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Le Kerala à moto en novembre 2011 English translation pending
bonjour,
je suis actuellement à Juanga dans l'Orissa où je mène depuis début octobre et jusqu’à début novembre 2011 un projet pédagogique autour du cinéma pour les enfants de l'école du village (FYI école construite et gérée par une association humanitaire américaine géniale CITTA - ils ont aussi construit un hôpital très utile dans ce milieu rural très pauvre) .
je quitte ce petit coin de paradis le 7 novembre et je vais continuer mon voyage par une visite du kerala à moto (Royale Enfield Bullet of course!). je projette de faire une virée d'environ 20 jours au départ de Fort Cochin en m'inspirant du trajet de notre ami motard Banmy. vous pouvez découvrir son voyage sur la discussion suivante: http://voyageforum.com/v.f?post=4241186;search_string=kerala%20moto; - franchement ça fait rêver.
si certain d'entre vous on déjà fait cette expérience, je suis preneur de tout témoignage et/ou conseil. par ailleurs, si certain d'entre vous peuvent répondre à mes 2/3 questions ci dessous :
Qu'elle est le meilleur endroit pour louer une moto à Fort Cochin?
N'ayant pas prévu de faire ce petit trip a moto avant mon départ, est ce que je peux trouver facilement le matériel de protection nécessaire et en particulier une paire de gants renforcés.
Quelles sont les risques de se faire abimer et/ou voler la moto lors des différentes haltes et comment les éviter
Quels sont les endroits à ne pas louper
Est ce que les loueurs proposent des assurances en cas de dégradations sur le véhicules
merci d'avance pour vos réponses
Arthur
je quitte ce petit coin de paradis le 7 novembre et je vais continuer mon voyage par une visite du kerala à moto (Royale Enfield Bullet of course!). je projette de faire une virée d'environ 20 jours au départ de Fort Cochin en m'inspirant du trajet de notre ami motard Banmy. vous pouvez découvrir son voyage sur la discussion suivante: http://voyageforum.com/v.f?post=4241186;search_string=kerala%20moto; - franchement ça fait rêver.
si certain d'entre vous on déjà fait cette expérience, je suis preneur de tout témoignage et/ou conseil. par ailleurs, si certain d'entre vous peuvent répondre à mes 2/3 questions ci dessous :
Qu'elle est le meilleur endroit pour louer une moto à Fort Cochin?
N'ayant pas prévu de faire ce petit trip a moto avant mon départ, est ce que je peux trouver facilement le matériel de protection nécessaire et en particulier une paire de gants renforcés.
Quelles sont les risques de se faire abimer et/ou voler la moto lors des différentes haltes et comment les éviter
Quels sont les endroits à ne pas louper
Est ce que les loueurs proposent des assurances en cas de dégradations sur le véhicules
merci d'avance pour vos réponses
Arthur
Passage au Mexique depuis la Californie: formalités administratives? English translation pending
Est il possible une fois a san diego , de faire un petit perriple à Ensenada, par exemple?ou une autre station balnéaire du mexique , juste pour dire d'y avoir gouté , on n'est vraiment pas loin!
Quelles sont les formalités administratives?
Arnaque en Tunisie: le nouveau truc à la mode English translation pending
attention en Tunisie, que ce soit Djerba ou Hammamet à l'approche des souks.. un nouveau système d'arnaque à vue le jour depuis quelques temps .. Un tunisien vous aborde dans la rue en vous disant bonjour, comment allez vous ? vous vous souvenez de moi ? non ?? ohhhh je suis serveur ou cusinier ou animateur ( les versions différent parfois ) dans votre hôtel ... et si vous avez un petit bracelet signifiant le All inclusive .. ils reconnaissent tout de suite l'hotel et n'hésite pas à vous donner d'emblée le nom .... comme ils sont super chaleureux, sympathique etc.... votre méfiance est au repos ..et en un rien de temps vous voilà propulser dans une magasin de tapis ou une boutique de souvenir .. et ça c'est plusieurs fois par jour... et à chaque fois que vous aller dans les souks ... résultats au début ça fait rigoler mais à la 5eme fois on a envie de leur foutre des baffes et qu'ils arrêtent de se foutre de notre gueule comme ça .. en plus dans les boutiques l'accroche est de plus en plus agressive et je me demande comment s'en sortent ceux qui sont un peu influençable ou n'osent pas dire non, ou parfois s'ennerver pour réussir à sortir de leur boutique .. alors attention à ça .. si on vous aborde dans la rue .. soyez méfiant .. c"est rarement par gentillesse ou par envie de vous faire visiter les endroits sympas de la médina .. pensez que leur seul objectif c'est de vous rabattre vers un commerce ....
Achats "véritables" d'épices à Istanbul? English translation pending
Je me doute que le bazar aux épices est certainement un endroit où l'on trouve toutes variétés d'épices.
Mais peut-on faire confiance à leur qualité ou est-ce de l'arnaque?
Quelqu'un connait-il une adresse sympa et de qualité pour en faire l'achat?
Merci😉
Louer un scooter à Sanur (Bali): possible? English translation pending
Bonjour,
est il possible de louer des scooters à Sanur et/ou est ce faisable de circuler avec ces engins là dans l'île ?
merci.
est il possible de louer des scooters à Sanur et/ou est ce faisable de circuler avec ces engins là dans l'île ?
merci.
Enregistrement avec Aeroflot pour Beijing? English translation pending
Bonjour, j'ai payé mon billet avec Aéroflot à destination de Beijing, et je commence à suer à grosse gouttes, j'ai mon numéro de dossier, mais impossible de trouver une rubrique pour voir mon vol, où il me rassurerais en me donnant toutes les infos... Help !! Je l'ai acheté via Ebookers, que ce soit sur Ebbokers ou Aéroflot, je ne trouve pas.....
Je commence à bouler !! merci pour votre aide !
😉
Je commence à bouler !! merci pour votre aide !
😉
Quelqu'un a-t-il fait le Three Canyon Adventure avec Hummer Tour à Page, États-Unis? English translation pending
Salut,
tout est dans le titre ! 😉😉
Et au cas ou il soit subtilement modifié, la question est : l'un d'entre vous à t-il déja fait le "Three Canyon Adventure" avec "Hummer tour" à Page ?
>ICI< ( Il faut faire descendre la page)
tout est dans le titre ! 😉😉
Et au cas ou il soit subtilement modifié, la question est : l'un d'entre vous à t-il déja fait le "Three Canyon Adventure" avec "Hummer tour" à Page ?
>ICI< ( Il faut faire descendre la page)
Qatar Airways offre-t-elle toujours l'hôtel lors d'une escale de plus de huit heures à Doha? English translation pending
Bonjour,
J'ai cru comprendre que certaines compagnies telles que Etihad ou encore Qatar Airways, offrent une nuit d'hôtel pour les passagers en correspondance internationale à Doha d'une nuit?
Pourriez-vous me renseignez.
Merci d'avance.
Alexis
Qualité du vin au Melia Las Dunas Varadero? English translation pending
Bonjour je voudrais savoir si le vin au Mélia Varadero est bon, ou si nous devons nous en procurer au dutyfree avant de partir.Merci.
Traveler chèques pour les Etats-Unis English translation pending
Bonjour,
Une petite question : où achetez-vous vos traveler chaques en France ?? Et quelle commission est prise ??
On peut les changer n'importe où aux Etats-Unis ??
(Oui, je sais, ça fait plus qu'une question)
Une petite question : où achetez-vous vos traveler chaques en France ?? Et quelle commission est prise ??
On peut les changer n'importe où aux Etats-Unis ??
(Oui, je sais, ça fait plus qu'une question)
Pour rassurer les anxieux de la météo en République Dominicaine English translation pending
- Il n'y a pas d'été ou hiver au même sens que chez nous : il y fait toujours très bon et quelque soit la période vous êtes assuré d'avoir des températures comprises entre 25 et 35°.
- Quand il y a une pluie d'orage, celle-ci est - malheureusement - très courte et apporte un bien être sensitif dont la durée éphémère est immédiatement suivie d'un soleil aussi radieux que votre plaisir de vous rallonger sur le sable avec votre Pina Colada que vous avez eu juste le temps de commander pendant l'averse.
Je vous souhaites aussi de vivre une pluie tropicale pendant votre baignade. C'est un délice que vous ne rencontrerez jamais en France. Profitez-en et dites-vous que vous avez de la chance de vivre cela.
La saison des pluies n'est pas, comme chez nous, une mauvaise et triste saison. C'est une grande et belle saison.
- Ne soyez pas inquiet des orages ou ciel gris prédits de la météo locale que vous trouvez sur le net. Là-bas ils ont une grande tendance à afficher un nuage pour la journée indiquée dès le moment où il risque d'avoir un seul passage nuageux ou 1 seul orage pour la journée en question.
A l'inverse, le risque d'erreur est élevé quand 1 soleil est affiché car les nuages peuvent se former en un instant, donc souvent imprévisibles.
Enfin, sachez qu'il y a des saisons des pluies sans précipitations pendant 3 semaines (je l'ai vécu, dans le nord en plus), et des saisons théoriquement sèches avec averses occasionnelles.
- Quand il y a une pluie d'orage, celle-ci est - malheureusement - très courte et apporte un bien être sensitif dont la durée éphémère est immédiatement suivie d'un soleil aussi radieux que votre plaisir de vous rallonger sur le sable avec votre Pina Colada que vous avez eu juste le temps de commander pendant l'averse.
Je vous souhaites aussi de vivre une pluie tropicale pendant votre baignade. C'est un délice que vous ne rencontrerez jamais en France. Profitez-en et dites-vous que vous avez de la chance de vivre cela.
La saison des pluies n'est pas, comme chez nous, une mauvaise et triste saison. C'est une grande et belle saison.
- Ne soyez pas inquiet des orages ou ciel gris prédits de la météo locale que vous trouvez sur le net. Là-bas ils ont une grande tendance à afficher un nuage pour la journée indiquée dès le moment où il risque d'avoir un seul passage nuageux ou 1 seul orage pour la journée en question.
A l'inverse, le risque d'erreur est élevé quand 1 soleil est affiché car les nuages peuvent se former en un instant, donc souvent imprévisibles.
Enfin, sachez qu'il y a des saisons des pluies sans précipitations pendant 3 semaines (je l'ai vécu, dans le nord en plus), et des saisons théoriquement sèches avec averses occasionnelles.
Stage de peinture en Tunisie English translation pending
Bonjour
j'aime peindre et je souhaiterais aller peindre en Tunisie ou au Maroc pour progresser dans ma technique, mais la Tunisie étant plus proche j'aurais tendance à vouloir aller plutot m'exercer a la peinture orientaliste dans ce pays tout en faisant un peu de tourisme culturel. J'ai pas un gros budget et je recherche une solution souple et sans contrainte du genre demie pension ou même hébergement seulement.
Si quelqu'un connait un moyen d'y aller ou un logement pas trés cher dans un endroit pas trop isolé.
a moins qu'il existe un atelier qui m'accepte pour une semaine même en payant un peu.
Merci de me répondre
Périple à vélo Nice-Strasbourg-Paris-Nice: quel itinéraire? English translation pending
🙂 Hello,
Pour faire ce périple vous passeriez par où ? Merci de vos réponses.
Pour faire ce périple vous passeriez par où ? Merci de vos réponses.
Quatre/cinq jours à Saïgon English translation pending
Que peut-on faire quelques jours en restant a SAIGON ou très proche? Merci
Vivre à l'île Maurice? English translation pending
Y atil des québecois qui ont eu où qui sont partis vivre a L'île St-Maucice ??
J'aimerais avoir des opinions et savoir comment ca se passe la vie la bas.
* pour le travail
* les prix pour logement
* nouriture
Finalement tout sur la vie que peut avoir un québecois sur cette île.
Merci de bien vouloir me répondre !!stely😉
Finalement tout sur la vie que peut avoir un québecois sur cette île.
Merci de bien vouloir me répondre !!stely😉
Petit séjour à Biarritz avec trois enfants English translation pending
bonjour
nous pensons a nous evader quelques jours vers la cote Atlantique, Biarrizt précisemment, car mon homme a gouté au surf en Martinique et ça serait l'occasion de recommencer, on ne connait pas ce coin, connaissez-vous des hotels ou apparts familiales à louer près de la plage? un endroit sympa, reposant avec des enfants de 10 ans, 3 ans et 7 mois,
merci d'avance de votre aide, manue😉
nous pensons a nous evader quelques jours vers la cote Atlantique, Biarrizt précisemment, car mon homme a gouté au surf en Martinique et ça serait l'occasion de recommencer, on ne connait pas ce coin, connaissez-vous des hotels ou apparts familiales à louer près de la plage? un endroit sympa, reposant avec des enfants de 10 ans, 3 ans et 7 mois,
merci d'avance de votre aide, manue😉
Partir de Marrakech au désert marocain pour cinq jours English translation pending
est ce que quelqu'un peu me donner des infos ou de bon plans et des endroit a ne pas rater sur le désert marocain sachons qu'en va partir la semaine prochaine avec une voiture et comptons dormir sous la tente, savez vous des camping près d'un lac ou river a merzouga ou erg chebbi ou un endroit idéal et bien sur sécurise pour camper et dormir la nuit au désert ??
merci pour vos réponse .
merci pour vos réponse .
Habitudes européennes et populations locales des PVD English translation pending
Bonjour, je ne suis jamais partie en mission humanitaire ou en solidarité internationale (projet proche) et je me demandais s'il existait des habitudes européennes qui seraient succeptibles de gêner voire choquer les populations locales des pays en voie de développement.
Un gros merci pour votre aide
Lilie
Dru, voyage en verticalité délitée English translation pending
Voyage en verticalité délitée
Le voyage, par définition, concerne tous les terrains où l'on part à la découverte. C'est là qu'à mon sens les distances induisent un étalon très relatif, loin pas loin, long court. Un voyage de mille kilomètres en avion est court. Une escalade d'un kilomètre sur une paroi très raide est au contraire un voyage long et très dépaysant qui donne la sensation d'être très loin de par la difficulté du retour. Je me propose de vous relater l'un de ces voyages, bien à l'ordre du jour à l'époque du réchauffement planétaire qui nous inquiète tant.
Le réchauffement terrestre semble être reconnu par de nombreux scientifiques, même si certains émettent encore quelques doutes quant à sa réalité . Ce phénomène est particulièrement visible en montagne, par la fonte des glaciers. Outre ce retrait glaciaire en longueur et en épaisseur, une autre action probablement due à la chaleur consiste en l'écroulement d'un certain nombre de parois dans les Alpes. Je pense tout particulièrement à la face ouest des Drus. De grandes plaques gardent leur cohésion grâce à la glace qui tient lieu de ciment. Cette dernière venant à fondre, la gravité reprend ses droits et d'immenses pans de montagne s'écroulent. Cela peut se comparer à un type de permafrost vertical.

Au mois de juillet 1984, avec un camarade, Pierre-Yves nous décidons de nous attaquer à la mythique Directe Américaine aux Drus, flamme de pierre qui a fait rêver de nombreuses générations d'alpinistes et d'amoureux de la montagne. Nous prenons donc le téléphérique des Grands Montets. Premier tronçon, tout est normal, deuxième tronçon, l'aventure va commencer.
A notre arrivée sur la plate-forme terminale, de toute évidence une certaine effervescence règne. En effet, les personnes présentes viennent d'assister à un gros effondrement de rochers dans la face nord du Grand Dru, juste au-dessus de la niche, petit glacier caractéristique situé aux deux tiers de la paroi. Voyant notre attirail de montagne, immédiatement tous nous disent de ne surtout pas aller dans cette direction.
Pierre-Yves toujours poli et placide répond «pas de problème», et nous voilà partis vers le petit collet qui donne accès au glacier permettant de rejoindre le pied de la face ouest, lieu où nous comptons bivouaquer. Il faut longer la base de la face nord, zone qui vient de nous être déconseillée avec la plus vive conviction, et nous n'allons pas tarder à tout comprendre. Le temps de la descente du glacier, très mou et plein de grosses crevasses, nous laisse tout loisir de constater que la purge continue à gros renfort de blocs nombreux et parfois très gros. Arrivés à distance respectable, hors d'atteinte des cailloux, nous prenons conscience que pour rejoindre notre destination, notre chemin va devoir passer au travers de ces grosses gouttes un peu particulières. Étant tous deux de formation scientifique, nous décidons d'observer le phénomène pour essayer d'en tirer une loi. En effet, les grandes giclées de roche suivent-elles une séquence ou bien sont-elles complètement aléatoires? Nous en profitons pour visualiser au mieux l'itinéraire dans la zone du bombardement. Il nous faudrait longer la partie inférieure de la rimaye, en direction d'un petit col donnant accès à la face ouest. Après un temps d'observation dont je ne suis plus en mesure de préciser la durée, force est de constater que nos connaissances en statistiques, probabilités, suites et autres séries, sans parler des intégrales doubles ou triples, ne nous donnent pas le moindre indice sur la prédiction de passage des gros paquets qui croisent notre itinéraire à venir.
Tout long raisonnement s'avérant inutile, nous nous regardons, prenons nos anneaux de corde et partons en courant le plus rapidement possible. En effet, les mathématiques nous disent seulement que le risque statistiquement est inversement proportionnel au temps d'exposition, donc nous y allons de très bon cœur. Pierre-Yves est le premier, je le sers de près, nous rentrons dans la zone de tous les dangers, on n'a pas envie de traîner. Je fixe avec envie le petit collet à partir duquel nous pourrons ralentir. La rimaye (première grosse crevasse qui sépare le rocher du glacier) se rapproche, mais mon camarade semble se diriger vers la lèvre supérieure et non inférieure, alors que la porte salvatrice me semblait plutôt par le bas. Comme il a toujours été le leader lorsque nous grimpons, je me dis qu'il a vu un passage plus rapide ou moins dangereux. Donc nous nous engageons au-dessus de cette fameuse rimaye, un trou béant et sans fond. La pente est raide. La raideur s'accentue et conséquence logique, la vitesse diminue. Puis il nous faut nous arrêter, constatant avec consternation que nous sommes dans une impasse. Constatation encore plus horrible, nous stationnons exactement à l'emplacement où les gros blocs rebondissent avant de sauter par dessus la rimaye. Aïe, aïe, aïe!!! Terreur, nous faisons demi-tour avec l'intention de contourner la crevasse au plus vite.
Dans la précipitation, je tombe et fauche Pierre-Yves au passage, en ayant toutefois le réflexe de ne pas lui planter mes crampons dans les mollets. Nous voilà sur les fesses, l'inclinaison de la pente nous permet de prendre la vitesse nécessaire et de passer par dessus le gros trou sombre et pas sympathique du tout. De l'autre côté la pente s'affaiblit rapidement et nous passons des fesses aux pieds et la course vers le petit col salvateur reprend . Ouf! Nous y sommes. Manifestement, il y a un dieu pour les inconscients. Tranquillement nous rejoignons la moraine un peu en retrait de la face ouest et nous nous installons pour la nuit.
Une cordée de grimpeurs, stars de l'époque, se dirige vers nous. Ils ont assisté à l'éboulement en direct de la Directissime Américaine qu'ils ont grimpée entièrement en libre, les pitons ne servant que de points d'assurance et non de prises aidant à la progression. Ils nous expliquent que toute la montagne a tremblé. Bien que l'éboulement se soit produit en face nord, une partie des pierres sont déviées et arrosent la face ouest. Cela ne fait pas notre affaire. Ils reprennent leur chemin et descendent vers la Mer de Glace. Nous verrons bien demain. Pierre-Yves toujours optimiste déclare qu'avec le temps la montagne se purgera et que de plus le froid du matin devrait faire en sorte que tout se passe bien.

Nous ne restons pas longtemps seuls sur notre moraine. Le bruit de la turbine d'un hélicoptère se fait de plus en plus nettement entendre. Manifestement, il vient dans les parages. Il se dirige vers l'arête séparant les faces ouest et nord. De toute évidence une cordée a dû subir des dommages suite à l'écroulement. La mission semble particulièrement dangereuse, car de nombreux cailloux continuent de faire entendre leurs claquements secs et redoutables. Après plusieurs manœuvres, un sauveteur est descendu par treuil sur l'arête . La nuit venant et les chutes de pierres toujours très présentes, l'hélicoptère quitte les lieux et retourne dans la vallée. Nous nous retrouvons cette fois seuls pour cette nuit, qui me concernant ne sera pas très bonne. Avec le soir les claquements de rochers chutant diminuent, mais de temps à autre dans la nuit des bruits que je qualifie de sinistres, nous tirent de notre torpeur.
Le jour se lève, tout semble calme. Non, un ronronnement monte de la vallée, l'hélico est de retour avant que le soleil ne darde ses rayons, qui vont réveiller les mastodontes minéraux. Très précisément il se positionne sur le point de descente du sauveteur et rapidement embarque trois passagers. Le bruit diminue rapidement et nous voilà à nouveau seuls à contempler ces mille mètres de granit. Bon ben quoi? Tout naturellement Pierre-Yves après avoir englouti quelques mars se dirige vers le pied de la paroi, il ne me reste qu'à suivre. Le névé n'est pas raide, une vieille chaussure de montagne abandonnée ou perdue traîne sur la neige. Incroyable, tout est calme. Le début de la paroi n'est pas difficile nous l'escaladons rapidement sans corde en grosses chaussures. Sur une petite vire une centaine de mètres plus haut, nous marquons une halte afin de nous encorder, mettre le baudrier et les chaussons d'escalade et nous décharger, afin d'être légers.
Alors que nous sommes presque prêts, discutant paisiblement un premier sifflement attire notre attention, et avant que nous ayons pu réagir, entre nos deux têtes séparées d'un ou deux mètres, un caillou aux dimensions conséquentes passe avant de ricocher et d'aller terminer sur la neige en contre-bas. Je reste figé à regarder mon camarade. Ça commence bien, de nouveau la terreur me gagne, l'expérience d'hier m'aurait plutôt mis les nerfs à vif au lieu de m'aguerrir aux joies de cet arrosage particulier et mortel.
Je dis à Pierre-Yves «On ferait mieux de descendre, dans pas longtemps ça va devenir l'enfer». Ce dernier me dévisage tout d'abord puis après un coup d'œil à sa montre me répond «Il est sept heures trente et que va-t-on faire aujourd'hui?». De toute évidence, cette réponse à la logique imparable n'appelle qu'une seule et unique réponse: on continue.
Donc première longueur d'escalade encordés, le rocher est couvert de poudre de pierre pulvérisée, résultat du grand bombardement de la veille. Je grimpe avec une certaine fébrilité. Le socle de la face ouest n'est pas vertical et s'élève sur une hauteur approximative de deux cent cinquante mètres. Cette zone constitue le réceptacle de toutes les pierres qui dévient de la face nord. A un train pour le moins rapide nous franchissons ce passage.
Ouf, nous sommes au pied de la partie verticale. A partir de maintenant les cailloux siffleront dans notre dos, et de ce fait la probabilité d'être touché sera très faible. L'escalade est magnifique, une paroi granitique aussi raide qu'une paroi calcaire, ambiance grandiose et personne d'autre. Nous avons l'intention de monter jusqu'au fameux bloc coincé, à peu près 600 mètres d'escalade et de redescendre en rappel. Les passages mythiques de cette voie défilent. Le plaisir de l'escalade est immense. Mais les sifflements dans le dos sont présents et avec le réchauffement de la journée, ils auraient bien tendance à s'intensifier. Je ne peux m'empêcher de regarder, je dirais même fixer le socle de la paroi, sur lequel explosent tous les bolides qui nous passent dans le dos. L'idée qu'en fin d'après-midi nous allons être au beau milieu de ce champ de bataille au cours des rappels n'est pas pour me rassurer. Lui, Pierre-Yves fait comme s'il ne voyait rien. C'est cela l'apanage des grands chefs, toujours se maîtriser, la piétaille n'a qu'à suivre. Il aurait fait un bon général de Napoléon, à n'en pas douter. Un peu vexant car le militaire d'active c'est bibi. L'effet de perspective, tout naturellement efface les quelques quatre ou cinq cents mètres verticaux, au-dessus desquels je me trouve perché, seul apparaît, en grand, ce plan incliné de quelques deux cents mètres, duquel montent ces claquements et petits nuages de poussière, consécutifs aux chocs des pierres.
Le moment fatidique arrive, le bloc coincé est atteint. Plus exactement, nous nous arrêtons vingt mètres en dessous. En effet, l'angoisse commençant à être inhibitrice de l'action, je suis pressé de retraverser ce champ de tir ouvert à tous les calibres, même les hors gabarit!!! Mon futur, je ne l'envisage plus qu'après avoir couru sur la neige au pied de la paroi. Dans la partie verticale, les rappels s'enchaînent rapidement. Étant bien rompus à ce genre d'exercice, cela nous laisse toute latitude pour profiter du cadre et de l'ambiance extraordinaires des lieux . Bien évidemment le socle grossit au fur et à mesure de notre descente.
A l'approche de l'imminence du danger, je rentre comme dans un état second et me regarde agir de l'extérieur, indifférent à mon propre sort. Cependant l'adrénaline mobilisant toutes les facultés, j'agis avec précision et célérité. Pierre-Yves, lui ne semble afficher aucune émotion, simplement il se contrôle mieux, et il sait que ce n'est pas l'angoisse voire la terreur qui fera passer les cailloux ailleurs. Cela me rappelle une de nos escalades précédentes sur la face italienne du Mont Blanc. Ayant été retardés par des cheminements aléatoires dans des pentes très raides de nuit, nous nous étions retrouvés dans une zone de neige et de glace particulièrement instables, sur laquelle le soleil dardait ses rayons. Nous nous arrêtons sur une grande dalle de granit qui semblait flotter sur cette matière molle. Bien assis, nous regardions couler de part et d'autre de petites avalanches, une un peu plus grosse et nous aurions été balayés Le temps me paraissait figé dans l'attente du grand bond . Pierre-Yves lui dormait et lorsque le soleil a disparu, il s'est réveillé, sans doute à cause du froid. Je lui ai dit quelque chose du genre:
Tu es bien courageux de pouvoir dormir dans ces conditionsQue je dorme ou pas ça n'aurait rien changé au fait d'être embarqués ou non, mais au moins je me suis reposé et ça va nous servir pour la suite. Une fois de plus sa réponse était logique et n'appelait pas de commentaire.
Revenons à notre plan incliné fumant, qui maintenant occupe pratiquement tout l'espace à nos pieds. De manière étrange, l'idée de nous arrêter et d'attendre la nuit que les chutes de pierres deviennent moins nombreuses n'a pas semblé nous effleurer. Peut-être qu'au fond de nous-mêmes, nous voulions goûter aux joies lammeriennes. Eugen Guido Lammer était un psychiatre autrichien, grand alpiniste de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle. Il aimait à s'exposer seul, soit dans des zones très crevassées, ou bien dans des endroits où la caillasse bombardait dur. Ainsi il éprouvait un grand plaisir à analyser ses émotions et sentiments face au danger bien réel et totalement aléatoire. Le plus étonnant, c'est qu'il est mort dans son lit, très vieux. Je conseille la lecture de son livre, pas facile à trouver. Il s'intitule «Fontaine de jouvence», librairie Dardel 1931, je crois qu'il n'y a qu'un tome traduit en français. Donc en pensant à Guido Lammer, j'envisage encore comme possible de terminer ma vie dans mon lit, très vieux c'est un autre débat.
Il va falloir y aller. La configuration change. La corde ne plonge plus directement dans le vide sans rien toucher, mais elle glisse le long de dalles, sur lesquelles, si besoin était, une poussière blanche nous rappelle que l'endroit est déconseillé à un bon travailleur qui espère atteindre l'âge de la retraite. Et de plus à l'époque, cela fait malheureusement déjà plus de vingt ans, les retraités n'étaient pas vus comme des dévoreurs de budget, creusant le déficit financier abyssal du pays, mais c'est un autre sujet. De façon paradoxale, au contact de cette zone de tous les dangers une certaine confiance revient . Cela est logique, car l'éloignement permet d'embrasser du regard l'ensemble des cailloux qui cognent le socle. Mais lorsqu'on est dedans, on se sent concerné uniquement par ceux qui frappent à proximité immédiate, et l'impression qu'il y en a moins est très rassurante. Donc de ce fait, ou alors par un acte de bienveillance de l'être supérieur pour des créatures inconscientes, tout semble à nouveau calme. La suite des événements nous confirmera qu'il s'agit seulement du calme qui précède la grosse tempête.
Les premiers rappels sont effectués sans incident. Juste sous un petit surplomb, nous faisons relais. Pas de perte de temps, ce qui est formidable lorsqu'on a l'habitude de grimper ensemble, il n'y a pas besoin de parole, tout se fait automatiquement, à peine un petit geste de temps en temps que l'autre interprète immédiatement. Donc de ce relais la corde est jetée, Pierre-Yves attaque la descente. Une vibration de l'air attire mon attention, nous commençons à être rôdés. Je me penche et regarde au-dessus du petit surplomb qui me domine, et qui surtout me protège. Le coup d'œil vers le haut me fait penser à un film de Bux Bunny. Quelques centaines de mètres plus haut en plein ciel, une multitude de gros points noirs semble converger vers nous. Précipitamment je rentre la tête et regarde mon camarade en train de descendre quelques mètres plus bas. Pas la peine de lui faire un dessin il a tout compris. Pour lui au bout de la corde, le danger est double, recevoir une pierre ou avoir la corde coupée, en effet un caillou sur une corde tendue peut avoir l'effet d'un coup de rasoir. Je le vois essayer de s'incruster dans la fissure le long de laquelle il se situe. Le sifflement augmente, je me tasse contre le rocher. La pression est telle que je ne me souviens même pas avoir eu peur. Puis tout d'un coup une véritable explosion, je perds un peu la notion des choses. J'ai probablement fermé les yeux en essayant de m'enfoncer dans le rocher. Le bruit est énorme et tout tremble. Je suis incapable de dire combien de temps cela dure, c'est surtout la brutalité et la violence du phénomène que je retiendrai. Puis le silence revient, j'ouvre les yeux, autour de moi flotte une poussière épaisse, une odeur de pierre à feu m'environne.

Je n'ose bouger. Je sais que les blessures très graves ne sont pas toujours douloureuses au début. La poudre de pierre dans l'air a l'aspect du brouillard. Je bouge un bras, puis l'autre, ça marche. Je suis debout donc valide et conscient. Au fait Pierre-Yves? Je baisse les yeux, la corde est là, un peu plus bas mon regard intercepte le sien. Il a essayé de s'introduire au maximum dans la fissure, il est couvert de poussière, et miracle comme moi il n'a rien. Le petit surplomb deux mètres au-dessus de moi a reçu le gros de la charge. Les tonnes de rochers ont explosé juste au-dessus et par ricochet certains d'entre eux ont même rebondi sous le surplomb, c'est tout du moins l'impression que j'ai eue. Le calme revient, on reprend nos esprits et Pierre-Yves repart. Il libère le rappel et je le rejoins. Encore une centaine de mètres que nous descendons le long d'une corde fixe qui se trouve en place. J'assure Pierre-Yves car si la corde a été endommagée, ce sera le grand plongeon. Tout se passe bien et à mon tour je me laisse glisser pour cette dernière descente avant la neige. Une fois que j'y suis, Pierre-Yves s'étant déjà éloigné avec notre corde, il ne me reste qu'à me désolidariser de la corde fixe et entamer un sprint sur la pente de neige. Je crois que j'ai battu le record du monde du cent mètres. Une fois réunis tous les deux sur la moraine hors d'atteinte nous soufflons un grand coup et rejoignons notre tente un peu plus bas . Il est déjà assez tard, une petite soupe vite engloutie et je m'endors. Je n'entends rien de la nuit, et même pas un cauchemar pour me réveiller.
Au lever du jour, Pierre-Yves remonte les cent premiers mètres pour récupérer le matériel laissé au début des difficultés la veille, sans trop d'illusion. En effet, notre ligne de descente sur la partie finale se situait un peu décalée de notre axe de montée. Eh bien la chance est une fois de plus avec nous, les deux piolets adossés contre la paroi n'ont pas bougé. Quant à nos deux paires de chaussures de montagne que nous avions accrochées à un piton, elles sont simplement complètement remplies à ras bord de petits graviers. Ayant récupéré le tout, il me rejoint et nous entamons la longue descente vers la mer de glace, et allons prendre le train à crémaillère du Montenvers.
Je sais que notre comportement est très critiquable, et que la chance nous a souri avec insolence, mais quelque part cette expérience je suis content de l'avoir vécue. Je ne dirais pas que j'en tire de la fierté, cependant ce souvenir me permet de relativiser certaines choses et cela me donne le moral pour partir sur les chemins, je dis bien les chemins, en toute saison et par tous les temps, il n'y a encore que l'orage qui me fasse vraiment peur.

Depuis cette époque cette magnifique aiguille des Drus a subi successivement d'autres éboulements beaucoup plus importants, au point que de nombreuses grandes voies de mille mètres ont complètement disparu. De toute évidence le réchauffement poursuit son effet.
Le voyage, par définition, concerne tous les terrains où l'on part à la découverte. C'est là qu'à mon sens les distances induisent un étalon très relatif, loin pas loin, long court. Un voyage de mille kilomètres en avion est court. Une escalade d'un kilomètre sur une paroi très raide est au contraire un voyage long et très dépaysant qui donne la sensation d'être très loin de par la difficulté du retour. Je me propose de vous relater l'un de ces voyages, bien à l'ordre du jour à l'époque du réchauffement planétaire qui nous inquiète tant.
Le réchauffement terrestre semble être reconnu par de nombreux scientifiques, même si certains émettent encore quelques doutes quant à sa réalité . Ce phénomène est particulièrement visible en montagne, par la fonte des glaciers. Outre ce retrait glaciaire en longueur et en épaisseur, une autre action probablement due à la chaleur consiste en l'écroulement d'un certain nombre de parois dans les Alpes. Je pense tout particulièrement à la face ouest des Drus. De grandes plaques gardent leur cohésion grâce à la glace qui tient lieu de ciment. Cette dernière venant à fondre, la gravité reprend ses droits et d'immenses pans de montagne s'écroulent. Cela peut se comparer à un type de permafrost vertical.

Au mois de juillet 1984, avec un camarade, Pierre-Yves nous décidons de nous attaquer à la mythique Directe Américaine aux Drus, flamme de pierre qui a fait rêver de nombreuses générations d'alpinistes et d'amoureux de la montagne. Nous prenons donc le téléphérique des Grands Montets. Premier tronçon, tout est normal, deuxième tronçon, l'aventure va commencer.
A notre arrivée sur la plate-forme terminale, de toute évidence une certaine effervescence règne. En effet, les personnes présentes viennent d'assister à un gros effondrement de rochers dans la face nord du Grand Dru, juste au-dessus de la niche, petit glacier caractéristique situé aux deux tiers de la paroi. Voyant notre attirail de montagne, immédiatement tous nous disent de ne surtout pas aller dans cette direction.
Pierre-Yves toujours poli et placide répond «pas de problème», et nous voilà partis vers le petit collet qui donne accès au glacier permettant de rejoindre le pied de la face ouest, lieu où nous comptons bivouaquer. Il faut longer la base de la face nord, zone qui vient de nous être déconseillée avec la plus vive conviction, et nous n'allons pas tarder à tout comprendre. Le temps de la descente du glacier, très mou et plein de grosses crevasses, nous laisse tout loisir de constater que la purge continue à gros renfort de blocs nombreux et parfois très gros. Arrivés à distance respectable, hors d'atteinte des cailloux, nous prenons conscience que pour rejoindre notre destination, notre chemin va devoir passer au travers de ces grosses gouttes un peu particulières. Étant tous deux de formation scientifique, nous décidons d'observer le phénomène pour essayer d'en tirer une loi. En effet, les grandes giclées de roche suivent-elles une séquence ou bien sont-elles complètement aléatoires? Nous en profitons pour visualiser au mieux l'itinéraire dans la zone du bombardement. Il nous faudrait longer la partie inférieure de la rimaye, en direction d'un petit col donnant accès à la face ouest. Après un temps d'observation dont je ne suis plus en mesure de préciser la durée, force est de constater que nos connaissances en statistiques, probabilités, suites et autres séries, sans parler des intégrales doubles ou triples, ne nous donnent pas le moindre indice sur la prédiction de passage des gros paquets qui croisent notre itinéraire à venir.
Tout long raisonnement s'avérant inutile, nous nous regardons, prenons nos anneaux de corde et partons en courant le plus rapidement possible. En effet, les mathématiques nous disent seulement que le risque statistiquement est inversement proportionnel au temps d'exposition, donc nous y allons de très bon cœur. Pierre-Yves est le premier, je le sers de près, nous rentrons dans la zone de tous les dangers, on n'a pas envie de traîner. Je fixe avec envie le petit collet à partir duquel nous pourrons ralentir. La rimaye (première grosse crevasse qui sépare le rocher du glacier) se rapproche, mais mon camarade semble se diriger vers la lèvre supérieure et non inférieure, alors que la porte salvatrice me semblait plutôt par le bas. Comme il a toujours été le leader lorsque nous grimpons, je me dis qu'il a vu un passage plus rapide ou moins dangereux. Donc nous nous engageons au-dessus de cette fameuse rimaye, un trou béant et sans fond. La pente est raide. La raideur s'accentue et conséquence logique, la vitesse diminue. Puis il nous faut nous arrêter, constatant avec consternation que nous sommes dans une impasse. Constatation encore plus horrible, nous stationnons exactement à l'emplacement où les gros blocs rebondissent avant de sauter par dessus la rimaye. Aïe, aïe, aïe!!! Terreur, nous faisons demi-tour avec l'intention de contourner la crevasse au plus vite.
Dans la précipitation, je tombe et fauche Pierre-Yves au passage, en ayant toutefois le réflexe de ne pas lui planter mes crampons dans les mollets. Nous voilà sur les fesses, l'inclinaison de la pente nous permet de prendre la vitesse nécessaire et de passer par dessus le gros trou sombre et pas sympathique du tout. De l'autre côté la pente s'affaiblit rapidement et nous passons des fesses aux pieds et la course vers le petit col salvateur reprend . Ouf! Nous y sommes. Manifestement, il y a un dieu pour les inconscients. Tranquillement nous rejoignons la moraine un peu en retrait de la face ouest et nous nous installons pour la nuit.
Une cordée de grimpeurs, stars de l'époque, se dirige vers nous. Ils ont assisté à l'éboulement en direct de la Directissime Américaine qu'ils ont grimpée entièrement en libre, les pitons ne servant que de points d'assurance et non de prises aidant à la progression. Ils nous expliquent que toute la montagne a tremblé. Bien que l'éboulement se soit produit en face nord, une partie des pierres sont déviées et arrosent la face ouest. Cela ne fait pas notre affaire. Ils reprennent leur chemin et descendent vers la Mer de Glace. Nous verrons bien demain. Pierre-Yves toujours optimiste déclare qu'avec le temps la montagne se purgera et que de plus le froid du matin devrait faire en sorte que tout se passe bien.

Nous ne restons pas longtemps seuls sur notre moraine. Le bruit de la turbine d'un hélicoptère se fait de plus en plus nettement entendre. Manifestement, il vient dans les parages. Il se dirige vers l'arête séparant les faces ouest et nord. De toute évidence une cordée a dû subir des dommages suite à l'écroulement. La mission semble particulièrement dangereuse, car de nombreux cailloux continuent de faire entendre leurs claquements secs et redoutables. Après plusieurs manœuvres, un sauveteur est descendu par treuil sur l'arête . La nuit venant et les chutes de pierres toujours très présentes, l'hélicoptère quitte les lieux et retourne dans la vallée. Nous nous retrouvons cette fois seuls pour cette nuit, qui me concernant ne sera pas très bonne. Avec le soir les claquements de rochers chutant diminuent, mais de temps à autre dans la nuit des bruits que je qualifie de sinistres, nous tirent de notre torpeur.
Le jour se lève, tout semble calme. Non, un ronronnement monte de la vallée, l'hélico est de retour avant que le soleil ne darde ses rayons, qui vont réveiller les mastodontes minéraux. Très précisément il se positionne sur le point de descente du sauveteur et rapidement embarque trois passagers. Le bruit diminue rapidement et nous voilà à nouveau seuls à contempler ces mille mètres de granit. Bon ben quoi? Tout naturellement Pierre-Yves après avoir englouti quelques mars se dirige vers le pied de la paroi, il ne me reste qu'à suivre. Le névé n'est pas raide, une vieille chaussure de montagne abandonnée ou perdue traîne sur la neige. Incroyable, tout est calme. Le début de la paroi n'est pas difficile nous l'escaladons rapidement sans corde en grosses chaussures. Sur une petite vire une centaine de mètres plus haut, nous marquons une halte afin de nous encorder, mettre le baudrier et les chaussons d'escalade et nous décharger, afin d'être légers.
Alors que nous sommes presque prêts, discutant paisiblement un premier sifflement attire notre attention, et avant que nous ayons pu réagir, entre nos deux têtes séparées d'un ou deux mètres, un caillou aux dimensions conséquentes passe avant de ricocher et d'aller terminer sur la neige en contre-bas. Je reste figé à regarder mon camarade. Ça commence bien, de nouveau la terreur me gagne, l'expérience d'hier m'aurait plutôt mis les nerfs à vif au lieu de m'aguerrir aux joies de cet arrosage particulier et mortel.
Je dis à Pierre-Yves «On ferait mieux de descendre, dans pas longtemps ça va devenir l'enfer». Ce dernier me dévisage tout d'abord puis après un coup d'œil à sa montre me répond «Il est sept heures trente et que va-t-on faire aujourd'hui?». De toute évidence, cette réponse à la logique imparable n'appelle qu'une seule et unique réponse: on continue.
Donc première longueur d'escalade encordés, le rocher est couvert de poudre de pierre pulvérisée, résultat du grand bombardement de la veille. Je grimpe avec une certaine fébrilité. Le socle de la face ouest n'est pas vertical et s'élève sur une hauteur approximative de deux cent cinquante mètres. Cette zone constitue le réceptacle de toutes les pierres qui dévient de la face nord. A un train pour le moins rapide nous franchissons ce passage.
Ouf, nous sommes au pied de la partie verticale. A partir de maintenant les cailloux siffleront dans notre dos, et de ce fait la probabilité d'être touché sera très faible. L'escalade est magnifique, une paroi granitique aussi raide qu'une paroi calcaire, ambiance grandiose et personne d'autre. Nous avons l'intention de monter jusqu'au fameux bloc coincé, à peu près 600 mètres d'escalade et de redescendre en rappel. Les passages mythiques de cette voie défilent. Le plaisir de l'escalade est immense. Mais les sifflements dans le dos sont présents et avec le réchauffement de la journée, ils auraient bien tendance à s'intensifier. Je ne peux m'empêcher de regarder, je dirais même fixer le socle de la paroi, sur lequel explosent tous les bolides qui nous passent dans le dos. L'idée qu'en fin d'après-midi nous allons être au beau milieu de ce champ de bataille au cours des rappels n'est pas pour me rassurer. Lui, Pierre-Yves fait comme s'il ne voyait rien. C'est cela l'apanage des grands chefs, toujours se maîtriser, la piétaille n'a qu'à suivre. Il aurait fait un bon général de Napoléon, à n'en pas douter. Un peu vexant car le militaire d'active c'est bibi. L'effet de perspective, tout naturellement efface les quelques quatre ou cinq cents mètres verticaux, au-dessus desquels je me trouve perché, seul apparaît, en grand, ce plan incliné de quelques deux cents mètres, duquel montent ces claquements et petits nuages de poussière, consécutifs aux chocs des pierres.
Le moment fatidique arrive, le bloc coincé est atteint. Plus exactement, nous nous arrêtons vingt mètres en dessous. En effet, l'angoisse commençant à être inhibitrice de l'action, je suis pressé de retraverser ce champ de tir ouvert à tous les calibres, même les hors gabarit!!! Mon futur, je ne l'envisage plus qu'après avoir couru sur la neige au pied de la paroi. Dans la partie verticale, les rappels s'enchaînent rapidement. Étant bien rompus à ce genre d'exercice, cela nous laisse toute latitude pour profiter du cadre et de l'ambiance extraordinaires des lieux . Bien évidemment le socle grossit au fur et à mesure de notre descente.
A l'approche de l'imminence du danger, je rentre comme dans un état second et me regarde agir de l'extérieur, indifférent à mon propre sort. Cependant l'adrénaline mobilisant toutes les facultés, j'agis avec précision et célérité. Pierre-Yves, lui ne semble afficher aucune émotion, simplement il se contrôle mieux, et il sait que ce n'est pas l'angoisse voire la terreur qui fera passer les cailloux ailleurs. Cela me rappelle une de nos escalades précédentes sur la face italienne du Mont Blanc. Ayant été retardés par des cheminements aléatoires dans des pentes très raides de nuit, nous nous étions retrouvés dans une zone de neige et de glace particulièrement instables, sur laquelle le soleil dardait ses rayons. Nous nous arrêtons sur une grande dalle de granit qui semblait flotter sur cette matière molle. Bien assis, nous regardions couler de part et d'autre de petites avalanches, une un peu plus grosse et nous aurions été balayés Le temps me paraissait figé dans l'attente du grand bond . Pierre-Yves lui dormait et lorsque le soleil a disparu, il s'est réveillé, sans doute à cause du froid. Je lui ai dit quelque chose du genre:
Tu es bien courageux de pouvoir dormir dans ces conditionsQue je dorme ou pas ça n'aurait rien changé au fait d'être embarqués ou non, mais au moins je me suis reposé et ça va nous servir pour la suite. Une fois de plus sa réponse était logique et n'appelait pas de commentaire.
Revenons à notre plan incliné fumant, qui maintenant occupe pratiquement tout l'espace à nos pieds. De manière étrange, l'idée de nous arrêter et d'attendre la nuit que les chutes de pierres deviennent moins nombreuses n'a pas semblé nous effleurer. Peut-être qu'au fond de nous-mêmes, nous voulions goûter aux joies lammeriennes. Eugen Guido Lammer était un psychiatre autrichien, grand alpiniste de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle. Il aimait à s'exposer seul, soit dans des zones très crevassées, ou bien dans des endroits où la caillasse bombardait dur. Ainsi il éprouvait un grand plaisir à analyser ses émotions et sentiments face au danger bien réel et totalement aléatoire. Le plus étonnant, c'est qu'il est mort dans son lit, très vieux. Je conseille la lecture de son livre, pas facile à trouver. Il s'intitule «Fontaine de jouvence», librairie Dardel 1931, je crois qu'il n'y a qu'un tome traduit en français. Donc en pensant à Guido Lammer, j'envisage encore comme possible de terminer ma vie dans mon lit, très vieux c'est un autre débat.
Il va falloir y aller. La configuration change. La corde ne plonge plus directement dans le vide sans rien toucher, mais elle glisse le long de dalles, sur lesquelles, si besoin était, une poussière blanche nous rappelle que l'endroit est déconseillé à un bon travailleur qui espère atteindre l'âge de la retraite. Et de plus à l'époque, cela fait malheureusement déjà plus de vingt ans, les retraités n'étaient pas vus comme des dévoreurs de budget, creusant le déficit financier abyssal du pays, mais c'est un autre sujet. De façon paradoxale, au contact de cette zone de tous les dangers une certaine confiance revient . Cela est logique, car l'éloignement permet d'embrasser du regard l'ensemble des cailloux qui cognent le socle. Mais lorsqu'on est dedans, on se sent concerné uniquement par ceux qui frappent à proximité immédiate, et l'impression qu'il y en a moins est très rassurante. Donc de ce fait, ou alors par un acte de bienveillance de l'être supérieur pour des créatures inconscientes, tout semble à nouveau calme. La suite des événements nous confirmera qu'il s'agit seulement du calme qui précède la grosse tempête.
Les premiers rappels sont effectués sans incident. Juste sous un petit surplomb, nous faisons relais. Pas de perte de temps, ce qui est formidable lorsqu'on a l'habitude de grimper ensemble, il n'y a pas besoin de parole, tout se fait automatiquement, à peine un petit geste de temps en temps que l'autre interprète immédiatement. Donc de ce relais la corde est jetée, Pierre-Yves attaque la descente. Une vibration de l'air attire mon attention, nous commençons à être rôdés. Je me penche et regarde au-dessus du petit surplomb qui me domine, et qui surtout me protège. Le coup d'œil vers le haut me fait penser à un film de Bux Bunny. Quelques centaines de mètres plus haut en plein ciel, une multitude de gros points noirs semble converger vers nous. Précipitamment je rentre la tête et regarde mon camarade en train de descendre quelques mètres plus bas. Pas la peine de lui faire un dessin il a tout compris. Pour lui au bout de la corde, le danger est double, recevoir une pierre ou avoir la corde coupée, en effet un caillou sur une corde tendue peut avoir l'effet d'un coup de rasoir. Je le vois essayer de s'incruster dans la fissure le long de laquelle il se situe. Le sifflement augmente, je me tasse contre le rocher. La pression est telle que je ne me souviens même pas avoir eu peur. Puis tout d'un coup une véritable explosion, je perds un peu la notion des choses. J'ai probablement fermé les yeux en essayant de m'enfoncer dans le rocher. Le bruit est énorme et tout tremble. Je suis incapable de dire combien de temps cela dure, c'est surtout la brutalité et la violence du phénomène que je retiendrai. Puis le silence revient, j'ouvre les yeux, autour de moi flotte une poussière épaisse, une odeur de pierre à feu m'environne.

Je n'ose bouger. Je sais que les blessures très graves ne sont pas toujours douloureuses au début. La poudre de pierre dans l'air a l'aspect du brouillard. Je bouge un bras, puis l'autre, ça marche. Je suis debout donc valide et conscient. Au fait Pierre-Yves? Je baisse les yeux, la corde est là, un peu plus bas mon regard intercepte le sien. Il a essayé de s'introduire au maximum dans la fissure, il est couvert de poussière, et miracle comme moi il n'a rien. Le petit surplomb deux mètres au-dessus de moi a reçu le gros de la charge. Les tonnes de rochers ont explosé juste au-dessus et par ricochet certains d'entre eux ont même rebondi sous le surplomb, c'est tout du moins l'impression que j'ai eue. Le calme revient, on reprend nos esprits et Pierre-Yves repart. Il libère le rappel et je le rejoins. Encore une centaine de mètres que nous descendons le long d'une corde fixe qui se trouve en place. J'assure Pierre-Yves car si la corde a été endommagée, ce sera le grand plongeon. Tout se passe bien et à mon tour je me laisse glisser pour cette dernière descente avant la neige. Une fois que j'y suis, Pierre-Yves s'étant déjà éloigné avec notre corde, il ne me reste qu'à me désolidariser de la corde fixe et entamer un sprint sur la pente de neige. Je crois que j'ai battu le record du monde du cent mètres. Une fois réunis tous les deux sur la moraine hors d'atteinte nous soufflons un grand coup et rejoignons notre tente un peu plus bas . Il est déjà assez tard, une petite soupe vite engloutie et je m'endors. Je n'entends rien de la nuit, et même pas un cauchemar pour me réveiller.
Au lever du jour, Pierre-Yves remonte les cent premiers mètres pour récupérer le matériel laissé au début des difficultés la veille, sans trop d'illusion. En effet, notre ligne de descente sur la partie finale se situait un peu décalée de notre axe de montée. Eh bien la chance est une fois de plus avec nous, les deux piolets adossés contre la paroi n'ont pas bougé. Quant à nos deux paires de chaussures de montagne que nous avions accrochées à un piton, elles sont simplement complètement remplies à ras bord de petits graviers. Ayant récupéré le tout, il me rejoint et nous entamons la longue descente vers la mer de glace, et allons prendre le train à crémaillère du Montenvers.
Je sais que notre comportement est très critiquable, et que la chance nous a souri avec insolence, mais quelque part cette expérience je suis content de l'avoir vécue. Je ne dirais pas que j'en tire de la fierté, cependant ce souvenir me permet de relativiser certaines choses et cela me donne le moral pour partir sur les chemins, je dis bien les chemins, en toute saison et par tous les temps, il n'y a encore que l'orage qui me fasse vraiment peur.

Depuis cette époque cette magnifique aiguille des Drus a subi successivement d'autres éboulements beaucoup plus importants, au point que de nombreuses grandes voies de mille mètres ont complètement disparu. De toute évidence le réchauffement poursuit son effet.
Cuba: un cineaste américain sous embargo English translation pending
j'ai parlé d'embargo dans le domaine touristique ou médical, voici maintenant la culture et le cinéma frappés :
Les autorités américaines enquêtent sur Michaël Moore après son voyage à Cuba
Le cinéaste américain Michael Moore fait l'objet d'une enquête des autorités américaines après un voyage à Cuba qu'il a effectué avec d'autres personnes dans le cadre de son documentaire consacré au système médical des Etats-Unis, a indiqué jeudi sa porte-parole Lisa Cohen.
Lisa Cohen a indiqué à l'AFP que M. Moore avait emmené en février à Cuba, pour qu'ils y soient traités, une dizaine de secouristes souffrant apparemment de troubles à la suite des travaux de déblaiement sur le site new-yorkais des attaques du 11 septembre 2001.
Il est reproché au cinéaste d'avoir ignoré l'embargo instauré par Washington et qui frappe Cuba depuis plus de 45 ans et interdit aux citoyens américains de dépenser de l'argent à Cuba et donc implicitement d'y séjourner.
Le département du Trésor a envoyé une lettre au documentariste l'enjoignant d'expliquer la raison de ce voyage et les noms des personnes qui y ont participé.
Meghan O'Hara, productrice de "SiCKO", le dernier film de Michael Moore dans lequel sontmises en avant les failles du système d'assurance santé aux Etats-Unis, a dénoncé "une enquête motivée par des raisons politiques" et déclenchée à l'initiative de l'administration Bush.
Les autorités américaines enquêtent sur Michaël Moore après son voyage à Cuba
Le cinéaste américain Michael Moore fait l'objet d'une enquête des autorités américaines après un voyage à Cuba qu'il a effectué avec d'autres personnes dans le cadre de son documentaire consacré au système médical des Etats-Unis, a indiqué jeudi sa porte-parole Lisa Cohen.
Lisa Cohen a indiqué à l'AFP que M. Moore avait emmené en février à Cuba, pour qu'ils y soient traités, une dizaine de secouristes souffrant apparemment de troubles à la suite des travaux de déblaiement sur le site new-yorkais des attaques du 11 septembre 2001.
Il est reproché au cinéaste d'avoir ignoré l'embargo instauré par Washington et qui frappe Cuba depuis plus de 45 ans et interdit aux citoyens américains de dépenser de l'argent à Cuba et donc implicitement d'y séjourner.
Le département du Trésor a envoyé une lettre au documentariste l'enjoignant d'expliquer la raison de ce voyage et les noms des personnes qui y ont participé.
Meghan O'Hara, productrice de "SiCKO", le dernier film de Michael Moore dans lequel sontmises en avant les failles du système d'assurance santé aux Etats-Unis, a dénoncé "une enquête motivée par des raisons politiques" et déclenchée à l'initiative de l'administration Bush.
Thé vert marocain English translation pending
salut à tous,
Je reviens d'un voyage au Maroc où j'ai rapidement appris à devenir totalement accro au thé vert! Je parle davantage du thé consommé au sud du pays, qui est beaucoup (!!!) moins sucré. J'essaie de trouver un certain équivalent chez moi (quebec), mais on m'a dit que les marocains mettaient en fait du thé vert avec un mélange d'epices..Avez-vous des recettes??
merci 😉
merci 😉
Ma route de la soie 2007 en trois mois English translation pending
Bonjour,
Me voilà sur le point de repartir ou plutôt de partir vers l'Asie centrale. L'an dernier, j'ai du faire demi-tour pour cause de maladie. Cette fois-ci aucune excuse ne sera tolérée. Je pars le 01 mars pour Istanbul. Ce voyage me conduira d'Istanbul à Shanghai via l'Iran, le Tukménistan, l' Ouzbekistan, le Kazakhstan et un bout de la Chine . La course aux visas est terminée, je les ai presque tous ; Le sac est fait, la caméra chargée. Me voilà prête à partir. A bientôt pour la suite...
Me voilà sur le point de repartir ou plutôt de partir vers l'Asie centrale. L'an dernier, j'ai du faire demi-tour pour cause de maladie. Cette fois-ci aucune excuse ne sera tolérée. Je pars le 01 mars pour Istanbul. Ce voyage me conduira d'Istanbul à Shanghai via l'Iran, le Tukménistan, l' Ouzbekistan, le Kazakhstan et un bout de la Chine . La course aux visas est terminée, je les ai presque tous ; Le sac est fait, la caméra chargée. Me voilà prête à partir. A bientôt pour la suite...
Météo actuelle à Bayahibe? (fin février) English translation pending
Bonjour
Nous partons dans une semaine à l'hacienda dominicus de bayahibe, pour ceux qui reviennent avant que nous partions ou ceux qui sont revenus ces jours ci, quel temps avez vous eu? Merci.
Christelle
😎
Comment sont les vagues à Samana? English translation pending
Je suis sur le point de décider si je vais ou non à Samana, moi, j'aime me baigner quand il y a de belles grosses vagues, est-ce que c'est le cas à Samana ou bien est-ce une eau calme? - j'irais début mars..
🙂
🙂
Région sur l'île Maurice pour plages de rêve? English translation pending
Bonjour, ile maurice plage de reve, mais ou aller ? le Nord il parait ( j'ai lu sa sur le forum) que c'est pollué et touristique ?
du coté de l'ouest, l'est ou carrément dans le sud, mon voyage est prevu en novembre vol sec mais apres, ou ? sa fait des jours et des jours que je surf mais je crois que je suis un peu perdu...mon but me baigner sans mettre de chaussures, (qu'il n'y ai pas de rocher) et qu'il y ai des commodité à proximité (shopping, excursion, cyber café...) merci a tous
Pourquoi la République Dominicaine? English translation pending
J'aimerais comprendre pourquoi tant de gens veuillent déménager ou bien aller toujours en vacance en république dominicaine.
Essayez de me vendre ce coin de pays?
Alcool et aliments à emmener au Vietnam English translation pending
je voulais savoir combien de litre ou de bouteille peut t on emmener au vietnam
est ce qu il st severe contre l alcool
je compte emmener une bouteille de vin, rosé, champagne, et pastis
et a manger mais avec le trajet de l avion ca craint 🤪
jai penser a la moutarde saucisson nougat fromage et bonbon biensur
et encore une chose je voulais savoir ce que les vietnamien raffole et qu il ne trouve pas chez eu
merci
je compte emmener une bouteille de vin, rosé, champagne, et pastis
et a manger mais avec le trajet de l avion ca craint 🤪
jai penser a la moutarde saucisson nougat fromage et bonbon biensur
et encore une chose je voulais savoir ce que les vietnamien raffole et qu il ne trouve pas chez eu
merci
La vie dans les rizières (Thaïlande) English translation pending
Le jour se leve a peine, il 5 h 30 ou peut etre 6 h, dans chaque famille du village c, est une nouvelle journee qui commence, les femmes sont toujours les premieres a s, activer, pour preparer le petit dejeuner, du riz accompagne de legumes, parfois un peu de viande, de porc, plus souvent du poisson, ou alors de la soupe d, oeufs de fourmis comme desert, avec des fourmis rouge en garniture .Les hommes on plus de mal a se lever, la plupart ivres de la veille, ..Mais faut prevoir la part du bonze, comme tous les matins, les moines du wat, viendrons chercher leur nourriture de la journee aupres de la population..
Les enfants revetent leur uniforme immacule avant de filer a l, ecole communale, leur petit cartable sous le bras, nul ne sait encore qui pourra s, offrir le luxe de l, ecole secondaire; beaucoup ne vont meme pas a l, ecole primaire, car pas assez d, argent pour se payer l, uniforme, les fournitures scolaires, d, autres sont malades, ils toussent on mal au ventre ou plein de poux.Dans les campagnes thaies on reste paysans, mais certains on l, audace de partir a la ville vers un destin incertain ....Personne n, est assez bete pour croire que quitter sa campagne c, est la forture assuree, et pourtant il faut essayer ...il est du devoir des enfants, comme la grande soeur qui revient de Bangkok deux ou trois fois par ans pendant les fetes bouddhiques ramener l, argent a la famille avec parfois une maladie incurable, mais<< c, est une tres bonne fille disent les mamies>>, et puis elle est riche maintenant, et ca nous aident bien car la vie est chere, ce n, est plus comme avant, .. Mais d, ou vient tout cet argent et comment l, a t-elle gagne, apres tout on s, en fiche, on en a trop besoin, faut payer le docteur, l, hopital pour le grand pere, donner beaucoup d, argent aux moines ...Et comme la voisine mais qu, on a jamais revue depuis deux ans, mais qui telephone souvent et qui envoie tout son argent a la famille qui garde ses enfants et a son mari qui attend !...on a besoin de cet argent pour payer l, engrais, car on a vendu les buffles pour rembouser les credits que le gouvernememt nous a accorde si gentiment ou recuperer le terrain qu, on a mis en Hypotheque ... Le frere lui est chauffeur de taxi a BKK, ou de poid lourd, ou moine, mais lui n, envoie pas l, argent, c, est normal c, est un garcon ..c, est pas pareil !!!
Le paysan Thai est -il malheureux??????Pas quand il y a du riz dans les rizieres et du poisson dans l, eau, la vie s, organise autour du cycle du riz: labourage des champs, plantation, irrigation, repiquage, moissonnage, sechage et battage, autant d, activite qui mobilisent souvent la famille entiere .En Thailande, il est preferable de ne pas avoir de rhumatismes, mais on garde le sourire ...
La nuit tombe vite, les pannes de courant sont frequentes, L, habitation est modeste, les portraits de la famille royale ornent les murs, aucun mobilier a l, interieur ou presque, car, on dort et on mange par terre avec les insectes qui envahissent la paillote apres la pluie, le ventilateur est casse, la television est flambante neuve, a credit .et de grande marque, on patiente que l, electricite revienne car on attend avec impatience les numeros de la loterie, et les feuileutons qui font rever d, etre un jour riche comme les supers stars de Bangkok.......La bonne humeur est la, toujours la, ..les reglements de compte entre voisines ou famille, c, etait le matin au petit marche du coin, le soir c, est fini, demain est un autre jour ........
La nuit tombe vite, les pannes de courant sont frequentes, L, habitation est modeste, les portraits de la famille royale ornent les murs, aucun mobilier a l, interieur ou presque, car, on dort et on mange par terre avec les insectes qui envahissent la paillote apres la pluie, le ventilateur est casse, la television est flambante neuve, a credit .et de grande marque, on patiente que l, electricite revienne car on attend avec impatience les numeros de la loterie, et les feuileutons qui font rever d, etre un jour riche comme les supers stars de Bangkok.......La bonne humeur est la, toujours la, ..les reglements de compte entre voisines ou famille, c, etait le matin au petit marche du coin, le soir c, est fini, demain est un autre jour ........
Retour de l'hôtel Isis à Djerba English translation pending
Bonjour à tous
Je viens de rentrer de Djerba où j'ai passé un agréable séjour car je sais qu'ici le temps était pas terrible (à Metz). Juste ce petit mot pour vous dire que j'était en all inclusive pour 200 euros en +, et que c'est une arnaque dans cet hotel. Voici les boissons comprises vin rouge, blanc et rosé (locale) et coca, fanta, et bière pression. Un jour j'ai pris un panaché...4 dinars, un autre jour une pression avec du sirop de grenadine....4 dinars. Donc pour ceux qui partent à cet hotel ne prenez pas le A.I.
Bye
Je viens de rentrer de Djerba où j'ai passé un agréable séjour car je sais qu'ici le temps était pas terrible (à Metz). Juste ce petit mot pour vous dire que j'était en all inclusive pour 200 euros en +, et que c'est une arnaque dans cet hotel. Voici les boissons comprises vin rouge, blanc et rosé (locale) et coca, fanta, et bière pression. Un jour j'ai pris un panaché...4 dinars, un autre jour une pression avec du sirop de grenadine....4 dinars. Donc pour ceux qui partent à cet hotel ne prenez pas le A.I.
Bye
Retour du Gran Caribe Club Puntarena English translation pending
Je suis de retour du Gran Caribe Club Puntarena où j'ai séjourné seul pendant une semaine. Il est situé au tout début de la péninsule de Varadero, à seulement 20 minutes de l'aéroport, et n’est qu’à 5 ou 10 minutes du cœur de la ville en taxi. Il faut dire que j’avais été à cet hôtel en 2003 avant qu’il change de propriétaire et qu’il soit divisé en 2 (Puntarena et Playa Caleta). Je savais que les propriétaires avaient changé et que l’hôtel avait été rénové, mais pas que c’était maintenant 2 hôtels à propriété distincte. En voici mon compte-rendu:
Première impression: 😕 La division en 2 hôtels a fait en sorte que le bar dans la piscine, le gym, l’accès à Internet et le meilleur resto à la carte se retrouvent de l’autre côté (au Playa Caleta), une première déception. À part les nouveaux aménagements autour de la piscine et la nouvelle peinture extérieure sur le bâtiment, les rénovations sont mineures et l’hôtel en a encore bien besoin. Surtout les ascenseurs qui sont totalement désuets et sont tombés en panne chacun leur tour tout au long de la semaine, dont celui du milieu qui n’a jamais fonctionné pendant mon séjour. En plus, on n’a pas le choix d’utiliser les ascenseurs peu importe l’étage où on est puisqu’il n’y a que des escaliers de secours au bout du bâtiment.
Chambre: 😐 J’étais au troisième étage et la chambre était très correcte. Il n’y a que le bain qui est à changer parce que très usé. Le pommeau de douche ne tenait pas en place et redescendait ce qui obligeait une certaine gymnastique en prenant sa douche pour le tenir suffisamment haut pour recevoir le jet d’eau. Même s’il faisait très chaud dehors, le simple fait de fermer les rideaux dans la journée était suffisant pour bien dormir sans air climatisé. Pour la vue, j'étais du côté canal donc rien de bien excitant, mais on s’en fout. Un coffret de sûreté présent dans la chambre était gratuit et s’ouvrait avec la même carte magnétique que la porte ce qui est très pratique. Pour ceux qui sont plusieurs dans la même chambre, veuillez noter qu’ils ne donnent qu’une seule carte ce qui est assez tannant. Donc, si vous n’êtes pas un couple, prenez 2 chambres puisqu’il n’y a pas de supplément simple à l’hôtel de toute façon. Le matin, il y a beaucoup de bruit dans le corridor, surtout près des ascenseurs. J’étais au bout complètement et j’étais incapable de dormir aussi tard que j’aurais voulu compte tenu de l’heure tardive à laquelle je me couchais.
Piscine: 😐 Belle piscine, mais pas très occupée. Dommage qu’il n’y ait plus de bar dedans. Les endroits d’ombres sont peu nombreux avec seulement quelques palmiers et une grande tente. Les chaises sont suffisamment nombreuses pour accommoder un grand nombre de gens.
Bars: 🙂 Il y a un bar près de la piscine ouvert de 11 :00 jusqu’après le spectacle du soir qui avait lieu là. Le bar du lobby, ouvert 24 heures, est chaleureux et est le lieu de rassemblement par excellence après le souper et après le spectacle. C’est le meilleur endroit pour le café et il y avait soit des musiciens cubains (très bons) ou une pianiste (très somnifère). Il n’y a malheureusement pas de tables à l’extérieur. Il y avait un autre bar à l’étage où il n’y avait jamais personne et un bar près de la plage pendant la journée. Le service était excellent partout.
Discothèque: 😐 La discothèque ouverte de 23:00 à 2:00 demeurait généralement vide jusqu’à minuit et n’accueillait pas beaucoup de gens, mais l’ambiance y était quand même bonne. Elle n’a été remplie qu’un seul soir. Le DJ aurait besoin de cours avec des mix plutôt ratés et des blocs musicaux douteux. Beaucoup de gens préféraient sortir en ville.
Buffets: 😠 Toujours la même chose et jamais vraiment bon. Il n’y a que les pâtes qui valaient la peine le soir, mais encore là, certains soirs, ça manquait de saveur. Des musiciens venaient souvent créer une ambiance agréable. Le midi, la meilleure option (ou la moins pire) était au resto près de la plage. On y trouvait quelques choix de plats intéressants en plus du buffet qui était toujours pareil et pas trop bon. On voit tout de suite les effets d’un hôtel administré par des Cubains (Gran Caribe). Il y avait aussi un grill pour des hamburgers, sandwichs et frites placé complètement à l’écart. On pouvait aussi y déguster de la crème glacée que je n’ai pas goûtée, mais dont personne ne disait rien de bon. La nuit, un grill fonctionnait dans le buffet pour faire des hamburgers et des sandwichs au jambon et fromage.
Restaurants à la carte: 😐 On a droit à 2 restaurants pour un séjour d'une semaine qu’il faut réserver entre 14 :00 et 16 :00 seulement. Je n’ai pas été à l’Italien, car plusieurs m’ont dit que ce n’était pas trop bon, mais j’ai entendu ensuite des opinions contraires. L'International est bon mais sans plus. Il est tout de même largement supérieur au buffet et j’étais bien content d’y aller. L’ambiance est un peu ordinaire avec un fond de musique rock des années 80 dans des haut-parleurs de très mauvaise qualité. En plus, il n’y a pas d’air climatisé et la place est réchauffée par les chandelles sur les tables.
Plage: 😐 Belle plage, malgré la présence de coquillages et de petits débris piquants qui rendaient la marche sans sandales hasardeuse. Il y avait souvent des débris dans l’eau, peut-être apportés par le vent des premières journées. Pour les activités nautiques, on devait aller au club nautique de l’hôtel voisin (Playa Caleta). Pour un simple emprunt de ceintures de sauvetage pour faire du pédalo on devait remplir une formule dégageant l’hôtel de toute responsabilité. Ça ressemblait à un contrat et ça faisait presque peur. Il y a beaucoup de chaises et beaucoup de palapas pour l'ombre.
Autres installations: 🙁 Des services bancaires sont offerts sur place, très pratique pour changer notre argent canadien en pesos. Pour l’utilisation de cartes de crédit, nous devions aller à la banque à plus d’une demi-heure de marche de l’hôtel (ou en autobus). Il n’y a malheureusement plus l’Internet et le gym depuis le changement de propriétaire. D'autres services que je n'ai pas utilisés étaient disponibles: massages, téléphone, etc. Il n’y a pas de médecin à l’hôtel et il faut tout défrayer. Il y a un club pour les enfants.
Animation: 🙂 Quelques activités revenaient quotidiennement (cours de danse, volleyball, etc.). Mais, peu d’efforts étaient faits pour embarquer les gens et on était rapides à annuler les activités si peu de gens semblaient vouloir participer (aquagym, etc.). Certains animateurs étaient très dynamiques et présents, alors que d’autres ne semblaient pas du tout à leur place. À noter le dynamisme incroyable de Tatiana qui rend le cours de danse gênant pour tout le monde qui y participe tellement elle se déhanche habilement. En passant, elle parle un peu le français. Il y avait des spectacles à 21 :30 tous les soirs, mais ils n’étaient pas très bons. Certains soirs, les animateurs organisaient un autobus vers une discothèque de la ville dont le départ était à 23 :15. Un soir, l’autobus n’est jamais arrivé et un autre soir, c’est en taxi qu’on a amené tout le monde en ville. Plutôt que de suivre les animateurs, c’était souvent plus simple d’y aller par nos propres moyens en taxi. Pour environ 7 pesos, on se retrouve au cœur de Varadero, ce qui ne revient vraiment pas cher à plusieurs personnes.
Ambiance générale: 😉 Compte tenu qu’il n’y a pas de supplément simple à l’hôtel, il y avait beaucoup de personnes seules. Il y avait aussi un grand nombre de gens qui étaient là entre amis pour faire la fête. Il y avait donc une assez bonne ambiance de fête. L’excellent service toujours souriant des barmans aidait aussi à mettre le sourire dans la figure des gens. Ce qui est aussi agréable à cet hôtel, c’est que tout est rapproché ce qui facilite l’entraînement des gens vers les endroits où se trouve l’action. Par exemple, on entend la musique de la discothèque et on voit les gens y entrer lorsqu’on est au bar en bas dans le lobby. Puis, lorsqu’on sort des restaurants, on peut voir l’ambiance au bar en un simple coup d’œil.
Autour de l'hôtel: 😏 En taxi, c’est très facile d’aller dans les meilleurs endroits nocturnes de Varadero. Il y a le Snack Bar Calle 62 où on retrouve des concerts (bien meilleurs qu'à l'hôtel) tous les soirs entre 22:00 et 00:00. C'est un endroit ouvert où les cubains se regroupent à l'extérieur pour danser et en viennent à bloquer complètement la rue. Ça vaut le détour. Il y a aussi un peu plus loin l'immense discothèque de l'hôtel International, La Caverne du pirate (bonne ambiance) et La Rumba (plus une musique internationale). Le Mediterraneo et le Havana Club sont aussi des endroits de choix. Le jour, on peut se rendre à Varadero en autobus en payant 5 pesos pour la journée en y montant aussi souvent qu’on le désir. Même s'il fait très chaud, c'est plaisant de marcher en ville et de sortir de la 1re avenue qui est plus touristique pour découvrir des habitations cubaines. Il y a plusieurs restaurants intéressants et pas trop chers en ville qui vous changeront de l'hôtel.
Autre: 🤪 Il faut aussi noter la présence d’odeurs de pétrole à l’extérieur en certaines occasions dues à la proximité de raffineries. Sans être un problème, ça peut être agaçant. Surtout que certaines personnes ont dit s’être fait réveiller par l’odeur le matin.
En conclusion, c’était la 2e fois que j’allais dans un hôtel de la chaîne Gran Caribe (administrée par des cubains) et c’est certainement la dernière fois. Si je retourne à Cuba dans les prochaines années, j’accepterai volontiers de payer un peu plus pour aller dans un hôtel d’une chaîne non cubaine (soit espagnole, italienne, ou autre). J’ai quand même réussi à me faire du fun et c’est ça l’important. 😛
Première impression: 😕 La division en 2 hôtels a fait en sorte que le bar dans la piscine, le gym, l’accès à Internet et le meilleur resto à la carte se retrouvent de l’autre côté (au Playa Caleta), une première déception. À part les nouveaux aménagements autour de la piscine et la nouvelle peinture extérieure sur le bâtiment, les rénovations sont mineures et l’hôtel en a encore bien besoin. Surtout les ascenseurs qui sont totalement désuets et sont tombés en panne chacun leur tour tout au long de la semaine, dont celui du milieu qui n’a jamais fonctionné pendant mon séjour. En plus, on n’a pas le choix d’utiliser les ascenseurs peu importe l’étage où on est puisqu’il n’y a que des escaliers de secours au bout du bâtiment.
Chambre: 😐 J’étais au troisième étage et la chambre était très correcte. Il n’y a que le bain qui est à changer parce que très usé. Le pommeau de douche ne tenait pas en place et redescendait ce qui obligeait une certaine gymnastique en prenant sa douche pour le tenir suffisamment haut pour recevoir le jet d’eau. Même s’il faisait très chaud dehors, le simple fait de fermer les rideaux dans la journée était suffisant pour bien dormir sans air climatisé. Pour la vue, j'étais du côté canal donc rien de bien excitant, mais on s’en fout. Un coffret de sûreté présent dans la chambre était gratuit et s’ouvrait avec la même carte magnétique que la porte ce qui est très pratique. Pour ceux qui sont plusieurs dans la même chambre, veuillez noter qu’ils ne donnent qu’une seule carte ce qui est assez tannant. Donc, si vous n’êtes pas un couple, prenez 2 chambres puisqu’il n’y a pas de supplément simple à l’hôtel de toute façon. Le matin, il y a beaucoup de bruit dans le corridor, surtout près des ascenseurs. J’étais au bout complètement et j’étais incapable de dormir aussi tard que j’aurais voulu compte tenu de l’heure tardive à laquelle je me couchais.
Piscine: 😐 Belle piscine, mais pas très occupée. Dommage qu’il n’y ait plus de bar dedans. Les endroits d’ombres sont peu nombreux avec seulement quelques palmiers et une grande tente. Les chaises sont suffisamment nombreuses pour accommoder un grand nombre de gens.
Bars: 🙂 Il y a un bar près de la piscine ouvert de 11 :00 jusqu’après le spectacle du soir qui avait lieu là. Le bar du lobby, ouvert 24 heures, est chaleureux et est le lieu de rassemblement par excellence après le souper et après le spectacle. C’est le meilleur endroit pour le café et il y avait soit des musiciens cubains (très bons) ou une pianiste (très somnifère). Il n’y a malheureusement pas de tables à l’extérieur. Il y avait un autre bar à l’étage où il n’y avait jamais personne et un bar près de la plage pendant la journée. Le service était excellent partout.
Discothèque: 😐 La discothèque ouverte de 23:00 à 2:00 demeurait généralement vide jusqu’à minuit et n’accueillait pas beaucoup de gens, mais l’ambiance y était quand même bonne. Elle n’a été remplie qu’un seul soir. Le DJ aurait besoin de cours avec des mix plutôt ratés et des blocs musicaux douteux. Beaucoup de gens préféraient sortir en ville.
Buffets: 😠 Toujours la même chose et jamais vraiment bon. Il n’y a que les pâtes qui valaient la peine le soir, mais encore là, certains soirs, ça manquait de saveur. Des musiciens venaient souvent créer une ambiance agréable. Le midi, la meilleure option (ou la moins pire) était au resto près de la plage. On y trouvait quelques choix de plats intéressants en plus du buffet qui était toujours pareil et pas trop bon. On voit tout de suite les effets d’un hôtel administré par des Cubains (Gran Caribe). Il y avait aussi un grill pour des hamburgers, sandwichs et frites placé complètement à l’écart. On pouvait aussi y déguster de la crème glacée que je n’ai pas goûtée, mais dont personne ne disait rien de bon. La nuit, un grill fonctionnait dans le buffet pour faire des hamburgers et des sandwichs au jambon et fromage.
Restaurants à la carte: 😐 On a droit à 2 restaurants pour un séjour d'une semaine qu’il faut réserver entre 14 :00 et 16 :00 seulement. Je n’ai pas été à l’Italien, car plusieurs m’ont dit que ce n’était pas trop bon, mais j’ai entendu ensuite des opinions contraires. L'International est bon mais sans plus. Il est tout de même largement supérieur au buffet et j’étais bien content d’y aller. L’ambiance est un peu ordinaire avec un fond de musique rock des années 80 dans des haut-parleurs de très mauvaise qualité. En plus, il n’y a pas d’air climatisé et la place est réchauffée par les chandelles sur les tables.
Plage: 😐 Belle plage, malgré la présence de coquillages et de petits débris piquants qui rendaient la marche sans sandales hasardeuse. Il y avait souvent des débris dans l’eau, peut-être apportés par le vent des premières journées. Pour les activités nautiques, on devait aller au club nautique de l’hôtel voisin (Playa Caleta). Pour un simple emprunt de ceintures de sauvetage pour faire du pédalo on devait remplir une formule dégageant l’hôtel de toute responsabilité. Ça ressemblait à un contrat et ça faisait presque peur. Il y a beaucoup de chaises et beaucoup de palapas pour l'ombre.
Autres installations: 🙁 Des services bancaires sont offerts sur place, très pratique pour changer notre argent canadien en pesos. Pour l’utilisation de cartes de crédit, nous devions aller à la banque à plus d’une demi-heure de marche de l’hôtel (ou en autobus). Il n’y a malheureusement plus l’Internet et le gym depuis le changement de propriétaire. D'autres services que je n'ai pas utilisés étaient disponibles: massages, téléphone, etc. Il n’y a pas de médecin à l’hôtel et il faut tout défrayer. Il y a un club pour les enfants.
Animation: 🙂 Quelques activités revenaient quotidiennement (cours de danse, volleyball, etc.). Mais, peu d’efforts étaient faits pour embarquer les gens et on était rapides à annuler les activités si peu de gens semblaient vouloir participer (aquagym, etc.). Certains animateurs étaient très dynamiques et présents, alors que d’autres ne semblaient pas du tout à leur place. À noter le dynamisme incroyable de Tatiana qui rend le cours de danse gênant pour tout le monde qui y participe tellement elle se déhanche habilement. En passant, elle parle un peu le français. Il y avait des spectacles à 21 :30 tous les soirs, mais ils n’étaient pas très bons. Certains soirs, les animateurs organisaient un autobus vers une discothèque de la ville dont le départ était à 23 :15. Un soir, l’autobus n’est jamais arrivé et un autre soir, c’est en taxi qu’on a amené tout le monde en ville. Plutôt que de suivre les animateurs, c’était souvent plus simple d’y aller par nos propres moyens en taxi. Pour environ 7 pesos, on se retrouve au cœur de Varadero, ce qui ne revient vraiment pas cher à plusieurs personnes.
Ambiance générale: 😉 Compte tenu qu’il n’y a pas de supplément simple à l’hôtel, il y avait beaucoup de personnes seules. Il y avait aussi un grand nombre de gens qui étaient là entre amis pour faire la fête. Il y avait donc une assez bonne ambiance de fête. L’excellent service toujours souriant des barmans aidait aussi à mettre le sourire dans la figure des gens. Ce qui est aussi agréable à cet hôtel, c’est que tout est rapproché ce qui facilite l’entraînement des gens vers les endroits où se trouve l’action. Par exemple, on entend la musique de la discothèque et on voit les gens y entrer lorsqu’on est au bar en bas dans le lobby. Puis, lorsqu’on sort des restaurants, on peut voir l’ambiance au bar en un simple coup d’œil.
Autour de l'hôtel: 😏 En taxi, c’est très facile d’aller dans les meilleurs endroits nocturnes de Varadero. Il y a le Snack Bar Calle 62 où on retrouve des concerts (bien meilleurs qu'à l'hôtel) tous les soirs entre 22:00 et 00:00. C'est un endroit ouvert où les cubains se regroupent à l'extérieur pour danser et en viennent à bloquer complètement la rue. Ça vaut le détour. Il y a aussi un peu plus loin l'immense discothèque de l'hôtel International, La Caverne du pirate (bonne ambiance) et La Rumba (plus une musique internationale). Le Mediterraneo et le Havana Club sont aussi des endroits de choix. Le jour, on peut se rendre à Varadero en autobus en payant 5 pesos pour la journée en y montant aussi souvent qu’on le désir. Même s'il fait très chaud, c'est plaisant de marcher en ville et de sortir de la 1re avenue qui est plus touristique pour découvrir des habitations cubaines. Il y a plusieurs restaurants intéressants et pas trop chers en ville qui vous changeront de l'hôtel.
Autre: 🤪 Il faut aussi noter la présence d’odeurs de pétrole à l’extérieur en certaines occasions dues à la proximité de raffineries. Sans être un problème, ça peut être agaçant. Surtout que certaines personnes ont dit s’être fait réveiller par l’odeur le matin.
En conclusion, c’était la 2e fois que j’allais dans un hôtel de la chaîne Gran Caribe (administrée par des cubains) et c’est certainement la dernière fois. Si je retourne à Cuba dans les prochaines années, j’accepterai volontiers de payer un peu plus pour aller dans un hôtel d’une chaîne non cubaine (soit espagnole, italienne, ou autre). J’ai quand même réussi à me faire du fun et c’est ça l’important. 😛