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Amabilité australienne English translation pending
by GeorgesOZ · 2007-10-11 · 16 replies
Voila 2 mois et demi que je suis a Perth, en Australie de l' Ouest, et l' une des choses qui me frappent ici, c' est l' amabilite des gens. En gros je dirais que la plupart des gens que j' ai rencontres ici se sont plies en 4 pour me donner des renseignements, m' aider a m' etablir etc.... Ils sont decontractes, souriants, parfois blagueurs (il y a bien sur quelques rates!). L' attitude generale se resume a "je peux le faire" ("can do"), et souvent sans qu' on ait besoin de le demander.

Cette attitude positive contraste singulierement avec les pinaillages et les mines tristes trop frequents en Europe (pas seulement la France, d' ailleurs). On ne peut pas changer les gens du jour au lendemain, mais ne pourrait-on pas se remettre un peu en question, nous les Francais, et prendre un peu exemple sur les autres quand ils demontrent des qualites qui font defaut chez nous?
Biélorussie et sa capitale Minsk? English translation pending
by Fran2k · 2007-10-09 · 63 replies
Bonjour ! Dans 10 jours je me rends en Biélorussie et j'aimerais bien des informations et des conseils de personnes qui y sont déjà allés. J'ai bien consulté les guides courants mais si qqn pouvait me parler de sa propre expérience j'en serais ravi et reconnaissant !

Merci ! François
Comportement respectable? English translation pending
by Abalone · 2007-10-07 · 123 replies
Alors pourquoi, pour notre 1er jour, le ciel est-il si nuageux, les rues deviennent si sombres, des gouttes nous tombent dessus, de plus en plus drues, les motos se transforment en imperméables ruisselants (sans s'arrêter) ? Nous nous réfugions dans un bar où nous buvons nos 1ères boissons pas fraîches (les boissons sont exposées sur le bar et il n'y a rien dans le frigo). Bière Bia Hoï pour moi. Nous profitons d'une accalmie pour continuer notre promenade, mais devons vite nous abriter sous un auvent. Achat d'un imper à vieille marchande, marchandage pour 4 de plus. Comme elle n'a pas de stock, elle part en chercher d'autres et Annette essaye le sien. Qui se déchire aussi vite qu'enfilé. Quand la petite vieille revient avec ses articles, nous lui payons un seul et refusons les 4 autres. Elle va nous poursuivre pendant 15 minutes.... Annette au sec et nous 4 tout mouillés, nous allons manger au "Cyclopouss", dehors, sous une pergola. Joli décor, excellente cuisine.

Lu sur un bloc relatant un voyage au Vietnam, le 1er Juillet 2007. Il s'agit bien entendu d'imperméables jetables vendues dans les villes au VietNam dès que la pluie tombe.

Vos commentaires?
Gros typhon sur le Centre-Vietnam (3 octobre 2007) English translation pending
by Nnthanh · 2007-10-03 · 90 replies
Un gros Typhon - nom LEKIMA - déferle sur 3 Provinces côtières du Centre-VIETNAM en ce jour 03 Octobre 2007 - Mercredi. Près de 400.000 personnes sont évacuées vers le Nord ... Toutes liaisons routières Nord-Sud sont interrompues ... Les liaisons sur la voie ferroviaire Trans-Vietnam sont stoppées . Restez au Sud à NHA TRANG et ne pas remonter vers le Nord . Ne descendez pas au Sud - de HANOI pour le moment ! Attendez des nouvelles pour la suite ! Restez sur place ! Conseils aux V-fistes en voyage au Vietnam ! --
Voyage au bout de la Belgique English translation pending
by Migrador · 2007-09-28 · 90 replies
Voyage au bout de la Belgique.

Au vu de l’actualité birmane, on en vient à oublier ce petit état qui se déchire au cœur de l’Europe : la Belgique. Je ne suis pas né dans ce pays, je n’en ai pas la nationalité, ma culture est ailleurs, mais mon cœur est bien en Belgique. Je dis toujours autour de moi : « je ne suis pas belge, mais je suis bruxellois ».

Alors que se passe-t-il ici ? Deux communautés semblent se déchirer : les francophones et les flamands. Mais quand je me balade dans la capitale, quand je parle aux gens, on a l’impression que rien ne se passe. Du coup, on ouvre les journaux, on regarde la télévision et on a l’impression d’assister à la fin annoncée du pays. Vous me direz que vivant à Bruxelles, je ne peux sentir la tension des flamands et des francophones. Possible.

Pour ceux qui l’ignorent, Bruxelles est une région dans la partie flamande du pays (la Flandre), elle est la capitale du pays et de la Flandre, mais elle est peuplée à 90% de francophones. Le pays semble ne tenir qu’à un fil, le nord voulant une séparation du sud. Bruxelles et sa périphérie restent les principales pierres d’achoppement et la victime collatérale des combats qui heureusement se font sans sang. Les autres principaux obstacles à la séparation du pays sont le paiement de la dette publique belge, la sécurité sociale et les régimes de pension.

La Belgique est une monarchie constitutionnelle gouvernée sous un régime fédéral avec 3 régions : La Flandre, La Wallonie et Bruxelles. Elle est peuplée d’environ 10 millions de personnes. Les flamands représentent 60% de la population belge, les francophones 40% (dont 1 million de bruxellois et 3 millions de wallons). Expliquer à un français ou à un quidam non belge ce qu’il se passe ici est un vrai casse-tête tellement la situation est compliquée et parfois surréaliste. Car le pays l’est.

Alors quoi ? En gros, ça fait 110 jours que le pays est sans gouvernement. Un « formateur » a été nommé pour former le gouvernement. Il n’y arrive pas pour le moment. Les flamands ont des revendications inacceptables pour les francophones : séparation de la sécurité sociale (ils ne veulent pas payer le chômage pour les wallons « fainéants » comme ils disent) garder le régime des pensions en national (normal il y a plus de pensionnés dans le nord que le sud, et c’est le sud qui paie en partie pour le nord) et ils veulent scission de l’arrondissement Bruxelles-Halle-Vilvorde. Bref, les flamands veulent le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière.

Ce qui coince maintenant se sont ce qu’ils nomment les problèmes «communautaires», c’est à dire la scission de l’arrondissement Bruxelles-Halle-Vilvorde (BHV). Mais c’est quoi ce bazaaard? C’est une zone de vote qui contient Bruxelles et toute sa périphérie. A noter ici que les principales richesses de Belgique se produisent dans la capitale, mais que ceux qui ont la richesse vivent dans cette périphérie. C’est exactement l’inverse d’une ville comme Paris. Ici, les pauvres vivent dans la ville, les riches dehors et viennent y travailler tous les jours.

Ce qui me troue le cul quand même c'est ceci:

* Bruxelles est la région la plus pauvre de Belgique au niveau de revenu moyen par habitant.

* Aucune des communes de Bruxelles ne figure dans les 20 communes les plus riches de Belgique.

* 4 communes de Bruxelles figurent dans les 10 plus pauvres (avec Bruxelles ville qui occupe la triste 11eme place de la ville la plus pauvre en 2005). Les 3 premières places des communes les plus pauvres de Belgique étant occupées par des communes bruxelloises...

* Le Brabant Flamand et Wallon (là où résident principalement les navetteurs venant travailler à Bruxelles) sont les provinces les plus riches de Belgique.

D'après les chiffres officiels, vous pouvez les consulter ici:
http://statbel.fgov.be/downloads/provregfisc2004_fr.pdf.

Et oui, la Capitale de l'Union Européenne est une des villes les plus pauvres, des plus sales, des plus mal entretenues, des écoles les plus vétustes, des infrastructures les plus archaïques de son propre pays...



Je précise tout ça puisque c’est bien Bruxelles et les votes francophones des habitants de la périphérie (BHV) qui sont en jeu. En gros près de 200.000 francophones vivent en territoire flamand dans cette périphérie (BHV). Depuis près de 40 ans, les francophones ont petit à petit investit la banlieue bruxelloise au grand damne des flamands qui y voient une ingérence dans leur souveraineté flamande : en Flandres on est flamand et on parle flamand.

Sauf que près de deux communes sont très majoritairement francophones et quelques autres pas loin de l’être. Les flamands ont donc peur de se voir dépossédés de leurs terres en cas de scission du pays. Ils veulent donc casser l’arrondissement de vote (BHV) et faire de la périphérie Bruxelloise un territoire exclusivement flamand. Comme ça en cas de scission, ils ont la périphérie de Bruxelles. Bruxelles se retrouverait isolée en territoire flamand. Mais Bruxelles est aussi la capitale de la Flandres. Pourrait-on concevoir un pays dont la capitale est située dans un autre pays? Vous voyez l’astuce et la subtilité?

Le cas de Bruxelles est très intéressant puisque d’autres pays, d’autres séparatistes rodent en Europe : la Corse, la Catalogne, le Pays Basque, L’Irlande, l’Ecosse, etc. Si d’aventure une scission devait se produire, je vous mets dans le mille que d’autres voudront passer dans la brèche.

Je ne sais pas si tout ça est clair, j’ai fait des approximations et des raccourcis osés (désolé les puristes) pour faire comprendre les choses. Si vous avez des questions…

Le but de ce topic est de commenter ce qu’il se passe dans ce petit pays en ébullition coincé entre plusieurs pays qui me fait parfois penser à un petit village de gaulois coincés par les romains… C’est un voyage au bout de la Belgique, comme on irait au bout de sa rue chercher un paquet de frites tout en regardant les drapeaux fleurir un peu partout et au balcon de Madame Vanpieperzeel.

Prochain départ pour la Birmanie English translation pending
by Puske · 2007-09-28 · 35 replies
Bonjour,

Je m'adresse aux membres de voyageforum qui envisagent un prochain départ pour la Birmanie ... Nous avons un vol pour Yangon fin octobre, et avons prévu en solo un circuit plus ou moins classique de 3 semaines.

Je ne tiens pas ici à relancer pour la nième fois le débat faut-il y aller, ne pas y aller, ou autres considérations d'ordre moral. Des tas de posts traitent ce sujet.

Pour le moment, nous sommes particulièrement indécis quant à savoir si nous nous arrêtons à Kuala Lumpur et improvisons un voyage en Malaisie ou si nous poussons quand même jusqu'en Birmanie ... Un voyage est-il envisageable actuellement ? Je ne crains pas de "me faire manger au petit déjeuner par des birmans assoiffés de sang", comme j'ai pu le lire dans un des messages traitant de ce sujet. Je me pose des questions simplement pratiques par rapport à la situation sur place : couvre feu ou non, les vols intérieurs fonctionnent-ils normalement, les monuments sont-ils ouverts au public ? Est-ce qu'on peut voyager dans des conditions "normales" pour touristes lambda.

Si nous sommes quelques-uns face à ce dilemne, nous pouvons peut-être échanger des informations et/ou impressions, puisque j'imagine que nous suivrons tous l'actualité sur place au plus près ...
Carte de Pattaya English translation pending
by Ninou24 · 2007-09-27 · 18 replies
salut, mon voyage approche et vu que j'ai 5 jours libres à pattaya j'aurais aimé avoir un plan détaillé de la ville avec les iles environnantes. ou puis je me procurer cette carte? Merci de votre aide
Croisière sur l'Orient Queen English translation pending
by Chriscox · 2007-09-26 · 141 replies
bonjour a tous nous pensons reserver une croisiere sur l orient queen le 11 avril 2008 qui va à:ROMETUNISLYBIECAGLIARI .... est ce que quelqu un connait cette croisiere ? merci et bonjour aux coraliens
En route vers Yellowstone en famille English translation pending
by Senmout · 2007-09-20 · 16 replies
- EN ROUTE VERS YELLOWSTONE EN FAMILLE

Voici le carnet de route de notre voyage en famille( nous et les trois ados de 13, 13, et 15 ans) au départ de Denver .Retour donc aux USA ( nous ne savons jamais rester bien longtemps sans y retourner😛) ! Pour ce quatrième voyage aux USA, nous avons choisi le nord-ouest et surtout Yellowstone afin de réaliser un de mes rêves de petite fille : voir le Grand Prismatic. Cette fois, j’ai choisi du descriptif au lieu du narratif ; ne me demandez pas pourquoi, je ne le sais pas …….Une fois n’est pas coutume et j’espère ne décevoir personne.

BUDGET POUR 5 : - Avion : 780 e /pers soit 3900e et 2400 après surboocking - Visites : 280 e - Essence : 560 e - Divers souvenirs… 330e - Nourriture : 1100 e - Hébergement :1600e - Location de voiture : 1260e Soit 7500 e

AVION Réservé depuis octobre avec voyages-Sncf Trajet : Lyon-Londres-Denver avec la British Airways Compagnie satisfaisante mais perpétuellement en retard.

Au retour, nous avons la grande surprise et joie d’être surboockés !🙂🙂Depuis que mon mari avait refusé un surboocking au Costa Rica (eh oui vous y croyez à cela ?), la famille au complet était conditionnée pour accepter le prochain, en ayant en tête que cette occasion n’arriverait pas 2 fois) Et bien la 2nde fois est arrivée . Petit baratin…première offre : départ le lendemain méme heure, logés et nourris au Marriot et voyage en class business pour les adultes et en first pour les enfants .Je reste impassible ……et ce gentil monsieur ajoute « do you want cash « Ben bien sûr qu’on veut du cash, mon petit gars !!!!!😉 Il nous propose 2000 $, on accepte de suite et l’affaire est dans le sac .Nous sommes ravis de la bonne aubaine et de pouvoir narguer quelques amis qui révent du surboocking depuis longtemps sans avoir eu la chance d’en bénéficier ( coucou Nancy !). Je n’en rajoute pas plus si ce n’est que c’est quand méme quelque chose de voyager en classe business !😛

VOITURE DE LOCATION Comme d’habitude avec Autoescape sans aucun problème. Nous avions choisi d’avoir nos aises et avions loué l’équivalent d’un voyager (Grand Caravan). Très bien et très spacieux.😎

ESSENCE Nous avons parcouru 8067 km pour 560e Le carburant était le moins cher au Colorado et le plus cher au Nouveau-Mexique. Nous avons fait du 10 litres au 100

SORTIES ET VISITES National pass : 80 $ Buffalo Bill center (Cody) : 40$ tarif famille Rodéo à Cody : 67$ Custer Park : 12 $ Parking Mont Rushmore : 8$ Calf creek : 2$ Antelope Island : 9$ Bateau sur le lac Yellowstone (à moteur) : 73$ Partie de mini-golf : 37$

NOURRITURE Il fut difficile le budget qu’on se fixe d’habitude de 800e . Néanmoins l’achat d’un frigo de voiture nous a permis de faire des provisions pour 2 à 3 jours et d’avoir toujours des boissons fraiches. Nous avons pique-niqué le midi et pris un repas simple le soir ( barbecue…) Quelques fast foods à mon grand désespoir.

- Buffet Hotel Louxor : 94 $ pour la famille Copieux et varié mais rien de raffiné. Bon rapport qualité prix.

- Buffet Hôtel Mirage : 108 $ pour la famille Copieux, varié, beaucoup plus raffiné . Déco un peu trop cantine à notre goût.

- Buffet Hôtel Golden Nuggets ( Petit-déjeuner) : 40$ pour la famille🙂 Copieux et excellent rapport qualité /prix .Nous y sommes arrivés à 10h15 si bien que le lunch commençant à 11h, nous avons profité des deux !!

- Buffet Hôtel The Wynn : 182 $ pour la famille Très varié : des dizaines et dizaines de plats, impossible de goûter à tout . Classé par pays :Italie, Espagne, l’Asie…….. Restaurant plus intimiste, décoration raffiné Un régal !!!!!!

- Cheesecake factory à Denver 80$ pour la famille Situé en plein centre . Grande variété de plats. Nous avons choisi la formule lunch pour avoir une plus petite portion, heureusement car c’était déjà des assiettes pour ogre !!!!!! Nous avons choisi essentiellement des préparation de pâtes : délicieux ! On vous recommande celles au Marsala !

ITINERAIRE

30 juin : Lyon-Londres-Denver 1er juillet : Denver-Taos 2 juillet : Taos-Santa Fé 3 juillet : Santa Fé-Durango 4 juillet : Mesa verde 5 juillet : Durango-Valley of gods-Moab 6 juillet : Canyonlands (Island in the sky) – Dead Horse point- Arches 7 juillet : Arches 8 juillet : Arches – Capitol Reef-Torrey 9 juillet : Scénic byway 12 - Calf Creek-Bryce 10 juillet : Bryce Canyon – Las Vegas 11juillet : Las Vegas 12 juillet : Las Vegas 13 juillet : Las Vegas – Lehi 14 juillet : Lehi- Salt lake city-Montpelier 15 juillet : Montpelier –Jackson Hole 16 juillet : Grand Téton NP 17 juillet : Jackson Hole – Yellowstone entrée sud 18 juillet : Yellowstone 19 juillet : Yellowstone 20 juillet : Yellowstone 21 juillet : Yellowstone- Cody 22 juillet : Cody- Bighorn canyon-Devil’s tower 23 juillet : Devil’s tower-Deadwood- Mont Rushmore- Custer park 24 juillet : Rushmore- Badlands 25 juillet : Badlands- Fort Laramie-Cheyenne- Laramie 26 juillet : Laramie- Cheyenne

HEBERGEMENT

Tout était réservé de France surtout le logement à Yellowstone ( depuis septembre 2006) Nous avons tantôt usé des motels Days inn toujours impeccables. Tantôt de la formule « cabin » de la chaine KOA. Cette formule : petit chalet avec lits pour 4 ou 6 où il est nécessaire d’amener son sac de couchage, avec à l’extérieur chaises, tables, barbecue, sanitaire commun toujours d’une extrême propreté nous convient parfaitement car elle offre les avantages du camping ( loin des campings français bruyants avec animation et emplacement étriqué) et évite d’emmener les tentes, matelas….

Nous avons profité de la formule KOA à - Santa Fé : 44$ - Durango : 68 $ - Moab : 67 $ - Cannonville (prés de Bryce) : 62 $ - Montpelier : 60 $ en pleine montagne, prés d’un cours d’eau TB🙂 - Jackson Hole : 75 $ .Au bord de l’eau mais cher par rapport à ses prestations - Cody : 75 $ - Devil’s tower : 60 $ Notre coup de cœur !!!!!!! 🙂🙂Vue sur le monolithe, emplacement immense au bord de l’eau ….bref un bijou ! - Rushmore : 75$ Un peu trop grand à notre goût ;cela ressemblait plus à un camping de la Grande motte.🙁 - Badlands : (Interior) 43 $ .Un autre petit bijou .🙂🙂

Les Days inn : - Days inn business airport Denver : 71$ Très bien placé, au calme et fabuleux petit dej - Days inn Taos 58 $ .Quelconque. - Days inn Torrey 58 $ Très bien situé. Belle piscine intérieure et super petit dej - Days in Provo 65$ .Pratique pour ne pas avoir à coucher dans Salt lake city.

Hebergement à Yellowstone : Reservé dés septembre 2006 et encore nous n’avons pu avoir ce qu’on souhaitait à Old Faithfull. Nous avons trouvé très commode de loger dans le parc vu sa superficie ; cela nous a permis de se ballader très tard dans le parc et d’y voir de nombreux animaux.

- Premiére nuit à Old Faithfull en cabin (pour 3 mais on s’en est sorti !) 70 $ .Bien placé prés du vieux fidèle mais sanitaire très moyen. - Deuxiéme nuit à Mammoth Hot Spring :77$ : chambre pour 4.Trés correct - Troisiéme nuit à Roosevelt Tower : 2 cabin 136 $ .Voilà du vraiment primitif ; on y a eu très froid .Endroit cependant plus isolé que les autres lodges . Le soir, on y a vu des biches et un ours noir. - Quatriéme nuit : Lake Yellowstone .137 $ la cabin qui est en fait plutôt une immense chambre tout confort !

Hébergement à Las Vegas : Le Luxor Il y a trois ans, nous avions logé au Circus-circus qui nous avait fortement déplu par son manque de charme et sa position excentrée. Nous avons cette fois choisi le Luxor, reservé sur Expedia, ce qui est revenu moins cher qu’en réservant directement au Luxor. Hôtel immense certes mais on a moins eu l’impression de s’y perdre qu’au circus-circus. Bonne insonorisation des chambres. Nous avions pris une standart 4 personnes avec un rollaway ( vue sur le sphinx) 256 euros les 3 nuits . Piscine immense mais on ne s’y attarde tant il fait chaud.

LES SITES VISITES

Le Nouveau –Mexique : Nous n’y avons passé que quelques jours. Essentiellement Taos Santa Fé La route des églises : cordoba, chimayo, madrid … Los Alamos : cité de la bombe nucléaire : très beau musée et centre Bradbury qui explique bien la vie de cette population recluse lors de son élaboration.

Aztec ruins Petit site qui se visite en 1h mais très intéressant sur la culture des Pueblos et notamment la découverte de l’intérieur d’une Kiva.

Mesa Verde : Site magnifique .Belles balades et visite de Cliff Palace .

Valley of gods : Un mini Monument valley mais tout aussi grandiose et beaucoup plus calme. On a beaucoup aimé !

Canyonlands island in the sky et Dead Horse point : Des points de vue époustouflants. Ne pas se priver de la ballade de Mesa Arch ( 30 mn)

Arches : Coup de cœur !🙂🙂🙂 Un petit parc où la nature rivalise de beautés ! Scenic drive 20 miles Park avenue Balanced rock 15 mn A ne pas manquer : double arch :Delicate arch : superbe Double o’ arch par le primitive trail à l’aller ( 4h) sublime et une impression sur la premiére partie d’étre seul au monde. On rejoint sur la fin du parcours landscape arch.

Capitol Reef : Ce n’est pas ce que nous avons vu de plus spectaculaire mais c’est de notre faute car nous n’avions pas de 4x4 . La gifford homestead, les pétroglyphes et l’école mormone sont interessants.

La scénic byway 12 : Considerée, à juste titre, comme une des plus belles des US. A ne pas manquer. Randonnée vers Calf Creek 6 miles .Belle ballade mais à commencer tôt le matin car il y fait vraiment très chaud .Emmener beaucoup d’eau. La récompense est au bout du chemin et quelle récompense ! 😛

Bryce canyon : Eh bien 3 ans après, nous avons été toujours autant éblouis ! On ne s’en lasse pas . Belles ballades dont Queens garden . Attention la navajo loop était provisoirement fermée à cause d’un éboulement.

Las Vegas : On aime ou on déteste ! Les enfants avaient adorés et ils ne s’en sont pas lassés. Moi, c’est beaucoup plus mitigé mais cette fois j’ai eu une bonne raison d’adorer : nous nous sommes remariés pour fêter nos 20 ans de mariage . C’est peut-étre kitch mais on a adoré et à 5 c’est encore mieux .Ce ne sera pas un scoop : on a dit oui ou plutôt « yes i do ».

Salt Lake city : Ville agréable . Visite de la cite mormone : temple, tabernacle… Très beau musée sur l’histoire des mormons .🙂Gratuit avec audio-guides ( gratuits aussi) en français ; ce après quoi on y voit plus clair sur cette religion. Le grand lac salé à antelope island : quelques belles vues.

Grand Téton NP Malgré que nous ne soyons pas fans de montagnes, ce parc est d’une grande beauté. Une journée était un peu juste pour en profiter surtout que je pense qu’il faut pouvoir partir randonner longtemps pour l’apprécier à sa jsute valeur. Les visitors center sont comme toujours très instructifs. Ballade à Taggart lake . Ne pas manquer les fermes mormones de mormon row et ses troupeaux de bisons. Petite baignade dans Kelly river

Yellowstone NP🙂🙂🙂 Je révais depuis mes 7 ans ( en feuilletant un catalogue de voyage) de voir le Grand Prismatic et Yellowstone . Ce que Yellowstone nous a offert, était à la hauteur de mes réves. Il est pour nous le plus beau des PN des USA .Une nature unique et diversifiée ( canyon, montagnes, forêts, animaux sauvages…) conjuguait aux forces du volcanisme en font un lieu hors du commun . Je ne m’éterniserais pas en superlatifs inutiles car je ne trouverai pas mes mots, bref : allez-y et ne comptez pas vos jours. 5 jours étaient à notre avis un minimum. Ne manquez pas les visitors centers très instructifs. Ayez l’œil car on y voit beaucoup d’animaux : biches, daims, grizzlis, ours noirs, pronghorns, bisons, élans….. Nous avons beaucoup randonné ce qui est indispensable pour profiter de toutes ces merveilles. Une petite ballade sur le lac est sympa ! On a joué les paresseux et choisit un bâteau moteur mais devant l’immensité des lieux, le canoë semblait disproportionné.

Coups de cœur : - Ben bien sûr le grand Prismatic ! Vu du bas c’est beau, vu de la colline en face c’est majestueux !!!!!!!!! - L’upper geyser basin avec ses quelques 75 geysers actifs et 600 sources chaudes. Un vrai feu d’artifice de couleurs. On y comprend toute le puissance de la terre . - Biscuit basin et la saphyr pool ( la chouchoute de la famille) - Black sand basin et l’emerald pool. - Le canyon Yellowstone. - La vallée de Lamar désertique et délaissée.

Cody - La ville de Buffalo Bill, déjà tout un mythe ! - A ne surtout pas manquer : le Buffalo bill center magnifique musée ! Dédié à Buffalo (on aime ou on n’aime pas ) mais aussi belle collection d’armes à feu ( on y a laissé notre aîné pendant un bon moment) et le clou : une belle exposition dédiée aux natives americans où pour une fois on leur accorde la reconnaissance qu’ils méritent. Emouvant ! - Le rodéo : en grands enfants que nous sommes, nous avons adoré cette ambiance. Un bon moment !

Devil’s tower chouette endroit . Faire le tour du monolithe pour en apprécier la taille. Peuplé de chiens de prairie ce qui ne gâche rien….

Le mont Rushmore On a aimé ; cela nous a aussi permis de réviser notre histoire des USA. Rendez-vous jusqu’à l’atelier de l’artiste cela achève bien la compréhension des lieux. On n’a pas compris pourquoi le parking était payant…

Les black hills et le Custer park😕 Je ne m’y étendrai pas car nous n’avons été un peu déçus .Rien de transcendant mais c’est une histoire de goût personnel.

Les Badlands Méritent largement le détour ! Que de couleurs !!!!!! Amateurs de terres sèches, n’hésitez pas.

NOS COUPS DE CŒUR ! On a adoré : : Yellowstone, Arches et Bryce : l’accueil toujours aussi au top des américains

On a beaucoup aimé : :Mesa verde, la Valley of Gods et Dead horse point. : l’ambiance du rodéo à Cody : le Buffalo Bill center

On a moins aimé : nous ne referions pas ce grand détour pour aller au Nouveau-Mexique. Je pense qu’il vaut mieux « l’incorporer « dans un autre voyage.

Mais de toute façon, on aime tout et toujours autant les USA, notre patrie de cœur !
Sasak Story (île de Lombok, Indonésie) English translation pending
by Lolodesiles · 2007-09-17 · 136 replies
Cher Alan

A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂

1 mois chez les Sasaks, à Lombok Préambule C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.

Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !

J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂

Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏

J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.

Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂

Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)

La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉 Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.

J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.

Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.

J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛

A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…

J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !

A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…

J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.

Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »

Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »

Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…

Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement. Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »

Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.

Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.

Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛

La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte. Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun.

Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎

Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.

Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕

La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés et ses habitants qui adorent se faire photographier ! Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère. « Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle » « M’en fous ! »

C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !

En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐

« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪

Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…

Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »

C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »

Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !

Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »

Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…

Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…

Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.

Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».

En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »

Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…

Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪

Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.

Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? » « T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »

Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏

En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…

Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…

Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »

Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique

Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂

Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…



et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.

Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂



Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !

Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…

J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »

En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂

Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)

La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation



Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet



Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂

Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...



Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!



Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂

Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »

Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂

Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...

Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪

Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !



Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...

Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »

Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴‍☠️

Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)

J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏

Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »

Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉

Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪

C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂

Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…

Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »

Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂

Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac



et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !



Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...

Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"

Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂

Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...

Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...

Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !

Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…

En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.

Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪

Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…

Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »

Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂

Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴‍☠️

Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎

Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.

En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »

Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…

Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »

Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.

« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»

Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…

Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…

En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂

Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…

A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪

Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛

Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…

Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.

Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.

Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...

Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Thaïlande: pour mettre un peu de baume au coeur... English translation pending
by Sidartha · 2007-09-16 · 38 replies
Précaution de la faune et flore martiniquaise? English translation pending
by Lababan · 2007-09-13 · 10 replies
bonjour @ tous, départ imprévu pour la semaine prochaine en Martinique pour aller donner un coup de main en forêt et sur le littoral. Avez-vous des conseils concernant les précautions vis à vis de la faune et de la flore locale (hors p'tit punch'😉) et du climat.... merci
Carnet de bord: Pérou (2 semaines) et Bolivie (1 semaine) English translation pending
by LaloParis · 2007-09-11 · 5 replies
Tout juste rentrer de 3 semaines de vacances au Pérou et en Bolivie, je me devais de partager mes aventures avec VF sachant que les carnets de bord de Wapiti et Tokala m’ont accompagnés tout du long. Alors pour apporter ma pierre à l’édifice, voici à nouveau qq commentaires et conseils pour les futurs voyageurs.

Pour vous planter le décor, on voyage depuis 4 ans avec mon ami en tant que « routards fortunés », routard car on aime bien voyager dans les tspts locaux, faire des treks et faire un peu de camping ou des backpacks et fortunés dans le sens où on prend le reste du temps des hôtels de catégorie moyenne (entre 30 et 40$/nuit en moy). Ca fait du bien une douche chaude et un bon lit, surtout qd les prix sont dérisoires et que l’écart entre un hôtel basse categ et moyenne categ est de qq €

LIMA (1/2 j): Hôtel réservé 2 jours avant le départ Residencial Alfa (residencial_alfa@yahoo.com => 40$+10$ le taxi), ce qui est cher mais c’est calme, à Miraflores, au bord de l’océan et du parque del Amor très joli. Visite de Lima le matin (couvent San Francisco, les places et la rue piétonne) Transport : avion pour Arequipa avec LAN (réservé la veille 144$ par internet)

AREQUIPA (4j) : Hôtel Casa Tintin. Je suis partagée quant à cette adresse, jolie petite maison mais petite chambre, adresse excentrée et service très inégal. Je pense qu’on peut trouver aussi bien et mieux placé. Restaurants : Sambambaia’s => service d’un grand resto pour des prix modiques et choix très vaste et Ary Quepay (cuisine typique de la région, tout en haute de la c/ Jerusalem) Visite 3h au monastère Santa Catalina (en haute saison, le monastère ouvre à 8h au lieu de 9h en tps normal =>pas préciser dans le Lonely) UNE MERVEILLE d'ocre et de bleu majorelle! A vos appreils photos ½ journée de raft (25$ par l’agence Carlos Zarate, calle santa catalina) => très bien, rapides 2&3 et un de 4. Pro et sympa. Trek de 3 jours dans le canon du colca réservé la veille à l’agence Santa Catalina (dans la rue du même nom) pour 50$: J1 : départ à 6h en bus pour Cabanaconde – déjeuner sur place puis descente (1200m de dénivelé) jusqu’à San Juan de Chucho. Nuit à la Posada de Gloria (maison dortoir basique dans un cadre splendide avec douche chaude). J2 : départ à 6h30 pour rejoindre Tapay et l’oasis, arrivée vers 15h. Détente au bord de la piscine puis veillée autour du feu. Cabanes en bambou dortoir, douche froide (mais bassins naturels d’eau chaude !). J3 : départ à 3h du mat pour l’ascension des 1200m à la lampe frontale (c’est bien mieux que la bougie dans la bouteille en plastique dans la fonte a failli tous nous rendre malade !!). Petit déjeuner une fois en haut à Cabanaconde. Donc mieux vaut acheter la veille des provisions pour petit déjeuner avant de partir, ce qu’avait omis de nous dire le guide et ce qui m’a valu une sévère hypoglycémie. 😕 Départ à 8h pour le vol des condors avec tous les autres touristes. Puis retour sur Arequipa. Nous avons payé en plus 15$ pour laisser notre groupe à la cruz del condor et rentrer en mini bus « privé » càd avec un petit groupe qui s’arrete sur toutes les étapes du retour (panorama – le pic de 4900m…) Ca vaut le coup à mon sens. Qq commentaires sur ce trek : à mon avis ça peut se faire seul mais il faut être muni d’une bonne carte du canon car il n’y a aucun balisage sur le sentier. Et notre guide était sympa et nous a appris plein de choses en chemin, s’est occupé des hôtels et resto… C’est une charge en moins. Dans l’ensemble on a bien mangé sauf à Cabanaconde, il ne faut pas à hésiter pour avoir des qtés supplémentaires. Pas besoin de duvet, on n’a pas eu froid. Penser aux jumelles pour les condors. L’ascension est qd même bien dure. On peut toutefois louer une mule pour 50 soles (soit 12.5€) et faire la montée en 2h.

CUZCO (4j => mérite un jour de plus pour faire plus de sites compris dans le billeto turistico): Transport : Nous avons rejoint Arequipa et Cuzco en bus de nuit (Cruz del Sur 3 jours avant => 100 soles soit 25€) en classe 1ere (lit 180° - seult 10 places - service top – film….) Je conseille la 1ere à 100 soles vs le 1er étage à 85 soles pour 4€ de différence, on dort bien mieux.😉 Train pour Aguas Calientes (env 90$/pers en train Vistadome acheté 3 jours avt, il y a moins cher en train Backpackers mais ça ne collait pas avec nos horaires) Hôtels : Attention nous n’avions rien réservé et les 3 hôtels sympas de San Blas étaient complets à notre arrivée, mieux vaut réserver à l’avance. Dans San Blas, il y a 3 hôtels sympas de categ moyenne : Madre Tierra (
http://hostalmadretierra.com/cuscoperu-es/01-nosotros.html => 39$/nuit) où nous sommes restés (sympa, feu de bois, pt dej chouette, chambre mimi mais assez bruyant) – Los Pleiades (dans le lonely) et la pension alemana (dans le lonely également) Restos : Très bonne cuisine novoandina au resto au Inka Oaaka, cadre un peu bobo, super bonne musique, service efficace. Le Nomade, un bar sympa à San Blas avec balcons, planches de nachos gigantesques et jeux. Visites : Ville de Cuzco (splendide) avec billeto turistico + Saqsahuaman (prononcé « sexy woman » 😎) Pisaq en bus local, on a partagé un taxi et un guide depuis la dépose de bus jusqu’aux ruines avec un couple qui était dans le bus La Vallée sacrée : avec un taxi chauffeur que je vous recommande vivement : Rolando (cell 963 98 45) => 110 soles au total donc vaut mieux trouver 2 autres personnes pour partager le coût. NB le n° de Eder taxi qui Wapiti avait noté n’est plus attribué. Voici le programme : Départ à 6h du mat pour aller visiter Chincherro (marché typique le dimanche matin, personne puisque tt le monde est à Pisaq => un des plus beaux mmts du voyage), Moray, les salineras de Maras puis Ollantaytambo où nous dépose Rolando pour le train à 15h pour Aguas Calientes. Peut etre changé pour ajouter les petits sites près de Saqsahuaman puis programme ci-dessus et rentrer par Pisaq. MACHU PICHUAgua Calientes : hôtel correct Wiracocha Inn 30$/nuit (Lonely). On doit pouvoir négocier facilement car en arrivant on s’est rendu compte que l’immeuble entier était vide. On s'ets pris un bain dans les soucres chaudes d'Aguas Calientes (la bien nommée), pour ma part j'ai trouvé ça vraiment crados et trop bondé mais ça a le mérite d'etre chaud. Pensez à prendre vos tongs et baignez vous dans les bains un peu moins chauds pour moins de monde et plus de propreté. Bus à 5h30 pour le MP (12$ AR ou 6$/aller => mon avis : le prendre à l’aller pour garder des forces – le prendre au retour si on a le temps 1h mini de descente) A l’entrée on fonce vers le Wayna Pichu en pensant à la limite de 400 places par jour. On poireaute 1h sous la pluie et le vent, on passe 63è&64è, on grimpe en 40 min au sommet (la montée est assez facile pour ceux qui sont en bonne condition) et là on a attendu au moins 1h que les nuages se dissipent. Ca vaut vraiment le coup de monter car c’est une vue moins connue, que le chemin est facile et joli et que de voir monter et descendre de la montagne fait partie à part entière de la magie du MP. En revanche ça ne sert à rien de se presser et d’attendre pour monter => qd nous sommes descendus à 10h il y avait encore plus de 200 places !! Prenez donc votre temps pour traverser un peu le site, vous en mettre plein les mirettes et vous présenter entre 8h et 9h au Wayna Pichu, en plus vous aurez plus de chance que les nuages soient partis à cette heure là. Ensuite on a partagé un guide à l’entrée avec une famille péruvienne (15s/pres) pour 3h de visite dans les lieux principaux, vraiment intéressant même si chaque guide donne une explication personnelle du site et ensuite on a flâné et pique niqué (discrètement puisque ce n’est pas permis en principe) jusqu’à 14h30. Ce site est tout bonnement féerique et on ne s’en est pas lassé une seule seconde sur nos 8h de visite ! Retour en train jusqu’à Poroy pour prendre un combi jusqu’à la plaza de Armas (10s/per est ça fait gagner ¾ d’h de train !) De loin l'étape la plus couteuse de notre périple: billets de train env 90$ AR + env 35$ de billet d'entrée au MP + 12$ de bus + la nuit à AC 😕

PUNO (2j): Transports : depuis Cusco, nous avons pris un bus FirstClassTour (25$ + droits entrée site). Je ne vous le conseille vraiment pas. 😕 Sur les 5 arrêts, seule la 1ere église et les ruines de Raqchi valent le coup mais on n’y reste que trop peu de temps pour pouvoir apprécier ces sites. Pour le reste ce ne sont que des stops touristiques trop longs (achats d’artisanat, ferme de lamas…). A faire donc seuls. Pour le retour on est passé par l’aéroport de Juliaca (45 min acheté par une agence Rossy Tours via le Cricarlet pour 20s/pers) Hôtel : entièrement d’accord avec Wapiti sur le Cricarlet où on s’est fait materner par Laeticia et son mari. 25$/nuit avec eau chaude. Le cadre est correct, sans plus mais l’accueil vaut à lui seul le prix de la chambre. Evitez les chambres donnant sur la rue qui sont bruyantes la nuit. Visite : On fait vite le tour de Puno (sans grand intérêt) Amantani : J’avais demandé de prévenir Olga qui nous attendait donc à notre arrivée sur les conseils de Wapiti toujours dont elle est extrement reconnaissante (Olga : cell 967 28 79 – viajespuno@hotmail.com et olga_yina@hotmail.com) Dès que nous l’avons vu, nous sommes tombés sous le charme. Nous nous sommes mis d’accord pour partir avec elle sur Amantani (70s/pers pour le transport A/R, Olga comme guide particulière, logement chez sa maman, repas midi/soir/pt dej, dernier dej à Taquile a notre charge). Nous avons donc logé dans la maison de sa maman avec Victoria donc, Olga et son cousin. Mignonne petite maison (pas d’électricité dans l’île, WC dans le jardin et toilette dans la bassine), super cuisine, (au feu de bois bien sur, truite le midi et pancake le matin). Olga est un amour, toujours prête à sortir des sentiers battus, qui nous a raconté l’histoire de sa famille (c’est vraiment Zola, une tristesse sans fond dont elle sort à peine grâce au tourisme). Olga ne parle qu’espagnol. Pour vraiment pouvoir échanger, mieux vaut parler un peu. Comme cadeau pour ces 2 jours hors norme, le meilleur moment de notre voyage et de loin, nous avons décidé de lui envoyer depuis la France une méthode d’apprentissage anglais-espagnol pour qu’elle puisse capter plus de touristes. Si vous partez sous peu et que vous êtes sur de lui rendre visite, merci de me faire signe pour vous le faire passer. Pensez à prendre des fruits et des légumes comme cadeau, ils n’ont pas ce genre de denrées sur l’île.

LA PAZ (2j) Transport : trajet Puno-La Paz en bus avec ormeno pour 15$. On a pris 3h de retard au départ ! On descend du bus à Desaguadero pour passer la frontière et on remonte dans le même bus 1/2h plus tard Hotel : on s’est fait un très bon hotel à la Paz (Hotel Rosario 45$/nuit pour hotel type 4* => à reserver 1 jour à l’avance, complet qd on est arrivé). On a aussi essayé l’hotel juste a coté (estrella Andina 30$/nuit mais douche froide) Restaurant : le déjeuner sur les marchés. Le soir au resto Tambo Colonial au 1er étage du Rosario => très très bon et service adorable. Visite La Paz : en ½ journée on a fait le tour des principaux centres d’intérêt. Attention aux pickpockets, on a subi une tentative sur la plaza du 14 septiembre comme 2 autre couples rencontrés le lendemain. Nous, on a eu le coup du lama : un qui crache à la figure du coup on met les mains au visage pour se protéger et se nettoyer et pdt ce tps 2 autres font les poches. Les autres ont eu les sacs lacérés et un autre a reçu un coup au visage (une variante plus agressive de la technique du lama). 🏴‍☠️ Sans sombrer dans la parano, mieux vaut prendre le minimum pour se balader l’esprit léger et découvrir cette capitale grouillante et fascinante. Descente à Coroico en VTT :😇 on est passé par l’agence Downhill Madness la veille (c/sagarnaga) pour 60$/pers (inclus Tshirt et DVD film&photos). Agence très pro, super vélo et éqpt, un guide pour 7 perso max. Après avoir vu un groupe Gravity de 25 pers avec seulement 2 guides et qui n’attendaient pas les derniers, on était très contents de notre choix. Route dangereuse mais facilement faisable, d’autant que la route alternative est ouverte depuis 9 mois et que nous n’avons pas croisé une seule voiture ni camion. Possibilité de demander à l’agence (sans surcout) de vous laisser passer la nuit à Coroico, histoire de patauger dans la piscine dans une ambiance tropicale (ça change des sommets enneigés) et vous repartez le lendemain dans la jeep de l’agence avec le groupe du lendemain. Hotel Esmeralda (piscine, hamac, soirée pizza, salle vidéo…)COPACABANA (3j => repos car nous n’avions pas assez de tps d’aller à Uyuni) Transport : depuis la Paz, bus acheté dans une agence la veille pour 20s/pers. De Copa vers Puno, on a fait ça en local (puisqu’on a raté le bus touristique à 20s/pers) à savoir combi jusqu’à Yungo (la frontière) puis combi jusqu’à l’arrêt de bus de Yungo et bus local jusqu’à Puno. Moins de 20s/pers et ç’est à peine moins confort et plus long que le bus touristique. Hôtel : La Cupula (24$/nuit). Très bien (à réserver la veille en hte saison car svt complet)… mais on a trouvé encore mieux à 50m après la Cupula en direction de la baie : Las Olas ((591) 725 08668 – lasolascopa@hotmail.com). Il n’y a que 3 chambres et c’est le paradis. A savoir chq chambre est un loft (1 lit double avec cuisine équipée, WC et à l’étage 1 lit de sieste et 2 hamacs), vue imprenable sur le lac ! Je vous conseille en particulier la hutte (chb n°3) avec lit rond de 2.5m de diamètre, le pied (32$/nuit) 😎 Resto : Celui de la Cupula est très bon si tant est que vous preniez des plats cuits uniquement. Fondue au chocolat bolivien. Mais par pitié pas de salade => ça m’a valu une petite piqûre d’antispasmodique à l’hôpital ! Une expérience en soi ! 🤪 Visite : Isla del Sol (15s/per AR acheté le matin au bateau). Dépose au nord (2h de bateau) et rando jusqu’au sud (compter 3h30 à 4h). C’est assez éprouvant (surtout qd on est plié en deux par une indigestion). A noter qu’il n’y a pas d’appro entre le nord et le sud à Yumani (ni eau ni en-cas). Retour par le sud de l’île (1h30 de bateau). J’ai de loin préféré les îles Amanatani et Taquile du Pérou, plus variées et plus riches en terme de rencontres.

Magnifique voyage, très varié et très riche. Nous avons fait de la visite, du sport, du farniente… Je vous souhaite de vous y rendre très vite. Nous avons été séduit (et surpris après le Mexique) de la gentillesse des péruviens et nous sommes sentis très en sécurité : dans toutes les villes passantes, la police touristique patrouille et les péruviens sont très conscients qu’une partie de l’économie repose sur le tourisme et qu’il est dans leur intérêt de faire en sorte qu’il n’y a pas de pb d’insécurité, je rapporte les propos de Rolando, notre taxi guide de Cusco. Pas de pb de soroche grâce à une montée progressive, je recommande donc cet itinéraire Arequipa-Cusco-Puno.

J’espère que ces commentaires et adresses vous seront utiles. N’hésitez pas à les corriger, les mettre à jour. Je sais à quel point ça m’a été utile en préparant mon voyage. Tout juste rentrer de 3 semaines de vacances au Pérou et en Bolivie, je me devais de partager mes aventures avec VF sachant que les carnets de bord de Wapiti et Tokala m’ont accompagnés tout du long. Alors pour apporter ma pierre à l’édifice, voici à nouveau qq commentaires et conseils pour les futurs voyageurs.

Pour vous planter le décor, on voyage depuis 4 ans avec mon ami en tant que « routards fortunés », routard car on aime bien voyager dans les tspts locaux, faire des treks et faire un peu de camping ou des backpacks et fortunés dans le sens où on prend le reste du temps des hôtels de catégorie moyenne (entre 30 et 40$/nuit en moy). Ca fait du bien une douche chaude et un bon lit, surtout qd les prix sont dérisoires et que l’écart entre un hôtel basse categ et moyenne categ est de qq €

LIMA (1/2 j): Hôtel réservé 2 jours avant le départ Residencial Alfa (residencial_alfa@yahoo.com => 40$+10$ le taxi), ce qui est cher mais c’est calme, à Miraflores, au bord de l’océan et du parque del Amor très joli. Visite de Lima le matin (couvent San Francisco, les places et la rue commerçante) Transport : avion pour Arequipa avec LAN (réservé la veille 144$ par internet)

AREQUIPA (4j) : Hôtel Casa Tintin. Je suis partagée quant à cette adresse, jolie petite maison mais petite chambre, adresse excentrée et service très inégal. Je pense qu’on peut trouver aussi bien et mieux placé. Restaurants : Sambambaia’s => service d’un grand resto pour des prix modiques et choix très vaste et Ary Quepay (cuisine typique de la région, tout en haute de la c/ Jerusalem) Visite 3h au monastère Santa Catalina (en haute saison, le monastère ouvre à 8h au lieu de 9h en tps normal =>pas préciser dans le Lonely ½ journée de raft (25$ par l’agence Carlos Zarate, calle santa catalina) => très bien, rapides 2&3 et un de 4. Pro et sympa. Trek de 3 jours dans le canon du colca réservé la veille à l’agence Santa Catalina (dans la rue du même nom) pour 50$: J1 : départ à 6h en bus pour Cabanaconde – déjeuner sur place puis descente (1200m de dénivelé) jusqu’à San Juan de Chucho. Nuit à la Posada de Gloria (maison dortoir basique avec douche chaude). J2 : départ à 6h30 pour rejoindre Tapay et l’oasis, arrivée vers 15h. Détente au bord de la piscine puis veillée autour du feu. Cabanes en bambou dortoir, douche froide (mais bassins naturels d’eau chaude !). J3 : départ à 3h du mat pour l’ascension des 1200m à la lampe frontale (c’est bien mieux que la bougie dans la bouteille en plastique dans la fonte a failli tous nous rendre malade !!). Petit déjeuner une fois en haut à Cabanaconde. Donc mieux vaut acheter la veille des provisions pour petit déjeuner avant de partir, ce qu’avait omis de nous dire le guide et ce qui m’a valu une sévère hypotension. Départ à 8h pour le vol des condors avec tous les autres touristes. Puis retour sur Arequipa. Nous avons payé en plus 15$ pour laisser notre groupe à la cruz del condor et rentrer en mini bus « privé » càd avec un petit groupe qui s’arrete sur toutes les étapes du retour (panorama – le pic de 4900m…) Ca vaut le coup à mon sens. Qq commentaires sur ce trek : à mon avis ça peut se faire seul mais il faut être muni d’une bonne carte du canon car il n’y a aucun balisage sur le sentier. Et notre guide était sympa et nous a appris plein de choses en chemin, s’est occupé des hôtels et resto… C’est une charge en moins. Dans l’ensemble on a bien mangé sauf à Cabanaconde, il ne faut pas à hésiter pour avoir des qtés supplémentaires. Pas besoin de duvet, on n’a pas eu froid. Penser aux jumelles pour les condors. L’ascension est qd même bien dure. On peut toutefois louer une mule pour 50soles (soit 12.5€) et faire la montée en 2h.

CUZCO (4j => mérite un jour de plus pour faire plus de sites compris dans le billeto turistico): Transport : Nous avons rejoint Arequipa et Cuzco en bus de nuit (Cruz del Sur 3 jours avant => 100 soles soit 25€) en classe 1ere (lit 180° - seult 10 places - service top – film….) Je conseille la 1ere à 100 soles vs le 1er étage à 85 soles pour 4€ de différence, on dort bien mieux. Train pour Aguas Calientes (env 90$/pers en train Vistadome acheté 3 jours avt, il y a moins cher en train Backpackers mais ça ne collait pas avec nos horaires) Hôtels : Attention nous n’avions rien réservé et les 3 hôtels sympas de San Blas étaient complets à notre arrivée, mieux vaut réserver à l’avance. Dans San Blas, il y a 3 hôtels sympas de categ moyenne : Madre Tierra (http://hostalmadretierra.com/cuscoperu-es/01-nosotros.html => 39$/nuit) où nous sommes restés (sympa, feu de bois, pt dej chouette, chambre mimi mais assez bruyant) – Los Pleiades (dans le lonely) et la pension alemana (dans le lonely également) Restos : Très bonne cuisine novoandina au resto au Inka Oaaka, cadre un peu bobo, super bonne musique, service efficace. Le Nomade, un bar sympa à San Blas avec balcons, planches de nachos gigantesque. Visites : Ville de Cuzco (splendide) avec billeto turistico + Saqsahuaman (prononcé « sexy woman ») Pisaq en bus local, on a partagé un taxi et un guide depuis la dépose de bus jusqu’aux ruines avec un couple qui était dans le bus La Vallée sacrée : avec un taxi chauffeur que je vous recommande vivement : Rolando (cell 963 98 45) => 110 soles au total donc vaut mieux trouver 2 autres personnes pour partager le coût. NB le n° de Eder taxi qui Wapiti avait noté n’est plus attribué. Voici le programme : Départ à 6h du mat pour aller visiter Chincherro (marché typique le dimanche matin, personne puisque tt le monde est à Pisaq => un des plus beaux mmts du voyage), Moray, les salineras de Maras puis Ollantaytambo où nous dépose Rolando pour le train à 15h pour Aguas Calientes. Peut etre changé pour ajouter les petits sites près de MACHU PICHUAgua Calientes : hôtel correct Wiracocha Inn 30$/nuit (Lonely). On doit pouvoir négocier facilement car en arrivant on s’est rendu compte que l’immeuble entier était vide. Bus à 5h30 pour le MP (12$ AR ou 6$/aller => mon avis : le prendre à l’aller pour garder des forces – le prendre au retour si on a le temps 1h mini de descente) A l’entrée on fonce vers le Wayna Pichu en pensant à la limite de 400 places par jour. On poireaute 1h sous la pluie et le vent, on passe 63è&64è, on grimpe en 40 min au sommet (la montée est assez facile pour ceux qui sont en bonne condition) et là on a attendu au moins 1h que les nuages se dissipent. Ca vaut vraiment le coup de monter car c’est une vue moins connue, que le chemin est facile et joli et que de voir monter et descendre de la montagne fait partie à part entière de la magie du MP. En revanche ça ne sert à rien de se presser et d’attendre pour monter => qd nous sommes descendus à 10h il y avait encore plus de 200 places !! Prenez donc votre temps pour traverser un peu le site, vous en mettre plein les mirettes et vous présenter entre 8h et 9h au Wayna Pichu, en plus vous aurez plus de chance que les nuages soient partis à cette heure là. Ensuite on a partagé un guide à l’entrée avec une famille péruvienne (15s/pres) pour 3h de visite dans les lieux principaux, vraiment intéressant même si chaque guide donne une explication personnelle du site et ensuite on a flâné et pique niqué (discrètement puisque ce n’est pas permis en principe) jusqu’à 14h30. Ce site est tout bonnement féerique et on ne s’en est pas lassé une seule seconde sur nos 8h de visite ! Retour en train jusqu’à Poroy pour prendre un combi jusqu’à la plaza de Armas (10s/per est ça fait gagner ¾ d’h de train !)

PUNO (2j): Transports : depuis Cusco, nous avons pris un bus FirstClassTour (25$ + droits entrée site). Je ne vous le conseille vraiment pas. Sur les 5 arrêts, seule la 1ere église et les ruines de Raqchi valent le coup mais on n’y reste que trop peu de temps pour pouvoir apprécier ces sites. Pour le reste ce ne sont que des stops touristiques trop longs (achats d’artisanat, ferme de lamas…). A faire donc seuls. Pour le retour on est passé par l’aéroport de Juliaca (45 min acheté par une agence Rossy Tours via le Cricarlet pour 20s/pers) Hôtel : entièrement d’accord avec Wapiti sur le Cricarlet où on s’est fait materner par Laeticia et son mari. 25$/nuit avec eau chaude. Le cadre est correct, sans plus mais l’accueil vaut à lui seul le prix de la chambre. Evitez les chambres donnant sur la rue qui sont bruyantes la nuit. Visite : On fait vite le tour de Puno (sans grand intérêt) Amantani : J’avais demandé de prévenir Olga qui nous attendait donc à notre arrivée sur les conseils de Wapiti toujours (Olga : cell 967 28 79 – viajespuno@hotmail.com et olga_yina@hotmail.com) Dès que nous l’avons vu, nous sommes tombés sous le charme. Nous nous sommes mis d’accord pour partir avec elle sur Amantani (70s/pers pour le transport A/R, Olga comme guide particulière, logement chez sa maman, repas midi/soir/pt dej, dernier dej à Taquile a notre charge). Nous avons donc logé dans la maison de sa maman avec Victoria donc, Olga et son cousin. Mignonne petite maison (pas d’électricité dans l’île, WC dans le jardin et toilette dans la bassine), super cuisine, (au feu de bois bien sur, truite le midi et pancake le matin). Olga est un amour, toujours prête à sortir des sentiers battus, qui nous a raconté l’histoire de sa famille (c’est vraiment Zola, une tristesse sans fond dont elle sort à peine grâce au tourisme). Olga ne parle qu’espagnol. Pour vraiment pouvoir échanger, mieux vaut parler un peu. Comme cadeau pour ces 2 jours hors norme, le meilleur moment de notre voyage et de loin, nous avons décidé de lui envoyer depuis la France une méthode d’apprentissage anglais-espagnol pour qu’elle puisse capter plus de touristes. Si vous partez sous peu et que vous êtes sur de lui rendre visite, merci de me faire signe pour vous le faire passer. Pensez à prendre des fruits et des légumes comme cadeau, ils n’ont pas ce genre de denrées sur l’île.

LA PAZ (2j) Transport : trajet Puno-La Paz en bus avec ormeno pour 15$. On a pris 3h de retard au départ ! On descend du bus à Desaguadero pour passer la frontière et on remonte dans le même bus 1/2h plus tard Hotel : on s’est fait un très bon hotel à la Paz (Hotel Rosario 45$/nui pour hotel type 4* => à reserver 1 jour à l’avance, complet qd on est arrivé). On a aussi essayé l’hotel juste a coté (estrella Andina 30$/nuit mais douche froide) Restaurant : le déjeuner sur les marchés. Le soir au resto Tambo Colonial au 1er étage du Rosario => très très bon et service adorable. Visite La Paz : en ½ journée on a fait le tour des principaux centres d’intérêt. Attention aux pickpockets, on a subi une tentative sur la plaza du 14 septiembre comme 2 autre couples rencontrés le lendemain. Nous, on a eu le coup du lama : un qui crache à la figure du coup on met les mains au visage pour se protéger et se nettoyer et pdt ce tps 2 autres font les poches. Les autres ont eu les sacs lacérés et un autre a reçu un coup au visage (une variante plus agressive de la technique du lama). Sans sombrer dans la parano, mieux vaut prendre le minimum pour se balader l’esprit léger et découvrir cette capitale grouillante et fascinante. Descente à Coroico en VTT : on est passé par l’agence Downhill Madness la veille (c/sagarnaga) pour 60$/pers (inclus Tshirt et DVD film&photos). Agence très pro, super vélo et éqpt, un guide pour 7 perso max. Après avoir vu un groupe Gravity de 25 pers avec seulement 2 guides et qui n’attendaient pas les derniers, on était très contents de notre choix. Route dangereuse mais facilement faisable, d’autant que la route alternative est ouverte depuis 9 mois et que nous n’avons pas croisé une seule voiture ni camion. Possibilité de demander à l’agence (pas de surcout) de vous laisser passer la nuit à Coroico, histoire de patauger dans la piscine dans une ambiance tropicale (ça change des sommets enneigés) et vous repartez le lendemain dans la jeep de l’agence avec le groupe du lendemain. Hotel Esmeralda (piscine, hamac, soirée pizza, salle vidéo…)COPACABANA (3j => repos car nous n’avions pas assez de tps d’aller à Uyuni) Transport : depuis la Paz, bus acheté dans une agence la veille pour 20s/pers. De Copa vers Puno, on a fait ça en local (puisqu’on a raté le bus touristique à 20s/pers) à savoir combi jusqu’à Yungo (la frontière) puis combi jusqu’à l’arrêt de bus de Yungo et bus local jusqu’à Puno. Moins de 20s/pers et ç’est à peine moins confort et plus long que le bus touristique. Hôtel : La Cupula (24$/nuit). Très bien (à réserver la veille en hte saison car svt complet)… mais on a trouvé encore mieux à 50m après la Cupula en direction de la baie : Las Olas ((591) 725 08668 – lasolascopa@hotmail.com). Il n’y a que 3 chambres et c’est le paradis. A savoir chq chambre est un loft (1 lit double avec cuisine équipée, WC et à l’étage 1 lit de sieste et 2 hamacs), vue imprenable sur le lac ! Je vous conseille en particulier la hutte (chb n°3) avec lit rond de 2.5m de diamètre, le pied (32$/nuit) Resto : Celui de la Cupula est très bon si tant est que vous preniez des plats cuits uniquement. Fondue au chocolat bolivien. Mais par pitié pas de salade => ça m’a valu une petite piqûre d’antispasmodique à l’hôpital ! Une expérience en soi ! Visite : Isla del Sol (15s/per AR acheté le matin au bateau). Dépose au nord (2h de bateau) et rando jusqu’au sud (compter 3h30 à 4h). C’est assez éprouvant (surtout qd on est plié en deux par une indigestion). A noter qu’il n’y a pas d’appro entre le nord et le sud à Yumani (ni eau ni en-cas). Retour par le sud de l’île (1h30 de bateau). J’ai de loin préféré les îles Amanatani et Taquile du Pérou, plus variées et plus riches en terme de rencontres.

Magnifique voyage, très varié et très riche. Nous avons fait de la visite, du sport, du farniente… Je vous souhaite de vous y rendre très vite. Nous avons été séduit (et surpris après le Mexique) de la gentillesse des péruviens et nous sommes sentis très en sécurité : dans toutes les villes passantes, la police touristique patrouille et les péruviens sont très conscients qu’une partie de l’économie repose sur le tourisme et qu’il est dans leur intérêt de faire en sorte qu’il n’y a pas de pb d’insécurité, je rapporte les propos de Rolando, notre taxi guide de Cusco. Pas de pb de soroche grâce à une montée progressive, je recommande donc cet itinéraire Arequipa-Cusco-Puno.

J’espère que ces commentaires et adresses vous seront utiles. N’hésitez pas à les corriger, les mettre à jour, donner les vôtres. Je sais à quel point ça m’a été utile en préparant mon voyage. Tout juste rentrer de 3 semaines de vacances au Pérou et en Bolivie, je me devais de partager mes aventures avec VF sachant que les carnets de bord de Wapiti et Tokala m’ont accompagnés tout du long. Alors pour apporter ma pierre à l’édifice, voici à nouveau qq commentaires et conseils pour les futurs voyageurs.

Pour vous planter le décor, on voyage depuis 4 ans avec mon ami en tant que « routards fortunés », routard car on aime bien voyager dans les tspts locaux, faire des treks et faire un peu de camping ou des backpacks et fortunés dans le sens où on prend le reste du temps des hôtels de catégorie moyenne (entre 30 et 40$/nuit en moy). Ca fait du bien une douche chaude et un bon lit, surtout qd les prix sont dérisoires et que l’écart entre un hôtel basse categ et moyenne categ est de qq €

LIMA (1/2 j): Hôtel réservé 2 jours avant le départ Residencial Alfa (residencial_alfa@yahoo.com => 40$+10$ le taxi), ce qui est cher mais c’est calme, à Miraflores, au bord de l’océan et du parque del Amor très joli. Visite de Lima le matin (couvent San Francisco, les places et la rue commerçante) Transport : avion pour Arequipa avec LAN (réservé la veille 144$ par internet)

AREQUIPA (4j) : Hôtel Casa Tintin. Je suis partagée quant à cette adresse, jolie petite maison mais petite chambre, adresse excentrée et service très inégal. Je pense qu’on peut trouver aussi bien et mieux placé. Restaurants : Sambambaia’s => service d’un grand resto pour des prix modiques et choix très vaste et Ary Quepay (cuisine typique de la région, tout en haute de la c/ Jerusalem) Visite 3h au monastère Santa Catalina (en haute saison, le monastère ouvre à 8h au lieu de 9h en tps normal =>pas préciser dans le Lonely ½ journée de raft (25$ par l’agence Carlos Zarate, calle santa catalina) => très bien, rapides 2&3 et un de 4. Pro et sympa. Trek de 3 jours dans le canon du colca réservé la veille à l’agence Santa Catalina (dans la rue du même nom) pour 50$: J1 : départ à 6h en bus pour Cabanaconde – déjeuner sur place puis descente (1200m de dénivelé) jusqu’à San Juan de Chucho. Nuit à la Posada de Gloria (maison dortoir basique avec douche chaude). J2 : départ à 6h30 pour rejoindre Tapay et l’oasis, arrivée vers 15h. Détente au bord de la piscine puis veillée autour du feu. Cabanes en bambou dortoir, douche froide (mais bassins naturels d’eau chaude !). J3 : départ à 3h du mat pour l’ascension des 1200m à la lampe frontale (c’est bien mieux que la bougie dans la bouteille en plastique dans la fonte a failli tous nous rendre malade !!). Petit déjeuner une fois en haut à Cabanaconde. Donc mieux vaut acheter la veille des provisions pour petit déjeuner avant de partir, ce qu’avait omis de nous dire le guide et ce qui m’a valu une sévère hypotension. Départ à 8h pour le vol des condors avec tous les autres touristes. Puis retour sur Arequipa. Nous avons payé en plus 15$ pour laisser notre groupe à la cruz del condor et rentrer en mini bus « privé » càd avec un petit groupe qui s’arrete sur toutes les étapes du retour (panorama – le pic de 4900m…) Ca vaut le coup à mon sens. Qq commentaires sur ce trek : à mon avis ça peut se faire seul mais il faut être muni d’une bonne carte du canon car il n’y a aucun balisage sur le sentier. Et notre guide était sympa et nous a appris plein de choses en chemin, s’est occupé des hôtels et resto… C’est une charge en moins. Dans l’ensemble on a bien mangé sauf à Cabanaconde, il ne faut pas à hésiter pour avoir des qtés supplémentaires. Pas besoin de duvet, on n’a pas eu froid. Penser aux jumelles pour les condors. L’ascension est qd même bien dure. On peut toutefois louer une mule pour 50soles (soit 12.5€) et faire la montée en 2h.

CUZCO (4j => mérite un jour de plus pour faire plus de sites compris dans le billeto turistico): Transport : Nous avons rejoint Arequipa et Cuzco en bus de nuit (Cruz del Sur 3 jours avant => 100 soles soit 25€) en classe 1ere (lit 180° - seult 10 places - service top – film….) Je conseille la 1ere à 100 soles vs le 1er étage à 85 soles pour 4€ de différence, on dort bien mieux. Train pour Aguas Calientes (env 90$/pers en train Vistadome acheté 3 jours avt, il y a moins cher en train Backpackers mais ça ne collait pas avec nos horaires) Hôtels : Attention nous n’avions rien réservé et les 3 hôtels sympas de San Blas étaient complets à notre arrivée, mieux vaut réserver à l’avance. Dans San Blas, il y a 3 hôtels sympas de categ moyenne : Madre Tierra (http://hostalmadretierra.com/cuscoperu-es/01-nosotros.html => 39$/nuit) où nous sommes restés (sympa, feu de bois, pt dej chouette, chambre mimi mais assez bruyant) – Los Pleiades (dans le lonely) et la pension alemana (dans le lonely également) Restos : Très bonne cuisine novoandina au resto au Inka Oaaka, cadre un peu bobo, super bonne musique, service efficace. Le Nomade, un bar sympa à San Blas avec balcons, planches de nachos gigantesque. Visites : Ville de Cuzco (splendide) avec billeto turistico + Saqsahuaman (prononcé « sexy woman ») Pisaq en bus local, on a partagé un taxi et un guide depuis la dépose de bus jusqu’aux ruines avec un couple qui était dans le bus La Vallée sacrée : avec un taxi chauffeur que je vous recommande vivement : Rolando (cell 963 98 45) => 110 soles au total donc vaut mieux trouver 2 autres personnes pour partager le coût. NB le n° de Eder taxi qui Wapiti avait noté n’est plus attribué. Voici le programme : Départ à 6h du mat pour aller visiter Chincherro (marché typique le dimanche matin, personne puisque tt le monde est à Pisaq => un des plus beaux mmts du voyage), Moray, les salineras de Maras puis Ollantaytambo où nous dépose Rolando pour le train à 15h pour Aguas Calientes. Peut etre changé pour ajouter les petits sites près de MACHU PICHUAgua Calientes : hôtel correct Wiracocha Inn 30$/nuit (Lonely). On doit pouvoir négocier facilement car en arrivant on s’est rendu compte que l’immeuble entier était vide. Bus à 5h30 pour le MP (12$ AR ou 6$/aller => mon avis : le prendre à l’aller pour garder des forces – le prendre au retour si on a le temps 1h mini de descente) A l’entrée on fonce vers le Wayna Pichu en pensant à la limite de 400 places par jour. On poireaute 1h sous la pluie et le vent, on passe 63è&64è, on grimpe en 40 min au sommet (la montée est assez facile pour ceux qui sont en bonne condition) et là on a attendu au moins 1h que les nuages se dissipent. Ca vaut vraiment le coup de monter car c’est une vue moins connue, que le chemin est facile et joli et que de voir monter et descendre de la montagne fait partie à part entière de la magie du MP. En revanche ça ne sert à rien de se presser et d’attendre pour monter => qd nous sommes descendus à 10h il y avait encore plus de 200 places !! Prenez donc votre temps pour traverser un peu le site, vous en mettre plein les mirettes et vous présenter entre 8h et 9h au Wayna Pichu, en plus vous aurez plus de chance que les nuages soient partis à cette heure là. Ensuite on a partagé un guide à l’entrée avec une famille péruvienne (15s/pres) pour 3h de visite dans les lieux principaux, vraiment intéressant même si chaque guide donne une explication personnelle du site et ensuite on a flâné et pique niqué (discrètement puisque ce n’est pas permis en principe) jusqu’à 14h30. Ce site est tout bonnement féerique et on ne s’en est pas lassé une seule seconde sur nos 8h de visite ! Retour en train jusqu’à Poroy pour prendre un combi jusqu’à la plaza de Armas (10s/per est ça fait gagner ¾ d’h de train !)

PUNO (2j): Transports : depuis Cusco, nous avons pris un bus FirstClassTour (25$ + droits entrée site). Je ne vous le conseille vraiment pas. Sur les 5 arrêts, seule la 1ere église et les ruines de Raqchi valent le coup mais on n’y reste que trop peu de temps pour pouvoir apprécier ces sites. Pour le reste ce ne sont que des stops touristiques trop longs (achats d’artisanat, ferme de lamas…). A faire donc seuls. Pour le retour on est passé par l’aéroport de Juliaca (45 min acheté par une agence Rossy Tours via le Cricarlet pour 20s/pers) Hôtel : entièrement d’accord avec Wapiti sur le Cricarlet où on s’est fait materner par Laeticia et son mari. 25$/nuit avec eau chaude. Le cadre est correct, sans plus mais l’accueil vaut à lui seul le prix de la chambre. Evitez les chambres donnant sur la rue qui sont bruyantes la nuit. Visite : On fait vite le tour de Puno (sans grand intérêt) Amantani : J’avais demandé de prévenir Olga qui nous attendait donc à notre arrivée sur les conseils de Wapiti toujours (Olga : cell 967 28 79 – viajespuno@hotmail.com et olga_yina@hotmail.com) Dès que nous l’avons vu, nous sommes tombés sous le charme. Nous nous sommes mis d’accord pour partir avec elle sur Amantani (70s/pers pour le transport A/R, Olga comme guide particulière, logement chez sa maman, repas midi/soir/pt dej, dernier dej à Taquile a notre charge). Nous avons donc logé dans la maison de sa maman avec Victoria donc, Olga et son cousin. Mignonne petite maison (pas d’électricité dans l’île, WC dans le jardin et toilette dans la bassine), super cuisine, (au feu de bois bien sur, truite le midi et pancake le matin). Olga est un amour, toujours prête à sortir des sentiers battus, qui nous a raconté l’histoire de sa famille (c’est vraiment Zola, une tristesse sans fond dont elle sort à peine grâce au tourisme). Olga ne parle qu’espagnol. Pour vraiment pouvoir échanger, mieux vaut parler un peu. Comme cadeau pour ces 2 jours hors norme, le meilleur moment de notre voyage et de loin, nous avons décidé de lui envoyer depuis la France une méthode d’apprentissage anglais-espagnol pour qu’elle puisse capter plus de touristes. Si vous partez sous peu et que vous êtes sur de lui rendre visite, merci de me faire signe pour vous le faire passer. Pensez à prendre des fruits et des légumes comme cadeau, ils n’ont pas ce genre de denrées sur l’île.

LA PAZ (2j) Transport : trajet Puno-La Paz en bus avec ormeno pour 15$. On a pris 3h de retard au départ ! On descend du bus à Desaguadero pour passer la frontière et on remonte dans le même bus 1/2h plus tard Hotel : on s’est fait un très bon hotel à la Paz (Hotel Rosario 45$/nui pour hotel type 4* => à reserver 1 jour à l’avance, complet qd on est arrivé). On a aussi essayé l’hotel juste a coté (estrella Andina 30$/nuit mais douche froide) Restaurant : le déjeuner sur les marchés. Le soir au resto Tambo Colonial au 1er étage du Rosario => très très bon et service adorable. Visite La Paz : en ½ journée on a fait le tour des principaux centres d’intérêt. Attention aux pickpockets, on a subi une tentative sur la plaza du 14 septiembre comme 2 autre couples rencontrés le lendemain. Nous, on a eu le coup du lama : un qui crache à la figure du coup on met les mains au visage pour se protéger et se nettoyer et pdt ce tps 2 autres font les poches. Les autres ont eu les sacs lacérés et un autre a reçu un coup au visage (une variante plus agressive de la technique du lama). Sans sombrer dans la parano, mieux vaut prendre le minimum pour se balader l’esprit léger et découvrir cette capitale grouillante et fascinante. Descente à Coroico en VTT : on est passé par l’agence Downhill Madness la veille (c/sagarnaga) pour 60$/pers (inclus Tshirt et DVD film&photos). Agence très pro, super vélo et éqpt, un guide pour 7 perso max. Après avoir vu un groupe Gravity de 25 pers avec seulement 2 guides et qui n’attendaient pas les derniers, on était très contents de notre choix. Route dangereuse mais facilement faisable, d’autant que la route alternative est ouverte depuis 9 mois et que nous n’avons pas croisé une seule voiture ni camion. Possibilité de demander à l’agence (pas de surcout) de vous laisser passer la nuit à Coroico, histoire de patauger dans la piscine dans une ambiance tropicale (ça change des sommets enneigés) et vous repartez le lendemain dans la jeep de l’agence avec le groupe du lendemain. Hotel Esmeralda (piscine, hamac, soirée pizza, salle vidéo…)COPACABANA (3j => repos car nous n’avions pas assez de tps d’aller à Uyuni) Transport : depuis la Paz, bus acheté dans une agence la veille pour 20s/pers. De Copa vers Puno, on a fait ça en local (puisqu’on a raté le bus touristique à 20s/pers) à savoir combi jusqu’à Yungo (la frontière) puis combi jusqu’à l’arrêt de bus de Yungo et bus local jusqu’à Puno. Moins de 20s/pers et ç’est à peine moins confort et plus long que le bus touristique. Hôtel : La Cupula (24$/nuit). Très bien (à réserver la veille en hte saison car svt complet)… mais on a trouvé encore mieux à 50m après la Cupula en direction de la baie : Las Olas ((591) 725 08668 – lasolascopa@hotmail.com). Il n’y a que 3 chambres et c’est le paradis. A savoir chq chambre est un loft (1 lit double avec cuisine équipée, WC et à l’étage 1 lit de sieste et 2 hamacs), vue imprenable sur le lac ! Je vous conseille en particulier la hutte (chb n°3) avec lit rond de 2.5m de diamètre, le pied (32$/nuit) Resto : Celui de la Cupula est très bon si tant est que vous preniez des plats cuits uniquement. Fondue au chocolat bolivien. Mais par pitié pas de salade => ça m’a valu une petite piqûre d’antispasmodique à l’hôpital ! Une expérience en soi ! Visite : Isla del Sol (15s/per AR acheté le matin au bateau). Dépose au nord (2h de bateau) et rando jusqu’au sud (compter 3h30 à 4h). C’est assez éprouvant (surtout qd on est plié en deux par une indigestion). A noter qu’il n’y a pas d’appro entre le nord et le sud à Yumani (ni eau ni en-cas). Retour par le sud de l’île (1h30 de bateau). J’ai de loin préféré les îles Amanatani et Taquile du Pérou, plus variées et plus riches en terme de rencontres.

Magnifique voyage, très varié et très riche. Nous avons fait de la visite, du sport, du farniente… Je vous souhaite de vous y rendre très vite. Nous avons été séduit (et surpris après le Mexique) de la gentillesse des péruviens et nous sommes sentis très en sécurité : dans toutes les villes passantes, la police touristique patrouille et les péruviens sont très conscients qu’une partie de l’économie repose sur le tourisme et qu’il est dans leur intérêt de faire en sorte qu’il n’y a pas de pb d’insécurité, je rapporte les propos de Rolando, notre taxi guide de Cusco. Pas de pb de soroche grâce à une montée progressive, je recommande donc cet itinéraire Arequipa-Cusco-Puno.

J’espère que ces commentaires et adresses vous seront utiles. N’hésitez pas à les corriger, les mettre à jour, donner les vôtres. Je sais à quel point ça m’a été utile en préparant mon voyage. Et si vous avez le plaisir des les recontrer, je compte sur vous pour me donner des nouvelles d'Olga, Rolando et les hotes du Cricarlet.

@+ Lalo
Poids idéal d'un vélo de randonnée English translation pending
by Cip1959 · 2007-09-11 · 26 replies
J'ai un vélo type VTC (Scott sportser p1 (2006) modifié par l'occasion en vélo typiquement pour voyage (pneus Scwalbe plus 700x35c, pare boues, selle brooks, porte bagages, triple plateau 48/26/36 ..11*32 etc etc....Etc....il fait environ 15kg tout compris. Croyez vous qu'un vélo de la sorte sois trop lourd pour un long voyage en sachant qu'il faut y ajouter sacoches et tente? Devons nous privilégér poids ou robustesse? Un plateau 44/32/22 est peut-être plus approprié surtout pour la montagne? merci pour vos avis.
Sous le charme de la Tunisie English translation pending
by Aline4233 · 2007-09-09 · 290 replies
Bonsoir, msa el kheir.

Je suis tombée sous le charme de Djerba la douce, de la tunise, de ses habitants, et .... En revenat en France, j'ai mal vécu le retour. Mon pays est beau, mais nous sommes des fous. On court tout le temps pour n'importe quoi, on oublie de vivre, et de respirer, on prend tout au tragique, et surtout, on oublie de s'aimer.

J'ai trouvé un havre de paix à Derba. Et même si je n'ai pas tout compris, même si la différence de culture peut porter à des situations quelque peu confuses, je suis désireuse d'apprendre à respecter les règles de savoir vivre tunisien.

Je ne cherche pas d'aventures amoureuses, mais seulement à vivre sans stress.

Besslâma
La Chine, pot-pourri English translation pending
by Khaldoun · 2007-09-05 · 15 replies
Mon premier est:

Le permis tibétain: mythe, réalité ou...arnaque?

Au départ étaient, sur le Net, les sites officiels qui terrorisent : le permis tibétain est obligatoire, sous peine d’emprisonnement, d’acquittement d’une amende corsée et d’une expulsion automatique. Bigre ! En arrivant à Xining, la ville chinoise où l’aventure tibétaine commence sur les rails, je prends sagement le chemin d’un bureau intitulé sans complexe "Bureau du Permis Tibétain" et curieusement situé dans une chambre d’hôtel d’un chic établissement de la ville. Une jeune femme maigre, lunetteuse et revêche me reçoit, me confirme le châtiment qui m’est promis si je franchis les frontières du Tibet sans autorisation et me fait remplir une fiche, avant de me réclamer 500 yuans, l’équivalent de 50 euros, une coquette somme pour le chinois ordinaire. En contrepartie, j’ai quatre jours à patienter pour obtenir le précieux sésame.

Je passe les quatre jours sur les hauteurs de la splendide ville montagnarde de Xiahe, un sérénissime Moines-Bouddhistes-Land, et je redescends à Xining pour chercher mon papier. La même maigrichonne me tend mon permis officiel pour voyager au Tibet, que je parcours des yeux. Mais certains détails m’intriguent au plus haut point. Je la rappelle.

Primo, qui a signé et qui a tamponné le document ? La réponse fuse : une agence de voyages. Ah ! Et l’Etat chinois alors ? Le gouvernement, les autorités, la flicaille en gros, ça ne tamponne ni ne paraphe ni ne valide rien ? Ben non ! Sans sourciller mais le ton se faisant plus doux (plus aguicheur ?), la demoiselle m’explique que l’agence de voyages qui l’emploie rend un service aux routards en leur fournissant ce papier qui est accepté par la police du Tibet. Un papier valable 4 jours seulement ??? Réponse : au-delà, il faut solliciter sur place une autorisation supplémentaire. Elle me tend alors le plus naturellement du monde la carte de visite de ses collègues de Lhassa.

Deuxio, il est inscrit en bas du document, en anglais et de façon on ne peut plus explicite, « No fee and no commission ». Comme je n’ai pas Alzheimer, je signale à ma pédagogue que j’ai versé au préalable une petite brochette de billets de 100 yuans. Cette dernière se lance alors dans un inimaginable discours, un charivari verbal interminable, vaseux, inintelligible, mêlant allègrement le mandarin et l’anglais. Dieux immortels! Quel incroyable charabia ! A un moment, je me surprends à ne plus l’entendre du tout. Je plane, observant ses mimiques de guenon et le mouvement de ses lèvres qui ont l’épaisseur d’un sachet en plastique.

Tertio, qui est donc ce coéquipier que je me découvre? Sur le second volet de "mon permis", j’apprends que je voyage avec un japonais. Voyagerais-je avec un compagnon à l’insu de mon plein gré ? Suis-je le héros ignorant d’un épisode de la série "Mon ami le fantôme" ? En lui posant la question, j’éclate de rire. Un japonais ! Me v’là bien ! Est-ce au moins un gros bras chargé de la protection du VIP que je suis ? Je la préviens, l’index tendu: c’est la seule réponse que j’accepte ! Au lieu de quoi, elle m’explique sans rire que les routards en solo ne sont pas admis au Tibet. Il faut faire partie d’un groupe. Me voilà donc casé, intégré à une multitude.

Trêve de plaisanteries ! Je pose brusquement le permis sur le bureau et exige sur le champ le remboursement des frais. Chose surprenante, l’employée me les restitue immédiatement, sans ajouter un mot, le temps d’ouvrir un tiroir, et dans leur intégralité. Mon terrifiant regard a opéré. En battant le pavé à la sortie de l’hôtel, je me lance dans quelques réflexions. Les menaces webiennes de l’Ambassade Chinoise me reviennent. Qui, de sensé, souscrirait à un petit séjour dans les geôles chinoises ? Que faire ? Je suis dans un cas de figure inédit. J’ai la certitude qu’il y a grugeage derrière ce pseudo-permis mensonger, raturé et rédigé de façon scolaire. En même temps, il constituerait la preuve de ma bonne foi à un éventuel contrôle à Lhassa. Je reprends donc le chemin du Bureau et le récupère en marmonnant dans ma barbe (imaginaire).

Durant les 25 heures de trajet entre Xining et Lhassa, dans un train bondé mais neuf, propre et confortable, aucun contrôleur ne montre le bout de sa casquette. Des employés font bien de temps en temps une apparition, qui pour effectuer un brin de nettoyage dans le wagon, qui pour sermonner un voyageur indélicat. Mais sans plus. A l’arrivée à Lhassa, quelques agents de police sont en faction ici et là, observant et bavardant mais nullement préoccupés par les quelques occidentaux en mouvement vers la sortie de la gare.

Les deux premiers jours à Lhassa, ma certitude est acquise : les pandores se soucient comme de leur dernière chaussette de contrôler les étrangers. Dans une Lhassa vidée de son ancestrale spiritualité et livrée à un mercantilisme effréné (la densité d’échoppes et de magasins au m2 donne le tournis), les visiteurs sont accueillis dans la liesse et il n’est pas question de les détourner de leur vocation consumériste par de vulgaires tracas administratifs. Voulant en avoir le cœur net, je repère, situé à une poignée de mètres du Potala, le Bureau du Tourisme Tibétain, m’y engouffre et demande audience à un responsable. C’est une Dame de Fer version chinoise qui me reçoit. L’anglais impeccable, le verbe poli, le regard scrutateur, le sourire mesuré, elle m’écoute, s’empare du fameux "permis" que je finis par lui tendre, le parcourt et fronce les sourcils aussitôt. Ça sent le roussi, pronostique-je. Elle décroche son combiné et convoque illico l’attaché de l’agence à Lhassa. Ce dernier débarque en trombe et manque de s’étrangler en apprenant de quoi il retourne. Face à des questions et des remarques formulées précisément et sur un ton péremptoire, notre voyagiste se fait blême, perd son latin, bredouillant une succession de mots inintelligibles et offrant l’image rêvée au cinéma d’un truand démasqué. Je le vois soudain reprendre contenance et me faire un geste de repli. La "Procureur" me fait signe de le suivre pour régler le problème. Je m’exécute, non sans quelques réticences intérieures. Et avec raison ! Sitôt dehors, l’homme donne libre cours à sa colère, pestant et vociférant dans un langage auquel je ne comprends goutte évidemment. Descendus du taxi, que je lui laisse le soin de régler, nous faisons notre entrée dans une agence de voyages située au fond d’une cour circulaire entourée par les fenêtres d’un hôtel. Ce type, si j’ai bien compris, accueille des grappes de touristes occidentaux en tout-inclus auxquels, en plus des classiques de Lhassa et de ses environs, il refourgue au prix fort un chiffon intitulé "Permis tibétain". Jolie combine ! C’est de l’argent gagné à ne rien faire ! Et j’ai eu l’outrecuidance d’en dévoiler les ressorts au Bureau du Tourisme tibétain.

Je passe sur la rage du voyagiste (à vous vacciner contre les Agences de voyages !), ses trépignements et ses hurlements au téléphone à sa collègue de Xining, ses tentatives d’intimidation (en pure perte) et ses vaines concertations avec ses conseillers pour imaginer un prétexte valable pour ne pas rembourser.

Morale de l’histoire : le permis tibétain est aujourd’hui une arnaque, une juteuse affaire pour les agences de voyages qui jouent sur la peur et l’ignorance des voyageurs. J’ai circulé plusieurs semaines au Tibet, y compris dans des coins reculés et à toutes heures de la nuit, où j’étais seul et identifiable de loin. Je ne compte pas les estafettes de police en patrouille que j’ai croisées. Je n’ai pas été une seule fois inquiété.

Khaldoun
Birmane (livre) English translation pending
by Fabricia · 2007-09-01 · 38 replies
"Birmane" Roman de Christophe Ono-dit-Biot - Edition Plon

J'ai beaucoup aimé cet excellent roman qui transporte le lecteur dans les mystères du Myanmar d'aujourd'hui... Passionnant.

Selon "Courrier International" : Un écrivain discret mais tenace "Le paradis est à portée de carte bleue". Dès la première phrase, Ono-dit-Biot inscrit son style. Ca claque, ça va vite, ça dit légèrement des sentiments sérieux: la classe, quoi. Avec Birmane, chez Plon, il signe un roman à la croisée des genres: le voyage et le transport amoureux. De roman en roman, ce grand reporter qui croque les politiques au Point, Ono s'affirme comme l'un des talents discrets de sa génération. Dans le panurgisme ambiant - où l'on ne parle que de Olivier Adam, Mathieu Terence, Yasmina Reza... -, voici un savoureux bouquin méritant succès."
Bali et Sulawesi (juillet 2007) English translation pending
by Gatito1217 · 2007-08-31 · 11 replies
Genève, le 7 juillet 2007 "24 heures chrono avant le départ" Hahaha!!!! Mon sac est presque prêt..je suis trop chargé comme d'hab... Pourtant deux t-shirt, deux shorts et deux chemises, c'ets pas beaucoup pour presque un mois .... mais bon on verra... no panic... ce qui m'emmerde c'est de ne pas pouvoir ramener de choses mais bon....on verra!!!!! Le plan de vol; Départ de Genève pour Zurich à 0755. Puis Zh -Doha au Qatar à 1155 pour une durée de 6heures. Arrivée à 1855 Départ de Doha pour Denpassar à Bali à 2320. Durée 12 heures. Arrivée à 1605 sur palce. Attention, décallage de 8 heures si je ne me trompe pas... Trois jours plus tard, soit le jeudi 12 juillet je quitte Denpassar en avion pour Ujung Pandang à Sulawesi. Je compte remonter jusqu'à Rantepao et visiter le pays Toraja. Puis de remonter vers le norddirection Poso et les ìles Togian...Cett région n'étant pas trop sûre je dois vérifier encore auprès du DFAE ( l'ami à Marie...celui qu'elle connait bien...le chef du DFAE!!!!!) et bien sûr me renseigner auprès d'autres voyageurs... c'est l'objectif de ces trois premiers jours que je vais passer à Kuta.J'ai reservé une chambre au Bendesa accomodation...et comble du luxe, ils viennent me chercher à l'aéroport!!!!!! 15 jours plus tard ce sera le retour sur Bali puis une semaine de vadrouille en moto à travaers l'île. Je veux aller à Ubud et qui sait prendre peut-être un cours de cuisine indonésienne.... Allez tous à vos commentaires!!! Besos!!! Vous me manquez déjà.... ah oui pour ceux pour qui la géo est du chinois, j'ai mis une carte ou deux..... ah pis ça a rien à voir mais j'ai rajouté quelques photos de moi jeune comme ça vous m'oubliez pô!!!!

Doha- Qatar, le 8 juillet 1830 a Geneve. Une heure de plus a Doha au Qatar. Apres six heures de vol, je viens de debarquer pour une courte escale de trois heures avant de reprendre le periple direction Bali et ses 12 heures de vol... Il fait 28 degres..... je vais me balader un peu dans cet aeroport qui ma tout l air d etre un temple de la consommation.... Pour l-heure tout va bien mais vous me manquez.....Bien fait pour moi.... Kuta le 10 juillet 2007 Eh ben j vous raconte pas la big nuit de sommeil que je me suis faite...Bestiale et indispensable..Le Bendesa accomodation est a reccomander absolument..je donne les coordonnees a qui les veut. Les gens sont absolument adorabls et pas chiants...Pourtant je pense que je suis dans un des endroits les plus touristiques de Bali: Kuta et ses australiens, Kuta et ses surfeurs, Kuta et ses contrefacons...mais bon pour ces deux premiers jours ca me fait vraiment vacances a la cool, piscine, plage, petits achats et plongee dans la nouritture locale. Hier soir j ai mange un bapi kecap. C est du porc avec du riz et des epices.. j en ai eu pour 6 francs suisses...c est vous dire... Ce matin apres le ptit dej' jai file a la plage ou je me suis ramasse un magnifique Ku (ta) de soleil...hahaha... bien fait me direz vous, vous qui geley dans vos lointaines contrees... J ai loue un matelas en esperant bouquiner tranquillement mais tu parles...c est un vendeur apres la utre mais c est marrant quand meme... une mangue plus tard et un tour a l hotel je me suis rendu compte que j avais oublie d aller manger... decalage sans doute... alors ce soir c est le japonais du Routard qui m appelle... Par contre ce soir au couche de soleil c etait magnifique. non pas le soleil mais la foule, nos amis les surfeurs encore eux mais surtout les familles balinaises au grand complet... je me suis regale de photos de gens.... va falloir que je change de bureau, y aura bientot plus de place... Finalment les doutes que j avais au depart sr quoi faire pendant ce voyage se dissipent peu a peu.. tout a l air extremement simple. Il suffit de laisser faire les choses et lles s imbriquent entre elles. Demain je me refait un programme a la tranquille-emile et jeudi matin, depart pour l aventure a sulawesi. je vise un hotel du routard a ujung padang pour la premiere nuit pui de prendre le bus de nuit pour Rantepao, la capitale du pays toraja. Messag por mes soeurs su elles me lisent: ce n est pas la qu ils coupent les tetes... Allez, j ai la dalle... lachez vos comm ca me fait plaisir de les lire.. Eh Marie, j t ai reconnu!!!!! Par contre, pas de nouvelles de Sacha...je trouve ca un peu dur...mais bon... Bisou a tous!!!!

Kuta, le 11 juillet 2007 ben ca alors...ca me fait presque drole de parler ou plutot ecrire en francais... ici il y en a pas...et non les chapions du monde ne viennent pas jusqu ici...hehe... alors je pratique mon anglais...faut dire que le matin je le parle super bien, apres la plage et les coups de soleil, c est plus difficile mais le soir en plaine digestion c est carrement du chinois...mais bon ils me comprennent c est l essentiel et sinon ils font semblant et ils se marrent... ..hier j ai mange des sushis, .... c etait tellement bon que jy suis retourne ce soir... a midi je me suis dcouvert une gargotte toute paumee ou l ons ervait un nasi goreng d enfer...genial.... Bon faut que je me calme, y a un surfer blond decolore qui s est installe sur l ordi a cote de moi... il a pas l air doue...pourtant surfer c est sa specialite... j suis mechant mais faut les voir le soir quand ils sont bourres...bon c est comme partout.... C est ca aussi Kuta et je suis content de partir demain parce que c etait cool pour demarrer mais la j ai envie de passer a autre chose. Donc je me leve a 0630 et depart pour laeroport a0730...une heure de vol et j arrive a Macassar ou je vise l hotel des routards du guide...moche mais une mine d or de renseignements... on verra. je compte passer une journee la bas et prendre le bus de nuit pour le pays toraja et sa capitale Rantepao.... C est super cool pour moi de vous lire... et hop....le surfeur vient de sauter une page... hahaha, , , , zy va s noyer le con et gloups et gloups.... koi moi....jalux.... d une blondasse decoloree.... plutot faire la planche oui... Besos a tout le monde...Marie merci pour les news de papa... Pour Sacha, je ne sais pas...????

Makassar- Sulawesi, le 12 juillet 2007 Dur dur le reveil ce matin... j ai pas reussi a dormir presque de la nuit... alors ce matin...le vol, court mais agite... Je suis donc sur l ile de Sulawesi... Sur la carte c est ce gros morceau en forme de K!!! A l arrivee, un chauffeur de taxi qui ne parle que la langue locale et nous voila parti pour presque une heure de delire sur route jusqu a la mythique Makassar, ville de pirates et d epices... L hotel est super cool...6 francs pour la chambre...ok, ok j entends les ronchons, t as pas de fenetres, les chiottes et la douche sont a l etage...et alors...c est cool quand meme et les gens sont super gentils.... pour tout vous dire, j ai l impression d etre le seule blanc de toute la ville... pas vu un seul gringo...ca change de Kuta... mais c est hard quand meme...c est vraiment la ville portuaire, canaille...ou t as envie de rester pour ecrire un bouquin...noir.... J ai fait mon premier tour en Becak... C est en fait une fragile cabine fixee a l avant d un tricycle...oui oui j ai bien dit a l avant... ca te donne l impression d une mort imminente a chaque approche d un fou du volant ce qui est une race en pleine expansion ici... par contre c est bestial pour se promener, faire des photos... Je suis alle visiter d abord le Fort Rotterdam...vestige de la colonisation hollandaise. A chier, moche et nul...mais par contre j y ai fait de droles de rencontres.. d abord un prof-guide local-guide spirituel musulman aussi. On a discute un long moment et c etait tres interessant... ici c est les gens qui t offrent a boire...incroyable non... Il parlait un anglais parfait... Il m a file plein de tuyaux pour la suite de mon voyage...des adresses...gratos... Puis j ai fait la connaiassance d Udin, un guide qui lui, parlait italien...presque parfaitement, puis est arrive un pote a eux qu on aurait dit un peruvien et qui parlait parfaitement mais absolument genialement l espagnol et un peu le catalan! Ca c etait Beso... a mourir... je n arrivais plus a decoller tellement que c etait drole.... Finalement un vieux pedaleur m a conduit au vieux port marchand ou le pauvre a du envier les tapettes qui font le Tour de France parce que me pousser moi c est pas de la tarte... et c etait long...mais les photos sont cool... Finalement je suis alle sur la Croisette locale voir se coucher le soleil et me perdre dans des ruelles sans lumieres pour trouver la perle des restaurants de poissons grilles... le Turi. J ai mange, niam niam, un Poisson noimme MILK FISH ou poisson sans arete... bestial... super copieux j ai pas pu finir pour un prix encore un fois miserable... Finalement ce qui m etonne le plus c est le sourire et la gentillesse des gens... tout le monde le dit mais c est vrai... tu marches dans la rue tout le monde t appelle: MisterMister!!!! et te disent bonjour... Meme les flics ils passent en voiture et klaxonnent avec le sourire pour te saluer... Bon peut etre j ai une arete de poisson collee au dos et c est la fete.... hahaha Demain a 2200 je prends le Bus pour Rantepao. Le voyage se fait de nuit donc j espere...dormir dans le bus...tu parles on verra... Merci pour vos comm qui me font toujours plaisir... J ai pense a mon retour continuer a ecrire comme si j etais encore en Indonesie...je suis devenu accro...Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii Besitos... Non Marie...pas de news....J sms... Makassar-Sulawesi, vendredi 13 juillet Nom de Dieu...moi qui voulais dormir ce matin... a 0630 les gens commencaient a dejeuner...et a cote de ma porte... bon pas grave... je me suis rendormi un peu et traine dans ma cellulle jusqu a 0900.. Ce matin en discutant avec la patronne du l hotel et son ami, j ai palnifie un peu mon sejour a sulawesi....en commencant par la fin... Je passerai les4 derniers jours sur les iles Toggian, au black Marlin...cherhce sur Google si vous voulez voir...c est magique...le luxe total pour moins de 30 chf par jour...bon j arrete de oparler fric parce qu ici ca na aucune mesure avec ce qu on connait et donc ca frise l indecence parfois... Bref apres ces trois jours aux Toggian je reprends le bateau de ligne pour Gorontalo au nord puis le lendemain l avion pour Makassar et enfin le meme jour mon vol pour Bali... Compris ? Non? Ben vous avez que relire, non? Je vais pas vous l explqiuer a nouveau... cest a la minute le net... non mais... Drole de journee aujourd hui. Il y a l hotel un jeune, Henrik, qui est ami avec les patrons. Il fait un stage dans le tourisme et je l ai pris avec moi pour visiter les chutes de Bantimurung... Je ne vous parle pas du lieu parce que bon c eatit pas trop spectaculaire.. par contre on a mis 2 heures trente pour aller et la meme chose pour revenir... Ca, c etait long mais drole...on l a fait en Bemo, ces miniscules minibus locaux.. Les gens sont hilares quand ils me voient.. deja que je parle pas le Bahasa, qui est la langue commune a toute l Indonesie, alors le Sulawesien, j te dis pas... alors pour les faire rire je repete apres eux... et eux ils se pissent aux culottes... je n ai pas de peine a imaginer ce qu ils me font dire... Dans deux heures, je prends le bus de nuit pour Rantepao dans le pays Toraja. J ai une adresse la bas... et j espere pouvoir me poser trois ou quatre jours et louer un scooter.. je me rends compte qu avec mon sac a dos ca va etre dur de me deplacer en scoot. alors vaut mieux que je sois localise quelque part et bouger depuis la... je me suis renseigne sur la region de Poso, celle qui m inquietait un peu...Il semblerait que les troubles font partie du passe... Je vais quand meme prendre toutes mes precautions et me renseigner a Rantepao encore... J espere pouvoir vous ecrire encore des demain... Vous arrivez a lire parce qu ici je ne trouve pas les accents ni d autres signes.... Merci pour vos chouettes comm, c est trop genial de vous lire... en tout cas j ai de bonnes adresses pour qui veut venir... la gentillesse des gens vaut a elle seule le deplacement... Besitos.... Marie, c est bon on s est sms avec Fiston... Rantepao-Pays Toraja, samedi 14 juillet 2007 Hier soir, quand j ai pris le Bemo de l hotel a la gare routiere je me suis dit que ce ne serait pas simple...J ai eu le nez fin... Deja, certines personnes quand elles me voyaient dans le bemo refusaient de monter... c est deja ariive l apres midi... elles avaient peur.... Du coup le soir ce chauffeur m a laisse a une autre station de bus que celle a laquelle je devais me rendre... c est la premeire fois depuis mon arrivee que j ai mentalement injurie quelqu un... pa grave une moto ma pris et charge comme un mulet je suis arrive a l heure... Premiere surprise, ils ont sorti tout le cablage et sont en train de reparer.. Bon un peu plus tard nous partons quand meme et ... a lheure... Donc je confirme, la compagnie de bus Bintang Prima, comme la Litha offre des bus climatise ou il y a des sieges-lits... encre faut il pouvoir y dormir... Mais bon c est super confortable quand meme.. Toutes les deux heures, les six autocars s arretent pour faire une pause..premiere suprise: je suis le seul blanc.... Mais bon pas grave... de toutes manieres je conseille le voyage de nuit parce que voir le danger en face de jour....non merci!!!! C est vriament des malades du volant...j ai jamais vu cela...vaut mieux fermer les yeux et prier....ou dormir... Bref, nous sommes arrives vers 0600. C etait completement brumeux... Je descends du bus en ayant choisi un hebergement 5 minutes avant dans mon routard... Un gars chevelu m aborde en me demandant ou je vais...je me mefie... Il me dit: tu es Antonio, t es suisse? Je suis surtout surpris.... En fait le patron de l hotel de hier soir, le Legend l a appelle. C est un copain et lui a dit que j arrivais ...si je cherchais un guide il pouvait etre celui la... Ca tombe bien... On va a l hotel....Genial!!!! Je suis raide je vais juste faire un petite sieste.....de deux heures trente.... Onboit un cafe avec Youssouf, mon guide et on negocie le prix.... Correct: cent balles pour trois jours... On demarre tout de suite, il y a un mariage assez surprenant auquel il aimerait m amener... Effectivement, c est un suisse qui epouse traditionnellement une fille du pays, une Toraja. On monte dans un bemo puis dans un deuxieme.... Ca grimpe de village en village, au travers de rizieres et de forets de bambous...les maisons Torajas avec leurs toits incurves vers le haut...Cela signifie selon la tradition: tu viens du ciel et tu retourneras au ciel... c est aussi pour que les enfants se rappellent de leurs ancetres qui eux naviguaient.... J avoue que j etais un peu gene d etre la sans y etre invite...mais c est comme ca, tout le village etait present, des centaines de personnes, enfants viellards, dignitaires.... C etait bizarre de parler francais... Une partie des familles suisses, francaises etaient presente...en habits traditionnels Torajas, sil vous plait.... Bref, une belle ceremonie, faite de danses, de chansons...et oui mon guide a chante Aline et Guantanamera...( on croit rever!!!!) Puis apres le repas, tous les villageois sont partis rapidement... J ai aussi ete surpris du fait que les gens n applaudissent pas apres une prestation...c est comme ca... On en a profite aussi avec Youssouff... Bon la descente on l a fait a pied en chantant a travers les rizieres ces chansons preferees, c est a dire ABBA.... et oui...les rizieres, les maisons Torajas au toit incurve vers le haut, les bambous...et deux couillons en train de chanter: Money, Money, Money.....ou Fernando... Bref on s est bien marre.... On a bu un jus de Terung Belanda (tamarillo) au bistrot et la je rentre me doucher et rejoindre Youssouf pour un papiong ( porc cuit au bambou)... Je reserve ce soir mes trois jours sur les iles Toggian... ca va etrre bestial... tout colle: le bateau qui me ramene apres sur Gorontalo ou je reprends l avion pour Makassar le jeudi 26... tout est en ordre...c est incroyable.... Demain c est tour dans les villages alentours et marches..combats de coq... Lundi on va a une ceremonie funeraire.... je vous raconte tout ca demain..... Merci pour vos comm! Special thanks to Maflo qui est en Thailande!!!! Besitos a tout le monde

Rantepao- Pays Toraja, le dimanche 15 juillet 2007 Bon ben hier soir j ai pas retrouve le bistrot ou on avait rendez vous avec Youssouf.. Il faisaitt tellement noir que je me suis mis a tourner en rond dans le bled... Finalement je me suis pose dans en desespoir de cause dans un petit warung (resto familial) pour un Bakhso babi, soit des boulettes de porc avec des nouilles et du riz dans cuit dans du lait de coco enroule dans une feuille de.. de de....... je sais plus...banane sans doute... delicieux...j allais commencer a manger quand est apparu mon guide...il me cherchait et etait inquet! On a mange ensemble en regardant la demie finale de la coupe d asie opposant l indonesie a l arabie saoudite... a la fin du repas on est quand meme alle au bistrot dont j avais pas note le nom( pas bien!!!) pour un dernier the au gingembre...hummmm delicieux... En rentrant j ai regarde la fin du match avec des indo du coin...a la 92 eme les arabes ont marque....ils ont du penser que je leur portait malheur...Les indo pas les arabes qui m invitent d ors et deja l an prochain pour les vacances!!!

Ce matin depart a 0900. Nous nous arretons d abord au petit marche local qui borde la chemin de mon warung ( sorte d hotel). J adore les marches locaux!!! Puis depart pour Lemo. Nous visitons un des endroits ou les tombes dans les roches sont les mieux conservees... Vous verrez les photos... Des trous sont creuses profondemment dans la paroi...On y place les membres d une meme famille. Puis une petite porte en bois sculpte clos l endroit. Parfois, des personnes malintentionnees volent ces portes pour les vendre a des antiquaires ou dans les marches... Puis des Tau Tau sont fabriques. Ce sont des statues de bois represantant le defunt. Ces statues sont placees a meme la falaise et regardent les visiteurs depuis leur balcon... Puis nous avons repris notre bal de bemos...direction Kambira et les tombes des enfants. Il reste peu d endroit comme celui ci aussi bien conserve. Les enfants morts de moins de trois mois sont confies au tronc de l arbre. Ainsi places dans son tronc, ils vont continuer a grandir avec celui ci... Cet arbre etait place dans un magnifique petite foret de bambous......geants!! Nous avons continue notre longue marche a travers les rizieres vers un endroit ignore du tourisme car eloigne de tout. Tapamgalo et sa grotte cimetiere aux cranes et aux Pau Pau...Impressionnant et finalement cette balade etait tres apaisante. En traversant un village dont j ai oublie le nom, notre bemo s est trouve coince par la foule. Des combats de buffles etaient organuses en l honneur d un celebre defunt. Bon c est un peu comme les combats de reine en un peu plus gore.. Ils avait deja decoupe une bete et vendaient les morceaux...Les tripes etait ouvertes dans l herbe et les mouches se regalaient...Je confirme, les buffles sont herbivores... Tant mieux ca pue moins!!! Ce qui etait le plus drole dans tout cela c est les rires en forme de moquerie quand les betes refusaient le combat.. Finalement apres deux trois echaufourees, l une d elle a finalement pris la fuite poursuivie par son adversaire..Cela au milieu des spectateurs, des voitures et a vive allure..J etais content d etre un peu plus loin et pouvoir faire le brave en riant de tout ca... Au retour, nous etions 14 dans le meme vehicule!!! Les bemos ici sont des 4|4...14 c est pas mal croyez moi mais ca fait rire tout le monde, tout le monde est content alors...... Demain, buffles egorges aux funerailles, puis marche de Bolu qui a lieu les lundis. On y vend justement des cochons, des buffles ( encore vivants), etc...je dois me racheter un petit sac a dos, le mien a rendu l ame...egroge lui aussi... Apres, nous irons parier aux combats de coqs... Vous n entendez pas mais j ai le muezzin qui hurle a cote et moi je tape de plus en plus fort comme si vous me lisiez mieux...

Hier j etais super optimiste quand a la suite du voyage mais ca s est complique durant la soiree... En effet, il n y a pas de bateau qui puisse me conduire a Gorontalo pour reprendre mon avion le jour J. J ai du changer mes plans et vraiment ils sont super demmerdes et ne te laissent pas tomber. Ils ont pu me changer mon billet pour un autre aeroport de maniere a ce que je puisse quand meme faire mes trois jours de plage sur les iles Toggian.. Cela m a coute la coquette somme de 40 francs quand meme.... Je vais me taper de longues distances en bus local mais c est cool quand meme...Le seul hic c est qu ils ne parlent pratiquement pas l anglais et mon bahasa se limite a trois mots et demi alors on verra bien.... En tout cas, ils se sont plies en quatre pour me faire arriver a bon port. On a envoye par le bus de nuit, les sous, une copie de mon passeport et mon billet d avion desormais inutile a l hotel Legend a Macassar. Ceux ci me renvoie demain matin par le bus de jour mon nouveau billet d avion... Alors ce soir, je vais enfin manger mon Papiong au restaurant Rimiko ( client d oeil a Cathy qui adore cet endroit)!!! Voila, je suis raide mais c est toujours aussi cool... Bisoux a tout le monde!!!!

PS: merci Sacha pour ton petit mot... Bon voyage a vous et bonne suite...Moi aussi JT. Et oui, les sms fonctionnent puisque je t en ai envoye...hehehe.... Besos!!! Fais un bisou a nostra terra!!!! Visca Daimus!!!!

Rantepao-Pays toraja, le 16 juillet 2007 Ahhhhh...j ai dormi comme un roi.... Ce matin apres le ptit dej, depart a huit heures pour une ceremonie funeraire... En fait nous n allons pas assister a toute la ceremonie qui se deroule sur plusieurs jours...Aujourd hui c est le jour du sacrifice des buffles... Ceux ci sont sacres... Ils sont les facilitateurs pour le passage de l ame du defunt vers sa nouvelle vie. Tout Toraja n economise que pour les funerailles. Les montants engages a ce moment la sont enormes. Un buffle peut couter jusqu a plusieurs dizaines de millions de roupies soit plusieurs milliers de nos francs... a cela il faut ajouter les musiciens, les pretres, etc.... Quand nous arrivons nous sommes accueillis par la famille qui nous installe sous un couvert...Nous rentrons mon guide et moi pieds nus et on nous sert du cafe et des gateaux deliceiux tels que des Toris, des batonnets de riz frit avec du sucre de palomo, le cake national a base de poudre de tapioca ainsi que des Sagon cake ou bagiak fait des troncs des palmiers. Enfin, c est ce que j ai cru comprendre...en tout cas c etait fameux... J ai remis comme convenu mon present au representant de la famille: une cartouche de Kretek, les cigarettes locales a base de clous de girofles. Puis nous avons fait la connaissance d une equipe de la television andalouse, Telesur, qui tournait un reportage sur l Indonesie... Enfin, apres avoir presente les 15 betes et decide d en epargner une qui sera donnee vivante aux oeuvres de bienfaisance, les autres sont amenees sur l esplanade. Elles sont enormes et super impressionnantes. Certaines agressives et on le comprend. Elles sont tenues par une corde. Soudain s approche un homme muni de son couteau de sacrifice, il saisit la bete par les naseaux, l obligeant a relever la tete puis d un coup sec, lui tranche la gorge. Le sang jaillit a gros bouillon et si tout se passe bien, l animal s affaisse immediatement. Seulement d apres les gens du village, quelqu un avait pratique la magie noire de facon a compliquer la ceremonie. Les betes resistent longtemps, debout, le coup tranche, le sang ne cessant de couler en poussant de beuglements desesperes et s agitant si fort qu elles en augmentent l ouverture de leur blessure. Un peu gore tout de meme... L etre humain est ainsi fait que j ai filme tout cela avec mon portable. Je n ai pas encore revu les images mais elles ne seront pas faciles a voir... Une fois mortes, les peaux des buffles sont retires comme une chaussette puis la viande decoupee et distribuee... Voila pour cette premier partie de matinee...Puisse l ame du defunt voyager en paix apres cela! Nous avons profite du vehicule des deux reporteuses pour aller aux marche. C est le lundi que sont vendus les buffles et les cochons egalement. Je pense que les photos sont sublimes car ce sont des animaux majestueux. Nul doute que les Torajas les venerent meme si leur mise a mort peut etre impressionnante pour nous occidentaux. Par contre les tits cochonnets attaches en ligne, ficeles tels des saucissons qu ils vont devenir....c est salaud...j mangerais plus jamais du citterio de a meme maniere!!Ils couinaient les gorets tels des betes... surtout quand ils etaient vendus et qu ils etaient transportes a dos d homme sur leur bambous...Ils criaient: On veut pas, on veut pas, dev'nir des cipolattas, c est fini, c est fini, le bon temps des salamis!!!! La manf des gorets a ete dissoute par les forces l ordre et ils ont ete sommes de redevenir de bons jambonnots... Le marche local etait geant aussi. J en ai profite pour faire une affaire et acheter un nouveau petit sac a dos car le mien a rendu l ame...5 francs le sac... super affaire qui a dure l apres midi et que j ai du amener recoudre vers un cordonnier car il lachait deja...hahaha...bien fait pour moi...p'tain.... le muezzin a nouveau!!!!! Allez je tape plus fort sur mon clavier. Nous sommes alle manger a midi dans un village ou etaient organises des combats de coqs. C est vrai que c est violent mais ce qu il y a de plus impressionnant c est l etat d excitation des parieurs et des......parieuses!!!! Ca hurle de partout en agitant le pognon... et pas des petites sommes, des liasses entieres pouvant aller jusqu au million! Le Toraja est tres parieur!!! Au cri de: Beke ou de Songko designant l un ou l autre des combattants emplumes.... J avoue que je me suis laisse prendre au jeu...Faut dire que Youssouf est un malade qui pendant le combat, parle en faisant certainement des incantations pour ne pas perdre sa fortune. Pas de bol, Tonin, le gallo primero est passe par la! J ai parie...plusieurs fois...et j ai GAGNEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !!!!!!!! 200'000 roupies...Une fortune! 28 balles mais bon ca ma paye la difference du billet d avion....J y serais bien reste un peu mais je ne sais pas pourquoi mais mon guide commencait a trouver cela ennuyeux... hehehe.... Nous avons fini la journee dans un village qui a conserve son habitat traditionnel. C est vrai que beaucoup de touristes y vont mais c etait beau de voir les artisans travailler le bois... ce sont vraiment des artistes... Nous avons revu des cerceuils suspendus a la falaise puis j ai pu visiter une maison Toraja. Il y avait un vieux monsieur de 86 ans qui buvait son cafe et fumait ses cigarettes... Les habitations sont composees de trois pieces et dirigees du nord au sud. La Sali est la piece du milieu. Elle sert de cuisine et peut servir de chambre a coucher des enfants et de la famille. La Tangdok est sur la partie frontale de la maison, dirigee vers le nord. C est la piece des invites ou des enfants. La Sumbung est au sud. C est la chambre des parents ou des personnes malades. Elle sert aussi pour les personnes decedees avant leur transfert aux funerailles ou leur lieu d attente avant celle ci. Les personnes mortes sont egalement appellees sleeping persons ( personnes qui dorment). Il faut savoir que la maison Toraja ne sert que pour dormir. Les gens sont soit dans les rizieres soit simplement a l exterieur la journee. Voila, ce soir c est le dernier soir ici. C etait cool. Vraiment. J ai rencontre des gens super gentils pret a tout pour me permettre de bien continuer le voyage. J ai deja des points de chute pour la suite... J ai mon billet de bus, deux nouveaux t shirts...j ai du jeter mon pantalon qui etait tout tache de sang... J ai achete un sarong et une epee rituelle au cas ou il y aurait un buffle a tuer du cote de Meyrin... Demain le bus m amene apres 10 heures de voyage a Tentena ou je passe la nuit. Puis le lendemain encore quelques heures jusqu a Ampana avant de prendre le bateau le lendemain pour l ile de Bomba dans les Toggian et la playa quelques jours. Sinon je serais plus blanc que vous au retour... Je ne sais pas quand je trouverais a nouveau internet sur ma route...Aussi laisseez moi des comm tout plein pour que je vous lise a ma prochane connection...

Sampai jumpa!!!!! A plus tard!!!

Besos Rantepao, le 16 juillet: Derniere soiree au Mambo Cafe. Repas, guitare, djembe et chansons. On se croirait dans un chalet des guides en Valais. Youssouf, Atché et les autres guides sont là à la table ronde... Petite fête pour mon depart...c est cool... Y a comme un air de nostalgie ce soir. J'en suis a mon 4ème thé au gingembre( thé Jahé)...vais pas dormir...

Rantepao, le 17 juillet 2007 Adieu definitif a mon ami Youssouf. Si vous voulez un guide, c est lui qu il vous faut...Je vais voyager avec mes nouveaux compagnons de route:un couple de grecs: Elisa et Kostas et un couple de jeunes français établis a la Reunion, Géralgine et Julien:Gé et Ju!Depart donc pour le centre de Sulawesi par Tentena d abord, Ampana puis les iles Toggian.Le voyage est peu confrortable dans unbus super vieux aux sieges exigus et tout casses. Il doit durer 10 heures. Nous commencons par une seance de keliling ce qui signifie tourner pendant deux heures dans la ville pour chercher des nouveaux clients. Nous etions peu au depart et meme si les conditions semblaient rudimentaires, ca va vite devenir infernaL. tout ce monde, ces sacs de riz, ecrans d ordis... Bref, un peu bonde...Personne ne parle un mot d anglais et mes potes sont loin devant...Mes voisins s affalent sur moi...c est la coutume...Il fait chaud, j ai mal au cul et mes jambes touchent le siege de devant... on dirai qu elles poussent au fur et a mesure du voyage! Montagnes, routes etroites, villages, la côte, des ponts hasardeux tout s enchaine sur ce voyage qui durera finalement 14 heures!!! A notre arrivee, on nous jette devant le village. Heureusement un pick up nous charge et nous amene a l hotel distant de...rien du tout...distance indo bien sur... Les mesures et le temps n ont pas la meme valeur ici. en tout cas le lendemain, nous decidons de "charteriser" un bemo rien que pour nous 5!!!

Tentena, centre Sulawesi, le 18 juillet 2007 Nouvelle journee de voyage apres une courte promenade au marche de Tentena. Ils vendent des chauves souris grillees..Euhhhhh, j y ai pas goute... beurkkkkk!!!! On embraque dans notre mini bus..Ouf! Mon cul est sauf! est plus cher mais ca vaut le cul! Oh pardon, le coup! A notre arivee a Ampana nous nous repartisssons dans nos differents hotels.. Le mien est glauque...J y suis parce que je dois discuter avec la patronne des bungalows sur l' ile de Bomba. Je rejoins juste Elisa et Kostas pour le repas du soir...Ils ont tiré le gros lot...Super leur hotel! Et pour le meme prix que le mien..La patronne, Untche, une chinoise va parfois rendre visite a sa soeur en Suisse. Elle sort ses photos, puis nous invite a manger avec eux....Bref comme c est egalement la patronne du Kadidiri Paradise sur l ile du meme nom, c est finalement la bas que nous irons tous... On s etait deja dit au revoir mes potes et moi et on repart pour une semaine...Cool parce-que je les apprécie vraiment!

Kadidiri Toggian19 juillet 2007 Nous embarquons le matin sur un bateau tout rouille bonde de monde...tiens ca me rappelle quelquechose... Les gens roupillent sur des matelas, certains vomissent deja...une chevre tremble et se fait parmis...la pôvre biquette....Le voyage doit durer 4 heures et au bout de 3h 30............la panne!!!!!!! On est coince u milieu de l ocean pendant trois heures...jusqu a l arrivee des secours...1 heure 30 de rab' et nous arrivons au Paradise. On mange et on se couche... on est vannes..

Kadidiri Paradise. 20 juillet 2007 C est magnifique!Mon bungalow est pose sur une roche au bord de l eau. Mon balcon surplombe la mer. La nuit on se croirait sur un bateau... Vous me direz j ai l habitude maintenant... Malheureusement le temps est souvent couvert et il va pleuvoir tout l apres midi. Bon...l eau est a 28 degres aussi... Pas grave, j ai decidé, convaincu par Julien de passer mon open water. 4 jours de stages de plongée...on verra, à demain. Ah oui j oubliais..la terre a tremble a 1030 ce matin...J étais en train de bouquiner sur la plage..ca fait bizarre..

Kadidiri Paradise. le 21 juillet 2007 Tout à l heure pour la premiere fois je me suis retrouve poisson au milieu des poissons. Cette etrange sensation de se sentir en apensanteur au milieu de l immensite. Les poissons ne me fuyaient pas..ils etaient chez eux et je faisais partie de cet environnement. J ai franchement hesite au debut...L equipement, le gilet, la bouteille, les poids...c est lourd... Puis il faut se balancer a l eau... ha au fait vous savez pourquoi les plongeurs se jettent en arriere du bateau? hahaha!!!!! Puis on flotte dans l eau et il faut se laisser descendre.....premieres respirations sous l eau... c est un nouveau monde qui s'ouvre, un nouvel espace..nouveau stress aussi..finalement le rythme respiratoire s' apaise et nous avons voyage sous la mer pendant plus d' une heure... Magique. Merci Julien de m'avoir convaincu...

Kadidiri Paradise. 22 juillet 2007 Aujourd hui je confirmais les apprentissages d hier et continuais ma progression... C etait dur..nous avons ploge a Coral Garden et il y avait beaucoup de courant... difficile de se stabiliser. J ai vu un bebe raie. Demian c est Una Una...le site de plongee bestial!!!

Kadidiri Paradise. le 24(?) juillet 2007 Voila j'ai mon brevet...!!!! Et pas un brevet de plonge au bistrot!!!! Par contre ca a failli tourner au drame aujour dhui. Un bateau special a ete affrete pour nous conduire sur le site. Nous etions huit plongeurs avec l instructeur, Harold. 3 heures de bateau a l aller...Les plongees n ont pas ete terribles selon les plongeures confirmés. On ne nous avait pas lâchés sur le bon site.. Moi j ai quand même bien aimé!!! Nous somme repartis vers 1600. Le temps s est rapidement degrade. Grosse pluie diluvienne, grosses vagues sur notre coque de noix, secousses, eclairs!!!! Nous ne voyions plus rien et le capitaine ne savait pas e servir de un compas...ici ils naviguet a vue...La nuit est tombee. Il faut dire que "culturellement" ici ils ne savant pas dire: "je ne sais pas.... " Au bout de 4 heures, force est de constater que nous sommes perdus au milieu de l ocean, sans radio, sans bouffe et avec un peu d eau et du rab de petrole, heureusement... J avoue que je n etais pas rassuré.. et que j ai pensé à vous tous...l'un apres l'autre....J ai crains pour notre survie...Les esprits se sont échauffes un peu quand il a fallu prendre des decisons. Fallait il continuer et tenter de trouver une ile ou passer la nuit ou s arreter et attendre le lever du jour... Nous optons pour la deuxiee solutiom Tout le monde s entasse sous le couvert ou s engouffre les gaz d echappement... Nous gonflons nos gilets de plongee au cas ou nous viendrions a heurter quelquechose. Nous organisons de quarts pour surveiller les alentours...Tout le monde s entasse par terre, les uns sur les autres et nous essayons de dormir un peu. Le jour venu, nous pouvons enfin nous positionner et rentrer au paradis. Il est 6 heures du mat' et nous venons de passer 14 heures sur ce bateau. Nous refusons de payer qui que ce soit pour le deplacement et pour la nuit aux bungalows. Ouf...moi je dois repartir a 0900 ( en bateau!!!), donc je devrais pouvoir prendre mes vols...et aller a Bali...

Ampana.Le 25 juillet 2007 J ai rendez vous a 1700 a Ampana pour prendre le vehicule qui m emmene a Palu, d ou je prends un vol pour Makassar puis quelques heures apres pour Denpassar a Bali...!!! Les delais sont serrés...Si j etais resté coincé en mer je perdais tout mes vols et mes connexions... Ca y est j y suis...et c est reparti pour 10 heures de bus. Mais comme d habitude........................ ahhhhhhhh!!!!!!!!! je vois que vous attendez l annonce d un nouveau pépin.... ???? et oui!!!!! vers 3 heures du matin, apres une route épouvantable dû aux éboulements suite à la pluie...un pneu eclate.... Le chauffeur decide de continuer mais à 10 km à l heure... et moi qui dois être à 6heures du mat à l'aéroport pour ne pas louper l'avion et ma connexion...evidemment a part une jeune homme de 17 ans personne ne parle l'anglais... Bref excédé, je decide d arrêter le bus parce que je connais les: " on arrive dans une demie heure...c est juste là au coin de la rue..." Je demande un taxi et fini ma route à l aéroport a 0530 !!!! JE NE LOUPERAIS PAS MON AVION!!!!!!! L indonésie et les transports.... c est à chier... Là, je vous écris d Ubud, au centre de Bali. Je me suis payé le taxi depuis l aéroport en arrivant!!! c est excessivement cher mais j'en ai rien à battre!Na! Fais c'que j'veux! C est super beau...je suis vivant... et je vous raconte la suite demain!!! Besitos

Ubud- Bali, le 27 juillet 2007 Ouah...l arrivee a Ubud!!! Tout d abord mon Home stay: Le Jati 1. Magnifique maison balinaise. Chaque piece est en bambou. Le contour du lit est en bambou, les murs: du bambou. Le matelas: du bambou....meuh non! Et le balcon avec vue sur les rizieres! Vraiment tres beau. Je me suis promene hier soir sur la rue marchande....beaucoup de touristes!!! C est cool, les magas' sont tres "artistiques". Tout est beau! Seul inconvenient, ca semble loin l'Indonesie.. tout le monde parle anglais ( ingriss), mais bon l ambiance est tres cool, zen, courtoise..beaux restos! Juste le temps de manger, de vous raconter mes histoires dans les iles et ce fut un dodo merite. Ce matin je n'en revenais pas du repos que j ai pris et en regardant en l air, ce plafond a 6 metres de haut, tout en.................................................................BAMBOU!!! Ce matin j ai loue un scooter! C est geant. Bon faut etre super vigilant mais quelle liberte de partir et de revenir quand on veut. Pis pour moins de 5 francs par jour c est vraiment un moyen ideal de visiter les alentours! J'ai taille la route vers l est, direction Ganyar. En allant au marche, je me suis regale de brochettes satay. Bon les miennes ne sont pas mal non plus mais la, dans le contexte c est autre chose... Le stand s est rempli de curieux voir la "chose" manger les mini brochettes. Ils etaient mort de rire quand je me suis irremediablement tache de sauce cacahuete sur ma belle chemise claire. Il ne me restais plus qu'a m'en trouver une autre au marche. C est un lieu impresionnant. Tout se passe dans une enorme batisse. Quelques vendeurs sont aux alentours, notamment les echoppes de riz, pates et autres brochettes que j eviterais cette fois ci, des fois qu elles se reconnaisent dans les taches precedentes et qu elles me sautent a la gueule!!!!!! Les etages du batiment sont reserves aux habits, tissus, chaussures. En dessous ce sont les epices, les petales de fleurs pour les offandes. Au rez, les racines tels que gingembre et autres reparations bizarres ainsi que les petits poissons grilles. Ce sont de vieilles dames qui tiennent ces stands. Visiblement, je ne suis pas le bien venu et elles ne se laissent pas photographier. Dommage. C etaient des "gueules" comme je les aime... En sortant, je me suis pose boire ma boisson favorite; un N"u. C est un soda de the vert. Le pere travaillait avec sa fille et parlaient parfaitement bien l anglais. Il m a appris a nouer mon sarong a la facon balinaise. Je suis reparti direction Klungkung ou j ai visite le Kerta Gosa et le Bale Kambang qui sont le Palais de justice et son pavillon flottant. Ce sont des vestiges du 18 eme de la dynastie Gelgel dont vous avez bien evidemment entendu parler... Je continue la route jusqu a Sidemen en longeant les rizieres. C est simplement feerique, superbe, reposant.... Arrive au village je me suis ballade dans les ruelles jusqu a entrer dans une maison ou les enfants semblaient trouver tres drole de voir ma bobine. On a fait plein de photos et on a rit...en poussant des cris a chaque fois qu ils voyaient leur tete sur le petit ecran. J ai pu voir les tisserandes a l oeuvre.. qu'elle patience! Ca m a rappelle Essaouira... T es prete Chris? Et c est reparti par une route qui remonte le long des rizieres a travers la foret... De belles photos en tout cas. Finalement en rentrant sur Ubud je riais tout seul sur mon scoot du bonheur de voir de si belles choses. C est la que reside le danger...car t es sans arret sollicite par des paysages, des scenes cocasses et si tu te deconcentres, tu oublies que tu dois rouler a gauche et paf le chien!!!! Ce soir, j ai suivi les conseils du Routard et je me suis regale chez Ibu Rai. J ai remange des brochettes Satay. Ben vous me croirez pas mais j ai pas fait de taches... Besitos... Faites des commentaires et faites en faire autour de vous.... Ubud-Bali, le 28 juillet 2007 Aujourd hui diane a 0730. Je vais faire des kilometres et veux croiser le moins de monde possible.. Je pars pour le mother temple de Besakih. Le Pura Besakih, qui est le plus grand temple de l'ile. Les routes sont vertigineuses par moment, elles montent et descendent au milieu de forets, de palmiers, longeant des rizieres. Tantot traversant des petites villes ou des villages. J en prends plein la vue et ai de la peine a rouler vite mais c est tant mieux....je ne suis pas attendu et encore moins au paradis ou en enfer plutot.... En chemin je croise une sorte de caisse a savon bricolee servant de char a foin avec son pilote hilare de me voir halluciner... J ai pas eu le temps de m arreter qu il avait deja disparu... C est etonnant de voir de tout jeunes garcons de meme pas dix ans, rouler a scooter...sans casque bien sur....Et puis au detour d un champ un groupe d enfants tout surpris de voir une pelle mecanique flambant neuve, remuer la terre..Une veritable attraction... J arrive enfin au village de Besakih. Il faut dire que tout est tres bien indique je trouve et les balinais m orientent facilement contrairement a ce qui est ecrit dans les guides. Je gare mon scoot, noue mon sarong et me dirige vrs le bureau d accueil. Le responsabe me donne quelques informations et me dit qu il y a une ceremonie aujourd hui... C est le deuxieme qui me dit ca...quel veinard vraiment. En fait c est pour me fourguer les services d un guide Absolument Obligatoire en ce jour beni.... Je lui explique que je connais les leiux, que j y suis deja venu et que je peux me balader seul.... C est monumental!!!!!!!!!!! Je ne vais pas trouver de mots pour vous decrire ce que je vois, ce que je ressens a ce moment la. J'ai bien fait de partir tot. Je suis un des premiers sur place et l approche de l entree me donne des frissons... Je gravis les nombreuses marches avec un sentiment de serenite qui ne me quittera plus jusqu'au moment du depart. Ce n est pas beau. Ce n est pas joli. C'est vivant. Empli de paix. Peacefull comme ils disent et ce mot se prete a merveille pour l energie qui se degage, passant d'un temple a l'autre. Ceux-ci se suivent en gravissant chaque fois un longue serie de marches. Comme si la serenite ou la paix interieure se meritait. Huit temples, je crois, se suivent. J'ai parle avec un pretre qui me disait que l ile degageait cette Paix...puis il est parti prier. Plus haut, le son d'un leggong, orchestre traditionnel de cuivres et de perscussions, joue des airs au sonorites aigues... C est un bien etrange musique dont je ne compreds pas la suite logique des melodies... ils m'invitent a m'asseoir aupres d 'eux et c'est encore plus prenant... Finalement je vais rester un moment dans le dernier temple aupres de quelques personnes qui s y receuillent. En partant je me laisse guider par des cris aigus d'un cochon...A mon avis, il a compris ce qui va lui arriver. Je m'approche et c'est effectivement ses derniers minutes dans ce bas monde... Je bois encore un the indo en compagnie d'un local rencontre plus haut puis je refourche ma moto pour tracer jusqu'a Sanur... Ouf......encore maintenant je ne me suis pas remis de ce long moment passe au Pura Besakih. J arrive a Sanur en debut d apres midi apres m'etre arrete en route pour manger un Ayam Goreng. C est du poulet frit avec du riz et des legumes et une ptite sauce...hummmm je m'en leche encore les doigts... J adore manger avec les balinais..ils sont super contents de voir un blanc tenter de manger comme eux... et oui, faire des boulettes de riz et se les mettre dans la bouche ca parait easy mais ca l'est pas croyez-moi...mais c'etait delicieux... Par contre Sanur....bof.....tout ces gens etales au soleil style troisieme age germanique version rouge crevette et full of beer... J'ai regrette le deplacement qui m'a emble bien long. Finalement au retour la route semblait vraiment plus courte donc il n'est pas exclu que j'essie a nouveau Sanur mais un peu plus au sud de la Germanie... En remontant le long de la route par le village de Tegallalang, c'est tout les produits que l'on trouve a Maison du Monde, la Casa, etc..qui s'etalent devant moi, a des prix defiant toute concurrence et me faisant un pied de nez car je ne pourrais pas ramener la moitie du quart de ce qui me plait ici... Allez, un petit repas au Biah Biah, un petit warung tout pres de mon homestay, un delicieux Nasi Champur (riz, poulet, porc et legumes...) suivi de deux minis sate lilit babai ( brochette de porc aux epices balinaises) et d'un klepon en dessert qui est un gateau de riz avec du sirop de sucre de palme dedans.... De-li-cieux!!! Allez, je vous embrasse..continuez a commenter...c'est cool!!!! He Jo, ici ils jouent aux boules avec des noix de coco. Je t'en ramene? T'auras pt'etre une chance de viser le cochonnet comme ca...hahaha! Besos!!!! Ubud-Bali, le 29 juillet 2007 Lever aux aurores...il etait 0030 chez vous... certains n etaient pas encore au lit...je le sais...Il etait 0630 ici. Petit dej tout les jours differents et toujours ambiance zen. J ai des kils a faire aujourd hui. Je vais au lac Batur au pied du volcan du meme nom. La route est super agreable. Il fait presque froid, heureusement j'ai mis une veste... J arrive trop tot pour que les gardes me fassent payer l entree comme c'est de coutume mais trop tard pour eviter la vendeuse d'offrandes indispensables a proteger la moto et son conducteur des mauvais esprits... C'est cool quand meme et joli! Le paysage est splendide... Le lac a diffeentes couleurs de bleu et de vert... Des roches volcaniques formanet la rive entre le mont et l'eau. C'est tres vallone. Je prends quelques photos puis descend vers les villages de pecheurs et/ou cultivateurs du bord de l'eau... Nous sommes ici au coeur de Bali. Ce sont des balinais purs et durs, loin de l influence de l hindouisme. Bien....quelques photos, une longue balade digne d'un moto-cross de village en village puis on the road again!!!!! Je repars en sens inverse direction Tampaksiring. Non il ne s'agit pas d'une specialite locale consistant a vendre aux touristes des tampons hygieniques comme boucles d'oreilles...!!!!! C'est un village avec un tres joli petit temple et des Bains sacres. J'ai la peau super irritee sinon je me serais bien baigne aussi. Il faut voir cela. Pour acceder aux bains, il faut franchir une petite porte concue pour deux personnes.. Ce sont plusieurs dizaines de personnes qui vont essayer de passer en forcant un peu. Tout le monde a le sourire. Personne ne dit rien, ne tire la gueule. Et ce n'est pas juste de la politesse, c'est culturel... C'est vrai, tout semble plus simple comme ca. Meme moi je me surprends a ne pas m'enerver. Il n'y a qu'en scoot que je jure un peu mais juste un peu bordel de merde... Les gens ont le sourire en permanence..Personne mais personne n'est stresse. et tout fonctionne... C'est super facile ici et le sentiment d'apaisement est permanent. Du matin au soir...et meme la nuit! Je reviens a mes bains... les gens descendent dans l'eau avec leurs sarongs et se mettent la tete sous des jets representant chacun des divinites. C'est impressionant...mais qu'est-ce qui n'est pas impressionant ici??? Je repars sur la route Gianyar. Il y a deux jours je vous avait raconte le marche ou j'etias le seul blanc, ou les gens semblaient pas trop enthousiastes de me voir... et bien aujourd'hui j'ai pris la rue principale et c'est super moderne....il y a meme un Bata.... l'envers de la piece en somme... Aujourd'hui a Gianyar, il y avait une course de motos ou plutot de scooter et une presentation des modeles Honda... Plusieurs rues etaient fermees et ca petaradait de tout les cotes. Il y avait meme un concours de miss...Ils leur posaient des questions et je suppose que c'etaient les memes conneries que chez nous.J'ai pris des photos des scoot pour toi Sacha...tuning et tout....c'est une epidemie ma parole!!!! Puis la route m'a mene a la plage pres de Sukawati. Il y avait un festivasl de cerfs-volants. Euh....ici les cerfs-volants c'est du serieux.... Ils sont facilement une vingtaine a le porter avant qu'il ne s'envole... c'est donc un concours. L'intervilles local avec son guy Lux qui commente depuis une tourelle la competition. Il n'arrete pas une seconde..Je ne comprends rien mais les gens se marrent bien... Dans la tourelle se trouve aussi une autre personne qui psalmodie ou chante a la facon d'un muezzin...C'est incroyable je pensais qu'il s'agissait d'un disque mais non....c'est du live... C'est tres spectaculaire. D'abord les cerfs-volants sont beaux. Puis ils sont un nombre incroyable a tirer sur la corde pour que leur vol dure le plus longtemps possible. Chaque equipe a son gamelan, rappellez-vous le petit orchestre local. Et ca rit partout des que le vent tourne un peu ou que le cerf-volant descend...Bon Guy Lux fait monter la mayonnaise avec ses gags a deux roupies ce qui ne fait pas cher en francs je vous le rappelle... Bref, j'ai bien cru qu'il y allait avoir des vachettes ou des bufflettes mais que nenni. Une fois le cerf-volant presque au niveau du sol, il faut le rattraper avant qu'il ne touche terre. Ben c'est complique parce-que plus il est bas plus il tangue de gauche a droite et l'equipe qui court essayant d'anticiper au son du gamelan, rappellez vous le petit orchestre....., et des cris des spectateurs.... En partant j'ai refait un saut a Sanur, histoire de voir si j, y allais ou pas pour mon dernier jour. Ce sera non. Objectivement c'est joli comme une petite plage de la cote mediterraneene mais ca ne me dis rien. J'irais a Kuta, j'ai mon ptit hotel, mon ptit japonais et quelques boutiques ou claquer mes dernieres roupies qui roupillent au font de mes poches.... Voila pour aujourd'hui...

Besitos Ubud-Bali, le 30 juillet 2007 he ben je suis au cyber en face du terrain de foot et y'a un match qui se terminait maintenant... les cris des spectateurs!!!!! Ca a finit aux penaltys.... De toute maniere tout le monde rit donc impossible de savoir si Ubud a gagne ou perdu...Je crois que tout le monde s'en fout!!! Le gardien etait trop avance sur sa ligne...l'arbitre lui a fait signe de reculer en riant... le public s'esclaffait!!! C'est incroyable...Il ne doit pas y avoir de traduction pour le mot hooligan... Voila, c'est le dernier jour a Ubud. Je n'ai pas de regrets de partir parce-que je me rejouis de vous retrouver. Mais je preferais nettement vous prendre avec moi ici dans ce lieu de paix.... Mais comment font-ils pour etre si "en paix"??? Aujourd'hui je me la suis joue tranquille.. Je suis reste dans les alentours, faire quelques derniers achats bien que je ne puisse plus rien mettre dans mon sac... J'ai croise un transport scolaire: c'est un bache avec 50 gamins en uniforme dessus.... Les plus grands sont tous a scooter, des dizains et des dizaines en meme temps, habilles pareil et allant dans la meme direction... Et puis dans une petite rue, un vieux monsieur tout courbe, avec une enorme charge sur le dos...il souffrait et son dos etait irremediablement penche vers le sol... Je n'ai pas eu le coeur de sortir mon appareil... Faut dire qu'on me prend pour un journaliste! J'ai fait mille portraits..Je me suis arrete un long moment dans un hangar ou des femmes confectionnaient des offrandes pour les ceremonies funeraires. C'etait tres interessant! Ca papotait, ca riait et j'etais un peu la curiosite du jour... Je suis quand meme alle a la Monkey Forrest voir nos freres les singes... Certainement les plus agressifs habitants de l ile!!!! Ils ont failloi m'arracher le sac. Comme quoi on est en securite nulle part... Demain je serais a Kuta pour deux jours..Kuta ce n'est pas Bali, c'est BillabongBeach ...va savoir si je verrais un kangourou...

A demain... Kuta-Bali, le 31 juillet 2007 Et ben voila je suis de retour ou tout a commence pour moi a Bali. Meme hotel, meme plage, memes casse-couilles: "transport Boss?You want sunglasses, Boss?" mais finalement c'est bien de finir comme ca. J'ai quitte le paradis et je retourne au purgatoire avant de revenir en enfer.... Heureusement que vous mes petits anges etes-la pour me tenir conpagnie... Je vais gentimment aller claquer mes Roupiahs... Il faut dire que le pays est tellement bon marche qu'il m'en reste bien plus que ce que je pensais... Ca c'est aussi une bonne nouvelle... Mais surtout ce qu'il me restera grave c'est la gentillesse des gens. Et meme quand vous ne faites pas affaire avec eux, ils vous lachent avec un sourire...c'est comme ca et j'ai l'impression d'avoir baigne dans un sourire permanent pendant presque un mois... A refaire absolument et pour ceux qui seraient tentes par l experience, j'ai une bonne dose d'adresses sympas...Des pas sympas j'en ai pas trouve. La seule chose d'un peu complique vous l'aurez compris, c'est les transports... mais bon on se fait a tout a condition d'en echapper... J'ai prepare mon sac a dos ce matin....il etait super lourd... et mon ptit sac a dos, le nouveau pas celui a 5.- qui a dure deux jours est plein a craquer...j'ai encore un sac en plastique..j'espere que je pourrais le ramener dans l'avion... J'ai pese le sac en arrivant a l hotel a Kuta...22kg... Merde!!! Bon j'ai recommence, sorti les chaussures de marche...bref comme par miracle, la ca devrait aller...bon on verra, c'est des soucis mineurs.... on vera la tete au guichet a l'aeroport...

A demain...besitos a tous!!!! Doha-Qatar, le 2 août 2007 pas d'internet hier...c'etait le premier aout donc j'ai pris conge moi aussi... Sur nos monts quand le soleil, annonce un brillant reveil! Pis j'avais pas grand chose a dire.... Ce n'est pas que je n'ai pas aime Kuta, je serais faux cul de dire cela. Mais j'ai fait le calcul: en moyenne on est sollicite environ deux cents (200!!!) fois par jour pour un taxi, des t/shirts, un massage, etc... 200 fois a dire non merci ( tidak, teri makhasi). Au bout d'un moment on ne repond plus. Les gens n'attendent pas de reponse non plus... Mais bon ca fait partie du jeu. Ca me fait penser a l Espagne avec ses boutiques, ses bars, sa plage.... et j'aime bien ca aussi mais c'est quand meme loin de l'Indonesie que j'ai aime... Et puis, toute cet harmonie que j'ai ressenti pendant ce mois a brusquement disparue, effacee par le bruit des discotheques alentours... C'etait le moment de repartir.... Je suis au Qatar. La plus grande partie du voyage, onze heures(!), est passee...Il me reste a glander dans cet aeroport pourri 7 heures puis six heures jusqu'a Unique Zurich Rosti puis Genf.... hehehe...c'est les fetes de Geneve non??? Qu'est-ce que j'en est retenu de ce voyage seul? C'est vrai que c'est avant tout une image, constante et vecue en permanence: le sourire des Indonesiens. Leur gentillesse. Leur capacite a prendre une chose apres l'autre sans apprehension et sans jugement. Peut-etre je me fais une idee trop ideale mais je l'ai reellement vecu comme cela... Hier soir, je prenais quelques dernieres photos dont le mausolee en souvenir des victimes de l'attentat de novembre 2005. En partant j'ai demande a mon chauffeur ou avait explose la bombe? "C'est ici". Nous passions devant un grillage bordant un tas de gravats ou etaient epingles quelques photos souvenirs de victimes... J'etais passe plusieurs fois devant sans m'en rendre compte... Et je crois que c'est comme cela qu'ils prennent les evenements durs de leur vie.... C'est arrive. Il faut continuer... Une chose apres l'autre. Sans show bizz. Avec de la pudeur. Voila...J'arrive.... Besitos... Meyrin, le 3 août 2007 Héhé..moins sexy Meyrin comme nom.... et pourtant c'est chez moi...et puis les lettres sur le clavier sont à la bonne place, elles y sont toutes.... comme tout mon chez moi et les miens... Merci ti-coeur de t'être occupé de mon Tigré. Tu lui as sauvé la vie... Aujourd'hui, je mettrais les photos... Dernière aventure en date.... Il est dix heures vendredi matin et ma valise n'est pas arrivée... Elle est toujours à Zürich.... comme quoi tu peux voyager au bout du monde et ça va mais chez nous..... c'est quand même Unique.... Y'en a point comme nous... Besitos..

Les photos et d'autres voyages; www.gatitoperezdetudela.spaces.live.com
La vérité absolue est-elle La quête du voyageur? English translation pending
by AllyMcBeal · 2007-08-26 · 158 replies
La vérité absolue est-elle La quête du voyageur?
Retour de Thaïlande English translation pending
by Erikag · 2007-08-26 · 36 replies
Sawatdee kha.

Difficile de garder son sourir, en revenant de BKK !😛 De retour à Paris, ce voyage assez court de d'un peu plus de 2 semaines, ma encore fait le plus grand bien !🙂

J'ai revu mes ami(e)s thai, et je me suis balladée tout le temps avec eux et leurs enfants (ben, bang, Anun, Huan, Gek, Mai et Lai )!😎 J'ai eu pratiquement que du soleil ! Plus exactement j'ai résidé 5/6 jours au 74 de Phahonyotin road, à BS APARTMENT, pas loin du Rangsit future park, pour 800 baths, on a droit à une super grande chambre, avec aircon, tv, cahine hifi et lecteur dvd ! Un quartier, très peu fréquenté par les touristes, et aussi bien dans le carrefour d'à côté !

Pour commencer, on a emmener les enfants à Dream world ! Un parc d'attraction très beau, comme savent le faire les thai !😉

Puis direction cha am, pour 3/4 jours, c'était un un grand bungalow où l'on avait 4 chambres pour 1800 baths. La plage est malgré tout très belle et très peu fréquentée en semaine, pourtant si près de BKK ! Les massages au bord de l'eau et la chaise longue me manquent !😛 Par contre je n'ai pas du tout accroché à Hua hin (trop trouristique à mon gout🙁) ! Puis j'ai été 2 jours du côté de Ratchaburi, en passant un bon moment au Siam cultural park ! Puis Kanchanaburi (2 jours), Ayutthaya, Nakhon Nayok et Sarika Waterfall (2 jours).

Sans oublier, que je suis retournée au grand palais, puis à la "Golden mountain" et à l'Erawan Muséum etc.

Les 12 dernères nuits chez l'habitant (une famille peu aisée, vivant dans un garage aménagé en habitations de plusieurs étages) à Lumlokka (dépaysant😎) bien que spartiates 😇 !

Voilà, je ne suis pas allée très loin de BKK, vu que je n'ai pas été à Chiang Mai, (pour cause de météo, mais ce n'est que partie remise), mais je me suis encore une fois régalée😛😛😛 dans tout les sens (vision et dégustation compris) ! Avec en prime le soleil 🙂pendant que les parisiens étaient sous la pluie !😮

A plus pour les photos.

Erika.
Espagne/Portugal: circuit en terre ibérique (juillet 2007) English translation pending
by Stef2Mars · 2007-08-22 · 47 replies
Jeudi 19 juillet : cap sur l’Espagne Anne et moi arrivons vers 19h à l’aéroport et nous découvrons le tout récent MP2, le terminal low cost de Marseille, inauguré un an auparavant. Décor sommaire, couleurs vert pomme et cramoisi… Bref, on n’est pas là pour visiter. Il n’y a pas de file d’attente, nous en profitons pour faire enregistrer les bagages que nous portons et déposons nous-mêmes sur le tapis roulant. On peut alors se poser tranquillement dans le hall et se remplir la panse de nos sandwiches. Nous avons devant nous assez de temps pour nous diriger vers l’autre terminal, le vrai si j’ose dire, où nous pouvons trouver les magazines qui nous occuperont pendant la bonne heure et demi de voyage qui se présente devant nous.

21h. C’était l’heure prévue du départ, mais nous sommes encore en train d’attendre sagement l’embarquement. Une fois installés à bord du 737 de Ryanair, le commandant de bord s’adresse aux passagers… en espagnol puis en anglais. On ne se sent déjà plus chez nous. Une demi-heure plus tard, l’avion quitte enfin le tarmac de Marignane, salue la Bonne Mère, et prend la direction de Madrid. Les vacances peuvent commencer.

Il est 23h environ lorsque le vol 5447 se pose sur la piste de Barajas. L’aéroport de la banlieue madrilène nous semble immense. L’appareil roule si longtemps après l’atterrissage que l’on se prend à imaginer qu’il pourrait emprunter l’autoroute et nous déposer directement à l’hôtel. Utopie.

Nos bagages rapidement récupérés, nous entamons alors une longue marche à travers les longs couloirs de l’aéroport, suivant les indications pour rejoindre la station de métro. Plantés devant les machines automatiques multilingues, nous tentons vainement de nous procurer nos titres de transport. Nous bidouillons l’engin cinq bonnes minutes avant que celui-ci daigne nous délivrer les précieux sésames. Joie de courte durée, nous restons bloqués aux tourniquets car les tickets ne sont pas les bons. On se décide à faire la queue au guichet – car oui il est 23h30 et un guichet est ouvert – jusqu’au moment où un agent nous interpelle pour nous proposer son aide. Quelques palabres hispano-anglaises plus tard, il parvient patiemment à nous faire comprendre que les tickets de métro au départ de Barajas sont majorés d’un euro. Il prend l’initiative de changer les titres via la machine et nous le remercions…

Trois lignes de métro plus tard, il est minuit bien entamé quand nous tombons nez à nez sur l’énorme porte en bois de l’Hostal Miralva, situé au 32 de la calle Valverde. Bien que située à quelques pas de Gran Via, les « Champs-Elysées » espagnols, nous ne sommes guère rassurés par cette sombre artère animée par quelques poivrots et vitrines de sex-shops. Nous sonnons, et au 1er étage de cet immeuble nous accueille un homme grisonnant. Là encore, nos lacunes en espagnol font défaut, c’est donc dans un anglais scolaire que se fait la discussion. Dans le hall, nous rencontrons deux touristes français arrivés de Paris, dont l’un nous dit : « Prévoyez de la crème solaire, ça bombarde ici ! ». Je lui rétorque en plaisantant que l’on vient de Marseille, et que par conséquent le soleil, nous, on a l’habitude. Le gérant nous remet les clés et nous découvrons notre chambre pour les quatre prochaines nuits. Un lit double, une armoire, une table, deux chaises et un lavabo, le strict minimum. Les toilettes et la salle de bains sont à l’autre bout du couloir. Les douches sont interdites après minuit, ça tombe bien, il est 1h du mat passé et j’avais envie de me rafraîchir, tant pis, demain il fait jour…

J’aurai pu finir ce récit du premier soir sur un « nous nous couchâmes et nous endormîmes paisiblement », hélas… Tous les bruits émanant de la rue se firent entendre dans la chambre. Des cris, des chants, des jeunes parlant bruyamment en passant sous notre fenêtre, et le ballet incessant des voitures qui semblaient rouler dans notre lit. Cette première nuit madrilène fut un concerto de nuisances sonores, à tel point que je ne saurais vous dire à quelle heure nous avons réussi à rejoindre Morphée…

Vendredi 20 juillet : à nous Madrid ! La nuit passée, agitée et peu réparatrice, nous a semblé bien courte. Malgré ça, le programme de ce premier jour dans la capitale espagnole ne nous a pas laissé le loisir de garder le lit davantage. La douche prise et un petit dej rapidement avalé, nous voici partis à la conquête de Madrid.

La ville est bien desservie par les transports en commun et ce jusqu’à tard dans la soirée. Le métro, associé à la marche à pied, est à mon avis le meilleur moyen de découvrir la capitale espagnole. A Gran Via, la station la plus proche de notre hébergement, nous déboursons 9€ chacun pour acheter des pass bus/métro pour « 3 dias ». Vu le tarif d’un ticket à l’unité et le programme chargé qui nous attend les jours à venir, il est clair que nous les rentabiliserons assez rapidement.

Nous inaugurons nos tickets pour nous rendre à la station Banco de España près de laquelle se trouve la Plaza de Cibeles. Désirant me rapprocher pour faire quelques clichés de la fontaine qui se trouve en son centre, je contourne la place, mais je me rends compte qu’il n’y a en réalité aucun accès. J’aurai bien tenté d’y parvenir en traversant la grande avenue, mais, devant la présence de quelques policiers réglant la dense circulation, je me ravise. Je viens à peine d’arriver, et je n’ai pas – déjà – envie de me faire remarquer. Je me contente donc de zoomer sur la fontaine en question, avec en fond l’imposant Hôtel des Postes.

Nous poursuivons notre balade via le Paseo del Prado qui, comme son nom l’indique, est tout proche du fameux musée qui sera l’objet d’une incontournable visite pour Anne. Après s’être arrêtés quelques instants devant le Monumento del Dos de Mayo, nous arrivons devant le Ritz. Notre curiosité nous pousse à pénétrer le luxueux établissement pour admirer la beauté des lieux. Devant tant de richesses, on se dit que nous sommes dans un autre monde auquel nous n’appartenons pas, et puis, de toute façon, on en a pas vraiment envie. Quelques instants plus tard, nous arrivons à l’autre célèbre fontaine de Madrid, celle de Neptune. Bis repetita, pas moyen de s’en approcher, le zoom s’impose.

Un peu plus loin, nous apercevons bientôt la Gare d’Atocha, devenue tristement célèbre suite aux attentats qui y furent perpétrés le 11 mars 2004. Sans raison aucune, nous décidons de nous y rendre. Et quelle ne fut pas notre surprise d’y découvrir un magnifique jardin tropical au cœur duquel vaquaient une centaine de tortues. L’escalator nous hisse au dernier étage de la gare, et nous y découvrons une vue encore plus impressionnante sur ce bel espace vert qui se dresse au milieu du bâtiment. J’immortalise l’image. La faim commence à se faire sentir. Nous nous arrêtons au premier restaurant que nous croisons dans la gare, essayons tant bien que mal de décrypter la carte, et commandons de quoi grignoter : croquettes frites au jambon, calamars frits et patates baignant dans une sauce épicée. Pas très équilibré comme repas, je vous l’accorde, juste de quoi caler l’estomac jusqu’au soir.

Nous prenons ensuite la direction du Buen Retiro, le plus beau parc de la capitale d’après les guides. Allées ombragées, fontaines, statues, parterres de fleurs, ruisseaux, tout est fait pour rendre agréable une balade qui vous fait oublier pour un temps le bruit de la ville. Un petit lac, où glissent quelques cygnes noirs, et duquel jaillit un jet d’eau, borde le Palais de Cristal, jolie demeure de verre qui semble-t-il accueille quelques expositions temporaires. En avançant, nous tombons sur un plan d’eau où les Madrilènes aiment à flâner sur les barques en location. Nous sommes déjà à la sortie du parc et nous reconnaissons la Puerta de Alcala.

Anne commence à se sentir fatiguée, sans doute la chaleur cumulée au manque de sommeil. Nous décidons de faire une courte halte à la Plaza de Toros de Las Ventas. Il s’agit des arènes de Madrid, les plus grandes d’Espagne, que nous ne manquerons pas de visiter ultérieurement. Après quelques photos, nous retournons à l’hôtel. Je prends le temps de recharger la batterie de mon numérique, puis je repars tout seul à l’affût d’autres clichés, Anne préférant rester se reposer. Mon plan de la ville en main, je prends le métro jusqu’à la station Anton Martin. Non sans avoir demandé mon chemin auprès de quelques passants, j’arrive enfin dans le quartier de Santa Ana, histoire d’admirer quelques belles façades de boutiques faites d’azulejos. Je tombe par hasard sur une statue de Garcia Lorca. Restos, pubs et autres cafés se succèdent au fur et à mesure des rues. Je me promène au feeling et shoote tout ce qui peut faire une belle photo. J’arrive sans le vouloir à la Puerta del Sol, le cœur de la ville, dont une partie est en travaux. Des commerces qui grouillent de monde, je fais un petit tour des environs puis m’engouffre dans le métro pour échapper à la foule et rejoindre Anne à l’hôtel.

En soirée, Anne à nouveau d’attaque, nous quittons notre chambre et empruntons à pieds Gran Via jusqu’à Cibeles où nous étions le matin même. Mais la balade est bien plus agréable, la température plus clémente, et le soleil couchant éclaire les bâtiments d’une jolie lumière couleur ocre. Nous nous rendons ensuite à la Plaza de España, qui ne paye pas de mine, mais au milieu de laquelle trône un monument à Cervantès qui veille sur ses deux plus illustres personnages, Don Quichotte et Sancho Panza.

La journée a été longue et fatigante, et celle qui nous attend le lendemain le sera au moins tout autant. Pour rejoindre l’hôtel, nous remontons sans nous presser Gran Via, animée par la foule et les néons des enseignes. Un dernier crochet par le Burger King pour un dîner léger conclura qui cette journée bien remplie. Et ce n’est que le début…

Samedi 21 juillet : Royal Madrid

Epuisés par la veille et apaisés par un semblant de calme nocturne revenu miraculeusement dans Valverde, nous avons passé une nuit – presque – digne de ce nom. Et il fallait au moins ça pour affronter la journée qui se préparait.

Le rituel matinal douche petit dej rapidement expédié, nous prenons la direction du métro pour nous rendre à Puerta del Sol. Anne n’a pas manqué de se munir de son guide Michelin qui propose un gymkhana à travers les rues de la ville. Après avoir longé la Calle Mayor, nous bifurquons sur notre gauche vers l'une des arches donnant accès à la Plaza Mayor. Nous restons un petit moment sur cette vaste place et sous les arcades qui la borde. Suivant approximativement les indications du guide vert, nous avons ainsi déambulé dans la ville. De nombreuses façades recouvertes d’azulejos multicolores représentant Madrid, Séville ou Cordoue se dévoilaient sur notre passage. Notre balade nous a conduit tour à tour devant la Iglesia de San Miguel, la Plaza de la Villa, et la Iglesia San Francisco el Grande où nous sommes furtivement entrés alors même qu’un mariage était célébré. Il est déjà 14h. Le temps passe vite lorsque l’on ne s’ennuie pas. Nous passons en revue plusieurs restos et dès que nous en avons assez de chercher, nous rentrons et prenons place. Anne se délecte d’une omelette au jambon et au fromage pendant que je déguste une belle tranche de saumon grillé. Puis nous sortons et passons devant la Catedral de San Isidro, mais elle est fermée. Tant pis. Fin de l’itinéraire balisé par Bibendum…

Retour donc à la Puerta del Sol, à la recherche de la statue de l’Ours et l’Arbousier, symbole de la ville de Madrid. Nous le trouvons rapidement et quelques photos plus tard, nous partons sans tarder pour la visite du fameux Palacio Real. Nous déboursons les 8€ chacun que coûte l’entrée et quelques minutes après, alors même que nous arrivons devant les marches du palais, une pancarte nous informe qu’il y est strictement interdit de photographier. J’ai quand même réussi à prendre quelques clichés avant de me faire reprendre de volée par les agents de sécurité qui veillaient au bon déroulement des visites et à l’application inflexible du règlement. Je n’ai donc pas joué longtemps avec le feu, conscient de ne pas faire le poids face aux fidèles sujets de sa majesté Juan Carlos. Anne s’amusait de me voir ronger mon frein, passant de salles en salles, le numérique éteint autour du cou.

Nous avons flâné deux bonnes heures dans et autour du palais, et avons logiquement enchaîné avec la Catedral Nostra Señora de la Almudena qui fait face à l’ancienne résidence royale. Grand édifice à la déco assez contemporaine qui m’a bien plu, je multiplie les photos. Puis nous faisons une halte dans le Jardin de Sabatini. Petites fontaines et allées soigneusement taillées, ce petit coin de verdure adossé au palais ne manque pas de charme. A peine franchie la grille pour sortir, j’aperçois sur le trottoir d’en face une boutique Häagen-Dasz. J’en fait part à Anne dont je sais qu’elle raffole de leurs crèmes glacées. La chaleur et notre gourmandise sont deux excellentes raisons pour y faire un arrêt. Les glaces englouties, il est presque 19h30, nous regagnons nos pénates.

En cette douce soirée, nous n’avons rien fait d’exceptionnel. Comme la veille, nous sommes allés manger au fast food – pour la ligne on verra en rentrant en France – et nous avons été prendre quelques photos de nuit. La Puerta de Toledo, joliment illuminée, et la Iglesia San Francisco el Grande, bien mise en valeur par les éclairages, se sont révélés bien photogéniques. Déjà 23h30 passé, le métro nous ramène à notre chambre. Une nouvelle journée pleine de découvertes s’achève, une autre nous guette le lendemain…

Dimanche 22 juillet : métro, Prado, Rastro, zoo, dodo

En cette fin de semaine, le soleil est toujours au rendez-vous. Il fait très chaud mais on n’est quand même pas en droit de s’en plaindre. La nuit à été relativement calme, à signaler juste un « Hijo de p… » qui a fusé dans Valverde et qui a provoqué un petit fou rire chez Anne.

Aujourd’hui sera une journée un peu spéciale. Anne et moi décidons de programmes séparés, tout du moins pour la matinée. Pendant que je chinerai au cœur du Rastro, un gigantesque marché aux puces dominical qui s’étale dans les ruelles jouxtant la Calle de Toledo, Anne s’en ira contempler les trésors exposés au Musée du Prado, d’autant plus que c’est gratuit le dimanche et fermé le lundi. Vous l’aurez bien compris, je n’aime pas les musées d’arts. Les raisons ? Je ne suis pas fana d’art, qu’il soit classique ou contemporain, ni du genre à m’extasier devant une sculpture ou une toile. Et puis, l’idée même de passer une ou deux heures au milieu de ces chefs d’œuvres qui me sont totalement indifférents me rebute.

Je fais le trajet avec Anne jusqu’aux portes du Prado, puis attrape une rame qui me dépose à la station La Latina. Sur place, le marché est déjà en pleine effervescence. Des centaines de personnes défilent devant le déballage de fringues et de babioles de toutes sortes. Par excès de prudence, je mets mon sac à dos devant moi, car qui dit foule, dit éventuellement pickpockets. Puis je m’engouffre dans l’allée gorgée de monde. Je ne suis pas venu dans le but d’acheter quoi que ce soit, juste déambuler, regarder, fouiller un peu à l’affût d’une éventuelle bonne affaire. Je repartirai finalement en début d’après-midi la besace vide et le porte-monnaie intact. Entre temps, j’aurai assisté à une descente de police un peu musclée, destinée à déloger les quelques vendeurs à la sauvette qui s’étaient invités à la fête.

J’avais entrepris de faire le marché dans son intégralité, mais l’heure et la fatigue ont finalement eu raison de mon envie de continuer. En plus, je n’ai fait que descendre les rues, ce qui m’obligerait à tout remonter. La station de Puerta de Toledo tombe à pic. Je me rends ainsi à Las Ventas, lieu de rendez-vous convenu avec Anne. Devant l’imposante bâtisse, je ne me lasse pas de prendre à nouveau quelques clichés de ce lieu qui décidément m’inspire pas mal. Anne m’envoie un texto me disant qu’elle en a terminé avec les Velasquez, Goya et consort. Je l’attends donc devant les arènes que nous avions prévu de visiter, bien que nous ne soyons pas des aficionados des corridas, loin s’en faut.

Trente minutes plus tard, Anne débarque et nous achetons nos tickets. Je pensais que la visite des arènes incluait l’entrée au musée taurin, mais je le cherche encore… La guide nous accueille par une grand porte latérale. Nous sommes apparemment le seul couple de français parmi les touristes. Ce qui est parfait puisque la demoiselle qui va nous faire la visite s’exprime magnifiquement… en anglais et en italien. Peu importe, nous parvenons à comprendre les infos qu’elle nous délivre au fur et à mesure que nous découvrons l’intérieur des arènes, une très belle enceinte de 25.000 places. La promenade d’une trentaine de minutes retrace l’histoire du lieu, agrémentée de quelques anecdotes. Temple de la tauromachie madrilène, les murs sont ornés de plaques commémoratives. Ici les plus grands se sont produits, certains mêmes y ont semble-t-il laissé leur vie… La visite s’achève sur une démonstration fictive d’estocade avec la muleta, et on nous invite même à poser pour une photo avec les accessoires de la mise à mort. Ca sera sans nous…

A Puerta del Sol, à quelques stations de là, nous trouvons un petit resto. Une ardoise à l’entrée affiche une promotion plat et boisson, nous n’hésitons pas longtemps, il fait faim. La chaleur qui règne dehors contraste avec l’accueil glacial qui nous est réservé. Vous savez, quand vous rentrez quelque part et que vous avez presque l’impression de déranger… Nous commandons chacun un bon plat de pâtes que nous avalons rapidement. Toujours aussi indifféremment, la serveuse nous enlève nos assiettes vides et nous apporte la note. On a bien mangé mais pour le sourire, on repassera. Et pour le pourboire aussi…

Je suggère à Anne de passer une après-midi tranquille, il n’en a rien été… Grâce au Téléférico, qui permet d’avoir une vue aérienne sur une bonne partie de la ville, nous arrivons dans l’immense parc de Casa del Campo. Là-bas, à l’écart du centre ville, il y a de quoi se distraire avec un parc d’attraction et un zoo. Grande adepte de sensations fortes, Anne salive devant les montagnes russes du haut desquels des hurlements déboulent jusqu’à nos oreilles. Je lui dis que si elle veut enfourcher une de ces machines infernales, qu’elle ne compte pas sur moi pour la suivre.

Pas très chaud pour aller voir les animaux non plus, la suite de la journée s’est quand même déroulée au parc zoologique. Que vous dire ? Des pingouins, des girafes, des rhinocéros, des ours, des singes, des lions… Un zoo quoi ! Ah si, une petite originalité : un tigre blanc, à qui je n’ai pas manqué de tirer le portrait. Passée en revue toute la faune présente, la visite s’est conclue par un sympathique show de dauphins façon Marineland, devant un public d’enfants et de parents conquis. Alors que ma chère et tendre m’abandonnait quelques minutes pour faire un tour de l’aquarium, je l’attendais à l’extérieur, reposant mes pauvres pieds quelques instants. Pause de courte durée, puisqu’il nous fallait encore rejoindre le centre ville. Nous avions prévu de repartir comme nous étions arrivés, via le téléphérique, mais le courage nous manquant pour remonter toute la route, nous nous sommes dirigés vers la station de métro la plus proche.

En soirée, nous squattons une nouvelle fois notre fast foot attitré sur Gran Via. Pendant que nous avalons nos hamburgers, la batterie presque vide de mon numérique recharge dans les toilettes. Qu’est-ce que je ne ferais pas pour quelques photos. J’ai envie de faire des images de nuit et je m’imagine mal tomber en rade avec mon appareil. Et pour la troisième fois depuis notre arrivée en terre madrilène, nous repartons vers… Las Ventas. Quand je vous disais que ce lieu à la gloire de la tauromachie m’inspirait. Et plongé dans la nuit, il est très joliment éclairé. Jolie de nuit l’est tout autant la Plaza Mayor que nous atteignons un peu plus tard pour finir la journée en beauté. Une journée une fois encore épuisante, mais malgré tout riche de découvertes. C’est un peu ça nos vacances, des voyages où l’on ne se repose pas vraiment…

Lundi 23 juillet : d’une capitale à l’autre

Nous vivons déjà notre dernier jour dans la capitale espagnole. Nos dernières heures même, puisque l’autocar qui doit nous emmener à Lisbonne part à 16h00 pétantes. Les bagages bouclés, nous demandons à pouvoir les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Le gérant accepte, ouvre une porte dans le couloir et y entrepose nos sacs. Coût de l’utilisation du placard... enfin, de la consigne : 2€ par personne ! Bon, on ne va pas faire la fine bouche, ça nous rend service et surtout ça nous offre un peu de temps libre.

Sans tarder, nous achetons un ticket de métro pour la journée, et direction Santiago Bernabeu. Bien que supporter du Barça depuis l’époque Romario, je ne pouvais pas passer à côté de ce temple du football. Le « Bernabeu Tour », comme ils l’appellent, regroupe la visite du stade, de ses infrastructures et du musée. Le prix est un peu prohibitif, 15€ tout de même, mais quand on aime le foot, on ne compte pas. Un ascenseur nous amène dans les tribunes du haut desquelles on a une vue globale du stade. Les sièges sont bleus et les travées oranges. Après avoir traversé des couloirs tapissés de photos des stars de l’équipe – dont notre Zizou national – nous arrivons au musée. Un vrai lieu de culte pour les socios du Réal Madrid. Portraits des présidents successifs, maillot dédicacé par Di Stefano, histoire de la construction du stade, palmarès détaillé, photos et vidéos des grandes heures du club, trophées en tout genre, et en point d’orgue, une vitrine animée dans laquelle sont fièrement alignées les neuf Coupes d’Europe des Clubs Champions. Même le blaugrana qui sommeille en moi ne peut rester indifférent. Bon, pas trop longtemps tout de même, la visite continue… Nous arrivons ensuite dans la partie basse du stade, au bord de la pelouse. D’ici on peut clairement lire l’inscription « REAL MADRID CF » qui s’affiche en lettres blanches sur la tribune bleue qui nous fait face. Je shoote sous tous les angles, encore et encore. Un dernier détour par la salle de presse, interview imaginaire oblige, et nous quittons les lieux satisfaits, une centaine de clichés au compteur.

Il ne nous reste que très peu de temps, juste assez pour nous rendre à la station voisine de la Plaza de Castilla où se dresse la Puerta de Europa. Il s’agit en fait de deux tours de verre, inclinées – volontairement, pas comme celle de Pise – l’une vers l’autre. Une construction insolite et moderne qui vaut bien quelques photos. Il est déjà 14h20, on file à l’hôtel.

Un rapide « Adios » pour le gérant – et surtout pour sa chambre infernale – nous fonçons vers la Estacion del Sur où nous devons prendre notre autocar. Il est environ 15h30, nous n’avons pas encore eu le temps de manger et nos estomacs commencent à se manifester. Je laisse Anne sur le quai surveiller l’affichage des départs et, quelques sous en poche, je pars en quête de nourriture. Dans le hall je trouve une cafétéria. Je rentre et une caissière me remet une feuille avec des cases à cocher. Evidement je ne comprends rien de ce qui est inscrit sur le bout de papier. Dans l’urgence et devant la nonchalance du personnel, je perds rapidement patience et m’en vais. Il est déjà 15h45, Anne doit s’impatienter là-haut sur le quai. Je tombe enfin sur une sandwicherie. Je commande ce que je pense être à notre goût, m’équipe d’une bouteille d’eau et remonte l’escalier. Il est 15h55, le numéro du quai est déjà affiché. Je retrouve Anne, apparemment soulagée de me voir enfin réapparaître, et on rejoint notre car. Bagages en soute, papiers en règle, on peut embarquer. Il était moins une, au propre comme au figuré. Encore essoufflé, je raconte mon parcours du combattant à Anne qui m’avoue avoir commencé à s’affoler de ne pas me voir revenir à temps. Enfin, nous sommes dans le car avec de quoi nous restaurer, c’est bien là l’essentiel.

Ensuite, que vous raconter du trajet en lui-même. Rien de bien intéressant à vrai dire. Le chauffeur nous passe un premier film. Il s’agit du fameux « Maman, j’ai encore raté l’avion » en version originale et sous-titré en portugais. On est déjà dans l’ambiance. On ne comprend pas grand chose, mais comme on connaît déjà l’histoire, ce n’est pas bien gênant. S’ensuit un Bud Spencer - Therence Hill, un monument du 7ème art, qui nous intéresse déjà beaucoup moins. Pour conclure cette belle soirée cinématographique, nous visionnons une vidéo intitulée « Marradas 2006 ». Intrigués, on commence à regarder. Il s’agit en fait de lâcher de taureaux dans de petits villages. Une sorte de vidéo gag à la sauce portugaise. Ca nous amuse une demi-heure, puis ça commence à nous barber. On en mangera pour deux plombes. Remarquez, ça aurait pu être pire. Je me souviens que lors de mon escapade autrichienne en novembre 2004, le chauffeur avait eu le bon goût de nous proposer la fameuse saga avec Romi Schneider. Ca peut être pire, si si !

Avec tout ça, nous n’avons même pas vu le franchissement de la frontière hispano-portugaise. C’est par l’interminable pont Vasco de Gama que nous enjambons le Tage et devinons les lumières de Lisbonne. Nous avions prévu d’arriver à notre hôtel aux alentours de minuit. Mais le chauffeur s’est un peu attardé lors des deux poses – ce qui lui a d’ailleurs valu une belle engueulade avec l’un des passagers – et il est minuit passé �� nos montres quand l’autocar dépose les premiers voyageurs à la gare routière d’Oriente. On commence déjà à paniquer, imaginant trouver porte close à l’auberge. Un quart d’heure plus tard, on arrive enfin à notre destination finale, Sete Rios. Le car tout juste stationné, je fais remarquer à Anne que la pendule digitale du quai affiche 23h15. Etonnés, nous récupérons nos effets en soute et essayons de trouver une autre horloge. C’est en effet la bonne heure. Tout d’un coup, je crois me souvenir avoir lu qu’il y a une heure de décalage horaire entre la France et la côte ouest du Portugal, détail qui m’était totalement sorti de l’esprit. Anne me prend pour un fou, elle ne me croit pas vraiment. Et pourtant, c’est bien la réalité qui se confirme au fur et à mesure de notre avancée vers la station de métro. Du coup, nous n’avons plus de retard mais de l’avance. Nous voilà soulagés. Nous découvrons le métro lisboète pour nous rendre à la station Avenida. Impossible de se tromper, ici il n’existe que quatre lignes, ce qui est très peu en comparaison du tentaculaire réseau madrilène.

Station Avenida. L’hôtel Danubio Residential ne se situe qu’à quelques dizaines de mètres. Nous sommes dans les temps. Au 49 de la rua de Salitre, un petit mot à notre attention, scotché sur la porte, nous invite à sonner. Une souriante demoiselle vient nous ouvrir. L’anglais hésitant, nous la suivons. Elle nous fait entrer et nous présente une feuille. C’est un mot signé de Léo, le gérant, qui explique que la jeune femme doit nous remettre les clés, nous indiquer notre chambre, et que lui-même sera présent le lendemain matin pour régler les formalités. Nous remercions notre hôtesse et sans tarder entrons dans notre chambre. Elle n’est pas très grande, et le lit occupe quasiment les trois quarts de la pièce. Notre fenêtre donne sur une petite cour intérieure où du linge est étendu. Le silence semble régner en maître, ce qui augure enfin de quelques nuits sereines. Un lit et du calme, c’est tout ce dont on a besoin. Curieux, nous faisons discrètement un petit tour du propriétaire. Les sanitaires sont repérés, la salle de bain également, et il y a même une cuisine collective avec un frigo. Nous ne tardons pas à aller nous coucher, la belle Lisbonne nous attend demain…

Mardi 24 juillet : Bom dia Lisboa !

La nuit fut d’un calme olympien. Anne et moi avons très bien dormi, et sommes frais pour affronter la journée. Nous faisons la connaissance de Léo qui nous explique le fonctionnement de l’auberge. Il est plus cool et plus sympathique que le tenancier de Valverde. On échange aisément en anglais. Dans le couloir, il nous montre un plan de la ville affiché sur le mur, sur lequel il a noté de précieux renseignements sur les balades à faire, les divers moyens de transports ainsi que les tarifs, et les coins à éviter la nuit. Nous voulons lui régler les nuitées par carte mais il n’a pas porté l’appareil adéquat. Il nous faudra donc repasser ce soir à 21h pour lui payer notre dû.

Mais avant de commencer à visiter la ville, un autre impératif nous attend. Il nous faut absolument rallier la gare ferroviaire pour acheter les billets de train pour Porto. Le petit dej devra patienter, nous prenons un ticket de métro aller-retour direction Oriente. Pour cela nous devons emprunter trois des quatre lignes de métro, Oriente étant au nord-est de la ville. Une bonne demi-heure plus tard, nous découvrons les lieux. Une gare hyper moderne, très design. Nous cherchons un guichet ouvert, qui nous est gentiment indiqué par un vigile. Nous accueille une personne qui pratique la langue de Shakespeare. Ouf ! Anne, moi et le portugais ça fait trois. Mais pas trop besoin de baragouiner, nous lui montrons une feuille, une simulation éditée avant notre départ via internet, avec le jour, l’horaire et le train désiré. On s’en tire avec 39€ à deux, exactement le budget prévu. Mission accomplie. Et le petit dej dans tout ça ? J’y viens. On repère une sorte de boulangerie, « Croissanterie de Paris » la bien nommée. On y commande deux viennoiseries, un café et un chocolat chaud. La note : 3, 50€. On est surpris de payer si peu cher.

Rassasiés, nous nous engouffrons dans le métro direction l’avenida de la Liberdade où débutera notre programme de la journée. Cette large avenue ombragée, aux trottoirs en mosaïques, est très agréable à emprunter. Elle descend jusqu’à la jolie Praça dos Restauradores. En continuant, se dresse à notre droite la très belle façade du Musée des Arts Sacrés. Devant nous se trouve la Praça Dom Pedro IV, dite « Rossio ». Enfin, en tournant à gauche, nous tombons sur la Praça da Figueira, point de départ de nombreux carris, les fameux tramways « d’époque » qui font la renommée de Lisbonne.

Les rues de la Baixa, la ville basse, sont parfaitement quadrillées. Difficile de s’y perdre, qui plus est avec un plan entre les mains. Nous prenons la rua Augusta qui nous emmène tout droit vers la Praça do Comercio, au bord du Tage. Avant de continuer notre expédition pédestre qui promet d’être bien éreintante, nous entrons dans un troquet pour manger. Là aussi, comme à Madrid sur la Puerta del Sol, l’accueil n’est pas très chaleureux. On commande une salade et deux petits sandwiches, à l’omelette pour Anne, au jambon cru pour moi. On se déleste des 12, 20€ demandés, ni plus ni moins. Les piécettes viendront avec les sourires, ça ne sera encore pas pour cette fois.

Nous poursuivons notre itinéraire par la rua do Ouro jusqu’à atteindre l’elevador de Santa Justa. La présence de cette tour de métal en pleine rue peut surprendre le visiteur. Mais ce n’est en aucun cas une machine inutile, juste destinée à amuser le touriste. C’est un ascenseur qui permet d’accéder sans peine au Bairro Alto, le quartier haut de la ville. J’oubliais de vous le préciser, mais Lisbonne est bâtie sur sept collines, ce qui lui vaut de nombreuses artères pentues. Ce type d’ascenseur et autres funiculaires dispersés dans la ville sont donc très utiles pour passer facilement d’un quartier à l’autre. Au sommet, une terrasse de café nous permet de jouir d’une belle vue sur Lisbonne. Anne et moi retraçons aisément du doigt le chemin parcouru jusqu’ici. Une fois franchie la passerelle, nous arrivons devant le couvent du Carmo. Sa particularité réside dans le fait que, lors du terrible tremblement de terre qui frappa la ville en 1755 – un peu de culture ça ne fait pas de mal – le toit s’est effondré tandis que les arches de la voûte sont restées intactes. J’aurai bien aimé faire quelques photos de ce couvent à ciel ouvert, mais il a été transformé en musée. Payer l’entrée juste pour un cliché, je tire ma révérence.

Nous continuons notre route, admirant quelques façades d’azulejos au passage. Nous tentons de rejoindre le Miradouro Santa Catarina, sensé nous offrir une vue panoramique sur la ville. Hélas, une fois trouvé nous ne pouvons y accéder pour cause de travaux. Qu’à cela ne tienne, nous remontons encore et arrivons devant un petit jardin au milieu duquel on a laissé pousser ce qui semble être un cyprès qui, paraît-il, date d’avant le séisme de 1755. Ses branches sont si larges et si longues qu’il est soutenu tout autour par des tiges de fer. C’est un insolite coin d’ombre pour les habitants du quartier qui viennent s’asseoir sur les bancs disposés à l’abri du soleil. Nous osons déranger un couple d’amoureux afin de leur glaner quelques infos. Toujours en anglais, nous leur demandons de nous indiquer un point de vue panoramique sur la ville, mais les coins qu’ils nous proposent sont beaucoup trop éloignés. Nous les quittons par des « Thanks » et des « Gracias » encore tenaces, nous avons encore du mal à nous adapter aux « Obligado » en vigueur ici. La suite est simple. Nous étions sur les hauteurs de la ville, il nous restait plus qu’à redescendre. A travers les fraîches ruelles du Bairro Alto, nous avons tenté de regagner la Baixa, chose qui ne fut pas de tout repos. Les plans dont nous étions équipés ne mentionnaient pas toutes les minuscules artères que nous traversions. La gentillesse des lisboètes, toujours enclins à nous orienter, est à signaler. Jamais nous n’avons hésité à demander notre route.

Arrivés à destination, nous nous présentons à un kiosque Carris sur la Praça da Figueira. Petit conseil : acheter un ticket à bord de l’ « electrico » vous coûtera 1, 30€ tandis qu’en kiosque, pour le même tarif, vous avez l’aller retour. Nous avions décidé de faire une balade dans le célèbre Tram 28, très prisé des touristes, qui traverse tous les quartiers de la cité, de la Baixa au Bairro Alto, en passant par l’Alfama. Pour seulement 3€, on s’est offert une belle balade de plus d’une heure. Ce moyen de transport est à la fois insolite et impressionnant. Il serpente dans les rues étroites, frôlant parfois de quelques centimètres les façades et les voitures. Sur les trottoirs, les gens se plaquent contre les murs dès qu’ils entendent la sonnerie du tram retentir.

Nous avons rendez-vous à 21h avec Léo. Alors que j’envisage de reprendre prudemment le chemin inverse du matin même pour regagner l’auberge, Anne veut faire du free style. Je ne sais pas pourquoi mais je l’ai suivi et résultat des courses, on s’est un peu paumé. Certes, on parvient à retrouver rapidement notre route, mais ceci au détriment d’un petit détour en pente raide qui nous a bien fait suer. Nous arrivons juste à temps et, venant à bout d’une carte bancaire quelque peu capricieuse, nous refermons enfin le chapitre des transactions financières.

A partir de là, nous n’avons plu le courage de retourner dans le centre ville à la recherche d’un endroit pour grailler. Sur les bons conseils de Léo, nous traversons Salitre pour nous rendre au « Mimosa do Salitre », un petit bistrot planté juste en face du Danubio. Le patron nous accueille sympathiquement. Un bar, où nous avons un peu plus tard aperçu Léo en train de vider quelques verres en compagnie d’autres personnes, semble être le coin animé de la maison. Anne et moi, installés un peu à l’écart, commentons le menu. Je me suis laissé tenté une nouvelle fois par du saumon, Anne a choisi de l’espadon. Le tout accompagné de patates dont je ne suis pas arrivé à bout. Un bon repas. Le patron nous a entendu parlé, il a reconnu la langue de Molière. Il est venu parler un peu avec nous dans un français plus que correct. Surpris d’une telle maîtrise de notre langue, il nous a expliqué que lorsqu’il était au collège, dans les années 70, il était possible d’apprendre le français en plus du portugais. Et comme beaucoup émigraient vers la France, ça leur était d’une très grande utilité. La discussion terminée, nous l’avons remercié et quitté l’établissement pour regagner notre chambre. On n’a pas veillé très tard, on profitera de « Lisbon by night » une autre fois…

Mercredi 25 juillet : Belém by day, Belém by night

Que les nuits dans Salitre sont plaisantes ! Avec les journées que l’on passe et celles qui nous attendent, il est important que nous dormions bien. Et à Lisbonne c’est le cas. Aujourd’hui, nous avons décidé de quitter le centre ville pour Belém. Et ce pour quelques visites de choix : le Monument des Découvertes, la Tour de Belém et le Monastère des Jéromites. Et accessoirement pour apercevoir le fameux Pont du 25 Avril, avec lequel nous jouons à cache-cache depuis la veille.

La douche prise, nous retournons chez Mimosa – Anne et moi le surnommons ainsi – prendre le premier repas du jour. Café, chocolat et croissants tout chauds que nous prenons le temps de déguster. Un petit détour par notre chambre pour nous équiper d’un sac à dos et d’une bouteille fraîche, et nous prenons le chemin de la Praça Figueira. C’est d’ici que part le Tram 15 qui nous déposera à Belém. Nous y sommes une trentaine de minutes plus tard. Une colonne, au sommet de laquelle nous pensons reconnaître Vasco de Gama, se dresse au milieu d’un parc que nous traversons pour atteindre le fleuve. Nous pouvons enfin admirer le Pont du 25 Avril, le petit frère jumeau du célèbre Golden Gate de San Francisco. Sur l’autre rive, on devine la silhouette du Cristo Rei, réplique elle aussi miniaturisée du Corcovado qui domine la baie de Rio de Janeiro. Je me prends un instant à rêver de destinations encore plus lointaines. Mais pour l’heure, c’est Lisbonne qui nous tend les bras.

Nous longeons les quais du Tage pour arriver au Monument des Découvertes. Cette sculpture, en forme de proue de navire, est dédiée aux grands navigateurs portugais. Anne tente de me « culturiser » en m’énumérant les noms des personnages figés dans la pierre. Ne me demandez pas les noms, j’ai juste le souvenir d’un roi, d’un écrivain – ou poète – et d’un peintre. Une immense carte du monde s’étale sur le sol. Elle retrace les multiples expéditions qui, partant de Lisbonne, ont atteint les quatre coins du globe. Nous continuons pour atteindre enfin la fameuse Tour de Belém. Il est presque midi et demi et le soleil se fait cruellement sentir. Avant de patienter pour la visite de la tour, je repère quelques arrosages automatiques au milieu de la pelouse environnante. Anne n’ose pas y aller, mais moi je n’hésite pas longtemps pour m’en approcher et me rafraîchir un peu avant de gagner la file d’attente. Une passerelle de planches permet d’accéder à l’entrée. A l’intérieur, la température est plus que clémente. Arrivés au premier étage de la tour qui en compte cinq – ou six, mes souvenirs sont flous – nous faisons le tour de la terrasse et pénétrons les échauguettes présentes à chaque angle. Nous devons ensuite patienter un bon quart d’heure sous une chaleur caniculaire avant d’accéder aux étages supérieurs. Une à une, nous avalons les marches, faisant une courte halte à chacun des étages, jusqu’à arriver au tout dernier. Après avoir posé pour la postérité sur le balcon d’arcades avec vue sur la terrasse, Anne et moi redescendons et quittons la tour, plus d’une heure après y être entrés.

La cafétéria toute proche est un don du ciel, la pause repas est la bienvenue. Pour une vingtaine d’euros, nous nous calons les estomacs jusqu’au soir. Car la journée est loin d’être terminée. Belém est un coin plaisant malgré la chaleur, alors nous envisageons déjà de revenir le soir même, au frais, pour une balade au clair de lune, le long du Tage.

Il nous faut revenir sur nos pas, le monastère étant situé de l’autre côté de la voie ferrée, à mi-chemin entre les deux monuments précédemment visités. Nous arrivons devant un bâtiment tout en longueur. Il abrite le Musée de la Marine. A sa droite, nous trouvons l’entrée du monastère, et les guichets permettant l’accès au fameux cloître, qualifié d’immanquable par la majorité des guides feuilletés avant le départ. C’est par ce dernier que nous débutons. Un lieu qui respire le calme. Dans les allées, nous prenons le temps d’admirer les magnifiques arcades ciselées de style manuélin. Le centre du cloître est occupé par une verte pelouse et une petite fontaine. Tout cela ajouté à un ciel dégagé permet de figer quelques belles images. On peut accéder au réfectoire qui révèle des azulejos où le bleu et le jaune dominent. Puis, un escalier dessert le sommet du Largo dos Jeronimos. Cette église, où l’on entrera quelques minutes plus tard, renferme le tombeau de l’incontournable Vasco de Gama.

La visite aussitôt achevée nous sortons, et aux premières personnes que nous croisons, demandons le chemin de la fameuse Antiga Confeitaria de Belém. Cette pâtisserie, qui date de 1837, est vantée par les Lisboètes du monde entier – et les membres de Voyage Forum – comme étant la plus célèbre de la ville. Depuis le départ, je n’avais cessé de parler à Anne de leur spécialité, la pasteis de Belém. Et comme je savais son amour pour les petites douceurs, elle ne s’est pas fait prier pour que l’on s’en aille déguster quelques-unes unes de ces merveilles. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas, il s’agit de petits gâteaux de flanc saupoudrés de cannelle et de sucre glace. Un délice pour les papilles ! Après cette pause gourmande et l’achat de quelques cartes postales, nous avons attendu le tram pour rallier le centre ville.

Demain, c’est la dernière journée à Lisbonne, et il y a encore pas mal de choses que nous souhaitons voir. Pour tout coordonner, nous poussons la porte de l’office du tourisme sur le Rossio et nous tentons de soutirer quelques précieuses infos auprès d’une hôtesse. Après Santiago Bernabeu à Madrid, j’ai bien envie de voir ce que renferme l’Estadio da Luz, le stade du mythique Benfica. Je demande donc les horaires à la jeune fille qui se vante de tout connaître du club. Apparemment une inconditionnelle des rouges et blancs. Il faudra donc que je sois sur place à 10h30 le lendemain. Anne semble avoir atteint son quota footbalistique pour la semaine, elle préfère réserver sa matinée pour une séance de lèche-vitrines dans la Baixa. Elle meurt d’envie aussi d’aller voir de plus près le Cristo Rei, ce que nous ferons ensemble dans l’après-midi.

Le planning du jeudi en partie réglé, nous partons un peu à l’aventure vers le quartier de l’Alfama, que nous n’avons pas encore eu le loisir de découvrir. En partant de la Baixa, nous grimpons difficilement les pentes abruptes, ou chaque fin de rue est une petite victoire. Nous demandons notre chemin à plusieurs reprises, le plan que nous suivons n’indique évidemment pas grand chose de ce dédale de ruelles. Entre temps, la batterie de mon numérique a rendu l’âme et j’enrage de ne pouvoir photographier ce qui nous entoure. Nous montons jusqu’à l’entrée du château et stagnons devant une boutique où j’achète un azulejo qui m’a tapé dans l’œil. Nous gardons la visite du château pour demain. Et puis sans photos à faire, à quoi bon. En plus du stade et le Christ, c’est encore une sacrée journée qui se dessine.

Mais on n’y est pas encore. Nous rattrapons la Baixa et c’est dans un Mc Do que le dîner se fait. Comme à Madrid, je profite d’une prise de courant libre pour donner un second souffle à mon appareil photo. Nous avions furtivement imaginé une balade sur les rives du Tage la nuit tombée. Et bien, nous avons concrétisé l’idée. En effet, les transports en commun fonctionnent jusqu’à une heure du matin, autant en profiter. A bord du Tram 15, nous avons foncé, et ce n’est pas peu dire vu la vitesse à laquelle roulait l’engin. On s’est arrêtés cette fois à deux pas du Pont du 25 Avril, afin de l’admirer de plus près et de nuit. Mais nous sommes déçus car les éclairages ne mettent pas spécialement en avant cette œuvre du génie civil. Même les photos ne sont pas terribles, dommage. Puis, comme nous l’avions fait sous le cagnard plusieurs heures auparavant, nous avons suivi le cours du fleuve jusqu’au Monuments des Découvertes et la Torre de Belém, pour le coup désertés des nuées de touristes. La balade aurait pu être des plus agréables sans quelques énormes blattes rencontrées le long des quais, bestioles qui ont un tantinet gâché le côté romantique de la soirée.

C’est par un ultime passage devant le Monastère des Jéromites que s’est achevée cette virée nocturne. Minuit et demi. Le dernier tram nous convie à son bord. Avec Anne on se remémore la journée écoulée. On est fous, mais après tout c’est bien le but que l’on s’est fixé de découvrir tant de choses en si peu de temps. Quand va t-on un peu se reposer ? Sûrement pas demain…

Jeudi 26 juillet : Aux pieds du Cristo Rei

Je ne vous parle plus des nuits. On dort très bien, rien à signaler. Mimosa nous sert encore un petit déjeuner toujours aussi copieux. Je quitte Anne en bas de Salitre. Je la regarde descendre Avenida de la Liberdade avant de disparaître dans le métro.

Mon trajet n’est pas long. L’Estadio da Luz ne se trouve qu’à quelques stations de métro de là. A peine sorti, j’aperçois le stade. Une fois passé le tunnel sous l’autoroute, j’entame le tour de l’enceinte en vue d’une quelconque indication. Je m’arrête un instant devant la statue d’Eusebio, le légendaire joueur originaire du Mozambique qui écrivit les plus belles pages de l’histoire du Benfica et de la sélection nationale portugaise. Un peu plus loin, j’arrive devant le monumental aigle qui orne la devanture du stade. La porte 18 est enfin la bonne. Je suis surpris de ne trouver personne devant l’entrée, la visite est sensée débuter dans un petit quart d’heure. J’entre, et la dame à l’accueil me dit que la visite a commencé… à 10h. Dans ma tête, je maudis quelques secondes la fille de l’office du tourisme. A cause d’elle je dois attendre 11h pour la visite suivante, et Anne va m’attendre désespérément. C’est alors que la personne fait appel à l’un de ses collègues qui se débrouille un peu en français, et à qui j’explique la situation. Il me rassure, me proposant de prendre part à la visite en cours. Ils n’ont encore visité que le musée, que l’on me propose de faire à la fin. Je n’ai pas trop le choix, j’accepte. J’intègre le groupe et la visite suit son cours. La jeune guide ne distille presque aucun commentaire, se contentant de nous ouvrir les portes et d’attendre que chacun prennent ses photos. Ainsi se déroule l’itinéraire. Je fais connaissance avec un sympathique portugais résidant en Suisse, qui me traduit les rares infos que l’on nous donne. La balade n’est pas d’un très grand intérêt, on est bien loin des Santiago Bernabeu et autres Nou Camp. Dans la salle de presse, on nous présente Vitoria, un aigle royal… en chair et en plume. Je l’avais déjà vu à la télé. Quand le Benfica joue un match en Ligue des Champions, l’aigle est lâché. Il fait plusieurs tours dans le stade jusqu’à descendre sur le logo posé sur la pelouse et ainsi former l’emblème du club, sous les applaudissements des 65.000 spectateurs. Tandis que la visite touche à sa fin dans boutique souvenir, on m’accompagne comme convenu au musée où je prends quelques photos des trophées. Sur les murs de l’accueil, mon regard s’arrête sur les fanions qui sont affichés sur le mur. Parmi ceux de tant de grands clubs, je reconnais celui de mon OM adoré. Je me rappelle du coup la douloureuse confrontation européenne entre les deux équipes en 1990, la main de Vata et l’injuste élimination marseillaise…

Pas le temps d’être nostalgique. Il est déjà 11h45 quand je quitte les lieux. J’envoie un texto à Anne avant d’attraper mon métro. A la station de Cais de Sobré je la retrouve. On achète les tickets pour le bateau qui doit nous emmener vers Cacilhas, sur l’autre rive du Tage. La traversée est rapide, un petit quart d’heure. Pendant que je lui raconte ma mésaventure du stade, Anne me montre ses quelques achats de la matinée. Nous débarquons sur les lieux et, avant d’entreprendre quelque expédition que ce soit, on cherche à se ravitailler en victuailles. Pas de souci, quelques snacks sont présents, on en choisi un qui fait des sandwichs. Après info, c’est le bus 101 qui nous emmènera jusqu’au Cristo Rei quelques instants plus tard.

Nous descendons au terminus. La statue est de dos, nous allons vers le piédestal. Des panneaux, dont l’un en français, explique l’histoire de cette œuvre. L’idée a germé dans la tête d’un portugais après qu’il soit passé par Rio de Janeiro, et la construction était suspendue à la condition que le pays soit épargné par la guerre, ce qui fut en effet le cas. Le résultat est remarquable. Mais avant de se hisser au sommet, nous avons prit le temps de savourer nos sandwichs devant un tableau de rêve. Devant nous, à portée de regard, le Pont du 25 Avril est plus beau que jamais. Je reste bouche bée devant l’image que j’immortalise à de multiples reprises. Anne se remémore San Francisco qu’elle a visité quelques années auparavant avec son frère. Aux pieds du Christ, on domine toute la ville : la Praça do Comercio, les merveilles de Belém, et le Tage qui termine sa course dans l’Atlantique. On est très surpris de découvrir si peu de touristes, le point de vue y est si beau. Nous ne nous attardons pas indéfiniment. Il faut regagner l’autre rive et partir à la conquête de l’Alfama et du Castello Saõ Jorge. Bus 101, puis bateau vers Cais do Sobré, le chemin est le même dans l’autre sens.

Un petit détour par la Catédral Sé, devant laquelle le défilé des trams a captivé notre attention un bon moment, et nous voici à São Jorge. La balade du château est très plaisante. Dans le jardin, une vieille dame assise sur un banc nous gratifie de sa très jolie voix. Ces petits airs en portugais s’accordent parfaitement avec la quiétude du lieu. Contre quelques piécettes, la vieille dame nous envoie un baiser. Alors que le soleil disparaît au fur et à mesure de la balade, le ciel rougit derrière la colline, nous offrant une image de carte postale. Le Pont du 25 Avril profite des derniers rayons pour se mettre en valeur.

Petite anecdote maintenant. La promenade nous a conduit devant un grand escalier qui descendait sur un petit mirador. Je l’emprunte, Anne me suit quelques mètres derrière. Arrivé le premier en bas, j’aperçois un couple en train de se bécoter. Je lance à Anne un « Ah ! On n’est pas seuls ! » à voix haute, persuadé que les deux tourtereaux ne comprendraient pas. Puis Anne me rejoint sur la petite esplanade pour admirer la vue sur la ville. Quelques minutes plus tard, les amoureux s’apprêtent à remonter les marches lorsque le garçon nous envoie en se marrant « Voilà, vous êtes seuls maintenant » !… Moralité : où que vous soyez dans le monde, faites attention à ce que vous dites, il est toujours possible qu’un compatriote ne soit pas loin…

Le tour des remparts terminé, nous avons erré dans l’Alfama, quartier au cœur duquel résonnaient quelques notes de fado. Un repas copieux nous attendait pas très loin. Puis, depuis la Praça do Comercio, nous avons lentement remonté les rues pavées de la Baixa jusqu’à notre auberge, afin de profiter une dernière fois de la douceur de la ville. C’est ainsi que nous avons fait nos adieux à la ville. Nous repartirons les yeux pleins d’images, la tête pleine de souvenirs. Demain matin, c’est vers Porto que l’aventure se poursuivra. Mais en attendant, Lisbonne est belle…

Vendredi 27 juillet : direction Porto

Notre train est prévu pour 9h39. On ne s’attarde donc pas trop en ce vendredi matin. Juste le temps de prendre une douche et de vérifier que nous n’oublions rien dans notre chambre. Léo n’est pas là. Nous lui laissons un petit mot pour le remercier de son hospitalité.

Terminus de la ligne Amarelha, station Oriente. 9h et des poussières. Nous avons le ventre vide. Mais nous avions décidé de nous rendre à la gare au plus vite et de manger ensuite. Nous retrouvons avec plaisir la croissanterie testée avec succès quelques jours auparavant. Café, chocolat, croissants. Rituel immuable. On ne change pas une équipe qui gagne. Suivant les panneaux, nous trouvons notre quai. Le train ne tarde pas. Nous cherchons notre voiture, puis nos sièges. Je peste un peu contre quelques personnes plantées sans raison dans l’allée centrale et je rejoins Anne. Lisbonne est déjà derrière nous…

La musique dans les oreilles, nous ne prêtons guère attention au paysage qui défile. On se prend à quelques éclats de rire quand le « Confessions Nocturnes » de Fatal Bazooka déboule dans les écouteurs, devant le regard pas du tout amusé des passagers. Depuis que nous avons quitté Marseille, je n’ai pas rechargé mon portable, il s’est vidé, puis éteint. Dans les toilettes, il y a une prise. Juste le temps de constater qui n’y a pas eu d’appel ou de message urgent, je regagne mon fauteuil rassuré. Je tente de trouver le sommeil, bercé par le balancement du wagon, en vain. Il est midi passé, Porto n’est plus très loin. Nous voyons bientôt l’écume blanche des rouleaux de l’océan dévaler sur notre gauche. La gare de Vila Nova de Gaia nous semble annoncée. Nous semble en effet car, entre l’écrit et la prononciation portugaise, nous avons parfois du mal à associer les deux. Je me penche vers la fenêtre et un panneau me confirme l’info. Le train franchit le Douro et nous reconnaissons les arcades métalliques du Pont Pia Maria, nous arrivons à Campanha.

Bagages en main et sur le dos, nous partons en quête de tickets de métro. Une fois de plus, nous sommes désemparés face à la machine. Un couple de compatriotes devant nous semble tout aussi évasif. Comme à Lisbonne, on a du mal à comprendre les multiples options existantes. Pour nous compliquer davantage la tâche déjà ardue, le métro de Porto est divisé en plusieurs zones de tarification. Pour le moment, on se contentera du centre ville, car notre hôtel se situe seulement à quelques stations de là. Par chance, le distributeur permet d’afficher les explications en français. Nous comprenons vaguement qu’il faut acheter une carte à 0, 50€ que l’on devra recharger avant chaque déplacement. Les tickets enfin en mains, nous pouvons rallier Bolhão.

Nous trouvons sans peine le Solar Residential São Gabriel au cœur de la rua Alegria. Une dame nous accueille avec le sourire, elle parle notre langue. Les formalités d’usage expédiées, nous prenons l’ascenseur jusqu’au 4ème étage. Anne et moi sommes très étonnés de la qualité des lieux. On se demande même si on ne s’est pas trompé d’adresse, c’est vous dire. Arrivés dans la chambre, notre surprise se confirme. C’est dans un petit nid douillet que nous passerons les deux nuits à venir. Propre, silencieux, climatisé, salle de bain privée. On se rappelle alors notre chambre madrilène il y a moins d’une semaine, incomparable. Avant de quitter l’hôtel, nous passons à l’accueil où nous apprenons que les petits déjeuners sont inclus. Que demande le peuple ?

A quelques dizaines de mètres de l’hôtel se dresse une superbe église dont les façades sont entièrement recouvertes d’azulejos bleus et blancs, et qui représentent des scènes bibliques. Je prends quelques photos de cet édifice peu commun et suggère à Anne d’y entrer un peu plus tard. Pour le moment, nous avons faim et l’urgence est à la quête d’un coin pour nous restaurer. La Via Catarina, une vaste galerie commerciale qui s’étale sur plusieurs niveaux, fera notre bonheur. Une supérette, quelques boutiques de mode, et surtout une flopée de petits snacks accolés les uns aux autres. On n’a que l’embarras du choix. C’est un fast food que nous squattons le temps d’un repas pas très équilibré.

Puis, sans trop savoir où l’on va, nous empruntons quelques rues et arrivons devant l’hôtel de ville. A deux pas se trouve un point tourisme, nous y allons. Un bon plan de la ville entre les mains et quelques infos récoltées, nous pouvons commencer à parcourir la cité. Nous sommes sur la Praça da Liberdade, en bas de laquelle se trouve la Igreja dos Congregados. Cette fois, nous entrons. C’est l’heure de la messe. Nous jetons rapidement un œil et, sans bruit, nous quittons le lieu de prière. A notre gauche se trouve la gare de São Bento, dont le hall est tapissé de fresques d’azulejos. Malheureusement, les murs sont en restauration et nous ne pouvons profiter pleinement des mosaïques qui aimeraient bien s’offrir à nos yeux.

Alors que nous quittons la gare, un escalier nous invite à monter jusqu’à la Catédral Sé que nous apercevons. Sur l’un des côtés de l’édifice, des angelots peints sur des azulejos aguichent mon numérique. L’intérieur est un peu tristounet. Le cloître attenant mérite un peu plus le détour. Là encore, les carreaux bleus et blancs sont rois et décorent admirablement les allées. Il est déjà 17h30 passé, nous quittons Sé sous un soleil de plomb. En contre bas, les enfants du quartier ont réquisitionné la fontaine dans laquelle ils pataugent allègrement en maillot de bain. Nous les envions grandement. C’est ici le point de départ de notre descente vers le Douro. Sans vraiment suivre le plan, nous empruntons les ruelles où la chaleur est moindre.

Nous prenons le temps de découvrir ce que cache ce labyrinthe à l’abri du soleil. Quelques drapeaux rouges et verts, symbole de fierté nationale, se mêlent au linge immaculé qui sèche sur les balcons. Les rares commerces semblent vivre au ralenti. Devant une minuscule épicerie, quelques gamins tout sourire s’amusent à prendre la pose pour un cliché. Je shoote tout en avançant. Le peu de lumière qui s’infiltre ici m’inspire pour des photos en noir et blanc. Le résultat qui apparaîtra sur l’écran de mon ordi quelques jours plus tard me donnera raison.

Il est presque 19h lorsque nous arrivons sur la Praça da Ribeira. Le Douro est devant nous. Sur l’autre rive, c’est Vila Nova de Gaia et ses caves de Porto. Le Pont Dom Luis nous permet d’y accéder. Le soleil nous offre un peu de répit, il s’éclipse doucement à l’horizon alors que nous longeons tranquillement le fleuve. Amarrées à nos pieds, les « barcos rabelos », qui servaient jadis au transport des vins, ne sont désormais plus qu’une attraction touristique. Nous avons fait pas mal de chemin depuis l’hôtel, il nous faut penser au retour et au dîner. Sur la route qui nous ramène vers Alegria, Anne et moi planifions quelque peu le programme du lendemain. Dans Via Catarina, une copieuse assiette de pâtes conclura la soirée, avant de regagner notre chambre pour une nuit des plus paisibles…

Samedi 28 juillet : gros bisous caniculaires

Avant-dernier jour de notre escapade ibérique. Il faut profiter au maximum pour ne rien regretter. Anne est bien décidée à ramener du Porto à ses proches. Et je commence à la connaître, quand elle a une idée en tête, elle ne l’a pas ailleurs… Alors qu’elle s’attarde dans une boutique à la recherche du précieux breuvage, je l’abandonne quelques minutes pour errer dans le Mercado de Bolhão. Mon attention ne tarde pas à se porter sur une céramique du coq de Barcelos, animal à l’origine d’une légende lusitanienne et qui est devenu l’un des emblèmes de la nation. Anne, depuis Lisbonne, est tombée sous le charme du volatile, et a déjà acheté un porte-clés et un dessous de plat à son effigie. Sûr de lui faire plaisir, je me procure la statuette que je lui offrirai à notre retour à Marseille. Anne me rejoint peu après, deux belles bouteilles dans les mains. Nous ramenons les précieux achats à l’hôtel et pouvons enfin partir pour effectuer les visites prévues.

C’est par la Torre de Clérigos que nous débutons notre circuit. Un escalier sans fin, trop étroit pour une circulation à double sens, nous donne difficilement accès aux divers étages puis au somment de la gigantesque tour. La vue y est imprenable. Les toits des maisons tout en bas s’alignent et s’entremêlent jusqu’au Douro qui s’allonge sous nos yeux. Juste le temps de saisir quelques images, nous ne restons guère longtemps, car le peu de place ne permet pas une grande liberté de déplacement. Qui plus est, une multitude de touristes affluent via l’escalier et nous avons bien du mal à atteindre les marches. Au prix de politesses internationalement échangées, nous touchons enfin au but.

Nous poursuivons par la Igreja do Carmo et la Igreja das Carmelitas, deux églises accolées l’une à l’autre. La première est ouverte. Une porte de verre automatisée nous accueille, c’est très moderne. L’intérieur est richement orné de dorures. Mais une fois de plus, nous arrivons en pleine messe et nous faisons demi-tour par crainte de perturber la cérémonie. Devant la seconde, nous trouvons porte close. Anne et moi prenons la direction du Douro. Il est presque 14h, nous sommes devant le Palacio da Bolsa - Palais de la Bourse pour les non-lusitanophones – que nous souhaitons visiter. Mais un imprévu va faire son apparition. A l’accueil, un panneau me décourage totalement. Les photos ne sont pas permises. Et il en est de même pour la Igreja São Francisco toute proche. S’en est trop ! Si c’est ainsi, ce sera sans moi. Anne et moi nous mettons d’accord et partons. Sur le parvis de São Francisco, je prends quelques photos de la façade de l’église. Queues de pies et tailleurs sont de sortie. Une mariée se fait désirer. Nous patientons quelques minutes, espérant l’apercevoir. Mais la chaleur est intenable, nous partons.

Nous ne sommes qu’à quelques minutes à pied de la Ribeira. Tables et chaises sont déployées sur les terrasses en bordure du fleuve. Nous profitons d’un repas dans un resto sur les quais de la Ribeira, à quelques mètres du Douro. Mon envie de poisson ayant atteint son paroxysme, je commande des sardines, un plat qui me faisait de l’œil depuis notre arrivée au Portugal. Anne se régalant quant à elle d’un poulet en sauce accompagné de pommes frites. Bien que nous soyons à l’abri sous un parasol, le soleil est impitoyable. Anne avait envisagé dans l’après-midi de filer vers la plage de Matosinhos, facilement accessible depuis Porto par les transports en commun, mais finalement elle se ravise. Elle qui est assez frileuse risque fort de ne pas apprécier l’eau glaciale de l’Atlantique. Et si c’est pour cuire sur le sable sans pouvoir piquer une tête dans les vagues, la frustration risque d’être terrible.

14h30. En guise de digestif, nous convenons d’une balade sur le Douro. En moins d’une heure, nous passons sous les six ponts que compte la ville, dont les deux arches métalliques que sont Dom Luis et Maria Pia. La vue depuis l’embarcation nous permet de découvrir la cité sous un autre angle. Nous glissons tout au long de la Ribeira et de ses façades multicolores. Cette balade est très agréable car non seulement nous profitons du paysage, mais la fraîcheur qui nous étreint sur le bateau est inestimable.

Nous décidons ensuite de prendre le métro pour nous rendre au Estadio do Dragão. Après avoir visité les antres du Réal à Madrid et du Benfica à Lisbonne, je compte bien accrocher un nouveau stade à mon palmarès, celui du FC Porto. A l’office du tourisme, il nous avait été précisé que les visites en période estivale étaient organisées toutes les heures de 14h à 18h les week-ends. Malgré ça, nous sommes arrivés devant la porte 18 et nous n’avons trouvé personne, hormis deux policiers qui nous ont informé qu’aucune visite n’était prévue pour la journée, pour des raisons inexpliquées. Il faudra revenir demain. Anne en à marre et souhaite rentrer à l’hôtel. J’improvise un programme jusqu’à 20h puis la rejoindrai à notre chambre. Nous nous séparons dans le métro, et tandis qu’elle rejoint Alegria, je décide de me rendre à l’Estadio do Bessa, le stade du second club de Porto, le Boavista.

Petite parenthèse pour vous parler du métro de Porto. Paradoxalement, il est beaucoup plus grand et plus étendu que celui de Lisbonne, pourtant capitale du pays. Les couloirs ainsi que les quais sont très larges et très clairs. Et surtout, ne vous avisez pas de gruger. Les contrôleurs ainsi que les policiers vous attendent très souvent à la sortie pour le contrôle de billets. J’emprunte donc une rame qui me dépose dans la proche banlieue et demande mon chemin aux rares personnes que je croise. Puis j’aperçois quelques supporters attablés dans un bar, maillots à damiers blancs et noirs sur les épaules, le stade n’est pas loin. La présence des forces de l’ordre et de quelques badauds aux abords de l’enceinte sportive m’intrigue. Je ne tarde pas à comprendre que le soir même, un match amical de pré-saison va opposer ici même les deux équipes de la ville. Ce qui explique aussi que le Dragão n’ai pu nous ouvrir ses portes. Je fais quelques clichés, notamment d’une énorme panthère noire menaçante – animal symbolisant le Boavista - qui veille devant les guichets.

Je retrouve Anne à notre chambre et nous partons vers Via Catarina. Même snack que le veille. Le troquet voisin diffuse le derby, et quelques fanas crient et applaudissent lorsque le FC Porto ouvre le score. On reste sur place pour flâner un peu dans les boutiques qui sont encore ouvertes. Il est presque 22h, mais pas question d’aller se coucher. C’est notre dernière soirée et les lumières de la ville n’attendent que nous. Bien que la nuit soit déjà tombée, la température elle, reste assez élevée. Nous marchons jusqu’à arriver devant la Catédral Sé que je voulais photographier de nuit, puis nous arrivons sur la partie haute du Pont Dom Luis. Ici passent les rames du métro qui font vibrer la construction métallique, et sur les bords les piétons peuvent déambuler. La hauteur est vertigineuse mais la vue est superbe. Les lumières de la Ribeira et de Nova Vila de Gaia se reflètent dans le Douro. Nous nous hissons jusqu’au Mosteiro da Serra do Pilar, sans aucun doute l’un des plus beaux points de vue sur Porto. Demain nous ferons la même visite de jour. Sur le retour, notre regard éberlué s’arrête quelques secondes sur un écran digital. Il est minuit et il fait 27°, sans commentaire. Une dernière halte par São Bento vidée de la foule, et Alegria n’est plus très loin.

Dimanche 29 juillet : retour à la réalité

Dernier jour de la semaine, mais surtout dernier jour du voyage. On a tellement visité que ces dix jours sont passés terriblement vite. Mais l’heure n’est pas encore à la nostalgie. Il nous reste encore une petite journée à bonifier pour parfaire notre séjour.

Les bagages sont prêts. Une consigne gratuite nous permet de les laisser à l’hôtel pour quelques heures. Nous passons une énième fois devant l’église d’azulejos, et décidons enfin d’y entrer. Et devinez quoi ? Et bien, c’est la messe ! Et là je manque de peu de réaliser LA photo du séjour. Près de la porte, un peu à l’écart des fidèles, deux vieilles dames sont agenouillées à même le sol, en pleine prière. L’église est pleine à craquer. Je m’avance de quelques pas et me retourne. La photo en noir et blanc est absolument à faire. Mais j’hésite, trop peut-être. Je regarde en direction des vieilles dames, et l’une d’entre elles croise mon regard. Elle a compris que je veux faire une photo. Elle continue de prier. Et là, un peu honteux de vouloir immortaliser un moment de recueillement si intime, j’éteins le numérique et quitte les lieux, l’estomac noué. Anne ne comprend pas que je puisse agir de la sorte, mais l’image à faire était si belle. Je l’ai encore vaguement en tête au moment où je rédige ces quelques lignes. Mais je ne pourrai pas vous la faire partager…

Nous continuons ce dimanche comme nous avions terminé le samedi, par le Pont Dom Luis. Et la vue panoramique qui la veille s’était avérée magique de nuit s’est confirmée très différente par les couleurs mais tout aussi belle en plein jour. Les « barcos rabelos », toutes voiles dehors, laissent apparaître les noms des chais : Martinez, Graham’s, Càlem… Puis nous retournons une dernière fois vers Via Catarina pour un repas rapide et un détour à « Modelo », la supérette, qui à notre grande surprise est ouverte le dimanche. Nous achetons de quoi confectionner quelques sandwiches pour le soir.

14h30. C’est avec un peu d’avance que nous arrivons aux portes du Dragão. Nous faisons un tour de l’enceinte pour quelques photos et, une demi-heure plus tard, on nous accueille enfin pour la visite guidée. Et là, c’est le drame. Photos interdites ! Je suis dégoûté ! Dans un musée ou une église, passe encore que le flash de l’appareil photo puisse porter atteinte aux œuvres conservées. Mais dans un stade, de quoi ont-ils peur ? Que mon numérique n’abîme les murs ? Les sièges ? La pelouse ? Ma naïveté ne dure qu’un instant, c’est purement pour des raisons mercantiles que l’on nous prive de clichés. En effet, le photographe attitré du club est sensé nous suivre et immortaliser les visiteurs durant la visite. Bien qu’énervé par cette pratique consistant à dépouiller le touriste à tout prix, Anne et moi prenons quand même part à la visite guidée, que je qualifierai sans retenue de… merdique ! Certes, nous avons approché le vert gazon, découverts les vestiaires et eu droit aux quelques anecdotes sur l’histoire du club. Le tout chapeauté par un agent de sécurité dont la présence n’avait pour autre but que de nous dissuader à garder éteint les numériques… J’ai eu quelques fois l’occasion de voler quelques images en échappant à la vigilance du pitbull, mais je n’en ai rien fait de peur de me faire virer du groupe. Au bout d’une demi-heure, nous arrivons dans une pièce où l’on nous invite à s’asseoir. Et voilà que le photographe nous fait défiler sur un écran ses œuvres. Je suis certain que ma fille de sept ans avec un jetable aurait fait de plus beaux clichés. Parmi les visiteurs, un client s’est manifesté pour acheter celles où l’on voyait sa figure, son bras, son orteil… Ok, j’exagère un peu. Toujours est-il que le pigeon en question s’est vu réclamer tout de même la modique somme de 30€ pour six misérables tirages. Ultime foutage de gueule, nous croyons poursuivre la visite après cette pause quand le guide nous annonce que celle-ci vient de toucher à sa fin. Mais où est passé le musée ? Nous ne verrons pas l’ombre d’un trophée ! Circulez, y’a rien à voir !

Autant vous dire que je suis sorti de la visite totalement frustré. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. En face du stade se dresse un grand bâtiment qui semble abriter une galerie commerciale. Nous y allons, car nous n’avons plus rien de prévu, et il nous reste un peu de temps à tuer avant de récupérer les bagages et de tracer vers l’aéroport. Sur trois ou quatre étages s’empilent de nombreuses boutiques. Guère intéressé par une séance de lèche-vitrines, je cherche un point de vue qui me permettra de faire quelques photos du stade. Nous montons au dernier étage. Il y a là-haut un Pizza Hut avec une baie vitrée. L’occasion est trop bonne. Le resto est désert, il semble fermé. A l’entrée un vigile vient à notre rencontre. Quelques mots en anglais pour lui demander de nous laisser entrer juste pour quelques secondes. Il accepte. Et voici que je découvre une vue imprenable sur le Dragão que je shoote une bonne dizaine de fois. Je tiens ma petite revanche. Anne et moi remercions le personnel du resto et partons. Ce seront les derniers clichés du séjour. Sur la route de l’hôtel, nous faisons une halte dans un cybercafé. J’expédie quelques mails et consulte un peu les news. Je présente à Anne une vidéo du rapace benfiquiste qu’un internaute à mis en ligne sur YouTube. Sur VF, j’ai quelques réponses qui sont tombées… sur Madrid et Lisbonne. J’y répondrai tranquillement à mon retour.

L’aventure touche à sa fin, ou presque. Car un dernier contretemps nous attendait à l’aéroport. Notre vol est prévu pour 20h30 heure locale, nous sommes dans les temps. Arrivés au terminal sans encombre via un ultime trajet en métro, l’enregistrement des bagages ne pose aucun souci. Anne, de peur de voir ses bouteilles de Porto se briser dans sa valise, décide de les garder dans son sac à dos. Elle sait pertinemment, elle qui voyage par les airs plus régulièrement que moi, que l’on à pas le droit de transporter du liquide dans un bagage à main. Elle est têtue ma chère Anne, mais pas autant que le douanier lors du passage au portique de sécurité. Alors que j’ai franchi le détecteur avec succès, je découvre Anne furax devant l’imperturbable contrôleur qui lui interdit l’accès de l’avion avec ses spiritueux. Alors qu’il fouille son vanity-case de fond en comble, elle lui assène : « mais oui, cherchez bien, je planque ma dose de cocaïne !». Je tente alors de calmer Anne, devant l’agent qui lui ne bronche pas, par méconnaissance du français ou juste par zénitude absolue. Mais il invite ma chère Anne à faire enregistrer son bagage à main contenant tout de même près de 150€ de Porto !

Passée cette courte frayeur qui au final trouvera sa place au rayon des petites anecdotes du voyage, nous embarquons à bord de l’appareil. Alors que la nuit est prête à tomber, l’avion s’envole dans le ciel portugais. Nous laissons dans notre sillage bien plus qu’un coucher de soleil. A notre retour, nous déballerons sur notre écran le millier d’images qui illustrera à merveille tout ce qui a rendu ce voyage unique et mémorable. Les moments inoubliables, les émotions ressenties, les sourires partagés. Puis je me lancerai à l’écriture du récit de ce séjour, en essayant de transmettre au mieux le vécu de cette escapade en terre ibérique…
Mauvais côtés de l'Inde? English translation pending
by VanquishV12 · 2007-08-19 · 197 replies
Bonjour,

Ma copine et moi voudrions partir en Inde (arriver à Mumbai et vadrouiller pendant 2 à 3 semaines à travers le pays pour y revenir le dernier jour). Nous aimons nous balader dans les rues, aller à la rencontre des gens, découvrir de nouvelles cultures, de beaux paysages. En plus de ça nous sommes amoureux de la cuisine indienne depuis quelques années.

Mais avant de partir je voudrais être sur car ça représente un gros budget. Nos peurs nous viennent de notre dernière destination : Marrakech... Je sais que ça n'a rien à voir, mais cette dernière nous a tellement déçus que nous ne voudrions pas retomber dans le même genre de voyage. On nous en avait dit tellement de bien...

Ce que nous avons détesté là bas ? La pollution très forte qui nous a vraiment génée en plein centre ville lorsqu'il n'y avait pas de vent (je suis asthmatique), Les habitants de Marrakech, du moins ceux que nous avons rencontrés. Les seules relations que nous avons eu étaient en fait intéressées voire des arnaques totales : des gamins dans les souks qui font exprès de nous faire perdre et qui exigent des euros pour nous emmener là où nous lui avions demandé dès le départ, le personnel de l'hôtel qui nous force à acheter des produits, les gens dans les marchés qui vous sautent dessus, qui vous suivent et qui vous insultent si vous ne prenez rien, un commerçant qui nous a jeté de son magasin (de verre en plein milieu des souks...) quand nous avons voulu négocier, etc. En fait, on s'est senti totalmeent harcelés par des gens intéressés et mauvais, agressifs. Et le dernier point c'est totalement de ma faute : j'avais réservé une semaine dans un hôtel palace. Alors la visite des souks fait un peu mal au bide après une nuit là bas. Et puis une semaine dans le luxe dans un pays pauvre, je trouve ça un peu indécent.

L'Inde du Sud est elle connue pour ces défauts ou pas ? Qu'est ce qui peut faire qu'on peut détester l'Inde ? Autre chose, question climat, en Octobre yébon ? Un grand merci.

PS : Attention je dis ça de Marrakech et c'est mon ressenti. Je suis également parti à Essaouira et là ... c'était un paradis sur terre avec des gens géniaux, des ruelles superbes, des odeurs merveilleuses, LE REVE ! Donc je n'ai rien contre les Marocains mais tout contre la ville de Marrakech qui ne vit ni à la tradition, ni au plaisir des rencontres mais qui est devenu un endroit pour montrer aux touristes ce qu'ils veulent voir.
Petits cadeaux pour les Thaïlandais? English translation pending
by Energetic · 2007-08-17 · 67 replies
Hello a toutes et tous,

J'ai pour habitude d'apporter qualque chose de France lors de mes voyages, mais voilà : je ne sais pas quoi prevoir comme petits cadeaux pouvant plaire aux thais?

Je suis sur que les fin(e)s connaisseurs ( sseuses) de ce charmant pays présents sur ce forum pourront m'aider...

Merci...Dav😇
Ouragan à Holguin (Cuba) (16 août 2007) English translation pending
by Melqueen · 2007-08-16 · 37 replies
Bonjour je part a guardalavaca a holgin a cuba dimanche! Je sais que un ouragan approche est-ce que cette ouragan va durere longtemps?
Comportement de certains passagers en classe Eco English translation pending
by Mikke · 2007-08-15 · 80 replies
Bonjour,

Lorsque je voyage en classe Eco (généralement en groupe) et quelle que soit la compagnie aérienne, je suis surpris par le comportement de certains passagers.

A la fin du repas, le passager assis devant vous incline son siège sans vous prévenir alors que les plateaux repas n'ont pas été desservis. En règle générale, cette attitude renverse sur votre vêtement le contenu de votre verre ou de votre tasse alors que vous êtes tranquillement en train de manger.

Bien sûr, dans de tels cas, le passager en cause doit payer le nettoyage du vêtement taché.

Mais afin d'éviter tout problème, je me demandais si les PNC lors des chek sécu ne pourraient pas rappeler aux passagers de la classe Eco cette règle élémentaire qui - je le conçois - serait inutile si chacun faisait preuve de politesse à l'égard de son voisin.

Cordialement.

Mikke
Ile de la Réunion et Ile Maurice en octobre English translation pending
by Nico1764 · 2007-08-12 · 11 replies
Bonjour a tous,

Avec ma femme nous partons en voyage de noce du 02/10/07 au 10/10/07 à la réunion et du 10/10/07 au 17/10/07 à l'ile maurice et nous aurions voulu avoir des renseignements sur les lieux à visiter. A la réunion nous logeons à hotel LES FILAOS et nous disposons d'une voiture. Pour ile maurice nous seront logé à l'hotel LE TAMARIN. C'est pour nous notre premier voyage. Nous nous documentons, mais nous aimerions avoir des conseils et des témoignages de personne qui ont déja visitées ces iles. Merci beaucoup 🙂🙂🙂
Rapporter du maté de coca du Pérou en France English translation pending
by Jude1983 · 2007-08-11 · 33 replies
bonjour, je suis actuellement au Pérou.Je rentre en France la semaine prochaine et je voudrais rapporter des feuilles de coca ou du maté de coca (coca en sachet;comme du thé)mais je crois que j'ai lu que c'était illégal en europe. vous êtes au courant? si je trnasporte du maté en sachet ça passe??

merci davance!
Travailler à Canoa Quebrada, Brésil English translation pending
by Marrotito · 2007-08-08 · 7 replies
Bonjour,

Je connais qq un qui vends une pousada de 14 chambres + Piscine (pour BB seulement). Je suis interesé mais au jour d'aujourd'hui, je ne connais pas la bàs.

On m'a dis qu'il y a la possibilité d'ouvrir un resto français qui marcherai très bien (moi je suis cuisinier de base)

Pour un jeune acheteur, pourriez vous me conseiller SVP. Quels sont les atous et les contres du bresil.

J'ai une petite fortune à investir mais j'hesite entre le bresil et le Marroc (FES)

Merci A+

Merci
Rando-rencontre dans la forêt de Fontainebleau le dimanche 19 août 2007 English translation pending
by Lahaut · 2007-08-03 · 139 replies
🙂Voyageurs-randonneurs voyageuses-randonneuses,

Nous qui sommes abandonnés comme de vieilles paires de tongs durant cette période estivale par notre famille et nos amis, Nous qui ne nous satisfaisons pas de Paris-Plage, 😕 Nous qui donnons à manger au chat de la voisine du dessus partie en croisiére sur les mers chaudes, 😕 Nous qui arrosons les plantes de notre tante partie sur les rivages de l'Atlantique, 😕 Nous qui ramassons le courrier de notre meilleur ami parti vadrouiller sur les montants de l'Himalaya, 😕

je propose alors aux quelques abandonnés franciliens une rando-rencontre (je dirai alors une randocontre !!😏) en forêt de Fontainebleau le dimanche 19 aout 2007 pour aller écouter les chants des oiseaux, entendre le brame des cerfs, observer le vol des papillons, contempler la pousse des jeunes arbres, etc...

Pour ceux qui me connaissent un peu, il n'y aura ni enigmes, ni questions, ni temps imposé, ni course contre la montre mais juste le plaisir de faire une ballade sympa dans la nature sans itineraire etabli tout en improvisation !!!(tout le contaire de ce que j'ai deja fait !)

Vu la date choisie je ne m'attends pas à une multitude d'inscription alors s'il y a de 1 à 4 abandonnés decidés à faire cette petite ballade en forêt, le RDV se fera certainement porte d'Italie le matin (prevoir pique nique pour le midi ) et on partira avec ma voiture ( aucun frais de participation de transport ) S'il y a plus de participants, j'aviserai le moment voulu (faudra voir alors s'il y aura d'autres véhicules disponible )mais sinon il faudra penser au train (faudra alors que je me renseigne des horaires de trains et du prix du billet )mais là chacun devra payer son trajet ... Si personne pour cette randocontre, je vous raconterai comment c'etait ....

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