J'ai depuis toujours écrit en voyage mais je n'ai jamais mis mes carnets en ligne. Je voulais partager avec d'autres notre aventure en Irlande..me disant que ca pouvait aider des familles surtout à se lancer. Nous sommes partis 17 jours avec nos deux enfants ( 2 ans et demi et 11 mois ) . Nous avons loué une voiture à Dublin et sommes partis "au petit bonheur la chance" avec le minimum de confort ( voyage en avion oblige..et puis c'est comme ça qu'on aime les vacances nous)
Voilà ! Bonne lecture et merci d'avance pour vos commentaires!


Au camping, près de Mullingar Centre de L’Irlande
Il a fallu rouler à gauche, s’orienter après Dublin, calmer les enfants, monter la tente, se rendre compte qu’on a rien à manger, dormir, pas beaucoup. Le lendemain manger des chips pour le petit déjeuner et remplir le caddie chez Tesco. Il a fallu parler anglais à un Indien. Et décoder les produits manufacturés. Il fait chaud. Irlande ?
Vieille et en ruine. Autant dire que je me suis facilement identifiée. Ma nostalgie m’enveloppe, me tire vers les pensées, pour le moins infécondes.
Je dois profiter de l’instant. Du lac aux joncs envahissant. Du cygne râleur et du bruit des gens.Alice est la plus à l’aise pour nos premiers pas en vacances. Aucune peine pour trouver des copains pour qui elle danse, court et apporte des jouets. Jules, la crème, peine un peu à trouver son rythme, lui qui aime tant dormir. Toujours très curieux, il ne s’est pas endormi pendant la balade autour du lac, gobant en continu tous les instants. C. a pris les rennes du voyage, me laissant me reposer du mieux qu’il peut. J’aime le voir s’occuper des enfants..c’est toujours ça de pris !!! Dernière nuit ici. Nous partons demain pour Achill Island. J’en suis impatiente car mon esprit sera plus conforme au déchirement des falaises qu’au calme du lac.
Etre en voyage…

Le début se confond avec d’autre de nos expéditions. Comment faire autrement ? Un voyage palimpseste. Je dois me défaire des impressions passées. Les effacer, les gommer, réécrire. Je pense forcément aux fois où nous avons dormi sous cette tente.
Achill Island. Mayo.
Paysage écorché, océan oscillant entre bleu profond et bleu turquoise, moutons à tête noire en liberté…Mes premiers regards sur l’ouest de l’Irlande ont confirmé ce que je suis venue chercher.

Mais..oui, il y a des mais.
Le camping avec les enfants, c’est pas simple, c’est même parfois dur. Hier soir, on arrive au camping hyper venteux, on monte la tente, le camp, on dit 20 fois à Alice de faire attention aux voitures, on prépare les affaires pour la douche, je prends Jules, je me déshabille, je déshabille Jules, il fait froid, je le pose par terre, il hurle, je met le jeton dans la machine..rien..rien..rien….et là, en une seconde, c’est nul mais je me sens anéantie et gelée ! Jules hurle, je peste, nous rhabille à moitié, croise C. le regard fou parce qu’il a du courir après Alice qui s’échappait, je nous met à l’abri, donne une compote à Jules qui pleure toujours, et qui la renverse dans la seconde. Dur. Alors qu’il faisait beau, il se met à pleuvoir, la tente se penche. Tempête. Solitude. Je me demande bien pourquoi on tient tant à ce style de vacances..
Ben voilà, des coups durs, on en aura..je l’ai toujours su..mais le vivre ! Bref, on s’est couché tôt et avons plus ou moins bien dormi. Une peur incohérente au fond de moi que nous nous envolions dans la tente.
Réveil sous le soleil ( encore !) ce matin . Motivés pour une marche. Jules sur le dos de C. et Alice sur le mien et c’est parti pour trois heures de rando ! Nous avons longé la plage, longue, jusqu’à un mont chauve que nous avons grimpé.
La terre est meuble et nous avons mis dans nos premiers « bog », des marécages…

Retour en passant par un petit hameau typique. Cette après-midi, excursion jusqu’à Keem bay, plage de sable fin entre les falaises.
Deuxième et dernière nuit sur l’île..terrible, une tempête, je n’ai presque pas fermé l’oeil de la nuit. La tente a résisté à l’épreuve du vent et de la pluie…notre humeur un peu moins.
La route jusqu’à Westport est superbe ! Il pluviote mais le Connemara est proche, cela devrait nous réjouir…
Mais..et je crois qu’il y aura toujours un mais…il faut chercher un docteur. L’état de Jules s’empire et le sifflement dans les bronches ne me rappelle que trop bien son infection pulmonaire. Coup de chance, on passe devant un cabinet médical et un médecin peut nous voir. Alors Jules lutte contre une bronchite asthmatiforme. Antibio et sirop.
On est allée se réchauffer le cœur dans un chouette pub de la ville. Au menu des frites énormes, du poisson, de la salade avec des trèfles et de la bière ! Repas un peu écourté parce que Jules est rognon, mange peu et tousse beaucoup.
La route jusqu’à Clifden est à couper le souffle. Des montagnes se font lécher par des bras de mer. Des paysages désolés où seuls les moutons peuvent vivre.

Clifden. Connemara.
Waouh ! A première vue, le Routard ne s’est pas trompé sur la marchandise, le camping semble superbe. En pleine nature, déjà, et des douches chaudes gratuites. Je me voyais bien nous poser ici quelques jours.
Mais..(ha ha)…
La beauté du lieu cache un enfer : les midges. Des espèces de moucherons envahissent les alentours de notre tente et nous piquent en laissant des morsures rouges sur nos visages.
(l'enfer a aussi ce visage là.)
Déprimés, on rentre dans la tente très vite. La soirée est gâchée.
Le lendemain aussi. Les satanés midges sont toujours là. On doit démonter le camp sous les piqures des milliers de moucherons. La tente en est infestée, on peste, on maudit le camping..Les enfants sont dans la voiture, Jules hurle, se fait piquer, les midges ont pris d’assaut le véhicule. Bizarrement, Alice est la seule à supporter la douleur…
Une fois prêt, C. roule à toute brimbe.
Je suis fatiguée, je trouve qu’on a pas trop de chance et je rêve d’un endroit où il ferait bon rester.
Je n’aime pas mon humeur. Je n’arrive pas à chasser ma fatigue.
Il faut qu’on pose la famille au moins trois nuits dans un endroit sans midges, sans trop de vent, histoire qu’on puisse profiter des soirées et des matinées en plein air.
Un minimum de confort et de repos pour apprécier ses vacances avec les enfants.Roundstone. Connemara.
Nous avons enfin trouvé une escale ! A quelques kilomètres d’un charmant village de pécheur, à 20 mètres d’une belle lignée de plages de sable blanc. Ici pas trop de vent, il y a bien quelques midges le soir mais rien à voir avec l’armée de Clifden.

Hier nous avons longé les superbes plages..sous un soleil magnifique… Je suis ravie d’être ici, de me poser. De la tente, nous avons vu sur L’errisberg que nous montrons demain..et sur l’océan ! Jules va mieux, ouf. Il s’éclate dans le sable, le prend à grande poignée pour le fourrer dans sa bouche ( Non Jules, non ! ) et se faufile à deux mains deux pieds entre les rochers, sa mère et son père. Alice, elle, s’éclate en montagne à trouver les moutons ( heureusement ils sont nombreux).
Aujourd’hui pendant l’ascension du Ben Lettery, nous avons eu la chance d’être accompagné par un chien qu’elle a baptisé « hé ».
La vie en Irlande.
Nous mangeons : de la salade coleslaw -du pain de mie Brennans -du pain gallette Wrapn’roll -des biscuits au gingembre -de la soupe Tesco en poudre -des noodles
Nous buvons :de la guinessdu classic herbal infusions African Rooibosde l’eau Irish stilldu lait en poudre Healthyliving Instantdu vin très cher
Ce soir, yatttttttttttttttttttttttta, première soirée seuls et dehors ! Les enfants sont couchés depuis 21h ( je respire un peu)
Pas de vent, de la fraicheur certes, mais le ciel toujours bleu rend nos humeurs clémentes. On se prévoit le programme des jours à venir, on se marre un peu. J’entends un quatuor de jeunes anglophones s’époumoner pas loin…ah…qu’ils profitent de l’insouciance des vacances…Moi, jalouse ?
J’ai adoré Roundstone..ses petits bateaux de pêche, son petit déjeuner irlandais, sa librairie. Le dernier soir, j’ai profité de l’immense plage déserte avec Alice. Le sable blanc, cette eau limpide, je ne m’en lasse pas. L’océan généreux a donné un seau et une pelle à Alice. Parfait.

Nous quittons le connemara. Ressourcé par les montagnes, l’océan et une chance revenue.
Je me sens complètement dans le voyage. Jules va beaucoup mieux, je ne m’inquiète plus pour lui. Et Alice, même si elle est souvent terrible, à une aisance splendide pour s’adapter à toutes situations.
A vivre dehors, nous avons le teint halé, quelques brins d’herbes aux pieds et du sable sous les ongles.
Nous écoutons RTElyrics on the radio et on se délecte d’écouter les grands morceaux de musique classique, de la musique de film et de la traditionnelle. En adéquation avec les paysages. Nous ne changeons jamais de station.
Corofin. Burren.
Soulagée par le camping ! Après l’expérience des midges de Clifden et les rafales de vent d’Achill Island, je craignais un peu pour notre étape.
Attention, luxe : il y a une cuisine pour les campeurs ! On va pouvoir cuire des légumes verts ! Et oh confort, il y a une salle de jeux avec un canapé et un baby foot ! Luxe je disais… On s’en donne à cœur joie !
Alice se trouve une copine : Rosy. Elle cherche le contact avec les autres, je suis contente qu’elle ne soit pas seule ici. Rosy reste avec nous souvent, je l’aime bien moi aussi.
La première journée ici fut splendide ! Un soleil magnifique pour une région riche en roche et en préhistoire : dolmens, tombeaux…grandiose.

Les touristes sont en grand nombres aussi. Ce qui coupe le côté sauvage et authentique des lieux.
Mais si on sort des grands points à voir absolument (…) le Burren redevient une région étrange et mystérieuse.
Nous nous arrêtons près d’un amas d’édifices anciens. Et je me blesse salement la cheville. Elle gonfle et est très douloureuse. Nous voilà privé de rando pour le lendemain..
Ma cheville au matin est toujours dan un piètre état, de toute façon, il pleut. On n’aura rien vu des Cliff of moher en raison de la brume. Dégoûté d’avoir payé 8 euros de parking, irrité par la pluie et moi par la douleur.
Heureusement on trouve une open farm sur la route : poneys, autruche, veaux, chèvres, lapins..etc..pour le bonheur des enfants et du notre ! En plus, deux superbes salles de jeux à l’intérieur !
Ce qui change avec les enfants :on visite aussi les playground des villes et villageson se lève tôton ne peut pas s’éloigner de la voiture si l’un fait sa sieste dedanson ne parle qu’avec des parentson essaie de se mettre près des toilettes et doucheson ne reste pas longtemps dans les pubson dit « regarde un mouton » à chaque fois qu’on en voit un…on ne nous drague pas
Péninsule de Dingle
Très joli petit camping avec vu sur les montagnes et l’océan. De nombreux fushias colorent les petites routes sinueuses. Grop coup ede cœur pour la péninsule. Les montagnes, rondes, vertes, tombent dans le bleu profond. Des cottages épars pointent ici et là….paisible et écorché à la fois. Le paysage qui me va.

Nous avons profité du temps superbe et de l’amélioration de l’état de ma cheville pour randonner un peu ici.
Nous faisons la route pour Dublin déjà demain.
Des impressions en vrac.
Mes rêveries le long des routes, à tomber. En écoutant RTElyrics, le paysage à défilé et à loisirs j’ai plongé dans les sphères abandonnées. Aidée par la marche pour remettre les pieds sur terre.
La motivation de C., son humeur quasi inchangeante malgré tout, ses discussions sur nos visites, nos détours, mon chapeau qui lui va si bien, sa force et son absence, dans un balancier hypnotisant. Les enfants, à l’air libre toute la journée.
Le carnet s’arrête là..et continuera Dimanche ! On emmène la famille dans les pyrénnés ! Merci pour vos messages !
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Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...


I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far-from-exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, the Nishiki Market:


A little sneak peek?















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.














Ooooooooh, giants!
Oh, how I love them! In the North, we have lots of these giants, like Reuze Papa and Reuze Maman in Cassel, or Gayant, Marie, and their children Binbin, Jacquot, and Fillon in Douai, and many more.
What’s more, the Ducasse of Ath is remarkable for its age and local roots; a procession was first mentioned in 1399, and today the many musical groups are still local (Ath and surrounding towns). The event is extremely popular: a good part of the population is there, all generations mixed together. Everyone knows the groups, floats, and giants, and each has their favorite! Originally, religious groups paraded, illustrating episodes from the Bible or the Golden Legend. Gradually, the parade became secular and kept evolving by adding new giants, historical figures, or allegories linked to local history (Ath, Belgian Hainaut, Belgium).
To wrap up this long introduction, know that the Ducasse of Ath lasts several days, but the highlight is the highly codified procession that takes place on the 4th Sunday of August (actually, the procession passes twice, once in the morning and once in the afternoon).


It’s followed by a human giant on stilts: "Saint Christopher of Flobecq," holding a flowered staff and carrying Christ on his shoulders (this time, not a real child!). It appeared in the 19th century, then disappeared from the procession before being reintroduced in 1976.

