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Côte de l'océan Indien en Afrique du Sud: où faire un "break" en juillet? English translation pending
by Rakilover · 2017-01-16 · 27 replies
Quels sont les bons plans pour un séjour mi-juillet sur l'océan Indien entre Santa Lucia et Durban, histoire de faire un break de quelques jours (plage, farnienteau calme) avant de remonter vers Jo'burg et back home?
Festival international du voyage à vélo de Vincennes 2017 (retour) English translation pending
by Marcelfree · 2017-01-16 · 31 replies
Bonjour,

Un petit retour de ma visite au salon International du vélo de voyage qui s'est tenu les 14 et 15 janvier 2017 à Vincennes....

En préambule de ce billet je précise les points suivants .... je n'ai pas une grande expérience du vélo de voyage ( je n'ai fait que traverser le Laos en vélo et en solo), je ne suis pas membre de la CCI et mon jugement n'est pas vérité... juste un ressenti...

Pour le provincial que je suis il n'est pas compliqué de trouver le dit salon... cinq heures de train, dix minutes de métro, une question à un Vincennois à la sortie du Métro et me voilà arrivé... ..

Peu de déco festives autour du centre Pompidou... mais peu importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse...

Dans le hall sur les bas-flancs quelques professionnels en matériels vélo... Je fait connaissance de visu. je découvre en vrai le VSF TX 400, le SURLY et le Croix de fer... Un gars très sympa à l'entrée avec des vélos mixtes...

En sous sous-sol sous l'escalier un vendeur de tentes magiques mais hors de prix....

L'accueil ne ressemble en rien à celui que l'on vit sur la route entre cyclo... .. c'est vrai.. je ne suis ni célèbre, ni ancien, ni Parisien. .. Marcel tais-toi !!

Les vendeurs professionnels sont là pour vendre, mais ne peuvent exposer tout leur matériel.. Cela manque cruellement de place ... et d'organisation....déçu.

Je me rends ensuite sur le second site de ce même salon ( simple... tu prends à gauche, tu passes devant Marionnau, tu montes les escliers, tu traverses sous les immeubles, au bout tu verras un bâtiment avec une affiche du salon, tu rentres, c'est là).

A l'entrée un sympathique vigile vérifie mon sac (ce doit être à cause de mon allure de terroriste) et je rentre.... A ma gauche les aventuriers qui après leurs trips vendent leurs produits média... Normal, cela fait parti du jeu et leur permet de repartir sur un autre projet.... Beaucoup se disent ambassadeurs d'une association humanitaire...... Mais dans ce contexte on explique sans écouter... on parle sans entendre, ... on n'échange pas on vend.... Respect. Je le comprend, mais cela ne m'intéresse pas.

Je suis venu pour parler voyage....à vélo.

Une salle haute sert de lieu de restauration... des bancs et des tables alignés...un bar vend des boissons chaudes.... dans la salle la CCI vend des sandwichs... les amis s'y retrouvent... Comme je n'ai pas d'ami ici, même si je suis un Globe biker, je reste seul dans mon coin.

Ma fibre itinérante m'a fait prendre la précaution d'emporter de quoi casse-crouter. Je me pose dans un coin pour ne gêner personne. je mange mes œufs, mon pâté mes mandarines et mes gâteaux au chocolat. je recharge mon téléphone et j'observe les mouvements.

Beaucoup de cheveux gris, qui parlent de voyages sur les bords de la Loire, la pointe du raz, ou la Normandie. C'est aussi du voyage. Je respecte mais ne m'y retrouve pas.

Je passe devant les stands officiels de la FFV, de la voie verte, de Vincennes à vélo et autres, Chacun est là pour expliquer sa vision du cyclisme, ses problèmes et nous interpellent sur ce que nous pourrions faire pour les aider...

Il y a bien les films (sur l'autre site) qui nous sont rappelés par un crieur faisant le tour des salles annonçant les projections à venir (payantes)... Mais encore une fois il s'agit de recevoir sans échanger.

Au final le bilan est assez maigre ....

* en quoi ce salon est il international ? * QUID de l'accueil des nouveaux ? * QUID de la présentation de tous ces matériels pointus ou pas que nous souhaitons pour nos prochains voyages... Les stands installés à l'arrache dans des recoins ne servent à personne. Il manque plein de trucs... Roloff c'est bien, mais Pinion pas mal non plus, et puis il n'y a pas que cyclable comme vendeur... Où sont les Cycloi-Randonnées, Kona, Khalkoof, Trek, Shimano, etc...... * Deux sites pour un seul salon.... C'est boin pour la dynamique d'ensemble. * Où parle t on de voyage ?

BILAN ....

J'ai mis mon réveil samedi à trois heures du matin, j'ai pris ma voiture pour parcourir 60 km. J'ai pris un TGV pour me rendre à la capitale. 05 heures de train. Puis un métro pour arriver au salon. J'avais plein de choses à découvrir et beaucoup de chose à entendre de ceux qui avait parcouru la planète. Au lieu de cela, j'ai trouvé des stands étriqués posés à la va-vite sur les bas-flancs d'escalier, les exposants eux-mêmes déplorant de ne pouvoir montrer tout ce qu'ils avaient en stock. Une organisation où la place est là pour les initiés ou ceux qui ont des copains. Qui parle voyage ? au lieu de raconter son propre voyage ?

Je suis resté 07 heures sur le salon. Personne ne m'a adressé la parole.

La convivialité n'est pas de mise.

Ce salon ne ressemble en rien avec mon vécu du vélo de voyage. Quand Espagnol, Amériacains, Anglais, Gecs, partagent une bière et leurs bons plans glanés sur les routes.

J'ai repris mon métro, puis mon train, puis ma voiture.

A minuit de retour chez moi j'étais déçu. Frustré d'avoir été la victime d'un titre usurpé SALON INTERNATIONAL DU VOYAGE A VELO.

On ne m'y reprendras plus.

Ce salon n'est pas fait pour les voyageurs.

Si vous connaissez un vrai salon de GLOBE BIKER, merci de me le conseiller... j'irai avec plaisir, ... malgré le train, la garde payante de mon chien et les heures de transport en commun.

Mais Vincennes ne me verra plus.

PS... En relisant mon billet je constate ne pas avoir parlé de ces associations qui sont là pour enregistrer de nouveaux adhérents... normal... C'est le salon de la promo orientée.

TOUT CELA N'EST PAS MON VELO... Vous voudrez bien pardonner ma conception étriquée...

Bien à vous
Philippines: tarsiers et requins baleines English translation pending
by Chrini · 2017-01-16 · 21 replies
Est-il vrai que les Tarsiers ne sont pas réellement en liberté mais placé par les locaux et dans un lieu cloisonné?

Mis à part Oslob où les requins baleines sont nourris par les pêcheurs et Donsol où il n'y a plus de requins baleines car ils sont tous à Oslob, il n'y a pas d'autres lieux où les observer dans leur milieu naturel?

Il y a t'il des espèces endémiques ou autres à découvrir aux Philippines ?

Merci 😊
Lumière d'automne au cœur du Southwest English translation pending
by Lol64 · 2017-01-11 · 341 replies
Hello à tous,

Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...

Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.

· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici

Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇

Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.

Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail

Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
New York et Washington en famille pour Halloween English translation pending
by Bloody450 · 2017-01-08 · 13 replies
Ca y est, j'ai enfin posé les pieds aux USA plus de 2 h (Pour notre voyage à Tahiti, on passait pas Los angeles mais juste le temps de passer la douane et on repartait). Les Usa j'en rêve comme beaucoup depuis toute petite, tous les films et series qu'on voit entretiennent le mythe. Mes enfants ont aussi attrapé le virus donc ça tombe bien. En regardant en mai nous avons trouvé des billets d'avion pas chers en passant par Icelandair . Comme New york pour une semaine ça reste cher, nous profitons pour combiner aussi avec Washington DC.

Pour le recit avec plus de photos: www.lemondeenphoto.com

Budget :

Billet d'avion avec Icelandair (pris en mai): 1620€ pour nous 4 Hotel Park Lane Hotel à New york 5 nuits sans petit déjeuner: 1735€ Hotel Capitol hill à Washington 2 nuits sans petit dejeuner: 347€ Match NBA resérvé à l'avance: 357€ train entre NY et Washington A/R:266 €

Samedi Le vol d'Icelandair est au départ d'Orly en début d'après midi, on passe par Reykjavik où on fait une escale de 2h puis vol jusqu'à Newark. Le vol se déroule parfaitement, j'avais un peu peur pour les enfants qu'ils soient dissipés, c'était leur premier vol aussi long. Mais entre leur tablette, les jeux fournis par Icelandair, ils ont été sages. Nous voilà enfin aux USA. l'arrivée est un peu dure car il est 19h heure locale donc 1h du matin en France. Il nous reste encore à passer la douane, récupérer nos bagages, prendre l'airtrain puis le train jusqu'à Penn Station, puis métro jusqu'à l'hôtel. Et pour couronner le tout, il n'y avait pas à manger dans l'avion pour les adultes, pour les enfants si, mais ils n'aimaient pas donc ils avaient rien mangé, du coup, on a faim!! On est direct dans l'ambiance dans le train car on est le samedi soir avant Halloween et des jeunes du monde entier sont venus faire la fête. A Pennstation on s'arrête à la premiere pizzeria, à la Tv ont voit les matchs de baskets et de baseball, ça y est, on réalise vraiment qu'on est aux USA. Une fois le ventre rempli, on sort de la station et là on se retrouve devant le Madison square garden et vu sur l'empire State building, ça fait une drôle de sensation. Après avoir vu tant de films, reportage, photos, on voit NY en vrai, quelle excitation !



Allez, il est temps d'aller à l'hôtel, qui est a coté de central park. Mon homme avait grand espoir qu'on y aille à pied mais là, c'est juste pas possible, on est crevé et on est chargé comme des mules avec les valises, vraiment pas pratique. On redescend prendre le métro, on en profite pour prendre la métrocard pour la semaine. Nous arrivons à 11h du soir à l'hôtel, on hallucine sur la vue magnifique sur central park puis on ferme vite les yeux. Demain nous partons à l'assaut de la grosse pomme.Dimanche Le programme du jour était: statue de la liberté, ellis island, ground zero et pont de brooklyn. Je me suis reveillée à 4h du matin, je pensais que tout le monde se leverait tôt mais non, ca roupille. J'en profite pour admirer le lever du soleil et sortir enfin mon reflex.



On part à la recherche d'un lieu pour prendre le petit déjeuner, on trouve un café metro, 53$ le petit dejeuner, c'est pas très économique. on poursuit jusqu'à TimeSquare.



Vu qu'il est déjà tard. on se dit qu'on va changer le programme et on part faire l'empire state building.



A notre grande surprise, il n y a personne, on peut monter directement sans queue ! On profite de la vue, on fait quelques achats en sortant. Quand on redescend il est deja l'heure de manger. Je propose d'aller au Ellen stardust qui n'est pas très loin (c'est très subjectif, les distances... on aura fait en moyenne 15 km par jour à pied). Là aussi on a de la chance, presque pas de queue, les personnes devant nous, nous disent que la dernière fois, ils avaient attendu au moins 1h. Notre premier hamburger dans une ambiance de folie, on a tous adoré.

Comme il est prévu qu'il pleuve, on se dit qu'on va rester près de l'hôtel et on va se promener à central park.



C'est dimanche, c'est la sortie familiale des new yorkais qui se promènent dans le parc, il y a une super ambiance, il fait très beau et chaud, on a du mal à croire la météo. Puis soudain, un gros nuage noir arrive. On se serait cru dans un film, le vent s'est levé, et une pluie torrentielle s'est abattue, tout le monde s'est mis à courir ! C'était impressionnant et très drôle en même temps.



On arrive à l'hôtel trempé, nos places pour l'empire state building donnaient le droit à une visite le soir même, mais vu le temps, on restera à l'hôtel, qui offre un buffet à volonté gratuit. On ne tarde pas à s'endormir. Demain est un grand jour, c'est Halloween !
Retour de 30 jours en camping en Afrique du Sud English translation pending
by Mexique40 · 2017-01-08 · 8 replies
Je tiens à remercier toutes les personnes m’ont permis de construire ce circuit grâce aux informations partagées. Voici un petit compte rendu de notre séjour de 30 jours en Afrique du sud. Vous trouverez sur ce forum de nombreux carnets de voyages avec des photos toutes aussi belles les unes que les autres.

Voyage effectué du 17/11 au 17/12/2016. 7900 km parcourus en Toyota Corolla.

Circuit de Captown à Johannesburg en passant par Cap point, Hermanus, Arniston, Swelledam, Outdshoorn, Prince albert par Meiringspoort et Swartberg avec un A/R sur la route de l’Enfer Die Hel, Cambedoo, Mountain Zebra, Sani pass, Hluhluwe Imfolozi, Cap Vidal, Itala, Swaziland, Barbeton, Blyde Canyon, Shindzela, Kruger, Mapungubwe, Marakele, Johannesburg

Transport

Avion Toulouse - Johannesburg A/R : 479 €/pers Vol réservé en février directement sur le site de Lufthansa.

Johannesburg – Le Cap : 50 €/pers British Airways effectué par Comair Vol réservé en août sur ce site www.kulula.com/

Voiture Location faite le site de Budget France au prix de 447 € pour 30 jours.

Véhicule catégorie C type Toyota Corolla, km illimité et sans option. Lettre d’autorisation pour le Swaziland : gratuite.

Voiture prise à l’aéroport à Captown loueur Avis/Budget et restituée à l’aéroport de Johannesburg : retour dans une autre agence inclus dans le prix de la location. Voiture neuve affichant 841 km au compteur.

Lors de la restitution, un employé Avis fait rapidement le tour de la voiture, contrôle que le plein est fait. Aucun papier attestant que le véhicule est ok, pas de passage à l’agence pour l’annulation de la caution, bizarre leur façon de faire, c’est la 1ère fois que notre empreinte de carte n’est pas annulée au retour de la voiture.

7 jours après 70 € débités sur notre CB sans aucune explication. On savait qu’ils devaient prélever le péage Prétoria Johannesburg, mon cher péage. Envoi d’un mail à Budget pour justifier la somme débitée. Réponse : frais de péages et de retour dans une autre agence. Pas de chance, les frais étaient inclus, donc nous sommes en attente de leur réponse et surtout du remboursement.

Routes Les routes empruntaient étaient en bon état sauf dans le nord ouest où les nids de poule (potholes) étaient légion. Nous avons emprunté par choix de nombreuses pistes en terre ou gravel. Attention, la pluie transforme les pistes en patinoire, donc prudence avant de s’engager.

Nous avons utilisé la carte routière South Africa au 1 : 1 500 000 de Freytag&Berndt acheté sur internet qui a été complémentaire à l’application GPS hors connexion Here (gratuit). Par ma part, Maps qui est recommandé pour cette destination n’était pas compatible avec ma tablette.

Un lien intéressant posté par Michel : voyageforum.com/...que-du-sud-d7586045/

Hébergement

26 jours sur les 30 en camping sans réservation sauf les 2 premières nuits à notre arrivée sur Airbnb, une nuit à Shindzela en réserve privée et les 2 nuits par prudence au Kruger. Tous les jours nous changions de camping sans aucun problème. Peu de monde même dans les parcs, idem au Kruger du moins dans la partie Nord.

Airbnb 56 € pour 2 nuits à Hout Bay avec petit déjeuner inclus chez Laurie & Madeleine, très gentils et serviables.

Camping Prix moyen pour 2 personnes : 240 rand. Le moins cher 100 rand, le plus cher 380 rand (il s’agissait d’un resort en période haute saison).

Matériels apportés de France :

matelas, gonfleur avec prise électrique et allume cigare qui nous a sauvé à plusieurs reprises car les prises dans les campings sont différentes de celles que l’on trouve dans les maisons. 1 duvet pour 2 en guise de couverture, là aussi bienvenue car les nuits ont été fraîches de temps en temps, sacs à viande, réchaud, le 1er prix de chez décathlon. Impossible de trouver sur place des bouteilles de gaz qui s’adaptait, on a fait sans, 1 glacière décathlon auto-gonflable qui tient bien le froid. Vous trouverez des glaçons dans les supermarchés ou les petits magasins des parcs. Prévoir un récipient car les sacs de glaçons ne sont pas hermétiques.

Les campings sont plus ou moins bien aménagés. Barbecue dans tous, cuisines avec réchaud, frigo et congélateur dans certains. Pas de table de pique-nique. Sanitaires propres, rien à redire. Papier toilette dans tous les campings mais prévoir quand même un rouleau. Eau chaude partout du moins là où nous sommes allés.

Nous avons planté la tente dans des campings municipaux, privés, guesthouses, backpapers et resorts (les plus chers mais pas forcément les mieux équipés pour les campeurs).

En fonction de nos heures d’arrivée 17h30-18h certaines réceptions étaient fermées, les gardiens nous autorisaient ou pas à rester. Lorsque c’était possible, on régularisait le lendemain matin.

Repas

On trouve de tout resto, pizzeria, restauration rapide… à tous les prix. Dans les supermarchés Spar, Pickn Pay ... possibilités d’acheter des plats chauds à emporter, très bon marché.

Infos diverses

Taux du rand 1 € = 14,40 rand

En voyage, nous utilisons rarement la CB. Cette année, nous avons fait une exception car le taux était meilleur même avec les frais. Change en espèce à l’aéroport tout déduit 1€ = 10 rand.

Nous avions lu sur les forums que l’on ne pouvait retirer que 3000 ou 4000 rand, on a fait un retrait de 5000 sans problème, on n’a pas essayé plus. En fonction des ATM utilisés nous avions avec notre CB (CB gold du Crédit Agricole) des frais supplémentaires. Exemple chez ABSA, mais ils sont indiqués lors du retrait avec possibilité d’annuler le retrait en cours. On a privilégié par la suite les retraits chez Nedbank.

Electricité Achetez votre adaptateur de type M sur place, on en trouve dans les supermarchés à des prix défiants toute concurrence. Par contre il vous faudra un autre adaptateur pour les prises électriques qui se trouvent sur les emplacements de camping qui sont différentes de celles présentent dans les sanitaires. On a fait l’impasse, on chargeait les batteries dans les sanitaires puisqu’il n’y avait pas foule dans les campings.

Wild Card 3005 rand pour un couple le 31/10.

Site www.sanparks.org/.../tourism/pricing.php voir le prix actuel sur le site.

Achat de la Wild Card sur internet le 31/10 avant qu’elle n’augmente car il est peu probable que l’on retourne dans l’année en Afrique du sud. Nous sommes entrés dans les parcs avec la lettre de confirmation d’achat sans aucune difficulté, les cartes étant arrivées en France peu de temps avant notre retour.

Parcs visités compris dans la Wild Card : Cap point, cap de bonne espérance, blindé de touristes Boulders, Aghulas rencontre des deux océans De Hoop des dunes de sable blanc, Cambedoo vallée de la désolation, beaucoup de monde au coucher du soleil Mountain Zébra, Hluhluwe Imfolozi, les 2 parcs Ithala, beaux paysages Kruger de Orpen à Pafuri, Mapungubwe (parc superbe pour les paysages, même s’il est réservé en majorité au 4x4). Camping du parc à plus de 20 km de la réception du parc. On a adoré. Marakele : parc accessible en voiture de tourisme même si le contraire est indiqué dans le Lonely Planet. Il me semble qu’il n’y a plus qu’une boucle réservée au 4x4. Très beau point de vue vers les antennes, mais pas vu la fameuse colonie de vautour indiquée dans le Lonely.

Parcs non compris dans la Wild Card : Isimangaliso : Santa Lucia - Cap Vidal uniquement 155 pour 2 pers. Attention pratiquement toutes les routes dans le parc étaient fermées pour maintenance hormis la route centrale et une ou 2 boucles mais ils omettent de le dire, on était assez frustré.

Shindzela (réserve privée) Prix : 3780 rand pour 2 Frais supplémentaires non inclus dans la prestation à régler sur place : - consommations au bar, - frais d'entrée du véhicule dans la réserve : 140 R/voiture, - frais de conservation : 200 R/pers. - pourboire pour le ranger, les cuisiniers …

Réservation faite sur ce site www.shindzela.co.za/

Déroulement d’une journée : Arrivée entre 12h30 - 14h : accueil par un ranger, présentation du camp, détente (petite piscine ou autre) en attendant le repas. 14h30 : repas puis temps libre dans le camp jusqu'au départ du game drive de l'après-midi. 16h à 20h - game drive. On embarque dans une jeep de safari avec votre ranger et un tracker. Nous étions 15 répartis dans 2 jeeps. Les 4x4 ne se suivent pas et se croisent rarement durant les 4h. Par contre, les chauffeurs sont en contact radio. Vers 18h-18h30 au coucher du soleil, arrêt dans le parc pour boire une boisson (qui vous sera facturée) avec quelques amuses gueules. Fin du game drive de nuit à la lampe. 20 h : retour au camp et dîner. Après le repas, si vous voulez rejoindre votre tente, il faudra être accompagné par un ranger, interdiction le soir et au réveil de circuler sans être accompagné par un ranger. Réveil matinal par un ranger : ¼ h pour se préparer puis on vient vous chercher. Vers 6h : deuxième game drive. Pause café avec biscuits en court de circuit. Vers 8h30, retour car une personne devait prendre un taxi pour l’aéroport, l'autre groupe n'était pas encore revenu. 9h : petit déjeuner, puis départ ou possibilité de rester dans le camp jusqu'à midi.

Lieu sympa, bonne ambiance. Les éléphants viennent boire au pied du camp. Les repas sont bons et copieux, le personnel est très sympathique. Content de l’avoir fait pour voir, mais nous n’y reviendrons pas. Nous n'avons rien vu d'exceptionnel à part un lion que nous n'avions pas encore à notre tableau de chasse mais on sait bien que c'est la loterie

Excursion

Sani pass : www.sanilodge.co.za/DAsani.htm

Prix : 650 rand/pers ou 730 rand/pers si on avait été que 2 personnes

Excursion d’une journée réservée à la dernière minute car nous étions arrivés sous la pluie et on hésitait à prendre le tour, attention qu’un seul 4x4.

Le prix comprend un déjeuner (sandwicht, pomme…) et les contributions au village. Départ du Sani Lodge backpackers à 9h Retour au Sani Lodge Backpackers vers de 17h - 17h30 Trajet jusqu'au Sani Pass en 4x4 avec informations en anglais tout au long de la journée sur l’histoire, la faune et la flore... et arrêts photos. Paysage à couper le souffle surtout avec du soleil. Tonte des moutons, direction Black Mountain à 3240 m avec une courte promenade et pique-nique. Point de vue sur Thabana Ntlenyana, point culminant de l'Afrique australe. Au retour on s’arrêtera dans un village pour déguster du pain (très bon, on en a acheté deux morceaux) et un beuvrage infame. Le guide explique le mode de vie des basothos. Retour à Sani Top, le pub le plus haut d'Afrique le temps de boire un verre mais surtout de se balader et d’admirer la vue, avant le retour à Sani Lodge Backpackers. Superbe journée à recommander par beau temps. Pas faisable en voiture de tourisme.

· Météo

Au Cap, durant les 2 jours où nous y sommes restés, soleil avec vent violent qui ne nous a pas permis de monter à Table Mountain. Le reste du séjour s’est déroulé sous un temps assez maussade avec des 1/2 journées ensoleillées mais pas toujours malheureusement. Températures durant notre séjour de 16 à 30 degrés en journée avec une pointe à 40 dans le Kruger qui s’est fini par un très gros orage. Nous avons modifié notre itinéraire à 2 reprises à cause du mauvais temps en particulier vers Giant Castle où nous étions dans le brouillard et la bruine.

· Coûts

Taux 1€ = 14.40 rand

Vol ============================ 1058 € Voiture – location, essence, péage… == 898 € Hébergement ==================== 612 € Nourriture resto, fruits, eau, courses == 549 € Visites + Réserves ================= 525 € Frais CB ========================= 76 € Divers ========================== 59 € Total =========================== 3777 €

Bonne préparation !!!!!!!
Itinéraire îles Lofoten, Bergen et Oslo English translation pending
by Bijou69 · 2017-01-08 · 68 replies
Bonjour à tous, Nous souhaitons passer 15 jours en Norvège en juillet prochain et je sollicite votre avis sur notre itinéraire. Nous partons de Lyon en avion ( billets pas encore pris) nous sommes 2 adultes et un adolescent. Nous pensions arriver directement à l'aéroport de Narvik pour ensuite passer une semaine sur les Lofotens. Est il possible de trouver un logement assez central sur les Lofotens pour rayonner et profiter des balades et activités des iles sur une semaine ? Nous voulions ensuite passer 2 ou 3 jours autour de Bergen mais j'ai vu que cela allait etre compliqué en avion de rejoindre Bergen depuis Narvik, du coup le plus simple semble de rejoindre Oslo. Je suis intéressée par le " Norway in a nutshell" est il possible de faire une boucle Oslo - Oslo sur 3 ou 4 jours ( avec les valises) et de profiter de Bergen, Flam et les balades qu'offrent ces destinations ? Sinon on peut louer une voiture depuis Oslo, à ce moment là combien de jours consacrer à Bergen et alentours trajets compris et où intégrer le " Norway in a nutshell " ? Merci à tous ceux qui voudront me donner des conseils et me faire part de leur expérience
Acheter autel / mini temple à Bangkok English translation pending
by Neuski · 2017-01-07 · 28 replies
Bonjour à tous,

A chaque fois que nous allons en Thailande avec ma femme nous flashons sur ces petits Autel que les Thailandais placent dans leurs maisons/commerce...

J'ai souvent vu des fabriquants/vendeurs de ces autels au bords de routes, à gauche à droite, mais ne me rappel pas en avoir vu à Bangkok.

Je vais à bangkok dans quelques jours, je reste juste une semaine (travail) et j'aurais aimé en acheté un et me le faire envoyer.

Quelqu'un connait-il une boutique, un lieu ou on en vend sur Bangkok?

Merci d'avance
Itinéraire Thaïlande avec enfants English translation pending
by Alex31s · 2017-01-07 · 27 replies
Bonjour,

Je commence à construire mon prochain voyage et comme d'habitude, pas facile de tout caser en 3 semaines... Nous serons 2 adultes et 2 enfants de 2 et 10 ans, donc je vais essayer de limiter les trop longs trajets (j'ai bien dit essayer)

A la base je voulais : J1 : Paris - Chiang Mai J2 à J4 : Chiang Mai J5 : Chiang Mai – Sukhothai ( (avec arrêts à Lamphun et Lampang en route ; donc minibus privé pour aller à notre rythme) J6 à J8 : Sukhothai J9 : Sukhothai – BKK en avion (actuellement 180€ pour 4 avec Bangkok Airways) J10 à J11 : BKK J12 : BKK – Kanchanaburi J13 à J14 : Kanchanaburi J15 : Kanchanaburi – Chumphon (bus et train de nuit) => sauf qu'il n'y a plus de train de nuit de dispo entre Nakhon Pathom et Chumphon) !! J16 : Chumphon – Koh Phangan J17 à J21 : Koh Phangan J22 Koh Phangan - BKK - Paris

Vu le couac du train de nuit, j'ai repensé l'itinéraire : J1 : Paris - Chiang Mai J2 à J4 : Chiang Mai J5 : Chiang Mai – Sukhothai (avec arrêts à Lamphun et Lampang en route ; donc minibus privé pour aller à notre rythme) J6 à J8 : Sukhothai J9 : Sukhothai – Kanchanaburi => trajet que je voulais éviter car assez long ; si qq a une idée d'un stop dans un endroit sympa pour couper la journée (donc trajet en minibus privé) J10 à J11 : Kanchanaburi J12 : Kanchanaburi - BKK (en train ou bus ou minibus privé) J13 à J14 : BKK J15 : BKK - Koh Phangan (forfait Air Asia) J16 à J20 : Koh Phangan J21 Koh Phangan - BKK - Paris

Merci pour vos avis et bon we Alex
Mes surprises de voyageur français au Québec English translation pending
by GGaillard · 2017-01-04 · 116 replies
Voici maintenant quatre années que je passe chaque fois un mois au Québec, et je me souviens de quelques surprises dans mes séjours depuis 2013. Loin des clichés habituels ou des sujets rebattus, je m'attarderai ici à exposer de petits détails qui, s'ils paraissent insignifiants, font la saveur des voyages en favorisant le dépaysement (déformation de ma qualité d'artiste-peintre se souciant des détails).

En 2013 La vente de garage des particuliers qui souhaitent se débarrasser de divers objets personnels. Différente de nos brocantes elle s'apparente à notre vide-grenier mais reste individuel. Des affichettes dispersées sur le mobilier urbain permettent de trouver le lieu de la vente. Montréal : Quartier près du métro Lionel-Groulx

L'incitation au fleurissement des plate-bandes de trottoirs. On y découvre des solutions inattendues : Montréal : Quartier près du métro Charlevoix

La diversité des ponts sur le Saint-Laurent Un pont ce n'est pas toujours droit, ni le tablier ni les rampes d'accès : Montréal : Pont Jacques-Cartier

Les ingrédients de la cuisine Les crosses de fougères ça se mange et se vend sous le nom de têtes de violon : Montréal : Marché Jean-Talon

Pratiques sociales décomplexées Speed dating impromptu : Montréal : Drague vers une blonde pendant la pratique de mini-kayak au Rapides de Lachine.

En 2014 Fête nationale du Québec jour de la Saint-Jean-Baptiste. Quelque soit la météo, on défile : Montréal : vers Pie-IX

Architecture urbaine Les stations de métro ont chacune leur style sensible dans les détails des matériaux. Montréal : station Édouard-Montpetit

à suivre...
Croisière Magica Caraïbes 20 janvier 2017 - 14 jours English translation pending
by Favjac · 2017-01-04 · 33 replies
Bonjour,

Ma femme et moi réaliserons notre voyage de noces sur le Costa Magica du 20 Janvier au 4 février 2017. Voici le programme: 20 janvier 2017 Pointe a Pitre (Guadalupe) - 23:00 21 janvier 2017 Plaisirs en mer - - 22 janvier 2017 Tobago Scarborough (Trinité et Tobago) 07:00 18:00 23 janvier 2017 Grenade (Antilles) 07:00 18:00 24 janvier 2017 Barbados (Antilles) 08:00 18:00 25 janvier 2017 St. Lucia (Antilles) 07:00 18:00 26 janvier 2017 Martinique (Antilles) 08:00 18:00 27 janvier 2017 Pointe a Pitre (Guadalupe) 08:00 23:00 28 janvier 2017 Plaisirs en mer - - 29 janvier 2017 Saint Domingue (République Dominicaine) 07:00 23:59 30 janvier 2017 Ile Catalina (Rép. Dominicaine) 07:00 16:00 31 janvier 2017 St.Martin (Antilles) 12:00 21:00 01 février 2017 Antigua (Antilles) 07:00 20:00 02 février 2017 Martinique (Antilles) 08:00 18:00 03 février 2017 Pointe a Pitre (Guadalupe) 08:00

Nous n'avons pu profiter du pack "voyage de noce" Costa car leur quota était atteint :'( Idem pour les billets d'avion que nous avons pris à part, par AirFrance.

Comme c'est notre deuxième croisière Costa, nous avons déjà des réductions fidélités qui nous permettent de passer en cabine avec balcon cette fois pour un prix raisonnable.

Nous avons déjà réservés les excursions suivantes: Jour 4: Grenade, l'île aux épices Jour 5: Barbade, Aventure en Jeep et visite Catamaran Jour 7: Martinique, à la découverte de la martinique, entre plantation de bananes et distillerie de rhum Jour 10: Saint Domingue, toutes les facettes de saint-domingue Jour 12: Saint Martin, Aqua Fun Ride Jour 13: Antigua en Kayak et Snorkeling Jour 14, Martinique, à la découverte de la Martinique Créole

Les autres jours nous avons +/- planifié un programme libre mais avec des points de passage "obligés"

Nous avons déjà réservé notre table au restaurant du soir.

Nous aurons plaisir à rencontrer d'autres personnes lors de notre séjour ;)

J'ai encore un peu le doute sur le fait de devoir prévoir des $US ou des €. Je trouve des avis divergent sur le sujet. Idem sur l'utilisation de la CB sur certaines îles. Votre aide nous serait précieuse ;)
19 jours en Californie English translation pending
by Nataly03 · 2016-12-31 · 101 replies
Bonjour

l'année dernière j'avais déjà envisagé ce voyage qui en s'est pas fait.. je recommence.. (il est volontairement avec des choix pour éviter certains déplacements , pour faire que le plus souvent nous restons 2/3 jours au même endroits) c'est volontaire et j ai du faire des choix..

je vous demande surtout de me dire si c'est "jouable" , pas trop fatiguant ..avec des étapes le moins difficile possible (nous ne sommes plus très jeunes) Dans les parcs c'est surtout pour avoir quelques vues et pas pour faire des randonnées. dans les villes de la cote c'est une immersion "californienne" et un peu de plage et de repos;

J'ai besoin d 'info sur les hôtels (conseils) voir restaurants. Pour les hotels ma tranche de depart était plutot entre 100/150.. et je suis le plus souvent à 150.. Voir parfois un peu plus (genre santa barbara et san diego) et bien sur new york.. et j ai choisi long island city.. car sinon le budget explose..

on y va!

j1 sf ( san fransisco) vol af qui arrive vers 13h j2 sf j3 sf j4 monterey j5 monterey j6 santa barbara j7 santa barbara j8 la j9 la j10 coronado beach san diego j11 coronado j12coronado j13 joshua park nuit parker?? j14 nuit au grand canyon ( park si possible) j15 page le rodeway?? j16 page j17 bryce j18 las vegas ( surement un samedi pas le choix...) j19 las vegas j20 las vegas j21 vol las vegas nice via new york avec delta.. avec possibilité de faire un stop gratuit.. donc nuit à long island ( le lic??) j22 lic j23 retour ny nice direct avec delta.

merci merci beaucoup pour tous vos messages qui vont m'aider à peaufiner ce voyage "d 'une vie"

cordialement
Projet Ouest américain: "wilderness" et backpacking English translation pending
by MycoVtt · 2016-12-23 · 48 replies
Bonjour à tous,

en mai prochain, je projette (enfin, c'est une certitude), un 9ème trip dans l'ouest. Voici les endroits sur ma wishlist pour ce trip. Certains que je n'ai jamais visités, d'autres que je voudrais approfondir après une visite pas assez "poussée"... Puis bon, je dois recommencer certaines photos sans le poralisant circulaire pour certains membres... lol 😎 (ou pas...)

- Yant Flat, histoire de découvrir les spots que je n'ai pas vu en octobre dernier - The Wave si je réussis une deuxième fois à choper le permis. Il parait qu'il y a une arche fraichement découverte à photographier. - Les Whites domes en backing (risque de pluie en octobre dernier, puis ma compagne avait un problème de pied) - Blue Canyon - Reflection Canyon en backpacking - Peek a Boo Canyon - White Pocket en dormant sur place. - Whawheap Hoodoos

Ce sont les spots principaux. Ensuite, en fonction de la météo, ça pourra changer, et j'ai d'autres plans B, C, D etc...

Pour changer, pas d'atterrissage à LV, mais cette fois cela sera à SLC. Pour l'unique raison que j'ai enfin trouvé (grâce à un pote qui habite à Sedona et qui a habité à SLC pendant quelques années) un loueur qui loue des vrais 4x4. Je veux dire qui loue aussi des SUV, mais en version 4x4, et avec le droit de rouler sur les "unpaved roads". C'est Rugged Rental . Certes le tarif est plus cher que chez Alamo, Hertz ou autres, mais bon sang, la certitude de pouvoir aller à White Pocket ou au bout de la Hole In the Rock road avec mon véhicule, ça vaut bien ça ! Juste me procurer un petit compresseur en arrivant, et hop... Ca sera probablement un Grand Cherokee. L'avantage est que si vous réservez un Grand Cherokee, vous AVEZ un Grand Cherokee avec certitude. Donc, l'itinéraire démarre de SLC. Finalement cela ne fait "que" 2 heures de conduite en plus pour Kanab...

Voici mon projet d'itinéraire :

Dim 7 mai : arrivée à SLC à 12h30. Suffisamment tôt pour démarrer la route vers Cedar City. Lun 8 mai : Cedar City - Yant Flat, et découvertes de la partie sud-est que je n'ai pas faite en octobre --> Kanab en fin de journée. Ma 9 mai : The Wave si j'ai le permis. Si pas, Buckskin Gulch que je n'ai jamais vu, ou même les Wawheap Hoodoos. A voir aussi avec la météo Me 10 mai : Kanab - Hilldale - White Domes. Backpacking. Photos en fin de journée... Jeu 11 mai : Sunrise aux White Domes, --> Page. On verra l'heure du retour. Ven 12 mai : Page --> Tuba City --> Blue Canyon. Nuit dans les environs, pourquoi pas sous tente, à voir. Sa 13 mai : Probablement Blue Canyon au Sunrise --> Escalante Di 14 mai : Escalante --> Reflection Canyon backpacking, Sunset sur place. Lu 15 mai : Sunrise @ Reflection Canyon --> Peek a Boo --> Bryce ou tropic Ma 16 mai : Route vers White Pocket, photos en après-midi et Sunset, nuit sur place. Me 17 mai : Sunise @ White Pocket (déjà fait mais pas grave) --> Kanab Jeu 18 mai : Soit Zion, soit les Wawheap Hoodoos si je n'ai pas fait avant... Dois être tôt le matin pour la Tower Of Silence. --> nuit proche Zion Ve 19 mai : Si j'ai le courage, je descends à Little Finland, déjà même la veille, et je dors sur place. Si pas, un truc à Zion. --> retour SLC Sa 20 : reprise de l'avion à SLC.

Voilà, à votre avis Est-ce que ça tient la route comme itinéraire ? J'aurai probablement des questions selon vos interventions. Merci déjà à ceux qui m'ont déjà fourni en MP des infos précieuses, des traces GPX etc...

Au niveau du packpacking cela sera une première pour moi. Voici le contenu théorique de mon sac :

- Sac Mammut Lithium Crest 40+7l (bleu, mais on s'en fout... 😏 ) - Tente MSR Hubba Hubba MX - Duvet Cumulus Panyam 450 - Therm a Rest Prolite R - Couverture de survie - Camelback 2.2L - 3l de liquide supplémentaire (Powerade, Coca ? ) - Nourriture hyper calorique, Cliffbars, Trail Mix - Canon EOS 5 D Mark IV - EF 16-35 2.8 - EF 24-70 2.8 - Multiplicateur pour éviter de prendre le 70-200 2.8 trop lourd - Cotton Carrier - GPS Garmin Montana 650T - GPS de secours Colorado 300 - mon GSM - Balise Delorme Inreach SE (pas encore achetée, j'hésite avec l'explorer pour éviter de prendre le Colorado) - Trépied Gitzo carbone - Veste Gore Tex - Bonnet - Couteau - cordelette 4mm - Lampe Frontale - Piles de rechange - Lampe de rechange ?

Je devrais être à +/- 17kgs, j'ai essayé de trouver le plus light dans chaque chose. Il ne me reste plus que le Delorme à acheter...

Je suis ouvert à vos conseils avisés en matière de backpacking. Je ne prendrai pas de lyophilisé, ça sous-entend un réchaud et de l'eau en plus.

Je pense avoir une très bonne condition physique (du moins maintenant) et je vais augmenter les "entraînements" en mars-avril.

Le truc qui me fait un peu flipper c'est la nuit sous tente tout seul, dans le désert, dans le noir ! 😏 J'étais prêt à faire Reflection Canyon en version "alpine", c'est-à-dire départ 2h du mat, comme en alpinisme, pour arriver sur place au sunrise. Mais Veileen (encore merci) m'a dit que parfois il faut un peu chercher son chemin. Puis il y a des centaines de bouses de bovidés. Sans oublier les bestioles qui sortent et qu'on ne voit pas trop à la frontale... De toute façon arriver sur place au sunrise, ça fait ensuite une longue attente... A voir. Sinon, ça me paraît plus facile que certains sommets des alpes. Pas de crampons, pas de corde... Je n'ai jamais entendu parler de cette manière de marcher dans l'Ouest. Perso ça ne me dérange pas de démarrer à 2 ou 3h....

Voilà, à vos plumes les amis...
Sierras, canyons et déserts du nord de l'Espagne (mais pas seulement!) English translation pending
by Krikri6792 · 2016-12-17 · 85 replies
Après un voyage en Aragon et Navarre (2016) et un séjour express sur la Costa Brava (2017), nous sommes retournés en Espagne en 2019, mais cette fois l'Espagne "d'outre-mer", pour découvrir les picos, roques et barrancos des îles canariennes de La Gomera et Ténérife.

Le récit du voyage aux Canaries (2019) est ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescanaries/

Celui de la Costa Brava (2017) est là : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescostabrava/

Aragon et Navarre ci-dessous : sites.google.com/...uleuxvoyagesespagne/ Bonne découverte. 🙂

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Sierras, gorges, déserts, cheminées de fée... A la vue d'un tel programme, notre destination aurait pu être l'Ouest américain. Or c'est dans le nord de l'Espagne que nous avons trouvé ces paysages au cours d'un voyage de quinze jours dont dix au pays de Don Quichotte.

En effet, le nord de l'Espagne, notamment les provinces d'Aragon et de Navarre, recèle des trésors naturels inestimables que nous sommes impatients de découvrir.

Pas de vol ni de location de voiture, nous partons directement depuis la région parisienne en voiture. Afin de profiter au maximum des journées déjà courtes en novembre, nous passons à chaque étape au moins deux ou trois nuits.

Un déplacement à Toulouse ayant été le prétexte à l'organisation de ce voyage, nous commençons par passer deux jours dans la ville rose.

De l'autre côté des Pyrénées, nous poursuivons notre séjour entre les paysages montagneux du parc national d'Ordesa et Monte Perdido, les canyons encaissés de la Sierra de Guara, les gorges étroites du Congost de Mont-Rebei et les plateaux désertiques des Bardenas Reales.

Le voyage se terminera par une courte incursion au Pays basque à Saint-Jean-de-Luz.

En plus des sites naturels, nous profiterons aussi des richesses architecturales des villes et des villages sur notre parcours.

Et la météo à cette saison ? Nous l'espérons encore clémente. Dans tous les cas, des réservations d'hébergement (presque) toutes annulables jusqu'au dernier moment devraient nous permettre de changer de plan si nécessaire.

En préambule, la carte de notre itinéraire et la liste de nos étapes.

Du château de Thegra au… centre-ville de Toulouse

J1 et 2 : Dimanche 13 et lundi 14 novembre 2016

7 heures : il fait encore nuit quand nous quittons notre domicile mais il pleut déjà à cette heure matinale. Cette pluie va nous accompagner tout au long des 660 kilomètres qui nous séparent de la région toulousaine. Mais ne dit-on pas "vacances pluvieuses, vacances heureuses" ? L'espoir est donc permis !

Sur place, ce n'est guère mieux. Des trombes d'eau nous accueillent à notre arrivée au château de Thégra (où nous avons réservé deux nuits), nous clouant tout l'après-midi dans notre chambre.

C'est alors l'occasion d'expérimenter la vie de château en allant à la découverte de cette bâtisse du XVIe siècle, avec ses cheminées monumentales, ses plafonds peints et ses fresques d'époque.

En fin d'après-midi, bravant les éléments, nous nous décidons à quitter notre donjon pour un bref passage par le centre-ville de Toulouse et sa célèbre place du Capitole.

Agréable fin de soirée chez Marie Caroline et Frédéric autour d'un bon dîner, à parler voyages, bien entendu !

Le lendemain…

Le soleil a fait un retour timide. Mais il risque de ne pas briller toute la journée, alors ne traînons pas. Nous avons en effet prévu de retourner dans le centre-ville pour en poursuivre la visite.

Petit déjeuner dès 8 heures dans l'élégante salle à manger du château où les portraits des ascendants de la châtelaine trônent au-dessus de l'imposante cheminée. Nous sommes presque intimidés.

Le château étant situé à cinq minutes en voiture de la station Gramont, nous abandonnons notre carrosse pour nous engouffrer dans le métro toulousain en direction de la place du Capitole.

Au programme ce matin, tant que la météo est favorable, une randonnée urbaine sur les bords de la Garonne.

D'un pont à l'autre, nous cheminons sur les berges du fleuve, à la découverte de parcs et de jardins, de canaux, d'écluses et d'îles.

Bref, en tout une belle boucle de13 kilomètres en 3 heures au terme de laquelle nous ne sommes pas mécontents de reprendre des forces à la terrasse d'un café. Les lunettes de soleil sont de sortie, même si le fond de l'air reste frais.

Après une matinée au grand air, on préférerait néanmoins passer la suite au chaud. Un musée devrait faire l'affaire. A ce sujet, j'avais lu beaucoup de bien du musée des Augustins.

Aussitôt dit, aussitôt fait !

Le musée est installé dans un ancien monastère d'architecture gothique méridionale, datant pour l'essentiel des XIVe et XVe siècles. Il s'organise autour d'un cloître où l'on peut admirer toute une série de gargouilles.

Un bel ensemble de sculptures du XIXe siècle sont présentées autour de l'escalier monumental qui monte à l'étage et où sont réunis les salons de peinture du XVIIe au XXe siècles.

Mais le clou du musée, c'est sa salle de sculptures romanes avec ses chapiteaux issus de différents édifices religieux.

Confiée à Jorge Pardo, la collection a été mise en scène et en lumière dans un décor contemporain par l'artiste cubain jusqu'à devenir une œuvre d'art à part entière. Magnifique !

C'est ce festival de couleurs qui clôt en beauté notre visite. Le métro nous ramène à Gramont et la voiture à Thégra.

Il nous reste à honorer le rendez-vous à l'origine de notre déplacement avant de conclure la journée au restaurant "Côté Garonne", une adresse que nous a conseillée Marie-Caroline et que nous recommandons à notre tour.

Deuxième nuit au château. Demain cap sur l'Espagne !

Distance parcourue pendant ces deux premiers jours : 740 kilomètres.

Dans le musée des Augustins

De Revilla à Tella : miradores et ermitas

J3 : Mardi 15 novembre 2016

Notre voyage commence véritablement aujourd'hui avec la traversée des Pyrénées. Si le ciel est encore couvert lors de notre départ de Toulouse, il ne va pas le rester bien longtemps, la météo prévoit une très belle journée côté espagnol. Chic !

En effet, très vite, la chaîne pyrénéenne scintille sous les rayons du soleil, nous offrant un panorama d'exception pendant toute la durée du trajet.

La seule petite contrariété vient du GPS de la voiture qui refuse catégoriquement de nous faire passer par l'itinéraire prévu, c'est-à-dire par le tunnel de Bielsa. Il n'arrête pas de nous harceler, nous demandant incessamment "Faites demi-tour dès que possible" ou " A 500 mètres prenez à gauche la départementale…" jusqu'à nous faire douter de la pertinence de notre choix. Ce n'est qu'en toute fin de course, à l'approche du tunnel, qu'il finit par nous donner raison. Non, mais !

Après le tunnel, notre parcours bascule sur le versant aragonais des Pyrénées où la température qui avait chuté à 2 degrés côté français remonte en flèche. A Hospital de Tella (ne cherchez pas d'hôpital, c'est le nom du village), notre parcours s'écarte de la route principale et grimpe en lacets jusqu'au village semi-abandonné de Revilla. Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons sur place.

Nous pique-niquons rapidement à côté de la voiture avant de partir pour notre première balade. Il règne ici une douceur presque printanière. Manches courtes de rigueur !

Intégré au parc national de Monte Perdido et Ordesa, le sentier mène vers le Mirador (point de vue) de Angones puis rejoint le village de Revilla en formant une boucle.

Le secteur est réputé pour l'observation des vautours, en été le parc national y organise des visites guidées.

Pour l'instant, pas de rapaces en vue mais dans le ciel ce drôle de nuage duveteux !

A l'arrivée au mirador, le fond du canyon est déjà à l'ombre mais le soleil inonde encore largement le massif calcaire du parc national et les sommets qui le coiffent.

Le sentier en boucle s'élève ensuite en lacets à travers la forêt avant d'atteindre un plateau couvert d'une sorte de coussin végétal épineux, sur lequel il vaut mieux ne pas s'asseoir.

Il s'agit de Echinospartum horridum ou genêt horrible, espèce endémique aragonaise dont la capacité colonisatrice participe au maintien des sols. Sa floraison, au printemps et en début d'été, est spectaculaire, le genêt teintant de jaune des versants entiers.

Aujourd'hui c'est l'automne qui apporte quelques touches orangées aux adrets alors que l'hiver a déjà saupoudré de blanc les plus hauts sommets.

Tout d'un coup, le paysage s'anime. Au-dessus de nos têtes, des dizaines de chocards s'unissent pour nous offrir un ballet bien réglé, digne d'une patrouille aérienne, le vacarme en moins. ;-)

Bientôt apparaît le clocher du hameau de Revilla, mais le hameau, en dehors de la présence de quelques chèvres et moutons, a l'air abandonné en dehors de l'été.

Fin de la randonnée après 2 heures de marche pour une distance de 5 kilomètres et un dénivelé de 200 mètres.

L'arrivée à la voiture à 16 heures nous laisse le temps d'un détour supplémentaire sur la route entre Revilla et la vallée, jusqu'à Tella. Depuis ce village, un circuit à pied fait le tour de plusieurs ermitas (petites chapelles ou sanctuaires isolés).

A cette heure, nous profitons en outre des plus belles lumières.

Des trois ermitas, celle de San Juan y Pablo jouit indiscutablement de la meilleure situation dans un décor grandiose.

Mais du sentier en balcon la vue porte aussi sur le village de Tella, sur les montagnes qui l'encadrent et jusqu'au fond de la vallée.

Avant de rejoindre notre hébergement, dernier arrêt devant le dolmen de Tella où le soleil couchant a l'air d'avoir mué les pierres en braises rougeoyantes

Il est 18 heures quand nous rejoignons l'hôtel Revestido à Escalona, un hôtel familial où nous nous installons pour deux nuits, dans une petite chambre confortable, récemment rénovée.

Pour le dîner il faut se caler sur le rythme espagnol et attendre 20 heures. C'est devant la carte des menus que nous réalisons à quel point notre maîtrise de la langue espagnole laisse à désirer. Heureusement la serveuse s'occupe de nous la traduire.

Le dîner est par ailleurs excellent pour un prix défiant toute concurrence. Ça nous change des additions norvégiennes.

Décidément cette première journée en Aragon est une réussite à tout point de vue !

Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.

Ermita de San Juan y Pablo à Tella

Randonnée au Sestrales Alto

J4 : Mercredi 16 septembre 2016

Grand beau temps ce matin malgré une gelée blanche au lever du jour. A 9 h 30, quand nous quittons l'hôtel, la température est cependant déjà remontée de 5 degrés et frôlera les 15 au meilleur de la journée.

Nous avons prévu aujourd'hui une nouvelle incursion dans le parc national d'Ordesa et Monte Perdido mais cette fois par une autre entrée, celle de Plana Canal desservie par la piste de Sensa.

Pour y accéder, direction Puertolas puis Bestué à une dizaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Juste avant Bestué, l'asphalte cède la place à une piste assez rugueuse dont les deux premiers kilomètres sont les moins roulants.

Certes nous avons un SUV 4x4 mais équipé de pneus de ville. De ce fait, nous roulons tout doux dans cette montée de 10 kilomètres supplémentaires. Une bonne heure est nécessaire pour parcourir toute la distance entre l'hôtel et le point d'arrivée.

Sur le trajet nous dépassons un véhicule de la FCQ (Fundacion para la Conservacion del Quebranhuesos) dont le conducteur est déjà en plein travail d'observation. Nous ne tardons pas à apercevoir ses sujets d'étude.

A Plana Canal (1749 mètres), la piste est fermée par une barrière. C'est là que nous garons la voiture. Nous sommes seuls.

Il est 10 h 30 quand nous nous lançons à l'assaut du sommet du Sestrales. L'itinéraire suit les panneaux indiquant à intervalle régulier les limites du parc national.

Très vite la vue très ouverte est spectaculaire sur les vallées alentour ainsi que sur les plus hauts sommets flirtant avec les 3 000 mètres.

D'ouest en est, on trouve dans le premier groupe, le Mont Perdu, le Pic d'Anisclo et la Punta de las Olas. Dans le second groupe, le Pic d'Anisclo inférieur et les Trois Sœurs (ou les trois Marie). Dans le creux entre les deux groupes, le col d'Anisclo.

Les alpages à l'avant-plan ont un petit air de steppe mongole. Il ne manque que les chevaux ? Non, regardez bien et cherchez l'enclos où ils sont parqués.

Plus loin, on distingue aussi le rond-point matérialisant la fin de la piste et l'entrée du parc national où nous sommes garés.

De colline en crête, nous avançons avec détermination jusqu'au bord d'un profond canyon, celui de la rivière Anisclo.

Des pins à crochets (bien nommés) poussent sur ces pentes improbables.

12 h 30 : après deux heures de marche, nous atteignons le Sestrales Alto, 2100 mètres. Sur notre gauche, son petit frère, le Sestrales Bajo, 2075 mètres. Sur le plateau en face, les villages de Nerin et Buerba.

Nouveau panorama sur la chaîne du Mont Perdu, dont nous ne nous lassons pas.

Après avoir cassé la croûte au sommet, retour par le même chemin tout en continuant à admirer la vue, cette fois, plus à l'est. La montagne tabulaire (au milieu de la photo) comprend la Pena l'Ombre (1969 m) et le Castillo Mayor (2014 m)

Comme hier, la douceur ambiante nous ferait presque oublier que nous sommes en automne. Pourtant des indices sont là pour nous le rappeler.

D'abord, les couleurs de la forêt entre rouille et or ne trompent pas. Ici elles tirent même étonnamment vers des teintes violacées.

La présence de crocus qui fleurissent justement à partir de la fin de l'été est également là pour nous le confirmer.

Trop occupé à observer les fleurs, le photographe n'a pas le temps de dégainer au passage d'un chamois, rapide comme l'éclair.

En revanche, pas de risque de louper ce troupeau de chevaux. Ce sont ceux que nous avions déjà vus auparavant, parqués dans un enclos. Ils ont été libérés par leurs gardiens en vue de la transhumance. Ils migrent en direction de la vallée en prenant la même piste que celle que nous devons emprunter nous aussi.

De ce fait, nous serions bloqués derrière eux si nous prenions la route tout de suite. Nous avons par conséquent tout le temps de nous attarder autour de Plana Canal d'autant qu'il n'est que 14 h 30 quand nous retrouvons la voiture.

En tout, nous avons mis 4 heures pour une distance de 8 kilomètres avec 500 mètres de dénivelé. Très belle randonnée.

Comme nous avons ramené des chaises pliantes dans notre voiture, c'est le moment idéal pour en faire usage. Nous les déplions sur la pelouse devant ce belvédère d'exception et prenons un bain de soleil comme en plein été (ou presque). Gare aux coups de soleil !

Le calme est impressionnant, à peine interrompu par le cri des vautours.

Quand les chevaux sont loin, nous leur emboîtons le pas, ou plutôt les roues. Nous ne tardons pas à les retrouver plus bas dans les alpages où leurs accompagnateurs ont déjà installé le camp pour la nuit.

Quant à nous, une fois arrivés au carrefour avec la route bitumée, nous faisons un écart vers Bestué, encore un joli village traditionnel, mais contrairement à Revilla vu hier, celui-ci est habité et la plupart de ses maisons en cours de rénovation.

Retour à Escalona en fin d'après-midi après une journée une nouvelle fois bien optimisée et un coup de cœur qui se confirme pour cette belle région des Pyrénées aragonaises.

Deuxième nuit à l'hôtel Revestido. Demain, déplacement vers la Sierra de Guara.

Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.

Vers le sommet du Sestrales Alto

Dans la Sierra de Guara, du Portal de la Cunarda au village d'Alquézar

J5 : Jeudi 17 novembre 2016

Pas de gelée ce matin, 4 degrés et grand bleu alors que nous prenons la route vers notre destination suivante, le village d'Alquézar, à moins de 70 kilomètres. Nous y avons réservé trois nuits afin de profiter des paysages spectaculaires de la Sierra et des Canyons de Guara.

Entre l'Ebre et les Pyrénées, le parc naturel renferme un impressionnant massif de calcaire dont les reliefs sculptés par l'action érosive de l'eau et de l'air en font l'un des hauts lieux de la pratique du canyoning en Europe. Les randonneurs ne sont pas en reste et trouvent dans ces paysages de gorges, de falaises et de ravins un terrain idéal.

Pour ce qui nous concerne, c'est la randonnée que nous visons. Le canyoning, nous avons déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans cette région pendant l'été 2000. Alors que nous séjournions dans la vallée française de Luchon, nous sommes venus passer deux jours dans les environs et y retrouver des amis qui nous avaient organisé une descente de canyon. Mais lequel et à partir d'où ? Nous espérons que ce nouveau séjour va aussi nous guérir de notre amnésie. ;-)

Revenons-en maintenant à notre itinéraire vers la Sierra. A partir d'Ainsa, nous quittons la route principale pour emprunter la A-2205, ondulant paisiblement à travers la campagne, au gré de jolis villages pour la plupart perchés.

A l'approche du massif, la route devient franchement sinueuse, suivant au plus près les méandres des rios.

Nous ignorons les premiers points de vue, peu photogéniques, pour nous rendre directement à proximité de Colungo. C'est là que démarre notre randonnée du jour.

Une fois sur place, nous réalisons que le début du circuit se fait sur une bonne piste. Pour gagner du temps et éviter une partie peu intéressante, nous poursuivons en voiture un kilomètre de plus. C'est toujours ça de pris !

Quand l'itinéraire quitte la piste, il n'y a plus d'autre choix que de poursuivre à pied. Il est 11 h 30 quand nous nous mettons en marche.

Le sentier descend dans le canyon des Arruellos puis s'enfonce dans la pinède de Cunarda, parfumée de senteurs de garrigue et de sous-bois. Des bouquets de thym et de romarin parsèment les pentes, j'en cueille quelques brins pour aromatiser les tomates de notre pique-nique. Pour échapper à l'hypoglycémie, nous n'avons qu'à tendre la main pour récolter quelques arbouses.

D'un canyon à l'autre, nous enchaînons les montées et les descentes en nous demandant où peut bien se cacher le point d'intérêt qui a motivé notre déplacement.

Ce n'est qu'au dernier moment, à partir de la confluence des deux dernières gorges qu'il se dévoile enfin. Il s'agit d'une impressionnante cavité creusée par l'érosion dans la roche calcaire. Plus qu'une fenêtre, c'est un véritable portail d'où son nom de Portal de la Cunarda.

Pour s'en approcher, les derniers mètres sont un peu exposés, mais pas véritablement dangereux. C'est sous sa voûte que l'on réalise pleinement sa majesté.

Les vautours aussi apprécient ce décor hors norme.

Après avoir mangé un morceau, nous rebroussons chemin, en partie par le même itinéraire, avant d'opter pour un raccourci qui rejoint directement la piste de Suelves, celle sur laquelle nous sommes garés.

Retour à 14 h 30 après un parcours en boucle de 3 heures pour une distance de 8 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.

Nous reprenons la voiture pour la dernière ligne droite jusqu'à Alquézar dont la silhouette haut perchée se voit de loin, dominant la plaine environnante couverte de champs d'oliviers et d'amandiers.

C'est ce magnifique village médiéval regroupé autour de son château et de sa Collégiale que nous avons retenu pour notre séjour. A l'hôtel Villa de Alquézar, nous prenons possession d'une chambre "spéciale" de 40 m 2 avec une vue unique sur le village et le massif de la Sierra de Guara.

Après avoir contemplé le village depuis nos fenêtres, si on allait le visiter un peu plus avant ! Précisons que le centre est piéton, les visiteurs doivent laisser leur véhicule sur les parkings extérieurs.

De ruelle en placette, nous en faisons le tour tout en commençant à nous préoccuper de trouver une table pour le dîner, seules deux ou trois restaurants étant ouverts hors saison.

Finalement le choix est vite fait parmi les deux adresses recommandées par la réceptionniste de notre hôtel. Avec ses petites salles réparties sur plusieurs niveaux comme suspendues au-dessus de la vallée, son intérieur mariant la pierre et le bois dans un design épuré, la Casa Pardina est immédiatement retenue. Pour ce qui est du contenu de l'assiette, il faudra attendre 20 heures passées, bien entendu !

Nous poursuivons par conséquent notre déambulation, de l'église paroissiale St Michel l'Archange à la Collégiale Ste Marie Majeure.

Au cœur du village, la terrasse du café "Meson del Vero" ne nous est pas inconnue. Eureka, nous nous rappelons y avoir partagé des tapas à la fin de notre journée de canyoning en 2000. Petit à petit, la mémoire revient. Nous pouvons par conséquent en conclure que la descente de canyon s'est terminée à Alquézar.

Après cette parenthèse, reprenons la balade vers le sommet du village.

C'est là, sur les bases d'une forteresse musulmane, que se dresse l'église Ste Marie flanquée d'un cloître, baigné à cette heure par une lumière particulièrement seyante.

De l'intérieur de l'édifice religieux, on retient notamment la riche décoration des plafonds et quelques œuvres majeures comme ce retable.

Avant de quitter les hauteurs de la citadelle, nous nous attardons sur le magnifique panorama qui s'étend à nos pieds. Par-delà les tours et les remparts, le regard porte jusqu'au fond du canyon, jusqu'au lit du rio Vero, celui qui sera au cœur de nos explorations demain. Nous avons déjà hâte d'y être.

Une fois le soleil couché, nous profitons du confort de notre chambre avant de savourer la cuisine de la Casa Pardina, aussi soignée que son décor.

Hmmm… ce séjour en Sierra de Guara s'annonce prometteur !

Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.

La Collégiale d'Alquézar

Randonnée de Alquézar à Asque via les passerelles du rio Vero

J6 : Vendredi 18 novembre 2016

Après un petit déjeuner très copieux, avec tous les ingrédients déjà prêts sur la table (pas besoin de se lever pour se servir), nous sommes d'attaque pour la journée.

Aujourd'hui la voiture reste dans le garage de l'hôtel, nous partons directement à pied.

Il est 10 heures quand nous commençons à descendre vers le rio Vero sous un ciel légèrement plus voilé que les autres jours.

Une fois le lit de la rivière atteint, surprise… le parcours se poursuit en surplomb du cours d'eau grâce à des passerelles suspendues dans le vide.

Nous avançons à notre rythme, d'abord avec précaution, en baissant la tête pour certains passages puis avec de plus en plus d'aisance au fil de la progression.

Nous avons de la chance d'être absolument tout seuls. En cas d'affluence, ça doit être plus compliqué de se croiser.

Sans ce système ingénieux, on ne pourrait pas accéder au cœur de la gorge. Les falaises tombant à pic dans le rio ne laissent aucune place à un éventuel cheminement.

Plus on s'enfonce dans le canyon, plus les passerelles sont installées haut sur la falaise. Mais grâce aux câbles garde-fous, pas de crainte à avoir, pas de sensation de vertige non plus. Bien au contraire, le parcours à la limite de la canopée est vraiment amusant.

En dehors des avantages techniques, arrêtons-nous aussi sur les qualités visuelles et picturales du parcours ! Entre les couleurs menthe à l'eau du rio, orangé des parois du canyon, jaune d'or des feuilles d'automne et vert persistant des résineux, c'est l'harmonie parfaite.

Cela fait quasiment une heure que nous sommes en route, mais à force de musarder, nous avons l'impression de ne pas avoir beaucoup avancé. Il suffit d'ailleurs de lever la tête pour nous rendre compte que nous sommes toujours à la verticale du village, ou presque.

Après avoir traversé le Vero au niveau du pont roman de Fuentebanos, nous nous éloignons de la rivière pour grimper en direction du village d'Asque.

Dernière vue d'ensemble du canyon de Vero laissé derrière nous.

C'est alors le moment de nous intéresser à de petits détails botaniques.

En arrivant à proximité d'Asque, nous ignorons le village et coupons à travers un champ d'oliviers. A ce niveau, nous sommes presque étonnés de trouver deux randonneurs devant nous alors que jusqu'à présent nous étions toujours seuls dans nos balades.

Un arrêt pique-nique (pour nous) va permettre aux deux marcheurs de creuser à nouveau un peu leur avance avant qu'on ne les rattrape près du pont de Villacantal. C'est à cet endroit que nous retrouvons aussi le rio Vero.

Dernière pause pour profiter de la beauté sauvage du canyon.

Puis nous attaquons la dernière ligne droite, une longue montée bien raide jusqu'au village. Elle nous en rappelle une autre, celle faite il y a 16 ans, à l'issue de notre journée de canyoning. Hervé s'en souvient d'autant plus douloureusement qu'il l'avait faite, chaussons de plongée aux pieds. Nous pouvons en conclure que c'est bien le rio Vero (supérieur) que nous avons descendu en 2000. Cette balade a donc bien permis de nous rafraîchir la mémoire.

Le temps aussi s'est un peu rafraîchi sous un ciel de plus en plus couvert au fil de la journée. C'est donc par une boisson chaude bien méritée que nous clôturons cette randonnée de 10 kilomètres en 4 heures et avec 550 mètres de dénivelé. Un parcours très ludique dans un environnement de toute beauté !

La Sierra de Guara tient effectivement toutes ses promesses.

Pour l'heure, nous nous retirons dans notre chambre jusqu'au dîner pour lequel nous nous ne prenons pas de risque en retournant comme hier à la Casa Pardina. Nous avons été tellement bien accueillis et bien servis que c'est une évidence. Nous avons été séduits une nouvelle fois.

Deuxième nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.

Distance parcourue dans la journée : 0 kilomètre (en voiture).

Passerelles du rio Vero

Real del Mascun, randonnée circulaire de Rodellar à Otin

J7 : Samedi 19 novembre 2017

Encore une journée consacrée à la Sierra de Guara, mais aujourd'hui nous changeons de point de départ et de canyon.

Nous nous rendons en voiture à Rodellar, situé au bout d'une route en cul-de-sac à 35 kilomètres de Alquézar, afin d'explorer un autre canyon emblématique de la région, celui de Mascun.

En saison, parking obligatoire à l'extérieur du village mais à cette époque de l'année, nous trouvons quelques places disponibles à l'entrée.

Bonne nouvelle, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil généreux même si pour l'instant il ne fait que 5 degrés. Pull et veste seront vite remisés au fond du sac.

Un peu avant 11 heures, nous verrouillons la voiture, c'est parti en même temps que 5 jeunes que nous suivons comme des moutons sans faire attention ni aux indications du GPS ni aux panneaux. Or nous le comprendrons un peu plus tard, eux viennent là pour faire de l'escalade donc choisissent la pente la plus rapide et la plus raide pour accéder au canyon.

Cette variante nous oblige ensuite à passer la rivière plusieurs fois à gué, ce qui, grâce à quelques pierres bien placées, se révèle heureusement facile.

Une fois le parcours initial récupéré, il suffit de suivre le cheminement sur les berges du rio.

Une trentaine de minutes après notre départ, nous arrivons en vue du premier point d'intérêt, une belle cavité creusée dans une falaise.

Mais c'est après l'avoir dépassée et nous être retournés que nous réalisons sa véritable particularité. Sa forme ne vous évoque-t-elle pas quelque chose ?

Oui, sans aucun doute, il s'agit bien d'un dauphin.

Plus on avance, plus les falaises en surplomb du canyon prennent des formes évocatrices. Forteresse, tours crénelées, aiguilles rocheuses… il y a ici comme un air de canyon ouest américain !

A partir de maintenant, le sentier se dirige vers les hauteurs, atteignant 1000 mètres d'altitude à l'issue d'une série de zigzags bien sentis. Mais grâce à quelques distractions, la montée passe comme une lettre à la poste.

Nous nous amusons, en effet, à observer les différentes ouvertures percées dans les colonnes rocheuses. Fenêtre classique ou cintrée… Oeil de bœuf… Chas d'aiguille…

Pas étonnant que les rapaces eux aussi aient trouvé ces anfractuosités propices à leur habitat.

Deux heures après notre départ, nous atteignons le point culminant de notre randonnée d'où nous contemplons ces draperies rocheuses qui ornent le versant opposé.

Le sentier se faufile ensuite entre deux rangées de murets jusqu'à ces chênes robustes et sans doute pluricentenaires.

Nous ne tardons pas à atteindre le hameau de Otin, vraiment abandonné et carrément en ruine.

Nous sommes donc d'autant plus surpris de trouver… un cheval dans l'une de ces masures à moitié écroulées ! L'animal porte un mors, mais pas de selle. Il n'est pas attaché mais manifestement enfermé et pourtant calme. Que fait-il là ? Son propriétaire l'a-t-il momentanément parqué ici, le temps d'une petite balade à pied dans les environs ? Nous n'avons pourtant vu personne à des lieues à la ronde.

Nous en sommes maintenant à la moitié de notre circuit en boucle. Le retour dans le rio Mascun, contrairement à nos craintes, se fait en pente douce en passant... - d'abord par un gigantesque champ de genêt horrible,

puis à proximité du dolmen de Losa Mora,

enfin dans un pierrier un peu inconfortable dont nous oublions vite l'inconfort en nous focalisant sur les couleurs dorées que l'automne a posé sur tous les versants.

Nous retrouvons le rio Mascun à proximité de l'arche du dauphin. Contrairement à ce matin et sans doute aussi parce que nous sommes samedi, il y a un peu plus de monde, quelques randonneurs comme nous mais aussi quelques vététistes chevronnés dans le fond du canyon et surtout quelques grimpeurs accrochés telles des araignées aux parois rocheuses.

Voilà nous sommes presque arrivés. Dernière immersion dans ce fabuleux canyon de Mascun et fin d'un très beau parcours de 15 kilomètres fait en 6 heures avec 570 mètres de dénivelé.

A notre retour à Alquézar nous constatons également plus de monde dans le village que lors des soirs précédents, week-end oblige. Nous avons par conséquent bien fait de réserver notre table pour le dîner. Pour notre dernier soir nous avons voulu changer et essayer la Marmita de Guara.

Conclusion : la cuisine y est très bonne aussi (pour un prix assez similaire). En revanche, le décor et l'accueil sont un cran en dessous de ceux de la Casa Pardina.

Dernière nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.

Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres. Dans le canyon de Mascun

De l'auberge de Montfalco au Congost de Mont-Rebei par les passerelles

J8 : Dimanche 20 novembre 2016

Après six jours consécutifs de très beau temps, la météo prévoit, à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs jours, une dégradation pluvieuse en provenance de l'ouest. Notre itinéraire nous emmenant une centaine de kilomètres plus à l'est, nous espérons prendre un peu d'avance et échapper aux précipitations pour quelques heures encore.

En effet, en cours de route, nous trouvons même du soleil, ce qui nous conforte dans nos déductions.

Notre destination pour les deux nuits prochaines est l'auberge de Montfalco, une sorte de refuge pour randonneurs en plein milieu de nulle part, depuis laquelle nous avons prévu d'explorer deux sites d'intérêt : les murailles de Finestras aujourd'hui et le Congost de Mont-Rebei demain. Du moins, c'était l'enchaînement initialement prévu, mais vu les incertitudes météorologiques, nous préférons faire le contraire, la gorge et ses passerelles étant notre priorité.

Le défilé de Mont-Rebei forme la limite naturelle entre les provinces d'Aragon et de Catalogne. L'auberge de Montfalco se trouve au bout d'une piste carrossable d'une quinzaine de kilomètres qui débute dans le village de Viacamp, situé lui sur la route N-123 à l'est de Barbastro.

Quand nous arrivons à l'auberge autour de 11 heures, le parking est déjà plein et autour de la maison, des groupes de grimpeurs préparent cordes et baudriers. L'endroit est effectivement connu pour l'escalade, pour le kayak en été et est le point de départ de nombreuses randonnées.

La plus réputée d'entre elles relie le refuge au Congost (mot catalan signifiant canyon) de Mont-Rebei via plusieurs séries de passerelles et deux ponts suspendus. Le parcours intégral fait 13 kilomètres avec x mètres de dénivelé. En raison de la météo, nous revoyons nos objectifs à la baisse et espérons pouvoir couvrir au moins la moitié, c'est-à-dire la partie la plus spectaculaire entre l'auberge et le premier pont suspendu, et ce, sans pluie.

Allez, c'est parti tout d'abord à travers la forêt jusqu'à découvrir, au détour d'une falaise, l'étendue des eaux turquoises de l'Embalse de Canelles.

C'est à partir de ce point qu'il faut emprunter une première série de passerelles. Après avoir déjà expérimenté celles du rio Vero, nous sommes déjà un peu familiarisés avec ce type de parcours, mais contrairement aux précédentes en acier ajouré, celles-ci sont composées de lattes en bois plus aérées.

Si les précédentes suivaient un tracé assez horizontal, celles-ci ont un aspect beaucoup plus vertical.

Autre différence : si dans le canyon de Vero nous avions les passerelles pour nous tout seuls, ce n'est pas le cas ici. La grande majorité des touristes commencent cette randonnée par l'extrémité opposée où, près de Puente de Montanana, le parking est plus facilement accessible. Nous ne tardons donc pas à rencontrer sur les lattes des randonneurs ayant fait ce choix. Et comme nous sommes dimanche, ils sont très nombreux. Pour se croiser, c'est chacun son tour !

Après la première série de passerelles, un cheminement bien aménagé prend le relais et continue à grimper jusqu'au pied d'une deuxième série.

C'est après avoir emprunté toutes ces passerelles que la pluie commence à s'inviter dans la danse, rendant immédiatement glissante la pente rocheuse qui mène au pont suspendu. Nous décidons d'y descendre malgré tout en avançant avec précaution.

Depuis le milieu de la structure on jouit du meilleur point de vue sur cet impressionnant défilé en profitant de la couleur étonnante des eaux de la Noguera Ribagorzana. Dans sa partie la plus étroite, le goulet fait une vingtaine de mètres à peine.

Même s'il ne tombe pour l'instant qu'une petite pluie fine, nous préférons faire demi-tour. En ayant parcouru la moitié de l'itinéraire intégral en aller simple, nous avons tenu nos objectifs. Il reste à espérer que le retour ne se fasse pas sous une pluie battante.

Si nous avions continué, nous aurions pris le sentier taillé dans la falaise que l'on aperçoit sur la rive opposée. Spectaculaire lui aussi !

Nous tournons alors le dos à la gorge pour emprunter une deuxième fois ces passerelles s'enroulant tels des échafaudages autour des parois rocheuses.

Vue plongeante sur le canyon depuis le point le plus haut.

Dans la forêt nous séparant de Montfalco, nous avions repéré une table de pique-nique. Celle-ci tombe maintenant à point nommé pour une pause déjeuner bien tardive. Nous sommes au bord de l'hypoglycémie et plus très performants. Mais après nous être sustentés, fini le coup de barre, ça repart jusqu'à notre destination finale.

Un peu après 15 heures, nous sommes de retour à l'auberge. Au final, en dehors de quelques gouttes, il n'a pas vraiment plu et avec le recul, nous aurions pu tenter le parcours intégral dans les gorges. Dommage !

C'est maintenant le moment de prendre possession de notre hébergement, au milieu d'une ribambelle d'enfants courant dans tous les sens et d'autant d'adultes se hélant d'un étage à l'autre. Alors qu'il est presque 15 h 30, tout ce petit monde est seulement en train de passer à table.

Au milieu de ce brouhaha, on nous énonce les règles de la maison. Premièrement, pas de chaussures à l'intérieur, des sabots sont disponibles (mais nous avons amené nos chaussons). Deuxièmement, l'eau, notamment pour la douche, est à utiliser avec parcimonie.

A l'étage, nous nous installons dans une chambre, certes petite, mais aménagée avec soin (parquet et armoire en bois massif), et dotée d'une salle de bain privative. Les draps et les serviettes sont fournis dans notre cas, mais il faut préparer les lits. Des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-à-fait un hôtel !

Le refuge comprend par ailleurs des chambres pour groupes avec salle de bains partagée.

Après un moment de repos dans la chambre, comme il ne pleut toujours pas, nous décidons de ressortir vers 17 heures pour explorer les alentours immédiats de l'auberge. Au rez-de-chaussée, les convives ne sont toujours pas sortis de table.

Nous partons en direction de l'Ermita de San Quitiera d'où nous contemplons une nouvelle vue sur le Congost de Mont-Rebei.

A notre retour, l'animation est toujours à son comble dans et autour de l'auberge. Les enfants cavalent dans les escaliers, les adultes rentrent et sortent, chargent les voitures, claquent les portes. Ce séjour risque d'être animé !

Pourtant, une heure plus tard, depuis notre chambre, nous sommes étonnés de ne plus entendre de bruit. Il nous faut même tendre l'oreille pour distinguer des sons paraissant provenir d'une télé. Seraient-ils tous réunis autour du petit écran ? Dans le sous-sol, ce n'est pas autour de la télé (il n'y a ni télé ni Internet) mais autour d'un écran de projection que nous retrouvons une petite poignée de personnes (sans doute des guides) en train de visionner un film sur… l'Islande. Petit à petit, les quelques personnes s'éclipsent une à une, toutes les autres (familles avec enfants) ayant déjà quitté le refuge, fin de week-end oblige.

Conclusion… au moment du dîner à 20 heures, il ne reste plus que nous deux (ainsi que le couple de gardiens et leur chien). Ça alors ! Nous avons le refuge pour nous tout seuls.

Dîner en tête à tête et nuit très calme rythmée par la pluie.

Distance parcourue dans la journée : 85 kilomètres.

Congost de Mont-Rebei

Une journée à Lérida, balade en ville

J9 : Lundi 21 novembre 2016

Si hier nous avons encore pu échapper à la pluie, aujourd'hui ça a l'air impossible. Il a plu toute la nuit sans discontinuer. Ce matin il tombe toujours des cordes et la météo ne prévoit aucune amélioration dans la journée.

Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les Murailles de Finestras tout en réfléchissant à une alternative valable. Un coup d'œil sur une carte de la région nous apprend que la grande agglomération la plus proche est la ville catalane de Lérida, à une centaine kilomètres tout même de Montfalco. Mais puisqu'on a rien d'autre à faire…

Sans guide papier de Catalogne, sans Internet, nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre mais sommes persuadés d'y trouver musées et/ou monuments où nous abriter, si besoin, de la pluie.

En arrivant à Lérida en fin de matinée, pas de chance côté musées et monuments, ils sont tous fermés le lundi, mais coup de bol, il n'y pleut pas. A défaut de visites culturelles, nous nous contentons alors d'une balade en ville.

Depuis les petites ruelles piétonnes du centre-ville, escalators et ascenseurs nous hissent sans effort sur les hauteurs où se dresse la Seu Vella. Ancienne cathédrale de Lérida, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècles, elle témoigne de la transition entre art roman et art gothique. Sa grande tour s'impose au regard et son cloître attenant est, paraît-il, d'une grande beauté.

Nous nous limitons bien entendu à une vue de l'extérieur avant de trouver une porte laissée ouverte par inadvertance par une équipe de télévision en train d'y faire un reportage. Nous en profitons pour pénétrer dans le cloître, juste le temps d'une photo, avant de nous faire refouler par le gardien, de retour à son poste.

Nous sommes immédiatement frappés par sa taille ainsi que la beauté et la variété des remplages des fenêtres, tous différents.

Nous continuons alors à faire le tour de l'édifice toujours à l'extérieur en profitant de la vue depuis ce belvédère haut perché avant de nous perdre à nouveau dans le dédale des petites rues piétonnes.

A peine sortis de l'agglomération de Lérida, nous retrouvons la pluie qui n'a pas cessé non plus à Montfalco. Notre choix de passer la journée à Lérida a donc été pertinent.

Deuxième nuit à l'auberge où, vu la météo, nous sommes toujours tout seuls.

Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres.



De Tudela aux Bardenas Reales, premier aperçu

J10 et 11 : Mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016

On dirait qu'il fait un peu meilleur. Au réveil, il ne pleut pas et les nuages bas sont en train de se disperser, levant le voile sur le réservoir et les reliefs hier totalement invisibles.

Mais cette timide amélioration n'est qu'éphémère. A notre départ de l'auberge, une heure plus tard, la pluie en remet une couche.

Bah, ayant prévu aujourd'hui une étape de transition, cette météo perturbée ne nous dérange pas outre mesure. Nous devons rejoindre la province de Navarre où nous avons réservé trois nuits dans un appartement dans le centre historique de Tudela. 250 kilomètres nous en séparent. Nous avons prévenu la propriétaire de notre arrivée entre 14 heures et 15 heures.

Nous y serons en self-catering. Alors quand un supermarché Simply se présente sur notre trajet et à défaut de pouvoir randonner, nous en profitons pour arpenter les rayons de la grande surface et faire un ravitaillement. Tout au long du parcours jusqu'en Navarre, la météo reste très humide.

Nous arrivons comme prévu, un peu après 14 heures, aux portes de Tudela.

Nous nous attendions à avoir quelques difficultés à pénétrer dans le cœur historique piétonnier, mais pas à ce point. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, impossible d'arriver à l'adresse indiquée. Le centre est un dédale de petites rues médiévales, étroites et tortueuses, la plupart en sens unique. Même le GPS de la voiture n'est pas fichu de nous guider. Nous finissons par abandonner notre véhicule sur un stationnement pour nous rendre à pied à la Casa Soto del Ebro.

Sur place, la propriétaire, jambe dans le plâtre, réussit entre espagnol et un peu d'anglais rudimentaire, avec dessin à l'appui, à nous expliquer le circuit à emprunter. Elle nous remet surtout la télécommande, véritable sésame permettant l'accès à ce quartier historique barré par un plot rétractable. Elle nous indique aussi dans quel secteur nous garer gratuitement ensuite, une fois nos bagages déchargés.

Grâce à ses conseils avisés nous arrivons effectivement à bon port. Mais les complications reprennent quand il s'agit de trouver une place de stationnement gratuite. La mission s'avère impossible en pleine après-midi. Même les agents de police ne savent pas nous conseiller. Au final, c'est dans un parking payant que nous atterrissons. Nouveau casse-tête pour retrouver la maison depuis notre stationnement. Le GPS du téléphone lui aussi a du mal à trouver ses repères dans ce labyrinthe urbain.

Quand enfin nous réintégrons l'appartement, c'est pour ne plus le quitter de toute la soirée, profiter de son confort douillet et de son équipement moderne pour nous préparer un petit dîner devant la télé alors que dehors la pluie redouble d'intensité.

Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.

Le lendemain…

Ploc, ploc, ploc… toute la nuit, notre sommeil a été rythmé par la pluie tombant par la gouttière percée de l'immeuble voisin sur l'auvent en plexiglas de l'entrée. Encore 100 % de précipitations prévues pour la journée.

Si nous avons choisi Tudela comme pied-à-terre pour trois nuits, c'est pour explorer les plateaux désertiques des Bardenas Reales qui s'étendent à une vingtaine de kilomètres de la ville. Vaste zone de 42 000 hectares, ce désert offre des paysages uniques en Europe caractérisés par une végétation spécifique et des formations rocheuses spectaculaires sculptées par l'érosion qui donnent vraiment au visiteur qui les traverse l'impression d'évoluer dans les paysages mythiques de l'Ouest américain.

Or dans cette région habituellement désertique il tombe aujourd'hui des seaux d'eau. Et l'on sait que le terrain des Bardenas, habituellement sec, peut rapidement devenir impraticable en cas de fortes pluies. Les routes et surtout les chemins qui sillonnent le plateau se transforment alors en torrents de boue dont on ne peut plus s'extraire.

A ce propos, j'avais vu des photos impressionnantes de motos engluées dans la boue, de camping-cars obligés de s'équiper de chaînes à neige pour se sortir du bourbier et même de 4x4 enlisés.

Dans ces conditions, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors et encore moins nos roues dans la glaise des Bardenas.

C'est pourquoi nous passons la matinée à paresser. Ce n'est qu'après le déjeuner que nous décidons de sortir afin de recueillir quelques informations auprès du centre des visiteurs du parc, accessible par une route bitumée.

Autour de Tudela, les étendues agricoles dédiées à la culture maraîchère donnent un avant-goût de ce qui nous attend plus loin. Les champs cultivés se sont transformés en rizières. Le bétail, les pieds dans l'eau, a dû se réfugier sur quelques promontoires moins détrempés.

Sans surprise, l'employée nous déconseille toute visite du désert pendant les deux prochains jours. La seule possibilité, dit-elle, consiste à poursuivre la route bitumée en cul-de-sac jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la base militaire qui occupe une partie du parc naturel. Toutes les pistes qui sillonnent les lieux sont, de son point de vue, impraticables.

Une fois la caserne atteinte, la tentation de nous engager sur la piste qui fait le tour du polygone de tir est trop forte. Finalement, son état n'est pas aussi catastrophique qu'annoncé. Certes, elle est trempée mais grâce à sa structure caillouteuse elle reste carrossable. Certes, il nous faut traverser à plusieurs reprises de larges flaques boueuses dont le fond est heureusement solide et d'où notre SUV ressort repeint couleur gadoue. Mais c'est le prix à payer pour découvrir a minima quelques reliefs emblématiques.

Ici la star du parc, Castildetierra, pour laquelle Hervé se risque à faire quelques pas dans la marne argileuse. Il a failli rester scotché dans la boue ;-) Là, les pentes bicolores de las Cortinas.

Pour l'instant, nous préférons ne pas tenter le diable et en rester là. Demain la météo prévoit une belle amélioration. Si randonner paraît d'ores et déjà compromis, nous espérons pouvoir poursuivre la visite tout en restant sur les pistes.

Dans l'immédiat, retour à Tudela pour une deuxième nuit à la Casa Soto del Ebro.

Distance parcourue dans la journée : 55 kilomètres.

Dans le désert des Bardenas Reales

Bardenas Reales, le désert après la pluie

J12 : Jeudi 24 novembre 2016

La pluie a cessé durant la nuit, mais les immeubles dans ce quartier de Tudela sont si proches et si serrés qu'il est impossible de voir le ciel depuis nos fenêtres. La météo a prévu une amélioration progressive qui devrait se généraliser à partir de la mi-journée.

Alors en attendant qu'il fasse vraiment très beau, nous passons la matinée à nous promener en ville. L'objectif est de grimper au pied du Corazon de Jesus, la statue du Christ qui surplombe la ville un peu à la manière du Corcovado de Rio. C'est de là qu'on a la meilleure vue sur la cité et sur l'Ebre qui la traverse.

En chemin, petit aperçu des ruelles pavées et des immeubles en briques, très caractéristiques des vieilles villes espagnoles.

Bon, mais on n'est pas là pour rester en ville. Après avoir déjeuné tôt, hop, dès 13 heures, on part comme hier en direction du centre d'information des Bardenas Reales. Non pas pour y prendre des renseignements, on sait ce qu'on nous répondrait, mais juste pour profiter du goudron du parking pour changer de chaussures, car on s'attend à quelques dégâts de ce côté-là. ;-)

Immédiatement après le centre d'information, nous tournons à gauche sur la piste déjà empruntée hier, toujours garnie de larges flaques mais déjà un peu moins profondes que la veille. La décrue commence bien à s'amorcer.

Elle nous mène droit vers Castildetierra qui, sous le ciel bleu, a une bien meilleure tête qu'hier. Ça fait plaisir !

Avec sa robe à plis tombant telle une traîne, on dirait une reine dominant fièrement le royaume qui s'étend à ses pieds.

On peut en fait le tour, mais aujourd'hui c'est exclu. Même si les conditions sont meilleures, les sols sont encore trop spongieux pour pouvoir envisager de randonner.

L'objectif est donc de poursuivre en voiture en faisant le tour complet du polygone de tir et d'organiser nos arrêts selon nos envies au gré des sites se présentant sur notre parcours.

En longeant le côté nord, premier arrêt pour réaliser que la base militaire est réellement en activité. Waouh, il vaut mieux ne pas se trouver dans le champ d'action ! 8043 Concentrons-nous maintenant sur les mesas et les buttes striées qui font la renommée des Bardenas et que nous sommes hélas contraints de contempler de loin au téléobjectif.

Sur le côté Est du parcours, voyant à deux reprises un véhicule (français de surcroît) arrêté sans ses occupants à bord, nous sondons un peu les alentours mais à part faire quelques pas, impossible de s'éloigner.

Par conséquent c'est toujours à distance que nous admirons ces tertres plissés.

Après avoir fait le tour complet du champ de tir, presque de retour à la Castildetierra, voici enfin une possibilité de se dégourdir un peu les jambes en grimpant vers le Cabezo de Cortinillas.

Un escalier de 219 marches par endroits emportées par l'érosion mène au sommet d'un ancien observatoire militaire pour une vue imprenable sur les paysages alentour.

C'est également l'endroit idéal pour se rendre compte de l'engorgement des sols.

Hervé en profite pour poser entre deux demoiselles coiffées, ce qui n'est pas pour lui déplaire. ;-)

Et devant ce champignon géant, nous réalisons combien la ressemblance avec certains hoodoos de l'Utah ou de l'Arizona est flagrante. On se croirait du côté de Page (AZ).

Les Bardenas Reales ont indiscutablement beaucoup de points communs avec les déserts ouest-américains.

Il est presque 16 heures quand nous sommes de retour à la Castildetierra. Un peu trop tôt pour y attendre le coucher de soleil, mais par ce beau temps, pas question non plus de rentrer. Alors nous décidons de faire un saut jusqu'à la partie sud des Bardenas, accessible uniquement depuis Fustiñana, un détour d'une quarantaine de kilomètres tout de même.

Une dizaine de kilomètres après Fustiñana, une piste quitte la route NA-126 pour pénétrer dans le désert jusqu'au pied de Peña del Fraile, cette butte rocheuse qui culmine à 650 mètres.

Vu l'heure et la qualité du terrain, il n'est pas question d'y monter. Nous arrivons néanmoins à parcourir quelques centaines de mètres sur un sentier moyennement boueux jusqu'à ce qu'il le devienne vraiment trop.

Nous choisissons alors d'attendre le coucher de soleil à cet endroit. Il est 17 heures passées. Bientôt, les collines alentour, les pentes et le sommet de la Peña del Fraile se parent de jolies teintes dorées, une belle récompense après deux jours de conditions difficiles.

Il nous reste à constater les dégâts sur la voiture (ah, oui quand même), des stigmates dont plusieurs lavages successifs auront bien du mal à arriver à bout et dont on gardera les traces plusieurs semaines après notre séjour comme autant de souvenirs d'un désert qui se sera fait désirer.

Retour à Tudela à la nuit tombée pour une troisième et dernière nuit. Comme hier, nous arrivons à nous garer gratuitement non loin du centre. Pour la première fois depuis trois jours, nous arrivons à nous diriger à pied jusqu'à la Casa sans recourir au GPS.

Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.

Castildetierra, la star des Bardenas

Deux jours à Saint-Jean-de-Luz

J13 et 14 : vendredi 24 et samedi 25 novembre 2016

Ça y est, notre séjour à Tudela et plus généralement en Espagne s'achève. Des amis nous vantent depuis longtemps le charme de Saint-Jean-de-Luz, c'est l'occasion de finir ce séjour entre montagnes, canyons et déserts… par la mer !

Grâce à l'Autopista de Navarre, les quelque 200 kilomètres qui nous séparent de la côte basque sont rapidement couverts. Une fois le brouillard levé, il fait très beau tout au long de l'itinéraire. Au passage d'un col à plus de 800 mètres, quelques restes de neige sur les bas-côtés témoignent des intempéries récentes.

A destination dès midi, nous prenons immédiatement possession de notre studio à trois kilomètres du centre-ville, au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires dans un grand jardin arboré avec piscine (bon, la piscine, c'est pour l'été).

Après un rapide déjeuner, nous sommes prêts à découvrir les environs. Nous prenons immédiatement la route de la corniche vers Hendaye où nous pensons suivre à pied le sentier côtier, mais comme ce dernier longe en grande partie la route, nous jugeons préférable de poursuivre en voiture pour tenter de se rapprocher de la mer.

J'avais repéré une boucle faisant le tour du Domaine d'Abbadia via la pointe Sainte-Anne. Nous garons la voiture en face de la ferme d'Asporotsttipi.

En réalité, là encore, une bonne partie du parcours se fait à distance de la mer, entre bois et landes. Seul le tour de la pointe Sainte-Anne permet véritablement de jouir d'un beau panorama, notamment sur Hendaye et les deux célèbres rochers des Jumeaux.

Un endroit également prisé des cormorans et des goélands.

La mer est d'un calme impressionnant. Nous imaginions trouver un océan plus agité sur cette côte réputée pour la pratique du surf. Profiterions-nous de conditions exceptionnelles ? C'est sur ces réflexions que nous poursuivons notre promenade qui, après avoir longé les falaises, se dirige à nouveau vers les terres, nous dévoilant au passage le célèbre château d'Abbadia.

Dressé face à l'océan, le château observatoire a été construit par Viollet le Duc entre 1864 et 1884 pour Antoine Abbadie, ethnologue, géographe et homme de science. Il le légua à la fin de sa vie à l'Académie des Sciences qui en est toujours propriétaire.

Petit détour du chemin pour jeter un œil à la charmante baie de Loya où il n'est plus permis de descendre en raison de l'éboulement d'une falaise.

Après cette petite balade bien sympa de 5 kilomètres en 2 heures avec très peu de dénivelé, retour dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz pour arpenter la baie avec son front de mer, ses maisons à colombages typiques, son casino et ses bains de mer.

Douceur et calme sont au rendez-vous en cette saison. C'est très agréable !

Nous en profitons aussi pour repérer une bonne adresse en vue du déjeuner de demain midi. Parmi les trois recommandations de nos hôtes, la première avec vue sur mer, Le Brouillarta, est fermée pour travaux (dommage, ça nous plaisait bien), la troisième (Le Petit Grill Basque) ne nous dit rien. C'est par conséquent le deuxième choix, situé à distance de la mer, Le Tourasse, que nous retenons.

En attendant, une petite dînette maison dans notre studio très confortable, situé entre golf et mer, fait parfaitement l'affaire.

Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.

Le lendemain…

La météo annonce une matinée encore relativement belle avant l'arrivée de la pluie en début d'après-midi, une donnée d'importance pour l'organisation de la journée. Il faut tâcher d'en profiter un maximum ce matin.

Le sentier littoral dont nous avons parcouru une partie hier vers le sud et Hendaye se poursuit également vers le nord, reliant Saint-Jean-de-Luz à Bidart. Nous n'avons pas la prétention de faire l'intégralité du parcours, long de 13 kilomètres aller, d'autant qu'à 12 h 30 nous avons réservé une table dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz.

L'idée est d'avancer autant qu'il nous chante en espérant bénéficier cette fois de la vue sur mer durant tout le trajet.

Après avoir laissé la voiture à proximité du jardin botanique, nous partons en direction du nord.

Très vite nous nous rendons compte qu'en raison de l'effondrement de falaises, le sentier qui initialement suivait strictement le bord de mer, a été détourné pour s'en écarter à plusieurs reprises. Nous qui fréquentons assidûment les chemins côtiers du nord de la Bretagne sommes un peu déçus de ce côté-là.

C'est pour cette raison que nous jugeons inutile de dépasser la plage d'Erromardie. De retour sur nos pas, nous décidons néanmoins de poursuivre vers le sud jusqu'à la plage de Saint-Jean-de-Luz via la pointe Sainte-Barbe, une bonne façon d'étoffer notre balade et éviter ainsi d'avoir à déplacer la voiture pour la garer dans le centre-ville le temps de déjeuner. Jolies vues sur Saint-Jean-de-Luz et sa baie.

Cette option nous amène par conséquent dans le centre-ville pas loin de midi, pile pour l'heure du déjeuner au Tourasse. Un déjeuner délicieux mais bien trop copieux. Nous ne sommes donc pas mécontents de pouvoir brûler quelques calories en refaisant à pied le trajet jusqu'au jardin botanique.

Un timing parfait puisqu'à l'instant même où nous arrivons à la voiture, nous recevons les premières gouttes.

Nous n'avons alors plus qu'à nous replier dans notre studio pour une fin d'après-midi et une fin de vacances tranquille. Demain plus de 700 kilomètres nous attendent pour le retour chez nous.

Distance parcourue dans la journée : 10 kilomètres. Distance totale parcourue pendant tout le voyage : 2 900 kilomètres de porte à porte.

Les Deux Jumeaux, entre St Jean-de-Luz et Hendaye

Le mot de la fin

Nous avons été ravis de notre voyage, à la fois dépaysant et pas très lointain, qui nous a fait découvrir ou redécouvrir des paysages très variés, des montagnes aux déserts en passant par les canyons. Une image un peu différente des classiques espagnols !

La météo de cette arrière-saison a été particulièrement belle la première semaine, un peu plus mitigée la deuxième, mais nous a permis de voir presque tout ce que nous souhaitions.

Pour avoir moins de risque côté météo, octobre est sans doute plus adapté.

Néanmoins, avec un séjour à nos dates, nous étions assurés de profiter des belles couleurs d'automne qui ont contribué à sublimer les paysages.

Ce que nous avons aimé : - les belles randonnées dans des sites peu fréquentés, où nous étions presque toujours seuls, - les beaux villages traditionnels, souvent admirablement situés, pour beaucoup en cours de rénovation, - la douceur du climat, - le réseau routier, en excellent état, - l'accueil, souriant et chaleureux partout, - la cuisine locale, très bonne et beaucoup beaucoup moins chère qu'en France, - le vin, notamment le vignoble du Somontano, une belle découverte !

Bref, vous l'aurez compris, l'Espagne, on a adoré !

Un regret : N'avoir pas pu explorer le désert des Bardenas Reales à pied peut-être, mais nous reviendrons, la péninsule ibérique a encore tellement de ressources à offrir.

Bibliographie/webographie

Côté ouvrages papier, j'ai eu entre les mains deux guides du Routard : * Madrid, Castille avec Aragon, Rioja et Estrémadure * Pays basque (France, Espagne, Navarre y compris)

Mais en réalité je me suis surtout servie d'Internet et notamment des sites suivants :

Si belle la terre (Aragon, Bardenas Reales, Sierra de Guara) qui a été ma principale source d'inspiration,

Topo Pyrénées qui recense de nombreuses randonnées dans le sud-ouest de la France et en Espagne, bien documentées et illustrées, avec traces GPS,

Turismo Somontano, le site de l'office de tourisme du Somontano qui a guidé mon choix pour les randonnées dans la Sierra de Guara,

Wikiloc et ses traces GPS très utiles, un incontournable,

Vazyvite pour appréhender la région des Bardenas Reales tout en passant un moment de franche rigolade,

Trip in Wild pour le plaisir des yeux et les belles images, toujours des Bardenas.

Voilà, c'est la fin de ce récit et de notre fabuleux voyage. En attendant le suivant, nous vous souhaitons une belle année 2017. 🙂

Romarin

FIN
Un mois au Laos avec "Les Gros Sacs"! C'est reparti pour un tour! English translation pending
by Lesgrossacs · 2016-12-15 · 41 replies
Hello les voyageurs :)

Les Gros Sacs sont de retour, accrochez vos ceintures 😛

Après notre carnet de voyage "3 semaines au Myanmar avec Les Gros Sacs", nous remettons le couvert avec le Laos cette fois-ci.

Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos donc, et nous sommes actuellement au Cambodge

Le contexte : - Du 4 novembre au 3 décembre 2016 - En couple - 4ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂 - Notre blog si par hasard notre style vous plait : www.lesgrossacs.com - Et si vous aimez les photos, notre instagram : @lesgrossacs - Et tant qu'on y est, si vous voulez rigolez un peu tous les jours, notre page Facebook

Sommaire du carnet : - Descendre le Mékong depuis la frontière Thaïlande/Laos jusqu'à Luang Prabang - Luang Prabang - La Plaine des Jarres (Phonsavan) - Vientiane (pendant le festival That Luang) - Vang Vieng - La boucle de Thakhek en scooter - Le plateau des Bolovens en scooter - Les 4000 îles (Don Khone pour nous) - Traverser la frontière entre Laos et Cambodge (sans payer de bakchich !) - Le bilan (en chiffre et en lettres) - La vidéo - Vos critiques et insultes 😉

Allez c'est parti :)
Zimbabwe et Zambie: retour d'un voyage entre amis English translation pending
by Max68 · 2016-12-14 · 83 replies
Bonjour à tous Voici un résumé rapide de notre voyage au Zimbabwe et en Zambie en juillet / août 2016.

POUR LE CARNET AU JOUR LE JOUR C'EST PAR ICI ... Sinon il y a LA VERSION BLOG avec de nombreuses photos 🙂

La genèse

Suite à une agréable rencontre en janvier 2015 avec des amis de Voyage Forum (Pierre, Eric, Jean-Luc, Julie, Vincent, Marie-Gabrielle et Yves) le virus m’a repris … on veut retourner en Afrique Australe. On voudrait en profiter pour faire un voyage long, du moins pour nous, donc au moins 3 semaines … au final il fera même 3.5 semaines, donc obligatoirement en juillet/août. Seulement voilà, Valérie ne veut pas retourner en Afrique Australe s’il fait froid, elle trouve qu’on a eu trop froid au Botswana en 2012 !. C’est Pierre qui me trouve la solution « va donc au nord du Zambèze il y fait nettement moins froid ! ». Je sors la carte, la Zambie ok, ça a l’air top ! … et pourquoi pas un peu de Zimbabwe. Je lance une discussion sur VF et grâce à mes amis on construit petit à petit un itinéraire sympa. J’en profite pour alimenter la discussion avec toutes les infos que j’ai pu glaner. C’est au court de cette discussion que le 19 mars 2015, date à marquer d’une pierre blanche, que je reçois un message de Mayrig (qu’on avait vu lors de la rencontre chez Eric) : « si on peut faire un bout de chemin ensemble, ce serait avec plaisir » … GENIAL … de connaissances ils deviendront des amis et ensemble nous avons préparé ce grand voyage, le « un bout de chemin » c’est transformé en 3.5 semaines de voyageJ.

Se rajouterons deux amis, attirés par les belles photos et le dépaysement de l’Afrique Australe. Un avantage, c’est qu’on sera 2 4x4, ce qui est beaucoup plus sécurisant vu qu’on ne sera pas directement sur des « autoroutes touristiques ». Un autre avantage c’est que les frais seront divisés par 6, cela nous a permis de louer, dès que c’était possible, des camp exclusifs (à Hwange et à Mana Pool). Et un troisième … nous serons deux pour préparer le voyage et c’est un grand plaisir que de partager ainsi une préparation, les idées rebondissant de l’un à l’autre. Et un quatrième … que c’est agréable de partager avec d’autres ces moments uniques …

Les véhicules Pour Marie-Gabrielle et Yves c’est simple, ils ont un 4x4 en Afrique Australe qui les attend à Maun. C’est un magnifique Defender (mon rêveJ) tout équipé avec tentes au sol.

Pour ma part j’ai consulté Asco (avec qui on a l’habitude de travailler), Hemingway basé à Livingstone et très bien réputé et Bushlore en Afrique du Sud. Au final on a retenu Bushlore. Financièrement ils étaient intéressant, d’autant plus que le Rand est très bas ce qui a fait une économie substantielle apr rapport à Hemingway. En plus chez n a choisi un Land Cruiser 79 alors que Hemingway n’a que des Hilux 2.5 D. Pourquoi pas de Defender me direz-vous, alors qu’on adore ce véhicule … personne n’a voulu nous le livrer si loin dans un pays avec peu d’infrastructure … parait que le Def n’est pas assez fiable !!!!.

Quelques semaines avant le voyage j’avais recontacté Clyde chez Bushlore pour lui rappeler qu’on sera loin et que ce serait bien qu’on ait un véhicule au top … mon message sera entendu puisque le LandCruiser accusera 6.000 kms lorsqu’on le prendra à Livingstone, ce qui est rien sachant qu’il a déjà dû venir de voyage Johannesburg. L’aménagement du véhicule est le meilleur que nous ayons eu (désolé Asco !) avec un très grand tiroir et des rangements bien pensés. Le seul hic c’est les tentes qui étaient anciennes et usées. Comme bien souvent les fermetures éclairs avaient du mal à passer les angles. Pour le reste rien à dire, on était content du véhicule et du service. Lorsque nous avons rendu la voiture il y avait quelques rayures, un pneu à plat et un projecteur arrière avec une vitre cassé, ils ne nous en ont pas tenu rigueur et rien réclamé. Point très important, bien vérifier que tous les papiers sont là pour le passage des différentes frontières !.

Ce n’est pas forcément tout simple vu qu’il y a autant de réglementation que de douaniers au Zimbabwe … et en Zambie ils ne sont pas en reste. Par exemple lorsque nous sommes revenus en Zambie la douanière a trouvé qu’il nous manquait un papier, alors qu’on était déjà en Zambie … Elle voulait un certificat du propriétaire nous autorisant à traverser la frontière avec son véhicule. Jusque-là ça semble normal et nous l’avions … de Bushlore … sauf que les véhicules sont acquis en crédit-bail donc in fine le propriétaire c’est Toyota Finance … et nous n’avions pas de papier de Toyota et d’ailleurs un tel papier n’existe pas et est impossible à avoir … inextricable. Du coup ça c’est réglé à l’Africaine … lentement, d’un bureau à l’autre, à chaque fois une petite attente et au fil du temps le papier semble être devenu de moins en moins indispensable et nous avons fini par avoir nos tampons sans avoir payé de bakchich ni rien fait de spécial … A chaque fois un « facilitateur » nous a choisis … on s’est laissé faire. Ils ont la technique pour court-circuité les files, savent à quel guichet aller et c’est de bonne guerre, du moment qu’ils restent raisonnable en commission et que ça se passe avec le sourire. Le premier a même voulu nous donner un reçu … bon on l’attend encore. De mémoire on leur a donné 10 ou 20 dollars à chaque passage. Au final on peut dire que les passages se sont bien passés mais nous ont à chaque fois coûté environ 1h30.

Voici ce que Julie nous avait communiqué concernant les passages de frontière :

Equipement spécifique pour la Zambie et le ZImbabwe Stickers réfléchissants (2 blancs de 60 mm x 50 mm à l’avant et 2 rouges de 60 mm x 50 mm à l’arrière) Extincteur homologué de 1,5kg 2 triangles

Le loueur doit te fournir pour un véhicule immatriculé en dehors de la Zambie et du ZImbabwe : Les papiers du véhicule Une lettre d'autorisation de circuler en Zambie et au Zimbabwe Le TIP pour la Zambie La facture de la road tax zambienne Le papier de l'assurance tierce au moins valable pour la Zambie La facture de la taxe carbone

A la frontière Zambienne Documents à présenter Passeport avec une validité de plus de 6 mois et 2 pages vierges Permis original accompagné d’un permis de conduire international Autorisation du loueur de circuler dans les pays où vous souhaitez vous rendre Papiers du véhicule Assurance tierce si obligatoire dans le pays traversé (cette assurance peut être achetée aux frontières)

Documents à obtenir au poste Visa individuel Permis temporaire d’importation du véhicule mentionnant le numéro de châssis et le numéro du moteur (pense à vérifier où se situent ces numéros dans le véhicule au moment de la remise de la voiture, ça peut aider si la police fait un contrôle, ce qui arrive rarement) Facture des taxes payées (taxe carbone, droit de passage …) Assurance tierce si non obtenue au préalable

Formalités pour les véhicules entrant en Zambie TIP (Temporary Import Permit) Road Toll : 20 USD pour un véhicule sud-africain, valide 1 an Assurance : 260 ZMW pour 1 mois ou 400 ZMW pour 3 mois (peut se négocier ;-) ) Taxe Carbone : 150 ZMW pour un 4×4, due à chaque entrée Kazungula District Council : 30 ZMW pour le Motor Vehicule Levy, (sans doute demandé uniquement au poste de Kazungula)

Au final le passage au Zimbabwe nous avait coûté 165 $ pour nous 4 et le véhicule. A l’aéroport de Livingstone ils n’avaient pas de visas commun Zimbabwe / Zambie. Le retour en Zambie : 40$, nous avions déjà des visas à entrées multiples pris à l’aéroport de Livingstone à notre arrivée. Dans ce prix il y a la road taxe qui nous a permis de ne pas avoir à payer le péage « autoroutier » que nous avons croisé vers Lusaka.

Au niveau pratique

Réservation Nous avons transité par Bushlore, ce qui est pratique car on peut facilement faire un virement en AFS (contrairement au Zimbabwe qui est sur blacklist) et tout payer en une fois. Néanmoins ça n’a pas été de tout repos car Nicole chez Bushlore n’est pas très à l’aise avec les chiffres. Normalement au courant de 2016 Zimpark (organisme officiel de réservation des parcs au Zimbabwe) met en place un système de booking sur internet.

L'itinéraire 29 juillet - Livingstone Course au Shoprite, bien achalandé +++ Stations-service Nuit Maramba River Lodge en « bungalow » - chambre correct sans plus Localisation et lodge bien, bungalow correct, repas bien Réservé à l’avance par internet.

30 juillet – Hwange - 260 kms Passage de frontière (165 $ pour nous 4 et la voiture) et courses côté Zimbabwéen à Victoria Falls pour acheter ce qui risquait de ne pas passer la frontière. Le supermarché de Vic est encore mieux achalandé que celui de Livingstone, mais plus cher. Route pour Hwange, macadam puis piste en bon état. A l’intérieur du parc les pistes sont aussi en bon état Particularité de Hwange, de magnifiques Hide pour contempler les animaux aux points de vue. Nuit à Sinamatella en camping, très bel endroit au bord de la falaise Repas au restaurant du camping

30 juillet – Hwange – 26 kms … si on y va directement Divagation dans le parc Nuit à Masuma Dam Picnic Area. On peut louer l’endroit qui de ce fait se trouve privatisé – exceptionnel. Avec vu sur le waterhole etoutetout

31 juillet – Hwange – 146 kms … si on y va directement Divagation dans le parc Nuit à Ngweshla Picnic Area. On peut louer l’endroit qui de ce fait se trouve privatisé – très beau également, en revanche on ne voit le waterhole.

1 août – Hwange à Mlibilizi – 190 kms … si on y va directement Déjeuner et ravitaillement essence à Main Camp Route en très bon état Nuit initialement prévu au Manzini Lodge, qui en fait a fermé. On a fini au Mlibizi Resort, où nous avons loué deux chalets. Bel endroit au bord du lac Kariba. Ils ne servent pas à manger en revanche les chalets sont équipés.

2 août – Ferry sur le lac Kariba – 22 heures de bateau On dort sur le ferry, il y a des matelas. La nourriture très bonne est incluse dans le prix. Attention il n’y a que 3 emplacements pour des voitures surélevé, sinon il faut déposer tout ce qu’il y a sur le toit. En tout le ferry peut contenir 12 voitures et 72 personnes. Départ à 9h et arrivée le lendemain à 7h

3 août – Kariba à Mana Pool – 173 kms Ravitaillement essence + course à Kariba (avec du choix) Route jusqu’à Marongora où il y a l’office du parc. Paiement et remplissage de registresss Puis piste en bon état jusqu’à la gate de Nyakasikane Puis re-piste correct jusqu’à Nyamepi ranger Office Nuit à BBC Exclusive Camp. Emplacement privatif … il n’y a que nous et … et … beaucoup d’animaux autour de nous. Exceptionnel, impossible de faire 50 mètres sans devoir contourner un éléphant, un Impala, le tout sous les rires des hippos.

4 août – Mana Pool Divagation dans le parc Pistes en bon état Nuit à BBC Exclusive Camp. 5 août – Mana Pool – 20 kms Divagation dans le parc Nuit à Nkupe Exclusive Camp … très bel endroit, plus isolé que BBC mais moins « giboyeux »

6 août – Mana Pool – 60 kms Divagation dans le parc Pistes en bon état sans rien de particulier, la partie finale à partir de la piste principale est déjà plus « hard ». Nuit à Chitake 2 Exclusive Camp … exceptionnel, là vous êtes réellement seul, il n’y a que vous à 50 kms à la ronde. Le point d’eau est une résurgence dans un canyon. Certainement un des endroits les plus « hors normes » où nous ayons été. C’est ici que le matin on a assisté à une « charge » de buffle depuis la rive du canyon jusqu’au fond pour venir boire

7 août – Mana Pool – Bridge Camp – 404 kms Départ vers 7h Attention prendre de l’essence AVANT de passer la frontière, côté Zimbabwéens, car de l’autre côté il n’y a rien. Nous avons dû attendre d’être sur la Great East Road. Passage de frontière à Chirundu – 1h30 Ensuite on a tourné à droite vers Lower Zambezi pour emprunter la Leopard Road Là niveau piste c’est déjà nettement plus costaud, très peu fréquenté (il vaut mieux qu’il ne vous arrive rien), piste pas entretenue avec des ornières très profondes et quelques montées sérieuses. Du moment où on quitte la route de Lower Zambezi jusqu’à Chwonge il y a 103 kms, on mettra presque 4 heures. Ensuite belle route goudronnée jusqu’à Bridge Camp où nous arriverons vers 19 h Nuit en chalet au Bridge Camp, correct. Repas sur place correct également. Le patron est un blanc …

8 août – Bridge Camp à South Luangwa – 481 kms Stop à Chipata pour déjeuner + ravitaillement + essence Fruit et légumes … il y en a plein à vendre le long de la route Route goudronnée jusqu’à Chipata De Chipata très bonne piste (ou goudron) jusqu’à South Luangwa, de mémoire 2h30. Il y a une station-service et un petit shop. C’est touristique. Attention la station n’est pas toujours approvisionnée, dans ce cas aucun plan B. Nuit à Wildlife Camp, bien placé le long de la rivière, en tente sur le toit. C’est déjà un grand camping où il peut y avoir des groupes. Repas correct dans le restaurant du camp.

9 août – South Luangwa – 32 kms sans les divagations Secteur Mfuwe le matin Après-midi secteur Nsefu Nuit au Zikomo Lodge qui a 4 emplacements de camping. Nous avons particulièrement apprécié l’accueil qui n’a pas fait de différence entre clients « en dur » et campeurs (cocktail d’accueil, piscine, ..) Repas restaurant sur place bien. Un de nos coups de cœurs. En revanche c’est assez loin de la piste principale et elle n’est pas trop roulante. A privilégier pour visiter Nsefu d’autant plus qu’ils ont un passage privé pour accéder à cette partie du parc.

10 août – South Luangwa – 32 kms Visite Nsefu secteur Nuit à Wildlife Camp.

11 août – South Luangwa – Muntinondo – 223 kms Départ vers 7h – arrivée à Muntinondo vers 16 h Plein au village de South Luangwa La M5 qui traverse SL a quelques passages très très raides, encore plus que la Leopard Road, mais sans les ornières. C’est aussi du très costaud. Celle-là et la Leopard Road sont les deux pistes les plus costauds et longues qu’on ait fait. Beaucoup plus qu’en Namibie où ce ne sont que quelques passages qui sont raides. Un autre élément c’est la présence en nombre des mouches Tsé Tsé lorsqu’on commence à monter l’escarpement, on a croisé les doigts et on s’est retenu pour ne pas avoir à sortir, elles étaient des centaines à nous tourner autour et profiter du capot de la voiture comme transport en commun. Nuit Muntinondo Wilderness Lodge en chalet (ils n’en ont que 4). Repas restaurant sur place … exceptionnel aussi bien pour la beauté des lieux que la qualité des prestations. Ils ont aussi un camping.

12 août – Muntinondo à Bangwelu – 150 kms Piste d’accès très fatigante entre bumps et sable. Il y a des habitations dispersées sur les 30 derniers kms. Le Shoebill Camp est fermé depuis juin 2016 … peut-être un nouveau campement mais pour le moment on n’a rien vu. Nuit au Nsobe Community Camp. Très bien, pas d’emplacements délimités, ils vous installent sous un arbre. On a de la place …. Possibilité d’organiser une excursion « Shoebill », il suffit de le demander au gardien. Août n’est pas la bonne saison pour voir les becs-en-sabots … mais nous aurons la chance d‘en voir un.

13 août – Bangwelu à Kundalila Falls – 184 kms Excursion Shoebill retour vers 11h Toujours cette même piste fatigante. A la gate de Bangwelu nous avons pris à droite vers Waka Waka. Stop à Waka Waka pour déjeuner. Le camp semble désaffecté, énormément de mouches, désagréable. Au moment de partir un gars passe et réclame de l’argent pour avoir pique-niqué sur place (de mémoire 20 $) !!! .. dire qu’on avait prévu de s’arrêter ici pour profiter du lac et passer la nuit. Du coup on a repris la voiture avec comme objectif Kundalila Falls. Toujours cette même mauvaise, très mauvaise piste. Dire qu’elle est en « blanc » sur la carte, il y en a en « pointillé » qui sont en bien meilleur état. Une fois sur la Great East Road macadam puis une très bonne piste jusqu’à Kundalila. Nous arriverons vers 17h30. Le camp est en fait le parking de la journée endroit bof !.

14 août – Kundalila Falls à Fringilla Farm – 427 kms Macadam tout du long. Pour l’essence il y a régulièrement des stations et des villes avec des supermarchés (Serenje, Mkushi, Kapiri, Kabwe) Nuit Fringilla Farm réputé pour la viande … ne fait c’est surtout les saucisses leur spécialité, et elle est excellente. Fringilla est un gros centre de vacances (à l’échelle de la Zambie). Nous avons pris des chambres, on y a bien dormi, mais sans charme particulier

15 août – Fringilla Farm à Kafue NP – 307 kms Retour en arrière jusqu’à Landless Corner. Macadam presque tout du long. Parfois on longe le macadam sans avoir le droit d’aller dessus … mais dans l’ensemble c’est roulant .. sauf si on suit le GPS qui au rond-point de Mumbwa vous dit d’aller tout droit. Là c’est beaucoup moi drôle, piste complètement ravinée alors que si au rond-point on prend à gauche on reste sur le macadam. Ravitaillement essence à Mumbwa. Ensuite macadam jusqu’à l’entrée du parc. Piste correct à moyennement défoncé jusqu’au Kafwala Rapids Camp. On est arrivée vers 15h30 Nuit en chalet (pas prévu, ce fut la bonne surprise) Endroit magnifique, si vous donnez vos aliments ils se feront un plaisir de vous faire la cuisine. Possibilité de faire une croisière d’un soir sur la rivière Kafue … qui en fait est un fleuve très large à cet endroit. Un coup de cœur également.

16 août – Kafue NP – 230 kms Busangas Plains – 115 kms / 3h30 de piste Le lodge nous a laissé partir à 4h du matin pour pouvoir être de bonne heure sur place. Pistes pas forcément évidentes lorsqu’on arrive aux Busangas avec de « sérieux » bumps Nuit idem.

17 août – Kafue NP – 190 kms De Kafwala à Kaing U Nuit en Camping à Kaing U Possibilité de faire une croisière … sauf quand on y était car il y avait des américains qui monopolisaient le lodge. Les animaux sont de l’autre côté de la rivière par rapport au lodge, donc peu d’intérêt de faire un tour en 4x4, il faut avoir un bateau disponible pour traverser ou alors arriver par l’autre rive et y laisser le 4x4. Les gens du lodge viennent vous chercher, mais dans ce cas comment camper ???. Nous n’avons pas apprécié l’accueil, on a très bien senti qu’’on était « que » campeurs. L’emplacement de camping est bien agencé mais comme on est entouré d’arbres il n’y a plus ce sentiment d’immensité qu’on a ressenti ailleurs. Nuit idem.

18 août – Kafue à Livingstone – 480 kms 11 heures avec les arrêts. Là il faut savoir par où passer car les pistes peuvent être en réalité des routes et des routes des pistes … De Kaing U revenir par la petite piste pas facile pour rejoindre la route de Itezhi-Tezhi Road. Ensuite descendre sur la piste (qui longe la route) jusqu’à Itezhi, où il y a une possibilité de refaire le plein un peu au sud de du pont. Ensuite il faut longer la rive nord de la Kafue jusqu’à 10 kms environ à l’Est de Shimbizi. Là il y a un bac qui permet de traverser le rivière. Ensuite quelque kms de bumb, très bump (marécage séché) et tout d’un coup un peu avant Namwata du macadam tout beau … et on en aura jusqu’à Livingstone. Ce qui fait, alors qu’on avait prévu un stop, on a continué jusqu’à Livingstone où nous sommes arrivé vers 18 h. Nuit au Maramba River Lodge, mais cette fois en camping. On a trouvé le camping très bien et très peu fréquenté. Si vous prenez les emplacements E, F, G, … vous serez à la lisière du camp bien isolé des autres. Le diner au lodge est très bien.

19 août – Livingstone Survol des chutes en hélicoptère avec United Air Charter. Je crois que nous avons payé entre 130 et 160 $ par personne je crois pour un ¼ heure. Ils sont venus nous chercher au Lodge. Nuit idem.

20 août – retour Restitution du 4x4 à l’aéroport avant d’embarquer sur la SAA

Si vous voyez un point que vous souhaitez que j’aborde n’hésitez pas à demander c’est avec plaisir que je parlerais d’une région qui m’a énormément plu .. POUR LE CARNET AU JOUR LE JOUR C'EST PAR ICI ...

Sinon il y a LA VERSION BLOG avec de nombreuses photos 🙂
Faire l'impasse sur le Kruger? English translation pending
by Volfoni33 · 2016-12-12 · 47 replies
Bonjour à tous

Je pars 3 semaines en Afrique du Sud en mars-avril prochain. Pour avoir déjà potassé pas mal le forum, j'ai bien compris que le pays est vaste et qu'il faut se résoudre à faire des choix.

Alors voilà, je me pose la question (probablement sacrilège pour certains) de faire l'impasse sur le Kruger. En effet je ne suis pas certain d'être hyper fan du concept du safari photo et je me disais (à tord peut être) qu'en visitant les parcs aux nord de sainte Lucia, addo elephant park et ceux entre PE et Cape town j'aurais quand même déjà un bon aperçu de la vie sauvage tout en m'économisant du temps et de l'argent...

Suis-je fada ou le raisonnement peut-il se défendre ?

Merci de vos lumières.
Hammerfest - Tromso en voiture: météo en mars English translation pending
by Athenaide · 2016-12-07 · 6 replies
Bonjour à tous, J'espère ne pas être tellement redondante dans la demande de ce post, par rapport aux autres présents sur le forum..

Je pars à Tromso en mars prochain avec mon compagnon, principalement pour observer les aurores boréales. Nous arrivons le dimanche soir et repartons le samedi d'après, toujours de Tromso. J'ai vu qu'un bateau peut nous amener à Hammerfest, de nuit. Je viens ici vous demander si vous pensez possible de faire Hammerfest --> Tromso en voiture en 4 jours. - Est-il possible de louer une voiture à Hammerfest et de la rendre à Tromso ? - Surtout, le temps météo selon vous, ne sera pas trop galère pour conduire ? J'ai lu qqpart 80km/h sur les routes.. - En 4 jours est-ce faisable ? - Et enfin, est-ce joli de faire cette route ? On passerait par Lyngseidet, qui a l'air très joli. Y a t-il un ferry entre cette ville et Olderdalen ?

Et si vous avez d'autres conseils - lieux à voir, activités, où dormir, etc. - je suis preneuse !!

Merci à vous, et belle journée : )
19 jours hors des sentiers battus Michigan, Ohio, Indiana et plus English translation pending
by Americalover · 2016-12-05 · 56 replies
Carnet de route Introduction : Pour ce sixième voyage au pays de l’oncle Sam, plusieurs options ont été étudiées, tout d’abord, la destination, sur ce premier critère voici celles qui étaient envisagées : La première, la Californie sud et route 1 avec incorporation en début de voyage du fameux Fun Run sur la Route 66 de Seligman à Topock, avec comme contrainte le début de voyage sur le 1erweek end de mai date annuelle du fun run, et pour faire le tour de cette région une programmation sur 3 semaines. La deuxième destination pré étudiée a été la Floride, là aussi l’estimation du temps nécessaire à une découverte dans sa globalité s’est portée sur 3 semaines, et par contre concernant la période, une programmation de novembre à avril pour éviter les températures excessives, orages comme nous l’on conseillé nos amis américains. La troisième destination pré étudiée et finalement réaliséea été autour des grands lacs avec comme contrainte, un déroulement du voyage possible du printemps à l’automne, sur 3 semaines lui aussi voir plus. En regard des contraintes personnelles sur les jours de congés restant, les possibilités de les poser avec compatibilité du service, le choix s’est fait sur cette dernière. Est venu, après cette pré étude, le déroulement des différentes étapes du projet réalisé, comme à chaque voyage par : recherche de documentations, guides, consultation des 4 sites internet :

La lecture et synthèse de toutes les informations, le choix des curiosités ou centres d’intérêt à retenir, l’établissement d’un pré circuit chiffré en temps de route et km /miles sont les étapes suivantes qui permettent d’affiner le projet et s’assurer de sa faisabilité. Dans notre cas comme à l’accoutumé, le 1er jet était un peu ambitieux en partant au départ sur l’Est de Chicago qui incorporait la visite d’une partie du Minnesota, de l’Iowa, du Wisconsin, il nous a donc fallu pour respecter la contrainte de durée de 3 semaines supprimer cette partie du programme en ne conservant que les états qu’il nous semblait important de visiter en regard de nos centres d’intérêt et objectif de voyage soit le Michigan, l’Ohio, la partie nord de New York state, de la Pennsylvanie et de l’Indiana. Ce préprogramme a été complété et enrichi par les infos, conseils ou retours d’expérience d’amis voyageurs, la lecture du forum, et des commentaires de mon post sur le sujet. La période du 10 au 30 septembre a été définie en fonction des différents critères : belle arrière saison avec températures idéales pas trop chaud pas trop frais, compatibilité avec durée de nos congés respectifs, les possibilités de les poser avec compatibilité du service, programme de festivités sur un des week end (rally airstream à Sugarcreek Ohio) Les différentes simulations et contraintes ou exigences (vol direct, prix, aéroport sur le circuit de visite) pour réservation des billets d’avion nous ont fait préférer Chicago comme lieu d’arrivée et départ de ce trip. (Plus économique et sans escale en comparaison de Detroit, Cleveland ou Indianapolis) Résumé données de départ : Destination : Chicago, Michigan, Ohio, New York state, Pennsylvanie, Indiana. Objectif : découverte de la culture automobile et récréative (RV), des curiosités naturelles, des ponts couverts, pays Amish, avec en complément, la culture musicale, les roadsides, diners…. autour et dans les états traversés Durée : 3 semaines, 19 jours sur place Période : 10 au 30 septembre 2016 Contraintes : départ et arrivée à Chicago, présence le dimanche 25 Septembre à Sugarcreek OH pour la journée d’ouverture de l’Airstream rally Contexte : Pour ce sixième voyage après 2 voyages dans l’ouest, 1 sur la Route 66 avec retour par le Tennessee, le Kentucky et l’Indiana, 1 dans l’Est et la Nouvelle Angleterre, 1 dans le grand Deep South (sud profond) et avant le Nord Ouest, la Floride, la Californie du Sud, Hawaï et l’Alaska, cette destination était tout à fait compatible, voir être le choix judicieux pour la poursuite de notre découverte de ce grand pays, de sa géographie, et de sa Culture en général. Le fait que cette destination ne soit pas « touristique » et en dehors des sentiers battus a été une motivation complémentaire. Références, bibliographie : Guides vert Michelin Est ed 2001, Nord Est ed 2016, Routard, le petit Futé
Voyage Québec - Ontario en 3 semaines English translation pending
by Johz · 2016-12-03 · 43 replies
Bonjours à tous !

Tout d'abord, merci à tous les forumeurs pour leurs conseils que j'ai pu piocher dans l'un et l'autre sujets.

Avant tout, j'aimerai vous présenter le contexte et optique du voyage. Ma compagne et moi (28 et 25 ans) souhaitons réaliser un voyage de 3 semaines (à définir entre la 2ème semaine d'août et 2ème semaine de septembre) au Canada. Ce que l'on attend de ces 3 semaines c'est: - Profiter de la faune / flore à pieds, canoë, kayak (rando-camping, cannot camping de 2 jours, rafting, canyoning). - Visiter les villes de Montréal, Québec, Toronto, Ottawa. - S'imprégner de la culture du pays et échanger avec les canadiens (notamment pompiers, l'étant en Belgique). - Voir un match de hockey. - Balade à cheval dans l'Anse Saint-Jean. - Faire de ces 3 semaines, un souvenir inoubliable.

Les grandes lignes pour réaliser cela sont: - Vol aller: Bruxelles-Toronto (oui, nous sommes belges \o/) - Parcourir le pays en voiture de location: - Hébergements: auberges, b&b, hôtel (de temps en temps), camping, ... - Vol retour: Montréal-Bruxelles. - Pour citer un des membres du forum: Voir moins, mais voir mieux.

Après moult recherches, voici les points de chute. Attention: quand je mets des jours entre parenthèse, c'est ce que je crois être raisonnable. Lorsque je n'en mets pas, c'est que je n'ai aucune idée sur la question. D'autre part, la chronologie des lieux a été pensée pour éviter de faire des kilomètres inutiles (enfin je pense ^^).

TORONTO (2 jours) NIAGARA FALLS (1jour) MILLES ILES (1/2 jour) OTTAWA PARC MONT TREMBLANT LAC TAUREAU (auberge du lac Taureau) MAURICIE (2 jours cannot-camping + chutes Waber) ZOO SAUVAGE SAINT-FELICIEN FJORD SAGUENAY TADOUSSAC CHARLEVOIX QUEBEC (2 jours) CHUTE MONTMERANCY PARC JACQUES CARTIER TROIS-RIVIERES SURCRERIE DE LA MONTAGNE DU NORD RAWDOWN (bains nordiques) MONTREAL (2-3 jours)

Et voilà... Alors sur cette base, j'ai bien entendu plein questions 😊: - Sur cette base, pensez-vous que nous réalisons des "doublons"? J'entends par là, faire par exemple, le Mont Tremblant et ensuite le Parc national de a Mauricie. - Avons-nous oublier un "incontournable" ? Avons-nous inclus un "pas nécessaire"? - L'ordre est-il correct? - Selon vous, combien de jours par lieux, après rafraichissement de cette liste?

Ceci conclut les questions liées à l'itinéraire. Comptez sur moi, pour revenir avec d'autres questions quand l'itinéraire sera plus "propre".

En tout cas, je vous remercie d'avance pour l'aide apportée et d'avoir lu cette belle tartine 😄.

Johan.
Itinéraire Yellowstone - Colorado English translation pending
by Jerome72 · 2016-11-30 · 11 replies
Bonjour a tous

J'aimerais avoir votre avis sur un circuit pour les 3 dernieres semaines de septembre. Au niveau des durées sur place, qu'en pensez vous?

S9 Paris Salt lake city

D10 Salt lake city Grand Teton NP 454 4h30 L11 Grand Teton M12 Grand Teton M13 Grand Teton Yellowstone NP 209 2h30 J14 Yellowstone V15 Yellowstone S16 Yellowstone D17 Yellowstone NP Rocky Mountain NP 778 8h15 L18 Rocky Mountain NP M19 Rocky Mountain NP M20 Rocky Mountain NP Hanging Lake 326 4h J21 Hanging Lake Ashcroft 97 1h25 V22 Ashcroft* S23 Ashcroft St Elmo 309 4h D24 St Elmo Gunnison NF 52 1h30 L25 Gunnison NF M26 Gunnison Silverton 200 2h45 M27 Silverton J28 Silverton Durango* 78 1h10 V29 Durango Mesa verde 58 40 mn S30 Durango Salt Lake City 630 6h20 D31 Salt Lake City Paris Merci d'avance pour votre aide
Préparation d'un road trip de 3 semaines en Alaska English translation pending
by Joh94170 · 2016-11-27 · 48 replies
Bonjour à tous,

Après avoir effectué un magnifique road-trip dans l'ouest canadien en juin 2016 et après avoir sélectionné la Mongolie pour notre road-trip de l'été 2017 en juillet prochain, nous nous intéressons à présent à notre destination pour l'été 2018 : l'Alaska ! 🙂 Trois semaines en juin 2018. Fans de grands espaces et de nature, cet endroit du globe nous a toujours fait rêver et nous nous sommes dit qu'il serait temps de sauter le pas.

Certes c'est encore loin, mais au vue des nombreux carnets de voyages que nous avons lu sur cette destination, une chose est souvent revenu : s'y prendre le plus tôt possible surtout à cause des prix qui peuvent vite exploser.

Notre but est donc de commencer les réservations pour ce trip en aout 2017, soit après notre retour de Mongolie. Les réservations seront donc effectué 10 mois avant le départ ce qui, nous pensons, est pas mal pour avoir des prix plus intéressants.

Étant donné que les hébergements sur place sont bien souvent hors de prix, nous souhaitons réaliser ce voyage en louant un genre de truck camper ou même un van aménagé. Le fait de ne pas avoir de douche à l'intérieur ne nous dérange pas, car nous avons vu qu'il était possible de se doucher dans les stations services ou encore dans les nombreux "campground" présents un peu partout. Le coté un peu "roots" ne nous fait pas peur.

Au début, nous voulions arriver et repartir d'Anchorage avec la compagnie Condor qui propose les tarifs les moins chères cependant les prix des van ou truck camper pour 3 semaines au départ d'Anchorage, nous ont fait bondir! On a souvent lu par exemple que Go North permettait d'aller sur les routes de graviers mais entre la taxe du pays, le kilométrage illimité, l'assurance, le GPS etc cela nous revenait à plus de 6000€ pour 2 personnes ce qui nous a clairement fait halluciné! Le seul loueur que nous avons trouvé qui propose des prix corrects à Anchorage est Northwest Van Campers. Ce dernier autorise également les routes de gravier mais ce qui nous dérange ici c'est qu'il y a dans l'ensemble très peu d'avis. On ne sait donc pas trop ce qu'il vaut, surtout que c'est une toute petite entreprise. Si certains sont déjà passés ce loueur, n'hésitez pas à nous donner votre retour d'expérience. 🙂

Nous avons donc trouvé une autre option pour avoir des prix plus avantageux : louer notre camion aménagé à Whitehorse au Canada (dans le Yukon) ville située à un peu plus de 5h de la frontière de l'Alaska en passant par la Alaska Highway. D'après nos recherches c'est Authentik Canada qui semble proposer les prix les plus intéressants et si vous réservez bien à l'avance, les frais de kilométrage illimité et le passage de la frontière aux USA sont offerts. En gros, pour tout compris (GPS, assurance etc) cela nous reviendrait pour un petit camion aménagé à environ 4000€ les 3 semaines (soit 2000€ mois chère qu'en Alaska). Bien sur ici, si vous avez des meilleurs plans nous sommes preneur d'infos 😎

Voici donc le parcours que nous nous sommes pour le moment fixé, ce dernier peut bien évidemment encore changer. Vos impressions, bons plans, avis, choses à voir en plus de celles mentionnées sont donc les bienvenus 🙂 Sachez avant de lire la suite que nous recherchons principalement le coté nature (montagne, lacs, glaciers etc) les randonnées, des sports pour voir la "wildlife". Nous adorons également les routes panoramiques : rouler, s'arrêter, profiter du moment pour prendre une photo, reprendre la route sont des choses qui nous tiennent particulièrement à cœur. Rouler une journée entière ne nous fait donc pas peur. Lors des journées de routes on se réveille en général très tôt pour arriver au plus tôt à notre future étape. Bien que nous arriverons et repartirons à Whitehorse, notre but à travers ce trip est de privilégier l'Alaska et non le Yukon car pour nous, en 3 semaines, difficile d'allier les 2 tant il y de choses à voir de chaque coté.

Jour 1 :

- Vol Paris/Whitehorse avec la compagnie Lufthansa pour environ 1000€/pers (ici le prix ne change pas trop par rapport à un vol Paris/Anchorage avec la compagnie Condor). Durée totale du voyage 22h avec deux escales, une à Francfort et une autre à Vancouver. Tout les vols Paris/Whitehorse avec Lufthansa arrive à Whitehorse à 23h06 heure locale. Connaissez vous ici des compagnies aériennes plus avantageuses?

- Nuit à Whitehorse

Jour 2 :

- Petit tour à Whitehorse le matin

- Récupération du camion aménagé à 15h

- Route de Whitehorse jusqu'à Beaver Creek (Yukon à la frontière) sur la Alaska Highway (5h et 446km). Savez vous si il y a des incontournables rapides à voir sur cette partie de la Alaska Highway?

- Nuit à Beaver Ceek

Jour 3 : - Route de Beaver Creek à Mc Carthy dans le Wrangell-St. Elias National Park (7h40 et 600km). Google map indique 2h pour faire la fameuse route de gravier entre Chitina et McCarthy. Pour ceux qui l'auraient déjà empruntée, combien de temps avez vous mis?

- Nuit à McCarthy sur la parking à l'entrée, nous avons lu qu'aucun véhicule n'était autorisé dans le village.

Jour 4 :

- Excursion à la journée sur le glacier Kennicott avec un guide. Pour ceux qui l'auraient déjà faite, savez vous si les crampons sont prêtés ?

- Fin de journée à visiter le village- Nuit sur place

Jour 5 :

- Route de McCarthy jusqu'à Valdez (4h15 et 290km)

- Différents arrêts sur la route : Worthington Glacier, Bridal Veil Falls Trail, Keyston Canyon, Horsetail falls

- Une fois arrivés sur Valdez : Solomon Gulch Trail (en espérant ici voir les ours chassez le saumon), petite pause au Valdez Glacier lake et à Crooked Creek

- Nuit à Valdez

Jour 6 :

- Journée en kayak avec l'organisme Anadyr Adventure pour aller voir le Columbia Glacier. Des avis pour ceux qui l'auraient déjà fait? C'est vrai que le prix est assez chère mais nous avons l'impression que c'est un peu monnaie courante en Alaska pour les activités...

- Nuit à Vadez

Jour 7 :

- Route de Valdez à Anchorage (5h10 et 480km)

- Nombreux arrêts en route : Matanuska Glacier, Lion's Head Trail, Eklutna Village, Thunderbird Falls trail, Eklutna Lake, Artic Scenic Road

- Si nous avons le temps : Eagle Center River avec le Rodak Trail et le Albert Loop Trail

- Nuit à Anchorage. Si vous connaissez ici un endroit au calme aux alentours de la ville pour passer la nuit, nous sommes preneur d'infos.

Jour 8 :

Journée sur Anchorage et ses alentours :- Le matin : Flattop Mountain Trail avec sa vue sur Anchorage

- L'après-midi : location de vélo pour faire le Tony Knowles Coastal Trail (28km)

- Si non fait la veille et si il nous reste du temps : Eagle Center River avec le Rodak Trail et le Albert Loop Trail

- Nuit à Anchorage

Jour 9 :

- Route d'Anchorage à Alyeska (50min et 65km)

- Journée Crow Pass Trail pour aller voir le Crystal lake et le Raven Glacier dans le Chugach State Park

- Nuit dans les alentours

Jour 10 :

- Route d'Alyeska jusqu'à Portage lake (30 min et 33km)

- Randonnée Byron Glacier

- Portage Pass Trail pour aller voir le Glacier Portage

- Nuit à Whittier (20min plus loin)

Jour 11 :

Ici nous sommes partagés, on hésite entre deux croisières dans le fjord Prince William.

Nous avons en tête celle des 26 glaciers qui apparemment est mythique et la Glacier Quest Cruise Cependant le point qui nous déplait c'est le fait de se retrouver une journée entière dans un bateau avec 300 personnes... ça fait un peu le truc attrape touriste qu'en pensez vous? Une des ces croisières vaut elle vraiment le coup?

- A la fin de la croisière (ou à 16h45 ou à 17h30 selon celle qu'on choisira si croisière il y a) route jusqu'au Skilak Lake ou nous passerons la nuit (1h50 et 135km)

Jour 12 :

- Route jusqu'à Homer (2h11 et 165km)

- A 10h30 croisière jusqu'à Seldovia en passant par Gull Island et ses 15000 oiseaux (nous aurions préféré aller voir les ours dans le Katmai mais la vue du prix nous a vite fait revenir à la réalité 😕)

- Retour à 17h30, balade à Homer Spit et Diamond Creek Trail pour atteindre la plage.

Jour 13 :

- Route Homer jusqu'à Seward (3h15 et 170 km) avec plusieurs arrêts : Kenai et son estuaire pour tenter d'observer les caribous, passage à nouveau au Skilak lake pour tenter de voir des animaux, Rainbow lake trail, Carter lake trail

- Nuit à Seward

Jour 14 :

- Harding Icefield trail sur le Exit Glacier (rando à la journée) Quels sont vos impressions sur ce trail? Est il vraiment difficile?

- Nuit à Seward

Jour 15 :

- Croisière Glacier and Whale Watching dans le Kenai Fjord National Park à la journée. Ici nous souhaitons privilégier un organisme à taille humaine (6 personnes par bateau) avec l'organisme Northern Latitude Adventure ou les avis ont l'air d'être tous excellents.

- Nuit à Seward

Jour 16 :

- Journée randonnée à Lost Lake

- Nuit à Seward

Jour 17 :

- Route de Seward à Hatcher Pass (3h22 et 292km)

- Journée dans les alentours : Scenic drive, Summit lake, Hatch Peak & April bow trail etc

- Nuit dans les alentours

Jour 18 :

- Route jusqu'au Denali National Park (3h45 et 315km) : sur la route petite pause à Talkeetna et à Healy (pour prendre une photo avec le bus d'Into the Wild).

- Une fois arrivés à McKinley Park : horseshoe lake trail

- Nuit sur place

Jour 19 et 20 :

- Deux jours dans le Denali National Park avec la navette à vadrouiller. Nous avons lu ici que la navette était pour la plupart du temps une contrainte, si jamais le temps est défavorable nous pensons n'y rester qu'une seule journée.

- Nuit sur place

Sur les 3 derniers jours nous avons envie de profiter de la route et de ses beaux panoramas, les arrêts nuits que nous avons indiqué par la suite sont susceptible de changer en fonction de si on a un coup de coeur pour un endroit ou non on va dire que c'est la partie du voyage qui va se faire le plus au feeling.

Jour 21 :

Journée sur la Denali Highway (route de gravier) de Cantwell à Paxson (217 km avec vitesse entre 33 et 55 mph soit entre 50 et 80km/h) Pour ceux qui auraient empruntés cette route est elle vraiment en mauvaise état? Combien de temps avez vous mis pour la faire?

Une fois arrivés à Paxson, nous souhaitons rejoindre les alentours de Tok (3h et 300km) pour y passer la nuit, nous remonterons donc la Richardons Highway jusqu'à Delta Jonction et nous reprendrons la Alaska Highway jusqu'à Tok (pour ainsi éviter de prendre la même route qu'à l'allée)- Nuit aux alentours de Tok Jour 22 : Grosse journée de route de Tok à Whitehorse en passant par Dawson City en prenant la Top of the World Highway. Pour ceux qui connaissent cette route, vos avis? En combien de temps l'avez vous faites? Vaut elle vraiment le coup? Pause déjeuner le midi à Dawson City (nous avons lu que cette ville est sans plus) et reprise de la route jusqu'à Whitehorse (5h30 et 533km)

- Nuit à Whitehorse ou sur la route en fonction de l'état de fatigue.

Jour 23 :

Se fera ou sur la route en fonction de la ou on se trouve ou sur Whitehorse

Si vous avez ici des spots incontournables à voir sur la route entre Dawson et Whitehorse et même sur Whitehorse même nous sommes preneur d'infos 🙂

Jour 24 :

Fin du voyage - Retour en France

- Remise du camion aménagé à 8h

- Décollage à 12h10 avec la compagnie Lufthansa pour Paris avec les mêmes escales qu'à l'allée.

Vous connaissez à présent tout dans les moindres détails 🙂 Dernière petites questions, comment se passe le passage de la frontière? Cela prend t il du temps? Dans le Yukon, pour ceux qui connaissent, faut il passer plus de temps à Whitehorse ou Dawson City? (on parle ici de choses rapides à voir) Oups nous avons écrit un roman, merci à ceux qui ont été au bout et merci à tout ceux qui ont partagé leurs carnets, certains sont de vrais perles. Nous attendons avec impatience vos avis et conseils.
Phongsaly ou Muang Sing? English translation pending
by Sansan12 · 2016-11-27 · 13 replies
Bonjour, Nous sommes actuellement à Muang Ngoy et effectuons une boucle dans le nord. Nous devons être à houesai le 13 ou le 14 décembre pour prendre le bateaux qui nous ramènera vers muang prabang. La question est de savoir si nous prenons le temps de monter jusqu a phongsaly, ou si nous passons directement de muang khua à luang namtha, pour ensuite aller à muang Sing avant de rejoindre houesai. Sachant que nous devrons sauter muang sing si nous choisissons d'aller jusqu'à phongsaly.. Alors selon vous, entre muang sing et phongsaly, quel est le meilleur choix? Quels sont les différents intérêts de ces 2 villes? Ou y a-t-il le plus de possibilité de balades ou randonnées simple, à faire sans guide?

Je suis également preneuse dautres idées, si vous avez d'autres suggestions d'endroits sympa ou s'arrêter entre muang khua et houesai.

Merci d'avance pour vos réponses ! 😊
Traversée de la France par les GR: parcours? English translation pending
by Ezequiel54 · 2016-11-19 · 26 replies
Bonjour à tous,

Après le GR34 en 2015, le GR20 en 2016 (entre autre), mon projet pour 2017 serait de traverser la France à pied, et si possible en passant par un maximum de GR.

Mon idée initial, départ de Bray-Dunes et arrivée à Lamanère, soit les 2 extrémités de la France. Pour partir de Bray-Dunes, pas trop de souci, il y a une gare pour accéder au départ du GR120. Par contre, en ce qui concerne Lamanère, il va probablement falloir que j'envisage à la place une arrivée au bout du GR10 à Banyuls-sur-Mer.

Côté matériels, pas de souci, je suis déjà équipé (ou en cours d'achat pour optimisation).

La raison de ce sujet, le parcours ! Je suis un peu perdu sur l'itinéraire possible, et surtout pour que le parcours puisse ne pas excéder 6 semaines cet été. Auriez vous une idée des GR utilisables ?

Merci par avance, Bon week end !

Ez
Circuit Québec et Canada English translation pending
by Jaca33600 · 2016-11-14 · 8 replies
Bonjour à Tous, Nous préparons un circuit de 34 jours, du 30/05 au 2/07, billets d'avion pris, les 4 premières nuits d’hôtel réservées. Nous demandons vos avis sur ce circuit, toutes suggestions seront les bienvenues. Nous louons un véhicule le 3/06 à Montréal ville, restitution aéroport de Montréal le 2/07.

1-Montréal 2-Montréal 3-Montréal 4-Montréal 5-Kingston 6-Toronton 7-Toronto/Niagara 8-Toronto 9-Toronto 10-Ottawa 11-Ottawa 12-Ottawa 13-Tremblant 14-Shawinigan 15-Val Jalbert ou Roberval 16-Val Jalbert ou Roberval 17-La Malbaie 18-La Malbaie 19-Tadoussac ou Baie Comeau 20-St Anne des Monts 21-St Anne des Monts 22-Gaspe 23-Perce 24-Carleton sur Mer 25-Bathurst ou Caraquet 26-Bathurst ou Caraquet 27-Rimouski 28-Rimouski 29-Quebec 30-Quebec 31-Quebec 32-Trois Rivières 33-Trois Rivières 34-Aéroport Montréal (vol à 22H50) Nous n'avons pas indiqué nos visites. Ce circuit nous l'avons établis en fonction des lieux et sites que nous souhaitons découvrir. Si vous avez des suggestions en "matière d’hôtel", resto ou autre..... Merci à tous, pour le temps que vous nous accorderez. Jacques
Extension du domaine de la chute English translation pending
by Intrankil · 2016-11-11 · 68 replies
« Fuir l’ignoble bêtise des assis » n’est pas le slogan d’une pub Quechua pour des chaussures de randonnée mais le sens que donnait Rimbaud à la marche. Une définition que Sylvain Tesson, dont le dernier bouquin est sorti il y a quelques semaines, trouve certainement pertinente.

Sauf erreur, l’ouvrage n’a pas encore été commenté dans cette rubrique. Alors je me lance…

Son titre Sur les chemins noirs fait référence aux petits chemins paumés, non balisés, truffés de ronces et d’orties d’où l’on ressort en général, les avant-bras rongés par les démangeaisons, les mollets ensanglantés, et que personnellement je n’emprunte que si je suis derrière un débroussailleur fiable, d’1,90 m au moins, à qui je fais jurer sur la vie de sa mère qu’il n’y a ni serpent sauteur ni prédateur en vue.

Bon, disons le d’emblée, et d’une Tesson m’énerve et de deux je paye pour être énervée. Voilà des années que ça dure. J’ai quasiment tous ses bouquins dans ma bibliothèque. Et il va sans dire que l’Everest de l’exaspération est atteint lorsqu’on m’emprunte un de ses bouquins sans me le rendre.

Alors bien évidemment, quand j’ai appris qu’un nouvel opus venait de sortir, je me suis précipitée en librairie pour raquer plein pot (15 €) pour le Gallimard, parce que patienter jusqu’à la version poche, ça aurait fait limite la fille cohérente... « Tu vas encore râler que c’est du fric foutu en l’air » m’a dit ma fille dont l’auteure fétiche est Jane Austen, et qui est aussi tentée par ce genre de littérature que par des séances de cuisson de gruau sur un réchau en Iakoutie ou de saut en parachute au dessus du Mont-Blanc… « T’occupe… »

La lecture du moment (un Zadie Smith en l’occurrence) fut abandonnée séance tenante.

Tesson est cet aventurier qu’on ne présente plus (du moins sur ce forum). Né avec une mappemonde en guise de cerveau, le quadra qui a la baroude dans le sang a traversé à cloche-pied, à dos de chameau, à la nage, en side-car etc. les déserts les plus arides, les taïgas les plus hostiles, des forêts infestées de sales bestioles, franchi des cols inaccessibles, des sommets vierges etc. jusqu’au jour où il a dévissé du sommet… d’un balcon, je crois.

« J’avais rêvé cette balade de France dans un lit, je m’étais levé pour l’accomplir, elle s’achevait. C’était un voyage né d’une chute. »

Nous voilà donc embarqués avec Tesson, des boulons en guise d’articulations, crapahutant non pas dans le Hoggar ni au fin fond du Sahara, mais entre la Provence et le Cotentin en passant par les Cévennes, le Massif central et la Champagne, souvent solitaire, parfois rejoint par des potes.

Ses aphorismes m’insupportent, tout comme son agitation effrénée à courir la planète, ne faisant là que déplacer son corps dans un espace. En revanche, l’introspection née d’une quasi sédentarité sur les rives du lac Baïkal m’avait enchantée. La force de caractère du gaillard force en tout cas l’admiration. A part ça, je trouve irritant que, peu importe l’aventure dans laquelle il nous embarque, il finisse toujours par se rengorger de ses contemplations sur la nature, en refaisant régulièrement les niveaux de vodka (sauf que, pour le coup, ordre de la Faculté oblige, il carbure au viandox), ressasser avec une légère condescendance les mêmes vérités faciles contre la modernité (notamment les nouvelles technologies : « Il ne fallait pas se leurrer, elles n’étaient pas de simples innovations destinées à simplifier la vie. Elles en étaient le substitut »), contre l’urbanisme (« le rêve pavillonnaire moucheta le territoire ») et bien d’autres cancers qui rongent la planète. On en revient toujours au même constat : Tesson ne dit pas grand chose, mais il le fait avec tant de magnificence et de fulgurances qu’on emprunterait bien son disque dur qui, lui, ne semble pas avoir été endommagé par la chute ! (« les buis luisaient, cirés de lumière »). A noter cependant au rayon nouveauté : l’auteur a choisi cette fois le passé (pas si) simple qui ne fait que renforcer l’effet ampoulé, voire sentencieux du texte.

La question qu’on se pose inévitablement en lisant le bouquin, c’est pourquoi et vers quoi marcher ? Pourquoi s’infliger six à neuf heures d’efforts physiques par jour ? Pourquoi aller de tel point géographique à l’autre ? Par masochisme, par plaisir, par besoin, pour dérouiller la carlingue, pour quitter, pour fuir, pour aller loin, ailleurs, d’un point d’interrogation à l’autre (de soi), pour rechercher l’authenticité, pour exorciser les craintes, les colères, les peines, pour s’extraire d’une identité encombrante, s’en inventer une nouvelle, pour relativiser, pour pousser les prises de conscience jusqu’à l’exacerbation, pour bifurquer, pour faire demi-tour, pour s’approprier la nature, saluer un ciel embrasé, lécher les gouttes d’une pluie d’orage, bâfrer des mûres sauvages, pour se faire courser par un chien…

La réponse de Tesson est livrée dès la page 18, ce qui évitera aux flemmards de s’enfiler tout le livre : « Mais la véritable raison de cette fuite à travers champs, je la tenais serrée sous la forme d’un papier froissé, au fond de mon sac ». Et toc, suspense. Les curieux devront quand même aller jusqu’au bout. Je l’ai fait, moi, alors hein… et suis prête à récidiver à la prochaine occasion !

PS. S’il existe-t-il une Association des Lecteurs Anonymes de Sylvain Tesson, je veux bien les coordonnées …

PS2. Merde, à quand un vrai grand roman de Tesson ?!
Les billets de 500 et 1 000 roupies (indiennes) ne sont plus valables English translation pending
by Stalingrad · 2016-11-08 · 376 replies
L'hôtel où je me trouve (à Mahabalipuram) vient de refuser le paiement de notre dîner (nous sommes 8) avec des billets de 500 et de 1000 roupies, car nous dit-il, le gouvernement indien vient subitement de décider qu'il faut aller les changer à la banque pour d'autres billets. Les ATM seront fermés pendant 1 ou 2 jours, demain les banques indiennes sont fermées. Bref on ne pourra plus payer momentanément qu'avec des billets de 100 roupies et moins (et avec sa carte bleue). Quant aux billets de 500 et de 1000 roupies on a un délai pour les changer à la banque (je ne sais plus quel est la date limite). Cette information aussi énorme qu'inattendue vient d'être confirmée par mes amis indiens. Motivation du gouvernement : faire sortir des bas de laine le "black money". Information confirmée dans la presse indienne www.ndtv.com/...ight-at-8-pm-1622948
Récit de 26 jours en Namibie jusqu'aux chutes Victoria - octobre 2016 English translation pending
by Titechoz31 · 2016-11-08 · 142 replies
Bonjour à tous,

J’ai beaucoup écumé le forum depuis plus d’un an pour la préparation de notre voyage en Namibie et nous sommes rentrés il y a quelques jours.

Ce premier voyage en Afrique (tout court) a été une vraie claque et un vrai coup de cœur. Il y a des moments comme ça dans la vie où tout parait simple et évident et ce fut le cas de ce voyage. Les paysages, les animaux, mais aussi et surtout les gens ! Tout nous a emballés. Je vais essayer de partager comme il se doit notre expérience tout en donnant quelques infos utiles aux gens qui souhaitent découvrir bientôt ce magnifique pays.

Pour cadrer un peu nous sommes partis du 6 octobre au 31 octobre à 2. Le périple grossier (je détaillerai plus loin) est sur la carte.

Nous avons loué une voiture 4x4 double cabine et tente sur le toit loué chez Classic Car Rental sur les conseils de Franck et Jacomo sur le forum. Nous avons rendu le 4x4 à Kasane. Sur la voiture je n’ai RIEN à dire. Tout était parfait ! Les pneus sont des vrais pneus 4x4 y compris pour les 2 roues de secours, le rangement à l’arrière est hyper intelligent, et on ne regrette ABSOLUMENT PAS le double cabine car tout ce qu’on laissait à l’arrière est accessible en conduisant (en-cas, appareil photo, caméra, …) et dans un mode camping ça aide à être plus efficace dans la gestion du quotidien. Je crève le suspense tout de suite, pas de galère avec TOTO (c’est le nom que nous avons donné à la voiture). Il nous a emmenés partout, dans les terrains les plus accidentés, et sans rechigner ! 0 crevaison et 0 ensablement ! (bon mon homme est bon conducteur en montagne et la piste c’était du gâteau apparemment et le sable il a stressé mais toujours géré)

Bilan financier en rentrant : 3300€/personne tout inclus (c’est la somme des dépenses des comptes bancaires, frais bancaires inclus, avec un billet d’avion en multidestination et 22h de trajet au maximum, à 900€). J’essaierai de détailler un peu les dépenses mais j’avoue qu’on n’a pas beaucoup gardé de traces…. Pas donné comme voyage il est vrai mais on ne s’est rien refusé (hormis des survols).

Pour ceux qui connaissent, je pense que vous l’aurez compris avec la carte mais nous sommes passés par Tourmaline pour le gros des réservations. Je n’ai que des compliments à faire sur Tourmaline qui est resté hyper disponible avant le départ (c’est Carole qui m’a aidé à tout organiser), avec un super bon briefing d’accueil et disponible également à la fin du voyage pour gérer la remise du véhicule puisque TOTO notre fidèle destrier était encore à Kasane quand nous sommes partis, le chauffeur ayant visiblement eu de retard. Je commence tout doucement le carnet car nous n’avons pas fini de « vider » les photos. Et bien oui, plus de 50 Go de photos/vidéo…. Ça commence à faire !

Jeudi 6 octobre – Vendredi 7 Octobre Nous voici donc le 6 octobre dernier, tout excités d’arriver ENFIN au jour du départ (premier voyage que nous préparons avec AUTANT d’avance et pour lequel tout est plus ou moins « calé »). Décollage vers 19h de Nice. Deux escales plus loin, arrivés à Windhoek à 15h le 7 octobre.

Le dernier vol Johannesburg-Windhoek a été bien sympa. Beaucoup de turbulences mais les Sud Africains, dont une équipe de rugby locale qui venait à Windhoek pour un tournoi, a bien détendu l’atmosphère, CA Y EST on est déjà conquis !!! Mais petite déception… le tournoi c’est demain soir… (samedi pour ceux qui suivent) et demain soir, nous aurons déjà quitté Windhoek… ben vi c’est ça aussi le problème de tout prévoir à l’avance -) Enfin bon c’est pas bien grave.

On met un temps certain ou un certain temps à passer le contrôle de douane puis nous sommes accueillis par un employé de Classic Car Rental (dont le nom m’échappe…. Zut !) adorable. On prend le temps de retirer au distributeur un premier pécule pour le voyage et GO ! Sur la route, on ne croise qu’un seul babouin mais on dévore déjà tout des yeux et on pose plein de questions. On finit par arriver à Londiningi Guesthouse et on se pose dans notre chambre. Après ces 20h passées dans l’avion, je suis la première à passer sous la douche. Puis apéro : première Windhoek pour mon homme et premier Savanna pour moi. Il fait bon, mais pas assez chaud pour se baigner dans la piscine à 18h !

Arrive le moment du repas. Nous avions réservé le dîner pour ce premier soir. On se régale. Carpaccio de springbok, steak de koudou et dessert décoré avec soin !! On sympathise avec un couple de Belges d’une soixantaine d’année qui vient en Namibie tous les ans. Lui est un peu guide pour ses connaissances et avec le bouche à oreille, ils arrivent à être en Namibie 1 à 2 mois par an (LA CHANCE !!). Nathalie s’assoit avec nous et tous les 3 nous parlent avec passion de la Namibie, de sa population, de sa nature époustouflante pendant plus d’une heure. Un bel échange.

Mais la fatigue se fait sentir et il est temps de regagner nos pénates. Pour une fois, dans un vrai lit. Ca n’arrivera pas souvent donc on profite !!
Découverte du Nicaragua du 21 septembre au 16 octobre 2016 English translation pending
by Phil31600 · 2016-10-31 · 11 replies
Au début, quand mon épouse et moi nous sommes décidés à partir en voyage dans ce pays, beaucoup de gens autour de nous nous ont dit : " ah, le Nicaragua?! Bizarre cette destination, pourquoi pas plutôt le Costa Rica ? Non, moi à votre place j'irai au Costa Rica ! En plus ça 'craint' non le Nicaragua ! Ils ne sont pas toujours en guerre ?! Et puis vous n'y allez pas à la bonne saison !"

Bon, à tous ceux-là, je vais pouvoir montrer que nous sommes revenus entier... et leur expliquer tout ce qui nous a plu, beaucoup plus jusqu'à emballé dans ce pays aux multiples facettes. Leur parler de toutes ces rencontres faites au hasard des visites, des moments de repos où spontanément des gens sont venus discuter avec nous. Leur expliquer toute la richesse du pays en matière de faune et de flore. Mais aussi une histoire et une culture très riches que nos guides locaux, hôteliers ou autres personnes rencontrés se sont fait une joie de nous raconter. Bon c'est vrai, il vaut mieux assez bien comprendre l'espagnol et le parler suffisamment pour se faire comprendre. Et leur dire surtout, à tous ces sceptiques, que nous sommes très heureux d'avoir pu partir en cette saison, car dans de nombreux endroits, nous étions les seuls touristes, que la nature y est très belle en ce moment et que rares sont les jours où la pluie a perturbé nos projets de visite. Je proposerai un carnet de voyage rétrospectif pour chacune de nos étapes :

Étape 1 : Las Peñitas pour récupérer après un long été au boulot Étape 2 : León ou découverte de deux facettes du pays, la religion (fête religieuse) et les sandinistes Étape 3 : Granada, les volcans et les isletas Étape 4 : El Castillo, la magie du rio San Juan Étape 5 : Ometepe, une île à visiter tranquillement à pied, en vélo, en scooter ou en bus Étape 6 (et fin) : Jinotepe, ville au milieu de tout un ensemble de centres d'intérêt (volcans, réserves naturelles, plages du Pacifique, relative proximité de Managua et de son aéroport), et le plaisir de rencontrer enfin Philippe V. et son épouse dans leur quinta Sonrisa...

1ere étape : Las Peñitas du 21 au 23 septembre (arrivée en fait le 20/09 à 22h30 heure locale)

Après un long été de travail, mon épouse et moi étions relativement fatigués. Aussi, pour bien profiter de notre voyage, j'avais prévu une étape de récupération. Mon choix s'est porté sur Las Peñitas. J'avais réservé un taxi pour nous y rendre directement dès notre arrivée tardive à l'aéoroport de Managua (vers 19h30) afin dès le lendemain matin d'être sur place plutôt que d'avoir à reprendre des bus (Managua/Leon puis Leon/Las Peñitas). Ce n'est pas la solution la plus économique que j'avais choisie mais la plus efficace en matière de récupération. Le chauffeur de taxi nous attendait avec une pancarte à la sortie de la salle de débarquement et après environ 2 heures de route, nous sommes arrivés à notre hôtel (taxi réservé par l'intermédiaire de l'hôtel), La Barca de Oro. Accueil très sympa par Lionel. Chambre parfaite.

Le 1er matin, je me suis levé assez tôt. J'ai ainsi pu assister au retour des pêcheurs et voir que les poissons et crustacés proposés au restaurant de La Barca étaient directement livrés par les pêcheurs.... Là, je me suis dis que j'allais faire une "cure" de poisson frais....



1er petit déjeuner très apprécié. Ca y est, on est en vacances !

En cette saison, peu de monde à Las Peñitas et à La Barca (2 chambres occupées, quelques repas le soir avec des nicas, car la table de La Barca est réputée dans la région). Récupération dans les hamacs ou dans les chaises à bascule a été le principal de nos occupations, entrecoupée par des baignades dans le Pacifique (grande plage pour nous tout seul (ou presque)



et visite de la réserve de l'île San Verano (barque de pêcheur pour y accéder et petite marche pour accéder à la nursery des tortues marines, avec Felipe (original !) notre guide pêcheur.

Le 23 est arrivé très vite et nous avons quitté cet endroit un peu à regret, mais bon, nous avions plein d'autres étapes sympa à faire. Et l'objectif "Récupération" était en partie atteint. L'arrêt de bus pour rejoindre Leon est devant la porte de La Barca. Environ 45mn de trajet, prix 13 cordobas/ personne, soit un peu moins de 0,50 cts d'euro..... Nous avons pris le bus vers 9h00 ce qui nous a permis de commencer la visite de Leon très rapidement le jour même après avoir déposé nos valises à l'hostal.

2eme étape : Leon du 23 au 25 septembre J'avais prévu d'y rester un jour de plus mais changement de programme car mon épouse n'était pas assez en forme pour aller sur le volcan Cerro Negro et n'avait pas envie de tenter l'activité Marché/Cuisine. Décision donc de partir un jour plus tôt à Granada.

En revanche, nous avons eu la chance d'arriver la veille de la procession de La Merced... Hébergement au Lazybones. Parfait également. Ici aussi, peu de monde dans cet hostal. Mais ce sera le cas à chacune de nos étapes, car nous sommes vraiment dans une période hors saison. Nous y avons notamment apprécié la piscine en fin de journée, le café ou thé à volonté toute la journée, le calme de ses patios...

1ere journée consacrée à la visite de la ville. Au programme, les "murales"

les églises, cathédrale (dont le très beau toit de la cathédrale) et la fondation Ortiz. Cela peut paraître beaucoup mais je vous assure que nous l'avons fait très tranquillement et que Leon n'est pas une très grande ville. Nous avons également pu nous poser sur des bancs dans le "parque central" face à la cathédrale et observer, échanger des sourires, poser des questions (notamment sur les marchands de glace ambulants), ....

En soirée, j'ai été faire un petit tour dans le centre pour voir à quoi correspondait tous ces pétards et feux d'artifice tirés en continu. Bien m'en a pris, c'est la fête autour de l'église de La Merced. Mais retour rapide vers l'hostal avant que la pluie (averse du soir...) ne tombe trop fort.... Dimanche 24 : nous décidons d'aller visiter le musée de la révolution. Nous avons la chance d'y trouver Juan (au centre photo, debout, tee-shirt noir), ancien combattant, qui nous racontera l'histoire du pays avec passion.



Il nous accompagnera également au musée des mythes et des légendes, installé dans une ancienne prison et lieu de tortures du temps de la dictature Somoza. Juan a eu la gentillesse de parler lentement, de nous aider du mieux possible à nous exprimer dans notre espagnol hésitant que nous n'avions plus pratiqué, mon épouse et moi, depuis au moins 30 ans (même si je m'étais astreint depuis un an à réviser du vocabulaire et lire quelques bouquins en espagnol). Sur place, Juan nous a davantage commenté l'histoire du site plutôt que les mythes et légendes....

Moment très riche passé avec lui. Sur le chemin du retour vers le parc central, il nous a appris que l'après midi aurait lieu la suite de la grande procession de La Merced, qu'elle passerait sous les balcon et toit du musée de la révolution et que si nous le voulions nous pourrions la voir d'en haut. Rendez-vous pris pour 14h environ. Toute la ferveur que l'on peut imaginer était présente autour de cette procession qui dure toute la journée et une partie de la nuit. En nous baladant en fin de journée, par hasard, dans une rue où allait passer en soirée la procession, nous avons pu voir de nombreux autels devant ou dans l'entrée des maisons ou magasins (font ils un concours du plus "bel" autel ?), des podiums et balcons de particuliers avec des musiciens et chanteurs, un bout de rue recouverte de sable coloré faisant comme un tapis de fleurs et beaucoup de monde qui se promenait dans la rue ou attendait la procession. Nous avons eu beaucoup de chance d'être à Leon ce jour là ! Fin de cette journée très riche.



Lundi 25 septembre : départ pour Granada J'avais réservé 2 places dans un mini bus via la réception du Lazybones qui nous a récupérés directement devant le Lazybones et qui nous a déposés devant notre hostal à Granada (La Siesta). Plus cher que les bus mais cela nous a évité de prendre un taxi pour rejoindre la "gare routière" de Leon, de changer de gare routière à Managua en taxi et de reprendre un taxi à Granada pour rejoindre notre hostal. Coût du minibus 9$ (/pers). Départ 9h de Leon, arrivée vers 12h à Granada. Le temps gagné (en plus du confort et du côté pratique) nous a permis de commencer à visiter Granada dès le 25 après-midi. Mais ça c'est une autre histoire qui fera l'objet de la suite de ce carnet de voyage où je vous parlerai de Granada, de Masaya, de Mombacho et des isletas.

Étape 3 (du 25 au 29 septembre) : Granada, les volcans et les isletas

Nous sommes donc arrivés à Granada vers midi. Accueillis à La Salsa avec un grand sourire et un très bon jus de fruits maison. Quelques conseils (restaurants, quartier à éviter la nuit, ...). Passés l'enregistrement, l'installation, les premiers échanges, nous partons à la découverte de la ville. Rapidement, pour en avoir un aperçu assez complet, nous optons pour un tour en calèche. Prise devant le parc central, face à la cathédrale, je négocie un peu le tarif et partons pour un petit tour de la ville. Nous nous baladons ensuite dans les différentes rues très calmes de la ville en repérant toutes les visites que nous avons prévues de faire (mi museo, choco museo, musée du couvent San Francisco, cathédrale et églises, le marché municipal), et descendons jusqu'au bord du lac. On en profite pour regarder une partie de base ball. Après mangé, le soir, en rentrant à La Siesta, on entend de la musique dans la rue proche de l'hostal. On part voir et... surprise ! Nous voici en plein Carnaval ! Belle surprise !



26 septembre : matinée au volcan Mombacho et fin d'après-midi, visite de musées. Nous partons le matin assez tôt pour prendre un bus qui nous déposera devant la petit route d'accès au parc du volcan. Nous passons d'abord par le marché de Granada puis prenons très vite le bus. Comme prévu, nous sommes déposés où nous l'avons demandé, résistons à la tentation de prendre un tchuk-tchuk pour accéder au parc et faisons à pied le kilomètre et demi sur la petite route d'accès. Nous prenons ensuite l'option d'attendre le camion qui nous montera aux bord du cratère. Un petit groupe de 5 personnes se joint à nous. Ils parlent anglais, puis allemand entre eux et espagnol avec les gardiens du parc..... D'où notre surprise quand, un peu plus tard, 3 d'entre eux se mettent à nous parler en français.... Une fois arrivés en haut du volcan, nous partons tous pour le petit circuit qui fait le tour du cratère. C'est notre première expérience avec la forêt tropicale humide. Végétation luxuriante, fleurs, papillons, et nous entendons nos premiers singes hurleurs.



Malheureusement le temps est couvert et nous ne pourrons pas bénéficier d'une vue dégagée sur les Isletas, même si du haut du belvédère et avec un peu de patience et un petit coup de vent, nous pourrons les apercevoir rapidement. Un peu plus loin, sur les conseils d'une personne du groupe de 5 qui nous a rejoint (et qui connaît très bien le site) nous allons voir des fumerolles sortir d'un "trou". Une fois le tour du cratère terminé, nous rejoignons la maison du parc et attendons le camion qui va nous redescendre. Pendant l'attente, nous voyons nos premiers colibris venir butiner des fleurs. Retour ensuite en bus à Granada en début d'après-midi et visite de Mi Museo et de Choco Museo. Le premier est dédié à l'art précolombien dans un cadre magnifique, le second est plus boutique que musée (entrée gratuite) mais contient quelques affiches explicatives sur le chocolat très intéressantes. Repas en soirée au restaurant (L'hacienda) qui deviendra une de nos "cantines" à Granada.

27 septembre : journée dédiée à la visite de la ville. Eglises, cathédrale, musée du couvent San Francisco (incontournable !) et en fin de journée, les Isletas. Je vous conseille vraiment cette balade en fin de journée pour bénéficier du coucher de soleil mais aussi de ne pas hésiter à négocier le prix avec les multiples agences qui vous proposeront cette excursion (entre autres).



28 septembre : journée à Masaya (volcan, ville, citadelle) Sur les conseils de Boris (La Siesta), nous prenons le bus tout à côté de l'hostal (détail important pour le retour...) en direction de Managua. Nous nous faisons arrêter à côté de l'entrée du parc du volcan. Attention, ce volcan est en activité. On ne peut y monter qu'avec une navette du parc et en théorie on ne peut rester sur les bords de son cratère que 5 minutes. Nous aurons droit à environ 15 minutes en compagnie d'un jeune étudiant nica qui vient voir l'évolution du niveau du "lac" de lave toutes les semaines. Toutes les agences de Granada proposent cette excursion de jour ou de nuit. De nuit cela doit être encore plus impressionnant car les bouillonnements de la lave sont encore plus visibles.



Retour en bus à Masaya. Nous déjeunons dans un comedor du parc central, observons la vie locale (les parcs sont très animés car dans toutes les villes le wifi y est gratuit... bon, côté performance, ce n'est pas terrible !.... mais quand même, cette gratuité en fait un lieu de rendez-vous de nombreux jeunes à toute heure).



Je profite de cette pause en ville pour faire un peu de change (dollars/cordobas) auprès d'un des changeurs officiels installé sur son siège pliant. Puis nous prenons un taxi pour aller visiter la citadelle de Masaya, haut lieu de la résistance à l'envahisseur américain, mais aussi ancienne prison et lieu de torture sous la dictature Somoza... et Philippe Veyrat me l'apprendra plus tard, les sandinistes utiliseront ce lieu qui domine la ville pour la bombarder (ce que notre guide local oubliera de nous raconter...). La citadelle est un site un peu à l'abandon. La route d'accès est en très mauvais état et j'ai compris pourquoi le chauffeur de taxi avait un peu grogné quand je lui ai indiqué où nous voulions aller. (Boris me dira le soir que nous faisons partie des 5% des touristes qui auront visité cet endroit qui au-delà de son histoire offre de belles vues sur les volcans et sur la ville). Au retour de la citadelle, pour échapper à la lourdeur de ce que le guide nous avait raconté (conditions de vie (survie) des prisonniers politiques, tortures pratiquées, lieu qui a maintenant la réputation d'être habité par des esprits, ...), nous nous faisons déposer, par notre guide devenu par un coup de baguette magique "taxi", devant l'entrée du marché artisanal (il s'agit de repérage car pas question d'acheter si tôt dans le voyage quelques souvenirs). Nous y reviendrons ! Puis nous regagnons la "gare routière" pour prendre le bus qui nous ramènera à Granada.

En route, le déluge est tombé sur nous ! Nous expliquons à "l'encaisseur" où nous souhaiterions descendre à Granada. Et fort heureusement nous nous faisons bien comprendre, ce qui nous permet de descendre assez prêt de La Siesta et de ne pas trop prendre l'eau. La pluie cesse en début de soirée et nous pourrons partir manger au sec. Je profite de ces instants pour modifier la suite de notre voyage. Après discussion avec Boris, en effet, nous avons pris la décision de prendre le bus du lendemain (jeudi) qui part de Granada pour San Carlos plutôt que de passer par Managua. Annulation de la réservation de l'hôtel à Managua, anticipation de notre arrivée à San Carlos et surtout réservation d'une nuit supplémentaire à El Castillo. En cette saison où il y a très peu de touristes, tout est possible ! Granada est une très jolie ville. J'avais pris l'option de ne pas visiter les "pueblos blancos" et la Laguna de Apoyo car nous en serons très près lors de notre étape finale à Jinotepe. En quelques jours nous aurons visité la ville sandiniste (Leon) et la ville conservatrice (Granada). Les deux ont leur ambiance. La première est plus populaire, la seconde plus coquette et beaucoup plus ouverte sur le tourisme. Les deux sont à voir. Et se poser sur un banc (ou une terrasse a proximité) de leur parque central est un bon moment qui permet d'observer la vie locale, d'échanger des sourires avec les nicas et parfois (souvent !) d'entamer des discussions.

Étape 4 (du 29 septembre au 06 octobre) : El Castillo, la magie du rio San Juan, et San Carlos Jeudi 29 septembre : départ de Granada en bus Après 7 à 8 heures de trajet bien animées, nous arrivons en fin de journée à San Carlos. Direction l'hôtel Gran Lago pour une nuit car dès le 30 matin nous prendrons une lancha pour rejoindre El Castillo. El Castillo.... Il est des endroits comme ça qui marquent un voyage. Lors de nos trois derniers "grands" voyages, nous avions adoré Meknès, nous avions été émus par le site de Bagan et par le lac Sankhar. Ici, nous serons charmés par cette étape et je ne regretterai pas de l'avoir prolongée d'un jour en prenant le bus direct depuis Granada sans passer comme prévu initialement par Managua. 30 septembre : nous sommes arrivés vers midi (la première lancha était complète et nous avons dû attendre la suivante pour quitter San Carlos). La navigation sur le rio San Juan est un vrai bonheur. Chaque passager doit tout d'abord enfiler un gilet de sauvetage et dès le premier méandre du rio San Juan passé, tout le monde s'empresse de le retirer (car nous échappons au contrôle des militaires). Après environ 3 heures de navigation, nous arrivons à El Castillo. Et tout de suite nous tombons sous le charme ! (après avoir remis les gilets bien sûr !)



Nous nous enregistrons auprès des militaires dès notre arrivée. L'un d'eux, tout sourire, se "fend" d'un "Mes hommages Madame !" qui nous fait bien sourire (et lui aussi!). Puis nous rejoignons notre hôtel par la "rue" qui longe le fleuve. Depuis plusieurs mois j'avais préparé cette étape avec Margarita et son mari Manuel. Nos échanges étaient cordiaux. Nous avons été accueillis par des beaux sourires qui ne les ont jamais quittés. Notre chambre ? Sans être immense, elle était confortable et très agréable. Sa terrasse donnant sur le fleuve et ses "rapides" m'a permis de passer des heures merveilleuses, à regarder le jour se lever, à observer la vie sur le fleuve, à essayer de ne rater aucun des tarpons qui remontent de l'océan atlantique vers le lac Cocibolca, et à profiter des couchers de soleil.

Mais revenons à nos visites réalisées à El Castillo et ses environs.... En fin d'après-midi du 1er jour, nous partons visiter la citadelle. La température et les couleurs en cette fin de journée y sont parfaites. Notre guide (qui est aussi la "guichetière" et contrôleuse des entrées) est bavarde... Si bien que nous ne pourrons pas tout voir avant la fermeture et du coup elle nous a invités à y revenir le lendemain. L'histoire de la citadelle est très riche et ce point stratégique sur le fleuve, édifié par les espagnols, finira par décourager tous les pirates (français, anglais, américains) de passer par là pour aller piller Granada. Le siège de cette citadelle valut la vie à l'amiral Nelson.

Nous passerons ensuite trois journées de bonheur. Nous visiterons une plantation de cacao, une coopérative de chocolat, nous irons de nuit à la "chasse" aux caïmans, nous naviguerons sur les rios San Juan et Santa Cruz, nous ferons une belle balade dans la réserve Indio Maïz. Au fil de ces balades, nous découvrirons une nature luxuriante peuplée de nombreux animaux : des oiseaux bien sûr, des singes, des papillons de toute taille et de toutes les couleurs, des grenouilles venimeuses verte et d'autres rouge fluo, des chauves souris endormies sous une branche, des fourmis plus ou moins venimeuses, des araignées plus ou mois grosses, une tarentule dans son nid, un opossum, des iguanes et des "Jésus", etc.... Et des paysages, dont on ne peut pas se lasser, en voguant paisiblement. Merci à Manuel de nous avoir proposé ces belles excursions et aux guides qui nous ont accompagnés, toujours prêts à nous montrer ce que nous n'aurions jamais pu voir tout seul ! Non franchement il n'y a pas eu tromperie sur ce que Margarita et Manuel m'avaient "vendu" pendant ma préparation de cette étape !





Le 04 octobre est arrivé très vite. Notre séjour chez Margarita a été parfait. Ses petits déjeuners au bord du fleuve, son café, ses conseils, son sourire... Manuel, lui, nous a raconté plein de choses sur la région, les réserves naturelles, leurs habitants, sur le projet de construction d'une route qui reliera bientôt le village au Costa Rica, sur le projet de canal. Etrange aussi d'être quasiment les seuls touristes (nous avons dû en croiser moins d'une dizaine durant tout notre séjour) dans ce village d'environ 1 500 habitants. Mais le 04 octobre, nous avons dû partir pour poursuivre notre voyage. Margarita nous avait réservé deux places sur la lancha de 11h. J'oubliais... à la fin du séjour, j'ai découvert que Margarita reverse 5% de ses bénéfices à l'école du village pour aider les plus nécessiteux à acheter des fournitures scolaires ou leurs enfants à se rendre à l'école.... 04 et 05 octobre : San Carlos Nous resterons 2 nuits à San Carlos car le 05 j'avais prévu une excursion sur le rio Frio en coordination avec le propriétaire de l'hôtel Gran Lago. En arrivant le 04, a priori rien n'était réservé et je commençais à me demander ce que nous allions bien pouvoir faire de cette journée du lendemain. Mais en quelques coups de téléphone, tout est arrangé. Nous ferons une balade avec Lionel. Ce n'est pas tout à fait ce que nous avions convenu mais bon, ce sera mieux que rien. Et le tarif très largement revu à la baisse par rapport à ce que nous avions convenu avant notre départ de France. Nous naviguerons sur le rio Frio, verrons d'autres oiseaux, iguanes, ... Nous ferons une balade dans un "bosque" et croiserons notre premier (et seul) serpent du séjour. Le tout en un peu plus de 3 heures. Finalement l'histoire s'est bien terminée ! En fin de journée nous nous installerons sur le malecon. Un marchand de glace ambulant viendra spontanément s'asseoir à nos côtés pour discuter. Dès les premiers instants, après lui avoir dit que nous n'étions pas américains mais français, il nous a parlé de la vie à San Carlos, de sa vie, de sa famille, de son travail. Il nous a aussi interrogés sur la France, sur notre vie, nos métiers...



06 octobre matin : départ en "avioneta" de "l'aéoroport international" de San Carlos pour Ometepe. Un très long vol de 30mn maximum nous attend.... La "salle d'embarquement" sera ouverte pour nous.... Moyen de transport un peu onéreux, contraignant (uniquement 2 vols par semaine) mais qui nous fera gagner au moins une journée de transport (bus (San Carlos/Managua/Rivas) + ferry) car il n'y a plus de ferry entre San Carlos et Ometepe, le niveau de l'eau du lac étant insuffisant. A l'arrivée sur l'île, la route principale sera coupée afin de permettre à l'avion de se poser en toute sécurité, car la route traverse la piste (ou inversement).

Étape 5 (du 06 au 12 octobre) : Ometepe, une île à visiter tranquillement à pied, en vélo, en scooter ou en bus 6 jours à Ometepe ! Certains m'ont dit, c'est trop ! D'autres me disaient, c'est bien tu vas pouvoir tout visiter tranquillement. Bon eh bien c'est entre les deux. 6 jours, oui c'est bien, mais on n'a pas tout vu, ni tout fait bien sûr ! Nous avons visité à notre rythme !.... Le jour de notre arrivée, installation à l'hôtel El Encanto à Santa Cruz. J'avais lu que le propriétaire était un peu "ours". Je confirme ! J'avais lu que le jardin était extraordinaire. Je confirme ! Quel jardin ! Plusieurs centaines de sortes de plantes, des oiseaux, des papillons (bien sûr !), mais aussi, le soir venu, des moustiques.... J'avais négocié le prix de la chambre. Pas besoin de le rappeler, c'était bien enregistré. Et sans rien demander, le propriétaire nous a installés dans un beau bungalow, très confortable. Sympa ! (faut dire que nous serons, encore une fois, quasiment ses seuls clients pendant tout notre séjour.... La vue sur le volcan Concepcion de la salle/préau du petit déj et des repas est magnifique à toute heure du jour.

Pendant ce séjour sur l'île nous nous baignerons dans le lac à côté de chevaux venant s'abreuver et de gamins organisant une partie de foot, nous nagerons dans les piscines de l'Ojo de agua (arrivés à l'ouverture, le site ne sera que pour nous deux pendant presque 2 heures !), nous ferons du scooter autour du volcan Maderas (l'état de la piste nous gâchera un peu le plaisir toutefois), mais aussi pour aller visiter la réserve de Charco Verde puis la pointe de Jesus Maria (après avoir déjeuné d'une pizza à Mogoyalpa). Nous avons visité la finca Magdalena et suivi le circuit de la plantation de café et des pétroglyphes. Nous y avons dégusté un très bon café bio. Dans la foulée, alors que mon épouse souffrante a décidé de rentrer en bus à Santa Cruz, je suis parti à pied jusqu'au village d'El Corozal (environ 1h30 à 2h00 de marche depuis Balgüe) où un cavalier aura la gentillesse de m'indiquer un petit chemin pour découvrir d'autres pétroglyphes après toutefois sêtre assuré que je ne voulais que voir et faire des photos (c'est simple m'a-t-il dit, tu prends le sentier là, et c'est tout en haut... sauf que le sentier, au bout de 10 m maximum, il n'y en avait plus... Alors j'ai été tout en haut à travers la végétation bien touffue, faisant lever des vols de perroquets. Mais quelle satisfaction au bout ! Superbe ! Bêtement je me suis senti dans la peau d'un archéologue découvrant un site..... Et quelle vue sur le lac ! Pour rejoindre la piste, il suffisait de descendre... Bien sûr, impossible de trouver le sentier. Donc je suis descendu presque out droit... Sauf que sur la piste des enfants sortant de l'école du village m'ont regardé arriver en riant. Et à mon approche, il s m'ont dit que le chemin était... juste à côté !... après les rires on a discuté. L'un d'entre eux m'a même invité à aller chez lui le lendemain... Mais dommage, ce n'était pas possible car le lendemain, dernier jour complet sur l'île, nous avions kayak sur l''Istian river.... Et pour rejoindre le loueur de kayak, nous avons loué des vélos... Ometepe, c'est une île qui n'est pas plate ! et donc... il y a aussi des descentes pour faire du vélo... et des montées...pour marcher.... ! Kayak sur le rio Istian ! Quel bonheur ! Encore une fois nous n'étions que mon épouse et moi avec un jeune guide. Dans notre kayak double, répartition des rôles : mon épouse sera la photographe et moi le moteur. Cela nous a probablement évité quelques disputes dues à des défauts de coordination entre rameurs ! Le midi (enfin, presque à l'heure espagnole), nous déjeunerons tout à côté à Caballitos de Mar (adresse que m'avait conseillé Boris à Granada). Sur Ometepe nous avions un rendez vous quotidien vers 16h... avec la pluie. Très ponctuelle ! Cela ne nous a pas empêché de prendre quelques douches ! chaudes.... Nous avons fait d'autres balades, mais en résumé voilà les principales. Ma randonnée de Magdalena à El Corozal puis le retour à Santa Cruz m'a permis de discuter avec beaucoup de monde croisé sur la piste. Des agriculteurs ramassant des pastèques, un fermier conduisant son troupeau de vaches, ce cavalier, ces enfants, etc... J'ai aussi reçu beaucoup de signes d'encouragements car a priori peu de touristes à pied dans le secteur, de sourires... Dans une école, en fin de journée, j'ai assisté à une répétition de musique, un peu plus loin j'ai pu regarder un groupe de gamins jouer au base ball (sport national ici)....

Certes nous avons croisé quelques touristes (dont quelques américains bruyant en scooter) mais nous avons pu aussi profiter sereinement du temps qui passe sur cette île.

J'oubliais : nous avons été contrôlés par la police sur la route entre Santa Cruz et Altagracia. J'avais lu sur le forum qu'avec un permis international, aucun souci. J'avais suivi le conseil (en plus c'est gratuit) et nos nous en étions fait faire avant de partir, même si je savais pertinemment que pour des scooters cela n'était pas obligatoire. Eh bien je confirme! Le fait de les présenter nous a permis de repartir aussitôt.... (il faut dire aussi que les papiers des deux scooters étaient en règle et que nous portions fièrement de magnifiques casques qui nous donnaient un air parfaitement... ridicule (non pas de photo.... plus tard peut être !).







Le 12 octobre est arrivé finalement très vite. Nous avons pris le ferry en milieu de matinée. Dernières photos prises depuis le ferry, et déjà nous partons pour notre dernière étape de ce beau voyage : Jinotepe et la rencontre avec Philippe et sa souriante épouse Salvadora dans la bien nommée quinta Sonrisa.

Étape 6 (et fin) : Jinotepe (du 12 au 16 octobre)12 octobre : nous sommes partis d'Ometepe par le ferry de 10h00, el Che.... Environ une heure plus tard, nous accostons. Direction Jinotepe. Nous prenons le bus qui stationne devant le débarcadère, le chauffeur m'ayant confirmé qu'il passait par Jinotepe... Erreur...mal exprimé, mal compris ? Du coup, nous descendons du bus à quelques kilomètres de la ville (le bus'engageait sur la route de Granada en direction de Managua)... Bon là au bord de la route, 2 options : attendre le bus suivant ou accepter la proposition du chauffeur de taxi qui venait de déposer quelqu'un au carrefour. Nous choisissons cette 2eme option et il s'avérera que notre jeune chauffeur de taxi n'était pas très dégourdi... Mais bon, nous arrivons quand même à la quinta Sonrisa. Nous sommes accueillis par Philippe (qui s'était avancé pour nous indiquer le chemin) et sa souriante et charmante épouse Salvadora. Nous nous installons dans le bungalow très confortable que Philippe nous avait réservé au milieu de leur beau jardin. Nous avons également trouvé un petit en-cas dans le réfrigérateur ! A peine installés et restaurés, direction le marché avec nos hôtes. Philippe se renseigne auprès des chauffeurs de bus (la gare routière est au même endroit). Nous décidons de profiter de leur table d'hôtes. Tous les repas seront excellents (merci Salvadora) et très animés, avec de belles discussions comme si de vieux amis se retrouvaient après quelques mois. Nous en profitons pour échanger sur notre programme des jours à venir et en retour nous recevons tous les conseils éclairés de Philippe et Salvadora.

13 octobre : priorité à l'achat de souvenirs mais aussi visite des villages de Catalina, de la laguna de Apoyo et de San Juan de Oriente. Catalina et le belvédère de la laguna de Apoyo : le point de vue est sublime. Un petit sentier permet également une jolie promenade avec de beaux points de vue.

Le village est joli, très fleuri car c'est un village de fleuristes et horticulteurs et toutes les fleurs sont exposées en bord de route et sur les trottoirs. C'est aussi jour de course cycliste dans le village. Course étonnante ! Les coureurs utilisent toutes sortes de vélos : du plutôt rutilant vélo de course au plutôt très rouillé VTT. Les équipements des coureurs ? Assortis !

De Catalina, nous rejoignons à pied le village des artisans potiers de San Juan de Oriente. Philippe et Salvadora nous y avaient conseillé une boutique : la coopérative des artisans unis, Quetzacoalt. A l'intérieur tout est beau ! Difficile de choisir d'autant plus qu'il y a en pour toutes les bourses ! Mais il faut aussi prendre en compte la taille de nos bagages.... C'est selon nous la plus belle adresse du village !

Nous décidons ensuite de retourner au marché artisanal de Masaya. Et quelques emplettes (et heures) plus tard, nous rentrons à Jinotepe à la nuit tombée. Nouveau très bon repas animé à la quinta Sonrisa !

14 octobre : réserve de la Makina et plage de la Boquita. Enfin, c'est ce que nous avions prévu ! Philippe nous a gentiment déposé devant la gare routière du village voisin (Dirramba) afin de nous éviter un changement de bus. Là nous en prenons un en direction de La Boquita et nous demandons de nous arrêter devant l'entrée de la réserve de la Makina. En descendant, je me doute que quelque chose ne va pas.... les grilles sont fermées... Nous nous approchons, et en effet, la réserve semble fermée. On se résigne donc à attendre le prochain bus.... Passées quelque minutes, un employé de la réserve vient nous ouvrir et nous explique que l'eau est sale (un des intérêts de cette réserve, ce sont ses cascades). Et avant de nous faire payer l'entrée, il nous propose de venir nous rendre compte par nous même, en nous expliquant que les orages de la nuit ont chargé le rio d'alluvions et donc que l'eau est marron. Et en effet... bref la visite perd de son charme, remerciements et nous sortons. Fort heureusement nous n'attendrons pas trop longtemps (environ 15 mn) avant qu'un bus n'arrive et vers 10h nous arrivons à la Boquita. Comme ce qui est devenu une habitude pendant ce voyage, nous sommes les seuls touristes à descendre du bus. Même l'entrée du site est gratuite.... Et à peine passée cette entrée, de nombreux propriétaires des paillotes nous abordent, tous en même temps, et nous proposent de passer la journée (et donc consommer) chez eux... Au bout de quelques minutes, je les arrête et leur propose un marché : "puisque vous voulez tous que l'on vienne chez vous, c'est que nous sommes importants, de vrais "people". Donc combien êtes vous prêts à nous payer pour que l'on vienne chez vous ?" Certains rient, d'autres s'écartent. Finalement, aux plus résistants, nous leur disons que notre priorité est de faire un tour sur la plage.



Nous nous installerons finalement chez Francisco (El plaza), pour plusieurs raisons : - il nous a laissé tranquille quand nous sommes arrivés et nous a juste proposé de nous installer chez lui quand nous nous sommes approchés de son restaurant ; - il n'y avait pas de musique ; - les hamacs étaient orientés vers le Pacifique ; - et Francisco nous a plu (Felipe, c'est latin ça ?! Tu n'es pas américain !). Il a commencé par me présenter, sur un plateau, les poissons, langoustes et gambas du jour pour que nous choisissions. Tout en nous disant que l'on ne vient pas au bord de la mer pour manger de la viande... et pour nous proposer de nous préparer le repas pour 13h. Ce sera donc gambas à la plancha !

Mais aussi, baignade, hamac, baignade, balancelle en bambou (pas très confortable !), hamac et baignade. Ah j'oubliais ! Le rince-doigts ! En fin de repas, Francisco est arrivé avec une grande bassine dans laquelle avaient été pressés des citrons verts.... Nous avons donc eu droit au rince-doigts XXL ! Francisco passait régulièrement pour nous demander si tout allait bien. Il ne nous a jamais poussé à consommer quoique ce soit en plus de notre repas (ici par tradition les restaurateurs offrent une salade de crevettes en entrée). En milieu d'après-midi, il nous a demandé avec quel bus nous comptions repartir et nous a conseillé celui de 16h30 plutôt que celui de 17h00 (le dernier) afin de pouvoir voyager plus confortablement. Il nous a même raccompagné jusqu'à l'arrêt de bus (probablement très satisfait de la propina (pourboire) que je lui ai donnée).

Retour à Jinotepe avec changement de bus à Dirramba. Et comme d'habitude, excellent repas et nouvelles discussions à la table de Philippe et Salvadora.

15 octobre : dernier jour avant le départ. Comme convenu la veille, Philippe nous conduit à la réserve/plantation de café de Concepcion de Maria. Nous effectuerons la visite guidée en compagnie d'un jeune français qui travaille dans une plantation de café au Honduras. La visite est très intéressante. Aucune pesticide n'est utilisé. Les plans de caféier sont protégés par d'autres plantes qui écartent les parasites. Les animaux disposent d'une partie "sauvage" dans la plantation, pour aller s'y réfugier notamment quand la plantation est très animée lors de la cueillette.

Retour le midi à la quinta Sonrisa où Philippe et Salvadora nous attendaient pour le déjeuner. Le chauffeur de taxi qui nous a ramenés de la plantation/réserve à la quinta a été plutôt malhonnête. Je n'avais pas pris la précaution de demander le tarif en montant dans la voiture et je ne connaissais pas le prix de la course (à San Carlos, cela m'était aussi arrivé mais là je savais que la course coûtait 15 cordobas et non 30 comme il me demandait...). Là il m'en a demandé 80 pour une course qui en valait 50....). Son numéro de plaque a été relevé. Philippe a appelé la réserve pour le leur signaler et probablement que ce taxi ne travaillera plus aussi facilement avec la réserve et la quinta Sonrisa ! Pour le dernier après-midi, nous avions prévu une balade dans Jinotepe avec Philippe (malheureusement Salvadora devait rester à la quinta). Quelques derniers achats (notamment du rhum Flor de caña) et en cours de promenade, nous assistons à un événement devant le parc central. Un podium a été dressé dans le cadre de la campagne électorale des présidentielles et au pied du podium (sponsorisé par D. Ortega), un groupe folklorique est en train de danser. De plus, il y a beaucoup d'animation dans le parc. Nous terminons cette promenade au "café de Paris" où Philippe et moi consommerons un expresso au son de chansons populaires (Maurice Chevalier, ...), dans un décors de pulbos et de photos de la tour Eiffel ! Mon épouse sera un peu moins raisonnable au niveau consommation et craquera pour un milk shake fraise chantilly.... Notre séjour se terminera par un repas très convivial et la confirmation de notre réservation de taxi pour le lendemain matin à 7h30 (Philippe s'est occupé de tout !).

16 octobre : c'est la fin de notre beau voyage dans ce pays chaleureux. Nous y avons fait de très belles rencontres, vécu de très bons moments et n'en gardons que de très bons souvenirs. Ce dernier jour, nous embarquons vers midi pour Mexico. Après une très longue escale (environ 5 heures), nous prendrons l'A380 jusqu'à Paris avant de prendre notre correspondance pour rentrer à la maison.

Merci à tous ceux qui m'avaient aidé dans la préparation de ce périple et tout particulièrement à Philippe pour ses conseils lors de cette préparation, la qualité de son site et pour son aide lors des derniers jours. Merci aussi à Lionel, Boris, et bien sûr Margarita et Salvadora pour l'accueil qui nous a été réservé chez eux jusqu'au point qu'on s'y sente aussi un peu chez nous !

Nous avons été séduits par ce pays et je suis déjà jaloux de ceux qui vont y partir dans les prochaines semaines ou mois.... Quant à moi, l'heure est déjà à la préparation d'un nouveau voyage, probablement l'an prochain. Il me reste juste à décider où......

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