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Coût de la vie à La Havane English translation pending
by Gregdum · 2013-08-13 · 4 replies
Bonjour

je décolle a cuba la havane dans 15 jours, les questions sont les suivantes svp :

1/prix CUC d'une biere ordinaire, dans un bar modeste de quartier : 2/prix CUC d'un repas ordinaire, dans un etablissement modeste de quartier : 3/En septembre, quel prix en CUC pour un logement (appart ou habitacion entra/salida privada) pour un mois? En discutant sur internet, ca a l'air aisé de trouver à 450 CUC. je vais attendre d'etre sur place pour choisir mon logement. Mais, selon vous, je peux essayer de trouver meilleur marché? Que j'ai une base pour négocier. 4/Les cigares, ca vaut le coup d'acheter la bas dans une boutique officielle pour revendre en France et faire une marche de je ne sais combien? Sauf si je me mets a fumer le cigare la bas, mais ca m'etonnerait ;-) 5/le prix CUC des fruits/legumes/volailles/féculents au marché? Et non pas au supermarché. Un ordre d'idée please...

Tout ca pour estimer le budget pour un mois, et donc retirer le liquide en conséquence, et voir le budget que je vais pouvoir consacrer au tourisme sexuel et à la dope. (je plaisante évidemment, humour noir à la Desproges...)

Gracias pour votre retour,

Greg.
Hôtel sur Bénarès pas super cher? English translation pending
by Jujudavignon · 2013-05-31 · 11 replies
bonjour premier voyage en inde je passe par Bénarès , avez vous un hôtel( 8€) avec vue sur le Gange et pas trop pourri?
Partir seule en Inde: vos avis? English translation pending
by Nina003 · 2013-05-29 · 19 replies
Bonjour à tous !

C'est ma première participation à ce forum que je trouve très intéressant après avoir lu de nombreux témoignagnes et conseils ! Je saute donc le pas car j'aimerais avoir vos avis et vos points de vue sur une question que je me pose.

Je me présente rapidement, j'ai 23ans, je suis blonde, j'ai la peau pâle et les yeux bleus (détails qui pourraient avoir leur importance dans la suite de ma question). Je suis très attirée par l'Asie, j'ai déjà voyagé en Thaïlande et en Chine (où j'ai vécu 6 mois).

Cet été, j'aimerais entamé un nouveau voyage qui me tente depuis longtemps : l'Inde. J'aimerais partir seule pendant 2/3 semaines au Nord de l'Inde (Delhi, Agra et Rajasthan). J'ai recueilli pas mal de témoignages d'ami(e)s à moi qui sont déjà partis en Inde et il en résulte des avis très différents sur le voyage seule en tant que femme en Inde. Au vu des récents évènements (viol il y a quelques mois d'une touriste Suisse, une Britannique qui a échappé de peu à un viol dans sa chambre d'hôtel, ... bref ça a de quoi effrayé et c'est cela qui commence à me faire hésiter).

Et vous, qu'en pensez-vous ? J'aimerais avoir vos avis et partager votre expérience sur ce voyage. (je ne veux pas tomber dans la paranoia et j'aimerais que vous me répondiez sincèrement en fonction de votre vécu là-bas). - Pensez-vous qu'en étant habillée de manière adéquate (jambes, épaules et bras couverts (voir foulard sur la tête)) je ne me ferai "pas trop remarquer" ? - Pensez-vous que les zones touristiques, je serai en sécurité ? - Quelle sécurité dans les hôtels et les taxis ?

Je vous remercie et j'attends de lire vos témoignagnes 🙂
Un musulman en Inde... English translation pending
by Pastequeman · 2013-05-26 · 13 replies
Bonjour à tous 🙂

Je suis intéressé par cette incredible India depuis bien longtemps et j'envisage bientôt de sauter le pas, si Dieu le veut, et d'aller enfin passer quelques semaines là-bas, loin, très loin de ma France natale. Etant musulman , j'ai pu lire, au fur et à mesure de mes recherches sur le pays, beaucoup de choses sur la situation des musulmans là-bas, et j'avoue que démêler le vrai de l'exagération maladive caractéristique des médias (qu'ils soient français ou indiens) s'avère plutôt difficile. Ma question est: peut-on espérer passer de bons moments avec des Indiens de toute confession et forcément curieux, en étant musulman ou y a-t-il un froid et une soudaine distance qui s'installent dès le moment où j'annonce ma religion (un peu comme en France, de manière volontaire ou inconsciente, je ne sais pas) ? A priori, les restaurants proposent beaucoup de plats végétariens, et l'alcool est peu consommé, ce qui limitent les occasions où je devrais expliquer que, parce que je suis musulman, je ne peux pas manger autre chose que du halal. Mais si j'ai à le faire pour x raisons, est-ce que le rapport que j'entretiens avec mon interlocuteur changera ou, au contraire, la religion de l'autre n'intervient que très peu dans les conversations que l'on peut avoir ? (ça ressemble à de la paranoïa dit comme ça, mais je préfère être prudent 🤪 )

Autres questions: assister à la prière du vendredi est une obligation pour tout musulman de sexe masculin. Il existe des facteurs atténuants, comme le voyage, mais j'aimerais au maximum ne pas déroger à la règle. Y a-t-il des mosquées dans toutes les villes de moyenne envergure ? sont-elles équipées de salles d'ablutions ? En quelle langue est effectuée le prêche ? J'ai d'autres questions en tête, mais celles-là sont les plus importantes.

Merci d'avance pour vos réponses ! 😎
Les hôtels français très en retard pour ce qui est du Wi-Fi gratuit English translation pending
by VoyageForum · 2013-04-22 · 34 replies
La Suède et la Turquie arrivent en tête des pays européens offrant un accès gratuit au réseau Wi-Fi dans les hôtels avec plus de 80%. La France, elle, se classe à la 16ème position avec à peine plus d'un établissement sur deux permettant une connection gratuite. Lire la suite...
Trek au Ladakh English translation pending
by Serafalain · 2013-04-11 · 16 replies
Bonjour à tous je souhaite me rendre au ladakh pour 2mois j'ai une amplitude de mai à octobre .Durant ce trek je souhaite aller de monastères en monastères et ce sans guide ......Je n'ai aucune destination précise suis ouvert à toutes ...Mes questions sont où comment et quelle période . Merci
Voyage pour jeunes retraités à Ubud English translation pending
by FoyerMoulin · 2013-03-22 · 6 replies
Bonjour à vous, J'ai une amie qui rentre d'Ubud, capitale des Arts de Bali, où se trouve le petit village de Keliki. Elle m'en a dit que du bien, personnes accueillantes très ouvertes aux dialogues, bref, endroit idéal pour se ressourcer. Que ceux qui connaissent, me donnent leurs avis, car je serais intéressés pour m'y rendre décembre ou janvier, avec mon épouse. Je vous remercie de vos précieux conseils
Excursion d'un jour autour d'Édimbourg? English translation pending
by Lilibulle007 · 2012-09-18 · 1 reply
Bonjour à tous,

Je m'apprête à partir 3,5 jours à Edimbourg à la fin du mois. Je sais que c'est court, mais j'aimerais bien, en plus d'arpenter la ville à pied en flanant (meilleur moyen selon moi pour "ressentir" le pays/la ville), partir en excursion autour de la ville pour une journée complète.

Mes premières recherches me conduiraient vers le lac Lomond, qui semble magnifique selon vos dires... (+ le chateau de... j'ai oublié le nom, hélas)

Ma question : nous sommes 2, non motorisés, mais avec le permis. Quelle est la meilleure façon de nous y rendre ? * louer une voiture (mais est-ce rentable ? Facile à conduire à gauche... ? trouver son chemin) * trouver un organisme qui nous emmène en bus ? Dans ce cas, où me renseigner ? Quels tarifs sont acceptables ? Et surtout, n'est-ce pas trop "rigide" sur place ? Mon ami déteste tout ce qui ressemble à des visites organisées, et préfère être libre de gérer son temps et ses envies, mais je ne sais pas si la formule "juste transport A/R" existe à des prix acceptables.

Avez-vous des idées, des pistes, des suggestions ?

merci d'avance !!

(et si bons plans pour Edimbourg même, je prends aussi, avec grand plaisir !!)

Lilibulle
Ecosse: itinéraire de deux semaines, qu'en pensez-vous? English translation pending
by Akhesaa · 2012-07-12 · 3 replies
Bonjour à tous,

Comme d’habitude, après avoir lu mon routard 5 fois et consulté tous les sujets de ce forum, je me permets de vous soumettre mon itinéraire pour les 15 jours que je vais passer en Ecosse… Départ dans 1 semaine !! Comme j’ai dû faire plein de choix et que mon itinéraire ne ressemble pas forcément à ce que j’ai déjà vu, vos avis me rendraient grand service, histoire que je finalise et puisse réserver les hotels. MERCI BEAUCOUP !

J1 : Edinburgh (arrivée la veille à 21h).

J2 : Edinburgh. Nuit à The Witchery by The Castle pour l’anniversaire de mon chéri J je vais devoir m’endetter sur 10 ans… mais ça a l’air incroyable.

J3 : On récupère notre voiture de location en fin de matinée (histoire de profiter tranquillement du ptit déj de l’hotel etc). Visite chateau de Linlithgow. Visite Stirling. Nuit Stirling.

J4 : Loch Katrine (bateau le matin, retour en vélo sur la berge si le temps le permet). Invernaid Falls. Nuit à Culross (pour nous avancer sur la route de la péninsule de Fife).

J5 : Péninsule de Fife – jusqu’à St Andrews. Visite de la ville, nuit à St Andrews (ou Perth (ça vaut le coup?) ? ou plus au nord ?)

J6 : Visite Dunottar Castle + Route du Whisky (visite 1 ou 2 distilleries : vous avez des préférées ?). Nuit à Inverness. > 2e possibilité : pour faire moins de route et aller plus directement vers le nord, zapper Dunottar (mais ça a l’air vraiment cool 🙂), visiter Glamis Castle, puis route du Whisky et nuit à Inverness.

J7 : Matin : Loch Ness rive Est. Après-midi : Glen Affric. Nuit dans le coin…

J8 : Matin : remontée de la cote Est via Dornoch, Golspie… Après-midi : Highand Games à Halkirk !! Nuit à John O Groats ou Thurso, selon programme du lendemain.

J9 : Excursion rapide sur les Orcades (Mainland) ? Une compagnie de ferry organise ça à la journée mais c’est cher :
http://www.jogferry.co.uk/Tours.aspx . Envisageable d’y aller avec sa propre voiture pour la journée ? Nuit à Tongue.

J10 : Route côte Nord, jusqu’au Loch Assynt, balade, Point of Stoer. Nuit dans le coin.

J11 : Route Ullapool – Lochcarron via la côte. Visite Eilean Donan Castle. Nuit sur Ile de Skye ou jusque à côté.

J12 : Ile de Skye J13 : Ile de Skye. Nuit Fort William.

J14 : Fort William – Grimpette au sommet du Ben Nevis. Nuit à Glencoe.

J15 : Randos Glencoe. Retour à Edinburgh pour assister au spectacle du Military Tattoo à 22h30 !

J16 : Départ avion d’Edinburgh à 14h.

On n’a pas peur de faire de la route ou des grosses journées. Je ne suis quand meme pas hyper sure de mes choix et de l’optimisation du temps. Quid de mes impasses sur Glasgow, Cairgorm, Ile de Mull… ? Et 1 journée sur les Orcades, est-ce que ça vaut le coup ? Est-ce que je rate des incontournables au profit d’endroits moins foufous ?

Alors bien sur si j’avais pu passer 2 mois sur place, j’aurai pris le temps de tout bien faire J mais malheureusement je n’ai pas encore gagné au loto (quoique demain on est vendredi 13, ma situation aura peut-être changé d’ici là !)

Merci d’avance pour vos conseils !! Akhesaa
Itinéraire de voyage Las Vegas - Nouveau-Mexique - Texas - Louisiane - Tennessee English translation pending
by Chamallow1 · 2012-06-28 · 16 replies
Bonjour à tous,

Je viens de finaliser (enfin) notre itinéraire pour cet été, j'aimerai vos avis et vos bons plans (bonnes adresses, hôtels etc...) à ne pas rater !

- LAS VEGAS : 6 nuits du 20 au 26 = 5 jours le 26 on prend la route

- le 26 : nuit entre las vegas et albuquerque (holbrook ? ) (LV> Holbrook : 5h30 de route)

le 27 : journée route : départ pour albuquerque et dodo la bas ( Holbrook > Albuquerque : 3h30)

le 28 : visite albuquerque et nuit la bas

le 29 : direction santa fe en passant par tant rock 29 au soir : nuit santa fe (albuquerque > santa fe en passant par tent rock : 5h30 )

le 30 : matin visite santa fe, (passage a CHIMAYO ?) direction taos , visite de taos (santa fe > taos : 1h30) le soirnuit las vegas NM (route qui passe par le santa fe national forets et la 518 ) (route taos > las vegas : 2h )

le 31 : départ pour roswell (las vegas > roswell : 3h15 ) nuit roswell ou environs

le 1/08 : passer par les petroglyphes, visite des whites sands (3h30), nuit pres des white sands (alamogordo ?)

le 2/08 : direction Forth Woth avec une nuit entre : (à big sprint ?) (whites sands > big sprint : 6h)

le 3/08 : depart pour forth worth et nuit las bas (big spring > forth worth : 4h)

le 4 / 08 : visite forth worth nuit la bas

le 5/08 : passage par Dallas et direction waco avec nuit à waco (dallas>waco : 2H)

le 6/08 : visite waco (musée dc pepper et musée texas rangers) route pour Austin, arriver à austin visite (chercher bien les adresses des bars et concerts) (waco>austin : 2h)

le 7/08 : visite austin, nuit a austin le 08/08 : visite et nuit austin

le 09 / 08 : guadalupe river et retour nuit sur san antonio (austin>guadalupe rive : 1h) (guadalupe river > san antonio : 1h)

le 10/08 : visite san antonio, nuit a san antonio

le 11 / 08 : san antonio > houston : 3h30

le 12/08 : visite houston et direction lafayette nuit à lafayette (3h30)

le 13/08 : visite de la manufacture tabacs, le soir nuit à Lafayette

le 14/08 : direction houma (lafayette>houma : 1h30)

le 15/08 : visite des alentours d'houma, des bayous, nuit à houma

le 16/08 : nuit au bord d'un bayou (breaux bridge)

le 17/08 : direction nouvelle Orleans, visite de la nouvelle orlean et alentour, 3 nuits (houma > NO : 1h15) 18/08 : nuit NO 19/08 : nuit NO

20/08 : depart pour baton rouge (3h) : nuit à baton rouge 21/08 : départ pour Jackson (3h), nuit a jackson

22/08 : départ pour Memphis : 3h30 de route, nuit à memphis

23/08 : journée à memphis, graceland, etc… nuit à memphis

24/08 : depart pour Nashville ( 3h30 de route), nuit à Nashville

25/08 : visite nashville et nuità nashville

26/08 : départ pour lynchburg (1h30) visite de jack daniels et nuit vers chattanooga (2h)

27/08 : direction knoxville (2h) : visite de knoxville et environs

28/08 : dollywood ?

du 29 / 08 au 2 / 09 : NY
Apprendre la danse (théâtre, musique) indienne en Inde: le quoi, le où, le comment et le combien English translation pending
by Lylle · 2011-11-30 · 4 replies
De nombreuses personnes semblent être à la recherche de cours de danse indienne en Inde sur voyage forum et il y a peu d’information disponible alors je me suis dis que j’allais essayer de vous en dire un maximum sur le sujet, basé sur mon expérience personnelle. Si d'autres danseuses passent par mon post, n'hésitez pas à compléter et partager votre expérience! Je ne veux pas faire de pub pour qui que se soit alors j'ai évité de citer des noms particuliers.

Le maître mot sur le sujet selon moi est que tout est possible en Inde, même si le coût de vie et les habitudes quotidiennes des gens changent, vous pouvez trouver toutes sortes de cours (privés ou en groupe) avec tous types de professeurs (réputés ou pas) et à tous les coûts (de 3 euros de l'heure en cours privé et au delà) à partir du moment ou vous êtes motivés à faire des recherches et parlez de vos désirs d'apprendre la danse aux gens qui vous entourent en Inde. J'ai trouvé mes 3 premiers stages de danse en Inde à travers mon entourage proche (hôtel, restaurant, épicerie, spectacle). Mais avant de tout commencer, vous devez vous posez les questions suivantes : Quoi (Quel type de danse)? Où (dans quelle ville) ? Comment (qualité de la formation) et Combien (à quel prix)?Le Quoi et le Où. Je divise les danses Indiennes en 3 grandes catégories : les danses indiennes folkloriques, les danses indiennes classiques et la danse Bollywood.

1) Les danses Indiennes Folkloriques : L'Inde est riche d'innombrables formes de danse folkloriques (probablement des centaines). Chaque région de l'Inde a une culture dansée qui lui est propre, la plupart des danses folkloriques naissent et se pratiquent seulement dans certaines villes. Certaines sont plus connues que d'autres et s'exportent de plus en plus comme c'est le cas de la danse Kalbelia en France et du Banghra en Angleterre. La danse Kalbelia vient du Rajasthan. Ce lieu est donc le mieux approprié pour partir à la recherche de quelqu'un qui peut vous l'enseigner. Il faut aussi savoir qu'il y a de nombreux styles différents au sein même d'1 style particulier de danse folklorique. Pour la danse Kalbelia par exemple, certaines danseuses sont plus connues que d'autres au Rajasthan et en France mais il y a aussi de nombreux/ses autres artistes toutes aussi talentueux/es, qui vont tous avoir un style qui leur est propre. Lors de ma visite à Jodhpur, j'ai eu l'immense chance de pouvoir rencontrer et danser dans une famille qui pratique la danse Kalbelia depuis des générations. Souvent, ce sont des familles de danseurs qui apprennent et développent leur style de générations en générations et ils portent le nom de famille qui correspond à l'activité de leur caste. Les gens font donc appel à ses familles là pour faire des spectacles. Ces familles sont donc connues par de nombreuses personnes et sont, je pense (mais peut-être que la chance m'a aidé à les trouver) facilement approchables. La vie de ses artistes est parfois très dure et vous n'allez pas forcément comprendre ce que vous voyez autour de vous si vous vous lancez dans ce monde là. Je ne peux malheureusement rien vous dire de plus à ce sujet car j'étais venu en Inde dans le but d'apprendre le Kathak, et c'est maintenant ce que je suis en train de faire.

Alors que les danses folkloriques commencent à être malmenés par les effets de la vie moderne, les danses classiques indiennes elles, sont LOIN de disparaitre tant elles sont institutionnalisées et codifiées :

2) Les danses Indiennes classiques :

Voici un tableau des 9 danses classiques de l'Inde et de leur état d’origine selon la Sangeet Natak Academie.

Dance form State(s) of origin Bharatanatyam ->>Tamil Nadu Kathak ->>Uttar Pradesh Odissi ->>Orissa Kathakali ->>Kerala Mohiniyattam ->>Kerala Kuchipudi ->>Andhra Pradesh Manipuri ->>Manipur Gaudiya Nritya ->>West Bengal Sattriya ->>Assam

Si vous voulez vous lancer dans l'apprentissage d'une de ces danses, c'est comme si vous vouliez apprendre le Ballet en France. Vous pouvez très bien choisir d'aller en Inde et suivre seulement quelques heures de cours de la danse classique que vous avez choisi de découvrir. Cependant, si votre but est de maitriser ce style, cela vous prendra de nombreuses années de travail. La différence majeure ici avec notre danse classique nationale est que les danses classiques indiennes ne se limitent pas à l'apprentissage de la danse. Le solfège et le théâtre vont faire partie intégrale de votre apprentissage, ainsi que la musique, le chant et le yoga dans certaines écoles. La musique, le théâtre, le chant et la danse sont intimement liés en Inde. Les grandes écoles de danse classique du pays proposent des programmes complets d'apprentissage avec un diplôme à la clé. Même chose que pour les danses folkloriques ici, il y de nombreux sous-groupe de style différent dans chaque forme de danse. Chaque grande ville de l'Inde (Mumbai, Delhi, Kolkatta..) offre la possibilité d'apprendre la plupart de ces 9 danses classiques, mais vous trouverez beaucoup plus de professeurs particuliers et écoles dans la région d'origine du style que vous voulez apprendre. A savoir aussi que certaines écoles sont plus réputées que d'autre. Les meilleures écoles de Kathak par exemple sont pour la plupart à Delhi. Si vous voulez vous lancer dans l'aventure (danseuse professionnelle ou pas), il va falloir choisir votre mode d'apprentissage : école ou cours privés? Les cours dans les écoles sont enseignées à année longue ce qui signifie que vous devrez habiter en Inde pendant la durée de vos études. Certaines écoles ont la capacité d'héberger leur étudiants. D'autres n'acceptent que les étudiants qui reçoivent une bourse du gouvernement indien qui va financer leurs études, comme c'est le cas de l'école Kathak Kendra à Delhi il me semble. Cette école n'accepte que les étudiants qui ont une bonne base de Kathak. Chaque école a un mode particulier de fonctionner. Il est important de bien faire attention à ce que vous choisissez ici car certaines écoles se sont transformées en véritables institutions financières et se sont éloignées de leur message d'origine. De nombreux danseurs étrangers viennent en Inde pour apprendre la danse (surtout le Baratanatyam et l'Odissi) et les locaux savent que les étrangers ont un pouvoir financier bien supérieur au leur. Quand à moi j'ai choisi les cours privés, même si plus onéreux, car plus flexibles et plus efficaces dans le temps. Je me rends à Delhi 4 mois par an pour apprendre le Kathak. Si vous vous donnez les moyens (je dois chaque année économiser pour l'année suivante) et que vous êtes motivés, les cours pivés sont selon moi la meilleure solution, peut importe le style choisi.

3) La danse Bollywood : C'est le style de danse des films Indiens Bollywood qui sont en langue hindi et produits pour la plupart dans la région de Mumbai (Bombay). Ce style mélange un peu de tout (danses folkloriques et classiques indiennes, danses occidentales, danse orientale etc..). Il y a aussi la version Tamoule, le Kollywood, au Tamil Nadu. Il y a de nombreux styles de danse Bollywood différents, du plus traditionnel au plus occidentalisé. Certaines chorégraphies Bollywood vont être plus influencées par le Baratanatyam ou le Kathak alors que d'autres vont plus ou moins ressembler à notre style modern-Jazz. Les films indiens actuels semblent de plus en plus tournés vers l'occident et les magnifiques chorégraphies du film Devdas se font de plus en plus rares! Si vous voulez apprendre ce style, le mieux selon moi est de l'apprendre chez nous! Il y a de nombreux professeurs de danse Bollywood compétents en Europe et en Amérique du Nord. Mais c'est vrai que certaines villes sont plus reconnues que d'autres dans ce domaine comme par exemple Londres ou New York. Pour ce qui est de l'apprentissage de ce style en Inde, Mumbai me semble l'endroit le plus approprié. J'ai fait partie d'une troupe de danse Bollywood basée à Toronto et notre prof venait de Mumbai. Elle me disait qu'il y a de nombreuses bonnes écoles dans cette région. Mais je ne peux pas dire grand chose de plus à ce sujet, je n'ai jamais essayé de trouver des cours de Bollywood en Inde. Je recommande une grande prudence aux danseurs qui veulent se lancer là dedans en Inde. Encore une fois, les locaux savent très bien nous duper. Attention aussi aux productions Bollywood qui recherchent des danseuses "blanches" pour jouer dans leur films à Mumbai. Préparer vous aux jupes courtes et choré sexy; plus important : pensez aux conséquences ce que vous faites! Le public indien juge les occidentaux de la façon dont ils se montrent dans les films et il n'est pas rare que certaines touristes occidentales se fassent toucher dans les transports en communs parce que certains indiens pensent que de toute façon " elles vont tout accepter, ce sont des filles faciles". Si vous avez un peu de bon sens et de respect pour vous même et pour la culture indienne, n'acceptez pas n'importe quoi.Comment et Combien :Quel est votre degré d'intérêt envers la danse et les danses indiennes? vous y intéressez-vous de façon professionnelle et/ou voulez-vous plutôt vivre une expérience locale profonde et/ou amusante? Votre degré d'intérêt est intimement lié avec la qualité de la formation que vous choisirez. En danse classique indienne, les professeurs les plus réputés chargent plus que les autres (en cours privés). J'ai vu les prix par heures de cours privé passer de 200Rp (3 euros) de l'heure à 1000Rp (15 euros) selon la région de l'Inde et la réputation du professeur. Mais comme vous le verrez, tout est possible en Inde et la diversité de ce que l'on va vous proposer n'a des fois aucun sens (plus particulièrement pour les cours de danses folkloriques): Une danseuse renommée d'exception rencontrée à Jodhpur, m'a proposé des cours gratuitement, tandis qu'une danseuse à Udaipur, sans talent exceptionnel, faisait payer ses cours. Comme dis plus haut, les cours privés sont selon moi les plus avantageux quand vous n’habitez pas en Inde. Les cours privés sont quelque chose de très communs en Inde et facile à trouver. Ceci marche aussi pour les cours de musique et de chant. Vous pouvez marchander le prix de vos cours avec votre professeur en fonction de votre situation financière. Tous ceux que j’ai rencontrés étaient très compréhensifs à ce sujet.

Voilà n'hésitez pas à compléter ce post avec vos expériences artistiques! Si vous avez des questions à me poser, n'hésitez pas à me contacter, je serais ravie de pouvoir vous aider.
Inde: rejoindre la ville de Khanjuraho à partir d'Umaria? English translation pending
by Mathbc · 2011-10-06 · 7 replies
Bonjour à tous

Je prépare présentement mon itinéraire pour mon voyage en Inde du nord que je compte effectué de fin mai au mois de juillet. Je me demandais si vous connaissiez un moyen simple et si possible à petit budget de rejoindre la ville de Khanjuraho à partir d'Umaria. Je ferai un safari dans le parc national de Bangdhavgarh (où je serai basé à Tala) et je voudrais par la suite me dirigé vers Khanjuraho. Or, j'en suis venu à la conclusion qu'il serait plus facile de trouver un moyen de transport depuis Umaria que Tala. Malheureusement, aucun train ne rejoint Khanjuraho (même de Satna). Je me demande donc s'il existe un bus qui rejoint Umaria (ou Tala) à Khanjuraho ou bien devrais-je trouver un chauffeur qui puisse m'y conduire directement (cet option me tente beaucoup moins compte tenu du prix beaucoup plus élevé...). De plus, je précise que je suis quelque peu serré dans le temps compte tenu du fait que j'aimerais être à Mumbai ou bien Goa avant le mois de juillet et ainsi (avec un peu de chance) éviter la mousson.

Merci beaucoup Mahbc😛
Arriver en Inde par la voie terrestre English translation pending
by Ptiteflo3809 · 2011-06-10 · 2 replies
Je sais que ce sujet a déjà été abordé🤪, mais sans jamais de réponses bien concrètes! Maintenant que (grâce aux voyageurs de voyageforum🙂!) je sais que c'est possible, je voudrais avoir un peu de détails, notamment pour le côté financier, est ce que les bus sont chers? Organisez-vous les trajets à l'avance ou vous les réservez au jour le jour au long de votre voyage? Nous aimerions rester un mois en Italie, puis ensuite partir direction la Turquie. Qu'en est il de l'Irak-Iran-Pakistan? Je sais que selon le contexte politique ça peux ne pas être prudent, mais y'en a t'il qui l'ont fait? Ou tout le monde prend un avion de l'Irak à l'Inde? Dans quelle ville d'Inde arrivez vous? Je vous remercie pour ces informations, à bientôt sur la route... 😛
Premier voyage seule, un mois sur l'Inde en octobre English translation pending
by Galbizaara · 2011-05-27 · 37 replies
Donc voilà, je pars en Inde au mois d'octobre (si tout va bien) pour une durée d'un mois et j'ai plusieurs questions. Premièrement, j'aimerai savoir si c'est la bonne saison. Ensuite, j'aimerai savoir quels vaccins sont nécessaires, et combien d'argent je dois prévoir. Je suis une jeune femme de 20 ans, et j'ai trouvé un jeune homme de mon âge via le net, un Indien, qui est d'accord pour m'accompagner tout au long du voyage, et me faire visiter, et je lui ai proposé d'en faire de même le jour où il viendra en France. Je l'ai déjà eu au téléphone une fois, et on s'échange pas mal de mail. Mon entourage me conseille d'être prudente, mais franchement, je ne suis pas du genre à voir le mal partout, mais j'aimerai savoir si il y en a déjà eu parmi vous qui ont tenté l'expérience ? Ensuite j'aimerai juste savoir comment ça se passe là-bas pour les douches, puis-je prendre mon savon ou bien je pourrais en trouver sur place ? Pour les boissons, les baignades, les précautions à prendre, et pour les toilettes, comment ça se passe ? (y'a t-il du PQ ? ou bien...). Bon je sais que c'est un peu "débile" de se poser ce genre de question, mais je n'ose pas les poser à mon ami, et vu qu'il vit là-bas tout cela doit lui paraître "simple". J'ai aussi une peau qui a tendance à prendre facilement des coups de soleil, devrais-je prendre une crème solaire, ou bien sur place (question liquide j'ai un peu peur par rapport à l'avion de pas être en règle)...En parlant d'avion, justement, ça sera la première fois pour moi, et j'ai un peu peur de me paumer entre deux escales...Mais bon, ça sera amusant. Je ne parle pas très très bien l'anglais non plus, je ne sais pas trop comment je vais réussir à me faire comprendre...En ce qui concerne les vêtements, je ne sais pas comment partir d'ici, j'ai cru comprendre que là-bas les vêtements ne doivent pas dépasser le dessus du genou, etc...et je préfère respecter ça. Enfin, j'aimerai savoir pour les cigarettes, j'ai entendu dire qu'une femme qui fume là-bas c'est très mal vue, et je ne sais pas trop comment faire par rapport à ça...

Merci beaucoup de m'avoir lu, si vous avez déjà été là-bas, ce serait sympa de m'éclairer un peu sur tout ça, je vous remercie encore, passez une bonne journée!
Pakistan: visa à la frontière chinoise, hôtels... English translation pending
by Lordfichtre · 2011-05-23 · 3 replies
Bonjour à tous,

J'aimerais finaliser mon parcours (début Juillet) mais j'ai avant cela quelques questios :

- Avec les derniers évènements, le VISA à la frontière chinoise est-il toujours OK ? - Quels hotels/GH à conseiller pour les villes Gilgit - Islamabad - Lahore - Quetta - Taftan ? - Quelles sont les régions où on est accompagné par la police ?

Merci à vous :)
Catalogue énorme de musique indienne en ligne English translation pending
by Thartampion · 2011-05-23 · 9 replies
Bonjour J'ai effectué une recherche par mots clés, mais je n'ai trouvé aucune référence à ce service, alors voilà (et désolé si c'est un post redondant)

Google a mis en place un service d'écoute de musique en ligne consacré à l'Inde C'est , à mon avis, tout simplement formidable; on y trouve de tout, musiques de films récents ou datant des années 50, des bhajans, des ghazals, de la penjabi dance ou de la musique classique

Un régal pour une balade sonore, une première exploration ou pour se replonger dans une ambiance qui réveillera la douce nostalgie, préalable au prochain départ:) allez-y voir, ça se trouve là
Sécurité à Lahore? (fin mai 2011) English translation pending
by Lanskies · 2011-05-23 · 7 replies
Bonjour,

Je prévois de me rendre quelques jours à Lahore (depuis Amristar) au mois d'aout prochain. Est-il possible d'avoir des infos (les plus actuelles possibles) sur les conditions de sécurité là-bas? Est-il vraiment risqué de séjourner dans ce secteur? (ce n'est pas Karachi ou peshawar tout de même...!?) Je suppose qu'il faut contacter l'ambassade française dès que l'on entre sur le territoire pour signaler notre présence?

Merci pour vos réponses.
Bon restaurant indien ou mexicain à Genève? English translation pending
by Kivoyage · 2011-05-15 · 4 replies
bonjour voila mon premier post et c est pour savoire si quelqu un connait un bon resto indien ou mexicain parceque meme si ca fait 20 ans que j y habite j ai rien trouver d extraordinaire
Nizwa (Oman) en juin: trop chaud? English translation pending
by Joyedozoir · 2011-04-12 · 7 replies
Bonjour, Je pars à oman début juin. Je me pose la question pour visiter la région de muscat / nizwa / Sur à cette époque à cause de la chaleur : faut-il mieux rayonner de muscat avec des excursions journalières et rentrer le soir ou est-il possible d'aller passer 2 jours à nizwa ? J'ai vu qu'àcette époque les campements dans le désert sont fermés. Merci d'avance à qui saura m'éclairer !
Logement(s) à Ajmer et/ou Pushkar? (Inde) English translation pending
by Chinois · 2011-04-01 · 3 replies
Bonjour à tous. 🙂 nous sommes deux qui comptons début Mai prochain consacrer deux jours pleins (ou plus) à Ajmer et Pushkar . Au moins deux nuits sur place, donc , soit dans la même ville, soit dans chacune des deux (ns ne sommes pas encore décidés! )

nous désirons nous loger dans ce que L.P. nomme la "catégorie moyenne" soit dans la catégorie "moyen à plus chic" du GDR

A Ajmer le Haveli Heritage Inn devrait nous convenir / Le connaissez vous ?

A Pushkar le Green Park Resort nous attirerait pour sa grande piscine .( d'après L.P. ) Mais cet hôtel n''est plus signalé dans le GDR Qu'en est il ? Etes vous au courant.??

Toutes vos infos sont bienvenues :/ Merci. d'avance 😊
Impressions pakistanaises English translation pending
by Lucq · 2011-01-27 · 8 replies
Difficiles à résumer ! Il y en a tant de différentes et contradictoires.

D’abord on peut dire qu’il y a trois Pakistan:

Celui des montagnes: Gilgit, Chitral, Hunza. Celui de la NWFP(north-west frontier province) : Peshawr Rawalpindi, les pachtounes, en bref: l’Inde de Kipling. Et enfin celui de l’Inde musulmane: Lahore, Multan, Karachi, le Penjab. On pourrait y rajouter un quatrième : Islamabad, qui aux dires des pakistanis, est à 15 kms du...Pakistan !

Ce qui frappe d’abord c’est l’accueil et la gentillesse des gens !

Et puis souvent on a l’impression de faire un voyage dans le temps et dans l’Empire des Indes britanniques: l’armée, les sultans, les escortes militaires, les innombrables tasses de thés avec les autorités, les énormes registres où parfois on trouve des noms tels que Mountbatten, Churchill, Jinnah, Montgomery...

Aussi les gares: à Lahore, la gare ressemble à un mélange de St Pancras Station avec la gare d’Harry Potter...

Mais il n'y a pas que ce côté carte postale rétro: il y a la misère grandissante, l’enfermement des riches dans des guettos sécurisés, la corruption et la féodalisation grandissante. Les assassinats et les petits attentats journaliers dont on ne parle pas, les target-killings et parfois les assassinats de personnalités comme hier, le gouverneur du Penjab.

Il y a la religion omni-présente, les femmes omni-absentes.

Pour tenter de survivre dans ce monde très dur, le pakistanais devient de plus en plus égoïste et arrogant.

Car ici ce n’est pas facile tous les jours: les pénuries, les coupures de gaz, d’électricité, pas de chauffage ni d’eau chaude, les restrictions d’essence et les check-posts de la police et de l’armée qui rendent certains déplacements difficiles : par exemple dans l’enclave diplomatique qui est un véritable bunker... Sinon les paysages sont vraiment grandioses et les voyages super-intéressants, même si c’est souvent très fatiguant et parfois pas marrant, souvent je me retrouve à 20 h au lit.

Sans éléctricité le soir, que faire...? De plus y a rien à faire tout a été fermé: les cinémas, les centres culturels, les cercles étrangers, etc. et le peu qui reste ferme au soleil couchant.

Les trains sont bourrés comme en Inde (moins quand même) et les bus de Peshawar et de certaines villes font penser à l’Inde mais il paraît qu’en Inde les bus sont on ne peut plus standard et qu'il n'y a qu'au Pakistan qu’on trouve ce genre de bus super-décorés ... au point même que je me demande parfois comment le chauffeur voit-il encore la route ?

La grosse différence avec l’Inde, c’est qu’ici il y a très peu de touristes et il est vrai aussi que parfois certaines aventures avec la police, l’armée et les Talibs (ou pseudo-Talibs) sont à la limite du glauque...

Par contre les pakistanais ont une vision romantique de l’Inde, beaucoup plus que les occidentaux: presque aucun pakistani n’est jamais allé en Inde et ils n'en ont que la vision d’avant 47 conjuguée à celle de Bollywood ! Pour eux l’Inde est toujours celle des Maharajas et du British Raj : pauvre et sous-développée. Par contre l’Inde politique leur est très bien connue et est leur ennemie. Il est vrai aussi qu'une bonne partie des problèmes actuels du pays remontent à la partition en 47 et à la résolution de Lahore en 40 et surtout parce que Jinnah a refusé en bloc l’United Hindusthan.

Je pourrais continuer, je devrais continuer, mais j'ai trop froid que pour bien me concentrer...

L’Auberge Rouge pakisanaise. Souvenez-vous du film l’Auberge Rouge avec Fernandel : les années 1830, au sommet des Alpes, sur la route d’Italie. Un couple d’aubergistes infernaux détrousse les voyageurs descendus dans leur auberge, les assassinen, les découpent en morceaux et les servaent en repas à leur clientèle. Histoire vraie. Et bien, Ayubia et Khanaspur sont un peu, toutes proportions gardées, la vallée infernale de la NWFP: l’Auberge Rouge locale, si l’on peut dire ! Ecoutez l’histoire d’un voyageur (moi) arrivant, par un soir de tempête de neige, dans un petit village au milieu d’une épaisse forêt remplie de singes et de tigres...

Le bus venant d’Abbottabad le dépose au lieu-dit « Kosagali », vers 16 h, sous un ciel lourd de menaces... Le voyageur s’en va à pied: objectif Khanaspur, l’auberge de jeunesse de Khanaspur à 4 kms de là. Avant d’aller plus loin, il faut préciser que Khanaspur est la plus ancienne auberge de jeunesse du Pakistan. Inaugurée en 1951 par Lord Mounbatten dans une ancienne résidence gouvernementale qui a servi au dit Lord de lieu secret de tractations avec Jinnah et Nerhu lors des pourparlers de 46-47. De Kosagali à Ayubia, 2 kms. D’Ayubia à Kosagali, encore deux autres kms... Le temps devenant de plus en plus incertain, le voyageur demande des renseignements à Ayubia, mal lui en prit : il est repéré. Les deux derniers kms, il les parcours dans la pénombre en compagnie d’un jeune garçon sympa du coin. Arrivés au bout de la route, apparaît enfin le bâtiment de l’auberge de jeunesse, plongé sous une épaisse couche de neige. Le gardien, qui avait été prévenu le matin de l’arrivée du voyageur n’était évidemment pas sur place. C’est alors que le garcon propose au voyageur de venir dans sa chaumière, mais le repas a déja été servi et il y a plus de 10 personnes dans l’unique pièce à se partager deux matelas... On se met donc en quête de trouver une auberge ouverte. Le village ne comporte qu’une unique rue, en temps normal cela ne doit pas poser de problèmes mais en pleine tempête de neige, dans le noir et entouré de loups, de singes et de tigres affamés, pas si facile ! Premièrement on entre au Islamabad café , un boui-boui où il n’y a plus rien à manger mais où les gens sont très chaleureux, ils me mettent en garde contre les gens de la vallée qu’ils trouvent mauvais, je n’y prends pas garde évidemment... Plus loin, on trouve une cuisine ouverte, on s’installe autour du feu. Ambiance fausse. On mange des légumes et un pain, une tasse de thé. Les hommes parlent beaucoup: de religion surtout… trop. Ils sont suspicieux sur ce voyageur solitaire qui arrive le soir, dans la tempête, et surtout qui n’est pas musulman ! Finalement, ils disent qu’il y a une chambre libre. Trop cher: ils profitent de la situation et demandent 1200 roupies pour une chambre qui n’en vaut pas 100 et 100 roupies pour un repas qui en vaut 30, je refuse : le garçon tente de leur faire comprendre qu’ils ne doivent pas profiter de la situation et que c’est un devoir de l’Islam de porter assistance aux personnes égarées. Surprise, un vieux bonhomme répond que cela ne s’applique pas aux Chrétiens et nous met à la porte, dans la tempête. Le garçon me dit d’attendre car il va aller voir son père et trouver une solution. La tempête fait rage, il y a des éclairs maintenant et comme je n’ai pas de feu, les cris des loups se rapprochent. N’ayant plus de notion du temps, je pense que le jeune type s’est enfui lui aussi et ne veut pas m’aider (plus tard, j’apprendrai qu’il s’est écoulé 10 minutes seulement). Pris de panique, je cours sur la route et je crie : une porte s’ouvre, quelqu’un sort. Je lui explique la situation. Son anglais n’est pas bon mais il comprend qu’il y a un problème. Il m’emmène de l’autre côté de la rue dans une salle de restaurant où il y a trois Penjabis en train de manger à la lueur d’une lampe à gaz. Nouvelle explication. Ils me disent de ne pas m’en faire : l’hôtel appartient à un de leurs amis de Lahore et je peux passer la nuit là (sans payer) avant de décider si je veux rester dans la vallée ou rentrer à Islamabad avec eux. Ce sont de riches Penjabis de Lahore venus voir la tempête de neige ! Nuit froide sans chauffage ni éclairage. Au petit matin ils s’en vont vers Islamabad, je descends vers Khanaspur, je veux le voir ce fameux «hostel». Chemin faisant, je rencontre un des types de l’Islamabad Café, je lui explique la situation. Il est au courant et me dit qu’il est sorti vers 22 h pour me chercher mais qu’il a dû y renoncer car la tempête était trop violente. On chemine ensemble, il est gardien dans un hôtel fermé pour l’hiver. Il me propose, s’il ne m’est pas possible de dormir à l’auberge, de passer la nuit chez lui. Visite de l’ « hostel » : cela ressemble à un cottage anglais abandonné. On entre : ni eau, ni électricité et surtout, tout est enseveli sous 50 cm de neige qui ne fondra qu’en mars ! On remonte vers Ayubia. Je dormirai chez Sohail. Chez lui non plus, pas d’eau, pas d’éléctricité, mais au moins, m’imaginais-je, les hôtels et les restos ne sont pas loin... Erreur, pas de nourriture disponible. Des biscuits, quelques naans et un petit fond de potée aux légumes. Il y a bien un hôtel en face qui a tout, mais ils refusent de servir si on ne prend pas une chambre. L’après-midi se passe : décor fabuleux de carte postale mais l’envers c’est… l’Auberge Rouge ! Le soir, on ne trouve rien à manger, Sohail me dit qu’il reçoit des messages lui disant de prendre garde à l’étranger et de ne pas l’héberger... Lui aussi me dit que certains habitants de la vallée, les natifs, sont mauvais vis-à-vis des étrangers et qu’ils ne voient que le profit, et de fait : cette vallée sert de cour de récréation aux nantis d’Islamabad et de Lahore pour qui 1000 roupies de plus ou de moins ne font pas la différence. Sohail est un garçon de 19 ans qui a des problèmes avec sa famille : ses parents ont divorcé et se sont remariés, et comme souvent en Islam, ils ont chassé les enfants du premier mariage. C’est un garçon intelligent et serviable, il aimerait quitter la vallée. Nuit sans histoire et sans manger, Sohail a bien tenté de faire des chapatis, mais le résultat n’étant pas... mangeable on s’est contenté de thé et de noisettes. Le matin: départ pour le carrefour, à deux kms de là, dans un paysage féérique, puis bus pour Murrée et Islamabad. Vallée maudite? Qui sait… en tout cas il y plane une drôle d’ombre! Le fantôme de Mountbatten et la malédiction de la Partition semblent avoir pris possession de cet endroit. L’Inde et le Kashemir divisés sont tout proches : Shimla l’ancienne capitale d’été du Raj, symbole de l’échec des négociations entre Nerhu et Jinnah, est juste de l’autre coté de la montagne, côté indien. Vallée maudite encore, digne d’un film d’épouvante, tous les ingrédients y sont : ail au dessus des fenêtres et des portes des maisons, gris-gris en abondance, loups et tigres, méfiance et préjugés ! Voilà bien une aventure digne d’une nouvelle de Kipling et de la NWFP. Pourtant cela c’est passé dans la nuit du 14 au 15 janvier 2011 !

L’histoire d’un voyageur espagnol.

La première fois que je l’ai rencontré, c’était à Gilgt, dans le nord du Pakistan. Il venait d’Inde et evait le look Hippie-dread des jeunes voyageurs à long terme dans ce pays. Ici, bien que le culture soit semblable, ça ne passe pas. Cela ne passe pas en pays Musulman ou l’aspect propre est primordial: d’ailleurs les locaux appellent ce look, le look taliban...c ‘est dire. En fait ce look est celui des pauvres, et ça ne passe pas avec les étrangers d’avoir un look de pauvre. Seul les afghans s’habillent comme cela, et les plus pauvres encore.

Je le rencontre à Gilgit, au mois de septembre. Au Madina Hotel, le point de rencontre de tous les trekkeurs de la région. Il n’a pas de plan précis, il est au Pakistan depuis plus de 4 mois. Il parle Urdu.

Quelques deux mois après, je le retrouve à Islamabad.

Il débarque hagard, le cheveux court et rasé de près, vers 10 h du soir au Tourist Campsite où je suis en compagnie d’un chinois désagréable. Il est stressé, il a peur. Petit à petit il me raconte son histoire.

Il a traversé à pied la vallée de Swat, région considéré comme à risque par la police. Un soir, au village de Mingora, la police l’arrête. Elle le soupçonne d’être taliban. Il passe un sale moment : on le tranfert de prisons en bunkers et finalement, au bout d’une semaine, il est libéré. Incroyable mais vrai. Et il n’est pas le seul à avoir fait cette expérience: depuis 2007 et l’attaque suicide du Marriot à Islamabad, une dizaines d’étrangers, principalement des Français, ont partagé le même sort. L’histoire d’un Français et d’une Chinoise ayant eu des déméles avec la police de Peshawar en 2009 est particulièrement célèbre. Celui-là aussi a passé quelques mois dans les geôles peshawaries...

Durant cet été 2010, un Français, que j’ai rencontré à Passu, Gilgit et Peshawar, à aussi gouté de la prison à Peshawar, après un petit voyage en Afganisthan. Quelle histoire...

De fait, malgré sa libération, notre voyageur espagnol est sous surveillance de la police et ne pourra finalement quitter le territoire que sous escorte de l’ambassade espagnole.

L’histoire de Mohammed Hassan...

Il y à un mois environ, à l’Auberge de Jeunesse d’Islamabad, arriv un homme qui écoute la radio toute la nuit. Il est incapable de dormir sans une radio collée à ses oreilles. Etant dans le lit au dessus de lui, au bout de la deuxième nuit, je me suis faché.assez fort, comme ceux qui me connaissent le savent... Cet homme, Mohammed Hassan, revient périodiquement à l’Auberge et écoute toujours sa radio, mais je ne suis plus dans la même chambre, donc pas de problèmes.

Le plus drôle dans cette histoire banale, somme toute, c’est qu’il fait partie de la famille (proche) du Premier Ministre Gilani. Et cela éclaire l’histoire sous un autre jour...

Il y a, ici au Pakistan, une émission comparable aux Guignols de l’Info, toute aussi désopilante. On y voit souvent le premier ministre en train de danser avec un air grâcieux, mais totalement inéfficace...il faut dire que la situation politique et le style des hommes politiques est assez proche de la situation en Belgique. On s’agite, on parle, on brasse de l’air...mais rien ne bouge, tout empire.

Cet après-midi, Mohammed Hassan était de retour à l’Auberge, et à profité du beau temps pour laver ses vêtements. Il était donc dans le jardin en train de danser avec son shalwar (pantalon très bouffant) afin de le faire sécher plus vite...tout comme dans les caricatures du Premier Ministre qu’on voit à la télé... on peut bien se demander ce que fait un proche du Premier Ministre dans une Auberge de Jeunesse à 100 roupies la nuit ?

Voila bien un gouvernement qui pourrait siéger en Belgique où les discussion inutiles de nos politiques, incapables de forlmer un gouvernement malgré deux élections successsives, paralysent le pays depuis 2006...avis aux di Rupo et autres de Wever.
Traversée de l'Iran et du Pakistan direction l'Inde à moto English translation pending
by Cacarlinho · 2011-01-19 · 11 replies
Bonjour,

je projette d'aller en Inde en moto. Pour y aller j'aimerais passer par l'Iran et le sud du Pakistan (Karachi).

Est-ce que quelqu'un a passé par là récemment? Sur le Forum on trouve beaucoup de récits, mais qui commencent malheureusement à dater ou alors ce sont des récits de voyageurs qui l'on fait dans l'autre sens.

Je suis OK avec les visas et le CDP, j'aimerais juste avoir des infos sur les routes, l'ambiance (safe? accueillant? kidnapping? bakchich?...)

Merci d'avance pour votre aide!
Impressions pakistanaises... et "L'Auberge rouge" English translation pending
by Lucq · 2011-01-17 · 6 replies
Difficiles à résumer ! Il y en a tant de différentes et contradictoires. D’abord on peut dire qu il y a trois Pakistan: celui des montagnes: Gilgit, Chitral, Hunza. Celui de la NWFP(north -west frontier province) : Peshawr Rawalpindi, les pachtounes, en bref: l’Inde de Kipling. Et enfin celui de l’Inde musulmane: Lahore, Multan, Karachi, le Penjab. On pourrait y rajouter un quatrième : Islamabad, qui aux dires des pakistanis, est à 15 kms du...Pakistan !

Ce qui frappe d’abord c’est l’accueil et la gentillesse des gens ! Et puis souvent on a l’impression de faire un voyage dans le temps et dans l’Empire des Indes britanniques: l’armée, les sultans, les escortes militaires, les innombrables tasses de thés avec les autorités, les énormes registres où parfois on trouve des noms tels que Mountbatten, Churchill, Jinnah, Montgomery... Aussi les gares: à Lahore, la gare ressemble à un mélange de St Panchras Station avec la gare d’Harry Potter... Mais il n'y a pas que ce côté carte postale rétro: il y a la misère grandissante, l’enfermement des riches dans des guettos sécurisés, la corruption et la féodalisation grandissante. Les assassinats et les petits attentats journaliers dont on ne parle pas, les target-killings et parfois les assassinats de personnalités comme hier, le gouverneur du Penjab.

Il y a la religion omni-présente, les femmes omni-absentes. Pour tenter de survivre dans ce monde très dur, le pakistanais devient de plus en plus égoïste et arrogant. Car ici ce n’est pas facile tous les jours: les pénuries, les coupures de gaz, d’électricité, pas de chauffage ni d’eau chaude, les restrictions d’essence et les check-posts de la police et de l’armée qui rendent certains déplacements difficiles : par exemple dans l’enclave diplomatique qui est un véritable bunker... Sinon les paysages sont vraiment grandioses et les voyages super-intéressants, même si c’est souvent très fatiguant et parfois pas marrant, souvent je me retrouve à 20 h au lit. Sans éléctricité le soir, que faire...? De plus y a rien à faire tout a été fermé: les cinémas, les centres culturels, les cercles étrangers, etc. et le peu qui reste ferme au soleil couchant. Les trains sont bourrés comme en Inde (moins quand même) et les bus de Peshawar et de certaines villes font penser à l’Inde mais il paraît qu’en Inde les bus sont on ne peut plus standard et qu'il n'y a qu'au Pakistan qu’on trouve ce genre de bus super-décorés ... au point même que je me demande parfois comment le chauffeur voit-il encore la route ?

La grosse différence avec l’Inde, c’est qu’ici il y a très peu de touristes et il est vrai aussi que parfois certaines aventures avec la police, l’armée et les Talibs (ou pseudo-Talibs) sont à la limite du glauque... Par contre les pakistanais ont une vision romantique de l’Inde, beaucoup plus que les occidentaux: presque aucun pakistani n’est jamais allé en Inde et ils n'en ont que la vision d’avant 47 conjuguée à celle de Bollywood ! Pour eux l’Inde est toujours celle des Maharajas et du British Raj : pauvre et sous-développée. Par contre l’Inde politique leur est très bien connue et est leur ennemie. Il est vrai aussi qu'une bonne partie des problèmes actuels du pays remontent à la partition en 47 et à la résolution de Lahore en 40 et surtout parce que Jinnah a refusé en bloc l’United Hindusthan. Je pourrais continuer, je devrais continuer, mais j'ai trop froid que pour bien me concentrer...

L’Auberge Rouge pakisanaise.

Souvenez-vous du film l’Auberge Rouge avec Fernandel : dans les années 1830, au sommet des Alpes, sur la route d’Italie, un couple d’aubergistes infernaux détroussait les voyageurs descendus dans leur auberge, les assassinaient, les découpaient en morceaux et les servaient en repas à leur clientèle. Histoire vraie.

Et bien, Ayubia et Khanaspur sont un peu, toutes proportions gardées, la vallée infernale de la NWFP: l’Auberge Rouge locale, si l’on peut dire !

Ecoutez l’histoire d’un voyageur (moi) arrivant, par un soir de tempête de neige, dans un petit village au milieu d’une épaisse forêt remplie de singes et de tigres...

Le bus venant d’Abbottabad le dépose au lieu-dit « Kosagali », vers 16 h, sous un ciel lourd de menaces... Ce voyageur s’en va à pied: objectif Khanaspur, l’auberge de jeunesse de Khanaspur à 4 kms de là.

Avant d’aller plus loin, il faut préciser que Khanaspur est la plus ancienne auberge de jeunesse du Pakistan. Inaugurée en 1951 par Lord Mounbatten dans une ancienne résidence gouvernementale qui a servi au dit Lord de lieu secret de tractations avec Jinnah et Nerhu lors des pourparlers de 46-47.

De Kosagali à Ayubia, 2 kms. D’Ayubia à Kosagali, encore deux autres kms... Le temps devenant de plus en plus incertain, le voyageur demande des renseignements à Ayubia, mal lui en prit : il est repéré. Les deux derniers kms, il les parcours dans la pénombre en compagnie d’un jeune garçon sympa du coin.

Arrivés au bout de la route, apparaît enfin le bâtiment de l’auberge de jeunesse, plongé sous une épaisse couche de neige. Le gardien, qui avait été prévenu le matin de l’arrivée du voyageur n’était évidemment pas sur place.

C’est alors que le garcon propose au voyageur de venir dans sa chaumière, mais le repas a déja été servi et il y a plus de 10 personnes dans l’unique pièce à se partager deux matelas...

On se met donc en quête de trouver une auberge ouverte. Le village ne comporte qu’une unique rue, en temps normal cela ne doit pas poser de problèmes mais en pleine tempête de neige, dans le noir et entouré de loups, de singes et de tigres affamés, pas si facile !

Premièrement on entre au Islamabad café , un boui-boui où il n’y a plus rien à manger mais où les gens sont très chaleureux, ils me mettent en garde contre les gens de la vallée qu’ils trouvent mauvais, je n’y prends pas garde évidemment...

Plus loin, on trouve une cuisine ouverte, on s’installe autour du feu. Ambiance fausse. On mange des légumes et un pain avec une tasse de thé. Les hommes parlent beaucoup: de religion surtout… trop. Ils sont suspicieux sur ce voyageur solitaire qui arrive le soir, dans la tempête, et surtout qui n’est pas musulman ! Finalement, ils disent qu’il y a une chambre libre. Trop cher: ils profitent de la situation et demandent 1200 roupies pour une chambre qui n’en vaut pas 100 et 100 roupies pour un repas qui en vaut 30, je refuse : le garçon tente de leur faire comprendre qu’ils ne doivent pas profiter de la situation et que c’est un devoir de l’Islam de porter assistance aux personnes égarées. Surprise, un vieux bonhomme répond que cela ne s’applique pas aux Chrétiens et nous met à la porte, dans la tempête. Le garçon me dit d’attendre car il va aller voir son père et trouver une solution.

La tempête fait rage, il y a des éclairs maintenant et comme je n’ai pas de feu, les cris des loups se rapprochent. N’ayant plus de notion du temps, je pense que le jeune type s’est enfui lui aussi et ne veut pas m’aider (plus tard, j’apprendrai qu’il s’est écoulé 10 minutes seulement). Pris de panique, je cours sur la route et je crie : une porte s’ouvre, quelqu’un sort. Je lui explique la situation. Son anglais n’est pas bon mais il comprend qu’il y a un problème. Il m’emmène de l’autre côté de la rue dans une salle de restaurant où il y a trois Penjabis en train de manger à la lueur d’une lampe à gaz. Je leur explique la situation, ils me disent de ne pas m’en faire. L’hôtel appartient à un de leurs amis de Lahore et je peux passer la nuit là (sans payer) avant de décider si je veux rester dans la vallée ou rentrer à Islamabad avec eux. Ce sont de riches Penjabis de Lahore venus voir la tempête de neige !

Nuit froide sans chauffage ni éclairage. Au petit matin ils s’en vont vers Islamabad, je descends vers Khanaspur, je veux le voir ce fameux «hostel».

Chemin faisant, je rencontre un des types de l’Islamabad Café, je lui explique la situation. Il est au courant et me dit qu’il est sorti vers 22 h pour me chercher mais qu’il a dû y renoncer car la tempête était trop violente. On chemine ensemble, il est gardien dans un hôtel fermé pour l’hiver. Il me propose, s’il ne m’est pas possible de dormir à l’auberge, de passer la nuit chez lui.

Visite de l’ « hostel » : cela ressemble à un cottage anglais abandonné. On entre : ni eau, ni électricité et surtout, tout est enseveli sous 50 cm de neige qui ne fondra qu’en mars !

On remonte vers Ayubia. Je dormirai chez Sohail. Chez lui non plus, pas d’eau, pas d’éléctricité, mais au moins, m’imaginais-je, les hôtels et les restos ne sont pas loin... Erreur, pas de nourriture disponible. Des biscuits, quelques naans et un petit fond de potée aux légumes. Il y a bien un hôtel en face qui a tout, mais ils refusent de servir si on ne prend pas une chambre.

L’après-midi se passe : décor fabuleux de carte postale mais l’envers c’est… l’Auberge Rouge !

Le soir, on ne trouve rien à manger, Sohail me dit qu’il reçoit des messages lui disant de prendre garde à l’étranger et de ne pas l’héberger... Lui aussi me dit que certains habitants de la vallée, les natifs, sont mauvais vis-à-vis des étrangers et qu’ils ne voient que le profit, et de fait : cette vallée sert de cour de récréation aux nantis d’Islamabad et de Lahore pour qui 1000 roupies de plus ou de moins ne font pas la différence. Sohail est un garçon de 19 ans qui a des problèmes avec sa famille : ses parents ont divorcé et se sont remariés, et comme souvent en Islam, ils ont chassé les enfants du premier mariage. C’est un garçon intelligent et serviable, il aimerait quitter la vallée.

Nuit sans histoire et sans manger, Sohail a bien tenté de faire des chapatis, mais le résultat n’étant pas... mangeable on s’est contenté de thé et de noisettes. Le matin: départ pour le carrefour, à deux kms de là, dans un paysage féérique, puis bus pour Murrée et Islamabad.

Vallée maudite? Qui sait… en tout cas il y plane une drôle d’ombre! Le fantôme de Mountbatten et la malédiction de la Partition semblent avoir pris possession de cet endroit. . L’Inde et le Kashemir divisés sont tout proches. Shimla l’ancienne capitale d’été du Raj, symbole de l’échec des négociations entre Nerhu et Jinnah, est juste de l’autre coté de la montagne, côté indien.

Vallée maudite encore, digne d’un film d’épouvante, tous les ingrédients y sont : ail au dessus des fenêtres et des portes des maisons, gris-gris en abondance, loups et tigres, méfiance et préjugés !

Voilà bien une aventure digne d’une nouvelle de Kipling et de la NWFP. Pourtant cela c’est passé dans la nuit du 14 au 15 janvier 2011 !
Reconstruction de l’Himalaya Film Studio de Leh English translation pending
by Decouvreuse · 2010-12-27 · 1 reply
Reconstruction de l’Himalaya Film Studio de Leh Une très belle histoire demande à être soutenue. Deux jeunes réalisateurs Indiens, Zangpo serthi et Stanzin Gya, en France jusqu’au 10 Janvier 2011 (mais ils reviendront) nous présentent leurs œuvres d’un intérêt indéniable tout en tentant de reconstruire le studio de cinéma Himalaya Film Studio Leh, qu’ils avaient créé et qui a été détruit par une catastrophe naturelle sans précédent ayant eu lieu à Leh/ HIMALAY du LADAKH en Août 2010 .Auteurs d’un documentaire « living with change », (traduit en français) sur le réchauffement climatique dans leur région du Ladakh, primé en Inde, ils reconstruiront leur studio de façon à ce qu’il fonctionne à l’énergie solaire.

Ci dessous, présentation de deux de leurs réalisation (une fiction et un documentaire) ainsi que leur parcours et leurs besoins (texte écrit par la réalisatrice Christianne Mordelet) :

LIVING WITH CHANGE de Zangpo serthi et Stanzin GyaUne production HIMALAYA FILM STUDIO - LEH documentaire 25’ Séléctionné au festival international du Film de Montagne d’Autrans 2010 Documentaire sur le réchauffement climatique et ses ravages au Ladakh. Production : Himalaya Film Studio- LEH. Sélection au festival d’Autrans. Les réalisateurs sont nés dans de petits villages d’éleveurs isolés du Ladakh. Zangpo Serthi écrit les scénarios des films, les musiques, les chansons. Stanzin Gya est à la caméra, tourne et monte les images. Ce film documentaire cherche un diffuseur

MIGCHOOU (L'eau des yeux) un film de STANZIN GYA & ZANPO SERTHI Fiction LADAKHIE SOUS TITREE en FRANCAISUne production HIMALAYA FILM STUDIO - LEH 1h30

L'histoire du film :

Sonam est le fils de Yangskit et de Paljor, deux parents aimants et désireux de lui donner la meilleure éducation possible. Yangskit meurt de maladie et fait promettre à son mari de tout faire pour que Sonam reçoive la meilleure éducation, et devienne un homme instruit, ...un sage. Paljor se remarie une dizaine d'année plus tard avec Kunzès qui va tout de suite considérer Sonam comme "garçon de ferme", ne lui donnant que des ordres de travail et ne lui permettant pas d'aller à l'école. Tashi naît de ce second mariage, et lui aura toutes les facilités pour étudier. Sonam tombe malade de trop travailler. Le docteur, à cette occasion, apprend à Tashi que Sonam est son demi frère. Tashi est pris de remords et essaye de comprendre ce "grand frère" méconnu. D'une longue discussion entre eux naissent, amour, complicité, et respect mutuel.

LES REALISATEURS : Deux jeunes hommes, nés dans des petits villages d'éleveurs isolés du Ladakh...ZANGPO SERTHI : 31 ans, ainé d'une famille très pauvre du village de Serthi, il est resté plusieurs mois dans le coma; puis paralysé suite à un très grave accident lorsqu'il avait 15 ans. Amputé d'un bras, il savait qu'il ne pourrait plus prendre part aux travaux de la ferme familiale. Il traverse deux années de désarroi et, n'acceptant plus d'être "un bébé et un roi" au sein de sa famille, il quitte son village et va à la ville. Il essaye de travailler dans une boutique et "commence à se faire du cinéma et de la musique dans sa tête". Une volonté et une créativité hors du commun ont fait de lui, 15 ans plus tard, un réalisateur, musicien, compositeur, célèbre dans sa ville, apprécié au Ladakh et même dans l'état du Jammu et cachemire. STANZIN GYA :

33 ans, cadet d'une famille de six enfants, agriculteurs et éleveurs aux confins du "Changtang" (Hauts plateaux à 5000m d'altitude), il passe une grande partie de son enfance et de son adolescence à garder les yacks et les chèvres "pashmina" (qui font le cachemire) de sa famille sur les plateaux. Quand un jour, il annonce à sa mère son désir d'être cinéaste, elle le regarde comme un extra-terrestre ! Il rencontre alors le directeur du S.E.C.M.O.L. (une ONG Ladakhie dont un des but est de permettre des scolarisations qualifiantes aux jeunes Ladakhis motivés) et Stanzin y passe sept ans. Ses qualités et ses dons sont remarqués et il bénéficie alors d'une formation spécialisée en audio visuel à Delhi où il devient "Bachelor of Arts" L'histoire d'une rencontre :

L'âge, les milieux sociaux, les histoires personnelles, les difficultés de vie, les désirs professionnels, communs, ont réunis, il y a six ans, Stanzin et Sangpo. Ils fondent "HIMALAYA FILM STUDIO" empruntant aux amis, vendant des moutons...Ce sont des années de "galère", mais tous les deux veulent faire de leur vie quelque chose d'utile pour leurs villages, et refusent la vie facile de "fonctionnaire d'état". Zangpo écrit les scénarios des films, les musiques, les chansons. Stanzin est à la caméra, tourne et monte les images. Les acteurs sont tous des Ladakhis, bénévoles, non professionnels (ça n'existe pas la haut...!!) qui font ça avec leur coeur, et pour qui c'est une incroyable aventure aussi. MIGCHOOU est leur second film. Il rencontre un immense succès tant à LEH (la ville) que dans les petits villages, où ils le diffusent dans une petite camionnette équipée d'un écran et d'un groupe électrogène. C'est un film ÉTONNANT, DÉROUTANT, profondément marqué par la "double culture" des deux réalisateurs, nés dans une culture "Tibétaine" de l'Himalaya, mais INDIENS, car formés à la culture indienne de Delhi et de "BOLLYWOOD" : Les moments chargés émotionnellement sont toujours pudiquement chantés par les acteurs, mais les images sont tournées dans les paysages fascinants du haut Ladakh, dans les déserts de haute altitude. L'amour de leur culture et de leurs villages, est le fil conducteur de leurs films, ainsi que l'importance de l'éducation, à laquelle ils n'ont eu accès que tardivement, à leur grand regret. Faire connaître les valeurs profondes et riches de la culture Ladakhie Pour la première fois en France, une fiction "Bollywoodienne" ladakhie sur la vie quotidienne d'un enfant qui perd sa mère. Un contraste étonnant entre les paysages désertiques et grandioses de cet Himalaya et des mélodies "sucrées", témoignant de la double appartenance culturelle Ladakhie et indienne des deux jeunes réalisateurs STANZIN et ZANGPO qui seront là, avec vous, après la projection. Un travail incroyable que ce film entièrement écrit, tourné, réalisé et monté à 4000 mètres d'altitude qui vous fera découvrir un LADAKH inédit parce que vu par un Ladakhi. A ne manquer sous aucun prétexte si vous aimez la culture Tibétaine et l'Himalya. Ils vous feront découvrir leur culture, vue de l'intérieur. Contacter l'auteur pour plus de renseignements : « Bonjour, je suis Christiane mordelet, présidente d une petite association qui travaille avec le Ladakh depuis 30ans. ( voir notre blog :
http://tisserlapaix.over-blog.fr/ ) je suis également réalisatrice et ai fait quelques films pour FR3 depuis 3 ans , je travaille avec 2 jeunes réalisateurs ladakhis , avec une petite société de production " Himalaya Film Studio " de LEH , qui employait 5 jeunes et faisait travailler plus de 20 familles quand ils tournaient une fiction Le studio a pris l eau la nuit du 5 aout et le remettre en état leur coute presque 5000 eu d autre part depuis cette fameuse coulée de boue qui a enseveli un cinquième de la ville , il n y a plus de téléphone fixe, et l’ électricité qui n’alimentait la ville que 3 heures par jour, n existe plus !! Il était déjà très difficile d avoir de l électricité avant (il fallait quémander auprès de l armés un jerrican de kérosène tous les 2jours, et puis ensuite il gelait et le groupe électrogène tombait en panne...) mais depuis la catastrophe, il n y a plus de kérosène, tout le kérosène étant pris par l armée. Mes 2 jeunes réalisateurs, Stanzin et Zangpo, sont totalement désespérés car sans électricité, ils sont sans travail et bien sûr aucune assurance ne leur apportera de réconfort ils sont d autant plus désespérés qu’ ils employaient 5 personnes dans le studio en continu, plus 40 acteurs, pendant la durée du tournage d une fiction ce qui donnait du travail à, plus ou moins, 50 familles, et donc de la nourriture pour ces 50 familles TOUT S EST EFFONDRE DEPUIS LE 5 AOUT Connaissant le Ladakh depuis 30 ans, avec ma petite association " tisser la paix «, j ai décidé de mettre toute mon énergie au service de ces jeunes, AFIN DE LEUR PERMETTRE DE CONTINUER A VIVRE DANS LEUR PAYS, car déjà découragés, certains pensaient, devant l ampleur du désastre , descendre chercher du travail à Delhi ou Bombay ou Londres ou paris POUR LEUR PERMETTRE DE CONTINUER A TRAVAILLER AU LADAKH IL LEUR SUFFIT de reconstruire leur studio et D Y INSTALLER DE L ELECTRICITE SOLAIRE ( PANNEAUX PHOTO VOLTAIQUES ) Hélas cela coûte entre 7000 et 10 000 euros et avec des amis nous n avons collecté que 2000 eu voilà pourquoi nous sollicitons toute aide humanitaire ou simplement ECOLOGIQUE car quand ils seront équipés en solaire , ils ne pollueront plus avec les gaz d échappement du groupe électrogène MERCI A TOUS CEUX QUI SONT SENSIBLES A CETTE CAUSE ET QUI FERONT UN GESTE POUR AIDER CETTE PETITE REGION DE L HIMALAYA, et permettre à leurs habitants de continuer à y vivre . Pour l’association, la présidente, Christiane mordelet En vous remerciant d’avance » Christiane mordelet Christiane Mordelet association Tisser la paix 50 rue Joliot Curie bâtiment 4E 69005 Lyon titane47@hotmail.fr tèl 04/72/38/27/93
Hostel à Bawalpur au Pakistan? English translation pending
by Lucq · 2010-11-16 · 6 replies
salut, je recherche des infos sur des petits hostels pas chers a bwpr?????

genre 100 200roupies la nuit merci olivier
Edimbourg, route d'Inverness, Loch Ness, en décembre English translation pending
by Elmalofrance · 2010-10-20 · 11 replies
Bonjour,

nous partons mon ami et moi, en ecosse au mois de decembre, du 11 au 14...

nous aimerions visiter edimbourg mais aussi le loch ness evidemment. Cependant, si nous nous rendons a Inverness ce nest pas seuleument pour y voir le chateau et le monstre mais pour comtempler les paysages de l'ecosse,

Auriez-vous quelques conseils sur la visite d edimbourg ou sur la route d'inverness?? Ultime question et pas de la moindre : les routes sont praticables en cette periode, les routes ne sont elles pas geles? Neige t il en cette periode?

Merci
Quatre jours en Ecosse: Edimbourg, île de Skye, visites, logement? English translation pending
by Delfinloca · 2010-10-11 · 2 replies
bonjour, nous partons a 4 en ecosse et nous avons seulement 4 jours et nous sommes motorises. donc voila ma (mes) requete(s), j aimerais connaitre les bons plans resto, pubs, endroits insolites, visites a faire sur edimbourg et nous avons l intention d aller en suite a l ile de skye, car d apres ce que j ai lu c est peut etre l endroit a faire si on a peu de temps pour nous rendre compte de la beaute de l ecosse, non? bref on voudrais trouver un b and b pas cher du cote de l ile de skye et savoir les bons plans dans ce coin la sauf si vous pensez qu il y a un endroit plus beau que ce site. j aimerais aussi savoir comment acceder a l ile de skye depuis edimbourg, merci, merci!!!!
Arrivée et départ de Madras English translation pending
by Mamoune73 · 2010-09-09 · 4 replies
Bonjour, nous partons un mois en Inde (arrivée et départ : Madras) nous recherchons des conseils sur ce que vous avez pu voir de sympa aux alentours de Madras (Chennai). Nous connaissons déjà le pays pour y être aller une dizaine de fois et adorons les déplacements en transports locaux (bus ou trains). Merci de vos suggestions. Auriez-vous une adresse sympa pour se loger à Madras (petit hotel ou guesthouse) ? Merci d'avance
L'Inde, Mumbai et l'Asie fin octobre English translation pending
by Nej92 · 2010-09-06 · 5 replies
Bonjour,

Je pars seul en Inde à Pune pour mon travail 1 semaine, ensuite je compte prendre 2 semaines fin octobre pour visiter le pays ou prendre un avion pour un autre pays d'asie (Pukhet, Bangkok, Malaisie...). Mon choix initial a été Phuket mais il semble que ce soit la mousson en Thailande à cette période. J'aimerai donc avoir vos conseils de voyage que ce soit dans le pays ou autour (iles etc) à cette période de l'année.

J'aime beaucoup la nature, les beaux paysages, les activités à sensations fortes et les fruits de mer !

Merci par avance pour votre aide.
Quel itinéraire choisir pour quatre semaines en Inde en juillet avec des enfants (10 et 12 ans)? English translation pending
by Safaari13 · 2010-06-25 · 7 replies
Bonjour

le voyage que je prépare est pour juillet 2011. Je souhaite partir seule avec mes filles de 10 et 12 ans en Inde pour 4 semaines en juillet mais je ne sais pas quelle région privilégiée.

j'aimerai bien évidemment que mes filles découvrent le taj Mahal et Varanasi mais pour le reste je suis indécise. je pense que le plus judicieux serait de rester dans le nord du pays. avez-vous des conseils de villes, sites, temples à ne pas rater et tous bons conseils pour voyager sans risques avec des enfants. d'avance merci

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