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Trois semaines en Australie en novembre 2007 English translation pending
Bonjour, 🙂
Je prépare pour le compte d'une amie à moi qui n'a vraiment pas le temps de le faire (elle a un travail très prenant et 2 enfants à s'occuper, comme c'est une surprise, elle ne peut pas le préparer en présence de son mari ; c'est la raison pour laquelle, elle m'a demandé mon aide pour ce voyage).
De +, elle ne dispose pas d'internet ; donc, avec sa collaboration bien sûr, je prépare un voyage en Australie qu'elle veut offrir à son mari pour ses 40 ans ; en effet, c'est le voyage de ses rêves !
Ne connaissant pas du tout ce continent, je m'en remets à vous pour me donner des conseils.
Bien évidemment, je regarde ce site qui me donnent pleins de super renseignements, j'ai d'ailleurs commencé à lire les différents carnets de voyage qui sont très intéressants ; je vais également acheter le guide du Routard et le Michelin pour m'aider dans mes recherches.
Voici quelques renseignements qui pourront être utiles :
Ils seront donc tous les 2 et la période est novembre 2007,
Elle voudrait un circuit de 3 semaines (en comptant les nombreuses heures de vol, malheureusement, ils ne pourront pas y rester plus longtemps) 😕
Ils voudraient faire un circuit en louant un 4x4 ou une moto (voire un camping-car).
Les villes ne les intéressent pas particulièrement (à part peut-être passer 1 ou 2 journées pour visiter Sidney qui en vaut probablement la peine), ils préfèrent nettement la nature, les grandes étendues et les nombreux paysages majestueux de cet immense pays.
D'après ce que j'en ai entendu dire, c'est la partie Est du pays que l'on doit visiter.
Quels sont les endroits à ne pas manquer ?
Quelle est la meilleure destination d'arrivée et de départ ?
Doit-on louer les services d'un guide pour ne pas se "perdre" et si oui, combien de temps ?
Il rêve de faire un tour en hélicoptère... quel est l'endroit le plus adéquate pour le faire ?
Pourriez-vous m'établir un itinéraire qui soit possible en un peu moins de 3 semaines (disons 18 jours sur place) 🤪
D'avance, merci beaucoup 😉😉😉
Je prépare pour le compte d'une amie à moi qui n'a vraiment pas le temps de le faire (elle a un travail très prenant et 2 enfants à s'occuper, comme c'est une surprise, elle ne peut pas le préparer en présence de son mari ; c'est la raison pour laquelle, elle m'a demandé mon aide pour ce voyage).
De +, elle ne dispose pas d'internet ; donc, avec sa collaboration bien sûr, je prépare un voyage en Australie qu'elle veut offrir à son mari pour ses 40 ans ; en effet, c'est le voyage de ses rêves !
Ne connaissant pas du tout ce continent, je m'en remets à vous pour me donner des conseils.
Bien évidemment, je regarde ce site qui me donnent pleins de super renseignements, j'ai d'ailleurs commencé à lire les différents carnets de voyage qui sont très intéressants ; je vais également acheter le guide du Routard et le Michelin pour m'aider dans mes recherches.
Voici quelques renseignements qui pourront être utiles :
Ils seront donc tous les 2 et la période est novembre 2007,
Elle voudrait un circuit de 3 semaines (en comptant les nombreuses heures de vol, malheureusement, ils ne pourront pas y rester plus longtemps) 😕
Ils voudraient faire un circuit en louant un 4x4 ou une moto (voire un camping-car).
Les villes ne les intéressent pas particulièrement (à part peut-être passer 1 ou 2 journées pour visiter Sidney qui en vaut probablement la peine), ils préfèrent nettement la nature, les grandes étendues et les nombreux paysages majestueux de cet immense pays.
D'après ce que j'en ai entendu dire, c'est la partie Est du pays que l'on doit visiter.
Quels sont les endroits à ne pas manquer ?
Quelle est la meilleure destination d'arrivée et de départ ?
Doit-on louer les services d'un guide pour ne pas se "perdre" et si oui, combien de temps ?
Il rêve de faire un tour en hélicoptère... quel est l'endroit le plus adéquate pour le faire ?
Pourriez-vous m'établir un itinéraire qui soit possible en un peu moins de 3 semaines (disons 18 jours sur place) 🤪
D'avance, merci beaucoup 😉😉😉
Asie du Sud-Est: au-delà des clichés! English translation pending
Bonjour à tous !
Privilégié ! Je suis un privilégié ! Depuis toujours j'ai été amené à découvrir quelques beaux pays de notre chère planète. Le mot voyage a accompagné mon enfance, mon éducation, mon métier. Au delà de la découverte des paysages c'est l'Autre que je cherche à rencontrer ! En ces temps où l'Autre est présenté comme une menace, comme "un de trop", comme la raison de nos problèmes du quotidien et au quotidien je me sens en décalage. Dans mon métier, je suis confronté au même mécanisme: celui qui est différent est suspecté ! L'imaginaire fait son oeuvre ! Chaque institution y va de son diagnostic et de son jugement plus ou moins définitif.
En ce qui me concerne, je dois avouer que j'ai été pris dans le même engrenage. J'ai toujours considéré l'Asie selon mon imaginaire et mes "à priori".
Aujoud'hui, je suis décidé à mettre à l'épreuve les cichés qui ne m'ont jamais permis de prendre un billet d'avion pour Bangkok. Le 3 décembre prochain je décolle pour la Thailande !!! Pendant 23 jours je veux m'immerger et faire voler et éclats mes clichés et mes réticences.
En Amérique latine, en Europe et en Afrique j'ai rencontré des des gens qui m'ont fait ressentir le poul des villes, des quartiers, des pays. A Sarajevo, je me suis installé en terrasse à prendre un café et à discuter avec un couple: il était juif, elle était musulmane. Il n'y avait pas de caméra, ce n'était pas pour les besoins d'une quelconque propagande. Quatre heures durant j'ai pu poser et repondre à une multitude de questions. Voyager certes mais chercher à comprendre me donner une raison de "quitter les miens" pour revenir plus riche de rencontres et pas forcement de "clichés photografiques".
En plus de mon immersion en solo me serait il possible de vous prendre quelques heures sur place autour d'un verre d'un plat pour me faire sentir l'envers du décor.
Merci d'avance pour vos réponses en espérant ne pas avoir été trop barbant avec mes états d'ame.
Uhuru.
Privilégié ! Je suis un privilégié ! Depuis toujours j'ai été amené à découvrir quelques beaux pays de notre chère planète. Le mot voyage a accompagné mon enfance, mon éducation, mon métier. Au delà de la découverte des paysages c'est l'Autre que je cherche à rencontrer ! En ces temps où l'Autre est présenté comme une menace, comme "un de trop", comme la raison de nos problèmes du quotidien et au quotidien je me sens en décalage. Dans mon métier, je suis confronté au même mécanisme: celui qui est différent est suspecté ! L'imaginaire fait son oeuvre ! Chaque institution y va de son diagnostic et de son jugement plus ou moins définitif.
En ce qui me concerne, je dois avouer que j'ai été pris dans le même engrenage. J'ai toujours considéré l'Asie selon mon imaginaire et mes "à priori".
Aujoud'hui, je suis décidé à mettre à l'épreuve les cichés qui ne m'ont jamais permis de prendre un billet d'avion pour Bangkok. Le 3 décembre prochain je décolle pour la Thailande !!! Pendant 23 jours je veux m'immerger et faire voler et éclats mes clichés et mes réticences.
En Amérique latine, en Europe et en Afrique j'ai rencontré des des gens qui m'ont fait ressentir le poul des villes, des quartiers, des pays. A Sarajevo, je me suis installé en terrasse à prendre un café et à discuter avec un couple: il était juif, elle était musulmane. Il n'y avait pas de caméra, ce n'était pas pour les besoins d'une quelconque propagande. Quatre heures durant j'ai pu poser et repondre à une multitude de questions. Voyager certes mais chercher à comprendre me donner une raison de "quitter les miens" pour revenir plus riche de rencontres et pas forcement de "clichés photografiques".
En plus de mon immersion en solo me serait il possible de vous prendre quelques heures sur place autour d'un verre d'un plat pour me faire sentir l'envers du décor.
Merci d'avance pour vos réponses en espérant ne pas avoir été trop barbant avec mes états d'ame.
Uhuru.
Surf au Costa Rica English translation pending
bonjour je suis nouveau sur ce site et je le trouve tres bien......j aimerais aller au costa rica cette hiver avec le but de faire du SURF je me suis fait dire que c est LA place ........pouvez vous me conseiller j aimerais bien savoir ou aller et savoir si vous connaisser de bonne hotel ou cabinas ou je pourrais reserver nous somme 4 personnes
merci d avance pour vos reponce
jief
merci d avance pour vos reponce
jief
Photos de Mongolie (en musique!) English translation pending
Photos de Mongolie

Ayé j'ai fini de mettre en ligne mes photos prise lors de mon dernier voyage en Mongolie 🙂 Comme j'ai pu déjà le dire sur ce forum, je suis resté un peu "sur ma faim" quant aux paysages, par contre j'ai beaucoup aimé le contact avec les Mongols, qui ont un mode de vie dur mais original, probablement unique au monde, ainsi que leur hospitalité hors du commun, presque étrange ! Pendant ce voyage, un peu difficile malgré tout au niveau des transports, Ricouboy et moi avons été bercés au gré des morceaux de musique à la mode et j'ai bien aimé cette musique à la sonorité mi-européenne, mi-asiatique. Du coup nous avons acheté "le CD qu'on trouve partout", à savoir une compli de 160 titres mp3 vendue sur tous les marchés au prix de 1.20€... (et dire qu'ailleurs on essaye de réglementer tout ça... enfin passons). Du coup, séduit par la petite radio installée par Ludo (freespirit75) sur son remarquable blog (à ne pas manquer!), j'ai mis quelques uns de mes titres favoris dans une petite radio installée (à grand peine...) sur le site !
La Mongolie est à l'image de sa musique, une culture entre l'Europe et l'Asie. Partout on trouve des signes du passé, notamment dans l'Ouest qui est resté très Soviétique au niveau des batiments et mais aussi des mentalités, aloes que certains clichéstypique de l'Asie sont également omniprésents. La Mongolie a entrepris de se constuire un avenir construit plutôt sur le modèle Asiatique, avec ses avantages et ses inconvénients, en emboitant le pas sur la Chine et son économie de marché.

Nombreux sont ceux à Oulan-Bator qui sont d'accord pour dire qu'il faut visiter la Mongolie maintenant, car les traditions se perdent assez vite, la jeunesse actuelle oublie ou fuit son passé nomade et son mode de vie rural "à la dure", ce qui n'est pas un mal pour eux mais pas top, il faut le dire, pour les touristes en manque de vrai que nous sommes....
D'autre part, le tourisme se développe à grande vitesse et l'ambiance va inévitablement changer dans quelques années, on commence déjà à le voir dans la touristique Vallée de l'Orkhon, où le dépaysement n'est pas vraiment au rendez-vous je trouve, avec ses camps de jolies yourtes bien propres pour touristes, et des Mongols qui vous invitent chez eux, mais pas aussi facilement qu'ailleurs.
Bref pour vous faire une petite idée avant de partir en Mongolie, il ne vous reste plus qu'à cliquer 🙂 http://photos-mongolie.tripod.com
Bonne visite 🙂


Ayé j'ai fini de mettre en ligne mes photos prise lors de mon dernier voyage en Mongolie 🙂 Comme j'ai pu déjà le dire sur ce forum, je suis resté un peu "sur ma faim" quant aux paysages, par contre j'ai beaucoup aimé le contact avec les Mongols, qui ont un mode de vie dur mais original, probablement unique au monde, ainsi que leur hospitalité hors du commun, presque étrange ! Pendant ce voyage, un peu difficile malgré tout au niveau des transports, Ricouboy et moi avons été bercés au gré des morceaux de musique à la mode et j'ai bien aimé cette musique à la sonorité mi-européenne, mi-asiatique. Du coup nous avons acheté "le CD qu'on trouve partout", à savoir une compli de 160 titres mp3 vendue sur tous les marchés au prix de 1.20€... (et dire qu'ailleurs on essaye de réglementer tout ça... enfin passons). Du coup, séduit par la petite radio installée par Ludo (freespirit75) sur son remarquable blog (à ne pas manquer!), j'ai mis quelques uns de mes titres favoris dans une petite radio installée (à grand peine...) sur le site !
La Mongolie est à l'image de sa musique, une culture entre l'Europe et l'Asie. Partout on trouve des signes du passé, notamment dans l'Ouest qui est resté très Soviétique au niveau des batiments et mais aussi des mentalités, aloes que certains clichéstypique de l'Asie sont également omniprésents. La Mongolie a entrepris de se constuire un avenir construit plutôt sur le modèle Asiatique, avec ses avantages et ses inconvénients, en emboitant le pas sur la Chine et son économie de marché.

Nombreux sont ceux à Oulan-Bator qui sont d'accord pour dire qu'il faut visiter la Mongolie maintenant, car les traditions se perdent assez vite, la jeunesse actuelle oublie ou fuit son passé nomade et son mode de vie rural "à la dure", ce qui n'est pas un mal pour eux mais pas top, il faut le dire, pour les touristes en manque de vrai que nous sommes....
D'autre part, le tourisme se développe à grande vitesse et l'ambiance va inévitablement changer dans quelques années, on commence déjà à le voir dans la touristique Vallée de l'Orkhon, où le dépaysement n'est pas vraiment au rendez-vous je trouve, avec ses camps de jolies yourtes bien propres pour touristes, et des Mongols qui vous invitent chez eux, mais pas aussi facilement qu'ailleurs.
Bref pour vous faire une petite idée avant de partir en Mongolie, il ne vous reste plus qu'à cliquer 🙂 http://photos-mongolie.tripod.com
Bonne visite 🙂

Remontée du Maroni (Guyane) vers une communauté amérindienne English translation pending
Bonjour,
J'ai pour projet de partir vivre dans une communauté amérindienne durant 2 mois. Je partirai dans une ou deux semaines (si j'arrive a tout préparer!) pour remonter le maroni jusque Maripasoula.
Je voulais tout d'abord savoir si quelqu'un serait interesser de me rejoindre pour cette remontée.
Est-il possible, une fois arrivé dans un village de demander un guide pour m'emmener en forêt? où faut-il se renseigner? Combien demandent-ils par jour?
Je suis arrivé à Cayenne il y a 1 semaine et j'entend partout autour de moi:"c'est très dangeraux de voyager seul", "il y a des immigrants du surinam et du brésil", "on ne peut plus voyager comme il y a 5 ans"... Est-ce vraiment si dangereux que ca? ou est-ce comme dans tout pays lorsqu'on voyage: le risque zéro n'existe pas.
Connaissez vous en Guyane ou en zone frontalière une région où les communautés amérindiennes ont conservé leur mode de vie d'avant l'occidentalisation?
Je vous remercie d'avance pour votre réponse!
à bientôt,
fabian
fabian
Acclimatation à l'altitude au Pérou English translation pending
Bonsoir,
je projette un voyage au Pérou avec une copine d'ici un an mais elle craint énormément d'être perturbée par le mal des montagnes, surtout que nous ne pourrons pas rester plus de 10 à 15 jours.
Avez-vous des expériences, des conseils à nous faire partager sur ce sujet ?
Merci d'avance,
Sandrine 😛
Vols aériens Angkor (Cambodge) - Yangoon (Birmanie) English translation pending
Bonjour
J'ai entendu dire que des vols avaient été mis en place entre Angkor et Yangoon ; certains d'entre vous les ont-ils utilisés? La sécurité est elle satisfaisante? Merci d'avance !
J'ai entendu dire que des vols avaient été mis en place entre Angkor et Yangoon ; certains d'entre vous les ont-ils utilisés? La sécurité est elle satisfaisante? Merci d'avance !
Paradoxe English translation pending
Où vas-tu ?
Je ne sais pas
Pourquoi pars-tu ?
Je ne sais pas
C'est loin où tu vas ?
Je ne sais pas
Tu reviendras ?
Je ne sais pas
Tu cherches quelque chose ?
Je ne sais pas
Tu cherches quelqu'un ?
Je ne sais pas
Tu traverseras les océans ?
Oui
Tu traverseras les villes ?
Oui
Tu traverseras les déserts ?
Oui
Tu te perdras ?
Peut-être
Tu auras peur ?
Peut-être
Tu seras heureux ?
Je crois
On part Sans savoir pourquoi Sans savoir où Avec nos doutes et nos certitudes On avance On se perd On a peur et paradoxalement..... On est heureux
Dolma
On part Sans savoir pourquoi Sans savoir où Avec nos doutes et nos certitudes On avance On se perd On a peur et paradoxalement..... On est heureux
Dolma
Afrique du Sud: de Johannesburg au Cap... English translation pending
05/08/06 Arriver a Johannesburg vers 21h, une personne de l'Airport Game lodge vient nous recuperer.La 1ere sensation: le froid!!! a peine 10°. Nous passons une nuit tres fraiche dans le lodge mais un bon petit dejeuné nous met en forme car aujourd'hui on prend notre voiture de loc chez national (Alamo) et direction le Blyde river canyon.
06/08 Apres 4 h de route nous arrivons a Graskop, avec un petit arret dejeuné a Sabie, nous avons reservez au Panorama restcamp pour 2 nuits, un lodge au borg des falaises avec une vue imprenable!! L'apres-midi, visite des mac mac falls et mac mac pools: un peu deçu des pools mais les falls sont magnifiques. La nuit tombe tres vite: 17h30
07/08 Levé 6h, un enorme petit dej chez Harry's pancakes (c'est vraiment trop trop bon !! Faut absolument qu'on trouve la recette) et nous voila partis pour le Blyde river canyon. Au programme: Berlin falls: sympa, Bourke's luck potoles: exeptionnel, Three rondavels: sublime, le + beau point de vue du blyde, Lisbon falls: sympa, et nous finissons la journée par Pilgrim's rest un petit village de chercheur d'or tres mignon mais un peu piege a tourisme.
08/08 Levé 5h30 et depart pour le Kruger!!! changement de paysage durant la route, beaucoup de villes et villages traversés, beaucoup d'enfants qui marchent le long de la route pour rejoindre l'ecole avec de grands sourires et pleins de mains qui se levent pour nous saluer. Il est 8h30, nous voila à la porte du Kruger:Orpen gate, on achete la Wild carte qui nous donne acces à tous les parcs nationaux pendant 1 an pour 1380 rands pour 2. Nous avons reservés 2 nuits a Oliphants et 1 nuits a Skukuza. A peine les 1er kilometres avalés dans le Kruger et deja les animaux!!!! girafes, phacochères, babouins, elephants, hippos, zèbres, buffles... on en prend plein les yeux, les paysages sont mangnifiques, c'est le dépaysement complet. Une étendue vaste d'herbes asséchées par le soleil et le manque d'eau qui varient entre l'herbe rase et les coins arborés et touffu. C'est assez étonnant loin des images du kenya ou tout simplement que nous pouvions nous en faire à travers les divers reportages TV. Oliphants est vraiment un camp superbe qui surplombe la riviere du meme nom ou les animaux viennent s'y desalterer. Ce soir on part avec les gardes pour un sunset drive: une ballade en 4*4 au coucher du soleil pendant 3h: nous avons pu voir une hyene, une genette, des zèbres, gnous, girafes... et surtout 4 superbes lionnes, un spectacle exeptionnel.
09/08 Levé 4h30 depart 5h 00 pour un morning drive avec le meme garde: nous avons pu voir des rhinos blancs (aux jumelles principalement car très loin) mais toujours pas de lions, léopard ou guepard... En fin d'apres midi nous prenons la voiture pour une petit escapade à la recherche de carnassiers!! Nos efforts sont récompensés: un lion allongé au bord de la rivière et un peu plus loin, un magnifique léopard qui se dirige aussi vers la rivière: impressionnant.Ca y est, on a le BIG FIVE !!!!
10/08 Depart pour Skukuza qui est proche de la Paul Kruger gate. En chemin toujours beaucoup d'animaux et surtout 2 rhinos en train de lutter à quelques mètres seulement de nous ! : impressionnant ! de magnifiques troupeaux d'elephants, des buffles... Par contre l'arrivée à Skukuza détonne ... ça fait un peu l'usine a comparer d' Oliphant, trop de monde et de bruits...
11/08 Levé 5h30 et depart pour le Swaziland et la Mliwane Wildlife sanctuary, avant de sortir du kruger nous apercevons 2 superbes lions!!! apres un passage par la frontiere (assez fastidieux ! ils sont pas bien pressés et il faut passé par 4 bureaux différents !) nous decouvrons un paysage de moyenne montagne et des villages assez (très) pauvres. c'est dur de quitter le Kruger et d'arrivée au Mliwane: ça fait un peu calme mais nous pouvons voir des crocodiles, beaucoup de zèbres, impalas, gnous... et surtout une tonne de phacochères ! on pars en vtt pour decouvrir ce parc et la joie de ne pas devoir etre cloitrer dans la voiture. ça fait du bien la liberté ! Le soir nous assistons à une danse en costumes traditionnels de Swazi.( à mourir de rire ! ils n'étaient pas bien sérieux et bien que ne comprenant pas le swazi on a bien compris que les collègues qui étaient assis étaient entrain de se moquer à haute voix ceux qui chantait (depuis un moment il faut le dire) histoire de les destabiliser.
12/08 Depart pour St lucie, changement de paysage radical (forêt tropicale, très vert et terriblement humide) et la vue de l'ocean indien est magnifique. On va sejourner 2 nuits au B&B Igwalagwala : tres sympa et confortable. Visite de Cape Vidal, l'ocean indien est magnifique, les plages aussi . On profite de l'ocean pour manger du poisson et des fruits de mer frais!
13/08 Visite du parc Hluhluwe - Umfolozi a 1h de St Lucie. Le parc est magnifique, vraiment different du Kruger (très vert et vallonés), on a pu voir des éléphants, rhinos, buffles, zèbres, giraphes, gnous, impalas... pas de carnassiers mais les paysages sont splendides. Un parc a recommender!!
14/08 Depart pour Durban 2h de route, on loge dans un backpacker bien sympa dans le quartier Borea. Premiere impression d'une ville aux maisons barricadées assez dur, nous partons à la visite de Durban et du marché indien de Victoria market ("grande expédition à pied" tout seul du bord de plage jusqu'au victoria street market qui n'était pas forcément une bonne idée ...): un grand sentiment d'insecurité dans cette ville meme sur le bord de l'ocean, nous decidons de n'y rester qu'une seule nuit. En fin de journée nous visitons l'aquarium qui vaut le detour.
15/08 Depart pour la Wildcoast, l'ancien Transkeï, et Port St John. Un poste de controle sanitaire filtre le traffic a l'ancien poste frontiere, a partir de la, le changement est radical, un paysage vert/jaune d'herbes rases et de moyenne montage avec beaucoup de maisons Xhosas, la route est "défoncée" (plein de potholes d'au moins 50/70 cm de diamètre et de 20 de profondeur de quoi y laisser la voiture !), les villages tres pauvres et surtout une legere pluie commence a tomber avec un peu de brouillard. 5h de route et nous voila a Port St John au bord de l'ocean, nous dormons a l'Island backpacker: a recommender aussi! Malheureusement il pleut des cordes donc pas de surfeur, et pas d'activités possibles. Nous faisons connaissance avec les proprios du backpacker et passons une excellente soirée mais au vue de la meteo nous ne resterons pas plus longtemps malheureusement car cela semblait être un endroit magnifique typé forêt amazonnienne au bord de l'océan...
16/08 Aujourd'hui c'est grosse journée voiture pour rejoindre Grahamstown, une ville etudiante completement differente de ce qu'on avait pu voir auparavant. On va dormir dans une ancienne prison reconvertie en backpacker.( pour les claustrophobes à éviter et très mauvaise nuit car on a eu des fans de métal qui ont eu la bonne idée de mettre du AC/DC à fond dans le bar du backpacker jusqu'à 2h du mat' !) ! On visite l'observatory museum ( possédant l'une des rares camera obscura qui existent au monde) ainsi que la ville, assez sympa.
17/08 Depart tôt pour Addo elephant park : parc splendide de part ses animaux et ses paysages verts. Enormenent d'elephants mais nous avons aussi croisés une tortue leopard, et 1 wildcat ! Ce soir on dors a Jeffrey's bay : le paradis des surfeurs a l'island vibe backpacker: a recommender au bord de l'ocean! Vue, logement et accueil super !
18/08 ce matin c'est balade sur la plage a cheval organisé par le backpacker. vraiment bien, beaucoup de galop sur la plage!!!!! l'apres midi shopping en ville chez les factory shop de quicksilver, billabong... et ballade sur la plage: un peu de repos qui nous fait grand bien!
19/08 Depart pour plettenberg bay mais a notre arrivée la pluie est la... on dors au nothando backpacker: tres bien! journée gachée par la pluie nous voulions aller voir les baleines... la meteo annonce beaucoup de pluie encore...
20/08 & Direction Swellendam ou nous retrouvons le soleil une petite ville etape au bord de la garden route avant la route des vins.
21/08 Nous voila sur la route des vins pour arriver a Franschoek et le Chamonix cottage. On visite le domaine "grande provence":exploitation impresionnante et vraiment tournée vers le tourisme et la visite.Nous vistons aussi le musée ainsi que la ville tres sympa et bardée d'influence française.
22/08 Direction le Cap, on passe a coté d'un immense townchip proche de l'aeroport... on a reserver 1 nuit a Simon's town pour visiter le Cap mais a la decouverte de notre maison, le rockland B&B, avec vue sur l'ocean indien nous decidons de sejourner ici pour le reste du sejour :le centre de Capetown etant a 40 min en voiture . Nous partons a Cape point : epoustouflant !! y a pas de mot c'est magnifique malgré qu'on se soit fait piquer notre picnic par les babouins!!!!! Le cape de bonne esperance est magique aussi avec des sentiers de balades pour joindre les 2 cap .Pleins de vue sur les 2 oceans.Les routes qui longent les oceans sont magnifiques.
23/08 aujourd'hui boulder's beach pour voir la colonie de pinguins: vraiment marrant, ils sont tres nombreux et la plage est tres belle. L'apres midi on part pour le domaine de Groot constantia: visite des caves, degustation et visite de la proprièté: immense et tournée aussi vers le tourisme! (et puis déçu par les vins) on rentre a simon's town par la route qui longe l'ocean atlantique: c'est magnifique avec une belle vue sur Robben Island.
24/08 au programme visite de Capetown, le castle of good hope (pas mal), le musée du district 6 avec un guide qui habitait ce fameux quartier cosmopolite qui a été rasé (extrêmement intéressant le guide était passionnant et leur histoire pas vieille poignante), le quartier malais tres coloré, le musée de l'apartheid vraiment interessant et en fin de journée la colline de Signal hill avec une vue magnifique. Le soir nous allons faire un très bon "seafood restaurant" à Simon's town le "Black Marlin".
25/08 Ce matin visite des jardins de Kirstenbosh, 36 hectares de plantes, fleurs... une belle promenade dans ce magnifique jardin. Nous dejeunons au Waterfront avant de prendre la bateau pour Robben Island, l'ile prison de Mandela et bien d'autres prisonniers politiques. La visite est tres interessante et faite par un ancien detenu.
26/08 Derniere journée mais quel programme: ce matin nous partons (enfin!) en mer pour voir les baleines depuis Simon's town (en effet, depuis le début de notre arrivée à Cape town, il y avait trop de vent pour sortir): une douzaine de baleines vues dont 6 de tres tres pres !!! impressionnant, enorme, magnifiques .... pas de mots pour décrire à quel point cette rencontre est géniale. l'apres midi nous prenons le telepherique pour monter a Table mountain, la vue est impressionante, la monté et descente aussi!!! seulement 3min, la haut une belle ballade pour cloturer notre voyage car a 23h20 nous decollons pour la France ....
Et le retour est difficile ...
En bref un voyage pleins de constrastes tant au niveau humain qu'au niveau des paysages.
06/08 Apres 4 h de route nous arrivons a Graskop, avec un petit arret dejeuné a Sabie, nous avons reservez au Panorama restcamp pour 2 nuits, un lodge au borg des falaises avec une vue imprenable!! L'apres-midi, visite des mac mac falls et mac mac pools: un peu deçu des pools mais les falls sont magnifiques. La nuit tombe tres vite: 17h30
07/08 Levé 6h, un enorme petit dej chez Harry's pancakes (c'est vraiment trop trop bon !! Faut absolument qu'on trouve la recette) et nous voila partis pour le Blyde river canyon. Au programme: Berlin falls: sympa, Bourke's luck potoles: exeptionnel, Three rondavels: sublime, le + beau point de vue du blyde, Lisbon falls: sympa, et nous finissons la journée par Pilgrim's rest un petit village de chercheur d'or tres mignon mais un peu piege a tourisme.
08/08 Levé 5h30 et depart pour le Kruger!!! changement de paysage durant la route, beaucoup de villes et villages traversés, beaucoup d'enfants qui marchent le long de la route pour rejoindre l'ecole avec de grands sourires et pleins de mains qui se levent pour nous saluer. Il est 8h30, nous voila à la porte du Kruger:Orpen gate, on achete la Wild carte qui nous donne acces à tous les parcs nationaux pendant 1 an pour 1380 rands pour 2. Nous avons reservés 2 nuits a Oliphants et 1 nuits a Skukuza. A peine les 1er kilometres avalés dans le Kruger et deja les animaux!!!! girafes, phacochères, babouins, elephants, hippos, zèbres, buffles... on en prend plein les yeux, les paysages sont mangnifiques, c'est le dépaysement complet. Une étendue vaste d'herbes asséchées par le soleil et le manque d'eau qui varient entre l'herbe rase et les coins arborés et touffu. C'est assez étonnant loin des images du kenya ou tout simplement que nous pouvions nous en faire à travers les divers reportages TV. Oliphants est vraiment un camp superbe qui surplombe la riviere du meme nom ou les animaux viennent s'y desalterer. Ce soir on part avec les gardes pour un sunset drive: une ballade en 4*4 au coucher du soleil pendant 3h: nous avons pu voir une hyene, une genette, des zèbres, gnous, girafes... et surtout 4 superbes lionnes, un spectacle exeptionnel.
09/08 Levé 4h30 depart 5h 00 pour un morning drive avec le meme garde: nous avons pu voir des rhinos blancs (aux jumelles principalement car très loin) mais toujours pas de lions, léopard ou guepard... En fin d'apres midi nous prenons la voiture pour une petit escapade à la recherche de carnassiers!! Nos efforts sont récompensés: un lion allongé au bord de la rivière et un peu plus loin, un magnifique léopard qui se dirige aussi vers la rivière: impressionnant.Ca y est, on a le BIG FIVE !!!!
10/08 Depart pour Skukuza qui est proche de la Paul Kruger gate. En chemin toujours beaucoup d'animaux et surtout 2 rhinos en train de lutter à quelques mètres seulement de nous ! : impressionnant ! de magnifiques troupeaux d'elephants, des buffles... Par contre l'arrivée à Skukuza détonne ... ça fait un peu l'usine a comparer d' Oliphant, trop de monde et de bruits...
11/08 Levé 5h30 et depart pour le Swaziland et la Mliwane Wildlife sanctuary, avant de sortir du kruger nous apercevons 2 superbes lions!!! apres un passage par la frontiere (assez fastidieux ! ils sont pas bien pressés et il faut passé par 4 bureaux différents !) nous decouvrons un paysage de moyenne montagne et des villages assez (très) pauvres. c'est dur de quitter le Kruger et d'arrivée au Mliwane: ça fait un peu calme mais nous pouvons voir des crocodiles, beaucoup de zèbres, impalas, gnous... et surtout une tonne de phacochères ! on pars en vtt pour decouvrir ce parc et la joie de ne pas devoir etre cloitrer dans la voiture. ça fait du bien la liberté ! Le soir nous assistons à une danse en costumes traditionnels de Swazi.( à mourir de rire ! ils n'étaient pas bien sérieux et bien que ne comprenant pas le swazi on a bien compris que les collègues qui étaient assis étaient entrain de se moquer à haute voix ceux qui chantait (depuis un moment il faut le dire) histoire de les destabiliser.
12/08 Depart pour St lucie, changement de paysage radical (forêt tropicale, très vert et terriblement humide) et la vue de l'ocean indien est magnifique. On va sejourner 2 nuits au B&B Igwalagwala : tres sympa et confortable. Visite de Cape Vidal, l'ocean indien est magnifique, les plages aussi . On profite de l'ocean pour manger du poisson et des fruits de mer frais!
13/08 Visite du parc Hluhluwe - Umfolozi a 1h de St Lucie. Le parc est magnifique, vraiment different du Kruger (très vert et vallonés), on a pu voir des éléphants, rhinos, buffles, zèbres, giraphes, gnous, impalas... pas de carnassiers mais les paysages sont splendides. Un parc a recommender!!
14/08 Depart pour Durban 2h de route, on loge dans un backpacker bien sympa dans le quartier Borea. Premiere impression d'une ville aux maisons barricadées assez dur, nous partons à la visite de Durban et du marché indien de Victoria market ("grande expédition à pied" tout seul du bord de plage jusqu'au victoria street market qui n'était pas forcément une bonne idée ...): un grand sentiment d'insecurité dans cette ville meme sur le bord de l'ocean, nous decidons de n'y rester qu'une seule nuit. En fin de journée nous visitons l'aquarium qui vaut le detour.
15/08 Depart pour la Wildcoast, l'ancien Transkeï, et Port St John. Un poste de controle sanitaire filtre le traffic a l'ancien poste frontiere, a partir de la, le changement est radical, un paysage vert/jaune d'herbes rases et de moyenne montage avec beaucoup de maisons Xhosas, la route est "défoncée" (plein de potholes d'au moins 50/70 cm de diamètre et de 20 de profondeur de quoi y laisser la voiture !), les villages tres pauvres et surtout une legere pluie commence a tomber avec un peu de brouillard. 5h de route et nous voila a Port St John au bord de l'ocean, nous dormons a l'Island backpacker: a recommender aussi! Malheureusement il pleut des cordes donc pas de surfeur, et pas d'activités possibles. Nous faisons connaissance avec les proprios du backpacker et passons une excellente soirée mais au vue de la meteo nous ne resterons pas plus longtemps malheureusement car cela semblait être un endroit magnifique typé forêt amazonnienne au bord de l'océan...
16/08 Aujourd'hui c'est grosse journée voiture pour rejoindre Grahamstown, une ville etudiante completement differente de ce qu'on avait pu voir auparavant. On va dormir dans une ancienne prison reconvertie en backpacker.( pour les claustrophobes à éviter et très mauvaise nuit car on a eu des fans de métal qui ont eu la bonne idée de mettre du AC/DC à fond dans le bar du backpacker jusqu'à 2h du mat' !) ! On visite l'observatory museum ( possédant l'une des rares camera obscura qui existent au monde) ainsi que la ville, assez sympa.
17/08 Depart tôt pour Addo elephant park : parc splendide de part ses animaux et ses paysages verts. Enormenent d'elephants mais nous avons aussi croisés une tortue leopard, et 1 wildcat ! Ce soir on dors a Jeffrey's bay : le paradis des surfeurs a l'island vibe backpacker: a recommender au bord de l'ocean! Vue, logement et accueil super !
18/08 ce matin c'est balade sur la plage a cheval organisé par le backpacker. vraiment bien, beaucoup de galop sur la plage!!!!! l'apres midi shopping en ville chez les factory shop de quicksilver, billabong... et ballade sur la plage: un peu de repos qui nous fait grand bien!
19/08 Depart pour plettenberg bay mais a notre arrivée la pluie est la... on dors au nothando backpacker: tres bien! journée gachée par la pluie nous voulions aller voir les baleines... la meteo annonce beaucoup de pluie encore...
20/08 & Direction Swellendam ou nous retrouvons le soleil une petite ville etape au bord de la garden route avant la route des vins.
21/08 Nous voila sur la route des vins pour arriver a Franschoek et le Chamonix cottage. On visite le domaine "grande provence":exploitation impresionnante et vraiment tournée vers le tourisme et la visite.Nous vistons aussi le musée ainsi que la ville tres sympa et bardée d'influence française.
22/08 Direction le Cap, on passe a coté d'un immense townchip proche de l'aeroport... on a reserver 1 nuit a Simon's town pour visiter le Cap mais a la decouverte de notre maison, le rockland B&B, avec vue sur l'ocean indien nous decidons de sejourner ici pour le reste du sejour :le centre de Capetown etant a 40 min en voiture . Nous partons a Cape point : epoustouflant !! y a pas de mot c'est magnifique malgré qu'on se soit fait piquer notre picnic par les babouins!!!!! Le cape de bonne esperance est magique aussi avec des sentiers de balades pour joindre les 2 cap .Pleins de vue sur les 2 oceans.Les routes qui longent les oceans sont magnifiques.
23/08 aujourd'hui boulder's beach pour voir la colonie de pinguins: vraiment marrant, ils sont tres nombreux et la plage est tres belle. L'apres midi on part pour le domaine de Groot constantia: visite des caves, degustation et visite de la proprièté: immense et tournée aussi vers le tourisme! (et puis déçu par les vins) on rentre a simon's town par la route qui longe l'ocean atlantique: c'est magnifique avec une belle vue sur Robben Island.
24/08 au programme visite de Capetown, le castle of good hope (pas mal), le musée du district 6 avec un guide qui habitait ce fameux quartier cosmopolite qui a été rasé (extrêmement intéressant le guide était passionnant et leur histoire pas vieille poignante), le quartier malais tres coloré, le musée de l'apartheid vraiment interessant et en fin de journée la colline de Signal hill avec une vue magnifique. Le soir nous allons faire un très bon "seafood restaurant" à Simon's town le "Black Marlin".
25/08 Ce matin visite des jardins de Kirstenbosh, 36 hectares de plantes, fleurs... une belle promenade dans ce magnifique jardin. Nous dejeunons au Waterfront avant de prendre la bateau pour Robben Island, l'ile prison de Mandela et bien d'autres prisonniers politiques. La visite est tres interessante et faite par un ancien detenu.
26/08 Derniere journée mais quel programme: ce matin nous partons (enfin!) en mer pour voir les baleines depuis Simon's town (en effet, depuis le début de notre arrivée à Cape town, il y avait trop de vent pour sortir): une douzaine de baleines vues dont 6 de tres tres pres !!! impressionnant, enorme, magnifiques .... pas de mots pour décrire à quel point cette rencontre est géniale. l'apres midi nous prenons le telepherique pour monter a Table mountain, la vue est impressionante, la monté et descente aussi!!! seulement 3min, la haut une belle ballade pour cloturer notre voyage car a 23h20 nous decollons pour la France ....
Et le retour est difficile ...
En bref un voyage pleins de constrastes tant au niveau humain qu'au niveau des paysages.
Islande: traversée à pied par Sprengisandur English translation pending
Islande
01-22 Août 2005 Journal de Voyage Jour 1
Il est 1h30 du matin. Je viens d'arriver. Sous la tente dans le camping de Keflavik.
Le sourire est venu dès le décollage, sensation d’irrémédiable départ ; plus de place pour les doutes, il faut avancer maintenant…
A l’aéroport, il m’a suffi de demander à un mec qui avait une tête de local où se situait le camping pour qu’il me propose de m’emmener. Presque trop facile… Coup de chance où décidément je commence à avoir du flair ? :)
En tout cas, heureux que ce début de séjour soit si simple malgré un atterrissage en pleine nuit dans un pays dont je ne connais encore rien. (n'ayant pas souhaité emporter ou consulter de guide)
Si cela peut me permettre de garder mes forces pour la traversée.
Vais me coucher et tâcher de dormir vite, suis crevé et demain grosse journée (j’ai comme l’impression que je vais pouvoir redire ces mêmes mots chaque soir des 20 prochains jours :)…
Jour 2
Levé tôt ce matin, 6h je crois.
Réveillé par les hurlements d'un belge qui se fait bouffer par un ours. Je me lève en sursaut, tous les poils dressés d’effroi…
Ce n’est qu’au troisième cri que je comprends qu’il ne s’agit que d’une espèce de mouette ou de Goéland et que je me rassérène (je sais pas pourquoi l’histoire du belge et de l’ours… ça m’est venu comme ça).
C'est vrai que la mer n'est jamais très loin sur une île...
M’enfin, impossible de se rendormir.
Je marche donc jusqu’au village pour trouver de l’essence et de quoi petit déjeuner. Tout est fermé, j’apprend que c’est la fête de chsais pas quoi et comprend mieux la présence d’un jeune ivre mort près d’un bar et d’autres au volant de bagnoles qui font des aller-retour dans la grande rue…. Trouve un 24/7 cher à mourir, m’enfin, mon café n’a pas de prix…
Retour au camp, droppé par une bagnole. Ptit dèj, départ.
Droppé en stop à 40 kil. de Rek, j'écris ces lignes en attendant la prochaine bagnole. Il se met à venter…. Et à pleuvoir.
Un mec m’a pris après 2 min sous la pluie. Le temps d’un détour par Reykjavik pour acheter une carte plus précise du centre de l’île, me rvoilà sur le bord de la route vers l’est.
Suis passé le long d’un cimetière. Des arbres sont plantés sur les tombes. Islande, pays où les hommes font pousser les arbres. J’aime cette façon de se rendre à la nature après être parti. Surtout dans un pays ou la végétation est si rare.
Le stop, ça marche pas à tous les coups…. Après avoir glandé une heure sur le bord de l’autoroute à attendre une hypothétique âme charitable, on se pose toujours un tas de questions. Est-ce que c’est parce que j’ai une sale gueule? mon sac est trop gros? je suis fringué trop moche? le spot est pas bon? les gens sont cons ? Alors qu’on lève le pouce pour demander grâce, les voitures vous condamnent au rythme de 1 à la seconde. Certains passent sans vous jeter un regard (les meilleurs), d’autres se marrent, abhorrent un grand sourire rigolard, ou encore restent bouche bée et yeux écarquillés en vous suivant d’un régulier mouvement du cou. On croit être devenu quelque bête fantastique, parée à sauter les cercles enflammés dans la prochaine tournée Pinder, sur d’obtenir au moins un égal succès !
Jusqu’au bruit insolite de moteur qui ralentit, on tourne la tête, sans trop y croire. Une voiture est là! Mon cœur s’emballe, je n’y crois pas. Un rapide bonjour et je m’assoit. Sur fond de sourire, avec un simple merci, tous mes malheurs s’effacent, l’humanité est pardonnée ; ne subsiste que le plaisir de poursuivre sa trace.
Jour 3
Rien écrit ce soir là dans mon journal, je me suis consacré à des lettres. Résumé de mémoire : départ de Selfoss (une petite ville (pléonasme Islandais ;) de la côte sud) tôt le matin, direction la F26, qui commence plus loin qu’escompté. Un premier mec me prend, et m’offre café et croque monsieur dans une auberge 3 Km avant d’arriver. C’est une première dans ma carrière d’auto-stoppeur, et je commence à les aimer ces Islandais. Puis 2 h de marche dans la campagne et ravitaillement dans une station service (la nana, plutôt jolie d’ailleurs, qui me couvait d’un œil aguicheur jusqu’ici, tire une tronche incroyable quand elle voit mes achats : C’est vrai que 500 g de beurre, un pot de mayonnaise, du salami et du pain c’est pas très sexy. Mais j’ai besoin de calories moi !)
Bref, je décide de continuer en caisse pour remonter encore un peu plus vers le désert : la route goudronnée est plus longue que prévue et la zone plus ou moins habitée qui va avec.
Je demande à chaque voiture qui s'arrete et va dans la bonne direction de m'avancer. Ce sera deux suisses, la quarantaine, qui me font monter. Ils reviennent en Islande après leur premier trip là bas il y a 20 ans. Ils ont l’air de l’avoir traversée dans tous les sens à pied les gars. C’est les premières personnes à qui je dis ce que je compte faire et qui ne tombent pas de leur siège en me demandant si je suis fou. Je commence à peine à y croire moi-même j’avoue… Bref je leur parle de ce que je veux faire, ils me filent quelques tuyaux, des encouragements et me droppent dans le dernier bâtiment avant le désert « Hrauneyar ». Une espèce d’hotel-cabine polaire pour touristes en goguette.
Pas mécontent de me faire une vraie nuit avant le grand départ.
Jour 4
Première journée de marche. De l’hôtel attrape touristes (miteux et cher) aux rives du lac Poristvatn (le plus grand d’Islande). Environ 25 bornes. Le soleil du matin est vite remplacé par de la pluie, puis de la grêle. Le vent se lève. Ca va durer toute l’après midi. J’ai eu le droit à la panoplie complète je crois. Franchement, c’est dur. Ca ne s’arrête jamais de tomber et je suis humide de la tête aux pieds. En plus mon poncho s’est fendu en 2 au premier gros coup de vent.
Je suis fracassé : mal aux bras, aux épaules, aux pieds et à la tête… J’ai du porter mon sac de ravitaillement quasiment toute la journée avant de croiser un 4x4 qui s’arrête devant mes gesticulations (en poncho sous la grêle au milieu de nulle part je devais être assez effrayant faut dire…). Ils ont l’air cool et de toutes façons j’ai pas le choix, je dois leur faire confiance pour le laisser à Nyidalur (un refuge au centre de l’île) ou j’arriverai dans 4 jours… Logistique à l’arrache mais efficace : ça me coûtera pas un sou et je me déleste de 4 kg de bouffe !
Monté la tente sur la rive Ouest du lac, sur une plage de sable noir, c’est très beau. J’en profiterai peut être un peu plus demain s’il s’arrête de pleuvoir. Atelier bricolage-élasto pour le poncho ce soir. (en temps normal je l’aurais jeté en maudissant la terre entière, mais bon.. pas le choix.) Je n’ai qu’une ampoule, c’est fête ! Encore ce bon vieux petit doigt que je vais finir par amputer (à la grande horreur de Franz :).
J’espère réussir à tenir le rythme demain, après une nuit pas facile. Pis surtout, ça sera mon premier jour de complète solitude. Pourvu que le temps soit sympa.
Jour 5
2 ème jour. J’ai vu pas mal de 4x4, mais peu de visages, à la rigueur c’est aussi bien comme ça. Marché 20 Km vol d’oiseau ; je compte 25-30 en tracé. Moitié en hors piste. Le hors piste c’est vraiment plus fort, mais beaucoup moins rapide (faut dire que je n’ai pas encore trop l’habitude des reliefs et anticipe mal les difficultés) Pour le moment, je préfère alterner les 2. Soleil à partir du moment ou j’ai commencé à marcher jusqu’à mon arrivée ! mais vent de face violent... Heureux d'avoir atteint l’objectif que je m’étais fixé, même un peu plus : en arrivant près de la rivière que je visais, je l’ai trouvée de ce bleu laiteux des films d’horreur, et ai dû marcher 2 Km de plus pour trouver un champ de ruisseaux potables. Voilà comment on apprend qu’il faut toujours regarder d’où vient la rivière sur la carte ; pour savoir si elle est glacière ou non. Ai réalisé en marchant que je n’avais apporté rien de sucré (chocolat, gâteaux..) ; ça commençait à tourner à l’obsession jusqu’à ce que je me fasse une tartine au sucre en poudre. Eh bien ça m’a passé toute envie de chocolat ! Comme quoi, il en faut peu pour être heureux. Ce soir sous la tente, 2ème séance de chirurgie à l’opinel. L’avantage par rapport à l’aiguille, c’est que tu fends la gueule de l’ampoule en 2, comme ça, aucun risque de repousse ! Ce qui est bon avec l’opinel, c’est sa polyvalence. C’est amusant de voir comme on pense à certaines personnes et pas à d’autres, à certaines choses et pas à d’autres. Je réalise ce à quoi je tiens vraiment et à l’inverse, les choses auxquelles j’accorde de l’importance au quotidien dont ici, dénué de tout intérêt ou obligation sociale, je n’ai rien à foutre. La liberté permet de se recentrer sur l’essentiel. PS : mon surpantalon à 80 € s’est tout crashé d’en bas, je vais improviser une réparation fil à coudre élasto. M’enfin, suis un peu vénèr quand même. Je sais que si je vais "Les" voir et me plaindre, ils me sortiront « eh bien c’est normal jeune imbécile, fallait prendre celui avec les renforts en Cordura à 200 € » … Bande d’enculés… La prochaine fois, je prends un décathlon, comme ça, si je me fais niquer, au moins je l’aurais voulu.
Jour 6
3 ème jour de marche
J’en ai chié… Le matin, je me réveille avec la jambe droite toute raide, il va décidément falloir que je me mette aux étirements. 25 Km en ligne droite GPS, je compte 30-35 en tout. Heureusement, pas de pluie, je sais pas comment j’aurais fait sinon. Par contre, peu de soleil (seulement à partir de 16h) et gros vent du Nord, un vent froid. Dès que je m’arrête pour manger/récupérer, j’ai froid. Condamné à marcher. Le glacier Hofsjökull que je découvrais hier se montre en entier. Impressionnant… Vraiment beau, je suis face à deux coulées secondaires le matin puis au massif montagneux du sud-est le soir. C’est vraiment une belle bête, faudra décidément que je grimpe dessus un de ces 4. A l’ouest, le Sydri Haganga reluit, il a une base dorée très stylée, mais surtout, il jaillit de nulle part, au milieu de la plaine. Je marche encore sur des collines, tantôt sableuses, tantôt rocailleuses. Certaines ou les pierres plates forment comme un puzzle, d’autres faites de gravillons sur du sable moelleux qui s’enfonce de 5 cm quand tu marches dessus. Premier gué, rien de bien méchant ; de l’eau jusqu’au genoux. Une voiture arrêtée à côté me regarde passer. J’ai envie de leur jeter des pierres. Marre d’être un animal de cirque… Si la piste n’était ouverte qu’aux marcheurs, y’aurait surement moins de trous du cul dessus… De mecs qui te doublent à toute berzingue en t’envoyant cailloux et sable dans la gueule…heureusement pas tous.
Croisé 2 cyclistes arrêtés pour réparer un truc. Tentative de conversation. Ils lâchent pas un mot ou presque… Je n'insiste pas et me casse.
Ce soir, je suis posé dans un coin très beau : une rivière jaillit de la roche juste à côté et saute en cascade dans un escalier de pierre. Le tout entouré de fleurs roses violettes. Ca m’a réconcilié avec le trip après une journée aussi dure. Les épaules en bouillie, je m’offre un doliprane en arrivant. Un autre avant de me coucher et hop ! J’espère trouver un sommeil de brute, car depuis 3 jours je dors haché par séance de 1h30. Ca commence à me gaver. PS : Commence à avoir une bonne maîtrise de toutes les techniques de pourri pour pas se bouger une fois installé : faire à bouffer de son sac de couchage, aller pisser sans remettre ses pompes ni sortir de sa tente. Très utile tout ça l’air de rien…
Jour 7
4 ème jour de marche
Soleil radieux et ciel méga bleu ce matin. C’est la douce odeur de café qui me réveille pour de bon. Je vais me laver à la source. Puis quelques étirements, désormais quotidiens. C’est parti ! Le GPS m’indique 22.8 km et je me dis « facile, je vais te faire ça en 2/2 ». Donc je pars plus tard et flâne un peu le matin ; je ne sais pas encore que je suis parti pour 8 h de marche et sans doute la journée la plus rude de ces 4 derniers jours. Je me ballade pas mal en hors piste pour couper les détours de la F26. Découverte d’un nouveau type de terrain : la rocaille de taille moyenne, irrégulière et tranchante sur laquelle on risque de se péter les chevilles à chaque pas. Dur dur. Au loin au Nord Est, je découvre le Tugnarsfelljökull au pied duquel je dors ce soir. Il fait joliment face au Hofsjökull qui me découvre toujours de nouvelles faces. Passé aucune rivière alors que 4 sont indiquées sur la carte. L’été doit être sec. Heureusement j’ai emmené 1l 5 d’eau en partant. Je ne les regrette pas car je suis à sec 1 h avant d’arriver. Ah oui, temps sec et soleil, peu de vent, j’ai choppé un vilain coup de soleil dans le cou et à l’oreille droite. (Eh oui, je marche nord-est donc le soleil me tape toute la journée sur la moitié droite de la tronche… à ce rythme je vais être double face…) Sinon, la lentille photosensible de mon appareil photo a pété… fuck… je dois prendre désormais les photos au jugé, selon les indications de lumière qu’il me donnait les premiers jours… j’espère que ça va pas toutes me les foirer, ça serait moche.. Arrivé au refuge, ravagé… Un groupe de français qui ont pris le même avion que moi est là pour la nuit. Sont sympas. Je reste discuter un peu avec eux. Suis content de parler après ces 4 jours de mutisme. Séance de yoga improvisée, c’est fou comme ça détend les muscles, je n’ai presque plus mal aux jambes et aux épaules, et je préfère ça à bouffer des Doliprane !
Il est tard, suis crevé… Vais me coucher et demander aux touristes de poster 2 lettres pour moi.
Jour 8
Repos au refuge.
Il fait un temps de merde. Pluie et vent. Je viens de me décider sur la 2 ème partie du trajet. Ce sera F26 encore une journée puis bifurcation à l'Ouest vers Laugafell et ses sources chaudes. Ensuite je verrai. Prévoir 2-3 jours à l'avance, c'est déjà pas mal.
Finalement je lâche l'est pour cause de manque de rivières et de refuges : aucune envie de crever de soif là dedans et de me rouler par terre pour quémander de l'eau à un gros 4x4.
Pis je pourrai me laver gratos, enfin, ça commence à être relou de se faire rincer dans ces refuges : entre l'emplacement pour la tente, sans aucun aménagement, et 300 Kr. en bonus pour la douche, ça me gave velu.
Surtout, je ne vais pas pouvoir me ravitailler comme prévu: y'a kedal à acheter ici. Juste du miel et du sel laissés par des gens avant. C'est déjà ça, mais je me tâte grave à endormir le pot de peanut butter repéré sur une étagère en haut. Ca doit être aux gardiennes. Si je le sens, je demanderai... Sinon je décline toute responsabilité quand à mon comportement :p Merde quoi! Marre de bouffer des plats lyo spécial vomi et du beurre! Pis je deviens sauvage à force d'en chier ;) Pis faut bien être vil et méchant de temps en temps non? Marre d'être sympa et de sourire tt le temps. Ce doit être ce temps pourri et cette tablée d'Allemands qui se bourrent le bide de fromage à côté de moi qui me rendent mauvais. Vrai de vrai, mon rizotto de beef lyophilisé passe mal; je bave; revenu au stade primaire de bon vieux clebs à Pavlov... Pour peu, je les mordrais! Faut que je me casse, c'est trop dur à supporter! Je vais dans la cuisine... les gardiennes se font des oeufs au plat avec du pain grillé et du frometon! … Je tourne de l'oeil!
Décidément il est temps de reprendre la route.
Jour 9
Levé tard, parti tard...
Aujourd'hui c'est à la cool: 20 ptits kil seulement. Seule difficulté, 2 gués qui se révèlent plus revigorants qu'autre chose. J'avance Nord Nord-Ouest et, enfin, le soleil vient me réchauffer la joue gauche! J'en frémis de plaisir! Jour d'adieu à la F26, j'apprend que j'ai fait 125 kilomètres depuis le départ. L'air de rien, ça me fait bizarre : c'est tellement kedal 125 km... je me sens tout petit... Au moment ou je me fais une pause au pied des panneaux indicateurs, une range rover s'arrête, un mec, avec femme et enfants, sort la tête et me dit en anglais avec un fort accent ricain: ça va ? Ouais, très bien (avec le sourire) Mais dis moi... t'es venu ici.... à pied? Ben ouais (en lui montrant mon sac) Tout seul? Ouais
2 secondes de silence et tu viens d'ou comme ça ?
Je lui montre le panneau qui indique Hrauneyar. ben, de là. 125 Km au Sud. Combien de temps que tu marches? 5 jours. Le mec hoche la tête, puis lève le pouce et me fait "Good Job!" Je me marre et lui dit merci. Il se casse. Sur c'est un ricain. Y'a qu'eux pour dire un truc pareil genre "Good Job" Ca veut tout dire ça : "bien joué", "continue comme ça". Ca fait plaisir en tt cas. Le mec il tortille pas du cul pour te complimenter comme le ferait un schleu ou te regarde pas avec des yeux exorbités en se demandant si t'es fêlé comme le ferait un Français. Y'a pas à chier, ces mecs ils ont quand même des bons côtés. C'est ptêt pas des vedettes en philosophie mais ils attendent pas l'accord syndical pour faire des choses. Veni Vidi Vici; vive l'Amérique! J'aime ce pays quand je croise des mecs comme ça.
Sinon, j'ai croisé mon premier marcheur, un Allemand, environ mon âge. Il traîne une carriole qu'il a faite lui même et fait une traversée Ouest-Est. Là il part vers Askja. Balèze le dude. On reste 5 min à se raconter nos chemins. C'est sympa de croiser quelqu'un dans le même trip. Pis lui l'est plutôt cool...
Bref une journée de bonnes rencontres, et ça rend ce retour à la marche solitaire moins difficile. Demain, Laugafell et ses bains chauds, je vais enfin arrêter de puer et pouvoir laver mes chaussettes! Yahoo, ça va groover je sens !
Jour 10
Arrivée à Laugafell. Passé une nuit de merde, pluie, vent, froid. Malgré mon poncho dans le sac et ma polaire, je me suis pelé. Confort -8°... mon cul gelé témoigne que à peine à 0° déjà la misère. Je suis un peu vénèr d'avoir passé une nuit aussi pourrite, m'enfin, quand je me lève, il ne pleut plus, c'est déjà ça. Vent Sud Est, nuages. Le soleil apparaît vers 3-4 heures. Tout en hors piste aujourd'hui. Très très sympa, vu plein d'oies grises s'envoler à mon approche pis aussi plein de ptites sources. C'était une belle tranche d'Islande. Quelques passages de rivière difficiles, peu profondes, mais avec des sortes de sables mouvants par endroits. Et surtout très encaissées. Descendre puis remonter 5-10 m c'est raide avec le sac à dos. C'est au tour de mes piolets de décrocher, les pointes tungstène de mes 2 ont disparu; suis sur l'alu... On verra ske ça donne sur les 100 km qu'il me reste. Vraiment, le matos, si tu prends pas le must, t'as 9 chances sur 10 de te taper un truc de touriste... Fuck off.
Arrivé à Laugafell donc, bassin d'eau chaude naturelle, Yahoo! Je me sens propre! Mêmes les chiottes sont à l'eau chaude, eh ben, aussi salace que ça paraisse, je me permets de dire que les ptites vapeurs chaudes ça fait frémir les poils de fesse de façon pas désagréable quand il fait froid dehors ! Pu récupérer de l'essence, des Français sympa m'en ont filé, j'étais vraiment à bout là. Le mec me dit qu'il a fait la Norvège Sud-Nord à pied quand il était étudiant (il doit avoir dans les 40 ans); tain, c velu quand même. Ca fait relativiser l'importance du matos vs. La détermination qui reste toujours le seul vrai moteur... La gardienne est très sympa, elle va me dépanner du pain, et même me filer des espèces de Wasa qui feront parfaitement l'affaire pour ingurgiter mes 150g de beurre quotidiens. Bref, que du bon. Demain je vais essayer d'approcher au plus près le Hofsjökull. Dois partir tôt si je veux me taper sans problème les 15 km off road pour l'atteindre et avoir un peu de temps sur place.
Jour 11
Me suis levé trop tard pour entreprendre quoi que ce soit (environ 9h30). Dfacon il fait pas très beau, et je vais mettre à profit cette journée pour me reposer. Vais glander dans la piscine. Rencontre une américaine avec ses 2 enfants et son amie Islandaise. Bref, on sympathise et elles m'invitent à prendre une part de gâteau au chocolat dans leur maison (le refuge comporte 3 petites maisons en plus du campsite). La petite a mal à la gorge, je leur ramène de quoi faire du thé au miel et une aspirine. Rien que le fait qu'on s'occupe d'elle la remet sur pied :) Je parle avec l'américaine, de marche de voyages, de Paris. Pis elle en vient à me dire que le vrai problème des gens, c'est qu'ils ont peur. On leur fait tellement croire que sans tout le matos ultra high tech et cher ils vont mourir (histoire de bien faire consommer) qu'au final, ils ne font rien. Assez pertinent je trouve comme raisonnement. L'aventure devient un luxe hors de prix :)! Paradoxal non? A force de faire peur aux gens, on les tétanise, les maintient dans leur non-existence. On nous maintient dans LA voie. Mais qui est alors ce ON? Ou te caches tu enfoiré de Big Brother? Intouchable car impalpable, je crains que tu ne sois que la création collective d'une société impersonnelle.
Jour 12
Grosse journée. Levé 7h, parti 8h après un café et un rapide lavage de tronche. A nous 2 Hofsjökull! A mesure que j'approche, l'énorme masse qui semble toujours à portée de main se dérobe. Le terrain devient plus difficile, il fait chaud et nuageux. Midi, enfin, je suis au pied de la bête, la grimpette s'annonce périlleuse, mais je VEUX toucher la glace! 20 min de crapahutage et je finis par suivre le cours d'un torrent d'eau complètement blanche et opaque. D'un seul coup, alors que mon paysage était borné à 3 m par des dunes de sable et de cailloux, je tombe sur un petit lac dans lequel vient se perdre un bout du glacier. Reste scotché. C'est vraiment beau. La montagne de glace qui tombe dans le lac blanc. Après avoir contourné le lac, je touche enfin le glacier. Tain, je suis pas venu pour rien décidément, c'est vraiment magnifique. Ca craque, roule et ruisselle de partout. Etre probablement le seul connard à n’avoir jamais posé les yeux là dessus, c'est grisant.
Mais il faut déjà repartir, le retour va être long. Le temps s'améliore, je bourre comme un âne. Arrivé à la rivière glacière (environ 3km du refuge) vers 3h, je me prends une heure de pause au bord d'une petite source chaude. Raaagh, c'est beau l'Islande dans ces moments là. Quand euphorie et plénitude se partagent tout l'espace de mon ptit cerveau. Je me couche fracassé mais heureux.
Jour 13
Couché fracassé, j'ai dormi jusqu'à 9h. Tellement traîné que je ne décolle pour de bon qu'à 11h30. La gardienne, décidément cool, me file son n° et me demande de lui confirmer que tout va bien en arrivant à Akureyi. Ca fait plaisir les gens comme ça.
Je commence à marcher. Je sais pas si c'est le temps froid et nuageux ou l'approche de la fin du trip, ou la fatigue, mais je suis pas dans le mood. Ptêt trop d'émotions jusqu'ici, j'ai besoin de faire ma descente, mon ptit spleen. Dur de marcher en tous cas. Un deuxième gué non indiqué sur la carte m'énerve, je veux le passer à la roots, et me retrouve dans la flotte jusqu'au genoux à cause d'une putain de pierre instable. Fuck. Pompes trempées. Sur les 4 kil qui suivent, je dois m'arrêter tous les 500 m pour essorer mes chaussettes. M'enfin, au moins, je sais contre quoi cristalliser ma mauvaise humeur. Bref, je sens que j'atteindrai jamais le refuge choisi. Y'en a un 8-10 kil plus près, je décide donc de m'arrêter là. Je tourne dans le coin pendant une heure pour le trouver (il est sensé être à 2 km de la piste), mais le temps est beaucoup trop brumeux et je n'y vois rien. Et là je croise un Hollandais que j'ai déjà vu à Nyidalur puis à Laugafell. Il s'est justement installé dans la cabane et question et se propose de m'y guider. Ca le fait, dans la cahute y'a des pieux et des couvertures! Je sens que je vais passer la meilleure nuit du séjour et pour gratos! Je retiens: next time je me fais la tournée des huttes de berger!
Le hollandais est assez spé mais cool. Dans les 45 ans, musicien de ske je comprends. Ici à pied aussi, il fait du stop et prend le bus sur les longues distances. On dîne ensemble, pis je lui paye le thé. L'a l'air content d'avoir de la compagnie, on discute le bout de gras mais je vais vite me pieuter. Il est déjà 8h et je suis fracassmoute. Pis demain, je dois me lever tôt. Pis chsais pas, suis un peu mal à l'aise. Ptêt la différence d'âge. Ptet trop longtemps de solitude ma déshabitué de la compagnie. Bref, je me pieute dans la seconde pièce de la bicoque...
Il me reste plus d'une semaine et après demain, je suis à Akureyi. Ptêt même demain; on verra. Je sais pas trop encore mais j'hésite à faire un bout de chemin en caisse si y'en a une qui passe demain (croisé aucune aujourd'hui) J'ai pris du retard sur mon programme et ne pense pas pouvoir passer par le chemin prévu. En tt cas, ça me fait bizarre d'arriver; c'est passé si vite ! 10 jours au lieu des 20 prévus. Va falloir trouver à s'occuper le temps restant: ptêt un trip vers Myvatn le temps de 2 ou 3 jours. On verra. J'avoue être un peu désorienté. Maintenant que je touche au but, je ne sais que faire après. Pis tt le monde me manque, famille, Margaux et amis.
La nuit porte conseil. Ptêt je serai regonflé demain et motivé pour finir jusqu'à la 1 à pied. C'est vrai que ce serait beau. Ca fait 10 jours que j'ai pas posé le cul dans une caisse, faudrait finir comme ça.
Jour 14
Réveillé à 6h30. (hier couché tôt) Le temps de m’habiller, ranger mes affaires, faire ma petite séance d’étirements, il est 7h30 et je vais à la grange faire chauffer de l’eau pour le café. (ouais, on fait la bouffe dans la grange, paske le réchaud à essence dans une maisonnette en préfabriqué de 8 m2 c moyen…) Et là, je tombe sur le Hollandais en slip (et pompes de marche) en train de faire des abdos ! Il doit faire un petit 2-4 ° bien humide. Flegmatique, je me pose dans un coin assez éloigné (y’a de la place) et fais mon ptit business.
C’est là qu’après avoir fini sa série d’abdos, il se lance dans une série de tractions, contre le mur, à 5 m de moi. Et je peux alors observer à loisir le slip le plus immonde que j’ai jamais vu de toute ma vie. Sa couleur se nuance du beige au noir, on croirait vraiment qu’il s’est fait dessus, d’autant plus que ça pendouille ; mais non, impossible, vu la taille des trous que j’observe, ça se serait échappé ! Je me demande sérieusement comment c’est possible de s’atomiser le bénouze à ce point… C’est pas humain !
Bref, je reste là, bouche bée à ne pouvoir m’empêcher de le regarder, jusqu’au moment ou il sort de la grange pour se rhabiller à la bicoque -je pense-.
Je finis de faire bouillir l’eau et retourne à la baraque boire mon chti café et me remettre de toutes ces émotions. A peine sorti, j’aperçois à 50 m, dans la brume, mon Hollandais ; je mets 5 sec à réaliser qu’il est tout nu en train de courir dans la lande !! L’image a un côté assez féerique je dois avouer. Ce coup-ci, je craque, et me plie en 2 de rire. « I make my drying tour » qu’il me dit en passant à côté. J’ai rarement vu un truc aussi marrant, et continue à péter de rire pendant le ¼ d’heure que je passe à ptit déjeuner dans la cahute.
M’enfin, il est temps de partir et je ne m’attarde pas trop. Café avalé, je dis au revoir à mon Dutch man (qui s’est rhabillé entre temps) et m’en vais retrouver la piste. 800 m jusqu’au chemin m’indique le GPS, mais c’est sans compter une brume à couper au couteau, l’impossibilité de se référer à un quelconque point de mire, et un marais qui m’empêche de marcher droit pendant plus de trois mètres. Après le désert et les rivières, voici un nouveau tableau de l’Islande fort sympathique… Grosse lutte pour rejoindre la terre ferme; enfoncé jusqu’à mi-mollet dans la flotte vaseuse et les ajoncs. Je croise plein de ptits canards, et me sens pas vraiment à ma place. J’ai qu’une trouille, c’est de traverser la couche d’herbes et de mousses flottantes et de me retrouver dedans jusqu’à la taille, auquel cas, je ne suis pas sur de pouvoir en sortir. Fuck again. Une fois arrivé sur le dur, c’est encore 5 km à m’essorer les chaussettes tous les ¼ d’heure. Heureusement, le prochain refuge s’atteint par un chemin plus classique (désert rocailleux). Il est situé dans une faille super encaissée, et quand j’arrive en haut, je reste pas mal estomaqué du point de vue. Une petite rivière zigzague dans le fond, les coteaux sont verts pétant jusqu’à mi-hauteur, puis noirs. Pis ma ptite bicoque dans le fond ! C’est une grange avec une partie vaguement aménagée. Mais y’a une lampe à gaz et des matelas ! Je me pose ; il est 14h. J’aurais le temps de continuer encore une dizaine de kil, mais je pense que je vais dormir ici. L’air de rien, c’est probablement la dernière étape de mon trip… J’ai besoin de décompresser par paliers. De dormir un bon coup. De glander au bord de la rivière. Demain, route, et probablement Akureyi.
Jour 15
Réveil 7h. Fuck, il pleut. Préfère me rendormir. 8h30, ça a l’air mieux. Gros café et on lève le camp après avoir tout remis à sa place. J’hésitais à finir le long de la rivière, m’enfin, c’est salement escarpé et j’ai pas envie de jouer à faire de la descente en eaux vives involontaire… Donc retour sur la piste ; motivé pour bien avancer aujourd’hui et finir sur une bonne perf. Temps moche, brouillard, bruine, vent. Pourtant quand ça se découvre ; le panorama est splendide ; on longe une faille très profonde dans laquelle tombent plein de rivières. Ca gronde, c’est impressionnant. Marche, et marche encore. Finis mon pain et mon miel : décidément faut que je me ravitaille d’ici demain. Ne bouffe pratiquement rien de la journée, pas le temps ni l’essence pour me faire un lyo, plein le cul des Wasa au beurre.
Vers 15 h 30 ; premières constructions, des granges, inhabitées.
16h, fracassé (Ca fait + ou – 7 h que je marche par ce temps de chiotte). Arrive vers une première ferme qui semble habitée. Bien décidé à demander l’hospitalité pour la nuit. Au moment où j’entame le chemin qui y mène, un 4x4 passe sur la piste (le 2 ème de la journée). Je m’arrête, il s’arrête aussi. Le passager ouvre sa porte, après 2 mots d’anglais je comprends qu’il est Français ;) C’est un couple, ils sont complètement paumés (Partis de Laugafell, ils voulaient aller vers le sud !) Je me fous de leur gueule, mais reste poli et leur demande de me dropper plus au Nord, au village le plus proche. (et leur indique le meilleur chemin pour aller à Geysir) Pose mon cul dans la caisse. Ca fait bizarre. Après 3 min, on retombe sur du goudron, tain, j’y étais, aucun regret, j’aurais pas tenu à pied sur du dur. Ils me droppent 25 kil plus haut, sur la 1. Te rvoilà toi, je t’ai quitté il y a maintenant 12 jours et 10 jours de marche. Hell… j’en ai chié ; mais c’était bon.
Je réalise pas tout à fait que c’est fini ; enfin, si, ça me fait très bizarre de voir toutes ces voitures. Marche 1 kil. Village. Info Touriste ! Me trouve une piaule pour la nuit puis vais faire des courses. Tombe à la renverse devant toute cette bouffe. Tous ces gens. Pincement au cœur, j’étais bien dans mon désert.
Me vois dans une glace arrivé à la guest house. J’ai du perdre au moins 5-6 kilos. Suis tout sec…
Suis fracassé. Besoin de dormir. Suis pas en état d’écrire. Appelle la famille pour dire que tout va bien, je ne les joins pas. Je sens que je vais pleurer ce soir dans mon lit. Suis bien trop calme, c’est pas normal. A demain.
Jour 16
Levé tôt. La nana de l’info touriste, une jeune, m’a proposé de faire un tour de rafting avec ses potes mercredi, ça me botte, ça a l’air d’être du velu. Pis elle m’a promis une « Icelandic party » après, donc je peux pas refuser. Brefle, si je veux aller à Myvatn et avoir du temps pour me balader un peu puis revenir d’ici mercredi matin (après demain), j’ai pas une minute à perdre. (y’a environ 200km de route pour aller là bas) C'est cool la nana me propose de faire un petit sac de trucs que je veux pas emporter et de le laisser à l'Info Touriste.
J'aborde le conducteur de la première bagnole qui se trouve à la pompe à essence d'à côté et il me remplit mon bidon.
J'arrive à joindre personne au téléphone. Hell, ça me fout les boules...
Me pose sur la 1 le pouce au garde à vous. Il est 11h30. Y'a pas des masses de trafic. 11h45 (!?!) une bagnole me prend. C'est une famille d'allemands. Très cool. Ils vont à Myvatn; (ça tombe bien) et font une pause à Akureyi (ça tombe encore mieux ! Faut que je prenne mon billet d'avion retour) Bref, ça groove ! 2h de route, 1h de pause déjeuner à Akureyi et ½ heure à Godafoss. (Une chute d'eau assez stylée); et me voilà rendu à Myvatn.
Ai enfin Margaux au tel, ça me refile le sourire.
Me trouve un coin de renard ou planter ma tente. (à 500 m du camping officiel) Marre de raquer 10€ pour dormir sur du gazon pelé, au milieu d'une horde de touristes braillards... Et si c'est pour chier dans une baraque, je fais aussi bien dehors!
Bouffe de goret au programme: sandwich salami-gouda-beurre-pain. –proportions: 4 x quarts- Même une truie en chopperait une indigestion... M'enfin là, je me reconnais à peine dans une glace donc faut que je me reprenne en main. Je vais ensuite me faire un thé en haut d'une colline qui donne sur le lac; face au soleil couchant. Ca le fait.
Jour 17
Mal dormi. Réveillé dans la nuit par une tenace odeur d'oeuf pourri. Me demande si je me suis pas posé à proximité de l'épandage de la fosse sceptique du camping (y viendraient me faire ch** jusque la??)... Pis je reconnais l'odeur des eaux chaudes volcaniques sulfureuses. Le vent souffle dans le mauvais sens et renvoie toutes le fumerolles sur les bords du lac. Il pleut toute la nuit; et le matin... puis l'après midi. Je me motive quand même pour aller me balader et escalader une montagne à proximité. Vent violent; encore cette odeur fétide... Grimpe en haut de ma montagne, sympa, d'en haut il doit y avoir une vue superbe par beau temps. Là grosses rafales (dans les 100 km/h), je vois les nuages courir autour de moi. C'est joli anyway. Redescend, retourne à l'espèce de restaurant ou j'ai laissé mon sac. Veut me payer un thé, c'est 150 Kr. J'ai que 125... Demande alors avec le sourire combien pour un verre d'eau chaude "same" que me répond la nana... aimable en +... Me pose dans un coin pour sécher 2 sec. Tente misérablement de sortir mon peanut pour me coller une tartine ultra calorique dans le bide. L'autre rapplique en 2/2 et lâche en série de pets, de sa bouche pincée : "that – not –here" Tain, j'ai plus envie de rigoler. Après 4 h dans le vent et la pluie j'ai besoin d'un remontant, pas qu'on me fasse chier!
Sors... Pluie... Ah tiens, ça pue plus... Yahoo...
Lève le pouce, je veux me casser au plus vite... ½ heure et une première caisse me fait faire 5 kil. C'est 2 serveuses dans une guest house, elles m'offrent le thé une fois arrivés. (je l'ai eu finalement cui là :) Repars après ½ heure. La 3 ème caisse qui passe me prend. Une grosse Nissan 4/4 avec des roues de la mort! Ma première! Une nana Islandaise, cool, va à l'Ouest, peut me dropper à destination. Enfin du bon dans cette journée à chier. On tape la discute; de tout et de rien, j'en apprend un peu plus sur l'économie Islandaise et les bons coins ou se balader. (elle pratique bcp la marche). 2-3 h de route instructives. Je repars avec plein de bons plans pour de futurs trips en Islande. Camping. Pluie... Bouffe de cochonnou one again. Flemme d'aller me doucher, je suis tout humide. Vais dodo dans mes fringues mouillées. Suis bien crevasse. Il est déjà 9h l'air de rien.
Jour 18
Me réveille avec le soleil. 8h. Tain, le salaud on peut dire qu’il s’est fait désirer. M’enfin je sautille de joie anyway. Un bon café, une solide tartine de peanut, ½ heure d’étirements au soleil. Une douche de bâtard. Raough, de l’eau chaude ! Ce camping est vachement plus groove que je le pensais : douche gratos, jacuzzi et grande pièce aménagée avec cuisinières, canapés et tout. Si ce n’était l’appareil de la clôture électrique qui fait Tac Tac toutes les 2 secondes, je me serais installé dedans pour dormir. … Ah… la journée de rafting… Le bon point c’est que je me suis retrouvé dans le petit bateau instable avec le moniteur un peu fêlé qui nous a fait faire tout plein de couenneries. Le mauvais c’est que je viens de sucer mon budget de 3 jours ; 8000 Kr (presque 100 € !!; Faut savoir qu’à la base la nana de l’info touriste m’avait annoncé 5500 Kr…) Donc bon, mitigé, et si c’était à refaire, je préfèrerais sans doute un day-trip à cheval.
Ensuite, pour l’Icelandic party, je crois qu’en fait je me suis fait blouser une fois de plus par cette damned gonzesse et qu’elle compte m’inviter à jouer aux cartes avec sa cousine… J’arrête ici les dégâts, ça sera sans moi… Vous l’aurez compris, bilan pas fameux, m’enfin on peut pas tout réussir. Pis bon, on a vu pire ; Pis demain, retour à Rek et là-bas est un autre jour.
Jour 19
14h, aéroport d’Akureyi. Me reste 4 jours ici moins aujourd’hui. Appréhensions pour mon arrivée à Rek. : 19h, sans endroit où dormir. Probablement campsite. Espère que ce ne sera pas trop cher. Ce putain de rafting tour à 8000 me tourneboule. J’aime pas dépasser mon budget… En plus, je traîne une vieille crève qui devient de plus en plus vilaine et ce malgré mes tentatives pour l'annihiler ces 3 derniers jours à coup de doliprane. Fièvre, chaud, froid, mal à la gorge, aux épaules. Fuck les angines… J’ai aucune envie de passer ma nuit à grelotter de fièvre sous ma tente. M’enfin, c’est aussi une part de la vie à la dure. Ce serait trop beau d’être tout le temps niquel.
Je regrette mon désert, car s’il ajoute à l’éprouvement physique, il libère du poids de la société, des autres, des complications humaines. Et même si je sens que c’est un mal nécessaire, que l’effort d’intégration doit être fait, je renâcle devant la difficulté et le peu de récompenses que cela apporte. Combien de gens bien intégrés en société ne sont que vide intérieur ? Quelle proportion, quelle limite conserver entre son être propre et la part des autres. Pour ne sombrer ni dans l’asociabilité ni dans l’écrasement du soi ? Dur de savoir. La réponse existe-t-elle même ? Le plus dur est de voir que j’adopte moi-même souvent le comportement que je reproche aux autres : indifférence, facilité, parfois méchanceté. Ca me donne envie de me planquer et d'élever des vaches. Et pourtant je sais que ce serait trop facile, que les obstacles que l’on fuit reviennent toujours, plus durs encore. Là pourtant, j’ai beau chercher des solutions, je retombe bien trop souvent sur une réalité noire et triste. Mais il est hors de question de s’évader dans un monde mystique, déconnecté de la réalité. Je veux la vivre, l’affronter, la faire plier. Réalité, j’aurai ta peau.
Dans cette quête de mieux, le quotidien est un ennemi. La routine débilitante et soporifique, si complaisante, rassurante. Tu t’endors et finis par chasser tes idéaux comme autant de mouches sur ton visage. Vivre d’idéaux, non, je veux juste vivre en y tendant. Ne pas abandonner, me laisser aller au moyen, au normal, au convenu. Me satisfaire dans la facilité. Easy listening, easy eating, easy working, easy life. Fuck off. C’est pas une vie ça ! Je veux des vagues, du plaisir à braver l’incorrect, l’interdit, l’inimaginable, l’inconcevable. Du rêve. Sauter d’une idée à l’autre, d’une passion à l’autre, brûler les lois. Plus fort que les autres, non, plus libre, oui.
Prêt à en payer le prix ? Les plus grands plaisirs ne sont ils pas ceux qui ont demandé le plus de sacrifices et de souffrance ? Je veux en chier pour mieux en revenir, me donner des coups de marteau sur la tête pour apprécier quand ça s’arrête… Pas forcément besoin d’ailleurs, la massue des autres n’a aucune raison de s’arrêter. Et ce sans forcément volonté de leur part, juste ignorance, juste coups de patte sur la mouche à merde. Mouche à merde de l’humanité. Triste et belle vocation à la fois.
Jusqu’à ce qu’un coup de queue bien placé me pulvérise, société, gare à ton cul !
Pour les faits, vol depuis Akureyi. Arrivé à l’aéroport à 14 h. Vol à 18. 4 h de cauchemar dans la salle d’attente, je suis au plus fort de ma putain d’angine. Impossible de bouger je comate sur un siège et divague sur le papier.
Heureusement 30 min avant le départ, j’arrive à avoir du monde. Ca va déjà mieux. Avion. Le vol est vraiment court. L’idée c’est de faire en ¾ d’heure le parcours que j’ai mis 12 jours à faire… Voir le soleil de facon continue est une consolation non négligeable. Arrivée à Rek., le camping est loin (contrairement à la gare routière), donc je décide de prendre direct un bus qui repart vers l’Est. Le soleil est encore là et se couche sur la mer. 2h de bus pour arriver à Selfoss. Je suis dans un état second. J’ai envie de marcher, et commence à errer à la recherche d’un spot ou planter ma tente et pouvoir admirer la pleine lune. Le ciel est très clair. C’est ptet les médocs mais je suis euphorique. Je crois que je met la ville en effervescence : « un rôdeur dans nos rues ». Des mecs sortent dans leur jardin me regarder passer, des voitures me passent à côté puis font demi-tour. Etrange. Après 1 bonne heure de marche vers la côte, je finis pas comprendre que c’est mort pour dormir à la roots : les terrains sont tous pourris et bosselés. Et là, alors que j’amorce mon demi tour, youhou, une aurore boréale ! Une belle verte ! Il doit être minuit, l’horizon ouest est encore clair, le sud plein de lune jaune et au nord un arc vert boréal. Je ne suis plus euphorique pour rien !!
Après avoir sautillé partout puis passé une heure en béate contemplation, retour vers le camping et dodo.
Jour 20
Réveil à 11h : trop chaud. Je sais pas si c’est le fait d’avoir commencé les antibios mais ca va beaucoup mieux.
Soleil radieux, je suis obligé d’ouvrir la tente pour pas étouffer. La journée s’annonce bien. Personne à la réception, me barre sans payer. Prend mon temps. Vais acheter du pain et repars vers l’Est. Je voudrais dormir sur le rivage. Puis je vois sur la carte que c’est 15-20 kilomètres. Il est 14h, j’aurais jamais le temps ni le courage. D’autant plus que le temps se couvre déjà, la température baisse très vite. Je finis par auto-stopper en direction de l’Est. Nobody Stops. Après une heure 30 à me geler le cul sur le bord de la 1 je vais sur la ferme la plus proche demander l’hospitalité. Très sympa, la propriétaire m’offre le café et sa grange pour la nuit. C’est roots, mais c’est groove.
Jour 21
Nuit dans la grange ; dehors vent et pluie terribles. Suis pas mécontent d’être au sec. Debout à 8h, le temps de repaqueter et de remercier, je stoppe sur la route. J’ai pas le temps d’aller plus loin à l’Est et ai décidé de rentrer sur Rekjyavik. En 2 étapes, je suis arrivé. Il est 11 h quand j’arrive au camping. Le temps de me doucher, je me fais un déjeuner un peu sympa avec toute la bouffe laissée par les gens sur le départ. Sieste. Aujourd’hui c’est le festival de la culture à Rek, il parait que ca vaut vraiment le coup. Je pars donc vers le centre ville vers 18h et arrive rapidement sur l’artère pietonne ou tout se passe. Plein de ptits groupes sympa. L’ambiance monte rapidement. Y’a que des groupes Islandais, mais c’est fou comme ils sont bons. Rock, electro, et passant par du reggae ou du Jazz (sans oublier la musique traditionnelle Islandaise of Course) ; y’en a vraiment pour tous les goûts. C’est ptet aussi paske je carbure aux médocs et à la binouze mais je trouve l’ambiance très groove. Sérieux, c’est vraiment du festival de qualité. Brefle, tout se termine sur un gros feu d’artifice vers minuit, en parfait timing avec le début de la pluie. Vous l’aurez compris, grosse saucée sur le retour ; m’enfin c’est une fois de plus la preuve qu’ici, tout se mérite ! Trempé de la tête au pieds je me fais une soupe et me mets au lit.
C’était bien sympa de finir sur cette petite touche de festivités à l’Islandaise.
Il est 1h30 du matin. Je viens d'arriver. Sous la tente dans le camping de Keflavik.
Le sourire est venu dès le décollage, sensation d’irrémédiable départ ; plus de place pour les doutes, il faut avancer maintenant…
A l’aéroport, il m’a suffi de demander à un mec qui avait une tête de local où se situait le camping pour qu’il me propose de m’emmener. Presque trop facile… Coup de chance où décidément je commence à avoir du flair ? :)
En tout cas, heureux que ce début de séjour soit si simple malgré un atterrissage en pleine nuit dans un pays dont je ne connais encore rien. (n'ayant pas souhaité emporter ou consulter de guide)
Si cela peut me permettre de garder mes forces pour la traversée.
Vais me coucher et tâcher de dormir vite, suis crevé et demain grosse journée (j’ai comme l’impression que je vais pouvoir redire ces mêmes mots chaque soir des 20 prochains jours :)…
Jour 2
Levé tôt ce matin, 6h je crois.
Réveillé par les hurlements d'un belge qui se fait bouffer par un ours. Je me lève en sursaut, tous les poils dressés d’effroi…
Ce n’est qu’au troisième cri que je comprends qu’il ne s’agit que d’une espèce de mouette ou de Goéland et que je me rassérène (je sais pas pourquoi l’histoire du belge et de l’ours… ça m’est venu comme ça).
C'est vrai que la mer n'est jamais très loin sur une île...
M’enfin, impossible de se rendormir.
Je marche donc jusqu’au village pour trouver de l’essence et de quoi petit déjeuner. Tout est fermé, j’apprend que c’est la fête de chsais pas quoi et comprend mieux la présence d’un jeune ivre mort près d’un bar et d’autres au volant de bagnoles qui font des aller-retour dans la grande rue…. Trouve un 24/7 cher à mourir, m’enfin, mon café n’a pas de prix…
Retour au camp, droppé par une bagnole. Ptit dèj, départ.
Droppé en stop à 40 kil. de Rek, j'écris ces lignes en attendant la prochaine bagnole. Il se met à venter…. Et à pleuvoir.
Un mec m’a pris après 2 min sous la pluie. Le temps d’un détour par Reykjavik pour acheter une carte plus précise du centre de l’île, me rvoilà sur le bord de la route vers l’est.
Suis passé le long d’un cimetière. Des arbres sont plantés sur les tombes. Islande, pays où les hommes font pousser les arbres. J’aime cette façon de se rendre à la nature après être parti. Surtout dans un pays ou la végétation est si rare.
Le stop, ça marche pas à tous les coups…. Après avoir glandé une heure sur le bord de l’autoroute à attendre une hypothétique âme charitable, on se pose toujours un tas de questions. Est-ce que c’est parce que j’ai une sale gueule? mon sac est trop gros? je suis fringué trop moche? le spot est pas bon? les gens sont cons ? Alors qu’on lève le pouce pour demander grâce, les voitures vous condamnent au rythme de 1 à la seconde. Certains passent sans vous jeter un regard (les meilleurs), d’autres se marrent, abhorrent un grand sourire rigolard, ou encore restent bouche bée et yeux écarquillés en vous suivant d’un régulier mouvement du cou. On croit être devenu quelque bête fantastique, parée à sauter les cercles enflammés dans la prochaine tournée Pinder, sur d’obtenir au moins un égal succès !
Jusqu’au bruit insolite de moteur qui ralentit, on tourne la tête, sans trop y croire. Une voiture est là! Mon cœur s’emballe, je n’y crois pas. Un rapide bonjour et je m’assoit. Sur fond de sourire, avec un simple merci, tous mes malheurs s’effacent, l’humanité est pardonnée ; ne subsiste que le plaisir de poursuivre sa trace.
Jour 3
Rien écrit ce soir là dans mon journal, je me suis consacré à des lettres. Résumé de mémoire : départ de Selfoss (une petite ville (pléonasme Islandais ;) de la côte sud) tôt le matin, direction la F26, qui commence plus loin qu’escompté. Un premier mec me prend, et m’offre café et croque monsieur dans une auberge 3 Km avant d’arriver. C’est une première dans ma carrière d’auto-stoppeur, et je commence à les aimer ces Islandais. Puis 2 h de marche dans la campagne et ravitaillement dans une station service (la nana, plutôt jolie d’ailleurs, qui me couvait d’un œil aguicheur jusqu’ici, tire une tronche incroyable quand elle voit mes achats : C’est vrai que 500 g de beurre, un pot de mayonnaise, du salami et du pain c’est pas très sexy. Mais j’ai besoin de calories moi !)
Bref, je décide de continuer en caisse pour remonter encore un peu plus vers le désert : la route goudronnée est plus longue que prévue et la zone plus ou moins habitée qui va avec.
Je demande à chaque voiture qui s'arrete et va dans la bonne direction de m'avancer. Ce sera deux suisses, la quarantaine, qui me font monter. Ils reviennent en Islande après leur premier trip là bas il y a 20 ans. Ils ont l’air de l’avoir traversée dans tous les sens à pied les gars. C’est les premières personnes à qui je dis ce que je compte faire et qui ne tombent pas de leur siège en me demandant si je suis fou. Je commence à peine à y croire moi-même j’avoue… Bref je leur parle de ce que je veux faire, ils me filent quelques tuyaux, des encouragements et me droppent dans le dernier bâtiment avant le désert « Hrauneyar ». Une espèce d’hotel-cabine polaire pour touristes en goguette.
Pas mécontent de me faire une vraie nuit avant le grand départ.
Jour 4
Première journée de marche. De l’hôtel attrape touristes (miteux et cher) aux rives du lac Poristvatn (le plus grand d’Islande). Environ 25 bornes. Le soleil du matin est vite remplacé par de la pluie, puis de la grêle. Le vent se lève. Ca va durer toute l’après midi. J’ai eu le droit à la panoplie complète je crois. Franchement, c’est dur. Ca ne s’arrête jamais de tomber et je suis humide de la tête aux pieds. En plus mon poncho s’est fendu en 2 au premier gros coup de vent.
Je suis fracassé : mal aux bras, aux épaules, aux pieds et à la tête… J’ai du porter mon sac de ravitaillement quasiment toute la journée avant de croiser un 4x4 qui s’arrête devant mes gesticulations (en poncho sous la grêle au milieu de nulle part je devais être assez effrayant faut dire…). Ils ont l’air cool et de toutes façons j’ai pas le choix, je dois leur faire confiance pour le laisser à Nyidalur (un refuge au centre de l’île) ou j’arriverai dans 4 jours… Logistique à l’arrache mais efficace : ça me coûtera pas un sou et je me déleste de 4 kg de bouffe !
Monté la tente sur la rive Ouest du lac, sur une plage de sable noir, c’est très beau. J’en profiterai peut être un peu plus demain s’il s’arrête de pleuvoir. Atelier bricolage-élasto pour le poncho ce soir. (en temps normal je l’aurais jeté en maudissant la terre entière, mais bon.. pas le choix.) Je n’ai qu’une ampoule, c’est fête ! Encore ce bon vieux petit doigt que je vais finir par amputer (à la grande horreur de Franz :).
J’espère réussir à tenir le rythme demain, après une nuit pas facile. Pis surtout, ça sera mon premier jour de complète solitude. Pourvu que le temps soit sympa.
Jour 5
2 ème jour. J’ai vu pas mal de 4x4, mais peu de visages, à la rigueur c’est aussi bien comme ça. Marché 20 Km vol d’oiseau ; je compte 25-30 en tracé. Moitié en hors piste. Le hors piste c’est vraiment plus fort, mais beaucoup moins rapide (faut dire que je n’ai pas encore trop l’habitude des reliefs et anticipe mal les difficultés) Pour le moment, je préfère alterner les 2. Soleil à partir du moment ou j’ai commencé à marcher jusqu’à mon arrivée ! mais vent de face violent... Heureux d'avoir atteint l’objectif que je m’étais fixé, même un peu plus : en arrivant près de la rivière que je visais, je l’ai trouvée de ce bleu laiteux des films d’horreur, et ai dû marcher 2 Km de plus pour trouver un champ de ruisseaux potables. Voilà comment on apprend qu’il faut toujours regarder d’où vient la rivière sur la carte ; pour savoir si elle est glacière ou non. Ai réalisé en marchant que je n’avais apporté rien de sucré (chocolat, gâteaux..) ; ça commençait à tourner à l’obsession jusqu’à ce que je me fasse une tartine au sucre en poudre. Eh bien ça m’a passé toute envie de chocolat ! Comme quoi, il en faut peu pour être heureux. Ce soir sous la tente, 2ème séance de chirurgie à l’opinel. L’avantage par rapport à l’aiguille, c’est que tu fends la gueule de l’ampoule en 2, comme ça, aucun risque de repousse ! Ce qui est bon avec l’opinel, c’est sa polyvalence. C’est amusant de voir comme on pense à certaines personnes et pas à d’autres, à certaines choses et pas à d’autres. Je réalise ce à quoi je tiens vraiment et à l’inverse, les choses auxquelles j’accorde de l’importance au quotidien dont ici, dénué de tout intérêt ou obligation sociale, je n’ai rien à foutre. La liberté permet de se recentrer sur l’essentiel. PS : mon surpantalon à 80 € s’est tout crashé d’en bas, je vais improviser une réparation fil à coudre élasto. M’enfin, suis un peu vénèr quand même. Je sais que si je vais "Les" voir et me plaindre, ils me sortiront « eh bien c’est normal jeune imbécile, fallait prendre celui avec les renforts en Cordura à 200 € » … Bande d’enculés… La prochaine fois, je prends un décathlon, comme ça, si je me fais niquer, au moins je l’aurais voulu.
Jour 6
3 ème jour de marche
J’en ai chié… Le matin, je me réveille avec la jambe droite toute raide, il va décidément falloir que je me mette aux étirements. 25 Km en ligne droite GPS, je compte 30-35 en tout. Heureusement, pas de pluie, je sais pas comment j’aurais fait sinon. Par contre, peu de soleil (seulement à partir de 16h) et gros vent du Nord, un vent froid. Dès que je m’arrête pour manger/récupérer, j’ai froid. Condamné à marcher. Le glacier Hofsjökull que je découvrais hier se montre en entier. Impressionnant… Vraiment beau, je suis face à deux coulées secondaires le matin puis au massif montagneux du sud-est le soir. C’est vraiment une belle bête, faudra décidément que je grimpe dessus un de ces 4. A l’ouest, le Sydri Haganga reluit, il a une base dorée très stylée, mais surtout, il jaillit de nulle part, au milieu de la plaine. Je marche encore sur des collines, tantôt sableuses, tantôt rocailleuses. Certaines ou les pierres plates forment comme un puzzle, d’autres faites de gravillons sur du sable moelleux qui s’enfonce de 5 cm quand tu marches dessus. Premier gué, rien de bien méchant ; de l’eau jusqu’au genoux. Une voiture arrêtée à côté me regarde passer. J’ai envie de leur jeter des pierres. Marre d’être un animal de cirque… Si la piste n’était ouverte qu’aux marcheurs, y’aurait surement moins de trous du cul dessus… De mecs qui te doublent à toute berzingue en t’envoyant cailloux et sable dans la gueule…heureusement pas tous.
Croisé 2 cyclistes arrêtés pour réparer un truc. Tentative de conversation. Ils lâchent pas un mot ou presque… Je n'insiste pas et me casse.
Ce soir, je suis posé dans un coin très beau : une rivière jaillit de la roche juste à côté et saute en cascade dans un escalier de pierre. Le tout entouré de fleurs roses violettes. Ca m’a réconcilié avec le trip après une journée aussi dure. Les épaules en bouillie, je m’offre un doliprane en arrivant. Un autre avant de me coucher et hop ! J’espère trouver un sommeil de brute, car depuis 3 jours je dors haché par séance de 1h30. Ca commence à me gaver. PS : Commence à avoir une bonne maîtrise de toutes les techniques de pourri pour pas se bouger une fois installé : faire à bouffer de son sac de couchage, aller pisser sans remettre ses pompes ni sortir de sa tente. Très utile tout ça l’air de rien…
Jour 7
4 ème jour de marche
Soleil radieux et ciel méga bleu ce matin. C’est la douce odeur de café qui me réveille pour de bon. Je vais me laver à la source. Puis quelques étirements, désormais quotidiens. C’est parti ! Le GPS m’indique 22.8 km et je me dis « facile, je vais te faire ça en 2/2 ». Donc je pars plus tard et flâne un peu le matin ; je ne sais pas encore que je suis parti pour 8 h de marche et sans doute la journée la plus rude de ces 4 derniers jours. Je me ballade pas mal en hors piste pour couper les détours de la F26. Découverte d’un nouveau type de terrain : la rocaille de taille moyenne, irrégulière et tranchante sur laquelle on risque de se péter les chevilles à chaque pas. Dur dur. Au loin au Nord Est, je découvre le Tugnarsfelljökull au pied duquel je dors ce soir. Il fait joliment face au Hofsjökull qui me découvre toujours de nouvelles faces. Passé aucune rivière alors que 4 sont indiquées sur la carte. L’été doit être sec. Heureusement j’ai emmené 1l 5 d’eau en partant. Je ne les regrette pas car je suis à sec 1 h avant d’arriver. Ah oui, temps sec et soleil, peu de vent, j’ai choppé un vilain coup de soleil dans le cou et à l’oreille droite. (Eh oui, je marche nord-est donc le soleil me tape toute la journée sur la moitié droite de la tronche… à ce rythme je vais être double face…) Sinon, la lentille photosensible de mon appareil photo a pété… fuck… je dois prendre désormais les photos au jugé, selon les indications de lumière qu’il me donnait les premiers jours… j’espère que ça va pas toutes me les foirer, ça serait moche.. Arrivé au refuge, ravagé… Un groupe de français qui ont pris le même avion que moi est là pour la nuit. Sont sympas. Je reste discuter un peu avec eux. Suis content de parler après ces 4 jours de mutisme. Séance de yoga improvisée, c’est fou comme ça détend les muscles, je n’ai presque plus mal aux jambes et aux épaules, et je préfère ça à bouffer des Doliprane !
Il est tard, suis crevé… Vais me coucher et demander aux touristes de poster 2 lettres pour moi.
Jour 8
Repos au refuge.
Il fait un temps de merde. Pluie et vent. Je viens de me décider sur la 2 ème partie du trajet. Ce sera F26 encore une journée puis bifurcation à l'Ouest vers Laugafell et ses sources chaudes. Ensuite je verrai. Prévoir 2-3 jours à l'avance, c'est déjà pas mal.
Finalement je lâche l'est pour cause de manque de rivières et de refuges : aucune envie de crever de soif là dedans et de me rouler par terre pour quémander de l'eau à un gros 4x4.
Pis je pourrai me laver gratos, enfin, ça commence à être relou de se faire rincer dans ces refuges : entre l'emplacement pour la tente, sans aucun aménagement, et 300 Kr. en bonus pour la douche, ça me gave velu.
Surtout, je ne vais pas pouvoir me ravitailler comme prévu: y'a kedal à acheter ici. Juste du miel et du sel laissés par des gens avant. C'est déjà ça, mais je me tâte grave à endormir le pot de peanut butter repéré sur une étagère en haut. Ca doit être aux gardiennes. Si je le sens, je demanderai... Sinon je décline toute responsabilité quand à mon comportement :p Merde quoi! Marre de bouffer des plats lyo spécial vomi et du beurre! Pis je deviens sauvage à force d'en chier ;) Pis faut bien être vil et méchant de temps en temps non? Marre d'être sympa et de sourire tt le temps. Ce doit être ce temps pourri et cette tablée d'Allemands qui se bourrent le bide de fromage à côté de moi qui me rendent mauvais. Vrai de vrai, mon rizotto de beef lyophilisé passe mal; je bave; revenu au stade primaire de bon vieux clebs à Pavlov... Pour peu, je les mordrais! Faut que je me casse, c'est trop dur à supporter! Je vais dans la cuisine... les gardiennes se font des oeufs au plat avec du pain grillé et du frometon! … Je tourne de l'oeil!
Décidément il est temps de reprendre la route.
Jour 9
Levé tard, parti tard...
Aujourd'hui c'est à la cool: 20 ptits kil seulement. Seule difficulté, 2 gués qui se révèlent plus revigorants qu'autre chose. J'avance Nord Nord-Ouest et, enfin, le soleil vient me réchauffer la joue gauche! J'en frémis de plaisir! Jour d'adieu à la F26, j'apprend que j'ai fait 125 kilomètres depuis le départ. L'air de rien, ça me fait bizarre : c'est tellement kedal 125 km... je me sens tout petit... Au moment ou je me fais une pause au pied des panneaux indicateurs, une range rover s'arrête, un mec, avec femme et enfants, sort la tête et me dit en anglais avec un fort accent ricain: ça va ? Ouais, très bien (avec le sourire) Mais dis moi... t'es venu ici.... à pied? Ben ouais (en lui montrant mon sac) Tout seul? Ouais
2 secondes de silence et tu viens d'ou comme ça ?
Je lui montre le panneau qui indique Hrauneyar. ben, de là. 125 Km au Sud. Combien de temps que tu marches? 5 jours. Le mec hoche la tête, puis lève le pouce et me fait "Good Job!" Je me marre et lui dit merci. Il se casse. Sur c'est un ricain. Y'a qu'eux pour dire un truc pareil genre "Good Job" Ca veut tout dire ça : "bien joué", "continue comme ça". Ca fait plaisir en tt cas. Le mec il tortille pas du cul pour te complimenter comme le ferait un schleu ou te regarde pas avec des yeux exorbités en se demandant si t'es fêlé comme le ferait un Français. Y'a pas à chier, ces mecs ils ont quand même des bons côtés. C'est ptêt pas des vedettes en philosophie mais ils attendent pas l'accord syndical pour faire des choses. Veni Vidi Vici; vive l'Amérique! J'aime ce pays quand je croise des mecs comme ça.
Sinon, j'ai croisé mon premier marcheur, un Allemand, environ mon âge. Il traîne une carriole qu'il a faite lui même et fait une traversée Ouest-Est. Là il part vers Askja. Balèze le dude. On reste 5 min à se raconter nos chemins. C'est sympa de croiser quelqu'un dans le même trip. Pis lui l'est plutôt cool...
Bref une journée de bonnes rencontres, et ça rend ce retour à la marche solitaire moins difficile. Demain, Laugafell et ses bains chauds, je vais enfin arrêter de puer et pouvoir laver mes chaussettes! Yahoo, ça va groover je sens !
Jour 10
Arrivée à Laugafell. Passé une nuit de merde, pluie, vent, froid. Malgré mon poncho dans le sac et ma polaire, je me suis pelé. Confort -8°... mon cul gelé témoigne que à peine à 0° déjà la misère. Je suis un peu vénèr d'avoir passé une nuit aussi pourrite, m'enfin, quand je me lève, il ne pleut plus, c'est déjà ça. Vent Sud Est, nuages. Le soleil apparaît vers 3-4 heures. Tout en hors piste aujourd'hui. Très très sympa, vu plein d'oies grises s'envoler à mon approche pis aussi plein de ptites sources. C'était une belle tranche d'Islande. Quelques passages de rivière difficiles, peu profondes, mais avec des sortes de sables mouvants par endroits. Et surtout très encaissées. Descendre puis remonter 5-10 m c'est raide avec le sac à dos. C'est au tour de mes piolets de décrocher, les pointes tungstène de mes 2 ont disparu; suis sur l'alu... On verra ske ça donne sur les 100 km qu'il me reste. Vraiment, le matos, si tu prends pas le must, t'as 9 chances sur 10 de te taper un truc de touriste... Fuck off.
Arrivé à Laugafell donc, bassin d'eau chaude naturelle, Yahoo! Je me sens propre! Mêmes les chiottes sont à l'eau chaude, eh ben, aussi salace que ça paraisse, je me permets de dire que les ptites vapeurs chaudes ça fait frémir les poils de fesse de façon pas désagréable quand il fait froid dehors ! Pu récupérer de l'essence, des Français sympa m'en ont filé, j'étais vraiment à bout là. Le mec me dit qu'il a fait la Norvège Sud-Nord à pied quand il était étudiant (il doit avoir dans les 40 ans); tain, c velu quand même. Ca fait relativiser l'importance du matos vs. La détermination qui reste toujours le seul vrai moteur... La gardienne est très sympa, elle va me dépanner du pain, et même me filer des espèces de Wasa qui feront parfaitement l'affaire pour ingurgiter mes 150g de beurre quotidiens. Bref, que du bon. Demain je vais essayer d'approcher au plus près le Hofsjökull. Dois partir tôt si je veux me taper sans problème les 15 km off road pour l'atteindre et avoir un peu de temps sur place.
Jour 11
Me suis levé trop tard pour entreprendre quoi que ce soit (environ 9h30). Dfacon il fait pas très beau, et je vais mettre à profit cette journée pour me reposer. Vais glander dans la piscine. Rencontre une américaine avec ses 2 enfants et son amie Islandaise. Bref, on sympathise et elles m'invitent à prendre une part de gâteau au chocolat dans leur maison (le refuge comporte 3 petites maisons en plus du campsite). La petite a mal à la gorge, je leur ramène de quoi faire du thé au miel et une aspirine. Rien que le fait qu'on s'occupe d'elle la remet sur pied :) Je parle avec l'américaine, de marche de voyages, de Paris. Pis elle en vient à me dire que le vrai problème des gens, c'est qu'ils ont peur. On leur fait tellement croire que sans tout le matos ultra high tech et cher ils vont mourir (histoire de bien faire consommer) qu'au final, ils ne font rien. Assez pertinent je trouve comme raisonnement. L'aventure devient un luxe hors de prix :)! Paradoxal non? A force de faire peur aux gens, on les tétanise, les maintient dans leur non-existence. On nous maintient dans LA voie. Mais qui est alors ce ON? Ou te caches tu enfoiré de Big Brother? Intouchable car impalpable, je crains que tu ne sois que la création collective d'une société impersonnelle.
Jour 12
Grosse journée. Levé 7h, parti 8h après un café et un rapide lavage de tronche. A nous 2 Hofsjökull! A mesure que j'approche, l'énorme masse qui semble toujours à portée de main se dérobe. Le terrain devient plus difficile, il fait chaud et nuageux. Midi, enfin, je suis au pied de la bête, la grimpette s'annonce périlleuse, mais je VEUX toucher la glace! 20 min de crapahutage et je finis par suivre le cours d'un torrent d'eau complètement blanche et opaque. D'un seul coup, alors que mon paysage était borné à 3 m par des dunes de sable et de cailloux, je tombe sur un petit lac dans lequel vient se perdre un bout du glacier. Reste scotché. C'est vraiment beau. La montagne de glace qui tombe dans le lac blanc. Après avoir contourné le lac, je touche enfin le glacier. Tain, je suis pas venu pour rien décidément, c'est vraiment magnifique. Ca craque, roule et ruisselle de partout. Etre probablement le seul connard à n’avoir jamais posé les yeux là dessus, c'est grisant.
Mais il faut déjà repartir, le retour va être long. Le temps s'améliore, je bourre comme un âne. Arrivé à la rivière glacière (environ 3km du refuge) vers 3h, je me prends une heure de pause au bord d'une petite source chaude. Raaagh, c'est beau l'Islande dans ces moments là. Quand euphorie et plénitude se partagent tout l'espace de mon ptit cerveau. Je me couche fracassé mais heureux.
Jour 13
Couché fracassé, j'ai dormi jusqu'à 9h. Tellement traîné que je ne décolle pour de bon qu'à 11h30. La gardienne, décidément cool, me file son n° et me demande de lui confirmer que tout va bien en arrivant à Akureyi. Ca fait plaisir les gens comme ça.
Je commence à marcher. Je sais pas si c'est le temps froid et nuageux ou l'approche de la fin du trip, ou la fatigue, mais je suis pas dans le mood. Ptêt trop d'émotions jusqu'ici, j'ai besoin de faire ma descente, mon ptit spleen. Dur de marcher en tous cas. Un deuxième gué non indiqué sur la carte m'énerve, je veux le passer à la roots, et me retrouve dans la flotte jusqu'au genoux à cause d'une putain de pierre instable. Fuck. Pompes trempées. Sur les 4 kil qui suivent, je dois m'arrêter tous les 500 m pour essorer mes chaussettes. M'enfin, au moins, je sais contre quoi cristalliser ma mauvaise humeur. Bref, je sens que j'atteindrai jamais le refuge choisi. Y'en a un 8-10 kil plus près, je décide donc de m'arrêter là. Je tourne dans le coin pendant une heure pour le trouver (il est sensé être à 2 km de la piste), mais le temps est beaucoup trop brumeux et je n'y vois rien. Et là je croise un Hollandais que j'ai déjà vu à Nyidalur puis à Laugafell. Il s'est justement installé dans la cabane et question et se propose de m'y guider. Ca le fait, dans la cahute y'a des pieux et des couvertures! Je sens que je vais passer la meilleure nuit du séjour et pour gratos! Je retiens: next time je me fais la tournée des huttes de berger!
Le hollandais est assez spé mais cool. Dans les 45 ans, musicien de ske je comprends. Ici à pied aussi, il fait du stop et prend le bus sur les longues distances. On dîne ensemble, pis je lui paye le thé. L'a l'air content d'avoir de la compagnie, on discute le bout de gras mais je vais vite me pieuter. Il est déjà 8h et je suis fracassmoute. Pis demain, je dois me lever tôt. Pis chsais pas, suis un peu mal à l'aise. Ptêt la différence d'âge. Ptet trop longtemps de solitude ma déshabitué de la compagnie. Bref, je me pieute dans la seconde pièce de la bicoque...
Il me reste plus d'une semaine et après demain, je suis à Akureyi. Ptêt même demain; on verra. Je sais pas trop encore mais j'hésite à faire un bout de chemin en caisse si y'en a une qui passe demain (croisé aucune aujourd'hui) J'ai pris du retard sur mon programme et ne pense pas pouvoir passer par le chemin prévu. En tt cas, ça me fait bizarre d'arriver; c'est passé si vite ! 10 jours au lieu des 20 prévus. Va falloir trouver à s'occuper le temps restant: ptêt un trip vers Myvatn le temps de 2 ou 3 jours. On verra. J'avoue être un peu désorienté. Maintenant que je touche au but, je ne sais que faire après. Pis tt le monde me manque, famille, Margaux et amis.
La nuit porte conseil. Ptêt je serai regonflé demain et motivé pour finir jusqu'à la 1 à pied. C'est vrai que ce serait beau. Ca fait 10 jours que j'ai pas posé le cul dans une caisse, faudrait finir comme ça.
Jour 14
Réveillé à 6h30. (hier couché tôt) Le temps de m’habiller, ranger mes affaires, faire ma petite séance d’étirements, il est 7h30 et je vais à la grange faire chauffer de l’eau pour le café. (ouais, on fait la bouffe dans la grange, paske le réchaud à essence dans une maisonnette en préfabriqué de 8 m2 c moyen…) Et là, je tombe sur le Hollandais en slip (et pompes de marche) en train de faire des abdos ! Il doit faire un petit 2-4 ° bien humide. Flegmatique, je me pose dans un coin assez éloigné (y’a de la place) et fais mon ptit business.
C’est là qu’après avoir fini sa série d’abdos, il se lance dans une série de tractions, contre le mur, à 5 m de moi. Et je peux alors observer à loisir le slip le plus immonde que j’ai jamais vu de toute ma vie. Sa couleur se nuance du beige au noir, on croirait vraiment qu’il s’est fait dessus, d’autant plus que ça pendouille ; mais non, impossible, vu la taille des trous que j’observe, ça se serait échappé ! Je me demande sérieusement comment c’est possible de s’atomiser le bénouze à ce point… C’est pas humain !
Bref, je reste là, bouche bée à ne pouvoir m’empêcher de le regarder, jusqu’au moment ou il sort de la grange pour se rhabiller à la bicoque -je pense-.
Je finis de faire bouillir l’eau et retourne à la baraque boire mon chti café et me remettre de toutes ces émotions. A peine sorti, j’aperçois à 50 m, dans la brume, mon Hollandais ; je mets 5 sec à réaliser qu’il est tout nu en train de courir dans la lande !! L’image a un côté assez féerique je dois avouer. Ce coup-ci, je craque, et me plie en 2 de rire. « I make my drying tour » qu’il me dit en passant à côté. J’ai rarement vu un truc aussi marrant, et continue à péter de rire pendant le ¼ d’heure que je passe à ptit déjeuner dans la cahute.
M’enfin, il est temps de partir et je ne m’attarde pas trop. Café avalé, je dis au revoir à mon Dutch man (qui s’est rhabillé entre temps) et m’en vais retrouver la piste. 800 m jusqu’au chemin m’indique le GPS, mais c’est sans compter une brume à couper au couteau, l’impossibilité de se référer à un quelconque point de mire, et un marais qui m’empêche de marcher droit pendant plus de trois mètres. Après le désert et les rivières, voici un nouveau tableau de l’Islande fort sympathique… Grosse lutte pour rejoindre la terre ferme; enfoncé jusqu’à mi-mollet dans la flotte vaseuse et les ajoncs. Je croise plein de ptits canards, et me sens pas vraiment à ma place. J’ai qu’une trouille, c’est de traverser la couche d’herbes et de mousses flottantes et de me retrouver dedans jusqu’à la taille, auquel cas, je ne suis pas sur de pouvoir en sortir. Fuck again. Une fois arrivé sur le dur, c’est encore 5 km à m’essorer les chaussettes tous les ¼ d’heure. Heureusement, le prochain refuge s’atteint par un chemin plus classique (désert rocailleux). Il est situé dans une faille super encaissée, et quand j’arrive en haut, je reste pas mal estomaqué du point de vue. Une petite rivière zigzague dans le fond, les coteaux sont verts pétant jusqu’à mi-hauteur, puis noirs. Pis ma ptite bicoque dans le fond ! C’est une grange avec une partie vaguement aménagée. Mais y’a une lampe à gaz et des matelas ! Je me pose ; il est 14h. J’aurais le temps de continuer encore une dizaine de kil, mais je pense que je vais dormir ici. L’air de rien, c’est probablement la dernière étape de mon trip… J’ai besoin de décompresser par paliers. De dormir un bon coup. De glander au bord de la rivière. Demain, route, et probablement Akureyi.
Jour 15
Réveil 7h. Fuck, il pleut. Préfère me rendormir. 8h30, ça a l’air mieux. Gros café et on lève le camp après avoir tout remis à sa place. J’hésitais à finir le long de la rivière, m’enfin, c’est salement escarpé et j’ai pas envie de jouer à faire de la descente en eaux vives involontaire… Donc retour sur la piste ; motivé pour bien avancer aujourd’hui et finir sur une bonne perf. Temps moche, brouillard, bruine, vent. Pourtant quand ça se découvre ; le panorama est splendide ; on longe une faille très profonde dans laquelle tombent plein de rivières. Ca gronde, c’est impressionnant. Marche, et marche encore. Finis mon pain et mon miel : décidément faut que je me ravitaille d’ici demain. Ne bouffe pratiquement rien de la journée, pas le temps ni l’essence pour me faire un lyo, plein le cul des Wasa au beurre.
Vers 15 h 30 ; premières constructions, des granges, inhabitées.
16h, fracassé (Ca fait + ou – 7 h que je marche par ce temps de chiotte). Arrive vers une première ferme qui semble habitée. Bien décidé à demander l’hospitalité pour la nuit. Au moment où j’entame le chemin qui y mène, un 4x4 passe sur la piste (le 2 ème de la journée). Je m’arrête, il s’arrête aussi. Le passager ouvre sa porte, après 2 mots d’anglais je comprends qu’il est Français ;) C’est un couple, ils sont complètement paumés (Partis de Laugafell, ils voulaient aller vers le sud !) Je me fous de leur gueule, mais reste poli et leur demande de me dropper plus au Nord, au village le plus proche. (et leur indique le meilleur chemin pour aller à Geysir) Pose mon cul dans la caisse. Ca fait bizarre. Après 3 min, on retombe sur du goudron, tain, j’y étais, aucun regret, j’aurais pas tenu à pied sur du dur. Ils me droppent 25 kil plus haut, sur la 1. Te rvoilà toi, je t’ai quitté il y a maintenant 12 jours et 10 jours de marche. Hell… j’en ai chié ; mais c’était bon.
Je réalise pas tout à fait que c’est fini ; enfin, si, ça me fait très bizarre de voir toutes ces voitures. Marche 1 kil. Village. Info Touriste ! Me trouve une piaule pour la nuit puis vais faire des courses. Tombe à la renverse devant toute cette bouffe. Tous ces gens. Pincement au cœur, j’étais bien dans mon désert.
Me vois dans une glace arrivé à la guest house. J’ai du perdre au moins 5-6 kilos. Suis tout sec…
Suis fracassé. Besoin de dormir. Suis pas en état d’écrire. Appelle la famille pour dire que tout va bien, je ne les joins pas. Je sens que je vais pleurer ce soir dans mon lit. Suis bien trop calme, c’est pas normal. A demain.
Jour 16
Levé tôt. La nana de l’info touriste, une jeune, m’a proposé de faire un tour de rafting avec ses potes mercredi, ça me botte, ça a l’air d’être du velu. Pis elle m’a promis une « Icelandic party » après, donc je peux pas refuser. Brefle, si je veux aller à Myvatn et avoir du temps pour me balader un peu puis revenir d’ici mercredi matin (après demain), j’ai pas une minute à perdre. (y’a environ 200km de route pour aller là bas) C'est cool la nana me propose de faire un petit sac de trucs que je veux pas emporter et de le laisser à l'Info Touriste.
J'aborde le conducteur de la première bagnole qui se trouve à la pompe à essence d'à côté et il me remplit mon bidon.
J'arrive à joindre personne au téléphone. Hell, ça me fout les boules...
Me pose sur la 1 le pouce au garde à vous. Il est 11h30. Y'a pas des masses de trafic. 11h45 (!?!) une bagnole me prend. C'est une famille d'allemands. Très cool. Ils vont à Myvatn; (ça tombe bien) et font une pause à Akureyi (ça tombe encore mieux ! Faut que je prenne mon billet d'avion retour) Bref, ça groove ! 2h de route, 1h de pause déjeuner à Akureyi et ½ heure à Godafoss. (Une chute d'eau assez stylée); et me voilà rendu à Myvatn.
Ai enfin Margaux au tel, ça me refile le sourire.
Me trouve un coin de renard ou planter ma tente. (à 500 m du camping officiel) Marre de raquer 10€ pour dormir sur du gazon pelé, au milieu d'une horde de touristes braillards... Et si c'est pour chier dans une baraque, je fais aussi bien dehors!
Bouffe de goret au programme: sandwich salami-gouda-beurre-pain. –proportions: 4 x quarts- Même une truie en chopperait une indigestion... M'enfin là, je me reconnais à peine dans une glace donc faut que je me reprenne en main. Je vais ensuite me faire un thé en haut d'une colline qui donne sur le lac; face au soleil couchant. Ca le fait.
Jour 17
Mal dormi. Réveillé dans la nuit par une tenace odeur d'oeuf pourri. Me demande si je me suis pas posé à proximité de l'épandage de la fosse sceptique du camping (y viendraient me faire ch** jusque la??)... Pis je reconnais l'odeur des eaux chaudes volcaniques sulfureuses. Le vent souffle dans le mauvais sens et renvoie toutes le fumerolles sur les bords du lac. Il pleut toute la nuit; et le matin... puis l'après midi. Je me motive quand même pour aller me balader et escalader une montagne à proximité. Vent violent; encore cette odeur fétide... Grimpe en haut de ma montagne, sympa, d'en haut il doit y avoir une vue superbe par beau temps. Là grosses rafales (dans les 100 km/h), je vois les nuages courir autour de moi. C'est joli anyway. Redescend, retourne à l'espèce de restaurant ou j'ai laissé mon sac. Veut me payer un thé, c'est 150 Kr. J'ai que 125... Demande alors avec le sourire combien pour un verre d'eau chaude "same" que me répond la nana... aimable en +... Me pose dans un coin pour sécher 2 sec. Tente misérablement de sortir mon peanut pour me coller une tartine ultra calorique dans le bide. L'autre rapplique en 2/2 et lâche en série de pets, de sa bouche pincée : "that – not –here" Tain, j'ai plus envie de rigoler. Après 4 h dans le vent et la pluie j'ai besoin d'un remontant, pas qu'on me fasse chier!
Sors... Pluie... Ah tiens, ça pue plus... Yahoo...
Lève le pouce, je veux me casser au plus vite... ½ heure et une première caisse me fait faire 5 kil. C'est 2 serveuses dans une guest house, elles m'offrent le thé une fois arrivés. (je l'ai eu finalement cui là :) Repars après ½ heure. La 3 ème caisse qui passe me prend. Une grosse Nissan 4/4 avec des roues de la mort! Ma première! Une nana Islandaise, cool, va à l'Ouest, peut me dropper à destination. Enfin du bon dans cette journée à chier. On tape la discute; de tout et de rien, j'en apprend un peu plus sur l'économie Islandaise et les bons coins ou se balader. (elle pratique bcp la marche). 2-3 h de route instructives. Je repars avec plein de bons plans pour de futurs trips en Islande. Camping. Pluie... Bouffe de cochonnou one again. Flemme d'aller me doucher, je suis tout humide. Vais dodo dans mes fringues mouillées. Suis bien crevasse. Il est déjà 9h l'air de rien.
Jour 18
Me réveille avec le soleil. 8h. Tain, le salaud on peut dire qu’il s’est fait désirer. M’enfin je sautille de joie anyway. Un bon café, une solide tartine de peanut, ½ heure d’étirements au soleil. Une douche de bâtard. Raough, de l’eau chaude ! Ce camping est vachement plus groove que je le pensais : douche gratos, jacuzzi et grande pièce aménagée avec cuisinières, canapés et tout. Si ce n’était l’appareil de la clôture électrique qui fait Tac Tac toutes les 2 secondes, je me serais installé dedans pour dormir. … Ah… la journée de rafting… Le bon point c’est que je me suis retrouvé dans le petit bateau instable avec le moniteur un peu fêlé qui nous a fait faire tout plein de couenneries. Le mauvais c’est que je viens de sucer mon budget de 3 jours ; 8000 Kr (presque 100 € !!; Faut savoir qu’à la base la nana de l’info touriste m’avait annoncé 5500 Kr…) Donc bon, mitigé, et si c’était à refaire, je préfèrerais sans doute un day-trip à cheval.
Ensuite, pour l’Icelandic party, je crois qu’en fait je me suis fait blouser une fois de plus par cette damned gonzesse et qu’elle compte m’inviter à jouer aux cartes avec sa cousine… J’arrête ici les dégâts, ça sera sans moi… Vous l’aurez compris, bilan pas fameux, m’enfin on peut pas tout réussir. Pis bon, on a vu pire ; Pis demain, retour à Rek et là-bas est un autre jour.
Jour 19
14h, aéroport d’Akureyi. Me reste 4 jours ici moins aujourd’hui. Appréhensions pour mon arrivée à Rek. : 19h, sans endroit où dormir. Probablement campsite. Espère que ce ne sera pas trop cher. Ce putain de rafting tour à 8000 me tourneboule. J’aime pas dépasser mon budget… En plus, je traîne une vieille crève qui devient de plus en plus vilaine et ce malgré mes tentatives pour l'annihiler ces 3 derniers jours à coup de doliprane. Fièvre, chaud, froid, mal à la gorge, aux épaules. Fuck les angines… J’ai aucune envie de passer ma nuit à grelotter de fièvre sous ma tente. M’enfin, c’est aussi une part de la vie à la dure. Ce serait trop beau d’être tout le temps niquel.
Je regrette mon désert, car s’il ajoute à l’éprouvement physique, il libère du poids de la société, des autres, des complications humaines. Et même si je sens que c’est un mal nécessaire, que l’effort d’intégration doit être fait, je renâcle devant la difficulté et le peu de récompenses que cela apporte. Combien de gens bien intégrés en société ne sont que vide intérieur ? Quelle proportion, quelle limite conserver entre son être propre et la part des autres. Pour ne sombrer ni dans l’asociabilité ni dans l’écrasement du soi ? Dur de savoir. La réponse existe-t-elle même ? Le plus dur est de voir que j’adopte moi-même souvent le comportement que je reproche aux autres : indifférence, facilité, parfois méchanceté. Ca me donne envie de me planquer et d'élever des vaches. Et pourtant je sais que ce serait trop facile, que les obstacles que l’on fuit reviennent toujours, plus durs encore. Là pourtant, j’ai beau chercher des solutions, je retombe bien trop souvent sur une réalité noire et triste. Mais il est hors de question de s’évader dans un monde mystique, déconnecté de la réalité. Je veux la vivre, l’affronter, la faire plier. Réalité, j’aurai ta peau.
Dans cette quête de mieux, le quotidien est un ennemi. La routine débilitante et soporifique, si complaisante, rassurante. Tu t’endors et finis par chasser tes idéaux comme autant de mouches sur ton visage. Vivre d’idéaux, non, je veux juste vivre en y tendant. Ne pas abandonner, me laisser aller au moyen, au normal, au convenu. Me satisfaire dans la facilité. Easy listening, easy eating, easy working, easy life. Fuck off. C’est pas une vie ça ! Je veux des vagues, du plaisir à braver l’incorrect, l’interdit, l’inimaginable, l’inconcevable. Du rêve. Sauter d’une idée à l’autre, d’une passion à l’autre, brûler les lois. Plus fort que les autres, non, plus libre, oui.
Prêt à en payer le prix ? Les plus grands plaisirs ne sont ils pas ceux qui ont demandé le plus de sacrifices et de souffrance ? Je veux en chier pour mieux en revenir, me donner des coups de marteau sur la tête pour apprécier quand ça s’arrête… Pas forcément besoin d’ailleurs, la massue des autres n’a aucune raison de s’arrêter. Et ce sans forcément volonté de leur part, juste ignorance, juste coups de patte sur la mouche à merde. Mouche à merde de l’humanité. Triste et belle vocation à la fois.
Jusqu’à ce qu’un coup de queue bien placé me pulvérise, société, gare à ton cul !
Pour les faits, vol depuis Akureyi. Arrivé à l’aéroport à 14 h. Vol à 18. 4 h de cauchemar dans la salle d’attente, je suis au plus fort de ma putain d’angine. Impossible de bouger je comate sur un siège et divague sur le papier.
Heureusement 30 min avant le départ, j’arrive à avoir du monde. Ca va déjà mieux. Avion. Le vol est vraiment court. L’idée c’est de faire en ¾ d’heure le parcours que j’ai mis 12 jours à faire… Voir le soleil de facon continue est une consolation non négligeable. Arrivée à Rek., le camping est loin (contrairement à la gare routière), donc je décide de prendre direct un bus qui repart vers l’Est. Le soleil est encore là et se couche sur la mer. 2h de bus pour arriver à Selfoss. Je suis dans un état second. J’ai envie de marcher, et commence à errer à la recherche d’un spot ou planter ma tente et pouvoir admirer la pleine lune. Le ciel est très clair. C’est ptet les médocs mais je suis euphorique. Je crois que je met la ville en effervescence : « un rôdeur dans nos rues ». Des mecs sortent dans leur jardin me regarder passer, des voitures me passent à côté puis font demi-tour. Etrange. Après 1 bonne heure de marche vers la côte, je finis pas comprendre que c’est mort pour dormir à la roots : les terrains sont tous pourris et bosselés. Et là, alors que j’amorce mon demi tour, youhou, une aurore boréale ! Une belle verte ! Il doit être minuit, l’horizon ouest est encore clair, le sud plein de lune jaune et au nord un arc vert boréal. Je ne suis plus euphorique pour rien !!
Après avoir sautillé partout puis passé une heure en béate contemplation, retour vers le camping et dodo.
Jour 20
Réveil à 11h : trop chaud. Je sais pas si c’est le fait d’avoir commencé les antibios mais ca va beaucoup mieux.
Soleil radieux, je suis obligé d’ouvrir la tente pour pas étouffer. La journée s’annonce bien. Personne à la réception, me barre sans payer. Prend mon temps. Vais acheter du pain et repars vers l’Est. Je voudrais dormir sur le rivage. Puis je vois sur la carte que c’est 15-20 kilomètres. Il est 14h, j’aurais jamais le temps ni le courage. D’autant plus que le temps se couvre déjà, la température baisse très vite. Je finis par auto-stopper en direction de l’Est. Nobody Stops. Après une heure 30 à me geler le cul sur le bord de la 1 je vais sur la ferme la plus proche demander l’hospitalité. Très sympa, la propriétaire m’offre le café et sa grange pour la nuit. C’est roots, mais c’est groove.
Jour 21
Nuit dans la grange ; dehors vent et pluie terribles. Suis pas mécontent d’être au sec. Debout à 8h, le temps de repaqueter et de remercier, je stoppe sur la route. J’ai pas le temps d’aller plus loin à l’Est et ai décidé de rentrer sur Rekjyavik. En 2 étapes, je suis arrivé. Il est 11 h quand j’arrive au camping. Le temps de me doucher, je me fais un déjeuner un peu sympa avec toute la bouffe laissée par les gens sur le départ. Sieste. Aujourd’hui c’est le festival de la culture à Rek, il parait que ca vaut vraiment le coup. Je pars donc vers le centre ville vers 18h et arrive rapidement sur l’artère pietonne ou tout se passe. Plein de ptits groupes sympa. L’ambiance monte rapidement. Y’a que des groupes Islandais, mais c’est fou comme ils sont bons. Rock, electro, et passant par du reggae ou du Jazz (sans oublier la musique traditionnelle Islandaise of Course) ; y’en a vraiment pour tous les goûts. C’est ptet aussi paske je carbure aux médocs et à la binouze mais je trouve l’ambiance très groove. Sérieux, c’est vraiment du festival de qualité. Brefle, tout se termine sur un gros feu d’artifice vers minuit, en parfait timing avec le début de la pluie. Vous l’aurez compris, grosse saucée sur le retour ; m’enfin c’est une fois de plus la preuve qu’ici, tout se mérite ! Trempé de la tête au pieds je me fais une soupe et me mets au lit.
C’était bien sympa de finir sur cette petite touche de festivités à l’Islandaise.
L'Outback en camping-car avec quatre enfants (Australie) English translation pending
Salut les voyageurs !
Dans quatre mois je pars en Australie avec mes quatre enfants et pour six mois.
Nous comptons louer un camping-car à partir de Melbourne pour faire la great ocean road et remonter ensuite vers l'Uluru.
Quel est le meilleur itinéraire, quels sont les écueils à éviter en matière de location de camping-car, quels sont les must (les enfants sont surtout intéréssés par la nature, les animaux, les civilisations différentes) et quels conseils pouvez vous me donner en ce qui concerne les enfants ?
merci
Itinéraire entre l'Ontario et le Québec English translation pending
Bonjour à tous, Je suis un nouveau membre et je lis depuis qq temps déjà ce qu'y se raconte sur ce forum. Je prépare actuellement mon trip pour le Québec et j'aurais donc voulu avoir vos avis éclairé. Il faut noter que je part retrouver un pote à Toronto pour une 15aine de jours, mon trip part donc de là et durera une grosse semaine environ. Je dois décoller de Lyon autour du 24 septembre 😎 et retour autour du 10 octobre 😕. Les premiers jours seront sur Toronto pour profiter de mon pote et m'organiser. Départ avec voiture de location pour suivre le "Lac Ontario" (visite plus approfondie une fois de retour sur Toronto, c'est à côté!), jusqu'au "parc Presquile" et "parc Sandbranks" (en gros "l'Ile de Quinte"), on traverse ensuite "kingston" (pas d'arrêt de prévu), "lake on the Mountain", et on monte jusqu'au "parc Frontenac" pour camper le premier soir (réaliste?) Le lendemain, un tour dans "Frontenac Park", puis direction "Charleston lake" (balade), "Murphys Point" (Perth), et route jusqu'au camping à "parc de Plaisance" par Ottawa (on traverse juste). Le 3° jour, un tour dans "Plaisance Park", direction "Voyageur park", "Oka park", puis "Montreal", nuit à l'hôtel. Visite de Montreal, puis direction "le Mt Tremblant", balade & camping. Le 5° jour "Mt Tremblant", trajet jusque "Parc de la Mauricie", balade & camping. De la "Mauricie", départ pour Quebec, et trajet sur la fin de journée pour "Trois Rivières lac St Pierre", camping. Dernier jour un tour autour du "lac St pierre" et retour à Toronto Voyage valable à +/- 1 voir 2 j our. Ensuite il reste 2 ou 3 jour pour faire des balades à la journée dans le coin du lac Ontario et alentours (Niagara's Fall??), et profiter des bons plans de mon pote sur Toronto. Merci de me dire ce que vous en pensez, on ne se rend pas compte des distances vu de la France !! lol le camping fin septembre ? Le choix des points d'arrêts?? Vous aurez compris qu'on est très nature avec ma femme, on visitera Montreal et Quebec pcq ca à l'air sublime mais on y passera pas plusieurs jour (faut faire un choix...) Merci par avance
Namibie: carburant sur le trajet Bande de Caprivi jusque frontière du Botswana English translation pending
Bonjour à tous ! 😉
Je viens une fois encore (peut-être la dernière - ns ns envolons le 11 septembre 😛 ! ) prendre les conseils des "anciens " - et combien heureux - qui ont realisé le trajet Bande de Caprivi - Ngoma--> Kasane.
Grâce aux précieux renseignements reçus par plusieurs V.Forumistes nous pensons pouvoir aller admirer les VicFalls en prenant une excursion au départ du Chobe safaris lodge / Botswana/Kasane.
Une question me tracasse : n' aurons-nous aucune difficulté pour trouver du carburant dans toute cette région ?
Nous ferons, je l'espère, le plein à Rundu puis à Divundu MAIS, après en trouverons- nous ? Nous allons circuler dans Mahango 2 journées puis 3 dans Mudumu et enfin, effectuer le trajet aller-retour Kwando lodge --Kasane ; cela necessitera pas mal de carburant...
Merci bcp à vous pour toutes vos réponses.
Afrique du Sud en janvier et en famille English translation pending
Bonjour,
Nous partons fin décembre pour un petit 3 semaines en Afrique du Sud avec nos 3 enfants (10 ans, 5 ans, et 15 mois). Nous pensons passer qq jours au Cap, louer une voiture pour nous diriger vers la route des Jardins. Est-ce envisageable d'aller jusqu'à Durban (et reprendre un vol intérieur) sans que ce soit la course ? Quels sont les parcs animaliers que vous nous conseillez sur ce circuit ?
Merci d'avance pour vos conseils et adresses. C'est grand l'Afrique du Sud, on ne veut pas opter pour un circuit trop ambitieux et que les enfants apprécient...
Hélène
Quel 4x4 choisir pour faire le tour du monde? English translation pending
Bonjour à tous.
J'envisage de faire le tour du monde en 4x4 dans 2 ou 3 ans, et ce genre de choses, ça se prépare!!
Donc primo, je n'ai jamais eu ni pratiqué de tout terrain, mais celà m'interresse, donc pour le tour, le but est de pouvoir aller dans des contrées lontaines inaccessibles en bus ou auter moyen de transport utilisés par les tourmondistes "à pied".
Donc capacités de franchissement obliges...
Ensuite je ne sais pas si je compte vivre dedans (ça m'étonnerait au quotidien mais une fois de temps en temps, pourquoi pas!) Donc suffisamment d'espace pour s'y allonger dans le coffre.
Et vu que la terre est grande, il y aura donc énormément de kilomètres à parcourir, sur tous les types de routes, et donc aussi les autoroutes, il faut donc quelque chose qui soit à l'aise sur routes comme sur les pistes.
Il serait aussi intéressant d'avoir un modèle qui se répare facilement et dont on peut trouver des pièces de rechange facilement et à peu près partout.
Au final, après m'être renseigné un peu, j'ai vu que certains avaient utilisé un Land rover Defender Td 110... Effectivement question franchissement et réparations, c'est l'idéal mais le reste, bof (selon mes gouts), le design, les capacités sur routes...
Donc je pensais aux Toyota et autres Nissan...mais quels modèles? Land Cruiser, Land Cruiser Station Wagon, Rav4 (un peu trop SUV et petit je pense, mais design réussi ), Patrol, Pathfinder (bien mais trop cher).... Et chez land Rover c'est cher aussi, avec le Discovery et le Freelander (certainement trop petit aussi)
Autrement je voudrais savoir si certains ont déja fait ce genre de tour, et s'il est possible de le faire avec autre chose qu'un 4x4 ? Bien, il y a le camping car, mais c'est pas trop mon truc, je pensais à une voiture classique, pour voir si y'a pas trop d'inconvénient.
Encore une autre question: pour ce genre d'aventure, est-il préférable d'acheter la voiture en leasing ou location longue durée où bien par ses propres moyens (crédit auto)?
Bref, si vous avez d'autres idées, des conseils, des suggestions...tous à vos claviers
Merci d'avance
Get
J'envisage de faire le tour du monde en 4x4 dans 2 ou 3 ans, et ce genre de choses, ça se prépare!!
Donc primo, je n'ai jamais eu ni pratiqué de tout terrain, mais celà m'interresse, donc pour le tour, le but est de pouvoir aller dans des contrées lontaines inaccessibles en bus ou auter moyen de transport utilisés par les tourmondistes "à pied".
Donc capacités de franchissement obliges...
Ensuite je ne sais pas si je compte vivre dedans (ça m'étonnerait au quotidien mais une fois de temps en temps, pourquoi pas!) Donc suffisamment d'espace pour s'y allonger dans le coffre.
Et vu que la terre est grande, il y aura donc énormément de kilomètres à parcourir, sur tous les types de routes, et donc aussi les autoroutes, il faut donc quelque chose qui soit à l'aise sur routes comme sur les pistes.
Il serait aussi intéressant d'avoir un modèle qui se répare facilement et dont on peut trouver des pièces de rechange facilement et à peu près partout.
Au final, après m'être renseigné un peu, j'ai vu que certains avaient utilisé un Land rover Defender Td 110... Effectivement question franchissement et réparations, c'est l'idéal mais le reste, bof (selon mes gouts), le design, les capacités sur routes...
Donc je pensais aux Toyota et autres Nissan...mais quels modèles? Land Cruiser, Land Cruiser Station Wagon, Rav4 (un peu trop SUV et petit je pense, mais design réussi ), Patrol, Pathfinder (bien mais trop cher).... Et chez land Rover c'est cher aussi, avec le Discovery et le Freelander (certainement trop petit aussi)
Autrement je voudrais savoir si certains ont déja fait ce genre de tour, et s'il est possible de le faire avec autre chose qu'un 4x4 ? Bien, il y a le camping car, mais c'est pas trop mon truc, je pensais à une voiture classique, pour voir si y'a pas trop d'inconvénient.
Encore une autre question: pour ce genre d'aventure, est-il préférable d'acheter la voiture en leasing ou location longue durée où bien par ses propres moyens (crédit auto)?
Bref, si vous avez d'autres idées, des conseils, des suggestions...tous à vos claviers
Merci d'avance
Get
Avis sur itinéraire de trois semaines au Brésil et questions English translation pending
Bonjour,
Ça fait un moment que je vous lis et je me suis enfin décidé à faire partie de la communaute ! 😊
J’envisage d’aller au Brésil avec mon copain, 3 semaines, à partir du 26 septembre. Nous avons la possibilité de loger chez une connaissance à Salvador, c’est donc de là-bas qu’on aura notre point de chute.
J’aimerais faire valider mon planning prévisionnel et aussi poser quelques questions.
Le planning : Du mercredi 27sept. au dimanche 1 octobre -> Salvador et alentours (ce n’est pas encore très décidé, vos propositions sont les bienvenues) du lundi 2 octobre au jeudi 5 octobre -> Chapada Diamantina, retour à Salvador le 5 pour y passer le nuit vendredi 6 octobre au lundi 9 octobre-> Riosoir du lundi 9-> Angra dos Reis ou Mangaratiba, pour prendre la barca le lendemain matin pour Ilha Grande du mardi 10 au vendredi 13 -> Ilha Grandevendredi 13-> retour de Ilha Grande à Rio puis à Salvador dans la foulée samedi 14 et dimanche 15 -> Salvador puis retour à Paris dimanche 15 au soir. 😠
Donc voilà. Merci de me dire si cela vous semble correct. Je ne veux pas visiter trop de villes, je préfère prendre mon temps. Surtout que j’ai déjà l’impression que je reviendrai bientôt…
Quelques questions :
* Chapada Diamantinaj’ai lu quelque qu’il fallait mieux éviter de prendre le car de nuit Salvador-Lençois. Qu’en pensez-vous ? C’est mieux de prendre celui qui part à 7h00 ?A Lençois, j’ai vu la pousada Vila Serrano qui a l’air pas mal. Quelqu’un la connaît ? Pour faire des excursions d’1 jour (pendant deux jours de suite), faut-il contacter un guide avant l’arrivée ou ça se fait sur place ?
* Rioà votre avis, quel est le meilleur coin pour se loger ? J’ai lu que Copacabana crains un peu la nuit. Y a-t-il un coin sûr et bien desservi par les transports? Ipanema, je suppose, mais y a-t-il d’autres ? Ca me dirait bien une petite maison coloniale 😇, plutôt qu’un gratte-ciel même en première ligne de plage.bar où écouter de la bossa nova/jazz "in live"à Rio ?
* Ilha GrandeConnaissez-vous un bon logement sur l’île ? En regardant les nombreux sites web, j’ai l’impression que toutes les pousadas se ressemblent énormément.Barcas : si jamais on loupe la barca, ou si on veut retourner sur le continent à d’autres horaires, est-il possible de trouver une sorte de barca-taxi ? * Retour Rio-SalvadorSi on rentre sur Salvador avec le vol Gol qui décolle de Rio à 23h40 et qui arrive à Salvador à 01 :40, pensez-vous que c’est dangereux des deux côtés ? (Le trajet gare routière- aéroport à Rio et celui aéroport-maison à Salvador se feraient avec des taxis, bien entendu)Est-ce que c’est nécessaire de réserver les vols avec bcp d’anticipation ? Les tarifs, vont-ils monter ?
Bon, si quelqu’un a réussi à lire jusqu’ici, merci beaucoup de votre patience. J'espère ne pas avoir trop abusé de votre gentillesse...
A bientôt ! 😉
Le planning : Du mercredi 27sept. au dimanche 1 octobre -> Salvador et alentours (ce n’est pas encore très décidé, vos propositions sont les bienvenues) du lundi 2 octobre au jeudi 5 octobre -> Chapada Diamantina, retour à Salvador le 5 pour y passer le nuit vendredi 6 octobre au lundi 9 octobre-> Riosoir du lundi 9-> Angra dos Reis ou Mangaratiba, pour prendre la barca le lendemain matin pour Ilha Grande du mardi 10 au vendredi 13 -> Ilha Grandevendredi 13-> retour de Ilha Grande à Rio puis à Salvador dans la foulée samedi 14 et dimanche 15 -> Salvador puis retour à Paris dimanche 15 au soir. 😠
Donc voilà. Merci de me dire si cela vous semble correct. Je ne veux pas visiter trop de villes, je préfère prendre mon temps. Surtout que j’ai déjà l’impression que je reviendrai bientôt…
Quelques questions :
* Chapada Diamantinaj’ai lu quelque qu’il fallait mieux éviter de prendre le car de nuit Salvador-Lençois. Qu’en pensez-vous ? C’est mieux de prendre celui qui part à 7h00 ?A Lençois, j’ai vu la pousada Vila Serrano qui a l’air pas mal. Quelqu’un la connaît ? Pour faire des excursions d’1 jour (pendant deux jours de suite), faut-il contacter un guide avant l’arrivée ou ça se fait sur place ?
* Rioà votre avis, quel est le meilleur coin pour se loger ? J’ai lu que Copacabana crains un peu la nuit. Y a-t-il un coin sûr et bien desservi par les transports? Ipanema, je suppose, mais y a-t-il d’autres ? Ca me dirait bien une petite maison coloniale 😇, plutôt qu’un gratte-ciel même en première ligne de plage.bar où écouter de la bossa nova/jazz "in live"à Rio ?
* Ilha GrandeConnaissez-vous un bon logement sur l’île ? En regardant les nombreux sites web, j’ai l’impression que toutes les pousadas se ressemblent énormément.Barcas : si jamais on loupe la barca, ou si on veut retourner sur le continent à d’autres horaires, est-il possible de trouver une sorte de barca-taxi ? * Retour Rio-SalvadorSi on rentre sur Salvador avec le vol Gol qui décolle de Rio à 23h40 et qui arrive à Salvador à 01 :40, pensez-vous que c’est dangereux des deux côtés ? (Le trajet gare routière- aéroport à Rio et celui aéroport-maison à Salvador se feraient avec des taxis, bien entendu)Est-ce que c’est nécessaire de réserver les vols avec bcp d’anticipation ? Les tarifs, vont-ils monter ?
Bon, si quelqu’un a réussi à lire jusqu’ici, merci beaucoup de votre patience. J'espère ne pas avoir trop abusé de votre gentillesse...
A bientôt ! 😉
Réservation des hôtels au Cap Vert, change des devises et conseils English translation pending
bonjour,
ca y est j'ai pris mes billets !! en route pour plus de trois semaines ... par contre je ne pars pas avec une agence de voyages, et j'ai beaucoup de mal a reserver mes hotels depuis la france. Rares sont ceux qui repondent aux mails. savez vous si cela risque d etre un problème . je pars du 13/09 au 07/10 et je doit visiter 5 iles. par exemple je n'arrive pas a avoir d'info concernant la Baia Verde a Tarrafal (Santiago). le Guest house a Boa vista et Pedra Brabo a Fogo ne repondent pas. Qu'en pensez vous ? De plus en arrivant a plus de 23h a Sal comment faire du change pour les premieres depenses ? le taxi par exemple ...maintenant que mon itinéraire semble bien ficelé je suis prenneur pour toutes infos concernant bonnes adresses, idées de randonnées et petites astuces. Merci a tous de me faire profiter de vos experiences !!
ca y est j'ai pris mes billets !! en route pour plus de trois semaines ... par contre je ne pars pas avec une agence de voyages, et j'ai beaucoup de mal a reserver mes hotels depuis la france. Rares sont ceux qui repondent aux mails. savez vous si cela risque d etre un problème . je pars du 13/09 au 07/10 et je doit visiter 5 iles. par exemple je n'arrive pas a avoir d'info concernant la Baia Verde a Tarrafal (Santiago). le Guest house a Boa vista et Pedra Brabo a Fogo ne repondent pas. Qu'en pensez vous ? De plus en arrivant a plus de 23h a Sal comment faire du change pour les premieres depenses ? le taxi par exemple ...maintenant que mon itinéraire semble bien ficelé je suis prenneur pour toutes infos concernant bonnes adresses, idées de randonnées et petites astuces. Merci a tous de me faire profiter de vos experiences !!
Argentine: sud ou nord? English translation pending
Salut, j'ai l'intention de partir en Argentine au mois d'Octobre, en principe j'avais pensé aller au Sud: Patagonie, Perito Moreno, Ushuaia, Valdés, etc... mais voilà que en parlant avec deux argentin ils me disent d'aller au Nord Jujuy, Salta, ... Qu'en pensez vous? J'aimerais avoir l'opinion d'autre personne qui connaissent le pays.
Merci D'avance 🙂
Marga
Mission accomplie au Jilin (Chine) English translation pending
Grâce à mon changement de travail, je me suis vu contraint et forcé en juillet 2006 de liquider mes jours de vacances et ai donc dû affronter la douloureuse épreuve de choisir une destination de voyage. Cette fois, j'avais envie de rester en Chine plutôt que de partir à l'Etranger, les joies et peines du voyage en Chine commençant à me manquer après environ un an d'abstinence. Le pays est vaste, et il y a encore de nombreuses provinces où je n'ai jamais mis les pieds. Le Sichuan est à la mode, tout le monde y va en ce moment. Une bonne raison pour ne pas y aller donc, bien que la région m'attire beaucoup. Le Shandong? Sans doute trop chaud. Le Tibet ou le Xinjiang? Trop grand, pas le temps de les visiter en seulement 8 jours. Et pourquoi pas le nord-est tiens, cette région que l'on appelait autrefois Mandchourie et divisée aujourd'hui en trois provinces? Parmi ces trois provinces, c'est celle du Jilin, la moins connue, que j'ai retenue, car: les températures y sont sûrement bien moins élevées qu'à Shanghai qui connaissait alors la canicule, il y a des montagnes, il y a une très longue frontière avec la Corée du Nord, il ne viendrait pas à l'idée de la plupart des gens de la visiter. Je devrais donc être à peu près tranquille.
Adjugé donc, j'ai acheté un billet aller-retour Shanghai-Changchun
Adjugé donc, j'ai acheté un billet aller-retour Shanghai-Changchun
Petites aventures en famille dans l'Ouest américain en juillet 2006 English translation pending
Pour découvrir ce voyage plus en détails, cliquez ici : si belle la terre
PETITES ZAVENTURES EN FAMILLE DANS L’OUEST AMERICAIN : JUILLET 2006
Après un voyage passionnant en Namibie l’année dernière (voir notre carnet de voyage en passant par mon profil), nous nous sommes décidés finalement pour l’ouest américain cette année. Comme d’habitude, nous voyageons en famille avec nos enfants Marion, Arnaud et Caroline, maintenant âgés de 10, 11 et 13 ans. Comme pour la Namibie, les membres de VF nous ont été d’une grande aide dans la préparation de ce voyage. Je les en remercie et j’espère à mon tour donner des idées aux futurs voyageurs qui voudraient un jour visiter le (grand) coin.
Tout ce qui se trouve à l’ouest du Grand Canyon a été délibérément zappé, ce qui nous a permis en 23 jours de découvrir et de randonner (à nos yeux, c’est ainsi que l’on s’imprègne réellement d’un paysage) dans les coins suivants : Great Desert Basin, Grands Tetons, Yellowstone, Capitol Reef, Escalante Grand Staircase, Bryce Canyon, Grand canyon Rive Nord puis Sud, Lake Powell, canyon de Betatakin, Monument Valley, Valley of the Gods, Canyonland the Needles puis Island in the Sky, Arches, Manti la Sal Mountain.
LES BONNES SURPRISES DU VOYAGE : La possibilité de trouver des coins perdus, magnifiques, sans personne (cf plus loin Great Desert Basin, Yellow Rock et Coyotte Butte South) La commodité des réservations par le net : toutes ont été honorées, aucun problème, chek-in : 5 min, check-out : 1 min. Notre capacité à randonner malgré la chaleur : c’est si beau que ça donne des ailes.
UNE PETITE DECEPTION : La foule de Yellowstone (mais c’était un des rares grands WE des américains), ceci dit tout est dimensionné pour accueillir cette foule : on se gare facilement, on n’attend nulle part. c’est surtout une gêne « intellectuelle ».
SI C’ETAIT A REFAIRE Eh ben, je crois qu’on ne changerait rien ! On avait juste pris trop de trucs chauds : une fourrure polaire + surveste imperméable suffisent.
BUDGET POUR 5 : AVION (Lyon, Londres, Denver) 3665 LOC VOITURE chez Dollar 1469 CAMPING CABIN HOTEL 985 ESSENCE 670 NOURRITURE 1400
TOTAL 8189 EURO pour nous 5.
AVION : avec British Airways, service correct à bord, 1h de retard pour le retour, 4 jours de retard pour les bagages (heureusement) au retour.
VOITURE : finalement on a changé au dernier moment le van initialement prévu pour un 4X4 Dodge Durango ce qui nous a permis- d’une part de caser nos 2 tentes, 5 matelas et sacs de couchage, et tutti quanti -et d’autre part d’aller dans quelques coins paumés mais superbes (voir plus loin). Aucun problème sauf une crevaison dès le 1er jour ! Consommation de 14l/100 km quand même ! 7500 km en tout.
LOGEMENT : aux motels impersonnels nous avons préféré les cabins dans les parcs nationaux ou le camping (sauvage ou non). Nous avons passé les 4 dernières nuits à Moab dans une cabin climatisée du Archview resort : sympa avec des boules Quiès. Nous nous sommes félicités de ne pas avoir à camper au Yellowstone car il a plu quasi tous les soirs (grosses pluies d’orage). A Moab, mieux valait avoir la clim : tous les jours au moins 40°C, jusqu’à 48°C plusieurs fois et une fois 53°C à l’ombre !
NOURRITURE : Nous avons acheté un frigo 12V (37 USD) (marque Rubbermaid, modèle Travel Cooler and Warmer 10, 5 L acheté au rayon camping plein air dans un Wall Mart) que nous laissions branché nuit et jour dans le coffre, très efficace, et un petit réchaud Coleman (environ 40USD). Cela nous a évité de courir après des glaçons et nous permettait une autonomie totale de 2 voire 3 jours sans ravitaillement. Au menu : lait ( pas de UHT donc à garder au froid, pas pratique) et céréales le matin, pain de mie et confiture, crudités (bonnes) et viandes grillées (bonnes et pas chères), jambon, salade de riz, pâtes, chips et bretzels pour leur apport en sel (on a transpiré des litres sur les sentiers, aucune crampe), cookies pour les en-cas, fromage blanc, jaune ou orange…., fruits, yaourts, eau minérale et du robinet (aucun pb) et coca glacé au retour des ballades. Rien de très gastronomique mais on n’a pas la papille aventureuse (surtout les enfants). Pas de problème d’approvisionnement, il y a partout des épiceries avec en général un peu de tout, ouvertes toute la journée et tous les jours, mais c’est pas donné. On a tous un peu maigri mais on a pas mal crapahuté…
LE VOYAGE ET QUELQUES RANDO PLUS EN DETAIL
J1, mercredi 28/06 : arrivée à Denver (CO) à 18h30, petite virée en ville, nuit à l’hôtel (ce sera la seule) près de l’aéroport (Days’s Inn Business Place, 90 USD, très calme, piscine)
J2, jeudi 29/06 : GREAT DIVIDE BASIN

Ce haut plateau désertique se trouve au nord de l’Interstate 80, en fait sur la route la plus courte vers les Grands Tetons depuis Denver. La piste (en bon état) fait environ 90 miles et nous ne rencontrerons personne. Le paysage est presque mystique avec quelques montagnes tabulaires ponctuant un désert où nous aurons la chance de rencontrer les fameux chevaux sauvages. En fait les points d’eau sont très rares et les animaux (il y a aussi des biches) n’en sont jamais très loin. C’est 1 mile avant la fin de cette piste qui nous fusillerons un pneu, changé sans difficulté le lendemain à Lander (WY) après notre première nuit en camping sauvage juste après Atlantic City (WY), pseudo-ville fantôme, ancienne mine d’or reconvertie dans le tourisme historique (aux USA, tout ce qui a plus de 50 ans est historique). Ce haut plateau est très beau mais très sauvage, les pistes sont très mal voire pas indiquées, boussole indispensable.
J3, vendredi 30/06 : Arrivée aux Grands tetons.

La route qui mène aux Grands Tetons depuis Dubois est très belle, très « far west » avec quelques belles maisons-ranch très cosy dans un décor de roches rouges sur fond de ciel bleu profond.

C’est fou le nombre de biches qu’on voit de partout ! Arrivés en début d’après-midi à Colter Bay (partie nord des Grands Tetons), nous prenons possession de notre tent-cabin où nous allons passer 2 jours. « Chouette, on dirait un pénitencier comme dans Lucky Luke» s’exclame Arnaud. Hum, mouais… Il s’agit d’une tente, certes, en toile plastifiée anti-feu, pas étanche aux moustiques, avec des grabats en planche tenus par des chaînes. Pas très douillet même s’il y a un petit poêle. Finalement on a pu monter nos 2 tentes à l’intérieur, c’est déjà mieux…A éviter donc !! (40 USD/nuit, très mauvais rapport qualité/prix)

L’après-midi, nous faisons une grande balade en canoé sur le Jackson Lake, en longeant les rives, nous voyons des biches à plusieurs reprises. Nous terminons la journée avec le Heron Pond Trail, jolie balade de 3 miles, au milieu des étangs décorés de nénuphars, avec qq pélicans, pas mal de canards et d’oies et pas trop de moustiques…
J4, samedi 01/07 : Grands Tetons Tôt le matin, nous filons vers le sud pour profiter du lever de soleil sur les sommets : il fait grand beau temps depuis notre arrivée, c’est splendide.

Puis nous prenons la route à l’est de Blacktail Butte vers Mormon Row et nous y trouvons plein de bisons. Nous faisons une très belle randonnée printanière jusqu’au sommet de la butte : les prairies sont en fleurs, on a de cet endroit une vue privilégiée sur les sommets, nous sommes seuls, c’est super.

En redescendant, on rencontre 2 coyottes très craintifs (je crois que la chasse est autorisée dans les Grands Tetons à la différence du Yellowstone).

Après ces quelques heures de marche, rien de tel qu’un bon bain chaud : à Kelly Warm Spring (à l’est de Gros Ventre) l’eau est à 27°C avec vue sur les sommets, le petit étang est juste au bord de la route (très peu fréquentée), ça sent un peu le souffre, c’est normal il y a plein de petites bulles de gaz chaud qui crèvent au fond de l’étang. Vraiment sympa.

C'est à Schwabacher Landing (zone de mise à l'eau des rafts sur la Snake River) que nous découvrons ce barrage de castors en amont duquel un élan broute paisiblement.

Merci Vilcanota pour tes cartes qui nous ont permis de découvrir ce coin, elles nous ont d’ailleurs aussi été très utiles dans le Yellowstone. Ragaillardis, nous décidons de faire un tour à Jackson Hole, ville très touristique que nous arpentons sans grand enthousiasme. Après une petite balade au bord de String Lake (la foule), nous retournons passer la nuit dans notre pénitencier après avoir visité le musée Indien de Colter Bay (gratuit, certainement bien achalandé mais un peu glauque et étouffant à notre goût)
J5, dimanche 02/07 : Yellowstone, sud-ouest Départ pour le Yellowstone qui est tout près puisque les 2 parcs se touchent presque. Comme nous l’avions remarqué les jours précédents, il fait ici moins beau, le ciel est un peu couvert.

Nous voyons nos premiers geysers, fumerolles, mares gargouillantes etc… Les zones de volcanisme actif sont bien plus étendues qu’en Islande mais le paysage est plus banal : prairies, forêts (très souvent dévastées par le gigantesque incendie de 1988 qui dura 4 mois, une désolation). Après Midway Geyser Basin, nous faisons une micro-balade sympa au-dessus de la route de Firehole Lake Drive en remontant un ruisseau fumant. Ca nous permet de constater que dès que l’on marche 5 minutes, il n’y a plus personne. Ici, c’est LA FOULE (c’est le grand WE du 04 juillet, fête nationale) : il y a peu de routes dans le parc, aucune piste secondaire alors tout le monde tourne à la queue leu-leu sur l’espèce de 8 que forment les routes dans le parc. Grr ! Il va falloir ruser. On avise un départ de randonnée juste à l’ouest de la Firehole Lake Drive : le Culex trucmuche trail. Jolie balade le long d’une rivière dans une verte prairie avec qq fumerolles, des chiens de… prairie, un castor, un gros bison, et …plein de moustiques (eh oui, culex, ça veut dire moustique en latin mais on n’en était pas sûr …). Bon, positivons, on était tout seuls : on n’a pas vu d’ours mais des traces de grosses griffes sur les troncs d’arbres. Retour à la voiture.

Rapidement gavés par la foule motorisée qui tourne inlassablement, nous décidons de nous poser au bord de la Firehole River (juste au sud de Firehole Canyon), qui, devinez quoi, …est chaude : 25°C environ dans un beau décor de prairie à bisons avec un beau ciel d’orage derrière. L’eau est peu profonde, heureusement car il y a pas mal de courant. Baignade très amusante sous les premières gouttes de l’orage ! Je me demande maintenant si ce n’était pas interdit car on était tout seuls !?
Nuit à Old Faithfull en cabin rustique sympa (tout en bois, douches collectives un peu plus loin, lavabo, 75 USD)

Alors que je suis occupée à scruter des bisons à la jumelle dans la prairie en contrebas des cabins, Arnaud arrive surexcité : « maman, viens voir, ‘y a un bison devant la cabane !! ». En effet, il se promène nonchalamment, bientôt pisté par les gens des cabins qui le photographient à bout portant. Ca change des innombrables petits écureuils gourmands dont les enfants ne se lassent pas.
J6, lundi 03/07 : de Old Faithfull à Lake Yellowstone en passant par Norris On adopte définitivement une stratégie de sauvageons. On privilégie les coins les moins fréquentés et on visite rapidement les « monuments » (on ne va quand même pas délibérément les zapper !)

Superbe balade à Monument Geyser Basin (2h en prenant son temps) : grimpette de 180 m de dénivelée puis on arrive sur un plateau avec plein de fumerolles, cheminées, mares glougloutantes, pas du tout aménagé, on est tout seul et on peut déambuler partout. Belle vue sur Elk Park en contrebas au nord où nous verrons un peu plus tard en effet de beaux cerfs.

Nous parcourons Artist Paint Pot au pas de course sur les pontons aménagés… Vers 10h00 nous nous arrêtons sur l’aire de pique-nique à l’est de Norris où coule un petit ruisseau (frais) où les enfants ont bien joué, sieste tranquille, pas de moustiques, pas d’humains (tout le monde arrivera vers midi, comme un seul homme…) Ensuite, nous roulons jusqu’à Canyon Junction et partons vaillamment pour Cascade Lake Trail (8 km A/R) malgré le ciel menaçant : balade facile, sans dénivelée mais paysage brûlé, jusqu’à un …lac où nous subissons un orage de grêle. Pas mal de monde, qq bisons, des écureuils comme partout, pas extraordinaire.

Il nous reste à parcourir la très belle route de Hayden Valley (je l’ai adorée : belle rivière serpentant au milieu de prairies vallonnées, troupeaux de bisons, oiseaux d’eau) jusqu’à Lake Lodge cabin (très confortable mais assez moche, vue sur le lac en coupant qq arbres, 145USD)
J7, mardi 04/07 : de Lake Yellowstone à Tower en passant par le rodéo de Cody On commence la journée avec une petite balade à Pelican Bay (0, 5 miles, ponton passant au-dessus des marais, amusante, avec 2 ! pélicans) juste à l’est de Lake Lodge

puis on enchaîne avec le très beau Storm Point Trail (une de mes 2 ou 3 balades préférées à Yellowstone) sur la rive est du Lac Yellowstone, pas de dénivelée, 3 miles).
Des chiens de prairies bien grassouillets ont élu domicile dans ce coin magnifique. On les comprend!

Nous grimpons jusqu’à Lake Butte Overlook en voiture (de là, on voit les Grands Tetons) et en redescendant on a la chance de voir un grizzli à 20 m de la route (surveillé par un ranger) : il broute paisiblement, indifférent à l’attroupement qui commence à se former.
La route jusqu’à Cody est très belle (comme celle qui nous avait menés aux Gds Tetons depuis Dubois). Cody nous a bien plu : ville de cowboys plus authentique à notre goût que Jackson Hole, gros pick-up, grands chapeaux, qq maisons relativement anciennes.

Nous avons adoré Old Trail Town : on peut se balader dans plein de cabanes « d’époque » : école, saloon, maréchal-ferrant, général store, trappeur, fermier. Elles sont présentées avec tout plein d’accessoires, de véhicules, outils, vêtements. Il y a aussi plein de vêtements, bijoux, armes, outils, indiens, bien mieux qu’au musée de Colter Bay selon nous. Bref, on s’y croirait !

A 17h pétantes, c’est l’ouverture du rodéo : hymne américain a-capella, super émouvant après l’évocation des victimes de la guerre en Irak, ferveur du public, la main et le Stetson sur le cœur, puis aussitôt défilé publicitaire à cheval où sont mélangés des banques, marques de voitures et « go-army », organisme de recrutement ! Les enfants ont adoré le rodéo, nous aussi mais en plus on a aimé observer le public : défilé permanent des uns et des autres pour aller acheter des trucs gluants, dégoulinants, rose, verts, multicolores… Un spectacle dans le spectacle…
Nous reprenons ensuite la route pour le nord-ouest du Yellowstone, un poil moins belle que celle du sud et nous installons dans notre roughrider cabin à Tower Roosevelt (sympa mais pas de lavabo dans la cabin, petit poêle très efficace par contre, douches tout près, 60 USD) où nous passerons 2 nuits.
J8, mercredi 05/07 : Nord ouest du Yellowstone

Nous avons fait ce jour-là une splendide balade le long du canyon de la rivière Yellowstone, en descendant jusqu’à celle-ci. Le départ se trouve au niveau de l’aire de pique-nique située sur la route qui va vers Lamar Valley, juste à l’est de Tower. Orgues de basalte le long du canyon, mountain goats, puis descente un peu raide jusqu’à la rive nord de la rivière, sol volcanique jaune et blanc, oies, bois de cerf entiers que nous avons du laisser (pas de place dans la voiture, pas le droit ?) au très grand dam des enfants.

8 miles environ sans voir âme qui vive. A recommander donc.

Après une petite sieste à la cabin nous roulons vers le sud pour visiter le Grand canyon du Yellowstone, sous la pluie ce qui a fait fuir bon nombre de touristes. Les couleurs sont magnifiques et on a qd même un petit rayon de soleil fugace. Il pleut toute la nuit, vive la cabin et son poêle (de grosses galettes de bois + résine sont fournies)
J9, jeudi 06/07 : Mammoth et Norris

Les terrasses de Mammoth ne sont pas bien loin et nous en profitons avant la foule, avec le soleil !
Nous enchaînons avec le Beaver Pond Trail : belle balade au milieu des prairies en fleurs, puis d’une forêt intacte pour arriver à un petit étang, sympa, qq personnes au début et à la fin de la balade. (4, 5 miles loop). Nous roulons ensuite jusqu’à Noris Geyser Basin, très étendu, pas trop de monde car le temps est très nuageux (positivons !) puis retournons à Mammoth

où nous découvrons notre cabin (très agréable, au milieu des biches, 80 USD, lavabo, douches tout près)
J10, vendredi 07/07 : Yellowstone-Capitol Reef Journée de transition, 900 km d’une très bonne et belle route, départ 6h30, arrivée au Thousand Lakes Campground de Torrey à l’entrée de Capitol Reef à 17h15. Emplacement petit mais camping très bien tenu. Les enfants profitent de la piscine en arrivant car 900 km plus au sud, il fait plus chaud ! Nous faisons un ravitaillement à Torrey car demain nous partons « à l’aventure ». Village rigolo fait de bric et de broc avec plein de petits détails qu’on ne peut découvrir qu’à pied.
J10, samedi 08/07 : Cathedral Valley De bonne heure nous faisons une petite balade dans Capitol Gorge et the Tanks (sympa, personne) puis faisons le Hickman Bridge Trail (bien aussi, qq randonneurs). Nous pique-niquons ensuite à Fruita où nous faisons provision de délicieux abricots bien mûrs. Ensuite, bien que le temps soit menaçant nous prenons la piste qui mène à Cathedral Valley.

Je ne remercierai jamais assez Philippe Schuler (Sedonax sur VF) : ses précieuses informations nous ont convaincus de louer un 4X4 (il est vraiment nécessaire !!) pour pouvoir accéder à ce joyau de la géologie.
Nous dégustons chaque mile de la piste et en 3 ou 4 h environ, parvenons au Cathedral Valley Campground, camping d’état gratuit avec juste des toilettes mais pas d’eau, nous sommes seuls avec la vue sur la vallée. Sublimissime !

Les enfants se dispersent pour ramasser du bois et plus tard, alors qu’un bon feu crépite, je découvre une affiche sur la porte des toilettes signalant la présence d’un mountain lion (cougar) dans le coin !!! Glups ! Précision est donnée qu’ils attaquent de préférence les jeunes enfants et qu’un randonneur en Californie a pu sauver son fils de 11 ans en attaquant le cougar à coup de pierres. Ambiance !!
J’ai très mal dormi dans ce cadre enchanteur à cause …du silence. Pas un bruissement, pas un grillon, rien de rien. Je me disais que tous les animaux étaient planqués à cause du cougar… Fred et les enfants ont dormi comme des charmes ! Au fait, on n’a vu en tout et pour tout qu’un groupe de qq 4X4 au loin qui partait vers l’ouest.
Il faut préciser que dans ces régions les pistes peuvent se transformer radicalement en cas de pluies et devenir impraticables car la terre devient très collante et glissante donc prudence !
J11, dimanche 09/07 : Cathedral Valley –Escalante

Petite rando très belle jusqu’au pied des monolithes. Puis retour à la route 24 en prenant la piste la plus à l’est cette fois. Un peu moins belle me semble-t-il (on devient difficile) que celle de l’ouest, en passant par Temple of the Moon and of the Sun. Le Visitor Center à Torrey(ouvert le WE) ou à Fruita, vend, 50cts ou 1 dollar, un road book de toute la piste très bien fait. On descend la 12 vers le sud et à Boulder on tourne à Gauche sur la Burr Trail Road (goudronnée au moins au début) jusqu’à Long Canyon à 12, 4 miles de Boulder : canyon rouge de 7 miles de long. Pas mal mais ce serait mieux sans… la route ! On continue jusqu’à Calf Creek Recreation Area où nous arrivons en fin d’après-midi.
Balade de Lower Calf Creek (6 miles A/R) : longe une petite rivière le + souvent enfouie sous la végétation jusqu’à une belle cascade se jetant dans une vasque d’eau très fraîche ! On est dimanche soir, on croise une foule de gens qui rentrent et en arrivant au bout, on est seuls ! Pas mal car l’eau est rare dans le coin. Il fait presque nuit quand nous arrivons au camping de Escalante State Park, bien situé au bord d’un petit lac.
J12, lundi 10/07 : Devils Garden puis Bryce canyon

De bonne heure nous partons sur la Hole in the Rock Road (bonne piste au moins au début) pour aller voir Devil’s Garden à quelques miles de la route 12 : gros blocs rocheux torturés par l’érosion où les enfants se sont fait une bonne partie de cache-cache, plein de lapins, des traces de gros chats ?? Vraiment sympa. Puis nous repassons par la galerie Serenidad à Escalante où nous achetons un livre recommandé par Philippe : « Photographing the Southwest » vol.1 « a guide to the natural landmarks of Southern Utah » de Laurent Martrès. Une mine d’informations précises de tous les coins et recoins de la région, sensass.
Ensuite nous filons vers Bryce canyon où nous enchaînons Peekabo+Navajo+Queensgarden sous les nuages. 6, 5 miles.

Peekabo est crevant car ça monte et ça descend sans arrêt mais ça vaut le coup. Navajo et Queensgarden sont beaucoup plus tranquilles et très beaux aussi.
De retour en haut, nous patientons car le ciel semble vouloir se dégager. Et la lumière fut !!!
Super ! On fait en voiture les différents points de vue, vraiment très beau !!
Nous passons la nuit dans un tipi du Ruby’s Inn à 10 m de la route, pas inoubliable….
J13, mardi 11/07 : Cottonwood Canyon Road (CCR) et Old Paria Nous espérons pouvoir passer par la CCR dont l’état est très variable et consciencieusement nous informons auprès du visitor center de Cannonville : « impassable » nous dit la préposée que visiblement nous dérangeons dans une conversation téléphonique passionnée. Bizarre quand même, il n’a presque pas plu depuis au moins 48h que nous sommes dans le coin. Bon…

On va jusqu’à Kodachrome Basin, beau petit parc peu fréquenté du moins à cette heure matinale. A tout hasard on repose la même question au ranger de l’entrée : « no problem » !! La c… !!! J’en étais sûre, elle a eu la flemme de se renseigner ! On fait le très facile mais très beau Nature Trail (0, 5 miles) puis Grand Parade Trail pas mal non plus (3 miles A/R).

Plus au sud sur le CCR, nous admirons Grosvenor Arch, belle arche solitaire.

Nous poursuivons vers le sud jusqu’à Yellow Rock, un massif rocheux…jaune à l’ouest de la route dont les photos vues sur le net avant de partir nous ont fascinés.

Suivant encore une fois les indications de Philippe, nous empruntons une piste très raide qui monte sur le versant opposé de la vallée et la montagne nous apparaît entièrement : magnifique et étonnant !! Il faut qu’on y monte !!! Mais il fait 40°C et le soleil est encore très haut.

On décide alors d’aller voir Old Paria (bonne piste à partir de la 89), ancien décor de cinéma dans des badlands très colorés, le site est très chouette, on a bien joué dans ce décor de western. Attention, le site a entièrement brûlé fin août 2006, sera-t-il reconstruit et quand? A suivre...

On retourne ensuite au pied de la Yellow Rock : il est 19h, toujours 40°C !! Que fait-on ? On n’a jamais randonné avec une telle chaleur ! Bon, on y va doucement avec les chapeaux, plein d’eau, à manger. On pourra toujours faire demi-tour si ça ne va pas.



Lentement mais sûrement on arrive au sommet en 1h15, un peu avant le coucher du soleil. Quelques flaques d’eau limpide nous rafraîchissent au long de la montée.
C’est idyllique, magique !!!

Euphoriques, on redescend sans problème (bien se repérer à la montée car il n’y a qu’un passage) et on décide de camper entre de gros rochers de l’autre côté de la piste.

Bien sûr, on est tout seuls.

Au matin, en démontant la tente je découvre que j’ai dormi sur un scorpion !! Désormais, les enfants mettent volontiers leurs chaussures pour marcher dans le sable…
J14, mercredi 12/07 : Toadstool Hoodoos puis Houserock Valley Road et Coyotte Butte South (CBS)

De bonne heure, nous faisons une petite balade (1h) dans les Toadstool Hoodoos juste au nord de la 89, à l’ouest de son croisement avec la CCR : pas mal sans plus (on devient blasés, c’est terrible !) Nous passons ensuite à la Paria Ranger Station faire le plein d’eau et discuter avec le ranger de l’état de la piste pour aller à Coyotte Butte South (permis nécessaire). La piste la plus directe est très aléatoire (mieux vaut passer plus au sud), c’est ce que nous avait dit Philippe.

Nous faisons ensuite la belle balade de Wire Pass (permis à prendre sur place avec un système d’enveloppe) qui permet de découvrir un impressionnant slot canyon (2 à 3h A/R) : le trailhead est accessible le + souvent avec une voiture normale (gué difficile ce jour là), c’est aussi le départ de la rando jusqu’à la fameuse The Wave. Il fait très chaud, 42°C, il est trop tôt pour aller à CBS voir les Cottonwood Teepees.

Après une petite sieste réparatrice, nous décidons d’aller voir le Colorado à Lees Ferry. La piste de House Rock Valley Road est très bonne, la route 89 A, très belle, longe les Vermillions Cliffs. 46°C !!! (à l’ombre bien sûr) à Lees Ferry avec un vent chaud suffocant : un (tout) petit tour au bord du Colorado, quelques pas sur le pont à Marble Canyon et nous retournons sur la House Rock Valley Road. (Heureusement que finalement nous avions décidé de ne pas camper à Lees Ferry, c’est intenable, en plus pas d’ombre au camping !!! )
De retour à l’embranchement sur la House Rock Valley Road menant à CBS (aucune indication, à repérer avec un GPS, j’avais trouvé les coordonnées sur le net), nous parvenons en un peu plus d’une heure au plus près des Cottonwood Teepees (attention : trajet à préparer avec soin avant : point GPS des intersections à repérer, aucune indication, pas mal de pistes dans tous les sens car ancien lieu d’élevage et corral abandonné, et SURTOUT SABLE TRES PROFOND sur plusieurs km et personne à au moins 10 km à la ronde et encore avec de la chance et grosse chaleur.)






Mais ça vaut le coup…. Après avoir marché pendant quelques heures au milieu des tipis, la nuit tombe, c’est l’heure de regagner la voiture (bien noter sa position au GPS). Alors qu’Arnaud ouvre la marche, je le vois soudain faire demi-tour à toutes jambes et fondre en larmes dans mes bras. « Un serpent à sonnettes ! » Je l’entends mais ai du mal à le repérer dans l’obscurité naissante. On en parlait depuis si longtemps qu’Arnaud avait fantasmé au point de croire que la bête allait lui sauter dessus ! Bien fatigués par toutes ces émotions esthétiques et autres… nous plantons les tentes sur la piste (après le scorpion de la veille, on préfère voir où on met les pieds) juste à la sortie du parc, toute proche. Très bonne nuit, bercés par les hurlements des coyottes. Le lendemain, il y a plein de traces tout autour des tentes !! Coyotte Butte porte bien son nom ! Bref, on a adoré ce coin. Je dirais que ces 2 journées (Yellow Rock et Coyotte Butte) ont été nos préférées durant ce voyage.
J15, jeudi 13/07 : Grand Canyon North Rim Nous faisons la piste sableuse en sens inverse, un peu plus détendus qu’à l’aller puisque qu’on sait maintenant ce qui nous attend. La rive nord du Grand canyon n’est pas très loin. La route qui y mène passe au milieu de vertes prairies en fleurs et de forêts de conifères. Quel changement en quelques miles ! L’atmosphère est assez brumeuse, il a fait très chaud ces derniers jours et on a vu quelques incendies au loin… Notre cabin du Grand Canyon Lodge (106 USD) est idéalement située au bord du canyon dont elle n’est séparée que par quelques arbres. Nous avons 2 chambres et une SDB, le grand luxe, quoi ! Nous faisons de courtes marches vers les différents points de vue.
J16, vendredi 14/07 : Horseshoe Bend- Lake Powell-Grand Canyon South Rim

Après être allés voir le lever du soleil à Bright Angel, nous filons vers l’est pour arriver à Horseshoe Bend vers 10h00 : on n’est pas déçus ! Puisque nous n’en sommes pas loin, allons quand même voir ce fameux Lake Powell que nous allons rebaptiser Lake Power !! Le site est en effet splendide mais quel vacarme ! On trouve difficilement une crique pour se baigner (l’eau est à peu près à 26°C, l‘air à 42°C). Les voileux que nous sommes n’ont pas été emballés par l’endroit, véritablement pollué par les bateaux à moteurs ! Pas une voile à l’horizon (faut dire que c’est la pétole, mais en allant à Cody on a longé un autre superbe lac bien venté : que des bateaux à moteur aussi !)

Nous roulons ensuite jusqu’à la rive sud du Grand Canyon où Philippe nous avait conseillé, pour bien percevoir l’immensité du canyon, de descendre par le South Kaibab Trail jusqu’à Cedar Ridge, 347 m + bas.

En effet, c’est impressionnant et on apprécie la balade malgré la chaleur (34°C en haut en fin d’après-midi) La rive sud est en effet plus impressionnante que la rive nord, c’est… très beau. Il fait nuit quand nous plantons nos tentes à Mather Campground, bien ombragé, mais douches à perpète.
J17, samedi 15/07 : Canyon de Betatakin, Monument valley

Journée tranquille après le marathon d’hier, nous faisons la petite rando de Sandal trail (1 mile) pour voir les très belles ruines de Betatakin, puis poursuivons notre route vers Monument Valley. Un peu avant Kayenta, un gros bouchon sur la route nous décide à suivre des locaux qui tournent vers une piste secondaire. Très gentiment ils nous guideront par les pistes jusqu’à Kayenta. Ce détour nous permet de mesurer la misère des navajos : mobilhomes déglingués, décharges à ciel ouvert dans les petits canyons, vieilles bagnoles même pas dignes d’abriter qq poules, souvent ni eau ni électricité donc pas de clim sous le cagnard, pas d’arbres non plus.

Seuls de rares hogans (habitations traditionnelles en bois et terre, gardant la fraîcheur) subsistent.
On se demande de quoi vivent les gens : pas d’agriculture, quasi pas d’élevage… On arrive finalement à Monument Valley. On pose (à défaut de pouvoir planter) nos tentes au Goulding’s Campground et après un petit plouf on file visiter Monument Valley.

C’est très beau, dommage qu’on n’ait pas le droit de s’y promener à pied. La piste, merdique, est faisable en voiture normale.
Si vous avez eu la patience de me lire jusqu'ici, vous trouverez la suite dans un deuxième post: http://voyageforum.com/v.f?post=678335;
A tout de suite...
PETITES ZAVENTURES EN FAMILLE DANS L’OUEST AMERICAIN : JUILLET 2006
Après un voyage passionnant en Namibie l’année dernière (voir notre carnet de voyage en passant par mon profil), nous nous sommes décidés finalement pour l’ouest américain cette année. Comme d’habitude, nous voyageons en famille avec nos enfants Marion, Arnaud et Caroline, maintenant âgés de 10, 11 et 13 ans. Comme pour la Namibie, les membres de VF nous ont été d’une grande aide dans la préparation de ce voyage. Je les en remercie et j’espère à mon tour donner des idées aux futurs voyageurs qui voudraient un jour visiter le (grand) coin.
Tout ce qui se trouve à l’ouest du Grand Canyon a été délibérément zappé, ce qui nous a permis en 23 jours de découvrir et de randonner (à nos yeux, c’est ainsi que l’on s’imprègne réellement d’un paysage) dans les coins suivants : Great Desert Basin, Grands Tetons, Yellowstone, Capitol Reef, Escalante Grand Staircase, Bryce Canyon, Grand canyon Rive Nord puis Sud, Lake Powell, canyon de Betatakin, Monument Valley, Valley of the Gods, Canyonland the Needles puis Island in the Sky, Arches, Manti la Sal Mountain.
LES BONNES SURPRISES DU VOYAGE : La possibilité de trouver des coins perdus, magnifiques, sans personne (cf plus loin Great Desert Basin, Yellow Rock et Coyotte Butte South) La commodité des réservations par le net : toutes ont été honorées, aucun problème, chek-in : 5 min, check-out : 1 min. Notre capacité à randonner malgré la chaleur : c’est si beau que ça donne des ailes.
UNE PETITE DECEPTION : La foule de Yellowstone (mais c’était un des rares grands WE des américains), ceci dit tout est dimensionné pour accueillir cette foule : on se gare facilement, on n’attend nulle part. c’est surtout une gêne « intellectuelle ».
SI C’ETAIT A REFAIRE Eh ben, je crois qu’on ne changerait rien ! On avait juste pris trop de trucs chauds : une fourrure polaire + surveste imperméable suffisent.
BUDGET POUR 5 : AVION (Lyon, Londres, Denver) 3665 LOC VOITURE chez Dollar 1469 CAMPING CABIN HOTEL 985 ESSENCE 670 NOURRITURE 1400
TOTAL 8189 EURO pour nous 5.
AVION : avec British Airways, service correct à bord, 1h de retard pour le retour, 4 jours de retard pour les bagages (heureusement) au retour.
VOITURE : finalement on a changé au dernier moment le van initialement prévu pour un 4X4 Dodge Durango ce qui nous a permis- d’une part de caser nos 2 tentes, 5 matelas et sacs de couchage, et tutti quanti -et d’autre part d’aller dans quelques coins paumés mais superbes (voir plus loin). Aucun problème sauf une crevaison dès le 1er jour ! Consommation de 14l/100 km quand même ! 7500 km en tout.
LOGEMENT : aux motels impersonnels nous avons préféré les cabins dans les parcs nationaux ou le camping (sauvage ou non). Nous avons passé les 4 dernières nuits à Moab dans une cabin climatisée du Archview resort : sympa avec des boules Quiès. Nous nous sommes félicités de ne pas avoir à camper au Yellowstone car il a plu quasi tous les soirs (grosses pluies d’orage). A Moab, mieux valait avoir la clim : tous les jours au moins 40°C, jusqu’à 48°C plusieurs fois et une fois 53°C à l’ombre !
NOURRITURE : Nous avons acheté un frigo 12V (37 USD) (marque Rubbermaid, modèle Travel Cooler and Warmer 10, 5 L acheté au rayon camping plein air dans un Wall Mart) que nous laissions branché nuit et jour dans le coffre, très efficace, et un petit réchaud Coleman (environ 40USD). Cela nous a évité de courir après des glaçons et nous permettait une autonomie totale de 2 voire 3 jours sans ravitaillement. Au menu : lait ( pas de UHT donc à garder au froid, pas pratique) et céréales le matin, pain de mie et confiture, crudités (bonnes) et viandes grillées (bonnes et pas chères), jambon, salade de riz, pâtes, chips et bretzels pour leur apport en sel (on a transpiré des litres sur les sentiers, aucune crampe), cookies pour les en-cas, fromage blanc, jaune ou orange…., fruits, yaourts, eau minérale et du robinet (aucun pb) et coca glacé au retour des ballades. Rien de très gastronomique mais on n’a pas la papille aventureuse (surtout les enfants). Pas de problème d’approvisionnement, il y a partout des épiceries avec en général un peu de tout, ouvertes toute la journée et tous les jours, mais c’est pas donné. On a tous un peu maigri mais on a pas mal crapahuté…
LE VOYAGE ET QUELQUES RANDO PLUS EN DETAIL
J1, mercredi 28/06 : arrivée à Denver (CO) à 18h30, petite virée en ville, nuit à l’hôtel (ce sera la seule) près de l’aéroport (Days’s Inn Business Place, 90 USD, très calme, piscine)
J2, jeudi 29/06 : GREAT DIVIDE BASIN

Ce haut plateau désertique se trouve au nord de l’Interstate 80, en fait sur la route la plus courte vers les Grands Tetons depuis Denver. La piste (en bon état) fait environ 90 miles et nous ne rencontrerons personne. Le paysage est presque mystique avec quelques montagnes tabulaires ponctuant un désert où nous aurons la chance de rencontrer les fameux chevaux sauvages. En fait les points d’eau sont très rares et les animaux (il y a aussi des biches) n’en sont jamais très loin. C’est 1 mile avant la fin de cette piste qui nous fusillerons un pneu, changé sans difficulté le lendemain à Lander (WY) après notre première nuit en camping sauvage juste après Atlantic City (WY), pseudo-ville fantôme, ancienne mine d’or reconvertie dans le tourisme historique (aux USA, tout ce qui a plus de 50 ans est historique). Ce haut plateau est très beau mais très sauvage, les pistes sont très mal voire pas indiquées, boussole indispensable.
J3, vendredi 30/06 : Arrivée aux Grands tetons.

La route qui mène aux Grands Tetons depuis Dubois est très belle, très « far west » avec quelques belles maisons-ranch très cosy dans un décor de roches rouges sur fond de ciel bleu profond.

C’est fou le nombre de biches qu’on voit de partout ! Arrivés en début d’après-midi à Colter Bay (partie nord des Grands Tetons), nous prenons possession de notre tent-cabin où nous allons passer 2 jours. « Chouette, on dirait un pénitencier comme dans Lucky Luke» s’exclame Arnaud. Hum, mouais… Il s’agit d’une tente, certes, en toile plastifiée anti-feu, pas étanche aux moustiques, avec des grabats en planche tenus par des chaînes. Pas très douillet même s’il y a un petit poêle. Finalement on a pu monter nos 2 tentes à l’intérieur, c’est déjà mieux…A éviter donc !! (40 USD/nuit, très mauvais rapport qualité/prix)

L’après-midi, nous faisons une grande balade en canoé sur le Jackson Lake, en longeant les rives, nous voyons des biches à plusieurs reprises. Nous terminons la journée avec le Heron Pond Trail, jolie balade de 3 miles, au milieu des étangs décorés de nénuphars, avec qq pélicans, pas mal de canards et d’oies et pas trop de moustiques…
J4, samedi 01/07 : Grands Tetons Tôt le matin, nous filons vers le sud pour profiter du lever de soleil sur les sommets : il fait grand beau temps depuis notre arrivée, c’est splendide.

Puis nous prenons la route à l’est de Blacktail Butte vers Mormon Row et nous y trouvons plein de bisons. Nous faisons une très belle randonnée printanière jusqu’au sommet de la butte : les prairies sont en fleurs, on a de cet endroit une vue privilégiée sur les sommets, nous sommes seuls, c’est super.

En redescendant, on rencontre 2 coyottes très craintifs (je crois que la chasse est autorisée dans les Grands Tetons à la différence du Yellowstone).

Après ces quelques heures de marche, rien de tel qu’un bon bain chaud : à Kelly Warm Spring (à l’est de Gros Ventre) l’eau est à 27°C avec vue sur les sommets, le petit étang est juste au bord de la route (très peu fréquentée), ça sent un peu le souffre, c’est normal il y a plein de petites bulles de gaz chaud qui crèvent au fond de l’étang. Vraiment sympa.

C'est à Schwabacher Landing (zone de mise à l'eau des rafts sur la Snake River) que nous découvrons ce barrage de castors en amont duquel un élan broute paisiblement.

Merci Vilcanota pour tes cartes qui nous ont permis de découvrir ce coin, elles nous ont d’ailleurs aussi été très utiles dans le Yellowstone. Ragaillardis, nous décidons de faire un tour à Jackson Hole, ville très touristique que nous arpentons sans grand enthousiasme. Après une petite balade au bord de String Lake (la foule), nous retournons passer la nuit dans notre pénitencier après avoir visité le musée Indien de Colter Bay (gratuit, certainement bien achalandé mais un peu glauque et étouffant à notre goût)
J5, dimanche 02/07 : Yellowstone, sud-ouest Départ pour le Yellowstone qui est tout près puisque les 2 parcs se touchent presque. Comme nous l’avions remarqué les jours précédents, il fait ici moins beau, le ciel est un peu couvert.

Nous voyons nos premiers geysers, fumerolles, mares gargouillantes etc… Les zones de volcanisme actif sont bien plus étendues qu’en Islande mais le paysage est plus banal : prairies, forêts (très souvent dévastées par le gigantesque incendie de 1988 qui dura 4 mois, une désolation). Après Midway Geyser Basin, nous faisons une micro-balade sympa au-dessus de la route de Firehole Lake Drive en remontant un ruisseau fumant. Ca nous permet de constater que dès que l’on marche 5 minutes, il n’y a plus personne. Ici, c’est LA FOULE (c’est le grand WE du 04 juillet, fête nationale) : il y a peu de routes dans le parc, aucune piste secondaire alors tout le monde tourne à la queue leu-leu sur l’espèce de 8 que forment les routes dans le parc. Grr ! Il va falloir ruser. On avise un départ de randonnée juste à l’ouest de la Firehole Lake Drive : le Culex trucmuche trail. Jolie balade le long d’une rivière dans une verte prairie avec qq fumerolles, des chiens de… prairie, un castor, un gros bison, et …plein de moustiques (eh oui, culex, ça veut dire moustique en latin mais on n’en était pas sûr …). Bon, positivons, on était tout seuls : on n’a pas vu d’ours mais des traces de grosses griffes sur les troncs d’arbres. Retour à la voiture.

Rapidement gavés par la foule motorisée qui tourne inlassablement, nous décidons de nous poser au bord de la Firehole River (juste au sud de Firehole Canyon), qui, devinez quoi, …est chaude : 25°C environ dans un beau décor de prairie à bisons avec un beau ciel d’orage derrière. L’eau est peu profonde, heureusement car il y a pas mal de courant. Baignade très amusante sous les premières gouttes de l’orage ! Je me demande maintenant si ce n’était pas interdit car on était tout seuls !?
Nuit à Old Faithfull en cabin rustique sympa (tout en bois, douches collectives un peu plus loin, lavabo, 75 USD)

Alors que je suis occupée à scruter des bisons à la jumelle dans la prairie en contrebas des cabins, Arnaud arrive surexcité : « maman, viens voir, ‘y a un bison devant la cabane !! ». En effet, il se promène nonchalamment, bientôt pisté par les gens des cabins qui le photographient à bout portant. Ca change des innombrables petits écureuils gourmands dont les enfants ne se lassent pas.
J6, lundi 03/07 : de Old Faithfull à Lake Yellowstone en passant par Norris On adopte définitivement une stratégie de sauvageons. On privilégie les coins les moins fréquentés et on visite rapidement les « monuments » (on ne va quand même pas délibérément les zapper !)

Superbe balade à Monument Geyser Basin (2h en prenant son temps) : grimpette de 180 m de dénivelée puis on arrive sur un plateau avec plein de fumerolles, cheminées, mares glougloutantes, pas du tout aménagé, on est tout seul et on peut déambuler partout. Belle vue sur Elk Park en contrebas au nord où nous verrons un peu plus tard en effet de beaux cerfs.

Nous parcourons Artist Paint Pot au pas de course sur les pontons aménagés… Vers 10h00 nous nous arrêtons sur l’aire de pique-nique à l’est de Norris où coule un petit ruisseau (frais) où les enfants ont bien joué, sieste tranquille, pas de moustiques, pas d’humains (tout le monde arrivera vers midi, comme un seul homme…) Ensuite, nous roulons jusqu’à Canyon Junction et partons vaillamment pour Cascade Lake Trail (8 km A/R) malgré le ciel menaçant : balade facile, sans dénivelée mais paysage brûlé, jusqu’à un …lac où nous subissons un orage de grêle. Pas mal de monde, qq bisons, des écureuils comme partout, pas extraordinaire.

Il nous reste à parcourir la très belle route de Hayden Valley (je l’ai adorée : belle rivière serpentant au milieu de prairies vallonnées, troupeaux de bisons, oiseaux d’eau) jusqu’à Lake Lodge cabin (très confortable mais assez moche, vue sur le lac en coupant qq arbres, 145USD)
J7, mardi 04/07 : de Lake Yellowstone à Tower en passant par le rodéo de Cody On commence la journée avec une petite balade à Pelican Bay (0, 5 miles, ponton passant au-dessus des marais, amusante, avec 2 ! pélicans) juste à l’est de Lake Lodge

puis on enchaîne avec le très beau Storm Point Trail (une de mes 2 ou 3 balades préférées à Yellowstone) sur la rive est du Lac Yellowstone, pas de dénivelée, 3 miles).

Des chiens de prairies bien grassouillets ont élu domicile dans ce coin magnifique. On les comprend!

Nous grimpons jusqu’à Lake Butte Overlook en voiture (de là, on voit les Grands Tetons) et en redescendant on a la chance de voir un grizzli à 20 m de la route (surveillé par un ranger) : il broute paisiblement, indifférent à l’attroupement qui commence à se former.
La route jusqu’à Cody est très belle (comme celle qui nous avait menés aux Gds Tetons depuis Dubois). Cody nous a bien plu : ville de cowboys plus authentique à notre goût que Jackson Hole, gros pick-up, grands chapeaux, qq maisons relativement anciennes.

Nous avons adoré Old Trail Town : on peut se balader dans plein de cabanes « d’époque » : école, saloon, maréchal-ferrant, général store, trappeur, fermier. Elles sont présentées avec tout plein d’accessoires, de véhicules, outils, vêtements. Il y a aussi plein de vêtements, bijoux, armes, outils, indiens, bien mieux qu’au musée de Colter Bay selon nous. Bref, on s’y croirait !

A 17h pétantes, c’est l’ouverture du rodéo : hymne américain a-capella, super émouvant après l’évocation des victimes de la guerre en Irak, ferveur du public, la main et le Stetson sur le cœur, puis aussitôt défilé publicitaire à cheval où sont mélangés des banques, marques de voitures et « go-army », organisme de recrutement ! Les enfants ont adoré le rodéo, nous aussi mais en plus on a aimé observer le public : défilé permanent des uns et des autres pour aller acheter des trucs gluants, dégoulinants, rose, verts, multicolores… Un spectacle dans le spectacle…
Nous reprenons ensuite la route pour le nord-ouest du Yellowstone, un poil moins belle que celle du sud et nous installons dans notre roughrider cabin à Tower Roosevelt (sympa mais pas de lavabo dans la cabin, petit poêle très efficace par contre, douches tout près, 60 USD) où nous passerons 2 nuits.
J8, mercredi 05/07 : Nord ouest du Yellowstone

Nous avons fait ce jour-là une splendide balade le long du canyon de la rivière Yellowstone, en descendant jusqu’à celle-ci. Le départ se trouve au niveau de l’aire de pique-nique située sur la route qui va vers Lamar Valley, juste à l’est de Tower. Orgues de basalte le long du canyon, mountain goats, puis descente un peu raide jusqu’à la rive nord de la rivière, sol volcanique jaune et blanc, oies, bois de cerf entiers que nous avons du laisser (pas de place dans la voiture, pas le droit ?) au très grand dam des enfants.

8 miles environ sans voir âme qui vive. A recommander donc.

Après une petite sieste à la cabin nous roulons vers le sud pour visiter le Grand canyon du Yellowstone, sous la pluie ce qui a fait fuir bon nombre de touristes. Les couleurs sont magnifiques et on a qd même un petit rayon de soleil fugace. Il pleut toute la nuit, vive la cabin et son poêle (de grosses galettes de bois + résine sont fournies)
J9, jeudi 06/07 : Mammoth et Norris

Les terrasses de Mammoth ne sont pas bien loin et nous en profitons avant la foule, avec le soleil !
Nous enchaînons avec le Beaver Pond Trail : belle balade au milieu des prairies en fleurs, puis d’une forêt intacte pour arriver à un petit étang, sympa, qq personnes au début et à la fin de la balade. (4, 5 miles loop). Nous roulons ensuite jusqu’à Noris Geyser Basin, très étendu, pas trop de monde car le temps est très nuageux (positivons !) puis retournons à Mammoth

où nous découvrons notre cabin (très agréable, au milieu des biches, 80 USD, lavabo, douches tout près)
J10, vendredi 07/07 : Yellowstone-Capitol Reef Journée de transition, 900 km d’une très bonne et belle route, départ 6h30, arrivée au Thousand Lakes Campground de Torrey à l’entrée de Capitol Reef à 17h15. Emplacement petit mais camping très bien tenu. Les enfants profitent de la piscine en arrivant car 900 km plus au sud, il fait plus chaud ! Nous faisons un ravitaillement à Torrey car demain nous partons « à l’aventure ». Village rigolo fait de bric et de broc avec plein de petits détails qu’on ne peut découvrir qu’à pied.
J10, samedi 08/07 : Cathedral Valley De bonne heure nous faisons une petite balade dans Capitol Gorge et the Tanks (sympa, personne) puis faisons le Hickman Bridge Trail (bien aussi, qq randonneurs). Nous pique-niquons ensuite à Fruita où nous faisons provision de délicieux abricots bien mûrs. Ensuite, bien que le temps soit menaçant nous prenons la piste qui mène à Cathedral Valley.

Je ne remercierai jamais assez Philippe Schuler (Sedonax sur VF) : ses précieuses informations nous ont convaincus de louer un 4X4 (il est vraiment nécessaire !!) pour pouvoir accéder à ce joyau de la géologie.
Nous dégustons chaque mile de la piste et en 3 ou 4 h environ, parvenons au Cathedral Valley Campground, camping d’état gratuit avec juste des toilettes mais pas d’eau, nous sommes seuls avec la vue sur la vallée. Sublimissime !

Les enfants se dispersent pour ramasser du bois et plus tard, alors qu’un bon feu crépite, je découvre une affiche sur la porte des toilettes signalant la présence d’un mountain lion (cougar) dans le coin !!! Glups ! Précision est donnée qu’ils attaquent de préférence les jeunes enfants et qu’un randonneur en Californie a pu sauver son fils de 11 ans en attaquant le cougar à coup de pierres. Ambiance !!
J’ai très mal dormi dans ce cadre enchanteur à cause …du silence. Pas un bruissement, pas un grillon, rien de rien. Je me disais que tous les animaux étaient planqués à cause du cougar… Fred et les enfants ont dormi comme des charmes ! Au fait, on n’a vu en tout et pour tout qu’un groupe de qq 4X4 au loin qui partait vers l’ouest.
Il faut préciser que dans ces régions les pistes peuvent se transformer radicalement en cas de pluies et devenir impraticables car la terre devient très collante et glissante donc prudence !
J11, dimanche 09/07 : Cathedral Valley –Escalante

Petite rando très belle jusqu’au pied des monolithes. Puis retour à la route 24 en prenant la piste la plus à l’est cette fois. Un peu moins belle me semble-t-il (on devient difficile) que celle de l’ouest, en passant par Temple of the Moon and of the Sun. Le Visitor Center à Torrey(ouvert le WE) ou à Fruita, vend, 50cts ou 1 dollar, un road book de toute la piste très bien fait. On descend la 12 vers le sud et à Boulder on tourne à Gauche sur la Burr Trail Road (goudronnée au moins au début) jusqu’à Long Canyon à 12, 4 miles de Boulder : canyon rouge de 7 miles de long. Pas mal mais ce serait mieux sans… la route ! On continue jusqu’à Calf Creek Recreation Area où nous arrivons en fin d’après-midi.

Balade de Lower Calf Creek (6 miles A/R) : longe une petite rivière le + souvent enfouie sous la végétation jusqu’à une belle cascade se jetant dans une vasque d’eau très fraîche ! On est dimanche soir, on croise une foule de gens qui rentrent et en arrivant au bout, on est seuls ! Pas mal car l’eau est rare dans le coin. Il fait presque nuit quand nous arrivons au camping de Escalante State Park, bien situé au bord d’un petit lac.
J12, lundi 10/07 : Devils Garden puis Bryce canyon

De bonne heure nous partons sur la Hole in the Rock Road (bonne piste au moins au début) pour aller voir Devil’s Garden à quelques miles de la route 12 : gros blocs rocheux torturés par l’érosion où les enfants se sont fait une bonne partie de cache-cache, plein de lapins, des traces de gros chats ?? Vraiment sympa. Puis nous repassons par la galerie Serenidad à Escalante où nous achetons un livre recommandé par Philippe : « Photographing the Southwest » vol.1 « a guide to the natural landmarks of Southern Utah » de Laurent Martrès. Une mine d’informations précises de tous les coins et recoins de la région, sensass.
Ensuite nous filons vers Bryce canyon où nous enchaînons Peekabo+Navajo+Queensgarden sous les nuages. 6, 5 miles.

Peekabo est crevant car ça monte et ça descend sans arrêt mais ça vaut le coup. Navajo et Queensgarden sont beaucoup plus tranquilles et très beaux aussi.
De retour en haut, nous patientons car le ciel semble vouloir se dégager. Et la lumière fut !!!
Super ! On fait en voiture les différents points de vue, vraiment très beau !!
Nous passons la nuit dans un tipi du Ruby’s Inn à 10 m de la route, pas inoubliable….J13, mardi 11/07 : Cottonwood Canyon Road (CCR) et Old Paria Nous espérons pouvoir passer par la CCR dont l’état est très variable et consciencieusement nous informons auprès du visitor center de Cannonville : « impassable » nous dit la préposée que visiblement nous dérangeons dans une conversation téléphonique passionnée. Bizarre quand même, il n’a presque pas plu depuis au moins 48h que nous sommes dans le coin. Bon…

On va jusqu’à Kodachrome Basin, beau petit parc peu fréquenté du moins à cette heure matinale. A tout hasard on repose la même question au ranger de l’entrée : « no problem » !! La c… !!! J’en étais sûre, elle a eu la flemme de se renseigner ! On fait le très facile mais très beau Nature Trail (0, 5 miles) puis Grand Parade Trail pas mal non plus (3 miles A/R).

Plus au sud sur le CCR, nous admirons Grosvenor Arch, belle arche solitaire.

Nous poursuivons vers le sud jusqu’à Yellow Rock, un massif rocheux…jaune à l’ouest de la route dont les photos vues sur le net avant de partir nous ont fascinés.

Suivant encore une fois les indications de Philippe, nous empruntons une piste très raide qui monte sur le versant opposé de la vallée et la montagne nous apparaît entièrement : magnifique et étonnant !! Il faut qu’on y monte !!! Mais il fait 40°C et le soleil est encore très haut.

On décide alors d’aller voir Old Paria (bonne piste à partir de la 89), ancien décor de cinéma dans des badlands très colorés, le site est très chouette, on a bien joué dans ce décor de western. Attention, le site a entièrement brûlé fin août 2006, sera-t-il reconstruit et quand? A suivre...

On retourne ensuite au pied de la Yellow Rock : il est 19h, toujours 40°C !! Que fait-on ? On n’a jamais randonné avec une telle chaleur ! Bon, on y va doucement avec les chapeaux, plein d’eau, à manger. On pourra toujours faire demi-tour si ça ne va pas.



Lentement mais sûrement on arrive au sommet en 1h15, un peu avant le coucher du soleil. Quelques flaques d’eau limpide nous rafraîchissent au long de la montée.
C’est idyllique, magique !!!

Euphoriques, on redescend sans problème (bien se repérer à la montée car il n’y a qu’un passage) et on décide de camper entre de gros rochers de l’autre côté de la piste.

Bien sûr, on est tout seuls.

Au matin, en démontant la tente je découvre que j’ai dormi sur un scorpion !! Désormais, les enfants mettent volontiers leurs chaussures pour marcher dans le sable…
J14, mercredi 12/07 : Toadstool Hoodoos puis Houserock Valley Road et Coyotte Butte South (CBS)

De bonne heure, nous faisons une petite balade (1h) dans les Toadstool Hoodoos juste au nord de la 89, à l’ouest de son croisement avec la CCR : pas mal sans plus (on devient blasés, c’est terrible !) Nous passons ensuite à la Paria Ranger Station faire le plein d’eau et discuter avec le ranger de l’état de la piste pour aller à Coyotte Butte South (permis nécessaire). La piste la plus directe est très aléatoire (mieux vaut passer plus au sud), c’est ce que nous avait dit Philippe.

Nous faisons ensuite la belle balade de Wire Pass (permis à prendre sur place avec un système d’enveloppe) qui permet de découvrir un impressionnant slot canyon (2 à 3h A/R) : le trailhead est accessible le + souvent avec une voiture normale (gué difficile ce jour là), c’est aussi le départ de la rando jusqu’à la fameuse The Wave. Il fait très chaud, 42°C, il est trop tôt pour aller à CBS voir les Cottonwood Teepees.

Après une petite sieste réparatrice, nous décidons d’aller voir le Colorado à Lees Ferry. La piste de House Rock Valley Road est très bonne, la route 89 A, très belle, longe les Vermillions Cliffs. 46°C !!! (à l’ombre bien sûr) à Lees Ferry avec un vent chaud suffocant : un (tout) petit tour au bord du Colorado, quelques pas sur le pont à Marble Canyon et nous retournons sur la House Rock Valley Road. (Heureusement que finalement nous avions décidé de ne pas camper à Lees Ferry, c’est intenable, en plus pas d’ombre au camping !!! )
De retour à l’embranchement sur la House Rock Valley Road menant à CBS (aucune indication, à repérer avec un GPS, j’avais trouvé les coordonnées sur le net), nous parvenons en un peu plus d’une heure au plus près des Cottonwood Teepees (attention : trajet à préparer avec soin avant : point GPS des intersections à repérer, aucune indication, pas mal de pistes dans tous les sens car ancien lieu d’élevage et corral abandonné, et SURTOUT SABLE TRES PROFOND sur plusieurs km et personne à au moins 10 km à la ronde et encore avec de la chance et grosse chaleur.)






Mais ça vaut le coup…. Après avoir marché pendant quelques heures au milieu des tipis, la nuit tombe, c’est l’heure de regagner la voiture (bien noter sa position au GPS). Alors qu’Arnaud ouvre la marche, je le vois soudain faire demi-tour à toutes jambes et fondre en larmes dans mes bras. « Un serpent à sonnettes ! » Je l’entends mais ai du mal à le repérer dans l’obscurité naissante. On en parlait depuis si longtemps qu’Arnaud avait fantasmé au point de croire que la bête allait lui sauter dessus ! Bien fatigués par toutes ces émotions esthétiques et autres… nous plantons les tentes sur la piste (après le scorpion de la veille, on préfère voir où on met les pieds) juste à la sortie du parc, toute proche. Très bonne nuit, bercés par les hurlements des coyottes. Le lendemain, il y a plein de traces tout autour des tentes !! Coyotte Butte porte bien son nom ! Bref, on a adoré ce coin. Je dirais que ces 2 journées (Yellow Rock et Coyotte Butte) ont été nos préférées durant ce voyage.
J15, jeudi 13/07 : Grand Canyon North Rim Nous faisons la piste sableuse en sens inverse, un peu plus détendus qu’à l’aller puisque qu’on sait maintenant ce qui nous attend. La rive nord du Grand canyon n’est pas très loin. La route qui y mène passe au milieu de vertes prairies en fleurs et de forêts de conifères. Quel changement en quelques miles ! L’atmosphère est assez brumeuse, il a fait très chaud ces derniers jours et on a vu quelques incendies au loin… Notre cabin du Grand Canyon Lodge (106 USD) est idéalement située au bord du canyon dont elle n’est séparée que par quelques arbres. Nous avons 2 chambres et une SDB, le grand luxe, quoi ! Nous faisons de courtes marches vers les différents points de vue.
J16, vendredi 14/07 : Horseshoe Bend- Lake Powell-Grand Canyon South Rim

Après être allés voir le lever du soleil à Bright Angel, nous filons vers l’est pour arriver à Horseshoe Bend vers 10h00 : on n’est pas déçus ! Puisque nous n’en sommes pas loin, allons quand même voir ce fameux Lake Powell que nous allons rebaptiser Lake Power !! Le site est en effet splendide mais quel vacarme ! On trouve difficilement une crique pour se baigner (l’eau est à peu près à 26°C, l‘air à 42°C). Les voileux que nous sommes n’ont pas été emballés par l’endroit, véritablement pollué par les bateaux à moteurs ! Pas une voile à l’horizon (faut dire que c’est la pétole, mais en allant à Cody on a longé un autre superbe lac bien venté : que des bateaux à moteur aussi !)

Nous roulons ensuite jusqu’à la rive sud du Grand Canyon où Philippe nous avait conseillé, pour bien percevoir l’immensité du canyon, de descendre par le South Kaibab Trail jusqu’à Cedar Ridge, 347 m + bas.

En effet, c’est impressionnant et on apprécie la balade malgré la chaleur (34°C en haut en fin d’après-midi) La rive sud est en effet plus impressionnante que la rive nord, c’est… très beau. Il fait nuit quand nous plantons nos tentes à Mather Campground, bien ombragé, mais douches à perpète.
J17, samedi 15/07 : Canyon de Betatakin, Monument valley

Journée tranquille après le marathon d’hier, nous faisons la petite rando de Sandal trail (1 mile) pour voir les très belles ruines de Betatakin, puis poursuivons notre route vers Monument Valley. Un peu avant Kayenta, un gros bouchon sur la route nous décide à suivre des locaux qui tournent vers une piste secondaire. Très gentiment ils nous guideront par les pistes jusqu’à Kayenta. Ce détour nous permet de mesurer la misère des navajos : mobilhomes déglingués, décharges à ciel ouvert dans les petits canyons, vieilles bagnoles même pas dignes d’abriter qq poules, souvent ni eau ni électricité donc pas de clim sous le cagnard, pas d’arbres non plus.

Seuls de rares hogans (habitations traditionnelles en bois et terre, gardant la fraîcheur) subsistent.

On se demande de quoi vivent les gens : pas d’agriculture, quasi pas d’élevage… On arrive finalement à Monument Valley. On pose (à défaut de pouvoir planter) nos tentes au Goulding’s Campground et après un petit plouf on file visiter Monument Valley.

C’est très beau, dommage qu’on n’ait pas le droit de s’y promener à pied. La piste, merdique, est faisable en voiture normale.
Si vous avez eu la patience de me lire jusqu'ici, vous trouverez la suite dans un deuxième post: http://voyageforum.com/v.f?post=678335;
A tout de suite...
Trois semaines au Vénézuela English translation pending
Salut à tous,
Je pars 3 semaines au Venezuela en septembre avec ma petite amie. Nous prévoyons de faire un Trek au mont Roraima, faire une excursion dans le Delta de l’Orénoque puis remonter sur la péninsule de Paria pour terminer par quelques jours à Los Roques. Sachant que nous réaliserons tous nos déplacements en bus, ce programme est il trop lourd ? Quelles sont les villages sur cet itinéraire où il serait intéressant de s’arrêter et ceux à éviter ?
De plus, nous arrivons à Caracas un samedi après midi. Doit on absolument éviter cette ville et reprendre un bus aussitôt ou bien est il possible de passer une nuit dans Sabana Grande en toute tranquillité ?
Enfin, je prévois de faire du surf sur la péninsule de Paria. La location de matériel est elle aisée dans ce coin ? Est il facile de trouver des Posadas sur la plage ?
Merci à tous.
Je pars 3 semaines au Venezuela en septembre avec ma petite amie. Nous prévoyons de faire un Trek au mont Roraima, faire une excursion dans le Delta de l’Orénoque puis remonter sur la péninsule de Paria pour terminer par quelques jours à Los Roques. Sachant que nous réaliserons tous nos déplacements en bus, ce programme est il trop lourd ? Quelles sont les villages sur cet itinéraire où il serait intéressant de s’arrêter et ceux à éviter ?
De plus, nous arrivons à Caracas un samedi après midi. Doit on absolument éviter cette ville et reprendre un bus aussitôt ou bien est il possible de passer une nuit dans Sabana Grande en toute tranquillité ?
Enfin, je prévois de faire du surf sur la péninsule de Paria. La location de matériel est elle aisée dans ce coin ? Est il facile de trouver des Posadas sur la plage ?
Merci à tous.
Partir pour s'installer au Canada English translation pending
salut a tous je desire partir au canada, et je voudrais savoir si les gens la bas sont acceuillant et sympa!
de plus est-il facile de s'installer dans ce pays, y rencontrant-nous beaucoup de probleme etc...
est ce que vous pensez que c'est une bonne idée de partir dans ce pays et coté anglais quel coins me conseiller vous? ( bien que j'ai ma petite idée!)
connaissez vous des sites qui peuvent me rensigner a ce propos et qui sont complet.
merci d'avance!
est ce que vous pensez que c'est une bonne idée de partir dans ce pays et coté anglais quel coins me conseiller vous? ( bien que j'ai ma petite idée!)
connaissez vous des sites qui peuvent me rensigner a ce propos et qui sont complet.
merci d'avance!
Rencontre le 9 et 10 septembre 2006 sur Marseille English translation pending
Salut à tous,
Histoire de recentraliser toutes les discussions, je résume :
Rencontre programmée sur 2 jours à Marseille : Le 9 septembre Rendez vous à partir de 16 heures 30 pour des boissons raffraîchissantes.🙂 Un pic nic en soirée sur les esplanades des plages du prado près du David.
Le 10 Septembre Pour ceux qui veulent...petite balade dans les calanques, Sugiton ou En vau suivant la motivation des participants. Casse croûte au dessus de la grande bleue.😇
Présence confirmée : Arvie, Alan et France, Marseil, la pirogue, Laffargee, hawkman, Laura 13, Fufute, Naky13, Darkette, Cati13, talassa13 (x2), Nush, Josse1312, Natakwet, Nangadelf, Patou, lolanomade, Titecel, Merylou, Carole13, Janine253 et yann's family soit 27 personnes. A confirmer Fluffy, martine 1021 et Panda06...
Hébergement : Alan et France chez Yann's family.
Besoin d'un hébergement : Pas d'autre demande pour l'instant.
Yann
Histoire de recentraliser toutes les discussions, je résume :
Rencontre programmée sur 2 jours à Marseille : Le 9 septembre Rendez vous à partir de 16 heures 30 pour des boissons raffraîchissantes.🙂 Un pic nic en soirée sur les esplanades des plages du prado près du David.
Le 10 Septembre Pour ceux qui veulent...petite balade dans les calanques, Sugiton ou En vau suivant la motivation des participants. Casse croûte au dessus de la grande bleue.😇
Présence confirmée : Arvie, Alan et France, Marseil, la pirogue, Laffargee, hawkman, Laura 13, Fufute, Naky13, Darkette, Cati13, talassa13 (x2), Nush, Josse1312, Natakwet, Nangadelf, Patou, lolanomade, Titecel, Merylou, Carole13, Janine253 et yann's family soit 27 personnes. A confirmer Fluffy, martine 1021 et Panda06...
Hébergement : Alan et France chez Yann's family.
Besoin d'un hébergement : Pas d'autre demande pour l'instant.
Yann
Vacances en Corse English translation pending
😎 bonjour à tous les bons conseils !!!!
Je pars cet été en Corse, avec 2 adolescentes qui aiment la plage, la mer, la bronzette, et avec mon ami, qui aime comme moi, la montagne, la rando, les petits villages sympas. Pouvez vous m'indiquer un coin particulier de la corse, voir même un camping, approprié à ces 2 aspects bien différents de passer ses vacances pour que tout le monde y trouve son compte, et en revienne satisfait. Avec vos conseils, vous participerez au bon déroulement de mes vacances. Merci d'avance. christiane
Je pars cet été en Corse, avec 2 adolescentes qui aiment la plage, la mer, la bronzette, et avec mon ami, qui aime comme moi, la montagne, la rando, les petits villages sympas. Pouvez vous m'indiquer un coin particulier de la corse, voir même un camping, approprié à ces 2 aspects bien différents de passer ses vacances pour que tout le monde y trouve son compte, et en revienne satisfait. Avec vos conseils, vous participerez au bon déroulement de mes vacances. Merci d'avance. christiane
Se nourrir en randonnée de vélo English translation pending
Bonjour, nous partons dans un mois en Islande à vélo: nous aimerions savoir quelle nourriture emmener, afin d'optimiser le poids, mais aussi l'apport nutritif: l'année dernière nous avons fait l'Ecosse en 15 jours, avec uniquement du déshydraté, et cela ne nous a jamais suffit: 1 paquet de 80g par personne et par repas est vite apparu quasi inutile: donc nous avons comblé avec pain et autre confiture.
Il est vrai que pour l'Islande, la nourriture est très chère là-bas, en plus, s'arrêter acheter de la nourriture vous impose de rester dans les parages d'un ravitaillement, et finalement, un paquet de pates, est quand même bien plus lourd (mais plus nourrissant) que le deshydraté : que faire??? deux paquets par personne et par repas??????
Merci à vous de nous faire partager votre expérience
Merci à vous de nous faire partager votre expérience
Itinéraire pour la diversité des paysages en Mongolie English translation pending
Je plannifie de partir En Mongolie environ 2 semaines avec un couple d'ami (nous serons donc 4) et j'avoue avoir du mal à créer mon itinéraire (c'est bien la 1ere fois que ça m'arrive d'ailleurs). C'est facile de créer un itinéraire lorsque l'on sait précisement quel lieu on veut visiter...mais là, il s'agit de sites naturels et de paysages et c'est donc plus dure.
Vous m'avez déjà convaincu d'emprunter le trans-mongolien pour joindre Ulaa Baator 🙂
Je recherche la diversité dans les paysages : lacs, montagnes, désert, steppes, ect... bref, les paysages de cartes postales que l'on trouve partout 😎
J'ai vite compris qu'il ne fallait pas imaginer pouvoir faire des centaines de kilometres par jours étant donné l'état des pistes, donc je voudrais savoir ou je pourrais trouver un petit apercu de tout cela. Je pensais plutot au sud (en raison du désert de Gobi) et le sud-est pour Karakorum. Ai-je raison?
Sinon, côté organisation. Question peut-etre stupide : comment faire pour se réapprovisionner en nourriture et essence une fois sur les pistes? 😊 On trouve facilement de quoi faire le plein.
Vous m'avez déjà convaincu d'emprunter le trans-mongolien pour joindre Ulaa Baator 🙂
Je recherche la diversité dans les paysages : lacs, montagnes, désert, steppes, ect... bref, les paysages de cartes postales que l'on trouve partout 😎
J'ai vite compris qu'il ne fallait pas imaginer pouvoir faire des centaines de kilometres par jours étant donné l'état des pistes, donc je voudrais savoir ou je pourrais trouver un petit apercu de tout cela. Je pensais plutot au sud (en raison du désert de Gobi) et le sud-est pour Karakorum. Ai-je raison?
Sinon, côté organisation. Question peut-etre stupide : comment faire pour se réapprovisionner en nourriture et essence une fois sur les pistes? 😊 On trouve facilement de quoi faire le plein.
Visite de Prague et alentours en août English translation pending
salut!
je vais a prague du 16 au 21 aout
pour l'instant je n'ai qu'un sac a dos, un pote et un billet d'avion
je voudrais donc avoir quelques petits conseils et renseignement sur prague et ces alentours si quelqu'un connait bien la region, a savoir les bon plans pour dormir, manger, bouger dans les alentours etc......
Mon orphelinat au Cameroun English translation pending
bonjour à tous,
nouvelle sur ce forum, je me présente, et vous dis un grand bonjour.
je voudrais vous expliquer ce que je fais ....dans l'espoir de donner envie à de nombreuses personnes de me rejoindre....et de relever en plus....., les manches....
Infirmière, j'ai 50 ans et j'ai oeuvré depuis de nombreuses années en Afrique et au Cameroun en particulier.
voilà maintenant 1 an, que j'ai décidé avec l'aide de nombreuses personnes de ce beau pays, de poser mon balluchon pour y créer un orphelinat dédié aux enfants orphelins de père et de mère, victimes du sida et ceux en très grande détresse.
Mes amis sur place, avec qui j'ai travaillé lors de mes missions, m'ont facilité les choses, en me présentant des bâtiments pouvant servir de structures d'accueil pour mon orphelinat.
Bien entendu, charge pour moi de les rénover et les rendre décents, à l'usage que je veux en faire.
J'ai donc fait une étude de faisabilité avec un expert comptable de mes connaissances et nous avons chiffré le montant de l'investissement initial.
De retour en FRANCE, en septembre 2005, j'ai donc créé mon association humanitaire, légalement déclarée en préfecture.
j'ai rencontré beaucoup d'enthousiasme parmi les miens et nos amis.
Notre petite association s'est mise au travail ......
En Janvier de cette année, de retour sur place, nous avons signé le bail, nous liant pour de nombreuses annnées avec le CAMEROUN....
Et surprise, en plus de bâtiments on a mis a notre dispositions des terrains agricoles.
Avec des amis comptables, nous avons monté le dossier "PROJET" de l'orphelinat, suite à l'étude de faisabilité que j'avais fait.
La mise en état des bâtiments, s'élève à 45.000€.
j'ai donc décidé de verser 1/3 de cette somme pour commencer les travaux de réfection, ( toiture..etc...)
Sur place j'ai trouvé beaucoup d'attention pour mon oeuvre, mais il est difficile de lever des fonds et obtenir des aides....
C'est donc en france ou est créé l'association, que je dois faire appel aux sponsors, et aux donateurs, pour nous aider à la réalisation de cet orphelinat.
Vous vous doutez bien que ce n'est pas évident quand on n'est pas V.I.P., acteurs, sportifs de haut niveau, de se faire ouvrir les portes.....
Mais j'ai bon espoir car voilà maintenant de nombreuses années que je me bats pour aller au bout de mes convictions.....
Mais, ou intervenez vous et que pouvez vous faire?
J'attends de l'aide et toute aide est la bienvenue,
que ce soit en adhérant à mon association, que ce soit par une aide financière, humaine et physique.
Sur place j'ai besoin de techniciens: en électricité, plomberie, maçonnerie.
j'ai besoin de matériels pour l'orphelinat: lits supperposés, armoires, bancs, tables, chaises, frigo, congélateurs...etc... Groupes électrogène....etc....
Souhaitant envoyer un véhicule, indispensable sur place, j'ai besoin de conseils avisés, pour l'envoi de ce matériel, et pour l'envoi de conteneurs.
Si quelqu'un parmi vous, est, ou connait un affrêteur sur Marseille, qui pourrait nous envoyer des conteneurs à moindre coût....merci de me faire signe.
J'ai besoin de conseils pour minimiser le coût de la douane à DOUALA!!!!!
Si quelqu'un connaît l'astuce, légale, bien sûr, merci de m'en faire part.....
Manquant de tout actuellement, je fais donc appel à votre générosite et si vous voulez m'aider à concrétiser mon oeuvre....soyez les bienvenus et merci...........
" Les enfants sont notre avenir..... et nous sommes citoyens de ce monde...... ALORS....."
nouvelle sur ce forum, je me présente, et vous dis un grand bonjour.
je voudrais vous expliquer ce que je fais ....dans l'espoir de donner envie à de nombreuses personnes de me rejoindre....et de relever en plus....., les manches....
Infirmière, j'ai 50 ans et j'ai oeuvré depuis de nombreuses années en Afrique et au Cameroun en particulier.
voilà maintenant 1 an, que j'ai décidé avec l'aide de nombreuses personnes de ce beau pays, de poser mon balluchon pour y créer un orphelinat dédié aux enfants orphelins de père et de mère, victimes du sida et ceux en très grande détresse.
Mes amis sur place, avec qui j'ai travaillé lors de mes missions, m'ont facilité les choses, en me présentant des bâtiments pouvant servir de structures d'accueil pour mon orphelinat.
Bien entendu, charge pour moi de les rénover et les rendre décents, à l'usage que je veux en faire.
J'ai donc fait une étude de faisabilité avec un expert comptable de mes connaissances et nous avons chiffré le montant de l'investissement initial.
De retour en FRANCE, en septembre 2005, j'ai donc créé mon association humanitaire, légalement déclarée en préfecture.
j'ai rencontré beaucoup d'enthousiasme parmi les miens et nos amis.
Notre petite association s'est mise au travail ......
En Janvier de cette année, de retour sur place, nous avons signé le bail, nous liant pour de nombreuses annnées avec le CAMEROUN....
Et surprise, en plus de bâtiments on a mis a notre dispositions des terrains agricoles.
Avec des amis comptables, nous avons monté le dossier "PROJET" de l'orphelinat, suite à l'étude de faisabilité que j'avais fait.
La mise en état des bâtiments, s'élève à 45.000€.
j'ai donc décidé de verser 1/3 de cette somme pour commencer les travaux de réfection, ( toiture..etc...)
Sur place j'ai trouvé beaucoup d'attention pour mon oeuvre, mais il est difficile de lever des fonds et obtenir des aides....
C'est donc en france ou est créé l'association, que je dois faire appel aux sponsors, et aux donateurs, pour nous aider à la réalisation de cet orphelinat.
Vous vous doutez bien que ce n'est pas évident quand on n'est pas V.I.P., acteurs, sportifs de haut niveau, de se faire ouvrir les portes.....
Mais j'ai bon espoir car voilà maintenant de nombreuses années que je me bats pour aller au bout de mes convictions.....
Mais, ou intervenez vous et que pouvez vous faire?
J'attends de l'aide et toute aide est la bienvenue,
que ce soit en adhérant à mon association, que ce soit par une aide financière, humaine et physique.
Sur place j'ai besoin de techniciens: en électricité, plomberie, maçonnerie.
j'ai besoin de matériels pour l'orphelinat: lits supperposés, armoires, bancs, tables, chaises, frigo, congélateurs...etc... Groupes électrogène....etc....
Souhaitant envoyer un véhicule, indispensable sur place, j'ai besoin de conseils avisés, pour l'envoi de ce matériel, et pour l'envoi de conteneurs.
Si quelqu'un parmi vous, est, ou connait un affrêteur sur Marseille, qui pourrait nous envoyer des conteneurs à moindre coût....merci de me faire signe.
J'ai besoin de conseils pour minimiser le coût de la douane à DOUALA!!!!!
Si quelqu'un connaît l'astuce, légale, bien sûr, merci de m'en faire part.....
Manquant de tout actuellement, je fais donc appel à votre générosite et si vous voulez m'aider à concrétiser mon oeuvre....soyez les bienvenus et merci...........
" Les enfants sont notre avenir..... et nous sommes citoyens de ce monde...... ALORS....."
Quelle tente choisir pour voyager à vélo? English translation pending
Salut à tous,
Je voudrai avoir votre avis sur les tentes !!!
J'en cherche une : légère pour 2 personnes, solide et à mondre coût.. 😉
Merci d'avance pour vos suggestions. 😛
Morgan
Pays baltes (Estonie, Lituanie et Lettonie) à vélo? English translation pending
Bonjour bonjour !
Après avoir réfléchis aux destinations possibles pour un mois de vélo sur juillet-août (voir la discussion " destination et itinéraire pour un mois à vélo cet été"), mon ami et moi avons eu l'idée des pays baltes... qu'en pensez vous ?? si vous pouvez me donner des info sur ces pays (dormir manger se déplacer...), sur les coins sympas, les risques (ou pas) du vélo, l'équipement à prévoir, etc...
merci d'avance PS nous n'avons plus q'un petit mois pour décider de l'itinéraire et nous équiper...la panique ! alors toute aide est la bienvenue ! à+++
Après avoir réfléchis aux destinations possibles pour un mois de vélo sur juillet-août (voir la discussion " destination et itinéraire pour un mois à vélo cet été"), mon ami et moi avons eu l'idée des pays baltes... qu'en pensez vous ?? si vous pouvez me donner des info sur ces pays (dormir manger se déplacer...), sur les coins sympas, les risques (ou pas) du vélo, l'équipement à prévoir, etc...
merci d'avance PS nous n'avons plus q'un petit mois pour décider de l'itinéraire et nous équiper...la panique ! alors toute aide est la bienvenue ! à+++