Search VoyageForum
FR
Le Vietnam: la perle d'Asie English translation pending
by Fred34000 · 2008-08-20 · 12 replies
Je reviens d’un voyage en Asie (Laos, Cambodge et Vietnam) voici qq conseils et mes impressions de voyage sur qq villes du Vietnam (les photos viendront par la suite) :

Hanoi : je connaissais déjà puisque ce n’est pas mon premier voyage au Vietnam ... Que dire ? En une année la ville a quand même changée ... plus de panneau publicitaire en allant vers l’aéroport et même dans Hanoi même : panneau LCD proche du lac ... Plus de taxi meter aussi ! Le Vietnam s’ouvre de plus en plus aux touristes et voyager devient aussi facile qu’en Thaïlande ... La mentalité des commerçants d’Hanoi reste toujours particulière ... froide et peu aimable... au contraire plus on descend vers le sud plus la différence est flagrante.

Nihn Bihn : Ville de Ninh Bihn sans grande intérêt et ville sans charme ... Préféré loger sur Tam Coc au niveau de l’embarcadère pour le cadre et beaucoup plus sympathique. Site de Tam coc très jolie : la balade en barque est très agréable ... c’est incroyable la force de ces rameuses ! Bien sur après la visite vous avez droit aux nappes ... à vous de voir mais un ‘No thank you’ ferme calme en général ... Nous avons moins apprécié Hoa Lu ... qui fait moins naturel ... on a l’impression qu’on a mis de l’eau volontairement pour créer une baie ...les pics sont moins impressionnant et leurs couleurs grisâtre ne rend pas très bien ... Le village de Keng ga est sympathique . Le mieux est d’y aller en moto et d’avoir sa propre barque par la suite. Visite du village en 1h30 env. La cathédrale de Phan Tiet est à voir et la balade jusqu’au site en moto est intéressante puisqu’elle est bordé de nombreux villages avec des chapelles et églises ... De nombreux cimetières aussi ... c’est un Vietnam que je ne connaissais pas, moi qui était habitué au pagodes et temples ...

Ho chi Minh : Description très rapide puisqu’il y a temps de choses à dire ... je ne donne ici qu’un résumé en une/deux phrases : Possède un patrimoine historique moins important qu’Hanoi mais la ville et ses nombreux musées est très agréable. Ce que j’ai bien aimé ceux sont les nombreux espaces verts et espaces ombragés ... La construction du métro donne une impression de ville en chantier ... on se croirait à Marseille !

Vung Tao : J’ai bien aimé. J’avais tellement lu dans les guides que s’était moche ... En fait, j’ai trouvé la ville sympa. A visiter : La maison blanche Le Christ géant magnifique et la vue sur les plages vraiment top ! La statue de la vierge. Ces pagodes ... Plage correct (manque un peu de profondeur...)

Con Dao : Pour y aller : Contrairement à ce qui avait été dit sur le forum les billets sont bien vendus par Vietnam Airlines. Prix que nous avons payé : $99 A/R par personne Le vol est effectué par la compagnie VASCO filiale de Vietnam Airlines une sorte Airlinair, Air Regional pour nous avec Air France .... Durant le vol ... un verre d’eau ... pas plus. Par contre les vols sont quasi pleins ... donc penser à réserver qq jours avant ... Très peu de touristes étrangers et beaucoup de Vietnamien . A l’aller comme au retour on était les seuls touristes occidentaux dans l’avion ...

De très belles îles. De très belle plage(quasiment déserte), belle route ... Que du plaisir ! Beaucoup de pêcheurs et donc aussi de bateaux ! Des pêcheurs joyeux et fêtard en plus ! On peut visiter le parc naturel et aussi aller voir un soir la ponte des tortues sur une île voisine ... Par contre on a vite fait le tour de l’île principale : 3 à 4 jours sont suffisants à mon sens.

Con Dao ressort : Hôtel pas mal mais rapport qualité prix (comparé aux hôtels du Vietnam) pas très bon. On avait pris des chambres dites superior avec vue sur la mer ... 2 chambres avec baignoire bouché et même pas de moustiquaire ni au vitre, ni au lit ... à $80 la nuit on s’attend quand même à mieux ... Personnel aimable et toujours à l’écoute de ses hôtes. Internet gratuit ! 2 postes seulement par contre ...avec des virus sur les PC .

Personnel au restaurant bien. Un peu désordonné au service ... et même au nettoyage des tables ... vers la fin de matinée ou fin de soirée toutes les tables sont pleines de couverts sales ...le nettoyage se fait après ... bizarre ... j’ai constaté ce ci sur 4 jours ... Restaurant cuisine bonne par contre dommage un peu grasse ... Par contre le buffet du matin est vraiment moyen : aucun fruit ou produit sucré ... même le salé est pas très bon ... tout est froid ou tiède ... Prix du restaurant correct

Le Saigon Con Dao Ressort restaurant : Cuisine pas bonne et grasse. Le service nul. Je déconseille

La cigalle restaurant à coté du Con Dao ressort cuisine très bonne avec de très bonne fondue chinoise. Personnels très gentils. Prix doux

Pour téléphoner sur Con Dao aller à la poste : efficace et pas très cher ... cela permet aussi de faire connaissance avec la population !

Mui ne : Ville de Mui ne en elle même très sale. Plage idem ... Les dunes sont belles mais l’attroupement des enfants vous proposant de faire de la luge vous font perdre du plaisir ... De belle balade en moto le long de la cote ...

Hôtel Nam Chau Ressort conseillé par Abalone : L’hôtel en lui même est très bien et peu cher. Le jardin est tous les jours entretenue et la plage devant l’hôtel aussi. Le système de bungalow en tresse donne un très bel effet. Moustiquaire au dessus du lit ...

Seul B mol la réception vraiment nul et peu aimable. On vous fait sentir des votre arrivé que c’est un hôtel plutôt réservé au Vietnamien ... C’est ce que j’ai ressenti en tout cas ... On m’a demandé si je parlais viet dès la première phrase ... Pour l’histoire nous souhaitions rentrer sur Saigon avec un départ le matin. La nana à l’accueil nous a assuré qu’aucun bus ne passerai le matin ... que nous étions obligé de prendre un bus dans l’après midi avec l’hôtel ... elle s’est presque foutue de nous et rie au nez ... en nous disant que si nous avions vu un bus au départ de Mui né le matin c’est qu’on a mal vu et que c’était impossible.... il n’y a que des bus dans l’après midi... 1h après on est repartit en ville vérifié quand même et on a commandé notre bus du matin ! Quand on a quitté l’hôtel on a fait le traditionnel check out et payé ... on a même pas eu droit à un merci, ou à bientôt ou au revoir ... elles ne nous ont même pas regarder partir. On est limite partis comme des voleurs . Autre points négatifs on était souvent réveillé par la musique à fond du restaurant vers les 7h 8h du mat ... nous qui pensions être réveillé plutôt par le bruit de la mer ... moyen ...

Le restaurant de l’hôtel sert une cuisine correct sans plus. Le personnel au restaurant est correct : beaucoup de jeunes ...débutants ... ne parlant pas un mot d’anglais ... plutôt pressé de finir la commande ... et d’aller regarder la TV discrètement!

Mon opinion après ce nouveau voyage au Vietnam : Le Vietnam reste ma destination préféré en Asie pour ses gens, sa culture et son histoire. Allez Y ! Allez Y ! découvrir ce pays si varié et si diversifié !
Retour de Thaïlande et du Cambodge English translation pending
by Laely · 2008-08-19 · 6 replies
Salut,

Je reviens d'un petit trip en asie, j'ai fait : bangkok, surin (village de tisseron de la soie, et village d'éléphants), passage de la frontiere cambodgienne puis Siem Reap, Battabamg, Ko Chang et retour à Bangkok.

Comme je me suis beaucoup servie de ce forum pour organiser mon voyage, ca me ferait plaisir d'aider ceux qui ont la chance de bientot partir 😕, donc si vous avez des questions n'hésitez pas 😛
Voyage en Irlande avec nos enfants et mon carnet English translation pending
by Petroscope · 2008-07-16 · 6 replies
Bonjour!

J'ai depuis toujours écrit en voyage mais je n'ai jamais mis mes carnets en ligne. Je voulais partager avec d'autres notre aventure en Irlande..me disant que ca pouvait aider des familles surtout à se lancer. Nous sommes partis 17 jours avec nos deux enfants ( 2 ans et demi et 11 mois ) . Nous avons loué une voiture à Dublin et sommes partis "au petit bonheur la chance" avec le minimum de confort ( voyage en avion oblige..et puis c'est comme ça qu'on aime les vacances nous)

Voilà ! Bonne lecture et merci d'avance pour vos commentaires!





Au camping, près de Mullingar Centre de L’Irlande

Il a fallu rouler à gauche, s’orienter après Dublin, calmer les enfants, monter la tente, se rendre compte qu’on a rien à manger, dormir, pas beaucoup. Le lendemain manger des chips pour le petit déjeuner et remplir le caddie chez Tesco. Il a fallu parler anglais à un Indien. Et décoder les produits manufacturés. Il fait chaud. Irlande ?

Vieille et en ruine. Autant dire que je me suis facilement identifiée. Ma nostalgie m’enveloppe, me tire vers les pensées, pour le moins infécondes. Je dois profiter de l’instant. Du lac aux joncs envahissant. Du cygne râleur et du bruit des gens.

Alice est la plus à l’aise pour nos premiers pas en vacances. Aucune peine pour trouver des copains pour qui elle danse, court et apporte des jouets. Jules, la crème, peine un peu à trouver son rythme, lui qui aime tant dormir. Toujours très curieux, il ne s’est pas endormi pendant la balade autour du lac, gobant en continu tous les instants. C. a pris les rennes du voyage, me laissant me reposer du mieux qu’il peut. J’aime le voir s’occuper des enfants..c’est toujours ça de pris !!! Dernière nuit ici. Nous partons demain pour Achill Island. J’en suis impatiente car mon esprit sera plus conforme au déchirement des falaises qu’au calme du lac.

Etre en voyage…



Le début se confond avec d’autre de nos expéditions. Comment faire autrement ? Un voyage palimpseste. Je dois me défaire des impressions passées. Les effacer, les gommer, réécrire. Je pense forcément aux fois où nous avons dormi sous cette tente.

Achill Island. Mayo.

Paysage écorché, océan oscillant entre bleu profond et bleu turquoise, moutons à tête noire en liberté…Mes premiers regards sur l’ouest de l’Irlande ont confirmé ce que je suis venue chercher.

Mais..oui, il y a des mais.

Le camping avec les enfants, c’est pas simple, c’est même parfois dur. Hier soir, on arrive au camping hyper venteux, on monte la tente, le camp, on dit 20 fois à Alice de faire attention aux voitures, on prépare les affaires pour la douche, je prends Jules, je me déshabille, je déshabille Jules, il fait froid, je le pose par terre, il hurle, je met le jeton dans la machine..rien..rien..rien….et là, en une seconde, c’est nul mais je me sens anéantie et gelée ! Jules hurle, je peste, nous rhabille à moitié, croise C. le regard fou parce qu’il a du courir après Alice qui s’échappait, je nous met à l’abri, donne une compote à Jules qui pleure toujours, et qui la renverse dans la seconde. Dur. Alors qu’il faisait beau, il se met à pleuvoir, la tente se penche. Tempête. Solitude. Je me demande bien pourquoi on tient tant à ce style de vacances..

Ben voilà, des coups durs, on en aura..je l’ai toujours su..mais le vivre ! Bref, on s’est couché tôt et avons plus ou moins bien dormi. Une peur incohérente au fond de moi que nous nous envolions dans la tente.

Réveil sous le soleil ( encore !) ce matin . Motivés pour une marche. Jules sur le dos de C. et Alice sur le mien et c’est parti pour trois heures de rando ! Nous avons longé la plage, longue, jusqu’à un mont chauve que nous avons grimpé.

La terre est meuble et nous avons mis dans nos premiers « bog », des marécages…

Retour en passant par un petit hameau typique. Cette après-midi, excursion jusqu’à Keem bay, plage de sable fin entre les falaises.

Deuxième et dernière nuit sur l’île..terrible, une tempête, je n’ai presque pas fermé l’oeil de la nuit. La tente a résisté à l’épreuve du vent et de la pluie…notre humeur un peu moins.

La route jusqu’à Westport est superbe ! Il pluviote mais le Connemara est proche, cela devrait nous réjouir…

Mais..et je crois qu’il y aura toujours un mais…il faut chercher un docteur. L’état de Jules s’empire et le sifflement dans les bronches ne me rappelle que trop bien son infection pulmonaire. Coup de chance, on passe devant un cabinet médical et un médecin peut nous voir. Alors Jules lutte contre une bronchite asthmatiforme. Antibio et sirop.

On est allée se réchauffer le cœur dans un chouette pub de la ville. Au menu des frites énormes, du poisson, de la salade avec des trèfles et de la bière ! Repas un peu écourté parce que Jules est rognon, mange peu et tousse beaucoup.

La route jusqu’à Clifden est à couper le souffle. Des montagnes se font lécher par des bras de mer. Des paysages désolés où seuls les moutons peuvent vivre.

Clifden. Connemara.

Waouh ! A première vue, le Routard ne s’est pas trompé sur la marchandise, le camping semble superbe. En pleine nature, déjà, et des douches chaudes gratuites. Je me voyais bien nous poser ici quelques jours.

Mais..(ha ha)…

La beauté du lieu cache un enfer : les midges. Des espèces de moucherons envahissent les alentours de notre tente et nous piquent en laissant des morsures rouges sur nos visages. (l'enfer a aussi ce visage là.) Déprimés, on rentre dans la tente très vite. La soirée est gâchée. Le lendemain aussi. Les satanés midges sont toujours là. On doit démonter le camp sous les piqures des milliers de moucherons. La tente en est infestée, on peste, on maudit le camping..Les enfants sont dans la voiture, Jules hurle, se fait piquer, les midges ont pris d’assaut le véhicule. Bizarrement, Alice est la seule à supporter la douleur… Une fois prêt, C. roule à toute brimbe. Je suis fatiguée, je trouve qu’on a pas trop de chance et je rêve d’un endroit où il ferait bon rester. Je n’aime pas mon humeur. Je n’arrive pas à chasser ma fatigue. Il faut qu’on pose la famille au moins trois nuits dans un endroit sans midges, sans trop de vent, histoire qu’on puisse profiter des soirées et des matinées en plein air. Un minimum de confort et de repos pour apprécier ses vacances avec les enfants.

Roundstone. Connemara.

Nous avons enfin trouvé une escale ! A quelques kilomètres d’un charmant village de pécheur, à 20 mètres d’une belle lignée de plages de sable blanc. Ici pas trop de vent, il y a bien quelques midges le soir mais rien à voir avec l’armée de Clifden.



Hier nous avons longé les superbes plages..sous un soleil magnifique… Je suis ravie d’être ici, de me poser. De la tente, nous avons vu sur L’errisberg que nous montrons demain..et sur l’océan ! Jules va mieux, ouf. Il s’éclate dans le sable, le prend à grande poignée pour le fourrer dans sa bouche ( Non Jules, non ! ) et se faufile à deux mains deux pieds entre les rochers, sa mère et son père. Alice, elle, s’éclate en montagne à trouver les moutons ( heureusement ils sont nombreux).

Aujourd’hui pendant l’ascension du Ben Lettery, nous avons eu la chance d’être accompagné par un chien qu’elle a baptisé « hé ».

La vie en Irlande.

Nous mangeons : de la salade coleslaw -du pain de mie Brennans -du pain gallette Wrapn’roll -des biscuits au gingembre -de la soupe Tesco en poudre -des noodles

Nous buvons :de la guinessdu classic herbal infusions African Rooibosde l’eau Irish stilldu lait en poudre Healthyliving Instantdu vin très cher

Ce soir, yatttttttttttttttttttttttta, première soirée seuls et dehors ! Les enfants sont couchés depuis 21h ( je respire un peu)

Pas de vent, de la fraicheur certes, mais le ciel toujours bleu rend nos humeurs clémentes. On se prévoit le programme des jours à venir, on se marre un peu. J’entends un quatuor de jeunes anglophones s’époumoner pas loin…ah…qu’ils profitent de l’insouciance des vacances…Moi, jalouse ?

J’ai adoré Roundstone..ses petits bateaux de pêche, son petit déjeuner irlandais, sa librairie. Le dernier soir, j’ai profité de l’immense plage déserte avec Alice. Le sable blanc, cette eau limpide, je ne m’en lasse pas. L’océan généreux a donné un seau et une pelle à Alice. Parfait.



Nous quittons le connemara. Ressourcé par les montagnes, l’océan et une chance revenue.

Je me sens complètement dans le voyage. Jules va beaucoup mieux, je ne m’inquiète plus pour lui. Et Alice, même si elle est souvent terrible, à une aisance splendide pour s’adapter à toutes situations.

A vivre dehors, nous avons le teint halé, quelques brins d’herbes aux pieds et du sable sous les ongles.

Nous écoutons RTElyrics on the radio et on se délecte d’écouter les grands morceaux de musique classique, de la musique de film et de la traditionnelle. En adéquation avec les paysages. Nous ne changeons jamais de station.

Corofin. Burren.

Soulagée par le camping ! Après l’expérience des midges de Clifden et les rafales de vent d’Achill Island, je craignais un peu pour notre étape.

Attention, luxe : il y a une cuisine pour les campeurs ! On va pouvoir cuire des légumes verts ! Et oh confort, il y a une salle de jeux avec un canapé et un baby foot ! Luxe je disais… On s’en donne à cœur joie !

Alice se trouve une copine : Rosy. Elle cherche le contact avec les autres, je suis contente qu’elle ne soit pas seule ici. Rosy reste avec nous souvent, je l’aime bien moi aussi.

La première journée ici fut splendide ! Un soleil magnifique pour une région riche en roche et en préhistoire : dolmens, tombeaux…grandiose.



Les touristes sont en grand nombres aussi. Ce qui coupe le côté sauvage et authentique des lieux.

Mais si on sort des grands points à voir absolument (…) le Burren redevient une région étrange et mystérieuse.

Nous nous arrêtons près d’un amas d’édifices anciens. Et je me blesse salement la cheville. Elle gonfle et est très douloureuse. Nous voilà privé de rando pour le lendemain..

Ma cheville au matin est toujours dan un piètre état, de toute façon, il pleut. On n’aura rien vu des Cliff of moher en raison de la brume. Dégoûté d’avoir payé 8 euros de parking, irrité par la pluie et moi par la douleur.

Heureusement on trouve une open farm sur la route : poneys, autruche, veaux, chèvres, lapins..etc..pour le bonheur des enfants et du notre ! En plus, deux superbes salles de jeux à l’intérieur !

Ce qui change avec les enfants :on visite aussi les playground des villes et villageson se lève tôton ne peut pas s’éloigner de la voiture si l’un fait sa sieste dedanson ne parle qu’avec des parentson essaie de se mettre près des toilettes et doucheson ne reste pas longtemps dans les pubson dit « regarde un mouton » à chaque fois qu’on en voit un…on ne nous drague pas

Péninsule de Dingle

Très joli petit camping avec vu sur les montagnes et l’océan. De nombreux fushias colorent les petites routes sinueuses. Grop coup ede cœur pour la péninsule. Les montagnes, rondes, vertes, tombent dans le bleu profond. Des cottages épars pointent ici et là….paisible et écorché à la fois. Le paysage qui me va.



Nous avons profité du temps superbe et de l’amélioration de l’état de ma cheville pour randonner un peu ici.

Nous faisons la route pour Dublin déjà demain.

Des impressions en vrac.

Mes rêveries le long des routes, à tomber. En écoutant RTElyrics, le paysage à défilé et à loisirs j’ai plongé dans les sphères abandonnées. Aidée par la marche pour remettre les pieds sur terre.

La motivation de C., son humeur quasi inchangeante malgré tout, ses discussions sur nos visites, nos détours, mon chapeau qui lui va si bien, sa force et son absence, dans un balancier hypnotisant. Les enfants, à l’air libre toute la journée.

Le carnet s’arrête là..et continuera Dimanche ! On emmène la famille dans les pyrénnés ! Merci pour vos messages !
Visites depuis Port El Kantaoui (Tunisie) English translation pending
by Kiarellelove · 2008-07-07 · 18 replies
Bonjour,

J'aurais voulu savoir qu'elles visites peut-ont réaliser depuis Port El Kantaoui, qui ne dépace pas les 30 - 40 minutes de routes SVP ?

Merci d'avance !!! 😎
Campagne d'Abyssinie 1936-1941, présence italienne en Éthiopie: références, livres et films? English translation pending
by Mimi279 · 2008-06-13 · 23 replies
Mon grand-père italien était du nombre en 1936, mais il ne parlait jamais de ses années passées en Éthiopie. Difficile maintenant de trouver de l'info sur la guerre italo-éthiopienne, ce que les Italiens y ont fait, ce qu'ils y ont laissé, comment ils y sont perçu aujourd'hui. Reste-il des traces de leur passage, routes, églises, écoles?

Quelqu'un en saurait un peu sur le sujet? Je cherche aussi des références, livres, films, documentaires, témoignages, etc. Mon but est bien sûr d'aller sur place pour retracer une partie de l'histoire de mon grand-père. On dit qu'il y aurait même aimé une femme... peut-être que j'y ai des cousins...!

Merci pour votre aide!
De Ouarzazate à Merzuga (Maroc) English translation pending
by Mijoperette · 2008-02-26 · 3 replies
Dans mon précédent récit (Marrakech, nous revoilà), nous venions de quitter la petite Fatima. Je tremble de plaisir en pensant à la suite de notre voyage. Itinéraire de 204km à partir de Marrakech jusqu'à Ouarzazate, en passant par le col de TIZI-N-TICHKA. Puis, balade dans la vallée du Draà jusqu'à Merzouga, nuit dans l'erg Chebbi, retour à Marrakech, par la vallée du Dadès, pour revenir ensuite à Essaouira !... Bon, ça paraît un peu compliqué, mais non, la preuve .... -- Le coffre de la voiture est assez grand pour tous nos bagages. Ouf ! Nous avons eu un peu peur de ne pas tout caser ! Sortir de Marrakech n’est pas une simple affaire ! D’abord remplir le réservoir d’essence, puis consulter la boussole. De quel côté, Ouarzazate ? Il faut prendre la route qui passe par le col de Tizi-n-Tchika. Nous avons été prévenus, il ne faut pas oublier que nous sommes en vacances et prendre notre temps. Ouarzazate n’est qu’à 3h de voiture de Marrakech. Jean est tout heureux d’avoir un volant entre les mains, il pilote le 4X4 qui nous a été confié avec enthousiasme par Fouzia et son collègue. Bon d’accord, il y a un peu de jeu dans la direction, un feu arrière cassé, un impact sur le pare-brise, une des portes qui ne se ferme pas facilement et par ci, par là quelques éraflures du plus bel effet ! Mais il ronfle bien et on espère très fort qu’il nous amènera à bon port ! Nous les filles, confortablement installées à l’arrière du véhicule, essayons de ne rien rater du paysage qui défile. Les appareils à photos sont sortis de leur étui, prêts à capter l’évènement imprévu, le personnage insolite, les couleurs des costumes, celles des tapis exposés en plein soleil, prêts à témoigner de la diversité des régions que l’on traverse, des émotions qui nous saisissent devant certaines scènes de la vie campagnarde marocaine. Dès les premiers kilomètres, nous sommes surpris par l’aridité du paysage. Cette route, toute droite devant nous, traverse une plaine immense où « fleurissent » des tas de cailloux. Pratiquement pas d’habitations en vue, quelques arbres misérables qui s’obstinent à pousser là, et de temps en temps, un bout de champ, une tâche verte sur laquelle de pauvres gens travaillent, aidés dans leur labeur par de petits ânes dociles. Nous prenons un peu plus d’altitude et la végétation se fait un peu plus « dense ». Ce sont les cactées qui dominent, en particulier les figuiers de Barbarie. La route grimpe petit à petit, le paysage devient plus montagneux, des moutons arrachent quelques brins d’herbe à cette terre aride et caillouteuse. Les ravins se font plus impressionnants, les virages serrés sont négociés avec prudence. Les couleurs sont toujours aussi belles, mariant toutes les variations de l’ocre. Et puis, dans un virage plus large, la vue d’un bar nous incite à faire une pause. L’occasion de jouer « aux vases communicants », nous désaltérer et soulager nos vessies soumises à rude épreuve par les soubresauts du 4X4 ! Nous sommes accueillis aussi bruyamment que chaleureusement par un magnifique jeune homme. Il est habillé de bleu comme les hommes du désert, il a un sourire éclatant, de bonnes joues rebondies, il s’appelle Ahmed. Il nous suit dans le bar et nous le prenons pour le patron. Nous commandons cafés et rafraîchissements et demandons bien sûr : « les toilettes, SVP ? ». Le papier nous est dispensé avec parcimonie et c’est avec un peu d’appréhension que nous entrons à tour de rôle dans le « saint des saints ». Rudimentaire mais impeccable de propreté. Un trou dans le sol, une arrivée d’eau à l’aide d’un petit robinet et un seau qu’il faut remplir afin de « tirer la chasse » ! Et Ahmed qui nous félicite, car :-« il y en a qui pose la m… et qui ne boive rien ! ». Nous sommes des gens « bien » et cela fait plaisir d’être reconnu ! Il s’assied à notre table et de confidences en confidences, nous apprend qu’il tient la boutique accolée au bar. Nous comprenons vite que le respect qu’il éprouve à notre égard sera encore plus grand si nous lui achetons quelque chose ! Bon, on y va. On va bien trouver l’occasion de dépenser nos dirhams. Il y a longtemps qu’on ne leur a pas fait prendre l’air ! Nous flanchons pour de jolis chèches, bleus pour Michel et Huguette, vert pour moi. Jean ne cède pas et rigole de nous voir enturbannés de la sorte. Quand à Ahmed, il rit à gorge déployée ! Quoi ? On n’est pas beau ? Personnellement, je dirais même que Lilou est de loin celui qui s’arabise le plus vite ! Sacré Ahmed, il a réussi à nous vendre ces écharpes 10€ chacune ! On aurait dû se méfier quand il n’a pas insisté pour nous vendre autre chose ! Mais il est tellement sympathique que nous lui promettons de nous arrêter au retour. Les rares villages que l’on aperçoit se confondent avec la couleur du sol. Les montagnes plus loin ont des airs menaçants. De grandes murailles sévères surplombent de petits carrés verts de végétation. Ce sont les seuls signes qui témoignent de la présence d’êtres humains dans les parages ! La route s’élève doucement et le paysage change petit à petit. Ce sont maintenant des forêts de pins et de chênes. Certains villages sont entourés de noyers et nous pourrions y trouver de quoi nous restaurer. L’ascension se poursuit par de larges lacets dans un paysage montagnard où la végétation se réduit à de maigres prairies. Nous avons la chance de capter une jolie scène de la vie rurale. Une jeune bergère et ses quelques moutons. J’apprends que ces prairies s’appellent en berbère « tichka ». Comme le nom du col, le plus haut du Maroc, qui nous permettra de passer sur le versant saharien du Haut Atlas.

Et le sommet du col, tout proche. Nous sommes à 2260m d’altitude, les cimes sont légèrement enneigées. Après la gentillesse d’Ahmed et sa conception du commerce, voilà les « arnaqueurs » du Tizi-n-Tchika ! Ici, on vend des minéraux et fossiles dont l’authenticité est plus que douteuse ! Les pierres que brandissent les marchands scintillent dans la lumière. La plupart des améthystes ne sont que des cristaux de roche teints à l’aide d’encre violette. Je ne parlerai pas des « rubis et saphirs » aussi fabuleux que faux ! Le premier marchand (photo) est sympa et donc, réussit à nous vendre un petit objet à chacun. Mais le second a déclenché en moi une profonde aversion. Sous des airs bonaces, il cache une agressivité qui me hérisse le poil encore aujourd’hui !Les autres promettent de s’arrêter au retour, moi, je fais la tête ! Je n’ai vraiment pas envie de le revoir, celui-là ! Quelques kasbahs en bord de route dressent leurs murailles de terre ocre. Beaucoup sont en piteux état ! Je surprends un petit âne qui attend patiemment je ne sais quoi ! Nous approchons de Aït-Benhaddou. Et soudain, le choc ! A la sortie d’un large virage, la vue superbe du ksar rouge, hérissé de hautes tours en pisé, se dressant à flanc de colline nous laisse sans voix ! Il se trouve sur l’autre rive de la rivière en contre bas, le Mellah. On s’arrête pour mieux le contempler. Puis, laissant notre voiture en bordure de route, sous la surveillance d’un jeune homme qui nous servira de guide plus tard, nous optons à l’unanimité pour une pause réparatrice dans l’auberge la plus proche. Pas de problème, ce sera encore un tajine au poulet. Nous n’avons pas pensé à compter combien de fois nous avions choisi ce plat ! Petite plongée dans le guide touristique et nous sommes tout de suite plus savants ! (Le ksar de Aït-Benhaddou, l'un des plus fameux du Sud marocain, est désormais classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Le décor du ksar a inspiré de nombreux cinéastes. David Lean y tourna pour Lawrence d'Arabie les scènes censées se dérouler à Aqaba.)

Nous franchissons facilement la rivière Mellah à gué. De gros sacs sont posés à distance irrégulière et c’est en sautant avec plus ou moins de grâce que nous arrivons sur l’autre rive. Le guide nous apprend que l’eau de la ou le...Mellah n’est utilisable ni pour les hommes ni pour les cultures. Il ou elle traverse d’anciennes mines de sel et charrie bien sûr des eaux impropres à la consommation. Nous nous promenons dans un lacis de ruelles et grimpons allègrement un sentier pierreux qui nous amène au sommet du ksar. La vue plongeante sur la rivière et la plaine alentour, l’immense grenier tout au fond, les tentes noires dressées au bord de l’eau pour un groupe de touristes, et juste en contre bas, les belles tours de pisé, nous rendent muets ! Et pour rendre muettes les deux filles, il en faut, vous le savez bien !





En visitant le village, nous sommes passés devant moult boutiques et avons été agréablement surpris de n’être importunés par aucun des marchands ! Nos illusions se sont envolées en redescendant du promontoire. Notre gentil guide nous propose de visiter la « maison berbère », il y en a paraît-il pour 5 minutes ! Comme il est sympa, va pour la visite. Nous sommes accueillis par un homme à l’imposante stature qui, aimablement, nous invite à boire le thé. Nous entrons dans une pièce où sol et murs sont recouverts de tapis. Des montagnes de tapis ! Nous nous asseyons par terre face à lui, notre guide sur le côté, toujours aussi discret. Sans s’arrêter de parler, notre hôte prépare le traditionnel thé de bienvenue. Nous sommes détendus et sourions à ses propos débonnaires. Il a commencé par une histoire amusante, suivie d’une devinette, nous rions, confiants et de bonne humeur. Il nous parle de la fabrication des tapis par les femmes de la montagne et nous dit qu’il n’a pas l’intention de nous en vendre. Nous sommes tout à fait rassurés, quand il nous annonce que par contre…Et le voilà qui attrape un beau coffre de bois et de cuir, jusque là caché derrière lui. Il y a à l’intérieur une profusion de bijoux « berbères » fabriqués, soi-disant dans le désert, et qui sont, bien sûr, uniques au monde ! Bon, nous y voilà ! Michel garde le sourire, Jean fronce les sourcils et nous deux, nous bavons d’envie devant les petites merveilles que le roublard a disposées devant nous ! Bien sûr, « il faut boire le thé, ne pas s’énerver et surtout ne pas parler du prix…on a le temps, ce n’est pas important…on achète, c’est bien, on n’achète pas, on reste ami ! » Bien entendu, il a vu que nous étions plus vulnérables que nos hommes et il essaie de nous appâter de toutes les façons. Il n’hésite pas le gros malin, à augmenter outrageusement les prix lorsqu’il voit que nous regardons plus particulièrement un article ! Finalement, ce sera un peu fâché quand même que nous le quitterons ! Notre guide ne bronche pas et continue à nous raconter l’histoire du village et de ses habitants. Nous lui sommes reconnaissants de ne pas nous montrer sa déception, car il ne touchera pas de bakchich auprès du marchand de bijoux. Nous compensons par un bon pourboire et reprenons la route. Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Ouarzazate et avons hâte de faire un brin de toilette. Je consulte le voucher qui nous permettra de loger à l’hôtel « LE ZAT ». C’est bien sur la route de Skoura, en direction des gorges du Dadès. Entrée de Ouarzazate. Nous passons comme une fusée devant la Casbah du Glaoui et je n’ai que le temps d’armer mon appareil photo, elle est déjà loin !



L’hôtel est moderne, l’eau de la piscine un peu fraîche et le serveur a un petit air d’Henri Salvador qui nous le rend tout à fait sympathique. Nous n’aurons qu’à nous féliciter du bon accueil qui nous est réservé partout où nous irons !

VENDREDI 1ER DECEMBRE 2007. La journée d’hier a été remplie d’images et de paysages les plus divers, les maisons et villages de pisé se sont succédés sur la route et la visite de Aït-Benhaddou a ravi nos yeux. Nous passons donc sans états d’âme particuliers devant la magnifique Casbah du Glaoui située à Telouèt, 1Km de Ouarzazate. (Voir la photo plus haut). Elle est d’une luminosité exceptionnelle et a été reconstruite avec des moyens financiers énormes. Les réalisateurs de cinéma s’y précipitent, on dit qu’Hemingway y séjourna et malgré cela, .... nous préférons faire la visite des studios de cinéma qui se trouvent à la sortie de la ville. Michel frétille comme un gardon à la pensée de se frotter aux prestigieux acteurs qui ont tourné là et fréquentent toujours cet endroit. D’immenses statues égyptiennes sont érigées aux abords du site. Munis du billet d’entrée, nous attendons patiemment qu’un guide soit libre pour commencer la visite. Huguette pose tranquillement et s’imagine être dans la peau de Cléopâtre. Nous nous attardons devant les affiches des films dont certaines scènes ont été tournées ici.

Notre guide est tout mignon et s’appelle Ali, je crois ! Il est marrant comme tout et démystifie une à une tous les histoires qui nous avaient faits rêver jusque là ! De l’illusion partout et du toc en veux-tu en voilà ! Des murs qui paraissaient faits en dur, ne sont en réalité fabriqués que de toile et de peinture. Des décors en trompe- l’œil, donnent le change jusqu’à ce qu’on s’en approche de près ! Eclats de rire quand on voit que tout est « bidon » ! On reste admiratif devant ce déploiement d’astuces les diverses. Vraiment aucun regret après cette visite qui nous a prouvé à quel point il est « facile » de manipuler tout un chacun ! Respect pour tous les acteurs de cette ville fantôme ! Un champ de pierres, immense devant nous, et un berger qui y mène ses moutons avec je ne sais quel espoir d’y trouver leur pitance ! Encore un qui va se faire prendre aux pièges des prestidigitateurs de cet endroit ! Le guide nous certifie que de grandes « batailles » cinématographiques se sont jouées là ! Bon ! On préfère le croire, car rien ne nous paraît plus réel ! « Laisse béton ! ». On s’amuse bien en passant d’une pièce à l’autre, les décors changent et nos délires aussi. Ali nous pose des devinettes : « Quel est le film qui a été tourné ici ? »-- Les idées les plus farfelues nous traversent l’esprit et nous lui en faisons part bruyamment ce qui le fait rire aux éclats ! Nous nous prenions pour des cinéphiles avertis, que non ! Chaque réponse est fausse ! Les garçons s’amusent à nous faire peur, bouuuuuuh ! Comme si on ne voyait pas que ce sont de faux ossements ! Quoique !!! Et puis on ne se lasse pas de jouer les reines dans ce décor « Hollywoodien » et, prendre la pose dans les escaliers qui mènent au trône de Cléopâtre n’est pas pour nous déplaire ! Il n’y a pas que Monica Bellucci sur la terre ! On me met une perruque et une couronne sur la tête, deux seins hauts placés et un régime « slim fast » pendant 2 ans, je n’aurais aucun mal pour lui ressembler…surtout de loin ! Et Ali qui rigole ! Il ne se fiche pas de nous quand même ! C’est qu’il en est bien capable, le bougre ! Direction la vallée du Dadès et plus précisément, TINERHIR aux orthographes les plus diverses, sans parler de la prononciation qui nous divisera souvent. La route qui va de Ouarzazate à Tinerhir, et au-delà jusqu’à Erfoud, a été nommée la « route des Kasbahs ». Difficile de rester insensible à la beauté de cette architecture de terre. Ces villages fortifiés, aux façades souvent décorées, ces colosses de terre puissants et fragiles à la fois sont vraiment impressionnants. Certaines kasbahs sont en piteux état, et les poteaux et fils électriques qui courent devant elles défigurent ces magnifiques bâtisses. Mais il doit être déjà suffisamment difficile de vivre là, et il serait bien mal venu de leur reprocher ce manque d’esthétisme provoqué par le peu de confort auquel ils ont droit. Un magnifique plan d’eau surprend à la sortie de la ville. C’est un lac de retenue sur le Drâa. Tout de suite, le paysage désertique, avec pour fond de décor une vue saisissante sur les sommets de l’Atlas. Certains dépassent largement les 3000 mètres. Plusieurs dizaines de kms plus loin, l’oasis de Skoura. L’œil sur la carte, nous nous interrogeons sur la possibilité de visiter le jour même les Gorges du Dadès et celles du Drâa. L’objectif est d’arriver à Boulmane-du-Dadès. Une centaine de kms nous en séparent, et la succession d’oasis et de kasbahs nous font patienter. Aux alentours de El-Kelaà M’Gouna, des enfants sur le bord de la route nous proposent des flacons et autres produits fabriqués à base d’eau de rose. On apprendra par la suite que la plupart de ces produits sont tout à fait artificiels, certaines eaux de rose étant elles-mêmes fabriquées à Casablanca ! La magie du Maroc ! Et les magnifiques kasbahs, encore et encore…jusqu’à Boulmane, embranchement à ne pas rater si on veut voir de plus près les célèbres gorges du Dadès.

Le début de la vallée est riant, les minuscules champs irrigués par le torrent, les vergers d’amandiers et de noyers offrent un paysage reposant. Les villages en terre rouge sont accrochés à la montagne. Un camaïeu de couleurs splendides. De l’autre côté de la rivière, une formation géologique extraordinaire. Elle est appelée le « cerveau de l’Atlas » ou « les doigts de singes ». Nous prendrons cette photo en revenant et les derniers rayons de soleil donnent à ces roches une couleur et une dimension surprenantes ! La route est bordée de petites auberges où il ferait bon s’arrêter, mais il y a tellement de choses à voir ! (symbole berbère sur pratiquement toutes les maisons) On croise des femmes qui portent de lourdes charges. Elles ont sur le dos de grands morceaux de tissu remplis d’herbes qui doivent servir à nourrir le bétail. D’autres s’en servent pour porter leur bébé ! Nous essayons le plus discrètement possible de saisir quelques personnages mais les images ne sont pas trop nettes ! Tant pis ! Notre chauffeur n’a pas l’intention de ralentir chaque fois que nous avons l’impression de faire la photo du siècle. De grands fous rires nous tordent le ventre. Lilou ne fait que râler, fustigeant Huguette qui soumet à rude épreuve les piles de son appareil. C’est vrai aussi ! Elle vise au petit bonheur la chance, tout ce qui pourrait devenir le scoop de l’année ! En fait, c’est surtout le montant des portières qu’elle photographie avec le plus de réussite. Je ris tellement que j’en prends à mon tour pour mon grade ! « Et l’autre (moi) avec son téléphone…Blip, blip, blip… » Ces vieux alors, pas moyen de rigoler ! Puis la route se fait plus étroite, les parois plus abruptes, plus menaçantes au dessus de nos têtes. La végétation se fait plus rare et tout à coup, une brève mais impressionnante montée en lacet nous permet d’avoir une vue saisissante sur les gorges. Plus d’une centaine de mètres de profondeur pour moins de dix de large ! Puis la route redescend doucement pour arriver au niveau de la rivière et là, c’est le spectacle à l’envers, l’immensité de ces murailles qui nous surplombent, nous écrase. Le soleil est encore assez haut pour pénétrer entre les parois verticales. Nous levons la tête à la limite du torticolis ! Le jeu de lumière entre eau et minéraux est vraiment fantastique. Dommage que la photo ne soit pas fidèle à ce que voient nos yeux ! La proximité de ces falaises est telle qu’il est impossible de faire quelque chose de bien. Tant pis ! Il commence à se faire tard et c’est à regret que nous rebroussons chemin Quelques notes sur la carte me rappelle le nom de cet endroit : « le défilé d’IMDIAZEN ».

Au sommet du col, juste avant d’entamer la descente en lacet sur Boulmane, une petite auberge juchée sur un piton rocheux attire notre attention. Il est l’heure du déjeuner et nous trouvons plus judicieux de nous arrêter là. C’est sympa comme tout, les gens sont charmants et sont prêts à confectionner un beau tajine dans l’heure. Photos sur les gorges en descendant des escaliers aux marches inégales, visite dans les toilettes « berbères » et Huguette qui tombe sous le charme d’un jeune homme. Celui-ci lui présente plusieurs tapis tissés par sa femme et elle se laisse aller ! Un beau tapis rouge en laine épaisse qui agrémentera l’entrée de sa maison. Toute fière, la Guichou ! La fin du repas sera animée car nous sommes les témoins d’un mini drame. Nous avons été intrigués dès notre arrivée par l’attitude d’un homme. Il a le verbe haut et le geste large, l’apanage qui sied à tout individu décontracté, bien dans sa peau et surtout au dessus de tout soupçon. Mais il en fait peut-être un peu trop et c’est sans surprise que nous découvrons qu’il n’est qu’un vulgaire petit escroc. Il a trouvé le moyen de partir sans payer et ce sont les cris de colère du restaurateur qui nous font lever d’un bond. Collés contre le bord de la rampe sur la terrasse qui surplombe la route, nous tentons avec force gestes, d’attirer l’attention du mauvais payeur, lui accordant encore le bénéfice du doute. Après tout, ce n’est peut-être que de l’étourderie ! Il est écoeuré le patron du resto ! On a maintenant la certitude qu’Arabes et Berbères ne sont pas copains du tout ! Allons bon ! Cap sur Boulmane-du-Dadès et direction Tinerhir. Un œil fébrile sur le voucher qui me donne l’adresse de l’hôtel : « la casbah de Tombouctou, 126, av.Bir Anzarane ». Fouette cocher ! Tinerhir est une étape importante et le point de départ de nombreuses excursions dont celle des célèbres Gorges du Todra. On nous en a tellement parlé que nous nous engageons dans la route qui y mène, négligeant l’entrée de la ville et la possibilité de rejoindre notre hôtel. La végétation luxuriante prouve que l’eau est toute proche. Les nombreux palmiers et arbres au bord du chemin poussiéreux cachent à demi les magnifiques casbahs de pisé de l’autre côté du torrent. Nous sommes pratiquement au niveau de la rivière. Et puis, la route s’élargit, et nous succombons sous le charme de la palmeraie, de la ville ocre et rouge que l’on découvre au loin, des champs minuscules, cultivés avec soin. Nous descendons de voiture et essayons de fixer sur la pellicule ce morceau de paradis ! Après avoir consulté la carte routière et compris que la nuit tomberait sur nous avant peu de temps, nous retournons sur nos pas et faisons notre entrée dans la ville. Celle-ci a l’air animé et la large avenue est bordée de magasins et d’ateliers artisanaux eux-mêmes situés sous de grandes arcades. Je repère la poste près d’un grand espace arboré et me souviens des cartes postales à envoyer aux amis. Ne pas reproduire la mésaventure de Marrakech et ne pas oublier de vérifier les adresses avant la mise en boîte ! (Certaines cartes ne sont parvenues à leur destinataire qu’au mois de février !!! Le « facteur à dromadaire » a eu bon dos ! Hi Hi Hi)

La Casbah de Tombouctou. Mais où est-elle ? Nous l’avons dépassée quand, tournant la tête j’aperçois, son enseigne lumineuse coincée entre deux magasins. Soupirs de soulagement, demi-tour. Garés devant une boutique qui vomit à tue-tête la dernière chanson à la mode, nous déplions nos jambes engourdies et prenons la mesure de notre fatigue. C’est un catalan, Roger Mimo, qui, amoureux de l’architecture du Maroc et particulièrement de cette région, a restauré une ancienne casbah. Le couloir qui mène à la réception, est tapissé de photos qui rappellent aux voyageurs l’ampleur des travaux effectués. Chaque chambre a son propre décor. Le mobilier en bois de laurier-rose, le crépi de terre sur les murs, les plafonds en tataoui, (Technique décorative : baguettes de lauriers, peintes, assemblées et entrecroisées entre les poutres d'un plafond, formant un décor géométrique), les tentures et rideaux aux couleurs chaudes et profondes, la jolie salle de bain, les sofas sur lesquels on peut s’écrouler, les lumières tamisées qui donnent une ambiance sensuelle à la pièce, nous font taper des mains de joie ! Vite, photo ! Finalement, un peu plus de lumière ne serait pas de trop ! Déjà que je suis un peu contrariée de l’épisode « promenade apéritive », il ne faut pas m’énerver ! Non, je rigole ! Mais c’est vrai aussi, pas moyen de flâner le nez au vent dans ce pays ! Mes cartes postales à la main, je marche aux côtés d’Huguette quand un jeune homme nous accoste. Il est « mimi » tout plein et parle bien le français. Il a l’air content de deviser avec nous et nous l’écoutons attentivement quand il nous parle de sa vie, de ses études. Nous sommes près du parc dont je parlais tout à l’heure et le bureau de poste n’est pas loin. Et voilà qu’un deuxième luron se joint à notre groupe ! (Peut-être même « larron !) Largement moins mignon que le premier et surtout beaucoup plus pressant ! L’ambiance change d’un coup et on a un petit mouvement de contrariété qu’il perçoit très vite. Alors il change de façon de faire et semble remarquer les cartes que je tiens à la main. Pour dissiper le malaise, je lui demande à quel endroit je pourrais déposer ces dernières. J’aperçois au même moment une boîte aux lettres sur la façade de la poste juste en face de nous et me dirige donc par là. Mais non, il me prend vigoureusement par le bras et me dit : « Non, non, par là c’est mieux ! »- Et je me retrouve propulsée à la vitesse « grand V » sur le côté gauche du bâtiment et devant une ouverture dans le mur qui ressemble à celle d’une ancienne boîte. Je proteste en lui disant : « Tu es sûr que mes cartes ne vont pas être perdues ? ». Il affirme énergiquement que je n’ai aucun souci à me faire, que c’est vraiment là qu’il faut que je pose mon courrier, bref, je cède car il est trop ch…, je ne dis pas le mot ! Je glisse avec appréhension mes cartes dans le trou béant et les lâche avec regret sous l’œil attentif de mon compagnon. Le bruit que je perçois me rassure quelque peu, on dirait que la boîte est bien remplie. Est-elle régulièrement vidée ? That’s the question ! Je me méfie de lui et l’avenir me prouvera que j’avais tort d’un côté et raison de l’autre ! Le courrier a bien été expédié, mais il est parvenu tellement tard à leur destinataire que je garde toujours un doute quant à la vélocité avec laquelle il a été traité ! C’est bien entendu au moment de les quitter que cela se complique un peu ! Ils essaient l’un et l’autre de nous retenir, veulent nous accueillir chez eux, nous invitent à prendre le thé et surtout, à admirer les tapis que fabriquent leurs mamans ! Et comme d’habitude, sans obligation d’achat !!! Du coup, fini la promenade, nous repartons vers l’hôtel ! Quelle barbe ! Il doit pourtant y avoir de jolies choses à voir dans cette ville ! Il y a devant La Casbah de Tombouctou, une cabine téléphonique. Guichou s’y engouffre, elle veut parler avec Floflo. Mais le bruit de la rue et le magasin de disques en face qui diffuse toujours à tue-tête le dernier tube, la gênent et elle est déçue de ne pouvoir entendre la petite. Plus loin un Point Phone va nous sauver. Pour quelques dirhams échangés avec le monsieur de service, nous pourrons communiquer avec nos enfants respectifs. Quel bonheur d’entendre leur voix ! Il faut aller se coucher, demain le programme est chargé. Visite des gorges du Todra puis départ vers Merzouga et les belles dunes ! J’ai des fourmis dans les jambes rien que d’y penser. Vite, vite !

Nous nous arrêtons pour la deuxième fois à l’endroit qui nous avait tant plu la veille. La lumière du matin magnifie la vue que nous avons sous les yeux. Tout paraît paisible jusqu’au moment où les pétarades d’un moteur de mobylette donnent l’alerte. Nous tournons la tête de ce côté quand Jean nous signale un autre intrus. Comme sorti de terre, un homme que nous n’avions pas vu, s’approche de nous. Nous rentrons dans la voiture, maudissant cette mauvaise habitude qu’ils ont tous : harceler les touristes ! Comme les gorges du Dadès, le départ se fait à peu près au niveau de la rivière et la vallée est assez large. De nombreux campings et auberges jalonnent le parcours, puis vient la partie la plus spectaculaire : un défilé de quelques dizaines de mètres de large avec des parois verticales de près de 300m de haut. Petite déception pour moi qui aurais bien voulu aller plus loin, mais il faut laisser la voiture et continuer à pied, alors…Et puis il y a encore du chemin à faire, ce soir nous devons dormir dans le désert…Youpi ! Jean est un peu préoccupé par cette étape et nous presse de partir. Retour sur Tinerhir et direction d’abord Erfoud, puis Merzouga représenté par un tout petit point sur la carte ! Je me rassure en regardant les derniers vouchers. Prochain contact : LE KSAR BICHA. Au moins 200 kilomètres à parcourir, il vaut mieux ne pas s’attarder. Erfoud est encore assez loin. Cette ville est importante car située à l’entrée du désert. On peut dire que c’est la capitale touristique de la région : hôtellerie florissante et nombreuses boutiques artisanales. Ici est commercialisée la fameuse « pierre d’Erfoud », pierre noire incrustée de fossiles. Nous allons avoir plus d’une fois la frayeur de notre vie, en évitant de justesse tout le long de la route qui nous mène à Merzouga, de téméraires vendeurs de pierre qui se jettent carrément sous nos roues. Cette route goudronnée s’étire devant nous et le contraste est frappant : la palmeraie, alimentée par l’eau qui coule invisible, déploie avec magnificence de superbes palmiers, tandis que quelques mètres plus loin, les cailloux fleurissent par milliers ! Des hommes creusent la terre pour dénicher sûrement les pierres qu’ils proposeront aux touristes, tandis qu’une femme, juchée sur un petit âne, vient de récolter quelques légumes dans un des jardins de l’oasis. Autrefois nomades, les populations berbères se sédentarisent de plus en plus et occupent pratiquement tous les endroits situés le long des points d’eau. Leur condition de vie est bien rude et c’est avec beaucoup de respect que nous les observons. Nous ne pourrons nous empêcher d’éprouver quelques remords, lorsque nous ne serons pas assez généreux.

Puis, très vite, changement de paysage. Les cailloux dominent, plus de palmiers même clairsemés à l’horizon, la plaine (hamada) est immense, la lumière intense. Le regard se perd. Devant nous, la route toute droite, et sur les côtés, au loin, très loin, les prémisses du désert tout proche. Pas de marchands de pierre dans le coin, nous en profitons pour faire une « pause pipi » derrière l’un des mamelons pierreux en bordure de route . C’est là que je prendrai en photo les petites fleurs, pensant que ce serait les dernières que nous aurions l’occasion de voir, pendant un bon moment ! On « grimpe » sur les monticules de sable, imaginant déjà être au pied des dunes ! Michel n’a pas quitté son chèche, il est fin prêt pour affronter le soleil du désert. On ne voit plus que ses yeux bleus, je me surprends à penser à Lauwrence d’Arabie ! Non, Huguette, je rigole ! Quoique, fais gaffe quand même ! Lit-elle dans mes pensées ? Elle se rapproche de son mari et ne le quitte pas ! Encore une heure de route pour arriver aux environs de Merzouga. Le ksar Bicha, est-il avant ou après la ville ? Nous scrutons attentivement chaque panneau en bord de route, car les dunes de l’erg Chebbi, bien qu’encore éloignées, sont maintenant visibles. Euréka ! Nous y sommes ! Quelques kilomètres avant merzouga, une pancarte sur le bord de la route. C’est là ! Quelques arbres, du sable et des constructions ici et là. Pas d’erreur, nous sommes arrivés ! Jean gare le 4x4 et nous descendons timidement, cherchant un interlocuteur qui nous rassurera. Dans le hall de la réception, quelques bagages sur le sol attirent notre attention. Ce sont ceux du jeune homme qui se dirige vers nous. Il nous dit tout d’une traite : Qu’il vient juste d’arriver, qu’il est le nouveau cuisinier, que le patron n’est pas là, mais que si on le veut, il nous fait quelque chose à manger ! Dis donc, il est à l’air aussi désorienté que nous ! Va pour une omelette au fromage (qui nous restera un peu sur l’estomac) et quelques fruits. Pas faciles à manger, les grenades ! Il est là, le beau Ali. Je ne résiste pas à l’envie de vous le montrer. Petit coup d’œil à Huguette . Ah, si on était plus jeune ou… si nos maris n’étaient pas là !

Et il est coquin comme tout, il se moque de notre accent et s’amuse à répéter nos phrases en exagérant notre prononciation. Morveux, va ! Le gars qui doit nous prendre en charge pour la « traversée » du désert n’est pas encore arrivé et on parle du Paris-Dakar, du Trophée des Gazelles…et voilà Ali qui nous propose une petite démonstration dans les dunes avec le 4x4 que nous a loué Fouzia ! Les premières vagues de dunes ne sont qu’à une centaine de mètres du ksar. On craint un peu pour le 4x4, mais Ali a l’air sûr de lui et nous affirme que c’est un exercice auquel il se livre souvent et ce, avec n’importe quelle voiture. Alors… ! Les garçons ont l’air intéressé, les filles l’air effrayé…mais il y va de notre honneur, il n’y aura pas de dégonflé dans la troupe ! Ali s’installe au volant, Jean est à côté de lui, Guichou, Lilou et moi sur la banquette arrière. J’allume la caméra. Départ…pour l’instant, ça va, le terrain est plat ! On grimpe tranquillement sur la première dune, la crête est suffisamment large pour ne pas s’inquiéter. Cool ! Tout d’un coup, Ali braque le volant à 90° et voilà la voiture qui plonge dans le creux de la dune ! Maman !!! La caméra ne filme plus que le sol et l’instant d’après, que le ciel ! Bonjour le reportage ! Les garçons restent stoïques tandis que les filles commencent à pousser des cris d’orfraie ! Il faut que je sois honnête, c’est surtout moi qui crie ! Guichou rit, toujours aussi placide devant le danger ! Elle a confiance, paraît-il ! Et Ali qui répète et répète la manœuvre pour que les gars comprennent bien comment il faut faire ! Quand le conducteur sent qu’il ne peut plus rouler facilement sur la dune, il faut qu’il en redescende « fissa » en braquant le volant de cette façon et cela sans aucune hésitation ! Autrement, gare à l’ensablement ! Stop. Ali descend et Jean se met au volant. Je ne veux pas montrer que j’ai peur et serre les dents. Je ne veux pas que Jean pense à autre chose qu’à la conduite de ce maudit engin! J’ai confiance, mais !!! Jean est attentif et suit scrupuleusement les consignes d’Ali. L’ambiance est chaude dans le 4x4, surtout sur la banquette arrière ! Les cris fusent souvent et la caméra valdingue de tous les côtés. Je suis sûre qu’on aura le « tournis » simplement en visionnant le film ! Et le ballet continue : je monte, je roule et je descends à 90° ! Bon sang de bonsoir ! Je commence à avoir chaud partout ! Stop ! Tout le monde descend ! Nous sommes sur une portion de terrain relativement plat et c’est Lilou qui prend le volant. Je ne comprends pas pourquoi Huguette panique ! N’aurait-elle pas confiance en son mari ? On roule un petit peu encore quand Ali nous conseille de descendre. Allons bon ! Ou il en a marre de nous entendre crier, ou il n’a pas trop confiance lui aussi ! Je penche gentiment pour la première hypothèse ! Jean prend la caméra et nous regardons le véhicule s’éloigner. Tout baigne ! On les voit se diriger vers une dune, y grimper quelques instants et puis…Que se passe-t-il ? 4x4 stoppé en plein élan, perché sur la crête de la dune. Lilou qui essaie de redémarrer et qui apparemment n’y arrive pas. Ali descend et regarde sous la voiture, alors là, la panique revient. Zut ! Pourvu qu’il n’y ait rien de cassé ! Comment allons nous faire pour continuer ? Nous les rejoignons au pas de course et constatons avec effroi que la voiture est ensablée. Tout le monde à quatre pattes ! Nous nous servons de nos mains comme pelle de fortune et essayons fébrilement de dégager les roues du sable qui les maintient prisonnières Plus de peur que de mal, Ali reprend le volant et nous ramène sagement au point de départ ! Allez, fini de faire des bêtises ! Revenons au ksar. Notre méhariste doit être arrivé ! Le voilà, il s’appelle Hassan, il a un sourire éblouissant et porte la tenue bleue des hommes du désert ! Les quatre dromadaires sont couchés sur le sable, jambes repliées sous le ventre. Leurs gros yeux ombragés de grands cils sont fixés sur nous. Ils mâchouillent je ne sais quoi et leurs mâchoires vont et viennent de façon fort disgracieuse d’un côté et de l’autre de leur bouche ! Hou lala ! Mon ventre a des gargouillis de mauvais augure ! Je regarde mes compagnons…ils ont un petit air qui me fait penser que je ne suis pas la seule à me poser des questions ! Nous avons noué tant bien que mal, notre chèche, Jean s’obstinant à ne rien vouloir sur le crâne ! Il a emporté son bonnet de ski bleu marine et le mettra sûrement plus tard. Hassan nous aide à grimper sur les bestioles, je me retrouve sur le premier, Guichou clôture la marche, les deux « gazous » entre nous deux. Ma pauvre monture doit supporter mon poids et celui des provisions qu’Hassan a chargées dans de gros sacs jaunes. Huguette a été la première à faire le grand saut. Hassan lui fait la courte échelle, lui permettant d’enjamber plus facilement la bestiole qui n’a pas arrêté pour autant de ruminer. Sont-ce des ruminants, ces camélidés-là ? Que oui, je viens de vérifier ! On sait aussi qu’ils n’ont qu’une bosse et on voudrait bien la voir ! On a l’impression qu’on pourrait mieux caler notre postérieur si elle était visible. Mais la selle est cachée elle aussi sous une couverture et c’est au petit bonheur que nous y posons notre fessier ! Il sera bien difficile de rectifier la position lorsque ces charmantes bêtes iront l’amble. Guichou est concentrée et tient fermement le devant de la selle. Nous l’observons avec attention. Hassan, tout en maintenant Huguette, donne un léger coup sur les pattes arrière du dromadaire. Oh, purée ! On voit Huguette partir vers l’avant, puis vers l’arrière, l’animal est maintenant debout. Guichou nous domine largement ! C’est au tour de Lilou ! Pas de panique, tout se passe bien. Jean se retrouve haut perché dans la minute qui suit. Allez, bibiche, c’est à toi ! Qu’il est gentil cet Hassan ! Il voit que j’ai un peu peur et fait tout ce qu’il faut pour me rassurer. Les quatre dromadaires sont reliés les uns aux autres par une corde dont Hassan tient une extrémité. Nous sommes équipés pour cette expédition comme des pros ! Chaussures et pantalons de montagne, chèches noués laborieusement sur la tête pour certains, sacs à dos remplis d’affaires de toilette et de quelques vêtements. Et Hassan qui trotte dans le sable avec des nu-pieds éculés ! Il se retourne de temps en temps pour surveiller ses nouveaux compagnons. C’est dans une position tout à fait « confortable » que nous faisons nos premiers pas : jambes écartelées, dos ronds, pieds ballants, les mains fermement accrochées au pommeau de la selle invisible, le corps soulevé et balancé tantôt à droite, tantôt à gauche. Ah, elle a fière allure la caravane ! Cette photo a été prise par Hassan qui, pour ce faire, a dévalé la pente, pieds nus. Les dromadaires doivent être habitués à tout ce cirque car, livrés à eux-mêmes, ils n’ont pas bougé d’un pouce. Heureusement pour nous, d’ailleurs !

Mais que font ces gosses ? Ils courent après nous et réclament des bonbons qu’Huguette s’empresse de distribuer. Notre guide rappelle à l’ordre les gamins et leur dit de s’en aller car les dromadaires n’apprécient pas leurs cris et commencent à manifester du mécontentement. Ils se mettent à blatérer, et je vois avec effroi, sortir de la bouche fendue de ma monture, une énorme langue toute tordue qui s’agite dans tous les sens. Sa tête qui pivote vers les intrus me rappelle le film dans lequel jouait Coluche : « Banzaï » ! A part que là, ça ne me fait pas rire, mais pas du tout ! On demande à Huguette d’en finir avec ses largesses ! Le ksar Bicha est pratiquement hors de vue. Plus qu’une heure et demie à être ballotté de la sorte, ce n’est pas la mer à boire ! Où est-elle la mer ? Pour le moment, nous naviguons au milieu de vaguelettes de dunes. Le terrain n’est pas trop accidenté et nous cheminons « cahin-caha », en essayant de garder une assise à peu près correcte. On arrive même à prendre des photos et on pose des questions à Hassan sur le relief qui est autour de nous. On apprend que ces premières dunes ne sont pas stables, contrairement à celles que nous verrons plus tard, et qu’elles se déplacent souvent au gré des vents. Quelques courageux palmiers consolident leur attache à ce sol mouvant et des traces blanches par terre amènent d’autres questions. Ce sont des traces de sel qui, après évaporation de la rosée ou de l’eau qui tombe parfois, affleurent le sol. L’erg Chebbi est le massif le plus important du Maroc, il s’étire sur une trentaine de kilomètres et sur une largeur maximale d’une dizaine de kilomètres. Nous allons dormir dans le creux de la plus haute dune de l’erg : 150m de haut, la dune ! Je suis impatiente de la voir ! Les crampes dans les jambes, les douleurs sournoises au creux des reins, les adducteurs qui sont soumis à rude épreuve, nous font faire la grimace. On se tortille en essayant de trouver une position plus confortable, mais les « chevaux du désert » opposent de la résistance ! On échange quelques conseils difficilement praticables, on geint le plus doucement possible pour qu’Hassan ne se paie pas notre tête ! On monte sur la crête des dunes et on redescend dans les creux…comme avec le 4x4, mais on crie moins fort ! Le temps commence à peser à certains, n’est-ce pas Jean ? Il me semble qu’il fait un peu la tête, l’Aspois ! Ah, ce n’est pas sur un âne qu’il est assis ! Quel extraordinaire paysage ! Le soleil qui baisse à l’horizon, joue avec le relief et donne des couleurs changeantes aux dunes qui nous entourent de tous les côtés. La couleur dominante tire sur le rose et le beige orangé, mais selon la face qui est éclairée, la palette des nuances s’élargit. Tout est douceur, les courbes, les teintes, le silence. Et Hassan, qui se met à fredonner, ajoute un peu plus au bonheur ambiant ! Le sourire rassurant d’Hassan et son doigt pointé dans une direction : le bivouac est en vue. Effectivement, on aperçoit une tache noire au pied d’une immense dune rose. C’est là que nous allons passer la nuit ! L’aventure continue et les surprises vont se succéder, pour notre plus grande joie. C’est avec quelques difficultés que nous descendons de nos montures. Aïe, aïe… ! Il faut redonner du jeu à nos articulations traumatisées ! Je commence à comprendre pourquoi Lucky Luke a les jambes arquées ! Le chamelier décharge les sacs qui sont sur la bête de bât, enlève les couvertures qui nous servaient d’amortisseurs, détachent les dromadaires et les fait coucher sur le sable à bonne distance de la tente. Ils les attachent ensuite les uns aux autres et les entravent pour empêcher toute velléité de fuite. Les animaux se laissent faire docilement et si la manoeuvre nous impressionne un peu, les voir continuer leur mastication sans broncher, nous rassure ! Le sol est jonché d’excréments et nous nous félicitons de ce que le campement soit plus loin. Nous dévalons la pente jusqu’à la grande tente noire et déposons en vrac nos affaires. Hassan nous suggère de grimper sur l’une des dunes qui nous entoure et de guetter le coucher du soleil. Ce sera aussi l’occasion de se cacher pour faire un petit pipi. On est des humains, pas vrai ? Les toilettes aseptisées dont rêvait Huguette ne sont pas au rendez-vous ! Nos hommes se sont étendus sur le sable, se croient-ils à la plage ? Et Jean qui n’a pas enlevé son anorak ! Nous partons à l’assaut de la dune sans complexe, d’un pas bien décidé.

Mais bien vite, le souffle nous manque et les muscles de nos jambes se raidissent. Il nous semble impossible de faire les derniers mètres ! Nos « gazous » tendent vers nous une main secourable que nous saisissons précipitamment ! Quel spectacle ! L’émotion m’envahit totalement. Mon rêve d’enfant s’est réalisé ! Assise sur la crête de la dune, je regarde autour de moi et ne vois qu’une immensité de sable aux couleurs merveilleuses, des courbes harmonieuses où le regard se perd et s’alanguit. Ma poitrine est soulevée par un gros soupir de contentement, et je regarde mes compagnons. Nous restons, tous les quatre, un grand moment sans parler. On essaie de réajuster nos coiffes, on est dans le désert ou on n’y est pas ! Jean a mis son bonnet !!! Heureusement, nous n'avons pas de miroir, ce qui nous laisse tout à fait décontractés, face à l'objectif ! 😎 La position que nous occupons n’est pas très confortable et nous enfonçons bien fort nos talons dans le sable qui glisse sous nos pieds. En face de nous, tout au loin, la barrière rocheuse (la hamada du Guir) qui sépare le Maroc de l’Algérie, pays natal de Guichou. Nous jouons à la petite chèvre de Mr Seguin en voyant derrière nous, tout en bas, le minuscule campement et la silhouette bleue d’Hassan. Notre guide a l’air bien actif. On le voit en train de défaire les sacs, il serait peut-être temps d’aller lui donner un coup de main, et de visiter notre « hôtel » ! Ce bivouac est un ensemble de plusieurs tentes, de toiles noires, lourdes et épaisses qui ne laissent passer, une fois les pans d’ouverture rabattus, ni la lumière, ni le froid, ni la chaleur. A la gauche de la photo, la grande chambre que nous partagerons tous les quatre. A côté d’elle, un espace assez large où sont entreposés couvertures, matelas et oreillers. Formant un angle droit avec ce que je viens de décrire, une tente plus importante où se déroulera le repas. Personnellement, Jean et moi connaissons les « joies » du camping. Guichou et Lilou vont apprendre à vivre au ras du sol et prendrons même du plaisir à s’étaler sur les coussins qui nous servent de siège ! Hassan s’active et pèle oignons, pommes de terre, tomates et poivrons. Il refuse gentiment notre aide et dit que tout sera prêt dans un moment ! Il a l’air un peu intimidé ou tout simplement préoccupé par toutes les tâches qu’il doit accomplir en si peu de temps. Nous le laissons vaquer à ses occupations et, mollement étendus sur les coussins, nous essayons de récupérer de la rando à dos de chameaux ! La nuit tombe tout doucement, le ciel s’étoile de plus en plus. Un trépied posé sur le sol et relié à une bonbonne de gaz accueillera le tajine, le lourd plat de terre brun vernissé que nous avons aperçu à l’entrée. Hassan a émincé les oignons, les pose au fond du plat et ajoute les morceaux de poulet. Il alterne les lamelles fines de pommes de terre, les rondelles de tomates et les lanières de poivrons, sale le tout avec du gros sel, met des épices et de l’huile, ferme le plat avec le couvercle en forme de cône qui permet à la vapeur condensée en fines gouttelettes de retomber sur les mets et de se mêler au jus ! Miam ! Les parfums qui s’échappent très rapidement du tajine sont tout à fait alléchants et nous serons soumis à rude épreuve pendant environ deux heures. Notre cuisinier est amusé par la curiosité qui nous anime.

Que fait-il maintenant ? Il émince à nouveau un gros oignon rouge, il coupe en minuscules dés les tomates, les poivrons verts, les concombres, et arrange harmonieusement le tout dans un grand plat. Il a gardé un concombre qu’il pèle, coupe en plus gros morceaux qu’il évide et met une olive noire dans chacun des trous ainsi faits. Le plat est maintenant agrémenté d’une jolie couronne de concombres aux olives ! Il est fier Hassan, de la jolie photo que nous lui montrons ! Le plat principal mijote doucement, la salade est prête, Hassan a l’air content de lui. Nous sommes installés plus ou moins confortablement sur les coussins, et il nous rejoint en tenant dans ses mains un taârija, instrument à percussion en céramique et cuir de chèvre. Je suis assise à côté de lui et il me tend une paire de crotales appelés aussi qarabek. Je suis sensée l’accompagner en rythmant avec ce truc-là le chant qu’il entonne pendant qu’il frappe avec ses doigts ou la paume de ses mains sur le taârija ! Je tourne et retourne dans mes mains ces morceaux de métal et reste perplexe quant à la manière de faire vibrer ce drôle d’outil ! Hassan rit de toutes ses dents et daigne enfin nous expliquer comment s’en servir. Effectivement, il y arrive beaucoup mieux ! Alors, chacun notre tour, nous allons essayer à sa plus grande joie, d’accompagner le chant monocorde et néanmoins enthousiaste qu’il recommence. On se coince les doigts, on n’arrive pas à suivre, peu importe, c’est vraiment une partie de rigolade ! Et puis voilà qu’il veut jouer aux devinettes et demande si on connaît des histoires. J’en ai une en mémoire, celle que nous a racontée le berbère « marchand de bijoux hors de prix » de Âït- Benhaddoù. --« Quelle différence y a-t-il entre un chameau et une femme ? »--Il me regarde et ses yeux noirs sont interrogateurs. Ah, je lui en bouche un coin !--« Avec un chameau, tu traverses le désert, avec une « gazelle », toute la vie ! » Et vlan ! Dans l’élan, on apprend qu’il a une femme « Fatima » et, je crois deux enfants, qu’il est pour les mariages d’amour, mais en même temps, on sent bien que le poids de la famille et le choix de celle-ci pour choisir une épouse « bien », est très important ! --« Car si les parents de la future épouse sont bien, il y a de fortes chances pour que la jeune fille le soit aussi !!! »--dixit Hassan ! Et ce n’est ni Guichou ni moi, qui avons été choisies sur ces critères, qui allons le contredire ! Devinette, avec gestes à l’appui : --« Qui est plein comme ça et vide comme ça ? » Il met tantôt la paume de la main vers le bas, doigts légèrement recourbés, tantôt tournée vers le haut ! C’est à notre tour d’avoir l’air interrogateur ! Assis en tailleur, il se balance d’avant en arrière en riant fort ! On lui fait répéter et le mystère reste entier. Alors il dit d’une voix puissante qu’il y a quelqu’un parmi nous qui pourrait répondre ! Allons bon ! Qui est-ce ? C’est Jean, et l’objet à deviner, il l’a sur la tête…son bonnet ! Quelle rigolade ! Ah quand on est heureux, il en faut peu !!! Tout content, le naïf Hassan ! Puisque c’est ça, on s’en rechante une autre ! Bon, les paroles, c’est plutôt difficile, mais l’air, no problem ! On arrive à fredonner le leitmotiv qu’il nous chante depuis le début ! Il s’amuse à nous appeler par l’équivalent en arabe, de nos prénoms : Mostafa (Jean), Mohammed (Michel), Radija (Huguette) et Fatima (Marie). Je ne garantis pas l’orthographe pour le pseudo de Guichou ! Le moment tant attendu, arrive. Le repas va nous être servi sous une tente berbère, au cœur du désert, par un superbe homme en bleu ! Le top du top !

Bien sûr, il a mis des fourchettes, mais le plat est au centre de la table et comme la coutume le veut, ce devrait être avec les doigts que nous devrions partager ce bon plat. J’observe Hassan et j’ai envie de faire comme lui. Je tiens un morceau de pain dans la main gauche et approche la main droite du plat. J’essaie d’attraper le plus adroitement possible la nourriture, en me servant seulement de trois doigts, « les doigts d’Adam ». L'expression "manger avec la fourchette d'Adam" est une phrase polie pour désigner le manque de savoir-vivre dans la manière de se nourrir ou pour assumer soi-même le fait de manger avec ses doigts. (manière de vous montrer, chers lecteurs, que je me suis enrichie au hasard de mes recherches !) 😉 Pas fastoche ! Mais j’y arrive quand même et déguste ce poulet cuit à l’étouffée avec gourmandise. Cela ressemble fort au poulet aux oignons que l’on fait cuire à la maison, mais avec un parfum de je ne sais quoi qui fleure bon les vacances ! Les derniers morceaux de pain enlèveront les dernières fibres « oignons-poulet » caramélisées au fond du tajine ! Re-miam ! Hassan débarrasse la table et ne veut pas être aidé. Il est tout fier de ses nouveaux « invités » et nous parle avec dédain de ces touristes, je crois Japonais, qui --« eux manger, dourmir, ci tout ! Fatigués, toujours fatigués !». Pas marrants, les Japonais ! Et voilà qu’il nous parle, japonais, allemand et anglais ! Quelques mots et expressions certes, mais là, il marque des points ! Sacré Hassan ! Et il rit à gorge déployée en voyant notre air stupéfait ! On lui pose plein de questions et il répond avec application. Il est quelquefois difficile de comprendre « son français », nous essayons de parler plus lentement pour qu’il comprenne le « notre » ! On demande de quelle matière est faite la tente. Il répond--« avec des bouts d’étoffes tissées par les femmes, avec de la laine de chèvre et de chameau », il ajoute et là, nous tendons l’oreille, perplexes, (Je vais écrire phonétiquement, du moins essayer !!!)--« et y en a disicour. » --Disicour ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Et il s’obstine à répéter ce mot, ne comprenant pas notre étonnement. Il ne parle plus, réfléchit puis, un éclair dans les yeux, il nous pose une autre devinette. -« Tu as une voiture--oui--Tu as quatre roues--oui--Alors, tu as une disicour-- ! Mais bon sang, oui, il y en a une « DE SECOURS » !!! On comprend alors ce qu’il voulait dire. Les femmes tissent toujours un morceau de tissu en plus pour pallier d’éventuelles déchirures dans la toile, la voilà la « toile disicour » ! Et allez, une autre pinte de rire ! Comme il rit aussi fort que nous en se tapant sur les cuisses, je me demande qui se moque de l’autre. Hum ! La nuit est complètement tombée depuis un bon moment, il serait temps d’aller faire un tour dehors. Brrr ! Il fait froid, et nous remettons bien entendu le chèche autour de notre tête. Il nous va si bien ! 🤪 Jean enfonce son bonnet au ras des oreilles ! Hassan nous promet de nous faire faire du « ski berbère » sur les dunes ! Il faut d’abord y grimper, sur les dunes ! Elles sont là, qui se détachent sur un ciel étoilé. Le silence est parfait, on a le nez fixé sur le firmament et Hassan nous dit d’observer le ciel attentivement. Les étoiles « ithri ou titrit » filantes sont légion dans le coin. Bien entendu, j’en vois plein et Jean se moque de moi en me disant que je me laisse influencer. Mais non, je suis sûre que j’en aie vues ! Je veux en avoir vues ! C’est trop beau, trop magique ! Et la lune qui nous sert d’éclairage a un bien joli nom en berbère : Ayour. On pourrait presque dire qu’on y voit comme en plein jour si ce n’était l’absence de couleurs ! Et Hassan qui rigole doucement devant notre émerveillement et qui se moque de nous en transformant en «ci tri jouli » le « Oh que c’est joli ! » qui nous échappe à chaque instant ! Allez, faudrait voir de là-haut ! Départ en fanfare et arrivée dans la douleur ! Encore les mains tendues pour les fragiles gazelles ! Ici, on a le droit et même le devoir d’être moins forte que les hommes. Quel bonheur ! On rit, on se bouscule, on fait semblant d’avoir peur ! Le sable file un peu sous nos pieds et la notion des distances nous est devenue étrangère. La tente paraît bien petite, tout en bas et Hassan veut nous faire descendre la dune en courant ! Droit devant nous ! Maman !!! Bien sûr les trois hommes ricanent devant nos appréhensions. Ils tiendront pourtant fermement nos mains pendant la descente. Mais qu’est-ce qu’on peut s’amuser dans le désert ! Une vraie cour de récré ! Quelques dizaines de mètres plus bas et il faut penser à « dourmir » comme dit Hassan. D’abord attraper les matelas, les draps, les couvertures, les coussins, tout cela à la lumière de la lune, aidée par la lampe tempête du guide et celle électrique de Jean. C’est à quatre pattes que nous entrons dans la chambrette. Nous disposons les quatre matelas sur des tapis qui nous isolent du sable. Les lisle d’un côté, les Lamazou de l’autre ! Ce n’est pas un club d’échangiste ici ! Il y a quelques trous dans la toile de notre côté et Jean chasse les courants d’air en les bouchant avec les sacs à dos !

Là encore, Hassan veut faire son boulot tout seul, je l’aide quand même à étendre les draps, à disposer les trois couvertures, (oui trois et elles ne seront pas de trop !) et il est exigeant, pas de faux plis, tout est au carré ! Les deux lits sont faits, Hassan disparaît, emportant avec lui la lampe tempête. C’est à la faible lueur des piles Wonder que nous nous déshabillons. Enfin, déshabiller n’est peut-être pas le mot le plus approprié, car si nous enlevons nos habits de « baroudeurs », c’est pour enfiler survêtements et pull-over, et même garder le bonnet sur la tête pour Jean ! On se faufile sous les couvertures en rigolant encore. Va-t-on pouvoir dormir ? Peut-être pas tout de suite ! La lampe de poche est éteinte, on essaie de reprendre notre sérieux, quand un sifflement se fait entendre du côté de la « chambre » de nos amis ! Ils sifflotent tous les deux en nous affirmant qu’ils ne peuvent s’endormir que de cette façon…et c’est reparti pour le fou rire ! La fatigue sera la plus forte et nous fera glisser dans les bras de Morphée. On aimerait se réveiller de bonne heure pour assister au lever du soleil ! 7h, vite, debout ! On remet les habits de la veille, la toilette se fait très succinctement, quelques lingettes imbibées nous servent de gant de toilette ! La portière en toile noire est tellement lourde que nos hommes doivent se mettre à deux pour la soulever ! Un petit pipi en cachette derrière la tente, brossage des dents vite fait ! Le soleil n’attend pas, il faut regrimper là-haut ! Quelle merveille encore une fois ! Mais c’est qu’ils deviennent très sensibles, les petits béarnais ! Assis au sommet pour la dernière fois, on assiste sans parler à l’apparition du « tafukt » (le joli nom du soleil en berbère). Comme il est content Hassan, ou plus sûrement après maintes recherches, AFSAN. Peu importe, il répond avec bonne humeur quand nous l’interpellons et nous a pardonné s’il y a erreur ! Le regard fixé sur la barrière rocheuse de la frontière algérienne, la hamada du Guir, nous n’arrivons pas à quitter notre poste de gué tout là-haut. Nous jouons avec le sable et le laissons filer entre nos doigts, admirant la couleur rose que lui donne le soleil naissant. Peu de paroles échangées, nous dégustons ce moment de plénitude et laissons notre regard errer sur cet espace magique. (J'ai rêvé de voir le désert pendant des années, et je trouve le moyen de ne pas ramener de sable ! Heureusement, les semelles de mes chaussures auront eu la bonne idée de pailler à mon étourderie. Je prélèverai avec soin sur un papier journal, les grains rosés de la belle dune, qui s'étaient cachés dans leurs crans. ils sont maintenant à l'abri dans un petit tube de verre ! Je suis un peu fada, par moment !) Hier était la première fois, ce matin, la dernière ! On a un peu le cœur gros ! Il faut se faire une raison et rejoindre notre guide qui est toujours en train de s’affairer près de la tente. Il prépare notre petit déjeuner et il faut lui faire honneur. Il y a sur la petite table basse tout ce qu’il faut pour passer un bon moment ! Le sempiternel thé à la menthe (ataye), le pain omni présent lui aussi (khoubz), le pot de confiture de facture européenne et les petits morceaux de beurre dans une coupelle, nous mettent en appétit ! « Saha » nous dit Hassan, bon appétit ! Nous lui répondons en chœur, --Saha- tout content de parler sa langue. Et j’ajoute pour le faire rire, au moment où il me sert le thé -« Choukrane bezef ». C’est garanti, à chaque fois, il rigole ! Quel bon public, cet Hassan ! Nous défaisons nos lits et rassemblons nos affaires personnelles pendant qu’Hassan range les ustensiles de cuisine dans un coin de la tente principale. Il recouvre le tout d’un linge et remplit à nouveau les sacs jaunes qu’il remet sur le dos de mon dromadaire. Eh oui, c’est encore moi qui porte tout ! D’ailleurs je suis la première à grimper la dune, déjà « bien » en place sur mon canasson ! Mes compagnons sont à pied et grimpe péniblement jusqu’à l’endroit où leurs montures les attendent paisiblement. Jean a eu un moment l’intention de faire le chemin du retour à pied, craignant pour ses jolies fesses ! Réflexion faite, il remonte sur le dromadaire qui n’attendait que lui ! Hassan entonne la litanie de circonstance, « Fatima, Radija, marhaba à Sahara…Mohammed et Mostafa etc…etc… » Et nous, ballottés comme des paquets de linge sale, essayant de garder le sourire malgré les douleurs récurrentes dans nos fessiers, dos, adducteurs et cie, chantonnons de concert. M’éloigner de ce site merveilleux me fait mal au cœur et j’emmagasine le maximum d’images. Hassan nous signale des traces sur le sable, c’est un fennec qui est passé par là ! Ici, ce sont sûrement celles d’un petit lapin ! Si je voyais le « Petit Prince » caché derrière une dune, je ne serais pas plus étonnée que ça ! Des touffes d’herbes raides et jaunies poussent de ci de là, et nos dromadaires tendent le cou pour les arracher plus facilement. Oh, la bestiole ! Ne te penche pas trop comme ça ! Et pas besoin de secouer tes pattes de cette façon ! Hassan nous explique que c’est à cause du sable qui pénètre entre leurs doigts de pieds ! Bon, alors c’est bon ! Cela ne ressemblait tout de même pas à des ruades, mais on est plus rassuré ! Le roulis, auquel on est soumis depuis un moment, nous endort un peu et les ombres qui s’étirent sur le sable nous hypnotisent. Attention au mirage ! Non, attention surtout au troupeau de dromadaires qui arrive droit sur nous ! Ceux-là ne sont pas attachés les uns aux autres et visiblement, aimeraient en découdre avec les notres ! Ils sont gardés par un jeune homme qui se fait enguirlander par Hassan. Notre guide fait de grands moulinets avec les bras, poussent de grands cris pour empêcher l’affrontement. Eh bien, les touristes n’en mènent pas large ! Manquerait plus qu’on soit désarçonné ! Boudiou, comme dit Guichou !

Rencontre privilégiée entre deux dunes. La femme d’Hassan, accompagnée de ses enfants, à la recherche d’herbe à chameaux, nous offre un joli sourire. On taquine Hassan en lui disant que sa femme s’ennuyait de lui et que c’est pour ça qu’elle vient à sa rencontre ! Il rit, Hassan de toutes ses dents ! On fouille nos poches à la recherche de friandises et on leur donne la bouteille d’eau que l’on n’a pas bue. Moins de poésie dans l’air depuis un moment. Est-ce parce que nous apercevons loin devant, les premières constructions bétonnées des multiples ksars de Merzouga ? Est-ce parce que les dunes sont plus petites, plus espacées et que nous sentons bien que le voyage initiatique prend fin ? Awah, chouf ! (J’y crois pas, regarde !) Quelle désillusion ! Une sonnerie ténue parvient à mes oreilles, Hassan a un « tilifoune » (je n’invente rien, ça s’écrit comme ça ! Hi hi hi ! ) caché sous sa djellaba ! Le patron doit appeler, d’autres clients attendent sûrement ! Voilà qui sonne le glas de notre « aventure », redescendons sur terre…et d’abord de nos dromadaires ! Aïe…Ouille…dur de reprendre contact avec le sol ! Besslâma, Hassan, Ali et l’erg Chebbi ! (Au revoir !)

Les bagages sont chargés dans le coffre et nous n’avons vraiment pas le temps de nous attendrir outre mesure ! C’est Lilou qui prend le volant et je n’y vois personnellement aucun inconvénient puisqu’il n’y a plus de dunes à grimper !!! Juste une longue étape à faire, car il n’y a pas moins de 400kms qui nous séparent de Zagora. Un coup d’œil sur la carte routière et passage obligé dans la ville de Merzouga où nous aurions aimer faire le plein d’essence. Mais les regards curieux et, nous semble-t-il, peu amènes de ses habitants, ne nous incitent pas à nous attarder ! Les a priori ont du mal à s’estomper ! Dès que l’on se retrouve au milieu de la multitude, les mauvais réflexes jouent encore ! C’est sûrement jour de marché et le souk s’étale tout le long de la rue principale. Il est vrai que les touristes sont peu nombreux et bien sûr, nous avons l’impression d’être observés plus attentivement. Alors, n’écoutant que notre « courage », nous demandons à Michel d’accélérer et de sortir le plus rapidement possible de la ville ! Il faut revenir sur nos pas, direction Rissani, et ce ne sera que deux heures plus tard, à la sortie d’une ville dont je ne me rappelle plus le nom, que nous ferons le plein du 4x4 et celui de notre petit ventre ! La jeune fille qui prend notre commande n’a pas l’air de s’affoler, nous sommes les seuls clients, du moins pour le déjeuner, et elle envoie tout simplement un adolescent, chercher légumes et cigarettes au marché que nous venons de traverser ! Puis elle préparera le tajine aux légumes et nous le servira en terrasse ! Plus frais, tu meurs ! Pendant ce temps, comme nous sommes au premier poste pour surveiller tout ce qui bouge autour de nous, nous nous amusons à commenter l’animation qui règne au niveau des pompes à essence. Ce n’est qu’un va et vient de voitures et camionnettes aux fortunes les plus diverses ! Apparemment, certaines servent de taxi et nous voyons avec stupeur, s’entasser dans l’une d’elles, un nombre incroyable de gens ! Le fou rire nous prend, quand d’autres personnes prennent place sur la galerie ! Y a-t-il un code de la route au Maroc ? Bien sûr, mais il est transgressé tellement souvent qu’on pourrait en douter ! Il fait chaud, la lumière du soleil puissante. La végétation est rare et la poussière que soulèvent les pneus de la voiture, dense. Nous roulons sur une route droite, aux balisages inexistants. Le paysage est splendide, une immense étendue désertique et la barrière rocheuse du djebel Ougnat sur notre droite, puis plus loin, celle impressionnante du djebel Sarhro.

On approche de Tazzarine, quelques palmiers apportent un peu de fraîcheur à notre itinéraire. La ville, ou ce que l’on en aperçoit, est assez moderne, les cybercafé, les téléboutiques et restaurants sont nombreux. Et puis, jusqu’à Nekob, ce n’est qu’une suite d’oasis et de kasbahs. Plusieurs oueds venant de l’Atlas, irriguent cette région qui vit de l’agriculture. (Maïs, blé, fèves et des tomates quand l’eau est assez abondante.) oasis et jdebel Sarhro kasbahs le Draà
Inde: à partir de quel âge pour un enfant? English translation pending
by Arbuste · 2008-02-05 · 24 replies
Bonjour à tous et à toutes J'ai le projet d'aller en Inde (plus probablement au Rajasthan) d'ici quelques années, avant mes 40 ans (j'ai encore le temps mais j'aime bien anticiper...) J'ai un petit garçon de 2 ans et je me demande, raisonnablement, dans le souci d'éviter tout risque de santé pour lui, à partir de quel âge un tel voyage est-il envisageable ? Sachant que j'adore marcher et ne suis pas contre les randonnées, mais je me vois mal imposer un rythme de trekkeur à mon fils... De même, au niveau de la nourriture, n'est-ce pas trop dur pour les enfants européens (surtout le côté épicé, curry ? Moi même au bout de 2 semaines au Sri Lanka je saturais...) Ce voyage, j'en rêve depuis au moins 15 ans, mais je suis prête à patienter encore quelques années s'il le faut (dans l'idéal je n'aimerais pas laisser mon fils 1 mois à la maison, j'aimerais bcp l'emmener avec moi !) Merci pour vos précieux conseils. A bientôt.
Cadeau à la russe? English translation pending
by Grosbobby · 2008-02-02 · 32 replies
Bonjour à tous,

Il y a environ 35ans de cela mon père travaillait la nuit au P&T à Paris, il envoyait des messages en morse à travers le monde. C'est comme ça qu'il a fait la connaissance de Gallina qui elle transmettait aussi mais depuis Moscou. Tous les 2 ont commencé à converser, elle prenant d'ailleurs d'énormes risques à parler avec l'occident. Et puis ils ont changé d'activités bien entendu, Gallina est devenue prof de français, ils ont évolué, ont vieilli mais sont restés amis et s'écrivent toujours depuis 35ans, sans jamais s'être rencontrés. Mais voila le temps de la rencontre est arrivé et nous allons tous rencontrer Gallina à Moscou en mai. Gallina est une moscovite "cliché": pauvre, résignée mais digne, marié à un alcoolique oisif, a une fille de 15ans qui ne veut plus aller à l'école car elle rêve de devenir mannequin. Ma question est la suivante: nous voulons offrir des cadeaux à Gallina mais nous ne savons pas quoi amener, quelque chose de plus utile que futile mais surtout qui ne la vexe pas. J'aimerais que vous me fassiez partager vos suggestions, merci d'avance.
Du blanc partout, pis du frette itou (Québec) English translation pending
by DeCléricy · 2008-01-28 · 10 replies
I

Quand Raymond s’est affalé tout le long de son mètre 91, la face dans le banc de neige à 2 mètres en contrebas du balcon, la braguette de son sous-vêtement d’hiver Stanfield’s était encore grande ouverte. Quéquette et bijoux de famille humaient le grand air nordique. Raymond est rentré tout grelottant, givré de neige poudreuse et d’alcool. Un bonhomme de neige de 107 kilos est apparu à Jean Paul! - Tabarnak qui fa frette lé gars! - Cé quoi l’idée d’aller s’rouler dans neige par un frette de même? - Cibouère, chu tombé d’la galerie en pissant mon homme! Ché pas s’qu’yé arrivé! - Yé t’arrivé qu’tu devrais lâcher la boésson, s’est esclaffé Jean Paul.

Il était -38 au thermomètre et quasiment 3 heures à l’horloge. Le boucan de Raymond a réveillé lé ceuses qui dormaient encore. Ti-Phonse (Alphonse pour les intimes) est allé donner à manger au poêle à bois, Jean Paul taquinait un Raymond toujours déboussolé, André a sorti la pinte de gros gin pis le pot de miel et mis l’eau à bouillir. Quant à moi, j’étais incapable à autre chose que d’me rouler sur le plancher. - Toé Paquet, si t’arrêtes pas d’rire drè là ch’te câlisse dans l’banc neige!

J’me suis contenu net sec. Faut dire que Raymond impressionne avec son gabarit. Une armoire à glace capable de faire du vermicelle d’un gringalet ricaneux. N’empêche qu’on s’est payé sa gueule jusqu’au petit matin. À la barre du jour, vers 7 heures et -41 degrés, un constat s’imposait; il valut mieux sortir les cartes à jouer et le cordial en bouteille en place des motoneiges. Pas question de risquer un bris mécanique par un froid pareil. Les carrioles à moteur sont demeurées sous l’abri à bois de chauffage et nous, bien au chaud au camp 5. Chacun occupa l’avant-midi à sa guise. Jean Paul donna le biberon au poêle toutes les deux heures, André acheva d’entamer la caisse de bière, Ti-Phonse piqua une jasette aux poissons du lac et ramena cinq maigres dorés. J’ai griffonné quelques feuilles d’un cahier et relu des pages de Betting on the Muse : Poems & Stories de Henry Charles Bukowski. Raymond quant à lui ronfla sa mésaventure 3 heures durant, se leva dégrisé comme s’il ne s’était rien passé en clamant : - J’ai faim moé. Pas vous autres? Ya ti d’la boustifaille icitte dans? - On va faire cuire lé dorés à Ti-Phonse avec dé patates rôties pis dé oignons, j’ai répondu.

Sur le comptoir trônaient dans une grande assiette cinq dorés maigrichons. Théâtralement Raymond à ouvert grand les bras en ma direction. - Tabarnak Paquet, t’appelles ça du manger toé? Y’en a même pas assez pour un cure-dent comme toé! Ma t’en vas vous montrer cé quoi d’la bouffe cibouère!

Il était 9 heures 30. Raymond s’habilla, mit sa chapka de loup gris, empoigna la carabine, enfouit un chargeur à 6 balles dans une poche de son manteau et sortit en nous pointant du doigt. - Bougez pas de d’là vous autres! J’m’en r’viens ça s’ra pas ben ben long! - Hé Raymond j’y vas avec toé, a quémandé Ti-Phonse. - Embraye mon homme!

Ti-Phonse et Raymond contournèrent les rochers près du quai puis on les a vu filer tout droit en coupant au travers de la baie du lac. Pendant que Raymond faisait un pas, Ti_Phonse en faisait deux loin derrière. Cinq cent mètres plus loin ils disparurent, happés chacun par un sentier de la forêt boréale. En moins d’un quart d'heure, la poudrerie effaça leurs traces de raquettes sur la baie.

Quarante minutes plus tard, deux coups de fusil déchirent le blanc silence extérieur. On s’est fait des clins d’œil tous les trois pis on s’est mis fébrilement à éplucher les patates, trancher les oignons, bourrer le poêle de p’tit bois fendu, sortir la grande poêle de fonte noire à grillades, dresser la table, déboucher 2 litres de gros rouge pis, en faisant semblant de rien, on s’est assis de nouveau pis on a attendu. Nos deux chasseurs sont revenus vers 11 heures 30. Raymond a ouvert à grandeur la porte d’la cabane, deux cuisses de caribou sur les épaules, la barbe poivre et sel couverte de frimas et sa grande personne tout enveloppée d’un nuage de froidure à l’assaut de la chaleur intérieure. Il déposa les deux pièces de viande près de l’évier, le torse fièrement bombé: - Quin-toé! M’en vous l’avais dit hein? Ça mon homme, cé du manger à mon goût! Pis à vouère la table toute endimanchée d’même, j’ai comme l’impression que j’étions attendu!

Après le repas Ti-Phonse enveloppa discrètement ses dorés. Yé t’allé les mettre à congeler sur la corde de bois appuyée contre le mur extérieur du camp. En fin de journée les écureuils, les mésanges à tête noire et les geais gris en firent leur festin.

Au camp 6, le surlendemain, Ti-Phonse cé r’vengé de Raymond. Y nous a préparé d’autres dorés enrobés dans la chapelure de pain, frits dans le beurre avec du riz c’te fois là. Avec une bouteille de rouge pis deux blancs. Comme de coutume, André a bu d’la bière parce qu’y trouve que « l’vin cé d’la boésson de moumounes ». - Ti-Phonse, a dit Raymond, ton poésson était ben bon.

C’est seulement plus tard en soirée qu’on a appris que Raymond avait pas attendu Ti-Phonse pour tirer son caribou. Le silence complice entre les deux s’expliquait enfin.

II En hiver il faut quelques heures pour chasser le froid intérieur d’une cabane inhabitée depuis plusieurs mois. À chacun des camps le rituel est sensiblement le même; si possible arriver quelques heures avant la noirceur, déneiger l’accès aux escaliers et balcons de la porte d’entrée, allumer le poêle à bois au plus vite, trouer le lac gelé, y puiser l’eau, déballer la bouffe, fendre assez de bois pour une nuit sinon plus. Ces nécessités achevées, chacun étale sa literie, suspend mitaines et bas de laine sur des cordes à linge improvisées. Dehors le froid peut bien cogner aux portes et fenêtres, l’intérieur est douillet et confortable. Pour quiconque observant un campement noyé parmi les bouleaux et conifères ployés sous la neige, où la cheminé se signale d’une fumée droite et blanche comme un point exclamatif dans la nuit cristalline, la carte postale est invitante. La chaleur, la vraie chaleur est autour et parmi 5 complices venues se raconter des histoires à rêver debout encore un peu. À s’faire dé accroires qu’il y aura toujours six doigts dans une main :

Nous étions six depuis toujours. Tu es parti, nous sommes restés. Cinq demeurons encor à ce jour, Chagrins de tout. À ton Éternité.

III

Méfiant comme des gamins en train de préparer un mauvais coup, les renards roux ou argentés font partis des rencontres fortuites. Cette année les loups n’étaient pas au rendez-vous. Il y eut bien quelques concerts, entre meutes, 2 soirées de suites et de nombreuses pistes laissées autour des campements ou sur les rives des lacs mais pas le moindre museau en vue en 9 jours de randonnée. Preuve supplémentaire de leur existence, une carcasse de caribou éventrée près du ruisseau servant d’exutoire au lac du camp 4. Les loups reviendront. Dérangés ou repus pour l’instant, ils attendent notre départ pour terminer les ripailles. Il y a également les lièvres, boules de neige sur 4 pattes, toujours prêts à se dérober et des dizaines et dizaines de caribous, troupeaux locaux en perpétuel mouvement. Grégaires, curieux de nature et peu farouches, ils se déplacent en harde d’une vingtaine d’individus, parfois moins, souvent davantage.

Nous n’avons pas atteint les campements 7 et 8, les plus éloignés. Deux ennuis mécaniques aux motoneiges nous ont fait perdre un temps précieux. La fin de mon congé annuel du temps des fêtes approchait et je ne voulais pas manquer l’anniversaire d’une de mes sœurs avant de regagner Montréal et la routine du boulot.

Voilà. Neuf jours et 1 560 kilomètres plus tard, la fin de la récré avait sonnée. Ma quête avait-elle rapporté des fruits? Avais-je voyagé? Ou avais-je cherché et cherché encore mon frère dans l’un de ces camps où il vécu ses dix dernières années? Peut-être est-il au milieu de ce blanc silence à étreindre l’éternité, son éternité depuis bientôt un an. DeCléricy
Hôtesses de l'air thaïlandaises English translation pending
by Abalone · 2008-01-22 · 63 replies
Elles appellent à l'arrêt de diffusion d'une série de films télévisés réflétant une vie perverse ne correspondant pas à la vie réelle des hôtesses de l'air.

ça s'appelle "The Air Hostress War" autour de la vie d'un pilote🙂
Visite de l'éléphant blanc à Koh Kong (Cambodge) English translation pending
by Jeanclaude34 · 2008-01-11 · 15 replies
Bonjour,

De passage a ko kong nous avons passe 2 jours avec ses enfants qui demande de l affection, alors si vous etes de passage, faites une halte a l elephant blanc, ils vous attendent.

neige & jean claude
En Thaïlande intégrez le coût de la vie dans vos dépenses English translation pending
by Hardi · 2007-11-28 · 66 replies
Social – Le gouvernement relève le salaire minimum.- Le gouvernement thaïlandais a approuvé hier la revalorisation du salaire minimum dans 54 provinces du pays. Les taux varient d’une province à l’autre en fonction du coût de la vie. A partir du 1er janvier, le salaire minimum à Bangkok, Nakhon Pathom, Nonthaburi, Pathum Thani, Samut Prakan et Samut Sakhon passera de 191 à 194 bahts par jour, soit une augmentation de 1, 6 %. La plus forte hausse concerne la province de Phuket avec un relèvement de 3, 8%, soit 7 bahts de plus par jour, faisant passer le salaire minimum journalier de 186 à 193 bahts. Les travailleurs les moins bien payés du royaume comme ceux de la province de Nan recevront 140 bahts par jour, bénéficiant d’une augmentation de 1 baht seulement. Vingt-deux des 76 provinces du pays ne bénéficieront pas de l’augmentation. Le salaire minimum a été revalorisé pour la dernière fois en octobre 2006. (www.lepetitjournal.com Bangkok avec AFP) mercredi 28 novembre 2007

Essayez d'integrer le cout de la vie locale, en payant 1500 baths jour pour un voiture au noir avec son chauffeur plus l'essence comme certains l'ont dit < vous faites monter le cout de la vie pour les touristes > par ce genre d'actions et par d'autres. -Integrez qu'un peu moins de 200 baths de smic ici, c'est dans les 60 euros de smic francais jour ! et vous ne paieriez jamais 480 euros jour en france pour un meme service !car vous payez pres de 8 fois plus que la journee smic ici. Ensuite ayant recu de telles sommes d'irresponsables faut pas s'etonner que ceux qui ne veulent pas payer pareil les autres fois aient des problemes pour les memes locations aupres des thais.
Le quotidien d'un Personnel Navigant Commercial d'Air France English translation pending
by Atoc · 2007-10-08 · 72 replies
Bonjour, 😉 je suis PNC AF et j'ai lu avec beaucoup d'attention les critiques concernant le Personnel Navigant Commercial d'Air France. Je peux comprendre le mécontentement des uns et des autres car il m'arrive aussi de voyager pour convenance personnelle et de constater, parfois, ce que je vais appeler des désagréments.

Certains choisissent de raconter leur expérience de passager, moi je choisi de raconter mon expérience de PNC.

Les PNC, plus communément appelés hôtesses et stewards, ont pour fonction première d'assurer la sécurité et la sureté à bord des avions. Leur deuxième fonction est dite commerciale soit accueillir, servir et assurer un certain niveau de confort aux clients.

Comment cela se passe concrétement?

Voilà un petit résumé: 25 août: réception de mon planning pour le mois de septembre (le détail ci-dessous). Départ: 30/08 10H15 New York JFK Retour: 01/09 06H15 CDG (décalage horaire 6H) Départ: 04/09 10H40 Toronto YYZ Retour: 06/09 06H25 CDG (Décalage horaire 6H) Départ: 09/09 13H50 Atlanta ATL Retour: 11/09 11H10 CDG (Décalage horaire 6H) Départ: 14/09 10H45 Cayenne CAY Retour: 17/09 06H30 ORY (Décalage horaire 5H) Départ: 25/09 10H40 Toronto YYZ Retour: 27/09 06H25 CDG (Décalage Horaire 6H) Départ: 30/09 10H15 San Francisco SFO Retour: 03/10 11H50 CDG (Décalage horaire 9H)

Chaque PNC est affecté à un secteur de vol (Asie, Amériques, Afrique-Moyen Orient, Caraibes-Océan Indien, Europe, France), mais peut effectuer des vols sur tout les secteurs (le hasard du planning), en moyenne 70H00 de vols par mois.

Le 25 de chaque mois nous recevons donc notre planning du mois suivant, super...

Un vol: Prenons mon vol Toronto du 04/09 décollage 10H40 pour 7H35 de temps de vol. Un briefing équipage est prévu 01H30 avant le départ soit, en ce qui nous concerne, à 09H10.

06H15: "Bonjour, nous sommes le mardi 04 septembre 2007, il est 06H15 et il pleut sur Paris" (ça, c'est mon radio-réveil qui me dit qu'il faut se lever, rappelez vous qu'il y a 3 jours j'étais a NYC avec 6H de décalage horaire). Je me lève, la tête un peu dans le brouillard. Un petit déjeuner rapide et un long moment sous la douche. J'enfile l'uniforme, un petit bisous à l'être cher qui vient juste de se lever et qui me voit pret à partir ("Bonjour, heu... au revoir! Tu parts déjà? Bon, et bien bon vol et bon courage... A dans 3 jours...") .

07H30: je suis dans la voiture, valise dans le coffre. Bouchons sur le périphérique parisien. Grrr....!!!

08H55: Arrivée au parking du personnel Air France. Vite, mon briefing dans 15 min.

09H05: après avoir traversé le parking puis un long couloir, après avoir déposé mon bagage au rayons X (oui, oui, nous aussi nos bagages sont vérifiés) me voilà devant la borne de pointage. Ouf, je suis à l'heure...

09H10: Début du briefing, découverte de mon équipage (CCP = Chef de cabine principal, CC = Chef de cabine, autres hôtesses et stewards, au total nous sommes 15 PNC pour un peu moins de 500 passagers). Présentation, briefing sécurité sureté, briefing commercial, attribution des postes de travail, informations sur le vol. Aujourd'hui nous sommes en Boeing 747-400 et j'ai à charge le Galley arrière de la classe tempo (on y revient plus tard).

09H30: départ en bus des locaux d'Air France après de brèves salutations aux CDB (=commandant de bord) et OPL (= copilote) pour rejoindre l'avion stationné au large (c'est à dire sans accès direct aux aérogares et donc embarquement des passagers par bus).

09H40: arrivée à l'avion. Chacun va alors faire des vérifications de sécurité et de sureté dans sa zone de travail, s'assurer ensuite de la propreté et du bon état de la cabine puis en ce qui me concerne vérifier dans mon galley le bon chargement du catering (ça ce sont vos prestations et tout ce dont nous avons besoins pendant le vol). Anticipation des phases de service (préparation de matériel et autres nécessaires au bon déroulement).

10H00: embarquement des passagers. Chaque PNC est à son poste d'accueil/sécurité. Sourires! "Bonjour, bienvenue...." (une centaine de fois), "Bonjour, oui madame votre siège est le 44J, cette allée, côté couloir, bienvenue!" (une cinquantaine de fois); "Bonjour, c'est avec plaisir que je vais vous aider a mettre votre bagage cabine (de 25 kg, pensé mais non dit) dans le coffre" (une petite dizaine de fois, 250 kg portés en moins de 30 min, c'est le sport du matin!...), "Bonjour, oui Monsieur, Roissy c'est le parcours du combattant, je vous comprends, a présent vous êtes dans l'avion, vous pouvez vous détendre" (sept fois) . Souriant et courtois, toujours!!!

10H30: fin d'embarquement. C'est bon j'ai fait mes muscles maintenant un peu de sport cérébral (léger), il faut compter les passagers à bord.

10H37: Comptage, ok. On ferme la porte. Armement des toboggans, rendu compte, démonstrations de sécurité, check de la cabine, rendu compte.

10H50: 5 min pour souffler et boire un verre d'eau.

10H55: "PNC, préparez vous pour le décollage".

10H57: Décollage!

11H07: Retour dans mon Galley, tandis que mes collègue distribuent les kits conforts et les menus, je prépare 5 voitures (ou chariot ou trolley, c'est comme vous voulez) pour le service de l'apéritif.

11H25: mes collègues prennent les voitures apéritifs et partent en cabine pour vous servir champagne, scotch, gin et autres boissons alors que moi je m'apprête a charger les 8 voitures repas avec les cassolettes toutes chaudes que j'avais mis à chauffer 20 min auparavant, les tiroirs de boissons, le pain, ect... S'en suit le même rituel pour le service de café thé et de retrait des plateaux.

14H00: fin du premier service. Atterrissage prévu à 18H30 a Toronto (heure de Paris).

14H15: plus personne n'est intéressé par le duty free. Donc à table. Une moitié de l'équipage se restaure pendant que l'autre s'occupe de la cabine, vérifie les toilettes, répond aux appels passagers, ect...

14H30: il est l'heure pour moi de profiter d'une heure de repos. Nous avons la chance d'avoir ce qu'on appelle tout simplement un "poste repos" équipé de couchettes où nous pouvons nous détendre et même dormir un peu. Pas de chance pour moi, je ne dormirai pas cette fois à cause de turbulences répétées.

15H30: Fin du repos pour la moitié de l'équipage.

15H45: L'autre moitié de l'équipage va se reposer et nous reprenons du service. Vérification des toilettes régulièrement, réponses aux appels passagers, discussions avec les passagers, en résumé le commercial.

16H45: retour à mon galley pour la préparation du deuxième service. C'est reparti pour "la danse des chariots"... Fin du repos pour la seconde moitié de l'équipage.

17H00: Service de la deuxième prestation et je suis également en cabine cette fois! Sourires, courtoisie toujours de rigueur!

18H00: Le service est terminé, tout est rangé et on commence notre descente vers Toronto. Dans mon galley je ferme tous les contenants d'alcool, d'épicerie, ect... avec des plombs. Je remplis divers documents et je bois un grand verre d'eau.

18H20: Check cabine avant atterrissage; une passagère assoupie à sa ceinture attachée mais n'a pas le dossier redressé. Afin de ne pas la déranger je choisi de le faire pour elle. Grossière erreur de ma part, que n'ai je pas fait là? "Mais pour qui vous prenez vous? Vous êtes qui pour m'infantiliser? Soyez plus respectueux, je suis cliente, j'ai payé mon billet, vous me devez le respect..." et bla bla bla et bla bla bla. Surpris car mon geste partant d'une bonne intention, je reste devant elle, la regardant fixement et tout en souriant je luis présente mes excuses tout en tentant de lui expliquer que je ne voulais tout simplement pas la déranger et que je faisait ce pour quoi je suis payé à savoir en premier lieu assurer sa sécurité. Rien n'y fait: "et bla bla bla; et bla bla bla". Tant pis, je n'ai pas de temps a perdre avec ce genre de "c......"!

18H25: "PNC préparez vous à l'atterrissage"

18H30: Atterrissage!

18H45: Arrivée au parking.

18H50: Débarquement des passagers. "Au revoir, merci et à bientôt" (une centaine de fois) "Oui madame, je viens vous aider à descendre votre bagage à main (de 25 kg je le rappelle)... je vous en prie, au revoir!" (une fois! Souvenez vous, demandé 10 fois pour le monter et seulement 1 fois pour le descendre... Zut, et mon sport alors?), "Votre correspondance? Je n'ai pas l'information Monsieur, voyez avec mes collègue du sol qui pourront vous renseigner plus justement (je ne connais pas très bien Toronto), au revoir" (une dizaine de fois). Sourires toujours!

19H05: Tout le monde est descendu, on vérifie que rien n'a été oublié, que plus personne n'est a bord.

19H10: A nous de sortir!

19H20: Passage des contrôles de police et de douane, récupération des bagages.

19H40: Sortie de l'aéroport pour rejoindre le bus qui va nous mener a notre hotel dans le centre de Toronto.

19H50: Départ du bus. Pas de chance, sortie de bureaux et donc, comme à Paris ce matin, bouchons à Toronto. On allume nos téléphones, on envoie nos sms a ceux qui sont restés à la maison et qui nous manquent déjà. On discute du vol, des passagers. On rigole, on décompresse tous ensemble.

20H30: Arrivée a l'hotel! On récupère nos clés de chambre et on se donne rendez-vous dans une heure pour aller prendre un verre et manger un bout!

20H45: Dans ma chambre d'hotel! Douche, télé pour écouter un peu les news.

21H30: Réception de l'hotel, nous sommes 10 a nous retrouver, les autres ont peut être choisi de se coucher (mais chacun fait comme il lui plaît).

21H45: Un verre en équipage ou chacun raconte des anecdotes, des histoires, bref on discute de tout et de rien.

22H15: Direction le restaurant (et oui il faut aussi de nourrir)?

00H30: Fin du repas, retour à l'hotel.

01H00 (19H00 à Toronto): Fin de la journée. Bercé par la fomidable programmation de TV5, je me sens partir dans les bras de Morphée! Au dodo! Dans 16H on remet ça mais dans l'autre sens cette fois et dans 48H ce sera Atlanta (pour 08H40 de vol cette fois)!...

RECAPITULATIF: Levé: 06H15 Couché: 01H00 Présence a bord: 10H Décalage: 06H

Voilà! Et cette rotation Toronto a été facile!

Imaginez ce que cela peut donner sur la République Dominicaine ou Cuba qui offrent des formules dites "all inclusive" à des tarifs plus que compétitifs et qui attirent donc une clientèle que certain qualifient d"exotique" avec ses abus et ses excès. Hé Hé :-)

Ne soyez pas surpris mais j'AIME mon métier et j'aime ces "bla bla bla" de certain(e)s qui nous font tant rire, si vous saviez... :-)

POUR INFOS:

Air France compte un peu plus de 15 000 PNC dans ses rangs, tous ayant reçu la même, ou presque, formation commerciale. Cela signifie donc que nous avons les mêmes bases concernant les méthodes de services toutefois, à mon grand regret, nous n'avons pas tous la même conscience professionnelle.

A qui n'est il jamais arrivé de se rendre dans un restaurant, une boutique ou même une administration, d'y être accueilli comme un roi, d'y retourner quelques temps plus tard et là, déception, c'est tout l'inverse. 😛

Force est de constater que dès qu'il y a service à la clientèle il est très rare de trouver excellence, uniformité et régularité. Cela vaut aussi pour le transport aérien (et je ne parle pas que d'Air France)!🙂

Toutefois, chers passagers, ooops, chers clients, sachez qu'à chaque vol l'équipage effectue, plus ou moins consciemment, son autocritique et est capable de déterminer le ou les éléments "perturbateurs" (le fatigué, le déprimé, le planqué, ... et oui, 15 000 PNC, ça fait du monde et ça fait surtout 15 000 êtres humains 😉)!!! Vous voyez ce que je veux dire?
Camping en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Ben23 · 2007-09-26 · 12 replies
Bonjour a tous .... Je souhaite partie en nouvelle calédonie aux alentours du moi d'Avril/Mai. Etant un peu ric rac au niveau du budget, je souhaite camper et si possible me déplacer sans location de voitures.... Savez vous s'il est facile de se déplacer en bus en Nouvelle calédonie ??? Les sites de camping sont ils nombreux sur toute l'ile ??? Connaissez vous des adresses d'hebergement " immanquables" ??? Comment aller d'iles en iles dans les loyautés ??? Conseil d'itinéraire ??? Je suis preneur !!! Merci d'avance pour tous vos conseils
Risque-t-on sa vie en Jamaïque? English translation pending
by Ecocitoyens · 2007-09-21 · 46 replies
Bonjour à tous,

Nous nous rendons en Jamaique prochainement et aimerions avoir des messages rassurants sur cette destination. Dès que l'on dit que l'on se rend en Jamaique, les réactions sont toutes les memes: regards globuleux, gros soupirs et "attention c'est l'endroit le plus dangereux au monde" "vous etes fous" et j'en passe... Bon alors c'est un risque si gros que ça? je vois bien sur les forums que bcp de gens en sont contents;;; je me demande alors si ce sont des personnes qui restent cloitrer dans leur "club med", si ce sont des gens qui ne passent que par des agences de voyage dès qu'ils veulent sortir???

Pitiez rassurez nous !!!! Le voyage (d'une semaine seulement) est envisagé à la routarde, camping si possible, voir petite auberge de jeunesse, randos, ballades dans la nature...

Alors vos avis?? Merci beaucoup et à très vite....
Retour de vingt-quatre jours au Vietnam English translation pending
by Luan · 2007-08-19 · 45 replies
Je suis rentré d'un périple Hanoi-Saigon lundi dernier, c'est encore frais, donc si vous avez besoin de tuyaux, n'hésitez pas.
Déclaration de Raul Castro (Cuba) English translation pending
by Cloclooo · 2007-07-28 · 22 replies
Voici un petit article, dans la section international du journal de Québec, paru vendredi le 27 juillet 2007.

__

RAUL CASTRO PROMET DE RÉFORMER CUBA

Camaguey, Cuba - Le président cubain par intérim, Raul Castro, a promis jeudi des progrès économiques et offre de dialogue avec les États-Unis après le départ de l'administration Bush.

Un an après son arrivée au pouvoir en remplacement de son frère aîné Fidel, Raul Castro a prononcé dans la ville de Camaguey un discours d'une heure à l'occasion du Jour de la Révolution (26 juillet), devant 100 000 personnes qui scandaient son prénom.

Il a affirmé que Fidel Castro, qui n'est pas apparu en public depuis son opération à l'intestin il y a un an, était de plus en plus actif.

__

Je suis très intéressé à lire vos commentaires!!

Bonne journée

Clo
Séjour à Alger pour une femme seule? English translation pending
by Awelbraz · 2007-07-13 · 34 replies
Bonjour à tous ! j'ai le plaisir de partir à Alger pour 10 jours à partir du 19 juillet. Je me suis procurée "le petit futé" Algérie pour optimiser mon séjour mais je recherche des informations plus précises concernant le séjour dans cette ville et ses environs pour une femme seule. On m'a déconseillé de prendre les transports en commun et de sortir seule dans la ville. Je trouve toutes ses précautions qq peu excessives surtout après la lecture des discussions du forum sur ce pays. Ma question se concentre donc essentiellement sur la ville d'Alger. Peut-on évoluer librement quand on est une femme occidentale à Alger et quels sont les pièges à éviter? Merci d'avance pour vos réponses et n'hésitez pas à me contacter si vous passez par là au même moment... Bises !
Quelle Thaïlande fréquentez-vous? English translation pending
by Observateur · 2007-06-23 · 121 replies
A lire certains sujets, ce pays serait totalement envahi de "parasites" venus principalement d'occident dans l'unique but de s'installer et profiter de la situation !

Mais laquelle ?

Sachant que les "non thaïlandais" n'ont aucun droit d'intégration...

Donc, si l'on suit les allégations, les changements sur les conditions de séjour des étrangers devraient assainir les lieux ?

Malheureusement cette belle perspective ne résoudra pas le problème du troupeau de braillards qui se "lache" pour deux semaines à un mois et représente 99, 99% des réelles nuisances !

Ils et parfois elles continueront à pouvoir déambuler dans des tenues indécentes, s'alcooliser à souhait en parcourant les rues une bouteille à la main, s'offrir tous les plaisirs que propose le territoire puis rentrer à la maison soulagés de leur voyage réussi...
Suite du jeu des photos English translation pending
by Anàssa · 2007-06-23 · 482 replies
Bonjour toulmonde,

Photo suivante :

Madagascar: train Fianarantsoa - Manakara English translation pending
by Delfonic · 2007-05-30 · 8 replies
Bonjour à toutes et tous,

je pars 3 semaines a madagascar fin juin, au cours de mon circuit je suis très tenté par le trajet fianarantsoa / Manakara en train. Si certains d'entre vous l'ont déjà emprunté, j'aimerai avoir votre ressenti général d'une part et puis plus précisemment s'il est possible de faire halte, visiter et dormir dans l'un des villages traversés. Si tel est le cas, quel village me conseiller vous? Niveau pratique es-ce simple d'embarquer dans le train le lendemain pour la suite du parcours? toujours concernant ce train, savez vous combien de temps s'arrete t-il dans chacun des villages?

voila pour le train, j'aimerai également avoir votre avis sur les coins les plus sympa a visiter sur la route Tana/tamatave/ste marie. Apres avoir lu les descriptions des guides, je n'ai toujours pas tranché, je m'en remet donc a vos témoignages, ressentis et expérience perso.Je n'aurai malheusement pas le temps nécessaire pour visiter toutes les villes sur ce parcours, alors lesquelles choisir pour une halte? (moramanga?brickaville?tamatave?mahavelona?mahambo?)

merci pour vos témoignages et conseils !!!
Sacoches à vélo Ortlieb English translation pending
by Armand2 · 2007-03-22 · 21 replies
Bonjour, Je viens d’acquérir 2 sacoches ortlieb back roller classic 2 x 20 l, fermeture par enroulement. Y-a-t-il une façon particulière d’enrouler cette sacoche ? Il y a une languette en plastique dur et je me demande à quoi elle sert et dans quel sens faut-il enrouler ? Les 2 sangles sont-elles nécessaires ? Questions à ceux qui les ont utilisés souvent, quelle est la façon la plus simple et pratique de les utiliser. Les fermer etc… Un grand merci
Vélo pliable English translation pending
by Montségur · 2007-02-17 · 86 replies
Après avoir lu les différents messages consacrés à Heinz Stucke, je commence à me poser la question si le vélo pliable n'est pas une solution intéressante (marre de la galére du transport du vélo dans le train).

Avez-vous déja essayé ces modéles : performance, fiabilité, utilisation en voyage.

Merci d'avance pour vos conseils.

J'hésite entre différents modéles : de la marque Bike Friday : Pocket Llama ( de la marque Airnimal : Chameleon (www.airnimal.com) de la marque Dahon : Speed TR (

Pour l'instant, ma préférence s'oriente vers le Dahon, je pense qu'il serait superbe vu que je posséde déja la remorque City de Carry freedom (www.carryfreedom.com).

Retour de l'hôtel Bahia Principe Punta Cana (3-10 février 2007) English translation pending
by Jerome572 · 2007-02-12 · 20 replies
Bonjour,

Je suis de retour de l'hotel Gran Bahia Principe Punta Cana en République Dominicaine et jevais vousfaire un petit compte rendu sur cette hotel. Mon séjour dura du 03 au 10 février 2007 mais il est préférable de prendre 10 jours plutot qu'une semaine car l'hotel est grand et qu'il y a beaucoup de chose à faire.

Les chambres sont très belles. Elles possèdent une baignoire avec jets massants, un lavabo et un wc. La pièce principale contient un très grand lit, une TV et un mini bar avec pepsi, fanta, eau et bière (inclus dans le prix).Il y a aussi un balcon avec uen table et 2 chaises.

L'hotel est très grand (assez etroit mais très long). Les chambres sont regroupés en blocs (de 18 chambres) situés sur toutes la longueur. Nous, nous étions un groupe de 6 (3 couples) et nous souhaitons ne pas être trop loin de la mer. Nous avons donc envoyé un mail à info.puntacana@bahia-principe.com pour demander à être ensemble, pas au rez de chaussé et près de la mer. J'ai eu une réponse par mail dès le mail me précisant qu'il ferait de leur mieux et en effet, nos voeux ont été exaucés.

L'hotel est long mais des navettes circulent de 6:00 h à 3:00 h non stop. Le seul soucis c'est qu'elles polluent un petit peu.

L'organisation de l'hotel fonctionne très bien sauf pour le check out. On a eu plusieurs soucis car dès 12h00 les clés de la chambre ne marchait plus et le temps qu'on aille payé et chercher le bagagiste, il était trop tard et les bagagistes non pas de pass. Le mieux étant d'appeller la réception par téléphone pour qu'il envoye un bagagiste tant que vous êtes encore à la chambre puis d'aller payé.

Le buffet principale est très bon et très varié. Les plats sont fréquemment renouvellés et toujours chaud. Les snacks de la plage sont aussi bons mais il y a peu de choix et ce n'est plus très chaud si vous y allez après 14h.

Pour les transats, il faut venir tot placé sa serviette si vous souhaité plus de 2 transats ensembles. Nous étions 6, nous y allions vers 8h30 avant le petit déjeuner et arrivions regrouper 6 transats à la plage mais pas à la pisine ni sous les parasols.

Pour les restaurants à la carte, nous en avons fait 3 : le gournet (français), le pescatore (poissons) et l'italien. Le gourmet est délicieux. C'est un incontournable. A faire absolument. L'italien nous a tous deçus. Il était pas bon. Le personnel antipathique. Je vous le déconseille. Le pescatore était plutot bon. C'est le restaurant de poissons et possède un plat de viandes pour ceux qui n'aime pas le poisson. Ne mangeant pas de poissons je ne peux pas vous donner mon opinion mais mes amis ont adoré le saumon et la langouste.

Le personnel de l'hotel est très sympathique, il chantent et dansent tout le temps. Attention, rien n'est gratuit. Ils attendent toujours quelquechose en retour. Par exemple, on revenit du tennis qui est à assez loin (mais dans l'hotel) et un minibus s'arrete et nous propose de nous ramener jusqu'à la réception qui est à 300 mètres. On est monté et nous lui avons donné 1 dollar. Cela ne lui a pas empêcher de raler et de réclamer plus alros que l'on a fait que 300 mètres. Ceci est de même partout. En descendant du bus, une personne avait pris nos bagages et les avit ramener jusqu'à l'enregistrement et réclmer un pourboire. Eux par défaut c'est oui alors il faut à chaque fois leur dire que vous ne souhaitez pas et leur prendre les valises des mains et le faire vous même.

La plage est très belle, l'eau bleu. Le peu d'algues présent est ramasser régulièrement. Le paysage est accompagné d'un bateau échoué qu'on peu allez voir en canoe ou en pedalo.

Pour les activités, il y en a beaucoup. Les principales sont les cours de merengué et le volley-ball. Le foot et le tennis sont très faibles dû à l'éloignement des terrains.

Pour l'argent, je vous déconseille de prendre des euros car il est accepté mais peu utiliser et sont taux de change ininteressant. Le mieux est d'utiliser le dollar. Tout le monde l'utilise et ils rendent aussi la monnaie en dollar. Le mieux étant de retirer à l'aéroport de Paris une bonne somme car le taux de chaneg et plus avantagueux qu'à l'hotel.

Pour les réservations des excursions et des restaurants, il vaut mieux s'y prendre assez tot (les 2 premiers jours). Pour la réservation des restaurants, il faut se rendre dans une salle située tout à droite de la réception près des arrivées de bus. Pour les excursions, il faut voir avec le bureau de votre tour opérateur.

Pour les excursions, nous en avons fait qu'une, le Saona VIP et nous avons été assez décu. Départ de l'hotel à 7h. Le bus fait le tour des hotels du coin. Arrivée au lieu d'embarquement à 10h (3h de bus). Durant le voyage, arrêt dans des boutiques semblables à celles de l'hotel mais en plus chers. A 10h, embarquement à bord d'une navatte direction une piscine naturelle (banc de sable déposé en pleine mer par une tornade). Arrivée à 12h sur l'ile de Saona. Plage très belle mais avec des cailloux dans l'eau. Pour le repas il ya un buffet pas fameux mais aussi de la langouste en supplément (25 €) très bonne. Départ de l'ile à 14h en Catamaran. Arrivée à 16h au lieu de départ puis à nouveau 3h debus pour arriver à 19h à l'hotel. Au final, crevé par les transports et pas fait grand chose. Il y aaussi une excursion à Saint Domingue, une demi-journée de Quad, ... mais nous ne les avons pas faites donc je ne peux rien vous dire dessus.

L'hotel possède également une salle de sport et un spa. Nous avons essayé le spa et nous avons trouvé cela génial. Un massage de 50mn à 40 € c'est pas mal. Ils massent très bien, sont très doux, serviables mais il ne faut pas être pudique. La serviette est là parce qu'il faut y en avoir une et lorsque qu'elle masse les jambes c'est toute la jambe jusqu'au dernier millimètre en haut. Il n'y a que des masseuses (pas d'hommes).

L'hotel possède un village contenant beaucoup de boutiques qui vendent souvent les mêmes produits. Les produits les plus fréquents sont cigares, rhum, tableaux, statuettes, habites, bijoux et créme solaire. En effet, le soleil tape très fort (plus qu'à l'Ile Maurice). Je suis d'origine Portugaise, j'avais fait 4 séances d'UV avant et j'avais mis de la crème solaire indice 12 et pourtant j'ai eu de nombreux coups de soleil.

Les femmes de ménages sont très gentillesmais bruyantes. Les chambres sont mal isolés avec l'extérieurs. On entend pas ce qui se passe dans la chambre à coté mais on entend dehors et dans le couloir. Avec le soleil et le bruit, la grasse matinée et pratiquement impossible.

L'hotel est en travaux. Ils l'élargissent. Les blocs à proximités sont ceux du cotés gauche (60, 61, et 62). Mais les travaux ne sont pas génants. Il n'y a aucun bruit et on ne les voit pas à cause de la végétations.

Les picines sont très bien et il y a de la place pour s'amuser.

En conclusion, je conseille cet hotel aux groupes d'amis et à ceux qui aime bien la plage avec ses sports (beach volley, sport nautique...), ses activités (musique, cours de merengue, ...). Pour ceux qui veulent visiter et faire des excursions, cet hotel ne convient pas. Il est situé trop loin des lieux touristiques. Nous n'avons pas pris nos enfant avec mais l'hotel possède un mini club et tous ceux qui étaient venus avec leurs enfants avaient l'air ravi.

N'hésitez pas à me poser des questions, je vous répondrez.

Passez de bonnes vacances.
Les GP chez Air France English translation pending
by Steak · 2006-12-09 · 183 replies
Bonjour, Ma fille travail à Air France, je bénéficie donc des billets GP. J'ai vu ceci sur un site

Billet accompagnant:Un quota pour tous ( que l’on soit marié, pacsé, concubin, conjoint) de 4 R1 ou R2 A/R, pour les accompagnants de son choix. Avec comme obligation de voyager avec l’ayant droit, mais la possibilité de le faire en fonction ou en MEP, et utilisables pour 2 personnes maximum, et par voyage.

Comment cela marche ? Puis-je faire voyager n'importe qui avec moi en lui faisant profiter de mon tarif GP ? Et si oui comme obtenir ce billet ? De plus j'ai plus de 60 ans savez vous s'il existe d'autre avantage pour moi ? merci à vous et bon weekend
Pourboires en Inde English translation pending
by Ekatarina · 2006-11-21 · 29 replies
Je sais que ce thème a déjà été abordé, mais c'est quelque chose que je ne maitrise vraiment pas en Inde. Quand donner un pourboire et combien donner?

Je pense particuliérement à un cas qui s'est produit en arrivant à l'aéroport de Delhi depuis le Ladakh. Nous avions pris un hotel qui envoyait quelqu'un nous chercher. Celui-ci nous a pris nos bagages sur un chariot pour se rendre à la voiture. Malgrés cela 3 hommes on tenté de s'emparer des sacs tout le trajet afin de les porter eux. Voyant qu'il n'arriveraient pas à prendre les sacs, ils ont commencé à soulever et déplacer des voitures dans le parking (je ne plaisante pas!!) pour que le chariot puisse passer. Arrivé à la voiture, ils ont pris les sacs pour les mettre dans le coffre. Que faire dans cette situation? Dans ce cas nous avons donné quelque chose à tout le monde.. mais nous étions là-bas 3 semaines et avions les moyens.

Je compte partir 5-6 mois, et je n'aurai qu'un budget assez restreint, et c'est pour cela que je souhaite percer le mystère des pourboires afin de les incorporer dans ce budget! Mille merci.
Dédé et Martine en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Marcalamar · 2006-11-08 · 22 replies
Bonsoir 🙂

Comme promis je mets sur le forum le récit de notre voyage en Océanie du 23 sept au 18 oct 2006 en espérant qu'il pourra servir à ceux qui ont l'intention d'y passer quelques semaines

Marcalamar

Carnet de voyage de notre séjour en Nouvelle Calédonie du 23 sept au 18 oct 2006 Nous avons fait un séjour inoubliable en Nouvelle Calédonie. Nous avons voyagé avec le tour opérator « australie tour », séjour « papayes et coquillages » auquel nous avons fait enlever les nuits d’hôtel à Nouméa (nous logions chez des amis), rajouter Ouvéa ainsi que 7 jours chez ces mêmes amis en fin de séjour . Nous avons voyagé avec Air France et Air Calin avec escale à Tokyo Nous avons payé 7922 euros pour 2 personnes tout compris (vols, transferts, assurances, taxes ) en hôtel et petits déjeuners ( 14 nuitées) avec 6 jours de location de voiture sur Grande Terre. Les amis qui nous recevaient avaient réservé pour nous de Nouméa une voiture de location pour 1 jour sur chacune des îles : Ouvéa, Mare, Lifou, l’ île des pins. Nous étions un peu trop tôt dans la saison surtout que l’été a été long à venir cette année et nous avons eu du vent et de la pluie ce qui ne nous a tout de même pas trop dérangé pour les activités Nous avons gagné pour ce voyage plus de 27800 miles par Air France

Recommandations générales Si arrivée à 7h25, ne pas se coucher avant le soir pour prendre le rythme de la Nouvelle Calédonie Toujours réserver pour manger quelque part Ne pas attendre d’être sur la réserve pour refaire le plein d‘essence (pompes pas toujours approvisionnées) Bien ralentir dans les villages et aux abords des tribus (enfants, animaux) Attention aux trous dans les routes Toujours faire un signe de la main quand vous croisez piétons ou voitures (hors Nouméa et grandes villes)Ne pas hésiter à faire du stop ou à proposer aux gens qui marchent au bord des routes de monter dans la voitureNe pas aller dans l’eau sans chaussuresLes prix sont donnés en francs calédoniens pour les avoir en euros il faut diviser par 119 (ou par 18, 18 pour les avoir en francs français)Pour téléphoner en France, achetez une carte de téléphone izi dans un bureau de poste et faites l’indicatif 1933 (3 fois plus de temps qu’avec le 0033)

OUVEA 2 nuits au « Paradis d’Ouvéa » Extrêmement surfait. Son seul avantage est d’être à côté du pont de Mouli d’où on peut voir des raies et des tortues et il a une magnifique plage de sable blanc fin comme de la farine .Le personnel kanak qui y travaille est super sympa comme dans tous les hôtels où nous avons dormi mais tout y est très cher (repas, location de vélo etc…..) A Ouvéa, on nous a pris en stop simplement parce qu’on marchait au bord de la route et les gens n’hésitent pas à faire un détour pour nous conduire plus loin . Nous avons mangé au snack « Fasi » à côté du pont de Mouli (600cfp le plat), au snack Beau rivage à Fayaoue (900 cfp le repas) et au gîte Beaupré (tel 45 71 32) un super repas complet de crabe de cocotier (82 euros pour deux personnes) Des gens qui ont logé au gîte Beaupré en ont été très satisfaits Nous aurions pu faire du snorkelling à la pointe de Mouli (beau panorama) mais la pointe est très isolée et comme je ne nage pas super bien et que nous étions tout seuls mon mari et moi nous avons préféré ne pas prendre de risque et nous nous sommes contenté de faire des photos Avec la voiture louée pour 7000cfp la journée à Locasud (45 70 13) nous avons fait le tour de l’ îleTrou à tortues (près de saint Joseph) :beau, trouvé avec beaucoup de difficultés et aucune tortue visible Falaises de Lénine (près du pont de Mouli) : le guide qui devait nous accompagner sur les falaises était parti aux jeudis de Nouméa donc nous sommes allés tout seuls à marée basse jusqu’au pied des falaises .Spectacle magnifique à ne pas raterTrou bleu d’Anawa (col du casse cou) :les 1000cfp donnés à la guide doivent servir à financer la réalisation d’un gîte à cet endroit .Possibilité de se baigner dans le trou bleuQuai de Wadrilla nous y avons vu des pêcheurs pêcher à l’épervier et nous avons visité la savonnerie d’Ouvéa

GRANDE TERRE Après une nuit passée chez nos amis au retour d’Ouvéa départ pour 5 nuits sur Grande Terre Prévoir de la monnaie pour payer les objets vendus tous seuls sur les étals Toute la côte ouest est consacrée à l’élevage (grands troupeaux de bovins avec leur pique bœufs (oiseaux) perchés sur le dos) . Paysages de plus en plus sec en remontant vers le nord Compter un peu plus de deux heures pour aller jusqu’à Bourail Visite du jardin derrière le syndicat d’initiative de la Foa superbes sculptures dans un magnifique jardin BOURAIL Nous logions à « la Nera « pour une nuit (style motel USA) Belle vue sur la rivière en contrebas (marée basse et marée haute sur la rivière).Le matin du départ visite d’une partie de la propriété (1000cfp par personne) avec le propriétaire (chevaux, porcs, bœufs :intéressant mais cher pour ce que c’est .) Repas du soir à l’hôtel pour 6000cfp pour deux (succulent ragoût de cerf) Nous avons fait du snorkelling à la plage de Poe (protection par la barrière de corail) Visite du Bonhomme, de la Roche percée et de la Baie des tortues(danger à cause des courants) Panorama magnifique à partir du Belvédère (qui surplombe le Bonhomme et la baie des tortues) Visite du musée de Bourail (petit musée sympa sur l’histoire de Bourail pour 200cfp par per) Départ le matin tôt pour Malabou: vue sur les massifs montagneux, les plaines .Le cœur de Voh est très peu visible à part en avion Route très longue pour arriver à Malabou mais elle est agréable .La vitesse y est limitée à 110 km/h La France a du leur refourguer tous ses anciens panneaux de limitation de vitesse quand on est passé à 90 km/ h C’est vraiment du n’importe quoi !!!!!! MALABOU Nous logions au « Malabou beach » pour deux nuits Bon repas du soir pour 3000 cfp par personne et copieux petit déjeuner Nous sommes allés jusqu’à Boat Pass ( l’extrême nord de Grande terre) et nous avons mangé le midi au gîte de Poingam après réservation (47 92 12 ) pour 7600 cfp pour deux personnes A faire le midi et par temps sec car les 23 km de piste pour y arriver (à partir de Poum) sont impraticables par temps de pluie .Très bon accueil, excellent repas. Nous avons vu pêcher les trois chiens du gîte . Très beau paysage, forêts de niaouli Nous sommes passés par Poum et entrés sans y prendre garde dans la tribu de Titch où nous avons pu faire des photos d’enfants et de leurs abris bus peints en peinture naive Ensuite nous sommes revenus par le col d’Arama (d’où on voit les deux côtes) Départ le matin tôt pour Hienghène: Nous sommes passés par la route nationale (transversale Koumac-Ouega). Il y a beaucoup de virages mais les paysages sont magnifiques, très verdoyants .On passe de la luxuriance de l’Asie au paysage doucement vallonné de la Suisse .A voir sur la route:Abris bus colorés (tous différents y lire les maximes)Etals entre Pouebo et PaniéSculptures en pierres à savonCoquillagesFruits, fleurs, légumes Prévoir de la monnaie pour payer si personne à l’étalCascade de Tao (200 cfp par personne) chemin super bien balisé à travers les rochers pour monter jusqu’au sommet et on peut se baigner dans les multiples trous d’eau (génial !!!!)Estuaire de la Ouaième à prendre en photo du haut de la côte juste avant le bacBac de la Ouaième HIENGHENE Nous logions au club Med pour deux nuits Très jolis bungalows, dans une cocoteraie . Photos de la Poule et du Sphynx avec meilleure vue au panorama; Promenade en pirogue le long de la lagune de Lindéralique(pas top) Au village, nous avons pris la direction de la tribu de Tiendanite pour longer la rivière jusqu’au mémorial de l’attentat contre les frères Djibaou(carcasses des voitures, tissus de deuil) le paysage y est très beau avec de nombreux bambous et des chevaux en liberté Nous avons réservé par le biais du syndicat d’initiative (42 43 57) un bougnat au poulet chez Yvette à la tribu de Werap .Nous y avons eu un excellent accueil, la famille nous a fait goûté les huîtres de rivière qu’ils avaient préparé pour leur repas .Le bougnat était tellement copieux qu’Yvette est venue le partager avec nous (3000cfp pour 2 personnes avec salade et dessert)

Comme nous devions rendre la voiture à Magenta avant de nous envoler pour Mare à 17h50 nous avons quitté Hienghène dès 7h30 pour longer la côte Est jusqu’à la transversale « KOUAOUA-LA FOA » Superbes paysages à travers les mines où se mêlent le bleu du ciel, le rouge de la terre et le vert de la végétation Arrêt et visite de la distillerie de niaouli de Boulouris (achat d’extrait de niaoulis contre le rhume et les maux de tête) Stop chez nos amis pour rendre la glacière, déposer les achats et le sable que nous avions ramassé sur chaque plage et boire un petit café avant de repartir pour Magenta Nous avons pris plusieurs fois des auto stoppeurs avec lesquels nous avons pu partager un petit moment de vie .Les kanaks sont souriants et loquaces .Ils sont préoccupés par l’image que leur pays et ses habitants donnent aux touristes .Ce sont des gens adorables, toujours prêts à rendre service

MARE Nous logions pour 2 nuits à l’hôtel Nengone Les chambres sont belles et le site très joli .La barrière de corail est très près de la plage c’est bien pour le snorkelling Nous n’avions qu’une journée pleine à Mare et nous avons fait le tour de l’île à bord d’une voiture louée 6300cfp à K3000 (45 00 44) Impossible de trouver le bone de la Léproserie Jolies plages à Patho, Kurine et Pede Magnifique baie de Nir i(couleurs à couper le souffle) Nous avons roulé jusqu’au saut du guerrier (pas facile à trouver ) nous sommes allés sur l’avancée dans la mer et ……..nous avons filmé et pris en photos le mauvais côté de la falaise!!!!Quoi qu’il en soit les couleurs du lagon étaient magnifiques Visite du trou de bone (résurgence) Aquarium naturel :à voir absolument (secteur de Tadine) trou d’eau transparente plein de coraux et de poissons exotiques dans un écrin de verdure Nous avons mangé un soir chez Léon Duhnara (3000cfp par personne pour un repas complet) dans un fare chauffé par un feu de noix de coco avec un accueil super et une excellente nourriture et un soir au resto de l’hôtel (7035cfp pour 2) Nous avons même fait l’essence chez l’épicier !!!!!!! Avec des bidons en plastique et un e bouteille de soda comme entonnoir (les pompes à essence étaient vides suite à des grèves sur Nouméa)

LIFOU Nous logions pour deux nuits au Drehu village Belles chambres, belle plage, et bon resto pour 3000cfp par personne Secteur de WE, il y a des snacks et des épiceries tout autour l’hotel qui est en plein centre ville (un peu trop en ville) mais Lifou est si belle ailleurs Voiture louée à Alizée location (45 07 67 ) pour 6500 cfp pour visiter l’ îleDirection falaises de Xodre (sud de l’ île) .Arrêt à la plage de Luengoni avec son sable hyper blanc et son rocher au milieu de l’eau Il y a des superbes cases dans des cocoteraies tout le long de la route vers les falaises Tout est net, fleuri et très propreDirection de Nathalo pour entrer dans la seule case de grande chefferie (deux portes ) que l’on peut visiter :nous avions prévu le manou (acheté le premier jour au quartier chinois de Nouméa), les cigarettes et le billet pour faire la coutume mais le grand chef n’était pas là et son fils nous a donné l’autorisation de la visiter sans vouloir le paréoDirection les falaises de Jokin :aller jusqu’au fare (Fare falaise) puis prendre le petit chemin derrière la grande chefferie Jokin pour descendre les marches jusqu’à l’eau (magnifique)Repas réservé à la vanilleraie de Fabrice Bolle (45 07 69) :excellent repas, bien décoré pour 3000cfp pour 2 personnes .Il faut absolument faire la conversation avec Solange Bolle, petite jeune fille adorable de 22 ans qui nous a tenu compagnie, assise à côté de nous pendant le repas parce qu’elle préfère « parler aux touristes pour améliorer son français plutôt que sortir s’amuser » Elle nous a fait visiter la vanilleraie après le repas et elle a parlé de ses plantes avec beaucoup de conviction . Elle était trop mimi et nous lui avons laissé le paréo prévu pour la coutumeSite de Easo : le panorama depuis la chapelle vaut le coup d’œil et snorkelling dans la baie de Jinek (ponton et marches jusque dans l’eau: beaux poissons, beaux coraux)

L’ILE DES PINS

Nous logions trois nuits à l’Oure Lodge :fabuleux aussi bien par le site enchanteur (baie de Kanumera) que par les chambres, les jardins et le resto .Mérite vraiment ses trois étoiles !!!!!!Excursion par l’hôtel: 2 heures de navigation en pirogue sur la baie d’Upi :on navigue à la voile entre d’immenses rochers posés sur l’eau avec tous les tons possible de bleu et de vert bercés par le clapotis des vagues et le bruit du vent puis 1h30 de marche facile pour atteindre la piscine naturelle d’Oro et là le bonheur : poissons et coraux à foison dans un lieu enchanteur et pour finir repas langouste au « Kougny » (46 95 45 si réservation sans passer par l’hôtel ).Que c’était bon !!!! Si quelque un pouvait me donner de bonnes nouvelles d’une toute petite chatte écaille de tortue super câline(c‘était un bébé au mois d‘octobre), handicapée de sa patte arrière, qui suit en boitant les touristes pour grapiller un peu de nourriture auprès des amateurs de langoustes Puis retour par la navette de l’hôtel Je ne me souviens plus exactement du prix de la journée (1700 la pirogue, 1700 le transfert et le repas langouste dans les 4000cfp je crois par personne )mais si le budget suit il faut le faire Le lendemain, location de la voiture (7350cfp ) pour visiter l’île :Arrêt aux différents vestiges du bagne (cimetière, hôpital etc..)Visite de la grotte de la reine Hortense (prévoir une lampe très puissante car la grotte est très profonde ).Très belle végétation autour de la grotte, belles concrétions, banians. :200cfp par pers à déposer dans la boîte car personne à qui payer l’entréePlage de saint Maurice et ses totemsPlage de saint Joseph et ses piroguesCoucher de soleil sur la baie de KanuméraSnorkelling dans la forêt de corail sur la plage de l’Oure lodge On mange super bien pour pas cher (poulet, panini, sandwich, milk shake) au petit snack face aux vestiges du bagne à Mo (épicerie à côté)

NOUMEA ET LE SUD Pendant les sept jours que nous avons passé chez nos amis à Nouméa le temps n’était pas trop beau (pluie, vent ) et nous avons renoncé à faire certaines visitesLe marché quai de la Moselle :on y trouve des souvenirs (artisanat), des fruits et des légumes, de la viande et du poissonIlot canard: réserve protégée face à l’anse vata Un taxi boat vous y conduit pour 900cfp aller retour Véritable aquarium naturel avec randonnée sous marine balisée de façon à connaître coraux et poissons A faire absolument (avec masque et tuba uniquement) -îlot Casy Réserve naturelle dans la baie de Prony où on peut faire du snorkelling (2500 cfp aller retour pour y accéder depuis la baie en taxi boat: 27 47 77 pour réserver le bateau) Promenade sur l’îlot on y a découvert des plantes carnivores, des orchidées et des énormes banians -village de Prony Enorme banian au village sur les vestiges d’un bagne .On visite le village en allant passer la journée à l’îlot Casy Paysages magnifiques en allant de Nouméa à Prony -Centre Djibaou Très intéressant pour connaître l’histoire, la culture et les légendes de la Nouvelle Calédonie -Parc forestier On y a vu les roussettes ( chauve souris), tous les oiseaux des îles et des plantes endémiques de la Nouvelle Calédonie -Gite IYA à Yaté Paysages superbes pour y accéder (on longe le lac de Yaté) Possibilité d’y dormir A marée basse la visite du platier est fabuleuse On se promène dans un jardin avec des bouquets de coraux multicolores (des durs, des mous ), des bénitiers de toutes les couleurs, des vaches de mer etc.; tout cela recouvert d’à peine quelques centimètres d’eau A faire ABSOLUEMENT +++++Les jeudis de Nouméa Tous les jeudis à partir de 18 h se tient, place des cocotiers, un marché où les habitants d’une ville donnée viennent vendre leurs produits (bougna, confitures, légumes, sculptures etc ….)et ça change chaque jeudi Lorsque nous y étions c’était la ville de Bourail qui exposait, un autre jeudi ce sera les habitants d’Ouvéa puis d’une autre villeBuffet du méridien à Nouméa Nous avons réservé pour manger au buffet de la mer du Méridien (12050cfp pour deux personnes ) si le budget le permet c’est la cerise sur le gâteau)Creator Pour se payer (ou se faire offrir)une belle perle de Tahiti .Les bijoux sont superbes (7ème km :plus grand et centre ville) www.creator.nc

Voilà résumé notre séjour au paradis Nous avons adoré ces 24 jours passés en Océanie, nous y avons découverts des gens adorables, souriants, toujours prêts à nous aider, nous, les touristes dans des paysages aussi magnifiques, insolites que variés C’est vraiment une destination à faire et à conseiller

Un grand merci à tous ceux qui, par le récit de leur expérience ou la réponse à mes questions, m’ont permis d’organiser au mieux ce voyage Un grand merci à Coco et Pietro nos amis de Nouméa qui nous ont accueilli et peaufiné le séjour Enfin un grand merci à la population qui nous a montré une gentillesse de tous les instants

Je ferme momentanément le dossier Nouvelle Calédonie pour préparer notre prochain voyage direction le Québec

Martine et André

PS si quelque un veut des précisions il ne faut pas hésiter à me contacter
Promotion sur la Singapore Airlines et nouveau produit à bord English translation pending
by Tyrolien · 2006-10-16 · 209 replies
Bonjour à tous,

Je viens d'aller voir sur le site de Singapore Airlines car je dois aller en Asie prochainement pour quelques vacances ...

J'ai vu qu'ils ont une promo pour le mois de novembre et décembre ( 600 et quelques euros sur Singapour ... ), alors qu'ils me semblent avoir reçu par enews qu'ils devaient bientot avoir un nouveau produit sur un nouvel avion ....

Est ce que vous avez des infos sur le nouveau produit ? Est ce que c'est en Business et en Eco ? En fait, je dois partir le 5 décembre, et je suis assez flexible sur la date ... mais leur promo va jusqu'au 6 je crois ... Est ce que j'ai une chance de tester leur nouveau produit au départ du maginifique ( !!!! ) terminal de CDG 1 ?

Merci pour vos lumières

Tyrolien
Compte rendu de mes trois semaines en Australie English translation pending
by Kobayashi · 2006-09-19 · 16 replies
Hi mates🙂, malheureusement, je suis déjà de retour d'australie...😕 après un séjour de 3 semaines pleines sur place.Pour prolonger un peu l'experience, je me propose donc de vous faire partager mon voyage à travers un compte rendu que j'espère exhaustif et qui reprend notre itinéraire.Pas de photos pour le moment, un jour peut-être. 1er jour:Tout a commencé par un départ de roissy le vendredi 25/08/2006 à destination de brisbane via singapour.Le vol passe super vite, les écrans individuels et la bibliothèque multimédia de singapore airlines aidant bien.Après une escale à singapore de 3 heures, nous reprenons une ligne régulière pour brisbane.Ca a son importance, car l'avion n'étant pas plein, ma chérie et moi-même avons pu utiliser 3 sièges chacun pour dormir sur la quasi totalité du parcours.Nous arrivons donc en pleine forme (tout est relatif)à brisbane le 26/08/2006 à 19h00. Là bas, une voiture de location nous attend, et un coup de fil à un backpacker nous assure le lit pour l'une des seules nuits que nous n'avions pas réservé.Après un petit temps d'adaptation pour la conduite et nous être perdus en cherchant le backpacker, nous y arrivons finalement.Mauvaise surprise, l'auberge conseillé par le lonely n'est vraiment pas top, mais nos sac à viande nous permettent de ne pas penser à la propreté des draps!! 2e jour: On se leve tôt (si on veut) et nous partons visiter brisbane.Le temps n'est pas top (ce sera une constante pour les 10 jours à suivre), mais le premier contact avec une metropole tropicale se passe bien.Nous visitons ce qu'il y a à visiter, et en milieu d'après midi, nous partons pour noosa ou nous arrivons en fin d'après midi.Nous constatons ainsi que la nuit tombe très vite sous les tropiqques à cette periode de l'année.Nous passons la nuit dans un hôtel à noosaville, au super rapport qualité prix. 3e jour:Le soleil brille, les oiseaux chantent fort et bizarrement, les pigeons ont des cretes rigolottes, et des perroquets crient un peu partout.Bref, dépaysant.Ballade dans le parc national de noosa (nous n'avons malheureusement pas vu de koala et n'en verrons pas de notre voyage...tant pis), et baignade pour la première fois dans l'océan pacifique sud...délicieux malgré l'hiver qui s'achève.A la fin de la journée, nous prenons en charge notre super 4x4 daihatsu et du materiel de camping en prévision de notre départ pour fraser island le lendemain. 4e jour:départ pour rainbow beach afin de prendre le bac.La route est plus longue qu'on le pensait, et on arrive à rainbow beach en fin de matinée.Nous prenons le bac et débarquons sur fraser island au moment de la marée basse, ce qui permet ainsi de rouler sur la plage.Nous parcourons la totalité de celle-ci jusqu'à indian head.Sur le promontoire, nous avons la chance de voir quelques baleines au loin, dont l'une nous gratifie d'un superbe saut...Les eaux transparentes nous permettent également d'apercevoir de grosses raies (du genre de celle qui a transpercé la poitrine du pauvre crocodile hunter), des tortues et une bonne quantité de requins nous rappelant que la baignade n'est pas conseillé dans l'océan.le coucher de soleil est superbe, la quantité de sable impressionnante, et la végétation étonnante.Nous reprtons de la tête d'indien alors que la nuit pointe, parcourons quelques kilomètres et plantons notre tente à l'abri de la marée.Le montage de la tente est poussif et pas parfait, ce qui aura son importance, puisqu'un gros orage entrainera l'infiltration de quelques litres d'eau durant la nuit.Heureusement, nous dormons sur des matelas pneumatiques😏 5e jour: Reveil sous le soleil et les nuages, petit déjeuner face à l'océan dans des fauteuils confortables.Nous reprenons la route (pardon le sable) pour explorer l'intèrieur de l'île.Petite parenthèse, la conduite sur le sable est à la portée de n'importe qui, puisque j'ai réussi sans aucun problème.Nous nous arrêtons pour admirer les multiples lacs et la végétation superbe de l'ile, quasi déserte à cette époque.La journée passe très vite et nous faisons retour vers noosa de nuit et sous la pluie.Je vous le déconseille, surtout avec un daihatsu aux essuies glaces poussifs.En plus, à peine la nuit tombée, un superbe kangourou a eu la bonne idée de traverser juste devant nous.Nous avons ainsi pu admirer les gigantesques bonds que ces animaux peuvent faire. 6e jour:On est en autsralie, et là bas, l'un des sports les plus populaires, c'est le surf (je ne vous apprend rien).On décide donc de prendre une petite leçon.Au bout de quelques minutes (j'exagère à peine), nous arrivons à nous dresser sur la planche pour des moments de glisse inoubliable.On aime tellement ça, que l'après midi, on décide de louer une planche et de continuer.Il va pleuvoir pendant les 2 heures de location, mais on s'en fout, on est déjà dans l'eau.La mer est bien formée, et on aura des bonnes courbatures, parce que lutter contre l'océan, ça fatigue drôlement!!!A la fin de la journée, on prend la route pour brisbane et on passe une nuit detestable au bunk.Notre chambre en rez de chaaussée donne sur un parking couvert (sympa pour se mettre en pyjama), et on est juste à côté de la sortie de secours, qui donne sur le bar, lequel bar joue de la musique à rendre sourd jusqu'à 3 heures du matin!!! Cool. 7e jour:Nous quittons brisbane pour le lamington national park ou noous arrivons à 12h00 environ.Nous faisons une bonne ballade dans la rainforest magnifique.Nous passons une nuit magique au binna burra.Ceux qui connaissent me comprendrons. 8e jour:Ballade d'une journée dans la rainforest, fatuigant mais superbe.Retour à brisbane en fin de journée et départ en avions pour cairns ou nous arrivons en fin de soirée.Nuit dans un backpacker super (enfin), qui sera notre repère pour toutes nos nuits à cairns. 9e jour: Décidément, le mauvais temps nous poursuit.Il pleut toute la journée (alors qu'il faisait un temps magnifique depuis 3 semaines) mais nous prenons quand même le train pour kuranda.Le trajet est sympa sans être exceptionnel, kuranda est le representation du temple envahi par les marchands, nous n'y restons que quelques minutes et retournons bien vite à cairns regarder la pluie tomber (de vraies averses tropicales) 10e jour:Nous prenons la route avec une voiture de location, direction cape tribulation.Nous faisons un petit stop au mossman gorge, et une petite ballade le long d'un itinéraire explicatif interessant.La nuit dans un lodge superbe au coeur de la forêt tropicale est magique. 11e jour:Nous allons à la pointe de cape tribulation, à la limite de la mythique bloomfield track.Nous gravissons la mont sorrow.Franchement, on pensait pas que ce serait si difficile.Ca monte super raide, et comme le terrain était humide (et oui, là encore il pleut), la descente a été assez difficile.Nouis serons accompahgné d'un américain pendant toute la promenade.Je le salue s'il lit ce message (qu'il ne comprndra pas, car il ne parlait, bien entendu, pas un mot de français).La fin de l'après midi est ponctuée d'une bonne biagnade sur l'une des superbes plages de cape tribulation (on faisait quand même bien gaffes au crocos d'estuaire).Le soir, après un bon repas, nous partons pour une spectaculaire marche (ouille, ça fait mal aux cuisses) de nuit.Notre ranger de guide devait avoir des lentilles à vision nocturne, c'est absolument invraissemblable le nombre d'animaux qu'il a reperé et qu'il nous a montré.Super. 12e jour: Reveil douloureux, la marche de la veille a laissé des traces.Le soleil est là, et nous partons pour une croisère aux crocodiles.Ok, je sais, ça fait un peu touriste nigaud, mais la naviguation étant interdite dans la mangrove sauf pour une compagnie, y'avait pas moyen de faire autrement.Nous verrons 4 crocodiles d'estuaire, dont un charment spécimen d'environ 4 mètres de long.Et dire que cette espèce peut atteindre des longueurs de 8 mètres (heureusement c'est rare).Après ça, nous allons nous baigner, mais je ne sais pas pourquoi, nous restons à proximité très immédiate de la plage.😉. Vers 15h00, nous quittons cape pour cooktown, via la route interieure.Elle est absolument superbe, nous passons ainsi de la fôret tropicale à la savanne.Spectaculaire, ça vaut vraiment le coup de la prendre.Une fois n'est pas coutume, nous roulons environ 1h00 de nuit.Impressionnant, il y avait des centaines de wallabies le long de la route.Certains ont bien entendu traverser devant la voiture, sans qu'il y ait heureusementde dommages, ni pour eux, ni pour nous. (un conseil, roulez au milieu de la route, ça permet de mieux anticiper, et utilisez votre klaxon).Comme les wallabies ne suffisaient pas, les vaches s'y sont mises également.Faites gaffe, c'est encore plus dangereux les vaches, et en plus, c'est très con comme animal.Bref, soyez prudent si vous prenez cette route, les nombreuses carcasses d'animaux attestant de nombreuses mesaventures.Heureusement la route n'est pas sinueuse du tout, les lignes droites faisant souvent dix kilomètres de long et permettant d'avoir une bonne vision pour éviter d'éventuels animaux.Prudence cependant, et si vous pouvez, évitez de rouler de nuit.(je vous précise que j'avais pris l'extension d'assurance, qui faisait passer la franchise de 5000 dollars à 250 en cas de rencontre impromptu avec un mamifère à 4 pattes ou un marsupial à 2).Arrivée à cooktown et nuit dans un bacpacker pas cher. 13e jour:Depart le matin pour une marche en compagnie de willy gordon, un "ancien"(elder, que l'on peut traduire également par sage) aborigène, qui nous invite à découvrir des peintures rupestres et la culture ancestrale de sa tribu.Moment privilégié exceptionnel que de partager notre temps avec cet homme formidable.Son discours nous a mis les larmes aux yeux à plusieurs reprises, certaines ont même coulé sur les joues de ma chérie.Ce qu'il nous a expliqué ne se raconte pas, il faut le vivre.Si vous êtes sur cooktown, il faut absolument que vous fassiez cette marche, c'était un grand moment. Après toutes ces émotions, nous avons visité le musée de cooktown, qui raconte plein de choses interessantes sur les incompréhensions entre cook et ses hommes et les aborigènes.Les relations entre les blancs et les natifs s'annonçaient déjà mals. La salle qui renferme les objets et fiches sur la culture de la tribu aborigène de la région de cooktown est super interessante et est un très bon corrolaire de la visite guidée par willy gordon.Depart pour cairns en fin d'après midiet nuit là bas.Devinez quoi, on a encore roulé de nuit...sans problème non plus, mais c'est quand même stressant!!!🤪 14 15 et 16e jours:Depart pour une croisière de 3 jours deux nuits sur la grande barrière à bord du voilier santa maria.Au programme, navigation à la voile, plongée, snorkling, mer agitée et estomac patraque (prévoyez des medocs contre le mal de mer).Ambiance super sympa, équipage au petit soin et coraux superbes.Un hic cependant, la plongée n'est pas plus impressionnante qu'en mer rouge, et on a encore raté notre rendez vous avec les requins.Retour à cairns. 17e 18e, 19 et 20e jour: Envol pour uluru, où nous rejoignons un tour de 4 jours 3 nuits.Au programme:Uluru, kings canyon, glen helen, palm valley.Nous avons hésité sur l'opportunité de faire tout ça en tour organisé, sachant qu'on peut tout à fait le faire par soi-même.Mais il faut aimer conduire pendant des heures, et certains coins, si l'on a pas de 4x4, ne sont accessibles qu'après de longs détours et des heures de route.Le tour semble donc inévitable pour faire le maximum de choses en un minumum de temps.Celà nous a quand même permis de faire de superbes marches tout au long du tour, et nous n'avons pas eu l'impression de rater quoique ce soit.Bien sûr, pour tout ce qui nous a été proposé, on peut passer beaucoup plus de temps que celui que nous avons pris.Mais encore une fois, c'est un bon compromis et un très bon rapport temps/activité.Notre guide a toute une partie de sa famille qui est aborigène, et les discussions au coin du feu très interessantes.J'en profite également pour saluer les allemands, français et australiens que nous avons pu rencontrer. Pour en revenir au centre rouge, c'est vraiment impressionnant, uluru est superbe, kings canyon grandiose, la route jusqu'à glen helen est vraiment sympa et palm valley impressionnante.Arrivée à alice springs et nuit sur place, après un bon repas dans un pub de la ville. 21e jour:visite rapide d'alice springs et envol pour sydney où nous arrivons à 16h00.Là bas, un ami australien nous attend.Après une bonne bière à circular quay, nous prenons le ferry vers manly où réside notre ami.L'opèra de nuit est superbe, tout comme le harbor bridge. 22e jour:Visite de sydney la journée, nous restons béat devant la beauté de la baie (petite alitèration en b au passage), retour à manly en fin d'après midi et dernière baignade australienne.La gorge se serre car nous partons demain. 23 et 24 e jour:Sydney-brisbane-singapore-paris.Arivée paris à 07h00 du matin, il fait gris, roissy est vraiment un aéroport pourri (le t1 tout du moins).Heureusement, nous avons des souvenirs plein la tête et 500 photos pour nous rappeler tout ce que nous avons fait.

Conclusion: L'australie est vraiment un pays immense, d'une beauté à couper le souffle, et 3 semaines, celà passe très vite.Durant ce temps, nous en avons fait très peu et pourtant tellement.Les australiens sont très accueillants même si la société australienne a beaucoup à se reprocher concernant les "natives"'.Mais ça, c'est un autre débat. Si vous avez tenu jusqu'à la fin de mon texte, bravo, je serai ravi de répondre à vos questions.Bons voyages à toutes et à tous.

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display