Search VoyageForum
FR
Arrivée de nuit à Lima: taxis pour la ville et les hôtels? English translation pending
by Basswarriorz · 2009-01-12 · 16 replies
Salut a tous, demain matin je prend l'avion pour Lima et j'arrive la bas a 01h00 du mat'. Je voudrais savoir si il y a toujours des taxis qui conduisent en ville et si les hotel acceuille toujours a cette heure

Merci de vos reponse
Travailler en Australie: salaires, budget, hébergement... English translation pending
by Sepha · 2009-01-04 · 24 replies
Bonsoir, j'ai actuellement 17 ans (enfin presque) et souhaite pour mes 18 ans me payer une année sympathique comme de plus en plus de jeunes aujourd'hui (on sera peut-être à deux).

Mon budget resterait don assez serrait (2000euros pour l'année, transport compris) mais sachant que je resterais uniquement en Australie.

Je recherche donc des informations, bons plans, conseils...

Tout d'abord, il me faudrait travailler là bas donc je connais quelques bons plans mais j'aimerais vos bons plans à vous, comment faire... un maximum d'information y compris les différents salaires et les jobs possibles en fonction des saisons. Ensuite, j'aimerais connaître 3 ou 4 bonnes régions correspondantes à mon projet et agréables, le but étant également de me détendre et de découvrir le pays et ses gens.

Ensuite, j'aimerais connaître les différents types d'hébergements possibles en fonction du budget car si je m'en tire avec un salaire assez convenable, je prendrais peut être un autre logement que le camping ou autre...

Si quelqu'un a vécu ce genre de projet j'aimerais bien qu'il me fasse par de ses expériences.

Autre chose, j'entends souvent dire que l'Australie c'est magique car on s'arrête, on demande du travail, et dans l'heure on commence le job... est-ce la vérité ? Faire chercheur d'or amateur, ça rapporte ? ou c'est des rumeurs et on en trouve pas ? Quel est le niveau d'Anglais conseillé pour effectuer une année sympathique en Australie ?

Sinon, j'aimerais connaître aussi les quartiers chauds à éviter, les activités sympa à faire, le fonctionnement de la vie en Australie, les choses à ne pas faire différente d'en France (je sais pas s'il y en a)... tout ce qui peut m'être utile dans ma démarche.

TOUTES les informations qui peuvent m'aider sont les bienvenues !

Merci par avance...
Temps pour recevoir la réponse de l'audition Algérie-France? English translation pending
by Moninota · 2008-11-29 · 40 replies
bonjour, enfin j'ai passé l'audition avec ma femme . ma femme a 18 ans et moi 32ans . ma femme elle a passé l'audition avant moi par un jour à la mairie en france j'ai passé l'audition au consulat de france a alger et la femme qui ma fait l'entretien (l'audition) elle ma posé autant de question et j'ai répondu a peupres a la moitie de ces questions .j'etais un peu perturbé . bref j'aimerai bien savoir :l'etape suivante apres l'audition?sa dure combien de temps pour savoir la reponse de l'audition?
Tour de la Bourgogne à vélo English translation pending
by Montmagny · 2008-11-26 · 76 replies
Bonjour je suis un petit nouveau sur votre site de forum.

Ma conjointe et moi projetons pour l'an prochain, ce qui est pour moi mon plus vieux rêve : un voyage à vélo.

Comme première destination nous projetons de traverser l'Atlantique avec nos vélos, de Paris prendre le TGV jusqu'à Dijon et de là partir pour un tour de la Bourgogne en pédalant quand c'est possible sur les voies vertes sinon sur les petites routes pendant 2 semaines possiblement en septembre 2009.

J'aimerais savoir si il y a parmi vous des personnes qui connaisent la région à qui on pourrait s'informer sur de petits détails en préparant tranquilement ce petit périple.

Peut-être même des gens du coin, que nous pourrions rencontrer là-bas...

merci beaucoup
Surcharge sur le carburant et des taxes d'aéroports English translation pending
by Funzi · 2008-11-19 · 31 replies
je parcours les sites de voyages depuis qq jours et je constate que malgré la baisse du petrole, ils continuent a inclure dans les forfaits des "surcharges carburant" 😠

je trouve ça honteux vu le prix des billets et que surtout vu le prix du baril depuis quelques semaines

quelqu'un a t'il une idée du pourquoi du comment ? et peut on esperer que ces surcharges disparaissent dans les semaines a venir ?

ensuite je cherche une explication aux hausses continuelles des taxes d'aeroport, ça bouge tous les jours ... j aimerais savoir pourquoi et qui en profite car aux niveaux des aéroports français du moins, je ne vois pas de changements ou d'ameliorations !!!!
Retour d'une croisière sur le Norwegian Gem (fin octobre 2008) English translation pending
by Maritza1703 · 2008-10-27 · 134 replies
Bonjour,

Comme promis un petit topo de notre semaine à bord du Norwegian Gem. Nous avons bien failli ne jamais monter! Le dimanche matin de notre embarquement (19/10) mon porte-feuille a été volé dans le métro à barcelone avec strictement tout dedans, nos pieces d'identités, cartes bancaire, etc etc....Ça a donc été impossible d'embarquer! On était désespéré! Après une longue bataille de 2 jours a faire faire des passeports d'urgence au consulat puis nous faire transférer de l'argent, nous avons reussi a prendre un vol pour malte le mardi matin et nous avons rejoint le bateau! On est pas pret d'oublier ce début de croisiere loupé mais on est très content de s'être battu! On a loupé la journée d'embarquement et la journée en mer, mais on a pu faire toutes les escales donc c'était un moindre mal!

Le bateau est absolument splendide!!! On a beau voir les photos, la réalité est encore tout autre! Il est très confortable, rutilant...les cabines ne sont pas grandes mais pour le temps qu'on y passe...par contre elles sont extremement confortables.

On a trouvé les repas vraiment très bons, autant nous avions été déçus sur le jewel autant nous nous sommes régalés sur le Gem! Le garden café ou nous prenions nos repas du midi offre un très très large choix de buffets, salades, cuisine Italienne, mexicaine, asiatique, japonnaise, hamburgers et hot dogs, sandwichs et je dois en oublier! Impossible de ne pas trouver son bonheur. je ne parle pas des desserts en tout genre, fruits, glaces, gateaux....les gateaux ne sont pas extra (rien a voir avec nos patisseries...) mais on s'est régalé avec leurs cookies et les glaces sont bonnes.

le soir il y a les 2 resto principaux (sans supp), le magenta et le grand pacific (notre préféré pour sa deco, l'autre est plus classique), beaucoup de choix et jamais déçu! il y a un autre resto sans supp mais c'est un fish and chips.... sinon tous les autres resto ont un supp contrairement au Jewel ou nous n'en avions pas au resto Italien et mexicain! Nous avons testé le mexicain très bon!! 10 dollars par pers en plus. et le teppaniaky 25 dollars par pers, très sympa et très bon avec en prime le show du cuisto!!! Comme on avait un credit a bord offert on en a profité!!!

On a pas testé les autres resto a theme mais les gens avaient l'air satisfaits dans l'ensemble...

Coté habillement, on fait vraiment ce qu'on veut et il y avait de belles tenues de soirées et des gens en tenues plus classiques mais toujours très corrects. Les spectacles sont sympas mais sans plus....très americains....ça passe le temps.

On est pas harcelé par le photographe comme sur les bateaux Italiens! juste une photo a chaque descente d'escale mais on peut tout a fait refuser....1 photo = 19.90 dollars!!!!! la folie! Sur MSC cet été c'était 7 euros!

Pour ce qui est des escales, à malte nous nous sommes contentés de faire un tour en ville accessible a pied sans difficulté. A Naples nous avons pris le train pour Herculanum vraiment pas de regret c'est génial! On nous avait conseillé herculanum plutot que Pompei et vraiment nous n'avons pas regretté. Tout est encore "debout" on se rend compte de ce qu'etait la ville, les rues, les maisons, les "boutiques" et tavernes, les "bains" pour les femmes et ceux de hommes, c'est impressionnant! On avait pris l'audio guide, incontournable si on veut un minimum comprendre ce qu'on voit! Ensuite nous avons fait le musée archéologique virtuel juste a coté, il est tout neuf car il est ouvert depuis cet été seulement. Sympa car bcp d'effets spéciaux et interactivités mais tout en Italien...c'est ce qu'on a trouvé dommage...

A Rome nous avons pris le train a Civitavecchia comme d'hab! 9 euros l'aller / retour par pers avec les bus et metros compris à Rome! On a visité le forum romain le pallatium et le colisée. Nous sommes allés voir la piazza di navona, le pantheon, la fontaine de trevi et la piazza di navona, une belle journée! Le train de 16h36 à Termini est parfait pour le retour sur le bateau.

A Livourne, nous avions loué une voiture pour aller voir Florence, elle nous attendait en bas du bateau (43 euros par hertz) nous ne sentions pas le courage de devoir prendre le shuttle puis le bus puis marcher jusqu'au train pour ensuite 1h30 de voyage avant d'arriver à Florence!! et les trains sont toutes les heures seulement! Florence est une ville magnifique, nous n'avons vraiment pas regretté! Nous avions vu Pise et Lucca qui valent le coup également. Rester à Livourne n'a aucun intérêt.

A Villefranche-sur-mer nous avons pris le train de pour Nice.

Nous avons eu une semaine ensoleillée et chaude! entre 22 et 25 degrés selon les escales! samedi a villefranche il y avait des baigneurs! Heureusement qu'on avait prevu shorts et t-shirts pour la semaine! C'est très agréable comme t° pour visiter.

A la finale un très bon souvenir! Si vous avez des questions n'hésitez pas!
Plus de sécurité, scanners corporels dans les aéroports English translation pending
by Barbot · 2008-10-23 · 115 replies
Salut à tous,

Voilà un article que je viens de trouver et qui va faire grincer pas mal de voyageurs, cela deviendra réalité ? à suivre . 🤪--

Un peu de pudeur dans un monde de brutes. Le projet d'introduire à l'échelle européenne des «scanners corporels» dans les aéroports a suscité ce mercredi un tollé dans les rangs des eurodéputés.

Alternative à la fouille manuelle, les scanners corporels font apparaître les passagers dans le plus simple appareil. Plus pratique pour tout le monde? Surtout plus agréable pour le personnel aéroportuaire qui pourra se gausser devant les parties génitales d’un monsieur, pensent les eurodéputés.

Dans un projet de résolution commune qui doit être voté jeudi, ils estiment que les conditions pour prendre une décision en la matière «ne sont pas encore réunies», et réclament de Bruxelles des études sur l'impact économique, éthique, et sur la santé humaine de ces appareils 🤪🤪 déjà utilisés en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et en Suisse . Ils émettent «des doutes» quant à la justification de la mesure, envisagée par la Commission européenne, et «sa nécessité dans une société démocratique».

«Ces appareils permettent de voir jusqu'aux parties génitales, si une femme a de gros ou de petits seins», s'indigne le social-démocrate et gentleman bavarois Wolfgang Kreissl-Dörfler qui voit là l'illustration de la «paranoïa des ministres de l'Intérieur»des 27 en matière de terrorisme.

L'élue verte Eva Lichtenberger assure pour sa part que ces appareils «mettent gravement en cause les droits fondamentaux et la protection de la dignité humaine. Il semble qu'on ne se soit même pas préoccupé de savoir s'ils représentaient un gain réel en matière de sécurité».

Suite ici >>> . sur
http://www.20minutes.fr/article/265900/Monde-Scanners-corporels-dans-les-aeroports-les-eurodeputes-ne-veulent-pas-etre-mis-a-nu.php

Mon voyage à Venise et à Rome (août 2008) English translation pending
by Libellud · 2008-10-22 · 4 replies
Voyage Italie du 9 au 21 août 2008

J’ai voulu vous donner quelques informations sur un petit voyage que j’ai effectué avec deux amis en Italie. Successivement à Venise et à Rome, deux destinations touristiques valant vraiment le déplacement.

I/ Transport

Nous avons choisi la compagnie Myair (
http://www.myair.com/docs/cust/fr/index.shtml). A la lecture de divers posts, l’idée de partir sur cette compagnie ne nous enchantait guère. Retards ou annulations de vol semblaient en effet fréquents. Nous sommes partis de Bordeaux pour rejoindre Venise en deux heures environ. L’aller comme le retour s’est très bien passé. Rien à redire. Personnel sympathique et prestations de qualité. Notre expérience positive nuance donc profondément ces critiques. Notez bien que les prix affichés sur le site ne comprennent ni les taxes d’aéroport, ni les taxes de bagages, ni les frais de paiement par CB. A titre d’exemple, mon vol A/R Bordeaux Venise était affiché à 89, 98 euros. J’ai dû rajouter 55, 95 euros de taxes. 18 euros de bagages (soit 9 euros par voyage) et 10 euros de frais de CB (soit 5 euros par voyage). Le total m’est revenu à 173, 93 euros. Soit environ le double. Pensez donc à cela pour calculer votre budget transport.

II/ Venise

1.L’aéroport de Venise

Nous sommes arrivés à l’aéroport Marco Polo (c’est le seul aéroport à Venise) à 22 heures. Dans le hall d’accueil vous pouvez acheter vos billets de bus au stand ATVO et ACTV (pour cette dernière compagnie, le stand est celui de l’information touristique) ainsi que les fameuses Venice Card, dont je vous reparlerai plus tard. Plusieurs lignes de bus desservent Venise. Je ne connais que la ligne 5. Pour les horaires vous pouvez vous renseigner directement sur le site d’ACTV (http://www.actv.it/english/home.php) ou ATVO (http://www.atvo.it/index.php?lang=en). Les lignes ACTV me semble être les lignes les plus répandues. Les vaporetto étant gérés par cette compagnie.

Vous pouvez aussi vous rendre à Venise par l’eau (l’aéroport a les pieds dans la lagune). Pour ce faire, vous pouvez utiliser la compagnie Alilaguna (http://www.alilaguna.it/). Il s’agit d’une compagnie privée ne proposant pas bien sûr les mêmes tarifs (une quinzaine d’euros je crois), pour un service identique.

Les arrêts de bus de l’aéroport se trouvent juste devant l’aéroport. Ils vous tendront les bras.

L’aéroport est très propre, fonctionnel, les indications sont claires. L’inflation touristique de la Venise doit en être pour quelque chose.

Vous mettrez environ une demi-heure pour rejoindre la Piazzale Roma, terminus de toutes les lignes de bus se rendant à Venise. L’embarcadère pour les Vaparetto se trouve à 20 mètres. Vous ne pourrez, là aussi, pas le manquer.

Si vous arrivez par le train, c’est encore plus simple. Une fois sortit de la gare, les vaporetto, les ponts, les canaux, les gondoles, la vie vénitienne s’offriront à vos yeux ébahis. La vue de la gare est magique. Prenez le train rien que pour cela. Le quartier de la gare est très animé et sympathique (rien à voir avec le quartier des gares françaises, souvent glauque et peu fréquentable la nuit).

D’ailleurs, question sécurité vous ne risquerez rien à Venise. Bien entendu, comme dans toute ville, faites attention à vos biens personnels et aux mains baladeuses.

2.Les transports à Venise

La première chose à faire avant de partir à Venise est de se procurer un plan de la ville et un plan des transports en commun. Pour ce dernier aller voir sur le site hellovenezia. (http://www.hellovenezia.com/jspvenezia/htmlincludes/pdf/muoversi.pdf). A Venise nous n’avons pu trouver de cartes de transport aussi bien aux guichets qu’au bureau d’information touristique. Essayez donc de réunir les infos avant votre départ. Les guides touristiques sont aussi très utiles de ce point de vue là.

En revanche une carte de Venise (et une mini carte des transports) vous est fourni avec votre Venice Card.

Nous avons choisi cette possibilité car comme nous restions 6 jours à Venise et devions prendre le bateau chaque jour jusqu’à Punta Sabioni. Cette « précieuse » vous permet de plus de snober discrètement l’interminable queue du palais des doges. Un régal. Deux cartes sont disponibles (orange et bleu), avec ou sans option toilette. La carte orange donne accès au transport et à certains musées. La carte bleue ne donne quant à elle droit qu’au transport.

Vous pouvez acheter cette carte dans le hall de l’aéroport (le stand ferme à 22 heures 45), à l’office de tourisme, ou pour notre part, à l’accueil de notre camping. Chose intéressante, vous pouvez l’acheter en ligne moyennant une intéressante réduction de quelques 25 % et retirer ensuite votre carte dans un office de tourisme, me semble-t-il, une fois à Venise. Pour plus d’infos, retour sur http://www.hellovenezia.com/jsp/en/venicecard/index.jsp

Vu le prix du billet à l’unité pour le vaporetto (6, 50 euros le billet d’une heure), il va sans dire qu’un abonnement vaut tout de suite le coup si vous comptez prendre le bateau.

Des billets de 12 heures à 48 heures sont ainsi disponibles dans les stations ACTV (peut-être aussi aux offices de tourisme…) 12 heures : 14 euros 24 heures : 16 euros 36 heures : 21 euros 48 heures : 26 euros 72 heures : 31 euros

Si vous logez sur Venise, cette option n’est pas forcément nécessaire, tout dépendra de votre forme physique. Utiliser le vaporetto est tout de même une expérience peu commune. Cela permet de se reposer, prendre l’air, faire un tour complet de Venise et visiter les autres îles telles que Murano, Burano et Torcello. Cela fait du bien après quelques heures de marche.

Ne vous fiez pas au guichet d’ACTV affichant le tarif vaporetto et non celui du bus. Ce prix est en effet un rien dissuasif si vous souhaitez vous rendre seulement à Mestre. Nous avons ainsi payé 1 euro 10 par personne pour nous rendre en bus de Piazzale Roma à l’aéroport…Un petit conseil, à Piazzale Roma (le terminus des bus), plusieurs guichets se trouvent à l’intérieur d’un bâtiment, devant l’unique guichet extérieur. Allez-y, cela vous évitera de faire la queue.

3. Le logement à Venise

Nous n’avons pas pris le temps de comparer les tarifs offerts par les hôteliers vénitiens. Ceux-ci nous paraissant éloignés de notre budget. Les divers avis recueillis de ci-de là nous ont poussés vers l’option camping. Nous avons ainsi choisi de loger à Punta Sabbioni, cette presqu’île située au Nord de Venise. En bateau de la place St Marc il vous en faudra 45 minutes. Vous trouverez un départ toutes les demi-heures jusqu’à 20 heures 15, puis un départ par heure jusqu’à minuit 28. A votre arrivée à Punta Sabbionni, les lignes de bus ATVO prennent le relais pour vous emmener sur la route (Via Fausta) donnant accès aux nombreux campings du « litorale del cavalino », cette bande de sable de la mer Adriatique. Le timing entre le ferry et les bus est parfait. Même si vous prenez votre bateau de la place St Marc à 23 heures, un bus vous attendra à 23 heures 45 à Punta Sabbioni pour vous emmener à votre camping.

Nous avons choisi le Camping Miramare (http://www.camping-miramare.it/index-fr.htm), , un camping deux étoiles situé à 700 mètres de l’embarcadère, soit 10 minutes à pied. Des navettes gratuites vous emmènent jusqu’au camping ou jusqu’à l’embarcadère 10 minutes avant le départ (ou après l’arrivée), sauf la nuit. La navette se prend devant le camping. Le camping ne donnant pas sur la mer, ce même bus vous y emmène en 2 minutes, dans l’autre sens.

Ce camping fut une agréable surprise. Nous l’avons choisi au hasard après avoir essayé de réserver au camping Rialto et au camping Venezia, tous les deux à Mestre.

Petit aparté. Nous déconseillons fortement le camping Rialto. Nous avons en effet logé dans ce camping pour notre dernière nuit à Venise et pour des questions pratiques, le camping se trouvant sur la ligne de bus menant à l’aéroport. Tout d’abord, leur principe de réservation est quelque peu obsolète. Il vous faut en effet envoyer un fax avec vos dates de réservation. Une réponse vous est donnée dans les 48 heures par fax également. Si vous n’avez pas de fax, cela complique donc l’affaire. Nous avons essayé de les joindre au téléphone, téléphone et fax partageant la même ligne, des interférences nous obligeaient à interrompre la conversation pour la reprendre plus tard et rappeler à nos frais. De plus, seul le patron parle le français, ce qui complique encore plus l’affaire. Concernant le camping en lui-même, les sanitaires sont minables (cafards, évier bouché...), l’ambiance inexistante, le bruit de la route menant à l’aéroport est gênant, la propreté des draps et du mobil-home en général laissant fortement à désirer.

Bref, de ce côté de Mestre, je crois que le camping Venezia offre une meilleure alternative, même si nous n’y pas sommes allés. En tout cas, çà ne peut pas être pire. Seul point positif à tous les deux, ils se trouvent à 10 minutes de la Piazzale Roma.

Mestre est la grande ville à la sortie de Venise. Vous y trouverez aussi de nombreux hôtels. Mais je n’ai aucune information sur le sujet.

Le camping Miramare est certes plus éloigné mais le trajet en bateau est dépaysant (arrêt au Lido, arrivée sur Venise) et relaxant. Le camping Miramare propose divers bungalows avec ou sans sanitaires. Nous avons choisi le Legno 4 places avec cuisine, sanitaires extérieurs, terrasse, coins rangements, et 2 lits superposés. Ce bungalow est avant tout fonctionnel (cuisine, frigo et ustensiles) mais n’invite pas à y passer des heures tant sa surface est réduite.

Les sanitaires extérieurs (avec sonorisation musicale je vous pris) sont très propres. L’accueil est remarquable : plusieurs langues parlées, informations touristiques remises aux vacanciers, petit supermarché (quoique cher), babyfoot, jeux vidéos, tennis de table, plusieurs restaurants à côté de l’embarcadère et deux près du camping Miramare… Que du bonheur !

Nous ne pouvons que recommander ce camping aux vacanciers que vous êtes.

Les ferry vous menant à Punta Sabbioni sont gérés par ACTV. Il est donc nécessaire d’acheter un pass ou la Venice Card si vous souhaitez séjourner à Punta Sabbioni. Si vous arrivez à l’aéroport en fin de soirée (22 heures), il vous faudra prendre un bus ATVO pour rejoindre Punta Sabbioni (Il s’agit de la ligne 3 « linee per il mare », dont le dernier bus part à 23 heures 12 pour Punta Sabbioni et met 1 heures 30 avec un changement au Lido di Jesolo).

Nous nous sommes également promenés sur l’île de Guidecca. Sans grand intérêt selon moi, à part sa localisation privilégiée par rapport à Venise. L’auberge de jeunesse se trouve sur cette île, au bord de la lagune, en face de Venise. Vous serez en 10 minutes à Venise par la liaison ACTV. Un avantage très intéressant.

Concernant le fameux camping Fusina (http://www.camping-fusina.com/), dont les avis sont partagés, je ne peux qu’apporter ma vision extérieure du site, vu de l’eau. Ce camping est situé sur une zone industrielle. Pas très romantique tout çà. Les cheminées des usines vous serviront d’arbres, du moins en imagination.

4. A Venise

Que dire de Venise à part ceci : Allez y ! Je ne pensais pas tomber autant sous le charme de cette ville surprenante, sans commune mesure. De l’eau, des canaux, des petits ponts, des places. Le calme.

Car du calme il y en a, si vous décidez de quitter la place St Marc. Des rues désertes même au mois d’août, et ceci pendant des heures.

Venise demande du temps. Avant d’y aller je croyais que trois jours seraient suffisants. Je me trompais. Il existe en effet plusieurs quartiers aux architectures différentes. J’ai particulièrement aimé le « Cannaregio », avec son quartier juif (le ghetto), mais aussi le « San Polo ». Deux quartiers dont vous pouvez commencer l’exploration à la sortie de la gare. J’ai aimé me perdre, revenir sur mes pas, flâner, me laisser surprendre par cette ruelle, ce cul de sac, à divers moments de la journée.

Venise est une ville que l’on découvre plus que l’on visite (nous le verrons plus tard, Rome m’a laissé le sentiment contraire). Cette découverte a été tellement permanente que nous avons même « oublié » de nous servir de notre Venice Card pour visiter les monuments. Ce sera certainement pour une prochaine fois. Surtout, allez voir Burano et ses maisons colorées ainsi que Murano, beaucoup plus commerçante et étendue. Il suffit pourtant, comme partout ailleurs d’ailleurs, de vous éloigner des boutiques vendant le fameux verre de Murano, pour découvrir nombre de richesses architecturales.

III/ Trajet Venise Rome

Nous avons pris le train de Venise à Rome via la compagnie de chemin de fer italien : http://www.ferroviedellostato.it/cms/v/index.jsp?vgnextoid=3fdbe14114bc9110VgnVCM10000080a3e90aRCRD

A Venise, vous pouvez soit acheter le billet au guichet ou bien auprès des automates de la gare.

Il nous en a coûté 106, 20 euros pour un aller-retour. A noter bien sûr qu’en vous prenant le plus tôt possible des réductions sont possibles. Le tarif Amica est intéressant puisqu’il vous offre quelques 20 % de réduction sur votre billet. Ce tarif est accordé sur un nombre limité de places. Les billets sont échangeables et remboursables avant le départ moyennant une taxe à hauteur de 20 % du prix de votre billet. Vous pouvez sélectionner ce tarif sur les bornes automatiques. Pour plus d’informations sur le tarif Amica : http://www.trenitalia.com/cms/v/index.jsp?vgnextoid=515ccb21e370b110VgnVCM1000003f16f90aRCRD#6

Nous avons effectué notre voyage dans un Eurostar italien (et non pas anglais) de très grand confort. Une voiture bar/restaurant est disponible. Vous rencontrerez des paysages montagneux et notamment en Toscane. Votre train s’arrête à Florence, situé à mi-chemin environ.

A Rome, vous arriverez à la gare Termini, où vous pourrez prendre les billets de métro au sous-sol ou bien le bus en sortant de la gare.

IV/ ROME

L’arrivée sur Rome est un peu moins glamour que celle de Venise. Des bus est des métros plutôt que des Vaporetto, çà change.

Nous avons été surpris des faibles distances séparant les principaux sites touristiques de Rome, ne nécessitant pas dès lors, et contrairement à Venise, un pass transport. Il faut dire aussi que le réseau de transport public est faiblement développé. Seules deux lignes de métro en effet, quelques lignes de tramway et des autobus bien sûr.

Nous avons tout de même acheté un Rome Pass à 20 euros pour 3 jours, donnant accès à certains monuments ainsi qu’aux transports en commun (peu utile comme je l’ai déjà dit). Pour plus d’infos : http://www.romapass.it/?l=en

Vous pourrez également louez des « Velib’ » romain, mais beaucoup moins développés qu’en France.

Nous logions dans le quartier Trastevere. Pour un bon marcheur et sous réserve d’une bonne planification de vos déplacements la marche à pied se révèle être le meilleur pour découvrir Rome, ou plutôt les sites centraux.

Je ne peux en effet pas croire que le Panthéon, la fontaine de Trevi (magnifique !), la place St Marc, Le Castel Sant’ Angelo, la Piazza Navona, la Piazza del Popolo, la villa medicis, la villa Borghese, le forum, le colisée et le mont palatin, soient les uniques centres d’intérêt.

Ou bien alors, Rome a construit sa renommée sur un passé qui n’existe plus, sur des pierres qui n’ont aucun sens. Du moins pour moi.

Il est vrai qu’au mois d’août, la ville est calme, Paris tout autant d’ailleurs. Les romains s’en étant allés au bord de mer, j’y ai trouvé une ville endormie, remplie de touristes, où les pierres parlaient à la place des vivants. Où est l’Italie que j’attendais, grouillante, vivante. Où sont les agapes fraternelles sur des tables trop étroites ? Rome, ville ouverte ou ville musée ?

Saison touristique, lieux touristiques, souvenirs vénitiens contrastant avec la ville…la partie était mal engagée. Je reviendrai à Rome c’est sûr. Pas au mois d’Août c’est sûr également.

Côté Vatican et surtout basilique St Pierre, pensez à porter des vêtements vous couvrant l’essentiel du corps (bermudas longs autorisés pour les hommes). Des vigils vérifient la conformité de votre tenue au regard des normes instaurées par le St-Père. Pourquoi tant de simulacre alors que la basilique ou le musée regorge de corps à moitié nus ? Une belle hypocrisie.

Côté Colisée, deux files d’attente : l’une pour les personnes munis de tickets. Une file interminable. Et les autres. Nous vous conseillons vivement de commencer votre visite par le mont Palatin. En effet, le ticket d’entrée inclut trois sites : le mont Palatin, le forum romain (dans la même enceinte) et le colisée (il faut ressortir). La file d’attente au mont Palatin est beaucoup moins importante qu’au Colisée, vous gagnerez alors un temps précieux.

Le mont Palatin fait partie du site archéologique du Forum Romain. Je vous conseille vivement de vous munir d’un guide audio (ou un vrai guide si vous le pouvez) afin d’y comprendre quelque chose dans toutes ses pierres. Il n’y a en effet que très peu d’indications, ce qui m’a laissé un sentiment de vide tant j’avais l’impression de passé à côté de l’Histoire.

Côté Panthéon . Entrée gratuite. A voir.

Côté églises. Même si vous n’êtes pas croyant, de nombreuses églises regorgent d’œuvre d’art (à Venise aussi d’ailleurs). Franchissez la porte. C’est aussi un bon moyen pour s’asseoir et méditer.

Côté Parc de la Villa borghese (http://www.romabeniculturali.it/villeparchi/239/343/351/schedabase.asp). De nombreux palais, musées vous invitent à la découverte. Sur les hauteurs de Rome, au pied de la piazza del Popolo (où vous pouvez d’ailleurs loué le fameux Segway de la série Arrested Development), les grands espaces verts s’offrent à vous pour un dimanche après-midi de farniente.

1. Logement à Rome

De nombreux hôtels pour voyageurs à petits budgets se sont installés non loin de la gare centrale de Termini. Nous avons préféré sortir de ce quartier et nous rendre dans le quartier du Trastevere. Un quartier autrefois populaire sentant bon la récupération commerciale faussement authentique.

Je vous recommande de surfer sur le site rome30 (http://www.rome30.com/fr/) proposant des solutions d’hébergement sur Rome.

Par hasard nous avons choisi la formule B&B avec la Casavacanze Mite. http://www.rome30.com/fr/rome-bed-and-breakfast-2854-bb-casavacanze-mite.html

Un appartement de 200 m2. Un immense salon. Un accès gratuit à internet. Une très belle cuisine collective où vous pouvez stocker votre nourriture. Salle de bain. Chambre. Le tout d’une propreté irréprochable. Mauro et Tadeusz ont monté cette affaire il y a peu et se donnent corps et âmes pour vous faciliter votre séjour à Rome. Mauro parle parfaitement l’anglais et avec volubilité. Son sens de l’accueil, son dynamisme nous a conquis. Bravo Mauro et Tadeusz ! Une équipe qui gagne.

De l’appartement vous serez à quelques centaines de mètres du Trastevere, quartier très animé le soir, mais selon moi, en voie de récupération par l’élite Bobo. Je n’y ai pas trouvé l’authenticité que j’étais venu y chercher. Mais peut-être m’y suis-je mal pris.

V/ Pratique Nous n’avons pas vraiment souffert de la chaleur. Avec 30 degrés de moyenne, il est sûr qu’une sieste s’imposait entre midi et 15 heures. La période entre 11 heures et 16 heures et particulièrement chaude et limite les longs déplacements. A Venise, je vous conseille de vous étendre sur les longues pelouses parsemées de pin à l’arrêt Giardini et situé à seulement trois arrêts de la place St Marc. L’endroit donne sur l’eau, il y a des bancs et surtout de l’ombre et du calme pour piquer un petit somme. Vous avez soif. No problemo. A Venise, des fontaines d’eau potable fraîches abondent aux coins des rues. Je vous conseille de vous munir d’une gourde d’un litre et de la remplir progressivement au fur et à mesure de vos besoins et déplacements. Qu’il est bon de savourer une, deux ou trois boules de glace, assis sur les bords de l’eau. Ne vous gênez pas car cette gourmandise vous en coûtera plus à votre ventre qu’à votre tirelire. 1 euro la glace simple, même en temps de crise, çà va ! Mais attention, les glaces ne sont pas servies à la boule, comme en France, mais à la tranche. En clair, vous aurez de quoi faire. Je ne peux que vous recommander, si ce n’est vous ordonner de goûter aux glaces « Giolitti ». Un glacier sur la place depuis plus d’un siècle, entre le Panthéon et la fontaine de Trevi et dont les glaces sont ir-ré-sis-ti-bles ! Pour vous en convaincre, lancez la vidéo sur http://www.giolitti.it/english/home.html On ne peut pas dire que Venise soit adaptée aux personnes à mobilité réduite ni aux enfants en poussette. Quelques ponts pourtant bénéficient d’une rampe d’accès automatisée prévue à cet effet, mais ils ne sont pas nombreux. Peut-être existe-t-il une carte recensant ces fameux ponts. Je n’en sais pas plus. Vous avez la possibilité de vous restaurer au musée du Vatican soit en emportant votre propre nourriture, soit en consommant dans l’un des restaurants/snacks du musée. La chapelle Sixtine se trouve à la fin du parcours religieux du musée du Vatican. Soyez donc, très, très patient, si de plus, comme moi, la vue de milliers d’anges et de vierges vous laissent pantois. Côté restauration, les pizzas sont aux alentours de 7 euros. Rajoutez 2 euros à l’addition pour chaque couvert (le coperto). Notez que les plats italiens (en tout cas dans les endroits touristiques) sont peu copieux. Pour faire un vrai repas, vous devrez consommer plusieurs « piatti ». Sur Rome, je vous conseille une petite pizzeria qui ne paye pas de mine, dans le quartier du Trastevere, rue « vicolo del bologna ». Il s’agit de « Dar Poeta » . Les tables sont simples, les plats aussi. La qualité est très bonne. La file d’attente de Romains connaissant l’endroit au dehors en témoigne. Si vous souhaitez loger à Murano. Un petit hôtel non loin de l’embarcadère le Faro m’a l’air bien sympathique : hôtel « Al Soffiador », Viale Bressagio, 11, Murano. (info@venicehotel.it ou www.venicehotel.it) A Venise, si vous souhaitez faire souffrir votre pire ennemi, donnez lui rendez- vous au restaurant « La Rivetta », San Polo, 1479. Un cadre sympathique pour une nourriture immonde et chère. Je n’ai jamais mangé une pizza aussi sèche. En somme, du Picard, en mille fois pire.

En espérant que ces infos vous donnent l’envie de découvrir ce magnifique pays. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez d’autres informations pratiques, je ne manquerai pas de vous répondre.

Arrivederci !!!😉
Retour d'un voyage Holguin - Las Tunas - La Havane du 14 au 21 septembre English translation pending
by Mimi0001 · 2008-09-22 · 19 replies
Donc, j'ai décidé de partir 1 semaine à Las Tunas après le cyclone avec 4 valises remplies de nourriture sèche pour aider mon mari et sa famille. A l'aéroport de Holguin, 2 de mes valises ont été inspectées sans problème... mon mari est venu me chercher à l'aéroport et nous sommes allés au centre-ville de Holguin pour diner... beaucoup de magasins et restaurants fermés pour cause de non électricité... beaucoup d'arbres de déracinés... une femme de Holguin me dit qu'ils ont été 3 ou 4 jours sans électricité, quasi sans nourriture et sans eau car tout était fermé... ceux dont les maisons sont détruites ou manquant une partie de toit vont rester dans leur famille proche ou chez des voisins le temps que le gouvernement leur donne des matériaux... cela peut prendre quelques mois... tout cela dans la solidarité partagé... j'aime leur mentalité d'entraide.... mon mari me dit qu'il ne sait pas pourquoi mais qu'il y a des gens qui auront des matériaux mais d'autres n'auront pas... qu'il faut être là pour voir...

le taux de change était à 1.18 et la gazoline aux pompes à essence 1, 50 pesos convertible... celle achetée dans la rue, je ne sais pas...

à Las Tunas, beaucoup d'arbres aussi centenaires complètement déracinés... dans une des rues où son meilleur ami habite, il y a un camion avec employés pour dégager le tout... les employés avec scie mécanique pour couper les troncs d'arbres et beaucoup de monde de la rue avec machettes pour ébrancher les arbres et aider à mettre dans le camion... les femmes elles balaient le trottoir et la rue pour remettre cela propre... solidarité et entraide...

le cyclone a duré 5 heures, de 23 heures à 4 heures du matin environ et beaucoup sont restés dans leur maison car assez solide pour cela... les autres ont été se réfugier dans les écoles... sa famille sont restés chez eux avec les poules à l'intérieur pour les sauvegarder...

mon mari m'a dit qu'un homme vendant des baguettes de pain dans la rue avec sa bicyclette a été arrêté car il a voulu profiter de la situation et de 7 sous le pain il a monté cela à 25 sous (1 pesos convertible)... donc il passera en jugement car n'aide pas à la révolution... on me dit qu'il pourrait avoir une sentence entre 1 et 3 années de prison... ou une amende...

il y a des secteurs de Las Tunas qui manquent encore d'électricité, et ce depuis plus qu'une semaine, dont la maison où il habite... donc cuisson sur le charbon dehors lorsqu'il y a charbon à acheter ou sinon au pétrole... l'électricité est revenu le mercredi suivant...

dans les mercados extérieurs où il y a fruits, légumes et viandes tout reprend son cours normal mais sans beaucoup de variétés dans les fruits et légumes... bananes vertes pour chicharistas, avocats, ananas, oranges, ail... manquent oignon, carottes, cocombre, tomates... cela se parlent qu'avec les récoltes perdues et l'attente des prochaines récoltes, quand l'approvisionnement sera expiré, dans le mois ou les mois qui suivront, il y aura moins à manger...

nous allons à la Roca, où il y a musique et oups.... manque d'électricité... très courant là-bas et quasi journalièrement... pour quelques minutes ou quelques heures... mais il y en a un qui a une guitare et tout le monde l'accompagne en chantant et quelques-uns en profitent pour danser.... même si la vie n'est pas facile, ils apprécient la vie et trouvent le moyen, la volonté et la force pour continuer de l'avant... siempre adelante...

donc... mardi soir partons pour la Havane pour donner un papier final qui le disculpe de toute sentence judiciaire pour l'ambassade... là-bas, on me dit qu'il y a eu manque d'électricité 2 o 3 jours, beaucoup d'eau mais moins de dommages qu'ailleurs... les hôtels du centre-ville et du malecone sont ouverts.... pour les discothèques, sûrement aussi, mais nous sommes allés à une de l'hôtel Mélia avec show de danse et après danse...

Retour le vendredi à Las Tunas et le réservoir d'eau potable chez mon mari est quasi-vide... ils puisent l'eau dans un puits qu'ils ont creusé il y a quelques années pour tout usage et ils devront la faire bouillir car brunâtre un peu... les bouteilles d'eau que j'ai laissé suffiront pour un temps... un certain temps ou un temps certain...

il y avait des touristes dans le même avion que moi qui sont allés à l'hôtel Pesquero et au Costa Verde qui m'ont dit qu'il y avait plus de travailleurs pour nettoyer que de touristes... ils étaient environ une vingtaine de touristes... et que déjà il y avait amélioration dans le nettoyage de la plage et de l'hôtel....

bon... avec de la chance, j'y retournerai un aller-retour de 3 jours pour aller chercher mon mari d'ici 3 semaines, si tout va bien comme nous l'espérons....
Mon inventaire est-il au point? (départ dans huit jours pour deux ans) English translation pending
by Simplybrice · 2008-09-22 · 11 replies
Sans domicile fixe pendant deux ans, il faut sélectionner avec minutie ce qui est important de ce qui ne l'est pas. Chacun de ces articles devra servir régulièrement dans le voyage et se compter dans un nombre assez restreint. C'est pas tout de dire que j'emportes un mini-bar, après faut-il encore le traîner à travers forets, montagnes, plages, villes, transports. Ca peut être très convivial mais il faut reconnaitre que c'est bien trop encombrant.

La liste ci-dessous semble être la liste idéale. Je n'ai pas encore tout rassemblé dans les deux sacs mais ça me semble réalisable au niveau de l'encombrement et du poids, faut voir... Justement, si tu sais que j'ai oublié un truc, tu peux peut-être me le faire remarquer tant que je suis encore là. Si tu penses que des choses sont superflues, les commentaires seront appréciés également.

sacs : sac à dos 80 litres multipoches 1 poncho imperméable pour protéger le sac dans les transports 1 petit cadenas à cable pour attacher le sac sac à dos 20/30 litres pour le quotidien

Vêtements en haut : 1 parka imperméable et légère + 1 veste en polaire adaptable (3 en 1) 1 polo léger en polaire 1 veste zipée légère à manches longues 1 chemise manche longue en soie légère 1 T-shirt manches longues spécial Froid froid 3 T-shirt manches courtes

en bas : 2 pantalons 1 maillot de bain 1 bermuda 1 pantalon de pêcheur thaï 1 sous-pantalon polaire 4 caleçons 2 paires de chaussettes hautes 2 paires de soquettes

tête : 1 casquette

yeux : 2 paires de lunettes de vue 2 paires de lunettes de soleil

pieds : 1 paire d'Adidas superstar 1 paire de claquette 4x4

Dormir : 1 sac de couchage 5°C 1 sac à viande 1 moustiquaire 1 hamac 1 oreiller gonflable

Photo : 1 appareil Panasonic TZ3 avec 2 batteries + chargeur 1 caisson photographique étanche jusqu'à 40m + accessoires 2 carte SD 2Go

Audio-Vidéo : 1 archos 605 160Go + écouteurs (qui font aussi office de boules Quiès) 1 Ipod nano 2GO (on ne sait jamais, ça pèse rien)

Blog : 1 netbook Asus eeePC 901

Trousse de toilette : savon de marseille shampoing brosse à dents et dentifrice 1 coupe ongles cotons tiges mousse à raser et rasoir déodorant 1 pince à épiler 1 paire de ciseaux 1 gant de toilette Santé : PQ spray anti-moustiques protection solaire biafine paracétamol anti-diarrhée spray antiseptique pansements baume du tigre préservatifs

Divers : serviette à séchage rapide pour les plongeons dans la piscine pochette banane plate sous le pantalon lampe frontale porte-clés ultrason énergie solaire sensé faire fuir LA moustique briquets bougies 1 opinel 10 mètres de cordelette 1 cahier 1 bloc de papier crayon à papier, stylos, gomme, colle

Documents : passeport billet d'avion Paris/Istanbul permis de conduire national et international police d'assurance santé carnet de vaccinations carnet de plongée + carte PADI 1 carte bleue visa

Lecture : lonely planet - Moyent-orient "Sur la route" de Jack Kerouac

MANQUE : un transfo universel, 1 multiprise photos d'identité corde pour fixer hamac sacs hermétiques miroir incassable fil dentaire truc pour faire des bulles

1 montre réveil
Obtention d'une lettre de recommandation au consulat de France au Caire pour le visa soudanais English translation pending
by Autrans · 2008-09-21 · 43 replies
😉

je suis au caire je veux continuer mon voyage en ethiopie kenya etc.. j aime pas prendre l avion et prefere passer les frontieres terrestre donc passer faire un tour au soudan

le consulat soudanais au caire me demande une lettre de recom par le consulat de france

eh bien voila que on m apprend que depuis aout juste un mois avant comme par hazard ?

que la diplomatie fr ne donne plus de lettre de recomandation et ce pour quelque soit le pays en question

pas seulement le soudan comme si le consulat de france bar le biais de donner une lettre de recom

s attribuait le droit de selection des pays qu on peut visiter merci la liberte de mouvement

est ons en democratie ?

enfin toujours est t il que pour ces emerdeuses du service des francais au consulat m on dit sans grande

justification que c etait niete et que pour la lettre je pouvais me la mettre si vous me permetez la rime 😉

reste a trouver une alternative pour decendre en afrique du sud

si vous avez des idees de comment obtenir ce visa soudanais merci les bienvenues 😏
Nicolas Sarkozy vient de faire acheter un A330 English translation pending
by Mich74 · 2008-09-16 · 182 replies
Avant, le président français se déplaçait en A319, un avion qui l'obligeait à faire des escales dès qu'il partait de l'autre côté de la planète. Un peu loose, quand George Bush n'a besoin d'aucun arrêt pour faire le même trajet. La Dépêche du Midi vient de révéler que Nicolas Sarkozy vient donc de faire acheter un A330, qui a appartenu à Air Caraïbes ou Swissair. Pourquoi pas en A380? Je pensé que les caisse etaient vides😉................
Trois semaines au Vietnam: comment les répartir au mieux? English translation pending
by Telume · 2008-09-12 · 14 replies
Bonjour à tous!

mi novembre, mon compagnon et moi partons au vietnam. Départ et retour par Ho chi minh. Nous aimerions bcp parcourir le nord et le sud du pays. Quel "parcours" pourriez-vous nous recommander? Dans quel ordre visiter les différentes régions et quels moyens de transports privilégier? Nous sommes principalement attirés par la nature, les paysages, la rencontre des différents peuples, ... Si c'est possible, nous aimerions aussi nous arrêter deux - trois jours (rassemblés ou répartis sur les 3 semaines) sur des plages paradisiaques, histoire de souffler un peu 😛

Merci à tous!
Annulation abusive d'un vol chez Air France English translation pending
by Melimelo699 · 2008-09-10 · 54 replies
Voila la situation, quand même hallucinante! Je devais partir le 14 juillet à Rio rejoindre un ami, par un vol Madrid- Paris, Paris-Rio, affrété par air France pour concurrencer les vols Ibéria. J'ai acheté ce billet sur expédia.fr. Pour me rendre à Madrid, je devais partir en covoiturage le 13. Or, le conducteur m'annonce le 13 au matin que sa voiture a un problème mécanique et que ns ne pouvons pas partir.... A la sncf, le train pour Madrid est complet...Je décide donc d'appeler air France pour les prévenir et voir si je peux modifier mon billet, annuler le premier vol et prendre l'avion à Paris. Je précise que le 13 juillet était un dimanche et le 14 férié, aucune agence ouverte... Malheureusement pour moi, Air France n'emploie pas assez de standardistes et je ne tombe, au cours de mes dix appels, que sur une boite vocale, payante de surcroît. Personne ne décroche... Je prends donc sur moi et le 13 dans la nuit, je monte à paris en train pour prendre le Paris- Rio, que j'ai payé!! Arrivée à l'aéroport, le gars de l'enregistrement ne me trouve pas sur l'ordinateur... Il me demande d'aller au comptoir Air France pour essayer de trouver une solution et là, un espèce de mec me prend de haut, me dit que mon contrat était un Madrid Rio, et que je ne pouvais donc pas embarquer à Paris, même si c'était le même avion. Du moment que je n'ai pas pris le premier vol, tout mon billet (aller et retour!!!) est annulé et perdu! Il m'a traitée de fraudeuse, me disant que dans le vol Paris- Madrid, ils m'avaient prévu un repas! La blague, quoi...Difficile à digérer qd même! J'ai quand même acheté mon billet 900 euros, et que j'ai occupé ma place ou pas dans le premier vol, celle ci était payée! Bref, en plus aucune écoute ni empathie, des gens d’un professionnalisme rigide, des vrais c.... J'ai du quitter l'aéroport complètement désemparée... Même topo le lendemain, quand j'ai été à l'agence air France opéra, à paris, pour essayer de trouver une solution.... Ils m'ont dit que mon billet était perdu ( j'avais pas d'assurance... ça m'apprendra..) et qu'il n'y avait aucun recours. Ils m'ont proposé de racheter un vol à 2200 euros, le lendemain... Mais, ce qu'ils ne m'ont pas dit, c'est qu ils ont certainement revendu ma place sur le Paris Rio en dernière minute, voyant que je n avais pas embarqué à Madrid. Ma place n'était donc peut être plus dans l'avion... Et le retour, prévu le 11 août et lui aussi annulé, a du avoir largement le temps d'être grassement revendu. Bref, pour eux, c'est tt bénef. Que puis je faire? Aidez moi car je l'ai vraiment en travers!!!! Elodie
Un mois en Thaïlande avec un budget de 400 euros English translation pending
by Criiollo · 2008-09-07 · 163 replies
Bonjour, je me suis decidé a partir en thaïlande pour la premiere fois . je compte partir en novembre pour un mois env. . mais, je voudrais faire un voyage au feeling seule avec mon sac a dos . en budget je compte 400e par mois tout compris . j aimerai avoir votre avis. savoir si se n ai pas trop dangereux et si mon budget n'est pas trop juste. je vous remercie d'avance.
Etat d'urgence à Bangkok (2 septembre 2008) English translation pending
by Jumbo1 · 2008-09-02 · 223 replies
LA THAÏLANDE DÉCLARE L'ETAT D'URGENCE À BANGKOK Le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej a décrété l'état d'urgence dans la capitale, selon la radio d'État. Lundi, partisans et adversaires du gouvernement s'étaient affrontés près du siège du gouvernement. THAÏLANDE - POLITIQUE La Thaïlande déclare l'État d'urgence à Bangkok Mardi 02 septembre 2008 Le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej a décrété l'état d'urgence dans la capitale, selon la radio d'État après les violents heurts entre partisans et adversaires du gouvernement près du siège du gouvernement. Mardi 02 septembre 2008 Par Reuters (texte) / Lise Barcellini (vidéo) Réagir (3)ImprimerSauvegarder cette pageLisez l'analyse de Cyril Payen, correspondant de FRANCE 24 en Thaïlande

Le Premier ministre thaïlandais Samak Sundaravej a décrété mardi l'état d'urgence à Bangkok après des affrontements violents survenus dans la soirée dans la capitale, a rapporté la radio thaïlandaise.

Sundaravej a demandé au chef d'état-major de l'armée d'assurer le maintien de l'ordre dans la capitale, selon la déclaration du Premier ministre lue sur l'antenne de la radio.
Travailler à Walt Disney World en Floride (suite) English translation pending
by Thibotus01 · 2008-08-27 · 753 replies
Le premier sujet a été fermé (voir le sujet), 99 pages ! Donc je recréé la suite, avec tous les bons liens qui faut savoir pour travailler là-bas :)

1. Site du programme officiel : www.disneyinternationalprograms.com (en anglais, beaucoup d'infos et des photos de l'environnement et des habitations) 2. International Services (l'agence de recrutement française) : www.internationalservices.fr 3. Site & Forum international non officiel (en anglais) : www.wdwip.com & www.wdwip.com/smf

Beaucoup, beaucoup d'infos sont déjà présentes sur ces sites, alors n'hesitez pas à faire une petite recherche avant de poster ici votre question, ca évitera aux personnes de se répéter, ca fera moins de messages inutile, et surtout tout le monde sera content 😎😊

Egalement, beaucoup de gens racontent le programme sur leur blog, une recherche sur google et hop ;) ...

Bonnes discussions !!
Préparation d'un séjour aux Philippines English translation pending
by Berthymil · 2008-08-23 · 40 replies
Bonjour a tous, 😉 Je vous lis depuis pas mal de temps avec pas mal de reponses ( merci Pinoy, getehem, etc..). Donc j' ai pris mon billet d' avion pour Manila aller/ retour de mi-septembre a mi-decembre mais modulable (Nv Frontieres).

J'ai pris : 1 Guide du Petit Fute, 1 Guide de Lonely Planet, 1 Guide de Tagalog, 1 Nelles Map Philippines, 1 " " Malaysia, 1 " " Kalimantan ( dans le cas ou ? ), 1 petit dictionary English- French .

J'ai pris : ma trousse a pharmacie, l'attirail anti-moustiques : 1 Moustiquaire, 1 Bracelet repulsif, 1 plaquette gd piece Catch, + Vaporisateurs, + un traitement Anti-Palu( Palawan), j'ai eu dejas la Dengue, avec les moustiques j'ai compris...!

Pour le Visa j'arrive a Manila je prends les 21 jours gratuits, je montre mon passeport et derriere mon Ticket de depart. Quand j'arrive sur une ile je me renseigne sur le" Bureau of Immigration", je prends 2 mois pour +PHP 1500 et ainsi de suite It's OK ..?

Si j'ai bien compris la region de Luzon doit etre boueuse en Septembre il vaut mieux que je commence ma visite par Cebu, Bohol, Siquijor, Negro .....?

J'ai des Dollards, des Euros, la Mastercart, le permis +permis international, le sac a dos qui va bien les shorts + lunette de soleil, si vous avez des sujestions ( plein...!) Merci de me les donner ....BERTH
Avis sur notre parcours aux Etats-Unis English translation pending
by Rirette · 2008-08-21 · 25 replies
Bonjour,

Après avoir beaucoup lu vos messages, j'ai choisi de faire : Paris - San Francisco (Hôtel Bijou selon vos recommandations 3 nuits) SF - direction Yosemite

et là je n'ai encore rien réservé mais je crois que nous ferons au feeling car on aime bien laisser le temps au temps en général.

Yosemite - Las Vegas

Mon mari veut participer à un show aérien près de Las Vegas le 9/10 novembre, ça c'est la raison du voyage mais moi je m'en moque un peu de ce show, je l'accompagne mais surtout je veux découvrir les USA.

Alors à Vegas je n'arrive pas à me décider le Bellagio c'est trop cher je trouve.

Mais j'ai bien noté tous les restaurants sympas.

Au fait Alcatraz ça vaut le coup d'après vous?

Merci encore pour vos conseils. A+
Un mois en Arménie English translation pending
by Eustache · 2008-08-12 · 8 replies
UN MOIS EN ARMÉNIE

Conseils avant de partir : se munir de guides est une évidence ; encore faut-il que ce soit de bons guides et cela, seule l’expérience le démontrera. Pour notre part, nous avions acheté le guide Évasion (Hachette), séduisant, bien structuré, de belles photos mais…conçu pour des touristes motorisés. En outre, il ne tient pas compte du fait que l’alphabet arménien n’a rien à voir avec le nôtre. Et quand on montre dans le guide à un Arménien le nom de l’endroit où on souhaite se rendre, souvent, dans les campagnes du moins, il ne peut le déchiffrer. N’aurait-il pas été simple de faire suivre les noms de lieux, du moins des lieux importants, d’une transcription en Arménien. Quant au guide Le petit futé, il porte bien mal son nom. Certaines indications semblent dater de l’époque soviétique : la cathédrale, bel et bien opérationnelle est « en construction » et vous pourrez poireauter des journées entières à la gare d’Erevan pour attendre des trains qui ne roulent plus que dans le souvenir de vieux Arméniens. Ne cherchez pas non plus le guichet où on délivre des billets de bus à la gare routière (cette question fait bien rire les autochtones). Et ne parlons pas des rubriques « hébergement » ni des descriptions des monastères du Karabagh. Bref, à oublier. Le guide qui nous a paru le mieux conçu et le mieux à jour – malheureusement nous n’avons pas pu nous le procurer – est Planète des hommes. Il est indispensable également de se munir d’une lampe de poche car, très souvent, l’éclairage public est inexistant.

Lundi 25 août : Bruxelles. L’avion d’Austrian Airlines est ponctuel. Après une escale à Vienne, nous repartons la nuit pour Erevan.

Mardi 26 : il est 04 h.30 du matin, heure locale lorsque nous atterrissons. Le vol de Lufthansa nous ayant précédé, la file est longue devant les guichets où on obtient les visas. Peu importe puisque, de toutes façons, rien ne presse à ces heures. Les visas apposés, on traverse quelques magasins en free shop où les vendeuses somnolent en attendant d’improbables clients. Dans le hall des arrivées, nous sommes harcelés par les chauffeurs de taxis. Cela sent l’arnaque, comme dans la majorité des aéroports. On se renseigne sur les tarifs « officiels » au bureau d’information et on nous confirme les prix marchandés après des chauffeurs. Bon, on a compris, le personnel est de mèche avec les chauffeurs. Tant pis, on est fatigués et pressés maintenant de rejoindre l’hôtel, ce qui n’est pas évident. Notre chauffeur, en effet, qui est autant conducteur de taxi que je suis dresseur de puces ne connaît pas les noms de rue ; nous aurons droit à une visite nocturne de la ville d’Erevan qui durera plus d’une heure avant qu’il ne localise – enfin que JE localise l’hôtel -. Comme il n’y a pas de chambre libre à cette heure, nous dormirons dans les fauteuils au sous-sol. Après un peu de repos, on part en exploration. Première démarche, changer de l’argent. Il y a un bureau de change dans un petit supermarché à cent mètres de l’hôtel. Le premier contact avec Erevan est décevant. Pour nous rendre place de la République, on traverse des chantiers le long de rues poussiéreuses où les quelques rares édifices encore debout – et dans quel état – sont de conception soviétique. Quant aux noms des rues, soit ils ne sont pas indiqués (cas le plus fréquent), soit ils sont en arménien, donc illibles pour nous, soit, mais c’est rare, en caractères cyrilliques. Bref, comme en outre, à cause des travaux, pas mal de rues sont fermées, le petit plan dont nous disposions se révèle très rapidement inutile. Nouvelle déception en découvrant la place de la République, les fontaines et le plan d’eau qui apparaissent sur toutes les photos, sont inexistantes. Mais la place, malgré son aspect pharaonique, a de la gueule.

On apprend aussi à traverser les rues, exercice périlleux s’il en est. Le trafic est dense, essentiellement composé de taxis et de minibus. Il y a bien des feux tricolores dont le respect semble lié à l’humeur du conducteur ; quant aux passages pour piétons, ils sont purement décoratifs. On regarde donc la façon de procéder des autochtones et on les imite ; en général, une rue se traverse en deux temps avec un bref arrêt sur la ligne blanche. Au début, c’est assez impressionnant mais on finit par s’habituer. Retour à l’hôtel et repos bien mérité. Bonne nouvelle : contrairement à ce que disent les guides, il n’est pas nécessaire de se rendre au consulat du Haut Karabagh pour obtenir les visas ; ceux-ci se font sur place. Après avoir repris des forces, on retourne au centre et à l’Office du tourisme où l’accueil est chaleureux et efficace. On explore un peu plus la ville qui, au soleil et avec tous les arbres qui bordent les avenues se révèle plus agréable qu’au premier abord. On visite le musée National d’Histoire, de conception archaïque et de type soviétique avec ses gardiennes de salles en cache-poussière, mais dont la visite est indispensable avant de partir à la découvert du patrimoine arménien. Le retour à l’hôtel, pas loin du centre cependant, se fait à travers de rues où abondent les nids de poules, totalement dépourvues d’éclairage. Demain, se munir de la lampe de poche si on veut éviter les entorses ou de se heurter à un engin de chantier.

Mercredi 29 : Nos souhaitons nous rendre au monastère de Gueghard. Très aimable, la jeune fille de l‘accueil nous indique quel minibus prendre pour nous rendre à Massiv Market, d’où partent les bus pour Garni. Et, initiative très intelligente, elle nous inscrit tous ces noms en caractères arméniens sur un petit papier qui se révèlera bien précieux. Au terminus, une passagère nous conduira jusqu’à la « gare » des autobus que nous aurions eu du mal à trouver pas nous-mêmes. Le bus nous emmène un peu plus loin, jusqu’à Gokht d’où nous prendrons un taxi que nous partageons avec un couple tchéco-arménien. Le monastère est superbe, dans son écrin de verdure et collé contre la montagne. Trois églises troglodytes complètent l’église centrale et la décoration tant intérieure qu’extérieure est superbe. Deux heures ne seront pas de trop pour flâner dans cet endroit magique que nous quittons au moment où arrivent les cars de touristes et d’écoliers qui mettent fin au climat de quiétude. Nous revenons par Garni où se dresse, entièrement reconstitué, le seul temple qui témoigne du passage des Romains. Cela ne vaut pas les temples d’Italie mais l’endroit ne manque pas de charme avec le canyon en contre-bas. Retour et dîner à une petite terrasse près de la place de la République où nous nous divertissons en observant le manège - qui se veut discret, mais c’est loupé – de prostituées accrochées à leur téléphone portable. A voir les va-et-vient, la clientèle ne manque pas.

Jeudi 30 : Au programme de ce jour, visite d’Edjmiatzin, le « Vatican » de l’église arménienne avec sa cathédrale, son musée, ses monastères et son séminaire. L’ensemble est agréable, très calme avec les allées bordées de fleurs. Trouver un bistro pour boire un petit café se révèle plus compliqué. On le prendra à Erevan où nous serons de retour en début d’après-midi. On commencera par faire un petit tour au Marché central dont la porte de cuivre est imposante. Il est difficile de résister aux marchands qui veulent à tout prix que l’on goûte leurs produits (pèches, raisin, miel, fruits confits, fruits secs, …) sans obligation d’achat. Un peu plus loin, mais pas facile à trouver, le musée Parajdanov, ce cinéaste géorgien aux talents surréalistes. Sa maison-musée abrite une collection de collages et de peintures assez extraordinaires. Pendant toute la visite nous serons suivis comme nos ombres par la propriétaire qui parle un peu allemand et surveille tous nos gestes comme si nous étions des malfaiteurs potentiels. On dînera au restaurant Haiq, pas très visible, installé dans un sous-sol de l’avenue Machkots – en outre les indications sont en arménien – où on dégustera la vraie cuisine arménienne pour un rapport qualité-prix qui défie toute concurrence. Si on ajoute qu’en se réclamant de Envoy Hostel on bénéficie encore d’une réduction de 20%… ! Cerise sur le gâteau, la bière pression n’a rien à envier aux bières belges et le taboulé y est remarquable. Vendredi 31 : Départ pour le Karabagh. A la gare routière, pas de guichet, comme on le signalait plus haut, mais une belle anarchie. Les chauffeurs de minibus, tout comme en Amérique latine, se disputent les clients. Ausitôt accrochés, aussitôt installés . Comme nous sommes les derniers, le minibus part sans plus attendre. La suspension, ce qu’il en reste du moins, a dû connaître des jours meilleurs car les cahots ne sont pas dus à l’état de la route comme nous pourrons le constater au retour dans un véhicule moins vétuste ou mieux entretenu. La route nous semble longue et la halte déjeuner est la bienvenue. Les autres passagers, distants jusque là essaient de communiquer avec nous. C’est laborieux mais, la bonne volonté et toutes les ressources linguistiques et gestuelles aidant, on y arrive. Du coup, nous sommes le centre d’intérêt de l’ensemble des passagers qui nous indiquent ce qu’il faut voir dans le paysage, nous interrogent sur nos projets de séjour, …La fin du voyage en est devenue agréable et de bon augure en ce qui concerne la suite. Cette expérience, nous la revivrons tout au long de notre séjour. Discrets d’abord, respectueux de l’étranger, les Arméniens que nous rencontrerons rechercheront toujours une occasion d’établir un contact, de proposer leur aide en cas de nécessité, sans jamais s’imposer mais avec le désir manifeste d’essayer de briser la barrière de la langue. Au Karabagh nous devons, en principe, loger chez un Français qui réside depuis trois ans en Arménie et dont nous avons trouvé l’adresse sur Internet.

Oui mais nous avons stupidement oublié de prendrenote de son téléphone et de l’adresse de son domicile. Qu’importe, Internet nous sauvera… à condition que le correspondant soit devant son ordinateur. Et ce n’était pas le cas. Quand, enfin, il a pu prendre connaissance de notre message, c’est son ordinateur qui l’a trahi. Après deux heures d’attente, on on envoie un ultime message disant que nous abandonnons et que nous allons nous mettre en quête d’un logement à Stepanakert quand, miracle, la préposée au téléphone se penche à la fenêtre et crie un mot qui ressemble à mon nom nom : c’est Armen qui nous a localisés et nous envoie un taxi taxi ; en effet, il n’habite pas à Stepanakert, mais à Couchi. Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises. Arrivés à Couchi, Armen nous attend au coin de la rue ; heureuse initiative car, à voir l’immeuble où il habite, un vestige de l’architecture soviétique qui, en apparences, relè- relève plus du clapier à lapins ou de la cage à poules (il y a d’ailleurs quelques spécimens qui errent dans l’entrée) ; à voir les escaliers de pierre qui n’ont plus vu l’ombre d’un balai depuis la chute du mur de Berlin, nous n’aurions jamais osé franchir le pas de la porte ( d’ailleurs absente). Heureusement l’appartement d’Armen n’a rien de commun avec l’aspect extérieur. Petit café et organisation de la suite de notre séjour au Karabagh. Nous nous mettons d’accord sur les sites que nous souhaitons visiter.

Samedi 1 septembre, départ pour le monastère de Dadivank qui se trouve à l’extême nord. Il nous faudra trois heures pour l’atteindre, les derniers tronçons de route étant dans un triste état. Au passage, on rencontre des traces de la guerre, tanks détruits, modestes croix portant les photos des malheureux tankistes. Au paysage d’abord agricole se substitue un paysage de forêts ; c’est dans ce superbe environnement qu’est situé le monastère. Il est en pleine restauration. Si la première restauration est correcte, celle qui est en cours ne laisse rien présager de bon. On restera longtemps à flâner dans la galerie et à admirer la sculpture des donateurs

Sur le chemin de retour, premier arrêt au village de Vank. Si ce village a la « chance » de bénéficier des largesses d’un généreux donateur de la Diaspora domicilié à Moscou, on ne peut dire que ses conceptions de l’esthétique relèvent du meilleur goût. Le jaune et le vert dominent partout et l’hôtel, en forme de bateau baptisé « Titanic » détonne dans le paysage.On s’y désaltère quand même et, de la terrasse, on distingue sur la montagne le monastère de Gandzassar. Comme le généreux donateur a aussi penser à faire une route d’accès, la montée ne sera pas trop dure. L’ensemble des bâtiments monastiques est harmonieux, bucolique même. Le portail de l’église est superbe comme les sculptures du clocheton. Heureusement, nous n’avons pas oublié les jumelles (accessoire indispensable, comme la lampe de poche, cfr. plus bas). A Chouchi, nous allons dîner dans un chouette petit resto qui nous a été recommandé par Armen. Il est situé à l’écart – c’est le moins qu’on puisse dire – mais le déplacement vaut la peine tant pour l’accueil que pour la qualité du repas. Mais au retour, la nuit est tombée et il fait noir comme dans un four. Heureusement qu’il y a la lampe de poche. L’obscurité et « l’unité architecturale soviétique » aidant, nous nous trompons de maison. Pas pour longtemps car les séquelles de la période soviétique sont bien présentes et, dès la première volée d’escalier, une porte s’entrouve et une voix nous demande ce que nous faisons là. On s’excuse et on passe à l’immeuble voisin. Le bon, cette fois.

Dimanche 2 septembre. C’est jour de fête et notre hôte a prévu que nous allions ensemble à Stepanakert, nous brossant un tableau dithirambique de ce que nous allions y trouver. Mais il changera d’avis et nous visiterons Chouchi où, quoiqu’en dit notre hôte, il n’y a pas grand chose à voir, la ville ayant été presque entièrement détruite lors de la guerre. Deux mosquées à moiié en ruines, un fort dont les murs sont en bon état de conservation. Bref, ce tour de Chouchi nous prendra deux heures. Finalement, c’est le petit spectacle organisé pour la fête qui nous séduit le plus par sa bonhomie, sa gentillesse et sa qualité : un spectacle de marionettes que nous comprendrons même grâce à la gestuelle et à la manipulation, des danses très élégantes et de la musique traditionnelle jouée sans fausses notes. Enchanteur. Dîner au même resto, « chez Robert », paraît-il. Puisque nous sommes déjà venus la veille, l’accueil est encore plus démonstratif et le repas tout aussi délicieux. Cette fois, nous ne nous trompons pas de maison en rentrant.

Lundi 3 septembre. Un nouvel hôte, Vasguen, un Arménien de France, se joint à nous. On part tôt le matin car la journée sera longue. Premier arrêt, Avetaranots, un très beau village d’un millier d’habitants dans la montagne. L’église est en réfection. Armen et Vasguen discutent avec les ouvriers qui essaient sans trop de conviction de remettre en route une pompe récalcitrante. On va chercher de l’eau fraîche, on bavarde ; en brossant l’épaisse couche de poussière qui recouvre des pierres, on découvre de magnifiques bas-reliefs. Quant on repart, la pompe ne semble toujours pas décidée à fonctionner. Nous ne connaîtrons pas la suite.

L’étape suivante doit nous conduire à un petit monastère situé dans la montagne. De la route, enfin, de ce qui sert de route, on devine de temps en temps son clocheton. Trouver le chemin qui y mène est une autre paire de manches. Et personne pour nous renseigner. On emprunte alors, avec le taxi – c’est costaud les Volga soviétiques - des chemins de montagne qui, chez nous, exigeraient l’empli d’un véhicule 4x4, tous terrains. Devant les masses rocheuses qui se présentent sous les roues de la Volga, le chauffeur, prudemment, décide quand même de ne pas pousser plus loin. On n’ose pas imaginer une panne dans ce coin totalement isolé. On continue donc à pied sous un soleil de plomb en se fiant à notre intuition. Le monastère « devrait » se trouver à notre droite, …finalement, c’est à gauche qu’on le trouve au détour du chemin. Mais nous ne sommes pas seuls. Des soldats censés y travailler sont en pleine sieste. Le monastère est dans un piteux état, rempli de grafitis en russe, du sol jusqu’au toit – les soldats qui ont fait cela devient être de solides acrobates encore à jeun au moment de commettre leur crime - graffitis peu élogieux pour les Arméniens, leurs mères et leur religion selon Armen qui comprend. Lui est très déçu, moi un peu moins car c’est un témoignage instructif de l’image que les Russes se faisaient des Arméniens (et aussi de la « culture » de la soldatesque envoyée là-bas.). Le retour se fait par le monastères d’Amara, avec une très belle enceinte surmontée d’une tour. L’intérieur, trop restauré à notre goût est assez décevant, hormis la crypte. On s’arrête dans quelques villages pour regarder les monuments commémoratifs de la guerre du Haut Karabagh. Les représentations des soldats morts au combat sont gravées dans la pierre. Tous sont des gars de 19 à 30 ans. Le spectacle est émouvant et on prend conscience du prix que la population à dû payer à cette guerre. Enfin, arrêt obligatoire à Stepanakert pour régler les problèmes du visa au Ministère des Affaires étrangères– il nous reste moins d’une heure pour nous mettre en ordre - . Cela nous coûte 11.000 drams avec, en prime, la grogne de la secrétaire qui caressait sans doute l’epoir de partir avant l’heure. Mardi 4 septembre. Chouchi-Goris. Il faut se lever tôt. Le chauffeur de taxi doit encore passer chercher sa fille pour la conduire à l’école. C’est sympa, mais le temps passe. Comme on a bien marchandé le prix, que le chauffeur est sympathique, nous sommes mal placés pour avoir encore des exigences. On arrive à la gare routière dans les délais, on est dans les temps, mais c’est juste. De toute façon, le combi n’étant plas plein, on attendra encore une demi-heure. Dans le bus, un monsieur très handicapé et une dame très excitée qui n’arrêtera pas de monter et descendre du véhicule au grand dam de l’handicapé qui doit la laisser passer. Dans le bus, on n’entendra qu’elle ; elle a le verbe haut et, bien sûr, nous n’y comprenons rien. Les autres passagers si, mais ils auront vite fait d’en avoir assez à en juger par les mimiques. N’empêche, le combi devra s’arrêter selon ses ordres devant ce qui nous semble être une base militaire. Elle descend en courant avec, en mains, une poignée de chandelles. Les hommes descendent fumer une cigarette en attendant son retour. Quand elle revient, c’est pire qu’ avant ; elle a l’air complètement déjantée, crie, hurle. Apparemment, elle raconte ses malheurs mais seule une vieille dame semble compatir. Bref arrêt au poste frontière pour que nous puissions prouver que nous avons payé nos visas. Simple formalité avec des fonctionnaires très aimables. Plus loi, nouvel arrêt pour notre voisine qui va brûler de nouvelles chandelles dans une magnifique petite église qui surplombe la vallée. L’environnement est époustouflant, notre brûleuse de chandelles aussi. Cette fois, c’est l’hystérie, elle embrasse les murs, les portes ; elle hurle, elle pleure, elle gesticule, … Arrivé à Goris, le bus nous dépose devant une station d’essence en dehors de la ville. Petit café, taxi. Le chauffeur veut nous conduire à un hôtel, mais j’insiste pour qu’il nous dépose au marché. Munis d’adresses trouvées dns le guide, je m’apprête à partir à la recherche d’un logement losque je suis abordé par un monsieur très aimable ; il est le patron d’un bed and breakfast. Je négocie le prix, il hèle un taxi – qu’il paie –et nous voilà chez lui. Superbe maison entourée de verdure, avec terrasse de laquelle on a une vue sur toute la ville. Chambre à l’avenant. Une famille accueillante, discrète, serviable et, cerise sur le gateau, la patronne est une cuisinière hors pair et cuisine arménienne succulente (les meilleures feuilles de vigne farcies que nous ayons jamais mangé). Le premier après-midi est consacré à une balade dans la ville, bien agréable avec ses petites maisons à un étage, isolées les unes des autres et ses restes de quartiers troglodytes. Ce n’est pas pour rien que Goris soit qualifiée de « petite Cappadoce ». Nous terminerons notre promenade en sirotant une bière à une chouette terrasse bien ombragée. Mercredi 5 septembre. Levés à 08 h.30 et le petit déjeuner, copieux, variés (choix entre plusieurs sortes de cafés et de thés) nous attend déjà. Le taxi aussi (quand le taxi est réservé depuis l’hôtel ou le B.and B. le prix défie toute concurrence, sutout s’il s’agit d’un ami du patron qui peut se faire ainsi un petit extra). Nous passerons la matinée dans la vallée de Kendzoresk au milieu de cheminées de fées, d’habitats et d’églises abandonnées. La végétation est abondante, les mûres sont à point et l’eau coule partout. Comme notre chauffeur s’est révélé être un excellent guide doublé d’un bon conducteur, jovial en plus, nous le réquisitionnons pour l’après-midi. Nous prenons la route qui mène en Iran et nous croisons beaucoup de camions de ce pays puisque c’est, avec la route qui mène en géorgie, le seul point de communication entre l’Arménie et le reste du monde. Toutes les importations passent obligatoirement par ces deux routes. C’est une route de montagne, sinueuse, avec de beaux points de vue. Sur le côté, un rstaurant qui accueille les voyageurs iraniens. Les cars qui assurent la liaison Erevan-Téhéran sont luxueux. On loge la frontière avec l’Azebaidjan, l’ennemi juré des Arméniens. Pas de militaires, pas de barbeléq, rien qui puisse faire croire qu’à cinquante mètres se trouve un autre pays avec lequel l’Arménie est toujours en guerre. Mais qui irai se perdre dans ces montagnes ? On quitte la route pour s’enfoncer dans une magnifique forêt(Chênes, érables, sorbiers, frênes, .., sur une piste pas trop mauvaise. Après une heure de trajet, nous atteignos le monastère de Bheno-Noravank. Extérieurement, il ne paie pas de mine : un gros parallélipipède de basalte. Mais l’intérieur.. ! La décoration des encadrements de portes d’abord, puis, quand on s’est habitué à la faible lumière, on découvre dans les coins supérieurs de superbes bas-relifs qui font immanquablemùent penser aux sculptures préromanes. Tout autour, c’est l’effervescence. Il y a là plusieurs familles qui préparent un barbecue géant. Les femmes s’affairent pendant que les hommes… jouent aux cartes (deux d’entre eux, cependant, activent le feu). Les plus jeunes veulent parler avec nous. L’un a appris l’allemand et ne se débrouille pas mal du tout à la grande fierté de son père. On fit des photos, mais ils n’ont pas d’adresse et nous sommes bien marris de ne pas pouvoir les leur envoyer. (Le fonctionnement de la poste a l’air très particulier comme on nous l’expliquera plus tard). On nous invite à partager le repas, ce que nous aurions accepté volontiers, mais notre taximan devait rentrer. On se confond en excuses de crainte de heurter leur hospitalité. Sur le chemin de retour, notre chauffeur s’arrête pour cueillir des mûres au risque de frôler l’indigestion (mais elles sont tellement bonnes…) et…frotter sa voiture avec son petit chiffon à chaque arrêt. On arrive même à se comprendre : avec les dix mots d’arménien que nous avons appris, les trente de russe, séquelle d’un apprentissage ancien et frustré de cette langue, quelques mots d’anglais, des gestes et des fous rires partagés. Bref, une journée formuidable qui se termine par un repas tout aussi formidable chez nos hôtes. Jeudi 6 septembre. Le taxi vent nous prendre à 9 h.30. On prend en charge un médecin qui doit se rendre à l’hôpital. Le chauffeur est moins bavard, mais la route est difficile et il se cncentre sur sa conduite. Direction : Tatev. Encoe une route merveilleuse, malgré les innombrables nids de poules. Arrêt près d’un belvédère qui, outre une magnfique vue sur le canyon, permet de voir, dans le lointain, le monastère de Tatev (encore une fois, les jumelles étaient les bienvenues). Sur le chemin du belvédère, nou rencontrons deux franco-arméniennes qui connaissent bien Armen de Chouchi chez qui elles iront aussi loger (le monde est parfois petit). Nouvel arrêt au « Pont du diable » et ont atteint enfin cette merveille qu’est le monastère de Tatev, perché sur sa palte-forme, au bord du précipice. C’est un grand monastère fortifié avec de nombreux bâtiments, une belle grande église et une autre, mignonne, avec ses portes et ses chambranles sculptés. On visite, on flâne, on s’imprègne de l’atmosphère. Hormis les deux franco-arméniennes et un couple de belges, nous étions les seuls sur le site. Avant de prendre le chemin du retour, notre chauffeur nous emmène dans un endroit qui surplombe le monastère pour que nous puissions prendre des photos. Nous demandons au chauffeur s’il connaît un autre monastère qui s’appellerait Tatev du bas. Il connaît, mais nous dit qu’il n’est pas accessible. Du haut de la montagne, il nous indique vaguement où il se trouve ; mais sur la route, il s’arangera qand même pour que nous le dévouvrions en « vue aérienne ». C’est un ensemble recouvert de végétation, mais à l’œil nu – et surtout aux jumelles- on distingue parfaitement l’encente, les bâtiments monastiques – ou ce qu’il en reste – et l’église. A Goris, nous rencontrons de nouveaux hôtes, un couple de Hollandais et un couple d’Arméniens qui travaillent pour l’UNICEF. Avant de dîner tous ensemble, nous descendons en ville à la recherche d’un local internet. Comme je tapote le clavier de l’ordnateur, une jeune femme nous entendant parler français me demande une explication grammaticale, prétexte surtout à entamer la concversation et à nous inviter à visiter le centre pou la défense de la langue française dont elle s’occupe. Nous apprenons que Goris a 6 écoles qui ont choisi le français comme première langue étrangère et que la ville est jumelée avec Vienne en France. Comme j’étais inspecteur de français et de langues romanes en Belgique, les questions fusnt et tout se terminera par une séance photos. Nous serons dans la presse… ! Au retour, la table est dressée sur la terrasse, le Hollandais a acheé du vin (pas fameux) et le patron une énorme pastèque. Après le repas, il nous dera goûter le vin maison, une rude épreuve pour les estomacs, et une vodka maison aussi qui fait oublier le vin précédemment ingurgité. Fameuse sa vodka !!! Au rang des bons souvenirs. Bref, une soirée très agréable. Dommage que demain, il faut leve le camp. Mais nous aurons gardé un bon souvenir de Goris et de cette famille si accueillante. Vendredi 7 septembre. Goris-Yeghernadzor. Pas de problème de places dans le combi : le patron du B.and B. a téléphoné à l’agence pour qu’on nous réserve deux places. Heureusement parce que le minibus est plein. On s’enfonce dans la vallée de l’Arpa au long de laquelle sont aménagés des espaces pour piqueniquer, se baigner, …On fera d’ailleurs un arrêt-pause dans un des ces endroits, ombragés, le long s’une petite rivière, avec un bar qi sert des rafraichissemnts. A 13 h.30, nous sommes déjà à Yeghernadzor. Il faut le savoir car le chauffeur nous a déposés le long de la route poussiéreuse, un peu en dehors de la ville comme nous nous en apercevrons. Mais le bus continue, lui, vers Erevan et, par conséquent, il n’entre pas dans la ville, une ville très quelconque. Le B.B se trouve dans un quartier à l’autre bout de la ville. On dépose ls bagages et on part à la découverte de Yeghernadzor… Que faire en attendant le soir ? Car il n’y a rien à faire à Yeghernadzor. Comme l est encore tôt, que Noravank n’est pas loin, à pene une dizaine de km. j’avise un taxi, on débat du prix et nous voilà partis. Une fois de plus, le chauffeur est agréable, nous montre le paysage, nous montre des habitations troglodytes, s’arrête pour que nous puissions conempler le paysage à notre aise et prendre des photos. L’ensemble monastique est fabuleux dans son cirque de montagnes avec les reflets du soleil dans les pierres ocres. Les décorations, les tombes, les sculptures, …et la mauvaise idée de grimper à l’étage de l’église par un escalier de pierre, étroit. Monter n’est rien, mais descendre…donne le frisson. Nous resterons là aussi un sacré temps à nous en mettre plein la vue, à jouir de l’atmosphère, du spectacle. Et chapeau pour ces chauffeurs de taxis, pour leur cordialité, leur patience – parce qu’ils attendent le temps qu’il faut, ou bien nous accompagne pour regardr avec nous ou nous montrer un détail – Et toujours avec le sourire. La soirée nous change de Goris. Pas de repas prévu au B.B. En ville ( ?) pas de restaurant. Comme on se renseigne, un monsieur bien aimable nous conduit avec sa voiture dans un restaurant le long de la route, avec petits salons privés, …Ce n’est pas ce qu’on pense car, en Arménie, il est fréquent, dans les restaurants de s’isoler dans une pièce séparée, parfois par une simple cloison, pour manger entre amis ou en famille. Nuit très chaude. Chaleur et moustiques. Samedi 8 septembre. Retour à Erevan. Le chauffeur du combi se prend un peu pou Schoumi et nous mettrons mons de deux heues pour atendre la capitale. On nous dépose loin du centre. On prend un taxi, mais il ne connaît pas l’adresse. Comme nous avons déjà une petite connaissance de la ville, du moins de ses grands axes, c’est nous qui le pilotons. Comme il n’y pas de chambre libre, on laisse les bagages et on décide de trouver l’endroit où prolonger nos visas puisque ceux-ci ne sont valables que pour trois semanes et que nousa vons l’itenion de rester un mois. Commence alos la galère – qui nous permet de ben visiter la ville ; chaque chose a son avantage – On s’adesse, cela paraît logique – à une agence de voyage. On nous explique très bien où cela se trouve, comment y aller, …on remercie et, quand on arrive à l’endroit indiqué, tout est faux. Je passe sur les autres péripécies. Après de longues promenades, on trouve enfin quelqu’un qui sait. Hourrah ! C’est au fond d’une cour à gauche, cour invisible de la rue que se trouve l’endroit tant convoité, mais…c’est fermé. Il y a bien un personnage en uniforme à l’intérieur mais il refuse de nous parler. Il faudra beaucoup d’insistance, de patiencepour que, lassé de nous avoir sans doute dans son champ de vision et comprenant que nous n’étions pas près de partir (après avoir tnt cherché !!!) qu’il a consenti à s’extraire de son fauteui pour nous dire que le bureau serait ouvert le lundi à 11 h. On se rend alors au musée des enluminures qui se trouve tout en haut de la ville. Génial, une collection incroyable de livres et de manuscrits anciens, le plus vieux daté de 987, des livres d’histoire, de mathématiques, de géograpie, de sciences, des cartes, …et des enluminures extraordianaires. Et il paraît qu’on ne voit qu’une infime partie des trésors que détent ce musée, le reste se trouvant das des caves blindées. Nous consacrerons la fin de la journée à la visite de la nouvelle cathédrale. Une erreur de lecture de plan nous fait errer dans des quartiers moins connus, plus populaires et très animés. Se perdre est parfois positif. Nous trouverons enfin la cathédrale apès avoir traversé un mignon parc infantile. La cathédrale a de la gueule ; elle est immense, un très beau lustre la décore, mais l’ambiance est froide. Comme c’est samedi, c’est le jour des mariages et nous assisterons à la fin d’une cérémonie. L’ambiance n’est pas au recueillement ; les gens vont, viennent, les amis se retrouvent, bavardent pendant que le prêtre poursuit l’office qui ne sera troublé que par la présence d’une illuminée qui invoque on ne sait quelles divinités dans l’indifférence générale. Au retour, on retrouve Vastgen de retour lui du Karabagh. Il nous apprend une bonne nouvelle :on peut obtenir la prolongation du visa à l’aéroport avant l’envol. Une joiurnée de gagnée. Dimanche 9 : journée pleie de surprises. Au petit déjeuner, nous faisons la connaissance d’un Anglais, originaire de Pologne qui poursuit des études en France, parfait polyglotte, anglais, polonais, russe, français. On échange des informations puis on s’en va prendr eun bus pour Achtarak qui devrait être notre point de départ pour la visite du monastère de Hohvanavan ; on voit un minibus prêt à partir, mais…c’est un privé qui se dispose à emmener un goupe. On nous indique où prendre notre bus puis, on nous rappelle. En fait, le groupe est une chorale qui va chanter un office à Ochakan. Ils nous proposent, si cela nous intéresse, d’aller les entendre et ensuite, ils nous déposeront à Acharak. On accepte et on ne le regrettera pas. Ce sont de vrais professionnels – parmi eux des chanteurs de l’opéra d’ Erevan – et nous assistons à un superbe concert dans une église quasi vide. Les quelques assistants somnolent, voire dorment carrément, ou se promènent pendant l’office. Nous faisons de même, visitant la crypte dans laquelle se trouve le tombeau de l’inventeur de l’alphabet arménien et l’ensemble de khatchkar dans le jardin de l’église qui ne sont pas des monuments funéraires, mais bien les lettres de l’alphabet représentées chacune par un khatchkar. Nos chanteurs, comme promis, nous déposent à Achtarak où je négocie un taxi pour nous emmner au monastère situé au bord d’un profond canyon. Le tympan sculpté est remarquable et aux alentours, quelques beaux khatchkar. Aux jumelles, on distingue dans le lointain, un autre monastère qui surplomb ele même canyon. Très aimablement et sans que nous le lui ayons demandé, notre chauffeur nous ramène au-delà d’Achtarak sur la route principale à l’endroit où on peut arrêtre les minibus de passage. Chance : il y en a un en partance et il reste deux places. Il est du genre poussif et, en blague, je dis qu’à cette allure, nous ne sommes pas près d’arriver à Erevan. Sitôt dit, le bus s’arrête. La panne. A force d’essayer de le remettre en route, c’est la batterie qui meurt. Comme la route (pardon l’autoroute) est en légère déclivité, tout le monde s’y met pour pousser le véhicule de l’autre côté en franchissant le terre-plain. En Europe, c’est la catastropàhe assurée mais en Arménie cela semble faire partie des aleas du voyage. Pas de bras d’honneur, pas de coups de klaxon, …Nos efforts seront de toute façon inutile. Nous n’attendrons pas longtemps que passe un autre combi en bon état. Lundi 10 : on retrouve notre anglo-franco-polonais qui part vers le sud alors que nous prenons la direction du nord, destination Dilidjan. Autoroute juqu’à Sevan, on longe une parie du lac d’un vert émeraude sous les rayons du soleit et, après la traversée d’un long tunnel, nous découvrons une végétation totalement différente, de la moyenne montagne entièrement recouverte de forêts épaisses. 0 Dilidjan, nous avons une adresse de B&B donnée par l’Office de tourisme d’Erevan et confirmée par nos deux guides. Comme nous avons du mal à nous orienter, on prend un taxi qui nous emmène loin, trop loin à notre gôut, mais il n, ’est palus possible de faire marche arrière. En plus le chauffeur n’est pas sympa du tout – c’est le premier du genre -. L’adresse est correcte mais, apparemment, où les clients ont très rares où le B&B n’existe plus. Il faudra du temps et beaucoup d’insistance pour qu’une dame âgée vienne nous ouvrir. Puisque nous sommes là, on prépare vite une chambre avec un lit qui a dû connaître les ébats de plusieurs générations. Le milieu n’est pas un creux, mais une tranchée ; on nous sert des fruits pour meubler l’attente. Nos hôtes, qui ne parlent que l’arménien et le russe, font l’impossible pour communiquer et, finalement, ils nous mettent en communication téléphonique avec une amie censée parler anglais. On finit par faire comprendre que nous aimerions connaître le prix du logement d’abord et que nous souhaiterions visiter deux monastères Gotchavan et Hagartsin situés dans les environs. Finalement on négocie un « paquet » : chambre, dîner, petit déjeuner et véhicule pour se rendre aux monastères pour 19.000 drams. C’est le gendre qui nous emmène dans une jeep de l’armée russe qui doit avoir fait la guerre de quarante. Mais elle roule et cela suffit. Comme d’habitude, nous aurons largement le temps de visiter, de flâner et de prendre des photos à notre aise. Les deux monastères valent le déplacement, chacun dans un environnement différent, l’un sur une butte dans la montagne, l’autre dans le creux d’une vallée ombragée. D’après ma carte, de Dilidjan, il y a une route qui devrait nous permettre, avec des changements de bus, d’atteindre Hagbad et Sanahin. D’après nos hôtes, ce n’est pas possible, mais, bizarement, le gendre veut quand même bien nous y conduire moyennant un prix pharamineux. Mardi 11 : On décide donc de prendre un bus pour Dilidjan qui ne se trouve qu’ à une trentaine de km. Cela ne prendra qu’une grosse demi-heure. La première impression est favorable. Enfin une ville très animée avec un centre qui s’articule autour du marché et il y a même un office du tourisme auquel je me rends illico. Je suis accueilli – où plutôt je drange deux fonctionnaires qui regardaient la télévision et qui ne parlent que l’arménien (même pas le russe). C’est génial por renseigner des étrangers, mais il ne doit pas y en avoir beaucoup. Enfin, autant pour se débarrasr de moi que pour retourner voir le feuilleton, ils me donnent un dépliant avec les adresses de tous les B&B de la ville, dépliant très bien fait, avec des dessins des maisons. Heureusement qu’il y a des dessins d’ailleurs car, dans une ville que tous ses habitants connaissent, aucun, en apparence, ne connaît les noms des rues. D’après les dessins, je repère une maison qui n’a pas l’air mal, reste à la trouver. Après une longue promenade, je crois l’identifier au loin. Quelqqu’un m’oriente, c’est le cas de le dire, et je la trouve enfin. Je frappe, je sonne, j’entre dans la propriété (tout est ouvert) mais personne. Je m’adresse à une petite échoppe. Le patron téléphone ; pas de réponse. Ils donne ensuite une série de coups de téléphone et arrive à contacter le fils de la maison qui, rapidement – mais tout cela a pris près de deux heures et ma femme m’attend avec les bagages à l’arrêt des bus – vient me chercher. On redescend en villa e à pied, on récupère ma femme, on prend un taxi pour aller chercher une voisine qui étudie à l’université et on revient. Entretemps, la patronne, avertie, est revenue et nous réserve un accueil digne d’hôtes de marque : café, fruits, petits gâteaux ; la maison est superbe avec sa terrasse d’où on a une belle vue sur la ville, chambre immense et excellent lit. C’est Byzance. On bavarde un peu avant de faire un tour en ville où on nous reconnaît déjà – du moins ma femme à qui, pendant son attente, on a demandé moult fois si elle avait besoin d’aide. Au marché, on tombe en admiration devant les étals où les fruits sont exposés en jolies pyramides. Je demande l’autorisation de photographier un étal…Non seulement on me la donne, mais tout le monde se précipite, pour être sur la photo. On nous invite à nous asseoir, on nous offre des fruits pêches, pires, raisin, … Les marchands des alentours arrivent l’un avec des fruits, l’autre avec le traditionnel vin maison – on fera croire que ma femme est diabétiques pour y échapper après la première gorgée, et cela a bien marché, l’une des marchandes souffrant de cette maladie, mais pour de vrai, elle – la vodka, …Echange d’adresses ( ?) mais comme il n’y a pas de système postal, l’envoi des photos est trsè hypothétique. On a bien du mal à expliquer à nos hôtes que nous devons les quitter, mais on promet de se revoir. On terminera cette promenade bien agréable en sirotant une bière sur une petite terrasse au bord de la rivière et sous la surveillances de deux immenses grands-ducs enfermés dans une cage bien étroite pour eux. Au retour, une autre surprise nous attend. Madame nous présente sa voisine, Astrik, une jeune étudiante en français de l’université qui, sous prétexte de mettre son français en pratique, nous servira de guide tout au long de notre séjour. Mercredi 12 : Idjevan. On négocie avec un chauffeur de taxi rencontré la veille le prix pour se rendre à Makaravank. Pour la première fois, le temps est couvert et le monastère est dans les nuages, ce qui lui donne un certain charme. On rentre dans l’après-midi, le soleil est revenu et on flâne en ville où de plus en plus de gens nous saluent. Le soir, le mari de madame étant revenu, on bavarde et nos hôtes nous dissuadent d’aller à Hagbad et Sanahin par le chemin que nous avions choisi – trop dangereux, on se demande pourquoi, trop difficile, vous allez vous perdre, …- Nous opposons que la roue qu’ils nous indique est interdite pour raisons militaires (elle longe la frontière azeri et les miltaires s’y regardent en chiens de faïence quand ils ne tirent pas dessus à l’occasion). Bref, on discute et ils nous persuadent de partir en voiture avec un de leurs amis qui n’est autre que le père d’Astrik. Cela permettra à sa fille de faire l’excursion et surtout, mais c’est l’implicite, permettra à son père d’arrondir un peu sa fin de mois avec notre contribution. A Idjevan, seule un centaine de personnes ont un emploi dans les deux ou trois seules petites entreprises qui existent et, comme dans beaucoup d’endroits, il faut se débrouiller pour vivre. Jeudi 13 : on part tôt car la route sera longue. Nous longeons cette zone frontière. De l’autre côté de la route, un village entièrement rasé, seule subsise l’église. On ne peut pas s’arrêter et on me déconseille de photographier car, à mons de eux cents mètres, on distingue le dispositif militaire et les soldats qui surveillent. Du haut du col, on voit bien un lac, azéri, selon la carte, arménien selon notre chauffeur. Les paysages sont superbes. On arrive enfin à Haghbad, très bel ensemble avec un Khatchkar représentant une crucifixion, unique en son genre. On y croise une poignée de touristes. On revient par Alaverd, ville industrielle (cuivre), mais surtout beaucoup de ruines industrielles et une cheminée qui crache une fumée qui forme un véritable nuage qui empêche la vue. On traverse ensuite un paysage curieux fait de plateaux qui se succèdent et qui forment de véritables parallélipipèdes séparés les un des autres. Le monastèrede Sanahin est encore différent, avec on gavit ouvert son église sombre, les tombes culptés qui forment le sol du gavit, les statues des donateurs au sommet du chevet On fait l’impasse sur Odzum pour essayer de trouver le monatère de Kobaïr, indiqué sur les cartes, mais très approximativement. Il faudra demander plusieurs fois le chemin, faire des allers-retours sur une route qui traverse des paysages de toute beauté pour enfin, trouver un petit chemin qui grimpe dans la montagne. Une voix qui sort d’on ne sait où nous crie si nous arrivons à une croisée de chemins, s’il faut prendre à droite ou à gauche. Dasn cette végétation très dense, il ya l’une ou l’autre maisons, bien cachées et, çà et là des reines-claudes à se faire damner. La montée est rude, mais pas de traces de monastères. Nous sommes prêts à renoncer, mais je m’entête car il me semble avoir entendu du bruit bien plus haut. Et je ne m’étais pas tompé ; ce bruit était le bruit de gravats que des ouvriers, en train de restaurer le monstère, jetaient dans le précipice au bord du quel il est bâti. Pas de chance, partout des échafaudages qui permettent cependant d’admirer les magnifiques fresques que, pour notre chance, on n’a pas protégées mais au risque de les abîmer définitivement avec les rejets de poussières des pierres sciées à la machine. Fatigués, mais enchantés, n revient par la même route non sans faire quelques achats pour le dîner dans les vllages traversés. Tout au long de la route courent des cochons en toute liberté et le chauffeur doit être attentif. Vendredi 14 : Idjevan-Gavar. C’est à regret que nous quittons cette charmante famille. Il faut d’ailleurs discuter ferme pour payer le prix annoncé sur le dépliant. Madame semble nous considérer comme ses invités, ce que, avec beaucoup de diplomatie, nous ne pouvons admettre Si elle tient un B&B, c’est pour améliorer le quotidien et non pour offrir gracieusement son hospitalité ; connaissions les conditions, ce qu’elle finira par admettre en nous considérant quand même comme ses invités pour un repas. Quand nous arrivons à l’arrêt des bus, le chauffeur a déjà été mis au courant de l’endroit où il devait nous arrêter sur la route puisque nous n’allions pas jusqu’au terminal. (décidément, on prend bien soin de nous). On nous débarque en pleine nature. Il reste des champs à traverser pour rejoindre une autre petite route. De loin, nous avons déjà été repérés par un chauffeur de taxi égaré par là. On s’accorde sur le prix. Il se demande pourquoi nous voulons aller à Gavar, endroit que nous avons choisi, d’après la carte, pour aller visiter le fameux cimetière de Khatchkars. Il nous propose de nous y conduire et de nous ramener à Sevan. Fidèles à notre programme, nous refusons, ce que nos regretterons plus tard. Très aimable, notre chauffeur fera pluieurs arrêts pour nous montrer des monuments, une église, .. qui ne figuraient pas sur nos guides. La route longe le lac Sevan, c’est merveilleux. Comme convenu, le chauffeur nous dépose à Gavar. Selon le Petit Fûté, toujours en retard d’une ou de plusieurs geurres, il y a un office du tourisme. On cherche et on trouve en effet un bâtiment sur lequel est écrit, en russe et en caractères cyrilliques « office du tourisme ». J’entre, je surprends deux vieilles personnes qui m’expliquent qu’elles vivent là et qui, apparemment, n’ont jamais imaginé qu’il habitait un soi-disant ancien office de tourisme. On a soif. Comme il n’y a pas un chat en rue, on entre dans une banque et le garde nous explique qu’il n’y a pas de débit de boissons à Gavar. Il y a bien un tout petit marché, mais rien à boire. Il faut se loger. D’après le guide toujours, il y aurait un hotel datant de l’époque soviétique au quatrième étage ( ?) d’un immeuble cage à poules datant de la même époque et dont l’entrée est jonchée de détritus. Soudaint, o miracles, j’aperçois une jolie maison sur laquelle est indiqué hôtel. Dans la cour, d’énormes voitures, 4x4 ultramodernes, mercédes, BMW. Je m’enquiers, l’accueil est bizarre, comme si je demandais des pastèques chez un fabricant de cercueils. Il y a de la place. On nous montre la chambre, petite, corecte, mais si l’immeuble semble moderne, la plomberie doit être l’œuvre d’un kolkhosien désoeuvré. Le tuyau de douche pend lamentablement, les robients se dévissent, …Enfin, nous sommes contents d’avoir trouvé un toit. Come nous avns toujours soif, on demande un café qu’on nous sert vite fait bien fait sans nous faire payer. Manifestement, nous ne sommes pas les bienvenus. Puisqu’il en est ainsi, on décide d’aller à Noradour visiter le cimetière des Khatchkars, on trouve difficilement un véhicule pour s’y rendre ; le chauffeur sympa se demande aussi ce que nous faisons là. Le fameux cimetière correspond à l’image qu’on s’en fait et vaut le déplacement ; c’est impressionnant. (mais on aurait mieux fait de suivre les conseils du premier chauffeur). Au retour, Gavar est encore plus désert qu’à l’aller. Rien, mais alors, rien, une ville déserte, pas un bruit, pas une âme. Heureusement que nous avons pris de la lecture car la soirée va être longue. A l’hôtel, on ne nous propose pas de dîner, le personnel donne l’impression d’assister à une veillée funèbre . Plus tard, nous verrons d’autres voitures de luxes stationner devant l’hôtel et les gens s’engouffrer dans de petites salles où on leur sert à manger et surtout à boire à voir le nombre de bouteilles vides de vodka que le personnel sortira des salles à manger le lendemain. Au moment de l’addition, on ne paiera que l’hébergement pour une seul personne, on ne comptera pas les cafés pris la veille et au petit déjeuner. Manifestement, notre présence n’était pas souhaitée. Repaire de mafiosi ? Réunions discrètes de polticiens ? Nous ne le saurons jamais. Samedi 15 : Gavar-Presqu’île de Sevan. On prend un taxi jusqu’à Sevan. On cherche, en vain, l’officie de tourisme signalé dans le guide mais, ici, au contraire de Gavar, il n’a jamais existé. Dans le marché, on trouve un petit bisto sympa. Le mari a un taxi et il nous emmène à la presqu’île, au pied du promontoire où se trouvent les deux églises. C’est samedi et il y a du monde, essentiellement des Arméniens qui proftent de la fin de semaine. L’hôtel restaurant pratique des prix tout à fait raisonnables et nous décidons d’y rester prendre un ou deux jours de repos. La chambre est confortable, avec vue sur le lac, le restaurant très correct. Si à midi, les cars y déposent les touristes autour de grades tablées, le resto est fréauenté essentiellement par des Arméniens, surtout le soir et les prix sont établis en fonction de cette clientèle. Nous montons l’escalier de 226 marches qui mène au sommet. Deux églises domnent la presqu’île dont une « en activité » ; un baptême y a d’ailleurs lieu et la vue sur le lac est superbe (le lac Sevan, 150 km/sur 50 km. avec ses 2000 m. d’altitude est le deuxième lac navigable le plus haut du monde après le lac Titicaca). On restera longtemps à flaâner sur ce promontoire à jouir du paysage. Dans une des églises se touve un étonnant Khtchkar décorés d’ornements figuratifs assez surprenants. On passera l’après-midi à se reposer sur la plage ; mais l’eau nous semble un peu trop froide pour s’y baigner. Dimanche 16 : Sevan-Traghkadzor-Sevan. On se lève tôt, pour des prunes. Tout est fermé, rien ne bouge. On aurait pu quitter l’hotel sans que personne ne s’en aperçoive. Oar conséquent, pas de petit déjeuner. Un taxi traîne sur le parking, on le prend pour Sevan où un bus aurait pu nous emmener à Hrazdan. Mais le bus est parti à l’heure et…sans nous. Qaunt à connaître l’heure du suivant, les avis divergent…et de beaucoup. Un chauffeur de taxi nous harcèle. D’après lui, il n’y a pas de bus (mais ils disent tous cela). Il faudra bien se résigner. On part à la recherche du chauffeur de taxi que nousa vions eu la veille qui lui, pour le prix officiel, nous conduit directement à Traghkadzor, nous évitant la correspondance par Hrazdan, et où se trouve le monastère de Kètcharis. Finalement, en ratant le bus, nous aurons gagné du temps. Contrairement à Ochakan, il y a beaucoup de monde à l’office, mais ici, la chorale ne vaut pas tripette. L’église est pleine comme un œuf, mlais à la différence de nos égliss, comme les gens ne restnt pas en place, on peut circuler et visiter ainsi pendant l’office (ce que font aussi les touristes arméniens qui photographient à qui mieux mieux). Le gavit est orné d’une très belle freque et, en se promenant dans les environs, on découvre ne toue petite église, plus ancienne que le monastère etbien mignonne dans sn écrin de verdure. On redscend par la ville où un ancien marché couvert soviétique a été transformé en hôtel tout en conservant la façade d’origine avec ses sculptures représentant, en style tout aussi soviétique, les différentes corporations présentes dans le marché. Il faut admettre que ce n’est pas du tout désagréable à regarder. Comme il faut attendre longtemps pour avoir un hypothétique bus pour rejoindre Hrazdan, un chauffur de taxi nous propose, ainsi qu’à deux autres personnes qui attendaient comme nous, de nous y conduireà un prix légèrement supérieur au prix du bus. Même topo à Hrazdan, une attente de plusieurs heures pour avoir un bus – et beaucoup de monde qui l’attend – pas d’internet, rien à faire, rien à voir. On reviendra donc en taxi. Comme on se trouve ben dans notre hôtel où nous sommes maintenant les seuls clients, on décide de prolnger notre séjour. Lundi 17 : Sevan. On a hélé un minibus. Ire des chauffeurs de taxis pour qui cet itinéraire est chasse gardée. Nous cherchons une connection à internet depuis plusieurs jours et nous devons impérieusement téléphoner à Erevan pour réserver l’hôtel avant notre départ. Sevan est une grande ville. Il paraît qu’il y a un centre internet. A la première adrsse, il n’existe plus. A la deuxième, il est inconnu et à la troisième, il ne fonctionne plus. Le modem serait out ?(mais il fonctionne pour les jeux vidéos). Reste le téléphone ; on finit par trouver le cntre téléphonique de Sevan ( ?) mais le téléphone ne fonctionne qu’avec des cartes qu’on ne vend d’ailleurs pas au cenre de télécommunication et personne ne poura jamais nous dire où se vendent ces précieuses cartes. C’est grâce à l’amabilité d’un Arménien rencontré que je pourrai réserver l’hôtel au moyen de son portable. Retoutr à l’hôtel, plage et farniente. Mardi 18 : Sevan-Erevan. On paie les trois nuits, ce qui me vaut un large sourire parce qu’ils n’en avaient compté que deux. Cette fois le moyen de locomotion sera un de ces grands autobus jaune qui fonctionnent au gaz. Cela roule bien et on entre à Evan dans les embouteillages dignes de nos grandes villes. Aucun taxi ne veut nous conduire à notre hôtel. On se demande pourquoi. La aison en serait que l’hôtel était trop proche (10 minutes à pied, mais avec les bagages.. !) Les gens essaient bien de nous aider, mais à cette heure, tous les taxis sont occupés. On finira par trouver et, au compteur, on a parcouru… 6 km (à pied, cela fait plus d’une heure de marche avec les bagages, mais pour un taxi, le trajet est estimé trop court… !) Sur la place d la République, on teste les fontaines (on ne les avait pas encore vu fonctionner celles-là). Internet, Office du toutisme où on apprend que l’exposition Armenia Sacra que nous n’avions pas pu voir à Paris, ouvrait le jour même. Cette fois, nous ne l’avons pas ratée et c’est bien ainsi. Le soir, à l’hôtel, on rencontre d’autres voyageus dont un jeune français qui fait un stage de trois mois en Arménie sur l’étude de…la pomme de terre. En Arménien il se plaignait avec beaucoup d’humour, d’avoir une vocabulaire trsè riche sur ce qui concerne l’agriculture et plus particulièrement dans le champ lexical de la patate, mais que ne n’était pas très utile pour voyager ? Mercredi 19 : Erevan-Khor Virap. Un peu plus difficile à trouver les combis pour ce patelin. Un premier bus nous emmène à la gare ferroviaire d’Erevan et c’est en passant sous celle-ci par un passage souterrain pas évident à trouver, qu’on trouve, sur un terrain vague, quelques minibus qui attendent les clients. On trouve le nôtre, puis le chauffeur qui ne partira qu’à 11 heures. Il place deux bouteilles d’eau minérales pour réserver nos sièges et, pour tuer le temps, on va visiter la gare. Elle est immense, architecture soviétique évidemment, et…un seul guichet où, semble-t-il, il y a même quelqu’un pour délivrer des billets, mais pour où ? Grosse animation sur le quai. Un train serait-il attendu ? Erreur. Le quai sert de lieu pour un immense marché aux fruits et légumes, coloré, animé. Il est difficile même de s’y frayer un chemin. Sur une voie, une vieille locomotive et un wagon. Comme on s’attarde, un monsieur d’un certain $age nous aborde t nous demande de l’attendre. C’est le gardien du « musée », c’est-à-dire le wagn qui est sous nos yeux. Il revient avec la cle. C’est un vétéran, décoré par Staline en personne – nous aurons droit aux photos – A l’intérieur, tout est désuet, comme le téléphone, mais c’est touchant. Nous repartirons avec une photo de ce monsieur pendant son service militaire. A 11 heures précises (les Arméniens sont ponctuels) le bus démarre. Comme le monastère de Khor Virap est en dehors de la route, le chauffeur, très aimablement et après avoir pris l’avis des autres voyageurs, fait le détour et nous dépose au pied du monastère non sans avoir écrit sur un papier ses heures de retour et l’endroit à rejoindre, à pied, bien entendu, pour arrêter le bus au passage. Khor Virap, c’est un peu la carte postale, le monastère devant le Mont Ararat qui lui est en Turquie. Mais à quoi bon gâter son plaisir ; c’est plus impressionnant que la carte postale et le monastère mérite d’être visitée avec le cul de basse fosse où aurait été enfermé, dit-on, le brave Grégoire l’Illuminateur pendant treize ans. Un peu difficile à croire ; enfin, on descend par une échelle posée à même le mur et on laisse aller son imagination. Du haut de lamuraille, on domine la Turquie. La frontière, matérialisée par des barbelés est à peine à une centaine de mètres. Aux jumelles, on distingue trsè bien des minarets, des miradors aussi et toujours, impressionnant avec ses 5.600 m. le Mont Ararat couronné de neige. Retour au carrefour que nous a designé notre chauffeur, en plein soleil et le bus est à l’heure ; c’est le même chauffeur, le bus est plein, mais les passagers se serrent pour nous faire de la place. Toujours cette gentillesse et ce souci d’être agréable. On repasse par l’Office du tourisme pour avoir confirmation de la délivrance du visa à l’aéroport. Personne n’est au courant, mais on téléphone à l’aéroport qui confirme. Ouf. A l’hôtel, on retrouve Marius, notre franco-anglo-polonais, revenu du Sud et on décide de partir ensemble le lendemain pour une excursion dans la mont…….. Jeudi 20 : la pournée commence mal. Nous ne trouvons pas l’endroit où prendre le bus.pour Burakan. Personne ne peut nous renseigner. On demande à un chauffeur de taxi qui sait, nous voilà rassurés, mais il nous semble qu’il nous emmène bien loin, ce qui ne nous rassure plus. Il nous dépose à un carrefour où des gens attendent. Les uns disent que notre bus passera par là, d’autres disent le contraire. Finalement, un monsieur nous dit que lui aussi va à Burakan. Nous voilà rassurés pour de bon, il n’y a plus qu’à attendre. Le bus arrive, c’est le bon et, à l’intérieur, nous trouvons notre franco-anglo-polonais avec Anait, une de ses copines de paris en vacances en Arménie. Elle a reçu l’autorisation de ses parents de voyager avec nous, mais jusqu’à 19 h.00. Les Arméniens semblent très stricts avec leurrs enfants, surtout les filles. Comme Anait parle arménien et Marius, le russe, tout est bien. Arrêt à Burakan, une petite bourgade au pied de la montagne. Monastèe, lac de montagne et citadelle d’Amberd, tout cela est très loin et on n ous déconseillde le faire à pied (il faut être rentré pour 19 h.00) et on nous conseille de prendre un taxi. Puis, le villageois qui nous a donné ces information nous dit tout de go : je vous emmène. On fait le plein et nous voilà parti pour une balade superbe. Le chauffeur est bavard et avec Anait qui traduit, c’est facile. Par une piste en très mauvais état, on arrive au petit lac de montagne que marius voulait voir. Il est situé à 3000 m. d’altitude au milieu de montagnes pelées ; il y a même quelques plaques de névé. Un peiu plus loin, un centre de recherches nucléaires. On nous laisse franchir la barrière, mais nous serons sans cesses escortés par un membre du personnel. L’atmosphère se détendra rapidement et on nous autorise même à prendre des photos, à l’exception des bâtiments. Au retour, on aperçoit dans la vallée les espèces de yourtes dans lesquelles vivent les nomades kurdes, une tribu qui vit en bonnes relations avec les Arméniens. On terminepar la citadelle d’Amberd, elle aussi située dans un paysage superbe et à voir avant que l’on ait terminé les horribles travaux de restauration, que dis-je de « construction » avec des pièrres et des matériaux venus d’on ne sait où, mais qui, dans l’environnement, font l ‘effet d’un cancer au milieu de la figure. Notre chauffeur-guide tient absolument à nous montrer sa maison ; mais c’est sutout un prétexte à nous inviter à manger – la table est d’ailleurs mise quand nous arrivons - un repas complet arrosé de vodka. Le fils est chargé de surveiller la route pour demander au chauffeur du bus qui doit nous ramener de bien vouloir attendre. C’est ça l’hospitalité arménienne. Et quand on veut payer, on se fait houspiller. On s’en sortira en glissant un billet dans la poche de notre hôte qui, pour ne pas perdre la face, et à son corps défendant, fera semblant de ne ps s’en apercevoir. Vendredi 21 : c’est la fête nationale. Les fontaine de la place de la République fonctionnent et la place a une tout autre allure. En attendant les festivités, le matin on se rend au marché aux puces des bouquinistes où j’ai aperçu dans le fouillis qui y règne un livre édité par le musée Matenadaran, tiré à seulement 500 exemplaires avec des reproductions impeccables et…en français. Comment est-il arrivé là ? Il vaut 35.000 drams, mais nous l’aurons pour 25.000 (un peu plus que 50€) après le marchandage d’usage dans ces lieux. A voir la tête du vendeur, il est content de s’en être débarrassé – pour les Arméniens, c’est un prix exorbitant – et nous sommes contents de notre achat. Tout est donc pour le mieux. Le soir, nous assistons au concert donné sur la place de la République avec son et lumière et les jets d’eau qui passent par toutes les couleurs. On est serrés, les gens sont venus en famille et il y a là plus de 30.000 personnes qui écoutent, non religieusement, mais dans un calme relatif et bon enfant. Samedi 22 : Allez, un dernier monastère avant de partir. Bus pour Achtarak (cette fois on sait où le prendre). On se fait déposer à un carrefour et on prend un taxi. Le monastère est le pendant de celui d’Hovanarank, perché au bord du canyon. La visite terminée, notre chauffeur, au lieu de nous ramener au départ des bus, nous emmène voir une église, assez jolie. Al’intérieur, une dame essaie de nous expliquer quelque chose ; on comprend qu’il s’agit d’église, mais pas plus. Elle va trouver le chauffeur, s’ensuit une longue discussion avec force gestes et suivant le conseil de la dame, le chauffeur nous conduit voir une petite merveille, une église toute petite, très vieille, entourée de restes d’une mini-enceinte et de khatchkars. Un peintre la dessine. L’endroit est idyllique et on ne se croirait pas au centre d’une ville. Lui-même, semble-t-il en ignorait l’existence. Puis, sur sa lancée, par des ruelles, il nous emmène vers les restes d’une autre église qui nous permet d’en voir une autre encore perchée de l’autre côté du canyon qui sépare la ville en deux. Il ne manquera pas de nous y conduire. Elle est située dans l’enceinte d’une ancienne forteresse, une petite église à une seule nef, moins intéressante mais de sa porte on a une vue panoramique sur le canyon, le vieux pont et sur la ville. Dire que nous étions déjà passés à Achtarak sans nous rendre compte que cette petite ville révélait des merveilles (les guides n’en parlent d’ailleurs pas) Comme il reste du temps on termine la journée au Vernissage, l’immense marché aux puces d’Erevan devenu déjà très touristique. On y boira une bière que nous paierons le double, première et unique « arnaque » si on peut dire en trente jours. Dimanche 23 : Erevan. Ce dernier jour est consacré à la visite du mémorial au génocide. Bien que nous l’ayons déjà distingué de loin au cours de nos promenades, quand il s’agit de s’y rendre, c’est une autre affaire. Assez curieusement, alors que nous n’en sommes pas loin, personne ne peut nous renseigner. C’est facile à comprendre quand on sait que les Arméniens ne le connaissent que sous son nom arménien et que « génocide » prononcé avec toutes les intonations possibles ne leur dit rien. On finia bien par le trouver. Il est à l’intérieur d’un grand parc, bien entretenu. Tout au long des allées, de petits sapins plantés par des personnalités en visite en Arménie. Le monument en lui-même est aussi sobre qu’imposant. Tout, dans ce lieu est empreint de respect, de dignité ; une musique de fond incite au recueillement. A l’intéreur, autour de la flamme, des gens viennent déposer des fleurs blanches. On est impressionnés, émus même. La visite du musée est impressionnante aussi : des photos, souvent pleine d’horreurs, des témoignages, des lettres de consuls étrangers qui dénoncent ce qui est en train de se passer sous leurs yeux, des ordres militaires qui ne laissent planer aucun doute sur la volonté des autorités d’exterminer le peuple arménien qualifié d’ailleurs de « race arménienne » alors qu’une révolution antérieure à ces faits avait été menée au nom des droits de l’homme. Ce qui nous frappe aussi c’est que, à aucun endroit, on ne rencontre le mot « turc » . Il est question de « génocide », sans plus, révélation d’un peuple qui pleure sur lui-même sans chercher à culpabiliser d’autres peuples. Une grande leçon de dignité. Et une honte pour les négationistes. Comme on voit le stade dans le lointain, on imagine qu’il est possible de le rejoindre en prenant des raccourcis. Ce fut notre erreur car c’est dans un cul de sac que nous avos débouché et il a fallu rvenir su nos pas pour prendre un autobus au vol.. Retour à l’hôtel. Marius est reparti hier. Un couple tue l’attente en attendant de partir vers l’aéroport. Tous les vols décollent à 04 h.00 du matin. Demain, ce sera notre tour. Lundi 23 : Erevan. La journée est consacrée aux courses, à l’envoi un peu tardif des cartes postales, à l’achat de petits souvenirs. Puis on fait les bagages, on dîne et on attend. Le taxi est commandépour 01 h.00 car nous devons encore régler le problème des visas. Quand un taxi est commandé, le prix de la course est 50% moins cher. Le chauffeur ne veut rien entendre, mais devant l’insistance du gardien de l’hôtel, il doit s’incliner, la loi c’est la loi. Il se vengera en nous emmenant à l’aéroport à plus de cent km/h. Qu’est-ce qu’on étaient contents d’arriver sains et saufs. Le côté des départs resemble à une gare routière. C’est sombre, gris, anonyme. On se renseigne pour les visas. Quelqu’un a l’air de savoir, mais nous sommes un peu inquiets quand même. On nous dit d’attendre. L’attente sera longue. Enfin, arrive un officier bardé de décorations qui semble s’extraire d’un profond sommeil. Il nous fait entrer dans un bureau et on se rend compte que notre démarche est assez inusitée. Finalement, et avec le temps, il trouvera les papiers ad hoc et, surtout, récupérera le prix de la prolongation des visas, la seule chose, au fond, qui justifie cette démarche. L’avion est à l’heure. Bye bye Arménie. Un voyage parmi les meilleurs que nous ayons faits. Quel pays ! Quel peuple accueillant ! Que de merveilles !
Vietnam en juin 2008 du Nord au Sud... English translation pending
by NoelleS · 2008-08-10 · 3 replies
VIET NAM 2008 du Nord au Sud… du Samedi 31/05/2008 à 19h00 au Mardi 24/05/2008 à 6h45

##Sa 31/05/2008 FRANCE

Départ prévu à 12h25 mais j’apprends la veille que l’avion n’est pas encore parti de Hanoi et que du retard est à prévoir. Dernière info disponible : le vol est retardé de 2h00. Arrivée à l’aéroport, le vol est en fait retardé de 7h00. Pas de bol… J’ai beau habité à côté de Roissy, j’attends quand même 2h00 à l’aéroport…. Youpi !

##Di 01/06/2008 HANOI

Arrivée à l’aéroport de Noi Bai à 40km au nord d’Hanoi à 12h00. Rencontre de Olivier et Laetitia (un couple de Français venant d’Avignon) dans le Shuttle Bus de Vietnam airlines. Le bus se rend à l’agence de VNairlines (rue Quang Trung à côté du lac dans le vieux down town) – 3US$. Nous continuons le reste du chemin à pied pour rejoindre l’hôtel que le couple a réservé au nord du lac Hoan Kiem. Dommage que le sens d’orientation d’Olivier ait souffert du décalage horaire : nous prenons l’ouest et non l’est à la première bifurcation… Enfin arrivés à l’hôtel, je prends une bonne douche avant d’entamer les négociations pour différentes excursions, le ticket de bus open tour, la baie d’haLong et le train pour SaPa. Un bon conseil à suivre : ne rien acheter à un hôtel vu le montant des commissions. J’avais beau le savoir, la fatigue a eu raison de moi et j’ai joué la facilité… ça m’apprendra de ne pas comparer les prix… Sur ce, on se renseigne sur les horaires du spectacle de marionnettes. On décide de dîner et ensuite d’assister au spectacle de 18h30. J’effectue le change de 300€ dans une bijouterie Ngoc Tuan au n°54 de la Pho Cau Go située au nord du lac Hoan Kiem : le taux est vraiment intéressant. 25 700 VNDong pour 1€ et 16 230 VNDong pour 1 US$. En soirée : spectacle de marionnettes sur l’eau de Thang Long d’une durée de 1h – 40 000 Dg. Le spectacle est vraiment bien. Dommage que la fatigue du voyage m’est fait piquée du nez à de nombreuses reprises… Marche nocturne dans Hanoi et plus particulièrement au nord du lac Hoan Kiem avec son pont rouge nommé Long Bien. Repas / eau : 35 000 VND / 8 000 VND pour eau « la vie » de 1, 5L Nuit hôtel Hanoi : Hanoi Spirit House 50 Hang Be St – 10 US$ = 162 500 VND – Chambre simple avec A/C sans fenêtre – 1h internet/J

##Lu 02 - Ma 03 Excursion de 2 jours et 1 nuit pour la Baie d’HAlong

Excursion de 2 jours et 1 nuit en bateau sur la baie d’Ha Long – 40 US$ = 672 000 VND. Le vrai prix est en fait de 35 US$… J’ai acheté 2 bouteilles d’eau en vu de la croisière sur la Baie d’Halong, car sur le bateau, c’est un peu cher. La baie d’Ha Long est classée au patrimoine de l’Unesco. jour 1 : Départ prévu à 8h00, in fine, nous partons à 9h00. Pourquoi ? Nul ne le sait ! Transport en mini bus pour Ha Long. Une pause’ pipi et achat’ en cours de route. Arrivée à 12h30 au port d’Halong. Embarquement à 13h30, pour faire demi tour à la sortie du port, car … on a oublié 2 personnes ??!!!…. 14h00 afin la croisière débute et nous pouvons passer à table ! Visite des grottes de Dau Go et Thien Cung et croisière au sein des pains de sucre… C’est beau. Dommage que nous ayons du retard au planning car l’arrêt prévu au Ti Top est squizzé. Donc pas de vu panoramique de la baie d’Ha Long. Ensuite, direction l’île de Cat Cat pour débarquer ceux qui passent la nuit sur l’île et récupérer ceux qui reviennent de l’île. Et là, il y a un souci de taille : nous sommes 2 fois trop sur la bateau et donc nous attendons une second bateau pour pouvoir passer à table et se coucher !…Au final : nous avons attendu 2h00 au port. La vue est sympa mais bon… Du coup la sortie en Kayak est remise au lendemain matin au aurore…. Je fais partie lot qui doit changer de bateau… super… Enfin, on peut passer à table. Le dîner se ponctue par une chansonnette poussée par notre guide. Très sympa. Je partage ma chambre avec Ahn Ji-Yeon (une sud-coréenne). Nuit sur le bateau près de l’île de Cat Ba jour 2 : Levée 6h30 pour notre sortie de kayak. Je partage le bateau avec ma coloc. On pagaie dans une plénitude totale. Petit-dèj et c’est parti pour une croisière de 3 heures en direction du port d’Ha long. Dommage que le brouillard soit présent…. Déjeuner à Halong et retour à Hanoi à 17h00

De retour à Hanoi, nous visitons le Temple Ngoc Son au nord du lac Hoan Kiem - 3 000 VND, ainsi que le vieux quartier des 36 corporations et le grand marché Dong Xuan. Très agréable et pittoresque… Dîner au Little Hanoi N°1 : Nems 30 000 VND – Jus de mangue 20 000 VND – Soupe citrouille 15 000 VND - Délicieux ! Nuit hôtel Hanoi : Hanoi Spirit House – 10 US$ = 162 500 VND – Chambre simple avec A/C sans fenêtre – 1h Internet/J

##Me 04 HANOI + départ pour SA PA

J’achète une carte téléphonique prépayée Viettel dans une boutique pour 180 000 VND ainsi qu’une carte de Hanoi avec les différents numéros de ligne de bus et leur desserte pour 5 000 VND. Bus n°14 Bo Ho -> Ben Quan Than (3 000 VND) pour le lac de l’ouest (lac Ho Tay) : Visite des temples de Tran Quoc (donation de 500 VND) et de Quan Than (2 000 VND). Marche à pied jusqu’au Mausolée de Ho Chi Minh, puis jusqu’à la pagode du pilier unique. Ensuite, une pause bien méritée au restau le pho 24 sur Van Mieu (un vrai délice pour 54 000 VND) à côté du temple de la littérature. Puis visite du temple de la littérature – 54 000 VND. Retour par le quartier routard à l’ouest du lac Hoan Kiem et son église Saint Joseph. Dîner avec Laetitia et Olivier qui rentrent de l’excursion de Hoa Lu / Tam Coc. Pas de chance, ils l’ont fait sous la pluie…et sont trempés. Retour à l’hôtel à 20h00 où c’est le bran le bas de combat, car le train n’est pas à 21h15 comme prévu mais à 20h40. Et il faut être à la gare 30 minutes avant le départ. Comme par hasard pas de taxi de disponible. In fine je pars en moto taxi (Xe Om) à 20h20 (17 000 VND) pour arriver à la gare de Tran Quy Cap à 20h30 : c’était la course à vive allure, des zigzag entre les voitures, des feux rouges grillés… Me voilà à l’entrée du quai quand 2 personnes me proposent d’être surclassée dans le RATRACO de 21h15 (SP1 au lieu de SP7 : hard sleep 320 000 VND au lieu de 240 000 VND… :-s) : info ou intox, je tente le coup… et j’attends en espérant que ce n’est pas une arnaque. Enfin la chance me sourit et me voilà dans le wagon du Fansipan express, du grand luxe !!!! Des amuses gueules nous sont servis ainsi que du thé. Nuit dans le train : dommage, je n’ai pas réussi à fermer l’œil de la nuit et ainsi profiter de cette nuit de luxe. C’est le comble….

##Je 05 - Ve 06 – Sa 07 Sa pa via lao Cai jour 1 : Arrivé à Lao Cai à 5h30 sous une pluie fine. Service de mini-bus de Tulico pour rejoindre Sa Pa : 30 000 VND. Sa Pa : Un beau cirque de montagne parsemé de hameau à 1650 mètres d’altitude. Les villages de minorités ethniques sont situés pour beaucoup à moins de 3km de la ville. Rencontre de Myriam (une franco-allemande qui vit aux USA) dans le mini-bus avec qui je visite Sa Pa et son marché. Rencontre de Hmong Noires et de Dao rouges qui nous proposent de venir passer la nuit dans leur village. Dommage qu’on ait déjà réserver la chambre d’hôtel… et surtout qu’on ne sentent pas de marcher 6 heures après la nuitpassée dans le train… Achat de 2 ‘instruments’ à musique pour 40 000 VND pour mes neveux. Achat d’une carte de randonnée de Sa Pa pour 20 000 VND. Dans l’après-midi, visite des chutes d'eau du village de Cat Cat qui se situe dans une petite vallée. Taxe de 10 000 VND. Au retour, achat d’une ceinture Hmong noir pour 100 000 VND. Rencontre de Hmong noire – 3 ceintures (40, 30 et 30 000 VND), de Dzao rouge – une ‘cravate’ à 50 000 VND et Dzao noire – une ceinture à pompon Un délicieux restaurant pas cher en bas de la rue de Cau May où nous avons pris petit déj, déj et dîner Nuit hôtel Sapa : Pinochio Hotel (15 Cau May St) – 6 US$ - chambre double avec terrasse

jour 2 : Rando moto avec Myriam jusqu’au col de Tram Ton à 1900m d’altitude (15 km A/R pour 6 US$ = 96 000 VND). Belle balade en moto avec une arrivée au col dans la brume et dans le froid. L’après-midi, visite du village de Sa Pa. Myriam retourne sur Hanoi ce soir. Internet : 6 000 VND/h Laundry : 40 000 VND Nuit hôtel Sapa : Pinochio Hotel – 4, 5 US$ = 70 000 VND - chambre simple avec fenêtre

jour 3 : Je décide de partir en randonnée depuis Sa Pa jusqu’à Ta Van en passant par Lao Chai. La taxe est de 15 000 VND. Bien que la route devait être simple à suivre puisqu’il suffisait de suivre la rivière, j’ai réussie à m‘égarer par de-là les rizières…. Mais quelle belle balade, cela reste un de mes meilleurs souvenirs du VN… les paysages sont magnifiques. Pour les amoureux des treks, à faire absolument et pas besoin de guide… Enfin, j’arrive à Ta Van … qui est un village très touristique. Des bus arrivent par dizaine… remplis de touristes qui envahissent les rues du village. Pour retourner à Sa Pa, je cherche un Xe Om. Ouf en voilà un au détour du parking, je ne me voyais pas grimper à Sa pa (8 km de route) et qui plus est sous la pluie – 20 000 VND. Dernier achat : un bonnet Hmong 30 000 VND Je prends une bonne douche et me voilà prête à repartir pour Hanoi. Mini-bus à 17h00 pour la gare de Lao Cai – 30 000 VND A Lao Cai, je dois récupérer mon billet de train. Un type au restau me dit qu’il s’occupe de tout. Il revient 20 minutes plus tard avec mon billet. Super. Mais 1h00 avant de partir, c’est le zouc ! Il semble que le billet qu’on m’ait donné ne soit pas le mien… !! Mais où est alors mon billet ?… ! Après une longue conversation entre différents protagonistes, on me tend un nouveau billet de train… Tout semble être rentré dans l’ordre et je prends mon train comme prévu à 21h00 (pour mémoire hard sleep 320 000 VND au lieu de 240 000 VND… ). Nuit dans le train où j’ai très bien dormi…

##Di 08 départ pour NINH BINH : Tam Coc

Arrivée à la gare centrale de Tran Quy Cap le matin à 5h30 Xe Om à 15 000 VND pour Hanoi Sprit Hotel afin de récupérer mon ticket de bus Open Tour commandé quelques jours plus tôt : 57 US$ Sleeping Bus de An Phu Tour. Et voilà, un nouveau problème : le billet qu’il me donne ne comprend pas l’arrêt à Da Lat !! Trop tard pour faire le changement, j’ai mon train pour Ninh Binh à 10h05 et je dois encore acheter mon billet de train. L’hôtel me dit ‘’pas de problème’’ et qu’il suffit que j’aille à l’agence à Nha Trang… Si cela avait été si simple ! Avant de partir, je change 240€ dans la bijouterie Ngoc Tuan (taux 1€ = 26 800 VND) Train pour Ninh Binh : TN1 10h05 – 13h35 pour 28 000 VND (hard seat). A la gare de Ninh Binh, Mr Luong joue les rabatteurs pour le Queen Mini Hotel. Je ne regrette pas, bien que la A/C fasse un peu défaut vue la chaleur. Sur les conseils de Mr Luong, je visite Tam Coc en fin d’après-midi, et je ferai Hoa Lu le lendemain. Location d’un vélo à l’hôtel pour 16 000 VND/J et me voilà en route dès 14h30 pour les grottes de Tam Coc – 30 000 VND ou la Baie d’Along terrestre qui se situent à 9km au sud de Ninh Binh, à l’aide d’un plan fourni par Mr Luong. Après 1h00 de vélo me voilà à l’embarcadère à Van Lam : ballade en bateau à rame et accès au site de Bich Dong : 2h30 A/R – 40 000 Dg/p (bateau 2 pers.) et visite des grottes Hang Ca, Hang Hai, Hang Ba. J’ai vraiment adorée. Achat de 2 napperons brodés pour 50 000 VND Repas à l’hôtel pour 30 000 VND. Soirée avec Mr Luong : une bière bien fraîche en bord de rivière et une drague d’enfer par Mr Luong…. Je m’interroge : vais-je avoir des propositions dans chaque hôtel du VN tenu par des hommes…. Nuit Ninh Binh : Queen Mini Hotel 21 Hoang Hoa Tham St – 60 000 VND – chambre simple avec fenêtre et ventilo

##Lu 09 Ninh Binh : Hoa LU + départ pour Hué

Location d’un vélo à l’hôtel pour 16 000 VND/J et me voilà en route pour l’ancienne capitale Hoa Lu située à 12 km au nord de Ninh Binh par la nationale au milieu des camions et des klaxons. Je rate la bifurcation, et une fois arrivée au pond je décide de prendre sur la gauche au calme à travers les rizières. Me voilà en route pour l’aventure, direction les pitons rocheux édentés et pains de sucre au forme déchiquetée… Enfin me voilà arrivée à Hoa Lu. Ballade à pied dans le site de Hoa Lu - billet 10 000 Dg : temple Dinh Tien Hoang, temple Le Dai Hanh, pagode Nha Tru. Ne pas manquer le tombeau au sommet de la montagne avec une vue magnifique. Nota : attention, un petit vieux rode dans le temple et essaye d’embrasser les jeunes filles, tout d’abord sur les mains et ensuite sur la bouche….en prétextant vouloir montrer comment honorer bouddha… Ensuite, retour sous un soleil de plomb pour Ninh Binh (un départ sous la pluie et la grisaille ne laissait en aucun cas envisager la météo de l’après-midi) durant lequel j’ai pris de méchant coup de soleil avec de belles petites cloques d’eau… Le pull manche longue sera de rigueur les prochains jours ! Nota : sur la route un scooter me fait une queue de poisson me forçant à m’arrêter, et là j’ai eu la peur de ma vie. Il ne parlait un mot d’anglais et voulait que je fasse demi-tour et que je le suive. Après avoir haussée le ton, il a fini par me laisser passer… Tout cela est vraiment bizarre. Après 8h00 de ballade je suis de retour vers 16h00 pour prendre une bonne douche et préparer mon sac pour la route de nuit dont le départ est prévu pour 21h00. Le départ se fait au niveau du Xua Hoa Hotel quelques km plus bas. Mr Luong me dépose en moto. Repas / eau : petit déj à 15 000 VND – boisson canne à sucre 4 000 VND – Eau à 6 000 VND Nuit dans le bus : ma première nuit en bus. Super, les couchettes sont vraiment bien, mais il y a un problème, je n’ai pas de couchette… ! Je dois partager une couchette double avec une mère et ses 2 enfants… Une nuit de plus où je dors mal, je suis épuisée…

##Ma 10 - Me 11 Hué

jour 1 : Arrivée dans la matinée à Hué, ancienne capitale du VN, classée au patrimoine de l’Unesco. Je décide de la visiter pendant le Festival de Hué qui se déroule du 3 au 11 juin 2008. C’est la ville la plus chaude du VN, la chaleur est écrasante. Je me repose un peu à l’hôtel avant de visiter la citadelle de Hué– 55 000 VND (plus de brochure…). Je décide de louer un vélo (16 000 VND la 1/2J) pour faire la route vu la chaleur. Mais je n’arrive pas à rentrer avec dans la citadelle, j’aurais dû essayer par une autre porte… Je mange un bon poisson à 30 000 VND accompagné de riz à 10 000 VND et 5 000 VND pour une … serviette. Et oui, il faut le savoir, la serviette ça se paye… Il fait extrêmement chaud… je termine difficilement la visite de citadelle. Je décide d’attendre 16h00 avant de reprendre la visite et d’aller à la pagode de Thien Mu à 5km au sud de la ville.Nuit hôtel Hué : Volga Hotel 78 Tran Quang Khai St - 8 US$ = 96 00 VND - chambre simple avec A/C et sans fenêtre. Je passe une excellente nuit !

jour 2 : Petit déj’ au restau du coin, ça c’est du typique et ça me plait…. En plus c’est 12 000 VND le pho. Ensuite, en route pour le tombeau de Tu Duc (55 000 VND) en vélo (30 000 VND). La route est vallonnée et il fait toujours aussi chaud. Je fais garder mon vélo par un bar et achète un coca pour 8 000 VND. J’avais prévu de faire 2 autres tombeaux mais un seul suffira, en plus ils se ressemblent tous. Sur la route, je m’arrête regarder la fabrication artisanal (ou plutôt touristique) de l’encens. Je décide d’en acheter : 300 bâtonnets (au santal et lemon santal) pour 50 000 VND. Les propriétaires m’invitent à boire du thé… puis je reprends la route. A l’entrée de la ville, je m’arrête déguster un jus de canne à sucre (3 000 VND) dans un bar où se retrouve une équipe de travailleurs qui n’en croient pas leur yeux de voir une blanche assise à côté d’eux. Je m’arrête un peu plus loin pour acheter une bouteille d’eau – 7 000 VND et je décide de déjeuner. Le repas était exquis (15 000 VND), je me suis régalée. Je fais un tour ensuite au marché de Dong Ba où je goutte enfin le fameux Durian… et bien c’est bon (en dépit de cette odeur un peu forte) et très nourrissant. J’en profite pour acheter un Fruit du Dragon 10 000 VND et … encore de l’encens : 300 bâtonnets pour 50 000 VND et deux boites encens en spirale pour 50 000 VND avec son support j’ai du négocier dur et je crois que j’ai payé un peu cher…enfin. Dernière nuit à Hué, je décide de découvrir la ville la nuit et surtout c’est le dernier jour du festival. C’est vraiment beau… Au détour d’une bijouterie (Tuy Dong au 11 Hung Vuong St) et sur les conseils d’un couple de Français, je décide d’acheter à Hué (et non à Saigon) un pendentif en jade orné d’un dragon et un phénix en or pour 35€. J’en suis très contente… J’assiste au feu d’artifice de clôture du festival, les rues sont inondées de monde, toute la ville est dehors. C’est vraiment beau. Un conseil les filles, ici une fille qui sort seule cherche forcément un petit asiatique pour lui tenir chaud la nuit…même si son boy friend est à l’hôtel et que vous arborez une alliance! Nota : la gérante de l’hôtel est vraiment sympa et s’est débrouillée pour m’avoir une place pour Hoi An pour le départ de 8h30 et non de 14h00, alors que s’était a priori complet. Nota : j’ai du contacter par e-mail Hanoi spirit Hotel pour mon billet de bus pour Da Lat car An Phu Tour de Hué n’a rien voulu savoir….ça me gonfle… Laundry – 40 000 VND pour 3 paires de chaussette, 4 tee-shirt, 1 pantalon et 1 pyjama. Nuit hôtel Hué : Volga Hotel - 8 US$ = 96 00 VND - chambre simple avec A/C et sans fenêtre.

##Je 12 - Ve 13 HOI AN + My Son

jour 1 :en route pour Hoi An par le sleeping bus open tour. Le départ est prévu pour 8h30, quelle ne fut pas ma surprise de voir le bus à mon retour de petit déj à 8h00 !! Bran le bas de combat pour finir mes bagages et monter dans le bus. J’arrive à 13h00 à Hoi An. C’est pas simple de trouver un hôtel peu cher… Pour le déjeuner je teste les Woton…Et me voilà parti pour la visite de la ville, mais pour cela je dois acheter le fameux billet touristique (pass de 5 coupons détachables pour l’entrée de 5 sites – 75 000 Dg). Je m’organise pour assister à la représentation de danse de fin d’après-midi. Les routes sont en travaux, voir même interdites… dur dur de se retrouver. Le cachet de la ville en prend un coup…La chaleur et la fatigue m’empêchent d’apprécier Hoi An à sa juste valeur. Enfin, il ne faut pas se voiler la face : Hoi An est une ville à touristes où se succèdent les boutiques…le pont japonais, les ruelles en travaux, le marché et le port de pêche. Si j’avais eu le temps, je serais sortie de la veille ville, par delà le port de pêche voir la vrai vie. J’achète une lanterne à l’atelier de soierie (3 US$ = 48 000 VND) et 2 tenues en soie pour ma nièce de 1 an (200 000 VND). Nuit hôtel Hoi An : Hoi Pho 627 Hai Ba Trung St – 8 US$ = 130 000 VND – Chambre simple avec fenêtre, balcon et A/C.

jour 2 : Site cham de My Son (classé au patrimoine mondial de l’Unesco) - Excursion au site My Son avec An Phu Travel en bus pour 3 US$ et l’entrée 60 000 VND : 7h45 - 14h30. Cela permet de contempler la beauté et la civilisation Cham au XV siècle : je trouve le site plutôt intéressant bien que celui-ci soit très abîmé.L’après-midi est consacré à la poursuite de la visite de Hoi An. J’achète 2 peintures sur soie pour 200 000 VND. Il ne reste pas beaucoup de temps car le bus part à 18h30. Nota : Je prends quelques minutes pour aller à An Phu Office pour mon billet de bus pour Da Lat. Même chose qu’à Hué. Je contacte par téléphone l’hôtel qui me garantit que mon billet m’attendra à l’agence de Nha Trang…. Nuit dans le bus

##Sa 14 - Di 15 Nha Trang

jour 1 : Arrivée matinale (6h30) à Nha Trang, aujourd’hui c’est repos ! Enfin, avant cela, je dois trouver de la place dans un hôtel et ce, pour moins de 10 US$, et ce ne fût pas une mince à faire. Tous les hôtels étaient complets. Nota : allongée sur la plage, mon sac à dos en guise d’oreiller, je me réveille en sursaut. Un type était en train d’ouvrir la fermeture éclair de mon nouvel oreiller. J’ai hallucinée ! Je décide de rentrer et de visiter la ville.Nota : je tente à nouveau de récupérer mon ticket pour Da Lat. Après un nouvel échec, j’appelle à nouveau Hanoi Spirit Hotel. Après 40 min d’attente, alléluia, j’ai mon ticket de bus… Dîner au café des amis. Nuit hôtel Nha Trang : Blue Star Hotel 1B Biet Tu St – 10US$ = 170 000 VND – chambre simple avec fenêtre, balcon et A/C à 2 pas de la plage

jour 2 : Nha Trang, c’est une longue plage de sable bordée de cocotiers, promontoires rocheux, mer turquoise et myriades d’îles au large, mais c’est aussi les Tours Cham de Po Pagar et la Pagode de Long Son. Tout cela se fera en vélo (20 000 VND). Le vent marin rend la chaleur supportable, mais il ne faut sous-estimer le soleil tout aussi ardant qu’au nord…surtout sans nuage. Nha Trang est une station balnéaire en pleine expansion…mais au bout de quelques km on retrouve l’authenticité de la ville. Je resquille accidentellement pour l’entrée aux tours cham en refusant de laissant mon vélo au parking…payant du site. Le site est à faire et la vue est magnifique au sommet. La pagode de Long Son est en ‘activité’ et j’ai pu assister à différents cours. Au sommet, la vue sur les toits de Nha Trang est superbe. A la boutique de la pagode, j’achète un « bol » pour faire brûler l’encens (425 000 VND) ainsi qu’une suspension en forme de pagode (52 000 VND). J’ai apprécié ma journée à Nha Trang contre tout attente. Je finis la journée en faisant les boutiques (tong en bambu pour 90 000 VND – en dépit du prix je ne suis pas sur qu’elles feront long feu). Dîner à Truc Linh : délicieux restaurant et pas si cher que ça vu la qualité. Nuit hôtel Nha Trang : Blue Star Hotel – 10US$ = 170 000 VND – chambre simple avec fenêtre, balcon et A/C à 2 pas de la plage

##Lu 16 - Ma 17 – Me 18 – Je 19 DA LAT

jour 1 : En route pour Da Lat avec les TM Brother : 7h00 – 14h00. Da Lat est un plateau qui s’élève à 1500 m au-dessus du niveau de la mer, avec des chutes, des lacs, des cascades, des collines plantées de pins, des multitudes de fleurs, et des villas françaises. Dans le bus, je fais la connaissance de Ross (un australien) avec qui je vais partager ces quelques jours. La journée se ponctuera par une ballade dans la ville, le marché ouvert et la visite de la pagode de Linh Son. J’adore l’ambiance de cette ville, je me sens enfin dans mon milieu… Nuit hôtel Da Lat : Thao Nguyen 11 Lo B10 Duong 3/2 – 6 US$ - chambre simple avec fenêtre côté rue Repas / eau : 100 000 Dg / 15 000 Dg

jour 2 : Super, Ross sait conduire les moto (70 000 VND/J – automatique), il a pratiqué de nombreuses années dans le bush...donc totale confiance. Nous voilà donc en route pour l’aventure. On se rend à Nam Ban Village. Sur la route, oups, un pneu crevé, mais nous avons de la chance, cela se produit … à 30 mètre d’un …réparateur de pneu (3 000 VND). Visite de la pagode de Linh An, où une veille dame nous offre 2 avocats pour avoir acceptée de ... la prendre en photo… Puis visite de la cascade aux éléphants : dur dur la descente, voire un peu dangereuse… Et puis nous visitions la fabrique de soie où j’achète 2 écharpes en soie (100 000 VND). Après déjeuner (bouillie de riz ?… !), nous partons pour le Xa Lat (communément appelé village de Lat). En fait, il n’y a pas grand chose à voir si bien que nous n’avons pas réalisé que nous étions arrivé, et nous partons pour le lac d’Ankroët, que je ne suis pas sur d’avoir trouvé. Mais tant pis, on s’arrête au bord d’un lac pour apprécier l’environnement et là nous assistons au retour d’un troupeau de buffles d’eau et de ‘cueillette’ des locaux. Un moment magique… Nous décidons de finir la soirée par un ‘foot massage’- 50 000 VND/h : Nul et en plus que 40 min, on décide de payer que 35 000 VND… Sur la route de l’hôtel, j’achète de la musique traditionnelle : 4 CD pour 6 000 VND. Nuit hôtel Da Lat : Thao Nguyen – 5 US$ - chambre simple avec fenêtre côté … mur (oui mais c’est nettement moins bruyant, et un peu moins lumineux, mais la nuit c’est pas grave !)

jour 3 : On décide de continuer la visite de la région en moto (70 000 VND/J), mais aujourd’hui le beau temps n’est pas au rendez-vous….Direction les chutes de Dantala (5 000 VND) : ma fois c’est très touristique…un peu surprenant de voir tous ces locaux… Bon, on part pour le lac de Tuyen Lam à deux pas des chutes d’eau : on souhaite en faire le tour, mais on arrive au bout de la route : une réserve… on entre : on peut faire une ballade dos d’éléphant, manger, organiser des trecks…Sur la route, on s’arrête pour regarder un élevage de poisson… On finit par retourner à Da Lat pour visiter la ville et ses anciennes villas françaises, faire le tour du lac, visiter la pagode de Thien Vuong, et là…on se chope une averse… Et puis nous voilà de retour et je goutte pour la première fois un ‘Black ice coffee’ et c’est très bon, donc je recommencerai… Demain Ross part pour Saigon, si le mauvais temps persiste je l’accompagnerai. Nuit hôtel Da Lat : Thao Nguyen – 5 US$ - chambre simple avec fenêtre

jour 4 : Aujourd’hui, il fait beau temps, donc je continue l’aventure et décide de prendre le bus pour Xa Lat (16 000 VND A/R), car je me dit qu’il doit y avoir autre chose à voir…. Et bien non, hormis une boutique dans laquelle j’achète un chemin de table 180 000 VND. Coup de chance je reviens par le bus de 11h15 qui est l’avant dernier avant celui de 16h00… la journée aurait pu être longue. De retour à Da Lat, au détour d’une boutique de thé, je rencontre un vieux vietnamien installé aux USA qui revient chaque année visiter sa famille ; celui-ci semble seul et décide de m’inviter à déjeuner… dans une restaurant… pour manger un fabuleux steak frite comme on les mange en France… Il m’offre également du thé au Jasmin… Une curieuse rencontre… J’ai besoin d’acheter un sac pour ramener tous mes souvenirs, donc je pars pour le marché couvert (Cho Da Lat): achat d’un sac pour 80 000 VND, de l’encens…oui encore (2 boites de serpentins 50 000 VND – 2x450 bâtonnets pour 2x25 000 VND – 250 bâtonnets pour 25 000 VND), et du thé : Tra Lai 9 000 VND/100g – Tra Bac Tha 15 000 VND/100g Laundry : 16 000 VND (3 tee shirt – 2paires de chaussettes) Nuit hôtel Da Lat : Thao Nguyen – 5 US$ - chambre simple avec fenêtre

##Ve 20 - Sa 21 – D 22 – Lu 23 Ho Chi Minh et le delta du mékong

jour 1 : La proprio m’offre le petit déj : pain, œuf et thé (très sympa). En route pour Saigon avec les TM Brothers : 7h30 – 14h00. Première chose, trouver un hôtel (coup de bol, je suis au même que Ross, mon australien préféré) puis réserver mon excursion sur le delta du Mékong auprès de KimTravel (je l’avais repéré sur Internet à l’occasion de mes recherches en France). Puis je pars dans Saigon, direction le marché de Ben Thanh. Ou la la, quelle surprise de voir cela ; c’est un marché à touriste, rien à voir avec celui de Da Lat… un peu déçu, je pensais faire mes derniers achats ici, mais les prix sont vraiment élevés. Je continue vers l’hôtel de ville avant de revenir à l’hôtel après avoir reçu un appel téléphonique de Ross. J’achète 10 cartes postales pour 15 000 VND. Je passe la soirée avec Ross et une Japonaise. Ce fut une excellente soirée : Ross m’a raconté son incroyable chemin de vie et ensuite cette femme qui en a un tout aussi atypique. Nuit hôtel HCM : Kim My 217/45 De Tham St – 7 US$ = 122 000 VND – chambre simple chez l’habitant : le taux de change à 18 000 et l’absence d’A/C me conduise à changer d’hôtel

jour 2 : Je dis au revoir à Ross, je suis un peu triste, j’ai vraiment apprécié sa compagnie. Peut-être se reverra-t-on un jour en Australie.. Excursion de 2 jours et 1 nuit sur le bateau pour la rivière des Neuf Dragons et son delta- 36$ (taux à 16 500 VND) avec Kim Travel On commence le périple par un peu de bus pour se rendre à Cai Be. De là, nous prenons un bateau à moteur pour rejoindre la fabrique de bonbon à la noix de coco, de papier de riz, de riz soufflé, d’alcool de serpent. Nous rejoignons ensuite l’île de An Binh (Vinh Long) pour déjeuner (30 000 VND) puis pour une sieste en hamac ou du vélo – au choix : pour moi c’est la sieste. Ensuite, une ballade en bateau à rame d’une trentaine de minutes à travers les canaux avant d’embarquer de Sa Dec pour notre grande croisière pour Chau Doc. A Sa Dec, on prendra une douche et on visitera le marché. Après le dîner, nous avons assister à un magnifique coucher de soleil sur le Mékong…Je passe la soirée à discuter avec Ti (vietnamienne) et Carolina (allemande qui travaille à Saigon et vit chez Ti). jour 3 : Levé à 5h30 pour admirer le levé de soleil sur Chau Doc. Après le petit déj, on part visiter la pagode de la caverne à flanc du mont sam (en 4x4 de luxe car il y a un souci pour le mini-bus). La vue donne sur la frontière du Cambodge. Ensuite, on visite les maisons flottantes en bateau à rame : très paisible et très chaud…On s’arrête dans un élevage intensif de poissons pour assister ‘au gavage’…puis dans un village Cham, une minorité islamique : dommage la mosquée est fermée…Et nous voilà reparti, pour notre croisière sur le Mékong : direction Sa Dec (10h00 – 17h00). Puis le plus dur, le bus jusqu’à Saigon (17h00 – 21h30). Arrivée à l’agence, je récupère mon sac à dos et demande pour un hôtel avec A/C à 10 US$. Il n’y avait qu’à demander… Nuit hôtel HCM : Capital Hotel 107 /1 Bui Vien St – 10 US$ = 122 000 VND – chambre simple avec fenêtre et A/C : même taux de change mais j’ai passé une bonne nuit au frais. jour 4 : une journée à Ho Chi Minh…. Je pars en Xe Om (20 000 VND) pour la pagode de l’empereur de Jade (Chua Ngoc Hoang). Puis à nouveau en Xe Om (15 000 VND) pour le centre ville. Je visite Ho Chi Minh City puis j’achète dans un centre commerciale (Trade Center à Nguyen Hue St district 1) 3 Ao Dai (280 000 chacun) et 1 pyjama à 130 000 VND (Mi Mi Shop). Puis je souhaite me faire masser, je décide d’essayer le centre d’aide aux aveugles qui dispense des massages de 1h pour 50 000 VND : très bien. Je poste mes cartes postales (timbre à 8 000 VND). J’achète également du café et un filtre. La fatigue et le manque de temps font que je ne visite pas Cho Lon et ses magnifiques Pagodes du nord. Je réserve un taxi prépayé (136 000 VND) pour l’aéroport via une agence (si je m’y étais pris plus tôt j’aurais pu avoir un taxi collectif…). Départ à 20h30 pour un décollage prévu à 23h05…

##Ma 24/06/2008 FRANCE

Atterrissage à Roissy Charles de Gaule vers 7h00. Snif !

Conclusion : le Viet Nam est un pays très touristique. Mon périple ne m’a pas permis de sortir des sentiers battus, et d’aller à la rencontre de la population. Mon avis est mitigé sur le VN et j’émets quelques réserves sur Hue et Hoi An. La baie d’Ha Long reste quand même la baie d’Ha Long bien que mon excursion ne se soit pas bien déroulée. Je préconise plutôt un itinéraire par les montagnes…. Par ailleurs, mon planning était trop chargé, et la fatigue occasionnée par ce rythme a certainement influencé mon jugement sur ce pays. La découverte du Viet Nam ne me laissera pas un souvenir aussi intense que celle du Myanmar ou de Bali, cependant le Viet Nam est tout de même un merveilleux pays. Et puis les souvenirs se bonifient avec le temps… PS : ceci est que mon avis et n'engage que moi...😛 Nota : si j’ai le courage, je mettrais quelques photo…
Séjour de trois semaines dans l'ouest des États-Unis English translation pending
by Playm0 · 2008-07-29 · 25 replies
Bonjour à tous, je prépare un voyage de trois semaines dans l’ouest des Etats-Unis l’été prochain. J’aurais aimé avoir votre avis sur mon itinéraire. Alors je sais c’est un peu tôt et que j’ai encore tout le temps pour y réfléchir mais j’avoue que je ne peux pas m’en n’empêcher, je suis tellement impatient.

J’ai découvert ce forum il y a maintenant trois jours et j’ai déjà passé de nombreuses heures dessus, vos nombreux conseils et vos récits passionnants n’ont fait qu’accroître mon envie de partir. Je trouve vraiment que chaque réponse apporte sa pierre à l’édifice (quelque soit le sujet) et que tous les avis sont bons à prendre, c’est ce qui m’a donné envie de vous soumettre mon projet dans l’ouest Américain.

Ce sera mon premier « vrai » voyage, j’en rêve depuis plusieurs années et maintenant que je travail je vais pouvoir me faire plaisir. J’ai pu constater qu’il y avait de nombreux spécialistes de ce type de circuit, je vous remercie d’avance pour vos avis qui me seront très précieux. Sachez que rien n’est figé mais que ce circuit sert de base de départ.

J1 - Arrivé à Los Angeles J2- Visite Los Angeles (studios, plage, boutiques ?) J 3- Départ pour Las Vegas (peu d’intérêt pour nous, une soirée histoire de voir) J 4- Départ pour Grand Caynon, nuit à Flagstaff J 5- Lake Powell (plage, promenade en bateau ?) J 6 - Lake Powell – Antelope Caynon, autres caynons ? J 7 - Départ tôt le matin pour Monument Valley, nuit dans le parc J 8- Départ pour le Parcs des Arches, nuit à Moab J 9- Parcs des Arches, Caynonlands J 10- Départ pour Capitol Reef (rando) J 11- Départ pour Brice Caynon J 12- Brice Cayon J 13- Départ pour Zion, nuit dans les environs ? J 14- Zion puis nuit à Las Vegas J 15- Départ pour Death valley, nuit à Lone Pine (trop long ?) J 16- Possibilité de se poser un peu dans les environs entre Lone Pine et Mono Lake ? J 17- Yosemite J 18- Yosemite J 19- San Francisco J 20- San Francisco J 21- Départ de San Francisco

Notre itinéraire vous parait-il raisonnable sachant que nous ne voulons pas un voyage speed (mais j’ai du mal à me rendre compte) et que nous privilégions la nature aux grandes villes. Je suis prêt à faire des concessions, je préfère en voir moins quitte à y retourner une prochaine fois.

Je ne sais pas trop quoi faire entre Zion et Yosemite (J14 à J17), j’ai choisi le passage par l’ouest de la Sierra mais j’hésite car nous ratons Sequoia Park mais j’ai peur que ça fasse trop, j’aimerai avoir votre avis sur la question. Ah oui j’oubliais, une dèrnière chose, me conseilleriez vous de réserver les hôtels avant le départ, je pensais le faire au fur et à mesure du voyage histoire de se sentir vraiment libre au cas ou on décidait de changer de cap ou si on traînait en route, qu’en pensez vous sachant que nous partons en été (Juillet ou Août).

Merci pour votre aide et vos conseils.
Carte Visa chez SG avec Jazz International pour un tour du monde English translation pending
by Jfourment · 2008-07-24 · 37 replies
Bonjour,

Je pars en septembre pour 1 an pour un tour du monde, je me pose encore la question des cartes bancaires. Je comptais aller voir chez HSBC pour ouvrir un compte et prendre une visa chez eux pour avoir le retrait gratuit dans tous les distrib HSBC dans le monde. J'appelle ma banque pour leur expliquer de ma situation et ils me proposent un contrat Jazz International, qui permet d'avoir les retraits sans frais dans tous les distributeurs dans le monde, ainsi que des paiements sans frais en hors zone euros! (ainsi que les assurances pertes, vols etc ....) Le hic c'est le prix: 22€/mois pour une Visa et 29€ par mois pour une Visa Premier.

Ce qui coute bien plus cher qu'une simple carte chez HSBC ... mais on peut aller dans n'importe quelle banque ... Mais je suppose d'ailleurs que HSBC prend egalement des frais sur les paiements avec leur carte hors zone euro?

Est ce quelqu'un ici a un retour d'expérience sur ce Jazz International en TDM ?

Merci!
Transcription de l'acte de mariage d'une Française à Nantes English translation pending
by Nadibouh · 2008-07-17 · 560 replies
bonjour; je suis une française d'origine algérienne mariée en aout2006 en ALGERIE. je n'ai pas encore fait mon inscription de mariage vu que on m'a retourner 2fois le dossier afin de solliciter de nouveaux documents en+. mon dernier envoi du dossier de demande de transcription date il y a une semaine à Nantes. ma question est: dois je partir en France pour poursuivre mes démarches de transcription afin de faire avancée les choses. ou non🤪. je trouve que sa prend beaucoup de temps.😕 peux être en partant en France sa va être plus vite. vos conseils sont les biens venu. merci d'avance.🙂
Déçu par le Vietnam... English translation pending
by YohannVF · 2008-07-14 · 283 replies
Bonjour,

Ca fait 8 mois que je suis en voyage, mon tour du monde m a amene de l amerique du sud a l asie du sud est en passant par l inde et le nepal. Je viens de terminer mon voyage au Vietnam. Je suis alle au delta du mekong, a ses marches flottants, a Saigon, Nha Trang, Hoi An, Hue, My Son, Ninh Binh, Hanoi, la baie d Halong, Bac Ha, et Sapa. Je voyage en "Back Pack", j aime bien voir les choses par moi meme et me debrouiller le plus possible par mes propres moyens. Jusque la tout s etait tres bien passe, j ai eu le coup de foudre pour des pays tels que le Laos ou encore le Nepal et la bolivie, mais j ai plus de mal avec le Vietnam...

L objet de ce sujet est de partager des sentiments vecus au Vietnam pour eclairer les gens qui "hesitent" a y aller. Personnellement je n ai pas aime le Vietnam. Venant du Cambodge et du Laos, les vietnamiens ne soutiennent pas la comparaison. Pire, de tout mon voyage je n ai jamais eu de si mauvaises et repetees experiences avec les population locales. Le pays est bon marche et possede de jolis sites comme la baie d'Halong, le delta du Mekong, ou encore les montagnes du Nord-Ouest, mais c'est malheureusement un pays tres touristique (pas en terme de nombre de touriste mais plutot de l approche qu on les vietnamiens du tourisme), ou s'ecarter des groupes de tour organise n'est pas une chose recommandee. On peut passer de tres bonnes vacances au Vietnam, allant de tour en tour, de guide en guide, d'agence en agence, payer 3 fois le prix des choses car "ici le cout de la vie est 10 fois moindre". Mais ne cherchez pas a vous debrouiller par vous-memes, a regarder de trop pres si on n'est pas en train de vous arnaquer. On est bien loin de la gentillesse des laotiens, les vietnamiens ne sont pas amicaux pour la grande majorite des gens que j ai rencontre. Combien de fois m a-t-on bouscule, klaxone, pousse, ignore, meprise, ou insulte dans mon dos. Souvent les rapports humains se resument a des rapports de domination, et il est bien epuisant de s'aventurer hors des agences de tourisme...

Maintenant le vietnam est un beau pays, sa baie d'halong se vend bien et a juste titre. Pour ce qui est des sites archeologiques on trouve largement mieux au Cambodge, les plages vietnamiennes ne soutiennent pas la comparaison avec les plages thailandaises, le nord du laos recele des minorites bien plus reculees et authentiques que les H'mong vous proposant du hachiche a tous les coin de rue de Sapa, non le vietnam c est bien en tour organise et si on ne connait pas le reste de l asie du sud est. L'experience en "back packeur" ne vaut pas le detour et je deconseille a quiconque de venir passer ses vacances ici, si pres de pays comme le Laos, la Thailande ou le Cambodge...

Yohann
Visa pour l'Inde: VFS c'est de la m...!! English translation pending
by Bernard23 · 2008-07-01 · 21 replies
5 semaines qu'ils ont le dossier.. injoignables...

avant je faisais directement ma demande de visa par courrier à l'ambassade, 10j plus tard je recevais mon passeport par la poste sans jamais aucun probleme. (j'ai fais ca une bonne quinzaine de fois)

à VFS ils font payer un sevice qu'ils ne sont pas capables d'assurer.

on est à la limite de l'escroquerie là !..
"Road book" malgache, vingt et un jours dans l'île rouge English translation pending
by Tomas3 · 2008-06-27 · 5 replies
Ier novembre 2006 : Paris-Tana 8450 kms J + 1 : Paris-Tana 8450 kms

L’arrivée sur Tana à 4 heures 40 (heures francaises) est un peu plus désolante à chaque fois : les hauts plateaux de l’Imerina que l’on avait conservés en mémoire verdoyants et humides ne sont plus que parsemés de tâches vertes de rizières et de forêts.

La latérite a pris le pas sur les paysages balinais d’antan, les rizières sont désormais désertées au profit de terrains vagues promis à la construction.

L’impression subsiste néanmoins que Madagascar ne s’est pas effondrée comme les médias persistent à nous le faire croire.

Non, une impression de propreté nouvelle : les routes disposent désormais d’un terre-plein central planté de fleurs, de-ci de là, les jacarandas sont en fleur et le bleu léger de leurs fleurs couvre les abords des lacs, les flancs de coteaux, d’un surprenant printemps.

Cheminant dans la ville haute, ou autour d’une table de terrasse avec vita gazy(l’eau minérale malgache), la population nous apparaît toujours affairée, chacun pressé de retrouver qui son foyer, qui son bureau, qui son échoppe, poursuivant cette obsession de travailler pour manger, avec en plus une dignité que l’on tient à préserver, employé, petite bonne, femme au foyer en course, soin d’être propre, voire élégant, dans des habits certes défraîchis, ravaudés que l’on perçoit parfois comme étant de seconde main.

Ce n’est que dans la ville basse qu’apparaissent vraiment les îlots de pauvreté : une femme est étendue, amaigrie, somnolente contre la devanture d’un commerce.

Des enfants marchandent en vain d’improbables cartes postales dans l’espérance d’un cahier d’écolier : la pauvreté est toujours là…

J + 2: TANA toujours :

J’ai attendu longuement ma partenaire de voyages, d’abord au bar de l’Hotel Colbert, puis ensuite au salon de thé du même hôtel. Sachant pertinemment que « ma routarde » finirait par arriver, je me suis plongé dans la presse locale pour constater que les nouvelles d’ici n’étaient pas différentes des nôtres : augmentation du prix de l’essence, prévarication au Ministère des Finances, criminalité, délinquance routière…

Le cours de la monnaie malgache s’effondre toujours. Le président, en instance de réélection, n’est pas crédité d’un bilan satisfaisant d’éradication de la grande pauvreté, les classes moyennes s’effondrent… Le prix du litre d’essence est 26 fois, en échelle de revenus comparés, celui du prix de l’essence européen.

Les hommes d’affaires du Colbert colportent toujours, avant de rejoindre leur bureau, les mêmes saillies d’insécurité ou de sentiment d’insécurité : mais voient-ils les mêmes choses que moi ?: ce matin, à l’aube, j’ai trouvé un père de famille qui fouillait en compagnie de ses deux jeunes enfants une poubelle afin d’en revendre au poids ou en volume les plastiques ou les bouteilles qu’ils dénicheront : je lui ai glissé furtivement l’équivalent du prix de quelques kilos de plastiques revendus : cela lui permettra-t-il de manger ou de vivre un jour ou deux de plus ?

Désormais je me délaisse de la sollicitation des jeunes mendiantes avec enfant au sein avec des billets de plus en plus lourds (toutes choses relatives par ailleurs…) Cela n’allège plus ma mauvaise conscience… Heureusement, je partage un modeste hôtel à 8 euros avec une missionnaire protestante zambienne : nous échangeons quelques mots d’anglais au « breakfast » et mon Anglais n’a jamais été aussi correct : elle m’a soufflé ce matin le mot de « voyageur de l’underground » me concernant, parce que je lui refusais le qualificatif de « touriste » ou « d’homme d’affaire » dont elle voulait m’affubler.

J +3 : TANA-- LE CANAL DES PANGALANES : 270 KMS

Nous sommes descendus des hauts plateaux de l’Imerina, en nous dégageant peu à peu de l’étouffante pollution de la capitale, des rizières ruinées ou dévastées pour retrouver les paysages traditionnels de la campagne malgache.

Notre chauffeur nous a désigné au loin une grande décharge fumante, celle des Katemi (petits mendiants) de TANA, comme celle où le père PEDRO recueille les enfants.

Dans la montagne toute proche : un village de 17.000 anciens mendiants, retirés de la décharge, qui retrouvent peu à peu leur dignité.

C’était jour de week-end, et les grands convois de poids lourds reliant le port de la côte EST à la capitale, se sont fait rares. La route, toujours aussi tourmentée, de plus en plus dévastée sur ses abords par des feux de déforestation, nous permet de plonger dans quelques rares vallées couvertes encore de forêt primaire, comme pour nous rappeler qu’elles étaient là avant les hommes, et avant que les hommes ne les détruisent…

Au loin, le bruit lancinant d’une cognée nous rappelle le mal qui ronge l’île Rouge…La Grande Ile ne sera plus bientôt, comme HAITI, qu’une terre de latérite stérile…

Aux pieds des grandes falaises des hauts plateaux, l’étendue se fait vallonnée et riante, de petits villages de huttes sur pilotis clairsemés le long de la route, des habitants qui trottent le long des chemins, des petites vendeuses d’écrevisses dans leur écrin de raffia, des bananes séchées.

De loin en loin, les gargotes des chauffeurs routiers.

Nous atteindrons très vite une courte piste sablonneuse récemment refaite, un premier gué que notre taxi franchit allègrement, le village de paillotes au bord de la lagune : l’au à peine saumâtre, chaude comme savent l’être les eaux des mers du Sud, notre premier bain de notre grande randonnée.

J + 4: MANAMBANO – RESERVE DU PALMARIUM : 24 KMS :

Nous avons basculé de la fraîcheur des hauts plateaux à l’émollient de la côte EST. Le village de paillotes, au bord de la lagune, est déserté de ses touristes de haute saison. Nous prenons le départ en chaloupe sur le Canal des Pangalanes, une longue lagune de 270 kms qui sépare la grande île de l’Océan Indien.

Le long bateau au fond plat est gouverné par un pilotin très secret dont nous ne connaîtrons pas le nom. TAINA, l’hôtesse qui nous accompagne, mise à disposition par l’hôtel, n’a que 19 ans et semble faire son apprentissage : elle commente avec beaucoup de sérieux le dépliant d’une agence concurrente que nous lui avons fait découvrir.

Les paysages, banals au début, se doublent très vite de passages de gué où le fond plat se révèle fort utile, puis l’on glisse dans de longues passes étroites, le long de la ligne de chemin de fer construite par GALLIENI en I896, pour rejoindre les eaux du lac IRANGUY.

Débarquement à la réserve du Palmarium : deux heures durant, nous arpenterons une forêt et un arboretum tropical reconstitué : ébènes, acajous, bois de roses, arbres du voyageur, côtoient sisals et aloes, tandis que des orchidées géantes colonisent les grands arbres.

Gousses de vanille, poivres gris, roses et noirs, cannelle, girofliers, mangoustaniers, l’île aux épices et bien réelle, avec ses caféiers robusta et arabica.

Quelques iguanes nains sur notre parcours avant que les cris de ralliement de BRUNO notre guide nous fassent rejoindre une hétérogène tribu de lémuriens : indris, macacaos, lémur corona tus, varis etc. Les feuilles de certaines herbes médicamenteuses nous rappellent parfois le bonbon des Vosges ou les extraits de flagrances de parfums contemporains, aux racines très anciennes…

J + 5: PANGALANES – TAMATAVE : 60 KMS :

On quitte un décor d’Emmanuelle pour une chaloupe à fond plat, sous taud, avec moteur : TAINA nous accompagne avec JUSTIN, le pilotin. Le plein de fuel fait, nos réserves d’eau sont suffisantes. Le bord de mer rend le climat tropical très supportable.

Première passe : premier lac : l’état sauvage : des pêcheurs en pirogue rejoignent leurs villages sur les rives, des embarcadères de fortune font la joie de ribambelle d’enfants nus qui se baignent dans le canal, tandis que leurs mères, affairées, brossent d’improbables lessives. Les lacs vont se succéder sur 60 kilomètres.

Premier arrêt : une gare de chemin de fer de l’époque coloniale ; son chef de gare est en état d’ébriété : il nous décrit d’une bouche pâteuse la modernité qui gagne le pays : dix locomotives électriques suisses attendent à TANA leur motorisation pour être fonctionnelles. Une grand-mère de quarante ans, aux yeux mangés de glaucome, nous présente sa fillette dont la mère est morte en couche. Le violet de son paréo s’harmonise aux bougainvillées qui grimpent aux murs de la petite gare.

Quelques noirs zébus profitent du calme du trafic pour encombrer l’unique voie très étroite (70 cm)

Nous reprenons le chenal, au milieu de jacinthes d’eau, plantes envahissantes que les riverains tentent d’endiguer de façon dérisoire.

Nous atteindrons TAMATAVE dans des odeurs de déforestation d’eucalyptus, au milieu d’un quartier industriel d’hydrocarbures où d’inquiétantes stagnations brunes nous rappellent que la modernité est passée par là...

J + 6 : TAMATAVE ILE DE SAINTE MARIE : 200 KMS :

Parfois rien ne va plus et tout se déglingue : j’écris ce soir mon journal à la lumière d’une bougie et pourtant nous sommes dans un hôtel de catégorie 3 étoiles à l’île de Sainte Marie à l’EST de Madagascar.

Mais voilà depuis ce matin, les pénuries d’essence nous rattrapent : nous avons dû attendre quatre heures que notre chaloupe à destination de l’île soit approvisionnée en essence et l’hôtel n’est alimenté en électricité qu’une partie de la journ��e : l’eau chaude est là cependant et la douche est bien venue avant la piscine sur le lagon.

En effet, l’hôtel dispose d’une splendide piscine face à la mer et leurs deux surfaces, celle de la piscine et celle de la mer, se confondent au soleil couchant des Tropiques. : Nous dînerons aux chandelles ce soir.

Tout se déglingue encore : deux hôtels aux consonances proches « VONIVOLA » et VOHILAVA » ont été intervertis dans notre circuit : nous sommes descendus dans l’un au lieu de descendre dans l’autre : il nous en coûtera de découvrir l’âpreté au gain de la première hôtelière : nous serons désormais plus vigilants.

Ce n’est que partie remise : nous rejoindrons demain le VOHILAVA, sans réservation, à la nuit quatre fois moins chère, puisque la rumeur nous dit que les hôtels ne sont pas pleins.

Le stress et la fatigue cumulés de ces déboires successifs seront vite dissipés après quatre jours de repos dans l’île des pirates : le cimetière de la flibuste nous attend demain, les plages de sable blanc aussi, les lagons déserts, les pistes de sable en vélo, certainement les gargotes du vieux port tropical.

Mais chaque jour de voyage est un jour nouveau, notre expédition à la Paul BOWLES prend des airs d’aventures. Y attendre tous les jours un improbable cargo au port pour gagner MARONSETRA ?

J + 7 : les bungalows de l’île aux forbans :

Ça y est : après 7 jours de route, nous sommes enfin installés au bord du lagon. Aux bungalows de VOHILAVA, où nous pourrons enfin disposer d’un cybercafé. Le road book à la CHATWIN va passer aux 34 kilo-octets. Bien sûr, les aléas de l’alimentation électrique conditionnent l’envoi ou non du document, mais le propriétaire de l’hôtel s’engage sur l’envoi du fichier. À l’autre bout du monde, dans le froid de l’hémisphère Nord, un groupe d’amis va être submergé du journal d’un diariste qui n’a pu émettre de brousse. En effet, les bandes passantes des relais ne sont uniformes : l’émission des sms ou des cour riels est conditionné aux relais du serveur. INCH’ALLAH le NET et retour au bon vieux papier.

Aujourd’hui, ce fut la traversée de l’Ile à pied d’OUEST en EST (4 kilomètres) à travers un univers vallonné d’exploitations agricoles : un univers à la Jean-Jacques ROUSSEAU où les enfants barbotent dans l’eau à 28 ° du lagon. On comprend pourquoi les pirates, flibustiers et autres forbans avaient choisi cette île au XVII° et XVIIIe siècles pour cacher les trésors de leur flibuste.

STEVENSON s’est inspiré de leurs aventures pour rédiger « l’île au trésor ». Dans le regard de certains enfants et derrière la peau métissée de certains autres, on songe aux gênes de la « buse » célèbre pirate pendu haut et court à Saint Denis de la Réunion ou au Capitaine KIDD, pendu lui aussi à NEW-YORK au XVIII° siècle.

On pense aussi à Paul-Émile Victor à BORA-BORA. Pourquoi pas ?

J + 9 : 48 kms à vélo à la recherche d’un boutre :

Toujours sur l’île aux femmes ou l’île aux forbans(Sainte Marie) 57 kms de long et 4 kms de large, depuis 2 jours, il faut songer à préparer notre départ, par mer, bien entendu. Notre prochaine destinations est MAROENSETRA, port niché au Nord au bout d’un e profonde baie de 300 kms : la baie d’A1NTONGIL ou baie des baleines, lieu favori de reproduction de ces cétacés de juillet à septembre.

Cest décidé, nous ferons le voyage en boutre, rejoignant les grands écrivains voyageurs des mers du sud : MONFREID, CENDRARS, LONDON, CONRAD etc…

La côte EST, de juillet à décembre, produit vanille et litchis, girofles et poivres : pas de routes, de multiples bacs font que le trafic est essentiellement maritime : des boutres cabotent de-ci de là, au gré d’improbables chargements, sans cahier de route préfixe le chargement tenant lieu de nécessité : lorsqu’il s’agit de denrées périssables, les délais se raccourcissent. C’est ce que m’explique Hubert JOSEPH, le capitaine du boutre : son navire est chargé à mort, la limite du niveau de flottaison est atteinte, les colis de marchandises, entourés de raphia, ne laissent qu’un étroit couloir pour gagner la cabine du capitaine : soute et pont ne laissent aucun espace inutile : les conditions d’hébergement seront précaires.

Le voyage se fera de nuit : partis à 19 heures, nous devrions atteindre notre première escale : MANANARA sept heures plus tard, dans la nuit.

Les conditions météorologiques sont excellentes, la mer d’huile et la passe entre l’Ile et la grande Terre est tranquille. Si je m’engage sur le trajet, je devrai confirmer mon accord à JOSEPH sur son téléphone portable avant 18 heures : il nous attendra jusqu’à 19 heures. De retour à l’hôtel, je m’aperçois que tout mon linge a été donné à la lingerie et qu’il ne sera prêt que dans deux jours : alors, un autre boutre pour un autre voyage ?

J + 10 : LES DEUX LAGONS ET LA PASSE :

L’Ile Sainte Marie est composée d’une île-mère et tout au bout de la pointe SUD d’un îlot paradisiaque : l’île aux nattes. L’hôtel est à 5 kilomètres de la passe qui les sépare. Un autre hôtel, sur le promontoire, domine les deux lagons EST et OUEST. Je me baignerai dans les deux aujourd’hui. En partant les rejoindre, je décide de m’offrir un copieux déjeuner au PRINCESSE BORA LODGE, complexe hôtelier international, très éloigné du mode de vie de la population îlienne : il ne faut qu’y passer. Très vite, je reprends un chemin sauvage, bordé de zones humides, ou les riverains se lavent nus, ou lavent leur linge, vivant dans des huttes sommaires sur pilotis au milieu de leurs plantations. L’endroit est complètement primitif et le choc des civilisations entre le BORA LODGE et les autochtones îliens est surprenant.

Mon sentier est parsemé de litchis et de bananes, que je cueille au passage : les litchis ne sont pas encore très mûrs, les bananes sont vertes. Je boirai un jus de corossol au sommet de la pente.

Le lagon surgit côté EST : au loin, derrière la barrière de corail, l’océan Indien rugit : quelques épaves s’y sont fracassées.

Seul dans le lagon, avec mon masque et mon tuba, je joue à dénicher les concombres de mer, à compter les oursins de différentes couleurs, à effrayer d’étonnants poissons transparents.

La mer est chaude : au loin, dans la direction de l’île de La réunion, le ciel se charge de nuages menaçants : je rentrerai à pied à l’hôtel sous un crachin breton. Deux jours encore de farniente avant de reprendre la route à la recherche d’un cargo.

J + 11: A LA RECHERCHE DU CARGO FANTOME :

4 heures 30 ce matin : les informations et la rumeur nous annonçaient deux cargos mouillant au port de l’Ilot Madame arrivant de TAMATAVE et en partance pour le Nord. C’était notre destination : 5 heures au port : point de cargos. Ils avaient mouillé la veille et étaient repartis : y aurait-il d’autres passages ? nous choisissons la chambre d’hôtel avec vue sur le port pour surveiller les navires.

Les séquelles d’une piqûre d’oursin dans le lagon de VAVATE se sont transformées en infection doublée d’une inflammation de la rotule droite. Je marche de plus en plus difficilement : il faut arrêter le processus d’infection avant le trek prévu dans le parc de la péninsule de MASOALA.

Je vais consulter le docteur de l’Ile, prend mon tour après un papa et son enfant enfiévré et un ouvrier agricole qui s’est tranché profondément l’intérieur de la main. Mon tour arrive : le bon docteur fixe un ventilateur soufflant sur mon genou avant de procéder à la désinfection de la plaie qu’il gratte par sécurité : eau oxygénée, sérum anti-bactérien, antibiotiques et anti-inflammatoires : me voila réparé avec des médicaments offerts par le médecin.

Dans la cour de la case du médecin, des canards, des poules, une femme s’affaire à la cuisine tropicale, tandis qu’une somptueuse noire d’à peine dix huit ans, la fille du DOC, hésite entre son téléphone portable et son VTT.

Il pleut une pluie épaisse qui transforme l’atmosphère en jardin de serre.

Ma routarde et moi irons plutard nous recueillir sur la tombe de Sylvain ROUX, premier administrateur de l’Ile pour la Compagnie des Indes Orientales : je lui commenterai les armes sculptées sur le linteau du porche du Fort de la capitale : « Deux indiens, vêtus de pagne, coiffés de plumes, armés d’un arc, portent la couronne royale de France, surmontée d’un cartouche aux trois fleurs de lys, entouré de coquilles baroques.

J + 12 ! ILE SAINTE MARIE-MANOMPAINA : 70 KMS :

En fait, 12 KMS de mer entre l’Ile et la Grande-Terre, puis 48 kms de pistes et le franchissement de six bacs : ma compagne de route n’apprécie manifestement pas ce type d’approche : elle aurait préféré l’attente d’un improbable boutre entre l’Ile et MARONSETRA. Mais voilà, cela faisait 3 jours que je me levais à 5 heures du matin pour rejoindre le port en quête d’un passage. Ce matin, j’ai pris les billets d’une chaloupe à 5 heures 30 et l’ai tirée du lit pour un départ à 6 heures : la belle n’est pas contente… Nous n’avons même pas payé l’hôtel.

60 kmes de pistes en 4 heures : c’est dire l’état de la chaussée et nous sommes pourtant en saison sèche : notre chauffeur nous précise qu’il reste encore 80 kmes avant la prochaine étape : 80 kmes que nous devons franchir en six heures et qui seront encore plus difficiles.

Heureusement, au bout du monde, dans une baie sauvage, la baie de TINTINGUA, au bout d’un village de 5000 âmes, un hôtel de paillotes tenu par un chinois aux 24 petits-enfants : les sanitaires sont extérieurs, la salle de bains est réduite à 3 seaux : le lit à deux places va nous poser problème : je n’ai pas l’intention de dormir sur le plancher.

Quand je constate l’échec de notre route à deux, j’essaie de comprendre le stress de ma compagne de route : peut-être une angoisse ou une crainte à entrer dans un voyage où il n’y a ni goudron, ni feu rouge, où seul subsiste le challenge de réussir par le haut, sans possibilité de retour en arrière : j’avais choisi une tri athlète, à l’épreuve de l’endurance : je découvre une fille sans maîtrise d’elle : je crains qu’elle n’ait tout simplement peur à l’orée d’une forêt primaire dont on ne peut s’échapper que par la mer, quand un boutre se pointe à l’horizon.

J + 13 : SET-IN DANS LA BAIE DE TINTINGUA :

Ca y est : enfin seul : la compagne de route avec laquelle je voyageais depuis douze jours est partie ce matin privilégiant le 4 x 4 au boutre. Il faut dire que j’avais négocié avec l’ingénieur de la COLAS un passage sur un cargo ravitailleur prévu pour ce soir en direction de MANANARA.

Peut-être a-t-elle eu peur des conditions de voyage en mer ? nul ne le saura jamais et seul le hasard de la route devrait nous faire rencontrer. Je sais qu’elle poursuit sa route jusqu’à MARONSETRA comme moi, dans un jour ? dans 2 jours ?

En fait, le land Rover defender de notre taxi avait rendu l’âme : il a fallu improviser très rapidement une solution-relai : l’ingénieur de la Société COLAS n’avait pas de camion sur MANARA dans la journée : son cargo de ravitaillement était prévu dans la soirée : après vérification par radio, il a été convenu d’un rendez_vous pour le soir 17 heures : nous négocierons les conditions de voyage et de prix.

Il me semble plus confortable de rejoindre MANARA par la mer, après l’épisode d’hier en 4 x 4 avec le franchissement de six bacs. Les prochaines 24 heures devraient m’apporter une réponse à l’interrogation basique de ce voyage : l’approche par mer est-elle plus facile dans cette partie de l’île que l’approche terrestre ?

Je profite de cette halte forcée pour échanger avec deux jeunes françaises travaillant dans une association de coopération scolaire, stationnées pour un mois à l’hôtel. Un randonneur flamand me fait découvrir une approche différente de l’île : audacieuse, courageuse, voire téméraire : il n’hésite pas à camper dans les parcs naturels et dans les réserves : le monde est plein de rencontres surprenantes et enrichissantes.

J + 14: LE RAID BOUTRE TRANSFORME EN RAID CAMION D’ESSENCE :

5 heures du matin : le boutre de ravitaillement de l’entreprise COLAS annoncé par radio dans la nuit avec chargement et départ ce jour à 10 heures n’est pas arrivé : aucun bateau dans la baie de TINTINGUA. Je décide de rompre cette interminable attente et de rentrer sur TAMATAVE par la route : 280 kms dont 50 KMS de piste dure en saison sèche : il est 7 heures quand je prend la route à pied : je ne désespère pas de ma chance.

J’aurai ma chance : l’ingénieur de la COLAS, dépité de mon échec, me propose la cabine de son camion ravitailleur de Fuel qui va s’approvisionner de 8 tonnes de carburant à TAMATAVE.

Le chauffeur accepte généreusement de me prendre à bord, oubliant de me préciser qu’il a déjà chargé son aide chauffeur et une petite soubrette de l’hôtel : nous serons quatre dans la cabine du gros camion à partager les cahots, les soubresauts, les ressacs, les heurts, les balancements, les franchissements de bacs et de marigots, de ponts à la limite de la rupture, les barrières de sable humide de la pluie de la nuit.

Et le monstre hurlant de toutes ses trompes, repoussants vélos, petits marchands, enfants des écoles, poules et autres animaux sur 280 kms.

Heureusement le goudron surgit là où l’on ne l’attendait plus et l’énorme engin mettra moins de trois heures à la barbe de tous les gendarmes qu’il effraie, pour couvrir le reste du parcours.

Retour à la case départ, dans le motel face à l’océan qui rugit, dans la ville de tous les dangers : TAMATAVE, à l’atmosphère à la Graham GREEN, aux relents de VIETNAM.

Je me jette dans la première librairie pour acheter les journaux du jour et feuilleter l’offre de romans : la halte sera bienvenue, avec alternance de plages, de farniente, de terrasses, de shopping, après trois jours de brousse intense.

Chic, mon portable capte à nouveau.

J + 15 : TAMATAVE, LA HAVANE OU HANOI ?

J’ai passé la journée à me réhabituer aux délices ou aux noirceurs de la modernité : après trois heures de cybercafé, je me suis jeté dans la moiteur étouffante de cette capitale tropicale, tracée en damiers par les colons franchis.

Des hommes chevaux tractent un pousse-pousse haut sur roue, et trottent entre un flot de mobylettes, de scooters, de motos, lui-même submergé par de gros 4 x 4 rutilants, aux vitres fumées.

La misère est là, aussi, avec les gosses des rues en haillons, les marchands d’objets « tombés du camion », les lépreux dont les membres rabougris sollicitent l’aumône du passant.

Une impression de vie incroyable où les gargotes les plus sommaires poussent aux pieds des banians, entre deux égouts à ciel ouverts.

J’ai refait le parcours de la vieille ville, de la place BIENAIME, spécificité historique de TAMATAVE, plantée d’une allée de banians géants, à l’ombre très fraîche, contemplé le vieil hôtel à arcades, à colonnes et balustres, mesuré l’état de sa décrépitude : qu’il serait beau, blanchi et restauré, peut-être ferait-il des envieux dans un pays où le succès vous rend suspect ?

A l’heure étouffante de midi, sur la jetée qui longe le port, un restaurant de bambous ouvert aux alizés m’a régalé d’un plateau de fruits de mer à la malgache (frits avec beaucoup trop d’huile…)

Seul sous une varangue de bambou, face à l’océan et aux tankers, j’ai longtemps médité sur la séduction des tropiques, sur leur langueur moite, les peaux brunes des serveuses. N’est pas RIMBAUD qui veut. De nombreux écrivains voyageurs y ont perdu leur âme, et en perdant leur âme, leur plume.

Il n’en faudrait pas beaucoup pour que TAMATAVE retrouve sa splendeur coloniale : le consulat britannique en est l’exemple.

Je n'ai pas l'impression que ce type de vacances en bord de mer soit encore ma Tasse de thé. Certes les 14 premiers jours du raid avaient été intenses en découvertes et en rencontres, il fallait bien se poser. Mais j'ai du mal à m'inscrire dans un rythme de vacancier au bord de l'océan indien. Alors, je rythme mes journées: petit dèj' chez Cathy, rendez-vous des coloniaux retraités où j'attrape au passage de savoureux accents du sud de la France contant leurs déboires de retraités locaux. Puis séance de cybercafé où je me débats avec l'envoi de mon journal de route, je rentre dans ma boîte Internet, vérifie l'état de mon compte bancaire... Je rejoins le centre ville, ne dédaigne pas le passage dans un supermarché climatisé où j'observe le devenir des fruits tropicaux que j'ai vus sur les étals des marchands du Bazar BE. L'alliance française occupe une belle case créole datée de I885, aux couleurs blanches et vertes, revêtue de bardeaux, aux planchers de palissandre: l'endroit est remarquablement entretenu. On rêve d'un TAMATAVE qui retrouverait ses lustres d'antan et ses belles demeures coloniales. Je m'amuse à les repérer, au hasard de mes promenades, cachées derrière des appentis, transformées en gargotes, leurs toits de zinc délabrés, elles existent encore de ci de là. Je termine la matinée à la librairie, presse internationale, littérature exotique, locale ou de grands voyageurs: j'hésite entre Mohamed Dib, l'algérien, et Thomas BERNHARD, l'autrichien ou le journal de voyage d'IDA PFEIFER. Jus de mangue, jus de corossol, de bananes ou d'ananas, j'irai déjeuner dans un restaurant de fruits de mer sur la jetée avant de rejoindre ma case. Il me tarde de reprendre mon voyage interrompu. Mais mon ami des hauts plateaux ne m'incite pas à le rejoindre: la saison des pluies a commencé, il y fait froid et humide: le petit train de FIANANRANTSOA attendra encore un peu.

J + 15: L'ANARCHISTE ITALIEN:

Je sortais des locaux de l'Alliance franchise dont j'avais fait l'inventaire du fond, en particulier du rayon "histoire de l'art" qui m' a paru très fourni et où je me suis abonné en "passager": EROS ROMAIN de Jean Noël ROBERT et "quand les gaulois étaient romains" de Florence BECK, quand après avoir lu le Canard Enchainé à la terrasse de l'Hoel JOFFRE, je me suis laissé tenté par les pizzas de l'italien du Perroquet Bleu (Plan C2-30 du Guide du routard 2007) Et là, changement de planète: trônant au milieu de ses petites serveuses, un italo-belge de 56 ans, ravagé par l'alcool et les Tropiques, le cerveau mité, vous reçoit sur des airs de Brassens et de BREL au cri de "Vive l'anarchie" Docteur en économie (ex) fils de diplomate italien à l'origine des institutions européennes, enfant de mère belge, le pauvre homme qui a connu mai 68 à 17 ans et rencontré CHE GUEVERA, ne vit plus que dans un monde brumeux ravagé par l'alcool. Sa femme malgache tient d'une main ferme l'établissement, sans pour autant contrôler l'activité de ses serveuses. Hier soir, l'une d'entre elles a voulu pousser le service jusqu'à ma chambre d'hôtel, service que j'ai poliment décliné. Lorsque je rentre le soir à mon hôtel, les jeunes filles me proposent de m'entourer de leur tendresse tarifée: je ne voudrais pas troubler la sérénité de mon voyage par l'exploitation de cette détresse, même si je constate au quotidien l'effrayant tourisme sexuel de vieux blancs, certainement de ma génération. C'est à croire qu'il y a une forme de tolérance locale à cette forme d'exploitation et de rétribution. Certains malgaches à qui l'on s'ouvre de ces attitudes sont cependant choqués par ces comportements: la vieille EUROPE n'exporte pas le meilleur d'elle-même. J + 16: RENDEZ-VOUS AVEC MATISSE ET PIERRE LOTI:

C'est en lisant "sur des mers inconnues, BOUGAINVILLE, COOK et LAPEROUSE" que je déniche un extrait de carnets et correspondances de MATISSE:

"l'île déserte n'existe pas. Nos soucis d'européens nous y accompagnent. Or, dans cette île, il n'y avait pas de soucis. les européens s'y ennuyaient. Ils y attendaient confortablement la retraite dans une étouffante torpeur et ils ne faisaient rien pour se sortir de cette torpeur, pour remplir, ignorer l'ennui: ils ne réfléchissaient même plus. Au-dessus d'eux, autour d'eux, il y avait cette merveilleuse lumière du premier jour, la magnificence; mais ils ne goûtaient même plus tout celà. Un beau pays en sommeil dans l'éclatement du soleil...."

Paraphrasant Pierre LOTI dans le mariage de LOTI:

"qui peut dire où réside le charme d'un pays...il y a dans le charme malgache beaucoup de cette tristesse étrange qui pèse sur toutes ces îles de l'Océanie: l'isolement dans l'immensité de l'Océan Indien, le vent de la mer, le bruit des brisants, l'ombre épaisse, la voix triste des malgaches qui circulent en chantant au milieu des tiges de cocotiers. On s'épuise à saisir, à exprimer, effort inutile, ce quelque chose s'échappe et reste incompris." "On voyage dans cet heureux pays comme eût voyagé aux temps de l'âge d'or, si les voyages eussent été inventés à cette époque reculée. Il n'est besoin d'emporter avec soi, ni armes, ni provisions, ni argent: l'hospitalité vous est offerte partout, cordiale et gratuite (???) Et dans toute l'île, il n'existe d'autres animaux dangereux que quelques colons européens, encore sont-ils rares et à peu près localisés dans les villes...."

Ces deux textes ont provoqué en moi une résonance sur mon voyage présent: hélas, je ne suis ni LOTI, ni MATISSE, mais année après année, je marche inconsciemment sur leurs traces.

J + 17: Dimanche sous les TROPIQUES:

A la lecture des guides de voyage, j'ai cru comprendre que l'activité de tous est suspendue le dimanche. La petite serveuse de mon self indien m'a prévenu hier au soir: elle se consacrera demain à sa famille, à la blanchisserie et à la sieste: le restaurant sera fermé. Je me suis rabattu au salon de thé SAIDI, aux prix multipliés par deux, je ne saurai me passer de petit déjeuner. La ville est morte, les kiosques à journaux sont fermés, le bazar BE sommeille, les grands hôtels assurent le minimum, même mon cyber-café préféré est fermé, les grands convois routiers sont arrêtés à la gare routière, chauffeurs et aide chauffeurs s'affairent sous le moteur, les essieux sont démontés...

Malgré la provision de livres que j'ai pris la précaution de faire pour le week-end, je crains qu'il ne faille me résoudre à la plage, aux restaurants de bord de mer: drôle de vacancier: je ne suis pourtant pas Gide DU VOYAGE AU CONGO JE pencherai plutôt pour le CELINE DU voyage au bout la nuit. Encore que je sois un Bardamu plutôt velléitaire. Il faudra que je relise LE VOYAGE si je le trouve à l'alliance française.

Je regrette aussi de ne pas avoir les moyens techniques de réaliser un reportage ethnique dans ce port de l'océan indien : vieux colons aux faciès d'alcooliques, indiens à calottes et barbes blanches, chinois en short affairé à sa boutique, chinoise en short comptant avec sérieux l'arrivée des ballots dans son entrepôt, métisse mérina - betsimsmaraka, dont on distingue plus ni les traits mélanésiens, ni les traits bantous, noir musulman portant avec rigueur ses signes religieux distinctifs: caftan, barbe et gandoura, les hommes chevaux, usés par tant de courses de pousse-pousse, dont les silhouettes longilignes soulignent la fatigue et la misère de leur condition....

J + 18 : BLUES TROPICAL:

aux deux tiers de mon séjour, à dix jours de mon retour by plane en métropole, je m'interroge sur mes vacances îliennes. Redoutant les gargotes du dimanche, je m'étais fait une joie de ne manger que des produits locaux: bananes, ananas, thon, à profusion sur les étals, qui devraient apaiser la misère au soleil... L'excès de ce régime local m'a barbouillé ou est-ce la savarine, l'antipaludéen ? Si bien que je vois tout en noir ce matin, que je ressens aussi tout en noir: l'humidité m'insupporte, les odeurs que l'humidité amplifie me semblent plus fortes que d'habitude, particulièrement les gaz d'échappement. On pourrait croire que ce port d'à peine 100.000 habitants est à l'abri de la pollution automobile qui rend TANA si insupportable. Il n'en est rien : l'absence de réglage des moteurs instille une odeur persistante de gaz_oil que l'humidité amplifie.

Il n'y a que l'odeur des clous de girofles séchant au soleil sur leurs nattes qui trouve grâce à mon nez.

Je reviendrai sur les odeurs constantes des tropiques, odeurs de fruits pourris, de cloaques, parfums d'épices, embruns rentrant à l'intérieur des terres: on ne trouve ici nulle odeur de sécherie de poissons à l'africaine, la fébrilité de la météo où dans la même journée on passe d'un soleil implacable aux alizés marins, où bleu du ciel alterne avec crachin, nuit et jour, influe sur le caractère et l'humeur.

Mon humeur noire de tout à l'heure s'en est allée à la terrasse d'un grand hotel où j'ai calmé ma faim du week-end et reposé mes premières sudations.

J'oublie de dire que la fréquentation de SENEQUE, de CATULLE, d'OVIDE, de TERTULLIEN et des meilleurs médecins de l'antiquité dans EROS ROMAIN de Jean-Noel ROBERT m'a convaincu de notre précarité et par conséquent de l'utilité du CARPE DIEM.

Sur ce, je hèle un pousse-pousse, prénommé Jackie, pour me conduire au Cybercafé dire bonjour à mes amis de l'hémisphère nord.

J + 19 :

Dernier jour à TAMATAVE : j'ai résilié mon abonnement à L'alliance franchise locale: demain, je remonté à la capitale en minibus: 7 heures de route à Gravir l'escarpement des hauts plateaux : mais au bout : 1400 m de tropical D'altitude, presque le Kenya... Désormais, je me régale en pousse-pousse : j'ai enfin compris que c'est un moyen Très efficace de lutter contre les grandes chaleurs, surtout sous l'auvent Protecteur, c'est aussi un moyen d'aider les "pauvres hommes chevaux" dans leur Quête d'argent quotidien. Le premier de mes "hommes chevaux" s'appelle Jackie : il patiente à chacune de mes Courses: nous avons sympathisé au point qu'il m'a confié souffrir d'une infection urinaire, je lui fournirai dès que possible l'essentiel de mon stock d'antibiotiques. Je ne regarde plus au prix de mes courses: j'achète à l'avance mes courses de la mi-journée. Et comme il fait très chaud, que mes "hommes chevaux transpirent plus qu'il ne faut( et à ma place) je ne suis pas regardant sur les pourboires. Midi Deux heures : j'irai pratiquer mon sport favori : mes vingt bassins, dans une eau de piscine qui doit approcher les 30°(ceci pour mes lecteurs franchis...)(le maître nageur m'avait annoncé 24 °, mais je crois qu'il a sous-estimé la température de sa piscine... Au bout de sept jours de séjour, j'ai acquis un rythme de croisière et le climat aidant, me suis coulé dans l'émoliance de la vie locale..

Le muezzin égrène comme à Tanger, cinq fois par jour, les sourates du prophète et TAMATAVE se souvient d'avoir été arabe, hollandaise, chinoise, pakistanaise, un peu européenne, mais si peu...

Les belles tamataviennes, allongées au fond de leur hauts pousse-pousses, jupes fendues et longues chevelures, guettent les étrangers à l'ombre de leur auvent...

J + 20

AUBERGE DU CHEVAL BLANC( 900 m de l'aéroport international)

17 : je dîne frugalement d'une soupe de légumes et de riz blanc, tourmenté depuis trois jours de troubles gastriques dus sans doute à mes excès de jus naturels. La journée a été dense : levé à 5 heures, parti à 7 heures en minibus de 15 places de TAMATAVE pour gagner la capitale des hauts plateaux, placé remarquablement, j'ai pu goûter à la magnificence des paysages de l'"île sanctuaire" ( torturé cependant par une diète qui me semblait nécessaire) Aussi, quand le minibus s'est arrêté pour le déjeuner, je n'ai pas voulu aggraver mon cas, je n'ai bu que du yaourt liquide et je me gave d'anti-infectieux intestinaux...je redoute surtout la honte d'être obligé d'arrêter le bus pour me réfugier derrière un cocotier...

14 H 30 : arrivée à la capitale où la misère m'étreint de nouveau: certes l'altitude( de 1200 à 1400 mètres tempère mes ardeurs et les ardeurs tropicales, mais la vue des paysans des hauts plateaux et surtout des femmes, repiquer les rizières nouvellement mises en eau, constater qu'ils doivent aussi lutter contre le froid couverts de vêtements en lambeaux, m'empêche de goûter pleinement la splendeur des paysages. L'accession à la capitale se fait par paliers successifs: les zones de forêts primaires témoignent encore de l'état du passé récent de l'île, mais les zones de brulis grignotent inexorablement pentes et collines ( pour le charbon de bois et la pratique de la culture sur brulis)

En mon for intérieur, je fais le pari de l'Agence de Voyages: si celle-ci dispose d'un départ pour demain, je lui demande de le valider ou bien dans le cas contraire je patienterai une semaine à attendre le prochain vol: l'agence n'a jamais été aussi performante: mon billet est validé pour 7 H 15 demain matin : arrivée à ORLY_SUD I9 H. (il fait 8° en FRANCE...)

je m'offre une bouteille de grand cru d'ANTSIRABE pour fêter mon départ.

J + 21: VACUITE DES AEROPORTS:

Le temps semble comme suspendu dans les aéroports: on n'est déjà plus d'ici, mais on n'est pas encore là-bas: de cette suspension dans l'espace, le temps prend une consistance à la fois élastique et spongieuse: les heures s'écoulent sans fracas, les rencontres sont facilitées et opportunes: les conversations s'engagent facilement. On pense à LOST IN TRANSLATION de Sofia COPPOLA : on a envie de retenir les personnes que l'on croise, baignant d'une empathie qu'on n'aurait pas à d'autres moments. Même les SMS sont suspendus : le correspondant ne connaît plus votre localisation précise: cette perte de consistance du temps se vérifie dans l'absence de mémoire que l'on a de ces multiples instants passés dans les ports ou les aéroports: il n'y a pas de lieu aussi immatériel qu'un aéroport: la mémoire de ces lieux ne resurgit que lorsqu'on revient sur ses traces.

Décrire l'attente, décrire le passage des formalités bureaucratiques, décrire le regard de ceux qui nous voient partir, de ceux qui en rêvent, de ceux qui partent meurtris par le voyage, par des histoires cabossées que racontent les improbables bagages ( surtout dans le Tiers-Monde) la légèreté des bagages de certains ("les semelles de vent d'Arthur RIMBAUD") le bagage égoïste et cadenassé de l'occidental, la malle de raphia et d'osier de l'autochtone, il ne manque que les poulets et les canards vivants du TAXI-BE pour rendre l'ambiance d'un aéroport malgache.

Je laisse derrière moi un monde de vie, de chaleur et de misère, qu'en sera-t-il ce soir dans les brumes d'un aéroport européen ? Fin de l'entracte, mais est ce un entracte, n'est ce pas la farce de la vie que ce kaleidoscope de sons, d'images et d'odeurs, de bruits et de fureurs...où es tu mon bon WILLIAM ?
S'installer à Nouméa en septembre 2008 English translation pending
by Oxalys · 2008-06-26 · 38 replies
Bonjour à tous! Voilà, après une année de recherche, d'espoirs et de doutes, nous y sommes! J'ai trouvé un travail d'assistante sociale au sein de la province sud, plus particulièrement à Nouméa. On débarque avec mon homme et notre bébé Marcus vers la mi septembre 2008. C'est un rêve qui se concrétise mais je suis parfois un peu inquiète quand je lis certains posts sur les forums... 🤪

Nous avons choisi de quitter la métropole pour plusieurs raisons, c'est vrai que le climat et le cadre de vie ont été un critère, on ne va pas se mentir... Mais le plus important pour nous est l'aspect humain, la découverte d'autres cultures. Depuis longtemps, nous admirons et respectons la culture kanak, bien qu'on ne se considère pas du tout comme des spécialistes... Mais ce que je lis parfois me fait froid dans le dos. Je n'ai pas envie de me retrouver dans le béton, sans pouvoir rencontrer d'autres personnes que les métros qui ont fait comme nous. Je n'ai évidemment rien contre le fait de rencontrer des métros, au contraire puisqu'on a eu la même démarche, on aura certainement des affinités. Mais je crains de me retrouver dans un "ghetto blanc" (pour faire court). Si vous avez des infos concrètes à nous donner, comment se passe vraiment la vie quotidienne à Nouméa, est-ce finalement semblable à ce que l'on vit en métropole ou y a-t-il moyen de rencontrer des gens de tous horizons... Merci d'avance pour vos réponses Gabrielle
République Dominicaine: deux jeunes filles en prison pour trafic de stupéfiants English translation pending
by Arrawak · 2008-06-20 · 95 replies
🙁aux infos, il y a deux jours, une famille Française est catastrophée. Deux jeunes filles de 18 et 19 ans, dont c'était le premier voyage viennent d'être incarcérées, pour trafic de stupéfiants, 5 kgs de cocaïne ont été trouvés dans les valises. Or, d'après la famille, elles auraient été baladées dans l'ile par un dominicain galant, et pendant ce temps, la drogue aurait été mise à leur insu dans la valise à leur hôtel (complicité certaine par un pmembre du personnel) L'avocat dominicain demande une somme astronomique pour elles 5000 euros pour les défendre. Elles risquent 20 ans de prison, et sont sans doute uniquement coupables d'avoir fait trop confiance, mais on peut les comprendre, contentes de pouvoir connaître l'ile avec un local. elles ont dit à la famille que leurs conditions de détention sont épouvantables; Et bien sûr, les vrais coupables courent toujours. Qui peut en dire plus?

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display