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Voyage de deux semaines aux Antilles: Guadeloupe, St-Martin et Martinique English translation pending
by Jenminou · 2012-01-18 · 6 replies
Salut à tous! nous sommes 2 filles qui désirons partir au mois de février dans les Antilles. durant 2 semaines. Je pensais faire La Guadeloupe, st-Martin et Martinique. Je me demandais de quelle manière m'y prendre. Quel trajet et quel moyen de transport utiliser (point de vue Prix et efficacité). De plus, Je voulais savoir le cout de la vie la bas!!! est ce que je peux men tirer pour des depenses de 1000$ (incluant le tout sauf mon billet aller retour Mtl).

Je désire resté dans de petites auberges ou hotel pas necessairement d'auberge de jeunesses.

De plus, est-ce 2 bons endroits oiu oubliais-je un endroit paradisiaque sur ma liste&!

je vous remercie bcp et à bientot 🙂
Croisière 5D aux Iles Grenadines English translation pending
by Angelita30 · 2012-01-16 · 5 replies
Bonjour à tous!

Help!!!😉

Nous souhaitons partir en croisiere en voilier aux iles grenadines, nous serions 3 de 25 à 27 ans et naturellement afin de pofiner notre projet de voyage nous nous posont pas mal de questions et avons besoin de vos conseils afin d'en profiter un maximum!

Nous envisageons de partir en croisière avec une extension hotel afin de bénéficier de plus de temps pour cette première découverte.

Nous souhaitons partir une quinzaine de jours début mai 2012, la saison est elle toujours propice à cette époque?

Quel budget faut il prévoir pour les frais annexes? (en dehors des frais de caisse: excursion, repas en dehors de ceux prevus au programme, sorties diverses...)

Ou peut on faire le change?

En ce qui concerne les differentes activitées et transport vous serai t'il possible de nous en communiquer les tarifs.

Merci à tous ceux qui nous communiquerons les bons plans! Nous sommes avides de découverte en tout genre ainsi tous vos conseils et experiences personnelles seront les bienvenues.
Une semaine, est-ce suffisant sur l'île de Saint-Martin? English translation pending
by Mpetit230 · 2011-12-31 · 3 replies
Bonjour,

Voilà j'ai la possibilité de partir soir 7 nuits soit 9 nuits sur Saint Martin, et je n'arrive pas à me décider!!! Je sais que ce n'est jamais suffisant questions vacances maintenant questions budget c'est autre chose. je n'arrive pas à me rendre compte et je n'ai pas non plus envie de me serrer la ceinture sur place.

Dites moi ce que vous en penser. Si une semaine c'est déjà bien, niveau décalage horaire etc

Merci

Nanou 😎
Saint-Raphaël ou Sainte-Maxime avec notre fille de 2 ans? (Var, France) English translation pending
by Chatulu · 2011-12-29 · 7 replies
Bonjour à toutes et tous,

pour les premières vacance de notre fille qui aura 2 ans en juillet 2012, nous avons décidés de ne pas aller trop loin, c-a-d le sud de la France.

Pouvez vous nous renseigner sur saint Raphael et sainte Maxime, car nous ne savons pas ou aller, ou les plages sont elles le moins bondés, l'ambiance la moins bruyante, pour avoir des vacances assez calme?

Peut être un autre endroit dans le sud?

Merci d'avance.
Croisière aux îles Grenadines en décembre 2011 English translation pending
by Cigalois · 2011-12-17 · 13 replies
Nous avons effectué une croisière en catamaran du 04 au 12 décembre 2011 aux Iles Grenadines avec la société SWITCH filiale de PROMOVACANCES, le descriptif de la brochure est erroné sur le confort du bateau, (fourmis, cafard, etc.. dans la cabine). - -La nourriture était très infecte à la limite de la consommation (poulet à moitié cru, pain rasis , café et thé infectes, etc.....) pour nous deux nous mangions que les restes pour ne pas dire les miettes, pour couper notre faim nous mangions du pain rassis, - -Le troisième jour mon conjoint était très fatiguée suite à un problème de hanche, de ce fait nous sommes restés sur le bateau pour se reposer au lieu d'aller sur la plage, de là l’hôtesse nous en n'a voulu , pourquoi ???. Donc à partir de ce jour là quand elle servait, volontairement elle oubliait nos assiettes avec ironie et des remarques non fondaient devant les autres passagers, le lendemain nous avons eu une insulte de sa part, nous avons eu intelligence de ne pas répondre. Elle essayait de monter les autres passagers contre nous avec des chuchotements. Il y avait un frigo pour les passagers et un pour la cuisine, pour qu'on ne puisse se servir en boissons elle les a toutes transféré dans le sien, il y avait que quelques passagers qui etait privilégiés. Très très limite comme cuisinière - -Au débarquement à La Soufrière au préalable nous avons rempli une fiche de douane que le Skipper a rangé dans sa pochette, je l'ai surprise en train d'ouvrir la pochette pour lire les passeports pendant que le Skipper était très occupé à la manœuvre il n'a pas pu la voir, a-t-elle le droit et l'habilité de regard sur nos passeports, . Nous lui donnons la note 01/20... - -NOUS SOMMES REVENUS DE CETTE CROISIERE NOURRIS AU PAIN-- Très deçu de cette croisière à notre retour.😠😠😠 Par contre le Skipper est un homme formidable et très professionnel, ils nous renseignait , nous expliquais.....Nous le notons 19/20. P.S. : lui aussi avait beaucoup de soucis avec cette hôtesse.
Choix de croisiériste pour les Grenadines English translation pending
by Ginie77 · 2011-12-16 · 5 replies
Bonjour à tous,

Je prépare un voyage pour juillet 2012 en Martinique avec une croisière aux Grenadines. J'ai deux devis intéressants et je dois faire un choix entre deux croisiéristes. J'ai lu beaucoup de bien de Catlante mais je ne trouve rien sur Escales Grenadines. Quelqu'un a-t-il déjà voyagé avec eux? Nous sommes 10 et ce sera notre première croisière. Avec Catlante, le catamaran est un catlante 600 et avec Escales Grenadines, il s'agit d'un Lagoon 500. Le lagoon 500 pourrait nous suffire. Je voudrais vos avis sur les prestations à bord, skipper et hôtesse...

Merci pour vos conseils avisés!

Ginie
Tobago Cays (Saint Vincent) depuis Sainte Lucie English translation pending
by Woippy · 2011-12-15 · 10 replies
Bonjour,

Je serai une semaine à Sainte Lucie fin mars 2012, je souhaiterais passer une journée à Tobago Cays (notamment pour voir les tortues !). Connaissez vous des agences qui propose cette sortie (catamaran ou autre) depuis Sainte Lucie ?

Merci par avance pour vos conseils
Saint-Martin: meilleurs restaurants qualité-prix pour un petit budget? English translation pending
by Sylvirtuelle · 2011-12-06 · 3 replies
Bonjour,

Avez-vous récemment expérimenté des délicieux et jolis restaurants à St-Martin où les prix sont très abordables ? (ex: 12 $ midi 25 $ soir approximativement) et où... la vue pourrait être agréable et le service aussi.

Merci !
Autorisation de sortie de territoire île de Saint Martin-France pour un enfant de 18 mois English translation pending
by Mystik971 · 2011-11-19 · 4 replies
Bonjour,

Je compte effectuer un voyage avec ma fille qui aura 18 mois dans le sens Saint Martin(aéroport de Juliana Coté Hollandais) vers Paris et vice versa. J'aimerais savoir s'il est nécessaire d'avoir une autorisation de sortie de territoire sachant que nous possédons toute les deux des passeports valide mais qu'elle ne porte pas le même nom de famille que le mien ??🤪 Est ce que le livret de famille et le passeport suffisent ils ??

Merci pour vos réponses.😉
Saint-Martin: agence de location de voiture sérieuse? English translation pending
by Pimprenell · 2011-11-16 · 13 replies
Bonsoir à tous !

quelqu'un connait-il une petite agence sérieuse pour la location de voiture sur St Martin ?

merci pour vos bons conseils ! 😎
Croisière en catamaran dans les Grenadines English translation pending
by Dompat · 2011-11-11 · 1 reply
bonjour à tous

nous sommes attirés par une croisière en catamaran dans les grenadines au départ de Fort de France ; pour ne pas les nommer ! avec partir par cher ou escale grenadines quelqu'un a-t-il déjà eu l'occasion de faire ce genre de voyages et pourrait nous en dire un peu plus sur ce style de voyages, ambiance , escales etc... pour info nous connaissons déjà bien mais sur terre ! la martinique et la guadeloupe et adorons la voile

bien à vous domi
Saint-Pétersbourg en avril: visa, hôtels et transports? English translation pending
by Insomniaa · 2011-11-02 · 10 replies
Bonjour à tous,

Apres plusieurs jours à la recherche d’une destination pour un week-end j’ai finalement opté pour Saint Petersbourg.

Hier, j'ai donc réservé mes billets d'avion pour partir le premier week-end d’avril. Ce n’est peut-être pas la meilleure période entre la pluie et la neige qui fond au bord des routes mais c’est le seul mois ou on a un week-end de 3 jours…

Bref, tout content de mon acquisition j'ai donc commencé à trifouiller sur les forums pour avoir des idées sur les lieux à visiter etc...

Première chose que je constate c’est que beaucoup de personnes sont inquiètes au niveau de la sécurité, j’ai globalement été rassuré donc pas de soucis de ce côté la.

En revanche, je me suis rendu compte qu’il fallait un… VISA ! J’aurais peut-être dû y penser avant mais n’étant jamais sorti de l’UE la question ne met même pas passé par la tête.

Donc au lieu de venir vous poser des questions d’ordre touristique comme je l’espérais, je vais plutôt vous poser des questions d’ordre administratif…

Je vous expose donc ma situation:

Je n'ai jamais quitté l'UE, je n'ai donc pas de PASSEPORT. Pour faciliterr le tout, je ne suis pas de nationalité française, je ne peux donc pas obtenir un passeport français (exact?). Je compte donc me tourner vers le consulat de mon pays de naissance.

Pour avoir le VISA russe j'ai lu qu'il fallait entres autres, l'original ou le fax d'un justificatif de séjour qui est délivré par l'hôtel. Comment faire quand on a pas de fax? Est-ce que généralement les hôtels acceptent d'envoyer ce genre de document par courrier? Imaginons j'ai réussi à avoir mon passeport et mon visa (youpi!) est t-il nécessaire de s'enregistrer une fois arrivé en Russie?

J'ai aussi lu dans quelques forums des discutions à propos du "Vaucher". Je n'ai pas bien compris l'utilité.

Bref, entre mon Passeport, le Visa et le Vaucher, je vous avouerais que je suis complètement perdu...

Enfin, pour en revenir au voyage et histoire de me remonter un peu le moral j'ai quelques questions.

Pour l'utilisation du métro, y a t'il une ticket valable 2 jours pour les touristes? Comme à Londres ou à Paris par exemple.

Pourquoi est t'il interdit de prendre le métro en photo? C'est pareil pour les stations elles-mêmes? Ce sont des mesures prises contre les attentats?

Si vous avez des hôtels ou des restaurants à me conseiller n'hésitez pas.

Merci beaucoup pour votre aide.
Croisières en catamaran aux Grenadines: recherche location de catamaran avec skipper English translation pending
by Maouh · 2011-10-24 · 26 replies
Bonsoir, Je suis à la recherche d'une location de catamaran avec skipper pour un voyage Saint Vincent / Grenadines au départ de la Martinique. La période prévue se situe au début du mois de mai 2012 et concernerait 4 à 6 personnes (donc petit cata) Quelqu'un aurait-il des bons plans pour un tel projet. Merci
Apnée/snorkeling à Saint-Martin English translation pending
by Playagirl · 2011-10-15 · 2 replies
Bonjour,

Je pense partir pour Saint-Martin en Janvier.... Hôtel Sonesta maho beach, et je suis fanatique de plongée en apnée. Pouvez-vous svp me dire si c'est une belle destrination pour l'Apnée ? Est-ce accessible de la plage de cette hotel ? Ou d'autres hotels ?

Merci
Logement pour un an à St Martin? English translation pending
by Annie17 · 2011-10-12 · 1 reply
je suis a st martin antilles depuis 15 jours et je commence a travailler le 14 octobre comme moniteur de voile , seulement je n'ai pas de logement comment trouver un logement pas cher pour 1 an tonio
Saint-Louis du Sénégal en novembre: bon plan de logement? English translation pending
by S1pleQriosiT · 2011-09-16 · 5 replies
bonsoir à tous,

comme bon nombre de voyageurs, je cherche un plan logement/chambre chez l'habitant/pension... à prix très abordable.

en effet, je serais à saint-louis du 10 novembre au 10 janvier pour une mission humanitaire que j'autofinance.

j'aimerais aussi avoir le maximum de conseils et d'informations sur cette ville.

merci de votre réponse,

nej
Nouvelle expérience à St. Barth (Saint-Barthélemy) début novembre English translation pending
by Carpediem86 · 2011-09-07 · 6 replies
Bonjour,

Je débarque le 5 novembre à St. Barth pour faire une saison. Je rentrerais tout juste d'un trip en Malaisie. J'arrive un peu à l'aventure avec mon sac à dos, le sourire et la motivation de vivrre une nouvelle experience. Je souhaiterais avoir des infos sur les colocations et les jobs prpoposés. J'ai fait des etudes dans le social (travail dans le sport et le handicap), j'ai fait beaucoup d'animation aussi. Je sais pas si ces deux domaines sont demandeurs à St. Barth mais sinon je suis ouvert à toutes propositions (restaurations, accueil...).

Je vous remercie d'avance pour les infos que vous puissiez me donner!

Benoit.
Que faire/voir à Sint Maarten lors d'une escale? (Antilles Néerlandaises) English translation pending
by Virginie1978 · 2011-09-03 · 9 replies
Bonjour,

Escale par escale, je prépare notre croisière:Mer des Caraïbes transatlantique retour qui aura lieu le 27 avril à bord du Costa Luminosa.

Nous serons avec nos 2 enfants qui auront 8 et 2ans1/2.

Nous avons vu une excursion Costa qui nous semble intéressante et faisable avec nos enfants. Je suppose que l'on peut faire pareil pour moins cher alors si vous avez des infos sur les taxis, tarifs etc.... ou si l'excursion vous semble correct au niveau de son programme et du tarif.

Je mets un copier/ coller: EXCURSION SUR L'ILE DE ST MARTIN Vous pourrez profiter d'une promenade fort intéressante depuis Philipsburg, la capitale de la partie hollandaise de St Martin, jusqu'à Marigot, la capitale de la partie française de St Martin. Lors de cette excursion, vous passerez devant des bâtiments aux couleurs vives et au style hollandais tandis que vous noterez le changement de cultures de l'île en passant du "Welkom" hollandais au "Bienvenue" français. En chemin, vous pourrez voir le Border Monument (Monument Frontière), qui marque la frontière entre les parties françaises et hollandaises. Une fois arrivé à Marigot, vous vous aurez le temps de faire une agréable promenade jusqu'à la forteresse de Fort St Louis d'où vous pourrez faire de belles photos de la baie avant le retour au bateau. Le prix est de 54 euros/adulte et 48,60 pour notre grande

Merci de votre aide précieuse 🙂.
Saint-Jacques-de-Compostelle pour camping-cariste English translation pending
by Gaudinot · 2011-08-01 · 5 replies
Bonjour,

Je pense que cette destination a attirée certain camping cariste en 2011.....

Je suis à la recherche de toutes infos sur les lieux d'arrêt de nuit spécialement vers Santiago et la Corogne

Merci d'avance
Hébergement haut de gamme à Saint-Martin? English translation pending
by Orzone · 2011-07-19 · 1 reply
Salut

Connaissez vous des hôtels ou lodge haut de gamme

à Saint Martin pour passé un week end?

Merci d'avance de vos retour d'expérience.
Voyage Saint-Bath + Saint-Martin: réservation des hôtels nécessaire en août? English translation pending
by Tinus111 · 2011-07-06 · 2 replies
Bonjour à toutes et à tous :)

Je n'ai jamais vraiment aimé les endroit très touristiques, préferant partir au Laos plutôt qu'en Thaïlande, au Mali plutôt qu'au Sénégal, ...

Mais cette année, avec ma douce et tendre, c'est Saint-Martin (1 semaine) et Saint-Barthelemy (1 semaine) ! Des îles paradisiaques, certes, mais un peu usines à touristes.

J'ai toujours voyagé en réservant uniquement un vol sec (et à la limite une réservation pour un hôtel à l'arrivée), mais je me suis posé une question pour cette été :

Y'aura-t-il de la place dans les hôtels "cheap" (120€/nuit max) sachant que nous partons du 10 au 26 Aout ?

Où devons-nous réserver dès maintenant les hôtels pour notre voyage ?

Je suis pas trop fan de ce genre de voyage où tout est pré-défini, j'aime pouvoir décider ce que je fais à l'instant présent, pas 1 mois à l'avance...🤪

Aussi, vous avez des adresses sympa, je suis prenneur ! 😇

Merci d'avance,

Quentin.
Saint-Joseph: sud sauvage de la Réunion English translation pending
by Nenupharbleu · 2011-06-20 · 7 replies
Bonjour, J'aimerais parcourir le sud sauvage, car c'est magnifique paraît-il. J'ai une bonne adresse de logement pour une semaine. Mais je me dis qu'une semaine, c'est peut-être trop. Je n'ai pas la possibilité de réduire, car la location se conclut pour une semaine, ou rien.

Est-ce que ça vaut la peine d'y rester donc 7 jours, est-ce qu'il y a suffisamment de lieux tout autour à découvrir ? Sinon, je me reporterai sur Bras Panon, près de St Benoît.

Merci pour vos conseils !
Location de voiture à St-Maarten et à Puerto Rico English translation pending
by Dsmily · 2011-06-16 · 11 replies
Bonjour,

Je fais une croisière sur Carnival Victory (San Juan, St-Thomas, Barbade, St-Lucie, St-Kitts et St-Maarten) en décembre 2011 et je suis entrain de regarder les excursions à faire lors de mes escales. Beaucoup de discussions ont déjà répondu à mes interrogations, mais tout n'est pas encore assez clair pour moi. 😊

Lors de mon escale à St-Maarten, j'aimerais louer une voiture pour la journée à la sortie du bateau de croisière. Est-ce que cela est recommandé ou tout simplement possible? Avec un permis de conduire du Québec, suis-je en règle? Et pour le stationnement, est-ce facile d'accès et à quel prix? J'aimerais y faire un tour de l'île complet pour voir Orient beach, Grand Case beach, Marigot, Mullet beach, Maho beach, Philipsburg et Great Bay beach. Cela est peut-être trop pour une seule journée? Je ne le sais pas... je ne tiens pas à m'éterniser longtemps à chaque endroit... tout au plus 1 ou 2 heures à Orient beach pour la baignade et le soleil, 1 ou 2 heures en ville pour magasiner et visiter puis 1 ou 2 atterrissages et décollages d'avions spectaculaires à Maho beach. Je n'ai trouvé aucune excursion qui correspond à ceci. Et en taxi, il me semble que c'est compliqué puisque je veux voir plusieurs endroits tout en prenant le temps que je désire à chacun de ses endroits. Qu'en pensez-vous?

Pour ce qui est de San Juan à Puerto Rico, j'ai déjà loué une voiture à l'aéroport le matin de mon arrivée, soit 5:00 AM. J'aimerais aller à El Yunque Rainforest et à la plage de Luquillo jusqu'en début d'après-midi, faire un arrêt à Isla Verde beach ou Condado beach puis me rendre à Old San Juan pour le reste de la journée avant le départ de mon bateau de croisière, soit 10:00 PM. Croyez-vous qu'un permis de conduire du Québec sera accepté?

Merci à l'avance pour vos réponses... Cela est très apprécié!!! 🙂

Manon
Saint-Malo: festival Étonnants voyageurs du 11 au 13 juin English translation pending
by Williama · 2011-06-11 · 0 replies
La réécriture en cours, dans le sens d'un durcissement, des accords de Schengen, l'indique : les frontières sont de retour. Qu'en disent-ils les gens du Sud, les voyageurs, les migrants ?... Des écrivains seront présents au festival "Etonnants Voyageurs" de Saint-Malo (du 11 au 13 juin), inspirés par ce thème...
Saint-Gervais Briançon par le GR5 (France) English translation pending
by Lucbertrand · 2011-06-04 · 0 replies
Saint-Gervais Briançon par le GR5

Une fois de plus je me retrouve au départ d'une grande randonnée en solitaire. Le train s'est arrêté en gare de Saint Gervais, plus exactement au Fayet, quelques kilomètres plus bas. Nous sommes en septembre, le temps présente toutes les caractéristiques d’une promesse de tempête de ciel bleu pour la semaine. Les grandes vacances sont terminées, je m’imagine que la montagne est délaissée pour le plus grand plaisir des privilégiés comme moi. En effet, à ces moments j’ai la sensation qu’elle révèle ses beautés et trésors pour moi seul, de toute évidence illusion orgueilleuse. Mais cela ne fait rien, lui le plaisir de la solitude en montagne est bien réel. Mais non dans cette première demi-journée de mon périple, la montagne n'est pas désertée, loin s’en faut. En effet nous sommes en début de week-end et de plus le commencement de mon parcours coïncide avec le tour du Mont Blanc, chemin fréquenté à toutes les époques de l'année lorsqu'il n'y a plus de neige.

Dès que je saute du train je me mets en route en ce début d'après-midi. Comme d'habitude, mon but, lors d’une première étape d’une demi-journée, est de monter le plus haut possible. Dans le cas présent il s’agit de se rapprocher du col du Bonhomme. Le premier jour, il est souvent délicat de faire un planning, car la mise en train n'est jamais la même. Parfois le démarrage est pénible, et puis il arrive que je parte comme une flèche. Je ne sais jamais à l'avance quelle va être la forme. Et je n'ai jamais pu élaborer de théorie me permettant de savoir comment j'allais vivre une première étape.

Tout commence au mieux. Je longe la voie ferrée du train à crémaillère quelques centaines de mètres, puis je traverse Saint-Gervais. Joli village aux grands chalets cossus derrière lesquels les immenses pentes éclatantes du Mont Blanc se découpent. Vision magnifique, on se croirait sur la carte postale type de la région de Chamonix. Les pentes glacées de Bionnassay hérissées de séracs dévalent de quatre mille mètres. Le soleil darde ses rayons sur ce versant et le fait resplendir d’un éclat presque irréel dans cet après-midi d’automne. Ma randonnée commence sous de bons auspices. Je marche d’un pas alerte en remontant cette magnifique et riante vallée des Contamines-Monjoie. Je réussis à ne pas rester sur la route goudronnée, en empruntant un chemin rive gauche. Les dix kilomètres qui conduisent à la chapelle de la Gorge sont abattus rapidement et sans fatigue. De toute évidence la forme est là dès le premier jour. Ce nom résulte de la géographie des lieux. En effet à proximité un torrent impétueux saute tout en écume un grand ressaut dans une gorge resserrée. Je m’y arrête pour le contempler et l’air frais qu’il déclenche dans son impétuosité apporte une fraîcheur agréable.

Je visite cette charmante église entretenue avec soin. Beaucoup de monde en fait de même. Les décors intérieurs et extérieurs sont de toute beauté. Elle est ornée jusque sous la partie boisée de son avant-toit. Je reprends ma route, et immédiatement le goudron prend fin, et de ce fait les voitures ne peuvent aller plus loin. Le chemin est raide. Sur la gauche un panneau indique le refuge des Conscrits. Me reviennent en mémoire une multitude de souvenirs. Lorsque j’étais jeune je pratiquais volontiers le ski de randonnée avec mon père, je dois même dire que c’était mon compagnon préféré. Je nous revois le long de cet immense glacier de Tré-la-Tête, un jour bas au ciel gris. Dans ces conditions la montagne est impressionnante et menaçante. Elle ne cache pas son hostilité, et en guise de mise en garde vous dévoile dans une atmosphère trouble quelques grosses crevasses insondables. Je me souviens aussi d’une tentative aux Dômes de Miage avec un camarade, qui s’était terminée par une débâcle due à une grosse tendinite à cause d’une chaussure mal adaptée. Et puis plus récemment, cela fait sans doute bien quinze ans, j’emmenai deux amis non montagnards pour les Dômes de Miage. Au lieu de monter aux Conscrits j’avais fait l’erreur de rester au refuge de Tré-la-Tête, pensant que cela ne nous empêcherait pas d’aller au sommet le lendemain. C’était compter sans la vitesse lente de notre caravane. Lorsque nous sommes arrivés au refuge des Conscrits bien sûr, il n’y avait que le gardien. Et il nous a accueilli avec ces paroles « arriver ici à neuf heures du matin soit vous êtes terriblement en avance pour demain ou excessivement en retard pour aujourd’hui ».Et voilà comment une fois de plus je n’ai pas atteint ce sommet si attirant.

Revenons à notre occupation du moment, prendre la direction du col du Bonhomme. Je m’élève rapidement. La vallée que je viens de parcourir se révèle dans toute sa beauté, grandes forêts de sapins sombres qui montent à l’assaut de pentes raides. Je rejoins le refuge hôtel de la Balme. Il est complet, pas possible d’avoir une place, même pour le solitaire que je suis. De la cuisine émane un effluve prometteur quant au dîner du soir. Cela me donne l’eau à la bouche, mais ce ne sera pas pour moi. Avec je recul je m’en réjouis. Heureusement que les circonstances ne m’ont pas permis de succomber à la tentation de la facilité car je vais vivre l’une des plus intenses émotions de ma vie au cours de la nuit à venir au grand air.

Je reprends donc mon chemin en direction du col du Bonhomme avec l’intention de trouver un petit replat afin d’installer ma tente. Après quelque distance, dans une petite dépression au niveau du chalet du Lavet, je découvre un endroit qui devrait convenir. Il me faut l’aménager en poussant quelques cailloux, et me voilà installé à proximité d’une petite mare à l’eau courante qui me permettra tout le confort. Que je suis bien sur ce replat à regarder la nuit venir dans un décor féerique, alors que ma platée de pâtes mijote tranquillement. Une fois mon repas pris et comblé de ce spectacle de la nuit qui prend possession de la montagne, je me glisse dans ma tente et attaque le livre que j’ai toujours avec moi. Il s’agit cette fois de « cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez, quel foisonnement !

La fatigue aidant, il est temps de dormir. Mais hélas, n’ayant pas le sommeil profond, comme souvent à deux heures du matin, je m’éveille, et reprends ma lecture. Mais bien que réveillé, la fatigue est présente. L’activité intellectuelle dans ces conditions demande une concentration difficile, et la simple lumière de ma frontale n’est pas pour faciliter l’exercice. Après quelques pages toujours aussi époustouflantes, je pose mon livre et sors la tête de la tente afin de contempler le ciel étoilé dans un air immobile. Cinq cents mètres au-dessus de moi les aiguilles acérées de la Penaz culminent à presque deux mille sept cents mètres. Derrière ces pics la lune monte, mais je reste dans la partie ombrée. Sur l’autre versant de la vallée une lumière diffuse commence à révéler les différents reliefs. Mais face à moi seule cette face impressionnante qui se découpe en ombre chinoise, se déploie. Juste au sommet pointu, une étoile filante apparait, je la suis du regard. Elle semble tomber vers la terre. L’illusion de la perspective aidant, je la vois surfer l’arête tranchante et inclinée qui me domine de profil. Spectacle fantastique, cette crête de pierre et l’étoile filante se sont donné un rendez-vous merveilleux le temps d’un frôlement improbable pour le plus grand plaisir de l’œil qui n’arrivait pas à se fermer. Des instants comme celui-là, si brefs soient-ils, laissent une trace indélébile par l’émotion qu’ils suscitent. On est alors comme frappé d’une étincelle de bonheur fulgurant. Je me dis que si j’avais dormi au refuge, cette nuit se serait perdue dans le long fleuve des nuits ordinaires en montagne. Tandis que là, l’expérience vécue a exacerbé l’envie de parcourir la montagne au plus proche de sa nature secrète et a fait naître une curiosité toujours plus vive à la recherche de l’éphémère et fugace mais grandiose spectacle que la nature sait distiller par instants brefs à ceux qui prennent le temps de la contempler.

Au matin, un temps magnifique me permet dès les prémices de l’aube de profiter d’un spectacle toujours renouvelé mais toujours différent de la clarté qui reprend ses droits dans ces lieux d’altitude. Dans ma prairie l’herbe est mouillée et ma tente mono paroi dans ce contexte de forte hygrométrie a favorisé la condensation. Ce type de tente est pratique du fait de son poids, mais le confort s’en ressent du fait de l’eau qui ruisselle systématiquement sur les parois, malgré le petit filet sensé jouer un modérateur.

Mes affaires sont vite repliées et en quelques vingt minutes j’atteins le col du Bonhomme. Le sol est mouillé, la grande vallée que j’ai remontée la veille est encore plongée dans l’ombre alors que les cimes qui s’élèvent au dessus du col sont déjà baignées d’une lumière vive. A cette heure encore personne sur le chemin, je m’octroie une courte pose, afin de profiter de ce moment magique, où le soleil, encore bas sur l’horizon, produit une multitude de jeux d’ombre et de lumière, qui évoluent de seconde en seconde. L’heure après le lever du soleil, ainsi que celle qui précède son coucher, sont des moments magiques, particulièrement mis en valeur par le bivouac. Au col, un grand cairn, un peu à la manière d’un chorten, est couvert de morceaux de tissus qui rappellent les cinq couleurs de la religion bouddhiste.

La descente sur le refuge du col de la Croix du Bonhomme est courte. Je le distingue et constate qu’il est en effervescence. Eh oui, j’avais presque oublié que sur ce premier tronçon de mon parcours je me trouve sur la fameuse randonnée « le Tour du Mont Blanc ». Un groupe de Japonais débute l’étape de la journée. Ils sont accompagnés de mules qui portent leurs bagages. J’ai l’impression de me retrouver dans une ambiance de treks lointains, quelque part au Maroc ou dans des massifs d’autres continents. Mais mon chemin dès le refuge va piquer plein sud et je vais à nouveau me retrouver seul le long d’une crête très curieuse, acérée mais au milieu d’une prairie, où les vaches me regardent passer. Par endroits elles colonisent de petits pics tout en broutant. L’altitude est de deux mille cinq cents mètres. De grandes vallées partent de toutes parts, et leurs fonds sont encore emplis des mystères de l’ombre alors que les doux rayons du soleil me réchauffent déjà.

Par d’immenses zones herbeuses, je descends vers le lac de Roselend. Je croise un randonneur seul, nous échangeons quelques mots et reprenons notre cheminement. Dans ces marches solitaires, il est toujours agréable de communiquer de cette façon, brièvement au cours d’une rencontre éphémère. Rapidement je rejoins la route goudronnée et le refuge du plan de la Lei. J’y effectue une petite halte et me restaure. La gardienne vend de jolies cartes. J’en écris quelques-unes. Elle n’a pas de timbre, mais me promet d’en mettre lors de son prochain ravitaillement dans la vallée. Elle tiendra parole, mais il m’est déjà arrivé à plusieurs reprises que ce type de promesses ne soit pas tenues, toujours à l’étranger et particulièrement dans un pays dont j’adore les montagnes, raison pour laquelle je ne le dénoncerai pas.

Une fois reparti j’évolue au-dessus du lac, immense ruban vert émeraude enchâssé dans un écrin de prairie au ton plus clair, mais piqueté de sapins sombres. J’imagine quelques pêcheurs de truites s’en donnant à cœur joie dans cette matinée sans un souffle d’air. De grandes cascades ruissèlent dans des pentes d’herbe et de mousse. Là encore les tons de vert rivalisent, tout en se mesurant au blanc éclatant de l’écume de l’eau qui s’étale en larges traînées de faible épaisseur. Ce matin, les conditions météorologiques associées à ce décor grandiose donnent à la montagne un aspect particulièrement accueillant. Dans ces moments, on sait pourquoi on part seul pour ces voyages au long cours. Lorsqu’on se remémore ses différents voyages en solitaires, certains épisodes comme celui-là, resurgissent et laissent leur trace profondément ancrée en vous pour des années. En me retournant, je peux contempler le Mont Blanc dans toute sa majesté. L’air est si pur que j’ai l’impression de pouvoir le toucher.

Au-dessus de moi le col de Bresson dominé par la Grande Parei, qui mille mètres de dénivelé au-dessus du lac affiche une belle silhouette. Cette montagne, sous un certain angle, rappelle le Mont Aiguille, sans cependant en avoir l’ampleur. Le chemin se fait plus raide, et la chaleur arrive. Après un dernier raidillon dans la caillasse, enfin le col est rejoint. Le point de vue est superbe de tous côtés. Au sud le regard embrasse un vaste panorama en direction de la Vanoise. Je m’adonne à l’un de mes grands plaisirs, essayer de mettre des noms sur les montagnes. Même lorsqu’on les a déjà gravies, elles restent souvent rebelles à vous révéler au premier coup d’œil leur identité. En face de moi, très vraisemblablement le Mont Pourri, mais je le connais sous des perspectives plus élancées et puis aussi cette grosse masse de belle altitude, il doit s’agir du Dôme de la Sache. Mais je n’ai aucune certitude, car la perspective est nouvelle pour moi, n’étant jamais passé par ce col. En ce lieu l’herbe est grasse et de nombreux moutons broutent paisiblement. Après un petit arrêt au cours duquel j’ai cherché à visualiser mon chemin à venir à travers la Vanoise je rejoins le refuge de la Balme. Quelques personnes assises au soleil dégustent bières et autres boissons. Il ne m’en faut pas plus, réflexe de Pavlov aidant, à mon tour je m’attable et commande un coca-cola. Alors que je savoure ma boisson bien fraîche, un bruit familier emplit la vallée. Je lève les yeux et distingue la silhouette caractéristique d’un mirage 2000, qui quelques centaines de mètres au-dessus engage un virage serré, ce qui permet au pilote durant quelques secondes de contempler ce refuge, niché au centre d’un foisonnement de montagnes bien individualisées et qui jaillissent vers le ciel.

Depuis ce matin la distance parcourue est déjà longue, mais je ne compte pas en rester là. Pourtant je m’y trouve bien dans ce refuge perché en pleine pente, il y fait bon et le décor est somptueux. Mais voilà, pour satisfaire au sacro-saint moral et faire en sorte qu’il ne chute pas, tant que je peux avancer, je me fais un devoir de le faire. J’aimerais pouvoir me satisfaire d’une marche lente, agrémentée d’arrêts aux endroits qui me plaisent. En effet, quel est l’intérêt de foncer à la recherche de je ne sais quel exploit. Mais voilà, même si parfois je trouve ma démarche incompréhensible, voire stupide, le mouvement est le plus fort. Je me lance donc dans une immense descente jusqu’au fond de la vallée de la Tarentaise, où coule l’Isère. Du refuge cela fait un dénivelé de quelques mille deux cents mètres. La distance jusqu’à l’Isère me semble infinie. Je me mets à courir en prenant un petit rythme. Mon sac est bien rivé à mon dos, ce qui évite tout à-coup. Dans mes chaussures souples, je prends toujours la précaution de mettre des semelles thermo-moulées, ce qui constitue un bon amortisseur. Sans souffrir, cela me permet de maintenir une très bonne cadence sur ce type de terrain en descente.

Bien que je sois sur un GR, je vais perdre mon chemin. Sans doute emporté par ma vitesse, je ne vais pas rester assez à flanc en altitude. Je vais me retrouver à dévaler de grandes prairies entrecoupées de haies pas toujours faciles à franchir. Le bouquet consiste en une petite forêt inextricable et très raide qui me permettra de déboucher à même la route très passante du fond de vallée. Etant descendu trop à l’ouest il me faut suivre la route sur plusieurs kilomètres. Il fait une chaleur torride. Pas un brin d’air, des bouffées étouffantes montent du macadam. De gros camions lancés à toute allure me frôlent. Par endroits dans les virages, les murs de soutènement laissent un espace tellement restreint au marcheur, qu’il me faut me plaquer à la pierre, pour ne pas être fauché par un mastodonte lancé à pleine vitesse, dont le chauffeur n’a qu’une visibilité restreinte à l’avant. Un petit renfoncement, un arbre y dispense son ombre. Je m’assois à son pied à la limite du coup de chaleur.

A quelques kilomètres, sur le versant gauche de la vallée le petit village de Landry marque l’entrée de la vallée qui me permettra demain de m’enfoncer dans le massif de la Vanoise. Si j’y trouvais un hôtel, je me laisserais tenter. Autant le bivouac en pleine montagne est un vrai plaisir, autant le camping en fond de vallée constitue à mon sens un calvaire.

La chance est avec moi, un bar tabac restaurant propose quelques chambres. Il ne m’en faut pas plus. J’adore les vieilles chambres au parquet en bois qui craque, cela leur donne un air d’ancien authentique et original, alors que nos chambres modernes aseptisées et standardisées sont trop dépersonnalisées et me laissent un sentiment de déprime. Dans le cas présent, l’ancienneté ne rime pas avec ménage négligé. Non, tout est bien propre, le lit fait avec les draps et couvertures tirés avec minutie. Il se dégage de ces pièces anciennes où le bois prédomine une véritable hospitalité, et immédiatement on se sent le bienvenu. Le repas du soir sera copieux dans une salle agréable. Cette deuxième étape aura été de belle taille, et les conditions de chaleur des dernières heures, particulièrement éprouvantes. Mon corps a surmonté l’épreuve sans trop de difficulté, et le soir après de telles épreuves, je ressens une grande satisfaction. L’effort physique lorsqu’il est intense et soutenu déclenche sans doute des sécrétions d’endomorphines et cela procure cet état de félicité. Cela crée une addiction, qui vous pousse vers des étapes toujours plus longues et difficiles. D’autre part, le soir dans mon lit avant de plonger dans le sommeil, le bonheur procuré par l’examen sur la carte du cheminement de la journée, de vallées en cols, constitue une motivation supplémentaire au voyage à pied. Je me prends à douter de la réalité d’une telle chevauchée accomplie à travers ces grands reliefs des Alpes, montagnes redoutables.

Demain je vais rentrer dans le sanctuaire de l’un des plus beaux parcs nationaux français, la Vanoise. Je le traverserai dans sa grande longueur du nord au sud. Je sais que je pars sur les traces de mes joies d’enfant, lorsqu’avec mon père j’arpentais ces magnifiques montagnes en ski de randonnée. Dès l’âge de treize ans, j’ai eu la chance de faire de belles montagnes, telles que la Pointe de la Galise, la Tsanteleina, le Mont Pourri et bien d’autres. Tous ces souvenirs de jeunesse, vieux maintenant de quarante ans sont très présents dans ma mémoire. Je me revois avec mes yeux émerveillés sur ces sommets de plus de trois mille mètres au côté de mon père tout fier de son fils, et pourtant il était assez avare de compliments. Il faisait partie de ces êtres d’exception qui réussissent toujours devant les autres tout ce qu’ils entreprennent, en affichant un profond désintérêt pour les apparences et l’enrichissement matériel. Ce sentiment de joie et de nouveauté face à la montagne ne m’a pas quitté, et au lieu de s’altérer avec le temps, il s’est au contraire renforcé. Ce plaisir spontané est resté intact. La vie et ses turpitudes n’ont apporté aucun voile à ce plaisir simple d’être en montagne. Je me rappelle les dernières années de la vie de mon père. Homme de grande sagesse, qui ne se plaignait jamais de rien, il me disait seulement que de ne plus pouvoir aller en montagne lui manquait beaucoup. Donc durant les quelques jours à venir, cette traversée de la Vanoise, je vais l’accomplir comme un pèlerinage à la mémoire de ce père, qui a su me donner le goût de l’effort et m’a appris à jouir des beautés de la nature.

Après un petit déjeuner copieux et quelques achats, jambon, pain et fruits je quitte ce village de fond de vallée. Suite à quelques hésitations, un chemin très agréable bien que raide me conduit à travers une forêt de grands sapins en direction du lointain col du Palet qui se situe deux mille mètres de dénivelé plus haut. La distance est importante, mais les différents plans qu’offre ce vallon sont superbes, et les kilomètres semblent plus courts. Je croise un jeune marcheur autrichien, en train d’accomplir le tour de la Vanoise. Après la zone arborée, les versants de la combe deviennent plus abrupts. De hautes falaises barrent les pentes. Des cascades à fort débit se succèdent et toutes avec la même impétuosité s’élancent dans le vide sur plusieurs centaines de mètres. La marche dans ces conditions n’est jamais difficile. La curiosité avivée, on cherche à accélérer le pas pour découvrir impatiemment ce qui se cache au détour du prochain accident du terrain. Je dépasse le chalet refuge du Rosuel.

Le vallon se transforme, les versants deviennent plus arrondis, les à-pics rocheux le bordant ont disparu. Les sommets se sont rapprochés, les glaciers et leurs crevasses sont très nettement discernables. La Grande Motte trône impériale en imposant ses magnifiques formes arrondies devant moi. À ma gauche et à ma droite de beaux sommets aux noms réputés, sommet de Bellecôte et dôme de la Sache affichent leur altitude respectable. Je pénètre bien dans le domaine de la haute montagne. Durant la trentaine de kilomètres à venir je ne redescendrai pas en dessous des deux mille mètres. J’effectue une halte au niveau d’un lac aux formes rectangulaires. Bien assis dans l’herbe, je profite du lieu tout en consommant mes tranches de jambon et mon pain à la croûte épaisse et croustillante. Je suis seul. Le GR 5 à cette époque, début septembre est déserté. Quelques nuages et une légère brise font chuter la température. Il est temps de me remettre en route. Un dernier coup de collier et le col du Palet est atteint. A mes pieds Super Tignes étale ses installations, elles aussi désertées à cette période. Une station de ski sans neige et sans activité est toujours laide. En effet les pistes apparaissent comme de larges cicatrices qui entaillent la montagne. Mais des marmottes peu farouches donnent une touche de gaité à cette nature quelque peu bouleversée par l’homme.

Je m’engage dans la descente en jetant un dernier regard d’ensemble sur Super-Tignes. Le panorama d’ensemble, malgré les pistes déneigées, est de toute beauté. Le lac prend une couleur turquoise. En arrière plan La Grande Sassière, magnifique pointe acérée, qui jaillit jusqu’à plus de 3700 mètres, d’un jet au-dessus du lac du Chevril, rehausse le tableau d’une belle touche. Rapidement je rejoins, le quartier sud de la station, appelé le Val Claret. A la première personne rencontrée, je demande si elle peut m’indiquer un lieu où passer la nuit. Du tac au tac elle me répond « pas de problème, l’hôtel en face j’en suis la propriétaire ». J’adore lorsque les choses se passent rapidement pour trouver un hébergement. Cela pourrait paraître contradictoire avec ma démarche. En effet l’une de mes grandes motivations, justement c’est de ne pas savoir où je vais dormir à la fin de l’étape de la journée.

Durant cette soirée beaucoup de souvenirs me reviennent en mémoire. Les plus forts sont les suivants :

Il y a bien longtemps j’avais à l’époque une quinzaine d’années, nous passions avec mes frères les vacances de Pâques au ski. Nous étions hébergés dans l’ancien chalet du Club Alpin Français de Super Tignes. Les conditions d’enneigement étaient exceptionnellement imporantes. Un après-midi la gendarmerie est venue nous évacuer pour des raisons de sécurité et nous a relogés en face sur l’autre versant de la station. Le lendemain matin auréveil, en jetant un coup d’œil par la fenêtre de notre appartement, nous constatons avec stupéfaction que notre chalet, que nous venions d’habiter une semaine, avait tout simplement disparu, emporté par une avalanche. Merci les gendarmes ! Et dire que jeunes et rebelles, nous avions failli nous cacher pour ne pas évacuer ! Donc nous sommes restés plusieurs jours bloqués dans notre appartement. Bien sûr les pistes étaient fermées et ils nous étaient même interdit de sortir dans les rues, car les avalanches menaçaient jusqu’au cœur du village. Nous n’étions pas du style à rester tranquillement à lire. Etant habitués aux sauts et plongeons de grande hauteur en mer, l’un de mes frères eut l’idée d’essayer de sauter du troisième étage, l’épaisseur de neige devant servir d’amortisseur. Par sécurité deux d’entre nous se mettent à proximité du lieu d’arrivée du sauteur, et c’est parti. Effectivement la neige rendait le choc très doux. Mais le sauteur disparaissait complètement et il fallait venir l’extirper, car même sa tête avait disparu. L’un de nos camardes saute, et il ne s’enfonce pas et tombe sur le côté, assez gravement atteint aux vertèbres. Il avait atterri sur une protubérance de béton, recouverte seulement d’un cinquantaine de centimètres de neige !

Quelques années plus tard étant à l’école de l’air, avec un groupe de camarades nous faisions un stage de montagne, encadrés par un moniteur des chasseurs alpins. Après plusieurs jours de randonnée et de montagne, en particulier la jolie face nord de la Tsanteleina qui culmine à plus de 3600 mètres, ce matin nous devons partir faire une escalade dans le coin de la Grande Motte. L’instructeur manifestement n’est pas chaud, mais je ne vois pas pourquoi nous n’irions pas. Entre lui et moi le désaccord est consommé. Je lui dis que je n’ai pas besoin de lui et que je suis à même d’emmener mes camarades. Ceci dit, deux de mes copains se joignent à moi et nous voilà partis pour l’aiguille Noire de Pramécou. Mais dès notre départ, l’instructeur a rendu compte de la situation au colonel de l’armée de l’air qui nous encadrait. Lors de notre retour, ça a été ma fête ! Rien ne m’a été épargné, j’avais été l’instigateur à la désobéissance de notre groupe. Je me suis bien gardé de dire, que j’avais failli tuer l’un de mes deux camarades en faisant tomber une énorme pierre dans notre tentative d’escalade. Eh oui, il me fallait bien apprendre le respect de la discipline, même quand le chef justifiait par une mauvaise raisons le fait de ne rien faire. Mais l’armée de l’air n’est pas rancunière et j’y ai passé 30 années de grande intensité, que je ne regrette vraiment pas!

Revenons à ma randonnée. Aujourd’hui l’étape doit me conduire à Pralognan la Vanoise, en restant pratiquement toujours au-dessus des deux mille mètres. Le temps est magnifique, pas un nuage. La calotte neigeuse de la Grande Motte très esthétique et élancée se découpe sur le bleu du ciel. Elle est bordée d’éperons rocheux qui mettent en valeur ce glacier aux courbes harmonieuses. Ce premier spectacle donne le ton de la journée, qui sera axé sur l’esthétique des sommets de la Vanoise.

D’un pas alerte je m’engage dans le petit vallon qui mène au col de la Leisse, 750 mètres plus haut, presque à deux mille huit mètres d’altitude. Les différentes couches géologiques, que traverse le chemin, donnent à la montagne des allures de tableaux aux touches de couleurs. De grands bancs de pierre érodés, que l’usure a coloré en blanc sont juxtaposés à des couches de grès à la teinte mauve mat. Cette haute vallée pelée, à l’herbe rase, qui cède rapidement la place aux pierriers qui à leur tour capitulent devant les barres rocheuses, la glace et la neige, est symbole de haute montagne dans toute son austérité. Je suis seul, ce qui ajoute à l’atmosphère du lieu.

En me retournant, je constate que le Mont Blanc jaillit et occupe une grande partie du panorama. Pourtant il est à quarante kilomètres à vol d’oiseau. Je suis stupéfait de le voir aussi imposant. Une fois parvenu au col, le versant sud de la Grande Motte se développe sur plus de mille mètres, de pierre de glace et de neige. Les montagnes françaises, même si elles n’atteignent pas des altitudes comme dans d’autres massifs en Asie ou ne Amérique, elles affichent une nature rude et farouche. Je longe sur plusieurs kilomètres ce chaos minéral. Puis, perdu au beau milieu de cette immense vallée d’altitude, une petite silhouette perchée sur un mouvement de terrain, le refuge de la Leisse se dévoile. Dans ce décor, il apparait minuscule, comme l’une des pièces d’un jeu de mécano. On réalise par ce type de contraste l’immensité du décor. En m’approchant, aucun mouvement, une porte est ouverte. Le gardien passe, je le salue mais ne m’arrête pas, trop content du rythme qui est le mien.

La vallée s’incurve en prenant la direction du sud. Ce changement de cap de quatre vingt dix degrés s’accomplit en deux kilomètres, en un gigantesque quart de cercle autour d’un impressionnant sommet conique. De l’autre côté de la vallée, au-dessus de moi la Grande Motte a cédé la place à la Grande Casse. Cette dernière constitue le point culminant de la Vanoise. Sa cime s’élève à plus de trois mille huit cents mètres. Devant moi, un peu en amont du chemin une grosse tache blanche. Non, il ne s’agit pas de neige mais d’un troupeau de moutons conséquent. Alors que je m’en rapproche, sortant de la masse un animal de belle taille, mais dissimulé jusqu’à présent du fait de sa couleur blanche, vient à ma rencontre. Il s’agit de l’un de ces fameux patous. Ce sont de redoutables gardiens qui ont pour première vocation d’éloigner les loups et de les mettre en déroute s’ils se montrent trop entreprenants. Gare aux hommes qui sans méfiance pénètrent dans un troupeau, ils s’exposent à un réel danger. C’est pour cela que je ne m’en approche jamais trop près, sauf si je vois le berger. Mais dans le cas présent, bien que je sois en train de me rapprocher de l’objet de toute son attention, mon chemin passe une centaine de mètres en dessous du troupeau. Le patou arrive à ma rencontre sans se presser et sans animosité dans le cadre d’une action de prévention. Il vient à mon contact à un mètre tout au plus, me regarde. Il se met à mon côté tout le temps que mon chemin reste en rapprochement du troupeau, mais en s’interposant, pour me signifier que je ne dois pas aller plus près mais bien passer ma route. Il a un pelage touffu et brillant, j’aurais envie de le caresser mais je me retiens, car je ne dois pas oublier que c’est une espèce d’arme de guerre, et avec ces engins on ne s’amuse pas. Puis, une fois que je suis en éloignement du troupeau, il m’accompagne encore quelques dizaines de mètres et s’étant assuré que je m’éloignais définitivement, il est reparti garder ses ouailles. Mais si j’avais pris l’initiative de me diriger directement sur les moutons, là je pense qu’il aurait manifesté de l’agressivité, et ce genre de chien doit bien faire quarante kilos!

Je quitte la vallée principale que je suivais depuis Super-Tignes et je m’engage sur un sentier qui semble monter directement dans le ciel en direction du col de la Vanoise. La pente est si raide que la section du sentier se découpe sur le ciel. J’ai rarement eu une telle perspective sur un chemin. Je dépasse un groupe important, ces personnes sont arrêtées et cassent la croûte dans la bonne humeur. Je me dis qu’à mon tour il serait temps que je m’alimente. Mais les conditions si favorables ce jour et la beauté des montagnes qui m’entourent associées à mon excellente forme physique me font presque oublier ces contingences du corps. Autant à vélo je suis sensible au défaut d’alimentation, autant à pied je peux me déplacer une journée sans éprouver le besoin de me sustenter. Quelle est la raison de cette différence de fonctionnement de mon organisme ? Je n’en sais fichtre rien !

Je suis en train de tourner autour de la Grande Casse. Cela me rappelle mon père. Alors que j’étais très jeune treize ans, nous y avions fait une tentative un peu kamikaze, à mon point de vue. Quant à lui, tout lui était apparu comme normal et sans difficulté. Mais me retrouver avec des crampons de mauvaise qualité sur une glace noire très dure ne m’avait pas vraiment plu. La tête en l’air, tous ces souvenirs vieux de quarante ans défilent devant mes yeux. Mais la physionomie du glacier a complètement changé. L’endroit où nous passions à cette époque n’est plus praticable, la glace s’étant retiré laissant la place à une paroi lisse.

Ce vallon qui conduit au col de la Vanoise est jalonné de grands poteaux hauts de plusieurs mètres. A quoi pouvaient-ils servir? Tout simplement à baliser la route aux caravanes qui aux siècles passés voyageaient par ces chemins d’altitude. Eh oui à ces époques, il était beaucoup plus court de passer directement à travers les zones montagneuses, que d’en faire le tour, ce qui impliquait des contours considérables. Aujourd’hui nous n’avons plus la même approche car ces longs contournements nous les effectuons sur grande route voire autoroute. A certaines époques, par exemple à la période du petit âge glaciaire, qui dura trois siècles de 1550 à 1850, le glacier de la Grande Casse s’était terriblement développé, et les caravanes avaient des difficultés à passer des zones de séracs. Par ce col étaient acheminés des produits qui venaient d’Italie, il s’agissait de l’un des itinéraires qui reliaient Chambéry à des grandes villes italiennes comme Turin, Gênes ou Venise.

Derrière le col, je tombe rapidement sur le refuge du même nom. Là encore de nombreux souvenirs me reviennent en mémoire. Le temps évolue, va-t-il pleuvoir avant que je rejoigne Pralognan? Je m’engage promptement dans la descente. Une autre montagne prestigieuse me domine, l’aiguille de la Vanoise. Selon les perspectives, elle a l’allure d’une flamme de pierre de quatre cents mètres de haut, en quelque sorte une Aiguille Dibona de la Vanoise.

Une fois dans la vallée, je rejoins le camping et m’installe. L’étape de ce jour aura été exceptionnelle par son parcours en altitude. Une fois douché, d’ailleurs en gardant mes habits techniques pour les laver, je pars me promener dans cette jolie station de ski. Il n’est pas très tard et le soleil se maintient. De ce fait mes habits sèchent rapidement. Non seulement j’ai pris ma douche mais j’ai accompli ma lessive pour les trois jours à venir. Vivent les habits techniques ! Il ne me reste plus qu’à aller boire une bière bien fraîche, écrire quelques cartes postales et attendre l’heure de me trouver un restaurant sympathique. Au cours de ces voyages à pied à travers les montagnes, à l’étape après un effort soutenu de plusieurs heures, je ressens un grand bien-être. C’est peut-être un peu cela le bonheur?

La nuit a été bonne, elle m’a apporté le repos, je me prépare à accomplir une étape longue jusqu’à Modane en passant par le col de Chavière, culminant à 2801 mètres. Après quelques hésitations dans un bois à la recherche d’un raccourci, je prends un rythme rapide pour remonter ce très long vallon orienté plein sud. La lumière rasante du matin, laisse apparaître en ombres chinoises un foisonnement de pics acérés à ma gauche. Ce massif recèle une multitude de montagnes qui ne cessent de me surprendre par leurs dimensions et leur esthétique. Je suis un large chemin utilisé par les voitures, et la circulation n’est pas négligeable. C’est la première fois depuis mon départ hormis la première étape, il y a maintenant cinq jours que je vois du monde sur mon chemin. Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, un parking bien rempli et de nombreuses personnes attablées sur la terrasse d’un chalet bar restaurant. Je ne m’arrête pas et rapidement je me retrouve seul sur le chemin qui conduit à un col perdu.

Tout au long de ce parcours les marmottes m’accompagnent et ne sont pas farouches du tout. Je les approche à quelques mètres seulement. Sur la droite le dôme de Polset prend de l’ampleur. Je passe à quelques encablures du refuge du même nom. Il a l’air neuf, au moins repeint, mais je ne m’approche pas. Le sol change d’aspect. L’herbe a disparu et la roche est noire. Quelle austérité dégage ce col qui se dresse devant moi. Une zone plate couverte de cairns de petite taille donne une atmosphère étrange au lieu. Un dernier raidillon particulièrement marqué dans la caillasse donne accès au point de basculement vers la Maurienne.

Sur le versant sud qui s’ouvre à moi, la lumière du soleil rend le paysage plus riant que dans l’austère versant nord qui était déjà à l’ombre. Une longue descente de près de 1800 mètres m’attend. Je ne vais rencontrer qu’un couple de personnes d’un âge respectable, plus de soixante dis ans, qui veulent aller jusqu’au col. Je croise une source. L’eau y est très bonne, car elle s’appelle « source du vin ». Plus je descends et plus l’air est étouffant. Arrivé à Modane, à nouveau le macadam et ses bouffées d’air chaud. Je rejoins le camping, installé dans un endroit peu bucolique, au creux d’une épingle de la route. Mais la fatigue aidant, je suis pressé de monter ma tente et de me décharger de mon sac bien qu’il ne dépasse pas les dix kilos. Je pars faire un petit tour en ville. Que ces fonds de vallée industrielle sont tristes. Tout est gris du fait entre autre de la pollution automobile. J’ai un petit coup au moral. Sans doute cela est dû à la présence de la gare et je me dis qu’en quelques heures je pourrais rentrer chez moi, où mon fils qui est venu en stage à Lyon m’attend. Mais il faut résister. Ce soir pas moyen de trouver de ravitaillement. Au camping, je réussis à me faire réchauffer une pizza congelée, puis je m’enfonce dans ma tente sous une pluie d’orage.

Au lever tout est trempé, et avec ma tente mono-paroi ça n’arrange pas les choses. Mais ce matin le temps est à peu près au beau et il ne fait pas froid. Mon petit coup au moral persiste et la gare me fait des grands clins d’œil. Après avoir hésité je décide de prendre la direction du col de la vallée étroite quelques mille quatre cents mètres plus haut. Ayant quitté le GR5 pour rejoindre le camping, il me faut maintenant retrouver le chemin qui passe cinq cent mètres de dénivelé plus haut. Aux grands maux les grands moyens, je me lance dans la remontée de la route goudronnée qui zigzague dans la forêt. Après une vingtaine d’épingles à cheveux j’identifie enfin les fameuses traces rouges et blanches. Que cette montée était monotone, bien que le regard donne sur des ouvrages de fortifications militaires très intéressants datant probablement de Vauban. Je suis aussi passé devant l’entré monumentale du tunnel ferroviaire du Mont Cenis. Une magnifique micheline d’une époque révolue témoigne de l’activité plus que centenaire de cet ouvrage. Il a été inauguré en 1871. A mes pieds, la ville de Modane, enserrée par des parois rocheuses aux teintes sombres, et dont on ne voit que son énorme alignement de voies ferrées ne donne pas envie de venir y habiter, bien qu’elle se trouve au carrefour de magnifiques massifs alpins.

Le chemin s’insinue dans une gorge étroite au fond de laquelle un torrent tout en écume ajoute une touche vive, qui tranche sur le vert des arbres, qui s’accrochent par touffes là où les faiblesses de la paroi le permettent. De l’autre côté de ce vallon étroit une très ancienne église s’agrippe à la falaise, reliée au chemin sur l’autre versant par un pont d’époque, dont la pierre est dans les tons de celle qui constitue la construction.

Une fois encore la seconde guerre mondiale se rappelle à moi. Dans cette vallée bien nommée, les ouvrages défensifs du type ligne Maginot ont fleuri et sont encore visibles, probablement pour des siècles. La gorge donne en finale accès à des zones de grandes pelouses qui s’ouvrent sur de magnifiques sommets comme le Mont Thabor. Cette région tampon entre deux célèbres parcs nationaux que sont la Vanoise et les Ecrins n’a rien à leur envier. Ses sommets sont sauvages et arides, et pour y accéder souvent on passe auprès d’une multitude de lacs aux couleurs multiples et aux noms mystérieux, comme par exemple le lac du Serpent. Une grande croix et une petite mare matérialisent le col. Que ce chemin était long depuis Modane, mais combien divers étaient les paysages rencontrés, d’abord l’austérité du goudron et de la ville industrielle, puis le secret et la pénombre de la gorge qui se cache entre les précipices et enfin cette arrivée dans la lumière des grands espaces qui donnent accès aux cimes. Pour apporter une touche supplémentaire au charme de cette longue montée, je n’y ai rencontré qu’une seule personne.

Par une descente de sept cents mètres de dénivelé je rejoins le fond de la vallée étroite. Cet endroit est français mais ne débouche que sur l’Italie, un peu à la manière du Val d’Aran qui ne donne que sur la France mais qui est espagnol. Dans ce dernier cas, les Espagnols ont creusé un tunnel pour éviter qu’en hiver le val d’Aran ne soit coupé de l’Espagne. Pour cette petite vallée qui donne sur Bardonecchia, pas de tunnel. Le refuge appartient au club alpin italien, alors que nous sommes sur territoire français, étrange !

Il y a beaucoup de monde attablé, et manifestement il y a de la joie dans l’air. Je ne m’attarde pas. Un raidillon sévère de quelques quatre cents mètres de dénivelé me sépare de la crête qui donne sur la vallée de Névache. Il ne me faut pas longtemps pour les franchir, je me sens une forme de marathonien. Après être sorti des zones de forêt, de grandes pâtures conduisent à un lac, plutôt une grande mare à peu près circulaire. Un immense troupeau de moutons s’y abreuve. Je m’arrêt pour en faire quelques photos, ces animaux en cercle donnent une touche très esthétique au panorama. J’engage la conversation avec le berger, je me régale de ce qu’il me raconte sur son métier, qui manifestement n’est pas facile. Par exemple cette année il a subi sept attaques de loup, ce qui l’oblige à redescendre son troupeau tout les soirs, travail qui nécessite plusieurs heures. Mais pourquoi n’a-t-il pas un ou deux patous pour monter la garde ? Tout simplement parce qu’il y a beaucoup de promeneurs, et que les accidents seraient fréquents. Dans la Vanoise ce ne semblait pas être le cas?

Je me remets en route, et par un magnifique sentier qui traverse des couches géologiques vives et multicolores je rejoins le fond de la vallée de Névache. Pour moi c’est une vieille connaissance, où les souvenirs affluent.

Je vais vous relater le plus significatif. Un jour, étant parti me promener au lac des Béraudes, alors que j’en redescendais j’entendis un bruit d’avion à réaction. Devant moi, un mirage F1 remontait la vallée principale à très basse altitude et effectua à vive allure un virage impressionnant à angle droit pour passer à la verticale de ce joyau qu’est le lac des Béraudes. J’ai justement un camarde pilote de F1 et amoureux de ce coin. Avouez que c’est une drôle de coïncidence. Le temps qu’il rentre à Strasbourg, lieu d’implantation de son escadre, je lui téléphone et lui annonce que je l’ai vu cet après-midi. Tout surpris il comprend vite et éclate de rire, lorsque je lui annonce que je me baladais au lac des Béraudes. Le plus cocasse, lorsque je me suis retrouvé sur la large piste menant au village de Névache, tous les gamins que je croisais couraient en ayant les bras étendus en mimant le bruit d’un réacteur! L’armée de l’air avait des futurs candidats en herbe, dont ce jour-là les vocations ont sans doute étaient suscitées. Mais cette anecdote remonte à bien longtemps, du temps de notre jeunesse. Je prends cette précaution afin de calmer toute revendication éventuelle d’un écologiste intransigeant, me faisant remarquer la nuisance scandaleuse d’un avion de combat « s’amusant » dans ce havre de tranquillité. Oui cela fait 25 ans et il y prescription.

Je m’installe au camping, et comme nous sommes en septembre, j’y suis seul. La montagne à cette époque de l’année présente bien des avantages, car outre le fait que les vacances sont terminées et que le monde a déserté ces lieux très connus, le soleil et les températures clémentes jouent les prolongations. Pour ceux qui ont la chance de pouvoir choisir, je leur conseillerai cependant le printemps fin mai. En effet à cette période la neige est un peu plus présente sur les montagnes et surtout les fleurs déroulent un tapis multicolore qui se renouvèle à l’infini et cela jusque haut en altitude, c’est à dire 2800 mètres voire plus. Alors qu’il n’y a pratiquement plus de végétation certaines fleurs s’accrochent encore dans ces sols hostiles. Mais l’automne reste aussi une saison merveilleuse, où le temps est d’une grande stabilité après les orages de fin août.

Les conditions météorologiques en ce dernier jour de ma randonnée sont encore excellentes. Je compte rejoindre Briançon en passant par la crête de Peyrolle. Il me faut dans un premier temps rejoindre le col des Cibières, huit cents mètres au-dessus de cette splendide vallée de Névache. La montée est agréable, elle se déroule au début dans une forêt clairsemée puis dans un monde plus minéral où de maigres pâturages disputent l’espace à de vastes pierriers, aux blocs massifs et aux formes géométriques. Une fois au col le massif de l’Oisans apparaît dans toute sa grandeur. Par un parcours rapide le chemin me conduit au col du Granon, parcouru d’une route goudronnée. De là, la crête de Peyrolle étale ses hauteurs effilées. Rarement parcours ne m’est apparu aussi tentant. Je ne vais pas être déçu. Un incroyable chemin suspendu au beau milieu d’un immense pierrier d’une raideur étonnante, à se demander comment les pierres tiennent. Cette sente étroite se trouve un peu en contre bas de la crête. Cette traversée me donne la sensation d’un funambule en plein ciel, ce qui procure un grand moment de plaisir. Puis le point culminant est atteint. Amas de grosses pierres blanches sur lesquelles se dresse une croix en bois vernis. Tout là-bas mille quatre cents mètres plus bas, la ville de Briançon apparait comme du hublot d’un avion. J’y distingue la gare que je compte rejoindre avant que le dernier train de la journée ne parte. Des montagnes à l’aspect débonnaire, qui de plus n’affichent pas une altitude sensationnelle, peuvent cependant présenter des points de vue époustouflants. C’est bien le cas de ce sommet qui domine la ville de Briançon. Après avoir contemplé ce spectacle extraordinaire qui se déroule à trois cents soixante degrés, je plonge dans la descente, qui est très aérienne. On a vraiment la sensation de partir directement à la rencontre des toits de la cité. Au fur et à mesure le chemin permet de découvrir des ouvrages militaires. Je prends le temps d’en visiter quelques uns. Il y avait la place pour héberger une véritable armée. Que cette descente est surprenante ! J’arrive aux premières maisons, la terre cède la place au goudron. Je me mets à courir et j’arrive avec dix minutes d’avance sur l’horaire du dernier train de la journée qui part vers les quinze heures.

Je ne pensais pas qu’en empruntant un chemin de grande randonnée comme le GR5, je serais souvent seul et que de telles émotions puissent naître d’une grande classique. Tout n’est que question de circonstances. On peut avoir l’impression d’être très loin partout, lorsque l’ambiance du lieu s’y prête. Les grandes randonnées classiques, maintenant je ne les envisagerai plus avec le même regard, mais bien comme des projets très intéressants.

Paradoxe ou clin d’œil de la nature, qui rappelle qu’elle reste la plus forte et qu’en montagne il faut garder des ressources en cas de nécessité. Une fois arrivée à Lyon tard le soir, je prends le tram pour rentrer chez moi. Lorsque j’en descends la nuit est noire, sol et ciel se confondent dans cette absence totale de clarté. Cette ambiance sauvage m’agresse littéralement. Plus une personne dehors. Je n’ai que sept cents mètres à parcourir pour arriver chez moi. Un orage d’une violence inouïe éclate. Des éclairs zèbrent la rue devant moi, plus une lumière. La peur me subjugue. Je me sens en danger et me mets à courir, après avoir hésité à la recherche d’un hall ouvert. Pour abréger cette expérience très angoissante je cours au maximum de ce que je peux, la peur au ventre d’être foudroyé au prochain éclair. Lorsque j’ouvre ma porte je suis complètement trempé, mais vivement soulagé, seul moment à part un soir à Modane, où il a plu !

Après un tel voyage dans les montagnes, se retrouver terrorisé en pleine ville, on extrapole facilement en imaginant un tel déchaînement en pleine montagne loin de tout. La nature me dit simplement de ne pas me montrer présomptueux, en me croyant fort d’une certaine expérience acquise.

Je relate cette randonné que j’ai faite il y a déjà pas mal de temps, c’était je crois en septembre 2007, ou 2006. Tout étonné, je constate qu’en regardant quelques photos, les souvenirs et les émotions ressurgissent à flots serrés. De toute évidence la grande randonnée en solitaire met en situation psychologique de s’imprégner de façon durable des beautés du chemin, des sensations du corps et des pensées et méditations que cette activité seul face à la montagne suscite.
Saint Malo - Rome à vélo English translation pending
by Baguerrome · 2011-05-28 · 22 replies
Bonjour à tous et à toutes ... Nous partons à 3 de Baguer Morvan (à coté de Saint Malo ) pour aller à Rome. Départ le 23 juillet. Nous réalisons ce périple pour fêter nos 40 ans ... Il y a en théorie 1800 Kms que nous souhaitons réaliser ce voyage en 10 jours. Soit une moyenne de 180 kms par jour. Nous sommes ambitieux ...

Nos grandes questions sont les suivantes

Ou passer les Alpes ? Comment traverser l’Italie sans voir trop de cotes ? Comment aller place Saint Pierre par des voies cyclables dans Rome ?

Merci à tous de vos conseils
Saint-Jacques de Compostelle (GR65): waypoints ou traces (itinéraire GPS)? English translation pending
by Snoopee · 2011-05-15 · 18 replies
Bonjour,

Je me prépare à relier Cahors à Aire sur Adour dans une semaine, et j'ai commencé à définir mes Waypoints via GEarth. C'est fastidieux et je me suis dis que c'était stupide vu que chaque détenteur de GPS ayant fait le trajet a du faire la même opération. Y aurait-il un bon rando navigateur (samaritain 😉) qui pourrait me faire bénéficier de ses GPX ou KML.

Merci, bonne route à tous et que Dieu vous garde
Choix de lieu et d'hôtel/guest house à Saint-Martin English translation pending
by LuBa1 · 2011-05-12 · 1 reply
Bonjour,

Nous serons deux amis à nous rendre à Saint-Martin en octobre prochain et nous hésitons 🤪entre deux lieux pour louer une chambre avec kitchenette :

- Grand Case => Hôtel "Hévéa" ou Guesthouse "Les Alizés"

- Orient Bay => Guestouse "Hacienda Marylin"

Merci d'avance aux personnes qui connaissent ces lieux (et éventuellement ces Hôtels/Guesthouses) de nous conseiller ou donner leurs impressions.

L'ami avec qui je partirai aime beaucoup la plongée, moi plutôt la plage 😎et la baignade.

Quel est le climat en cette saison?

Merci par avance ! (°-°)
Météo lors d'une croisière aux Grenadines début août? English translation pending
by Fran63 · 2011-05-09 · 9 replies
Bonjour, Envisageant une croisière aux Grenadines avec partirpascher ou promovacances le 30 juillet et ne connaissant pas du tout les Antilles, je m'interroge vraiment sur le climat à cette saison. Y-a-t-il de la pluie, voir des risques de tempête ou cyclone? Le ciel peut-il être volé plusieurs jours d'affilé? En bref, n'est-ce pas un risque réel de partir à ce moment de l'année? Merci à tous ceux pourrons m'informer. Par ailleurs, quelle est réellement la différence entre un 3D et un 4D?
Saint-Pétersbourg: hôtel avec chambres triples avec le voucher touristique? English translation pending
by Nagalotus · 2011-05-08 · 3 replies
Bonjour,

Connaissez vous un hôtel pas trop cher à Saint Petersbourg qui propose des chambres triples et qui fournisse un voucher touristique par fax? Merci!

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