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Circuit en Floride en mars 2014 English translation pending
Bonjour,
Nous avons prévu avec mon conjoint de passer 2 semaines 1/2 en Floride en mars prochain. Pour l'instant, nous avons seulement réservé nos vols directs Paris-Miami aller-retour. Nous allons également réserver une voiture pour tout notre séjour. Nous avons esquissé un premier parcours que j'aimerais vous soumettre pour avis. N'hésitez pas à nous faire part de toutes vos remarques !!!
Jeudi 13/03 : arrivée à Miami - 1ère découverte de la ville Vendredi 14/03 : visite de Miami le matin et trajet vers le parc national des Everglades l'après-midi Samedi 15/03 : visite du parc national des Everglades et trajet vers Naples l'après-midi Dimanche 16/03 : visites de Naples, Sarasota et St Petersburg Lundi 17/03 : trajet vers Tampa et visite de la ville Mardi 18/03 : Tampa le matin et trajet vers Orlando l'après-midi Mercredi 19/03 : Orlando / parcs d'attraction et shopping Jeudi 20/03 : Orlando / parcs d'attraction et shopping Vendredi 21/03 : Orlando / parcs d'attraction et shopping Samedi 22/03 : visite de Cap Canaveral (Kennedy space center) et Cocoa Beach Dimanche 23/03 : Palm Beach Lundi 24/03 : Palm Beach et trajet vers Fort Lauderdale - Visite de la ville et shopping Mardi 25/03 : trajet vers Key West et visite de la ville Mercredi 26/03 : Key West Jeudi 27/03 : Key West puis trajet vers Miami l'après-midi Vendredi 28/03 : Miami Samedi 29/03 : Miami Dimanche 30/03 : retour sur Paris
Est-ce que ces étapes vous semblent équilibrées ? Le cas échéant, quelles modifications y apporteriez-vous ?
Merci et bonnes fêtes de fin d'année ! Hestia
Nous avons prévu avec mon conjoint de passer 2 semaines 1/2 en Floride en mars prochain. Pour l'instant, nous avons seulement réservé nos vols directs Paris-Miami aller-retour. Nous allons également réserver une voiture pour tout notre séjour. Nous avons esquissé un premier parcours que j'aimerais vous soumettre pour avis. N'hésitez pas à nous faire part de toutes vos remarques !!!
Jeudi 13/03 : arrivée à Miami - 1ère découverte de la ville Vendredi 14/03 : visite de Miami le matin et trajet vers le parc national des Everglades l'après-midi Samedi 15/03 : visite du parc national des Everglades et trajet vers Naples l'après-midi Dimanche 16/03 : visites de Naples, Sarasota et St Petersburg Lundi 17/03 : trajet vers Tampa et visite de la ville Mardi 18/03 : Tampa le matin et trajet vers Orlando l'après-midi Mercredi 19/03 : Orlando / parcs d'attraction et shopping Jeudi 20/03 : Orlando / parcs d'attraction et shopping Vendredi 21/03 : Orlando / parcs d'attraction et shopping Samedi 22/03 : visite de Cap Canaveral (Kennedy space center) et Cocoa Beach Dimanche 23/03 : Palm Beach Lundi 24/03 : Palm Beach et trajet vers Fort Lauderdale - Visite de la ville et shopping Mardi 25/03 : trajet vers Key West et visite de la ville Mercredi 26/03 : Key West Jeudi 27/03 : Key West puis trajet vers Miami l'après-midi Vendredi 28/03 : Miami Samedi 29/03 : Miami Dimanche 30/03 : retour sur Paris
Est-ce que ces étapes vous semblent équilibrées ? Le cas échéant, quelles modifications y apporteriez-vous ?
Merci et bonnes fêtes de fin d'année ! Hestia
Itinéraire 20 jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Me voilà en train de préparer un futur (peut-être!) voyage pour juillet/août 2013. Il ne s'agit que d'un 1er jet, comme rien n'est sûr... Selon les compagnies aériennes également, il sera peut-être envisageable de faire un trajet démarrant de SF et se terminant par LA. Puisque les distances sont immenses, pouvez-vous me dire si ce voyage est faisable, sans courir, sans passer son temps dans la bagnole? Sachant qu'on est de bons marcheurs et qu'on aime les randos...
J1 : Paris-SF
J2 : SF
J3 : SF
J4 : SF
J5 : SF-Yosemite (vers El portal, Mariposa Grove etc).
J6 : Yosemite (traversée du parc jusqu'à Mammoth Lake?)
J7 : Yosemite-LA
J8 : LA
J9 : LA
J10 : LA-Grand Canyon
J11 : Grand Canyon
J12 : Grand Canyon-Monument Valley
J13 : MV-Page
J14 : Page (Antelope canyon)-Bryce
J15 : Bryce
J16 : Bryce-Zion
J17 : Zion
J18 : Zion (Valley of fire?)-LV
J19 : LV
J20 : LV-Paris.
Egalement, quel budget envisager? On part à deux ; niveau logement, on ne demande pas du luxe, mais que ça soit propre et bien placé et on prendrait une voiture compacte. On n'est pas contre non plus aller au supermarché et se faire un sandwich ou manger une salade. Le resto doit rester occasionnel. Pensez-vous que tout rentre dans une enveloppe de 5000 euros? Déjà les billets d'avion, on en a pour au moins 2200 à nous deux... Je crains que 20 jours sur place nous coûtent extrêmement cher!
Merci de votre aide.
Me voilà en train de préparer un futur (peut-être!) voyage pour juillet/août 2013. Il ne s'agit que d'un 1er jet, comme rien n'est sûr... Selon les compagnies aériennes également, il sera peut-être envisageable de faire un trajet démarrant de SF et se terminant par LA. Puisque les distances sont immenses, pouvez-vous me dire si ce voyage est faisable, sans courir, sans passer son temps dans la bagnole? Sachant qu'on est de bons marcheurs et qu'on aime les randos...
J1 : Paris-SF
J2 : SF
J3 : SF
J4 : SF
J5 : SF-Yosemite (vers El portal, Mariposa Grove etc).
J6 : Yosemite (traversée du parc jusqu'à Mammoth Lake?)
J7 : Yosemite-LA
J8 : LA
J9 : LA
J10 : LA-Grand Canyon
J11 : Grand Canyon
J12 : Grand Canyon-Monument Valley
J13 : MV-Page
J14 : Page (Antelope canyon)-Bryce
J15 : Bryce
J16 : Bryce-Zion
J17 : Zion
J18 : Zion (Valley of fire?)-LV
J19 : LV
J20 : LV-Paris.
Egalement, quel budget envisager? On part à deux ; niveau logement, on ne demande pas du luxe, mais que ça soit propre et bien placé et on prendrait une voiture compacte. On n'est pas contre non plus aller au supermarché et se faire un sandwich ou manger une salade. Le resto doit rester occasionnel. Pensez-vous que tout rentre dans une enveloppe de 5000 euros? Déjà les billets d'avion, on en a pour au moins 2200 à nous deux... Je crains que 20 jours sur place nous coûtent extrêmement cher!
Merci de votre aide.
50 jours à pied dans L'Intérieur de la Papouasie, 1ère Partie English translation pending
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.
- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -
Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste à côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
Bouclage itinéraire en Thaïlande novembre 2013 English translation pending
Sawasdee!
Le depart approche (28 octobre) et on fignole notre voyage entre trentenaire, et on a des trous entre 2.... Donc arrivée le 29 en journée a phuket 9 nuit sur place pour, reprendre nos esprits, nous reposer, rayonner sur les iles et sites alentours en excursion a la journée afin de profiter de l'ambiance de phuket le soir. Donc tout ceci nous fait quitter phuket le 7 novembre pour une destination encore inconnue...... et c'est bien le soucis! Au depart on avait prevu de prendre le bus de nuit de phuket a bangkok, oui mais pour aller ou? Enchainer sur un bus ou train pour kancha y rester 3 ou 4 jours puis faire ayyutayah 2 jours? Oui mais dans ce cas la il reste 2 jours a caser avant de redescendre sur bangkok pour loy krathong.... Car j ai oublier de preciser le seul imperatif est d etre le 18novembre a bangkok car nous rentrons separement en france le 19 et le 21.donc on penser etre pour le 16 a bangkok et profiter des temples et diverses visite, faire notre shopping... Ou alors remonter sur bangkok en bus, et remonter tranquille sur chiang mai en passant a sukkothai, lopburi ect etc... et a ce moment la faire loy krathong sur chiang mai? En fait je veut pas que ca devienne un marathon et j aimerai si possible optimiser un max les transport mais je sais pas comment? Au secours!!!!!!!!
Merci!
Le depart approche (28 octobre) et on fignole notre voyage entre trentenaire, et on a des trous entre 2.... Donc arrivée le 29 en journée a phuket 9 nuit sur place pour, reprendre nos esprits, nous reposer, rayonner sur les iles et sites alentours en excursion a la journée afin de profiter de l'ambiance de phuket le soir. Donc tout ceci nous fait quitter phuket le 7 novembre pour une destination encore inconnue...... et c'est bien le soucis! Au depart on avait prevu de prendre le bus de nuit de phuket a bangkok, oui mais pour aller ou? Enchainer sur un bus ou train pour kancha y rester 3 ou 4 jours puis faire ayyutayah 2 jours? Oui mais dans ce cas la il reste 2 jours a caser avant de redescendre sur bangkok pour loy krathong.... Car j ai oublier de preciser le seul imperatif est d etre le 18novembre a bangkok car nous rentrons separement en france le 19 et le 21.donc on penser etre pour le 16 a bangkok et profiter des temples et diverses visite, faire notre shopping... Ou alors remonter sur bangkok en bus, et remonter tranquille sur chiang mai en passant a sukkothai, lopburi ect etc... et a ce moment la faire loy krathong sur chiang mai? En fait je veut pas que ca devienne un marathon et j aimerai si possible optimiser un max les transport mais je sais pas comment? Au secours!!!!!!!!
Merci!
Voyage avec bébé Pékin - Shanghai - Hong Kong English translation pending
Bonjour,
Nous voudrions partir en chine 13jours avec bebe de 1ans et demi mais nous avons un peu peur des maladies de hygines des enlevements enfants
Auriez vous des idee pour nous aider si on devrait partir ou pas
merci
Nous voudrions partir en chine 13jours avec bebe de 1ans et demi mais nous avons un peu peur des maladies de hygines des enlevements enfants
Auriez vous des idee pour nous aider si on devrait partir ou pas
merci
Croisière Tropicale English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais faire la croisière sur l'Horizon, entre le 21.12.13 et le 29.12.13. ( croisière Tropicale ).
Je voudrais savoir si quelqu'un connait le nom de l'aéroport sur Paris et les horaires pour la Romana ( Rep. Dominicaine ).
Merci d'avance.
MSC splendida avril 2014 première croisière English translation pending
Bonjour
Nous venons de réserver notre première croisière avec la compagnie MSC sur le Splendida départ de Marseille le 12 Avril 2014. Notre cabine 11067 vu sur mer avec balcon. Nous voyageons en famille mon mari et moi et mes deux enfants 12 et 15 ans.On fête les 50 ans de mon mari nos 10 ans de mariage et ma fille fêtera sont anniversaire sur le bateau !!! Escales : Genes, Naples, Messine, Tunis, Barcelone Grâce au forum j'ai trouvé une majorité de réponse à mes questions, qui sont nombreuses ;) Questions boisson , nous prendrons le forfait eau pour les repas au restaurant et des forfaits soda pour mes enfants, 1er question j'ai lu qu'au niveau de la cafét on y trouvait boisson chaude (café et thé) et eau fraiche à disposition c'est bien cela ? Pouvez vous me confirmer qu'il y a bien au petit déjeuner du chocolat pour les enfants .... Budget boisson pour la semaine pour nous 4 /300 euros/ le tout compris pour 4 /490 euros/ Question restaurant, vaut il mieux prendre le premier ou le deuxième service 18h30 ou 21h ? Question Escale les excursions proposé par MSC sont un peu hors budget pour nous 4. Nous voudrions les organiser par nous meme, je sais qu'a Tunis il y a des Taxis, je pense que nous allons prendre cette options. Pour Barcelone nous allons utiliser les transports de la ville. Reste les escales a Naples et a Génes que me conseillez vous ?
merci a tous de vos réponses Cordialement
Nous venons de réserver notre première croisière avec la compagnie MSC sur le Splendida départ de Marseille le 12 Avril 2014. Notre cabine 11067 vu sur mer avec balcon. Nous voyageons en famille mon mari et moi et mes deux enfants 12 et 15 ans.On fête les 50 ans de mon mari nos 10 ans de mariage et ma fille fêtera sont anniversaire sur le bateau !!! Escales : Genes, Naples, Messine, Tunis, Barcelone Grâce au forum j'ai trouvé une majorité de réponse à mes questions, qui sont nombreuses ;) Questions boisson , nous prendrons le forfait eau pour les repas au restaurant et des forfaits soda pour mes enfants, 1er question j'ai lu qu'au niveau de la cafét on y trouvait boisson chaude (café et thé) et eau fraiche à disposition c'est bien cela ? Pouvez vous me confirmer qu'il y a bien au petit déjeuner du chocolat pour les enfants .... Budget boisson pour la semaine pour nous 4 /300 euros/ le tout compris pour 4 /490 euros/ Question restaurant, vaut il mieux prendre le premier ou le deuxième service 18h30 ou 21h ? Question Escale les excursions proposé par MSC sont un peu hors budget pour nous 4. Nous voudrions les organiser par nous meme, je sais qu'a Tunis il y a des Taxis, je pense que nous allons prendre cette options. Pour Barcelone nous allons utiliser les transports de la ville. Reste les escales a Naples et a Génes que me conseillez vous ?
merci a tous de vos réponses Cordialement
Escale à Monte Carlo, Monaco English translation pending
J'aimerais savoir ce que vous me suggérez quant à l'escale prévue à Monte Carlo Monaco ? Je serai à bord du Jade de Norwegian Cruise Line...merci
Avis sur la location de la villa An Hai à Hoi An (Vietnam) English translation pending
Je souhaite connaitre les avis des voyageurs qui ont loué la villa AN HAI à HOI AN, merci d'avance !
Cathy
Cathy
Limitations retraits DAB en Argentine English translation pending
Bonjour à tous
Concernant les retraits par carte dans un DAB, je lis ça et là des infos parfois contradictoires et souvent datant un peu (alors que tout semble bouger très vite en Argentine coté "monnaie")
Bref j'aimerais avoir des infos récentes sur le montant max d'un retrait dans un DAB ainsi que les éventuelles limitations du nombre de retrait par jour ou semaine (outre bien sur celles imposées par ma banque en France avec qui je négocierais avant mon départ)
Merci d'avance
Concernant les retraits par carte dans un DAB, je lis ça et là des infos parfois contradictoires et souvent datant un peu (alors que tout semble bouger très vite en Argentine coté "monnaie")
Bref j'aimerais avoir des infos récentes sur le montant max d'un retrait dans un DAB ainsi que les éventuelles limitations du nombre de retrait par jour ou semaine (outre bien sur celles imposées par ma banque en France avec qui je négocierais avant mon départ)
Merci d'avance
Pattaya ou Koh Samui? English translation pending
bonjour.pour un séjour de 14 nuits en Thailande , fin mai 2013 , on hesite pour notre destination , entre Pattaya 8 nuits, ou l'ile de Kho Samui 8 nuits .Quel est la meilleure option, pour nous..(couple retraités 71 et 72 ans)
Passeport perdu en transit à Singapour English translation pending
SOS
Mon fils est en transit à singapour (il n'a que 19 ans) et il a perdu son passeport. On ne l'a pas laissé monter dans l'avion qui devait le ramener à Francfort. C'est le week-end et le consulat est fermé. Que faire ?
Mon fils est en transit à singapour (il n'a que 19 ans) et il a perdu son passeport. On ne l'a pas laissé monter dans l'avion qui devait le ramener à Francfort. C'est le week-end et le consulat est fermé. Que faire ?
Voyager en Chine sans parler chinois? English translation pending
Bonjour à tous
Je prépare mon premier voyage en Chine pour l'été prochain, et ma première question est simple : comment est-ce de voyager en Chine sans parler un traître mot de chinois, et a fortiori être incapable de lire le moindre caractère ? Je précise tout de suite mon parcours (envisagé) : entrer en Chine par la Russie au nord-est (Blagovevschensk->Heihe), descendre jusqu'à Harbin, virer à l'est vers Yanbian, descendre le long de la frontière avec la Corée du Nord jusqu'à Dandong, peut-être Dalian, puis Pékin, et ensuite rejoindre le Xinjiang tout à l'ouest (Urumqi au moins, peut-être Kashgar). Bref, pas que des coins hyper touristiques il me semble.
Merci d'avance pour vos éclaircissements
Stéphane
Je prépare mon premier voyage en Chine pour l'été prochain, et ma première question est simple : comment est-ce de voyager en Chine sans parler un traître mot de chinois, et a fortiori être incapable de lire le moindre caractère ? Je précise tout de suite mon parcours (envisagé) : entrer en Chine par la Russie au nord-est (Blagovevschensk->Heihe), descendre jusqu'à Harbin, virer à l'est vers Yanbian, descendre le long de la frontière avec la Corée du Nord jusqu'à Dandong, peut-être Dalian, puis Pékin, et ensuite rejoindre le Xinjiang tout à l'ouest (Urumqi au moins, peut-être Kashgar). Bref, pas que des coins hyper touristiques il me semble.
Merci d'avance pour vos éclaircissements
Stéphane
Deux semaines dans l'Ouest américain English translation pending
boujour j'aimerai quelques renseignements.j'aimerai partir deux semaines avec pour parcours san francisco le parc du yosemite la death valley et las vegas...que me conseiller vous:louer une voiture ou transport en commun???(j'ai vu des locations de voiture a 200e pour 1 semaine.je trouve sa peu cher....quel budget faut il prevoir par personne??ou dois je dormir pour ne pas payer trop cher mais avoir un minimum de confort et etre en sécurité(je serai avec mon amoureuse).j'attends vos réponses avec impatience.merci d'avance.
gab
Hôtel Rangoon du 12 au 14 février? English translation pending
Bonjour à tous !
Auriez-vous des adresses d'hôtels fiables sur Rangoon avec des chambres à 30$ max ?
J'ai trouvé celui là sur ce même forum, mais il est plein... http://www.myanmarmotherlandinn.com/index.htm
Merci à vous pour votre aide.
Auriez-vous des adresses d'hôtels fiables sur Rangoon avec des chambres à 30$ max ?
J'ai trouvé celui là sur ce même forum, mais il est plein... http://www.myanmarmotherlandinn.com/index.htm
Merci à vous pour votre aide.
Quelles villes choisir pour un premier voyage au Maroc? English translation pending
Bonjour à tous,
Mon mari et moi souhaitons découvrir la Maroc afin de voir si ce pays nous correspond pour y passer notre retraite.
Dans, un premier temps, mon mari prendra un congés sans solde et moi, je garderai mon emploi à mi-temps et ainsi nous reviendrons 10 jours par mois en France. En plus de garder un petit salaire, nous resterons sous le statut de touriste.
Celà nous permettra de visiter plusieurs villes afin d'en trouver une qui nous convient pour nous y installer.
A ce propos, quelles sont les villes recommandées pour goûter à ce pays ? Quel circuit proposeriez-vous ? Nous aimerions une ville ou village tranquille mais pas trop éloigné des grandes agglomérations. ( surtout pour le moment, avec les aller-retour vers la France ). Que se soit en hôtel, appartement ou chez l'habitant, peu importe. Le principal reste de découvrir le pays. Au niveau budget, nous tablons sur 4.000 dirham maximum pour le logement. ( nous resterons 20 jours sur place ). J'aimerai rester 10 jours dans chaque ville donc sur 3 mois, nous pouvons se rendre dans environ 6 villes ...
Merci des réponses que vous pourrez m'apporter. 🙂 A bientôt Hélène
Mon mari et moi souhaitons découvrir la Maroc afin de voir si ce pays nous correspond pour y passer notre retraite.
Dans, un premier temps, mon mari prendra un congés sans solde et moi, je garderai mon emploi à mi-temps et ainsi nous reviendrons 10 jours par mois en France. En plus de garder un petit salaire, nous resterons sous le statut de touriste.
Celà nous permettra de visiter plusieurs villes afin d'en trouver une qui nous convient pour nous y installer.
A ce propos, quelles sont les villes recommandées pour goûter à ce pays ? Quel circuit proposeriez-vous ? Nous aimerions une ville ou village tranquille mais pas trop éloigné des grandes agglomérations. ( surtout pour le moment, avec les aller-retour vers la France ). Que se soit en hôtel, appartement ou chez l'habitant, peu importe. Le principal reste de découvrir le pays. Au niveau budget, nous tablons sur 4.000 dirham maximum pour le logement. ( nous resterons 20 jours sur place ). J'aimerai rester 10 jours dans chaque ville donc sur 3 mois, nous pouvons se rendre dans environ 6 villes ...
Merci des réponses que vous pourrez m'apporter. 🙂 A bientôt Hélène

Visiter Barcelone ou Venise? English translation pending
Bonjour,
Au environ du 6 juin 2013, mes 2 filles (18-19 ans) et moi-même (maman) prévoyons un séjour de 10 jours quelque part en Europe. Comme je ne souhaite pas faire de location d'auto, je recherche une ville avec du contenu diversifié à voir et visiter. Des excursions quotidiennes hors de la villes seraient intéressantes. Pour mes 2 filles, ça sera une 1 ière visite du coté Est de l'Atlantique. Pour moi, j'ai déjà séjourné à Rome, Naple, Paris et en Corse. Afin que mes filles "apprécient" plus ce voyage, je leurs ai demandé d'assurer eux-même leurs frais d'avion. Tous les autres frais (hébergement, nourriture, visite, transport) seront à ma charge. Donc, je recherche la ville qui me permettra le meilleur rapport qualité-prix.
J'ai songé à Barcelone. Un ami m'a parlé de Venise. Après avoir fait quelques recherches sur internet, il me semble que vivre et visiter Barcelone serait moins cher que Venise. Est-ce que je me trompe?
Pour l'avion, Barcelone est plus avantageux car il y a un lien sans escale depuis Montréal. Bien entendu, ça revient moins cher. Par contre, si on va Venise avec une correspondance à Paris, je crois qu j'en profiterais pour faire une escale de 2-3 nuitées pour que mes filles voient un peu cette ville. Elles ont beaucoup d'intérêts pour cette ville mais moi un peu moins puisque j'y ai séjournée pour la 2ème fois en sept. 2011 et que Paris est pour nous, Québecois, une escale pour beaucoup de destinations européennes.
Pour l'hébergement, j'ai pensé aux auberges de jeunesse mais seulement celles où nous pourrions avoir une chambre à occupation triple avec sdb privée (budget max. 80E/nuitée) ou encore j'ai pensé louer un appartement qui me permetterait de diminuer les frais sur les repas (budget max 140E/nuitée). Ces budgets n'ont peut-être aucun sens.(?) Je ne recherche rien de luxueux. Je veux seulement que nous soyons hébergées dans un endroit sécuritaire, propre et fonctionnel avec un confort standard.
Outre la question budget, j'ai interrogé mes filles sur leurs champs d'intérêts mais elles ne m'ont rien dit de précis. Elles souhaitent seulement aller en Europe. Ça ne m'aide pas beaucoup dans ma planification.
Bref, j'apprécierais avoir vos commentaires, recommandations, suggestions et bons plans. Merci à l'avance.
Au environ du 6 juin 2013, mes 2 filles (18-19 ans) et moi-même (maman) prévoyons un séjour de 10 jours quelque part en Europe. Comme je ne souhaite pas faire de location d'auto, je recherche une ville avec du contenu diversifié à voir et visiter. Des excursions quotidiennes hors de la villes seraient intéressantes. Pour mes 2 filles, ça sera une 1 ière visite du coté Est de l'Atlantique. Pour moi, j'ai déjà séjourné à Rome, Naple, Paris et en Corse. Afin que mes filles "apprécient" plus ce voyage, je leurs ai demandé d'assurer eux-même leurs frais d'avion. Tous les autres frais (hébergement, nourriture, visite, transport) seront à ma charge. Donc, je recherche la ville qui me permettra le meilleur rapport qualité-prix.
J'ai songé à Barcelone. Un ami m'a parlé de Venise. Après avoir fait quelques recherches sur internet, il me semble que vivre et visiter Barcelone serait moins cher que Venise. Est-ce que je me trompe?
Pour l'avion, Barcelone est plus avantageux car il y a un lien sans escale depuis Montréal. Bien entendu, ça revient moins cher. Par contre, si on va Venise avec une correspondance à Paris, je crois qu j'en profiterais pour faire une escale de 2-3 nuitées pour que mes filles voient un peu cette ville. Elles ont beaucoup d'intérêts pour cette ville mais moi un peu moins puisque j'y ai séjournée pour la 2ème fois en sept. 2011 et que Paris est pour nous, Québecois, une escale pour beaucoup de destinations européennes.
Pour l'hébergement, j'ai pensé aux auberges de jeunesse mais seulement celles où nous pourrions avoir une chambre à occupation triple avec sdb privée (budget max. 80E/nuitée) ou encore j'ai pensé louer un appartement qui me permetterait de diminuer les frais sur les repas (budget max 140E/nuitée). Ces budgets n'ont peut-être aucun sens.(?) Je ne recherche rien de luxueux. Je veux seulement que nous soyons hébergées dans un endroit sécuritaire, propre et fonctionnel avec un confort standard.
Outre la question budget, j'ai interrogé mes filles sur leurs champs d'intérêts mais elles ne m'ont rien dit de précis. Elles souhaitent seulement aller en Europe. Ça ne m'aide pas beaucoup dans ma planification.
Bref, j'apprécierais avoir vos commentaires, recommandations, suggestions et bons plans. Merci à l'avance.
Tokyo, ville préférée des touristes English translation pending
Le site de voyage TripAdvisor.com a recensé les destinations préférées de se clients. Sur 9 critères, la capitale japonaise arrive à la première place. Mais Paris ne brille pas particulièrement, comme le montre ce classement : à consulter ici... Lire la suite
Itinéraire de deux semaines en France English translation pending
Bonjour,
Je sais qu'il y a plusieurs sujets semblables mais j'aimerais ajouter mon itinéraire en mai 2013. 2 adultes et 1 enfant de 6 ans.
jour 1 Arrivé à Paris tôt le matin départ aussitôt pour région de Saint-Malo jours 2-3 visites de Saint Malo et du Mont Saint-Michel jours 4-5 Pays de la Loire, visite de 2 châteaux jours 6-7 Route vers le sud tranquillement jours 8-9 Carcassonne, plage jour 10 départ de Narbonne en TGV pour Paris jours 11-14 visites de Paris
Je sais je sais, beaucoup de route et peu de temps à chaque endroit mais nous sommes prêts.
Mes questions
Pour la 1ere partie, automobile ou bus/train? Je louerais l'auto à Paris avec retour à Narbonne.
Est-ce que c'est réalisable?
Idées à me soumettre car à part l'avion (paris arrivée/départ) il n'y a rien de réservé.
merci!!!
Je sais qu'il y a plusieurs sujets semblables mais j'aimerais ajouter mon itinéraire en mai 2013. 2 adultes et 1 enfant de 6 ans.
jour 1 Arrivé à Paris tôt le matin départ aussitôt pour région de Saint-Malo jours 2-3 visites de Saint Malo et du Mont Saint-Michel jours 4-5 Pays de la Loire, visite de 2 châteaux jours 6-7 Route vers le sud tranquillement jours 8-9 Carcassonne, plage jour 10 départ de Narbonne en TGV pour Paris jours 11-14 visites de Paris
Je sais je sais, beaucoup de route et peu de temps à chaque endroit mais nous sommes prêts.
Mes questions
Pour la 1ere partie, automobile ou bus/train? Je louerais l'auto à Paris avec retour à Narbonne.
Est-ce que c'est réalisable?
Idées à me soumettre car à part l'avion (paris arrivée/départ) il n'y a rien de réservé.
merci!!!
Guide-chauffeur francophone au Sri Lanka? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un a t'il déjà voyagé avec Chaminda Priyadarshana hkchaminda@yahoo.com? Si oui, qu'en pensez vous?
Merci
Anjy
Quelqu'un a t'il déjà voyagé avec Chaminda Priyadarshana hkchaminda@yahoo.com? Si oui, qu'en pensez vous?
Merci
Anjy
La folie d'Hanoï English translation pending

Hanoi, c'est une ville qui se voit et qui s entend. Le vélo crie sur le piéton, le scooter klaxonne le vélo, la voiture klaxonne le scooter, le bus klaxonne la voiture, et le taxi klaxonne le bus qui klaxonne la voiture qui klaxonne le scooter qui klaxonne le vélo qui engueule le piéton. Vous l aurais compris ; Hanoi c est une folie routière. Il n'y a pas de code de la route et les tourisme n'ont heureusement pas le droit d'y louer de voitures sans chauffeurs. Les plus téméraires pourront tout de même tester des émotions fortes en louant scooter ou vélo. Dans tous les cas, c'est le plus gros qui l'emportera alors faites vous petit. Et si un accident se produit c'est avec un flegme tout asiatique que la personne renversée ramassera son scooter avant de reprendre sa route, le chauffard, lui, déjà loin devant. C'est cette symphonie de bruits et cette chorégraphie de mouvements ininterrompus qui fait d'Hanoi une ville complètement envoutante. Les étals des magasins sont classes, eux, de façon très précises. Et les noms de rues représentent les magasins qu'ils accueillent. Vous traversez la rue des chaussures, vous vous faufilez dans celle des sac, flânez dans la rue des fleuristes avant de croiser celle des serruriers. Les installations électriques et des télécoms valent bien celles de Bangkok. Et parfois on peut même voir la végétation reprendre ses droits parmi cette toile de câbles. Peu de gens parlent finalement anglais et la francophonie se perd. Même si des étudiants choisissent d apprendre le français pour trouver un meilleur travail, en étant persuade que le français va prendre prochainement une place importante en Asie. Peut être pensent-ils que les délocalisations transportent avec elles la culture du pays dont elles émigrent? Je leurs ai dis qu' ils étaient optimistes, ils m ont répondu que le vietnamien est optimiste. Que répondre a cela? Après 5 jours intenses, c'est à la gare routière de Luong Yen que mon séjour à Hanoi se termine. Je pars en direction de Cat Ba, une île au sud-est de la Baie d'Along.
Pour voir les photos : auxfilsdesrondes@over-blog.com
Quelle destination choisir pour un quatrième voyage après avoir fait une partie de l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour à tous
Après 3 voyages aux USA dont 2 dans l’Ouest, et le dernier sur la route 66 et retour par le Tennessee, Kentucky et Indiana, nous nous posons la question sur la destination à choisir pour un voyage de 4 semaines du 15 mai au 15 juin 2013?
Nous avons fait une première ébauche de projet pour un voyage dans l'Est, comprenant la Nouvelle Angleterre, et ouvert une discussion sur ce sujet, restée sans réponse pour le moment.
http://voyageforum.com/v.f?post=5648449;search_string=road%20trip%20est%20usa
Nous nous posons les questions suivantes : La vallée de l’Hudson mérite-t-elle vraiment le détour ? Est il judicieux de visiter les différentes Université ou est-il préférable d’en privilégier 1 et zapper les autres ? La quelle choisir Harvard, Princeton, Yale… ? Est il judicieux de visiter les deux villages shaker, Hancock ou Canterbury ou un seul suffit?
Certaines connaissances ne nous ont pas donner une impression très positive de l'Est et de la nouvelle Angleterre en particulier, en partie du au temps par ailleurs. Nous ne trouvons que très peu d'exemple de voyage ou carnet de voyage dans ces états de l'Est, est-il plus intéressant de faire la nouvelle Angleterre, ou la Pennsylvanie, la virginie et Caroline, que vaut la blue ridge parkway?
La Louisiane et le Texas étaient aussi dans nos projets.
Nous avions envisagé une boucle Denver Denver, via le Wyoming, le Dakota, le Montana, l'Utah avec les différents parcs mais à la lectures des différents carnets de voyage et articles du forum, la période semble un peu précoce pour la visite de ces états d'altitude ou nous risquons d'être contraint sur les activités à cause de la neige. Nous ne sommes pas forcement trés brancher grande villes, et préferons laisser New York de coté pour le moment.
Les forumers ayant fait plusieurs voyages dans différentes régions des Usa peuvent ils nous donner leur top 5 des destinations les plus intéressantes?
Dans l’attente de vos commentaires, conseils et remarques, et vous souhaitant d’agréables voyages, bien cordialement.
Après 3 voyages aux USA dont 2 dans l’Ouest, et le dernier sur la route 66 et retour par le Tennessee, Kentucky et Indiana, nous nous posons la question sur la destination à choisir pour un voyage de 4 semaines du 15 mai au 15 juin 2013?
Nous avons fait une première ébauche de projet pour un voyage dans l'Est, comprenant la Nouvelle Angleterre, et ouvert une discussion sur ce sujet, restée sans réponse pour le moment.
http://voyageforum.com/v.f?post=5648449;search_string=road%20trip%20est%20usa
Nous nous posons les questions suivantes : La vallée de l’Hudson mérite-t-elle vraiment le détour ? Est il judicieux de visiter les différentes Université ou est-il préférable d’en privilégier 1 et zapper les autres ? La quelle choisir Harvard, Princeton, Yale… ? Est il judicieux de visiter les deux villages shaker, Hancock ou Canterbury ou un seul suffit?
Certaines connaissances ne nous ont pas donner une impression très positive de l'Est et de la nouvelle Angleterre en particulier, en partie du au temps par ailleurs. Nous ne trouvons que très peu d'exemple de voyage ou carnet de voyage dans ces états de l'Est, est-il plus intéressant de faire la nouvelle Angleterre, ou la Pennsylvanie, la virginie et Caroline, que vaut la blue ridge parkway?
La Louisiane et le Texas étaient aussi dans nos projets.
Nous avions envisagé une boucle Denver Denver, via le Wyoming, le Dakota, le Montana, l'Utah avec les différents parcs mais à la lectures des différents carnets de voyage et articles du forum, la période semble un peu précoce pour la visite de ces états d'altitude ou nous risquons d'être contraint sur les activités à cause de la neige. Nous ne sommes pas forcement trés brancher grande villes, et préferons laisser New York de coté pour le moment.
Les forumers ayant fait plusieurs voyages dans différentes régions des Usa peuvent ils nous donner leur top 5 des destinations les plus intéressantes?
Dans l’attente de vos commentaires, conseils et remarques, et vous souhaitant d’agréables voyages, bien cordialement.
Retour d'experience Hanoi - Bac Ha - Moto trip (Col Ma Pi Leng) - Halong via Cat Ba (octobre 2012) English translation pending
Bonjour Voyage Forum,
Je suis revenu il y a un mois de mon voyage dans le nord du Vietnam et souhaite à mon tour vous faire un retour d’expérience. Je me suis tellement gavé d’information dans le forum que je pense normal contribuer mon tour à l’édifice. Egalement un BIG UP à LARSAY qui nous a bien aider à peaufiner notre circuit à notre arriver sur Hanoi ! Merci encore pour vos contact à BAC HA et CAT BA !
Nous sommes partie à 2 ma copine et moi. Nous sommes un jeune couple de moins de 30 ans et après un voyage en Amérique du sud l’an dernier que nous avions beaucoup préparé, nous avons décidé (un peu par fainéantise faut bien le dire) de ne rien prévoir, pas même l’hébergement de la première nuit. Bien nous en a pris ! Ce fut un voyage magique, pleins de rencontres. Nous ne voyagerons que comme cela désormais.
Notre programme sur 2 semaines et demi : HANOI – Bac Ha – Route de Dong van/ MEO VAC- lac Babe- Halong terre et mer avec croisière.
Au commencement fut l’avion … Aller : Air France, compagnie toujours au top au niveau des divertissements à bord. Coté nourriture, le menu spécial (Mme est végétarienne) pas terrible cependant. Il faut récupérer son bagage à l’escale d’HO CHI MIN. Les notres ont tardé ce qui nous à fait rater l’escale mais les agents aéroportuaire ont géré et nous avons pu facilement décoller pour Hanoi dans un autre avion ( un vol saigon - hanoi toutes les 30 minutes). Retour : Vietnam Airlines direct Hanoi-Paris. Coté divertissement c’est moins bien. Les films peu nombreux tournent en boucle, il ne faut donc pas rater le début au risque de patienter pour la séance d’après. Coté Nourriture : RAS, menu végétarien de meilleurs qualité.
Arriver à l’aéroport : On s’est débrouillé pour partager la course avec un couple rencontré dans notre mésaventure de bagage. Pas la peine de chercher un taxi, c’est lui qui vous trouvera ! 320 000 D la course (11€ partagé). 45 minutes pour arriver à Hanoi.
Hôtel à Hanoi : En suivant nos partenaires de Taxi, nous nous sommes installés au JASMINE HOTEL. Nous avons également essayé le HEART HOTEL à notre retour en fin de séjour. Les deux hôtels sont propres et possèdent des chambres spacieuses à prix raisonnable (20$). Le personnel est au petit soin ce qui est vraiment agréable. Ils se sont occupés de nos billets de train et de bus et de nos réservations de taxi. Et cela toujours avec le sourire. Le Jasmine est très légèrement en retrait de l’extra centre d’HANOI, les boutiques et restaurant l’entourant sont plus authentique que ceux que vous trouverez au alentours du HEART HOTEL qui est lui au cœur du centre touristique de la ville (avec ces restaurants internationaux, club etc...). Attention, si les chambres avec vue / Balcon sont très attirantes au premier abord, ce sont également les plus bruyantes. Pas de double vitrage ici ! Les chambres sur cours (moin chere) sont plus sympas au HEART, celle du JASMINE étant plutôt sombre.
Restauration : Ne cherchez pas bien loin, la meilleurs bouffe est celle des restaurants de rue, à même le trottoir pour la plus part. Nous avons souhaitez nous offrir un bon resto pour notre dernier diner … 45€ pour 2 et une nourriture pas meilleurs que nos différent repas à 1,5€ / tête bière comprise ! Ok on mange dans du propre et sur une chaise… mais les rencontres en moins…. Vraiment pas indispensable.
BAC HA : Voyage en Train de HANOI jusqu’à LOI CAI. A l’arriver deux solutions : Vous etes fatigués (commes nous l’étions) et décidez de suivre l’un des nombreux rabatteurs pour trouver illeco facilo votre bus. Vous pairez le double du prix votre trajet (6€ à la place de 3€). Il faut voir le coté pratique de la chose. Sinon à la sortie de la gare, traversez le parvis ou attendent les bus pour les excursions organisées et continuez tout droit dans la rue peu engageante car mal éclairé. Vous tomberez rapidement sur la gare routière et sur le bus pour BAC HA qui est parti tres peu de temps après. 3 h de route.
Arriver sur place nous avons contacté Mr GNHé que LARSAY (et le lonely planet) recommande. Attention Mr est un vrai business man ! Costard et cheveux bien coiffé, ce Monsieur m’a donné une leçon de négociation mémorable ! Ici pas de prix les excursions se font un peu à la tête du client. Notre souhait était de faire en moto la boucle BAC HA HA GIANG DONG VAN MEO VAC HA GIANG BAC HA. Il me propose 400$ par personne. Evidemment trop cher ! Nous avons au final, apres 30 min de bla bla convenu de payer 10 000 000 D chacun (480$) pour :
Un trek de 2 jours une nuits aux alentours de BAC HA en pensions complète. + Une Rando moto de 6 nuits/7 jours au départ de BAC HA vers HANOI en passant par DONG VAN/MEOVAC via XIN MAN et lac BABE comprenant : 2 moto, un guide, l’essence, les réparations des motos si chute(s), le rapatriement des motos pour BAC HA une fois arriver à HANOI. N’était pas compris, notre nourriture et notre hébergement (tout ça ne coute pas plus de 10€ par jours). Nous avons du payer également notre excursion nautique sur le Lac BABE.
POUR INFO : Notre guide THEO (très sympa au demeurant) nous a confié que le juste prix pour se type de prestation avoisinerait les 750$ pour 2. A bon entendeur :
Le trek : Super, un grand moment avec un jeune guide « Têt » très sympa. De nombreuses rencontres avec les minorités avec lesquelles nous avons aussi bien travaillé à la recolte du riz que partager le verre d’alcool de riz ou la BANG ! la nuit chez l’habitant tres sympa ! je regrette de na pas avoir investi pour 3 jours.
La rand moto : Le DRAME ! Helas la métao n’a pas été avec nous et les journées se sont ressemblé entre brumes épaise et brouillard aveuglant ! Ce que nous avons pu voir cependant était sublime ! Mais quel frustration sur le moment ! j’en avais envi de pleurer ! Ma copine à l’arrière, le guide sur sa moto avec nos gros sacs, nous avons mangé du KM pendant 6 jours. Jusqu’à MEO VAC la routes est sublimes mais les 3 derniers jours , la fatigue et l’intérêt décroissant de la route rendent plus pénible le road trip. Il faut bien comprendre que l’on part tôt le matin pour arriver (de nuits quelques fois) en soirée à notre hotel. A refaire je me contenterai de la boucle BAC HA HAGIANG DONG VAN HA GIANG BAC HA.
Jour 1 : BAC HA XIN MAN HA GIANG : Partez au levé du jour car ce trajet est très long. C’est l’une des journées la plus fatiguant (avec le dernière). La route jusqu’à XIN MAN est tres caillouteuse mais avec les 125Cm de Mr GNHe ça passe plutôt facile. Ca doit cependant être un cauchemar en auto/Jeep (Jaques nous avons vu votre trou… il est toujours la !). La route avait l’air d’être en travaux … en même temps toutes les routes donnent l’impression d’être en travaux alors bon ;)). Arrivé de nuit à HA GIANG dans un hôtel sans charme mais confortable.
Jour 2 : HA GIANG DONG VAN : Départ vers 9h30 apres un petit déjeuné dans un restaurant de rue. La pluie et le brouillard ne nous lâcherons plus. Snif. Faire tres attention aux routes mouillées, nous avons croisé de nombreux touriste victime de chute. Nous sommes nous même tombé dans un virage … Une grosse frayeur … et quelques gros bleus aux genoux. Ce qui a été plus rigolo a été la réparation de la moto au premier village croisé. Sans rendez vous et terriblement efficace. En 3 minutes ma moto était comme neuve, même les rayure ont été effacé ! Chapeau. Nous avons visité le château des roi des Hmong…. Bof Arrivé en soirée à DONG VAN, grand mal nous en a pris car les 4 hôtels de la ville était plein a cause du marché du lendemain. Finalement notre guide a réussi à nous trouver une place…. Au détriment d’une autre réservation trop en retard au gout de la gérante. Ouf (pour nous :))
Jour 3 : Marché de DONG VAN – Route DONG VAN MEOVAC, Marché de MEOVAC BAO LAC : Super Marchés tres peu touristique où nous avons pu croisé de nombreuse scénettes tres amusantes. Au rytme des cri de cochon, il est tres agréable de flâner dans les différents étales. Nous avons beaucoup apprécié le marché au bestiaux ou sont vendu vache, cochon …. Et chien ! Le marché de MEO VAC est également sympa mais le cadre est moins beau. Route DONG VAN / MEO VAC, sous la pluie et un épai brouillard. On a rien vu. J’en ai les larmes aux yeux rien qu’en y repensant ! Mais ca avait l air vraiment sublimes. RRRRRRrrrrrrrrrrr
Jours 4 : BOA LAC / BABE : Route sans grands interets.
Jour 5 et 6 : LAC BABE : Une étape très sympa dans la verdure du parc national. Bon faut dire qu’après la route du nord, les paysage paraissent moins grandiose. Nos 2 nuit chez l’habitant ont étés super et fut rythmé par de nombreux TCHU SUK KWé (Santé !). Pour la petite histoire il y avait même du wifi ! Tout à fait inattendu dans ce petit hameau Thai. La visite en bateau est sympa et reposante mais casse pas trois pattes à un canard. Au menu du buffle, un resto, une cascade et une grotte dans un cadre de verdure type "rain forest"
Jour 7 : Le retour sur HANOI est une horreur, et rien que pour cela je déconseille de revenir sur la capital en moto. J’ai bien cru mourir une dizaine de fois. Oubliez ici votre code de la route. La règle de base est la survie ;)) On double par la droite à volonté, on roule sur la voie de gauche à gogo. Mais le plus dure est que la route et très longue et semble interminable. Déconseillé aux asthmatiques.
NINH BINH : ENFIN LE BEAU TEMPS et apres cette semaine motorisé, le plaisir de retrouvé les joies de la marche et du vélo est énorme. Chez LOAN est un hôtel restaurant super. Evité les petits restos du centre ville mauvais et touristique. LOAN est un vrai cordon bleu. L’hotel est tres confortable et tout les touristes présent venait (comme nous ) de la part de LARSAY… et ils ont eut bien raison. Loan parle Français et nous a beaucoup aidé dans la suite de notre séjour en nous réservant une voiture privée pour choper le bateau de 9h du mat pour l’ile de CAT BA à haiphong.. départ 5h du matin, voiture super confortable, prix 60€ que je ne regrette absolument pas !! (faut dire qu il y avait la solution du bus mais nous l’avons jugé trop stressante à cause de l’imperatif horaire du bateau.)
Ile de CAT BA: En octobre l’ile était déserte mais à la vu des infrastructure hôtelière on imagine facilement la fourmilière que c’est sensé être en pleine saison. Il est tres facile de trouvé un hôtel pour 10 dollars. Nous les avons tous fait pour les comparer et il faut bien dire qu’ à tarif égal les prestations sont très différentes. Notre grosse erreur fut de se faire plaisir avec un supposé bon petit déjeuné dans un bel hôtel. Chère et peu copieux, les petits resto du bord de mer sont bien plus apettissant et bien moins chere (1-2 € contre 7 payé à l’hotel)
La croisière:Arrivé sur place nous avons de suite tenté de formé un groupe avec des jeunes de notre générations et ce fut tres facile. Tres vite nous nous sommes retrouvé à 7 (2 espagnol, 2 americaine, 1 australien et nous) pour la location d’un bateau privée avec Mr TUAN recommandé par LARSAY. 60€/ tete pour 3 jours 2 nuits. C’étais pas le luxe mais un très bon plan routard. Une cabine dortoirs ( 6 grands lits superposé) et un DECK tres sympa. A refaire… je referai la même. Au programme nous avons visité 2 iles (que nous avons choisit) et nous nous sommes baigné à de nombreuse reprise que ce soit en sautant du bateau ou lors de nos excursion KAYAK (très sympa au demeurant). La bouffe est allée crescendo et la bière était au RDV. attention l'eau est un luxe sur le bateau et la salle de bain était "TRÈS" rustique. électricité 3 heures par jour.
Le retour pour Hanoï se fait très facilement par l'organisation des agences de voyages locales ( comptez 6-7 heures pour une solution bus-ferry-bus).
Voila c’était un super voyages malgré notre gros manque de chance coté météo. au final nos 3-4 jours de soleils en fin de séjour nous ont vite fait oublié la pluie, le froid et le brouillard.
encore merci à LARSAY.
Prochaine destination : L'inde ;))) Au plaisir
Je suis revenu il y a un mois de mon voyage dans le nord du Vietnam et souhaite à mon tour vous faire un retour d’expérience. Je me suis tellement gavé d’information dans le forum que je pense normal contribuer mon tour à l’édifice. Egalement un BIG UP à LARSAY qui nous a bien aider à peaufiner notre circuit à notre arriver sur Hanoi ! Merci encore pour vos contact à BAC HA et CAT BA !
Nous sommes partie à 2 ma copine et moi. Nous sommes un jeune couple de moins de 30 ans et après un voyage en Amérique du sud l’an dernier que nous avions beaucoup préparé, nous avons décidé (un peu par fainéantise faut bien le dire) de ne rien prévoir, pas même l’hébergement de la première nuit. Bien nous en a pris ! Ce fut un voyage magique, pleins de rencontres. Nous ne voyagerons que comme cela désormais.
Notre programme sur 2 semaines et demi : HANOI – Bac Ha – Route de Dong van/ MEO VAC- lac Babe- Halong terre et mer avec croisière.
Au commencement fut l’avion … Aller : Air France, compagnie toujours au top au niveau des divertissements à bord. Coté nourriture, le menu spécial (Mme est végétarienne) pas terrible cependant. Il faut récupérer son bagage à l’escale d’HO CHI MIN. Les notres ont tardé ce qui nous à fait rater l’escale mais les agents aéroportuaire ont géré et nous avons pu facilement décoller pour Hanoi dans un autre avion ( un vol saigon - hanoi toutes les 30 minutes). Retour : Vietnam Airlines direct Hanoi-Paris. Coté divertissement c’est moins bien. Les films peu nombreux tournent en boucle, il ne faut donc pas rater le début au risque de patienter pour la séance d’après. Coté Nourriture : RAS, menu végétarien de meilleurs qualité.
Arriver à l’aéroport : On s’est débrouillé pour partager la course avec un couple rencontré dans notre mésaventure de bagage. Pas la peine de chercher un taxi, c’est lui qui vous trouvera ! 320 000 D la course (11€ partagé). 45 minutes pour arriver à Hanoi.
Hôtel à Hanoi : En suivant nos partenaires de Taxi, nous nous sommes installés au JASMINE HOTEL. Nous avons également essayé le HEART HOTEL à notre retour en fin de séjour. Les deux hôtels sont propres et possèdent des chambres spacieuses à prix raisonnable (20$). Le personnel est au petit soin ce qui est vraiment agréable. Ils se sont occupés de nos billets de train et de bus et de nos réservations de taxi. Et cela toujours avec le sourire. Le Jasmine est très légèrement en retrait de l’extra centre d’HANOI, les boutiques et restaurant l’entourant sont plus authentique que ceux que vous trouverez au alentours du HEART HOTEL qui est lui au cœur du centre touristique de la ville (avec ces restaurants internationaux, club etc...). Attention, si les chambres avec vue / Balcon sont très attirantes au premier abord, ce sont également les plus bruyantes. Pas de double vitrage ici ! Les chambres sur cours (moin chere) sont plus sympas au HEART, celle du JASMINE étant plutôt sombre.
Restauration : Ne cherchez pas bien loin, la meilleurs bouffe est celle des restaurants de rue, à même le trottoir pour la plus part. Nous avons souhaitez nous offrir un bon resto pour notre dernier diner … 45€ pour 2 et une nourriture pas meilleurs que nos différent repas à 1,5€ / tête bière comprise ! Ok on mange dans du propre et sur une chaise… mais les rencontres en moins…. Vraiment pas indispensable.
BAC HA : Voyage en Train de HANOI jusqu’à LOI CAI. A l’arriver deux solutions : Vous etes fatigués (commes nous l’étions) et décidez de suivre l’un des nombreux rabatteurs pour trouver illeco facilo votre bus. Vous pairez le double du prix votre trajet (6€ à la place de 3€). Il faut voir le coté pratique de la chose. Sinon à la sortie de la gare, traversez le parvis ou attendent les bus pour les excursions organisées et continuez tout droit dans la rue peu engageante car mal éclairé. Vous tomberez rapidement sur la gare routière et sur le bus pour BAC HA qui est parti tres peu de temps après. 3 h de route.
Arriver sur place nous avons contacté Mr GNHé que LARSAY (et le lonely planet) recommande. Attention Mr est un vrai business man ! Costard et cheveux bien coiffé, ce Monsieur m’a donné une leçon de négociation mémorable ! Ici pas de prix les excursions se font un peu à la tête du client. Notre souhait était de faire en moto la boucle BAC HA HA GIANG DONG VAN MEO VAC HA GIANG BAC HA. Il me propose 400$ par personne. Evidemment trop cher ! Nous avons au final, apres 30 min de bla bla convenu de payer 10 000 000 D chacun (480$) pour :
Un trek de 2 jours une nuits aux alentours de BAC HA en pensions complète. + Une Rando moto de 6 nuits/7 jours au départ de BAC HA vers HANOI en passant par DONG VAN/MEOVAC via XIN MAN et lac BABE comprenant : 2 moto, un guide, l’essence, les réparations des motos si chute(s), le rapatriement des motos pour BAC HA une fois arriver à HANOI. N’était pas compris, notre nourriture et notre hébergement (tout ça ne coute pas plus de 10€ par jours). Nous avons du payer également notre excursion nautique sur le Lac BABE.
POUR INFO : Notre guide THEO (très sympa au demeurant) nous a confié que le juste prix pour se type de prestation avoisinerait les 750$ pour 2. A bon entendeur :
Le trek : Super, un grand moment avec un jeune guide « Têt » très sympa. De nombreuses rencontres avec les minorités avec lesquelles nous avons aussi bien travaillé à la recolte du riz que partager le verre d’alcool de riz ou la BANG ! la nuit chez l’habitant tres sympa ! je regrette de na pas avoir investi pour 3 jours.
La rand moto : Le DRAME ! Helas la métao n’a pas été avec nous et les journées se sont ressemblé entre brumes épaise et brouillard aveuglant ! Ce que nous avons pu voir cependant était sublime ! Mais quel frustration sur le moment ! j’en avais envi de pleurer ! Ma copine à l’arrière, le guide sur sa moto avec nos gros sacs, nous avons mangé du KM pendant 6 jours. Jusqu’à MEO VAC la routes est sublimes mais les 3 derniers jours , la fatigue et l’intérêt décroissant de la route rendent plus pénible le road trip. Il faut bien comprendre que l’on part tôt le matin pour arriver (de nuits quelques fois) en soirée à notre hotel. A refaire je me contenterai de la boucle BAC HA HAGIANG DONG VAN HA GIANG BAC HA.
Jour 1 : BAC HA XIN MAN HA GIANG : Partez au levé du jour car ce trajet est très long. C’est l’une des journées la plus fatiguant (avec le dernière). La route jusqu’à XIN MAN est tres caillouteuse mais avec les 125Cm de Mr GNHe ça passe plutôt facile. Ca doit cependant être un cauchemar en auto/Jeep (Jaques nous avons vu votre trou… il est toujours la !). La route avait l’air d’être en travaux … en même temps toutes les routes donnent l’impression d’être en travaux alors bon ;)). Arrivé de nuit à HA GIANG dans un hôtel sans charme mais confortable.
Jour 2 : HA GIANG DONG VAN : Départ vers 9h30 apres un petit déjeuné dans un restaurant de rue. La pluie et le brouillard ne nous lâcherons plus. Snif. Faire tres attention aux routes mouillées, nous avons croisé de nombreux touriste victime de chute. Nous sommes nous même tombé dans un virage … Une grosse frayeur … et quelques gros bleus aux genoux. Ce qui a été plus rigolo a été la réparation de la moto au premier village croisé. Sans rendez vous et terriblement efficace. En 3 minutes ma moto était comme neuve, même les rayure ont été effacé ! Chapeau. Nous avons visité le château des roi des Hmong…. Bof Arrivé en soirée à DONG VAN, grand mal nous en a pris car les 4 hôtels de la ville était plein a cause du marché du lendemain. Finalement notre guide a réussi à nous trouver une place…. Au détriment d’une autre réservation trop en retard au gout de la gérante. Ouf (pour nous :))
Jour 3 : Marché de DONG VAN – Route DONG VAN MEOVAC, Marché de MEOVAC BAO LAC : Super Marchés tres peu touristique où nous avons pu croisé de nombreuse scénettes tres amusantes. Au rytme des cri de cochon, il est tres agréable de flâner dans les différents étales. Nous avons beaucoup apprécié le marché au bestiaux ou sont vendu vache, cochon …. Et chien ! Le marché de MEO VAC est également sympa mais le cadre est moins beau. Route DONG VAN / MEO VAC, sous la pluie et un épai brouillard. On a rien vu. J’en ai les larmes aux yeux rien qu’en y repensant ! Mais ca avait l air vraiment sublimes. RRRRRRrrrrrrrrrrr
Jours 4 : BOA LAC / BABE : Route sans grands interets.
Jour 5 et 6 : LAC BABE : Une étape très sympa dans la verdure du parc national. Bon faut dire qu’après la route du nord, les paysage paraissent moins grandiose. Nos 2 nuit chez l’habitant ont étés super et fut rythmé par de nombreux TCHU SUK KWé (Santé !). Pour la petite histoire il y avait même du wifi ! Tout à fait inattendu dans ce petit hameau Thai. La visite en bateau est sympa et reposante mais casse pas trois pattes à un canard. Au menu du buffle, un resto, une cascade et une grotte dans un cadre de verdure type "rain forest"
Jour 7 : Le retour sur HANOI est une horreur, et rien que pour cela je déconseille de revenir sur la capital en moto. J’ai bien cru mourir une dizaine de fois. Oubliez ici votre code de la route. La règle de base est la survie ;)) On double par la droite à volonté, on roule sur la voie de gauche à gogo. Mais le plus dure est que la route et très longue et semble interminable. Déconseillé aux asthmatiques.
NINH BINH : ENFIN LE BEAU TEMPS et apres cette semaine motorisé, le plaisir de retrouvé les joies de la marche et du vélo est énorme. Chez LOAN est un hôtel restaurant super. Evité les petits restos du centre ville mauvais et touristique. LOAN est un vrai cordon bleu. L’hotel est tres confortable et tout les touristes présent venait (comme nous ) de la part de LARSAY… et ils ont eut bien raison. Loan parle Français et nous a beaucoup aidé dans la suite de notre séjour en nous réservant une voiture privée pour choper le bateau de 9h du mat pour l’ile de CAT BA à haiphong.. départ 5h du matin, voiture super confortable, prix 60€ que je ne regrette absolument pas !! (faut dire qu il y avait la solution du bus mais nous l’avons jugé trop stressante à cause de l’imperatif horaire du bateau.)
Ile de CAT BA: En octobre l’ile était déserte mais à la vu des infrastructure hôtelière on imagine facilement la fourmilière que c’est sensé être en pleine saison. Il est tres facile de trouvé un hôtel pour 10 dollars. Nous les avons tous fait pour les comparer et il faut bien dire qu’ à tarif égal les prestations sont très différentes. Notre grosse erreur fut de se faire plaisir avec un supposé bon petit déjeuné dans un bel hôtel. Chère et peu copieux, les petits resto du bord de mer sont bien plus apettissant et bien moins chere (1-2 € contre 7 payé à l’hotel)
La croisière:Arrivé sur place nous avons de suite tenté de formé un groupe avec des jeunes de notre générations et ce fut tres facile. Tres vite nous nous sommes retrouvé à 7 (2 espagnol, 2 americaine, 1 australien et nous) pour la location d’un bateau privée avec Mr TUAN recommandé par LARSAY. 60€/ tete pour 3 jours 2 nuits. C’étais pas le luxe mais un très bon plan routard. Une cabine dortoirs ( 6 grands lits superposé) et un DECK tres sympa. A refaire… je referai la même. Au programme nous avons visité 2 iles (que nous avons choisit) et nous nous sommes baigné à de nombreuse reprise que ce soit en sautant du bateau ou lors de nos excursion KAYAK (très sympa au demeurant). La bouffe est allée crescendo et la bière était au RDV. attention l'eau est un luxe sur le bateau et la salle de bain était "TRÈS" rustique. électricité 3 heures par jour.
Le retour pour Hanoï se fait très facilement par l'organisation des agences de voyages locales ( comptez 6-7 heures pour une solution bus-ferry-bus).
Voila c’était un super voyages malgré notre gros manque de chance coté météo. au final nos 3-4 jours de soleils en fin de séjour nous ont vite fait oublié la pluie, le froid et le brouillard.
encore merci à LARSAY.
Prochaine destination : L'inde ;))) Au plaisir
Voyage en Floride en avril 2013, avis sur itinéraire? English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà c'est mon tour de vous décrire mon futur voyage de rêve en Floride. Beaucoup d'hésitation sur le circuit, les dates ... mais cette fois c'est figé puisque le billets d'avion sont réservés du 13 au 27 Avril 2013. Contrairement à beaucoup, nous allons arriver et repartir d'Orlando (meilleur tarif trouvé - je n'ai toujours pas compris pourquoi 🙂). Nous serons 4 avec ma femme et mes 2 enfants (7 et 10 ans à ce moment) + moi (c'était quand même mon cadeau pour mes 40 ans ! 😉)
JOUR 1 : Paris - Orlando avec escale à Miami (je sais c'est bizarre) - voiture de location puis hôtel - avec un atterrissage à 17h20, j'imagine que nous serons heureux d'aller manger un morceau puis au lit
JOUR 2 : départ pour Tampa - visite de Clearwater, St Petersburgh - hotel à proximité du parc Bush Garden
JOUR 3 : Parc Bush Garden - mes enfants sont impatients de voir les animaux sauvages et les parents un peu de manèges à sensations - sortie vers 18h pour descendre vers Fort Myers pour la nuit
JOUR 4 : journée détente avec plage, Sanibel ... route vers Florida City
JOUR 5 : Everglades - visite du Parc, Airboat et route jusqu'à Key West pour la soirée
JOUR 6 : visite de Key West et remontée vers Key Largo pour la nuit
JOUR 7 : route vers Miami et visite de la ville
JOUR 8 : Miami
JOUR 9 : Miami - Fort Lauderdale - boutiques (impératif pour ma femme 😛)
JOUR 10 : remontée vers Orlando - éventuellement Daytona selon notre courage - arrivée à Kissimee, nous voulons louer une villa pour 4 jours
JOUR 11 : parc Universal Studio
JOUR 12 : Epcot ou un autre parc Disney - j'ai peur d'être déçu d'Epcot mais nous connaissons assez bien Disneyland Paris, donc je voudrais découvrir un parc différent
JOUR 13 : Island of Adventure
JOUR 14 : parc aquatique (Blizzard Bleach je pense) - quelques boutiques encore pour le malheur de notre budget 🤪
JOUR 15 : décollage à 14h15 donc à part une grasse matinée je ne vois d'autre possibilité
J'ai mis pas mal de temps à élaborer ce tour car il est dans le sens contraire de la majorité de ce que j'ai pu voir par ailleurs. Je crains tout de même qu'il soit assez chargé, raison pour laquelle je souhaiterais avoir vos commentaires et suggestions.
Nous avons 2 enfants qui apprécie beaucoup l'eau donc plages et parc aquatique indispensable. Par contre, je ne sais pas si mes enfants vont apprécier les 2 parcs Universal. Je souhaite également voir "l'ambiance Disney" même si nous ne faisons qu'un seul parc Disney.
Vous avez donc maintenant mes premières réflexions sur ce voyage que nous attendons avez impatience. Merci par avance de vos retours. 😎
Vous avez donc maintenant mes premières réflexions sur ce voyage que nous attendons avez impatience. Merci par avance de vos retours. 😎
Itinéraire de quinze jours au Québec en juillet 2013 English translation pending
Bonjour à tous!
Je me tourne vers vous pour vous demander des avis sur notre itinéraire prévu au Québec (et un peu en Ontario) pour juillet prochain, et pour avoir quelques conseils.
J1 : Paris-Montréal.
J2 : Montréal.
J3 : Montréal.
J4 : Montréal-Québec La liaison se fera en car avec Orléans Express tôt le matin.
J5 : Québec.
J6 : Québec-La Malbaie Prise de la voiture de location en centre-ville de Québec. - chutes Montmorency - Ste Anne de Beaupré - Baie St Paul
J7 : La Malbaie-Tadoussac - randonnée dans le parc des hautes gorges
J8 : Tadoussac et environs. - croisière ou kayak vers les Escoumins... visite de la ville de Tadoussac...
J9 : Tadoussac-Roberval - Ste Rose du Nord
J10 : Roberval et les environs - Zoo de St Félicien
J11: Roberval-St Alexis de Monts - séjour en pourvoirie
J12 : St Alexis Pourvoirie.
J13 : St-Alexis-Ottawa Remise du véhicule en début d'après-midi. Visite de la ville.
J14 : Ottawa-Montréal - visite du musée à Gatineau. Car Greyhound pour rentrer à Montréal en fin de soirée.
J15 : Montréal-Paris Vol tard dans la soirée.
- Cet itinéraire est-il faisable? On voudrait quand même prendre le temps de découvrir ce petit bout de pays, et non passer notre temps dans les transports ou la voiture.
- Initialement, l'an dernier, on avait déjà prévu d'aller au Canada (Québec+ Ontario). Notre voyage n'a pas pu se faire pour plusieurs raisons. Mais on avait prévu les chutes du Niagara et Toronto. Tout le monde me dit que d'aller au Canada et ne pas voir Niagara est un vrai sacrilège... Bon admettons. Sauf que NIagara, c'est sacrément loin de tout, sauf de Toronto. Mais ayant déjà vu NY, est-ce qu'on ne sera pas trop déçu par Toronto? Surtout que du coup, si je reprends le trajet de l'an dernier, ça nous fait des jours de location de voiture en plus, donc de l'argent supplémentaire à dépenser. Les chutes en valent-elles le coup à ce point?
- Passer 3jours pleins à Montréal est-ce nécessaire? Je préfère rentrer plus tôt d'Ottawa en J14 pour être sur place en J15 et prendre l'avion. Même s'il est en fin de soirée, cela me rassure plus. Mais en début de séjour? J'entends tout et son contraire.
- En J7 dans le Charlevoix, peut-on faire le petit détour par le parc des Hautes-gorges, faire une randonnée de quelques heures et faire ensuite le trajet jusqu'à Tadoussac et prendre le traversier? La route jusqu'au parc est-elle "belle", ou bien ça va nous prendre des heures pour faire une trentaine de kilomètres?
- en J8 : Qu'est-ce qu'on peut faire dans les environs de Tadoussac, à part les baleines qui ne nous prendront pas la journée? Y a-t-il de chouettes balades dans cette partie du fjord?
- prendre les cars comme transport pour certaines parties du trajet est-ce judicieux? Cela nous économise des jours de location/de parking/et d'essence. Je pense donc que financièrement, on est gagnants.
Je vous remercie d'avance pour votre aide dans la finalisation de notre séjour.
J1 : Paris-Montréal.
J2 : Montréal.
J3 : Montréal.
J4 : Montréal-Québec La liaison se fera en car avec Orléans Express tôt le matin.
J5 : Québec.
J6 : Québec-La Malbaie Prise de la voiture de location en centre-ville de Québec. - chutes Montmorency - Ste Anne de Beaupré - Baie St Paul
J7 : La Malbaie-Tadoussac - randonnée dans le parc des hautes gorges
J8 : Tadoussac et environs. - croisière ou kayak vers les Escoumins... visite de la ville de Tadoussac...
J9 : Tadoussac-Roberval - Ste Rose du Nord
J10 : Roberval et les environs - Zoo de St Félicien
J11: Roberval-St Alexis de Monts - séjour en pourvoirie
J12 : St Alexis Pourvoirie.
J13 : St-Alexis-Ottawa Remise du véhicule en début d'après-midi. Visite de la ville.
J14 : Ottawa-Montréal - visite du musée à Gatineau. Car Greyhound pour rentrer à Montréal en fin de soirée.
J15 : Montréal-Paris Vol tard dans la soirée.
- Cet itinéraire est-il faisable? On voudrait quand même prendre le temps de découvrir ce petit bout de pays, et non passer notre temps dans les transports ou la voiture.
- Initialement, l'an dernier, on avait déjà prévu d'aller au Canada (Québec+ Ontario). Notre voyage n'a pas pu se faire pour plusieurs raisons. Mais on avait prévu les chutes du Niagara et Toronto. Tout le monde me dit que d'aller au Canada et ne pas voir Niagara est un vrai sacrilège... Bon admettons. Sauf que NIagara, c'est sacrément loin de tout, sauf de Toronto. Mais ayant déjà vu NY, est-ce qu'on ne sera pas trop déçu par Toronto? Surtout que du coup, si je reprends le trajet de l'an dernier, ça nous fait des jours de location de voiture en plus, donc de l'argent supplémentaire à dépenser. Les chutes en valent-elles le coup à ce point?
- Passer 3jours pleins à Montréal est-ce nécessaire? Je préfère rentrer plus tôt d'Ottawa en J14 pour être sur place en J15 et prendre l'avion. Même s'il est en fin de soirée, cela me rassure plus. Mais en début de séjour? J'entends tout et son contraire.
- En J7 dans le Charlevoix, peut-on faire le petit détour par le parc des Hautes-gorges, faire une randonnée de quelques heures et faire ensuite le trajet jusqu'à Tadoussac et prendre le traversier? La route jusqu'au parc est-elle "belle", ou bien ça va nous prendre des heures pour faire une trentaine de kilomètres?
- en J8 : Qu'est-ce qu'on peut faire dans les environs de Tadoussac, à part les baleines qui ne nous prendront pas la journée? Y a-t-il de chouettes balades dans cette partie du fjord?
- prendre les cars comme transport pour certaines parties du trajet est-ce judicieux? Cela nous économise des jours de location/de parking/et d'essence. Je pense donc que financièrement, on est gagnants.
Je vous remercie d'avance pour votre aide dans la finalisation de notre séjour.
Mon expérience Malgache English translation pending
Revenant d'un séjour(où je n'ai eu pas de bol) de 5 jours dans la capitale Malgache j'aimerais faire part de mon expérience aux internautes qui prévoient d'y séjourner dans un futur proche.
A peine débarqués d'un vol UU mes amis et moi sommes mis au parfum par la police des frontières.Une dame venant à notre rencontre nous demande nos billets retour, les fiches d'immigration, les passeports plus 15000 ariary par pax pour que ça aille plus vite.Le vol étant à moitié rempli nous refusons et préférons attendre notre tour.Mais la dame décide persévérer et nous explique ses conditions difficiles espérant nous attrister puis finit par abandonner face notre inflexibilité.
Arrivés au niveau des douanes nous sommes accueillis par les grands sourires des agents nous demandant d'ouvrir les valises.Son attention se porte sur la vingtaine de livres que j'ai emmené pour les offrir à la directrice du collège de France pour ses élèves.Je lui explique que ces livres sont destinés aux enfants puis il me répond qui lui aussi il a des enfants et me demande un "petit café" de 20000 ariary comme "aide humanitaire". Face à mon refus il me menace d'une confiscation des livres et face à ce chantage je lui demande de me dresser un procès verbal avec son nom d'agent.....il finit aussi par laisser tomber.
Le soir après un repas bien copieux au Louvres je décide de laisser mes amis au restaurant pour rentrer à l'hôtel Colbert se trouvant à deux minutes à pied.Le guide et ami de mes compagnons de voyage décide de m'accompagner malgré tout pour des raisons de sécurité.Nous sommes abordés par 3 policiers qui nous demande la carte d'identité et mon passeport sauf que je n'avais que sa photocopie(j'ai déjà perdu mon passeport de part le passé). Et c'est à ce moment que tout s'enclenche:
- Le policier:"Monsieur vous n'avez pas vos papiers veuillez nous accompagner au poste de police pour une garde à vue de 24h". - Moi :" l'hôtel se trouve juste à côté donnez moi 2 minutes pour que je vous le ramène" - Le policier :" vous n'avez pas vos papiers vous êtes hors la loi et la loi c'est la garde à vue". - Moi:"c'est un peu disproportionné vous ne trouvez pas????je reconnais de ne pas être en règle aussi pour vous prouver ma bonne foi et afin de régulariser cette situation je vous demande juste 2 minutes le temps que je le prenne à l'hôtel" - Le policier : "pas question vous nous suivez au poste de police" qui se trouve au fond d'une ruelle sombre. - Mon guide et ami: "s'il va au poste de police je viens avec lui" - Le policier :"non vous vous restez à l'écart car ça ne vous regarde pas". - Le guide:"non je ne le laisserai pas tomber" Le policier me bouscule me forçant presque à descendre cette rue et finit par me mettre à distance de mon ami , de mon côté je suis en plein cauchemar et n'ose imaginer à quoi ressemblent les prisons Malgaches. - Le policier:"pour que nous oublions l'affaire vous nous donnez 200 000 ariary" - Moi : "c' est trop je ne les ai pas sur moi" - le policier:" ok pour 120 000 tout de suite" J'appelle mes amis qui sont encore au restaurant sauf que le policier me l'interdit mais je leurs fais croire que mes amis vont m'apporter de quoi leur payer. - Le guide:"Fred tu ne paies rien du tout je suis témoin de leur corruption" S'ensuit d'une dispute entre le guide et les policiers.Mes amis finissent par arriver l'un d'eux rentre à l'hôtel pour récupérer mon passeport et le présente aux policiers qui ne veulent rien entendre car omnibulés par l'appât du gain. - Moi: "voilà de toute façon j'ai régularisé ma situation, je reconnais mon erreur de ne pas vous avoir présenté mon passeport au moment de l'interpellation maintenant nous rentrons à l'hôtel si vous ne voulez pas me rendre le passeport c'est une détention abusive de pièce administrative et au cas où vous changez d'avis vous n'aurez qu'à le déposer à l'hôtel en tout cas je ne vous donnerez pas un sous, mes amis sont témoin de votre tentative de corruption" En nous dirigeant vers l'hôtel le policier finit par céder et c'est discrètement qu'il remet au guide mon passeport.
Conclusion:pour ceux ou celles qui se rendent à Tananarive pour la première fois ayez toujours un passeport sur vous pour éviter d'avoir affaire à ces policiers véreux qui continuent d'extorquer les touristes qui par peur se font plumer.
- Le policier:"Monsieur vous n'avez pas vos papiers veuillez nous accompagner au poste de police pour une garde à vue de 24h". - Moi :" l'hôtel se trouve juste à côté donnez moi 2 minutes pour que je vous le ramène" - Le policier :" vous n'avez pas vos papiers vous êtes hors la loi et la loi c'est la garde à vue". - Moi:"c'est un peu disproportionné vous ne trouvez pas????je reconnais de ne pas être en règle aussi pour vous prouver ma bonne foi et afin de régulariser cette situation je vous demande juste 2 minutes le temps que je le prenne à l'hôtel" - Le policier : "pas question vous nous suivez au poste de police" qui se trouve au fond d'une ruelle sombre. - Mon guide et ami: "s'il va au poste de police je viens avec lui" - Le policier :"non vous vous restez à l'écart car ça ne vous regarde pas". - Le guide:"non je ne le laisserai pas tomber" Le policier me bouscule me forçant presque à descendre cette rue et finit par me mettre à distance de mon ami , de mon côté je suis en plein cauchemar et n'ose imaginer à quoi ressemblent les prisons Malgaches. - Le policier:"pour que nous oublions l'affaire vous nous donnez 200 000 ariary" - Moi : "c' est trop je ne les ai pas sur moi" - le policier:" ok pour 120 000 tout de suite" J'appelle mes amis qui sont encore au restaurant sauf que le policier me l'interdit mais je leurs fais croire que mes amis vont m'apporter de quoi leur payer. - Le guide:"Fred tu ne paies rien du tout je suis témoin de leur corruption" S'ensuit d'une dispute entre le guide et les policiers.Mes amis finissent par arriver l'un d'eux rentre à l'hôtel pour récupérer mon passeport et le présente aux policiers qui ne veulent rien entendre car omnibulés par l'appât du gain. - Moi: "voilà de toute façon j'ai régularisé ma situation, je reconnais mon erreur de ne pas vous avoir présenté mon passeport au moment de l'interpellation maintenant nous rentrons à l'hôtel si vous ne voulez pas me rendre le passeport c'est une détention abusive de pièce administrative et au cas où vous changez d'avis vous n'aurez qu'à le déposer à l'hôtel en tout cas je ne vous donnerez pas un sous, mes amis sont témoin de votre tentative de corruption" En nous dirigeant vers l'hôtel le policier finit par céder et c'est discrètement qu'il remet au guide mon passeport.
Conclusion:pour ceux ou celles qui se rendent à Tananarive pour la première fois ayez toujours un passeport sur vous pour éviter d'avoir affaire à ces policiers véreux qui continuent d'extorquer les touristes qui par peur se font plumer.
Voyager 2 mois à travers le Canada English translation pending
Bonsoir,
Je prévois avec deux amis de faire un voyage de deux mois au Canada (Octobre/Novembre) pour découvrir le pays et renforcer un peu notre anglais au passage!
Nous avons pensé à traverser le Canada d'Est en Ouest (ou l'inverse) et s'arrêter parfois pour passer un peu de temps vers les points d'interets. Quelqu'un pourrait-il nous conseiller une itinéraire qu'il aurait faite ou connaitrai? Je crois savoir qu'il y a soit la transcanadienne soit une route qui passe par les USA, laquelle est la mieux? J'ai regardé sur google map mais ce n'est pas très parlant. On m'a souvent dit du bien de Montreal, Ottawa, Calgary et Vancouver qui semblent être des villes interessantes.
L'idée serait de découvrir les différents type de décor que propose le pays (via les trajets) tout en rencontrant la population Canadienne (en restant quelques jours de suite dans les points d'interets).
Quel budget faut-il prévoir pour cela? J'ai aussi lu que les locations de voitures sont plus chères et plus rares pour les moins de 25 ans, vrai? (nous avons tous 23 ans) Quels hébergements conseillez vous en cette période de l'année? Aussi que faut-il prévoir en matériel et enfin qu'elles sont les démarches administratives?
Je remercie d'avance le ou la courageux(se) qui nous viendra en aide pour préparer notre voyage! 🙂
Je prévois avec deux amis de faire un voyage de deux mois au Canada (Octobre/Novembre) pour découvrir le pays et renforcer un peu notre anglais au passage!
Nous avons pensé à traverser le Canada d'Est en Ouest (ou l'inverse) et s'arrêter parfois pour passer un peu de temps vers les points d'interets. Quelqu'un pourrait-il nous conseiller une itinéraire qu'il aurait faite ou connaitrai? Je crois savoir qu'il y a soit la transcanadienne soit une route qui passe par les USA, laquelle est la mieux? J'ai regardé sur google map mais ce n'est pas très parlant. On m'a souvent dit du bien de Montreal, Ottawa, Calgary et Vancouver qui semblent être des villes interessantes.
L'idée serait de découvrir les différents type de décor que propose le pays (via les trajets) tout en rencontrant la population Canadienne (en restant quelques jours de suite dans les points d'interets).
Quel budget faut-il prévoir pour cela? J'ai aussi lu que les locations de voitures sont plus chères et plus rares pour les moins de 25 ans, vrai? (nous avons tous 23 ans) Quels hébergements conseillez vous en cette période de l'année? Aussi que faut-il prévoir en matériel et enfin qu'elles sont les démarches administratives?
Je remercie d'avance le ou la courageux(se) qui nous viendra en aide pour préparer notre voyage! 🙂
Koh Phi Phi: l'enfer au paradis English translation pending
Bonjour à tous les VFistes et lecteurs/lectrices de passage !
Je viens écrire ce post pour parler de mon récent séjour à Koh Phi Phi.
Certains ici me connaissent un peu car à une époque je postais beaucoup sur le forum, et également via mon site internet. Pour faire simple, j'ai dans la trentaine, je viens depuis 7 ans en Thailande, pour les études, le travail, et bien sûr pour voyager.
J'ai vadrouillé un peu partout dans le pays (Isan mis à part, mais ça va venir), et je voyage toujours avec mon amie Thai. Nous voyageons donc dans les coins touristiques bien sûr, mais aussi bien dans des coins pour touristes étrangers que pour touristes Thais (si si, il y a bien les deux).
Tout ça pour dire que je pense avoir une bonne vision d'ensemble du paysage touristique en Thailande, d'un point de vue étranger, et local, sans pour autant être un expert.
Alors voilà, après 7 ans à venir et vivre en Thailande, je n'ai toujours pas été à Koh Phi Phi. J'ai fait plein d'autres endroits, mais pas celui-là. Pourquoi ? C'est relativement loin de Bangkok, et comme je n'ai souvent que des weekends, ça fait trop court. Et l'avion étant assez cher en weekends… bref, je n'ai jamais eu l'occasion d'y aller.
Ce weekend était un weekend de 3 jours en Thailande, pour la fête des mères (bonne fête maman !). Avec mon amie nous cherchions donc à passer 3 jours sur une ile, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas fait ça.
Koh Samet ? On connait déjà très bien. On adore mais on veut du changement. Koh Chang ? Mon île préférée il y a 7 ans, mais j'ai été très déçu l'année passée, les hôtels ayant défiguré la plupart des plages. Ca reste une ile sympa, mais je connais très bien aussi. Koh Samui ? Déjà fait, et nous n'avions pas trop aimé, disons que la distance pour s'y rendre ne justifiait pas de ne pas aller à Samet plutôt. Koh Phangan ? Très bien (au nord), mais loin, et déjà fait. Koh Lanta ? Fait l'année dernière, vraiment rien de terrible. Encore une fois l'ile ne justifie pas un si long voyage (les 4 jours de pluie n'avaient pas aidé, certe). Pattaya ? Ma copine étant originaire de cette région, pas très exotique comme voyage. Kanchanaburi, Chiang Mai, Ayutthaya, etc… déjà tous fait plusieurs fois. Sympa, très sympa même, mais non ! On veut de l'eau et du sable cette fois-ci !
Bref, ce rapide bilan fait, une évidence se présentait: c'était l'occasion tant attendue d'aller vers Phuket, ou Koh Phi Phi. Enfin, après 7 ans en Thailande je verrais cette île dont tout le monde parle. 😉
Ni une ni deux, le vendredi soir, on saute dans un BUS VIP pour Phuket, depuis la gare des bus du sud de Bangkok. Les avions étaient tous complets, ou à des horaires qui ne collaient pas. Cette gare est très bien, sachant qu'il y a 7 ans elle ressemblait plus à un marché au poisson géant où il fallait une boussole et beaucoup d'instinct pour trouver le bon guichet et réussir à avoir un ticket. Le plus gros souci de cette gare, c'est qu'en période de pointe, il faut presque 2H pour s'y rendre tellement les bouchons sont incroyables.
Bus VIP 24 sièges pour 1058 baths par personne, très propre, silencieux, glacial (mais on est en Thailande, le pays du froid intérieur), bon service, et arrêt à une aire d'autoroute avec repas gratuit à volonté. Bref, un long voyage en bus de 12H, mais dans des conditions optimales à prix modique.
Nous arrivons à la gare des bus de Phuket. Un peu enfarinés, fatigués, mais encore dans un état présentable. Nous n'avions rien réservé, et ne savions même pas encore si nous allions à Phuket ou Phi Phi. Vu qu'on a que 3 jours, direction Phi Phi directement, sinon ça fera trop court.
Comme à l'accoutumée, je laisse ma copine discuter avec le guichet d'information et les taxis et autres moto taxis sur place. C'est parti, on monte dans une voiture privée qui pour 200 Bahts nous amène au port. Petite étape avant à l'agence de voyage de l'ami de l'ami du frère du tonton de la personne qui nous a renseigné à la gare des bus, pour nous vendre des tickets de bateau. Bref, depuis le temps que je voyage ici, ça m'aurait surpris que ça se passe autrement. Mais bon, c'est rapide, et ma copine gère tout ça très bien (heureusement). 😛
Le demi-cousin du frère du propriétaire de l'agence nous emmène au port. Là, 4 individus non identifiés nous demandent où on va, avec la politesse d'un serveur parisien en heure de pointe. En fait, ces 4 "lascars" en jean/t-shirt/cigarette au bec sont l'équipage du bateau. Oh capitaine mon capitaine ! Une fois l'allure passée, ils sont en fait très sympas.
Ticket en poche, autocollant collé sur la poitrine, on monte sur le bateau, qui se remplit vite de jeunes farangs (étrangers) qui se précipitent pour s'allonger en plein soleil à l'avant ou l'arrière pour profiter de chaque milliseconde de soleil. Nous, on va à l'intérieur, mon amie étant Thai, il faut du froid, de l'ombre, et un siège. Parfait, ça me va aussi !
2h de bateau, et entre temps, une personne s'est assuré de nous réserver une guest house sur Koh Phi Phi. Parfait, ça de moins à faire ! C'était surement un ami du capitaine, et tout le monde du bus jusqu'à la guest house doit toucher sa commission. Ca les arrange, nous aussi.
Le moment tant attendu arrive, nous débarquons. Et là surprise, ce n'est pas 40 ou 50 personnes que nous voyons au port, mais 300 ou 400 touristes entassés sur le ponton, avec valises, dans un bazar indescriptible. Du jamais vu ! La personne du bateau nous y retrouve, et interpelle des "porteurs" de valises qui nous emmèneront à notre guest house.
Avant, il faut payer 20 bahts par personne pour la "taxe de parc national". Pourquoi pas, c'est la même chose à Koh Samet (sauf que c'est 200 Bahts à Koh Samet).
Nous marchons, et traversons alors des petites ruelles, avec partout, absolument partout autour de nous des farangs de tous bords, des boutiques de tous types, et des centaines de touristes marchant de tous les côtés. Autant de monde qu'au quartier Siam de Bangkok un vendredi soir. Nous sommes dubitatifs, pour ne pas dire désenchantés, mais on positive en se disant que ce soit être comme ça au port uniquement. 🤪
On marche une bonne quinzaine de minutes, avec une petite famille de français qui vont à la même guest house. Le père est apparemment très déçu et énervé par ce qu'il voit de l'île, il s'attendait à quelque chose de plus "nature". Nous aussi !
Ces 15 minutes de marche sont troublantes: un dédale de petites rues bondées de monde, de farangs torses nus ou en bikinis, des déchets partout par terre, des constructions anarchiques, des odeurs nauséabondes, de la musique plein pot dans les bars (il n'est que 13H), et pratiquement aucun Thai à l'horizon à part ma copine et les employés des boutiques (et encore). 🏴☠️
On arrive enfin à la guest house (Chunut house), un peu dans les terres. Ce sont des bungalows en bois, avec clim et… c'est tout ! Strict minimum, aucune décoration, salle de bain digne d'un bungalow à 300 bahts la nuit, bref, déception, pour 1500 bahts la nuit. A l'accueil la jeune femme est désagréable, et veut vite en finir avec nous pour retourner à ses activités.
Ile surpeuplée, guest house médiocre, long voyage… ça part mal. 😐
Une douche plus tard, on part se promener. On file vers la plage la plus proche pour se restaurer. Surprise, la mer est littéralement un parking géant pour bateaux, et il y a une minuscule zone de baignade délimitée par des bouées. L'eau est claire, mais les déchets sur la plage font vite oublier la possible beauté du lieu. Les restaurants sont tous fermés (il est 14H…), et personne dans aucun restaurant ne vient nous accueillir pour nous servir à manger. On y arrive tant bien que mal, la nourriture est chère, et vraiment pas terrible. Ma copine a même du mal à trouver un plat Thai dans le menu.
On se sauve vite, et on décide d'aller au fameux "View Point" de l'île. On marche, marche, marche très très longtemps, et ça grimpe à n'en plus finir dans la forêt. Un petit chemin de montagne ? Non, une hideuse route bétonnée, jonchée de détritus. Elle se termine par un chemin de terre, à peine balisé, où on croise des locaux qui visiblement non pas eu la chance de faire fructifier leur business comme d'autres sur l'ile.
Après 45 minutes de grimpette, on arrive enfin au View Point. Honnêtement, c'est sympa, belle vue sur les iles, endroit propre, et les gens qui posent pour la photo. Nous aussi ! On en profite 30 minutes, et on redescend… par un autre chemin, en fait le "vrai" chemin, bien plus court que celui que nous avions pris. Bien fait pour nous, on n'avait qu'à demander.
Nous revoilà donc dans la "ville", le soleil descend, on veut profiter un peu de la plage. On se dirige donc vers la plage, non sans être littéralement dégoutés par un amas de déchets de près de 20 mètres de long, en train de brûler… si si, ils brulaient les déchets au milieu de tout le monde, à 50m de la plage. Du jamais vu. 😕
Arrivés sur la plage, nous retrouvons un schéma très classique, des bars roots/reggae pour jeunes farangs en train de cuver de la veille, des déchets de partout sur le sable, et même… clou du spectacle… un "bateau poubelle", en plein milieu de la baie. Une sorte de barque géante en acier qui sert de camion poubelle. Apparemment ça ne gênait personne de se baigner à côté.
Trop c'est trop, on retourne à la guest house. Après une douche, on part pour diner. Quelle mission ! Les restaurant ferment à 21H30 ou 22H, et il est extrêmement difficile de trouver autre chose que des pizzas ou des steaks. Ma copine étant avide de fruits de mer, on va dans un restaurant de fruit de mer qui a pignon sur rue, et vue sur la plage. Il n'a aucun charme, mais faute de mieux… Surprise, c'est une farang qui nous amène à notre table… ah tiens, grande nouveauté en Thaïlande. On s'assoit, et on attend 20 bonnes minutes. Personne ne vient nous servir, visiblement ça ferme, et on dérange. Certe il est un peu tard, mais le minimum serait de venir nous le dire. On s'en va sans avoir mangé. Ca commence mal.
On ère 1H pour enfin trouver un restaurant, enfin un espèce de bar tenu par un japonais (toujours pas de Thai), qui serve encore à manger. C'était pas mal, mais le hip hop à fond les manettes dans les enceintes, non merci.
Ca y est, cela fait 9H que nous sommes sur l'ile, et nous n'avons envie que d'une seule chose, partir, au plus vite. On trouve un cyber café, et on réserve nos billets d'avion pour le retour à Bangkok. On est encore mieux chez nous dans notre appartement de Bangkok qu'ici !
Sur le retour pour aller nous coucher, des dizaines de jeunes farangs bourrés, à errer entre les bars. L'un d'eux, allongé devant le 7/11 avec sa 12ème bière à la main, nous voit et nous dit "attention elle va te ruiner ta gonzesse", pour ensuite faire une remarque désobligeante sur mon physique. Ayant plus de peine pour lui qu'autre chose, je lui souris poliment, et passe mon chemin, content que ma copine ne l'ait pas entendu.
Vivre en Thailande m'a appris à me contenir et à garder mon calme en apparence, et visiblement ce jeune garçon va passer une plus mauvaise soirée que moi. Mais si nous avions été dans un endroit normal en Thailande, c'est-à-dire avec des Thais et pas 99% de farangs, ce jeune homme ne serait pas resté plus de 2 minutes allongé comme un ivrogne à insulter les gens (et surtout une Thaie) devant le 7/11. Là, il aurait passé une très, très mauvaise nuit, et serait surement dans le prochain avion. Mais bon passons, il y a des cons partout (enfin surtout ici).
Nous voila à la guest house, nous nous écroulons sur le lit après ce long périple.
Le lendemain, nous devons repartir de l'ile à 14H pour avoir notre avion à 21H à Phuket.
Nous avons donc la matinée. Nous détestons ce qui nous entoure, mais nous nous trouvons un peu bête de ne même pas avoir vu Maya Bay ou fait du snorkeling. Si ça se trouve on est mal tombés jusqu'ici, et on est passé à côté de belles choses.
On réserve donc rapidement un long tail boat juste pour nous deux, qui nous fait un petit tour de 2H entre les iles. 🙂
Enfin, un truc sympa, entre nous, et un peu de nature ! Le capitaine du Long tail boat est sympathique, et nous dépose sur Maya Bay. Sans surprise, la baie ressemble plus à la baie de Monaco, les yachts étant remplacés par des speed boats. Il y a peut-être 30 ou 40 bateaux entassés sur cette magnifique baie. Quelle horreur. Mais bon, après tout nous aussi on est là.
Le long tail boat se gare sur la plage… entre les déchets flottants sur l'eau… oui oui, Maya Baie, si vous regardez de près, c'est surement l'eau la plus sale que j'ai vu en Thailande. Elle est en effet d'un bleu turquoise magnifique, mais la canette de coca qui y flotte est bien rouge et blanche.
On paye 200 bahts de taxe à un monsieur sur la plage (gratuit pour ma copine car Thaie), et nous avons le droit de rester seulement 20 minutes montre en main. On fait comme tout le monde (les 500 autres personnes avec nous), on va voir la baie, on prend des photos, et on repart.
Oui, c'est beau, oui l'eau est turquoise, oui on voit des poissons par milliers, mais les dizaines de bateaux, les centaines de touristes, les déchets à la tonne, ça prend le dessus. Sans parler de ces speed boats qui passent à fond les manettes près de gens en train de faire du snorkeling.
On revient à terre, pour se précipité dans le bateau, et on rentre, direction l'aéroport. 😏
Alors voilà la fin de notre très, très bref périple à Koh Phi Phi. Cette ile est une beauté, ou du moins l'était. C'est désormais un ghetto pour touristes en mal de fête, d'alcool, et de "j'y étais, regarde la photo". Les constructions sont anarchiques, c'est extrêmement pollué par les déchets, ça pue les égouts presque partout, les touristes sont irrespectueux des coutumes Thais (enfin ce n'est plus vraiment la Thailande), et comble du comble, ma copine était pratiquement la seule touriste Thaie de l'ile. Presque à chaque fois les locaux étaient surpris qu'elle parle Thai… et bien si, je vais vous l'apprendre (enfin pas à vous lecteurs), mais il y a des Thais en Thailande.
En 7 ans en Thailande, je n'ai jamais vu ça. Oui les Thais ne sont pas réputés pour leur gestion optimale du développement touristique, mais là, on a atteint un niveau hors norme. Et c'est la faute autant des Thais que des touristes.
Koh Samet, Koh Lanta, Koh Chang, Koh Phangan (pas le ghetto au sud) pour ne citer que les plus célèbres, sont infiniment mieux, moins belles certes, mais vivables, avec encore des coins beaux et propres. Pour n'en citer qu'une, la plage d'Ao Phrao à Koh Samet est un bijou comparé à Koh Phi Phi.
Le pire de tout ça, c'est que nous étions en basse saison… je n'ose imaginer le désastre en haute saison. 😕
Bref, passez votre chemin, oubliez les images vues sur internet ou dans un célèbre film, vous les verrez ailleurs, ce n'est pas ce qui manque.
Malgré la beauté de l'ile, il n'y aucune raison de s'infliger la visite d'un tel lieu, ou alors de passage éclair pour du snorkeling sans poser le pied à terre. Mais il faut croire que certains aiment… tant mieux ! Qu'ils restent là-bas, au moins on sait où ils sont.
Et au moment ou j'écris ces lignes, un resort gigantesque est en construction sur l'ile, et en train d'arracher tous les arbres de ce qu'il restait de nature à ce bout de terre. Si si, ce n'est pas terminé.
Voila, désolé pour autant de négativité, ce n'est pas dans mes habitudes. Mais jamais ne n'aurais cru un tel spectacle possible. 😠
Pour conclure, voici les mots de ma copine sur l'ile:
"Tu as remarqué, il n'y a pas de Buddha sur l'ile, ou du moins aucun signe ne l'indiquant. C'est mauvais signe ça."
Un peu de superstition Thai me redonne toujours le sourire, quand le "Mai pen Rai" ne suffit plus. 😉
Cordialement,
Je viens écrire ce post pour parler de mon récent séjour à Koh Phi Phi.
Certains ici me connaissent un peu car à une époque je postais beaucoup sur le forum, et également via mon site internet. Pour faire simple, j'ai dans la trentaine, je viens depuis 7 ans en Thailande, pour les études, le travail, et bien sûr pour voyager.
J'ai vadrouillé un peu partout dans le pays (Isan mis à part, mais ça va venir), et je voyage toujours avec mon amie Thai. Nous voyageons donc dans les coins touristiques bien sûr, mais aussi bien dans des coins pour touristes étrangers que pour touristes Thais (si si, il y a bien les deux).
Tout ça pour dire que je pense avoir une bonne vision d'ensemble du paysage touristique en Thailande, d'un point de vue étranger, et local, sans pour autant être un expert.
Alors voilà, après 7 ans à venir et vivre en Thailande, je n'ai toujours pas été à Koh Phi Phi. J'ai fait plein d'autres endroits, mais pas celui-là. Pourquoi ? C'est relativement loin de Bangkok, et comme je n'ai souvent que des weekends, ça fait trop court. Et l'avion étant assez cher en weekends… bref, je n'ai jamais eu l'occasion d'y aller.
Ce weekend était un weekend de 3 jours en Thailande, pour la fête des mères (bonne fête maman !). Avec mon amie nous cherchions donc à passer 3 jours sur une ile, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas fait ça.
Koh Samet ? On connait déjà très bien. On adore mais on veut du changement. Koh Chang ? Mon île préférée il y a 7 ans, mais j'ai été très déçu l'année passée, les hôtels ayant défiguré la plupart des plages. Ca reste une ile sympa, mais je connais très bien aussi. Koh Samui ? Déjà fait, et nous n'avions pas trop aimé, disons que la distance pour s'y rendre ne justifiait pas de ne pas aller à Samet plutôt. Koh Phangan ? Très bien (au nord), mais loin, et déjà fait. Koh Lanta ? Fait l'année dernière, vraiment rien de terrible. Encore une fois l'ile ne justifie pas un si long voyage (les 4 jours de pluie n'avaient pas aidé, certe). Pattaya ? Ma copine étant originaire de cette région, pas très exotique comme voyage. Kanchanaburi, Chiang Mai, Ayutthaya, etc… déjà tous fait plusieurs fois. Sympa, très sympa même, mais non ! On veut de l'eau et du sable cette fois-ci !
Bref, ce rapide bilan fait, une évidence se présentait: c'était l'occasion tant attendue d'aller vers Phuket, ou Koh Phi Phi. Enfin, après 7 ans en Thailande je verrais cette île dont tout le monde parle. 😉
Ni une ni deux, le vendredi soir, on saute dans un BUS VIP pour Phuket, depuis la gare des bus du sud de Bangkok. Les avions étaient tous complets, ou à des horaires qui ne collaient pas. Cette gare est très bien, sachant qu'il y a 7 ans elle ressemblait plus à un marché au poisson géant où il fallait une boussole et beaucoup d'instinct pour trouver le bon guichet et réussir à avoir un ticket. Le plus gros souci de cette gare, c'est qu'en période de pointe, il faut presque 2H pour s'y rendre tellement les bouchons sont incroyables.
Bus VIP 24 sièges pour 1058 baths par personne, très propre, silencieux, glacial (mais on est en Thailande, le pays du froid intérieur), bon service, et arrêt à une aire d'autoroute avec repas gratuit à volonté. Bref, un long voyage en bus de 12H, mais dans des conditions optimales à prix modique.
Nous arrivons à la gare des bus de Phuket. Un peu enfarinés, fatigués, mais encore dans un état présentable. Nous n'avions rien réservé, et ne savions même pas encore si nous allions à Phuket ou Phi Phi. Vu qu'on a que 3 jours, direction Phi Phi directement, sinon ça fera trop court.
Comme à l'accoutumée, je laisse ma copine discuter avec le guichet d'information et les taxis et autres moto taxis sur place. C'est parti, on monte dans une voiture privée qui pour 200 Bahts nous amène au port. Petite étape avant à l'agence de voyage de l'ami de l'ami du frère du tonton de la personne qui nous a renseigné à la gare des bus, pour nous vendre des tickets de bateau. Bref, depuis le temps que je voyage ici, ça m'aurait surpris que ça se passe autrement. Mais bon, c'est rapide, et ma copine gère tout ça très bien (heureusement). 😛
Le demi-cousin du frère du propriétaire de l'agence nous emmène au port. Là, 4 individus non identifiés nous demandent où on va, avec la politesse d'un serveur parisien en heure de pointe. En fait, ces 4 "lascars" en jean/t-shirt/cigarette au bec sont l'équipage du bateau. Oh capitaine mon capitaine ! Une fois l'allure passée, ils sont en fait très sympas.
Ticket en poche, autocollant collé sur la poitrine, on monte sur le bateau, qui se remplit vite de jeunes farangs (étrangers) qui se précipitent pour s'allonger en plein soleil à l'avant ou l'arrière pour profiter de chaque milliseconde de soleil. Nous, on va à l'intérieur, mon amie étant Thai, il faut du froid, de l'ombre, et un siège. Parfait, ça me va aussi !
2h de bateau, et entre temps, une personne s'est assuré de nous réserver une guest house sur Koh Phi Phi. Parfait, ça de moins à faire ! C'était surement un ami du capitaine, et tout le monde du bus jusqu'à la guest house doit toucher sa commission. Ca les arrange, nous aussi.
Le moment tant attendu arrive, nous débarquons. Et là surprise, ce n'est pas 40 ou 50 personnes que nous voyons au port, mais 300 ou 400 touristes entassés sur le ponton, avec valises, dans un bazar indescriptible. Du jamais vu ! La personne du bateau nous y retrouve, et interpelle des "porteurs" de valises qui nous emmèneront à notre guest house.
Avant, il faut payer 20 bahts par personne pour la "taxe de parc national". Pourquoi pas, c'est la même chose à Koh Samet (sauf que c'est 200 Bahts à Koh Samet).
Nous marchons, et traversons alors des petites ruelles, avec partout, absolument partout autour de nous des farangs de tous bords, des boutiques de tous types, et des centaines de touristes marchant de tous les côtés. Autant de monde qu'au quartier Siam de Bangkok un vendredi soir. Nous sommes dubitatifs, pour ne pas dire désenchantés, mais on positive en se disant que ce soit être comme ça au port uniquement. 🤪
On marche une bonne quinzaine de minutes, avec une petite famille de français qui vont à la même guest house. Le père est apparemment très déçu et énervé par ce qu'il voit de l'île, il s'attendait à quelque chose de plus "nature". Nous aussi !
Ces 15 minutes de marche sont troublantes: un dédale de petites rues bondées de monde, de farangs torses nus ou en bikinis, des déchets partout par terre, des constructions anarchiques, des odeurs nauséabondes, de la musique plein pot dans les bars (il n'est que 13H), et pratiquement aucun Thai à l'horizon à part ma copine et les employés des boutiques (et encore). 🏴☠️
On arrive enfin à la guest house (Chunut house), un peu dans les terres. Ce sont des bungalows en bois, avec clim et… c'est tout ! Strict minimum, aucune décoration, salle de bain digne d'un bungalow à 300 bahts la nuit, bref, déception, pour 1500 bahts la nuit. A l'accueil la jeune femme est désagréable, et veut vite en finir avec nous pour retourner à ses activités.
Ile surpeuplée, guest house médiocre, long voyage… ça part mal. 😐
Une douche plus tard, on part se promener. On file vers la plage la plus proche pour se restaurer. Surprise, la mer est littéralement un parking géant pour bateaux, et il y a une minuscule zone de baignade délimitée par des bouées. L'eau est claire, mais les déchets sur la plage font vite oublier la possible beauté du lieu. Les restaurants sont tous fermés (il est 14H…), et personne dans aucun restaurant ne vient nous accueillir pour nous servir à manger. On y arrive tant bien que mal, la nourriture est chère, et vraiment pas terrible. Ma copine a même du mal à trouver un plat Thai dans le menu.
On se sauve vite, et on décide d'aller au fameux "View Point" de l'île. On marche, marche, marche très très longtemps, et ça grimpe à n'en plus finir dans la forêt. Un petit chemin de montagne ? Non, une hideuse route bétonnée, jonchée de détritus. Elle se termine par un chemin de terre, à peine balisé, où on croise des locaux qui visiblement non pas eu la chance de faire fructifier leur business comme d'autres sur l'ile.
Après 45 minutes de grimpette, on arrive enfin au View Point. Honnêtement, c'est sympa, belle vue sur les iles, endroit propre, et les gens qui posent pour la photo. Nous aussi ! On en profite 30 minutes, et on redescend… par un autre chemin, en fait le "vrai" chemin, bien plus court que celui que nous avions pris. Bien fait pour nous, on n'avait qu'à demander.
Nous revoilà donc dans la "ville", le soleil descend, on veut profiter un peu de la plage. On se dirige donc vers la plage, non sans être littéralement dégoutés par un amas de déchets de près de 20 mètres de long, en train de brûler… si si, ils brulaient les déchets au milieu de tout le monde, à 50m de la plage. Du jamais vu. 😕
Arrivés sur la plage, nous retrouvons un schéma très classique, des bars roots/reggae pour jeunes farangs en train de cuver de la veille, des déchets de partout sur le sable, et même… clou du spectacle… un "bateau poubelle", en plein milieu de la baie. Une sorte de barque géante en acier qui sert de camion poubelle. Apparemment ça ne gênait personne de se baigner à côté.
Trop c'est trop, on retourne à la guest house. Après une douche, on part pour diner. Quelle mission ! Les restaurant ferment à 21H30 ou 22H, et il est extrêmement difficile de trouver autre chose que des pizzas ou des steaks. Ma copine étant avide de fruits de mer, on va dans un restaurant de fruit de mer qui a pignon sur rue, et vue sur la plage. Il n'a aucun charme, mais faute de mieux… Surprise, c'est une farang qui nous amène à notre table… ah tiens, grande nouveauté en Thaïlande. On s'assoit, et on attend 20 bonnes minutes. Personne ne vient nous servir, visiblement ça ferme, et on dérange. Certe il est un peu tard, mais le minimum serait de venir nous le dire. On s'en va sans avoir mangé. Ca commence mal.
On ère 1H pour enfin trouver un restaurant, enfin un espèce de bar tenu par un japonais (toujours pas de Thai), qui serve encore à manger. C'était pas mal, mais le hip hop à fond les manettes dans les enceintes, non merci.
Ca y est, cela fait 9H que nous sommes sur l'ile, et nous n'avons envie que d'une seule chose, partir, au plus vite. On trouve un cyber café, et on réserve nos billets d'avion pour le retour à Bangkok. On est encore mieux chez nous dans notre appartement de Bangkok qu'ici !
Sur le retour pour aller nous coucher, des dizaines de jeunes farangs bourrés, à errer entre les bars. L'un d'eux, allongé devant le 7/11 avec sa 12ème bière à la main, nous voit et nous dit "attention elle va te ruiner ta gonzesse", pour ensuite faire une remarque désobligeante sur mon physique. Ayant plus de peine pour lui qu'autre chose, je lui souris poliment, et passe mon chemin, content que ma copine ne l'ait pas entendu.
Vivre en Thailande m'a appris à me contenir et à garder mon calme en apparence, et visiblement ce jeune garçon va passer une plus mauvaise soirée que moi. Mais si nous avions été dans un endroit normal en Thailande, c'est-à-dire avec des Thais et pas 99% de farangs, ce jeune homme ne serait pas resté plus de 2 minutes allongé comme un ivrogne à insulter les gens (et surtout une Thaie) devant le 7/11. Là, il aurait passé une très, très mauvaise nuit, et serait surement dans le prochain avion. Mais bon passons, il y a des cons partout (enfin surtout ici).
Nous voila à la guest house, nous nous écroulons sur le lit après ce long périple.
Le lendemain, nous devons repartir de l'ile à 14H pour avoir notre avion à 21H à Phuket.
Nous avons donc la matinée. Nous détestons ce qui nous entoure, mais nous nous trouvons un peu bête de ne même pas avoir vu Maya Bay ou fait du snorkeling. Si ça se trouve on est mal tombés jusqu'ici, et on est passé à côté de belles choses.
On réserve donc rapidement un long tail boat juste pour nous deux, qui nous fait un petit tour de 2H entre les iles. 🙂
Enfin, un truc sympa, entre nous, et un peu de nature ! Le capitaine du Long tail boat est sympathique, et nous dépose sur Maya Bay. Sans surprise, la baie ressemble plus à la baie de Monaco, les yachts étant remplacés par des speed boats. Il y a peut-être 30 ou 40 bateaux entassés sur cette magnifique baie. Quelle horreur. Mais bon, après tout nous aussi on est là.
Le long tail boat se gare sur la plage… entre les déchets flottants sur l'eau… oui oui, Maya Baie, si vous regardez de près, c'est surement l'eau la plus sale que j'ai vu en Thailande. Elle est en effet d'un bleu turquoise magnifique, mais la canette de coca qui y flotte est bien rouge et blanche.
On paye 200 bahts de taxe à un monsieur sur la plage (gratuit pour ma copine car Thaie), et nous avons le droit de rester seulement 20 minutes montre en main. On fait comme tout le monde (les 500 autres personnes avec nous), on va voir la baie, on prend des photos, et on repart.
Oui, c'est beau, oui l'eau est turquoise, oui on voit des poissons par milliers, mais les dizaines de bateaux, les centaines de touristes, les déchets à la tonne, ça prend le dessus. Sans parler de ces speed boats qui passent à fond les manettes près de gens en train de faire du snorkeling.
On revient à terre, pour se précipité dans le bateau, et on rentre, direction l'aéroport. 😏
Alors voilà la fin de notre très, très bref périple à Koh Phi Phi. Cette ile est une beauté, ou du moins l'était. C'est désormais un ghetto pour touristes en mal de fête, d'alcool, et de "j'y étais, regarde la photo". Les constructions sont anarchiques, c'est extrêmement pollué par les déchets, ça pue les égouts presque partout, les touristes sont irrespectueux des coutumes Thais (enfin ce n'est plus vraiment la Thailande), et comble du comble, ma copine était pratiquement la seule touriste Thaie de l'ile. Presque à chaque fois les locaux étaient surpris qu'elle parle Thai… et bien si, je vais vous l'apprendre (enfin pas à vous lecteurs), mais il y a des Thais en Thailande.
En 7 ans en Thailande, je n'ai jamais vu ça. Oui les Thais ne sont pas réputés pour leur gestion optimale du développement touristique, mais là, on a atteint un niveau hors norme. Et c'est la faute autant des Thais que des touristes.
Koh Samet, Koh Lanta, Koh Chang, Koh Phangan (pas le ghetto au sud) pour ne citer que les plus célèbres, sont infiniment mieux, moins belles certes, mais vivables, avec encore des coins beaux et propres. Pour n'en citer qu'une, la plage d'Ao Phrao à Koh Samet est un bijou comparé à Koh Phi Phi.
Le pire de tout ça, c'est que nous étions en basse saison… je n'ose imaginer le désastre en haute saison. 😕
Bref, passez votre chemin, oubliez les images vues sur internet ou dans un célèbre film, vous les verrez ailleurs, ce n'est pas ce qui manque.
Malgré la beauté de l'ile, il n'y aucune raison de s'infliger la visite d'un tel lieu, ou alors de passage éclair pour du snorkeling sans poser le pied à terre. Mais il faut croire que certains aiment… tant mieux ! Qu'ils restent là-bas, au moins on sait où ils sont.
Et au moment ou j'écris ces lignes, un resort gigantesque est en construction sur l'ile, et en train d'arracher tous les arbres de ce qu'il restait de nature à ce bout de terre. Si si, ce n'est pas terminé.
Voila, désolé pour autant de négativité, ce n'est pas dans mes habitudes. Mais jamais ne n'aurais cru un tel spectacle possible. 😠
Pour conclure, voici les mots de ma copine sur l'ile:
"Tu as remarqué, il n'y a pas de Buddha sur l'ile, ou du moins aucun signe ne l'indiquant. C'est mauvais signe ça."
Un peu de superstition Thai me redonne toujours le sourire, quand le "Mai pen Rai" ne suffit plus. 😉
Cordialement,
Mais que se passe t-il à Madagascar actuellement? English translation pending
Bonjour,
Étant amoureux de Mada et souhaitant y résider un jour prochain, je me pose des questions quant à y aller ou pas???🤪 tant l'insécurité y est grandissante de jours en jours!!... Mais que se passe t-il donc???... Que font les autorités????....Si quelqu'un peut m'éclairer, ce serait gentil. (j'affectionne plus particulièrement Tamatave et sa région..)
Merci à tous!..
Ouest de la Mongolie: quels treks rando peu chers? English translation pending
hello,
je serai dans l'ouest de la mongolie début aout en arrivant à Olgii.
- quels sont les treks faisables (en rando de preference) pour une somme peu elevée ?
- est -il possible de sejourner quelques jours dans des sites naturels en logeant dans une yourte (en se faisant conduire/ ramener sur place ou en y allant à pied) ?
- qui contacter à Olgii pour ses activités ?
merci