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Trajet Spitzkoppe - Grootberg (Namibie) English translation pending
by Maranto · 2016-08-30 · 25 replies
Salut à tous,

Trajet Spitkoppe- Grootberg d'un trait 350km c'est faisable en partant tôt le matin pour arriver vers 14-15H max ou je rêve? On hésite à zapper Twyfeilfontein entre les deux, je sais que c'est "à voir " mais on est pas du tout balade avec guide...
Résumé de trois semaines au Rwanda / RDC (Goma) et Ouganda English translation pending
by Thomas05 · 2016-08-29 · 8 replies
Bonjour à tous,

J'avais déjà posté ici s'agissant de mon voyage trois semaines cet été au Rwanda, que je viens de terminer !

Comme je n'avais pas eu le temps de prévoir (que ce soit les réservations ou même l'itinéraire), je suis parti à la découverte sans savoir ce que j'allais faire avec seulement les premières nuits réservées à Kigali.

J'ai donc voyagé au fil de mon instinct et des rencontres, ce qui m'a conduit à passer 4 jours à Goma (en DRC), et 2 jours à Kabale (Ouganda) près du Lac bunyonyi.

Arrivé à Kigali tard dans la soirée (par Turkish Airlines, avec un arrêt à Istanbul), je me suis rendu en taxi au Discover Rwanda Youth Hostel, où j'avais réservé en dortoir pour 16 dollars la nuit. Le trajet en taxi m'a coûté 10 000 RwF (soit environ 12 euros, étant précisé que 1 euro = quasiment 900 RWF).

C'est un des établissements les moins chers que j'ai trouvé, et il était également recommandé pour les backpackers.

Concrètement, l'auberge est pas mal et bien remplie (mais il y a six dortoirs je crois, donc franchement même sans réserver c'est jouable si vous êtes seul ou à 2). Plutôt bien situé (à 45 mn à pied du centre ville, ou 10 mn en mototaxi) avec un bar très sympa à côté (Ogopogo).

C'est parfait pour ceux qui voyagent seuls car il y est facile de faire des rencontres. Ils font également restaurant, les plats le soir sont à 4,50 euros et c'est correct. Jamais testé le buffet le midi en revanche, et le petit déjeuner le matin est inclu.

Je suis resté environ 4 jours à Kigali et ses environs, où j'ai énormément marché. Je sais que plusieurs agences/hostels proposent des Kigali Tours (certains ont l'air très sympas) mais je n'ai pas utilisé ce biais là pour visiter Kigali.

Evidemment, le mémorial du génocide est à voir absolument, il est très bien fait. Le quartier musulman de Kigali est également très cool pour se balader (Nyamirambo). Je suis allé une journée à Nyamata, où il y a un mémorial. Il s'agit d'une église où 5 000 personnes environ ont été assassinées. Saisissant et choquant.

Bref, j'ai commencé doucement mon voyage et j'ai pu prendre le temps de préparer certaines excursions que je comptais faire. Je recommande à ce titre l'office du tourisme du Rwanda, il y a deux bureaux à Kigali (l'un étant dans le gros immeuble Union Trade Center dans le centre de Kigali). Ils sont très sympas et m'ont donné une liste de guides/d'agences proposant les excursions.

Je fais une parenthèse ici : les excursions sont chères si vous voulez aller dans les parcs ou autres, et ça devient vraiment cher si vous passez par une agence. Il faut vraiment prendre contact avec le plus d'agences ou de guides individuels possibles pour faire jouer la concurrence et bénéficier de prix moins chers. Par ailleurs, j'ai eu du mal à trouver des agences dans lesquelles je pouvais "joindre" un groupe de touristes pour payer moins cher.

Après 4 jours à Kigali, je suis parti une journée au parc national de l'Akagera, à l'est du pays. Il est recommandé d'y passer deux jours, mais cela était un peu cher pour moi. J'ai donc payé cette excursion 125 dollars (prix le moins cher que j'ai pu trouvé et qui était justifié par le fait que nous étions 3), ce qui comprenait les frais d'entrées du parc + transport avec un guide/chauffeur.

Le parc est très sympa : hippos, antilopes, girafes, buffles, éléphants, singes..pas vu les lions qui viennent juste d'être introduits! J'ai trouvé qu'une journée c'était pas mal et permettait de voir quand même beaucoup de choses! Le départ se fait tôt en revanche, à 5h du matin...

Les agences me proposaient généralement des tarifs exorbitants pour deux jours, entre 500 et 800 dollars tout compris. Il vaut mieux prendre contact avec des guides/chauffeurs individuels et faire jouer la concurrence pour faire baisser les prix, et surtout trouver des gens avec qui partager les frais (si vous voyagez seul).

Le lendemain, direction le Lac Kivu avec un bus pour Gisenyi, près de la frontière Congolaise. J'y suis resté environ trois jours, où j'ai pas mal glandouillé avec des voyageurs que j'avais rencontré : balades auprès du lac, baignades, hot springs à Nyamyumba...

Je suis resté au Discover Hostel (il y en a un à Kigali et à Gisenyi) au même prix. J'ai quand même passé une nuit à la fin au centre d'accueil saint francois xavier, à 5 mn à pied. Je recommande ce dernier car les prix sont attractifs : chambre entre 11 et 16 euros!

Plusieurs personnes ont fait le Congo Nil Trail (trajet en vélo de plusieurs jours le long du lac), ce qui avait l'air pas mal. Je m'étais renseigné auprès d'une agence (rwandan adventures) mais les prix proposés étaient prohibitifs (600 dollars pour 4 jours de mémoire). Il est possible de louer l'équipement (auprès notamment du Discover Hostel) pour environ 60 dollars par jour si je me souviens bien, ce qui n'est pas non plus donné.

J'ai hésité à le faire mais j'ai préféré mettre mon argent pour voir les gorilles des montagnes. A cet égard, il est possible de les voir dans trois pays : Rwanda, Ouganda et RDC, étant précisé que le permis au Rwanda coûte 750 dollars, 600 en Ouganda (je crois), et uniquement 400 en RDC! Initialement, je voulais les voir au Rwanda mais tout était déjà réservé, et je m'étais dit que j'essayerai peut-être d'aller les voir en Ouganda ou en DRC.

C'est finalement en RDC que je suis allé. Il est possible d'obtenir un visa touriste de 14 jours si vous faites une activité dans le parc national Virunga, situé à côté de Goma (la ville étant elle-même situé à la frontière avec le Rwanda et juste à côté de Gisenyi, ce qui est très pratique!).

Le site du MAE déconseille fortement d'aller en RDC et notamment à Goma et dans le parc. La situation peut en effet assez vite bouger, mais en ce moment la ville et le parc (du moins en partie) sont sécurisés. Il n'y a pas de problème à y aller.

Pour obtenir le visa donc, il faut payer 100 euros + s'inscrire à une activité du parc. A partir de Goma, les deux principales sont les gorilles et l'escalade du volcan Nyiragongo.Je n'avais pas prévu mais j'ai fait les deux! Ce qui valait vraiment le coup.

Pour les Gorilles, je suis malheureusement passé par une agence lorsque j'étais à Kigali, ce que je n'aurai pas dû faire. J'ai payé environ 750 dollars pour qu'ils gèrent tout et notamment le visa, le permis gorille, les transports et mon hébergement à Goma avec les repas la première journée. Franchement, je regrette car cela revenait trop cher et j'aurais très bien pu gérer cela tout seul.

A Goma, je suis resté dans une auberge Tony Guest House, à 20/25 dollars la chambre (l'agence voulait me mettre dans une auberge loin du centre et j'ai demandé celle-là notamment car je connaissais des voyageurs qui y étaient). L'auberge est très bien situé dans le centre. L'hygiène est relative et il y avait parfois pas d'électricité/d'eau, mais les chambres sont correctes, et c'est une des moins chères que j'ai trouvé.

A Goma, pour manger, je suis notamment allé dans une cantine recommandée par les locaux et mon guide (le Bradt) : Chez Magali, pas loin de mon auberge. Concrètement, c'est un buffet qui propose pas mal de trucs, c'est pas mal mais pas non plus à sauter au plafond (en moyenne 5 dollars le repas). Je suis aussi allé au Salt and Pepper, un restaurant indien pas mal du tout (il y en a beaucoup!).

Au niveau des activités, les gorilles et l'escalade du Volcan sont vraiment fantastiques et je ne peux que recommander.

Pour les gorilles, beaucoup de choses ont été écrites donc je n'y reviens pas, mais franchement c'est génial de les voir d'aussi près ! La marche pour aller les voir varie selon la famille, mais au Congo les familles à observer sont relativement proches (1H30 max) donc pas de difficultés. Attention juste aux fourmi rouges qui sont vraiment agressives/grosses/méchantes et qui me bouffaient la jambe à travers mon pantalon/mes chaussettes :)!

Pour le volcan, il faut payer 300 dollars pour l'activité. Cela commence le matin vers 11 heures, on arrive au sommet en moyenne au bout de 5 heures, on dort en haut dans des "huts" qui sont rudimentaires mais pas mal du tout, et on repart tôt le matin suivant pour descendre le volcan. J'ai également payé 56 dollars de transports aller retour.

Pour les préparatifs, il faut prévoir des vêtements chauds car il fait froid en haut, ainsi qu'un sac de couchage. Je n'avais absolument rien de tout ça, et il est possible de réserver un package avec sac de couchage / vêtements chauds / nourriture / eau / cuisinier auprès du parc. Au début je ne voulais pas le faire car cela coûtait trop cher, mais j'ai du m'y résigner (difficile de louer un sac de couchage à Goma, je n'avais qu'un petit sac à dos et avait laissé mon gros sac à GIsenyi...). C'était tout de même très cher : 136 dollars (ça passe à 80 si vous résidez au Mikeno Lodge, dont la nuit coûte environ 200 dollars).

L'escalade du volcan en elle-même est sympa mais pas évidente, cela monte bien ! On passe de 1 900 mètres (point de départ) à 3 400. Il y a quatre pauses prévues, mais on en a fait quelques unes supplémentaires vers la fin.

Et, au sommet, c'est magique, le plus grand lac de lave du monde, que l'on voit de près ! Le volcan est en activité (il y avait le National Geographic et des scientifiques qui l'étudiaient quand j'y étais) et c'est impressionnant.

Franchement, je n'ai pas regretté l'argent dépensé, que ce soit pour les gorilles ou le volcan !

Retour ensuite au Rwanda à Gisenyi pour récupérer mes affaires. Là, dilemne, il me restait encore quelques jours, et je n'avais plus beaucoup de budget. J'ai hésité entre aller au Parc national des volcans pour voir les golden monkeys ou faire un trekk, mais finalement je me suis rendu, sur les conseils de voyageurs, en Ouganda, au Lac Bunyonyi.

Le lac se situe pas loin de la frontière Rwandaise, donc c'est plutôt aisé d'y aller. Si vous n'avez pas de visa pour l'afrique de l'EST (EAC), il faut payer 50 dollars à la frontière. Pour se rendre au lac, il faut aller à Kabale (possible d'y aller depuis Gisenyi comme je l'ai fait mais aussi évidemment de Kigali).

Je suis resté dans deux auberges/hôtels : Edirisa Guest House, au bord du lac et plutôt sympa, et le White Horse Inn, dans la ville de Kabale, à 20 minutes en boda boda (moto taxi) du lac. Les deux sont plutôt bien (Edirisa à 24 dollars, un peu cher pour ce que c'est, et le White Horse Inn à 30/35 dollars mais vraiment très bien).

Le lac est vraiment magnifique et je recommande de louer un "bateau" pour se balader entre les ïles. Je n'ai pas fait de tour organisé donc je ne peux pas vous recommander, mais certains avaient l'air vraiment pas mal. C'est clairement un bon endroit juste pour se balader et se relaxer tranquillement (ce que j'ai fait).

La totalité des voyageurs rencontrés étaient très élogieux sur l'Ouganda et je suis bien décider à le visiter par la suite!

En tout cas, mais je le savais déjà avant, voyager en Afrique n'est pas donné, surtout au Rwanda où c'est (comparativement) un peu cher, notamment les auberges et évidemment les activités. Il faut donc souvent choisir entre telle ou telle activité en sachant qu'on ne pourra pas tout faire.

Il est toutefois possible de manger pour pas cher (sur les marchés ou dans des petits bouis bouis), et les transports ne coûtent pas grand chose (le bus ne coûte vraiment rien, les moto taxis un peu plus mais cela reste vraiment abordable).

Si certains ont des questions, n'hésitez pas!
Retour de voyage: 3 semaines en Thaïlande avec adolescents au mois d'août English translation pending
by Yothope · 2016-08-25 · 43 replies
Ayant beaucoup bénéficié de votre aide sur ce forum, c’est la moindre des choses de faire un petit compte rendu de notre séjour en Thailande et ainsi de répondre aux questions de ceux qui seraient en train de planifier leur voyage 😉

Désolé pour ce long mail 🤪

Séjour de 3 semaines en Thailande du 3 au 24 Août 2016 3 Familles avec chacun 2 enfants (de 10 à 14 ans)

On peut finalement diviser le voyage en 4 étapes majeures :

1.Bangkok – Ayutthaya – Lopburi Objectifs : ville, temples et culture avec une touche de singes à la fin. A Bangkok, nous avons logé au Lamphu Tree House, un petit hôtel sympathique situé proche du fleuve Chao Phraya et qui a l’avantage de posséder une piscine, ce qui est toujours agréable avec des ados. Ne connaissant pas la Thailande, nous avons commencé par une visite de l’essentiel de Bangkok. Nous avons pris un guide via l’agence « Tong Tong ». Le guide, Niwat, parlait un excellent anglais et nous a permis de visiter les temples les plus classiques : - le Grand Palais (tôt le matin c’est mieux). Astuce, si vous crevez de chaud, allez faire un tour au musée des vêtements de la reine dans la même enceinte que le Grand Palais. Visite gratuite et bâtiment climatisé, ce qui fait beaucoup de bien par ces fortes chaleurs !!! Et la visite est intéressante - le buddha couché (Wat Pho) Déjeuner conseillé par le guide juste à côté à « Almon d Hostel » : service rapide, très bons plats et pas cher … à recommander si vous faites ces visites ! - War Arun étant en restauration, nous ne l’avons pas fait - Golden Mount : petit temple situé sur une colline qui peut donner une belle vue sur la ville (mais pas indispensable) - Maison de Jim Thompson. La visite par une guide Thaïlandaise parlant français est assez décevante, mais la maison est très jolie et originale, et nous découvrons des cocons de soie des quels des fils de soie sont prélevés puis tissés. Très intéressant et instructif pour les enfants. Les deux autres jours nous ont permis de visiter China Town, de faire le Taling Chan floating market avec une balade sur les klongs et un déjeuner aux différents stands et enfin le Chatuchak week-end market où nous nous sommes concentrés sur la partie vêtements (c’est tellement grand !!). Conseils pour les taxis : demandez-leur toujours de mettre le taximeter, et si ils refusent, prenez en un autre, ce n’est pas ce qui manque. Nous n’avons jamais pris de Tuktuk et notre guide du premier jour nous a bien dit qu’il y avait beaucoup d’arnaque. Restaurants : mention spéciale pour le restaurant Hemlock que je vous recommande vivement, et notamment l’entrée , à la fois originale et excellente : de petites feuilles que nous remplissions de différents ingrédients : coco, oignons, gingembre, cébette, citron vert, cacahuète, citron vert … avec une petite sauce maison : Délicieux. Ensuite nous avons commandé plusieurs plats et ils étaient tous excellents. Le tout pour un prix ridicule. Bref une excellente adresse pour qui visite Bangkok. Départ ensuite pour Ayutthaya où nous avons logé à l’hôtel Promtong Mansion B&B. Déco en Teck, tout le monde ôte ses chaussures à l’entrée … propreté irréprochable, et chambres très agréables et spacieuses, mais mauvaise insonorisation (comme beaucoup d’hôtels en Thailande !). La réceptionniste nous donne plein de conseils pour nos visites de fin d’après-midi et du lendemain. Vraiment une excellente surprise cet hôtel pour un prix dérisoire (environ 60 € pour 2 chambres par nuit !!). Côté restaurant, on nous avait conseillé le Saigon River Restaurant, mais nous n’avons pas trouvé ça super !! Le lendemain, nous avons loué des vélos pour visiter quelques-uns des temples : Wat Mahathat, Wat Ratcha Burana, Wat Phra Si Sanphet et Wat Chai Watthanaram. C’est ce dernier qui est clairement le plus beau et le mieux restauré. Mais il nous a fallu souffrir pour l’atteindre 7km aller-retour sous une chaleur éprouvante. Une halte au 7-11 a été salvatrice pour nous rafraîchir. Peu avant la visite du 3ème temple, nous voyons nos premiers éléphants. Impressionnants, mais les gens montent sur des chaises, et cela a tendance à blesser les éléphants … très peu pour nous. Pour la pause déjeuner, nous déambulons dans un petit marché couvert où nous testons la spécialité locale : Roti-Saimai. Des petites crêpes vertes fourrées de longs filaments entremêlés à base de noix de coco, peu appétissantes à première vue mais excellentes au final. Il s’agit d’une spécialité d’Ayutthaya que nous ne reverrons malheureusement pas ailleurs. Puis départ pour une petite pause à Lopburi pour rendre visite aux singes. La ville n’a rien de particulier, mais les deux temples centraux sont le repère de petits singes farceurs qui ont beaucoup plu aux enfants. Puis nous redescendons en minivan vers l’aéroport de Bangkok Meng Luong pour partir vers Chiang Mai.

2.Chiang Mai Objectifs : Nature, culture et éléphants Nous arrivons à notre guest house : Banjai Garden Guesthouse. Tenu par un français, Franck et sa femme Thaïlandaise, Eat. Il s’agit d’une petite guesthouse située à l’intérieur du quartier historique de Chiang Mai, facilitant ainsi les visites du lendemain. Franck est très accueillant et on s’y sent comme chez soi dès le début. Les chambres sont agréables à un prix défiant toute concurrence. Les petits-déjeuners y sont très copieux et bons. Pains au chocolat et croissants pour les nostalgiques, notamment. Un petit salon de massage attenant également pour le retour des sorties journalières. Bref une très bonne adresse !! Première journée plutôt visite de la vieille ville et des temples extérieurs dont le Wat Phratat Doi Suthep, le plus connu. Mais celui qui nous a le plus plu est le Wat Pha Lat : moins connu et surtout moins touristique, ce temple est une merveille ensevelie au sein d’une forêt luxuriante. C’est aussi ce qui lui donne le plus de charme et d’originalité par rapport à tous les temples visités jusqu’à maintenant. Contrairement au Wat Phrathat Doi Suthep qui est très touristique, nous ne sommes que très peu à visiter le Wat Pha Lat. L’ambiance qui y règne est indescriptible. Le silence y règne, entrecoupé du chant de grillons particulièrement bruyants. La flore recouvre une grande partie des statues. Très chouette !! La première visite nous a été conseillée par Franck : Banthi Tour. Au programme, visite d’un village par Pi, un Thailandais qui a du peps et beaucoup d’humour. Il parle anglais, mais aussi pas mal français et a pas mal d’expressions qui nous ont beaucoup fait rire. Il nous fait découvrir la vie de son village, son artisanat ainsi que certaines activités. A midi, c’est atelier cuisine avec sa mère et sa cousine. Chacun prépare ses plats avec des ingrédients locaux. 5 plats au total, on se régale. On finit la journée à planter du riz dans une rizière. Ca a été vraiment une super journée et je recommande vivement !! Deuxième journée orientée éléphants. Un refuge pour éléphants (Discovery Elephant) où nous souhaitions une petite structure avec un respect des éléphants. Au final, comme nous étions 12, nous devions être les seuls visiteurs ce jour là de cette petite structure. Mais ils ont dû sous-traiter à un autre organisme car l’endroit où on nous a amené avait plus d’éléphants que prévu. Il s’agissait également d’un sanctuaire pour éléphants. Ils nous ont quand même fait monter sur leur dos, mais à cru. Et nous avons passé du temps à les frotter dans la rivière locale. Impression un peu mitigée au final : très excités à l’idée d’avoir pu vivre ces moments avec les éléphants cependant. Enfin pour finir, un trek dans le parc national du Doi Inthanon. Au programme, le sommet le plus haut de Thailande : le Doi Inthanon. Départ à 8h de l’hôtel pour 1h30 de route. Nous entrons en minivan dans le parc National du Doi Inthanon. Il s’agit d’un parc créé il y a une quarantaine d’année, et où le Roi, lors d’une visite il y a 30 ans, a révolutionné la culture locale. Pour lutter contre la culture de l’Opium, le roi a convaincu les villageois de cultiver des fruits et des légumes rares en Thaïlande et donc à haute valeur ajoutée. C’est comme cela que les cultures d’Opium ont progressivement laissé place à des cultures de café, de fleurs occidentales, de fraises etc … Nous commençons par un trek au départ d’un petit village dans lequel nous goûtons le café (pur Arabica) local. Le trek, d’une durée de 2 heures nous emmène au sein d’une forêt dense et luxuriante, le long d’une rivière de laquelle nous pouvons admirer de magnifiques cascades. Nous croisons également sur le chemin un serpent liane et un gros lézard. Notre minivan nous attend au bout de ce trek (à une altitude d’environ 1200 m) pour nous emmener déjeuner dans un restaurant local. Nous avons beau demander « no spicy » les plats que nous recevons sont tous épicés, et les enfants ont du mal à manger. Nous repartons ensuite pour le sommet le plus haut de Thailande, le Doi Inthanon, culminant à une hauteur de 2565 m. Il s’agit en fait du tout début de la chaine de l’Himalaya. Malheureusement, en cette période de l’année, le haut de la montagne est recouvert d’une brume à couper au couteau et l’humidité est extrême. C’est la première fois où nous avons froid en Thailande, il fait 14°C. Nous prenons quelques belles photos de la magnifique chute d’eau située au sommet, puis nous visitons deux petits temples dédiés au roi et à la reine. Ces temples doivent être magnifiques par temps dégagé car les jardins sont garnis de fleurs. Mais la brume environnante nous empêche d’apprécier le paysage. A faire plutôt en mars-avril donc je pense. Restaurants à recommander sur place : - le Dash Teak Restaurant & Bar : les curry sont délicieux et le Crispy Chicken with Tamarind Sauce est à tomber. Bref, nous sommes tellement satisfaits que nous réservons à nouveau pour 2 jours plus tard. - café de Thaan Anoan : le service est rapide et tous les plats sont réussis, ainsi que les desserts, notamment le fameux Sticky Rice Mango mais aussi une tarte au citron plus étonnante à trouver en Thailande - le Grand Lanna Restaurant que nous avions réservé de longue date. Il s’agit d’un excellent restaurant (standing bien supérieur à tous les restaurants faits jusqu’à maintenant !) avec un spectacle de danses thaïlandaises typiques. Tous les plats sont excellents, et le Mango Sticky rice est le meilleur que j’ai mangé de ma vie !!! Bon après, c’est clair que c’est très cher !! - marché nocturne de Chiang Mai : pour grignoter dans différents stands. On sent la présence française à Chiang Mai, notamment avec les stands crêpes au Nutella 😄

3.Kha Sok National Park et lac Chiew Lam Objectifs : Nature en dehors des sentiers battus

Nous prenons l’avion de Chiang Mai à Surat Thani et décidons de passer une nuit dans les arbres au Khao Sok Paradise. Nous sommes très déçus par l’accueil. Nous avions réservé nos chambres en Novembre pour le mois d’Août de l’année suivante en insistant bien sur le fait que nous voulions des « Tree house », ce qui nous avait été confirmé. Une fois sur place, seule 2 des 4 chambres que nous avons eues étaient des tree houses. Problème de surbooking apparemment. Le réceptionniste disait que ce n’était pas de sa faute et que les chambres qu’ils nous proposaient étaient plus chères et le patron n’était pas là. L’hôtel est de plus un peu vieillissant, et la mousson particulièrement sévère des dernières semaines le rendait très humide. Bref ambiance bof bof dans cet hôtel où nous avons cependant eu la chance de voir descendre un magnifique serpent des mangroves (noir et jaune) d’environ 1m 50 le long des lianes qui entourent la salle de l’hôtel où nous dinions. Le reste du séjour a été beaucoup plus intéressant. Nous avions réservé le programme « Lac Zen » via l’agence « visiter Khao Sok » (créée par Mathilde pour ceux qui visite pas mal ce forum). Sylvain nous a accueillis dès notre arrivée à l’hôtel pour nous expliquer le programme. Nous sommes ensuite partis pour 2 nuits et 3 jours sur le lac Chiew Lam. Nous avons dormi dans des cabanons sur pilotis de catégorie intermédiaire amplement suffisants pour nous. Nous avons de plus été très chanceux car nous étions seuls dans l’hôtel (un grand groupe était parti la veille). Notre guide, Pirot, qui nous a accompagné tout le long de ce séjour était vraiment super. Il connait les moindres recoins du lac pour nous faire découvrir des animaux et il était toujours aux petits soins avec nous pour les repas, pour les petits bobos … parfait !! Nous y avons fait 2 treks, l’un en forêt dense et l’autre dans le lit d’une rivière menant à une cascade, et 2 safaris matinaux et 2 en fin de journée. Nous avons vu pas mal de singe et avons aperçu un ours au sommet d’un arbre de loin. La veille, le frère de Pirot avait même aperçu un éléphant sauvage le long de la berge … il paraît que l’on peut en voir parfois lorsque l’on est chanceux. Enfin nous avons également visité la grotte aux diamants (qui scintille plutôt hors saison des pluies). Outre les stalactites et stalagmites classiques, la grotte est habitée par de nombreuses chauves-souris, mais aussi par différents types d’araignées. Nous en trouvons de deux types : l’araignée lumière ( ?) et l’araignée scorpion. La première a d’énormes pattes et présente un point lumineux sur le front au-dessus des deux yeux quand elle est éclairée. La seconde est un peu plus petite, de la couleur de la roche. Elle ne présente rien de particulier a priori, mais lorsque l’on grossit la photo, on s’aperçoit qu’elle possède de multiples crochets noirs sur ses deux pattes avant. Vraiment impressionnant. Bilan très positif de ces 3 jours. Même si nous avons bien compris ce qu’était la mousson (ton meilleur ami est ton poncho !!), nous avons bien profité de la beauté et de la paisibilité qui règne sur ce lac. Nous avons apprécié le fait qu’il y ait peu de monde. Je pense que cela doit être encore plus magnifique hors saison des pluies.

4.Koh Phangan Objectifs : soleil, plage, mer et snorkling Nous y avons séjourné 6 nuits au total dans 2 resorts différents situés sur la côté Nord Ouest et Nord de l’île. Nous voulions éviter la full moon party qui avait lieu pendant cette période mais plutôt au sud de l’île. Ce qui nous a choqués en arrivant, c’est le prix monstrueux des taxis à l’embarcadère : 200 bahts par passager !!! Ils ont beau vous montrer un carte de l’île pour vous expliquer que c’est le prix normal (nous nous sommes faits avoir pour notre part), je vous conseill de continuer 500 m pour arriver au centre de Thong Sala et de prendre un taxi normal qui vous prendra pour 100 bahts/pers. normalement. Ca reste cher pour les normes Thai mais c’est comme ça sur l’île. Hôtel 1 : Salad Hut Bungalows. Personnel super accueillant et sympa !! L’hôtel donne sur la plage de Salad Hut avec une belle (mais petite) piscine devant. La plage est très belle, mais à cette période de l’année, la marée est basse environ jusqu’à 16h et il est difficile de s’y baigner. A partir de 16h on peut aller sur les côtés de la plage et se lancer dans de petits snorkling très sympathiques en faisant attention aux coraux bien entendus. Chaussures de plages indispensables notamment à cause de nombreux oursins. Nourriture OK et très bonnes pizzas (tout comme au restaurant Cookies à l’extrémité de cette plage). Hôtel 2 : Maehaad bay resort. Là on est dans du standing supérieur (et le prix aussi du coup). La piscine est très grande, et les chambres sont très spacieuses et équipées. La vue sur Ko Ma est vraiment chouette et le snorkling y est également très sympa. L’eau peut être assez trouble en période de mousson si il a plu ou si il y a beaucoup de vent, mais c’était très bien pour nous lorsque l’on y était. L’hôtel reste un peu éloigné de tout et sans moyen de locomotion, on a tendance à rester à l’hôtel (comme on était fatigué en fin de séjour, cela nous convenait bien). Au final, l’hôtel est quand même plus impersonnel que le précédent. Pour le snorkling, on a croisé 2 très belles méduses, mais pas de méduse boite (apparemment ces dernières sont assez petites). Plage sympa à recommander sur la côté Ouest : Secret Beach. Nous n’avons pas tenté la location de scooters pour plusieurs raisons et nous sommes donc majoritairement déplacés en taxi. Nous avons également fait du snorkling de nuit avec lampes bioluminescentes pour faire ressortir les coraux. Activité proposée par Blue Horizon Diving. Très sympa, mais je pense qu’il ne faut pas être plus de 4 avec le guide pour ne pas se perdre (il fait nuit noire) et il faut être à l’aise dans l’eau. J’ai également fait un baptême de plongée avec ce même diving center. Sortie en bateau à Sail Rock (meilleur coin du golf de Thailande) et 2 super plongées à 12 m avec mon instructeur, JB, que je n’avais que pour moi ce jour-là. Il y a beaucoup de gros poissons dans ce coin. Nous avons notamment croisé de gros poissons anges, de gros mérous ainsi qu’un beau banc de barracudas d’environ 1m. La veille ils avaient même eu la chance de voir un requin baleine. Je recommande vivement JB si vous allez plonger là-bas … Enfin notre sortie au parc maritime d’Ang Thon a été plus mitigée. Nous avions un speed boat pour nous puisque nous étions 12. Cela nous a permis de réduire le temps du trajet et de planifier la visite à notre convenance. Le site est très beau. Il s’agit d’un ensemble de 42 îles pour une superficie totale de 102 km², dont seulement 18 km² sont des terres. Quelques petites plages de sable blanc et des falaises érodées par l’eau donnent à ce site une beauté indéniable. Notre skipper nous arrête près d’une des falaises et nous chaussons tous masque palmes et tuba pour nous lancer à l’assaut des poissons du parc. Grosse déception, l’eau est si trouble que nous ne voyons pas à 1 m. Nous essayons un autre spot, mais c’est pareil. Déçus, nous demandons au skipper de nous amener sur l’île principale, envahie par un nombre de touristes énorme. Nous parvenons malgré tout à trouver 2 tables à l’ombre où nous mangeons nos sandwichs et brownies achetés chez Only Tasty (un petit snack près de Thong Sala à recommander). Nous découvrons à ce moment une famille de petits singes (Semnopithèques obscurs) s’amusant dans des arbres proches et nous passons un bon moment à les observer. Nous montons ensuite au point de vue. Il y a 500 m de dénivelé, et les marches sont particulièrement hautes et inégales. Certains d’entre nous s’arrêtent donc au premier point de vue, d’autres au 3ème point de vue, et seuls les plus courageux montent jusqu’en haut pour admirer la vue magnifique de ce chapelet d’îles.

5.Bilan •3 magnifiques semaines passées en Thailande d’une extrême richesse et diversité. •Voyage très facile à organiser par soi-même sans passer par une agence, et même pour un groupe de 12 comme le nôtre. •Nous avons préféré le côté nature de la Thailande à Bangkok •La mousson n’a pas été un problème. Nous ne l’avons vraiment sentie qu’à Khao Sok. •Je n’ai pas trouvé qu’il y avait tant de moustiques que cela, même à Chiang Mai. Pas de problème de Dengue donc 😏 •Côté méduses, pas de stress non plus … tout le monde se baigne normalement et par bonne visibilité dites-vous que vous nagez bien plus vite qu’une méduse 😎 •Côté repas, nous avons vraiment bien manger. Ca reste toujours un peu épicé, même lorsqu’ils disent « no spicy » mais y’a quasiment toujours moyen de trouver des plats qui conviennent à tout le monde. Nous avons mangé aux restaurants quasiment tout le temps, et nous nous en sommes tirés pour environ 8€ par repas et par personne (avec à chaque fois cocktail, plat + dessert).

Voilà voilà … à votre disposition pour toute question 😏 Pierre
Retour sur 3 semaines au Cap occidental et oriental English translation pending
by Arno1981 · 2016-08-23 · 0 replies
Bonjour,

nous venons de passer 3 semaines inoubliables en Afrique du Sud du 29 juillet au 17 août 2016. Nous sommes partis avec nos deux enfants de 6 et 4 ans. Après quelques hésitations, nous avons volontairement choisi de nous limiter à une région afin d'éviter de courir et d'avoir à reprendre des vols intérieurs: nous nous sommes cantonnés aux provinces du Cap Occidental et du Cap Oriental (en plus, ça fera un prétexte pour y retourner pour voir le reste du pays 😉)

Voici notre itinéraire réalisé en 20 jours : Vol Paris-Dubai-Le Cap sur Emirates Le Cap > Hermanus > Witsand > Knysna > Jeffrey's Bay > Addo > Graaf-Reinet > Beaufort West > Oudtshoorn > Franschoek > Kleinmond > Le Cap (Llandudno)

Cela représente 3 300 km en tout avec des étapes de 2h à 3h en moyenne (max 4h30 entre Oudtshoorn et Franschoek). Nous avions réservé tous les hôtels sur internet depuis la France.

Le Cap (3 nuits): Table Mountain / Plage à Clifton / V&A Waterfront / 2 Oceans Aquarium / Péninsule du Cap de Bonne Espérance / Pingouins à Boulder Beach => Hôtel Mount Sierra à Gardens

Hermanus (1 nuit): excursion en bateau dans la baie pour voir les baleines / De Hoop Nature reserve (Koppie Alleen) => Braeview Guesthouse

Witsand (1 nuit) => Whale Watchers Inn

Knysna (2 nuits): Knysna Heads / Trottinette tout terrain à Jubilee Creek / Robberg Nature Reserve ) => Résidence Under Milkwood (énorme coup de coeur 🙂)

Jeffrey's Bay (1 nuit) : Tsitsikamma NP / Plage à Jeffrey's Bay / St Francis Bay => A1 Kynaston Guesthouse

Addo (2 nuits) : Addo NP pour voir les animaux (éléphants, lions, zèbres, buffles...) => Homestead B&B

Graaf Reinet (1 nuit): Camdeboo NP et Valley of Desolation => An die Oewer Guesthouse

Beaufort West (1 nuit): Karoo NP => Ko ka Tsara Bushcamp (2e énorme coup de coeur 😉 surtout pour les girafes qui descendent de la colline le soir...)

Oudtshoorn (2 nuits): Meeringspoort Waterfall / Swartberg Pass / Cango Caves / Cango wildlife ranch => Le petit Karoo Ranch

Franschoek (1 nuit): Huguenot Memorial Museum => Villa-Roux

Kleinmond (1 nuit): Plage / Harold Potter Botanical Garden / Pingouins à Betty's Bay => Wild Fig B&B

Le Cap-Llandudno (3 nuits): Robben Island / Maiden's Cove et plage à Camps Bay / Signal Hill / Kirstenbosch Botanical Gardens / World of Birds => Sunset on the rocks B&B

Aucune mauvaise surprise sur les hôtels, nous pouvons tous les recommander avec toutefois une mention spéciale pour Undermilkwood à Knysna et Koka Tsara à Beaufort West. Nous avions fait en sorte de réserver la plupart du temps des appartements avec cuisine afin d'être indépendants sur les repas (hyper pratique avec de jeunes enfants).

Coup de coeur pour la côte et Table Mountain au Cap, de Hoop Nature Reserve pour la lumière et les couleurs si particulières et Karoo NP. Pour les enfants: pingouins à Boulder Beach & Betty's Bay / Cango wildlife ranch à Oudtshoorn / Addo NP pour les animaux / Trottinette à Knysna.

Nous avions deux inquiétudes avant de partir: -la saison (plein hiver en juillet-août). Nous avons peut être été chanceux mais nous n'avons eu que 2 jours de pluie en 3 semaines. Grand soleil tout le reste du temps avec 20 degrés en journée en moyenne (8 à 10 degrés le matin donc il faut quand même se couvrir un peu). Globalement, plus qu'acceptable 😎 -la sécurité, mauvaise réputation du pays oblige. Là encore, aucune mauvaise surprise. Pas de sentiment d'insécurité en respectant les règles de prudence élémentaires (éviter les sorties de nuit, ne pas se rendre dans les townships...). Il faut tout de même reconnaitre que les écarts de richesse sont colossaux et qu'il faut le garder en tête. Au delà de ça, aucun problème particulier.

Globalement, nous avons trouvé le voyage très facile (infrastructures excellentes, anglais partout, niveau de service top - on a encore du chemin à faire en France...) et relativement abordable (hôtels autour de 50-60 euros la nuit à 4, restos à 35/40 euros en moyenne avec les boissons). La côte nous a pas mal rappelé l'Australie du côté de Perth ou Melbourne (peut être en plus beau encore) et l'intérieur des terres, plus désertique, a petit côté ouest américain.

Bref, on a adoré !!! On en a pris plein les yeux pendant 3 semaines et on revient avec des souvenirs plein la tête 🙂

Ci-dessous quelques photos pour vous faire saliver...

Sortir des sentiers battus au Cambodge, puis détour au Laos English translation pending
by Silbou · 2016-08-22 · 9 replies
Bonjour, j'aurais deux questions sur le Cambodge.

J'aimerais me faire un stop entre la frontière vietnamienne et Phnom Penh , que me conseillez vous. J'ai parcouru le forum et c'est toujours les même endrois qui sont recommendé (Siem rep et Battambang\les îles et les villes cotière\ Phnom Phen) c'est mon deuxième voyage et j'aimerais bien sortir des sentiés battus et m'enfoncer dans la campagne. Si vous avez des idées je suis preneur, sinon j'irais à l'aveugle.

J'aimerais aller à quatre mille îles au Laos, savez vous si on peux sortir du Cambodge et rerentrer quelques jours plus tard avec un nouveau visa. Mon vol pour la Nouvelle Zélande se trouve à Phnom Penh je ne voudrais pas me retrouver bloqué au Laos. Je sais par exemple que au Vietnam quand on prend le visa 15 jours il faut attendre un certain nombre de temps avant de pouvoir y rerentrer, et le Cambodge?

Merci pour vos réponses
Bus de Hoi An à Buon Ma Thuot English translation pending
by Syl1286 · 2016-08-21 · 15 replies
Bonjour,

Nous partons au Vietnam en février 2017 et nous cherchons s'il y a des bus qui relient Hoï An (ou Da Nang) à Buon Me Thuot pour visiter le parc de Yok Don. J'ai vu qu'il y avait un vol intérieur mais c'est très cher, je pense car les dates sont proches du Tet. J'ai vu sur une carte que la compagnie Mailinhexpress propose peut-être ces dessertes mais je n'arrive pas à trouver plus de renseignements précis car je ne trouve pas leur site exact. Quelqu'un aurait-il des infos ?

Merci beaucoup

Sylvie
Retour safari/plage Kenya English translation pending
by Alexval2 · 2016-08-21 · 12 replies
Voilà un compte rendu d’un voyage de 10 jours au Kenya du 14 au 25 juillet 2016.

Le vol : Toulouse/Nairobi via Amsterdam (avec au retour un vol Mombasa/Nairobi en plus), un peu moins de 1000 euros par personne avec (à priori) 2 vols de nuit. Réservé chez Go voyage , opéré par Air France (en fait 3 compagnies :Air France, Kenya Airways, KLM suivant les vols). Il y a moins cher en passant par Londres. Arrivés à Amsterdam le vol est reporté au lendemain matin pour « problème technique » ! Donc nuit d’hôtel (sans bagages sinon c’est pas drôle) payée par la compagnie (repas également) mais il a fallu se battre pour avoir des infos (et pour la demande d’indemnisation au retour je vous raconte pas…) .Le lendemain vol de 8h (de jour…) et arrivée de nuit à Nairobi : impossible de partir pour le parc donc nuit d’hôtel à Nairobi (300$ pour notre pomme !) et un jour de safari en moins non remboursable…Bref ça commençait bien. Heureusement tout a été parfait ensuite.

Détails pratiques : -paiement des réservations safari et plage par virement : attention frais bancaires élevés (du coup il vaut mieux payer directement la totalité du séjour) ! Au vu de l’investissement j’ai pris une assurance annulation voyage (200 euros) -nous avons pris du liquide (change par l’intermédiaire du chauffeur à Nairobi) ne sachant pas si on aurait un accès facile au retrait ou paiement par carte. -temps: nuageux à ensoleillé, frais le matin et le soir (emportez un pull) chaud (25 à 30°) dès l’apparition du soleil. - ne pas oublier: adaptateur de prise (prise anglaise) jumelles (difficile de choisir quand on y connaît rien…après quelques recherches j’ai pris BUSHNELL excursion 10*42 ) -prévoir plutôt 2 nuits dans chaque parc , une seule c’est frustrant.

Safari privé (nous étions 4) : Après plusieurs demandes de devis et consultation de Trip Advisor j’ai choisi l’agence Natural World Kenya Safaris. Hyper réactive (avant et pendant le voyage), proposition de choix d’hôtels avec 3 niveaux de budget (les hôtels étaient imposés et quasiment identiques dans tous les autres devis demandés), définition du parcours à notre convenance, chauffeur/guide francophone. Sur place organisation impeccable, communication via notre chauffeur quotidienne pour savoir si tout se passait bien, le chauffeur -Benedict- sympa et très pro…rien à dire le top ! 6 places dans le « combi » à toit ouvrant, confortable mais pas de clim (inutile en cette saison nous n’avons pas eu chaud).Prix/personne (tout compris sauf boissons avec catégorie hôtel luxe) pour 5 jours/5 nuits (2 chambres) : 1335$.

Les parcs (et hôtels): Il a fallu faire un choix et comme nous finissions par un séjour plage j’ai choisi les parcs suivants qui se trouvent plus ou moins sur la route Nairobi/Mombasa:

-Amboseli (2 nuits):

A 5/6h de route de Nairobi (dont 1h de piste) au pied du Kilimandjaro que nous avons eu la chance d’apercevoir le matin de notre départ (il reste un peu de neige) émergeant des nuages.

Très bien de commencer par ce parc car on voit tout de suite une multitude d’animaux (on est impatients, on est venus pour ça !) avec surtout de nombreux troupeaux d’éléphants. Parc très plat (sauf une petite colline d’où l’on a une belle vue) alternant parties sèches et marécageuses avec quelques endroits plus boisés. Beaucoup de gnous, zèbres, girafes, impalas et diverses antilopes, buffles, phacochères, singes, autruches (et quelques oiseaux : émeus, serpentaires…) quelques hippopotames. Les prédateurs plus rares forcément mais nous avons vu 3 guépards, une lionne, un chacal, une hyène. (je vous épargne les photos prises de loin...)













Retour sur un très beau voyage au Sri Lanka juillet 2016 English translation pending
by Annachris · 2016-08-20 · 16 replies
Bonjour,

Nous avons effectué cet été un très beau voyage de 3 semaines en famille au Sri-Lanka. Voici mon modeste retour d’expérience sur ce voyage.

Pour commencer, ce pays est un coup de cœur (encore un !!) ! Nous avons été tous très dépaysés. Les paysages sont magnifiques et très diversifiés (nous avons eu l’impression de faire 3-4 voyages en un). La faune et la flore sont très riches. Et nous avons fait de très belles rencontres avec les sri-lankais.

Notre voyage était axé nature, faune, et plages. Nous avons été comblés !

Un bémol : voyageant avec 2 enfants de 9 et 12 ans, le rythme a été parfois assez sportif avec les bus. Il aurait fallu rallonger la partie balnéaire de quelques jours.

J'ai inséré quelques photos pour illustrer et aérer ce récit, mais elles sont vraiment de piètre qualité (prises avec mon téléphone, car j’ai oublié mon appareil photo dans le bus pour Kegalle en tout début de voyage 😠!!!)

Itinéraire et hébergements

J1 - Negombo Arrivés en fin d’après-midi, notre première vision de Negombo Beach n’a pas été très positive (bruit, circulation). Nous avons fait un rapide tour sur la plage en début de soirée puis repas au Serendib restaurant (assez cher). Malgré quelques réserves en grande partie liées à la fatigue du voyage, je confirme que cette ville est vraiment bien située pour démarrer ou finir son voyage !

Hébergement Panorama residencies : bien situé à proximité de la plage et des restaurants. Un super accueil. Une grande chambre familiale à l’étage. Une petite piscine rafraichissante. Le petit-déjeuner est inclus, mais n’est franchement pas terrible !

J2 - Negombo-Kegalle Nous prenons le bus à la gare routière de Negombo pour rejoindre le Elephant Project Freedom. Nous allons passer la journée du lendemain avec 2 éléphantes que cette association a recueillie : Seetha et Manika. J’avais lu que la conduite des chauffeurs de bus était sportive. En effet, on a vraiment l’impression d’être dans Mario Kart !!! Il faut vraiment le vivre ! Avec en fond sonore, le bruit du klaxon du chauffeur et la musique sri-lankaise ! Il y a un boucan !!! Notre fille a d’ailleurs eu un gros coup de mou à la gare de Negombo (bruit, odeurs, chaleur, dépaysement …). Le seul du séjour ….

Hébergement en homestay sur le lieu de l’association : super belle grande maison, au calme, et au milieu d’une très belle végétation. L’accueil est top. On y mangera super bien. Notre chambre familiale est toute simple. Les enfants découvrent les 2 éléphantes dont ils vont s’occuper, et jouent aux cartes avec les bénévoles.

J3- Kegalle- Kandy Une partie de la journée sera consacrée à s’occuper de l’éléphante Seetha car nous apprenons que Manika n’est pas en forme. Nous nettoyons son enclos, puis partons en balade avec elle, son mahout et de la coordinatrice des activités. Nous amenons avec nous des légumes et fruits, que nous pourrons lui donner. Grand moment car Seetha est très douce avec les humains, et c’est un plaisir de la nourrir. Nous rentrons à la maison, et préparons le repas avec la famille. C’est un chouette et simple moment de partage que nous apprécions tous !

Il fait chaud. Nous allons donner la douche à Seetha qui est retournée dans son enclos. Elle ferme les yeux et se laisse rafraîchir. Elle est magnifique. Après le repas, nous irons la rejoindre à la rivière où nous lui donnerons le bain. Moment extraordinaire !!! Une dernière balade avec elle (et Manika) puis c’est l’heure du départ en tuk-tuk pour Kandy. Le trajet se passe bien, mais nous devons ingérer des tonnes de pollution … En partant, j’oublie dans le véhicule un sac rempli de fringues sales pleines de poo d’éléphant 😇

Nous dînons au Kandy Garden cafe : très bons plats et délicieux jus de fruits mais nous avons un peu de mal à nous habituer au bruit assourdissant que font les lames de couteaux destinés à préparer le kotthu !!

Hébergement : Days Inn B&B : très grand appartement familial sur les hauteurs de Kandy à un super rapport qualité/prix, à quelques minutes du lac à pied. Bémol : pas mal de moustiques, et la piscine se semblait pas très propre.

J4- Kandy Programme très tranquille et pas du tout culturel. Nous partons en virée shopping dans le centre de Kandy pour préparer l’anni de notre fille qui a lieu le lendemain. Le shopping au Sri-Lanka est loin d’être une évidence, avec le bruit et la circulation très intense, même si dans ce domaine, l’étape de Kandy sera la plus agréable 🙂. Nous finissons par nous réfugier dans le calme aseptisé d'un centre commercial. Nous sympathisons avec un jeune sri-lankais qui travaille au Burger-King. Nous partons ensuite à la gare acheter nos tickets pour Ella prévu dans 3 jours. Mais il n’y a déjà plus de places en 3ème, 2nde et 1ère classe !!! Je n’arrive pas à savoir si le vendeur y met de la mauvaise volonté (c’est le seul sri-lankais antipathique que nous ayons rencontré pendant notre séjour) ou s’il n’y a vraiment plus de places. En désespoir de cause (nous avons déjà réservé notre hébergement à Ella), je prends un trajet en 1ère classe Nuwala-Ella, en me disant que nous prendrons le bus de Kandy à Nuwala.

Nous faisons ensuite une balade très agréable autour du lac : observation de magnifiques varans, et petites tortues.



Enfin, nous allons à l’hôtel Suisse nous rafraîchir à la piscine. Kandy se révélera pour tous une étape très appréciée. Un jour de plus nous aurait permis de visiter les sites habituels.

Hébergement : Days Inn B&B

J5- Kandy-Digana Nous prenons le bus pour Digana. Nous avons prévu d’aller au Tamarins Gardens fêter l’anni de notre fille. Il s’agit d’une petite ferme qui abrite un projet communautaire. Il est possible pour les touristes de partager un moment de la vie des villageois : pêche, cuisine, travaux de la ferme … Le bus met un temps fou à faire les 16 kms qui nous sépare de Kandy et il tombe en panne en fin de parcours. Heureusement, le bus qui suit nous prend tout simplement en charge jusqu’à la ville. Nous observons à Digana des chauves-souris géantes, puis à bord du tuk-tuk qui nous conduit à Tamarins Gardens nous croisons la route d’un magnifique serpent rat ! La ferme est dans un très beau cadre et l’accueil extra. Nous faisons une balade tranquille en pirogue sur le réservoir de Victoria.



Nous visitons la jolie ferme, et les enfants apprennent à fabriquer de l’encens.

Après avoir perdu un sac de vêtements plein de poo, nous récupérons leurs tee-shirts blancs noirs de charbon 😕. Disons que notre sac de voyage s’allège de plus en plus, ce qui n’est pas un mal lorsqu’on voyage en transports publics ! Le déjeuner est tout simplement un délice, parmi les meilleurs que nous ayons mangé !! Le curd est mémorable ! Après le déjeuner, nous partons pour un lodge situé sur les hauteurs de Digana, en pleine jungle. L’arrivée en tuk-tuk est impressionnante : on a l’impression d’être au bout du monde. Notre cabane isolée, en pleine forêt, a une grande terrasse avec vue sur le réservoir Victoria. Nous observons pendant un moment un écureuil géant et de très beaux oiseaux. Pour le dîner, il faut se munir de la lampe torche et faire le trajet jusqu’au restaurant dans l’obscurité. Frissons garantis !

Hébergement : Polwaththa Eco Lodges : cabane en bois à la déco très simple. Super accueil. Excellente ambiance avec les autres convives. Repas sur place simples mais bons.

J6-Digana Nous partons avec un guide pour une superbe randonnée d’une dizaine de kms à travers villages, forêt et jungle jusqu’à une magnifique cascade. Ce dernier nous indique les plantations d’épices.

Nous passons par de belles rizières.



Nous observons termitière, caméléon, serpent-rat, singes, aigle. Nous ratons de peu un cochon sauvage. Nous arrivons à la cascade. La baignade est très agréable.

Sur le retour, je suis la seule de nous quatre à ne pas avoir de sangsues accrochées sur les pieds. A notre retour sur le lodge, nous repartons pour une courte balade sur un sentier balisé où il est fréquent de voir des cerfs mais l’orage gronde et nous rentrons sans avoir rien vu.

Hébergement : Polwaththa Eco Lodges

J7- Digana-Ella Journée expédition. Il nous faut trouver un moyen pas trop onéreux pour aller sur Nuwala (gare de Nanu Oya) récupérer le train pour Ella à 12 :45. Le taxi que nous propose le lodge nous paraît bien trop cher (70€). Nous descendons à 7:30 sur Digana où le personnel du lodge négocie pour nous un taxi pour la station de bus de Kandy. Coincés dans les embouteillages de Kandy, le taxi finit par passer sans s’arrêter devant une station de bus. Comme il y a plusieurs stations de bus, il est encore possible que cela ne soit pas celle qui permette de trouver un bus pour Nuwala. Mais qqs kms plus loin, le doute n’est plus possible, nous sommes sur la route pour Nuwala. Comme le temps est compté, les embouteillages monstres, et la communication avec le chauffeur impossible, nous restons sans piper mot dans le taxi. Le chauffeur nous avait proposé initialement un trajet pour 60€ pour Nuwala, donc au moins on sait combien cela va coûter … La route est magnifique, mais le trajet très difficile pour notre fils malade à 2 reprises. Tout compte fait : nous aurons bien fait de prendre le taxi, même si il faudra rajouter encore quelques roupies pour aller à la gare de Nanu Oya. Nous n’avons même pas eu le temps de nous arrêter dans une plantation de thé ou faire une balade à Nuwala que nous découvrons sous le soleil !

Dans le train train pour Ella, les paysages sont splendides, mais nous apprenons par un couple d’australiens l’attentat de Nice. Le moral en prend un coup, et nous avons du mal à profiter du trajet.





Nous arrivons à Ella et gagnons notre magnifique homestay. Les singes sont présents en nombre à notre arrivée. Nous regardons les informations avec nos hôtes et allons dîner au resto local voisin.

Hébergement : Waterfall homestay : studio très agréable, au calme. Accueil chaleureux et très personnalisé. Petit-déjeuner délicieux : le meilleur que nous ayons eu au Sri-Lanka avec du vrai café, thé, chocolat chaud pour les enfants, du curd délicieux ! Bref, un régal …

Retour de 16 jours au Rajasthan avec deux loulous de 9 et 10 ans English translation pending
by Jucyle · 2016-08-19 · 5 replies
Bonjour à tous, Comme le forum, ses discussions et ses carnets de voyage m'ont beaucoup aidé à préparer notre voyage, je me suis dit que j'allais vous faire un compte-rendu de notre séjour. Celui-ci pourra peut-être aider d'autres voyageurs, en particulier des familles et donner des idées.

Nous sommes partis avec nos deux garçons de 10 et 9 ans dont c'était le premier vrai grand voyage même si nous avions déjà fait le Maroc il y a 4 ans.

Nous sommes donc restés 16 jours sur place et avons donc fait le Rajasthan (Udaïpur, Ranakpur, Jodhpur, Osyan, Jaisalmer et Jaïpur) + Agra, très classique donc.

Pas de chauffeur H24 pour ce circuit, nous avons géré nous-mêmes les transferts une fois sur place, �� l'exception de deux transports ferroviaires qu'une agence locale avait réservé. Cette même agence nous avait réservé aussi notre premier et dernier hôtel ; pour le reste, nous avons géré au jour le jour là aussi.

Notre crainte, à force de lire un peu de tout ici et là, c'était la météo ; niveau chaleur, ayant l'habitude, cela a été, évidemment, nous avons sué, je ne vais pas mentir, nous avons beaucoup bu, nous avons opté pour des tuk-tuk pour des distances que nous aurions pu faire à pieds avec un climat plus tempéré mais sinon, cela a été. Niveau pluie, nous avons eu une journée d'averses et quelques averses de temps à autre mais rien qui ne nous ait empêché de visiter ; nous n'avons jamais eu besoin de sortir les parapluies et encore moins les capes de pluie. Nous avons aussi fini la visite du Taj sous la pluie mais cela ne nous a pas empêché de profiter du lieu. Après, nous avons su qu'il y avait eu de grosses inondations, d'ailleurs, notre train de nuit depuis Jaisalmer n'a jamais pu arriver à Jaïpur mais à part cet imprévu, cela ne nous a pas gêné.

Notre carnet à présent : J1 : arrivée en fin de matinée à Delhi. Les formalités avec l'e-visa se passent relativement vite, en 1 heure, nous sommes sortis de l'aéroport. L'agence qui nous a réservé nos hôtels et nos transports ferroviaires m'avait proposé un chauffeur pour visiter Delhi en attendant notre train pour Udaïpur à 19h. Nous visitons donc le Qtub Complex avant d'aller déjeuner puis en voiture, nous passons devant le parlement indien et l'India Gate. Nous sommes saisis par la différence entre le Old Delhi, sale et très pauvre et le New Delhi, tout propre. Visite ensuite du Tombeau d'Humayun. Très beau monument. Nous profitons des espaces verts et de l'ombre pour nous reposer un peu. Le chauffeur nous dépose en fin d'après-midi à la gare. Nous nous posons dans la salle d'attente ventilée en attendant que notre train rentre en gare. Nous galérerons ensuite pour trouver notre wagon ; nous le saurons après mais comme il n'y a qu'un wagon 1re classe, il n'y a pas besoin d'indiquer notre wagon sur nos billets...Heureusement, nous avons pu compter sur des Indiens, un en particulier, très sympas et qui n'ont pas hésité à nous aider en particulier quand nous nous sommes rendus compte que de jeunes Indiennes s'étaient installé dans notre compartiment. Nous soufflons enfin une fois installés dans le train, la fatigue se fait sacrément sentir et je ne regrette pas d'avoir pris des places en 1re pour pouvoir se reposer le plus au calme possible.

J2 : nous devions arriver à 7h20 à Udaïpur. A quelques minutes près, le train entre en gare à 7h20, nous entendons le nom de la ville et d'autres choses en hindi, notre wagon se vide, le quai se remplit ++ donc nous suivons (bêtement) le mouvement. Une fois sur le quai, nous comprenons que nous sommes peut-être à Udaïpur mais pas au terminus ! Pas grave, nous allons attraper un tuk-tuk qui nous emmène à la seconde gare d'Udaïpur où nous attendait un chauffeur qui devait faire le transfert à l'hôtel. Transfert à l'Amet Haveli où nous passerons 2 nuits. Très bel hôtel situé idéalement sur les bords du lac Pichola, près de l'Hanuman Ghat qui fait face au City Palace. Service discret et au top. Petite piscine bienvenue pour les enfants. Après nous être posés, nous sommes partis en visite en fin de matinée. Visite du Jagdish temple où se prépare une fête en l'honneur de Shiva dans le cadre du Hariyali Amavasya Mela Festival qui est un festival pour fêter l'arrivée de la mousson. Ensuite, visite du City Palace à l'heure du déjeuner, timing parfait, nous étions quasi seuls dans le Palais. Les vues sur la ville, sur le lac sont vraiment très chouettes. Nous découvrons avec plaisir l'architecture typique du Rajasthan. Les enfants sont curieux aussi de l'histoire de cette région indienne, des batailles qu'elle a connues. Déjeuner sur un Roof Top, au Natural View restaurant (a priori, il y a plein de restos de ce nom !!). Nous goutons aux premiers plats indiens ; les enfant sont encore timides sur le sujet par contre mais les solutions pour les frileux existent ans soucis (assiette de riz, soupe à la tomate etc). Dans l'après-midi, nous repassons par le City Palace pour regagner l'embarcadère. Nous avons de la chance par rapport à la météo annoncé, le soleil brille ! Très sympa de voir Udaïpur depuis le lac ; nous pouvons apprécier la vie sur les gaths : baignade, lessive, jeux de carte. Nous passons une demie-heure environ au Jag Mandir : le tour est vite fait entre les jolis éléphants en marbre sur la jetée, les deux palais et les jolis jardins qui nous permettent de nous poser un peu à l'ombre avec une belle vue sur le lac. Nous retournerons ensuite à note hôtel pour profiter de la piscine avant d'aller voir le coucher de soleil depuis le Hanuman Ghat. Le soir, diner à l'Ambrai restaurant : très bon restaurant mais nous avons tiqué quant à l'état des nappes et de la vaisselle ébréchée ; le cadre et un bon chef ne font pas tout...

J3 : nous pensions aujourd'hui aller nous perdre dans les rues d'Udaïpur, aller se promener vers la Clock Tower. Mais avant, nous voulions rencontrer Lalit qui n'est autre que le guide ayant participé à l'émission Rendez-vous en terre inconnue tournée au Rajasthan. Nous allons donc à sa galerie d'art qui est à quelques mètres de notre hôtel. Rencontre très intéressante, Lalit aimant partager sa culture. Il nous présente aussi les différents tableaux qu'il vend dans sa galerie. Il nous encourage alors à aller au Fateh Sagar où a lieu aujourd'hui une grande foire dans le cadre du festival dont nous avons entendu parlé la veille. Nous passerons donc la journée au milieu de la foule indienne sur les bords du deuxième lac. Nous avons bien aimé aussi ce lac entouré lui de verdures, des monts Aravili. Nous nous sommes très vite retrouvé dans la foule colorée et bruyante car même dans les foires, l'objet numéro un qui est vendu et utilisé, c'est le sifflet !!! Nous suivons la foule quand elle rentre en masse au "Moti Magi" sans savoir alors ce que c'était ! Nous allons vite comprendre que c'est en quelque sorte un mémorial pour Maharana Pratap avec une grande statue en bronze de cet homme au sommet de la colline. De cet endroit, la vue sur le lac et sur la foire en contrebas est très sympa. Nous sommes souvent arrêtés par les Indiens qui demandent surtout aux enfants de poser avec eux, nous nous exécutons avec plaisir. En redescendant de la colline, nous nous stoppons à un stand de nourriture : tout est frit donc on tente le coup et on se régalera de boulettes de pommes de terre épicées ++ et de crêpes de semoule frites mais on laissera de côté les chips au gout d'omelette. Nous finissons ensuite notre balade au sein de la foire ; j'évite quelques mains déplacées de jeunes hommes (ce sera la seule fois où j'aurais connu ce désagrément), nous jouons des coudes quand nous arrivons au niveau des manèges où la foule se presse. Au final, cela aurait été une chouette journée : voir une foire locale, voir l'étonnement des Indiens en nous voyant, voir leurs hésitations à nous saluer/demander de prendre des photos avec nous, découvrir ce qu'on peut y manger, y acheter, de découvrir l'importance du Maharana Pratap, de prendre peur en voyant à quoi ressemblent leurs manèges et le bruit bizarre qu'ils font ! Nous rentrons ensuite en tuk-tuk à note hôtel car mine de rien, nous nous sommes bien éloignés depuis le matin ! Le soir, nous allons assister au spectacle traditionnel de danses et de marionnettes au Bagore-ki Haveli. Spectacle très sympa même s'il est un peu difficile de comprendre l'anglais du présentateur ! Nous dinons au Little Prince près du pont piétonnier : simple et efficace, service très sympa.

J4 : nous quittons Udaïpur pour la forteresse de Kumbhalgarh en taxi. Nous y arrivons en fin de matinée : la forteresse joue à cache-cache avec les nuages, idem pour le soleil. Il pleuviotte un peu mais rien qui n'empêche la visite. La forteresse est impressionnante, dommage que nous n'ayons pas pu profiter au max de la vue en haut de celle-ci. La muraille est elle-aussi impressionnante mais je n'y suis pas resté longtemps m'étant fait agressé par un singe sans rien n'avoir fait d'autre que de prendre des photos. Notre chauffeur nous disait que les singes étaient de plus en plus agressifs. Nous reprenons la route pour Ranakpur. La pluie redouble, la bruine devient une grosse pluie de mousson. La route n'est pas dans un état super, par endroit, il n'y a même plus de bitume ! Les rivières commencent à déborder sur la route. Nous nous arrêtons pour déjeuner une fois arrivés dans la vallée. Petit resto sympa sans prétention mais nous y mangerons bien. Nous arriverons en milieu d'après-midi à Ranakpur, la pluie a cessé. Le temple principal est tout simplement magnifique. Pas mal de touristes mais surtout Indiens. j'ai du mal à quitter les lieux à la fin de ma visite tant je me sens bien dans ce temple. Nous nous renseignons aussi pour passer la nuit à la Maison des Pélerins : j'avais lu sur certains carnets que cela était possible, idem dans le Petit Futé mais je n'avais pas réussi à avoir d'infos récentes. Bien sûr, notre chauffeur nous a de suite dit que "non, non, ce n'était pas possible", nous avons donc été voir le Night Office malgré notre chauffeur qui nous suivait et on nous a confirmés qu'à présent, cela n'était plus possible, que de toutes façons, maintenant, il y avait plein d'hôtels sur la route après le temple. Nous avons donc repris la route pour aller déjà à Sari retirer des sous puis nous avons consulté Tripadvisor pour voir ce que valait l'hôtel conseillé par notre chauffeur, vu les critiques, on a fui !! Mais on a du ramer pour qu'ils nous emmènent là où on le souhaitait, en nous disant que dans ce resort, les chambres coutaient au moins 5000 roupies. Au final, nous prenons deux chambres au Roopam Resort pour 2500 roupies... Nous nous posons dans ce petit hôtel aux chambres et SDB très basiques mais avec clim et ventilo. Chambre ok; au calme; à condition d'aimer les chenilles qui s'y baladaient en nombre ! En fin d'après-midi, nous partons nous balader dans la campagne, longer la rivière, profiter du calme, pas de klaxons ou presque et les paysages y sont très beaux.

J5 : là encore, la veille, on se demandait comment nous rejoindrons Jodhpur ; à écouter notre chauffeur de la veille, c'était mission impossible. Finalement, au resort, ils nous ont dit que nous avions le choix entre deux bus, un à 8h et un à 10h qui passait devant le resort et qu'à 8h, nous aurions plus de chance d'avoir une place assise. Bref, à 7h50, une personne du resort nous accompagne à la porte d'entrée, 5 minutes après, il arrête un bus et obtient confirmation qu'il va bien jusqu'à Jodhpur. Nous voilà partis pour 4 heures de route et une expérience insolite. Un bus local donc, un trajet qui remue beaucoup vu l'état des routes, un trajet bruyant vu la passion indienne pour les klaxons. Mais le plaisir de voir la vie sur le bord des routes était là aussi. Et puis, l'insolite était aussi dans notre bus quand nous avons vu monter deux prisonniers menottés et enchainés à un policier avec un second policier qui suivait !! Nous arrivons à Jodhpur vers midi ; nous prenons un tuk-tuk pour rejoindre la Singhvi's Haveli située dans la vieille ville mais à l'écart du quartier touristique de la Clock Tower. Haveli au calme donc, dans une petite ruelle. Propriétaire au top : il nous avait réservé une chambre familiale mais proche de la cuisine en travaux, il a réalisé après coup que cela risquait d'être bruyant et du coup, il nous a proposé la suite pour le même prix (nous avons payé 4800 roupies pour 2 nuits, chambre climatisée). Le seul inconvénient, c'et qu'elle se situe tout en haut de l'haveli mais la vue à l'arrivée vaut la peine ! Nous partons à pied vers le Sardar Market où on déjeune. Après avoir mangé et attendu un peu que la pluie cesse, nous allons visiter le Jaswant Thada sur les hauteurs de Jodhpur. très joli monument et de là haut, une superbe vue sur Jodhpur, ses maisons bleues, la forteresse de Merhangargh, le palais Umaid Bawan. Retour à l'hôtel. On s'installe sur notre terrasse pour voir le coucher de soleil magnifique sur les maisons bleues et sur la forteresse. Diner au Kesar heritage guest house où on mange de très bons currys végétariens.

J6 Jodhpur Nous rejoignons le fort à pieds en 5 minutes depuis notre guest house. Nous y accédons par derrière, à l'opposé de l'entrée du musée. Nous visitons les jardins déserts et très bien entretenus. Visite ensuite du Musée avec des audioguides en français très intéressants. Très beau musée, les palais successifs sont magnifiques ; c'est vraiment une visite à faire, c'est mon coup de coeur au Rajasthan. Déjeuner au Jangar Choti Haveli ; ce restaurant est tenu par une famille jaïne d'où notre surprise quand on nous propose de la bière ! Mais vu la chaleur, difficile de refuser :-) Le serveur nous ramène la bouteille entourée de papier journal, nous la sert dans des mugs à café en grès bien opaque et nous demande de la mettre sous la table. On déjeunera très bien dans ce restaurant ; un service impeccable, une clim bienvenue et un très bon repas végétarien. C'est ici que les enfants ont commencé à avoir le déclic pour la nourriture indienne et ont accepté de lâcher leurs sempiternelles pâtes ! L'après-midi, nous montons en haut de la clock tower où un gentil monsieur nous explique son histoire et son mécanisme. Puis petite balade dans les rues du Sardar market et aux alentours de celui-ci. De retour à notre haveli, nous allons nous perdre dans les petites ruelles aux maisons bleues ; j'adore le charme de ces ruelles. Après s'être reposé à l'hôtel, nous allons diné au The Curry's, très bon restaurant avec une très belle vue ; restaurant non végétarien, cela fait du bien de manger un peu de viande !

J7 : nous partons pour Osian. J'avais repéré une association appelée Hacrat Dani dans le Lonely mais impossible de joindre le responsable au téléphone. Je demande alors à l'hôtel s'ils connaissent un contact vers Osian pour séjourner dans une famille dans le désert. Aucun souci, il me met en contact avec Dhonna qui a créé son affaire il y a peu de temps et qui accueille donc des touristes chez lui alors que son neveu propose des balades en fin d'après-midi en jeep dans les dunes. Notre hôtel nous propose plusieurs solutions pour regagner Osian : un bus local qui nous coûterait 200 roupies et qui mettrait 2 heures 30 ou un bus privé qui couterait 10 000 roupies et qui ne mettrait que 1h ; vu la différence de prix, le choix est vite fait ! Nous avons déjà fait 4 heures de bus local et sincèrement, même si ce n'est pas super confortable, c'est une belle expérience ! A la gare de bus de Jodhpur, nous apprécions l'aide d'un Tourist Officer qui nous indique quel est le bus que nous devons prendre et qui vient avec nous prendre nos tickets. Nous paierons finalement 150 roupies et mettrons un peu moins d'une heure 30 pour regagner Osian et la route était bien meilleure que celle de Ranakpur à Jodhpur. Nous devons attendre le neveu de Dhonna qui lui aussi tablait sur une arrivée plus tardive. Nous sommes sacrément observés au sein de la gare de bus d'Osian mais pas ennuyés, une fois un rabatteur rabroué, plus personne ne vient nous proposer ses services. Une fois que le neveu de Dhonna arrive, il nous propose d'aller visiter les temples. Nous allons voir le temple hindou qui est impressionnant, très grand ; c'est intéressant de voir les Indiens déposer leurs offrandes. Par contre, même si je sais que le temple jaïn vaut aussi le coup, la chaleur et la faim aussi ont raison de nous et nous n'irons pas les voir. Nous arrivons ensuite chez Dhonna à 30 minutes d'Osian. C'est un tout petit hameau avec 4 ou 5 maisons. Dhonna et sa femme nous préparent un déjeuner même si celui-ci n'était pas compris dans le forfait de base, ils le font avec plaisir. Nous dégusterons un délicieux thali. Pendant l'après-midi et avant la balade en jeep, nos garçons s'amuseront beaucoup avec les enfants de la famille et échangeront beaucoup : les nôtres leur apprendront à jouer au Uno, eux leur feront découvrir le cricket ; nos Loulous seront aussi embarqués avec toute la petite troupe qui suit le vétérinaire venu soigner un buffle. Des moments très enrichissants. En fin d'après-midi, le neveu de Dhonna vient nous chercher, nous partons nous balader dans la campagne puis nous regagnons les dunes où notre chauffeur s'amuse aux montagnes russes pour le plus grand plaisir des enfants !! On s'arrêtera au milieu des dunes pour observer les antilopes et le coucher de soleil ; les enfants s'éclateront avec leurs nouveaux copains à sauter/rouler/courir dans les dunes. De retour à la maison, notre thali nous attend, de nouveau on se régale. Avant d'aller se coucher, notre Cadet s'amuse à faire des tours de magie à toute la famille. Les enfants de la famille sont aussi surpris de découvrir les doudous de nos enfants, ils passeront un bon moment à jouer avec ! Nous allons ensuite nous coucher sur le toit de la maison où Dhonna nous a installé des matelas et des couvertures. Nous avons la chance de voir de belles étoiles filantes malgré un ciel un peu couvert. Le réveil sera forcément très matinal, réveillés par les nombreux paons du village. Nous émergerons tranquillement avant d'aller prendre une petite douche.

J8 : notre objectif est de rejoindre Jaisalmer aujourd'hui. Hier Dhonna et son neveu nous ont dit que nous avions deux options : soit prendre le bus en changeant à Palodi et compter donc 6 heures au minimum soit prendre le train mais le neveu de Dhonna sait par un ami qui travaille à la gare que pour le train de 8h26, il n'y a plus que des places non réservées et qu'il y a un risque pour qu'on soit debout car sur la ligne Osian-Jaisalmer se trouve un célèbre temple où les gens se rendent le dimanche. Par contre, il y a de la place dans le train de 6h et quelques en classe climatisée. Mais bon, 6h, cela fait trop tôt, on décide de tenter le coup avec le train de 8h26, au pire, nous serons debout pendant 1h30 sur les 3 heures estimées de trajet. La femme de Dhonna nous prépare des aloo parantha et nous emballe cela soigneusement pour que nous les mangions tranquillement dans le train. Nous disons au revoir à toute la petite famille, contents d'avoir vécu cette expérience. Le neveu de Dhonna nous accompagne à la gare et pas besoin d'aller au guichet, il va directement voir son ami pour prendre nos places. Nous le remercions et lui disons au revoir puis montons dans un wagon qui ne nous semble pas trop plein (enfin qui ne déborde pas !) ; nous arrivons à trouver de la place assise, des Indiens acceptant de se serrer un peu. Le neveu de Dhonna monte même à bord pour s'assurer que tout va bien, sympa ! Le voyage se passe très bien : nous discutons (enfin plus mon Homme, je semble un peu transparente) pas mal avec la famille indienne qui partage nos banquettes. Nous apprécions la vie du wagon, les Indiens qui jouent aux cartes en dépliant un grand tissu entre les deux banquettes, les enfants qui marchent pieds nus malgré le manque de propreté criant du sol, les familles qui partagent un repas et qui nous en proposent aussi. A mi-parcours, comme prévu, le train se vide +++. Le train s'arrêtera de longues minutes à deux arrêts ce qui fait que nous mettrons davantage 4h30 que 3h pour arriver à Jaisalmer mais nous avons profité des paysages magnifiques sans soucis et nous aurons fait encore une fois de belles rencontres. A peine arrivés à la gare, un rabatteur monte dans le train pour nous proposer une guest house à 100 roupies la nuit, moui.....nous avons déjà réservé mais cela ne l'arrête pas mais l'idée brillante de lui dire que nous avons déjà payé fait qu'il s'éloignera. Nous resterons sur le quai pour prévenir la guest house de notre arrivée et pour l'attendre ensuite afin d'éviter les rabatteurs à la sortie de la gare. Le propriétaire de la Mud Mirror Guest House vient donc nous chercher. Installation à la guest house : basique, pas de clim, juste un ventilo mais la clim est naturelle avec une fenêtre qui donne sur le désert et une autre sur les temples jaïns ce qui fait un courant d'air parfait (bon c'est moins top, en période de festival car un peu plus bruyant mais la nuit, le temple est calme). La SDB est grande et la douche est même séparée du reste. Le restaurant donne sur les temples jaïns et sur le désert, une vue magnifique. Une très bonne adresse pas chère (2800 roupies pour deux chambres et pour 2 nuits) avec des propriétaires très sympas. Nous resterons nous reposer à la Guest House histoire de récupérer de notre nuit à la belle étoile et puis, nous sommes à Jaisalmer jusque mardi en fin d'après-midi donc nous ne sommes pas pressé par le temps. Le soir, diner au 1st Gate ; au bout d'une semaine, nous craquons pour une pizza certes végétarienne mais quand même, cela fait du bien ! Nous rentrons en tatonnant puisqu'il y a une grosse coupure de courant dans la ville, heureusement, nous avions gardé dans notre sac à dos une lampe de poche !

J9 Jaisalmer Visite des temples jaïns le matin ; après ceux de Ranakpur, la concurrence est rude mais l'ensemble de 7 temples est quand même très joli et très varié aussi. Nous nous promenons ensuite dans les ruelles de la cité fortifiée, les vieilles maisons sont magnifiques et malgré le nombre important d'échoppes pour touristes, la balade reste très agréable. Déjeuner à la Surya Guest House : restaurant très confortable dans la forteresse, au niveau des remparts. La vue y est très sympa, le restaurant est très confortable avec plein de coussins, matelas et on y mange bien même si c'est une nourriture pour touristes donc pas très épicée. L'après-midi, nous visitons le Palais : rien d'extraordinaire mais la vue depuis le toit vaut le coup d'oeil. Retour à la guest house où on dinera ce soir ; il pleuviotte et nous n'avons pas le courage de sortir.

J10 Jaisalmer Nous décidons d'aller visiter la Patwon-ki Haveli. La façade est magnifique, rien à redire !! Mais alors l'intérieur.....à part de très nombreuses chauve-souris, une odeur qui va avec, il n'y avait pas grand chose à voir. Si, la vue sur la forteresse est sympa. Par contre, en ressortant et en continuant à avancer dans la ruelle, nous nous sommes demandés si nous avions visité la bonne haveli car nous sommes passés devant la Khotari's Patwon-ki Haveli qui, elle, semble meublée à l'intérieur...bref, c'est un peu difficile de s'y retrouver et le nombre de rabatteurs (vendeurs de tickets, de souvenirs ou de guides) qui nous harcèle n'aide pas à avoir les idées claires sur le sujet... Nous retournons à pieds à la forteresse en se baladant dans les petites rues de Jaisalmer. Nous retournons déjeuner à la Surya Guest house ; nous avons du temps devant nous puisque notre train est à 17H donc nous apprécions de nous y poser tranquillement après notre déjeuner. Après avoir récupéré nos sacs à dos à la Guest house, nous prenons un tuk-tuk gentiment offert par notre guest house pour aller à la gare. Cette fois-ci, nous trouvons sans soucis notre wagon. Nous faisons des réserves de chips et de biscuits + eau pour notre diner. Nous nous installons tranquillement, échangeons un peu avec un Indien qui voyage avec son fiston dans les deux banquettes en face de notre compartiment. Nous couchons nos Loulous dès 20h car l'arrivée à Jaïpur est prévue à 4h50 !! Cependant, à 22h30, branle-bas de combat dans le wagon, on nous annonce que notre train fait demi-tour et retourne à Jaisalmer car les voies sont inondées vers Jodhpur. Nous cogitons vite, discutons avec les Espagnoles à côté de nous, avec des Indiens aussi ; un Indien appelle un ami taxi et nous propose un mini-bus pour les Espagnoles et nous 4 qui partirait vers 6h de Jaisalmer, il faudrait alors juste trouver un lieu pour dormir quelques heures. Mais quelques minutes après, nous apprenons qu'il y a un bus de nuit qui est parti de Jaisalmer pour Jaïpur et qui doit arriver à Pokaran à peu près en même temps que notre train. Tout le monde semble emballé par cette solution, même les Indiens, moi je le suis moins pour avoir lu ici et dans les guides pas mal d'avertissements justement sur les bus de nuit....Peu importe, nous n'avons pas le temps de réfléchir car nous sommes déjà à Pokaran...nous réveillons les garçons, regroupons en 4e vitesse toutes nos affaires et nous descendons du train. Le bus de nuit arrive en effet quasi en même temps ; nous sommes très nombreux à avoir opté pour cette solution, il va falloir jouer des coudes car il n'y aura pas de place pour tout le monde ! Heureusement, avoir deux enfants totalement endormis, cela aide !! Nous arrivons à leur trouver une couchette dispo et avec toutes les fenêtres (oui car certaines couchettes n'ont pas de fenêtre, or, il pleut !! et puis même ce n'est pas super safe !), les Indiens présents dans le bus sont très sympas et tout le monde s'organise quitte à mettre plusieurs enfants ensemble dans une même couchette. Avec mon Homme, nous héritons de deux sièges mais je suis dans un tel état de stress que je sais que je ne dormirai de toutes façons pas bien et je préfère être assise qu'allongée !! Mon Homme, lui, hérite d'un siège humide, on pensait naïvement que c'était de l'eau mais vu l'odeur sentie quelques instants après, non ce n'était pas de l'eau. On recouvre le siège de sacs poubelles, de serviettes pour limiter les odeurs et l'humidité. J'arrive à dormir un petit peu mais les passages dans l'eau que je peux entendre ne me rassurent pas, les coups de klaxon non plus, les freinages brusques non plus. Ceci dit, nous apercevons Pushkar, les montagnes alentour, Ajmer et son lac, cela valait le coup d'oeil !

J11 Nous arrivons en fin de matinée à Jaïpur ; depuis que le soleil est levé, je respire davantage ! Nous nous posons un peu à la Mavhad Guest House avant d'aller déjeuner. Guest House basique mais sympa avec des propriétaires très sympas. La chambre des enfants très basique était cependant aveugle. Grosse pluie de mousson en arrivant au restaurant. Heureusement, à la fin de notre déjeuner, la pluie a cessé. Nous commandons un Uber pour aller dans la vieille ville. Franchement, Uber est LE bon plan : le prix des tuk-tuk aura été notre "cauchemar" des vacances, toujours une galère pour négocier, très souvent cette sensation de se faire avoir alors que là avec Uber, le prix est fixé à la course (ce qui est bien dans une ville embouteillée comme Jaïpur), qu'on soit Indien ou touriste peu importe et clairement nos déplacements à Jaïpur nous auront couté bien moins chers que lors de nos précédentes étapes. Visite du Jantar Mantar avc un guide afin de bien comprendre.Très intéressant, nos Loulous étaient captivés et super contents de voir le plus grand cadran solaire au monde. Ensuite, visite du Hawa Mahal ; nous n'avons pas encore vu la façade si ce n'est en photo mais l'intérieur est sympa quand même et la vue sur Jaïpur et les environs est sympa. En sortant, nous allons sur l'avenue pour voir la façade et c'est vrai que c'est magnifique ! Le soir, nous dinons au Handi restaurant, restaurant de viandes grillées, le barbecue est installé à l'entrée du restaurant. Très bon restaurant avec de très bons butter naan.

J12 Jaïpur Nous prenons un Uber pour aller au fort d'Amber. Nous montons à pieds comme la majorité des gens, nous n'avons vu que 3 éléphants monter. Nous prenons l'audioguide très bien fait encore une fois. Très beau fort ; mais même avec l'audioguide, il est difficile de ne pas s'y "perdre", c'est un vrai labyrinthe ! La vue sur les alentours, sur le fort de Jaigargh est très sympa. J'ai beaucoup aimé les jardins aussi très verts. Je pensais aller visiter le City palace dans l'après-midi mais nous avons réservé au Raj mandir pour 18h30 et pas envie de courir, tant pis, nous ferons l'impasse sur ce monument. Le soir, donc, nous allons voir un film indien au Raj Mandir, salle de ciné kitchouille à souhait. Très sympa de voir ce film, certes en Hindi mais on arrive à comprendre les grandes lignes malgré tout. La bande originale est en plus très entrainante, les enfants ont adoré ! Et c'est sympa de voir combien les Indiens vivent le film, ça rigole sans retenue, ça siffle, ça applaudit et ça répond aussi à son téléphone sans complexe ! Après le ciné, nous allons manger au MacDo, c'était un moment très attendu par nos Loulous même si notre Cadet savait qu'il n'y trouverait pas son cheeseburger tant aimé !

J13 Jaïpur A midi, un chauffeur vient nous chercher pour aller à la ferme d'éléphants d'Elefantastic, un moment très attendu par les enfants (et les grands aussi, il faut l'avouer !). Nous allons, dans un premier temps, manger chez la maman de Rahul le propriétaire. On y mange un très bon thali ! Puis notre chauffeur nous emmène à la ferme. Nous faisons connaissance avec Rahul puis avec nos éléphants. Nous passerons un très bon après-midi à nourrir les éléphants, les peindre puis petite balade et ensuite douche pour tout le monde. Certes, l'expérience n'est pas donnée mais le service est tel qu'on l'oublie vite, tout est bien fait, Rahul est discret mais il a su penser à plein de petits détails qui rendent l'expérience inoubliable et agréable. Le soir, nous dinons au Peacock Roof Top Restaurant, très bon diner dans un roof top très agréable.

J14 nous avons opté pour un taxi pour rejoindre Agra plutôt que le train envisagé dans un premier temps ; nous ne sentions pas la visite de Fatehpur Sikri avec les sacs à dos compte tenu de la chaleur. L'avantage aussi du taxi, c'est que j'ai pu voir le Chand Baori dont les quelques photos m'avaient fait de l'oeil. C'est vraiment un lieu impressionnant de part sa conception. Nous reprenons ensuite la route pour Fathepur Sikri. Le chauffeur nous arrête dans un resto à touristes, l'horreur....on manque de s'étouffer dans un premier temps en voyant les prix, dans un second temps avec le poulet tikka réchauffé et caoutchouteux et dans un dernier temps avec le prix du paquet de gateaux qui faisait de l'oeil aux enfants. Visite de Fathepur Sikri : l'ensemble de palais dans un premier temps puis de la mosquée et là, l'horreur, je l'avais lu et je confirme, l'harcèlement des rabatteurs est pénible et très lourd !! il y avait, en plus, très peu de touristes occidentaux, cela ne devait pas aider, ils embêtaient rarement les Indiens. Nous arrivons ensuite à Agra vers 19h. Installation au Trident hôtel, nous avons opté pour l'hôtel haut de gamme avec piscine pour finir et pour se reposer un peu. Très bel hôtel, service au top, presque trop au top d'ailleurs...Cela fait du bien de retrouver de vraies salles de bain, avec une douche chaude, un matelas mou et puis des draps avec des couvertures aussi !

J15 Agra C'est le jour J, celui où nous allons enfin rencontrer THE monument, le Taj Mahal. Nous y arrivons à 7h, il y a déjà du monde mais ça va encore... Par contre, déçus de voir qu'il est toujours en rénovation et qu'en plus des échafaudages, ils ont rajouté de grandes bâches vertes sur un minaret et sur un des côtés du mausolée... Il n'empêche que le monument reste grandiose, son reflet dans les bassins est beau aussi et puis quand on s'en approche, les détails sont impressionnants et magnifiques. Nous y passons deux heures à lui tourner autour, à le photographier, à essayer de ruser pour ne pas voir trop de bâches vertes sur nos photos. La pluie se mettra à tomber fort sur la fin de notre visite, on s'abrite le temps de l'averse dans la mosquée avant de prendre la direction de la sortie. Nous passons le reste de la journée à nous reposer avant d'aller nous balader au Fort Rouge en fin d'après-midi ; il fait beau, on en profite ! Très joli fort et vue superbe sur le Taj. Le tuk-tuk qui nous a attendu nous emmène ensuite au Metabh Bagh, le jardin qui se trouve en face du Taj de l'autre côté de la Yamuna River. De là, la vue sur le Taj est superbe, nous arrivons à prendre de belles photos sans bâches vertes et avec l'ensemble du monument (mosquées + mausolée). Le soir, diner au Pinch of spices ; très bon restaurant non végétarien avec un très bon barman.

J16 Agra dernier jour et dernière visite, nous allons voir le Baby Taj. Très joli monument avec de très beaux détails comme au Taj. Puis nous rentrons à l'hôtel pour nous poser avant de reprendre l'avion demain.

J17 nous prenons le taxi à 6h30 pour rejoindre l'aéroport à Delhi ; on nous avait dit de compter sur 3h de route, nous aurons mis 4h30 car il y a de gros travaux dans Delhi à cause du métro et donc de nombreux bouchons une fois passés la Yamuna river quand on arrive d'Agra par l'autoroute. Autant dire que nous avons eu quelques sueurs froides !!

Voilà pour notre compte-tendu. C'est un voyage que nous avons tous beaucoup apprécié, que ce soit les Petits ou les Grands. Certes, nous avons tous été heurtés par la pauvreté sur les bords de la route, les montagnes de déchets et parfois les odeurs. Nous avons été fatigués par le bruit permanent dans les rues, les klaxons incessants. En tant que Femme, j'ai été parfois blessée de me sentir si transparente mais au-delà de ma personne, j'ai eu mal pour ces femmes croisées qui semblent étonnées quand on leur dit "bonjour", qui n'ont sans doute pas l'habitude qu'on leur porte de l'attention, pour ces Femmes qui ne sourient que rarement, qui semblent tristes... L'adjectif retenu par notre Grand était "paradoxal" et je trouve que cela résume bien l'Inde : la saleté, la pauvreté côtoient les femmes aux saris magnifiques, les monuments magnifiques. Nous avons trouvé quand même qu'ils faisaient des efforts : nous avons été témoins du ramassage d'ordure dans différentes villes, les ordures mises en sac et transportés dans des camionnettes bennes ; nous avons vu de vraies toilettes publiques et non pas les simples urinoirs que nous avons pu voir aussi. Mais c'est clair qu'il y a encore du travail quand on voit ces Indiens jeter leurs déchets comme si de rien n'était par la fenêtre du train...

Si en lisant ce carnet, certains ont des questions, souhaitent des précisions, je reste disponible pour y répondre avec plaisir ;)
Retour de Thaïlande avec 2 enfants en juillet - août English translation pending
by Clacla007 · 2016-08-19 · 15 replies
bangkok - kao yai - ayutaya - kanchanaburri - petchaburri - ko pha ngan en juilet- aout 2016 avec 2 enfants de 05 et 08 ans.

Bonjour à tous,

Après m'être énormément inspiré sur le forum pour préparer notre premier voyage en famille à l'étranger, j'ai moi aussi voulu laisser ma contribution en espérant qu'elle puisse servir à d'autres familles.

Voilà donc le retour d'expérience (d'aspect essentiellement pratique) de notre séjour en Thailande. Je tracerai les grandes lignes dans ce post, puis je ferais un post un peu plus détaillé par destination. Je ne détaillerai cependant pas tout donc n'hésitez pas à m'envoyer un MP ou à poster une réponse si vous avez des questions. Bien entendu, toutes les appréciations que j'��mets dans ce fil de discussion n'engagent que mon point de vue.

Nous sommes donc parti moi et madame avec notre grande fille de 08 ans et son petit frère 05 ans. Premier voyage à l'étranger en famille. Nous avons voyagé avec la Royal Jordanian Airline, avec une escale à Amman. Les billets avaient été réservés plus de 08 mois à l'avance (c'était mon cadeau de Noël) à un prix correct, et nous avons été content de la compagnie et du confort (a part l'absence de son dans les écouteurs de la rangée des enfants et de madame au retour. Un bug qui n'a pas pu être corrigé).

Nous avons choisi de voyager léger (1 sac de randonnée par adulte et 1 petit sac par enfant) afin d'être plus facilement mobile dans les transports. En effet, nous n'avions pas réservé tous nos hébergements à l'avance afin de pouvoir adapter notre itinéraire en fonction de nos envies et éventuellement de la météo (qui pour le coup a été plutôt clémente avec nous). 6 de nos 18 nuits avaient été réservées et payées à l'avance depuis la France. Pour les autres, nous avons fait les réservations en Thaïlande quelques jours avant voire la veille par internet. Nous avons éviter de chercher nos logements directement sur place afin de ne pas payer trop cher et pour ne pas faire crapahuter les enfants au hasard des rues à la tombée de la nuit. Nous avons essentiellement dormi dans des guest house. Les installations sont souvent simple mais largement suffisant à notre gout, et l'accueil y est toujours excellent!

Notre itinéraire final (et finalement assez proche de celui qu'on avait initialement prévu) aura été : Bangkok 2 nuits Kao Yaï National Park (Pak chong) 2 nuit Ayutthaya 2 nuits Kanchanaburri 3 nuits Petchaburri 2 nuits WFFT (environ 30 bornes de Cha-am) 1 nuit Hua Hin 1 nuit (arrivé le soir, départ le matin) Ko pha ngan (bottle beach) 4 nuits Ko samui (buddah beach) 1 nuit

Nous avons fait le difficile choix de faire une croix sur le nord du pays afin de ne pas trainer les loulous sur de trop grandes distances de bus ou de train.
Projet USA: 2017 presque d'Ouest en Est English translation pending
by Glll2012New · 2016-08-19 · 39 replies
Je préfère commencer un nouveau sujet, après « Projet USA: 2017 peut-être ». rapidement changé en « Projet USA: 2017 certainement ».

Cette 15ème version reprend une partie des projets précédents en profitant déjà de vos réponses (merci pour elles).

Voilà ce que je disais en préambule dans ces projets : Car 2017 c'est encore loin et il peut se passer tellement de choses d'ici là, ensuite notre âge avance, on aura alors presque 68ans, ... Mais personnellement, j'aime bien faire des projets. Celui-là est un peu fou, alors vos avis me rendront certainement plus sage et réservé ! Ce 4ème voyage sera certainement le dernier aux USA. Comme le précédant nous partirons sur mai, les dates ne sont pas encore fixées.

Rien n'a changé à ce niveau mais ce projet est encore plus fou.

En gros, on va passer en Californie, au Nevada, en Arizona, en Utah, au Nouveau Mexique, au Texas pour arriver en Louisiane.

En un peu plus détaillé :

· arrivée à Las Vegas · retour et approfondissement à Death Valley · retour et approfondissement à Valley of Fire · on prend notre temps autour de St George · un grand détour à Grand Canyon North Rim · un passage à Bryce, le fond du canyon · on va parcourir plusieurs fois la Hole in the Rock · si le temps le permet, un retour sur la Burr trail Road mais en descendant prendre le ferry à Bullfrog · retour et nouveaux lieux autour de Bisti Badlands · là on ne pouvait pas éviter un retour à White Sands · suivit d’un passage à Big Bend pour voir le Rio Grande, entre autre · ensuite direction San Antonio avant de rejoindre la côte · pour finir à la Nouvelle Orléans · retour par Houston

Voilà pour la version courte, le détail suit !
Voyage d'une quinzaine de jours à Maputo: conseils pour jeune femme seule? English translation pending
by Jess5021 · 2016-08-18 · 5 replies
Bonjour à tous !

Je compte, pour les vacances de la Toussaint (environ deux semaines) aller rendre visite à une amie qui réside et travaille à Maputo. Puisqu'elle travaillera pendant la semaine, je serais seule en journée et je voulais avoir vos conseils de visite sur Maputo et aux alentours (en attendant ceux de mon amie) :

- que voir à Maputo ? Quels quartiers éviter pour une jeune femme seule ? - si je souhaite partir de Maputo quelques jours, que me conseillerez vous ? Est-ce relativement safe pour une jeune femme ? J'ai déjà pas mal voyagé, en Europe et en Asie, mais ce sera une première en Afrique. - Mon amie me propose de partir un weekend soit au parc Kruger, soit vers des belles plages du Mozambique, quelles serez vos recommandations ? -Enfin, je pense prendre un billet d'avion paris-Johannesburg, bien moins cher qu'un Paris-Maputo, et le bus pour rejoindre Maputo. Pas de soucis une fois de plus pour une femme seule?

Je vous remercie d'avance !
Mon idée d'itinéraire de 15 jours au Sri Lanka: vos avis éclairés? English translation pending
by Mil0uchka · 2016-08-18 · 17 replies
Bonjour,

Je pars 15 jours au Sri Lanka en janvier prochain avec mon homme et mon petit garçon. L'itinéraire est plus ou moins bouclé, mais j'aimerais bénéficier de vos avis sur le temps à accorder à chaque étape et sur la pertinence de ces étapes. Sachant que l'on a peu de temps, pas envie de courir, et que notre petit loulou n'a que 2 ans et demi.

- Jour 1 : Départ Paris - Jour 2 : Arrivée aéroport 16h45 - Negombo - Jour 3 : Negombo - Kandy - Jour 4 : Kandy - Jour 5 : Kandy - Nuwara Eliya - Jour 6 : Nuwara Eliya - Jour 7 : Nuwara Eliya - Ella - Jour 8 : Ella - Jour 9 : Ella - Uda Walawe - Jour 10 : Parc Uda Walawe - Tangalla - Jour 11 : Tangalla - Jour 12 : Tangalla - Jour 13 : Tangalla - Galle - Jour 14 : Galle - Jour 15 : Galle - Aéroport

D'avance merci pour vos remarques!

Milou.
Retour sur le Laos et Angkor English translation pending
by Facoalfr · 2016-08-16 · 6 replies
Bonjour Retour sur 5 semaines de voyage aux Laos et Angkor Apres un passage rapide à Bangkok et Chiang Mai, j'arrive à Chiang Kong. Chiang Kong pour la nuit au Green Inn sur la rue principale tout près du marché de nuit. GH propre, pas chère. Le matin je me ravitaille au 7 eleven pour le petit déjeuner et par en tuck tuck pour la frontière. Passage facile et rapide. Change de monnaie sur place, taux correct. Arrivé au Laos le visa est gratuit pour 15 jours pour les ressortissants suisses. Je partage un tuck tuck jusqu'à l'embarcadère avec 2 hollandaises, 2 anglais et un français. Ce sont 2 bateaux qui partent pour Packben, la quasi totalité des passagers sont des touristes. Il est surement plus judicieux de la faire en partant de Luang Praban Les paysages sont magnifiques, le Mekong puissant il y a de nombreux remous Nuit à Pakben, c'est la basse saison les prix sont faciles à Négocier. Deuxième jour tous les touristes sont regroupés dans le même bateau... Arrivé à Luang Praban, il faut prendre un tuck tuck pour rejoindre le centre. Logement en plein centre au Golden lotus GH tenu par Bill et sa famille. Très bon accueil au petits soins. La GH est en plein centre dans une petite rue calme donnant directement sur le marché du matin et à 2 pas du marché de nuit. La ville est très agréable à visiter, il faut prendre son temps. Repas pris dans les stand du marché de nuit, tout est délicieux. Pensez à prendre des services car les stands ne proposent que les baguettes pour manger. Pour ce qui est des souvenirs, c'est le meilleur endroit pour faire les achats. Pour les dames et demoiselles qui aiment les bijoux originaux, passer le pont de Bambou sur la Nam ...)j0ai oublie le nom=) et aller au Garden of éden, juste en haut des marches. A faire la cascade de Huang Si, le Mont Phousi et se laisser porter dans les ruelles de LP J'ai ensuite rejoint Muang Ngoi Neua. Pour cela il faut prendre le bus jusqu'à Niong Kwa puis le bateau. Logement chez Ning Ning. Le village est superbe, calme. La campagne alentours agréable Ne pas manquer à 6h du matin l'offrande au moines, bien moins touristique que celle de LP. Et profiter du marché du matin. Dans le village vous pourrez voir les femmes qui tissent la soie. Retour LP et vol pour Pakse Nous avons pris un taxi avec 2 jeunes allemands pour rejoindre la bus station Bus pour Pakson. C'est une bourgade rurale avec un immense marché. Nous avons quelques difficultés pour trouver la Pakson GH car peu de gens parlent anglais. GH propre, à la deco succincte. Pour le plateau des Bolovens l'idéal est de louer un scooter. Le jour suivant direction Tad Fane et 2 nuit sur place avec visite de Champee cascade. Retour à Pakse et moto tuck tuck pour Kiet Ngong. Nuit au Kingfisher ecolodge L'endroit est superbe. Possibilité de faire des ballades à dos d'éléphants. Très peu de touristes sur place. Direction ensuite les 4000 iles. GH Pan's à Dhon Kone. Agréable endroit, ballades à pied vers les chute du Mekong en passant par les rizières. En fin de journée ballade en bateau pour voir les Dauphins de l'Irradie. J'ai pu en voir 3. Enfin direction Angkor, passage de la douane et de ces nombreuses arnaques... Direction Siem Reap dans un mini bus avec un dingue du volant... par la nouvelle route directe depuis le Laos, 4h depuis la douane Nuit au Lovely GH Puis direction pour 2 nuits à Battambang. 2ieme ville du pays. Visite de la campagne alentours, jolies rizières, ballade sympa en bambou train, distillerie d'alcool de riz.... Adresse sympas, shopping la Fabick rue 2,5. un magasin tenu par un couple de jeunes français qui vendent des articles originaux t.q noeud papillon en bambou. Le long de la rivière le Gecko. Pour le petit déjeuner dans la rue 119, a l'aplomb de la banque du Cambodge un boulanger de rue au top. Retour Siem Reap Achat en fin de journée des tickets pour 3 jours. Cela permet de visiter entre 17 et 18h30 des premiers sites sans avoir à valider une journée Pour les visites je vous conseil de partir très tôt de visiter des 6h du mat. Vous arrêter vers 1h puis reprendre de 16 à 18hIl n'y a personne sauf pour le lever de soleil sur Angkor Wat... des centaines de personnes. Faites les temples à l'extérieur de la ville, ils respirent la sérénité Trois jours j'ai vraiment trouver cela trop court... Allez aussi au Tonle Sap le matin tôt Enfin Bangkok pour ceux qui iraient l'an prochain sachez que l'anniversaire de la reine est le 12 aout et donc le 12 et le 13 c'est férié. Les palais et certains temples sont fermés
Randonnées dans l'État de l'Utah English translation pending
by Tchikiboum77 · 2016-08-15 · 6 replies
Bonjour, Nous allons bientôt partir pour les USA (ce sera notre troisième voyage) et cette fois-ci ce sera sans enfant 😛 A nous donc la liberté et l'aventure!! Nous partons donc pour deux semaines de Salt Lake City, direction Moab, Escalante, Zion puis Las Vegas. Nous adorons Escalante et avons déjà fait quelques randonnées (Zebra Canyon, Peekaboo et Spooky Gulch) et avons l'intension de nous attaquer au Coyotte Gulch cette fois-ci. Avez-vous des idées de randonnées dans Canyonland près de Moab ou d'autres suggestions de randonnées sur notre circuit? (nous adorons les slot canyons 😄) D'avance merci pour vos recommandations!
Où en Inde du Sud? English translation pending
by Anne42 · 2016-08-09 · 9 replies
bonjour juste le début de notre prépa de voyage pr avril hélas seulement 2 semaines! (ah ces enseignants!!) alors le pays étant grand, je voulais avoir les avis des experts que vous êtes (j'ai déjà testé toutes ces belles lignes pr les usa, bali et oman) nous aimerions "voir l'Inde"!! sans aller à tte vitesse (en se gardant 3/4 jours de farniente), sans aller ds des endroits surfaits le kerala? je n'ai pas bcp lu encore mais ça n'a pas l'air d'être la vraie inde : très catholique? quoi d'autres? merci anne
Notre voyage en famille de 3 semaines au Cambodge puis 1 semaine en Thaïlande English translation pending
by Kunthy · 2016-08-08 · 7 replies
Bonjour à tous

Le forum m'ayant bien aidé à préparer mon séjour, voici ma contribution qui j'espère pourra aider certains d'entre vous. Nous sommes partis à 6 adultes (entre 37 ans et 70 ans) et mes 2 filles de 6 et 10 ans. Notre budget pour les nuitées : Environ 20-25 dollars/nuit pour une chambre double, petit déjeuner inclus. En général avec piscine. Pour les repas, à 8, on en avait entre 20 et 30 dollars (boissons comprises) (sauf aux temples d'Angkor, bcp plus cher).

Voici notre itinéraire, qui nous a permis de voir bon nombre de choses tout en ayant un rythme adapté aux enfants.

Nous avons atterri à Siem Reap (Air Asia depuis Bangkok) 4 nuits au Secret Pavilion Hotel (Très bien. Superbe piscine et excellent service - bien situé) 2 grosses demi journées consacrées aux temples (20 dollars/tuk tuk/journée) 1 journée repos.

Traversée en Bateau vers Battambang : MAGNIFIQUE Par contre, c'est long !7h30) et assez inconfortable. Mais à faire!!

Battambang: 4 nuits Mais 3 nuits suffisent je pense. Balade en tuk tuk dans la campagne, visite d'un atelier de galette de riz... (20 dollar la journée dans un grand tuk tuk pour 9) Chauve-souris Bamboo Train Spectacle au cirque Phare : Top!!

Mini-bus en direction de Phnom Penh avec Golden Bayon Express : A fuir!! Conduite hyper dangereuse, chauffeur moitié aimable...

Une nuit étape à Phnom Penh au House Boutique Hotel (superbe! Jolie petite piscine, personnel adorable, bon resto)

3 nuits à Kampot aux Manguiers : chambres simples mais superbe site. Personnel hyper accueillant. Ambiance familiale. Une journée de balade en tuk tuk (20 dollars par tuk tuk) : balade dans la campagne, visite de La Plantation de poivre, déjeuner à Kep au Crab Kitchen, puis baignade à Kep : TOP! Une journée tranquille : kayak, vélo...

Puis 6 nuits à Phnom Penh au House Boutique Hotel (dont une nuit sur l'ile de la soie : Villa Koh Dach) Quelques classiques, musée national, palais royal, S21 (sans les enfants) Une journée à Koh Dach. L'hôtel nous avait organisé une journée de balade sur l'Ile avec visite de Silk Island pour comprendre la production de soie. Très sympa. Juste déception sur la plage qui selon le routard était très agréable. Les petites paillotes sont désormais habitées, et la plage est devenue une sorte de bidonville. C'était très émouvant de s'y retrouver...beaucoup de pauvreté Une demi journée de visite de l'ONG Pour un Sourire d'Enfant. Très intéressant et émouvant.

Nous avons ensuite pris un vol pour Bangkok. Là, ça a été le choc car nous avions pris l'habitude d'être au calme et aux grands sourires. A Bangkok, c'est une véritable usine à touristes. Le moindre service est payant, et plus de sourire!!! Nous avons dormi au Rambuttri Village Hotel. Hyper touristique mais 2 piscines agréables.

Nous avons ensuite passé une nuit à Kanchanaburi au Noble Night GuestHouse : joli site. Chambres simples. Piscine agréable.

Le lendemain, les cascades d'Erawan, jolies mais bondées de monde! Pause aux sources d'eau chaude : très agréable!!

Et enfin, arrivée pour 2 nuits au Ganesha Park. Chambres très simples. Bons repas. Ambiance familiale. Paysage sublime. Mais surtout, une journée magique avec les éléphants. Que de souvenirs.

Puis le surlendemain, retour de Namtok jusqu'à Bangkok avec le fameux train de la mort. 5h30 de trajet très agréable. Jolis paysages. Le train était à l'heure.

2 jours à Bangkok et fin des vacances.

En espérant que cela aidera certains d'entre vous.
Afrique du Sud: réservations anticipées? English translation pending
by Balata · 2016-08-08 · 9 replies
Bonjour,

Nous allons partir dans l'Ouest Américain en Septembre 2016 mais on aimerait beaucoup aller en Afrique du Sud l'année prochaine.

Comme je lis souvent que les "camps" sont complets je voudrais savoir par quoi il faut commencer, je m'y perds un peu dans "Sanparks".

Voilà à peu près ce qu'on aimerait faire mais je ne me suis pas encore totalement penchée sur la question et il y a plein d'endroits qui ne me disent rien encore.

Nous aurons à ce moment là 68 et 69 ans. On ne sait pas s'il vaut mieux partir tout le mois d'octobre ou à cheval sur Octobre et Novembre (avec vacances scolaires françaises) ou tout Novembre.

On aimerait arriver au Cap , rester 4/5 jours , aller dans au moins un vignoble , la route des jardins? L'intérieur? Ce qu'on aime pas c'est les vols intérieurs , donc c'est par la route, j'ai regardé les trajets, c'est un peu long mais pas insurmontable. Est-ce que Sainte Lucie et Hluhluwe imfolosi Park sont des incontournables? Les récits que j'ai lu du Lesotho m'on bien plu.

Et bien sûr le Kruger, mais je ne sais pas par quel bout commencer. On aimerait des endroits pas trop grands, s'il faut se faire à manger pas de problèmes , par contre il faut que les bungalows soient fermés, et un minimum de confort quand même. J'envisageais aussi une réserve privée ou deux peut-être mais pas hors de prix. J'aurais vraiment besoin de votre aide pour savoir où chercher. J'aimais bien la tente à deux lits de Montagnard!!! Et on repartirai de Johannesburg.

Je vous remercie par avance.
Compte rendu de 15 jours au Sri Lanka en juillet English translation pending
by Cebvl · 2016-08-07 · 27 replies
Bonjour Voici le compte rendu orienté "infos pratiques et coûts" de nos 2 semaines passées au Sri Lanka, mon mari, ma fille et moi-même du 16 au 30 juillet 2016. Nos billets d’avion nous ont coûté 1000 euros (Lyon-Colombo) par personne car nous les avons pris très tardivement (mi-juin). Nous avons payé chaque visa 69 euros (obtenu par internet). Sur place, nous avons dépensé 320 euros par personne. Nous avions des euros que nous avons changé au fur et à mesure dans les banques : Taux de change à l’aéroport pour 1 euro : 156,10 roupies – banque Matara : 157,6 (le meilleur taux du voyage) sinon autour de 156.

Notre itinéraire : Polhena (3 nuits) – Kataragama (1 nuit) – Haputale (2 nuits) – Kandy (2 nuits) – Sigiriya (3 nuits) – Negombo (1 nuit)

16 juillet : Train Lyon-Paris puis vol Paris-Colombo avec Sri Lanka airlines 17 juillet : Colombo-Polhena (Matara) Arrivée à 4h50 à l'aéroport de Colombo (3h30 de décalage). La douane est vite passée : pour éviter de faire 2 fois la queue, ne pas oublier de remplir le formulaire d'entrée dans le pays non distribué dans l'avion mais disponible sur des tables le long de la file d'attente. Nous changeons un peu d’argent puis sortons prendre le bus pour Colombo : il faut prendre à gauche en sortant de l'aéroport, longer tout droit le bâtiment, puis au bout prendre à droite : le bus est à la 1ère intersection (plein de monde pour vous l'indiquer). Nous arrivons 40 minutes plus tard au terminal de bus de Colombo (rapide car c’est dimanche et 6h du matin). Nous prenons à droite en sortant du terminal de bus et remontons la route jusqu'à arriver à la gare ferroviaire. Juste le temps d'acheter nos tickets, quelqu'un nous fait signe de le suivre et nous emmène dans le train qui est prêt à démarrer (un premier aperçu de la gentillesse des Sri lankais !). A 7h, le train démarre, fenêtres et portes ouvertes, ventilateurs au plafond tournant à plein régime. Tout s'est enchainé très rapidement. Le train s’arrête fréquemment et 4h30 plus tard, bien secoués mais ravis du paysage côtier, nous arrivons à Matara. Nous prenons un tuk-tuk jusqu’à la guesthouse à Polhena. Après quelques heures de repos, nous partons voir la plage et nous promener dans le quartier. Bus Aéroport – Colombo : 110 roupies / pers (40 minutes – 1h) Train Colombo - Matara: 230 roupies / pers (4h30) Tuk-tuk Matara-Polhena : 250 – 300 roupies Bouteille eau (1L ½) : 70-80 roupies Guesthouse : sunny lanka guesthouse : 2600 roupies la triple (très sympathique, bons repas) Repas à la GH : 480- 580 roupies Petit déjeuner à la GH : 500 roupies

Lundi 18 juillet : Plage de Polhena – Matara et Mirissa Ce matin, nous retournons à la plage de Polhena. Ma fille et moi n’osons pas nous mettre en maillot de bain car les femmes sont toutes couvertes (Sari ou burka) : Ma fille enfile donc une longue tunique par-dessus son maillot de bain. Cela n’empêche pas d’éveiller la curiosité des sri lankais (ça reste gentil) ! L’après-midi, nous allons à Mirissa et là c’est tout le contraire, il n’y a que des touristes en maillot de bain. La plage est magnifique et déserte dès qu’on s’éloigne un peu mais ce n’est pas la bonne saison pour la baignade et le snorkelling, la mer est trop agitée.

Tuk-tuk Guesthouse-Matara (avec attente à Matara le temps de la visite du marché et du temple vers le pont) puis Matara-Mirissa : 1400 roupies (au départ, nous souhaitions juste aller à Matara récupérer un bus mais le patron de la guesthouse a « négocié » avec le chauffeur du tuk-tuk le trajet jusqu’à Mirissa. On n’a pas osé refusé, c’était le premier jour !) Monastère à Matara (sur le petit pont) : 50 roupies / personne Bus Mirissa – Polhena junction : 20 roupies / pers Une dizaine de petites bananes : 78 roupies Coca dans un bar sur la plage de Mirissa : 150 roupies Mardi 19 juillet : Mulkirigala temple – Tangalle - Dondra Nous allons au Mulkirigala temple : 10 minutes de marche jusqu’à Polhena junction (=intersection avec la route principale) pour prendre le bus qui mène à Matara puis bus jusqu’à Beliatta. De Beliatta, tuk-tuk jusqu’au temple. La visite du temple est rapide (1h environ), il fait chaud donc y aller le plus tôt possible car il y a pas mal de marches. Beaucoup de singes aussi. Le tuk-tuk nous ramène sur Tangalle : nous profitons de la plage qui est magnifique mais trop de vagues pour se baigner complètement. Au retour, nous nous arrêtons à Dondra pour assister au festival de la pleine lune : danses, musiciens, défilé de quelques éléphants. Il y a énormément de monde et nous sommes collés les uns aux autres. Soudain mon mari s’aperçoit que son téléphone portable n’est plus dans sa poche de pantalon (qui était fermée par un gros scratch) : quelqu’un lui découpé sa poche avec une lame de rasoir ! du travail de pro…Nous sommes dégoutés et la soirée est gâchée. Ce sera le seul problème de tout notre voyage.

Bus Polhena junction – Matara : 13 roupies / pers Bus Matara – Beliatta : 52 roupies / pers (1 grosse heure) Tuk-tuk Beliatta-Mulkirigala Temple-Tangalle : 1000 roupies (20-30 minutes par trajet) Entrée temple : 500 roupies / pers Repas léger à Tangalle : 700 roupies pour 3 Bus Tangalle – Dondra : 50 roupies / pers Tuk-tuk : Dondra – Guesthouse : 500 roupies

Mercredi 20 juillet : Polhena - Kataragama Tuk-tuk jusqu’à la gare routière de Matara puis bus jusqu’à Kataragama (avec changement à Tissa). Nous nous sommes trompés de jour, le festival de Kataragama est terminé : Comme nous avons assisté à celui de Dondra, nous ne sommes pas déçus et nous nous promenons autour des temples. Un beau symbole : sur la même place, un temple hindou, une mosquée et une stupa bouddhiste. Il y a plein de singes qui mangent les ordures et les restes de la fête, mais aussi encore beaucoup de pèlerins qui se reposent ou se lavent dans la rivière avant de repartir. Les éléphants sont encore là et nous avons la chance d’en approcher. Le soir, nous assistons à la cérémonie des offrandes. Un bon moment ! Bus Matara – Tissa : 135 roupies / pers(3h) Bus Tissa – Kataragama : 34 roupies / pers(1/2h) Hotel sunil’s : (impersonnel mais bien situé à côté de la gare routière et temples à 10 minutes à pieds) : 5500 la triple (il ne restait que cette chambre avec AC et balcon) Petit déjeuner à l’hôtel : 670 roupies / pers Repas végétarien dans un petit resto local : 680 roupies pour les 3 coca : 100 roupies – eau : 65 roupies – bananes : 135 roupies

jeudi 21 juillet : Kataragama – Haputale avec arrêt à Budruwagala Pour aller à Haputale, nous prenons le bus jusqu’à Buttala puis un autre jusqu’à Wellawaya. Là nous prenons un tuk-tuk pour aller jusqu’aux Bouddhas de Budruwagala (jolie falaise sculptée de 7 bouddhas) : nous laissons nos gros sacs dans le tuk-tuk pendant que nous visitons. Puis à nouveau bus jusqu’à Haputale : Sur le chemin, nous apercevons les chutes de Diyaluma : Nous n’avons pas osé nous y arrêter car le GdR disait qu’il fallait marcher une heure pour atteindre les piscines naturelles. Ce que nous ne voulions pas faire avec nos gros sacs mais il semblerait que les 1ères piscines soient proches de la route. A Haputale, notre GH est loin du centre mais on marche : après tout ce bus, cela fait du bien. Bus Kataragama-Buttala : 85 roupies / pers (2h) Bus Buttala – Wellawaya : 60 roupies / pers (1h) Tuk-tuk jusqu’à la falaise des boudhas : 800 roupies (aller-retour+attente : 1 H en tout) Bus Wellawaya-Haputale : 85 roupies / pers (2h) Guesthouse : white Home (sur booking) : 5346 roupies la triple (famille très sympa) Repas à la GH : 450 roupies – petit déjeuner : 350 roupies / pers

Vendredi 22 juillet : Lipton seat Nous enchainons tuk-tuk jusqu’au centre ville puis bus jusqu’à la fabrique de thé. Ensuite nous décidons de marcher jusqu’au lipton seat. La route est en lacets et l’on peut couper tout droit à travers les plantations de thé. Par contre, ce sont des escaliers raides et il fait chaud donc nous faisons un mixte de route et raccourcis. A 2 km du point de vue, il faut payer pour continuer. C’est une jolie promenade de 2h , même si nous n’avons pas vu beaucoup de ramasseuses de thé. De retour, nous visitons la fabrique de thé. Le guide est difficilement compréhensible mais la visite vaut le coup : différentes étapes de la fabrication du thé avec des machines archaïques, pas de sécurité…Retour à la guesthouse : nous avions prévu d’aller nous promener du côté du monastère qui est à 1 km de l’hôtel mais finalement c’est repos, la montée du matin nous a fatigué : beaucoup font la montée en tuk-tuk et redescendent à pieds. tuk-tuk guesthouse – centre Haputale : 30 roupies Bus pour la fabrique : 30 roupies / pers Lipton seat : 50 roupies / pers Visite fabrique : 250 roupies / pers

Samedi 23 juillet : train vers Kandy Départ en bus pour la gare d’Haputale. Inutile d’y aller tôt car le guichet ouvre ½ h avant l’arrivée du train. Tout le long du trajet, nous pouvons admirer de jolis paysages, beaucoup de plantation de thés. Arrivés à Kandy, nous prenons un tuk-tuk jusqu’à la guesthouse qui est sur la colline puis redescendons voir le temple de la dent de bouddha de l’extérieur et faire le tour du lac. GH Clement Dissanayake : 4000 roupies la triple (très sympa) Repas à la GH : 600 (full dinner) ou 450 (vegetarian) Petit déjeuner : 500 roupies

Dimanche 24 juillet : Temple et jardin botanique Nous commençons par le temple de la dent de bouddha pour assister à 9h30 à la cérémonie des offrandes. Beaucoup de monde attend pour offrir fleurs et nourriture. Ensuite nous visitons les temples à côté et l’église. Enfin nous rejoignons la gare routière pour prendre le bus pour le jardin botanique. C’est un joli parc : De grands arbres, plein d’espèces différentes, des singes, des chauves-souris, un pont suspendu…dommage que nous ayons eu beaucoup de pluie. Au retour nous faisons quelques achats. Temple de la dent : 1000 roupies / pers (une affiche indique que le prix passera à 1500 au 1e aout et à 2000 au 1e janvier 2017). Jardin botanique : 1500 roupies /pers - (1000 roupies / étudiant : la seule réduction étudiante du voyage) Bus Kandy-jardin : 15 roupies /pers Paire de chaussures : 750 roupies Carte postale : 38 roupies Timbres : 35 roupies

Lundi 25 juillet : route vers Sigiriya Après quelques courses, nous prenons le bus « express » vers Dambulla puis bus vers Sigiriya. La guesthouse est à 50m de l’arrêt. Immédiatement, la propriétaire nous propose un safari pour voir les éléphants (il faut partir à 14h). Nous décidons d’accepter mais seuls touristes, nous n’arrivons pas à négocier. Au départ, c’était pour faire plaisir à notre fille mais finalement nous sommes revenus ravis. Même s’il y a beaucoup de jeep, nous avons vu plein d’éléphants et c’est magique. Bus Kandy - Dambulla : 185 roupies (minibus climatisé qui s’arrête beaucoup moins que les bus locaux) - 2h Bus Dambulla - Sigiriya : 40 roupies / pers (1/2h- fréquence toutes les 1/2h) Safari : 5000 roupies / pers tout inclus (sinon elle nous proposait de payer 4000 roupies pour la jeep et de nous débrouiller seuls pour les billets d’entrée et les taxes additionnelles). GH Relax guest Sigiriya (réservé par booking) : 4896 roupies la triple Repas à la GH : 500 roupies / pers - Petit déjeuner : 400 roupies / pers (copieux)

Mardi 26 juillet : Rocher de Sigiriya et Dambulla Le matin, nous visitons le rocher qui se trouve à 10 minutes à pieds de la GH : à faire le plus tôt possible. Jolie vue d’en haut. L’après-midi nous retournons à Dambulla pour visiter les grottes : bus et tuk-tuk depuis la gare routière (sinon 1/2 h de marche) : jolies grottes et plein de singes. Pour ceux que cela intéresse, possibilité de laisser les gros sacs au poste de police qui se trouve juste au début des escaliers. Entrée rocher Sigiriya : 4260 roupies / pers Bus Sigiriya - Dambulla : 40 roupies / pers – 1/2h (sinon tuk-tuk pour environ 1500 roupies l’aller/retour + attente aux grottes) Tuk-tuk gare routière – grotte : 150 roupies Grottes de Dambulla : entrée gratuite mais il faut faire garder ses chaussures : 25 roupies / paire (attention, le garde vient rouspéter s’il vous voit mettre vos chaussures dans votre sac)

Mercredi 27 juillet : Polonnaruwa De bonne heure, nous prenons le bus jusqu’à Inamaluwa junction puis un autre jusqu’à Polonnaruwa : la route est bonne et c’est assez rapide. Immédiatement un loueur de vélos nous aborde. A 9h, nous sommes prêts pour la visite : nous commençons par le musée et enchainons par le lac puis les sites. Il nous faudra 6h pour faire tranquillement le tour. C’est à voir. Il y a beaucoup d’arbres mais il fait chaud quand même. Pas de grosses montées ou descentes en vélo. Entrée Polonnaruva : 3550 roupies /pers Bus Sigiriya – Inamaluwa junction : 20 roupies / pers(20 minutes – fréquence : toutes les 1/2h) Bus Inamaluwa junction – polonnaruva : 80 roupies / pers (1h15 – fréquence toutes les 40 minutes) Vélo : 300 roupies / vélo (possibilité d’aller en tuk-tuk depuis Sigiriya : 2500-3000 roupies aller-retour + 3-4h d’attente sur site)

Jeudi 28 juillet : Vers Negombo Bus jusqu’à Kurugenala puis bus pour Negombo. Tuk-tuk pour la GH. La guesthouse donne sur la plage et même si la mer est marron et agitée, nous ne résistons pas, l’eau est trop bonne. Promenade sur Lewis place qui est en fait une grande rue.

GH : Dephani (réservé par booking) : 3185 roupies la triple Petit déjeuner à la GH : 3 dollars et on peut prendre tout ce que l’on veut Repas à la GH : 2013 roupies pour 3

Vendredi 29 juillet : Negombo Tuk-tuk jusqu’au marché des pêcheurs : visite « guidée » par un pêcheur qui nous aborde ! puis promenade vers le port où arrivent les bateaux avec leur grande voile. L’après-midi, baignade, farniente, lecture (la propriétaire de la GH a été très sympa en nous laissant notre chambre toute la journée) puis vers 20h, un tuk-tuk nous emmène à l’aéroport. Notre avion décolle à 1h30. Tuk-tuk vers le marché : 300 roupies Tuk-tuk vers l’aéroport : 800 roupies (20 minutes) Conclusion : Nous sommes déjà allés plusieurs fois en Asie donc pas de grande découverte. Mais c’est un petit pays et en 15 jours, nous avons réussi à mixer plage, randonnées dans les plantations, temples, sites historiques. Nous avons apprécié cette diversité et aussi la gentillesse des Sri Lankais, toujours prêts à aider. Quand ils vous abordent pour vous vendre quelque chose, ils sont toujours polis et jamais insistants. Au niveau religion, c’est un mélange de bouddhisme et d’hindouisme même si l’on voit pas mal de musulmans et quelques catholiques. C’est un pays où il est très facile de voyager avec les bus et trains locaux. Les guesthouses où nous avons dormi sont de petites structures familiales et c’est très sympathique. Nous y avons presque toujours mangé, c’est pratique et convivial. Nous avions peur que le Sri Lanka soit une destination très/trop touristique : or souvent dans les bus nous étions les seuls touristes. A part sur les sites du triangle culturel, nous avons croisé peu de touristes.

N'hésitez pas à me poser des questions si vous avez besoin de complément. Merci à tous ceux qui, grâce à leur commentaire sur ce forum, m'ont permis de préparer notre voyage. Christine
Séjour en forêt tropicale (Gabon - Congo) English translation pending
by Novicz · 2016-08-06 · 28 replies
Carnet de voyage en Afrique Centrale

Jeudi 16 janvier 2003

Arrivé 2040 à Libreville. Justin, le chauffeur de WCS (Wildlife Conservation Society) à Libreville attendait à la sortie du terminal pour me conduire a mon hôtel, le Tropicana. J’y retrouve Bryan, le directeur des Réserves Nationales au Congo, et Debra, une chercheuse qui prépare un doctorat sur les chauves souris. Ils m’annoncent que notre départ pour Bomassa sera repoussé à samedi. Tant mieux, que j’aie au moins le temps de m’adapter un minimum.

Vendredi 17

Au bureau de WCS, j’installe les programmes Flitestars et Mapstars sur mon Mac avec l’aide de Peter, un pilote autrichien approchant la cinquantaine et qui vole pour WCS sur son propre avion. Il a fait fortune en vendant des lunettes puis a vendu son magasin avant de traverser l’Afrique avec son Cessna 182. En fin de matinée, direction l’ambassade du Congo pour ma demande de visa. Refoulé à l’entrée par le gardien, je dois retourner au Tropicana pour enfiler un pantalon à la place de mon short. Le visa de 3 mois coûte 210 000 cfa, moitié moins pour les membres de WCS. Plus tard dans l’après midi, nous allons faire les courses pour Bomassa. 200 kilos de nourriture, alcools et cigarettes.

Samedi 18

À 0900 nous chargeons l’avion avant de décider de repousser le vol à dimanche. Because mauvais temps. J’en profite pour faire laver l’avion et ajouter des coordonnées sur Mapstar, un programme de gestion de points GPS installé la veille sur mon Mac. Plus tard dans la soirée, un Antonov 24 s’écrase à l’est de Libreville, suite à une panne électrique et la panique probable de l’équipage. Au bar de l’aéroclub, tout le monde s’étonne qu’il ait tourné autour de D’jemba au lieu de rejoindre la côte. Apparemment, personne dans l’appareil n’avait une lampe de poche (obligatoire) ni même un briquet ou des alumettes pour éclairer ne serait ce que le compas…

Dimanche 19

Bryan, qui souffrait depuis plusieurs jours d’un abcès à la fesse, part à l’hôpital, où le médecin décide de l’opérer sur le champs. Il ne pourra voyager qu’en fin de semaine et je décolle donc seul pour LaLopé, une des plus anciennes réserves du Gabon, où je récupère le Dr Boo, une biologiste britannique de son vrai nom Fiona Maisels, avant de continuer vers Kabo pour les formalités douanières, puis Bomassa, camp où je serai désormais basé. En vol, Boo contacte Bomassa par la HF et nous décidons de laisser l’avion à Kabo. Nous terminerons le voyage par la route pour ne pas risquer d’être surpris par la nuit. Décollé de LaLopé à 1400 + 3h30 de vol + une demie heure pour la police des frontières…, bref, la nuit tombant à 1800, même si la dernière branche se fait en 10 minutes, c’est trop risqué pour un premier atterrissage à Bomassa. La piste fait 600 mètres et surtout elle est étroite, bordée par de la végétation plus haute que les ailes. Finalement nous arrivons plus tôt que prévu et les formalités sont rapides. Comme la route est bloquée, c’est une pirogue qui est venu nous chercher. Une douzaine de villageois nous aident à charger nos 300 kilos de frêt et bagages à la lueur des torches, et des vers luisants. Puis une heure encore à remonter le fleuve Sangha, dans l’obscurité. Juste le bruit du moteur et les étoiles.

Lundi 20

A 0630 sortant d’un rêve au décors européen (Paris ?, Lausanne ?), je me réveille étonné d’être en pleine forêt tropicale. Après le petit déj. j’entreprends de nettoyer une étagère et d’installer ma chambre, entièrement grillagée contre les moustiques, puis commence à faire l’inventaire des documents de l’avion. En fin de matinée, je me rends vers la piste, à un petit kilomètre du camp, en suivant un sentier étroit, sorte de tunnel de verdure, inquiet d’une éventuelle rencontre avec un éléphant. Ils courent bien plus vite que nous paraît-il. Au village, Madame Djony, l’infirmière du dispensaire qui se trouve être aussi la femme du conservateur du camp, m’adjoint une jeune fille de 22 ans, enceinte de son 4ème enfant, pour m’accompagner. La piste est bien plus longue que je ne l’imaginais. Je demande quand même une pirogue pour aller observer l’approche depuis la rivière. Peter m’avait dit que les derniers 100 mètres de finale frôlaient les arbres. J’ai surtout envie de faire un tour sur ce fleuve qui me fascine autant. Large de plus de 100 mètres, il est l’axe de vie de toute la région. Pour la pêche, le transport, pour se laver ou ne serait ce que pour sortir de cette claustrophobie que provoque la densité de la forêt.

Puis je rentre au camp et déjeune seul, en commençant à parcourir le manuel de vol du Cessna, lorsque Boo me propose de l’accompagner elle et son guide pygmée pour rejoindre une clairière avec un mirador où elle compte passer la nuit. Elle souhaite profiter de la pleine lune pour observer les éléphants. A vrai dire les compter, afin d’évaluer la qualité et l’évolution de fréquentation de cette clairière. C’est encore la meilleure façon de surveiller les activités des braconniers. Ainsi entre l’aller et le retour je m’offre deux heures de marche en pleine brousse pour terminer la journée. Derrière un petit bonhomme qui avance à toute vitesse, la machette posée sur son bras comme un bébé endormi. L’occasion de découvrir enfin la jungle, la vraie jungle, jusqu’ici seulement fantasmée au travers de romans d’aventure. En quelques kilomètres, je croise déjà des termitières hautes comme des maisons de 2 étages, des papillons gigantesques, en tout cas suffisamment pour qu’ils s’autorisent quelques secondes de plané entre 2 battements d’aile, et des arbres de 30 mètres parfois entièrement emballés dans une toile d’araignée si dense qu’elle est pratiquement opaque. Les films de Spielberg n’étaient donc pas exagérés ?! Heureusement que je me suis acheté une caméra vidéo, sinon personne ne me croira.

Après le dîner, je m’installe dans le bâtiment qui fait office de bureau, une grande pièce climatisée, la seule, à cause des nombreux ordinateurs et appareils électroniques qui souffriraient trop rapidement de l’humidité. Dans un coin, une grande télévision et une vidéothèque de plusieurs dizaines de cassettes et DVD, pour tous les goûts. Je visionne quelques documents sur l’Afrique tropicale jusqu’à 2230. Le groupe électrique est éteint à 2245 et je finis ma phrase à la bougie.

Le premier soir, en revenant de la salle de bain dans la nuit, j’étais déjà impressionné parce que je devais enjamber d’anciennes traces d’éléphants (ils viennent dans le camp pendant la nuit), lorsque j’ai refermé machinalement ma main sur un insecte infernal qui s’est envolé en hurlant comme un hibou. Boo m’a dit le lendemain que c’était une espèce de grillon. Par le bruit, la variété et la taille, cet endroit est un véritable Disneyland d’insectes.

Mardi 21

Ce matin, une heure de camion pour faire 30 km, sur une piste boueuse et cahoteuse. Nous allons récupérer l’avion à Kabo. Pompé 200 litres de carburant pour compléter les réservoirs dans les ailes. Mais le tonneau est vide avant que j’aie terminé et le poids dans les ailes est maintenant déséquilibré. Pendant que M. Djony, le conservateur du camp palabre avec la police locale, je regarde dans le manuel de vol s’il y a une limitation de dissymétrie. La piste est relativement longue, 1200 m, mais elle est bordée d’arbres très haut. L’impression de devoir décoller dans un corridor. 10 minutes seulement de vol pour rejoindre Bomassa. Vue d’au dessus, la piste paraît soudain très courte, je prolonge la vent arrière et m’autorise une longue finale. Sur le bord du terrain, un groupe de villageois attend que M. Djony et moi sortions de l’appareil. Le conservateur me dit que c’est devenu une habitude maintenant, ils viennent se faire une opinion sur la qualité de chaque nouveau pilote en se référant au premier atterrissage. Depuis le temps, ils sont tous devenus experts en arrondis.

En fin d’après midi, nous préparons avec Boo le vol de demain. 43 waypoints à rentrer manuellement dans le GPS, pour un survol de clairières. A l’heure de l’apéritif, nous recevons la visite inattendue d’une jeune américaine, à peine 20 ans. Membre du Corps de la Paix (un organisme US qui envoie des jeunes volontaires sur le terrain avec très peu de moyens), elle vit depuis 2 ans, seule occidentale (Californie) dans un petit village au bord du fleuve à 2 ou 3 kilomètres au sud de Bomassa. Cet après-midi, elle remontait la Sangha en pirogue-stop, se dirigeant nonchalamment vers Yaoundé pour reprendre pied vers un semblant de civilisation. Je suis bluffé.

Pendant le souper, Boo m’énumère les différentes tâches qui seraient utiles dans le camp. A envisager pour des éco-touristes, volontaires ou éventuellement amis de passage : enseigner l’anglais aux assistants chercheurs congolais, corriger les traductions de rapports de l’anglais vers le français, organiser l’herbier, concevoir des visuels descriptifs pour les animaux que l’on peut observer depuis le mirador, etc… et avant d’aller nous coucher, nous regardons une vidéo, « the jerk » avec Steve Martin, à la fraicheur de l’air conditionné du bureau.

Mercredi 22

Notre vol photographique, qui était prévu à 0800, tombe à l’eau c’est le cas de dire. Le ciel est chargé et l’on aurait besoin d’une bonne lumière pour pouvoir détecter d’en haut les traces d’anciennes pistes d’éléphants. Nous nous rendons tout de même à l’avion pour installer le matériel. Mais le socle qui était prévu pour fixer la caméra sur l’avion a disparu. De retour au camp, nous en faisons fabriquer un en bois par Alphonse, l’ébéniste. En attendant, je lis le numéro de mars 2001 du magazine National Géographique, qui relate l’aventure de Mike Fay, le prédécesseur de Bryan à Bomassa. Mégatransect, un raid de 2000 kilomètres à pied à travers la forêt équatoriale. Et je découvre avec jalousie que Nicolas Kozon, l’un des premier pilotes de WCS Congo, dont j’ai repris la place, est cité en fin d’article. J’ai néanmoins eu la chance de rencontrer Mike à Libreville. Il m’a raconté comment il s’était fait attaquer par une femelle éléphant(une défense lui a transpercé le bras), le 31 décembre dernier. Très chanceux, son biceps a été épargné de justesse, il ne lui reste que de longues cicatrices des 2 côtés du bras qu’il pourra montrer fièrement dés son retour à New York.

Aujourd’hui, nous avons fait 3 aller-retours jusqu’à la piste, 2 en camion et 1 en pirogue, pour mettre au point notre nouvelle fixation de la caméra. J’en ai profité pour faire connaissance avec les 2 instituteurs de l’école située en bord de piste. Un jour je viendrai filmer le cours. A notre dernier retour au camp, celui en pirogue, nous accostons en même temps que 2 suisses allemands, attendus depuis hier soir. Un couple qui travaille depuis 6 ans à Mayumba en Centre Afrique, pour un organisme similaire. Ils ont du évacuer leur camp à cause des évènements politiques de Noël et viennent de descendre la Sangha pendant plus de 3 heures dont la moitié sous une pluie torrentielle. Boo les connaît bien, quand à moi je fais leur connaissance pendant le dîner. Leur activité est beaucoup plus axée sur l’écotourisme qu’ici, où nous n’avons qu’une ou deux cases de passage.

Jeudi 23

Le temps ne nous permettra pas, aujourd’hui encore, de faire ces photos. L’occasion de créer un compte e-mail pour la connexion satellite et de commencer à visionner mes anciennes cassette Hi8 que j’ai fait transférer sur DV en achetant le caméscope. Le soir nous nous installons tous les quatre dans le bureau pour regarder la vidéo « Et au milieu coule une rivière » de Robert Redford avec Brad Pitt. A la fin du film il nous faut faire un effort pour réaliser que nous sommes toujours en pleine forêt.

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Vendredi 24

A 1000, le brouillard finit par se lever et nous décollons pour aller filmer les bais, un terme pygmée qui désigne ces clairières où les éléphants laissent des traces de leur passage, indice que la zone n’aura pas encore été prise d’assaut par les chasseurs. Je suis peu habitué à ce genre de vol, succession de virages serrés à faible vitesse et des trajectoires précises à tenir sans visibilité du cadrage de la caméra, qui est pointée sur la verticale exacte de l’avion. Lorsque pour corriger le cadre j’incline l’avion vers la gauche, la caméra balance vers la droite... Bref, de quoi se mélanger les pinceaux et les premières bais nécessitent plusieurs passages, le temps de me faire la main. Finalement, ce sera un vol de plus de 2 heures pour un circuit d’à peine 200 km, avec au final une petite douzaine de bais dans la boîte. Demain, le secteur sud de la réserve représente un circuit de 400 km !!

Nous passons le reste de la journée à traiter les images, en prélevant pour chaque séquence la ou les photos qui permettront de reconstituer l’intégralité des clairières. Avant la nuit, il me faut encore refaire le plein du Cessna, à partir d’un baril de 200 litres et d’une pompe électrique branchée sur la batterie du camion.

Samedi 25

0900, décollage pour le circuit sud. Mais le vol doit être interrompu après seulement 4 bais, lorsque nous nous apercevons que l’alternateur ne charge plus la batterie. Après quelques essais, je décide d’éteindre tous les instruments électriques. Heureusement, nous nous orientons à partir du GPS portable de Boo. Cela me permet aussi de couper la batterie et de garder assez de courant pour sortir les volets à l’atterrissage.

Sur la piste de Bomassa, je démonte le capot et entreprends avec Fay, le Mr électricité du camp, de mesurer les tensions de la batterie ainsi que de l’alternateur. Mais déjà, il n’y a plus assez de courant pour démarrer l’avion. Et demain je suis attendu à Libreville !! Nous décidons que je démarrerai demain avec 2 batteries de voiture (12 volts) montées en série (la mienne est en 24 V). Il faudra juste faire particulièrement attention à l’hélice en remontant le capot.

De retour au bureau je rajoute quelques points de précaution dans le GPS de Boo, le long du trajet vers Libreville. Une simple ligne droite pendant 4 heures, mais je serais quand même rassuré avec quelques pistes de dégagement disponibles au milieu de cette forêt interminable qui, d’en haut, ressemble à un champ infini de persil ou brocoli.

Soudain, Boo lève la tête de son ordinateur et me fait signe de regarder par la fenêtre. Un éléphant est là, 2 mètres derrière la vitre. Je me jette sur ma caméra dont je n’ai pas encore eu le temps de consulter la notice. Au diable la balance des blancs, je suis excité comme à mon premier concert pop, à 15 ans. Avec prudence, nous sortons du bureau pour varier les prises de vue. Je m’étais déjà trouvé à quelques centimètres d’un éléphant, fasciné par le regard désabusé de son œil rond. C’était à la ménagerie du cirque Knie, il avait un pied enchaîné et l’air bien élevé. Ici, même à 10 mètres, il est impressionnant par sa puissance contenue. A quel moment va-t-il se contrarier ? Celui-là est un habitué du village et s’appelle Gentil, parce qu’il ne s’est encore jamais montré agressif. Mais il lui suffit de faire un pas dans ma direction en levant sa trompe et je détale comme un lapin, traversant la moitié du camp sans me retourner.

Le soir, nous invitons à notre table Mme Djony. Son mari, est parti à Brazzaville pour toute la semaine. Elle nous raconte la douzaine d’accouchements qu’elle a déjà effectué au village, sans déplorer une seule complication. Le plus long et le plus difficile a duré vingt minutes. C’était pour la dernière épouse du vieux Mamatt, le mécanicien. Elle a 16 ans, lui approche la soixantaine. C’est sa troisième femme et il veut encore lui faire au moins 8 enfants.

Comme chaque soir, je retrouve dans la salle de bain la salamandre rose au-dessus du lavabo, l’araignée grise derrière le réservoir de la chasse d’eau et en invité exceptionnel aujourd’hui, une chauve souris qui fait des looping silencieux en rasant les murs. J’attends qu’elle termine son show pour m’installer devant le miroir avec ma brosse à dent. Je sais bien qu’elle bénéficie d’un radar ultra performant, mais la pièce est suffisamment exigüe pour activer le code alerte de mon T-CAS (alarme anti-collision).

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Dimanche 26

A 0830, démarrage épique de l’avion sous l’œil éberlué de la moitié du village. On a branché les 2 batteries 12V en série pour fournir les 24V requis par le démarreur, sans solliciter la batterie de l’avion dont j’aurai besoin pour faire la radio en arrivant à Libreville. Maintenant le plus délicat reste à faire. Fixer le capot du moteur par ses 36 visses, à quelques centimètres de l’hélice qui tourne à 700 tours minute, régime du ralenti. Boo est debout sur les freins, pendant que je me mets à plat ventre sur le capot, tournevis en main, et que Fay écarte les bras pour tenir les enfants à distance. C’est ce moment précis que choisit un touriste sorti de nulle part, sorte de globe-trotter équatorial ou routard tropical, pour débarquer à l’improviste. Il espère une place dans l’avion mais Boo le reçoit comme un chien dans un jeu de quille. Pas le temps de bavarder, je décolle sans les volets, pour Kabo à 10 minutes au sud ouest. Les douaniers ont été prévenus que je ne pourrai pas éteindre le moteur.

A 0900 je redécolle de Kabo et c’est parti pour 4 heures de vol sans radio, sans indicateur de niveau d’essence, sans pompe pour transférer le carburant depuis les réservoirs auxiliaires vers les principaux. Et avec pour seul instrument de navigation au dessus de cet océan de verdure, un GPS portable dans lequel j’ai ajouté à la va vite un ou deux aérodromes pas trop éloignés de la route en cas d’imprévu. Je m’exerce à estimer des coordonnées sur la carte pour ajouter en vol un troisième aérodrome dont je décide d’essayer la verticale. A travers les nuages, j’aperçois la bande brune de latérite. Je suis fier de mon coup et soulagé de constater que je peux aussi compter sur ce genre d’improvisation.

Suis monté péniblement à 10'500 pieds pour profiter d’un vent arrière qui pousse mon oiseau à 140 kts, vitesse sol. La consommation est descendue à 14 Gallons, soit moins de 60 litres par heure. J’en ai environ 280 dans les réservoirs principaux, plus 120 litres dans les supplémentaires montés en bout d’ailes. Mais aujourd’hui je ne compte pas dessus. A la verticale de Mitzic, il me reste un peu plus d’une heure de vol et je m’autorise une cigarette. Le gyro directionnel, ou conservateur de cap, a lâché depuis 20 minutes. Je ne vole plus qu’au GPS en essayant de maintenir mon horizon le plus droit possible. Mais un 206, ce n’est pas aussi stable qu’un Fokker. Il suffit que je m’absente 10 secondes et je me prends 30 degrés dans la vue.

La couche commence à se souder aussi je décide de descendre avant les Monts de Cristal, pour éviter d’avoir à traverser la couche sans connaître le relief. A 80, puis 40, puis 20 nautiques, j’essaie sans succès de contacter LBV (Libreville). J’avais piqué un peu au nord en espérant obtenir une semi-directe pour la piste 16, mais faute d’un contact radio je me trouve obligé de contourner la CTR (zone de contrôle) par l’est de la ville et, comme nous avions prévu cette éventualité, me rends directement à Nyounié, un petit terrain en herbe de 600 mètres à 25 minutes au sud de LBV, qui dessert un lodge de week-end. Je le connais pour y avoir effectué les 2 tours de piste d’évaluation auxquels a procédé Peter avant de confirmer mon embauche en décembre dernier.

La procédure d’urgence pour une arrivée sans radio à LBV n’était pas envisagée parce que l’avion est immatriculé à Brazza et je n’ai pas encore ma licence congolaise. Pas le moment de me faire remarquer. Après plus de 4 heures dans l’appareil je suis bien tenté de me poser sans autre formalité, mais pour le principe je me force à effectuer au moins un passage de précaution (en général pour faire partir les bêtes) puis décide d’approcher très à plat depuis la mer, plutôt que de piquer après les arbres en arrivant de la forêt. Il me reste tout de même assez de batterie pour sortir 20° de volets et c’est tant mieux parce qu’une brise légère me pousse dans le dos. Bref, …posé pas cassé, j’arrive juste à temps pour le déjeuner.

La terrasse est bondée et je m’incruste à une table dans cette foule en goguette d’employés du secteur pétrolier. Me sens comme un agriculteur ardéchois qui, après 4 jours de marche, arrive au marché d’Aubenas pour vendre sa récolte. Tous ces gens m’ont l’air de citadins et je ne sais pas quoi leur dire. Après le repas, je demande une chambre à l’hôtelier pour me reposer et m’assoupit pour une sieste moite lorsque le bruit de l’avion de Peter me sort de ma somnolence. Il rentre de Gamba (sud du Gabon) avec un jour d’avance, parce qu’il doit aller récupérer Cath, directrice de recherche à LaLopé, qui en est à son 6ème mois de grossesse et se tape une méchante crise de palud. Personnellement je suis juste content de rentrer à Libreville… On viendra récupérer mon avion avec 2 jerrycans d’essence et une VHF portable avant la tombée de la nuit.

Lundi 27 – mardi 28

Outre les problèmes de maintenance à régler, je profite de ce séjour pour acheter des bougies de chauffe pour le Land Cruiser de Bomassa, qu’on devait pousser au démarrage depuis plusieurs jours. Ainsi qu’un stylo feutre parce que les bics ne fonctionnent pas bien sur papier humide, et une corde de 30 mètres en cas d’ arborissage forcé. J’ai lu ça dans « L’avion du blanc ». Pour me rassurer, Carribou, un technicien québecois de chez 2AG (Air Affaires Gabon), m’explique que autant à la cime qu’au pied des arbres, on a de toute façon peu de chance de passer la nuit sans se faire dévorer par les insectes, en premier lieu les fourmis qui sont particulièrement bien organisées pour ce genre de travail. Il a le sens de l’humour, le bougre, mais pour le moment, je prends tout au pied de la lettre.

C’est d’ailleurs avec ce même bonhomme que je m’aperçois, en mettant à jour les documents de l’avion, que l’inspection des 50 heures était due il y a déjà plus de 10 heures. Normalement je n’ai droit qu’à 5 heures de tolérance. A la bonne heure, on est en Afrique…mais du coup on ne repartira que mercredi.

Mercredi 29

Décollage 1100. Etape à LaLopé pour un déjeuner meeting avec Lee, le jeune et populaire directeur de WCS Gabon, ainsi que David, un vénérable journaliste un peu amidonné mais néanmoins fort sympathique du National Géographique.

Dans l’avion, Lisa (encore une chercheuse) se trouve mal et me remplit deux sachets pic-nics… Heureusement pour elle, son voyage s’interrompt à la première escale. Sur la seconde branche, nous survolons les chutes d’Ivindo, puis par quelques légers détours, j’en profite pour repérer le maximum de pistes de dégagement.

Jeudi 30 - Bomassa

Dés le matin, je profite du trajet de Madame Djony, qui part faire sa provision d’eau potable avant de se rendre au dispensaire, pour apprendre à manœuvrer la pirogue sous la surveillance bienveillante du pinassier Jean-Pierre Kouyas. Il ne s’agit pas seulement de brancher la nourrice et de tirer sur une corde de démarreur, mais bel et bien de diriger cette longue et étroite embarcation dans le courant. Et surtout, repérer les hauts fonds qui, selon le niveau de l’eau, pourraient bloquer la coque et la mettre en travers du remous.

Pendant 10 minutes, nous remontons le fleuve, dépassant avec précaution les pêcheurs et villageois qui avancent en poussant sur un long bâton. La rame n’est vraiment utile que dans le sens de la descente.

Si les pêcheurs ont souvent de belles pirogues, voir parfois un petit moteur, les femmes ou les enfants qui vont chercher de l’eau ou attraper le poisson de leur prochain repas, semblent tenir en équilibre sur des barcasses à peine salubres. Ainsi cette jeune mère encore adolescente qui, debout sur une planche vermoulue, longe la rive avec un nouveau né attaché dans son dos et 2 enfants en bas âge, accroupis à l’avant. Sans même parler du danger, ça doit bien lui prendre la matinée, de venir chercher ses quelques litres d’eau.

Nous arrivons à la source. J’imaginais une petite cascade d’eau cristalline qui jaillirait de la roche. Mais c’est juste un bras de rivière qui vient se jeter dans la Sangha et dont l’eau est à peine plus claire parce que le courant est moins fort. Bien sûre, une fois au camp elle sera filtrée avant de remplir les bouteilles d’eau minérale dont je n’avais pas jusqu’alors soupçonné le recyclage perpétuel. Les robinets et douches du camp sont directement alimentés par la Sangha, via un réservoir surélevé. D’où cette couleur un peu terreuse qui incite à la prudence.

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Vendredi 31

C’est maintenant une routine bien rodée, lorsqu’un vol est prévu à l’avance, je m’organise pour ravitailler l’avion et contrôler son huile la veille. Ca me donne une chance de garder les mains propres au moins pour la première branche. Je profite ce matin-là d’installer avec du grillage à moustiques et des serre-joints en plastique une protection sur les sorties à l’air libre des mes réservoirs. Principalement contre les nids d’insectes.

L’avion dort dehors sur la piste. J’aurais bien voulu le pousser sur le préau de l’école, afin de laisser la piste libre pour un éventuel avion égaré. Mais le chef du village me propose au contraire de l’éloigner de la cour, parce que les enfants la semaine et les adultes le week-end viennent y jouer au foot. De toute façon, ça fait longtemps qu’il est question de construire un hangar, ne serait ce que parce qu’il n’est pas rare que des éléphants viennent sur la piste pendant la nuit. Il suffirait que l’un d’eux ait besoin de se gratter le dos, et l’on se retrouverait soudain à une demi-journée de pirogue de Ouesso, la ville la plus proche.

L’après midi, je me plonge enfin dans la notice de mon caméscope, et tente quelques plans sur les incroyables migrations de fourmis qui traversent le camp. Dans la foulée, j’expérimente la fonction contre-jour en espérant immortaliser dans les arbres les premiers singes que j’aie jamais vu en liberté. Je me suis installé sur la grande table en bois, prés du massif d’arbres principal qui règne au centre du camp. L’ensemble est d’autant plus imposant qu’il surgit d’une termitière haute de 3 mètres. Et alors que tranquillement j’écris ces lignes en sirotant une bière limonade, dans l’ambiance filtrée d’une fin d’après-midi paresseuse, je reçois sur la tête une pluie de brindilles, feuilles et fruits, qui semblent tomber soit d’une poussée de sève, soit d’un courant d’air en altitude. Je lève la tête et c’est là que j’aperçois mon premier spécimen de cercopithèque. Un petit singe, quoi ! Silencieux et discret, il se faufile entre les branches comme un écureuil, mais plutôt de la taille d’un gros chat avec une queue 2 fois plus longue. Moins que celle du Marsupilami, toutefois.

Well, je suis encore loin d’avoir les compétences d’un zoologiste, mais de jour en jour j’apprends à reconnaître les signes de la forêt qui annoncent la proximité d’un animal. Tel un pygmée stagiaire, je suis sur mes gardes dés que j’entends un craquement de branche, accompagné ou non d’un bruit de respiration ou d’une odeur caractéristique. Je me méfie surtout des éléphants derrière les fourrés. Je n’ai pas encore eu la chance de voir des gorilles, donc pour le moment, les singes que je connais sont très légers et font à peine tomber des petites branches. En ce moment même, il y en a un juste au-dessus. Je l’observe à travers le feuillage et ses gestes me rappellent quelque chimpanzé ou babouin que j’aurais pu voir au zoo de Bâle. Du coup je me rends compte de la tristesse de cette captivité.

Samedi 1er février

Bomassa – Kabo – Mokabi – Impfondo – Bomassa : d’abord pour récupérer Paul, le responsable des activités hors réserves de WCS-Congo et son assistant Bienvenue. Je les emmène à Mokabi, l’une des stations forestières (logging company comme ils disent ici) qui pullulent dans la région. Ceux-là sont français, la société Rougier, mais il y a aussi des libanais, des chinois et même des congolais. Un seul arbre peut valoir jusqu’à 10'000 $ paraît-il, si son essence est précieuse et que la structure de la fibre rende son bois particulièrement décoratif. Bien sûre c’est une extrême, mais ça donne quand même un ordre de grandeur des intérêts qui sont en jeu.

D’un point de vue purement botanique, il est désormais communément admis que la forêt, si elle est exploitée dans les règles de l’art, bénéficie d’un meilleur cycle de carbonne que lorsqu’elle est laissée à son état le plus sauvage, ce qu’on désigne par forêt primaire. Le vrai problème de l’exploitation forestière, c’est surtout les compagnies asiatiques qui coupent absolument tout sans faire de détail, mais aussi la chasse et le braconnage qui sont les seuls moyens de nourrir en viande les centaines voir milliers de travailleurs qui vivent en forêt. Plusieurs expériences d’élevage ont déjà été tentées, mais culturellement aussi bien qu’économiquement, cette option ne tient pas la route compte tenu de l’abondance du gibier. Aussi, les sociétés de conservation se contentent elles de négocier avec les compagnies et les gouvernements des accords de bonne conduite garantissant le respect des espèces classées protégées mais aussi l’inviolabilité de certaines réserves bien délimitées. Au final, on assiste à une sorte de course de territoire entres les compagnies qui veulent des concessions et les organismes de conservation qui veulent des réserves protégées.

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Dimanche 2 février

Ce matin nous partons pour Brazzaville où je dois me faire établir enfin une licence congolaise. Nous avons retiré les sièges arrière pour charger un barril de 200 litres d’Avgas parce qu’il n’y a plus de carburant pour les avions à pistons dans la capitale du Congo. Et aussi 2 glacières vides qui nous permettront de ramener des provisions.

De nouveau, la moitié des notables du village sont réunis au bord de la piste pour assister à notre départ. Quand Monsieur le Directeur Bryan s’en va, c’est un peu les parents qui partent en week-end, laissant la maison aux aînés qui surveilleront les plus jeunes.

Je remonte la piste et, à 30 mètres du seuil, effectue mon demi-tour en flirtant avec la végétation du bout de chaque aile. Plein gaz, je lutte un instant avec le palonnier pour garder l’appareil au centre de la bande. A mi-piste, je jette un coup d’œil au badin (indicateur de vitesse) et l’aiguille ayant à peine décollé du zéro, décide en une fraction de seconde d’abandonner le décollage… juste la place de m’arrêter. C’est ma première accélération-arrêt non simulée depuis que je vole. Sans l’indicateur de vitesse, il serait tout de même hasardeux d’effectuer une montée à pleine charge, ou même une approche sur une piste aussi limitative. Aussi je remonte à nouveau la piste en expliquant à Bryan, impassible, que le pitot (capteur de pression dynamique accroché sous l’aile) a peut-être été obstrué par de l’eau ou un insecte. Auquel cas, je serai coupable d’avoir bâclé ma prévol. En tout les cas, je veux vérifier ça avant de tenter un second décollage. Je lui demande de surveiller l’aiguille pendant que je souffle dans le pitot. Elle bouge, …à priori c’était simplement notre poids qui a prolongé le roulement de façon inhabituelle.

Cette fois-ci, je partirai la queue dans les feuillages, puissance établie sur les freins, et m’applique à soulager le train avant en tirant légèrement sur le manche dés le début de l’accélération. A mi piste, l’aiguille n’est toujours pas rentrée dans l’arc blanc (limite de vitesse autorisée avec les volets), mais je sélectionne 2 crans de volets et à 80 mètres des buissons, tire sur le manche en poussant un juron. Alors que je continue d’accélérer dans le lit de la Sangha, je tourne la tête pour regarder Bryan. Ce type me sidère, il a gardé cette même expression sarcastique qu’il a quand il vient de vider son 3ème Gin Tonic. Plus de 300 heures par an, il confie sa vie à des pilotes rencontrés au bar de l’aéroclub de Libreville, sans broncher un sourcil. Doit avoir des problèmes de famille, c’est pas possible.

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Lundi 3

Brazza. Le marché couvert, les étalages de fruits et légumes tenus par des meutes de mamas en concurrence, des boutiques crasseuses de bric et de broc. Les quartiers populaires sont infiniment plus intéressants que le centre ville.

Avant de demander ma validation de licence, je dois obtenir un certificat médical. En route pour l’hôpital, nous remontons une file interminable de voitures qui attendent devant une même station service que le courant soit rétabli. Des enfants proposent aux impatients, pour le double du prix, de l’essence au noir qu’ils transportent dans des bouteilles de pastis. En fin de matinée, la garde Présidentielle fera disperser la file, parce que Sassou veut sortir de son Palais.

Dans un grand bâtiment jaune qui de l’extérieur paraissait désaffecté, un assistant me fait pisser dans un gobelet, puis déshabiller pour l’électrocardiogramme, puis rhabiller pour les tests de vue et d’audition. Je lis à 30 cm, puis à 2 mètres une phrase écrite en tout petit sur un grand tableau et il me donne 10 comme pour une épreuve de lecture. Ensuite, avec un casque sur les oreilles je dois mettre ma tête dans une sorte de demi-caisse insonorisée. Mais avec la rumeur de la rue, le ronron du vieux climatiseur et les bavardages dans la salle d’attente, impossible d’entendre les sons aigus. J’ai quand même une bonne note. Profitant de ma consultation avec le médecin, qui a fait son internat à Bordeaux au siècle dernier, je lui parle des oeufs de vers que j’ai sous la peau des pieds, du médicament que m’a donné Madame Djony contre les bactéries intestinales et des interminables démangeaisons que me provoquent des piqûres de je ne sais quoi, mais ce ne sont pas des moustiques. Après m’avoir diagnostiqué une insuffisance neurologique en me tapant sur les genoux et les chevilles avec son marteau, il dresse une ordonnance longue comme le bras. A lui tout seul, il pourrait redresser l’économie pharmaceutique du pays…

Mardi 4

Sur la terrasse de notre hotel, l’Hyppocampe, que dans un premier temps j’avais pris pour le camp des Hippopotames à cause de l’accent de Bryan, nous croisons le Directeur de WCS-Congo Kinshasa accompagné d’une grande congolaise distinguée. John et Mamy Tchiwhawha. Nous convenons d’aller manger ce soir tous ensembles dans un restaurant vietnamien. Nous serons sept : John et Mamy, Bryan et Bruno, un belge né à Kinshasa qui est logisticien pour le parc de Koncouati (sanctuaire pour les tortues Luth) au nord de Pointe Noire. Puis Angela et Djenzy, les 2 étudiantes britanniques que nous sommes venus récupérer hier soir au vol Air France.

Mais c’est vraiment Mamy qui attire les faveurs de mon inspiration du jour : sorte de conseillère ou secrétaire d’Etat au Ministère des Affaires Etrangères de la République Démocratique du Congo, elle est en même temps sophistiquée et très familière. Affectant de jouer les citadines, elle s’effraie de nos conditions de vie en forêt. Tour à tour, elle captive par des considérations straté-géopolitico-mondaines, interrompues de « …mais je ne devrais jamais vous dire ça, ce sont des secrets d’Etat ! », ou nous charme par des attentions bienveillantes à chacun. Notamment à l’intention des 2 jeunes chercheuses fraîchement débarquées et qui sont encore toutes timides. Mais Mamy ne comprend pas l’anglais, aussi prend elle ostensiblement un air d’ennui quand nous ne parlons plus en français.

John est un sacré numéro lui aussi. Il approche la soixantaine et se tape à tout bout de champ sur la cuisse en poussant des rires hystériques. Depuis plus de vingt ans en Afrique, il parle couramment le Swahili et correctement le Lingala. Enfin, je ne peux pas vraiment juger, mais j’en crois Mamy qui lui fait toute sa logistique, par amitié et admiration. En fait, pour avoir l’occasion de voir du pays, j’imagine.

A la fin du repas, je remarque que Mamy a habilement et discrètement récupéré les morceaux de viande intacts laissés dans son assiette et celle de John. Avec un savant dosage de condescendance et complicité, elle demande au serveur qu’il lui prépare un paquet à emporter. Dans un premier temps elle m’explique derrière un sourire embarrassé qu’elle risque d’avoir faim plus tard, en travaillant sur le rapport qu’elle doit terminer avant de se coucher. Plus tard, elle évoque les enfants de ses voisins qui seront bien contents d’avoir un extra. Personne n’est dupe. Elle est prise entre deux mondes. L’un pauvre où le gaspillage est intolérable. L’autre privilégié, où par une simple affaire de rang, d’attitude, de rencontre, on se retrouve à brasser des millions en paroles, comme s’ils étaient dans notre poche. Un monde de faux semblants et de vraies disproportions.

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Mercredi 5

3 heures 30 de vol pour rentrer à Bomassa. Cette fois-ci nous sommes 4 dans l’avion, les 2 filles se rendant au camp de M’Belly où elles doivent rester 6 mois. C’est une sorte de grande clairière à environ 3 heures de notre camp. Dont un tiers de voiture, un tiers de pirogue et le dernier tiers à pied. En 2000, on y a fait construire un mirador de luxe, c’est à dire une maison posée sur des pilotis à une dizaine de mètres de hauteur. Et depuis 2 ans, des scientifiques de tout poil s’y relaient pour observer la démographie et le comportement des gorilles. Il paraît que le site est exceptionnel !! Mais quand-même, pour cohabiter pendant 6 mois voir plus dans une paillotte haut-perchée, il faut être drôlement passionné par son sujet.

Jeudi 6

Je suis tout seul !!! Bryan et les filles, mais aussi la moitié des travailleurs sont partis à M’Belly. Demain, une délégation de 15 VIP américains arrive à Bomassa pour aller passer le week-end au mirador et il faut tout organiser. Le transport, la nourriture, les boissons, de l’eau et surtout, des lits.

Livré à moi même, j’avance dans mon feuilleton tant et si bien que pour la première fois je me couche vraiment tard. Et lorsque je quitte le bureau pour regagner ma chambre, le groupe électrique est déjà éteint depuis belle lurette. Nous sommes en saison sèche, aussi le ciel est couvert et l’on n’y voit que pouic.

Sans lampe de poche, j’avance à tâton dans le noir, essayant de suivre la piste en sable qui traverse le camp. Jamais je n’ai entendu si fort les bruits de la brousse. Les grillons, la civette, le hocheur, le moustac… non, bien sûre je fabule, en revanche le daman est bien réel. Ça commence doucement avec un hululement bref et répétitif, mais qui s’amplifie démesurément tout en devenant rauque comme si l’animal allait finir par se déchirer les cordes vocales. C’est le genre de cri qui à lui tout seul en donne pour son argent au touriste venu se dépayser quelques jours loin des bruits d’ascenseur. Un bruit qui, émotionnellement parlant, vaut largement une charge d’éléphants ou une meute de gorilles depuis un mirador. J’essaie de marcher vite, surtout parce qu’à tout moment je peux mettre le pied sur une colonie de fourmis qui traversent mon chemin, et les plus grosses d’entre elles, celles chargées de protéger la colonne, brûlent comme une piqûre de guêpe. Quel est le sagouin qui n’a pas remis la lampe de poche à sa place ?

Vendredi 7

Bryan et les travailleurs sont de retour en fin de matinée, juste une heure avant l’arrivée de la délégation des supers VIP. Un avion spécial de Libreville les a posé à Kabo et une cortège de 3 Land Cruisers flambants neufs les amène par la route. Parmi eux, le fondateur du camp de Bomassa, son excellence l’ancien ambassadeur des Etats Unis à Brazza, son excellence la nouvelle ambassadrice des Etats-Unis a Brazza, son excellent directeur des réserves protégées en Alaska, …un peu égaré ce drole d’Inuit, et tout un aéropage de Directeurs et conseillers en tout genre.

Pendant le dîner, les discussions ne manquent pas de déraper des quatre pneux sur l’imminence de la guerre en Irak, et les tergiversations de la France. Peu en forme, et n’ayant pas la repartie pour défendre la cause irakienne, je m’esquive entre le fromage et la poire. En arrivant aux douches où je m’apprête a faire ma toilette rituelle du soir, j’ai un haut le cœur avant même de pénétrer dans la pièce exigüe. Une araignée velue de la taille de ma main trône immobile sur la porcelaine du wc, juste à hauteur d’un éventuel mollet innocent. Je ne demande pas mon reste et file au bureau chercher la caméra. En chemin, je m’interroge sur mon devoir de solidarité d’en informer la délégation. Considérant l’araignée suffisamment en évidence, je décide de m’abstenir afin de préserver au moins pour le premier d'entre eux, la qualité d’émotion de cette rencontre avec la forêt.

Samedi 8

Au petit matin, toute cette fine équipe ré-embarque dans les Land Cruiser en route pour la fameuse clairière de M’Belly. Et à nouveau je suis seul au camp. Je déambule entre les cases en m’imaginant en Robinson des bois, déjà organisé et prêt à affronter des années de solitude. A vrai dire, j’ai rendez-vous à 16 heures au village pour participer au match de foot des adultes.

Je passe une partie de la journée dans le bureau à feuilleter des rapports et des articles sur les divers sujets écologiques qui préoccupent nos chercheurs. Et je m’aperçois alors que plusieurs noms cités en référence ou dans les bibliographies sont des familiers de la station et connus par la plupart des travailleurs. Combien de fois ne m’a t-on pas demandé des nouvelles de MM. Blake, Ruggiero, Faye, Morgan, … ces éminents pionniers de la conservation en forêt pluviale africaine.

Dimanche 9

A midi, je dois récupérer deux météorologues de Toulouse accompagnés de leurs homologues congolais à Ouesso, le chef lieu de la région Sangha, à 30 minutes de vol au sud de Bomassa. Leur avion arrivant de Brazza a une heure de retard. En patientant, je me permets imprudemment une assiette de bouillon de gazelle accompagné d’un fanta tiède, histoire de m’immerger dans la torpeur exotique de la buvette de l’aéroport.

De retour sur le tarmac, je regrette de ne pas avoir pris ma caméra. Il y a là tous les notables de la région, attendant eux aussi l’Antonov de Brazza qui amène le nouveau Préfet de la région ainsi qu’un Ministre chargé de son intronisation dés demain.

Les femmes ont sorti leurs robes multicolores et les hommes leur meilleur costume. Sous l’aile de mon cessna, parqué à la limite du bitume pour laisser à l’avion régional la place de faire son demi-tour, toute une délégation d’endimanchés attend à l’abri du soleil. Devant le terminal, des cortèges d’associations se sont installés avec leurs slogans inscrits sur des panneaux blancs : le Centre de Promotion de la Femme en Politique, la SAMAS Association Maman Antoinette Sassou N’Guesso, l’AMIRA Les militaires.retraités et anciens combattants de la Sangha…

L’avion arrivé, je retrouve mes 4 bonhommes au pied de la passerelle, après la dispersion des officiels. Un rapide passage aux autorités nous permettra de régler les taxes d’aéroport et, ceci est nouveau, des frais de chancellerie. A bien y réfléchir, la justification de cette perception insolite est tout à fait désopilante. Il s’agit simplement de faire payer au voyageur de passage des frais d’établissements de facture. Dans un pays en guerre civile, c’est d’une courtoisie plutôt civilisée. Pendant toutes ces civilités, je m’occupe de charger les bagages dans l’avion.

Ça me fait plaisir d’avoir des français à mon bord, qui plus est fraîchement débarqués de Toulouse. Aussi je m’autorise à leur offrir un service soigné et nous rejoignons Bomassa en suivant le lit du fleuve, quelques mètres au-dessus de l’eau. Peut-être 5 minutes de vol en plus à cause des virages mais, sauf si l’on a le mal de l’air, ça en vaut vraiment la peine. A hauteur des arbres, on a l’impression de traverser la jungle sur une autoroute, de voir la forêt en coupe, survolant les pirogues en battant des ailes pour répondre aux signes d’amitiés. Au sortir d’un virage en coude, une douzaine d’enfants jouent au foot sur un banc de sable isolé au milieu du fleuve. A se demander comment ils y ont accédé car je n’aperçois aucune embarcation.

Arrivé à la piste, je saute par dessus les arbustes et effectue un premier passage un peu moins bas que d’habitude parce que je n’ai jamais volé aussi chargé et ça se ressent dans les commandes. En tout cas, je vois bien à leurs visages que mes passagers ont été emballés par le spectacle.

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Mardi 11
Trajet entre Yosemite et San Francisco en passant par la côte English translation pending
by Adumas4 · 2016-08-04 · 14 replies
Bonjour Nous sommes entrain de préparer notre trip pour juillet 2017. Nous pensions faire une boucle LA LA (avec parc LV DV Yosemite SF côte LA) et je pensais faire LA à la fin sauf que je viens de m'appercevoir que notre dernière aura 3 ans pendant le trip et donc à la fin du trip devra payer universal c'est un détail vu le prix du voyage mais payer 100dollars pour elle qui ne fera rien me fait un peu raler. Donc on envisage de faire LA au départ et donc finir par la côte s'arrêter à Santa barbara par exemple et aller directement à l'aéroport mais cette solution ne m'emballe pas trop. Qu'en pensait vous ? Sinon (je viens de regarder la carte mais j'ai du mal à me rendre compte des km) est il possible de faire Yosemite -> mariposa puis de rejoindre la côte pour voir le plus beau avant de remonter à SF pour repartir de là bas? J'ai vu qu'on arrivait facilement à Monterey mais ne rate t on pas le plus interessant si on remonte aprés à SF pour partir ? est il possible de descendre par l'autoroute jusqu'à san louis obispo puis de remonter à SF ar la côte et faire SF et repartir de là bas? Nous avions prévu 2 nuits pour faire la côte. J'ai essayé d'être claire mais ... En tout les cas merci pour votre aide
Choisir un 4x4 pour la Namibie - Botswana English translation pending
by Gloche · 2016-08-03 · 9 replies
bonsoir, Nous avons un séjour en Namibie du 06 au 26 Janvier 2017 pour 2 personnes. Nous souhaitons louer un 4X4 et hésitons entre 2 modèles: un Toyota HILUX DOUBLE CAB avec tente sur le toit ou un TOYOTA HILUX BUSHCAMPER. Notre programme es t le suivant: jour 1: windhoek jour 2: Camp Gecko jour 3: Sessriem jour 4: Sessriem jour 5: Walwis Bay jour 6: Swakopmund jour 7: Spitzkoppe jour 8: Brandberg jour 9: Otjiwarongo jour 10: Ethosha jour 11: Ethosha jour 12: Rundu jour 13: Bagani jour 14: Sengati jour 15: Sengati Jour 16: Maun jour 17: Maun jour 18: Ghanzi jour 19: Windhoek Il nous reste une journée à caser. Si vous avez des idées, nous sommes preneur. Vu notre circuit, que nous conseillez-vous comme 4X4? Merci de vos conseils et à plus tard Kénavo! (en breton). Pascal et Sylvie.
Étapes de croisière entre l'île Maurice et l'Inde English translation pending
by Mathizis · 2016-08-03 · 6 replies
Bonjour je compte faire une croisiere au depart de Munbai en janvier ( 14 jours) les escales seront Munbai/Cochin/ Colombo/New mangalore /male je cherche pour chaque etape un guide chauffeur local avez vous des contacts à me proposer svp merci et bonne journee Francoise
Achats et visites en rapport avec le tissu et la mode en Thaïlande English translation pending
by Doriinne · 2016-08-01 · 25 replies
Bonjour, Je suis une jeune étudiante en métiers de la mode et je prévois de partir en Thaïlande pour 30 jours début 2017. C'est donc une parfaite occasion pour lier l'utile à l'agréable!

J'ai pour projet de faire une petite collection de tissus venant d'un maximum de pays (surtout pays asiatiques), je commence donc par la Thaïlande. Je souhaitais savoir où je pourrais acheter de beau tissus made in Thaïlande, marché, boutique, ou directement chez les artisans? Egalement, je me demandais s'il y avait des endroits à visiter tel que des musées, des usines, tout ca en rapport avec la mode, les vêtements, les tissus, etc.

Je vous remercie d'avance pour vos conseils et astuces!
Itinéraire 3 semaines au Sri Lanka à partir du 15 août English translation pending
by Kindofblue · 2016-08-01 · 5 replies
Bonjour,

J’ai décidé sur un coup de tête il y a 4 jours de partir au Sri Lanka du 14 août ou 6 septembre (soit quasiment 22 jours sur place).

14 août - Aller : vol direct : Paris – Colombo BANDARANAIKE : Départ 15h00, arrivée 04h50 (le 15 août) 05 septembre – Retour : vol 1 : Colombo BANDARANAIKE – Doha : Départ 18h45, arrivée 21h15 Vol 2 : Doha – Paris : Départ le 6 à 01h10, arrivée 06h55

J’ai déjà voyagé en Asie récemment, au Vietnam 22 jours en 2015 à la même période, et en Thaïlande 19 jours au mois de février.

Je n’ai pas un budget de folie.

En général je m’organise quand même bien plus à l’avance ;-) Ceci dit la plupart du temps, je choisi des endroits possibles que j’aimerai visiter, un hôtel pour l’arrivée et ensuite j’improvise en fonction de mon humeur et des circonstances avec ce panel d’endroits que j’ai repéré auparavant.

Mais là, j’ai l’impression que compte tenue de l’absence de transports rapides (avions) et du coùt des taxis avec chauffeurs je vais devoir construire un parcours en amont.

Je n’ai pour le moment rien défini, je suis immergé dans un flot d’informations et de témoignages contradictoires à travers les forums, blogs et à la lecture de guides.

Concernant le « triangle culturel » j’ai vu que tous les sites avaient un coup assez élevés, et je sais déjà que je ne pourrais voir tous ces sites, pour cette raison d’une part et puis parce que des temples bouddhistes j’en ai vu beaucoup en Thaïlande et des superbes (certes il doit y avoir de fortes différences culturelles entre les deux pays).

Je sais que j’ai surtout envie de nature, de voir des animaux sauvages et de m’imprégner de la culture populaire des sri lankais (villages, arts, etc), avec un intérêt particulier pour les musiques traditionnelles (je suis musicien).

Concernant les animaux sauvages, j’aurais été ravis de voir des baleines, mais de ce j’ai pu lire, je vais faire l’impasse, car d’une part je n’ai pas envie de participer à ce qui semble être une course bruyante de bateaux à l’affut du moindre aileron, au détriment du bien être et de la tranquillité de ces animaux. Et puis de plus cela ne semble pas être la bonne période de l’année…

J’ai très envie de me rendre dans un des nombreux parcs nationaux pour y observer les éléphants et autres crocodiles, léopards (apparemment rares à apercevoir), etc.. J’ai repéré le parc d’Uda Walawe, peut être moins fréquenté que celui de Yala. Une intuition qui n’est peut être pas fondée.. Mais comme pour les baleines, je ne suis pas intéressé par la folklorique chevauchée d’éléphants domestiqués…

J’aimerai évidement prendre les fameux trains entre Kandy et Ella qu’il ne faut, parait il pas manquer.

J’aimerai voir le nord et l’est, visiblement peu desservis en trains, à part Jaffna et Trinco et aussi la côte sud bien évidement. Concernant la nourriture, je suis friand de découvertes et adepte de la street food. Je ne sais si elle est aussi courante que dans les pays asiatiques que j’ai pu visiter. Je suis donc très curieux de manger comme les Sri lankais, m’intéressant aussi depuis peu à la cuisine ayurvédique.

En à peine 22 jours, je vais devoir faire des choix et m’organiser avant en fonction des transports, de leurs temps de trajets et leur coûts (Trains, bus, taxis avec chauffeurs, tuk tuk, voir scooter mais peu vu d’infos sur le sujet), et également par rapport aux prix de certains sites. J’ai envie de voir beaucoup de choses, mais je n’ai pas envie de faire la course contre la montre.

Voilà pourquoi je viens ici à la pêche aux conseils avisés et plutôt récents.

A votre bon cœur messieurs-dames.
Autotour de plus de 3 semaines au Rajasthan en novembre 2017 English translation pending
by Pygmalion19 · 2016-07-27 · 9 replies
Bonjour,

L' idée est de recueillir vos avis et de nous aider à construire notre voyage au Rajasthan, le premier en Inde. Nous écrivons ci après notre proposition.

Précisons l'idée d'abord. Elle est de partir, mon épouse et moi même, un peu plus de trois semaines au Rajasthan en Novembre 2017.

Nous nous envolerons de paris (CDG) pour Delhi (DEL) et quitterons l'Inde de la même façon mais en sens inverse 🙂.

Nous aimerions effectuer ce voyage en voiture de location avec chauffeur anglophone ou beaucoup mieux francophone . Nous aurions ainsi le même chauffeur tout le long du voyage d'abord pour nous habituer à lui et ensuite pour ne pas renégocier à chaque étape nos voiture et guide.

Nous logerions en hôtel catégorie confort que nous validerions et réserverions par nos soins ou par ceux d'une agence de voyage francophone, réceptive ou française (pas encore décidé). Nous voulons panacher sortie nature animalière (pas de trek) et visite des monuments, villes. Là nous avons beaucoup à faire.

Voici donc l'itinéraire:

J1-Delhi. Arrivé probable à 01:00 du matin J2-Delhi J3-Delhi-Jaipur J4-Jaipur J5-Jaipur-Adjmer-Pushkar J6-Pushkar J7-Pushkar-Jodhpur J8-Jodhpur-Jaisalmer J9-Jaisalmer J10-Jaisalmer Ranakpur JII-Ranakpur-Udaipur J12-Udaipur J13-Udaipur-Sawaï Madhopur J14-Ranthambore J15-Ranthambore J16-Ranthambore J17- Sawaï Madhopur-Agra J18-Agra J19-Agra-Baratpur (Kaoladeo) J20-Baratpur (Kaoladeo) J20-Baratpur (Kaoladéo) J22-Baratpur-Delhi J23-Delhi J24-DEL-CDG

Je n'ai pas encore précisé le contenu de nos activités.Mais cela viendra dans la discussion avec vos remarques. A bientôt de vous lire
Séjour au Burkina Faso English translation pending
by Mimigau13 · 2016-07-25 · 17 replies
J’aimerais voyager au Burkina Faso au mois de décembre. Qui pourrait me donner des infos pour l’hébergement, les destinations attrayantes dans ce pays ? Dans l’attente de votre réponse.
Voyage en Namibie à 6 adultes et 1 voiture: quid logements pour un petit budget? English translation pending
by Sitelle90 · 2016-07-23 · 2 replies
Bonjour tout le monde,

Nous envisageons de partir 3 semaines en Namibie début Septembre, et après avoir lu pas mal de choses sur le sujet, j'en conclu que le 4X4 à un coté plus sympa et donne plus d'opportunités qu'une voiture 2x4. Et en toute logique, ça permet aussi de sortir des sentiers battus.

Concernant l'hébergement, j'ai cru comprendre que le logement en tentes (sur le toit ou au sol), semble plus pratique et moins cher que les hôtels ou les lodges.

MAIS, nous serions 6 adultes à voyager, et il n'y a pas énormément d'offres différentes sur le web qui proposent des 4x4 6 à 7 places. La seule offre que j'ai vu sur le site internet "bushlore" revient à 155€/j pour un 4x4 7 places, équipé de 2 tentes sur le toit (+un tente au sol à ajouter).

A votre avis, ce prix est il dans la norme (je n'ai pas d'alternative pour comparer)? Et, étant donné qu'il faut payer les camping en plus de louer une voiture avec roof tent, cela reste t'il vraiment moins onéreux que la combinaison 4x4 non équipé et lodge ou hotel ?

Et finalement, si nous réservons notre billet incessamment sous peu (750 € de bruxelles) , pensez-vous que des emplacements de camping ou chambres seront encore disponible pour début septembre ?

Un grand merci d'avance pour tous vos conseils,

Marie
Voyage en couple, un mois en Indonésie English translation pending
by Babos38 · 2016-07-22 · 28 replies
Bonjour, nous partons en Indonésie le 15 août jusqu'au 9 septembre, je viens vers vous pour avoir des conseils pour faire notre itinéraire pour perdre le moins de temps possible sur place. Nous aimons voir la faune, la flore, les balades, visiter les réserves et les temples etc... Quelles sont les îles les plus agréables à faire? Merci pour vos réponses
Découverte nord Thaïlande sur 10 jours English translation pending
by Jego · 2016-07-19 · 8 replies
Bonsoir/Bonjour. Préparant mon voyage en fevrier 2017 avec ma femme.nous aimerions découvrir le nord de la Thaïlande sur une dizaine de jours, .principalement pour la faune, la flore et la marche.nous recherchons là tranquillité mais pas l'isolement non plus. Nous pourrions louer un véhicule si besoin Donc j'aimerais avoir le retour d'expérience des voyageurs connaissant le nord de la Thaïlande. Merci d ' avance

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