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Français fraichement débarqué en Thaïlande English translation pending
by Larmorbaden · 2009-01-08 · 17 replies
Bonjour à tous,

Jeune Français fraichement débarqué en Thaïlande. J'aurai aimé rencontrer d'autres Français, pour pouvoir dialoguer, être conseillé, sortir.

Merci d’avance pour vos réponses.
Démarches pour aller vivre en République Dominicaine? English translation pending
by Marylin94 · 2008-11-06 · 11 replies
😉 Bonjour tout le monde,

Je souhaite partir vivre en République Dominicaine avec mon fils de 4 asn et mon ami. En fait, mon ex-mari et père de mon fils est dominicain et vit là-bas. Il a promis de laisser mon ami adopter notre fils (car lui ne s'en occupe pas) mais ne fait pas les démarches juridiques. C'est compliqué.

J'hésite don à partir là-bas une à deux années pour m'occuper des démarches.

Je ne parle que peu dominicain, j'y ai vécu 3 mois à mon mariage. J'ai adorée : la nourriture, Saint Domingue, les habitants. C'était fabuleux. Mais là, je parle d'y vivre. C'est important pour moi : je veux être sûre que si mon fils passe des vacances là-bas plus tard, il reviendra, que son père n'aura pas le pouvoir de le garder.

Bref passons les présentations.

Je n'ai aucune idée des démarches, mon ex ne m'aide pas des masses. Je vous remercie d'avance de toute information que vous pourriez me donner.

J'ai peur de l'insécurité. Je me demande combien me coûterait de louer un appartement ou une maison dans un endroit assez surveillé. Quelle ville me conseillée vous ? Toute mon ex belle famille se trouve à St Domingue. En économisant et dépensant au minimum, combien me faut-il pour vivre là-bas ?

Sauriez-vous me dire si j'ai une chance de trouver du travail ? Dans quel domaine ? Mon ami se débrouille en anglais mais ne parle pas un mot d'espagnol, a-t-il une chance de trouver un emploi ?

Il paraît qu'il y a une école française à St Domingue, sauriez-vous son coût ? Si elle est bien ? Y a-t-il des quartiers français ?

J'ai des tonnes de questions et d'angoisses. Si j'aime ce pays et rève de partir vivre là-bas une année ou deux, je suis aussi très angoissée sur les soucis financiers, sur l'insécurité... ? Je ne sais par où commencer mes recherches ? Et j'avoue que là, c'est aussi par obligation : marre d'attendre les papiers de mon divorce et de garde de mon fils. Et malgré tout j'essaie de ne pas trop me prendre la tête avec son père... car c'est son père.

Ah j'oubliais : j'ai 2 chiennes que j'aimerais emmener avec moi, mais quand j'étais là-bas, je me souviens que le chiot de la "mama" avait été empoissoné par des voisins.

Aidez moi ! Conseillez moi ! S'il vous plaît.
Vivre à Fort Lauderdale en Floride English translation pending
by Parkavenue · 2008-10-17 · 6 replies
Bonjour, J'aimerais connaître l'avis de personnes connaissant la Floride plus particulièrement la ville de Fort Lauderdale. J'ai comme projet de m'y installer en famille d'ici 3 ans et j'aimerais avoir l'avis de personnes y ayant habité. Nous sommes un couple avec deux enfants (11 et 2 ans).

Merci de me donner des avis sur les écoles bilingues, la vie au quotidien, le climat, les pour et les contres. Je trouve le marché immobilier étrangement bas, on peut avoir une très belle maison pour moins de 400.000 USD, y a-il des frais supplémentaires lors de l'acquisition ? où est le loup ? Concernant les locations de maisons, faut-il payer des taxes, telle la taxe d'habitation en France, ou autres ?

merci d'avance pour vos avis et vos conseils, lorenzo
Prendre en photo une statue de Bouddha avec un être humain à côté? English translation pending
by Toth · 2008-10-05 · 10 replies
Bonjour, j'aimerai que vous me confirmier si oui ou non on peut prendre en photo une statue de bouddha avec un être humain à coté. Une seule fois quelqu'un m'a fait cette remarque dans un monastère (le guide) donc j'aimerai savoir si c'est vrai ?
Transport pour Louxor en bus et hébergement sur place? English translation pending
by Nefertari · 2008-09-21 · 4 replies
Bonjour à tous

J'arrive à Hurghada le 1er octobre aux environs de midi. Est-il facile selon vous d'obtenir facilement une place de bus pour Louxor, sachant que je voudrais partir dès le lendemain? Je précise que j'arrive au moment des fêtes de clôture du Ramadan, qui commencent le 1er et durent au moins 3 jours. Les Egyptiens prennent-ils les transports locaux pour se rendre dans leur famille à cette occasion? Avez-vous un hôtel à la fois propre et bon marché (dans les 10-15€) à me recommander dans le quartier de Dahar? Concernant Louxor, quel hôtel recommanderiez-vous? Je compte y rester plusieurs jours et je cherche un hôtel avec une agréable piscine pour pouvoir me reposer après mes promenades. Compte-tenu des promos proposées sur internet, peut-on trouver ce type d'hôtel dans des prix inférieurs aux promos du Pavillon du Winter Palace, à savoir 40-45€ ? Je recherche également toutes suggestions de "randonnées ou ballades faciles" - réalisables sans guide - dans les environs de Louxor et d'Assouan.

Merci d'avance, Stéphanie.
Travailler et vivre à Casablanca: prix de location d'une petite maison? English translation pending
by Marian62 · 2008-08-31 · 8 replies
Bonjour,

Une proposition de travail m'amènerai à travailler près de Casablanca : Benslimen. Pourriez-vous me donner une idée des prix de location pour une petite maison aux alentours de Mahommedia. Je vis seule avec mes 2 filles âgées de 13 et 5 ans. Nous sommes toutes les 3 très exitées par cette nouvelle perspective de vie et de rencontre! Merci par avance pour vos réponses et suggestions
Quelle destination soleil et hôtel choisir: Punta Cana ou Varadero? English translation pending
by Meleuf · 2008-08-30 · 14 replies
Bonjour j'ai 25 ans Je pars avec 2 de mes amies pour Cuba Varadero du 31 octobre 2008 au 7 novembre 2008.

Notre premier voyage dans le sud...et on aimerais se faire conseiller & Guider. On a pas encore réserver notre voyage, on feuillette le tout ! On nous a suggérer les hotel suivants ( Sirenis la salina, Oasis brisas del caribe, Arenas Blancas)Qu'en pensez-vous de ses choix, lequel diriez-vous ? Les activités sur places à faire, reccomandez ???? (les dauphins la croisière Crucero del sol est-t-elle agréable ???? ou c'est mieux le Dolphinarium de Varadero (est-il loin et cher $ ?) On hésitais entre Punta Cana et Varadero..... vos conseils ????MERCI Baucoup !!!

Fille de Saguenay LAc St Jean au Québec
Passer six mois en famille d'accueil en Mongolie? English translation pending
by Moyooo · 2008-08-12 · 11 replies
Alors voilà je me pésente, je m'appelle Morgane j'ai dix sept ans et j'habite en belgique . je ne sais pas si vous l'avez vu ce reportage avec Patrick Timsit qui passait quinze jours en Mongolie, enfin bref, depuis que je l'ai vu je n'arrête pas d'y penser et je suis maintenant totalement persuadée que c'est vraiment un truc à faire au moin une fois dans sa vie. Surtout que je ne m'étais encore jamais vraiment intérressée à ce pays, le connaissant assez mal, toutefois j'avais déjà été séduite peu avant par les grands espaces du Montana. Donc voilà j'envisage l'année prochaine, de partir vivre six-mois dans une famille Mongole nomade. Mais j'insiste surtout sur le fait que je veux absolument être vraiment loin de toute installation touristique, quitte à être totalement coupée du monde ...... alors voilà j'aimerai prendre contact avec quelqu'un qui connait bien ce pays, ou bien même si vous avez quelques conseils à me donner allez-y franchement!!! MERCI!
S'installer à Casablanca avec deux enfants: écoles françaises? English translation pending
by Délédélé · 2008-07-29 · 5 replies
bonjour j envisage de m installer a casablanca avec mes deux enfants: l une est en 6 eme et l utre en CE2; y a t il de secoles francaises, privées? cheres? comment ca se passe? est ce que la vie a Casa est agreable? quelqu un ici a t il une experience qui me corresponde ( je pense aux enfants, adaptation etc) merci bcp
Circuit de quinze jours en Californie, départ dans six heures English translation pending
by Choan · 2008-07-26 · 13 replies
Bonsoir, je réalise (un peu tard certes, puisque je décolle à 7h du mat direction LA lol), qu'il faut prévoir un minimum son roadbook pour réussir son voyage dans l'ouest américain.

Ben ouais moi j'ai pris mon billet il y a 1 semaine, j'ai reservé mes 2 premieres nuit d'hotel hier, et voilà quoi. Avec les potes on c'était dit qu'on reste 3 jours à LA puis on trace sur vegas en faisant des pauses dans les beaux parcs, puis on tourne un peu dans les parcs autour de vegas puis on trace sur san fransico avec pareil une halte dans chaque parc. Et finalement une redescente en douceur sur LA par la cote...

Mais voyant sur le forum des gars qui prépare leur voyage pour l'été 2009, qui trace déjà leur itinéraire 🤪 jme dit que je suis un peu à la boure et ça m'inquiete 😊 risque de pas trouver de quoi se loger, ou de se retrouver perdu au milieu de la pampa à faire 1000km à blanc... bref je prend conscience qu'on n'y va un peu à la walou et j'ai pas trop envie de loupé ce voyage lol 😄

Bon en fait j'aimerais que vous m'aidiez à trouver comment gérer le trip, j'ai une idée des villes étapes, mais vue que je n'ai pas de cartes à disposition, je ne sais pas quoi faire entre ces grandes villes et où loger si on reste par exemple plus de temps à monument valley, grand canyon etc...

voilà le truc dans ma tete en gros. on attéris à LA le 27 et on décolle de LA le 12 aout au soir.

Du 27 au 31 au matin on aimerait rester sur LA, et oui ya the subways en concert le 30 et je raterai jamais ça ! Ensuite départ pour Las vegas. On reste 2 nuit à LV. Puis départ pour San fransisco où on aimerais rester 3 jours. Redescente sur LA pour y rester à nouveau 2 jours.

Ca ne nous laisse pas trop de temps pour les parcs nationaux, mais suffisamment quand même puisque toute la bande n'est pas branché rando en nature donc bon...

En gros je vous demande pas de me faire un trajet précis, mais de m'indiquez se qui se trouve sur le trajet entre les grande villes. J'ai une vague idée mais peu précise du fait que je n'ai pas de carte de l'ouest..

En LA et LV je sais qu'il y a la death valley et monument valley aussi non ?. Mais j'aimerais aussi vois le grand canyon, antelope canyon et le lake powell. Mais apparement c'est bien après LV et ça risque d'etre short pour le timing. Brice canyon c'est encore plus loin non? Ensuite en LV et san fransico, je crois qu'il y a yosemite, pour une journée de randonnée ça peut etre sympas.

Pour des randonnée sympas, pas trop difficile, quel parc nous conseillez vous ? Et pour des sorties vtt ? Il est possible de louer des vtt dans les parcs? Ca me branche pas mal ça.

Bon après ya les curiosité qu'on traverse vite, genre les villes fantomes.

Merci à vous, j'espere que vous aller pouvoir aider un jeune gars qui commence à stresser 😏
Hôtel à Jürmala (Lettonie) English translation pending
by Bridgtouille · 2008-07-14 · 5 replies
Bonjour,

Avez vous un hôtel à me conseiller à Jürmala dans les 40 à 60 € la nuit en chambre double ?

Pour l'instant, les hôtels que j'ai trouvé sont, soit trop cher pour mon budget (70 à 90 € la nuit), soit ne répondent pas.

Merci Brigitte
Tour de l'île de Cuba en un mois English translation pending
by Morenitaa · 2008-06-25 · 3 replies
Et Voilà, ma soeur et moi avons finalement décidé de partir à Cuba durant un mois avec nos sac à dos. J'ai commencé à lire un guide touristique de Cuba et j'ai plein de questions afin de bien préparer mon voyage. Je fais donc appelle à vous... connaisseur et connaisseuse de Cuba.

Nous allons dormir dans les Casas Particular et voyager avec Viazul. Nous voulons aller :

A la havane Vinales Pinar del rio Trinidad (Camaguey) Nous ne sommes pas certaines Santiago de Cuba Baracoa

Selon vous...est-ce mieux de se rendre à Cuba en novembre ou en Janvier (Pour le prix et l'achalandage) ?

Et aussi je me demandais si nous pouvons laisser nos sac à dos dans notre casa en toute sécurité ?

Et surtout, étant donné que je part un mois, j'ai calculé environ ..max 70 $ par jour pour notre séjour. Comment on fait pour retirer de l'argent à Cuba ? Plusieurs me disent qu'on ne peut pas retirer avec une carte débit ou de crédit. Mais je ne me vois pas me promener avec 2000 $ dans mes poches durant un mois alors...comment on fait ?😊 (C'est mon premier long voyage)

Et pour terminer, Est-ce qu'il est possible de prendre des excursions à partir de la Havane et de Santiago sans dormir dans les hôtels.

Et si vous avez des **coup-de-coeur**, des adresses et des suggestions pour mon voyage elles seront d'une très grande aide et très appréciées.🙂

Merci beaucoup !
Deux semaines (trop courtes) au Kerala English translation pending
by Millipatti · 2008-06-17 · 19 replies
Je prends (enfin !) le temps de faire un retour sur notre voyage au Kerala. Quelques renseignements pratiques, mais surtout quelques impressions qui seront peut-être utiles… ou feront rêver.

Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.

Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.

En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .

Ca commence comme ça…

5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.

Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.

Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.

Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…

Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.

7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).

Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.

Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !

A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !

A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.

La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.

La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.

La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…

Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.

Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.

10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…

Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).

En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).

Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.

Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.

Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.

Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…

Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…

L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écrasé par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.

Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…

12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.

Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.

Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.

Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…

Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.

14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.

Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…

Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.

Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.

J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’exp��rience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !

Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.

Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.

Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).

Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).

Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…

17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.

Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.

Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.

De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.

Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.

Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombré qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.

Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.

La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.

Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.

Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d’assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).

Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.

C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.

Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.

19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !

Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
Hôtel à Malate aux Philippines English translation pending
by Jerry75 · 2008-06-09 · 9 replies
bonjour je recherche un hotel ou un guest house a bon prix a malate au philippine
Atelier d'artiste au nord de la Thaïlande? English translation pending
by Ognone · 2008-04-28 · 15 replies
Salut à vous !

Nous partons à deux pour trois-quatre mois plutot sédentaires en Thailande, avec un projet chacun : du coté de ma copine, artiste, nous aurons besoin d'artisans de bonne qualité (notamment pour du travail sur bois) de mon côté, j'aurai besoin d'une connexion internet pas trop mauvaise à domicile pour travailler à distance Nous pensons donc louer une petit maison-atelier sur place.

Bien entendu, nous avons plus envie de voir des Thailandais que des touristes, dans un cadre sympathique...

Ce que nous avons pu lire ici et là nous pousse vers Pai, que nous ne connaissons pas encore. Est-ce que ça vous semble etre un bon choix ? vous en voyez d'autres ?

Merci de vos retours...

Ognone
Bangkok pour un mois: guest house ou appartement? English translation pending
by Muchimuchi · 2008-04-24 · 23 replies
Bonjour à tous, je pars a bangkok pour un mois : du 5 mai au 5 juin. Je me pose encore la question, qu'est ce qui est le plus économique : louer un appart ou résider dans une guest-house.

J'écoute avec plaisir tous les avis et vos plans !!!

Merci d'avance.
Trois jours à la réserve de Barat dans le nord-ouest de Bali? (urgent) English translation pending
by Sylvainbali · 2008-04-19 · 11 replies
Bonjour, nous partons bientot a bali avec ma compagne...j'ai lu beaucoup de choses sur le forum qui ont permi de me guider sur le sud, le centre ubud..mais on nous a proposé d'aller 3 jours dans le nord ouest vers la reserve de barat... est ce vraiment necessaire????! devrions nous plutot aller vers l'est?! cela me ferais vraiment plaisir d'avoir conseils car je suis le grand organisateur de ce fabuleux voyage ....grosse pression..meme si je pense que juste errer dans cette ile suffira a notre bonheur...

merci par avance de vos conseils
Louer un condominium ou site de camping à Puerto Vallarta? English translation pending
by Poutine123 · 2008-04-11 · 7 replies
Bonjour Je vais normalement trois mois de l'hiver (janvier fevrier mars ) a McAllen Texas L'hiver prochain j'aimerais aller un mois a Puerto Vallarta Mexique Est-ce qu'il serais préférable de stationner la fifth-wheel au Texas et de me rendre au Mexique avec mon camion et de louer un condo ou bien de me rendre avec la fifth-wheel et de louer un site de camping Il faut dire que j'aimerais bien etre pres de la mer J'aimerais avoir des adresses de camping ou de condo tout dependant le cas

Je vous remercie de votre attention Poutine123
Jordanie: circuit Amman - mer Morte - Petra - Amman English translation pending
by Coka · 2008-04-08 · 15 replies
Salut,

Peut on realiser le circuit suivant en 2 jours : Amman-mer Morte-Petra-Amman Le 1er jour peut on partir tôt pour la mer Morte et ensuite decoller l'apres midi pour Petra, passer la nuit sur place et ensuite rentrer sur Amman ?

Merci A+
Risque terroriste en Egypte? English translation pending
by Spidi · 2008-03-29 · 12 replies
Ayant lu ceci: Dernière Minute Avertissement La situation à la frontière égypto-israélo-palestinienne connaît des tensions depuis quelques jours avec l’entrée sur le territoire égyptien de plusieurs dizaines de milliers de ressortissants de la bande de Gaza. La plus grande vigilance s’impose donc aux touristes étrangers, dans les stations balnéaires du Sinaï en particulier. Au risque terroriste diffus qui existait déjà, pourrait s’ajouter une menace plus spécifique en ce moment étant donné le risque d’infiltration d’éléments dangereux.

Ca me fait peur car je pars à Taba du 7 au 21 avril.... Quelqu'un peut-il me donner des informations à ce sujet? Merci à tous...je suis un peu inquiète, je l'avoue !
Hôtels ou pensions pas chers à Istanbul? (Turquie) English translation pending
by Delfly · 2008-03-28 · 41 replies
salut

Connaissez-vous des hôtels/pensions/ vraiment pas chers à Istanbul ou dans les environs ?

Je pars quelques jours la bas mi mai et j'ai un ptit budget ! 🙂

Merci de me faire partager vos plans !
Week-end à Rome English translation pending
by Monamoureux · 2008-03-17 · 10 replies
Bonjour à tous,

J'ai besoin des conseils de ceux qui connaissent Rome.

Je souhaite partir en Week end avec mon epouse et j'aimerais bien que ce soir un week end réussi. Pour l'avion et l'hotel, pas de souci, par contre sur place que me conseillez-vous ?

Deux choses : Mon budget et mon temps sont limités. Ce qui veut dire que je ne souhaite pas faire la queue pendant des heures et ne pas faire le tour des musées. En gros, le but est de flanée, de profiter de la ville, de ses monuments sans que ca se transforme en visite archeologique..... Malgré tout, je souhaite que ce soit un week end réussi et instructif, sans être lourd... On m'a dit que Rome estla bonne destination, que c'est un musée à ciel ouvert.

Avez-vous des bons plans ? des trucs qui marche à tous les coups chez les femmes ?etc.....

Enfin, entre l'aéroport et le centre ville, y a-t-il une bonne liaison ? bus, metro, navette, taxi....

Merci d'avance à tous😛
Photographes indiens et photographes de l'Inde English translation pending
by Ptitepop · 2008-02-25 · 6 replies
Bonjour !

Photographe amateur, j'aimerai me renseigner sur les photographes indiens... En connaissez-vous?y'at-il des bouquins de photo, des sites internet ou je pourrais les découvrir??

Et puis étant amoureuse de l'Inde je cherche aussi des Photographes ayant beaucoup travaillé en Inde.. Pq a part Steve Mc Curry, ma culture a ce niveau est très limitée!

Et puis sinon si vous connaissez des photographes indiens spécialistes dans la photo de leur pays, paysages, portraits, vie quot....(Tant qu'a faire..!!!!)😛

Merci beaucoup!!!🙂
Hôtel bien placé à New York? English translation pending
by Krisji · 2008-02-17 · 11 replies
bonjour,

en préparation un voyage à NYC fin août ou début septembre, pouvez vous m'indiquer un hôtel bien placé, avec petit déjeuner, et surtout propre.

est-il facile de trouver des restos pas trop chers pour le déjeuner et le dîner ou faut il préférer un hôtel avec resto au moins pour le soir ?

quel est à peu près le coût d'un taxi de l'aéroport au centre ville ?

Merci d'avance pour vos bons tuyaux.

😊
Apo Island, Donsol aux Philippines English translation pending
by Cala · 2008-02-12 · 8 replies
Bonjour a tous, voila je suis partie assez vite pour les philippines sans avoir pu vraiment organiser quoique se soit, je dois donc faire appel a vous tous pour quelques conseils : D'apres le 'Rough Guide' Apo Island est un petit paradis et les pensions et autres guest houses ne sont pas cheres du tout. Est-ce vrai, quelqu'un y est-il alle recemment pour me donner des info fraiches ? J'aimerai aussi aller a Donsol pour nager avec les requins baleines mais est-ce-bien la saison, je reste aux Philippines jusqu'a debut avril, ce qui me laisse 2 mois de battement pour les voir. Voila, merci a vous tous de me repondre.

PS cela n'a pas de rapport avec le reste de mon poste mais c'est une info tres utile quand meme : Trajet Manille Banaue 1 seul bus par jour depart a 10 heures du soir arrivee au petit matin environ 450 Pesos/pax compagnie Autobus Transport System tel 02 / 7358098 bien se faire preciser l'adresse de depart du bus car ils sont sur le pouint de demenager.

Voila, a bientot.
Circuit d'un voyage au Kerala English translation pending
by Amanou · 2008-02-07 · 11 replies
Je prévois un voyage au Kerala que je connais déjà par ailleurs. J'hésite entre 2 jours à Munnar (où je suis déjà allée) et 2 jours à Wyanad (que je ne connais pas encore). Qui peut me conseiller? Il est possible que les paysages soient totalement différents, je n'en sais rien. Merci d'avance pour vos conseils!
Réserver un hôtel aux Philippines English translation pending
by Nanio · 2008-02-05 · 6 replies
Je souhaite passer 2 semaines1/2 ou 3 semaines aux Philippines en avril. Comment peut on réserver un hôtel depuis la France sans passer par une agence de voyages et sur place, est-ce qu'on peut facilement se déplacer entre les iles. Une agence m'a préparé un circuit sur mesure pour 3000€. J'ai un budget de 2000€ (voire 2500 en cherchant bien). Merci à tous ceux qui pourraient m'aider. Centre d'intérêt le snorkeling les plages isolées, les ppts hôtels autentiques, balades ds des sites naturels ou des villages, bref surtout pas de resorts à touristes !
Vos expériences de plages à Bali? English translation pending
by Vasoux · 2008-02-05 · 14 replies
Bonjour à tous,

Je suis en train de terminé mes préparatifs pour mon petit séjour de 4 semaines en indonésie. (départ lundi!!) j'ai regardé mes guides et je suis tres déçue du manque d'info sur les plages. les descriptifs sont toujours tres vastes qq soit les pays. je sais qu'on ne va pas a bali pour trouver de plages. je recherche vos expériences de plages a bali. celles qui vous ont séduits par leur ambiances, cadres etc. Celles ou ils faut se poser pour une apres midi lezard...

merci de vos réponses vasoux
Doc-Let, Nha-Tranh ou île de la Baleine? (Vietnam) English translation pending
by Ch4 · 2008-01-13 · 17 replies
Bonjour,

Je compte m'arrêter à Nha-trang avec mes enfants 13/10/3ans au mois d'août pour 5 jours. Nous hésitons entre Nha-Tranh, Doc-let et île de la baleine. Doc let a l'air un peu isolé et nous nous posons des questions sur les activités possibles pour nos garnements. Si c'est Doc-Let, nous avons choisi Ki-em resort, est ce que quel qu'un connaît ? Combien de temps y a t il entre la gare de Nha Trang et Doc-let par voiture ? Pour un voyage Aller-retour Nha-Trang - Ban Me Thout (haut plateau), combien de temps faut il compter ? (c'est pour savoir si le petit de 3 ans tient le coup)

Merci d'avance
Vol de bagages sur le bateau à Koh Phi Phi English translation pending
by Capsule44 · 2007-12-31 · 25 replies
En février 2007, nous nous sommes fait volé un sac de voyage sur le bateau qui nous ramenait à Krabi de Kho pi pi. Bien evidemment nous ne nous en sommes appercu qu'à l'arrivée et rien à faire. Avec toute la bonne volonté des thais .... c'est un touriste qui nous l'a volé dans l'ile donc meme s'il faut entasser vos sacs avec tous les autres dans la cale suivez votre sac au moins jusqu'à son endroit de stockage le temps du trajet. Bon voyage à tous. Pour ma part je repars en Fevrier 2008. Joelle

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