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Albanie: santé, habillement et logement à Tirana? English translation pending
Bonjour,
Je projette de partir 15j dans les campagnes albanaises à vélo. Je ne connais encore quasiment rien de ce pays. J'ai des questions éparses :
1ère question : pour une fille, est-ce que ça se fait d'être en short ou bermuda ? où dois-je prévoir de pédaler avec des jambes longues ?
2ème question : en cas de pépin quelconque de santé, est-ce que l'on trouve des médecins / postes de santé dans les petites et moyennes villes, et si non, est-il aisé de revenir rapidement dans une grande ville par les transports en commun ?
3 ème question : y a-t-il un logement à Tirana qui est "tout indiqué" pour qui arrive avec deux vélo et petit budget (je veux dire, une GH avec une cour par exemple pour garer les vélos, plutôt qu'un logement au 8ème étage d'un immeuble...)
Merci beaucoup d'avance pour vos réponses.
Argent de poche pour un voyage en Thaïlande? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes, Je suis nouvelles petites belge sur ce forum :)
Moi et mon mari partons pour la premiere fois en vacances après 16 ans de mariage :) Pour cette grande premiere nous avons opté pour la Thailande (Phuket, patong)car c'était le rêve de mon epoux :) Nous partons du 8 aout au 22 aout 2010. Nous savons que c'est la saison des moussons mais malheureusement je n'ai congé qu'à cette periode et ce chaques années donc c'est aout ou pas de Thailande:)
Comme c'est notre premier voyage nous avons eu un peu peur de partir à l'aventure et nous avons donc reservé via notre agence un voyage avec vol hotel et petit dejeuner. Nous seront donc à l'hotel Thavorn beach village et spa :) Le connaissez-vous, qu'en penssez-vous??
La date de départ ce rapprochant de plus en plus un tas de question commence à envahir ma tête même si je me documente depuis le mois de fevrier!!
Ma premiere question est tourné plus sur les derniers evenements qu'à subit la Thailande concernant les emeutes des chemises rouges. J'espère qu'elles se sont bien calmées et que l'on ne risque rien même si je sais que ça se passait essentiellement à Bangkok on ne sais jamais :)
Ma deuxieme question est d'ordre financier. Combien prévoir d'argent de poche en sachant que l'avion aller retour et hotel sont payés ainsi que le petit déjeuner. Que nous avons envie de visiter et ne pas rester cantonné à patong qu'ils faudra prévoir le repas de midi et du soir, quelques petits massage ça c'est sûr et achat de souvenirs pour nos 4 enfants et shoping. Mon mari n'est pas très discotheque donc je sais pas ce que l'on fera le soir lol.
ma derniere question, que me conseillez-vous comme visite à cette periode de l'année. J'ai très envie de visiter les iles Phi Phi mais vu la mousson ce ne sera peut-ête pas posible:( la pluie est-elle très gênante??
Voilà en gros tout ce qui me taraude en ce moment
Je vous remercie déja de toutes les réponses et conseilles que vous pourrez m'apporter
bis à bientot
Moi et mon mari partons pour la premiere fois en vacances après 16 ans de mariage :) Pour cette grande premiere nous avons opté pour la Thailande (Phuket, patong)car c'était le rêve de mon epoux :) Nous partons du 8 aout au 22 aout 2010. Nous savons que c'est la saison des moussons mais malheureusement je n'ai congé qu'à cette periode et ce chaques années donc c'est aout ou pas de Thailande:)
Comme c'est notre premier voyage nous avons eu un peu peur de partir à l'aventure et nous avons donc reservé via notre agence un voyage avec vol hotel et petit dejeuner. Nous seront donc à l'hotel Thavorn beach village et spa :) Le connaissez-vous, qu'en penssez-vous??
La date de départ ce rapprochant de plus en plus un tas de question commence à envahir ma tête même si je me documente depuis le mois de fevrier!!
Ma premiere question est tourné plus sur les derniers evenements qu'à subit la Thailande concernant les emeutes des chemises rouges. J'espère qu'elles se sont bien calmées et que l'on ne risque rien même si je sais que ça se passait essentiellement à Bangkok on ne sais jamais :)
Ma deuxieme question est d'ordre financier. Combien prévoir d'argent de poche en sachant que l'avion aller retour et hotel sont payés ainsi que le petit déjeuner. Que nous avons envie de visiter et ne pas rester cantonné à patong qu'ils faudra prévoir le repas de midi et du soir, quelques petits massage ça c'est sûr et achat de souvenirs pour nos 4 enfants et shoping. Mon mari n'est pas très discotheque donc je sais pas ce que l'on fera le soir lol.
ma derniere question, que me conseillez-vous comme visite à cette periode de l'année. J'ai très envie de visiter les iles Phi Phi mais vu la mousson ce ne sera peut-ête pas posible:( la pluie est-elle très gênante??
Voilà en gros tout ce qui me taraude en ce moment
Je vous remercie déja de toutes les réponses et conseilles que vous pourrez m'apporter
bis à bientot
Vietnam: une catastrophe écologique English translation pending
Troisième voyage dans ce pays que j'ai tant aimé et je peux dire qu'une grande tristese m'a accompagné lors de ce dernier. N'ayons pas peur des mots, le pays est en train d'être littéralement massacré. En 3 mois d'une fugue buissonnière à travers le pays je n'ai vu qu'une succession de catastrophes écologiques et parfois humaines.
Que dire de la baie d'Along ? C'est une véritable décharge. La nuit les bateaux déversent leurs ordures et leurs eaux usées. J'ai dormi une nuit sur le pont du bateau et ai pu voir une mer de détritus, spectacle désolant. Il y a plus de 600 bateaux de tourisme et l'on continue à fabriquer toujours plus gros. Les dégats sont irréversibles.
La région Nord et ses fantastiques montagnes refge de nombres d ethnies montagnardes. On y construit des routes qui servent à rien, paroles de locaux, financées par les dollars de la banque mondiale. On supprime des forêts entières pour y planter des eucalyptus, arbre très gourmand en eau qui appauvrit les sols. Ces feuilles très toxiques détoriorent aussi les sols. Mais ils sont d'un bon rendement. Il ne faut pas s'étonner que lors de pluie il y a des éboulements, plus d'arbres, plus de rétention d'eau. Que dire de Sapa entre mon premier passage en 2001 et aujourd hui ? De Mai Chau ? Et toujours le béton hideux qui se propage. On pourrai s'inspirer de la richesse architecturale des ethnies pour faire des constructions harmonieuses mais on préfère alligner le long des nationales des constructions affreuses. Et partout la folie des barrages qui dévisagent à jamais les paysages et met en exil des populations.
Le progrès oui mais réfléchis. Comme le tourisme. Peut être l'industrie la plus néfaste au Vietnam parce qu'elle est entre les mains de gens vénaux omnibulés par l'appat du gain.
J'ai vu des montagnes complètement rasées modifiant un environnement pour toujours. J'ai vu une incroyable pelleteuse party entre Danang et Hoi An, 30 kilomètres de resorts. Et toujours dans la démesure. Toujours plus grands, plus hauts, plus luxueux, les piscines toujours plus généreuses, toujours plus néfastes pour l'environnement.
Que dire des hauts plateaux ? On y a massacré des forêts entières. Et non content de massacrer les leurs, on échange des routes au Laos contre des forêts pour encore et encore exploiter. Et que dire des ethnies de cette région qu'on a forcer à se vietnamiser ? On y détruit des héritages culturelles.
Et le littoral, il est en proie aux promoteurs les plus avides. Voyez à quoi ressemble Nha Trang et son front de mer hideux semblable à une station balnéaire de la Costa Brava. Et ca construit toujours et encore. Et ces constructions se dépacent vers Cam Ranh, vers Doc Let. Quel appétit de béton.
Dans la superbe baie de Van Phong, sauvage et quasi vierge, on veut à jamais la massacrer pour y construire un port à contenaires qui, selon les investigateurs des travaux, remplacera...Singapour. Un véritable désastre s'annonce dans un lieu d'une valeure écologique immense.
Que dire de Mui Ne ? De Vung Tau ? De Phu Quoc ? toujours ce désir de bétonnage, d'exploiter, de rentabliser le moindre mètre carré, de toujours anéantir la nature. On veut faire son Phuket briller aux yeux du tourisme de masse, engranger les devises au détriment de la nature. On espère faire 4 récoltes de riz dans le delta du Mékong. Faut il encore polluer davantage les sols de pesticides ? Quatrième sol le plus pollué au monde leVietnam voudrait il gagner une place de mieux ?
Et j'en passe la liste est longue. Je passe sous silence le comportement des Vietnamiens vis vis de l'environnement.
Que va devenir le Vietnam ? Franchement posez vous la question.
Progrès oui mais pas dans une course efrénée, irraisonnée. Les pays occidentaux ont eu leurs lots d'erreurs, pourquoi ne pas s'en inspirer ?
Que sera le Vietnam dans 10 ans, 15 ans ?
Que dire de la baie d'Along ? C'est une véritable décharge. La nuit les bateaux déversent leurs ordures et leurs eaux usées. J'ai dormi une nuit sur le pont du bateau et ai pu voir une mer de détritus, spectacle désolant. Il y a plus de 600 bateaux de tourisme et l'on continue à fabriquer toujours plus gros. Les dégats sont irréversibles.
La région Nord et ses fantastiques montagnes refge de nombres d ethnies montagnardes. On y construit des routes qui servent à rien, paroles de locaux, financées par les dollars de la banque mondiale. On supprime des forêts entières pour y planter des eucalyptus, arbre très gourmand en eau qui appauvrit les sols. Ces feuilles très toxiques détoriorent aussi les sols. Mais ils sont d'un bon rendement. Il ne faut pas s'étonner que lors de pluie il y a des éboulements, plus d'arbres, plus de rétention d'eau. Que dire de Sapa entre mon premier passage en 2001 et aujourd hui ? De Mai Chau ? Et toujours le béton hideux qui se propage. On pourrai s'inspirer de la richesse architecturale des ethnies pour faire des constructions harmonieuses mais on préfère alligner le long des nationales des constructions affreuses. Et partout la folie des barrages qui dévisagent à jamais les paysages et met en exil des populations.
Le progrès oui mais réfléchis. Comme le tourisme. Peut être l'industrie la plus néfaste au Vietnam parce qu'elle est entre les mains de gens vénaux omnibulés par l'appat du gain.
J'ai vu des montagnes complètement rasées modifiant un environnement pour toujours. J'ai vu une incroyable pelleteuse party entre Danang et Hoi An, 30 kilomètres de resorts. Et toujours dans la démesure. Toujours plus grands, plus hauts, plus luxueux, les piscines toujours plus généreuses, toujours plus néfastes pour l'environnement.
Que dire des hauts plateaux ? On y a massacré des forêts entières. Et non content de massacrer les leurs, on échange des routes au Laos contre des forêts pour encore et encore exploiter. Et que dire des ethnies de cette région qu'on a forcer à se vietnamiser ? On y détruit des héritages culturelles.
Et le littoral, il est en proie aux promoteurs les plus avides. Voyez à quoi ressemble Nha Trang et son front de mer hideux semblable à une station balnéaire de la Costa Brava. Et ca construit toujours et encore. Et ces constructions se dépacent vers Cam Ranh, vers Doc Let. Quel appétit de béton.
Dans la superbe baie de Van Phong, sauvage et quasi vierge, on veut à jamais la massacrer pour y construire un port à contenaires qui, selon les investigateurs des travaux, remplacera...Singapour. Un véritable désastre s'annonce dans un lieu d'une valeure écologique immense.
Que dire de Mui Ne ? De Vung Tau ? De Phu Quoc ? toujours ce désir de bétonnage, d'exploiter, de rentabliser le moindre mètre carré, de toujours anéantir la nature. On veut faire son Phuket briller aux yeux du tourisme de masse, engranger les devises au détriment de la nature. On espère faire 4 récoltes de riz dans le delta du Mékong. Faut il encore polluer davantage les sols de pesticides ? Quatrième sol le plus pollué au monde leVietnam voudrait il gagner une place de mieux ?
Et j'en passe la liste est longue. Je passe sous silence le comportement des Vietnamiens vis vis de l'environnement.
Que va devenir le Vietnam ? Franchement posez vous la question.
Progrès oui mais pas dans une course efrénée, irraisonnée. Les pays occidentaux ont eu leurs lots d'erreurs, pourquoi ne pas s'en inspirer ?
Que sera le Vietnam dans 10 ans, 15 ans ?
Partir étudier à Toulouse? English translation pending
Bonjour!
Je suis une Québécoise qui envisage d'aller faire toutes ses études universitaires (Licence) à Toulouse en France. J'ai récemment reçu une réponse de l'Université et je suis très contente! Maintenant, j'aimerais obtenir plus d'informations sur cette ville: Est-ce une grande ville? Est-ce qu'il y a une pénurie de logements pour étudiants ou est-ce facile de dénicher de quoi?
Est-ce qu'il y a d'autres Québécois(es) ou bien Canadiens/-ennes qui se trouvent à Toulouse pour les études et qui voudraient partager leur expérience à ce sujet?
J'ai l'intention d'étudier en Licence LEA. Est-ce qu'il y a des Français qui font cette licence présentement et qui pourraient m'en parler un peu plus? J'ai entendu dire qu'il y avait assez de cours de langues, mais qu'il y avait aussi de l'économie, comment ça marche?
Merci d'avance!
Merci d'avance!
Partir quinze jours à Madagascar au mois de novembre English translation pending
Nous projetons de partir pour 15 jours à Mada en Novembre.
Nous connaissons deja Nosy Be, Tana bien sur et Sainte Marie. Pour notre prochain trip on souhaite faire la cote Ouest, les tsingys etc... ou alors descendre de Tana par la RN7 c'est ca? Que conseillez vous? Le but est de descendre vers Tulear que nous ne connaissons pas. Nous sommes des fans de Madagascar, recherchons de bons plans pour voir du pays, découvrir, rencontrer.
Merci d'avance pour vos conseils.
Merci d'avance pour vos conseils.
Augmentations en matière des devises euros - dollars (américain/canadien) English translation pending
Bonjour,
Il y a eu des augmentations en matiere de devise euro / dolars je devrai partir pour le mois aout au canada ou etats unis mais penser vous qui va avoir une augmentation grande encore en matiere de devise.
Car je trouve qu'il coute plus cher depuis quelque temp.
Il y a eu des augmentations en matiere de devise euro / dolars je devrai partir pour le mois aout au canada ou etats unis mais penser vous qui va avoir une augmentation grande encore en matiere de devise.
Car je trouve qu'il coute plus cher depuis quelque temp.
Périple à vélo le long du Tarn de Millau à Albi (France) English translation pending
Bonjour,
Je débute sur ce forum... alors j'espère ne pas trop me tromper... J'ai essayé de chercher des infos avec le mot clef "Tarn" mais je n'ai pas trouvé qq chose de très précis à part "oui c'est chouette" en gros!
Nous sommes en grande réflexion sur notre projet de vacances à vélo (2 vélos, 1 carriole avec 2 enfants de 3 ans et 1 an) pour cet été...
On cherche en fait une région pas trop fréquentée, un peu "sauvage" et que nous ne connaissons pas encore...
On est ainsi tenté par le Tarn, la Lozère...
Je m'interroge ainsi sur le trajet Millau-Albi. J'ai de bonnes infos sur une partie de ce trajet (Trébas-Albli via AF3V) mais je m'interroge sur la partie Millau- Trébas en longeant le Tarn.
Y a t-il bcp de voitures? Quid du dénivelé? (En fait on pensait au début faire le trajet dans le sens Albi-Millau mais cf carriole et enfants on s'est dit pourquoi ne pas le descendre!).
Si vous avez des idées, suggestions, récits ou autres... merci par avance pour votre aide!
A bientôt peut être.
Accouchement à Bangkok: quel hôpital choisir? English translation pending
Bonjour,
Je dois accoucher à Bangkok et j'aimerai avoir vos retours d'expérience sur les différents établissements de Bangkok et sur les tarifs pratiqués.
Merci de votre aide.
Je dois accoucher à Bangkok et j'aimerai avoir vos retours d'expérience sur les différents établissements de Bangkok et sur les tarifs pratiqués.
Merci de votre aide.
Retour de l'hôtel Barcelo Dominican Beach, Punta Cana (mars 2010) English translation pending
bonjour à tous ;
je souhaite vous faire part de mon expérience : séjour à deux "all inclusive" une semaine à l'hôtel (resort) BARCELO DOMINICAN. Le lieu est très beau, superbes jardins, mer et plage comme sur les cartes postales. C'est ensuite que ça se gâte : les batiments sont très sonores et le service, qu'il soit pour les chambres ou les restaurants, est consternant : je ne sais pas si, comme le dit une autre personne : "ils sont débordés", mais honnêtement je ne pense pas : j'ai vu nombre de repas, matin ou midi, où il y avait peu de monde, mais en tous cas, il manque toujours quelque chose, les boissons arrivent après le repas si vous ne demandez pas au moins trois fois, les serviettes dans les chambres sont oubliées mais vous ne le voyez qu'en rentrant ...vers 22 heures ! etc...Je veux préciser que j'ai l'habitude de ces voyages, et que j'ai le plus grand respect pour les gens qui y travaillent. Je n'attends pas non plus "la lune" de ces voyages, mais il y a des limites, qui ont largement été atteintes comme je vais l'expliquer. En effet, les petits reproches ci-dessus ne sont rien en comparaison de ce qui suit. Pour en finir avec le générique, disons que les repas au principal restaurant sont corrects, sans grande saveur et répétitifs, mais ce n'est pour moi pas essentiel. On peut faire ce constat pour touts les hôtels type "complexe" que je connais.
Le pire a été la fatigue générée par la présence d'étudiants américains puisque nous sommes "tombées" sur la semaine (ou l'une des semaines ?) des étudiants. Et là : grand festival ! Les piscines -surtout bien sûr la plus grande et belle - squattées par des colonies de jeunes hurleurs, musique techno audible à 200 m (ben oui : c'est de la techno !), agglutinés au bar qui est dans la piscine, renversant régulièrement le contenu du verre dans l'eau...🙁La nuit c'est plus achevé : ils ont déversé le contenu du bar dans la piscine, avant de jouer au foot...avec un des canards VIVANTS bien sûr ! 🏴☠️ Ensuite nous avons eu droit à divers règlements de compte alcoolisés, diverses vomissures jusque dans le hall d'accueil, et pour clore en beauté : la porte vitrée de notre bâtiment a volé en éclats, quelqu'un a été blessé et il y avait du sang sur la hauteur de deux étages...qui n'a pas été nettoyé pendant trois jours !Après, je ne sais pas : on est rentrées ; il y est peut-être encore?😕
Nous étions de nombreux français, nous avons demandé à changer de bâtiment mais on nous a répondu que ce serait la même chose...de fait, les gens nous l'ont confirmé : tous les bâtiments étaient touchés, sauf peut-être le bloc 9, mais l'hôtel ne pouvait pas y loger tous les non-fêtards ! En fait, j'en veux surtout au TOUR OPERATOR qui ne peut pas ignorer ces manifestations mais continue à vendre des séjours dans cet hôtel à cette période ! peut-être n'est ce pas le seul hôtel de cette zone touché, mais alors pourquoi ne pas procéder comme certains organismes qui proposent des hôtels pour les jeunes étudiants et d'autres hôtels pour les autres gens ? J'ai horreur de la ségrégation sous toutes ses formes, mais je suis sûre que si on donnait le choix à ces jeunes, ils choisiraient d'eux-mêmes cette solution !
Toujours est-il que tous les français (et probablement les autres nationalités aussi) ont déposé une réclamation auprès du correspondant du tour operator, et que nous comptons suivre cela de près : nous ne sommes pas très riches, on a dû économiser pour se payer le soleil à la sortie de l'hiver et on rentre très fatiguées : nous n'avons jamais eu une nuit correcte !
PLUS JAMAIS CA ! Je préfère ne pas partir ! En conclusion, je vous conseille de toujours vous renseigner avant de réserver si vous ne voulez pas vous trouver piégés ! </htm
Le pire a été la fatigue générée par la présence d'étudiants américains puisque nous sommes "tombées" sur la semaine (ou l'une des semaines ?) des étudiants. Et là : grand festival ! Les piscines -surtout bien sûr la plus grande et belle - squattées par des colonies de jeunes hurleurs, musique techno audible à 200 m (ben oui : c'est de la techno !), agglutinés au bar qui est dans la piscine, renversant régulièrement le contenu du verre dans l'eau...🙁La nuit c'est plus achevé : ils ont déversé le contenu du bar dans la piscine, avant de jouer au foot...avec un des canards VIVANTS bien sûr ! 🏴☠️ Ensuite nous avons eu droit à divers règlements de compte alcoolisés, diverses vomissures jusque dans le hall d'accueil, et pour clore en beauté : la porte vitrée de notre bâtiment a volé en éclats, quelqu'un a été blessé et il y avait du sang sur la hauteur de deux étages...qui n'a pas été nettoyé pendant trois jours !Après, je ne sais pas : on est rentrées ; il y est peut-être encore?😕
Nous étions de nombreux français, nous avons demandé à changer de bâtiment mais on nous a répondu que ce serait la même chose...de fait, les gens nous l'ont confirmé : tous les bâtiments étaient touchés, sauf peut-être le bloc 9, mais l'hôtel ne pouvait pas y loger tous les non-fêtards ! En fait, j'en veux surtout au TOUR OPERATOR qui ne peut pas ignorer ces manifestations mais continue à vendre des séjours dans cet hôtel à cette période ! peut-être n'est ce pas le seul hôtel de cette zone touché, mais alors pourquoi ne pas procéder comme certains organismes qui proposent des hôtels pour les jeunes étudiants et d'autres hôtels pour les autres gens ? J'ai horreur de la ségrégation sous toutes ses formes, mais je suis sûre que si on donnait le choix à ces jeunes, ils choisiraient d'eux-mêmes cette solution !
Toujours est-il que tous les français (et probablement les autres nationalités aussi) ont déposé une réclamation auprès du correspondant du tour operator, et que nous comptons suivre cela de près : nous ne sommes pas très riches, on a dû économiser pour se payer le soleil à la sortie de l'hiver et on rentre très fatiguées : nous n'avons jamais eu une nuit correcte !
PLUS JAMAIS CA ! Je préfère ne pas partir ! En conclusion, je vous conseille de toujours vous renseigner avant de réserver si vous ne voulez pas vous trouver piégés ! </htm
Adresse d'un grossiste pour faire l'achat de pareos à Phuket? English translation pending
Une amie me demande de lui ramener une centaine de pareos. Comme je ne suis pas de la partie, pourriez vous me donner l' adresse a Phuket (ou je finirais mes vacances) d'un grossiste.
Combien dois je les payer environ ?
Merci pour vos lumieres.
Quelle ville pour faire du shopping en Espagne? English translation pending
Bonjour a tous je vais partir en vacance a nefiach a coté de perpignan, et je voulais faire des achats en espagne mais ou ? a part andorre pas cher mais pas grand chose et le perthus pas les meme prix que en espagne. Avez vous des idées de ville pas cher et vers la frontière
Assurance obligatoire pour Cuba English translation pending
Voici un autre moyen que Cuba entreprendra pour se faire de l'argent sur le dos des touristes...
http://www.cyberpresse.ca/international ... atoire.php
Notre périple en famille (trois jeunes enfants et bébés) en Thaïlande English translation pending
bonjour a tous
je voulais remercier tous ceux qui m'ont répondu, éclairé, donné leur avis et leur précieuses informations lors de ma planification de notre voyage de 6 semaines en thailande.
pour votre information, ca s, est tres bien deroulé, avec nos 3 enfants, de 5 mois, 2 ans et 3 ans et demi... elles se sont hyper bien adaptées, remises tres facilement du decalage horaire (plus que nous dailleurs!), et se sont vite habitué a la vie thai.
nous avons atterit a bangkok, ensuite direction Koh phangan, puis phuket, ensuite chiang mai, puis dans une famille daccueil pres de chantaburri, ensuite dans une autre famille pres de chayaphum, ensuite koh chang, puis ayutthaya, et enfin quelques derniers jours a bangkok...
les thai ont été géniaux avec nous et les enfants, et aller en voyage avec elles nous ont permi de voir une facette différente, je crois, de la thailande, car elles nous ont permis d'avoir un contact différent avec les locaux. en fait, je crois quils étaient plus curieux que nous, de visiter leur pays, que de voir de si jeunes enfants ( blanc, frisé et aux yeux clairs) voyager a cet age! et de plus, cest fou a quel point ils adorent les bébés... toujours des bras pour les prendre, les amuser, leur donner des trucs a manger, leur faire des tour de magie, etc... ya pas une journée quon ne sest pas fait prendre en photos plus dune fois... dailleurs, jai du mettre un stop, car ma grande commencait a trouver ca trop lourd!!!
merci a tous les membres qui mont aidé!, je tenterai de faire la meme chose, donc si ya des questions ne vous genez pas!
je voulais remercier tous ceux qui m'ont répondu, éclairé, donné leur avis et leur précieuses informations lors de ma planification de notre voyage de 6 semaines en thailande.
pour votre information, ca s, est tres bien deroulé, avec nos 3 enfants, de 5 mois, 2 ans et 3 ans et demi... elles se sont hyper bien adaptées, remises tres facilement du decalage horaire (plus que nous dailleurs!), et se sont vite habitué a la vie thai.
nous avons atterit a bangkok, ensuite direction Koh phangan, puis phuket, ensuite chiang mai, puis dans une famille daccueil pres de chantaburri, ensuite dans une autre famille pres de chayaphum, ensuite koh chang, puis ayutthaya, et enfin quelques derniers jours a bangkok...
les thai ont été géniaux avec nous et les enfants, et aller en voyage avec elles nous ont permi de voir une facette différente, je crois, de la thailande, car elles nous ont permis d'avoir un contact différent avec les locaux. en fait, je crois quils étaient plus curieux que nous, de visiter leur pays, que de voir de si jeunes enfants ( blanc, frisé et aux yeux clairs) voyager a cet age! et de plus, cest fou a quel point ils adorent les bébés... toujours des bras pour les prendre, les amuser, leur donner des trucs a manger, leur faire des tour de magie, etc... ya pas une journée quon ne sest pas fait prendre en photos plus dune fois... dailleurs, jai du mettre un stop, car ma grande commencait a trouver ca trop lourd!!!
merci a tous les membres qui mont aidé!, je tenterai de faire la meme chose, donc si ya des questions ne vous genez pas!
Voyage aux pays baltes à moto en août 2010 English translation pending
Bonjour, j'envisage de faire un tour des pays baltes en moto sur 3 semaines courant aout.
En synthétisant, ca représente un peu plus de 4000 km aller retour (départ paris, en comptant un trajet en ferry entre l'Allemagne et la Lettonie, le tout sur 3 semaines).
Je me demandais si quelq'un aurait déjà fait quelque chose de similaire (tout conseil étant évidemment le bienvenu) et je cherche des motards interéssés pour m'accompagner.
A+
Mongolie... à cheval... bis repetita English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais traverser un morceau de Mongolie à cheval... notamment Ulan Bathor / Mandalgov'/ (Üyzen?) / Bayout- Ukhaa ... J'aimerais savoir si ce trajet dans un 1er temps plein sud reste correct pour trouver de quoi nourrir le cheval, et qu'en est-il des points d'eau sur ces zones ?
J'aimerais également savoir si la Partie Mongolienne de la Grande muraille Gengis Khan est praticable à pieds à cheval ou à vélo jusqu'à Manzhouli (Chine) ?
Et également s'il est possible d'acheter une selle Russe en Mongolie ou s'il faut préalablement l'acheter en Russie?
En vous remerciant...🙂
PS: J'oubliais...y-a t-il des risques de marécages, crues ou sables mouvants le long de la rivière Kherlen Gol? Merci
Je souhaiterais traverser un morceau de Mongolie à cheval... notamment Ulan Bathor / Mandalgov'/ (Üyzen?) / Bayout- Ukhaa ... J'aimerais savoir si ce trajet dans un 1er temps plein sud reste correct pour trouver de quoi nourrir le cheval, et qu'en est-il des points d'eau sur ces zones ?
J'aimerais également savoir si la Partie Mongolienne de la Grande muraille Gengis Khan est praticable à pieds à cheval ou à vélo jusqu'à Manzhouli (Chine) ?
Et également s'il est possible d'acheter une selle Russe en Mongolie ou s'il faut préalablement l'acheter en Russie?
En vous remerciant...🙂
PS: J'oubliais...y-a t-il des risques de marécages, crues ou sables mouvants le long de la rivière Kherlen Gol? Merci
Séjour de 5 jours au Maroc pour la fin de l'année English translation pending
Bonjour,
Nous avons un projet pour la fin de l'année en décembre, c'est de passer 5 jours au maroc. je sais, c'est court mais on ne peut guère plus à cause de nos filles qui restent ici. je ne connais pas ce pays et je veux surtout éviter les planplans touristiques et communs. C'est d'ailleurs aussi pour ça que nous partons hors saison, pour éviter les prix abusifs, la foule...
je pensais louer une voiture pour nous ballader à notre guise et voir des zones un peu plus rurales sous forme de circuit. Avez vous des conseils? ce n'est pas pour tout de suite mais j'aime bien préparer tout à l'avance! merci!
Nous avons un projet pour la fin de l'année en décembre, c'est de passer 5 jours au maroc. je sais, c'est court mais on ne peut guère plus à cause de nos filles qui restent ici. je ne connais pas ce pays et je veux surtout éviter les planplans touristiques et communs. C'est d'ailleurs aussi pour ça que nous partons hors saison, pour éviter les prix abusifs, la foule...
je pensais louer une voiture pour nous ballader à notre guise et voir des zones un peu plus rurales sous forme de circuit. Avez vous des conseils? ce n'est pas pour tout de suite mais j'aime bien préparer tout à l'avance! merci!
Wizzair: vol Beauvais <-> Gdansk - tarifs bizarres English translation pending
ci joint en dessous , l'annonce de wizzair, qui annonçait l'ouverture bien attendu
de la ligne paris - gdansk
6/10/2009 Wizz Air introduit une nouvelle connexion entre Paris Beauvais et Gdansk Wizz Air, la plus grande compagnie à bas prix en Europe centrale et de l’Est, a annoncé aujourd’hui l’ouverture d’une nouvelle connexion entre Paris Beauvais et Gdansk, en Pologne. Cette nouvelle connexion opèrera deux fois par semaine à partir du 18 décembre. En décembre 2009 Wizz Air va baser un troisième avion à Gdansk, ce qui va permettre d’augmenter les fréquences sur les connexions déjà existantes et étendre le réseau à de nouvelles destinations. De plus, Wizz Air va ouvrir sa douzième base à Wroclaw en juillet 2010 et encore une fois augmenter les fréquences sur les connexions déjà existantes et étendre son réseau à de nouvelles destinations. Les billets sont déjà disponibles à la réservation, soit sur wizzair.com ou à travers le centre d’appel, et commencent à partir de 22.49 euros.
faudra nous dire , mister wizzair, comment ca se fait qu'on a jamais de billet a 22.49 €...mais plus a 65 € aller un peu trop cher pour un polonais qui gagne 300-400 € par mois.... serieusement un aller retour a 510 pln , qui fluctue en quelques jours de 300 à 510, , puis 510 à 300, puis encore ... ca devient vite saoulant !!, mettez une bonne fois pour toute un prix fixe !!! et si possible se rapprochant de vos 22.49 €...
merci
6/10/2009 Wizz Air introduit une nouvelle connexion entre Paris Beauvais et Gdansk Wizz Air, la plus grande compagnie à bas prix en Europe centrale et de l’Est, a annoncé aujourd’hui l’ouverture d’une nouvelle connexion entre Paris Beauvais et Gdansk, en Pologne. Cette nouvelle connexion opèrera deux fois par semaine à partir du 18 décembre. En décembre 2009 Wizz Air va baser un troisième avion à Gdansk, ce qui va permettre d’augmenter les fréquences sur les connexions déjà existantes et étendre le réseau à de nouvelles destinations. De plus, Wizz Air va ouvrir sa douzième base à Wroclaw en juillet 2010 et encore une fois augmenter les fréquences sur les connexions déjà existantes et étendre son réseau à de nouvelles destinations. Les billets sont déjà disponibles à la réservation, soit sur wizzair.com ou à travers le centre d’appel, et commencent à partir de 22.49 euros.
faudra nous dire , mister wizzair, comment ca se fait qu'on a jamais de billet a 22.49 €...mais plus a 65 € aller un peu trop cher pour un polonais qui gagne 300-400 € par mois.... serieusement un aller retour a 510 pln , qui fluctue en quelques jours de 300 à 510, , puis 510 à 300, puis encore ... ca devient vite saoulant !!, mettez une bonne fois pour toute un prix fixe !!! et si possible se rapprochant de vos 22.49 €...
merci
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie) English translation pending
Du 8 mai au 8 juin 2009, nous avons fait une boucle à partir de Salt Lake City, en grande partie hors des sentiers battus, qui nous a menés de l'Utah à l'Arizona, au Nouveau-Mexique, au Colorado et au Wyoming.
La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html
(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Première partie
Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)
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Vendredi 8 mai
Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.
Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !
Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.
Samedi 9 mai
Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.
Dimanche 10 mai
J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.
Lundi 11 mai
Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.
Mardi 12 mai
En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.
Mercredi 13 mai
Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.
Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.
Jeudi 14 mai
Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.
Vendredi 15 mai
Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.
Samedi 16 mai
Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !
Dimanche 17 mai
Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !
Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.
Lundi 18 mai
8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.
Mardi 19 mai
Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.
Mercredi 20 mai
Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.
Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.
Jeudi 21 mai
Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.
Vendredi 22 mai
Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.
Samedi 23 mai
Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.
Dimanche 24 mai
C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…
Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.
Lundi 25 mai
Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.
Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.
Mardi 26 mai
Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.
Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html
(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Première partie
Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)
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Vendredi 8 mai
Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.
Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !
Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.
Samedi 9 mai
Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.
Dimanche 10 mai
J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.
Lundi 11 mai
Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.
Mardi 12 mai
En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.
Mercredi 13 mai
Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.
Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.
Jeudi 14 mai
Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.
Vendredi 15 mai
Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.
Samedi 16 mai
Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !
Dimanche 17 mai
Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !
Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.
Lundi 18 mai
8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.
Mardi 19 mai
Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.
Mercredi 20 mai
Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.
Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.
Jeudi 21 mai
Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.
Vendredi 22 mai
Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.
Samedi 23 mai
Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.
Dimanche 24 mai
C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…
Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.
Lundi 25 mai
Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.
Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.
Mardi 26 mai
Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.
Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
Carnaval au Pérou English translation pending
Hola amigos!
Je souhaite fêter le carnaval ici au Pérou.
Je sais que la fête de Cajamarca est réputée la plus belle du pays, et un ami péruvien m'a dit qu'elle durait plusieurs semaines. Quelqu'un sait-il comment ça se passe? Est-il possible de trouver facilement un hôtel bon marché? Quid de la sécurité? (je ne suis pas peureuse, mais une fille seule dans une grande folie populaire et festive de ce type, ça le fait?) D'ailleurs, si quelqu'un pense être dans le coin et veut partager l'expérience, qu'il n'hésite pas à me contacter!
Ou savez-vous quelque chose sur le carnaval dans d'autres villes du Nord ou du centre du pays? Mêmes questions et proposition que précédemment!!
merci pour les infos!!
Mélie
Je souhaite fêter le carnaval ici au Pérou.
Je sais que la fête de Cajamarca est réputée la plus belle du pays, et un ami péruvien m'a dit qu'elle durait plusieurs semaines. Quelqu'un sait-il comment ça se passe? Est-il possible de trouver facilement un hôtel bon marché? Quid de la sécurité? (je ne suis pas peureuse, mais une fille seule dans une grande folie populaire et festive de ce type, ça le fait?) D'ailleurs, si quelqu'un pense être dans le coin et veut partager l'expérience, qu'il n'hésite pas à me contacter!
Ou savez-vous quelque chose sur le carnaval dans d'autres villes du Nord ou du centre du pays? Mêmes questions et proposition que précédemment!!
merci pour les infos!!
Mélie
prelevements sociaux... English translation pending
Question à ce qui vivent en Thailande.
Bonjour
En France , certains comptes bancaires ou placements ont des prelevements sociaux . Quand on est non-résidents , on a pas a les payer mais il y a qq chose a déclaré dans le pays oul'on vit (les accords entre la France et les pays sont différents ) .
Quelqu'un sait il comment ça se passe en Thailande ?
merci
Bonjour
En France , certains comptes bancaires ou placements ont des prelevements sociaux . Quand on est non-résidents , on a pas a les payer mais il y a qq chose a déclaré dans le pays oul'on vit (les accords entre la France et les pays sont différents ) .
Quelqu'un sait il comment ça se passe en Thailande ?
merci
Rencontre VF à Bruxelles le 20 mars 2010 English translation pending
Coucou à tous,
je voudrais organiser une rencontre fin février à Bruxelles ... si ça intéresse du monde faites-moi signe et je met ça en place 😉
J'avais pensé à un chouette resto ...
J'attend vos réactions ...
A bientôt 😉
Claire
je voudrais organiser une rencontre fin février à Bruxelles ... si ça intéresse du monde faites-moi signe et je met ça en place 😉
J'avais pensé à un chouette resto ...
J'attend vos réactions ...
A bientôt 😉
Claire
Choc des cultures English translation pending
Bonjour,
Après un voyage de trois semaines dans le désert algérien, avec de merveilleuses images dans la tête et d'extraordinaires souvenirs, me reste cependant une grande question et je recherche des personnes qui ont pu vivre cette situation à moins que je ne sois la seule.... Il semblerait que "les" touaregs ( je ne veux pas généraliser) lorsqu'une remarque ou revendication de notre part leur déplaît, ne disent rien sur le moment mais choisissent tout le long du séjour de ne plus vous adresser la parole pire de vous mettre à l'écart....même s'il y a eu tentative de discussion Je précise que mon objectif n'est pas de créer la polémique mais de poser un sérieux questionnement car cela est très " glauque" à vivre surtout que je souhaite renouveler le voyage et ne pas revivre la situation! Merci de m'apporter vos témoignages car la rencontre des cultures ( en sachant que je suis d'origine algérienne et née en france) fait aussi partie de la richesse d'un voyage....🙂
Après un voyage de trois semaines dans le désert algérien, avec de merveilleuses images dans la tête et d'extraordinaires souvenirs, me reste cependant une grande question et je recherche des personnes qui ont pu vivre cette situation à moins que je ne sois la seule.... Il semblerait que "les" touaregs ( je ne veux pas généraliser) lorsqu'une remarque ou revendication de notre part leur déplaît, ne disent rien sur le moment mais choisissent tout le long du séjour de ne plus vous adresser la parole pire de vous mettre à l'écart....même s'il y a eu tentative de discussion Je précise que mon objectif n'est pas de créer la polémique mais de poser un sérieux questionnement car cela est très " glauque" à vivre surtout que je souhaite renouveler le voyage et ne pas revivre la situation! Merci de m'apporter vos témoignages car la rencontre des cultures ( en sachant que je suis d'origine algérienne et née en france) fait aussi partie de la richesse d'un voyage....🙂
Trajet de trois semaines en Australie English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars entre le 20/01 (date d'arrivée à sydney) et le 09/02 (date de départ de melbourne), et je cherche des conseils afin de mieux préparer mon voyage.
A priori, je me prévois un trajet comme ça: 3j à Sydney montée vers Cairns (en voiture/camping-car ?) descente vers Sydney en avion conduire jusque Melbourne et éventuellement prolonger en Tasmanie (1-2j) s'il reste du temps
Est-ce que ça vous parait être un bon trajet vis-à-vis de la période? (hôtels complets? du monde dans les avions ou sur les routes?) Merci de vos réponses
A priori, je me prévois un trajet comme ça: 3j à Sydney montée vers Cairns (en voiture/camping-car ?) descente vers Sydney en avion conduire jusque Melbourne et éventuellement prolonger en Tasmanie (1-2j) s'il reste du temps
Est-ce que ça vous parait être un bon trajet vis-à-vis de la période? (hôtels complets? du monde dans les avions ou sur les routes?) Merci de vos réponses
C'est quoi le truc pour monter un dromadaire, où on s'installe? English translation pending
Les différences entre un dromadaire et un chameau? Lesquels ont retrouvent le plus souvent en Tunisie? Ça vaut cher un tel animal? Où on les louent, ou comment ça fonctionne le marché de ces animaux, moi je trouve qu'ils ont l'air sympathiques, j'ai vraiment hâte d'en monter un, mais j’avoue que la bosse unique me semble un problème sérieux à surmonter avant de penser à le monter, qu’en dites-vous?
Salam Aleïkoum,
Salam Aleïkoum,
Où acheter des vêtements chauds au Groenland? English translation pending
Bonjour à tous
je pars en mars au Groënland et j'ai besoin de petites infos techniques, evidemment.
Les réponses données a la question déjà posée des vêtements chauds ne sont pas vraiment d'une grande aide. quelqu'un propose mieux? Où peut-on en acheter?
Et quels guides existe-t-il sur le pays?
Merci!
Passage du Cambodge au Vietnam en bateau sur le Mékong English translation pending
Hello,
Je pars le 10 janvier pour 4 mois en Asie du Sud Est.
Du Cambodge (Phnom Penh), j'aimerais rejoindre le Vietnam (Saigon) par le Mekong en bateau 'tranquille', j'ai pas trop d'infos à ce sujet, pouvez-vous m'aider?
Merci d'avance pour vos réponses !!
Je pars le 10 janvier pour 4 mois en Asie du Sud Est.
Du Cambodge (Phnom Penh), j'aimerais rejoindre le Vietnam (Saigon) par le Mekong en bateau 'tranquille', j'ai pas trop d'infos à ce sujet, pouvez-vous m'aider?
Merci d'avance pour vos réponses !!
Destination pour s'installer aux États-Unis avec mon fils de 30 mois? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis une jeune maman de 22 ans avec un petit garcon de 30 mois.
Je désirerais partir au USA pas d'endroit précis juste auprès d'une grande ville.
Jeune fille au pair aurai été idéale mais avec mon fils...cela me parait compromis
Vers qui me touner, quels organismes?
L'idéale serait de trouver une famille qui m'accepte avec mon fils et part la suite une fois mon anglais amélioré trouver un travail ainsi q'un logement... Mais comment ca se passe pour l'ecole pour les enfants la bas car mon fils devrait rentrer a l'ecole en septembre prochain .....
Si mon rêve americain fonctionne tant mieux et si je suis obliger de revenir je parlerai anglais ainsi que mon fils ils apprennent vite a cet age la
Merci pour vos réponses!!!
Où acheter les joints de réchaud Primus Omnifuel sur Nantes? English translation pending
Bonjour,
Savez-vous comment/où racheter les joints de réchaud Primus? J'ai juste besoin du petit joint rond du robinet injecteur. Sachant que je suis sur Nantes.
Ca a tenu presqu'un an d'utilisation et apparement, quelques mois sans sollicitation l'ont séché. :( C'est con, je compte repartir dans à peine une semaine, ça paraît chaud...
Merci pour vos conseils
Matt
Savez-vous comment/où racheter les joints de réchaud Primus? J'ai juste besoin du petit joint rond du robinet injecteur. Sachant que je suis sur Nantes.
Ca a tenu presqu'un an d'utilisation et apparement, quelques mois sans sollicitation l'ont séché. :( C'est con, je compte repartir dans à peine une semaine, ça paraît chaud...
Merci pour vos conseils
Matt
Excursion à Port Said-Alexandrie English translation pending
Nous partons sur le pacifica le 8/01/2010 et je me suis renseignée pour faire l'excursion au plateau de giseh en indépendant. En grande partie pour éviter les arrèts obligés dans les boutiques avec Costa. D'autant qu'il n'y a vraiment rien d'intéressant à ramener d'egypte C'est notre troisième passage en Egypte et tous ce que nous avions ramené à fini à la poubelle.
Si un autre couple sur cette croisière est intéressé ce sera avec plaisir que nous prendrons contact.
Choisir Ryanair pour un vol Marseille-Agadir? English translation pending
Bonjour,
Nous envisagons en famille de partir pour un séjour à Agadir via Marseille par Ryan Air. Deux adultes et deux enfants.
Cette compagnie est je pense serieuse et sa flotte est il me semble recente mais savez vous sur quel type d' appareil cette ligne est effectué ? Des Boeing 737 ca c'est sur aussi mais j' ai vu qu' il avait encore une vingtaine d' appareil pas tout jeune non plus et par contre les autres sont des 737 800 dernières generation. Oui je sais... Eternelle mauvaise idée reçu... Mais quand un avion est recent moi ca me rassure et je passe un bon moment.
Ca se passe comment avec Ryanair ? Y a moyen de boir un coup ? Y a de la place pour les jambes ou c'est la betaillières ? C'est pas avec eux qu' on peut télephoner et enuyer tout le monde ??
3 Heures de vol il me semble ?
Un formumiste peut il me parler de ce vol ?
Merci
brunop
Nous envisagons en famille de partir pour un séjour à Agadir via Marseille par Ryan Air. Deux adultes et deux enfants.
Cette compagnie est je pense serieuse et sa flotte est il me semble recente mais savez vous sur quel type d' appareil cette ligne est effectué ? Des Boeing 737 ca c'est sur aussi mais j' ai vu qu' il avait encore une vingtaine d' appareil pas tout jeune non plus et par contre les autres sont des 737 800 dernières generation. Oui je sais... Eternelle mauvaise idée reçu... Mais quand un avion est recent moi ca me rassure et je passe un bon moment.
Ca se passe comment avec Ryanair ? Y a moyen de boir un coup ? Y a de la place pour les jambes ou c'est la betaillières ? C'est pas avec eux qu' on peut télephoner et enuyer tout le monde ??
3 Heures de vol il me semble ?
Un formumiste peut il me parler de ce vol ?
Merci
brunop