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Itinéraire de 15 jours en Iran: inclure Kerman? English translation pending
Bonjours à tous
Nous sommes 2 étudiants qui avons prévu un road trip de 15 jours en Iran pour cet été. On sait que c'est court mais justement on aimerais en voir un maximum tout en ayant le temps d'en profiter.
On a fait l'itinéraire suivant pour l'instant :
09/06 : PARIS - TEHERAN
10/06 : TEHERAN
11/06 : TEHERAN
12/06 : TEHERAN - CHIRAZ ( flight )
13/06 : CHIRAZ - PERSEPOLIS - YAZD ( car )
14/06 : YAZD
15/06 : YAZD - ISPAHAN ( bus )
16/06 : ISPAHAN
17/06 : ISPAHAN
18/06 : ISPAHAN
19/06 : ISPAHAN - GARMEH
20/06 : GARMEH - KASHAN
21/06 : KASHAN
22/06 : KASHAN - ABYANEH - QOOM ( car )
23/06 : QOOM - TEHERAN
Est ce que des connaisseurs du pays pourrait nous donner leur avis ? On hésite à pousser jusqu'à Kerman : combien faut il de temps pour bien profiter de cette région ? En fait on aimerai pas faire uniquement des villes ultra touristique mais sortir un peu des sentiers battus. Peut être d'autres idées d'étapes un peu originales ?
La température est elle de l'ordre du supportable en Juin ? Est ce que ça en vaut la peine ? Quel transport prendre depuis Shiraz ? Que nous conseillerez vous de supprimer ?
On attend avec impatience vos répondes pour finaliser notre voyage !
Merci par avance !
Léo et Antoine !
Nous sommes 2 étudiants qui avons prévu un road trip de 15 jours en Iran pour cet été. On sait que c'est court mais justement on aimerais en voir un maximum tout en ayant le temps d'en profiter.
On a fait l'itinéraire suivant pour l'instant :
09/06 : PARIS - TEHERAN
10/06 : TEHERAN
11/06 : TEHERAN
12/06 : TEHERAN - CHIRAZ ( flight )
13/06 : CHIRAZ - PERSEPOLIS - YAZD ( car )
14/06 : YAZD
15/06 : YAZD - ISPAHAN ( bus )
16/06 : ISPAHAN
17/06 : ISPAHAN
18/06 : ISPAHAN
19/06 : ISPAHAN - GARMEH
20/06 : GARMEH - KASHAN
21/06 : KASHAN
22/06 : KASHAN - ABYANEH - QOOM ( car )
23/06 : QOOM - TEHERAN
Est ce que des connaisseurs du pays pourrait nous donner leur avis ? On hésite à pousser jusqu'à Kerman : combien faut il de temps pour bien profiter de cette région ? En fait on aimerai pas faire uniquement des villes ultra touristique mais sortir un peu des sentiers battus. Peut être d'autres idées d'étapes un peu originales ?
La température est elle de l'ordre du supportable en Juin ? Est ce que ça en vaut la peine ? Quel transport prendre depuis Shiraz ? Que nous conseillerez vous de supprimer ?
On attend avec impatience vos répondes pour finaliser notre voyage !
Merci par avance !
Léo et Antoine !
Itinéraire au Lesotho English translation pending
bonjour,
Nous souhaitons aller du Royal Natal Park à Graff Reinet par le Lesotho.
Nous serons avec un vehicule 8 places , avec 2 enfants en bas age, un peu haut type hyunday.
notre périple est prévu en janvier prochain.
auriez vous des idées d'itinéraires pour traverser le lesotho,
nous adorons les paysages, la nature, les montagnes et le ^patrimoine.
Merci de vos conseils
Situation au Népal (début janvier 2016) English translation pending
Bonjour,
Nous prévoyons de partir au Népal prochainement. Des personnes ont-elles récemment des retours sur la situation de blocus avec l'Inde (le carburant notamment) ?
Merci beaucoup.
Nous prévoyons de partir avec 2 enfants (10 et 14 ans).
Overc
Nous prévoyons de partir au Népal prochainement. Des personnes ont-elles récemment des retours sur la situation de blocus avec l'Inde (le carburant notamment) ?
Merci beaucoup.
Nous prévoyons de partir avec 2 enfants (10 et 14 ans).
Overc
Itinéraire Laos - Cambodge 2/3 semaines English translation pending
Bonjour à toutes et tous, je tente de préparer un voyage pour le Laos (+ Angkor) pour fin janvier... Et je planche sur l'itinéraire.
Pour info, nous sommes un couple et avons tous les deux la trentaine. Nous aimons bourlinguer et nous n'aimons pas nous ennuyer!
J'aurais une idée d'itinéraire en partant de Luang Prabang, et en finissant sur Angkor. J'imagine que vous allez le trouver un peu speed et je suis preneur de tout avis en tous les cas :
Jour 1 - 3 : Luang Prabang Jour 4 : journée de transport pour Kong Lor (possible qu'un chauffeur nous fasse cette route inhabituelle en une journée, même si c'est cher ?) Jour 5 -6 : grotte de Kong Lor + boucle par Ban Thalang. Bus de nuit pour Paksé. Jour 7-8 : Plateau des Bolaven en moto (est-ce qu'on peut louer des scooters automatiques ?) Jour 9 : Champasak/Wat Phu. Trajet vers Don Khong et nuit sur place. Jour 10 : Vélo sur l'île. Trajet vers Don Khône. Jour 11 : "Visite" îles Don Khône / Don Det : kayak etc Jour 12 : Trajet vers Angkor Jour 13-14-15 : Angkor Jour 16 : Retour France
Pas de Nong Khiaw, de Vat Vieng, ni de Vientiane dans l'itinéraire, c'est grave ? Qu'en pensez-vous ? Merci d'avance pour vos réponses !!
Laurent
J'aurais une idée d'itinéraire en partant de Luang Prabang, et en finissant sur Angkor. J'imagine que vous allez le trouver un peu speed et je suis preneur de tout avis en tous les cas :
Jour 1 - 3 : Luang Prabang Jour 4 : journée de transport pour Kong Lor (possible qu'un chauffeur nous fasse cette route inhabituelle en une journée, même si c'est cher ?) Jour 5 -6 : grotte de Kong Lor + boucle par Ban Thalang. Bus de nuit pour Paksé. Jour 7-8 : Plateau des Bolaven en moto (est-ce qu'on peut louer des scooters automatiques ?) Jour 9 : Champasak/Wat Phu. Trajet vers Don Khong et nuit sur place. Jour 10 : Vélo sur l'île. Trajet vers Don Khône. Jour 11 : "Visite" îles Don Khône / Don Det : kayak etc Jour 12 : Trajet vers Angkor Jour 13-14-15 : Angkor Jour 16 : Retour France
Pas de Nong Khiaw, de Vat Vieng, ni de Vientiane dans l'itinéraire, c'est grave ? Qu'en pensez-vous ? Merci d'avance pour vos réponses !!
Laurent
Si on skiait en Écosse? (balade de 19 jours au Royaume-Uni avec 4 enfants, hiver 2015) English translation pending
Bonjour à tous,
Quand j'ai préparé mon séjour en Ecosse, j'ai lu en détail tous les carnets du forum même si je n'ai pas posé de questions.
Je viens donc à mon tour présenter un petit compte-rendu illustré de notre voyage en Ecosse en hiver.
Après avoir passé deux fois nos vacances d'hiver en Norvège, nous avions décidé de choisir une destination plus proche de la métropole, où nous pouvions aller rapidement en voiture. Nous avions envie depuis longtemps de découvrir l'Ecosse. C'est en parcourant les guides que j'ai découvert la possibilité d'y skier. Nous avons donc inclus deux jours de ski à notre parcours pour la plus grande joie de nos enfants. Nous avons également profité de ces vacances pour faire une première découverte de Londres que j'étais la seule de la famille à connaître.
Le 22 février 2015,
Nous quittons la Bretagne à 5h30 du matin et traversons la Normandie sous un beau ciel bleu. Il y a beaucoup de monde à Calais pour prendre le shuttle mais malgré la longue file d'attente et les vingt minutes de retard, une fois l'embarquement terminé, les trente minutes de traversée passent vraiment vite.


En Angleterre, il pleut... Une heure trente de route et nous sommes devant la maison que nous avons louée avec Housetrip. Après la visite effectuée par la femme de ménage, elle accompagne Raphaël à la place de parking gratuite incluse dans la location. Nous avons loué une petite maison dans le quartier du métro Oval, il y a quatre niveaux, deux chambres, nous la trouvons confortable et bien aménagée. Il y a des épiceries et des restaurants dans le quartier.
Après avoir passé deux fois nos vacances d'hiver en Norvège, nous avions décidé de choisir une destination plus proche de la métropole, où nous pouvions aller rapidement en voiture. Nous avions envie depuis longtemps de découvrir l'Ecosse. C'est en parcourant les guides que j'ai découvert la possibilité d'y skier. Nous avons donc inclus deux jours de ski à notre parcours pour la plus grande joie de nos enfants. Nous avons également profité de ces vacances pour faire une première découverte de Londres que j'étais la seule de la famille à connaître.
Le 22 février 2015,
Nous quittons la Bretagne à 5h30 du matin et traversons la Normandie sous un beau ciel bleu. Il y a beaucoup de monde à Calais pour prendre le shuttle mais malgré la longue file d'attente et les vingt minutes de retard, une fois l'embarquement terminé, les trente minutes de traversée passent vraiment vite.


En Angleterre, il pleut... Une heure trente de route et nous sommes devant la maison que nous avons louée avec Housetrip. Après la visite effectuée par la femme de ménage, elle accompagne Raphaël à la place de parking gratuite incluse dans la location. Nous avons loué une petite maison dans le quartier du métro Oval, il y a quatre niveaux, deux chambres, nous la trouvons confortable et bien aménagée. Il y a des épiceries et des restaurants dans le quartier.
Une traversée atypique de Santo Antao en 6 jours English translation pending
En Mai 2015 (eh oui le temps passe vite!), nous avons réalisé une traversée peu connue et peu courue, du Sud-ouest au Nord-est de Santo Antao. A part la chaleur qui a failli me terrasser, ces 6 jours de randonnée nous en ont mis plein les mirettes!!! après déjà plusieurs voyages au Cap vert, je n'imaginais pas que Santo Antao puisse encore me réserver d'aussi belles surprises!
Voilà pourquoi je partage ce carnet de voyage et aussi pour donner quelques infos pratiques.
Alors je commence par les points logistiques: - Nous avons utilisé la carte de Santo Antao au 1/50000 et beaucoup notre flair aussi!!! nous nous sommes égarés quelques fois car les chemins dans certains coins choisis ne sont pas du tout touristiques, ni même empruntés par les locaux. - Nous étions en autonomie complète: tente, sac de couchage, matelas, popotte et cuisine au feu de bois! Donc désolée mais pas d'hébergements ou restaurant à recommander! ;o) - 3 litres d'eau/pers par jour dans les gourdes - Bâtons de randonnées et pantalon long fortement conseillés. -Quand je m'en souviens, je note les prix....mais j'ai pas bonne mémoire pour ça! oups!
Maintenant rentrons dans le vif su sujet: Jour1: Lagedos-Tabuleirinho-Tabuga de Cima (5h00, D+800m, D-200m), mais on s'est bien perdu!!! donc très difficile d'estimer en final le dénivelé, et le temps indiqué correspond au temps effectif de marche..
La journée commence par notre transfert de Ponta do Sol à Porto Novo en aluguer (transport collectif-400 esc/pers). Nous faisons le plein de nourriture dans une petit épicerie puis attendons patiemment le passage d'un aluguer en direction de Ribeira das Patas. Après une petite heure, une voiture passe et hop! On embarque! Le chauffeur nous laisse descendre à l'entrée de Lagedos. Il est 10h30. Le chemin part directement sur la gauche de la route et nous montons Jusqu'à Tabulerinho (environ 1h). ON aperçoit en bas Tabuga de baixo, mais notre itinéraire continuer vers le Nord (chemin 314)...et c'est là que ça se complique. On cherche à suivre le chemin qui mène à Tabuga de Cima, mais il n'est pas tracé et rempli de ronces et d'herbes (d'où la nécessité du pantalon long!), et on se perd. Avec la chaleur je fais un début d'insolation et par chance, vers 14h, après de nombreux va et vient, nous trouvons un petit abri de berger dans lequel nous nous abritons en attendant (2h) que le soleil baisse un peu.
L'abri de berger
A 16h on redémarre, encore 1h30 de montée puis descente au fond du cirque vers Chã das Casas dans l'espoir d'y trouver de l'eau! Effectivement il y a une source!! ouf! J'avais séché mes gourdes! Nous remplissons nos gourdes. Il y a bien quelques maisons aussi mais nous ne rencontrons qu'un seul couple, seul au monde. La dame a la cachupa (plat typique) sur le feu et nous invite à se joindre à eux pour le souper! Ça tombe bien, il est déjà un peu tard pour aller chercher du bois et faire la cuisine! et cela nous fait de la compagnie! Nous posons la tente dans une vieille maison inoccupée. Petite toilette de chat et hop au lit!
Chã das Casas
Notre home
Jour 2: Tabuga de Cima-Manuel Lopes-Babosa-Lispense/Sul (5h30, D+650m, D-700) Réveil à 6h, départ à 07h30 après avoir fait le café et plié les affaires. Nos amis sont déjà au travail dans les champs et nous les saluons de loin. O remonte vers Tabuga de Cima, en direction du chemin principal (1h). Descnte dans la vallée de Manuel Lopes jusqu'à Titono.

Ensuite on prend à droite le chemin 313 direction Baboso. Nous arrivons à 12h à Pedra Jorge. (4h30 de marche de Chã das Casas à Pedra Jorge). Le soleil est au zenith et nous décidons de faire une pause pic-nic prolongée. Il y a 2-3 maisons mais l'une d'entre elle fait petite épicerie.

La vue sur Porto Novo et Sao Vicente depuis Pedra Jorge Il fait un peu moins chaud et nous décidons d'avancer encore un peu. Nous suivons le chemin bien marqué jusqu'à Lispense (1h15). Il y a une fontaine à laquelle les hommes viennent remplir leur bidon à dos d'âne. Nous posons la tente dans une maison en construction après leur avoir demandé l'autorisation. Je profite de la fontaine pour faire une petite lessive et prendre une "douche". Nous décidons un réveil ultra-matinal pour le lendemain pour essayer de marcher à la fraiche!
Jour 3: Lispense-Bolona-Covao de Bordeira-Bordeira de Norte-Chã de Morte (Ribeira das Patas) (8h00, D+ estimé 1200m, D- estimé 900m) Le réveil à 5h du matin est un peu difficile, surtout que la nuit fut agitée! Vers 1h du matin, un homme complètement ivre et incohérent a débarqué en hurlant dans la maison pour y décuver! Passé le moment d'inquiétude, et réalisant qu'il n'est pas méchant, nous réussissons à le calmer et il s'endort à côté de la tente en marmonnant....pour se réveiller en grand vacarme vers 3h. Il finit par quitter les lieux mais le sommeil fut entrecoupé! Réveil, café, plier la tente, (re-) faire les sacs....la routine du matin! Chacun sa tâche! Départ 06h30. Nous empruntons le chemin 316 qui part Nord Est vers Lajed et Bolona. Le chemin n'est pas très marqué. Heureusement nous croisons quelques troupeaux et surtout leurs bergers à qui nous demandons notre chemin!
Après 2h15, nous débouchons à un col et là....le souffle coupé!! Une vue extraordinaire sur le Tope de Coroa et le plateau à ses pieds!!! Un dégradé de couleur magnifique!!
Le Tope de Coroa en fond
Nous voulions couper directement à flanc, mais le chemin est tellement invisible que nous préférons descendre vers Bolona. Il y a une grosse fabrique de fromage de chèvre.
Des chèvres un peu partout
Le berger qui nous indique le chemin vers Bordeira de Norte
Nous tâtonnons beaucoup sur ce chemin 316, montons, descendons, remontons...bref l'objectif étant d'atteindre le cratère de Covão de Bordeira. On perd beaucoup de temps mais en longeant le bord ouest de la falaise, on finit par trouver! ouf! Il est midi quand nous arrivons à Bordeira de Norte, au départ de la descente vers Chã de Morte! Total 5h30 jusque là! Nous faisons le pic-nic dans la maison troglodyte. le Monsieur est absent mais il y a un message de bienvenus pour les voyageurs de passage, alors on entre et on se met au frais dans la montagne car le soleil cogne fort! Une petite souris nous y tient compagnie.
Notre abri de luxe
Nous empruntons le chemin 309, et la loooongue descente vers Curral das Vacas puis Chã de Morte (3h). Les genoux ramassent et la fatigue se fait sentir.
La descente interminable de Bordeira de Norte
Après cette très grosse étape nous décidons de nous accorder une nuit de repos et une bonne douche chez Tia Rosa. Cette gentille dame propose des chambres dans sa maison à Chã de Morte (indiquée sur la carte). 1500 esc/pers la nuit+petit-dej+repas du soir. (remarque: entre temps le prix est passé à 2000 esc/pers).
Jour 4: Chã de Morte-João de Bento-Ribeira dos Bodes-Ribeira Fria (5h00, D+ et D- raisonnables, et difficiles à calculer) Réveil à 6h. Départ à 7h après un bon café capverdien de Tia Rosa. Nous partons par le chemin 302. Il démarre juste à côté de la maison de Tia Roas. C'est celui qui va aussi en direction du col de Forquinha que l'on emprunte pour aller à Alto Mira.
Ribeira das Patas et Bordeira en fond
Mais avant d'arriver à João Benton, nous bifurquons à droite pour rejoindre Ribeira dos Bodes. Là nous rejoignons la piste carrossable que nous suivons un bon moment direction Sud-Ouest.
Ribeira dos Bodes
Après Poio, il y a une barrière (ouverte) sur la route. Bien la repérer car c'est de là que part sur la gauche le tout petit sentier en direction de Ribeira Fria (1h).
Le petite sentier
Nous arrivons aux premières maisons (Chã da Casa) après 5h de marche environ. Il est midi. Nous faisons une longue pause dans la maison d'une famille . Nous partageons notre pic-nic avec eux mais surtout un moment inoubliable d'échange et de rires! Je profite d'un lit que l'on me propose pour faire une bonne sieste!
A 16h, nous montons encore 30 minutes jusqu’au village principal: Ribeira Fria Alta.
Après accord du responsable du village nous montons la tente dans la cour de l'école. Nous sommes l'attraction et enfants comme adultes viennent voir cette drôle de maison!! Les uns nous apportent du bois, des autres de l'eau, d'autres des légumes de leur jardin! Une générosité extraordinaire!!! Nous avons donc cuisiné un énorme plat de pâtes au feu de bois pour tous ceux qui nous tenaient compagnie!
Les enfants testent la tente!
remarque: il y a une nouveau residencial qui vient d'ouvrir à Ribeira Fria: Chez Adilson, (6 chambres, joli patio/terrasse, et piscine (je suis à dispo si vous voulez les coordonnées)
Residencial Chez Adilson
Alors je commence par les points logistiques: - Nous avons utilisé la carte de Santo Antao au 1/50000 et beaucoup notre flair aussi!!! nous nous sommes égarés quelques fois car les chemins dans certains coins choisis ne sont pas du tout touristiques, ni même empruntés par les locaux. - Nous étions en autonomie complète: tente, sac de couchage, matelas, popotte et cuisine au feu de bois! Donc désolée mais pas d'hébergements ou restaurant à recommander! ;o) - 3 litres d'eau/pers par jour dans les gourdes - Bâtons de randonnées et pantalon long fortement conseillés. -Quand je m'en souviens, je note les prix....mais j'ai pas bonne mémoire pour ça! oups!
Maintenant rentrons dans le vif su sujet: Jour1: Lagedos-Tabuleirinho-Tabuga de Cima (5h00, D+800m, D-200m), mais on s'est bien perdu!!! donc très difficile d'estimer en final le dénivelé, et le temps indiqué correspond au temps effectif de marche..
La journée commence par notre transfert de Ponta do Sol à Porto Novo en aluguer (transport collectif-400 esc/pers). Nous faisons le plein de nourriture dans une petit épicerie puis attendons patiemment le passage d'un aluguer en direction de Ribeira das Patas. Après une petite heure, une voiture passe et hop! On embarque! Le chauffeur nous laisse descendre à l'entrée de Lagedos. Il est 10h30. Le chemin part directement sur la gauche de la route et nous montons Jusqu'à Tabulerinho (environ 1h). ON aperçoit en bas Tabuga de baixo, mais notre itinéraire continuer vers le Nord (chemin 314)...et c'est là que ça se complique. On cherche à suivre le chemin qui mène à Tabuga de Cima, mais il n'est pas tracé et rempli de ronces et d'herbes (d'où la nécessité du pantalon long!), et on se perd. Avec la chaleur je fais un début d'insolation et par chance, vers 14h, après de nombreux va et vient, nous trouvons un petit abri de berger dans lequel nous nous abritons en attendant (2h) que le soleil baisse un peu.
L'abri de berger
A 16h on redémarre, encore 1h30 de montée puis descente au fond du cirque vers Chã das Casas dans l'espoir d'y trouver de l'eau! Effectivement il y a une source!! ouf! J'avais séché mes gourdes! Nous remplissons nos gourdes. Il y a bien quelques maisons aussi mais nous ne rencontrons qu'un seul couple, seul au monde. La dame a la cachupa (plat typique) sur le feu et nous invite à se joindre à eux pour le souper! Ça tombe bien, il est déjà un peu tard pour aller chercher du bois et faire la cuisine! et cela nous fait de la compagnie! Nous posons la tente dans une vieille maison inoccupée. Petite toilette de chat et hop au lit!
Chã das Casas
Notre homeJour 2: Tabuga de Cima-Manuel Lopes-Babosa-Lispense/Sul (5h30, D+650m, D-700) Réveil à 6h, départ à 07h30 après avoir fait le café et plié les affaires. Nos amis sont déjà au travail dans les champs et nous les saluons de loin. O remonte vers Tabuga de Cima, en direction du chemin principal (1h). Descnte dans la vallée de Manuel Lopes jusqu'à Titono.

Ensuite on prend à droite le chemin 313 direction Baboso. Nous arrivons à 12h à Pedra Jorge. (4h30 de marche de Chã das Casas à Pedra Jorge). Le soleil est au zenith et nous décidons de faire une pause pic-nic prolongée. Il y a 2-3 maisons mais l'une d'entre elle fait petite épicerie.

La vue sur Porto Novo et Sao Vicente depuis Pedra Jorge Il fait un peu moins chaud et nous décidons d'avancer encore un peu. Nous suivons le chemin bien marqué jusqu'à Lispense (1h15). Il y a une fontaine à laquelle les hommes viennent remplir leur bidon à dos d'âne. Nous posons la tente dans une maison en construction après leur avoir demandé l'autorisation. Je profite de la fontaine pour faire une petite lessive et prendre une "douche". Nous décidons un réveil ultra-matinal pour le lendemain pour essayer de marcher à la fraiche!

Jour 3: Lispense-Bolona-Covao de Bordeira-Bordeira de Norte-Chã de Morte (Ribeira das Patas) (8h00, D+ estimé 1200m, D- estimé 900m) Le réveil à 5h du matin est un peu difficile, surtout que la nuit fut agitée! Vers 1h du matin, un homme complètement ivre et incohérent a débarqué en hurlant dans la maison pour y décuver! Passé le moment d'inquiétude, et réalisant qu'il n'est pas méchant, nous réussissons à le calmer et il s'endort à côté de la tente en marmonnant....pour se réveiller en grand vacarme vers 3h. Il finit par quitter les lieux mais le sommeil fut entrecoupé! Réveil, café, plier la tente, (re-) faire les sacs....la routine du matin! Chacun sa tâche! Départ 06h30. Nous empruntons le chemin 316 qui part Nord Est vers Lajed et Bolona. Le chemin n'est pas très marqué. Heureusement nous croisons quelques troupeaux et surtout leurs bergers à qui nous demandons notre chemin!
Après 2h15, nous débouchons à un col et là....le souffle coupé!! Une vue extraordinaire sur le Tope de Coroa et le plateau à ses pieds!!! Un dégradé de couleur magnifique!!
Le Tope de Coroa en fond
Nous voulions couper directement à flanc, mais le chemin est tellement invisible que nous préférons descendre vers Bolona. Il y a une grosse fabrique de fromage de chèvre.
Des chèvres un peu partout
Le berger qui nous indique le chemin vers Bordeira de NorteNous tâtonnons beaucoup sur ce chemin 316, montons, descendons, remontons...bref l'objectif étant d'atteindre le cratère de Covão de Bordeira. On perd beaucoup de temps mais en longeant le bord ouest de la falaise, on finit par trouver! ouf! Il est midi quand nous arrivons à Bordeira de Norte, au départ de la descente vers Chã de Morte! Total 5h30 jusque là! Nous faisons le pic-nic dans la maison troglodyte. le Monsieur est absent mais il y a un message de bienvenus pour les voyageurs de passage, alors on entre et on se met au frais dans la montagne car le soleil cogne fort! Une petite souris nous y tient compagnie.
Notre abri de luxe
Nous empruntons le chemin 309, et la loooongue descente vers Curral das Vacas puis Chã de Morte (3h). Les genoux ramassent et la fatigue se fait sentir.
La descente interminable de Bordeira de Norte
Après cette très grosse étape nous décidons de nous accorder une nuit de repos et une bonne douche chez Tia Rosa. Cette gentille dame propose des chambres dans sa maison à Chã de Morte (indiquée sur la carte). 1500 esc/pers la nuit+petit-dej+repas du soir. (remarque: entre temps le prix est passé à 2000 esc/pers).Jour 4: Chã de Morte-João de Bento-Ribeira dos Bodes-Ribeira Fria (5h00, D+ et D- raisonnables, et difficiles à calculer) Réveil à 6h. Départ à 7h après un bon café capverdien de Tia Rosa. Nous partons par le chemin 302. Il démarre juste à côté de la maison de Tia Roas. C'est celui qui va aussi en direction du col de Forquinha que l'on emprunte pour aller à Alto Mira.

Ribeira das Patas et Bordeira en fondMais avant d'arriver à João Benton, nous bifurquons à droite pour rejoindre Ribeira dos Bodes. Là nous rejoignons la piste carrossable que nous suivons un bon moment direction Sud-Ouest.
Ribeira dos BodesAprès Poio, il y a une barrière (ouverte) sur la route. Bien la repérer car c'est de là que part sur la gauche le tout petit sentier en direction de Ribeira Fria (1h).
Le petite sentier
Nous arrivons aux premières maisons (Chã da Casa) après 5h de marche environ. Il est midi. Nous faisons une longue pause dans la maison d'une famille . Nous partageons notre pic-nic avec eux mais surtout un moment inoubliable d'échange et de rires! Je profite d'un lit que l'on me propose pour faire une bonne sieste!
A 16h, nous montons encore 30 minutes jusqu’au village principal: Ribeira Fria Alta.
Après accord du responsable du village nous montons la tente dans la cour de l'école. Nous sommes l'attraction et enfants comme adultes viennent voir cette drôle de maison!! Les uns nous apportent du bois, des autres de l'eau, d'autres des légumes de leur jardin! Une générosité extraordinaire!!! Nous avons donc cuisiné un énorme plat de pâtes au feu de bois pour tous ceux qui nous tenaient compagnie!
Les enfants testent la tente!remarque: il y a une nouveau residencial qui vient d'ouvrir à Ribeira Fria: Chez Adilson, (6 chambres, joli patio/terrasse, et piscine (je suis à dispo si vous voulez les coordonnées)
Residencial Chez AdilsonCircuit à Oman English translation pending
Bonjour,
Nous partons en couple sur 10 jours et voici notre parcours.
Pourriez vous me conseiller concernant le circuit dans le sultanat d Oman car j ai un peu de mal à programmer notamment la partie en montagne.
- Jeudi 28 01 :PARIS –ABU DHABI
- Ven 29 01 :ABU DHABI Abu Dhabi (mosquee, ferrari big bus, ) Nuit à Dubai
- sam 30 01 DUBAI Dubai (Burj alarab, khalifa, 2 malls, big bus, souks, creek...) Nuit à Dubai
- dim31 01 DUBAI Dubai (visites suite...) Nuit à Dubai
- lun 01 02 :DUBAI- MUSANSAM Dubai route tot le matin vers Khasab au Musandam (croisière + si suffisamment temps ???) Nuit à Khasab
- mar 02 02 : MUSANDAM – MUSCAT Khasab vol 8h30 vers Musact arrivée 9h30, retrait 4x4. Visites : Mosquée(sauf si impossible aux non musumans l aprem), souk Mutrah, corniche 2 palais (extérieurs) Nuit à Muscat
- merc 03 02 :MUSCAT – WADI BANI AWF- DJEBEL SHAMS visite mosquee de Muscat matin puis passage par Nakhl (sans visiter) pour le Wadi Bani Awf (trajet 1h40 )et le village Bilad Sayt puis montée du djebel Shams (trajet si sommet : 4h27) Nuit en montagne A RESERVER
- jeu 04 02 : , DJEBEL SHAMS – AL HAMRA - MISFAH - BAHLA - NIZWA Passage par les villages Al Hamra, Misfah (rando ???) + wadi ghuli (option) Fort Bahla, Chateau Jabrin (à visiter ) Nizwa visite du fort (à visiter) Nuit à Nizwa
- ven 05 02 :NIZWA – WADI- DESERT 7h- 8h30 marche aux bestiaux /( trajet : 3h15 *) Wadi Bani Khalhid / (trajet : 1h) Desert Retreat Camp 15h –jusqu au lendemain matin Nuit en camp
- sam 06 02 : DESERT – WADI - MUSCAT Desert retreat Camp / (trajet :2 h 30 ) Wadi Tiwi (ou wadi shab je ne sais pas lequel choisir) +Finns beach ???? / (trajet : 3h) Muscat Arrivée 16h30(si on fait une plage) .Visites Muscat big bus et quartier ambassades (avec mall) , opéra décollage 23h55 Nuit dans l avion
- dim 07.02 RETOUR
Merci
angelique
Nous partons en couple sur 10 jours et voici notre parcours.
Pourriez vous me conseiller concernant le circuit dans le sultanat d Oman car j ai un peu de mal à programmer notamment la partie en montagne.
- Jeudi 28 01 :PARIS –ABU DHABI
- Ven 29 01 :ABU DHABI Abu Dhabi (mosquee, ferrari big bus, ) Nuit à Dubai
- sam 30 01 DUBAI Dubai (Burj alarab, khalifa, 2 malls, big bus, souks, creek...) Nuit à Dubai
- dim31 01 DUBAI Dubai (visites suite...) Nuit à Dubai
- lun 01 02 :DUBAI- MUSANSAM Dubai route tot le matin vers Khasab au Musandam (croisière + si suffisamment temps ???) Nuit à Khasab
- mar 02 02 : MUSANDAM – MUSCAT Khasab vol 8h30 vers Musact arrivée 9h30, retrait 4x4. Visites : Mosquée(sauf si impossible aux non musumans l aprem), souk Mutrah, corniche 2 palais (extérieurs) Nuit à Muscat
- merc 03 02 :MUSCAT – WADI BANI AWF- DJEBEL SHAMS visite mosquee de Muscat matin puis passage par Nakhl (sans visiter) pour le Wadi Bani Awf (trajet 1h40 )et le village Bilad Sayt puis montée du djebel Shams (trajet si sommet : 4h27) Nuit en montagne A RESERVER
- jeu 04 02 : , DJEBEL SHAMS – AL HAMRA - MISFAH - BAHLA - NIZWA Passage par les villages Al Hamra, Misfah (rando ???) + wadi ghuli (option) Fort Bahla, Chateau Jabrin (à visiter ) Nizwa visite du fort (à visiter) Nuit à Nizwa
- ven 05 02 :NIZWA – WADI- DESERT 7h- 8h30 marche aux bestiaux /( trajet : 3h15 *) Wadi Bani Khalhid / (trajet : 1h) Desert Retreat Camp 15h –jusqu au lendemain matin Nuit en camp
- sam 06 02 : DESERT – WADI - MUSCAT Desert retreat Camp / (trajet :2 h 30 ) Wadi Tiwi (ou wadi shab je ne sais pas lequel choisir) +Finns beach ???? / (trajet : 3h) Muscat Arrivée 16h30(si on fait une plage) .Visites Muscat big bus et quartier ambassades (avec mall) , opéra décollage 23h55 Nuit dans l avion
- dim 07.02 RETOUR
Merci
angelique
Voyage de 6 mois English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouveau sur le forum et après avoir lu pas mal de discussions, j'ai décidé de m'inscrire afin que vous puissiez, je l'espère, m'aider dans mes interrogations.
Ma compagne et moi prévoyons de partir pour un tour d'Asie du Sud-Est/Océanie au mois de décembre 2016 (et oui je m'y prends en avance).
Nous sommes d'accord sur l'itinéraire qui est le suivant : Laos, Cambodge, Vietnam, Australie, NZ et Tahiti. On aimerait encore rajouter une voire deux étapes à notre périple pour arriver à une moyenne de 3 semaines par pays et étant donné qu'en Australie nous ferions un très court séjour (1 semaine) pour voir la barrière de corail et les kangourous (même s'il y a plein d'autres choses à voir). Les autres pays qui pourraient rentrer dans notre itinéraire sont : Myammar, Népal et Fiji.
J'ai plusieurs questions :
- Est-ce que l'itinéraire est plausible en rajoutant 1 ou 2 pays? Et pour favoriser les transitions par frontière terrestre et ainsi éviter des vols/frais supplémentaire? - On prévoit un budget de CHF 25'000.- (environ 22'500 euros) tout inclus, est-ce raisonnable? - Quel billet d'avion serait le plus propice pour cet itinéraire?
A Tahiti nous prévoyons 2 semaines de visite des îles puis la dernière semaine se la couler douce pour finir en beauté ce voyage.
Nous n'avons pas une grande expérience de voyage sac au dos, si ce n'est 3 semaines en Thailande.
Donc nous sommes preneur de tous les conseils, de vos avis, de vos critiques concernant l'itinéraire, les astuces pour certains pays, pour les transits, le budget etc...
Je vous remercie d'avance 🙂
Sylvain
Je suis nouveau sur le forum et après avoir lu pas mal de discussions, j'ai décidé de m'inscrire afin que vous puissiez, je l'espère, m'aider dans mes interrogations.
Ma compagne et moi prévoyons de partir pour un tour d'Asie du Sud-Est/Océanie au mois de décembre 2016 (et oui je m'y prends en avance).
Nous sommes d'accord sur l'itinéraire qui est le suivant : Laos, Cambodge, Vietnam, Australie, NZ et Tahiti. On aimerait encore rajouter une voire deux étapes à notre périple pour arriver à une moyenne de 3 semaines par pays et étant donné qu'en Australie nous ferions un très court séjour (1 semaine) pour voir la barrière de corail et les kangourous (même s'il y a plein d'autres choses à voir). Les autres pays qui pourraient rentrer dans notre itinéraire sont : Myammar, Népal et Fiji.
J'ai plusieurs questions :
- Est-ce que l'itinéraire est plausible en rajoutant 1 ou 2 pays? Et pour favoriser les transitions par frontière terrestre et ainsi éviter des vols/frais supplémentaire? - On prévoit un budget de CHF 25'000.- (environ 22'500 euros) tout inclus, est-ce raisonnable? - Quel billet d'avion serait le plus propice pour cet itinéraire?
A Tahiti nous prévoyons 2 semaines de visite des îles puis la dernière semaine se la couler douce pour finir en beauté ce voyage.
Nous n'avons pas une grande expérience de voyage sac au dos, si ce n'est 3 semaines en Thailande.
Donc nous sommes preneur de tous les conseils, de vos avis, de vos critiques concernant l'itinéraire, les astuces pour certains pays, pour les transits, le budget etc...
Je vous remercie d'avance 🙂
Sylvain
Kumbhalgarh visite à partir de Ranakpur English translation pending
Bonjour,
Dans le cadre de mon prochain séjour en Indes, j'ai prévu de visiter successivement Ranakpur et Kumbhagarh. Je viendrai d'Udaipur et prolongerai mon circuit sur Jodhpur. J'aurai tout mon temps.
Les recherches que j'ai faites m'indiquent que des tours organisés à partir d'Udaipur permettent de visiter ces 2 sites. L'ennui, et il est de taille, c'est que c'est hyper rapide et plutôt frustrant; l'essentiel du temps est en effet consacré aux transports alors que celui consacré aux visites proprement dites est réduit à seulement une heure sur chacun des 2 sites. C'est pourquoi j'envisage une autre solution mais qui reste subordonnée à un éclaircissement qui fait l'objet de ma présente demande de renseignements. Mon projet: Je prendrai le matin un bus à Udaipur de la RSRTC pour rejoindre Ranakpur que je visiterai l'après-midi. Le lendemain je visiterai Kumbhalgarh avec départ et retour à Ranakpur.
Ma question: est ce que, à Ranakpur, je peux trouver un taxi avec chauffeur qui de manière tranquille, en flanant le long du trajet, m'amène à la forteresse et me ramène à Ranakpur. Si oui, quel serait le prix pour 2 personnes, quel serait le temps de l'excursion et à qui s'adresser à Ranakpur.
Merci de votre aide.
Dans le cadre de mon prochain séjour en Indes, j'ai prévu de visiter successivement Ranakpur et Kumbhagarh. Je viendrai d'Udaipur et prolongerai mon circuit sur Jodhpur. J'aurai tout mon temps.
Les recherches que j'ai faites m'indiquent que des tours organisés à partir d'Udaipur permettent de visiter ces 2 sites. L'ennui, et il est de taille, c'est que c'est hyper rapide et plutôt frustrant; l'essentiel du temps est en effet consacré aux transports alors que celui consacré aux visites proprement dites est réduit à seulement une heure sur chacun des 2 sites. C'est pourquoi j'envisage une autre solution mais qui reste subordonnée à un éclaircissement qui fait l'objet de ma présente demande de renseignements. Mon projet: Je prendrai le matin un bus à Udaipur de la RSRTC pour rejoindre Ranakpur que je visiterai l'après-midi. Le lendemain je visiterai Kumbhalgarh avec départ et retour à Ranakpur.
Ma question: est ce que, à Ranakpur, je peux trouver un taxi avec chauffeur qui de manière tranquille, en flanant le long du trajet, m'amène à la forteresse et me ramène à Ranakpur. Si oui, quel serait le prix pour 2 personnes, quel serait le temps de l'excursion et à qui s'adresser à Ranakpur.
Merci de votre aide.
Tremblement de terre au Népal English translation pending
http://www.bbc.com/news/world-asia-32461019
Un tremblement de terre d'une magnitude de 7,5 a 7,9 a eu lieu au Nepal. Ce fil servira a reunir toutes les informations dont vous disposez.
Pour le moment plusieurs batiments effondres, pas d'infos sur le nombre de blesses et de morts.
La tour historique de Dharahara est detruite...😕

Un tremblement de terre d'une magnitude de 7,5 a 7,9 a eu lieu au Nepal. Ce fil servira a reunir toutes les informations dont vous disposez.
Pour le moment plusieurs batiments effondres, pas d'infos sur le nombre de blesses et de morts.
La tour historique de Dharahara est detruite...😕

Prépa d'un juillet 2015 namibien - A la recherche d'aides, de conseils, d'idées, de rires... English translation pending
Bonjour,
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Passages de frontières English translation pending
Comment et pourquoi devient-on accro des voyages ?
Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.
En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !
Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».
Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.
Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.
Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.
Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !
Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!
Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?
Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).
Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!
Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !
To be continued...

Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.
En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !
Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».
Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.
Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.
Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.
Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !
Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!
Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?
Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).
Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!
Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !
To be continued...

Du KTP au Kaokoland English translation pending

Du KTP au Kaokoland, notre troisième séjour en Afrique Australe avec 4 enfants.
1) Trajet partie Afrique du Sud
2) Trajet partie NamibieQuand nous avons préparé ce voyage, nous avions deux objectifs : visiter le Kgalagadi transfontier park et aller dans le Kaokoland. Notre principal problème, certains s'en souviennent ici, était de trouver un véhicule adapté à notre famille... et trouver le mode d'hébergement idéal. Nous avons fini par nous décider pour deux 4x4 avec tentes de toit et alternance de camping et de logements en dur. En effet, avec 4 enfants, il nous fallait trois tentes, nous avons vite exclu la remorque pour cause de difficultés de conduite, il n'y a pas de camping-car 4x4 pour 6, les rares voitures 4x4 pour 6 personnes ne permettaient pas de ranger toutes nos affaires et surtout obligeaient à avoir une tente au sol... formellement refusé par les enfants et moi-même ! Pour nous sentir à l'aise dans le sable, nous avons effectué un stage 4x4 en région parisienne au mois de juin.
Nous avons construit notre circuit avec départ de Johannesburg, pour lequel nous avons un vol direct depuis Saint Denis deux fois par semaine, et dépôt de la voiture à Windhoek au retour.
Le 25 septembre, A 6h, le taxi est là. Notre avion survole la Réunion cette fois ci.
3) Vue de la RéunionA Johannesburg, nous patientons très longtemps à la douane... puis nous trouvons notre taxi, prenons un peu d'argent au distributeur, une carte de téléphone et nous voilà partis pour le nord de la ville, chez notre joueur Bushtrackers où nous avons loué un Hilux et un Land Cruiser.
4) Le land-cruiser de Raf
5)Mon hiluxNous recevons un accueil chaleureux avec boissons et biscuits et pendant deux heures, nous remplissons les papiers et découvrons les véhicules, leur contenu, le montage des tentes, etc...
Frigos, table, chaises, tout pour cuisiner et caisses vides pour ranger les aliments, draps, serviettes, oreillers, couvertures, couettes dans les gros sacs verts, tout est là.
6)L'intérieur d'un coffre
7) L'autre coffreNous quittons le loueur avant 14h en direction de l'ouest. Je ne suis pas très rassurée au volant de cette grosse Toyota, avec la conduite à gauche. Heureusement, nous ne nous aventurons pas en centre ville et de quatre voies en quatre voies, nous trouvons facilement la route N14. Nous décidons de nous arrêter à Ventersdorp, pour avoir le temps de faire quelques courses et également parce que les loueurs étaient assez pessimistes concernant la qualité des hébergements au delà de cette ville.
La première guest house où nous nous rendons est complète, le personnel nous conseille Mosaïc, un BandB dans une ferme en dehors de la ville.
8) La piscine du B n' BNous y sommes seuls et vraiment bien, nous profitons de la grande piscine. On mange en ville au resto nommé Pompéï qui a brûlé il y a quelques années et en a gardé des traces.
Le 26 septembre, après le petit déjeuner et une discussion avec notre hôte, ancien pharmacien, nous prenons la route à 8h30 pour Witsand, un lieu de dunes de sable blanc au milieu du Kalahari. Dans la région de la mine de fer de Khumani, un énorme nuage rouge envahit tout, même les glissières de sécurité sont rouges de poussière. La route n'est pas folichonne, le paysage est moyen et les villes pas terribles. Heureusement, les 70 derniers km de piste sont plus jolis. A 16h30, nous arrivons à Witsand Kalahari Nature Reserve où nous prenons possession d'un beau chalet en pierre.
9)Le chalet n°5 à WitsandNous allons nous promener dans les dunes blondes.
10) Les dunes de Witsand
11) Les dunes de WitsandPuis nous faisons 5km de voiture et escaladons les roaring sands, des dunes qui "rugissent" dans certaines conditions climatiques (que nous n'aurons pas).
12)roaring sandsNous profitons d'un magnifique coucher de soleil depuis les dunes.
13) roaring sands
14) roaring sands
15)Le paysage alentour
16) roaring sands
17) roaring sandsAu retour, nous croisons une quantité incroyable de lapins dans la lumière des phares.
Nous mangeons dans le chalet qui est très bien équipé.
18)Bonne nuit...La moustache au vent - Récit d'un voyage à vélo English translation pending
LA MOUSTACHE AU VENT – Récit d’un voyage à vélo
AVANT LE DEPART
Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.
Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.
A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.
Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »
Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».
Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !
Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?
En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.
Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !
Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.
C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.
Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.
Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.
Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.
Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?
Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.
Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.
A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.
Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.
Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.
Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.
Mail - Birmanie
Salut à tous,
Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.
Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.
A bientôt bec bec vous me manquez tous !
Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.
PELMEL DE NOTES ET MAILS
Mail – Birmanie, Laos
Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!
Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !
Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.
Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.
Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.
Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.
Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !
Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.
En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.
Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.
Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.
Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !
Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !
Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?
Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…
Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.
Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !
Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.
Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.
Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!
Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.
Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?
En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !
En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.
J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand
Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!
Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.
Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!
Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.
Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.
Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.
Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"
Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...
Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!
Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.
Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?
C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.
J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!
Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.
Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!
Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…
Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.
Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?
Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…
Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.
Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!
Sandro à vélo
Mail – South Thailand
Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.
Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.
Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.
Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.
Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.
Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.
Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !
Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !
Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.
Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?
Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !
A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!
Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !
Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.
La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….
Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.
Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.
Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O
Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo
Mail – Malaysia
Salut les sportifs!!
J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.
Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!
Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.
Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?
Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....
Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!
Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :
"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."
"Ah oui?"
"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"
… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?
Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"
Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.
Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.
Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.
Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?
Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...
Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:
Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!
Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?
Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.
- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.
- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.
- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.
- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.
- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...
- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!
Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.
M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.
Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O
Sandro sans son vélo...
AU RETOUR
A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.
Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.
Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence
Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.
Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.
Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
AVANT LE DEPART
Il n’y a pas grand-chose à comprendre au final. J’aime ressentir la musique en moi, chaque note me saisit, j’aime sentir le vent qui souffle contre ma peau, qui me gifle parfois le visage. Cette douleur passagère m’est agréable. J’aime pouvoir rire aux éclats, et vider mes poumons d’un souffle, j’aime pouvoir retenir l’air et faire souffrir chacune de mes alvéoles. Cette sensation de bonheur mêlé à la peine, est complètement mienne. Pourtant, rien ici ne fait sens. Le corps poursuit, ce que l’esprit ne veut pas suivre. Il n’y a qu’une partie qui survit. Je suis une plante déracinée, dans laquelle la sève continue de s’écouler mais qui ne porte aucune feuille. Qui s’accroche comme le lierre, mais sur laquelle rien ne pousse. Tout est sec.
Mes poumons se vident d’un souffle, et l’inspiration est plus forte. Ca va vite, j’ai besoin de sentir la vie en moi, l’intérieur se meurt. Tous mes muscles se contractent à l’idée de reconnaitre l’infinité du temps qui s’écoule. Pourquoi rester ? Je ne trouve de sens nulle part, rien ne me correspond. Le souffle s’accélère, encore plus fort.
A un certain moment, il a fallu faire un choix. On s’arrête ou on avance. La sensation de vide était alors si intense, que j’aurai pu m’arrêter. Mais la sève continue à couler et je veux qu’elle coule encore. Il y a forcément quelque chose. Je veux construire encore plus fort. Je veux trouver le ciment et le béton. Je veux le trouver en moi. Apprendre à construire, et à reconstruire. Je veux découvrir le pré d’à côté. Est-ce pour trouver ailleurs une eau qui permette aux fleurs de pousser sur du lierre ? Il est évident que je rêve d’aventure, de découvertes, de rencontres. Mais une partie de moi veut fuir, évidement, Et alors ? Quoiqu’il en soit, mon rêve est de voyager. Je pourrais trouver mon eau ici, mais je veux la gouter ailleurs.
Petit descriptif du « ou quand quoi comment ? »
Ca fait approximativement mille ans maintenant que je rêve de voyager, j’en ai rempli mes cahiers, rabâché ça en boucle à mon entourage jusqu’à saturation. Ce n’est pas mon premier voyage mais ma première aventure solo. Le vélo a barré ma route d’une manière inattendue. Au cours d’une discussion avec Françoise, une amie qui me raconte des histoires farfelues sur son voyage à vélo du Tessin jusqu’en Turquie, les yeux plein de choses bizarres. Ca a provoqué chez moi un truc particulier et mes longs poils se sont dressés d’un coup. « Oui ! Voilà ! Le vélo ! Ca va plus vite que la marche, je n’aurai pas à porter de sac à dos… Ca me semble la bonne combine. Oui, mais… je n’ai pas de vélo, et surtout je n’en ai plus fais depuis… En ai-je seulement fais un jour ? ».
Bah allez ce n’est qu’un détail on réglera ça en route. Prochaine question, le « ou » ? Bon il est évident que je rêve du moyen orient depuis un bout d’temps… j’organise le trajet depuis Sofia en Bulgarie, jusqu’à Beirut au Liban. Mais la situation devient de plus en plus tendue et j’accepte de changer mes projets pour la Birmanie. Ce pays qui vécu cloitré pendant des années sous une tragique dictature menée par la junte militaire. Je ne connais pas grand-chose de ce pays, juste l’histoire d’Aung San Suu Kyi qui fut assignée à résidence de 1990 à 2010 bien qu’élue démocratiquement par le peuple, son prix Nobel de la paix en 1991. Je m’intéresse un peu plus à l’histoire qui est dramatique mais fort intéressante. A l’expiration de mon visa, 28 jours plus tard, je pourrai sortir du pays en traversant la frontière avec la Thaïlande car depuis quelques semaines une frontière terrestre est ouverte mais il faut des autorisations spéciales, et la région semble passablement dangereuse. Seule, je préfère prendre l’avion pour rejoindre Bangkok. Après quoi je suivrai la route direction Singapour et selon la carte, il s’agira d’une longue descente tranquille !
Ainsi dont, vous voulez savoir ce qui se passe dans la tête d’une voyageuse à vélo ?
En fait, ce voyage, personne n’y croyait vraiment. Moi non plus d’ailleurs. Quelques mois avant mon départ, un balai à la main, je finis ma journée de boulot à nettoyer ce vieux bistrot du Grand-Pont. J’entends la patronne parler avec ses clients de l’autre côté du bar dans un bon accent valaisan, que l’alcool ingurgité rend encore plus prononcé : - La jeune ? Non elle, elle reste pas. Elle part dans un mois elle veut voyager. Tu savais pas ? - Quoi ? Elle veut partir ? Ben elle veut aller ou ? - Bon, dans les pays par là bas, vers l’Asie - Mais non pas par là-bas ! Mais non elle va jamais partir. - Elle va jamais revenir surtout ! - Non, non mais attends, c’est pas tout, tu sais pas la meilleure? Elle va partir à vélo ! - A vélo ? Ahaha ! Mais non voyons regarde là ! - A vélo ? Mais pourquoi ? Seule, à vélo, elle va se faire tuer c’est sur. - Oui, juste après avoir été violée ! - Non mais c’est trop dangereux elle peut pas partir.
Bon quoi, vraiment personne n’y croit ? Voilà les 3 mots que je ne cesserais d’entendre jusqu’à mon départ : Viol, accident, maladie. « Sandrine, tu sais … viol… accident… maladie… ». Je vais de toute manière partir, et la seule chose dont j’ai besoin c’est de soutien, mais tout le monde s’obstine à rabâcher tous les derniers articles de journaux qui parlent de mort, maladie et … De viol ! Huu, ben oui merci je savais pas !
Je plie un pull, un pantalon, un truc de cycliste rembourré (pour éviter les douleurs il parait), 3 slips, un couteau, une ficelle, des pinces à linges, une tente. J’empacte tout ça dans 2 sacoches et voilà, je m’en vais pour 3 mois de vélo en Asie. Entendre ces remarques me décourage. Je déballe le tout. Je peux pas faire ça. J’ai jamais fais de vélo. J’aime pas le vélo, j’ai jamais aimé ça. Pourtant je suis partie pour 3 mois…. Alors pourquoi ? Ah oui. Les rencontres, l’esprit qui s’évade, un truc comme ça. Oui c’est juste, c’est exactement ce dont je rêve depuis si longtemps. Allez je remets tout à l’intérieur. «… Seule, elle peut pas faire ça seule. S’il lui arrive quelque chose. ». Roh bon sang… C’est vrai seule… Je peux pas. Non je peux pas. Mon estomac se noue d’avantage. Allez je ressors tout. Arrête, c’est cette liberté, dont tu rêves de gouter. Tu vas devoir trouver en toi toute les ressources pour avancer, c’est le but, trouver ton eau, tout ça… « Oh t’es chiante là d’dans, 3 mois seule avec toi ça promet… ». Je remets le tout dans les sacoches et les ferme. Pour de bon. Ou presque.
C’est vrai que dans ma tête ça à toujours été le chaos, il a par exemple fallu que je change 3 fois de vélo pour finalement me retrouver 24h avant mon vol… Sans rien, et finir par acheter la vieille occas’ du coin, un vieux vélo qui a déjà du en voir bien des couleurs avant de se retrouver dans la soute de cet avion qui s’envole pour la Birmanie. Ben oui, ça c’est moi, parfaitement désorganisée, mais maintenant que j’y suis, c’est exactement ma place. Fou, inconscient, dangereux, sont les mots que j’ai le plus entendu, et vu de l’extérieur ça peut le paraitre, mais pour moi je suis à ma place. C’est une suite logique. Malgré toutes ces remarques négatives, je dois quand même dire que pas mal de membres de mon entourage, dont certains très inattendus, m’ont soutenus et aidés pour organiser ça. Je les remercie d’ailleurs vivement.
Allez je quitte les belles vallées de mon pays aux couleurs d’automne pour embarquer dans l’avion avec mon vélo que je plastifie à l’aéroport. Facile ! Et voilà, quelques heures plus tard, je m’assieds sur cette vieille chaise tremblante de Yangon en Birmanie où j’écris mes premières lignes, face à ce bâtiment sur lequel pousse une sorte de lierre qui s’attache facilement à la façade grisâtre. A côté, quelques enfants à moitié dévêtu. Mes yeux se posent sur la route, qui n’est pas si mauvaise, d’accord quelques trous, un peu bosselée… mais ça va l’faire.
Le temps de remonter quelques pièces sur mon vélo, je suis déjà entourée d’une dizaine de birmans qui me sourient et m’aide à regonfler les pneus, refixer les freins etc. On m’avait parlé d’un peuple aimable et ouvert, et bien on ne m’a pas menti. L’aventure débute aux premiers kilomètres à travers la ville quand on me parle de la Shwedagon Pagoda… La quoi ? Une imposante pagode de plus 110 mètres de hauteur réputée à travers toute la Birmanie pour être le premier lieu de pèlerinage bouddhiste. L’histoire raconte qu’elle contiendrait huit cheveux de bouddha…. Cheveux ou pas, cet endroit dégage une atmosphère très particulière avec cet encens qui brule de partout. Elle s’illumine dans l’obscurité de la nuit. Les moines font du tourisme et les touristes méditent. Le site est impressionnant, les pèlerins tournent dans le sens des aiguilles d’une montre autour de la stupa centrale, recouverte de feuille d’or, de diamant, de zéphires. Moi je m’attarde autour des nombreuses stupas qui l’entoure. Je marche tout en admirant cette œuvre qui brille, resplendit et se détache de ce ciel sombre dans lequel une lune à moitié pleine s’éveille. La scène, est … incroyable, surréaliste, ou suis-je ? Ce n’est pas l’or, les diamants, la hauteur, c’est l’air, les couleurs, l’atmosphère, les odeurs. Je suis abasourdie, stupéfaite, je referme ma bouche qui devait pendre depuis plusieurs heures maintenant.
Le lendemain, je roule à travers la ville pour trouver une adresse… alors qu’il n’y en a pas vraiment. On va bien rire, car je compte beaucoup sur Jasper, un type rencontré sur les sites de fanatiques de la selle. J’ai besoin de ses conseils pour me renseigner sur les différents itinéraires possibles. Ca me prend plusieurs heures mais je suis chez lui. Nous buvons un café à la mode birmane, c’est-à-dire moitié café moitié lait condensé sucré. Nous discutons un peu puis observons les cartes. Il me parle des différents itinéraires… Qui me semble tous … impossible.
Quoi ? Huitante kilomètres pour le lendemain, cent pour le jour d’après, et puis quoi ? Tu veux me faire aller dans les montagnes ? Ahahah Pauvre fou t’as pas compris que j’ai tellement peur de devoir faire de la montée que dans ma tête lorsque j’ai organisé ce voyage j’ai choisi que des pays plats et même une route qui partait du nord en direction du sud pour avoir l’impression de descendre ! Je le regarde, déglutit lentement, lui souris gentiment. Mais il rêve lui !! Je ne vois même pas comment c’est possible… Mais bon… Je suis là pour ça alors… on se jette à l’eau ?
Allez le lendemain à cinq heure j’arpente les ruelles de cette grande ville l’estomac fort noué afin de rejoindre Bago, ma première destination à quelques huitante kilomètres de Yangon. A peine je pose un pied à terre pour sortir ma carte que les habitants m’abordent pour savoir si je suis perdu, d’où je viens, ou je vais, pourquoi je suis la, etc. J’adore, ainsi je ne suis pratiquement jamais perdue. J’enchaine les premiers kilomètres et m’éloigne tranquillement des centaines de motos qui m’entourent pour me retrouver dans les campagnes. Excellent, c’est super beau, je traverse des rivières ou des birmans pêchent sur des canots en bois. Les motocyclistes qui me dépassent ralentissent pour observer, curieux, souriant et me salue chaleureusement.
Je suis sur mon vélo et les premiers kils sont difficiles… je me demande quand même pourquoi ? Mais quand l’esprit vogue et que je vois ces birmans m’encourager, ça me donne une énergie puissante. Le climat est aride, et lorsque des véhicules me dépassent, la poussière s’élève en un nuage orangé. Allez, c’est possible. Je traverse plusieurs villages, entre lesquels la végétation luxuriante offre des champs fertiles pour les rizières et autres plantations. Lorsqu’enfin j’arrive à Bago, je suis plus que fière de mon exploit. Ainsi donc, c’est possible… Voyager à vélo en Birmanie est possible ! La prochaine étape est de trouver une Guest House pour passer la nuit. Malgré le sens de l’hospitalité des birmans, le gouvernement leur interdit de loger des étrangers. Il faut dire que le pays est ouvert aux touristes que depuis quelques années. La junte militaire exerce encore une forte influence dans ce pays qui se considère actuellement comme une république. Il n’empêche que je vais devoir attendre de sortir du pays pour pouvoir profiter de mon équipement de camping.
A Bago, je suis à nouveau stupéfaite face au nombre de Pagodes et stupas dont on voit les pointes se dégager entre les palmiers et la brume qui s’évapore avec les derniers rayons de soleil. Les chants des prières bouddhistes raisonnent dans toute la ville et vous plongent dans une sorte de transe. Le paysage, les chansons, lescouleurs, les odeurs, mon corps n’appartient plus à cette dimension.
Durant les prochains jours je roule direction du sud est. Chaque étape est plus ou moins déterminée par des Guest House ou je peux passer la nuit. Mes journées sont ponctuées de rencontres fascinantes avec ce peuple birman.
Un matin, je m’arrête en bordure de route et rencontre une couple amusant. C’était ce fameux matin ou je rêvai secrètement de manger un bon pain au chocolat encore tout chaud… Ma fois bon, les insectes grillés qu’ils m’ont offerts n’étaient pas si mal. Et sous leur toit en bamboo, ils cachent encore d’autres surprises. J’aperçois une bouteille en plastique remplie d’un liquide blanchâtre qui a l’air super rafraichissant. Je les questionne, et comme je ne comprends toujours pas le birman, ils me montrent du doigt un palmier et me propose de déguster. Ben ouais c’est clair ! La femme me tend un sourire complice alors que son mari part chercher des verres. Il nous sert 3 godets, et boivent ça cul sec l’air tout amusé. Je fais de même en riant. Mais qu’est-ce que c’est ? Je leur achète la bouteille en me disant que je trouverai bien quelqu’un sur la route qui arrivera à me renseigner. Nous buvons encore quelques verres et je repars de toute bonne humeur. C’est quelques mètres plus loin, alors que ma tête tourne et que j’effectue ma première chute à vélo que je comprends que mes soupçons étaient bien fondés… C’était bien de l’alcool. De l’alcool de palme.
Un peu plus loin, une autre famille m’invite à manger des crevettes fraichement péchée dans la rivière. Ils me comblent de cadeau alors que leur maison tient tout juste debout. Au fur et à mesure de l’après-midi je vois de nouveau visage apparaitre dans cette frêle maison qui ne compte qu’une seule pièce. Je rencontre ainsi les parents, leurs 4 enfants, leurs cousins, oncle tante, etc. Nous sommes à présent une quinzaine de personne regroupée autour de la table. Ils refusent que je paie quelque chose alors qu’ils m’ont nourris, offert café, encens, bracelets, … J’ouvre mon sac et leur offre ce que je peux. Les enfants sont étonnés de voir que je ramène des bracelets venant de l’Afrique, et d’autres de l’Inde. Nous passons du bon temps ensemble et rions beaucoup. Malheureusement, je ne peux pas m’éterniser et reprend la route. Les jours s’écoulent, je me sens toujours plus en sécurité, prête à recevoir et à offrir.
Mail - Birmanie
Salut à tous,
Le voyage à vélo se passe super bien, l’itinéraire que j’ai fais ces jours-ci était le suivant: Yangon – Mal moule moule mien de son vrai nom Mawlamyine que je ne peux toujours pas prononcer, par contre je commence à avoir très mal à la moule.
Quelques petites nouvelles: - Escarre stade 3 au vagin - Je suis stérile et n’aurais jamais d’enfants. - Les milliers de moustiques que j avais connus en Inde ont décidés de faire le détour pour me revoir... Merci les gars, fallait pas.... - Les moines prennent le bus, fument et portent même des Rayban! L’avantage de voyager à vélo c’est évidemment les rencontres. C’est parfois complètement farfelu... Mais très drôle. Il y a encore très peu de touristes en Birmanie donc même les plus beaux sites sont agréables à visiter. Sinon c’est vrai qu’il fait très chaud, j’ai d’ailleurs la moustache qui perle en continu… Pour le moment je laisse mon corps récupérer et j’organise la suite du voyage. C’est vrai que j’aurais aimé avoir un itinéraire point A - B mais j’aime autant profiter de visiter ce pays en même temps parce que ça en vaut vraiment la peine ! Je vous embrasse tous bien fort, et sans la moustache qui perle cette fois parce que j’ai pu rester sèche pendant 1h grâce à la clim’ de ce cybercafé.
A bientôt bec bec vous me manquez tous !
Voilà dix jours que j’ai commencé ce voyage et je suis actuellement à Kyauksé après environ 600 km de vélo. Qui aurait cru qui j’y arriverai ? Cette ville a beaucoup de charme et je suis maintenant assise sur une bâtisse en bois à travers laquelle s’élève un vieil arbre dont les branches retombent uniformément sur le toit en tôle. La terrasse surplombe une rivière qui s’écoule lentement. Quelques personnes sur leur barque pour pêcher, d’autres viennent se baigner après une chaude journée. Des enfants sur l’autre rive jouent au ballon aux dernières lueurs du jour. Les villageois m’offrent quelques sourires. Je profite de voir un birman qui commande une sorte d’omelette pour leur faire comprendre que j’aimerai gouter à ça. Bon, ben ça n’avait rien à voir avec une omelette mais au moins ça change du riz. Miam. Je profite de fumer une cigarette au bord de cette rivière pour vous expliquer comment se sont déroulés les jours les plus éprouvants de cette aventure.
PELMEL DE NOTES ET MAILS
Mail – Birmanie, Laos
Salut les moustaches gelées! Bon alors faudra bien que j'vous raconte un peu... Parce qu'il s'en passe des choses sur ce velo!!! D'abord sachez que je me porte bien. Presque six semaines que je suis en voyage et deux semaines maintenant que j'ai quitté la Birmanie... C'est un pays vraiment incroyable et c'est difficile d'expliquer le pourquoi du comment mais comme je l'ai déjà dit, certainement de par l'influence du bouddhisme, les birmans sont emprunt d'une gentillesse et d'une amabilité qui m'a vraiment étonnée. Je suis contente d'avoir commencé par ce pays, car je m'y suis sentie super à l'aise et en sécurité tout le long du voyage. Evidemment c'est un pays très particulier et je ne peux que vous encourager à vous plonger dans son histoire car c'est passionnant!
Je venais de quitter Mawlamyine, à 350 kilomètres au sud ouest de Yangon. J’étais alors dans un bus qui devait me ramener vers le centre du pays, mais tous mes orifices se sont révoltés et se sont mis à régurgiter des liquides étranges et de couleurs variées, je vous passe les détails. J’étais mal. Mais vraiment mal ! Après 4h passé dans un bus à jeter régulièrement par la fenêtre des sacs en plastique remplis de … oké pas de détails. Le bus s’arrête enfin dans une ville où fort heureusement j’étais déjà passée quelques jours plus tôt. BAGO ! J’entre dans la guest house et me lyophilise sur place. Pendant deux jours j’y suis restée enfermée, sans manger et en buvant à peine. Quand je décide d’aller mourir ailleurs, je pointe le bout de ma moustache à l’extérieur et le tenancier de l’hôtel m’offre un petit remontant vitaminé. En discutant, je lui dis que je suis déjà venu chez lui il y a environ une semaine, et il me lâche innocemment : Toi ? Non, non je me souviens d’une femme à vélo mais c’était alors une « strong woman » pleine d’énergie… Toi… heu… Il va falloir que tu continues à boire des vitamines !
Mais heur ! Bon je me lasse d’être malade alors j’embarque dans un autre bus qui me dirige vers le lac Inlé. C’est une destination très prisée en Birmanie, j’y rencontre beaucoup de touristes et après une nuit blanche dans un bus qui arpente les montées et les descentes entre les montagnes, je partage ma barque avec une famille d’allemand pour visiter le lac. Il est environ 17h lorsque j’arrive à la Guest House. Avant d’aller me coucher, je discute avec le réceptionniste pour lui demander des renseignements sur les conditions de la route que je devrais prendre le lendemain. J'avais seulement le récit trouvé sur internet d'un couple qui l’avait fait. Ah oui parce qu’évidemment, j'allais pas passer par la route principale faut pas déconner. Et le type me regarde étrangement et me dit catégoriquement que c'est impossible! - Impossible? Comment ca? Il y a bien une route non? - Oui mais en mauvais état et quand bien même rejoindre la plaine par cette direction est tout bonnement impossible! Mais il m'agace ce type!!!! Je vais le faire de toute manière! Pour me rassurer je lui demande si c'est possible de rejoindre au moins le prochain village et depuis là je m'organiserai... "good luck" Qu'il me dit. Qu'à cela n'tienne, rien à battre, allez je fonce! J’ai quand même le soucis bien ancré, et je me demande encore si je devrais pas prendre un bus au lieu de me perdre dans les montagnes de cette région que je ne connais pas. « Enfin… allez quoi t’y connais rien ici, et si le type te dis que c’est pas possible, c’est bien qu’il y a une raison non ? » Arh, peut-on faire taire cette voix ? Ca doit être possible puisqu’un couple l’a déjà fait. Maintenant que j’y suis c’est certainement pas pour rebrousser chemin. Inutile de vous dire que la nuit fut animée entre la partie de moi, aventurière qui rêve d’enfourcher mon vélo pour me perdre dans des contrées inconnues, et celle, un brin réaliste qui tente désespérément de me raisonner. Le matin, 5h30 je commence sur la route principale avant de m'aventurer sur la petite route de campagne, en construction ?! Je suis heureuse d’être remontée sur selle, mon fessier nettement moins. Enfin, ... Pour mettre un peu de piment dans cette histoire il se met à pleuvoir... C’est marrant, le type de la Guest House m’avait pourtant assuré qu’il ne pleuvrait pas. Et bien j’espère qu’il se trompe également sur la route. Heureusement la pluie dure juste un peu, juste pour que j’en garde un bon souvenir car la route en terre devient de plus en plus boueuse et sur certaines pentes je dois enlever la boue qui m'empêche alors d'avancer! Elle s’accroche partout, j’en ai sur mes lunettes, ma casquette, mes sacoches. La, c’est l’aventure. Je rencontre un ou deux tracteurs sur la route, bloqués eux-aussi par cette boue collante et invalidante. Nous nous entraidons pour remettre nos véhicules en route.
Et le paysage est sublime, des champs ocre, vert et jaune! C’est vrai qu'il n'y a personne par contre! Mais quelle liberté! C'est beau! Je déchante un peu en arrivant à Pindaya, ville touristique. Je partage ma chambre avec une allemande et nous visitons la grotte au 8'000 bouddhas. Et c’est bon de pouvoir rire. Même si je ris beaucoup avec les birmans que je rencontre, lui dire que ma seule envie sur le moment est d’envoyer mon vélo tout boueux dans ce lac me fait du bien. Nous marchons beaucoup, et rencontrons un moine que nous invitons à manger et qui nous apprends toutes sortes de choses sur la culture bouddhiste. Encore une fois, je dors peu car l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. Un birman me déconseille fortement de me lancer dans cette épreuve. Ils sont plusieurs à m’affirmer que la route est mauvaise et qu’il n’y aura personne si il m’arrive quelque chose. Oui, ben merci ça j’ai compris. Allez, aux aurores j’entame la première partie, j’ai peur de m’égarer et de ne pas trouver cette petite route qui serpente entre les montagnes. Elle n’y est même pas sur ma carte. Voir les premiers rayons du soleil transpercer cette brume matinale qui recouvre les pâturages offre un spectacle incroyable. Je m’arrête pour admirer et ma main se pose instinctivement sur mon appareil photo, et puis, non. Je décide de garder la magie de cet instant pour moi. A quoi bon partir seule si je ne suis pas capable d’apprécier ces moments uniquement pour moi ? Je décide à cet instant de savourer le temps qui passe sans me préoccuper de l’avenir, ni du passé, juste d’être là. Et c’est une mission difficile en repensant à ce que tout le monde me dit sur la route. La vue est incroyable, l’air est encore frais, et les seuls bruits que j’entends sont les quelques coqs, dont le son s’égare timidement entre les collines. Des montées, des descentes, de fortes montées, puis de petites descentes… C’est pas tout juste cette histoire là. C’est toujours plus long de monter que de descendre. Je n’aime pas beaucoup cette logique. Je pédale donc entre les champs dont les couleurs, si intenses, rendent ce paysage presque surréaliste. Soudain, au milieu de nulle part, j’aperçois deux immenses statuettes de bouddhas qui se dressent au milieu d’une colline elle-même recouverte de milliers de stupas en chaux. Mais ou suis-je ? Il n’y a aucune habitation, ni aucune forme de vie à des dizaines de kilomètres à la ronde. Mon vélo s’arrête, bien qu’extrêmement épuisée je rebrousse chemin pour arriver au pied des marches qui s’élèvent verticalement vers le ciel. Quelques minutes plus tard, plus essoufflée que jamais j’arrive au sommet de ce temple. Si toutefois c’en est un ? Là, ouais je suis vraiment seule au monde, il n’y a que le bruit d’un berger qui fait traverser son troupeau sur l’autre rive de la rivière qui lézarde entre les prairies. Des champs, des collines, des montagnes, j’ai une vue imprenable sur toute la plaine. Ce pays est décidément bluffant. Le temps s’arrête, tout s’arrête c’est si bon.
Mais la route est longue et je saute sur mon vélo en direction de Ywangan, le prochain village. Je commence à apercevoir de la vie, quelques bœufs défilent à mes côtés tirant des charrettes remplies de choux. Les paysans sont surpris de voir ma charrette à moi et je me demande qui des deux a le visage le plus interrogatif. Quoiqu’il en soit, nous nous saluons chaleureusement. Je commence à sentir mes muscles devenir de moins en moins conciliants face aux montées. Une pause, je craque, j’entame les noix et raisins secs de survie. Allez je reprends pour m’arrêter à nouveau quelques minutes plus tard, persuadée d’être arrivée au bout de mes forces. Physiquement ça ne suit plus. 10, 20 30 kilomètres encore ? Je n’ai pas la moindre idée du temps qu’il me reste pour arriver. Mais mon corps refuse de me tirer plus loin. Des filles en bord de route vendent quelques spécialités sucrées qui, je l’espère, seront plus efficace que ces maudites noix. Elles doivent aussi me dévisager étrangement lorsque je m’endors sur une de leur table. J’essaie de résister mais je ne peux lutter, je suis épuisée. Un moment plus tard je réunis tout mon courage, mes dernières forces et arrive, je ne sais comment jusqu’à Ywangan.
Le temps de laver à la main mes quelques vêtements, et je m’étale sur ce lit, je m’effondre. Je n’en peux plus. Fatiguée, je me sens seule. Tous les bons moments je veux pourvoir les partager et j’ai besoin de soutien durant ces moments éprouvants. C’est si beau, mais dur, et même un peu trop. J’aimerai être chez moi avec ma famille. Ne penser à rien. Ne pas savoir que mes habits ne seront pas secs demain, ne pas savoir qu’il faut que je répare mon vélo, encore. Ne pas savoir que ma famille et mes amis me manquent, ne pas savoir que j’ai faim et que je ne sais pas ce que je trouverai sur la route à manger, ne pas savoir que le trajet de demain me semble une fois de plus irréalisable, ne pas savoir que chacun de mes muscles me fait souffrir… Il doit être 17h quand je m’endors, le cœur lourd.
Le lendemain, la birmane qui me loge m’offre un café, une mandarine et quelques douceurs pour me donner des forces me dit-elle. Je lui souris certainement du plus beau sourire que je peux et lui dit infiniment merci. Son attention me touche. Et je m’en vais. Je sens l’odeur du bois dans les forêts qui me rappel le mayen et je sens mes muscles qui se contractent pour me hisser au sommet de ce col. Je sens l’air, frais qui se glisse à travers les manches de ma veste. Le ciel est parsemé de nuages d’une teinte rougeâtre, offert par les premiers rayons de soleil. La lune éclaire difficilement l’autre partie du ciel, plus sombre. Cette montée est agréable, je sais qu’elle donne sur un versant presque inhabité entre les montagnes. Les moments difficiles, je commence à les accepter, ils font partie du voyage et j’apprends à me donner du courage, à croire en moi. Je pense à mes amis et à ma famille, ça me donne de la force et j’arrive au sommet. Je contemple l’étendue des montagnes ou se confinent des prairies parsemés de petits arbustes. Ensemble, ils forment des replis creusés par les rivières. J’entame la route, faiblement éclairée par les premiers rayons du soleil et les larmes qui coulent ne sont pas uniquement dues au vent. Je lâche le guidon en pleine descente et trouve un équilibre précaire ou je sens le vent fouetter mon visage et sécher mes joues. L’extase est complet. Je descends, encore et encore, remonte parfois quelques collines puis continue à descendre, sans fin. Je m’arrête sous un abri en bamboo, pour savourer cette journée. Couchée, sur cette paillasse, j’observe la fumée s’évadant de cette cigarette et qui, dans un courant d’air, disparait. Un accord parfait. Ainsi, après toutes ces montées, il y a aussi des descentes… L’éphémère a du bon. Je profite d’arriver à Kyauksé pour me reposer, physiquement et psychologiquement. Mais le jour d’après je reprends la route direction Bagan !
Cette trève dans mon esprit n’aura pas duré long. En route pour la prochaine étape, je reluque chaque véhicule motorisé afin de trouver une astuce pour y accrocher mes sacoches et ne plus jamais entendre parler de vélo. J’arrête, c’est fini, faire ça seule ? Non plus jamais, en plus en vélo ? Quelle idée, faut être barré, non c’est fini. Même tous les « Mingalaba » des birmans avec leurs sourires bienveillants ne me donnent plus de courage.
En arrivant à Bagan, je suis époustouflée… Cette ville est un musée à ciel ouvert, des centaines et des centaines de temples étendus sur une cinquantaine de kilomètre à la ronde. Des temples en briques orangées poussent à travers le paysage arrosé par l’Irrawaddy, il y en a dans chaque recoin de cette plaine. Pas époustouflée non. Complètement hébétée… Une fois de plus je dois refermer ma bouche qui reste grande ouverte, tant je suis plongée dans l’absolue beauté de ce paysage. Non mais c’est dingue ! Ou suis-je ? Je passe la journée à errer entre ces temples, ma lampe de poche en main pour éclairer les quelques fresques que le temps n’a pas encore effacé. L’espace d’une journée je deviens archéologue. Mon souffle permet de faire voler la poussière sur de vieilles peintures, sculptures, statuettes dont les nombreuses symboliques m’échappent la plupart du temps. D’étroits escaliers serpentent entre les étages et me permettent d’atteindre un surplomb depuis lequel j’aperçois une centaine de temple entre les champs… Je suis seule, face à une merveille innommable, indescriptible. Cet instant est si pure, si prenant, tous mes sens sont aux aguets. Je sens l’air chaud qui monte, l’odeur de la terre, des briques, de la poussière, je suis et j’appartiens au monde qui m’entoure.
Soudain, mon corps n’est plus, mon esprit s’emporte, comme s’il échappait au temps, je me laisse transporter, et m’évade ailleurs.
Pourtant la saveur de cet instant devient amer. J’ai besoin de pousser quelqu’un a côté de moi pour lui dire : « Mec !! Regarde ça ! Tu vois aussi la même chose que moi ? Tu vois comme c’est beau ? ». Ma lutte aujourd’hui devient la solitude. Ce n’est pas dans les difficultés quotidiennes qu’elle est la plus pesante. Je prends confiance en moi, pour trouver ma route. Mais apprécier pleinement ces moments d’extase me parait insurmontable. Pourquoi ce besoin d’être à deux pour apprécier un beau paysage, un bon moment, un instant comme celui-ci ? Comme me l’a suggérée une amie, je vais tenter de faire de la solitude mon alliée. Mais pour le moment les émotions sont trop fortes, et je ne peux retenir les larmes qui coulent.
Demain sera une journée sans vélo, histoire de me changer les idées… Mais ce foutu deux roues me rattrape et nous partons ensemble pour le mont Popa, découvrir un temple construit sur de la lave séchée. Environ 50 kilomètres de route qui me semblent bien ridicules à présent face aux kils que j’ai parcourus ces derniers jours. Le MONT Popa, mont, montée… c’est pas du plat non ! Sur la route, je prends quand même le temps de déguster un café avec une femme birmane qui m’offre des cacahuètes fraichement récoltées par leur famille. Je continue à pédaler et vois le jour décliner doucement. Soudain, une jeep, probablement un des seuls véhicules que j’ai vu passer sur cette route s’arrête à mes côtés : - Where you want to go ? - Heum… to the mont Popa - With your bicycle ? - Yes… - Ahah ! But it’s too far you must come with us !
Alors ils m’embarquent dans leur jeep et nous rions beaucoup. Ils me conduisent jusqu’au petit village au pied de l’ancien volcan. Là haut, j’entends deux touristes m’interpeler. Ils ont aussi un vélo !! Ainsi je fais la rencontre d'un jeune couple qui venait depuis la Turquie... à vélo!!! J’ai un milliard de question à leur poser, et je mets toute mon énergie à essayer de faire évoluer mon anglais. Bien évidement depuis le début de ce voyage la langue est un handicap. Mais comme tout handicap ça me permet de développer de nouvelles capacités. Et la barrière de la langue me fait découvrir une autre manière de communiquer. Oui bon ça va le relativisme et l’optimisme, pour le moment ça m’emmerde parce que j’aimerai pouvoir leur hurler dessus qu’ils m’expliquent! POURQUOI ? Pourquoi le vélo, pourquoi avoir mal, pourquoi l’incertitude, pourquoi avoir toujours l’impression de ne jamais atteindre ses buts, pourquoi pédaler pendant des heures en entendant « clic clic clic » cet inoffensif cliquetis, qui malgré mes tentatives désespérée pour le réparer tente de me rendre complètement zinzin !
Bref, je me calme et c’est tellement bon de les écouter raconter leurs aventures. Je m’imbibe de leurs histoires. De savoir qu'eux aussi en avait bien bavé au début, qu'ils avaient aussi bien eu mal au cul! Je leur explique que je n’en peux plus et que je songe parfois à arrêter. Ils me demandent alors de leur promettre de tenir encore deux semaines. De les voir là, en Birmanie après avoir traversé tous ces pays, moi ça me donne des frissons, et ça me remotive! Okay, va pour deux semaines. Je les regarde, les dévisage, ils sont si beaux ! Leurs yeux me transmettent tellement de vie. Dans le regard je perçois des rires, de l’amour. Ils sont si naturels, si vivant ! Voilà, là je ressens quelque chose de profond. Je réalise que je vais encore devoir traverser pas mal d’épreuves mais que ce que je lis à ce moment dans leurs yeux est une raison suffisante pour avoir mal, pour avoir faim, pour douter, ou encore devenir fou à supporter l’incessant « cliquetis » de ce foutu vélo… Ce n’est qu’en apercevant de petites douceurs à la fin du repas, que j’entends Jan dire à sa copine : « It’s look like something with lait condensé. ». Lait condensé… je mets quelques secondes avant de réaliser… - Non attendez… Tu vas pas me dire que… Vous parlez vraiment français ? - Si, si on est quebequois ! - … Mais… Je vous ai déjà dis que j’allais devenir fou ?
Pour la suite, je vadrouille durant quelques jours autour de Mandalay, à la conquête des anciennes capitales. Mes genoux deviennent de plus en plus douloureux. Je savais bien que j’allais vivre des moments difficiles, pourtant je les apprécie. Dès que je sors des villes, je ne croise plus de véhicule, et me retrouve seule, n’ayant pour compagnon que l’air qui glisse contre ma peau lorsque je pédale. La terre est aride, du sable s’égare sur les routes, et seuls quelques rares arbustes offrent un repère aux oiseaux qui me regarde pédaler avec un air dubitatif. L’air est sec et chaud, il brûle ma peau, et crever au milieu de cette vaste plaine désertique n’était pas le moment le plus agréable du voyage. Dans ma tête j’entends raisonner : « On retrouva son corps après plusieurs jours… », et j’aperçois les vautours s’agiter autour de moi…
Dire que j’avais peur de me trouver sur des axes routiers surchargés. Il n’y a qu’une route qui s’étale à perte de vue. Je suis seule et cette solitude me plait, la liberté de me laisser porter car ma place est ici, elle se trouve juste là sur cette selle de masochiste, au milieu de la Birmanie. Je deviens les aventures et les rencontres qui sont ma raison d’être ici et maintenant. Dans l’après-midi, je m’assieds dans un café et discute jusqu’au coucher du soleil avec Divig Jame. Il me parle de sa famille, de sa vie, et me donne pour conseil : « Give your smile to everyone, but your love to only one ». Des jeunes nous offre des cigares, et je découvre les délices des cigares birmans, qui laisse un léger gout sucré sur les lèvres. Le temps passe et lui aussi a une saveur toute particulière.
Les birmans portent le lunggi, les birmanes se dessinent des motifs sur les joues avec du Tenakka dont la teinte jaune, éclaire leur visage. Cette poudre extraite d’un arbre adoucit la peau et la protège du soleil. Ils ont tellement de charme, leurs yeux pétillent et leurs sourires sont si sincères. Si les délicieux plaisirs des courbatures à mes cuisses s’atténuent, ce sont des courbatures aux zygomatiques qui apparaissent !
Ils me font rire quand je passe avec ma bicyclette, ils m’observent très discrètement, mais si je leur adresse un sourire ou si je les salue, alors ils accourent, ralentissent avec leur scooter, appellent leurs amis, me posent un tas de question dans un anglais très approximatif. Toujours avec énormément de respect.
Dire que j’ai osé trouver le temps long. Ces trois semaines passées en Birmanie se sont écoulées en un souffle. Je viens tout juste d’arriver et demain je vais pédaler jusqu’à l’aéroport de Mandalay pour mon vol vers Bangkok. J’apprécie de pouvoir me laisser guider par les rencontres, de laisser l’aventure me saisir, et de lâcher prise. Chaque instant devient un cadeau que je m’empresse de déballer avec avidité. C’est sur de minuscules chaises en plastic comme il en existe partout en Birmanie que j’écris ces mots. Je suis sur une fine lande de terre au milieu de l’Irrawaddy, juste sous le pont d’U-Bein construit sur 1.2 km en bois de Teck. Quelques barques en bois s’égarent à contre jour dans les lumières du coucher de soleil. Elles se laissent doucement porter par le courant de la rivière qui n’est pas pressée de s’écouler. Je remonte sur le pont et assise les jambes pendante je le sens trembler. Lorsque le soleil s’est finalement couché en déballant toutes les couleurs les plus chaudes qu’il pouvait, le pont s’ébranle de plus belle sous le pas pressé des touristes qui rejoignent avec hâte leur bus climatisé. Je suis heureuse de retrouver mon vélo (tout aussi climatisé) et d’avoir cette liberté de pédaler et de me diriger là ou l’aventure me porte.
Bon je vous laisse respirer? Parce que j'ai pas finis! Une fois à Bangkok, il me reste plus qu'à « redescendre » au sud en direction de Singapour. Mais attends... J'ai fais environ 1200 km en un mois. Et il me reste encore deux mois... Alors quoi ? Ca me laisse tout le temps de gambader! Allez il faut choisir une destination. Le Vietnam, le Laos? Le Laos... Le nord? Des montagnes, encore? Mais c'est clair!
Avec le recul, cette expérience dans les montagnes en Birmanie est le meilleur souvenir que j'ai! Allez, le temps de me renseigner un peu sur la région, de rester de nouveau clouée au lit avec 40°C de fièvre et des frissons. Petit souvenir de Bago, je n’ai plus d’eau et mon estomac est en mode « régurgitation » et refuse d’ingurgiter les médocs de ma pharmacie. Je n’ai qu’un brumeux souvenir de m’être retrouvée au milieu de la rue à demander à une passante où se trouvait l’hôpital le plus proche. Elle me montre un cabinet à 200 mètres, génial c’est parti ! Deux injections, une perfusion, et quelques pilules, plus tard, je suis sur pied. Ou sur selle pour être plus exact. Je prends un bus, un train et hop me voilà au nord du Sud Est Asiatique… En tout cas bien plus au nord d’où j’avais imaginé me retrouver un jour… Mon nouvel objectif : Rejoindre Singapour depuis Luang Prabeng au nord du Laos.
Je me baigne un peu dans des chutes d’eau avant d’entamer la première montée. Les montagnes en Birmanie ? Ahah c'était des collines! Avant la montée, j'aperçois en bord de route un camion qui fume sa race! Il venait de prendre la même route que moi mais en sens inverse, et du coup ses freins fumaient tellement que j’en ai eu l'estomac tout noué en pensant qu’il fallait faire le même trajet dans l'autre sens.... Et ouais ça grimpe sec! Mais quel plaisir! Le paysage se transforme lentement au rythme de mes tours de pédale. La vue devient de plus en plus belle, et à chaque fois que je crois atteindre le sommet, paf, encore une montée ! Bon sang, ces montagnes sont extensibles ! Plus l’effort est tenace plus la vue est belle. Le soir je plante ma tente au milieu d’une prairie avec une vue imprenable sur les montagnes! Jamais je n’aurai imaginé être là à admirer le soleil se coucher derrière ces montagnes et ces vallées laotiennes, inondées par les dernières lueurs qui percent à travers les nuages. La solitude n’est plus menaçante. Vraiment, je suis contente d'avoir rencontré ce couple et leur avoir promis de tenir ces deux semaines. Bien que je commence à croire que le pari est fou, c'est le bonheur total et j'ai la sensation d'être exactement à la bonne place. C'est l'aventure que je devais vivre, je pense à toutes les personnes qui m'ont encouragées et soutenues et je leurs/vous dis merci mille fois!!! Je franchis le premier col et déjeune dans un village qui doit compter six habitants… Environ. La route continue à s’étendre entre les collines, et je continue à grimper. Mon moral est d’acier, j’ai mal mais c’est supportable. Si la fatigue se fait sentir, et que les pauses se font de plus en plus fréquentes, je continue et traverse de petits villages où les enfants me courent après avec leurs « Sabaidi !! » me tapent dans la main et parfois même poussent mon vélo. Il commence à faire de plus en plus frais. En arrivant à Kiewkacham, je croise 4 cyclistes au bord de la route qui discutent. "Is it a cyclist meeting?". Un couple qui arrive à l'instant qui pédalait juste devant moi et l'autre qui venait depuis l'autre direction. Nous partageons nos expériences de voyage autour d’un bon repas. Quel plaisir! Je suis restée dormir là avec un des couples tandis que Rachel et Alex ont poursuivis leur route. Après ça, nous nous sommes rencontrés plusieurs fois sur la route en direction de Vientiane c’était marrant. Sur la route que je pensais être la plus difficile du voyage, je crois n’avoir jamais eu autant de plaisir à grimper, puis de descendre et enfin me réjouir de la prochaine montée. Qui l’aurait cru ?
En arrivant proche de Kasi, je crève. Roue arrière pour la 3eme fois. ARGH! Une bouteille en verre, une entaille de 4cm sur mon pneu. Cette fois j’en ai marre mais je garde le moral pour rejoindre le prochain village. En arrivant, on me dit qu’il sera impossible de changer de pneu à moins de rejoindre en bus la prochaine ville. Mh… ce jeune laotien remarque bien que cette idée ne me plait pas vraiment et il me propose de recoudre mon pneu. Pardon ? Ben oui, il a du fil, une aiguille alors pourquoi pas ? Et bien étonnamment, ça a tenu plus de 30 kilomètres. Bon pas le choix, en bus jusqu'à la prochaine ville. Mais quel sentiment d'échec. Je ne supporte même pas de regarder la vue à l'extérieur (qui est absolument magnifique!). Arrivée à la prochaine ville, je peux réparer le tout et je fais la connaissance d’Henri, un belge d’une cinquantaine d’année qui voyage aussi à vélo. On discute un peu et je lui explique que je dois retourner en arrière pour refaire cette route! Je veux prendre un bus et retourner à Kasi! Il me propose de faire la route avec lui en sens inverse, c’est reparti !
En discutant avec Henri, il me propose de continuer la route avec lui direction l'extrême nord du Laos. C’est un homme très intéressant, qui a voyagé dans tous les continents à vélo et la route qui est encore plus "sauvage" m'attire terriblement. Je sais au moment ou je lui dis « non, je dois continuer ma propre route », que je risque de regretter mon choix. Ainsi j'ai repris mon chemin, seule, dans le bon sens. Sur la route jusqu’à Vientiane, je me suis faite invitée par un Laotien qui a vécu durant trente ans en France. Il m’invite dans sa belle maison au bord d’une rivière. Nous mangeons des spécialités locales que je déguste avec délectation.
J'apprécie chaque jour un peu plus ce voyage. Malgré les difficultés, c'est une telle sensation de liberté! Maintenant que je vous écris, je dois encore prendre une décision, soit poursuivre au Sud direction « Singapour » et suivre plus ou moins mon plan initial, soit retourner au Nord dans les montagnes et me diriger vers le Vietnam puis la Chine! Il parait selon certains forums que ce sont les pires montagnes avec un dénivelé assez affolant... Qu'est-ce que vous en dites? Mail – North Thailand
Haha ! Salut les moustaches bien gelées mais toujours pas enneigées à ce que j'ai compris? Bon j'imagine qu'en ces jours d'après fêtes vous êtes fatigués... Et j'ai de quoi vous divertir avec quelques aventures et je sais que vous trépidez d'impatience de connaitre la suite de l'histoire qui fut... plutôt bien mouvementée et ... forte en émotion!
Ah et bonne année hein!!! Je voulais vous envoyer une photo de mon vélo sous les cocotiers au bord de la plage avec écris Happy New Year, mais vous comprendrez pourquoi j'ai pas vraiment eu le temps.
Alors aux dernières news je vous écrivais depuis Vientiane, la capitale du Laos. Souvenez-vous, j'hésitais à prendre la route pour le nord, le Vietnam et la Chine. D'ailleurs je vous remercie pour vos encouragements ça a été dur de choisir. Et bien sachez que le matin au réveil je me dirige vers "la rue des ambassades et consulats" et me retrouve entre celle du Vietnam et celle de la Thaïlande... Incapable de décider, je rêverai de partir dans les montagnes encore, mais je dois faire des demandes de visas pour le Vietnam ainsi que pour la Chine, et je devrai encore trouver un avion pour me rendre jusqu’à Singapour dans 2 mois… Compliqué… pourtant la Thaïlande ne m’intéresse pas trop. Bon je laisse le destin choisir! Pile - Thaïlande / Face - Chine et Vietnam Pile, la Thaïlande! Soit! C'est parti!
Je profite encore pour manger des baguettes, et sandwichs (héritage de la colonisation française). Pour vous donner une idée des prix, j'ai eu mon sandwich, un café et un paquet de cigarette pour environ 1.50 CHF (Non moi pour ce prix la je continue à fumer hein!!). Du coup, étant dans la capitale je profite également pour trouver une bonne coiffeuse et tenter de rattraper la coupe playmobile du coiffeur Birman. Je lui explique un peu comment je vois l'affaire et désespérément je remarque que la coupe devient de pire en pire jusqu’au moment ou.... Elle sort la tondeuse, bon juste pour les petits poils derrière, que j'me dis. Mais non! Je sens la tondeuse qui monte! Argh, je tente de l'arrêter mais avec la moitié du crane rasé, y'a plus grand chose à faire.... Donc j'ai l'arrière du crane rasé, ce qui est finalement assez pratique, voyons le bon côté de la chose.
Le lendemain, les cheveux au vent... heu non pardon, le crane au soleil, je repars pour traverser la frontière Laos/Thaïlande et je m'apprête à entamer la route qui me mènera jusqu'à Singapour. Ainsi depuis la frontière jusqu'au contournement de Bangkok j'arrive à suivre les petites routes de campagnes grâce à Henri qui m'avait ... (Oui Henri souvenez-vous, le cycliste Belge rencontré au Laos! Qui pour l'anecdote était infirme et ne pouvait plus utiliser son bras gauche. Malgré ça il a continué la bicyclette dans tous les continents… Sacré Henri!). Du coup, il m'avait raconté comment dans les petites campagnes du nord de la Thaïlande j'allais croiser des camions chargés de canne à sucre puisque c'est la récolte actuellement. Et comment c'était facile de s'accrocher à ces camions qui roulent à environ 40 km/h pour se laisser trainer sur quelques kil comme ça.
Moi tout ça, ça m'a vendu du rêve, alors toute la journée j'avais que ça en tête...Mais bien entendu ces fichus camions passent tous dans le sens inverse... Jusqu'au moment où à mes côtés, il y en a un qui ralentit et ni une ni deux, je m'accroche au premier truc que je trouve. Ainsi, agrippée à une espèce de tige métallique je découvre l'agréable sensation d'avancer sans effort... Aaah, c’est si bon ! Hé ho ! Attend tu fais quoi la? Pourquoi t'accélères comme ça? T'es sensé rouler à 40 km/h pas à 80 ou 100 km/h! Et t'es pas sensé dépasser tous les autres camions! Bon, allez je lâche c'est trop dangereux. Mais ma main refuse de lâcher. Oh et puis non hein! Maintenant que je la tiens, je lâche plus! Et je profite un max de cette pure dose d'adrénaline.
Après quelques kilomètres, il change de route à mon grand regret... Et ho! Je crois que je suis pas la seule à avoir apprécié la balade, mon vélo tire la tête. Du coup la roue est bloquée, pas moyen de donner un coup de pédale. Et il faut savoir que la nuit commence à tomber et de nouveau je suis juste à une dizaine de kil de la ville ou je voulais arriver. J’ai l’option d’essayer de le réparer moi-même mais je vois déjà comment cette histoire va finir… et la fin ne me plait pas vraiment. Ou alors je marche jusqu’à la prochaine ville. Là, une Thaïlandaise s'arrête sur son scooter et me débite un flot de parole thaïlandais parfaitement incompréhensible. Lisant dans mes yeux toute mon incompréhension et mon désespoir elle agrippe 2 écharpes ensemble et me donne le bout. "Quoi attend tu veux me tirer avec ton scooter jusqu'à la prochaine ville avec ces écharpes? Et ton bébé dans tout ca? AAhhh tu le tiens entre tes pieds là ou il était avant... Ouais attend non là, c'est un peu dangereux!"
Mais elle ne lâche pas l'affaire. Alors on a essayé, je suis évidement tombée et vraiment je lui ai fais comprendre que c'était dangereux pour son gamin! Je vais marcher jusqu'à la prochaine ville et je lui dis qu'elle doit avoir d’autres choses à faire que de rester là à m’observer galérer. Mais non elle arrête une moto et demande au type pour que je m'accroche derrière... Bon ben soit! Camion, scooter, moto au lieu de tenter de les échanger maintenant je me contente de m'y accrocher à l'arrière! Arrivée à la ville suivante on trouve un petit magasin où le type, apparemment un peu éméché démonte presque tout mon vélo et regarde les pièces par terre pendant un bon moment... et là je m'dis que ce type n'a sûrement jamais vu ce genre de vélo avant et qu'il ne sait pas du tout quoi faire et que c’est fichu! Mais non il remonte le tout en 2 min! Il refuse même que je le paie... je sais pas trop quoi faire, tout le monde me regarde et moi qui suis là, persuadée que cette femme à scooter avec son bébé voulait m'arnaquer, persuadée que ces jeunes à motos attendait juste que je sois seule et qu'il fasse nuit pour me violer, et persuadée que ce type venait de pulvériser mon vélo ... Non c'était juste de bon cœur, et ils tiennent absolument à me guider jusqu'à la Guest House, où je leur offre à tous des bracelets enfouis dans mon packtage. Du coup ils m'offrent aussi des cadeaux... notamment les 2 écharpes! :-) Moi ça me déboussole toute cette gentillesse!! Je suis perdue... Merci, Kopounka...
Après une courte nuit de sommeil, je continue la route et je plante ma tente plusieurs fois et notamment une nuit ou le matin j'ai vu affiché moins de 10 degrés... J'ai eu plus de courbature à cause de cette nuit passée à trembler et grelotter qu'en faisant 150 bornes par jour à vélo! C'est pour dire!
Après 5 jours dans les campagnes du Nord, j'atteins les grandes villes aux alentours de Bangkok. Un soir, arrivée à Saraburi je m’arrête dans un centre d’information, qui était en fait un poste de police pour avoir quelques infos sur la ville et une flic trouve ce voyage génial et me propose de me raccompagner chez elle en voiture pour que je puisse me doucher. Elle tient absolument à m'héberger, alors hop ! Le vélo dans sa voiture elle me conduit chez elle, retourne travailler et reviens le soir avec ses enfants et nous soupons ensemble, pleins de petits plats thaïlandais que mon Thaï ne me permet pas de commander habituellement dans les restos. Mhhhh. Une fois de plus je suis hébétée devant leur sens de l'accueil... Je lui raconte un peu mon voyage et notamment le fait que j'ai pas mal pédalé pour être sûre d'être dans une grande ville ou je pourrais avoir internet le jour de noël et appeler ma famille. Du coup elle tient absolument à me conduire à Bangkok le lendemain. Offre que je ne peux pas accepter. Mais enfin, c'était un pur bonheur de rencontrer sa famille, de manger avec eux, de la voir faire ses prières bouddhistes à la bougie et de dormir au milieu de vingtaine de statuettes de bouddhas. Elle m'offre une amulette de protection. Amulette qui a surement du me sauver la mise durant les jours suivant quand j'empruntais les autoroutes à 8 voies avec ma pancarte "Merry Christmas" à l'arrière de mon vélo.... Mais ça c'est une autre histoire.
Voir ma famille réunie autour du sapin de noël ça m'a fait tout chaud au cœur et ça m'a redonné du courage pour affronter la suite des événements. Parce que 3 jours sur des autoroutes... Il faut être complètement con... Surtout quand on crève pour la cinquième fois au milieu de l'autoroute. Pfiou, je deviens bonne pour changer les pneus, en moins de 10 min (dont 5 passées à hurler et pleurer contre ce vélo qui veut définitivement me rendre zinzin!). Allez, je continue et je sais que dans quelques kilomètres j'atteins la côte. Là, je rencontre une nouvelle difficulté. Le nombre de routes différentes qu'il existe vers la côte et une carte qui ne les représentent malheureusement pas toutes. En plus, souvent c'est écrit en Thai alors qu'on soit clair, la plupart du temps, je ne sais même pas où je vais. Il faut suivre le sud de toute manière et dès que je peux j'emprunte une route qui m'emmène vers la mer. Bon, bien souvent il s’agit de cul de sac, mais des jolis cul d’sac hein ! Le meilleur moment c'est notamment une fois où ... Ah mais quelle histoire... Par ou commencer?
C'est donc le matin et la veille j'ai rencontré un cycliste londonien qui vit maintenant en Thaïlande avec sa compagne et qui m'a hébergé pour la nuit. On fait un bout de trajet ensemble par les petites routes d’où j’étais heureuse d’apercevoir les montagnes de la Birmanie. Il a besoin de retirer de l'argent et du coup j’en profite pour faire de même. Mais il n’y a plus de carte de crédit dans mon porte monnaie heum... Ah oui? Zut... Bon, lui rentre chez lui et moi je continue ma route en me disant que je risque d'être dans la merde (excusez mon langage mais il est approprié). J'essaie d'appeler la banque, plus de batterie... Et le chargeur me lâche. Impossible de recharger. Okay alors quoi ? J'essaie la cabine téléphonique pour appeler Super Maman au secours... C'est pas une cabine téléphonique et le thaïlandais à côté rigole bien quand il me voit chercher le téléphone. (Si vous aviez vu la scène!!!). Il insiste pour que j’utilise son portable, malgré le fait que ce soit un appel international… Je lui dis « non », il me dit « c’est un cadeau, t’as pas le choix… ». Les Thaïs ont définitivement le cœur bien gros ! Un appel à la banque, un appel à ma mère (qui dort a 3h du matin). Bon je suis pas plus avancée, et je ne peux que continuer à pédaler un peu stressée. Je réessaie d'appeler maman dans de vraies cabines téléphoniques cette fois. La première ne marche pas et la deuxième, un Thaï me fait signe que c'est ok et que je peux utiliser... heu... oui mais non. On rigole bien de voir le câble sectionné et moi avec le téléphone à l’oreille. Le soir je plante ma tente en bord de mer, ou la vue est juste incroyablement belle. Une sorte de baie avec des bateaux de toutes les couleurs qui arrivent au port.
J’arrive à charger juste de batterie dans un café pour retenter un appel et demander de l'argent par Western Union à Super Maman, cette fois-ci c'est bon je suis soulagée elle le fera dans la journée. Merci maman! Bon on est le 28, le lendemain c'est dimanche et tout est fermé. Du coup je continue jusqu'au 30 ou j'arrive dans une assez grande ville pour trouver une Western Union, mais quand j'y arrive enfin on me dit que tout est fermé le 30, 31, et le premier. D'accord il me reste environ 300 bath, soit environ 8 CHF pour 4 jours... et pour passer nouvel an? Que je rêvais de passer, le cul tout endoloris posé sur du sable fin de l'une de ces plages paradisiaques qui m'entoure. Tu rêves Sandro à vélo!!!!
Bon quelles cartes me reste-t-il? Essayer de rejoindre Chumphon une plus grande ville encore et trouver une autre solution là? C'est parti je continue à pédaler... Je passe notamment par une ville qui s'appelle Bankrut... Salop de destin arrête de te foutre de moi maintenant, je trouve cette plaisanterie de très mauvais gout!!! Ah et je vous ai dis que je me perdais? Souvent? Et que quand tu as environ 140 km à faire pour atteindre Chumphon, t’as juste pas envie de te perdre. Non mais attend... Prépare toi: Alors j'ai l'habitude de regarder du côté gauche pour voir la mer, puisque je vais vers le Sud et que je suis sur la cote Est. Mais, quand, soudainement elle apparait à droite tu fais quoi? Mais quoi? Comment ça à droite? Attend! Et je suis bien en train de me diriger vers le Sud? Et ces Thaïs m'ont bien dit que j'étais sur la bonne route quand je leur ai demandé mon chemin? Mais... Roh bon moi j'abandonne, mer à droite à gauche, plus d'argent, plus de moral, pffff et plus de main valide. Oui parce que la veille quand j'essayais de planter ma tente dans l'enceinte d'un temple en bord de mer mais que le vent m'empêchait de faire les choses correctement, et que le sol était tellement dur que je devais y mettre toute ma force. Ajouté à ça toute la colère que j'avais à ce moment, c'était pas exactement une bonne idée de laisser son doigt entre la brique et la sardine... Roh et puis quand les chiens ont rongés les cordes qui maintenait tant bien que mal cette foutu tente qui ne tenait que par la peur. C'était trop... Je vous passe les détails vélohistics qui ont handicapés 2 doigts de mon autre main.
Donc oui j'abandonne! Mais j'abandonne pas comme à Bagan en Birmanie. Là vraiment les limites sont atteintes, peux plus! Qu'on me rappatrieeeeeee!!!
Non je ne peux pas. Pas le choix. Je dois continuer, je savais bien que ce serait dur et le but est aussi de relever ces défis, c'est pour ca que je suis partie! A ce moment je puise vraiment au fond de moi. J'ai même peur de manger et de dépenser les quelques bats qu'il me reste. Koh Lanta me voila! Alors je joue une dernière carte, j'écris le nom de la ville : CHUMPHON au dos de mon vélo, sait on jamais! 110 km... 100 km... 80 ... J'en peux absolument plus que ce soit clair et c'est pas tant physique, l'épuisement est vraiment psychologique. Je finis par pousser mon vélo, en me disant que dans quelques mètres se trouve une station service et que ce serait plus facile de trouver quelqu'un qui puisse m'emmener jusqu’à Chumphon. Et une voiture s'arrête... me prend et me dépose à 50 mètres d'un centre commerciale avec une western Union... Pfffffiou... Je ne sais même pas comment le remercier, mais MERCI!!! Je voudrais lui offrir plein de cadeaux aussi, mais tout ce qu’il me reste, ce sont deux écharpes…
Voila, j'aimerai vous partager plus que seulement ces quelques anecdotes! Mais c'est difficile... La plupart du temps je doute, souvent je me demande vraiment ce que je fais là et pourquoi je fais ça et je dois sans cesse me remettre en question. C'est dur à expliquer ce qu'on ressent quand on passe sept heures posée sur une selle pas tout à fait confortable et souvent je me dis que c'est absurde et que ca n'a pas de sens. Qu'à toutes ces difficultés y'en a pas mal d'autres notamment le fait que je sois une femme qui voyage seule. Si je n'ai pas eu de problème particulier je suis souvent sur la réserve et je ne peux pas toujours agir comme je le voudrais et cette sensation est très frustrante. Elle l’est d’autant plus depuis le jour où je me suis faite suivre par un militaire ivre en scooter qui me faisait des propositions quelques peu dégradantes. Depuis, mon couteau suisse est à portée de main.
Mais après tout ça quand on me demande comment je vis ce voyage, je me surprends à dire que c'est incroyable et que j'adore ça! Quelqu'un y comprend quelque chose?
Allez demain je reprends la route pour la côte ouest cette fois-ci. La mer sera à ma droite, normalement…
Ah oui dans la rubrique animalière: Sur ma route je croise quantité d'animaux: Poule, canard, cochon, éléphant, serpent, chien, gnous, etc. A un moment quand je roulais, je me dis "tiens c'est marrant j'ai toujours pas vu de crocodile ou de truc comme ça." Et bien, les amis, sachez qu’il ne faut jamais se dire ce genre de truc! A peine quelques minutes après, je vois bouger quelque chose dans les buissons sur ma droite, je ralentis et vois un énorme reptile, genre crocodile, ou alligator un truc bien moche en tout cas! Je crois n’avoir jamais été aussi vite avec mon vélo... Du moins, pas depuis l'histoire du camion.
Allez bec à tous je vous embrasse bien fort!
Sandro à vélo
Mail – South Thailand
Salut les moustachus comment va ?? Bon je vous préviens… cette histoire est complètement folle. J’en ai vu de toutes les couleurs depuis la dernière fois! Il s’agira de bien tristes histoires ainsi que de nouvelles plus réjouissantes. Dans l’épisode précèdent vous avez eu à faire à un Sandro à bout de souffle. Je me trouvais à Chumphon soit à 500 km en ligne droite de la frontière Malaisienne où je me trouve actuellement. Environ 1000 km si on aime se perdre dans les contrées reculées.
Aujourd’hui, je prends le temps de vous écrire car c’est mon vélo qui est à bout de souffle. Après 4’000 km parcouru depuis le début du voyage, j’ai le regret de vous annoncer que Racer, mon compagnon est décédé. Les freins m’avaient déjà lâché à des centaines de kilomètres de là, le boitier de vitesse aussi… Et je ne vous parle pas de la selle qui déjà qu’inconfortable ne tenait plus du tout à sa juste place à cause des vis que j’avais un peu trop usées.
Bon alors oui, oui bien entendu que j’ai le gros chagrin! Malgré les conflits quotidiens, moi je commençais à bien l’aimer mon vélo…. Bon je ne m’attarde pas sur ce triste événement. A l’heure actuelle j’ai un beau vélo tout neuf, très bon marché, certainement un peu trop mais je me réjouis de l’apprivoiser dans le col de demain. Bon alors vous voulez de l’aventure ? Ce que vous voulez savoir c’est comment je me suis faite escortée par le chef de la police de Panare du Sud Est de la Thaïlande par exemple ? Et bien je vous raconte.
Je bicycle à travers la forêt tropicale et ma moustache se transforme en une grosse touffe qui dégouline des litres d’eau en continu! Sérieux, je bois environ cinq litres par jour. Les paysages sont saisissants, tantôt en pleine forêt vers des cascades, tantôt en bord de mer où je suis seule pour me baigner.
Un matin on me fait chiquer du “Katom”? Une sorte de feuille avec de la chaux, et on me fait fumer le tabac local roulé dans des feuilles de Yatchun ? Ah les Thaïs aiment bien se foutre de moi quand j’essaie de nouveaux trucs… Bizarrement j’enchaine pas mal de kil après ça. C’était quoi déjà le nom? Katom? Mh…. Bon allez, je continue à rouler et je dois retrouver des amis à Krabi et décide de me poser quelques jours. Six jours… Comment ça six jours? Je vous jure que je croyais qu’il s’était écoulé deux jours seulement… Et bien j’en avais besoin. Et sur la côte de la mer d’Andaman les paysages sont également incroyables. De l’eau transparente, du sable fin, des coraux, des poissons de toutes les couleurs qui nagent autour de toi… Un petit gout de paradis. Des falaises de calcaires qui surgissent de l’eau surmontées par une épaisse forêt dans laquelle des singes avec d’énormes yeux bleus se baladent.
Durant ces six jours je dois quand même vous parler de Kho Phi Phi, une île où j’ai du me rendre uniquement pour des raisons vélohistics !!! Si si je vous jure ! Je devais rencontrer Ludovic qui a voyagé en Malaisie en vélo et j’ai besoin de ses conseils car il est passé par le Sud Est de la Thaïlande qui est une région à risque. Des conflits durent depuis plusieurs dizaines d’années et ont fait plusieurs milliers de mort. A la frontière avec la Malaisie je sais également qu’il y a des risques d’enlèvement. Je ne veux pas prendre de risque mais comme il est passé par là en vélo je pars à la pêche aux infos. Ainsi, il m’assure que la situation n’est plus aussi risquée et qu’à vélo c’est tout à fait faisable. Je me renseigne également auprès de la population locale et généralement ils me disent que c’est possible.
Pourquoi s’acharner à vouloir retraverser le pays pour aller à l’est me direz-vous ? (pour ceux qui ont suivi l’histoire est/ouest) ? Et bien il s’agit surtout d’éviter les grandes villes de la cote ouest de la Malaisie et de bicycler sur les routes de campagnes de l’est. Avec la moustache ébouriffée je reprends ma route car il se met à souffler et je lutte pas mal pour avancer contre le vent. Durant quelques jours je sillonne à travers des paysages incroyables entre cascades, grottes, récolte d’ananas et autres merveilles. Au fil de mon avancée vers le sud, je trouve toujours plus de mosquées et de moins en moins de temples. La population devient majoritairement musulmane et je décide de profiter des derniers temples bouddhistes que je croise pour discuter avec des moines et demander l’hébergement pour la nuit. Nombre de voyageurs que j’ai croisé sur la route voyagent de temple en temple et moi je trouve ça super intéressant et je me réjouis de pouvoir partager des expériences avec des moines bouddhistes comme j’avais pu le faire en Birmanie. Et une fois de plus on me refuse l’hospitalité, cette fois on a l’honnêteté de me dire que c’est parce que je suis une femme. Alors je savais bien que nous étions des êtres à part, de par notre infinie gentillesse, bonté, grâce et intelligence et que les hommes en sont fortement jaloux mais je ne pensais pas qu’on allait me renvoyer comme ça !
Ainsi je me renseigne auprès d’un poste de police sur les autres possibilités de logement dans le coin et une femme accoure pour traduire. A nouveau, elle trouve intéressant que je voyage comme ça et elle propose de m’héberger chez elle. Elle se réjouit de m’emmener au marché, de me présenter à ses amies etc. Un point de plus pour les femmes !
Elle m’emmène également à une cérémonie funéraire bouddhiste ou je peux observer des spectacles d’ombres chinoises, et ou les femmes s’amusent également à me faire chiquer du Katom. Elles rient bien de me voir une heure après, la bouche encore pleine de feuille et de cette noix étrange dont je n’arrive toujours pas à savoir le nom.
Le lendemain je continue et découvre encore milles cascades, et je fais la connaissance également en route d’un couple parfaitement incroyable! Ils voyagent maintenant depuis un mois à vélo et vont continuer encore minimum six mois avec leurs deux enfants ! A vélo ! Non mais attendez : Le premier a cinq ans et il fait environ vingt km par jour puis accroche son vélo à celui de la mère pour aller faire la sieste dans la remorque tirée par le père. Le deuxième a tout juste 3 mois ! C’est complètement fou non ?
Ils continuent vers l’ouest moi je file a l’est, je dors proche des cascades, ou je profite de me laver et me reposer dans cette eau paisible. J’effraie juste un espèce de gros reptile (évitons le mot crocodile ou vous allez me faire rentrer sur le champ). Et la à nouveau une femme, musulmane cette fois tente de discuter quelques mots avec moi et veut m’héberger pour la nuit. Nous passons la soirée avec les voisins sous un couvert juste à côté de la cascade. Les hommes fument, les femmes chiquent, je mets le voile, nous rigolons bien même si ils ne parlent pas un mot d’anglais et moi « Thai ? nik noi, nik noi». Ils sont tellement surpris que je voyage seule, ils montrent toujours un avec leur doigt et me demande ou est le deuxième ? Elle rigole bien le soir quand un chat vient s’endormir entre mes bras. Elle me montre deux avec ses doigts, comme quoi maintenant je ne suis plus seule !
A mon réveil je bouscule ce foutu chat qui est bien trop collant et je vois qu’il pleut… génial justement la route que je prends est en terre ! Impression de déjà vu de la Birmanie... C’est parti et je passe une superbe journée sur des petites routes de campagne. J’entends des « Sawadikaaa » et des « Hello » de partout parfois au milieu de nul part et j’ai beau chercher des fois je ne vois personne ! Peut être ma schizophrénie naissante ?!
Non pas ça non ! Je dois m’arrêter pisser. Mais … il y a dix minutes aussi. Et … ça brule. Noooon je suis tombée deux fois malade je n’en veux plus merci. J’ai jamais eu d’infection urinaire mais les symptômes sont là, et ils s’assemblent à merveille avec une activité que je pratique régulièrement ces temps-ci. Heureusement je suis au milieu de nulle part dans la nature alors je peux m’arrêter chaque dix minutes pour uriner. Mais ça devient long, ça brûle, ça pique. AAArrrgh et si l’infection remontait au rein ? L’avantage d’être perdu dans la brousse devient vite un inconvénient. Il va me falloir supporter deux jours avant de trouver un hôpital. A l’accueil… Si c’était bien l’accueil, je m’explique… mais personne ne parle anglais. Pfiou… il me regarde étrangement. Bon ben c’est parti pour un Dessiner c’est gagner : Aujourd’hui on dessine une infection urinaire ! On rigole bien mais ils me comprennent toujours pas. Après un moment quelqu’un arrive pour traduire. Okay des antibiotiques, ça roule !! Gagné !
Après ça je me mets d’accord avec ma conscience pour prendre plus de temps en campagne et mettre le vélo dans le train afin d’éviter les grandes villes. Ainsi je fais quelques kils en train pour traverser HatYai et je reprends le vélo pour rejoindre la côte Est en bord de mer et là c’est désert ! Je m’accroche un moment à une autre voiture et me retrouve rapidement sur la côte pour pédaler sur une route déserte. Parfait pour le camping... Quand soudain… la route s’arrête, elle est détruite et se fait avaler par la mer… Heu… d’accord mais moi je fais quoi alors la ? Je trouve la situation très amusante et prends quelques photos en me disant que vous allez bien rire en les voyant car moi j’avais bien vu qu’il y avait des traces de pneus sur le coté de la route. Ouais… mais en fait elles ne mènent nulle part… Ah oui ? Si la ! Un camion ! Un type arrive, serpette en main, et me regarde en riant comme un bossu ! Je veux bien rire mais je fais quoi moi la ? Je viens de me taper pas mal de kil et c’est la fin d’après-midi. A lui de trouver ça amusant car il connait un chemin à travers les prairies pour rejoindre la route, la vrai cette fois. Je le suis tant bien que mal avec mon gros vélo. Ah voila… La route principale… Le temps de me montrer encore 1 avec son doigt ? Je devrais lui dire non, comme je fais parfois par sécurité mais je ne décèle rien en lui qui ne m’inquiète. Oui je voyage seul. Je le remercie chaleureusement et roule en direction du prochain village.
La … Ca devient bizarre. Normalement je prends de quoi manger et continue à rouler pour m’éloigner un peu, trouver un coin tranquille et planter la tente… Mais y’a bien quelque chose d’étrange dans cette ville, y’a un truc qui pue. Et je ne parle pas des centaines de poissons que les pêcheurs font sécher au soleil. Y’a quelque chose qui cloche dans l’ambiance de cette ville et je me sens pas à l’aise. Il faut trouver quelque part pour dormir ou je suis en sécurité. Je me dirige vers une sorte d’école ou de librairie et demande s’il est possible de mettre la tente dans leur jardin car ça semble être sécurisé. D’un seul coup, tout le monde s’active, on appel la directrice même l’hôpital pour me loger. Je me sens mal et leur dit que je ne veux pas déranger et que je vais continuer ma route. Mais ils ne me laissent pas partir et m’emmènent jusqu’au poste de police. La je suis en sécurité pour dormir… Okay merci beaucoup. Mais pourquoi ? Je fais la rencontre du chef de la police, ils me proposent un petit local pour passer la nuit. On me demande ce que je veux manger et réponds innocemment que je vais juste sortir au marché pour aller chercher deux ou trois bricoles. «No no too dangerous !!». Apparemment la situation est beaucoup plus tendue, les conflits perdurent et il y a de nombreuses victimes ces temps-ci. On m’impose le couvre feu à 18h et entre temps on m’accompagne en voiture au marché. Il est difficile de communiquer pour savoir ce qu’il se passe exactement. Je me sens un peu coupable de causer tout ce chamboulement. Pas de soucis qu’ils me disent et profitent pour prendre des tas de photos, tantôt avec lui, tantôt sans elle, tantôt avec le vélo, le pouce levé, etc. Le soir j’assiste à la descente du drapeau thaïlandais avec l’hymne national et je discute de l’itinéraire pour la suite avec quelques flics. Je soupçonne l’un d’entre eux qui parlait un peu anglais d’être resté aussi longtemps uniquement pour traduire….
Cette histoire me fait pas mal réfléchir... Est-ce que je fais bien de voyager comme ça en étant une femme? Je commence à tout remettre en question Le lendemain, le chef de la police m’escorte jusqu’à la province ou je me trouvais la veille et ou je suis en sécurité.
Pour moi c’est une énorme chance de voyager comme ça. Tout ce que je vis au quotidien surpasse tellement ce que j’avais pu espérer. Je fais des rencontres tant inattendues ! Et les thaïs apprécient de voir des gens qui voyagent comme ça. Ils m’encouragent beaucoup, et ça m’aide parce que la route est parfois très longue et difficile malgré tout l’éloge que je fais de ce voyage.
Ce soir je suis à Satun et tout fermait à cause du shutdown et des protestations à Bangkok. La Thaïlande devient mouvementée avec l’approche des élections et pas mal de chose vont changer dans ce pays. Je n’ai pas de regret d’avoir pris cette route au lieu du Vietnam et de la Chine. Je suis étonnée de m’entendre dire que c’est un pays incroyable. Son principal atout après l’amabilité des Thais bien entendu ? La cuisiiiiiiiiiiine ! Pour ceux qui s’attendent à me voir rentrer tout maigre et musclé par la bicyclette ne vous en faites pas... je mange teeeelllement ! J’imagine si je n’étais pas venu en vélo... O_O
Dingue mais dans chaque ville que je traverse, je découvre des nouveaux plats, nouveaux desserts, nouveaux fruits, nouveaux parfums, nouvelles couleurs... L’odeur alléchante m’attire toujours et même à vélo parfois je suis obligée de m’arrêter, pour gouter tant ca sent bon. C’est mon dernier soir en Thaïlande. Demain je prends la route direction la Malaisie, j’aurais aimé passer par l’Indonésie mais un volcan me barre la route. Bon mes amis moustachus, à bientôt pour de nouvelles aventures !! Sandro et son nouveau vélo
Mail – Malaysia
Salut les sportifs!!
J'voulais la faire genre philosophe et vous écrire un mail du style : Il n'y a pas de montagne qui soit infranchissable à celui qui veut vraiment la gravir... Mais bon j'ai trop de truc à raconter alors on va la faire soft question philo.
Cette fois-ci c'est avec la moustache pleine d'épice que je vous écris. J'ai des miettes de curry, de miel, de coco, et de sésame entre les poils qui bordent mes lèvres. Hé oui la Malaisie et Singapour pour la nourriture, c'est énorme! Ah oui je ne vous ai pas dis? Je suis à Singapour!! Ahaha ... Entre 4500 et 5000 km dans chaque mollet, je vous assure que l'autre jour en me rasant les jambes (ben oui quoi vous pensiez que je vivais comme un Yeti dans ma tente?!) j'ai tâté le mollet et oh mon dieu!!! Il a changé de coupe!! J'ai le mollet sportif! Qui l'eu cru?!
Mais revenons à ce qui nous intéresse le plus... La nourriture! Donc dans mon dernier mail je vous ventais les mérites de la cuisine Thaï comme d'un pur paradis culinaire. Et bien après avoir traversé la frontière Thaïlande\Malaisie, testé mon nouveau vélo dans un col, puis passé la nuit dans un parc national à regretter l'ancien, j'arrive en Malaisie et passe la soirée suivante à Aloe Setar. Là, je découvre qu'on peut manger de TOUT. Alors depuis, c'est indien le matin, avec ses puri, roti et dosa; malais à midi et chinois le soir.
Parce que la Malaisie c'est ca: Tout un mélange de culture! C'est assez drôle, je rencontre des indiens musulmans, des malais bouddhistes, des chinois chrétiens qui mange indien dans le quartier islamique... Ouais, faut suivre hein! Parfois dans une même rue tu trouves un temple chinois, un temple hindouiste, une mosquée et une église, c'est assez original. Donc si je vous dis que j'ai fêté le nouvel Chinois avec des indiens dans une église catholique vous allez me croire?
Donc le cul de nouveau tout endolori, je continue la route sur la côte Ouest. Les premiers kils sont intéressants, même assez beau... Et puis je me rapproche des grandes villes et depuis, c'est l'horreur, l'angoisse! Un trafic hyper dense, et les klaxons que j'entends désormais ne sont plus uniquement pour me saluer et m'encourager! Et ou est passé la ligne de sécurité qui bordait l'ensemble des routes de Thaïlande? Je me retrouve donc sur une route surchargée par des vacanciers qui rentrent fêter le nouvel an dans leur famille... Sans ligne de sécurité. Du coup il reste environ 5cm sur la route que je peux occuper et si par hasard tu dépasses cette limite et que la roue dévie dans le fossé, tu risques de te retrouver à manger le bitume malais, avec quelques bleus et le nouveau rétroviseur tout brisé (qui m'avait fraichement été offert par Robert, un cycliste rencontré sur la route avec qui nous avons passé l'après midi à débattre de l'utilité de ces rétroviseurs sur un vélo). Enfin, bon ça suffit de rêvasser! Je continue la route en redoublant de vigilance....
Un après midi, je rencontre deux cyclistes et ils me parlent d'un certain Akmal, qui vit à Kuala Lumpur et qui serait une référence cyclocyclique. Je ne suis pas, mais pas du tout intéressée parce que Kuala Lumpur étant la capitale, c'est LA ville que je vais éviter! Pour sur. Mais bon je note quand même son nom... Les : "Sait-on jamais" des voyages se révèlent parfois utiles. Et je continue la route entre champs de palmiers, champs de palmiers et champs de palmiers. Car la Malaisie c'est aussi ça ... Des plantations de palmiers .... Encore et encore!
Le soir j'arrive à Kuala Selangor et je pose ma tente dans un parc naturel, et bien que parfaitement épuisée par une journée de cyclisme dans le trafic et les palmiers, et la CHALEUR (en majuscule parce qu'il fait TRES chaud) je sens que l'aventure m'attend quelque part et je grimpe une ENORME pente (en majuscule parce qu'elle était encore plus ENORME en étant fatiguée). Et j'admire le coucher de soleil avec quelques autres touristes. Tiens d'autres cyclistes!!! On échange quelques mots et je parle notamment avec un type qui me dit :
"Oh mais tu aurais du m'écrire sur Warmshower (un site pour héberger les accros de la selle), je t'aurais donné des conseils sur les routes à prendre."
"Ah oui?"
"Ouais on dit parfois que je suis l'information center de la Malaisie à bicyclette" ... Attends voir. Je sors de ma poche le papier avec écris Akmal dessus. " Je suis sur que tu t'appel Akmal!"
… Dans le mille! Je regarde autour de moi… Qui s’amuse à me jouer des tours comme ça ?
Bref, du coup il m'héberge durant deux jours, m'aide à revendre la bicyclette que je vais devoir envoyer quatre jours plus tard à son destinataire. L'après midi, il m'invite à un mariage ou je porte la robe traditionnelle Malaisienne et le lendemain, nous redessinons la suite du parcours. Il me reste à présent quatre jours. Et je voulais pas avoir à vous écrire: "ouais ben les palmiers étaient sympa quoi!!"
Alors hop quelques 8h de bus plus tard, je suis au nord-est et prête pour retraverser le pays entre collines et montagnes! Il n'y aura rien du tout sur ma route jusqu'à la prochaine ville à environ 190km plus loin. Enfin... si un sanctuaire ou je peux rester dormir en milieu de parcours. Akmal me vente les mérites de cette route avec des éléphants, des lacs, et pas le moindre véhicule! On regarde encore la route et si je me dépêche je peux même faire le col des Camerons Highlands, qui est une station touristique assez prisée pour ses plantations de thé, de légumes, de fraises et surtout pour son air frais. Je ne vous l'ai pas dis mais cette destination m'a hantée depuis mon arrivée sur le sol malaisien. Allez Akmal je vais l'faire!!! On rit pas mal parce que c'est "juste" environ 500km de route, en altitude... Mais je trouverai une solution. Donc après ces huit heures de bus je grimpe sur le vélo. Et c'est parti! Les paysages, une fois de plus sont saisissants et juste un ou deux véhicules qui me crient "Good Luck" au passage... mh j'aime ça! Bon. la journée j'ai pas vu les éléphants, et le soir, le sanctuaire était fermé et... je n'ai pas prévu assez d'eau et de nourriture pour deux jours.
Pfff… Seule en bord de route, je me dis que la soirée va être longue. Mais avec ma chance légendaire une voiture passe, s’arrête pour me demander si tout va bien. Et ben tiens ! Il est très aimable, prends mon vélo le mets dans le coffre.
Quand il entend que je vais chercher une église pour la nuit, il me propose de payer l'hôtel. Car la Malaisie c'est aussi ça: des Malaisiens super généreux! Je décline poliment en lui assurant que je vais me débrouiller et qu'en cas de besoin je peux payer la chambre. Quelque instant plus tard, il sort du véhicule et me prie de rester à l'intérieur. Il est juste trop tard quand j'arrive à lire entre les symboles chinois : Hôtel... Et c'est ainsi la plupart du temps, dans les restos généralement, je suis très surprise quand parfois des gens des tables voisines me paient mon repas à mon insu et s'en vont, parfois même sans m'adresser la parole. Juste un sourire... Ca s'est produit très souvent un peu partout... Cette nuit là donc, je dors à l'hôtel, même après avoir longtemps insisté.
Enfin... Depuis le début, que ce soit en Birmanie, au Laos, en Thaïlande et en Malaisie, leur générosité m'impressionne. Mais pas uniquement pour ce qu'on m'offre mais pour l'intérêt qu'ils démontrent, pour leur ouverture d'esprit, leur calme, leur humour... Mais reprenons, donc après une bonne nuit de sommeil je peux m'aventurer sur la route des camerons Highlands! 195km... Sans l'ombre de vie durant ce trajet. J'entasse nourriture et bouteille d'eau pour 2j. Et c'est parti! Ça grimpe un peu et ça redescend un peu moins. Après six heures de route, une petite pause sur les seuls cinq centimètres carrés d'ombre que je trouve est la bienvenue. Et soudain, une voiture s'arrête. "Do you need to go to the Cameron Highlands? " Et ben tiens!!! Justement! Merci! Une chance légendaire tu disais ?
Arrivée en haut, je rencontre une cycliste polonaise parfaitement zinzin! D'une part parce qu'elle, elle à fait toute l'ascension des Cameron Highlands sur son vélo et pas sur un fauteuil en cuir! Et surtout parce qu'elle est polonaise! Je m'explique : Elle, elle rentre tout simplement chez elle en vélo depuis Kuala Lumpur! EN POLOGNE! (en majuscule parce que la Pologne c'est loin!). Zinzin, et extrêmement courageuse car contrairement à moi, elle n'a reçu aucun soutien de sa famille et de ses amis. Pfiou... Elle n'a pas de blog, alors je ne peux pas vous encourager à suivre ses histoires...
Mais je me rends compte en l'écoutant à quel point j'ai de la chance. Merci.... Vraiment pour votre soutien à tous. C'est énorme la chance que j'ai eu depuis le début... Enfin même si j'ai eu quelques épreuves plus difficile et que le destin s'est bien foutu de moi avec l'histoire de Bankrout notamment, il m'a bien sourit par la suite! Un clin d'œil assez drôle est celui de la mandarine:
Je bicycle tranquillement et normalement j'ai toujours des fruits accrochés au porte bagage, au cas où! Mais exactement au moment où je m'aperçois que je n'ai rien et qu'il va falloir trouver quelque chose sur la route, j'entends un klaxon, un type à scooter me passe à côté, freine, me tend une mandarine et s'en va... C'est rigolo! Merci!!!
Mon voyage s'est terminé hier, à Ipoh où j'ai envoyé mon vélo dans le train. J'arrive à Singapour à 2h du mat' car il a fallu changer la locomotive en cours de route... Dans la Guest house je fonds en larme, c'est terminé! Mes sentiments sont partagés ... Qui l'eu cru? Des larmes de tristesse car c'est une aventure merveilleuse qui s'achève et également des larmes de joie perlent sur mes joues. Et puis je ris! Je suis tellement heureuse!!! Qui à la chance de pouvoir réaliser son rêve?
Voila le dernier chapitre de cette aventure... Je vous lance quelques trucs en vracs que j'ai appris en route et que j'avais envie de partager.
- Ne jamais marier un singe. Conseil de Jack Loback rencontré à Penang et qui après quelques bières m'a supplié et fait promettre de ne jamais marier un singe, (du calendrier chinois bien sur). Ca me paraissait important de le partager avec vous.
- Beaucoup de gens m'ont dit avant de partir que c'était de la pure folie de faire ce voyage, mais ce qui aurait été plus fou encore aurait de ne jamais l'entreprendre.
- Il y a une règle physique avec laquelle je ne suis pas d'accord: Les montées à vélo durent toujours beaucoup plus longtemps que les descentes... Ca c'est ce que je me disais au début du voyage. Et puis par la suite, ce que j'ai réalisé c'est que pour chaque montée, aussi difficile soit elle, il y a une descente par la suite. Autant profiter des montées et trouver en sois la force qui nous pousse vers le sommet. On découvre finalement pas mal de chose à l’intérieur de nous-même, et les paysages sont époustouflant une fois en haut. On voit la route qu’on a déjà parcouru, et on peut choisir celle qu’on veut emprunter pour la suite.
- Si vous me demandez ce que j'ai trouvé le plus dur pendant ce voyage, je vous répondrai sans hésitation: La selle de mon vélo.
- S'il vous plait, quand vous ouvrez une portière sur la route, regardez s'il n’y a pas un cycliste un peu rêveur juste derrière...
- Le bonheur est simple, et j'en ai pleuré d'y avoir gouté, de l'avoir savouré et de m'en être léché les doigts tant c'était bon!
Ce voyage m’a permis de d’allier toutes les choses que j’apprécie. La nature, l’aventure, les rencontres, l’inattendu, la découverte, d’autres cultures, spiritualités, le partage, l’entraide, les défis, l’adrénaline, la nourriture et même de nouveaux styles capillaires. Ce voyage m’a surtout permis de découvrir quels étaient les piliers et les fondations dont j’avais besoin.
M.E.R.C.I en majuscule parce que je vous suis très reconnaissante pour m'avoir soutenu, aidé à préparer ce voyage ou simplement pour m'avoir encouragé pendant ces quelques mois.
Allez, sur ce, je vais aller me faire tailler la moustache pour mon retour en Suisse... Qui sait, avec mon expérience des coiffeurs asiatiques, je vais peut être rentrer sans moustache O_O
Sandro sans son vélo...
AU RETOUR
A mon retour, tout semblait avoir changé, j’ai eu soudain l’impression d’être parti pendant des années. Et puis la seconde d’après, c’était l’inverse. Rien n’avait changé, tout était exactement comme avant le départ et j’ai eu l’impression de n’être jamais parti. J’ai eu peur d’oublier, d’oublier les couleurs, les parfums, les saveurs, les rencontres. J’ai eu peur de ne pas me rappeler. Mais j’ai choisi de profiter de chaque instant de ce voyage. J’ai choisi d’être là, bien présente à chaque minute et toutes les couleurs, les parfums, les saveurs avaient encore plus de goût, les rencontres devenaient plus vraies encore. Et puis oui, bien entendu, je vais oublier… Au début je ne me souviendrais plus du nom de cette femme qui m’avait hébergé chez elle, et qui été restée dormir avec moi entre les statuettes de bouddhas et l’encens qui brulait au salon. Je vais oublier son rire, le gout des desserts qu’elle m’avait ramené. J’oublierai l’odeur de l’encens et l’atmosphère qui se dégageait quand elle récitait ses prières bouddhistes à la lumière des bougies devant son livret qui avait terni avec le temps. Et puis, bien entendu, par la suite j’oublierai ces instants passés avec elle. Viendra un jour ou j’oublierai même que Smile, une thaïlandaise m’a invitée chez elle… Mais je n’oublierai jamais le bonheur d’avoir vécu ces instants avec tellement d’intensité.
Il y a beaucoup de vent et de tempête. Ayant eu l’impression d’avoir poussé un peu de travers, j’avais le sentiment de plier plus facilement dès que le souffle devenait plus fort. Comme si tous ces arbres résistait mieux et restait droit alors que le mien se fissurait chaque jour un peu plus. J’ai voulu solidifier mes racines et devenir le roseau qui plie mais ne rompt pas. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avancer. C’est moi qui possède les pinceaux. Le voyage m’a permis de découvrir qu’il existe d’autres couleurs, et je m’extasie à les mélanger et tester chaque jour de nouvelles teintes. Chaque matin j’ai l’opportunité de choisir les tons et je n’ai plus peur de jeter de la peinture sur cette toile blanche.
Alors quoi ? Qu’est ce qui a changé ? La liberté ? D’être plongée dans une autre atmosphère ? De ressentir la vie au plus profond de mon être ? De sentir l’air tantôt frais, tantôt chaud, jusqu’à le sentir brulant lorsque le soleil était au zénith ? De savoir qu’avec moi j’avais le nécessaire pour survivre et que cela me permettait de vivre mes envies à chaque instant. De ne plus penser ni au passé, ni à l’avenir mais de me laisser porter par le courant du moment présent. De profiter des rencontres pour me guider. De prendre le temps, de vivre, de ressentir, et depuis lors même le sentiment de solitude s’en est allé. Un certain moment il avait occupé beaucoup de place, et puis quand j’ai réussi à savourer chaque instant presque égoïstement, alors il n’a plus été aussi fort. Vivre est devenu soudainement si agréable, si intense. Mon bonheur n’a jamais été aussi parfait. D’avoir porté en moi ce rêve pendant des années, et de pouvoir le dessiner selon mes désirs. De vivre des moments difficiles et déstabilisants ou je me suis rendue compte que je n’avais pas à saisir le bonheur mais juste à le ressentir car il était là. Je sens la vie dans chaque partie de mon corps. La sève coule à plein flot, j’ai même de la peine à la canaliser mais elle donne naissance à des pousses dont j’ignorais l’existence
Vivre était pour moi si effrayant. Les couleurs semblaient fades et elles ne me correspondaient pas. Le monde évoluait dans une direction que je ne voulais pas suivre. Pourtant, le bonheur était là, je le savais puisque tout le monde semblait en jouir. Ou alors, s’ils n’en jouissaient pas, ils survivaient quand même. Même si ça leur était égal de savoir pourquoi ils étaient là, ils survivaient… Mais moi je me meurs. Je crève putin ! Je me suis laisser trainer jusque là. J’ai vécu à défaut de ne pas mourir mais à aucun moment j’ai vécu parce que j’avais envie de vivre. Sans raison, sans but, je ne suis qu’un amas de cellules qui continue à se diviser. L’unique chose dont je suis certaine et que je ressens au fond de moi, c’est la mort. Je suis certaine de mourir et d’être vouée à disparaitre. Si pendant des années c’est cette réalité qui était invalidante, avec les années cette peur de mourir s’est transformée en peur de vivre. Et puis, plus que la peur de vivre, c’était l’indifférence par rapport à la vie qui fut le plus troublant.
Mais je refuse d’être un corps qui évolue sans but. Je refuse d’être indifférente et de me laisser trainer.
Aujourd’hui je ne sais pas plus qu’avant quelle est cette force, je ne sais pas ce qui a changé. Il n’y a finalement qu’une seule chose que j’ai compris. Que ce soit en Afrique, en Inde, en haut à Nend’ ou en Birmanie, la seule chose qui réunit les hommes et la seule chose qui m’a permis d’être de retour aujourd’hui de ce voyage c’est l’amour. Alors oui, on le savait ça, l’amour on le loue à tous les gouts, on le loue dans les mosquées, dans les temples, dans les églises, depuis la nuit des temps sous toutes ces formes. On le décline au présent, au passé, au futur. Mais le ressentir, au fond de sois, c’est tellement fort, que je n’ai plus besoin de chercher d’eau, je l’ai en moi et je le ressens en chaque personne que je rencontre. Tous les jours. Je ne crois en aucun Dieu, et je ne m’allierai à aucune religion. Si dieu est amour, alors il est dans chaque personne que je rencontre. Dans chaque sourire qu’on me tend. Si l’amour est la seule chose qui me permette de ne pas être un corps qui avance sans but, alors ça me suffit pour avoir envie de continuer. Ca me suffit pour avoir envie d’être là maintenant à écrire, ça me suffit pour clore cette histoire et ça me suffira pour me lever demain.
Moins cher que la Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
Voila je connais déja les Philippines et la Thailande, la Thailande bcp mieux et en plus moins cher.
Je cherche sur le papier quel pays serait encore moins cher que la Thailande, mais je ne trouve pas.
Une idée, une expèrience ? Merci
Voila je connais déja les Philippines et la Thailande, la Thailande bcp mieux et en plus moins cher.
Je cherche sur le papier quel pays serait encore moins cher que la Thailande, mais je ne trouve pas.
Une idée, une expèrience ? Merci
Tour du monde de 2 ans en solo (départ août 2014) English translation pending
Bonjour à tous !
J'envisage de prendre un congé sans solde (dans l’administration on appelle ça une disponibilité pour convenances personnelles) pour partir en août 2014 faire un tour du monde de 24 mois en solo en mode sac-à-dos (à raison d'un pays par mois, soit environ 24 pays en tout). Mon projet est encore en phase de construction, mais j'ai déjà quelques idées... Voici ce que ça donne maintenant sur ma Google Maps (possibilité de cliquer sur les différents points de la carte (y compris les lignes de trajets) pour zoomer et pour afficher des informations, les plans et des photos des lieux)
Je cherche donc des conseils pour l'organisation de ce type de voyage. J'ai plein de questions, mais si chacun répond à 2 ou 3 questions on va y arriver, donc no stress !... 😉
Itinéraire :
Cela donnerait ceci, avec un départ de France en août 2014 : vol low cost Paris-Saint-Pétersbourg puis train Saint-Pétersbourg-Moscou (ou vol direct Paris-Moscou si pas trop cher) puis traversée de la Russie en train par le transsibérien jusqu’à Vladivostok (2 semaines), Japon (3 semaines), Chine du nord (2-3 semaines), Chine du sud (3-4 semaines), Laos (3-4 semaines), Thaïlande (3-4 semaines), Birmanie (4-5 semaines), Inde (où je suis déjà allé 4 fois mais que j’adoooore… donc 6 semaines), Sri Lanka (4 semaines), Malaisie (2 semaines), Singapour (3-4 jours), Nouvelle-Zélande (3 semaines), îles Vanuatu (4 semaines), île de Pâques (1 semaine), Chili (3 semaines), Argentine (3 ou 4 semaines en incluant 1 trek), Brésil (5 semaines), Bolivie (3 semaines), Pérou (4 semaines en incluant 1 trek), Colombie (4 semaines), Panama (2 semaines), Equateur (1 à 2 semaines), Costa Rica (3 semaines), Nicaragua (1 semaine), Guatemala (2 semaines), Mexique (3 semaines), Cuba (2 semaines pour visiter la partie que je ne connais pas), Canada-Québec (3 semaines), New-York (1 semaine), et retour Paris. En tout ça fait environ 2 ans de voyage. Comme je n’ai jamais mis les pieds en Amérique du sud, ce sera une grande découverte pour moi... d'ailleurs je vais me mettre vite fait à apprendre l'espagnol !!! Si j’ai le temps, j’aimerais faire plusieurs treks (en Asie et surtout en Amérique latine), ainsi que 1 ou 2 retraites de méditation et peut-être 1 petit stage de yoga (Inde, Sri Lanka, Birmanie ou Thaïlande). J’ai volontairement exclu de mon parcours des pays super mais que je connais déjà (Népal, Vietnam, Cambodge, Indonésie), car il faut bien faire des choix et ma liste de pays est déjà longue !... Quels sont vos coups de cœur au niveau des pays à visiter (ou des étapes à y faire) ? Quelles sont les zones géographiques qui favorisent une exploration spontanée, la possibilité d'improviser son itinéraire ses transports et ses hébergements (ex. l'Inde), et quelles sont celles qui exigent une préparation et parfois des contacts préalables sur place ? (transsibérien ? Chine ?...) Pour le transsibérien Moscou – Vladivostok, est-ce que je m’arrête juste à Irkoutsk (avec aller-retour depuis Baikal avec le petit train Circum-Baikal Railway le long du lac Baïkal jusqu’à Kultuk (passer une nuit ?) puis retour à Irkoutsk) ou bien y a-t-il d’autres étapes sur le trajet pour lesquelles il est intéressant de dormir en-dehors du train ? Pour info, j’ai déjà visité les pays suivants (hors Europe) : 4 fois en Inde (Delhi, Agra, Rajasthan, Calcutta, Orissa, Tamil Nadu, Kerala, Varanasi, Bodh Gaya, Haridwar, Rishikesh), 2 fois au Népal (tour du Manaslu, tour des Annapurnas), Indonésie (Bali, Lombok, Java), La Réunion, Ile Maurice, Cambodge, Cuba, Vietnam, Pologne, Russie, Islande. Pour info toujours, je n’aime pas trop voyager dans les pays « riches », que si je pars pour 24 mois j’aimerais pouvoir faire une retraite de méditation de 10 jours (Birmanie ou Thaïlande, voire Inde ou Sri Lanka). En fait, pour chaque pays j'aurais besoin de définir 5-6 étapes théoriques = 5-6 lieux où me poser pour visiter ce qu'il y a autour (sachant que sur place je pourrai improviser en fonction des circonstances, bien entendu).
Visas :
Comment je procède pour obtenir mes « visas compliqués » ? (Russie, Chine, Inde, Etats-Unis) Je les demande lorsque je suis dans quel pays, et combien de semaines (ou mois) à l’avance ? y a-t-il des astuces à savoir ? (par ex. j’envisage après le Japon de passer 6 semaines en Chine et de sortir de la Chine par la voie terrestre pour aller au Laos (passer en bus la frontière Chine-Laos) or j’ai entendu que l’ambassade de Chine peut exiger que je présente un billet d’avion de sortie de Chine avant d’accorder son visa, est-ce exact ?) Mon visa pour l’Inde je le demande depuis l’ambassade d’Inde à Bangkok ? Mon visa pour le Sri Lanka je le demande depuis l’ambassade du Sri-Lanka à New-Delhi ?
Jouer avec les climats selon les périodes :
En gros avec mon itinéraire (qui est modifiable car je n'ai encore pris aucun billet d'avion !) je commencerai la Russie en août 2014, je serai en Inde vers février 2015, j'arriverai en Nouvelle-Zélande ou aux îles Vanuatu en juillet 2015, donc se pose la question de la suite... car Ushuaïa en août je crois qu'il fait un peu froid ! Peut-être que je vais devoir zapper l'île de Pâques (vol cher et résa 6 mois à l'avance) et prendre un vol Aukland - Los Angeles ou Aukland Mexico, puis descendre progressivement jusqu'à Ushuaïa par le Chili et remonter ensuite par l'Argentine et le Brésil, et finir en juillet 2016 par un vol Rio-Paris ? (donc ça veut dire que je zappe le Canada, tant pis c'est pas ma priorité) Au niveau des températures, je n'aime pas avoir trop chaud (pour moi 38 degrés c'est un maximum), et comme (presque) tout le monde je souhaite éviter de visiter les pays en pleine période mousson ou très forte chaleur !...
Rétroplanning (liste des choses à faire avant le départ mois par mois) : que pensez-vous de ce rétroplanning ? et de celui-ci ?
Billets d’avion :
Comme les billets « tour du monde » (avec une agence type Zip World) sont valables 12 mois maxi, comment je fais si je pars 24 mois ? j'achète mes billets au fur et à mesure ? (a priori c’est cette solution qui semble la plus adaptée), ou bien j’achète un « billet multi-destinations » ? je passe par une alliance de compagnies aériennes ? ou bien encore j’achète 2 billets TDM (1. Asie 2. Amérique) en revenant 3 à 4 semaines en France entre les 2 ?... Avez-vous des expériences de bateau-stop ? Dans quelles parties de mon itinéraire ça pourrait être intéressant ?
Aspects administratifs avant le départ et pendant le voyage :
Comme je suis un propriétaire qui rembourse son prêt immobilier, comment louer mon appart en meublé pendant mon absence ? (passer par un site spécialisé ou une agence immobilière de proximité ? qu’est-ce que je fais de mes affaires perso – vêtements, linge de maison, CD, papiers administratifs, bouquins… - sachant que ma cave est déjà pleine aux 2/3 ? est-ce que je résilie mon abonnement internet ADSL Freebox, sachant que le locataire ne pourra alors plus utiliser la TV ni se connecter à internet en WI-FI ? comment gérer à distance tous les trucs administratifs comme les impôts et les factures à payer, pour quel genre de choses est-il utile d’établir des procurations ?…
Logement pendant le tour du monde :
Quelles sont vos expériences de logement chez l'habitant ex via le couchsurfing ou le site Airbnb ? Y a-t-il des pays où il faut obligatoirement réserver ses hébergements ? (moi d’habitude quand je vais en Inde ou en Asie je ne réserve que la première nuit…) Quelles sont vos expériences de woofing ? (travail dans des fermes contre un hébergement et la nourriture)
Matos informatique et téléphonique à emporter :
Pour consulter ses mails et tenir un blog : prendre un netbook léger de 1kg ? une tablette 7 ou 10 pouces avec clavier ? ou juste un smartphone performant ? Sachant que je n'ai jamais utilisé ni de smartphone tactile ni de tablette… Ce qui me ferait peut-être pencher pour l’achat d’un netbook ou d’une tablette c’est la possibilité certains soirs de mater un petit film… Acheter une liseuse pour lire des romans et autres ?
Livres et guides de voyage :
Acheter le Lonely Planet de chaque pays en fichier numérique ou bien en version papier ? (lourd !)... Est-ce un bon plan d’emporter des livres audio à écouter le soir ou dans les transports ? (jamais utilisé mais pourquoi pas…). Est-ce facile d’échanger des bouquins et des guides en français dans les guest-houses ou backpackers au fur et à mesure du voyage ? ou bien est-ce qu’on ne trouve que des livres en anglais ?
Blog de voyage et compte Facebook :
En parallèle de mon futur blog (que je vais créer avec l’outil Blogger = blogspot.fr), est-ce conseillé de me créer un compte Facebook et/ou Google+ pour garder le contact avec les voyageurs rencontrés en route ? (et il paraît que certains blogs peuvent se synchroniser avec Facebook ?)
Equipement indispensable à emporter :
Y a-t-il des trucs à ne pas oublier ou qu’on trouve difficilement une fois qu’on est dans des pays d’Asie ou d’Amérique latine ? c’est mieux de prendre un sac à dos de 50 l, 60 l ou 70 l ? (sachant que je mesure 1,86 m pour 83 kg) Et comme petit sac à dos à la journée : 20, 25 ou 30 l ? Est-ce possible de louer un duvet, des vêtements chauds ou des chaussures de marche pour des treks en Amérique du sud ? Est-ce que je dois emporter un sac de couchage ? Si oui, pourquoi ?
Comment faire du sport pendant un tour du monde ?
En France j’ai besoin de mes 2h de sport hebdomadaires (jogging et badminton, parfois vélo, et randos l’été) pour me sentir bien dans mon corps, mais en Asie et en Amérique du sud comment faire pour pratiquer des sports régulièrement ? (en dehors des quelques treks que je pourrai faire, d'ailleurs si vous avez des idées de treks sur mon itinéraire je suis preneur !)
Moyens de paiement :
Je viens de m'apercevoir que mes 2 cartes de crédit Visa et Mastercard (pourtant récentes) viendront à expiration l'une en novembre 2015 et l'autre en mars 2016, alors que mon TDM doit s'achever en aout 2016 : je vais faire comment ? C'est possible de m'en faire refaire depuis l'étranger ou demander à ma banque un renouvellement anticipé ? Est-ce que les 2 cartes de crédit Visa et Mastercard marchent toutes les 2 dans la quasi-totalité des pays où je vais aller ? J’envisage de partir avec une Visa (Hello Bank) et une Mastercard (Fortuneo).
Sécurité (vols, agressions) :
il y a des pays qui sont vraiment craignos ? (on m’a mis en garde pour le Venezuela, le Guatemala, le Brésil et le Nicaragua par exemple) comment faire pour ne pas se faire voler ses objets de valeur (ex : notebook) pendant le tour du monde ? on les laisse quand même dans sa chambre de la guest-house en priant pour que personne n'entre par effraction ? on achète un packsafe? (petit filet métallique cadenassé qu’on met autour du sac) on les garde toujours sur soi ? et quand on va à la plage on fait comment ?
Divers :
Concernant le rythme du voyage, donc le nombre d’endroits à visiter dans chaque pays : en général quand je vais en Inde ou en Asie, je bouge beaucoup à chaque fois (je ne suis pas le genre à rester 10 jours au même endroit, sauf si je souhaite faire un trek, une retraite de méditation ou un stage de yoga…). Mes petits plaisirs quand je vais en Inde ou en Asie : me balader à vélo dans les petits villages pour papoter avec les habitants et prendre de jolies photos, me perdre dans les quartiers populaires des grandes villes, manger avec les locaux, prendre quelques cours de yoga, me joindre à un groupe de locaux pratiquant la méditation, profiter de l'ambiance relax du bord de mer, faire quelques balades en moyenne montagne pour échapper à la chaleur étouffante des plaines, bavarder avec les routards de tous pays... Je n’aime pas trop les grandes villes (bruit, foule, pollution), je préfère les ambiances de bord de mer (même si je nage peu et plonge peu), la campagne et la montagne (j’ai fait plusieurs grands treks dans l’Himalaya et à la Réunion).
Un grand merci d’avance ! 😎 Et bravo à ceux qui m'ont lu jusqu'au bout !... 😉
J'envisage de prendre un congé sans solde (dans l’administration on appelle ça une disponibilité pour convenances personnelles) pour partir en août 2014 faire un tour du monde de 24 mois en solo en mode sac-à-dos (à raison d'un pays par mois, soit environ 24 pays en tout). Mon projet est encore en phase de construction, mais j'ai déjà quelques idées... Voici ce que ça donne maintenant sur ma Google Maps (possibilité de cliquer sur les différents points de la carte (y compris les lignes de trajets) pour zoomer et pour afficher des informations, les plans et des photos des lieux)
Je cherche donc des conseils pour l'organisation de ce type de voyage. J'ai plein de questions, mais si chacun répond à 2 ou 3 questions on va y arriver, donc no stress !... 😉
Itinéraire :
Cela donnerait ceci, avec un départ de France en août 2014 : vol low cost Paris-Saint-Pétersbourg puis train Saint-Pétersbourg-Moscou (ou vol direct Paris-Moscou si pas trop cher) puis traversée de la Russie en train par le transsibérien jusqu’à Vladivostok (2 semaines), Japon (3 semaines), Chine du nord (2-3 semaines), Chine du sud (3-4 semaines), Laos (3-4 semaines), Thaïlande (3-4 semaines), Birmanie (4-5 semaines), Inde (où je suis déjà allé 4 fois mais que j’adoooore… donc 6 semaines), Sri Lanka (4 semaines), Malaisie (2 semaines), Singapour (3-4 jours), Nouvelle-Zélande (3 semaines), îles Vanuatu (4 semaines), île de Pâques (1 semaine), Chili (3 semaines), Argentine (3 ou 4 semaines en incluant 1 trek), Brésil (5 semaines), Bolivie (3 semaines), Pérou (4 semaines en incluant 1 trek), Colombie (4 semaines), Panama (2 semaines), Equateur (1 à 2 semaines), Costa Rica (3 semaines), Nicaragua (1 semaine), Guatemala (2 semaines), Mexique (3 semaines), Cuba (2 semaines pour visiter la partie que je ne connais pas), Canada-Québec (3 semaines), New-York (1 semaine), et retour Paris. En tout ça fait environ 2 ans de voyage. Comme je n’ai jamais mis les pieds en Amérique du sud, ce sera une grande découverte pour moi... d'ailleurs je vais me mettre vite fait à apprendre l'espagnol !!! Si j’ai le temps, j’aimerais faire plusieurs treks (en Asie et surtout en Amérique latine), ainsi que 1 ou 2 retraites de méditation et peut-être 1 petit stage de yoga (Inde, Sri Lanka, Birmanie ou Thaïlande). J’ai volontairement exclu de mon parcours des pays super mais que je connais déjà (Népal, Vietnam, Cambodge, Indonésie), car il faut bien faire des choix et ma liste de pays est déjà longue !... Quels sont vos coups de cœur au niveau des pays à visiter (ou des étapes à y faire) ? Quelles sont les zones géographiques qui favorisent une exploration spontanée, la possibilité d'improviser son itinéraire ses transports et ses hébergements (ex. l'Inde), et quelles sont celles qui exigent une préparation et parfois des contacts préalables sur place ? (transsibérien ? Chine ?...) Pour le transsibérien Moscou – Vladivostok, est-ce que je m’arrête juste à Irkoutsk (avec aller-retour depuis Baikal avec le petit train Circum-Baikal Railway le long du lac Baïkal jusqu’à Kultuk (passer une nuit ?) puis retour à Irkoutsk) ou bien y a-t-il d’autres étapes sur le trajet pour lesquelles il est intéressant de dormir en-dehors du train ? Pour info, j’ai déjà visité les pays suivants (hors Europe) : 4 fois en Inde (Delhi, Agra, Rajasthan, Calcutta, Orissa, Tamil Nadu, Kerala, Varanasi, Bodh Gaya, Haridwar, Rishikesh), 2 fois au Népal (tour du Manaslu, tour des Annapurnas), Indonésie (Bali, Lombok, Java), La Réunion, Ile Maurice, Cambodge, Cuba, Vietnam, Pologne, Russie, Islande. Pour info toujours, je n’aime pas trop voyager dans les pays « riches », que si je pars pour 24 mois j’aimerais pouvoir faire une retraite de méditation de 10 jours (Birmanie ou Thaïlande, voire Inde ou Sri Lanka). En fait, pour chaque pays j'aurais besoin de définir 5-6 étapes théoriques = 5-6 lieux où me poser pour visiter ce qu'il y a autour (sachant que sur place je pourrai improviser en fonction des circonstances, bien entendu).
Visas :
Comment je procède pour obtenir mes « visas compliqués » ? (Russie, Chine, Inde, Etats-Unis) Je les demande lorsque je suis dans quel pays, et combien de semaines (ou mois) à l’avance ? y a-t-il des astuces à savoir ? (par ex. j’envisage après le Japon de passer 6 semaines en Chine et de sortir de la Chine par la voie terrestre pour aller au Laos (passer en bus la frontière Chine-Laos) or j’ai entendu que l’ambassade de Chine peut exiger que je présente un billet d’avion de sortie de Chine avant d’accorder son visa, est-ce exact ?) Mon visa pour l’Inde je le demande depuis l’ambassade d’Inde à Bangkok ? Mon visa pour le Sri Lanka je le demande depuis l’ambassade du Sri-Lanka à New-Delhi ?
Jouer avec les climats selon les périodes :
En gros avec mon itinéraire (qui est modifiable car je n'ai encore pris aucun billet d'avion !) je commencerai la Russie en août 2014, je serai en Inde vers février 2015, j'arriverai en Nouvelle-Zélande ou aux îles Vanuatu en juillet 2015, donc se pose la question de la suite... car Ushuaïa en août je crois qu'il fait un peu froid ! Peut-être que je vais devoir zapper l'île de Pâques (vol cher et résa 6 mois à l'avance) et prendre un vol Aukland - Los Angeles ou Aukland Mexico, puis descendre progressivement jusqu'à Ushuaïa par le Chili et remonter ensuite par l'Argentine et le Brésil, et finir en juillet 2016 par un vol Rio-Paris ? (donc ça veut dire que je zappe le Canada, tant pis c'est pas ma priorité) Au niveau des températures, je n'aime pas avoir trop chaud (pour moi 38 degrés c'est un maximum), et comme (presque) tout le monde je souhaite éviter de visiter les pays en pleine période mousson ou très forte chaleur !...
Rétroplanning (liste des choses à faire avant le départ mois par mois) : que pensez-vous de ce rétroplanning ? et de celui-ci ?
Billets d’avion :
Comme les billets « tour du monde » (avec une agence type Zip World) sont valables 12 mois maxi, comment je fais si je pars 24 mois ? j'achète mes billets au fur et à mesure ? (a priori c’est cette solution qui semble la plus adaptée), ou bien j’achète un « billet multi-destinations » ? je passe par une alliance de compagnies aériennes ? ou bien encore j’achète 2 billets TDM (1. Asie 2. Amérique) en revenant 3 à 4 semaines en France entre les 2 ?... Avez-vous des expériences de bateau-stop ? Dans quelles parties de mon itinéraire ça pourrait être intéressant ?
Aspects administratifs avant le départ et pendant le voyage :
Comme je suis un propriétaire qui rembourse son prêt immobilier, comment louer mon appart en meublé pendant mon absence ? (passer par un site spécialisé ou une agence immobilière de proximité ? qu’est-ce que je fais de mes affaires perso – vêtements, linge de maison, CD, papiers administratifs, bouquins… - sachant que ma cave est déjà pleine aux 2/3 ? est-ce que je résilie mon abonnement internet ADSL Freebox, sachant que le locataire ne pourra alors plus utiliser la TV ni se connecter à internet en WI-FI ? comment gérer à distance tous les trucs administratifs comme les impôts et les factures à payer, pour quel genre de choses est-il utile d’établir des procurations ?…
Logement pendant le tour du monde :
Quelles sont vos expériences de logement chez l'habitant ex via le couchsurfing ou le site Airbnb ? Y a-t-il des pays où il faut obligatoirement réserver ses hébergements ? (moi d’habitude quand je vais en Inde ou en Asie je ne réserve que la première nuit…) Quelles sont vos expériences de woofing ? (travail dans des fermes contre un hébergement et la nourriture)
Matos informatique et téléphonique à emporter :
Pour consulter ses mails et tenir un blog : prendre un netbook léger de 1kg ? une tablette 7 ou 10 pouces avec clavier ? ou juste un smartphone performant ? Sachant que je n'ai jamais utilisé ni de smartphone tactile ni de tablette… Ce qui me ferait peut-être pencher pour l’achat d’un netbook ou d’une tablette c’est la possibilité certains soirs de mater un petit film… Acheter une liseuse pour lire des romans et autres ?
Livres et guides de voyage :
Acheter le Lonely Planet de chaque pays en fichier numérique ou bien en version papier ? (lourd !)... Est-ce un bon plan d’emporter des livres audio à écouter le soir ou dans les transports ? (jamais utilisé mais pourquoi pas…). Est-ce facile d’échanger des bouquins et des guides en français dans les guest-houses ou backpackers au fur et à mesure du voyage ? ou bien est-ce qu’on ne trouve que des livres en anglais ?
Blog de voyage et compte Facebook :
En parallèle de mon futur blog (que je vais créer avec l’outil Blogger = blogspot.fr), est-ce conseillé de me créer un compte Facebook et/ou Google+ pour garder le contact avec les voyageurs rencontrés en route ? (et il paraît que certains blogs peuvent se synchroniser avec Facebook ?)
Equipement indispensable à emporter :
Y a-t-il des trucs à ne pas oublier ou qu’on trouve difficilement une fois qu’on est dans des pays d’Asie ou d’Amérique latine ? c’est mieux de prendre un sac à dos de 50 l, 60 l ou 70 l ? (sachant que je mesure 1,86 m pour 83 kg) Et comme petit sac à dos à la journée : 20, 25 ou 30 l ? Est-ce possible de louer un duvet, des vêtements chauds ou des chaussures de marche pour des treks en Amérique du sud ? Est-ce que je dois emporter un sac de couchage ? Si oui, pourquoi ?
Comment faire du sport pendant un tour du monde ?
En France j’ai besoin de mes 2h de sport hebdomadaires (jogging et badminton, parfois vélo, et randos l’été) pour me sentir bien dans mon corps, mais en Asie et en Amérique du sud comment faire pour pratiquer des sports régulièrement ? (en dehors des quelques treks que je pourrai faire, d'ailleurs si vous avez des idées de treks sur mon itinéraire je suis preneur !)
Moyens de paiement :
Je viens de m'apercevoir que mes 2 cartes de crédit Visa et Mastercard (pourtant récentes) viendront à expiration l'une en novembre 2015 et l'autre en mars 2016, alors que mon TDM doit s'achever en aout 2016 : je vais faire comment ? C'est possible de m'en faire refaire depuis l'étranger ou demander à ma banque un renouvellement anticipé ? Est-ce que les 2 cartes de crédit Visa et Mastercard marchent toutes les 2 dans la quasi-totalité des pays où je vais aller ? J’envisage de partir avec une Visa (Hello Bank) et une Mastercard (Fortuneo).
Sécurité (vols, agressions) :
il y a des pays qui sont vraiment craignos ? (on m’a mis en garde pour le Venezuela, le Guatemala, le Brésil et le Nicaragua par exemple) comment faire pour ne pas se faire voler ses objets de valeur (ex : notebook) pendant le tour du monde ? on les laisse quand même dans sa chambre de la guest-house en priant pour que personne n'entre par effraction ? on achète un packsafe? (petit filet métallique cadenassé qu’on met autour du sac) on les garde toujours sur soi ? et quand on va à la plage on fait comment ?
Divers :
Concernant le rythme du voyage, donc le nombre d’endroits à visiter dans chaque pays : en général quand je vais en Inde ou en Asie, je bouge beaucoup à chaque fois (je ne suis pas le genre à rester 10 jours au même endroit, sauf si je souhaite faire un trek, une retraite de méditation ou un stage de yoga…). Mes petits plaisirs quand je vais en Inde ou en Asie : me balader à vélo dans les petits villages pour papoter avec les habitants et prendre de jolies photos, me perdre dans les quartiers populaires des grandes villes, manger avec les locaux, prendre quelques cours de yoga, me joindre à un groupe de locaux pratiquant la méditation, profiter de l'ambiance relax du bord de mer, faire quelques balades en moyenne montagne pour échapper à la chaleur étouffante des plaines, bavarder avec les routards de tous pays... Je n’aime pas trop les grandes villes (bruit, foule, pollution), je préfère les ambiances de bord de mer (même si je nage peu et plonge peu), la campagne et la montagne (j’ai fait plusieurs grands treks dans l’Himalaya et à la Réunion).
Un grand merci d’avance ! 😎 Et bravo à ceux qui m'ont lu jusqu'au bout !... 😉
Compte rendu d'une croisière sur le Freedom of the Seas, 19 janvier 2014 English translation pending
Bonjour,
Déjà une semaine que nous sommes revenus de notre merveilleuse croisière. J'ai terminé mon compte rendu et je voulais vous le partager. J'adore tellement en lire ici que ça aurait été égoïste de garder ça pour moi :)
Je ferai un message par jour de croisière pour faciliter la lecture, n'hésitez pas à me poser des questions, il me fera plaisir de vous répondre.
Voilà donc:
Nous partons sur le Freedom of the Seas de Royal Caribbean du 19 janvier au 26 janvier 2014 Départ de Port Canaveral (Floride), escales à Labadee (Haïti), Falmouth (Jamaïque), GeorgeTown (Îles Caïmans) et Cozumel (Mexique)
Nous sommes un couple de 30 et 31 ans, nous avons 2 enfants, une fille de 4 ans et un garçon de 14 mois. C’est notre premier voyage de couple depuis que nous avons des enfants, j’ai peur de m’ennuyer, mais les enfants seront avec ma mère et je n’ai pas de craintes là-dessus.
Nous avons déjà fait une croisière sur le Carnival Glory en 2009. Au départ, nous voulions être avec d’autres passagers francophones pour avoir un premier contact et ensuite peut-être prendre un verre, nous nous sommes donc tournés vers une agence qui offrait un voyage avec un guide. Selon notre agente, nous serions en groupe pour le souper seulement, si on le voulait, car on pouvait également demander d’être séparés du groupe une fois sur le bateau. Ça nous convenait parfaitement.
Petite précision pour les européens, comme je suis québécoise, j’utilise les termes déjeuner, dîner et souper pour les repas ;)
Samedi 18 janvier 2014 Nous avons décidé de prendre l’avion la veille du départ de la croisière afin d’éviter d’être stressé comme la fois précédente (retard de l’avion).
Nous avons un vol direct de Montréal à Orlando avec Air Canada à 17h, donc arrivée à l’aéroport vers 14h pour se stationner. La navette passe régulièrement au Park N Fly, nous n’avons pas eu besoin d’attendre, elle était là à notre arrivée. Le chauffeur nous demande notre compagnie aérienne et devant l’aéroport il nous laisse à la porte d’Air Canada. En entrant, on se rend compte que c’est pour les vols internationaux, nous, nous allons à Orlando et il faut aller complètement à l’autre bout de l’aéroport, ce n’est pas bien grave, ce n’est pas si grand et nous avons amplement le temps.
C’est la première fois que nous prenons un vol direct vers les États-Unis, l’enregistrement est rapide, nous payons le 25$ par bagage enregistré. Nos valises ne sont même pas pesées et nous passons derrière les comptoirs où nous déposons nous-même les valises sur un tapis roulant. C’est nouveau pour nous cette façon de fonctionner, on aime bien.
Il faut ensuite passer les contrôles de sécurité puis les douanes américaines. Comme nous sommes canadiens, nous allons vers les machines où ils scannent notre passeport et où on doit répondre à quelques questions, la machine scanne aussi nos cartes d’embarquement et prend notre photo. On passe ensuite devant un garde qui nous pose quelques questions de base, puis nous traversons dans la section d’attente. Là aussi c’est notre première expérience avec ce fonctionnement, c’est rapide et pratique.
Notre porte d'embarquement est la première que nous voyons. On attend là un peu. Vers 15h30 nous allons manger car aucun repas n’est fourni durant le vol. On embarque à 16h30. J’étais déçue de ne pas avoir de hublot en voyant mon siège sur la carte d’embarquement (je n’ai pas pensé de le demander!), mais nous sommes dans la rangée vis-à-vis l’aile et devant la porte de secours, il n’y a donc pas de siège hublot, seulement un espace libre, je peux donc voir dehors sans problème 😉 Tous les sièges ont des écrans personnels, nous écoutons chacun un film. Ça me fait spécial de pouvoir être tranquille durant un vol, les 2 dernières fois nous étions avec les enfants!
Le vol atterrit avec 15 minutes d’avance. Nous reconnaissons bien l’endroit, c’est la 2e fois que nous atterrissons à Orlando. Nous récupérons nos valises et devons aller prendre la navette pour l’hôtel.
Dehors, nous ne trouvons pas la navette, les gens à qui on parle nous disent de téléphoner. Effectivement, à l’intérieur il y a un téléphone de courtoisie pour appeler les hôtels… malheureusement, notre hôtel n’est pas listé et on ne trouve aucun téléphone public. J’ai mon cellulaire, mais je ne veux pas enlever le mode avion! Nous décidons d’aller voir pour un taxi, mais le gars nous dit que nous devrions prendre la navette, c’est gratuit… je veux bien, mais comment!!! Nous continuons de regarder les navettes qui arrivent, je redemande à un chauffeur qui nous répond de téléphoner, je lui dis qu’ils ne sont pas listés, il prend donc son téléphone et appelle notre hôtel et leur dit que des clients attendent leur navette. Je le remercie et la navette arrive 15 minutes plus tard.
L’hôtel est à 10 minutes, le Country Inn & Suites, c’est propre et pas cher, parfait pour une nuit, et le petit déjeuner est inclus le lendemain.
Dimanche 19 janvier - Embarquement
On met le réveil à 9h, on va manger et à 10h nous allons attendre à la réception pour que la navette nous ramène à l’aéroport.
La navette nous laisse du côté des départs, il semble qu’elle ne peut pas nous laisser du côté des arrivées… ce n’est pas grave, l’aéroport se traverse facilement et en quelques minutes nous sommes au bon endroit. Nous repérons le personnel de Royal Caribbean afin de prendre l’autobus qui nous amènera au port.
À 11h l’autobus arrive et nous montons, le trajet dure un peu moins d’une heure et nous voyons enfin notre bateau.
La guide de l’agence est présente à notre débarquement de l’autobus, elle nous donne un dépliant pour une réunion le lendemain, elle nous mentionne également qu’elle sera disponible à un endroit X entre 14h et 16h si nous avons des questions.
On prend les sandales et les lunettes soleil dans nos valises avant d’aller faire la file pour l’embarquement. Il y a 2 files, une rapide pour ceux qui ont déjà voyagé avec eux et les membres or, etc. et l’autre, la nôtre, qui est très lente (environ 45 minutes). Cette file c’est seulement pour passer devant un agent qui regarde notre passeport et les contrôles de sécurité. La femme devant nous a une tonne de bijoux et ça bip dans le détecteur… elle dit que ses bracelets ne s’enlèvent pas… par chance, un agent s’occupe d'elle et on peut continuer.
On monte et là il y a des files selon notre pont, nous sommes sur le 9e et une file pour les ponts 9-10-11. Toutes les files autour de nous sont vides et dès que quelqu’un arrive dans une de ces files, il passe immédiatement. Ce qui rallonge encore notre attente... je ne sais pas trop pourquoi c’était comme ça. Une quinzaine de minutes plus tard c’est à nous, nous avions fait notre enregistrement en ligne, on remet donc nos documents (set sail, passeport), ils prennent une photo et nous donnent notre carte (sea pass). Enfin les vacances commencent pour vrai 😏
Il est environ 14h lorsque nous montons sur le bateau, nous allons déposer nos sacs à notre chambre, ensuite nous dînons au Windjammer, j’avais lu qu’il y aurait de bons sushi, mais nous n’en avons pas vu de toute la semaine. Nous faisons ensuite le tour du bateau pour prendre plusieurs photos. Nous passons également au Guest Relations pour prendre la feuille « The Planner » sur laquelle il y a les activités principales inscrites pour chaque jour, il y a également la liste des « Drink of the day » et des rabais qui auront lieu durant la semaine. À 15h30 nous repassons à la chambre et nos valises sont devant notre porte. Nous remarquons également que les billets pour l’excursion que nous avions réservé en ligne sont sur notre bureau, ainsi que le Cruise Compass de la journée et le livre contenant toutes les excursions possibles.
Nous allons voir la guide afin de lui demander pour le souper comment ça fonctionne, notre agente avait réserver « my-time » en table de 10 afin de nous donner le maximum de chances d’être avec d’autres passagers. La guide nous explique que ce n’est pas tout à fait comme ça que ça fonctionne le « my-time ». Les autres passagers ayant pris les heures fixes, nous sommes seuls… de plus, il faut idéalement réserver la veille ou dans la journée car il se pourrait qu’on arrive et qu’on doive attendre 15-30 minutes pour avoir une table. On va donc réserver pour 20h.
À 16h c’est l’exercice de sécurité, nous n’avons pas besoin de prendre les vestes de sauvetage. Nous nous rendons à l’endroit désigné, c’est long, il y a beaucoup de retardataires. Il fait chaud, nous avons le soleil sur nous, par chance, nous étions les premiers d’un rangée, on avait quand même plus d’air que ceux qui étaient derrière 😐
Nous allons ensuite défaire nos valises et nous préparer pour le spectacle qui est à 19h. Il y a un numéro d’acrobaties dans un filet, c’est très bien. Ensuite c’est un humoriste, nous comprenons quand même bien l’anglais, mais les humoristes parlent souvent vite et les blagues sont souvent sur l’actualité, donc on ne comprenait pas toujours tout, mais les gens semblaient bien l’aimer.
À 20h nous allons souper, on nous dirige à notre table. Nos serveurs serons 2 indiens, Madan et Celeste, nous aurons ces mêmes serveurs à tous les soirs. Celeste nous dit que c’est la dernière semaine de son contrat de 8 mois, dimanche prochain il retourne chez lui pour 2 mois où il verra son bébé de 5 mois pour la première fois. On a beau le savoir, mais ça fait vite réaliser que nous sommes chanceux de pouvoir rester avec nos enfants en tout temps et les voir grandir.
C’est ensuite l’heure du dodo, la journée a été longue et on ne veut pas se lever trop tard le lendemain afin de profiter de nos vacances! Voici quelques photos:
Moi au départ
Le bateau

Royal Promenade
Piscine principale

Salle à manger

Théâtre Arcadia

Pharaon's Place
Déjà une semaine que nous sommes revenus de notre merveilleuse croisière. J'ai terminé mon compte rendu et je voulais vous le partager. J'adore tellement en lire ici que ça aurait été égoïste de garder ça pour moi :)
Je ferai un message par jour de croisière pour faciliter la lecture, n'hésitez pas à me poser des questions, il me fera plaisir de vous répondre.
Voilà donc:
Nous partons sur le Freedom of the Seas de Royal Caribbean du 19 janvier au 26 janvier 2014 Départ de Port Canaveral (Floride), escales à Labadee (Haïti), Falmouth (Jamaïque), GeorgeTown (Îles Caïmans) et Cozumel (Mexique)
Nous sommes un couple de 30 et 31 ans, nous avons 2 enfants, une fille de 4 ans et un garçon de 14 mois. C’est notre premier voyage de couple depuis que nous avons des enfants, j’ai peur de m’ennuyer, mais les enfants seront avec ma mère et je n’ai pas de craintes là-dessus.
Nous avons déjà fait une croisière sur le Carnival Glory en 2009. Au départ, nous voulions être avec d’autres passagers francophones pour avoir un premier contact et ensuite peut-être prendre un verre, nous nous sommes donc tournés vers une agence qui offrait un voyage avec un guide. Selon notre agente, nous serions en groupe pour le souper seulement, si on le voulait, car on pouvait également demander d’être séparés du groupe une fois sur le bateau. Ça nous convenait parfaitement.
Petite précision pour les européens, comme je suis québécoise, j’utilise les termes déjeuner, dîner et souper pour les repas ;)
Samedi 18 janvier 2014 Nous avons décidé de prendre l’avion la veille du départ de la croisière afin d’éviter d’être stressé comme la fois précédente (retard de l’avion).
Nous avons un vol direct de Montréal à Orlando avec Air Canada à 17h, donc arrivée à l’aéroport vers 14h pour se stationner. La navette passe régulièrement au Park N Fly, nous n’avons pas eu besoin d’attendre, elle était là à notre arrivée. Le chauffeur nous demande notre compagnie aérienne et devant l’aéroport il nous laisse à la porte d’Air Canada. En entrant, on se rend compte que c’est pour les vols internationaux, nous, nous allons à Orlando et il faut aller complètement à l’autre bout de l’aéroport, ce n’est pas bien grave, ce n’est pas si grand et nous avons amplement le temps.
C’est la première fois que nous prenons un vol direct vers les États-Unis, l’enregistrement est rapide, nous payons le 25$ par bagage enregistré. Nos valises ne sont même pas pesées et nous passons derrière les comptoirs où nous déposons nous-même les valises sur un tapis roulant. C’est nouveau pour nous cette façon de fonctionner, on aime bien.
Il faut ensuite passer les contrôles de sécurité puis les douanes américaines. Comme nous sommes canadiens, nous allons vers les machines où ils scannent notre passeport et où on doit répondre à quelques questions, la machine scanne aussi nos cartes d’embarquement et prend notre photo. On passe ensuite devant un garde qui nous pose quelques questions de base, puis nous traversons dans la section d’attente. Là aussi c’est notre première expérience avec ce fonctionnement, c’est rapide et pratique.
Notre porte d'embarquement est la première que nous voyons. On attend là un peu. Vers 15h30 nous allons manger car aucun repas n’est fourni durant le vol. On embarque à 16h30. J’étais déçue de ne pas avoir de hublot en voyant mon siège sur la carte d’embarquement (je n’ai pas pensé de le demander!), mais nous sommes dans la rangée vis-à-vis l’aile et devant la porte de secours, il n’y a donc pas de siège hublot, seulement un espace libre, je peux donc voir dehors sans problème 😉 Tous les sièges ont des écrans personnels, nous écoutons chacun un film. Ça me fait spécial de pouvoir être tranquille durant un vol, les 2 dernières fois nous étions avec les enfants!
Le vol atterrit avec 15 minutes d’avance. Nous reconnaissons bien l’endroit, c’est la 2e fois que nous atterrissons à Orlando. Nous récupérons nos valises et devons aller prendre la navette pour l’hôtel.
Dehors, nous ne trouvons pas la navette, les gens à qui on parle nous disent de téléphoner. Effectivement, à l’intérieur il y a un téléphone de courtoisie pour appeler les hôtels… malheureusement, notre hôtel n’est pas listé et on ne trouve aucun téléphone public. J’ai mon cellulaire, mais je ne veux pas enlever le mode avion! Nous décidons d’aller voir pour un taxi, mais le gars nous dit que nous devrions prendre la navette, c’est gratuit… je veux bien, mais comment!!! Nous continuons de regarder les navettes qui arrivent, je redemande à un chauffeur qui nous répond de téléphoner, je lui dis qu’ils ne sont pas listés, il prend donc son téléphone et appelle notre hôtel et leur dit que des clients attendent leur navette. Je le remercie et la navette arrive 15 minutes plus tard.
L’hôtel est à 10 minutes, le Country Inn & Suites, c’est propre et pas cher, parfait pour une nuit, et le petit déjeuner est inclus le lendemain.
Dimanche 19 janvier - Embarquement
On met le réveil à 9h, on va manger et à 10h nous allons attendre à la réception pour que la navette nous ramène à l’aéroport.
La navette nous laisse du côté des départs, il semble qu’elle ne peut pas nous laisser du côté des arrivées… ce n’est pas grave, l’aéroport se traverse facilement et en quelques minutes nous sommes au bon endroit. Nous repérons le personnel de Royal Caribbean afin de prendre l’autobus qui nous amènera au port.
À 11h l’autobus arrive et nous montons, le trajet dure un peu moins d’une heure et nous voyons enfin notre bateau.
La guide de l’agence est présente à notre débarquement de l’autobus, elle nous donne un dépliant pour une réunion le lendemain, elle nous mentionne également qu’elle sera disponible à un endroit X entre 14h et 16h si nous avons des questions.
On prend les sandales et les lunettes soleil dans nos valises avant d’aller faire la file pour l’embarquement. Il y a 2 files, une rapide pour ceux qui ont déjà voyagé avec eux et les membres or, etc. et l’autre, la nôtre, qui est très lente (environ 45 minutes). Cette file c’est seulement pour passer devant un agent qui regarde notre passeport et les contrôles de sécurité. La femme devant nous a une tonne de bijoux et ça bip dans le détecteur… elle dit que ses bracelets ne s’enlèvent pas… par chance, un agent s’occupe d'elle et on peut continuer.
On monte et là il y a des files selon notre pont, nous sommes sur le 9e et une file pour les ponts 9-10-11. Toutes les files autour de nous sont vides et dès que quelqu’un arrive dans une de ces files, il passe immédiatement. Ce qui rallonge encore notre attente... je ne sais pas trop pourquoi c’était comme ça. Une quinzaine de minutes plus tard c’est à nous, nous avions fait notre enregistrement en ligne, on remet donc nos documents (set sail, passeport), ils prennent une photo et nous donnent notre carte (sea pass). Enfin les vacances commencent pour vrai 😏
Il est environ 14h lorsque nous montons sur le bateau, nous allons déposer nos sacs à notre chambre, ensuite nous dînons au Windjammer, j’avais lu qu’il y aurait de bons sushi, mais nous n’en avons pas vu de toute la semaine. Nous faisons ensuite le tour du bateau pour prendre plusieurs photos. Nous passons également au Guest Relations pour prendre la feuille « The Planner » sur laquelle il y a les activités principales inscrites pour chaque jour, il y a également la liste des « Drink of the day » et des rabais qui auront lieu durant la semaine. À 15h30 nous repassons à la chambre et nos valises sont devant notre porte. Nous remarquons également que les billets pour l’excursion que nous avions réservé en ligne sont sur notre bureau, ainsi que le Cruise Compass de la journée et le livre contenant toutes les excursions possibles.
Nous allons voir la guide afin de lui demander pour le souper comment ça fonctionne, notre agente avait réserver « my-time » en table de 10 afin de nous donner le maximum de chances d’être avec d’autres passagers. La guide nous explique que ce n’est pas tout à fait comme ça que ça fonctionne le « my-time ». Les autres passagers ayant pris les heures fixes, nous sommes seuls… de plus, il faut idéalement réserver la veille ou dans la journée car il se pourrait qu’on arrive et qu’on doive attendre 15-30 minutes pour avoir une table. On va donc réserver pour 20h.
À 16h c’est l’exercice de sécurité, nous n’avons pas besoin de prendre les vestes de sauvetage. Nous nous rendons à l’endroit désigné, c’est long, il y a beaucoup de retardataires. Il fait chaud, nous avons le soleil sur nous, par chance, nous étions les premiers d’un rangée, on avait quand même plus d’air que ceux qui étaient derrière 😐
Nous allons ensuite défaire nos valises et nous préparer pour le spectacle qui est à 19h. Il y a un numéro d’acrobaties dans un filet, c’est très bien. Ensuite c’est un humoriste, nous comprenons quand même bien l’anglais, mais les humoristes parlent souvent vite et les blagues sont souvent sur l’actualité, donc on ne comprenait pas toujours tout, mais les gens semblaient bien l’aimer.
À 20h nous allons souper, on nous dirige à notre table. Nos serveurs serons 2 indiens, Madan et Celeste, nous aurons ces mêmes serveurs à tous les soirs. Celeste nous dit que c’est la dernière semaine de son contrat de 8 mois, dimanche prochain il retourne chez lui pour 2 mois où il verra son bébé de 5 mois pour la première fois. On a beau le savoir, mais ça fait vite réaliser que nous sommes chanceux de pouvoir rester avec nos enfants en tout temps et les voir grandir.
C’est ensuite l’heure du dodo, la journée a été longue et on ne veut pas se lever trop tard le lendemain afin de profiter de nos vacances! Voici quelques photos:
Moi au départ

Le bateau


Royal Promenade

Piscine principale


Salle à manger


Théâtre Arcadia


Pharaon's Place

1 mois Komodo/Sulawesi Sud English translation pending
Bonjour à tous,
Je projette de partir en voyage pour un mois avec un ami à Sulawesi. Nous revenons tout juste de Borneo.
Nous voulons aussi visiter au moins une semaine Komodo surtout pour la plongée et pour voir plutôt du "gros" et non de la macro (vu à Borneo)
Est-ce possible de faire Flores + sud de Sulawesi (pays Toraja entre autre.(je pense qu'il sera impossible de faire le nord...)
Un conseil sur l'itineraire, où arriver et où repartir? Paris-Depensar et Makassar-Paris
Merci d'avance
Je projette de partir en voyage pour un mois avec un ami à Sulawesi. Nous revenons tout juste de Borneo.
Nous voulons aussi visiter au moins une semaine Komodo surtout pour la plongée et pour voir plutôt du "gros" et non de la macro (vu à Borneo)
Est-ce possible de faire Flores + sud de Sulawesi (pays Toraja entre autre.(je pense qu'il sera impossible de faire le nord...)
Un conseil sur l'itineraire, où arriver et où repartir? Paris-Depensar et Makassar-Paris
Merci d'avance
Guesthouses au Vietnam English translation pending
Salut a tous
Je pars au Vietnam le 23 Novembre et je recherche des bonnes adresses de guesthouse pas trop chere.
Merci d avance pour les informations.
Olivier
Compte-rendu d'un voyage de 2 semaines en famille à partir de Mumbai English translation pending
Bonsoir à tous,
M’étant beaucoup servi du forum pour préparer notre voyage en Inde, voici maintenant un petit CR qui j’espère pourra être utile à certains d’entre vous. Quelques précisions tout d’abord : nous voyageons en famille avec nos 2 filles de 13 et 15 ans) ; c’était notre 1er voyage en Inde…mais nous avons mon mari et moi, fait pas mal de voyages en Asie (notre continent de prédilection) et avec nos filles nous avons déjà découvert le Maroc, l’Egypte et le Sri Lanka. Nous choisissons de préparer nous-mêmes nos voyages, de privilégier les transports en commun par goût et aussi …par économie.
En ce qui concerne nos préparatifs avant le voyage : Vol Turkish Airlines Lyon – Mumbai avec une escale à Istanbul acheté en août 2012, 484 E par personne : Achats de plusieurs billets de train sur le site de Cleartrip avant le voyage : très pratique (même si cela prend du temps au départ, voir pour cela la procédure à suivre détaillée par Michelpo sur VF), frais minimes …et aucun problème dans les trains pour avoir nos places réservées. Pour ceux qui rechignent à tout organiser à l’avance, il est possible apparemment d’annuler les réservations et de se faire rembourser quasiment en totalité d’après ce que j’ai lu sur le site de Cleartrip… Visas demandés par l’intermédiaire de VF services à Lyon et récupérés par nos soins à Paris (65,5 E par personne)
Notre programme du samedi 23 février au dimanche 10 mars 2013
1er jour : décollage de Lyon à 12 h 25 escale à Istanbul de 3 h TB, avion à l’heure et service à bord de qualité
2è jour : arrivée à Mumbai à 5 h 15 Nous avons fait le choix de ne pas rester à Mumbai à l’arrivée et donc de prendre un train pour Aurangabad en début d’après-midi. Pour patienter, après un petit déjeuner bien matinal à l’aéroport, nous prenons un taxi pour le Dr Bhau Daji Lad Mumbai city museum, situé au nord du centre de Mumbai. Nous sommes dimanche et la circulation est fluide le trajet en taxi acheté au comptoir pré-paid nous coûte 450 rps. Le musée est situé à côté du Victoria gardens, où se trouve un petit zoo, sans intérêt. Mais cela nous permet de nous reposer à l’ombre et de nous habituer à la chaleur. En revanche, le musée vaut la visite : il a été entièrement rénové, le bâtiment du 19 è s de style renaissance est superbe et les collections variées bien mises en valeur. Il faut compter environ une heure de visite. ( 100 rps par personne) Nous nous apercevons ensuite que nous sommes proches d’une gare de banlieue nous prenons donc le train pour rejoindre la gare de Dadar (5 rps par personne) d’où part notre train à 14 h pour Aurangabab. En attendant, 1er resto avec un repas végétarien en face de la gare: la carte est très riche mais vu que tout est écrit en anglais certes mais sans détail et que les serveurs ne parlent guère anglais, nous choisissons un peu au hasard, en s ‘appuyant sur les quelques noms de plats que nous connaissons… Tout est très bon et bon marché (637 rps pour 4) cela sera vrai partout… 1ère expérience du train en Inde : à ne pas manquer ! Notre train part à l’heure à 14 h et il arrivera à Aurangabad , situé à 365 kms à 20 h 40. Nous voyageons en second sitting, car il n’ay avait plus de place en 1ère classe quand j’ai acheté les billets (145 rps par personne) …La principale différence tient à l’air conditionné en 1ère classe. Les sièges en 2nde classe sont assez confortables, sachant qu’il y a 2 rangées de 3 sièges, mais très vite les ventilateurs ne suffiront plus à nous rafraichir et nous allons effectivement avoir chaud. Durant une grande partie du voyage, les vendeurs ambulants vont traverser notre voiture et faire bruyamment de la réclame pour tout ce qu’ils ont à vendre (nourriture, boissons.. mais aussi jouets, images…). Bref, même si nous sommes bien fatigués, nous apprécions cette plongée dans la vie indienne. Installation le soir à l’hôtel Panchaveti d’Aurangabad que j’avais réservé de France et qui a envoyé un taxi nous chercher à la gare. Adresse tout à fait recommandable : chambre double avec salle de bain et fan (832 rps) très bon restaurant et petite agence de voyage sur place avec laquelle nous organisons nos 2 journées d’excursion à partir d’Aurangabad.
3 ème jour Après une bonne nuit et un bon petit déjeuner, nous voici prêts à partir vers 9 h 30 pour une journée de visite avec chauffeur (1200 rps ). Nous commençons par les grottes d’Ellora à une 30 de kms de Aurangabad. C’est un site exceptionnel nous y avons passé environ 4 h et avons apprécié de pouvoir compter sur notre chauffeur pour nous conduire à 3 endroits différents du site. La 1ère grotte que nous avons découvert, à l’entrée du site, le temple de Kailasa est la plus impressionnante et forcément ensuite les autres grottes semblent moins intéressantes. Le site est fréquenté quasi exclusivement par des Indiens et nos filles doivent très vite s’habituées à être l’objet de curiosité et à être sans cesse photographiées ! Nous aussi d’ailleurs, mais nous avons eu un peu moins de succès ! Sur la route du retour, petit arrêt au mausolée de Kluldabad, lieu de pèlerinage musulman : ambiance différente donc et tranquille. Puis, visite à Aurangabad du petit Taj Mahal, le mausolée de Bibi-qa-Maqbara. (100 rps) : comme nous ne connaissons pas le vrai Taj Mahal, nous apprécions de flâner en compagnie des familles indiennes dans le jardins qui entourent ce mausolée en cette fin d’après-midi.
4ème jour Excursion à Ajanta en taxi : départ 8 h 30 retour 16 h 30 près de 2 h de route x 2 (1600 rps). Malgré la longueur du trajet, cela vaut vraiment le peine d’aller visiter les grottes bouddhiques d’Ajanta, qui personnellement m’ont davantage touchée que celles d’Ellora, peut-être à cause des fresques que l’on peut encore découvrir dans la pénombre et aussi des statues de Bouddha… Entrée sur le site : 250 rps Au retour douche méritée à l’hôtel, resto près de la gare Prashanth, très correct et train de nuit pour Bidar. Nous voyageons cette fois en AC 2 tier, c’est l’une des catégories les plus confortables, puisqu’il y a l’air conditionné, les couchettes sont fermées par un rideau et on vous fournit oreiller, drap et couverture. (770 rps). Cette fois-ci le train est un peu en retard, nous partons vers 21 h 30 et arrivons à Bidar vers 6 h du matin.
5ème jour Après nous être installés à l’hôtel Mayura Barid Shari et avoir pris un petit déjeuner à l’indienne au café situé juste à côté, nous visitons Bidar avec le chauffeur de tuk-tuk, qui nous avait conduit à l’hôtel en arrivant à la gare. (400 rps pour environ 3 h de visite) : visite du fort de Bidar, immense et vide, et un peu plus loin du mausolée de Choukhandi et des tombeaux bahmani. Partout, nous sommes les seuls touristes et nous avons l’impression de découvrir des lieux oubliés et présentant pourtant un intérêt certain… Sieste réparatrice l’après-midi et ballade dans la ville un peu plus tard .Repas dans le resto qui se trouve dans un jardin derrière l’hôtel, très fréquenté le soir en raison de son écran géant par une clientèle exclusivement masculine, la ville étant largement musulmane. Hôtel Mayura Barid Shari : une chambre pour 2 avec AC et coin salon 1000 rps + une chambre plus petite pour 2 avec AC 750 rps. Entretien moyen et accueil inexistant mais bien situé. Pour info, l’hôtel Mayura, à côté de la gare routière et recommandé par le Lonely planet était complet.
6 ème jour Bus pour Bijapur : départ 8 h 15 arrivée 15 h avec changement à Gulbarga (235 rps par personne au total) Installation à l’hôtel Pearl : 1820 rps pour une chambre triple avec un matelas supplémentaire avec AC. Hôtel très correct avec des parties communes très propres et une décoration soignée. Service efficace. Situé à proximité du Gol Gumbaz. Tuk-tuk pour aller visiter le mausolée d’Ibrahim Rouza (100rps), aux proportions harmonieuses et à lé décoration très fine, situé dans un parc très bien entretenu. Visite agréable et tranquille à l’entrée du site, un vendeur de jus de canne pressé, délicieux. Pour en avoir discuté avec d’autres touristes, certains n’osent pas en boire de peur d’être malades. En ce qui nous concerne, nous n’avons pas résisté et en avons bu à plusieurs reprises, demandant à ce qui ce soit du pur jus sans glaçon…et nous n’avons jamais été malades. Puis, en toute fin d’après-midi, visite du Gol Gumbaz (100 rps), un mausolée immense et beaucoup moins tranquille que le précédent, puisque crier à l’intérieur pour entendre l’écho amuse beaucoup les visiteurs indiens ! Une visite sympathique… Le soir, excellent et copieux thali du nord au restaurant de l’hôtel Madhuvan International (105 rps) dans un patio bien agréable.
7 ème jour Train pour Badami : départ prévu à 8 h 15, mais une bonne demi heure de retard et donc arrivée vers vers 11 h 30. (65 rps en second sitting). Voyage très agréable , très peu de monde dans le train et échanges sympas avec nos voisins… Tuk-tuk pour rejoindre le centre de Badami distant d’environ 8 kms. Installation à l’hôtel Mayura Chalukya : une chambre familiale avec 4 lits, salle de bain et AC : 2550 rps. Assez cher donc mais hôtel situé dans une rue tranquille et avec un parc autour, où nous pourrons nous reposer. En fin d’après-midi, visite des grottes de Badami (100 rps) : 4 grottes hindoues finement décorées et situées dans un très beau site : des roches de gré rouge, un petit lac en contrebas. Une visite troublée cependant par les singes, l’un d’entre eux ayant failli s’emparer de mon sac à dos posé à côté de moi mon mari l’ayant chassé, il est devenu alors très agressif… Dîner au resto Banashree, recommandé par certains et le lonely planet : cadre quelconque, vaisselle en plastique, nourriture bon marché mais très moyenne..
8 ème jour Excursion à la journée avec un taxi, rencontré à la station de taxis (1 500 rps). Départ 8 h retour 15 h. Notre chauffeur s’est révélé très sympathique et en plus des temples au programme, nous avons pu multiplier les photos de la campagne, d’autant plus que les paysages étaient plus photogéniques que ceux que nous avions vu jusqu’alors car plus verts… Visite de Mahakuta : petit temple encore en activité avec un beau bassin ambiance sereine. Puis, visite de Pattadakal (250rps) : très bel ensemble de temples en grès rose, facile et tranquille à visiter. Enfin, visite de Aihole (100 rps) site plus disséminé, d’où l’intérêt d’être en voiture. Le site nous a moins charmé que le précédent, mais peut-être est-ce la chaleur ou une certaine lassitude ? Repos l’après-midi et dîner correct à l’hôtel.
9 ème jour Bus pour Hospet : départ 10 h 25 arrivée vers 14 h 20 (120 rps par personne), puis on enchaîne pour Hampi : arrivée à 15 h (20 rps) Installation à la Ranjana guest house : petite chambre double au rez-de-chaussée avec salle de bain et fan : 900 rps à l’étage avec un accès à la terrasse des chambres à 1500 rps. C’est une petite pension de famille bien tenue et avec un patron efficace, à 100 m de la gare routière. Les petits déjeuners servis sur la terrasse avec vue sur les environs est très correct et nous allons prendre tous nos repas au resto qui se trouve juste à côté avec également une terrasse panoramique la famille qui le tient étant charmante, les enfants nous tenant par exemple régulièrement compagnie et la nourriture bonne et bon marché. Mais lorsqu’on arrive à Hampi, qui pour moi représentait le « clou » de notre voyage, on est surpris, voire choqué par le paysage de ruines , les gravats qui encombrent les rues autour du temple principal de Hampi bazaar. Passé la désolation face à cette destruction programmée de l’habitat et des activités qui s’étaient développées autour du temple, ce qui fait d’ailleurs que beaucoup d’adresses, recommandées par les guides, ont disparu (comme par exemple le Mango tree, resto situé en bordure de rivière), on découvre avec émerveillement le site de Hampi et nous n’avons pas regretté d’y passer 3 nuits. L’intérêt de Hampi est en effet d’offrir un site archéologique majeur au milieu d’un paysage splendide et avec des services adaptés aux besoins des touristes que nous sommes (petites guesthouse sympas, resto et bars où l’on peut s’attarder, petites boutiques de souvenirs…). En fin d’après-midi, visite du temple de Virupaksha, où il faut bon flâner, ainsi qu’au bord de la rivière. Désormais nous croisons plus de touristes occidentaux, avec très peu de Français d’ailleurs mais les touristes et les pèlerins indiens sont toujours présents.
10 ème jour De 9 h 30 à 13 h 30, découverte des principaux monuments de la cité sacrée en vélo avec un guide, qui nous avait convaincu la veille de recourir à ses services ( coûteux mais son anglais sans accent nous avait décidé et cela nous a permis d’en apprendre plus sur les différents bâtiments, qui sont d’ailleurs assez dispersés : 400 rps par personne + 250 rps pour les entrées par personne) En fin d’après-midi, nous partons à pieds à travers les amas rocheux jusqu’au temple de Vithala et en chemin nous découvrons d’autres temples isolés : Superbe ballade et retour en longeant la rivière.
11 ème jour A 8 h 30, on assiste au bain de l’éléphante du temple dans la rivière un moment très sympa en compagnie d’autres touristes , mais aussi d’Indiens qui sont venus linger leur linge ou même se laver ! Ensuite, on traverse la rivière avec un mini bac (10 rps par personne) et on décide de louer des vélos (50 rps) pour découvrir la campagne et ses rizières et rejoindre Anegundi , un village tranquille situé à environ 8 kms, où nous découvrons quelques petits temples. Rares sont les touristes à pédaler, la plupart louant de petites motos… mais je ne me sentais pas prête à en conduire une avec une de mes filles derrière ! Au retour, pause lassie dans une guest house située en bordure de rivière et le soir coucher de soleil le long de la rivière. Cela peut donc être sympa de séjourner de ce côté de la rivière mais vous être alors dépendant des horaires du bac pour passer la rivière (le dernier s’arrêtant il me semble vers 18 h), sachant que les sites archéologiques, la gare routière se trouvent de l’autre côté.
12 ème jour Tuk tuk pour la gare de Hospet à 5 h 30 du matin (300 rps), puis train pour Madgaon :départ à 6 h 30 arrivée prévue à 14 h…en fait nous urons plus d’une heure de retard. Voyage en sleeper ce qui nous permet de nous allonger jusqu’au milieu de la matinée (170 rps par personne). Ambiance très sympa et nombreuses discussions avec nos voisins , beaux paysages sur le fin du trajet, mais ce fut tout de même long et nous avons eu très chaud… Taxi pour Benaulim (à moins de 10 kms, 350 rps) Installation à la Mango grove guest house : j’avis réservé 2 chambres depuis la France, m’appuyany sur des critiques positives lues à plusieurs reprises. Une chambre double avec salle de bain et fan, 450 rps. C’est donc très bon marché, simple et propre et au calme , la maison étant entourée d’un petit jardin.. mais pour aller à la plage, il faut compter marcher environ 15 minutes…ce que nous avons fait, une fois installés. Il fait encore très chaud sur la plage, où on ne trouve guère d’ombre. C’est une immense plage de sable fin, où l’on trouve quelques resto et on l’on peut vraiment être tranquille. La mer est chaude, la baignade facile avec juste ce qu’il faut comme vagues pour s’amuser…Autant dire que nos filles apprécient ce moment ! Le soir, resto au Palm grove cottage tout proche : cadre très soigné, beau jardin, beau coup de couples d’Européens autour de la cinquantaine, mais nourriture assez ordinaire à notre goût et trop occidentalisée ( 1000 rps avec 3 plats de poisson)
13 ème jour Plage dès 9 h 30 pour éviter les grosses chaleurs, puis excursion en taxi jusqu’à Chandor ( à environ 25 kms, taxi réservé par l’intermédiaire du propriétaire de la guest house cher, 1300 rps). Sur place, visite des 2 ailes de la maison Bragança, une très belle maison portugaise du 17 è s. (150 rps + 100 rps par personne). A côté, une église…fermée et dans les environs plusieurs maisons anciennes plus petites, plus ou moins bien entretenues. La campagne est assez jolie et l’habitat est plus riche que dans les autres régions traversées. Resto au Jack’s corner, au carde plus simple que la veille au soir mais à la cuisine plus savoureuse. Repos à l’hôtel, douche avant de partir pour la gare pour prendre le train de 18 h 50 pour Mumbai. J’avais réalisé mes réservations 2 mois avant et je n’avais pas eu de place en couchettes avec AC nous voyageons donc en sleeper (308 rps par personne), ce qui ne va pas nous empêcher de dormir….
14 ème jour Arrivée à Mumbai à vers 5 h 30 (avec une heure de retard, mais cela ne nous dérange pas vu l’heure et vu que nous descendons au terminus, Mumbai CST). Taxi en direction de Colaba (160 rps payé au guichet prépaid). J’avais repéré un hôtel, les chambres ne sont pas libres avant 11 h et plus chères que ce que je pensais…Nous acceptons donc de nous renseigner pour un hôtel proposé par notre chauffeur de taxi…qui finalement va se révéler intéressant. Il s’agit de l’hôtel Antique, où on nous accueille dès 6 h 30 du matin en ne nous comptant qu’une nuit jusqu’à 12 h le lendemain. Nous prenons une triple à 2 800 rps avec salle de bain et AC et un très grand lit où l’on peut dormir à 3 ! La chambre est propre, tout fonctionne dans la salle de bain et comme la chambre donne sur l’arrière, c’est relativement calme. Les parties communes sont toutefois assez négligées, mais le personnel très serviable. En plus, c’est bien situé, à proximité de la rue principale de Colaba, où passent de très nombreux bus. A côté, également, le café Paris, où nous prendrons nos petits déjeuners et des pâtisseries, où nous nous offrerons quelques douceurs (y compris des gâteaux au chocolat ..) Vers 9 h, début de notre ballade dans Mumbai : autour du port de pêche situé à l’extrémité de Colaba , le long de la mer, en passant devant l’hôtel Taj Mahal et pour aboutir à la porte de l’Inde. Remontée le long de MG road et ses beaux bâtiments victoriens. Shopping et visite du musée du prince de Galles ( 300 rps avec audioguide en français) beau musée où ‘on passe au moins 1h 30. Pause repas et repos à l’hôtel. Vers 17h, bus jusqu’aux jardins suspendus et descente à pieds jusqu’à la plage de Chowpatty. Ambiance très sympa en attendant la tombée de la nuit. Retour en bus, la nuit est tombée, mais l’activité est toujours aussi débordante. Dîner dans la rue à Colaba chez Bademiya délicieux poulet tikka servi dans un chapati pour 140 rps.
15 ème jour Suite de notre découverte de la ville, toujours avec le bus : évidemment c’est très bon marché et sur l’une des lignes les plus intéressantes pour les touristes circulent des bus à impériale, ce qui permet d’avoir une vue plongeante sur les rues…or nous nous sommes toujours retrouvés en haut et au 1er rang ! Départ vers 9 h 30 pour la gare Victoria : un bâtiment victorien grandiose puis poursuite à pieds jusqu’aux marchés couverts : Crawford market, un bâtiment de style normand abritant un marché » aux fruits et aux légumes et le quartier avec les bijoutiers, puis les tissus. De nouveau le bus pour la mosquée Haji Ali, qui vaut plus pour sa localisation et l’animation qui règne autour que pour son architecture. Retour en bus dans le centre et dernière ballade dans les « beaux quartiers » : Flora fountain, cathédrale Saint Thomas, Horniman circle et enfin les bâtiments de l’université et High court. Shopping à Colaba et dîner de gala au café Paris … Bref, nous avons été très agréablement surpris par Mumbai et tout ce que pouvait offrir cette mégalopole, plus supportable que ce que l’on pouvait penser…
16 ème jour Déprt à 3 h du matin pour l’aéroport, que l’on atteint en à peine30 mns (600 rps ) et taxi réservé par l’hôtel. Décollage à 6 h 40 , escale de 4 h à Istanbul et arrivée à 17 h à Lyon.
Donc, un voyage bien rempli et varié, très dense au départ et plus tranquille dans le 2ème semaine, qui a plu à toute la famille et qui s’est révélé plus facile que ce que je craignais car dès quelque chose ne fonctionnait pas comme prévu, il y avait toujours une solution rapide ! Enfin, ayant privilégié des lieux peu fréquentés par les touristes occidentaux, hormis Hampi et Goa (qui ne nous a guère séduit…mais c’est vrai que nous n’y sommes pas restés assez longtemps et que nous n’avons pas pu visiter Old Goa et séjourner sur les plages plus au sud), nous avons eu affaire à des Indiens curieux, prêts à nous aider ( dans les bus par exemple, il y avait toujours une personne qui parlait anglais qui venait proposer son aide…) et n’avons pas subi le harcèlement que certains dénoncent ailleurs. Nous sommes donc prêts à retourner en Inde… Enfin, un point important : un voyage plutôt économique, nos dépenses pour 4 se chiffrant à 3300 E pour 2 semaines avec 1937 E de billet d’avion, 262 E de visas…
M’étant beaucoup servi du forum pour préparer notre voyage en Inde, voici maintenant un petit CR qui j’espère pourra être utile à certains d’entre vous. Quelques précisions tout d’abord : nous voyageons en famille avec nos 2 filles de 13 et 15 ans) ; c’était notre 1er voyage en Inde…mais nous avons mon mari et moi, fait pas mal de voyages en Asie (notre continent de prédilection) et avec nos filles nous avons déjà découvert le Maroc, l’Egypte et le Sri Lanka. Nous choisissons de préparer nous-mêmes nos voyages, de privilégier les transports en commun par goût et aussi …par économie.
En ce qui concerne nos préparatifs avant le voyage : Vol Turkish Airlines Lyon – Mumbai avec une escale à Istanbul acheté en août 2012, 484 E par personne : Achats de plusieurs billets de train sur le site de Cleartrip avant le voyage : très pratique (même si cela prend du temps au départ, voir pour cela la procédure à suivre détaillée par Michelpo sur VF), frais minimes …et aucun problème dans les trains pour avoir nos places réservées. Pour ceux qui rechignent à tout organiser à l’avance, il est possible apparemment d’annuler les réservations et de se faire rembourser quasiment en totalité d’après ce que j’ai lu sur le site de Cleartrip… Visas demandés par l’intermédiaire de VF services à Lyon et récupérés par nos soins à Paris (65,5 E par personne)
Notre programme du samedi 23 février au dimanche 10 mars 2013
1er jour : décollage de Lyon à 12 h 25 escale à Istanbul de 3 h TB, avion à l’heure et service à bord de qualité
2è jour : arrivée à Mumbai à 5 h 15 Nous avons fait le choix de ne pas rester à Mumbai à l’arrivée et donc de prendre un train pour Aurangabad en début d’après-midi. Pour patienter, après un petit déjeuner bien matinal à l’aéroport, nous prenons un taxi pour le Dr Bhau Daji Lad Mumbai city museum, situé au nord du centre de Mumbai. Nous sommes dimanche et la circulation est fluide le trajet en taxi acheté au comptoir pré-paid nous coûte 450 rps. Le musée est situé à côté du Victoria gardens, où se trouve un petit zoo, sans intérêt. Mais cela nous permet de nous reposer à l’ombre et de nous habituer à la chaleur. En revanche, le musée vaut la visite : il a été entièrement rénové, le bâtiment du 19 è s de style renaissance est superbe et les collections variées bien mises en valeur. Il faut compter environ une heure de visite. ( 100 rps par personne) Nous nous apercevons ensuite que nous sommes proches d’une gare de banlieue nous prenons donc le train pour rejoindre la gare de Dadar (5 rps par personne) d’où part notre train à 14 h pour Aurangabab. En attendant, 1er resto avec un repas végétarien en face de la gare: la carte est très riche mais vu que tout est écrit en anglais certes mais sans détail et que les serveurs ne parlent guère anglais, nous choisissons un peu au hasard, en s ‘appuyant sur les quelques noms de plats que nous connaissons… Tout est très bon et bon marché (637 rps pour 4) cela sera vrai partout… 1ère expérience du train en Inde : à ne pas manquer ! Notre train part à l’heure à 14 h et il arrivera à Aurangabad , situé à 365 kms à 20 h 40. Nous voyageons en second sitting, car il n’ay avait plus de place en 1ère classe quand j’ai acheté les billets (145 rps par personne) …La principale différence tient à l’air conditionné en 1ère classe. Les sièges en 2nde classe sont assez confortables, sachant qu’il y a 2 rangées de 3 sièges, mais très vite les ventilateurs ne suffiront plus à nous rafraichir et nous allons effectivement avoir chaud. Durant une grande partie du voyage, les vendeurs ambulants vont traverser notre voiture et faire bruyamment de la réclame pour tout ce qu’ils ont à vendre (nourriture, boissons.. mais aussi jouets, images…). Bref, même si nous sommes bien fatigués, nous apprécions cette plongée dans la vie indienne. Installation le soir à l’hôtel Panchaveti d’Aurangabad que j’avais réservé de France et qui a envoyé un taxi nous chercher à la gare. Adresse tout à fait recommandable : chambre double avec salle de bain et fan (832 rps) très bon restaurant et petite agence de voyage sur place avec laquelle nous organisons nos 2 journées d’excursion à partir d’Aurangabad.
3 ème jour Après une bonne nuit et un bon petit déjeuner, nous voici prêts à partir vers 9 h 30 pour une journée de visite avec chauffeur (1200 rps ). Nous commençons par les grottes d’Ellora à une 30 de kms de Aurangabad. C’est un site exceptionnel nous y avons passé environ 4 h et avons apprécié de pouvoir compter sur notre chauffeur pour nous conduire à 3 endroits différents du site. La 1ère grotte que nous avons découvert, à l’entrée du site, le temple de Kailasa est la plus impressionnante et forcément ensuite les autres grottes semblent moins intéressantes. Le site est fréquenté quasi exclusivement par des Indiens et nos filles doivent très vite s’habituées à être l’objet de curiosité et à être sans cesse photographiées ! Nous aussi d’ailleurs, mais nous avons eu un peu moins de succès ! Sur la route du retour, petit arrêt au mausolée de Kluldabad, lieu de pèlerinage musulman : ambiance différente donc et tranquille. Puis, visite à Aurangabad du petit Taj Mahal, le mausolée de Bibi-qa-Maqbara. (100 rps) : comme nous ne connaissons pas le vrai Taj Mahal, nous apprécions de flâner en compagnie des familles indiennes dans le jardins qui entourent ce mausolée en cette fin d’après-midi.
4ème jour Excursion à Ajanta en taxi : départ 8 h 30 retour 16 h 30 près de 2 h de route x 2 (1600 rps). Malgré la longueur du trajet, cela vaut vraiment le peine d’aller visiter les grottes bouddhiques d’Ajanta, qui personnellement m’ont davantage touchée que celles d’Ellora, peut-être à cause des fresques que l’on peut encore découvrir dans la pénombre et aussi des statues de Bouddha… Entrée sur le site : 250 rps Au retour douche méritée à l’hôtel, resto près de la gare Prashanth, très correct et train de nuit pour Bidar. Nous voyageons cette fois en AC 2 tier, c’est l’une des catégories les plus confortables, puisqu’il y a l’air conditionné, les couchettes sont fermées par un rideau et on vous fournit oreiller, drap et couverture. (770 rps). Cette fois-ci le train est un peu en retard, nous partons vers 21 h 30 et arrivons à Bidar vers 6 h du matin.
5ème jour Après nous être installés à l’hôtel Mayura Barid Shari et avoir pris un petit déjeuner à l’indienne au café situé juste à côté, nous visitons Bidar avec le chauffeur de tuk-tuk, qui nous avait conduit à l’hôtel en arrivant à la gare. (400 rps pour environ 3 h de visite) : visite du fort de Bidar, immense et vide, et un peu plus loin du mausolée de Choukhandi et des tombeaux bahmani. Partout, nous sommes les seuls touristes et nous avons l’impression de découvrir des lieux oubliés et présentant pourtant un intérêt certain… Sieste réparatrice l’après-midi et ballade dans la ville un peu plus tard .Repas dans le resto qui se trouve dans un jardin derrière l’hôtel, très fréquenté le soir en raison de son écran géant par une clientèle exclusivement masculine, la ville étant largement musulmane. Hôtel Mayura Barid Shari : une chambre pour 2 avec AC et coin salon 1000 rps + une chambre plus petite pour 2 avec AC 750 rps. Entretien moyen et accueil inexistant mais bien situé. Pour info, l’hôtel Mayura, à côté de la gare routière et recommandé par le Lonely planet était complet.
6 ème jour Bus pour Bijapur : départ 8 h 15 arrivée 15 h avec changement à Gulbarga (235 rps par personne au total) Installation à l’hôtel Pearl : 1820 rps pour une chambre triple avec un matelas supplémentaire avec AC. Hôtel très correct avec des parties communes très propres et une décoration soignée. Service efficace. Situé à proximité du Gol Gumbaz. Tuk-tuk pour aller visiter le mausolée d’Ibrahim Rouza (100rps), aux proportions harmonieuses et à lé décoration très fine, situé dans un parc très bien entretenu. Visite agréable et tranquille à l’entrée du site, un vendeur de jus de canne pressé, délicieux. Pour en avoir discuté avec d’autres touristes, certains n’osent pas en boire de peur d’être malades. En ce qui nous concerne, nous n’avons pas résisté et en avons bu à plusieurs reprises, demandant à ce qui ce soit du pur jus sans glaçon…et nous n’avons jamais été malades. Puis, en toute fin d’après-midi, visite du Gol Gumbaz (100 rps), un mausolée immense et beaucoup moins tranquille que le précédent, puisque crier à l’intérieur pour entendre l’écho amuse beaucoup les visiteurs indiens ! Une visite sympathique… Le soir, excellent et copieux thali du nord au restaurant de l’hôtel Madhuvan International (105 rps) dans un patio bien agréable.
7 ème jour Train pour Badami : départ prévu à 8 h 15, mais une bonne demi heure de retard et donc arrivée vers vers 11 h 30. (65 rps en second sitting). Voyage très agréable , très peu de monde dans le train et échanges sympas avec nos voisins… Tuk-tuk pour rejoindre le centre de Badami distant d’environ 8 kms. Installation à l’hôtel Mayura Chalukya : une chambre familiale avec 4 lits, salle de bain et AC : 2550 rps. Assez cher donc mais hôtel situé dans une rue tranquille et avec un parc autour, où nous pourrons nous reposer. En fin d’après-midi, visite des grottes de Badami (100 rps) : 4 grottes hindoues finement décorées et situées dans un très beau site : des roches de gré rouge, un petit lac en contrebas. Une visite troublée cependant par les singes, l’un d’entre eux ayant failli s’emparer de mon sac à dos posé à côté de moi mon mari l’ayant chassé, il est devenu alors très agressif… Dîner au resto Banashree, recommandé par certains et le lonely planet : cadre quelconque, vaisselle en plastique, nourriture bon marché mais très moyenne..
8 ème jour Excursion à la journée avec un taxi, rencontré à la station de taxis (1 500 rps). Départ 8 h retour 15 h. Notre chauffeur s’est révélé très sympathique et en plus des temples au programme, nous avons pu multiplier les photos de la campagne, d’autant plus que les paysages étaient plus photogéniques que ceux que nous avions vu jusqu’alors car plus verts… Visite de Mahakuta : petit temple encore en activité avec un beau bassin ambiance sereine. Puis, visite de Pattadakal (250rps) : très bel ensemble de temples en grès rose, facile et tranquille à visiter. Enfin, visite de Aihole (100 rps) site plus disséminé, d’où l’intérêt d’être en voiture. Le site nous a moins charmé que le précédent, mais peut-être est-ce la chaleur ou une certaine lassitude ? Repos l’après-midi et dîner correct à l’hôtel.
9 ème jour Bus pour Hospet : départ 10 h 25 arrivée vers 14 h 20 (120 rps par personne), puis on enchaîne pour Hampi : arrivée à 15 h (20 rps) Installation à la Ranjana guest house : petite chambre double au rez-de-chaussée avec salle de bain et fan : 900 rps à l’étage avec un accès à la terrasse des chambres à 1500 rps. C’est une petite pension de famille bien tenue et avec un patron efficace, à 100 m de la gare routière. Les petits déjeuners servis sur la terrasse avec vue sur les environs est très correct et nous allons prendre tous nos repas au resto qui se trouve juste à côté avec également une terrasse panoramique la famille qui le tient étant charmante, les enfants nous tenant par exemple régulièrement compagnie et la nourriture bonne et bon marché. Mais lorsqu’on arrive à Hampi, qui pour moi représentait le « clou » de notre voyage, on est surpris, voire choqué par le paysage de ruines , les gravats qui encombrent les rues autour du temple principal de Hampi bazaar. Passé la désolation face à cette destruction programmée de l’habitat et des activités qui s’étaient développées autour du temple, ce qui fait d’ailleurs que beaucoup d’adresses, recommandées par les guides, ont disparu (comme par exemple le Mango tree, resto situé en bordure de rivière), on découvre avec émerveillement le site de Hampi et nous n’avons pas regretté d’y passer 3 nuits. L’intérêt de Hampi est en effet d’offrir un site archéologique majeur au milieu d’un paysage splendide et avec des services adaptés aux besoins des touristes que nous sommes (petites guesthouse sympas, resto et bars où l’on peut s’attarder, petites boutiques de souvenirs…). En fin d’après-midi, visite du temple de Virupaksha, où il faut bon flâner, ainsi qu’au bord de la rivière. Désormais nous croisons plus de touristes occidentaux, avec très peu de Français d’ailleurs mais les touristes et les pèlerins indiens sont toujours présents.
10 ème jour De 9 h 30 à 13 h 30, découverte des principaux monuments de la cité sacrée en vélo avec un guide, qui nous avait convaincu la veille de recourir à ses services ( coûteux mais son anglais sans accent nous avait décidé et cela nous a permis d’en apprendre plus sur les différents bâtiments, qui sont d’ailleurs assez dispersés : 400 rps par personne + 250 rps pour les entrées par personne) En fin d’après-midi, nous partons à pieds à travers les amas rocheux jusqu’au temple de Vithala et en chemin nous découvrons d’autres temples isolés : Superbe ballade et retour en longeant la rivière.
11 ème jour A 8 h 30, on assiste au bain de l’éléphante du temple dans la rivière un moment très sympa en compagnie d’autres touristes , mais aussi d’Indiens qui sont venus linger leur linge ou même se laver ! Ensuite, on traverse la rivière avec un mini bac (10 rps par personne) et on décide de louer des vélos (50 rps) pour découvrir la campagne et ses rizières et rejoindre Anegundi , un village tranquille situé à environ 8 kms, où nous découvrons quelques petits temples. Rares sont les touristes à pédaler, la plupart louant de petites motos… mais je ne me sentais pas prête à en conduire une avec une de mes filles derrière ! Au retour, pause lassie dans une guest house située en bordure de rivière et le soir coucher de soleil le long de la rivière. Cela peut donc être sympa de séjourner de ce côté de la rivière mais vous être alors dépendant des horaires du bac pour passer la rivière (le dernier s’arrêtant il me semble vers 18 h), sachant que les sites archéologiques, la gare routière se trouvent de l’autre côté.
12 ème jour Tuk tuk pour la gare de Hospet à 5 h 30 du matin (300 rps), puis train pour Madgaon :départ à 6 h 30 arrivée prévue à 14 h…en fait nous urons plus d’une heure de retard. Voyage en sleeper ce qui nous permet de nous allonger jusqu’au milieu de la matinée (170 rps par personne). Ambiance très sympa et nombreuses discussions avec nos voisins , beaux paysages sur le fin du trajet, mais ce fut tout de même long et nous avons eu très chaud… Taxi pour Benaulim (à moins de 10 kms, 350 rps) Installation à la Mango grove guest house : j’avis réservé 2 chambres depuis la France, m’appuyany sur des critiques positives lues à plusieurs reprises. Une chambre double avec salle de bain et fan, 450 rps. C’est donc très bon marché, simple et propre et au calme , la maison étant entourée d’un petit jardin.. mais pour aller à la plage, il faut compter marcher environ 15 minutes…ce que nous avons fait, une fois installés. Il fait encore très chaud sur la plage, où on ne trouve guère d’ombre. C’est une immense plage de sable fin, où l’on trouve quelques resto et on l’on peut vraiment être tranquille. La mer est chaude, la baignade facile avec juste ce qu’il faut comme vagues pour s’amuser…Autant dire que nos filles apprécient ce moment ! Le soir, resto au Palm grove cottage tout proche : cadre très soigné, beau jardin, beau coup de couples d’Européens autour de la cinquantaine, mais nourriture assez ordinaire à notre goût et trop occidentalisée ( 1000 rps avec 3 plats de poisson)
13 ème jour Plage dès 9 h 30 pour éviter les grosses chaleurs, puis excursion en taxi jusqu’à Chandor ( à environ 25 kms, taxi réservé par l’intermédiaire du propriétaire de la guest house cher, 1300 rps). Sur place, visite des 2 ailes de la maison Bragança, une très belle maison portugaise du 17 è s. (150 rps + 100 rps par personne). A côté, une église…fermée et dans les environs plusieurs maisons anciennes plus petites, plus ou moins bien entretenues. La campagne est assez jolie et l’habitat est plus riche que dans les autres régions traversées. Resto au Jack’s corner, au carde plus simple que la veille au soir mais à la cuisine plus savoureuse. Repos à l’hôtel, douche avant de partir pour la gare pour prendre le train de 18 h 50 pour Mumbai. J’avais réalisé mes réservations 2 mois avant et je n’avais pas eu de place en couchettes avec AC nous voyageons donc en sleeper (308 rps par personne), ce qui ne va pas nous empêcher de dormir….
14 ème jour Arrivée à Mumbai à vers 5 h 30 (avec une heure de retard, mais cela ne nous dérange pas vu l’heure et vu que nous descendons au terminus, Mumbai CST). Taxi en direction de Colaba (160 rps payé au guichet prépaid). J’avais repéré un hôtel, les chambres ne sont pas libres avant 11 h et plus chères que ce que je pensais…Nous acceptons donc de nous renseigner pour un hôtel proposé par notre chauffeur de taxi…qui finalement va se révéler intéressant. Il s’agit de l’hôtel Antique, où on nous accueille dès 6 h 30 du matin en ne nous comptant qu’une nuit jusqu’à 12 h le lendemain. Nous prenons une triple à 2 800 rps avec salle de bain et AC et un très grand lit où l’on peut dormir à 3 ! La chambre est propre, tout fonctionne dans la salle de bain et comme la chambre donne sur l’arrière, c’est relativement calme. Les parties communes sont toutefois assez négligées, mais le personnel très serviable. En plus, c’est bien situé, à proximité de la rue principale de Colaba, où passent de très nombreux bus. A côté, également, le café Paris, où nous prendrons nos petits déjeuners et des pâtisseries, où nous nous offrerons quelques douceurs (y compris des gâteaux au chocolat ..) Vers 9 h, début de notre ballade dans Mumbai : autour du port de pêche situé à l’extrémité de Colaba , le long de la mer, en passant devant l’hôtel Taj Mahal et pour aboutir à la porte de l’Inde. Remontée le long de MG road et ses beaux bâtiments victoriens. Shopping et visite du musée du prince de Galles ( 300 rps avec audioguide en français) beau musée où ‘on passe au moins 1h 30. Pause repas et repos à l’hôtel. Vers 17h, bus jusqu’aux jardins suspendus et descente à pieds jusqu’à la plage de Chowpatty. Ambiance très sympa en attendant la tombée de la nuit. Retour en bus, la nuit est tombée, mais l’activité est toujours aussi débordante. Dîner dans la rue à Colaba chez Bademiya délicieux poulet tikka servi dans un chapati pour 140 rps.
15 ème jour Suite de notre découverte de la ville, toujours avec le bus : évidemment c’est très bon marché et sur l’une des lignes les plus intéressantes pour les touristes circulent des bus à impériale, ce qui permet d’avoir une vue plongeante sur les rues…or nous nous sommes toujours retrouvés en haut et au 1er rang ! Départ vers 9 h 30 pour la gare Victoria : un bâtiment victorien grandiose puis poursuite à pieds jusqu’aux marchés couverts : Crawford market, un bâtiment de style normand abritant un marché » aux fruits et aux légumes et le quartier avec les bijoutiers, puis les tissus. De nouveau le bus pour la mosquée Haji Ali, qui vaut plus pour sa localisation et l’animation qui règne autour que pour son architecture. Retour en bus dans le centre et dernière ballade dans les « beaux quartiers » : Flora fountain, cathédrale Saint Thomas, Horniman circle et enfin les bâtiments de l’université et High court. Shopping à Colaba et dîner de gala au café Paris … Bref, nous avons été très agréablement surpris par Mumbai et tout ce que pouvait offrir cette mégalopole, plus supportable que ce que l’on pouvait penser…
16 ème jour Déprt à 3 h du matin pour l’aéroport, que l’on atteint en à peine30 mns (600 rps ) et taxi réservé par l’hôtel. Décollage à 6 h 40 , escale de 4 h à Istanbul et arrivée à 17 h à Lyon.
Donc, un voyage bien rempli et varié, très dense au départ et plus tranquille dans le 2ème semaine, qui a plu à toute la famille et qui s’est révélé plus facile que ce que je craignais car dès quelque chose ne fonctionnait pas comme prévu, il y avait toujours une solution rapide ! Enfin, ayant privilégié des lieux peu fréquentés par les touristes occidentaux, hormis Hampi et Goa (qui ne nous a guère séduit…mais c’est vrai que nous n’y sommes pas restés assez longtemps et que nous n’avons pas pu visiter Old Goa et séjourner sur les plages plus au sud), nous avons eu affaire à des Indiens curieux, prêts à nous aider ( dans les bus par exemple, il y avait toujours une personne qui parlait anglais qui venait proposer son aide…) et n’avons pas subi le harcèlement que certains dénoncent ailleurs. Nous sommes donc prêts à retourner en Inde… Enfin, un point important : un voyage plutôt économique, nos dépenses pour 4 se chiffrant à 3300 E pour 2 semaines avec 1937 E de billet d’avion, 262 E de visas…
Dates de l'Esala Perahera 2013 à Kandy, hébergements et déplacements? English translation pending
Bonjour,
Nous projetons un séjour d'un mois au Sri Lanka fin juillet-fin aout 2013.
Suite a des informations divergentes et afin de réserver un hébergement à Kandy à cette période (autour du 19 Aout) quelqu'un connait-il les dates de l'Esala Perahera 2013 et plus précisément la dernière soirée qui semble être la plus intéressante ? Les contributions sur ce forum nous ont donnés déjà quelques pistes et vos informations nous seront précieuses en terme d'hébergements et de déplacements (location moto possible ?)
Thierry - Marlène
Suite a des informations divergentes et afin de réserver un hébergement à Kandy à cette période (autour du 19 Aout) quelqu'un connait-il les dates de l'Esala Perahera 2013 et plus précisément la dernière soirée qui semble être la plus intéressante ? Les contributions sur ce forum nous ont donnés déjà quelques pistes et vos informations nous seront précieuses en terme d'hébergements et de déplacements (location moto possible ?)
Thierry - Marlène
De retour d'une croisière en Antarctique sur le Celebrity Infinity English translation pending
Bonjour à Tous,
Je suis dans le lounge d'Air France à Roissy 8 heures d'attente entre notre atterrissage et le vol pour Montpellier. J'en profite donc pour vous livrer à chaud mes premières impressions.
En ce qui concerne la partie Ushuaia, Cap Horn navigation en Antarctique et l'escale des Malouines ça a été merveilleux et tout à fait conforme à nos attentes.
Par contre le reste de la croisière, les 3 jours de navigations pour arriver à Ushuaia et la remontée avec les escales de Puerto Madrid et Montevideo a été très décevant.
Le seul point positif est un personnel très gentil, souriant et prêt à rendre service, la déco est sobre et de bon gout, mais les spectacles sont nuls, il n'y a aucune animation ou bien des trucs "lourdingues" très adaptés à l'humour américain et aussi raz des pâquerettes que chez Costa mais dans un autre registre😕 la nourriture est beaucoup trop riche, impossible d'avoir des légumes verts, tout est accompagné de sauces. Nous avons même zappé le brunch mais heureusement car quand on a vu ce qui était proposé cela nous a donné envie de jeuner.
Pour finir un petit mot sur les excursions aussi mal organisé que chez Costa, tout le monde au théâtre et les plus malins courent pour se mettre devant dans les cars
Quand je pense à l'organisation Princess l'année dernière quelle surprise😐
En conclusion Celebrity dont j'avais entendu tant de bien a fini de nous dégoûter des croisières
Le seul point positif est un personnel très gentil, souriant et prêt à rendre service, la déco est sobre et de bon gout, mais les spectacles sont nuls, il n'y a aucune animation ou bien des trucs "lourdingues" très adaptés à l'humour américain et aussi raz des pâquerettes que chez Costa mais dans un autre registre😕 la nourriture est beaucoup trop riche, impossible d'avoir des légumes verts, tout est accompagné de sauces. Nous avons même zappé le brunch mais heureusement car quand on a vu ce qui était proposé cela nous a donné envie de jeuner.
Pour finir un petit mot sur les excursions aussi mal organisé que chez Costa, tout le monde au théâtre et les plus malins courent pour se mettre devant dans les cars
Quand je pense à l'organisation Princess l'année dernière quelle surprise😐
En conclusion Celebrity dont j'avais entendu tant de bien a fini de nous dégoûter des croisières
Comment choisissez-vous votre compagnie de croisière et pourquoi? English translation pending
Bonjour,
En lisant le calendrier des départs en croisières je constate que la majorité des croisières se font sur les compagnies Italiennes Costa et MSC. Je me demandais ce qui motive ce choix ?
Nous ne sommes pas particulierements satisfait de ces 2 compagnies que nous avons bien sùr essayé et préférons nettement Royal Caribbean et NCL, notre choix semble atypique et je me demandais pourquoi ?
Merci de vos réponses !
En lisant le calendrier des départs en croisières je constate que la majorité des croisières se font sur les compagnies Italiennes Costa et MSC. Je me demandais ce qui motive ce choix ?
Nous ne sommes pas particulierements satisfait de ces 2 compagnies que nous avons bien sùr essayé et préférons nettement Royal Caribbean et NCL, notre choix semble atypique et je me demandais pourquoi ?
Merci de vos réponses !
Égypte du 27 avril au 10 mai English translation pending
Bonjour, me re-voici à vous demander votre aide pour un nouveau voyage, cette fois-ci en Egypte prévu du 27 avril au 10 mai prochain.
Particularité : ce voyage sera composé de 2 adultes (ma sœur et moi) et 5 enfants (ils auront alors 17, 11, 6 ans pour ma sœur, et 13 et 9 ans pour les miens).
Evidemment, on aurait bien aimé tout faire…évidemment, va falloir faire des choix. L’idéal aurait été d’arriver à goupiller 2-3 jours en mer Rouge à la fin, et une mini-croisière de 2-3 jours max, sauf que je n’arrive pas à tout faire coller (à moins d’inventer un mois inexistant jusqu’à présent entre le 27 avril et le 10 mai... pffff…)
Alors si vous pouviez m’aider à goupiller ce planning, ce serait cool ! Parce que vu notre nombre, je ferais mieux cette fois-ci de presque tout prévoir plutôt que d’attendre de voir sur place au feeling… et ce planning, bah le voici, vous allez vite comprendre mon problème.
Sam. 27/04 : Décollage de Paris (CDG) à 15h45 - Arrivée au Caire à 20h20. (durée du vol 4h35). 1ère nuit au Caire
Dim. 28/04 : Le Caire : Guizeh le matin + musée du Caire l’après-midi. Le soir : sons et lumières aux pyramides. 2ème nuit au Caire
Lun. 29/04 : Le Caire : Saqqarah – Dachour – Memphis. 3ème nuit au Caire
Mar. 30/04 : Avion Le Caire (12h40) arrivée à Louxor (13h50). Repos. 1ère nuit à Louxor
Mer. 1er/05 : Visite vallée des rois, vallée des reines, temple d’Hatchepsout (visite en ½ journée). Puis repos. 2ème nuit à Louxor
Jeu. 02/05 : Le matin : temple de Karnak (+ souk ?). L’après-midi : repos puis temple de la momification (visite en 45 mn environ) et temple de Louxor à la nuit tombée. 3ème nuit à Louxor
Ven. 03/05 : Le matin : traversée du Nil pour la visite de la rive ouest : Colosses de Memnon, temple de Médinet Habou, tombes des artisans (Deir el medina), Ramesseum , tombes des nobles (visite en une grande ½ journée). 4ème nuit à Louxor
Sam. 04/05 : Option 1 Train entre Louxor et Assouan (3h). Bus entre Assouan et Abou Simbel (départ 17h, arrivée 21h). Visite du site fin de matinée. Après midi piscine chez Seti Lake Resort. Son et lumières à 19H, dîner et nuit à Eskaleh. Option 2 : prendre un car jusqu’à Esna (à 60 km au sud de Louxor)... là je suis larguée... 1ère nuit à Abou Simbel.
Dim. 05/05 : Avion d’Abou Simbel à Assouan. Départ mini croisière. 1ère nuit en bateau.
Lun. 06/05 : Mini croisière. 2ème nuit en bateau.
Mar. 07/05 : Arrivée à Kom Ombo (je vous l'ai dit : je suis larguée...). Trajet pour Hurghada 1ère nuit à Hurghada
Mer. 08/05 : Repos – snorkelling. 2ème nuit à Hurghada
Jeu. 09/05 : Repos – snorkelling. Dernière nuit au Caire.
Ven. 10/05 : Décollage du Caire à 9h35 – arrivée à Paris (CDG) à 14h25.
Je sais : à partir de Louxor, c'est du N'IMPORTE QUOI !!! mais je compte sur votre aide, hein ?!
Je compte sur vous pour toute l’aide que vous pourriez m’apporter !
Particularité : ce voyage sera composé de 2 adultes (ma sœur et moi) et 5 enfants (ils auront alors 17, 11, 6 ans pour ma sœur, et 13 et 9 ans pour les miens).
Evidemment, on aurait bien aimé tout faire…évidemment, va falloir faire des choix. L’idéal aurait été d’arriver à goupiller 2-3 jours en mer Rouge à la fin, et une mini-croisière de 2-3 jours max, sauf que je n’arrive pas à tout faire coller (à moins d’inventer un mois inexistant jusqu’à présent entre le 27 avril et le 10 mai... pffff…)
Alors si vous pouviez m’aider à goupiller ce planning, ce serait cool ! Parce que vu notre nombre, je ferais mieux cette fois-ci de presque tout prévoir plutôt que d’attendre de voir sur place au feeling… et ce planning, bah le voici, vous allez vite comprendre mon problème.
Sam. 27/04 : Décollage de Paris (CDG) à 15h45 - Arrivée au Caire à 20h20. (durée du vol 4h35). 1ère nuit au Caire
Dim. 28/04 : Le Caire : Guizeh le matin + musée du Caire l’après-midi. Le soir : sons et lumières aux pyramides. 2ème nuit au Caire
Lun. 29/04 : Le Caire : Saqqarah – Dachour – Memphis. 3ème nuit au Caire
Mar. 30/04 : Avion Le Caire (12h40) arrivée à Louxor (13h50). Repos. 1ère nuit à Louxor
Mer. 1er/05 : Visite vallée des rois, vallée des reines, temple d’Hatchepsout (visite en ½ journée). Puis repos. 2ème nuit à Louxor
Jeu. 02/05 : Le matin : temple de Karnak (+ souk ?). L’après-midi : repos puis temple de la momification (visite en 45 mn environ) et temple de Louxor à la nuit tombée. 3ème nuit à Louxor
Ven. 03/05 : Le matin : traversée du Nil pour la visite de la rive ouest : Colosses de Memnon, temple de Médinet Habou, tombes des artisans (Deir el medina), Ramesseum , tombes des nobles (visite en une grande ½ journée). 4ème nuit à Louxor
Sam. 04/05 : Option 1 Train entre Louxor et Assouan (3h). Bus entre Assouan et Abou Simbel (départ 17h, arrivée 21h). Visite du site fin de matinée. Après midi piscine chez Seti Lake Resort. Son et lumières à 19H, dîner et nuit à Eskaleh. Option 2 : prendre un car jusqu’à Esna (à 60 km au sud de Louxor)... là je suis larguée... 1ère nuit à Abou Simbel.
Dim. 05/05 : Avion d’Abou Simbel à Assouan. Départ mini croisière. 1ère nuit en bateau.
Lun. 06/05 : Mini croisière. 2ème nuit en bateau.
Mar. 07/05 : Arrivée à Kom Ombo (je vous l'ai dit : je suis larguée...). Trajet pour Hurghada 1ère nuit à Hurghada
Mer. 08/05 : Repos – snorkelling. 2ème nuit à Hurghada
Jeu. 09/05 : Repos – snorkelling. Dernière nuit au Caire.
Ven. 10/05 : Décollage du Caire à 9h35 – arrivée à Paris (CDG) à 14h25.
Je sais : à partir de Louxor, c'est du N'IMPORTE QUOI !!! mais je compte sur votre aide, hein ?!
Je compte sur vous pour toute l’aide que vous pourriez m’apporter !
Sécurité en Ouganda pour deux voyageurs en 4x4? English translation pending
Bonjour!
Je suis passionnée par la faune africaine et aimerais me rendre en Ouganda pour rencontrer les fameux gorilles... Mais quand j'en parle aux gens autour de moi, tout le monde me dit que c'est trop dangereux et qu'il ne faut pas y aller... Seulement je suis têtue et j'aimerais avoir des infos précises de ceux qui y sont déjà allé en voyage ou pour vivre. Quels sont les risques? Qu'avez-vous vécu de dangereux? Je suis allée sur le site du Quai d'Orsay où sont indiquées les zones à risques donc celles où de toutes façons je n'irais pas. Mais qu'en est-il du reste du pays et de la zone de Bwindi?
Je vous remercie d'avance!
Missionnaires de la Charité, Mère Teresa, Calcutta English translation pending
Bonjour à tous!
J'envisage de partir 2 mois en Inde en tant que volontaire chez les missionnaires de la charité. Je me suis beaucoup renseignée et j'aimerai pouvoir échanger avec quelqu'un qui a déjà vécu l'expérience, on m'a dit qu'on en revient bouleversé en réellement changé.
Merci d'avance 😉
J'envisage de partir 2 mois en Inde en tant que volontaire chez les missionnaires de la charité. Je me suis beaucoup renseignée et j'aimerai pouvoir échanger avec quelqu'un qui a déjà vécu l'expérience, on m'a dit qu'on en revient bouleversé en réellement changé.
Merci d'avance 😉
Pourquoi toujours le Rajasthan? English translation pending
Bonjour à tous,
Je me pose une question en voyant toutes les discussions : pourquoi " Inde du Nord " est-il si souvent vu comme " Rajasthan , peut-être un peu de Gujara en plus et aussi Bénarès et Agra, et puis c'est tout ?
Pour ma part, ce n'est que lors d'un 4e voyage en Inde que je suis allée à Agra . C'était beau, d'accord, mais il y a des tas d'autres beaux endroits en Inde...et dont la visite ne coûte rien ou si peu . Quant au Rajasthan, c'était aussi lors du 4e voyage . Honnêtement, si cela avait été mon premier voyage dans le pays, je n'y serais peut-être plus allée ensuite , car je n'avais pas aimé être tout le temps sollicitée pour acheter quelque chose , toutes les tentatives d'arnaques, petites ou grandes, ratées ou réussies , qui laissent au bout du compte beaucoup d'agacement. Les palais sont souvent beaux, mais franchement après en avoir vu deux, j'avais mon compte. La "spiritualité" y était hyper exploitée touristiquement et se trouvait du coup réduite à une parodie . Les forteresses sont de beaux exemples d'architecture défensive .
Mais quoi, ça vous intéresse tant que ça, les forteresses et les palais?
L'Himachal Pradesh, le Sikkim, le Bihar, le Bengale, l'Uttar Pradesh .... ça n'intéresse personne comme première approche de l'Inde? Les villes et villages, où on peut circuler tranquillement en étant respecté simplement comme un être humain normal ; les petits temples où vivent les croyances de tout un peuple qui n'essayera pas de vous convertir à quoi que ce soit ni à vous faire payer des pujas fantoches ; des sourires désintéressés ; des conversations désintéressées et interessantes, ça n' intéresse pas ?
Finalement, on dirait que c'est aller où tout le monde va , qui intéresse ....Quitte à être déçu puis conclure, à tort, qu'en Inde on n'est qu'un portefeuille à pattes .
Non, franchement, l'Inde, c'est autre chose, et pour percevoir cet autre chose, il faut s'y préparer, pas seulement en réservant des chambres ou des places en train et en faisant des itinéraires . C'est intérieurement qu'il faut d'abord s'y préparer .
Je ne veux m'en prendre à personne en particulier, mais je lis souvent des témoignages de gens déçus, et la plupart du temps, ils sont allés au Rajasthan. A tout ceux-là, je dis une seule chose : allez ailleurs . Faites des voyages d'où vous reviendrez heureux !
Je me pose une question en voyant toutes les discussions : pourquoi " Inde du Nord " est-il si souvent vu comme " Rajasthan , peut-être un peu de Gujara en plus et aussi Bénarès et Agra, et puis c'est tout ?
Pour ma part, ce n'est que lors d'un 4e voyage en Inde que je suis allée à Agra . C'était beau, d'accord, mais il y a des tas d'autres beaux endroits en Inde...et dont la visite ne coûte rien ou si peu . Quant au Rajasthan, c'était aussi lors du 4e voyage . Honnêtement, si cela avait été mon premier voyage dans le pays, je n'y serais peut-être plus allée ensuite , car je n'avais pas aimé être tout le temps sollicitée pour acheter quelque chose , toutes les tentatives d'arnaques, petites ou grandes, ratées ou réussies , qui laissent au bout du compte beaucoup d'agacement. Les palais sont souvent beaux, mais franchement après en avoir vu deux, j'avais mon compte. La "spiritualité" y était hyper exploitée touristiquement et se trouvait du coup réduite à une parodie . Les forteresses sont de beaux exemples d'architecture défensive .
Mais quoi, ça vous intéresse tant que ça, les forteresses et les palais?
L'Himachal Pradesh, le Sikkim, le Bihar, le Bengale, l'Uttar Pradesh .... ça n'intéresse personne comme première approche de l'Inde? Les villes et villages, où on peut circuler tranquillement en étant respecté simplement comme un être humain normal ; les petits temples où vivent les croyances de tout un peuple qui n'essayera pas de vous convertir à quoi que ce soit ni à vous faire payer des pujas fantoches ; des sourires désintéressés ; des conversations désintéressées et interessantes, ça n' intéresse pas ?
Finalement, on dirait que c'est aller où tout le monde va , qui intéresse ....Quitte à être déçu puis conclure, à tort, qu'en Inde on n'est qu'un portefeuille à pattes .
Non, franchement, l'Inde, c'est autre chose, et pour percevoir cet autre chose, il faut s'y préparer, pas seulement en réservant des chambres ou des places en train et en faisant des itinéraires . C'est intérieurement qu'il faut d'abord s'y préparer .
Je ne veux m'en prendre à personne en particulier, mais je lis souvent des témoignages de gens déçus, et la plupart du temps, ils sont allés au Rajasthan. A tout ceux-là, je dis une seule chose : allez ailleurs . Faites des voyages d'où vous reviendrez heureux !
Arnaque à Marrakech English translation pending
Bonjour
je reviens de Marrakech et j'attire l'attention de toutes personnes invitées suite a démarchage de décliner toute invitation même gratuite .ce sont des pièges :en effet vous serez sollicités pour l'achat de pack voyage très à la mode actuellemnt et qui remplace le timeshare Après un entretien de 3 heures , c'est le prix a payer pour une semaine offerte on vous harcelera pour la signature d'un pack de voyages avec soi disant des réductions !!! Une personne peu scrupuleuse va vous inviter ensuite a dejeuner et même lors de vos excursions vous aurez a faire a des " taupes " personnes dans le jargon commercial qui sont là pour vous rendre aveugle et vous mettre en confiance.Ces taupes sont là au moment opportun , à votre table lors de vos excursions pour vous rassurer et vous inciter à signer un contrat se disant membres du club et très satisfaits !!! Comme par hasard la taupe vous allez la rencontrer la veille ou avant votre entretien pour le contrat Je l'ai appris à mes dépens en revenant en France après investigations et malheureusement après avoir versé 1850 euros que je ne retrouverais jamais car la loi marocaine protège très bien ce genre de contrat Le prix du pack étant de 6500 euros le solde devant etre versé a mon en FRANCE et j'ai dénoncé le contrat Une personne bien respectable d'âge mur de plus de 75 ans et qui inspire confiance et c'est le comble sévit pour vous "plumer" sans scrupule et très connue a Marrakech Elle est a la tête de sociétes dont certaines sont très certainement écrans.... ATTENTION ne signez rien et soyez vigilants . j'espère réellement rendre service a tous Cordialement
je reviens de Marrakech et j'attire l'attention de toutes personnes invitées suite a démarchage de décliner toute invitation même gratuite .ce sont des pièges :en effet vous serez sollicités pour l'achat de pack voyage très à la mode actuellemnt et qui remplace le timeshare Après un entretien de 3 heures , c'est le prix a payer pour une semaine offerte on vous harcelera pour la signature d'un pack de voyages avec soi disant des réductions !!! Une personne peu scrupuleuse va vous inviter ensuite a dejeuner et même lors de vos excursions vous aurez a faire a des " taupes " personnes dans le jargon commercial qui sont là pour vous rendre aveugle et vous mettre en confiance.Ces taupes sont là au moment opportun , à votre table lors de vos excursions pour vous rassurer et vous inciter à signer un contrat se disant membres du club et très satisfaits !!! Comme par hasard la taupe vous allez la rencontrer la veille ou avant votre entretien pour le contrat Je l'ai appris à mes dépens en revenant en France après investigations et malheureusement après avoir versé 1850 euros que je ne retrouverais jamais car la loi marocaine protège très bien ce genre de contrat Le prix du pack étant de 6500 euros le solde devant etre versé a mon en FRANCE et j'ai dénoncé le contrat Une personne bien respectable d'âge mur de plus de 75 ans et qui inspire confiance et c'est le comble sévit pour vous "plumer" sans scrupule et très connue a Marrakech Elle est a la tête de sociétes dont certaines sont très certainement écrans.... ATTENTION ne signez rien et soyez vigilants . j'espère réellement rendre service a tous Cordialement
Quarante jours aux Philippines en juillet 2012: vos idées? English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis nouveaux sur ce forum alors une petite présentation s'impose.
J'ai 23 ans, étudiant en sociologie et amoureux du voyage, j'ai décidé de partir cet été aux Philippines avec ma copine. Ayant déjà fait de nombreux voyages en asie (Inde, Thailande, Vietnam, Cambodge) et sur d'autres continents, les philippines m'ont attirées car ce pays semble à part. Religion majoritairement catholique, colonisation espagnole relativement tardive, la vie, la population et le pays me paraissent se démarquer par rapport aux autres "classiques" de l'asie du Sud Est.
Alors voila, partant d'ici un bon mois, je m'adresse à vous pour glâner l'une ou l'autre information utile.
En effet, je ne me suis pas encore réellement penché sur le trajet que nous allons sillonner. J'ai quelques vagues idées et quelques notes dans mon lonely planet mais sans plus. Nous comptons faire un séjour à la fois reposant (plages, farniente, hamac et cocktails :p) mais également un peu plus aventureux (trek, jungle, grottes...). Les possibilités sont tellement vastes et en quarantes jours, je pense que nous aurons l'occasion de découvrir pas mal d'endroits. Mais lesquels?
Alors lancez vous, en prenant en compte quelques critères : Nous partons en juillet, donc niveau climat, j'imagine que ca joue pas mal. Nous comptons faire ce voyage en mode "routard" (-> sac à dos, petit budget). Ayant l'habitude de voyager, je n'aime pas trop me retrouver dans les endroits style "club med" ;)
Merci d'avance pour vos réponses, bons plans, etc.!!
Adrien
Je suis nouveaux sur ce forum alors une petite présentation s'impose.
J'ai 23 ans, étudiant en sociologie et amoureux du voyage, j'ai décidé de partir cet été aux Philippines avec ma copine. Ayant déjà fait de nombreux voyages en asie (Inde, Thailande, Vietnam, Cambodge) et sur d'autres continents, les philippines m'ont attirées car ce pays semble à part. Religion majoritairement catholique, colonisation espagnole relativement tardive, la vie, la population et le pays me paraissent se démarquer par rapport aux autres "classiques" de l'asie du Sud Est.
Alors voila, partant d'ici un bon mois, je m'adresse à vous pour glâner l'une ou l'autre information utile.
En effet, je ne me suis pas encore réellement penché sur le trajet que nous allons sillonner. J'ai quelques vagues idées et quelques notes dans mon lonely planet mais sans plus. Nous comptons faire un séjour à la fois reposant (plages, farniente, hamac et cocktails :p) mais également un peu plus aventureux (trek, jungle, grottes...). Les possibilités sont tellement vastes et en quarantes jours, je pense que nous aurons l'occasion de découvrir pas mal d'endroits. Mais lesquels?
Alors lancez vous, en prenant en compte quelques critères : Nous partons en juillet, donc niveau climat, j'imagine que ca joue pas mal. Nous comptons faire ce voyage en mode "routard" (-> sac à dos, petit budget). Ayant l'habitude de voyager, je n'aime pas trop me retrouver dans les endroits style "club med" ;)
Merci d'avance pour vos réponses, bons plans, etc.!!
Adrien
Hanoi-Sapa par Nghia Lô et Mu Cang Chai English translation pending
Je reviens d’un grand tour en 4x4 et moto Hanoi-Ngia Lo-Mu Cang Chai-Sapa-Muonh Khoang-Bac Ha. En allant à Mu Can g Chaqi, j’enlève donc à ceux qui m’ont couvert de sarcasmes récemment pour ne pas « connaître les plus beaux endroits du Vietnam », comme si celui qui a écrit cela avait le monopole du bon jugement, une occasion de moins de m’attaquer bassement. Disons-le tout de suite, c’est beau, mais à part la grande rizière surplombée par le col de Khau Pha et les exceptionnelles rizières en terrasse de La Pan Tan, je connais un tas d’endroits aussi beaux au Vietnam, donc il n’y a pas de quoi « en faire une thèse » et de se moquer de ceux qui ne connaissent pas.
Ceci dit, si vous avez le temps, c’est vraiment à faire pour aller de Hanoi à Sapa (ou bifurquer par exemple sprès MCC ur Sonla et/ou Muang Lay, l’ex Lai Chau). Donc, voilà !
J 1 : Hanoi-Nghia Lô
C’est la fameuse Route 32 , une des plus belles du Vietnam, qui passe par Son Tay en longeant le fleuve Rouge et tourne ensuite plein nord-ouest pour se terminer sur la route Phong To-Sapa. Nghia Lô est une jolie petite ville de province au beau milieu de la plaine de rizières la plus grande du Nord après celle de Dien Bien Phu. Comme cette dernière, elle a été le siège d’une bataille féroce –ou plutôt de deux- de la Guerre d’Indochine.
La bataille de Nghia Lô (3-10 octobre 1950) Ou le coup de poker du général Salan
Mi-septembre 1951, le Vietminh sérieusement étrillé par de Lattre à Vinh Yen et Mao Khé ne peut plus pénétrer dans le delta du fleuve Rouge, la source du riz. Giap décide donc d’attirer les troupes françaises loin de ce delta pour pouvoir y pénétrer et ravitailler ses troupes affamées. Il choisit le poste de Nghia Lô, qui « ferme » les communications avec le pays Thaï de Lai Chau et le Laos, et y dirige la fameuse division d’élite 312, la victorieuse de Dong Khé en octobre 1950. Le rapport des forces est catastrophique pour les français : un millier d’hommes, surtout des supplétifs thaïs, dans le poste, alors que Giap y expédie 12 000 hommes d’élite et des milliers de porteurs.
C’était sans compter sur le plus grand stratège de l’armée française, Raoul Salan, qui connaissait le pays comme sa poche et était un redoutable joueur de poker. Contre l’avis de ses supérieurs mêmes, il décide de garnir un peu le poste, mais surtout de parachuter des troupes d’élite (8e B. P. et le fameux 2e B.E.P. du non moins célèbre capitaine Raffali) en pleine jungle derrière le Vietminh pour prendre les troupes de Giap à revers. La bataille de Nghia Lô commence le 3 octobre et se poursuit avec acharnement jusqu’au 15 octobre, date à laquelle le Vietminh doit refluer en laissant sur le terrain un millier de morts et 2500 blessés.
Comme souvent pendant la guerre d’Indo, cette victoire à l’arraché n’était que reculer pour mieux sauter, comme nous allons le voir plus tard.
Le cadre de Nghia Lô est beau, avec sa grande plaine cernée de hautes montagnes. Étant arrivé tôt dans l’après-midi, j’ai pris une route au hasard vers les montagnes et suis tombé sur le village de Ban Van, célèbre pour ses artisans transformant d’énormes souches d’arbres en fauteuils vernis. Si vous traversez la rizière, vous arrivez à un ruisseau dans lequel s’écoule des sources d’eau chaude ; s’en approcher avec précautions, car souvent, des femmes âgées (hélas !) s’y baignent « au naturel ». Projet de très grande « Resort & Spa » de bungalows dans le coin, on n’arrête pas le progrès !
Dîner et nuit dans l’excellente maison d’hôtes Chez Luat et Phong, un peu à l’extérieur de la ville ; tout y était impec, avec lits séparés, beau salon au parquet vernis, excellent repas, et des thaïs très gentils, le tout au prix normal des maisons d’hôtes : 70 000 D le lit, 100 000 le dîner et 40 000 le copieux petit déjeuner. Portable 0985 293 207 - chuvatluatmail.com. Un tout petit peu d’anglais. Pour ceux qui préfèrent les hôtels, le Muong Lô , à l’entrée du bourg, est très bien (200 000 D) avec un excellent restaurant à l’arrière dans une belle maison thaïe (029 3879 666 - vietanhmuonglo@gmail.com).
Jour 2 : Nghia Lô – Mu Cang Chai
Le matin, visite du monument au morts de la bataille de Nghia Lô, d’où on a une belle vue sur la plaine ; j’ai retrouvé les casernes françaises, en ruines et pratiquement inaccessibles, mais j’y suis arrivé quand même !
La route Ngia Lô – Mu Cang Chai est belle et ne fait que que 100 km, donc tout le temps de flâner. Une seule déception, la récolte de riz est beaucoup plus tard (septembre), donc tout n’était pas vert (mais très beau quand même avec les taches vertes des « pépinières » de pousses de riz au milieu de la grisaille des chaumes et de l(‘argent des terrasses inondées). On grimpe un premier col et on arrive parmi les beaux paysages du petit village thaï de Thu Lé, surplombant une grande rizière traversée par un large torrent et siège de la 2e bataille de Nghia Lô.
La 2e bataille de Nghia Lô et les marathon des paras de Bigeard Toujours avec la même stratégie d’attirer les français dans les jungles pour dégarnir le delta du fleuve Rouge et récupérer « le nerf de la guerre », c’est-à-dire le riz, et en fait de couper le Nord en deux en faisant sa jonction avec les communistes laotiens du Pathet Lao (ce sera également le concept stratégique derrière Dien Bien Phu), Giap reprend son idée de s’empare de Nghia Lô avec 2 divisions d’élite cette fois-ci, la 308 et la 312. Alertés par les services d’écoute radio, les petits postes français éparpillés dans la région se regroupent à Thu Lé, où est parachuté le 6e BPC de Bigeard.
Cette fois-ci, le Vietminh submerge le poste de Nghia Lô (17 et 18 octobre 1952) et se tourne ensuite vers Thu Lé, à 30 km au nord. Avec son sens inégalé du terrain et son intuition phénoménale, Bigeard attend la dernière minute afin de réceptionner le maximum des troupes des postes isolés, et commence le 20 octobre un marathon de 70 km à travers la jungle montagneuse, poursuivis par les bodoï d’élite de la 312 qu’il bat physiauement au prix de terribles accrochages : 3 jours de course-poursuite pendant lesquels ne cessent les combats d’arrière-garde et les ravitaillements par parachute. Après avoir traversé la rivière Noire en pirogues et ses affluents gonflés par les pluies en faisant la chaine, les rescapés arrivent complètement épuisés au petit poste de Tu Bu, d’où des camions les emmènent à Son La.
C’est cette épopée, connue sous le nom de « Marathon des paras de Bigeard », qui a rendu celui-ci célèbre dans toute l’Indochine.
J'espère qu'un vétéran va nous commenter ces 2 apartés historiques !
Au milieu du village, prenez la petite route à droite qui descend et traversez la rivière (où des femmes pêchent souvent des petits poissons avec une minuscule nasse en osier) et la rizière pour visiter les charmants villages thaïs de l’autre côté.
Retour sur la 32 et passage de col en col (MCC est à 1000 m) jusqu’au dernier, le col de Khau Pha, et le plus beau car on domine une grande rizière magnifique, elle-même dominée par un pic de plus de 2000 m. On prend une petite route à droite menant au village h’mong de Nga Ba Khin et, 7 km plus loin, nous arrivons aux rizières en terrasses du village h’mong de La Pan Tan ; on dit que ce sont les plus belles du Vietnam et je ne suis pas loin de le penser, car elles sont dans un véritable canyon et vraiment spectaculaires ; en tout cas, elles sont classées Patrimoine national depuis 2007, un domaine couvrant ces rizières ainsi que celles de deux autres villages h’mong, Che Cu Nha et Ze Xu Phing.
Descente sur Mu Cang Chai, pas très beau et une grande déception : un marché minuscule et peu animé au coin du pont. Traversez ce pont et prenez la première à gauche pour arriver à la maison d’hôtes de M. Tu’ (prononcer « teu »), à la lisière de la petite rizière de MCC. Encore une excellente adresse, où je me suis vraiment régalé au dîner. Pas un mot d’anglais ou de français, mais le langage universel du sourire et des gestes marche toujours. Lit 80 000 dongs, dîner 100 000 et pt déj 50 000. Portable 01 27 37 72 213.
Il y a un grand hôtel à Mu Cang Chai, le Suoi Mo, une horreur en béton dans lequel rien n’a du charme. Juste en bas de l’hôtel, la petite Nha Ngi Son Can, dans une maison thaïe avec 2 chambres en bas à $10 (mais pas de fenêtre) et 6 en haut (matelas par terre et sanitaires communs très propres) à $7 (prendre la No 4, 5 ou 6, qui donnent sur la rizière et montagnes, les 1/2/3 donnant sur le cube en béton de l’hôtel). Si vous arrivez tôt à MCC, traversez la rizière devant chez Tu’ et allez visiter le charmant village de Om Koum. Attention : dans toute cette région, les minorités ne sont pas habitués aux touristes et prendre des photos d’adultes est tout un problème, ils se sauvent carrément, tournent la tête ou rentrent dans leur maison.
Jour 3 : Villages auour de MCC et MCC-Than Uyen
Je n’a pas eu le temps de tous les faire, donc je ne prétends pas tout connaître de la région (d’ailleurs, à moins d’avoir un ego phénoménal, qui peut prétendre tout connaître dans un pays si riche en sites extraordinaires ?), mais , en plus de Om Koum, je suis allé dans un village h’mong super, le village de Mo Dé : 10 km AR sur une bonne piste – accessible aux motos et 4x4 si votre temps est limité- qui prend au coin gauche de l’hôtel Suoi Mo, avec de belles vues de la vallée, et un village on ne peut plus authentique, où vous regarde avec curiosité vu que ce ne sont pas les touristes qu’ils voient ; difficile de prendre des photos des adultes, ils n’aiment visiblement pas beaucoup ça (par contre les enfants adorent !). Traverser le village et continuer à monter, une petite piste raide prend à gauche comme si vous faisiez demi-tour, montez-la jusqu’au milieu du virage gauche, vous aurez une vue magnifique de toute la région. Ensuite, vous redescendez, prenez le petit chemin qui longe la rivière, vous passez un pilon à riz hydraulique très ingénieux, et vous allez arriver à une petite piscine naturelle qui ressemble à un décor de dessin animé, et profonde vu que les gamins du village sautent dans l’eau d’une paroi à plus de 10 m de hauteur ; un délice !
Retour à MCC et déjeuner dans le restaurant qui se trouve au fond d’une grande cour sur la rivière à gauche du pont ; délicieux et pas cher (je me suis régalé d’un curry de poisson, le pauvre poisson que j’ai dû désigner du doigt dans le bassin).
La route MCC-Than Uyen serpente dans les montagnes et on arrive à un plateau de belles rizières fermée par des pics ; descente dans la vallée de Than Uyen, qui n’est pas la plus belle du Nord. Je recommande l’hôtel Phuong Nhung, à la sortie de la ville, 023 13 78 42 95 Portable de la belle patronne : 09 15 27 14 87 09 13 06 80 78. Grandes chambres impec. Sgle/Dble 200 000 Tple 250 000 et très bon restaurant. A 200 m en retournant vers le centre du bourg, très agréable Bia Hoi dans la cour intérieure d’une grande maison.
Jour 4 : Than Uyen-Sapa
Allez au grand marché de Than Uyen le matin, rendez-vous de toutes les minorities du coin, c’est très chouette ! La route Than Uyen-Sapa est une des plus belles routes que je connaisse. Elle commence par sillonner entre des collines de théiers et arrive au fameux col de Tram Lo, dominé par les hauts pics du massif du Fan Xi Pan. Cette dernière partie est vraiment magnifique et se termine à Sapa, toujours aussi sympa quoiqu’on en dise.
Je ne vais pas vous assommer avec des photos, en voilà 4 : la rizière de Thu Lé, les rizières de La Pan Tan, la vue du col de Khau Pha, et celle du col de Tram Lo avant d'arriver à Sapa
Ceci dit, si vous avez le temps, c’est vraiment à faire pour aller de Hanoi à Sapa (ou bifurquer par exemple sprès MCC ur Sonla et/ou Muang Lay, l’ex Lai Chau). Donc, voilà !
J 1 : Hanoi-Nghia Lô
C’est la fameuse Route 32 , une des plus belles du Vietnam, qui passe par Son Tay en longeant le fleuve Rouge et tourne ensuite plein nord-ouest pour se terminer sur la route Phong To-Sapa. Nghia Lô est une jolie petite ville de province au beau milieu de la plaine de rizières la plus grande du Nord après celle de Dien Bien Phu. Comme cette dernière, elle a été le siège d’une bataille féroce –ou plutôt de deux- de la Guerre d’Indochine.
La bataille de Nghia Lô (3-10 octobre 1950) Ou le coup de poker du général Salan
Mi-septembre 1951, le Vietminh sérieusement étrillé par de Lattre à Vinh Yen et Mao Khé ne peut plus pénétrer dans le delta du fleuve Rouge, la source du riz. Giap décide donc d’attirer les troupes françaises loin de ce delta pour pouvoir y pénétrer et ravitailler ses troupes affamées. Il choisit le poste de Nghia Lô, qui « ferme » les communications avec le pays Thaï de Lai Chau et le Laos, et y dirige la fameuse division d’élite 312, la victorieuse de Dong Khé en octobre 1950. Le rapport des forces est catastrophique pour les français : un millier d’hommes, surtout des supplétifs thaïs, dans le poste, alors que Giap y expédie 12 000 hommes d’élite et des milliers de porteurs.
C’était sans compter sur le plus grand stratège de l’armée française, Raoul Salan, qui connaissait le pays comme sa poche et était un redoutable joueur de poker. Contre l’avis de ses supérieurs mêmes, il décide de garnir un peu le poste, mais surtout de parachuter des troupes d’élite (8e B. P. et le fameux 2e B.E.P. du non moins célèbre capitaine Raffali) en pleine jungle derrière le Vietminh pour prendre les troupes de Giap à revers. La bataille de Nghia Lô commence le 3 octobre et se poursuit avec acharnement jusqu’au 15 octobre, date à laquelle le Vietminh doit refluer en laissant sur le terrain un millier de morts et 2500 blessés.
Comme souvent pendant la guerre d’Indo, cette victoire à l’arraché n’était que reculer pour mieux sauter, comme nous allons le voir plus tard.
Le cadre de Nghia Lô est beau, avec sa grande plaine cernée de hautes montagnes. Étant arrivé tôt dans l’après-midi, j’ai pris une route au hasard vers les montagnes et suis tombé sur le village de Ban Van, célèbre pour ses artisans transformant d’énormes souches d’arbres en fauteuils vernis. Si vous traversez la rizière, vous arrivez à un ruisseau dans lequel s’écoule des sources d’eau chaude ; s’en approcher avec précautions, car souvent, des femmes âgées (hélas !) s’y baignent « au naturel ». Projet de très grande « Resort & Spa » de bungalows dans le coin, on n’arrête pas le progrès !
Dîner et nuit dans l’excellente maison d’hôtes Chez Luat et Phong, un peu à l’extérieur de la ville ; tout y était impec, avec lits séparés, beau salon au parquet vernis, excellent repas, et des thaïs très gentils, le tout au prix normal des maisons d’hôtes : 70 000 D le lit, 100 000 le dîner et 40 000 le copieux petit déjeuner. Portable 0985 293 207 - chuvatluatmail.com. Un tout petit peu d’anglais. Pour ceux qui préfèrent les hôtels, le Muong Lô , à l’entrée du bourg, est très bien (200 000 D) avec un excellent restaurant à l’arrière dans une belle maison thaïe (029 3879 666 - vietanhmuonglo@gmail.com).
Jour 2 : Nghia Lô – Mu Cang Chai
Le matin, visite du monument au morts de la bataille de Nghia Lô, d’où on a une belle vue sur la plaine ; j’ai retrouvé les casernes françaises, en ruines et pratiquement inaccessibles, mais j’y suis arrivé quand même !
La route Ngia Lô – Mu Cang Chai est belle et ne fait que que 100 km, donc tout le temps de flâner. Une seule déception, la récolte de riz est beaucoup plus tard (septembre), donc tout n’était pas vert (mais très beau quand même avec les taches vertes des « pépinières » de pousses de riz au milieu de la grisaille des chaumes et de l(‘argent des terrasses inondées). On grimpe un premier col et on arrive parmi les beaux paysages du petit village thaï de Thu Lé, surplombant une grande rizière traversée par un large torrent et siège de la 2e bataille de Nghia Lô.
La 2e bataille de Nghia Lô et les marathon des paras de Bigeard Toujours avec la même stratégie d’attirer les français dans les jungles pour dégarnir le delta du fleuve Rouge et récupérer « le nerf de la guerre », c’est-à-dire le riz, et en fait de couper le Nord en deux en faisant sa jonction avec les communistes laotiens du Pathet Lao (ce sera également le concept stratégique derrière Dien Bien Phu), Giap reprend son idée de s’empare de Nghia Lô avec 2 divisions d’élite cette fois-ci, la 308 et la 312. Alertés par les services d’écoute radio, les petits postes français éparpillés dans la région se regroupent à Thu Lé, où est parachuté le 6e BPC de Bigeard.
Cette fois-ci, le Vietminh submerge le poste de Nghia Lô (17 et 18 octobre 1952) et se tourne ensuite vers Thu Lé, à 30 km au nord. Avec son sens inégalé du terrain et son intuition phénoménale, Bigeard attend la dernière minute afin de réceptionner le maximum des troupes des postes isolés, et commence le 20 octobre un marathon de 70 km à travers la jungle montagneuse, poursuivis par les bodoï d’élite de la 312 qu’il bat physiauement au prix de terribles accrochages : 3 jours de course-poursuite pendant lesquels ne cessent les combats d’arrière-garde et les ravitaillements par parachute. Après avoir traversé la rivière Noire en pirogues et ses affluents gonflés par les pluies en faisant la chaine, les rescapés arrivent complètement épuisés au petit poste de Tu Bu, d’où des camions les emmènent à Son La.
C’est cette épopée, connue sous le nom de « Marathon des paras de Bigeard », qui a rendu celui-ci célèbre dans toute l’Indochine.
J'espère qu'un vétéran va nous commenter ces 2 apartés historiques !
Au milieu du village, prenez la petite route à droite qui descend et traversez la rivière (où des femmes pêchent souvent des petits poissons avec une minuscule nasse en osier) et la rizière pour visiter les charmants villages thaïs de l’autre côté.
Retour sur la 32 et passage de col en col (MCC est à 1000 m) jusqu’au dernier, le col de Khau Pha, et le plus beau car on domine une grande rizière magnifique, elle-même dominée par un pic de plus de 2000 m. On prend une petite route à droite menant au village h’mong de Nga Ba Khin et, 7 km plus loin, nous arrivons aux rizières en terrasses du village h’mong de La Pan Tan ; on dit que ce sont les plus belles du Vietnam et je ne suis pas loin de le penser, car elles sont dans un véritable canyon et vraiment spectaculaires ; en tout cas, elles sont classées Patrimoine national depuis 2007, un domaine couvrant ces rizières ainsi que celles de deux autres villages h’mong, Che Cu Nha et Ze Xu Phing.
Descente sur Mu Cang Chai, pas très beau et une grande déception : un marché minuscule et peu animé au coin du pont. Traversez ce pont et prenez la première à gauche pour arriver à la maison d’hôtes de M. Tu’ (prononcer « teu »), à la lisière de la petite rizière de MCC. Encore une excellente adresse, où je me suis vraiment régalé au dîner. Pas un mot d’anglais ou de français, mais le langage universel du sourire et des gestes marche toujours. Lit 80 000 dongs, dîner 100 000 et pt déj 50 000. Portable 01 27 37 72 213.
Il y a un grand hôtel à Mu Cang Chai, le Suoi Mo, une horreur en béton dans lequel rien n’a du charme. Juste en bas de l’hôtel, la petite Nha Ngi Son Can, dans une maison thaïe avec 2 chambres en bas à $10 (mais pas de fenêtre) et 6 en haut (matelas par terre et sanitaires communs très propres) à $7 (prendre la No 4, 5 ou 6, qui donnent sur la rizière et montagnes, les 1/2/3 donnant sur le cube en béton de l’hôtel). Si vous arrivez tôt à MCC, traversez la rizière devant chez Tu’ et allez visiter le charmant village de Om Koum. Attention : dans toute cette région, les minorités ne sont pas habitués aux touristes et prendre des photos d’adultes est tout un problème, ils se sauvent carrément, tournent la tête ou rentrent dans leur maison.
Jour 3 : Villages auour de MCC et MCC-Than Uyen
Je n’a pas eu le temps de tous les faire, donc je ne prétends pas tout connaître de la région (d’ailleurs, à moins d’avoir un ego phénoménal, qui peut prétendre tout connaître dans un pays si riche en sites extraordinaires ?), mais , en plus de Om Koum, je suis allé dans un village h’mong super, le village de Mo Dé : 10 km AR sur une bonne piste – accessible aux motos et 4x4 si votre temps est limité- qui prend au coin gauche de l’hôtel Suoi Mo, avec de belles vues de la vallée, et un village on ne peut plus authentique, où vous regarde avec curiosité vu que ce ne sont pas les touristes qu’ils voient ; difficile de prendre des photos des adultes, ils n’aiment visiblement pas beaucoup ça (par contre les enfants adorent !). Traverser le village et continuer à monter, une petite piste raide prend à gauche comme si vous faisiez demi-tour, montez-la jusqu’au milieu du virage gauche, vous aurez une vue magnifique de toute la région. Ensuite, vous redescendez, prenez le petit chemin qui longe la rivière, vous passez un pilon à riz hydraulique très ingénieux, et vous allez arriver à une petite piscine naturelle qui ressemble à un décor de dessin animé, et profonde vu que les gamins du village sautent dans l’eau d’une paroi à plus de 10 m de hauteur ; un délice !
Retour à MCC et déjeuner dans le restaurant qui se trouve au fond d’une grande cour sur la rivière à gauche du pont ; délicieux et pas cher (je me suis régalé d’un curry de poisson, le pauvre poisson que j’ai dû désigner du doigt dans le bassin).
La route MCC-Than Uyen serpente dans les montagnes et on arrive à un plateau de belles rizières fermée par des pics ; descente dans la vallée de Than Uyen, qui n’est pas la plus belle du Nord. Je recommande l’hôtel Phuong Nhung, à la sortie de la ville, 023 13 78 42 95 Portable de la belle patronne : 09 15 27 14 87 09 13 06 80 78. Grandes chambres impec. Sgle/Dble 200 000 Tple 250 000 et très bon restaurant. A 200 m en retournant vers le centre du bourg, très agréable Bia Hoi dans la cour intérieure d’une grande maison.
Jour 4 : Than Uyen-Sapa
Allez au grand marché de Than Uyen le matin, rendez-vous de toutes les minorities du coin, c’est très chouette ! La route Than Uyen-Sapa est une des plus belles routes que je connaisse. Elle commence par sillonner entre des collines de théiers et arrive au fameux col de Tram Lo, dominé par les hauts pics du massif du Fan Xi Pan. Cette dernière partie est vraiment magnifique et se termine à Sapa, toujours aussi sympa quoiqu’on en dise.
Je ne vais pas vous assommer avec des photos, en voilà 4 : la rizière de Thu Lé, les rizières de La Pan Tan, la vue du col de Khau Pha, et celle du col de Tram Lo avant d'arriver à Sapa