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Sourires du Cambodge de novembre et décembre 2009 English translation pending
Début du Carnet de Voyage Partie 1
Voici notre circuit : Arrivée Phnom -Penh (2 jours) Battambang (2 jours) Siem Reap, site d'Angkor, Roluos, Phnom Khulen (6 jours) Kompong-Cham (2 jours) Kratie, dauphins, ile Cham (2 jours) retour par Phnom Penh puis Kep, ile aux Lapins (3 jours) Phnom Penh, visite école (2 jours)
Le 22 novembre 2009 Pau - Paris
Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !
Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !
Lundi 23 Novembre - dans l'avion
Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !

Mardi 24 Novembre Phnom Penh
Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !
Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…
Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…

Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l’équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.
Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.
Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.
La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…

Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.
Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!
Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !

Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !

Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…
Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.


C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!
Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…

Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir
Mercredi 25 Novembre Battambang
Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !
Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!
Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !

Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !
Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.

Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.

A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.

Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour prévenir les problèmes de tourista !
Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.
Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!

Jeudi 26 Novembre Battambang
Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.
Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !
Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!
Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.


Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?
Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…

Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de vélo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…

Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !
Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant
Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)
Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».
L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)
Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.
Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…

Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.
Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…

Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…

Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…
Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.
Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…

La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !
Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.
Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !
A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !
Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…

Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !


Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !
Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap
Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!
Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !

D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.


Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)

Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».

Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…
le tour du coeur est en lamelles de concombre
Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !

Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !
Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !
Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos
Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.
Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !
Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.

Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…
Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…

Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !
En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.
Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….


Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.

A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…


Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.

Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.
Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !


Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!
En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !
Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!
Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode
Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !

Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !
A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.

Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…

Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....
Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.
Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !
Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !



Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !

Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !
Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !
Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d’arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.
Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !

Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année.
Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire !
Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons.
Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ?
Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps !
Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien !
Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes…
Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout !
Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit…
Nous vivons un moment unique, exceptionnel…
Bouddha veille sur nous !
Mardi l ier Décembre Siem Reap
La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !
Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.
Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.

Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.

Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !
Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.
Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.
La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…

Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…
Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !




Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !
Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !
Hop ! Au lit !
Le 22 novembre 2009 Pau - Paris
Premier départ raté en gare de Pau où le TGV nous recrache sur le quai pour cause «de problèmes sur la voie»… nous prenons le train suivant dans la soirée, nous passons la nuit tant bien que mal allongés sur des banquettes, heureusement nous avons prévu large et nous serons à l’heure pour l’avion…. Nous avons même le temps de nous plonger dans l’art khmer au Musée Guimet avant de partir Paris est sous la pluie, dans ses couleurs automnales, il fait bien frisquet mais dans nos sacs se trouvent nos tee-shirts d’été auprès du maillot de bain ! Quelle chance d’aller au chaud et au soleil !
Trois semaines au Cambodge… voilà quelques années que nous ne sommes pas partis aussi longtemps, la maison est bouclée, les RTT posées auprès des petits-enfants et nos compagnons de voyage aussi pressés que nous de partir… Nous avons une fois de plus reconstitué notre petit groupe de 4, c'est une affaire qui marche, pourquoi s'en priver !!!! Les billets d’avion ont été pris depuis plusieurs mois sur Internet, via le comparateur de VF, nous voyageons avec la Korean Airlines (750 euros) bon OK, nous allons jusqu’à Séoul pour revenir ensuite sur Phnom Penh, c’est un peu long ! Plusieurs heures de transit en Corée, ah ! si j’avais su avant que des visites étaient organisées pour les gens en escale, dommage !
Lundi 23 Novembre - dans l'avion
Nous arrivons à 23 h à Phnom Penh, le taxi réservé en même temps que l’hôtel est bien là, nous avions pris nos visas à Paris, nous sommes très vite hors de l’aéroport dans la chaleur moite du Cambodge. Le « Frangipani Villas »(40 $ pt-déj + eau + laverie) est très chouette, les chambres spacieuses, beaucoup de charme, une maison ancienne au milieu d’un jardin, dans une petite rue bien calme, pratiquement à l’angle du Bd Sihanouk et du Monivong, mais nous verrons tout cela demain, pour l’instant pas besoin de berceuses !

Mardi 24 Novembre Phnom Penh
Il est finalement près de 10 heures quand nous nous mettons en route à la découverte de Phnom Penh, nous avons laborieusement commandé nos tickets de bus vers Battambang pour le lendemain matin (toujours mon anglais très approximatif !) pas toujours d’accord avec la compagnie, l’heure ou le prix annoncés, réservés aussi les tuk-tuk qui nous amèneront à la station et même choisi nos plats sur la carte du restaurant de l’hôtel pour ce soir !… bon, on peut y aller, la journée est à nous !
Il fait 32 ou 33 °, l’air est très humide, ce sont les températures que nous aurons pendant tout le voyage, heureusement les nuits sont fraiches et en quelques jours nous nous sommes habitués…
Nous découvrons d’abord un quartier bien populaire avec petits restos sur le trottoir, stands de fruits, de boissons, beaucoup de petits commerçants puis en rejoignant le Bd Sihanouk avec le monument de l’Indépendance dans notre visée, les trottoirs s’élargissent, de belles villas font place aux immeubles décrépis, c’est nickel… belles pelouses, énormes pots de fleurs, peu de circulation et peu de monde… c’est le quartier des Ministères…

Nous avons beaucoup de propositions de chauffeurs de tuk-tuk mais nous voulons marcher, flâner, regarder tout autour de nous… nous remontons une grande esplanade vers le Palais Royal, un vendeur de cerfs-volants un peu esseulé tente d’attirer les enfants, de grands immeubles modernes entourent la place, leurs façades vitrées reflètent les toits rouges et biscornus des bâtiments royaux. Une pagode entourée d’immenses stupas attire notre curiosité, allons voir… C’est le Vat Batum, notre première approche de la religion bouddhiste, nous observons l’organisation autour de la Pagode sans pouvoir nous empêcher de la comparer à nos édifices religieux… Un grand mur d’enceinte protège les lieux, les stupas recueillent les restes de la crémation des défunts (l’équivalent de nos tombes), les bonzes et les nones vivent autour de la Pagode (un peu comme un monastère) donc salles de prières, de repas, dortoirs etc… c’est toute une communauté qui vit ici. Nous nous asseyons un peu à l’ombre, des bonzes viennent discuter, ils préparent leur repas à côté.
Nous repartons vers le Palais Royal et la Pagode d’Argent… les grilles ferment sous notre nez ! il faudra attendre 14 h, nous nous préparons à aller jusqu’au Musée un peu plus haut mais le Lonely nous l’annonce aussi fermé à l’heure de midi… un chauffeur de tuk-tuk, profitant de l’aubaine et voyant notre embarras se propose de nous conduire jusqu’au Musée du Génocide, le seul ouvert à cette heure… on se met vite d’accord sur le prix (nous sommes 4, il nous attendra pendant la visite, ce sera 6 $) et voilà notre première balade en tuk-tuk…. C’est super agréable, enfin un peu de fraicheur, il va lentement, nous avons le temps de regarder, d’admirer, le chauffeur est prudent et d’ailleurs la circulation est raisonnable.
Ce Musée se situe dans un ancien lycée, les bâtiments ont servi de prison et de salles de torture pendant la période de Pol Pot de 1975 à 1979. C’est un endroit chargé de terreur, des milliers de Cambodgien ont été exterminés à cette époque toute proche… nous avons senti combien ce peuple avait été touché, presque chaque famille a perdu des proches, beaucoup « d’anciens », pratiquant encore un peu le français, nous en ont parlé… L’histoire du Cambodge est compliquée, période Angkorienne faste, riche et prospère jusqu’au 14 ième siècle, déclin de l’Empire khmer puis partage du pays entre Thaïlandais et Vietnamiens, protectorat français pendant 100 ans , puis Norodom Sihanouk qui tente l’indépendance à partir de 1953, ensuite Pol Pot et ses khmers rouges dévastent le pays qui devient un immense camp de concentration, le Vietnam envahit le pays et installe un régime à sa solde jusqu’en 1993 (période de boycott de la communauté internationale et période des terrains minés) puis tentatives d’élections démocratiques, les derniers Khmers rouges rendent les armes en 1998 ! Ce n’est que depuis cette période que le Cambodge se reconstruit vraiment avec l’aide de nombreux pays.
La visite du S-21 (quartier de sécurité 21) se fait en silence, difficile de soutenir les regards des centaines de portraits d’hommes, de femmes et surtout d’enfants affichés dans les salles… Nous ne nous attardons pas…

Nous demandons à notre chauffeur de nous déposer sur le quai Sisowath au bord du fleuve, il doit penser que nous avons faim car il s’arrête juste devant un restaurant ami... tiens, tiens… et pourquoi pas ! Nous ne cherchons pas plus loin et goutons pour la première fois à la cuisine cambodgienne.
Nous aurons généralement, tout le long du trajet d’agréables surprises et nous nous régalerons souvent… parfois la cuisine sera moins savoureuse ou la cuisinière moins expérimentée ? nous sommes 4 et la plupart du temps nous commanderons 4 plats différents dans lesquels nous piochons tous ; ceci nous a permis de gouter à plein de bonnes choses, toujours accompagnés de riz ou de nouilles quand nous en avions assez ! mais de nouilles à la farine de riz bien sûr !!
Aujourd’hui sur une terrasse face au Tonlé Sap nous laissons le serveur choisir pour nous et devant le poisson grillé, les légumes frits, les rouleaux de printemps et le porc à l’ananas nous sommes gâtés ! Premières bières locales aussi, l’Angkor, en grandes bouteilles comme il se doit ! le repas se termine avec le thé et une grande assiette de fruits savamment découpés, du riz gluant et une compotée de pastèque en petits paquets de feuilles de bananiers tressés… hum ! Une petite marche sur le quai avant de nous diriger vers le Musée National, passage par le Vat Ounalom où nous guide la jolie musique de violons… deux européens ont choisi cet endroit tout calme au milieu de l’agitation de la ville pour s’entrainer… nous faisons donc le tour de la Pagode accompagnés de sonates. Par curiosité Yolande et moi entrons dans un petit temple où un bonze nous tend de l’encens et nous asperge copieusement d’eau sacrée à l’aide de fleurs de lotus, il récite quelques incantations… Et voilà ! Nous sommes parées pour le voyage, Bouddha va veiller sur nous !

Nous prenons notre temps au Musée, le bâtiment est superbe, tout rouge dans un splendide jardin. Après avoir arpenté les salles et admiré les magnifiques pièces, mais nous manquons un peu d’explications, nous apprécions un long moment le jardin intérieur ; la chaleur, le voyage, le décalage horaire, le repas ont eu raison de nous et nous avons du mal à décoller de notre banc, à l’ombre, devant les bassins plein de lotus… Allez, un peu de courage si nous voulons voir le Palais Royal et la Pagode d’Argent avant ce soir !

Le Palais Royal est comme il se doit la résidence du Roi, il est possible de visiter la Salle du Trône, les jardins, la salle des Cérémonies, le Pavillon des Danses, le Pavillon de Fer (genre Baltard) offert par Napoléon III et dans la même enceinte se trouve la fameuse Pagode dite d’Argent car son sol est recouvert de 5 000 plaques d’argent, s’y trouvent aussi des Bouddhas couverts de pierres précieuses, en or ou en argent. Aujourd’hui c’est mardi, tous les guides officiels sont habillés en couleur fushia, chaque jour a sa couleur comme dans les anciennes cours royales. Nous n’avons guère qu’une heure pour tout voir, dès 17 h il commence à faire sombre, à 18 h c’est la nuit…
Nous profitons bien de cette fin d’après-midi, la couleur est très belle, je trouve les fresques intérieures de l’enceinte de la Pagode retraçant le récit du Ramayana particulièrement superbes, le jardin est très soigné, bonzaïs, buissons finement taillés, les stupas renfermant les restes des rois dressent leurs flèches vers le ciel, l’endroit est calme, très peu de monde, je crois que nous sommes les derniers à quitter les lieux… nous venons de passer un très bon moment.


C’est toujours à pied que nous rejoignons l’hôtel et nous faisons bien car l’ambiance du matin n’est plus du tout la même… les rues, les trottoirs, la grande esplanade grouillent de monde ! à croire que tous les habitants sont de sortie… la musique est à fond, des centaines de personnes bougent et dansent sur des rythmes d’aérobic, jeunes, vieux, tous s’y mettent ! et moi qui espérais surprendre quelques personnes âgées faisant tôt le matin leurs exercices de Qi Cong ou de Thaï Chi comme au Vietnam…. Les temps ont changé !!
Les familles sont installées à même le sol et prennent le repas du soir acheté à un marchand ambulant, des groupes de jeunes jouent au foot, des amoureux seuls au monde, des enfants tiennent fortement leurs cerfs-volants, c’est joyeux, bon enfant, souriant…

Une bonne douche pour enlever la poussière, la sueur et la fatigue de la journée… le repas du soir commandé le matin à l’hôtel est bien apprécié et nous permet de ne pas ressortir, nous sommes crevés, quelques kms déjà dans les jambes ; nous éteignons à 21 h 30 (hé oui !) mais nous sommes réveillés à 3 h (décalage !) Impossible de se rendormir
Mercredi 25 Novembre Battambang
Pas de problème donc pour se lever aux aurores, le bus est à 7 h, longue attente pour le petit déj. Les tuk-tuk sont là à l’heure, nous voyageons avec la Cie Paramount (5 $), la station est dans une petite rue près de la Poste, du coup nous avons un aperçu de ce quartier, plus au Nord de celui que nous avions arpenté hier. Petit à petit les voyageurs arrivent et, avant le notre, les bus pour Siem Reap ou Sihanoukville. Nous nous amusons à regarder une bande de macaques qui se faufilent sous les toits, qui font de l’équilibre sur les fils électriques quand soudain, je me rends compte que je suis juste devant la maison d’enfance de Claudie, une copine internaute… hé oui ! je reconnais les fenêtres à petits carreaux rouges... vite, des photos !
Nous assistons au chargement de mobylettes dans les soutes des bus, des marchands ambulants viennent nous proposer de quoi nous sustenter pendant le voyage, tout cela nous occupe jusqu’au départ qui n’a finalement lieu qu’à 8 h ! Nous en avons pour 5 h, autant prendre notre mal en patience ! le bus est plein mais pas surchargé, rapidement nous avons droit à des clips vidéos : soit des sketchs comiques avec le Coluche local soit des clips musicaux d’une mièvrerie déconcertante (on s’aime mais le père ne veut pas ou le fiancé part à la guerre etc…) Seul avantage : c’est à notre niveau de compréhension !!!!
Premier arrêt pipi, y’a une série de toilettes, basiques (un trou et de l’eau) mais propres, rien à dire d’ailleurs tout le long du voyage, c’est généralement bien plus propre qu’en Afrique ! Deuxième arrêt presque à midi devant une série de gargotes, il y a déjà deux ou trois bus arrêtés, les gens sont attablés devant des bols de soupe. Le temps que nous comprenions comment et quoi commander, un quart d’heure est passé, nous nous installons devant nos bols de soupe aux nouilles (2 pour 4) et nous nous apprêtons à partager une espèce de gâteau frit quand nous nous rendons compte que nous sommes seuls à table ! Tout le monde est déjà remonté dans les bus…. Le notre nous attend patiemment !

Arrivée à Battambang vers 13 h, nous ne sommes même pas sortis du bus que les chauffeurs de tuk-tuk nous assaillent déjà, notre hôtel n’est pas bien loin mais avec les bagages nous sommes ravis de nous laisser transporter… L’hôtel Royal n’a rien de typique, l’accueil est chaleureux, les chambres propres et spacieuses quant au restaurant sur la terrasse il est à recommander pour sa très bonne cuisine. C’est ici que nous devons retrouver notre guide car à partir de maintenant nous avons demandé à "Terre Cambodge" de Siem-Reap de nous organiser notre séjour. A aucun moment nous n’avons regretté ce choix car nous avons, grâce à eux, fait un voyage particulièrement varié et original. Au niveau du coût nous avons payé pour les 18 j ce qu'une agence en France nous aurait demandé pour 12 j et tout était compris : transport, hébergement, repas, visites, musées etc... sans que nous ayons à nous en soucier. Ceci nous a permis de manger dans des restaurants locaux et très typiques, parfois chez l'habitant ou de se faire plaisir dans un bon restaurant, même chose pour les nuits, parfois du très basique, parfois de jolis hôtels de charme Channara nous propose d’emblée de louer des vélos pour nous promener dans la campagne environnante, j’avoue ne pas me sentir en forme du tout pour affronter la chaleur, la circulation et les quelques 20 kms qu’il se propose de nous faire faire… ce sera une autre fois !
Nous partons donc en tuk-tuk vers le Vat Ek, un temple du XI iè siècle en grande partie effondré. Nous traversons plein de petits villages avec chacun sa spécialité. Les tuktuk s’arrêtent, nous laissent au bord de la route pour nous reprendre 2 ou 3 kms plus loin et cela nous permet, en plus de bien nous dégourdir les jambes, d’admirer tout le savoir-faire des familles car c’est toujours un travail en famille. Ici c’est la cuisson de galettes en farine de riz, elles cuisent sur un four chauffé avec l’enveloppe du riz (rien ne se perd), puis posées sur une grille en bambou et elles sèchent au soleil devant la porte. Tout est manuel. Un peu plus loin c’est justement à la fabrication de la farine de riz que nous assistons. Une dame nous dépasse avec son vélo chargé de kralan. Ce sont des tubes de bambou dans lesquels elle a fait cuire du riz gluant avec du lait de coco, on ouvre ce tube comme une peau de banane et on mange le riz légèrement caramélisé… c’est très bon et nous nous régalons d’autant plus que le bol de soupe du midi est resté sur la table !!! nous en mangerons à d’autres moments, parfois c’est un peu salé, ceux-là nous ont semblé particulièrement succulents.

Nous arrivons au Temple, proche d’une pagode et d’un immense Bouddha debout. C’est ici que nous entendons pour la première fois le récit du « Barattage de la mer de lait ». Cette scène d’un mythe hindouiste est très joliment représentée sur un linteau d’une des tours ; sur le montant des portes en grès est gravée en sanscrit toute la symbolique des sculptures du temple. La religion cambodgienne est un mélange de religions hindouiste et bouddhiste, et il faut sans cesse faire référence aux trois divinités hindoues ainsi qu’à Bouddha dans toutes ses représentations… je ne suis pas sûre d’avoir encore tout saisi ! Nouvel arrêt au retour pour regarder le séchage des lamelles de bananes., un papillon se régale du suc des fruits.

A l’hôtel un couple de Suisses fait sensation en arrivant à vélo, un tandem sur lequel Madame est couchée à l’avant ! avec leurs sacoches, ils doivent faire avancer près de 260 kgs ! quel courage de se lancer dans un tel périple, ils ont une bonne soixantaine d’années et ils comptent faire plus de 6 000 kms à travers la Thaïlande, le Laos, le Cambodge et le Vietnam ! Demain matin, avec une bonne vingtaine de supporters cambodgiens nous assisterons à leur départ.

Avant le repas nous faisons un tour au marché tout proche à la recherche de petits citrons verts que nous pressons dans nos bouteilles d’eau – c’est notre élixir en voyage – , c’est un excellent antiseptique et c’est très efficace pour prévenir les problèmes de tourista !
Les marchés ici sont très colorés, ils débordent de fruits et de légumes vendus directement par les producteurs. Les femmes sont soit assises sur de petits tabourets derrière leur marchandise soit en tailleur sur la table qui présente leurs produits. Il est possible de tout acheter, des poissons encore vivants ou séchés, des brochettes de crevettes juste grillées, du canard laqué encore tout chaud, des épices, et surtout de délicieux fruits que pour l’instant nous ne connaissons pas mais qui nous tentent et que nous gouterons avant de repartir…. Nous continuons notre promenade le long de la rivière Stung Sangker, les rives sont aménagées, les gens font comme nous, ils prennent l’air, font une balade ou leur jogging, certains pêchent en contrebas des ponts ce qui nous vaut de belles images de pêcheurs lançant leurs filets à la volée… nous marchons une petite heure… Au repas nous nous régalons de notre premier « amok fish » poisson cuit dans du lait de coco, c’est le plat cambodgien que nous avons préféré.
Nous nous couchons avec de la musique plein pot sur la ville… c’est la période des mariages, ça dure trois jours, jusqu’à 22 h et à partir de 5 h du matin !!!

Jeudi 26 Novembre Battambang
Les Suisses sont bien partis à 8 h tapantes sous les applaudissements de la rue et nous les suivons jusqu’à la sortie de la ville confortablement installés dans un minibus.
Nous allons jusqu’à Phnom Sampeau, un ensemble de pagodes et de temples en haut d’une colline en forme de bateau. Nous rejoignons le village du bas par une piste de latérite rouge dont la poussière recouvre les habitations et tous les arbres aux alentours… dans quelques mois, en saison sèche ce doit être intenable !
Nous laissons l’escalier bien raide qui part au pied d’un immense Bouddha que des ouvriers finissent de sculpter dans le rocher pour gravir doucement la colline par un chemin ombragé. Il fait toujours aussi chaud, aussi humide mais on survit !!
Des stèles sur les cotés énumèrent les noms des généreux donateurs, ces temples sont récents, tous plus kitsch les uns que les autres mais la présence des bonzes et des nonnes qui vivent eux dans des maisons en bois, leurs réfectoires et leurs cuisines, les bandes de petits drapeaux qui flottent au vent, la jolie vue sur les rizières font que le lieu est bien agréable… moins agréables sont les grottes et les charniers qui contiennent des ossements laissés derrière les Khmers rouges.


Nous continuons sur la crête de la colline, ça monte, ça descend, des escaliers, encore des escaliers vers une autre pagode qui brille de toute sa peinture or. Là nous passons un bon moment avec un gamin d’une douzaine d’années qui veut nous énumérer toutes les phrases qu’il connaît en français ! pour l’instant il apprend l’anglais avec un bonze, il est dégourdi comme tout, il a un sourire adorable - comme je lui souhaite un bel avenir !! Nous redescendons par l’escalier et après cette belle balade nous restons manger dans un des petits restaurants sur place. Nous avons chacun une belle assiette de nouilles aux légumes surmontée d’une omelette, de l’ananas en dessert, quoi demander de plus ?
Un peu plus tard nous voici à Phnom Banan, entre deux lions de pierre qui gardent un immmmmense escalier dont on ne voit pas la fin ! 358 marches sont annoncées d’emblée ! marches de pierre très irrégulières et plutôt hautes ! bon, courage, c’est parti… tranquillement jusqu’en haut ! yes ! et comme toujours la récompense est au bout ! là-haut c’est un ensemble de cinq tours assez abimées du XI iè siècle, des linteaux superbement sculptés surmontent les portes de grès, les sculptures des gardiennes des temples sont à peu près intactes, l’endroit est très apaisant et serein…

Nous rentrons vers Battambang en traversant à nouveau des villages, les femmes s’affairent à couper des bottes de riz, nous visitons une ancienne maison khmère, nous avons la surprise de découvrir de la vigne et un viticulteur qui propose des dégustations de vins… des français investissent déjà les lieux et nous ne nous incitent pas à les gouter !! Près d’une pagode des centaines de roussettes (chauve-souris) font l’attraction du coin ; devant une maison dont la famille tisse des kramas, une fillette file des bobines de coton avec une roue de vélo, sur les bords de la rivière, dont le niveau a déjà bien baissé, les paysans se sont empressés de planter quelques cultures qu’ils arrosent méticuleusement dans le soleil couchant… les images sont belles, elles sont fixées dans l’appareil photo mais surtout dans notre mémoire avec les bruits, les odeurs, la chaleur, les regards, les sourires…

Nous mangeons à nouveau à l’hôtel et nous éteignons à 21 h 30 après une sacrée belle journée !
Vendredi 27 Novembre sur la rivière - village flottant
Ce matin départ à 7 h en bateau vers le lac Tonlé Sap en navigant d’abord sur la rivière Stung Sangker. (en début de post vous avez la carte pour nous suivre…)
Ici je me dois d’une petite digression géographique concernant l’eau au Cambodge… le Cambodge est un pays extrêmement plat en son centre et qui subit une longue saison des pluies, de plus ce lac d’eau douce d’une superficie de 2 500 km2 est relié au Mékong par le Tonlé Bati ; il y a entre ces deux réservoirs d’eau un système de vases communicants qui fait que le trop plein du Mékong, lors de la fonte des neiges de l’Himalaya et des pluies, se déverse dans le lac –celui-ci passe alors à 13 000 km2- et en novembre, avec le retour de la saison sèche, le niveau du lac redescend, le cours de l’eau se renverse et le lac revient à sa surface initiale. C’est d’ailleurs l’occasion de grandes fêtes à Phnom Penh avec courses de pirogues « la fête des Eaux ».
L’eau s’étant retirée, les paysans s’empressent de planter le riz (alors que dans d’autres régions on en est à la récolte !) et beaucoup de légumes (souvent deux récoltes)
Les villages en bord du fleuve et du lac sont donc soit sur pilotis, soit des villages flottants pour accompagner le niveau de l’eau. En cette fin novembre, l’eau a tout juste commencé à descendre et la surface du lac est encore imposante.
Le bateau n’est pas surchargé, en fait nous sommes une trentaine de touristes au milieu des cambodgiens qui se rendent à Siem Reap. Le départ se fait dans la brume du petit matin, les villages se réveillent mais les pêcheurs sont déjà en pleine activité…

Au début, je déplore toutes ces bouteilles en plastique qui flottent à la surface de l’eau jusqu’à ce que je me rende compte qu’elles servent justement de flotteurs aux filets ! La pêche fait vivre une grande partie de la population du Cambodge, sur les marchés nous avons vu des tonnes et des tonnes de crustacés, de poissons petits et grands, souvent vendus vivants… c’est avec le riz une des plus grandes ressources du pays.
Les images sont belles, d’autant plus que le soleil s’est mis de la partie… Les maisons colorées qui se reflètent dans l’eau, les barques plates où les pêcheurs tiennent en équilibre, les filets que l’on jette ou que l’on remonte plein de friture brillant dans la lumière, le passage du bateau sur les routes encore inondées, à hauteur des branches d’arbres pour couper les méandres de la rivière, les carrelets qui montent et descendent régulièrement à contre-jour, les bateaux que l’on croise régulièrement et que l’on pourrait toucher et surtout les sourires, les « hello », les coucous des enfants… cette journée a été un de mes plus beaux moments du voyage…

Un arrêt-pipi épique dans une épicerie-bar flottante (deux planches sur l’eau, s’agit de bien poser les pieds ! des tôles à mi-hauteur et les petits poissons qui attendent l’offrande !) à côté des toilettes un radeau qui sert de potager et une cage pour élever un cochon…

Nous continuons le trajet, les pagodes et les écoles sont sur pilotis, ici c’est une région de musulmans et nous voyons les premières mosquées. Toujours plein de pêcheurs partout et le pilote du bateau doit souvent slalomer pour éviter les filets…
Channara nous demande de préparer nos bagages, nous descendons au prochain arrêt à Kaoh Chireang.
Nos compagnons de voyage nous envient de rester passer la nuit dans la maison flottante toute bleue où on vient de nous déposer ! Nous voici tous les 4 sur la terrasse au bord du fleuve à regarder le bateau continuer sa route…

La table est mise sur le côté, un grand lit dans la pièce principale, un cabinet de toilette avec WC et jarre d’eau à l’arrière, parés pour rester ici jusqu’à la fin des vacances !
Le repas est bien agréable, poisson grillé tout frais, légumes frits dont des racines de jacinthes d’eau qui poussent ici à profusion.
Il fait chaud, nous nous sommes levés tôt et nous apprécions une bonne sieste comme tous les habitants des lieux… Je vais quand même assez rapidement avec mon appareil photo à la recherche de quelques clichés mais l’espace de promenade est assez limité !
A l’arrière de la maison une dame est déjà occupée à éplucher et tailler les légumes pour ce soir, elle vient de finir la vaisselle directement dans l’eau du fleuve qui sert maintenant à laver les légumes… ce soir nous verrons la famille y faire sa toilette et nous-mêmes nous y cracherons notre eau (en bouteille) de brossage des dents, de toutes façons, les crocodiles y trempent déjà… alors !
Je passe un petit moment avec elle, la communication passe avec des gestes et des sourires…

Un peu plus tard un petit bateau vient nous chercher et nous partons pour une balade dans les rues du village…Il y a ici certainement près de 1000 habitants, tous sur des maisons flottantes, la spécialité c’est l’élevage des crocodiles et presque tous, y compris là où nous logeons, ont d’immenses cages dans l’eau avec des centaines de ces bestioles ! Sinon, comme partout nous passons devant l’épicerie, le tailleur, la station-service, le pressing… et nous croisons plein de marchandes ambulantes sur leurs pirogues qui vendent en porte à porte de l’épicerie, des légumes, voire des plats tout faits… nous profitons pleinement de cette promenade sur l’eau, nous ne savons plus où regarder tellement chaque image est pleine de vie, de couleur, de beauté… ici c’est le coucou des enfants, là c’est une marchande qui nous aborde, là encore deux pitchouns traversent seuls le fleuve, ici les enfants rentrent de l’école, là encore le linge en ribambelle sur un fil… tout nous émerveille !


Nous abordons un centre d’artisanat où les femmes tressent les tiges de jacinthes d’eau séchées, elles en font des nattes, des dessous de plats, de jolies boites… Nous y faisons nos premiers petits achats. Un responsable local est justement en train de motiver un groupe pour s’impliquer dans le tourisme… ce village a tous les atouts pour attirer quelques voyageurs et d’ici peu de temps il y aura certainement d’autres maisons d’hôtes dans le coin ! sa formation porte sur la propreté des lieux, sur l’accueil, sur la nourriture… ce peut être une façon de résoudre certains problèmes d’hygiène pour les habitants eux-mêmes mais en même temps il ne faudrait pas que ce village se dénature !
Samedi 28 Novembre village flottant - Siem Reap
Quelle nuit ! comme d’habitude, quand nous sommes dans un village, nous avons eu droit à tous les bruits : les coqs, les chiens… pas d’ânes comme en Afrique mais les margouillats qui sifflent sur les cloisons en bois, les crocodiles qui se battent et agitent la maison, les chats qui profitent de l’absence de portes et de fenêtres pour rôder autour de nous… heureusement, nous sommes bien à l’abri sous les moustiquaires et ça rassure les courageuses que nous sommes !!
Sommeil entrecoupé, du coup aucun problème pour se lever aux aurores avec la famille, dès 5 h les femmes sont en cuisine (c’est qu’elles n’ont rien de moderne ni pour faire chauffer l’eau ni pour cuire le repas – une grande partie de la journée est consacrée à la préparation des plats-) puis les hommes partent à la pêche et les enfants se préparent pour l’école. Les filles, comme partout, sont coquettes et agrémentent leur coiffure avec moult pinces, chouchous et bandeaux, les garçons ajustent leurs uniformes qui leur donnent l’air de petits communiants et dès qu’ils sont prêts ils attendent les copains qui passent les prendre en barque ! ils sont ainsi quatre ou cinq à partir vers l’école sans un adulte pour les encadrer !

D’ailleurs nous ferions bien nous aussi de nous occuper de nos affaires mais il y a tant à regarder ! Petit déjeuner au lever du soleil, c’est chouette aussi… A 7 h nous sommes tous les 4 sur un bateau qui nous emmène vers Siem Reap, nous allons vers l’embouchure de la rivière, près de nous la mangrove, quelques oiseaux ci et là, puis nous traversons les plaines encore inondées au milieu de la cime des arbres, ensuite le lac et nous arrivons à l’embarcadère de Chong Knies. Un minibus nous attend, nous faisons la connaissance de Taèm qui sera notre chauffeur jusqu’au départ.


Nous nous arrêtons au milieu des rizières, dans certaines parcelles les paysans labourent, dans d’autres ils plantent et ailleurs c’est la récolte ! A l’entrée de la ville nous visitons un endroit incontournable pour les touristes « Les Artisans d’Angkor » une association qui forme des jeunes aux métiers divers de l’artisanat : peinture sur soie, laque, travail de l’argent, sculpture sur bois ou sur pierre, tressage, couture… ces jeunes reçoivent un salaire décent, sont nourris et logés ; ils sont nombreux parait-il à vouloir intégrer ce centre professionnel. La visite est bien organisée, en français pour nous ; elle se termine par un passage dans les boutiques de vente. Il y a là de très jolies choses, de bonne qualité… nous venons d’arriver, nous n’avons pas encore envie de nous lancer dans de gros achats… et je le regrette car c’est là que nous avons vu les plus jolies choses ! (il y a un stand à l’aéroport de Phnom Penh au départ mais moins fourni)

Nous passons ensuite un bon moment avec Laurent le responsable de « Terre Cambodge » ; j’avais eu beaucoup d’échanges Internet pour organiser le séjour… heureux de se connaître. Je lui fais part de mon souci de ne pas passer assez de temps à l’école, du coup changement, nous n’irons pas à Koh Dach, un détour trop long, nous privilégions l’école (pour rien finalement puisque Théa, le directeur, a changé le rendez-vous au dernier moment ! on ne pouvait pas savoir !) Avant de nous rendre à l’hôtel nous passons par une très ancienne pagode de Siem Reap, le Vat Bô. Elle est effectivement très belle, déjà de l’extérieur, avec beaucoup d’éléments en bois ; un petit vieux nous ouvre les portes et à l’intérieur nous admirons les plus jolies peintures que nous avons vues dans une pagode, en particulier de beaux détails de « l’armée des singes ».

Très bon repas avec des plats dont la présentation est particulièrement raffinée et nous nous installons aux « Mystères d’Angkor » très joli petit hôtel plein de charme, jardin luxuriant, piscine, jolies chambres…
le tour du coeur est en lamelles de concombre

Après-midi libre… Nous terminons tranquillement la journée en allant jusqu’au vieux marché le long de la rivière, passage à la Poste pour les premières cartes et les timbres. Le vieux marché est couvert, il y fait chaud, étouffant, rapidement Pierre nous attend dehors ! je ne m’y attarde pas non plus, c’est la réplique asiatique des souks de Marrakech ou d’Istanbul, beaucoup de choses « made in China » mais c’est typique, l’ambiance y est sympathique, pas trop de pression commerçante, avec le sourire, pas de problème !! Nous nous promenons dans les rues aux alentours. Beaucoup de cafés pour européens, quelques boutiques sympas, sur le trottoir deux australiens, assis au bord d’un bassin, se font « masser » les pieds par des petits poissons… manifestement ça chatouille !

Retour par le même chemin, balade très agréable, les chauffeurs de tuk-tuk ne comprennent pas qu’on préfère marcher !
Nous cherchons une « Laundry » il est temps de penser lessive… nous trouvons cela chez une petite coiffeuse adorable !
Une nouvelle fois nous ne trainons pas pour nous coucher ! Les journées sont longues et bien remplies ! Ce n’est pas au Cambodge que nous jouerons aux oiseaux de nuit ! Dimanche 29 Novembre Siem Reap - Roluos
Nous sommes tout près des temples d’Angkor mais si nous voulons suivre un ordre chronologique dans la construction de ces temples et en comprendre l’évolution il faudra attendre encore quelques jours pour aller sur le site.
Ce matin, dès 8 h nous sommes devant les guichets pour obtenir le sésame qui va, pendant 6 jours, nous ouvrir les portes d’une des merveilles du monde ! un petit sourire devant l’objectif et 5 minutes après nous avons notre photo sur le pass, pas question de le perdre ni de l’oublier, dans les jours qui viennent nous le sortirons plus d’une fois !
Départ vers Roluos par la RN 6 au Sud de Siem Reap mais très rapidement nous nous perdons (volontairement) dans la campagne environnante... 2 heures de marche sur une piste, en fait c'est l'ancienne route royale qui reliait Angkor de Roluos, tantôt au milieu des rizières, tantôt au milieu des villages…. Heureusement peu de circulation sinon des vélos et quelques mobylettes accompagnées à chaque fois d’un nuage de poussière rouge.

Ce sont des villages de paysans et dans presque chaque cour de maison on s’affaire soit au décorticage du riz, soit à la fabrication d’un alcool de riz (genre de saké), soit une moissonneuse-batteuse fait son tri, la même que chez mes grands-parents il y a 50 ans ! à chaque fois on nous accueille avec de grands sourires, on nous propose de boire, de gouter…
Nous sommes curieux de tout : l’architecture des maisons, très hautes pour permettre une bonne ventilation du bas, à l’ombre où sont installés les hamacs, les cultures dans les jardins, les arbres, ici un jacquier, ici des noix d’arec, là un frangipanier, un champ de papayes, partout des bananiers, devant nous un troupeau de buffles, plus loin une dame qui pose devant sa maison, une petite mare couverte de nénuphars encore ouverts avant que le soleil ne tape trop fort…

Et c’est ainsi que nous arrivons au temple de Preah Kô (le sanctuaire du bœuf sacré) édifié à la fin du IX ièm siècle, six tours alignées en deux rangées et comportant des ornements en stucs bien conservés. Nous cherchons les pierres à l’ombre qui nous permettent de nous asseoir pendant que Channara fait son cours magistral !
En sortant nous passons par un atelier de découpage du cuir, très rapidement.
Puis nous nous dirigeons vers le Bakong, c’est le premier temple montagne en grès gris que nous voyons, il est imposant avec ses cinq terrasses superposées, à chaque angle des sculptures d’éléphants en plus ou moins bon état. Nous le gravissons, nous en faisons le tour, des lions gardent fièrement l’accès aux escaliers de pierre. Quelques stupas (tombes) tiennent encore debout et donnent de la couleur à l’ensemble. Le Lolei est le plus petit des temples du groupe de Roluos, 4 tours vite visitées….


Nous mangeons un plat de nouilles frites dans une gargote en bord de route et il fait sacrément chaud quand nous repartons. Nous sommes toujours sur une jolie piste rouge dans la campagne et nous prenons plaisir à marcher surtout quand il y a de l’ombre.

A nouveau nous faisons plein de rencontres : une dame vient de remonter de sa mare quelques centaines de grammes de minuscules poissons qu’elle va rajouter à sa soupe, quelques bonzes nous croisent à l’abri de leur parapluie, un groupe de femmes, les lèvres et les dents noires de mâchouiller du bétel nous interpelle, elles nous montrent la fabrication de leur « drogue », une feuille de bétel + une pâte à base de chaux + de la noix d’arec pilée … elles rient beaucoup devant notre refus d’y gouter et tiennent à se faire prendre en photo, un peu plus loin un marchand de cochons qui veut nous doubler nous oblige presque à descendre dans les rizières, il lui reste 3 cochonnets sur les vingt qu’il a essayé de vendre dans les villages tout au long de la journée…scènes de la vie quotidienne…


Nous remontons dans le minibus pour arriver au temple Chau Strei Vibol. Il est en haut d’une colline et c’est à nouveau l’occasion de marcher un peu. C’est un très joli endroit, au milieu d’une forêt, ce temple est en partie envahi par les arbres. Nous y voyons pour la première fois des déambulatoires effondrés ce qui nous vaut un « cours » d’architecture sur les encorbellements et les clés de voute ! ça fait du bien quelques rappels scolaires et se cultiver sous les frangipaniers ce n’est pas le plus désagréable ! Nous reprenons le bus après avoir fait le tour du mur d’enceinte.

Nous traversons un village dont la spécialité est la fabrication des fameux kralans, on en vend partout ! Il est à peu près 5 h quand nous arrivons chez Mr Pô au village de Dam Daek, nous dormons chez lui ce soir. Sa maison est magnifique, tout en bois, une belle terrasse dont les cloisons sont décorées de toutes ses photos de famille (dont il est très fier !), une grande salle où nous dormirons, quelques alcôves où se répartit la famille, la cuisine à l’arrière où Mme s’active et un cabinet de toilette (réserve d’eau, casserole, WC) C’est une famille très sympathique, très accueillante, le fils, la belle-fille et les petits-enfants vivent avec eux. Un enfant reste toujours dans la maison paternelle pour s’occuper des parents. Mr Pô est ravi d’avoir beaucoup de filles car dit-il « quand je suis malade elles me font de bons massages » ! Ce qu’il ne dit pas c’est qu’au Cambodge on préfère avoir des filles car elles coûtent moins cher et elles rapportent une dot. C’est le mari qui paye toute la noce. Mr Pô a connu l’époque de Pol Pot mais, hormis la famine dont il a souffert, il a pu rester dans son village, en famille, car étant un paysan il n’a pas fait partie des gens déplacés.
Nous passons un très agréable moment en leur compagnie, grâce aussi à Channara qui fait le traducteur, cela nous permet de communiquer ! Après un très bon repas, très copieux, et avant de nous coucher nous prenons une douche « au bol » car c’est indispensable d’enlever la poussière et la sueur de la journée !


Ce soir nous dormirons bien car la police veille !!! Hé oui, incidemment nous demandons au chauffeur où il dort, il nous répond « en bas avec la police ! » quoi la police ? qu’est-ce-qu’elle vient faire dans l’histoire ? Hé bien tout simplement, le gouverneur de Siem Reap (équivalent de notre préfet de région) n’a donné l’autorisation à Terre Cambodge de faire dormir les touristes en dehors des hôtels qu’à condition que des mesures de sécurité soient prises pour nous protéger d’une éventuelle incursion des thaïlandais au Cambodge –nous sommes à 40 kms à peu près de la frontière mais effectivement il y a régulièrement des échauffourées entre les deux pays- donc, dès que nous sommes chez l’habitant et plus tard dans une pagode, trois policiers viennent installer leur hamac à proximité ! manquait plus que ça !!!!
En plus ce n’est qu’une histoire de gros sous ( corruption) car ils ont un gros bakchich !
Fou-rire en nous couchant en imaginant un enlèvement ! surtout qu'on a déjà donné !!!
Lundi 30 Novembre Phnom Kulen et pagode
Bonne nuit, nous nous levons avec la famille vers 5 h30 Petit déjeuner, rangement et nous voilà prêts dès 7 h Devant la maison qui jouxte une école la belle-fille a installé une boutique de bonbons et avant de partir, nous voyons les écoliers qui viennent y dépenser 4 sous. Petite photo-souvenir avec nos hôtes qui ont été charmants !

Nous nous dirigeons vers le temple de Beng Mealea au nord de Dam Daek. Il y a peu de circulation sur ces pistes éloignées des routes principales. Parfois quelques centaines de mètres sont goudronnées puis très vite on retrouve cette terre rouge. Peu de voiture plutôt des mobylettes , dont nous observons avec étonnement le lourd chargement, encombrent la chaussée ! Ici ce sont des noix de cocos ou des bananes, là des poulets ou des cochons, ensuite des meubles ou des matelas et fréquemment nous voyons une famille de 4 voire 5 personnes chevaucher une pétoire ! C’est vraiment un spectacle de tous les moments que de croiser ou de dépasser toutes sortes de chargements en équilibre instable !
A l’heure des écoliers ce sont aussi des dizaines de vélos qui roulent sur les bas-côtés, les plus jeunes avec souvent un vélo trois fois trop grand et un copain, ou deux, sur la selle, les plus grands, surtout les filles, avec une allure très digne, bien droite, l’uniforme impeccable, un joli chapeau sur la tête les protégeant du soleil, les cheveux noués en queue de cheval, sont plus prudents. C’est l’heure aussi où les bonzes passent de maison en maison quêter leur repas de la journée et nous les avons vus souvent attendre l’obole sur le bord du chemin, belle image ! Les villages sont installés le long de tous ces axes de circulation et cela génère une grande activité.

Le temple Beng Mealea est perdu dans la jungle, il date du XII ièm siècle, après le groupe de Roluos. La forêt autour n’a pas été dégagée, le temple est envahi par les ficus étrangleurs, beaucoup de déambulatoires sont effondrés mais subsistent encore de belles balustrades aux fausses fenêtres. Dans le site, le circuit est largement facilité depuis le passage de J.J Annaud qui a fait construire une passerelle en bois pour le tournage du film « Deux frères ». Il n’est plus nécessaire de franchir de gros blocs de pierres et ce n’est que pour le plaisir qu’il est possible de se perdre dans les décombres et la végétation. Nous avons beaucoup aimé cet endroit serein, calme et en même temps plein de présences…

Nous voici au pied de la montagne sacrée de Phnom Kulen « la montagne aux litchis » dommage, ce n’est pas la saison ! Ce soir nous allons dormir là-haut dans une pagode, en attendant il faut monter les 350 m de dénivelée sous forme d’escaliers et sous 33°… nous empruntons le chemin des pèlerins, nous atteindrons notre Nirvana ! En y allant doucement, ça doit le faire ! à mi-pente une pagode avec une source où l’on vient de loin récupérer l’eau sacrée (tiens ça me rappelle quelque chose !), nous nous reposons un peu, puis les escaliers sont plus raides mais à l’ombre et au bout d’une heure et demie nous sommes sur un chemin de crête dans la forêt, encore une petite heure de marche pendant laquelle Channara nous fait découvrir toutes les espèces d'arbres sur le passage : gommier, fromager, rotin....
Nous traversons une première rivière aux lingas, en fait il y a deux sites. Ici, les lingas (symbole phallique) ne sont sculptés que dans le fond de la rivière, il y en a sur des centaines de m2, la trentaine de cm d’eau limpide permet de bien les voir. Des enfants s’amusent dans le courant.
Plus loin deux belles cascades avec une aire de pique-nique… beaucoup de cambodgiens sont là en ce dimanche, facile d’y accéder, il y a une belle route ! Ils sont en famille, c’est à la fois un lieu de détente mais aussi de baignade car la rivière est sacrée. Quelques petits restaurants de l’autre coté d’une passerelle suspendue, des boutiques qui vendent des brochettes, des bananes grillées, du kralan… nous mangeons ici et une bonne sieste sur des nattes au bord de l’eau est la bienvenue !
Channara, qui accompagne souvent des groupes, nous fait un beau compliment en nous disant que c’est la première fois que des gens de notre âge (!) viennent à pied jusqu’ici !



Nous marchons encore un peu pour atteindre un temple (encore des escaliers !) avec un immense Bouddha couché. Des familles sont là en pèlerinage, l’une d’entre elles veut absolument que nous posions sur leurs photos souvenirs, nous devons le mériter car nous y sommes montés !

Le minibus nous a rejoints et nous nous dirigeons vers le Vat Preah Kral où nous devons dormir. Channara, un peu ennuyé, nous annonce qu’il y a là-bas un rassemblement pour la fête de la pleine lune, ce n’était pas prévu, il y a beaucoup de monde, est-ce-que nous acceptons quand même d’y dormir, normalement nous devons poser les matelas dans le réfectoire des bonzes… Ben, allons-y, tentons l’expérience, on verra bien !
Il y a en effet un monde fou ! des tentes un peu partout, de la musique à fond, le son strident des criquets… ce devait être une nuit au calme ! ça nous fait plutôt rire… un peu moins quand nous arrivons au réfectoire… une cinquantaine de nonnes, d’hommes et de femmes, au milieu de montagnes de feuilles de palmier et de noix de cocos fabriquent des offrandes pour la grande cérémonie du lendemain… on se met où ??? En moins de deux les matelas et les moustiquaires sont installés sur une estrade à côté d’un autel à Bouddha (Pierre aura une vingtaine d’yeux qui vont l’observer toute la nuit !) au milieu de l’encens, des bougies… nous sommes à la fois gênés de notre intrusion et du manque d’intimité !
Pourtant ils nous ont tous accueillis avec plein de sourires et de gestes amicaux, nous nous mélangeons à eux pour essayer de transformer avec autant de dextérité en jolis bouquets les lamelles de feuilles… bien sûr notre maladresse les fait bien rire ! les offrandes sont surprenantes : des cigarettes (des fois que dans l’au-delà les ancêtres veuillent fumer) des noix d’arec, des fleurs, de l’encens, le tout en magnifiques compositions.
Nous montons au-dessus du temple, au milieu de bouddhas et de stupas tous plus dorés ou peinturlurés les uns que les autres pour essayer de voir le coucher de soleil sur le Tonlé Sap à l’horizon… malheureusement ce soir il y a de la brume, le spectacle est beau quand même dans cette ambiance surréaliste !

Des gens viennent nous parler en anglais, en fait ce rassemblement c’est pour célébrer les ancêtres de la famille des donateurs qui a construit ce lieu. Ils ont immigrés en Californie, ils font des dons importants et reviennent ici chaque année.
Il fait juste nuit quand nous pique-niquons rapidement, nos policiers sont là !!! oui, oui !!! ils ont installés leur hamac entre les arbres devant le réfectoire !
Nous voyons tous les gens se diriger vers la pagode, c’est l’heure des prières. Nous restons un moment écouter ces mélopées, les bonzes devant, les nonnes et les civils à l’arrière, les chiens couchés un peu partout. « Nos » américains nous proposent d’y participer au milieu du groupe. Yolande et moi les rejoignons.
Ce ne sont pas les mêmes prières mais ne serait-ce pas le même Dieu ?
Difficile pour nous de rester longtemps assises en tailleur, après un quart d’heure nous nous échappons… les prières dureront encore longtemps !
Dans un coin du site une série de wc et de douches (au bol) communes. Les cambodgiennes se lavent avec leur sarong, bien pratique dans ces circonstances ! Nous arrivons malgré tout à nous rafraichir, après une journée de marche ça fait du bien !
Il n’est même pas huit heures quand nous sommes allongés sous la moustiquaire ! jamais aussi tôt ! un grand néon au-dessus de nous, les générateurs juste à l’arrière, la prière est terminée, les gens sont revenus dans la salle et terminent les offrandes…
Et c’est dans le brouhaha des discussions, dans le cri strident des criquets, dans le ronronnement des générateurs, dans l’odeur de l’encens, à la lumière des néons et des bougies que nous nous endormons malgré tout !
Il est près de minuit quand tout se calme et le silence nous réveille, plein de gens sont installés sur des nattes autour de nous et entament leur nuit…
Nous vivons un moment unique, exceptionnel…
Bouddha veille sur nous !Mardi l ier Décembre Siem Reap
La première nonne est venue ce matin dès 4 h et demie faire des offrandes d’encens pratiquement au pied de nos moustiquaires… à 5 h tout le monde est debout, il ne nous reste plus qu’à faire pareil !
Tout est vite bouclé, petit déjeuner rapidement pris et il est tout juste 7 h quand nous partons à pied vers une clairière, le site de Sra Damrei daté au XI ièm siècle. C’est un endroit magique ! après pas loin de deux heures de marche, d’abord sur un plateau schisteux puis sur d’agréables sentiers dans la forêt, nous débouchons face à un énorme éléphant, grandeur nature, sculpté dans la roche. A côté de lui deux lions et une grenouille et un peu plus bas un bœuf bien abimé lui. C’est vraiment impressionnant, inattendu ! Quelques religieux entretiennent cet ancien site qui ne doit pas avoir beaucoup de visiteurs.
Nous rentrons à travers une autre clairière dont les parois abruptes sont couvertes de lianes et de racines vertigineuses.

Quant nous arrivons à la pagode, la cérémonie a commencé. Tous les gens sont assis devant un autel couvert d’offrandes. Un religieux psalmodie des prières dans un haut parleur, des musiciens nous font entendre des instruments que nous ne connaissons pas, la musique est cristalline, entrecoupée du tambour retentissant, les femmes sont en blanc, certaines avec le krama en travers du corps, d’autres plus coquettes et parées de bijoux. Les bonzes ne sont pas présents, c’est essentiellement la famille qui rend hommage à ses morts.

Nous restons un moment à regarder la scène mais il nous faut partir de cet endroit que nous ne sommes pas prêts d’oublier !
Passage par la cascade d’hier pour y prendre le repas –nous goutons des bananes au riz gluant cuites dans des feuilles de bananiers, c’est bon !- et descente de la montagne vers Siem Reap en minibus.
Assez vite nous nous arrêtons au site de Kbal Spean – la rivière aux 1000 lingas- la plus connue des deux. Ici c’est bien touristique, le chemin est bien tracé, bien entretenu, il monte en pente légère mais encore 2 h de marche aller/retour… j’en ai plein les pattes !!! Pas trop de monde cependant… Il fait toujours aussi chaud et nous buvons des litres et des litres d’eau.
La balade est agréable, nombreuses pierres sculptées le long du lit des la rivière et dans le fond du cours d’eau toujours ces fameux lingas, des lianes surprenantes, de drôles de rochers…

Dernier arrêt à l’adorable petit temple de Bantey Srei commencé au X ièm siècle. C’est comme une miniature, tout en grès rose, posé au milieu de ses douves, tout de guingois, d’une finesse extrême…. Chaque sculpture est une découverte, chaque encadrement de porte ouvre une nouvelle perspective, c’est un véritable bonheur d’être dans cet endroit….. mais nous ne sommes pas seuls ! Et puis nous avons vu et fait tellement de choses ces derniers jours que je suis un peu assommée, je mélange tout, je suis fatiguée aussi certainement ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez apprécié le moment…
Nous faisons tranquillement, au calme, le tour du fossé d’enceinte pour prendre quelques photos au soleil couchant. J’essaye de savourer ces instants, je sais que je n’y reviendrais jamais et je voudrais tout imprimer, les couleurs, les odeurs, l’atmosphère… C'est tellement beau !




Nous retrouvons notre chouette hôtel, un bon restaurant, un petit tour dans un cyber-café pour donner des nouvelles, à côté se prépare une soirée de mariage, nous admirons l’élégance des cambodgiennes, elles sont adorables dans des robes-bustiers de couleur vive brodées de mille paillettes !
Nous rentrons à pied un peu dans le noir, un peu dans les trous et les flaques !
Hop ! Au lit !
Croisière sur le MSC Splendida du 17 au 28 février 2011 English translation pending
Bonjour nous partons sur le msc splendida (2 adulte 2 enfant)
nous recherchons des personnes francaise pour organisé des escales
merci de vous faire connaitre
escales: Katakolon, Heraklion, Marmaris, Alexandrie, Le pirée-Athènes, Palerme, Civitavecchia
😄
Partir seul deux à trois semaines au Vietnam English translation pending
Bonjour à tous,
Et voici mon premier message sur ce forum que je lis depuis longtemps. J'envisage un petit séjour de deux ou trois semaines au Vietnam cet été, mes amis n'ayant pas tant l'esprit aventurier, et je ne risque pas de mettre les pieds au Club med!
Quelques questions se posent. D'une, partir seul. Je suis parti seul au Québec, mais pour un an, inscrit dans des études donc au final pas si seul que ca. Qu'en est il pour un séjour tel que celui que j'envisage? Où sortir le soir, rencontrer des gens (locaux, expats...). De plus, je ne parle absolument pas le vietnamien, enfin je sais compter jusqu'à 5. Par contre français et anglais maîtrisés.
La suite, comment partir? Agence de voyage ou bien à l'aventure? La deuxième solution me tente bien, mais je ne l'ai jamais essayée! L'agence de voyage me fait un peu peur aussi...l'idée de "circuit organisé"... Au niveau du budget, l'avion n'est pas un problème (merci maman et air france), mais pour ce qui est de l'hébergement, transport, nourriture...
Et enfin, sachant que le voyage est court (en quatre ans sur l'île de la Réunion je n'ai pas eu le temps de voir tout ce que je voulais), quelles destinations sélectionner?
Bon, j'en demande beaucoup d'un coup là, mais j'ai beaucoup de mal a trouver des informations, mes connaissances n'étant pas fan de ce genre d'expérience ce n'est pas facile! En gros, si quelqu'un a fait un voyage similaire, ou a des idées, faites moi le savoir! Ce que je recherche c'est le dépaysement, n'ayant pas la possibilité tout de suite de partir un an ou deux...
merci d'avance!
Et voici mon premier message sur ce forum que je lis depuis longtemps. J'envisage un petit séjour de deux ou trois semaines au Vietnam cet été, mes amis n'ayant pas tant l'esprit aventurier, et je ne risque pas de mettre les pieds au Club med!
Quelques questions se posent. D'une, partir seul. Je suis parti seul au Québec, mais pour un an, inscrit dans des études donc au final pas si seul que ca. Qu'en est il pour un séjour tel que celui que j'envisage? Où sortir le soir, rencontrer des gens (locaux, expats...). De plus, je ne parle absolument pas le vietnamien, enfin je sais compter jusqu'à 5. Par contre français et anglais maîtrisés.
La suite, comment partir? Agence de voyage ou bien à l'aventure? La deuxième solution me tente bien, mais je ne l'ai jamais essayée! L'agence de voyage me fait un peu peur aussi...l'idée de "circuit organisé"... Au niveau du budget, l'avion n'est pas un problème (merci maman et air france), mais pour ce qui est de l'hébergement, transport, nourriture...
Et enfin, sachant que le voyage est court (en quatre ans sur l'île de la Réunion je n'ai pas eu le temps de voir tout ce que je voulais), quelles destinations sélectionner?
Bon, j'en demande beaucoup d'un coup là, mais j'ai beaucoup de mal a trouver des informations, mes connaissances n'étant pas fan de ce genre d'expérience ce n'est pas facile! En gros, si quelqu'un a fait un voyage similaire, ou a des idées, faites moi le savoir! Ce que je recherche c'est le dépaysement, n'ayant pas la possibilité tout de suite de partir un an ou deux...
merci d'avance!
Compte rendu de croisière "Perles des Antilles" (décembre 2009) English translation pending
Bonjour,
😊 Désolée pour les photos, cela doit être du au décalage horaire...!!!! 😉
J'ai voulu insérer un fichier avec plusieurs photos et cela n'a pas suivi. Peut être trop lourd ? Je vais re essayer plus tard.
Bon, je me lance pour le CR.
Nous sommes partis le samedi 19/12 pour Pointe à Pitre. Beaucoup de retard à cause de la neige. Arrivée en Guadeloupe vers 21 h 30. D'abord repérage de la cabine puis le self service pont 9 (les repas dans l'avion !!!) et visite du bateau. Grand, très, très grand. Le décor un peu trop chargé à mon goût. Les enfants découvrent les piscines, le toboggan... Autrement, nous sommes sollicités pour prendre les backs boisson un peu partout les deux premiers jours. Nous nous sommes décidés pour le pack eau minérale 13 bouteilles pour 25 euros et le pack Girl et Boy pour 46 euros (sodas et cocktail sans alcool valable partout). Nous en avons eu assez pour la semaine.
Premier escale : St Martin
La plus décevante à mon goût. Pas de chose à voir et pas beaucoup de temps aussi. Nous avons pris un taxi pour aller à la plage. 10 euros aller/retour par personne. Notre premier bain, très apprécié.
Première excursion : Ile Saona
Nous avons beaucoup aimé cette ballade. Le bateau rapide (les enfants étaient ravis) puis la baignade dans des eaux calmes et limpides (avec les étoiles de mer) et enfin le déjeuner sur l'ile. Pas trop de monde, possibilité de savourer le calme et l'endroit.
Le lendemain : Ile Catalina
Pas d'excursion, nous profitons du barbecue sur la plage. Le site est magnifique et c'est bien d'en profiter le matin car après vers midi tout le bateau descend et c'est un peu la cohue. Ne pas hésiter à s'éloigner un peu. Beaucoup de boutiques le long de la plage. Autrement, il fait très chaud. On s'enduit de crème solaire.
Deuxième excursion : Virgin Gorda
On part avec les safari bus et visite de Virgin Gorda. Ce jour là, drapeau rouge et plage minuscule. Tout le monde se serre sur une petite bande de plage. Le déjeuner au bord d'une petite piscine est sympa. Maintenant, toute la journée là bas c'est un peu long. La traversée entre les rochers est marrante pour ceux qui aiment escalader et n'ont pas peur de se baisser. Un peu Indiana Jones.
Troisième excursion : Antigua en kayak
Celle qui j'ai préféré. D'abord un trajet en bus puis nous prenons les bateaux et enfin les kayak. La ballade est facile et agréable. Le site est magnifique. Lorsque nous sommes enfin fatigués nous revenons sur une ile pour ceux qui veulent se reposer et les autres partent avec masques et tubas. Petit bémol, mon fils s'entaille le pied en montant sur le bateau sur un corail. Prendre des chaussures fermées allant dans l'eau, c'est mieux que les tongs.
Le lendemain, Ste Lucie.
Rien de prévu. Pour moi et les enfants, plage et farniente sur le bateau. Mes parents et mon mari partent en taxi (50 euros aller/retour pour trois) pour visiter l'ile et prendre quelques photos.
Le lendemain, retour sur la Guadeloupe. A l'arrivée, dernier achat pour les souvenirs. Il y a le choix juste en bas du bateau. C'est bon à savoir car avec les excursions nous n'avons pas trop eu de temps de nous en occuper.
Déjà le retour. L'organisation Costa n'est pas mal mais par contre pour l'enregistrement des bagages, c'est la cata. Deux heures d'attente pour enregistrer !!!! Le retour se fait tranquillement et sans retard cette fois.
En conclusion : nous sommes revenus enchantés de notre croisière. Ne pas hésiter à faire des excursions seuls. Des taxis partout. Par contre, bien se faire expliquer la ballade (jusqu'où, combien de temps et négocier le tarif).
Je souhaite une excellente croisière aux petits chanceux futurs partants.🙂
Quel hôtel choisir à Cuba en décembre avec mes enfants? English translation pending
Bonjour !! Nous sommes un couple 35 et 38 ans ayant enfants de 10 et 15 ans qui allons pour la premiere fois a cuba du 5 au 12 décembre 2009....nous avons déja été en république que moi et mon conjoint et nous voulons maintenant aller avec les enfants a cuba ...on nous a suggéré 3 hotels soit a varadero le iberostar varadero ou sirenis la salina et holgin playa pesquero j'attend bien sure.... plus a la derniere minutes pour y faire l'achat ! Nous parlons tres peu l'anglais notre dernier voyage sommes fait des amis québecois a l'hotel on a pu s'entraider !!!!!! Je pense prendre avec air canada je crois qu'on ressent moins de turbulance nous avions pris avec air transat en revenant de la turbulance en abondance !!!! 😉
samie !
samie !
Voyages en Finlande en été English translation pending
La Finlande dont je vais parler est celle des vacances en famille, excluant les voyages professionnels ou les séjours d'étudiant, individuel ou en groupe.
Lors de nos vacances d'été, de 1978 à 2011, nous sommes allés douze fois en Finlande, parfois en couplant avec un circuit en Norvège ou avec diverses traversées de la Suède. De toute la Scandinavie, c'est le pays où nous avons préféré retourner et retrouver le calme et l'isolement, dans la forêt, près des lacs. C'est là aussi que nous avons été le mieux accueilli, là où nous avons eu les meilleures rencontres et fait des amis. Là aussi où nous avons pris du plaisir à la pêche, sans être du tout pêcheurs chevronnés ni même de vrais amateurs. Pour les finlandais qui me liraient, cette passion pour leur pays a été jusqu'à la lecture du Kalevala et au diplôme de « sauna fumé ».
Rencontre en Laponie
Tous les voyages se sont fait en voiture, au départ de Nantes, avec 2 à 4 jours de routes suivant la destination initiale et les ferries empruntés.
A quelle période y aller ?
Je ne parlerai pas de la Finlande en hiver, des séjours de neige en Laponie que l'on trouve sur les catalogues de tous les bons voyagistes, mais de la Finlande en été, où on va en vacances en famille. Mais quand y aller ? Le pays est tout au nord de l'Europe, la météo et le thermomètre, c'est comment ? En Laponie, on dit « ici, il fait plus souvent +30° que -40° », Cela veut dire qu'il peut faire chaud en été, mais la période est limitée. Lors de tous nos séjours au-dessus du cercle polaire, une ou deux semaines de juin à août, nous avons toujours constaté que le temps se dégradait à partir de la 2ème semaine d'août. Vent d'est – nord est, pluies, baisse rapide de température du lac limitant les envies de baignade. A l'inverse, trop tôt, les boues qui suivent les fontes des neiges peuvent être désagréables avec les premières chaleurs. Plus au sud, une année où nous étions restés assez tard fin août , les brumes matinales s'était progressivement transformées en brouillard persistant toute la matinée. Je résumerais donc la période à fin mai – fin août au sud et mi juin 7 août au nord. Cela n'assure pas du beau temps, il faut penser que lorsque l'on part vers le nord, de l'Irlande (pour ne pas dire de la Bretagne) à la Baltique, on ne peut être sûr d'avoir du soleil tous les jours en été comme sur les bords de la Méditerranée.
2h30 du matin, le 13 juin 2011 juste au dessus du cercle polaire
Comment s'y rendre ?
J'élimine l'idée d'une liaison routière par la Pologne, les pays Baltes et la Russie, ce serait un tout autre voyage. J'élimine aussi la combinaison avec une visite de la Norvège – tout à fait possible, j'en parlerai à part.
En avion et voiture de location – j'ai pratiqué au printemps 2011. L'intérêt, c'est bien sûr de remplacer 1500 à 2500 km de route par l'avion . Avec Finnair, on trouve des liaisons à un prix abordable au départ de paris ou d'Amsterdam Après, il faut louer une voiture, et là, la Finlande est chère (5 fois le prix des USA pour un 4x4, mais un 4x4 n'est pas nécessaire ni même utile – voir routes et chemins). Il faut compter plus de 400€ la semaine pour une petite voiture. L'inconvénient de l'avion est aussi la limite des bagages.
En voiture et bateau – là, j'ai du faire toutes les traversées qui existent ou qui existaient. Depuis il y en a des nouvelles et certaines ont disparues. Il faut distinguer 2 grandes routes – directe d'Allemagne en Finlande ou avec une étape par la Suède.. Ma préférée a toujours été la seconde, avec une nuit sur un ferry de la StenaLine entre Kiel (D) et Goteborg (S) puis une nuit entre Stockholm et Turku (Fi) ou Helsinki avec la Viking Line ou la SiljaLine. Pourquoi une nuit ? Parce que ça permet de se déplacer pendant la nuit, de faire un super dîner au buffet, de dormir dans une cabine et de prendre un bon petit déjeuner avant de reprendre la route au matin. Et la traversée de la Baltique en été est plus calme que celle de la Manche. Sans visiter la Norvège , la traversée au départ de l'Allemagne peut se faire vers Olso, au départ de Kiel (plus cher, mais l'entrée dans le fjord d'Oslo au petit matin est un spectacle inoubliable). Puis Oslo- Stockholm par la route Les traversées directes se font en 24h mais ne sont pas journalières – les prix actuels méritent d'être épluchés et comparés. Il faut aussi voir les horaires: une arrivée tard le soir peut être gênantes.
En voiture sans bateau – autrefois, cela nécessitait quelques courtes traversées en ferry, maintenant ponts et tunnel relient le Danemark et la Suéde. Il faut alors monter vers le nord pour rejoindre la Laponie finlandaise, 2 jours de route par la E4 qui longe la côte. Personnellement, je préfère l'itinéraire qui passe par l'intérieur, un peu plus long, mais plus agréable que la route côtière d'où on ne voit jamais la mer. Bien sûr, cette liaison pont-tunnel qui arrive en Suède à Malmo peut se combiner avec une traversée en ferry de Stockholm à Turku ou Helsinki
Comment se loger ? Camping Lors des premiers voyages, nous avons parfois campé pour les étapes intermédiaires, entre 2 locations. Puis les enfants grandissant et avec toujours le soucis de partir sans remorque ni matériel sur le toît de la voiture, les tentes sont restées à la maison. Cela ne nous a pas empêché de nous loger dans des camping en louant des chalets à la nuit. Parfois très bien équipés, parfois sommaires, ces cabanes sur les campings offrent des solutions pas trop onéreuses. Il peut être préférable de réserver en pleine saison ou d'arriver de bonne heure. Les draps ne sont pas fournis, il faut les louer en supplément ou en apporter. Chalet Notre principal moyen de logement a été la location de chalet, soit dans ensembles dans les endroits les plus fréquentés, soit à des particuliers en passant par les Tourist Offices ou par courrier (maintenant par internet) auprès de « Lomarengas ». Nous avons aussi loué directement à des particuliers dans des lieux déjà connus.
Un chalet (je préfère ce terme à cabane ou cottage, parfois employé pour le même sens). L'idéal : dans la forêt, à quelques dizaines de mètres du lac, avec un ponton, une barque, le sauna chauffé au bois près du ponton pour se plonger dans l'eau et une plage.
Le chalet, tout en bois, naturellement, avec 1, 2, 3 pièces ou plus – une cuisine - une cheminée – salle d'eau quand elle n'est pas avec le sauna à l'extérieur

Il doit être rares maintenant de louer des chalets sans électricité ni eau courante, mais nous avons connus. Les bougies, l'eau au puit à 50m ou au magasin à 15 km, la cuisine au feu de bois, les toilettes dehors… Mais le chemin de terre pour y accéder, c'est toujours courant. Certain sont sur une île, accessible en bateau (à rame) Hôtel Nous avons rarement logé en hôtel en Finlande, peu adapté au 1 puis 2 puis 3 enfants que nous avons amené avec nous de 1978 à 1993 (après ce fut 2 puis 1 puis 0, au fur et à mesure qu'ils ont cessé de nous accompagner. Des rares cas en mémoire, c'était plutôt cher.
Par contre les hôtels sont des lieux de restauration pratiques et économiques le midi. Autres Je n'ai pas d'expérience en B&B ni en Auberge de Jeunesse.
Un essai de logement en ferme en 2004 s'est traduit par un chalet tout à fait comparable à ceux décrits plus haut, mais avec la possibilité de diner dans la salle commune (assez proche d'un restaurant – cuisine correcte et beaucoup trop à manger / cher)
Ma LAPONIE (Ce que j'en sais, ce que j'y ai vu, ce qui m'y plait)
Sur mes 12 périples en Finlande, il n'y a que 4 fois que je ne suis pas allé dans le nord, au-dessus du cercle polaire. En fait cette immense région descend bien en dessous de cette limite mythique.
Passage du cercle polaire
C'est lors de notre 2ème voyage que nous avions loué un chalet sur le bord du lac Raanujärvi, juste au-dessus du cercle polaire, entre les 2 grandes routes du nord, la E75 par Rovaniemi à 60km à l'est et la E8 par Pello à 30km à l'ouest. Un lac comme des dizaines de milliers d'autres, un minuscule village au bout d'un chemin de terre. Un petit bâtiment de bois avec 1 seule pièce se séparant en deux par un rideau, un coin cuisine, une salle d'eau et un sauna. A quelques mètres, un ponton et une barque. 15 jours là-bas en juillet, avec le soleil qui n'en finit pas de se coucher et ne disparaît pas bien longtemps derrière la colline au fond du lac. Là, nous nous sommes baignés, nous avons ramé sur le lac, nous avons pêché des perches, nous avons vu le propriétaire monter tout seul une énorme bâtisse en troncs de sapin (6 chambres je crois à l'étage), nous avons vu la grand mère tisser des tapis avec des tissus multicolores, nous sommes allés en barque avec le grand père relever les filets pleins de siika (lavaret, salmonidé des lacs de montagne chez nous). Nous avons cueilli des framboises et des myrtilles, Les rennes venaient souvent le soir faire un tour dans le grand pré devant le chalet.
Nous sommes retournés bien des fois dans ce lieu, qui a servi de base pour nos excursions nordiques. D'autres chalets ont été construits depuis, nous avons logé dans 3 autres dont l'ancienne résidence d'été des propriétaires. Cet immense bâtiment à 2 étages ne comptait pas moins de 24 lits. C'est lors de nos séjours ici que nous avons remarqué qu'après la première semaine d'août, le vent tourne à l'est (de là il ne viens jamais rien de bon, dises les finlandais) amenant fraicheur, vent et pluie. La température de l'eau du lac baisse de 3-4 degrés en 1 semaine.
Le cahier signé par les divers locataires met en évidence les périodes de locations favorites du lieu : les fêtes de fin d'année la fin de l'hiver quand il commence à faire jour, février/mars, pour le ski et autres sports de neige l'été, juin juillet début août l'automne pour la saison de chasse Rovaniemi
La plus grande ville de la région administrative lapone compte près de 60 000 habitants (sur 8000 km2). C'est le pays du PÈRE NOËL, le seul vrai, si si, tous les finlandais vous le certifieront. En tout cas le lieu le plus visité est certainement la maison du Père Noël, à 10km au nord, juste à la limite du cercle polaire en un lieu nommé « Santa Clauss Village » . En fait c'est plus un complexe commercial où l'on trouve tout pour les décors de fin d'année, où les enfants peuvent se faire photographier avec le vieux à la barbe blanche dans son chariot tiré par les rennes. Y est associé un parc d'attraction nommé Santa Park (je ne connais pas). Situé sur la E75 vers Ivalo, il ne faut pas hésiter à y fait une halte.
Autres lieux à visiter, le musée arctique de la Laponie, Artikum. Situé à l'entrée Ouest de Rovaniemi. le musée de plein air à l'est de la ville. Au « Tourist Information » situé en plein centre ville, il arrive que les jeunes filles de l'accueil parlent français. Lors de nos derniers passages j'ai eu des difficultés à trouver un ravintola (restaurant classique) ouvert le midi pour manger un plat de renne. Il y a quelques années, l'école hôtelière avait une bonne table.
Vers le lac Inari
A monter vers le nord, passer par Kemijävri allonge de 60km . Je n'ai pas beaucoup de souvenir de la ville à part de son pont route-train assez curieux. C'est la ville la plus septentrionale de Finlande.
Sur la E75, Sodankylä est connu pour son festival du film du soleil de minuit (pas vu), A visiter, les 2 églises.
Tankavaara, 100km plus au nord est le village des chercheurs d'or. On s'y arrête pour visiter le musée consacré à la grande époque de l'orpaillage dans la région. Mais mieux, il faut enfiler des bottes, prendre une gamelle et un tas de terre, aller s'assoir sur un ban en travers du ruisseau et remuer son plat dans l'eau sous la direction et les conseils d'un professionnel sorti tout droit de la ruée vers l'or. On repars toujours avec son grain d'or, un milligramme au mieux.
Et à la fin, il ne reste que l'or
C'est là qu'on été organisés les premiers championnats du monde d'orpaillage.
Ivalo, sur la rivière Ivalojöki est l'arrivée sud-est du lac Inari. En traversant la ville, on trouvera de nombreux magasins de souvenirs lapons tirés des rennes (peaux, bois, nature ou travaillés) et d'autres animaux (du moins la dernière fois que j'y suis passé). A proximité, en embarquant de la rive, on pouvait faire un survol du lac en hydravion.
Inari, une municipalité grande comme la Slovénie ou Israël pour environ 7000 habitants, compte une forte part de lapons et les langues sames y sont parlées. A part un séjours reposant sur les bords de l'immense lac de plus de 2000km2, la pêche avec des dates et règles bien précises, il faut surtout visiter le musée de plein air lapon.
Entrée du musée lapon (en 1978)
C'est certainement un des plus intéressants de Finlande. Un promenade de plus d'une heure pour visiter les habitations lapones d'hiver et d'été, les collections de vêtements traditionnels, les constructions annexes (saunas), les barques de pêche etc. Le circuit permet de découvrir les différents pièges utilisés pour chasser loup et ours et les autres animaux sauvages de la région.
Piège à loup et à ours
Je rappelle au passage que les rennes, que l'on croisent en entière liberté en été, sont les animaux des élevages lapons. Lors d'un de nos voyage, une affaire faisait grand bruit dans la région : un voyagiste (étranger) organisait des parties de chasse de rennes, à l'arc !
Vers la Norvège
Trois grandes directions à partir d'Inari vers l'extrême nord scandinave : celle du cap nord que beaucoup connaissent mais que je n'ai jamais faite celle de Ustjöki, le lieu touristique le plus septentrional de Finlande. Là, la rivière Teno sépare la Finlande de la Norvège. C'est une rivière à saumon, parsemée de filet en été. De là nous avions remonté jusqu'à des petits ports norvégiens beaucoup moins touristiques que le cap nord, à travers des paysages désertiques et encore enneigés en août, celle qui longe le lac Inari à l'ouest. Nous l'avions prise pour aller à Kirkerness, le port le plus à l'est au nord de la Norvège, près de la Russie. Sur cette route 971, après les petits villages le long du lac et quelques campings avec des chalets à louer, fréquentés par les pêcheurs estivaux, on arrive dans un secteur plus désert. Soudain, on s'aperçoit que les noms des minuscules villages que l'on approche sont écrits en caractères cyrilliques ! Aurait-on passé la frontière russe sans s'en apercevoir ? Vite, on contrôle sur la carte ; non , ce n'est pas possible. Un petit cours d'histoire – bon plus-tard. Plus loin, sur la rive de la rivière, un centre de vacances avec quelques chalets. Arrêter manger ou simplement entrer dans le restaurant, les saumons pêchés ici sont affichés aux murs, grandeurs natures et c'est impressionnant. Plus haut, le poste frontière de Näätämö est (était) ouvert uniquement dans la journée. Au carrefour qui suit avec la route E6, on vérifiera ce qu'il reste dans le réservoir (surtout en rentrant de Kirkeness – la première ville indiquée à l'ouest est Alta à 400km)
En redescendant
De Inari, une route « verte » descend à Kittilä. 200Km en majorité piste en terre lors de notre passage, il y plus de 10 ans il est vrai. Tôle ondulée, rennes et quelques villages fantômes, mais un plaisir de traverser une région à l'écart des grandes routes du nord, faite de forêt et de collines. La route longe l'immense parc national de Lemmenjoki.
Au-dessus de Kittilä, le pays a plus de relief. Sur les pentes du mont Levi qui culmine à 530m, on trouve la grande station de ski de Sirkka. Probablement ouvert tard au printemps, mais il n'y a pas de neige en été. Au sud est, la route rejoins Rovaniemi en longeant une rivière.
L'ouest de la Laponie
La route qui longe la frontière suédoise le long de la rivière Tornio est très fréquentée par ceux qui redescendent du cercle polaire. A Muonio, on trouve un grand magasin à souvenirs lapons, qui a du remplacer les petits marchands locaux qui s'implantaient autrefois sur le bord de la route.
Des visites dans ce secteur, j'ai gardé le souvenir des pistes de terre et de gravier vers le parc de Pallastunturit avec les monts à 800m. Au-dessus la petit bourgade de Enontekiö et son musée local,
La petite ville de Pello est celle où j'ai fait les achats pour nous ravitailler lors de nos séjours à Raanujärvi.
Au sud de Rovaniemi, la petite ville de Ranua a un zoo consacré aux animaux polaires. On peut voir ceux qui ne se rencontrent pas trop souvent sur les routes, comme les ours, les loups et les rennes sauvages (plus proche du caribou canadien que le renne d'élevage), les élans etc. On y voit même des ours blancs, bien loin de leur banquise.
A VENIR
La région des lacs et la Carélie
La côte Ouest &la côte sud
Quoi manger ? Restaurant Déjeuner buffet Plats particulier Cuisine traditionnelle Achats Particulier : poissons fumé, rennes, mures des marais Les pains Boisson, bière et vodka Les routes et chemin en été
Quoi visiter ? Les musées de plein air Châteaux et Églises Parcs naturels et randonnées Zoo Chercher de l'or Le Kalevala Vivre au bord d'un lac logement promenade en barque pêche la pratique du sauna Avec la location d'un chalet, il y a toujours le sauna et une barque. Le chalet est généralement proche du lac mais souvent à plusieurs dizaines de mètres. L'idéal est que le sauna soit sur le bord du lac, et s'ouvre directement sur un ponton. La pratique du sauna se fait tous les 2 ou 3 jours, bien que j'ai connu des finlandais qui y allaient tous les jours pendant les vacances. C'est de préférence en fin d'après-midi, lorsqu'on a pas à ressortir après. L'utilisation du sauna privé, ce qui est presque toujours le cas dans un chalet de location, commence par la préparation : compter près d'une heure avant de l'utiliser. apporter du bois dans le sauna : il y a toujours à proximité un stock de bois sec (bouleau en général) – il est parfois nécessaire de le découper à la hachette lorsque les morceaux sont trop gros vider la cendre si nécessaire et allumer le feux dans le foyer du sauna ; quand le feu est bien pris, remplir le foyer et l'alimenter régulièrement. remplir le réservoir d'eau sur le coté du four ; remplir la bassine (en plastique) à moitié et les seaux (sauf lorsqu'il y a une douche eau chaude eau froide) la température dans le sauna (sur le thermomètre, plus ou moins précis) doit monter au moins à 70 degrés, mais la pratique courante est plutôt 80-90, voire 100) pendant que le sauna chauffe, couper des très jeunes branches de bouleau (30-40cm) et les nouer par 4-5. On pratique le sauna en famille ou pour les groupes, hommes et femmes séparément. Lorsque le sauna est à la température souhaitée, on peut y aller. Pensez à quitter montres et colliers en même temps que les vêtements, tous les vêtements (garder un maillot de bain est considéré comme antihygiénique). Une serviette sera utile pour s'assoir sur les bancs brulants. La température est naturellement plus forte sur les bancs du haut ; attention aussi à ne pas appuyer brutalement le dos sur le bois du mur, ça peut aussi être très chaud. La séance de sauna dure 3/4h à 1 heure, entrecoupé de bains ou de douches. On reste à l'intérieur le temps que l'on juge bien, 7-10 minutes par exemple, et surtout qu'on se sent bien. La sueur doit couler de partout. Ne pas rester trop longtemps à chaque fois, 1/4h me semble trop, ne pas se forcer à rester si on ne se sent pas bien. Sortir et plonger dans le lac ! En été l'eau des lacs finlandais n'est pas plus froide que la Manche, et quand bien même, on reste dans l'eau tant qu'on ne ressent pas le froid. La douche froide remplace le bain lorsque le lac n'est pas à proximité. Quelques minutes dehors pour souffler avant de revenir dans le sauna. Le foyer du sauna est couvert de pierres. Ne pas les toucher quand c'est chaud, mais jeter de temps à autre une grande cuillerée d'eau (il y a toujours une grande cuillère en bois ou en plastique). Cela dégage un nuage de vapeur et une bouffée de chaleur qui donnera une sensation agréable à son passage. Éviter de respirer au passage du nuage. Ne pas en abuser, cela augmente la température de la pièce, mais le faire en particulier en entrant et un peu avant de sortir. Les jeunes rameaux de bouleau servent à se flageller légèrement le dos, les épaules et les jambes pour stimuler la circulation sanguine. Il peut être nécessaire de remettre du bois dans le foyer (après le premier bain s'il est consumé, et à la fin si quelqu'un d'autre l'utilise après vous). En général, on passe 3 fois au sauna, suivies d'un bain ou d'une douche. Dans un chalet de vacances, la séance est suivie par une toilette. Avec des équipements rustiques (pas de douche chaude), on utilisera l'eau bouillante du foyer mélangée dans la bassine d'eau froide pour se rincer. Tout se termine par le rinçage du plancher. Un contrôle de la bonne extinction du foyer sera à faire par la suite. Après le sauna, une bonne bière est la bienvenue et le dîner traditionnel consistera en saucisses grillées au barbecue ou au feux de la cheminée.
Souvenirs
Musique traditionnelle – 2 choses très caractéristiques et vraiment à part: les chants lapons et le kantele ( instrument des dieux dans le Kalevala)
Joueuse de Kantele
Souvenirs Lapons en peau et bois de rennes
Tapis traditionnels en tissus multicolores
Instruments de cuisine et récipients (comme chez Ikea, mais pas made in China)
Fumoir à poissons (à chaud)
Rennes fumé, mures des marais et vodka
Lors de nos vacances d'été, de 1978 à 2011, nous sommes allés douze fois en Finlande, parfois en couplant avec un circuit en Norvège ou avec diverses traversées de la Suède. De toute la Scandinavie, c'est le pays où nous avons préféré retourner et retrouver le calme et l'isolement, dans la forêt, près des lacs. C'est là aussi que nous avons été le mieux accueilli, là où nous avons eu les meilleures rencontres et fait des amis. Là aussi où nous avons pris du plaisir à la pêche, sans être du tout pêcheurs chevronnés ni même de vrais amateurs. Pour les finlandais qui me liraient, cette passion pour leur pays a été jusqu'à la lecture du Kalevala et au diplôme de « sauna fumé ».
Rencontre en LaponieTous les voyages se sont fait en voiture, au départ de Nantes, avec 2 à 4 jours de routes suivant la destination initiale et les ferries empruntés.
A quelle période y aller ?
Je ne parlerai pas de la Finlande en hiver, des séjours de neige en Laponie que l'on trouve sur les catalogues de tous les bons voyagistes, mais de la Finlande en été, où on va en vacances en famille. Mais quand y aller ? Le pays est tout au nord de l'Europe, la météo et le thermomètre, c'est comment ? En Laponie, on dit « ici, il fait plus souvent +30° que -40° », Cela veut dire qu'il peut faire chaud en été, mais la période est limitée. Lors de tous nos séjours au-dessus du cercle polaire, une ou deux semaines de juin à août, nous avons toujours constaté que le temps se dégradait à partir de la 2ème semaine d'août. Vent d'est – nord est, pluies, baisse rapide de température du lac limitant les envies de baignade. A l'inverse, trop tôt, les boues qui suivent les fontes des neiges peuvent être désagréables avec les premières chaleurs. Plus au sud, une année où nous étions restés assez tard fin août , les brumes matinales s'était progressivement transformées en brouillard persistant toute la matinée. Je résumerais donc la période à fin mai – fin août au sud et mi juin 7 août au nord. Cela n'assure pas du beau temps, il faut penser que lorsque l'on part vers le nord, de l'Irlande (pour ne pas dire de la Bretagne) à la Baltique, on ne peut être sûr d'avoir du soleil tous les jours en été comme sur les bords de la Méditerranée.
2h30 du matin, le 13 juin 2011 juste au dessus du cercle polaire Comment s'y rendre ?
J'élimine l'idée d'une liaison routière par la Pologne, les pays Baltes et la Russie, ce serait un tout autre voyage. J'élimine aussi la combinaison avec une visite de la Norvège – tout à fait possible, j'en parlerai à part.
En avion et voiture de location – j'ai pratiqué au printemps 2011. L'intérêt, c'est bien sûr de remplacer 1500 à 2500 km de route par l'avion . Avec Finnair, on trouve des liaisons à un prix abordable au départ de paris ou d'Amsterdam Après, il faut louer une voiture, et là, la Finlande est chère (5 fois le prix des USA pour un 4x4, mais un 4x4 n'est pas nécessaire ni même utile – voir routes et chemins). Il faut compter plus de 400€ la semaine pour une petite voiture. L'inconvénient de l'avion est aussi la limite des bagages.
En voiture et bateau – là, j'ai du faire toutes les traversées qui existent ou qui existaient. Depuis il y en a des nouvelles et certaines ont disparues. Il faut distinguer 2 grandes routes – directe d'Allemagne en Finlande ou avec une étape par la Suède.. Ma préférée a toujours été la seconde, avec une nuit sur un ferry de la StenaLine entre Kiel (D) et Goteborg (S) puis une nuit entre Stockholm et Turku (Fi) ou Helsinki avec la Viking Line ou la SiljaLine. Pourquoi une nuit ? Parce que ça permet de se déplacer pendant la nuit, de faire un super dîner au buffet, de dormir dans une cabine et de prendre un bon petit déjeuner avant de reprendre la route au matin. Et la traversée de la Baltique en été est plus calme que celle de la Manche. Sans visiter la Norvège , la traversée au départ de l'Allemagne peut se faire vers Olso, au départ de Kiel (plus cher, mais l'entrée dans le fjord d'Oslo au petit matin est un spectacle inoubliable). Puis Oslo- Stockholm par la route Les traversées directes se font en 24h mais ne sont pas journalières – les prix actuels méritent d'être épluchés et comparés. Il faut aussi voir les horaires: une arrivée tard le soir peut être gênantes.
En voiture sans bateau – autrefois, cela nécessitait quelques courtes traversées en ferry, maintenant ponts et tunnel relient le Danemark et la Suéde. Il faut alors monter vers le nord pour rejoindre la Laponie finlandaise, 2 jours de route par la E4 qui longe la côte. Personnellement, je préfère l'itinéraire qui passe par l'intérieur, un peu plus long, mais plus agréable que la route côtière d'où on ne voit jamais la mer. Bien sûr, cette liaison pont-tunnel qui arrive en Suède à Malmo peut se combiner avec une traversée en ferry de Stockholm à Turku ou Helsinki
Comment se loger ? Camping Lors des premiers voyages, nous avons parfois campé pour les étapes intermédiaires, entre 2 locations. Puis les enfants grandissant et avec toujours le soucis de partir sans remorque ni matériel sur le toît de la voiture, les tentes sont restées à la maison. Cela ne nous a pas empêché de nous loger dans des camping en louant des chalets à la nuit. Parfois très bien équipés, parfois sommaires, ces cabanes sur les campings offrent des solutions pas trop onéreuses. Il peut être préférable de réserver en pleine saison ou d'arriver de bonne heure. Les draps ne sont pas fournis, il faut les louer en supplément ou en apporter. Chalet Notre principal moyen de logement a été la location de chalet, soit dans ensembles dans les endroits les plus fréquentés, soit à des particuliers en passant par les Tourist Offices ou par courrier (maintenant par internet) auprès de « Lomarengas ». Nous avons aussi loué directement à des particuliers dans des lieux déjà connus.
Un chalet (je préfère ce terme à cabane ou cottage, parfois employé pour le même sens). L'idéal : dans la forêt, à quelques dizaines de mètres du lac, avec un ponton, une barque, le sauna chauffé au bois près du ponton pour se plonger dans l'eau et une plage.
Le chalet, tout en bois, naturellement, avec 1, 2, 3 pièces ou plus – une cuisine - une cheminée – salle d'eau quand elle n'est pas avec le sauna à l'extérieur

Il doit être rares maintenant de louer des chalets sans électricité ni eau courante, mais nous avons connus. Les bougies, l'eau au puit à 50m ou au magasin à 15 km, la cuisine au feu de bois, les toilettes dehors… Mais le chemin de terre pour y accéder, c'est toujours courant. Certain sont sur une île, accessible en bateau (à rame) Hôtel Nous avons rarement logé en hôtel en Finlande, peu adapté au 1 puis 2 puis 3 enfants que nous avons amené avec nous de 1978 à 1993 (après ce fut 2 puis 1 puis 0, au fur et à mesure qu'ils ont cessé de nous accompagner. Des rares cas en mémoire, c'était plutôt cher.
Par contre les hôtels sont des lieux de restauration pratiques et économiques le midi. Autres Je n'ai pas d'expérience en B&B ni en Auberge de Jeunesse.
Un essai de logement en ferme en 2004 s'est traduit par un chalet tout à fait comparable à ceux décrits plus haut, mais avec la possibilité de diner dans la salle commune (assez proche d'un restaurant – cuisine correcte et beaucoup trop à manger / cher)
Ma LAPONIE (Ce que j'en sais, ce que j'y ai vu, ce qui m'y plait)
Sur mes 12 périples en Finlande, il n'y a que 4 fois que je ne suis pas allé dans le nord, au-dessus du cercle polaire. En fait cette immense région descend bien en dessous de cette limite mythique.
Passage du cercle polaireC'est lors de notre 2ème voyage que nous avions loué un chalet sur le bord du lac Raanujärvi, juste au-dessus du cercle polaire, entre les 2 grandes routes du nord, la E75 par Rovaniemi à 60km à l'est et la E8 par Pello à 30km à l'ouest. Un lac comme des dizaines de milliers d'autres, un minuscule village au bout d'un chemin de terre. Un petit bâtiment de bois avec 1 seule pièce se séparant en deux par un rideau, un coin cuisine, une salle d'eau et un sauna. A quelques mètres, un ponton et une barque. 15 jours là-bas en juillet, avec le soleil qui n'en finit pas de se coucher et ne disparaît pas bien longtemps derrière la colline au fond du lac. Là, nous nous sommes baignés, nous avons ramé sur le lac, nous avons pêché des perches, nous avons vu le propriétaire monter tout seul une énorme bâtisse en troncs de sapin (6 chambres je crois à l'étage), nous avons vu la grand mère tisser des tapis avec des tissus multicolores, nous sommes allés en barque avec le grand père relever les filets pleins de siika (lavaret, salmonidé des lacs de montagne chez nous). Nous avons cueilli des framboises et des myrtilles, Les rennes venaient souvent le soir faire un tour dans le grand pré devant le chalet.
Nous sommes retournés bien des fois dans ce lieu, qui a servi de base pour nos excursions nordiques. D'autres chalets ont été construits depuis, nous avons logé dans 3 autres dont l'ancienne résidence d'été des propriétaires. Cet immense bâtiment à 2 étages ne comptait pas moins de 24 lits. C'est lors de nos séjours ici que nous avons remarqué qu'après la première semaine d'août, le vent tourne à l'est (de là il ne viens jamais rien de bon, dises les finlandais) amenant fraicheur, vent et pluie. La température de l'eau du lac baisse de 3-4 degrés en 1 semaine.Le cahier signé par les divers locataires met en évidence les périodes de locations favorites du lieu : les fêtes de fin d'année la fin de l'hiver quand il commence à faire jour, février/mars, pour le ski et autres sports de neige l'été, juin juillet début août l'automne pour la saison de chasse Rovaniemi
La plus grande ville de la région administrative lapone compte près de 60 000 habitants (sur 8000 km2). C'est le pays du PÈRE NOËL, le seul vrai, si si, tous les finlandais vous le certifieront. En tout cas le lieu le plus visité est certainement la maison du Père Noël, à 10km au nord, juste à la limite du cercle polaire en un lieu nommé « Santa Clauss Village » . En fait c'est plus un complexe commercial où l'on trouve tout pour les décors de fin d'année, où les enfants peuvent se faire photographier avec le vieux à la barbe blanche dans son chariot tiré par les rennes. Y est associé un parc d'attraction nommé Santa Park (je ne connais pas). Situé sur la E75 vers Ivalo, il ne faut pas hésiter à y fait une halte.

Autres lieux à visiter, le musée arctique de la Laponie, Artikum. Situé à l'entrée Ouest de Rovaniemi. le musée de plein air à l'est de la ville. Au « Tourist Information » situé en plein centre ville, il arrive que les jeunes filles de l'accueil parlent français. Lors de nos derniers passages j'ai eu des difficultés à trouver un ravintola (restaurant classique) ouvert le midi pour manger un plat de renne. Il y a quelques années, l'école hôtelière avait une bonne table.
Vers le lac Inari
A monter vers le nord, passer par Kemijävri allonge de 60km . Je n'ai pas beaucoup de souvenir de la ville à part de son pont route-train assez curieux. C'est la ville la plus septentrionale de Finlande.
Sur la E75, Sodankylä est connu pour son festival du film du soleil de minuit (pas vu), A visiter, les 2 églises.
Tankavaara, 100km plus au nord est le village des chercheurs d'or. On s'y arrête pour visiter le musée consacré à la grande époque de l'orpaillage dans la région. Mais mieux, il faut enfiler des bottes, prendre une gamelle et un tas de terre, aller s'assoir sur un ban en travers du ruisseau et remuer son plat dans l'eau sous la direction et les conseils d'un professionnel sorti tout droit de la ruée vers l'or. On repars toujours avec son grain d'or, un milligramme au mieux.
Et à la fin, il ne reste que l'or
C'est là qu'on été organisés les premiers championnats du monde d'orpaillage.Ivalo, sur la rivière Ivalojöki est l'arrivée sud-est du lac Inari. En traversant la ville, on trouvera de nombreux magasins de souvenirs lapons tirés des rennes (peaux, bois, nature ou travaillés) et d'autres animaux (du moins la dernière fois que j'y suis passé). A proximité, en embarquant de la rive, on pouvait faire un survol du lac en hydravion.
Inari, une municipalité grande comme la Slovénie ou Israël pour environ 7000 habitants, compte une forte part de lapons et les langues sames y sont parlées. A part un séjours reposant sur les bords de l'immense lac de plus de 2000km2, la pêche avec des dates et règles bien précises, il faut surtout visiter le musée de plein air lapon.
Entrée du musée lapon (en 1978)C'est certainement un des plus intéressants de Finlande. Un promenade de plus d'une heure pour visiter les habitations lapones d'hiver et d'été, les collections de vêtements traditionnels, les constructions annexes (saunas), les barques de pêche etc. Le circuit permet de découvrir les différents pièges utilisés pour chasser loup et ours et les autres animaux sauvages de la région.
Piège à loup et à ours
Je rappelle au passage que les rennes, que l'on croisent en entière liberté en été, sont les animaux des élevages lapons. Lors d'un de nos voyage, une affaire faisait grand bruit dans la région : un voyagiste (étranger) organisait des parties de chasse de rennes, à l'arc !Vers la Norvège
Trois grandes directions à partir d'Inari vers l'extrême nord scandinave : celle du cap nord que beaucoup connaissent mais que je n'ai jamais faite celle de Ustjöki, le lieu touristique le plus septentrional de Finlande. Là, la rivière Teno sépare la Finlande de la Norvège. C'est une rivière à saumon, parsemée de filet en été. De là nous avions remonté jusqu'à des petits ports norvégiens beaucoup moins touristiques que le cap nord, à travers des paysages désertiques et encore enneigés en août, celle qui longe le lac Inari à l'ouest. Nous l'avions prise pour aller à Kirkerness, le port le plus à l'est au nord de la Norvège, près de la Russie. Sur cette route 971, après les petits villages le long du lac et quelques campings avec des chalets à louer, fréquentés par les pêcheurs estivaux, on arrive dans un secteur plus désert. Soudain, on s'aperçoit que les noms des minuscules villages que l'on approche sont écrits en caractères cyrilliques ! Aurait-on passé la frontière russe sans s'en apercevoir ? Vite, on contrôle sur la carte ; non , ce n'est pas possible. Un petit cours d'histoire – bon plus-tard. Plus loin, sur la rive de la rivière, un centre de vacances avec quelques chalets. Arrêter manger ou simplement entrer dans le restaurant, les saumons pêchés ici sont affichés aux murs, grandeurs natures et c'est impressionnant. Plus haut, le poste frontière de Näätämö est (était) ouvert uniquement dans la journée. Au carrefour qui suit avec la route E6, on vérifiera ce qu'il reste dans le réservoir (surtout en rentrant de Kirkeness – la première ville indiquée à l'ouest est Alta à 400km)
En redescendant
De Inari, une route « verte » descend à Kittilä. 200Km en majorité piste en terre lors de notre passage, il y plus de 10 ans il est vrai. Tôle ondulée, rennes et quelques villages fantômes, mais un plaisir de traverser une région à l'écart des grandes routes du nord, faite de forêt et de collines. La route longe l'immense parc national de Lemmenjoki.
Au-dessus de Kittilä, le pays a plus de relief. Sur les pentes du mont Levi qui culmine à 530m, on trouve la grande station de ski de Sirkka. Probablement ouvert tard au printemps, mais il n'y a pas de neige en été. Au sud est, la route rejoins Rovaniemi en longeant une rivière.
L'ouest de la Laponie
La route qui longe la frontière suédoise le long de la rivière Tornio est très fréquentée par ceux qui redescendent du cercle polaire. A Muonio, on trouve un grand magasin à souvenirs lapons, qui a du remplacer les petits marchands locaux qui s'implantaient autrefois sur le bord de la route.
Des visites dans ce secteur, j'ai gardé le souvenir des pistes de terre et de gravier vers le parc de Pallastunturit avec les monts à 800m. Au-dessus la petit bourgade de Enontekiö et son musée local,
La petite ville de Pello est celle où j'ai fait les achats pour nous ravitailler lors de nos séjours à Raanujärvi.
Au sud de Rovaniemi, la petite ville de Ranua a un zoo consacré aux animaux polaires. On peut voir ceux qui ne se rencontrent pas trop souvent sur les routes, comme les ours, les loups et les rennes sauvages (plus proche du caribou canadien que le renne d'élevage), les élans etc. On y voit même des ours blancs, bien loin de leur banquise.
A VENIR
La région des lacs et la Carélie

La côte Ouest &la côte sud
Quoi manger ? Restaurant Déjeuner buffet Plats particulier Cuisine traditionnelle Achats Particulier : poissons fumé, rennes, mures des marais Les pains Boisson, bière et vodka Les routes et chemin en été
Quoi visiter ? Les musées de plein air Châteaux et Églises Parcs naturels et randonnées Zoo Chercher de l'or Le Kalevala Vivre au bord d'un lac logement promenade en barque pêche la pratique du sauna Avec la location d'un chalet, il y a toujours le sauna et une barque. Le chalet est généralement proche du lac mais souvent à plusieurs dizaines de mètres. L'idéal est que le sauna soit sur le bord du lac, et s'ouvre directement sur un ponton. La pratique du sauna se fait tous les 2 ou 3 jours, bien que j'ai connu des finlandais qui y allaient tous les jours pendant les vacances. C'est de préférence en fin d'après-midi, lorsqu'on a pas à ressortir après. L'utilisation du sauna privé, ce qui est presque toujours le cas dans un chalet de location, commence par la préparation : compter près d'une heure avant de l'utiliser. apporter du bois dans le sauna : il y a toujours à proximité un stock de bois sec (bouleau en général) – il est parfois nécessaire de le découper à la hachette lorsque les morceaux sont trop gros vider la cendre si nécessaire et allumer le feux dans le foyer du sauna ; quand le feu est bien pris, remplir le foyer et l'alimenter régulièrement. remplir le réservoir d'eau sur le coté du four ; remplir la bassine (en plastique) à moitié et les seaux (sauf lorsqu'il y a une douche eau chaude eau froide) la température dans le sauna (sur le thermomètre, plus ou moins précis) doit monter au moins à 70 degrés, mais la pratique courante est plutôt 80-90, voire 100) pendant que le sauna chauffe, couper des très jeunes branches de bouleau (30-40cm) et les nouer par 4-5. On pratique le sauna en famille ou pour les groupes, hommes et femmes séparément. Lorsque le sauna est à la température souhaitée, on peut y aller. Pensez à quitter montres et colliers en même temps que les vêtements, tous les vêtements (garder un maillot de bain est considéré comme antihygiénique). Une serviette sera utile pour s'assoir sur les bancs brulants. La température est naturellement plus forte sur les bancs du haut ; attention aussi à ne pas appuyer brutalement le dos sur le bois du mur, ça peut aussi être très chaud. La séance de sauna dure 3/4h à 1 heure, entrecoupé de bains ou de douches. On reste à l'intérieur le temps que l'on juge bien, 7-10 minutes par exemple, et surtout qu'on se sent bien. La sueur doit couler de partout. Ne pas rester trop longtemps à chaque fois, 1/4h me semble trop, ne pas se forcer à rester si on ne se sent pas bien. Sortir et plonger dans le lac ! En été l'eau des lacs finlandais n'est pas plus froide que la Manche, et quand bien même, on reste dans l'eau tant qu'on ne ressent pas le froid. La douche froide remplace le bain lorsque le lac n'est pas à proximité. Quelques minutes dehors pour souffler avant de revenir dans le sauna. Le foyer du sauna est couvert de pierres. Ne pas les toucher quand c'est chaud, mais jeter de temps à autre une grande cuillerée d'eau (il y a toujours une grande cuillère en bois ou en plastique). Cela dégage un nuage de vapeur et une bouffée de chaleur qui donnera une sensation agréable à son passage. Éviter de respirer au passage du nuage. Ne pas en abuser, cela augmente la température de la pièce, mais le faire en particulier en entrant et un peu avant de sortir. Les jeunes rameaux de bouleau servent à se flageller légèrement le dos, les épaules et les jambes pour stimuler la circulation sanguine. Il peut être nécessaire de remettre du bois dans le foyer (après le premier bain s'il est consumé, et à la fin si quelqu'un d'autre l'utilise après vous). En général, on passe 3 fois au sauna, suivies d'un bain ou d'une douche. Dans un chalet de vacances, la séance est suivie par une toilette. Avec des équipements rustiques (pas de douche chaude), on utilisera l'eau bouillante du foyer mélangée dans la bassine d'eau froide pour se rincer. Tout se termine par le rinçage du plancher. Un contrôle de la bonne extinction du foyer sera à faire par la suite. Après le sauna, une bonne bière est la bienvenue et le dîner traditionnel consistera en saucisses grillées au barbecue ou au feux de la cheminée.
Souvenirs
Musique traditionnelle – 2 choses très caractéristiques et vraiment à part: les chants lapons et le kantele ( instrument des dieux dans le Kalevala)
Joueuse de Kantele
Souvenirs Lapons en peau et bois de rennes
Tapis traditionnels en tissus multicolores
Instruments de cuisine et récipients (comme chez Ikea, mais pas made in China)
Fumoir à poissons (à chaud)
Rennes fumé, mures des marais et vodkaCroisière dans les Caraïbes de l'Est sur le Princess Emerald English translation pending
Bonjour tout le monde,
j'ai réservé une croisière en janvier prochain avec Princess sur le Emerald et j'aimerais avoir vos commentaires, trucs et astuces qui sont bons à savoir. C'est ma première croisière et j'avoue que j'ai très hâte sauf que je ne sais pas à quoi m'attendre.
Merci pour vos commentaires et conseils 😎
Gripette44
j'ai réservé une croisière en janvier prochain avec Princess sur le Emerald et j'aimerais avoir vos commentaires, trucs et astuces qui sont bons à savoir. C'est ma première croisière et j'avoue que j'ai très hâte sauf que je ne sais pas à quoi m'attendre.
Merci pour vos commentaires et conseils 😎
Gripette44
Croisière sur le MSC Musica le 12 avril 2009 English translation pending
Bonjour le forum et meilleurs voeux 2009😇.
Nous partons le 12 Avril 2009 prochain sur le MSC MUSICA cabine 8128 Pont 8 FORTE "Les Iles Grecques". Est ce que quelqu'un pourrait me dire si les lits superposés sont au-dessus du lit des parents. Il y aura t-il d'autres francophones à bord ? Nous avons deux enfants un fils de 9 ans et une fille de 5 ans. Merci pour vos tuyaux. A Bientôt Chrystel😛
Nous partons le 12 Avril 2009 prochain sur le MSC MUSICA cabine 8128 Pont 8 FORTE "Les Iles Grecques". Est ce que quelqu'un pourrait me dire si les lits superposés sont au-dessus du lit des parents. Il y aura t-il d'autres francophones à bord ? Nous avons deux enfants un fils de 9 ans et une fille de 5 ans. Merci pour vos tuyaux. A Bientôt Chrystel😛
Pourboires imposés par les croisiéristes English translation pending
🙁Je trouve excessifs les 11 euros par personne et par jour, réclamés par les croisiéristes pour les pourboires.
D'autant que sur chaque consommation, il y a un prélèvement de 15%
Est-on obligés de payer ces tarifs?????
ou peut-on choisir un autre système?
D'autant, que très souvent, il est gênant de ne pas laisser un pourboire au serveur ou à celui qui s'occupe de la cabine.
Donc, on donne en plus.
qui connait la réponse ?????
"Road book" malgache, vingt et un jours dans l'île rouge English translation pending
Ier novembre 2006 : Paris-Tana 8450 kms J + 1 : Paris-Tana 8450 kms
L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.
La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.
L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.
Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.
Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.
Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.
Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…
J + 2: TANA toujours :
J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…
Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.
Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?
Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.
J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS
Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.
Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.
Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.
C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…
Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…
Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.
De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.
Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.
J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :
Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.
Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.
Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.
Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.
Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.
Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…
J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :
On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.
Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.
Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.
Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)
Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.
Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...
J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :
Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.
Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.
En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.
Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.
Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.
Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.
Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?
J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :
Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.
Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.
STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.
On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?
J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :
Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.
Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…
La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.
Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.
Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?
J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :
L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.
Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.
Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.
Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.
La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.
J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :
4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.
Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.
Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.
Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.
Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.
Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.
J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :
En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.
60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.
Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.
Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.
J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :
Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.
Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?
En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.
Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?
Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.
J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :
5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.
J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.
Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.
Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.
Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.
Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.
Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.
Chic, mon portable capte à nouveau.
J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?
J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.
Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.
La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.
Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.
J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?
A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)
Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.
Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.
Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.
J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:
Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:
C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:
"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."
Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:
"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."
Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.
J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:
A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...
Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.
Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....
J + 18 : BLUES TROPICAL:
aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.
Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.
Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.
Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.
J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.
Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.
J + 19 :
Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..
Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...
Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...
J + 20
AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)
17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...
14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)
En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)
je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.
J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:
Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.
Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.
Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.
La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.
L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.
Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.
Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.
Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.
Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…
J + 2: TANA toujours :
J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…
Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.
Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?
Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.
J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS
Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.
Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.
Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.
C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…
Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…
Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.
De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.
Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.
J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :
Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.
Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.
Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.
Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.
Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.
Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…
J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :
On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.
Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.
Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.
Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)
Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.
Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...
J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :
Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.
Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journée : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.
En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.
Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.
Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.
Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.
Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?
J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :
Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.
Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.
STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.
On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?
J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :
Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.
Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…
La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.
Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.
Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?
J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :
L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.
Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.
Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.
Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.
La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.
J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :
4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.
Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.
Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.
Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.
Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.
Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.
J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :
En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.
60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.
Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.
Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.
J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :
Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.
Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?
En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.
Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?
Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.
J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :
5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.
J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.
Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.
Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.
Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.
Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.
Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.
Chic, mon portable capte à nouveau.
J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?
J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.
Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.
La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.
Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.
J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?
A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)
Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.
Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.
Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.
J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:
Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:
C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:
"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."
Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:
"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."
Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.
J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:
A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...
Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.
Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....
J + 18 : BLUES TROPICAL:
aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.
Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.
Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.
Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.
J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.
Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.
J + 19 :
Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..
Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...
Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...
J + 20
AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)
17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...
14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)
En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)
je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.
J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:
Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.
Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.
Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
Ab croisières Croisifrance English translation pending
bonjour à tous
puisque abcroisières et croisifrance m'ont prise pour un pigeon, je suis allée porter la bonne nouvelle au salon international du tourisme où je leur ai fait une "pub d'enfer ".et ce durant tout le salon en plus j'avais des entrées gratuites alors....
j'ai pu discuter avec les gens et expliquer de quel façon ils traitent leurs clients!!!!
avec copie du mail que m'avait envoyé une employée qui parlait de leur pratique......
j'ai intéressé pas mal de clients qui ont de ce coup privilégier une autre compagnie!
certes ils ne m'ont pas donné satisfaction "comme ils me l'avaient dit allez chez courbet"!mais je pense que ça leur aura couter plus cher que de me rembourser mon voyage comme je le demandais.
bonne journée à tous
Albanie: nostalgie English translation pending
Albanie impressions et nostalgie
Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?
Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.
Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.
L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.
L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.
L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.
L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.
Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.
L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.
L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.
S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?
Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.
Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.
L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.
L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.
L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.
L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.
Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.
L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.
L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.
S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Première croisière dans les Caraïbes English translation pending
Bonjour,
Bonjour amis voyageurs !
Après 20 ans, nous prévoyons partir pour une première fois en voyage "dans le sud" sans les enfants. Nous avons décidé d'opter pour une croisière. C'est donc pour nous, non seulement un premier voyage mais aussi une première croisière. La destination privilégiée est les Caraïbes du sud (Ste-Lucie, Barbades, Antigua, etc...) Un voyage d'env. 10 jours serait l'idéal. Nous ne sommes pas des gens "guindés" qui apprécient particulièrement les grandes cérémonies (grandes robes et habits). Nous sommes dans la jeune quarantaine!!!!. Nous sommes des "bons vivants" qui voulont avoir du plaisir, nous faire traiter avec respect et classe (sans exagération et gants blancs). Nous désirons décrocher du quotidien, ne pas être trop "cédulés", prendre du bon temps en bonne compagnie, manger de bons repas et se faire gâter un peu!!! Relaxer et voir de nouvelles destinations.
Pour une première croisière, que nous conseillez-vous? Bon rapport qualité-prix. Notre budget serait d'au plus 4000$ pour le voyage au total (tout compris: excursions, vol Montréal-Port de départ, boisson, etc...).
Cabine intérieur, est-ce OK ??? Nous ne prévoyons pas y être souvent. Où choisir sa cabine sur le bateau (Pont supérieur, à l'avant, à l'arrière) ?? Est-ce vraiment important? Free Style ou pas ??? Doit-on passer par une agence de voyage ou pas ?? Pour l'instant, nous cherchons sur Travelocity.ca Devons-nous choisir un "package" vol-croisière, ou acheter séparément?? Est-ce bien dispendieux pour la boisson sur le bateau? Nous prévoyons en prendre à tous les jours (vin au repas, apéros, etc...) Nous serons en vacances, après tout !!!
Merci de partager vos expériences avec nous.
Lyne et Alain du Saguenay
Bonjour amis voyageurs !
Après 20 ans, nous prévoyons partir pour une première fois en voyage "dans le sud" sans les enfants. Nous avons décidé d'opter pour une croisière. C'est donc pour nous, non seulement un premier voyage mais aussi une première croisière. La destination privilégiée est les Caraïbes du sud (Ste-Lucie, Barbades, Antigua, etc...) Un voyage d'env. 10 jours serait l'idéal. Nous ne sommes pas des gens "guindés" qui apprécient particulièrement les grandes cérémonies (grandes robes et habits). Nous sommes dans la jeune quarantaine!!!!. Nous sommes des "bons vivants" qui voulont avoir du plaisir, nous faire traiter avec respect et classe (sans exagération et gants blancs). Nous désirons décrocher du quotidien, ne pas être trop "cédulés", prendre du bon temps en bonne compagnie, manger de bons repas et se faire gâter un peu!!! Relaxer et voir de nouvelles destinations.
Pour une première croisière, que nous conseillez-vous? Bon rapport qualité-prix. Notre budget serait d'au plus 4000$ pour le voyage au total (tout compris: excursions, vol Montréal-Port de départ, boisson, etc...).
Cabine intérieur, est-ce OK ??? Nous ne prévoyons pas y être souvent. Où choisir sa cabine sur le bateau (Pont supérieur, à l'avant, à l'arrière) ?? Est-ce vraiment important? Free Style ou pas ??? Doit-on passer par une agence de voyage ou pas ?? Pour l'instant, nous cherchons sur Travelocity.ca Devons-nous choisir un "package" vol-croisière, ou acheter séparément?? Est-ce bien dispendieux pour la boisson sur le bateau? Nous prévoyons en prendre à tous les jours (vin au repas, apéros, etc...) Nous serons en vacances, après tout !!!
Merci de partager vos expériences avec nous.
Lyne et Alain du Saguenay
Vivre au Panama English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons trois enfants et avons cette envie de "tout quitter" pour aller vivre au PANAMA. Nous ne sommes qu'au début de nos investigations et c'est la première fois d'ailleurs que nous nous connectons à un site tel que celui-ci. Peut-être que d'autres ont déjà tenté cette expérience et nous vous remercions d'avance pour vos témoignages. Marie
Nous avons trois enfants et avons cette envie de "tout quitter" pour aller vivre au PANAMA. Nous ne sommes qu'au début de nos investigations et c'est la première fois d'ailleurs que nous nous connectons à un site tel que celui-ci. Peut-être que d'autres ont déjà tenté cette expérience et nous vous remercions d'avance pour vos témoignages. Marie
Voyage au Vietnam avec enfants en février 2007 English translation pending
Nous arrivons à Saigon le 8 février avec nos deux enfants (adoptés au vietnam) agés de 10 et 8 ans. Nous voyagerons avec une autre famille composée de 4 personnes dont deux enfants de 8 et 5 ans.
Nous comptons séjourner 4 ou 5 jours à Saigon (pour digérer le décalage horaire et nous acclimater), puis nous aimerions aller dans le delta du Mékong 2 ou 3 jours et de là aller (directement) à Phu Quoc pour une petite semaine de vacances à la mer, puis retour à Saigon pour se plonger plus profondément dans l'athmosphère si particulière de cette ville.
Nous sommes à la recherche d'informations / de contacts pour : un hébergement à Saigon qui conviendrait à nos familles : endroit calme, propre, et ambiance familliale (plutot pension de famille qu'hotel à touristes), pouvoir "organiser" d'ici le voyage dans le Mékong (mini-bus avec chauffeur / guide) et le passage à Phu Quoc sans retour à Saigon (avion ou hydroglisseur) un hébergement à Phu Quoc qui nous permettent de rester en contact avec le Vietnam réel tout en profitant des plages.
Nous repartons du vietnam le 1er mars.
Ce voyage se déroulant pendant les fêtes du Tet on se demande aussi comment ces fetes influencent la fréquentation des hotels et les moyens de transport.
Nous comptons séjourner 4 ou 5 jours à Saigon (pour digérer le décalage horaire et nous acclimater), puis nous aimerions aller dans le delta du Mékong 2 ou 3 jours et de là aller (directement) à Phu Quoc pour une petite semaine de vacances à la mer, puis retour à Saigon pour se plonger plus profondément dans l'athmosphère si particulière de cette ville.
Nous sommes à la recherche d'informations / de contacts pour : un hébergement à Saigon qui conviendrait à nos familles : endroit calme, propre, et ambiance familliale (plutot pension de famille qu'hotel à touristes), pouvoir "organiser" d'ici le voyage dans le Mékong (mini-bus avec chauffeur / guide) et le passage à Phu Quoc sans retour à Saigon (avion ou hydroglisseur) un hébergement à Phu Quoc qui nous permettent de rester en contact avec le Vietnam réel tout en profitant des plages.
Nous repartons du vietnam le 1er mars.
Ce voyage se déroulant pendant les fêtes du Tet on se demande aussi comment ces fetes influencent la fréquentation des hotels et les moyens de transport.
Pays avec les gens les plus accueillants et les moins accueillants English translation pending
Bonjour à vous tous!
J'aimerais partir une nouvelle discussion pour vous demander quels ont été les pays où vous avez rencontrés les gens les plus accueillants et les moins accueillants.
Les plus arrogants, les plus gentils... En tout cas, vous savez ce que je veux dire. 🙂
Je suis juste curieuse, c'est tout. :) Alors répondez-moi en grand nombre. 😉
J'aimerais partir une nouvelle discussion pour vous demander quels ont été les pays où vous avez rencontrés les gens les plus accueillants et les moins accueillants.
Les plus arrogants, les plus gentils... En tout cas, vous savez ce que je veux dire. 🙂
Je suis juste curieuse, c'est tout. :) Alors répondez-moi en grand nombre. 😉
L'Europe de l'Est avant 1989 English translation pending
Qui a visité l'Europe de l'Est avant la chûte du bloc communiste ?
En ce qui me concerne, j'ai fait la yougoslavie (1985-1986-1987-1988), la bulgarie (1986-1988), la roumanie (1986) et la hongrie (1986).
On voulait passer en albanie en 1986 mais à la frontière ont nous a ''refoulé''. En 1989, on souhaitait faire de tour de la mer noire, en passant par l'URSS. Mais l'histoire nous a devancé. En 1986, on s'est baigné dans le Mer noire à Varna (BG), on avait interdiction de remuer le sable (Tchernobyl avait explosé quelques mois avant, si je me rappelle bien).
Parlez-nous de vos expériences lors de vos voyages dans les pays communistes...Beaucoup de souvenirs doivent vous avoir marqué !!
Parlez-nous de vos expériences lors de vos voyages dans les pays communistes...Beaucoup de souvenirs doivent vous avoir marqué !!
Societal Evolution
Hello everyone,
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
Please forgive my little rant.
Wishing everyone all the best. Cheers,
Puma2A

...
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
Please forgive my little rant.
Wishing everyone all the best. Cheers,
Puma2A

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Tanzania 2019 - Polé Polé
KARIBUUU
Over 5 years later, I’m finally getting around to writing the travel journal for our first trip to East Africa: Tanzania. *Polé Polé*, as they say! 😎
A trip I’d started planning just 6 years ago, in February 2019, for my post-internship exam vacation. After returning to South Africa in July 2019 with my family, this trip, planned for September 2019, would be all about discovery and a few firsts: first trip with friends, first trek, first time in East Africa. I really wanted to attempt the Kilimanjaro ascent, try to still see some of its "eternal" ice, and Alison wanted to do as much safari as possible. Unlike with the Zulus, Himbas, or San, visiting a Maasai village wasn’t on the agenda. Thanks to the Kessy Brothers agency, who were super responsive, Sandy from VF, and other members who helped prepare our trip, we settled on the following itinerary:
Day -1 (8/30): Departure from Pointe-à-Pitre Day 0 (8/31): Departure from Paris Day 1 (9/01): Arrival at Kilimanjaro Airport / Ameg Lodge (Moshi) DAY 2 (9/02): Machame gate / Machame camp DAY 3 (9/03): Shira / Shira camp DAY 4 (9/04): Baranco / Baranco camp DAY 5 (9/05): Barafu / Barafu camp DAY 6 (9/06): Barafu + Summit at midnight / Mweka camp DAY 7 (9/07): Mweka gate / Sal Salnero Hotel (Moshi) DAY 8 (9/08): Arusha National Park / Kanga camp DAY 9 (9/09): Tarangire National Park / Kanga camp DAY 10 (9/10): Tarangire National Park / Twiga Lodge DAY 11 (9/11): Lake Manyara / Twiga Lodge DAY 12 (9/12): Ngorongoro Crater / Simba campsite DAY 13 (9/13): Serengeti National Park / Seronera campsite DAY 14 (9/14): Serengeti National Park - Uoga Kuria Camp DAY 15 (9/15): Serengeti National Park / Waso campsite DAY 16 (9/16): Lake Natron / Maasai Giraffe Ecolodge DAY 17 (9/17): Kilimanjaro Airport Day 18 (9/18): Zanzibar Day 19 (9/19): Zanzibar Day 20 (9/20): Zanzibar Day 21 (9/21): Zanzibar
As I mentioned in my first travel journal about our South Africa trip, I’ve had a special connection to Tanzania for a long time. Growing up in the Indian Ocean without ever visiting Africa, those wildlife documentaries on TV when I skipped my pharmacy classes... I imagined and dreamed about this land and country so much.
The original plan was to go just the two of us with Alison, but somehow—though I don’t quite remember how—we ended up organizing the trip with our friends Mélissa and Doriane, who joined us in Arusha after our Kilimanjaro trek for the last two weeks and their very first safari. I think it was Melissa who had the idea to crash our trip, and she was right to do so! 😉 Flights: Pointe-à-Pitre-Grand Case and Grand Case-Paris with Air Caraïbes. Flights: Paris-JRO and ZNZ-Paris with Kenya Airways (layover in Nairobi). Flight: JRO-ZNZ with Air Tanzania.

Safe travels! !
Over 5 years later, I’m finally getting around to writing the travel journal for our first trip to East Africa: Tanzania. *Polé Polé*, as they say! 😎
A trip I’d started planning just 6 years ago, in February 2019, for my post-internship exam vacation. After returning to South Africa in July 2019 with my family, this trip, planned for September 2019, would be all about discovery and a few firsts: first trip with friends, first trek, first time in East Africa. I really wanted to attempt the Kilimanjaro ascent, try to still see some of its "eternal" ice, and Alison wanted to do as much safari as possible. Unlike with the Zulus, Himbas, or San, visiting a Maasai village wasn’t on the agenda. Thanks to the Kessy Brothers agency, who were super responsive, Sandy from VF, and other members who helped prepare our trip, we settled on the following itinerary:
Day -1 (8/30): Departure from Pointe-à-Pitre Day 0 (8/31): Departure from Paris Day 1 (9/01): Arrival at Kilimanjaro Airport / Ameg Lodge (Moshi) DAY 2 (9/02): Machame gate / Machame camp DAY 3 (9/03): Shira / Shira camp DAY 4 (9/04): Baranco / Baranco camp DAY 5 (9/05): Barafu / Barafu camp DAY 6 (9/06): Barafu + Summit at midnight / Mweka camp DAY 7 (9/07): Mweka gate / Sal Salnero Hotel (Moshi) DAY 8 (9/08): Arusha National Park / Kanga camp DAY 9 (9/09): Tarangire National Park / Kanga camp DAY 10 (9/10): Tarangire National Park / Twiga Lodge DAY 11 (9/11): Lake Manyara / Twiga Lodge DAY 12 (9/12): Ngorongoro Crater / Simba campsite DAY 13 (9/13): Serengeti National Park / Seronera campsite DAY 14 (9/14): Serengeti National Park - Uoga Kuria Camp DAY 15 (9/15): Serengeti National Park / Waso campsite DAY 16 (9/16): Lake Natron / Maasai Giraffe Ecolodge DAY 17 (9/17): Kilimanjaro Airport Day 18 (9/18): Zanzibar Day 19 (9/19): Zanzibar Day 20 (9/20): Zanzibar Day 21 (9/21): Zanzibar
As I mentioned in my first travel journal about our South Africa trip, I’ve had a special connection to Tanzania for a long time. Growing up in the Indian Ocean without ever visiting Africa, those wildlife documentaries on TV when I skipped my pharmacy classes... I imagined and dreamed about this land and country so much.
The original plan was to go just the two of us with Alison, but somehow—though I don’t quite remember how—we ended up organizing the trip with our friends Mélissa and Doriane, who joined us in Arusha after our Kilimanjaro trek for the last two weeks and their very first safari. I think it was Melissa who had the idea to crash our trip, and she was right to do so! 😉 Flights: Pointe-à-Pitre-Grand Case and Grand Case-Paris with Air Caraïbes. Flights: Paris-JRO and ZNZ-Paris with Kenya Airways (layover in Nairobi). Flight: JRO-ZNZ with Air Tanzania.

Safe travels! !
USA nous voilà! English translation pending
Bonjour à tous,
C’ est avec beaucoup de nostalgie que j’entame ce carnet de voyage de l’Ouest des Etats-Unis. Tout d’abord, merci à tous ceux qui nous ont permis, grâce à leurs récits, de réaliser le parcours de notre road trip.
C’est à notre tour de partager notre expérience en espérant qu’elle puisse servir à d’autres voyageurs.
Nous sommes un couple de trentenaires (Choue et Chou) sans enfant, qui adore voyager. Nous sommes déjà allés au Maroc, au Canada, en Italie, en Suisse, en Autriche, en Slovénie, au Mexique et en Thaïlande. Je connaissais les Etats-Unis pour y avoir passé 3 mois près de Las Vegas en tant que fille au pair et Chou avait déjà fait un road trip comprenant les principales grandes villes. Y retourner ensemble et visiter les grands parcs de l’Ouest Américain a donc été le rêve que l’on s’est offert pour notre voyage de noces.
Même si nous avons toujours un petit côté aventurier, nous avons appris plusieurs choses de nos précédents voyages :
- On aime un minimum de confort ) = pas de campings ou d’auberge de jeunesse. - On aime voir beaucoup de choses quitte parfois à privilégier l’essentiel mais on ne veut plus en faire « trop », enchainer les heures de routes non-stop, accumuler trop de fatigue, se lever à 5h du mat’ pour prendre un vol interne, etc… - On doit faire attention à notre budget, pour des raisons professionnelles nous sommes obligés de partir pendant les vacances scolaires et ce n’est pas ce qu’il y a de plus économique. Il faut donc s’y prendre un maximum à l’avance pour avoir les meilleurs prix.
J’ai toujours aimé organiser nos voyages mais je deviens de plus en plus méticuleuse, je laisse de moins en moins de place à l’improvisation, certains détesteraient ça, mais il y a beaucoup d’avantages : on voyage l’esprit tranquille, on ne perd pas de temps à faire des recherches sur places, on ne se dispute (presque) pas. L’inconvénient et si vous me lisez, vous vous en êtes déjà rendu compte, cela prend ENORMEMENT de temps, c’est pourquoi j’espère que vous pourrez trouver quelques informations utiles en me lisant.
Les billets d’avion : Pour l’achat des billets, je m’y suis pris en février pour faire un cadeau de saint Valentin à Chou avec un vol direct à 750€/personne depuis Paris pour San Fransisco avec XL Airways (ce sera le dernier vol avec cette compagnie malheureusement…). Il y avait légèrement moins cher mais plus long et avec escale, je vous ai dit, on s’est habitué à un certain confort…
Le véhicule : je savais qu’un SUV était fortement recommandé (et on ne le démentira pas !!!). Nous avons trouvé le meilleur tarif chez Hertz depuis l’agence sur Almany Boulevard à San Francisco. Nous n’avions pas besoin de la voiture pour les deux premiers jours et c’est moins cher que depuis l’aéroport. Nous ne prenons pas d’assurance complémentaire car elle est déjà comprise dans notre carte bancaire Visa Premier débit. Pour ce qui est du GPS, on jongle avec nos téléphones (forfait free 25go de data à l’étranger et une tablette sur laquelle on a l’appli TomTom avec les cartes de l’Amérique du Nord pour les zones sans réseau). La réservation nous a finalement coûté 592€ pour 20 jours.
Le parcours : environ 6 000 kilomètres… (pour moins de 400€ d’essence, c’est un budget mais cela reste 2 fois moins cher qu’en France). Chou s’est « amusé » à retracer notre itinéraire, je mets le lien pour y accéder mais attention ce n’est qu’une reconstitution il y a des endroits où nous n’avons pas pris exactement la même route… https://www.calculitineraires.fr/index.php?id=957526#map

Le programme et les coûts pour la ou les nuits :
Nous partirons du 13 juillet au 04 août soit 22 jours sur place. Une fois le programme bien établi, j’ai réservé les nuitées avec Booking et Airbnb pour un montant moyen de 90€ la nuit.
13 et 14/07 : San Fransisco à l’hôtel Epik pour 236€ 15/07 : Tracy dans un airbnb pour 40€ 16/07 : Mariposa dans un airbnb pour 58€ 17/07 : Strelkovoye au Big Meadow Lodge pour 88€ 18/07 : Amargosa Valley au Longstreet Inn Casino pour 72€ 19/07 : Las Vegas au Royal Resort pour 70€ 20 et 21/07 : Alton dans un airbnb pour 109€ 22 et 23/07 : Moab au Inca inn Motel pour 243€ 24/07 : Monument Valley au Gouldings Lodge pour 192€ 25/07 : Page dans un airbnb pour 85€ 26 et 27/07 : Flagstaff dans un airbnb pour 159€ 28/07 : Lake Havasu City au Days Inn by Wyndham pour 58€ 29, 30 et 31/07 : Los Angeles au Friendship Motor Inn pour 286€ 01/08 : Grover Beach dans un airbnb pour 71€ 02/08 : Boulder Creek dans un airbnb pour 75€
Pour les hôtels, j’ai sélectionné les plus accessibles niveaux tarifs sans faire trop de concession sur le confort, c’est-à-dire le plus souvent en dehors des parcs nationaux et de préférence sans les petits déjeuners étant en général toujours déçus de leur déjeuner « continental industriel et chimique » d’autant plus que nous ne mangeons pas beaucoup le matin, nous avons acheté des petits gâteaux et des jus de fruits et ce fut suffisant.
Pour ce qui est des repas, comme je vous l’ai dit, j’ai été très méticuleuse, notre roadbook comprenais quasiment tous les endroits où manger, où acheter les sandwichs et où prendre l’essence. Dans d’aussi grands espaces, il vaut mieux prévoir à l’avance que de laisser place à l’improvisation car souvent on se rabat sur le premier « resto » ou fast food que l’on voit faute de temps et d’énergie (ce qui nous est tout de même arrivé une ou deux fois). En tout cas nous n’avons rien regretté et avons pu manger varié et un minimum équilibré sans exploser le budget et sans avoir la contrainte de cuisiner sur place. Après chacun sa façon de voyager )
Le départ : notre aventure démarre le vendredi 12 juillet avec une étape de 4h de route afin de rejoindre l’hôtel B&B près de Roissy où nous dormons pour 49€ et où nous laissons la voiture durant notre séjour au parking couvert pour 125€ réservé avec Onepark. Le vol décollant à 11h, je ne voulais pas prendre de risque
Samedi 13 juillet : Paris-San Fransisco
En avant l’aventure ! Nous descendons de notre chambre afin de prendre la Pink navette qui nous conduis au Terminal 2 à 7h30 en 30 minutes. Enregistrement des bagages, duty free, un peu d’attente et c’est l’embarquement, enfin !
Après deux films, deux « repas » et plusieurs micro-siestes, nous atterrissons à San Fransisco à 14h. XL Airways était une compagnie que j’appréciais car c’était la moins chère de toute, elle nous avait déjà amené à Cancun et à New York sans aucun souci. Après une dizaine de minutes d’attente à l’immigration, nous comprenons grâce aux agents de l’aéroport qu’étant déjà venus aux Etats-Unis, nous pouvions accéder aux bornes électroniques… on y fonce et c’est beaucoup plus rapide, cela prend qu’une minute, coup de tampon de l’officier des douanes et là, impatiente, je retrouve… MA VALISE ! En tant que grande stressée, j’avoue que l’angoisse de la perte de ma valise est présente à chaque fois que je prends l’avion…
Nous prenons ensuite l’aéronavette (avec les quelques dollars qu’il me restait de ma visite de New York l’été dernier) pour rejoindre la station BART qui nous mènera au centre. Nous descendons à la station Civic Center et regagnons notre hôtel à pieds. Le quartier qui entoure l’hôtel n’est pas très charmant (beaucoup de sans abris).
Une fois les valises déposées nous passons devant l’hôtel de ville qui malheureusement était fermé à 17h puis nous dégustons une glace au Smitten Ice Cream. Glaces originales car fabriquées avec de l’azote liquide mais qui ne détrônerons pas les gelati italiennes tant par le goût que par le prix, mais bon, on aura essayé cette technologie.
Nous reprenons notre chemin et après une montée bien raide nous voici arrivé à Alamo Square Park avec vue sur les fameuses Painted Ladies.

Après la séance photo, nous retournons à notre hôtel et nous dinerons juste à côté au restaurant « Thai Idea Vegetarian » (original, bon et prix raisonnable).
Dimanche 14 juillet : San Fransisco
Réveil matinal à 5h30, le décalage horaire ne nous aura pas épargné, les occupants de l’hôtel non plus. N’ayant pas de fenêtre dans notre chambre, nous enfilons, très confiant, chemisettes et pantacourts. Nous sortons de notre chambre lunette de soleil sur le nez et arrivés sur le seuil de l’hôtel, arrêt net, nous nous regardons, mais où est le soleil ? On ne voyait même pas le toit des immeubles d’en face ! J’avoue que je ne m’attendais pas à ça, la veille il faisait beau mais là, la brume avait envahi tout San Francisco, il commençait même à pleuvoir ! Bon, demi-tour, on retourne dans la chambre, ouvrons les valises et pour Chou, facile, il prévoit toujours comme si on allait au pôle nord mais pour ma part j’ai dû improviser un mélange de style improbable n’ayant pris que des habits d’été, je vous laisse imaginer la superposition… tant pis, le ridicule ne tue pas.
Enfin prêts, nous repartons bien décidés à sillonner à pieds comme prévu cette jolie ville malgré le temps maussade de cette journée.
Nous commençons par un arrêt croissant chez Mr. Holmes Bakehouse pour le petit déjeuner. Après une bonne grimpette, nous traversons Nob Hill puis nous suivons des rails au sol, nous sommes sur le bon chemin !

Nous arrivons ensuite sur Lombard Street que nous descendons afin d’avoir une vue depuis le bas.
Nous continuons notre chemin vers le port et nous croisons enfin les populaires cable car.

Nous longeons ainsi les rails du cable car jusqu’à la station Powel Hyde. Nous continuons jusqu’au port. Un rapide coup d’œil au sous-marin USS Pampanito et au navire USS Jeremiah O’Brian et nous voici au pier 39 où nous faisons la rencontre des quelques courageux lions de mer qui restaient sur les pontons.

J’ignore encore s’ils posaient pour les photos ou si c’était un couple qui venait de se quereller mais cette photo m’a beaucoup fait pensé à Chou et moi après une dispute.

Après avoir fait le tour de tout ce qu’il y avait à voir autour du pier 39, nous décidons de manger sur place une clam chowder (une sorte de soupe de crabe servie dans une petite miche de pain), une découverte originale mais un peu écœurante.


Nous partons ensuite au pier 33 où se situe l’embarcadère pour l’île d’Alcatraz, visite que j’avais réservée sur internet deux mois auparavant (36€ par personne).
Nous embarquons à 13h, 20 minutes de navigation plus tard, nous voici sur l’île.
Nous récupérons nos audioguides et s’en suit une visite de 3h de la prison et de ses extérieurs.
Nous sommes vraiment imprégnés par l’atmosphère qui règne dans cette prison. On s’imagine très bien la vie des prisonniers et des gardiens à travers leurs récits. Si vous aimez ce lieu vous devez regarder le film « l’évadé d’Alcatraz » avec Clint Eastwood !

Cette dernière photo témoigne de l’évasion spectaculaire de trois détenus encore recherchés à ce jour. La visite terminée nous reprenons le ferry et profitons de la vue sur San Francisco qui s’est dégagée pendant l’après-midi.

Pour finir la journée, nous nous dirigeons vers le quartier de Little Italy (qui est vraiment très petit), puis continuons jusqu’au quartier Chinois (nettement plus grand).
Nous faisons un arrêt Shopping à Union Square, dinons dans un restaurant chinois à côté, le « City Chopsticks » (bon, rapide et économique) et revenons prendre un dessert au Cheesecake Factory, hummm !
Lundi 15 juillet : Points de vues de San Fransisco et Tracy
Aujourd’hui nous croisons les doigts pour avoir du beau temps car ce sont les points de vues sur San Francisco et le Golden Gate que nous visons, mais pour ce faire, il faut récupérer la voiture ! En sortant de l’hôtel, agréable surprise, le ciel était bien dégagé, ouf !
Nous faisons un léger détour afin de prendre nos sandwichs pour le midi au « Saigon Sandwich Shop » (vietnamien très correct qui prépare vos sandwichs à la demande, attention aux piments !)
Puis sur la route de la station de métro nous passons devant l’Hôtel de ville, une visite éclair de l’intérieur des lieux s’impose. C’est très joli et cela rappelle la Public Library de New York avec en plus un défilé de couple venant se marier.

Nous prenons le métro jusqu’à la station Daly City, attention, comme dans beaucoup de grandes villes le prix des billets dépend de la destination où vous vous rendez, vous pouvez donc entrer dans le métro avec un billet premier prix mais vous ne pourrez en sortir qu’en régularisant votre ticket à une borne automatique une fois arrivé à destination.
Nous avons ensuite marché jusqu’à l’agence où nous avions réservé le véhicule pour 10H. Aucune attente, on nous prend en charge et on nous accompagne afin d’inspecter le véhicule, un Nissan Rogue, parfait pour nous.
Les valises chargées, nous embarquons pour notre road trip avec un premier arrêt à Twin Peaks avec une vue à 180° sur la ville.
L’arrêt suivant est prévu à Baker Beach où nous en profitons pour pique-niquer et où Chou a pu se tremper les pieds.
Et enfin le dernier point de vue à Crissy Field.
Nous prenons ensuite la route en direction de Tracy, ville étape pour rejoindre le parc de Yosemite.
A proximité de Tracy, j’avais prévu une étape shopping au San Fransisco Premium Outlets qui nous a quand même prix 2h30 (eh oui c’est les vacances, il faut bien ramener des souvenirs !)
Puis une fois à Tracy nous en avons profité pour faire les courses au Walmart pour les petits déjeuners et pique-nique à venir.
Nous mangeons dans un fast food Mexicain du West Valley Mall (que je ne recommanderais pas mais qui a fait plaisir à Chou) puis nous regagnons notre airbnb situé dans une petite banlieue qui m’a beaucoup fait penser à Wisteria Lane dans la série Desperate Housewives.

C’ est avec beaucoup de nostalgie que j’entame ce carnet de voyage de l’Ouest des Etats-Unis. Tout d’abord, merci à tous ceux qui nous ont permis, grâce à leurs récits, de réaliser le parcours de notre road trip.
C’est à notre tour de partager notre expérience en espérant qu’elle puisse servir à d’autres voyageurs.
Nous sommes un couple de trentenaires (Choue et Chou) sans enfant, qui adore voyager. Nous sommes déjà allés au Maroc, au Canada, en Italie, en Suisse, en Autriche, en Slovénie, au Mexique et en Thaïlande. Je connaissais les Etats-Unis pour y avoir passé 3 mois près de Las Vegas en tant que fille au pair et Chou avait déjà fait un road trip comprenant les principales grandes villes. Y retourner ensemble et visiter les grands parcs de l’Ouest Américain a donc été le rêve que l’on s’est offert pour notre voyage de noces.
Même si nous avons toujours un petit côté aventurier, nous avons appris plusieurs choses de nos précédents voyages :
- On aime un minimum de confort ) = pas de campings ou d’auberge de jeunesse. - On aime voir beaucoup de choses quitte parfois à privilégier l’essentiel mais on ne veut plus en faire « trop », enchainer les heures de routes non-stop, accumuler trop de fatigue, se lever à 5h du mat’ pour prendre un vol interne, etc… - On doit faire attention à notre budget, pour des raisons professionnelles nous sommes obligés de partir pendant les vacances scolaires et ce n’est pas ce qu’il y a de plus économique. Il faut donc s’y prendre un maximum à l’avance pour avoir les meilleurs prix.
J’ai toujours aimé organiser nos voyages mais je deviens de plus en plus méticuleuse, je laisse de moins en moins de place à l’improvisation, certains détesteraient ça, mais il y a beaucoup d’avantages : on voyage l’esprit tranquille, on ne perd pas de temps à faire des recherches sur places, on ne se dispute (presque) pas. L’inconvénient et si vous me lisez, vous vous en êtes déjà rendu compte, cela prend ENORMEMENT de temps, c’est pourquoi j’espère que vous pourrez trouver quelques informations utiles en me lisant.
Les billets d’avion : Pour l’achat des billets, je m’y suis pris en février pour faire un cadeau de saint Valentin à Chou avec un vol direct à 750€/personne depuis Paris pour San Fransisco avec XL Airways (ce sera le dernier vol avec cette compagnie malheureusement…). Il y avait légèrement moins cher mais plus long et avec escale, je vous ai dit, on s’est habitué à un certain confort…
Le véhicule : je savais qu’un SUV était fortement recommandé (et on ne le démentira pas !!!). Nous avons trouvé le meilleur tarif chez Hertz depuis l’agence sur Almany Boulevard à San Francisco. Nous n’avions pas besoin de la voiture pour les deux premiers jours et c’est moins cher que depuis l’aéroport. Nous ne prenons pas d’assurance complémentaire car elle est déjà comprise dans notre carte bancaire Visa Premier débit. Pour ce qui est du GPS, on jongle avec nos téléphones (forfait free 25go de data à l’étranger et une tablette sur laquelle on a l’appli TomTom avec les cartes de l’Amérique du Nord pour les zones sans réseau). La réservation nous a finalement coûté 592€ pour 20 jours.
Le parcours : environ 6 000 kilomètres… (pour moins de 400€ d’essence, c’est un budget mais cela reste 2 fois moins cher qu’en France). Chou s’est « amusé » à retracer notre itinéraire, je mets le lien pour y accéder mais attention ce n’est qu’une reconstitution il y a des endroits où nous n’avons pas pris exactement la même route… https://www.calculitineraires.fr/index.php?id=957526#map

Le programme et les coûts pour la ou les nuits :
Nous partirons du 13 juillet au 04 août soit 22 jours sur place. Une fois le programme bien établi, j’ai réservé les nuitées avec Booking et Airbnb pour un montant moyen de 90€ la nuit.
13 et 14/07 : San Fransisco à l’hôtel Epik pour 236€ 15/07 : Tracy dans un airbnb pour 40€ 16/07 : Mariposa dans un airbnb pour 58€ 17/07 : Strelkovoye au Big Meadow Lodge pour 88€ 18/07 : Amargosa Valley au Longstreet Inn Casino pour 72€ 19/07 : Las Vegas au Royal Resort pour 70€ 20 et 21/07 : Alton dans un airbnb pour 109€ 22 et 23/07 : Moab au Inca inn Motel pour 243€ 24/07 : Monument Valley au Gouldings Lodge pour 192€ 25/07 : Page dans un airbnb pour 85€ 26 et 27/07 : Flagstaff dans un airbnb pour 159€ 28/07 : Lake Havasu City au Days Inn by Wyndham pour 58€ 29, 30 et 31/07 : Los Angeles au Friendship Motor Inn pour 286€ 01/08 : Grover Beach dans un airbnb pour 71€ 02/08 : Boulder Creek dans un airbnb pour 75€
Pour les hôtels, j’ai sélectionné les plus accessibles niveaux tarifs sans faire trop de concession sur le confort, c’est-à-dire le plus souvent en dehors des parcs nationaux et de préférence sans les petits déjeuners étant en général toujours déçus de leur déjeuner « continental industriel et chimique » d’autant plus que nous ne mangeons pas beaucoup le matin, nous avons acheté des petits gâteaux et des jus de fruits et ce fut suffisant.
Pour ce qui est des repas, comme je vous l’ai dit, j’ai été très méticuleuse, notre roadbook comprenais quasiment tous les endroits où manger, où acheter les sandwichs et où prendre l’essence. Dans d’aussi grands espaces, il vaut mieux prévoir à l’avance que de laisser place à l’improvisation car souvent on se rabat sur le premier « resto » ou fast food que l’on voit faute de temps et d’énergie (ce qui nous est tout de même arrivé une ou deux fois). En tout cas nous n’avons rien regretté et avons pu manger varié et un minimum équilibré sans exploser le budget et sans avoir la contrainte de cuisiner sur place. Après chacun sa façon de voyager )
Le départ : notre aventure démarre le vendredi 12 juillet avec une étape de 4h de route afin de rejoindre l’hôtel B&B près de Roissy où nous dormons pour 49€ et où nous laissons la voiture durant notre séjour au parking couvert pour 125€ réservé avec Onepark. Le vol décollant à 11h, je ne voulais pas prendre de risque
Samedi 13 juillet : Paris-San Fransisco
En avant l’aventure ! Nous descendons de notre chambre afin de prendre la Pink navette qui nous conduis au Terminal 2 à 7h30 en 30 minutes. Enregistrement des bagages, duty free, un peu d’attente et c’est l’embarquement, enfin !
Après deux films, deux « repas » et plusieurs micro-siestes, nous atterrissons à San Fransisco à 14h. XL Airways était une compagnie que j’appréciais car c’était la moins chère de toute, elle nous avait déjà amené à Cancun et à New York sans aucun souci. Après une dizaine de minutes d’attente à l’immigration, nous comprenons grâce aux agents de l’aéroport qu’étant déjà venus aux Etats-Unis, nous pouvions accéder aux bornes électroniques… on y fonce et c’est beaucoup plus rapide, cela prend qu’une minute, coup de tampon de l’officier des douanes et là, impatiente, je retrouve… MA VALISE ! En tant que grande stressée, j’avoue que l’angoisse de la perte de ma valise est présente à chaque fois que je prends l’avion…
Nous prenons ensuite l’aéronavette (avec les quelques dollars qu’il me restait de ma visite de New York l’été dernier) pour rejoindre la station BART qui nous mènera au centre. Nous descendons à la station Civic Center et regagnons notre hôtel à pieds. Le quartier qui entoure l’hôtel n’est pas très charmant (beaucoup de sans abris).
Une fois les valises déposées nous passons devant l’hôtel de ville qui malheureusement était fermé à 17h puis nous dégustons une glace au Smitten Ice Cream. Glaces originales car fabriquées avec de l’azote liquide mais qui ne détrônerons pas les gelati italiennes tant par le goût que par le prix, mais bon, on aura essayé cette technologie.
Nous reprenons notre chemin et après une montée bien raide nous voici arrivé à Alamo Square Park avec vue sur les fameuses Painted Ladies.

Après la séance photo, nous retournons à notre hôtel et nous dinerons juste à côté au restaurant « Thai Idea Vegetarian » (original, bon et prix raisonnable).
Dimanche 14 juillet : San Fransisco
Réveil matinal à 5h30, le décalage horaire ne nous aura pas épargné, les occupants de l’hôtel non plus. N’ayant pas de fenêtre dans notre chambre, nous enfilons, très confiant, chemisettes et pantacourts. Nous sortons de notre chambre lunette de soleil sur le nez et arrivés sur le seuil de l’hôtel, arrêt net, nous nous regardons, mais où est le soleil ? On ne voyait même pas le toit des immeubles d’en face ! J’avoue que je ne m’attendais pas à ça, la veille il faisait beau mais là, la brume avait envahi tout San Francisco, il commençait même à pleuvoir ! Bon, demi-tour, on retourne dans la chambre, ouvrons les valises et pour Chou, facile, il prévoit toujours comme si on allait au pôle nord mais pour ma part j’ai dû improviser un mélange de style improbable n’ayant pris que des habits d’été, je vous laisse imaginer la superposition… tant pis, le ridicule ne tue pas.
Enfin prêts, nous repartons bien décidés à sillonner à pieds comme prévu cette jolie ville malgré le temps maussade de cette journée.
Nous commençons par un arrêt croissant chez Mr. Holmes Bakehouse pour le petit déjeuner. Après une bonne grimpette, nous traversons Nob Hill puis nous suivons des rails au sol, nous sommes sur le bon chemin !

Nous arrivons ensuite sur Lombard Street que nous descendons afin d’avoir une vue depuis le bas.

Nous continuons notre chemin vers le port et nous croisons enfin les populaires cable car.

Nous longeons ainsi les rails du cable car jusqu’à la station Powel Hyde. Nous continuons jusqu’au port. Un rapide coup d’œil au sous-marin USS Pampanito et au navire USS Jeremiah O’Brian et nous voici au pier 39 où nous faisons la rencontre des quelques courageux lions de mer qui restaient sur les pontons.

J’ignore encore s’ils posaient pour les photos ou si c’était un couple qui venait de se quereller mais cette photo m’a beaucoup fait pensé à Chou et moi après une dispute.

Après avoir fait le tour de tout ce qu’il y avait à voir autour du pier 39, nous décidons de manger sur place une clam chowder (une sorte de soupe de crabe servie dans une petite miche de pain), une découverte originale mais un peu écœurante.


Nous partons ensuite au pier 33 où se situe l’embarcadère pour l’île d’Alcatraz, visite que j’avais réservée sur internet deux mois auparavant (36€ par personne).

Nous embarquons à 13h, 20 minutes de navigation plus tard, nous voici sur l’île.

Nous récupérons nos audioguides et s’en suit une visite de 3h de la prison et de ses extérieurs.
Nous sommes vraiment imprégnés par l’atmosphère qui règne dans cette prison. On s’imagine très bien la vie des prisonniers et des gardiens à travers leurs récits. Si vous aimez ce lieu vous devez regarder le film « l’évadé d’Alcatraz » avec Clint Eastwood !


Cette dernière photo témoigne de l’évasion spectaculaire de trois détenus encore recherchés à ce jour. La visite terminée nous reprenons le ferry et profitons de la vue sur San Francisco qui s’est dégagée pendant l’après-midi.

Pour finir la journée, nous nous dirigeons vers le quartier de Little Italy (qui est vraiment très petit), puis continuons jusqu’au quartier Chinois (nettement plus grand).
Nous faisons un arrêt Shopping à Union Square, dinons dans un restaurant chinois à côté, le « City Chopsticks » (bon, rapide et économique) et revenons prendre un dessert au Cheesecake Factory, hummm !
Lundi 15 juillet : Points de vues de San Fransisco et Tracy
Aujourd’hui nous croisons les doigts pour avoir du beau temps car ce sont les points de vues sur San Francisco et le Golden Gate que nous visons, mais pour ce faire, il faut récupérer la voiture ! En sortant de l’hôtel, agréable surprise, le ciel était bien dégagé, ouf !
Nous faisons un léger détour afin de prendre nos sandwichs pour le midi au « Saigon Sandwich Shop » (vietnamien très correct qui prépare vos sandwichs à la demande, attention aux piments !)
Puis sur la route de la station de métro nous passons devant l’Hôtel de ville, une visite éclair de l’intérieur des lieux s’impose. C’est très joli et cela rappelle la Public Library de New York avec en plus un défilé de couple venant se marier.

Nous prenons le métro jusqu’à la station Daly City, attention, comme dans beaucoup de grandes villes le prix des billets dépend de la destination où vous vous rendez, vous pouvez donc entrer dans le métro avec un billet premier prix mais vous ne pourrez en sortir qu’en régularisant votre ticket à une borne automatique une fois arrivé à destination.
Nous avons ensuite marché jusqu’à l’agence où nous avions réservé le véhicule pour 10H. Aucune attente, on nous prend en charge et on nous accompagne afin d’inspecter le véhicule, un Nissan Rogue, parfait pour nous.

Les valises chargées, nous embarquons pour notre road trip avec un premier arrêt à Twin Peaks avec une vue à 180° sur la ville.

L’arrêt suivant est prévu à Baker Beach où nous en profitons pour pique-niquer et où Chou a pu se tremper les pieds.

Et enfin le dernier point de vue à Crissy Field.

Nous prenons ensuite la route en direction de Tracy, ville étape pour rejoindre le parc de Yosemite.
A proximité de Tracy, j’avais prévu une étape shopping au San Fransisco Premium Outlets qui nous a quand même prix 2h30 (eh oui c’est les vacances, il faut bien ramener des souvenirs !)
Puis une fois à Tracy nous en avons profité pour faire les courses au Walmart pour les petits déjeuners et pique-nique à venir.
Nous mangeons dans un fast food Mexicain du West Valley Mall (que je ne recommanderais pas mais qui a fait plaisir à Chou) puis nous regagnons notre airbnb situé dans une petite banlieue qui m’a beaucoup fait penser à Wisteria Lane dans la série Desperate Housewives.

Compte-rendu d'une croisière en Méditerranée en famille, Rhapsody OTS (19 octobre 2019) English translation pending
Voici le compte rendu d'une croisière effectuée à bord du Rhapsody of the seas (compagnie Royal Caribbean), du 19 au 26 octobre 2019 au départ de Venise (arrivée à Barcelone).
Les escales sont les suivantes : - VENISE (Italie) - ZADAR (Croatie) - KOTOR (Monténégro) - en mer - ROME (Italie) - LIVOURNE (Italie) pour visiter Pise ou Florence - MARSEILLE (France) - BARCELONE (Espagne)
Comme toujours, le but de ce compte rendu est d’aider les personnes qui, comme nous, préparent les visites avant le départ pour faire le maximum de choses par soi-même (sans acheter les visites proposées par le bateau) pour passer de belles vacances tout en restant relativement raisonnable côté budget et en gardant une grande liberté pour avancer à notre rythme ! Bien entendu la compagnie de croisière propose des excursions pour ceux qui préfèrent se laisser guider et qui acceptent de payer le prix fort.
Le compte rendu est organisé par partie : - quelques mots sur nous - précisions sur l'avant croisière - détails de toutes les escales - précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), - précisions sur la fin de croisière (débarquement) - le retour - une partie budget.
Je souligne que ce compte rendu n’engage que nous et n’est le reflet que de notre voyage et de nos centres d’intérêt.
QUELQUES MOTS SUR NOUS Après une grosse dizaine de croisières en amoureux, nous voici à nouveau à bord en famille pour la troisième fois. Nous avons voyagé avec nos deux enfants, âgés de 4 et 6 ans. Nous étions donc 4. Nous avons l’habitude (quand c’est possible…) d’effectuer les visites par nous-même en utilisant les moyens de déplacements locaux, question de budget et surtout de liberté ! On apprécie les croisières pour le côté découverte sans avoir l’inconvénient de la fatigue ni des corvées quotidiennes… ! Bien entendu il faut accepter l’idée de ne pas tout découvrir en une journée… Nous aimons le calme et finir la journée par un bon repas.
PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE Départ le samedi matin, décollage à 9h15 depuis l’aéroport de Bâle-Mulhouse. Après 1h de voiture nous avons déposé notre voiture au parking Bader pour 56€ les 12 jours (8 jours de croisière + 4 jours dans le sud de la France ensuite). Il suffit de réserver en ligne en avance, tout est très bien expliqué sur leur site Internet et en plus on récupère une voiture lavée à l’extérieur à la fin des vacances. Pratique, rapide, moins cher que les autres à cette date-là et efficace ! Pour récupérer ses clés il suffit de rentrer le code, reçu 24h avant sur votre téléphone portable, sur le boitier dans le hall de l’aéroport.
Vol easy-jet Bale-Venise pour 112€ pour nous 4 avec un bagage en soute, à ce prix-là ce n’est vraiment pas cher. Vol réservé dès l’ouverture du programme des vols.
Arrivés à l’aéroport Marco Polo à Venise nous avons pris un taxi pour nous rendre jusqu’au port. Le but était d’arriver rapidement jusqu’au port, de déposer nos valises, de s’enregistrer et d’aller se promener dans Venise pour donner un petit aperçu de cette ville magique à nos enfants.
Il existe de très nombreux moyens de rejoindre l’aéroport et le port de Venise (tout dépend du nombre de personnes qui voyagent, de votre budget et du temps disponible) : - 45€ en taxi, le tarif est fixe, 25 minutes de trajet, pas d’attente pour en trouver un sur place, dépose au pied de votre bateau. - 8€ par personne en bus de l’aéroport à la piazzale Roma. De là il faut finir le trajet soit à pied (15 à 20 minutes) soit en métro automatique people mover à 1€50 par personne (2 min dans le métro + 5 à 10 minutes de marche). - 15€ (14€ en ligne) par personne pour un trajet simple en vaporetto, ligne bleue alilaguna, 1h30 de trajet de l’aéroport au cruise terminal. Prévoir 5 à 10 minutes à pied pour rejoindre votre bateau.
On s’enregistre assez rapidement, il y a de nombreux comptoirs, vous pouvez enregistrez votre carte bancaire ou pas, puis on vous demande si vous avez été malade puis on vous distribue votre sea pass.
Plutôt que de remonter à bord, nous choisissons de ressortir du terminal à 11h, puis de marcher 10 minutes jusqu’à l’arrêt de vaporetto « Tronchetto Mercato ». Nous attendons moins d’une minute et voilà que le vaporetto ligne 2 arrive. Le bureau de vente est fermé, il est censé être ouvert en regardant les horaires mais peu importe, on achète nos trois billets à bord, 7€50 par personne, moins de 5 ans gratuit ! Nous nous plaçons à l’arrière, le bateau est quasi-désert (il se remplira à la piazzale Roma) nous profitons du trajet. Nous descendons à l’arrêt « San Toma » (30 minutes de trajet, en grande partie dans le grand canal) puis nous marchons tranquillement pour rejoindre la piazzale Roma en passant par le marché. Cet itinéraire rapide ne montre pas la plus belle partie de Venise, mais permet de découvrir rapidement le principe de la ville : vivre sur l’eau en s’adaptant à cette contrainte. Mon mari et moi-même connaissons assez bien cette ville, donc cet aperçu rapide était parfait pour nos enfants. Nous faisons une pause à l’aire de jeux située dans le parc Papadopoli près de la piazzale Roma.
Nous remontons à bord un peu avant 14h puis nous allons manger au buffet. Nous inscrivons nos enfants à l’ocean adventure, nous nous installons dans notre cabine puis c’est le moment de l’exercice d’évacuation. 17h, heure du départ et heure de la sieste pour nos enfants !
LES ESCALES
🙂ZADAR 7h00 - 17h00 Le bateau est amarré à l’est de la ville. Le bateau est au port de gazenica. météo : Ensoleillé, parfait pour les visites ! Environ 22°C.
Le programme de la journée était le suivant : faire la grasse matinée (possible car longue escale), prendre le bus local, visiter la veille ville, revenir au bateau en bus local.
Nous sommes descendus du bateau un peu avant 10h, bien après le rush des excursions ! Le terminal était presque désert. Le port de gazenica est un ensemble récent et moderne capable d’accueillir les ferrys locaux et, ce jour-là, notre bateau. Des plans de la ville sont disponibles gratuitement.
Pour se rendre en ville, il existe le bus local numéro 9, son arrêt est dans le port, facile à trouver, à gauche en sortant du port, pas loin de la petite supérette. Le trajet en bus coute 10 kunas par personne (à payer au chauffeur), gratuit pour les enfants visiblement. Le dimanche il y a moins de bus. Le bus vous dépose ensuite au terminal de bus, et de là il faut attendre le bus numéro 2 qui va directement dans la vieille ville, avec le même ticket de bus. Le temps de transport est de 30 minutes, voire moins. Pour les plus pressés, il y a des taxis locaux. J’avais lu avant mon départ qu’il pratiquait des tarifs très élevés (entre 20 et 25€ le trajet), et sur place l’un d’eux est venu nous proposer 5€ nous voyant attendre à l’arrêt de bus, 2 minutes avant que le bus n’arrive au port. Nous avons tout de même pris le bus, il nous restait 60 kunas d’une croisière précédente que nous souhaitions utiliser.
Nous avons passé 3h dans l’ancienne cité à flanner, en passant notamment par la place des puits et le parc attenant, l’orgue marin, quelques belles églises, une aire de jeux pas loin de l’orgue en bord de mer et l’artère centrale qui relie la mer à une des portes de la ville. Il existe un petit train touristique que nous n’avons pas testé.
Pour rentrer au port, le but était de prendre le bus local comme le matin. Nous nous sommes donc assis à l’arrêt de bus et un chauffeur de taxi est venu nous proposer 10€ pour rentrer au port. Je lui ai montré notre porte-monnaie contenant les kunas, il nous restait 40 kunas, il est parti. Sur le moment nous avons pensé qu’il refusait et en fait un autre chauffeur est arrivé et nous a fait comprendre que ce prix lui convenait. Nous étions vraiment étonnés qu’il accepte pour l’équivalent de 5€ environ. Moralité, négociez votre taxi (peut-être plus délicat si vous sortez en même temps que tout le monde vers 8h -8h30).
Arrivés au port, nous avons pris 20 minutes pour lézarder au soleil pendant que nos enfants jouaient sur une aire de jeux déserte (un beau bateau pirate tout en bois).
Nous sommes remontés à bord vers 14h30 pour aller manger au buffet.
Bilan de notre journée à terre : Une belle journée sous le soleil où finalement la plus belle surprise a été l’orgue marin, un instrument unique dans son genre. Ayant déjà visité Split et Dubrovnik, Zadar a un intérêt plutôt limité. Il y a des parcs naturels mais qui sont situés entre 1h30 et 2h de trajet, et en octobre, la météo trop incertaine nous a poussés à nous concentrer sur la vieille ville.
🙂KOTOR 10h00 – 17h00 Le bateau est en tender. Des petites navettes font le trajet régulièrement entre le bateau et le port en moins de 10 minutes. Etant membres Diamond, nous n’avons pas eu besoin d’aller chercher un ticket pour réserver notre place dans une navette, le concierge s’en charge pour nous et nous avons obtenu le ticket numéro 2. Nous étions dans le premier bateau à partir. Les tickets sont à retirer à partir de 8h30. météo : chaud, beau, sans vent, que du bonheur… ! 25°C environ.
Au programme de la journée : , voir depuis le bateau l’entrée dans cette magnifique baie (durée 1h environ), montée au château en passant par l’ancienne centrale électrique pour éviter de payer 8€ par personne, visiter le château et redescendre par les marches directement dans la vieille ville, puis visiter la ville fortifiée, laisser nos enfants se défouler à l’aire de jeux située dans le parc juste à côté du port, puis reprendre la navette pour rentrer au bateau.
Nous avons regardé les paysages défiler au fur et à mesure de l’entrée dans la baie. Ne manquer pas la petite église, seule sur son ile.
Nous sommes ensuite sortis du bateau à 10h, puis nous nous sommes dirigés à la gauche de la ville fortifiée, en longeant le cours d’eau en direction de l’ancienne centrale électrique. Le chemin pour monter est agréable, très souvent à l’ombre (ici un avantage !), peu emprunté, montant tranquillement en faisant des lacets. Plus on monte, plus la vue est belle sur la baie. Il faut compter 1h de montée en marchant tranquillement, prévoir des chaussures adaptées pour plus de sécurité et de confort. Plus on monte, plus on s’approche de la muraille, c’est impressionnant. Pendant la montée il y a une maison qui fait office de bar avec une vue splendide… A l’arrivée vous trouvez une belle petite chapelle, en bien mauvais état.
J’avais lu, lors de la préparation de notre voyage, qu’il était possible de rentrer gratuitement dans le château en passant par ce chemin, et en fait cela n’est plus possible aujourd’hui. Nous l’avons appris à nos dépends ! L’imprévu s’invite toujours dans les voyages… En fait à côté de l’échelle en bois qui permettait avant de rentrer gratuitement dans l’enceinte du château, il y a un gardien qui m’a gentiment hurlé, avant même que je pose la question, qu’il fallait redescendre et payer 8€ par personne si je voulais voir l’intérieur du château, le tout avec une amabilité plus que discutable…sous le regard de touristes Americains médusés du ton employé par le gardien. Bref, nous nous faisons une raison et nous entamons tranquillement la descente. Si vous souhaitez voir la chapelle qui domine la ville ou le château, il faut payer 8€ et cela permet soit de faire un aller-retour soit de monter par les marches et de redescendre par le chemin que nous avons emprunté. Nous avions choisi de monter par cet ancien chemin pour ne pas payer, monter sans marches d’escalier (plus simple avec des enfants), monter à l’ombre et surtout éviter la foule. Raté mais sans regret finalement, nous avons fait une belle balade, visiblement plus propre que la balade payante si on en croit les commentaires sur trip advisor et moins risqué car l’échelle est réalisée artisanalement et surplombe le vide…
Nous avons ensuite déambulé dans l’ancienne ville, en rentrant par la porte à l’ouest de la ville. La ville est belle mais envahie par les boutiques pour touristes et les restaurants. Il y a des églises à visiter, c’est un labyrinthe où les indications sont peu nombreuses. Nous sommes ensuite montés sur les remparts entre la porte à l’est de la ville et la porte principale. Sur les remparts, c’est plus calme, pas toujours propre mais cela a tout de même du charme.
En dehors de l’ancienne cité fortifiée, nous longeons la rue principale pour nous rendre dans le parc Slobode. Il y a une aire de jeux ombragée pour les enfants. Le sol est jonché de détritus, cela n’invite pas à la flânerie…
Retour à bord en prenant une navette (pas tenté par la nage bien que l’eau du port est très poissonneuse donc en théorie plutôt propre), puis pause repas à 15h.
bilan de notre journée à terre : Une belle randonnée, des fortifications magnifiques et une petite cité bien protégée. Si vous acceptez de payer, je pense que la vue est plus belle depuis l’intérieur du château, mais je doute que les 8€ soient réellement réinvestis pour mieux aménager la ville et gérer notamment les déchets…
🙂ROME 7H00 – 19H Le bateau est amarré à Civitavecchia, à 80km, soit environ 1h30 en voiture de Rome (sans les embouteillages).
météo : Superbe soleil, 28°C, sans vent ! Parfait !
Conscient que Rome ne peut pas se visiter en une seule journée, nous avons choisi de survoler les monuments principaux. Afin de minimiser les pertes de temps en trajet, nous avons fait le choix de ne pas prendre le train qui relie la gare de Civitavecchia et celle de Rome. Par facilité, nous avons passé notre journée avec un chauffeur francophone, nommé Carole. Pour 60€ par personne (enfant, adulte, le tarif est le même) elle vient vous chercher au port à 8h, vous emmène au plus près des monuments dans Rome puis vous ramène au port entre 17h et 17h30. A chaque arrêt nous avions entre 20 et 30 minutes pour nous promener librement. Nous avons donc fait le parcours suivant (pas dans cet ordre) : Belvédère de Rome, place S. Pierre, Fontaine de Trévi, Place d'Espagne, Place de Venise, Colisée, les forums impériaux et le Capitole, Cirque Maxime, Panthéon, Place de Navone. Un arrêt repas est prévu, environ 45 minutes, dans une pizzéria où les pizzas sont cuites au feu de bois sur place. Le repas est correct, les pizzas sont peu garnies, addition à 34€ pour 2 pizzas et des pâtes à la sauce tomate, c’est peu onéreux surtout pour une ville si touristique. Le restaurant est situé près d’un marché local, pas loin de l’endroit où César a été assassiné. Carole donne beaucoup d’explications, et fournit un excellent service pour le prix demandé. Il faut garder à l’idée que vous visitez seuls, elle conduit et donne des explications et montre des documents mais n’accompagne pas. Il faut aussi bien être conscient que ces arrêts courts ne permettent pas de visiter l’intérieur du Colysée ou du Vatican… Elle connait bien l’histoire de sa ville ce qui rend le parcours très instructif. Elle travaille en équipe avec d’autres chauffeurs, qui certains ne maitrisent pas totallement la langue française, si vous êtes intéressés par le côté historique et que vous ne parlez pas italien, il est je pense, préférable de demander expressément Carole comme chauffeur.
bilan de la journée : Une magnifique journée ensoleillée où nous avons enchainé les découvertes, un rapport qualité-prix parfait pour une excursion où, pour une fois, nous nous sommes laissés guider avec plaisir.
🙂LIVOURNE 7h– 17h Le bateau est amarré en ville, dans le port commercial. météo : un beau soleil et une température très agréable ! Non soyons sincères, une pluie diluvienne puis des petites averses pendant la journée.
Au programme de la journée : prendre la navette pour sortir du port, prendre le bus local, prendre le train pour Pise, visiter la place des miracles à Pise et revenir au bateau.
Vers 8h30, nous sommes sortis du bateau, à vrai dire, il fallait une grosse motivation pour sortir. Nous avons enfilé nos imperméables, protéger notre sac à dos avec une protection étanche puis nous avons couru jusqu’à la tente qui abrite les scanners pour la sécurité.
Nous sommes ensuite montés à bord du shuttle gratuit. Dans le bus, le chauffeur faisait de la publicité pour les tuscany bus, un bus qui vous emmène pour 8€ par trajet et par personne à Pise (jusqu’à la gare visiblement) puis qui vous ramène. Le problème c’est qu’il faut 20 minutes de marche à pied entre la gare de Pise et la place des miracles (ou prendre le bus mais l’attente peut aussi être de 20 minutes !), donc le temps réel sur la place est court (environ 1h30), trop court à notre gout. Cela reste une solution rapide, efficace et abordable pour ceux qui sont à Livourne lors d’une escale courte.
Le shuttle nous dépose via Cogorano. De là partent les tuscany bus, et dans une rue perpendiculaire (via grande) les bus locaux. Les billets de bus locaux sont de 1€50 par trajet et par personne et s’achètent dans tous les bureaux de tabac. Il faut prendre le lam blu à l’arrêt grande 4, direction la gare (stazione centrale). Les bus passent toutes les 10 minutes environ. Nous étions heureux d’attendre à l’abri de la pluie sous les arcades !
Arrivée à la gare, le train pour Pise, pour deux adultes et deux enfants, coute 8€20 par trajet et dure entre 15 et 20 minutes. Les trains sont fréquents. Les billets s’achètent sur des machines (français, anglais … au choix) et vous pouvez payer en liquide ou par carte. Nous avons pris le train de 9h19. Il faut juste faire attention quand vous sélectionnez le train car certains trajets sont plus onéreux que d’autres.
Arrivés à Pise, il pleut toujours des cordes, nous nous décidons à prendre le bus pour se rendre jusqu’à la place des miracles afin d’éviter les 20 minutes de marche sous la pluie. Il s’agit de la ligne Lam rossa direction park Pietrasantina, sortir à l’arrêt Torre 1. Le billet est de 1€50 (adulte et enfant à partir de 1mètre) et s’achète dans un billet de tabac, il y en a un dans la gare. Le bus était complet lorsqu’il est arrivé à la gare, le chauffeur a fait signe de monter par l’arrière, il m’a été impossible de valider nos tickets (une seule borne, près du chauffeur).
A 10h nous étions sur la place où tous les monuments sont concentrés. Le ciel était gris, mais il ne pleuvait presque plus. J’avais réservé en ligne 20 jours avant notre départ un billet pour le camposanto (cimetière), le baptistère et la cathédrale. Le billet est de 7€ par adulte, gratuit pour les enfants et permet d’accéder sans restriction d’horaires à la cathédrale. Nos enfants sont trop jeunes pour gravir la tour (8 ans minimum) et cela n’a pas un grand intérêt pour nous.
Le baptistère est magnifique, monter à l’étage cela vaut le détour. Soyez patients et attendez qu’une personne chante, le son résonne, c’est impressionnant.
Le cimetière est magnifique et vaut le détour. Nous avons cherché tous les animaux gravés et observé les peintures avec nos enfants pendant une heure, pourtant le lieu n’est pas immense.
La tour est penchée, magnifiquement ornée, mais victime de son succès donc envahie par les touristes.
La cathédrale est elle aussi majestueuse. Se poser sur un banc permet de profiter de cette prouesse architecturale très richement décorée.
Vers 13h15 nous reprenons le bus dans l’autre sens, puis le train, puis le bus local puis la navette sous une pluie diluvienne. A 14h30 nous sommes à bord. Comblés mais trempés et affamés !
Bilan de la journée : Avec l’escale de Rome, notre deuxième coup de cœur, malgré la pluie et les nombreux moyens de transports. Il est simple de visiter Pise par soi-même si on se limite à la place des miracles car tout est au même endroit.
🙂MARSEILLE 7h – 17h Le bateau est amarré loin de la ville. météo : 22°C, un beau soleil et pas de vent, parfait pour visiter !
Le programme de la journée prévoyait de visiter la bonne-mère puis le mucem (musée des civilisations de l’Europe et de la méditerranée).
Quelques informations concernant le transport entre le port et le centre-ville : - il y a une navette gratuite (il faut marcher en direction de la sortie du port pendant 15 minutes environ, ou plus selon où votre bateau est amarré) puis se résoudre à attendre. Nous en avons vu une à notre sortie du port et une lorsque nous sommes revenus dans l’après-midi, donc elle doit passer assez fréquemment, tout dépend aussi du nombre de bateau à quai… - il y a le bus de ville, 35T, il faut marcher plus loin que pour la navette, car il se prend à la sortie du port. Le terminus est Joliette, il faut reprendre un autre bus ensuite pour aller vers le vieux port ou marcher 20 minutes jusqu’au Mucem. On peut télécharger l’application RTM. - il y a des taxis. - il y a le transfert vendu par royal caribbean à 18$ par personne, un aller-retour, à acheter au bureau des excursions en avance ou directement sur le quai en euro (16€).
Nous disposions de 50$ de crédit à dépenser à bord et nous avons décidé de les utiliser pour acheter 4 transferts pour se faciliter la vie plutôt que 5 tee-shirts… Cela nous a réellement couté 20€ pour 4 du coup, une bonne affaire.
Nous sommes descendus, à 5 minutes de marche à pied du Mucem, de là nous avons continué notre promenade jusqu’à l’arrêt de bus Capitainerie où nous avons attendu le bus 60. Cette ligne est parfaite pour les touristes vu qu’elle se termine à la basilique Notre Dame de la Garde. Le bus coute 2€ par personne si vous l’achetez dans le bus. Normalement les enfants paient à partir de 6 ans. 20 minutes après nous dominions la ville de Marseille depuis la bonne-mère.
Nous visitons le site de 10h à11h : les terrasses, la crypte et la basilique de notre Dame de la Garde. Les bateaux suspendus dans basilique intriguent nos enfants !
Nous reprenons le bus 60 et nous sortons au terminus, le Mucem.
Après 20 minutes d’attente, et un passage en caisse de 14€ pour un prix famille, nous profitons des expositions de ce musée récent. Le Mucem est un musée national intéressant, même si le bâtiment semble immense par rapport à ce qu’on voit dans les expositions. Cela manque un peu d’indications pour passer d’une exposition à une autre, ou plutôt d’un étage à un autre mais avec un peu de bon sens on se repère aisément dans ce qui peut ressembler aux premiers abords à un labyrinthe. Nous avons vu l’exposition sur l’agriculture en méditerranée, les iles, et l’urbanisation. Après une pause sur la terrasse du bâtiment et un passage par une passerelle, nous flânons dans la dernière exposition puis nous nous dirigeons vers le fort saint Jean. C’est un site fortifié qui offre une belle promenade et une magnifique vue depuis la tour. Nous terminons vers 14h30 notre visite en flânant dans les jardins provençaux. Nous sortons par la passerelle du quartier du panier pour rejoindre la navette de RCCL qui nous ramènera en 20 minutes au port.
Après un bref passage par la sécurité, il est 15h15, direction la cabine pour déposer le sac puis le buffet pour se restaurer.
bilan de la journée : Une belle journée, entre culture, religion et tradition, le tout sous le soleil !
Bilan des différentes escales : une croisière très axées sur la découverte des monuments, souvent religieux (églises, cathédrales, basilique…) mais dans des pays différents, le tout presque tout le temps sous le soleil ! Un vrai bonheur.
DETAILS SUR LE BATEAU
Côté restauration... Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : testé au petit déjeuner, déjeuner et diner. C’est très varié ! Et surtout c’est très propre, il n’y a rien qui traine à côté des plats, ni par terre. Chaque soir, il y a un petit truc qui change et c’est toujours bon. Le premier soir par exemple on pouvait avoir des beignets, un autre soir des crêpes, puis des churros… Le midi, parfois il y a une spécialité comme les tacos ou des donners à composer soi-même par exemple en plus des classiques. Et bien sûr toujours des bonnes glaces à compléter avec des fruits, du chocolat fondu…. Certains plats servis dans la salle de restaurant le sont le soir au buffet également. Par exemple, les côtelettes d’agneau, du poulet au marsala, la tarte à l’oignon, le beignet de crabe, les arancinis…. Pour votre petit déjeuner, vous pouvez prendre des muffins toastés à la demande, vous faire faire une omelette, des œufs à la poêle, manger un muffin ou au chocolat, du muesli, des fruits découpés… ou de la saucisse et du bacon ! On trouve du lait chaud et des dosettes de chocolat pour préparer des chocolats au lait. Un vrai buffet qui pourra plaire à tout le monde, très propre et vraiment varié. Chaque jour il y avait également 5 ou 6 plats indiens, bien relevés, un délice…On a aussi eu droit à du poulet sauce aigre-douce délicieux. Pour les enfants ou les grands, hamburger à composer soi-même et hot-dog tous les midis et soirs ! Nous avons pour habitude faire manger nos enfants vers 19h15 au buffet puis de les emmener au club enfants puis d’aller manger en couple à 20h30 (deuxième service). Cette solution convient à toute la famille, et nous permet du coup de gouter au menu du soir au buffet lorsque cela nous tente. - salle de restaurant : Testée et approuvée tous les soirs ! C’est très très bon, sans fausse note… et servis avec soin. Dans les entrées : escargots, carpaccio de saumon, bisque de homard, beignet de crabe, feuilleté aux fruits de mer, salade ceasar... Pour les plats : steack, carré d’agneau, poulet au marsala, saumon grillé, souris d’agneau, poulet aux épices, de nombreux poissons et pour le dernier soir : pas de queue de homard ! Pas servis en méditerrannée… Pff, petite déception vivement notre prochaine croisière au départ de Hong-kong ! Pour le dessert, que du bonheur également, l’apple pie est excellente, le moelleux chaud au chocolat, le soufflé au grand-marnier également. Le tout à volonté bien entendu… ! Heureusement que nous marchons toute la journée et que nous ne prenons presque jamais les ascenseurs à bord pour bruler les calories… !
Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même. Je ne peux pas juger de la qualité des excursions proposées mais simplement dire qu’elles étaient très nombreuses.
Côté spectacles... Nous avons vu plusieurs spectacles dont un d’excellente qualité : un jongleur nommé François, un français, que nous avons rencontré le lendemain soir au buffet. Il est sous contrat avec la compagnie et passe de bateaux en bateaux. Nous avons également vu un spectacle de danseurs et chanteurs sur le thème de la country et un magicien dont le spectacle un peu court (20 minutes) était sympathique.
Pour les enfants Un club gratuit existe pour les enfants propres à partir de 3 ans : ocean adventure. Ils sont partagés en plusieurs groupes selon l’âge (de 3 à 5 puis de 6 à 8 ans, de 9 à 11…). Il faut s’inscrire le premier jour (de 13h à 15h ou à 19h) et après on peut les déposer et les reprendre un peu comme on veut. Ici le premier soir, le club a commencé à 21h, c’est un peu idiot quand le repas du soir est servi à 20h30 dans le restaurant principal… Chaque jour il y a plusieurs plages horaires comme 9h-12h, 14h-17h ou 19h-22h par exemple et on peut déposer l’enfant à 20h15 et le reprendre à 22h. Un enfant ne peut pas rester plus de deux plages horaires, on ne peut pas « abandonner » son enfant au club, c’est logique je trouve. Après 22h, c’est payant. Un programme est donné chaque jour dans la cabine, nos enfants ont beaucoup aimé et cela nous a permis d’avoir des repas calmes et d’en profiter pleinement sans culpabiliser. Ils proposent beaucoup d’activités : coloriage, maquillage sur le visage, mise en couleurs de bandanas pour devenir un pirate, fabrication de faux gâteaux en pâte à modeler… et sans parler un seul mot d’anglais nos enfants étaient demandeurs pour y retourner tous les soirs ! Point important aussi, la première chose que les animateurs font faire aux enfants en arrivant au club : enlever les chaussures et lavage des mains ! Nos enfants de 4 et 6 ans sont restés ensemble à notre demande, dans le groupe des 3-5 ans. Une nouveauté sur ce bateau, jamais observé sur d’autres navires RCCL précédemment, des moments « famille » sont planifiés tous les jours vers 17h15 à l’ocean adventure. Une activité est proposée pour les familles : création d’une chenille en papier en collant des ronds de toutes les couleurs, des jeux de société, de la peinture pour décorer des animaux…
Côté activités sportives sur le bateau... - mur d'escalade : pas tenté ! - piste de marche et course : pas franchement utilisée, on marche déjà toute la journée - piscines extérieures : testées le jour en mer car le temps était magnifique (avec vue sur le stromboli !). Les gilets flottants sont fournis aux enfants selon le poids gratuitement. Il n’y a pas de piscine pour les enfants sur ce navire, cependant une partie de la piscine est moins profonde, et il y a également une plage avec 5cm d’eau environ où ils peuvent jouer. Pas de jets, ni toboggans. En même temps, à cette saison, c’était déjà inespéré de pouvoir s’y baigner. - solarium (piscine intérieure + 2 jacuzzis) : piscine testée en journée, plutôt très calme. Jacuzzis très chauds mais sans bulles… Etrange ! Les jours de pluie les enfants propres sont autorisés au solarium de 9h à 11h et de 17h à 18h de mémoire.
Le bateau en lui-même... en vrac ! Cabine intérieure correcte avec deux lits en hauteur pour les enfants. Les rangements sont nombreux. Il y a un petit canapé et un bureau. La salle de bain a été changée entièrement. Le bateau est parti 15 jours juste à la fin de notre croisière pour une remise en état à Cadix en Espagne avant de traverser l’atlantique pour rejoindre Tampa en Floride.
Le bateau propose des endroits agréables pour se poser, pour jouer en famille ou tout simplement colorier comme le viking crown lounge tout en haut. C’est l’avantage des bateaux « classe vision ». Il y a aussi un diamond lounge pour les membres « diamond et plus » comme nous. C’était très agréable de pouvoir s’y poser avec les jeux et des coloriages tout en grignotant des petites mignardises et en admirant le magnifique panorama (arrière du bateau).Dans ce salon, on peut manger (des petits canapés, des petits plats, prendre son petit-déjeuner) et prendre l’apéritif (alcoolisé ou non) à volonté. C’est un avantage en plus des trois boissons par personne gratuite de 16h30 à 20h qu’on peut avoir en étant diamond (pratique pour les verres de vin pour le restaurant ou l’eau en bouteille pour la journée).
Le bateau n’est pas récent, mais il est entretenu. Certains points sont cependant à rénover notamment le fond des tiroirs ! Cela reste du détail.
DEBARQUEMENT Nous avons pu sortir du bateau en dernier, c’était notre choix ! Habituellement les membres du programme Crown and Anchor sortent dans les premiers, mais là nous avons reçu les dernières étiquettes, comme si quelqu’un avait deviné notre idée (le concierge du diamond club ?) : dormir le plus longtemps possible plutôt que de réveiller nos monstres à 6h du matin ! Nous avions choisi de mettre trois de nos valises devant notre porte la veille après le diner et d’en conserver une pour ranger les affaires comme les trousses de toilettes, les pyjamas des enfants. Nous connaissons déjà Barcelone, et le fait d’avoir un vol retour en début d’après-midi, nous a obligé à se diriger vers l’aéroport dès la sortie du port. En taxi, prix fixe 39€, durée du trajet environ 20 minutes le samedi, plus en semaine d’après notre chauffeur. Il y a d’autres solutions (métro, aérobus), pas forcément très rentables à 4.
VOL RETOUR Effectué sur Easy jet, en direct, direction Nice pour aller voir les grands-parents. Il y a une belle aire de jeux à l’aéroport de Barcelone au terminal 2 porte B, après le passage de la sécurité. Il y a apparemment d’autres aires de jeux dans l’aéroport. Nous avons pris le vol Nice-Bale 4 jours après pour enfin rentrer à la maison.
BUDGET Côté budget : - 1655€ pour nous 4 pour la croisière en elle-même en tout compris - pas de frais de visa - 56€ de parking à l’aéroport de Bâle pour 12 jours - 423€ pour les vols Bale-Venise puis Barcelone-Nice puis Nice-Bale avec un bagage en soute de 23kg - 499€ pour les transports en taxi ou bus locaux, les visites, les souvenirs…. (dont 274€ pour visiter Rome ave le chauffeur). Soit un total d’environ 2630€ pour 8 jours de vacances à 4 en Méditerranée (puis 4 jours chez les grands-parents).
N'hésitez pas si vous avez des remarques ou des questions concernant ce compte-rendu !
Les escales sont les suivantes : - VENISE (Italie) - ZADAR (Croatie) - KOTOR (Monténégro) - en mer - ROME (Italie) - LIVOURNE (Italie) pour visiter Pise ou Florence - MARSEILLE (France) - BARCELONE (Espagne)
Comme toujours, le but de ce compte rendu est d’aider les personnes qui, comme nous, préparent les visites avant le départ pour faire le maximum de choses par soi-même (sans acheter les visites proposées par le bateau) pour passer de belles vacances tout en restant relativement raisonnable côté budget et en gardant une grande liberté pour avancer à notre rythme ! Bien entendu la compagnie de croisière propose des excursions pour ceux qui préfèrent se laisser guider et qui acceptent de payer le prix fort.
Le compte rendu est organisé par partie : - quelques mots sur nous - précisions sur l'avant croisière - détails de toutes les escales - précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), - précisions sur la fin de croisière (débarquement) - le retour - une partie budget.
Je souligne que ce compte rendu n’engage que nous et n’est le reflet que de notre voyage et de nos centres d’intérêt.
QUELQUES MOTS SUR NOUS Après une grosse dizaine de croisières en amoureux, nous voici à nouveau à bord en famille pour la troisième fois. Nous avons voyagé avec nos deux enfants, âgés de 4 et 6 ans. Nous étions donc 4. Nous avons l’habitude (quand c’est possible…) d’effectuer les visites par nous-même en utilisant les moyens de déplacements locaux, question de budget et surtout de liberté ! On apprécie les croisières pour le côté découverte sans avoir l’inconvénient de la fatigue ni des corvées quotidiennes… ! Bien entendu il faut accepter l’idée de ne pas tout découvrir en une journée… Nous aimons le calme et finir la journée par un bon repas.
PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE Départ le samedi matin, décollage à 9h15 depuis l’aéroport de Bâle-Mulhouse. Après 1h de voiture nous avons déposé notre voiture au parking Bader pour 56€ les 12 jours (8 jours de croisière + 4 jours dans le sud de la France ensuite). Il suffit de réserver en ligne en avance, tout est très bien expliqué sur leur site Internet et en plus on récupère une voiture lavée à l’extérieur à la fin des vacances. Pratique, rapide, moins cher que les autres à cette date-là et efficace ! Pour récupérer ses clés il suffit de rentrer le code, reçu 24h avant sur votre téléphone portable, sur le boitier dans le hall de l’aéroport.
Vol easy-jet Bale-Venise pour 112€ pour nous 4 avec un bagage en soute, à ce prix-là ce n’est vraiment pas cher. Vol réservé dès l’ouverture du programme des vols.
Arrivés à l’aéroport Marco Polo à Venise nous avons pris un taxi pour nous rendre jusqu’au port. Le but était d’arriver rapidement jusqu’au port, de déposer nos valises, de s’enregistrer et d’aller se promener dans Venise pour donner un petit aperçu de cette ville magique à nos enfants.
Il existe de très nombreux moyens de rejoindre l’aéroport et le port de Venise (tout dépend du nombre de personnes qui voyagent, de votre budget et du temps disponible) : - 45€ en taxi, le tarif est fixe, 25 minutes de trajet, pas d’attente pour en trouver un sur place, dépose au pied de votre bateau. - 8€ par personne en bus de l’aéroport à la piazzale Roma. De là il faut finir le trajet soit à pied (15 à 20 minutes) soit en métro automatique people mover à 1€50 par personne (2 min dans le métro + 5 à 10 minutes de marche). - 15€ (14€ en ligne) par personne pour un trajet simple en vaporetto, ligne bleue alilaguna, 1h30 de trajet de l’aéroport au cruise terminal. Prévoir 5 à 10 minutes à pied pour rejoindre votre bateau.
On s’enregistre assez rapidement, il y a de nombreux comptoirs, vous pouvez enregistrez votre carte bancaire ou pas, puis on vous demande si vous avez été malade puis on vous distribue votre sea pass.
Plutôt que de remonter à bord, nous choisissons de ressortir du terminal à 11h, puis de marcher 10 minutes jusqu’à l’arrêt de vaporetto « Tronchetto Mercato ». Nous attendons moins d’une minute et voilà que le vaporetto ligne 2 arrive. Le bureau de vente est fermé, il est censé être ouvert en regardant les horaires mais peu importe, on achète nos trois billets à bord, 7€50 par personne, moins de 5 ans gratuit ! Nous nous plaçons à l’arrière, le bateau est quasi-désert (il se remplira à la piazzale Roma) nous profitons du trajet. Nous descendons à l’arrêt « San Toma » (30 minutes de trajet, en grande partie dans le grand canal) puis nous marchons tranquillement pour rejoindre la piazzale Roma en passant par le marché. Cet itinéraire rapide ne montre pas la plus belle partie de Venise, mais permet de découvrir rapidement le principe de la ville : vivre sur l’eau en s’adaptant à cette contrainte. Mon mari et moi-même connaissons assez bien cette ville, donc cet aperçu rapide était parfait pour nos enfants. Nous faisons une pause à l’aire de jeux située dans le parc Papadopoli près de la piazzale Roma.
Nous remontons à bord un peu avant 14h puis nous allons manger au buffet. Nous inscrivons nos enfants à l’ocean adventure, nous nous installons dans notre cabine puis c’est le moment de l’exercice d’évacuation. 17h, heure du départ et heure de la sieste pour nos enfants !
LES ESCALES
🙂ZADAR 7h00 - 17h00 Le bateau est amarré à l’est de la ville. Le bateau est au port de gazenica. météo : Ensoleillé, parfait pour les visites ! Environ 22°C.
Le programme de la journée était le suivant : faire la grasse matinée (possible car longue escale), prendre le bus local, visiter la veille ville, revenir au bateau en bus local.
Nous sommes descendus du bateau un peu avant 10h, bien après le rush des excursions ! Le terminal était presque désert. Le port de gazenica est un ensemble récent et moderne capable d’accueillir les ferrys locaux et, ce jour-là, notre bateau. Des plans de la ville sont disponibles gratuitement.
Pour se rendre en ville, il existe le bus local numéro 9, son arrêt est dans le port, facile à trouver, à gauche en sortant du port, pas loin de la petite supérette. Le trajet en bus coute 10 kunas par personne (à payer au chauffeur), gratuit pour les enfants visiblement. Le dimanche il y a moins de bus. Le bus vous dépose ensuite au terminal de bus, et de là il faut attendre le bus numéro 2 qui va directement dans la vieille ville, avec le même ticket de bus. Le temps de transport est de 30 minutes, voire moins. Pour les plus pressés, il y a des taxis locaux. J’avais lu avant mon départ qu’il pratiquait des tarifs très élevés (entre 20 et 25€ le trajet), et sur place l’un d’eux est venu nous proposer 5€ nous voyant attendre à l’arrêt de bus, 2 minutes avant que le bus n’arrive au port. Nous avons tout de même pris le bus, il nous restait 60 kunas d’une croisière précédente que nous souhaitions utiliser.
Nous avons passé 3h dans l’ancienne cité à flanner, en passant notamment par la place des puits et le parc attenant, l’orgue marin, quelques belles églises, une aire de jeux pas loin de l’orgue en bord de mer et l’artère centrale qui relie la mer à une des portes de la ville. Il existe un petit train touristique que nous n’avons pas testé.
Pour rentrer au port, le but était de prendre le bus local comme le matin. Nous nous sommes donc assis à l’arrêt de bus et un chauffeur de taxi est venu nous proposer 10€ pour rentrer au port. Je lui ai montré notre porte-monnaie contenant les kunas, il nous restait 40 kunas, il est parti. Sur le moment nous avons pensé qu’il refusait et en fait un autre chauffeur est arrivé et nous a fait comprendre que ce prix lui convenait. Nous étions vraiment étonnés qu’il accepte pour l’équivalent de 5€ environ. Moralité, négociez votre taxi (peut-être plus délicat si vous sortez en même temps que tout le monde vers 8h -8h30).
Arrivés au port, nous avons pris 20 minutes pour lézarder au soleil pendant que nos enfants jouaient sur une aire de jeux déserte (un beau bateau pirate tout en bois).
Nous sommes remontés à bord vers 14h30 pour aller manger au buffet.
Bilan de notre journée à terre : Une belle journée sous le soleil où finalement la plus belle surprise a été l’orgue marin, un instrument unique dans son genre. Ayant déjà visité Split et Dubrovnik, Zadar a un intérêt plutôt limité. Il y a des parcs naturels mais qui sont situés entre 1h30 et 2h de trajet, et en octobre, la météo trop incertaine nous a poussés à nous concentrer sur la vieille ville.
🙂KOTOR 10h00 – 17h00 Le bateau est en tender. Des petites navettes font le trajet régulièrement entre le bateau et le port en moins de 10 minutes. Etant membres Diamond, nous n’avons pas eu besoin d’aller chercher un ticket pour réserver notre place dans une navette, le concierge s’en charge pour nous et nous avons obtenu le ticket numéro 2. Nous étions dans le premier bateau à partir. Les tickets sont à retirer à partir de 8h30. météo : chaud, beau, sans vent, que du bonheur… ! 25°C environ.
Au programme de la journée : , voir depuis le bateau l’entrée dans cette magnifique baie (durée 1h environ), montée au château en passant par l’ancienne centrale électrique pour éviter de payer 8€ par personne, visiter le château et redescendre par les marches directement dans la vieille ville, puis visiter la ville fortifiée, laisser nos enfants se défouler à l’aire de jeux située dans le parc juste à côté du port, puis reprendre la navette pour rentrer au bateau.
Nous avons regardé les paysages défiler au fur et à mesure de l’entrée dans la baie. Ne manquer pas la petite église, seule sur son ile.
Nous sommes ensuite sortis du bateau à 10h, puis nous nous sommes dirigés à la gauche de la ville fortifiée, en longeant le cours d’eau en direction de l’ancienne centrale électrique. Le chemin pour monter est agréable, très souvent à l’ombre (ici un avantage !), peu emprunté, montant tranquillement en faisant des lacets. Plus on monte, plus la vue est belle sur la baie. Il faut compter 1h de montée en marchant tranquillement, prévoir des chaussures adaptées pour plus de sécurité et de confort. Plus on monte, plus on s’approche de la muraille, c’est impressionnant. Pendant la montée il y a une maison qui fait office de bar avec une vue splendide… A l’arrivée vous trouvez une belle petite chapelle, en bien mauvais état.
J’avais lu, lors de la préparation de notre voyage, qu’il était possible de rentrer gratuitement dans le château en passant par ce chemin, et en fait cela n’est plus possible aujourd’hui. Nous l’avons appris à nos dépends ! L’imprévu s’invite toujours dans les voyages… En fait à côté de l’échelle en bois qui permettait avant de rentrer gratuitement dans l’enceinte du château, il y a un gardien qui m’a gentiment hurlé, avant même que je pose la question, qu’il fallait redescendre et payer 8€ par personne si je voulais voir l’intérieur du château, le tout avec une amabilité plus que discutable…sous le regard de touristes Americains médusés du ton employé par le gardien. Bref, nous nous faisons une raison et nous entamons tranquillement la descente. Si vous souhaitez voir la chapelle qui domine la ville ou le château, il faut payer 8€ et cela permet soit de faire un aller-retour soit de monter par les marches et de redescendre par le chemin que nous avons emprunté. Nous avions choisi de monter par cet ancien chemin pour ne pas payer, monter sans marches d’escalier (plus simple avec des enfants), monter à l’ombre et surtout éviter la foule. Raté mais sans regret finalement, nous avons fait une belle balade, visiblement plus propre que la balade payante si on en croit les commentaires sur trip advisor et moins risqué car l’échelle est réalisée artisanalement et surplombe le vide…
Nous avons ensuite déambulé dans l’ancienne ville, en rentrant par la porte à l’ouest de la ville. La ville est belle mais envahie par les boutiques pour touristes et les restaurants. Il y a des églises à visiter, c’est un labyrinthe où les indications sont peu nombreuses. Nous sommes ensuite montés sur les remparts entre la porte à l’est de la ville et la porte principale. Sur les remparts, c’est plus calme, pas toujours propre mais cela a tout de même du charme.
En dehors de l’ancienne cité fortifiée, nous longeons la rue principale pour nous rendre dans le parc Slobode. Il y a une aire de jeux ombragée pour les enfants. Le sol est jonché de détritus, cela n’invite pas à la flânerie…
Retour à bord en prenant une navette (pas tenté par la nage bien que l’eau du port est très poissonneuse donc en théorie plutôt propre), puis pause repas à 15h.
bilan de notre journée à terre : Une belle randonnée, des fortifications magnifiques et une petite cité bien protégée. Si vous acceptez de payer, je pense que la vue est plus belle depuis l’intérieur du château, mais je doute que les 8€ soient réellement réinvestis pour mieux aménager la ville et gérer notamment les déchets…
🙂ROME 7H00 – 19H Le bateau est amarré à Civitavecchia, à 80km, soit environ 1h30 en voiture de Rome (sans les embouteillages).
météo : Superbe soleil, 28°C, sans vent ! Parfait !
Conscient que Rome ne peut pas se visiter en une seule journée, nous avons choisi de survoler les monuments principaux. Afin de minimiser les pertes de temps en trajet, nous avons fait le choix de ne pas prendre le train qui relie la gare de Civitavecchia et celle de Rome. Par facilité, nous avons passé notre journée avec un chauffeur francophone, nommé Carole. Pour 60€ par personne (enfant, adulte, le tarif est le même) elle vient vous chercher au port à 8h, vous emmène au plus près des monuments dans Rome puis vous ramène au port entre 17h et 17h30. A chaque arrêt nous avions entre 20 et 30 minutes pour nous promener librement. Nous avons donc fait le parcours suivant (pas dans cet ordre) : Belvédère de Rome, place S. Pierre, Fontaine de Trévi, Place d'Espagne, Place de Venise, Colisée, les forums impériaux et le Capitole, Cirque Maxime, Panthéon, Place de Navone. Un arrêt repas est prévu, environ 45 minutes, dans une pizzéria où les pizzas sont cuites au feu de bois sur place. Le repas est correct, les pizzas sont peu garnies, addition à 34€ pour 2 pizzas et des pâtes à la sauce tomate, c’est peu onéreux surtout pour une ville si touristique. Le restaurant est situé près d’un marché local, pas loin de l’endroit où César a été assassiné. Carole donne beaucoup d’explications, et fournit un excellent service pour le prix demandé. Il faut garder à l’idée que vous visitez seuls, elle conduit et donne des explications et montre des documents mais n’accompagne pas. Il faut aussi bien être conscient que ces arrêts courts ne permettent pas de visiter l’intérieur du Colysée ou du Vatican… Elle connait bien l’histoire de sa ville ce qui rend le parcours très instructif. Elle travaille en équipe avec d’autres chauffeurs, qui certains ne maitrisent pas totallement la langue française, si vous êtes intéressés par le côté historique et que vous ne parlez pas italien, il est je pense, préférable de demander expressément Carole comme chauffeur.
bilan de la journée : Une magnifique journée ensoleillée où nous avons enchainé les découvertes, un rapport qualité-prix parfait pour une excursion où, pour une fois, nous nous sommes laissés guider avec plaisir.
🙂LIVOURNE 7h– 17h Le bateau est amarré en ville, dans le port commercial. météo : un beau soleil et une température très agréable ! Non soyons sincères, une pluie diluvienne puis des petites averses pendant la journée.
Au programme de la journée : prendre la navette pour sortir du port, prendre le bus local, prendre le train pour Pise, visiter la place des miracles à Pise et revenir au bateau.
Vers 8h30, nous sommes sortis du bateau, à vrai dire, il fallait une grosse motivation pour sortir. Nous avons enfilé nos imperméables, protéger notre sac à dos avec une protection étanche puis nous avons couru jusqu’à la tente qui abrite les scanners pour la sécurité.
Nous sommes ensuite montés à bord du shuttle gratuit. Dans le bus, le chauffeur faisait de la publicité pour les tuscany bus, un bus qui vous emmène pour 8€ par trajet et par personne à Pise (jusqu’à la gare visiblement) puis qui vous ramène. Le problème c’est qu’il faut 20 minutes de marche à pied entre la gare de Pise et la place des miracles (ou prendre le bus mais l’attente peut aussi être de 20 minutes !), donc le temps réel sur la place est court (environ 1h30), trop court à notre gout. Cela reste une solution rapide, efficace et abordable pour ceux qui sont à Livourne lors d’une escale courte.
Le shuttle nous dépose via Cogorano. De là partent les tuscany bus, et dans une rue perpendiculaire (via grande) les bus locaux. Les billets de bus locaux sont de 1€50 par trajet et par personne et s’achètent dans tous les bureaux de tabac. Il faut prendre le lam blu à l’arrêt grande 4, direction la gare (stazione centrale). Les bus passent toutes les 10 minutes environ. Nous étions heureux d’attendre à l’abri de la pluie sous les arcades !
Arrivée à la gare, le train pour Pise, pour deux adultes et deux enfants, coute 8€20 par trajet et dure entre 15 et 20 minutes. Les trains sont fréquents. Les billets s’achètent sur des machines (français, anglais … au choix) et vous pouvez payer en liquide ou par carte. Nous avons pris le train de 9h19. Il faut juste faire attention quand vous sélectionnez le train car certains trajets sont plus onéreux que d’autres.
Arrivés à Pise, il pleut toujours des cordes, nous nous décidons à prendre le bus pour se rendre jusqu’à la place des miracles afin d’éviter les 20 minutes de marche sous la pluie. Il s’agit de la ligne Lam rossa direction park Pietrasantina, sortir à l’arrêt Torre 1. Le billet est de 1€50 (adulte et enfant à partir de 1mètre) et s’achète dans un billet de tabac, il y en a un dans la gare. Le bus était complet lorsqu’il est arrivé à la gare, le chauffeur a fait signe de monter par l’arrière, il m’a été impossible de valider nos tickets (une seule borne, près du chauffeur).
A 10h nous étions sur la place où tous les monuments sont concentrés. Le ciel était gris, mais il ne pleuvait presque plus. J’avais réservé en ligne 20 jours avant notre départ un billet pour le camposanto (cimetière), le baptistère et la cathédrale. Le billet est de 7€ par adulte, gratuit pour les enfants et permet d’accéder sans restriction d’horaires à la cathédrale. Nos enfants sont trop jeunes pour gravir la tour (8 ans minimum) et cela n’a pas un grand intérêt pour nous.
Le baptistère est magnifique, monter à l’étage cela vaut le détour. Soyez patients et attendez qu’une personne chante, le son résonne, c’est impressionnant.
Le cimetière est magnifique et vaut le détour. Nous avons cherché tous les animaux gravés et observé les peintures avec nos enfants pendant une heure, pourtant le lieu n’est pas immense.
La tour est penchée, magnifiquement ornée, mais victime de son succès donc envahie par les touristes.
La cathédrale est elle aussi majestueuse. Se poser sur un banc permet de profiter de cette prouesse architecturale très richement décorée.
Vers 13h15 nous reprenons le bus dans l’autre sens, puis le train, puis le bus local puis la navette sous une pluie diluvienne. A 14h30 nous sommes à bord. Comblés mais trempés et affamés !
Bilan de la journée : Avec l’escale de Rome, notre deuxième coup de cœur, malgré la pluie et les nombreux moyens de transports. Il est simple de visiter Pise par soi-même si on se limite à la place des miracles car tout est au même endroit.
🙂MARSEILLE 7h – 17h Le bateau est amarré loin de la ville. météo : 22°C, un beau soleil et pas de vent, parfait pour visiter !
Le programme de la journée prévoyait de visiter la bonne-mère puis le mucem (musée des civilisations de l’Europe et de la méditerranée).
Quelques informations concernant le transport entre le port et le centre-ville : - il y a une navette gratuite (il faut marcher en direction de la sortie du port pendant 15 minutes environ, ou plus selon où votre bateau est amarré) puis se résoudre à attendre. Nous en avons vu une à notre sortie du port et une lorsque nous sommes revenus dans l’après-midi, donc elle doit passer assez fréquemment, tout dépend aussi du nombre de bateau à quai… - il y a le bus de ville, 35T, il faut marcher plus loin que pour la navette, car il se prend à la sortie du port. Le terminus est Joliette, il faut reprendre un autre bus ensuite pour aller vers le vieux port ou marcher 20 minutes jusqu’au Mucem. On peut télécharger l’application RTM. - il y a des taxis. - il y a le transfert vendu par royal caribbean à 18$ par personne, un aller-retour, à acheter au bureau des excursions en avance ou directement sur le quai en euro (16€).
Nous disposions de 50$ de crédit à dépenser à bord et nous avons décidé de les utiliser pour acheter 4 transferts pour se faciliter la vie plutôt que 5 tee-shirts… Cela nous a réellement couté 20€ pour 4 du coup, une bonne affaire.
Nous sommes descendus, à 5 minutes de marche à pied du Mucem, de là nous avons continué notre promenade jusqu’à l’arrêt de bus Capitainerie où nous avons attendu le bus 60. Cette ligne est parfaite pour les touristes vu qu’elle se termine à la basilique Notre Dame de la Garde. Le bus coute 2€ par personne si vous l’achetez dans le bus. Normalement les enfants paient à partir de 6 ans. 20 minutes après nous dominions la ville de Marseille depuis la bonne-mère.
Nous visitons le site de 10h à11h : les terrasses, la crypte et la basilique de notre Dame de la Garde. Les bateaux suspendus dans basilique intriguent nos enfants !
Nous reprenons le bus 60 et nous sortons au terminus, le Mucem.
Après 20 minutes d’attente, et un passage en caisse de 14€ pour un prix famille, nous profitons des expositions de ce musée récent. Le Mucem est un musée national intéressant, même si le bâtiment semble immense par rapport à ce qu’on voit dans les expositions. Cela manque un peu d’indications pour passer d’une exposition à une autre, ou plutôt d’un étage à un autre mais avec un peu de bon sens on se repère aisément dans ce qui peut ressembler aux premiers abords à un labyrinthe. Nous avons vu l’exposition sur l’agriculture en méditerranée, les iles, et l’urbanisation. Après une pause sur la terrasse du bâtiment et un passage par une passerelle, nous flânons dans la dernière exposition puis nous nous dirigeons vers le fort saint Jean. C’est un site fortifié qui offre une belle promenade et une magnifique vue depuis la tour. Nous terminons vers 14h30 notre visite en flânant dans les jardins provençaux. Nous sortons par la passerelle du quartier du panier pour rejoindre la navette de RCCL qui nous ramènera en 20 minutes au port.
Après un bref passage par la sécurité, il est 15h15, direction la cabine pour déposer le sac puis le buffet pour se restaurer.
bilan de la journée : Une belle journée, entre culture, religion et tradition, le tout sous le soleil !
Bilan des différentes escales : une croisière très axées sur la découverte des monuments, souvent religieux (églises, cathédrales, basilique…) mais dans des pays différents, le tout presque tout le temps sous le soleil ! Un vrai bonheur.
DETAILS SUR LE BATEAU
Côté restauration... Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : testé au petit déjeuner, déjeuner et diner. C’est très varié ! Et surtout c’est très propre, il n’y a rien qui traine à côté des plats, ni par terre. Chaque soir, il y a un petit truc qui change et c’est toujours bon. Le premier soir par exemple on pouvait avoir des beignets, un autre soir des crêpes, puis des churros… Le midi, parfois il y a une spécialité comme les tacos ou des donners à composer soi-même par exemple en plus des classiques. Et bien sûr toujours des bonnes glaces à compléter avec des fruits, du chocolat fondu…. Certains plats servis dans la salle de restaurant le sont le soir au buffet également. Par exemple, les côtelettes d’agneau, du poulet au marsala, la tarte à l’oignon, le beignet de crabe, les arancinis…. Pour votre petit déjeuner, vous pouvez prendre des muffins toastés à la demande, vous faire faire une omelette, des œufs à la poêle, manger un muffin ou au chocolat, du muesli, des fruits découpés… ou de la saucisse et du bacon ! On trouve du lait chaud et des dosettes de chocolat pour préparer des chocolats au lait. Un vrai buffet qui pourra plaire à tout le monde, très propre et vraiment varié. Chaque jour il y avait également 5 ou 6 plats indiens, bien relevés, un délice…On a aussi eu droit à du poulet sauce aigre-douce délicieux. Pour les enfants ou les grands, hamburger à composer soi-même et hot-dog tous les midis et soirs ! Nous avons pour habitude faire manger nos enfants vers 19h15 au buffet puis de les emmener au club enfants puis d’aller manger en couple à 20h30 (deuxième service). Cette solution convient à toute la famille, et nous permet du coup de gouter au menu du soir au buffet lorsque cela nous tente. - salle de restaurant : Testée et approuvée tous les soirs ! C’est très très bon, sans fausse note… et servis avec soin. Dans les entrées : escargots, carpaccio de saumon, bisque de homard, beignet de crabe, feuilleté aux fruits de mer, salade ceasar... Pour les plats : steack, carré d’agneau, poulet au marsala, saumon grillé, souris d’agneau, poulet aux épices, de nombreux poissons et pour le dernier soir : pas de queue de homard ! Pas servis en méditerrannée… Pff, petite déception vivement notre prochaine croisière au départ de Hong-kong ! Pour le dessert, que du bonheur également, l’apple pie est excellente, le moelleux chaud au chocolat, le soufflé au grand-marnier également. Le tout à volonté bien entendu… ! Heureusement que nous marchons toute la journée et que nous ne prenons presque jamais les ascenseurs à bord pour bruler les calories… !
Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même. Je ne peux pas juger de la qualité des excursions proposées mais simplement dire qu’elles étaient très nombreuses.
Côté spectacles... Nous avons vu plusieurs spectacles dont un d’excellente qualité : un jongleur nommé François, un français, que nous avons rencontré le lendemain soir au buffet. Il est sous contrat avec la compagnie et passe de bateaux en bateaux. Nous avons également vu un spectacle de danseurs et chanteurs sur le thème de la country et un magicien dont le spectacle un peu court (20 minutes) était sympathique.
Pour les enfants Un club gratuit existe pour les enfants propres à partir de 3 ans : ocean adventure. Ils sont partagés en plusieurs groupes selon l’âge (de 3 à 5 puis de 6 à 8 ans, de 9 à 11…). Il faut s’inscrire le premier jour (de 13h à 15h ou à 19h) et après on peut les déposer et les reprendre un peu comme on veut. Ici le premier soir, le club a commencé à 21h, c’est un peu idiot quand le repas du soir est servi à 20h30 dans le restaurant principal… Chaque jour il y a plusieurs plages horaires comme 9h-12h, 14h-17h ou 19h-22h par exemple et on peut déposer l’enfant à 20h15 et le reprendre à 22h. Un enfant ne peut pas rester plus de deux plages horaires, on ne peut pas « abandonner » son enfant au club, c’est logique je trouve. Après 22h, c’est payant. Un programme est donné chaque jour dans la cabine, nos enfants ont beaucoup aimé et cela nous a permis d’avoir des repas calmes et d’en profiter pleinement sans culpabiliser. Ils proposent beaucoup d’activités : coloriage, maquillage sur le visage, mise en couleurs de bandanas pour devenir un pirate, fabrication de faux gâteaux en pâte à modeler… et sans parler un seul mot d’anglais nos enfants étaient demandeurs pour y retourner tous les soirs ! Point important aussi, la première chose que les animateurs font faire aux enfants en arrivant au club : enlever les chaussures et lavage des mains ! Nos enfants de 4 et 6 ans sont restés ensemble à notre demande, dans le groupe des 3-5 ans. Une nouveauté sur ce bateau, jamais observé sur d’autres navires RCCL précédemment, des moments « famille » sont planifiés tous les jours vers 17h15 à l’ocean adventure. Une activité est proposée pour les familles : création d’une chenille en papier en collant des ronds de toutes les couleurs, des jeux de société, de la peinture pour décorer des animaux…
Côté activités sportives sur le bateau... - mur d'escalade : pas tenté ! - piste de marche et course : pas franchement utilisée, on marche déjà toute la journée - piscines extérieures : testées le jour en mer car le temps était magnifique (avec vue sur le stromboli !). Les gilets flottants sont fournis aux enfants selon le poids gratuitement. Il n’y a pas de piscine pour les enfants sur ce navire, cependant une partie de la piscine est moins profonde, et il y a également une plage avec 5cm d’eau environ où ils peuvent jouer. Pas de jets, ni toboggans. En même temps, à cette saison, c’était déjà inespéré de pouvoir s’y baigner. - solarium (piscine intérieure + 2 jacuzzis) : piscine testée en journée, plutôt très calme. Jacuzzis très chauds mais sans bulles… Etrange ! Les jours de pluie les enfants propres sont autorisés au solarium de 9h à 11h et de 17h à 18h de mémoire.
Le bateau en lui-même... en vrac ! Cabine intérieure correcte avec deux lits en hauteur pour les enfants. Les rangements sont nombreux. Il y a un petit canapé et un bureau. La salle de bain a été changée entièrement. Le bateau est parti 15 jours juste à la fin de notre croisière pour une remise en état à Cadix en Espagne avant de traverser l’atlantique pour rejoindre Tampa en Floride.
Le bateau propose des endroits agréables pour se poser, pour jouer en famille ou tout simplement colorier comme le viking crown lounge tout en haut. C’est l’avantage des bateaux « classe vision ». Il y a aussi un diamond lounge pour les membres « diamond et plus » comme nous. C’était très agréable de pouvoir s’y poser avec les jeux et des coloriages tout en grignotant des petites mignardises et en admirant le magnifique panorama (arrière du bateau).Dans ce salon, on peut manger (des petits canapés, des petits plats, prendre son petit-déjeuner) et prendre l’apéritif (alcoolisé ou non) à volonté. C’est un avantage en plus des trois boissons par personne gratuite de 16h30 à 20h qu’on peut avoir en étant diamond (pratique pour les verres de vin pour le restaurant ou l’eau en bouteille pour la journée).
Le bateau n’est pas récent, mais il est entretenu. Certains points sont cependant à rénover notamment le fond des tiroirs ! Cela reste du détail.
DEBARQUEMENT Nous avons pu sortir du bateau en dernier, c’était notre choix ! Habituellement les membres du programme Crown and Anchor sortent dans les premiers, mais là nous avons reçu les dernières étiquettes, comme si quelqu’un avait deviné notre idée (le concierge du diamond club ?) : dormir le plus longtemps possible plutôt que de réveiller nos monstres à 6h du matin ! Nous avions choisi de mettre trois de nos valises devant notre porte la veille après le diner et d’en conserver une pour ranger les affaires comme les trousses de toilettes, les pyjamas des enfants. Nous connaissons déjà Barcelone, et le fait d’avoir un vol retour en début d’après-midi, nous a obligé à se diriger vers l’aéroport dès la sortie du port. En taxi, prix fixe 39€, durée du trajet environ 20 minutes le samedi, plus en semaine d’après notre chauffeur. Il y a d’autres solutions (métro, aérobus), pas forcément très rentables à 4.
VOL RETOUR Effectué sur Easy jet, en direct, direction Nice pour aller voir les grands-parents. Il y a une belle aire de jeux à l’aéroport de Barcelone au terminal 2 porte B, après le passage de la sécurité. Il y a apparemment d’autres aires de jeux dans l’aéroport. Nous avons pris le vol Nice-Bale 4 jours après pour enfin rentrer à la maison.
BUDGET Côté budget : - 1655€ pour nous 4 pour la croisière en elle-même en tout compris - pas de frais de visa - 56€ de parking à l’aéroport de Bâle pour 12 jours - 423€ pour les vols Bale-Venise puis Barcelone-Nice puis Nice-Bale avec un bagage en soute de 23kg - 499€ pour les transports en taxi ou bus locaux, les visites, les souvenirs…. (dont 274€ pour visiter Rome ave le chauffeur). Soit un total d’environ 2630€ pour 8 jours de vacances à 4 en Méditerranée (puis 4 jours chez les grands-parents).
N'hésitez pas si vous avez des remarques ou des questions concernant ce compte-rendu !
Vos "regrets" en voyage? English translation pending
Bonjour !
Un petit sujet qui m'est venu à l'esprit ! Vous est-il arrivé d'avoir des "regrets" lors d'un voyage, c'est-à-dire des choses que vous vouliez voir et faire et que vous n'avez pas pu ? Et pourquoi ? Je parle plutôt de "malheureux concours de circonstances" et pas juste le manque de temps.
Récemment quelques regrets en Russie :
- A Moscou le musée des Cosmonautes. Je voulais vraiment le voir, mais mauvais concours de circonstances. On est arrivé un peu tard sur place, ayant fait une balade plus longue que prévu avant. Après vérification sur Internet, il était ouvert les jours suivants. En fait non, j'ai vu plus tard sur la page en russe qu'il fermait pile 4 jours pour travaux... 🤪
- Le dernier jour, nous étions dans le "centre", nous pensions faire un tour au parc Zariadié, récemment ouvert, avec sa plateforme suspendue sur la Moskova, mais pas le temps... on a dû faire une pause toilettes à cause de moi, et accessoirement manger un peu car j'allais tomber dans les pommes, ça a pris plus de temps que prévu. On avait un train à prendre ensuite (mauvais calcul du temps de notre part, je l'admets).
Bon, je compte y retourner à Moscou, ça va !
- Un survol en hélicoptère de Saint-Pétersbourg. Ceci n'a lieu que le week-end, seulement par "beau temps" (c'est relatif là-bas), et forcément après des jours de soleil, temps pourri le week-end. Pour finir, on a donc fait autre chose le dimanche, et il y a eu une éclaircie, on a vu les hélicos décoller en face... Bon, dur de prévoir exactement les éclaircies. Dans la mesure où j'aimerais y retourner l'hiver et que les vols n'ont lieu qu'en saison, c'est pas gagné... Puis avec la météo, c'est jamais gagné là-bas 😛
- A Cracovie, dernier jour, on voulait voir les mines de sel. On allait à pied prendre le bus, gros orage, très violent, et pas prévu. On avait pas de parapluie, on a fini tremper jusqu'aux os et à devoir se réfugier dans un magasin (ils vendaient des parapluies 😛) puis Mcdo, pendant deux bonnes heures car ça se calmait pas. Ensuite c'était tard, et vu la différence de température entre les mines et l'extérieur, pas question d'y aller trempés... Bon au final comme ça a l'air très "usine à touristes", ce n'est qu'un semi-regrets. J'aimerais bien les voir un jour quand même on va dire.
- A Trapani en Sicile, un seul jour plein sur place, on voulait grimper à Erice en téléphérique. On arrive, c'est fermé pour cause de vent... le téléphérique n'étant pas pile à côté du centre, deux heures perdues, et on n'a pas vu Erice. Je plaide coupable, j'avais pas vérifié sur le site avant de partir de l'appart...
- Lors d'un énième séjour à Madrid, cette fois nous voulions passer une grosse après-midi à Tolède. On s'est rendu un samedi à la gare, pas pu les jours avant car il avait pas mal plu et qu'on voulait surtout se balader (on était donc resté à Madrid dans les musées). On arrive 40 mn avant le départ du train, il était complet !!! Seulement un train toutes les 2h le samedi. Le suivant nous aurait fait arriver tard, ça ne valait pas le coup...
Ensuite le dimanche et le lundi les quelques musées ou monuments qui nous intéressaient étaient fermés (ou fermaient trop tôt le dimanche), on a préféré reporter à un futur séjour. Même coup pour Ségovie, donc l'Alcazar était ouvert le lundi. On déjeune, je regarde les bus sur Internet, la gare routière étant loin d'où on était, et forcément celui qu'on voulait était complet, le seul de la journée à l'être. Après ça faisait un peu tard selon monsieur.
Bon sur le moment on est un peu énervé mais comme ça reste une destination proche et où aime aller régulièrement, on sait qu'on y retournera donc ce n'est pas bien grave !
- A Belgrade, on voulait passer une journée à Novi Sad, mais les jours où on avait envie, il pleuvait vraiment beaucoup, donc justement, ça valait pas le coup... Je savais que j'allais pas y retourner de suite, mais tant pis.
Je dois en avoir d'autres mais c'est ce qui me vient à l'esprit. Bien sûr il y a toujours des choses que je voulais voir en voyage, mais pas eu le temps (j'ai tendance à vouloir tout voir, ou presque !), mais c'est un peu différent. S'il y a encore assez à voir, j'y retourne !! Évidemment au bout du monde c'est plus dur... Plus la destination est difficile d'accès plus c'est "rageant" c'est sûr !
A vous !
Un petit sujet qui m'est venu à l'esprit ! Vous est-il arrivé d'avoir des "regrets" lors d'un voyage, c'est-à-dire des choses que vous vouliez voir et faire et que vous n'avez pas pu ? Et pourquoi ? Je parle plutôt de "malheureux concours de circonstances" et pas juste le manque de temps.
Récemment quelques regrets en Russie :
- A Moscou le musée des Cosmonautes. Je voulais vraiment le voir, mais mauvais concours de circonstances. On est arrivé un peu tard sur place, ayant fait une balade plus longue que prévu avant. Après vérification sur Internet, il était ouvert les jours suivants. En fait non, j'ai vu plus tard sur la page en russe qu'il fermait pile 4 jours pour travaux... 🤪
- Le dernier jour, nous étions dans le "centre", nous pensions faire un tour au parc Zariadié, récemment ouvert, avec sa plateforme suspendue sur la Moskova, mais pas le temps... on a dû faire une pause toilettes à cause de moi, et accessoirement manger un peu car j'allais tomber dans les pommes, ça a pris plus de temps que prévu. On avait un train à prendre ensuite (mauvais calcul du temps de notre part, je l'admets).
Bon, je compte y retourner à Moscou, ça va !
- Un survol en hélicoptère de Saint-Pétersbourg. Ceci n'a lieu que le week-end, seulement par "beau temps" (c'est relatif là-bas), et forcément après des jours de soleil, temps pourri le week-end. Pour finir, on a donc fait autre chose le dimanche, et il y a eu une éclaircie, on a vu les hélicos décoller en face... Bon, dur de prévoir exactement les éclaircies. Dans la mesure où j'aimerais y retourner l'hiver et que les vols n'ont lieu qu'en saison, c'est pas gagné... Puis avec la météo, c'est jamais gagné là-bas 😛
- A Cracovie, dernier jour, on voulait voir les mines de sel. On allait à pied prendre le bus, gros orage, très violent, et pas prévu. On avait pas de parapluie, on a fini tremper jusqu'aux os et à devoir se réfugier dans un magasin (ils vendaient des parapluies 😛) puis Mcdo, pendant deux bonnes heures car ça se calmait pas. Ensuite c'était tard, et vu la différence de température entre les mines et l'extérieur, pas question d'y aller trempés... Bon au final comme ça a l'air très "usine à touristes", ce n'est qu'un semi-regrets. J'aimerais bien les voir un jour quand même on va dire.
- A Trapani en Sicile, un seul jour plein sur place, on voulait grimper à Erice en téléphérique. On arrive, c'est fermé pour cause de vent... le téléphérique n'étant pas pile à côté du centre, deux heures perdues, et on n'a pas vu Erice. Je plaide coupable, j'avais pas vérifié sur le site avant de partir de l'appart...
- Lors d'un énième séjour à Madrid, cette fois nous voulions passer une grosse après-midi à Tolède. On s'est rendu un samedi à la gare, pas pu les jours avant car il avait pas mal plu et qu'on voulait surtout se balader (on était donc resté à Madrid dans les musées). On arrive 40 mn avant le départ du train, il était complet !!! Seulement un train toutes les 2h le samedi. Le suivant nous aurait fait arriver tard, ça ne valait pas le coup...
Ensuite le dimanche et le lundi les quelques musées ou monuments qui nous intéressaient étaient fermés (ou fermaient trop tôt le dimanche), on a préféré reporter à un futur séjour. Même coup pour Ségovie, donc l'Alcazar était ouvert le lundi. On déjeune, je regarde les bus sur Internet, la gare routière étant loin d'où on était, et forcément celui qu'on voulait était complet, le seul de la journée à l'être. Après ça faisait un peu tard selon monsieur.
Bon sur le moment on est un peu énervé mais comme ça reste une destination proche et où aime aller régulièrement, on sait qu'on y retournera donc ce n'est pas bien grave !
- A Belgrade, on voulait passer une journée à Novi Sad, mais les jours où on avait envie, il pleuvait vraiment beaucoup, donc justement, ça valait pas le coup... Je savais que j'allais pas y retourner de suite, mais tant pis.
Je dois en avoir d'autres mais c'est ce qui me vient à l'esprit. Bien sûr il y a toujours des choses que je voulais voir en voyage, mais pas eu le temps (j'ai tendance à vouloir tout voir, ou presque !), mais c'est un peu différent. S'il y a encore assez à voir, j'y retourne !! Évidemment au bout du monde c'est plus dur... Plus la destination est difficile d'accès plus c'est "rageant" c'est sûr !
A vous !
Retour mitigé d'une première croisière sur Holland America English translation pending
Bonjour à tous 😉
je suis venue vous faire un petit compte rendue de ma crosière sur le HAL NIEUW STATENDAM.
CONTEXTE c'est notre croisière numéro 23, nous voulions tester cette compagnie classée premium. En premium nous connaissons déjà PRINCESS et CELEBRITY En standard nous connaissons MSC COSTA ROYAL CARIBBEAN NCL
Je vais essayer d'être factuelle même si en lisant le titre vous aurez compris que cette compagnie nous a déçu.
Cette cabine balcon VF nous a couté 850 euros par personne pour la semaine , avec 150 dollars de crédit à bord, nous sommes en open sitting. Le VOL BRUXELLES MIAMI direct ALLER / RETOUR 360 euros par personne. L'itineraire FORT LAUDERDALE / HALF MOON CAY / EN MER / OCHO RIOS / GRAND CAYMAN / COZUMEL / EN MER / FORT LAUDERDALE
L'EMBARQUEMENT Nous sommes convoqués à 13h 00 !! que c'est tard ! comme nous devons rendre la chambre d'hotel à 11h, nous faisons appel à UBER et hop à 11h25 nous voici arrivés ! c'est systématique dans ce port , les bagagistes réclament des pourboires, ça me saoule, nos valises sont prêtes et etiquetées on les amène devant le chariot et je ne vois pas en quoi on devrait donner un pourboire.... bref, avec les années les pourboires imposés et devenus systématiques ça me gave première remarque, dans la grande salle d'embarquement on remarque au fond de nombreuses personnes assises qui attendent pour embarquer, on n'avait connu cela que sur COSTA ET MSC... Nous voici donc engagés dans la file d'attente, pas de questionnaire médical qui ne sert à rien, il y a moins de guichets ouverts que sur les autres compagnies américaines, c'est indéniable. Cependant la file avance quand même et on entend au micro des personnes appelées pour embarquer ce qui fait que lorsque l'on finit les formalités plus personne assis et on peut monter directement. A 12h15 nous sommes à bord, et surprise les cabines sont déjà prêtes !! ça c'est plutôt top quand ailleurs il faut souvent attendre 13h00 / 13h30.
LE PAQUEBOT La cabine elle est jolie sobre avec du bois clair et spacieuse la douche est grande on peut y être à 2 sans souci ! le balcon est également une réussite large et assez profond pour les chaises longues, manque une vraie table et un bémol quand même on ouvre le balcon avec une porte !! je pensais que tous maintenant avaient une baie vitrée coulissante, c'est un peu dommage, la porte c'est pénible ! si on veut laisser le balcon ouvert il faut bloquer avec une chaise ! Il y a 2 peignoirs, ils sont super confortables , j'ai adoré ! 😎
Nous partons à la découverte du bateau C'est un bateau de taille moyenne 99500 TONNEAUX 2650 PASSAGERS en capacité double (peu d'enfants) 1060 membres de l'equipage Il a tout juste 2 mois, ça sent le neuf ! décoration assez sombre dans les salons et assez sobre, c'est plutôt harmonieux . Je n'ai pas trop aimé l'atrium plutôt inexistant dans sa forme pas d'ascenseurs panoramiques. sur les ponts extérieurs il y a 2 piscines , 1 piscine de taille moyenne pour tous et une petite piscine adultes à l'arrière. Première déception , pour le peu d'enfants qu'il y a à bord (pas plus de 15 à mon avis) ils sont déjà bien présents et actifs dans la piscine !! 😮 et quant à la piscine adultes elle est vidée avec un filet au dessus idem pour les jaccuzis !! les transats sont tous rangés avec des fils qui les retiennent... on dirait que la croisière n'a pas commencé ??? les jaccuzis sont de taille minuscule, à 1 on est bien à 2 ben on est un peu serré à 3 c du surbooking vraiment pas une réussite !! 🤪
Nous profitons de ce premier jour pour visiter le SPA et là c'est une belle surprise !! un grand bassin bouillonnant avec au milieu des cols de cygne comme en thalasso, un banc sur lequel on s'allonge et une douche de fines gouttes qui coulent sur votre corps , c'est top ! plusieurs petites salles sauna et hammam, une pièce avec des bancs chauffants devant la mer, tout cela avec une petite musique zen... Whaou ayant juste vu la piscine avec déjà beaucoup d'enfants dedans on demande si le spa est bien réservé aux adultes et donc on se décide pour acheter un accés au spa, cela est facturé 299 dollars pour un couple pour la semaine, ce n'est pas donné mais la tranquillité ça a un prix 😎
nous traversons les ponts 2 et 3 ou il y a bars, restaurants, magasins, casino, théâtre, comme le bateau est à quai il n'y s'y passe pas grand chose.. c'est assez sombre les salons, il y a des coins plus clairs et agréables.
A SUIVRE LA RESTAURATION 😉
CONTEXTE c'est notre croisière numéro 23, nous voulions tester cette compagnie classée premium. En premium nous connaissons déjà PRINCESS et CELEBRITY En standard nous connaissons MSC COSTA ROYAL CARIBBEAN NCL
Je vais essayer d'être factuelle même si en lisant le titre vous aurez compris que cette compagnie nous a déçu.
Cette cabine balcon VF nous a couté 850 euros par personne pour la semaine , avec 150 dollars de crédit à bord, nous sommes en open sitting. Le VOL BRUXELLES MIAMI direct ALLER / RETOUR 360 euros par personne. L'itineraire FORT LAUDERDALE / HALF MOON CAY / EN MER / OCHO RIOS / GRAND CAYMAN / COZUMEL / EN MER / FORT LAUDERDALE
L'EMBARQUEMENT Nous sommes convoqués à 13h 00 !! que c'est tard ! comme nous devons rendre la chambre d'hotel à 11h, nous faisons appel à UBER et hop à 11h25 nous voici arrivés ! c'est systématique dans ce port , les bagagistes réclament des pourboires, ça me saoule, nos valises sont prêtes et etiquetées on les amène devant le chariot et je ne vois pas en quoi on devrait donner un pourboire.... bref, avec les années les pourboires imposés et devenus systématiques ça me gave première remarque, dans la grande salle d'embarquement on remarque au fond de nombreuses personnes assises qui attendent pour embarquer, on n'avait connu cela que sur COSTA ET MSC... Nous voici donc engagés dans la file d'attente, pas de questionnaire médical qui ne sert à rien, il y a moins de guichets ouverts que sur les autres compagnies américaines, c'est indéniable. Cependant la file avance quand même et on entend au micro des personnes appelées pour embarquer ce qui fait que lorsque l'on finit les formalités plus personne assis et on peut monter directement. A 12h15 nous sommes à bord, et surprise les cabines sont déjà prêtes !! ça c'est plutôt top quand ailleurs il faut souvent attendre 13h00 / 13h30.
LE PAQUEBOT La cabine elle est jolie sobre avec du bois clair et spacieuse la douche est grande on peut y être à 2 sans souci ! le balcon est également une réussite large et assez profond pour les chaises longues, manque une vraie table et un bémol quand même on ouvre le balcon avec une porte !! je pensais que tous maintenant avaient une baie vitrée coulissante, c'est un peu dommage, la porte c'est pénible ! si on veut laisser le balcon ouvert il faut bloquer avec une chaise ! Il y a 2 peignoirs, ils sont super confortables , j'ai adoré ! 😎
Nous partons à la découverte du bateau C'est un bateau de taille moyenne 99500 TONNEAUX 2650 PASSAGERS en capacité double (peu d'enfants) 1060 membres de l'equipage Il a tout juste 2 mois, ça sent le neuf ! décoration assez sombre dans les salons et assez sobre, c'est plutôt harmonieux . Je n'ai pas trop aimé l'atrium plutôt inexistant dans sa forme pas d'ascenseurs panoramiques. sur les ponts extérieurs il y a 2 piscines , 1 piscine de taille moyenne pour tous et une petite piscine adultes à l'arrière. Première déception , pour le peu d'enfants qu'il y a à bord (pas plus de 15 à mon avis) ils sont déjà bien présents et actifs dans la piscine !! 😮 et quant à la piscine adultes elle est vidée avec un filet au dessus idem pour les jaccuzis !! les transats sont tous rangés avec des fils qui les retiennent... on dirait que la croisière n'a pas commencé ??? les jaccuzis sont de taille minuscule, à 1 on est bien à 2 ben on est un peu serré à 3 c du surbooking vraiment pas une réussite !! 🤪
Nous profitons de ce premier jour pour visiter le SPA et là c'est une belle surprise !! un grand bassin bouillonnant avec au milieu des cols de cygne comme en thalasso, un banc sur lequel on s'allonge et une douche de fines gouttes qui coulent sur votre corps , c'est top ! plusieurs petites salles sauna et hammam, une pièce avec des bancs chauffants devant la mer, tout cela avec une petite musique zen... Whaou ayant juste vu la piscine avec déjà beaucoup d'enfants dedans on demande si le spa est bien réservé aux adultes et donc on se décide pour acheter un accés au spa, cela est facturé 299 dollars pour un couple pour la semaine, ce n'est pas donné mais la tranquillité ça a un prix 😎
nous traversons les ponts 2 et 3 ou il y a bars, restaurants, magasins, casino, théâtre, comme le bateau est à quai il n'y s'y passe pas grand chose.. c'est assez sombre les salons, il y a des coins plus clairs et agréables.
A SUIVRE LA RESTAURATION 😉
Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? English translation pending
Je précise avant toute chose que ceci n'est pas un guide de voyage et que les informations contenues ne sont qu'approximatives. Si vous voulez avoir les vraies infos, consultez un guide. Moi, je ne soumets que les photos de ce que j'ai pu voir sans faire de trek!! 😉
Le Ladakh! Si vous savez où c'est, alors vous en savez plus que moi quand Michant m'en a parlé pour la première fois. Merci de m'en avoir parlé!!!
Un site de référence : ladak. free.fr Une personne de référence sur Vf: Djullé84, c'est un extra terrestre que j'ai eu la chance de rencontrer sur place, il va au Ladakh chaque année depuis les années 1990!!! C'est un type formidablement génial, sans qui je en serais jamais allée la-bas. Merci mille fois à toi, Jean-Louis TAILLEFER (Alias Djullé84). (Merci Marien de m'avoir fait la relève de la confusion avec Germaine TAILLEFERRE!!)
Un carnet incontournable pour qui veut voir les paysages du Ladakh c'est celui de Marien: Périple dans les régions himalaynnes de l'ouest. Ne vous laissez pas rebuter par le premier post qui parle de Delhi, à partir du reste on passe vers Srinagar puis on monte progressivement vers le Ladakh. Ce sont ses photos qui m'ont donné vraiment envie d'aller voir par moi-même. J'ai dévoré ce carnet du début jusqu'à la fin.. Je ne vois pas comment j'ai pu l'oublier dans la première version de ce post!!! 100 000 millions de pardon Marien.😊
C'est où? Bah en Inde!!! Par rapport à la Martinique, c'est à 9h30 de décalage horaire!!!
Mais ce n'est pas la vraie Inde, il paraît.🤪 C'est plus soft!! Il paraît!! C'est dans l'Himalaya, coincé entre le Pakistan au nord et à l'est, ennemi juré de l'Inde, et la Chine, à l'ouest, en très mauvais termes avec l'Inde. Il paraîtrait que la Chine et le Pakistan sont entrain de s'allier.... Donc l'armée indienne est à la manœuvre au Ladakh, et le développement du réseau routier est une priorité pour acheminer les convois très nombreux d'hommes, de nourriture, de matériel....Il y a des travaux partout sur les routes et pistes.
Bref, la-bas, le nombre de soldats au km carré est impressionnant. Je me demande s'il n'y a pas au moins autant de camps militaires que de villages!! Devant ces camps, il est interdit de prendre des photos, et aussi devant tout ce qui peut être stratégique pour la défense des intérêts indiens dans la région. Donc, photos interdites à l'aéroport!!.
Autre conséquence de tout ça, des régions frontalières (comme la nubra valley, le lac tsomoriri, le lac pangong) ne sont autorisées aux touristes étrangers que sous condition, et il faut un permis qui n'est accordé que pour 7 jours consécutifs, et délivré par les agences de voyage. D'autres régions sont carrément interdites aux étrangers, et accessibles seulement aux touristes indiens avec un permis spécial.
Voilà en gros ce que je peux vous dire pour que vous compreniez la situation géopolitique de cette région.
Ensuite, lorsqu'on pense Himalaya, on pense Népal, on pense trek. Et du coup, la question que je me suis posée était, moi qui n'aime pas marcher, et surtout pas les treks, quel intérêt d'aller la-bas?
Et puis, grâce à Djullé, j'ai découvert les paysages, les monastères, les ladakhi, et j'ai découvert qu'il y avait des routes carrossables, des bus, et surtout des taxis à profusion, donc les marches pourraient être réduites au minimum. J'ai aussi découvert qu'il y avait autre chose que des hébergements sommaires, car je tiens vraiment à mon confort, 😇du coup, je me suis dit : testons!!! Allons voir!!
Et voilà comment je nous ai fait atterrir à Leh, capitale du Ladakh, à 3500m d'altitude, à la mi- juillet, mon mari et moi.
Il est possible d'y arriver en bus, par la route qui passe par Manali, ou par la route qui passe par Srinagar. C'est beaucoup plus long, plus chaotique, mais beaucoup moins cher. Bref, comme nous ne voyageons pas petit budget, nous avons pris l'avion à l'aller puis finalement au retour aussi.🤪
Notre voyage total en Inde a duré 30 jours, mais la partie Ladakh a duré 21 jours.
Maintenant que vous savez le comment du pourquoi.... Voyons ce qu'on peut découvrir quand on n'est pas un trekkeur.
De la Martinique à l’Etat du Jammu et Cachemire, état du nord de l’inde, dans l’Himalaya, il y a un très long trajet:
nous avons d’abord pris un vol Fort de France Paris, fait 10 jours pour nous ajuster aux 6 heures de décalage, en faisant un tour entre France et Suisse: Paris, Colmar, Hasliburg (1 nuit à plus de 1000m), Ulrichen ( 1 nuit à plus de 1400m), Fiescheralp ( 2 nuits à plus de 2000m) , Haute Savoie, Paris.
après ces 10 jours de pré acclimatation à L’altitude, nous avons pris un vol de la lufthanza, de Roissy, via Francfort, pour l’aéroport Indira Ghandi de Delhi. Puis après 5 h d’escales, qui nous ont laissė le temps, sereinement, d’aller faire transformer nos e-visa en visa réels sur nos passeports, de récupérer nos bagages, de trouver le comptoir des vols domestiques d’air India, de faire des photos à côté des éléphants placés en décoration,
d’apprécier les sculptures décoratives sur les murs de la salle d’embarquement où des relaxes sont occupés par des passagers,
d'apprécier une sculpture remarquable avec des hommes en position de yoga
de faire un peu de change au taux réel de 1euro=74 roupies, de nous enregistrer sur le vol vers, Leh, capitale du Ladakh, de trouver la porte d’embarquement, puis de profiter tranquillement de notre vol d’1h20 pour atterrir à 3500m d’altitude à 7h40 ! Il y a 9h30 de décalage avec la Martinique!
Jour 1 Arrivée à Leh

a) l'aéroport et les taxis!!
Il fait chaud, les formalités administratives sont vite expédiées, nous faisons encore un peu de change à l’aéroport de Leh, taux encore moins intéressant, une fois les taxes et les commissions retirées, mais au moins je suis tranquille. Nous avons des billets de 2000, de 500, et de 100 roupies. Cela fait près de 24h que nous n’avons pas dormi, et je ne suis pas certaine d’avoir le courage de quitter l’hôtel pour aller au centre ville faire du change.
Et là, nous devons aller à une caisse centrale, où un monsieur appelle le nom d'un chauffeur qui a la charge de nous emmener à notre guest house, le mantra cottage. Bizarrement, quand nous arrivons à son taxi, il est au milieu d'un amoncellement de taxis, et il est impossible de sortir sans que les autres ne déplacent les leurs. Il nous faudra 1/4 d'heure pour sortir de cette masse de taxis agglutinés les uns derrière les autres, le temps que notre chauffeur klaxonne afin d'attirer l'attention des autres et qu'il fasse son chemin au fur et à mesure. Première chose qui m'aura vraiment amusée: l'anarchie et la désorganisation apparente!!
Autre surprise, le taxi est un suzuki maruti. Vous ne connaissez pas? C'est normal!! 😮. Je n'en ai jamais vu en Europe ni aux USA, bref, je les ai découverts en Inde. C'est ça.
C'est un petit truc avec 4 roues, tout petit, bref, pour moi, ça va, mais mon mari qui mesure 1,87m et qui est de forte corpulence, c'est une autre histoire. Vous voyez la différence de taille avec le chauffeur. Ils sont petits les ladakhis et les indiens. Ça me rappelle le Maroc.....

Après 15mn de trajets de conduite à gauche, héritage de la Grande Bretagne, ponctués d’interminables coups de klaxons, de dėpassements d’autres véhicules inimaginables chez nous, après avoir circulé à côté de vaches maigrelettes, évité de justesse des piétons qui traversaient, nous finissons par rejoindre notre hôtel, le mantra cottage, blotti en haut de la ville, dans son écrin de verdure.
b) Le mantra cottage et les toilettes indiennes!!!

Vous voyez la tente noire devant.............. Et bien, c'est là que nous avons dormi...😉 ........................................ Quoi ??? Vous ne me croyez pas??
Bon, ok! Des ouvriers travaillent aux abords, et leurs logements sont les tentes placées en contre-bas de l’hôtel. Ici, la vie n’est pas facile pour tout le monde!!!
Nous, nous avons dormi dans le bâtiment un peu plus loin, en longeant l'allée carrelée qui passe près du restaurant de la guest house.

Voici notre chambre, lors de notre arrivée.
Quant à nous, touristes rois, nous sommes sommes accueillis comme des dignitaires, nos 2 valises et nos 2 bagages cabines sont pris en charge par des porteurs, pendant que nous réglons les 700 roupies du taxi. Nous longeons l’allée qui mène au bâtiment principal, et nous découvrons celui que les autres appellent le manageur, c'est Karma. Il nous demande de nous installer sur des fauteuils très confortables dans le restaurant, nous fait servir un thé de bienvenue, puis nous informe que le petit déjeûner est disponible et inclus dans le pris de la chambre. Il est 8h30 du matin, et le petit déj de l’avion est déjà vite oublié. Nous acceptons avec plaisir et dégustons omelette, toasts, pancakes aux mixed fruits, jus de fruits au choix, pomme ou orange. Puis, il nous rappelle que nous avons une réservation pour 2 jours, nous donne un formulaire à remplir pour l’administration indienne, dans lequel il faut donner son nom, prénom, adresse, fonction, renseignements de validité du passeport, du visa, date d’arrivée en Inde, dans l’hôtel.... Bref, un vrai flicage, et ce sera le cas dans chaque hébergement par la suite! Le document est à remplir, à chaque fois, pour chacun de nous. Une fois tout ça expédié, nous suivons les porteurs et le manageur dans notre chambre au 2ème étage en montant les escaliers. Le manageur refuse que je porte mon sac à dos, et m’invite à monter lentement pour favoriser une meilleure acclimation à l’altitude. Beaucoup boire, marcher lentement, manger léger et se reposer pendant les 24 premières heures. Recommandations que nous suivrons à la lettre. Nous découvrons notre chambre avec ses lits jumeaux, mais surtout la salle de bain, version indienne!. Alors, ..... Comment vous expliquer? Je découvre la spécificité des toilettes indiennes. Pour ceux qui sont déjà allés en Inde, vous pouvez passer à l'étape suivante, mais moi qui y allait pour la première fois, ce fût un voyage dans le voyage!!!😇
Les indiens n’utilisent pas de papier hygiéniques pour s’essuyer après les gros besoins mais se lavent à grande eau, avec la main gauche, (main impure), puis le papier hygiénique ne sert qu’à se sécher. Le grand et le petit seaux ainsi qu’une douchette à côté du wc ( regardez bien le tuyau qui pend entre le WC et le lavabo), sont là pour cet usage!..Ce sera le cas, dans tous nos hébergements, à quelques variantes près.


Il est 10h, crevés, une fois nos bagages et premiers effets sortis, nous plongeons dans un sommeil réparateur. Vers 15h, réveillés tous les 2, nous décidons de descendre faire un tour au centre ville, sur notre chemin, nous trouvons de nombreux comptoirs de change, le premier pour 1euro=78 roupies, un autre plus loin à 1euro= 79,20 roupies. Les liasses de roupies s’accumulent, en billets de 500 roupies et quelques billets de 100 roupies. Puis nous découvrons des échoppes qui vendent toutes sortes de choses, entre autres des tee shirts avec décorations cousues main, et le motif est au choix de l’acheteur.

J’en commande 2 dans la première échoppe rencontrée et 2 autres un peu plus loin avec d’autres motifs de carte du Ladakh et du Zanskar, qui retracent les coins que nous avons prévu de visiter: Lamayuru, Kargil, le Zanskar avec Rangdum, Padum et ses environs, la nubra valley, les abords du lac Pangong, et du lac tsomoriri. Nous les récupérerons demain soir à partir de 19h, les échoppes ferment pour la plupart vers 20h, voire 21h. Puis nous continuons de nous enfoncer dans le centre ville, et faisons l’objet des sollicitations des vendeurs de produits en cachemire. Hélas pour eux, nous avons fait un stage au Maroc, et nous sommes blindés dans l’art de refuser gentiment les invitations à venir seulement regarder. Nous nous sommes fait avoir au Maroc, avec les phrases du genre « pour le plaisir des yeux », nous n’allons pas nous faire avoir aussi en Inde, « come and just have a look »!! Nous nous promenons maintenant dans les rues pleines de poussières, la plupart des locaux portent des masques pour se protéger. Nous finirons le lendemain soir, par acheter un bandana chacun pour le placer comme pas mal de gens sur le nez!
Puis nous arrivons à l’agence dreamland trek and adventures, afin de faire préparer nos permis pour la nubra valley et la pangong tso. Mais, il est trop tôt par rapport à la date prévue pour ce circuit, les permis ne se font que la veille.
Nous repartons et décidons de rentrer à l’hotel en taxi, et pour motiver le chauffeur à nous ramener, nous incluons un tour à Leh palace,

La bas, nous avons une vue panoramique de Leh et nous voyons au dessus de nous, le gonpa de Namgyal Tsemo, vers lequel nous nous dirigeons ensuite.
Pour ceux que le côté historique intéresse, un panneau explique l'histoire de ce gonpa.

Chacun de ces batiments est évidement séparés du parking des taxis par une montée assez ardue, et accessible seulement par une volée de marches d'escalier, assez gratinée.

Pour nous qui venons d'arriver à 3500 m alors que nous vivons au niveau de la mer, et vu qu'on nous a recommandé de nous ménager, nous nous contentons d'arriver là où la vue panoramique nous comble, mais nous nous abstenons des visites intérieures.
De Leh palace, nous pouvons admirer aussi notre chauffeur de taxi à côté de sa maruti suzuki: un vrai ladakhi. A chaque fois, le chauffeur de taxi reste en contrebas avec les autres taxis pour nous attendre. C’est lui sous les lungtas, les fameux drapeaux de prière boudhistes. Avec ma visite au Ladakh, j'ai aussi plongé dans le monde bouddhiste. Ce fût encore un autre voyage.

Le soir, j'organise avec Kharma une réservation d'un chauffeur de taxi pour nous emmener visiter les monastères aux environs de Leh: Spituk, Alchi, Basgo.
Dîner à l’hôtel puis dodo bien mérité. Les matelas de nos lits au Ladakh sont vraiment durs, bien loin de nos matelas molletonnés et douillets. Ce sera une constante problématique pour nous. Au mantra cottage, la chambre est équipée d’une couette molletonnée, que je mets sur le lit, et je dors dessus. Une autre problématique pour nous est la nourriture et ses effets indésirables sur nos intestins! Heureusement, nous sommes venus avec de nombreux anti diarrhéiques. Mais bon, c’est quand même désagréable.
Autre chose qui a été une constante au Ladakh, c'est la chaleur la journée (environ 25 à 30°C) avec une petite fraîcheur la nuit (environ 20°C), très loin des températures hivernales que j'aime en voyage. Bref, un vrai plantage de ce côté là, et des vêtements d'hiver qui ont été emmenés pour rien!😊
Voilà!!! Fin du 1er jour.
Le Ladakh! Si vous savez où c'est, alors vous en savez plus que moi quand Michant m'en a parlé pour la première fois. Merci de m'en avoir parlé!!!
Un site de référence : ladak. free.fr Une personne de référence sur Vf: Djullé84, c'est un extra terrestre que j'ai eu la chance de rencontrer sur place, il va au Ladakh chaque année depuis les années 1990!!! C'est un type formidablement génial, sans qui je en serais jamais allée la-bas. Merci mille fois à toi, Jean-Louis TAILLEFER (Alias Djullé84). (Merci Marien de m'avoir fait la relève de la confusion avec Germaine TAILLEFERRE!!)
Un carnet incontournable pour qui veut voir les paysages du Ladakh c'est celui de Marien: Périple dans les régions himalaynnes de l'ouest. Ne vous laissez pas rebuter par le premier post qui parle de Delhi, à partir du reste on passe vers Srinagar puis on monte progressivement vers le Ladakh. Ce sont ses photos qui m'ont donné vraiment envie d'aller voir par moi-même. J'ai dévoré ce carnet du début jusqu'à la fin.. Je ne vois pas comment j'ai pu l'oublier dans la première version de ce post!!! 100 000 millions de pardon Marien.😊
C'est où? Bah en Inde!!! Par rapport à la Martinique, c'est à 9h30 de décalage horaire!!!
Mais ce n'est pas la vraie Inde, il paraît.🤪 C'est plus soft!! Il paraît!! C'est dans l'Himalaya, coincé entre le Pakistan au nord et à l'est, ennemi juré de l'Inde, et la Chine, à l'ouest, en très mauvais termes avec l'Inde. Il paraîtrait que la Chine et le Pakistan sont entrain de s'allier.... Donc l'armée indienne est à la manœuvre au Ladakh, et le développement du réseau routier est une priorité pour acheminer les convois très nombreux d'hommes, de nourriture, de matériel....Il y a des travaux partout sur les routes et pistes.Bref, la-bas, le nombre de soldats au km carré est impressionnant. Je me demande s'il n'y a pas au moins autant de camps militaires que de villages!! Devant ces camps, il est interdit de prendre des photos, et aussi devant tout ce qui peut être stratégique pour la défense des intérêts indiens dans la région. Donc, photos interdites à l'aéroport!!.
Autre conséquence de tout ça, des régions frontalières (comme la nubra valley, le lac tsomoriri, le lac pangong) ne sont autorisées aux touristes étrangers que sous condition, et il faut un permis qui n'est accordé que pour 7 jours consécutifs, et délivré par les agences de voyage. D'autres régions sont carrément interdites aux étrangers, et accessibles seulement aux touristes indiens avec un permis spécial.
Voilà en gros ce que je peux vous dire pour que vous compreniez la situation géopolitique de cette région.
Ensuite, lorsqu'on pense Himalaya, on pense Népal, on pense trek. Et du coup, la question que je me suis posée était, moi qui n'aime pas marcher, et surtout pas les treks, quel intérêt d'aller la-bas?
Et puis, grâce à Djullé, j'ai découvert les paysages, les monastères, les ladakhi, et j'ai découvert qu'il y avait des routes carrossables, des bus, et surtout des taxis à profusion, donc les marches pourraient être réduites au minimum. J'ai aussi découvert qu'il y avait autre chose que des hébergements sommaires, car je tiens vraiment à mon confort, 😇du coup, je me suis dit : testons!!! Allons voir!!
Et voilà comment je nous ai fait atterrir à Leh, capitale du Ladakh, à 3500m d'altitude, à la mi- juillet, mon mari et moi.
Il est possible d'y arriver en bus, par la route qui passe par Manali, ou par la route qui passe par Srinagar. C'est beaucoup plus long, plus chaotique, mais beaucoup moins cher. Bref, comme nous ne voyageons pas petit budget, nous avons pris l'avion à l'aller puis finalement au retour aussi.🤪
Notre voyage total en Inde a duré 30 jours, mais la partie Ladakh a duré 21 jours.
Maintenant que vous savez le comment du pourquoi.... Voyons ce qu'on peut découvrir quand on n'est pas un trekkeur.
De la Martinique à l’Etat du Jammu et Cachemire, état du nord de l’inde, dans l’Himalaya, il y a un très long trajet:
nous avons d’abord pris un vol Fort de France Paris, fait 10 jours pour nous ajuster aux 6 heures de décalage, en faisant un tour entre France et Suisse: Paris, Colmar, Hasliburg (1 nuit à plus de 1000m), Ulrichen ( 1 nuit à plus de 1400m), Fiescheralp ( 2 nuits à plus de 2000m) , Haute Savoie, Paris.
après ces 10 jours de pré acclimatation à L’altitude, nous avons pris un vol de la lufthanza, de Roissy, via Francfort, pour l’aéroport Indira Ghandi de Delhi. Puis après 5 h d’escales, qui nous ont laissė le temps, sereinement, d’aller faire transformer nos e-visa en visa réels sur nos passeports, de récupérer nos bagages, de trouver le comptoir des vols domestiques d’air India, de faire des photos à côté des éléphants placés en décoration,
d’apprécier les sculptures décoratives sur les murs de la salle d’embarquement où des relaxes sont occupés par des passagers,
d'apprécier une sculpture remarquable avec des hommes en position de yoga
de faire un peu de change au taux réel de 1euro=74 roupies, de nous enregistrer sur le vol vers, Leh, capitale du Ladakh, de trouver la porte d’embarquement, puis de profiter tranquillement de notre vol d’1h20 pour atterrir à 3500m d’altitude à 7h40 ! Il y a 9h30 de décalage avec la Martinique!Jour 1 Arrivée à Leh

a) l'aéroport et les taxis!!
Il fait chaud, les formalités administratives sont vite expédiées, nous faisons encore un peu de change à l’aéroport de Leh, taux encore moins intéressant, une fois les taxes et les commissions retirées, mais au moins je suis tranquille. Nous avons des billets de 2000, de 500, et de 100 roupies. Cela fait près de 24h que nous n’avons pas dormi, et je ne suis pas certaine d’avoir le courage de quitter l’hôtel pour aller au centre ville faire du change.
Et là, nous devons aller à une caisse centrale, où un monsieur appelle le nom d'un chauffeur qui a la charge de nous emmener à notre guest house, le mantra cottage. Bizarrement, quand nous arrivons à son taxi, il est au milieu d'un amoncellement de taxis, et il est impossible de sortir sans que les autres ne déplacent les leurs. Il nous faudra 1/4 d'heure pour sortir de cette masse de taxis agglutinés les uns derrière les autres, le temps que notre chauffeur klaxonne afin d'attirer l'attention des autres et qu'il fasse son chemin au fur et à mesure. Première chose qui m'aura vraiment amusée: l'anarchie et la désorganisation apparente!!

Autre surprise, le taxi est un suzuki maruti. Vous ne connaissez pas? C'est normal!! 😮. Je n'en ai jamais vu en Europe ni aux USA, bref, je les ai découverts en Inde. C'est ça.
C'est un petit truc avec 4 roues, tout petit, bref, pour moi, ça va, mais mon mari qui mesure 1,87m et qui est de forte corpulence, c'est une autre histoire. Vous voyez la différence de taille avec le chauffeur. Ils sont petits les ladakhis et les indiens. Ça me rappelle le Maroc.....

Après 15mn de trajets de conduite à gauche, héritage de la Grande Bretagne, ponctués d’interminables coups de klaxons, de dėpassements d’autres véhicules inimaginables chez nous, après avoir circulé à côté de vaches maigrelettes, évité de justesse des piétons qui traversaient, nous finissons par rejoindre notre hôtel, le mantra cottage, blotti en haut de la ville, dans son écrin de verdure.
b) Le mantra cottage et les toilettes indiennes!!!

Vous voyez la tente noire devant.............. Et bien, c'est là que nous avons dormi...😉 ........................................ Quoi ??? Vous ne me croyez pas??
Bon, ok! Des ouvriers travaillent aux abords, et leurs logements sont les tentes placées en contre-bas de l’hôtel. Ici, la vie n’est pas facile pour tout le monde!!!
Nous, nous avons dormi dans le bâtiment un peu plus loin, en longeant l'allée carrelée qui passe près du restaurant de la guest house.

Voici notre chambre, lors de notre arrivée.

Quant à nous, touristes rois, nous sommes sommes accueillis comme des dignitaires, nos 2 valises et nos 2 bagages cabines sont pris en charge par des porteurs, pendant que nous réglons les 700 roupies du taxi. Nous longeons l’allée qui mène au bâtiment principal, et nous découvrons celui que les autres appellent le manageur, c'est Karma. Il nous demande de nous installer sur des fauteuils très confortables dans le restaurant, nous fait servir un thé de bienvenue, puis nous informe que le petit déjeûner est disponible et inclus dans le pris de la chambre. Il est 8h30 du matin, et le petit déj de l’avion est déjà vite oublié. Nous acceptons avec plaisir et dégustons omelette, toasts, pancakes aux mixed fruits, jus de fruits au choix, pomme ou orange. Puis, il nous rappelle que nous avons une réservation pour 2 jours, nous donne un formulaire à remplir pour l’administration indienne, dans lequel il faut donner son nom, prénom, adresse, fonction, renseignements de validité du passeport, du visa, date d’arrivée en Inde, dans l’hôtel.... Bref, un vrai flicage, et ce sera le cas dans chaque hébergement par la suite! Le document est à remplir, à chaque fois, pour chacun de nous. Une fois tout ça expédié, nous suivons les porteurs et le manageur dans notre chambre au 2ème étage en montant les escaliers. Le manageur refuse que je porte mon sac à dos, et m’invite à monter lentement pour favoriser une meilleure acclimation à l’altitude. Beaucoup boire, marcher lentement, manger léger et se reposer pendant les 24 premières heures. Recommandations que nous suivrons à la lettre. Nous découvrons notre chambre avec ses lits jumeaux, mais surtout la salle de bain, version indienne!. Alors, ..... Comment vous expliquer? Je découvre la spécificité des toilettes indiennes. Pour ceux qui sont déjà allés en Inde, vous pouvez passer à l'étape suivante, mais moi qui y allait pour la première fois, ce fût un voyage dans le voyage!!!😇
Les indiens n’utilisent pas de papier hygiéniques pour s’essuyer après les gros besoins mais se lavent à grande eau, avec la main gauche, (main impure), puis le papier hygiénique ne sert qu’à se sécher. Le grand et le petit seaux ainsi qu’une douchette à côté du wc ( regardez bien le tuyau qui pend entre le WC et le lavabo), sont là pour cet usage!..Ce sera le cas, dans tous nos hébergements, à quelques variantes près.


Il est 10h, crevés, une fois nos bagages et premiers effets sortis, nous plongeons dans un sommeil réparateur. Vers 15h, réveillés tous les 2, nous décidons de descendre faire un tour au centre ville, sur notre chemin, nous trouvons de nombreux comptoirs de change, le premier pour 1euro=78 roupies, un autre plus loin à 1euro= 79,20 roupies. Les liasses de roupies s’accumulent, en billets de 500 roupies et quelques billets de 100 roupies. Puis nous découvrons des échoppes qui vendent toutes sortes de choses, entre autres des tee shirts avec décorations cousues main, et le motif est au choix de l’acheteur.

J’en commande 2 dans la première échoppe rencontrée et 2 autres un peu plus loin avec d’autres motifs de carte du Ladakh et du Zanskar, qui retracent les coins que nous avons prévu de visiter: Lamayuru, Kargil, le Zanskar avec Rangdum, Padum et ses environs, la nubra valley, les abords du lac Pangong, et du lac tsomoriri. Nous les récupérerons demain soir à partir de 19h, les échoppes ferment pour la plupart vers 20h, voire 21h. Puis nous continuons de nous enfoncer dans le centre ville, et faisons l’objet des sollicitations des vendeurs de produits en cachemire. Hélas pour eux, nous avons fait un stage au Maroc, et nous sommes blindés dans l’art de refuser gentiment les invitations à venir seulement regarder. Nous nous sommes fait avoir au Maroc, avec les phrases du genre « pour le plaisir des yeux », nous n’allons pas nous faire avoir aussi en Inde, « come and just have a look »!! Nous nous promenons maintenant dans les rues pleines de poussières, la plupart des locaux portent des masques pour se protéger. Nous finirons le lendemain soir, par acheter un bandana chacun pour le placer comme pas mal de gens sur le nez!

Puis nous arrivons à l’agence dreamland trek and adventures, afin de faire préparer nos permis pour la nubra valley et la pangong tso. Mais, il est trop tôt par rapport à la date prévue pour ce circuit, les permis ne se font que la veille.
Nous repartons et décidons de rentrer à l’hotel en taxi, et pour motiver le chauffeur à nous ramener, nous incluons un tour à Leh palace,

La bas, nous avons une vue panoramique de Leh et nous voyons au dessus de nous, le gonpa de Namgyal Tsemo, vers lequel nous nous dirigeons ensuite.
Pour ceux que le côté historique intéresse, un panneau explique l'histoire de ce gonpa.
Chacun de ces batiments est évidement séparés du parking des taxis par une montée assez ardue, et accessible seulement par une volée de marches d'escalier, assez gratinée.

Pour nous qui venons d'arriver à 3500 m alors que nous vivons au niveau de la mer, et vu qu'on nous a recommandé de nous ménager, nous nous contentons d'arriver là où la vue panoramique nous comble, mais nous nous abstenons des visites intérieures.
De Leh palace, nous pouvons admirer aussi notre chauffeur de taxi à côté de sa maruti suzuki: un vrai ladakhi. A chaque fois, le chauffeur de taxi reste en contrebas avec les autres taxis pour nous attendre. C’est lui sous les lungtas, les fameux drapeaux de prière boudhistes. Avec ma visite au Ladakh, j'ai aussi plongé dans le monde bouddhiste. Ce fût encore un autre voyage.

Le soir, j'organise avec Kharma une réservation d'un chauffeur de taxi pour nous emmener visiter les monastères aux environs de Leh: Spituk, Alchi, Basgo.
Dîner à l’hôtel puis dodo bien mérité. Les matelas de nos lits au Ladakh sont vraiment durs, bien loin de nos matelas molletonnés et douillets. Ce sera une constante problématique pour nous. Au mantra cottage, la chambre est équipée d’une couette molletonnée, que je mets sur le lit, et je dors dessus. Une autre problématique pour nous est la nourriture et ses effets indésirables sur nos intestins! Heureusement, nous sommes venus avec de nombreux anti diarrhéiques. Mais bon, c’est quand même désagréable.
Autre chose qui a été une constante au Ladakh, c'est la chaleur la journée (environ 25 à 30°C) avec une petite fraîcheur la nuit (environ 20°C), très loin des températures hivernales que j'aime en voyage. Bref, un vrai plantage de ce côté là, et des vêtements d'hiver qui ont été emmenés pour rien!😊
Voilà!!! Fin du 1er jour.
Voyage à Miami et croisière Royal Caribbean Enchantment of the Seas et MSC Seaside English translation pending
Bonjour à toutes et tous.
Voici le compte-rendu de notre séjour croisières à Miami.
J'essaie depuis plusieurs jours de le poster avec des photos (je respecte le format et les pixels demandés), mais impossible de charger les photos, à chaque fois je suis "sortie" de voyage forum et mon texte disparaît. Du coup, voici le récit de notre voyage sans photos 😕.
Au programme, 2 nuits à Miami, 4 jours de croisière sur l’Enchantment of the seas de Royal Caribbean, à nouveau 1 nuit sur Miami, puis 1 semaine de croisière sur le Msc Seaside et enfin 2 nuits à Fort Lauderdale pour finir. Nous partons en voyage à 6, 2 couples avec 2 ados de 12 et 13 ans.
Nous voici donc en route pour l’aéroport de Roissy à 5h du matin, direction Miami via Munich. Les 2 vols se passent sans problème, seules les procédures de contrôle à Munich sont longues, notre fils ayant été sélectionné pour un contrôle poussé… Arrivés à Miami à 17h30 heure locale, avec le soleil et la chaleur au rdv, chouette 🙂! Nous prenons un taxi pour nous rendre à notre hôtel (le rivière south beach) sur miami beach. Pourquoi là-bas ? Parce que cela faisait rêver notre fils. L’hôtel est sympa au 1er abord, le petit déjeuner inclus. Nous nous installons et sortons faire un petit tour de quartier, voir la plage et acheter de quoi grignoter le soir. Nous nous couchons tôt, voulant être en forme pour le lendemain, ayant loué une voiture pour aller faire un tour de bateau aux everglades et visiter un peu miami. Mais là, mauvaise surprise, nous sommes samedi soir, les gens font la fête sur miami beach et l’hôtel est tout simplement très mal insonorisé. Nous passons tous une nuit quasi blanche… Verdict, plus jamais d’hôtel dans ce quartier. Après un petit déj rapide et au choix limité, nous voici donc en route pour aller récupérer nos voitures de locations. Nous avions fait la réservation en France, mais comme beaucoup de monde venait récupérer son véhicule, cela nous a pris plus de 2h avant de pouvoir les récupérer. D’ailleurs, le bureau du loueur étant petit, nos amis attendent à tour de rôle dehors sur un banc, et se font voler 1 de leurs 2 appareils photo posé sur le banc à côté d’eux. Ils n’ont rien vu venir, en quelques secondes l’appareil s’est volatilisé… ce sera d’ailleurs le début d’une série de problèmes avec nos appareils photos chacun notre tour, mais bon gardons le sourire, cela fait partie des aléas des vacances. Nous voici donc en route pour un petit tour en bateau aux everglades, nous avons vu 2 crocos en fin de balade. Déjeuner rapide, puis direction la plage et visite de quelques quartiers avant de partir dîner dans une excellente pizzeria à proximité de notre hôtel. Nuit à l’hôtel, petit dej, retour de la voiture de location, et nous voilà dans un taxi pour embarquer à 11h sur l’enchantement of the seas, nous avons hâte !
Royal caribbean est une 1ère pour nous, et nous trouvons leur procédure d’embarquement très bien organisée. Pas de queue car lors de l’enregistrement en ligne, vous pouvez choisir votre horaire d’embarquement, nous avions choisi la 1ère, entre 11h et 11h30. Nous récupérons donc nos cartes cabines, faisons un dépôt d’argent (ou enregistrement carte bancaire) pour les éventuelles dépenses et nous dirigeons tous les 6 vers le buffet avec nos bagages à main, nos cabines n’étant disponibles que vers 14h. Très bonne surprise au buffet, beaucoup de choix, cela va des burgers aux plats indiens en passant par les tacos, bref de quoi satisfaire un peu tout le monde. Il y a aussi un distributeur à glace gratuit. Nos ados ont un forfait soda à volonté, ils peuvent en bénéficier dès l’embarquement. Le ventre plein, nous partons à la découverte de nos cabines, toutes les 2 avec grand hublot. C’est la 1ère fois que nous n’avons pas de cabine balcon, j’avoue que cela nous a un peu manqué, surtout le fait de ne pas pouvoir ventiler. Mais bon un hublot c’était très sympa quand même et puis pour 4 jours, on s’était dit que cela irait très bien. Etant débarrassés de nos bagages, nous voici donc partis à la découverte du bateau, nos ados partent eux à la découverte de la piscine. Et là, au bout de quelques minutes, mauvaise surprise dans le couloir, le personnel de bord nous dirige vers le pont extérieur pour un exercice de sécurité, dont nous n’avions pas été informés à l’embarquement. Il y a dû y avoir une annonce, mais elles sont toutes en anglais et j’avoue que l’accent américain fait que nous n’avions pas compris. Nous galérons pour essayer de passer pour aller récupérer nos enfants, mais on nous dit que cela n’est pas possible et que le personnel les fera évacuer de l’espace piscine. Petit moment de stress, mais ils finissent par nous rejoindre. Cela sera d’ailleurs une critique tout au long des 4 jours, rien n’est prévu pour les français. Nous allons demander au service client si les annonces importantes ne peuvent pas être faites également en français, il nous est répondu que non car nous ne sommes que 30 francophones sur ces 4 jours… Nous aurons juste la surprise le dernier jour d’en entendre en français. Le today est seulement en anglais aussi, c’est dommage, car à notre époque cela n’est pas bien compliqué de traduire et d’imprimer dans plusieurs langues. Une fois l’exercice de sécurité terminé, nous nous promenons et l’heure du dîner arrive rapidement. Très bonne surprise au restaurant, le repas est excellent et les serveurs aux petits soins. Ce sera le cas tous les soirs. A table, il y a de l’eau à disposition et elle est bonne. La literie est confortable, et nous dormons tous bien. Mardi matin, nous arrivons à Nassau, 1ère escale (8h-23h). Nous avons réservé une sortie snorkelling en catamaran, nos amis eux ont pris une excursion du bateau pour aller passer la journée à l’hôtel Atlantis. Sortis en mer super sympa, magnifiques paysages, les nuances de bleu de la mer sont à tomber et les petits poissons bien sympas. Le seul hic, notre appareil photo a rendu l’âme. Décidement, à 2 couples, sur 3 appareils photos, 2 en moins en 2 jours… Heureusement il reste les téléphones et la go pro, ouf sauvés ! Nous rentrons nous doucher et déjeuner sur le bateau, et après un tour en ville, décidons de prendre un taxi pour aller voir ce fameux hôtel atlantis. Nous sommes en fin de journée, et du coup la visite de l’aquarium n’est plus payante. Impressionnant cet hôtel, en faire le tour nous prendra un bon moment… (au final, même si nous ne pouvons pas profiter des toboggans, nous aurons visité l'hôtel pour 24 dollars AR de taxi, alors que nos amis auront payé plus de 400 euros pour 5h30 sur place à 3, sans repas). Retour au bateau et nous partons tous les 6 prendre l’apéro, et fêter dignement cette journée, à savoir les 50 ans de notre amie. Dîner, petit tour et spectacle et dodo.
2ème jour d'escale, petit déjeuner varié, aussi bien pour les becs sucrés que salés, puis direction les navettes du bateau pour nous rendre sur l’île de Cococay (8h- 16h30), l’île privée de royal caribbean, pour une super journée plage. Nous partons tous les 3 faire du snorkelling par nous-mêmes (une sortie payante est proposée), nous avons entre autres pu nager avec une raie et un requin. Très beaux fonds marins ! Nous avions réservé 1 h de jeux d’eaux gonflables pour nos ados, et nous n’en sommes pas très contents. Je m’explique, ce sont des jeux réserves aux enfants ados et ils n’ont pas le droit de sauter dans l’eau, se font aussi rappeler à l’ordre s’ils veulent descendre ensemble l’immense et large toboggan… bref, des jeux sans avoir réellement le droit de s’amuser avec, dommage. Nous avons aussi profité du repas organisé sur la plage, avec pas mal de choix, trop top de pouvoir manger en maillot bain au bord d’une plage de rêve 😉. Bref, une très chouette journée. Retour au bateau par la dernière navette à 16h.
3ème jour, escale à Key West (10h-17h30). Visite de la ville à pied pour nous, bonne marche jusqu’à la plage du fort, très moche, avec cailloux et algues, dommage d’avoir marché autant sous le soleil et avoir payé l’entrée, mais nous nous baignons malgré tout, ayant très chaud. Puis retour au bateau pour déjeuner et un peu de shopping en ville ensuite. Nos amis ne marchant pas beaucoup ont fait la visite de la ville en bus. Le bateau repart, et il est déjà temps de refaire les bagages. Il faut les laisser dans le couloir avant 23h, nous les récupérerons à la sortie du bateau le lendemain. Procédure de débarquement assez longue et direction notre hôtel en taxi, le hampton inn à coconut grove.
Coconut grove, nous avons loué un véhicule pour la journée. Nos amis partent faire du shopping au Dolphin mall. Pour nous, direction le centre nautique d’abord, puis le port de Miami pour que notre fils fasse du wakeboard et de la bouée tractée. Très chouette journée. Dîner dans une pizzéria proche de l’hôtel. Chambre, personnel, ptit déj, rien à redire, très bon hôtel et nuit reposante.
Le lendemain, direction le port de Miami en taxi pour embarquer sur le Msc Seaside. Cette croisière, nous l’attendions avec impatience, l’ayant réservée plus de 2 ans auparavant. Mais nous avons bien failli ne pas la faire, ayant rencontré de nombreuses difficultés avec msc un mois avant notre départ. Lors de la réservation, nous avions bénéficié d’une cabine familiale avec balcon, étant 2 couples avec 2 enfants. Qui dit cabine famille (en fait 2 cabines communicantes), dit tarif avantageux, la contre partie étant de ne connaître les numéros de cabines qu’environ 1 mois avant le départ. Cela ne nous posait pas de problème. Mais lorsque notre agence a eu nos numéros de cabines, soupe à la grimace, msc avait décidé de nous donner 1 cabine quadruple et 1 cabine double, alors que 2 triples étaient garanties. De ce fait, les 2 pères se retrouvaient dans une cabine avec les 2 ados, et les 2 mères dans une autre cabine. Notre agence a fait les démarches auprès de msc, nous avons-nous-même fait un courrier pour leur demander de rectifier et là, les problèmes continuent car la direction de msc ne voit pas quel est le problème. Après 15 jours d’attente et de relance de notre agence, nouvelle attribution avec cette fois 1 des pères avec les 2 ados dans une 1 cabine, et dans l’autre cabine, les 2 mères avec l’autre père… bref une histoire de fou. La responsable de notre agence n’avait jamais vu une telle situation, la commerciale de msc ne répondait plus à ses appels ni à ses mails, elle a dû faire intervenir sa direction pour que nous obtenions finalement 2 cabines où chacun était en famille. Mais entretemps, msc n’avait pas trouvé mieux que de supprimer une partie de nos forfaits boissons et ne voulait plus les remettre…bref, jusqu’au bout msc nous aura mélangé bcp de choses dans le dossier.
Cet aparté étant terminé, je reprends le cours de notre voyage. Nous voici donc prêts à embarquer, procédure d’enregistrement, récupération de la carte et direction le buffet très peuplé pour déjeuner, avant de découvrir nos cabines balcon à 14h. Nos cabines étaient communicantes, et devaient l’être aussi par le balcon, mais cela n’a jamais été possible d’obtenir que la porte de séparation balcon soit ouverte… Belle cabine, mais avec un gros problème de manque de rangement. Difficile de ranger ses affaires pour la semaine. Par contre salle de bain sympa avec une porte vitrée pour la douche. Nous partons explorer cet immense et impressionnant bateau.
Les côtés positifs de ce bateau, il est beau, grand, impressionnant, les ponts balades de verre, today et menus au restaurant en français. Les côtés négatifs : il est extrêmement bruyant, les plafonds sont bas et il donne l’impression que tout a été fait pour caser un maximum de personnes au dépend de leur bien-être. Je m’explique, théâtre petit (975 places pour 5000 passagers, avec 3 horaires de spectacle par soirée), sans emplacement boisson sur les sièges, 2 jeux vidéos (plus 2 jeux pour attraper des peluches et autres et un jeu de palet) dans la salle d’arcade…), cinéma 5d, bowling fermés entre 18h et 23h… tables vraiment rapprochées au restaurant et au buffet… C’est notre 5ème croisière, et c’est la 1ère fois que nous avons ressenti cette impression d’embouteillage dans les couloirs, à certains moments cela était très pesant, c’est ce qui nous a pas mal déçu sur ce bateau. Heureusement que nous avions notre balcon pour nous poser au calme. De plus, il n’a pas été possible de profiter de la tyrolienne de la semaine, un coup il nous était répondu que les conditions météo n’étaient pas requises, la fois d’après qu’elle était en panne depuis 2 semaines… au final nous n’avons pas réussi à savoir pourquoi elle était fermée. C’est aussi la 1ère fois que nous avons vu autant la queue au service client et avons dû nous y rendre nous-même plusieurs fois.
Bon maintenant que les points positifs et négatifs du bateau ont été abordés, parlons du parcours lui-même qui a été très chouette.
1ère journée, elle était en mer et donc découverte du bateau, des buffets et du restaurant. Nous avions obtenu le service de 19h45 lors de la réservation de la croisière, et une fois sur le bateau, c’est le service de 21h30 qui nous a été attribué. Après une très longue discussion avec le responsable du restaurant et la présentation de la carte handicapée de notre amie, nous avons finalement obtenu de pouvoir dîner à 19h30. Les repas étaient un cran en dessous de royal caribbean mais plutôt bons dans l’ensemble. Attention, sur ce bateau, les portes du restaurant ferment 15 min après votre horaire de service, ne pas être en retard. Idem pour les spectacles, vous devez choisir un horaire et réserver sur les bornes interactives ou via l’appli msc et vous devez être présents 10 min avant l’horaire, sinon votre place est rendue vacante 5 à 6 min avant le spectacle.
2ème jour, escale à Ocho Rios en Jamaïque (9h-16h30). Nous avions réservé depuis la France avec Marvyn Gales pour la journée. Nous avons été au blue hole, magique ces cascades, un de nos meilleurs souvenirs du séjour. La Jamaïque nous a rappelé l'île de Ste Lucie par ses payages. Puis visite de la ville, dunns rivers pour nos amis et plage pour nous pendant ce temps-là. Et enfin repas dans un restaurant typique. Chouette journée 🙂! Retour au bateau, shopping sur le port, douche, apéro, resto et spectacle.
3ème jour, escale à Georgestown, aux îles Caymans (8h-15h30). Nous amis ont pris une excursion msc, nous avons pris un taxi pour aller faire du snorkelling sur la plage de smiths’s cove, j’avais lu sur le forum qu’elle était sauvage et fréquentée essentiellement par les locaux. Nous n’avons pas été déçus, formidables moment de snorkelling, rencontre avec de nombreux bancs de boissons et un beau requin dormeur de 2m. Petit tour en ville et retour sur le bateau.
4ème jour, Cozumel, Mexique (10h-17h30). Nos amis ont prix une excursion avec msc. Nous avions réservé une sortie bateau avec 3 spots de snorkelling avec cozumel cruise. Merveilleuse journée, 3 sports de snorkelling très beaux et en prime un arrêt non prévu d’environ 1h en mer sur une langue de sable, avec dégustation de rhum, téquila ou jus de fruit, guacamole et chips, le tout sur fond d’eau chaude et translucide avec de belles raies qui venaient nous dire bonjour. Que du bonheur !
5ème jour, Costa Maya au Mexique (8h-16h30). Nos amis nous avaient convaincus de prendre une excursion msc avec eux, forêt tropical en jeep et plage. Que dire… jeeps pourris, freins défectueux, sièges cassés, ceinture qui ne fonctionnait pas, tout le monde a été se plaindre au retour, et sur place, nous avons fait constater le problème à la représentante Msc qui s'est trouvée bien embêtée. Msc a généreusement remboursé 10 dollars par personne, sur un prix de 90 euros… Pas de traversée de forêt tropicale, mais plutôt de la mangrove. Par chance, nous avons été sur la seule plage de l’île où les algues étaient ramassées et avons ainsi pu nous prélasser dans une eau à 32°, rarement nagé dans une eau aussi chaude, même aux Antilles. Il faut savoir que Costa Maya est très souvent envahie d’algues au mois d’avril (ce que nous ne savions pas) et qu’elles sont très odorantes. Heureusement qu'il y a eu cette heure de baignade magique qui nous a fait oublier momentanément l'état des jeeps.
6ème jour, journée en mer, repos et bagages. Nous avions reçu en cabine un document nous expliquant que le check in paiement de fin de séjour ne pouvait être fait que le matin du débarquement entre 6h et 8h30, mais il peut tout à fait se faire la veille au soir (ce que nous avons fait, mais prévoir plus d'une 1h de queue). Pour le débarquement vous avez le choix entre mettre vos bagages dans le couloir la veille et sortir en fonction de l’horaire correspondant aux étiquettes de couleur reçues en cabine ou bien garder vos bagages, les sortir vous-mêmes et quitter le bateau entre 7h et 8h. Quelque soit votre choix, la cabine doit être libérée au plus tard à 7h45.
7ème jour, nous quittons donc le bateau et prenons la navette gratuite pour aller récupérer notre voiture de location au comptoir de Thirthy à l’aéroport de Miami. Nous récupérons notre suv Dodge et en route pour notre hôtel, le plunge beach hôtel à Fort Lauderdale. Nous laissons nos bagages en consigne et partons faire un peu de shopping à sawgrass mills. Nous avons simplement acheté des baskets à notre fils, les marques présentes n'étant pas des marques que nous achetons habituellement.
Retour à l’hôtel, et baignade sur la plage juste en face de l’hôtel. Dans cet hôtel, il y a 30 dollars à payer par nuit (en plus de prix de la nuitée), pour bénéficier du wifi gratuit, d’un service de voiturier pour le parking de l’hôtel, de la piscine, serviette de plage et transat.
Le lendemain, plage à Dania beach et visite des canaux de Fort Lauderdale en bateau à roue. La balade dure 1h30, vous avez des commentaires et il y a de magnifiques villas et bateaux de luxe à voir, à faire une fois. La balade en bateau était vraiment sympa, d'autant plus que nous n'étions pas très nombreux sur le bateau.
Décoration de l’hôtel très sympa, chambre spacieuse et matelas confortable, seule l’insonorisation des chambres est à revoir. Très bon séjour, avec des restos sympas à 10 min de marche de l’hôtel.
Pour conclure, de très belles vacances, avec de magnifiques paysages 🙂.
Et pour ce qui est des points négatifs abordés, je les ai cités pour donner une vision réaliste de ce séjour, mais ils ne nous ont à aucun moment empêchés de passer un merveilleux séjour tous les 6, car nous sommes conscients d’avoir énormément de chance de pouvoir vivre de pareils moments.
N’hésitez pas si vous avez des questions. Bonne soirée.
Voici le compte-rendu de notre séjour croisières à Miami.
J'essaie depuis plusieurs jours de le poster avec des photos (je respecte le format et les pixels demandés), mais impossible de charger les photos, à chaque fois je suis "sortie" de voyage forum et mon texte disparaît. Du coup, voici le récit de notre voyage sans photos 😕.
Au programme, 2 nuits à Miami, 4 jours de croisière sur l’Enchantment of the seas de Royal Caribbean, à nouveau 1 nuit sur Miami, puis 1 semaine de croisière sur le Msc Seaside et enfin 2 nuits à Fort Lauderdale pour finir. Nous partons en voyage à 6, 2 couples avec 2 ados de 12 et 13 ans.
Nous voici donc en route pour l’aéroport de Roissy à 5h du matin, direction Miami via Munich. Les 2 vols se passent sans problème, seules les procédures de contrôle à Munich sont longues, notre fils ayant été sélectionné pour un contrôle poussé… Arrivés à Miami à 17h30 heure locale, avec le soleil et la chaleur au rdv, chouette 🙂! Nous prenons un taxi pour nous rendre à notre hôtel (le rivière south beach) sur miami beach. Pourquoi là-bas ? Parce que cela faisait rêver notre fils. L’hôtel est sympa au 1er abord, le petit déjeuner inclus. Nous nous installons et sortons faire un petit tour de quartier, voir la plage et acheter de quoi grignoter le soir. Nous nous couchons tôt, voulant être en forme pour le lendemain, ayant loué une voiture pour aller faire un tour de bateau aux everglades et visiter un peu miami. Mais là, mauvaise surprise, nous sommes samedi soir, les gens font la fête sur miami beach et l’hôtel est tout simplement très mal insonorisé. Nous passons tous une nuit quasi blanche… Verdict, plus jamais d’hôtel dans ce quartier. Après un petit déj rapide et au choix limité, nous voici donc en route pour aller récupérer nos voitures de locations. Nous avions fait la réservation en France, mais comme beaucoup de monde venait récupérer son véhicule, cela nous a pris plus de 2h avant de pouvoir les récupérer. D’ailleurs, le bureau du loueur étant petit, nos amis attendent à tour de rôle dehors sur un banc, et se font voler 1 de leurs 2 appareils photo posé sur le banc à côté d’eux. Ils n’ont rien vu venir, en quelques secondes l’appareil s’est volatilisé… ce sera d’ailleurs le début d’une série de problèmes avec nos appareils photos chacun notre tour, mais bon gardons le sourire, cela fait partie des aléas des vacances. Nous voici donc en route pour un petit tour en bateau aux everglades, nous avons vu 2 crocos en fin de balade. Déjeuner rapide, puis direction la plage et visite de quelques quartiers avant de partir dîner dans une excellente pizzeria à proximité de notre hôtel. Nuit à l’hôtel, petit dej, retour de la voiture de location, et nous voilà dans un taxi pour embarquer à 11h sur l’enchantement of the seas, nous avons hâte !
Royal caribbean est une 1ère pour nous, et nous trouvons leur procédure d’embarquement très bien organisée. Pas de queue car lors de l’enregistrement en ligne, vous pouvez choisir votre horaire d’embarquement, nous avions choisi la 1ère, entre 11h et 11h30. Nous récupérons donc nos cartes cabines, faisons un dépôt d’argent (ou enregistrement carte bancaire) pour les éventuelles dépenses et nous dirigeons tous les 6 vers le buffet avec nos bagages à main, nos cabines n’étant disponibles que vers 14h. Très bonne surprise au buffet, beaucoup de choix, cela va des burgers aux plats indiens en passant par les tacos, bref de quoi satisfaire un peu tout le monde. Il y a aussi un distributeur à glace gratuit. Nos ados ont un forfait soda à volonté, ils peuvent en bénéficier dès l’embarquement. Le ventre plein, nous partons à la découverte de nos cabines, toutes les 2 avec grand hublot. C’est la 1ère fois que nous n’avons pas de cabine balcon, j’avoue que cela nous a un peu manqué, surtout le fait de ne pas pouvoir ventiler. Mais bon un hublot c’était très sympa quand même et puis pour 4 jours, on s’était dit que cela irait très bien. Etant débarrassés de nos bagages, nous voici donc partis à la découverte du bateau, nos ados partent eux à la découverte de la piscine. Et là, au bout de quelques minutes, mauvaise surprise dans le couloir, le personnel de bord nous dirige vers le pont extérieur pour un exercice de sécurité, dont nous n’avions pas été informés à l’embarquement. Il y a dû y avoir une annonce, mais elles sont toutes en anglais et j’avoue que l’accent américain fait que nous n’avions pas compris. Nous galérons pour essayer de passer pour aller récupérer nos enfants, mais on nous dit que cela n’est pas possible et que le personnel les fera évacuer de l’espace piscine. Petit moment de stress, mais ils finissent par nous rejoindre. Cela sera d’ailleurs une critique tout au long des 4 jours, rien n’est prévu pour les français. Nous allons demander au service client si les annonces importantes ne peuvent pas être faites également en français, il nous est répondu que non car nous ne sommes que 30 francophones sur ces 4 jours… Nous aurons juste la surprise le dernier jour d’en entendre en français. Le today est seulement en anglais aussi, c’est dommage, car à notre époque cela n’est pas bien compliqué de traduire et d’imprimer dans plusieurs langues. Une fois l’exercice de sécurité terminé, nous nous promenons et l’heure du dîner arrive rapidement. Très bonne surprise au restaurant, le repas est excellent et les serveurs aux petits soins. Ce sera le cas tous les soirs. A table, il y a de l’eau à disposition et elle est bonne. La literie est confortable, et nous dormons tous bien. Mardi matin, nous arrivons à Nassau, 1ère escale (8h-23h). Nous avons réservé une sortie snorkelling en catamaran, nos amis eux ont pris une excursion du bateau pour aller passer la journée à l’hôtel Atlantis. Sortis en mer super sympa, magnifiques paysages, les nuances de bleu de la mer sont à tomber et les petits poissons bien sympas. Le seul hic, notre appareil photo a rendu l’âme. Décidement, à 2 couples, sur 3 appareils photos, 2 en moins en 2 jours… Heureusement il reste les téléphones et la go pro, ouf sauvés ! Nous rentrons nous doucher et déjeuner sur le bateau, et après un tour en ville, décidons de prendre un taxi pour aller voir ce fameux hôtel atlantis. Nous sommes en fin de journée, et du coup la visite de l’aquarium n’est plus payante. Impressionnant cet hôtel, en faire le tour nous prendra un bon moment… (au final, même si nous ne pouvons pas profiter des toboggans, nous aurons visité l'hôtel pour 24 dollars AR de taxi, alors que nos amis auront payé plus de 400 euros pour 5h30 sur place à 3, sans repas). Retour au bateau et nous partons tous les 6 prendre l’apéro, et fêter dignement cette journée, à savoir les 50 ans de notre amie. Dîner, petit tour et spectacle et dodo.
2ème jour d'escale, petit déjeuner varié, aussi bien pour les becs sucrés que salés, puis direction les navettes du bateau pour nous rendre sur l’île de Cococay (8h- 16h30), l’île privée de royal caribbean, pour une super journée plage. Nous partons tous les 3 faire du snorkelling par nous-mêmes (une sortie payante est proposée), nous avons entre autres pu nager avec une raie et un requin. Très beaux fonds marins ! Nous avions réservé 1 h de jeux d’eaux gonflables pour nos ados, et nous n’en sommes pas très contents. Je m’explique, ce sont des jeux réserves aux enfants ados et ils n’ont pas le droit de sauter dans l’eau, se font aussi rappeler à l’ordre s’ils veulent descendre ensemble l’immense et large toboggan… bref, des jeux sans avoir réellement le droit de s’amuser avec, dommage. Nous avons aussi profité du repas organisé sur la plage, avec pas mal de choix, trop top de pouvoir manger en maillot bain au bord d’une plage de rêve 😉. Bref, une très chouette journée. Retour au bateau par la dernière navette à 16h.
3ème jour, escale à Key West (10h-17h30). Visite de la ville à pied pour nous, bonne marche jusqu’à la plage du fort, très moche, avec cailloux et algues, dommage d’avoir marché autant sous le soleil et avoir payé l’entrée, mais nous nous baignons malgré tout, ayant très chaud. Puis retour au bateau pour déjeuner et un peu de shopping en ville ensuite. Nos amis ne marchant pas beaucoup ont fait la visite de la ville en bus. Le bateau repart, et il est déjà temps de refaire les bagages. Il faut les laisser dans le couloir avant 23h, nous les récupérerons à la sortie du bateau le lendemain. Procédure de débarquement assez longue et direction notre hôtel en taxi, le hampton inn à coconut grove.
Coconut grove, nous avons loué un véhicule pour la journée. Nos amis partent faire du shopping au Dolphin mall. Pour nous, direction le centre nautique d’abord, puis le port de Miami pour que notre fils fasse du wakeboard et de la bouée tractée. Très chouette journée. Dîner dans une pizzéria proche de l’hôtel. Chambre, personnel, ptit déj, rien à redire, très bon hôtel et nuit reposante.
Le lendemain, direction le port de Miami en taxi pour embarquer sur le Msc Seaside. Cette croisière, nous l’attendions avec impatience, l’ayant réservée plus de 2 ans auparavant. Mais nous avons bien failli ne pas la faire, ayant rencontré de nombreuses difficultés avec msc un mois avant notre départ. Lors de la réservation, nous avions bénéficié d’une cabine familiale avec balcon, étant 2 couples avec 2 enfants. Qui dit cabine famille (en fait 2 cabines communicantes), dit tarif avantageux, la contre partie étant de ne connaître les numéros de cabines qu’environ 1 mois avant le départ. Cela ne nous posait pas de problème. Mais lorsque notre agence a eu nos numéros de cabines, soupe à la grimace, msc avait décidé de nous donner 1 cabine quadruple et 1 cabine double, alors que 2 triples étaient garanties. De ce fait, les 2 pères se retrouvaient dans une cabine avec les 2 ados, et les 2 mères dans une autre cabine. Notre agence a fait les démarches auprès de msc, nous avons-nous-même fait un courrier pour leur demander de rectifier et là, les problèmes continuent car la direction de msc ne voit pas quel est le problème. Après 15 jours d’attente et de relance de notre agence, nouvelle attribution avec cette fois 1 des pères avec les 2 ados dans une 1 cabine, et dans l’autre cabine, les 2 mères avec l’autre père… bref une histoire de fou. La responsable de notre agence n’avait jamais vu une telle situation, la commerciale de msc ne répondait plus à ses appels ni à ses mails, elle a dû faire intervenir sa direction pour que nous obtenions finalement 2 cabines où chacun était en famille. Mais entretemps, msc n’avait pas trouvé mieux que de supprimer une partie de nos forfaits boissons et ne voulait plus les remettre…bref, jusqu’au bout msc nous aura mélangé bcp de choses dans le dossier.
Cet aparté étant terminé, je reprends le cours de notre voyage. Nous voici donc prêts à embarquer, procédure d’enregistrement, récupération de la carte et direction le buffet très peuplé pour déjeuner, avant de découvrir nos cabines balcon à 14h. Nos cabines étaient communicantes, et devaient l’être aussi par le balcon, mais cela n’a jamais été possible d’obtenir que la porte de séparation balcon soit ouverte… Belle cabine, mais avec un gros problème de manque de rangement. Difficile de ranger ses affaires pour la semaine. Par contre salle de bain sympa avec une porte vitrée pour la douche. Nous partons explorer cet immense et impressionnant bateau.
Les côtés positifs de ce bateau, il est beau, grand, impressionnant, les ponts balades de verre, today et menus au restaurant en français. Les côtés négatifs : il est extrêmement bruyant, les plafonds sont bas et il donne l’impression que tout a été fait pour caser un maximum de personnes au dépend de leur bien-être. Je m’explique, théâtre petit (975 places pour 5000 passagers, avec 3 horaires de spectacle par soirée), sans emplacement boisson sur les sièges, 2 jeux vidéos (plus 2 jeux pour attraper des peluches et autres et un jeu de palet) dans la salle d’arcade…), cinéma 5d, bowling fermés entre 18h et 23h… tables vraiment rapprochées au restaurant et au buffet… C’est notre 5ème croisière, et c’est la 1ère fois que nous avons ressenti cette impression d’embouteillage dans les couloirs, à certains moments cela était très pesant, c’est ce qui nous a pas mal déçu sur ce bateau. Heureusement que nous avions notre balcon pour nous poser au calme. De plus, il n’a pas été possible de profiter de la tyrolienne de la semaine, un coup il nous était répondu que les conditions météo n’étaient pas requises, la fois d’après qu’elle était en panne depuis 2 semaines… au final nous n’avons pas réussi à savoir pourquoi elle était fermée. C’est aussi la 1ère fois que nous avons vu autant la queue au service client et avons dû nous y rendre nous-même plusieurs fois.
Bon maintenant que les points positifs et négatifs du bateau ont été abordés, parlons du parcours lui-même qui a été très chouette.
1ère journée, elle était en mer et donc découverte du bateau, des buffets et du restaurant. Nous avions obtenu le service de 19h45 lors de la réservation de la croisière, et une fois sur le bateau, c’est le service de 21h30 qui nous a été attribué. Après une très longue discussion avec le responsable du restaurant et la présentation de la carte handicapée de notre amie, nous avons finalement obtenu de pouvoir dîner à 19h30. Les repas étaient un cran en dessous de royal caribbean mais plutôt bons dans l’ensemble. Attention, sur ce bateau, les portes du restaurant ferment 15 min après votre horaire de service, ne pas être en retard. Idem pour les spectacles, vous devez choisir un horaire et réserver sur les bornes interactives ou via l’appli msc et vous devez être présents 10 min avant l’horaire, sinon votre place est rendue vacante 5 à 6 min avant le spectacle.
2ème jour, escale à Ocho Rios en Jamaïque (9h-16h30). Nous avions réservé depuis la France avec Marvyn Gales pour la journée. Nous avons été au blue hole, magique ces cascades, un de nos meilleurs souvenirs du séjour. La Jamaïque nous a rappelé l'île de Ste Lucie par ses payages. Puis visite de la ville, dunns rivers pour nos amis et plage pour nous pendant ce temps-là. Et enfin repas dans un restaurant typique. Chouette journée 🙂! Retour au bateau, shopping sur le port, douche, apéro, resto et spectacle.
3ème jour, escale à Georgestown, aux îles Caymans (8h-15h30). Nous amis ont pris une excursion msc, nous avons pris un taxi pour aller faire du snorkelling sur la plage de smiths’s cove, j’avais lu sur le forum qu’elle était sauvage et fréquentée essentiellement par les locaux. Nous n’avons pas été déçus, formidables moment de snorkelling, rencontre avec de nombreux bancs de boissons et un beau requin dormeur de 2m. Petit tour en ville et retour sur le bateau.
4ème jour, Cozumel, Mexique (10h-17h30). Nos amis ont prix une excursion avec msc. Nous avions réservé une sortie bateau avec 3 spots de snorkelling avec cozumel cruise. Merveilleuse journée, 3 sports de snorkelling très beaux et en prime un arrêt non prévu d’environ 1h en mer sur une langue de sable, avec dégustation de rhum, téquila ou jus de fruit, guacamole et chips, le tout sur fond d’eau chaude et translucide avec de belles raies qui venaient nous dire bonjour. Que du bonheur !
5ème jour, Costa Maya au Mexique (8h-16h30). Nos amis nous avaient convaincus de prendre une excursion msc avec eux, forêt tropical en jeep et plage. Que dire… jeeps pourris, freins défectueux, sièges cassés, ceinture qui ne fonctionnait pas, tout le monde a été se plaindre au retour, et sur place, nous avons fait constater le problème à la représentante Msc qui s'est trouvée bien embêtée. Msc a généreusement remboursé 10 dollars par personne, sur un prix de 90 euros… Pas de traversée de forêt tropicale, mais plutôt de la mangrove. Par chance, nous avons été sur la seule plage de l’île où les algues étaient ramassées et avons ainsi pu nous prélasser dans une eau à 32°, rarement nagé dans une eau aussi chaude, même aux Antilles. Il faut savoir que Costa Maya est très souvent envahie d’algues au mois d’avril (ce que nous ne savions pas) et qu’elles sont très odorantes. Heureusement qu'il y a eu cette heure de baignade magique qui nous a fait oublier momentanément l'état des jeeps.
6ème jour, journée en mer, repos et bagages. Nous avions reçu en cabine un document nous expliquant que le check in paiement de fin de séjour ne pouvait être fait que le matin du débarquement entre 6h et 8h30, mais il peut tout à fait se faire la veille au soir (ce que nous avons fait, mais prévoir plus d'une 1h de queue). Pour le débarquement vous avez le choix entre mettre vos bagages dans le couloir la veille et sortir en fonction de l’horaire correspondant aux étiquettes de couleur reçues en cabine ou bien garder vos bagages, les sortir vous-mêmes et quitter le bateau entre 7h et 8h. Quelque soit votre choix, la cabine doit être libérée au plus tard à 7h45.
7ème jour, nous quittons donc le bateau et prenons la navette gratuite pour aller récupérer notre voiture de location au comptoir de Thirthy à l’aéroport de Miami. Nous récupérons notre suv Dodge et en route pour notre hôtel, le plunge beach hôtel à Fort Lauderdale. Nous laissons nos bagages en consigne et partons faire un peu de shopping à sawgrass mills. Nous avons simplement acheté des baskets à notre fils, les marques présentes n'étant pas des marques que nous achetons habituellement.
Retour à l’hôtel, et baignade sur la plage juste en face de l’hôtel. Dans cet hôtel, il y a 30 dollars à payer par nuit (en plus de prix de la nuitée), pour bénéficier du wifi gratuit, d’un service de voiturier pour le parking de l’hôtel, de la piscine, serviette de plage et transat.
Le lendemain, plage à Dania beach et visite des canaux de Fort Lauderdale en bateau à roue. La balade dure 1h30, vous avez des commentaires et il y a de magnifiques villas et bateaux de luxe à voir, à faire une fois. La balade en bateau était vraiment sympa, d'autant plus que nous n'étions pas très nombreux sur le bateau.
Décoration de l’hôtel très sympa, chambre spacieuse et matelas confortable, seule l’insonorisation des chambres est à revoir. Très bon séjour, avec des restos sympas à 10 min de marche de l’hôtel.
Pour conclure, de très belles vacances, avec de magnifiques paysages 🙂.
Et pour ce qui est des points négatifs abordés, je les ai cités pour donner une vision réaliste de ce séjour, mais ils ne nous ont à aucun moment empêchés de passer un merveilleux séjour tous les 6, car nous sommes conscients d’avoir énormément de chance de pouvoir vivre de pareils moments.
N’hésitez pas si vous avez des questions. Bonne soirée.
Retour road trip de 18 jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous!
Et voilà, déjà presque 2 semaines que nous sommes rentrés de ce fabuleux voyage!
Je tiens une nouvelle fois à remercier tous les membres qui m'ont prodigué des conseils, directement comme indirectement en farfouillant dans le forum qui est vraiment une mine d'informations!
Pour faire un petit résumé, voici les étapes du voyage:
Jour 1 : Arrivée à Los Angeles Jour 2 : Visite des Studios Universal Jour 3 : Visite de Los Angeles + route jusqu'à Barstow Jour 4 : Route 66 Jour 5 : Grand Canyon Jour 6 : Antelope - HorseShoe Bend - Lake Powell - Monument Valley Jour 7 : Monument Valley - Torrey Jour 8 : Torrey - Bryce Canyon Jour 9 : Bryce - Zion Jour 10 : Zion - Las Vegas Jour 11 : Las Vegas Jour 12 : Las Vegas Death Valley Jour 13 : Death Valley - Sequoia National Forrest Jour 14 : Sequoia NF - Fresno Jour 15 : Fresno - Yosemite - San Francisco Jour 16 : San Francisco Jour 17 : San Francisco Jour 18 : San Francisco
C'est donc au final 4500km de parcourus (pour 3300km prévus initialement!), 480L d'essence engloutis, près de 200km à pied et maintenant des milliers de photos à trier et des souvenirs pleins la tête!
Je vous emmène? C'est parti! 😎

Et voilà, déjà presque 2 semaines que nous sommes rentrés de ce fabuleux voyage!
Je tiens une nouvelle fois à remercier tous les membres qui m'ont prodigué des conseils, directement comme indirectement en farfouillant dans le forum qui est vraiment une mine d'informations!
Pour faire un petit résumé, voici les étapes du voyage:
Jour 1 : Arrivée à Los Angeles Jour 2 : Visite des Studios Universal Jour 3 : Visite de Los Angeles + route jusqu'à Barstow Jour 4 : Route 66 Jour 5 : Grand Canyon Jour 6 : Antelope - HorseShoe Bend - Lake Powell - Monument Valley Jour 7 : Monument Valley - Torrey Jour 8 : Torrey - Bryce Canyon Jour 9 : Bryce - Zion Jour 10 : Zion - Las Vegas Jour 11 : Las Vegas Jour 12 : Las Vegas Death Valley Jour 13 : Death Valley - Sequoia National Forrest Jour 14 : Sequoia NF - Fresno Jour 15 : Fresno - Yosemite - San Francisco Jour 16 : San Francisco Jour 17 : San Francisco Jour 18 : San Francisco
C'est donc au final 4500km de parcourus (pour 3300km prévus initialement!), 480L d'essence engloutis, près de 200km à pied et maintenant des milliers de photos à trier et des souvenirs pleins la tête!
Je vous emmène? C'est parti! 😎

Nord-Ouest américain de Seattle à Yellowstone English translation pending
Bonjour à tous,
Merci à tous ceux qui ont déposé les nombreux conseils que j'ai pu consulter sur ce forum.
Un grand merci à nos amis qui nous ont initiés aux Etat Unis l'année précédente (en 2014), en nous emmenant dans l'Ouest pour un merveilleux voyage dans les grands parcs. Sans eux, sans cette première expérience nous n'aurions pas envisagé un tel voyage seuls. Nous avons été fascinés par ce magnifique pays et sitôt rentrés nous n'avons eu qu'une envie, y retourner.
C'est en juillet 2015 que nous décidons de ce voyage et que nous commençons les préparatifs et les réservations. C'est notre deuxième voyage aux USA et le premier "tout seuls".
Et voilà, c'est parti... Départ le 26 mai 2016 jusqu'au 19 juin 2016.
L'objectif principal de ce voyage est LE PARC DE YELLOWSTONE (un vieux rêve que je ne pensais même pas réaliser un jour), nous partons de Seattle, parce que nous avons envie de découvrir cette ville après avoir été enchanté par Vancouver il y a 3 ans et à la fin de ce voyage nous enchaînerons avec une croisière en Alaska. C'est l'autre raison de ce choix.
Depuis Seattle, Yellowstone c'est loin, mais cela va nous donner l'occasion de traverser des régions qui nous sont inconnues et porteuses de rêves en particulier l'Oregon et le Montana.
Nos étapes prévues sont : Seattle - Mount Rainier - Mount Saint Helens - Portland - Columbia River - John Day Fossil - Shoshone Falls - Jackson Hole - Grand Teton Np - Yellowstone - Butte - Glacier Np - Coeur d'Alene - Moses Lake - Port Angeles Olympic Np - Seattle
Jeudi 26 mai 2016, Marseille - Seattle
La France est au début d'un long épisode de grèves. Nous avons quelques craintes avant de partir d'être bloqués mais finalement nous n'en aurons que le meilleur: le péage bloqué de l'autoroute et le passage libre. Serait ce de bon augure pour le voyage ?
Effectivement les avions (MRS/LHR/SEA) sont à l'heure, l'équipage est charmant, le repas est bon, le fauteuil est confortable et... il n'y a pas de terroriste dans l'avion, on arrive vivants!
Le Link Right Rail est très bien indiqué et pour 3$ (par pers) nous rejoignons le centre ville de Seattle puis notre hôtel. Nous pouvons nous coucher vers 7h du matin heure française.
Merci à tous ceux qui ont déposé les nombreux conseils que j'ai pu consulter sur ce forum.
Un grand merci à nos amis qui nous ont initiés aux Etat Unis l'année précédente (en 2014), en nous emmenant dans l'Ouest pour un merveilleux voyage dans les grands parcs. Sans eux, sans cette première expérience nous n'aurions pas envisagé un tel voyage seuls. Nous avons été fascinés par ce magnifique pays et sitôt rentrés nous n'avons eu qu'une envie, y retourner.
C'est en juillet 2015 que nous décidons de ce voyage et que nous commençons les préparatifs et les réservations. C'est notre deuxième voyage aux USA et le premier "tout seuls".
Et voilà, c'est parti... Départ le 26 mai 2016 jusqu'au 19 juin 2016.
L'objectif principal de ce voyage est LE PARC DE YELLOWSTONE (un vieux rêve que je ne pensais même pas réaliser un jour), nous partons de Seattle, parce que nous avons envie de découvrir cette ville après avoir été enchanté par Vancouver il y a 3 ans et à la fin de ce voyage nous enchaînerons avec une croisière en Alaska. C'est l'autre raison de ce choix.
Depuis Seattle, Yellowstone c'est loin, mais cela va nous donner l'occasion de traverser des régions qui nous sont inconnues et porteuses de rêves en particulier l'Oregon et le Montana.
Nos étapes prévues sont : Seattle - Mount Rainier - Mount Saint Helens - Portland - Columbia River - John Day Fossil - Shoshone Falls - Jackson Hole - Grand Teton Np - Yellowstone - Butte - Glacier Np - Coeur d'Alene - Moses Lake - Port Angeles Olympic Np - Seattle

Jeudi 26 mai 2016, Marseille - Seattle
La France est au début d'un long épisode de grèves. Nous avons quelques craintes avant de partir d'être bloqués mais finalement nous n'en aurons que le meilleur: le péage bloqué de l'autoroute et le passage libre. Serait ce de bon augure pour le voyage ?
Effectivement les avions (MRS/LHR/SEA) sont à l'heure, l'équipage est charmant, le repas est bon, le fauteuil est confortable et... il n'y a pas de terroriste dans l'avion, on arrive vivants!
Le Link Right Rail est très bien indiqué et pour 3$ (par pers) nous rejoignons le centre ville de Seattle puis notre hôtel. Nous pouvons nous coucher vers 7h du matin heure française.
Carnet d'un road trip dans l'Ouest: Canada et États-Unis! (2 mois) English translation pending
Bonjour tout le monde! 🙂
Alors pour la petite histoire, moi c'est Cindy, j'ai vécu pendant un an à Montréal. Mon visa de travail allant expirer, l'aventure se terminait, mais je ne voulais pas repartir en France avant d'avoir profité d'être sur le continent et de pouvoir ainsi réaliser un rêve.. L'ouest nord américain, me voilà!
Pour les détails pratiques: Le voyage à duré en tout 64 jours, de juin à août 2016, nous avons voyagé a la backpacker (c'est pas toujours très pratique un gros sac de 60L 😄) avec une tente et sac de couchage dont on avait besoin pour certaines étapes. Nous avons loué plusieurs voitures car nous n'en n'avions pas toujours besoin quand nous restions dans les villes, de plus notre budget ne nous permettait pas de louer une voiture pour 2 mois. Nous avons toujours loué avec la même compagnie: Enterprise. (Toujours satisfaits!) Pour se rendre d'une ville a l'autre, nous utilisions le bus, notamment la compagnie Greyhound. Autant dire que nous avons beaucoup d'heures de bus a notre actif, je crois que nous sommes devenus experts de ce mode de trajet pas toujours reposant mais bien pratique. Pour la nuit, nous dormions soit en airbnb, soit en couchsurfing, ou en tente dans les parcs nationaux. Nous avons aussi passé 10 jours en HelpX.
La première étape était en avion de Montréal vers Calgary , puis
Calgary -> Banff (jour 1, jour 2: johnston canyon, lac louise & moraine, jour 3: lac peyto& bow, jours 4&5) Banff -> Vancouver (1er jour, 2e, 3e , 4e , 5&6) Vancouver -> Île de Vancouver (arrivée, Tofino, Cathedral Grove) Ile de Vancouver -> Seattle (arrivée, journée découverte) Seattle -> San Francisco (arrivée, jour 3&4, independance day, Silicon Valley& autres) San Francisco -> Los Angeles (Santa Monica, Hollywood Bld, Universal Studios , Farmer's market & Griffith observatory, Venice beach ) Los Angeles -> Las Vegas (mini escale + arrivée Grand Canyon) Las Vegas -> Grand Canyon, Monument Valley, Horseshoe Bend, Page, ... Puis retour quelques jours sur Las Vegas pour le vol retour!
Si ma mémoire est bonne (c'est pas toujours le cas..) on avait réservé la plupart des logements à l'avance, ainsi que les emplacements de camping pour être sûr d'avoir toujours un endroit où dormir. Pour les locations de voiture il n'y a qu'a Banff et Las Vegas où on avait réservé a l'avance, le reste on réservait a la dernière minute car ce n'était pas pour de longues durées. Voilà voilà, j'espère que vous ferez bonne lecture! 😉
Alors pour la petite histoire, moi c'est Cindy, j'ai vécu pendant un an à Montréal. Mon visa de travail allant expirer, l'aventure se terminait, mais je ne voulais pas repartir en France avant d'avoir profité d'être sur le continent et de pouvoir ainsi réaliser un rêve.. L'ouest nord américain, me voilà!
Pour les détails pratiques: Le voyage à duré en tout 64 jours, de juin à août 2016, nous avons voyagé a la backpacker (c'est pas toujours très pratique un gros sac de 60L 😄) avec une tente et sac de couchage dont on avait besoin pour certaines étapes. Nous avons loué plusieurs voitures car nous n'en n'avions pas toujours besoin quand nous restions dans les villes, de plus notre budget ne nous permettait pas de louer une voiture pour 2 mois. Nous avons toujours loué avec la même compagnie: Enterprise. (Toujours satisfaits!) Pour se rendre d'une ville a l'autre, nous utilisions le bus, notamment la compagnie Greyhound. Autant dire que nous avons beaucoup d'heures de bus a notre actif, je crois que nous sommes devenus experts de ce mode de trajet pas toujours reposant mais bien pratique. Pour la nuit, nous dormions soit en airbnb, soit en couchsurfing, ou en tente dans les parcs nationaux. Nous avons aussi passé 10 jours en HelpX.
La première étape était en avion de Montréal vers Calgary , puis
Calgary -> Banff (jour 1, jour 2: johnston canyon, lac louise & moraine, jour 3: lac peyto& bow, jours 4&5) Banff -> Vancouver (1er jour, 2e, 3e , 4e , 5&6) Vancouver -> Île de Vancouver (arrivée, Tofino, Cathedral Grove) Ile de Vancouver -> Seattle (arrivée, journée découverte) Seattle -> San Francisco (arrivée, jour 3&4, independance day, Silicon Valley& autres) San Francisco -> Los Angeles (Santa Monica, Hollywood Bld, Universal Studios , Farmer's market & Griffith observatory, Venice beach ) Los Angeles -> Las Vegas (mini escale + arrivée Grand Canyon) Las Vegas -> Grand Canyon, Monument Valley, Horseshoe Bend, Page, ... Puis retour quelques jours sur Las Vegas pour le vol retour!
Si ma mémoire est bonne (c'est pas toujours le cas..) on avait réservé la plupart des logements à l'avance, ainsi que les emplacements de camping pour être sûr d'avoir toujours un endroit où dormir. Pour les locations de voiture il n'y a qu'a Banff et Las Vegas où on avait réservé a l'avance, le reste on réservait a la dernière minute car ce n'était pas pour de longues durées. Voilà voilà, j'espère que vous ferez bonne lecture! 😉
Notre voyage de noce en Alaska (19 juillet - 16 août) English translation pending
Nous sommes donc rentrés de notre voyage de noce en Alaska et souhaitons faire partager notre expérience d'un road trip d'un mois à travers la Péninsule du Kenai, la vallée Matanuska et le Denali National Park. Nous n'avons pas pu aller au Nord car en un mois ce n'était pas possible de tout concilier, nous n'avons pas non plus fait les îles Aléoutiennes et le Sud Est.
Notre voyage a lieu 1 an et demi après notre retour du Chili e où nous avions mis la barre très haute au niveau des paysages et où nous avions eu beaucoup de chance avec le climat.
Les paysages alaskaiens ne nous ont pas déçus et se sont avérés très différents de ceux de la Patagonie chilienne, nous avons vu beaucoup plus d'animaux mais nous avons été beaucoup moins chanceux avec la météo : sur un mois, nous avons eu quasiment 3 semaines de pluie/brouillard/nuages bas.
Jour 1 : Nice - Anchorage Nous sommes partis de Nice, trois jours après notre mariage avec la compagnie aérienne Lufthansa. Départ très matinal et arrivée à Anchorage à 16H (heure locale) avec 10 heures de décalage horaire et 2 escales (Francfort et Seattle). Attention, il faut récupérer les bagages à Seattle donc prévoir une correspondance en conséquence (nous on avait prévu 1h30 ça passait mais c'était juste). Arrivés à Anchorage, nous récupérons le véhicule loué chez avis (une nissan sentra bien confortable avec un bel espace de rangement pour nos bagages dans le coffre). On file à l'auberge de jeunesse où nous avions réservé notre première nuit. On était tellement fatigué qu'on n'a même pas eu le courage de ressortir et on s'est endormi très rapidement malgré le jour qui ne tombe presque pas ! (2 heures de "nuit claire" au début de notre voyage)
Jour 2 : Anchorage - Girdwood Il fait beau. Nous passons la matinée au Wallmart et au REI (magasin de sport outdoor où nous achetons des recharges coleman pour notre réchaud à gaz, un bear proof container et un pepper spray - ce dernier élément est indispensable si vous prévoyez de randonner en territoire ours). Départ vers Girdwood sur la Seward Highway. Excellents points de vue sur le Turnagain Arm et les montagnes. Nous déjeunons à Bird Point face au Turnagain Arm .
Passage par Indian Meat Valley pour acheter quelques produits alimentaire locaux style saucisse de caribou ou onserve de saumon (on a pas trop été emballé à l'usage). Arrivée à Alyeska et rando "Winner creek trail" (facile et sympa). On continue après les gorges jusqu'au handtram au dessus de Glacier Creek. On plante la tente au camping de Girdwood. Les campings en Alaska sont super, on choisit un emplacement dispo et on paye dans une petite boite au lettre (entre 15 et 20 dollars). Il n'y a presque jamais de douche mais toujours des toilettes et souvent des bears proof containers (et des poubelles anti ours).

Jour 3 : Girdwood - Crow Pass Trail Ce matin, reveil sous la pluie. Nous partons tardivement pour la randonnée de crow pass trail en espérant une amélioration du temps. Belle randonnée de 8 km A/R jusqu'au Crystal Lake (. Au col, le vent souffle et il fait bien froid. On pic nic et on redescend car vu le brouillard ça ne sert à rien de continuer jusqu'à Raven Glacier. Au retour on passe par les vestige d'une ancienne mine d'or. Nuit au camping de Girdwood (il y a un abris en bois pour pic-niquer quand il pleut !)

Jour 4 : Girdwood – Hope Journée pluvieuse. Visite du Alaska Wildlige center (pas prévu au programme mais une bonne activité à faire quand il pleut). On a bien aimé la visite de ce parc animalier (qui n’est pas du tout un zoo mais plutôt un centre où sont récupérés et soignés les animaux malades). On a vu de très près des caribous, des élans, des renards, des lynxs, des bisons, des porcs-épics, des cerfs, des daims de Sitka, des bœufs musqués, des ours bruns et des ours noirs. Ça nous a appris à connaître les différentes espèces présentes en Alaska afin de mieux les reconnaitre plus tard. On reprend ensuite la route (toujours sous la pluie) vers Whittier. Vu le temps, on renonce à la randonnée jusqu'à Portage Glacier. On n’a pas vu grand-chose de la ville à part l’excellent Swiftwater seafood cafe (fish and chips de Halibut). C'est un peu dommage, me direz-vous, de payer le tunnel pour juste aller manger un bout au resto, c'est clair ... On continue vers Hope. Nuit en cabine rustique donnant sur la rivière (Discovery cabins) et repas au Seaview café (super ambiance, bières locales et bons burgers).
Jour 5 : Hope - Canyoning sur la Sixmiles Creek
Belles éclaircies. Petite visite de Hope et de ses mignonnes petites cabanes en bois. Nous nous attardons à observer les nombreux pêcheurs sur la Resurrection Creek et promenade au bord du Turnagain Arm (dans des herbiers bien marécageux). On a réservé une après-midi de rafting avec NovaRiver sur la Six Miles Creek. L'équipement fourni est super (combinaison étanche car l'eau est très froide). Petit entraînement en rivière pour vérifier si on arrive à nager dans le courant (en cas de chute) et départ pour les 3 canyons où les rapides vont crescendo de classe 3 à classe 5 ! Super expérience et jolis paysages . On ne regrette vraiment pas.
Le soir on profite du beau temps pour retourner à Portage et on randonne jusqu'à Byron Glacier (rando facile et jolis paysages). On termine la soirée au bord du lac Portage avec un très bel éclairage sur le glacier du même nom. On monte notre tente au camping Tenderfoot sur la Seward Highway à 22H30 avec le jour !


Jour 6 : Seward Jolis paysages sur la Seward Highway malgré la pluie. On tente d’aller jusqu’à Exit glacier pour faire une randonnée mais la météo est vraiment mauvaise on renonce. On fait le Coastal Trail au départ de Lowell Point. Après un passage dans une belle forêt d’épicéas (spruce), on arrive Tonsina Creek où on voit plein de saumons. On continue le long de la mer on voit plusieurs bald eagle et des loutres mais on doit faire demi-tour à cause de la marée montante. Déception de débutants : on aurait vraiment dû regarder les tables de marée car cette randonnée est très sympa, même sous la pluie. Par beau temps, on doit probablement avoir un très bel aperçu des fjords de Resurection Bay. Camping à Seward au bord de la mer (avec le spectacles des loutres). Repas du soir à la Seward Brewery Company : excellentes bières locales, délicieux burgers et playlist rock (notre coup de cœur).

Jour 7 : Seward Pluie toute la journée. Visite du Sealife Center (notre plan B en cas de pluie) très intéressant : phoques, lions de mer, nombreux oiseaux (dont macareux). Assez utiles pour repérer plus tard les différentes espèces dans la nature. On visite ensuite le port puis on randonne autour de bear Lake. Nombreux saumons qui sautent dans la rivière un peu avant bear lake (indiqué dans le Milepost). On a croisé (de beaucoup trop près) une maman ours et ses bébés tout près du lac. Une bonne dose de panique mais plus de peur que de mal. Nuit au camping de Seward.


Jour 1 : Nice - Anchorage Nous sommes partis de Nice, trois jours après notre mariage avec la compagnie aérienne Lufthansa. Départ très matinal et arrivée à Anchorage à 16H (heure locale) avec 10 heures de décalage horaire et 2 escales (Francfort et Seattle). Attention, il faut récupérer les bagages à Seattle donc prévoir une correspondance en conséquence (nous on avait prévu 1h30 ça passait mais c'était juste). Arrivés à Anchorage, nous récupérons le véhicule loué chez avis (une nissan sentra bien confortable avec un bel espace de rangement pour nos bagages dans le coffre). On file à l'auberge de jeunesse où nous avions réservé notre première nuit. On était tellement fatigué qu'on n'a même pas eu le courage de ressortir et on s'est endormi très rapidement malgré le jour qui ne tombe presque pas ! (2 heures de "nuit claire" au début de notre voyage)
Jour 2 : Anchorage - Girdwood Il fait beau. Nous passons la matinée au Wallmart et au REI (magasin de sport outdoor où nous achetons des recharges coleman pour notre réchaud à gaz, un bear proof container et un pepper spray - ce dernier élément est indispensable si vous prévoyez de randonner en territoire ours). Départ vers Girdwood sur la Seward Highway. Excellents points de vue sur le Turnagain Arm et les montagnes. Nous déjeunons à Bird Point face au Turnagain Arm .
Passage par Indian Meat Valley pour acheter quelques produits alimentaire locaux style saucisse de caribou ou onserve de saumon (on a pas trop été emballé à l'usage). Arrivée à Alyeska et rando "Winner creek trail" (facile et sympa). On continue après les gorges jusqu'au handtram au dessus de Glacier Creek. On plante la tente au camping de Girdwood. Les campings en Alaska sont super, on choisit un emplacement dispo et on paye dans une petite boite au lettre (entre 15 et 20 dollars). Il n'y a presque jamais de douche mais toujours des toilettes et souvent des bears proof containers (et des poubelles anti ours).

Jour 3 : Girdwood - Crow Pass Trail Ce matin, reveil sous la pluie. Nous partons tardivement pour la randonnée de crow pass trail en espérant une amélioration du temps. Belle randonnée de 8 km A/R jusqu'au Crystal Lake (. Au col, le vent souffle et il fait bien froid. On pic nic et on redescend car vu le brouillard ça ne sert à rien de continuer jusqu'à Raven Glacier. Au retour on passe par les vestige d'une ancienne mine d'or. Nuit au camping de Girdwood (il y a un abris en bois pour pic-niquer quand il pleut !)

Jour 4 : Girdwood – Hope Journée pluvieuse. Visite du Alaska Wildlige center (pas prévu au programme mais une bonne activité à faire quand il pleut). On a bien aimé la visite de ce parc animalier (qui n’est pas du tout un zoo mais plutôt un centre où sont récupérés et soignés les animaux malades). On a vu de très près des caribous, des élans, des renards, des lynxs, des bisons, des porcs-épics, des cerfs, des daims de Sitka, des bœufs musqués, des ours bruns et des ours noirs. Ça nous a appris à connaître les différentes espèces présentes en Alaska afin de mieux les reconnaitre plus tard. On reprend ensuite la route (toujours sous la pluie) vers Whittier. Vu le temps, on renonce à la randonnée jusqu'à Portage Glacier. On n’a pas vu grand-chose de la ville à part l’excellent Swiftwater seafood cafe (fish and chips de Halibut). C'est un peu dommage, me direz-vous, de payer le tunnel pour juste aller manger un bout au resto, c'est clair ... On continue vers Hope. Nuit en cabine rustique donnant sur la rivière (Discovery cabins) et repas au Seaview café (super ambiance, bières locales et bons burgers).

Jour 5 : Hope - Canyoning sur la Sixmiles Creek
Belles éclaircies. Petite visite de Hope et de ses mignonnes petites cabanes en bois. Nous nous attardons à observer les nombreux pêcheurs sur la Resurrection Creek et promenade au bord du Turnagain Arm (dans des herbiers bien marécageux). On a réservé une après-midi de rafting avec NovaRiver sur la Six Miles Creek. L'équipement fourni est super (combinaison étanche car l'eau est très froide). Petit entraînement en rivière pour vérifier si on arrive à nager dans le courant (en cas de chute) et départ pour les 3 canyons où les rapides vont crescendo de classe 3 à classe 5 ! Super expérience et jolis paysages . On ne regrette vraiment pas.
Le soir on profite du beau temps pour retourner à Portage et on randonne jusqu'à Byron Glacier (rando facile et jolis paysages). On termine la soirée au bord du lac Portage avec un très bel éclairage sur le glacier du même nom. On monte notre tente au camping Tenderfoot sur la Seward Highway à 22H30 avec le jour !


Jour 6 : Seward Jolis paysages sur la Seward Highway malgré la pluie. On tente d’aller jusqu’à Exit glacier pour faire une randonnée mais la météo est vraiment mauvaise on renonce. On fait le Coastal Trail au départ de Lowell Point. Après un passage dans une belle forêt d’épicéas (spruce), on arrive Tonsina Creek où on voit plein de saumons. On continue le long de la mer on voit plusieurs bald eagle et des loutres mais on doit faire demi-tour à cause de la marée montante. Déception de débutants : on aurait vraiment dû regarder les tables de marée car cette randonnée est très sympa, même sous la pluie. Par beau temps, on doit probablement avoir un très bel aperçu des fjords de Resurection Bay. Camping à Seward au bord de la mer (avec le spectacles des loutres). Repas du soir à la Seward Brewery Company : excellentes bières locales, délicieux burgers et playlist rock (notre coup de cœur).

Jour 7 : Seward Pluie toute la journée. Visite du Sealife Center (notre plan B en cas de pluie) très intéressant : phoques, lions de mer, nombreux oiseaux (dont macareux). Assez utiles pour repérer plus tard les différentes espèces dans la nature. On visite ensuite le port puis on randonne autour de bear Lake. Nombreux saumons qui sautent dans la rivière un peu avant bear lake (indiqué dans le Milepost). On a croisé (de beaucoup trop près) une maman ours et ses bébés tout près du lac. Une bonne dose de panique mais plus de peur que de mal. Nuit au camping de Seward.


La Norvège c'est top, la croisière c'est flop (19 au 30 mai 2016) English translation pending
Bonjour,
Je reviens d'une croisière au Cap Nord avec MSC intitulée "soleil de minuit et fjords" qui s'est déroulée du 19 au 30 mai 2016 au départ de Hambourg. Ceci est un bref compte-rendu du déroulé de la croisière, suivi d'une discussion sur les mérites et les limites de cette formule de voyage en général et pour découvrir la Norvège en particulier. J'expliquerai en conclusion pourquoi je ne referai sans doute jamais de croisière.
NB n'étant pas expérimenté dans l'écriture de messages sur ce forum, vous trouverez un échantillon de photos du voyage en fin de message. Vous verrez à quel point la Norvège est un beau pays.
19 mai Embarquement Hambourg Nous n'avons pas pris le transfert MSC (onéreux) et préférer prendre des vols Air France par nous même, mais tout bien réfléchi, j'aurais du prendre une nuit d'hôtel en route (du côté de Wüppertal) et joindre Hambourg en voiture. La croisière s'embarque au terminal de Steinwerden, desservi par les corbeaux, loin au sud de Hambourg.
20 mai, navigation en mer, RAS
21 mai, escale à Aalesund, une ville très chouette construite sur un archipel.
22 mai, journée de navigation, nous franchissons le cercle polaire et avons notre seul aperçu du soleil de minuit depuis le pont, en effet, une perturbation nous empêchera de l'admirer le lendemain depuis le cap nord.
23 mai, nous arrivons enfin au port de Hoenningsvaag, non sans avoir préalablement doublé le fameux Cap Nord (lat. 71°10'N) sous le soleil. Le transfert au Cap Nord pour admirer le soleil de minuit est un fiasco, le temps s'est couvert, le plafond nuageux s'est abaissé à moins de 200 mètres d'altitude, et nous nous retrouvons sur le fameux site avec moins de 3 mètres de visibilité...
24 mai, escale à Tromsoe, pluie et pagaille pour l'embarquement dans le bateau au terme de l'excursion...
25 mai, navigation, RAS
26 mai, escale à Molde et excursion vers l'Atlanterhavsveien sous un soleil radieux.
27 mai, Geirangerfjord, site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, très chanceux d'avoir gardé un soleil radieux toute cette journée. Incontestablement, cette navigation a marqué l'apogée de ce voyage.
J'ai particulièrement apprécié la cascade des Sept Sœurs que j'ai longuement et patiemment contemplée le matin dans la remontée du fjord jusqu'à capter ces moments magiques où le soleil à 180° révèle l'arc en ciel. On dit que les trolls ont caché un trésor à la base de l'arc en ciel... 😉
Au fond du fjord, nous avons eu droit à une excursion en autocar qui a consisté à nous monter aux deux panoramas routiers qui surplombent le fjord, sur l'Oerneveien à l'ouest et sur la route à l'est, d'où la carte postale du fjord avec notre paquebot au fond.
28 mai escale à Bergen, excursion qui commence bien au Bryggen sous un pâle soleil, mais qui se termine en fiasco, le bateau prévu est tombé en panne et nous sommes rapatriés sur la ville en autocar. J'attends toujours le remboursement de 50% promis par la compagnie MSC...
29 mai, navigation en mer, RAS
30 mai Hambourg, pour ne plus galérer avec nos grosses valises dans Hambourg entre l'aéroport et le terminal maritime de Steinwerder, nous avions pris l'excursion/transfert Hambourg qui nous a valu un tour panoramique très classique de la ville.
Conclusion, la Norvège c'est TOP! 😎... mais...
On a pas vu grand chose, en 11 jours, 6 petites escales, et maigres excursions en bus de 2 à 4h, avec à chaque fois 2 ou 3 arrêts de 15 minutes à 30 minutes sur chaque site, nous n'avons rencontré aucun Norvégien en dehors des vendeurs des boutiques de souvenir. En fait, nous avons passé le plus clair de notre temps à bord du paquebot, en compagnie de 4300 autres pélerins, 50% d'Allemands, âge médian 70 ans.
Il existe deux archétypes des vacances, la villégiature consiste à se poser quelque part et à se reposer. Issue de la tradition aristocratique de la résidence d'été, c'est la forme de tourisme la plus populaire. Au 20e siècle, le Club Med et ses épigones ont acclimaté cette formule de vacances-séjour à des contrées éloignées, introduisant une certaine forme d'industrialisation de cette forme de tourisme. Je devine que le succès actuel des croisières tient en partie à ce qu'elles ont été capables d'industrialiser encore davantage la formule du village vacances tout en vendant des visites dans différentes régions issues de la formule circuit. Le circuit est en effet le 2e grand type de vacances. Il découle de l'archétype du "grand tour" initié par les fils de l'aristocratie britannique au 18e siècle. Il s'agissait d'un voyage initiatique sur les traces du patrimoine et de la culture classique en France et en Italie destiné à parfaire l'éducation de ces jeunes aristocrates (et à les déniaiser au passage sans que cela risque de compromettre l'honneur des jeunes filles de bonne famille) 😉. Le 20è siècle a vu l'industrialisation de cette formule avec le circuit organisé. Le coup de génie de l'industrie de la croisière est d'avoir combiné le Club Med et le circuit organisé, on ne porte plus les valises, c'est l'hôtel flottant qui s'en charge, et on se déplace de site remarquable en site remarquable pour avoir un aperçu des régions visitées. En attendant, la croisière s'amuse, animations, activités sportives, bars, restaurants (on bouffe à toute heure), spectacles, dîners costumés, soirées dansantes, etc... Tout est proposé pour occuper 4300 clients qui autrement s'emm... 😮 copieusement dans les longues heures de navigation.
Voilà le décor. Maintenant, l'expérience. Trois choses essentielles à savoir : 1. La tarification est assez opaque. Prévoyez un budget double de celui qui est affiché à la réservation. Je me suis laissé allécher par une pub sur le site AB Croisières à moins de 800 € par personne le 03 janvier. Je réserve et d'entrée de jeu, le conseiller AB Croisière me contacte et m'explique que ce tarif n'est plus disponible, le site n'a pas été bien mis à jour, mais il me propose une formule de substitution, un poil plus chère, mais avec une meilleure cabine (balcon) et un "forfait" boissons "cheers" durant les déjeuners (en fait je découvrirai durant le voyage que ce n'est absolument pas une ristourne mais un forfait de dépenses maximales si vous voulez vous saoûler). Groumph! j'aurais dû jeter l'éponge, mais j'ai vraiment envie d'aller admirer le soleil de minuit, et cette année est la seule où j'ai l'opportunité de prendre un congé en mai, l'occasion ne se reproduira pas, j'accepte, bilan, 2465 € croisière sèche sans le pré-et le post acheminement avec une assurance annulation, on ne sait jamais que qui peut nous arriver entre janvier et mai. J'ajoute un vol Air France aller-retour CDG-HAM avec assurance annulation 280 €. Mais ce n'est pas tout,
Le voyage nous aura coûté 4300 € sans compter les souvenirs. En effet, il a fallu ajouter les frais de pré et post acheminement à l'aéroport, les frais de transport pour rallier Steinwerder (S-Banh + Taxi) à Hambourg et 200 € de frais de parking à Roissy-CDG 🤪 ! Dans le bateau, nous avons payé une facture complémentaire de 1015 € pour les excursions (950 €), l'Internet, les boissons (café, eau minérale et 2 misérables vers de vin), 1 coiffeur et de menus souvenirs. Nous avons résisté à la plupart des tentations, les boissons alcoolisées et les sodas sont hors de prix, de même que le spa, le sauna et le hammam, sans parler des massages. Tout à bord est en supplément, même la buanderie à 50 €! Ces bateaux sont une pompe à fric qui servent à plumer consciencieusement leur clientèle captive tant qu'elle est à bord. N'oublions pas pour finir, 9 € de "frais de service" par personne et par jour qui apparaissent sur la facture en remplacement de la tradition des pourboires, soit 200 € au final pour 2 personnes sur l'ensemble de la croisière. 2. L'essentiel du voyage est une forme de "Club Med" flottant. Si vous aimez le cours de Zumba de 10h et si faire la chenille sur l'air du "Petit bonhomme en mousse" avec cotillons et langues de belle-mère à 22h quand vous serez bien imbibés d'alcool peut vous amuser, alors cette formule de voyage peut vous plaire. Si comme moi vous trouvez cela pathétique, alors abstenez vous de faire une croisière. Des artistes de 3e zone assurent des spectacles médiocres, les conférences sont assurées par une gentille mamy qui en sait moins que le guide "Lonely Planet" et vous passe un diaporama de photos pompées sur Internet. Quand aux restaus assis, aux dîners de galas en costard et au bal du capitaine, je ne peux pas en parler, nous n'avons même pas essayé, et n'avions de toute façon pas mis de smoking dans la valise... C'est la grande leçon de ce voyage où j'ai passé des heures à lire dans ma cabine (un des rares endroits silencieux dans le bateau) et à faire des réussites sur ma tablette. 3. Quand on trimballe 4300 pèlerins, la gestion des flux nécessite une logistique irréprochable, et quand ça coince, c'est vite la pagaille. Les pires moments de la croisière ont été pour moi les buffets de petit déjeuner et de dîner à l'heure de pointe, bousculade éhontée aux différents comptoirs, vacarme de hall de gare aggravé par une musique d'ascenseur omniprésente. Au passage, mentionnons que la bouffe est archi-salée, sans doute pour pousser la clientèle à consommer des boissons payantes... Enfin, la promiscuité avec 5500 personnes (en comptant l'équipage) cela se paye comptant, ma femme puis moi-même avons contracté un méchant virus ORL qui nous a couché sur le flanc une semaine... Quand nous avons quitté le bateau, nous avons constatait que la croisière s'était amusée peut-être, mais qu'elle toussait aussi beaucoup...
Quelques points-forts pour la croisière tout de même. Je ne voudrai pas de méprise, j'ai beau ne PAS être sociable, je n'ai pas un esprit hyper-critique, beaucoup de choses trouvent grâce à mes yeux en temps ordinaire. Le service de cabine est attentionné et irréprochable, le personnel est souriant (mais la réception n'est pas très efficace et les files d'attente très longues), la cabine est confortable...
Je rappelle enfin (mais je l'ai déjà écrit) que la partie "circuit organisé" du voyage offre un très mauvais rapport qualité-prix, et j'ai terminé de dresser le portrait de ce qui a été pour moi un fiasco majeur, le pire que j'ai jamais connu sur les 20 voyages que j'ai entrepris ces 10 dernières années. Comme je l'ai indiqué en introduction, je suis un adepte du Roadtrip individuel, dont la préparation est une part importante du plaisir qu'il procure. J'ai visité à peu près toute l'Europe occidentale et centrale, ainsi qu'une grande partie des États-Unis d'Amérique et du Canada par ce moyen. J'ai eu un accès de faiblesse en prenant cette croisière. Maintenant que j'ai testé, je sais que cette formule de voyage ne me convient pas. Il m'a semblé utile de partager cette expérience sur ce forum pour que des gens qui n'ont jamais fait de croisière et hésitent encore sachent à quoi s'attendre. Je pense que les croisières sont adaptés à des voyageurs à l'esprit sociable qui ne veulent s'occuper de rien organiser et qui ont surtout envie de s'amuser en société avec des inconnus. Pour des voyageurs à l'esprit indépendant qui aiment organiser leur propre voyage, veulent vraiment découvrir leur destination et rencontrer ses habitants, la croisière n'est pas du tout une formule appropriée. Pour terminer sur une note positive, un mot sur la Norvège, c'est magnifique, j'y retournerai certainement... en indépendant !
Voici un aperçu de ce voyage;

Hambourg

Premier aperçu de la Norvège

Aalesund
Aalesund
Soleil de minuit
Cap Nord à midi
Cap Nord à minuit
Troms
Troms
Cathédrale Arctique, Tromsoe
Moere og Romsdal
Atlanterhavsveien

Bud

Molde

Geirangerfjord (matin)
Hellesylt
Geirangerfjord
Cascade des sept soeurs
zoom sur l'arc-en-ciel
panorama de l'Oerneveien
Je reviens d'une croisière au Cap Nord avec MSC intitulée "soleil de minuit et fjords" qui s'est déroulée du 19 au 30 mai 2016 au départ de Hambourg. Ceci est un bref compte-rendu du déroulé de la croisière, suivi d'une discussion sur les mérites et les limites de cette formule de voyage en général et pour découvrir la Norvège en particulier. J'expliquerai en conclusion pourquoi je ne referai sans doute jamais de croisière.
NB n'étant pas expérimenté dans l'écriture de messages sur ce forum, vous trouverez un échantillon de photos du voyage en fin de message. Vous verrez à quel point la Norvège est un beau pays.
19 mai Embarquement Hambourg Nous n'avons pas pris le transfert MSC (onéreux) et préférer prendre des vols Air France par nous même, mais tout bien réfléchi, j'aurais du prendre une nuit d'hôtel en route (du côté de Wüppertal) et joindre Hambourg en voiture. La croisière s'embarque au terminal de Steinwerden, desservi par les corbeaux, loin au sud de Hambourg.
20 mai, navigation en mer, RAS
21 mai, escale à Aalesund, une ville très chouette construite sur un archipel.
22 mai, journée de navigation, nous franchissons le cercle polaire et avons notre seul aperçu du soleil de minuit depuis le pont, en effet, une perturbation nous empêchera de l'admirer le lendemain depuis le cap nord.
23 mai, nous arrivons enfin au port de Hoenningsvaag, non sans avoir préalablement doublé le fameux Cap Nord (lat. 71°10'N) sous le soleil. Le transfert au Cap Nord pour admirer le soleil de minuit est un fiasco, le temps s'est couvert, le plafond nuageux s'est abaissé à moins de 200 mètres d'altitude, et nous nous retrouvons sur le fameux site avec moins de 3 mètres de visibilité...
24 mai, escale à Tromsoe, pluie et pagaille pour l'embarquement dans le bateau au terme de l'excursion...
25 mai, navigation, RAS
26 mai, escale à Molde et excursion vers l'Atlanterhavsveien sous un soleil radieux.
27 mai, Geirangerfjord, site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, très chanceux d'avoir gardé un soleil radieux toute cette journée. Incontestablement, cette navigation a marqué l'apogée de ce voyage.
J'ai particulièrement apprécié la cascade des Sept Sœurs que j'ai longuement et patiemment contemplée le matin dans la remontée du fjord jusqu'à capter ces moments magiques où le soleil à 180° révèle l'arc en ciel. On dit que les trolls ont caché un trésor à la base de l'arc en ciel... 😉
Au fond du fjord, nous avons eu droit à une excursion en autocar qui a consisté à nous monter aux deux panoramas routiers qui surplombent le fjord, sur l'Oerneveien à l'ouest et sur la route à l'est, d'où la carte postale du fjord avec notre paquebot au fond.
28 mai escale à Bergen, excursion qui commence bien au Bryggen sous un pâle soleil, mais qui se termine en fiasco, le bateau prévu est tombé en panne et nous sommes rapatriés sur la ville en autocar. J'attends toujours le remboursement de 50% promis par la compagnie MSC...
29 mai, navigation en mer, RAS
30 mai Hambourg, pour ne plus galérer avec nos grosses valises dans Hambourg entre l'aéroport et le terminal maritime de Steinwerder, nous avions pris l'excursion/transfert Hambourg qui nous a valu un tour panoramique très classique de la ville.
Conclusion, la Norvège c'est TOP! 😎... mais...
On a pas vu grand chose, en 11 jours, 6 petites escales, et maigres excursions en bus de 2 à 4h, avec à chaque fois 2 ou 3 arrêts de 15 minutes à 30 minutes sur chaque site, nous n'avons rencontré aucun Norvégien en dehors des vendeurs des boutiques de souvenir. En fait, nous avons passé le plus clair de notre temps à bord du paquebot, en compagnie de 4300 autres pélerins, 50% d'Allemands, âge médian 70 ans.
Il existe deux archétypes des vacances, la villégiature consiste à se poser quelque part et à se reposer. Issue de la tradition aristocratique de la résidence d'été, c'est la forme de tourisme la plus populaire. Au 20e siècle, le Club Med et ses épigones ont acclimaté cette formule de vacances-séjour à des contrées éloignées, introduisant une certaine forme d'industrialisation de cette forme de tourisme. Je devine que le succès actuel des croisières tient en partie à ce qu'elles ont été capables d'industrialiser encore davantage la formule du village vacances tout en vendant des visites dans différentes régions issues de la formule circuit. Le circuit est en effet le 2e grand type de vacances. Il découle de l'archétype du "grand tour" initié par les fils de l'aristocratie britannique au 18e siècle. Il s'agissait d'un voyage initiatique sur les traces du patrimoine et de la culture classique en France et en Italie destiné à parfaire l'éducation de ces jeunes aristocrates (et à les déniaiser au passage sans que cela risque de compromettre l'honneur des jeunes filles de bonne famille) 😉. Le 20è siècle a vu l'industrialisation de cette formule avec le circuit organisé. Le coup de génie de l'industrie de la croisière est d'avoir combiné le Club Med et le circuit organisé, on ne porte plus les valises, c'est l'hôtel flottant qui s'en charge, et on se déplace de site remarquable en site remarquable pour avoir un aperçu des régions visitées. En attendant, la croisière s'amuse, animations, activités sportives, bars, restaurants (on bouffe à toute heure), spectacles, dîners costumés, soirées dansantes, etc... Tout est proposé pour occuper 4300 clients qui autrement s'emm... 😮 copieusement dans les longues heures de navigation.
Voilà le décor. Maintenant, l'expérience. Trois choses essentielles à savoir : 1. La tarification est assez opaque. Prévoyez un budget double de celui qui est affiché à la réservation. Je me suis laissé allécher par une pub sur le site AB Croisières à moins de 800 € par personne le 03 janvier. Je réserve et d'entrée de jeu, le conseiller AB Croisière me contacte et m'explique que ce tarif n'est plus disponible, le site n'a pas été bien mis à jour, mais il me propose une formule de substitution, un poil plus chère, mais avec une meilleure cabine (balcon) et un "forfait" boissons "cheers" durant les déjeuners (en fait je découvrirai durant le voyage que ce n'est absolument pas une ristourne mais un forfait de dépenses maximales si vous voulez vous saoûler). Groumph! j'aurais dû jeter l'éponge, mais j'ai vraiment envie d'aller admirer le soleil de minuit, et cette année est la seule où j'ai l'opportunité de prendre un congé en mai, l'occasion ne se reproduira pas, j'accepte, bilan, 2465 € croisière sèche sans le pré-et le post acheminement avec une assurance annulation, on ne sait jamais que qui peut nous arriver entre janvier et mai. J'ajoute un vol Air France aller-retour CDG-HAM avec assurance annulation 280 €. Mais ce n'est pas tout,
Le voyage nous aura coûté 4300 € sans compter les souvenirs. En effet, il a fallu ajouter les frais de pré et post acheminement à l'aéroport, les frais de transport pour rallier Steinwerder (S-Banh + Taxi) à Hambourg et 200 € de frais de parking à Roissy-CDG 🤪 ! Dans le bateau, nous avons payé une facture complémentaire de 1015 € pour les excursions (950 €), l'Internet, les boissons (café, eau minérale et 2 misérables vers de vin), 1 coiffeur et de menus souvenirs. Nous avons résisté à la plupart des tentations, les boissons alcoolisées et les sodas sont hors de prix, de même que le spa, le sauna et le hammam, sans parler des massages. Tout à bord est en supplément, même la buanderie à 50 €! Ces bateaux sont une pompe à fric qui servent à plumer consciencieusement leur clientèle captive tant qu'elle est à bord. N'oublions pas pour finir, 9 € de "frais de service" par personne et par jour qui apparaissent sur la facture en remplacement de la tradition des pourboires, soit 200 € au final pour 2 personnes sur l'ensemble de la croisière. 2. L'essentiel du voyage est une forme de "Club Med" flottant. Si vous aimez le cours de Zumba de 10h et si faire la chenille sur l'air du "Petit bonhomme en mousse" avec cotillons et langues de belle-mère à 22h quand vous serez bien imbibés d'alcool peut vous amuser, alors cette formule de voyage peut vous plaire. Si comme moi vous trouvez cela pathétique, alors abstenez vous de faire une croisière. Des artistes de 3e zone assurent des spectacles médiocres, les conférences sont assurées par une gentille mamy qui en sait moins que le guide "Lonely Planet" et vous passe un diaporama de photos pompées sur Internet. Quand aux restaus assis, aux dîners de galas en costard et au bal du capitaine, je ne peux pas en parler, nous n'avons même pas essayé, et n'avions de toute façon pas mis de smoking dans la valise... C'est la grande leçon de ce voyage où j'ai passé des heures à lire dans ma cabine (un des rares endroits silencieux dans le bateau) et à faire des réussites sur ma tablette. 3. Quand on trimballe 4300 pèlerins, la gestion des flux nécessite une logistique irréprochable, et quand ça coince, c'est vite la pagaille. Les pires moments de la croisière ont été pour moi les buffets de petit déjeuner et de dîner à l'heure de pointe, bousculade éhontée aux différents comptoirs, vacarme de hall de gare aggravé par une musique d'ascenseur omniprésente. Au passage, mentionnons que la bouffe est archi-salée, sans doute pour pousser la clientèle à consommer des boissons payantes... Enfin, la promiscuité avec 5500 personnes (en comptant l'équipage) cela se paye comptant, ma femme puis moi-même avons contracté un méchant virus ORL qui nous a couché sur le flanc une semaine... Quand nous avons quitté le bateau, nous avons constatait que la croisière s'était amusée peut-être, mais qu'elle toussait aussi beaucoup...
Quelques points-forts pour la croisière tout de même. Je ne voudrai pas de méprise, j'ai beau ne PAS être sociable, je n'ai pas un esprit hyper-critique, beaucoup de choses trouvent grâce à mes yeux en temps ordinaire. Le service de cabine est attentionné et irréprochable, le personnel est souriant (mais la réception n'est pas très efficace et les files d'attente très longues), la cabine est confortable...
Je rappelle enfin (mais je l'ai déjà écrit) que la partie "circuit organisé" du voyage offre un très mauvais rapport qualité-prix, et j'ai terminé de dresser le portrait de ce qui a été pour moi un fiasco majeur, le pire que j'ai jamais connu sur les 20 voyages que j'ai entrepris ces 10 dernières années. Comme je l'ai indiqué en introduction, je suis un adepte du Roadtrip individuel, dont la préparation est une part importante du plaisir qu'il procure. J'ai visité à peu près toute l'Europe occidentale et centrale, ainsi qu'une grande partie des États-Unis d'Amérique et du Canada par ce moyen. J'ai eu un accès de faiblesse en prenant cette croisière. Maintenant que j'ai testé, je sais que cette formule de voyage ne me convient pas. Il m'a semblé utile de partager cette expérience sur ce forum pour que des gens qui n'ont jamais fait de croisière et hésitent encore sachent à quoi s'attendre. Je pense que les croisières sont adaptés à des voyageurs à l'esprit sociable qui ne veulent s'occuper de rien organiser et qui ont surtout envie de s'amuser en société avec des inconnus. Pour des voyageurs à l'esprit indépendant qui aiment organiser leur propre voyage, veulent vraiment découvrir leur destination et rencontrer ses habitants, la croisière n'est pas du tout une formule appropriée. Pour terminer sur une note positive, un mot sur la Norvège, c'est magnifique, j'y retournerai certainement... en indépendant !
Voici un aperçu de ce voyage;

Hambourg

Premier aperçu de la Norvège

Aalesund
Aalesund
Soleil de minuit
Cap Nord à midi
Cap Nord à minuit
Troms
Troms
Cathédrale Arctique, Tromsoe
Moere og Romsdal
Atlanterhavsveien
Bud

Molde

Geirangerfjord (matin)
Hellesylt
Geirangerfjord
Cascade des sept soeurs
zoom sur l'arc-en-ciel
panorama de l'Oerneveien