (Recreation Rd 220 ou Smokey Mountain Rd) où nous arrivons à 14h20 (24°C). Petit parking sur la droite de la piste et nous entamons la petite rando dans le canyon à 14h40. La roche est toute blanchâtre et la rando très agréable, très « ludique ». Parfois, nous hésitons : se laisser glisser et risquer un pb au retour ! Mais, généralement, la difficulté est franchissable, dans les 2 sens, à 2 et je n'ai pas besoin de sortir la corde de mon sac a dos (corde de 10 mètres, toujours au cas où). Au pire, il y a toujours un itinéraire de « débordement » pour éviter la difficulté (chercher les cairns). Nous atteignons le bridge à 15h25 et sommes de retour à la voiture à 15h50 la rando fait seulement 2,5 km. À conseiller sans problème, même avec des enfants. Nous partons pour Spencer Coal Mine, juste à côté sur la Crosby Canyon Road. Par manque d'infos et d'observation, nous descendons la route (piste) vers le lac Powell dans un paysage très agréable demi-tour avant d'arriver au lac et finalement nous découvrons les 3 entrées de la mine (murées) presque au début de la route pas grand chose à voir, à part les empilements des couches géologiques. Nous repartons pour Alstrom Point, déjà essayé en 2009 (voir notre site web) et repassons à l'endroit où notre radiateur avait « fumé » nous continuons la piste et là, le 4WD est bien obligatoire : nous étions allés au plus loin avec un véhicule standard. Nous trouvons un emplacement impeccable pour y passer la nuit et attendre le coucher de soleil il est 18h15 avec 22°C. Quel plaisir d'être seuls à contempler ces paysages magnifiques. Le coucher de soleil sur le lac est à la hauteur de nos attentes : tout simplement beau ! Point besoin d'une kyrielle de superlatifs. Après de multiples photos que nous espérons réussies car il est difficile d'englober toute cette immensité, nous regagnons notre voiture et dodo il est 21h05 et le vent est toujours là, présent et puissant.
J18 –lundi 28 mai Réveil à 5h20 pas de nuage, pas de vent 😎. Nous sommes seuls sur le toit du monde. Nouvelle séance de photos en explorant un peu plus le coin et nous quittons, presque à regrets, cet emplacement d'où nous surplombons Gunsight Bay il est 7h35 et le thermomètre nous donne 16°C. Une demi-heure plus tard (28 minutes exactement), nous n'avons parcouru que 3 kilomètres cela vous montre l'état de la piste 😉 sur sa dernière partie. Sur la fin de la descente, nous bifurquons sur la droite (et non l'inverse) pour nous rapprocher un peu de ce qui doit être Moon Butte et que nous surnommons simplement Monte Negro, puis direction le VC pour des nouvelles fraiches de la météo. Arrivés à 9h25 (19°C) et météo toujours au beau fixe d'après les rangers. Nous partons donc à 9h48, confiants, emprunter la House Rock Valley Road. C'est cette route (piste plutôt) qui dessert entre autre The Wave et Wire Pass, mais nous nous arrêtons sur le (premier) parking pour aller admirer Edmaier's Secret. Départ de la rando à 10h55 après avoir pris notre permis (6$ chacun) le sentier est plat et suit ce qui doit être le début de Buckskin Gulch un kilomètre plus loin, nous franchissons The Gap pour arriver à la zone intéressante. Petite marche en plein soleil dans du sable très mou et nous commençons à grimper sur la roche. Ensuite, nous allons au gré de nos envies, parcourant ce superbe paysage (je crois qu'on pourrait y passer la journée sans problème). Vers 12h30, nos estomacs se plaignant, nous faisons halte mais impossible de trouver la moindre ombre c'est donc en plein soleil que nous mangeons sur le pouce. Nous repartons une demi-heure plus tard, trouvons une « petite vague » 😉 et prenons le chemin du retour arrivée à la voiture à 14h45, le podo indique 8,750 km. Départ à 15h04 et nous continuons à descendre la piste plein sud pour rechercher un petit panel de pétroglyphes que Sedonax a surnommé The Maze à cause de son dessin. Avec les quelques éléments en notre possession (je n'en dirais pas plus 😉), nous essayons de nous repérer et de trouver le parking adéquat. Nous enfilons les sacs à dos et c'est parti avec 25°C. Petite grimpette, puis au feeling, traversée du plateau parmi les buissons de sauge pour atteindre la barrière rocheuse (délimitation ouest de The Wave). Peu avant d'y arriver, Isabelle me signale apercevoir quelque chose et, effectivement, nous avons trouvé 😎. Nous sommes de retour à la voiture à 16h22 ce fût donc une toute petite rando de 40 minutes et de 2 km. Nous repartons pas très loin, direction nord cette fois-ci, pour le camping de State Line, sur la frontière Arizona-Utah. Le camp n'est pas très plein mais ce ne sera plus le cas un peu plus tard. Nous choisissons donc notre emplacement, le critère principal étant un endroit plat pour ne pas avoir notre lit trop en pente. Ce camp est du type premier arrivé, premier servi et est très agréable c'est aussi le départ de l'Arizona trail. Chaque emplacement possède une petite tonnelle avec une table dessous et pit-fire juste à côté des toilettes sèches complètent l'ensemble. Transfert des photos sur le pc, passage de la voiture en position nuit, diner et dodo à 20h.
J19 –mardi 29 mai Réveil à 5h45 et départ à 7h45 (17°C) pour le Nautilus. Nous rejoignons la 89, puis passage auprès de la station de rangers (désaffectée maintenant ? Il n'y a plus de drapeau américain) et nous prenons la piste longeant la Paria River (White House Trailhead Rd). Arrêt un peu avant le camp il y a un peu de place pour se garer. Nous démarrons la rando à 8h44 (20°C) c'est entièrement plat et pas trop sableux. Une barrière à franchir et nous arrivons rapidement sur zone. Ce n'est effectivement pas ordinaire du tout et nous prenons plaisir à déambuler et à photographier. Nous sommes de retour à la voiture à 9h16 avec seulement 1,7 km au podo. Nous partons pour le Walmart et le Safeway de Page pour faire le plein de provisions pour les 5 jours suivants sur le lac Powell. À 11h50, nous sommes à Wahweap Marina pour déterminer quelle cale de mise à l'eau nous allons choisir (notre loueur doit le faire figurer sur le contrat, pas très bien compris l'utilité mais …). J'en profite pour regarder leur façon de mettre à l'eau et de sortir le bateau cela diffère effectivement un peu de mes habitudes, surtout parce qu'on est en eau douce. Nous choisissons finalement Stateline Launch Ramp qui semble moins fréquentée que Wahweap Lauch Ramp. Nous repartons au VC de Big Water uniquement pour y déjeuner tranquillement à l'ombre des tonnelles et, à 14h10, nous nous présentons chez notre loueur. Fin des papiers, récupération du bateau et du véhicule pour la mise à l'eau, dépose de nos bagages dans le bateau et direction le lac. La mise à l'eau se fait sans problème vers 16h et nous amarrons le bateau au ponton. Isabelle reste dessus pendant que je repars à Big Water rendre le véhicule et sa remorque et revenir au lac avec notre voiture. Je suis de retour vers 16h50 et nous prenons aussitôt « le large » 😎. Le programme de navigation a été établi en fonction de nos envies, ça va de soi, mais aussi avec l'aide d'un membre de VF, Jjacques01, que je remercie ici pour ses connaissances des lieux et sa patience envers mes questions. Notre bateau est un 23 pieds assez vieux (1996), 1 300 kg à vide, un moteur V8 de 7,4 litres de cylindrée, 330 chevaux et un réservoir de 75 gallons quand on accélère, ça « pousse » bien mais la consommation ne doit pas être mal non plus 😉. La cabine permet de dormir à 2 dedans, mais c'est bas de plafond un wc chimique (obligatoire si on y passe la nuit) complète l'équipement j'oubliais, une prise allume-cigare nous permet de brancher notre glacière pendant la navigation. La présence de cette prise et son bon fonctionnement a généré un échange de mail avec le loueur car indispensable pour nous. Le niveau du lac étant suffisant, nous pouvons couper par Castle Rock au lieu de faire le tour d'Antelope Island. Nous avons beau avoir 3 cartes différentes du lac, le début est un peu délicat et nous avons du mal à trouver notre chemin, d'autant que le bateau n'a même pas de compas (incompréhensible). Nous prendrons rapidement notre boussole et suivons les bouées sur nos cartes avec un peu de mal tout de même car pas une carte d'identique et toutes les bouées ne sont pas indiquées. Enfin, l'expérience aidant 😉, nous rejoignons le chenal, longeons The Sand Hills et arrivons enfin à Labyrinth Bay où j'ai prévu de passer notre première nuit sur l'eau. Nous explorons la zone pour profiter du paysage, tout en cherchant un endroit pratique pour « beacher ». La navigation se fait au ralenti quand nous apercevons un beau morceau de roche affleurant la surface et non signalé 😠 je relève donc l'embase au maximum et nous continuons notre balade. Tout à coup, sans avoir strictement rien vu, nous nous retrouvons « perchés » sur un autre caillou, pratiquement au milieu du petit chenal notre voyage sur le lac commence mal 😠😠😠. Nous prenons notre premier bain dans le lac pour essayer de nous déséchouer et heureusement que nous naviguions au ralenti hélice relevée plus de peur que de mal et nous trouvons notre emplacement pour la nuit à 18h45. Pose des 2 ancres, rangement du bateau (il faut prendre ses marques), apéro puis diner dodo à 20h50, bercés par les flots 😉😎😎😎.
J20 –mercredi 30 mai Réveil 5h40, petit déjeuner et départ à 7h15 (bien qu'en Utah, nous avons conservé l'heure de l'Arizona car nous devons repasser à Page et il n'est pas très compliqué d'ajouter une heure 😉 ). Nous remontons le chenal en suivant les bouées, avec parfois quelques petites difficultés de navigation, notamment du côté de Gregory Butte (visiblement nous ne sommes pas les seuls, un houseboat qui nous suit a les mêmes hésitations que nous). Les 2 GPS que nous avons ne nous servent à rien, le Tomtom étant complètement paumé (ça, je m'en doutais) et le Colorado (GPS de rando) n'est pas prévu pour aller si vite nous nous dirigeons donc uniquement avec nos cartes et la boussole. À un moment, nous manquons une bouée et faisons une incursion dans Wetherhill Canyon, mais reprenons rapidement le bon cap. Quel plaisir de naviguer entre ces falaises de grès, nous ne regrettons pas du tout l'investissement (non négligeable) que représentent ces 5 jours. Nous arrivons à Dangling Rope à 9h17 pour y faire le plein c'est la seule station sur le lac hormis les 3 marinas et il est vivement conseillé 😉 de s'y arrêter. Mais le prix du gallon est un peu plus élevé (5,42$) que sur la « terre ferme ». Nous en prenons tout de même 22 gallons soit environ 120$. Nous repartons à 9h35 et, après un court arrêt à Eye Arch, près de la bouée 52, nous atteignons Reflection Canyon à 10h28 il nous a donc fallu pratiquement 3h de navigation depuis Labyrinth Bay, mais nous étions à « petite vitesse » de croisière et les arrêts photos assez nombreux (pour info, nous sommes un peu au nord de Rainbow Bridge, pratiquement en face de l'embouchure de la San Juan River). J'ai découvert la photo de Michael Melford sur Reflection Canyon en 2008 et, depuis, cet endroit était devenu un but mythique, même si je sais que les conditions (hauteur d'eau notamment) ne sont plus les mêmes. Nous n'y faisons qu'une brève halte car nous reviendrons au retour. Incursion dans Llewellyn Gulch puis nous arrivons à Hole in the Rock à 12h15. Connaître l'histoire, c'est bien, et on imagine les pionniers mormons descendant la pente escarpée, retenant de toutes leurs forces leurs chariots. Du moins, on croit imaginer mais quand nous avons vu la descente (sans la partie immergée), j'ai crié au fou. Il faut le voir pour le croire et, même encore maintenant, je reste estomaqué. Nous trouvons un peu d'ombre juste à côté et faisons la pause déjeuner quel spectacle de voir ces falaises plonger verticalement dans l'eau, la surface à peine ridée par les rares bateaux qui passent au loin. Nous repartons à 13h49 et, à peine une courbe plus loin, nous entrons dans Escalante River, point le plus nord de notre navigation. Les canyons se suivent les uns après les autres tout d'abord Indian Creek, juste à gauche en entrant, puis Clear Creek avec, au bout, Cathedral in the Desert et enfin Davis Gulch avec La Gorce Arch. Impossible de décrire en quelques mots notre ressenti, mais nos yeux brillent, pétillent. Que du bonheur ! En sortant de Davis Gulch, notre attention est attirée par une bouteille plastique qui semble immobile, au lieu de dériver avec le vent approche lente et, effectivement, il s'agit d'une bouée « pirate » signalant un énoooorme plateau rocheux à peine immergé j'imagine les dégâts en cas d'impact. Nous passons rapidement devant Three Roof, le site étant maintenant interdit, et continuons vers Garces Island, à l'embouchure d'Explorer Canyon nous n'irons pas plus haut dans Escalante River. Incursion rapide dans ce dernier où nous irons randonner demain à l'aube, puis retour à l'ile où nous jetons l'ancre non loin d'un houseboat quelques scooters se baladent dans les parages. Bain, apéro, repas et dodo.
J21 –jeudi 31 mai Lever 6h15 et départ une heure plus tard pour Explorer Canyon (juste un bras d'Escalante River à traverser). Nous remontons le plus loin possible puis nous amarrons d'abord sur la rive gauche mais, finalement, préférons la droite. Départ à 8h10, un peu de grimpette et de recherche de piste, le début étant assez mal tracé mais ça se calme rapidement nous longeons le canyon, rempli de troncs d'arbres et après un ou deux demi-tour pour piste perdue, nous arrivons au premier panel de pétroglyphes à 8h45 puis à Zane Gray Arch à 9h18. À 9h32, après quelques autres pétro, nous sommes presque au fond du canyon et faisons demi-tour (mauvaise lecture de la doc, il restait un panel à voir 😠). Quelques photos, un peu d'eau et nous continuons arrivée au bateau à 10h40 avec 5,130 km au podo. Nous nous déchaussons sur la plage arrière du bateau, nos chaussures étant pleine de sable, et dégustons une boisson bien fraiche sortie de la glacière la rando était pratiquement en plein soleil, orientée plein est. Départ à 11h35 pour Willow Gulch en espérant, si possible et pas trop loin, atteindre Broken Bow Arch que nous n'avions pas pu voir en 2009 cause gros risque d'orage. Nous remontons le plus loin possible mais, alors que l'hélice soulève des nuages de boue, nous ne voyons pas comment continuer, même en mettant notre « annexe » à l'eau : trop de branchages et pas de sentier visible sur les rives. Nous faisons demi-tour à 12h45 et déjeunons, arrêtés à l'ombre d'un grand pan de falaise nous crevons de soif et, le thermomètre faisant partie de la voiture, nous n'avons pas d'idée mais il fait très chaud. Nous redescendons maintenant l'Escalante River puis le Colorado pour regagner Reflection Canyon où nous allons passer la nuit, suivant les conseils de Michael Kelsey. Après maman cane et ses canetons, nous arrivons à l'extrémité navigable du canyon. Un bon bain et je pars, seul, explorer le haut du canyon il y a des pétroglyphes sur la rive gauche. Mais après avoir essayé de traverser plusieurs fois (je m'enfonce beaucoup), marché longuement dans du sable mou, je fais demi-tour et rentre au bateau, ayant même perdu le cache de mon objectif pendant la traversée d'un « gros buisson ». Dans la langue d'eau voisine, inaccessible tant à pied qu'à la nage tant les buissons sont denses, de grands claquements sur l'eau des castors ? Nous n'aurons jamais la réponse.
J22 –vendredi 1er juin Lever 5h30 nos « castors » de la veille continuent leur bruitage mais toujours impossible de les apercevoir, même avec le bateau tant la « plage de Kelsey » est très encombrée d'arbres et arbustes. Sur l'eau, nous retrouvons maman cane et sa petite famille, pratiquement sous des ruines perchées dans une alcôve. À 7h39, nous nous arrêtons au confluent interne pour essayer de grimper et d'avoir une vue « à la Michael Melford » 😉. Premier essai, je rate, la grimpette est rude et je n'ai pas envie de me casser la figure second essai, je pousse un peu et Isabelle réussit à passer la première difficulté et continue à monter. Peine perdue, les falaises du virage suivant masquent la vue, il faudrait monter plus haut. Isabelle préfère que je la récupère avec le bateau de l'autre côté de la pointe, la descente lui paraissant plus facile via un éboulis de roches. Elle finit malgré tout, heureusement sans mal, dans l'eau jusqu'à la ceinture en essayant de monter sur le bateau 😉😎😎😎. Et cela finit par un bain total pour nous deux. Le temps de nous sécher, de nous changer, il est déjà 8h45 trop tard pour essayer un autre endroit car notre planning est assez serré. Nous repartons donc tranquillement vers la sortie du canyon que nous atteignons 15 minutes plus tard il faut bien faire quelques photos. Nous continuons la descente du Colorado et 20 minutes après entrons dans Twilight Canyon l'entrée n'est pas indiquée mais est juste au nord de la bouée 51. Nous le remontons jusqu'à la fourche, en passant par Twilight Arch et cette balade est très agréable attention cependant, dans un virage, un rocher affleure presque la surface. Retour dans le chenal à 10h20 et nous le traversons pour entrer, un peu plus bas, dans Forbidding Canyon et le non moins célèbre Rainbow Bridge. À 10h50, nous sommes amarrés au ponton un américain avec qui nous discutons nous fait visiter son bateau, autrement mieux que le notre : un Chaparall Signature 260 belle bête ma foi. Retour au bateau à 11h45 après avoir discuté avec une ranger qui nous a accompagnés presque sous le pont (il est interdit de passer dessous, par respect pour les croyances Navajo). Nous retournons dans Forbidding Canyon et trouvons un coin à l'ombre (ils ne sont pas légion à cette heure 😉 ). Ancrage réussi au second essai et bain aussitôt, histoire de nous rafraichir 😎. Pendant qu'Isabelle prépare le repas, je vérifie l'hélice de près et constate quelques petites marques et déformations (aurions-nous tout de même heurté la roche ?) dans le doute, j'attrape un morceau de grès et peaufine l'arrête. Après 30 minutes de « ponçage », cela me paraît très bien. Repartis à 14h20 vers le fond du canyon, mais il faut nous arrêter par manque d'eau et trouvant le sable trop mou pour une marche agréable, nous faisons demi-tour. À 15h04, nous entrons dans Cascade Canyon, le canyon le plus « slot » que nous ayons eu jusqu'à présent demi-tour 25 minutes plus tard et nous enchainons avec Cathedral Canyon, long canyon où les parties étroites alternent avec des zones plus larges par endroit, pas plus de 50 cm de chaque côté du bateau. Nous faisons demi-tour à 16h18 et continuons dans Mountain Sheep Canyon avec des falaises moins hautes que précédemment, mais très étroit aussi et sinueux sur la fin, tellement que nous préférons faire demi-tour avant d'y être coincés. À 17h20, nous jetons l'ancre pour la nuit un peu plus loin que l'embouchure de Mountain Sheep Canyon (vers la bouée 44), les plages étant assez rares. Bain, écriture de cartes postales, diner et dodo. J'étrenne un nouveau couchage, directement sur le siège du bateau il y fait nettement plus frais que dans la cabine. Un nuage de moucherons « stationne » jusqu'à l'arrière du taud du bateau cela fait un bruit impressionnant mais ils ne viennent pas trop nous déranger, ouf !
J23 –samedi 2 juin Lever 5h30 nous avons mal dormi, le vent n'ayant pas arrêté de tourner pendant la nuit, le bateau de taper sur le sable et les vagues de clapoter contre la coque. Les moucherons de la veille sont toujours là et, avant qu'ils se mettent à nous déranger, nous levons le camp (heu, les ancres plutôt 😉 ). Nous allons un peu plus bas sur le chenal, juste avant l'entrée de Dangling Rope Marina. Le ciel est très nuageux, avec une bonne brise, et nous recevons même nos 3 premières gouttes de pluie les 2 ancres mouillées, nous pouvons petit déjeuner tranquillement. Mais pour repartir, c'est une autre histoire, une des ancres est enraguée et rien à faire je me mets à l'eau et effectue une petite apnée d'environ 6 mètres pour la décoincer. Nous arrivons à la marina à 7h25 mais elle n'ouvre qu'à 8h. De toute façon, il faut refaire le plein, le niveau de carburant étant très bas. Nous discutons avec Jessica, ranger qui s'occupe de nous et des pompes : 5,42$ le gallon, 71 gallons pour un réservoir de 75 😇 et une facture de 384$ et des cacahouètes. Il y a aussi une petite supérette où nous achetons 1 sac de glaçons de 5kg (5,25$, tout est cher sur le lac) notre glacière a un peu de mal à étaler avec cette chaleur, n'étant branchée que quand on navigue et nous devons aussi recharger les batteries de nos appareils photos (nous n'avons pas pris notre multi-prises 12V). Le soleil est revenu et il ne subsiste que quelques petits nuages blancs température annoncée par Jessica 39°C (102°F) et du vent jusqu'à 18 mph de Ouest Sud-ouest pour la nuit. Nous repartons et, peu de temps après, nous entrons dans Rock Creek Bay que nous parcourons, allant même nous baigner tout au fond vers 10h50 très agréable. Par contre, on voit que c'est le week-end et que nous sommes moins loin de Wahweap Marina car le nombre de bateaux et de scooters est nettement plus élevé. À 11h38, nous entrons dans West Canyon et, après un peu de navigation parmi les superbes falaises « rouges », nous nous ancrons pour déjeuner à l'ombre. À coté de nous, un campement vide pour l'instant, avec 2 chiens pour le garder un bateau viendra, peu de temps après, et repartira assez rapidement. Nous repartons à 13h30 et à peine 15 minutes plus tard arrivons au fond du canyon. Demi-tour et, rapidement, nous retrouvons un « canard » aperçu à l'aller : séance photos. Un peu après, un wash (sec) en hauteur nous montre, vu la plage en dessous, les dégâts qu'il peut occasionner. Vers 14h30, nous passons, à la sortie de West Canyon, directement à Face Canyon mais il faut faire très attention car il n'y a pratiquement pas de fond c'est donc au ralenti et embase relevée au maximum que nous passons entre Gregory Butte et la rive gauche. C'est ce passage qui nous avait « intrigué » à l'aller un bateau venant en sens inverse nous demande s'il peut passer mais fait finalement demi-tour. Ce sera sans doute le chenal dans quelques centaines d'années 😉 . Pendant notre passage, nous apercevons des chevaux (navajos ?) sur la rive.
Nous passons la bouée de Face Canyon à 14h39 l'entrée du canyon est large et les falaises assez éloignées mais le spectacle est toujours aussi beau. Le canyon se rétrécit à vue d'œil et à 15h, nous sommes stoppés au fond de la branche gauche, il n'y a plus d'eau. Nous continuons à pieds pour essayer de voir Diagenetic Arch nous allons jusqu'au bout du slot canyon et grimpons un peu pour essayer d'apercevoir quelque chose. Rien, sauf peut-être là, à l'est-sud-est il nous faudra vérifier sur les photos (c'était bien l'arche).
Nous revenons au bateau et commençons à chercher un plage pour la nuit, bien orientée par rapport au vent annoncé (face au sud-ouest). Première tentative à la sortie (à gauche) de Face Canyon mais ce n'est pas bon, que de la roche. Nous quittons donc Face Canyon pour Padre Bay, au programme du lendemain et trouvons un emplacement sur du sable, pratiquement entre 2 houseboats dans Kane Creek Canyon. Il fait très chaud et nous avalons 1 litre de jus d'oranges en moins de 5 minutes un bon bain nous fait du bien et ensuite, apéro, diner et dodo à 20h30 avec un vent très chaud et du mal à nous endormir. Deux heures plus tard, un coup de « pétard » claque sèchement : un orage ? Nous ne saurons pas. Le vent se calme dans la nuit.
J24 –dimanche 3 juin Réveil à 6h10, « mer » d'huile et ciel clair. Petit déjeuner et départ à 7h40. Nous nous baladons dans Padre Bay puis Padre Canyon où nous essayons de voir s'il est possible de gagner Gunsight Bay via Gunsight Pass : peine perdue, la passe est à plusieurs mètres au-dessus du niveau de l'eau. Nous sortons de Padre Bay pour entrer dans Gunsight Bay à 8h48 cette baie est celle qui se trouve en contrebas d'Alstrom Point et nous reconnaissons bien les sites aperçus la semaine dernière. Comme nous sommes en week-end, de nombreux bateaux y ont passé la nuit. Petit bain en fond de baie avant de reprendre la route pour Navajo Canyon où nous entrons à 9h13. Un peu avant, nous croisons le sillage de plusieurs bateaux filant bon train et, patatras, notre glacière se renverse. Vers 10h, nous atteignons les ruines et nous prenons un bain à leurs pieds puis demi-tour et arrêt à Navajo Arch en haut de la falaise nous l'avions cherchée à l'aller sans succès. Nous sortons vers 11h de Navajo Canyon pour gagner Antelope Canyon, notre dernière visite sur le lac. À 11h36, nous atteignons le fond du canyon et beachons sacs à dos enfilés, nous sautons du bateau pieds nus à cause de l'eau et courrons vers l'ombre tant le sable est brûlant. Nous partons randonner dans Antelope Canyon à 12h33 dès le début, de gros tas de débris montrent bien le niveau de l'eau en hiver. Nous sommes maintenant dans une zone ressemblant un peu à Lower Antelope Canyon, mais en moins haut et moins serré tout de même très joli. Dans un recoin, à l'ombre, un oiseau blessé nous appelle que faire ? Nous décidons de laisser faire la nature. Vu l'heure, le soleil est presque à la verticale et il fait chaud, très chaud et pratiquement aucune ombre demi-tour un peu après Est Fork et retour au bateau à 13h05 (3,750 km au podo). Je suis à peine sur le bateau et Isabelle toujours sur le sable qu'un bateau promeneur de touristes arrive (1 seul passager à bord) son fond plat lui a permis de venir jusque là, mais il prend pratiquement toute la largeur du canyon. Je finis de rentrer les sacs à dos à bord et dépose rapidement les chaussures d'Isabelle sur le taud. Et là, un dialogue de sourd s'engage le pilote me demande si je suis enlisé, si j'ai besoin d'aide. Je le remercie, lui dit que non et attends qu'il recule pour me laisser le passage. Il finit par me demander ce que j'attends Isabelle pousse sur le bateau et j'avance donc d'une cinquantaine de centimètres, jusqu'à le toucher et j'attends. Il lui faudra bien 10 minutes pour comprendre que, s'il ne recule pas, je ne pourrais pas passer. Encore un qui a eu son permis bateau dans un baril de Bonux 😉. Nous sortons enfin d'Antelope Canyon et trouvons une petite plage, sur la gauche du chenal, pour nous baigner et déjeuner. Isabelle me demande où sont ses chaussures. Et « me.de » 😠 elles sont restées sur le taud (à cause de l'autre couillon qui n'avait qu'à attendre 2 minutes que l'on parte) et, avec les sillages des bateaux dans le chenal, ont dû tomber à l'eau : bilan, une paire de chaussures de randonnée de perdues, avec des semelles orthopédiques qui plus est 😠😠. Nous arrivons à la marina à 15 heures, vidons le bateau et je pars chercher la remorque il fait 32°C. À16h12, la remorque est dans l'eau (il a fallu attendre à l'entrée du parc, de nombreuses voitures avec bateau faisant la queue) et nous quittons la marina à 16h50 après avoir lavé et nettoyé un peu le bateau. Nous refaisons le plein à Greenhaven avec un carburant à 3,899$ le gallon au lieu de 5,42 à Dangling Rope intéressant surtout que nous en mettons 54 gallons. On rend le bateau à notre loueur inspection, tout est ok, sauf le wc chimique (Port-a-potty) dont ils veulent nous facturer le nettoyage (50$). Coup de gueule, vérification, il est bien propre (nous l'avions rincé 3 fois à la marina) mais, la chaleur aidant, le réservoir sent un peu logique, non ! À 17h45, nous quittons Big Water et regagnons Page et notre location chez Debbie's ; nous arrivons à 18h06 avec 36°C. Nous déchargeons la voiture, allons faire des courses et (re) dinons au Fiesta Mexicana. Préparation de taboulé pour les jours suivants, cuisson de nouilles pour bolognaise, d'œufs durs et, enfin, bain et douche. Dodo vers 1h du matin.
J25 –lundi 4 juin Debout à 6h15, petit déjeuner, réorganisation des bagages, préparation de la voiture et nous quittons le motel à 10h20, direction Safeway puis Wallmart. Nous finissons par trouver une paire de chaussures pour Isabelle (hideuses, flashy, horriblement chères – 150$ et même pas des vraies chaussures de randonnée) et nous prenons la route à 11h15 et 33°C . Initialement, j'avais prévu de prendre la 89 et à The Gap, de traverser la réserve Navajo pour rejoindre la 98 à Kaibito. Ce sera pour une autre fois et nous partons directement sur la 98 nous faisons le plein à Black Mesa, un peu avant Kayenta. Nous prenons la 464 vers Monument Valley pour quelques photos d'Agathle Peak à 13h20 et 34°C, toujours pas déjeuné et nous ne trouvons pas d'ombre. Petite discussion avec des français qui hésitent à rentrer sur les terres navajos mais nous, nous y allons et faisons le tour de El Capitan (Agathle Peak). Nous repartons et nous nous arrêtons au pied de Church Rock en plein soleil et déjeunons dans la voiture avec la clim. Il fait 34°C. Nous repartons à 15h17, toujours sur la 160 direction Boundary Buttes et là, nous nous paumons sur la piste et revenons sur la 191 puis finissons par retrouver le chemin ensuite, direction l'Utah et la 163 (non loin de Bluff). À 17h25, nous arrivons à l'entrée de la piste Butler Road la barrière est fermée, mais 2 4x4 sont juste devant nous et l'ouvrent, nous laissant le soin de la refermer. Rapidement, nous arrivons sur le parking du trailhead pour Wolfman Panel où nous passerons la nuit. Un fort vent de sable bouche totalement l'horizon. Dodo à 20h08.
Fin de la première partie.
Données principales :
60 jours, départ le 11 mai, retour le 11 juillet Arizona, Utah et Wyoming (Yellowstone) Lac Powell en bateau (5 jours) Camping « dans la voiture » avec environ une nuit à l'hôtel par semaine
Pour plus de lisibilité, ce compte-rendu sera divisé en 3 grosses parties :
Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell Utah (avec un tout petit peu de Colorado) Wyoming (avec un tout petit peu de Californie)
Partie 1 : Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell

Rappel du programme : J1 - Brest - Paris - Los Angeles J2 à J4 - chez nos amis J5 - Mojave NP (Amboy Crater, Hole in the Wall, Caruthers Canyon), camping sauvage J6 - route 66, Sedona (Schnebly Hill) par la I17, camping sauvage J7&J8 - randos parmi Devil's Bridge, Vultee Arch, Keyhole Arch, Fay Canyon Arch, Hanonki Indians Ruins, Red Rock Loop, nuit vers Red Canyon Road, camping sauvage J9 - West Fork puis route vers Grand Canyon Village, nuit à Mather Camp J10 - Hélico puis Hermit Rest ; South Kaibab jusqu'à Cedar Ridge, nuit à Mather Camp J11 - Cameron, achat permis navajo ; Adeii Eechii Cliffs, Coal Mine Canyon, White & Red Canyon, nuit à White Mesa Arch , camping sauvage J12 - Page pour ravitaillement, route vers Snake Gulch trail (Fredonia), camping sauvage J13 - Snake Gulch trail, camping sauvage J14 - Water Canyon, route vers Tuckup Canyon, camping sauvage J15 - Tuckup Canyon, route vers Toroweap, nuit à Toroweap campground J16 - Double Barrel Arch puis Page, nuit Page J17 - Réservation du bateau, Wire Grass, Alstrom Point, camping sauvage J18 - Edmaier's secret, The Maze, camping à State Line camp J19 - Nautilus, retour Page pour ravitaillement, prise du bateau, nuit à bord J20 à J24 - Lac Powell jusqu'à l'Escalante River, Reflection Canyon (un des buts mythiques de ce voyage), Rainbow Bridge, nuits à bord sauf J24 à Page J25 - Ravitaillement, route vers Bluff, nombreux arrêts, camping sauvage dans Butler Wash
J1 –vendredi 11 mai Réveil 3h30 embarquement à Brest-Guipavas pour Roissy. Temps pluvieux sur Paris décollage (retard) 11h03. L'avantage de prendre Air France pour l'ensemble est de ne pas avoir à se préoccuper des bagages à l'escale. Arrivée à LAX après un vol sans encombre mais avec un plafond très nuageux. Récupération du véhicule chez Avis : un Ford Expedition (33 700 km au compteur, des jantes de 20 pouces, 4WD avec les leviers qui vont bien 😉 et vraie roue de secours). Départ pour Tarzana où habitent nos amis, guidés par notre ami Tomtom. Malgré un trafic assez dense, nous arrivons à bon port et, après apéro et grillades, nous allons nous coucher.
J2 –samedi 12 mai Le matin, randonnée avec nos amis Laurence et Jean-Pierre. L'après-midi, nous partons avec JP faire les courses « spéciales » : banque pour changer nos billets de 100$, magasin de bricolage pour acheter une plaque de Styrodur pour le plancher de la voiture, magasin de pièces détachées automobiles pour un compresseur et un kit de réparation pour les pneus en cas de crevaisons multiples, puis un magasin de loisirs pour des chaises de camping (pas moyen de trouver de table à prix abordable), des recharges de gaz pour notre réchaud et un bateau gonflable pour le lac Powell.
J3&4 –dimanche 13 mai – lundi 14 mai Messe gospel pour nous dans LA suivie par une balade downtown déjeuner dans Chinatown puis retour à Tarzana. Lundi matin, départ pour les courses alimentaires (toute la matinée) puis préparation de la voiture qui sera notre « sweet home » pendant 60 jours. La glacière électrique, commandée chez Amazon, nous attendait sur place.
J5 –mardi 15 mai Départ à 9h30 pour Amboy Crater (où nous ne devions faire qu'une brève halte) que nous zapperons puis Mojave National Preserve où nous entamons notre première piste (beaucoup de prévues au programme d'où le 4x4). La température est de 35°C et nous retrouvons avec plaisir Palo Verde, Joshua Tree, Datura, Ferrocactus et autres Chollas. Arrivée à Hole in the Wall (14h44), le VC (Visitor Center) est fermé, mais c'était prévu. Nous pique-niquons puis partons faire la rando toute plate (sauf la partie aux anneaux) la roche est vraiment perforée de toute part. Fin de la rando à 17h15. Nous repartons en nous enfonçant davantage dans la Preserve sur la piste Black Canyon Rd puis Cedar Canyon Rd (par endroit Old Government Rd) ; la piste est très roulante. Nous nous faisons doubler par 3 véhicules 4WD qui, visiblement, connaissent le coin. J'ai prévu de camper à Pleasant View School mais, non seulement la piste est bloquée par les 3 véhicules précédents, mais les seuls (rares) emplacements possibles sont déjà occupés. Après discussion, un des 3 conducteurs (Jerry, outfitter local) nous propose de venir sur son terrain de camping (privé et primitif). Nous le suivons donc, laissant tomber Caruthers Canyon (il est déjà assez tard) et arrivons sur le terrain à 18h44 avec 26°C. Un vent assez fort vient gâcher la soirée. Pour info : mojavedesertoutpost.com/index.html
J6 –mercredi 16 mai Réveil à 5h40, toujours avec le vent et 18°C. Jerry vient nous offrir du café alors que le soleil se lève. Nous quittons le camp à 7h30 (24°C) et prenons la Lanfair Rd comme hier, piste très roulante (50 mph sans problème) et nous sortons de Mojave National Preserve vers 8h pour rouler sur la 66 puis 95 et enfin la I40. Nous la quittons peu après Needles pour quelques photos sur le Colorado et, à 9h10, nous entrons dans l'Arizona. Nous quittons la I40 à Kingman pour prendre la fameuse route 66 qui ne nous laissera pas de souvenirs impérissables hormis ses multiples travaux et, juste à la fin, Seligman avec ses voitures ayant inspiré le film Cars. Une touriste nous demande (en anglais, of course) de la photographier après éclats de rire, elle comprend que, nous aussi, sommes français 😉 . Nous reprenons la route vers 12h30, direction le Walmart de Flagstaff où nous complétons nos achats (table de camping, pare-soleil avant, arrière et côtés, épingles à linge). Départ vers Sedona par la I17à 14h42. Nous prenons la sortie 320 pour Schnebly Hill Rd (route puis rapidement piste). Arrêt casse-croûte vers 15h15 où nous étrennons notre table : impeccable, le « grand luxe » 😉. Nous arrivons à Schnebly Vista à 16h35, mais avec le soleil de face dans cette zone, la piste devient vraiment cahoteuse et nous apprécions la bonne garde au sol. Petit retour en arrière pour trouver un bon emplacement pour la nuit (camping interdit au niveau de Schnebly Vista) et nous arrêtons la voiture à 17h avec 25°C, température plus faible car nous sommes à 1 830 mètres.
J7 –jeudi 17 mai Réveil vers 5h et départ vers 6h20, après m'être tordu la cheville droite 😠 la vue est nettement plus agréable au soleil levant sur Schnebly Vista (12°C). Nous terminons la descente vers Sedona sur une piste TRÈS rocailleuse et nous nous dirigeons vers le VC pour acheter le America The Beautiful Pass (au lieu du Red Rock Pass), grâce auquel nous pourrons stationner et faire du camping sauvage dans les zones autorisées (placer le Pass dans le « car hanger » fourni, accroché au rétroviseur intérieur). Nous repartons à 9h06 pour Devil's Bridge là aussi, piste assez chaotique. Début de la rando à 10h30 (27°C) ma cheville me fait très mal et Isabelle file devant et grimpera jusque sur le pont (je m'arrête dessous). Retour à 12h (3 km au podomètre). Départ pour Hanonki Indians Ruins début rando à 12h47 avec 30°C. Retour à la voiture à 13h50 (1,4 km). Nous cherchons un endroit pour casser la croûte à l'ombre (ce sera d'ailleurs un de nos gros problèmes au cours de ce voyage) le long de la FR525 et trouvons ce qu'il nous faut près de Windmill Mtn cet emplacement de camping nous accueillera les 2 nuits suivantes (emplacement déjà repéré avant de partir). Arrêt donc à 14h30 (33°C) pour déjeuner et ensuite, le vent se lève, assez fort. Départ pour Red Rock State Park (6$) pour voir le coucher de soleil sur Cathedral Rock (photo classique). Nous arrivons au bord de l'eau vers 16h30 et comme il est encore assez tôt, nous sommes les premiers, ce qui nous permet de choisir notre emplacement . Isabelle repart à la voiture chercher boissons et sièges ensuite, bains de pieds dans la rivière en attendant l'heure (19h30, 29°C). Plus le temps passe, plus les photographes rappliquent et nous finissons par être cernés, visiblement nous avons pris la meilleure place 😉😎😎😎. Retour à notre emplacement pour la nuit (ouf, personne ne l'occupe) transfert des photos sur le pc, repas et dodo vers 22h.
J8 –vendredi 18 mai Lever à 5h20 avec déjà 20°C . Départ à 7h15 pour Bell Rock. En cours de route, quelques photos sur l'autre face de Cathedral Rock. La route est très jolie. Départ de rando à 9h (24°C). Nous longeons une partie de Courthouse Butte puis faisons le tour de Bell Rock. Retour à notre emplacement de « camping » car nous sommes sûr d'y trouver de l'ombre pour déjeuner. Il fait 27°C mais nous mangerons dans la voiture car le vent, très fort, s'est levé. Ma cheville semblant calmée, nous partons pour Fay Canyon à 13h30 départ de la rando à 14h20. Le sentier serpente dans le creux du canyon et la rando est quasi plate et à l'ombre des arbres bifurcation sur la droite pour aller voir l'arche, la grimpette se terminant sur de la roche très délitée (attention). Nous poursuivons la rando jusqu'à la séparation du canyon en 2 et là, sur les conseils de Sedonax, nous grimpons un peu pour avoir une vue bien dégagée. Pratiquement à la fin de la descente, Isabelle chute et s'esquinte joliment le tibia droit 😠 (décidément, c'est la série noire !). Retour à Sedona où nous photographions quelques maisons style vieux westerns puis direction Holy Cross Chapel et retour à notre « camp » vers 18h avec toujours 27°C.
J9 –samedi 19 mai Réveil à 4h50 avec 12°C la nuit a été plus agréable car un peu plus fraiche. Comme la veille, les boutons dus à une espèce de « gnats » nous grattent à n'en plus finir il y en a partout, même dans les cheveux 😠. Quelques montgolfières s'élèvent dans le ciel clair de l'aube. Départ pour le point de vue sur la route de l'aéroport où nous arrivons à 7h17 avec 15°C les polaires sont bien supportées. Petite grimpette et vue superbe nous sommes presque seuls 😎. C'est fini pour Sedona (qui mériterait bien plus) départ vers West Fork Oak Creek où nous arrivons à 8h11 après une route agréable, bordée d'arbres avec la rivière Oak Creek en contrebas. Pour entrer, il faut acquitter son obole (9$). Départ pour la rando à 8h20, rando qui ne sera pas dans notre top 10. La balade est tranquille le long du creek et très ombragée trop même, quasiment pas de vue. Les lupins sont légions, les promeneurs aussi difficile de prendre une photo sans personne dessus (on dirait même que certains le font exprès en nous voyant). Nous faisons demi-tour à 10h20 et quittons le site à 11h45 (23°C). Ensuite, la route vers Flagstaff n'en finit pas de monter et de sinuer pour arriver à Oak Creek Vista où nous nous arrêtons quelques instants. Courses rapides au Walmart de Flagstaff et direction Grand Canyon avec un arrêt chez Papillon pour finalement « atterrir » chez Grand Canyon Helicopter pour valider la réservation pour le lendemain. À 15h20, nous sommes sur notre emplacement à Mather campground, pratiquement au même endroit qu'en 2009 j'ai choisi cet emplacement (n° 290) car il est très facile d'aller à pied, à travers bois, à Market Plaza pour les navettes. Nous sortons table et chaises et déjeunons enfin !
Départ pour Hopi Point pour le coucher de soleil nous ne serons pas seuls 😉 ! Au retour, dans la navette, de magnifiques cerfs dans Grand Canyon Village, mais il fait trop sombre pour les photographier. Dodo à 21h40.
J10 –dimanche 20 mai Réveil à 5h30 et 8°C. Après le petit déjeuner, discussion avec nos voisins québécois en voyage de noces, puis nous partons pour la rim et le Visitor Center, zappé en 2009 avec nos pb de voiture. Retour au camp puis départ à 9h45 pour notre vol en hélico. Nous sommes largement en avance, mais… . Nous finissons par embarquer avec un couple d'allemands qui, sûrement moins lourds que nous, ont droit aux places avant 😎. Après un looooooooong survol de la forêt (idem au retour), nous arrivons enfin et là, c'est magnifique et la musique est là aussi pour sublimer l'instant (Ainsi parlait Zarathoustra). Nous ne regrettons pas ce vol (notre premier en hélico) mais, comme nous le verrons plus tard, nous avons trouvé mieux (à notre goût). Retour à Mather Camp vers 13h10, déjeuner puis départ vers South Kaibab Trail. Il y a 3 ans, Isabelle avait envie de descendre jusqu'en bas (Phantom Ranch) et de remonter le lendemain ; notre rando au volcan de la Réunion nous a fait relativiser tout çà et, aujourd'hui, nous avons prévu de descendre un peu plus bas que Cedar Ridge, soit environ 4 à 500 mètres de dénivelé qu'il faudra bien remonter ! 14h25, c'est parti, le sentier serpente et sinue tout en descendant bien par moment ! Les genoux suivent pour l'instant, les doigts de pieds sont bloqués sur l'avant des chaussures. 25 minutes plus tard, nous arrivons à la première étape Ooh-Ahh Point après 1 500 mètres de descente (au podo) petite pose photos puis nous continuons jusqu'au bout du plateau de Cedar Ridge où nous arrivons à 15h22 après 3,180 km de marche. Photos, casse-croute et à 16h02 nous prenons le chemin du retour. Nombreux furent les arrêts photos (quasiment aucun entrainement 😉) et à 17h44 nous arrivons en haut après 5,860 km. Pas de température sur le podo mais il fait chaud. Navette puis retour à la voiture où une boisson bien fraiche nous attend dans la glacière 😎😎😎. À 18h20 (33°C), nous choisissons la douche à l'éclipse et repartons pour Mather Camp (les douches sont en bas, près de l'entrée). Après des ablutions très agréables, j'attends Isabelle dans la voiture en écoutant Bonnie Tyler quand, tout à coup, 4 mules-deer viennent brouter juste devant la voiture. 😎 Retour au camp vers 19h25 (24°C)
J11 –lundi 21 mai Lever 5h30, petit déjeuner, remplissage de notre réserve d'eau et départ à 7h25 (19°C). Quelques arrêts photos le long de Desert Drive (on ne peut pas s'empêcher 😉) et nous arrivons à Cameron à 8h54. Arrêt au Trading Post puis au VC Navajo pour acheter notre permis pour pouvoir nous déplacer à notre guise dans la réserve et pour camper près de White Mesa Arch. Nous repartons à 9h58 (27°C) et empruntons l'Indian Rd 6730 pour tenter d'approcher un peu les Adeii Eechii Cliffs la piste est très roulante et nous traversons Painted Desert (on se croirait effectivement dans le parc du même nom) les collines restant toujours très loin, nous restons finalement dans cette zone, nous aventurant carrément hors piste 😎 il y a des débris de bois fossilisé un peu partout. Retour sur la 89 à 11h23 et le thermomètre continue à monter (29°C) la route traverse une zone de buttes très colorées, pratiquement roses. Nous prenons à droite la 160 avec, une fois de plus, de magnifiques paysages colorés d'ocre rouge. Arrivés à Tuba City, nous la traversons plein nord pour aller voir Castle Rock, mais la piste nous fait plutôt traverser un champ d'ordures. Nous repartons vers Moenkopi puis Coal Mine Canyon où nous arrivons à 12h33 (31°C). Très joli site où nous nous promenons, en plein soleil 😉, pour admirer ces paysages magnifiques. Ensuite, nous poursuivons par Ha Ho No Geh Canyon la piste commence par une longue descente puis, assez rapidement, nous amène dans des paysages quasiment identiques aux précédents. Par contre, ici, nous sommes seuls, pas un autre véhicule (parfois cela vaut mieux sur la piste 😎). Avant de reprendre notre route et devant l'absence totale d'ombre, nous déjeunons dans la voiture, moteur en route pour la clim car il fait 32°C. À 14h45, nous partons pour White & Red Canyon la piste est agréable et nous arrivons à 15h22. Plusieurs voyageurs sur VF ayant relatés des problèmes avec les indiens Hopis 🙁 (nous sommes sur leurs terres et il faut obligatoirement un guide indien), je préfère annuler la randonnée prévue à Pillars of Hercules pour faire uniquement une courte balade sur le site où l'alternance des couches rouge et blanche fait merveille nous y trouvons même l'avatar de Sedonax à qui le temps a fait subir des outrages (à l'avatar, hein 😏). Nous rejoignons la 160 et, après un très bref passage à Elephant Feet puis le plein à Red Lake, nous reprenons la piste pour White Mesa Arch la piste est assez « sandy » et, après quelques détours inutiles, nous arrivons enfin à notre campement pour la nuit. Une (très) petite marche dans le sable très mou et nous arrivons en vue de l'arche, pas très photogénique à cette heure d'où l'intérêt de passer la nuit sur place. Extinction des feux à 20h53, avec 28°C au thermomètre.
J12 –mardi 22 mai Réveil à 5h45 avec un ciel très légèrement nuageux départ à 5h58 à pieds pour l'arche qui est nettement plus jolie avec cet éclairage matinal. Retour à la voiture à 6h24 pour le petit déjeuner. Nous levons le camp à 7h30 (déjà 22°C) et, après 10 minutes, nous rejoignons la piste principale (Indian Rd 6260) par endroit, cela devient très « sandy » et nous commutons rapidement en 4WD. Arrivés à Page vers 9h, nous passons au Debbie's Hide A Way pour confirmer nos réservations, mais il n'y a personne (juste un numéro de téléphone) nous filons donc directement au Walmart compléter nos provisions et nous repartons à 10h20 pour Horseshoe Bend tout proche. Sur le parking, petite discussion voiture avec nos voisins (des allemands) qui ont le même véhicule que le nôtre, mais version « longue » ils nous indiquent même comment ouvrir uniquement la partie vitrée de la porte du coffre 😎. Départ rando à 10h25 et 31°C le paysage est toujours aussi beau et aussi fréquenté. Comme c'est notre second passage, nous ne nous éternisons pas et retour au parking 1h plus tard. Nous nous arrêtons une nouvelle fois à Navajo Bridge pour un passage aux toilettes, au VC et le casse-croûte sur une table à l'ombre 😎 puis repartons à 13h30 sous un soleil de plomb (36°C). Nous nous arrêtons à Jacob Lake à 14h20 (début de la route 67 pour Grand Canyon nord) pour demander conseil aux rangers sur la piste à suivre ensuite car j'hésite entre 2 : la Forest Rd 22 et une autre dont je n'ai pas le nom (la 422A), qui serait plus courte. La jeune ranger nous en indique une autre, nettement plus courte (non indiquée sur ma carte), qui débute presque au tout début de la 67 : la Forest Rd 461 puis 462. D'après elle, aucun problème avec notre véhicule aucun problème non plus avec la météo, tout est au beau fixe. Nous repartons donc 20 minutes plus tard en suivant son conseil et, effectivement, aucun problème, la piste est très large et se ferait même en berline. Agréable balade à travers la Kaibab National Forest, belle descente pour récupérer la FR462, puis nous rattrapons la FR 22 (en partie bitumée) et, enfin Nail Canyon. À ce moment, petite erreur de trajectoire et nous grimpons vers Little Mountain et tout un réseau de pistes assez « paumatoires » qui s'entrecoupent sans cesse. J'avais trouvé le parcours tellement évident sur la carte que j'avais négligé de saisir le point gps d'arrivée. Vérification avec les coordonnées gps et le pc, nous nous sommes bien plantés 😠. Demi-tour, reprise exacte des tronçons suivis, lecture approfondie de la carte et nous récupérons notre erreur pour arriver à l'extrémité du canyon (cul de sac) où nous passerons les 2 nuits suivantes. Il est 15h53, il fait 32°C et il n'y a pas un poil d'ombre hormis le petit toit qui abrite les panneaux explicatifs. Devinez où nous nous plaçons ?
J13 –mercredi 23 mai Réveil 6h10, 17°C petit déjeuner, remplissage des sacs à dos (eau et nourriture) et départ à 8h15 (24°C) pour une randonnée dans Sheiks Canyon un vent assez fort s'est levé. La rando n'est pas difficile (quasiment plate) et les multiples arrêts pétroglyphes font agréablement passer le temps. J'ai plusieurs points gps d'enregistrés mais Isabelle en découvre plein d'autres le canyon est en plein. Nous nous arrêtons à 12h15 à Table Rock après 9,760 km au podo pour déjeuner avec un peu d'ombre. Début de la marche retour à 13h15, le vent est très fort et pénible, la température aussi et nous terminons à 15h35, crevés avec 18,5 km dans les pattes décharge des photos sur le pc, feu de camp, diner et dodo à 19h40 😉.
J14 –jeudi 24 mai Réveil à 5h30, ciel bleu, visite d'un colibri 😎. Sous le toit qui nous a abrités hier, il y a un nid avec au moins 3 petits et les parents font le va-et-vient pour les nourrir. Plusieurs colibris dont un avec un col bien rosé viennent nous rendre visite ainsi qu'un écureuil à grosse queue panachée qui vient casser la croûte à moins de 3 mètres de nous. Départ à 7h30 (16°C) la vue dans Nail Canyon est agréable après 1/4h, nous rejoignons la FR22. Cette rando est faisable avec un véhicule ordinaire, la piste ne présentant aucune difficulté. Nous remontons la FR22 (ou 422) jusqu'à Fredonia devant nous les Vermillon Cliffs et plus loin les White Cliffs. En direction de Colorado City, nous croisons une voiture de shérif tous gyrophares allumés un automobiliste va se prendre une prune 😉. Nous traversons rapidement le territoire des indiens Païutes puis Colorado City, une des citées les plus connues comme communauté polygame. L'accès au trailhead de Water Canyon nous paraît assez dur (sable, grosses ornières) mais nous y trouvons des berlines, comme quoi ! Cette rando nous a été recommandée par Sedonax au vu de notre planning. Début de la rando à 9h50 avec une température agréable de 17°C. Sur la droite, en haut de la falaise, une petite arche se détache assez rapidement. Le sentier suit le ruisseau (peu d'eau) sur sa rive droite et bientôt la gorge se rétrécit puis semble se séparer en 2. Nous essayons d'emprunter la partie gauche (en montant) mais un américain que nous croisons nous recommande la prudence et, de toute façon, monter nous écarte de l'axe du canyon donc bouche la vue. Nous faisons donc demi-tour à 11h11. Retour à la voiture à 12h05 en ayant parcouru 4,4 km de rando aisée et très agréable. Nous quittons le parking et, en cours de chemin, croisons le marshal en plein milieu de la piste et qui ne se gare même pas 😠. En sortant de Water Road, nous prenons à droite (Canyon St, cul de sac) pour arriver rapidement à un superbe cirque rocheux dans les Vermillon Cliffs où nous pique-niquons, pratiquement à l'entrée d'une communauté (trafic assez soutenu) où un arbre nous procure assez d'ombre pour déployer notre table. Nous repartons à 13h45 et, après plein de carburant et d'eau, nous entamons la longue piste de Toroweap. Le début de la piste est très facile, très roulant et nous croisons même quelques semi-remorques. Après une cinquantaine de kilomètres, peu après Findlay Knolls, nous bifurquons sur la gauche puis, après environ 13 kilomètres où la piste en est vraiment une (sableuse, assez large pour une seule voiture), nous nous arrêtons ayant atteint la limite du parc national du Grand Canyon. N'ayant pas de permis pour la nuit, il est recommandé de ne pas dormir dans le parc, l'amende pouvant être très salée. Nous trouvons un emplacement idéal, pas très loin de la piste, dans la forêt assez clairsemée de pins et de genévriers. Visiblement nous ne sommes pas les premiers à utiliser cet endroit il est 16h et la température est de 26°C.
J15 –vendredi 25 mai Nous quittons notre emplacement à 6h52 et, sitôt franchi les limites du parc, la piste devient cahoteuse, rugueuse, bref pas très agréable et souvent les branches frottent les côtés de la voiture. Nous sortons de la forêt et la piste redevient agréable même si quelques passages sont délicats. Les derniers miles avant le trailhead de Tuckup Canyon sont même carrément pénibles. Nous arrivons à 7h40 et la température est très clémente (14°C), ce qui devrait être agréable pour la rando. Nous démarrons la rando à 8h05 avec un vent fort et beaucoup de nuages cette rando est donnée pour 5,5 km et 537 mètres de dénivelé 😉. La descente est longue et assez raide et Isabelle en a assez rapidement marre et me laisse partir devant. J'arrive à 10h15 et cherche un accès au panel de pictographes car il faut escalader un peu. Isabelle me rejoint 15 minutes plus tard avec 7,75 km au podo, les pas étant plus petits. Nous quittons le panel à 11h20 et entamons la loooongue remontée, toujours avec un vent très violent le thermomètre doit maintenant dépasser les 20°C. Quelques arrêts photos plus tard 😉😎😎😎, arrêt collation et boisson, nous arrivons à la voiture avec, au podo, 14,120 km qui a raison, le podo ou la carte ? Isabelle enrage, n'ayant pas du tout aimé cette rando : « tout ça pour ça ! ». Il est 14h34 et le thermomètre indique 24°C. Nous repartons à 14h55, franchissons la limite du parc à 15h36, soit 41 minutes pour 12,2 km, cela montre l'état de la piste. On rejoint la piste principale à 15h55 et, après une pause rafraichissement, repartons vers Toroweap. Avec le vent, des grosses touffes d'herbe (virevoltants ou Salsola tragus) traversent la piste comme dans les westerns 😎. Nous faisons une petite halte (16h42) chez les rangers mais il n'y a personne (toilettes sèches). Nous en repartons à 16h51 comme précédemment, depuis que nous sommes re-rentrés dans le parc, la piste est à nouveau rugueuse à tel point que, parfois, on irait plus vite à pied pas étonnant que sur cette piste 25% des véhicules crèvent au moins une fois 😠 (statistique des rangers). Nous arrivons à Toroweap campground à 17h15. Les 3 premiers emplacements sont occupés et, pour atteindre les suivants, il faut descendre, avec la voiture, une marche d'au moins 60 centimètres. Après inspection approfondie, je renonce et continue à pied. À l'emplacement suivant, j'entame la discussion avec Chuck le camp est complet mais il nous offre, sans même que je lui demande, de partager son emplacement : sympa, non ! Mais, lorsque je lui explique que nous dormons dans la voiture et que je n'ose pas descendre la « marche », il se propose de venir et de me guider, me rassurant en disant que ça passe tranquille. Et effectivement, quelques minutes plus tard, c'est passé avec tout de même quelques petites frayeurs, notamment lorsque, sur 3 roues (dixit Isabelle qui observe de dehors et immortalise le moment -vidéo), freins bloqués, la voiture continue tout de même à descendre. Arrivé sur son emplacement, je propose un verre à Chuck qui refuse tout, bière vin, apéro il rigole quand je lui demande s'il est mormon, mais non, il ne boit pas de boisson alcoolisée, c'est tout. Le vent est tellement violent qu'il a quitté sa tente et que sa femme et lui sont à l'arrière de leur voiture. Moi qui pensait aller faire quelques photos dans les alentours nous les imitons, tellement le sable soulevé par le vent se faufile partout (un bon force 6 😠).
J16 –samedi 26 mai Réveil à 4h du matin, une des très rares fois où nous faisons sonner le téléphone un peu dur mais le soleil ne va pas nous attendre 😉. Nous passons très vite, et le plus en silence possible, notre voiture en position jour et partons vers l'overlook à 4h30. Le passage délicat de la veille l'est encore plus de nuit Isabelle descend pour me guider, grimpe en haut de l'obstacle mais, soit je suis sur le plat, en bas, et je ne la vois pas, soit mes roues avant sont montées et les phares éclairent le ciel. À la troisième tentative ratée, je décide d'essayer en force et ça passe, raclant un peu quand même 😎. La piste est toujours aussi rugueuse pour arriver au bord du Grand Canyon et cela semble pire de nuit mais nous finissons pas arriver à l'ancien campground. Nous empoignons appareils et pieds photos et partons à la recherche d'un endroit satisfaisant où déballer notre matériel. Nous pensons avoir trouvé l'endroit optimal et commence alors l'attente de l'aube, du lever du soleil, moment où tout peut se magnifier. Mais, en plus du vent glacial qui nous gèle, le ciel se couvre d'un épais plafond de nuages et le doute s'installe, grossit et finalement, nous devons nous rendre à l'évidence, ce ne sera pas aujourd'hui que nous ferons LA photo à Toroweap 😠. C'est déprimant d'avoir fait tant de kilomètres pour ça. Retour à la voiture à 6h pour notre petit déjeuner et là, c'est rageant : le soleil se montre. Nous repartons sur la rim pour quelques photos, même si l'aube est passée. Nous partons pour Page à 7h45 (12°C) et doublons 2 voitures de photographes arrêtées sur le bord de la piste (un des deux véhicules est une berline gonflé le gars vu l'état de la piste). Plus loin, 5 mules-deer galopent non loin de nous. À 8h26, nous faisons une brève halte aux toilettes des rangers. Après être sortis du parc, la piste devient très roulante et nous pouvons accélérer jusqu'à 60 mph dans les lignes droites. Nous arrivons sur la 389 à 9h43 soit pratiquement 2h pour 95 km. Au niveau de Cliff Dwellers, la route longe les Vermillon Cliffs magnifique. Les bas-côtés ne sont pas en reste : festonnés de graminées vertes, crèmes et roses qui chatoient en ondulant sous l'effet du vent toujours aussi puissant. Nouvel arrêt au VC de Navajo Bridge pour acheter les ouvrages repérés à l'aller et nous repartons à 11h49 (23°C) le vent impétueux soulève des nuages de poussières. Après Navajo Pass, l'horizon est masqué d'un voile rosâtre, du sable en suspension cela nous change du brouillard breton 😉😎😎😎. Nous arrivons au Debbie's à 12h34 avec 22°C. Accueil très sympathique, vidage de la voiture, connexion internet, lessives (machine à laver et à sécher sont à notre disposition) et transfert de photos sur Picasa pour nos « suiveurs » dont certains de VF. Le logement que nous avons retenu est plus qu'une chambre, c'est un appartement complet : cuisine équipée, séjour, chambre et sdb. Le séjour a 2 canapés et il y a du couchage supplémentaire. Bref, nous avons bien aimé ce logement, même si le prix est un peu élevé (mieux pour une famille). Un peu plus tard, nous allons refaire le plein de notre garde-manger. Dans la soirée, nous partons manger au Fiesta Mexicana (on peut y aller à pied), recommandé par nos amis de LA et nous ne regrettons pas, nous y reviendrons d'ailleurs. Dodo à 21h20.
J17 –dimanche 27 mai Lever 5h40, petit déjeuner, pliage du linge, mails, chargement de la voiture nous quittons notre logement à 10h (20°C). Plein de carburant et direction Big Water pour Skyline Rental, notre loueur de bateau où nous arrivons à 10h32. Après avoir envisagé une location (5 jours) en prenant le bateau à la marina (compter environ 600$ par jour pour le type de bateau recherché, 23 pieds avec cabine pour dormir dedans), j'ai regardé à l'extérieur du lac et là, les prix sont plus abordables. Revers de la médaille, il faut savoir conduire une voiture avec remorque et mettre le bateau à l'eau possédant un Zodiac, ce n'est pas un problème pour nous 😎. Après vérification du dossier, validation de tout ce qu'il faut, nous partons à 12h50 pour le VC où nous nous informons sur la météo des jours à venir (beau temps fixe) et de l'état des pistes avoisinantes (RAS). Nous déjeunons sur une table à l'ombre des tonnelles du VC. Départ à 14h03 pour Wiregrass (22°C) sur la piste menant à Alstrom Point (Recreation Rd 220 ou Smokey Mountain Rd) où nous arrivons à 14h20 (24°C). Petit parking sur la droite de la piste et nous entamons la petite rando dans le canyon à 14h40. La roche est toute blanchâtre et la rando très agréable, très « ludique ». Parfois, nous hésitons : se laisser glisser et risquer un pb au retour ! Mais, généralement, la difficulté est franchissable, dans les 2 sens, à 2 et je n'ai pas besoin de sortir la corde de mon sac a dos (corde de 10 mètres, toujours au cas où). Au pire, il y a toujours un itinéraire de « débordement » pour éviter la difficulté (chercher les cairns). Nous atteignons le bridge à 15h25 et sommes de retour à la voiture à 15h50 la rando fait seulement 2,5 km. À conseiller sans problème, même avec des enfants. Nous partons pour Spencer Coal Mine, juste à côté sur la Crosby Canyon Road. Par manque d'infos et d'observation, nous descendons la route (piste) vers le lac Powell dans un paysage très agréable demi-tour avant d'arriver au lac et finalement nous découvrons les 3 entrées de la mine (murées) presque au début de la route pas grand chose à voir, à part les empilements des couches géologiques. Nous repartons pour Alstrom Point, déjà essayé en 2009 (voir notre site web) et repassons à l'endroit où notre radiateur avait « fumé » nous continuons la piste et là, le 4WD est bien obligatoire : nous étions allés au plus loin avec un véhicule standard. Nous trouvons un emplacement impeccable pour y passer la nuit et attendre le coucher de soleil il est 18h15 avec 22°C. Quel plaisir d'être seuls à contempler ces paysages magnifiques. Le coucher de soleil sur le lac est à la hauteur de nos attentes : tout simplement beau ! Point besoin d'une kyrielle de superlatifs. Après de multiples photos que nous espérons réussies car il est difficile d'englober toute cette immensité, nous regagnons notre voiture et dodo il est 21h05 et le vent est toujours là, présent et puissant.
J18 –lundi 28 mai Réveil à 5h20 pas de nuage, pas de vent 😎. Nous sommes seuls sur le toit du monde. Nouvelle séance de photos en explorant un peu plus le coin et nous quittons, presque à regrets, cet emplacement d'où nous surplombons Gunsight Bay il est 7h35 et le thermomètre nous donne 16°C. Une demi-heure plus tard (28 minutes exactement), nous n'avons parcouru que 3 kilomètres cela vous montre l'état de la piste 😉 sur sa dernière partie. Sur la fin de la descente, nous bifurquons sur la droite (et non l'inverse) pour nous rapprocher un peu de ce qui doit être Moon Butte et que nous surnommons simplement Monte Negro, puis direction le VC pour des nouvelles fraiches de la météo. Arrivés à 9h25 (19°C) et météo toujours au beau fixe d'après les rangers. Nous partons donc à 9h48, confiants, emprunter la House Rock Valley Road. C'est cette route (piste plutôt) qui dessert entre autre The Wave et Wire Pass, mais nous nous arrêtons sur le (premier) parking pour aller admirer Edmaier's Secret. Départ de la rando à 10h55 après avoir pris notre permis (6$ chacun) le sentier est plat et suit ce qui doit être le début de Buckskin Gulch un kilomètre plus loin, nous franchissons The Gap pour arriver à la zone intéressante. Petite marche en plein soleil dans du sable très mou et nous commençons à grimper sur la roche. Ensuite, nous allons au gré de nos envies, parcourant ce superbe paysage (je crois qu'on pourrait y passer la journée sans problème). Vers 12h30, nos estomacs se plaignant, nous faisons halte mais impossible de trouver la moindre ombre c'est donc en plein soleil que nous mangeons sur le pouce. Nous repartons une demi-heure plus tard, trouvons une « petite vague » 😉 et prenons le chemin du retour arrivée à la voiture à 14h45, le podo indique 8,750 km. Départ à 15h04 et nous continuons à descendre la piste plein sud pour rechercher un petit panel de pétroglyphes que Sedonax a surnommé The Maze à cause de son dessin. Avec les quelques éléments en notre possession (je n'en dirais pas plus 😉), nous essayons de nous repérer et de trouver le parking adéquat. Nous enfilons les sacs à dos et c'est parti avec 25°C. Petite grimpette, puis au feeling, traversée du plateau parmi les buissons de sauge pour atteindre la barrière rocheuse (délimitation ouest de The Wave). Peu avant d'y arriver, Isabelle me signale apercevoir quelque chose et, effectivement, nous avons trouvé 😎. Nous sommes de retour à la voiture à 16h22 ce fût donc une toute petite rando de 40 minutes et de 2 km. Nous repartons pas très loin, direction nord cette fois-ci, pour le camping de State Line, sur la frontière Arizona-Utah. Le camp n'est pas très plein mais ce ne sera plus le cas un peu plus tard. Nous choisissons donc notre emplacement, le critère principal étant un endroit plat pour ne pas avoir notre lit trop en pente. Ce camp est du type premier arrivé, premier servi et est très agréable c'est aussi le départ de l'Arizona trail. Chaque emplacement possède une petite tonnelle avec une table dessous et pit-fire juste à côté des toilettes sèches complètent l'ensemble. Transfert des photos sur le pc, passage de la voiture en position nuit, diner et dodo à 20h.
J19 –mardi 29 mai Réveil à 5h45 et départ à 7h45 (17°C) pour le Nautilus. Nous rejoignons la 89, puis passage auprès de la station de rangers (désaffectée maintenant ? Il n'y a plus de drapeau américain) et nous prenons la piste longeant la Paria River (White House Trailhead Rd). Arrêt un peu avant le camp il y a un peu de place pour se garer. Nous démarrons la rando à 8h44 (20°C) c'est entièrement plat et pas trop sableux. Une barrière à franchir et nous arrivons rapidement sur zone. Ce n'est effectivement pas ordinaire du tout et nous prenons plaisir à déambuler et à photographier. Nous sommes de retour à la voiture à 9h16 avec seulement 1,7 km au podo. Nous partons pour le Walmart et le Safeway de Page pour faire le plein de provisions pour les 5 jours suivants sur le lac Powell. À 11h50, nous sommes à Wahweap Marina pour déterminer quelle cale de mise à l'eau nous allons choisir (notre loueur doit le faire figurer sur le contrat, pas très bien compris l'utilité mais …). J'en profite pour regarder leur façon de mettre à l'eau et de sortir le bateau cela diffère effectivement un peu de mes habitudes, surtout parce qu'on est en eau douce. Nous choisissons finalement Stateline Launch Ramp qui semble moins fréquentée que Wahweap Lauch Ramp. Nous repartons au VC de Big Water uniquement pour y déjeuner tranquillement à l'ombre des tonnelles et, à 14h10, nous nous présentons chez notre loueur. Fin des papiers, récupération du bateau et du véhicule pour la mise à l'eau, dépose de nos bagages dans le bateau et direction le lac. La mise à l'eau se fait sans problème vers 16h et nous amarrons le bateau au ponton. Isabelle reste dessus pendant que je repars à Big Water rendre le véhicule et sa remorque et revenir au lac avec notre voiture. Je suis de retour vers 16h50 et nous prenons aussitôt « le large » 😎. Le programme de navigation a été établi en fonction de nos envies, ça va de soi, mais aussi avec l'aide d'un membre de VF, Jjacques01, que je remercie ici pour ses connaissances des lieux et sa patience envers mes questions. Notre bateau est un 23 pieds assez vieux (1996), 1 300 kg à vide, un moteur V8 de 7,4 litres de cylindrée, 330 chevaux et un réservoir de 75 gallons quand on accélère, ça « pousse » bien mais la consommation ne doit pas être mal non plus 😉. La cabine permet de dormir à 2 dedans, mais c'est bas de plafond un wc chimique (obligatoire si on y passe la nuit) complète l'équipement j'oubliais, une prise allume-cigare nous permet de brancher notre glacière pendant la navigation. La présence de cette prise et son bon fonctionnement a généré un échange de mail avec le loueur car indispensable pour nous. Le niveau du lac étant suffisant, nous pouvons couper par Castle Rock au lieu de faire le tour d'Antelope Island. Nous avons beau avoir 3 cartes différentes du lac, le début est un peu délicat et nous avons du mal à trouver notre chemin, d'autant que le bateau n'a même pas de compas (incompréhensible). Nous prendrons rapidement notre boussole et suivons les bouées sur nos cartes avec un peu de mal tout de même car pas une carte d'identique et toutes les bouées ne sont pas indiquées. Enfin, l'expérience aidant 😉, nous rejoignons le chenal, longeons The Sand Hills et arrivons enfin à Labyrinth Bay où j'ai prévu de passer notre première nuit sur l'eau. Nous explorons la zone pour profiter du paysage, tout en cherchant un endroit pratique pour « beacher ». La navigation se fait au ralenti quand nous apercevons un beau morceau de roche affleurant la surface et non signalé 😠 je relève donc l'embase au maximum et nous continuons notre balade. Tout à coup, sans avoir strictement rien vu, nous nous retrouvons « perchés » sur un autre caillou, pratiquement au milieu du petit chenal notre voyage sur le lac commence mal 😠😠😠. Nous prenons notre premier bain dans le lac pour essayer de nous déséchouer et heureusement que nous naviguions au ralenti hélice relevée plus de peur que de mal et nous trouvons notre emplacement pour la nuit à 18h45. Pose des 2 ancres, rangement du bateau (il faut prendre ses marques), apéro puis diner dodo à 20h50, bercés par les flots 😉😎😎😎.
J20 –mercredi 30 mai Réveil 5h40, petit déjeuner et départ à 7h15 (bien qu'en Utah, nous avons conservé l'heure de l'Arizona car nous devons repasser à Page et il n'est pas très compliqué d'ajouter une heure 😉 ). Nous remontons le chenal en suivant les bouées, avec parfois quelques petites difficultés de navigation, notamment du côté de Gregory Butte (visiblement nous ne sommes pas les seuls, un houseboat qui nous suit a les mêmes hésitations que nous). Les 2 GPS que nous avons ne nous servent à rien, le Tomtom étant complètement paumé (ça, je m'en doutais) et le Colorado (GPS de rando) n'est pas prévu pour aller si vite nous nous dirigeons donc uniquement avec nos cartes et la boussole. À un moment, nous manquons une bouée et faisons une incursion dans Wetherhill Canyon, mais reprenons rapidement le bon cap. Quel plaisir de naviguer entre ces falaises de grès, nous ne regrettons pas du tout l'investissement (non négligeable) que représentent ces 5 jours. Nous arrivons à Dangling Rope à 9h17 pour y faire le plein c'est la seule station sur le lac hormis les 3 marinas et il est vivement conseillé 😉 de s'y arrêter. Mais le prix du gallon est un peu plus élevé (5,42$) que sur la « terre ferme ». Nous en prenons tout de même 22 gallons soit environ 120$. Nous repartons à 9h35 et, après un court arrêt à Eye Arch, près de la bouée 52, nous atteignons Reflection Canyon à 10h28 il nous a donc fallu pratiquement 3h de navigation depuis Labyrinth Bay, mais nous étions à « petite vitesse » de croisière et les arrêts photos assez nombreux (pour info, nous sommes un peu au nord de Rainbow Bridge, pratiquement en face de l'embouchure de la San Juan River). J'ai découvert la photo de Michael Melford sur Reflection Canyon en 2008 et, depuis, cet endroit était devenu un but mythique, même si je sais que les conditions (hauteur d'eau notamment) ne sont plus les mêmes. Nous n'y faisons qu'une brève halte car nous reviendrons au retour. Incursion dans Llewellyn Gulch puis nous arrivons à Hole in the Rock à 12h15. Connaître l'histoire, c'est bien, et on imagine les pionniers mormons descendant la pente escarpée, retenant de toutes leurs forces leurs chariots. Du moins, on croit imaginer mais quand nous avons vu la descente (sans la partie immergée), j'ai crié au fou. Il faut le voir pour le croire et, même encore maintenant, je reste estomaqué. Nous trouvons un peu d'ombre juste à côté et faisons la pause déjeuner quel spectacle de voir ces falaises plonger verticalement dans l'eau, la surface à peine ridée par les rares bateaux qui passent au loin. Nous repartons à 13h49 et, à peine une courbe plus loin, nous entrons dans Escalante River, point le plus nord de notre navigation. Les canyons se suivent les uns après les autres tout d'abord Indian Creek, juste à gauche en entrant, puis Clear Creek avec, au bout, Cathedral in the Desert et enfin Davis Gulch avec La Gorce Arch. Impossible de décrire en quelques mots notre ressenti, mais nos yeux brillent, pétillent. Que du bonheur ! En sortant de Davis Gulch, notre attention est attirée par une bouteille plastique qui semble immobile, au lieu de dériver avec le vent approche lente et, effectivement, il s'agit d'une bouée « pirate » signalant un énoooorme plateau rocheux à peine immergé j'imagine les dégâts en cas d'impact. Nous passons rapidement devant Three Roof, le site étant maintenant interdit, et continuons vers Garces Island, à l'embouchure d'Explorer Canyon nous n'irons pas plus haut dans Escalante River. Incursion rapide dans ce dernier où nous irons randonner demain à l'aube, puis retour à l'ile où nous jetons l'ancre non loin d'un houseboat quelques scooters se baladent dans les parages. Bain, apéro, repas et dodo.
J21 –jeudi 31 mai Lever 6h15 et départ une heure plus tard pour Explorer Canyon (juste un bras d'Escalante River à traverser). Nous remontons le plus loin possible puis nous amarrons d'abord sur la rive gauche mais, finalement, préférons la droite. Départ à 8h10, un peu de grimpette et de recherche de piste, le début étant assez mal tracé mais ça se calme rapidement nous longeons le canyon, rempli de troncs d'arbres et après un ou deux demi-tour pour piste perdue, nous arrivons au premier panel de pétroglyphes à 8h45 puis à Zane Gray Arch à 9h18. À 9h32, après quelques autres pétro, nous sommes presque au fond du canyon et faisons demi-tour (mauvaise lecture de la doc, il restait un panel à voir 😠). Quelques photos, un peu d'eau et nous continuons arrivée au bateau à 10h40 avec 5,130 km au podo. Nous nous déchaussons sur la plage arrière du bateau, nos chaussures étant pleine de sable, et dégustons une boisson bien fraiche sortie de la glacière la rando était pratiquement en plein soleil, orientée plein est. Départ à 11h35 pour Willow Gulch en espérant, si possible et pas trop loin, atteindre Broken Bow Arch que nous n'avions pas pu voir en 2009 cause gros risque d'orage. Nous remontons le plus loin possible mais, alors que l'hélice soulève des nuages de boue, nous ne voyons pas comment continuer, même en mettant notre « annexe » à l'eau : trop de branchages et pas de sentier visible sur les rives. Nous faisons demi-tour à 12h45 et déjeunons, arrêtés à l'ombre d'un grand pan de falaise nous crevons de soif et, le thermomètre faisant partie de la voiture, nous n'avons pas d'idée mais il fait très chaud. Nous redescendons maintenant l'Escalante River puis le Colorado pour regagner Reflection Canyon où nous allons passer la nuit, suivant les conseils de Michael Kelsey. Après maman cane et ses canetons, nous arrivons à l'extrémité navigable du canyon. Un bon bain et je pars, seul, explorer le haut du canyon il y a des pétroglyphes sur la rive gauche. Mais après avoir essayé de traverser plusieurs fois (je m'enfonce beaucoup), marché longuement dans du sable mou, je fais demi-tour et rentre au bateau, ayant même perdu le cache de mon objectif pendant la traversée d'un « gros buisson ». Dans la langue d'eau voisine, inaccessible tant à pied qu'à la nage tant les buissons sont denses, de grands claquements sur l'eau des castors ? Nous n'aurons jamais la réponse.
J22 –vendredi 1er juin Lever 5h30 nos « castors » de la veille continuent leur bruitage mais toujours impossible de les apercevoir, même avec le bateau tant la « plage de Kelsey » est très encombrée d'arbres et arbustes. Sur l'eau, nous retrouvons maman cane et sa petite famille, pratiquement sous des ruines perchées dans une alcôve. À 7h39, nous nous arrêtons au confluent interne pour essayer de grimper et d'avoir une vue « à la Michael Melford » 😉. Premier essai, je rate, la grimpette est rude et je n'ai pas envie de me casser la figure second essai, je pousse un peu et Isabelle réussit à passer la première difficulté et continue à monter. Peine perdue, les falaises du virage suivant masquent la vue, il faudrait monter plus haut. Isabelle préfère que je la récupère avec le bateau de l'autre côté de la pointe, la descente lui paraissant plus facile via un éboulis de roches. Elle finit malgré tout, heureusement sans mal, dans l'eau jusqu'à la ceinture en essayant de monter sur le bateau 😉😎😎😎. Et cela finit par un bain total pour nous deux. Le temps de nous sécher, de nous changer, il est déjà 8h45 trop tard pour essayer un autre endroit car notre planning est assez serré. Nous repartons donc tranquillement vers la sortie du canyon que nous atteignons 15 minutes plus tard il faut bien faire quelques photos. Nous continuons la descente du Colorado et 20 minutes après entrons dans Twilight Canyon l'entrée n'est pas indiquée mais est juste au nord de la bouée 51. Nous le remontons jusqu'à la fourche, en passant par Twilight Arch et cette balade est très agréable attention cependant, dans un virage, un rocher affleure presque la surface. Retour dans le chenal à 10h20 et nous le traversons pour entrer, un peu plus bas, dans Forbidding Canyon et le non moins célèbre Rainbow Bridge. À 10h50, nous sommes amarrés au ponton un américain avec qui nous discutons nous fait visiter son bateau, autrement mieux que le notre : un Chaparall Signature 260 belle bête ma foi. Retour au bateau à 11h45 après avoir discuté avec une ranger qui nous a accompagnés presque sous le pont (il est interdit de passer dessous, par respect pour les croyances Navajo). Nous retournons dans Forbidding Canyon et trouvons un coin à l'ombre (ils ne sont pas légion à cette heure 😉 ). Ancrage réussi au second essai et bain aussitôt, histoire de nous rafraichir 😎. Pendant qu'Isabelle prépare le repas, je vérifie l'hélice de près et constate quelques petites marques et déformations (aurions-nous tout de même heurté la roche ?) dans le doute, j'attrape un morceau de grès et peaufine l'arrête. Après 30 minutes de « ponçage », cela me paraît très bien. Repartis à 14h20 vers le fond du canyon, mais il faut nous arrêter par manque d'eau et trouvant le sable trop mou pour une marche agréable, nous faisons demi-tour. À 15h04, nous entrons dans Cascade Canyon, le canyon le plus « slot » que nous ayons eu jusqu'à présent demi-tour 25 minutes plus tard et nous enchainons avec Cathedral Canyon, long canyon où les parties étroites alternent avec des zones plus larges par endroit, pas plus de 50 cm de chaque côté du bateau. Nous faisons demi-tour à 16h18 et continuons dans Mountain Sheep Canyon avec des falaises moins hautes que précédemment, mais très étroit aussi et sinueux sur la fin, tellement que nous préférons faire demi-tour avant d'y être coincés. À 17h20, nous jetons l'ancre pour la nuit un peu plus loin que l'embouchure de Mountain Sheep Canyon (vers la bouée 44), les plages étant assez rares. Bain, écriture de cartes postales, diner et dodo. J'étrenne un nouveau couchage, directement sur le siège du bateau il y fait nettement plus frais que dans la cabine. Un nuage de moucherons « stationne » jusqu'à l'arrière du taud du bateau cela fait un bruit impressionnant mais ils ne viennent pas trop nous déranger, ouf !
J23 –samedi 2 juin Lever 5h30 nous avons mal dormi, le vent n'ayant pas arrêté de tourner pendant la nuit, le bateau de taper sur le sable et les vagues de clapoter contre la coque. Les moucherons de la veille sont toujours là et, avant qu'ils se mettent à nous déranger, nous levons le camp (heu, les ancres plutôt 😉 ). Nous allons un peu plus bas sur le chenal, juste avant l'entrée de Dangling Rope Marina. Le ciel est très nuageux, avec une bonne brise, et nous recevons même nos 3 premières gouttes de pluie les 2 ancres mouillées, nous pouvons petit déjeuner tranquillement. Mais pour repartir, c'est une autre histoire, une des ancres est enraguée et rien à faire je me mets à l'eau et effectue une petite apnée d'environ 6 mètres pour la décoincer. Nous arrivons à la marina à 7h25 mais elle n'ouvre qu'à 8h. De toute façon, il faut refaire le plein, le niveau de carburant étant très bas. Nous discutons avec Jessica, ranger qui s'occupe de nous et des pompes : 5,42$ le gallon, 71 gallons pour un réservoir de 75 😇 et une facture de 384$ et des cacahouètes. Il y a aussi une petite supérette où nous achetons 1 sac de glaçons de 5kg (5,25$, tout est cher sur le lac) notre glacière a un peu de mal à étaler avec cette chaleur, n'étant branchée que quand on navigue et nous devons aussi recharger les batteries de nos appareils photos (nous n'avons pas pris notre multi-prises 12V). Le soleil est revenu et il ne subsiste que quelques petits nuages blancs température annoncée par Jessica 39°C (102°F) et du vent jusqu'à 18 mph de Ouest Sud-ouest pour la nuit. Nous repartons et, peu de temps après, nous entrons dans Rock Creek Bay que nous parcourons, allant même nous baigner tout au fond vers 10h50 très agréable. Par contre, on voit que c'est le week-end et que nous sommes moins loin de Wahweap Marina car le nombre de bateaux et de scooters est nettement plus élevé. À 11h38, nous entrons dans West Canyon et, après un peu de navigation parmi les superbes falaises « rouges », nous nous ancrons pour déjeuner à l'ombre. À coté de nous, un campement vide pour l'instant, avec 2 chiens pour le garder un bateau viendra, peu de temps après, et repartira assez rapidement. Nous repartons à 13h30 et à peine 15 minutes plus tard arrivons au fond du canyon. Demi-tour et, rapidement, nous retrouvons un « canard » aperçu à l'aller : séance photos. Un peu après, un wash (sec) en hauteur nous montre, vu la plage en dessous, les dégâts qu'il peut occasionner. Vers 14h30, nous passons, à la sortie de West Canyon, directement à Face Canyon mais il faut faire très attention car il n'y a pratiquement pas de fond c'est donc au ralenti et embase relevée au maximum que nous passons entre Gregory Butte et la rive gauche. C'est ce passage qui nous avait « intrigué » à l'aller un bateau venant en sens inverse nous demande s'il peut passer mais fait finalement demi-tour. Ce sera sans doute le chenal dans quelques centaines d'années 😉 . Pendant notre passage, nous apercevons des chevaux (navajos ?) sur la rive.
Nous passons la bouée de Face Canyon à 14h39 l'entrée du canyon est large et les falaises assez éloignées mais le spectacle est toujours aussi beau. Le canyon se rétrécit à vue d'œil et à 15h, nous sommes stoppés au fond de la branche gauche, il n'y a plus d'eau. Nous continuons à pieds pour essayer de voir Diagenetic Arch nous allons jusqu'au bout du slot canyon et grimpons un peu pour essayer d'apercevoir quelque chose. Rien, sauf peut-être là, à l'est-sud-est il nous faudra vérifier sur les photos (c'était bien l'arche).
Nous revenons au bateau et commençons à chercher un plage pour la nuit, bien orientée par rapport au vent annoncé (face au sud-ouest). Première tentative à la sortie (à gauche) de Face Canyon mais ce n'est pas bon, que de la roche. Nous quittons donc Face Canyon pour Padre Bay, au programme du lendemain et trouvons un emplacement sur du sable, pratiquement entre 2 houseboats dans Kane Creek Canyon. Il fait très chaud et nous avalons 1 litre de jus d'oranges en moins de 5 minutes un bon bain nous fait du bien et ensuite, apéro, diner et dodo à 20h30 avec un vent très chaud et du mal à nous endormir. Deux heures plus tard, un coup de « pétard » claque sèchement : un orage ? Nous ne saurons pas. Le vent se calme dans la nuit.
J24 –dimanche 3 juin Réveil à 6h10, « mer » d'huile et ciel clair. Petit déjeuner et départ à 7h40. Nous nous baladons dans Padre Bay puis Padre Canyon où nous essayons de voir s'il est possible de gagner Gunsight Bay via Gunsight Pass : peine perdue, la passe est à plusieurs mètres au-dessus du niveau de l'eau. Nous sortons de Padre Bay pour entrer dans Gunsight Bay à 8h48 cette baie est celle qui se trouve en contrebas d'Alstrom Point et nous reconnaissons bien les sites aperçus la semaine dernière. Comme nous sommes en week-end, de nombreux bateaux y ont passé la nuit. Petit bain en fond de baie avant de reprendre la route pour Navajo Canyon où nous entrons à 9h13. Un peu avant, nous croisons le sillage de plusieurs bateaux filant bon train et, patatras, notre glacière se renverse. Vers 10h, nous atteignons les ruines et nous prenons un bain à leurs pieds puis demi-tour et arrêt à Navajo Arch en haut de la falaise nous l'avions cherchée à l'aller sans succès. Nous sortons vers 11h de Navajo Canyon pour gagner Antelope Canyon, notre dernière visite sur le lac. À 11h36, nous atteignons le fond du canyon et beachons sacs à dos enfilés, nous sautons du bateau pieds nus à cause de l'eau et courrons vers l'ombre tant le sable est brûlant. Nous partons randonner dans Antelope Canyon à 12h33 dès le début, de gros tas de débris montrent bien le niveau de l'eau en hiver. Nous sommes maintenant dans une zone ressemblant un peu à Lower Antelope Canyon, mais en moins haut et moins serré tout de même très joli. Dans un recoin, à l'ombre, un oiseau blessé nous appelle que faire ? Nous décidons de laisser faire la nature. Vu l'heure, le soleil est presque à la verticale et il fait chaud, très chaud et pratiquement aucune ombre demi-tour un peu après Est Fork et retour au bateau à 13h05 (3,750 km au podo). Je suis à peine sur le bateau et Isabelle toujours sur le sable qu'un bateau promeneur de touristes arrive (1 seul passager à bord) son fond plat lui a permis de venir jusque là, mais il prend pratiquement toute la largeur du canyon. Je finis de rentrer les sacs à dos à bord et dépose rapidement les chaussures d'Isabelle sur le taud. Et là, un dialogue de sourd s'engage le pilote me demande si je suis enlisé, si j'ai besoin d'aide. Je le remercie, lui dit que non et attends qu'il recule pour me laisser le passage. Il finit par me demander ce que j'attends Isabelle pousse sur le bateau et j'avance donc d'une cinquantaine de centimètres, jusqu'à le toucher et j'attends. Il lui faudra bien 10 minutes pour comprendre que, s'il ne recule pas, je ne pourrais pas passer. Encore un qui a eu son permis bateau dans un baril de Bonux 😉. Nous sortons enfin d'Antelope Canyon et trouvons une petite plage, sur la gauche du chenal, pour nous baigner et déjeuner. Isabelle me demande où sont ses chaussures. Et « me.de » 😠 elles sont restées sur le taud (à cause de l'autre couillon qui n'avait qu'à attendre 2 minutes que l'on parte) et, avec les sillages des bateaux dans le chenal, ont dû tomber à l'eau : bilan, une paire de chaussures de randonnée de perdues, avec des semelles orthopédiques qui plus est 😠😠. Nous arrivons à la marina à 15 heures, vidons le bateau et je pars chercher la remorque il fait 32°C. À16h12, la remorque est dans l'eau (il a fallu attendre à l'entrée du parc, de nombreuses voitures avec bateau faisant la queue) et nous quittons la marina à 16h50 après avoir lavé et nettoyé un peu le bateau. Nous refaisons le plein à Greenhaven avec un carburant à 3,899$ le gallon au lieu de 5,42 à Dangling Rope intéressant surtout que nous en mettons 54 gallons. On rend le bateau à notre loueur inspection, tout est ok, sauf le wc chimique (Port-a-potty) dont ils veulent nous facturer le nettoyage (50$). Coup de gueule, vérification, il est bien propre (nous l'avions rincé 3 fois à la marina) mais, la chaleur aidant, le réservoir sent un peu logique, non ! À 17h45, nous quittons Big Water et regagnons Page et notre location chez Debbie's ; nous arrivons à 18h06 avec 36°C. Nous déchargeons la voiture, allons faire des courses et (re) dinons au Fiesta Mexicana. Préparation de taboulé pour les jours suivants, cuisson de nouilles pour bolognaise, d'œufs durs et, enfin, bain et douche. Dodo vers 1h du matin.
J25 –lundi 4 juin Debout à 6h15, petit déjeuner, réorganisation des bagages, préparation de la voiture et nous quittons le motel à 10h20, direction Safeway puis Wallmart. Nous finissons par trouver une paire de chaussures pour Isabelle (hideuses, flashy, horriblement chères – 150$ et même pas des vraies chaussures de randonnée) et nous prenons la route à 11h15 et 33°C . Initialement, j'avais prévu de prendre la 89 et à The Gap, de traverser la réserve Navajo pour rejoindre la 98 à Kaibito. Ce sera pour une autre fois et nous partons directement sur la 98 nous faisons le plein à Black Mesa, un peu avant Kayenta. Nous prenons la 464 vers Monument Valley pour quelques photos d'Agathle Peak à 13h20 et 34°C, toujours pas déjeuné et nous ne trouvons pas d'ombre. Petite discussion avec des français qui hésitent à rentrer sur les terres navajos mais nous, nous y allons et faisons le tour de El Capitan (Agathle Peak). Nous repartons et nous nous arrêtons au pied de Church Rock en plein soleil et déjeunons dans la voiture avec la clim. Il fait 34°C. Nous repartons à 15h17, toujours sur la 160 direction Boundary Buttes et là, nous nous paumons sur la piste et revenons sur la 191 puis finissons par retrouver le chemin ensuite, direction l'Utah et la 163 (non loin de Bluff). À 17h25, nous arrivons à l'entrée de la piste Butler Road la barrière est fermée, mais 2 4x4 sont juste devant nous et l'ouvrent, nous laissant le soin de la refermer. Rapidement, nous arrivons sur le parking du trailhead pour Wolfman Panel où nous passerons la nuit. Un fort vent de sable bouche totalement l'horizon. Dodo à 20h08.
Fin de la première partie.
Conseils pratiques pour voyage en famille dans le Sud-Ouest américain English translation pending
Comme lors de nos périples précédents (Thaïlande, Malaisie), j'essaye de rendre à Voyage Forum ce qu'il m'a offert lors de la préparation de notre voyage en y laissant quelques impressions et conseils pour la préparation d'un tel voyage.
Pour planter le décor, nous sommes une famille avec 3 enfants, âgés de 10, 15 et 17 ans au moment du voyage.
Comme habituellement pour nos voyages lointains, nous essayons comme cette fois de partir 3 semaines, cette fois du 2 au 23/8/2012. Arrivée Los Angeles départ de San Francisco.
Pour préparer votre voyage, Voyage Forum bien sûr, les Routards de Californie et des Parcs du Sud Ouest. Le Lonely planet que nous avions trouvé super pour la Malaisie et la Thaïlande est franchement inutile (en tout cas la version française consacrée au Sud Ouest américain).
Côté budget, compter 2000 à 2500€/personne pour 3 semaines tout compris si vous ne campez pas, ne voulez pas vous contenter des motels basiques et ne manger que des saucisses sous vide. Nous avons donc loué une voiture 7 places, logé dans des hôtels le plus souvent avec piscine, toujours climatisés (sauf Yosemite et SF mais pas nécessaire ces jours là à SF); nous avons parfois acheté de quoi manger sur le pouce à midi mais pas toujours (parfois petit resto à midi aussi donc).
Voyage en avion avec Jet Airways pour BXL-New York, American airlines pour NY-LA et SF-NY. Attention, les compagnies américaines ne semblent plus prévoir de repas à bord en classe économique pour les voyages même de cote à cote (soit plus de 5 heures de vol...)... La crise est passée par là... Prévoyez donc le ravitaillement...
Location de voiture via Autoescape. Bons prix lorsqu'on réserve à l'avance avec plein gratuit (ce qui n'est pas rien vu le prix actuel du carburant, même aux USA et la taille du reservoir...) et 2ème conducteur gratuit, indispensable vu les distances. Nous avions jeté notre dévolu sur un monospace 7 places ce qui paraît nécessaire à 5 pour avoir suffisamment de confort lors des longs déplacements; nous avons effectué 2600 miles au total. Chez Dollar, nous avons pu choisir dans une flotte d'une vingtaine de véhicules, les classiques Dodge Grand Caravan et un modèle Kia qui semble un clone du précédent. Attention lorsque vous choisissez votre véhicule de vérifier le bon fonctionnement de la clim (déficient à l'arrière sur notre véhicule) et voir s'il y a des différences de système de clim de l'un à l'autre (nous avions une clim "mécanique" déficiente aux places arrières alors que certains modèles semblent avoir une clim "électronique"). Par ailleurs, sachez que ces véhicules sont extrêmement gourmands en terme de carburant. Même si nous n'avons pas fait de relevé précis, il est certain qu'un tel véhicule consomme au moins 2.5 gallons aux 100 km (soit 10 litres), même sans pousser le moteur très faiblards dans les côtes... Le prix du carburant varie de l'ordre de 20% d'une région à l'autre (plus cher en Californie). Particulièrement couteux à l'approche du Yosemite. Particulièrement bon marché à Las Vegas. Un site internet utile: http://gasbuddy.com/.
Un GPS est indispensable. J'ai été très satisfait de Sygic, application (payante) installée sur mon smartphone androïd.
Arrivée 2/8 à LA, journées du 3-4/8 à LA.
Première journée à Universal Studio, cher mais sympa pour les enfants. Arriver tôt pour privilégier les attractions les plus populaires (Transformers, Simpson's ride, Jurassic parc, Tour) avant que des files de plus d'une heure (jusque 90 minutes) ne se forment.
Deuxième journée: Hollywood boulevard est peu intéressant. Nous nous sommes baladés à Beverly Hills pour le fun; sympa. Passage à Venice beach qu'on a beaucoup aimé (canaux, plage). Fin de journée au Getty Center, malheureusement au pas de course (on n'a pas visité les collections mais l'architecture et l'environnement sont à voir); il faudrait lui consacrer une demi-journée au moins. Los Angeles se traverse très lentement en voiture d'ouest en Est. Beaucoup de feux non synchronisés. Presque avantage à contourner par la highway du nord.
Après LA, nous avions choisi de filer directement à Bryce Canyon. Avions fait aussi le choix de faire l'impasse sur Zion. La distance LA-Bryce est importante et nous avions donc prévu une étape à Barstow; permettant par ailleurs de diminuer le coût de l'hôtellerie (tout en améliorant les prestations....); voir nos commentaires hôtels-restaurants sur Tripadvisor.
4-5/8: Etape Barstow-Route vers Bryce. Attention les GPS vous envoient quasi systématiquement à Panguitch quand vous entrez l'adresse d'un hôtel situé aux abords de l'entrée du parc de Bryce Canyon (c'était le cas avec mon GPS mais j'ai fait la même expérience sur Google Maps). Ne vous faites pas avoir.
Si vous venez par l'highway 15 du sud ouest, je vous conseille la route 14 à partir de Cedar City, assez jolie.
6/8: Bryce Canyon. Achat du pass America the Beautiful, indispensable si vous visitez plusieurs parcs nationaux mais je ne vous apprends certainement rien. Bryce est magnifique. On a beaucoup aimé. Avons fait la balade enchaînant Peekaboo loop trail branche ouest et Navajo trail (plutôt que Queen's garden trail car temps orageux menaçant). C'est une très bonne solution que de laisser sa voiture à Bryce point pour pouvoir faire le chemin dans ce sens, du sud au nord, soleil dans le dos, idéal pour les photographes en herbe! Reprendre alors la navette gratuite à Sunset ou Sunrise point (qui vous impose alors de repartir dans l'autre sens, vers l'entrée nord du parc; vous en descendez à Visitor Center pour la reprendre dans l'autre sens vers Bryce point et récupérer votre voiture).
7/8: Lever du soleil à Sunrise point à Bryce, magnifique (à faire) et route de Bryce à Moab. Même si cela rallonge la route, on vous conseille vraiment d'emprunter la Scenic Way 12 (voir aussi http://www.scenicbyway12.com/), réputée une des (si pas la) plus belles routes des USA. On veut bien le croire. Magnifique. Une variété de paysage incroyable. Pas beaucoup d'adresses pour manger sur la route. On vous conseille la Mesa Farm Market (http://mesafarmmarket.com). Excellente adresse pour manger sur le pouce.
8/8: Moab. Visite de Arches; Delicate Arch. A faire tôt le matin avant 9-10:00 les mois d'été ou fin de journée (où il fait cependant encore très chaud).
9/8: Moab. Rafting sur la Colorado River (Fisher's Tower). C'est plutôt une balade cool sur la Colorado river. Sympa car les paysages sont grandioses; baignades. On vous conseille une demi-journée, amplement suffisante vu le caractère pépère de la balade. Si vous voulez du plus "chaud" (Cataract Canyon par exemple), la réservation s'impose et c'est au moins une journée entière et nettement plus cher (âge minimum requis).
10/8: Moab. Canyonlands. Island in the sky. Très beau et impressionnant également. Vu les températures en août, se prête mal à une longue balade mais avons apprécié nos deux petits trails vers Grand View Point et Mesa Arch. C'est une partie du parc (qui en compte 3) qui est vraiment accessible depuis Moab (Needles l'est aussi mais c'est déjà assez loin...). Attention, pas de commerces et il n'y a de l'eau qu'au Visitor Center à l'entrée du parc; s'équiper en conséquence.
11/8: Route vers Monument Valley, passage par Gooseneck overlook et visite de Monument Valley fin d'après-midi. Le choix du moment de la visite à Monument Valley nous a paru très bien choisi; il faut y être pour le coucher de soleil, inoubliable... S'y pointer donc environ 3-4 heures avant l'heure du coucher de soleil car il faut deux heures pour faire le circuit en voiture. Attention on fait parfois une longue file à l'entrée du parc (l'organisation des Navajos, c'est pas celle des Ricains "importés"). Payement en cash seulement à l'entrée du parc. On vous recommande de manger ensuite au restaurant du The View hotel, avec vue panoramique sur les "buttes" qui se fondent progressivement dans la nuit. Magique!
On vous recommande aussi de vous y prendre très tôt pour réserver votre hôtel et pouvoir loger à The View ou à Goulding's lodge. Nous avons été très déçu de notre adresse à Mexican Hat, bénéficiant pourtant de bonnes critiques (voir Tripadvisor)...
12/8 Route vers Page. Après-midi à la plage de Lone Rock sur le Lac Powell après passage à la Marina. Le lac souffre de la baisse du niveau des eaux. Il doit être chouette de louer un bateau à la journée mais c'est hors de prix. La plage de Lone Rock est sympa même si elle est envahie de camping cars (dont l'un ou l'autre crachera des tubes rock). Très beau coucher de soleil.
Nuit à Page qui est une petite ville sans âme, très banale, vraiment pas l'endroit où on a envie de rester fort longtemps.
13/8: Visite de Lower Antelope Canyon et route vers Grand Canyon.
Lower Antelope Canyon se visite sans réservation mais nous avons du faire la file durant plus de 90 minutes sous le cagnard. Evidemment, c'était l'heure de pointe (arrivée vers 10:15). Mais cela en valait la peine. Magnifique. On ne peut pas comparer avec le upper canyon qu'on n'a pas visité mais on peut confirmer qu'avec des enfants, le lower est très sympa. Des Français qui visitaient avec nous et avaient fait le upper le matin même trouvaient même lower canyon plus beau. Le guide Navajo ne vous pousse pas vers la sortie; tout le temps de prendre des photos "vierges" de vos co-visiteurs.
Passage à 2-3 points de vue sur Desert Drive au Grand Canyon avant de rejoindre notre hôtel à Tusayan. Si vous n'avez pas trouvé à vous loger dans le parc, Tusayan est une bonne solution, très proche.
14/8: Grand Canyon: Nous avons fait le South Kaibab Trail (http://www.nps.gov/...SouthKaibabTrail.pdf ) que tout le monde semble préférer (les Rangers y compris) au Bright Angel Trail, pour ce qui est des portions initiales de ces deux trails en tout cas. Partir très tôt, en fonction du point que vous voulez joindre. A moins de pouvoir loger au fond ce qui doit être sympa (permis nécessaire), il paraît peu raisonnable de descendre au delà de Skeleton point pour un day-hike. Nous nous sommes contentés de Cedar Ridge. Très belle balade à débuter avant 7:30. Jusque 10:00, à la mi août et contrairement à ce que vous lirez dans les guides, ce chemin est pour l'essentiel à l'ombre dans cette première portion et à ce moment de la journée. Au delà de Cedar Ridge, c'est autre chose... Il y a de l'eau au départ du trail, plus après. En y allant très cool et en petit déjeunant en chemin, on a fait l'aller-retour en un peu plus de 2h30. Pour Skeleton point, qu'a posteriori on regrette un peu de n'avoir pas vu, il ne faut probablement pas partir après 6:00-6:30 en été. Pour joindre le départ de la balade, mieux vaut de notre point de vue s'affranchir des navettes gratuites pour gagner du temps et aller en voiture jusqu'au parking de Pipe Creek Vista qui se trouve juste avant l'embranchement de la Yaki point road qui mène au départ du trail et n'est accessible que par la navette gratuite. Ce parking se trouve le long du Rim trail qui vous amènera en 500 mètres au départ du South Kaibab trail. Nous n'avons eu aucun problème à y trouver une place mi-août vers 7:00. Pour visualiser tout cela voir les cartes sur http://www.nps.gov/...anyourvisit/maps.htm . Retour à l'hôtel, piscine, et en fin d'après midi, quelques points de vue avec la navette et coucher de soleil à Powell Point. Très beau.
15/8: Route Grand Canyon Las Vegas.
Premier tour dans Las Vegas (Monte Carlo, Bellagio, Caesar's Palace). On se rend vite compte que visiter Las Vegas à pied n'est pas une bonne solution. Les trams gratuits sont peut-être tentants mais en fait peu utiles car ils ne sont joignables qu'en faisant un interminable chemin a travers hôtels et casinos (style visite Ikea; vous devez faire toutes les échoppes...); pas étonnant évidemment, ce sont ces hôtels qui mettent à disposition ces trams gratuits et s'ils vous offrent le service, c'est pour que vous dépensiez vos sous chez eux... Bref, prenez plutôt votre voiture si vous ne logez pas au beau milieu du Strip et stationnez dans les parkings toujours gratuits d'un hôtel que vous aurez choisi. Las Vegas, on aime ou on n'aime pas.... Certains trouveront génial, d'autres que cela vaut le coupe d'œil, enfin d'autres jugeront qu'on peut faire l'impasse. Les 3 opinions cohabitent dans notre famille...
16/8: Las Vegas. Shopping à Townsquare et au Outlet Premium South. L'outlet était franchement décevant. Par contre, Townsquare nous a semblé le meilleur endroit pour faire du shopping sur l'ensemble de notre trip. Si vous êtes fans d'Abercrombie ou Hollister comme nos enfants, c'est là que vous devez aller! Nulle part ailleurs on n'a vu de telles démarques (ni à Vegas Strip, ni à LA, ni à San Francisco). C'est situé au Sud du Strip, dans son prolongement juste après le croisement avec Sunset road. Facilement joignable en voiture.
Soirée au Venetian, sans doute le plus impressionnant des hôtels-casinos de Vegas.
17/8: Visite à Las Vegas du Paris Las Vegas et du Luxor (ce dernier sans intérêt vraiment) et route vers Bishop.
On avait initialement prévu de visiter Death Valley le 16/8 mais vu la chaleur déjà rencontrée à Moab, on y a renoncé, sans regret, pour une journée de shopping à Vegas.
Attention faire Vegas-Yosemite en une journée c'est très long, surtout si vous voulez atteindre la vallée. La vitesse est limitée à l'intérieur du parc (45 miles/h voire moins par endroit) et il y a malgré tout 63 miles de l'entrée est du parc à la vallée. Pour rappel, essence très chère aux abords du Yosemite, mais déjà à Bishop, plus chère qu'à Beatty, elle même plus chère qu'à Las Vegas...
Une petite route amusante car très "roller coaster", c'est la route 168 entre la Highway 95 au Nevada et la Highway 395 en Californie. Amusant... Restez prudents...
18/8 Route Bishop-Yosemite Valley via Tiago Pass. Picnic au Tenaya Lake, malheureusement sous les nuages. Logement au Curry Village. Il est vraiment indispensable si on ne séjourne que peu longtemps au Yosemite de loger dans la vallée. S'y prendre à temps toutefois pour réserver et échapper aux tentes du Curry Village (et encore ne traînez pas trop...) qui sont fort chères pour le confort offert... Balade vers Artist's point, recommandée sur un site intéressant pour les balades dans Yosemite (http://www.yosemitehikes.com/). Balade courte et sympa.
19/8: Yosemite. On s'est baladé sur le trail vers le sommet des Nevada falls avec retour par le John Muir trail. Très beau. Beaucoup de monde mais c'était un week-end. D'une manière générale énormément de monde au Yosemite. On comprend pourquoi évidemment. Eviter le week-end donc si possible... Baignade en fin de journée dans la Merced river (dans la vallée car plus haut c'est très dangereux; des placards signalaient la disparition 4 jours plus tôt d'un enfant au pied des Vernal falls, vu la dernière fois les pieds dans l'eau; on devine malheureusement ce qui lui est arrivé... et ça semble assez fréquent; c'est sur ce trail qu'on compte le plus de décès au Yosemite, plus qu'en escalade... soyez prudents).
20/8: Yosemite. Balade pour les enfants en cheval (ils ont beaucoup apprécié) et route vers San Francisco où nous remettons la voiture en fin de journée. La plupart des loueurs ont une agence à Downtown. Pas de regret de ce point de vue: San Francisco se prête mal à une visite en voiture, stationnement difficile et cher et parking le plus souvent payant dans les hôtels.
21/8 San Francisco. Embarcadero, Pier 39, Fisherman's wharf, Cable car, Lombard street, Chinatown. Achat d'un pass MUNI 3 jours (21 dollars, pas de réduction enfants). On en revendra 4 le lendemain PM à une famille pour 10 dollars chaque. Sachant que le cable car coute 6 dollars le trip par personne, c'est souvent vite rentabilisé. Si vous ne prenez pas le cable car, il faut bien y réfléchir car le billet simple (valable 90 minutes sur les autres moyen de transport ) vaut 2 dollars et seulement 0.75 $ de 5 à 17 ans, gratuit avant 5 ans.
22/8: San Francisco. Haight Ashburry, Golden Gate parc. On a loupé Alcatraz faute de réservation préalable... Enfants très déçus. A retenir si vous voulez y aller.
Globalement, on a été très déçu de SF, peut être aussi en raison d'une mauvaise météo. Quasi pas vu le soleil, 17°C et vent +++. Prévoyez des habits chaud même en juillet-août! Beaucoup de homeless et ville assez sale. On logeait 7ème rue à SOMA ce qui joue peut-être également dans notre jugement. A refaire, on s'y prendrait tôt pour réserver Alcatraz et on louerait sans doute aussi un vélo, par exemple pour aller au Golden gate voire jusque Sosalito et pour aller au Golden Gate park. Shopping en fin de journée, nettement moins avantageux qu'à Vegas à Townsquare comme déjà dit.
23/8 Départ, déjà...
On avait fait le choix de ne pas faire la côte de LA à SF, souvent embrumée en été.
Au total, on a beaucoup aimé tous les parcs, Los Angeles, le shopping a Vegas. On revient par contre moins enchantés que de nos voyages en Asie. Les Ricains sont très sympas mais moins dépaysants que les Asiatiques. C'est également un voyage assez fatiguant; il nous a manqué une halte pour se poser si possible on the beach. Mais où le faire (du côté de San Diego; le lac Powell ne s'y prête pas)? De notre point de vue, ce voyage ne doit pas être fait avec des enfants trop jeunes. Dix ans au minimum.
Un gros point noir c'est la bouffe; à quelques exceptions près, il faut soit beaucoup chercher (pas toujours possible) soit payer cher pour bien manger. Par ailleurs, essayez toujours d'avoir un petit déj inclus dans le tarif de l'hôtel. Même si c'est parfois pas terrible, ça vaut toujours mieux que de payer cher pour le même petit déj pas terrible ou d'aller acheter des Corn Flakes...
A refaire, peut-être supprimerions nous les deux jours à SF pour passer à Zion ou encore inclure Yellowstone dans un trip un peu remanié.
N'hésitez pas à nous contacter sur VF si vous souhaitez un renseignement plus précis!
Voyage organisé dans l'Ouest américain (cinquante personnes) English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage pour 2014 pour un groupe de 50 personnes pour l'OUEST AMERICAIN. Plusieurs voyagistes m'ont déjà contacté mais je souhaite recueillir des informations de personnes qui ont déjà effectuées ce type de voyages (10 jours 8 nuits ou 12 jours 10 nuits)
J'aimerais avoir vos conseils sur les hôtels, les pièges à éviter, la température sur les sites touristiques. les heures de départ des hôtels, les heures d'arrivée, la nourriture, les temps libres.
Si vous avez déjà effectué ce genre de voyage, j'attends vos réponses avec impatience
serge
Je prépare un voyage pour 2014 pour un groupe de 50 personnes pour l'OUEST AMERICAIN. Plusieurs voyagistes m'ont déjà contacté mais je souhaite recueillir des informations de personnes qui ont déjà effectuées ce type de voyages (10 jours 8 nuits ou 12 jours 10 nuits)
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serge