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Cherche chambre chez l'habitant dans la vieille Havane ou centre English translation pending
by Refe · 2009-01-04 · 12 replies
nous partons semaine prochaine et nous n'avons toujours pas réservé d'hébergement pour l'arrivée à la havane. Nous sommes un couple et recherchons plutot dans le centre ou le vieux la havane. Merci de nous faire profiter de vos bonnes adresses, et si les habitants parlent français se seraient encore mieux.😉
Séjour balnéaire en Egypte en 2009: Hurgahda ou Sharm el Sheikh? English translation pending
by Jllambla · 2008-12-26 · 12 replies
bonjour a tous,

nous avons un projet de voyage en 2009 avec mon epouse en egypte . sejour balneaire de 2 semaines a hurghada ou sham el sheik .

nous voudrions connaitre la meilleure periode pour y aller et quel est le meilleur endroit pour le snorkeling .

nous hesitons entre les 2 endroits .

toute vos infos seront les bienvenues . merci d avance

amities a tous

jean luc
Ca ne rigole pas au Vietnam English translation pending
by Flipflop · 2008-12-24 · 74 replies
Hanoi resserre son contrôle des blogs AFP24/12/2008 Le Vietnam a resserré son contrôle des blogs, dans une nouvelle circulaire qui interdit de "s'opposer à l'Etat" ou "nuire à l'ordre social" et demande aux fournisseurs de service internet de constituer des bases de données et bloquer tout contenu jugé illégal.

Le pays communiste avait annoncé au début du mois sa volonté de mieux réguler une blogosphère en pleine explosion. La circulaire, dont l'AFP a obtenu une copie souligne que les blogs doivent servir à diffuser des informations personnelles. Elle complète, en y appliquant clairement aux blogs une régulation d'août qui interdisait déjà, sur internet, de "s'opposer à l'Etat (...) de nuire à la sécurité nationale, à l'ordre et à la sécurité sociale, de saboter l'unité nationale", divulguer des secrets nationaux, militaires ou économiques.
Circuit au Mexique English translation pending
by Yadin · 2008-12-20 · 7 replies
Bonjour, j'ai lu pas mal de posts mais j'ai pas trouvé de réponse à mes questions...

Je voulais tout d'abord avoir un avis pour ce circuit qui me semble classique : si qq chose vous choque... (kilometrage, temps de routes trop longs...)

Jour 1 : Vol Marseille-Mexico via Paris et Newark, arrivée 21h50 Jour 2 : Journée à Teotihuacan

En bus, est-ce facile ? Quel prix, combien de temps de route ?

Jour 3 : Visite de Mexico...le soir vol (20h40) vers Villahermosa sur Aviacsa (qq connait cette compagnie ?) Là, on loue une voiture. Jour 4 : Visite du musée olmèque de la Venta à Villahermosa + route vers San Cristobal de las Casas...

Combien d'heures de route pour ces 200 km ?

Jour 5 : Visite de San Cristobal et le canyon de Sumidero (est-ce faisable dans la journée pour les 2 ?)

Jour 6 : Route vers Palenque : arrêts en route et visite de Tomina et Agua azul.

Jour 7 : Visite de Palenque et route vers Campeche (là y a beaucoup de route non ? combien d'heures ?)

Jour 8 : Visite de Campeche la matin puis Uxmal dans l'après midi...nuit à Merida Jour 9 : Route vers Izamal et visite, route vers Chichen Itza et visite. Nuit à Valladolid. (mieux vaut visiter Merida ou Izamal ? et Combien de temps de visite pour Chichen Itza ?)

Jour 10 : Visite du rio Lagartos, nuit à Valladolid. Jour 11 : Route vers Playa del Carmen. Visite en route de Coba et Tulum, Nuit à Playa del Carmen. Jour 12 : Plade à Playa del Carmen. (qq connait un endroit ou on peut faire du snorkelling genre comme dans la mer rouge ?) Le soir, vol pour Mexico sur Aviacsa après avoir rendu la voiture. Jour 13 : Visite de Mexico Jour 14 : Excursion en voiture de location vers Puebla. Jour 15 : Matinée à Mexico et départ pour Marseille à 13h50.

J'ai marqué toutes mes questions en gras. Ca en fait pas mal... Pour le reste j'ai lu pas mal de questions sur la sécurité, les agressions...Il y a certe un danger mais moins qu'au Brésil et en Colombie...J'emmènerai pas ma rolex et ma chaîne en or...

Pour Aviacsa, il paraît que cette companie est en faillite et risque de disparaître en 2009...si qq connaît un peut plus la situation ça me rassurerait...J'ai lu ça sur des journaux mexicains...

Merci à tous

Seb
Croisière Gênes-Canaries sur le MSC Fantasia, départ le 18 février 2009 English translation pending
by Qvirgile · 2008-12-19 · 78 replies
bonjour à tous; croisière ''age tendre '' fini!!! formidable, merveilleux, gigantesque! un seul bémol: la moyenne d'age très très élevée. je repars sur le Fantasia le 18 février direction les Canaries, Madère Rome.S'il y a des partants près a discuter c'est OK. BIEN LE BONJOUR A TOUS.
Croisière dans les Antilles sur le Caribbean Princess English translation pending
by Jenny1442 · 2008-12-18 · 11 replies
Bonjour,

Je dois faire une première croissière à la fin de février 2009 sur le caribbean princess.J'aimerais savoir s'il y en a parmi vous qui a déjà pris ce bateau. Le départ se fera à partir de San juan, Puerto Rico.Est-ce qu'il faut apporter des vêtements chauds pour ce periode ci, il faut que je précise que nous allons faire les antilles du sud ouest comme itinéraire: Aruba, st Thomas, La Grenade... Quelles sont les excurtions à faire et à éviter. Merci pour vos informations
Retour de l'Iberostar Hacienda Dominicus (décembre 2008) English translation pending
by Nathy03 · 2008-12-17 · 25 replies
Je rentre tout juste de cet hotel, si vous avez des questions, n'hésitez pas ! Cet hotel est magnifique, rien à redire !
Une carte de voeux personnalisée 2009... comme en 2008 English translation pending
by Christiang · 2008-12-14 · 54 replies
J'attendais depuis quelques jours que les membres de l'équipe de VF présentent leurs voeux aux Vfistes avant de proposer comme l'an dernier ma petite carte de voeux personnalisée...

Je viens de voir que c'est chose faite à partir d'aujourd'hui, donc je me lance...(en grand et en petit format, cette année !)

Bien entendu, et comme l'an dernier, je vous encourage à en faire de même à ma suite, pour célébrer ensemble l'année photographique Vfiste qui s'achève, et une autre qui va bientôt commencer, on l'espère encore plus intéressante !

Joyeuses fêtes à tous les voyageurs photographes ! Tous mes voeux pour 2009 à vous et à vos proches... 🙂

Une petite dédicace spéciale de ces voeux pour Yangguizi, qui ne sera malheureusement pas là pour nous accompagner en 2009 et qui nous manque terriblement, mais qui surveille certainement avec attention ce que nous faisons sur ce forum depuis son ultime départ...

Il n'aurait certainement pas aimé que l'on soit triste pour lui en cette fin d'année... Alors, salut, Patrick, et à bientôt !🙂

Cherche restaurant à Salta pour Noël (Argentine) English translation pending
by Maryyy · 2008-12-11 · 17 replies
Hola ! Je vais passer Noel à Salta avec ma mère et mon frère, nous cherchons un restaurant sympa pour le 24... Cuisine argentine, cadre tarditionnel ou atypique, musique ou ambience intime, toutes les suggestions sont les bienvenues ! 🙂 De plus, si certains d'entre vous habitent à Salta et dans la région, quelles sont les visites à ne pas manquer, sachant que nous resterons sur lace 4 ou 5 jours pour explorer les alentours... Merci !
Hôtel Isla Caribe à Margarita English translation pending
by Pippelette81 · 2008-12-11 · 19 replies
😊BONJOUR

J AIMERAI AVOIR DES INFOS SUR L HOTEL ET SURTOUT

LA PLAGE (PROPRETE VAGUES TEMPERATURE DE L EAU)J AI LU DES HORREURS

SUR TOUT. CELA NE M ENCOURAGE PAS A Y SEJOURNER 8 JOURS APRES LA

CROISIERE AUS ILES GRENADINES.SI QUELQU UN PEUT ME RENSEIGNER AU PLUS VITE

CE LA M ARRANGERAI BIEN @+
Sécurité actuelle en Inde? (début décembre 2008) English translation pending
by Magikl · 2008-12-07 · 21 replies
Que savez-vous de la sécurité en Inde actuellement? j'ai été surprise, jeudi 06 décembre, de tomber sur un article dans "Le Monde", évoquant que tous les aéroports de l'Inde étaient mis en état d'alerte à la suite de plusieurs autres menaces d'attentats. J'ai contacté mon agence de voyage, ma compagnie aérienne, Ethiad, est en train de reporter la plupart des vols des personnes voyageant en Inde jusqu'au 15 décembre. L'insécurité vous semble t'elle aussi réelle? il y a t'il certains d'entre vous qui vivent en Inde ou en reviennent pour m'éclairer sur ce point? Je pars le 27 décembre.
Voyage à vélo avec une personne non sportive... English translation pending
by Pandrass · 2008-12-05 · 18 replies
Bien le bonjour, amis sportifs... Peut-être certains d'entre vous ont-ils déjà voulu voyager avec une personne moins costaude, qui peine déjà après une dizaine de kilomètres. si oui, c'est à vous que je m'adresse. Je souhaiterais emmener ma copine avec moi pour une remontée de l'Italie à vélo au mois d'août, mais malheureusement, elle se fatigue très rapidement. Or, je souhaiterais boucler le voyage Italie-Belgique en un mois. Ma question est donc : comment faire ? Quel serait le moyen de transport le plus convenable, le plus pratique? Tandem ? Vélo électrique (qui me donne déjà l'impression d'être plein d'inconvénients...) ? Autre? A savoir que pour moi, ce serait la fin d'un voyage de six mois, et que donc le portefeuille sera probablement à sec pour louer des places de camping. Mais bon, si vous me dites que le tandem c'est mort, on s'arrangera toujours...

merci à tous pour vos infos
La crise en Thaïlande.. Ce n'est pas la fin du monde! English translation pending
by Tintin2008 · 2008-12-03 · 38 replies
Depuis la fermuture de l'aéroport de BKK tous le monde ne cesse de réagir. La crise s'est produit en Tahilande mais la réaction est en Europe! C'est quand même Bizarre! Moi aussi j'ai dû annuler mon voyage mais ce n'est pas la fin du monde! On peut réagir mais pas à ce point là... Déjà des milliers des commentaires comme si c'était notre pays qui était touché!

Moi, je penserais plutôt aux gens dans le monde entier, surtout en Palestine à bande de GAZA, qui soufraient depuis plus qu'un mois du blocus imposé par l'occupation israélienne. Il sont sans médicament, sans nourriture, sans rien pour vivre. 750 000 enfants sont ménacés par la mort! Faut-il pas soutenir ces gens?
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (3e partie) English translation pending
by Kashtin · 2008-12-02 · 55 replies
Troisième partie

De Zion NP à San Francisco

Le site MaBul, qui hébergeait les images, est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers🏴‍☠️. Désormais, pour voir les photos, il faut passer uniquement par le site:

http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html Pour ceux qui ont vu les parties précédentes, j'ai fait depuis quelques ajouts, notamment à propos du gros rocher rond (2e partie, après les photos de Valley of the Gods) dont j'avais oublié le nom (merci Philippe!), Church Rock, et son histoire aussi brève qu'étonnante.

2e partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941 1re partie: http://voyageforum.com/...ost=2152941;#2152941

Nous reprenons une chambre dans notre motel préféré, le Golden Hills à Mount Carmel Junction, toujours aussi bien et peu cher (64 $ plus taxes). Nous allumons les fausses flammes de la fausse cheminée qui répandent tout de suite une chaleur bienvenue. Les fenêtres au nord donnent sur la rivière et la montagne. Un gros bouquet dans un coin, une maquette de bateau sur la cheminée, réfrigérateur, micro-ondes, table à repasser, c’est bien agréable. Plus l’ordinateur à disposition à l’office.

A Zion, les parkings se multiplient comme des petits pains. Nous prenons la navette pour The Grotto et Angel’s Landing. Le ciel est sombre, le vent cinglant. Le chemin traverse la rivière



et après une partie en pente douce attaque directement la montagne en lacet, bordé de grandes fleurs blanches dans sa partie basse (Palmer's Penstemon (Penstemon palmeri). (Merci à Alain-Pierre, alias "Derennes", pour m'avoir indiqué le lien qui m'a menée à leur identification).



Nous montons lentement comme à notre habitude, sans nous arrêter sauf pour prendre des photos.



Il y a ici des penstemons d’une grande variété de rouges ; rosés, pourpre, vermillon…



La dernière partie avant d’arriver à Scout Lookout est particulièrement raide et soutenue de murets,



en haut, le vent est très violent et la vue sur la vallée vertigineuse.



Sans Alain qui a le vertige je décide d’avancer un peu sur l’arête rocheuse, histoire de voir…



Mais ce sera vite fait, car le vent maintenant glacial me tire de droite et de gauche, me bouscule, et finalement, alors que je suis arrivée au bout des chaînes fixées dans le roc et que je peux voir à droite la paroi à pic et à gauche… la paroi à pic, je manque de perdre l’équilibre. Le demi-tour est instantané et rassurant. Je suis suivie par un randonneur absolument tétanisé, qui se colle à la roche de tout son corps, les jambes tremblantes et le regard fixe. C’est terrible, je me demande même s’il ne va pas tomber. Arrivé en bas où l’attend son amie, il se redresse et prend l’air conquérant de celui qui a vaincu un 8000...

Retour par les pâturage couverts de bisons, stoïques dans le blizzard tranchant comme une lame. Arrivés au motel, nous sommes heureux de retrouver notre chambre et son feu dans la cheminée.



Jeudi 22 mai

Aujourd’hui nous partons pour Bryce Canyon, où nous n’avons toujours rien réservé, car nous comptons camper. Mais alors qu’Alain termine de charger la voiture j’ai soudain l’idée lumineuse (pas pour tout le monde…) que nous pourrions rester une nuit supplémentaire et randonner une autre journée à Zion. Aussitôt dit aussitôt fait, après quand même une vague hésitation d’Alain que n’emballe pas vraiment l’idée de redéménager.

Nous voilà partis cette fois-ci pour Observation Point. Ma-gni-fi-que !! Huit miles aller-retour et un dénivelé de 650 mètres. Le sentier grimpe raide tout du long sur les quatre miles, mais là encore nous montons lentement, doublés au début par un jeune couple que l’on retrouve systématiquement épuisé deux ou trois virages au-dessus. Par endroits, la roche est d’un jaune soufré extrêmement vif,





quelquefois striée d'ocre rouge.



Les falaises sont immenses au-dessus de nous, sombres dans le contre-jour, et laissent tout juste voir un peu de ciel bleu. L’air est vif et il fait même assez froid, ce qui est idéal pour aller décrocher les nuages, et nous permet de ne nous charger que d’un litre d’eau ; mais ce sera quand même limite. Nous longeons un canyon très étroit où l’on devine à peine en se penchant sous la roche le filet d’eau qui coule au fond.





Au milieu des falaises de grès rose saumon...



poussent de nombreux opuntias, beavertails, asters, jacinthes roses comme des oxalis, fleurs mauves. Les tamias sont là aussi, joueurs et peureux à la fois, courant de droite et de gauche la queue en l’air, complètement surexcités.







Alors que nous nous rapprochons nettement du sommet, nous croisons un randonneur qui nous dit « vous y êtes presque ! ». Juste après, et il n’y a qu’aux Etats-Unis pour voir une chose pareille, déboulent au détour d’un virage une femme qui a bien quatre-vingt-quinze ans et son fils d’au moins soixante-quinze ans… Effectivement, nous sommes bien arrivés en haut, mais pas au bout du chemin qui longe maintenant le bord de la falaise en se coulant sous les pins. On aperçoit à une certaine distance, pour ne pas dire à une distance certaine, une avancée qui ressemble tout à fait au point de vue final au-dessus de la vallée...

La vue est effectivement extraordinaire, et je ne me lasse pas de la prendre en photos !





On aperçoit, à gauche, le Great White Throne,







et on domine la proue d’Angel’s Landing sur la droite, où se distinguent à peine quelques silhouettes téméraires sur l’arête de pierre.





Allez, encore une dernière! Quand on aime on ne compte pas...



La descente est un peu plus dure que la montée mais la vue, différente, est constamment superbe, que l’on se glisse, minuscules, entre les falaises géantes...



ou que l’on domine la vallée.



En repartant, un rayon de soleil perce le ciel d’encre et dore Checkerboard Mesa et ses alentours. Zion est vraiment magnifique !





Retour à Mount Carmel Junction à 19 h 30. Nous achetons oranges et cookies à la grocery de la pompe à essence et filons allumer les fausses flammes de la cheminée.

Vendredi 23 mai

Nous partons pour Bryce par un temps glacial. Avant l’embranchement de la Hwy 12, la neige fait son apparition sur les arbres qui bordent la route et je suis aux anges! Bientôt, le paysage tout entier est blanc.





Red Canyon est recouvert d’une couche de neige fraîche qui contraste violemment avec la roche rouge, c’est superbe. Nous nous arrêtons pour nous balader dans ce décor incroyable, l’air est vif, le vent léger agite les pins et fait dégringoler sur nos têtes des paquets de flocons blancs.











Contrairement à ce que l’on pensait, il n’a pas neigé sur Bryce. Un passage au Visitor Center, puis nous allons directement nous installer à South campground où nous n’avons que l’embarras du choix. Les rares personnes qui sont là s’apprêtent à partir et il ne nous reste qu’à choisir le meilleur emplacement. C’est chose faite dans la section C, n° 289, dont une ranger nous dira que c’est le plus convoité, aucun vis-à-vis, devant la table la forêt clairsemée monte en pente douce. Alain a trouvé un sac en plastique plein de bois sec et de journaux abandonné sous une table auquel j’ajoute du petit bois avant qu’il soit mouillé, et que nous mettons immédiatement à l’abri pour le soir, car il fait un froid polaire. Après avoir accroché le premier morceau de l’enveloppe de paiement sur le piquet du site, nous prenons nos sacs et partons pour Queen’s Garden, Peek-a-Boo Loop et Navajo Loop.







Il y a du monde sur la première partie du chemin malgré le grésil qui s’est mis à tomber. Comme nous n’avons pas de K-way, j’ai eu l’idée d’emporter des sacs en plastique pour nous protéger la tête au cas où, et ça a été particulièrement efficace et distrayant pour tous les gens que nous avons croisés. Entre Family Dollar et Smiths enfoncés sur le crâne, les poignées des sacs coincées entre les dents à cause du vent, on a eu un sacré succès. What a good idea ! ! Le lendemain on a même vu quelqu’un avec un sac sur la tête et on a pensé qu’on l’avait croisé sur Queen’s Garden… Le chemin est à notre goût trop fréquenté malgré le mauvais temps. Le ciel est bouché, l’argile collante et nos baskets sont subitement surcompensées de plusieurs centimètres et alourdies de plusieurs kilos.





La fin de Queen’s Garden est plus tranquille et à Peek-a-Boo nous sommes totalement seuls. La neige tombe maintenant à gros flocons mais ne tient pas sur les monolithes d’autant plus rouges qu’ils sont mouillés, nos sacs nous protègent bien la tête ce qui n’empêche pas l’humidité de nous envahir peu à peu car nous ne sommes pas équipés pour un temps pareil.







Des cerfs-mulets broutent tranquillement sur une pente, ignorant notre présence silencieuse. Croisons des mules.











The Wall of Windows...



Les monolithes sont moins beaux sous la neige qui ne tient pas.



Nous montons un peu fatigués par la dernière partie de Navajo à Sunset Point, car en plus d’être très raide c’est une véritable patinoire, à la limite d’être praticable. Nombreux sont les gens qui avancent d’un pas pour reculer de deux, notamment un qui est descendu serviette sur les épaules, maillot de bain et tongs aux pieds. C’est une façon originale de randonner sous la neige…





Le soir nous mangeons au Ruby’s Inn, steak frites et saumon frites. En sortant il y a une queue de plus de cent personnes, des cars sans doute. Au camping il y a à peine plus de monde qu’en arrivant. Nous faisons un feu en attendant la nuit, frigorifiés, puis nous nous glissons avec délice dans nos duvets.



Samedi 24 mai

Au petit matin, la condensation de notre respiration a recouvert non seulement toutes les vitres car je ne les avais baissées à l’avant que de un centimètre hier soir, mais aussi nos sacs de couchage qui sont complètement trempés. C’est ce qui explique, avec le fait que nous n’avons pas mis les matelas mais avons encore dormi directement sur la moquette, que pour la première fois nous avons eu froid quasi toute la nuit. J’essuie la buée d’un revers de main et aperçoit à quelques mètres deux cerfs-mulets qui prennent leur petit déjeuner.

Sur la route du Nevada, la 56 puis la 319 et la 93 qui nous mènent à l’entrée de l’Extraterrestrial Hwy, il pleut des trombes sur tous les coins de l’horizon mais la voiture passe pour l’instant miraculeusement entre les gouttes. Quelque part, entre Panaca et Crystal Springs...





sur la 93 sud, là où les Joshua trees font des ricochets dans le désert...



Comme sa sœur jumelle la Hwy 50 plus au nord, « The Loneliest road of America », la 375, tout aussi déserte, qui part de Crystal Springs et finit à Warm Springs, appelée, elle, l'Extraterrestrial Highway,



traverse un paysage de montagnes arides et colorées.



Les pluies abondantes ont par endroits laissé dans le désert de longues traînées de fleurs jaunes.



Des mustangs broutent, magnifiques et inquiets,



au-dessus d’un petit lac où barbotent des canards.



Tonopah.



Nous descendons puis remontons Main Street pour repérer les motels et jetons notre dévolu sur le Tonopah Motel. Très propre, et pour une fois rien de déglingué dans la chambre refaite à neuf. Le prix le plus bas que nous ayons jamais payé, 33 $ ! Le village est minier depuis la découverte d’argent en 1900.





Il reste de grands hôtels, comme le Mizpah, témoin de sa grandeur passée… Maisons du siècle dernier. Il flotte là une atmosphère d’Amérique profonde. Les gens sont très aimables mais l’ensemble est malgré tout assez sinistre sous le ciel gris et froid et bientôt les trombes d’eau qui dévalent Main Street…Tonopah a quelque chose de ses sœurs Eureka et Austin, de la Hwy 50, en plus grand et plus triste à cause du paysage minier. Nous mangeons dans la chambre du saumon fumé et de grosses crevettes.

Dimanche 25 mai

Bon lit et bonne nuit. Nous rangeons la voiture et partons faire un tour au magasin de turquoises repéré la veille mais qui avait fermé juste à notre arrivée.



Il y a un monde fou ! Des tas de gens viennent s’inscrire pour participer à une journée de pioche à la mine de turquoise. Quel dommage que nous partions ! A l'intérieur, Alain m’offre une très jolie paire de boucles d’oreilles en argent (de Durango!...), et turquoise de Tonopah.

La route qui mène à Lee Vining est presque totalement déserte et bordée de montagnes dans un camaïeu de marron, plus belles encore que celles d’Artist’s Drive, à Death Valley, auxquelles elles ressemblent beaucoup, ce qui n’est pas étonnant car en fait c’est tout près à vol d’oiseau.



Le sol est vert tendre et jaune pâle à cause de la sauge en fleur. Je suis sans arrêt tentée de prendre des photos, surtout qu’aux quatre coins de l’horizon il pleut toujours des cordes, noyant dans un même gris sombre le ciel et la terre. C’est vraiment très beau. Au fur et à mesure que nous montons, le grésil se mêle à la pluie puis il neige tout à fait. Les collines laissent la place aux montagnes de lave noire brillante recouvertes de touffes de sauge, qui laissent couler de longues stries anthracite.





Vers 8300 pieds (environ 2500 mètres), le paysage est tout entier contenu dans un gros édredon sombre et la route est bordée de neige.



Nous traversons Benton, quelques maisons posées çà et là, aucun motel, heureusement que nous nous étions arrêtés à Tonopah.





Plus haut encore, c’est le plein hiver, la neige a tout recouvert,



Quelques miles plus loin elle n'a pas tenu, et il flotte à la surface du sol d'étranges brumes qui ressemblent à des fumerolles.









Avant d’arriver à Lee Vining, niché au pied de la Sierra Nevada la bien-nommée, nous faisons une halte à Mono Lake, sur la 20, cerné de volcans sur trois côtés, Bodie Hills au nord et Anchorite Hills à l’est. Au sud, le Panum a explosé il y a à peine six cents ans… Le niveau du lac a baissé de deux cents mètres depuis l’origine, ce qui explique son taux élevé de sels, empêchant tout poisson de paresser dans ses eaux alcalines. Mais la place n’est pas perdue pour tout le monde : crevettes et mouches grouillent sous et sur la surface, approvisionnant le restaurant de milliers d’oiseaux à toute heure. Malgré son nom, qui veut dire « mouches » en langue yokut, en raison de la saison nous n’en voyons pas une seule à l’horizon. Autrefois leurs chrysalides étaient une des bases de la nourriture des Indiens de la région, Paiutes et Kuzedika, et servaient même au troc avec les Yokuts en échange de glands.



Entrée 3 $ par personne, le pass est accepté. Il tombe une petite bruine et il règne là une atmosphère étrange, montagnes blanches de la Sierra d’un côté, noyées dans les nuages,



lac marin et concrétions de tuf,







sauge incroyablement odorante, Indian Paintbrushes mêlés de lupin bleu.



Les mouettes se pressent en miroir sur les rives orangées concentrées en sels minéraux et fouillent les quelques centimètres d’eau de leurs becs jaunes. Parfois un rayon de soleil éclaire brièvement l’une ou l’autre sculpture de roche claire.



Avant d’arriver au Murphey’s Motel, nous dépassons la Tioga road qui est… « closed » ! J’ai souhaité intensément qu’elle soit ouverte pour éviter de faire le grand détour par le nord et surtout pour traverser le cœur de Yosemite, ce qui, en cette année exceptionnelle, serait également exceptionnel, mais non… Ce sera pour demain, j’en suis certaine ! La chambre du Murphey’s est très bien, il faut juste savoir comment fonctionne la serrure pour éviter les foudres de la gérante qui est obligée de se déplacer à chaque nouvel arrivant. Un minuscule morceau de papier au-dessus de la poignée avertit qu’il ne faut pas actionner le fermoir en sortant, seulement tirer la porte. Evidemment, personne ne le lit ni même ne le voit… Nous partons maintenant explorer la rive nord de Mono Lake. Route, puis piste sur laquelle nous voyons un splendide arbuste qui ressemble à de l’aubépine rose,



et enfin dunes de sable volcanique.



Les stries laissées par le vent ont séché sur leur côté exposé au soleil et forment à l’infini de très belles rayures gris cendré et noires qui gardent par endroits les empreintes d’un lièvre (un « truc » tout simple pour distinguer les empreintes d’un lapin de celles d’un lièvre : les premières tiennent dans une petite boîte d’allumettes).





Des milliers de goélands nichent sur Negit, l’ilôt sombre au milieu du lac, théoriquement protégés par un panneau d’interdiction de s’approcher à moins de un mile, ce qu’ignore le jeune couple croisé dans les dunes peu avant… Quand le niveau du lac baisse, une langue de terre apparaît, qui permet aux coyotes d’avoir accès aux nids. L’autre îlot, le blanc, Paoha, n’a que deux cent trente ans…













Le ciel est de plus en plus noir et nous quittons la rive nord de Mono Lake. La piste est bordée là aussi de lupins et d'Indian Paintbrushes d'un rouge fluorescent.



Soudain, c'est un déluge qui nous tombe sur la tête!





Un tour au Visitor Center idéalement situé juste au-dessus du lac, puis nous rentrons au motel manger saumon, tomates, avocats et soupe de squash.

Lundi 26 mai

6 heures… je jette un œil par la fenêtre, histoire de voir s’il neige, et j’aperçois deux Indiens plantés à l’entrée du motel, un grand et un petit, qui ont l’air d’adresser la parole à un homme qui range des valises dans un 4 x 4 sans leur prêter attention … Plus tard, alors que je descends l’escalier pour me diriger vers le TrailBlazer, je vois qu’ils sont toujours là et je sens tout de suite que c’est nous qu’ils attendaient. Effectivement, avec un grand sourire ils me proposent de me racheter la roue de secours ! Alain m’a rejointe et on a beau leur expliquer que c’est impossible, que c’est une voiture de location et qu’il nous faut de toute façon une roue de secours, il n’y a rien à faire. Ils nous racontent leur mésaventure, ils ont un TrailBlazer et ont crevé, la roue de secours est fichue aussi, ils sont bloqués à Lee Vining, mais doivent rejoindre Los Angeles, d’ailleurs, tiens, est-ce qu’on n’y va pas, à Los Angeles ? Eh bien non, malheureusement, on va plutôt sur San Francisco… Ils ont soudain une idée lumineuse, le petit sort son portefeuille et nous montre une liasse de dollars : combien a-t-on payé la location ? Et là, soudain, ils ont l’air perdu, ils ne comprennent plus, ils veulent à tout prix mettre une virgule à la somme (1300 €) qu’on leur annonce, et nous sommes gênés tout à coup d’avoir mis autant d’argent dans une voiture alors qu’eux n’ont rien… Une petite demi-heure plus tard, on les a enfin convaincus d’aller à la station cinquante mètres plus haut et de faire tout simplement réparer un pneu.

A 8 h 30, enfin, nous filons vers l’entrée de la Tioga road pour découvrir qu’elle est… closed !! Mais je ne désespère toujours pas, bien que tout d’abord très déçue et incrédule. A la station Mobil nous demandons à la caissière du magasin si elle sait quelque chose : Oui, bien sûr. Il y a eu un petit contretemps, un éboulement, et l’ouverture est prévue pour dix heures !!! En attendant nous prenons de l’essence à un taux record : 4, 70 $ le gallon, et allons nous garer devant la barrière. On peut apercevoir les sommets enneigés des montagnes alentour, très hautes. Peu à peu, l’information passe et la file de voitures et de camping-cars commence de s’allonger. A 10 heures précises, la barrière se lève, et la Tioga road est enfin à nous !

Alors que nous laissons très loin au-dessous de nous la trouée lumineuse de Mono Lake,



nous entrons dans le brouillard pour ne plus en sortir avant Yosemite Valley. Par endroits, nous passons au milieu de deux murs de neige, notamment aux abords d’Ellery Lake, à plus de 9500 pieds (2900 mètres). Le lac est entièrement gelé, seul un boomerang d’eau noire dans lequel se reflète délicatement un petit morceau de roche frémit sur sa surface blanche et givrée.



Soudain une cahute, et à l’intérieur deux rangers qui ne doivent pas avoir très chaud alors que dehors tout est gris, cotonneux et glacial. D’immenses fir trees au tronc marron rouge, couverts de neige de la tête aux pieds, bordent le ruban sombre de la route et quelques mares aux eaux noirâtres,





et se perdent vite dans le brouillard aussi épais que le silence.



Nous nous arrêtons ici et là pour prendre des photos, les sens en alerte à cause des ours – encore et toujours –, surtout lorsque nous nous éloignons du 4 x 4. Au bout d’une heure et demie environ nous croisons la première voiture, mais il n���y a aucun signe d’amélioration du côté du ciel.



Avant d’arriver à Tuolumne Meadows, il y a un peu plus de monde, des séquoias – mais qui n’ont rien à voir avec ceux de Sequoia NP –, quelques prairies humides, mais nous n’avons aucune envie d’aller faire schlouk schlouk dans l’herbe verte et poursuivons jusqu’à Crane Flat toujours sans savoir si nous longeons des abîmes ou traversons des plateaux d’altitude. Au premier plan un Sarcodes sanguinae (Snow Plant)





La Big Oak Flat road est nettement plus chargée que la Tioga road et laisse augurer une foule du côté de Yosemite Valley et de Curry Village en particulier. Quelques beaux points de vue sur la vallée, enfin, des manzanitas centenaires à l’écorce violine, torturées par le vent et le gel. Puis les chutes, des files de voitures sur les bas-côtés, Curry Village et ses immenses parkings bondés,





la queue à la réservation, les chemins labyrinthiques avant d’arriver à notre cabane, la 274, « without bath », adossée à un gros rocher. Deux lits style caserne, un petit bureau, une chaise, un chauffage électrique… Mais l’ensemble est assez agréable (heureusement que je n’avais pas vu l’araignée qui trônait sur un chevron juste au-dessus des oreillers !). Quelques conseils affichés au mur: ne déposer aucune nourriture sur le sol, mais la poser sur l’étagère en hauteur (ah bon ? les ours seraient-ils capables de défoncer le plancher pour voler quelques tranches de pain ??), fermer les rideaux en partant, toujours pour ne pas tenter le diable. Nous avons le temps, après nous être installés, c’est-à-dire après avoir apporté à pied depuis le parking tout notre barda, les quatre gros sacs plus tout ce que l’on peut accumuler en un mois de vadrouille, d’aller faire un tour à Lower Falls



et de passer au Visitor Center admirer la très belle expo photo d’Ansel Adams. Il y a énormément d’Indiens (d’Inde). Au retour nous faisons la queue dans le froid pour acheter une pizza à emporter, puis nous nous couchons dans un lit mal fait. Mauvaise nuit, constamment réveillée.

Mardi 27 mai

En partant, un jeune ours noir a traversé la route en courant de gauche à droite. Il était brun doré (je pense encore une fois à Don Juan et à Castaneda). Le week-end du Labor Day étant passé, nous espérons un peu moins de monde, mais c’est raté, du moins à Glacier Point. Nous avons hésité à y monter à pied de la vallée, mais à cause des ours nous avons pris le 4 x 4 et fait le grand tour. Heureusement parce qu’un peu avant le sommet le sentier était fermé pour cause de « fall rocks ». Nous nous sommes rappelé alors qu’en bas, dans la prairie au départ du chemin, il y avait un hélicoptère et une ambulance…

La vue, en haut, porte très loin, dans deux vallées ; en face, le Half Dome en éruption...





à gauche Basket Dome et North Dome...





et plus à droite les Vernal Falls et Nevada Falls.



Il y a un monde fou qui se penche au-dessus du vide ou qui braque ses jumelles droit devant.



Nous partons sur Panorama Trail via Illilouet Falls à travers une végétation dense et verte d’un mètre de haut puis une forêt cimetière de séquoias et de redwoods.





Le Half Dome...













Croisons un écureuil joueur avec d’énormes moustaches d’herbes sèches.



C’est le début du printemps, et la crainte des ours, pour moi, est toujours là. Je serais ourse, je trouverais l’endroit idéal. Nous passons deux torrents puis la pluie se met à tomber, une petite pluie fine et drue qui nous transperce. Nous faisons demi-tour.



Accident sur la route, en redescendant : une voiture esquintée contre un arbre. Arrivés à la cabane nous commençons, suprême corvée qui sent le retour, le tri des papiers et multiples sacs en plastique car demain, à San Francisco, sur Post Street, nous rendons le 4 x 4. Snif… Nous faisons la queue à nouveau pour acheter une pizza, toujours sous la pluie qui tombe sans discontinuer depuis que l’on est rentrés de Glacier Point.

Mercredi 28 mai

Cette fois ce n’est pas un ours mais un beau coyote, un peu maigrichon pourtant, qui a traversé devant la voiture, de droite à gauche. Il était très grand pour un coyote et avançait en trottinant d’une démarche aérienne.

Belles réflexions dans la Merced River de Cathedral Spires (sur la gauche) et de Cathedral Rocks.



La route qui quitte Yosemite traverse de belles et hautes collines, comme derrière le Golden Gate mais en plus grand, puis d’autres collines blondes à l’infini, comme un désert de dunes. Ensuite la 120 se prolonge par l’autoroute 580, bondée notamment de gros camions. Les gens roulent n’importe comment, doublent à droite à gauche, peu importe, ou s’installent tranquillement sur la voie de gauche. Bay Bridge, 4 $, très long au-dessus de la baie. Trois heure trente après avoir quitté Yosemite, nous rentrons dans San Francisco et retrouvons le Golden Gate Hotel sur Bush Street. Cette fois-ci nous avons la chambre 402 au troisième étage, toujours aussi minuscule et jolie, avec une fenêtre qui donne sur un passage métallique couvert d’énormes pots de géraniums. Nous allons rendre le TrailBlazer chez Avis, deux rues plus loin, faisons un tour au Civic Center pour trouver des cadeaux-vêtements pour Loïc, puis Alain part à City Light Books; moi je suis fatiguée et reste à l’hôtel pour écrire. Douche et repos. Le soir, Yellow Tail et pistaches, puis maïs, avocat, tomates. Les voisins de la chambre d'à côté, des Allemands, sont extrêmement bruyants. Il y a deux jeunes enfants qui dès 3 heures du matin, décalage horaire oblige, sont sur le pied de guerre à crier, courir, chanter à tue-tête ! Je vais frapper à leur porte en leur demandant de faire moins de bruit, le père les calme trois minutes puis ils reprennent de plus belle. Quelqu’un d’autre vient frapper, rebelote… ce qui décide le père à les habiller et à les sortir en pleine nuit pour les calmer. Au retour, une heure plus tard, ils sont en pleine forme et prêts à recommencer. Mais où est donc la mère ? Nous la verrons au petit déjeuner, une grosse Allemande vilaine et sans-gêne… Je ne me prive pas de la fusiller du regard…

Jeudi 29 mai

Ce matin nous prenons le cable-car jusqu’à Fisherman’s Wharf, pour rattraper ma frustration de 2007 (la queue de plusieurs centaines de personnes avait été dissuasive). Mais finalement il est plus attrayant de le voir passer que d’être à l’intérieur, où l’on se contorsionne de droite et de gauche pour apercevoir, mal, ce qu’on voit beaucoup mieux à pied. A l’arrivée nous achetons un mauvais fish & chips dans l’une des nombreuses échoppes de la petite place et le mangeons assis sur un rebord de pierre infect. Fisherman’s Wharf est assez agréable, surtout quand on se balade au premier étage sur les chemins de bois.





Plus loin, les dizaines d’otaries de Pier 39 se prélassent au soleil, certaines alanguies, d’autres agitées et prêtes à en découdre, le tout dans un fumet qui chatouille les narines…









Vendredi 30 mai

Au croisement d’une rue, aux abords de Civic Center, nous voyons une galerie qui expose Miro. Les doubles portes vitrées, immenses, sont grandes ouvertes, on peut entrer et sortir comme dans un moulin, alors qu’à quelques mètres sont accrochés des Picasso, des Leonor Fini, des Chagall… et que les deux seules personnes qui s’occupent de l’expo sont à un bureau tout au fond en train de discuter. Nous sommes sidérés !! L’an dernier nous avions été sur Leavenworth, au Golden Gate Park et à son jardin japonais, à Alamo Square, à Coit Tower, bien sûr au Golden Gate Bridge, etc., et cette fois-ci nous avons envie de découvrir le quartier latino – le plus ancien de San Francisco – et ses peintures murales. Nous prenons un bus et descendons à la 16th, pour rejoindre à pied la 24th. Les rues jouent aux montagnes russes, on commence à voir des palmiers et des collines dorées. Belles maisons croûlant sous la végétation luxuriante.

Au croisement de la 24th, il n’y a pas plus de quartier latino que de beurre en broche… On bifurque sur la gauche, direction Mission, à six blocks de là, et tout à coup le changement est saisissant ! Toujours sur la 24th, mais juste passé le carrefour, on quitte les Etats-Unis. Mexicains, Guatémaltèques, Salvadoriens, Nicaraguayens, Equatoriens, la langue a changé, il y a du monde partout, des tas de petites échoppes, une superbe bodega somptueusement décorée grande ouverte sur la rue.





Les peintures murales de Balmy, minuscule rue étroite et courte, bordée de maisons basses et de bougainvillées,



ont fait leur apparition dans le milieu des années quatre-vingt, en réaction à la violation des droits de l’homme en Amérique centrale. Elles sont en constante évolution, la dernière étant même en cours de réalisation. Quel dommage que Loïc ne soit pas là !







On y croise bien sûr Frida Kahlo, peintre mexicaine compagne de Diego Rivera (deuxième en partant de la gauche).



Ah, un compteur un peu moins tristounet que ceux qu’on a l’habitude de voir !



Les peintures ont débordé Balmy pour s’accrocher ici ou là, aux croisements des rues alentour





Il paraît qu’à Mission il y a de très bons restaurants, mais nous sommes invités chez Marian, à Oakland, et il est plus que temps de prendre le Bart, un genre de RER, et de filer à tombeau ouvert jusqu’à Rockridge. Elle nous attend à la sortie et nous l’accompagnons faire quelques courses dans le petit marché couvert qui se trouve à deux pas de là, où l’on se croirait quasiment en France : fromagerie, charcuterie, boulangerie vendant d’excellents produits. Sa maison, à laquelle on accède par une volée de marches équivalant à trois ou quatre étages, est plantée sur la colline au milieu de la végétation, comme toutes ses voisines. Le repas – cuisine californienne – est véritablement excellent, préparé par la plus jeune de ses filles, le vin délicieux, et nous nous régalons, totalement saturés que nous sommes depuis un mois du régime thon, salade, tomates, bananes… Mais je me souviens qu’en 2000 on avait été dégoûtés à vie d’un autre régime – au bout de quinze jours on était limite anorexiques, alors cinq semaines plus tard… – qui consistait en riz, maïs, purée de haricots rouges et gros pain frit imbibé d’huile, traitement de choc à manger éventuellement par moins 40° C, mais pas avec 48° à l’ombre… Le soir Marian nous raccompagne jusqu’à San Francisco, et nous passons sur le Bay Bridge. A chaque fois que nous l’empruntons je pense à ce jour d’octobre 89, quand un tremblement de terre d’une magnitude de 7, 1 l’endommagea en partie et fit six morts.

Samedi 31 mai

La pire journée d’un voyage… Nous avions réservé la navette qui dessert un certain nombre d’hôtels du centre, bien pratique pour rejoindre l’aéroport, la mort dans l’âme… Autant le vol aller ne nous avait jamais semblé aussi court, autant le retour a été d’une longueur exceptionnelle. Pourtant les deux étaient directs… Bizarre, non ?

Conduire en France English translation pending
by Aquiceara · 2008-11-29 · 19 replies
Amis africains, canadiens, suisses, belges, autres francophones et/ou francophiles… vous avez peut-être lu ma belle prose sur la conduite en Thaïlande ou au Brésil sur ce même forum et vous vous dites : ben et nous ? On voudrait bien visiter la France à loisir, en voiture, mais avec tout ce qu’on entend dire sur les Gaulois, on se demande si c’est raisonnable…

D’abord, soyons clairs : il y a Gaulois et Gaulois. Prenez les Carnutes, les Bituriges ou les Arvernes, par exemple : ça, c’est les bons. Même les Gaulois immigrés tardivement en Armorique, eh bien non seulement ils savent conduire, mais ils savent aussi boire. Même pas besoin de choisir, les veinards ! Par contre, les tristement célèbres Parisii, aïe, aïe, aïa. Sortis de Lutèce, ils sont indécrottables.

Plus sérieusement, si vous venez pour la première fois en France, sachez que les choses ont bien changé. Il y a maintenant des radars fixes et des gendarmes embusqués avec des jumelles un peu partout. Ça a bien calmé tous ceux qui se prenaient pour des champions de Formule 1.

En France, la vitesse est limitée à 130 km/h (± 80 miles/h) sur les autoroutes et à 90 km/h (± 50 miles/h) sur les routes nationales et départementales. En ville, la vitesse maximum autorisée est de 50 km/h (± 30 miles/h).

Côté vitesse, donc, il n’y a généralement plus grand-chose à craindre des Français.

La distinction entre les « bons Français » et les « mauvais Français » s’établit plutôt au niveau des comportements. Comme dans la plupart des autres pays, je pense, il y a ceux qui passent beaucoup de temps au volant et ceux qui roulent surtout le week-end, les chauffeurs du dimanche.

Avec les premiers, il n’y a généralement pas de mauvaise surprise à craindre. Ce sont plutôt les seconds qui sont imprévisibles.

D’un côté on a les péquenots de la campagne qui vont s’encanailler en ville le week-end. Pour peu qu’ils connaissent mal les lieux, ils ont tendance à rouler trop prudemment et à agacer les autres automobilistes. Énervement, coups de klaxon, accrochage, dispute, pugilat, bain de sang… Bref, faut bien rigoler un peu. C’est le week-end, après tout.

De l’autre, on a les citadins qui ne prennent pas la voiture la semaine, ou alors qui ne roulent qu’en ville. Une fois sur l’autoroute ou sur les routes de province, ce sont eux les péquenots. Sur l’autoroute, ils se « calent » sur la voie du milieu au lieu de se ranger à droite après avoir effectué un dépassement. Sur les nationales, ils semblent incapables de rouler constamment à la même vitesse. Ce n’est pas un reproche, mais une simple constatation. Normal, quand on roule en ville toute l’année, on est constamment sur le qui-vive. Du coup, on accélère, on lève le pied, on accélère de nouveau et ainsi de suite. Une fois sur route, on a tendance à faire de même sans s’en rendre compte.

Cependant, le plus grand défaut de ces citadins est de ne pas respecter les distances de sécurité. En ville, le véhicule précédent est souvent à deux ou trois mètres devant. En cas de collision, il n’y a guère de bobo. Sur route, c’est bien différent. Quand on roule à 90 km/h, il est préférable de se tenir à quelque distance du véhicule qui précède. J’habite dans une région où il y a beaucoup de gibier : si on doit freiner brutalement parce qu’un sanglier ou un chevreuil traverse la route, l’automobiliste qui suit de trop près ne peut pas s’arrêter à temps.

Enfin, il y a les apprentis, c’est-à-dire ceux qui viennent d’avoir leur permis de conduire. Vous les reconnaîtrez à l’autocollant « A » rouge sur fond blanc apposé sur la lunette arrière. La plupart sont sages, mais il y a l’inévitable gros malin qui veut montrer qu’il en a une plus grosse (cylindrée, vous l’aviez compris). Heureusement, ils sont faciles à repérer : ils portent souvent une casquette et conduisent de préférence une voiture allemande d’occasion.

Malgré nos défauts, nous avons un beau pays avec plein de choses à voir. Alors n’hésitez plus : louez une voiture et sortez des sentiers battus. Mieux, vous rentrerez chez vous en héros pour avoir traversé la France en voiture. Il y aura la fanfare, les majorettes et un discours du maire ou du bourgmestre. Ça vaut le coup d’essayer, non ?
Conduire au Brésil English translation pending
by Aquiceara · 2008-11-29 · 24 replies
Conduire au Brésil

Dans les années 80 nous avons vécu deux ans à Fortaleza, dans le Nordeste brésilien, et nous y retournons régulièrement depuis 1997. Cette année-là, l’ami qui nous hébergeait nous avait également laissé les clefs de son buggy Très sympa de sa part, mais je n’en menais pas large quand j’ai pris le volant. Finalement, quinze jours après, j’étais aussi à l’aise là-bas qu’en France. C’est ce qui nous a décidés à louer une voiture à chaque fois que nous retournons au Brésil. On trouve d’excellentes cartes routières, remises à jour tous les ans, dans le guide Quatro Rodas, en vente dans les kiosques. Détail amusant : elles indiquent même les routes présentant des risques de braquage (risco de assalto). Après avoir sillonné le Ceará en tous sens et parcouru le Nordeste de Natal à São Luís do Maranhão, sur des routes fédérales, « estaduais » (d’état) et même sur des pistes, je me suis dit qu’un petit article à ce sujet pourrait en intéresser d’autres. Pour commencer, je précise que nous louons uniquement des voitures de tourisme d’entrée de gamme. Les tarifs sont en effet assez élevés dans le Nordeste (je n’ai aucune expérience en la matière ailleurs au Brésil). À titre indicatif, il faut compter approximativement € 35-40 hors saison (davantage en haute saison) par jour pour une voiture de type Opel (Chevrolet) Corsa ou Volkswagen Gol (une Golf au rabais, en quelque sorte). Donc, pas de vitres électriques, de condamnation centrale des portes ni d’ABS… En Asie on a beaucoup mieux pour moins cher. Louer un 4x4 est beaucoup plus onéreux, environ € 100 par jour. C’est cependant un bon choix pour ceux qui viennent à plusieurs et peuvent partager les frais. C’est même recommandé sur certains itinéraires, sans parler des pistes. Quant au buggy, si ça peut être sympa pour une journée à la plage, il ne faut pas compter faire plus avec. C’est bruyant, gourmand en carburant, ça ne tient guère la route et c’est ouvert, donc idéal pour se faire braquer. Enfin, pour un périple, il vaut mieux prendre l’option kilométrage illimité. Les 150 km/jour proposés en standard sont très insuffisants dans un pays comme le Brésil. Au cours des deux derniers voyages, nous avons parcouru plus de 3000 km en une dizaine ou une douzaine de jours, et encore, sans rouler tous les jours. L’option 150 km/jour peut convenir si vous circulez uniquement en ville ou dans les environs immédiats, mais ici « immédiat » peut vouloir dire une centaine de kilomètres. L’essence est généralement meilleur marché qu’en Europe, mais pas beaucoup. Il est préférable de la prendre dans les stations « de marque » (Petrobras, Shell, BP…). Il existe en effet des stations « sans marque » où elle est quelques centavos moins cher mais où le taux d’essence pure est aussi moins élevé… Beaucoup de voitures ont un moteur « flex » alcool/essence. Pas très intéressant. Perso, je préfère rouler à l’essence. D’une part, le rendement énergétique est bien meilleur, l’économie que représente l’alcool étant finalement dérisoire ; d’autre part, je suis contre les nécrocarburants : il faut savoir que les gens qui travaillent dans les plantations de canne sont quasiment esclaves. Fortaleza ne pose guère de problèmes de circulation pour qui est habitué à rouler en ville. Il y a beaucoup de sens uniques, comme un peu partout, mais la configuration de la ville fait qu’on s'y retrouve assez facilement. La signalisation est acceptable, du moins sur les grandes avenues. Les noms de rue sont bien indiqués. Se garer est plus ou moins facile selon les heures et les quartiers. À Beira Mar, par exemple, des gardiens informels vous font signe pour indiquer où se trouvent les places libres. Quand vous descendez de voiture, il se peut qu’ils proposent de la laver. À vous de voir. Quand vous reprenez la voiture, vous leur donnez une cinquantaine de centavos. C’est le tarif généralement pratiqué. L’état du revêtement est variable selon les quartiers et la saison. Attention aux nids de poule en saison des pluies et aux plaques d’égout volées. Le week-end, c’est souvent le rodéo : des chauffeurs alcoolisés font la course et dans ce cas, il est préférable de se ranger sagement sur le côté… Il y a relativement peu de deux-roues dans les beaux quartiers, mais ailleurs il est préférable de rester vigilant. En fait, tout cela s’applique globalement à la plupart des villes d’une certaine importance. Les radars sont signalés 200-400 mètres avant, par un panneau et par une inscription sur la chaussée. De même, si vous grillez un feu rouge, vous risquez de vous faire flasher, sauf après dix heures du soir. À partir de cette heure, ne vous arrêtez pas : contentez-vous de regarder à gauche et à droite puis passez. Si vous vous arrêtez, vous risquez de vous faire braquer (là encore, le risque varie selon les quartiers et les heures). Ce qui précède vaut d’ailleurs pour la plupart des villes du Nordeste. Dans ce qu’on appelle ici l’ « interior », c’est-à-dire en dehors des villes, c’est un peu le Far West. D’une part, la signalisation routière est quasiment inexistante ; d’autre part, l’état des routes est très variable. Sur les grands axes, tels que les routes fédérales (appelées BR suivi d’un numéro, par exemple, BR116), ce n’est généralement pas la gloire, surtout en saison des pluies. Un tronçon tel que la trentaine de kilomètres séparant Umirim d'Itapagé (ou Itapajé), par exemple, est un véritable scandale. En plus de dix ans, je ne l’ai pas vu réparé une seule fois. La première fois, en 1998, il était déjà complètement pourri. On ne peut guère y dépasser les trente kilomètres à l’heure si on ne veut pas crever un pneu. (Ça nous est arrivé à la tombée de la nuit au milieu de nulle part et nous étions drôlement contents que des routiers nous prêtent main forte : le cric s’enfonçait dans le sol détrempé et il fallait soulever la voiture pour mettre la roue de secours.) Il y a aussi plus de circulation sur les fédérales, principalement des camions. Les routes « estaduais », c’est-à-dire gérées par les états (appelées CE au Ceará, PI au Piauí, etc., suivi d’un numéro, par exemple, CE040) sont plutôt meilleures, voire excellentes, mais là encore, ce n’est pas garanti. On peut faire cinquante kilomètres le pied au plancher sans problème puis, au détour d’un virage, se retrouver sur un tronçon avec des nids de poule tous les mètres ! Je n’exagère pas, ça m’est arrivé en décembre 2007 du côté de Tauá. Les pistes : si vous regardez une carte du Nordeste, vous constaterez qu’il y en a beaucoup. Certaines localités ne sont reliées par aucune route asphaltée. En saison sèche, passe encore, mais en saison des pluies… L’année dernière, nous avons ainsi dû nous cogner une centaine de kilomètres de piste, traversée d’une petite rivière à gué comprise, pour nous rendre à Cococí. Inutile de dire qu’en saison des pluies, ce n’aurait pas été envisageable autrement qu’avec un 4x4 et, encore, avec un chauffeur connaissant bien le coin. La signalisation ? Encore un truc de pays riche, ça ! Sur les routes fédérales et quelques estaduais, la signalisation est à peu près correcte. Les virages dangereux, notamment, sont généralement bien signalés. En revanche, dans les agglomérations, elle est pour ainsi dire inexistante. Ou alors vous voyez un panneau indiquant la direction que vous recherchez puis, au bout de quelques dizaines de kilomètres, vous vous rendez compte que vous auriez dû tourner quelque part bien avant. Pour trouver le nom du bled où on se trouve, il faut regarder sur les panneaux publicitaires ou les bâtiments administratifs… Le mieux est évidemment de s’arrêter et de demander à un passant. De toute façon, on est souvent obligé de demander son chemin. Comme la plupart des gens n’ont pas de voiture et ne sortent que rarement de leur ville, leurs indications sont souvent floues. Il vaut donc mieux demander à plusieurs personnes. Si vous trouvez une station-service, c’est encore le mieux, ils ont plus l’habitude. À l’entrée des agglomérations, il y a souvent des bandes rugueuses. Elles sont généralement signalées par un panneau évoquant les créneaux d’un château-fort. Quelques dizaines de mètres plus loin, vous trouvez une « lombada », c’est-à-dire un ralentisseur. Lui aussi est généralement signalé par un panneau mais attention : ce panneau ne se trouve pas 50 m avant comme on pourrait s’y attendre, mais immédiatement à hauteur du ralentisseur. Et ces ralentisseurs sont parfois très hauts. Pire : il y en a souvent tous les cinquante mètres, voire plus et à des emplacements dont la logique nous dépasse un peu. D’autant plus que dans la plupart des villages, le revêtement est souvent constitué de pavés plus ou moins disjoints, interdisant de circuler à plus de 15 km/h. Ces ralentisseurs ont été interdits il y a quelques années. Quelques-uns ont été supprimés, mais bien souvent le remède a été pire que le mal : on s’est contenté d’arracher le goudron ou le ciment et à la place on se retrouve avec une tranchée ! Ailleurs, on en a même rajouté. Parfois, ce sont d’ailleurs les habitants qui s’en chargent. Personnellement, je trouve ces machins vraiment dangereux et totalement inutiles. Dans le sertão, les gros 4x4 se fichent pas mal des ralentisseurs. Ils passent dessus à fond et tant pis si un gosse d’une famille pauvre traverse. Ça en fait un de moins. Ma pire expérience avec ces ralentisseurs a été en rase campagne. Nous étions sur une route parallèle au tronçon Umirim-Itapajé. Le revêtement était comme neuf, personne ne passant jamais par là. Je roulais à 120-130 pour éviter de me faire prendre par la nuit et, surtout, par un orage qui menaçait. En haut d’une côte j’ai dû piler d’un seul coup à cause d’un ralentisseur qui n’était pas signalé. J’ai laissé pas mal de gomme sur la chaussée et je suis passé dessus à 90. Quel imbécile a eu l’idée de placer un ralentisseur à cet endroit ? L’agglomération la plus proche est à une bonne quinzaine de kilomètres et il n’y a absolument aucune habitation ni aucun chemin à proximité ! Les distances sont aussi un élément à prendre en compte. C’est l’Amérique. Des amis brésiliens m’ont raconté qu’ils avaient dû faire 300 kilomètres pour retrouver la bonne route. Toujours la signalisation… Heureusement, ils venaient de refaire le plein. En effet, les stations-service sont parfois assez éloignées les unes des autres. Alors si la jauge a baissé un peu et qu’on n’est pas sûr à 100 % d’avoir assez d’essence pour parvenir à destination, il est vivement conseillé de refaire le plein à la première station qu’on trouve. Si vous tombez en panne sèche et que vous n’avez pas de jerrycan, rassurez-vous : à la station, on vous servira l’essence dans un… sac en plastique. D’ailleurs, il nous est arrivé de traverser à pied tout le quartier de Pirambu, soit près de 4 km, avec un arrosoir plein d’essence en plein midi. Nous étions tombés en panne sèche avec le buggy et nous n’avions évidemment pas de jerrycan… Toujours au chapitre des réjouissances routières sertanejas, il y a les vaches ou les ânes, voire des gens à vélo qui sortent de nulle part et traversent brusquement la route. Les camions sont souvent surchargés et poussifs. Si vous vous trouvez derrière l’un d’eux et que vous hésitez à le dépasser, faites-lui confiance : il applique la règle internationale consistant à mettre son clignotant à gauche comme pour déboîter pour vous avertir qu’il ne faut pas le doubler. Dès qu’il constate que vous pouvez enfin le doubler, il met son clignotant à droite, comme pour se ranger. Là, vous pouvez y aller. Enfin, la conduite de nuit est à éviter. Le Nordeste étant sous l’équateur, la nuit tombe très vite. Donc, tâchez d’arriver à destination à dix-sept heures au plus tard. Si vous êtes néanmoins contraint de rouler de nuit, soyez très vigilant. De nuit, on ne voit pas toujours les nids de poule ni les ralentisseurs. Les rues sont mal éclairées et on est toujours à la merci d’un poivrot qui traverse d’un seul coup, d’un cycliste distrait, d’un gamin qui traverse sans regarder, d’un chien ou d’un âne qui trouve l’autre côté de la route plus intéressant… Voilà, je suppose que tout ça donne l’impression qu’on risque sa peau tous les cinquante mètres. N’exagérons rien. Tous les cent mètres, c’est plus près de la vérité. Plus sérieusement, le Brésil en voiture, c’est quand même mieux qu’en car ou en avion. Pour commencer, on est indépendant. On n’est pas confiné dans les villes ni sur les plages que vendent les agences de voyages locales (à croire qu’il n’y a que les plages qui soient intéressantes). Rouler des heures en plein sertão, les vitres grandes ouvertes alors qu’il fait 45° à l’extérieur (et délicieusement frais – 42° – dans la voiture), ça permet de s’immerger dans l’immensité de ce pays extraordinaire. Vous traversez d’immenses forêts de carnaúbas des villages paumés, vous verrez des gamins jeter des pelletées de terre dans les nids de poule en demandant une piécette aux routiers de passage, vous dégustez une galette de tapioca pour le petit-déjeuner dans le « routier » d’une station-service, vous papotez un moment avec des femmes qui font la lessive dans une lagune, vous dégustez une galinha caipira dans un autre routier de station-service, vous apercevez un petit vieux se balançant dans son hamac à l’heure chaude, vous suivez un « pau de arara » (un pickup avec une quinzaine de personnes à l’arrière), tout ça en écoutant du forró à la radio… Pour vous donner une idée de tout ça, deux petites vidéos :

1000 kilomètres dans le sertão :
http://www.aquiceara.com/...o/Icapui_Cococi.html

Du Ceará au Maranhão : http://www.aquiceara.com/...o/CearaMaranhao.html
Crise actuelle en Thaïlande et réponses du forum English translation pending
by Philgbo · 2008-11-28 · 66 replies
Lecteurs, et participants + ou - assidus de VF Thailande,

Je me permets un post pour vous dire que je suis particulièrement chagriné (😠😠) en constatant le résultat que procure la situation thailandaise à l'égard de certains esprits : Des questions relativement idiotes : comment sera la situation dans 3 mois ? ou carrément plus droles : j'ai prévu le voyage dans 6 mois, je change de destination ? Et dont les réponses relèvent purement et simplement de la pure voyance !! Des questions plus égoistes : Et pour moi dans 2 jours vous croyez que ca passera ? Celles là relèvent plus de la chance. D'autres purement informatives (copie d'articles récents) mais qui sont bien vite fagocitées par des commentaires de politique (thaie) comparée (sans intérêt) dont les auteurs sont relativement bornés mais leur avis est bon sous prétexte qu'ils vivraient (ou auraient vécu) dans le pays : le résultat ressemble à un magma illisible ou incompréhensible = ON AVANCE PAS (je dirais même qu'on recule), le tout agrémenté de quelques insultes ou smileys d��sobligeants. Il est vrai que c'est aussi le lot commun des forums.

La conséquence observée par votre serviteur n'est qu'un pugilat linguistique entre sourds muets (et aveugles) !! Chacun croit détenir LA vérité à défaut d'en détenir UNE. D'autres s'ingénuent à inquiéter par des réponses pleines de sous entendus (du style : et ça n'est pas pret de s'arranger) pour alimenter la psychose ambiante. Mais PERSONNE (à quelques exeptions 😇 ) n' a cru bon d'avouer que PERSONNE NE SAIT. Une majorité "tape" sur des journalistes incompétents sans prendre en considération que notre presse peut aussi recéler des gens compétents.

Heureusement quelques membres plus pragmatiques, moins enflammés (dont un corse) et en prise directe avec les évènements, ont tenté d'être rassurants. C'est ce que je retiendrai.

A titre personnel, j'ai déja du mal à comprendre notre politique nationale (PS navrant = Sarko fort) alors essayer d'expliquer la politique thaie relève du miracle !!

Restons dans ce que cette communauté sait très bien faire = préparer ou organiser un voyage en Thailande en indiquant les erreurs à ne pas commettre.

Ite misa est 😛
Tour de la Bourgogne à vélo English translation pending
by Montmagny · 2008-11-26 · 76 replies
Bonjour je suis un petit nouveau sur votre site de forum.

Ma conjointe et moi projetons pour l'an prochain, ce qui est pour moi mon plus vieux rêve : un voyage à vélo.

Comme première destination nous projetons de traverser l'Atlantique avec nos vélos, de Paris prendre le TGV jusqu'à Dijon et de là partir pour un tour de la Bourgogne en pédalant quand c'est possible sur les voies vertes sinon sur les petites routes pendant 2 semaines possiblement en septembre 2009.

J'aimerais savoir si il y a parmi vous des personnes qui connaisent la région à qui on pourrait s'informer sur de petits détails en préparant tranquilement ce petit périple.

Peut-être même des gens du coin, que nous pourrions rencontrer là-bas...

merci beaucoup
Touristes en otages dans un hôtel en Turquie (23 novembre 2008) English translation pending
by Aroythai · 2008-11-23 · 27 replies
Source: AFP

Touristes belges et français "pris en otages" par leur hôtelier en Turquie 23/11/2008

BRUXELLES, 23 nov 2008 (AFP) - Plus d’une centaine de touristes belges et français, en majorité des personnes âgées, sont "retenus en otage" depuis samedi dans un hôtel en Turquie après la faillite de leur tour-opérateur belge, a dénoncé dimanche leur agence de voyage.

La direction de l’hôtel réclame 80.000 euros dus par la société Christophair, le tour opérateur. Pour obtenir le règlement de cette somme, la direction de l’établissement a bloqué mes clients, a expliqué Richard Naujokas, directeur de l’agence de voyage belge "Voyages à tout coeur", qui a vendu ce séjour dans la station d’Antalya, sur la "Riviera turque". "On ne prend pas les gens en otage. On n’a pas à s’en prendre aux clients", s’est-il insurgé au micro de la chaîne de télévision privée RTL-TVI. Une partie des dettes du tour opérateur —40.000 euros— a été réglée par le fonds de garantie des voyages mais la direction de l’hôtel exige le solde. Les touristes doivent être rapatriés lundi, mais ils ont dû acquitter une somme de 275 euros par personne pour pouvoir accéder dimanche à leurs chambres et manger. "Mes clients ont été extorqués. Ils ont dû payer 275 euros. Ce n’est pas normal", a dénoncé M. Naujokas.
Plus belles plages d'Inde du Sud? English translation pending
by Tchitchi13 · 2008-11-21 · 18 replies
Bonjour, nous partons en janvier 2009 faire un périple dans le kérala et le tamil nadu.Quelles sont, à votre avis, les plus belles plages où nous pourrions nous attarder?Mamallapuram?Pondichéry?Varkala?Allepey ou Cochin?Ce sont des villes où nous allons passer et j'aimerais quelques avis, merci beaucoup.
Réchaud à bois Kuenzi ou Bushbuddy? English translation pending
by Tralala4 · 2008-11-18 · 18 replies
J'hésite entre les deux. Qui a un avis? Merci
Oman, au rythme du soleil English translation pending
by Genevois · 2008-11-16 · 12 replies
Récit d’un voyage effectué à deux couples (Laurent/Dominique et Fabrice/Michèle) du 29 octobre au 9 novembre.

Mercredi 29 octobre

Lever tôt, vers les 05h00. Petit-déj’ rapide et à 05h45, Fabrice est là pour nous emmener à l’aéroport. Nous enregistrons nos sacs sans souci et nous embarquons dans un 737 de la Lufthansa qui va nous conduire à Francfort, où notre connexion pour Doha et finalement Muscat décolle. 2h30 de transit plus tard dans cet aéroport gigantesque aux contrôles poussés, nous nous présentons à la porte pour le vol suivant. Premier couac au moment de monter dans l’avion pour Doha sur un vol Qatarairways, le système informatique ne reconnaît pas nos billets électroniques. 2o minutes d’énervement pour le personnel au guichet, un peu de stress pour nous quand même, et nous sommes les derniers à monter dans l‘A330. Avion neuf, écran perso avec grand choix de films sur chaque siège, personnel aimable, le vol de 5h45 sera sans histoire. A Doha, l’escale est courte, à peine une heure. Juste le temps de constater que l’aéroport est moderne, bien mieux que celui d’Amman où nous avions transité pour aller en Thaïlande cet été. Une autre A330 nous amène à Muscat en 1h10, il est à moitié vide. Nous posons à l’heure, vers 23h00, et la température est bien agréable (env. 28 °). Vu que nous avions obtenu notre visa au consulat omanais à Genève, nous n’avons pas besoin de faire la longue queue des passagers qui débarquent sans ce tampon dans leur passeport. Nous passons donc rapidement les contrôles douaniers et récupérons nos sacs. A la sortie, taxi. Nous récupérerons notre véhicule de location demain. Il y a un comptoir où vous annoncez votre destination, vous payez et recevez un reçu et le préposé appelle un chauffeur. Les prix sont fixes. Pas de compteur, pas de négociation, pas d’arnaque. Pour 10 RO (tarif de nuit, le jour c’est 7 RO), on nous conduit au Al-Bahjah Hotel, à 20 minutes environ de l’aéroport dans la petite ville de Seeb. C’est un des hôtels les plus proches de l’aéroport à un prix qui nous convenait (30 RO la nuit avec le petit-déj’). Nous étions attendus, vu que j’avais réservé 2 chambres depuis la Suisse afin d’être sûr de pouvoir être logés la première nuit. Un camion qui livre du fuel en pleine nuit juste sous notre fenêtre, de même que l’appel à la première prière vers 04h30 fera que la nuit sera un peu perturbée…

Jeudi 30 octobre

Lever vers les 07h00 et après le petit-dèj’, nous reprenons un taxi direction l’aéroport pour prendre possession de notre voiture de location réservée via le site internet de Qatarairways. Nous effectuons les formalités d’usage et nous touchons une Toyota Landcruiser avec quelque 220'000 km au compteur. Elle sera parfaite tout au long du voyage. Les premiers instants de conduite seront en direction du centre commercial Carrefour, à quelques km de l’aéroport sur l’autoroute qui longe la côte en direction du Nord. On y fait les courses, on achète le matériel de camping dont nous avons besoin (réchaud, jerrycan, grill, charbon, bonbonnes de gaz, etc..). Enfin, le voyage peut commencer ! Direction Nakhal par d’excellentes routes. Nos inquiétudes s’évaporent, il est facile de conduire à Oman. Bon, nous n’avons pas encore testé les pistes … Une fois dans cette ville, nous visitons le splendide fort et nous poussons encore aux sources chaudes de Towarah. Le site n’est pas extraordinaire, mais reste tout de même à voir pour les gens du coin qui le fréquentent. Ils viennent y pique-niquer et s’y baigner dans un petit bassin spécialement aménagé à la sortie de la source. L’eau est chaude et claire, mais il faudrait remonter le cours de ce Wadi pour se retrouver un peu seul. Départ ensuite direction Ar Rustaq pour notre premier Wadi. En chemin, nous prenons notre premier repas dans un restaurant indo-pakistanais à Al Awabi, en face de la station service. Au menu, salade de crudités (ce sera toujours le cas par la suite), poulet frit et riz pour 3, 60 RO pour les 4 ! Comme nous le constaterons par la suite, la quasi-totalité des restaurants dans le Sultanat sont tenus soit par des Indiens, soit par des Pakistanais. Cela tombe bien, nous aimons cette cuisine, faite d’épices ! Continuation pour le Wadi As Sahta. On sort des routes goudronnées pour goûter à nos premières pistes. L’entrée du Wadi est magnifique et le 4x4 n’est pas encore vraiment indispensable. C’est juste plus pratique et plus prudent vu que la piste est faite de gros gravier qui gicle si on roule un peu vite. La nuit tombant rapidement, vers 17h30, il nous faut trouver un coin pour notre première nuit en camping. C’est là que notre guide « Oman Off-Road » va être très utile. Grâce aux indications qui y figurent, on découvre un endroit bien plat, avec le sol souple pour planter nos sardines, sur la route qui monte vers Al Hob, en contrebas sur la gauche, bien après l’école et le terrain de foot. On monte donc le camp, on ramasse du bois pour faire un feu. Ce soir, ce sera grillades d’agneau et tomates, avec du pain omanais (qui ressemble au pain libanais). L’endroit est évidemment calme, vu son isolement, avec ciel étoilé magnifique. Vers 21h00, tout le monde se couche, la journée a été longue. Il fait assez chaud pour dormir hors du sac et pour ne mettre que la première « couche » de notre tente.

Vendredi 31 octobre

Le réveil se fera avec l’arrivée du jour et le lever du soleil, vers les 06h00. Les couleurs de l’imposante paroi rocheuse qui nous fait face sont splendides, d’abord dans les tons roses puis orangés. On met le thé à chauffer, puis on prend le premier repas de la journée fait de pain et de miel, avant de replier le camp. Départ direction Yasab, par une route incroyable. Si la piste est assez conventionnelle au départ, elle prend assez vite une déclinaison impressionnante. Là, pas le choix, la montée se fera en première et avec le 4x4 enclenché. La route n’est pas large, on ne croiserait pas un autre véhicule. Près de la fin de la montée, la piste longe une falaise verticale de plusieurs centaines de mètres (côté montagne, pas côté vallée pour ceux qui auraient un peu peur de conduire dans ces conditions). Il n’y a pas de barrière protectrice côté vallée, juste un petit rebord de terre. Après un col depuis lequel le point de vue est saisissant, la route redescend vers le village de Yasab, tout au bout d’un canyon. Quelques maisons, les habitants dans des cultures, c’est la vie d’un autre temps. On part faire un tour à pied et quelques ados nous rejoignent vêtus de maillots de foot de Barcelone ! Le foot est une deuxième religion dans ce pays, surtout les clubs espagnols, Real Madrid et Barcelone, ou anglais avec Chelsea. Vive la télévision par satellite ! En redescendant, la déclinaison est encore plus impressionnante et il convient d’être prudent au volant. Je ne me rappelle pas avoir déjà parcouru une telle route, et pourtant nous habitons près des Alpes ! Nous prenons la direction d’un autre Wadi, le Bani Awf. La piste principale est bien indiquée, mais quelques embranchements sans indication nous font douter. Finalement, nous ne perdons pas notre chemin. Le Oman Off-Road est très précis avec le kilométrage. Il faut donc souvent remettre le compteur journalier à zéro pour pouvoir se repérer. Avec cette technique, nous n’avons jamais perdu notre chemin. En arrivant sur l‘embranchement avec le Ban Awf, nous constatons que l’essence est au quart. Pas question de partir dans les Wadis sans le plein. Il y a une station à Al Awabi, à 15 km. Nous faisons ce détour pour assurer. L’essence est vraiment bon marché, à 0.120 RO le litre. Heureusement, car le 4x4 consomme tout de même pas mal. Hasard, nous mangeons au même resto que la veille, vu que nous avions été satisfaits. Puis retour dans le Wadi. On remonte la gorge et en fonction des « Highlights » fournis par notre guide (papier, pas humain), nous nous arrêtons devant l’entrée du Little Snake Canyon. Nous partons à pied dans la gorge et nous devons escalader des roches pour descendre le long du ruisseau. Il y a là quelques mares, mais sans suffisamment d’eau pour se baigner. Dans l’une d’elles, Fabrice voit 2 serpents nager, il arrive même à les prendre en photos ! Après 45 min. de marche, la gorge se resserre et là, il y a un peu plus d’eau, jusqu’à la taille. La gorge se prolonge encore, mais on ne voit pas si il y a de l’eau ou non. Fabrice et moi partons explorer cette partie du canyon. Nous aurons bien fait, car peu après, il y a une énorme gouille, toute en longueur, avec du fond. Nous nageons entre les parois de la gorge dans une eau fraîche et propre. Magique ! Au retour vers la voiture, Dominique se retrouve tout près d’un autre serpent. A son arrivée, il part se cacher sous un caillou que je soulève. Je trouve là visiblement une vipère, vu sa tête triangulaire. Apparemment, le nom de ce canyon n’a pas été choisi au hasard ! Nous reprenons la piste qui devient étroite et pentue, vers le Snake Canyon (un autre, pas le LITTLE Snake). Nous ignorons la bifurcation pour le village de Balat Sayt et nous continuons encore un petit bout. Sur notre droite, nous trouvons l’entrée d’une étroite gorge qui mène justement à ce village, à pied. Il y a là quelques terrasses au milieu des palmiers. Ce sera parfait pour la nuit. Nous commençons à monter le camp, lorsque 4 ados nous rejoignent. Ils nous aident à monter les tentes et finalement mis en confiance par ce geste, nous ne voyons pas qu’ils nous volent 2 lampes de poche… Il y a assez de bois ici et nous préparons un bon feu. Au menu ce soir, poivrons grillés, pâtes et melon pour le dessert. Le thé sera de rigueur, comme toujours. Bizarrement on ne trouve que du thé en sachet (principalement du Lipton) et non pas du thé comme en Turquie. Quant à l’alcool, Oman étant un pays musulman pratiquant, il est interdit dans tout le pays. Seuls quelques hôtels accueillant des visiteurs étrangers ont le droit d’en vendre ou d’en servir. Le ciel s’est couvert, nous avons presque eu peur de la pluie. Peur sans fondement, le ciel s’est rapidement dégagé pour laisser la place à un magnifique ciel étoilé.

Samedi 1er novembre

Réveil habituel avec le jour et le soleil au lever. Rangement du camp, préparation du thé, brin de toilettes avec des serviettes humides. Nous voilà prêts, on charge la voiture. Avant de reprendre la route, visite du village de Balad Sayt. Nous empruntons l’étroite gorge par un petit chemin sur la droite. Il y a des marches qui ne se voient pas bien au début et qui mènent jusqu’au village. Aucune difficulté majeure donc malgré que la gorge reste assez impressionnante, étroite et verticale. Il y a eu de l’eau ici. En 15-20 minutes, nous arrivons au bas du village, à la hauteur des cultures en terrasse. Une tour domine les habitations et nous y parvenons en parcourant les ruelles. Depuis là-haut, la vue s’offre sur 360 ° sur tous les alentours. Nous voyons des villageois qui nous font des signes de la main. Aucun signe de rejet ou d’agressivité, l’hospitalité musulmane … En redescendant vers la palmeraie, nous nous dirigeons vers un groupe de femmes qui font la lessive à la main, avant le rinçage dans le falaj (canal d’irrigation) qui se fait en piétinant le linge. Puis nous traversons les cultures en marchant sur les bordures qui séparent les parcelles pour reprendre la gorge et finalement rejoindre notre voiture. La montée du Wadi bani Awf direction Al Hamra sera rude et il faut de nouveau mettre le 4x4 et rouler en première. La route est loin d’être plate, cela secoue pas mal. Mais aucun danger. On prend vite de l’altitude et la vue sur les montagnes et vallées environnantes devient splendide. Au bout de la montée, un col, une route goudronnée et neuve. L’air est frais. Le versant descendant est plus doux et la conduite sur l’asphalte plus confortable. Nous prenons la direction de Nizwa, par de grandes routes larges. Nous avons appelé la Majan GH et 2 chambres nous sont réservées. Arrivant de Al Amra, nous traversons la ville de Nizwa et après 5 km direction Muscat, nous trouvons l’hôtel sur la gauche. Grandes chambres, propres et surtout une douche ! Au tarif de 25 RO la nuit. Après un lavage à fond, nous allons visiter Nizwa et sa magnifique mosquée au cœur de la ville. Nous trouvons notre traditionnel resto indo-pakistanais pour le repas de midi. Curry de mouton, poulet masala, galettes de pain. Les prix sont inversement doux par rapport à la force des épices ! On peut manger avec les doigts, chaque resto et pourvu d’un coin spécial pour se laver les mains après le repas. Nous visitons ensuite le splendide fort, qui jouxte la mosquée. En attendant que les souks s’animent (ils ouvrent dans tout le pays à 16h30 pour l’après-midi, sinon le matin), je vais chez le barbier, une tradition lorsque je voyage dans les pays musulmans. Je ne réussis pas à convaincre Fab d’en faire autant. Rasage, massage de la tête et de la nuque, craquement des doigts et de la nuque, 30 minutes de plaisir pour 1.5 RO. Retour aux souks, mais peu de stands sont ouverts. Il y a néanmoins un souk aux poissons, dont des thons et des espadons de taille plus que respectable. Nous nous posons ensuite sur la terrasse d’un resto turc entre la ville et la GH pour d’abord quelques parties de cartes et ensuite notre repas du soir (4.8 RO pour les 4). Retour à l’hôtel pour une nuit calme et réparatrice.

Dimanche 2 novembre

On prend le rythme : réveil à 06h15. On fait les sacs avant le premier repas du jour. Puis, on retourne aux souks, guère plus animés que la veille. On achète tout de même des dattes et quelque chose d’inconnu pour nous, du sirop de dattes. C’est excellent avec un yaourt. Vient ensuite l’épisode ravitaillement. Nous n’avons rien à manger pour ce soir et nous devons trouver un supermarché. De plus, nous voulons acheter de quoi nous asseoir, car manger par terre dans la poussière, ce n’est pas vraiment le top. On trouvera facilement 2 tapis de sol et 4 petits tabourets en plastique. Mais par contre, pour trouver de la viande, rien, sauf du congelé. On fera Nizwa de long en large, rien, rien, rien ! Finalement, on se rabat sur un resto et on achète des poulets grillés à l’emporter. Le serveur nous rajoute encore des crudités, pour un total de 3 RO. En fait, tous les restos pratiquent la vente à l’emporter. La destination du jour est le plateau de Sayq. Nous descendons donc jusqu’à Birkat al Mawz où la bifurcation pour la montée se prend. Après quelques km, il y a un check-point policier où il faut montrer son permis de conduire. Toute la vallée est utilisée par l’armée, cela doit être la raison de ce contrôle. Le policier note le nombre de personnes qui montent, le type de véhicule en s’assurant que nous avons un 4x4. Les autres types de voiture n’ont pas d’accès. Bizarre, car la route est goudronnée et pas si pentue que cela, en tous les cas bien moins que ce que nous avons déjà vu. Les paysages sont à nouveau splendides. Tout d’un coup, on aperçoit une petite ville, au milieu de nulle part, dans la montagne. Nous nous rendons au Diana Viewpoint à Sayh Qutnah où nous avons l’intention de camper. Il y a là quelques endroits parfaits pour planter sa tente. Le site est sur le bord d’une falaise rocheuse qui offre une vue spectaculaire et exceptionnelle sur les environs. Il est encore tôt dans l’après-midi et nous partons faire une balade à pied sur le chemin mentionné W18A. Il s’agit d’un sentier qui relie des villages entre eux, à flancs de coteaux et longeant ou traversant les cultures en terrasse. Des systèmes d’irrigation (falaj) assurent l’arrivée d’eau. Nous croisons un paysan qui plante à la main des gousses d’ail. Quel travail de titan d’avoir construit toutes ces terrasses avec des pierres, le long d’une pente importante. Nous traversons 2 villages, mais Dominique a mal au genou, les montées et descentes d’escaliers la font souffrir et nous rejoignons la route principale qui surplombe le sentier pour retourner à notre point de départ. Nous aurons tout de même vu quelques touristes qui ont un peu triché en suivant un falaj, et donc en évitant de descendre dans les cultures pour remonter plus loin. La balade aura duré 2 bonnes heures. Nous partons ensuite monter notre camp, à l’extrême gauche du site, tout en mettant de l’eau à bouillir pour le traditionnel thé. Nous sommes pile à l’heure pour assister au coucher de soleil sur les montagnes. Les couleurs du ciel sont splendides et nous prenons de nombreuses photos. Exceptionnels paysages … De nombreux buissons secs nous fourniront du bois pour le feu du soir qui nous réchauffera. Il faut dire que nous sommes à plus de 2000 mètres d’altitude et que l’air est frais. Nous avions pris une polaire, ce sera le seul soir où nous la sortirons. Ce soir, nous dormirons dans nos sacs ! Avant d’aller se coucher, nous rangerons comme d’habitude le camp, en rentrant poubelle et nourriture dans la voiture afin d’éviter que des animaux viennent se servir pendant notre sommeil.

Lundi 3 novembre

La nuit a été fraîche. Le lever du soleil vers 06h15 est également très beau, offrant une luminosité et des couleurs splendides. Thé, petit-déjeuner, puis rangement du camp. Dès que le soleil monte dans le ciel, la température prend l’ascenseur et redevient agréable. Aujourd’hui, direction la mer ! On redescend en plaine, pas de contrôle policier à la sortie. Une belle autoroute gratuite nous ramène vers Muscat et l’aéroport. Nous retraversons toute la ville avec des autoroutes. Les directions sont bien indiquées, par quartier. Muscat est une ville très étendue, divisée en quartiers. Il faut dire que la partie ouest de la ville est construite au milieu de collines et chaque espace permettant de construire est utilisé. C’est le cas à Ruwi, Muttrah et Muscat. Selon les indications du Oman Off-Road, nous trouvons presque du premier coup la route pour nous rendre à Yiti, plage distante d’une 15 de km où nous avons l’intention de nous poser pour la nuit. Il y a là un petit village de pêcheurs et une longue plage déserte, mis à part quelques locaux. L’eau est chaude et limpide. Malheureusement, ce site ne va pas rester intact. Un grand chantier est en cours et le bal des camions est impressionnant. Une marina est en train de se construire et la suite sera des hôtels de luxe, un golf, des spa, bref tout pour le tourisme aisé. Le village de pêcheurs va sans doute disparaître … A la fin de la route goudronnée, il ne faut pas hésiter à partir dans le sable en suivant les traces existantes. On peut aller jusqu’au bout de la plage. On peut facilement planter sa tente ici. L’endroit est trouvé, mais nous réalisons que nous n’avons pas de quoi manger ce soir. Alors retour sur Muscat, au magasin Carrefour City Center le long de l’autoroute avant d’arriver sur Ruwi. Une fois le plein de victuailles fait, on reprend le chemin de Yiti. Baignade, soleil, on passe le reste de l’après-midi à la plage. Le coucher de soleil ne se fera pas dans la mer, mais les couleurs du ciel sont toujours magnifiques. Des pêcheurs ramènent des petits poissons qu’ils font immédiatement cuire après les avoir épicés d’une poudre qui décoiffe ! Vu qu’on leur avait fourni des allumettes, ils nous offrent quelques-unes de leurs prises. C’est bon, mais les lèvres brûlent un peu ! Il faut dire que ces pêcheurs, comme beaucoup de gens vivant de métiers peu rémunérés, sont de souche indienne. D’autres gens du coin improvisent des parties de foot sur le sable dur vu la marée descendante. Le foot est une institution dans ce pays, il y a partout des terrains, des fois même en gravier grossier. Il ne doit faire bon d’être gardien de but … Finalement, nous sortons notre grill pour les saucisses achetées chez Carrefour. A un moment donné, en allant chercher quelque chose à la voiture, ma lampe de poche éclaire deux yeux dans la nuit. Un fennec ! L’animal nous observe à une trentaine de mètres, sans aucun doute attiré par la nourriture. Nous le verrons souvent grâce à nos lampes qui font briller ses yeux. Il sera même rejoint par un complice. La tente est montée dans le sable face à la plage, un peu au vent ce qui la fera bien bouger. Fabrice a assurée en se mettant un peu en retrait, plus à l’abri. Il fait chaud, on pourra dormir hors du sac.

Mardi 4 novembre

Le vent s’est levé pendant la nuit et la tente a été sacrément secouée. Au réveil, surprise : les chaussures que nous avions laissées devant notre petit 4 * ont disparu ! On voit clairement des traces de chat (ou de fennec…) venir jusque devant la tente, en faire le tour. Une petite recherche dans les environs nous permettra de retrouver nos godillons éparpillés dans les environs. Un des nu-pieds de Dominique a par contre été suffisamment rongé pour qu’elle puisse en racheter d’autres … Après ces péripéties, on profite encore un peu de l’ombre pour prendre le thé du matin et plier le camp. Dès que le soleil pointe, la température grimpe immédiatement. Nous retournons au Carrefour de Muscat faire le plein de courses. Sur place, il y a un ou deux vrai coffee shop et on ne résiste pas à l’appel d’un véritable Espresso. Mais avec le prix de 4 Espresso, on prend un repas dans une de nos échoppes indo-pakistanaises… Le but du jour sera le Wadi Dayqah et le Wadi As Sawayh. Nous prenons donc la direction de Qurayat, juste après le Carrefour en revenant vers Ruwi. Avec les indications toujours aussi précises du Oman Off-Road, nous trouvons facilement notre chemin. Première déception : il n’est désormais plus possible de remonter le Wadi Dayqah, un barrage est en cours de construction (et bientôt terminé apparemment) et bloque l’accès à la vallée. Nous nous rabattons donc sur le As Suwayh. Quelques dizaines de mètres avant le village, il y a une grande piscine naturelle, entourée de rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau (env. 10-12 mètres de haut). Mais avant d’y piquer une tête, nous décidons de remonter le Wadi à pied pour une belle balade. En regardant le village, il y a deux falaj qui amènent de l’eau, un sur la droite, l’autre sur la gauche des versants. Celui de droite (en regardant le fond de la vallée) est bien plus pratique, car il va plus loin. Ainsi, on marche à plat sans devoir escalader les rochers. Nous ne l’aurons remarqué qu’au retour … puisqu’on remonte le Wadi par la gauche ! Bref, deuxième déception, il n’y a que peu d’eau et donc pas de piscine pour se baigner. Après 2 bonnes heures de promenade dans un cadre grandiose, entouré de montagnes sauvages, on revient donc à l’entrée du village. Et là, baignade dans une eau chaude et douce. Des gens du village viennent nous voir, petites discussions. L’un d’entre eux nous amène dans sa maison pour un café omanais (parfumé à la cardamome) et des dattes. Son père, aveugle et apparemment bien usé par la vie, est là. Il nous explique qu’il devrait l’emmener chez le docteur, mais que cela coûte cher, etc.. Apparemment, il sollicite de l’argent mais sans le dire vraiment. Un peu plus tard, de retour vers notre voiture, nous ferons un don discret. L’endroit sera parfait pour camper cette nuit, donc nous montons les tentes, juste avant la tombée de la nuit. Nous avons acheté une nouvelle lampe à gaz ce matin, elle nous éclaire pour nos parties de carte dans cet endroit de bout du monde.

Mercredi 5 novembre

Y a-t-il encore besoin de le dire, nous nous levons avec le soleil vers 06h15. Avant de prendre le thé du matin, une petite douche naturelle dans la rivière. Il y a un petit bassin avec de l’eau jusqu’à mi-cuisses qui fait bien l’affaire. Trempette, un peu de savon, re-trempette et voilà ! Petit-déjeuner, paquetage et nous voilà prêts pour le départ, en direction du sud. Nous rejoignons la côte vers Dibbha où la route redevient goudronnée. Pour une fois, nous manquons un site : le Sinkhole (un trou dans le sol avec de l’infiltration d’eau de mer dans lequel on peut se baigner). Nous nous en rendons compte trop loin pour faire demi-tour et nous continuons donc notre route. Un petit stop à White Beach, une large plage au sable blanc. Aucune ombre, quelques déchets sur la plage, l’endroit est beau, mais pourrait être mieux conservé. Il y a bien des poubelles, mais les détritus sont surtout à côté … Apparemment, le Sultan Qaboos développe son pays à la vitesse grand V, amenant des routes, de l’électricité, des écoles, dans les coins les plus reculés. Mais il a encore du boulot avec la propreté et l’environnement. La route du bord de mer est en réfection et nous n’avançons pas vite. Une nouvelle autoroute s’est construite un peu plus haut, nous prenons une piste qui nous y conduit et là on pourra rouler sur du velours … avant de se rendre compte que nous avançons à 100 km/h sur une portion en construction et fermée à la circulation ! Arrivée finalement à Sur, ville côtière. Nous baladons sur la Corniche, d’où on peut admirer le splendide phare. Les bleus du ciel et de l’eau sont magnifiques. Dommage, là-aussi les détritus sont nombreux au bas du muret qui délimite la plage. Nous prenons notre repas, un excellent Fish mix grill, au Sur Beach Restaurant, puis départ vers Jas-al-Jinz où nous espérons planter nos tentes sur les plages où les tortues viennent pondre. A la réserve où les tortues sont visibles la nuit, il n’est désormais plus possible de camper. Une sorte de complexe a été construit, avec chambres, restaurant, etc… au prix de 120 RO la nuit !!!!! Oman va concurrencer Dubaï avec ces prix-là. Nous repartons donc chercher un autre endroit et nous constatons qu’il est difficile de camper dans cette région. En plus, il faudrait laisser le campement pour aller voir les tortues. Bref, ce soir ce sera hôtel. Nous trouvons le Turtle Beach Resort (suivre les indications au rond-point à l’entrée de Jas-al-Hadd). Très bien, avec une belle plage de sable et une eau limpide. Nous logeons dans de petites huttes, les toilettes et douches, propres, sont communes. Le prix : 42 RO pour une chambre double, le repas du soir et celui du matin (formule buffet). La réserve aux tortues n’est qu’à 15 minutes en voiture. Pas d’hésitation, on reste. Après-midi de plage, de parties de carte, avant le repas du soir. Vers 21h00, nous sommes à la réserve où nous payons notre droit d’entrée de 3 RO par personne. Il y a bien une centaines de personnes, mais répartie en plusieurs groupes d’environ quinze. Chaque groupe a 2 guides qui délivrent des informations très intéressantes sur les tortues. Nous aurions bien voulu les voir de manière plus individuelle, mais ce n’est plus possible. Départ donc pour la plage, avec des lampes de poche à lumière douce et rouge. Les photos sont interdites, surtout les flash. La plage est parsemée de cratères, apparemment l’endroit est vraiment fréquenté. Très rapidement, nous trouverons 3 tortues. Leur taille est impressionnante. La première est en train de recouvrir le trou dans lequel elle vient de pondre, avec ses pattes. En se tenant juste derrière (il ne faut pas aller devant elle pour ne pas la stresser), on se prend des giclées de sable. Quelle vigueur dans le geste ! La deuxième que nous verrons a fini son labeur et retourne tranquillement à la mer. Et là, la chance passe par ce coin et nous découvrons une tortue en train de pondre. Elle a creusé son trou et elle dépose au fond une bonne centaine d’œufs, souples et blancs. Spectacle de la vie et de la conservation de l’espèce. Cette tortue a dû faire des milliers de km pour trouver cette plage, et nous sommes là à contempler ce moment simple, pas spectaculaire, mais tellement émouvant. Nous sommes de retour à notre resort vers les 23h00. La nuit est étoilée comme d’habitude et il y a un petit vent du bord de mer qui nous fera passer une bonne nuit.

Jeudi 6 novembre

Le lever du soleil est juste splendide avec des couleurs pastel. Pas de stress ce matin, pas de camp à ranger. Nous prenons le buffet du petit-déjeuner, avant de piquer une tête dans la mer chaude et limpide. Une douche et un peu de toilette plus tard, nous voilà prêts pour la suite du périple. Direction le Wadi Bani Khalid et les dunes de sable du Wahiba Sands. Nous retournons direction Sur, puis Al Kamil par d’excellentes routes goudronnées. La montée jusqu’au bout du Wadi est facile, pas de piste. En arrivant sur les lieux, nous voyons tout de suite que l’endroit est moins sauvage que d’habitude, il y a beaucoup de véhicules sur le parking. Il y a du monde, mais quasi aucun touriste. Nous ne voyons aucune femme. Les hommes pique-niquent, se baignent, discutent. Les grills fument et la viande dégage une odeur alléchante. L’endroit est splendide, avec une énorme piscine naturelle, un petit pont en fer qui enjambe l’eau, quelques constructions pour faire de l’ombre. On peut sauter dans l’eau depuis plusieurs rochers, l’eau est chaude et propre. Nos femmes restent habillées pour se baigner (t-shirts et bermudas), mais elles sont néanmoins dévisagées, pas par agressivité. Les femmes omanaises arrivent enfin, en groupe, accompagnées des enfants. Mais aucune d’entre elles n’ira dans l’eau. Nous profitons du site. Baignade en eau de mer le matin, en eau douce l’après-midi, belle journée … Pas de possibilité de camper ici, il nous faut bouger. Nous redescendons du site et nous arrêtons dans un resto … indien dans le premier village. Ce sera excellent comme d’habitude. La piste qui part dans le Wahiba Sands n’est qu’à quelques km, ce sera parfait pour y arriver avant la nuit. Dès notre entrée sur la piste, nous sommes abordés par un bédouin qui nous dit avoir un campement peu après et qu’il peut nous conduire dans les dunes. Nous hésitons car nous nous voulons rester indépendants. Nous le suivons tout de même pour voir, et à peine sortis de la piste, nous comprendrons rapidement que partir seul et inexpérimenté dans les sables peut vite devenir compliqué. En effet, la conduite dans les sables souples est difficile et le risque de rester bloquer très important. Bref, nous négocions avec ce bédouin, pour qu’il nous conduise dans les dunes, quelque part où nous serons seuls pour installer notre campement. Il prend le volant de notre Land-Cruiser après avoir bien dégonflé les pneus pour augmenter la portance. Il prend de la vitesse et grimpe une dune d’une déclivité incroyable. Le tout en riant comme un fou. Très impressionnant. Il parcourt ensuite les dunes, jouant avec le terrain, les montées, les descentes, avant de trouver un endroit assez plat, où il y a même du bois sec. Ce sera notre camp pour la nuit. Nous sommes isolés au milieu des sables, la piste principale est plusieurs centaines de mètres au-dessous de nous. Notre bédouin part à pied avec l’heure du rendez-vous pour demain matin afin qu’il nous ressorte de là. Sans lui, nous serions restés en bas, près de la circulation, sans vue, ni le sentiment d’espace que nous avons là. Après la montée des tentes, nous assistons au coucher de soleil, donnant au sable des couleurs orangées et ocre, des ombres, des variations de couleur magnifiques. Malheureusement, un vent fort se lève. Les sardines ne tiennent pas dans le sable et nous devons consolider nos tentes. Nous nous mettons à l’abri derrière un monticule de sable pour manger. Nous ramassons le bois sec et avons de quoi faire un bon feu. Le vent ne durera que 2 heures avant de se calmer et disparaître. Nous restons au clair de lune et à la lumière de notre lampe à gaz. Ce sera notre dernière nuit en camping, au milieu des sables du fond de la péninsule arabique.

Vendredi 7 novembre

Nuit très calme, sans mosquée pour nous réveiller. Nous nous levons pour assister au lever du soleil sur les dunes. Comme d’habitude, Michèle sera toujours la première à être debout et à pouvoir voir le spectacle, alors que comme d’habitude, je serai le dernier et je manque toujours la sortie de l’astre. Les couleurs sont plus douces que celles du soir, mais restent grandioses. Comme prévu, notre bédouin, accompagné d’un enfant, arrive à pied pour nous reconduire sur la piste principale. Une fois le camp plié, nous lui confions le volant et il repart dans les dunes, prenant des chemins que nous n’aurions pas osé emprunter. Il maîtrise facilement les difficultés du terrain et passe là où nous n’aurions pas pensé que cela soit possible. Nous nous arrêtons à leur campement où un café omanais nous attend, avec une purée de dattes. Une femme, portant un masque sur le visage est là et nous présente des créations faites de sa main à l’aide d’un métier à tisser. Nous achèterons quelques « babioles », telles que des bracelets, des garde-pages pour des livres, bref un peu d’artisanat local. Nous reprenons la direction de Muscat, qui se trouve à quelque 200 km. En chemin, nous nous arrêtons à Ibra, où nous ne voyons aucun touriste. Il y a un petit souk local, très typique. Nous voyons des artisans travailler le bois, avec des outils basiques, et réaliser des gravures splendides notamment sur des portes, la grande spécialité de tout le pays. Nous arrivons finalement sur Muscat du côté de l’aéroport. Nous commençons à connaître un peu les voies d’accès aux différents quartiers et nous nous retrouvons assez facilement sur la Corniche de Muttrah. Nous avions réservé par téléphone la nuit au Corniche Hôtel (30 RO), juste en face du marché aux poissons. L’établissement aurait bien besoin d’une rénovation, mais bon, pour une nuit cela ira. Après une bonne douche, nous prenons notre traditionnel repas pakistanais sur une terrasse en face du souk aux poissons. Comme d’habitude, ce sera excellent, bon marché. Personne n’aura connu de problèmes gastriques durant ce voyage. Puis, nous faisons toute la Corniche à pied, une splendide balade qui dure quelques km aller-retour. En revenant sur l’hôtel, les souks se sont animés (ils sont ouverts le matin, puis reprennent vers 16h30), et nous les visitons. Il y a surtout de l’artisanat et des habits. On y voit quelques touristes. C’est intéressant, mais cela n’a rien d’exceptionnel, rien à voir avec les souks d’autres pays. Nous avions vu dans le « Petit Futé » l’adresse d’un resto qui sert des spécialités omanaises dans le quartier de Ruwi. Plutôt que de risquer de se perdre avec notre véhicule dans le flot de la circulation, nous optons pour le taxi. Il y a devant le marché aux poissons des minibus qui font office de taxi collectif en direction du quartier de Ruwi. Démarrage quand c’est plein pour 100 Baisal par personne. C’est local, ça fonctionne, départ. Le taxi nous pose vers la gare routière qui est à environ 300 mètres du resto. Facile ! nous allons donc au Bin Ateeq Restaurant où nous mangerons dans un « salon » privé (en fait une pièce avec tapis au sol), par terre, avec des coussins pour nous caler. Il y a différents menus et nous optons pour celui à 7 RO par personne qui est composé de bien 10 plats différents. C’est bon, mais pas vraiment éloigné de ce que nous avons déjà mangé jusqu’à présent. Nous sommes donc un peu déçus, surtout vu le prix par rapport aux autres établissements. Pour rentrer sur la Corniche, on reprend un taxi collectif. Cela ne doit pas être si souvent que des touristes les empruntent, vu les regards amusés des clients et des chauffeurs. La nuit sera bonne dans un vrai lit.

Samedi 8 novembre

Après le petit-déj’, nous partons visiter le plus beau monument du pays, la mosquée Sultan Qaboos. Elle se visite du samedi au mercredi et de 08h00 à 11h00, attention donc à cet horaire. Le site est exceptionnel, à ne manquer sous aucun prétexte. L’extérieur est déjà magnifique, tout en perspective, avec une architecture islamique moderne. La salle des prières est juste incroyable, avec des lustres, des céramiques, des couleurs dans les tons verts. Il est écrit que cette salle peut accueillir jusqu’à 20'000 fidèles. Nous profitons de ces lieux solennels, avant de retourner aux marchés aux poissons de Muttrah. Autre ambiance ! Mais néanmoins à voir aussi. Il y a là de belles pièces, des thons, des espadons, de petits requins et bien d’autres encore. Des « artisans » préparent les poissons dans un coin du marché pour pouvoir les présenter ensuite sur les étals. Ils leur coupent la tête, les queues, lèvent les filets, très intéressant et parfois spectaculaire. Surtout qu’ils font cela à mains nues et avec des couteaux visiblement bien effilés. Direction ensuite le quartier de Muscat, sur la continuité de la Corniche. L’endroit est certes beau, mais il n’y a rien de vraiment spécial à notre goût. Nous partons finalement sur Seeb où nous avons réservé notre dernière nuit omanaise au Al-Bahjah Hotel. C’est le milieu de l’après-midi, la ville est morte, il n’y a personne dans les rues. Nous peinons même à trouver un restaurant d’ouvert. Finalement, nous mangerons dans un … resto pakistanais. C’est toujours aussi excellent et dépaysant car tous les clients sont des gens du crû. Nous nous régalons de curry pour un prix vraiment modique (5, 2 RO pour 4). Il nous faut maintenant penser à ramener notre 4x4 à l’aéroport. Les femmes resteront à l’hôtel pendant que Fab et moi allons faire le plein et laver la voiture. Les car-wash sont très nombreux, il y en a dans presque toutes les stations services. Un employé lave d’abord le véhicule avec un karscher, puis un autre vient le sécher avec une serviette, un troisième s’occupe de l’intérieur (chiffon et aspirateur). Ils lustrent même le bord extérieur des pneus avec un produit pour les rendre brillants. Apparemment, les Omanais sont pointilleux avec la propreté des voitures ! Tous les employés sont des Indiens, une fois de plus, le métier de laveur de voitures ne devant figurer dans les hautes couches sociales du pays. La restitution du véhicule se fera sans souci à l’aéroport et nous revenons à Seeb avec un taxi. La nuit est tombée, les trottoirs se sont remplis, il y a maintenant du monde à l’extérieur. Fab et moi allons chez le barbier nous faire raser une dernière fois avant notre rentrée en Suisse. Nous nous baladons ensuite dans les rues où les magasins de bijoux (en or) et de vêtements pour femme sont très nombreux. On y voit des robes très décolletées, des couleurs vives et aussi de la lingerie fine. Sous leur robe noire pour sortir dans la rue, les Omanaises doivent finalement être assez coquettes. Nous jouons une partie de cartes sur une terrasse et, mauvaise surprise, 2 personnes viennent nous réclamer de l’argent. C’est la 1ère fois que nous sommes confrontés à la mendicité dans ce pays. Dernier repas. Nous aurons vraiment testé la cuisine indo-pakistanaise. A la fin, nous avons abandonné le riz pour le pain, cuit au feu de bois et toujours présenté sous forme de galette. Nous nous sommes aussi habitués à manger avec les doigts (de la main droite). Retour à l’hôtel, dernière partie de cartes, paquetage des sacs, avant une courte nuit.

Dimanche 9 novembre

Lever très tôt, tiens avant le soleil pour une fois, vers 04h00. Le taxi que nous avions commandé la veille à la réception de l’hôtel est à l’heure. Incroyable hasard, alors que les taxis sont si nombreux, c’est le même chauffeur que celui de notre arrivée qui nous reconduit à l’aéroport. Tout comme à Doha pour le voyage aller, nous avons un problème avec nos e-ticket. Qatarairways ? le système informatique ? Nous ne le saurons jamais. Du coup, nous sommes les derniers à embarquer dans l’A319 qui nous ramène à Doha. L’avion est plein. A peine une heure plus tard, nous avons un court transit à Doha, juste le temps de passer au Tax Free Shop, pour foncer à l’embarquement. Cette fois, de nombreux sièges sont vides dans l’A330. A nouveau des écrans personnels, un grand choix de films, le vol sera tranquille. Nous posons à l’heure prévue à Genève, nos bagages sont là. Un retour sans histoire.
Carnet de route Namibie 2008 (à la rencontre du chiffre 4) English translation pending
by Thebasile · 2008-11-15 · 7 replies
Avant tout je tiens à remercier toutes les personnes du forum par leurs judicieux conseils prodigués à chacun de mes posts !

LE VOYAGE DU CHIFFRE 4 (6 octobre au 4 novembre 2008)

Mon 4ème voyage en Namibie Durée 4 semaines 4 amis au départ (mais aussi à l’arrivée) 4005 km au total 4 crevaisons Rencontre de 4 guides magnifiques : Christopher et John les Hambukushus de la bande de Caprivi – Christian le Bushmen et Danzie le Damara du Spitzkoppe 4 serpents dont 3 morts…. Heureusement ! 4 Bières par homme et par jour ! (je suis frappée de modestie !) 4 régions visitées : Bande de Caprivi – Bushmen Land – Damaraland – et le désert du Namib

Puis il y a eu des surprises en nombres, des activités mémorables, des souvenirs indélébiles, des paysages fabuleux, des animaux fascinants, du bonheur à l’état pur, de l’amitié en barre, de l’entente parfaite, et du partage à profusion !

Comme la Namibie a acceptée de m’accueillir pour la 4ème fois je suis partie une semaine avant les 3 autres lurons afin de rencontrer toutes les merveilleuses personnes rencontrées au fil de mes voyages et devenues amies.

Une semaine à m’imprégner une fois de plus de ce pays où je me sens un peu chez moi. Une escapade chez Hannekje et Wilhem de Barchan Dunes devenus eux aussi des amis au fil de mes voyages. Une semaine à partager, travail, rencontres, discussions avec mes amis du 1er jour Nathalie et Alex de Londiningi. Au fil du temps ils sont devenus ma famille de Namibie. Quelques jours à préparer le véhicule, les achats, le change avant l’arrivée de mon mari accompagné de nos amis.

Ce périple fut le 2ème pour mon mari. Pour nos amis c’était le grand saut ! Jamais de voyage hors des contrées Européennes, jamais de voyage à l’aventure, et surtout jamais de voyage sans passer par une agence ! Dès le 1er jour ils m’ont donné toute leur confiance dans l’organisation, dans les choix des régions visitées. Bien entendu par nos discussions je connaissais leurs attirances ! Animaux et désert ! (c’est drôle….)

Jour 1 15 octobre sous un soleil de plomb ils arrivent un peu fatigué à Londiningi ! Après une douche et une 1ère bière ils sont mis dans le bain ! Arrive les uns après les autres les amis de passage à Windhoek à cette date pour le partage du dîner concocté par Alex et moi !

16 octobre au matin avec mon mari nous allons chercher le véhicule, équipé de deux tentes de toit, puis nous le chargeons en denrées pour les jours à venir ! 11h le départ direction la bande de Caprivi. Dans mes précédents j’ai eu le loisir d’emprunter les pistes du Sud au Nord mais jamais encore je n’avais été dans la bande de Caprivi.

Jour par jour l’itinéraire de notre périple….

Jour 2 Windhoek – Watterberg 290 km Route sans grand intérêt vu que nous ne quittons le goudron que quelques kilomètres avant le Watterberg Campement : Watterberg Wilderness 1er repas autour du feu, les pieds dans la terre rouge du plateau avec les babouins comme voisins.

Jour 3 Watterberg – Rundu 408 km

Jour de transit sur l’asphalte ! Arrêt à Grootfontein pour les derniers achats. Magasin très bien achalandés, petite ville sympathique ! Avant Rundu sur les bords de la route nous voyons les autochtones vendre ce qui me paraît être des oranges ! Par cette chaleur quelques agrumes vont nous rafraîchir ! Surprise totale… elles sont lourdes, de la taille d’un pamplemousse et quand on les secoue elles font du bruit ! De retour dans le véhicule impossible de peler le fruit ! Il attendra l’apéritif du soir ! Aujourd’hui encore je n’ai pas la certitude de ce que j’ai acheté ! Il semblerait que c’était des melons du désert ! Il faut scier l’écorce et l’aspect découvert n’est pas engageant du tout ! Brun – visqueux – par morceaux se détachant les uns des autres ! Qui ose goûter ? Bien toi vu que tu pensais que c’était des oranges…. Le résultat est surprenant : goût acidulé, texture agréable sauf qu’il n’y a presque rien à manger vu que chaque particule renferme un gros pépin ! Ceux qui connaissent ce fruit seraient bien aimables de me renseigner sur son nom. Message lancé ! Campement : Kaisori River Lodge Lodge très agréable avec des quantités de paons (et leurs cris) au bord du Kavango que l’on devine dans les herbes hautes ! Lieu très vert et très calme ! Le campement offre toutes les commodités.



Jour 4 : Rundu – Bagani 240 km

Nous décidons de prendre le chemin des écoliers (pas la route goudronnée) et traversons quantités de petits villages au bord de la rivière. La vie est dense, les enfants pr��sents partout, de la poussière en quantité après notre passage, mais la vie ici est bien réelle ! Notre gros 4x4 soulève trop de poussière qui malgré une vitesse réduite doit handicaper les habitants donc nous décidons de rejoindre la route principale. Quelques tour de roue plus loin… 1ère crevaison ! Pourtant le matin même je disais aux hommes : Mettez tout le matériel en cas de crevaison à portée de main, on sait jamais ! Bien leur en a pris de ne pas m’écouter… avant de pouvoir changer la roue tout notre matériel était sur le bas côté de la route ! Pendant ce temps les dames observent les environs et tiennent la conversation à un groupe d’enfants ! Merci aux Sud’Af ayant fait demi-tour pour nous prêter main forte ! Non que nos deux héros ne sachent pas changer une roue mais nous avions du matériel de misère pour lever le véhicule ! Arrivée à Bagani ou nous faisons le plein de bouteilles d’eau au magasin du coin ! Fini les étalages remplis – fini le choix de viande et légumes – ici c’est autre chose… et la mendicité devant le magasin sensibilise très fortement nos amis pourtant avertis du mieux que j’ai pu ! Logement en hutte pour 2 nuits à Ngepi Camp. Avant de s’installer il faut faire réparer le pneu, on peut encore crever !

Jour 5 : Activités à Ngepi Camp Matinée réservée au Mokoro sur l'Okavango avec notre guide Christopher *l'amoureux des oiseaux* Départ aux chutes de Popa Falls qui ne sont pas un lieu incontournable dans ce havre de paix! Descente du fleuve aux sons des rires des enfants jouant sur les berges. Visite d'un village traditionnel de la communauté Hambukushu. A l'huile de coude notre guide se bat contre un vent contraire et évite les hipopotames! Magnifiques instants d'une rare beauté.

Après un lunch copieux nous partons à la découverte du parc Mahango ou les animaux se font discrets et apparaissent au loin. Un éléphant nous gratifie de son passage devant les roues du véhicule! Merci à toi bel animal....

Jour 6 : Bagani – Kongola 240 km Entrée dans la bande de Caprivi. 200 km en ligne droite. Terres mises à feu, fumée âcre et spectacle désolant ! Passage obligé pour entrée dans la partie verte de Namibie, la bande de Caprivi. Des quantité de panneaux indiquant : Attention éléphant ! Mais ou étaient-ils ? Pas du tout surprise de ne pas avoir vu l’ombre d’un pachyderme avec toutes ces terres brûlées. On apprendra plus tard que se sont les locaux qui boute le feu afin d’agrandir leur surface cultivable ! Campement : Camp Kwando

Un grand coup de cœur pour ce Lodge ! Havre de paix, la quiétude aux sons des grenouilles, la tranquillité et la verdure ! Après midi lessive et repos à l’ombre des grands arbres ! Presque impossible de me sentir en Namibie tant la verdure est présente, l’eau en abondance ! A croire que le contraire de désertique est : Caprivi ! Les bords du Kwando sont grandioses mais rien au regard du spectacle du lendemain.

Jour 7 Activités de Camp Kwando

Matinée pêche avec Bryan. Bateau à moteur oblige car le mokoro sur cette partie du Kwando est trop dangereux à cause de la proximité des hippopotames ! Spectacle éblouissant pas sa végétation, par les animaux, par tous les volatiles nous gratifiant de la beauté de leur plumage ! Sillonnant dans les eaux du Kwando tel un labyrinthe, s’arrêtant et coupant le moteur pour s’adonner à la pêche, ou encore filant plein gaze car un troupeau d’hippopotames se sent dérangé par notre présence ! 5 heures de rêve et de bonheur ! 5 h à se ressourcer et à jouir pleinement tant c’est grandiose ! Après midi réservé au parc Mudumu ! Chef d’œuvre de la nature ! Troupeau de gnous et de zèbres, phacochères la queue en l’air… Singes velvets et babouins, antilopes Roane et Sabre, mais aussi un énorme troupeau de buffle là devant nous ! Mudumu paradis des éléphants… aussi fréquent et nombreux que les Springbocks dans le Damaraland ! Retour au coucher du soleil ou John prend encore le temps de s’arrêter pour nous laisser apprécier le spectacle ! JOURNEE GRANDIOSE !



Jour 8 Kongola - direction le Botswana 376 km Retour sur nos pas sur 200 km dans la désolation des terres brûlées. Stop arrête toi ! tu vas l’écraser…. Devant nous un python de 2 mètres traverse l’asphalte ! Trop tard… il est sous nos roues ! C’était lui… ou nous dans les décors ! A tout choisir je préfère ainsi ! Nous l’avons mis en proie pour les vautours sur le bas côté de la route !

Traversée de la frontière au poste de Mohembo sans aucun problème ! Shakawe… super marché énorme, distributeur de monnaie à profusion, station d’essence difficile à trouver ! Attention : la banque Namibienne m’avait annoncé que le Rand est accepté au Botswana. Certes c’est juste mais la monnaie est rendue en Pula ! (le change à prix fort)

Traversée de la barrière vétérinaire sans problème malgré un emballage de beurre et de lait ouvert dans le frigidaire ! (la viande était planquée sous les sièges.. conseils d’un ami Namibien !!! et ça marche à tous les coups !) Arrivée en cours d’après midi à Delta Dawn (bush camp) au bord de l’Okavango. Lieu très agréable, bien ombragé et encore une fois nous avons eu le bonheur de croiser les éléphants sur la route en arrivant ! Camp : Delta Dawn. (suivre direction Nguma lodge) Pour éviter toute confusion ces deux sites sont indépendants les uns des autres mais proche en distance. Visite du lodge… bof ! et un accueil très glacial, malgré la beauté du lieux !

Jour 9 Delta Dawn – Bushmen Land 405 km

Jour de piste droite comme un jour sans fin ! Traversée de la douane à Dobé. Douane ouverte depuis seulement 2 ans aux étrangers ! Attention aux 20 derniers km… c’est très facile de se tromper ! Toutes les pistes ne mènent pas obligatoirement à la douane. Côté Botswanais la douane est une franche rigolade avec les douaniers qui n’avaient plus vu âmes qui vivent depuis 3 jours ! Très amusé à prononcer le nom de mon mari : Louc ! non Luc ! Louc is right ? Au bout de 10 x ! Yes is right ! Avant de partir : Do you have a cigarette ? Because I do not when is the next ! Comment refuser… impossible ! Grand moment !

30 mètres plus loin la douane Namibienne ! On refait les papiers, mais là le ton y est pas ! Franchement les deux douaniers du jour n’avait pas l’humeur joyeuse ! Pas de Louc, pas de cigarette non plus ! Mais rien à redire sur les numéros de châssis, moteur et autre du véhicule ! Traversée de Tsumkwe qui ne laisse pas un souvenir impérissable ! Camp : Omatako Valley Soirée avec les Bushmens et Christian le guide, chef de camp d’Omatako Valley ! Petit bout d’homme de 1m55 mais grand par son attitude, son professionnalisme sa grandeur de cœur ! Campement ou nous sommes SEULS ! Douches à ciel ouvert, WC idem que du bonheur ! Ce soir, seules les dames auront la douche car après nous l’eau se tarit ! Chistian fait son possible mais la réserve d’eau est vide ! Peut importe le tout est oublié avec le spectacle du soir ! Ces petits bonhommes au clip si caractéristique viennent à 20 nous offrir un spectacle de danse et de chant ! Grand moment de bonheur au milieu de cette chorale formée par les enfants ! Deux heures plus tard, 4 blancs dansent au milieu des enfants bushmens et sincèrement je ne sais pas qui a eu le plus de plaisir !

Au matin, nous sommes invités dans le village pour nous remercier d’avoir offert jus d’orange et biscuits à toute cette petite marmaille ! Souvenirs, dons de quelques denrées et cris et sourires autour du véhicule en guide d’aurevoir ! Si les paysages du pays des Bushmens ne laissent pas de souvenirs impérissables, la gentillesse et l’accueil des ces petits hommes est louable et grand !

Jour 8 Omatako Valley – Otavi 249 km Par la route des écoliers nous rejoignons Otavi ! Petite ville aux belles couleurs. Nous rejoignons le Korab Lodge pour notre 1ère nuit en lodge ! Après midi piscine, discussion avec Nathan le réceptionniste, le garçon de café, l’homme contagieux de bonne humeur ! Dîner sur la terrasse ou la fourchette se fait la malle sous le morceau de Koudou ! Miam… Aujourd’hui farniente… nous donnons notre lessive ! Que du bonheur de retrouver nos linges et habits propres !

Jour 10 Otavi – Vingerklip 251 km

Route vers Outjo ! Ravitaillement et un peu de shopping ! Rencontre de quelques femmes himbas sur un parking ! Deuxième serpent, petit, jaune, fin et rapide, il ne résiste pas à la force déployée par une himba pour le tuer! Il finit dans le caniveau sous le regard méprisant et fière de la femme! Au risque de choquer certains lecteurs, je ne peux m’empêcher de parler du triste tableau donné par ces femmes himbas ! Autant ce peuple me fascine, autant mon estime est grande pour ces êtres à la peau rouge. Ce sont eux qui ont motivé mon 1er voyage en Namibie. J’ai passé deux semaines sur leur terre dans le Kaokoland lors de l’un de mes périples. Les voir là à Outjo m’a choqué ! Non que ces personnes n’aient pas le droit de quitter leurs terres, mais les voir agressive avec chaque touriste pour vendre l’artisanat ! Voir les enfants se gaver de bonbons et de boissons sucrées, voir ces femmes himba portant un portable en pendentif entre les seins….Même l’obésité s’est emparée de ces femmes ! C’est simplement choquant ! Je me suis sentie responsable de leur situation, je me suis sentie honteuse d’avoir été les déranger auparavant dans leur coin de pays ! Si nous les laissions vivre leur vie, leurs rites, leurs coutumes ! Si nous n’allions pas les polluer avec nos véhicules, notre curiosité, peut-être seraient –ils moins tenter de rallier les villes Namibienne en quête d’Eldorado ? Peuple Himba comment devons nous agir pour vous respecter ?

Une fois dans la voiture mon amie dit être contente d’avoir vu des himbas ! Désolée mais ce n’est pas comme cela qu’il faut les voir, là ce ne sont pas eux ! qui a raison qui a tord ? Vingerklip ! Sommes toujours en Namibie ou avons-nous été télé porté dans un quelconque canyon des Etats-Unis ? Non, nous sommes bien en Namibie et c’est un lieu grandiose dont on ne parle pas assez. L’arrivée est spectaculaire, le doigt érigé vous invite à sa rencontre.



Lodge : Vingerklip lodge Je vous conseille le repas sur le plateau dans le restaurant : Nid d’Aigle. Délicieux, charmant, décoration sublime et cadre à couper le souffle !

Jour 11 Vingerklip – Spitzkoppe 418 km Partis de bonne heure car sur le parcours plusieurs lieux sont à visiter. Petrified Forest et ses Welvichias Mirabillis. Lieu très intéressant de par son passé chargé d’histoire et ses merveilles naturelles. Au moment de quitter le lieu : Pneu crevé ! De plus un orage de forte intensité s’abat sur la région…. Twyfelfontein et ses gravures rupestres. Pour les avoir déjà visitée trois fois j’ai laissé les co-équipiers et j’en ai profité pour aller faire réparer la roue au garage de Twyfelfontein. Puis suit la visite d’organ pipe avant de reprendre la route pour une traversée du majestueux Damaraland. Ses étendues à l’infini, son cortège de cailloux ronds, ses couleurs chaudes ne me lasseront jamais. Arrivée sur le site du Spitzkoppe et accueil chaleureux de Danzie le guide devenu ami depuis ma 1ère visite. Camp au pied du bridge

Jour 12 Activités sur le site du Spitzkoppe La journée complète se passe en compagnie de Danzie (James pour les Européens) Visite du village. Remise de matériel à l’école. Dégustation de la bière locale. Ballade au Bushmen Paradise, visite du parc. Troisième crevaison dans un décor paradisiaque ! Le soir repas avec certains villageois et danse locale ou le rythme des blancs faisait pâle figure mais avait le mérite de faire éclater des fous rires mémorables !

Jour 13 Spitzkoppe – Tsondab Valley 371 km Route pour Usakos afin d’y faire les approvisionnements et de réparer le pneu ! Traversée du Naukluft Park et ses richesses naturelles. Comme chaque touriste arrêt devant le panneau *Tropic of Capricorn* mis à part que pour nous c’était pour changer de roue car un pneu n’a pas supporté la traversée du Col du Kuiseb ! Pour la petite histoire, j’ai demandé la veille à nos deux hommes que lors de la prochaine crevaison de me laisser faire le changement de roue ! La raison : savoir si cela m’arrivait lors de mon prochain voyage si j’étais capable et avait assez de force pour le faire seule ! Donc couchée sous la voiture par 40 degrés c’est dans ce lieu hors du commun que j’étais en train de changer de roue quand arriva un car de 20 personnes ! Je vous laisse imaginer la tête des touristes en voyant une femme poussiéreuse et en sueur changer une roue sous le regard de deux hommes sirotant une bière !!!!

Camp à Tsondab Valley camp S’il y avait une seule raison de dormir dans ce camp se sont les sanitaires ! Creusés dans la roche à ciel ouvert face à l’immensité de la plaine et des dunes en toile de fond ! Si l’eau n’était pas aussi précieuse dans ce pays on resterait sous la douche des heures ! Le soir en allant boire le café nous voyons Hans (le propriétaire) se battre avec un serpent ! Un tout mauvais, dangereux et de la sorte de ceux qui ne fuient pas, mais au contraire attaque ! A ma question : combien tu en tues par année ? Oh pas beaucoup…. Environs 10 !

Jour 14 Tsondab Valley – Tsauchab (par Sosslusvei) 312 km Lever à 5h15 pour faire le Dune Drive avec Christine. (la propriétaire). Seuls au monde dans un dédale de dunes, nous partons à la rencontre du Canyon et des dunes pétrifiées. Le café nous est offert au sommet d’une dune à l’arrivée du soleil levant ! Nos amis n’ayant jamais vu le désert ne veulent pas passer à côté du mythique désert du Namib et ses dunes de Sosslusvei. Y aller en journée est une pure utopie vu la chaleur leur dis-je ! On va bien résister à un coup de chalumeau... Donc, direction Solitaire à quelques tours de roue ! Essence et réparation du pneu avant de partir pour la fournaise ! Sesriem avec sa nouvelle réception ouverte depuis 3 jours est encore un chantier en organisation. Sosslusvei sur le coup de midi ! DE LA PUR FOLIE…. 45 degrés, impossible d’entrer en contact avec le sable au risque d’être brûlé. Mais le lieu n’en perd rien de sa beauté et de sa majesté !

Camp à Tsauchab. Camp fait de tente avec sanitaire en commun. Nous sommes seuls dans le camp, seul le gardien et sa fille sont présents. Ils partagent notre repas et passe la soirée avec autour du feu de camp. Magnifique endroit qui m’a donné l’opportunité d’être face à face à mon 1er scorpion. Après la douche, rituel oblige c’est la lessive. Comme les sanitaires sont d’une propreté exemplaire une fois mon linge lavé je le pose sur le sol de la douche ! Je reprends mes habits afin de les placer dans le lavabo pour le dernier rinçage : oh une petite queue bien arque boutée apparaît ! Est venu se lover au creux de mon Tshirt un joli scorpion ! Il a fini sa vie écrasé par la bouteille de shampoing ! Mes excuses à tous les défenseurs des animaux !

Jour 15 Tsauchab – Barchan Dunes 150 km

Après une très courte étape et un arrêt à Solitaire pour déguster le Crumble de Mouss nous arrivons chez mes amis de Barchan Dunes ! Le soleil est de plomb, pas un brin d’air et c’est dans le bassin que nous trouvons un peu de fraîcheur. En fin d’après midi le Game Drive avec Wilhem ! Pour rien au monde il faut rater ce moment ! Sur ces terres, au milieu de ses Oryx et Springbocks le game Drive vous emporte dans la passion d’un homme pour ses terres, son pays et ses bêtes ! Puis suit le coucher du soleil, apéritif à la main !

Repas au lodge pour déguster le repas parmis les suricats, stars incontestées.

Nuit sans un brin d’air mais dans un lieu enchanteur au Lodge de Barchan Dune. Havre de paix aux portes du désert avec des êtres de qualité et d’exception !

Jour 16 Barchan Dunes – Rehoboth 135 km

Après un petit déjeuner c’est l’heure de se quitter ! A bientôt…. Mais plus cette année ! Montée du col du Spreethorte ! Dans l’autre sens il est pas mal, mais dans ce sens la montée est impressionnante !!! Arrêt au col pour le point de vue. Nuit au Lake Oanob Resort. Après tant de kilomètres de piste et de désert se retrouver dans la verdure et au bord d’un lac est presque surréaliste ! Lac artificiel mais d’une beauté éclatante ! Joli coin… à découvrir ! Repas au restaurant ou nous commandons le mix Game ! Gros mangeurs c’est pour vous… l’équivalent de 4 steaks !

Jour 17 Rehoboth – Windhoek 105 km Au sortir du site, les girafes sont sur le bas côté de la route ! Bel instant pour notre dernier jour dans le bush avant de rejoindre la capitale ! La route goudronnée séparant les deux villes ne nous tente pas ! Nous prenons les pistes et c’est sans regret car nous avons traversé des collines d’Aloe Vera en fleurs ! Grandiose ! En faisant quelques pas lors d’une pause, mon mari voit un magnifique caillou ! Il se baisse pour le soulever… et découvre un beau serpent ! Sur photo le soir à Windhoek Alex nous dit que c’est le même que Hans a tué mais comme c’était le matin il était encore endormi par le froid de la nuit ! Nous rejoignons la C 24 pour rallier Windhoek. Repas au Craft Center avec jus de fruit maison ! Je vous recommande… Retrouvaille avec Nathalie et Alex de Londiningi et soirée fondue avec des amis !

Jour 18 Windhoek 80 km

Les hommes installent des ventilateurs dans les chambres pendant que les dames sélectionnent l’artisanat à vendre dans le Craft de Londiningi. L’après midi Game Drive à Amani à la rencontre des félins ! Amani, à 20 km de Windhoek à plus de 2000 m d’altitude. Lodge mais aussi réserve et centre de réadaptation pour félins. Cinq guépards, un couple de lion et un léopard nous gratifient de leur beauté. Game Drive avec un vieux Landrover toussant et en fin de vie. Panorama et vue sur Windhoek assez fabuleux ! Bel endroit ou l’amour des félins est le mot d’ordre. Soirée et nuit à Londiningi

Jour 19 Windhoek- la maison

Restitution du véhicule, valises, diverses petites activités d’avant départ et il est temps de prendre congé de la Namibie et ses habitants ! A chaque départ c’est un peu plus difficile pour moi ! Le trajet pour l’aéroport se fait toujours dans la brume des larmes. Le vol entre Windhoek est Johannesburg se fait dans un sommeil profond afin d’oublier que je viens de quitter ce pays qui m’apporte tant !

Fin d’un beau périple !

P.S. Tout le voyage s’est effectué sans GPS et téléphone satellite. Aucun ennui, mais par expérience je conseille de se munir d’un GPS pour le Botswana ! Pour la Namibie c’est moins primordial ! Le téléphone satellite peut être une sécurité supplémentaire, surtout pour un 1er voyage !

Bravo d'être arrivé au bout du récit d'une bavarde quand il s'agit de la Namibie 😉

En guise de remerciement pour votre lecture une devinette: A qui appartient cette empreinte? A ce jour même après l'avoir soumise à l'oeil et aux connaissances avisées de plusieurs guides Namibiens, personne n'a pu me donner la réponse! et pourtant cette empreinte est bien réelle et non le fruit d'un montage!
Voyage de vingt-sept jours aux États-Unis (boucle de Denver) English translation pending
by Arnho · 2008-11-15 · 20 replies
Bonjour à tous et merci par avance de votre accueil sur ce forum, que je lis avec grand intérêt depuis un moment!

Nous allons (nous c'est moi 44 ans, mon épouse 42 et ma fille 12) faire une boucle Denver-Denver en juillet prochain, c'est notre premier séjour aux USA. Les billets d'avion sont déja réservés: arrivée le 1er juillet et départ le 27.

Nous avons fait le choix de visiter les parcs et d'éviter les grandes villes (à l'exception de Salt Lake City où nous ferons étape pour une nuit). Nous faisons ainsi l'impasse sur Las Vegas, que nous dcouvriront dans un prochain voyage (LA-LV-parcs et SF...).

je vous soumets notre prévision de trip, sachant que tout est modifiable, n'ayant à ce jour réservé aucun hotel à l'exception de Yellowstone (on a réservé 4 nuits à Canyon Lodge en wetern cabin). Meci de me faire part de vos avis et conseils, il se peut que l'on passe à côté de certaines choses valant le détour... Dites nous auusi si nous voyons "trop grand" (je sais c'est la maladie des newbies 😉), entre planifier un voyage sur une carte et être sur le terrain, je sais qu'il y a une sacré différence. Les idées d'hôtels (au environs de 100€ pour l'extérieur des parcs), de restos...seront également appréciés!

Pour info, on compte faire un peu de rando (3-4 heures, faut pas forcer sous le soleil en juillet) à l'occasion.

J1: arrivée à Denver à 18h30 récupération du 4x4 (pas encore réservé à ce jour) et nuit en Best Western ou équivalent à Fort Collins, histoire de nous mettre sur la route... J2: de la route...500 km environ pour rejoindre un hotel vers Lander ou Riverton. J3: route vers Yellowstone et perception de notre "cabane" au Canyon Lodge. J4: Yellowstone J5: Yellowstone J6: Yellowstone J7: Grand Teton (hôtel à déterminer) J8: Grand Teton J9: étape de route (500km) avec nuit à SLC, histoire de faire un tour de la ville le soir (oui il parait que c'est mort!). J10: direction Hanskville (est ce que le détour par la route 24 vaut le coup? ou couper par Frémont et Torrey?). J11: Cathedal Valley+Capitol Reef et nuit aux environs de Torrey. J12: Scenic Drive (route 12) et Burr Trail. J13: Devil's garden et Kodachrome Basin Park, nuit vers Tropic. J14: Bryce J15: Zion J16: Grand Canyon (north rim) avec peut être nuit au Jacob Lake Inn. J17: Nuit à Page avec visite des alentours (horseshoe, rives du lac, Lees Ferry, peut être pas Antelope, je ne sais pas, le côté piège à touristes, surtout en juillet nous freine un peu). J18: Monument Valley nuit à Mexican Hat J19: en route pour Moab en passant par Gooseeck, la Valley of the gods et boucle par la 261 et la 95 (en poussant si on a le temps à Natural Bridges, votre avis là aussi serait un plus). J20: Moab: Arches J21: Moab: Canyonlands et Dead horse Point J22: Moab: ballades dans arches ou canyonland suivant l'humeur du jour + Needles Overlook... J23: Black canyon of the Gunnison et nuit vers Montrose. J24: route vers Rocky Mountain National Park (encore 500km, c'est notre standard de grande étape!) et nuit à Grand Lake. J25: RMNP J26: RMNP J27: départ vers Denver, on rend la voiture et retour le soir vers la mère patrie, arrivée à Paris le 28 juillet et boulot le 29 🤪!

Merci à ceux qui pourront consacrer un peu de temps 🙂 à nous aider dans notre réflexion...
Escale à Barcelone: bus, métro, sites à visiter? English translation pending
by Jibe2 · 2008-11-13 · 14 replies
Bonjour, Pour l'escale à Barcelone, l'office de tourisme de cette ville m'a adressé un plan des lignes de bus et du métro, ainsi qu'une documentation des principaux sites à visiter. Un tarif de bus nous parait très intéressant, 10 tickets pour la somme modique de 7, 20€. Pour une journée, 2 personnes, avec durée de 1h15 entre chaque oblitération de ticket, c'est sympa ! Il y a aussi les bus touristiques, mais parmi les 4 lignes, laquelle prendre ? et c'est 20€/personne. Quelqu'un pourrait-il me dire s'il y a un arrêt de bus à la sortie du port, direction le centre ville, car sur le plan je ne vois que le port de plaisance ? Peut-on acheter la carte de 10 tickets dans le bus, un distributeur ou peut-être au Centre commercial du port de débarquement? Merci pour vos réponses et bonne soirée
Princesse Galyani: funérailles nationales English translation pending
by Voyageurasi · 2008-11-13 · 112 replies
Source: Gavroche 10/2008 Numero 169 extrait de l article du talentueux Raymond Verge l article complet et le calendrier des ceremonies dans ce meme numero * la fin des obseques devaient obligatoirement s achever plusieurs semaines avant les rejouissances liees a l anniversaire du roi ( 81 ans le 5/12) afin de respecter la bienseance et comme il faut un ciel clement en ces circonstances il est preferable que cela se fasse apres la fin de la saison des pluies marquee par la joyeuse fete Loy Krathong. les ceremonies s etalerons du samedi 15/11 au dimanche 16/11 On s attend donc a des centaines de milliers de personnes a Bangkok sans compter les dizaines de millions qui suivrons les differentes etapes sur leur poste TV. Bien plus q une catharsis collective ce moment exceptionnel rassemblera spirituellement au dela des clivages politiques tout le peuple Siamois a la fois dans le deuil et la fierte legitime d appartenir a une grande nation, representee, voire incarnee par une famille royale bien au dessus du commun des mortels. Car au royaume de Siam selon une croyance encore bien ancree, le souverain est la personnification de Vishnou-Narayan dieu bienveillant par excellence. En principe les sujets de Sa Majeste seront habilles en noir du 14 au 16/11. Il sera demande aux etablissements de loisirs de reduire leurs activites, la radio et tv devront diffuser des programmes en concequence. Drapeau national en berne.
Train Moramangana-Tamatave à Madagascar English translation pending
by Tamerlan95 · 2008-11-11 · 16 replies
Bonjour!!!!!!!!!!!😉

J'aimerais connaitre les jours de rotations de ce train et si possible les horaires et surtout ce qui m'intêresserait ce sont ceux au départ de Tamatave pour Moramangana😕

Merci de votre aide pour finaliser mon futur trip🙂

Veloma
Dernières nouvelles d'un voyage de deux mois dans le nord-est de Madagascar English translation pending
by Benerika · 2008-11-10 · 33 replies
Bonjour à tous, Nous voyageons depuis 2 mois maintenant, en ayant le temps de faire le tour des possibilités de transport, d'hébergement et de bons plans en général, voici des infos qui pourraient être utiles à ceux ou celles qui préparent un itinéraire Nord-est (je pense à Tamerlan95 entre autres).

Nous le faisons du sud au nord (possible et quasi identique en sens inverse):Tamatave/Maroantsetra via Soanierana-Ivongo et Mananara en taxi-brousse 4x4. Possible quand il n'a pas plu beaucoup depuis quelques temps. Bon en ce moment même. Voyage ultra-éprouvant si on ne réserve pas de places à l'avant du 4X4 (25h de route défoncée, plein de bacs à traverser). 80.000ar/pers. Départ Tamatave vers 18h, avec arrêt (obligatoire) à Soanierana Ivongo le premier soir pour repartir de grand matin vers Mananara. L'arrivée se fait en fin de journée et nouveau départ le lendemain matin pour Maroantsetra. Penser à reserver les places 1, 2 voire 3 jours à l'avance. Difficile de pouvoir "grimper en route" si départ de Soanierana Ivongo, ou Foulpointe ou Fenerive. Départ de Tamatave, Mananara ou Maroantsetra obligatoirement. Parc Masoala, m'envoyer un mail perso pour plus de détail, ça mérite le détour... Je suis resté 3 semaines dans la région, j'ai plein de tuyaux et de contacts intéressant pour préparer plusieurs sortes de petites (ou de grandes) aventures. En deux mots: un bijou! Sortir de Maroantsetra par le nord (Antalaha) à pied - 4 jours plutôt difficiles, suivant les précipitations: nombreuses traversées de rivières, boue, rizières, etc. Il faut un guide pour traverser le parc Masoala dans sa partie la plus étroite, droit d'entrée 10.000ar/pers et environ 15.000ar/jour pour le guide. Porteur pour 12.000ar/jour. La marche est éprouvante, même pour des jeunes gens plutôt sportifs. Possible en 5 jours. Juste avant Antalaha, taxi brousse possible (environ 3h pour 7.000ar/pers), évitant ainsi 7h de marche. Le parcours est superbe et inoubliable. Les guides connaissent les petits hotel où dormir pour 5.000ar/nuit et où manger pour 2.000ar par repas. Possibilité de contourner la péninsule Masoala en bateau suivant l'état de la mer (mauvaise suivant la saison ou même l'horaire de la journée en saison calme), compter 50.000ar/pers pour trajet Maroantsetra/Antalaha (sécurité hasardeuse). Antalaha/Sambava, taxi-brousse pour 5000Ar/pers. RAS, route nickel. Andapa + Marojejy, voir la question de Florence qui souhaite préparer son trip à Andapa, j'ai posté une réponse tout à l'heure. Sinon pour les frais de transport, compter environ 8.000ar/pers de Sambava à Andapa et 5.000ar/pers pour revenir sur ses pas et s'arrêter au Marojejy. Possible de faire Sambava/Marojejy direct pour environ 7.000ar/pers. Sambava/Vohémar(8.000ar/pers)/Sambava/Ambilobe(40.000ar/pers), Sambava/Diego(50.000ar/pers) en taxi brousse 4x4. Trajet rude (comme Tamatave/Maroantsetra, mais moins long), 15h de route défoncée et impossible en saison des pluies. Départ vers 16h de Sambava, arrivée Vohémar le soir. Ensuite, trajet de nuit jusqu'à Ambilobe pour arriver le matin vers 9h. Arrivée Diego 12h. Ambilobe/Ankarana: taxi-brousse environ 3.000ar/pers en négociant un peu. Ankarana ultra cher, comparativement aux parcs et réserves précédants. Droits d'entrée une journée= 25.000ar, 2 jours=37.000ar, 3 jours=50.000. Guidage pour une journée et suivant le circuit: 25.000ar, 30.000ar, 40.000ar. C'est à dire que par exemple, pour deux personnes: 50.000ar d'entrée ANGAP + le cicuit court et circuit long le même jour (incluant le moyen), compter 95.000ar, soit une journée à 145.000ar sans nourriture ni hébergement! Chacun jugera... Mais il est vrai que le parc est de toute beauté et que les chauves souris et mygales valent le détour. En plus, guides et ambiance à l'ANGAP super sympa, demander Aurélien pour un peu tout organiser sans se ruiner! Ankarana/Diego: 9.000ar/pers en taxi brousse, 3h de temps. Voilà, n'hésiter pas à m'envoyer un post pour plus de détails ou d'impressions sur telle ou telle partie, nous sommes à Mada encore pour un mois, descendant tranquillement vers Majunga. Alors si vous êtes en route vous aussi, on pourrait se croiser! Notre blog avec récit de périple et photos: www.benerika.travelblog.fr
Irlande 2008: plages et montagnes English translation pending
by Mlefevre · 2008-11-08 · 46 replies
Pour voir le carnet avec les photos en grand format, cliquer ici : si belle la terre

Nous voilà rentrés d'Irlande où nous avons passé une grosse semaine pendant les vacances de la Toussaint.

Quelle idée d'aller en Irlande à cette époque!? 🙂

Refroidie (durablement, c'était il y a plus de 20 ans) par 10 jours de pluie ininterrompue en Ecosse en juillet (on n'a jamais vu le sommet des montagnes!), j'ai longtemps hésité avant de retourner dans ces îles exposées aux dépressions atlantiques.

Finalement en partant fin octobre début novembre, nous ne risquions pas de mauvaise surprise. S'il devait faire moche, ce serait tout à fait normal! Je m'attendais à encaisser une succession de violentes dépressions d'ouest. Autant en profiter alors pour emmener les chars à voile que nous utilisons d'habitude en Bretagne. En effet, j'avais repéré en flânant sur Google Earth plusieurs plages prometteuses.

En incorrigible optimiste, je n'écartai cependant pas totalement la possibilité d'avoir quelques heures de beau temps et ajoutai donc dans le camping- car chaussures et bâtons de marche...

Autant dire que le programme serait chargé d'autant plus que Fred, retenu par son travail ne nous rejoindrait en avion que le 01/11.

Sam 25/10

12h00, enfin les enfants (Caroline 15 ans, Arnaud 13 ans et Marion 12 ans) rentrent de l'école et nous quittons aussitôt Nancy pour Quiberon chercher les chars à voile chez mon père.

Dim 26/10 Ce matin le ciel est orange, on ne résiste pas à l'envie d'aller voir le lever de soleil sur la Teignouse (c'est beau aussi la Bretagne...)

Presser F11 pour avoir le plein écran.

Après un rapide bricolage du faisceau électrique de la remorque pour harmoniser au mieux nos différentes loupiotes, nous filons vers Cherbourg.

J'ai réservé un aller-retour sur le Diplomat, bateau de Celtic Link Ferries, Cie anglaise qui est la seule à cette époque de l'année à proposer des dates nous convenant. 1000 euro l'aller-retour Cherbourg-Rosslare avec c car+ remorque+ cabine avec hublot et sdb, repas inclus (4 personnes à l'aller, 5 au retour) Le départ prévu à 17h est reporté à 20h00 à cause de la météo, le bateau a pris du retard.

Pas étonnant, ça souffle fort et il pleut des cordes.

A bord, ce n'est pas la foule: qq voitures, 2 c-cars dont le nôtre et pour le reste uniquement des camions ou des voitures neuves. Le bateau est trrrès rustique, ambiance camionneur. On monte au pont des cabines par un minuscule ascenseur (4 pers) qui ne répond pas quand on l'appelle. Tout est défraîchi, rouillé, tordu, usé. Humm! Je n'aimerais pas faire naufrage avec ce rafiot, d'autant plus qu'il y a une multitude de cadenas partout pour « sécuriser » le matériel de sécurité. Tout est sous clé! Le matériel incendie, les portes étanches, les gilets, les canots... Gloups!

Nous découvrons notre cabine, spacieuse, pas surchauffée (et heureusement car on ne peut pas régler la température) mais à l'image du reste du bateau: peinture écaillée, robinets qui fuient, moquette sale, cheveux dans la douche, matelas déglingués. Qu'à cela ne tienne, il est l'heure de manger. Ambiance cantine mais bouffe roborative et correcte sans plus (quasi pas de crudités, unique dessert schtonk!) On est impressionné par l'appétit des camionneurs, visiblement tous des habitués. Une petite Nautamine là-dessus (la mer est agitée) et au lit avec les boules Quiès (ça vibre de partout!)

Lundi 27/10 On a dormi comme des souches et on se lève pour le déjeuner. Monumentâl : toasts of course mais aussi oeufs sur le plat, bacon frit, haricots sauce tomate.... On en reste aux toasts! La houle est toujours assez forte et suivant l'adage « mieux vaut prévenir que guérir » on avale chacun une nouvelle petite Nautamine et nous voilà tous rendormis jusqu'à midi, heure à laquelle on se lève pour... encore manger! Finalement entre ingestion et digestion, la traversée passe assez vite. Ce repas de midi n'aurait pas du avoir lieu si nous étions arrivés à l'heure mais le bateau a encore accumulé du retard et nous débarquons finalement à Rosslare à 17h avec 5h de retard. La nuit va tomber à 17h30. Il fait beau.

Cap sur la côte ouest.

J'ai regardé la météo avant de partir et le vent devrait être de secteur nord pour les prochains jours. Cela réduit le choix des plages pour faire du char mais celle de Brandon Bay dans la péninsule de Dingle devrait convenir. Les horaires de marée trouvés sur internet indiquent la marée basse pour 10h30 demain matin (ben oui, il faut de l'espace et du sable dur donc la mer doit être basse)

Bien reposée par la traversée je choisis d'avancer au moins la moitié du chemin ce soir. La route est assez pénible, non pas du fait de la conduite à G (avec un volant à G on est assez à l'aise) mais car la route ressemble à nos nationales des années 70. On se farcit tous les villages les uns derrière les autres, le revêtement est irrégulier (sans véritable trou cependant), ça tournicote. Heureusement les Irlandais sont très fairplay et incroyablement patients.

Nous dormons donc près de Tipperary en « plein milieu » de l'Irlande. On se gare un peu en vrac à un départ de rando à l'entrée d'une route forestière fermée par une barrière (en plein sur la route quoi!)

Mardi 28/10 Je suis réveillée par le bruit d'une voiture qui essaie tout doucement de manoeuvrer pour nous contourner sans nous déranger. Ce sont 2 braves gardes forestiers qui sont confus de nous avoir réveillés. Incroyable nan cette gentillesse?! Bref, on finit la route (quelconque jusque vers Tralee)jusqu'à la Péninsule de Dingle et on arrive pile à l'heure sur la plage de Brandon Bay (10 km de long!) pour la marée basse.



On a la plage pour nous tous seuls.

Le vent est parfait.

Quel plaisir de faire du char au milieu des montagnes! A l'arrière plan, le mont Brandon, 951 m, 2ème sommet d'Irlande.



Nous voilà enfin dans l'Irlande de mes rêves avec du relief, de beaux nuages, du vent et même un peu de soleil.



Après avoir un peu hésité (mais pas trop longtemps!) je décide d'aller voir de plus près ce Connemara au nom mythique. Ça fait un peu de route mais c'est maintenant ou peut-être jamais.

Et puis sur la route du Connemara, il y a le Burren et ses cailloux et... j'adore les cailloux! Cap au nord donc en passant par le bac de Tarbert pour traverser la Shannon River.

La nuit tombe et nous roulons jusqu'au Dolmen de Poulnabrone repéré pas pour le dolmen en lui-même (il est assez...petit voire.... minable) mais pour son parking où nous allons passer la nuit.

Nous n'avons rien vu du Burren pour l'instant (bien qu'étant en plein milieu, bah oui, c'est la nuit) et j'ai hâte d'être à demain pour voir à quoi ça ressemble.

Mercredi 29/10 Il neige! Incroyable non? Bon, ça ne tient pas mais quelle surprise! Quant au paysage, ben, avec ce temps on ne voit pas grand chose mais l'atmosphère ne laisse pas indifférent.

Austère, très austère! Mais pour quelqu'un qui aime les cailloux, elle est assez mystérieuse.

Pour les autres, carrément glauque!

On roule jusqu'à la mer au nord du Burren à Black Head dans l'espoir de passer sous les nuages.

« Si tu n'aimes pas le temps qu'il fait, attends 5 mn » dit un adage irlandais. Confiante, j'entraîne donc mes troupes pour une petite balade sur les limestones (hyper glissantes avec ce temps...) En effet le temps a changé : il a plu ENCORE plus fort et nous rentrons avec les pantalons trempés! Des vrais bleus de l'Irlande! Au bout du 2ème pantalon trempé dans la même journée, on est bien dressé : « jamais sans mes vêtements de pluie, haut et bas »

Burren, je n'ai pas dit mon dernier mot! On repassera te voir!

On continue la route en passant par Galway, dont nous ne verrons que les innombrables ronds-points. La route a enchanté les enfants (euh... moi aussi...) : pour égayer les journées de pluie, les Ponts et Chaussées irlandais ont eu la gentillesse de saupoudrer le réseau routier de somptueuses flaques : larges, longues, profondes, énhaurmes. Vroufff! Wouah! Super! Vas-y fonce! Pour sûr, les chars à voile sont bien rincés! Le soleil nous accueille dans le Connemara et nous découvrons émerveillés le Joyce Country.



On voudrait pouvoir s'arrêter tous les 100 m pour prendre le temps d'admirer le paysage,



faire une photo, admirer un arc-en-ciel.

Oui mais voilà : il n'y a quasiment pas de possibilités de se garer. Grr! Frustration!



On fait une petite balade près des Aasleagh Falls

Demain il devrait faire beau et j'ai bien envie de grimper sur le Croagh Patrick, montagne sacrée pour les irlandais, située dans le Murrisk. On s'en rapproche au maximum avant de trouver un coin au bord de l'eau pour la nuit.

Jeudi 30/10 En quelques km de route, nous sommes au pied de la montagne. Il fait beau!

Nous attaquons la montagne par sa face nord, tout droit (à l'irlandaise quoi!) Le sentier est évident car cette montagne attire des milliers de pèlerins en juillet.

Les 763 m du Croagh Patrick sont chapeautés de nuages presque en permanence. La grimpette, à l'ombre, est assez ingrate. Nous parvenons jusqu'au col



mais le vent est si fort que nous renonçons à « l'assaut final », trop dangereux.

La vue vers le nord sur la Clew Bay et Achil Island est superbe.



Quel dédale!

Nous prenons ensuite la route vers Roundstone en passant par Westport puis la N59 puis par les Maumturk Mountains via la très belle Inagh Valley.









Roundstone vanté par le LP est quelconque, visite en 10 mn chrono. Route vers Clifden, joli village assez encombré (ça doit être terrible en été) : nous parcourons la Sky Road, route panoramique dont la partie sud est la plus spectaculaire.

Une quinzaine de km enfin jusqu'au Parc National du Connemara où on s'installe pour la nuit.

Vendredi 31/10 Très belle rando dans le parc national du Conemarra jusqu'au sommet du Diamond Hill.



Il est encore très tôt et nous avons la chance d'apercevoir une famille de cervidés (enfin un bout!).



Vue sur la baie de Ballynakill Harbour.



Quel plaisir de pouvoir s'approprier un peu de cette belle nature en s'y promenant à pied.



C'est un festival d'arcs en ciel!



Du sommet on a une vue imprenable sur Kylemore Abbey (que nous ne visiterons pas) et surtout les Maumturk Mountains, territoire très sauvage et difficile d'accès (Le sol est extrêmement humide et irrégulier. Impossible de marcher en dehors des sentiers aménagés. C'est un peu frustrant! )



Cette journée sera la plus belle de notre voyage

avec une séance de char à voile d'anthologie

l'après-midi sur la plage de Ardnagreevagh sur la côte nord du Connemara.

















Oui, c'est un peu salissant!



Une lumière incroyable, des grains terribles, des arcs en ciel à la pelle, dans un décor de rêve sur une plage immaculée! Inoubliable!

Bon, la marée a fini par remonter



et on reprend la route vers le sud et... le Burren derechef!

On emprunte une 2ème fois la très belle R344 le long du Lough Inagh puis on repasse par Galway (1h de bouchon, ce soir c'est Halloween) et nuit à nouveau dans le Burren près du dolmen de Poulnabronne.

Petite déception avec Halloween: certes on a vu plein d'enfants déguisés mais peu de maisons décorées. Peut-être un effet de la crise. A propos de maison, il y a un nombre incroyable de maisons toutes neuves inhabitées, à vendre, souvent très cossues. Encore un effet de la crise?

Samedi 01/11 Il fait.... beau! On passe en plein dans le Parc National du Burren (via Carran) : paysage bucolique moins austère que dans le coin de Black head (on n'est pas allé vers les Cliffs of Moher)

On se balade un peu sur cette colline coupée par un chemin cerné de 2 murets parallèles.



Les enfants s'amusent à distinguer les murets qui ne servent à rien (construits pendant la Grande Famine pour faire gagner qq cents aux plus pauvres) de ceux qui servent encore aujourd'hui d'enclos pour le bétail.

Se balader dans les prés est très casse-g... car la végétation recouvre les fissures de calcaire et on ne sait jamais trop où mettre les pieds. Marion a failli ne jamais récupérer sa chaussure coincée au fond d'une de ces innombrables fissures.





Il est temps de repartir car Fred arrive à 16h au Kerry County Airport près de Tralee. Grâce à un bouchon à Castleisland à cause de la foire agricole, nous apparaissons juste au moment où il sort du petit aéroport et il saute dans le camping car.

Nous arrivons à la nuit tombante à la plage de Brandon Bay où nous avions déjà fait du char. On est dimanche et il y a du monde : 3 voitures! 2 surfeurs en profitent jusqu'à la nuit noire. Brrr! Des courageux! En remontant la plage, ils ramassent quelques débris en plastique déposés par la marée montante et les posent sur un tas près du parking. Bravo!

Dimanche 02/11 Temps couvert le matin on retourne à Camp puis on prend la route N86 jusqu'à Dingle. Joli village mais tout est fermé en ce dimanche matin.



Port de pêche avec quelques bateaux de taille moyenne (on 'a pas vu beaucoup de pêcheurs sur la côte ouest...)















On continue sur le Dingle Ring,

le ciel se dégage alors qu'on arrive à Slea Head. Vue sur Great Blasket island.



On grimpe sur la colline.





Chef des rouges. Equipe des bleus...



Le vent est toujours de secteur nord, on trouve la route jusqu'à la plage de Murreagh



mais le vent est un peu faible, dommage.

On reprend la route R559 jusqu'à Dingle : qq boutiques près du port sont ouvertes, on fait un peu de shopping.

On décide de se rapprocher de Iveragh Peninsula pour demain.

Lundi 03/11 Au lever du jour, nuages en strates à mi-hauteur. On tente la montagne : direction le Gap of Dunloe.



On est en plein dans les nuages, c'est assez mystique. Il doit y avoir plein de leprechauns dans ce coin-là, du moins hors saison car nous ne verrons personne à part en cheval empêtré dans sa clôture métallique que nous avons « sauvé! ».

Super! Le temps se dégage! Le plus haut sommet d'Irlande, le Carantuohill (1038m) apparaît!



Cherchez l'intrus!



Verte Irlande!







On a bien fait de tenter la montagne.

On arrive sans l'avoir vraiment cherché près de Upper Lake dans le Killarney NP :



très (vraiment très) belle balade le long du lac.

On voit des biches à plusieurs reprises.



Chance insolente avec le temps!



On jubile! (attention aux moustiques en été, il y en a encore pas mal, un peu endormis heureusement!)



On finit par retrouver notre route au milieu des tourbières (moins nombreuses que dans le Connemara)



on passe ensuite par Moll's Gap puis on rejoint la côte sud du Ring of Kerry au niveau de Kenmare : quelconque jusqu'à Caherdaniel. Le bout de la péninsule est plus beau surtout le Ring of Skellig.



Temps parfait. Les Skellig Islands dégagent une atmosphère vénéneuse fascinante!





Plutôt que de terminer la boucle du Ring of Kerry on préfère repasser par le centre de la péninsule et les montagnes.



L'éclairage est superbe avec le soleil couchant dans le dos.



Nuit sur le haut plateau après le Ballaghisheen Pass.

Mardi 04/11 Petit coup de stress au démarrage : impossible de passer la première. Il faut arrêter le moteur pour y parvenir. Ça merdouille aussi pour les autres vitesses. Glups. On doit prendre le bateau ce soir à 20h00 à Rosslare, à l'autre bout de l'Irlande! Une fois le moteur chaud, ça va un peu mieux. Finalement après une imposition des mains sur la pédale d'embrayage, Fred résoud le problème. Ouf! Pourvu que ça dure! Temps gris, route via Cork superbe (je parle du macadam, pas des paysages assez quelconques). La route est financée par l'UE.... On arrive en fin de journée à Wexford. 3 km au nord se situe la Wexford Wildfowl Reserve: site ornithologique très bien aménagé et gratuit. On y a vu pas mal d'oiseaux mais la pluie et la nuit tombante ne nous ont pas facilité la tâche. Une bonne adresse en tout cas en attendant l'heure du bateau. Nous quittons l'Irlande presque à l'heure et arrivons à Cherbourg le

Mercredi 05/11 avec 2h de retard. Il est 17h30. On arrive à Nancy Jeudi 06/11 à 2h du mat après 700 km de routes voluptueuses, onctueuses, fluides, limpides....

En conclusion: Des paysages superbes à la hauteur de nos espérances. Une météo favorable mais des journées très courtes (7h30-17h30) à la Toussaint. Routes hyper fastidieuses souvent et vraiment frustrantes car on ne peut que très rarement s'arrêter. Ne pas rater les quelques parcs nationaux pour ceux qui veulent un peu marcher à pied car sinon c'est le parcours du combattant. On n'a pas vu beaucoup d'oiseaux (sans vraiment les chercher c'est vrai....) : question d'époque? Pour ceux qui voudraient faire les « Ways » (Dingle Way, Kerry Way, Burren Way ): bien planifier le parcours car il nous a semblé qu'ils suivaient assez souvent la route! Beaucoup parlent de visiter l'Irlande à vélo: ça me semble assez suicidaire! Les routes de campagne sont bien sûr très étroites mais surtout bordées de hautes haies qui viennent à l'aplomb de la chaussée donc risque énorme de se faire percuter par une voiture au détour d'un virage! Un regret : pas de soirée pub mais on ne peut pas tout faire en si peu de temps!

Carte générale de l'Irlande Ouest



Quelques liens :

Site sur l'Irlande très complet :
http://www.terresceltes.net/-Irlande-.htmlCarte interactive (merci Simon!) : http://ims0.osiemaps.ie/...mp;ecom=S1&user= Vent en Irlande : http://www.windfinder.com/...t_uk_ireland_akt.htm Randonnées en Irlande : http://homepage.tinet.ie/~eoindelaney/ Marées : http://easytide.ukho.gov.uk/...Tide/SelectPort.aspx

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