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Avis sur une tente Quechua 4.2 et duvets pour l'Islande en juillet? English translation pending
by Calou192 · 2008-05-03 · 19 replies
Bonjour,

Le sujet a déjà été abordé mais je voudrais votre avis sur la tente qu'on a : on prévoit de partir 3 semaines en Islande en juillet, avec nos enfants 6 et 9 ans. On ne s'interdit pas de dormir en dur si on a un coup de cafard une nuit... ou trop froid... mais à priori on compte camper.

Voici notre tente :
http://www.decathlon.fr/FR/t4-2-3156916/ Partis au Canada l'été dernier : pas froid, pas de pluie dans la tente, humidité correcte (3 jours de pluie et de froid en continu). On a cassé 2 morceaux d'arceaux, il va falloir que je répare ça. L'espace central est agréable en cas de mauvais temps on peut s'y protéger et y manger.

Pensez-vous qu'elle pourra résister au vent et aux températures peut-être plus fraîches en Islande ?

Dans les campings, y a-t-il toujours un endroit "en dur" où on peut faire la cuisine ou non ? Quand il y a un endroit en dur, c'est chauffé ou pas ?

Les duvets maintenant : on a 3 duvets à 5°, 1 à 0°. J'ai peur que ce soit pas assez chaud. Pensez-vous qu'on doive investir dans des plus chauds ? Sachant qu'on envisage de faire Pérou/Chili/Bolivie l'année suivante, ça pourrait resservir ! Ou bien ça suffit d'acheter des draps en soie ou polaire à mettre dessous ? On a aussi des matelas autogonflants pas très épais sur lesquels on dort, ça isole un peu.

Merci !
Croisière sur le Carnival Freedom le 2 août 2008 English translation pending
by Philippebrux · 2008-04-29 · 48 replies
Nous sommes un groupe de 10 personnes belges et francophones(de 56 ans a 15 ans) qui partons le 2 aout en croisiere sur le Carnival Freedom Pouvez vous nous donner un maximum de commantaires ou de trucs a savoir por reussir ce voyage D'avance grand merci
Chine, l'Olympisme est mort English translation pending
by Tompastriste · 2008-04-29 · 67 replies
La France accepte pour des raisons économiques, l'impensable. C'est le mot "valeurs" qui me revient sans cesse à l'esprit, quelles sont nos valeurs ? Quelles sont les valeurs que le chef de l'Etat met en avant pour désigner ce qui ferait aussi notre identité. Est ce que les droits de l'homme et la lutte pour le respect des droits de l'homme a un sens pour nous ? La réponse, dans la bouche de nos élus, est forcément positive, alors pourquoi n'affichons-nous pas que : oui nous boycotterons la céromonie d'ouverture, oui nous exigeons la rencontre du Président chinois et du Daila Lama, et que cette rencontre ne peut se faire sans la présence d'émissaires de l'ONU, et que se taire sur cette question des droits de l'homme est impossible, surtout pas en ce moment, à 80 jours des Jeux, qu'on ne peut négocier les droits de l'homme contre un Airbus A320, ou la vente de TGV, que l'attribution des Jeux aurait dû être assujetie à certaines conditions, que l'on chemine sur cette question des Droits de l'homme, que le CIO devrait pouvoir dire à un Etat, "il est légitime que vous obteniez un jour l'organisation des Jeux, mais ne candidatez que lorsque vous aurez satisfait à ce cahier des charges des droits de l'homme". Quelle honte ce CIO. Où sont les valeurs de l'Olympisme, sont ce autre chose que des mots ? Quelle masacarade. Putain quelle masacarade. Le sentiment que tout cela est bien en train de se faire. Tout se joue aujourd'hui sur le plan politique, et plus rien ne sera possible dans quelques semaines devant le spectacle des Jeux Olympiques parce que beauté des images, parce que "magie", parce que "oui" ce spectacle est formidable. Et que l'on ne peut pas demander aux athlètes l'impossible, que leur champ d'actions est limité. On ne pourra pas intervenir pendant les jeux. J'écris cela et pourtant "qu'est ce que je serai ravi que l'un d'eux parle, après un titre et dise enfin ce que tous pensons tout bas".

Oui nos prises de position sont sans doute tardives, enclines à si peu de relativisme culturel. Oui, le regard que l'on pose sur le Tibet est sans doute si peu objectif, plein de ces images alimentées par Jean-François Revel qui en font dan nos imaginaires un peuple pastoral et pacifique (je suis en train de lire le moine et le philosophe).

Mais merde, que fait-on ? On laisse faire ? Pour gueuler et sous entendre après les jeux qu'ils sont entachés de dopage, qu'on aurait jamais dû attribuer les Jeux à la Chine ?

C'est nous qui sommes forts en ce moment, je parle des pays qui participent aux Jeux, pourquoi l'Union Européenne n'adopte-elle pas une position franche, commune à ces Etats ?

On nous rabache depuis l'été dernier que les pays de l'Union ne sont pas seulement liés par des intérêts économiques mais par une identité commune. Est ce que l'afffirmation de valeurs communes ne serait pas la première expression de ce tronc commun ? On dit bien "non" à l'entrée de la Turquie dans l'Union au nom de ces valeurs. Et on est là en train de se coucher devant des perspectives de croissance et d'exportation. Sarkozy gagnerait à mes yeux à prendre ces positions. J'allais ajouter "gagnerait enfin", mais là c'est une autre histoire.

Alors oui la colère est repectable, nos colères sont respectables, condamnons le régime chinois et non le peuple chinois. Et soutenons nos athlètes.
Pourquoi les mecs ne disent-ils pas "j'ai peur de partir seul"? English translation pending
by Lilie82 · 2008-04-28 · 190 replies
salut voyageurs et surtout voyageurs masculins en fait,

je vais peut etre faire ma lourdingue (une fois de plus) mais j'etais a surfer la rubrique "voyager au feminin" et un truc m'est soudainement venu a l'esprit: c'est dingue le nombre de discussions ou de posts ou les nanas avouent sans gene qu'elles angoissent de partir seule, ou demandent a etre rassuree avant le grand depart... Pourquoi y a-t-il une rubrique voyager au feminin et pas voyager au masculin (reponses evidentes mis a part mais quand meme)? Pourquoi vous messieurs testosterone, on ne vous lit jamais poster "j'ai peur de partir seul"... serieux, les reponses semblent evidentes, mais je me demande juste un truc: vous posez vous les memes questions relatives au "j'ai peur" que nous nanas pour vos premiers voyages en solo?

Un truc que j'ai remarque lors de mes petits trottages de globe cependant: En Amerique du Sud et en Asie du Sud Est notemment, je rencontre en fait un bon paquet de nanas seules si ce n'est plus que de mecs seuls... ils semblent que les mecs, mine de rien, sont un peu moins aventureux que les nanas, et aient besoin d'une espece de camaraderie et donc de partir entre mecs...

En fait ce post, c'est vraiment de la curiosite pure et simple pour vous messieurs. Avoueriez-vous cette peur de l'inconnu et d'un voyage en solo comme nous pouvons le faire ou alors est ce que ces peurs/apprehension/besoin d'etre securise ne vous viennent simplement pas a l'esprit?

Attention aux repliques feministes et machos!...😄

voyageusement et curieusement,

Lilie
Vélo de randonnée pour budget serré English translation pending
by Geckocha · 2008-04-28 · 41 replies
Bonjour à tous,

Je souhaite partir avec mon amie en randonnée de plusieurs jours sur chemins (week ends puis vacances d'été) mais n'ai qu'un vieux VTT assez lourd et petit pour moi (la tige de selle reculée compense correctement) pour le moment.

Sachant que mon budget est serré (au maximum 300-400€ pour le vélo!), quel vélo choisir? Qu'est-ce qui est le plus valable: tout changer sur mon VTT (potence, roues, pneus, cassettes...), acheter un décathlon triban trail5 ou 7 (j'ai cru comprendre que c'était pas terrible!?), autres propositions...? Vu comment les prix grimpent rapidement, je m'en remet à vos avis.

Merci d'avance.
Tout plaquer pour vivre en Tunisie? English translation pending
by Camen · 2008-04-27 · 20 replies
Bonjour,

Voila ma petite histoire, mon pere est né en tunisie il est revenu en france a l'age de 17 ans.Depuis toute petite j'ai vecu dans une ambiance "style orientale", les plats, la musique, le language.Et toutes ces histoires que mon pere a pu me raconter sur nos origines. Je viens pour la premiere fois, visiter ce pays, auquel je suis tombée littéralement amoureuse, la beauté, la culture, les gens sont trop gentils, serviable, aimable.Bref.... J'aimerais vraiment m'y installer.Je sais c'est mon 1er voyage, ou je suis allée, c'etait touristique.Je le sais tout ca.Mais croyais moi. Pensez vous que cela peux etre une bne idée;j'ai 1 petite fille de 3 ans, et mon mari.Il faut que je partes seule?J'ai deja envoyé des CV par internet pour different poste. DITES MOI VOS IDEES?Choukrane merci
Quelle assurance santé/assistance choisir pour un tour du monde? English translation pending
by Chelsea · 2008-04-27 · 39 replies
Bonjour à tous

Quel type d'assurance santé/assistance prenez-vous lorsque vous effectuez votre Tour Du Monde ?

Mon voyage dure plus de 2 ans (USA/Canada voire pays anglo-saxon) en tant que touriste uniquement.

Je recherche donc une assurance qui couvre intégralement (ou pratiquement) non seulement les frais de soins mais aussi les frais optique, dentaire et soins chronique (acheminement des médicaments et prise en charge)... qui fait assistance et rapatriment Je vais prendre une assurance qui rembourse au premier euros Je pense prendre une assurance santé/assistance expatriation (malgré le prix)

Quand pensez-vous ? Quels sont vos expériences et avec qui etez-vous partis ?

Merci de vos réponses

Chelsea
Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang-Meo Vac-Ha Giang-Hanoi (Vietnam) English translation pending
by Larsay · 2008-04-26 · 57 replies
Salut la compagnie! Je viens de faire un tour FABULEUX de 15 jours en jeep (Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang-Meo Vac-Ha Giang-Hanoi). La route Ha Giang-Meo Vac, c'est indescriptible! Anyway, si vs avez besoin d'infos, je suis votre homme.
Recherche contacts "casse pas la tête" en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Gaet88 · 2008-04-26 · 25 replies
Bonjour

Voilà bientôt un mois que je suis arrivé sur le caillou, J ai rapidement commencé le boulot ( lendemain de mon arrivée🙁...) je ne suis pas passé par l'auberge de jeunesse... Le truc c'est qu'à ce jour je trouve ( selon mon vécu jusqu ici bien entendu) que les échanges et les contacts en particulier "inter-communauté" sont difficiles, je n 'ai peut être pas frappé encore aux bonnes portes..? en tout cas je ne me reconnais pas ( sans faire de généralité bien sur) dans le coté cote d'azur fricé, à fond sur l'image dans lequel évoluent une grande partie des "métro" (mais pas que..)! Je suis sur qu il y a d'autre façon de vivre et d'être en cette magnifique région...Alors si des personnes simples et ouvertes " Casse pas la tête" qui se fichent de quelle communauté on est issu mais dont l'importance c'est qui on est et non ce que l'on possède, souhaitent aller prendre un verre ou me filer des conseils sur les lieux ou plans sympas faîtes moi signe😉!!
Thaïlande: crise des prix du riz et des céréales English translation pending
by Noe · 2008-04-21 · 63 replies
Je crois personnellement que c'est une calamité : je voulais juste attirer l'attention sur un sujet potentiellement plus difficile que la fin du pétrole : le pas assez de riz...

Pourquoi ???🙁🙁🙁

La Thaïlande exporte son riz depuis des dizaines d'années et tout d'un coup elle devient dépendante.... En rouge dans son besoin alimentaire : je ne comprends plus rien... (je ne crois pas que les paysans Thais soient payes plus cher ni que la production ai baisse...)
Travellers chèques ou dollars en Inde? English translation pending
by Grosloic · 2008-04-21 · 35 replies
Je me prépare pour un voyage en inde et au nepal, et je viens d'apprendre qu'il n'y avait pas de travellers cheque pour ces pays. Comment faites vous alors? Dollars? On m'a assuré que ma CB ( mastercard) fonctionnerai. Dois je commander quelques dollars pour les premiers jours, ou puis je retirer des roupies en arrivant a l'aéroport de Delhi?

merci encore et d'avance...

loic
Meilleur outlet sur la route entre Los Angeles et Las Vegas? English translation pending
by JLM7856 · 2008-04-18 · 30 replies
Bonjour, J'avais prévu un arrêt à Barstow pour faire l'outlet mais après avoir trouvé de vieux commentaires, j'ai compris que Barstow tombait en désuétude et qu'il existait d'autres outlets plus interessant comme celui de Primm. Qqun peut-il me conseiller sur le meilleur outlet sur la route entre LA et LV ou sur les routes suivantes que je vais faire : 15, 135, 89, 40 ? Mon fils s'attend à ce que nous revenions avec des levi's, des Converse et autres polos à des prix interessants et pour ma part ce sont plutot des vetements de Golf merci de vos retours, j'allais réserver une nuit à Barstow donc j'attens impatiemment vos réponses car je pars le 8 mai et il est temps que je finalise la réservation des hotels
Yémen wahdi English translation pending
by Eversmile · 2008-04-16 · 16 replies
C'est un privilege d'etre ici. La ville est d'une beaute qui laisse pantois, surtout la nuit. Les facades sont superbes, et les petites fenetres eclairees, dont un certain nombre ont de beaux vitraux, donnent une impression de feerie particuliere. C'est vrai, cette impression de deambuler dans un conte des mille et unes nuits... Au matin, l'enchantement est different. J'aime l'ambiance a la porte Bab Al Yemen, les hommes en robes blanches avec leurs djambiyas a la ceinture, les dedales du souk, les sons elastiques des voix...

J'ai passe cette porte des le premier soir, mais il m'a vraiment fallu deux jours pour enfin entrer au Yemen pour de bon. Deux jours a batailler avec mon foulard sur la tete, avec ma culpabilite: celle de me promener moins couverte que les femmes du pays que je voyais comme des ombres, identiques, inidentifiables, et auxquelles j'avais l'impression de faire insulte, comme si j'etais un rappel douloureux de leur fardeau, en etant habillee plus librement...

Et puis... j'ai compris que le blocage n'etait que mien; que personne ne me reprochait rien; que je pouvais gouter au bonheur sans melange d'etre la, simplement.

Aujourd'hui j'ai passe mon temps a me ballader a pied dans la vieille ville, suis allee au Wadi Dhar a moto avec anttoine...on a perdu notre chemin deux fois, on a failli avoir un accident trois fois (j'ai l'impression que les yemenites sont pires que les indiens en voiture) mais je suis contente de ma journee bien remplie. J'ai ete guidee par un vieux et des enfants dans un de ces espaces caches au coeur de la ville, comme un grand jardin a l'abandon, entoures de toutes parts par de belles batisses... Une chance de passer par la, et d'etre invitee a faire quelques pas sur un chemin de traverse... Plus loin une femme qui secoue son tapis... quand je leve la tete, elle me fait signe de venir... a l'interieur, je trouve deux jeunes femmes devoilees, toutes gaies... des visages qu'on ne verra jamais dehors; qu'on ne pourra meme pas deviner... D'entree, c'est chaleureux, evident, simple. Elles me font la bise, m'offrent du the, m'entrainent voir la vue sur le toit... Outch! C'est fabuleux! La mere cuit du pain dans un four a bois style tandoor, les filles se preparent et m'accompagnent au souk... avec leurs voiles, j'ai du mal a savoir laquelle est laquelle... Elles sont toutes pareilles... comment on fait pour reconnaitre ses copines? On se separe au marche... Je repasse devant le Burj-As-Salam, un des hotels les plus chic de la ville, ou j'ai ete invitee la veille a entrer pour visiter. La vue depuis le toit au 7e etage, avait de quoi epoustoufler. Deja tres emue a la vision de la facade, j'avais presque envie de pleurer... quelle splendeur! Tout en haut, une grande piece avec de larges fenetres, qui pourrait etre le mafraj, agrementee de banquettes et de coussins, me tend les bras. Deux occidentaux assez surpris de me voir, m'offrent un the et une conversation bilingue enrichissante. Qui aurait cru que j'entrerais ici ? Je sirotte mon lait chaud avec une satisfaction non feinte. Quelle benediction!

A midi, je mange sans embarras dans la gargotte exclusivement masculine de la porte Bab Al Yemen. C'est anime et j'adore cette ambiance entre cour des miracles et Afghanistan. Je commande un jus de mangue, du riz, et un accompagnement vegetarien. Mon plus proche voisin, qui croit sans doute que ma commande de poulet se fait attendre, me balance sans demander mon avis, deux morceaux de sa propre pitance dans mon assiette. Je sursaute de surprise, mais je sais qu'il le fait nonchalemment, ... c'est normal. On m'a prevenue. Quand un plat met trop longtemps a arriver, les yemenis partagent du leur. Je rigole interieurement...

Ce soir, je suis retournee voir un tailleur avec lequel j'ai sympathise...en chemin, dans le souk, un vendeur me fait gouter deux sortes de miel, et parfume mon poignet au jasmin, un autre que j'ai photographie ce matin et que je reconnais, m'offre une datte; plus loin, un autre me glisse une poignee de pistache dans la main... mon dieu qu'est-ce qu'ils sont genereux et hospitaliers! Alors que je ramene du the a Sinan, il a l'air malheureux de quelqu'un qui aurait voulu offrir et qui s'est fait devance... a voir la tete qu'il fait; j'ai presque des regrets! Mais on rigole bien quand j'enfile une de ces fameuses chemises blanches d'hommes et que Sinan emprunte d'autorite jambiya et ceinture a un de ses clients pour completer le tableau..

Je suis de retour a Sanaa pour deux jours, avant mon vol pour Socotra... Il y a eu quelques rebondissements. A la veille de partir pour les montagnes au sud de Sanaa ( les monts Harraz ou se trouve Manakha et Al Hajjarah pour les fanas de geographie)...je me suis appercue que l'on m'avait file un visa d'un mois seulement, a l'arrivee... une erreur... un tampon oublie... du coup, j'ai du me rendre au service de l'immigration. L'expedition (C'en est une!) s'est bien passee parce que j'ai eu un bol monstrueux. Dans le bus j'ai rencontre deux hommes d'honneur qui bossent pour le centre de langue arabe et dont l'un d'eux est charge des relations avec l'immigration justement... Sans lui, j'aurais eu bien du mal a trouver mon chemin dans ce lieu chaotique qui ressemble davantage a un campus universitaire qu'a un service administratif... officiers dans tous les sens qui paraphent les documents debout dans les couloirs en saluant leurs potes avec maintes empoignades chaleureuses et etreintes amicales ( un comble de fraternite entre civils ceints de leurs poignards traditionnels-la jambiya- et ils en ont tous! et officiels pares d'armes a feu) et au mur, des macarons d'interdiction, comme nos interdictions de fumer... mais la, c'est pour l'interdiction d'entrer avec des kalashnikov... le formulaire a remplir est evidemment en arabe... les photocopieuses sont dans la cour pres de la buvette... joyeux bordel... sans eux...rien n'aurait ete possible... Finalement j'ai un visa de trois mois...

Je ne compte plus les fois ou on m'invite a manger, ou mon bus est paye avant que j'ai pu dire ouf... impressionnant, cette generosite...

J'ai bien marche autour de Al Hajjarah, les paysages dramatiques laissront des souvenirs, les gens aussi... j'ai fait le trajet en 'pijou' ( peugeot amenagee pour servir de taxi collectif), il faut filer des copies de mon pemis de voyager a chaque check-point... l'ambiance est joviale et j'aime bien, surtout, quand les policiers m'oublient completement... sur le retour ils ont du me prendre pour une locale; peut etre la femme du passager avec lequel je partageais le siege avant (Oui, on est trois a l'avant avec le conducteur) ils ne m'ont pas du tout calculee...

J'ai deja pas mal varie les modes de transports : a pied, a moto, en debab, en pijou, assise a l'arriere d'un utilitaire sur des sacs de riz avec les hommes....

Ensuite je suis allee me ballader dans les montagnes au nord de Sanaa... Thulla, Hababa, Zakatine, Bokur et Kawkaban... j'ai alterne marche a pied, stop et transport collectif... Le stop marche tres bien et c'est assez cocasse. Un truc fou... ils connaissent tous, dans un village comme Thulla, les noms de Francois Mitterand ( qu'ils tiennent en haute estime; faut dire qu'il s'est fendu d'une visite jusque la) ; de Jacques Chirac (il semble le juger positivement aussi) et meme de Sarkouzi... mais la, ils me demandent mon avis...comme je ne peux pas faire dans les nuances je reponds assez directement qu'il est dingue, comme Bush... reponse qui a un certain succes...

A Thulla, je suis tombee, le soir de retour a l'auberge ( une vaste chambre a doubles portes dans une antique batisse en pierres et ornees de vitraux... pour 2000 rials la nuit avec petit dej et diner), sur une equipe de tournage. Les actrices, visages decouverts, modernes et loquaces, m'invitent a diner avec toute l'equipe... on me presente tout le monde, du realisateur au maquilleur... et me convie a assister au tournage un peu plus tard... du bled d'ou j'arrive en stop ou les enfants collectent des dechets metalliques pour les remettre a un camion de ramassage a cette ambiance, c'est sans transition, mais j'aime les contrastes...

A Kawkaban, je suis decue; je decouvre un village en ruines... c'est du gachis, beaucoup de maisons sont effondrees... et la conservation du patrimoine semble passer par une reproduction en ciment des oeuvres a l'origine en pierres... desastre...

A Shibam, le probleme de la gestion des dechets est flagrant... plus impressionnant qu'ailleurs. Le manque d'eau est vraiment problematique aussi...il faudrait qu'ils arretent la production ( et la consommation) de qat; qui cause un reel prejudice au pays, tant sur le plan ecologique et sanitaire, qu'economique...

J'ai eu l'occasion d'entrer dans une plantation ( c'est un peu comme si on m'avait autorisee a entrer dans une plantation de coca, vous voyez) ; de voir comment se passe la cueillette... on m'a souvent invitee a qatter aussi avec les hommes... j'ai goute trois feuilles une fois. ca m'a suffit.... beurk...

* **

Aujourd'hui, mon pote Abdusalem a fait le voyage d'Al Hajjarah a Sanaa, officiellement pour rendre visite a sa soeur mais en fait il a passe la journee avec moi. On a mange chez elle a midi. Ce qui me semble completement hallucinant c'est cette organisation familiale et sociale si contraignante qui oblige a cloisonner les espaces de vie au sein meme des maisons. Je m'explique. Sa soeur est mariee et vit dans la maison de son mari... mais ils ne sont pas que tous les deux. Il y a aussi la mere de celui-ci et ses autres enfants ( elle en a eu onze, ce qui est assez frequent). Or, les femmes qui logent sous un meme toit ne peuvent montrer leur visage a un etranger, et Abdusalem, qui fait pourtant partie de la famille puisqu'il est le frere de la femme de leur frere (t'as suivi?), n'est pas autorise a voir leurs visages. Ils evoluent donc dans des pieces differentes et si par exemple il doit traverser une piece (pour aller, disons, aux toilettes, par exemple-cas de figure reel-) ou elles se trouvent, elles doivent, soit se voiler en hate, soit carrement degager la piece avant qu'il arrive. C'est un peu bizarre., toutes ces femmes cachees derriere des portes, ou derriere des voiles. Moi, je passe toutes les portes et, une fois qu'elles se sentent en securite face a moi, les femmes se devoilent en ma presence, mais pour un touriste masculin, les femmes de ce pays ne restent que des ombres...

On a passe la plus grosse partie de la journee a effectuer une distribution photos ( j'ai decide de faire des impressions papier tant que je suis ici, pour donner leurs portraits aux personnes concernees) ... le truc c'est que j'ai pris des photos un peu partout dans le vieux Sanaa, sans forcement etre capable de me souvenir ou... donc la distribution a pris un tour particulier... mi-chasse au tresor, mi-enquete detective ; pour re-situer les quartiers, localiser les personnes, on a mis tout le monde a contribution dans la rue... revisiter Sanaa ainsi est assez rejouissant. Et les gens sont tellement contents d'avoir leur photos! C'est le delire, mais le jeu en vaut la chandelle...

Je commence a connaitre du monde ici et je sais deja que mon coeur va se soulever quand je devrais partir. Vraiment, j'adore Sanaa... l'ambiance me plait tellement que ca me dissuaderait presque de visiter d'autres coins du pays.... C'est un joyau, ce lieu!

* ** Mon dernier jour a Sanaa avant le vol pour Socotra a ete assez bien rempli. D'abord, j'ai ete a Bayt Boss avec Abdusalem (On a renonce a se rendre a Shahara parce que personne ne veut nous prendre en tranports collectifs pour des raisons de securite... a vrai dire je m'y attendais un peu)... Une citadelle abandonnee qui surplomble la plaine, logee sur un rocher dont les pentes vertes m'intriguent... Personne ne sait me dire ce que c'est. Aventurine? Jade? On peut rever... Dans le lointain les preparatifs d'un mariage battent leur plein. Des petards; trois tirs de kalashnikovs... J'ai envie d'aller voir. Ni une ni deux, on y va... Et laissant Abdusalem et son ami sur le pas de la porte, a qui l'entree est interdite, je penetre, guidee par un membre de la famille, dans la demeure de la mariee qui essaye sa robe entouree de quelques amies. Sympathique. Ensuite, j'ai appris a manier un flingue a la reception de l'hotel. Je suis arrivee au moment ou y'en avait un qui sortait l'arme coincee a sa ceinture et j'ai demander a voir ca de plus pres. On a ote les balles et je me suis exercee a la manip. Je ne dirais pas que je saurais refaire, m'enfin j'aurais essaye. Ca a l'air moins difficile que de conduire une voiture, hahaha. Ensuite, j'ai vraiment assiste a un mariage. La parade nocturne des maries -trois freres qui se marient le meme jour- en costumes dans les rues du vieux Sanaa se fait en grande pompe, avec chants, musique et danses sur une place illuminee par des guirlandes d'ampoules. Les facades des vieilles batisses degoulinent de lumieres, couleur de miel...Je suis la seule femme dehors. Toutes les autres, visages caches derriere leurs foulards noirs, dont ne depassent que les yeux, sont agglutinees derrieres les hautes fenetres des edifices et tentent d'appercevoir tant bien que mal ce qui se passe sur la place. Mais je ne me sens pas une intruse. Je savoure ma chance sous l'attention bienveillante de Sinan et Abdusalem, qui veillent comme deux bonnes fees a ce que tout se passe bien pour moi. Un peu plus tard, j'aurais le droit de voir la mariee qui attend son promis, seule avec deux proches a l'etage d'une maison dont tous les autres niveaux sont occupes par des femmes de tous ages qui poussent des youyous et se bousculent joyeusement vers les escaliers pour voir qui arrive. La mariee, elle, est visiblement en proie a la panique. Elle respire fort et vite comme une bete affolee. Je la plains, d'avoir si peur. Du coup, ne voulant pas ajouter a son stress, je ne m'attarde pas, lui souhaitant simplement bonne chance. Une mamie, qui m'avait refuse l'entree au depart de maniere assez aggressive, avant que le pere de la mariee ne lui intime avec autorite l'ordre de me laisser le passage; s'excuse avec effusion quand je redescends. Elle avait juste peur que je prenne des photos en fait. J'avais compris; elle est toute excusee; il n'y a pas de probleme. Je la serre dans mes bras pour dissiper toute confusion; elle m'embrasse en multipliant les excuses. Pour finir, j'ai arpente les rues de Sanaa de nuit avec mes acolytes Abdusalem et Sinan en attendant mon vol matinal pour Hadibo; sans savoir encore que l'enchantement de Sanaa aurait, de maniere differente mais avec autant d'intensite, son pendant a Socotra...

L'ile d'Adham. Vous ne la trouverez sur aucune carte, pourtant, elle existe: je viens d'y passer une semaine. J'en ai sillonne la cote nord, d'Est en Ouest...Vegetation du debut des temps, et presque pas d'animaux. Seulement des chevres, qui gambadent a l'etat sauvage et traversent les routes de facon aussi impromptue que des kangourous. Pas un seul chien, ce qui assure des ballades sereines. Le stop marche bien mais il y a si peu de circulation, la fournaise est si intense, l'ombre si rare; que c'est vite un calvaire... Dans les montagnes, sur les hauts plateaux, des sommets couverts de dragonniers... les boules vertes des arbres sont en si grand nombre... ca me fait penser a des troupeaux de bison... Sensation parfois d'etre sur la terre originelle, avant que l'empreinte de l'Homme ne se manifeste... La beaute n'eclate pas toujours comme une evidence, mais s'instille, au gre des changements de lumieres... et des rencontres. Il m'a fallu celle d'Adham (un nom bien symbolique; en osmose avec cette terre pure) pour vraiment commencer a apprecier les lieux. A Dihamri, on a fait du snorkelling ensemble; a Qalansiah, on a couru dans la haute dune de sable blanc qui surplombe le lagon; Alher a ete idyllique, entre sable blanc, mer limpide et athmosphere de bout du monde au ras irssel (malheureusement le charme sera bientot rompu, avec la pose d'asphalte en cours et les probables constructions qui suivront). Homhill, je l'ai decouvert a pied avec Monir. Rude grimpee sous une chaleur implacable, tallonnes par un vieillard qui pretend au depart que cette marche va le tuer mais qui grimpe comme un cabri en portant une batterie de 15 kilos sur les epaules...et nous depasse meme quand on approche du sommet... La vue est splendide, surtout dans la descente, au retour, avec le soleil couchant. A Diksam, apres la marche a pied pour atteindre le wadi, toujours avec Monir, j'ai ete malade. Mechant coup de pompe sans doute cause par la chaleur. Monir m'a installe sur une natte a l'ecart et a l'ombre... moment tragico-comique quand il revient avec mon plat du dejeuner. Au moment ou il repart, je me fait attaquer par une chevre qui me dispute mon dejeuner en me foncant dessus tete baissee; puis un vautour a la tignasse rousse en bataille ('egyptian vulture' en anglais), peu farouche, vient se poster a deux metres et commence a approcher. J'ai un baton et une pierre pour me defendre....Ambiance... Sur le chemin de retour au soleil couchant on ecoute toujours la meme cassette de musique:des chants de Al Mukalla. Monir lache le volant pour battre le rythme dans ses mains en meme temps que moi... Le paysage qui se deroule, sous la douce caresse de la lumiere du jour qui se fane, ajoute en charme a ce moment de joie partagee. De retour a Dihamri, Adham m'accueille par un simple:" You're late" qui me fait bien plaisir parce que pour ma part j'etais pressee de le retrouver. Tout est simple, naturel et chaleureux en sa presence. Un fou rire nous saisi tous les deux quand Monir, indigne, lui raconte la proposition indecente qu lui a fait un touriste italien homosexuel dans le wadi aujourd'hui. Visiblement traumatise et en colere, il n'a pas arrete d'y faire allusion lors du trajet retour en voiture mais la, le recit, avec les traductions et les eclats de rire d'Adham, est beaucoup plus savoureux et detaille. Ce soir est vraiment convivial. On a une vraie complicite avec Monir, maintenant (je l'ai amuse car je l'ai incite a prendre tous les auto-stoppeurs sur la route... d'abord un ecolier, puis deux barbus, puis une femme avec laquelle je partage le siege avant) et Adham, tout sourire, est encore plus proche... Cette ile, son ile, que je quitterais le lendemain, c'est, vous l'avez devine... Socotra. J'adore la maniere des socotris de se saluer. Il y a plusieurs degres d'intimite. Je n'y aurais jamais acces, etant une femme (certains, comme Ahmed, le pieu cousin d'Adham, refusent meme de me serrer la main) mais j'en suis souvent temoin. Soit une franche poignee de main ou chacun se penche simultanement vers la main de l'autre pour l'embrasser, soit les deux hommes approchent leurs visages et font se toucher leurs nez, souvent plusieurs fois. Un peu au meme rythme ou les yemenis se font la bise. J'adore cette facon de faire.

Derniere vue sur Socotra... le pilote a la delicatesse d'informer les passagers qu'on va survoler le lagon de Qalansiah... tons clairs de l'eau... et vue sur le Ras Shoua ou j'ai vecu un de mes meilleurs moments sur l'ile. Adham, qui guidait alors un groupe de quinquagenaires italiennes, avait loue un bateau pour les emmener sur une plage ou elles pourraient faire ce qu'elles preferent : bruler au soleil. En chemin, on a croise de petits dauphins un peu indolents a la peau noire, puis des dauphins a bosses, plus joueurs... Les italiennes s'extasient sur les oiseaux... il y a des hordes de canards assez rigolos qui flottent en ligne a la queue-leu-leu puis plongent et refont surface les uns apres les autres, comme des dominos. Le spectacle est comique... Les femmes s'etalent au soleil en maillot de bain... Adham et moi nous retirons a l'ecart, en quete de fraicheur, sous un arbre a l'ombre maigrichonne. De petits oiseaux viennent se nicher a quelques centimetres de nous, sur la meme branche basse ou reposent nos tetes... moment magique, a ecouter leurs trilles, en clignant des yeux en regardant le soleil a travers le feuillage... Apres un long moment de farniente, on voit reapparaitre le pecheur qui nous a conduit en bateau. Il y a un autre petit homme barbu qui se dirige vers nous depuis le bout de la plage (mais d'ou sort-il ?). Adham et les deux hommes discutent; s'eloignent un peu. Avant de s'eclipser dans les fourres, ils se retournent tous les trois, Adham me fait signe de les rejoindre... et je les suis sans savoir ou. Je n'ai pas de chaussures, le sable est brulant, les hautes herbes epineuses me lacerent les pieds... le pecheur, qui a deux ou trois pointures de plus, me prete ses sandales... mon allure est un peu cahin-caha -on rigole quand je m'effondre dans la vegetation; mais ca marche. Apres vingt minutes de marche ("Et les italiennes?" je demande... "Elles veulent griller au soleil", me repond Adham... et on eclate de rire... A vrai dire je ne suis pas fachee de leur fausser compagnie... c'est d'un ennuyeux, ce rituel de bronzage!); on a atteint, apres la traversee d'un paysage plus aride, une petite montagne. Il y a une grotte, des gens qui y vivent... on va dejeuner avec eux. Quand on arrive, ils sont une vingtaine dans la grotte, des hommes surtout mais aussi quelques femmes et des enfants. Je serre la main a tout le monde. On me fait asseoir a cote d'Adham. Ils ont tue un mouton; deux hommes continuent la decoupe des morceaux de viande, les femmes tournent le riz qui cuit dans de grosses marmites, une trentaine de vautours attendent patiemment les restes... la peau de la bete traine encore par terre, molle envellope noire aux yeux ronds... je ne suis pas sure de reussir a avaler la viande mais je vais essayer de faire honneur a cette invitation. En revanche je decline le bouillon de gras de mouton qui est offert en guise d'entree... je serais tentee de vomir. Assis les uns a cote des autres, a l'ombre de la grotte, on forme un cercle assez elastique au centre duquel viennent s'entreposer les plats, servis par les ados. On mange dans le meme plat par groupe de quatre ou cinq... J'aime bien cette sensation d'etre integree a une communaute, et l'absence de tabou dans le partage de la nourriture. Tout est naturel et simple. Personne, ici, pour essuyer d'un geste pingre le goulot d'une bouteille si l'on doit partager une boisson, ou pour se scandaliser de l'usage d'une meme cuillere... La vue, d'ici, est somptueuse... beaucoup plus belle que de la plage. Un decor de reve devant les yeux mais un mode de vie assez spartiate, surtout pour l'approvisionnement en eau. N'empeche, le moment est genial. On part avant que le the soit servi... Le pecheur part devant en courant apres un dernier "bisou" sur le nez avec nos hotes... Adham a l'air content; on s'eloigne d'un bon pas, rigolant comme deux garnements a la pensee des italiennes restees seules sur la plage qui doivent se demander ou on est passes et realiser que le bronzage ne remplit pas l'estomac... J'ai adore ce mement... Adham, d'un mouvement spontané, m'offre ce bisou sur le nez que je croyais que je n'aurais jamais... La plenitude alors, est totale.

* **

Socotra, au petit matin. Je quitte Dihamri avant meme le lever du jour. Derniere vision d'Adham a la lueur d'une lampe a petrole... C'est Mounir qui m'emmene a l'aeroport. Je n'ai pas envie de partir mais comment avoir le coeur serre avec de si bons compagnons? Je bois le paysage du regard, le rimmel de la nuit coule sous les ors de l'aube. J'adore longer la mer. Au bout d'un moment, je realise que Mounir n'est vraiment pas loquace aujourd'hui; c'est inhabituel! Je remarque enfin qu'il pleure discretement. C'est peut-etre le chant poignant du muezzin qui retentit dans son autoradio? Il est invraisemblable qu'il soit triste a ce point que je m'en aille! La complainte me prend aux tripes tout a coup... mais il est hors de question de finir sur une note lugubre. Mounir retire precipitemment la cassette, et je propose d'ecouter les chansons entrainantes de Al Mukalla. C'est gagne: Mounir retrouve une humeur enjouee et nous voila a nouveau comme deux gamins a taper le rythme dans nos mains, pendant que les kilometres defilent. On s'enivre de notre propre espieglerie.

Al Mukalla. Je saute dans un taxi qu'on loue deux yemenis. J'ai ete si prompte a leur emboiter le pas que ca les amuse, je crois. Personne n'a eu le temps de me faire une de ces propositions aux tarifs astronomiques dont les taxis ont l'art, et au final, alors meme qu'ils me deposent au pied meme de l'immeuble ou je me rend, ils m'offrent meme la course.

A peine mon sac pose, mon ventre creux m'indique le chemin de la corniche. Encore une fois, on me depose en voiture. Ils sont toujours prets a rendre service, ces yemenis! Mais j'avais oublie: on est vendredi; tout est ferme; c'est la grande priere du matin. Je fais le tour du quartier, ne croisant que des hommes au pas de trombes, qui se hatent vers la mosquee la plus proche. Je reste un peu etonnee par la forte presence policiere aux abords de l'edifice, non seulement des agents a pied mais aussi un vehicule equipee d'une mitrailleuse, pointee sur l'entree. Je ferais peut-etre mieux de pas trop trainer dans le coin... Toujours a la recherche d'un endroit pour me restaurer, j'atteris devant une devanture bleue, close, mais on me dit que ca va ouvrir dans une demie-heure. Je patiente donc sur une chaise sur le trottoir, en repondant aux habituelles questions: "Where do you come from? Are you married? What's your name?"... On me demande ce que je veux manger, donc avec un peu de chance mes souhaits parviendront au cuistot plus vite que prevu. Je demande des gembira avec des legumes( je confonds avec le bahasa indonesia ou crevettes se dire gambari)... A midi trente petantes (pas midi trente-une, entendez bien) c'est la ruee a la porte du boui-boui, dont un des employes ouvre la porte cadenassee dans la bousculade generale. Je me jette dans la melee, bien decidee a disputer une place aux devots affames; j'etais la la premiere, non mais... Comme, effectivement, ma commande est deja passee; je n'ai plus qu'a attendre... j'en profite pour observer l'effervescence, la zizanie, la virevolte des larges galettes chaudes qui atterissent sur les tables, les serveurs qui slalomment en portant des plats de salta bouillante, tous les hommes qui crient leurs commandes, et bougent dans tous les sens. Et j'adore ca...

C'est marrant, je realise plus tard que j'ai atteris sans le savoir au Al Khayyam, dont j'avais lu quelques part des merveilles, et que j'avais cherche en vain sans le trouver. Crevettes, galette et jus de mangue, environ 1300 rials. C'est cher pour le Yemen mais tout est relatif ( un euro= environ 300 rials). Et c'est bon. Le soir, je mangerais du barracuda pour le meme prix!

Al Mukalla est un agreable petit port de peche mais il n'y a pas grand chose a faire. Si je n'avais pas, a notre surprise a tous les deux, croise Ali, de Socotra, qui a prit l'avion suivant et qui est venu faire des demarches pour ses etudes...je n'aurais pas passe un jour de plus ici. Mais j'ai promis de rester; je lui doit bien ca, apres la frayeur que je lui ai fait a Socotra. (Il m'a emmene en 4X4 a la plage de Delisha avec deux de ses potes. J'avais une heure et demie pour me promener sur la plage et me baigner pendant qu'il machouillaient leur qat. Mais a l'heure indiquee de notre rendez-vous, les trois copains, certainement un peu ramollis, n'etaient pas au rencart... J'ai rebrousse chemin vers la voiture, pas vu le vehicule, re-rebrousse chemin vers l'autre extremite de la plage en grelottant pieds nus sur le chemin caillouteux ou passent les voitures pour etre sure de ne pas les rater. Le soleil s'est couche derriere la colline.. toujours personne... mais ou etient ils passes? Une voiture est apparue; c'etait pas eux mais ils m'ont propose de me ramener sur Hadibo; je n'ai pas hesite. J'ai du traverser tout le village trempee, vetements colles au corps et pieds nus. La honte!... Impossible de joindre Ali sur son portable, ligne toujours occupee. Enfin, douchee et propre, l'estomac dans les talons, je suis allee jusqu'au resto du bout de la rue qui sert un peu de point de ralliement pour tous les guides. Adham etait la... il a pu joindre Ali... toujours a Delisha, qui, se faisant un sang d'encre, avait envoye des pecheurs faire des rondes en bateau et prevenu la police pensant que j'avais disparu en mer... tout ca pour un rendez-vous manque... ! On etait faches tous les deux... mais on se reconcilie a Al Mukalla.

Au poste de police de Al Mukalla, ou Saleem m'a accompagne, j'obtiens mon permis special pour l'Hadramaout en dix minutes, sans difficultes. Un homme arrive un peu apres moi. Il est presque blond, avec un teint hale et des yeux bleus... Yemenite? J'hesite a le croire... je pencherais plutot pour un autre pays musulman... mais lequel? Jordanie? Liban? Intriguant en tout cas. Il a l'air mysterieux; ne parle pas, repond d'un leger signe de tete a mon salut. Je ne le sais pas encore, lui non plus, mais on se reverra...et en quelque sorte, on se connait deja !

Une fois mon permis etabli, je prends la route pour Sayun. Il fait tres chaud mais a ma surprise, il y a du vent. Qui plus loin vers le desert cree des tourbillons de sable, comme de mini typhons que j'ai plaisir a comtempler par la fenetre. Quand on en croise un, vite on ferme toutes les fenetres. C'est la seule chose qui agremente un peu la monotonie du paysage et le manque de conversation sur le trajet. On circule entre les masses tabulaires de montagnes exemptes de vegetation, c'est austere et assez rebarbatif. Il faut attendre l'approche du wadi pour voir jaillir quelques couleurs... La verdure fait plaisir a voir et puis il y a quelques portes de maisons eblouissantes...Je ne peux pas demander de s'arreter pour faire des photos mais j'en meurs d'envie...J'adore ces vieilles plaques metalliques a moitie rouillees, bariolees, graffitees, qui detonnent avec les sobres ouvrages de pierre.

Sayun... Une grande partie des edifices anciens tombent en poussiere et sont a l'abandon.... C'est vraiment dommage... A l'exception du palais, d'un blanc rutilant, qui trone majestueusement au coeur de la ville, tout le reste semble voue a l'oubli et a la destruction. C'est du gachis.

Je loge dans un hotel peu recommandable, ou les puces sont maitres de la chambre avant le locataire, et qui n'est meme pas specialement bon marche... mais j'y reste. C'est peut-etre fantasque mais la raison est la suivante: la vue, depuis ma petite piaule sous les toits, est royale, juste en face du palais. La nuit, la vision est imperiale, avec les lumieres. Je me sens privilegiee, je me regale a le regarder... et je retarde le moment de m'allonger sur le lit et de me faire devorer par les puces!

Quand je lui raconte ca, Hussein rigole. Il soutient que je devrais aller loger ailleurs mais quand il decouvre la vue depuis ma fenetre, il comprend enfin ma retenue. Hussein tient une boutique de travaux et materiel photo. Je ne sais meme plus pourquoi j'y suis rentree; on a papote si longuement et de tellement de choses dans tous les sens, que la raison initiale a tout simplement disparu. Comme on a sympathise, du coup, je commence a apprecier Sayun plus que je n'aurais cru et decide de rester un peu plus. On passe un excellent moment ensemble, le jour suivant, a faire un soi-disant concours de photos de nuit, a Shibam. Tu parles d'un concours; il me laisse faire toutes les photos!

Quand je quitte Shibam, Hussein, toujours soucieux de me savoir seule en vadrouille, m'accompagne jusqu'au bus et s'assure que ses deux copains par hasard presents dans le bus prendront soin de moi. C'est trop mignon.

Encore une fois, il a fallu demander un permis special pour traverser le desert. La route la plus rapide vers Sanaa est aussi celle qui passe par Marib, dont l'acces est interdit aux voyageurs individuels. Seules sont autorisees les visites organisees par agence et escortees par les militaires. Si circuler sur cet axe est si risque, pourquoi la police de Sayun octroie t-elle malgre tout aux voyageurs individuels un tel permis? Pourquoi, a contrario, la police de Sana'a refuse-elle de le delivrer? Comment une route serait-elle dangereuse dans un sens et pas dans l'autre? Mystere! Je ne cherches pas trop a comprendre; j'empoche mon permis et en avant! Ce genre de paradoxe m'amuse.

La traversee du Rub-Al-Khali me reserve une bonne surprise. Dans ce desert de dunes claires, quelques chameaux errent, et mon regard se perd. Je ne me lasse pas de regarder les douces courbes du sable, et le soleil qui fond a l'horizon. J'ai meme le privilege de voir mon voeu secret (marcher dans les dunes) exauce, a la faveur d'un arret. Les hommes se precipitent derriere la premiere dune; je dois m'eloigner...Et je le fais conscieusement, pataugeant dans le sable avec delectation...

L'etape du diner se fait a Marib ( mais je croyais que... bon, bon, d'accord). Ici, pas mal d'hommes sont armes non seulement de la jambiya traditionelle, mais aussi de AK 47... qu'ils ne quittent ni pour diner, ni pour aller prier (la mosquee est attenante au boui-boui de service). Ambiance...

De retour a Sana'a, je recroise le mysterieux voyageur appercu au poste de police de Al Mukalla. En fait, il est francais et il s'apelle Jean-Charles. Mort de rire! Mais j'ai un petit doute tout a coup. Vous savez, ce genre de doute qui est une intuition pas encore tout a fait epanouie. Je lui demande si par hasard, il ne va pas sur le site de voyageforum? Surpris, il me repond que si. En fait, je me rapelle vaguement d'un pseudo qui pourrait etre le sien. C'est bien ca; il en reste consterne. A vrai dire, je n'ai aucun merite; il n'y a pas beaucoup de voyageurs au Yemen et j'ai failli lui repondre mais ai manque de temps avant le depart... N'empeche, la coincidence est marrante.

Jean habite en fait, au Liban, ou il est en stage et visite le Yemen pour la premiere fois, Il a une approche sensiblement identique a la mienne mais un avantage certain du fait qu'il se debrouille deja bien en arabe...

On decide de passer la soiree ensemble et d'aller voir se qui se passe du cote du Burj-As-Salam. Des guirlandes ont ete accrochees dans la rue et une tente geante installee au pied de l'hotel de luxe, qui en bloque carrement l'acces et oblige clients ou personnel a contourner tout le batiment, hehehe. Quel faste! C'est un vrai mafraj avec banquettes et coussins, qui s'offre a nos yeux. Finalement on est venus avec Mohammed Jurga qui rivalise de pitreries avec lui-meme et me fait bien rire. Que je ris le fait rire aussi alors on en finit plus... Une bande de joyeux lurons. On nous fait chaleureusement signe d'entrer. Les regards semblent comme magnetises sur nous. De fait, on ne partira pas avant une heure assez avancee, avec une petite ballade dans le quartier juif avec explications historiques a la cle, et festin (c'est ironique... )de fouhl pour Jean, (hehehe, il a ete oblige de manger ma part alors qu'il n'avait meme pas faim! parce que je me suis eclipsee au bon moment pour aller boire un jus de mangue). Le nez en l'air, je me lave les yeux avec toute cette beaute. Je ne me lasse pas d'admirer l'architecture, les decorations des facades, tandis que notre guide, un erudit machouilleur de qat rencontre sous la tente, qui a decide de nous choyer, partage avec nous les secrets de la vieille ville. En arabe, pour le bonheur de Jean, qui fait des progres de minute en minute (l'arabe parle au Liban est sensiblement different) mais il effectue la traduction pour moi de bonne grace, (quand il comprend !) ... C'est ainsi que j'apprend que les juifs ont ete pries de quitter le pays en 1945 pour un voyage sans retour. Or, la majorite des artisans etaient juifs (on leur doit, entre autres, les superbes vitraux dans les maisons de Sanaa) et l'economie s'est effondree avec leur depart. Ils ont laisse un si bel ouvrage; j'espere que le savoir ne se perdra pas totalement; que ces merveilles de pierre et d'albatre pourront, malgre l'usure et les negligences, garder leur lustre encore longtemps.

J'adore le vieux Sana'a !!! On y rencontre toujours quelqu'un, trois ou quatre fois par jour, pour nous souhaiter "Welcome in Yemen" quand bien meme ce serait les seuls mots d'anglais appris. Un vieux assis a l'ombre qui me regarde prendre une photo ; un groupe d'enfants excites qui veulent savoir comment je m'appelle, et veulent tous me serrer la main... Chaque jour, comme un refrain qui accompagne le voyage, ce "Welcome in Yemen" restera grave dans ma memoire. Et le dernier jour, a quelques heures du depart, entendre encore un inconnu nous souhaiter la bienvenue a de quoi tordre le coeur parce qu'evidemment, on a plus envie de partir avec un accueil pareil !

A contrario un soir, alors que je sirote un enieme jus de mangue, dans un troquet un peu desert vu l'heure tardive, un homme qui s'est glisse a la table a cote pour boire un verre, me demande d'ou je viens. Son attitude est etrange; il m'a pose la question sans meme vraiment me regarder, la tete un peu basse, le regard en dessous comme un chien menacant. Quand je repond, d'un air detache (c'est la routine) que je suis française, il hoche la tete, gromelle une obscure approbation, puis opine encore une fois du chef en ajoutant d'un ton severe et charge de sous-entendus " Bien. C'est bien!" Je ne comprends pas ou il veut en venir. Je lui demande ce qu'il entend par "c'est bien" ; pourquoi c'est bien? A quoi il me retorque que si j'avais ete danoise... et la, il fait un geste qui ne laisse aucun doute sur ses intentions: me trancher la carotide. Je t'aurais tuee, ajoute-t'il comme si ce n'etait pas encore assez explicite. Glups! Mortifiee, stupefaite, je me concentre sur ma paille pour avaler ce qu'il y a dedans dans un silence soudain un peu lourd...

Mais revenons a nos moutons... ceux qu'on tue, justement, parce qu'ils sont des moutons (pas danois, eux), pour les manger...C'est une autre chose que j'adore au Yemen, et a Sana'a en particulier: les moments de partage que constituent les repas. Ca a presque des allures de rituel, quand les hommes delaissent ou ferment carrement leurs boutiques et se retrouvent dans la rue pour manger ensemble, a la bonne franquette, assis en rond sur le trottoir autour de gamelles bouillantes de sahlta, et partager les khubs. . L'ambiance est si conviviale; j'ai si souvent et si genereusement ete invitee a me joindre a l'un de ces groupes; que j'imagine mal comment je vais retrouver la solitude et la pauvrete d'un machonnage de sandwiche. Au debut, je craignais que le touillage en commun des gamelles ne m'inspire quelque repulsion, mais apres en avoir fait l'experience; dans les familles, en particulier; j'adore ca. Et je sais deja que ca me manquera...

Souvent, la nuit, je reste collee a la fenetre de ma chambre, dans le noir, pour regarder la porte Bab Al Yemen illuminee et les maisons resplendissant sous la douce lumiere jaune des reverberes... Vision enchantee, magique, dont je ne me lasse pas; un prodige de chaque seconde qui me saute aux yeux a chaque clignement d'yeux et me tient eveillee jusqu'a ce que le marchand de sable passe. Je m'endors devant ce paysage fabuleux; on dirait que les facades ont ete enduites d'une coulee de miel... (de l'Hadramaout, bien sur...!)

Le matin, je me reveille tot pour comtempler les variations de lumieres sur les minarets a mesure que le jour se leve, et l'animation croissante de la rue... La baraque a thé est le lieu le plus frequente, dans une paisible nonchalance, par quelques vieux aux visages parchemines qui se tiennent bien droit devant leur brevage fumant... Le chameau a deja commence sa ronde autour du moulin a huile mais tout est tranquille encore, et silencieux. Vendeurs ambulants, peintres en batiment armes de leurs rouleaux, artisans de rue, mendiants arrivent peu a peu... puis les boutiques ouvrent... murs tapisses de jambiyas, de bijoux en argent, de robes colorees aux formes frivoles, que l'on ne verra jamais sur les femmes... et de ces longues tenues noires de fantomes, qu'elles portent par dessus leurs vetements et les rendent toutes identiques aux yeux du neophyte. Les premiers clients commencent a arriver. Les femmes hesitent coquetemment entre plusieurs foulards noirs dont seule la decoration en bordure (petits points dores, arabesques, motifs en forme de feuilles...) varie un peu. Elles marchandent et bavardent. Seuls leurs yeux sont visibles. Parfois cela m'incommode de me sentir devisagee, et inspectee de la tete aux pieds par des personnes qui sont, elles, masquees, et bien a l'abri, derriere leurs voiles opaques; sans que je puisse rien comprendre a leurs eventuels commentaires dans une langue que je ne maitrise pas...

La langue... elle se deroule, comme des volutes de fumees; claque, sonore; ecorche un peu les oreilles; hypnotise aussi... les sons que je preferent sont les plus singuliers, les plus chaotiques, les plus rebels a la pronociation. Quand il y a un "h" et un "w" dans le meme mot, comme dans "wahed" ou "wahdi"... J'adore aussi quand vient l'heure de la priere du soir, que le jour est tombe, que les hommes pressent le pas a l'appel des muezzins. Les chants sont beaux, dechirants parfois... D'un coin a l'autre de la vieille ville, leurs voix se melent, se disputant l'attention du ciel et la ferveur des croyants, dans une touchante cacophonie. Vraiment, j'adore ca. Il y a de la puissance, de la serenite... quelsque chose qui remue l'ame et incite a l'humilite.

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C'est decide : je pars a Zabid pour la journee. Je me suis laissee ensorcelee par Sana'a un peu trop longtemps; je ne verrais donc pas le marche de Beit-Al-Faqih, mais a la vue de la longue plaine poussiereuse qu'il faut traverser, mes derniers regrets fondent... Je n'apprecie pas, ni l' emprise de l'air qui nous enserre dans son etau, ni la terre brulee de chaleur qui sert de paysage, ni les silences de mes compagnons de voyages, dans une pijou bondee... Evidemment un pneu eclate. Je n'ai jamais vu un pneu aussi explose! On a de la chance: cela arrive 30 kilometres avant Al Hodeidah, en pleine ligne droite... La descente des montagnes s'est faite sans encombres; cela aurait ete nettement plus dangereux si le pneu avait eclate dans un des lacets de la route!...

Zabid ne me charme pas outre mesure, mais il y a dans la vieille ville aux batisses blanches, en plus de la plus ancienne mosquee du Yemen, une maison privee qui a servi de decor au tournage des "1001 nuits" de Pier Paolo Pasolini... visite qui legitime a elle seule mon delire (l'aller-retour dans la journee depuis Sana'a c'est un peu insense en transports en commun, vu la longueur des trajets). La facade, les vitres interieures colorees, les boiseries peintes au plafond, sont remarquables. Il est affligeant de constater que les proprietaires ne prennent pas soin de l'heritage; le manque d'entretien est criant. C'est vraiment dommage mais c'est visiblement chose courante a Zabid ou les edifices qui devraient etre proteges et restaures sont souvent delabres voire tombent en ruines.

Je resiste a la tentation d'y passer la nuit -je subodore que les proprietaires sont des Thenardiers- ils transpirent de cupidite...d'autant plus immeritee qu'ils ne font visiblement par d'efforts pour valoriser leur patrimoine... bref je choisis de m'echapper et de rentrer fissa a Sana'a.

* **

Sur le retour vers Sana'a, le chauffeur de la pijou roule a toute berzingue dans la nuit et depasse tout le monde, meme dans les virages. Mais il conduit bien. Delivree de toute crainte, je me laisse bercer par le passage des vitesses et les ondulations des tournants. Sa conduite est fluide. On a mis du temps a partir au depart. Il s'est arrete tres frequemment, pour parler a quelqu'un, deposer quelque chose, acheter une babiole... j'ai commence a m'impatienter. Quand, moins de trois-quart d'heure apres le depart, il a arrete la pijou devant une mosquee, c'etait le bouquet! Mais je ne pouvais rien dire; c'est l'heure de la priere... Femme et non-musulmane, je suis exclue d'office. Je me suis mise a bouillir interieurement. Mais le chant poignant du muezzin s'est eleve et la beaute de sa voix m'a ramene a davantage de serenite. A la fin de la priere, les visages sont plus detendus, la douceur de l'air, qui a fraichi, semble offrir une derniere caresse de Dieu avant de reprendre la route. Le silence s'installe. Recueillement, reverie ou concentration... en tous cas, des ailes semblent avoir pousse sur les flancs de la voiture et on trace...

On a aborde les montagnes depuis un moment, quand, au detour d'un lacet, j'appercois a la lueur des phares, un panneau "Manakha". J'interpelle le chauffeur. "Manakha, a min huna?" Oui, c'est par la et a seulement dix kilometres... Il a ralenti a ma question; j'hesite deux secondes puis hop, je decide de me faire deposer la. Je vais faire une surprise a Abdusalem; qui m'a reclame de revenir le voir...

Au croisement de la route qui mene vers les sommets, j'avise un conducteur de moto, juche sur un superbe engin recouvert de peau de mouton, comme c'est la mode dans tous les vehicules (dans les voitures, c'est le tableau de bord qui en est recouvert). Je negocie mon transport jusqu'a Al Hajjara. J'apprecie encore une fois l'avantage d'avoir un petit sac a dos: un plus volumineux bagage m'interdirait de circuler a moto. J'enfile mon blouson et rabat ma capuche: ca me protegera du froid et du vertige en meme temps. Le motard demarre, et la musique aussi... avec ce paysage dramatique, ca me remue comme "La chevauchee des Walkyries" de Wagner dans "Apocalypse Now"... Esperons juste que ma derniere heure n'est pas venue et que l'on ne va pas deraper... Le motard fonce; je me colle contre son dos en enfouissant mon visage pour ne pas voir le precipice et les petites lumieres en bas... mais je savoure la fantaisie de ce petit crochet...Qui pourrait imaginer, au funduq, que je vais debarquer a moto en pleine nuit ? Hehehe.

A l'arrivee, je me sens rayonnante... j'ai reussi a passer outre ma frousse et puis l'arrivee en musique, c'est classe ! Mais, il y a un petit grain de sable dans mon plan...: Abdusalem n'est pas la; il est a Sana'a!!!

Je suis decue mais ce coup du sort me semble suffisamment facetieux pour me faire sourire. Evidemment!...

Kamal refuse que je l'aide pendant qu'il me prepare a manger; Abdu Fata me prete son portable pour que je telephone a Abdusalem... celui-ci me confirme qu'il est a Sana'a mais dit qu'il rentre aujourd'hui. D'ailleurs, il arrive tout de suite; il est deja dans la pijou... Il devrait etre la dans trois heures...

Il est si tard... il y a encore des departs de pijou, a cette heure? Il faut croire que oui...

Je reste eveillee le plus longtemps possible pour l'attendre mais je finis par m'endormir. La journee a ete longue et mouvementee: Sana'a-Zabid-Al Hajjara... j'ai eu mon content de kilometres et d'emotions. Je me reveille un peu avant quatre heures du matin. Mais qu'est-ce qu'il fout? Il a promis de venir taper a ma porte quand il arrive! Je descends voir en bas. Devant la porte de la piece ou les hommes machent le qat l'apres-midi et qui sert parfois de dortoir a Mohammed et Abdusalem, il y a deux paires de sandales. Je les reconnais... Je sais que c'est culotte mais j'entrebaille la porte. Mohammed leve la tete, se redresse d'un bond et avant que j'ai pu dire ouf, reveille sans menagement Abdusalem. Ils ont pas ose me reveiller, eux, mais ils sont tres content que je le fasse...

Je m'assied sur le bord d'un matelas et on commence a papoter...Mohammed aussi etait a Sana'a. Ils m'expliquent pourquoi; et je raconte ma viree a Zabid... Je remarque que Mohammed a l'air triste. Abdusalem m'explique alors d'une voix sourde que son beau-frere (le mari de sa soeur) est mort il y a deux jours dans un accident de moto. Je suis vraiment desolee... et pour sa soeur, ca doit etre vraiment dur! Abdusalem traduit les mots de reconfort que je trouve a lui dire mais c'est mes gestes d'affection qui sont le plus efficace (on est assez proches pour que je puisse me permettre de lui tenir la main et de lui caresser les cheveux, comme une mere, sans que ce soit equivoque).

Je passe le reste de la nuit a discuter avec Abdusalem en regardant l'aube se lever sur l'autre versant des montagnes et Manakha, que j'appercois de ma fenetre. La lumiere des vitraux se reflete sur le mur blanc dans les premiers rayons du soleil... une nouvelle journee va commencer.

A midi, on mange tous les trois chez Abdusalem. Mohammed s'est fait un peu prie... il voulait qu'on mange chez lui. Ils me font marrer a se disputer pour ca... Le pere d'Abdusalem s'obstine a me demander de l'appeler "oncle"... et fait rire les garcons avec ses plaisanteries. Il semble plus enfantin que son fils!

Apres le repas Mohammed m'emmene chez lui et me presente toute sa famille. Abdusalem reste dehors pour ne pas gener la vie de la maison (avec toutes les femmes qu'il y a, son intrusion obligerait a trop de chamboulements) Il y a la ses quatre soeurs, son jeune frere Kamal (que j'appelle Kamal II pour le differencier de Kamal I, le musicien du funduq), ses parents et ses grands parents... Ils veulent tous que je m'assois pour manger avec eux. Une soeur reussit a m'enfourner un morceau de poulet dans la bouche; le papi se leve pour faire pareil... je ne vais pas m'en sortir! C'est que j'ai deja mange, moi! Je bats en retraite, non sans avoir embrasse et serre dans mes bras la soeur veuve en lui faisant toutes mes condoleances, dont la fille de huit ans, se dandine sur le pas de la porte, rieuse et inconsciente, semble t-il, du décès de son pere...

Le lendemain midi, cette fois, je n'y coupe pas; Mohammed m'entraine chez lui pour y dejeuner. A vrai dire; j'en ai bien envie. J'ai apprecie l'ambiance familiale et je serais ravie de revoir ses soeurs. Je partage si peu de moments avec des femmes! Et depuis la fois ou j'ai danse avec les belles-soeurs d'Abdusalem dans la maison familiale de Sana'a, je n'ai guere eu d'autre occasion. Il est vrai que les activites traditionellement reservees aux femmes me paraissent vite rebarbatives: je ne suis pas une femme d'interieur, et elles sortent si peu que cela limite vraiment les contacts.

Ce repas est le meilleur que j'aie mange au Yemen! La cuisine est raffinee, variee, et en plus, il y a du "shafout"; que je revais de gouter ici, apres avoir tente l'execution de la recette a domicile en France. Tout est delicieux! J'annonce ensuite a Abdusalem que j'aimerais bien manger chez Mohammed tous les jours... ce qui le fait bien rigoler. Hier, il m'a vante le pain de sa mere, qui selon lui et le meilleur de toute la region, mais aujourd'hui, il m'avoue qu'il n'a jamais mange chez Mohammed; il ne peut donc pas comparer... A mon tour de rigoler... et de le tanner en lui disant qu'il ne sait pas ce qu'il rate!

* ** Ce matin, on va au marche de Manakha. Je suis la derniere assise sur la moto, derriere Abdusalem. J'adore quand on est a trois dessus...avec la musique, le vertigineux relief des montagnes encore enturbannees de brumes, la sensation est vraiment grisante. Abdusalem doit faire des courses pour le funduq. L'occasion de rencontrer pas mal de gens qu'il connait, de se saluer, de prendre des nouvelles... On fait le plein de légumes, s'attarde pres du marchand de desserts, ou les delices sucres rivalisent de couleurs, du vert pomme au vermillon, en passant par l'orange criard... mais je prefere gouter avec les yeux... tout ca me semble bien trop gras. On remonte lentement la pente, slalommant entre le stand du boucher et le marchand de tissus. A notre arrivee sur le terre-plein, a une trentaine de metres, c'est la melee: une bagarre a visiblement eclate, et les hommes commencent a accourir pour y prendre part. On s'ecarte. Un coup de feu est tire. Juste au moment d'emprunter l'escalier pour rejoindre la rue en surplomb, ou des badauds se sont masses pour observer ce qui se passe, des policiers armes de leurs kalashnikovs devalent les marches a toute allure. On doit s'ecarter pour les laisser passer... Une fois en haut, on s'aligne sur le bord avec tout le monde qui regarde. Tous les hommes semblent lies les uns aux autres, dans des gestes de solidarite et de protection mutuelle. Je me retiens au bras d'Abdusalem. Et a ma surprise, le vieux a cote de moi me prend aussi le poignet. Sensation etrange... a me sentir un des leurs. En bas, l'accrochage est vraiment vif, la foule a grossi. Deux tirs de kalashnikov en l'air accentuent la tension. Il est plus prudent de se retirer. On s'enfonce dans les rues derriere. Un peu plus tard, un attroupement s'est forme devant le poste de police. A l'entree, ca pousse et ca crie dans tous les sens... On doit passer devant pour repartir vers Al Hajjarah ou faire un gros detour. Abdusalem me laisse choisir. On passe...! J'aimerais bien savoir ce qu'ils racontent... Enfin, on a une explication: Un policier a cru qu'un gamin volait de l'argent alors qu'il ne faisait que ramasser des sous par terre, et sans reflechir, lui a tire dans le pied. Sur ce, un homme (parent? voisin? ami? ou simple passant offusque, va savoir!?) s'est jeté sur le policier et lui a plante sa jambiya dans l'epaule... et le chaos a commence... Plus tard, on apprendra que le policier a etait arrete, que le garcon est a l'hopital... mais je n'en saurais pas plus.

Apres une derniere escapade, cette fois au Djebel Shuqruf avec Abdusalem et Kamal I, ou un paysage dramatique a souhait nous invite a la reverie et a la nostalgie, mais ou le vent nous crie de deguerpir... il est temps de penser a rentrer a Sana'a... Dernier repas ensemble, derniers accords de Kamal a la mandoline, echange de cadeaux...car je partirais demain.

Au matin, coup de theatre. Au moment de partir, je croise un ecossais plutot sympa et avec le sens de l'humour, fan de plongee, qui me demande des infos sur l'Hadramaout et Socotra. Dans la discussion, je comprends que lui et son guide repartent a Sana'a en voiture dans l'apres-midi et me permet de leur demander un "lift". Accorde! Le guide est franchement sympa aussi et son anglais superieur; c'est donc un plaisir de conversation, ce voyage de retour. Par contre, une demie-heure apres le depart...dans un virage, on creve un pneu. Le chauffeur se rabat tant bien que mal, sans cesser de machouiller ses feuilles de qat qui lui font deja une joue proeminante et distordue. Son vehicule qui semble flambant neuf m'a soudain l'air moins solide et fiable que les vieilles peugeot rafistolees qui sillonnent les routes d'un bout a l'autre du pays. On pose quelques pierres dans le virage suivant pour signaler l'accident et inviter les conducteurs a modifier leur trajectoire, et notre chauffeur entreprend laborieusement de changer la roue.

* **

J'ai decide de faire encore une viree. Une folie d'une journee, comme je l'avais imagine pour Zabid. La derniere. Enfin, je crois. Car il ne me reste que tres peu de jours a Sana'a avant mon depart du pays, et j'adore tellement cette ville qu'il m'est necessaire d'y passer au moins les deux derniers jours. J'adore les virees d'une journee. Je pars avec un tout petit sac en bandouliere, qui contient juste mon permis de circuler, mon argent et mes papiers et mon appareil photo. Autant dire: les mains dans les poches. La destination, cette fois, est Jiblah. La petite ville satellite de Ibb a une histoire bien chargee, et je suis curieuse de decouvrir le palais de la reine Arwa et les demeures ismaeliennes encore debout. La route qui s'eloigne de Sana'a est bien agreable: elle traverse une jolie vallee verte, ou il y a enfin d'autres cultures que le qat, et quelques arbres qui ont pris leur elan vers le ciel... Puis c'est a nouveau un paysage de montagnes, a la beaute aride. La "pijou" me laisse a Ibb. De la, je vais rejoindre Jiblah en debab. Jiblah me charme sur le champ. Par son architecture mais aussi par l'athmosphere paisible qui y regne. Il y a une petite riviere, c'est vraiment relax. Comme on est vendredi, c'est particulierement calme. Un jeune homme rencontre dans la rue m'emmene manger chez lui. Je suis impressionnee par la simplicite et le naturel avec lesquels sa mere m'accueuille. Elle me prend la main, la retourne et l'embrasse. Sans la lacher, je lui retourne son baiser sur sa main a elle. J'aime bien ces echanges qui sont bien davantage que de la politesse... deja un temoignage de sympathie. Apres le dejeuner, la visite continue. J'admire les minarets, la coupole blanche d'une vieille mosquee, rigole en voyant un mouton noir qui s'est introduit dans un ancien hammam et qui faufile la tete par la fenetre, comme s'il etait vraiment en train de transpirer a l'interieur et en quete d'oxygene! Aux abords de la mosquee de la Reine Arwa, des enfants me disent que je peux entrer. Monde blanc, silencieux, ou un vieillard dort, un autre lit... Un homme traverse la cour et vient vers moi: c'est l'imam. Il tempete que je n'ai pas enleve mes chaussures, se radoucit quand il comprend que je n'ai pas l'intention de les garder aux pieds pour visiter la mosquee et finit par m'inviter chez lui.

J'ai l'impression d'etre au moyen-age: les plafonds, dans l'escalier en colimacon, sont bas; il n'y a pas de lumiere, et le silence entrecoupe de quelques phrases chuchotees en arabe ajoute encore au mystere. On surgit enfin sur la terasse, eclaboussee de lumiere, ou une vue splendide s'offre alors a mes yeux. On surplombe la mosquee de la reine, et une bonne partie de la ville. C'est vraiment beau. L'imam jouit d'une vue globale sur la ville et d'un emplacement stratégique pour surveiller la mosquee. Superbe. Je quitte les lieux a regrets...

Dans la rue, je rencontre Yessin. Il a l'air gentil, humble, candide, doux... et curieux. J'ai remarque qu'il m'avait plus ou moins suivi jusqu'a la mosquee avec ses potes. Mais l'avancee est subtile, et la delicatesse du sourire engageante. Je lui demande mon chemin (mais je ne suis absolument pas desorientee), juste pour lui fournir l'alibi qu'il cherche pour m'adresser la parole. Et evidemment, sous couvert de me montrer le chemin, il en profite pour laisser ses potes et marcher seul avec moi, en essayant de cacher qu'il est aux anges... c'est trop mignon!

Un autre homme se joint a nous. Je suis toute etonnee: il ressemble drolement a l'acteur Alfred Molina. Petite scene comique: j'ai grimpe sur un toit et Yessin et lui me font un auvent avec le foulard traditionnel pour que je puisse prendre des photos a contre-jour...

Jiblah vit dans une douceur et une lenteur que je n'ai pas rencontre ailleurs, qui contraste fortement avec l'activite d'Ibb, la moderne ville voisine. Accrochee a un flanc de montagne comme une gracieuse flanerie suspendue... ca me donne envie de rester la. A l'heure de la priere, quand les appels des muezzins retentissent simultanément, avec les 50 mosquees qu'il y a ici, ca doit resonner! Il me faudra revenir pour entendre ca...! Mais aujourd'hui, je dois rentrer a Sana'a.

Sur ce, la pluie arrive... ma premiere pluie au Yemen. Le silence s'installe dans la pijou a mesure que la route monte en lacets et surprise par la beaute tragique du paysage, j'immobilise le moment dans ma memoire. C'est sombre et majestueux, dans la gloire du couchant.

* **

Dernier jour a Sana'a.

Je rencontre Richard, un anglais cinquantenaire en conges sans soldes, et en voyage a velo pour six mois... Il n'en est qu'au debut, le veinard!, mais je constate vite qu'il a une facilite de contact immediate et manifeste, avec les yemenites. Etre deux, ce qui pourrait freiner et rarefier les occasions de contact, cree au contraire avec Richard, une certaine synergie, et les yemenites ne craignent pas de nous aborder... C'est marrant, ces deux voyageurs aux antipodes: un grand type grisonnant (dieu sait pourquoi il me fait penser a l'auteur Paul Theroux) d'origine anglaise, qui serait discret s'il n'etait pas aussi grand de taille, et une francaise de taille moyenne qui passerait inappercue si elle n'etait pas montee sur ressort. Elle termine son voyage et lui le commence...

J'invite Richard a m'accompagner au souk de poissons ou j'ai l'intention de manger. Je me demande franchement pourquoi je ne suis pas venue y manger plus souvent? Cet endroit est genial; l'ambiance, unique; et la nourriture savoureuse. On visite plusieurs echoppes, ou les poissons s'etalent. Aucun prix, aucun nom, mais beaucoup de choix, et beaucoup de monde dans les boutiques. Les hommes crient, montrent du doigt, sortent des liasses de rials de leurs poches et derriere le comptoir, les marchands pesent, vident et decoupent les poissons a la demande.

Qu'est-ce qu'on mange? Pour moi, ce sera crevettes ou barracuda. Richard me laisse choisir. Il avoue qu'il n'a jamais mange de barracuda. Quoi??? On va remedier a ca tout de suite! On achete un barracuda entier (600 rials soit 2 euros). Le vendeur nous le prepare et nous le coupe en long, pret pour la cuisson. On passe dans un boui-boui voisin ou les flammes du four rugissantes ont noirci les murs. C'est aussi noir de monde mais on trouve une place au fond. L'ambiance, ici, est folklorique. Un cuisinier jovial, chapeau de cow-boy sur la tete, retire des plaques brulantes du four ou tronent toutes sortes de poissons, parfois entiers et ouverts en deux, parfois coupes en rondelles... Les langues folles des flammes s'echappent imprudemment du four dans un puissant vacarme, et les hommes hurlent. Mais c'est trop sympathique pour ressembler a l'enfer...

Apres avoir confie notre poisson a un garcon de salle, on s'assied a table. Je me glisse sur le banc qui fait face a la salle et continue d'observer. Je remarque enfin un autre cuistot qui fait mijoter des plats en sauce, dans le style curry, et dont les marmites fumantes arrivent sur les tables en bouillonnant. A peine installes, notre voisin de siege, deja servi, et qui se delecte de poisson grille, de pain et d'un melange de tomates moulinees avec du fromage, des herbes et des epices, nous invite a partager sa pitance. Comme on lui fait signe que notre poisson arrive, il insiste et pousse vers nous, poisson et legumes et nous tend un morceau de pain chaud. Richard est timide; je me lance... Bientot d'autres hommes rejoignent le banc. C'est toujours problematique de sieger a cote d'une femme que l'on ne connait pas dans un lieu public, mais je les met a l'aise en les invitant a s'asseoir a cote de moi... et la gene fond (la faim dans les talons doit faciliter les choses). Quand ils sont servis, eux aussi partagent leur nourriture... et comme le barracuda est long a cuire, et que nous mangeons plus lentement que les yemenites, on goute a plein de poissons differents, plusieurs sortes de pain, et des melanges varies de legumes... Tout ca dans une bonne franquette confondante, une joyeuse et genereuse simplicite qui nous enthousiasme et nous emerveille. Cet endroit est genial! Je sais, je l'ai deja dit, mais c'et vrai!

Richard pretend qu'il n'a deja presque plus faim. Je rigole : Attends un peu que le barracuda arrive! Et il apparait, enfin, gresillant encore... A notre tour de partager avec nos voisins... de leur glisser un morceau de pain dans la main, de guetter le moment ou ils seront a court de poisson... de les inviter, d'un geste, a piocher dans nos plats...

On se regale, vraiment! Et a ma grande satisfaction, notre barracuda est le poisson que Richard prefere, dans tout ce qu'on a goute. Il dit qu'il reviendra manger ici. Je le comprend et je l'envie. Je n'aurais pas cette chance de sitot : c'est mon dernier jour a Sana'a...

Mais ce dejeuner d'adieu, cloture mon sejour dans le faste et je ne vois pas pourquoi je ressentirais des regrets: j'ai si bien profite du moment! On sort de table rassasies et rayonnants (et probablement beaucoup plus dodus qu'avant le plantureux repas)...

Je passe le reste de l'apres-midi dans la vieille ville pendant que Richard se fend d'une visite administrative pour obtenir son permis de circuler. Je fais le tour des gens que j'aime pour leur dire au-revoir, distribue les dernieres photos, et trompe ma tristesse par de nouvelles joies amicales.

Mohammed, assis avec deux amis dans la baraque a thé, me hele quand il m'appercoit. Je les rejoins et commande un lait chaud. On s'aime bien, avec Mohammed, mais on ne peut pas se dire grand chose. Il ne parle qu'arabe et ma connaissance de la langue est trop sommaire pour un veritable echange. Pour une fois qu'il ne travaille pas, on profite de passer un moment ensemble mais si les difficultes de communication rendent la situation assez drole, ca ressemble davantage a un film muet de Chaplin qu'a une fantaisie de Woddy Allen...

Enfin, il m'accompagne de l'autre cote de la vieille ville, une fois qu'il a a peu pres compris ou je veux aller. En fait, de l'autre cote de la Sialah, cette large voie a double sens qui traverse la vieille ville en saison seche et redevient naturellement une riviere en saison des pluies. Je dois donner quelques photos a Ali et lui dire au-revoir.

La compagnie de Mohammed m'evite d'avoir le coeur serre. Je plaisante avec Ali sur mon retour en 2050 quand les hommes yemenites porteront des voiles noirs a la place des femmes, ou que j'aurais epouse sept maris-un de chaque continent-... le genre de film fantastique que j'ai imagine en bavardant et philosophant avec lui et son oncle. La verite, c'est que je ne sais pas quand je reviendrais, mais, inch allah, je reviendrais un jour!

De retour a Bab al Yemen, derniere poignee de main avec Mohammed. Je le quitte a regrets: je prefererais franchement aller prier a la mosquee avec lui que faire mon sac... le chant du muezzin remplit mon coeur de nostalgie et le souleve d'un soupir : c'est bientot l'heure de partir. D'ailleurs, je dois me depecher: j'ai moins de deux heures pour tout ranger, manger, telephoner successivement a Adham, Abdusalem et Hussein et filer a l'aeroport.

L'heure du diner est largement passe quand j'atteins la petite place ou l'on sert des kebabs... Mohammed et Mohammed, qui bossent dans mon boui-boui favori (favori justement parce qu'ils y bossent, eux, ces joyeux comperes!) sont aux petits soins comme a chaque fois... Non seulement j'ai toujours droit a une ration supplementaire de sauce ou de kebab, mais en plus, il m'est souvent impossible de regler l'addition parce qu'ils refusent de me laisser payer... Ce soir encore... pff... je laisse tomber! Vous etes fous les gars!

Je capte leur dernier regard petillant de malice, et disparait dans l'etroit passage qui debouche sur le souk aux graines, aux epices, a la myrrhe et a l'encens.

Il est bien difficile d'admettre que c'est la derniere fois que j'arpente les rues de Sana'a avant un long moment. Je voudrais tant rester encore...

Une fois dans ma chambre, j'empoigne mes affaires et ouvre la porte, prete a sortir. Je jette un dernier regard pour voir si je n'ai pas oublie quelque chose et je me fige: si, j'allais oublier quelque chose ! J'eteins alors la lumiere, et me met a genoux sur le lit, le nez colle a la fenetre, pour aspirer ce que j'ai sous les yeux; cette vue que j'adore... je ne me lasse pas de la vision nocturne de Bab Al Yemen illuminee et je veux suspendre ma course vers l'aeroport une minute, juste pour regarder encore une derniere fois, dans un silence meditatif, Sana'a ...

C'est le moment que choisi Richard pour apparaitre, dans la penombre de la porte. Surprise, je realise alors que je dois avoir l'air bien bizarre, avec mon sac sur les epaules, dans le noir, collee a la vitre...

Mais Richard comprend, et tout deconfit d'avoir manque le diner (il croyait que je partais plus tard) m'accompagne jusqu'au taxi devant lequel, d'un grand geste theatral, il me souhaite bon vent...

Je pars, il reste... j'ai l'impression qu'il prend le relais... et que le voyage ne cesse jamais!
Insécurité à Phuket (Thaïlande) English translation pending
by Mayot · 2008-04-13 · 63 replies
Une touriste suédoise assassinée sur une plage de Phuket Ajouté le 17/03/2008 - Auteur : Jacky Une jeune touriste suédoise de 27 ans, Hanna Charlotta Backlund, a été retrouvée morte samedi matin sur la plage de Mai Khao au nord de l’île de Phuket, victime d’une agression à l’arme blanche. Son corps a été découvert vers 11h30 vêtu d’un maillot de bain à 300 mètres du bungalow où elle était descendue avec son amie Emma Storman, selon la Phuket Gazette. La police, qui soupçonne une tentative de viol, a établi que le crime avait eu lieu aux alentours de 10h. La jeune femme aurait été poignardée cinq fois. Hier, des agents de la brigade criminelle de Bangkok ont été déployés sur place pour aider la police locale à trouver le ou les coupables. Pour l'instant, aucune arrestation n’a eu lieu.
Tibet d'hier à aujourd'hui English translation pending
by Toukoul · 2008-04-13 · 42 replies
Bonjour,

ayant promis de ne pas " squatter " le sujet de Louee, je continue ici.

Merci pour votre compréhension.

Cela écrit, de nouveau merci Williama de mettre un lien qui au moins concerne les principaux intéressés :

http://www.lemonde.fr/...16, 50-1031984, 0.html

Dans l'immédiat, suite à une lecture rapide, je relève que

"...

arie-Claire : Bonjour (et tachi délé). Selon vos informations, quel a été le facteur déclenchant des émeutes de Lhassa ? Confirmez-vous la version officielle chinoise selon laquelle des moines tibétains auraient agressé des commerçants chinois ?

Matthieu Ricard : ... Le premier aspect, ce sont des laïques qui ont été rejoints par quelques moines et qui se sont promenés avec un drapeau tibétain dans Lhassa le 10 mars au matin. Ensuite, les manifestations se sont accentuées jusqu'au 14. Ce sont de jeunes Tibétains qui ont mis le feu à des boutiques, il y a eu cinq ou six morts parmi les Chinois. Cela s'est passé dans le quartier central de Lhassa. Bien qu'il y ait eu 10 000 policiers, ils ne sont pas intervenus le 14, et on soupçonne que c'était pour laisser la situation s'envenimer et justifier leur répression.....

Laurent : Y a-t-il des contacts non officiels entre le dalaï-lama et des responsables chinois ?

Matthieu Ricard : Il y a eu sept rencontres semi-officielles entre eux depuis cinq ans, qui n'ont strictement rien apporté, aucun bénéfice pour le Tibet... "

Pour le reste tout a été déjà dit et écrit, la lecture de ce lien reste fort intéressante.

Entrer au Tibet depuis la Chine ou le Népal English translation pending
by Barou · 2008-04-11 · 33 replies
Bonjour, Mon dernier post etant tombe dans l'oubli, je souhaiterais simplement relancer le sujet sur l'entree au Tibet depuis le Nepal ou la Chine... qui sait.

J'avais dans l'idee de passer au Tibet depuis la Chine cet ete, puis en entrant au Nepal il y a deux semaines j'ai eu la chouette idee de me dire que je pourrais tres bien y aller depuis Kathmandou... pour me rendre compte le lendemain que c'etait pas vraiment le moment. Bref, en esperant que la situation rente dans l'ordre d'ici le mois de mai, j'ai vraiment besoin d'etre aiguille puisques visiblement les infos que j'ai ne sont pas les bonnes. J'ai bien compris que passer au tibet depuis le Nepal n'est finalement pas une si bonne idee. Ca coute un bras et on est oblige de se coller a un groupe pour un circuit touristique de 8 jours, pas trop mon truc... a moins que la aussi il y ait une option que j'ai pas saisie. Cote Chine, il y a 4 routes d'acces vers le Tibet. La route de Kashgar, de Golmud, de Chengdu et de Zhongdian. Par contre, j'ai entendu dire que seule la route de Golmud etait ouverte aux touristes et que ceux qui s'aventuraient sur les autres routes couraient le risque d'etre refoules et de se taper une sacree amende. Or, a vous lire, je me rends compte que vous etes nombreux a l'avoir fait, de Kashgar ou de Zhongdian. Quelle est donc la situation? Aussi, ces routes, si elles sont fermees, sont elle fermees dans le sens Chine Tibet uniquement ou dans les deux. J'avais dans l'idee de rentrer par la route de Zhongdian et de sortir par Kashgar, a moins de devoir foncer a Urumqi via Golmud pour choper mon visa Kyrghize, mais ca c'est le sujet d'un autre post. Enfin, il etat evident pour moi qu'un permis d'une valeur d'approx 100 euros etait obligatoire pour visiter le Tibet, que l'on entre depuis la Chine ou le Nepal. Encore une fois, a vous lire, j'y comprend que le permis, si toutefois on compte l'acheter, ne couterait que 50 yuans du cote Chinois, ce qui me parait franchement etrange. Voila, je crois que ca fait suffisament d'interrogations pour etre completement largue (moi) a ce stade. J'apprecierais enormement un petit peu d'aide. En vous remerciant par avance.
Partir en Australie six mois à un an English translation pending
by Rachel2908 · 2008-04-08 · 38 replies
Bonjour à tous!

Je suis actuellement en train d'hésiter sur 2 choses:

Changer de boulot et en trouver un autre directement ou alors passer quelques mois en Australie avec le visa qu'on nous accorde jusqu'à 30 ans. J'ai bientôt 28 ans donc c'est maintenant ou jamais je pense...:)

Avant de faire le grand saut, j'aimerais avoir tous les commentaires possibles. Apparemment pas mal de gens sont déjà partis mais je n'arrive pas à vraiment connaitre leur ressenti.

Aussi, je ne veux pas partir seule...j'aime pas la solitude...et mes amis sont trop fixés professionnellement pour se permettre de prendre quelques mois pour faire du tourisme et des petits boulots.

Alors voila, si quelques bonne âmes voulaient bien m'éclaire à l'aide de leur expérience ça serait vraiment sympa. Je ne voudrai pas me planter!

Et si certains parmi vous sont comme moi (veulent partir mais pas seul) peut etre qu'on pourrait monter une team??

Merci

A bientôt j'espère😎
Trouver le visa de travail israélien depuis un pays arabe? English translation pending
by Okole · 2008-04-06 · 20 replies
Bonjour amis du voyageforum. Je suis en Libye, pays arabe, qui ne reconnait pas l'existence de l'Israel.Mais de par cette Libye, j'ai envie de partir travailler en Israel alors que je ne sais pas a qui m'adresser pour obtenir mon visa israelien.SVp, faites moi parvenir tous les renseignements possibles de travail et de visa pour ce pays. Merci.
Retour de l'hôtel Grand Riviera Princess Riviera Maya (28 mars-4 avril 2008) English translation pending
by Folledusud · 2008-04-06 · 3 replies
Nous voila de retour d'un séjour du 28 mars au 4 avril.

La température fut superbe du 30 à 34 degrés celcius tous les jours.

L'hotel est très grand séparé en deux comme si on avait mis un miroir au centre. Il y a le côté Riviera et le côté Sunset . Vous pouvez allez aux deux réceptions peu importe que vous ayez réservé à l'un ou l'autre. C'est réellement le même hôtel mais comme c'est très grand ils ont fait deux réceptions pour partager l'affluence. Toutefois attention, lors votre départ présentez vous à la bonne réception! Si vous être par exemple avec TMR on vous déposera au Riviera et on reviendra vous chercher au Riviera donc n'attendez pas du côté Sunset. Mais pour le check out vous pouvez le faire à n'importe quelle réception on vous remettra un coupon à donner au bellboy avant d'entrer dans le bus à votre départ.

Nous avion réservé avec TMR pour le riviera mais avions une chambre côté Sunset, donc vous voyez que ça n, a pas tellement rapport. Toutefois, si vous réservez une chambre avec accès à la piscine de la chambre, je vous conseille de faire un request pour être vraiment du côté Riviera car les chambres de ce type du côté Sunset perdent le soleil assez rapidement dans la journée.

La chambre suite junior: de style un peu Zen, spacieuse, salle de bain très grande avec deux éviers et la toilette qui est dans une cabine séparée donc vous pouvez avoir accès à la salle de bain ou à la douche même si il y a quelqu'un à la toilette. Douche en céramique très grande avec possibilité de se doucher "sous la pluie" ou avec la douchette amovible. Bonne pression d'eau dans la douche aucun problème d'eau chaude. Frigidaire remplie tout les jours avec des boissons variées. Nous avons demandé plus de bouteille d'eau et nous les avons eu. Il y a dans la chambre cafetière, fer à repasser et planche, séchoir 1500 watts, coffre fort facile d'utilisation. en passant nous n'avons été victime d'aucun vol et personne à notre connaissance s'en est plaind. Nous avions demandez une chambre avec deux lit et lit de bébé, ce que nous avons eu et la couchette était très sécuritaire.

Piscines : plusieurs piscines tout le long du site. Beaucoup de place mais levez vous tôt pour réserver vos palapas. Comme partout ailleurs, c'est désolant mais plusieurs personnes réserve des chaises et des palapas toutes la journées mais n'y vient que vers 16h00 ou pas du tout. Au moins 3 piscines ont un bar dans la piscine. J'ai vu au moins 2 pataugeuses pour les enfants.

Restaurants: Ceux à la carte sont excellents et le service est super... Pour les réservations des resto à la carte je vous conseille de le faire en arrivant surtout si vous n'êtes qu'une semaine, l'attente des parfois longue donc profitez-en pour tous les réserver (pour une semaine nous avions droit à 3 resto) et si vous y allez en milieu de semaine vous n'aurez peut-être pas les hueres que vous voulez ou se sera plein. Prendre note que certains resto à la carte ne sont pas ouvert aux enfants.

Pour les restos buffets que ce soit le matin, le midi ou le soir, c'est excellent mais répétitif. Aux buffets ils ont encore besoin d'un peu de rodage, nous avons souvent attendu que le serveur vienne pour les breuvages notamment mais aussi pour déservir les assiettes vides. Et les cuisiniers des buffets ont parfois de la misère à fournir. Mais c'est excellent et la qualité des aliments est excellente aussi.

Animation: Le jour je sais qu'il y a des activités près de la piscine centrale et à la plage mais je n'ai pas participé. Le soir, c'est très mouvementé, il y a le café extérieur central qui où il y a toujours un chansonnier, les spectacles sont superbes, le samedi soir il y a les artisants sur la place centrale, vous pouvez prendre un café ou boire un verrre à plusieurs endroit sur le site, il y a le bar sport où il y a des trucs à grignoter 24/24 et où on peut prendre un verre, «un café ou jouer au billard. La discothèque je n, y suis pas aller.

Pour les enfants: Animation le soir (mini spectacle), kids club (un moniteur se débrouillait bien en francais lors de notre séjour) et durant la journée ils ammenent les enfants diner si vous n'allez pas les chercher. Le soir il y a aussi un kidsclub de 19h00 à 23h00 idéal pour aller au resto à la carte interdit aux enfants ou au spectacle s'il ne veulent pas y assiter. Mais vous devez les faire souper avant. Les activités tant le jour que le soir au l'air très bien.

Internet: pour les accrocs, prenez votre mal en patience. Internet est gratuit pour tous donc beaucoup de monde. Seulement 3 ordis limités à un gros 30 minutes par personne. Ça pourrait très bien être limité à 15 minutes, beaucoup de monde en profite pour chatter sur MSN.... Moyenne d'attente: 1h30 des fois plus des fois moins. En revanche si ça vous tente de trainer votre portable, il y a des hot spot dans les deux lobby et ils ont prévu des prises électriques pour l'alimentation en courant.

Le concept de l'hotel est très bien, c'est réellement bien pensé. La végétation est abondante. Quand elle sera mature le site sera d'une splendeur incroyable. Tous les blocs de chambres (à part les deux près de la mer) sont reliés ensemble et mènent au bâtiment principal. Donc en cas de pluie il y a peu de chance d'être dépeigner!!! Il y a des ascenceurs pour monter aux étages. Toutefois c'est très grand dons attention à ceux qui n'aiment pas marcher ou qui ont de la difficulté à le faire. Ça prend une bonne grosse demi-heure faire le tour du site. Aucune navette stable pour le moment. Nous avons vu un petit train sur le circuit extérieur de l'hotel mais il ne semblait pas régulier.

La plage: très belle, beau sable fin, beaucoup de chaises et palapas, mais comme à la piscine, attention levez-vous tôt pour réserver vos palapas. Pour la mer, c'est un peu décevant, des chaussures d'eau sont nécessaires pour se baigner pour ne pas se blesser les pieds sur les coraux.

Cet hotel est un de nos coup de coeur. Nous y retournerons certainement malgré les petits points à améliorer...

Fannie
Nouvelle-Calédonie: le fragile équilibre English translation pending
by Toukoul · 2008-04-01 · 34 replies
Une radicalisation menace le "fragile équilibre" de la Nouvelle-Calédonie LE MONDE | 01.04.08 | 14h12 • Mis à jour le 01.04.08 | 20h14 NOUMÉA ENVOYÉ SPÉCIAL e climat politique se tend en Nouvelle-Calédonie, au moment où cette collectivité du Pacifique sud s'apprête à célébrer les vingt ans des accords de Matignon et les dix ans de l'accord de Nouméa, deux textes qui organisent l'évolution institutionnelle de l'archipel et prévoient la tenue d'un référendum d'autodétermination à partir de 2014.

Les indépendantistes du FLNKS se trouvent débordés sur leur gauche par le principal syndicat, l'Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités (USTKE). Cette organisation a créé en novembre 2007 une formation politique, le Parti travailliste, qui a obtenu de bons résultats aux municipales dans la province Nord, à majorité kanak, arrivant même en tête à Pouébo, au nord de Hienghène. L'USTKE rencontre un certain succès auprès des jeunes Kanaks, qui trouvent le FLNKS trop consensuel et vieillissant.

Le 17 janvier, des échauffourées ont opposé pendant douze heures les forces de l'ordre et 500 militants de l'USTKE. Depuis cette date, le syndicat s'estime victime de harcèlement de la part des autorités de l'Etat, représentées par le haut-commissaire de la République. "On n'a plus le droit de manifester aux abords des entreprises, on condamne nos militants !, proteste son président, Gérard Jodar. Si cela continue, dans dix ans, il n'y aura plus de syndicats dans ce pays." L'avocat de l'USTKE, Me Laurent Aguila, accuse le haut-commissaire, Yves Dassonville, de "chercher l'affrontement avec le syndicat afin de l'affaiblir".

Le représentant de l'Etat reconnaît vouloir faire preuve de fermeté à l'égard de l'USTKE. Ce qu'il reproche au syndicat, outre ses méthodes violentes, c'est de ne pas soutenir l'accord de Nouméa, signé en 1998. Ce texte essentiel, qui sert de base à la vie politique calédonienne, organise les transferts de plusieurs compétences de l'Etat vers la collectivité, et cimente le consensus entre Kanaks et Calédoniens d'origine européenne (Caldoches) autour de la notion de "destin commun". "Nous ne sommes pas opposés à l'accord de Nouméa, rectifie Gérard Jodar. Mais nous constatons que les choses n'avancent pas en matière de transferts de compétences, parce que le système du consensus bloque tout."

Au même moment, le camp non indépendantiste se trouve confronté à une surenchère à droite, de la part du président du Rassemblement-UMP, le député (UMP) Pierre Frogier. Celui-ci s'oppose au transfert de la compétence sur l'enseignement secondaire, pourtant prévu par l'accord de Nouméa au bas duquel il a apposé sa signature. François Fillon a réaffirmé à Paris, le 20 décembre 2007, que "les transferts de compétences sont le véritable moteur du processus de l'accord de Nouméa". Nicolas Sarkozy, dans une lettre qu'il a adressée en janvier aux signataires de l'accord, a affirmé que ces transferts n'étaient qu'une question de calendrier. M. Frogier est donc en rupture avec la position gouvernementale.

Cette radicalisation, à gauche comme à droite, s'explique par la proximité des élections provinciales de 2009. Elles désigneront les assemblées de trois provinces (Sud, Nord et Iles Loyauté) et le Congrès, c'est-à-dire l'assemblée territoriale, qui aura à se prononcer sur l'opportunité d'organiser un référendum d'autodétermination en 2014. A priori, l'issue de ce référendum paraît acquise, puisque les Kanaks, qui ne sont pas tous indépendantistes, ne constituent, selon les derniers recensements, que 44 % de la population. Mais personne ne prend le risque d'évoquer ce sujet, pour ne pas rompre le fameux "consensus" entre indépendantistes et non-indépendantistes, et éviter une explosion. M. Frogier a lancé le 28 mars son slogan pour les provinciales : "Pleinement français et calédonien en 2030". Il souhaite imposer sa "lecture" de l'accord de Nouméa, c'est-à-dire "le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France". Cette attitude va-t-en-guerre inquiète l'historien calédonien Louis-José Barbançon, qui rappelle que "la situation politique calédonienne repose sur un fragile équilibre". Xavier Ternisien Un statut original

Institutions. La Nouvelle-Calédonie est une collectivité d'outre-mer bénéficiant d'une très large autonomie. Ses institutions sont organisées par les accords de Matignon (1988), par l'accord de Nouméa (1998). Le pays est divisé en trois provinces (Nord, Sud et îles Loyauté). Le congrès, élu tous les cinq ans, désigne un gouvernement local, à la proportionnelle. Ce système oblige les indépendantistes et les non-indépendantistes à travailler ensemble dans un exécutif collégial.

Compétences.Le gouvernement local est compétent en matière de fiscalité, droit du travail, protection sociale, enseignement primaire. Le congrès vote des "lois de pays". L'Etat, représenté par un haut-commissaire, conserve les prérogatives régaliennes (justice, défense, maintien de l'ordre, monnaie, relations extérieures). L'accord de Nouméa prévoit le transfert de plusieurs compétences (enseignement secondaire, droits civil et commercial) et l'adoption de "signes identitaires" : drapeau, hymne, devise. Aucun de ces dossiers n'a encore abouti.

Economie.La principale ressource est le nickel. L'envol de son cours et la construction de deux usines de traitement du minerai dopent l'économie, qui connaît une croissance de l'ordre de 6 % et atteint le plein-emploi. Mais l'inflation menace, et cette croissance reste inégalement répartie.
Qu'attendez-vous des croisières? English translation pending
by Cruise · 2008-03-31 · 52 replies
Bonjour, je suis une passionnée des croisières, j'aime l'ambiance qui rêgne sur les bateaux, la fait de se réveiller chaque jour dans un port différent.... Je suis encore étudiante et en train d'élaborer ma thèse sur ce mode de voyages. J'aimerais savoir ce que vous pensez des croisières, qu'est ce que vous attendez de ce type de voyage, quels services vous aimeriez voir en plus tel que des concerts, des services pour enfants...? N'hésitez pas à me donner toutes les idées qui vous passe par la tête!!!!

Merci d'avance pour votre aide😉!
Croisière sur le Adventure of the Seas pour le 1er juin English translation pending
by ChatRuner · 2008-03-30 · 18 replies
Bonjour à toutes et tous,

Je suis nouveau membre sur ce forum, mais j’avoue vous lire depuis plusieurs mois déjà.

Voila, après 3 voyages terrestres en République Dominicaine, je me lance cette année dans ma première croisière.

Je dis je, mais en fait, mon épouse et moi partirons le 1er juin de San Juan à bord de l’Adventure Of the Sea de RCI.

Notre petit soucis, ce trouve au niveau des langues, je m’explique. Je me débrouille très bien en anglais, mais mon épouse a de la difficulté dans cette langue.

Il serait agréable de connaitre d’autres francophone au départ de Montréal qui on choisit cette croisière et avec qui il serait agréable de partager notre table.

Donc, nous sommes un couple dans la fin quarantaine.

Merci a vous tous.

ChatRuner
Famille française expatriée en Tunisie English translation pending
by Lileo · 2008-03-29 · 37 replies
toute ma petite famille est sur le point de s'installer à sousse en tunisie.Ainsi, je souhaiterais recueillir un maximum de témoignages de français qui comme nous un jour se sont décidés à franchir le pas de quitter tout via la tunisie.Qu'ils soient positifs ou négatifs tous les témoignages seront les bienvenus.Merci
Taxes de vente à New York English translation pending
by Achami · 2008-03-26 · 25 replies
Bonjour à tous,

Une petite question sur les taxes a New York, realité ou mythe? Est il vrai que tous les prix sont affichés hors taxe. A quoi faut il s attendre en augmentation par rapport au prix affichés?

Merci à tous

Achami
Tour de l'Afrique de l'Ouest pendant quelques mois en 4x4 English translation pending
by Francis31 · 2008-03-26 · 65 replies
Cela faisait quelques années que l'idée me trottait dans la tète : faire un tour en Afrique pendant quelques mois en 4x4... En octobre 2006, mon épouse et moi demandons un congé sabbatique de 6 mois à nos employeur respectif et après accord de ceux ci (pas forcement content d'ailleurs...) je me met a la recherche d'un véhicule. Je trouve un Toyota land cruiser hj61 en décembre 06 et les week end précédent notre départ serons occupés à le préparer : révision de la boite de transfert, du pont arrière, des freins avant et remplacement des batteries.Le reste était en bon état. Après aménagement intérieur : rangements, aménagement d'une couchette pour notre fils Bastien qui part avec nous, pose d'une batterie auxiliaire et d'un frigo puis pose de 4 barres de toit et d'une tente de toit sans oublier un autoradio mp3, 5 pneus mixtes neufs et 2 plaques de désensablage fixées sous le pare choc arrière et voila pour le 4x4. Nous nous mettons à jour pour les vaccins et nous nous renseignons pour les traitements antipaludien, un peu de paperasse (permis de conduire international, carnet ATA pour le 4x4, fiche de renseignement pré remplie etc...) Nous partons avec un couple de copains en toyota bj75 et enfin le 2 octobre 2007 C'EST LE DEPART !! Passage de la frontière Espagnole à 15 h, achat cigarettes et gasoil puis bivouac dans un petit chemin. Le lendemain, il pleut, ca commence bien !! On roule jusqu'à Cuenca et on passe la nuit au bord d'une rivière. Le 4/10 a 7h30, c'est l'orage qui nous reveille! En route pour une journée encore pluvieuse puis campement vers Montoro au milieu des oliveraies (a perte de vue) Le jour suivant, nous arrivons a Tarifa (détroit de Gibraltar).Nous nous installons au camping (pour la douche), il fait beau donc baignade de rigueur ! Un panneau tourné vers la mer indique : Afrique 15 km ; à la nage cela risque d'etre long... Le lendemain, nous prenons les billets pour Tanger, départ le 8/10 . On s'installe sur la plage pour 2 jours de farniente. Traversée sans ennuis a part le mal de mer pour Bastien et à 11h30 nous sommes a Tanger, plein de gasoil, change et nous roulons jusqu'à Asilah pour passer la nuit au camping, il commence a faire chaud. Le 9/10 nous sommes à Rabat pour faire nos visas pour la Mauritanie . Un tour au cyber café et le soir, au camping, des militaires qui stationnent là pendant le ramadan nous offre un énorme couscous. ils sont là pour tirer avec un canon de 75 (vers la mer...) pour signifier la fin du jeune diurne.Entre le canon et les minarets, on ne dormira pas beaucoup ! Le lendemain, dépot des demandes de visa, marché, sieste et on assistera a un étrange trafic de nourriture entre militaires, gendarmes et commerçants.... Le surlendemain, nos visas en poche, départ pour Essaouira au camping "le calme" le bien nommé (on y restera 3 nuits)shopping dans la ville, courses et piscine au programme. Le 15/10 en route pour Tiznit. Arret au Marjanne d'Agadir pour les courses et surtout la bière introuvable ailleurs pendant le ramadan. Des Marocains nous donnerons de l'argent sur le parking pour qu'on leur ramène de la bibine et de l'alcool....On ressortira du magasin avec un plein caddie de bière!!! Camping a Tiznit, marché (il nous manque toujours quelque chose) et une bonne nuit avant le sahara occidental. A suivre
Cuba, un bastion contre l'envahisseur! English translation pending
by Sergepomy · 2008-03-24 · 120 replies
Le discours des médias bien pensants sur cuba:"les prisons cubaines sont pleines.Cuba reste une vraie dictature avec tout ce que cela implique d'atteinte aux libertés individuelle" le point de vue qui s'oppose à cette vision de Cuba:"les prisons sont pleines à cuba".C'EST FAUX.le taux d'incarceration y est plus important aux USA dont chacun dit que c'est une grande démocratie.jamais depuis 1959 le gouvernement n'a envoyé son armée et police contre le peuple;ses soldats ne violent ni ne rackettent."Cuba est une dictature".C'est faux.Dictature un pays pauvre ou chaque écolier est formé à l'informatique.Dictature un pays sans famine, sans mendiant, sans sdf.Dictature un pays ou le portrait du chef de l'etat (cf.nos mairies)n'existe pasdictature un pays ou d'autres journaux que Granma paraissent, l'église edite librement des journaux aux fort tirage. OUVRONS LES YEUx SUR CUBA. De mon ami MAXIME VIVAS.
Stage ONU à New York: visa? English translation pending
by Drynou · 2008-03-22 · 23 replies
Bonsoir,

Je viens d'apprendre que j'étais prise en stage à l'ONU ce qui est une excellente nouvelle mais... Les formalités sont décourageantes et j'ai surtout peur de ne pas avoir le temps. Je sais que pour un stage il faut un visa J1 mais selon le site de l'ONU le visa B1 suffit. Il me semble en effet que l'ONU bénéficie d'un statut spécial... Si quelqu'un a fait ce stage ou a des infos n'hésitez pas à me les communiquer je serai éternellement reconnaissante !!
S'expatrier en Thaïlande English translation pending
by Masthai · 2008-03-19 · 48 replies
Bonjour à tous, Je viens d'avoir 22 ans et je termine mes études en juin. Cette année j'ai découvers un pays magnifique qui est la Thailande. Depuis que je suis rentré sur Paris je n'arrive pas à oublier ce pays et j'ai qu'une envie c'est d'y retourner !!! C'est pour cela que J'ai décider de partir en Septembre pour une durée indeterminée en Thailande pour essayer d'y trouver un emplois puis éventuellement de m'y installer dans un futur plus ou moins proche... Je compte partir avec un petit budget (entre 3000 et 4000 euros) afin de m'assumer au cas ou je ne trouverai pas de travail. Je voudrai connaitre vos impressions ainsi que des conseils qui seraient les bienvenues àfin de m'éguiller dans ce pays... Merci d'avance !!!
Se marier en France avec une Thaïlandaise au cours d'un visa touristique English translation pending
by Siamchang · 2008-03-16 · 60 replies
Bonjour à tous. Je vais vous exposer ma situation, pour savoir si certains l'ont déjà vécue, et si ils peuvent m'aguiller sur la meilleure façon de procéder. Ma compagne est Thaïlandaise et se trouve actuellement chez moi en visa touristique de trois mois. Petit imprévu: je l'ai mise enceinte. Alors certes, nous n'avons été raisonnables ni l'un ni l'autre, mais il est temps d'assumer. Pas question d'IVG, pas dans ces conditions, de plus elle est bien évidemment bouddhiste et se refuse à celà. Et quelque part, malgré la difficulté de la situation, cette nouvelle nous rend heureux. J'ai pris des renseignements auprès de la préfecture, elle ne peut être régularisée actuellement, même dans son cas particulier. Des amies assistantes sociales m'ont conseillé de la garder en situation irrégulière, au terme de son visa, jusqu'à la naissance de l'enfant. Là, elle pourra demander une carte de séjour, et mon enfant sera français. Au départ, cette perspective ne l'enchantait guère, elle pensait repartir, et dès son arrivée là-bas, entamer immédiatement les démarches pour le visa de mariage, pour revenir au plus vite. Mais elle commence à se sentir fatiguée et pense qu'il ne lui sera pas possible de prendre l'avion, et encore moins deux fois. Donc nous revenons à l'idée de la situation irrégulière. Côté suivi médical de la grossesse, trois mois de présence sur le sol français lui donne droit à l'AME et aux soins gratuits, même en situation irrégulière. Mais si nous procédons ainsi, et si elle finit par effectivement obtenir des papiers, le jour où nous retournerons en thaïlande, ne risque-t-elle pas d'être ennuyée pour repartir? Et je n'ose imaginer les problèmes si on se fait griller pendant les quelques mois de situation irrégulière, et qu'elle est expulsée, je ne suis pas prêt de revoir ma compagne et mon môme. Et qu'il naisse en thaïlande compliquerait énormément les choses. Quand au suivi de la grossesse là bas, je n'ai pas trop confiance, surtout que si je ne suis pas derrière elle pour faire tous les check up nécessaires... Par ailleurs, il était dans nos projets de nous marier dans l'année, mais nous allons le faire dès à présent, le mois prochain, nous déposons le dossier la semaine prochaine. C'est chose possible lors du visa touristique. Si celà ne régularise aucunement sa situation, celà devrait je pense nous aider par la suite et montrer la sincérité de notre démarche. Celà m'amène à une autre question: dans le cas d'un couple franco thai qui se marie en france au cours d'un visa touristique, si la femme retourne au pays, comment celà marche pour demander le visa suivant, elle doit demander un visa de mariage malgré tout, ou un visa long séjour, en prouvant qu'elle s'est mariée? Est ce que l'ambassade ne risque pas de faire blocus, voit-elle d'un bon oeil qu'un couple ne patiente pas pour obtenir un visa de mariage, et se marie au cours d'un visa touristique? Merci de vos lumières sur ma situation. Merci de ne pas poster des commentaires exprimant des doutes sur la sincérité de ma compagne ou jugeant notre "folie", ce n'est pas ce dont j'ai besoin, et la solidité de notre couple n'est plus à prouver, et les débats sur la vénalité des filles thais ne m'intéressent pas.

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