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Récit et photos voyage en Afrique australe (afrique sud,namibie,botswana): 11781km du Cap au Cap... English translation pending
circuit effectue du 12 octobre au 17 novembre 2005 a bord d'une Nissan Almera louee chez aroundaboutcars, sous loueur pour le compte de National-Alamo (954, 37 euros, super cover et kilometrage illimite;delivree et rendue a l'aeroport).
Sans surprise, seuls les 5 derniers km de Sossusvlei et le parc de Chobe necessitent un 4x4...seul desagrement pour les droitiers que nous sommes:changement de vitesse plancher a gauche du volant!
12 octobre Malaga-London Heathrow-Capetown, arrivee 8h mat. apres-midi, visite du jardin botanique de KIRSTENBOSH.Didactique, certes...mais a la portee de tous...un splendide parc, au pied de la montagne de la Table..un bain d'oxygene parmi les proteas. en fin de journee, Victoria and Albert Waterfront...bel exemple de rehabilitation:un port actif au milieu d'un agreable centre commercial.
13 octobre tour de la peninsule du Cap. Muizenberg:sa plage de sable blanc et ses cabines multicolores Boulders beach et sa sympathique colonie de manchots Cap de Bonne Esperance (Good Hope) paysages a couper le souffle, colonies de cormorans a meme la falaise...pensee emue a tous les naufrages... Chapman's Peak, route a peage, 5km entre Noordhoek et Houtbay:vertigineuse et spectaculaire route en aplomb sur l'ocean... Table Mountain, en telepherique.La vue s'etend jusque Robben Island.prison de Mandela pendant pres de 19 ans.Peuple de damans (dassy), proches cousins des elephants ressemblant de loin a des marmottes!
14 octobre:Cape Town-Calvinia 468km Paarl:visite de la Nature Reserve, 3 domes de granit geants et le fynbos :bruyeres et protees caracteristiques de la region.Domine par un immense monument dedie a la langue afrikaans...assez laid! col de Banskloof:un beau col, certes, classe monument national...mais, qui n'etonnera pas les europeens! par contre, les cols de Pakhuis et de Botterkloof sur la R364 vous etonneront:bien que ignores par la plupart des guides, la route en graviers, tres spectaculaire, traverse des sites sauvages... on passe de temperatures moderees (20) a la chaleur (35) ... Calvinia:petite ville de 8000hab. qui passerait inaperçue...si elle n'etait au milieu de nulle part!on se croirait au Far West! nuit au Hantam Hotel Restaurant:simple et tres propre.
15 octobre:Calvinia-Upington 449km Itineraire de liaison sur des routes asphaltees et d'interminables lignes droites, a travers une region semi-desertique.Ainsi que nous pourrons souvent le verifier ulterieurement, nos previsions etaient surfaites:la vitesse maximum autorisee 120km/h, le trafic inexistant, la frequence et la longueur des lignes rectilignes...et l'absence des sites a visiter sur le parcours..allaient entrainer une moyenne assez elevee et donc, un temps de parcours beaucoup plus court que prevu! a partir d'ici les tisserins et leurs HLM construits sur les poteaux electriques ou sur les arbres allaient ponctuer de nombreuses etapes. Must River Residence, Upington, au bord de l'Orange...luxueux, mais assez cher pour un service quelconque!
16 octobre:Upington-Kgalagadi Transfrontier Park (Kalahari)-Nossob restcamp 418km jusque Andriesvale ligne droite asphaltee de 195km. au-dela pistes de gravier...ou de sable. 2h apres Upington, Twee Rivieren, porte d'entree du Kalahari....restent 162km jusque Nossob...a 30km/h de moyenne, ponctues de tres nombreux arrets tant notre interet et notre enthousiasme pour notre premier parc sont grands! Apres coup, la section 2 Rivieren-Nossob devait se reveler, au moment de notre visite, la plus riche a observer:troupeaux d'antilopes, gnous, oryx...mais aussi des ecureuils, des rapaces, des autruches, des calaos au bec recourbe.... Nossob restcamp (reserve avant le depart) excellent braai sous l'oeil interesse des chacals...et orage de chaleur nocturne .
17 octobre:a travers le Kalahari:Nossob-Mata Mata-Twee Rivieren 278km lever des avant le soleil pour rejoindre le poste d'observation sur le point d'eau de Nossob et la borne frontiere du Botswana...helas, nous ne verrons qu'un chacal! Notre deception, relative, sera de courte duree:quelques km apres le depart, toujours sur l'interessante section Nossob-2 Rivieren, nous partagerons de longs moments avec une lionne et ses petits...et peu apres un point d'eau...un lion, allonge sous un arbre, vraisemblablement repu, assoupi pres de ce qui a du etre un gnou... Sinon, vers Mata Mata (frontiere namibienne fermee), nombreux troupeaux d'antilopes, d'oryx et de gnous... Retour vers 2 Rivieren...un monde de suricates...vraiment amusants autant que attachants:nous restons de longs moments a les observer! Twee Rivieren restcamp (reserve avant le depart)
18 octobre:Twee Rivieren-Keetmanshoop 360km routes non revetues:terre, gravier et leur lot de poussieres.... frontiere Rietfontein (AFS)-Aroab (NAM) a Rietfontein, apres examen du coffre, ordre nous est donne de nous defaire du bois, si utile pour les braais! cote namibien, tampons sur le passeport et ne pas oublier de faire halte a Aroab meme (39km) pour y payer la taxe de circulation....nous devrons l'exhiber a la sortie du pays! Trajet varie, spectaculaire a travers une region qui fut volcanique. Logement dans un igloo du Quivertree Forest Camp, a 10 km de la ville sur la C17. Le Quivertree FC vous confiera la cle de la grille d'entree du Giant Playground (a 5km), une formation geologique surprenante ressemblant a des ruines archeologiques...qui seraient vieilles de 170 millions d'annees. Le terrain de camping du Quivertree FC donne sur la foret de kokerbooms ou "arbres a carquois";en fait, il s'agit non pas d'arbres mais d'aloes pouvant atteindre 8m de haut.Beau coucher de soleil Nous ne vous parlerons pas du guepard en captivite qu'ils nourrissent tous les jours a 17h...
19 octobre: Keetmanshoop-Aus 242km La Namibie, c'est la nature a l'etat brut avec un parfum certain d'Allemagne.Bien que l'Allemagne ait du quitter les lieux en 1915, sa forte empreinte reste omnipresente.D'ailleurs la grande majorite des visiteurs parlent allemand. En outre, 1.800.000 habitants se repartissent un territoire plus grand que la France.C'est dire si l'intensite du trafic est faible....il n'est pas rare de parcourir une centaine de km sans rencontrer de vehicules... Klein Aus Vista (reserve):chaudement recommande, pour son ambiance comme pour son site. Le sunset drive, organise par le lodge, nous a permis de cotoyer les chevaux sauvages du desert.Ils descendraient des chevaux abandonnes en 1915 par les troupes allemandes.Ces chevaux se sont adaptes a leur environnement et peuvent passer jusqu'a 5 jours sans boire...En principe, la visite ne peut se faire qu'accompagne par un ranger car en zone diamantifere interdite!
20 octobre: Aus-Sessriem 369km de poussieres...par la C13-D707-D826 Splendide itineraire sur les bords du desert de Namib, sous un soleil sans partage!Pistes excellentes. Un petit detour (2x20km) pour voir le surprenant chateau de Duwisib:pas indispensable si vous etes presse!De toutes manieres, contentez-vous de l'exterieur du chateau. Camping de Sessriem (reservation indispensable)pour la petite histoire, notre premiere experience en tente!Rendue necessaire si vous voulez visiter les dunes des l'ouverture des grilles (5h30), a l'interieur du camp, et etre ainsi sur les lieux pour assister au lever du soleil!Sinon vous devrez patienter une heure de plus avant l'ouverture des grilles du camp proprement dit et rater ainsi le moment magique du lever du soleil. Des votre arrivee au camp, n'oubliez pas d'acheter votre entree pour le lendemain matin. Notre tente:une "quechua", facile a monter...la demonter exigera un peu d'experience (acquise avant le grand depart). En fin d'apres-midi, visite du canyon (chemin a gauche de la station service)...et coucher de soleil dur la dune Elim (5km par la route de Sossusvlei)...un avant gout pour demain. Diner au tres beau buffet du Sossusvlei Lodge voisin. Firmament constelle de centaines d'etoiles..."habitues" par la pollution, nous en avions presque oublie l'existence!
21 octobre:Sessriem-Sossusvlei-Sessriem-Solitaire 194km Lever 5h10 pour etre prets pour l'ouverture des grilles...chemin long de 60km tout de poussieres et de sable, rares autant que courts tronçons asphaltes..nous atteignons la Dune 45 pour le lever du soleil...il n'y a pas de mots pour decrire ce veritable ocean de sable que sont ces hautes dunes rougeoyant sous les premiers rayons du soleil...(plus spectaculaire encore que Merzouga au Maroc ou que les dunes du Sahara algerien!) 5km avant Sossusvlei, navette 4x4 (90 dollars namibiens AR/pers)...paysage saisissant d'arbres morts dechirant le bleu du ciel...dunes passant du rouge au jaune selon la course du soleil...rencontre choc entre l'eternite du grain de sable et l'ephemere humain... en debut d'apres midi nous levons le camp pour Solitaire. Solitaire Country Lodge....de solitaire il n'aura que le nom!la piscine est prise d'assaut par un groupe d'une quarantaine de touristes germanophones.Pas d'electricite entre 22h et 6h du mat! Nous savourons le celebre apfelstrudel (tarte aux pommes) de solitaire. la visite est vite terminee:une epicerie, une station service et un hotel. Seule activite, le coucher de soleil.Apres un lever si matinal, une detente bienvenue. Message personnel a Nancy:le prix du bois a diminue depuis ton passage!
22 octobre:Solitaire-Swakopmund 273km de gravier! Apres 70km, peu avant le Kuiseb pass dont le trace fait penser a un col alpin, franchissement du tropique du Capricorne. A l'approche de Walvis Bay sur l'ocean Atlantique, changement radical de temperature:en quelques kilometres nous passons de 40 a 16 degres!Le desert plonge jusqu'au rivage meme... La lagune de Walvis abrite la plus importante colonie de flamants d'Afrique et beaucoup d'oiseaux migrateurs. Swakopmund:une ville allemande en terre africaine!Ambiance, architecture, magasins, restaurants, enseignes, journaux:tout contribue au mirage.Profitez en pour boire une excellente biere brassee selon les criteres de purete allemand (Windhoek Lager ou Hansa) et manger de vraies saucisses (bratenwurst et bockwurst) a la Brauhaus. Autre interet de Swakop:Welwitschia Drive Le permis d'entree doit etre retire au bureau du tourisme qui, il faut le savoir, le samedi et le dimanche ouvre de 9 a 11h du mat seulement.Or nous sommes precisement un samedi...et il est 12h!Impossible donc d'obtenir le permis avant demain 9h...nous serons partis deja!Qu'a cela ne tienne!Nous avons brave l'amende de 300 dollars namibiens..par personne?par vehicule?cela, heureusement, nous ne le saurons jamais! Situe a 25km sur la C28, le Welwitschia Drive vaut vraiment le detour...comptez 2 a 3h pour la visite.Paysages lunaires fantastiques...rappelant parfois le Grand Canyon et des Welwitschia mirabilis, ages de plus de 1500 ans dont la racine va chercher l'eau jusqu'a 3m de profondeur et dont les feuilles captent la condensation du brouillard (quand il y en a!) Hotel Garni Adler:a recommander, lumineux et tres propre. La receptionniste, par ailleurs polyglotte, nous a fait part du mecontentement de certains touristes surpris de trouver ici une mer aussi froide, peu propice aux baignades...d'autres se plaignent de l'absence de trafic routier:ils developpent de l'angoisse, parfois de la panique, en se retrouvant seuls sur les routes!!!
23 octobre:Swakopmund-Bambatsi Holiday Ranch 493km jusque Henties Bay:piste salee (par temps sec vaut l'asphalte), ensuite gravier et poussieres.Nous choisissons de faire l'impasse sur Cape Cross non seulement pour son parfum mais aussi parce que nous gardions le souvenir des otaries de Puerto Maldryn en Patagonie argentine. Apres avoir longe l'ocean, 16 degres et brumeux, nous prenons la C35, tournant le dos a la mer et retrouvons rapidement la chaleur qui nous accompagnera durant la traversee des paysages splendides, sauvages et varies du Damaraland .Il fait 44 degres au bar de l'Aba Huab Campsite... Un peu plus loin sur la C39, la Foret Petrifiee merite une halte...courte sinon la chaleur voyus petrifiera aussi! Bambatsi Holiday Ranch, 54km a l'est de Khorixas par la C39, a gauche. Agreable halte surplombant une immense etendue de forets de mopanes d'ou emergent des girafes... Accueil tres sympathique des proprietaires et de leurs chiens...possibilite de partager des impressions de voyage avec les hotes germanophones...
24 octobre:Bambatsi-Namutoni (Etosha) 312km 192km d'asphalte jusqu'a Okaukuejo, entree du parc.A signaler a Outjo, une boulangerie allemande, grand choix de pains, patisseries...servent petits dejeuners..+ acces internet! En avril 2005, nous n'avions pas pu reserver une nuit a Okaukuejo, deja complet (merci les tours operateurs!) mais bien 2 nuits a Namutoni, et encore, en appartement basique (cad pour ceux qui y ont sejourne, dans la forteresse).VF nous avait rassure:generalement, a cette date, on trouverait place a Okaukuejo le jour meme en arrivant!Ce ne fut pas possible... Ouvrons ici une parenthese d'ordre general.Je pense que la plupart des individuels ont le privilege d'observer la vie des animaux sauvages en liberte a leur guise et font tout ce qu'il faut pour ne pasles perturber. D'un autre cote, nous avons ete temoins de comportements egoistes de certains tours operateurs.Ils reservent, en overbooking et longtemps a l'avance, camps et lodges, empechant ainsi les individuels d'obtenir des reservations.... Certains tours operateurs s'approchent tres pres des animaux...ne se genant pas de s'interposer si nous photographions...allant meme, comme a Chobe a s'installer en rond autour des lions et de leur proie, comme a un spectacle de cirque!!! Entre Okaukuejo et Namutoni, nous observerons des elephants, des zebres, des girafes, des koudous, des chacals, des antilopes, des elans, un rhinoceros noir, des lions, des gnous, des oryx, des phacocheres, des oiseaux secretaires, des rapaces, des outardes...pardon, a ceux que j'oublie! Namutoni Rest camp:chambre tres simple, clim, toilettes communes (seule possibilite malgre reservation 6 mois a l'avance!)
25 octobre: Namutoni-Okaukuejo-Namutoni 240km Etosha, deux tiers de la Belgique, permet par son etendue d'avoir l'illusion d'etre seuls a observer la vie sauvage...(a l'exception, bien entendu, des 3 camps) . Il est imperatif d'arriver dans les camps avant le coucher du soleil et de n'en partir qu'apres le lever. 50km/h max...bien que dans la pratique 30-40 soit un maximum pour ne rien perdre du spectacle.Interdiction formelle de quitter le vehicule hors des endroits prevus. La nuit, ne pas laisser les chaussures a l'exterieur, les chacals s'en delectent.
26 octobre:Namutoni-Rundu 416km Etape de liaison, asphaltee.L'ideal est de partager le volant pour rompre la monotonie relative engendree par d'interminables lignes droites, sous la chaleur...ou la clim! Sur la B1, 24km au N de Tsumeb, jeter un coup d'oeil sur le site du lac Otjikoto ou les troupes allemandes en retraite jeterent armes et munitions pour eviter qu'elles ne tombent aux mains des opposants. A Grootfontein, il ne reste plus que 248km de ligne droite pour atteindre Rundu.Seule halte obligee, la barriere veterinaire empechant les animaux du nord de contaminer ceux du sud. A Rundu le centre commercial, tout neuf, est surveille par de nombreux gardes armes, le doigt sur la gachette pour eviter les pillages...des 17h, le centre est vide, car il faut savoir que les commerces ouvrent de 8h30 a 17h... Kavango River Lodge:joliment situe au bord de la riviere Kavango, face a la rive angolaise.Demander la tres confortable chambre 21!
27 octobre:Rundu-Mahango Game Reserve 210km Cette relativement petite reserve, dans la bande de Caprivi, tout pres de la frontiere avec le Botswana fut un de nos coups de coeur! 1km apres l'entree du parc, prendre la piste sur votre gauche.Vous y rencontrerez des troupeaux d'elephants, des singes, des zebres, des phacocheres, des hippopotames, des crocodiles, des antilopes, des girafes, des koudous, des impalas... Vous etes autorises a quitter votre vehicule...tout en restant neanmoins tres prudents! Mahango Safari Lodge:bungalows au bord de l'Okavango dans un beau parc fleuri...
28 octobre: Mahango-Katima Mulilo 309km en matinee, game drive, dans le Caprivi Natural Park, sur l'autre rive...apres avoir traverse l'Okavango, en surveillant quelques hippopotames assez turbulents...nous observerons des lions, des troupeaux de buffles, des antilopes tres rares (sitatonga)...beaucoup d'oiseaux...et en fin de parcours, une surprenante ville fantome, base abandonnee par l'Afrique du Sud fin des annees 80. Ensuite plus de 300km de bande de Caprivi, rectiligne et asphaltee. En Namibie, sur les routes asphaltees, la vitesse maximum autorisee est de 120km/h.Au niveau des ecoles:90km/h seulement!Dans les zones frequentees par les elephants, 80km/h!Je vous laisse en tirer les conclusions.... Katima, au bout de la bande de Caprivi est a plus de 1200km de la capitale.Ville tres agreable et propre, elle ressemble plus a l'Afrique telle qu'on l'imagine...population majoritairement noire, vegetation luxuriante, au bord du Zambeze avec ses crocodiles et ses hippopotames... Interessant marche pour acheter quelques souvenirs avant de quitter le pays. Caprivi Cabin River Lodge:le luxe a des prix accessibles, sur les bords du Zambeze, face a la rive zambienne.Demandez le bungalow nº1:outre qu'il est tres confortable, le seul au cours de tout notre periple a offrir TV5!!!En outre, le seul des bungalows du lodge a le recevoir:un cooperant qui a reside ici un certain temps y avait installe sa parabole...qui, elle, est restee!
29 octobre:Katima Mulilo (NAM)-Kasane (BOT) 129km Au poste frontiere de Ngoma, nouvelle surprise:nous avons du nous defaire de nos provisions carnees...en les jetant au feu, prevu a cet effet.... Quelques centaines de metres plus loin, nous tombons sur un couple de relativement rares "ground hornbills". Chobe Safari Lodge (reserve...et heureusement!)au bord de l'Okavango=Chobe, face a la rive namibienne...et aux singes facetieux! A Kasane, 4 pays se rencontrent:Botswana, Namibie, Zambie et Zimbabwe. L'apres-midi allait se reveler un des moments forts du voyage:une randonnee en bateau (bootcruise) sur le Chobe.Enormement d'oiseaux dont l'elegant et curieux "darter", compagnon frequent des hippos, qui peche en plongeant litteralement sous l'eau et en ressort pour avaler tout entier le petit poisson ainsi capture, d'une seule deglutition!des rapaces, des crocos, des babouins, des antilopes...mais surtout des centaines d'elephants qui conferent au paysage son aspect ravage.Des elephants qui n'hesitent pas a traverser en familles entieres...le Chobe...a tel point que les plus jeunes disparaissent momentanement sous la surface!on ne se lasse pas de les admirer!on observe aussi des buffles, des zebres, des girafes, des phacocheres, des outardes, des marabouts, des vautours....pardon a ceux que j'oublie! Le lendemain, morning drive...l'occasion d'observer, atout seigneur tout honneur, un lion, bientot suivi par des lionnes, et enfin des lionceaux se partager la depouille d'un elephant, apparemment decede de mort naturelle.Ce qui nous interpelle, c'est la horde de jeeps de tours operateurs se pressant en rond comme aux jeux du cirque autour du festin-spectacle....voyeurs ou indecents? Comme souvent, les groupes, dits "organises", squattent les tables qui leur sont reservees, cad les mieux situees...et discutent entre eux, comme s'ils etaient seuls, a tres haute voix!
31 octobre: Kasane-Victoria Falls-Kasane 120km Excursion, pour eviter de devoir aussi payer au regime du Zimbabwe, une taxe pour notre vehicule! Munissez vous de dollars, car il faut savoir que chez eux un dollar=un euro, parite oblige! Visa d'entree 30 dollars/personne auquel il faudra ajouter 20 dollars/pers d'entree aux chutes. Nous etions accompagne d'une neo-zelandaise qui a obtenu son visa gratuitement!!!(allez savoir pourquoi!?) Si vous commencez la visite vers 10h, comme nous, un conseil:rendez vous d'abord au pont du chemin de fer (saut a l'elastique si le coeur vous en dit) et terminez la visite par la statue de Livingstone...evitant de passer ainsi les heures les plus torrides sous le soleil!Vous resterez a l'ombre et a l'humidite d'une foret tropicale aux multiples essences, resultant uniquement de l'embrun des chutes! A l'epoque, celle des basses eaux, le spectacle est deja tout simplement fantastique!Que dire alors au moment des hautes eaux! Meme si ce n'est pas votre tasse de the...prenez une collation au Victoria Falls Hotel...toute une epoque:un style, une architecture et une atmosphere particuliere...tres beaux jardins aussi d'ou vous jouissez d'une vue unique, en toile de fond, du fameux pont de chemin de fer unissant Zambie et Zimbabwe. Enfin, s'il vous reste un peu de temps, jetez un coup d'oeil sur Falls Craft Village, face a l'entree de l'hotel...un tas d'artisans, vendant les memes reproductions :animaux, masques, bracelets...tenteront de vous convaincre, chacun, qu'ils ont les meilleurs prix!
1er novembre:Kasane-Francistown 489km Etape de liaison...exemple meme de l'itineraire ou il faut se partager le volant.... Rafraichissement obligatoire, en cours de route, au bienvenu Nata Lodge (et piscine!). A Francistown, nous arrivons en meme temps que l'impressionnante sortie de toutes les ecoles;probablement la seule chose a voir:jusqu'aux depliants touristiques locaux de l'hotel affirment qu'il n'y a rien a voir!Surrealiste! The Cresta Marang Hotel:un havre de fraicheur indispensable...bungalows (certains sur pilotis) et piscine dans un parc!
2 novembre: Francistown (BOT)-Pietersburg/Polokwane (AFS) 457km Autre etape de liaison.Au poste frontiere de Martins Drift, le Limpopo, totalement sec! Si vous desirez faire des emplettes a Pietersburg, n'oubliez pas que tous les commerces (a l'exception du supermarche spar 19h), ferment a 17h. Holiday Inn:sans surprises...mais tres apprecie!
3 novembre:Pietersburg-Punda Maria (KrugerPark) 271km Peu apres le depart, franchissement, sans douleurs, du Tropique du Capricorne. A partir de Louis Trichard, la route, aux confins du Zimbabwe, est spectaculaire:on traverse la foret tropicale de Soutpansberg et la region de Venda, bien connue pour ses legendes (!), ses lacs et ses collines.La temperature frole les 45º...A Punda Maria, la chaleur est telle que nous attendrons le decevant Sunset Drive pour abandonner la clim de notre bungalow au Punda Maria Restcamp (reserve). Que d'oiseaux!
4 novembre:Kruger Park:Punda Maria-Olifants 200km Partis des le lever du soleil, nous observerons une foule d'oiseaux, de rapaces, des "saddle billed storks":cigognes assez rares, des zebres, buffles, elephants, girafes, antilopes...a l'affut, une journee qui passera tres vite... Olifants Restcamp (reserve):sur une falaise dominant la riviere du meme nom...au crepuscule, nombreux elephants (evidemment!) s'abreuvant en familles...a l'aurore:pas un chat! Nous ne rencontrerons au Kruger aucun lion...probablement de notre faute, les connaisseurs affirmant qu'ils sont nombreux dans la partie sud, que nous n'aurons pas visite, par choix personnel!
5 novembre: Olifants-Nelspruit 283km en direction de la sortie, a Orpen, nous croiserons des hippos.... Three Rondavels et Blyde River:tres spectaculaire...on se croirait au Grand Canyon!pour ceux qui ont deja vu le Grand Canyon, la visite ne nous a pas paru indispensable! Pilgrim Rest:un attrape nigaud...un minuscule village du temps des chercheurs d'or! En fin d'etape, une belle cascade, pres de Sabie, Lisboa Falls, vaut le petit detour...et les immenses forets de sapins...forets artificielles, les plus grandes d'AFS...et les consequences:charroi important de lourds camions charges de troncs... Holiday Inn...tout neuf, dans un parc avec piscine...a proximite, casino, qui a l'air d'etre apprecie des citoyens du Mozambique, tout proche. (bon diner, au Ritz, tout proche...tenu par un autrichien polyglotte)
6 novembre: Nelspruit (AFS)-Mlilwane (SWA) 267km Premiere journee pluvio-orageuse ...heureusement, il n'y en aura que deux en tout! Promenade au jardin botanique tout proche de l'hotel.Un jardin centre sur la vegetation de l'AFS;agreable balade parmi les cascatelles, les allees fleuries, les baobabs et tous les arbres, parfois curieux, rencontres au cours de nos peregrinations.Vaut le deplacement! Sur le conseil unanime de nos guides (routard, rough et lonely planet), la pluie nous contraint a modifier l'itineraire prevu:Barberton et Bulembu.Nous gagnerons le Swaziland via les N4 et R570. Royaume du Swaziland:la vitesse maximum autorisee 80km/h n'est manifestement pas respectee.Beaucoup de voitures anciennes...voire tres anciennes, comme celles des photos a Cuba. Population et habitat sous le niveau du grand voisin...troisieme taux mondial de seroposivite, esperance de vie passee depuis de 58 a 33 ans... Paysage presque alpin...on s'attendrait a trouver des vaches, comme en Suisse...la pluie fine ajoute a l'illusion! Mlilwane Wildlife Sanctuary:croco, zebres, girafes, phacocheres, hippo, antilopes "roan" (hippotrague)... Mlilwane Restcamp:resto tres sympa, installe sur pilotis au-dessus du vaste point d'eau, tres frequente par les hippo et les gourmands "darters" avalant tout cru leur poisson capture en pleine immersion...un grand arbre sert de perchoir a des centaines d'oiseaux bruyants qu'on ne se lasse pas d'observer. enfin un peu de fraicheur tres appreciee apres des semaines de chaleur, tout autant appreciees!
7 novembre: Mlilwane (SWA)-Hluhluwe (AFS) 257km La journee commence par une visite indispensable aux celebres Swanzi Candles (cfr voyageforum), bougies artisanales, artistiques, multicolores, representant le plus souvent la faune locale;ensuite Gone Rural et son artisanat soigne de nattes, paniers, sets de tables, vaisselle, particulierement bien finis. Assez etonnant de trouver dans le pays le moins riche l'artisanat le plus riche, le plus travaille...bref, le plus original et le plus beau. Hluhluwe Hotel:en plein centre et en pleine transformation...a 16km du celebre parc.Excellents buffets, tant diners que petits dejeuners.Bon rapport qualite/prix. Des 14h, visite de la zone Hluhluwe du Hluhluwe-Imfolozi Park.Oiseaux, rapaces, antilopes sont au rendez-vous.Mais surtout une meute de 15 Wild Dogs (lycaon), allonges en train de jouir des rayons du soleil declinant.D'apres ce que nous nous sommes laisse dire, un spectacle exceptionnel, plus encore que celui des leopards (que nous ne rencontrerons jamais, ici ou ailleurs!) La nuit nous surprendra au retour, des la sortie du parc:nous comprendrons rapidement pourquoi il est fortement deconseille de conduire la nuit:phares mal regles ou absents, pietons, animaux traversant sans crier gare...
8 novembre:Hluhluwe-Sta Lucia 293km matinee consacree a Imfolozi:bien sur, toujours des oiseaux, des babouins....mais surtout des rhinoceros blancs, certains veritablement enormes transportant sur le dos des oiseaux...des gnous, des girafes, des zebres...captivant! Sta Lucia, premiere rencontre avec l'Ocean Indien!Immenses plages de sable blanc et hautes vagues...La ville, assez chico, evoque la cote californienne!Beaucoup de villas cossues surprotegees! Kingfisher Lodge:un coup de coeur!A l'extremite de la rue principale, Mc Kenzie street;le luxe mais a prix abordable!Du jardin, vue sur le lagon.Diner de crayfishes au Quarterdeck!
9 novembre:Sta Lucia-Greater Sta Lucia Wetland-Durban 246km Au bout de 15km, rochers ou d'enormes vagues rugissantes deferlent en rouleaux furieux:assez impressionnant! A la fin de la route, Cap Vidal, beaucoup de singes....vastes plages de sable et dunes.Grand lac de Sta Lucia, 80km de long pour 1m de profondeur moyenne. Durban, Hotel Garden Court (ex Holiday Inn), sur Marine Parade:depuis la chambre, vue imprenable sur L'Ocean, ses vagues imposantes, ideales pour le windsurf...et au fond la procession de bateaux attendant de pouvoir entrer au port.
10 novembre:Durban Victoria Embankment et le port;le downtown et l'hotel de ville;le jardin botanique;Pavillon, immense centre commercial a l'americaine (sur la N3)... histoire vecue:l'hotel met en garde, meme en français dans le texte
, du danger de se promener dans le quartier la nuit tombee....aussi nous sentons nous obliges de diner sur place, d'autant que la salle n'est pas trop antipathique!....L'entree du restaurant nous fut interdite🤪...sous pretexte que ce soir elle etait reservee aux groupes😕...stupefaction
...devant notre insistance courroucee, ils nous ont finalement consenti une petite table ronde montee a la hate...les groupes sont arrives alors que nous etions sur le point de quitter la table, apres un excellent repas, servi par un nombreux personnel😉 attentionne...
11 novembre:Durban-Port St John-Umtata 349km Autoroute traversant une succession ininterrompue de villegiatures cossues jusqu'a Port Edward.On quitte le Kwazulu Natal pour l'ex Transkei (Eastern Cape).Sans transition on passe d'un monde "americanise" au tiers monde!D'autoroute a des routes etroites et mal entretenues, de riches villas a de pauvres huttes pas toujours en dur, de stations balneaires a une multitude de rondavels, de populations majoritairement blanches a populations exclusivement noires...a ce propos, il est evident que l'apartheid n'est plus qu'un tres mauvais souvenir;mais, force est de constater que les postes a responsabilites sont blancs...tandis que le bas de l'echelle sociale est noir;les proprietaires sont blancs...les serviteurs, noirs!Pure constatation! Le paysage change aussi...hautes collines, succession de plateaux et de vallons. Nous comptions passer la nuit a Port St John...impossible, car complet!Sympathique bourgade, lovee dans une baie, entre des montagnes couvertes de vegetation tropicale et l'embouchure de deux rivieres...deux plages. Visite de la petite Silaka Nature Reserve, au sud de la deuxieme plage. En route pout Umtata (a 90km), ancienne capitale du Transkei, a population exclusivement noire . Holiday Inn:assez cher par rapport aux autres hotels de la chaine, car il detient un monopole de fait!Excellents buffets.
12 novembre:Umtata-Cradock 382km Larges paysages vallonnes, amples montagnes russes...rencontre avec d'amusants "crowned cranes", echassiers assez grands avec un toupet rouge.Queenstown et ses locomotives a vapeur abandonnees (derriere le supermarche et ultra city)... On entre dans le Karoo, zone semi desertique parsemee de montagnes tabloides. Tres interessante visite du Mountain Zebra National Park, 26km a l'ouest de Cradock:refuge de rarissimes zebres de montagne:taille plus petite que zebres de Burshell et museau rouge brun...antilopes, gnous, oryx...en fin de journee, la nature se dechaine et comme la vue porte vraiment tres loin, le spectacle offert par les orages eclatant en divers points est fascinant! Die Tuishuise:chaque bungalow restaure, style fin 19e siecle, est en fait, une maison entiere et son jardin;on dort dans un authentique musee .Situe dans Market Street dont il constitue presque l'entierete de la rue.Resto Victoria Manor:beaux et bon buffets dans ambiance victorienne.Prix raisonnables.
13 novembre:Cradock-Graff Reinet 137km Deuxieme et derniere journee pluvieuse de notre voyage! Graff Reinet regorge de maisons d'architecture hollandaise et victorienne.Nous avons la chance de profiter de la seule accalmie pour decouvrir la "valley of Desolation"...A ne pas rater, les vues depuis la route qui y mene sont reellement vertigineuses sur la plaine et la ville...court sentier pour acceder au bord du canyon:on ignore par quel miracle et pour combien de temps encore les colonnes en a-pics de rochers erodes, rouge brun, resteront debouts! Drostdy Hotel:ancienne residence d'un gouverneur...on dort dans des cottages qui servaient a loger les esclaves emancipes.Tres beaux jardins remplis d'oiseaux multicolores.
14 novembre:Graff Reinet-George 394km Sublimes paysages du Karoo...hautes montagnes etetees...points d'eau alimentes par la pluie d'hier.Asphalte jusque Uniondale, ou nous retrouvons les chemins de gravier pour franchir le Prince Alfred Pass:les 20 premiers km, de toute beaute, se revelent assez vertigineux, etroits et sans barrieres de protection, en aplomb sur des falaises a couper le souffle. Ensuite, traversee des seules forets primaires du pays, cad les seules forets subsistantes qui couvraient jadis une bonne partie du pays.Grandes fougeres.Spectacle rare pour l'indigene, beaucoup moins pour nous... A l'entree de Knysna, important township (noir)...avant d'entrer dans une ville (blanche), a la fois Sardaigne et Californie...riches villas cossues, bien protegees sur leur presqu'ile... Le train a vapeur, pour cause de reparations a la voie, ne fonctionne pas ce mois de novembre...ainsi que ne le signalait pas leur site internet! Protea Hotel:cher et surfait!Bonne chambre, mais resto sinistre...bon resto, par contre, sur le rond-point un peu plus haut!(meme cote que hotel).
15 novembre:George-Arniston 425km Visite, decevante, du musee du chemin de fer...seulement pour les mordus. pres de Swellendam, Bontebok National Park, antilopes menacees, zebres, oiseaux, fynbos. par Bredasdorp, Cap des Aiguilles, Cape Agulhas, qui marque la separation, ou le point de rencontre, c'est selon, des oceans Atlantique et Indien.Point extreme sud du continent africain. Arniston Hotel:un coup de coeur, un coup de folie!Cher mais vaut son prix!Tout blanc, au sein d'un village blanc, face a l'Ocean Indien.Site spectaculaire, tirant son nom d'un naufrage...la deco de l'hotel s'inspire aussi des nombreux naufrages survenus ici.Belles et spacieuses chambres ettres bon resto avec grandes baies vitrees sur le large...Un sejour qui ne s'oublie pas!
16 novembre: Arniston-Cape Town 309km Adieu a l'Ocean Indien, cap sur Hermanus!nous n'observerons aucune baleine!Qu'a cela ne tienne, nous n'avons pas oublie les baleines de Puerto Maldryn, en Patagonie argentine! Route panoramique, par deux cols, jusque Franschhoek et ses vignobles ou nous visiterons le musee (explications en français!) des Huguenots ainsi que le monument (pas tres reussi, a notre gout). La boucle est bouclee!
17 novembre: Capetown-Stellenbosh-Airport 117km Ville universitaire, la plus ancienne du pays apres Capetown.Architectures victorienne et hollandaise.Interessante visite du Village Museum regroupant 4 imposantes maisons telles qu'elles etaient a l'epoque!aux environs, nombreux domaines viticoles! Nous profitons de la douceur du deuxieme printemps de l'annee, 29ºC...conscients qu'il faudra patienter jusqu'en avril prochain pour retrouver semblable temperature.... Adieu a l'ocean, a Strand, ville balneaire cossue et plage de sable blanc, la plus proche...en route vers l'aeroport, par l'autoroute N2, nous longerons pendant au moins 15km un interminable township taudiforme...bien qu'ayant l'electricite!L'autoroute meme est traversee, au peril de leur vie, par de nombreux pietons...d'ailleurs dument signales par des panneaux (auto)routiers adequats! retour de la voiture, ni crevaison, ni panne, aucun probleme...nous n'avons jamais souleve le capot!Vol de nuit sans histoires jusque Malaga via London Heathrow...ou nous attendait une hotesse (!) et son vehicule pour gagner rapidement le terminal 1 a partir du terminal 4 via les pistes et les zones de securite (sans etre VIP, nous n'avions que 90 minutes d'escale!)
quelques conclusions, en vrac:
*anglais indispensable, allemand est un +, surtout en namibie;espagnol et français d'aucun secours!
*aucun traitement anti-palu, du moins a l'epoque de notre voyage!
*absolument aucun probleme de ravitaillement:inutile de s'encombrer de jerricane.... a lire les autres voyageurs, nous avons eu la grande chance de ne subir aucune crevaison...malgre les milliers de km de pistes....
points forts:
* chobe: boat cruise
*mahango game reserve
*etosha...surtout dans la partie halali-namutoni
*kalahari...entre 2 Rivieren et Nossob
*sossusvlei et victoria falls (je ne vous apprends rien...sauf qu'il peut arriver que de grands espoirs soient deçus:ce n'est pas le cas!)
*hluhluwe (wilds dogs ou lycaons), imfolozi (rhinoceros)
*nos hotels de la bande de Caprivi, a Santa Lucia, et cerise sur le gateau...a Arniston.
petites deceptions:
* Chobe:morning drive, dizaines de jeeps...trop de monde au meme moment, au meme endroit!
* Kruger...mais nous plaidons coupables:nous nous sommes bornes a la moitie nord...alors...
* Hermanus...sans aucune baleine...ici aussi, nous plaidons coupables, d'y etre restes trop peu de temps...
* pas le moindre leopard, sur notre chemin... 😕
claudine et pierre
12 octobre Malaga-London Heathrow-Capetown, arrivee 8h mat. apres-midi, visite du jardin botanique de KIRSTENBOSH.Didactique, certes...mais a la portee de tous...un splendide parc, au pied de la montagne de la Table..un bain d'oxygene parmi les proteas. en fin de journee, Victoria and Albert Waterfront...bel exemple de rehabilitation:un port actif au milieu d'un agreable centre commercial.
13 octobre tour de la peninsule du Cap. Muizenberg:sa plage de sable blanc et ses cabines multicolores Boulders beach et sa sympathique colonie de manchots Cap de Bonne Esperance (Good Hope) paysages a couper le souffle, colonies de cormorans a meme la falaise...pensee emue a tous les naufrages... Chapman's Peak, route a peage, 5km entre Noordhoek et Houtbay:vertigineuse et spectaculaire route en aplomb sur l'ocean... Table Mountain, en telepherique.La vue s'etend jusque Robben Island.prison de Mandela pendant pres de 19 ans.Peuple de damans (dassy), proches cousins des elephants ressemblant de loin a des marmottes!
14 octobre:Cape Town-Calvinia 468km Paarl:visite de la Nature Reserve, 3 domes de granit geants et le fynbos :bruyeres et protees caracteristiques de la region.Domine par un immense monument dedie a la langue afrikaans...assez laid! col de Banskloof:un beau col, certes, classe monument national...mais, qui n'etonnera pas les europeens! par contre, les cols de Pakhuis et de Botterkloof sur la R364 vous etonneront:bien que ignores par la plupart des guides, la route en graviers, tres spectaculaire, traverse des sites sauvages... on passe de temperatures moderees (20) a la chaleur (35) ... Calvinia:petite ville de 8000hab. qui passerait inaperçue...si elle n'etait au milieu de nulle part!on se croirait au Far West! nuit au Hantam Hotel Restaurant:simple et tres propre.
15 octobre:Calvinia-Upington 449km Itineraire de liaison sur des routes asphaltees et d'interminables lignes droites, a travers une region semi-desertique.Ainsi que nous pourrons souvent le verifier ulterieurement, nos previsions etaient surfaites:la vitesse maximum autorisee 120km/h, le trafic inexistant, la frequence et la longueur des lignes rectilignes...et l'absence des sites a visiter sur le parcours..allaient entrainer une moyenne assez elevee et donc, un temps de parcours beaucoup plus court que prevu! a partir d'ici les tisserins et leurs HLM construits sur les poteaux electriques ou sur les arbres allaient ponctuer de nombreuses etapes. Must River Residence, Upington, au bord de l'Orange...luxueux, mais assez cher pour un service quelconque!
16 octobre:Upington-Kgalagadi Transfrontier Park (Kalahari)-Nossob restcamp 418km jusque Andriesvale ligne droite asphaltee de 195km. au-dela pistes de gravier...ou de sable. 2h apres Upington, Twee Rivieren, porte d'entree du Kalahari....restent 162km jusque Nossob...a 30km/h de moyenne, ponctues de tres nombreux arrets tant notre interet et notre enthousiasme pour notre premier parc sont grands! Apres coup, la section 2 Rivieren-Nossob devait se reveler, au moment de notre visite, la plus riche a observer:troupeaux d'antilopes, gnous, oryx...mais aussi des ecureuils, des rapaces, des autruches, des calaos au bec recourbe.... Nossob restcamp (reserve avant le depart) excellent braai sous l'oeil interesse des chacals...et orage de chaleur nocturne .
17 octobre:a travers le Kalahari:Nossob-Mata Mata-Twee Rivieren 278km lever des avant le soleil pour rejoindre le poste d'observation sur le point d'eau de Nossob et la borne frontiere du Botswana...helas, nous ne verrons qu'un chacal! Notre deception, relative, sera de courte duree:quelques km apres le depart, toujours sur l'interessante section Nossob-2 Rivieren, nous partagerons de longs moments avec une lionne et ses petits...et peu apres un point d'eau...un lion, allonge sous un arbre, vraisemblablement repu, assoupi pres de ce qui a du etre un gnou... Sinon, vers Mata Mata (frontiere namibienne fermee), nombreux troupeaux d'antilopes, d'oryx et de gnous... Retour vers 2 Rivieren...un monde de suricates...vraiment amusants autant que attachants:nous restons de longs moments a les observer! Twee Rivieren restcamp (reserve avant le depart)
18 octobre:Twee Rivieren-Keetmanshoop 360km routes non revetues:terre, gravier et leur lot de poussieres.... frontiere Rietfontein (AFS)-Aroab (NAM) a Rietfontein, apres examen du coffre, ordre nous est donne de nous defaire du bois, si utile pour les braais! cote namibien, tampons sur le passeport et ne pas oublier de faire halte a Aroab meme (39km) pour y payer la taxe de circulation....nous devrons l'exhiber a la sortie du pays! Trajet varie, spectaculaire a travers une region qui fut volcanique. Logement dans un igloo du Quivertree Forest Camp, a 10 km de la ville sur la C17. Le Quivertree FC vous confiera la cle de la grille d'entree du Giant Playground (a 5km), une formation geologique surprenante ressemblant a des ruines archeologiques...qui seraient vieilles de 170 millions d'annees. Le terrain de camping du Quivertree FC donne sur la foret de kokerbooms ou "arbres a carquois";en fait, il s'agit non pas d'arbres mais d'aloes pouvant atteindre 8m de haut.Beau coucher de soleil Nous ne vous parlerons pas du guepard en captivite qu'ils nourrissent tous les jours a 17h...
19 octobre: Keetmanshoop-Aus 242km La Namibie, c'est la nature a l'etat brut avec un parfum certain d'Allemagne.Bien que l'Allemagne ait du quitter les lieux en 1915, sa forte empreinte reste omnipresente.D'ailleurs la grande majorite des visiteurs parlent allemand. En outre, 1.800.000 habitants se repartissent un territoire plus grand que la France.C'est dire si l'intensite du trafic est faible....il n'est pas rare de parcourir une centaine de km sans rencontrer de vehicules... Klein Aus Vista (reserve):chaudement recommande, pour son ambiance comme pour son site. Le sunset drive, organise par le lodge, nous a permis de cotoyer les chevaux sauvages du desert.Ils descendraient des chevaux abandonnes en 1915 par les troupes allemandes.Ces chevaux se sont adaptes a leur environnement et peuvent passer jusqu'a 5 jours sans boire...En principe, la visite ne peut se faire qu'accompagne par un ranger car en zone diamantifere interdite!
20 octobre: Aus-Sessriem 369km de poussieres...par la C13-D707-D826 Splendide itineraire sur les bords du desert de Namib, sous un soleil sans partage!Pistes excellentes. Un petit detour (2x20km) pour voir le surprenant chateau de Duwisib:pas indispensable si vous etes presse!De toutes manieres, contentez-vous de l'exterieur du chateau. Camping de Sessriem (reservation indispensable)pour la petite histoire, notre premiere experience en tente!Rendue necessaire si vous voulez visiter les dunes des l'ouverture des grilles (5h30), a l'interieur du camp, et etre ainsi sur les lieux pour assister au lever du soleil!Sinon vous devrez patienter une heure de plus avant l'ouverture des grilles du camp proprement dit et rater ainsi le moment magique du lever du soleil. Des votre arrivee au camp, n'oubliez pas d'acheter votre entree pour le lendemain matin. Notre tente:une "quechua", facile a monter...la demonter exigera un peu d'experience (acquise avant le grand depart). En fin d'apres-midi, visite du canyon (chemin a gauche de la station service)...et coucher de soleil dur la dune Elim (5km par la route de Sossusvlei)...un avant gout pour demain. Diner au tres beau buffet du Sossusvlei Lodge voisin. Firmament constelle de centaines d'etoiles..."habitues" par la pollution, nous en avions presque oublie l'existence!
21 octobre:Sessriem-Sossusvlei-Sessriem-Solitaire 194km Lever 5h10 pour etre prets pour l'ouverture des grilles...chemin long de 60km tout de poussieres et de sable, rares autant que courts tronçons asphaltes..nous atteignons la Dune 45 pour le lever du soleil...il n'y a pas de mots pour decrire ce veritable ocean de sable que sont ces hautes dunes rougeoyant sous les premiers rayons du soleil...(plus spectaculaire encore que Merzouga au Maroc ou que les dunes du Sahara algerien!) 5km avant Sossusvlei, navette 4x4 (90 dollars namibiens AR/pers)...paysage saisissant d'arbres morts dechirant le bleu du ciel...dunes passant du rouge au jaune selon la course du soleil...rencontre choc entre l'eternite du grain de sable et l'ephemere humain... en debut d'apres midi nous levons le camp pour Solitaire. Solitaire Country Lodge....de solitaire il n'aura que le nom!la piscine est prise d'assaut par un groupe d'une quarantaine de touristes germanophones.Pas d'electricite entre 22h et 6h du mat! Nous savourons le celebre apfelstrudel (tarte aux pommes) de solitaire. la visite est vite terminee:une epicerie, une station service et un hotel. Seule activite, le coucher de soleil.Apres un lever si matinal, une detente bienvenue. Message personnel a Nancy:le prix du bois a diminue depuis ton passage!
22 octobre:Solitaire-Swakopmund 273km de gravier! Apres 70km, peu avant le Kuiseb pass dont le trace fait penser a un col alpin, franchissement du tropique du Capricorne. A l'approche de Walvis Bay sur l'ocean Atlantique, changement radical de temperature:en quelques kilometres nous passons de 40 a 16 degres!Le desert plonge jusqu'au rivage meme... La lagune de Walvis abrite la plus importante colonie de flamants d'Afrique et beaucoup d'oiseaux migrateurs. Swakopmund:une ville allemande en terre africaine!Ambiance, architecture, magasins, restaurants, enseignes, journaux:tout contribue au mirage.Profitez en pour boire une excellente biere brassee selon les criteres de purete allemand (Windhoek Lager ou Hansa) et manger de vraies saucisses (bratenwurst et bockwurst) a la Brauhaus. Autre interet de Swakop:Welwitschia Drive Le permis d'entree doit etre retire au bureau du tourisme qui, il faut le savoir, le samedi et le dimanche ouvre de 9 a 11h du mat seulement.Or nous sommes precisement un samedi...et il est 12h!Impossible donc d'obtenir le permis avant demain 9h...nous serons partis deja!Qu'a cela ne tienne!Nous avons brave l'amende de 300 dollars namibiens..par personne?par vehicule?cela, heureusement, nous ne le saurons jamais! Situe a 25km sur la C28, le Welwitschia Drive vaut vraiment le detour...comptez 2 a 3h pour la visite.Paysages lunaires fantastiques...rappelant parfois le Grand Canyon et des Welwitschia mirabilis, ages de plus de 1500 ans dont la racine va chercher l'eau jusqu'a 3m de profondeur et dont les feuilles captent la condensation du brouillard (quand il y en a!) Hotel Garni Adler:a recommander, lumineux et tres propre. La receptionniste, par ailleurs polyglotte, nous a fait part du mecontentement de certains touristes surpris de trouver ici une mer aussi froide, peu propice aux baignades...d'autres se plaignent de l'absence de trafic routier:ils developpent de l'angoisse, parfois de la panique, en se retrouvant seuls sur les routes!!!
23 octobre:Swakopmund-Bambatsi Holiday Ranch 493km jusque Henties Bay:piste salee (par temps sec vaut l'asphalte), ensuite gravier et poussieres.Nous choisissons de faire l'impasse sur Cape Cross non seulement pour son parfum mais aussi parce que nous gardions le souvenir des otaries de Puerto Maldryn en Patagonie argentine. Apres avoir longe l'ocean, 16 degres et brumeux, nous prenons la C35, tournant le dos a la mer et retrouvons rapidement la chaleur qui nous accompagnera durant la traversee des paysages splendides, sauvages et varies du Damaraland .Il fait 44 degres au bar de l'Aba Huab Campsite... Un peu plus loin sur la C39, la Foret Petrifiee merite une halte...courte sinon la chaleur voyus petrifiera aussi! Bambatsi Holiday Ranch, 54km a l'est de Khorixas par la C39, a gauche. Agreable halte surplombant une immense etendue de forets de mopanes d'ou emergent des girafes... Accueil tres sympathique des proprietaires et de leurs chiens...possibilite de partager des impressions de voyage avec les hotes germanophones...
24 octobre:Bambatsi-Namutoni (Etosha) 312km 192km d'asphalte jusqu'a Okaukuejo, entree du parc.A signaler a Outjo, une boulangerie allemande, grand choix de pains, patisseries...servent petits dejeuners..+ acces internet! En avril 2005, nous n'avions pas pu reserver une nuit a Okaukuejo, deja complet (merci les tours operateurs!) mais bien 2 nuits a Namutoni, et encore, en appartement basique (cad pour ceux qui y ont sejourne, dans la forteresse).VF nous avait rassure:generalement, a cette date, on trouverait place a Okaukuejo le jour meme en arrivant!Ce ne fut pas possible... Ouvrons ici une parenthese d'ordre general.Je pense que la plupart des individuels ont le privilege d'observer la vie des animaux sauvages en liberte a leur guise et font tout ce qu'il faut pour ne pasles perturber. D'un autre cote, nous avons ete temoins de comportements egoistes de certains tours operateurs.Ils reservent, en overbooking et longtemps a l'avance, camps et lodges, empechant ainsi les individuels d'obtenir des reservations.... Certains tours operateurs s'approchent tres pres des animaux...ne se genant pas de s'interposer si nous photographions...allant meme, comme a Chobe a s'installer en rond autour des lions et de leur proie, comme a un spectacle de cirque!!! Entre Okaukuejo et Namutoni, nous observerons des elephants, des zebres, des girafes, des koudous, des chacals, des antilopes, des elans, un rhinoceros noir, des lions, des gnous, des oryx, des phacocheres, des oiseaux secretaires, des rapaces, des outardes...pardon, a ceux que j'oublie! Namutoni Rest camp:chambre tres simple, clim, toilettes communes (seule possibilite malgre reservation 6 mois a l'avance!)
25 octobre: Namutoni-Okaukuejo-Namutoni 240km Etosha, deux tiers de la Belgique, permet par son etendue d'avoir l'illusion d'etre seuls a observer la vie sauvage...(a l'exception, bien entendu, des 3 camps) . Il est imperatif d'arriver dans les camps avant le coucher du soleil et de n'en partir qu'apres le lever. 50km/h max...bien que dans la pratique 30-40 soit un maximum pour ne rien perdre du spectacle.Interdiction formelle de quitter le vehicule hors des endroits prevus. La nuit, ne pas laisser les chaussures a l'exterieur, les chacals s'en delectent.
26 octobre:Namutoni-Rundu 416km Etape de liaison, asphaltee.L'ideal est de partager le volant pour rompre la monotonie relative engendree par d'interminables lignes droites, sous la chaleur...ou la clim! Sur la B1, 24km au N de Tsumeb, jeter un coup d'oeil sur le site du lac Otjikoto ou les troupes allemandes en retraite jeterent armes et munitions pour eviter qu'elles ne tombent aux mains des opposants. A Grootfontein, il ne reste plus que 248km de ligne droite pour atteindre Rundu.Seule halte obligee, la barriere veterinaire empechant les animaux du nord de contaminer ceux du sud. A Rundu le centre commercial, tout neuf, est surveille par de nombreux gardes armes, le doigt sur la gachette pour eviter les pillages...des 17h, le centre est vide, car il faut savoir que les commerces ouvrent de 8h30 a 17h... Kavango River Lodge:joliment situe au bord de la riviere Kavango, face a la rive angolaise.Demander la tres confortable chambre 21!
27 octobre:Rundu-Mahango Game Reserve 210km Cette relativement petite reserve, dans la bande de Caprivi, tout pres de la frontiere avec le Botswana fut un de nos coups de coeur! 1km apres l'entree du parc, prendre la piste sur votre gauche.Vous y rencontrerez des troupeaux d'elephants, des singes, des zebres, des phacocheres, des hippopotames, des crocodiles, des antilopes, des girafes, des koudous, des impalas... Vous etes autorises a quitter votre vehicule...tout en restant neanmoins tres prudents! Mahango Safari Lodge:bungalows au bord de l'Okavango dans un beau parc fleuri...
28 octobre: Mahango-Katima Mulilo 309km en matinee, game drive, dans le Caprivi Natural Park, sur l'autre rive...apres avoir traverse l'Okavango, en surveillant quelques hippopotames assez turbulents...nous observerons des lions, des troupeaux de buffles, des antilopes tres rares (sitatonga)...beaucoup d'oiseaux...et en fin de parcours, une surprenante ville fantome, base abandonnee par l'Afrique du Sud fin des annees 80. Ensuite plus de 300km de bande de Caprivi, rectiligne et asphaltee. En Namibie, sur les routes asphaltees, la vitesse maximum autorisee est de 120km/h.Au niveau des ecoles:90km/h seulement!Dans les zones frequentees par les elephants, 80km/h!Je vous laisse en tirer les conclusions.... Katima, au bout de la bande de Caprivi est a plus de 1200km de la capitale.Ville tres agreable et propre, elle ressemble plus a l'Afrique telle qu'on l'imagine...population majoritairement noire, vegetation luxuriante, au bord du Zambeze avec ses crocodiles et ses hippopotames... Interessant marche pour acheter quelques souvenirs avant de quitter le pays. Caprivi Cabin River Lodge:le luxe a des prix accessibles, sur les bords du Zambeze, face a la rive zambienne.Demandez le bungalow nº1:outre qu'il est tres confortable, le seul au cours de tout notre periple a offrir TV5!!!En outre, le seul des bungalows du lodge a le recevoir:un cooperant qui a reside ici un certain temps y avait installe sa parabole...qui, elle, est restee!
29 octobre:Katima Mulilo (NAM)-Kasane (BOT) 129km Au poste frontiere de Ngoma, nouvelle surprise:nous avons du nous defaire de nos provisions carnees...en les jetant au feu, prevu a cet effet.... Quelques centaines de metres plus loin, nous tombons sur un couple de relativement rares "ground hornbills". Chobe Safari Lodge (reserve...et heureusement!)au bord de l'Okavango=Chobe, face a la rive namibienne...et aux singes facetieux! A Kasane, 4 pays se rencontrent:Botswana, Namibie, Zambie et Zimbabwe. L'apres-midi allait se reveler un des moments forts du voyage:une randonnee en bateau (bootcruise) sur le Chobe.Enormement d'oiseaux dont l'elegant et curieux "darter", compagnon frequent des hippos, qui peche en plongeant litteralement sous l'eau et en ressort pour avaler tout entier le petit poisson ainsi capture, d'une seule deglutition!des rapaces, des crocos, des babouins, des antilopes...mais surtout des centaines d'elephants qui conferent au paysage son aspect ravage.Des elephants qui n'hesitent pas a traverser en familles entieres...le Chobe...a tel point que les plus jeunes disparaissent momentanement sous la surface!on ne se lasse pas de les admirer!on observe aussi des buffles, des zebres, des girafes, des phacocheres, des outardes, des marabouts, des vautours....pardon a ceux que j'oublie! Le lendemain, morning drive...l'occasion d'observer, atout seigneur tout honneur, un lion, bientot suivi par des lionnes, et enfin des lionceaux se partager la depouille d'un elephant, apparemment decede de mort naturelle.Ce qui nous interpelle, c'est la horde de jeeps de tours operateurs se pressant en rond comme aux jeux du cirque autour du festin-spectacle....voyeurs ou indecents? Comme souvent, les groupes, dits "organises", squattent les tables qui leur sont reservees, cad les mieux situees...et discutent entre eux, comme s'ils etaient seuls, a tres haute voix!
31 octobre: Kasane-Victoria Falls-Kasane 120km Excursion, pour eviter de devoir aussi payer au regime du Zimbabwe, une taxe pour notre vehicule! Munissez vous de dollars, car il faut savoir que chez eux un dollar=un euro, parite oblige! Visa d'entree 30 dollars/personne auquel il faudra ajouter 20 dollars/pers d'entree aux chutes. Nous etions accompagne d'une neo-zelandaise qui a obtenu son visa gratuitement!!!(allez savoir pourquoi!?) Si vous commencez la visite vers 10h, comme nous, un conseil:rendez vous d'abord au pont du chemin de fer (saut a l'elastique si le coeur vous en dit) et terminez la visite par la statue de Livingstone...evitant de passer ainsi les heures les plus torrides sous le soleil!Vous resterez a l'ombre et a l'humidite d'une foret tropicale aux multiples essences, resultant uniquement de l'embrun des chutes! A l'epoque, celle des basses eaux, le spectacle est deja tout simplement fantastique!Que dire alors au moment des hautes eaux! Meme si ce n'est pas votre tasse de the...prenez une collation au Victoria Falls Hotel...toute une epoque:un style, une architecture et une atmosphere particuliere...tres beaux jardins aussi d'ou vous jouissez d'une vue unique, en toile de fond, du fameux pont de chemin de fer unissant Zambie et Zimbabwe. Enfin, s'il vous reste un peu de temps, jetez un coup d'oeil sur Falls Craft Village, face a l'entree de l'hotel...un tas d'artisans, vendant les memes reproductions :animaux, masques, bracelets...tenteront de vous convaincre, chacun, qu'ils ont les meilleurs prix!
1er novembre:Kasane-Francistown 489km Etape de liaison...exemple meme de l'itineraire ou il faut se partager le volant.... Rafraichissement obligatoire, en cours de route, au bienvenu Nata Lodge (et piscine!). A Francistown, nous arrivons en meme temps que l'impressionnante sortie de toutes les ecoles;probablement la seule chose a voir:jusqu'aux depliants touristiques locaux de l'hotel affirment qu'il n'y a rien a voir!Surrealiste! The Cresta Marang Hotel:un havre de fraicheur indispensable...bungalows (certains sur pilotis) et piscine dans un parc!
2 novembre: Francistown (BOT)-Pietersburg/Polokwane (AFS) 457km Autre etape de liaison.Au poste frontiere de Martins Drift, le Limpopo, totalement sec! Si vous desirez faire des emplettes a Pietersburg, n'oubliez pas que tous les commerces (a l'exception du supermarche spar 19h), ferment a 17h. Holiday Inn:sans surprises...mais tres apprecie!
3 novembre:Pietersburg-Punda Maria (KrugerPark) 271km Peu apres le depart, franchissement, sans douleurs, du Tropique du Capricorne. A partir de Louis Trichard, la route, aux confins du Zimbabwe, est spectaculaire:on traverse la foret tropicale de Soutpansberg et la region de Venda, bien connue pour ses legendes (!), ses lacs et ses collines.La temperature frole les 45º...A Punda Maria, la chaleur est telle que nous attendrons le decevant Sunset Drive pour abandonner la clim de notre bungalow au Punda Maria Restcamp (reserve). Que d'oiseaux!
4 novembre:Kruger Park:Punda Maria-Olifants 200km Partis des le lever du soleil, nous observerons une foule d'oiseaux, de rapaces, des "saddle billed storks":cigognes assez rares, des zebres, buffles, elephants, girafes, antilopes...a l'affut, une journee qui passera tres vite... Olifants Restcamp (reserve):sur une falaise dominant la riviere du meme nom...au crepuscule, nombreux elephants (evidemment!) s'abreuvant en familles...a l'aurore:pas un chat! Nous ne rencontrerons au Kruger aucun lion...probablement de notre faute, les connaisseurs affirmant qu'ils sont nombreux dans la partie sud, que nous n'aurons pas visite, par choix personnel!
5 novembre: Olifants-Nelspruit 283km en direction de la sortie, a Orpen, nous croiserons des hippos.... Three Rondavels et Blyde River:tres spectaculaire...on se croirait au Grand Canyon!pour ceux qui ont deja vu le Grand Canyon, la visite ne nous a pas paru indispensable! Pilgrim Rest:un attrape nigaud...un minuscule village du temps des chercheurs d'or! En fin d'etape, une belle cascade, pres de Sabie, Lisboa Falls, vaut le petit detour...et les immenses forets de sapins...forets artificielles, les plus grandes d'AFS...et les consequences:charroi important de lourds camions charges de troncs... Holiday Inn...tout neuf, dans un parc avec piscine...a proximite, casino, qui a l'air d'etre apprecie des citoyens du Mozambique, tout proche. (bon diner, au Ritz, tout proche...tenu par un autrichien polyglotte)
6 novembre: Nelspruit (AFS)-Mlilwane (SWA) 267km Premiere journee pluvio-orageuse ...heureusement, il n'y en aura que deux en tout! Promenade au jardin botanique tout proche de l'hotel.Un jardin centre sur la vegetation de l'AFS;agreable balade parmi les cascatelles, les allees fleuries, les baobabs et tous les arbres, parfois curieux, rencontres au cours de nos peregrinations.Vaut le deplacement! Sur le conseil unanime de nos guides (routard, rough et lonely planet), la pluie nous contraint a modifier l'itineraire prevu:Barberton et Bulembu.Nous gagnerons le Swaziland via les N4 et R570. Royaume du Swaziland:la vitesse maximum autorisee 80km/h n'est manifestement pas respectee.Beaucoup de voitures anciennes...voire tres anciennes, comme celles des photos a Cuba. Population et habitat sous le niveau du grand voisin...troisieme taux mondial de seroposivite, esperance de vie passee depuis de 58 a 33 ans... Paysage presque alpin...on s'attendrait a trouver des vaches, comme en Suisse...la pluie fine ajoute a l'illusion! Mlilwane Wildlife Sanctuary:croco, zebres, girafes, phacocheres, hippo, antilopes "roan" (hippotrague)... Mlilwane Restcamp:resto tres sympa, installe sur pilotis au-dessus du vaste point d'eau, tres frequente par les hippo et les gourmands "darters" avalant tout cru leur poisson capture en pleine immersion...un grand arbre sert de perchoir a des centaines d'oiseaux bruyants qu'on ne se lasse pas d'observer. enfin un peu de fraicheur tres appreciee apres des semaines de chaleur, tout autant appreciees!
7 novembre: Mlilwane (SWA)-Hluhluwe (AFS) 257km La journee commence par une visite indispensable aux celebres Swanzi Candles (cfr voyageforum), bougies artisanales, artistiques, multicolores, representant le plus souvent la faune locale;ensuite Gone Rural et son artisanat soigne de nattes, paniers, sets de tables, vaisselle, particulierement bien finis. Assez etonnant de trouver dans le pays le moins riche l'artisanat le plus riche, le plus travaille...bref, le plus original et le plus beau. Hluhluwe Hotel:en plein centre et en pleine transformation...a 16km du celebre parc.Excellents buffets, tant diners que petits dejeuners.Bon rapport qualite/prix. Des 14h, visite de la zone Hluhluwe du Hluhluwe-Imfolozi Park.Oiseaux, rapaces, antilopes sont au rendez-vous.Mais surtout une meute de 15 Wild Dogs (lycaon), allonges en train de jouir des rayons du soleil declinant.D'apres ce que nous nous sommes laisse dire, un spectacle exceptionnel, plus encore que celui des leopards (que nous ne rencontrerons jamais, ici ou ailleurs!) La nuit nous surprendra au retour, des la sortie du parc:nous comprendrons rapidement pourquoi il est fortement deconseille de conduire la nuit:phares mal regles ou absents, pietons, animaux traversant sans crier gare...
8 novembre:Hluhluwe-Sta Lucia 293km matinee consacree a Imfolozi:bien sur, toujours des oiseaux, des babouins....mais surtout des rhinoceros blancs, certains veritablement enormes transportant sur le dos des oiseaux...des gnous, des girafes, des zebres...captivant! Sta Lucia, premiere rencontre avec l'Ocean Indien!Immenses plages de sable blanc et hautes vagues...La ville, assez chico, evoque la cote californienne!Beaucoup de villas cossues surprotegees! Kingfisher Lodge:un coup de coeur!A l'extremite de la rue principale, Mc Kenzie street;le luxe mais a prix abordable!Du jardin, vue sur le lagon.Diner de crayfishes au Quarterdeck!
9 novembre:Sta Lucia-Greater Sta Lucia Wetland-Durban 246km Au bout de 15km, rochers ou d'enormes vagues rugissantes deferlent en rouleaux furieux:assez impressionnant! A la fin de la route, Cap Vidal, beaucoup de singes....vastes plages de sable et dunes.Grand lac de Sta Lucia, 80km de long pour 1m de profondeur moyenne. Durban, Hotel Garden Court (ex Holiday Inn), sur Marine Parade:depuis la chambre, vue imprenable sur L'Ocean, ses vagues imposantes, ideales pour le windsurf...et au fond la procession de bateaux attendant de pouvoir entrer au port.
10 novembre:Durban Victoria Embankment et le port;le downtown et l'hotel de ville;le jardin botanique;Pavillon, immense centre commercial a l'americaine (sur la N3)... histoire vecue:l'hotel met en garde, meme en français dans le texte
, du danger de se promener dans le quartier la nuit tombee....aussi nous sentons nous obliges de diner sur place, d'autant que la salle n'est pas trop antipathique!....L'entree du restaurant nous fut interdite🤪...sous pretexte que ce soir elle etait reservee aux groupes😕...stupefaction
...devant notre insistance courroucee, ils nous ont finalement consenti une petite table ronde montee a la hate...les groupes sont arrives alors que nous etions sur le point de quitter la table, apres un excellent repas, servi par un nombreux personnel😉 attentionne...11 novembre:Durban-Port St John-Umtata 349km Autoroute traversant une succession ininterrompue de villegiatures cossues jusqu'a Port Edward.On quitte le Kwazulu Natal pour l'ex Transkei (Eastern Cape).Sans transition on passe d'un monde "americanise" au tiers monde!D'autoroute a des routes etroites et mal entretenues, de riches villas a de pauvres huttes pas toujours en dur, de stations balneaires a une multitude de rondavels, de populations majoritairement blanches a populations exclusivement noires...a ce propos, il est evident que l'apartheid n'est plus qu'un tres mauvais souvenir;mais, force est de constater que les postes a responsabilites sont blancs...tandis que le bas de l'echelle sociale est noir;les proprietaires sont blancs...les serviteurs, noirs!Pure constatation! Le paysage change aussi...hautes collines, succession de plateaux et de vallons. Nous comptions passer la nuit a Port St John...impossible, car complet!Sympathique bourgade, lovee dans une baie, entre des montagnes couvertes de vegetation tropicale et l'embouchure de deux rivieres...deux plages. Visite de la petite Silaka Nature Reserve, au sud de la deuxieme plage. En route pout Umtata (a 90km), ancienne capitale du Transkei, a population exclusivement noire . Holiday Inn:assez cher par rapport aux autres hotels de la chaine, car il detient un monopole de fait!Excellents buffets.
12 novembre:Umtata-Cradock 382km Larges paysages vallonnes, amples montagnes russes...rencontre avec d'amusants "crowned cranes", echassiers assez grands avec un toupet rouge.Queenstown et ses locomotives a vapeur abandonnees (derriere le supermarche et ultra city)... On entre dans le Karoo, zone semi desertique parsemee de montagnes tabloides. Tres interessante visite du Mountain Zebra National Park, 26km a l'ouest de Cradock:refuge de rarissimes zebres de montagne:taille plus petite que zebres de Burshell et museau rouge brun...antilopes, gnous, oryx...en fin de journee, la nature se dechaine et comme la vue porte vraiment tres loin, le spectacle offert par les orages eclatant en divers points est fascinant! Die Tuishuise:chaque bungalow restaure, style fin 19e siecle, est en fait, une maison entiere et son jardin;on dort dans un authentique musee .Situe dans Market Street dont il constitue presque l'entierete de la rue.Resto Victoria Manor:beaux et bon buffets dans ambiance victorienne.Prix raisonnables.
13 novembre:Cradock-Graff Reinet 137km Deuxieme et derniere journee pluvieuse de notre voyage! Graff Reinet regorge de maisons d'architecture hollandaise et victorienne.Nous avons la chance de profiter de la seule accalmie pour decouvrir la "valley of Desolation"...A ne pas rater, les vues depuis la route qui y mene sont reellement vertigineuses sur la plaine et la ville...court sentier pour acceder au bord du canyon:on ignore par quel miracle et pour combien de temps encore les colonnes en a-pics de rochers erodes, rouge brun, resteront debouts! Drostdy Hotel:ancienne residence d'un gouverneur...on dort dans des cottages qui servaient a loger les esclaves emancipes.Tres beaux jardins remplis d'oiseaux multicolores.
14 novembre:Graff Reinet-George 394km Sublimes paysages du Karoo...hautes montagnes etetees...points d'eau alimentes par la pluie d'hier.Asphalte jusque Uniondale, ou nous retrouvons les chemins de gravier pour franchir le Prince Alfred Pass:les 20 premiers km, de toute beaute, se revelent assez vertigineux, etroits et sans barrieres de protection, en aplomb sur des falaises a couper le souffle. Ensuite, traversee des seules forets primaires du pays, cad les seules forets subsistantes qui couvraient jadis une bonne partie du pays.Grandes fougeres.Spectacle rare pour l'indigene, beaucoup moins pour nous... A l'entree de Knysna, important township (noir)...avant d'entrer dans une ville (blanche), a la fois Sardaigne et Californie...riches villas cossues, bien protegees sur leur presqu'ile... Le train a vapeur, pour cause de reparations a la voie, ne fonctionne pas ce mois de novembre...ainsi que ne le signalait pas leur site internet! Protea Hotel:cher et surfait!Bonne chambre, mais resto sinistre...bon resto, par contre, sur le rond-point un peu plus haut!(meme cote que hotel).
15 novembre:George-Arniston 425km Visite, decevante, du musee du chemin de fer...seulement pour les mordus. pres de Swellendam, Bontebok National Park, antilopes menacees, zebres, oiseaux, fynbos. par Bredasdorp, Cap des Aiguilles, Cape Agulhas, qui marque la separation, ou le point de rencontre, c'est selon, des oceans Atlantique et Indien.Point extreme sud du continent africain. Arniston Hotel:un coup de coeur, un coup de folie!Cher mais vaut son prix!Tout blanc, au sein d'un village blanc, face a l'Ocean Indien.Site spectaculaire, tirant son nom d'un naufrage...la deco de l'hotel s'inspire aussi des nombreux naufrages survenus ici.Belles et spacieuses chambres ettres bon resto avec grandes baies vitrees sur le large...Un sejour qui ne s'oublie pas!
16 novembre: Arniston-Cape Town 309km Adieu a l'Ocean Indien, cap sur Hermanus!nous n'observerons aucune baleine!Qu'a cela ne tienne, nous n'avons pas oublie les baleines de Puerto Maldryn, en Patagonie argentine! Route panoramique, par deux cols, jusque Franschhoek et ses vignobles ou nous visiterons le musee (explications en français!) des Huguenots ainsi que le monument (pas tres reussi, a notre gout). La boucle est bouclee!
17 novembre: Capetown-Stellenbosh-Airport 117km Ville universitaire, la plus ancienne du pays apres Capetown.Architectures victorienne et hollandaise.Interessante visite du Village Museum regroupant 4 imposantes maisons telles qu'elles etaient a l'epoque!aux environs, nombreux domaines viticoles! Nous profitons de la douceur du deuxieme printemps de l'annee, 29ºC...conscients qu'il faudra patienter jusqu'en avril prochain pour retrouver semblable temperature.... Adieu a l'ocean, a Strand, ville balneaire cossue et plage de sable blanc, la plus proche...en route vers l'aeroport, par l'autoroute N2, nous longerons pendant au moins 15km un interminable township taudiforme...bien qu'ayant l'electricite!L'autoroute meme est traversee, au peril de leur vie, par de nombreux pietons...d'ailleurs dument signales par des panneaux (auto)routiers adequats! retour de la voiture, ni crevaison, ni panne, aucun probleme...nous n'avons jamais souleve le capot!Vol de nuit sans histoires jusque Malaga via London Heathrow...ou nous attendait une hotesse (!) et son vehicule pour gagner rapidement le terminal 1 a partir du terminal 4 via les pistes et les zones de securite (sans etre VIP, nous n'avions que 90 minutes d'escale!)
quelques conclusions, en vrac:
*anglais indispensable, allemand est un +, surtout en namibie;espagnol et français d'aucun secours!
*aucun traitement anti-palu, du moins a l'epoque de notre voyage!
*absolument aucun probleme de ravitaillement:inutile de s'encombrer de jerricane.... a lire les autres voyageurs, nous avons eu la grande chance de ne subir aucune crevaison...malgre les milliers de km de pistes....
points forts:
* chobe: boat cruise
*mahango game reserve
*etosha...surtout dans la partie halali-namutoni
*kalahari...entre 2 Rivieren et Nossob
*sossusvlei et victoria falls (je ne vous apprends rien...sauf qu'il peut arriver que de grands espoirs soient deçus:ce n'est pas le cas!)
*hluhluwe (wilds dogs ou lycaons), imfolozi (rhinoceros)
*nos hotels de la bande de Caprivi, a Santa Lucia, et cerise sur le gateau...a Arniston.
petites deceptions:
* Chobe:morning drive, dizaines de jeeps...trop de monde au meme moment, au meme endroit!
* Kruger...mais nous plaidons coupables:nous nous sommes bornes a la moitie nord...alors...
* Hermanus...sans aucune baleine...ici aussi, nous plaidons coupables, d'y etre restes trop peu de temps...
* pas le moindre leopard, sur notre chemin... 😕
claudine et pierre
D'Istanbul à Delhi... Turquie-Iran. Toutoubidou English translation pending
6 avril 2005
L’avion d’Onur Air à du retard, Pili, Tama et moi devions partir à 17h 30, et à 20h nous avons enfin décollé vers Istanbul… J’aurais bien voulu faire ce trajet par la route, à travers la France, l’Italie et la Grèce, mais bon tant pis, trop cher, l’avion n’a coûté que 80 €. On atterrit, sortons de l’aéroport et prenons un taxi. Le voyage commence enfin!!! La périphérie ressemble assez à celle de l’Europe en cette heure de la nuit. Il est 2h du mat’ à Istanbul. Espérons que l’hotel à gardé nos chambres réservées… Nous arrivons au " Sinbad hotel ", et j’ai un mal fou à m’endormir… Le voyage commence… 7/4 Quelle chouette ville!!! Je ne pensais pas qu’Istanbul était si joli… Les gens ne sont absolument pas collants, c’est très agréable de se balader le long du Bosphore, dans de vieux quartiers… Le grand bazar, le bazar égyptien, les parcs et jardins de toutes sortes, des mosquées devant lesquelles je rêve de tout mon saoul… Les gens vendant des graines pour jeter aux pigeons, les cireurs de chaussures à tous les coins de rues, les vendeurs de galettes briochées partout etc… Je me régale ! Je me régale d’un café à la cardamome, d’une pidé, d’un borek ou kebab, du paysage sur le Bosphore…Je ne sais ou donner du regard... Les minarets tout fins chantant le muezzin (Allaaaaaaaaah ouakbarrr) 5 fois par jour, les petites ruelles qui montent et qui descendent a travers les mausolées, palais, mosquées qui rivalisent de finesses les unes avec les autres... Mon premier jour à Istanbul, et j’adore déjà cette grande ville aux gens calmes et souriants…
8 avril 05... Hier, nous avons téléphoné à Virginie, nous devrions nous voir, ainsi que Yavuz. Mais nos budget explose dans cette grande ville, et nous sommes pressés de commencer les kilomètres du voyage vers l’Inde par la route… Dommage de rater cette rencontre…. Nous avons décidé de partir ce soir pour la Cappadoce. Dès 9h du mat’ nous voilà partis pour notre 2eme et dernière journée à Istanbul. Balade à travers les ruelles, la mosquée Ste Sophie, la Mosquée Bleue, nous descendons vers le quartier Enimonü où nous prenons le Vapur (ferry), pour Uskudar sur la rive asiatique, de l’autre côté du Bosphore…
On s’installe sur le pont extérieur, cheveux au vent, et je regarde le palais Dolmabace sur la rive européenne, la mosquée de Suliman qui surplombe la vieille ville, et puis le fameux pont reliant l’Europe à l’Asie… Je suis bien… Heureuse, sereine, je suis en vacances, mon voyage commence ! ! ! Toutoubidou ! Arrivés à l’embarcadère, nous montons dans un minibus collectif, appelé Dolmouche, et partons visiter le palais d’été du Sultan, le Beylerbeyi.
Dix fois plus petit que le Dolmabace, il ne possède "que" 27 chambres, 3 salles de bain, et une quantité impressionnante de salons servant aux réceptions et cérémonies. Il est très rococo, situé au bord du Bosphore, il date du 19eme siècle. Les lustres sont en cristal de Bohème, les porcelaines de Limoges, les meubles d’ébène sont tout incrustés de nacre joliment travaillé. Les fauteuils sont aussi massifs que les canapés sont énormes. Les rideaux doivent peser des tonnes, et le sultan était fou de marine pour avoir commander des peintures aux plafonds représentant la mer déchaînée et des navires se débattant dans les vagues… Le palais n’a pris que 4 ans pour être construit de A à Z, mais 5000 hommes y travaillèrent sans relâches…
De retour à l’embarcadère, on s’offre un petit pain chaud garni au poulet, et rebelotte bateau pour Eminonu. Petit café bien sympathique dans le vapur, ballade tout aussi agréable dans les vieilles ruelles derrière le Palais Topkapi puis Ste Sophie… Retour à l’hôtel.
Installée sur le toit aménagé en terrasse, sous le soleil j’observe la mer de Marmara aux multiples bateaux petits et grands. Pili et Tama arrivent, mes deux " fistons " … Hier soir dans un mignon resto, le serveur en prenant la commande nous regarde et sort " Mama ? " en me regardant suivi de Pili et Tama… "No Gran’Ma"!!! Grrr… Moi qui me faisait toute une histoire sur le fait de voyager avec deux mecs… Tama ca va, nous avons 17 ans de différence, mais entre Pili et moi il n’y a que 4 ans quand même!!! Mama, non mais… Bon, hop la Cappadoce.
L’avion d’Onur Air à du retard, Pili, Tama et moi devions partir à 17h 30, et à 20h nous avons enfin décollé vers Istanbul… J’aurais bien voulu faire ce trajet par la route, à travers la France, l’Italie et la Grèce, mais bon tant pis, trop cher, l’avion n’a coûté que 80 €. On atterrit, sortons de l’aéroport et prenons un taxi. Le voyage commence enfin!!! La périphérie ressemble assez à celle de l’Europe en cette heure de la nuit. Il est 2h du mat’ à Istanbul. Espérons que l’hotel à gardé nos chambres réservées… Nous arrivons au " Sinbad hotel ", et j’ai un mal fou à m’endormir… Le voyage commence… 7/4 Quelle chouette ville!!! Je ne pensais pas qu’Istanbul était si joli… Les gens ne sont absolument pas collants, c’est très agréable de se balader le long du Bosphore, dans de vieux quartiers… Le grand bazar, le bazar égyptien, les parcs et jardins de toutes sortes, des mosquées devant lesquelles je rêve de tout mon saoul… Les gens vendant des graines pour jeter aux pigeons, les cireurs de chaussures à tous les coins de rues, les vendeurs de galettes briochées partout etc… Je me régale ! Je me régale d’un café à la cardamome, d’une pidé, d’un borek ou kebab, du paysage sur le Bosphore…Je ne sais ou donner du regard... Les minarets tout fins chantant le muezzin (Allaaaaaaaaah ouakbarrr) 5 fois par jour, les petites ruelles qui montent et qui descendent a travers les mausolées, palais, mosquées qui rivalisent de finesses les unes avec les autres... Mon premier jour à Istanbul, et j’adore déjà cette grande ville aux gens calmes et souriants…
8 avril 05... Hier, nous avons téléphoné à Virginie, nous devrions nous voir, ainsi que Yavuz. Mais nos budget explose dans cette grande ville, et nous sommes pressés de commencer les kilomètres du voyage vers l’Inde par la route… Dommage de rater cette rencontre…. Nous avons décidé de partir ce soir pour la Cappadoce. Dès 9h du mat’ nous voilà partis pour notre 2eme et dernière journée à Istanbul. Balade à travers les ruelles, la mosquée Ste Sophie, la Mosquée Bleue, nous descendons vers le quartier Enimonü où nous prenons le Vapur (ferry), pour Uskudar sur la rive asiatique, de l’autre côté du Bosphore…
On s’installe sur le pont extérieur, cheveux au vent, et je regarde le palais Dolmabace sur la rive européenne, la mosquée de Suliman qui surplombe la vieille ville, et puis le fameux pont reliant l’Europe à l’Asie… Je suis bien… Heureuse, sereine, je suis en vacances, mon voyage commence ! ! ! Toutoubidou ! Arrivés à l’embarcadère, nous montons dans un minibus collectif, appelé Dolmouche, et partons visiter le palais d’été du Sultan, le Beylerbeyi.
Dix fois plus petit que le Dolmabace, il ne possède "que" 27 chambres, 3 salles de bain, et une quantité impressionnante de salons servant aux réceptions et cérémonies. Il est très rococo, situé au bord du Bosphore, il date du 19eme siècle. Les lustres sont en cristal de Bohème, les porcelaines de Limoges, les meubles d’ébène sont tout incrustés de nacre joliment travaillé. Les fauteuils sont aussi massifs que les canapés sont énormes. Les rideaux doivent peser des tonnes, et le sultan était fou de marine pour avoir commander des peintures aux plafonds représentant la mer déchaînée et des navires se débattant dans les vagues… Le palais n’a pris que 4 ans pour être construit de A à Z, mais 5000 hommes y travaillèrent sans relâches…
De retour à l’embarcadère, on s’offre un petit pain chaud garni au poulet, et rebelotte bateau pour Eminonu. Petit café bien sympathique dans le vapur, ballade tout aussi agréable dans les vieilles ruelles derrière le Palais Topkapi puis Ste Sophie… Retour à l’hôtel.
Installée sur le toit aménagé en terrasse, sous le soleil j’observe la mer de Marmara aux multiples bateaux petits et grands. Pili et Tama arrivent, mes deux " fistons " … Hier soir dans un mignon resto, le serveur en prenant la commande nous regarde et sort " Mama ? " en me regardant suivi de Pili et Tama… "No Gran’Ma"!!! Grrr… Moi qui me faisait toute une histoire sur le fait de voyager avec deux mecs… Tama ca va, nous avons 17 ans de différence, mais entre Pili et moi il n’y a que 4 ans quand même!!! Mama, non mais… Bon, hop la Cappadoce.
Nourriture et coupure d'eau/courant à Cuba English translation pending
J'ai lu à plusieurs reprises que la nourriture à Cuba n'était pas très varièe voir mauvaise.
Qu'il y avait régulièrement des coupures d'eau et de courant.
Qu'en pensez-vous ?
Dernière question qui va à mon avis me faire passer pour une idiote, qu'est-ce que les palapas ?
Merci d'avance pour vos réponses qui vont m'aider à faire mon choix. Surtout pour les deux premières.😊
Aménager un bus anglais English translation pending
bonjours a tous. 😇
J'envisage l'achat d'un lot de 2 bus anglais en vue de les remetre en etat de rouler (au moins un) et de les transformer en habitation permanente. Je recherche infos techniques et details sur ces vehicules.
J'envisage l'achat d'un lot de 2 bus anglais en vue de les remetre en etat de rouler (au moins un) et de les transformer en habitation permanente. Je recherche infos techniques et details sur ces vehicules.
Retour Seychelles: croisière 5D + Berjaya Mahé Beach avec Switch English translation pending
Je viens juste de rentrer de la Croisière 5D + Berjaya du 9 Aout/21 Aout proposé par Switch.
Tout d'abord, ce voyage restera gravé dans nos mémoires.
Mon amie et moi avons rencontré des gens formidables aussi bien locaux que dans nos colocataires.
Les iles sont magnifiques, le bateau tout neuf est superbe (Nautitech 47 de chez VPM) et le temps idéal (Quelques averses tropicales de 10').
L'hotel est lui modeste et trés loin de tout (les taxis veulent pas venir!) mais faut pas réver à ce prix si bas, si vous pouvez en changer prenez le Plantation.
De toute façon aprés la croisière plus rien ne sera aussi magnifique!
Gràce à notre skipper seychellois (alain), notre cuisto (dean) et tous nos colocataires nous avons passer des moments vraiment inoubliables.
Info Vérité :
Switch : Le manque flagrant d'organisation et le manque de respect de sa clientêle de la part de switch aurait pû tout gacher. Au départ de paris : Billets manquant pour des passagers, changement d'hotel sans prévenir... A l'arrivée à Mahé : Trés mauvais acceuil de la réprésentante Swith (stéphanie!) Faux programme : La visite de victoria le premier jour n'existe pas, le barbecue prévue sur le programme et la visite saint-anne non plus. Faux descriptif de l'hotel Berjaya : Loin d'être un hotel de luxe (sale de bain trés sale) et fausse plage trés petite Excursions bidons : Une fois à l'hotel éviter les excursion proposées par Créole Holidays et Marie-Yvonne (une vrai commerciale!!), car vous allez passer vos journées dans le bus (Ex: excursion Sud Sauvage, 60 euros par personnes, Parti 9hOO retour 17h00 : en tout plus de 5 heures de bus...) faites tout vous même tout le monde parle français c'est trés facile.
Info Vérité Bateau : Seul les bateaux de chez VPM sont neufs, si vous tombez sur des bateaux de chez Dream Yacht Charter Seychelles...c'est autre chose. Il les use jusqu'à qu'ils explosent leur moteur en mer (croisière de mi juillet!) Malgré quelques soucis de chasse d'eau ou de frigo, le bateau est parfait et idéal pour le visite des îles à 10 personnes (8+2). Eviter la croisière 5D Sup ou vous serez 15 sur le bateau!
Info Vérité Vol Air Seychelles : Le vol n'est jamais effectué par Air france comme Switch en fait la pub mais par Air seychelles partenaire d'Air France sur ces vols. L'avion un B767 est trés bien et tout neuf. Les 10 heures de vols passent assez vite et les repas sympa.
Info Vérité Skipper et Cuisto et locaux seychellois: Le skipper Alain et le Cuisto Dean que nous avons eu sont à eux seul responsable de 60% de la réussite de la croisière. Ils ont su rattraper le manque de professionnalisme de switch en faisant leur maxi pour rendre notre voyage inoubliable. Dans tous les cas si vous êtes raleur, blazé, pressé et en plus si vous croyez etre servi comme des princes parce que vous avez payé, éviter cette croisière. Les seychellois sont des gens trés gentils mais vous êtes chez eux et vous devez vous habituer à leur rythme.
Info Vérité Fond marins : Les fonds marins des seychelles ne sont plus ce qu'ils étaient, ils ont souffert du réchauffement et Tsunamie. Vous verrais de magnifique poissons mais aucun coraux, anémone et Némo si vous nagez en PMT. De plus en cette saison l'eau est plus trouble.
Info Vérité Paysages : Incroyables!
Info Vérité Passagers : Nous sommes tombés sur des couples formidables...mais sur l'autre bateau 5D Plus, c'était l'ambiance glaciale!!...c'est le hazard
Bon Voyage!
Gràce à notre skipper seychellois (alain), notre cuisto (dean) et tous nos colocataires nous avons passer des moments vraiment inoubliables.
Info Vérité :
Switch : Le manque flagrant d'organisation et le manque de respect de sa clientêle de la part de switch aurait pû tout gacher. Au départ de paris : Billets manquant pour des passagers, changement d'hotel sans prévenir... A l'arrivée à Mahé : Trés mauvais acceuil de la réprésentante Swith (stéphanie!) Faux programme : La visite de victoria le premier jour n'existe pas, le barbecue prévue sur le programme et la visite saint-anne non plus. Faux descriptif de l'hotel Berjaya : Loin d'être un hotel de luxe (sale de bain trés sale) et fausse plage trés petite Excursions bidons : Une fois à l'hotel éviter les excursion proposées par Créole Holidays et Marie-Yvonne (une vrai commerciale!!), car vous allez passer vos journées dans le bus (Ex: excursion Sud Sauvage, 60 euros par personnes, Parti 9hOO retour 17h00 : en tout plus de 5 heures de bus...) faites tout vous même tout le monde parle français c'est trés facile.
Info Vérité Bateau : Seul les bateaux de chez VPM sont neufs, si vous tombez sur des bateaux de chez Dream Yacht Charter Seychelles...c'est autre chose. Il les use jusqu'à qu'ils explosent leur moteur en mer (croisière de mi juillet!) Malgré quelques soucis de chasse d'eau ou de frigo, le bateau est parfait et idéal pour le visite des îles à 10 personnes (8+2). Eviter la croisière 5D Sup ou vous serez 15 sur le bateau!
Info Vérité Vol Air Seychelles : Le vol n'est jamais effectué par Air france comme Switch en fait la pub mais par Air seychelles partenaire d'Air France sur ces vols. L'avion un B767 est trés bien et tout neuf. Les 10 heures de vols passent assez vite et les repas sympa.
Info Vérité Skipper et Cuisto et locaux seychellois: Le skipper Alain et le Cuisto Dean que nous avons eu sont à eux seul responsable de 60% de la réussite de la croisière. Ils ont su rattraper le manque de professionnalisme de switch en faisant leur maxi pour rendre notre voyage inoubliable. Dans tous les cas si vous êtes raleur, blazé, pressé et en plus si vous croyez etre servi comme des princes parce que vous avez payé, éviter cette croisière. Les seychellois sont des gens trés gentils mais vous êtes chez eux et vous devez vous habituer à leur rythme.
Info Vérité Fond marins : Les fonds marins des seychelles ne sont plus ce qu'ils étaient, ils ont souffert du réchauffement et Tsunamie. Vous verrais de magnifique poissons mais aucun coraux, anémone et Némo si vous nagez en PMT. De plus en cette saison l'eau est plus trouble.
Info Vérité Paysages : Incroyables!
Info Vérité Passagers : Nous sommes tombés sur des couples formidables...mais sur l'autre bateau 5D Plus, c'était l'ambiance glaciale!!...c'est le hazard
Bon Voyage!
Vos avis sur l'hôtel Yasmina à Djerba English translation pending
🙁bonjour atous et a toutes je souhaiterai savoir vos remarques et appreciation de cet hotel j'en reviens et je suis mecontente donc je voudrai savoir ce que vous en avez pensé?
merci avous toutes et tous
merci avous toutes et tous
Afrique du Sud: Prétoria-Blyde-Kruger-Drakensberg English translation pending
AFRIQUE DU SUD 25/02/2005 – 11/03/2005
Départ le 25/02/2005 Vol Air France Charles de Gaulle 23h45 Arrivée Johannesburg le lendemain vers 10h30.
26/02/2005 : A notre arrivée la charmante Hester et Pete nous attendent. J’avais contacté ces personnes par Internet à l’adresse : http://www.centurionbb.co.za/PetesRetreat.php. C’est très agréable d’avoir quelqu’un qui nous attend à l’aéroport. La guesthouse de Pete est proche de Pretoria dans le quartier très résidentiel de Centurion et est distant d’une soixantaine de kilomètres de l’aéroport de Johannesburg. Durant le trajet nous faisons connaissance avec nos hôtes. La maison proposée est une charmante demeure ou une aile est dédiée aux invités. Cette aile contient 3 ou 4 chambres ainsi qu’un lieu de détente et restauration. Attenant à cette aile se trouve la demeure de Pete et Hester. Un charmant jardin entoure cette guesthouse avec une petite piscine. Outre nos 2 hôtes nous faisons connaissance avec Willem le fils de la maison qui se destine à être pilote de ligne ainsi que 2 chiens très joueurs. A noter que le premier choc est le niveau de sécurité de ces maisons dans les quartiers résidentiels : palissade autour de la propriété surmontée de fils barbelés ainsi que de fils électriques à haut voltage, pancarte indiquant qu’à toute intrusion il y aura « armed response », détecteur de présence dans l’environnement immédiat. Après un repos mérité, nous prenons une collation préparée par Hester et nous subissons notre premier orage, nous terminons l’après midi à lire dans ce beau petit jardin avant que Pete vienne nous demander si nous désirons boire un verre avec eux. Nous sommes invités sur la terrasse de la maison pour déguster les premiers verres d’un excellent vin d’Afrique du Sud. Nous discutons avec Pete et Hester de la vie en Afrique du Sud et de ce que nous envisageons de faire durant ces 2 semaines. Dans l’après-midi nous faisons une halte pour regarder le match de rugby France –Galles. Rugby qui est le premier sport en Afrique du Sud et Pete est très connaisseur de ce sport ainsi que du cricket. Nous avons le plaisir de faire connaissance de la sœur d’Hester et son mari qui voyagent beaucoup et ont le projet de venir en Europe fin mars et peut-être nous voir en France. Nous sommes invités pour le repas du soir non pas au restaurant de la guesthouse mais à la table familiale. Hester aime cuisiner et faire connaître les plats typiquement sud-africains. Je ne pourrai indiquer tous les noms de ces plats mais ils sont délicieux et très copieux. La soirée est vraiment très agréable en compagnie de toutes ces personnes auxquelles s’est joint Laurence un étudiant du Zimbabwe qui est un habitué de la maison.
27/02/2005 : j’avais demandé à Pete de me prévoir un guide pour visiter Johannesburg et Soweto. Dans toute la littérature, il est indiqué que ces visites doivent se faire avec un guide noir bien sur mais aussi habitant Soweto. Pete nous a trouvé un guide Justis qui est un immigré du Zimbabwe qui a vécu dans Soweto pendant de longues années. Justis après de nombreux petits boulots a créé une entreprise de transports et de courrier express. Cette activité marche très bien puisqu’il a 5 employés et autant de camions. Justis se révélera un guide passionné de Soweto et très respectueux de cet endroit emplit de la grande histoire récente de l’Afrique du sud. Nous commençons notre journée par un petit déjeuner préparé par Hester. (Pourquoi petit ?) Surprise Hester et Pete vont nous accompagner. Ils profitent de l’occasion car ils n’ont jamais visité Soweto. Nous sentons que nos 2 hôtes sont quand même un peu inquiet du déroulement de cette journée. Je pense et cela n’est qu’une supposition, je n’ai pas osé le demander à Pete : Pete était armé pour ces visites. Nous commençons la visite par les abords de Johannesburg et nous pouvons voir que des quartiers d’affaire et des zones industrielles se construisent nombreux et imposants. Nous passons dans quelques quartiers résidentiels avant de se retrouver sur une colline surplombant Johannesburg. Colline qui est un quartier très résidentiel, donc très protégé. Nous pouvons voir l’étendue de la capitale économique de l’Afrique du sud avec un centre garni de quelques hauts buildings. En fin de matinée nous arrivons à Soweto après avoir traversé un certain nombre de townships. Surprise non township n’est pas égal à bidonville.
Ceux-ci appelés squatter camps sont rejetés aux extérieurs des townships. Si les demeures sont très modestes, elles sont malgré tout de tenue correcte. Justis n’hésite pas à passer quelques zones dangereuses sans s’y attarder quand même. Nous arrivons bientôt dans le centre historique de Soweto avec comme particularité que dans le même quartier nous avons 2 maisons de prix Nobel de la paix : Nelson Mandela et Desmond Tutu. Non loin de là se trouve aussi la maison de l’ex femme de Mandela : Winnie très populaire en Afrique du sud malgré les inculpations de corruption. Visite de la maison de Nelson Mandela, une maison 4 pièces traditionnelle de Soweto.
Visite du musée mémorial de la tuerie de milliers de lycéens et étudiants en 1976 sous le régime de l’apartheid. Nous sommes très impressionnés par ce musée en se disant que l’humanité a parfois et trop souvent des cotés barbares irrépressibles. Dans ce centre de Soweto il ne nous est pas difficile d’imaginer ce qu’a pu être cette période et donne à cette visite une sorte de « religiosité » et nous ressentons « quelque chose » qui plane dans l’air. Ce « quelque chose » qui pourrait s’appeler culpabilité lorsqu’on se trouve être blanc. Justis a donné sa maison de Soweto à sa sœur et espère que nous pourrons aller visiter. Entre temps il appelle un ami et décide de nous emmener voir cette maison particulière pour Soweto : une maison sur 2 étages preuve que ce monsieur se trouve dans la « middle class ». Cet ami nous fait visiter sa maison ainsi que 3 maisons au-delà, une maison particulière qui est une taverne clandestine « shebeen » : fermée en ce dimanche midi. Ces tavernes ouvrent le soir pour des habitués du quartier, lieu de débit de boisson et de musiques blues ou rythm’blues. L’ami ensuite, pour parfaire notre connaissance de Soweto, nous emmène chez sa mère qui habite la traditionnelle « 4 pièces » auxquelles se sont adjoints 2 pièces à l’arrière. 20 personnes vivent en ce lieu, 1 personne travaille et 2 autres touchent une maigre pension. Il n’est pas nécessaire de dire la modestie des lieux. Comparé à d’autres lieux dans le monde, ces maisons sont d’une très grande propreté. Hester est très surprise en ouvrant la marmite sur le feu, d’y découvrir une tête de veau entière mitonnant dans un jus fort odorant.
Vers 16 heures nous décidons d’aller déjeuner ailleurs et de nous arrêter à une boucherie en plein soweto. Couramment dans Soweto une boucherie est attenante au rite national du braai, appelé chez nous barbecue. Nous achetons la viande à la boucherie et à la sortie vous la mettez directement sur le braai.
Quel délice ce déjeuner en pleine rue de Soweto, Hester mange très peu, je crois qu’elle craint l’hygiène à la fois au niveau nourriture et des ustensiles. Les habitants de Soweto sont amusés de ces touristes qui mangent à la bonne franquette des townships. Nous poursuivons notre visite de Soweto et Justis tient absolument à nous montrer une maison atypique d’un monsieur qui ne jure que par le blanc autant dans son habillement que dans sa demeure. La maison blanche s’avère être une grande demeure un peu délabrée, prouvant la montée et la décadence de cette famille. Après cette journée bien remplie, Justis s’amuse avec un bus délabré du Zimbabwe qui est largué dans les montées mais qui foncent et nous dépassent dans les descentes. Justis : « Mais je suis sur il n’a pas de frein ce bus ». Au retour de ce périple, après une bonne douche, Pete m’attend pour prendre l’apéro avec un bon verre de vin que nous dégustons au coin du braai car le dimanche soir c’est …. Braai.
28/02/2005 Nous nous levons tôt vers 4h30 pour prendre un bus qui nous amènera à l’est du pays près du parc Kruger. Prétoria est distant de 300 km environ de Nelspruit notre destination finale. Pete s’est levé pour nous accompagner au départ du bus. Il nous donne une boite hermétique comprenant un repas, tout cela amicalement préparé par Hester. Le bus passe d’abord par Johannesburg et s’y arrête environ 1 heure. Le bus de la compagnie Intercape nous propose un petit déjeuner à bord. Cette compagnie est très sérieuse car il y a un changement de chauffeur toutes les 2 heures. Nous avons décidé de prendre ce transport pour voir « du pays ». Ce que nous voyons du pays ressemble beaucoup à ce que nous avons déjà vu il y a quelques années ……… aux états unis. Nos images et idées reçues africaines en prennent un coup. L’infrastructure routière, le parc automobile, les petites villes, la campagne, les habitations sont d’un niveau plus que correcte. Vers la fin du trajet nous quittons les plaines du Gauteng pour les paysages plus tourmentés de l’est du pays. Arrivée vers midi à Nelspruit, nous devons aller à Hazyview chez Gecko Bushpackers visible sur la toile à : http://www.gecko-bushpackers.co.za/ Nous avons choisi Hazyview pour sa proximité du Parc Kruger et de la région du Blyde River Canyon. A Nelspruit, vu le coût du transfert vers Hazyview (il y a 60 km environ), nous décidons de louer une voiture. A noter que, et cela nous est arrivé également dans la région de Durban, il est difficile de réserver sur place une voiture ailleurs que dans les aéroports. Par chance nous avons loué la dernière voiture chez Tempest à Nelspruit : une sorte de Wolkswagen Golf appelé Chico. Nous trouvons facilement Gecko qui est situé dans une forêt à l’écart de la route. Surprise Francis mon interlocuteur par mail, notre hôte est une femme (charmante aurai je pu préciser). Son mari (je suppose) possède une société de sécurité et protège les plantations de noisettes. Des exercices paramilitaires sont régulièrement effectués dans la forêt proche. Le lodge est très très simple, le repas du soir constitué par un unique plat du jour quoique correct est assez copieux et quand même assez cher.
01/03/2005 Le lendemain tôt nous partons pour 2 jours dans la Blyde river Canyon. Notre projet est de remonter au nord de la Blyde River et de la descendre jusqu’à Sabie avant de revenir le surlendemain à Gecko. Le site de Blyde River Canyon est impressionnant et magnifique. Ce site mériterait un arrêt et des marches pour une semaine.
Dans l’après-midi, après le modeste Lodge de hier soir, je m’arrête à Pilgrim’s rest charmant village de l’époque des chercheurs d’or préservé, pour y négocier une nuit au célèbre Royal Hotel : succès puisque j’obtiens une chambre avec une réduction de 40%. Cet hôtel comme le reste du village est constitué de bâtiments en bois et tôles ondulés. Vous pouvez avoir un aperçu à : http://www.royal-hotel.co.za Les chambres ont conservé le mobilier et l’esprit de l’époque. Le dîner au restaurant de l’hôtel nous apporte un buffet gargantuesque ainsi qu’une surprise : les employés du restaurant se lancent dans des chansons sud africaines de très haut niveau qui laissent supposer que le critère d’embauche dans ce restaurant est la voix.
02/03/2005 Après une nuit réparatrice et un petit déjeuner (pourquoi petit §?) nous reprenons la route dans la Blyde River Canyon. La veille nous avions visité les sites incontournables : Three rondavels paysage à couper le souffle, potholes cascades qui creusent des pots, Berlin et Lisbon falls cascades vertigineuses en hauteur. Pour la journée nous décidons de faire le sentier vers les Forest Falls (1h1/2 de marche) cascade sublime aussi large que haute.
Ensuite nous nous redirigeons vers Gecko ou notre loueur doit récupérer notre véhicule. Il arrive à l’heure africaine c'est-à-dire avec presque 2 heures de retard. Dans la soirée, nous discutons avec un couple de canadiens qui voyagent en Afrique du sud pour 3 mois. Cela fait 3 jours qu’ils voyagent dans la parc Kruger avec leur véhicule sans voir d’animaux très intéressants. Ils sont très surpris et amusés que nous ne ferons qu’un jour de visite dans le parc. Contrairement à eux, nous avons demandé à Francis de nous trouver un guide.
03/03/2005 Levés à 4h30, nous réveillons également les canadiens qui doivent se faire encore une journée dans le parc. Notre guide arrive à l’heure africaine avec ½ h de retard. Il arrive avec un énorme 4x4 qui peut contenir 10 personnes. Nous prenons au passage d’autres personnes dans un hôtel et nous voila partis pour un jour de safari appelé game drive. Le jeu consiste à débusquer le « big 5 » c'est-à-dire rhinocéros noir, éléphant, buffles, lions et léopards. Dans cette recherche nous apercevons d’autres espèces bien entendu. Nous verrons au cours de cette journée beaucoup d’animaux dont 4 du « big 5 » car comme au kénya nous ne verrons pas de léopards. Il faut dire que les guides à bord de leur 4x4 sont en liaison par cb avec d’autres guides pour situer les animaux.
Arrivée au lodge triomphant car les canadiens n’ont rien vu de leur journée, je me fais un plaisir de leur montrer les animaux sur mon appareil photo. Ils me demandent alors de dire précisément ou nous sommes passés pour y tenter la chance le lendemain.
04/03/2005 Levés à 5h, Francis nous conduit à Nelspruit pour que nous prenions le bus vers Durban. Départ à 7h en minibus, arrivée à Durban vers 16h. Minibus de la compagnie CityBug. Un unique chauffeur pour tout le trajet, pas de boisson ou collation à bord. Quelques arrêts dans des cafétérias d’autoroutes. Les paysages sont très diversifiés vers la côte sud. Nous remarquons immédiatement le passage dans la région zoulous par leurs villages si caractéristiques.
Notre destination finale de la journée ne doit pas être Durban mais nous devons nous rapprocher de la région du Drakensberg ou nous pensons passer quelques jours. Lors de notre parcours nous nous apercevons que nous passons à Pietermaritzburg qui est une ville proche du Drakensberg. Avec l’aide d’une étudiante sud-africaine et surtout de son portable nous essayons de voir si nous pouvons louer une voiture dans cette ville. Malheureusement pas de véhicules disponibles, ils doivent être acheminés depuis Durban. Donc nous poursuivons jusqu’à Durban. A Durban, nous devons louer notre voiture à l’aéroport donc nous prenons un taxi. A tort nous aurons notre unique frayeur de notre voyage. Après quelques minutes, le chauffeur reçoit un coup de téléphone. Il nous demande à la suite de cet appel, s’il peut dévier sa route pour prendre un homme d’affaire du mozambique. Il nous promet de nous mener à l’aéroport avant de déposer son autre client. Imprudemment j’accepte. Quelques temps après ce chauffeur nous parle de la délinquance en nous disant que cela n’est plus une réalité en Afrique du sud. Le détour parait long et notre inquiétude commence. Heureusement la prise en charge du client concerné se fait à un hôtel. Le client n’a pas l’air facile. Il n’a de cesse de dire au chauffeur qu’il doit être absolument à 17 heures à son rendez-vous. Il est moins 10 et compte tenu de sa promesse il doit d’abord passer à l’aéroport. Chemin faisant, le client signale au chauffeur qu’il y a encore eu une tuerie dans un bus la veille en montrant les manchettes des journaux affichés !!! La pression augmente dans la voiture, le taxi est pris dans des embouteillages et il roule comme un fou slalomant comme aux plus belles heures de Killy. Je m’attend à tout moment que le chauffeur nous demande de conduire d’abord son autre client. En fait il n’en est rien et nous arrivons à l’aéroport à moins 4. Les minutes suivantes ont du être difficiles pour notre chauffeur. A l’aéroport, les voitures modestes ne sont plus disponibles, nous prenons une Chevrolet. Nous voilà partis, il est déjà près de 18h. 2 choix s’opposent : rester sur la côte et se diriger vers Underberg le lendemain, s’avancer un peu. J’avoue je force un peu la décision en nous avançant vers le Drakensberg. Nous descendons la south coast jusqu’à Scottburgh et là nous filons nord ouest sur la R612. Cette route est superbe, nous traversons des villages zoulous et des collines façonnées par la culture de la canne à sucre. Cette façon dont la végétation redessine le paysage nous fait penser à la culture du thé en Asie. Assez vite le jour tombe et la conduite devient plus pénible car dans la nuit il est très difficile de distinguer des noirs marchant non le long mais sur la route. Les villages sont très distants et nous ne voyons pas ni de restaurant, ni d’hôtels. La tension monte un peu dans la voiture !!! Lorsque la crise est prête à éclater nous arrivons à Ixopo. Je tourne pour rentrer dans le village, une petite pancarte devant une maison : trop sombre pour y lire quoi que ce soit. Je sonne et nous sommes tombés par hasard dans une guesthouse « Trevelen Country Cottage » Tel 039 834 1177 qui accepte de nous héberger et de nous restaurer. Cette chambre d’hôte est charmante quoique simple. La propriétaire apparemment d’origine écossaise va nous préparer un repas de toute beauté digne des meilleurs restaurants. La tension est retombée et le reste de la soirée est des plus agréable. 05/03/2005 et 06/03/2005 Départ après un petit déjeuner (pourquoi petit ?) pour Underberg, village en plein Drakensberg sud. Nous y arrivons en fin de matinée. J’appelle une ferme de la région pour le logement. Après négociation – 40% nous nous dirigeons vers Penwarn Country Lodge visible à http://www.penwarn.com à quelques kilomètres de la sortie d’Underberg nous devons prendre à droite une piste très carrossable sur environ 25 km et ensuite sur 4 km un chemin que nous avons la chance de faire par temps sec. La chevrolet frotte de temps en temps. Tout le long de ce chemin nous nous arrêtons une multitude de fois pour admirer les paysages : ce sont une succession de cartes postales. Nous arrivons à la ferme. Cette ferme a une superficie de 17000 hectares. Les repas sont faits avec les produits de la ferme. Le cadre est idyllique, paysage majestueux, logement très chic, repas excellent. Chose impensable dans ce pays : nous demandons à notre hôtesse les clés de la chambre, elle nous répond qu’il n’y en a pas, qu’il n’y a pas de voleur, les chambres restent toujours ouvertes. Quand je vous dis idyllique !!! Toutes les activités sont possibles sur place : trek, pêche, équitation, safari, mountain bike, quad, parapente … Nous y passons 2 nuits, nous n’avons marché que dans la propriété. Les paysages sont à couper le souffle, et la faune très dépaysante : zèbres, gnous, élans … Nous faisons souvent du « hors piste » car les chemins sont peu tracés avec une attention particulière car l’Afrique du sud est un pays aux multiples variétés de serpents (nous n’en avons jamais rencontrés). Cette ferme a quelques animaux domestiques dont une loutre nimrod parfois envahissante lorsqu’elle est humide. Seule loutre à avoir son site internet : http://www.nimrodtheotter.com . Pendant tout notre séjour nous sommes accompagnés par la chienne gypsy qui parfois fatigue dans les ballades et demande à être portée. C’est la seule partie du Drakensberg que nous avons fait, je crois que le Drakensberg nécessiterait d’y passer un mois complet.
07/03/2005 et 08/03/2005 Départ après le petit déjeuner (eh oui ….) pour la south coast et l’océan indien. Nous nous arrêtons à Underberg où je téléphone à des lodges : finalement je trouve ce logement à Margate : http://www.ingwemanor.com . Nous prenons la route R617 passant par Kokstad et arrivant sur la côte à Port Shepstone. Il faut bien dire que c’est la partie de notre voyage la plus décevante car cette côte est envahit par des constructions touristiques pas toujours de très bon goût. Ensuite s’il y a une ville à éviter pour se loger c’est bien Margate. La propriétaire est très gentille et très stressée par la sécurité. La côte plus au sud du coté de Port Edward avec sa côte sauvage est à privilégier.
09/03/2005 Nous remontons vers l’aéroport en longeant la côte, nous reprenons un vol : http://www.kulula.com . Nous arrivons vers 21h à Johannesburg et nous retrouvons avec plaisir Pete et Willem à l’aéroport. Ils sont très curieux de ce que nous avons fait et de nos impressions sur leur pays. Hester nous accueille dans sa salle à manger avec un bon dîner et Pete est heureux de trinquer avec moi. J’avais demandé à Pete de me trouver un guide pour visiter Prétoria (ou plutôt Tshwane puisque la capitale a changé de nom pendant que nous y étions) et ses environs. Nous comprenons au cours du repas que Pete et Hester ont passé une partie du week end à nous concocter une journée de visite aux petits oignons.
10/03/2005 Visite de Prétoria et sa région. Nous démarrons la journée par la région située à 40 km environà l’est de Prétoria : Sterkfontein, Zwartkop, Driefontein (les « flamandphones » comprendront). Nous visitons les grottes de Sterkfontein trouvées dans une colline dolomites, c’est le site de la fameuse Mrs Pies (Piesianthropus transvaalenis) qui commence à prendre de l’âge 2 millions d’années. Déjà cette région contient une multitude de petites réserves. En fin de matinée nous arrivons à Prétoria et nous visitons la maison de Paul Kruger. En 1881 débuta la première guerre anglo-boer menée par Piet Joubert huguenots du Vaucluse et Paul Kruger. La république reprit son indépendance sous le nom de Zuid-Afrikaansche Republiek (d’où l’abréviation ZAR que nous retrouvons régulièrement). Paul Kruger devint en 1883 le 1er président de la ZAR, il participa dans les années 1836 au grand trek des Voortrekkers : soulèvement des fermiers contre le pouvoir. Ceci n’est qu’un raccourci de l’histoire déjà mouvementée de l’Afrique du Sud. Revenons à cette maison de Paul Kruger qui est une maison relativement simple avec le mobilier d’époque. Surprise dans une pièce, sur un meuble nous voyons des chiens en porcelaine semblables en tout point à ceux que mamie exposent à Killem. Dans la pièce suivante nous sommes ébahis de voir la salle à manger de mamie. Une pièce de cuivre au dos d’une chaise nous apprend que ces meubles viennent de Hollande. Voilà une découverte intéressante qui permet de mieux situer ces meubles de Killem.
Suite à cette visite nous parvenons au centre de Prétoria et la très animée et très jolie Church Square. Place à l’image de Prétoria qui est radicalement différente de la bouillonnante et inquiétante Johannesburg.
Ensuite nous nous dirigeons vers le Centre de l’Afrique du Sud avec Union Buildings, bâtiment qui regroupent tous les ministères. Devant cet édifice se trouve un très joli parc qui surplombe la ville. Nous décidons d’aller prendre un déjeuner très mérité. Nous allons au restaurant Blue Cane qui en plein Prétoria est aussi une réserve d’oiseaux. Pete et moi-même prenons une entrée composée d’abats d’agneaux. Plat qui aurait bien servi de plat principal pour 2 personnes. Le plat principal est à la mesure du plat précédent c'est-à-dire le double et le double des « ladies plates ».
Nous n’en pouvons plus et Pete demande un « dog bag ». Malgré cette abondance, ce repas fut délicieux et restera comme un très bon souvenir partagé avec nos amis Hester et Pete. L’après midi étant bien avancé nous ne pourrons plus que visiter le mémorial à la gloire des Voortrekkers.
Rapidement nous repassons à la guesthouse pour nous rafraîchir et nous préparer pour le retour. Hester et Pete nous reconduisent à l’aéroport où notre séparation est émouvante.
Si ce pays est dirigé par des noirs, tout le pouvoir économique est aux mains des blancs. Lors de ce voyage toutes les guesthouses et hôtels étaient détenus par des blancs donc l’essentiel de nos contacts l’ont été avec des blancs. Tout le monde reconnaît l’absurdité du système de l’apartheid. Hester racontait l’importance de la classification : white – black – coloured. Elle nous disait que bien qu’étant blanche, lorsqu’elle déclarait ses enfants, les officiers d’état civil exigeait de voir le bébé pour voir si la peau n’était pas foncée. Bien entendu il n’était pas de bon ton de bronzer. Lorsqu’il y avait doute, un crayon passé dans les cheveux pouvait indiquer la race !! Actuellement il y a des quotas d’embauche de noirs dans les entreprises même lorsqu’il y a carence de compétence. L’immigration de compétence est de ce fait importante. Tous les blancs que nous avons rencontrés ont un syndrome de la sécurité. Certains étaient assez stupéfaits de notre témérité de voyager dans les conditions qui sont les nôtres. A part dans le taxi à Durban nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, m��me immergés dans des quartiers « full black ». Imaginez le comportement des noirs voyant des blancs avec le pistolet à la ceinture. N’auriez vous pas un sentiment d’hostilité en voyant la confiance qui vous est accordée ? Je pense sincèrement que ce déballage de moyens de sécurité participe à l’engrenage de l’insécurité. Ce pays est très évolué, il l’est certes par les années de pouvoir des blancs et du pouvoir économique des blancs. Mais actuellement ce pays est prospère et au vu des travaux de construction, avec une certaine croissance. Les infrastructures sont exceptionnelles. J’avais quelques doutes sur la possibilité qu’un jour un pays africain puisse organiser un grand évènement tel coupe du monde de football ou jeux olympiques, aujourd’hui ce doute est levé. Pour l’avenir de ce pays, nous pouvons être pessimistes et optimistes. Pessimistes sur 2 points, l’afflux d’immigrés de pays voisins crée des squatters camps un peu partout, s’il y a révolte de ces personnes vivant dans la misère, les premiers visés seront les blancs et les noirs qui accèdent petit à petit à la middle class alors nous revivrons des guerres tribales comme nous l’avons déjà vu dans d’autres pays. Bien que Nelson Mandela ne soit pas directement au pouvoir, nous sentons très fort son influence partout dans le pays. Que sera l’état d’esprit des noirs à la mort de Mandela, lui qui est un formidable modérateur et fervent partisan de la paix ? Je ne peux terminer ce compte rendu que par une note optimiste bien sur. Lors de la libération des esclaves noirs aux Etats-Unis, qui aurait pensé à cette omniprésence des noirs dans la vie américaine actuelle (politique, économique, artistique, culturelle) ? Je pense que l’Afrique du Sud est au début de cette libération, le chemin parcouru est déjà phénoménal.
Départ le 25/02/2005 Vol Air France Charles de Gaulle 23h45 Arrivée Johannesburg le lendemain vers 10h30.
26/02/2005 : A notre arrivée la charmante Hester et Pete nous attendent. J’avais contacté ces personnes par Internet à l’adresse : http://www.centurionbb.co.za/PetesRetreat.php. C’est très agréable d’avoir quelqu’un qui nous attend à l’aéroport. La guesthouse de Pete est proche de Pretoria dans le quartier très résidentiel de Centurion et est distant d’une soixantaine de kilomètres de l’aéroport de Johannesburg. Durant le trajet nous faisons connaissance avec nos hôtes. La maison proposée est une charmante demeure ou une aile est dédiée aux invités. Cette aile contient 3 ou 4 chambres ainsi qu’un lieu de détente et restauration. Attenant à cette aile se trouve la demeure de Pete et Hester. Un charmant jardin entoure cette guesthouse avec une petite piscine. Outre nos 2 hôtes nous faisons connaissance avec Willem le fils de la maison qui se destine à être pilote de ligne ainsi que 2 chiens très joueurs. A noter que le premier choc est le niveau de sécurité de ces maisons dans les quartiers résidentiels : palissade autour de la propriété surmontée de fils barbelés ainsi que de fils électriques à haut voltage, pancarte indiquant qu’à toute intrusion il y aura « armed response », détecteur de présence dans l’environnement immédiat. Après un repos mérité, nous prenons une collation préparée par Hester et nous subissons notre premier orage, nous terminons l’après midi à lire dans ce beau petit jardin avant que Pete vienne nous demander si nous désirons boire un verre avec eux. Nous sommes invités sur la terrasse de la maison pour déguster les premiers verres d’un excellent vin d’Afrique du Sud. Nous discutons avec Pete et Hester de la vie en Afrique du Sud et de ce que nous envisageons de faire durant ces 2 semaines. Dans l’après-midi nous faisons une halte pour regarder le match de rugby France –Galles. Rugby qui est le premier sport en Afrique du Sud et Pete est très connaisseur de ce sport ainsi que du cricket. Nous avons le plaisir de faire connaissance de la sœur d’Hester et son mari qui voyagent beaucoup et ont le projet de venir en Europe fin mars et peut-être nous voir en France. Nous sommes invités pour le repas du soir non pas au restaurant de la guesthouse mais à la table familiale. Hester aime cuisiner et faire connaître les plats typiquement sud-africains. Je ne pourrai indiquer tous les noms de ces plats mais ils sont délicieux et très copieux. La soirée est vraiment très agréable en compagnie de toutes ces personnes auxquelles s’est joint Laurence un étudiant du Zimbabwe qui est un habitué de la maison.
27/02/2005 : j’avais demandé à Pete de me prévoir un guide pour visiter Johannesburg et Soweto. Dans toute la littérature, il est indiqué que ces visites doivent se faire avec un guide noir bien sur mais aussi habitant Soweto. Pete nous a trouvé un guide Justis qui est un immigré du Zimbabwe qui a vécu dans Soweto pendant de longues années. Justis après de nombreux petits boulots a créé une entreprise de transports et de courrier express. Cette activité marche très bien puisqu’il a 5 employés et autant de camions. Justis se révélera un guide passionné de Soweto et très respectueux de cet endroit emplit de la grande histoire récente de l’Afrique du sud. Nous commençons notre journée par un petit déjeuner préparé par Hester. (Pourquoi petit ?) Surprise Hester et Pete vont nous accompagner. Ils profitent de l’occasion car ils n’ont jamais visité Soweto. Nous sentons que nos 2 hôtes sont quand même un peu inquiet du déroulement de cette journée. Je pense et cela n’est qu’une supposition, je n’ai pas osé le demander à Pete : Pete était armé pour ces visites. Nous commençons la visite par les abords de Johannesburg et nous pouvons voir que des quartiers d’affaire et des zones industrielles se construisent nombreux et imposants. Nous passons dans quelques quartiers résidentiels avant de se retrouver sur une colline surplombant Johannesburg. Colline qui est un quartier très résidentiel, donc très protégé. Nous pouvons voir l’étendue de la capitale économique de l’Afrique du sud avec un centre garni de quelques hauts buildings. En fin de matinée nous arrivons à Soweto après avoir traversé un certain nombre de townships. Surprise non township n’est pas égal à bidonville.
Ceux-ci appelés squatter camps sont rejetés aux extérieurs des townships. Si les demeures sont très modestes, elles sont malgré tout de tenue correcte. Justis n’hésite pas à passer quelques zones dangereuses sans s’y attarder quand même. Nous arrivons bientôt dans le centre historique de Soweto avec comme particularité que dans le même quartier nous avons 2 maisons de prix Nobel de la paix : Nelson Mandela et Desmond Tutu. Non loin de là se trouve aussi la maison de l’ex femme de Mandela : Winnie très populaire en Afrique du sud malgré les inculpations de corruption. Visite de la maison de Nelson Mandela, une maison 4 pièces traditionnelle de Soweto.
Visite du musée mémorial de la tuerie de milliers de lycéens et étudiants en 1976 sous le régime de l’apartheid. Nous sommes très impressionnés par ce musée en se disant que l’humanité a parfois et trop souvent des cotés barbares irrépressibles. Dans ce centre de Soweto il ne nous est pas difficile d’imaginer ce qu’a pu être cette période et donne à cette visite une sorte de « religiosité » et nous ressentons « quelque chose » qui plane dans l’air. Ce « quelque chose » qui pourrait s’appeler culpabilité lorsqu’on se trouve être blanc. Justis a donné sa maison de Soweto à sa sœur et espère que nous pourrons aller visiter. Entre temps il appelle un ami et décide de nous emmener voir cette maison particulière pour Soweto : une maison sur 2 étages preuve que ce monsieur se trouve dans la « middle class ». Cet ami nous fait visiter sa maison ainsi que 3 maisons au-delà, une maison particulière qui est une taverne clandestine « shebeen » : fermée en ce dimanche midi. Ces tavernes ouvrent le soir pour des habitués du quartier, lieu de débit de boisson et de musiques blues ou rythm’blues. L’ami ensuite, pour parfaire notre connaissance de Soweto, nous emmène chez sa mère qui habite la traditionnelle « 4 pièces » auxquelles se sont adjoints 2 pièces à l’arrière. 20 personnes vivent en ce lieu, 1 personne travaille et 2 autres touchent une maigre pension. Il n’est pas nécessaire de dire la modestie des lieux. Comparé à d’autres lieux dans le monde, ces maisons sont d’une très grande propreté. Hester est très surprise en ouvrant la marmite sur le feu, d’y découvrir une tête de veau entière mitonnant dans un jus fort odorant.
Vers 16 heures nous décidons d’aller déjeuner ailleurs et de nous arrêter à une boucherie en plein soweto. Couramment dans Soweto une boucherie est attenante au rite national du braai, appelé chez nous barbecue. Nous achetons la viande à la boucherie et à la sortie vous la mettez directement sur le braai.
Quel délice ce déjeuner en pleine rue de Soweto, Hester mange très peu, je crois qu’elle craint l’hygiène à la fois au niveau nourriture et des ustensiles. Les habitants de Soweto sont amusés de ces touristes qui mangent à la bonne franquette des townships. Nous poursuivons notre visite de Soweto et Justis tient absolument à nous montrer une maison atypique d’un monsieur qui ne jure que par le blanc autant dans son habillement que dans sa demeure. La maison blanche s’avère être une grande demeure un peu délabrée, prouvant la montée et la décadence de cette famille. Après cette journée bien remplie, Justis s’amuse avec un bus délabré du Zimbabwe qui est largué dans les montées mais qui foncent et nous dépassent dans les descentes. Justis : « Mais je suis sur il n’a pas de frein ce bus ». Au retour de ce périple, après une bonne douche, Pete m’attend pour prendre l’apéro avec un bon verre de vin que nous dégustons au coin du braai car le dimanche soir c’est …. Braai.
28/02/2005 Nous nous levons tôt vers 4h30 pour prendre un bus qui nous amènera à l’est du pays près du parc Kruger. Prétoria est distant de 300 km environ de Nelspruit notre destination finale. Pete s’est levé pour nous accompagner au départ du bus. Il nous donne une boite hermétique comprenant un repas, tout cela amicalement préparé par Hester. Le bus passe d’abord par Johannesburg et s’y arrête environ 1 heure. Le bus de la compagnie Intercape nous propose un petit déjeuner à bord. Cette compagnie est très sérieuse car il y a un changement de chauffeur toutes les 2 heures. Nous avons décidé de prendre ce transport pour voir « du pays ». Ce que nous voyons du pays ressemble beaucoup à ce que nous avons déjà vu il y a quelques années ……… aux états unis. Nos images et idées reçues africaines en prennent un coup. L’infrastructure routière, le parc automobile, les petites villes, la campagne, les habitations sont d’un niveau plus que correcte. Vers la fin du trajet nous quittons les plaines du Gauteng pour les paysages plus tourmentés de l’est du pays. Arrivée vers midi à Nelspruit, nous devons aller à Hazyview chez Gecko Bushpackers visible sur la toile à : http://www.gecko-bushpackers.co.za/ Nous avons choisi Hazyview pour sa proximité du Parc Kruger et de la région du Blyde River Canyon. A Nelspruit, vu le coût du transfert vers Hazyview (il y a 60 km environ), nous décidons de louer une voiture. A noter que, et cela nous est arrivé également dans la région de Durban, il est difficile de réserver sur place une voiture ailleurs que dans les aéroports. Par chance nous avons loué la dernière voiture chez Tempest à Nelspruit : une sorte de Wolkswagen Golf appelé Chico. Nous trouvons facilement Gecko qui est situé dans une forêt à l’écart de la route. Surprise Francis mon interlocuteur par mail, notre hôte est une femme (charmante aurai je pu préciser). Son mari (je suppose) possède une société de sécurité et protège les plantations de noisettes. Des exercices paramilitaires sont régulièrement effectués dans la forêt proche. Le lodge est très très simple, le repas du soir constitué par un unique plat du jour quoique correct est assez copieux et quand même assez cher.
01/03/2005 Le lendemain tôt nous partons pour 2 jours dans la Blyde river Canyon. Notre projet est de remonter au nord de la Blyde River et de la descendre jusqu’à Sabie avant de revenir le surlendemain à Gecko. Le site de Blyde River Canyon est impressionnant et magnifique. Ce site mériterait un arrêt et des marches pour une semaine.
Dans l’après-midi, après le modeste Lodge de hier soir, je m’arrête à Pilgrim’s rest charmant village de l’époque des chercheurs d’or préservé, pour y négocier une nuit au célèbre Royal Hotel : succès puisque j’obtiens une chambre avec une réduction de 40%. Cet hôtel comme le reste du village est constitué de bâtiments en bois et tôles ondulés. Vous pouvez avoir un aperçu à : http://www.royal-hotel.co.za Les chambres ont conservé le mobilier et l’esprit de l’époque. Le dîner au restaurant de l’hôtel nous apporte un buffet gargantuesque ainsi qu’une surprise : les employés du restaurant se lancent dans des chansons sud africaines de très haut niveau qui laissent supposer que le critère d’embauche dans ce restaurant est la voix.
02/03/2005 Après une nuit réparatrice et un petit déjeuner (pourquoi petit §?) nous reprenons la route dans la Blyde River Canyon. La veille nous avions visité les sites incontournables : Three rondavels paysage à couper le souffle, potholes cascades qui creusent des pots, Berlin et Lisbon falls cascades vertigineuses en hauteur. Pour la journée nous décidons de faire le sentier vers les Forest Falls (1h1/2 de marche) cascade sublime aussi large que haute.
Ensuite nous nous redirigeons vers Gecko ou notre loueur doit récupérer notre véhicule. Il arrive à l’heure africaine c'est-à-dire avec presque 2 heures de retard. Dans la soirée, nous discutons avec un couple de canadiens qui voyagent en Afrique du sud pour 3 mois. Cela fait 3 jours qu’ils voyagent dans la parc Kruger avec leur véhicule sans voir d’animaux très intéressants. Ils sont très surpris et amusés que nous ne ferons qu’un jour de visite dans le parc. Contrairement à eux, nous avons demandé à Francis de nous trouver un guide.
03/03/2005 Levés à 4h30, nous réveillons également les canadiens qui doivent se faire encore une journée dans le parc. Notre guide arrive à l’heure africaine avec ½ h de retard. Il arrive avec un énorme 4x4 qui peut contenir 10 personnes. Nous prenons au passage d’autres personnes dans un hôtel et nous voila partis pour un jour de safari appelé game drive. Le jeu consiste à débusquer le « big 5 » c'est-à-dire rhinocéros noir, éléphant, buffles, lions et léopards. Dans cette recherche nous apercevons d’autres espèces bien entendu. Nous verrons au cours de cette journée beaucoup d’animaux dont 4 du « big 5 » car comme au kénya nous ne verrons pas de léopards. Il faut dire que les guides à bord de leur 4x4 sont en liaison par cb avec d’autres guides pour situer les animaux.
Arrivée au lodge triomphant car les canadiens n’ont rien vu de leur journée, je me fais un plaisir de leur montrer les animaux sur mon appareil photo. Ils me demandent alors de dire précisément ou nous sommes passés pour y tenter la chance le lendemain.
04/03/2005 Levés à 5h, Francis nous conduit à Nelspruit pour que nous prenions le bus vers Durban. Départ à 7h en minibus, arrivée à Durban vers 16h. Minibus de la compagnie CityBug. Un unique chauffeur pour tout le trajet, pas de boisson ou collation à bord. Quelques arrêts dans des cafétérias d’autoroutes. Les paysages sont très diversifiés vers la côte sud. Nous remarquons immédiatement le passage dans la région zoulous par leurs villages si caractéristiques.
Notre destination finale de la journée ne doit pas être Durban mais nous devons nous rapprocher de la région du Drakensberg ou nous pensons passer quelques jours. Lors de notre parcours nous nous apercevons que nous passons à Pietermaritzburg qui est une ville proche du Drakensberg. Avec l’aide d’une étudiante sud-africaine et surtout de son portable nous essayons de voir si nous pouvons louer une voiture dans cette ville. Malheureusement pas de véhicules disponibles, ils doivent être acheminés depuis Durban. Donc nous poursuivons jusqu’à Durban. A Durban, nous devons louer notre voiture à l’aéroport donc nous prenons un taxi. A tort nous aurons notre unique frayeur de notre voyage. Après quelques minutes, le chauffeur reçoit un coup de téléphone. Il nous demande à la suite de cet appel, s’il peut dévier sa route pour prendre un homme d’affaire du mozambique. Il nous promet de nous mener à l’aéroport avant de déposer son autre client. Imprudemment j’accepte. Quelques temps après ce chauffeur nous parle de la délinquance en nous disant que cela n’est plus une réalité en Afrique du sud. Le détour parait long et notre inquiétude commence. Heureusement la prise en charge du client concerné se fait à un hôtel. Le client n’a pas l’air facile. Il n’a de cesse de dire au chauffeur qu’il doit être absolument à 17 heures à son rendez-vous. Il est moins 10 et compte tenu de sa promesse il doit d’abord passer à l’aéroport. Chemin faisant, le client signale au chauffeur qu’il y a encore eu une tuerie dans un bus la veille en montrant les manchettes des journaux affichés !!! La pression augmente dans la voiture, le taxi est pris dans des embouteillages et il roule comme un fou slalomant comme aux plus belles heures de Killy. Je m’attend à tout moment que le chauffeur nous demande de conduire d’abord son autre client. En fait il n’en est rien et nous arrivons à l’aéroport à moins 4. Les minutes suivantes ont du être difficiles pour notre chauffeur. A l’aéroport, les voitures modestes ne sont plus disponibles, nous prenons une Chevrolet. Nous voilà partis, il est déjà près de 18h. 2 choix s’opposent : rester sur la côte et se diriger vers Underberg le lendemain, s’avancer un peu. J’avoue je force un peu la décision en nous avançant vers le Drakensberg. Nous descendons la south coast jusqu’à Scottburgh et là nous filons nord ouest sur la R612. Cette route est superbe, nous traversons des villages zoulous et des collines façonnées par la culture de la canne à sucre. Cette façon dont la végétation redessine le paysage nous fait penser à la culture du thé en Asie. Assez vite le jour tombe et la conduite devient plus pénible car dans la nuit il est très difficile de distinguer des noirs marchant non le long mais sur la route. Les villages sont très distants et nous ne voyons pas ni de restaurant, ni d’hôtels. La tension monte un peu dans la voiture !!! Lorsque la crise est prête à éclater nous arrivons à Ixopo. Je tourne pour rentrer dans le village, une petite pancarte devant une maison : trop sombre pour y lire quoi que ce soit. Je sonne et nous sommes tombés par hasard dans une guesthouse « Trevelen Country Cottage » Tel 039 834 1177 qui accepte de nous héberger et de nous restaurer. Cette chambre d’hôte est charmante quoique simple. La propriétaire apparemment d’origine écossaise va nous préparer un repas de toute beauté digne des meilleurs restaurants. La tension est retombée et le reste de la soirée est des plus agréable. 05/03/2005 et 06/03/2005 Départ après un petit déjeuner (pourquoi petit ?) pour Underberg, village en plein Drakensberg sud. Nous y arrivons en fin de matinée. J’appelle une ferme de la région pour le logement. Après négociation – 40% nous nous dirigeons vers Penwarn Country Lodge visible à http://www.penwarn.com à quelques kilomètres de la sortie d’Underberg nous devons prendre à droite une piste très carrossable sur environ 25 km et ensuite sur 4 km un chemin que nous avons la chance de faire par temps sec. La chevrolet frotte de temps en temps. Tout le long de ce chemin nous nous arrêtons une multitude de fois pour admirer les paysages : ce sont une succession de cartes postales. Nous arrivons à la ferme. Cette ferme a une superficie de 17000 hectares. Les repas sont faits avec les produits de la ferme. Le cadre est idyllique, paysage majestueux, logement très chic, repas excellent. Chose impensable dans ce pays : nous demandons à notre hôtesse les clés de la chambre, elle nous répond qu’il n’y en a pas, qu’il n’y a pas de voleur, les chambres restent toujours ouvertes. Quand je vous dis idyllique !!! Toutes les activités sont possibles sur place : trek, pêche, équitation, safari, mountain bike, quad, parapente … Nous y passons 2 nuits, nous n’avons marché que dans la propriété. Les paysages sont à couper le souffle, et la faune très dépaysante : zèbres, gnous, élans … Nous faisons souvent du « hors piste » car les chemins sont peu tracés avec une attention particulière car l’Afrique du sud est un pays aux multiples variétés de serpents (nous n’en avons jamais rencontrés). Cette ferme a quelques animaux domestiques dont une loutre nimrod parfois envahissante lorsqu’elle est humide. Seule loutre à avoir son site internet : http://www.nimrodtheotter.com . Pendant tout notre séjour nous sommes accompagnés par la chienne gypsy qui parfois fatigue dans les ballades et demande à être portée. C’est la seule partie du Drakensberg que nous avons fait, je crois que le Drakensberg nécessiterait d’y passer un mois complet.
07/03/2005 et 08/03/2005 Départ après le petit déjeuner (eh oui ….) pour la south coast et l’océan indien. Nous nous arrêtons à Underberg où je téléphone à des lodges : finalement je trouve ce logement à Margate : http://www.ingwemanor.com . Nous prenons la route R617 passant par Kokstad et arrivant sur la côte à Port Shepstone. Il faut bien dire que c’est la partie de notre voyage la plus décevante car cette côte est envahit par des constructions touristiques pas toujours de très bon goût. Ensuite s’il y a une ville à éviter pour se loger c’est bien Margate. La propriétaire est très gentille et très stressée par la sécurité. La côte plus au sud du coté de Port Edward avec sa côte sauvage est à privilégier.
09/03/2005 Nous remontons vers l’aéroport en longeant la côte, nous reprenons un vol : http://www.kulula.com . Nous arrivons vers 21h à Johannesburg et nous retrouvons avec plaisir Pete et Willem à l’aéroport. Ils sont très curieux de ce que nous avons fait et de nos impressions sur leur pays. Hester nous accueille dans sa salle à manger avec un bon dîner et Pete est heureux de trinquer avec moi. J’avais demandé à Pete de me trouver un guide pour visiter Prétoria (ou plutôt Tshwane puisque la capitale a changé de nom pendant que nous y étions) et ses environs. Nous comprenons au cours du repas que Pete et Hester ont passé une partie du week end à nous concocter une journée de visite aux petits oignons.
10/03/2005 Visite de Prétoria et sa région. Nous démarrons la journée par la région située à 40 km environà l’est de Prétoria : Sterkfontein, Zwartkop, Driefontein (les « flamandphones » comprendront). Nous visitons les grottes de Sterkfontein trouvées dans une colline dolomites, c’est le site de la fameuse Mrs Pies (Piesianthropus transvaalenis) qui commence à prendre de l’âge 2 millions d’années. Déjà cette région contient une multitude de petites réserves. En fin de matinée nous arrivons à Prétoria et nous visitons la maison de Paul Kruger. En 1881 débuta la première guerre anglo-boer menée par Piet Joubert huguenots du Vaucluse et Paul Kruger. La république reprit son indépendance sous le nom de Zuid-Afrikaansche Republiek (d’où l’abréviation ZAR que nous retrouvons régulièrement). Paul Kruger devint en 1883 le 1er président de la ZAR, il participa dans les années 1836 au grand trek des Voortrekkers : soulèvement des fermiers contre le pouvoir. Ceci n’est qu’un raccourci de l’histoire déjà mouvementée de l’Afrique du Sud. Revenons à cette maison de Paul Kruger qui est une maison relativement simple avec le mobilier d’époque. Surprise dans une pièce, sur un meuble nous voyons des chiens en porcelaine semblables en tout point à ceux que mamie exposent à Killem. Dans la pièce suivante nous sommes ébahis de voir la salle à manger de mamie. Une pièce de cuivre au dos d’une chaise nous apprend que ces meubles viennent de Hollande. Voilà une découverte intéressante qui permet de mieux situer ces meubles de Killem.
Suite à cette visite nous parvenons au centre de Prétoria et la très animée et très jolie Church Square. Place à l’image de Prétoria qui est radicalement différente de la bouillonnante et inquiétante Johannesburg.
Ensuite nous nous dirigeons vers le Centre de l’Afrique du Sud avec Union Buildings, bâtiment qui regroupent tous les ministères. Devant cet édifice se trouve un très joli parc qui surplombe la ville. Nous décidons d’aller prendre un déjeuner très mérité. Nous allons au restaurant Blue Cane qui en plein Prétoria est aussi une réserve d’oiseaux. Pete et moi-même prenons une entrée composée d’abats d’agneaux. Plat qui aurait bien servi de plat principal pour 2 personnes. Le plat principal est à la mesure du plat précédent c'est-à-dire le double et le double des « ladies plates ».
Nous n’en pouvons plus et Pete demande un « dog bag ». Malgré cette abondance, ce repas fut délicieux et restera comme un très bon souvenir partagé avec nos amis Hester et Pete. L’après midi étant bien avancé nous ne pourrons plus que visiter le mémorial à la gloire des Voortrekkers.
Rapidement nous repassons à la guesthouse pour nous rafraîchir et nous préparer pour le retour. Hester et Pete nous reconduisent à l’aéroport où notre séparation est émouvante.
Si ce pays est dirigé par des noirs, tout le pouvoir économique est aux mains des blancs. Lors de ce voyage toutes les guesthouses et hôtels étaient détenus par des blancs donc l’essentiel de nos contacts l’ont été avec des blancs. Tout le monde reconnaît l’absurdité du système de l’apartheid. Hester racontait l’importance de la classification : white – black – coloured. Elle nous disait que bien qu’étant blanche, lorsqu’elle déclarait ses enfants, les officiers d’état civil exigeait de voir le bébé pour voir si la peau n’était pas foncée. Bien entendu il n’était pas de bon ton de bronzer. Lorsqu’il y avait doute, un crayon passé dans les cheveux pouvait indiquer la race !! Actuellement il y a des quotas d’embauche de noirs dans les entreprises même lorsqu’il y a carence de compétence. L’immigration de compétence est de ce fait importante. Tous les blancs que nous avons rencontrés ont un syndrome de la sécurité. Certains étaient assez stupéfaits de notre témérité de voyager dans les conditions qui sont les nôtres. A part dans le taxi à Durban nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, m��me immergés dans des quartiers « full black ». Imaginez le comportement des noirs voyant des blancs avec le pistolet à la ceinture. N’auriez vous pas un sentiment d’hostilité en voyant la confiance qui vous est accordée ? Je pense sincèrement que ce déballage de moyens de sécurité participe à l’engrenage de l’insécurité. Ce pays est très évolué, il l’est certes par les années de pouvoir des blancs et du pouvoir économique des blancs. Mais actuellement ce pays est prospère et au vu des travaux de construction, avec une certaine croissance. Les infrastructures sont exceptionnelles. J’avais quelques doutes sur la possibilité qu’un jour un pays africain puisse organiser un grand évènement tel coupe du monde de football ou jeux olympiques, aujourd’hui ce doute est levé. Pour l’avenir de ce pays, nous pouvons être pessimistes et optimistes. Pessimistes sur 2 points, l’afflux d’immigrés de pays voisins crée des squatters camps un peu partout, s’il y a révolte de ces personnes vivant dans la misère, les premiers visés seront les blancs et les noirs qui accèdent petit à petit à la middle class alors nous revivrons des guerres tribales comme nous l’avons déjà vu dans d’autres pays. Bien que Nelson Mandela ne soit pas directement au pouvoir, nous sentons très fort son influence partout dans le pays. Que sera l’état d’esprit des noirs à la mort de Mandela, lui qui est un formidable modérateur et fervent partisan de la paix ? Je ne peux terminer ce compte rendu que par une note optimiste bien sur. Lors de la libération des esclaves noirs aux Etats-Unis, qui aurait pensé à cette omniprésence des noirs dans la vie américaine actuelle (politique, économique, artistique, culturelle) ? Je pense que l’Afrique du Sud est au début de cette libération, le chemin parcouru est déjà phénoménal.
Km par jour? English translation pending
Bonjour,
En regardant différents messages sur les randonnées à vélo (type canal du midi), je remarque que les distances journalières ne me semblent pas très élevées (50-80km/jours).
Etant un novice absolu dans ces voyages, quels sont les éléments qui faussent ma vision des choses ?
Mon profil : 20km/jour, vitesse moyenne 30km/h, et régulièrement 50km dans la journée (faut bien sortir de la ville pour se baigner 😎, donc saccoche bien remplies), 29 ans grand et lourd (1, 92 / 98kg).
En regardant différents messages sur les randonnées à vélo (type canal du midi), je remarque que les distances journalières ne me semblent pas très élevées (50-80km/jours).
Etant un novice absolu dans ces voyages, quels sont les éléments qui faussent ma vision des choses ?
Mon profil : 20km/jour, vitesse moyenne 30km/h, et régulièrement 50km dans la journée (faut bien sortir de la ville pour se baigner 😎, donc saccoche bien remplies), 29 ans grand et lourd (1, 92 / 98kg).
Le Vénézuela de Chavez English translation pending
Emission de Daniel Mermet sur france Inter à propos du dernier livre de Maurice Lemoine Chavez presidente! --
Chavez Presidente !
Entretien avec Maurice Lemoine, rédacteur en chef adjoint du Monde diplomatique, spécialiste de l’Amérique Latine et auteur de Chavez Presidente ! (aux éditions Flammarion) Chávez presidente ! est un roman d’espionnage qui constitue à la fois une chronique du coup d’Etat contre le président vénézuélien Hugo Chavez en 2002 et une mise au jour des mécanismes des jeux de pouvoirs internationaux.
http://www.la-bas.org/ram/050617.ram
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=714
Chavez Presidente !
Entretien avec Maurice Lemoine, rédacteur en chef adjoint du Monde diplomatique, spécialiste de l’Amérique Latine et auteur de Chavez Presidente ! (aux éditions Flammarion) Chávez presidente ! est un roman d’espionnage qui constitue à la fois une chronique du coup d’Etat contre le président vénézuélien Hugo Chavez en 2002 et une mise au jour des mécanismes des jeux de pouvoirs internationaux.
http://www.la-bas.org/ram/050617.ram
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=714
Déception sur la Bolivie English translation pending
¡ Hola à tous !
J´ai été pas mal déçu par la Bolivie, au regard des commentaires de ce forum, je m´attendais à un pays avec des habitants chaleureux, curieux envers l´étranger, à des paysages magnifiques.
Rien de tout cela. Je tiens à préciser que le commentaire qui suit ne s´applique qu´aux zones touristiques de la Bolivie, peut etre qu´ailleurs dans le pays c´est un peu mieux.
Je m´explique: la grande majorité des boliviens n´ont que faire du touriste, le seul aspect qui les interesse se trouve dans votre besace, vos poches. C´est malheureusement très courant en amérique du sud par la pauvreté qui y règne, mais d´autre peuples sont beaucoup plus courtois ( péruviens ) ou malins ( colombiens ).
Le bolivien lui est seulement lourdaud: "achète moi" ou "donne moi" sera le seul contact que vous aurez. Pas commercial pour un sou.
Il semblerait qu´ils se sont lançés trop tot dans le marché de la consommation, on voit facilement une indienne habillé de façon traditionnelle dégainer un telephone portable. C´est pas l´argent qui leur manque, juste que pas assez pour les biens de consommation qui passent à la TV. Les enfants vous poursuivent en quémandant de l´argent ou la variante " argent + photo ". Déplorable.
Saludos
J´ai été pas mal déçu par la Bolivie, au regard des commentaires de ce forum, je m´attendais à un pays avec des habitants chaleureux, curieux envers l´étranger, à des paysages magnifiques.
Rien de tout cela. Je tiens à préciser que le commentaire qui suit ne s´applique qu´aux zones touristiques de la Bolivie, peut etre qu´ailleurs dans le pays c´est un peu mieux.
Je m´explique: la grande majorité des boliviens n´ont que faire du touriste, le seul aspect qui les interesse se trouve dans votre besace, vos poches. C´est malheureusement très courant en amérique du sud par la pauvreté qui y règne, mais d´autre peuples sont beaucoup plus courtois ( péruviens ) ou malins ( colombiens ).
Le bolivien lui est seulement lourdaud: "achète moi" ou "donne moi" sera le seul contact que vous aurez. Pas commercial pour un sou.
Il semblerait qu´ils se sont lançés trop tot dans le marché de la consommation, on voit facilement une indienne habillé de façon traditionnelle dégainer un telephone portable. C´est pas l´argent qui leur manque, juste que pas assez pour les biens de consommation qui passent à la TV. Les enfants vous poursuivent en quémandant de l´argent ou la variante " argent + photo ". Déplorable.
Saludos
Quel sac à dos pour un tour du monde? English translation pending
Bonjour,
Je suis allée m'acheter mon sac à dos pour mon tour du monde... A la boutique du Vieux Campeur, beaucoup beaucoup de choix. Le vendeur m'a orientée vers un "sac-valise" = un sac à dos qui s'ouvre par le devant, solide, plus facile de rangement, avec pas mal de poches et un peit sac à dos détachable sur le devant. Bref, je suis ses conseils, j'achète le modèle de Karrimor (50+20 L)... Rentrée chez moi je me rends compte qu'il pèse, à vide, 3, 8 kg ! Alors que la plupart des sacs à dos que j'avais vus font moins de 3 kilos... J'aurais donc pu gagner quasi 1 kilo...
Bon, a priori je ne le porterai pas tout le temps de toute façon, surtout pendant les différents trajets et transferts...
J'ai besoin de vos avis ! Est-ce que ca vous parait trop lourd ? Est-ce qu'un sac à dos classique est plus intéressant ?...
Merci d'avance
Estelle
Je suis allée m'acheter mon sac à dos pour mon tour du monde... A la boutique du Vieux Campeur, beaucoup beaucoup de choix. Le vendeur m'a orientée vers un "sac-valise" = un sac à dos qui s'ouvre par le devant, solide, plus facile de rangement, avec pas mal de poches et un peit sac à dos détachable sur le devant. Bref, je suis ses conseils, j'achète le modèle de Karrimor (50+20 L)... Rentrée chez moi je me rends compte qu'il pèse, à vide, 3, 8 kg ! Alors que la plupart des sacs à dos que j'avais vus font moins de 3 kilos... J'aurais donc pu gagner quasi 1 kilo...
Bon, a priori je ne le porterai pas tout le temps de toute façon, surtout pendant les différents trajets et transferts...
J'ai besoin de vos avis ! Est-ce que ca vous parait trop lourd ? Est-ce qu'un sac à dos classique est plus intéressant ?...
Merci d'avance
Estelle
Métier d'ethnologue? English translation pending
slt je suis interressée par le metier d'ethnologue et je voudrais savoir si quelqu'un connais les études a suivr les débouchés, le metier, en gros tout ce que vous pouvez me dire sur ce métier...
voila merci d'avance.
voila merci d'avance.
La langue écrite québecoise. Votre opinion English translation pending
À tous,
Petite question: Qu'es-ce qui vous agaçe, vous irrite lorsque vous lisez du québecois sur le site VF? Les anglicismes, nos régionalismes, notre syntaxe parfois/souvent tordue? N'y voyez pas quelqu'un qui cherche la petite bête noire! Seulement comprendre par vos réflexions et commentaires si nous pouvons, nous québecois, maintenir et soutenir la qualité du français écrit sur ce Forum.
Soyez critiques, incisifs s'il le faut et soupoudrez d'un peu d'humour ou d'ironie. À vos claviers!
DeCléricy
Petite question: Qu'es-ce qui vous agaçe, vous irrite lorsque vous lisez du québecois sur le site VF? Les anglicismes, nos régionalismes, notre syntaxe parfois/souvent tordue? N'y voyez pas quelqu'un qui cherche la petite bête noire! Seulement comprendre par vos réflexions et commentaires si nous pouvons, nous québecois, maintenir et soutenir la qualité du français écrit sur ce Forum.
Soyez critiques, incisifs s'il le faut et soupoudrez d'un peu d'humour ou d'ironie. À vos claviers!
DeCléricy
Vos plus beaux couchers de soleil! English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis sûre que vous avez de superbes photos de coucher de soleil à partager avec nous 😉 !! Rien que quand je vois celles prises par Spot dans le bush australien (http://voyageforum.com/v.f?post=134558) ... aie aie aie 😮 !
Je ne suis vraiment pas une pro de la photo, et c'était mon premier voyage avec mon appareil numérique... mais je me lance pour marquer le départ de cette nouvelle discussion 🙂.
Coucher de soleil en avril dans le nord-est du Québec (Saint Augustin, Basse Côte Nord).
A vous 😉.
Tilde.
Je suis sûre que vous avez de superbes photos de coucher de soleil à partager avec nous 😉 !! Rien que quand je vois celles prises par Spot dans le bush australien (http://voyageforum.com/v.f?post=134558) ... aie aie aie 😮 !
Je ne suis vraiment pas une pro de la photo, et c'était mon premier voyage avec mon appareil numérique... mais je me lance pour marquer le départ de cette nouvelle discussion 🙂.
Coucher de soleil en avril dans le nord-est du Québec (Saint Augustin, Basse Côte Nord).
A vous 😉.
Tilde.
kayak sur la Loire (France) English translation pending
A ceux qui ont envie de vacances dépaysantes, loin de la civilisation, sur l'eau, en harmonie avec la nature... et pas très cher...
Un petit séjour sur la Loire en kayak... Une expérience formidable!! 😇
J'ai moi_même fait 3 randos de 10 jours magnifiques, qui me laissent des souvenirs superbes!! 😎
La première année et la troisième, environ entre Orléans et Angers ; ce parcours nous montre des endroits de la Loire bien différents en peu de kms : d'abors une Loire timide, étroite, verte... ensuite, une autre, plus large, avec un chenal, moins de bancs de sable en été... Et la deuxième année, le parcours était entre Decize et Giens, année très agréable ; bien différente, car plus en amont, mais magnifique...
totalement dépaysant ; un retour difficile dans la civilisation lorsque 10 jours plus tard, il nous faut remettre le nez dans les grandes surfaces, par exemple, ou se heurter de nouveau aux infos du monde! 😛
Je le conseille à tous. Pleins de souvenirs supers sympas!! A partager, bien sûr...
Et je terminerai en ajoutant qu'en qualité de Nantaise, je connais désormais la Loire entre Decize et St Nazaire, avec la plus grande fierté. Il y a sûrement moins à craindre de la Loire que nous pouvons parfois l'entendre. C'est un fleuve absolument surprenant!!🙂
A bientôt sur l'eau, comme on le dit chez nous!! 😉
Un petit séjour sur la Loire en kayak... Une expérience formidable!! 😇
J'ai moi_même fait 3 randos de 10 jours magnifiques, qui me laissent des souvenirs superbes!! 😎
La première année et la troisième, environ entre Orléans et Angers ; ce parcours nous montre des endroits de la Loire bien différents en peu de kms : d'abors une Loire timide, étroite, verte... ensuite, une autre, plus large, avec un chenal, moins de bancs de sable en été... Et la deuxième année, le parcours était entre Decize et Giens, année très agréable ; bien différente, car plus en amont, mais magnifique...
totalement dépaysant ; un retour difficile dans la civilisation lorsque 10 jours plus tard, il nous faut remettre le nez dans les grandes surfaces, par exemple, ou se heurter de nouveau aux infos du monde! 😛
Je le conseille à tous. Pleins de souvenirs supers sympas!! A partager, bien sûr...
Et je terminerai en ajoutant qu'en qualité de Nantaise, je connais désormais la Loire entre Decize et St Nazaire, avec la plus grande fierté. Il y a sûrement moins à craindre de la Loire que nous pouvons parfois l'entendre. C'est un fleuve absolument surprenant!!🙂
A bientôt sur l'eau, comme on le dit chez nous!! 😉
Il etait une fois Parvat en Iran... English translation pending
Tout d'abord, un enoooorme merci pour vos supers messages qui me font chaud au coeur (voir il etait une fois en Turquie, puis mes mails prives que je ne sais repondre personnellement a tous car ca prend 5 minutes pour ouvrir une page dans ces contrees) Je n'oublierai pas le bonjour a Iraj JL, et continuez de m'envoyer des mails, c'est si agreable de vous lire...
Donc, arrives a Dogubayazit en Turquie, nous avons suivi les traces de Trekkerbeub, et avons visiter le palais d'Ishak Pasa, avec le mont Ararat enneige en arriere plan... MONUMENTAL!!! Vraiment grandiose!
L'apres midi, en route pour l'Iran border... Je mets mon foulard sur la tete (je sens qu'il va m'emmerder ce foulard...) et comme nous sommes dimanche, le passage se fait rapidement, specialement pour nous touristes occidentaux
🙂
(break clop dehors qui ne dure pas longtemps car comme je suis E.T. c'est parfois derangeant;))
Donc nous voila en Iran!!! Taxi collectif pour Bazargan, et retaxi pour Maku, ou nous décidons de nous arrêter une nuit pour nous reposer de la nuit précédente en bus. On trouve un hôtel, pas cher du tout... L'équivalent d'un euro par pers. mais euh... Quelle affreuse chambre, et quelle puanteur dans la salle d’eau ! Pas de douche, juste un évier et deux "tuvalet" à l’odeur épouvantable. Pour se laver, toute une histoire, heureusement que je ne voyage pas seule, Pili vient tenir la porte de la salle d’eau vu qu’elle ne ferme pas. Dorénavant je crois qu’on s'offrira un hôtel au double du prix !Petite balade dans Maku… Je m'achète un fin manteau noir et long pour être en accord avec la loi du pays, puis petit dîner... Kebab et pain, et dodo.
18/4
Bus pour Tabriz. Enfin l'hotel est bien clean, (6 euros pour nous trois) avec des douches bien chaudes. On se balade dans la ville, je m'achete un foulard tout fin et pas chaud dans le bazar (superbe avec ses 35 km de galeries) ou nous nous arretons dans un bui bui pour que je puisse gouter enfin un qaylan. (narguileh) L'endroit est minuscule, serres comme des baudets, on essaie de boire le chai comme ici, avec un morceau de sucre en bouche, on sirote le the brulant. Pas mal le qaylan, mais je prefere le tabac a la pomme. Je regle l'adition, 50 centimes d'euros pour le narguileh et 6 thes...
Petit bonjour a Nasser de l'office du tourisme, qui fait merveilleusement son boulot... Au soir dans un resto, nous faisons connaissance de Shalaleh et Majit qui parlent bien l'anglais. Nous quittons le resto ensemble, et avant d'aller se balader dans le parc Elboli, Shalaleh passe en vitesse chez elle mettre un chador, car comme elle et Majit n'ont aucun lien de parente, elle a peur de se faire prendre, ils risquent gros tous les deux... Cela fait 6 ans qu'ils sont amis, mais ils ne pourront jamais se marier, le pere de Shalaleh ne veut pas de Majit comme gendre... Alors tant qu'elle etudie, elle habite Tabriz alors que ses parents vivent a Orumiyeh, elle continue a voir son cher et tendre, elle a presque fini ses etudes d'ingenieur en electronique, et va commencer l'informatique... On se boit un the en fumant un qaylan a la pomme, et grimpons au point de vue. La ville toute illuminee, le palais converti en resto au milieu de l'étang, les fontaines eclairees de spots verts jaunes ou oranges, on passe vraiment une délicieuse soiree...
Donc, arrives a Dogubayazit en Turquie, nous avons suivi les traces de Trekkerbeub, et avons visiter le palais d'Ishak Pasa, avec le mont Ararat enneige en arriere plan... MONUMENTAL!!! Vraiment grandiose!
L'apres midi, en route pour l'Iran border... Je mets mon foulard sur la tete (je sens qu'il va m'emmerder ce foulard...) et comme nous sommes dimanche, le passage se fait rapidement, specialement pour nous touristes occidentaux
🙂
(break clop dehors qui ne dure pas longtemps car comme je suis E.T. c'est parfois derangeant;))Donc nous voila en Iran!!! Taxi collectif pour Bazargan, et retaxi pour Maku, ou nous décidons de nous arrêter une nuit pour nous reposer de la nuit précédente en bus. On trouve un hôtel, pas cher du tout... L'équivalent d'un euro par pers. mais euh... Quelle affreuse chambre, et quelle puanteur dans la salle d’eau ! Pas de douche, juste un évier et deux "tuvalet" à l’odeur épouvantable. Pour se laver, toute une histoire, heureusement que je ne voyage pas seule, Pili vient tenir la porte de la salle d’eau vu qu’elle ne ferme pas. Dorénavant je crois qu’on s'offrira un hôtel au double du prix !Petite balade dans Maku… Je m'achète un fin manteau noir et long pour être en accord avec la loi du pays, puis petit dîner... Kebab et pain, et dodo.
18/4
Bus pour Tabriz. Enfin l'hotel est bien clean, (6 euros pour nous trois) avec des douches bien chaudes. On se balade dans la ville, je m'achete un foulard tout fin et pas chaud dans le bazar (superbe avec ses 35 km de galeries) ou nous nous arretons dans un bui bui pour que je puisse gouter enfin un qaylan. (narguileh) L'endroit est minuscule, serres comme des baudets, on essaie de boire le chai comme ici, avec un morceau de sucre en bouche, on sirote le the brulant. Pas mal le qaylan, mais je prefere le tabac a la pomme. Je regle l'adition, 50 centimes d'euros pour le narguileh et 6 thes...
Petit bonjour a Nasser de l'office du tourisme, qui fait merveilleusement son boulot... Au soir dans un resto, nous faisons connaissance de Shalaleh et Majit qui parlent bien l'anglais. Nous quittons le resto ensemble, et avant d'aller se balader dans le parc Elboli, Shalaleh passe en vitesse chez elle mettre un chador, car comme elle et Majit n'ont aucun lien de parente, elle a peur de se faire prendre, ils risquent gros tous les deux... Cela fait 6 ans qu'ils sont amis, mais ils ne pourront jamais se marier, le pere de Shalaleh ne veut pas de Majit comme gendre... Alors tant qu'elle etudie, elle habite Tabriz alors que ses parents vivent a Orumiyeh, elle continue a voir son cher et tendre, elle a presque fini ses etudes d'ingenieur en electronique, et va commencer l'informatique... On se boit un the en fumant un qaylan a la pomme, et grimpons au point de vue. La ville toute illuminee, le palais converti en resto au milieu de l'étang, les fontaines eclairees de spots verts jaunes ou oranges, on passe vraiment une délicieuse soiree...
enfin le voilà: 747-400 de Corsair English translation pending
LE PREMIER 747-400 DE CORSAIR (FGTUI) A ATTERI A FORT-DE-FRANCE CE MERCREDI 13 AVRIL 2005 AUX ENVIRONS DE 15H15.
A SON BORD MR CHESNAU, DG DE CORSAIR. je cite "CE PREMIER EXEMPLAIRE SERA DEDIER EN PRIORITE AUX ANTILLES ET PLUS PARTULIEREMENT A LA MARTINIQUE".
Pourkoi la martinique? A cause de nombreux retard et annulation durant décembre et janvier. C T LA VRAI PAGAILLE.
Je suis aller le voir, je lai vu de mais propre yeux, il est vraiment cette avion.
A SON BORD MR CHESNAU, DG DE CORSAIR. je cite "CE PREMIER EXEMPLAIRE SERA DEDIER EN PRIORITE AUX ANTILLES ET PLUS PARTULIEREMENT A LA MARTINIQUE".
Pourkoi la martinique? A cause de nombreux retard et annulation durant décembre et janvier. C T LA VRAI PAGAILLE.
Je suis aller le voir, je lai vu de mais propre yeux, il est vraiment cette avion.
Paris-Athènes à vélo English translation pending
Salut,
j' ai 18 ans et je souhaiterai faire Paris-Athènes à vélo. Le problème c'est que je n'ai jamais fait de voyage de ce type, mais je pense être assez sportif. J'estime faire cette aventure en 1mois et 10 jours.
Est ce que vous pourriez me donner des informations concernant le voyage, lieux à ne pas manquer, campings, budget.....et surtout adresses où l'on peut acheter des vélos (VTT avec suspension à l'avant simplement).
Merci
🙂 Gaback 🙂
j' ai 18 ans et je souhaiterai faire Paris-Athènes à vélo. Le problème c'est que je n'ai jamais fait de voyage de ce type, mais je pense être assez sportif. J'estime faire cette aventure en 1mois et 10 jours.
Est ce que vous pourriez me donner des informations concernant le voyage, lieux à ne pas manquer, campings, budget.....et surtout adresses où l'on peut acheter des vélos (VTT avec suspension à l'avant simplement).
Merci
🙂 Gaback 🙂
Recherche informations sur le tractage d'un véhicule grâce à un tow-bar (à l'américaine) English translation pending
Bonjour a tous,
Je recherche toutes infos ( legislatives, fabricants, expériences personnelles) sur le tractage d'une voiture derriere un camping car grace a un systeme de remorquage un peu particulier appelé TOW-BAR.
Ce systeme permet de tracter un vehicule sur ses roues (sans remorque), et est utilisé frequement aux etats-unis et au canada.
Je ne trouve rien comme infos valables sur le sujet, en france.
merci de partager vos connaissances....
merci d'avance
PATRICK26
Je recherche toutes infos ( legislatives, fabricants, expériences personnelles) sur le tractage d'une voiture derriere un camping car grace a un systeme de remorquage un peu particulier appelé TOW-BAR.
Ce systeme permet de tracter un vehicule sur ses roues (sans remorque), et est utilisé frequement aux etats-unis et au canada.
Je ne trouve rien comme infos valables sur le sujet, en france.
merci de partager vos connaissances....
merci d'avance
PATRICK26
Préjugés asiatiques... English translation pending
Voilà ce que l'on peut lire dans un roman sorti récemment :
On est dans une prison malaise, un détenu brieffe un nouvel arrivé :
"Chaque clan a sa spécialité. Les Chinois et les Malais continuent de vivre selon leur rythme : les premiers vendent tout, les seconds ne foutent rien. Les Indiens s'occupent des problèmes administratifs : ils jouent aux avocats, rédigent n'importe quelle bafouille pour quelques ringgits. Les Indonésiens sont les esclaves. Tu pourrais t'en payer un par jour, rien qu'avec ta portion de frometon. Avec les Philippins, ça devient plus méchant." et un peu plus loin " Les Thaïs, je les avais oubliés. Cent ringgits la passe."
C'est incroyable, en 6 lignes les pires des préjugés sur différents peuples...
J'avoue que ça me fait sourire, mais ce n'est pas la première fois que j'entends ce genre de choses....
Même (surtout) dans ces pays, on entend souvent les gens ressasser de vieilles disputes culturelles entre leur pays et la nation voisine, et ce genre de commentaires (Indonésiens génétiquement esclaves... Chinois vendeurs de tout ce qui leur tombe sous la main) s'en dégage très souvent....
Je me souviens avoir beaucoup entendu aussi : "Ah.. Les singapouriens... Ils ont oublié d'où ils viennent eux!!!!"
😐
Ca vous inspire quoi???
On est dans une prison malaise, un détenu brieffe un nouvel arrivé :
"Chaque clan a sa spécialité. Les Chinois et les Malais continuent de vivre selon leur rythme : les premiers vendent tout, les seconds ne foutent rien. Les Indiens s'occupent des problèmes administratifs : ils jouent aux avocats, rédigent n'importe quelle bafouille pour quelques ringgits. Les Indonésiens sont les esclaves. Tu pourrais t'en payer un par jour, rien qu'avec ta portion de frometon. Avec les Philippins, ça devient plus méchant." et un peu plus loin " Les Thaïs, je les avais oubliés. Cent ringgits la passe."
C'est incroyable, en 6 lignes les pires des préjugés sur différents peuples...
J'avoue que ça me fait sourire, mais ce n'est pas la première fois que j'entends ce genre de choses....
Même (surtout) dans ces pays, on entend souvent les gens ressasser de vieilles disputes culturelles entre leur pays et la nation voisine, et ce genre de commentaires (Indonésiens génétiquement esclaves... Chinois vendeurs de tout ce qui leur tombe sous la main) s'en dégage très souvent....
Je me souviens avoir beaucoup entendu aussi : "Ah.. Les singapouriens... Ils ont oublié d'où ils viennent eux!!!!"
😐
Ca vous inspire quoi???
L'Algérie: jusqu'à Djanet et l'Erg Admer, vraiment à faire? English translation pending
Cela fait déja quelque temps que je connais et cotoie des Algériens en France, et c'est un grand plaisir.
Un récent voyage au Mali, avec Air Algérie, via Alger pour une escale a encore renforcé les très bonnes impressions que j'ai sur cette jeune Nation.
Lors de mes deux passages à Alger, l'accueil a été exemplaire : sympathique, courtois, juste ce qu'il faut de sérieux, même de la part du personnel de l'aeroport.
Cela m'encourage vivement à aller y faire un tour
Quelles sont vos impressions et vos coups de coeur ?
Quelles sont vos impressions et vos coups de coeur ?
Impressions de retour du Rajasthan English translation pending
Bonjour
Voyager au Rajasthan en individuel ne presente pas de difficultees, train, bus ... pas plus difficiles que les autres pays du sud est asiatique.
Habitue a voyager 3 mois par an, en Asie, Birmanie, Laos Vietnam Cambodge ... nous pensions que le Rajasthan ne nous poserait pas trop de soucis
durant 4 semaines, du 17 janvier au 17 Mars nous avons a notre rythme decouvert la region.
Nous avions occulte plusieurs choses, la journee 20 degrees, la nuit 10 degrees, les chambres sont de vrais glacieres dans les Havelis, pas de chauffage, bien souvent oblige de dormir tout habile.
Le pire n etait pas la, les centres des villes du Rajasthan sont pollue par les rejets industriels, les rejets des vehicules qui circulent, la poussiere, bref Paris ressemble au niveau respirable a une station des alpes, tres rapidement comme beaucoup de touristes nous etions sous anti toussif.
Voyager en train, meme en prenant la seconde classe sleeper ne met pas a l abri de certains soucis, les compartiments sont tres sales, tout donne l impression que depuis leur mise en service les wagons n ont pas ete nettoyes, sans compter les sollicitations pesantes tout au long du trajet.
Se ballader, presente un reel danger, comment eviter de marcher sur une bousse de vache ou sur des excrements de porcs, de glisser dans une rigole d egout a ciel ouvert, il faut une reelle agilite.
Il nous est egalement arrive, dans des restaurants frequentes par des touristes occidentaux de retrouver dans nos assiettes ou dans nos verres des traces des precedents consommateurs, donc comme tout le monde nous n avons pas echappe a une tourista redoutable, calmee par de l immodiom.
Bilan positif du sejour, une perte de poids de 6 kg en un mois, pas mal pour 4 semaines..
Ce compte rendu ne plaira pas a tous, mais il correspond a la realite.
J PIERRE
Voyager au Rajasthan en individuel ne presente pas de difficultees, train, bus ... pas plus difficiles que les autres pays du sud est asiatique.
Habitue a voyager 3 mois par an, en Asie, Birmanie, Laos Vietnam Cambodge ... nous pensions que le Rajasthan ne nous poserait pas trop de soucis
durant 4 semaines, du 17 janvier au 17 Mars nous avons a notre rythme decouvert la region.
Nous avions occulte plusieurs choses, la journee 20 degrees, la nuit 10 degrees, les chambres sont de vrais glacieres dans les Havelis, pas de chauffage, bien souvent oblige de dormir tout habile.
Le pire n etait pas la, les centres des villes du Rajasthan sont pollue par les rejets industriels, les rejets des vehicules qui circulent, la poussiere, bref Paris ressemble au niveau respirable a une station des alpes, tres rapidement comme beaucoup de touristes nous etions sous anti toussif.
Voyager en train, meme en prenant la seconde classe sleeper ne met pas a l abri de certains soucis, les compartiments sont tres sales, tout donne l impression que depuis leur mise en service les wagons n ont pas ete nettoyes, sans compter les sollicitations pesantes tout au long du trajet.
Se ballader, presente un reel danger, comment eviter de marcher sur une bousse de vache ou sur des excrements de porcs, de glisser dans une rigole d egout a ciel ouvert, il faut une reelle agilite.
Il nous est egalement arrive, dans des restaurants frequentes par des touristes occidentaux de retrouver dans nos assiettes ou dans nos verres des traces des precedents consommateurs, donc comme tout le monde nous n avons pas echappe a une tourista redoutable, calmee par de l immodiom.
Bilan positif du sejour, une perte de poids de 6 kg en un mois, pas mal pour 4 semaines..
Ce compte rendu ne plaira pas a tous, mais il correspond a la realite.
J PIERRE
Cadeaux thaïs? English translation pending
Salut à tous,
Je vais rendre visite à des amis thaïs et je cherche une source d'inspiration pour leur amener des cadeaux.
Des chocolats belges, of course. Mais quoi d'autre ? Avez-vous des idées de trucs originaux et qui seraient bien perçus par des thaïs ?
Merci pour vos lumières ...
Je vais rendre visite à des amis thaïs et je cherche une source d'inspiration pour leur amener des cadeaux.
Des chocolats belges, of course. Mais quoi d'autre ? Avez-vous des idées de trucs originaux et qui seraient bien perçus par des thaïs ?
Merci pour vos lumières ...
Une rencontre à Mons (Belgique): 26 février 2005 English translation pending
Lieu : Dans la Case de Simba! (l'adresse vs sera fournie en Pv)Canada en août 2005 English translation pending
je suis une maman de 42 ans avec 3 jeunes enfants : 10, 7 et 3 ans
mon mari et moi voulons visiter le CANADA cet été (le rejoindre par avion) et faire la visite de ce pays par le train (via-rail)
avez vous des tuyaux pour des endroits sympas avec des jeunes enfants, des conseils,
à bientôt
Bernadette
mon mari et moi voulons visiter le CANADA cet été (le rejoindre par avion) et faire la visite de ce pays par le train (via-rail)
avez vous des tuyaux pour des endroits sympas avec des jeunes enfants, des conseils,
à bientôt
Bernadette

Les Philippines, pour changer English translation pending
Dimanche 19/10/2003
Ouf, nous sommes enfin dans le 747 qui va nous amener à Manille. L'avion est plein comme un œuf. A Roissy, on nous a dit qu'il était surbooké de 73 places. Du coup, nous ne regrettons plus d'être arrivés un peu trop en avance. Nous avions prévu plus de temps que d'habitude à cause des factures de médicaments à faire viser par la Douane. En fait, l'opération a pris 5 mn. Aucun contrôle, il fallait seulement le double des factures que j'avais eu la bonne idée d'apporter.
Ensuite 55 mn de vol dans un B737 où nous étions bien serrés pour arriver à Francfort. Une heure plus tard, nous embarquons dans le 747, en premier SVP, grâce au jeune âge de Marc. Plus tard, nous regretterons le temps où voyager avec des enfants nous donnait des petits privilèges.
Lundi 20/10 22H
Manille, grande chambre d'hôtel impersonnelle, deux lits d'une personne seulement, mais deux grandes pièces et une banquette pour 1800P (les chambres à 1500P étant soi-disant toutes prises), et il y a une piscine. Pour la conversion des pesos en euros, ce n'est pas évident : 1€=63P, mais en francs, c'est très simple puisque 10P=1F. On va se retrouver à penser en francs alors que je fais la guerre à la maison pour qu'on n'en parle plus.
Nous devrions dormir car demain, nous nous levons à 6h pour prendre l'avion à 8h, mais pour notre horloge interne, il n'est que 16h. De plus, on se croirait à New-York à cause des incessants hurlements des sirènes que nous entendons depuis l'arrivée à l'hôtel. Eric a remarqué en descendant à la piscine un énorme incendie à 300m environ. D'où les sirènes. On dirait que tous les pompiers de Manille (12 millions d'habitants) convergent vers notre chambre. Pour dîner, nous sommes allés dans les rues adjacentes à l'hôtel et nous avons fini par manger dans la rue une soupe avec une assiette de riz et porc adobo, 190P pour nous 4. La sauce adobo est LA sauce philippine : sauce brune au soja, vinaigre et sucre. Nous voilà très vite dans le bain. Pas vu de blanc depuis notre arrivée à l'hôtel. Les sirènes continuent, le sommeil risque d'être léger. Vivement demain, Puerto Princesa devrait être beaucoup plus calme.
Mardi 21/10 le soir
Fin de la première journée, souvent la plus délicate dans ce genre de voyage. L'incendie d'hier était un très gros sinistre, c'est une gare de bus qui a brûlé, le feu s'étendant ensuit au bidonville voisin. Curieusement, la municipalité voulait récupérer le terrain du bidonville pour des projets immobiliers, mais les habitants s'y opposaient. Plus maintenant.
Pour arriver à Palawan, tout s'est passé comme prévu, après une nuit où personne n'a bien dormi sauf … moi. Incroyable. Une heure d'avion et nous voilà dans le petit aéroport provincial de Puerto. Nous récupérons les bagages et sortons.
Nous repérons immédiatement Lucie. Apparence sans surprise : femme brune, alerte, cheveux courts, lunettes, pas de maquillage. Pourrait interpréter une infirmière dans un téléfilm. Premier contact chaleureux. Elle est venue avec un couple d'amis philippins et leur véhicule, sorte de mini-songthaew (pour ceux qui connaissent la Thaïlande) bien pourri appelé ici multicab. Ouf, c'en est fini des 40 kg de médicaments et de vêtements que nous avons apportés pour le dispensaire.
10 mn plus tard, nous voilà à la pension où habite Lucie quand elle descend à Puerto. Le temps de poser les bagages et nous nous asseyons à l'extérieur avec Lucie. Nous avons bien sûr beaucoup à nous dire. Nous ne nous connaissons que par internet, il y a donc beaucoup de curiosité réciproque.
Comme nous l'avions deviné, son assoc se résume à 2 membres actifs, Lucie et Bernard, son ex-compagnon qui s'occupe de l'intendance en France. Le projet de dispensaire est un projet personnel de Lucie qu'elle mijote depuis une vingtaine d'années. Elle a attendu que ses 3 enfants (20, 23 et 25 ans maintenant) soient autonomes pour se lancer. Elle a beaucoup voyagé en Asie, avec en arrière-pensée le choix du pays où elle installerait son dispensaire. Elle a finalement choisi Palawan, à cause des besoins bien sûr, mais aussi parce que la majorité des habitants se débrouille bien en anglais. Le financement est en grande partie personnel. Le projet de couplage du dispensaire avec l'orphelinat a été abandonné, le directeur français de l'orphelinat étant parti avec la caisse après des rumeurs (fondées semble-t-il) de pédophilie (!). L'établissement est maintenant fermé.
Après quelques heures de papotage, nous allons faire un tour en ville. La pension est située en plein centre. Un bol de nouilles dans un resto viet, pas terribles, rien à voir avec les vietnamiens de l'avenue d'Ivry. Il y a sur Palawan, une minorité viet. A l'époque des boat people, les Philippines ont accueilli sou la pression "amicale" des USA, un contingent de réfugiés. Une partie d'entre eux a été installée sur Palawan où ils se sont assez bien intégrés. Il y a un quartier vietnamien, à la périphérie de Puerto, après l'aéroport.
Un petit tour chez un money changer pour changer quelques euros. Tout ça sans quitter l'avenue Rizal, épine dorsale de la ville qui n'a, de ce qu'on a vu aujourd'hui, aucun charme. Le pays est pauvre et ça se voit. Rizal est saturée de tricycles (prononcer à l'anglaise traillecikeul), sortes de tuk-tuk en plus rustique (si, si, c'est possible) qui créent un nuage de fumée puante nimbant tout le centre ville. Il y en avait 3000 à Puerto, mais le maire a récemment limité le nombre à 2000. C'est LE moyen de transport pour se déplacer en ville. Tarif : 4P/pers si la distance ne dépasse pas 2km ; au-delà, il faut négocier. On peut tenir à 5 dedans dont une personne sur la selle derrière le chauffeur. Ca paraît dingue, mais nous l'avons fait.
Petite sieste, puis nous allons dîner dans un des meilleurs restos de la ville, le Ka Lui, encore sur Rizal. Très belle salle joliment décorée avec parquet de bambou sur lequel nous marchons pieds nus. Pidio, le petit ami philippin de Lucie, nous accompagne. Il parle si doucement que nous avons du mal à le comprendre. Il est à Palawan pour son travail qui consiste à cartographier les zones de forêt vierge de l'île à partir de photos du satellite Spot, puis à vérifier sur place. Il est originaire de Manille. Le repas, constitué de plusieurs plats de poissons et crustacés est délicieux. Nous ne laissons rien. En amuse-gueule, nous avons dégusté des algues appelées ici "latok" et complètement inconnues chez nous. C'est croquant avec des vésicules qui craquent sous la dent et un goût de mer, un peu comme de l'huître. Ne pas confondre latok et lamok (moustique). Excellent repas, Lucie est étonnée de voir les garçons se régaler autant.
Mercredi 22/10, le soir
Hier, grosse nuit pour tout le monde (10 à 12 heures de sommeil selon les cas). Temps toujours menaçant. Un typhon passe près de nous, pas de chance. Déjeuner chez les amis de Lucie qui nous ont accueillis à l'aéroport. Malgré les consignes de Lucie, ils avaient préparé un super repas avec latok, coquillages, poulet adobo, et deux poissons différents servis avec une délicieuse sauce aigre-douce, le tout accompagné d'un légume inconnu (y compris de Lucie) et de riz bien sûr. C'était aussi bon qu'au resto d'hier soir. Accueil chaleureux de toute la famille, frères sœurs, grands-parents, … etc… plus en special guest, un beau-frère soi-disant journaliste pour l'armée et membre des services secrets en réalité. Rond, jovial, gourmand et très sympa, il a déjà rendu pas mal de services à Lucie depuis qu'elle a décidé de s'installer ici. Nous avons été reçus royalement alors que ce sont des gens très pauvres, Leia ne travaillant pas et Jong n'ayant pas de travail fixe. Leurs 2 fils de 8 et 10 ans (c'était l'anniversaire de ce dernier et nous lui avons offert 200P suivant le conseil de Lucie) étaient tétanisés et sont restés cloîtrés dans la petite maison. Il occupent 2 pièces d'une maison à loyer réduit appartenant à leur église, les logements voisins étant occupés par les frères de Jong. Si j'ai bien compris, le père, très malade, était le chef de cette communauté religieuse, avant de passer le relais à un de ses fils.
Avec Lucie, Jong et Leia, nous sommes ensuite allés voir un zoo à la sortie de la ville. Sorte de réserve d'animaux spécifiques de Palawan, nous avons vu des crocodiles de mer et de rivière (les plus gros, jusqu'à 9m), un aigle serpentaire, des aigles pêcheurs, …, et un animal que nous ne connaissions pas, le bearcat, petit plantigrade spécifique de Palawan. Sympa et ça nous sortait un peu. Chance, il n'a pas plu pendant la visite.
Le soir dîner au resto Kinabusch, très bon. Calamars grillés sur plaque de bronze pour les garçons, même chose mais avec du poisson en plus pour AM et soupe aigre aux crevettes, spécialité du coin pour moi. Pidio était avec nous. Il rentre demain à Manille pour 2 semaines de congés. Comme à chaque fois, il ira demain matin tôt au marché pour acheter 20 kg de poisson destiné à sa famille. Le poisson est nettement moins cher ici qu'à Manille. Lucie semble bien amoureuse. Au resto, impossible de tout payer malgré nos efforts, Pidio a même payé plus de la moitié (850P en tout pour nous 6).
Pidio est marié, enfin officiellement. Aux Philippines, le divorce est interdit (toujours l'église catho), ce qui est embêtant quand on veut refaire sa vie. Le couple de Pidio ne marchait plus bien et sa santé non plus. Grosse fatigue et brûlures d'estomac. Pidio va faire des analyses et le médecin lui demande où il prend ses repas. Pidio répond qu'il mange toujours chez lui, le médecin lui conseille alors de manger à l'extérieur pendant quelques temps. Son épouse avait une liaison et, voulant mettre un terme définitif à leur union, avait commencé à l'empoisonner. Pidio est devenu méfiant avec les femmes.
Le soir, nous nous sommes esquivés tôt pour les laisser passer la soirée ensemble. Après le déjeuner, coupure générale d'électricité, il paraît que ça arrive souvent ici. Le courant n'est revenu qu'en fin d'après-midi, juste avant la nuit.
Vendredi 24/10 9h
Sommes dans le bus de Port Barton attendant le départ, il pleut à seaux. Hier, pluie quasi ininterrompue, ça devient pénible. Sommes allés à Luzviminda (LUZon-VIsaias-MINdanao, 3 îles dont sont originaires les habitants du village) pour voir la maison-dispensaire de Lucie. Elle a loué un multicab car celui de Jong est trop pourri pour faire la route. Il y a environ 80 kg de bagages dont les 2 sacs que nous avons apportés. Jong, Leia et leur plus jeune fils nous accompagnent.
Voyage très lent, 1h30 pour faire 35 km. Luziminda est sur la route du sud, et donne sur la baie de Puerto. C'est un village d'agriculteurs et de pêcheurs. Un petit sentier mène à une première grande maison. C'est celle d'un américain qui n'y passe que quelques jours par an. En son absence, son gardien Greg peut en user à sa guise. Greg est le propriétaire du terrain où Lucie a fait construire. Passé cette maison, nous suivons un sentier jusqu'à la maison de Lucie. La maison de Greg et Deborah est un peu plus loin. Située sur une petite colline, la maison de Lucie est fonctionnelle. Une partie habitation de 30 m² avec un séjour-cuisine et 2 petites chambres, plus une salle d'eau attenante (non comptée dans les 30 m² ; une pièce de 20 m² pour le dispensaire. Une terrasse orientée ouest. Confort minimum, mais il y a quand même un frigo, une gazinière, une télé et 2 ensembles de fauteuils et canapés en bambou. Pas d'eau courante pour le moment, une pompe à main en contrebas.
Le site est agréable, on domine la verdure de laquelle émerge le toit de 3 habitations éparpillées. La maison est construite sur une solide base de béton montant jusqu'à 50 cm du sol, puis des panneaux de bambou tressé qu'il faudra revernir régulièrement, de même qu'il faudra traiter souvent toutes les parties en bois contre les termites. Comme trou perdu, c'est réussi. Il y a un sari-sari (épicerie) pas loin et c'est tout. Tout le reste doit être acheté à Puerto.
Nous aurions bien aimé faire une promenade pour découvrir les alentours et descendre jusqu'au port de pêche distant de 5 km, mais il pleut trop. Sommes restés sur la terrasse de 11h à 16h avec Lucie, Greg et Deborah, Jong et Leia, et leur fils qui s'est enfin déridé et qui joue bien avec Marc. Ils ont passé des heures à jouer avec 3 élastiques, ça change des tonnes de jouets dont nos enfants ne se servent pas. Deborah va aider Lucie au dispensaire qui ouvrira dans quelques semaines. Elle a l'air très gentille, mais ne parle pas bien anglais.
De retour à Puerto, je fais un saut au seul hypermarché de l'île, le NCCC qui se trouve tout près de la pension et y achète du rhum et du coca pour prendre l'apéro avec Lucie. A l'entrée du magasin, il y a une pancarte qui demande de déposer ses armes à la consigne. Tout le monde se fait palper avant de pénétrer dans la grande surface. Devant chaque banque, il y a un garde armé d'un fusil à pompe. J'ai demandé à Lucie s'il y avait souvent des braquages, réponse : non. C'est peut-être du folklore.
Après l'apéritif, nous allons dîner au Balinsasayaw, grand et excellent resto qui se trouve dans une rue parallèle à Rizal. Eric et moi partageons un plat de poisson cru mariné au kalamansi (petits agrumes de la forme d'une grosse bille et dont le jus a un goût entre le citron et la clémentine) et bien épicé et de succulents travers de porc.
Pendant le dîner, nous reparlons de ce que nous voulons faire le lendemain. Au début, nous avions prévu d'aller à Sabang pour voir la fameuse rivière souterraine, mais la route passe par un gué et il est tombé tellement d'eau que nous risquons de pas pouvoir passer. Lucie nous parle alors de Narra, un bled à 1h30 de route au sud, où un de ses copains tient un hôtel avec piscine au bord de la plage. Elle lui envoie un SMS pour savoir s'il y a de la place (3 bungalows seulement), auquel cas elle viendrait avec nous. Malheureusement, c'est plein. Nous décidons alors d'aller à Port Barton. C'est un petit village sur une plage de la côte ouest, à 150km au nord de Puerto, soit entre 4 et 12h (!) de jeepney. De là, nous pourrons éventuellement aller à Sabang en banca (bateaux traditionnels à double balancier) ou repartir vers Taytay et El Nido. Nous avons besoin de bouger, rester coincés à Puerto sous la pluie nous plombe le moral, surtout Anne-Marie qui est arrivée fatiguée et qui a mal dormi depuis.
Retour à l'hôtel. Après le coucher des enfants, nous nous retrouvons dehors avec Lucie et Roberto, le proprio de l'hôtel et ami de Lucie. Je ressors le rhum et nous finissons la soirée en rigolant bien, Roberto est très amusant et le rhum philippin n'est pas mauvais du tout, il fait penser au rhum cubain. Précisons que j'ai acheté la qualité supérieure, vieillie en fûts de chêne, à moins de 2 euros la bouteille. Roberto fait partie d'une des grandes familles de Puerto et il nous raconte plein d'histoires.
Revenons à aujourd'hui. Nous sommes donc installés dans le jeepney de Port Barton attendant le départ. Le terminal de bus et le marché ont récemment été déplacés du centre ville vers San Jose, un village à quelques km de Puerto afin de désengorger Puerto. Mais il y a toujours des bus qui partent du centre et qui font un arrêt à San Jose. Ici, rien n'est vraiment certain.
Ce matin, Pete, l'employé de nuit de la pension, très gentil et serviable, est allé vérifier que l'unique bus quotidien pour Port Barton partait bien du centre à 9h et nous a réservé des places. Nous arrivons en tricycle à 8h45. Le chauffeur nous dit qu'il ne partira qu'à 10h. Il pleut à verse et nous n'avons pas vu Lucie ce matin. La reverrons-nous ? Nous n'en savons rien, n'ayant alors aucune idée de notre itinéraire. De plus, il est possible de quitter Palawan par El Nido en avion ou bateau. Les conditions de voyage sont beaucoup plus rudes qu'en Thaïlande. Si le temps ne s'améliore pas rapidement, nous allons vers la galère. A 10h, le chauffeur vient spontanément nous prévenir que nous partirons un peu plus tard car il pleut trop. Pourquoi ?
A 10h30, la pluie est moins forte et nous partons. Nous comprenons tout de suite le problème du chauffeur : il n'y a pas d'essuie-glaces ! D'ailleurs, il n'y a pas de vitres au fenêtres, comme dans tous les jeepneys. Il y a tout de même un pare-brise que le chauffeur soulève en le maintenant ouvert avec un tasseau quand il ne pleut pas trop.
A 11h, nous sommes enfin sur la route, seule route goudronnée de l'île, dénommée sans honte "highway" et correspondant à une départementale en France. Le jeepney roule à bonne allure et à 14h, nous quittons la highway pour la piste de Port Barton. Jusque là, pas de problème, le jeepney s'arrête souvent pour embarquer ou débarquer des passagers et nous avons fait une pause déjeuner de 20 mn.
Maintenant, il s'agit de traverser l'île dans sa largeur (ici 22 km) par une piste de terre. Nous sommes optimistes et pensons qu'une heure suffira. Quelle erreur ! La piste est détrempée, parsemée d'ornières boueuses. Comme l'île est montagneuse, c'est une succession de montées et de descentes assez raides. Le jeepney part plusieurs fois en dérapage. AM et moi sommes assez crispés mais les enfants s'amusent bien. Il faut juste que le passager côté jungle fasse très attention à ne pas prendre de branche d'arbre dans la figure. Après la première fois, on est vigilant.
Une femme nous raconte que, de temps à autre, le jeepney se retrouve coincé ou en panne et que les passagers doivent alors passer la nuit sur place. Elle-même y a eu droit quelques mois auparavant. Entendant cela, AM flippe à l'idée de passer la nuit dans la jungle avec les moustiques, sangsues et autres bestiaux inquiétants. La femme se marre et je me demande si elle n'est pas un peu taquine.
Le chauffeur Toto est un as et connaît la route par cœur. Il faut dire qu'il ne fait que cet itinéraire avec son propre jeepney dénommé "Tiger" et qu'il habite Port Barton. Nous avons droit à tout excepté l'accident et la panne, ce qui est déjà bien. Un pont est endommagé, nous descendons tous et traversons le pont à pied avant d'observer la manœuvre de Toto. Nous nous enlisons 3 fois. La première, les 2 jeunes acolytes du chauffeur et des passagers du bus remplissent les ornières de pierres et nous passons. Les 2 suivantes, le jeepney est bien coincé et se dégage grâce au treuil intégré à l'avant comme sur un 4X4. Une fois, au moment de descendre, un passager empêche Marc de saisir une barre verticale, montrant nonchalamment un ver qui se tortille sur la barre. C'est une sangsue ! Je la prends avec un mouchoir en papier et la jette.
Nous arrivons finalement à bon port (Barton) à 16h30, donc nous avons mis 2h30 pour 22km. Nous nous installons à l'Eldorado, au nord du village. La GH est vide de touristes. Dîner sur place préparé par la patronne Lucy, une veuve philippine d'une cinquantaine d'années, très accueillante. Son mari était un australien né en Norvège dont elle a eu deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 10. Alors que le garçon fait philippin, la fille, déjà très grande, offre un mélange étonnant, on dirait une scandinave aux yeux bridés et aux cheveux noirs, très jolie.
Très rapidement, Marc joue avec le petit garçon. Souvent, les gens pensent que voyager avec des enfants est un handicap alors que c'est souvent un moyen d'approcher plus vite les locaux.
Espérons que le soleil se montre enfin demain. Port Barton a l'air très sympa et nous n'avons pas vu de touriste, le seul étranger étant Mike qui nous a invité à passer chez lui où il vit avec son jeune compagnon philippin.
Nous voulions venir ici, pour changer des pays un peu trop balisés que sont La Thaïlande, Bali ou la Malaisie, c'est réussi.
Ouf, nous sommes enfin dans le 747 qui va nous amener à Manille. L'avion est plein comme un œuf. A Roissy, on nous a dit qu'il était surbooké de 73 places. Du coup, nous ne regrettons plus d'être arrivés un peu trop en avance. Nous avions prévu plus de temps que d'habitude à cause des factures de médicaments à faire viser par la Douane. En fait, l'opération a pris 5 mn. Aucun contrôle, il fallait seulement le double des factures que j'avais eu la bonne idée d'apporter.
Ensuite 55 mn de vol dans un B737 où nous étions bien serrés pour arriver à Francfort. Une heure plus tard, nous embarquons dans le 747, en premier SVP, grâce au jeune âge de Marc. Plus tard, nous regretterons le temps où voyager avec des enfants nous donnait des petits privilèges.
Lundi 20/10 22H
Manille, grande chambre d'hôtel impersonnelle, deux lits d'une personne seulement, mais deux grandes pièces et une banquette pour 1800P (les chambres à 1500P étant soi-disant toutes prises), et il y a une piscine. Pour la conversion des pesos en euros, ce n'est pas évident : 1€=63P, mais en francs, c'est très simple puisque 10P=1F. On va se retrouver à penser en francs alors que je fais la guerre à la maison pour qu'on n'en parle plus.
Nous devrions dormir car demain, nous nous levons à 6h pour prendre l'avion à 8h, mais pour notre horloge interne, il n'est que 16h. De plus, on se croirait à New-York à cause des incessants hurlements des sirènes que nous entendons depuis l'arrivée à l'hôtel. Eric a remarqué en descendant à la piscine un énorme incendie à 300m environ. D'où les sirènes. On dirait que tous les pompiers de Manille (12 millions d'habitants) convergent vers notre chambre. Pour dîner, nous sommes allés dans les rues adjacentes à l'hôtel et nous avons fini par manger dans la rue une soupe avec une assiette de riz et porc adobo, 190P pour nous 4. La sauce adobo est LA sauce philippine : sauce brune au soja, vinaigre et sucre. Nous voilà très vite dans le bain. Pas vu de blanc depuis notre arrivée à l'hôtel. Les sirènes continuent, le sommeil risque d'être léger. Vivement demain, Puerto Princesa devrait être beaucoup plus calme.
Mardi 21/10 le soir
Fin de la première journée, souvent la plus délicate dans ce genre de voyage. L'incendie d'hier était un très gros sinistre, c'est une gare de bus qui a brûlé, le feu s'étendant ensuit au bidonville voisin. Curieusement, la municipalité voulait récupérer le terrain du bidonville pour des projets immobiliers, mais les habitants s'y opposaient. Plus maintenant.
Pour arriver à Palawan, tout s'est passé comme prévu, après une nuit où personne n'a bien dormi sauf … moi. Incroyable. Une heure d'avion et nous voilà dans le petit aéroport provincial de Puerto. Nous récupérons les bagages et sortons.
Nous repérons immédiatement Lucie. Apparence sans surprise : femme brune, alerte, cheveux courts, lunettes, pas de maquillage. Pourrait interpréter une infirmière dans un téléfilm. Premier contact chaleureux. Elle est venue avec un couple d'amis philippins et leur véhicule, sorte de mini-songthaew (pour ceux qui connaissent la Thaïlande) bien pourri appelé ici multicab. Ouf, c'en est fini des 40 kg de médicaments et de vêtements que nous avons apportés pour le dispensaire.
10 mn plus tard, nous voilà à la pension où habite Lucie quand elle descend à Puerto. Le temps de poser les bagages et nous nous asseyons à l'extérieur avec Lucie. Nous avons bien sûr beaucoup à nous dire. Nous ne nous connaissons que par internet, il y a donc beaucoup de curiosité réciproque.
Comme nous l'avions deviné, son assoc se résume à 2 membres actifs, Lucie et Bernard, son ex-compagnon qui s'occupe de l'intendance en France. Le projet de dispensaire est un projet personnel de Lucie qu'elle mijote depuis une vingtaine d'années. Elle a attendu que ses 3 enfants (20, 23 et 25 ans maintenant) soient autonomes pour se lancer. Elle a beaucoup voyagé en Asie, avec en arrière-pensée le choix du pays où elle installerait son dispensaire. Elle a finalement choisi Palawan, à cause des besoins bien sûr, mais aussi parce que la majorité des habitants se débrouille bien en anglais. Le financement est en grande partie personnel. Le projet de couplage du dispensaire avec l'orphelinat a été abandonné, le directeur français de l'orphelinat étant parti avec la caisse après des rumeurs (fondées semble-t-il) de pédophilie (!). L'établissement est maintenant fermé.
Après quelques heures de papotage, nous allons faire un tour en ville. La pension est située en plein centre. Un bol de nouilles dans un resto viet, pas terribles, rien à voir avec les vietnamiens de l'avenue d'Ivry. Il y a sur Palawan, une minorité viet. A l'époque des boat people, les Philippines ont accueilli sou la pression "amicale" des USA, un contingent de réfugiés. Une partie d'entre eux a été installée sur Palawan où ils se sont assez bien intégrés. Il y a un quartier vietnamien, à la périphérie de Puerto, après l'aéroport.
Un petit tour chez un money changer pour changer quelques euros. Tout ça sans quitter l'avenue Rizal, épine dorsale de la ville qui n'a, de ce qu'on a vu aujourd'hui, aucun charme. Le pays est pauvre et ça se voit. Rizal est saturée de tricycles (prononcer à l'anglaise traillecikeul), sortes de tuk-tuk en plus rustique (si, si, c'est possible) qui créent un nuage de fumée puante nimbant tout le centre ville. Il y en avait 3000 à Puerto, mais le maire a récemment limité le nombre à 2000. C'est LE moyen de transport pour se déplacer en ville. Tarif : 4P/pers si la distance ne dépasse pas 2km ; au-delà, il faut négocier. On peut tenir à 5 dedans dont une personne sur la selle derrière le chauffeur. Ca paraît dingue, mais nous l'avons fait.
Petite sieste, puis nous allons dîner dans un des meilleurs restos de la ville, le Ka Lui, encore sur Rizal. Très belle salle joliment décorée avec parquet de bambou sur lequel nous marchons pieds nus. Pidio, le petit ami philippin de Lucie, nous accompagne. Il parle si doucement que nous avons du mal à le comprendre. Il est à Palawan pour son travail qui consiste à cartographier les zones de forêt vierge de l'île à partir de photos du satellite Spot, puis à vérifier sur place. Il est originaire de Manille. Le repas, constitué de plusieurs plats de poissons et crustacés est délicieux. Nous ne laissons rien. En amuse-gueule, nous avons dégusté des algues appelées ici "latok" et complètement inconnues chez nous. C'est croquant avec des vésicules qui craquent sous la dent et un goût de mer, un peu comme de l'huître. Ne pas confondre latok et lamok (moustique). Excellent repas, Lucie est étonnée de voir les garçons se régaler autant.
Mercredi 22/10, le soir
Hier, grosse nuit pour tout le monde (10 à 12 heures de sommeil selon les cas). Temps toujours menaçant. Un typhon passe près de nous, pas de chance. Déjeuner chez les amis de Lucie qui nous ont accueillis à l'aéroport. Malgré les consignes de Lucie, ils avaient préparé un super repas avec latok, coquillages, poulet adobo, et deux poissons différents servis avec une délicieuse sauce aigre-douce, le tout accompagné d'un légume inconnu (y compris de Lucie) et de riz bien sûr. C'était aussi bon qu'au resto d'hier soir. Accueil chaleureux de toute la famille, frères sœurs, grands-parents, … etc… plus en special guest, un beau-frère soi-disant journaliste pour l'armée et membre des services secrets en réalité. Rond, jovial, gourmand et très sympa, il a déjà rendu pas mal de services à Lucie depuis qu'elle a décidé de s'installer ici. Nous avons été reçus royalement alors que ce sont des gens très pauvres, Leia ne travaillant pas et Jong n'ayant pas de travail fixe. Leurs 2 fils de 8 et 10 ans (c'était l'anniversaire de ce dernier et nous lui avons offert 200P suivant le conseil de Lucie) étaient tétanisés et sont restés cloîtrés dans la petite maison. Il occupent 2 pièces d'une maison à loyer réduit appartenant à leur église, les logements voisins étant occupés par les frères de Jong. Si j'ai bien compris, le père, très malade, était le chef de cette communauté religieuse, avant de passer le relais à un de ses fils.
Avec Lucie, Jong et Leia, nous sommes ensuite allés voir un zoo à la sortie de la ville. Sorte de réserve d'animaux spécifiques de Palawan, nous avons vu des crocodiles de mer et de rivière (les plus gros, jusqu'à 9m), un aigle serpentaire, des aigles pêcheurs, …, et un animal que nous ne connaissions pas, le bearcat, petit plantigrade spécifique de Palawan. Sympa et ça nous sortait un peu. Chance, il n'a pas plu pendant la visite.
Le soir dîner au resto Kinabusch, très bon. Calamars grillés sur plaque de bronze pour les garçons, même chose mais avec du poisson en plus pour AM et soupe aigre aux crevettes, spécialité du coin pour moi. Pidio était avec nous. Il rentre demain à Manille pour 2 semaines de congés. Comme à chaque fois, il ira demain matin tôt au marché pour acheter 20 kg de poisson destiné à sa famille. Le poisson est nettement moins cher ici qu'à Manille. Lucie semble bien amoureuse. Au resto, impossible de tout payer malgré nos efforts, Pidio a même payé plus de la moitié (850P en tout pour nous 6).
Pidio est marié, enfin officiellement. Aux Philippines, le divorce est interdit (toujours l'église catho), ce qui est embêtant quand on veut refaire sa vie. Le couple de Pidio ne marchait plus bien et sa santé non plus. Grosse fatigue et brûlures d'estomac. Pidio va faire des analyses et le médecin lui demande où il prend ses repas. Pidio répond qu'il mange toujours chez lui, le médecin lui conseille alors de manger à l'extérieur pendant quelques temps. Son épouse avait une liaison et, voulant mettre un terme définitif à leur union, avait commencé à l'empoisonner. Pidio est devenu méfiant avec les femmes.
Le soir, nous nous sommes esquivés tôt pour les laisser passer la soirée ensemble. Après le déjeuner, coupure générale d'électricité, il paraît que ça arrive souvent ici. Le courant n'est revenu qu'en fin d'après-midi, juste avant la nuit.
Vendredi 24/10 9h
Sommes dans le bus de Port Barton attendant le départ, il pleut à seaux. Hier, pluie quasi ininterrompue, ça devient pénible. Sommes allés à Luzviminda (LUZon-VIsaias-MINdanao, 3 îles dont sont originaires les habitants du village) pour voir la maison-dispensaire de Lucie. Elle a loué un multicab car celui de Jong est trop pourri pour faire la route. Il y a environ 80 kg de bagages dont les 2 sacs que nous avons apportés. Jong, Leia et leur plus jeune fils nous accompagnent.
Voyage très lent, 1h30 pour faire 35 km. Luziminda est sur la route du sud, et donne sur la baie de Puerto. C'est un village d'agriculteurs et de pêcheurs. Un petit sentier mène à une première grande maison. C'est celle d'un américain qui n'y passe que quelques jours par an. En son absence, son gardien Greg peut en user à sa guise. Greg est le propriétaire du terrain où Lucie a fait construire. Passé cette maison, nous suivons un sentier jusqu'à la maison de Lucie. La maison de Greg et Deborah est un peu plus loin. Située sur une petite colline, la maison de Lucie est fonctionnelle. Une partie habitation de 30 m² avec un séjour-cuisine et 2 petites chambres, plus une salle d'eau attenante (non comptée dans les 30 m² ; une pièce de 20 m² pour le dispensaire. Une terrasse orientée ouest. Confort minimum, mais il y a quand même un frigo, une gazinière, une télé et 2 ensembles de fauteuils et canapés en bambou. Pas d'eau courante pour le moment, une pompe à main en contrebas.
Le site est agréable, on domine la verdure de laquelle émerge le toit de 3 habitations éparpillées. La maison est construite sur une solide base de béton montant jusqu'à 50 cm du sol, puis des panneaux de bambou tressé qu'il faudra revernir régulièrement, de même qu'il faudra traiter souvent toutes les parties en bois contre les termites. Comme trou perdu, c'est réussi. Il y a un sari-sari (épicerie) pas loin et c'est tout. Tout le reste doit être acheté à Puerto.
Nous aurions bien aimé faire une promenade pour découvrir les alentours et descendre jusqu'au port de pêche distant de 5 km, mais il pleut trop. Sommes restés sur la terrasse de 11h à 16h avec Lucie, Greg et Deborah, Jong et Leia, et leur fils qui s'est enfin déridé et qui joue bien avec Marc. Ils ont passé des heures à jouer avec 3 élastiques, ça change des tonnes de jouets dont nos enfants ne se servent pas. Deborah va aider Lucie au dispensaire qui ouvrira dans quelques semaines. Elle a l'air très gentille, mais ne parle pas bien anglais.
De retour à Puerto, je fais un saut au seul hypermarché de l'île, le NCCC qui se trouve tout près de la pension et y achète du rhum et du coca pour prendre l'apéro avec Lucie. A l'entrée du magasin, il y a une pancarte qui demande de déposer ses armes à la consigne. Tout le monde se fait palper avant de pénétrer dans la grande surface. Devant chaque banque, il y a un garde armé d'un fusil à pompe. J'ai demandé à Lucie s'il y avait souvent des braquages, réponse : non. C'est peut-être du folklore.
Après l'apéritif, nous allons dîner au Balinsasayaw, grand et excellent resto qui se trouve dans une rue parallèle à Rizal. Eric et moi partageons un plat de poisson cru mariné au kalamansi (petits agrumes de la forme d'une grosse bille et dont le jus a un goût entre le citron et la clémentine) et bien épicé et de succulents travers de porc.
Pendant le dîner, nous reparlons de ce que nous voulons faire le lendemain. Au début, nous avions prévu d'aller à Sabang pour voir la fameuse rivière souterraine, mais la route passe par un gué et il est tombé tellement d'eau que nous risquons de pas pouvoir passer. Lucie nous parle alors de Narra, un bled à 1h30 de route au sud, où un de ses copains tient un hôtel avec piscine au bord de la plage. Elle lui envoie un SMS pour savoir s'il y a de la place (3 bungalows seulement), auquel cas elle viendrait avec nous. Malheureusement, c'est plein. Nous décidons alors d'aller à Port Barton. C'est un petit village sur une plage de la côte ouest, à 150km au nord de Puerto, soit entre 4 et 12h (!) de jeepney. De là, nous pourrons éventuellement aller à Sabang en banca (bateaux traditionnels à double balancier) ou repartir vers Taytay et El Nido. Nous avons besoin de bouger, rester coincés à Puerto sous la pluie nous plombe le moral, surtout Anne-Marie qui est arrivée fatiguée et qui a mal dormi depuis.
Retour à l'hôtel. Après le coucher des enfants, nous nous retrouvons dehors avec Lucie et Roberto, le proprio de l'hôtel et ami de Lucie. Je ressors le rhum et nous finissons la soirée en rigolant bien, Roberto est très amusant et le rhum philippin n'est pas mauvais du tout, il fait penser au rhum cubain. Précisons que j'ai acheté la qualité supérieure, vieillie en fûts de chêne, à moins de 2 euros la bouteille. Roberto fait partie d'une des grandes familles de Puerto et il nous raconte plein d'histoires.
Revenons à aujourd'hui. Nous sommes donc installés dans le jeepney de Port Barton attendant le départ. Le terminal de bus et le marché ont récemment été déplacés du centre ville vers San Jose, un village à quelques km de Puerto afin de désengorger Puerto. Mais il y a toujours des bus qui partent du centre et qui font un arrêt à San Jose. Ici, rien n'est vraiment certain.
Ce matin, Pete, l'employé de nuit de la pension, très gentil et serviable, est allé vérifier que l'unique bus quotidien pour Port Barton partait bien du centre à 9h et nous a réservé des places. Nous arrivons en tricycle à 8h45. Le chauffeur nous dit qu'il ne partira qu'à 10h. Il pleut à verse et nous n'avons pas vu Lucie ce matin. La reverrons-nous ? Nous n'en savons rien, n'ayant alors aucune idée de notre itinéraire. De plus, il est possible de quitter Palawan par El Nido en avion ou bateau. Les conditions de voyage sont beaucoup plus rudes qu'en Thaïlande. Si le temps ne s'améliore pas rapidement, nous allons vers la galère. A 10h, le chauffeur vient spontanément nous prévenir que nous partirons un peu plus tard car il pleut trop. Pourquoi ?
A 10h30, la pluie est moins forte et nous partons. Nous comprenons tout de suite le problème du chauffeur : il n'y a pas d'essuie-glaces ! D'ailleurs, il n'y a pas de vitres au fenêtres, comme dans tous les jeepneys. Il y a tout de même un pare-brise que le chauffeur soulève en le maintenant ouvert avec un tasseau quand il ne pleut pas trop.
A 11h, nous sommes enfin sur la route, seule route goudronnée de l'île, dénommée sans honte "highway" et correspondant à une départementale en France. Le jeepney roule à bonne allure et à 14h, nous quittons la highway pour la piste de Port Barton. Jusque là, pas de problème, le jeepney s'arrête souvent pour embarquer ou débarquer des passagers et nous avons fait une pause déjeuner de 20 mn.
Maintenant, il s'agit de traverser l'île dans sa largeur (ici 22 km) par une piste de terre. Nous sommes optimistes et pensons qu'une heure suffira. Quelle erreur ! La piste est détrempée, parsemée d'ornières boueuses. Comme l'île est montagneuse, c'est une succession de montées et de descentes assez raides. Le jeepney part plusieurs fois en dérapage. AM et moi sommes assez crispés mais les enfants s'amusent bien. Il faut juste que le passager côté jungle fasse très attention à ne pas prendre de branche d'arbre dans la figure. Après la première fois, on est vigilant.
Une femme nous raconte que, de temps à autre, le jeepney se retrouve coincé ou en panne et que les passagers doivent alors passer la nuit sur place. Elle-même y a eu droit quelques mois auparavant. Entendant cela, AM flippe à l'idée de passer la nuit dans la jungle avec les moustiques, sangsues et autres bestiaux inquiétants. La femme se marre et je me demande si elle n'est pas un peu taquine.
Le chauffeur Toto est un as et connaît la route par cœur. Il faut dire qu'il ne fait que cet itinéraire avec son propre jeepney dénommé "Tiger" et qu'il habite Port Barton. Nous avons droit à tout excepté l'accident et la panne, ce qui est déjà bien. Un pont est endommagé, nous descendons tous et traversons le pont à pied avant d'observer la manœuvre de Toto. Nous nous enlisons 3 fois. La première, les 2 jeunes acolytes du chauffeur et des passagers du bus remplissent les ornières de pierres et nous passons. Les 2 suivantes, le jeepney est bien coincé et se dégage grâce au treuil intégré à l'avant comme sur un 4X4. Une fois, au moment de descendre, un passager empêche Marc de saisir une barre verticale, montrant nonchalamment un ver qui se tortille sur la barre. C'est une sangsue ! Je la prends avec un mouchoir en papier et la jette.
Nous arrivons finalement à bon port (Barton) à 16h30, donc nous avons mis 2h30 pour 22km. Nous nous installons à l'Eldorado, au nord du village. La GH est vide de touristes. Dîner sur place préparé par la patronne Lucy, une veuve philippine d'une cinquantaine d'années, très accueillante. Son mari était un australien né en Norvège dont elle a eu deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 10. Alors que le garçon fait philippin, la fille, déjà très grande, offre un mélange étonnant, on dirait une scandinave aux yeux bridés et aux cheveux noirs, très jolie.
Très rapidement, Marc joue avec le petit garçon. Souvent, les gens pensent que voyager avec des enfants est un handicap alors que c'est souvent un moyen d'approcher plus vite les locaux.
Espérons que le soleil se montre enfin demain. Port Barton a l'air très sympa et nous n'avons pas vu de touriste, le seul étranger étant Mike qui nous a invité à passer chez lui où il vit avec son jeune compagnon philippin.
Nous voulions venir ici, pour changer des pays un peu trop balisés que sont La Thaïlande, Bali ou la Malaisie, c'est réussi.
Santé et hygiène à Madagascar English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons pour 3 semaines à Madagascar le 17 Septembre. Je m'inquiète un peu pour le côté santé & hygiène...Il n'y a pas de vaccins à faire mais j'ai lu que la rage et le choléra existaient !!! Que faut-il emporter pour la pharmacie? Nous envisageons de faire de l'iténairant. Est-il facile de se loger facilement? Comment sont les hotels-auberges ? Comment se passe les bivouacs? J'ai lu que les lits pouvaient être infestés de puces que les WC-douches étaient souvent douteux...
A+ Steflo
Nous partons pour 3 semaines à Madagascar le 17 Septembre. Je m'inquiète un peu pour le côté santé & hygiène...Il n'y a pas de vaccins à faire mais j'ai lu que la rage et le choléra existaient !!! Que faut-il emporter pour la pharmacie? Nous envisageons de faire de l'iténairant. Est-il facile de se loger facilement? Comment sont les hotels-auberges ? Comment se passe les bivouacs? J'ai lu que les lits pouvaient être infestés de puces que les WC-douches étaient souvent douteux...
A+ Steflo
Motoneige au Canada English translation pending
😉 j'aimerai faire un circuit motoneige au canada cet hiver si vous avez déjà vécu l'expérience donné moi vos impressions et aussi avec quel opérateur étes vous partis et à quel prix car j'ai entendu parlé d'un voyagiste "MELTOUR" peut-être le connaissez vous mille merci d'avance
France: rencontre à Strasbourg le 1er septembre 2004 English translation pending
Hello
Voilà j'ai une horrible réunion de boulot
les 2 & 3 septembre à Strasbourg... J'ai fait tout ce que j'ai pu pour me défiler, mais mon patron a sorti l'artillerie lourde en mettant sur la balance mon mois de vacances qu'il "m'accorde exceptionnellement chaque hiver à la place du mois d'août", alors évidemment la balance elle a fait "chbing"... 😕 (je parle pas fort pour pas qu'il entende, c'est pour çà j'utilise la police de caractères 8)
DOnc, histoire de me motiver à bosser le lendemain et de rendre ce voyage + alléchant, je propose une rencontre entre les membres Strasbourgeois (n'est ce pas trekkeurbeub?😉) le
mercredi 1er septembre à partir de 20h. 
Par contre faut déterminer un lieu sympa, je connais pas Strasbourg (il parait que c'est beau, mais l'info vient de mon patron, alors je me méfie...). De plus, il me semble que la méthode Lyonnaise (ou méthode Pimpelune) reste la meilleure: pique-nique dans l'herbe où chacun amène une spécialité étrangère de préférence... à moins que la créativité strasbourgeoise soit encore + débordante qu'à Lyon!
Qu'en pensez vous? Qui pourrait venir me soutenir psychologiquement ce soir là 😏?
Je précise que je fais Lyon-Strasbourg en voiture le 01/09 après midi + le 3/9 au soir - covoiturage possible, attention c'est une AX un peu tape-cul genre taxi-brousse
... Ah ben on peut pas voyager souvent et se payer une Limousine quand même !😛
a+
PS: AU fait, y a t'il une auberge de Jeunesse ou un truc de ce genre à côté de l'Université de Strasbourg 1 ? merci!!
Voilà j'ai une horrible réunion de boulot
les 2 & 3 septembre à Strasbourg... J'ai fait tout ce que j'ai pu pour me défiler, mais mon patron a sorti l'artillerie lourde en mettant sur la balance mon mois de vacances qu'il "m'accorde exceptionnellement chaque hiver à la place du mois d'août", alors évidemment la balance elle a fait "chbing"... 😕 (je parle pas fort pour pas qu'il entende, c'est pour çà j'utilise la police de caractères 8)DOnc, histoire de me motiver à bosser le lendemain et de rendre ce voyage + alléchant, je propose une rencontre entre les membres Strasbourgeois (n'est ce pas trekkeurbeub?😉) le
mercredi 1er septembre à partir de 20h. 
Par contre faut déterminer un lieu sympa, je connais pas Strasbourg (il parait que c'est beau, mais l'info vient de mon patron, alors je me méfie...). De plus, il me semble que la méthode Lyonnaise (ou méthode Pimpelune) reste la meilleure: pique-nique dans l'herbe où chacun amène une spécialité étrangère de préférence... à moins que la créativité strasbourgeoise soit encore + débordante qu'à Lyon!
Qu'en pensez vous? Qui pourrait venir me soutenir psychologiquement ce soir là 😏?
Je précise que je fais Lyon-Strasbourg en voiture le 01/09 après midi + le 3/9 au soir - covoiturage possible, attention c'est une AX un peu tape-cul genre taxi-brousse
... Ah ben on peut pas voyager souvent et se payer une Limousine quand même !😛a+
PS: AU fait, y a t'il une auberge de Jeunesse ou un truc de ce genre à côté de l'Université de Strasbourg 1 ? merci!!
Chroniques indiennes English translation pending
Si ca vous interesse, je vais vous raconter de temps en temps un peu de l’Inde, pas celle des voyages mais celle que je vis tous les jours, pour vous transporter ailleurs le temps de quelques minutes.
Chapitre 1 : Monsoon wedding (un super film de Mira Nair decouvert en France. J’ai donc achete le DVD ici.. bon malheureusement c’est en hindi sous-titre hindi. Heureusement que sur la pochette il etait precise hindi sous-titre anglais !)
Hier soir j’avais un diner (succulent jugez du peu : spinach shorba, murg tikka, paneer butter masala et roti !) avec mes collegues et leur familles.
Curieuse comme tout (et gaffeuse aussi des fois !), j’ai demande au collegue avec qui je bosse le plus quand et ou il a rencontre sa femme.
« je ne l’ai pas rencontre, je l’ai connue a mon mariage ! »
et oui, le cliche des mariages arranges est encore vrai.
J’ai fait un petit sondage discret : sur environ 20 personnes dans l’equipe, au max 5 sont des mariages d’amour…
Quand le jeune homme atteint 26-28 ans (l’age moyen pour la femme est 23-24 ans), la famille commence a chercher la femme a qui le lier. On fait appel aux connaissances et connaissances de connaissances. Les familles regardent la situation sociale du futur epoux, son metier et surtout les membres de la famille. En effet les 2 familles (parents, grands parents, oncles et toutes les descendances) vont passer beaucoup de temps ensemble, il faut donc des atomes crochus !
Mon chef indien, lui a rencontre sa femme 30 minutes avant le mariage. Ils ont discute de leur vision de la vie a deux, de l’education des enfants et comme ils etaient d’accord, hop, en route pour la ceremonie !
Bref quand je dis que en France les couples restent souvent 2-3 ans ensemble avant de se marier (quand ils se marient), ca les surprend plus qu'un peu !!!
« un couple peut-il vivre sans etre marie ? »
« oui ca arrive, mais il se cache ! » ... !
Les mariages arranges sont donc encore beaucoup a la mode en Inde, un peu moins dans les grandes villes plus « occidentalisees » que dans les campagnes profondes. Souvent aussi, les epoux sont encore plus jeunes quand ils sont maries d’office (j’ai vu dans le journal des epoux de 14-16 ans !)
Un mariage d’amour cette fois ci, un autre collegue. Il est de la caste des brahmanes, sa femme d’une caste inferieure. Il a du batailler 2 ans (!) avant de reussir a convaincre ses parents et avoir l’autorisation de se marier.
Faut savoir etre patient ! Et encore ca ne marche pas a tous les coup. Mais les castes c’est une autre histoire et encore un vaste debat !...
Je comprends donc mieux pourquoi quand on me demande (en VO, c’est plus authentique !):
« are you married ? »
« no »
« how old are you ? »
« 27 »
« what, 27 and not married ! »...
Et la mousson dans tout ca? Ben c’est de pire en pire. Pleut toujours les jours ou j’ai mes tongs et jamais les jours ou j’ai mon kway ! Allez comprendre ! En tout cas, c’est « rigolo » (enfin quand on est au sec) de voir ces rivieres prendre naissance au milieu de la route, tous ces gens avec des sacs plastique en guise de chapeau, les marchandes proteger leurs colliers de fleurs avec un parapluie troue… Bref la mousson, c’est une periode tant attendue, mais aussi un peu cocase a vivre (et je ne parle par des morts a cause des arbres qui s’ecrasent sur les auto-rickshaws, c’est malheureusement encore arrive la semaine derniere…)
Chapitre 1 : Monsoon wedding (un super film de Mira Nair decouvert en France. J’ai donc achete le DVD ici.. bon malheureusement c’est en hindi sous-titre hindi. Heureusement que sur la pochette il etait precise hindi sous-titre anglais !)
Hier soir j’avais un diner (succulent jugez du peu : spinach shorba, murg tikka, paneer butter masala et roti !) avec mes collegues et leur familles.
Curieuse comme tout (et gaffeuse aussi des fois !), j’ai demande au collegue avec qui je bosse le plus quand et ou il a rencontre sa femme.
« je ne l’ai pas rencontre, je l’ai connue a mon mariage ! »
et oui, le cliche des mariages arranges est encore vrai.
J’ai fait un petit sondage discret : sur environ 20 personnes dans l’equipe, au max 5 sont des mariages d’amour…
Quand le jeune homme atteint 26-28 ans (l’age moyen pour la femme est 23-24 ans), la famille commence a chercher la femme a qui le lier. On fait appel aux connaissances et connaissances de connaissances. Les familles regardent la situation sociale du futur epoux, son metier et surtout les membres de la famille. En effet les 2 familles (parents, grands parents, oncles et toutes les descendances) vont passer beaucoup de temps ensemble, il faut donc des atomes crochus !
Mon chef indien, lui a rencontre sa femme 30 minutes avant le mariage. Ils ont discute de leur vision de la vie a deux, de l’education des enfants et comme ils etaient d’accord, hop, en route pour la ceremonie !
Bref quand je dis que en France les couples restent souvent 2-3 ans ensemble avant de se marier (quand ils se marient), ca les surprend plus qu'un peu !!!
« un couple peut-il vivre sans etre marie ? »
« oui ca arrive, mais il se cache ! » ... !
Les mariages arranges sont donc encore beaucoup a la mode en Inde, un peu moins dans les grandes villes plus « occidentalisees » que dans les campagnes profondes. Souvent aussi, les epoux sont encore plus jeunes quand ils sont maries d’office (j’ai vu dans le journal des epoux de 14-16 ans !)
Un mariage d’amour cette fois ci, un autre collegue. Il est de la caste des brahmanes, sa femme d’une caste inferieure. Il a du batailler 2 ans (!) avant de reussir a convaincre ses parents et avoir l’autorisation de se marier.
Faut savoir etre patient ! Et encore ca ne marche pas a tous les coup. Mais les castes c’est une autre histoire et encore un vaste debat !...
Je comprends donc mieux pourquoi quand on me demande (en VO, c’est plus authentique !):
« are you married ? »
« no »
« how old are you ? »
« 27 »
« what, 27 and not married ! »...
Et la mousson dans tout ca? Ben c’est de pire en pire. Pleut toujours les jours ou j’ai mes tongs et jamais les jours ou j’ai mon kway ! Allez comprendre ! En tout cas, c’est « rigolo » (enfin quand on est au sec) de voir ces rivieres prendre naissance au milieu de la route, tous ces gens avec des sacs plastique en guise de chapeau, les marchandes proteger leurs colliers de fleurs avec un parapluie troue… Bref la mousson, c’est une periode tant attendue, mais aussi un peu cocase a vivre (et je ne parle par des morts a cause des arbres qui s’ecrasent sur les auto-rickshaws, c’est malheureusement encore arrive la semaine derniere…)