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Séjour en Croatie: choisir entre Rabac en Istrie et l'île de Krk? English translation pending
by Stinson · 2009-02-28 · 9 replies
Bonjour,

Nous sommes 4 jeunes de 20 ans et nous désirons partir une semaine pour la Croatie. Nos diverses recherches nous ont menées sur 2 destinations différentes que sont L'Istrie plus précisément Rabac ; et l'île de Krk.

Nous aimerions avoir vos avis et conseils. Nos critères étant la plage (galet ou sable), et une ville assez jeune ( sorties...).

Nous comptons nous y rendre en voiture depuis Lyon, nous privilégions donc le nord/centre du pays. Nous avons songé au camping pour les prix, mais si vous avez d'autres idées bon marchés, elles sont les bienvenues.

Merci de vos futures réponses!
Programme de vingt-cinq jours dans l'ouest des États-Unis English translation pending
by Mel2405 · 2009-02-27 · 19 replies
(Pardon pour l'intrusion dans le post d'aurelnel, je redige donc mon propre sujet)

Bonjour,

Je pars en mai prochain (25jours) et suis en train d'essayer de définir le circuit avec un vol aller-retour San Francisco. J'Je voudrais votre avis quand a la charge et la faisabilité de notre pré-programme version beta1 😉

Idealement les points d'arrêts seraient les suivants : •SF (prévoir 2 jours) •Yosemite •Sequoia •Death Valley •Las vegas (prévoir 2 nuits🤪) •Bryce •Arches •Canyonland •Lake Powell •Page •Monument Valley •Grand Canyon •San Diego (prévoir 2-3 jours) •LA (prévoir 2-3 jours) •Sta Barbara / St Luis Obispo / Carmel •SF (prévoir 3 jours)

Pour faire tout ça, j'apprehende un peu les distances et le temps passé sur la route. Qu'en pensez vous? combien de temps dois-je prevoir pour les parcs cités, sachant que nous ne sommes pas de très gros trekkers. Merci beaucoup, Mel
Parcours de quatre semaines dans l'Ouest américain English translation pending
by Jacenty · 2009-02-24 · 19 replies
Bonjour à tous, Je prépare notre premier voyage dans l’Ouest Américain, qui est aussi notre premier séjour aux USA. Je pars avec ma femme et mes deux ados du 30 Juillet au 29 août. Bien évidemment, les passionnantes discussions sur ce forum m’ont déjà été très utiles pour programmer une ébauche de circuit. Mais, ne connaissant pas réellement le terrain, il est probable que j’aie commis des erreurs dues à une mauvaise appréciation des distances et des sites. Par ailleurs, il est vrai que nous aimerions diversifier au maximum ce voyage : profiter de la nature, visiter quelques villes, approcher la culture indienne… mais il y a tellement de belles choses à voir, que même si nous disposons de 30 jours, le programme nous parait assez (trop ??) chargé et nous craignons une saturation (« trop de canyon, tue le canyon » ?). Je voudrais donc vous demander vos avis éclairés sur ce parcours. Le voici :

J0 - 30/07 (J) - Paris Londres Atlanta San Francisco – arr.23h50, nuit SF J1 - 31/07 (V) - visite de SF, nuit SF J2 - 1/08 (S) - visite de SF, nuit SF J3 - 2/08 (D) - Monterey - Monterey Bay Aquarium, 17-Mile Drive, nuit Monterey J4 - 3/08 (L) - la Côte - Big Sur, Santa Barbara, nuit Santa Monica J5 - 4/08 (M) - visite de LA, nuit Santa Monica J6 - 5/08 (M) - LA - Death Valey -Sand Dunes, Golden Canyon, Artist Drive, nuit Furnace Creek J7 - 6/08 (J) - Death Valey -Zabriskie Point - route 66, Selignam, nuit Sedona J8 - 7/08 (V) - Sedona - West Fork of Oak Creek, Chimney Rock, nuit Sedona J9 - 8/08 (S) - Sedona- Red Rock Crossing, nuit Sedona J10 - 9/08 (D) - Sedona Slide Rock - Grand Canyon - Hermit Road, nuit GC J11 - 10/08 (L) - GC – Page - matinée GC, White and Red Canyon, Horseshoe Bend, nuit Page J12 - 11/08 (M) - Page - Lower, Upper Antelope Canyon, , nuit Page J13 - 12/08 (M) - Page - Coyote Buttes North, nuit Page J14 - 13/08 (J) - Page Lac Powell, Alstrom Point - Monument Valley , nuit Mexican Hat J15 - 14/08 (V) - Monument Valley - Gallup – Gooseneck, Inter-Tribal Indian Ceremonial, nuit Gallup J16 - 15/08 (S) - Gallup - Inter-Tribal Indian Ceremonial, nuit Gallup J17 - 16/08 (D) - Gallup - Moab – Mesa Verde, nuit Moab J18 - 17/08 (L) - Moab - Canyonlands The Needles, nuit Moab J19 - 18/08 (M) - Moab-Mill Creek Canyon, Arches, nuit Moab J20 - 19/08 (M) - Moab-Canyonland Island In The Sky, Dead Hors Point, nuit Moab J21 - 20/08 (J) - Moab - Bryce - National Scenic Byway 12, nuit Tropic J22 - 21/08 (V) - Bryce -Sunrise, Sunset Point, nuit Tropic J23 - 22/08 (S) - Bryce - Zion - Red Canyon, Cedar Breaks, nuit Zion J24 - 23/08 (D) - Zion - Angel’s Landing Trail, Virgin Rivers Narrows, nuit Zion J25 - 24/08 (L) - Zion -Left Fork of North creek (Subway), nuit Zion J26 - 25/08 (M) - Las Vegas – visite, nuit Las Vegas J27 - 26/08 (M) - LV - Yosemite - Mariposa Grove, nuit Yosemite J28 - 27/08 (J) - Yosemite -Panorama Trail, nuit Yosemite J29 - 28/08 (V) - Yosemite – Bodie, route 49, nuit SF J30 - 29/08 (S) - San Francisco -, vol 15h40 SF - Paris

Quelques questions : Nous aimerions beaucoup voir les danses indiennes. Est-ce que quelqu’un a eu l’occasion d’assister à Inter-Tribal Indian Ceremonial à Gallup ? Ou bien connaissez-vous d’autres cérémonies indiennes se déroulant en août ? Une seule journée pour la visite de LA avec Les Studios est-elle suffisante ? Pour quels sites les entrées sont-elles limitées en termes de nombre de personnes par jour ? Pour ces sites : réserve-t-on par internet ? par téléphone ? sur place ? le jour même / la veille ? Pour les J 17 et J27 en particulier : quel est votre avis sur la faisabilité de ces trajets ? Si je n’ai prévu qu’une randonnée d’une journée à Yosemite, c’est parce que j’ai l’impression (peut être à tort ??) que ces montagnes ressemblent un peu aux Alpes et aux Pyrénées que nous connaissons déjà pas mal… J’ai donc préféré de consacrer plus de temps aux montagnes de désert. Qu’en pensez-vous ?D’avance merci pour vos conseils et commentaires! 🙂 Howgh! 😉

Jacques
Retour de croisière aux Caraïbes sur le Bleu de France en février 2009 English translation pending
by Capfaval · 2009-02-22 · 15 replies
Bonjour,

Voici mes impressions à chaud sur cette croisière (nous venons de rentrer).

LE VOL, CDG vers La Romana, effectué par Pullmantur : Accueil au T3 à CDG bien organisé, nous sommes arrivés 1H30 avant l'heure du décollage, nous n'avons pas fait la queue (je pense que le gros des troupes était déjà passé). Un bureau Croisière de France nous attend et nous remet des étiquettes à attacher sur nos valises. Embarquement via un bus qui nous a emmenés à l’avion. Nous avons décollé avec une bonne heure de retard et atterris une grosse demi-heure plus tard que l’heure prévue. A bord, les écouteurs sont payants (vous pouvez emmener les vôtres, ceux d’un baladeur MP3 par exemple) ainsi que les boissons alcoolisées. Attention cependant, à bord beaucoup de télévisions ne fonctionnent pas. Pour le vol retour de nuit, on nous donne couverture et coussin. Nous sommes arrivés à l’heure, avons pris le bus pour arriver de nouveau au T3, mais avons attendu nos bagages plus d’une heure et demi. C’était très long et les passagers s’énervaient un peu…

L’ARRIVEE ET L’EMBARQUEMENT à bord du Bleu de France : Dès notre descente d’avion, nous sommes orientés vers des bus qui nous attendent. Nous ne récupérons pas nos bagages, et ne passons pas par l’émigration. Directement de l’avion aux bus qui sont garés proche de l’avion. Après un quart d’heure de route, nous arrivons au quai. Nous sommes accueillis avec un rafraichissement, et nous faisons la queue environs 15 minutes afin de récupérer nos cartes d’embarquement. Et tous à bord ! Nous avions prévu un bagage à main avec maillot de bain et short pour pouvoir nous baigner, car nos bagages sont livrés en cabine dans la soirée.

LA CABINE : Nous étions au pont 7, cabine 7030. Celle-ci est spacieuse, avec un grand lit de 180, très confortable. Nous avons aussi un canapé lit de 140 pour notre fille. De nombreux rangements, surtout des penderies et peu de tiroirs. La cabine fait partie de celles qui ont été relookées. Au niveau du relooking, c’est pas mal, sans plus. La salle de bain est grande, avec double vasque, baignoire et cabinet de toilettes. Des rangements suffisant pour le nécessaire de toilette. On voit cependant que la salle de bain n’est plus toute jeune, c’est vieillot. Les serviettes de toilettes ne sont pas toujours très nettes, bien qu’elles soient changées tous les jours. La cabine est calme, peu de bruit, quelques vibrations sont ressenties lors de certaines manœuvres d’arrivée et de départ des ports.

LE JOURNAL DE BORD : Tous les soirs, vous avez dans votre cabine des informations concernant le jour suivant : Heures d’ouverture des restaurants, excursions proposées, promo du jour dans les boutiques ou au spa, info sur la destination, spectacle du jour, animations, météo prévue, le code vestimentaire du jour, etc… Pour info, des cartes succinctes des îles visitées sont proposées chaque jour à la réception. Il faut le savoir et aller les demander. Beaucoup de gens l’ont su bien après, car personne ne vous le dit. Elles ne sont pas extras, mais elles sont utiles quand même.

LES PISCINES : Deux piscines, de belles tailles et agréables. Elles sont remplies chaque jour d’eau de mer. Elles sont fraiches, mais tellement agréables une fois dedans (C’est comme toujours, il suffit d’y rentrer, après c’est top). Il y a deux jacuzzis bien sympas et un peu plus chauds. Les transats sont en nombre suffisant, même si il y a pas mal de monde près des piscines lors des journées en mer. Les serviettes de bain sont fournies et changées tous les jours.

LE SPA : Bel espace très agréable. Bon moment de détente. Pour 12 euros, vous pouvez y passer 2H30. Ensuite, si vous désirez vous y rendre tous les jours et sans limite de temps, un forfait à la semaine est proposé pour 59 euros.

LES RESTAURANTS :

LE FLAMBOYANT : J’avais lu sur le forum que le Flamboyant était digne d’un restaurant gastronomique. Grosse déception sur ce point. Peut être que ça l’a été, mais là, les repas sont corrects mais sans plus. De par ma profession, je fréquente pas mal de très bons restaurants et des gastro étoilés et vraiment, rien à voir. On mange bien, comme dans un restaurant qui présente un menu à 30 euros. Il y a même des gros ratés qui ne pardonnent pas : le risotto qui ne ressemble à rien (beaucoup trop cuit et sans saveur), idem pour la soupe thaï avec quelques bout de viande qui nage dans un bouillon, des tomates mozzarella sans huile d’olive et avec un œuf mimosa émietté sur le dessus… Un bon point pour le carré d’agneau. Le reste, en tout cas ce que l’on a choisi, correct mais sans plus. Service OK. Les vins proposés en all inclusive sont de qualité moyenne. Vous avez la possibilité moyennant supplément de choisir d’autres vins. La plupart du temps, on vous installe à une table que vous partagez avec d’autres personnes. Si vous désirez diner en amoureux, dites le à bord lors de votre arrivée, afin que l’on vous affecte une table pour deux. IMPORTANT : peu de gens savent que le petit déjeuner peut être pris au Flamboyant, sans supplément. Belle carte, vous trouvez presque tout ce qui est proposé au buffet, mais vous êtes servis à table, tranquillement. C’est parfait pour ceux qui aiment se réveiller en douceur, loin du bruit et sans faire la queue avec son plateau repas. En revanche, vous petit déjeunerez à l’intérieur, alors qu’au buffet, vous pouvez vous installer dehors. Cependant, en ce qui nous concerne, il y avait beaucoup de vent, donc les petits déjeuners dehors n’étaient pas toujours possibles. Idem pour le déjeuner à midi, vous pouvez le prendre au Flamboyant certains jours. Les infos sur les jours et heures d’ouvertures des restaurants sont indiqués sur le journal de bord.

LE BUFFET : N’étant pas fan de buffet, je ne serai pas très objective. J’ai horreur en vacances de faire la queue avec un plateau repas. J’ai l’impression d’être à la cafétéria du coin ou au self du restau d’entreprise… Mais le choix semble OK, les gens avaient l’air satisfaits.

L’OLIVE BISTROT : Ouvert de 11H à 21H, la qualité est toujours constante car la carte reste la même à 90% pendant tout le séjour. Seul le plat du jour et le dessert changent quotidiennement. Les verrines sont très sympas. Les jours où ils font des crêpes, les enfants (et les grands) se régalent. Mousse au chocolat et crème à l’orange pas mal. Allez-y en horaires décalées, vous serez les seuls. Service super rapide, efficace et sympa. Pour les 4 heures des enfants, c’est bien comme endroit.

LES BARS : Ils sont tous bien. Les serveurs sont tous agréables. Les alcools proposés bien. Dommage pour les jus de fruits. Jus d’orange pas bon, chimique. Aucun jus de fruits frais, tous en brique, c’est bien dommage, car dans ces îles les fruits sont magnifiques (manges, ananas, …). Ca m’a manqué. Les cocktails sont assez simplistes mais c’est correct.

LES SPECTACLES : Très agréables, m’a fille a adoré la magie et le jonglage. La chanteuse Nathalie Cohen n’a reçu que des éloges. Les danseurs font des shows bien rythmés. Les spectacles durent environs ¾ d’heure.

LE MINI CLUB : Ne tient pas ses promesses. Les enfants n’ont fait aucune chasse aux trésors, n’ont utilisé aucun déguisement et sont restés tout le temps à l’intérieur de la salle, sans jamais sortir se balader sur le bateau ou faire des animations à l’extérieur du club. Nous avons demandé à ce qu’ils fassent une chasse aux trésors, mais ils ont refusé car apparemment ils n’étaient pas suffisamment nombreux pour le faire. (Forcément, il y avait une personne au mini club pour l’ensemble des enfants de 3 à 11 ans). C’est dommage, car nous étions en pleine période scolaire. Ils ont fait des bracelets, dessins, etc… Le point très positif, c’est que le magicien est passé les voir pour leur apprendre des tours, idem pour le jongleur et un musicien est venu aussi. Le mini club a ouvert de 9H à 12H et de 15H à 18H. Nous avons demandé un jour à ce qu’ils prennent notre fille à 8H et jusqu’à 12H45 car nous ne voulions pas l’emmener lors d’une escale. Ils l’ont fait sans problème. Cependant, contrairement à d’autre compagnie de croisières, ils ne proposent pas de faire déjeuner ou diner les enfants, et ne les gardent pas le soir.

LES EXCURSIONS AVEC BLEU DE France : Tout d’abord, vous pouvez réserver les excursions proposées par CDF à bord dès votre arrivée. Mais aussi la veille de l’excursion envisagée, s’il reste des places… Bien que le responsable des excursions Olivier ait eu une attitude tout à fait détestable, anti commerciale et je m’en foutiste (il gère, ou plus exactement ne gère pas les problèmes assis sur un coin de table, en balançant ses jambes, sans avoir le respect minimum de se lever et de venir vous parler debout et bien en face), ses deux collègues en revanche sont agréables, à l’écoute et compétents. Les excursions reviennent plus chères que si vous les gérez vous-même, mais c’est le jeu. Soit vous êtes débrouillards et vous préparez vos excursions, soit vous avez du clé en main, mais c’est plus cher. Pour les excursions réservées avec eux, nous avons fait du quad à Saint Martin. Il y a pas mal de route, mais c’est sympa quand même, avec quelques points de vue qui valent le déplacement. (voir plus loin rubrique Saint Martin, si vous aimez le quad, je vous donne un tuyau). Nous avions pris l’excursion Virgin Gorda, mais à 6H30 du matin, au moment d’aller au petit dej, un papier glissé sous la porte nous informe que l’excursion est annulée pour cause de mer agitée. Super grosse déception. En fait, il semble que de grosses vagues arrivaient sur le site des baths à Virgin Gorda, rendant difficile l’accès. Un ferry s’y rendait quand même, comme tous les jours, mais nous devions rentrer au bateau à 11H30 ce qui a fait que nous n’avons pas pu nous y rendre par nous même. Les passagers d’autres bateaux qui ont eu la chance de partir plus tard (à 15H) ont pu y aller. Très énervant. Pour les autres excursions proposées par CDF, je ne me prononcerai pas car pas fait.

MES EXCURSIONS :

SAINTE LUCIE : Le matin, visite à pied de Castries, tour au marché, arrêt pour prendre un verre dans un bar local. L’après midi, nous avons pris un taxi qui nous a fait faire un tour de l’île puis stop à la plage pendant 1 heure. Nous avons payé 80$ pour 5 personnes.

MARTINIQUE : A cause des grèves, nous avons mouillés au large de Grande Anse d’Arlet. Nous avons pris la chaloupe et sommes allés faire de la plongée masque palme tuba (que nous avions emmené) sur l’extrémité droite de grande anse d’Arlet (côté droit quand on regarde la plage, donc à gauche quand on est face à la mer). A ma grande surprise, pleins de poissons de toutes les couleurs, une muraine, un banc de petits poulpes, des gorgones, des coraux. Bref, sympathique. Pour info, des taxis attendaient pour proposer leurs services. Nous connaissions déjà la Martinique pour y avoir séjourné, donc nous n’avons fait que plage et plongée. Toutes les excursions organisées par CDF ont été annulées.

GUADELOUPE annulée à cause des grèves. Remplacée par SAINT BARTHELEMY : Pas d’excursions de proposées par CDF à Saint Barth. Débarquement en chaloupe. Petit tour de Gustavia, avec boutiques de luxe, mais aussi boutiques standards avec de bonnes affaires si on fouille un peu. L’île est vraiment toute petite, c’est très propre mais pas trop de charme. Pour une île de milliardaires, je m’attendais à autre chose. C’est sûr, c’est très clean, tout est fleuri, bien à sa place, mais pas de paysages à couper le souffle. Nous sommes allés à la plage de Anse des Cayes, à Saint Jean. Bof. Le taxi nous a pris 15$ pour 5 personnes pour 8 minutes de trajet. Et au retour 12$.

SAINT MARTIN : Nous avons fait du quad le matin avec CDF, mais je vous donne l’adresse de l’endroit si vous voulez y aller directement ! C’est à 5 mn à pied du bateau, et c’est 50$ (soit 35 euros environ) le quad pour la demi journée, au lieu de 72 euros les 3 heures. Location de quad – tel : +599 542 44 07 – mail : houchinte@yahoo.com.tw Envoyer un mail pour réserver, par contre il faut écrire en anglais… La plage d’orient bay sur la partie française est belle. Le lagon de coconut grove est magnifique. Il est juste au sud de Orient bay, à 5 min. C’est là qu’il faut aller. L’eau est turquoise, c’est très beau. En fin d’après midi, nous avons pris le taxi boat pour aller à la plage de Philipsburg, à gauche du port (on peut aussi y aller à pied en 20mn). C’est correct, pas très glamour mais c’est agréable pour prendre un bain. Quelques boutiques colorées longent cette plage. La zone franche à la sortie du bateau proposent des prix intéressants mais pas toujours. Bien s’informer car des fois, c’est plus cher qu’en France… Les prix des cigarettes sont les meilleurs ici. 16$ pour une cartouche de Malboro par exemple.

TORTOLA : Nous avons pris un taxi en sortant du bateau qui nous a emmenés à l’ouest de l’île en passant par la route sud ouest. Nous nous sommes arrêtés à long bay, très belle plage avec un hôtel qui nous a donné envie d’y retourner en vacances… Puis nous sommes allés à Apple Bay. Retour par « l’intérieur » des terres. Le taxi nous à pris 90$ pour 5 personnes pour environs 2H30. Il nous a attendus à chaque fois que nous nous sommes baignés. L’escale est vraiment trop courte, car nous devons être à bord à 11H30.

LA ROMANA : Nous avons passé la matinée à la plage, à Bayahibe. Taxi pour 5 personnes à 50$ aller retour. Le chauffeur nous a pris à 9H et ramené à 12H. Il faut 30mn en taxi pour se rendre à cette plage. Ensuite, le chauffeur nous a attendus sur place. A l’endroit où il nous a déposés, la plage est belle.

LE DEBARQUEMENT : Vous devez mettre vos valises entre 23H et 3H du mat dans le couloir, munies d’une étiquette d’identification. Vous les retrouverez à l’aéroport. Notre avion décollait à 18H45, et nous avons eu notre transfert à 15H30. Donc nous avions prévu nos habits et avons gardé nos maillots de bain pour la plage et la piscine. Nous avons pu garder nos cabines jusqu’à 13H, ce qui nous a permis de nous doucher en rentrant de la plage. Ensuite nous avons déjeuné à bord puis lézardé au soleil sur le bateau en attendant le débarquement de 15H30. Les bus nous ont emmenés à l’aéroport où nous avons récupéré nos bagages pour procéder à l’enregistrement. Il y a des boutiques à l’aéroport de la Romana, au cas où vous voudriez acheter à la dernière minute.

LE BATEAU BLEU DE France : C’est effectivement un bateau de croisière ancienne génération. Cependant, il est bien entretenu. Il est facile de s’orienter à bord. Ce bateau n’en jette pas et n’en met pas plein la vue, comme les paquebots récents des grosses compagnies. Il est plutôt simple et sans prétention. Les contacts à bord avec les autres passagers sont facilités car il y a 570 passagers (en tout cas, c’était notre cas) et ils parlent tous français. On croise tous les jours les mêmes personnes. L’ambiance est bonne et décontractée. Nous n’avons vu personne en grande tenue (contrairement à d’autres croisières). Les personnes n’ayant jamais fait de croisières étaient pour la plus grande majorité très contents. Ceux qui en avaient déjà faits étaient plus critiques, car ils avaient des points de comparaison. C’est un bateau classé en trois étoiles. C’est ce qu’il est. Ma dernière croisière était sur un 5 étoiles et on voit nettement la différence. Mais les prix ne sont pas les mêmes non plus.

LA METEO : Mitigé, avec beaucoup de passages nuageux et des averses. Les deux derniers jours bien ensoleillés. La température de la mer agréable.

LE PRIX DE LA CROISIERE : Les personnes ayant réservé durant les 15 derniers jours ont eu les meilleurs tarifs. 980 euros TTC par personnes incluant le vol. D’autres ont payé beaucoup plus cher pour les mêmes prestations. Le bateau n’étant jamais complet 15 jours avant les départs, je vous conseille d’attendre les 2 dernières semaines pour réserver, car autrement, il n’y a aucun remboursement de la différence. Si vous avez payé plus cher, tant pis pour vous. Ca c’est très désagréable… Nous avons rencontré des personnes qui ont enchainés 2 croisières de suite, le vol étant payé, la deuxième semaine ne leur ait pas revenu chère du tout. C’est pas mal, car en une escale, on ne peut pas tout faire. Un couple et leur fille se sont retrouvés dans une cabine avec trois lits simples, dont un en hauteur. Impossible de rapprocher les deux lits simples du bas. Ils n’ont pas pu avoir une autre cabine malgré leur demande à la réception. Bien regarder sur son contrat ce que l’on vous propose.

LA CARTE TOURISTIQUE (10$) ET LA TAXE DE SORTIE (20$) : Ceux qui font uniquement la croisière ne paie ni l’une, ni l’autre. Lors du départ, à l’enregistrement à la Romana, le personnel vous demande d’où vous venez. Il suffit de leur montrer la carte du bateau. Pensez donc à la conserver sur vous. Ceux qui prennent une extension à l’hôtel devront payer les deux taxes. Les couts donnés ci-dessus sont par personne.

SECURITE : Nous n’avons eu aucun problème, quelques soient les îles visitées. Il suffit d’appliquer les règles élémentaires, à savoir ne pas se promener avec des signes extérieurs de richesse type grosse chaine en or, bagues à tous les doigts, grosse liasses de billets, etc…. Juste du bon sens. S’il n’y rien à voler, il ne se passera rien.

J’ai essayé de faire un topo complet. Il s’agit bien entendu de mes impressions et cela n’engage que moi. Nous sommes tous différents et en fonction de nos expériences nous réagissons tous différemment. J’espère cependant que cela vous sera utile.

En conclusion, je trouve que le rapport qualité prix à 1000 euros par personne est imbattable pour un tout inclus. La croisière a été agréable, j’ai apprécié, mais elle ne me laissera pas non plus un souvenir impérissable.

Bon vent à tous.😇
Avis sur itinéraire de vingt-huit jours dans l'ouest des Etats-Unis English translation pending
by Iscil · 2009-02-17 · 19 replies
Bonjour à tous, je vous soumets pour avis et critiques le circuit que nous souhaiterions effectuer (2 adultes - 1 ado et 2 enfants de 12 et 11 ans). J1 - Arrivée à Rapid City et nuit à keystone J2 - Mont rushmore et départ pour Deadwood et Devil's Tower - nuit à Buffalo J3 - Départ pour Cody (visite Old trail town et assister à un rodéo) - nuit à Cody J4 - Départ pour Yellowstone (nuit à Canyon Lodge and cabins) J5 - Yellowstone (nuit à Canyon Lodge and cabins) J6 - Yellowstone (nuit à Old faithfull snow lodge) J7 - Départ pour Vernal via Jackson (nuit à Vernal) J8 - Départ pour Moab (Dead Hors point et grand view point) J9 - Moab (rafting colorado) J10 -Moab (visite Arche) J11 - Départ pour Monument Valley avec passage à Goosenecks (Nuit au Goulding lodge) J12 - Départ pour Grand Canyon (nuit au Bright angel lode) J13 - Grand Canyon J14 - Départ pour Page - visite horseshoe bend - marble canyon - A.M. promenade sur le lac (nuit à Page) J15 - Visite Upper et lower antelope canyon et nuit à Page J16 - Départ pour Bryce (nuit au Bryce canyon lodge) J17 - Promenade dans Bryce (nuit au Bryce canyon lodge) J18 - Départ pour Zion (promenade avec le shuttle) et départ pour Vegas (nuit au New york) J19 - Visite Vegas (nuit au New York) J20 - Départ pour Death Valley - visite des différents points de vue (nuit à Stovepipe Wells) J21 - Fin visite Death Valley et départ pour LA (nuit au Hilton LA Universal City) J22 - Visite Universal studio (nuit LA) J23 - Visite LA et départ en fin a.m. pour Baskerfield (nuit) J24 - Départ pour Sequoia et visite (nuit à Merced ou Modesto ) J25 - Départ pour San Francisco (nuit au Hilton Fisherman's warf) J26 - Visite San Francisco J27 - Visite San Francisco (Alcatraz) J28 - Départ pour la France

N'hésitez pas pour vos commentaires et remarques.
Référendum de 2014 en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by LaetitiaNC · 2009-02-14 · 58 replies
En 2014, il va y avoir un référendum sur l'indépendance éventuelle de la Nouvelle Calédonie.

J'aimerais avoir les avis et opinions (cordiaux évidement) de gens vivant en Nouvelle Calédonie ou y ayant vécu longtemps car le sujet m'intéresse. Etes-vous pour ou contre ? Quels changements pensez-vous qu'il y aura en cas de victoire du oui ? en cas de victoire du non ?

Merci beaucoup du partage des idées de chacun. Dans la bonne humeur bien sur, car c'est ça la liberté d'expression.😉
Carnet de bord d'une infirmière en mission à Gaza English translation pending
by Mékong · 2009-01-31 · 9 replies
Je vous transmet le carnet de route de Sylvette en mission à Gaza la semaine dernière Eric

N’oubliez pas Gaza ! Compte-rendu de mission à Gaza du 18 au 25 janvier 2009 Sylvette - Comité Poitevin France-Palestine C’est le cri que je voudrais lancer en rentrant de Gaza. Car, on vient de le voir, le cessez-le-feu ne représente ni une victoire pour Israël ni la paix, mais prépare de nouvelles agressions. D’ailleurs le cessez le- feu n’existe pas. Il est rompu tous les jours par Israël par mer ou par terre et les drones sillonnent en permanence le ciel de Gaza. Je suis partie à Gaza en réponse à l’appel des organisations du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, de la Coordination Inter Associative pour la Palestine qui regroupe plus de 60 organisations, et de l’Association pour le Développement de la Santé des Femmes. Notre délégation de solidarité et d’assistance médicale composée de médecins, infirmières, juristes, responsables politiques et associatifs avait pour but d’apporter une assistance médicale et de participer au travail d’investigation sur les crimes de guerre caractérisés commis par l’armée israélienne. Il me semblait important comme infirmière de mettre mes compétences professionnelles au service des Palestiniens, comme citoyenne de manifester ma solidarité à des gens victimes de traitements inhumains, et comme membre d’une organisation solidaire des Palestiniens, d’être avec eux à un moment où ils étaient si isolés et où leur situation était si difficile. En fait nous sommes arrivés au moment où la trêve était déclarée et du coup, notre mission s’est orientée essentiellement vers un recueil de témoignages afin d’étayer la demande de plainte auprès de la Cour Pénale Internationale. La délégation qui a réclamé et obtenu le soutien du Ministère des Affaires Etrangères français était composée de : Abdelaziz Yassine BENJELLOUN TOUIMI, Orthopédiste, Elena ALFARO, infirmière, Sylvette ROUGIER, infirmière, Mathieu BEURIER, secouriste, Philippe PASCAL, Président de Rencontre Africaine, Mireille MENDES-FRANCE, juriste, Daniel VOGUET, avocat, Jacques FATH, responsable des relations internationales du PCF, Alima BOUMEDIENNE THIERY, sénatrice (Les Verts), Samir ABDALLAH, cinéaste, Khéridine MABROUK, grapsalam Que dire de ce séjour pour ne pas faire jouer seulement l’émotion ? 1 - Les destructions : Nous sommes entrés à Gaza par Rafah au sud le mardi 20 janvier. Le cessez-le-feu est entré officiellement en vigueur l’avant-veille. Quand nous arrivons vers 8 heures, une petite file est déjà formée, attendant le bon vouloir des soldats égyptiens pour ouvrir la porte. Au fil des 5 heures que nous passerons là, cette file grossira considérablement. Constituée de journalistes de toutes nationalités, mais aussi de Palestiniens absents au moment de la guerre et qui voudraient bien rentrer chez eux, constater les dégâts. Ainsi un jeune homme attend depuis 14 jours, une femme chargée de paquets attend depuis 48 heures. Elle sait que sa maison a été détruite et pleure en silence, s’essuyant les yeux avec son voile blanc. Il n’y a rien à faire au terminal de Rafah. On patiente en buvant thé ou café que sert un bar de fortune judicieusement installé là. Des taxis attendent les éventuels sortants ou les refoulés pour les remmener en Egypte. Nous voyons beaucoup d’ambulances sortir de Gaza et on nous dit qu’elles évacuent les grands blessés vers des hôpitaux égyptiens. Beaucoup d’ambulances orange entrent également, dons des pays arabes semble t’il. Sans doute pour racheter leur conduite pendant la guerre ! Un rapide contrôle avant de passer la grille puis elles seront stockées dans la cour avant d’obtenir le droit d’entrer à Gaza. Des convois humanitaires décorés de banderoles de solidarité entrent et suivent le même chemin. Finalement, nous profitons de l’arrivée de la délégation du Ministère des Affaires étrangères français et de la présence du représentant de l’Ambassade pour entrer et subir le contrôle tatillon de la bureaucratie égyptienne qui nous retiendra encore 1 heure après nous avoir fait signer une décharge de responsabilité. Enfin nous entrons à Gaza. Le responsable palestinien de l’UNRWA pour le sud et le centre de Gaza, Awad Ale nous accueille par ses mots : « les Arabes ont bu à notre santé. Nous sommes contents que vous soyez venus ». Nous allons alors passer 4 jours à constater l’ampleur des dégâts, en sa compagnie et celle d’Abdel Abed Al Halim, responsable du Centre Palestinien des Droits de l’Homme de Khan Younes . Nous sommes allés à Rafah, Khan Younes, Azbet Abed Rabo dans le district de Jabaliya, Gaza ville, Al Atatra au nord ouest de Gaza près de Beit Lahia, Zeitun, quartier sud est de Gaza ville, Khuzaa à la frontière sud est de la Bande de Gaza. Partout la désolation règne comme en France après la tempête ou comme après un tremblement de terre ou untsunami. Sauf que là, il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle, mais volontaire, pratiquée de sang froid et avec un cynisme incroyable par une des armées les plus puissantes du monde, sous les yeux et en direct de tous. La route Salah Eddine qui traverse du sud au nord la bande de Gaza et qui était asphaltée est transformée en chemin de terre aux innombrables nids de poule. Partout le même spectacle de maisons démolies, « bulldozées », sauvagement malaxées avec la terre ne laissant aucune possibilité de récupérer quoi que ce soit à ses occupants. Les zones agricoles sont ravagées en profondeur rendant leur remise en culture quasi impossible. On dirait Verdun mais dans une zone habitée et, qui plus est, une des plus denses au monde. Les maisons les moins détruites laissent apparaître des restes de vie : un livre d’école, des pages d’un Coran, des fauteuils, des lits, des vêtements, des instruments de cuisine, des jouets. Ailleurs tout est noirci par le feu des bombes incendiaires ou au phosphore. D’ailleurs celui-ci brûle encore et répand partout son odeur âcre. On trouve aussi des morceaux d’obus éclatés. Dans certains endroits, les cadavres des bêtes, chèvres, ânes, poules, pourrissent à l’air libre et l’odeur de décomposition provoque la nausée. Les canalisations sont éventrées. L’eau est coupée en de nombreux endroits et les gens font des réserves dans des bidons plastiques. L’électricité est réservée à ceux qui possèdent des générateurs. Le gaz n’est plus livré et les habitants ont du inventer des systèmes de propulsion de gazole ou kérosène avec des pulvérisateurs pour cuisiner. Le bois est devenu une denrée très recherchée et nous assisterons à une dispute pour s’approprier des restes d’une maison. Partout les gens chassés par les bombardements reviennent pour tenter de récupérer ce qui peut l’être, constater les dégâts, ou simplement s’asseoir sur ce qui était leur maison et n’est plus qu’un tas de gravats. Un chassé croisé incessant de charrettes, motos, voitures au chargement branlant et hétéroclite se bouscule sur les routes et les chemins défoncés. Tous les Palestiniens que nous rencontrerons ont des histoires terribles à raconter : enfants, femmes, hommes, tués à bout portant, y compris ceux qui portaient un drapeau blanc, tirs sans sommation, arrestation des hommes jeunes et matraquages systématiques. Enfants, femmes, hommes, écrabouillés dans la destruction de leurs maisons. Ambulances empêchées d’arriver sur les lieux. Morts qui ne peuvent être ensevelis. Houssam du village d’Azbet Abed Rabo dont l’usine de céramique et la maison ont été entièrement dévastées en même temps que 5 autres maisons voisines et 2 taxis nous dira « ils peuvent faire ce qu’ils veulent, on sera toujours là. Il faut le dire au monde entier. Ils peuvent lancer des bombes atomiques, il y aura toujours un Palestinien qui sortira pour réclamer ses droits. » Omar, du village d’Atatra au nord ouest de Gaza, est étudiant infirmier. Le regard hébété il nous raconte comment sa maison a été rasée après que lui et toute sa famille aient été enfermés pendant 6 heures dedans. Sa mère et sa soeur sont sorties avec un drapeau blanc. Les soldats israéliens les ont tuées à bout portant puis ils ont rassemblé les autres membres de la famille dans une école, avant d’emmener les hommes nus et yeux bandés. Ils resteront prisonniers 10 jours, subissant un matraquage en règle. Des pressions sont exercées sur eux pour qu’ils dénoncent des activistes : offre d’argent, menaces, mises en présence de filles pour provoquer une érection et prendre des photos ... Omar aura le bras et des côtes cassés, il porte un bandage sur la tête et a un oeil tuméfié. A son retour il trouvera sa maison détruite et est maintenant obligé de louer un logement. Un autre jeune homme nous raconte comment alors que lui était parti chez un oncle, il entend une explosion et voit sa maison prendre feu. Son père et 4 frères sont tués, sa mère, sa belle-soeur et 2 autres frères sont blessés. Les soldats ne laisseront pas les ambulances approcher. Quand ils voudront essayer d’évacuer les blessés sur des charrettes, ses 2 cousins seront tués à bout portant puis les soldats viendront bulldozer corps et charrettes. Il faudra aux survivants attendre 14 jours pour trier les restes humains et les enterrer. Nombre de maisons ont servi de bastions à l’armée israélienne une fois entrée par terre ou parachutage, en témoignent les douilles des cartouches, les restes de boîtes de conserves, les graffitis sur les murs en anglais ou en mauvais arabe : « Israël pour toujours » « de la part de l’armée israélienne, nous sommes désolés », « t’as un beau slip ». Un vieux monsieur très digne dont la maison a été bombardée 15 heures d’affilé et qui a survécu par miracle en comptant toutes les secondes de cette nuit infernale, nous dit vouloir envoyer un message au peuple français : « Ayez pitié des enfants. Pas avec de l’argent, mais avec des sentiments. Quelle est notre faute ? L’Europe a voulu régler le problème des juifs avec les nazis en nous en faisant payer le prix. Nous sommes ouverts à la paix juste en 2 parties, pas entre un cavalier et son cheval ». Il loge maintenant chez son beau-frère. Il ne demande pas d’armes pour se venger mais de l’amour, une révolution d’amour au sein des Palestiniens et du monde entier. Lorsque nous arrivons à Zeitun, quartier sud est de la ville de Gaza, une grande tente est dressée pour les condoléances. On nous accueille avec la tasse de café très fort. 36 membres de la même famille ont été tués, des enfants ont été tués dans les bras de leurs mères. Les gens nous disent que les Israéliens laissent toujours quelques survivants pour raconter aux autres et les terroriser. C’est ce qu’ils ont fait en 48, en 56 ou en 67. A Khuzaa, à moins de 400 mètres de la frontière sud est avec Israël, le quartier est plutôt résidentiel : de grandes maisons non mitoyennes, entourées de jardins. Les F16 ont bombardé sans sommation puis les soldats ont tiré sur les gens qui essayaient de fuir leur maison. Les hommes jeunes seront emmenés et tabassés avant d’être relâchés. D’autres seront rassemblés dans une école de l’UNRWA qui sera bombardée. Le long du couloir Philadelphie qui sépare Gaza de la frontière égyptienne, nous découvrons l’entrée des tunnels qui ont permis d’alléger quelque peu le blocus imposé par le monde entier à Gaza. Aujourd’hui, toute cette région est dévastée, éventrée, labourée. Nous marchons au milieu de débris de toutes sortes qui peuvent encore faire du dégât : fil de fer, morceau de bois, de béton, les tunnels eux-mêmes rendus fragiles par les bombardements risquent de s’effondrer. L’agitation règne cependant chacun s’activant à récupérer ou à reconstruire ce qui peut l’être. « Ils ont détruits 10 tunnels, nous en reconstruirons 100 » nous disent rageusement les Palestiniens. Ce qui frappe également, c’est la volonté de détruire systématiquement non seulement les gens, mais tout ce qui peut servir à la vie, c’est-à-dire, toutes les infrastructures économiques, sociales et administratives. Les terres agricoles, les usines, les écoles, les lieux de culte, les bâtiments publics, les hôpitaux ... rien n’est laissé intact. Ainsi les Palestiniens non seulement ont souffert de la guerre mais ils vont continuer à souffrir des conséquences de celle-ci puisque tout est détruit, démoli voir stérilisé pour de longues années. Ca et là, les gens essaient de récupérer les légumes et les fruits qui peuvent l’être : carottes, concombres, fraises, citrons, oranges prennent ainsi prématurément le chemin des commerces, arrachés aux butes de terre dévastatrices des bulldozers. Le long de la côte, les navires de guerre israéliens patrouillent en permanence et tirent sur les barques des pêcheurs. Les deux nuits que nous avons passées à Gaza ville ont été écourtées vers 5 heures du matin par des détonations de canons et des salves de mitraillettes. On entendait non seulement les détonations, mais on voyait aussi les bombes exploser dans l’eau, pas très loin de la plage. 2 Palestiniens seront blessés pendant notre séjour. L’usine de conserverie de Gaza ville est entièrement détruite. Dans les quartiers relativement épargnés, la vie reprend, créant un climat un peu surréaliste : là on va chez le coiffeur, à côté d’un quartier dévasté. Ailleurs ont déblaye les gravats, ou on reconstruit un mur. La volonté de vivre semble plus forte que tout. Nous avons rencontré des médecins et des militants des droits de l’homme. La description qu’ils nous font des blessés et des morts nous laissera sans voix : corps déchiquetés, brûlés, sectionnés, découpés, mutilés par les obus. Tous les types d’armes ont été utilisés faisant chacun leurs blessures spécifiques : explosifs traditionnels par voie aérienne, maritime et terrestre, phosphore blanc provoquant des brûlures, gaz toxique provoquant agitation nerveuse et suffocation, gaz pestilentiels, bombes à souffle qui ne font pas de bruit mais créent des hémorragies internes, balles à fragmentation qui font entrer de multiples éclats dans les corps et font des délabrements importants. Pendant toute la crise, les soins ont été dispensés gratuitement. Israël a laissé passer quelques convois humanitaires permettant de refaire les stocks, mais il a manqué de beaucoup de médicaments notamment des antibiotiques et analgésiques. La plupart des personnels des hôpitaux et centres de secours sont restés sur place pendant les 23 jours de l’agression ne dormant que quelques heures par jour. De nombreux volontaires sont venus les rejoindre. Nous sommes admiratifs devant la manière dont cette crise a été gérée : 3 jours après le cessez-le-feu, il ne reste rien de l’agitation des jours précédents, les centres de soins sont calmes, les gros blessés ont été évacués à l’étranger, les autres sont répartis dans les différents centres en fonction des soins postopératoires qu’ils doivent subir. Aujourd’hui des blessés continuent à arriver. Ce sont ceux, notamment des enfants, qui ont manipulé des bombes non encore explosées, et ceux qui se blessent en essayant de récupérer ce qui peut l’être dans leur maison défoncée. J’ai passé une partie de la journée du vendredi avec les urgentistes de l’hôpital du PRCS de Khan Younes. Comme c’était jour de repos, il n’y avait pas de programme opératoire et nous avons discuté avec les 3 jeunes infirmiers (le plus vieux a 22 ans), et les médecins de garde en buvant thé sur thé. Tous m’ont dit leur désir d’avoir une vie normale, de ne plus trembler pour eux ou leurs familles, leur désir de fuir l’enfer de Gaza et en même temps leur envie de voir leur pays libre. Comment oublier Hossam, infirmier de 21 ans, débordant de vitalité mais dont les yeux reflètent une telle tristesse dès qu’il cesse de faire le clown, qui me demande de la cacher dans mon sac à dos pour l’emmener en France ? Comment oublier les traits tirés du Dr Ahmed qui voudrait fuir loin d’ici et puis, se reprenant, dire que non il ne veut pas abandonner son pays mais voudrait 3 semaines de repos avant de revenir ? A 19 heures, nous avons aidé une femme à accoucher, des jumeaux, ses premiers enfants, par césarienne. Ainsi la vie continue. 2 chirurgiens, un pédiatre et 2 infirmiers s’activent autour de la jeune femme. Je sens bien que cette équipe est habituée à travailler dans l’urgence : peu de paroles, des gestes rapides, sans réelle tendresse, mais précis. Moins d’une ½ heure après l’installation de la jeune femme sur la table, les deux petits garçons sont sortis et mis sous les lampes. Une autre ½ heure et la maman remonte dans la chambre ! Deux nouveaux petits Palestiniens vont avoir à affronter les dures conditions de la vie à Gaza. L’image des couveuses ouatées de l’hôpital de Poitiers me traverse l’esprit et je dois dire que j’avais la gorge serrée en contemplant ces petits êtres poussant leurs premiers cris dans des conditions aussi précaires. 2 - Le bilan Plus d’un million de tonnes de bombes et d’explosifs a été déversé sur les 360 km² du territoire gazaoui, soit environ 5 kg de bombe au m². Le PCHR a fait le récapitulatif de ces journées qui ont ensanglanté Gaza du 27 décembre au 18 janvier : Des familles entières ont été tuées. Les femmes et les enfants constituent plus de 43 % des victimes. Les infrastructures, les terres cultivées, les maisons et les bâtiments collectifs ont été entièrement détruits. 1 285 Palestiniens ont été tués parmi eux : 895 civils dont 280 enfants et 111 femmes et 167 membres de la police civile ; 4 336 Palestiniens, pour la plupart des civils, ont été blessés dont 1 133 enfants et 735 femmes ; Nizar Rayan et Sa’id Siam, responsables militaire et politique, ont été exécutés avec des membres de leurs familles sans jugement préalable Les destructions de maisons dues aux bombardements et aux tirs d’artillerie ont entraîné la mort de familles entières et de blessés à vie. Les FOI (Forces d’occupation israéliennes) ont attaqué ambulances et véhicules de la défense civile et des services de secours 2 400 maisons ont été entièrement détruites dont 490 par bombardements aériens 28 lieux publics incluant les bâtiments des ministères, des municipalités, des conseils régionaux, du Conseil législatif et des ports de pêche ont été détruits 21 chantiers incluant des cafétérias des salles de mariage, des hôtels et des aménagements touristiques ont été détruits 30 mosquées ont été totalement détruites, 15 autres, partiellement Les bureaux de 10 organisations caritatives ont été détruits 121 ateliers industriels et commerces ont été détruits, 200 autres, endommagés 5 usines à béton et une production de jus de fruit ont été détruites 60 postes de police et commissariats ont été détruits 5 immeubles abritant des médias et 2 assurant des soins médicaux sont détruits 29 établissements à vocation éducative ont été totalement ou partiellement détruits Des centaines d’hectares de terres cultivées ont été défoncées. 3 - Et maintenant ? Pour tous les gens que nous avons rencontrés, notre venue est capitale. Elle montre non seulement qu’ils ne sont pas seuls, mais elle leur donne l’espoir qu’au retour nos témoignages aideront à faire parler la justice. L’agression a permis de renforcer l’unité des différents partis sur le terrain. Le Hamas n’était pas seul à résister. Tous ont combattu ensemble. Et tous ont souligné la volonté délibérée d’Israël de s’en prendre aux civils et aux infrastructures. Ils ont aussi montré du doigt la responsabilité de l’UE qui, en renforçant ses accords de coopération avec Israël, lui a en fait donné quitus pour commettre son agression. Nous avons rencontré le ministre de la santé, le Docteur Naïm. Pour lui cette guerre n’est qu’un aspect aigu d’une situation qui dure depuis plus de 60 ans. Elle est la conséquence logique du processus de paix entamé avec l’ennemi sioniste et qui n’a abouti qu’à plus de colonies, plus de check points, de nouveaux massacres, la construction du mur ... et a laissé les Palestiniens déçus et frustrés. Il revient aussi sur les élections de 2006 dont le déroulement a été jugé démocratique par tous les observateurs, mais dont les résultats non conformes aux souhaits des USA, d’Israël et des Européens, a entrainé le blocus inique avec des conséquences sur tous les plans de la vie quotidienne, transformant Gaza en une vaste prison. Il réaffirme que ce ne sont pas les Palestiniens qui sont les agresseurs mais bien le blocus et l’occupation. La communauté internationale et le clan occidental en particulier sont tombés bien bas en refusant de lever le petit doigt ou en reportant la responsabilité sur la victime. Ban Ki Moon est venu à Gaza la veille de notre rencontre. Il a visité les locaux de l’UNRWA dévastés par les bombes israéliennes, mais n’a rencontré aucune famille palestinienne. Pour le Ministre, seules les manifestations des gens ayant encore un peu de conscience peuvent faire changer les choses. Il ajoute en riant que certains ont proposé au Venezuela et à la Bolivie de faire partie de la Ligue arabe pour la faire évoluer ! Et plus sérieux, il souligne que la position de ces deux pays qui ont renvoyé l’ambassadeur d’Israël, montre bien qu’il ne s’agit pas d’une question relative à l’islam mais de justice humaine. Pour tous il est clair que Mahmoud Abbas s’est comporté comme un vulgaire collabo et n’a plus de crédibilité. Le souhait majoritaire semble d’aller vers un gouvernement transitoire d’union avec deux objectifs : Briser le siège et éliminer la corruption Préparer des élections démocratiques dont les résultats seraient reconnus et acceptés par tous. D’autre part, les Palestiniens nous demandent de tout mettre en oeuvre pour poursuivre en justice les criminels de guerre, et faire qu’ils ne puissent plus se promener impunément. Leur credo n’est pas le choc des civilisations mais les droits de tous les êtres humains, la coopération entre tous, la complémentarité des civilisations. Et tous nous diront « c’est à vous, société civile de nous donner quelque espoir pour continuer à croire aux valeurs de liberté, égalité, fraternité. Sinon nous allons perdre confiance en l’autre partie et nous irons vers une radicalisation. C’est à vous de briser ce cercle vicieux. » De retour de là-bas, et parce que les yeux noirs des enfants sales et pieds nus sur les ruines de leurs maisons ne me quittent plus, je me dis que oui, nous devons tout mettre en oeuvre pour refuser la vision manichéenne du bien et du mal et redonner sa place au Droit pour le règlement des conflits sous peine de voir se recommencer des carnages comme celui de Gaza. 26 janvier 2009 - Sylvette
Voyager à la Réunion au mois de septembre? English translation pending
by Germaine93 · 2009-01-30 · 9 replies
🙂Bonjour, Je commence à préparer un voyage pour septembre 2010 à la Réunion, et j'aimerais savoir si à cette période il ya des sites fermés, puisqu'on parle de la fin de l'hiver ... Réunionnais (évidemment😉) là-bas. J'ai bien noté qu'il fallait mieux louer une voiture pour se déplacer dans l'ïle. Pour l'instant je monte ce voyage seule : est-ce risqué de s'aventurer dans des randonnées à l'intérieurs des terres ? (J'ai vu des bouqins alléchants qu'édite la FFR sur des circuits de petites et grandes randonnées) En "trucs-incontournables-à-ne-manquer" : dites-moi tout !!! Et l'ïle Maurice, que pouvez-vous me conseiller d'aller voir. Je suis pas une grosse sportive mais j'aime bouger, je suis pas trop plage, quoique pour se reposer de temps en temps ... Y a t-il des sites sympas sinon ? Merci pour toutes vos réponses
Meilleur itinéraire pour aller de Toulouse vers la Croatie? English translation pending
by Artagnan · 2009-01-30 · 9 replies
quel est le meilleur itinéraire pour aller de toulouse en croatie ? Merci

O R ( artagnan)
Avis sur circuit de seize jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Paranoramix · 2009-01-26 · 14 replies
Bonjour,

Voici mon premier message sur le forum, que je parcours néanmoins depuis plusieurs semaines, afin de préparer au mieux mon futur (et premier) voyages aux Etats-Unis.

Je vais y aller en couple, en septembre (on a prévu du 13 au 29 septembre 2009), et après réflexion, nous sommes parvenus à définir un itinéraire. Le voici. J'y ajoute comment je vois les choses :)

J1 : Arrivée à Phoenix (à priori, en fin de journée). J2 : Route entre Phoenix et Grand Canyon Village. On compte partir dans la matinée de Phoenix, pour être rapidement au Grand Canyon. Mais avec le décalage horaire, je ne sais pas si on va trop pouvoir profiter de cette journée... J3 : Balades et randonnées au Grand Canyon. Toute la journée pour randonner dans le grand canyon. J4 : Route entre Grand Canyon Village et Page. On va également essayer de partir tôt le matin pour être en fin de matinée à Page, et ainsi faire une balade sur le lac dans l'après midi. J5 : Route entre Page et Monument Valley. On commencera par faire la visite de Antelope Canyon, puis dans le courant de l'après midi, on prendra la route en direction de Monument Valley. Apparemment, on peut faire du camping (matériel fourni) pour profiter du coucher/lever du soleil. J6 : Route entre Monument Valley et Moab. Départ en milieu de matinée de Monument Valley, direction Moab, pour avoir l'après midi disponible pour visiter le Dead Horse Point. J7 : Découverte du Arches National Park. Journée consacrée entièrement à la visite du Arches National Park. On reste sur Moab le soir. J8 : Route entre Moab et Bryce Canyon National Park. On part de Moab pour aller au Bryce Canyon National Park. J9 : Découverte de Bryce Canyon National Park. Journée consacrée à découvrir le Bryce Canyon National Park. J10 : Route de Bryce National Park à Las Vegas. Las Vegas constitue simplement une étape dans notre circuit. On veut juste voir de nuit à quoi ça ressemble :) J11 : Route de Las Vegas à Death Valley. Bon là, c'est pour en avoir plein les yeux avec ce désert de sel. J12 : Route de Death Valley à Yosemite National Park. La distance entre les deux endroits est assez importante, mais on traverse la death valley donc en même temps, on visite. J13 : Découverte du Yosemite National Park. Journée destinée à la découverte de ce parc national J14 : Route de Yosemite National Park à San Francisco. Encore une longue étape qui devrait nous faire arriver en fin de journée à SF. J15 : Visite de San Francisco. On se concentre sur les parties touristiques de la ville. J16 : On prend l'avion pour rentrer en France... snif :'(

Voilà ce qu'on a prévu. On est conscient que l'on zappe quelques parcs nationaux (Canyonland, Zion, ...) mais c'est vrai qu'on veut pouvoir se poser pour découvrir quelques parcs. Cependant, on n'a peut-être pas choisit les plus intéressants à visiter. Donc si vous avez des suggestions, elles sont bienvenues.

Ensuite, question organisation, nous avons commencé à démarcher les agences de voyage pour les réservations d'hotels et de voiture. Est-ce vraiment indispensable, ou plutôt, est-ce difficile de se débrouiller soi-même pour les réservations des hôtels et de la voiture.

Combien par jour faut-il compter pour la nouriture ? Je pense qu'on va s'orienter vers des pic-nics lorsqu'on visite les parcs.

Merci pour vos commentaires, suggestions et informations

Gilles

PS : J'oubliais de dire que l'on peut se permettre de raccourcir/allonger notre circuit de 1 ou 2 jours...
Itinéraire au départ de Denver: Glacier et après? English translation pending
by Cdja · 2009-01-19 · 19 replies
Nous envisageons de partir de Denver Passer par les Badlands, Custer Park, Bighorn Mountains, et quelques diversions sur cette route, puis aller > Glacier Passer 4 jours dans le secteur de Glacier et redescendre vers Denver ? ou repartir par Seattle en passant une petite semaine dans l'état de Washington ? Ou bien c'est trop ambitieux (une vingtaine de jours maxi) Merci
Avis sur programme de trois semaines dans l'ouest des Etats-Unis en famille English translation pending
by Yabi · 2009-01-04 · 21 replies
Bonjour à toutes/tous,

Ben voilà c'est fait, ça faisait quelques temps que l'on y pensait mais maintenant c'est fait nous avons nos billet d'avion pour les USA. Nous avons pris nos billet au tout début des promo chez Connections à 550 € pour Bruxelles - San Fransisco / Los Angeles - Bruxelles.

Pour situer le context ce voyage sera notre "grand voyage" avec les enfants, les deux plus grandes ne seront probablement plus avec nous l'année prochaine). Nous seront donc deux adultes et trois ados (18, 17 et 14). La gente féminine est plus villes et plages mais nous souhaitons voir un maximum de parcs. Dur-dur de combler tout le monde.

Après consultation de différents sites web et de ce forum je suis arrivé au programme ci-dessous. J'ai conscience que certaine journées sont fort (trop) chargée mais c'est pas évident de faire un parcour qui tient la route (c'est le cas de le dire).

Ma première question est donc relative au programme (rien n'est encore réservé donc il est encore possible de changer):y a-t-il de gros bug (timing, choses oubliées ou inutiles) et est-ce faisable sans finir sur les genoux?j'ai déjà fait un premier repérage pour les logements, à nouveau y en a-t-il à éviter ou avez-vous d'autres à conseiller?Voici le programme:

Day | Weekday |road (km)|trail (km)|Tot. (km)|Time J 01 | lun 03 août | AM: BXL - Washington PM: Washington - SF + SF Night: Marina Motel, Lombard St (SF) J 02 | mar 04 août AM: SF PM: SF Night: Marina Motel, Lombard St (SF) J 03 | mer 05 août AM: SF PM: SF Night: Marina Motel, Lombard St (SF) J 04 | jeu 06 août | 243 | 0 | 243 | 3h35 AM: SF PM: Monterey Night: Big Sur Lodge (Big Sur) J 05 | ven 07 août | 405 | 0 | 405 | 5h10 AM: -> Yosemite PM: Yosemite Night: Bridalveil Creek Campground (Yosemite) J 06 | sam 08 août | 251 | 0 | 251 | 4h00 AM: Yosemite - Bodie PM: Mono - June Lake Loop Night: Mammoth Country Inn (Mammoth) J 07 | dim 09 août | 226 | 387 | 613 | 9h00 AM: -> DV + DV PM: DV Night: Mahogany Flat Campground (DV) J 08 | lun 10 août | 400 | 0 | 400 | 6h45 AM: DV PM: DV + -> LV Night: Bill's Gamblin' Hall & Saloon or Excalibur or Luxor (LV) J 09 | mar 11 août | 315 | 0 | 315 | 4h00 AM: LV PM: LV + Fire Night: Terrace BrookLodge (family app.) (Springdales) J 10 | mer 12 août | 141 | 0 | 141 | 2h10 AM: Zion PM: Bryce C. Night: Bryce Canyon Lodge (bungalows) (Bryce Canyon) J 11 | jeu 13 août | 67 | 80 | 147 | 4h00 AM: Kodachrome + L. Powell PM: L. Powell + Antelope C. Night: Bashful Bob's Motel (Page) J 12 | ven 14 août | 237 | 32 | 269 | 3h30 AM: MV PM: Goosenecks + V. Gods Night: San Juan Inn (Mexican Hat) or Valley of the Gods B&B J 13 | sam 15 août | 315 | 74 | 389 | 9h00 AM: -> Bullfrog + Burr Trail PM: Capitol Reef Night: Capitol Reef Inn (Torrey) J 14 | dim 16 août | 315 | 0 | 315 | 5h10 AM: Goblin V. + Arches PM: Arches + Dead Horse Night: Dead Horse Point Campground J 15 | lun 17 août | 150 | 0 | 150 | 6h00 AM: Canyonland PM: Canyonland + Moab Night: Dead Horse Point Campground J 16 | mar 18 août | 406 | 0 | 406 | 4h30 AM: -> Four Corner PM: Canyon of Chelly Night: Cottonwood Campground (Canyon of Chelly) J 17 | mer 19 août | 506 | 0 | 506 | 7h40 AM: Ganado + Navajo PM: Hopi + GC North Rim Night: Grand Canyon North Lodge (Grand Canyon) J 18 | jeu 20 août | 331 | 16 | 347 | 4h40 AM: GC North Rim PM: GC + -> Flagstaff Night: Watherford Hotel (Flagstaff) J 19 | ven 21 août | 454 | 37 | 491 | 6h20 AM: Rd 66 PM: Rd 66 + Mojave Night: Mid Hills Campground (Mojave) J 20 | sam 22 août | 368 | 0 | 368 | 5h00 AM: Mojave -> LA PM: LA Night: Sea Shore Motel (LA) J 21 | dim 23 août AM: LA PM: LA Night: Sea Shore Motel (LA) J 22 | lun 24 août AM: LA PM: LA Night: Sea Shore Motel (LA) J 23 | mar 25 août AM: LA PM: LA Night: La Quinta Inn & Suites LAX (LA) J 24 | mer 26 août AM: LA - Washington PM: Washington - BXL Night: J 25 | jeu 27 août AM: BXL

Ma seconde question est relative à la faisabilité en 4x4 de certaine pistes.

Nous seront probablement en Grand Cherokee ou peut-être en Durango (en fonction des prix).

Mes interrogations concernent: L'accès nord de DV (Big Pine Rd ou Dead Valley Rd selon): DV_01.jpg - je viens de lire le post de Grisemot de cet après-midi concernant ce point donc c'est OK (mais si d'autres l'on faite je suis toujours preneur d'info) Le Burr trail (là j'ai trouvé un post expliquant de commancer par Bullfrog pour ne pas être bloqué le cas échéant par la traversée du wash) La liaison entre Kodachrome Bassin et Page par CottonWood Canyon Rd: Cottonwood C. Rd_01.jpg La liaison vers Capitol Reef: CR_01.jpg

Merci aux courageux qui ont lu jusqu'au bout et encore plus à ceux qui pourront éclairer notre lanterne.

PS: J'ai pas trouvé comment intégrer les images dans le corps du document donc elles sont attachées, sorry.

A bientôt
Égypte: pyramides, dunes et dromadaire... avec un enfant de 10 ans! English translation pending
by Natyvette · 2009-01-03 · 21 replies
🤪Bonjour,

Mon fils de 10 ans souhaiterait aller en Egypte. Voici les 3 mots clés prononcés : pyramides + dunes + dromadaire! Je commence mes investigations pour un circuit pdt les vacances scolaires (probablement la toussaint). Je pense qu'un voyage d'environ 10 à 12 jours en petit groupe orienté sur les familles serait idéal. Le tout est de trouver un TO qui propose cette formule avec visite des pyramides + petit circuit désert -mais où y a t-il des dunes? sur les photos du désert blanc, je n'en vois pas-, + une ballade en dromadaire mais pas un trek, trop sportif, 1 à 2 h de ballade à pied + dromadaire maxi par jour, bref la quadrature du cercle? Si vous avez des tuyaux ou d'autres idées, merci.
Circuit de vingt-quatre jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Adrien51 · 2009-01-01 · 22 replies
Bonjour à tous!!! Ceci va être mon premier voyage aux Etats Unis (et c'est mon premier post aussi 😛) et après avoir potassé de nombreuses heures les différents posts sur ce sujet, c'est à mon tour de vous proposer la synthèse de mon itinéraire.

Pour information je partirai avec mon amie et nos intérets étant diverses et variés on a essayé d'alterner les visites des parcs (petites balades+points de vues) mais aussi la visite de villes intéressantes (SF, LV et LA) et les baignades (piscine, lacs & pacifique)

J'ai essayé d'être le plus cohérent possible pour cela en plus du forum je me suis aidé du guide du routard (parcs ouest)mais les livres ne suffisent pas forcément à se faire une idée précise...🙂

Merci de me dire ce que vous en pensez et si possible de répondre à mes interrogations (cf ci dessous)

Auto-tour Juillet 2009 24 jours et 26 nuits

J1 Arrivée Samedi 4 18H50: Las Vegas : Repos

J2 Dim 5 : Programme : Repos / Balades / piscine / magasins outlets / Casino / Las Vegas spectacles

J3 Lundi 6 : Programme : Repos / Balades / piscine / magasins outlets / Casino / Las Vegas spectacles

J4 Mardi 7 : Route pour GC : (4h25 277miles soit 433km) Faire sur la route Hoover dam, Chloride, kingman ? (est-ce utile ?) Arriver fin d’aprem pour voir le coucher de soleil. Hotel sur GC.

J5 Mercredi 8 : Journée au GC (balades, points de vues…) Route pour Page : 2h30 pour 138 miles (221km) Arriver en début de soirée

J6 Jeudi 9 – Activités : Visites au matin (Antelope canyon upper et lower + barrage). Balades, points de vue, plage au bord du lac avec activités nautiques. (Jet ski ?) Nuit sur Page

J7 Vendredi 10 – Très tôt le matin: Faire Horseshoe Bend; scenic view & Lone rock (baignade possible) Route vers Monument Valley. 2h50 pour 141 miles (225km) Décalage d’horaire entre l’Utah et l’AZ 1h de – ? (à confirmer SVP). Arriver dans l’aprem pour faire le circuit et apprécier le coucher de soleil. Hotel : MV

J 8 Samedi 11 – Programme : A l’aurore : MV au levé du soleil. Le matin direction Goosenecks State Park. Owachomo bridge & Mokee Dugway (bien ?) (visite rapide)‎ Début d’aprem Valley of the Gods Route vers Moab: 1h20 76 miles (122km)

J 9 Dimanche 12 – Programme : Dead Hourse State park / Canyonland : Island in the sky.(ptd de vues + balades)

J 10 Lundi 13 – Programme : Tôt le matin : Arches pour voir le lever du soleil. Nuit à Moab

J 11 Mardi 14 – Départ tôt : Route: Moab – Fruita (Capitol Reef) 2h30 146 miles (235km) Programme : Fin de matinée visite du parc à Capitol Reef : Scenic drive du water Foldpoket (20miles en 2h aller-retour apparemment) Route : Capitol Reef – Bryce (National Scenic Byway 12) 3h20 en 138miles (220km) En soirée : Coucher de soleil si possible. Nuit à Bryce. Journée trop chargée ?

J 12 Mercredi 15 – Visite de Bryce. Route : Bryce – Zion 1h50 88 miles (141 km de parc à parc) Fin d’aprem : Début de la visite du parc.Hôtel : Zion

J 13 Jeudi 16Matin : Continuer la visite du parc de Zion. Route : Zion – Valley of fire 2h20 135 miles (217 km) Visite de la valley de feu (3h environ) Hôtel : Las Vegas

J 14 Vendredi 17 Journée de transition à Las Vegas. « Repos »

J 15 Samedi 18 Route: Las Vegas – Red rock canyon 35 min 25 miles (40 km) Matin : Voir le Red Rock Canyon Route vers death valley. Nuit a death valley

J 16 Dimanche 19 A l’Aurore : Faire le lever de soleil à Zabriskie Point Matin : Finir la visite tôt avant que la chaleur ne soit insupportable!! Route : Vallée de la Mort - Mono Lake 4h35 235 miles (376km) en début de soirée. Lee vining ? Mono lake, Bodie (ville fantôme) Saddlebag lake (balade) Que faire ? (à revoir ?) Hôtel : ?

J 17 Lundi 20 Programme : Journée à Yosémite park par la Tioga Pass: Programme sur 2 jours : balade: vers chutes vernal falls, photos / sequoia geants, coucher de soleil à glacier point… Hotel à yosémite ou alentours

J 18 Mardi 21 Journée à Yosémite park suite Hôtel: ? Entre Yosémite et SF

J 19 Mercredi 22 : Programme sur 3 jours à SF (d’après forum) : Visite de San Francisco. Golden Gate, Alcatraz, Bay Bridge, Union Square, Golden Gate park, Lombard Street, Pier 33, Castro, Haight Ashburry, Sausalito, Russian hill, Coit Tower, fisherman, le cable car, Pier 39 .41.etc ..Embarcadero. Est ce que j’en oublie? Hôtel: San Francisco

J 20 Jeudi 23 & J 21 Vendredi 24 Hôtel: San Francisco

J 22 Samedi 25Route vers Monterrey/Carmel. Aquarium, balades plage. Nuit Monterey

J 23 Dimanche 26Route vers San Louis Obispo. Quel route prendre ? la 1 en passant par big sur ou la 101. Nuit à San lui Obispo

J 24 Lundi 27 & J 25 Mardi 28 Programme sur 2 jours : Manhattan Beach (repos bronzette), le Getty Center - Les Studios Universal Le point de vue sur le HOLLYWOOD - Santa Monica - Les Etoiles Est-ce que j’en oublie ? Hôtel: Los Angeles

J 26 Mercredi 29 : Départ de LA !

Voilà j'ai essayé d'être concis 🙂 d'avance pour vos réponses et à très vite ! ! !
Avis sur itinéraire de deux mois dans l'Ouest américain en mai-juin 2009 English translation pending
by Stanguess747 · 2008-12-06 · 7 replies
Bonjour à Tous,

Je me lance avec un premier itinéraire de notre parcours Ouest USA pour Mai Juin 2009. Plein de remerciements à la communauté des afficionados du sujet Wave master, Sedonax entre autres pour leur magnifique travail ...Vous devriez déjà avoir obtenu la medaille du mérite du US Government pour votre oeuvre. 😉 Tenez moi au courant parce que si ce n'est pas fait je vais leur en parler en passant ... pendant le séjour. 😛

Allez trève de plaisanteries, je voudrais avoir vos lumières à tous sur le parcours, sa faisabilité, les retouches à réaliser et surtout quelques conseils sur les plus belles routes à emprunter, détours, trails, coins (off the beaten track) à ne pas manquer ...

Petit détail, on est deux, plutot sportifs et pour la marche voire la course il n'y a pas de problème, bien au contraire. 😎

Par ailleurs, je suis également preneur de conseils sur les campgrounds ou couchage sauvage sur certains sites à savoir que si le climat le permet nous souahaiterions pouvoir profiter au maximum des sites et dormir le plus souvant possible dehors enfin sous la tente bien sur.🙁

Si vous avez des adresses de Motrel un peu sauvage pas trop touristique, on prend aussi. Un bon lit voire une piscine de temps en temps ça fait pas demal surtout après une bonne marche.😛

Voilà pour le moment je suis sec et puis je vais pas tout vous demander d'un seul coup quand même j'en garde un peu pour le plaisir.😄

J1 : NY; Denver –> Boulder J2 : Boulder J3 : Boulder –> Santa Fe (via Great Sand dunes and Taos) J4 : Santa Fe J5 : Santa Fe –> Bandelier J6 : Bandelier –> Durango (via Aztec Arches 3* 1/2J) J7 : Durango –> Mexican Hat (via Mesa Verde) (Sunset at Monument Valley) J8 : Mexican Hat –> Monticello (via Goose necks – Valley of the gods - Natural Bridges) J9: Monticello –> Moab (via TheNeedles) J10: Moab (Dead Horse Point – Negro Bill Canyon – Island in the sky) J11: Moab (Arches) Dinner at Eddie MCStiff's J12: Moab J13: Moab –> Hanksville (via Goblin Valley) J14: Hanksville –> Torrey J15: Torrey –> Fruita (Camping Upper Cathedral Valley) J16: Fruita –> Boulder J17: Boulder –> Escalante J18: Escalante (Coyote Gulch) J19 :Escalante –> Tropic J20: Tropic (Kodachrome) J21: Tropic (Bryce) J22: Bryce J23: Bryce –> Zion J24: Zion J25: Zion –> Kanab J26: Kanab (CBS CBN) J27: Kanab –> Page (CBS CBN) J28: Page (Canyon X) J29: Page (Antelope Canyons) J30: Page –> Grand Canyon North Rim (via Horse Shoe Bend and North rim) J31: Grand Canyon North Rim –> Grand Canyon Village J32: Grand Canyon –> Sedona J33: Sedona J34: Sedona J35: Sedona –> Havasupai (via Flagstaff and Selligman) J36: Havasupai J37: Havasupai –> Las Vegas J38: Las Vegas –> Mammoth lakes (via Furnace creek) J39: Mammoth Lakes J40: Mammoth Lakes –> Yosemite J41: Yosemite J42: Yosemite J43: Yosemite –> Bruneau Dunes SP (Snake river / raft boat Nconservation area) J44: Bruneau Dunes –> Boise Nforest (via Boise and Idaho city) J45: Boise National Forest (Pine + Featherville) –> Redfish Lake (via Sun Valley & Ketchum) J46: Redfish Lake –> Stanley J47: Stanley (Saw tooth NRA – Stanley Lake) J48: Stanley (Redfish Lake Lodge) J49: Stanley –> Dude Ranch J50: Dude Ranch J51: Dude Ranch J52: Dude Ranch J53: Dude Ranch J54: Dude Ranch –> Yellow Stone J55: Yellow Stone J56: Yellow Stone J57: Yellow Stone –> Grand Teton J58: Grand Teton J59: Grand Teton –> Boulder J60: Boulder –> Denver → NY

Merci à tous et à bientôt

Stan
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (2e partie) English translation pending
by Kashtin · 2008-11-24 · 21 replies
Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴‍☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:

http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html

Deuxième partie

De Canyonlands NP à la Paria Station via Dinosaur NM

1re partie : http://voyageforum.com/...ost=2142246;#2142246

Avant d’arriver à Bluff nous prenons la piste de Valley of the Gods aux alentours de 17 heures. Les monolithes de grès rouge sont vraiment magnifiques dans la lumière du soleil couchant, le ciel bleu traversé par des cumulus des plus photogéniques. Toujours les Pricklepoppies aux grandes fleurs blanches de pavot, comme du papier crépon.













Church Rock, le long de la Hwy 191, et les La Sal Mountains en arrière-plan... Dans les années 20, les fidèles du culte de Marie Ogden s'étaient mis en tête d'en faire une église et donc d'en creuser entièrement l'intérieur (d'où l'ouverture qu'on aperçoit à sa base)!! Le projet fut définitivement abandonné en 1949, alors qu'il ne restait plus que huit membres...



Bluff, 18 h 45, nous voici au Desert Rose Inn pour la troisième fois. Nous sommes cette fois-ci sur l’arrière et la falaise ocre-rouge. Belle chambre (110 $), mais ni réfrigérateur ni micro-ondes.

Jeudi 15 mai

Pas de petit déjeuner au motel… Nous avalons un thé et une banane et partons sous un ciel gris et un froid toujours polaire. On ne se croirait vraiment pas dans l’Ouest au mois de mai. A Monticello, le vent violent nous oblige à enfiler pulls et blousons polaires pour aller faire quelques courses au Blue Mountain Foods, le supermarché du coin. L’essence est de plus en plus chère : de 3, 45 $ en Arizona (contre 3, 69 en Californie), elle est passée à 3, 89 $ en Utah. Les Needles ne sont pas tout près de Bluff, environ 150 kilomètres, et en prenant notre temps nous arrivons à la cahute des rangers en fin de matinée. Au passage nous remarquons que le petit camping est déjà plein. Le ciel à présent dégagé est parcouru de gros cumulus blancs. Le « sentier » de Chesler Park (sentier est un bien grand mot du moins à son début puisque uniquement indiqué par des cairns) sinue au milieu des colonnes de grès rouge sombre chapeautées de blanc.







Rencontre imprévue avec un ptérodactyle...



et un monstre marin...



C’est très beau malgré la lumière écrasante du milieu de journée, là encore peu propice à la photo. La piste monte et descend, nombreux genévriers, sable orange, si fin qu’il glisse entre les doigts comme de l’eau.



Nous gravissons le dernier passage dans les rochers, Flat Man’s Misery, avant de découvrir la plaine vaguement herbeuse en cette saison qui s’étend de l’autre côté, plantée de monolithes striés.



Sur le chemin du retour nous pique-niquons bien à l’abri du vent sur de longs rochers plats et, nous nous en apercevrons plus tard, oublions en partant le Laguiole d’Alain… Retour au petit parking vers 16 heures



où nous regardons galérer les 4 x 4 qui tentent de passer les cinquante premiers mètres de la piste d’Elephant Hill. Après vingt bonnes minutes pendant lesquelles les pneus ont eu le temps de fumer abondamment, les carrosseries de crier grâce et les occupants de perdre un bon kilo à suer, souffler, pousser et donner mille conseils aux conducteurs, personne n’est découragé… il y a pourtant une plate-forme dans le deuxième virage permettant de revenir à la raison, mais non… Au motel de Moab où nous dormirons, l’Inca Inn (très bien, 67 $), à la sortie nord, une vidéo nous permettra de découvrir la suite de la piste et les difficultés monumentales qui la caractérisent : passages au millimètre près entre deux parois, crevasse qu'il faut aborder en crabe, etc.

Nous faisons réchauffer dans le micro-ondes de l’office du saumon acheté au City Market et mangeons une salade, après avoir fait un tour-souvenir dans Mountain View Drive, la rue de Dave et Kay. Il y a une voiture du Colorado devant la maison.

Vendredi 16 mai

Bon « pain suisse maison » au petit déjeuner de l’Inca Inn. Nous allons prendre de l’essence au City Market (3, 75 $) et un calendrier pour Philippe et Babeth au Visitor Center, passons à la poste puis prenons la 191 North pour voir les pétroglyphes de Sego Canyon à la sortie 185… qui est en fait la 187 ! Je suis vraiment déçue de les avoir ratés… Nous sortons à Loma et prenons la 64 North pour Dinosaur. Là, tout change subitement, nous sommes dans le Colorado, herbe verte, fermes et montagnes. La route qui sur la carte paraissait traverser un paysage de plaine est en fait montagneuse, étroite, déserte et très belle. Un arrêt à White Hands qui nous laisse dubitatifs sur l’âge des pétroglyphes que l’on dirait ripolinés de neuf…



Puis The Guardian, surmonté de nids d'hirondelles...



et The Birds, moins beaux en haut de leur petit chemin.



L’essence est désormais à 4 $ dans le village de Dinosaur… Le réservoir étant à moitié plein, nous n’en prenons pas et filons droit sur le Visitor Center où à l’entrée un panneau avertit le visiteur, histoire de le détendre en randonnant, du danger relatif à un puma qui rôde vers Harper’s Corner Loop Trail. Le parc est non payant.

La route monte… monte…



8000 pieds, de la neige sur l’herbe rase du plateau, un petit lac,



une vue superbe à 360° sur les failles rouges au-dessous, pas un chat à l’horizon.









Harper’s Corner Loop Trail. Pas un chat ici non plus mais peut-être le puma... On emprunte le sentier un peu crispés, même si on se dit qu’on ne risque rien, que ces gros chats sont plus friands des petits enfants que de leurs parents, etc., puis cent mètres plus loin on l’a déjà oublié. Lorsqu’on arrive au bout on a vraiment l’impression d’être à la proue d’un navire. La Green River coule paresseusement tout en bas à bâbord, ses eaux gris-vert renvoyant des reflets métalliques,



lèche la proue,



tandis qu'à tribord un canyon se faufile à travers la roche dorée.



Au retour, rencontre une perdrix rouge à qui notre présence ne coupe pas l'appétit.



La piste qui mène à Echo Park, très pentue au début, garde les traces d’une bataille sévère entre la bentonite mouillée et des pneus de 4 x 4. Tout est sec à présent, mais on considère d’un autre œil les nuages qui se baladent au-dessus de nous… Collines d’argile marron-rouge sur la gauche, veloutées,





puis la piste descend dans un canyon de limestone, Pool Creek Canyon, qui abrite les péthroglyphes du même nom dispersés sur une falaise lisse comme la main – beau pointillisme sur grès –...





Whispering Cave et son courant d’air glacial, et nous débouchons dans la magnifique clairière d’Echo Park surplombée par de hautes parois verticales. Il y a juste deux emplacements de pris, loin l’un de l’autre. L’un, sous les arbres, est occupé depuis semble-t-il un certain temps si on en croit le binz qui entoure le site par un homme à la mine plutôt patibulaire… On fait un tour, puis deux, et on s’installe près de l’entrée à gauche.





Nous faisons du thé puis réchauffons de la soupe, avant de préparer la voiture pour la nuit et de nous glisser dans nos sacs de couchage, toujours sans les Therm-a-Rest que nous avons définitivement abandonnés au profit de la moquette du TrailBlazer. La nuit tombe, la lune presque pleine éclaire les falaises et inonde l’habitacle d’une lumière blanche. L’avantage d’être dans la voiture plutôt que sous la tente, c’est que l’on peut s’endormir le nez dans les étoiles… en attendant de pied ferme les pumas qui ne manqueront pas, nous l’espérons, de venir rôder autour du site.

Samedi 17 mai

Réveil à 5 heures. Tiens, c’est ma fête… Nuit entrecoupée mais belle. La lumière de la lune dessinait au sommet des falaises trois grosses têtes qui veillaient sur nos rêves. Nombreux chants d’oiseaux. Dans la lumière rosée du petit matin, deux cerfs-mulets broutent tout près de la voiture, l’un pas vraiment tranquille, et on le comprend : par intermittence, les cris des coyotes qui se répondent brisent le silence. Des dizaines d’hirondelles volent dans les falaises du soleil levant, tandis qu’un colibri vient picorer les insectes collés sur la carrosserie. C’est à cette occasion que nous découvrirons avec étonnement que lescolibris ne dédaignent pas les protéines animales et que la petite brosse de leur langue balaie aussi bien les insectes que le nectar. Ces oiseaux sont fascinants et c’est toujours un émerveillement de les apercevoir. Leurs battements d’ailes incroyablement rapides, jusqu’à près de 80 fois par seconde, les transforment en petits hélicoptères à plume, leur permettant de faire du sur-place ou de se déplacer de haut en bas ou de droite à gauche, sans oublier la marche arrière ! Ce primitive campground parsemé de genévriers aux baies bleu clair est vraiment idéal, si tranquille, à une bonne cinquantaine de kilomètres du Visitor Center.



C’est ce matin en déjeunant, jour de ma fête donc, que nous nous apercevons que nous avons perdu le laguiole d’Alain, très probablement aux Needles. Premier accroc à cette journée qui s’annonçait si bien…

En nous baladant au pied des falaises...



nous avons la surprise de découvrir une large courbe de la Green River qui mêle ses eaux toujours aussi vertes à celles de la Yampa River, juste là, derrière le bosquet d’arbres.



Nous reprenons la piste en sens inverse mais sous une autre lumière, pétroglyphes, Whispering Cave, puis la route jusqu’à Dinosaur.



Nous voulions couper par la 16 – la Blue Mountain road –, mais on ne savait pas s’il y aurait de l’essence à Jensen et le réservoir n’était pas assez plein pour la partie Utah de Dinosaur. On a donc fait le plein à 3, 99 $ alors qu’à Jensen il y en avait bien et qu’elle était à 3, 72 $.



Le Dinosaur Quarry Visitor Center est installé dans un bâtiment en préfabriqué, l’ancien site, un peu au-dessus, ayant été évacué pour cause de glissement de terrain. Il faut dire qu’il a été curieusement bâti sur les badlands, qui sont tout sauf stables. Contre toute attente, la chaleur est aujourd’hui torride, les locaux nous disent que c’est exceptionnel et que les jours précédents il faisait froid et il pleuvait. Nous crapahutons sur les petits sentiers tracés dans les badlands voisines à la recherche d’un os de dinosaure, mais les seuls que nous ayons vus se trouvent sur les brochures. Comme nous avons la flemme de retourner à la voiture jeter pour la énième fois un œil sur le Photographing the Southwest, nous nous informons auprès d’une ranger de la difficulté de Sound of Silence et de Desert Voices. Elle nous dit que toutes les deux sont very easy and very short. En fait, Sound of Silence est donnée modérée sur les infos des rangers et très difficile en plein cagnard lorsqu’il fait chaud (mais on a vu ça après). A 2 heures, sous une chaleur torride au départ du sentier, la boîte des mini-guides est vide. On lit tout de même les conseils affichés sur les pancartes, toujours les mêmes: un gallon d’eau par jour et par personne. Nous voici donc partis pour environ un mile, avec un simple petit litre d’eau dans le sac à dos, alors que le soleil brûlant est à la verticale… L’endroit est magnifique. Des collines comme de grosses baleines blanches échouées là un jour lointain et désormais fossilisées alternent avec la roche aux couleurs toujours si chaudes qui aujourd’hui contrastent encore plus violemment sur le ciel bleu.



Au bout d’un moment, un doute commence à s’insinuer; on ne fait pas de boucle et pourtant on est à plus d’un mile de l’entrée. Or on n’a déjà plus qu’un demi-litre d’eau car je bois comme un trou... Petit à petit l’angoisse commence à m’attraper, je ne dis rien mais je pense que l’avertissement du début, sur les panneaux, de boire un gallon par jour, annonçait peut-être une longue rando. Le sentier plonge sous le couvert des peupliers et ressort par un étroit passage au milieu de badlands tellement proches les unes des autres qu’on n'a par endroits même pas la place de mettre les deux pieds l’un à côté de l’autre.



La chaleur qui est renvoyée est de plus en plus forte, la vue totalement bouchée, on déambule au milieu de ce labyrinthe d’argile sans en voir la fin, je n’ose plus boire... On finit par sortir avant d’être complètement rôtis et notre horizon s’élargit subitement sur un très beau panorama essentiellement minéral. Pendant ce temps Alain, lui, est toujours zen, essaie de me rassurer, me fait asseoir à l’ombre d’un genévrier. Quelques minutes de répit pour prendre deux ou trois photos…





A un moment, alors qu’on se croit assez près de la route où est garée la voiture, on escalade une pente rocheuse et on l’aperçoit effectivement mais… dans le lointain ! Catastrophe! On continue, on continue, on passe un petit col et juste avant Alain me certifie que juste derrière on verra de nouveau la voiture, beaucoup plus près cette fois. En fait on ne voit rien du tout, sauf encore et encore d’autres « collines » rocheuses, des passages de slick rocks... J’ai horriblement soif mais pour le moral je n’ose pas finir l’eau et je veux surtout qu’on la partage, cette eau. J’ai la langue comme du carton, je respire un air brûlant, j’ai des maux de tête et des palpitations, le visage en feu et je sais que ces symptômes ne sont pas bon signe, ce qui en rajoute.







Quand enfin en passant un petit col on aperçoit la plaine en contrebas, c’est une véritable délivrance ! La vue de la voiture et surtout l’idée du gallon d’eau nous donnent subitement des ailes. De nouveau en forme, on poursuit la route jusqu'au bout, à Josie Morris Cabin. On retrouve un temps la Green River



et les badlands qui la dominent, comme d’immenses peintures de sable navajos,



nous passons près de la Split Mountain aperçue dans Photographing the Southwest,





nous arrêtons pour voir quelques beaux pétroglyphes,



avant de garer la voiture à l'ombre des arbres devant le ranch de Josie, à l'entrée de Box Canyon. Balade sous les arbres.





Pour finir, le soir, à Vernal, nous dormons dans le pire Days Inn de tous les US. Quasi vide alors qu’il est immense, cinq ou six voitures seulement sont garées devant les portes. Sale, délabré, une piscine vide… Nous rendons immédiatement la première chambre où traînent outils et tout ce qu’on veut, avec un couvre-lit à moitié rabattu. On nous propose alors une deuxième chambre « mais avec la barre de douche cassée » ! Merci, vous pouvez la garder ! La troisième enfin nous paraît mieux, il faut croire que nous n’avons plus les yeux en face des trous. Elle n’a jamais dû voir une femme de ménage, les fauteuils dans lesquels nous nous asseyons manquent de s’effondrer sous notre poids pourtant modéré, les w-c sont mobiles, c’est original, les draps ont un fumet tout particulier… mais nous la garderons quand même. Après avoir hésité à dormir dans nos sacs de couchage, j’ai senti et ressenti les draps, on aurait dit un chien de chasse, et me suis persuadée qu’ils étaient quand même peut-être propres… Seul point positif, l’accueil aimable du tout jeune gérant. Philippe nous avait conseillé l’Econolodge, mais la quinzaine de gros bikers installés devant les portes des chambres qui m’ont immédiatement lorgnée d’un œil douteux lorsque on s’est arrêtés en face du motel ne nous ont pas engagés à descendre là. Et le Best Western était trop cher : 125 $.

Dimanche 18 mai

Nous quittons avec plaisir ce crasseux Day’s Inn et filons sur Castle Dale par la 191 Ouest, sans intérêt, puis la 10 Sud. A partir de Castle Dale, nous prenons le CR 401 pour aller voir le très beau Wedge Overlook, petit Colorado (Grand Canyon) de l’Utah. La lumière est crue et l’horizon blanchâtre, dommage, car la vue est superbe sur l’immense canyon qu’a creusé la San Rafael River. Il n’y a absolument personne et nous nous installons à une table pour pique-niquer, à l’ombre d’un arbre, six cents pieds au-dessus de l’eau.







Retour sur le 401. Nous prenons à droite et environ deux miles plus loin nous trouvons le BLM 332 qui mène au magnifique Buckhorn Wash Pictograph Panel. Surprise, dans cet endroit éloigné de tout, il y a bien une quinzaine de personnes en admiration devant ces longues silhouettes pourpre.













A la fin de la piste grise et poussiéreuse, I-70 puis sortie Hanksville et la Hwy 24 pour Goblin Valley. Une petite cabane de rangers au milieu de la route, 16 $ l’entrée. Le camping est cette fois-ci très moche, à l’aplomb de rochers qui eux sont magnifiques, mais comme dit Alain ça ressemble à Berck-Plage (où nous ne sommes jamais allés…). Les emplacements sont très proches les uns des autres et sans végétation, et il y a quelques cahutes au toit de tôle, sans murs, juste quatre piquets, des ramadas modernes, sans doute. Le site pour groupes est quasi désert : un trailer à gauche, une petite tente à droite, trois Allemandes, et au milieu un très grand emplacement couvert avec tables et bancs. Les rochers commençant à se cuivrer, nous partons pour les Goblin, qui font penser à une armée de petits nains pétrifiés, peut-être parce que ces curieux monolithes trapus ressemblent à de gros champignons. Ici encore l’érosion a fait des merveilles… et le soleil rasant recouvre le tout d’une poussière d’or rose.







Heu... un peu cochon de lait, non?





La nuit, la lueur blanche et crue de la lune inonde la voiture et les alentours d’un jour en négatif. Je reste longtemps l’œil rivé sur elle, comme un papillon de nuit attiré irrésistiblement par la lumière du lampadaire auquel il se brûlera les ailes. C’est très beau, et tellement calme… Toute une vie doit s’agiter au ras du sol, tout ce qui rampe, saute, court sort de son trou et part en chasse, heureusement nous sommes hors de portée.

Lundi 19 mai

Réveil à 6 h 10, heure de l’Utah. Petit déjeuner à une table, à angle droit des trois Allemandes qui se restaurent pour huit jours. Après avoir rangé la voiture, c’est-à-dire repassé derrière tout ce que nous avions mis la veille au soir sur les sièges avant afin de dégager la chambre à coucher – ce qui est bien plus vite fait que de replier la tente et surtout d’en nettoyer le tapis de sol et l’intérieur du sable fin comme de la farine qui colle et s’insinue partout –, en route pour Little Wild Horse Canyon. La route étroite qui y mène est bordée sur la droite de roches plissées et de badlands d’une infinité de couleurs.





A 8 heures on s’enregistre et nous voilà partis, avec la ferme intention de faire très attention à ne pas rater le canyon qui partira sur la droite et qui n’est pas très visible si l’on en croit le Photographing the Southwest.

Au début on suit le cours d’une rivière à sec, puis peu à peu le passage se rétrécit,







par moments même certains gros gabarits doivent rester coincés dans les ondulations du grès violet.



Nous croisons deux ou trois couples dont un assez âgé et avec des béquilles – ce qui ne risquerait pas d’arriver en France ! Deux heures plus tard nous commençons à nous poser des questions car il n’y a rien qui corresponde au guide. Décision est prise de faire demi-tour. Nous nous apercevrons que nous avons raté l’embranchement qui se voyait en fait beaucoup trop pour qu’on y fasse attention, d’autant qu’il faut presque des jumelles pour repérer le petit panneau indicateur en bois perché à plusieurs mètres de hauteur… Nous sommes en fait partis dans Bell Canyon qui, tout compte fait, n’était pas mal non plus, mais nous faisons quand même un tour d’une petite heure dans le beau slot canyon de LWH.



Hanksville, Boulder, toujours très belle Hwy 12 qui du désert grimpe à 9800 pieds à l’assaut des nuages dans les forêts d’aspens encore couvertes de neige. A Torrey, on s’arrête encore une fois au Capitol Reef Inn & Cafe pour manger une bonne salade et acheter du sel. La serveuse nous estourbit en inscrivant d’office 25 % de pourboire sur la note, mais les Français ont une telle réputation que pour cette fois nous ne disons rien. Il est déjà tard lorsque nous passons près du parking bourré de voitures de Calf Creek, trop tard pour descendre aux Lower Falls. Décidément… Il fait très chaud, nous nous baladons le long de la rivière dans laquelle un petit garçon latino se baigne sous le regard de sa mère, assise sur une roche au beau milieu de l’eau.

Très belle chambre Horizon au B & B de Catherine Barney. Un tour au RV Park pour laver du linge puis nous nous installons à une table du petit parc pour manger une soupe froide de maïs doux, du thon, des tomates et de la mayonnaise made in France, en regardant en face de nous les lamas déambuler d’une démarche impériale et lente, le regard perdu sur la ligne bleue des Vosges… sauf lorsqu’une lamasse passe à côté d’eux… Ils se mettent alors à trottiner en levant très haut chaque patte, comme s’ils étaient montés sur ressort, ignorant superbement notre fou rire.

Celui-là faisait bande à part...



Mardi 20 mai

Chez Catherine Barney le petit déjeuner est à 8 heures. Nous le prenons avec un couple d’Américains : tortilla bourrée d’une omelette, de fromage, champignons, tomates, maïs, etc., oups !... plus du thé et de délicieux muffins maison aux blueberries. J’aurais bien échangé ma tortilla contre toute la panière de muffins. Cette fois-ci, avant de reprendre la Cottonwood Canyon Road, nous faisons le détour par Kodachrome Basin même si la lumière n’est pas optimale pour les photos.





Il n’y a que nous sur le Grand Parade Trail. Très beau parc malgré un temps partiellement couvert et venteux.





Cheminées rougeoyantes, totems,



petits canyons encaissés, barrières de sandstone monumentales et chemin impossible qui grimpe le long d’une paroi à pic, l’Eagle’s View qui, une fois en haut, doit bien porter son nom. Mais pour l’heure il est fermé et donc interdit au randonneur. Autrefois, le bétail passait par là. On imagine que parfois certaines bêtes faisaient, comme à Grand Canyon celle de dix-sept secondes, la visite de cinq secondes…





Second arrêt à Grosvenor Arch, cette fois-ci sous le ciel bleu mais probablement pas pour longtemps,





derrière laquelle se cache un animal bizarre



La Cottonwood Canyon Road est toujours aussi belle et violemment colorée dans la première partie,





triste et monotone dans la dernière. Mais cette fois-ci elle nous paraît interminable malgré le désert couvert de fleurs jaunes sous le ciel devenu subitement anthracite, parce que nous voulons arriver avant la fermeture à la Paria Ranger Station. C’est raté encore une fois !



A deux miles de la Paria Station, le primitive campground de White House est très joli, au pied d’une falaise et tout près de la Paria River, et complètement désert.



Deux tentes sont montées, qui correspondent certainement aux deux 4 x 4 présents sur le parking, mais le permis placé derrière le pare-brise indique que leurs propriétaires sont partis pour une randonnée de plusieurs jours. Nous choisissons un emplacement, laissons nos gallons d’eau sur la table de pierre et partons explorer tout d’abord les rochers alentour puis le lit à sec de la Paria pour tenter de trouver de beaux cailloux. Il n’y a que l’embarras du choix, les galets sont magnifiques, de toutes les couleurs et de toutes les formes, et nous en avons vite fait un tas que nous devrons, au risque de nous trouver transformés en bête de somme et la mort dans l’âme, abandonner aux futures crues de printemps. Je garde une minuscule tête de vautour, ou d’aigle, avec un œil noir qui me regarde… et l’enfourne illico dans ma poche. De retour au camping le vent brûlant dont nous étions un peu protégés dans le lit de la rivière est insupportable et soulève des nuages de sable ! Peu à peu, les gens arrivent, s’installent, dînent, comme nous. La nuit tombe...





Mais avec un vent pareil nous choisissons de dormir dans le 4 x 4, à l’écart, sous la lune toute ronde et plus brillante que jamais. A minuit nous ne dormons toujours pas à cause de la lumière de la lune qui tombe sur nos visages et de la chaleur étouffante ! Nous passons notre temps à entrouvrir, voire ouvrir complètement les portes pour nous rafraîchir, sortir la tête, les bras, les jambes dans la nuit lourde. Nous n’avons jamais eu aussi chaud…

Mercredi 21 mai

Réveil à 6 heures. Pressentant que faire chauffer de l’eau va relever de l’exploit avec le vent qui est toujours aussi fort, nous fabriquons un paravent de fortune avec l’emballage du réchaud. La température a chuté vertigineusement sur le matin, le temps est à la pluie ce qui est un peu dommage car nous espérons bien être tirés au sort pour The Wave. A 8 h 30 nous partons pour la loterie de 9 heures à la Paria Station, et alors que nous pensions être dans les premiers nous sommes très étonnés de voir qu’il y a déjà une foule considérable de voitures, une bonne soixantaine sur ce petit parking bourré à bloc. Les Allemands sont majoritaires, certains avec des dégaines d’enfer, notamment un homme relativement petit qui approche les soixante-dix ans, baroudeur de choc aux muscles à l’étroit sous son tee-shirt, longue moustache et cheveux blancs sous un chapeau de cuir marron, banane à la taille, sac sur le dos… Les numéros commencent à sortir (nous avons le 20)… 21, 22, 24, 25, 13, et c’est fini ! Seules dix personnes sont tirées au sort le matin en plus des dix qui ont obtenu leur permis sur Internet. Nous l’avons raté de peu mais raté quand même et nous sommes vraiment déçus, malgré le temps qui sera détestable pour ceux qui partent déjà vers la vague pétrifiée. Nous hésitons : nous avions prévu d’aller à Yellow Rock en cas d’échec mais les premières gouttes commencent à tomber, qui se transforment rapidement en… neige fondue !! il fait froid désormais, le changement est vraiment radical depuis la veille. Finalement, n’ayant rien réservé, ce qui nous donne une impression de liberté très agréable, nous décidons d’aller encore une fois à Zion.

La suite ici :http://voyageforum.com/...ost=2170396;#2170396
Voyage de trois semaines au Brésil en février English translation pending
by Brione · 2008-11-22 · 21 replies
bonjour,

avec une copine, on reve d'aller au bresil en fevrier si possible 3semaines

le billet d"avion est de 636 euros, paris rio de janeiro c fou mais ca nous donne envie

par contre, pour se loger dans des petits hotels convenables et pas chers, est ce possible?

avez vous des adresses a nous conseiller, un itineraire à nous conseiller

on doit prevoir combien de budget ?

2 nanas est ce que ca craint ? que faut il éviter

merci d avance pour les réponses

a +
Voyage de vingt-quatre jours dans les parcs de l'Ouest américain en été 2009 English translation pending
by Mumu65 · 2008-11-20 · 15 replies
Bonjour à tous Je suis nouvelle sur ce forum que j'ai parcouru en long et en large et qui m'a permis de mettre au point un itinéraire pour les grands parcs de l'ouest américain. Nous partons cet été avec nos 3 enfants qui auront 18 16 et 10 ans. Voici donc l'itinéraire. les critiques sont les bienvenues J1 Lyon -sanfrancisco J2 J3 san francisco J4 San francisco -Yosémite J5 Yosémite J6 Yosémite -Mammoth lakes J7 Mammoth -vallée de la mort J8 vallée de la mort-Las végas J9 Las Végas J10 Las Végas -Zion J11 Zion-Bryce canyon J12 Bryce Canyon J13 Bryce Canyon-capitol Reef J14 Capitol reef moab J15 Moab J16 Moab-Monument valley J17 Monument Valley -Page J18 Page J19 Page- Grand canyon J20 Grand Canyon-Phoenix ? J21 Phoenix ? -New York (en avion, les enfants veulent absolument y aller mais j'ai peur que ça soit un trop) J22-23 New York J24 New York Lyon Je pense prendre mes billets d'avion à la fin de la semaine (1250 euros avec British airways en passant par Londres, vol intérieur compris) Pouvez vous me conseiller un hotel à Moab et un endroit où dormir entre Grand canyon et Phoenix (je voudrais éviter de dormir à grand canyon), j'avais pensé à Flagstaff. Cela me permettrait peut être d'éviter de passer une nuit à Phoénix et de prendre directement l'avion pour New York, je ne me rends pas bien compte des distances Voilà Merci d'avance pour vos commentaires
Récit trois semaines en Namibie en famille avec deux enfants de 8 et 10 ans (Partie 2) English translation pending
by Bluequark · 2008-11-15 · 23 replies
Suite de la première partie qui se trouve là.

Samedi 9 Août : Sesfontein-Purros

Le trajet entre Twyfelfontein et Sesfontein ayant été assez long avec une piste pas toujours en bon état, nous nous disons que finalement nous n’irons pas à Purros mais consacrerons les deux jours prévus à une ballade dans le coin puis à la recherche des éléphants du désert à partir du fort de Sesfontein.

C’est donc en prenant tout notre temps (mais en se levant quand même à 6 heures), que nous remontons le lit de la rivière en amont du campsite et nous re-baignons dans la piscine (nettement plus fraîche le matin comme je l’ai déjà laissé entendre). La partie juste au dessus de la cascade est formée de sortes de canaux qui serpentent entre les rochers, amusant ; plus loin, c’est plus classique.



Puis, nous allons au fort de Sesfontein pour y loger au cas improbable où il resterait des chambres de libres (ce qui, bien sûr, n’est pas le cas) ou à défaut s’installer sur leur campsite. Malheur! Celui-ci a fermé depuis un an! Petit tour dans la « ville » et ses alentours pour trouver un autre campsite. Il y en a deux et trois, mais l’ensemble n’est vraiment pas engageant : la ville est très poussiéreuse et comme il y a beaucoup de vent, je vous laisse imaginer le tableau. Non, vraiment, je ne me vois pas passer là mon après-midi, sans parler du déjeuner, du dîner et du petit-déjeuner. Sentiment partagé par l’autre autorité parentale de la voiture. C’est décidé : nous allons donc bien finalement à Purros! Un peu inquiets quand même car il est déjà 13 heures et nous avons encore le ventre vide : mieux vaut ne pas crever!

Le début de la piste est très bon et nous nous demandons si elle ne vient pas récemment d'être refaite, comme d’autres sur lesquelles nous sommes passés, mais cela ne dure pas. Au bout de quelques kilomètres, la piste se dégrade franchement : elle devient très rocailleuse, puis se fait tortueuse avec des virages n'offrant aucune visibilité alors que deux voitures ne peuvent passer de front. Certes, la piste n'est que peu fréquentée, mais quand même.... Après la rocaille, c'est le tour du sable. Par endroits, la piste arrive à combiner sable profond et tôle ondulée!!! On en vient presque à regretter la rocaille. Conduire sur ce genre de piste demande une attention très soutenue.

Finalement, nous mettrons, hors pause repas, trois heures pour arriver à destination. En chemin, nous croisons une famille d’autruches : deux adultes et une vingtaine de rejetons. L’un des adultes s'est mis, tel un agent de circulation, en travers de la piste le temps pour les autruchons de la traverser puis referme la marche. Nous nous extasions devant cette organisation et nous nous demandons si (et si oui, comment) elles ont compris que la route était dangereuse. Que l'on se rassure tout de suite: elles n'ont rien compris du tout ; le lendemain c'est en courant le long de la route devant la voiture qu'elles rechercheront à nous échapper!

A l’arrivée, la chaleur est accablante : on n’ose imaginer ce que cela doit être en été! L’emplacement est grand, bien ombragé et bien isolé ; on pourrait oublier que l'on est dans un camping : on ne voit pas ses voisins!

Que dire de Purros ? Que les paysages sont magnifiques; qu'il s'en dégage une ambiance très particulière rencontrée nulle part ailleurs comme si on était hors du temps, hors du monde presque, assez indescriptible. Les maisons sont dispersées au sein d'une vaste plaine. Nous nous apercevons le lendemain que la plupart sont abandonnées. L'explication nous sera donnée plus tard : Purros est un village Himba, donc quasi-vide en cette saison sèche, les Himbas remontant plus au nord pour se rapprocher de l'eau.





Pour cette nuit nous mixons au sein des tentes parents et enfants au cas où des éléphants viendraient dans le campsite la nuit. Ce ne sera pas le cas mais nous entendrons barrir tout au long de la nuit
Tour de la Méditerranée à vélo de cinq mois à partir du mois de mars English translation pending
by Simounb · 2008-11-11 · 26 replies
nous avons comme projet de réaliser le TDMed en 5 mois au mois de mars seulement trois problèmes se posent 1. cinq mois me parait trop court si on veut prendre le temps de faire autre chose que de pédaler 2. le trajet entre le liban et le magreb se ferait en été :on risque de mourir de chaud 3. j'appréhende un peu le passage en libye, israel, syrie, liban....

qu'en pensez vous faites moi part de vos remarques et suggestions merci a bientot
Ephèse ce qu'il te plait (Turquie) English translation pending
by Simplybrice · 2008-10-14 · 1 reply
Dans les rue de Selçuk, sur mon vélo, je suis le roi des maillots roses, Et comme j'ai les mollets tout durs, et que j'ai rien à voir avec Gérard Holtz, J'irais désormais à pieds, j'aurais au minimum moins mal à ma dignité.

Pas besoin de te rappeler que les réveils sont matinaux, tu dois en avoir assez de m'entendre geindre, et tu as raison. Je vis au fil de l'eau sauf qu'ici tout est sec, toujours pas été ni sous la pluie ni sous la grisaille, et c'est tant mieux car je vais encore passé la journée à l'extérieur. Après avoir tourné autour depuis 24h, je file à Ephèse, première de mes véritables découvertes de cités englouties. C'est pratiquement sur le pas de ma porte, seuls 3km nous séparent. Et comme rien d'autre n'est à l'ordre du jour, on prend son temps et on respire le grand air. Pas compliqué de se rendre sur place, il suffit de suivre la route, à pieds sur un chemin à l'abri du bruit des voitures et à l'ombre du soleil ravageur.

Dans mon paquetage, un oeuf dur chapardé au petit déjeuner, une grande bouteille d'eau, je suis autonome. L'appareil photo attend bien tranquillement l'heure des hostilités. Sur mon chemin ombragé, des appareils de gym à la mode pékinoise sont laissés à la disposition des courageux. D'ailleurs, à mon passage, un papy qui fait son exercice stoppe son effort et me fait l'accolade reconnaissant là le marcheur courageux, très belle entrée en matière pour cette radieuse escapade. Au bout de quelques dizaines de minutes, j'arrive sur le site. de nombreux bus sont garés là, attendant le retour des touristes qu'ils ont déjà déversés. Je ne suis pas tout seul, Ephèse est une destination phare du tourisme turc. Autres témoins de cet exode touristique, de nombreux marchands de bibelots guettent également le passage des visiteurs dépensiers. Le jus d'orange frais est à plus de 3 euros, le gogo est roi.

Je m'acquitte comme il se doit du droit d'entrée et pénêtre sur ces terres bibliques. La ville fut fondée près de 10 siècles avant JC et vit passer tout ce que la région a compté d'envahisseurs : Cimmériens, Lydiens, Perses, Romains, Byzantins, Arabes, Turcs Seldjoukides, les croisades et puis l'empire Ottoman.etc; c'est un vrai bordel, y'en a partout! La "Sainte" Vierge y posa également ses valises en compagnie de Saint Jean qui y rédigea son évangile et dont la tombe a été visitée la veille. Dieu seul sait ce qu'ils y firent, ces deux là... Le site est à la mesure de tout ce remue-ménage, il y a de vieilles pierres à perte de vue, c'est incalculable et très impressionnant, d'autant plus impressionnant que c'est aussi ma première vision semblable si l'on exclue les arènes de Lutèce qui en comparaison sont une cerise à côté d'une pastèque. Ici, aucune entrave au regard, tout ce qui est présenté est d'origine et souvent remonté par des archéologues amateurs de puzzles bien loin d'Indiana jones. Je ne pourrais pas te retranscrire tout ce qu'on y trouve et qui composait jadis une cité antique mais tout est là, et si quelque chose est tombé ou englouti, de nombreux panneaux informatifs sont là pour aiguiller le visiteur novice : l'agora, les bains, l'odéon, l'hotel de ville, des arcs de triomphe, des fontaines, une bibliothèque, des rues voire des avenues pavés, un amphithéatre... L'amphithéatre est d'ailleurs remarcablement conservé, 25000 personnes venaient ici avec les enfants se repaitre de spectacle qui laisseraient sans doute J.M Jarre sans voix. On y pénètre par la scène et la simple ascension des gradins est un tour de force, j'exagère à peine, à peine. Quand j'y arrive, d'autres groupes de visiteurs sont là, et un néo-zélandais se sent poussé des ailes et entame un haka dans ce lieu colossale. Sa performance est salué par tout le toutim et par moi aussi. Ca permet de bien se rendre compte de l'accoustique du lieu qui est remarquable, même à quelques dizaines de mètres de distances, les cris du kiwi me parviennent limpides. Bien d'autres groupes arriveront encore me faisant me sentir à l'étroit malgré la taille de l'édifice. Je vais voir ailleurs il y a de quoi faire, le site a la taille de la ville de l'époque dont j'ignore le nombre d'habitants, mais si le théatre fait 25000 places, j'ai de quoi tourné aux alentours. Les touristes sont en fait partout, il faut presque faire la queue pour prendre une photo car chacun veut un cliché de ce qu'à pris le voisin la seconde précédente. Mais midi arrive, le soleil quasiment au zénith, les gorges s'assèchent, les estomacs se creusent, et le touriste de groupe aura tôt fait de répondre à l'appel de son berger de guide qui lui annoncera quand manger. Je n'ai pas ce genre d'emploi du temps, tant mieux. Pour moi, l'heure du repas, c'est quand ça me chante et de toute façon j'ai pas besoin d'aller bien loin pour trouver mon oeuf. Je pérégrine, de ci à gauche, de là à droite. Un bas-relief par ci, une statue par là; c'est un régal pour les yeux et pour l'imagination. Suffit juste de dépasser les groupes de chinois et d'allemands en chaussettes sous sandales (c'est pas que un cliché!) pour avoir une vue à peu près dégagée et un environnement sonore plus tranquille. Et comme prévu, l'appel de la fourchette a de toute façon eu raison de leur compagnie. Il est 14h30, je retourne à l'amphithéatre; l'endroit est désert, je suis seul sur la scène avec une foule fantôme qui me domine. Immersion totale garantie même si je m'abstiendrais de pousser la chansonnette pour ne pas rompre le charme. "Sexual Healing" de Marvin Gaye a beau me traverser l'esprit, c'est ni le lieu ni le moment; ma voix de sauterelle ne parviendrait de toute façon pas à contenter les spectateurs imaginaires des places du fond. Je me trouve un coin d'ombre dans les tribunes, mange mon oeuf et profite de l'instant. Rarement un simple oeuf dur aura pris des dimensions si théatrale. Moment de calme dans un endroit qui respire un bruit tû depuis des siècles. Ces quelques frissons dureront un bon quart d'heure, le temps pour un nouveau groupe bruyant de rompre de charme. Je reste malgré tout encore un peu, je suis à l'ombre, je sèche en buvant de l'eau encore pas trop chaude, je me dilate les pupilles de ce spectacle grandiose. Une autre caravane polyglotte arrive, je laisse finalement la place. Je continuerais à tourner comme ça pendant plus d'une heure au gré du courant d'une foule devenue clairsemée au fil de l'après-midi, jusqu'à un ultime moment de plaisir : un batiment en ruine se trouve un peu plus à l'écart du reste du site et comme il est près de la sortie et qu'à ce point, les gens normaux en ont pleins les pattes, je m'y dirigi et tomba sur un champ de mures. Un demi kilo de régalade fruitière environ aura fini de m'achever, l'heure approche les 17, trois kilomètres me séparent de l'hotel, il est temps de finir la ballade pour aujourd'hui; non sans rire, dans les boutiques pour touristes, un panonceau attire mon attention : "genuine fake watches" ou "vraies fausses montres". Le vendeur ne doute vraiment de rien et moi, j'ai la banane, encore.

Je reprends le chemin inverse, me faisant doubler par des autobus remplis d'autogusses plus pressés que moi, la fin de journée est douce, le chemin tranquille comme mon rythme de marche. J'ai sorti finalement l'Ipod, et chante désormais au vent et à qui veut l'entendre.

Je retrouve à l'hotel l'irlandais qui me propose de boire une bière fraiche, ce que à ce point je ne puis refuser. On y croisera 2 australiennes de Sydney où un lit m'attend désormais...

Avant de me coucher, j'ai pensé quand même à toi, et t'ai rédigé un des articles précédents qui m'a encore amené au bout de la nuit, il va falloir que je m'y fasse, je suis pas là pour dormir!!

Comme à Istanbul auparavant, j'ai écumé vaillamment les incontournables alentours. Il est temps de refaire mon sac et de me préparer à migrer. L'étape suivante sera Pamukkale, et rien qu'à prononcer le nom, ça devrait valoir le déplacement.

Comme tu as été très sage, tu trouveras un album illustrant Selçuk et ses environs ephèsiens, rince-toi l'oeil sur le blog, c'est moi qui régale!!!

PS : Je n'ai pas voulu troubler vos saints esprits, mais sachez que à Selçuk, on croise de temps en temps des tortues terrestres. Vous ne voyez pas le rapport? Je vous laisse découvrir les photos, mais sachez qu'à 2 pas de la tombe de Saint Jean, c'est luxure et compagnie... Pour ceux qui connaissent cette séquence culte du zapping, sachez qu'elles poussent effectivement des petits Hiiiiiiiiii Hiiiiiiiiiii !!! A mourir de rire!!!!

PPS : juste pour que tu saches où j'en suis réellement, je quitte Pamukkale demain après 2 jours sur place, direction la mer et les vacances. Je suis pas trop en retard dans mon récit, ça devrait calmer les sceptiques!!!! Merci pour vos commentaires, ça fait chaud au coeur. N'hésitez pas également à me raconter vos histoires, j'en salive d'avance.
La grande évasion: envie de stopper vos prochains voyages due à la crise économique? English translation pending
by Williama · 2008-10-10 · 95 replies
Salut à tous, Les récents développements de l'actualité mondiale et les perspectives économiques plutôt sombres, vous donnent-ils envie de stopper vos prochains projets de voyages, de les retarder ou alors de vous évader le plus longtemps possible de ce monde visiblement compliqué!
Retour de vingt-trois jours d'un tour à Yosemite et le Grand Circle English translation pending
by Sibusate · 2008-10-06 · 15 replies
Bonjour à tous,

Je voudrais remercier tous ceux qui m'ont aidé par leurs réponses, mais aussi par leurs questions et les réponses des autres, à préparer ce voyage fantastique dont nous avons encore 48.500.000 images à compiler (nos yeux regardent à 24 images par seconde, non ? a moins que ce ne soit 25...), 3500 photos à trier, et plein de souvenirs.... J epense en particulier (sans ordre préférentiel) à Jacques "Jadorry", Jean-Luc "Vazyvite", Patrick "PSI31", "Cochize", Philippe "Sedonax" et son compère Thierry, "Vnoa", Gérard "Vilcanota", Véronique "Frisoulette", Laurent "Mlaurentx"... et les autres.... Que tous ceux que j'ai oublié de citer veuillent bien me pardonner.

Pour vous remercier, 2 anecdotes absoluement véridiques : Lu sur une pancarte dans les toilettes d'un resto navajo : Ne pas tirer la chasse avec vos pieds (elle était pourtant plus près des pieds que des mains...) Ne vous lavez pas les pieds dans la cuvette N'utilisez pas la cuvette pour laver vos chaussures (ou vops bottes) Ne vous lavez pas les cheveux dans la cuvette.....

Arrivé à Amboy (village ? sur la route 66 entre Kingman et Joshua Tree) au milieu d'une route de 90 Miles perdue au milieu du désert, une Station Service/Café/Motel (Roy's Cafe) : nous rentrons dans le café pour "déguster (?)" un café. Le patron nous demande : Que voulez-vous ? 2 cafés, please Ici on a que de l'eau, du Coca, des T-Shirts et des postcards, That's ALL ! (sic !!!) Et nous sommes repartis le ventre creux....

Encore merci à tous !
Tourisme durable English translation pending
by Deedou · 2008-10-02 · 42 replies
Certains ont apprécié ma veille journalistique, donc, une nouvelle fournée :

1- Tourisme durable. Le climat change, les voyages aussi, Courrier International n°933, 18/09/08 J. Prades et A. De Cozar, El Pais

Le rechauffement modifie le comportement des voyageurs. De nouvelles destinations s’ouvrent, mais le tourisme ecolo peine a s’imposer. Eric Schmitt est passe de l’euphorie a l’inquietude lorsqu’il a pris conscience de l’importance de sa decouverte. C’etait en septembre 2005. A 60 ans, cet explorateur de l’universite de Berkeley, en Californie, a decouvert une nouvelle ile a 60 kilometres du cercle polaire arctique, dans le froid Groenland. Recouvert par la glace qui le reliait au littoral, le bout de terre etait passe inapercu pendant des siecles. Et c’est la que Schmitt a compris a quel point cette apparition etait preoccupante. Il s’agissait en effet d’une preuve evidente des repercussions des changements climatiques sur la planete. On peut bien sur tirer benefice de toute situation. L’ile du rechauffement est rapidement devenue une destination touristique courue. L’entreprise californienne Betchart Expeditions a su exploiter le filon, en organisant desormais des voyages en bateau sur l’ilot pour 3 700 a 5 100 euros. La fonte generalisee des glaciers et des calottes polaires et le rechauffement de la temperature de la surface oceanique ont contribue a l’elevation du niveau de la mer et a l’apparition de nouvelles reactions biologiques dans les ecosystemes et chez les especes. Le tourisme cherche a s’adapter a cette nouvelle realite. “Il est fort probable que les conditions climatiques qui attirent les touristes se deplacent vers des latitudes et des altitudes plus elevees. Ainsi, certaines zones touristiques populaires (la Mediterranee en ete, par exemple) vont perdre la position privilegiee qu’elles occupent parmi les destinations favorites”, a-t-on pu entendre lors du sommet ministeriel sur le tourisme et le changement climatique du 13 novembre 2007 qui s’est tenu a Londres.

“Ils viennent verifier ce qu’ils voient a la tele” Les pays du Nord ont donc commence a s’adapter au phenomene. En l’espace d’un peu plus de cinq ans, une foret de coniferes a pousse en face de chez Javier Gálvez, a Qassiarsuk, dans le sud du Groenland. Un miracle que les scientifiques attribuent au rechauffement et qui, outre transformer le monotone paysage de neiges infinies qu’il contemple depuis sa fenetre, a fait de Javier Gálvez un entrepreneur prospere. Il est proprietaire de Tasermuit, une petite agence qui organise les deplacements pour les expeditions scientifiques au Groenland et des randonnees a pied et en kayak pour les touristes espagnols. Avec le degel, il est passe de 200 visiteurs par an a plus de 400 en 2007. Ce jeune entrepreneur attribue au rechauffement climatique le succes du Groenland comme destination touristique. “Les gens viennent verifier que ce qu’ils voient au journal televise est reel”, explique-t-il. Et ils y parviennent ? “Oui et non, repond-il. Ils ne peuvent pas detecter les entailles orographiques qui signalent l’emplacement du glacier il y a un siecle. Mais ils voient comment a progresse le degel, ou a quel point il est difficile d’apercevoir des baleines – qui ont migre vers les eaux glacees du nord de l’ile –, ou comment la delicieuse crevette du Groenland a migre a la recherche d’eaux plus froides pour etre remplacee, dans nos assiettes, par le cabillaud.” Les guides de Tasermuit sont formes pour expliquer aux voyageurs les consequences du changement climatique. “C’est ce que souhaitent les touristes”, affirme Javier Gálvez, qui encou­rage egalement les Espagnols a cotoyer la population locale –qui subit quotidiennement les degats des transformations dues au rechauffement. “Ils sont presque ruines. Ils ont du mal a prendre du gibier et manquent d’alternatives. Ils sont desorientes.” Selon lui, les Espagnols rentrent chez eux avec l’impression que cela prendra de cinquante a trois cents ans, mais que s’en est fini du Groenland. Il existe egalement des excursions au glacier Perito Moreno, en Argentine, pour observer la chute de blocs de glace dans l’ocean. Ou encore pour prendre conscience de la disparition progressive des fjords norvegiens. En Finlande, la fonte des neiges a degage des chemins la ou, avant, il n’y avait que de la glace. Les principales agences de voyages finlandaises ont donc commence a troquer les motoneiges pour des autocars. Les affaires marchent bien : les hivers plus doux et plus courts favorisent le tourisme. La situation est la meme en Norvege, ou les entreprises du secteur ont remplace leurs offres de balades a pied autour des glaciers par des excursions en bateau. “Nous devons reagir rapidement. La situation n’est pas dramatique, mais elle est preoccupante. Dans notre pays, le changement climatique est un phenomene dont personne ne met en doute l’existence. Si nous ne nous preparons pas pour l’avenir, nous serons depasses bien plus vite qu’on le croit”, explique Helen Siverstol, de Fjord Norway. Selon l’une de ses collegues du secteur, Goril Ovesen, de l’entreprise Troms, on voit apparaitre des arbres sur des versants de montagnes ou il n’y en avait pas auparavant. “Quand on y pense, c’est terrible, parce que ca signifie que dans quelques annees peut-etre, il ne neigera plus au sommet.” Et moins il y a de neige, plus on aura besoin de canons a neige. La neige artificielle compensera en grande partie la remontee de la limite d’enneigement. Malgre cela, les previsions de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) pour certaines zones ou se pratique traditionnellement le ski, comme les Alpes, sont tres claires : les touristes seront de moins en moins nombreux a parcourir les pistes.

Choisir des destinations moins eloignees Toujours selon l’OMT, les gouvernements devront, pour lutter contre le rechauffement de la planete, prendre des mesures destinees a reduire les emissions de gaz a effet de serre (GES). Certaines de ces mesures pourraient influer sur le cout des transports, et en particulier de l’avion, l’un des moyens de deplacement les plus polluants. Pour les destinations eloignees comme les pays d’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zelande et les Caraibes, la situation est preoccupante : il y a fort a parier que les politiques visant le ralentissement du rechauffement climatique affecteront leur economie nationale. En effet, les touristes des pays temperes, comme ceux du nord de l’Europe, sont ceux qui se deplacent le plus a l’international. D’apres l’OMT, ils pourraient etre amenes a “passer plus de temps dans leur pays de residence et adapter leurs habitudes de voyage pour profiter des nouvelles possibilites qu’offrent les destinations plus accessibles”. Les modifications des saisons touristiques – tant en termes de duree que de qualite (pour le tourisme de plage ou les sports d’hiver, par exemple) – “pourraient avoir une incidence importance sur la concurrence entre destinations et, par consequent, sur la rentabilite des entreprises touristiques”, explique une etude, qui prevoit egalement les difficultes d’adaptation que connaitront les fournisseurs de services touristiques et les tour-operateurs de certaines destinations. Voila, en bref, quels sont les effets du rechauffement sur le tourisme. Il faut voir maintenant a quel point le secteur du tourisme contribue au rechauffement et si des efforts sont faits pour reduire la part d’emissions de GES qui lui correspond. L’OMT chiffre a 5 % la part de l’industrie du tourisme dans les emissions mondiales, prenant notamment en compte les effets negatifs du deplacement de milliers de touristes, du logement et des activites de loisirs. Comment les entreprises du secteur peuvent-elles contribuer positivement ? “En reduisant leurs emissions, bien sur”, nous explique une representante de la compagnie aerienne a bas prix Norwegian Air. “Et de nos jours, on ne peut le faire qu’avec des avions plus propres. nous avons remplace nos vieux Boeing par le nouveau modele 737-800, qui emet de 20 % a 30 % de GES en moins. En 2014, nous aurons renouvele l’ensemble de notre flotte.” <
http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89421>; __ 2- Tourisme durable. Comportement. Le touriste tente par la classe ecologique, Courrier International n°933, 18/09/08

Peut-on prendre l’avion et defendre l’environnement en meme temps ? C’est la question que se posent de plus en plus de personnes sensibles a la question du rechauffement climatique. James Brusslan est un avocat specialise en droit de l’environnement qui se sent concerne par le changement climatique. Il se rend au bureau a velo et travaille dans un cabinet qui compense ses emissions de carbone. Il place sur les 4 x 4 de ses amis des autocollants sur lesquels on peut lire : “Je change le climat ! Demandez-moi comment !” Cet homme de 50 ans a recemment depense 2 800 dollars [1 983 euros] dans un voyage d’une semaine dans la baie de Disco, au Groenland, a environ 300 kilometres au nord du cercle arctique. “Je voulais voir ce qui etait en train de se produire”, dit-il en contemplant un fjord ou un glacier est en train de se scinder en plusieurs icebergs. “Dans dix ans, il n’existera probablement plus.” James Brusslan projette d’aller voir ensuite la fonte des glaciers dans le Sichuan, en Chine. Le rechauffement planetaire a cree un nouveau creneau sur le marche porteur de l’ecotourisme : le tourisme climatique – a la recherche d’endroits ou le rechauffement a long terme commence a avoir un effet visible. Certains jugent paradoxal ce genre de tourisme : les voyages en train, avion ou bateau produisent des rejets de dioxyde de carbone qui contribuent au rechauffement. “A quoi bon se rendre aux Maldives si, a terme, elles doivent etre englouties” parce que les emissions de gaz a effet de serre (GES) des avions des ecotouristes contribuent au rechauffement mondial et a l’elevation du niveau des mers, observe Jeff Gazzard, de l’Aviation Environmental Federation, un groupe britannique qui lutte pour la reduction des emissions de GES des avions. Selon les Nations unies, plus de 1, 5 million de touristes visitent l’Arctique chaque annee, alors qu’on n’en comptait que 1 million au debut des annees 1990. Les etes plus longs et plus chauds font que les mers arctiques sont moins encombrees de glaces flottantes, ce qui permet certes aux bateaux de croisiere de visiter des endroits autrefois inaccessibles, mais represente aussi une menace pour l’environnement. Certains touristes se rendent sur l’archipel norvegien de Svalbard , dans l’Arctique, dans l’espoir d’apercevoir les nouvelles iles apparues avec la retraite de la calotte glaciaire. “Il n’y a que des rochers”, ironise Rune Bergstrom, responsable de l’environnement au bureau du gouverneur de l’archipel. Quelque 80 000 touristes se rendent au Svalbard chaque annee. La moitie arrivant en paquebot de croisiere, le debarquement de tous ces passagers a detruit la vegetation fragile de certaines iles. Le risque de maree noire etant egalement plus grand, une loi oblige desormais les bateaux qui se rendent dans l’est de l’archipel a utiliser du diesel maritime plutot que de l’huile lourde. La faune et la flore locales sont menacees, et pas seulement par le changement climatique. “Les zones ou vivaient des ours polaires etaient difficiles d’acces, mais, avec la fonte des glaces, les bateaux peuvent aujourd’hui s’y rendre, d’ou un risque accru d’incidents entre les hommes et les ours”, indique M. Bergstrom.

Des initiatives sont prises pour limiter l’ecotourisme Earthwatch Institute, une association americaine, organise des voyages pour les gens desireux d’apporter leur aide aux scientifiques qui etudient les recifs de corail des Bahamas ou les effets du changement climatique sur les orchidees en Inde. Le voyage de onze jours sur le theme “Changement climatique aux confins de l’Arctique” – d’un prix variant entre 2 849 et 4 349 dollars, vols non compris – inclut une escale au Manitoba, au Canada, pour mesurer la quantite de carbone stocke dans le permafrost. Dernierement, des initiatives ont ete prises pour empecher l’ecotourisme de prendre trop d’ampleur. Ainsi, l’International Ecotourism Society, implantee a Washington, a lance une campagne baptisee “Voyager en pensant au rechauffement” pour inciter les gens a “reduire au minimum leur empreinte ecologique” par un meilleur usage de l’energie et la compensation des emissions de carbone. En mars 2008, la compagnie aerienne SAS a inaugure un programme offrant la possibilite a ses passagers de payer une taxe – 8 euros pour un vol europeen – pour compenser les emissions produites durant leur vol. Cet argent ira financer un projet de developpement des energies renouvelables. Mais, bien que la compagnie transporte plus de quatre millions de passagers par mois, elle n’a recu a ce jour que 600 contributions. Meme s’ils sont loin d’etre les principaux responsables du rechauffement mondial, les touristes qui s’interessent au changement climatique reconnaissent etre en presence d’un dilemme. “Je suis curieuse de voir ces endroits, mais je suis consciente qu’en s’y rendant on contribue a accroitre les degats”, confie Anne Patrick, une enseignante americaine qui a visite l’Antarctique et le Groenland. “Comment faire face a ce probleme ? Je n’ai pas de reponse.” La plupart des touristes qui se rendent au Groenland visitent Ilulissat, une localite aux maisons colorees qui offre un panorama epoustouflant sur les icebergs. Ilulissat est devenue un symbole du rechauffement mondial. Les temperatures de janvier, qui tombaient a 40 °C au-dessous de zero, descendent aujourd’hui rarement en dessous de - 25 °C. Depuis 2002, le Jacobshavn, le glacier le plus proche, a recule de 15 kilometres. Dans la baie ou l’eau ne gele plus, on peche du fletan toute l’annee et les reserves s’epuisent. Cette annee, 35 000 touristes sont attendus a Ilulissat, contre 10 000 il y a cinq ans. La ville compte 5 000 habitants et un nombre bien plus important de chiens de traineau. “Les touristes sont les bienvenus, mais nous n’en voulons pas trop. Nous ne voulons pas non plus de grands hotels”, precise Anthon Frederiksen, le maire d’Ilulissat. “Nous tenons a preserver la nature et notre culture.” De nombreux touristes deboursent 300 dollars pour faire la traversee jusqu’au glacier Eqi. A l’endroit ou le glacier tombe dans la mer, d’enormes blocs de glace se detachent et forment des icebergs. Recemment, alors qu’un bateau plein de touristes se trouvait a proximite du front, haut de 75 metres, un pan de la taille d’une petite maison s’est effondre, soulevant une vague de deux metres. L’eau s’est abattue sur le bateau en le faisant fortement tanguer. “C’est tres excitant”, s’est exclamee Ingeborg Mathiesen, une Norvegienne de 68 ans, en s’agrippant au bastingage. La veille, une vague similaire avait blesse 17 touristes britanniques au Svalbard. Mme Mathiesen projette de visiter cet archipel l’ete prochain, pour voir les icebergs et les ours polaires. “Nous n’attendrons pas cinq ans, car ils pourraient avoir disparu d’ici la”, explique son mari. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89424>; __ 3- Tourisme durable. Sanctuarisation. Parcs naturels : circulez, y a rien a voir, Courrier International n°933, 18/09/08 The Economist

Aux Etats-Unis, les ecologistes luttent pour limiter l’acces des parcs nationaux au public, alors meme qu’ils sont deja de moins en moins visites. On trouve toujours des explications au faible nombre de visiteurs du parc national de Yosemite, en Californie. Le nombre de personnes visitant la vallee la plus spectaculaire de tout cet Etat a baisse pendant neuf des treize dernieres annees et devrait enregistrer un nouveau recul en 2008. Meme en 2007, annee relativement faste, le total des visiteurs restait inferieur de 11 % aux chiffres records enregistres au milieu des annees 1990. Sur l’ensemble du territoire des Etats-Unis, la frequentation des parcs nationaux et des sites historiques n’a cesse de baisser depuis 1987.

Un desinteret qui pourrait couter tres cher Ce desamour pour ce que l’ecrivain Wallace Stegner appelait la “meilleure idee” qu’ait jamais eue l’Amerique est surprenant dans une region qui connait un acroissement aussi rapide de sa population. Depuis 1994, la Californie est passee de 31, 5 millions a plus de 38 millions d’habitants. Et Larry Swanson, du Center for Rocky Mountain West, remarque que la croissance demographique est plus forte a proximite des parcs nationaux et des forets. Pourtant, si les Americains sont convaincus que vivre pres des parcs est une bonne idee, ils sont de toute evidence de moins en moins enclins a les visiter. Neanmoins, au National Park Service , tout le monde n’est pas convaincu que la faiblesse de la frequentation soit un probleme, souligne Dean Reeder, le directeur du tourisme du NPS. Certains gardes forestiers considerent meme les visiteurs comme des entraves a la bonne gestion des parcs. Mais les plus pragmatiques savent que c’est absurde : si les parcs nationaux viennent a perdre de leur interet aux yeux des Americains, ces derniers seront d’autant moins disposes a les financer via les impots. Le cas des Hispaniques est d’ailleurs juge preoccupant par certains, car cette population en forte croissance semble sourde a l’appel de la nature. Comme souvent quand quelque chose va mal aux Etats-Unis, c’est a la television, a Internet et aux jeux video qu’est imputee la desaffection pour la nature. Mais cette explication est un peu courte. La frequentation des parcs a fortement augmente entre les annees 1950 et le milieu des annees 1980, alors meme que se democratisaient le petit ecran et les consoles. Il serait plus juste de dire que les Americains sont plus craintifs pour leurs enfants et rechignent de plus en plus a les laisser en compagnie d’etrangers, qu’ils aient un chapeau vert ou non. Mais la meilleure explication reste la concurrence d’autres destinations. La frequentation des parcs nationaux n’est pas la seule statistique a avoir atteint son apogee entre la fin des annees 1980 et le debut de la decennie suivante. En 1991, le taux d’homi­cides a atteint aux Etats-Unis 9, 8 pour 100 000 habitants. Nombre de grandes villes etaient alors notoirement sales et mal famees. Il n’y avait donc rien d’etonnant a ce que les vacanciers choisissent les grands espaces pour changer d’air. Puis le taux d’homicides a commence a baisser, pour s’etablir en 2000 a seulement 5, 5 pour 100 000 habitants. Les grandes villes, a commencer par New York, se sont embellies et ont regagne les faveurs des touristes. Fred Kent, de l’agence de consultants Project for Public Spaces, confirme que les Americains ont redecouvert les plaisirs des zones animees et densement peuplees comme les centres commerciaux recents – qui ont abandonne le modele du grand espace ferme pour devenir des imitations de centre-ville, ouvertes aux quatre vents.

Tout est entrepris pour eloigner le touriste Le Yosemite ne manque pas de panoramas epoustouflants, mais n’offre guere de divertissements. L’offre de loisirs dans le parc a meme diminue. Scott Gediman, son porte-parole, raconte qu’il y avait autrefois un concessionnaire Cadillac et un zoo. Et, quoique charmants, les hotels sont ici bien sommaires compares a ceux qu’on trouve dans la plupart des grandes villes. La crue de la Merced, en 1997, a quasiment divise par deux le nombre d’emplacements de camping dans la vallee de Yosemite. Il n’y en a plus aujourd’hui que 464, avec une capacite d’accueil maximum de 2 700 personnes. L’administration du parc souhaiterait en construire de nouveaux, sans pour autant atteindre le nombre d’avant les inondations. Mais cette initiative, qui fait partie d’un modeste projet d’amelioration des infrastructures du parc et de son offre hoteliere, est contestee par les associations ecologistes locales, au motif qu’elle ne tiendrait pas compte des menaces pour l’equilibre naturel de la vallee de Yosemite. Pour l’heure, les opposants a ce projet sont parvenus a bloquer les renovations et ont egalement ouvert un front plus large dans la bataille contre les constructions. Il y a quelques mois, un tribunal federal a impose au National Park Service de limiter l’exploitation humaine de la vallee de Yosemite. Ce qui pourrait se traduire par un plafonnement du nombre de visiteurs quotidien. Si le Yosemite adoptait cette decision, il pourrait faire des emules dans tout le pays. On tendrait alors a vouloir resoudre les problemes environnementaux en dissuadant les gens de visiter les espaces naturels. Cela serait tres facheux, voire contre-productif. Le mouvement ecologiste americain est apparu au XIXe siecle en revendiquant la creation des parcs nationaux. Au XXe, il les a vantes et vendus au public par des photos et des articles. Et, aujourd’hui, il semble vouloir detourner les Americains de leurs parcs. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89425>; __ 4- Tourisme durable. Tendance. La quete de l’impossible, Courrier International n°933, 18/09/08

Un trek vers Katmandou ou un sejour avec les nomades du Kalahari : cela n’est plus suffisamment exotique pour certains touristes a la recherche du lieu le plus rare et le plus extreme. Ils preferent le grand canyon d’Oman ou les voyages dans le proche espace, rapporte The Guardian. Le quotidien britannique rappelle a ceux qui l’auraient oubliee “la contradiction profonde du tourisme moderne, consistant a faire debarquer des milliers de riches dans des contrees d’une pauvrete a peine imaginable ou a detruire la tranquillite du petit coin sauvage que nous cherchons tous”. Dans le cas des “touristes de l’extreme”, il s’agit avant tout de deux categories de riches. Il y a “ceux qui veulent se reconnecter avec leur moi authentique a travers le miroir d’une autre culture, conscients que notre vie moderne manque d’un ‘lien entre le sol et ce que nous y faisons pousser’ et ceux qui obeissent sans scrupule a l’envie d’etre les originaux qui font la mode et degottent les coins les plus exotiques, les ‘chasseurs de trophees’”, explique le journal londonien. Dans les deux cas, cette recherche est vouee a l’echec, car l’idee qu’il existe des terres vierges ou des cultures authentiques qui n’ont jamais ete touchees par la pollution ou la technologie et que l’on peut visiter durant deux semaines d’un coup d’avion est simplement un mythe. A bon entendeur, salut. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89426>; __ 5- Tourisme durable. Crise. Et le sable vint a manquer, Courrier International n°933, 18/09/08 Peter Popham, The Independent

Les plages de Lecce, dans les Pouilles, sont menacees. Leur sauvetage se heurte a un imbroglio politico-environnemental. Mauro Della Valle est un officier de l’armee italienne mais aussi un passionne de mer et de plage. Il passe tout son temps libre a Soleluna, une plage amenagee dont sa femme et lui sont les gerants a San Cataldo, la station balneaire de Lecce, dans les Pouilles. Il sert des boissons et des en-cas au bar, bavarde avec les habitues et, comme il est l’un des deux bagnini (maitres nageurs) de la plage, il passe un grand nombre d’heures les yeux rives sur la mer. Et ce qu’il voit est desolant. La plage de San Cataldo, comme des dizaines d’autres en Italie, est en train de disparaitre, emportee par le vent. Elle retrecit saison apres saison, de meme que son avenir en tant que destination de vacances.

Un plan d’intervention est pret depuis 2001 Soleluna est un groupe de cabanes d’un blanc eclatant et d’abrivents aux toits rouge tomate, a l’extremite nord de la plage de San Cataldo. Le probleme est qu’il se rapproche de plus en plus du vide. Il y a vingt ans, il y avait 15 metres de sable descendant en pente douce vers les eaux bleu-vert. “Mais aujourd’hui la plage mesure a peine 5 metres de large”, explique un chauffeur de taxi. “Les gens ne vont plus a San Cataldo. Il n’y a plus de sable. Ils descendent plus bas sur la cote, ou le sable est toujours la. C’est dommage. San Cataldo a toujours ete la principale station balneaire du coin. Mes parents m’ont raconte que, lorsqu’ils etaient jeunes, toute la ville allait a San Cataldo par le tram.” Le conseil municipal de Lecce s’est battu pendant des annees pour sauver sa station. Lorsqu’on regarde vers le bas depuis le bar de Soleluna, on voit des sortes de digues faites de rochers qui partent de la plage a intervalles reguliers. Elles servent a minimiser l’effet du vent sur le sable qu’il reste. Mais ces bras plongeant dans la mer ont surtout ete mis la pour accueillir du sable pris ailleurs dans l’Adriatique, et reconstituer la plage. Cette technique, connue sous le nom de “rechargement des plages”, a ete appliquee dans le monde entier avec plus ou moins de succes. C’est un remede que l’Italie va devoir utiliser de plus en plus souvent dans les annees a venir si elle veut garder les millions de touristes nationaux et etrangers qui passent leurs vacances sur ses 3 952 kilometres de plages, parce que 42, 5 % d’entre elles sont en train de disparaitre a cause de l’erosion. Dans les Pouilles, ce taux atteint 64, 6 %, et dans le Molise, plus au nord, 91 %. Et, avec un niveau de la mer cense monter de 18 a 30 centimetres dans les cent prochaines annees, les choses ne peuvent qu’empirer. Pour “recharger” une plage, il faut trouver un banc de sable du meme type et de la meme consistance que celui qui est en train de disparaitre, en aspirer des milliers de metres cubes dans la cale d’un dragueur, l’amener pres de la cote et le deverser a l’endroit desire a l’aide d’un tuyau. Lecce a resolu son probleme – en theorie – il y a sept ans. “Un hydrographe engage par la ville a repere une enorme reserve de sable a 6 milles au large de Brindisi et par 90 metres de fond, explique Mauro della Valle. Ce sable est exactement du meme type que le notre. L’idee est d’en aspirer 250 000 metres cubes, soit l’equivalent de 20 terrains de football. C’est beaucoup, mais d’apres le specialiste il y a 2 millions de metres cubes de sable la-dessous. Le transferer a San Cataldo prendrait un mois. Le plan est pret depuis 2001, et le conseil municipal a obtenu une promesse de financement de 5, 5 millions d’euros de la part de l’Union europeenne.” Le projet a ete approuve sans discussion par deux commissions successives et le gouvernement regional lui a donne son feu vert environnemental. Mais, juste au moment ou l’operation allait commencer, la politique est venue jouer les trouble-fete. Le sable vise se trouve a une distance de 6 milles, mais pas de Lecce, de Brindisi. Or les deux villes sont des ennemies jurees depuis plusieurs siecles. Alors, quand le maire de Brindisi, Michele Errico, a appris que Lecce etait sur le point de “piller le sable de Brindisi”, il n’aurait pas ete un politicien italien digne de ce nom s’il n’avait pas saute sur l’occasion. Brindisi s’est mise sur-le-champ en mode “attaque”. Les ecologistes ont forme une chaine humaine le long de la plage. Les touristes ont ete bombardes de petitions et, comme la version qui leur etait racontee etait que Lecce voulait voler le sable de la plage de Brindisi, 10 000 d’entre eux ont signe. Une troisieme commission, peut-etre influencee par toute cette mauvaise publicite, a encore plus deconcerte Lecce en se prononcant contre le projet.

On a frole l’incident diplomatique avec l’Albanie Voila pourquoi a San Cataldo la colere monte. La principale personnalite politique de la ville est Adriana Poli Bortone, senatrice, ancien maire et aujourd’hui adjointe au maire. C’est elle qui a impulse le projet de sauvetage de la plage. Aujourd’hui, elle ne decolere pas. “Nous sommes confrontes a une longue serie de defaillances de la region des Pouilles risquant de reduire a neant tout le travail realise depuis des annees par le conseil municipal de Lecce, qui a notamment fait faire des etudes tres poussees sur le remplacement du sable, alors que c’est la region qui aurait du s’en charger, s’emporte-t-elle. Maintenant, si le gouvernement regional ne peut pas presenter son plan littoral avant la fin de l’annee, nous risquons de perdre la subvention de 5, 5 millions d’euros accordee pour sauvegarder la cote de Lecce.” Brindisi et ses allies politiques au conseil regional n’ont pas repondu a cette attaque. Mais l’ancien maire de Lecce n’etait pas a court de munitions. “Brindisi ne veut pas nous donner le sable ? Tant pis, nous le prendrons en Albanie”, a-t-elle lance au debut du mois de juillet 2008. L’Albanie a deja aide Corfou a reconstituer ses plages, et son Premier ministre, Sali Berisha, avec qui Mme Bortone se vante d’entretenir d’excellentes relations, serait pret, selon elle, a en faire autant pour Lecce. Malheureusement pour Lecce, le virus de la democratie est aussi arrive a Tirana. Mme Bortone a peut-etre conclu un accord avec M. Berisha, mais celui-ci n’en a manifestement pas fait part a son Parlement. Du coup, les deputes albanais sont restes abasourdis lorsque le chef de file des socialistes, Erion Brace, a attaque M. Berisha en lui disant que la cote de l’Albanie n’etait pas son fief personnel. Il faut dire que, lorsque l’Albanie a aide Corfou dans les annees 1990, l’ecologie etait un concept inconnu en Albanie. Aujourd’hui, c’est une force avec laquelle il faut compter. Et, maintenant que ce dernier espoir s’est envole, il semble bien que San Cataldo se voie bientot contraint a demander les derniers sacrements. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89427>; __ 6- Tourisme durable. Resistance. La croisiere n’amuse pas tout le monde, Courrier International n°933, 18/09/08 Kent Paterson, Corpwatch

Un village mexicain a empeche la construction d’un terminal pour paquebots qui aurait bouleverse son ecosysteme. A Zihuatanejo, sur la cote pacifique du Mexique, les defenseurs de l’environnement et de la vie locale ont celebre l’annulation d’un projet de terminal de navires de croisiere qui aurait pu accueillir simultanement deux “hotels flottants” de plus de 300 metres de long. Les detracteurs du projet craignaient que cet immense debarcadere face a la plage principale de la bourgade n’augmente la pollution dans la baie et ne prive Zihuatanejo de cette ambiance de petite ville debordante de charme qui lui vaut la fidelite de ses visiteurs. Pendant des mois, le collectif des Habitants pour la defense de la baie a organise des rassemblements, envoye des petitions sur Internet et inonde de lettres les responsables du gouvernement, en particulier les urbanistes du ministere federal des Communications et des Transports (SCT). Sur la plage principale de Zihuatanejo, la Casa Marina etait un foyer de contestation. Sur plusieurs etages, banderoles et pancartes contre le nouveau terminal ornaient ce batiment ou sont installees de petites entreprises. A l’interieur, dans sa boutique, la commercante et militante ecologiste Natalia Rodriguez Krebs vend des vetements et des objets d’art et d’artisanat indiens qui attirent l’œil. Avec les autres habitants, elle accueille depuis longtemps les passagers des navires de croisiere qui jettent l’ancre, un a la fois, dans la baie de Zihuatanejo. Ils sont achemines par de petits canots, les “tenders”, jusqu’a la jetee, ou une enfilade d’agences locales proposent leurs excursions.

Le Mexique compte 22 ports pour paquebots de luxe L’accueil de bateaux toujours plus grands engendre par ailleurs une transformation du milieu naturel et une redistribution des ressources locales. Ces navires draguent le fond des baies, se branchent sur les approvisionnements en eau des communes cotieres et dechargent leurs dechets. Pres des terminaux, les voies navigables sont fermees, les routes d’acces elargies pour le passage des cars d’excursion et les commerces parfois menaces de demenagement. Sans oublier les animaux venus d’ailleurs qui voyagent avec les bateaux de croisiere et peuvent perturber l’ecosysteme local. Selon la Florida Caribbean Cruise Association, un groupement de professionnels du secteur, le nombre de passagers se rendant dans les eaux mexicaines a double entre 2000 et 2007, passant de 3, 2 millions de personnes a 6, 4. Le Mexique – destination numero un des croisieres dans le monde – compte desormais 22 ports accueillant des navires de croisiere, et les autorites federales ont le projet de leur faire une plus large place encore. Appareillant depuis des ports de Californie et de Floride, Americains et Canadiens representent l’immense majorite des passagers rejoignant ainsi le Mexique. Or, Zihuatanejo, qui connait une croissance rapide depuis la fin des annees 1970, souffre deja d’innombrables problemes environnementaux. Les rejets d’eaux usees non traitees dans la baie sont tels que les habitants ne se baignent plus a la plage principale. Ecologistes et responsables federaux accusent une jetee non achevee, construite dans le cadre de l’expansion d’un complexe hotelier, de retenir la pollution dans l’anse. Selon les plongeurs, les depots de dechets au fond de la baie atteignent desormais plusieurs dizaines de centimetres. “La construction d’un autre debarcadere ne fera qu’aggraver la situation”, ecrivait l’annee derniere l’ecologiste Silvestre Pacheco au SCT. Ceux qui militaient contre le nouveau terminal denoncaient par ailleurs un processus de decision ferme, accusant le ministere de faire pour leur ville des choix a huis clos. Dans une lettre au groupe de defense de l’environnement SOS Bahia, Angel González Rul, directeur des installations portuaires au SCT, avait replique que les autorites locales etaient parfaitement informees des etudes de viabilite concernant le nouveau terminal. De son cote, le pecheur Alfonso Pintor, qui fait partir son petit bateau de la plage ou devait etre construit l’embarcadere, assure que ni lui ni ses confreres n’ont jamais ete consultes. “C’etait parfait pour les amateurs de croisieres, mais mauvais pour nous, explique-t-il. Ils nous auraient mis dehors.” En promenade sur les planches au bord de la plage, plusieurs visiteurs venus en croisiere s’etonnaient d’apprendre qu’une polemique faisait rage. Ce duel entre geants des mers et petits bateaux parle pourtant immediatement a Laura Dale, Californienne du Sud “tres attachee a la mer”, nee dans une famille de pecheurs. Elle se souvient qu’un beau jour sa famille s’est entendu dire par les autorites americaines que leur petit bateau n’etait pas assez sur pour naviguer dans les eaux bordant les Channel Islands, en Californie. Les embarcations du coin ont disparu, rapidement remplacees par de gigantesques chaluts coreens equipes de filets derivants. En fin de compte, c’est tout un mode de vie qui a disparu. <http://www.courrierinternational.com/...cle.asp?obj_id=89428>; __ 7- Le Rwanda veut se placer sur le marche du tourisme animalier, AFP, 19/09/08 Parc de l'Akagera (AFP) - 10h06 -

A deux heures de route de Kigali, a la frontiere tanzanienne, le parc national de l'Akagera se veut la reponse rwandaise, encore modeste, aux grandes reserves animalieres du Kenya, de Tanzanie, ou d'Afrique du Sud qui attirent des visiteurs du monde entier. Place au rang de priorite par le gouvernement pour developper un pays demuni de ressources naturelles, le tourisme est en plein essor au Rwanda, ravage en 1994 par un genocide ayant fait 800.000 morts selon l'ONU. En 2007, le secteur a realise un chiffre d'affaires de 140 millions de dollars (100 millions d'euros), contribuant a hauteur de 3, 7% du PIB, selon les chiffres officiels. L'objectif du gouvernement est de faire mieux en 2008, grace notamment a une augmentation de la capacite hoteliere de la capitale, avec l'ouverture en 2007 d'un nouvel hotel de luxe. A Kigali, le tourisme est essentiellement culturel et historique. Les visiteurs s'interessent principalement aux lieux de memoire lies au genocide, comme le Memorial national de Gisozi, afin de "comprendre comment et pourquoi ca s'est passe", explique-t-on a l'Office du tourisme rwandais. L'attraction principale du pays en terme d'image reste cependant les gorilles des montagnes vivant en liberte sur les coteaux brumeux de la chaine volcanique des Virungas, dans le nord du pays, aux frontieres avec la Republique democratique du Congo et l'Ouganda. Mais la rencontre, tres impressionnante, avec ces primates aux attitudes tellement humaines est un privilege rare et cher. Pour proteger cette espece en danger, seuls 56 permis de visite sont delivres par jour, au prix de 500 dollars (360 euros). Il est difficile de promouvoir un tourisme grand public avec de tels tarifs et un nombre de places aussi limite. Aussi, pour attirer les touristes etrangers en quete de nouvelles destinations, le Rwanda mise sur les parcs de la foret primaire de Nyungwe (sud) et de l'Akagera. La foret primaire de Nyungwe, a environ cinq heures de route de Kigali, est plus facilement accessible et presque aussi riche que les Virungas. Recouvrant une zone montagneuse, elle abrite quelque 260 types d'arbres, 140 especes d'orchidees et des singes en quantite, notamment des chimpanzes. Cree en 1934, le parc de l'Akagera s'etendait a l'origine sur 2.500 kilometres carres. Mais au lendemain du genocide, environ deux-tiers de sa surface ont ete attribuees aux populations rentrant d'exil. Depuis, la reserve naturelle, ou alternent savanes, collines, lacs et marais, voit sa faune, victime collaterale de la tragedie de 1994, se regenerer petit a petit. A la mi-septembre, seuls deux ou trois vehicules en moyenne passent chaque jour la barriere d'entree sud, l'un des deux acces du parc. D'un seul coup, cinq hippopotames plongent dans le lac Ihema dans une enorme gerbe d'eau, deranges par l'un des rares visiteurs a penetrer en cette fin de saison seche dans le parc. A quelques jours du debut de la saison des pluies, les animaux se terrent encore. Les elephants, une centaine, ont ete signales plusieurs dizaines de kilometres plus au nord. Plus accessible que les lions -il en resterait une dizaine-, une famille de huit elegantes girafes massai se laisse photographier a l'heure du dejeuner. "Pour avoir le plus de chances de voir les animaux, mieux vaut venir entre octobre et decembre et camper sur place", explique Charles, l'un des guides les plus experimentes. Plusieurs sites ont ete amenages a cet effet et des tentes sont louees pour quelques dollars a l'entree du parc. <http://www.tv5.org/...42e0ceb240ad.1e1.xml>;
Retour de croisière sur le Costa Victoria (du 14 au 28 septembre) English translation pending
by Alcati · 2008-09-28 · 200 replies
😉 Bonjour à tous,

Ca y est, c'est déjà fini !!!! 14 jours et le rêve est déjà terminé....

Le parcours était le suivant :

SAVONE/NAPLES/SANTORIN/IZMIR/DARDARNELLES/ISTAMBUL/BOSPHORE/ CONSTANZA/ODESSA/YALTA/LE PIREE/KATAKOLON/SAVONE.

Je vous dévoile maintenant les bons comme les moins bons afin de vous faire une idée sur ce trajet un peu à part certes et de savoir ce que devient ce bateau pour ceux qui l'ont pris.

Tout d'abord, commençons par l'embarquement....

Nous avons rejoins Savone en voiture, le samedi 14 septembre. Bien qu'ayant préparé ma croisière largement à l'avance, je dois vous faire part pour ceux qui n'ont jamais fait le trajet en véhicule perso, que tout est fait pour suivre un itinéraire bien précis.

On trouve rapidement dés l'entrée en ville des panneaux fléchés indiquant : PALACROCIERE COSTA - DIRECTION PORTO.

A l'approche de la grosse forteresse, le port est à quelques mêtres. Nous sommes rapidement prix en charge par un responsable qui nous indique la marche à suivre : paiement en liquide du montant du parking de 09€/JRS en fonction du nombre de jours de la croisière, remise d'une fiche avec comme indication : l'état de la carrosserie, l'immatriculation du véhicule, mes coordonnées, la date et l'heure d'arrivée et du retour. Cette fiche servira ensuite à reprendre la clef du véhicule dont le double sera gardée par le préposé pendant toute la croisière. les bagages : ceux-ci sont pris en charge rapidement et nous nous retrouvons dirigés vers le Palais des Croisières. Il y a des agents de Costa partout et à chaque moment, nous avons les informations qui peuvent nous être utiles.

Je précise que le COSTA VICTORIA était à quai à l'opposé du Palais des Croisières. Le quai principal était occupé par le Costa MAGICA.

Les passagers descendant du VICTORIA rencontrent les nouveaux qui vont se positionner vers le Palais pour attendre l'embarquement.

Il est 10h30 et mon épouse et moi, n'avons jamais étaient génés par le mouvement de foule. Nous sommes acheminés du quai n° 2 vers le Palais des Croisières, en bus.

Nous sommes dans le Palais des croisières avec en poche la carte portant le n° 2. Cette carte est attribuée en fonction de votre arrivée sur le site et remise par un agent Costa. Ce qui veut dire que nous attendrons pas longtemps pour l'embarquement sur ce navire. Le temps de se rafraîchir en dégustant quelque chose, nous savons que l'embarquement s'effectuera à partir de de 13h30. J'en profite pour faire un tour sur la terrasse afin de voir comment se passe l'embarquement des bagages, des vivres, etc....

Je constate comme l'a précisé quelques personnes sur ce forum que certaines valises sont bousculées... Les mini containers sont remplit et sont acheminés vers un accés en partie basse du bateau. Le va et vient des camions est continuel. Je prends consience à ce momen là du niveau de cette entreprise....

Vers 15h00, on nous annonce la prochédure d'embarquement pour les personnes portant le 1 et 2. Nous suivons un cheminement qui jouxte le bateau et nous arrivons au pieds de la passerelle. Vérification des passeports, nous empruntons la passerelle et déjà, j'entends certains commentaires de personnes d'origine française ralant car ils pensaient certainement éviter la montée un peu rude de la passerelle. Cet accés, nous permet d'arriver au pont n° 5 du bateau. Un comité d'accueil sympathique de différentes personnes représentant les divers métiers à bord, nous saluent.

Excellent point pour notre arrivée à bord.

Nous pouvons être guidés vers nos cabine mais j'ai tellement cherché des informations sur ce bateau sur le net que je n'ai pas besoin d'être accompagné. Mon épouse et moi, prenons l'ascenceur et nous rendons directement au pont n° 10 "NORMA". La cabine se trouve à l'arrière et porte le n° 10453. Nous avons toute les indications afin de suivre le cheminement vers la cabine. Tout va bien, nous continuons. Nous découvrons la cabine extérieure, salle de bain, literie, armoire (un peu petite pour deux). Sur le lit, nous trouvons toutes les informations concernant la crosière, cartes COSTA VICTORIA, la clef d'accés cabine au nombre de deux, le mini bar.

Particularité d'une cabine à l'arrière : sur ce bateau, le hublot ne permet pas d'avoir un accés directement sur la mer mais sur un petit pont. Inconvénient si vous ne baissez pas le store, des personnes curieuses jettent souvent des regards au travers du hublot.

Là ou il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir !!!!!

Départ à l'heure vers 17h30, la croisière commence.....

Mes prochaines remarquent se feront sur les escales. Je ferais un commentaire sur chacune d'elle. J'ai fait le choix aussi de réaliser certaines excursions par moi-même, en taxi, et je peux vous dire que nous avons apprécié l'aspect touristique avec autant d'intérêt sachant que nous avons gagner aussi sur le plan financier. Nous avons proposé à un autre couple de partager ce mode de déplacement et à chauqe fois, ce fut un succés.

Commentaires sur le bateau :

Construit en 1996, rénové en 2004, nous avons constaté un vieillissement avancé dans certaines parties du bateau. La couleur des coursives d'un bleu défraîchi est à la longue monotone et tristounette. Plusieurs incidents sur les évacuations des toilettes, climatisation en cabine bruyante au démarrage, vibrations intempestives du bateau en mer. Malgré un entretien journalier par du personnel comptétent, apparition de traces diverses aussi bien sur les ponts qu'à l'intérieur des salles à manger, tissus des banquettes et des fauteuils abimés et trés décolorés, boutiques peu achalandées et proposant des articles provenant des pays nordiques !!!! Rien pour les enfants, peu de choses pour les femmes (à part des bijoux, des foulards, des parfums, des gadgets de la compagnie, des cigarettes et de l'acool), par contre rien pour les hommes...

Les intervention techniques sur les machines à sous sont journalières provoquant des désagréments pour les fanas.

L'équipage a été trés individuel et peu communicatif durant cette croisière. L'intervenant pour nous français à bord n'a pas été à la hauteur de ses responsabilités, avec beaucoup de lacune sur sa propre culture générale.

Les spectacles étaient d'un niveau moyen avec souvent des répétitions peu attractives.

Le service en restauration dans les buffets (quatre en tout) au pont n° 11 n' a jamais offert de diversité. Les thèmes par pays ont duré 02 jours seulement. Les menus dans les restaurants FANTASIA et SINFONIA étaient plus appréciés. 1er service à 18h30 et 2° à 20h30 permettant d'accéder au spectacle dans les temps.

Nous avons apprécié avec un plus majeur pour le personnel de cabine, notre responsable de prénom "GERLINE", originaire des Philipines qui a donné entière satisfaction aux passagers des 22 cabines sous sa responsabilité.

Un plus majeur aussi pour le personnel de service en restaurant. Ceux sont des gens vraiement adorables. Le sourire est permanent et malheureusement certains passagers se comportaient avec eux comme des imbéciles pour ne pas dire autre chose.

Avant de finir cette page, je voudrais vous dire ce que je pense des passagers et cela quelque soit leur nationalité. Il y a eu de trés mauvais comportement aussi bien chez des français que chez des italiens. Si les seconds parlent forts et cela nous le savons tous, les premiers ont rien à leur envié quand on voit leur comportement en excursion. Je me serais cru parfois dans le métro à des heures de pointes pour avoir une place préférentielle dans le bus, ou au cours de l'excursion pour se trouver à coté du guide !!!

Une dernière remarque : priorité à la langue italienne, anglaise, allemande et quelque mots en français. Malgré la présence en majorité de français, beaucoup de passagers ont été déçu. Je vous donne un conseil, si je peux me permettre, apprenez quelque mots dans ces langues, faites un petit effort car cela peu vous servir.

J'ai réalisé beaucoup de photos et je ne manquerais d'en rajouter au fur et à mesure des discussions et pour ceux qui seraient intéressés par cette croisière.

La suite du programme sera sur les excursions....

Je vous souhaite une bonne lecture et n'hésitez pas de vos remarques ou commentaires.

Je prépare la prochaine pour 2009.....

Cordialement
Aux amoureux de Madagascar et de l'Afrique... rencontre à Pâques 2009 (11-12-13 avril) en Vendée English translation pending
by Archimade · 2008-09-23 · 727 replies
Amoureux de Mada...et de l'Afrique...Bonjour...😉

Si cela vous intéresse je vous propose d'organiser un week-end, dont la date serait à définir selon les dispo de chacun, et la recherche du lieu "idéal" pour cette rencontre entre Mada-potes... Je pense notamment à la location d'un grand gîte rural entre Paris et Sud de la France de manière à rendre les distances équitables pour tous depuis son domicile... 10 à 12 personnes (+ les conjoints) pour nous retrouver, faire mieux connaissance, parler, échanger et bien vivre durant 48 heures...😎 entre Mars et Avril ...

à vos agendas...!!!😛!!!
Passer le lac de sable au sud de Douz? English translation pending
by Cavalier2lôb · 2008-09-20 · 7 replies
Bonsoir je cherche à savoir si l'un d'entre vous a déjà fait les grandes dunes au sud de la ville de Douz et arriver jusqu'au le lac d'eaux chaudes '(houidat erriched ) ??? Des amis qui veulent partir seuls, me demandent les coordonnées GPS du passage à travers les dunes qui mène à ce lac... Avez vous déjà passé par cet endroit et noter ces coordonnées? Merci pour vos renseignements Ali
Retour de notre voyage dans l'Ouest américain (du 2 au 14 septembre) English translation pending
by Sixiemesens · 2008-09-19 · 25 replies
Premier compte rendu de notre voyage, j'ai commencé à trier les 1300 photos, et 2h de film. Les photos sont visibles là : http://picasaweb.google.fr/myriam.nicolas.USA1 et le récit avec les photos intégrées et la carte de chaque jour : http://www.lesitedublogtrotter.fr

Bonjour, à tous, j'ai enfin fini de faire le montage des vidéos prises durant mon séjour en sept 2008 dans les parcs autour de Las Vegas, j'ai mis tout ça sur YouTube, il y a 5 vidéos de 10min environ, sans le son malheureusement, car j'ai utilisé des musiques que You Tube reconnait comme nécessitant des droits d'auteur, ce qui est vrai d'ailleurs !!

http://www.youtube.com/watch?v=83KskRM6CP4

J1 mardi 2 septembre Dijon, Roissy, Toronto, Las Vegas

Aujourd'hui c'est le départ, c'est parti pour environ 25h de voyage, en comptant les escales. Nous nous levons tôt, 5h! À 6h32 nous prenons le TGV direct de Dijon à Roissy Charles de Gaulle. Dans le train je regarde les vacances de Cauet à Las Vegas pour me mettre dans le bain, du coup le temps passe assez vite. Arrivée vers 8h30 à roissy, le temps d'aller de la gare TGV au terminal 2 pour enregistrer les bagages, 3 valises (nous avons le droit à 2 fois 23 kg par personne, bien pratique pour le retour). Nous avons pu enregistrer tout de suite, après quand même quelques minutes d'attente, car apparemment nous ne serons pas les seuls dans l'avion! Une fois nos valises enregistrer nous avons presque 2h à attendre, nous mangeons les provisions que nous avions avec nous dans la partie publique de roissy, je trouve une prise pour recharger le petit Asus EEE 901 qui nous accompagnera. 11h40 nous décollons, enfin pas vraiment à l'heure, car un bagage avait perdu son passager, donc obligé de redescendre du l'avion pour cette malheureuse valise. Premier décollage pour ma femme, tout se passe bien, nous sommes dans un 2x4x2 et sommes côté couloir de la partie médiane donc pas de vue sur le hublot. C'est partie pour 8h de vol, un peu long quand même, nous avons droit à un plateau repas durant le vol, plutôt bon, et un casse croute, sorte de hot-pocket. L'équipage d'Air Canada est très sympa. Atterrissage à l'heure, RAS. Ensuite, nous nous dirigeons vers la partie transit vers les USA de l'aéroport de Toronto, nous attendons nos bagages, une bonne heure, un peu long quand même, surtout pour quelques passagers qui n'avait 1h30 d'escale pour poursuivre vers LA. Nous ça va, nous ne sommes pas stresser, nous avions 6heures d'escale. Donc une fois nos bagages récupérés nous passons la douane US, avec la feuille verte remplie dans l'avion, nous reposons nos bagages juste après sur le tapis roulant des bagages enregistrés. Ensuite, ben passage de la fouille, on enlève nos chaussures, on vide les sacs avec tout le matériel high tech (minipc, reflex, camescope, disque externe etc...), pour la 2ème fois, la première à Roissy. Maintenant il reste 4 bonnes heures à attendre, un peu de « magasinage » dans le duty free, achat d'un coca et de 2 paquets de chips, paiement en dollars US et rendu monnaie en dollars canadiens. Décollage à l'heure : 20h40 (heure locale) dans un petit avion, 3x3, service sommaire, boissons gratuites mais nourriture payante (c'était prévu). Mais avec écran perso, arrivée à 22h20, avec 15 minutes d'avance à LAS, vu sur le bas du strip illuminé. Après avoir récupéré nos valises, assez rapide, nous prenons une navette pour le Luxor, pour 15$ plus 2$ de tips pour le chauffeur. Nous faisons juste un arrêt au Madalay Bay avant le notre, donc nous arrivons rapidement au Check-In du Luxor. Bonne nouvelle, nous sommes surclassé, comme quoi ça sert d'être jeune marié! Nous avons une Spa Suite, une petite chambre de 60m² avec jaccuzy contre la fenêtre, vu sur les 2 extensions du Luxor et l'Excalibur. Nous nous prenons un petit bain et enfin allons nous coucher, il est presque minuit, soit 9 heures du matin à Dijon.

J2 mercredi 3 septembre Las Vegas, Red Rock Canyon

A cause du décalage horaire, nous nous réveillons assez tôt, nous allons prendre un gros petit déjeuner au buffet du Luxor. 28$ à 2. Très bien, et décor sympathique. Ensuite nous allons nous balader, nous visitons le Luxor, le Madalay Bay, et l'Excalibur qui sont juste à côté. Nous profitons un peu de la piscine, vraiment très chouette, 2 bassins, et jaccuzzi chaud. Après s'être rafraichi à la piscine nous remontons le strip sous la chaleur accablante du desert, nous traversons rapidement le NewYorkNewYork, ensuite nous passons par le MGM, et remontons le strip sur le trottoir droit quand on regarde le nord. Nous nous arrêtons à la boutique M&M's, nous prenons le temps de regarder le petit film en 3D, gratuit et rigolo, nous passons aussi à la boutique CocaCola. Nous remontons jusqu'à l'Imperial Palace, où nous devons récupérer la voiture à 14h. Nous marchons sur le trottoir et de temps en temps via les hôtels pour se rafraichir un peu. A 14h, nous prenons possession de notre voiture pour 1 semaine, une ford fusion, chose amusante, nous avons la même à la maison, enfin c'est le même nom, mais pas le même modèle, parce que faire 15000 km pour avoir la même voiture qu'à la maison!! Nous optons pour l'option qui permet de rendre la voiture vide de carburant, en payant pas trop cher le litre (enfin le gallon), en effet au comptoir il est à 3, 5$ alors qu'il est au même prix, et même un peu plus cher en station essence. Une fois familiarisé avec la voiture, nous partons vers le Premium Outlet au nord du strip, nous avions emmené TomTom avec nous pour nous servir de guide et heureusement, parce que se repérer avec toutes les voies de circulation, s'habituer au fait que les feux soient de l'autre côté des carrefours, qu'on peut tourner à droite au feu rouge, etc..., ça fait plaisir d'avoir une voix familière qui vous dit, tourner à droite etc... Nous faisons un peu de shopping, 7 Levis et 2 ceintures pour 230$ (180€) bonne affaire. Nous mangeons un truc là bas. Il est déjà 16h30, mais le petit déj était copieux. Nous prenons la direction de Red Rock Canyon, à quelques miles de là. Nous passons devant le « péage » mais il n'y avait personne, donc on rentre sans payer, de toute façon nous acheterons le pass à 80$ le lendemain à Grand Canyon. Nous faisons la boucle, route en excellent état, nous nous arrêtons à quelques points de vue, mais trop fatigué, et beaucoup trop chaud pour se lancer dans une petite rando. A chaque point de vue, des toilettes, ouais, je sais c'est pas étonnant là bas, mais on est loin en France de trouver autant de commodités, j'aimerais en France payer quelques dizaines d'euros dans les parcs nationaux pour avoir des guides, des toilettes, des visitor center comme là bas. Red Rock Canyon, petit parc bien sympathique à voir si vous avez le temps à Las Vegas, on va dire une heure pour faire le tour, plus une heure pour faire l'aller retour depuis le strip. A faire en fin de journée pour avoir des couleurs plus chaudes et des ombres qui me le relief plus en avant. Nous rejoignons notre hôtel (le Luxor pour ceux qui suivent pas!), nous avons un peu de mal à trouver le Self Park, mais finalement nous trouvons une place pas trop loin de l'entrée. Nous regagnons notre chambre, et rangeons les affaires car demain le réveil sera tôt, en effet nous partons vers 5h30 en direction du Grand Canyon.

J3 jeudi 4 septembre Las Vegas, Flagstaff, Grand Canyon

Ce matin lever tôt, nous posons la clé de la chambre dans la boîte Check Out rapide, nous nous faisons avoir d'ailleur de 2$ pour avoir utilisé le téléphone, tu parles, il y avait le voyant de message qui clignoté et j'ai appuyé dessus, en fait de message c'était une pub pour le spa, mais ça à quand même activé la facturation du téléphone. Bon on a été surclassé alors on oublie. Donc direction Grand Canyon, nous sortons d'abord de Las Vegas, puis nous nous approchons du Hoover Dam, le grand barrage à quelques miles. Nous faisons un arrêt rapide pour faire quelques photos, nous avons prévu d'y retourner depuis Las Vegas à la fin de notre séjour, finalement nous n'auront pas le temps. Une fois le Hoover Dam passé nous suivons la direction de Kingman. Nous quittons l'autoroute à Kingman pour trouver de l'essence et retirer de l'argent, nous trouvons un ATM (distributeur) qui miracle ne prend pas de charge pour les retraits. Nous poursuivons notre route et passons devant le château d'eau sur lequel est écrit route 66, et même sans le faire exprès! Donc nous prenons la route 66, rien de bien particulier d'ailleurs, je suis déçu de ne pas avoir vu un gros signe route 66 imprimé au sol, comme on voit sur les photos. Nous nous arrêtons à Seligman à au petit « routier » à Seligman, juste à côté d'un village reconstitué, nous prenons le petit dej, toasts, pain de mie sous une sauce blanche avec des pommes de terres émincées, plutôt pas mauvais et ça colle au ventre en tout cas. Nous refaisons quelques miles et nous nous arrêtons à la boutique « musée » de la route 66, où tous les cars de touristes s'arrêtent, d'ailleurs il y en avait un au moment où nous y étions. Nous faisons quelques emplettes. Puis nous traçons la route jusqu'à Grand Canyon Village. Nous avons un peu d'avance donc nous allons à l'hôtel, le Maswik Lodge, pour voir si la chambre est déjà prête, normalement c'est 15h, mais là il n'est que 13h. Mais nous avons de la chance elle est prête. Nous allons poser les valises, et nous prenons la direction de Tusayan, pour faire une petite course afin de manger avant de prendre l'avion pour survoler le Grand Canyon. Nous nous rendons à l'aéroport du Grand Canyon, nous nous « enregistrons », avec pesée à la clé, pour savoir où nous serons dans l'avion. Nous rajoutons 15$ chacun pour le carburant. Et attendons pour embarquer. Une fois dans l'avion nous attendons un peu, il y a juste un petit soucis avec le siège du pilote. Nous mettons les casques sur nos oreilles pour suivre l'audio-guide, en français! Qui nous guidera tout le long du vol. Presque une heure de vol, magique, ça secoue un peu de temps en temps, mais la vue est superbe, le Grand Canyon, c'est GRAND! Ensuite une fois redescendu sur le planché des vaches nous regagnons le bord du Canyon, pour un premier aperçu et un petit passage par le visitor center. Nous sommes un peu fatigué alors nous regagnons notre chambre, avant de repartir pour aller voir le coucher de soleil. Nous nous trouvons un petit coin tranquille pour observer les ombres gagner le Canyon. Petit conseil, prenez un pull, il fait pas très chaud! Une fois ce spectacle imprimé dans nos mémoires nous allons nous coucher, la journée a été longue, sans compter les kilomètres, même si avec le régulateur de vitesse et la boite automatique ça passe mieux, ça fait des miles quand même.

Merci de m'avoir lu jusqu'à là, excusez moi si il y a quelques fautes. La suite va arriver très bientôt, en attendant allez voir les photos.

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