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Une femme noire en Inde English translation pending
bonjour
je suis en train de preparer un voyage de 3 semaines au rajastan au mois de janvier 2008, je risque fort de partir seule car je n'arrive pas à trouver des compagnons de voyage pour cette période
je voulais juste savoir pour tout ceux qui sont parti en inde comment une noire africaine sera accueilli dans ce pays en étant seule, en lisant les differentes discussions je m'apperçois que la peau blanche est très bien vu et surement mieux accepté car source potentiel d'argent, tous les témoignages seront les bienvenus, aussi si des noirs sont allé en inde seuls s'ils peuvent me donner des renseignements j'appreciérais énormement ainsi que les européens qui ont croisé des noirs lors de leurs séjours
je vous remercie d'avance
Retour d'Inde du Sud (juillet/août 2007) English translation pending
Version originale : sur temperdu.fr
Quelques photos
De retour d’Inde du sud où j’ai fait un peu de tourisme pendant 1 mois avec ma belle, voici un petit débriefing sur les aspects pratiques du voyage. Je remercie au passage les membres de voyageforum.com qui ont eu la patience de répondre à mes questions pour me permettre de mieux préparer tout ça. En particulier, je remercie bien Stalingrad, Nalesnik et Fanzi.
Paris - Chennai J’avais pris des vols Paris - Mumbay avec Finnair mais Bombay à la mi-juillet c’est pas terrible parrait-il, alors j’ai enchaîné avec un vol domestique jusqu’à Madras. J’avais réservé de France avant de partir. J’ai choisi la compagnie Spicejet pour une question d’horaire. Pour déterminer l’heure du vol, j’avais pris 1h de marge sur l’atterrissage, 1h pour le transfert en bus (gratuit) entre l’aéroport international et le domestique, et 2h pour l’enregistrement. 4h au total, c’était largement plus que suffisant et j’ai pas mal poireauté dans l’aéroport domestique.
Chennai Je suis resté 3 nuits à Chennai. Je suis descendu au YWCA dans une double climatisée et rénovée pour 1800 Rs la nuit taxes comprises. C’est plus cher que les 1300 que j’avais prévu mais les prix affichés concernent en fait des chambres non rénovées et moins engageantes que celle que j’ai finalement prise. Il n’y avait pas de chambre rénovée non climatisée. Du coup j’ai payé mais au moins c’était très propre et calme, le personnel était très accueillant, le petit déj buffet était compris et le soir on pouvait manger un bon et copieux buffet indien pour un prix dérisoire (75 Rs). Reste que 3 nuits à Chennai c’est trop. D’ordinaire, j’aime bien me promener à pied dans les villes. A Chennai, je ne conçois pas qu’on puisse éprouver le moindre plaisir à ce type d’activité. Même pour ceux qui se seraient déjà trimbalés dans un pays du tiers-monde c’est pas top tellement c’est bruyant et poussiéreux. Il faut avoir à l’esprit que les indiens sont des maniaques du klaxon, à tel point que chaque véhicule doit klaxonner à peu près le tiers du temps consacré à rouler. La cacophonie est terrible et quand on ne connaît pas, l’atterrissage peut être un peu difficile. A Chennai, déplacez-vous en auto-rickshaw sans oublier de négocier un peu le prix avant de démarrer. Le musée gouvernemental est chouette, ne serait-ce que pour l’ambiance “vieille université du 19ème” qui y règne. Ne ratez pas la section d’histoire naturelle avec les grandes vitrines en bois sombre tout droit sorties du labo du Dr Jekyll. La ballade sur la plage vaut le coup.
Madurai De Chennai, je me suis rendu à Madurai en train de nuit, classe AC/3. Une bonne description des multiples classes est dispo ici. Après s’être inscrit, on peut réserver ses places sur Internet (au moins 1 semaine à l’avance pour avoir des places) auquel cas il suffit d’imprimer son ticket chez soi ou dans un cybercafé et de le présenter au contrôleur avec une pièce d’identité. Tous les horaires et toutes les infos sur les trains sont disponibles sur Trains at a Glance. Le train que j’avais pris n’était pas au terminus de Madurai. C’était pas terrible parce qu’il y a eu pas mal de retard en cours de route et du coup je ne savais pas trop quand descendre, et j’hésitais à demander aux gens qui dorment à 5h du mat’. Les fois suivantes, j’ai pris garde de prendre des trains qui avaient ma destination pour terminus. C’est plus facile. J’ai logé 2 nuits au Madurai Residency en double climatisée pour 1300 Rs la nuit (toujours taxes de luxe comprises). Il n’y avait plus de non-AC. C’est le seul hôtel où j’ai vu des cafards et j’ai aussi apperçu trois gros rats sur la terrasse qui fait restaurant. Sinon le rapport qualité-prix est vraiment correct. Je recommande malgré les rats qui - je le précise - avaient été tués le lendemain. Le restaurant est convenable, sans plus. Surtout le week end, demandez une chambre qui soit à un étage pas trop élevé car sinon le bruit des convives du restaurant sur le toit peut être un peu pénible le soir. Madurai est plus agréable que Chennai même si ce n’est pas non plus l’extase. Le temple est superbe et très vivant, on y voit les fidèles se livrer à leurs multiples petits rituels. Le musée Gandhi est très intéressant aussi pour ceux qui s’intéressent à l’hitoire des luttes d’indépendance en Inde. Profitez des terrasses sur les toits des hotels pour vous poser un peu. Sinon ça peut être fatiguant.
Kumily / Thekkady / Periyar De Madurai, j’ai pris le bus pour Kumily (5 heures). Je ne l’ai attendu qu’une heure mais il a fallu que je me rende (en bus de ville) dans une autre gare routière que celle à côté de la garre ferrovière. Renseignez-vous avant mais d’une manière genérale, le bus est très facile à prendre. Si vous ne savez pas où aller, interrogez n’importe quel employé (avec une chemise kaki ou bleue) qui rôde autour de son bus et il se fera une joie de vous indiquer le chemin. Les billets se prennent une fois dans le bus et je n’ai pas l’impression que réserver soit une pratique courante. En tous cas, ça me semble inutile. Il n’y a pas de soute à bagages : vous les prenez avec vous et en général, on vous donne une place vers l’avant du bus où vous entreposez votre barda à portée de vue. J’ai logé au Coffee Inn pour 3 nuits dans une double “en dur” pour 350 Rs la nuit. C’était bien, super calme et reposant, mais très humide (il pleuvait) et ça sentait un peu le renfermé. Pas top pour faire sécher son linge. Le resto juste à côté est honnête et pas cher. Le village est tout petit et on peut facilement se déplacer à pied. Pour le parc, j’ai fait la rando de la journée complète. Il faut réserver la veille moyénant paiement. J’ai dû avoir du bol parce que nous n’étions que deux avec nos deux guides. Du coup, ça nous a a fait une super journée de rando intime dans la réserve naturelle. C’est plus cher mais je crois qu’il vaut bien mieux faire la journée que la petite ballade pas chère. Ceux qui voudraient ne faire que petite promenade + ballade en bateau risquent de ne pas trop profiter du site exceptionnel. Pour bien faire, je suis resté une nuit de plus que prévu au départ.
Trichy De Kumily, il faut faire escale à Madurai pour revenir vers Trichy. Le retour a été bien plus rapide que l’aller et Madurai > Trichy se fait rapidement. En partant le matin vers 8h de Kumily, nous étions à Trichy en début d’après-midi. A Trichy, je comptais aller à l’hotel Mathura mais il donne directement sur la gare routière et j’avais un peu peur que les klaxons ne m’empêchent de dormir. Du coup nous sommes allés au Femina Hotel et c’était quelque chose : du tape à l’oeil et de l’esbroufe, mais rien de rien derrière. La chambre (double non AC à 800 Rs la nuit) n’était pas du tout à la hauteur de ce que laissait présager l’entrée marbrée, l’un des restaurants est insalubre et le service déplorable. Par exemple, pour monter par l’ascenceur le plus petit des sacs que j’avais - et en évitant soigneusement ce qui menaçait dêtre lourd - le type qui m’a montré la chambre s’est montré très mécontent de mes 5 Rs de bourboire et m’en réclamait au moins 10. Et quoi encore ?! Dans le même genre, 30 secondes après que j’ai payé au restaurant, le serveur revient ouvrir le petit calepin pour bien signifier qu’il attend un pourboire. Quelle délicatesse, quelle classe ! Et tout ça après avoir insisté lourdement pour que je prenne leur formule petit déjeuner “complet” alors que prendre les items séparément était plus avantageux. Non vraiment, le Femina, ça pue l’arnaque et l’ambiance est vraiment infecte. Ajoutez à ça que la ville est complètement oppressante et pas sympa (Madurai c’est un havre de paix à côté) et vous comprendrez que mon passage à Trichy n’a pas été merveilleux. Certes, c’est bien de voir la ville-temple mais bon…, le Rock Fort temple ne cassant pas des briques non plus, j’ai de loin préféré Madurai. Le réseau de bus urbains est en revanche bien foutu et je n’ai pas eu à prendre un rickshaw. Où que vous alliez, il a sans doute un bus qui y va. Comme en outre le gare routière est très proche des hôtels, c’est facile. Heureusement qu’on mange bien au Vincent Garden, dans un jardin reposant qui fait un peu office d’Oasis dans Trichy. Pour faire sa pub, le patron montre à tout le monde l’hôtel qu’il va ouvrir bientôt. Il faudra voir mais ça a l’air sympa, calme et à taille humaine.
Thanjavur J’ai fait Trichy - Thanjavur en train. Il y en a pour un peu plus d’une heure, autant dire que c’est la porte à côté. Tanjore est bien plus petite que Trichy ou Madurai, si bien que c’est aussi un peu plus calme et reposant, et que tout se fait à pied. Je suis descendu à l’Hotel Lyon City. C’est un petit établissement sans prétention mais pas trop nul non plus. La salle de bains était très humide et les matelas un peu fins mais c’était calme et propre. J’avais dû payer 600 Rs pour une double non-AC, si ma mémoire est bonne. J’ai adoré de temple au petit matin mais j’ai été un peu déçu par le complexe des palais qui ne casse pas des briques.
Gangakondacholapuram et Chidambaram Pour visiter ces deux temples, j’ai loué un taxi à la journée par l’intermédiaire de Vijay Tourisme, un agence de Pondichery. Ainsi, j’ai pu facilement faire deux haltes dans la journée, en chemin vers Pondy. Gangakondacholapuram ressemble très fort au temple de Tanjore mais en plus petit, intime et bucolique. J’ai adoré. En revanche, je n’ai pas trop aimé Chidambaram. L’ambiance y est un peu bizarre - différente des autres temples - et ne m’a pas plu. D’autres aimeront peut-être mais j’ai trouvé que Chidambaram était un peu aux temples ce que Femina est aux hôtels.
Pondichery Arrivée à Pondichery en taxi et installation à la Coloniale Heritage Guest House (Villa Patricia), c’est le grand luxe pour 3 jours ! J’avais réservé la chambre Jumelle I depuis la France et j’en ai eu pour mon argent (2800 Rs la nuit, petit déj’ compris). C’est meublé avec goût, c’est calme et très confortable et on a des croissants au petit déjeuner. Pondichery est très sympa avec ses trottoirs et la quasi absence de bruits de klaxons. Ca fait un peu ville musée mais c’est très agréable quand même. D’ailleurs, Pondy est en fait assez grande. Seul le centre historique semble protégé des voitures. Si vous restez “dans les murs”, le quartier français et le quartier tamoul se visitent facilement à pied. Beaucoup louent des vélos, c’est une affaire de goût : moi j’aime bien marcher. Pondichery est ne chouette ville pour flâner et glandouiller un peu. On y mange relativement bien, aussi. J’ai testé Madame Santhe qui est très bien. La Terrasse est moins chère mais c’est aussi plus quelconque. Je ne recommanderai pas l’Hotel Aristo, en revanche : on n’y mange pas bien pour finalement assez cher quand même.
Mamallapuram Nous avons voyégé en bus entre Pondichery et Mamallapuram où nous sommes restés 4 nuits. Nous sommes allés à l’Hotel Sea Breaze qui propose des chambres propres et confortables avec petite terrasse à des prix très raisonnables (900 Rs la double non-AC). Il y a même une vraie piscine pour ceux qui aiment, et l’accès à la plage est direct par l’hôtel. Le service est en outre simple et efficace, tout l’inverse du Femina. Leur annexe a l’air bien moins sympa mais c’est encore moins cher. Evitez les hôtels comme le Mamalla Resort : ils vous coincent à 4 km du village et ils vous matraquent de petits dej’s à 300 Rs. En prenant un hôtel dans le village, vous pourrez tout faire à pied sans forcer. Pour vous restaurer, tenez-vous éloignés du Seashore Restaurant. Vous pourrez en revanche manger correctement au Moonrakers ou au Nautilus qui avait fini par devenir notre cantine. A Mamallapuram, visitez les temples de la colline, glandouillez et promenez-vous sur la plage (elle devient plus propre vers le nord). Attention toutefois au soleil qui peut s’avérer très traître. J’ai chopé des coups de soleils gratinés à travers les nuages. Vous pourrez aussi regardez les échoppes d’artisanat local (en particulier les sculptures sur pierre). C’est très touristique si bien qu’on trouve des choses un peu surprenantes comme des têtes de Bouddha partout alors que sa place dans l’hindouisme est quand même un peu “spéciale”. Je ne suis pas rentré dans l’enceinte du temple de la colline qu’on voit très bien de l’extérieur au bord du rivage, et je n’ai pas visité les 5 rathas parce que je trouvais que 500 Rs c’était un peu beaucoup pour visiter un temple. Je préférais manger un homard pour ce prix là.
Hyderabad Après Pondichery et Mamallapuram, re-plongée dans une grande ville bruyante avec Hyderabad. J’y suis allé en train de nuit de Chennai, que j’avais rejoint en bus dans l’après-midi. Pour aller de Mamallapuram en bus, se rendre sur la jonction avec la route ECR où tous les bus passent. Vous pouvez y aller en rickshaw, c’est pas cher et les conducteurs connaissent. Le premier contact avec Hyderabad était un peu difficile et je ne me sentais pas trop à l’aise au début. Les ricksaws restent à Hyderabad les plus désagréables qu’il m’ait été donné de voir. Après 3 nuits là bas j’ai fini par m’habituer et même à bien aimer. C’est très différent du Tamil Nadu : on y voit des femmes voilées et une architecture bien plus orientale. Golconde et les tombeaux sont complètement inratables. Le marché aux pacotilles ne présente aucun intérêt et le Charminar et sa mosquée, bof… On peut aussi faire un tour à Ramoji Film City pour faire le plein de Kitsch Bollywoodien mais faites attention à arriver avant 14h sinon vous ne pourrez pas tout voir. Evitez aussi le bus pour y aller parce que c’est interminable : si c’était à refaire je prendrai un car de touristes vu que de toutes façons, à Ramoji, on suit le troupeau. Pour faire Golconde et les tombeaux, j’ai loué un taxi pour une demi journée (400 Rs), c’était bien plus commode. Renseignements pris, aller à Gloconde en transports en communs à partire du quartier des hôtels demande 2 correspondances. D’une manière générale, vous ne ferez pas trop de choses à pied à Hyderabad qui est conçue pour les déplacements motorisés. Il n’y a guère que le Charminar et le quartier musulman se font très bien à pied. Je recommande vivement l’hôtel Taj Mahal (1000 Rs la nuit en double non-AC). Même si la réception et l’escalier sont peu engageant, les chambres sont spacieuses et confortables. Mais le mieux, c’est les types de la réception qui sont vraiment de très bon conseils, qui vous expliquent tout pour les transports et sont très serviables. Des perles ! Après un check-out à 9h, ils ont gardé nos bagages et nous ont même permis de prendre une douche dans une chambre libre avant de repartir en train de nuit le soir. C’est pas au Femina que ça se serait passé comme ça ! Profitez aussi d’Hyderabad pour bien manger parce que nulle part ailleurs en Inde je n’avais mangé aussi bien. En particulier, Guffa est extra et le Palace Heights Restaurant & Bar excellent. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais vos papilles en auront pour leur argent, garanti ! Attention quand même, la cuisine est très épicée dans l’Andhra Pradesh. Au delà de “medium spicy”, ça devenait un peu dur pour moi alors qu’ailleurs, “very spicy” allait à peu près.
Mumbay Hyderabad > Mumbay se fait très bien en train de nuit. Arrivée à Bombay, on se croit un peu en Europe. C’est très riche et vraiment très différent des autres villes visitées jusque là. Les rues de Fort et Colaba sont larges et bordées de vastes trottoirs. Même dans les quartiers moins chics il y a des trottoirs, si bien qu’il est très agréable de se promener. Les taxis ne sont pas chers et utilisent leur compteur, mais pour peu qu’on reste au centre ville et alentours, on peut très bien tout faire à pieds. Je recommande de longues promenades dans Fort et Colaba mais aussi plus loin dans les quartiers moins “hausmaniens”, du shopping et une excursion à Elephant Island. Je suis allé au residency Hotel pour 3 nuits. C’est confortable même si les chambres ne sont pas très grandes. Il n’y a pas de non-AC si bien que j’ai payé 2000 Rs la nuit. Mais Bombay est plus chère que les autres villes. J’ai essayé de manger au Mocambo Café & Bar. Je ne recommande pas parce que c’est très cher pour ce que c’est. On mange mieux pour un poil moins cher au Mahesh Lunch Home mais le service est affreux. Moitié moins cher et deux fois meilleur, il y a l’Ideal Corner, qui est une très bonne adresse selon moi. Si on est à Colaba, on peut aussi aller Delhi Darbar : ce n’est pas cher et on y mange bien. Même en prenant le taxi aller-retour de Fort, on s’en sortira pour bien moins cher et deux fois meilleur qu’au Mocambo Café & Bar. Pour le shopping, Fabinda propose des articles de vêtements indiens à prix raisonnables mais surtout de bien meilleure qualité que les vêtements baba-cools à touristes qu’on voit un peu partout.
Recommandations d’ordre général L’Inde du Sud est un pays où il est en fait très facile de voyager. C’est très développé, les réseaux de transports sont très denses et très au point. L’hôtellerie est très au point aussi parce qu’il y a un tourisme interne très important dans les villes à temples. En plus c’est vraiment pas cher. A deux, nous nous en sommes sortis à 1300 euros pour un mois tout compris (hôtels, nourriture, transports en train, bus, avion interne, rickshaw et taxi, quelques petits souvenirs…) On trouve un peu de tout dans les boutiques donc pas de panique s’il vous manque quelque chose. Outre les médicaments en tous genre et les articles usuels quand on part en voyage, je recommanderais d’emmener : Une boussole parce que les villes sont grandes et que les noms de rues sont rarement indiquésUne corde à linge pour faire sécher sa lessive (sinon les hôtels ont en général des services de nettoyage pas trop chers)Des cadenas à chiffres et des chaînes pour accrocher son sac à dos dans le train : il y a de petites boucles prévues pour faire passer une chaîne sous chaque siège. Ne pas prendre de la chaîne trop épaisse et prévoir assez de longueur pour pouvoir bien faire le tour (2 fois c’est mieux) du sac à dos. Typiquement, 2 m c’est bien. Il y a partout des rabatteurs et les vendeurs vous sollicitent, mais pas de manière agressive et c’est très facilement gérable. Il suffit de refuser ou / puis d’ignorer gentiment mais sûrement ceux qui ont manifestement quelque chose à vous vendre et ça se passe très bien. Sinon, quiconque a un vrai boulot (taxi, chauffeur de bus, gardien…) a en général un uniforme même réduit à une chemise kaki. Si vous cherchez un renseignement, adressez-vous en priorité à ceux là. Aller au Tamil Nadu sans chercher à apprendre des trucs sur l’hindouisme me parraît peu opportun. Je recommande l’ouvrage Iconographie de l’Hindousime qui permet de mieux comprendre ce que l’on voit. C’est vraiment un strict minimum. Le guide bleu sur l’Inde du Sud n’est pas trop mal pour guider ses visites. Prenez des hotels un minimum confortables. Ailleurs, je suis peu regardant parce qu’il y a toujours des endroits sympas où se poser tranquillement et on n’est à l’hôtel que pour dormir. En Inde du Sud, les endroits tranquilles (cour ombragée, terrasse aves chaises confortables…) manquent cruellement et dans certaines villes (Chennai, Madurai, Trichy…) on peut parfois avoir besoin de se reposer un peu à l’hôtel. Donc évitez les trucs trop glauques, c’est pas si cher que ça pour qu’on doive gratter le moindre centime. D’une manière générale, surtout en ce qui concerne les restaurants, on en a souvent pour son argent. Les restaurants plus chers sont aussi souvent vraiement meilleurs que les autres. Il est assez rare de payer plus cher que ce que ne vaut la nourriture. Si on peut manger correctement pour 100 Rs, un repas à 200 Rs est incomparable de qualité et un repas à 400 Rs est vraiment d’une remarquable finesse. Il y a beaucoup de fruits vendus sur des charettes dans la rue. Ils sont en général très bons. D’ordinaire, je me nourissais de fruits à midi et je ne faisais de vrai repas que le soir. Il vaut en outre mieux manger indien que continental. La nouriture continentale est en général mal faite alors que la cuisine indienne est très variée et intéressante. Ca vaut aussi pour le petit déjeuner.
Si c’était à refaire… … tout pareil à quelques détails près. J’ai à chaque fois passé 2 nuits dans les villes à temple (Madurai, Trichy, Thanjavur) et je me déplaçais en bus / train de l’une à l’autre. Pour ces trois villes, je louerais en fait un taxi et je ne passerais qu’une seule nuit à chaque fois. Voyager en taxi c’est pas terrible parce qu’on ne voit rien du pays mais en l’occurrence, pour le coup, les villes à temples ne sont pas le meilleur endroit pour le bus. Je passerais moins de temps à Chennai et tout le temps gagné dans les villes à temples et à Chennai, je l’emploierai pour aller à Godaikanal après le parc national du Periyar. Je n’irais peut-être pas à Trichy.
De retour d’Inde du sud où j’ai fait un peu de tourisme pendant 1 mois avec ma belle, voici un petit débriefing sur les aspects pratiques du voyage. Je remercie au passage les membres de voyageforum.com qui ont eu la patience de répondre à mes questions pour me permettre de mieux préparer tout ça. En particulier, je remercie bien Stalingrad, Nalesnik et Fanzi.
Paris - Chennai J’avais pris des vols Paris - Mumbay avec Finnair mais Bombay à la mi-juillet c’est pas terrible parrait-il, alors j’ai enchaîné avec un vol domestique jusqu’à Madras. J’avais réservé de France avant de partir. J’ai choisi la compagnie Spicejet pour une question d’horaire. Pour déterminer l’heure du vol, j’avais pris 1h de marge sur l’atterrissage, 1h pour le transfert en bus (gratuit) entre l’aéroport international et le domestique, et 2h pour l’enregistrement. 4h au total, c’était largement plus que suffisant et j’ai pas mal poireauté dans l’aéroport domestique.
Chennai Je suis resté 3 nuits à Chennai. Je suis descendu au YWCA dans une double climatisée et rénovée pour 1800 Rs la nuit taxes comprises. C’est plus cher que les 1300 que j’avais prévu mais les prix affichés concernent en fait des chambres non rénovées et moins engageantes que celle que j’ai finalement prise. Il n’y avait pas de chambre rénovée non climatisée. Du coup j’ai payé mais au moins c’était très propre et calme, le personnel était très accueillant, le petit déj buffet était compris et le soir on pouvait manger un bon et copieux buffet indien pour un prix dérisoire (75 Rs). Reste que 3 nuits à Chennai c’est trop. D’ordinaire, j’aime bien me promener à pied dans les villes. A Chennai, je ne conçois pas qu’on puisse éprouver le moindre plaisir à ce type d’activité. Même pour ceux qui se seraient déjà trimbalés dans un pays du tiers-monde c’est pas top tellement c’est bruyant et poussiéreux. Il faut avoir à l’esprit que les indiens sont des maniaques du klaxon, à tel point que chaque véhicule doit klaxonner à peu près le tiers du temps consacré à rouler. La cacophonie est terrible et quand on ne connaît pas, l’atterrissage peut être un peu difficile. A Chennai, déplacez-vous en auto-rickshaw sans oublier de négocier un peu le prix avant de démarrer. Le musée gouvernemental est chouette, ne serait-ce que pour l’ambiance “vieille université du 19ème” qui y règne. Ne ratez pas la section d’histoire naturelle avec les grandes vitrines en bois sombre tout droit sorties du labo du Dr Jekyll. La ballade sur la plage vaut le coup.
Madurai De Chennai, je me suis rendu à Madurai en train de nuit, classe AC/3. Une bonne description des multiples classes est dispo ici. Après s’être inscrit, on peut réserver ses places sur Internet (au moins 1 semaine à l’avance pour avoir des places) auquel cas il suffit d’imprimer son ticket chez soi ou dans un cybercafé et de le présenter au contrôleur avec une pièce d’identité. Tous les horaires et toutes les infos sur les trains sont disponibles sur Trains at a Glance. Le train que j’avais pris n’était pas au terminus de Madurai. C’était pas terrible parce qu’il y a eu pas mal de retard en cours de route et du coup je ne savais pas trop quand descendre, et j’hésitais à demander aux gens qui dorment à 5h du mat’. Les fois suivantes, j’ai pris garde de prendre des trains qui avaient ma destination pour terminus. C’est plus facile. J’ai logé 2 nuits au Madurai Residency en double climatisée pour 1300 Rs la nuit (toujours taxes de luxe comprises). Il n’y avait plus de non-AC. C’est le seul hôtel où j’ai vu des cafards et j’ai aussi apperçu trois gros rats sur la terrasse qui fait restaurant. Sinon le rapport qualité-prix est vraiment correct. Je recommande malgré les rats qui - je le précise - avaient été tués le lendemain. Le restaurant est convenable, sans plus. Surtout le week end, demandez une chambre qui soit à un étage pas trop élevé car sinon le bruit des convives du restaurant sur le toit peut être un peu pénible le soir. Madurai est plus agréable que Chennai même si ce n’est pas non plus l’extase. Le temple est superbe et très vivant, on y voit les fidèles se livrer à leurs multiples petits rituels. Le musée Gandhi est très intéressant aussi pour ceux qui s’intéressent à l’hitoire des luttes d’indépendance en Inde. Profitez des terrasses sur les toits des hotels pour vous poser un peu. Sinon ça peut être fatiguant.
Kumily / Thekkady / Periyar De Madurai, j’ai pris le bus pour Kumily (5 heures). Je ne l’ai attendu qu’une heure mais il a fallu que je me rende (en bus de ville) dans une autre gare routière que celle à côté de la garre ferrovière. Renseignez-vous avant mais d’une manière genérale, le bus est très facile à prendre. Si vous ne savez pas où aller, interrogez n’importe quel employé (avec une chemise kaki ou bleue) qui rôde autour de son bus et il se fera une joie de vous indiquer le chemin. Les billets se prennent une fois dans le bus et je n’ai pas l’impression que réserver soit une pratique courante. En tous cas, ça me semble inutile. Il n’y a pas de soute à bagages : vous les prenez avec vous et en général, on vous donne une place vers l’avant du bus où vous entreposez votre barda à portée de vue. J’ai logé au Coffee Inn pour 3 nuits dans une double “en dur” pour 350 Rs la nuit. C’était bien, super calme et reposant, mais très humide (il pleuvait) et ça sentait un peu le renfermé. Pas top pour faire sécher son linge. Le resto juste à côté est honnête et pas cher. Le village est tout petit et on peut facilement se déplacer à pied. Pour le parc, j’ai fait la rando de la journée complète. Il faut réserver la veille moyénant paiement. J’ai dû avoir du bol parce que nous n’étions que deux avec nos deux guides. Du coup, ça nous a a fait une super journée de rando intime dans la réserve naturelle. C’est plus cher mais je crois qu’il vaut bien mieux faire la journée que la petite ballade pas chère. Ceux qui voudraient ne faire que petite promenade + ballade en bateau risquent de ne pas trop profiter du site exceptionnel. Pour bien faire, je suis resté une nuit de plus que prévu au départ.
Trichy De Kumily, il faut faire escale à Madurai pour revenir vers Trichy. Le retour a été bien plus rapide que l’aller et Madurai > Trichy se fait rapidement. En partant le matin vers 8h de Kumily, nous étions à Trichy en début d’après-midi. A Trichy, je comptais aller à l’hotel Mathura mais il donne directement sur la gare routière et j’avais un peu peur que les klaxons ne m’empêchent de dormir. Du coup nous sommes allés au Femina Hotel et c’était quelque chose : du tape à l’oeil et de l’esbroufe, mais rien de rien derrière. La chambre (double non AC à 800 Rs la nuit) n’était pas du tout à la hauteur de ce que laissait présager l’entrée marbrée, l’un des restaurants est insalubre et le service déplorable. Par exemple, pour monter par l’ascenceur le plus petit des sacs que j’avais - et en évitant soigneusement ce qui menaçait dêtre lourd - le type qui m’a montré la chambre s’est montré très mécontent de mes 5 Rs de bourboire et m’en réclamait au moins 10. Et quoi encore ?! Dans le même genre, 30 secondes après que j’ai payé au restaurant, le serveur revient ouvrir le petit calepin pour bien signifier qu’il attend un pourboire. Quelle délicatesse, quelle classe ! Et tout ça après avoir insisté lourdement pour que je prenne leur formule petit déjeuner “complet” alors que prendre les items séparément était plus avantageux. Non vraiment, le Femina, ça pue l’arnaque et l’ambiance est vraiment infecte. Ajoutez à ça que la ville est complètement oppressante et pas sympa (Madurai c’est un havre de paix à côté) et vous comprendrez que mon passage à Trichy n’a pas été merveilleux. Certes, c’est bien de voir la ville-temple mais bon…, le Rock Fort temple ne cassant pas des briques non plus, j’ai de loin préféré Madurai. Le réseau de bus urbains est en revanche bien foutu et je n’ai pas eu à prendre un rickshaw. Où que vous alliez, il a sans doute un bus qui y va. Comme en outre le gare routière est très proche des hôtels, c’est facile. Heureusement qu’on mange bien au Vincent Garden, dans un jardin reposant qui fait un peu office d’Oasis dans Trichy. Pour faire sa pub, le patron montre à tout le monde l’hôtel qu’il va ouvrir bientôt. Il faudra voir mais ça a l’air sympa, calme et à taille humaine.
Thanjavur J’ai fait Trichy - Thanjavur en train. Il y en a pour un peu plus d’une heure, autant dire que c’est la porte à côté. Tanjore est bien plus petite que Trichy ou Madurai, si bien que c’est aussi un peu plus calme et reposant, et que tout se fait à pied. Je suis descendu à l’Hotel Lyon City. C’est un petit établissement sans prétention mais pas trop nul non plus. La salle de bains était très humide et les matelas un peu fins mais c’était calme et propre. J’avais dû payer 600 Rs pour une double non-AC, si ma mémoire est bonne. J’ai adoré de temple au petit matin mais j’ai été un peu déçu par le complexe des palais qui ne casse pas des briques.
Gangakondacholapuram et Chidambaram Pour visiter ces deux temples, j’ai loué un taxi à la journée par l’intermédiaire de Vijay Tourisme, un agence de Pondichery. Ainsi, j’ai pu facilement faire deux haltes dans la journée, en chemin vers Pondy. Gangakondacholapuram ressemble très fort au temple de Tanjore mais en plus petit, intime et bucolique. J’ai adoré. En revanche, je n’ai pas trop aimé Chidambaram. L’ambiance y est un peu bizarre - différente des autres temples - et ne m’a pas plu. D’autres aimeront peut-être mais j’ai trouvé que Chidambaram était un peu aux temples ce que Femina est aux hôtels.
Pondichery Arrivée à Pondichery en taxi et installation à la Coloniale Heritage Guest House (Villa Patricia), c’est le grand luxe pour 3 jours ! J’avais réservé la chambre Jumelle I depuis la France et j’en ai eu pour mon argent (2800 Rs la nuit, petit déj’ compris). C’est meublé avec goût, c’est calme et très confortable et on a des croissants au petit déjeuner. Pondichery est très sympa avec ses trottoirs et la quasi absence de bruits de klaxons. Ca fait un peu ville musée mais c’est très agréable quand même. D’ailleurs, Pondy est en fait assez grande. Seul le centre historique semble protégé des voitures. Si vous restez “dans les murs”, le quartier français et le quartier tamoul se visitent facilement à pied. Beaucoup louent des vélos, c’est une affaire de goût : moi j’aime bien marcher. Pondichery est ne chouette ville pour flâner et glandouiller un peu. On y mange relativement bien, aussi. J’ai testé Madame Santhe qui est très bien. La Terrasse est moins chère mais c’est aussi plus quelconque. Je ne recommanderai pas l’Hotel Aristo, en revanche : on n’y mange pas bien pour finalement assez cher quand même.
Mamallapuram Nous avons voyégé en bus entre Pondichery et Mamallapuram où nous sommes restés 4 nuits. Nous sommes allés à l’Hotel Sea Breaze qui propose des chambres propres et confortables avec petite terrasse à des prix très raisonnables (900 Rs la double non-AC). Il y a même une vraie piscine pour ceux qui aiment, et l’accès à la plage est direct par l’hôtel. Le service est en outre simple et efficace, tout l’inverse du Femina. Leur annexe a l’air bien moins sympa mais c’est encore moins cher. Evitez les hôtels comme le Mamalla Resort : ils vous coincent à 4 km du village et ils vous matraquent de petits dej’s à 300 Rs. En prenant un hôtel dans le village, vous pourrez tout faire à pied sans forcer. Pour vous restaurer, tenez-vous éloignés du Seashore Restaurant. Vous pourrez en revanche manger correctement au Moonrakers ou au Nautilus qui avait fini par devenir notre cantine. A Mamallapuram, visitez les temples de la colline, glandouillez et promenez-vous sur la plage (elle devient plus propre vers le nord). Attention toutefois au soleil qui peut s’avérer très traître. J’ai chopé des coups de soleils gratinés à travers les nuages. Vous pourrez aussi regardez les échoppes d’artisanat local (en particulier les sculptures sur pierre). C’est très touristique si bien qu’on trouve des choses un peu surprenantes comme des têtes de Bouddha partout alors que sa place dans l’hindouisme est quand même un peu “spéciale”. Je ne suis pas rentré dans l’enceinte du temple de la colline qu’on voit très bien de l’extérieur au bord du rivage, et je n’ai pas visité les 5 rathas parce que je trouvais que 500 Rs c’était un peu beaucoup pour visiter un temple. Je préférais manger un homard pour ce prix là.
Hyderabad Après Pondichery et Mamallapuram, re-plongée dans une grande ville bruyante avec Hyderabad. J’y suis allé en train de nuit de Chennai, que j’avais rejoint en bus dans l’après-midi. Pour aller de Mamallapuram en bus, se rendre sur la jonction avec la route ECR où tous les bus passent. Vous pouvez y aller en rickshaw, c’est pas cher et les conducteurs connaissent. Le premier contact avec Hyderabad était un peu difficile et je ne me sentais pas trop à l’aise au début. Les ricksaws restent à Hyderabad les plus désagréables qu’il m’ait été donné de voir. Après 3 nuits là bas j’ai fini par m’habituer et même à bien aimer. C’est très différent du Tamil Nadu : on y voit des femmes voilées et une architecture bien plus orientale. Golconde et les tombeaux sont complètement inratables. Le marché aux pacotilles ne présente aucun intérêt et le Charminar et sa mosquée, bof… On peut aussi faire un tour à Ramoji Film City pour faire le plein de Kitsch Bollywoodien mais faites attention à arriver avant 14h sinon vous ne pourrez pas tout voir. Evitez aussi le bus pour y aller parce que c’est interminable : si c’était à refaire je prendrai un car de touristes vu que de toutes façons, à Ramoji, on suit le troupeau. Pour faire Golconde et les tombeaux, j’ai loué un taxi pour une demi journée (400 Rs), c’était bien plus commode. Renseignements pris, aller à Gloconde en transports en communs à partire du quartier des hôtels demande 2 correspondances. D’une manière générale, vous ne ferez pas trop de choses à pied à Hyderabad qui est conçue pour les déplacements motorisés. Il n’y a guère que le Charminar et le quartier musulman se font très bien à pied. Je recommande vivement l’hôtel Taj Mahal (1000 Rs la nuit en double non-AC). Même si la réception et l’escalier sont peu engageant, les chambres sont spacieuses et confortables. Mais le mieux, c’est les types de la réception qui sont vraiment de très bon conseils, qui vous expliquent tout pour les transports et sont très serviables. Des perles ! Après un check-out à 9h, ils ont gardé nos bagages et nous ont même permis de prendre une douche dans une chambre libre avant de repartir en train de nuit le soir. C’est pas au Femina que ça se serait passé comme ça ! Profitez aussi d’Hyderabad pour bien manger parce que nulle part ailleurs en Inde je n’avais mangé aussi bien. En particulier, Guffa est extra et le Palace Heights Restaurant & Bar excellent. C’est un peu plus cher qu’ailleurs mais vos papilles en auront pour leur argent, garanti ! Attention quand même, la cuisine est très épicée dans l’Andhra Pradesh. Au delà de “medium spicy”, ça devenait un peu dur pour moi alors qu’ailleurs, “very spicy” allait à peu près.
Mumbay Hyderabad > Mumbay se fait très bien en train de nuit. Arrivée à Bombay, on se croit un peu en Europe. C’est très riche et vraiment très différent des autres villes visitées jusque là. Les rues de Fort et Colaba sont larges et bordées de vastes trottoirs. Même dans les quartiers moins chics il y a des trottoirs, si bien qu’il est très agréable de se promener. Les taxis ne sont pas chers et utilisent leur compteur, mais pour peu qu’on reste au centre ville et alentours, on peut très bien tout faire à pieds. Je recommande de longues promenades dans Fort et Colaba mais aussi plus loin dans les quartiers moins “hausmaniens”, du shopping et une excursion à Elephant Island. Je suis allé au residency Hotel pour 3 nuits. C’est confortable même si les chambres ne sont pas très grandes. Il n’y a pas de non-AC si bien que j’ai payé 2000 Rs la nuit. Mais Bombay est plus chère que les autres villes. J’ai essayé de manger au Mocambo Café & Bar. Je ne recommande pas parce que c’est très cher pour ce que c’est. On mange mieux pour un poil moins cher au Mahesh Lunch Home mais le service est affreux. Moitié moins cher et deux fois meilleur, il y a l’Ideal Corner, qui est une très bonne adresse selon moi. Si on est à Colaba, on peut aussi aller Delhi Darbar : ce n’est pas cher et on y mange bien. Même en prenant le taxi aller-retour de Fort, on s’en sortira pour bien moins cher et deux fois meilleur qu’au Mocambo Café & Bar. Pour le shopping, Fabinda propose des articles de vêtements indiens à prix raisonnables mais surtout de bien meilleure qualité que les vêtements baba-cools à touristes qu’on voit un peu partout.
Recommandations d’ordre général L’Inde du Sud est un pays où il est en fait très facile de voyager. C’est très développé, les réseaux de transports sont très denses et très au point. L’hôtellerie est très au point aussi parce qu’il y a un tourisme interne très important dans les villes à temples. En plus c’est vraiment pas cher. A deux, nous nous en sommes sortis à 1300 euros pour un mois tout compris (hôtels, nourriture, transports en train, bus, avion interne, rickshaw et taxi, quelques petits souvenirs…) On trouve un peu de tout dans les boutiques donc pas de panique s’il vous manque quelque chose. Outre les médicaments en tous genre et les articles usuels quand on part en voyage, je recommanderais d’emmener : Une boussole parce que les villes sont grandes et que les noms de rues sont rarement indiquésUne corde à linge pour faire sécher sa lessive (sinon les hôtels ont en général des services de nettoyage pas trop chers)Des cadenas à chiffres et des chaînes pour accrocher son sac à dos dans le train : il y a de petites boucles prévues pour faire passer une chaîne sous chaque siège. Ne pas prendre de la chaîne trop épaisse et prévoir assez de longueur pour pouvoir bien faire le tour (2 fois c’est mieux) du sac à dos. Typiquement, 2 m c’est bien. Il y a partout des rabatteurs et les vendeurs vous sollicitent, mais pas de manière agressive et c’est très facilement gérable. Il suffit de refuser ou / puis d’ignorer gentiment mais sûrement ceux qui ont manifestement quelque chose à vous vendre et ça se passe très bien. Sinon, quiconque a un vrai boulot (taxi, chauffeur de bus, gardien…) a en général un uniforme même réduit à une chemise kaki. Si vous cherchez un renseignement, adressez-vous en priorité à ceux là. Aller au Tamil Nadu sans chercher à apprendre des trucs sur l’hindouisme me parraît peu opportun. Je recommande l’ouvrage Iconographie de l’Hindousime qui permet de mieux comprendre ce que l’on voit. C’est vraiment un strict minimum. Le guide bleu sur l’Inde du Sud n’est pas trop mal pour guider ses visites. Prenez des hotels un minimum confortables. Ailleurs, je suis peu regardant parce qu’il y a toujours des endroits sympas où se poser tranquillement et on n’est à l’hôtel que pour dormir. En Inde du Sud, les endroits tranquilles (cour ombragée, terrasse aves chaises confortables…) manquent cruellement et dans certaines villes (Chennai, Madurai, Trichy…) on peut parfois avoir besoin de se reposer un peu à l’hôtel. Donc évitez les trucs trop glauques, c’est pas si cher que ça pour qu’on doive gratter le moindre centime. D’une manière générale, surtout en ce qui concerne les restaurants, on en a souvent pour son argent. Les restaurants plus chers sont aussi souvent vraiement meilleurs que les autres. Il est assez rare de payer plus cher que ce que ne vaut la nourriture. Si on peut manger correctement pour 100 Rs, un repas à 200 Rs est incomparable de qualité et un repas à 400 Rs est vraiment d’une remarquable finesse. Il y a beaucoup de fruits vendus sur des charettes dans la rue. Ils sont en général très bons. D’ordinaire, je me nourissais de fruits à midi et je ne faisais de vrai repas que le soir. Il vaut en outre mieux manger indien que continental. La nouriture continentale est en général mal faite alors que la cuisine indienne est très variée et intéressante. Ca vaut aussi pour le petit déjeuner.
Si c’était à refaire… … tout pareil à quelques détails près. J’ai à chaque fois passé 2 nuits dans les villes à temple (Madurai, Trichy, Thanjavur) et je me déplaçais en bus / train de l’une à l’autre. Pour ces trois villes, je louerais en fait un taxi et je ne passerais qu’une seule nuit à chaque fois. Voyager en taxi c’est pas terrible parce qu’on ne voit rien du pays mais en l’occurrence, pour le coup, les villes à temples ne sont pas le meilleur endroit pour le bus. Je passerais moins de temps à Chennai et tout le temps gagné dans les villes à temples et à Chennai, je l’emploierai pour aller à Godaikanal après le parc national du Periyar. Je n’irais peut-être pas à Trichy.
Journal de bord du Tamil Nadu en juillet 2007 (Inde) English translation pending
Le 13 juillet
Ca y est j y suis!
C' est encore pire que je ne pouvais l’imaginer... C est assez dur, trop de monde de partout, il n y a plus les repères comme en France. Pas de magasins traditionnels mais des indiens qui vendent dans la rue dans des sortes de garages sombres et sales et qui font le prix a la gueule du client.
Je suis a Mahabalipuram comme prévu et me sens un peu seul au milieu de tous ces indiens dont je ne comprends pas l' anglais et le mien n'est pas meilleur.
Je vais essayer après demain Pondichéry.
Cependant la bouffe indienne végétarienne est excellente. Demain vais essayer le poisson.
C est la fournaise et maintenant il y a une très forte pluie avec l eau qui monte dans les rues. Pour l’ instant je ne m’y plais pas du tout et me sens un peu désespéré par ce monde effrayant et il fait déjà nuit a 6 heures car c est la saison basse des pluies
Que suis je venu faire dans cette galère ? Enfin ce n'est que le second jour.
Il faut parait il une semaine avant de s y faire.
La santé va bien et j ai de l`appétit et pas de turista
Putain... J en peux plus de cette misère et aujourd’hui Spleen profond ou je suis resté dans ma chambre d hôtel à flipper grave, car ce matin j ai eu pendant 2 heures des nausées donc je ne peux faire la seule distraction ici en Inde, bouffer dans un resto ou aller boire des pots dans les bars. En plus des que tu sors dans la rue les indiens viennent te demander du fric (enfants, vieillards, femmes) ou alors ils te suivent ou te demande s’ils peuvent te prendre une photo! C’est trop dur et j ai vraiment envie de rentrer et il me reste 3 semaines à tirer c'est le cauchemar ici. Pour visiter l Inde il ne faut surtout pas partir seul car pour relier une ville a une autre c'est toute une histoire il n y a pas de lignes de bus régulière et les bus ce n’ est que de la ferraille! Il faut prendre les taxis : ce que j ai fait entre Madras et cette ville mais les distances sont énormes et je ne peux louer tout le temps un taxi pour moi seul. La plupart des voyageurs sont en groupe et prennent des taxis en commun. Je me suis foulé& aussi la cheville droite. Le temps ne passe pas et je ne dors pas très bien. Vivement que je sorte de ce cauchemar
En réalité il faut éviter de voyager seul en Inde en raison des difficultés de transport entre les villes. Les bus ne sont pas fiables et pourris. En groupe on peut partager un taxi mais seul ce n' est pas pareil. Je l ai fait entre Madras et Mahabalipuram( 1200 roupies pour 50 kilomètres ) Pour Pondichéry c' est plus loin je suis obligé de prendre un express mais qui ne part pas d' ici mais d' un autre coin et il n' y a pas de bus pour ce coin J ai du mal a me faire aux vieillards femmes et surtout aux enfants qui mendient et qui suivent certains sont antipathiques . Ce matin j ai eu de la nausée pendant 2 heures et depuis je n' ai plus faim et suis très fatigué. Si on a pas faim on se fait chier grave car la seule occupation ici la journée et le soir est d aller boire un thé ou manger un morceau. Suis resté dans la chambre couché toute la journée très déprimé. Le temps ne passe pas et encore 3 semaines à tenir... C est très sale et ça pue... Quelle misère. Je ne comprends pas ceux qui supportent de voir cela.
Le 14 Juillet J ai quitté Mamallapuram en rickshaw et bus express. J étais debout pendant les 200 Km. Pondichéry c est l'enfer pire que Bangkok (motos mobylettes a fond de partout et qui n' arrêtent pas de klaxonner!) Tous les hôtels du front de mer étaient complets il fallait que je me rabatte dans le quartier zone indien, il n'y avait dans l ancien quartier français qu’un Ashram avec une chambre (cellule de 2 mètres sur deux)! Je l'ai louée. Un ashram est une sorte de temple avec des règles très strictes (fermeture des portes a 22h 30 pas de tabac ni d' alcool marcher pieds nus) Je suis en train de tomber au fond du gouffre! Hier soir en rentrant sur ma piaule a Mamallipuram, il y avait 4 lillois arrivés le matin. Ils ont l habitude de voyager en Inde et ils m' ont dit qu’il ne fallait surtout pas voyager seul en Inde ou alors il fallait se raccrocher à d autres voyageurs. Question de survie. Jamais cela ne m' a fait autant de bien de parler a des gens. Je leur ai dit que je n en pouvais plus... Ils avaient ramené une bouteille de Whisky et on a picolé jusqu’ à 2 heures du matin. Cela m' a fait un bien fou et j'ai bien dormi J' ai marché (erré de 6 heures a 10 heures) dans les rues de Pondichéry. C est trop dur. Je ne mange plus depuis hier et je bois énormément de jus frais de mangue et Ananas et le petit déjeuner le matin Quelle galère!!! Le positif : ce matin alors que je me suis fait chier comme un rat mort a Mamallipuram cela m a fait quelque chose de quitter ce village. Je crois qu’ il y a une ambiance particulière en Inde. Je prends de belles photos de regards d'enfants et de saris multicolores En arrivant a cet internet café, j ai vu : 1. Un type genre Siddhârta avec longue barbe qui dormait debout dans la rue profondément. Je suis passe 2 fois car je n en croyais pas mes yeux. 2 .Un type allonge dans la nuit et dans la boue (il a plu encore beaucoup cette nuit) Je ne savais pas s il était mort ou vivant. De toute façon je ne peux rien faire. J’ai rencontré ‘Fanfan’, une française installée à Pondichéry. Crâne rasée à l’indienne, souriante et très calme. Nous avons mangé ensemble. Cela m’a remonté le moral elle m’a parlé de l’Inde et du comportement à adopter face à la mendicité et à la misère. Elle semble avoir pris du recul face à la pauvreté et à la mendicité et s’est débarrassé de ce point de vue de toute forme de compassion. Elle rejette les mendiants qui l’abordent et m’a dit que l’Inde est un pays en pleine expansion et qu’il y avait du travail pour tout le monde et que la plupart des miséreux étaient des fainéants. Cela va m’aider à surmonter ma culpabilité face à tous ces mendiants qui m’assaillent tous les 10 mètres. Elle m’a décrit également l’art culinaire indien afin que je sache mieux choisir au milieu de tous ces plats différents et souvent végétariens que je ne connais pas. Je l’ai raccompagné à l’autorickshaw. Rencontre courte, simple mais riche d’enseignement.
Le 15 juillet
Aujourd’hui parfait moral Il y a plein de trucs que j aime ici. C est un peu comme une drogue...Tout est bizarre. C' est l'aventure. Ah oui j oubliais l'expérience du Ashram extraordinaire et inoubliable. Dans le temple en bas les indiens méditent et prient au premier il y a des lits dans des grandes pièces et certains indiens dormaient au sol et des chambres et au second les chambres avec la clim la ou j étais. Silence monacal et encens jour et nuit... Maintenant à Trichy je suis dans un hôtel moderne avec télévision téléphone tout confort mais cela a son charme car le Ashram c'est étrange et contraignant Mais je ne regrette pas de l'avoir fait
Je suis descendu dans le centre du Tamil Nadu dans une ville de pèlerinage au nom de Trichy! Il a des milliers gens et des centaines de bus. Heureusement j ai pris un très bon Hôtel ( sat, clim etc..) qui m' isole de ce 'chaos' L' Inde c' est épuisant et parfois les indiens me fatiguent, je ne supportent plus qu’ ils m approchent, beaucoup d' entre eux sont ' lourds' mais pas tous. Malheureusement pas trace d'autres voyageurs qui pourraient me donner du courage dans cette ville je semble être le seul occidental et tout le monde me regarde comme une si j étais une bête curieuse. Demain je vais vers les montagnes de Kodakanail a 2100 mètres en espérant trouver la sérénité et le SILENCE. Si c' est le cas j y resterais jusqu’ a la fin du séjour sinon je vais me rapprocher de India airlines pour négocier un retour anticipé ou Go voyage. Je pense que cela doit être possible quitte à payer un supplément. Je me suis fait agressé par un bande d' ados sans raison cela a failli mal tourner car l’ un d' entre eux était excité. J 'étais en train de filmer. Je n ai pas compris. Je pense que pour eux la camera doit être un signe de richesse. Maintenant je n ose plus la sortir. J 'ai eu un contact aussi avec un indien de Trichy prof de français Mohamed Siraj qui voulait que j’ aille dans son lycée pour donner un petit cours de français sur le présent de l’indicatif mais il fallait acheter un pantalon avec chemise et des chaussures. J’ai pas voulu m'encombrer en achetant tout cela (je voyage en short) même si les prix sont dérisoires ici . Il m’a abordé dans la rue vers 10 heures du soir en s’exprimant dans un français correct. Puis au milieu du tintamarre et de la pollution sur le trottoir même et en face de l’hôtel s’est mis à lire à voix haute certains de ses poèmes en français. Je l’ai filmé. C’était une scène surréaliste comme seule l’Inde sait réserver. Tout va bien. Je suis sur un lieu de pèlerinage des dieux Krishna et Vishnu ou il y a des milliers d' Hindouistes. Ils appellent cela le 'Lourdes de l'Inde' mais Lourdes puissance 1000! Je vais maintenant dans les montagnes à 2100 mètres d' altitude, une station créée par les américains. La seule en Inde
Le 17 juillet J'ai beaucoup aime Trichy, J'ai fait une visite d' un temple avec 385 marches (pieds nus) C' est un temple Krishna splendide, en haut un moine près de la statue de Krishna m a placé une sorte de poudre blanche entre les 2 yeux et a fait une prière pour moi. Il y a aussi juste en face la réplique de la basilique de Lourdes avec la reproduction de la grotte. C est le délire... Ici il ne faut jamais dire que l on n a pas de religion. Les indiens ne comprennent pas si on est athée. C' est noirde pèlerins. Je serais bien reste encore un jour mais ici c’est surpeuplé et pleins de bus la nuit et le jour les rues sont noires de monde. Je ne mange que végétarien depuis une semaine presque tous les restos sont végétarien. Je mange les Thalis, plain, Massalor et ce que je préfère les Parothas, un régal et beaucoup de jus de fruit. Il y a ici des supermarchés ou on ne trouve que des légumes (grand comme intermarché). Le matin je bois le tchaï (mélange de lait thé et cardamone) dans la rue avec les indiens et les délicieux gâteaux Un plat dans un resto coute en moyenne 15 roupies (50 roupies est 1 euro) 1 verre de jus d ananas frais ou de mango 7 roupies 1 heure d internet est 10 roupies. Dans ce café seulement ailleurs c est 20 ou 30 roupies Je commence à m'y faire mais c est vrai qu’il faut bien une semaine d’adaptation tant c est un autre monde.
Le 22 juillet J ai passé 3 jours dans la plus grande solitude mais dans la station climatique de montagne de Kodaikanal. Il faisait froid la nuit (deux couvertures et pull car 8 degrés) C est dur de voyager seul mais j accomplis une réflexion profonde sur moi . (introspection) Hier a Kodaikanal j ai retrouvé par hasard, (mais en Inde on dit qu'il n y a pas de hasard) les deux lillois : François et Michel et cela change tout. François est éducateur pour jeunes aveugles et comédien. Il est assez fantaisiste et positif. Nous avons eu de longues discussions autour du lac sur les causes ou les conséquences d’un voyage en Inde. Son contact avec les indiens est simple et direct. Ce n’est pas son premier voyage dans ce continent, il est expérimenté sur le mode de fonctionnement psychologique des indiens et de la nature humaine en général. Son frère Michel est plus réservé et secret. Il est professeur d’anglais. Un collègue quoi … J ai passé deux journées normales en leur compagnie et nous avons vu des trucs intéressants ici a Madurai
Nous avons assisté tournage film 'Booliwood' avec grandes stars indiennes. L équipe de tournage nous a invité sur le plateau et j ai filmé leur travail. Avons vu fleuve sacré ou se purifient les femmes indiennes et temple avec pleins de singes sympas ; Assemblée de sadous. Impressionnant ! Hélas demain je reprends ma vie solitaire car Michel et François remontent au Nord et moi je reste encore un jour à Madurai et ensuite je poursuis dans le sud.
L Inde c est assez fantastique mais on rencontre trop de mendiants et de saleté. Il faut venir ici au minimum à deux. A Madurai c est la fournaise et pollution
Le 25 juillet Je suis dans l'extrême sud entre l océan indien et la mer d'Oman. Rameswaram Ils appellent cela:" le bout du monde" Je suis à trente kilomètres du Sri Lanka, mais interdit d'y aller en raison des relations troublées entre l’Inde et ce pays. Il y a de gros hélicoptères militaires qui patrouillent ainsi que la marine indienne qui refoulent les réfugiés sri lankais. Je commence bien a me faire a l Inde et au caractère des indiens, en fait il ne faut pas les prendre au sérieux et tourner a la dérision et tout se passe bien sinon c' est le clash Les plages ici sont splendides je suis dans un bel hôtel de luxe, et c est un peu les vacances car la misère se voit moins ici Je commence demain progressivement la remontée vers Chennai ( Madras); Je suis obligé de me rendre encore sur Madurai pour remonter sur Chidambaran et Chennai Je suis maintenant tout a fait a l' aise en Inde. Il faut bien une semaine pour s' y faire. Certains voyageurs m ont dit qu’ils ont déprimé pendant deux semaines sans sortir de leur chambre avant de s’y faire A la fin la misère on n y fait plus attention. Trois semaines en Inde c est trop court. Tous ceux que j ai rencontres y restaient au moins 3 mois... J ai été invité chez une famille de pêcheurs qui ont une sorte de maison en feuilles de palmiers mais très solide et très fraiche. J ai acheté 4 calmars à un autre un pêcheur qui venait juste de les prendre. Sa femme les a tout d’abord lavés soigneusement et très lentement, révélant ainsi tout le prix que représente pour elle la nourriture puis cuisinés avec des épices et des oignons accompagnés de riz. Ils sont très pauvres et parfois ils ne mangent pas tous les jours car ce n’ est pas la bonne saison pour la pêche. Ils vivent dans une sorte de maison construite en feuille de palmiers sur la plage même. A l’intérieur il y a une chambre, un petit hall et une cuisine très sombre. Il n’y a pas d’électricité. L’eau est recueillie à un puit creusé par lui-même à une dizaine de mètres de profondeur. J'ai donne en plus 100 roupies à sa femme et 25 à une voisine. Je sais, c’est rien comparé à tout ce qu’ils m’ont offert. Mais j’ai pensé qu’il ne devait s’agir que d’un geste amical et non d’une volonté de subvenir à leurs besoins qui sont considérables, ce que je ne peux pas faire. La femme du pêcheur mange après son mari les restes dans le même plat. La femme ne mange pas a la même table que l'homme. Cela m’a choqué ! Leur fille de 13 ans ne va plus a l école et travaille dans le poisson séché. Elle m' a demandé mon stylo et je le lui ai donné. C' est incroyable qu’un simple stylo puisse rendre quelqu’un aussi heureux. Cela fait de la peine. Cela prend à la gorge.
Hier une voyageuse allemande rencontrée sur la plage de Dhanuskhodi me disait qu’elle restait 6 mois en Inde, le pire est qu’elle vient du Laos du Vietnam et de la Thaïlande qu’elle a visités depuis 3 mois ensuite elle va en Nouvelle Zélande. Elle fait ce trip en solo… On rencontre des `dingues du voyage` . Le 31 juillet Je suis a Chennai depuis deux jours, j ai voulu y être avant car j avais peur de ne pas arriver a temps a Madras depuis Rameswaram. En fait je n aurais pas du m affoler car les transports (trains, bus) sont bien organisés ici . Certains autres voyageurs m avaient dit qu’il fallait réserver trois jours à l' avance pour un train couchettes, or ce n est plus le cas. J ai quand même passe 7 heures en train couchettes pour faire 300 kilomètres. Les trains sont très lents cat ils sont très longs et charges (20 Km heures) J ai pris une 3 AC et j ai bien dormi mais grosse frayeur j ai mis un quart d’ heure pour trouver mon wagon tellement le train était long! Je demandais et tantôt on m envoyait en tête de train tantôt en fin de train J ai fini par trouver... J aurais pu rester encore davantage dans le sud. Car Madras est une ville tentaculaire et bordélique. Cela ressemble a Bangkok (Modernisme et business côtoient misère)
Je fais des visites en Rickshaw des temples et église. Ici a Madras des enfants tous sales dorment recroquevilles sur le trottoir, et on voit les rats qui passent dans le caniveau et les cafards Ainsi j’ai pu visiter la tombe de Saint Thomas, le disciple (apôtre)de Jésus qui fut assassiné en 52 après JC a Madras. Il y a beaucoup d églises ici et de catholiques. C est pourquoi Christianisme et Hindouisme développent les mêmes idées et philosophies. Il y a aussi des musulmans. C est atroce. Hier une vieille femme en face de mon hôtel est morte sur le trottoir même. Cela fait beaucoup réfléchir et beaucoup devrait venir en Inde. Aujourd’ hui j’ai passé une après midi tranquille sur la grande plage de Madras, beaucoup d indiens viennent me voir pour parler a un moment il y en avait une trentaine (hommes femmes, enfants). C’était l'émeute et ils voulaient tous que je les prenne en photo avec ma caméra, ce que j ai fait. J ai aussi filmé car trente personne autour de soi qui te regardent comme une bête curieuse c’ est assez rare. Il faut venir en Inde car on voit qu’on peut avec le tourisme les aider plus qu’ailleurs le tourisme aide directement les gens) Voila le réceptionniste de l Hôtel a confirme mon vol a Indian airlines et je m’apprête a quitter ce pays si nuancé ou on passe par toutes les phases psychologiques (du ‘dégoût a l appétit’) J’ai perdu du poids et j ai maigri . On dit que pendant un voyage en Inde et en moyenne tout le monde perd 7 kilogrammes. C’est normal quand on voyage en Inde. On a pas tous les jours faim et plutôt la nausée, j ai zoné, erré au fond des précipices ou le soleil ne pénètre jamais La chaleur, les marches et la nourriture végétarienne. Avant de rejoindre l’aéroport et de m’embarquer pour la France suis resté une heure avec une famille pauvre qui vit dans la rue sous un porche. La jeune femme voulait que je photographie ses enfants. Le mari tenait à m’offrir un thé que j ai refusé. Il m’a cependant installé sur une natte à même le trottoir. Ils m’ont parlé de leur vie et des petits boulots qu’ils exerçaient dans la rue (nettoyage de vêtements et autres). Grande misère cependant beaucoup de sourires et d’énergie. J’ai refilé à cette petite famille très pauvre tout ce qui me restait de roupies.
Tant pis pour les souvenirs dans la zone ‘duty free’ de l’aéroport international.
Putain... J en peux plus de cette misère et aujourd’hui Spleen profond ou je suis resté dans ma chambre d hôtel à flipper grave, car ce matin j ai eu pendant 2 heures des nausées donc je ne peux faire la seule distraction ici en Inde, bouffer dans un resto ou aller boire des pots dans les bars. En plus des que tu sors dans la rue les indiens viennent te demander du fric (enfants, vieillards, femmes) ou alors ils te suivent ou te demande s’ils peuvent te prendre une photo! C’est trop dur et j ai vraiment envie de rentrer et il me reste 3 semaines à tirer c'est le cauchemar ici. Pour visiter l Inde il ne faut surtout pas partir seul car pour relier une ville a une autre c'est toute une histoire il n y a pas de lignes de bus régulière et les bus ce n’ est que de la ferraille! Il faut prendre les taxis : ce que j ai fait entre Madras et cette ville mais les distances sont énormes et je ne peux louer tout le temps un taxi pour moi seul. La plupart des voyageurs sont en groupe et prennent des taxis en commun. Je me suis foulé& aussi la cheville droite. Le temps ne passe pas et je ne dors pas très bien. Vivement que je sorte de ce cauchemar
En réalité il faut éviter de voyager seul en Inde en raison des difficultés de transport entre les villes. Les bus ne sont pas fiables et pourris. En groupe on peut partager un taxi mais seul ce n' est pas pareil. Je l ai fait entre Madras et Mahabalipuram( 1200 roupies pour 50 kilomètres ) Pour Pondichéry c' est plus loin je suis obligé de prendre un express mais qui ne part pas d' ici mais d' un autre coin et il n' y a pas de bus pour ce coin J ai du mal a me faire aux vieillards femmes et surtout aux enfants qui mendient et qui suivent certains sont antipathiques . Ce matin j ai eu de la nausée pendant 2 heures et depuis je n' ai plus faim et suis très fatigué. Si on a pas faim on se fait chier grave car la seule occupation ici la journée et le soir est d aller boire un thé ou manger un morceau. Suis resté dans la chambre couché toute la journée très déprimé. Le temps ne passe pas et encore 3 semaines à tenir... C est très sale et ça pue... Quelle misère. Je ne comprends pas ceux qui supportent de voir cela.
Le 14 Juillet J ai quitté Mamallapuram en rickshaw et bus express. J étais debout pendant les 200 Km. Pondichéry c est l'enfer pire que Bangkok (motos mobylettes a fond de partout et qui n' arrêtent pas de klaxonner!) Tous les hôtels du front de mer étaient complets il fallait que je me rabatte dans le quartier zone indien, il n'y avait dans l ancien quartier français qu’un Ashram avec une chambre (cellule de 2 mètres sur deux)! Je l'ai louée. Un ashram est une sorte de temple avec des règles très strictes (fermeture des portes a 22h 30 pas de tabac ni d' alcool marcher pieds nus) Je suis en train de tomber au fond du gouffre! Hier soir en rentrant sur ma piaule a Mamallipuram, il y avait 4 lillois arrivés le matin. Ils ont l habitude de voyager en Inde et ils m' ont dit qu’il ne fallait surtout pas voyager seul en Inde ou alors il fallait se raccrocher à d autres voyageurs. Question de survie. Jamais cela ne m' a fait autant de bien de parler a des gens. Je leur ai dit que je n en pouvais plus... Ils avaient ramené une bouteille de Whisky et on a picolé jusqu’ à 2 heures du matin. Cela m' a fait un bien fou et j'ai bien dormi J' ai marché (erré de 6 heures a 10 heures) dans les rues de Pondichéry. C est trop dur. Je ne mange plus depuis hier et je bois énormément de jus frais de mangue et Ananas et le petit déjeuner le matin Quelle galère!!! Le positif : ce matin alors que je me suis fait chier comme un rat mort a Mamallipuram cela m a fait quelque chose de quitter ce village. Je crois qu’ il y a une ambiance particulière en Inde. Je prends de belles photos de regards d'enfants et de saris multicolores En arrivant a cet internet café, j ai vu : 1. Un type genre Siddhârta avec longue barbe qui dormait debout dans la rue profondément. Je suis passe 2 fois car je n en croyais pas mes yeux. 2 .Un type allonge dans la nuit et dans la boue (il a plu encore beaucoup cette nuit) Je ne savais pas s il était mort ou vivant. De toute façon je ne peux rien faire. J’ai rencontré ‘Fanfan’, une française installée à Pondichéry. Crâne rasée à l’indienne, souriante et très calme. Nous avons mangé ensemble. Cela m’a remonté le moral elle m’a parlé de l’Inde et du comportement à adopter face à la mendicité et à la misère. Elle semble avoir pris du recul face à la pauvreté et à la mendicité et s’est débarrassé de ce point de vue de toute forme de compassion. Elle rejette les mendiants qui l’abordent et m’a dit que l’Inde est un pays en pleine expansion et qu’il y avait du travail pour tout le monde et que la plupart des miséreux étaient des fainéants. Cela va m’aider à surmonter ma culpabilité face à tous ces mendiants qui m’assaillent tous les 10 mètres. Elle m’a décrit également l’art culinaire indien afin que je sache mieux choisir au milieu de tous ces plats différents et souvent végétariens que je ne connais pas. Je l’ai raccompagné à l’autorickshaw. Rencontre courte, simple mais riche d’enseignement.
Le 15 juillet
Aujourd’hui parfait moral Il y a plein de trucs que j aime ici. C est un peu comme une drogue...Tout est bizarre. C' est l'aventure. Ah oui j oubliais l'expérience du Ashram extraordinaire et inoubliable. Dans le temple en bas les indiens méditent et prient au premier il y a des lits dans des grandes pièces et certains indiens dormaient au sol et des chambres et au second les chambres avec la clim la ou j étais. Silence monacal et encens jour et nuit... Maintenant à Trichy je suis dans un hôtel moderne avec télévision téléphone tout confort mais cela a son charme car le Ashram c'est étrange et contraignant Mais je ne regrette pas de l'avoir fait
Je suis descendu dans le centre du Tamil Nadu dans une ville de pèlerinage au nom de Trichy! Il a des milliers gens et des centaines de bus. Heureusement j ai pris un très bon Hôtel ( sat, clim etc..) qui m' isole de ce 'chaos' L' Inde c' est épuisant et parfois les indiens me fatiguent, je ne supportent plus qu’ ils m approchent, beaucoup d' entre eux sont ' lourds' mais pas tous. Malheureusement pas trace d'autres voyageurs qui pourraient me donner du courage dans cette ville je semble être le seul occidental et tout le monde me regarde comme une si j étais une bête curieuse. Demain je vais vers les montagnes de Kodakanail a 2100 mètres en espérant trouver la sérénité et le SILENCE. Si c' est le cas j y resterais jusqu’ a la fin du séjour sinon je vais me rapprocher de India airlines pour négocier un retour anticipé ou Go voyage. Je pense que cela doit être possible quitte à payer un supplément. Je me suis fait agressé par un bande d' ados sans raison cela a failli mal tourner car l’ un d' entre eux était excité. J 'étais en train de filmer. Je n ai pas compris. Je pense que pour eux la camera doit être un signe de richesse. Maintenant je n ose plus la sortir. J 'ai eu un contact aussi avec un indien de Trichy prof de français Mohamed Siraj qui voulait que j’ aille dans son lycée pour donner un petit cours de français sur le présent de l’indicatif mais il fallait acheter un pantalon avec chemise et des chaussures. J’ai pas voulu m'encombrer en achetant tout cela (je voyage en short) même si les prix sont dérisoires ici . Il m’a abordé dans la rue vers 10 heures du soir en s’exprimant dans un français correct. Puis au milieu du tintamarre et de la pollution sur le trottoir même et en face de l’hôtel s’est mis à lire à voix haute certains de ses poèmes en français. Je l’ai filmé. C’était une scène surréaliste comme seule l’Inde sait réserver. Tout va bien. Je suis sur un lieu de pèlerinage des dieux Krishna et Vishnu ou il y a des milliers d' Hindouistes. Ils appellent cela le 'Lourdes de l'Inde' mais Lourdes puissance 1000! Je vais maintenant dans les montagnes à 2100 mètres d' altitude, une station créée par les américains. La seule en Inde
Le 17 juillet J'ai beaucoup aime Trichy, J'ai fait une visite d' un temple avec 385 marches (pieds nus) C' est un temple Krishna splendide, en haut un moine près de la statue de Krishna m a placé une sorte de poudre blanche entre les 2 yeux et a fait une prière pour moi. Il y a aussi juste en face la réplique de la basilique de Lourdes avec la reproduction de la grotte. C est le délire... Ici il ne faut jamais dire que l on n a pas de religion. Les indiens ne comprennent pas si on est athée. C' est noirde pèlerins. Je serais bien reste encore un jour mais ici c’est surpeuplé et pleins de bus la nuit et le jour les rues sont noires de monde. Je ne mange que végétarien depuis une semaine presque tous les restos sont végétarien. Je mange les Thalis, plain, Massalor et ce que je préfère les Parothas, un régal et beaucoup de jus de fruit. Il y a ici des supermarchés ou on ne trouve que des légumes (grand comme intermarché). Le matin je bois le tchaï (mélange de lait thé et cardamone) dans la rue avec les indiens et les délicieux gâteaux Un plat dans un resto coute en moyenne 15 roupies (50 roupies est 1 euro) 1 verre de jus d ananas frais ou de mango 7 roupies 1 heure d internet est 10 roupies. Dans ce café seulement ailleurs c est 20 ou 30 roupies Je commence à m'y faire mais c est vrai qu’il faut bien une semaine d’adaptation tant c est un autre monde.
Le 22 juillet J ai passé 3 jours dans la plus grande solitude mais dans la station climatique de montagne de Kodaikanal. Il faisait froid la nuit (deux couvertures et pull car 8 degrés) C est dur de voyager seul mais j accomplis une réflexion profonde sur moi . (introspection) Hier a Kodaikanal j ai retrouvé par hasard, (mais en Inde on dit qu'il n y a pas de hasard) les deux lillois : François et Michel et cela change tout. François est éducateur pour jeunes aveugles et comédien. Il est assez fantaisiste et positif. Nous avons eu de longues discussions autour du lac sur les causes ou les conséquences d’un voyage en Inde. Son contact avec les indiens est simple et direct. Ce n’est pas son premier voyage dans ce continent, il est expérimenté sur le mode de fonctionnement psychologique des indiens et de la nature humaine en général. Son frère Michel est plus réservé et secret. Il est professeur d’anglais. Un collègue quoi … J ai passé deux journées normales en leur compagnie et nous avons vu des trucs intéressants ici a Madurai
Nous avons assisté tournage film 'Booliwood' avec grandes stars indiennes. L équipe de tournage nous a invité sur le plateau et j ai filmé leur travail. Avons vu fleuve sacré ou se purifient les femmes indiennes et temple avec pleins de singes sympas ; Assemblée de sadous. Impressionnant ! Hélas demain je reprends ma vie solitaire car Michel et François remontent au Nord et moi je reste encore un jour à Madurai et ensuite je poursuis dans le sud.
L Inde c est assez fantastique mais on rencontre trop de mendiants et de saleté. Il faut venir ici au minimum à deux. A Madurai c est la fournaise et pollution
Le 25 juillet Je suis dans l'extrême sud entre l océan indien et la mer d'Oman. Rameswaram Ils appellent cela:" le bout du monde" Je suis à trente kilomètres du Sri Lanka, mais interdit d'y aller en raison des relations troublées entre l’Inde et ce pays. Il y a de gros hélicoptères militaires qui patrouillent ainsi que la marine indienne qui refoulent les réfugiés sri lankais. Je commence bien a me faire a l Inde et au caractère des indiens, en fait il ne faut pas les prendre au sérieux et tourner a la dérision et tout se passe bien sinon c' est le clash Les plages ici sont splendides je suis dans un bel hôtel de luxe, et c est un peu les vacances car la misère se voit moins ici Je commence demain progressivement la remontée vers Chennai ( Madras); Je suis obligé de me rendre encore sur Madurai pour remonter sur Chidambaran et Chennai Je suis maintenant tout a fait a l' aise en Inde. Il faut bien une semaine pour s' y faire. Certains voyageurs m ont dit qu’ils ont déprimé pendant deux semaines sans sortir de leur chambre avant de s’y faire A la fin la misère on n y fait plus attention. Trois semaines en Inde c est trop court. Tous ceux que j ai rencontres y restaient au moins 3 mois... J ai été invité chez une famille de pêcheurs qui ont une sorte de maison en feuilles de palmiers mais très solide et très fraiche. J ai acheté 4 calmars à un autre un pêcheur qui venait juste de les prendre. Sa femme les a tout d’abord lavés soigneusement et très lentement, révélant ainsi tout le prix que représente pour elle la nourriture puis cuisinés avec des épices et des oignons accompagnés de riz. Ils sont très pauvres et parfois ils ne mangent pas tous les jours car ce n’ est pas la bonne saison pour la pêche. Ils vivent dans une sorte de maison construite en feuille de palmiers sur la plage même. A l’intérieur il y a une chambre, un petit hall et une cuisine très sombre. Il n’y a pas d’électricité. L’eau est recueillie à un puit creusé par lui-même à une dizaine de mètres de profondeur. J'ai donne en plus 100 roupies à sa femme et 25 à une voisine. Je sais, c’est rien comparé à tout ce qu’ils m’ont offert. Mais j’ai pensé qu’il ne devait s’agir que d’un geste amical et non d’une volonté de subvenir à leurs besoins qui sont considérables, ce que je ne peux pas faire. La femme du pêcheur mange après son mari les restes dans le même plat. La femme ne mange pas a la même table que l'homme. Cela m’a choqué ! Leur fille de 13 ans ne va plus a l école et travaille dans le poisson séché. Elle m' a demandé mon stylo et je le lui ai donné. C' est incroyable qu’un simple stylo puisse rendre quelqu’un aussi heureux. Cela fait de la peine. Cela prend à la gorge.
Hier une voyageuse allemande rencontrée sur la plage de Dhanuskhodi me disait qu’elle restait 6 mois en Inde, le pire est qu’elle vient du Laos du Vietnam et de la Thaïlande qu’elle a visités depuis 3 mois ensuite elle va en Nouvelle Zélande. Elle fait ce trip en solo… On rencontre des `dingues du voyage` . Le 31 juillet Je suis a Chennai depuis deux jours, j ai voulu y être avant car j avais peur de ne pas arriver a temps a Madras depuis Rameswaram. En fait je n aurais pas du m affoler car les transports (trains, bus) sont bien organisés ici . Certains autres voyageurs m avaient dit qu’il fallait réserver trois jours à l' avance pour un train couchettes, or ce n est plus le cas. J ai quand même passe 7 heures en train couchettes pour faire 300 kilomètres. Les trains sont très lents cat ils sont très longs et charges (20 Km heures) J ai pris une 3 AC et j ai bien dormi mais grosse frayeur j ai mis un quart d’ heure pour trouver mon wagon tellement le train était long! Je demandais et tantôt on m envoyait en tête de train tantôt en fin de train J ai fini par trouver... J aurais pu rester encore davantage dans le sud. Car Madras est une ville tentaculaire et bordélique. Cela ressemble a Bangkok (Modernisme et business côtoient misère)
Je fais des visites en Rickshaw des temples et église. Ici a Madras des enfants tous sales dorment recroquevilles sur le trottoir, et on voit les rats qui passent dans le caniveau et les cafards Ainsi j’ai pu visiter la tombe de Saint Thomas, le disciple (apôtre)de Jésus qui fut assassiné en 52 après JC a Madras. Il y a beaucoup d églises ici et de catholiques. C est pourquoi Christianisme et Hindouisme développent les mêmes idées et philosophies. Il y a aussi des musulmans. C est atroce. Hier une vieille femme en face de mon hôtel est morte sur le trottoir même. Cela fait beaucoup réfléchir et beaucoup devrait venir en Inde. Aujourd’ hui j’ai passé une après midi tranquille sur la grande plage de Madras, beaucoup d indiens viennent me voir pour parler a un moment il y en avait une trentaine (hommes femmes, enfants). C’était l'émeute et ils voulaient tous que je les prenne en photo avec ma caméra, ce que j ai fait. J ai aussi filmé car trente personne autour de soi qui te regardent comme une bête curieuse c’ est assez rare. Il faut venir en Inde car on voit qu’on peut avec le tourisme les aider plus qu’ailleurs le tourisme aide directement les gens) Voila le réceptionniste de l Hôtel a confirme mon vol a Indian airlines et je m’apprête a quitter ce pays si nuancé ou on passe par toutes les phases psychologiques (du ‘dégoût a l appétit’) J’ai perdu du poids et j ai maigri . On dit que pendant un voyage en Inde et en moyenne tout le monde perd 7 kilogrammes. C’est normal quand on voyage en Inde. On a pas tous les jours faim et plutôt la nausée, j ai zoné, erré au fond des précipices ou le soleil ne pénètre jamais La chaleur, les marches et la nourriture végétarienne. Avant de rejoindre l’aéroport et de m’embarquer pour la France suis resté une heure avec une famille pauvre qui vit dans la rue sous un porche. La jeune femme voulait que je photographie ses enfants. Le mari tenait à m’offrir un thé que j ai refusé. Il m’a cependant installé sur une natte à même le trottoir. Ils m’ont parlé de leur vie et des petits boulots qu’ils exerçaient dans la rue (nettoyage de vêtements et autres). Grande misère cependant beaucoup de sourires et d’énergie. J’ai refilé à cette petite famille très pauvre tout ce qui me restait de roupies.
Tant pis pour les souvenirs dans la zone ‘duty free’ de l’aéroport international.
Lieux non touristiques en Inde et au Népal? English translation pending
Salut!
Je passe 10 semaines en Inde et au Népal à partir d'octobre et je voulais savoir si certains d'entre vous connaissaient des trucs méconnus et peu touristiques à faire, dont les guides ne parlent pas. Des lieux à voir, des endroits perdus dans la jungle, etc... Mon itinéraire prévu: Bombay-Ellora-Rjahstan (surout Udaipur, Jaisalmer et Jodhpur)-Agra-Gwalior-Orchna-Khajuraho-Varnasi-Lumbini-Pokhara (trekk des annapurnas)-Chitwan-Katamandou-Bodhgaya-Kolkata-Pondichéry-Gingee-Cochin-Allepey et Quillon-Hampi-Goa. J'avais prévu d'autres trucs (comme Ooty, Deshnok) mais je n'aurai pas le temps.
Donc si vous avez vos endroits secrets que vous voudriez partager...
Je passe 10 semaines en Inde et au Népal à partir d'octobre et je voulais savoir si certains d'entre vous connaissaient des trucs méconnus et peu touristiques à faire, dont les guides ne parlent pas. Des lieux à voir, des endroits perdus dans la jungle, etc... Mon itinéraire prévu: Bombay-Ellora-Rjahstan (surout Udaipur, Jaisalmer et Jodhpur)-Agra-Gwalior-Orchna-Khajuraho-Varnasi-Lumbini-Pokhara (trekk des annapurnas)-Chitwan-Katamandou-Bodhgaya-Kolkata-Pondichéry-Gingee-Cochin-Allepey et Quillon-Hampi-Goa. J'avais prévu d'autres trucs (comme Ooty, Deshnok) mais je n'aurai pas le temps.
Donc si vous avez vos endroits secrets que vous voudriez partager...
Hôtel à Bombay, budget pour dix huit jours, sécurité et itinéraire English translation pending
Voila, je pars en Inde samedi, j' arriverai a Mumbai dans la soiree.
Je viens de passer des heures et des heures ces derniers jours sur VF a collecter plein d' infos... mais je sais pas pourquoi, je suis un peu angoissee.
Peut etre la fatigue apres 9 mois sur les routes et un peu d' apprehension a decouvrir l' Inde dont on entend tellement de choses...
Bref, je vais re-poser d' eternelles questions... les reponses que j' ai trouve sur VF ne m' ont pas toujours confortees (et parfois datent un peu)alors si c' est quelqu' un a un peu de temps a m' accorder... Hotel correct et pas trop cher a Mumbay : Est il possible de reserver pour le Salvation Army ou le Ywca ? J' ai envoye un mail mais en l' absence de paiement via le net, je reste sceptique sur la prise en compte de ma demande. Sinon, avez vous d' autres adresses ? Niveau budget, j' aimerai m' en sortir avec 400 euros (22 200 roupies) pour 18 jours. Quand je lis les posts sur VF, j' ai l' impression que c' est largement suffisant... pourtant quand je calcule un peu mon parcours, ca me parait juste. Le train par exemple me parait tres cher par exemple 45 euros un Mumbai - Agra (plus cher qu' en Thailande ou j' ai paye 25 euros Bangkok - Chang Mai), les hotels dans les endroits touristiques relativement chers aussi.... qu' en pensez vous ? La securite... j' ai toujours entendu parler de l' Inde comme "No problem".... est ce vraiment le cas ? Parce que y'a du pour et du contre sur VF.... Question sur mon itineraire. Je suis obligee d' arriver et de repartir de Mumbai. Je compter monter dans le nord Udaipur - Jaipur - Delhi (Agra) puis redescendre sur Mumbay... est ce realisable en si peu de temps ? Est ce possible d' integrer Jesailmer ? Enfin, pour les reservations de train, ca me parait bien complique... des astuces ?
Merci a ceux qui prendront le temps de me repondre.... et je comprend d' avance ceux qui vont souffler en lisant ce message et en se disant "encore" 🙂
Virginie
Je viens de passer des heures et des heures ces derniers jours sur VF a collecter plein d' infos... mais je sais pas pourquoi, je suis un peu angoissee.
Peut etre la fatigue apres 9 mois sur les routes et un peu d' apprehension a decouvrir l' Inde dont on entend tellement de choses...
Bref, je vais re-poser d' eternelles questions... les reponses que j' ai trouve sur VF ne m' ont pas toujours confortees (et parfois datent un peu)alors si c' est quelqu' un a un peu de temps a m' accorder... Hotel correct et pas trop cher a Mumbay : Est il possible de reserver pour le Salvation Army ou le Ywca ? J' ai envoye un mail mais en l' absence de paiement via le net, je reste sceptique sur la prise en compte de ma demande. Sinon, avez vous d' autres adresses ? Niveau budget, j' aimerai m' en sortir avec 400 euros (22 200 roupies) pour 18 jours. Quand je lis les posts sur VF, j' ai l' impression que c' est largement suffisant... pourtant quand je calcule un peu mon parcours, ca me parait juste. Le train par exemple me parait tres cher par exemple 45 euros un Mumbai - Agra (plus cher qu' en Thailande ou j' ai paye 25 euros Bangkok - Chang Mai), les hotels dans les endroits touristiques relativement chers aussi.... qu' en pensez vous ? La securite... j' ai toujours entendu parler de l' Inde comme "No problem".... est ce vraiment le cas ? Parce que y'a du pour et du contre sur VF.... Question sur mon itineraire. Je suis obligee d' arriver et de repartir de Mumbai. Je compter monter dans le nord Udaipur - Jaipur - Delhi (Agra) puis redescendre sur Mumbay... est ce realisable en si peu de temps ? Est ce possible d' integrer Jesailmer ? Enfin, pour les reservations de train, ca me parait bien complique... des astuces ?
Merci a ceux qui prendront le temps de me repondre.... et je comprend d' avance ceux qui vont souffler en lisant ce message et en se disant "encore" 🙂
Virginie
Tamil Nadu: Tanjore ou Kumbakonam? (Inde) English translation pending
Bonjour,
Je compte bientôt, lors d'un itinéraire http://voyageforum.com/v.f?post=1161773, aller de Trichy à Pondichéry. En passant, j'aimerai bien voir Tanjore et Kumbakonam. Je compte passer trois nuits dans le coin (je pars de Tiruchirpalli un matin, je passe 3 nuits et je repars de là où je suis vers Pondichéry).
Vous me conseillez de m'y prendre comment ? Vaut-il mieux faire escale à Tanjore (resp Kumbakonam) et faire une excursion d'une journée à Kumbakonam (resp Tanjore) ? Ou vaut-il mieux faire escale dans les deux villes ? Dans ce cas, où passer 2 nuits et où en passer une ? Quitte à en choisir une seule, laquelle vaut-il mieux choisir ?
Le lecteur avisé aura noté mes multiples posts en ce moment. Pardonnez-moi, c'est que je pars bientôt et que je viens de me rendre compte que le Kerala en cette saison c'est pas top, du coup je panique un peu. Pardonnez moi. Mais dès mon retour, je fais une belle synthèse comme ce que j'avais fait de retour du Mali : http://voyageforum.com/v.f?post=692737
Merci, Pierre.
Je compte bientôt, lors d'un itinéraire http://voyageforum.com/v.f?post=1161773, aller de Trichy à Pondichéry. En passant, j'aimerai bien voir Tanjore et Kumbakonam. Je compte passer trois nuits dans le coin (je pars de Tiruchirpalli un matin, je passe 3 nuits et je repars de là où je suis vers Pondichéry).
Vous me conseillez de m'y prendre comment ? Vaut-il mieux faire escale à Tanjore (resp Kumbakonam) et faire une excursion d'une journée à Kumbakonam (resp Tanjore) ? Ou vaut-il mieux faire escale dans les deux villes ? Dans ce cas, où passer 2 nuits et où en passer une ? Quitte à en choisir une seule, laquelle vaut-il mieux choisir ?
Le lecteur avisé aura noté mes multiples posts en ce moment. Pardonnez-moi, c'est que je pars bientôt et que je viens de me rendre compte que le Kerala en cette saison c'est pas top, du coup je panique un peu. Pardonnez moi. Mais dès mon retour, je fais une belle synthèse comme ce que j'avais fait de retour du Mali : http://voyageforum.com/v.f?post=692737
Merci, Pierre.
Prendre le train pour la première fois en Inde English translation pending
Bonjour,
le voyage en Inde se rapproche pour deux amis et moi, nousnous préparons activement cependant nous aimrions avoir la "méthode " pour prendre le train en Inde. Nous arriverons à Delhi et je pense que nous prendrons un premier train vers Chandigarh.
merci de votre aide🙂
le voyage en Inde se rapproche pour deux amis et moi, nousnous préparons activement cependant nous aimrions avoir la "méthode " pour prendre le train en Inde. Nous arriverons à Delhi et je pense que nous prendrons un premier train vers Chandigarh.
merci de votre aide🙂
Cuisine iranienne English translation pending
Je recherche un bon site (clair et explicite) de recettes de cuisine iranienne, en français si possible (en anglais à la rigueur) ; j'ai trouvé un lien ds un post précédent, ms celui-ci ne fonctionne plus.
Par ailleurs, où peut-on trouver un récipient spécifique pour cuire le chelow tah dig ?
Merci par avance à ceux et celles qui pourront me renseigner.
Par ailleurs, où peut-on trouver un récipient spécifique pour cuire le chelow tah dig ?
Merci par avance à ceux et celles qui pourront me renseigner.
Flashback: Shivaratri en 2006 (Inde) English translation pending
Omkareswar, 2006
Cette ile me fascine..Apres un mois à découvrir le Gujarat et redécouvrir le Rajasthan, la Shivaratri approche..
Et pour vivre cette fête, quel meilleur endroit que ce village sacré?
C'est une petite île en forme de OM, située sur la Narmada, une rivière sacrée; non seulement elle est en forme de OM, mais en plus se trouve sur cette île un des douze
"jotirlingams", les douze lingams naturels..
le lingam étant la représentation physique de l'énergie de Shiva, ce lieu est donc deux fois sacré..
Om shanti shanti shanti..
Comme un signe du ciel, ce Ganesh offert par un pèlerin sur la route d'Omkar, dans le bus..et une fois arrivé, la Ganesh Guesthouse..
Tres tranquille..
Une bonne douche, une sieste (apres 9 heures de bus, j'ai le dos légèrement en compote); et le soir tombe sur Omkar, au son des mantras diffusés par haut parleurs du haut des toits des temple, et le village tellement animé! La Shivaratri a commencé, de ce soir a demain soir, j'ai pu voir le lingam, faire la puja, beaucoup moins aggressive qu'à Pushkar- mais je crois plutot que cette fois c'etait moi qui étais pret à la faire, je me suis laissé alpaguer tellement docilement.. C'était fou, le temple s'étale sur trois étages, on a l'impression que la rue rentre dans le temple tellement il est grand; des autels partouts, et le fameux lingam..à peine le temps de verser du lait dessus, des fleurs, de la toucher, et au suivant! faut dire qu'il y a beaucoup de monde!
Les pèlerins dorment partout Sur les ghats, par terre, sur les toits des dharamsalas; sur des nattes, trois bouts de toile pour toit; ils viennent des alentours, Indore principalement, mais il y a aussi des gens de Bombay, Delhi, Calcutta..des feux s'allument un peu partout, les femmes chantent, les enfants jouent dans une atmosphère détendue mais ou se laisse percevoir une légère électricité..Tout le village n'est plus qu'un immense campement..
La musique s'accélère, le mantra "om namah Shivaya" est répété en boucle pendant des heures, des chants de louanges également..
Ce soir je ne dormirais pas, c'est tellement beau!
Vraiment ce village dégage quelquechose de mystique; plus petit que ce à quoi je m'attendai, mais plus joli aussi, et les maisons sur l'île
peintes de couleurs bleues et vertes pastels
Ici, les gamins ne m'abordent pas du "Hello" ou "Namastey" habituel; tous saluent du "Hari Om"..
le lendemain
Attention! il va falloir penser à ne pas manger aujourdhui!
-en direct de la Shivratri, Omkareswar, Madhya Pradesh -et bien oui Sita, il semblerait que la ville soit restée éveillée toute la nuit au son des chants dévotionnels, cloches, conques, tambours.. inutile de rappeler que c'est l'un des lieux qui, proportionnellement à sa taille, acceuille le plus de pèlerins à cette occasion.. -Tout à fait Ramesh; rappelons que cette île en forme de OM abrite l'un des douze Jyotirlingams, énergie matérialisée de Shiva, aussi n'est-ce pas étonnant de voir débarquer autant de monde.. des milliers de gens affluent depuis trois jours, et ça continue; -soulignons, Sita, que tout a été mis en place pour acceuillir ce flot: un dispositif de barrières pour canaliser l'accès au pont, et diriger la foule; les toits des dharamsalas ouverts à tous, quant aux policiers, malgré une tension compréhensible (200 000 pèlerins pour un village de 5000 habitants) et quelques claques à droite à gauche, on ne peut leur reprocher que leur zèle.. -Et oui Ramesh, le village se prépae depuis un mois pour cet évènement; c'est compréhensible lorsqu'on sait que la moitié des profits annuels de ce village sont réalisés en cette seule journée...marchands de fleurs, de prasads, colliers, lingams, statues, tatoueurs, tchai-wallah, dhaba-wallah, tout le monde y trouve son compte.. -Sans oublier les brahmanes, Sita; dans le temple principal, ils sont au minimum deux par autel (des autels il y en a des dizaines: pour Ganesh, Nandi, Kali, Parvati, Hanuman, Narmada...)et ce matin pour la première puja, leurs assiettes débordaient déjà de roupies, en pièces et en billet..aujourdhui on ne compte pas! -On ne compte pas, Ramesh, car c'est le jour consacré au Seigneur; mais je voudrais soulever une question sur un phénomène culturel que je ne comprends pas: on vient des quatres coins du pays pour faire ses offrandes au lingam naturel, expression physique de l'unité sexuelle masculin/féminin (Shiva/Shakti) de Shiva, et par extension, de toute chose; ce qui m'amène à poser cette question: comment se fait-il que le sexe soit autant tabou dans un pays ou le lingam est vénéré partout? -Hé bien, Sita, de la part d'une femme cette question pourrait paraitre déplacée; toutefois elle n'est pas illégitime; je pense qu'il serait bon d'obtenir un éclairage extérieur en demandant leur avis aux nombreux occidentaux venus pour l'occasion: "Excuse me sir, what do you think of relation between lingam symbolism and sexuality in India? -"I don't care, i'm from Israel" -Peut importe, Ramesh; pour ma part je pense que les gens ne font pas attention au symbole sexuel, mais plutot à la presence divine; dont l'union du féminin et du masculin n'est qu'un des aspects..mais nous n'avons plus le temps pour cette question, nous l'aborderons la prochaine fois. en direct de la shivaratri mela, Omkareswar
LA RELIGION EST UNE FETE une fete immense, l'amour déborde de chaque coeur, exubérant chant de liberté; dans la dévotion à son dieu, le fidèle remplit la coupe de l'Union. Les enfants crient de tout les cotés, courent, rient, se baignent et se rejouissent; les parents se font beaux, parfois solennellement, parfois plus "souples" ; les femmes mettent leurs plus beaux saris, et des fillettes de trois quatre ans, pieds nus, incarnations de Shiva shankar, déambulent avec à la main une assiette d'argent et une bougie et s'arretent devant moi, les yeux grands ouverts, "Hari OM" de leur petite voix.. je reste bouche bée devant ces apparitions; un indien passe, leur touche les pieds, passe ses mains au dessus de la flamme avant de les ramener à son visage, et laisse une roupie en repartant.. Sur les ghats, les familles s'amusent; on y mange, on y prie, on fait la lessive et on joue; la diversité de l'Inde est là, jusqu'à ces gujarati de Dwarka avec leurs anneaux-toupies dans le nez; des rajpoutes et leurs turbans colorés; bombay, Hyderabad, Calcutta, Delhi, Bhopal, Indore.. 200 000 personnes qui se pressent dans un débordement de couleurs..
LA RELIGION EST UN BUSINESS
Plus tard dans la hutte d'un sadhu, un vieil hommes aux lunettes épaisses
Sa hutte: une dalle de pierre, un toit de chaume, lisse et propre, 10 m2, rien
par terre mais le nécessaire pour la cuisine ainsi qu'une natte accroché au mur;
dehors, une terrasse naturelle qui donne sur la Narmada et le barrage démoniaque qui veut l'assécher..
Apres un tchai et une conversation a batons rompus sur ce barrage arrive un pandit;
il se met a sortir de son vetement des liasses de billets, deux, trois, quatre!
Si c'est ça sa reçette du jour, c'est bon plan d'etre pandit!
arrivent alors d'autres gens; je ne parle pas hindi, donc je me retire; mais le sadhu me retient, et
me donne une noix de coco; je descendrai la casser sur les ghats en offrande à la Narmada; sur le chemin du retour, je me retourne,
je le vois debout, au dessus de moi, sur le surplomb; il lève ses mains et me lançe un puissant "hari OM!"
En haut des escaliers qui mènent au sommet de l'île, un tres vieux temples, sur trois étages lui aussi, un lingam par étage,
des cabanes de sadhus et de pelerins partout, un chemin-du-pays-d'oz qui mène à la sangam (la ou la riviere se retrouve),
des mendiants, juste une image de shiva et un plateau, des singes, des anes, des babas, des ashrams..et tout ça dans une foret hivernale, sous un soleil de plomb!
Des gens super surpris de voir un blanc;
Les regards fiers des femmes...
Des israeliens, dont certains que je n'ai jamais vus quitter la guesthouse, fumant shilom sur shilom dans l'hotel; une jeune qui sort
tout les matins en minishorts sous les regards choqués de la maitresse de maison, et ceux, lubriques, du personnel ravi de l'aubaine;*
un vieux baba français un peu perdu, habillé en violet, qui ne parle pas un mot d'hindi et ne fait que cracher sur les indiens;
un autre baba indien, un "natbaba", tres posé, humble, qui sort avec une française déjantée; une allumée mystique belge sur le point de craquer nerveusement
et une anglaise qui doit etre rapatriée apres une crise d'hystérie panique face à la foule..(ben oui c'est pas goa..)
Bah, il faut apprendre à ne pas se laisser déborder; j'avoue que la première fois, deux ans auparavant, le début a été difficile; meme là, tout le monde veut savoir qui c'est ce blanc, d'ou il vient, comment il s'appelle, quel est son métier, s'il est marié, pourquoi il est pas marié (loll), s'il a une petite amie, s'il aime le tchai, pourquoi il vient à Omkar, s'il connait quelquechose ou si c'est juste un bouffon? s'il veut manger quelquechose, boire quelquechose, visiter la maison, voir les enfants d'untel ou le village d'untel, et combien ça fait un euro en roupies?
Apres une journée éprouvante, la nuit retour au temple dans une procession dense, animée, surexcitée..tout le monde est mouillé car pour cette visite, il faut y aller avec de l'eau de la Narmada..deux heures pour faire deux cents metres, deux heures pour revenir au fameux lingams; les chants et mantras reprennent, plus entetants que jamais, et une légère sensation d'engourdissement, d'hypnoser.. Une nuit à écouter les chants, a rencontrer des dizaines de gens, et au matin la tete qui tourne...
quelques heures apres, je me reveille de ma courte nuit pour m'apercevoir que le village est vide... tout le monde est parti, aussi vite qu'ils sont arrivés..sur l'ile des bulldozers ont détruits l'artere menant au temple, pour l'élargir en vue des projets de développements de l'état MP; le rythme langoureux de l'Inde rurale reprend ses droits..
Omkar, L'ile aux mysteres, l'île de Shiva maitre des illusions; Maya est nue, les arbres sont morts Mais Shakti n'attends qu'un signe de son amant pour se reveiller; Et peu importe ce putain de barrage de merde (qui risque de faire perdre son caractere sacré à l"ile) ce que je cherchais en Inde, je l'ai un peu trouvé ce jour saint.. Tout existe dans OM..
Tout existe, meme ces culs de jattes, ces éclopés, ces vieilles mendiantes alignées l'une apres l'autre sur deux cents metres, mendiant des poignées de lentilles; ces familles qui vivent dans des trous sous le pont, ces fillettes-puja; Tout existe, des regards noirs, crasseux, ignorants et souriants, aux regards clairs et propres, cultivés mais méprisants; Tout existe, et les pauvres donnent aux pauvres...
et la belge allumée, lors d'une baignade dans la Narmada en compagnie d'un pote japonais: "qu'est-ce que tu penses de Shiva?" je n'ai pas su lui répondre, et je trouvais la question trop personnelle; le soir je connaissais ma réponse:
"Shiva, c'est cette rivière qui rejoint la mer, le cycle sans fin de l'eau Shiva, c'est le soleil qui provoque la secheresse Mais fait croitre les plantes; Le mouvement des saisons, du jour et de la nuit; Shiva, c'est soudain le chant d'un oiseau qui interromps le cours de tes pensées; Le rocher sur lequel tu trébuches, te rendant attentif Shiva le grand destructeur, n'a de but que de détruire l'égo Nataraja par sa danse cosmique distrait Maya, et l'illusion s'efface"
Une bonne douche, une sieste (apres 9 heures de bus, j'ai le dos légèrement en compote); et le soir tombe sur Omkar, au son des mantras diffusés par haut parleurs du haut des toits des temple, et le village tellement animé! La Shivaratri a commencé, de ce soir a demain soir, j'ai pu voir le lingam, faire la puja, beaucoup moins aggressive qu'à Pushkar- mais je crois plutot que cette fois c'etait moi qui étais pret à la faire, je me suis laissé alpaguer tellement docilement.. C'était fou, le temple s'étale sur trois étages, on a l'impression que la rue rentre dans le temple tellement il est grand; des autels partouts, et le fameux lingam..à peine le temps de verser du lait dessus, des fleurs, de la toucher, et au suivant! faut dire qu'il y a beaucoup de monde!
Les pèlerins dorment partout Sur les ghats, par terre, sur les toits des dharamsalas; sur des nattes, trois bouts de toile pour toit; ils viennent des alentours, Indore principalement, mais il y a aussi des gens de Bombay, Delhi, Calcutta..des feux s'allument un peu partout, les femmes chantent, les enfants jouent dans une atmosphère détendue mais ou se laisse percevoir une légère électricité..Tout le village n'est plus qu'un immense campement..
La musique s'accélère, le mantra "om namah Shivaya" est répété en boucle pendant des heures, des chants de louanges également..
Ce soir je ne dormirais pas, c'est tellement beau!
Vraiment ce village dégage quelquechose de mystique; plus petit que ce à quoi je m'attendai, mais plus joli aussi, et les maisons sur l'île
peintes de couleurs bleues et vertes pastels
Ici, les gamins ne m'abordent pas du "Hello" ou "Namastey" habituel; tous saluent du "Hari Om"..le lendemain
Attention! il va falloir penser à ne pas manger aujourdhui!
-en direct de la Shivratri, Omkareswar, Madhya Pradesh -et bien oui Sita, il semblerait que la ville soit restée éveillée toute la nuit au son des chants dévotionnels, cloches, conques, tambours.. inutile de rappeler que c'est l'un des lieux qui, proportionnellement à sa taille, acceuille le plus de pèlerins à cette occasion.. -Tout à fait Ramesh; rappelons que cette île en forme de OM abrite l'un des douze Jyotirlingams, énergie matérialisée de Shiva, aussi n'est-ce pas étonnant de voir débarquer autant de monde.. des milliers de gens affluent depuis trois jours, et ça continue; -soulignons, Sita, que tout a été mis en place pour acceuillir ce flot: un dispositif de barrières pour canaliser l'accès au pont, et diriger la foule; les toits des dharamsalas ouverts à tous, quant aux policiers, malgré une tension compréhensible (200 000 pèlerins pour un village de 5000 habitants) et quelques claques à droite à gauche, on ne peut leur reprocher que leur zèle.. -Et oui Ramesh, le village se prépae depuis un mois pour cet évènement; c'est compréhensible lorsqu'on sait que la moitié des profits annuels de ce village sont réalisés en cette seule journée...marchands de fleurs, de prasads, colliers, lingams, statues, tatoueurs, tchai-wallah, dhaba-wallah, tout le monde y trouve son compte.. -Sans oublier les brahmanes, Sita; dans le temple principal, ils sont au minimum deux par autel (des autels il y en a des dizaines: pour Ganesh, Nandi, Kali, Parvati, Hanuman, Narmada...)et ce matin pour la première puja, leurs assiettes débordaient déjà de roupies, en pièces et en billet..aujourdhui on ne compte pas! -On ne compte pas, Ramesh, car c'est le jour consacré au Seigneur; mais je voudrais soulever une question sur un phénomène culturel que je ne comprends pas: on vient des quatres coins du pays pour faire ses offrandes au lingam naturel, expression physique de l'unité sexuelle masculin/féminin (Shiva/Shakti) de Shiva, et par extension, de toute chose; ce qui m'amène à poser cette question: comment se fait-il que le sexe soit autant tabou dans un pays ou le lingam est vénéré partout? -Hé bien, Sita, de la part d'une femme cette question pourrait paraitre déplacée; toutefois elle n'est pas illégitime; je pense qu'il serait bon d'obtenir un éclairage extérieur en demandant leur avis aux nombreux occidentaux venus pour l'occasion: "Excuse me sir, what do you think of relation between lingam symbolism and sexuality in India? -"I don't care, i'm from Israel" -Peut importe, Ramesh; pour ma part je pense que les gens ne font pas attention au symbole sexuel, mais plutot à la presence divine; dont l'union du féminin et du masculin n'est qu'un des aspects..mais nous n'avons plus le temps pour cette question, nous l'aborderons la prochaine fois. en direct de la shivaratri mela, Omkareswar
LA RELIGION EST UNE FETE une fete immense, l'amour déborde de chaque coeur, exubérant chant de liberté; dans la dévotion à son dieu, le fidèle remplit la coupe de l'Union. Les enfants crient de tout les cotés, courent, rient, se baignent et se rejouissent; les parents se font beaux, parfois solennellement, parfois plus "souples" ; les femmes mettent leurs plus beaux saris, et des fillettes de trois quatre ans, pieds nus, incarnations de Shiva shankar, déambulent avec à la main une assiette d'argent et une bougie et s'arretent devant moi, les yeux grands ouverts, "Hari OM" de leur petite voix.. je reste bouche bée devant ces apparitions; un indien passe, leur touche les pieds, passe ses mains au dessus de la flamme avant de les ramener à son visage, et laisse une roupie en repartant.. Sur les ghats, les familles s'amusent; on y mange, on y prie, on fait la lessive et on joue; la diversité de l'Inde est là, jusqu'à ces gujarati de Dwarka avec leurs anneaux-toupies dans le nez; des rajpoutes et leurs turbans colorés; bombay, Hyderabad, Calcutta, Delhi, Bhopal, Indore.. 200 000 personnes qui se pressent dans un débordement de couleurs..
LA RELIGION EST UN BUSINESS
Plus tard dans la hutte d'un sadhu, un vieil hommes aux lunettes épaisses
Sa hutte: une dalle de pierre, un toit de chaume, lisse et propre, 10 m2, rien
par terre mais le nécessaire pour la cuisine ainsi qu'une natte accroché au mur;
dehors, une terrasse naturelle qui donne sur la Narmada et le barrage démoniaque qui veut l'assécher..
Apres un tchai et une conversation a batons rompus sur ce barrage arrive un pandit;
il se met a sortir de son vetement des liasses de billets, deux, trois, quatre!
Si c'est ça sa reçette du jour, c'est bon plan d'etre pandit!
arrivent alors d'autres gens; je ne parle pas hindi, donc je me retire; mais le sadhu me retient, et
me donne une noix de coco; je descendrai la casser sur les ghats en offrande à la Narmada; sur le chemin du retour, je me retourne,
je le vois debout, au dessus de moi, sur le surplomb; il lève ses mains et me lançe un puissant "hari OM!"
En haut des escaliers qui mènent au sommet de l'île, un tres vieux temples, sur trois étages lui aussi, un lingam par étage,
des cabanes de sadhus et de pelerins partout, un chemin-du-pays-d'oz qui mène à la sangam (la ou la riviere se retrouve),
des mendiants, juste une image de shiva et un plateau, des singes, des anes, des babas, des ashrams..et tout ça dans une foret hivernale, sous un soleil de plomb!
Des gens super surpris de voir un blanc;
Les regards fiers des femmes...
Des israeliens, dont certains que je n'ai jamais vus quitter la guesthouse, fumant shilom sur shilom dans l'hotel; une jeune qui sort
tout les matins en minishorts sous les regards choqués de la maitresse de maison, et ceux, lubriques, du personnel ravi de l'aubaine;*
un vieux baba français un peu perdu, habillé en violet, qui ne parle pas un mot d'hindi et ne fait que cracher sur les indiens;
un autre baba indien, un "natbaba", tres posé, humble, qui sort avec une française déjantée; une allumée mystique belge sur le point de craquer nerveusement
et une anglaise qui doit etre rapatriée apres une crise d'hystérie panique face à la foule..(ben oui c'est pas goa..)Bah, il faut apprendre à ne pas se laisser déborder; j'avoue que la première fois, deux ans auparavant, le début a été difficile; meme là, tout le monde veut savoir qui c'est ce blanc, d'ou il vient, comment il s'appelle, quel est son métier, s'il est marié, pourquoi il est pas marié (loll), s'il a une petite amie, s'il aime le tchai, pourquoi il vient à Omkar, s'il connait quelquechose ou si c'est juste un bouffon? s'il veut manger quelquechose, boire quelquechose, visiter la maison, voir les enfants d'untel ou le village d'untel, et combien ça fait un euro en roupies?
Apres une journée éprouvante, la nuit retour au temple dans une procession dense, animée, surexcitée..tout le monde est mouillé car pour cette visite, il faut y aller avec de l'eau de la Narmada..deux heures pour faire deux cents metres, deux heures pour revenir au fameux lingams; les chants et mantras reprennent, plus entetants que jamais, et une légère sensation d'engourdissement, d'hypnoser.. Une nuit à écouter les chants, a rencontrer des dizaines de gens, et au matin la tete qui tourne...
quelques heures apres, je me reveille de ma courte nuit pour m'apercevoir que le village est vide... tout le monde est parti, aussi vite qu'ils sont arrivés..sur l'ile des bulldozers ont détruits l'artere menant au temple, pour l'élargir en vue des projets de développements de l'état MP; le rythme langoureux de l'Inde rurale reprend ses droits..

Omkar, L'ile aux mysteres, l'île de Shiva maitre des illusions; Maya est nue, les arbres sont morts Mais Shakti n'attends qu'un signe de son amant pour se reveiller; Et peu importe ce putain de barrage de merde (qui risque de faire perdre son caractere sacré à l"ile) ce que je cherchais en Inde, je l'ai un peu trouvé ce jour saint.. Tout existe dans OM..
Tout existe, meme ces culs de jattes, ces éclopés, ces vieilles mendiantes alignées l'une apres l'autre sur deux cents metres, mendiant des poignées de lentilles; ces familles qui vivent dans des trous sous le pont, ces fillettes-puja; Tout existe, des regards noirs, crasseux, ignorants et souriants, aux regards clairs et propres, cultivés mais méprisants; Tout existe, et les pauvres donnent aux pauvres...
et la belge allumée, lors d'une baignade dans la Narmada en compagnie d'un pote japonais: "qu'est-ce que tu penses de Shiva?" je n'ai pas su lui répondre, et je trouvais la question trop personnelle; le soir je connaissais ma réponse:
"Shiva, c'est cette rivière qui rejoint la mer, le cycle sans fin de l'eau Shiva, c'est le soleil qui provoque la secheresse Mais fait croitre les plantes; Le mouvement des saisons, du jour et de la nuit; Shiva, c'est soudain le chant d'un oiseau qui interromps le cours de tes pensées; Le rocher sur lequel tu trébuches, te rendant attentif Shiva le grand destructeur, n'a de but que de détruire l'égo Nataraja par sa danse cosmique distrait Maya, et l'illusion s'efface"
Reflexions entendues pendant la préparation de notre tour du monde... parfois faut s'accrocher English translation pending
bonjour a tous et a toutes,
nous sommes partis depuis bientot 6 mois en tour du monde et on se rememorait toutes les reflexions que nous avions entendu durant l anne de preparation.
Eh oui pour ceux qui veulent partir il va falloir rajouter cela dans votre liste : que repondre a des questions toujours sensiblement les memes ? et parfois qui vous enerve un peu ??
Pour vous aider, nous allons vous donner quelques une de nos reponses favorites a des grandes questions recurentes. Pour que tout soit claire la reponse doit etre dite avec un ton sympa et aimable, c est quand meme vos amis ...
Allez c est parti :
Martin : OLALALALA Vous avez trop de chance de faire un tour du monde du Monde. TMTDM : Tu sais Martin, avoir de la chance c est gagne au loto nous on a juste fait un choix important. ( Ce qui est assez drole a signaler c est le nombre de personne qui dise : ah si je gagnais au loto je partirais faire le tour du monde ... comme si cela etait seulement reserve aux riches.)
Georges : AH si je pouvais je partirais avec vous ... TMTDM : Peut etre que tu voudrais mais nous ce n est vraimant pas sur.
Jacqueline : Je viendrais vous voir durant votre annee ... TMTDM : Avec plaisir ... ne pas hesiter a dire ca car de toute facon que tres tres peu de personnes viendont ils trouveront toujours un pretexte.
Georgette : Mais vous etes fou de ne pas passer par ce pays il est magnifique ... TMTDM : Tu sais les pays que l on a decide de visiter ne sont pas vilains non plus et rapelle moi combien de temps tu y as passe ?? ... Oui c est cela 1 semaine et en sortant a peine de ton hotel sauf pour les escursions c est vrai que tu es une experte de ce pays.
Passons aux sponsors car nous avons fait des demandes pour notre projet:
Jeunesse et sport : Il est interessant votre projet de jeu autour du monde avec les enfants mais pourquoi vous ne construisez pas de puits en Afrique plutot ??? TMTDM : Bah parce que on est pas macon ...
Fondation prive : Tres interessant votre projet avec les enfants autour du monde, c est tres porteur cela mais en ce qui nous concerne vous ne faites rien avec des handicapes ??? TMTDM : Bah non pas precisement ... Fondation prive : Dans ce cas on ne peut pas vous aider ... desole ... TMTDM : Vous avez surement raison ... les enfants de l orphelinat Khmer au Cambodge doivent tous etre en parfaite sante ca serait dommage de nous aider ... a jamais.
Evidement il y en a encore plein, si jamais vous voulez continuer cette petite liste afin d aider les futurs voyageurs a se preparer je vous laisse la place. Ici je n ai mis que les plus gros mais qui sont reels mais il y a aussi tous les messages de soutien et d encouragement mais pour ceux la vous n avez pas besoin de nous ...
je vous embrasse
Olivier pour toute l equipe www.tmtdm.net Deja 3 mois en Afrique puis 2 mois en Inde et depuis peu en Thailande .....
nous sommes partis depuis bientot 6 mois en tour du monde et on se rememorait toutes les reflexions que nous avions entendu durant l anne de preparation.
Eh oui pour ceux qui veulent partir il va falloir rajouter cela dans votre liste : que repondre a des questions toujours sensiblement les memes ? et parfois qui vous enerve un peu ??
Pour vous aider, nous allons vous donner quelques une de nos reponses favorites a des grandes questions recurentes. Pour que tout soit claire la reponse doit etre dite avec un ton sympa et aimable, c est quand meme vos amis ...
Allez c est parti :
Martin : OLALALALA Vous avez trop de chance de faire un tour du monde du Monde. TMTDM : Tu sais Martin, avoir de la chance c est gagne au loto nous on a juste fait un choix important. ( Ce qui est assez drole a signaler c est le nombre de personne qui dise : ah si je gagnais au loto je partirais faire le tour du monde ... comme si cela etait seulement reserve aux riches.)
Georges : AH si je pouvais je partirais avec vous ... TMTDM : Peut etre que tu voudrais mais nous ce n est vraimant pas sur.
Jacqueline : Je viendrais vous voir durant votre annee ... TMTDM : Avec plaisir ... ne pas hesiter a dire ca car de toute facon que tres tres peu de personnes viendont ils trouveront toujours un pretexte.
Georgette : Mais vous etes fou de ne pas passer par ce pays il est magnifique ... TMTDM : Tu sais les pays que l on a decide de visiter ne sont pas vilains non plus et rapelle moi combien de temps tu y as passe ?? ... Oui c est cela 1 semaine et en sortant a peine de ton hotel sauf pour les escursions c est vrai que tu es une experte de ce pays.
Passons aux sponsors car nous avons fait des demandes pour notre projet:
Jeunesse et sport : Il est interessant votre projet de jeu autour du monde avec les enfants mais pourquoi vous ne construisez pas de puits en Afrique plutot ??? TMTDM : Bah parce que on est pas macon ...
Fondation prive : Tres interessant votre projet avec les enfants autour du monde, c est tres porteur cela mais en ce qui nous concerne vous ne faites rien avec des handicapes ??? TMTDM : Bah non pas precisement ... Fondation prive : Dans ce cas on ne peut pas vous aider ... desole ... TMTDM : Vous avez surement raison ... les enfants de l orphelinat Khmer au Cambodge doivent tous etre en parfaite sante ca serait dommage de nous aider ... a jamais.
Evidement il y en a encore plein, si jamais vous voulez continuer cette petite liste afin d aider les futurs voyageurs a se preparer je vous laisse la place. Ici je n ai mis que les plus gros mais qui sont reels mais il y a aussi tous les messages de soutien et d encouragement mais pour ceux la vous n avez pas besoin de nous ...
je vous embrasse
Olivier pour toute l equipe www.tmtdm.net Deja 3 mois en Afrique puis 2 mois en Inde et depuis peu en Thailande .....
Taxi prépayé à Bombay English translation pending
bonjour
Le vol que je vais prendre pour Bombay au mois d'avril arrive à 23h30. Etant une femme seule, que me conseillez- vous de faire : prendre un taxi prepaid à l'aéroport même à cette heure tardive de la nuit ou bien réserver à l'avance un chauffeur auprès de l'hôtel dans lequel je vais séjourner? Quel est le prix approximatif d'un taxi prepaid pour Colaba? Pourrai-je payer en euros ou dollars US? Merci pour vos réponses.
Le vol que je vais prendre pour Bombay au mois d'avril arrive à 23h30. Etant une femme seule, que me conseillez- vous de faire : prendre un taxi prepaid à l'aéroport même à cette heure tardive de la nuit ou bien réserver à l'avance un chauffeur auprès de l'hôtel dans lequel je vais séjourner? Quel est le prix approximatif d'un taxi prepaid pour Colaba? Pourrai-je payer en euros ou dollars US? Merci pour vos réponses.
Manger végétarien en Inde English translation pending
Hello, je suis végétarienne, et j'aurais aimer savoir quels plats je vais pouvoir dévorer ? Alors qui pourrait me fournir des noms de plats, adresses de restaurants exclusivement végétariens sur Delhi, Agra, Jaipur et Goa.
Merci
Merci
"Bonne année" en différentes langues English translation pending
salut a tous. traduction de "bonne année" en différentes langues.?
Mariage avec un indien English translation pending
j'aimerais rentrer en contact avec des personnes qui se sont mariées en france ou en inde avec un indien...
je suis française et envisage de me marier avec un indien.
Déçue par l'Inde? English translation pending
Bonsoir !
Je vois que tout le monde est enchanté par l'Inde, notamment le nord, le rajahstan ... Moi je rentre tout juste d'1 mois en inde du nord ( delhi, Bénares, Agra, Bundi, Udaipour, Jodhpur, Jaisalmer, Jaipur ) en routarde et en fait j'ai pas vraiment accroché. J'ai pas détesté mais pas de coup de coeur. j'ai pas trouvé ce pays magique ... c'est un sentiment assez bizarre. Autant le Vietnam, le Maroc m'ont séduit, enchanté .. mais là, rien. On était 3 et aucun n'a été envouté par ce pays ... Donc je voulais savoir si d'autre sont auusi resté assez fermé à ce pays ... merci meline
Je vois que tout le monde est enchanté par l'Inde, notamment le nord, le rajahstan ... Moi je rentre tout juste d'1 mois en inde du nord ( delhi, Bénares, Agra, Bundi, Udaipour, Jodhpur, Jaisalmer, Jaipur ) en routarde et en fait j'ai pas vraiment accroché. J'ai pas détesté mais pas de coup de coeur. j'ai pas trouvé ce pays magique ... c'est un sentiment assez bizarre. Autant le Vietnam, le Maroc m'ont séduit, enchanté .. mais là, rien. On était 3 et aucun n'a été envouté par ce pays ... Donc je voulais savoir si d'autre sont auusi resté assez fermé à ce pays ... merci meline
Varkala en Inde English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis une femme de 28 ans et je pars seule en Inde dans 3 semaines. Je vais à Varkala dans le kerala pour apprendre les massages ayurvédiques et me ressourcer pendant 6 mois. J'arrive à Bombay en compte rejoindre le sud en train. Je pense qu'i ln'y aura pas trop de difficultés..
J'ai tout plein de questions dont j'ai trouvé certaines réponses dans les sujets déjà présents ici mais j'en ai d'autres encore...
1/ En fait je voudrais savoir qu'est-ce que vous emmener coté pharmacie? pour 6 mois je ne me rends pas bien compte et ne voudrais pas oublier quelque chose. ( PS: je ne suis pas vaccinée et suis preneuse de toutes recommandations)
2/ si certains connaissent Varkala avez-vous des adresses sympas coté hébergement? petit budjet
3/ avez-vous déjà appris le massage là-bas et si oui pouvez vous m'en dire un peu plus concernant l'école de massage qui se trouve là-bas, son prix, si on peu commencer n'importe quand, mais aussi si vous avez appris chez l'habitant...
4/ coté sécurité, comment faire pour tout ce qui concerne billet d'avion, passeport, argent... peut-on laisser tout ça à l'hotel ou dans la gust house sans craindre de se faire voler? Faut-il ammener des cadenas pour fermer les sacs à dos ou une chaine pour la porte de la chambre...
5/ avez-vous pris des cours de yoga? de flute? pouvez-vous m'en dire un peu plus?
6/ ah oui et si j'achete le billet de train Bombay Cochin d'ici est-ce vraiment sur que là-bas je pourrais avoir une place dans le train et si oui il suffiyt de monter dedans et c'est bon? (l'arrivée à bombay et le voyage jusque varkala et en fait ce qui m'inkiete le plus... la queue des heures pour s'entendre dire qu'il n'y a plus de place... ou que c'ets le guichet d'à coté... si je pouvais éviter le premier jour ca m'arrangerait)
7/ voilà... c'est pour bientôt, si vous avez n'importe quelles recommandations ou remarques à faire ce serait gentil.
Merci beaucoup! Elise.
Je suis une femme de 28 ans et je pars seule en Inde dans 3 semaines. Je vais à Varkala dans le kerala pour apprendre les massages ayurvédiques et me ressourcer pendant 6 mois. J'arrive à Bombay en compte rejoindre le sud en train. Je pense qu'i ln'y aura pas trop de difficultés..
J'ai tout plein de questions dont j'ai trouvé certaines réponses dans les sujets déjà présents ici mais j'en ai d'autres encore...
1/ En fait je voudrais savoir qu'est-ce que vous emmener coté pharmacie? pour 6 mois je ne me rends pas bien compte et ne voudrais pas oublier quelque chose. ( PS: je ne suis pas vaccinée et suis preneuse de toutes recommandations)
2/ si certains connaissent Varkala avez-vous des adresses sympas coté hébergement? petit budjet
3/ avez-vous déjà appris le massage là-bas et si oui pouvez vous m'en dire un peu plus concernant l'école de massage qui se trouve là-bas, son prix, si on peu commencer n'importe quand, mais aussi si vous avez appris chez l'habitant...
4/ coté sécurité, comment faire pour tout ce qui concerne billet d'avion, passeport, argent... peut-on laisser tout ça à l'hotel ou dans la gust house sans craindre de se faire voler? Faut-il ammener des cadenas pour fermer les sacs à dos ou une chaine pour la porte de la chambre...
5/ avez-vous pris des cours de yoga? de flute? pouvez-vous m'en dire un peu plus?
6/ ah oui et si j'achete le billet de train Bombay Cochin d'ici est-ce vraiment sur que là-bas je pourrais avoir une place dans le train et si oui il suffiyt de monter dedans et c'est bon? (l'arrivée à bombay et le voyage jusque varkala et en fait ce qui m'inkiete le plus... la queue des heures pour s'entendre dire qu'il n'y a plus de place... ou que c'ets le guichet d'à coté... si je pouvais éviter le premier jour ca m'arrangerait)
7/ voilà... c'est pour bientôt, si vous avez n'importe quelles recommandations ou remarques à faire ce serait gentil.
Merci beaucoup! Elise.
L'Inde pour un premier voyage? English translation pending
Salut à tous
je pense partir en inde l'été prochain mais rien n'est encore sûr. ce qui me fait hésiter c'est que ce serai mon premier grand voyage hors europe et je ne sais pas si c'est une bonne idée de commencer par l'Inde c'est un pays qui m'attire beaucoup, comme c'est le cas pour beaucoup d'entre vous, et je voudrais profitez au maximum de ce futur voyage
Qu'en pensez-vous, vous, les voyageurs aguerris ou pas, les passionés de l'inde, les amoureux du voyage, les routards peu, moyen ou très expérimentés?: vaut-il mieux que je parte d'abord dans un autre pays, histoire d'y faire mes griffes (n'y voyez rien d'agressif c'est une métaphore 😉)avant d'aller découvrir l'Inde?
Je vous remercie d'avance de vos réponses nombreuses et utiles!🙂🙂🙂
je pense partir en inde l'été prochain mais rien n'est encore sûr. ce qui me fait hésiter c'est que ce serai mon premier grand voyage hors europe et je ne sais pas si c'est une bonne idée de commencer par l'Inde c'est un pays qui m'attire beaucoup, comme c'est le cas pour beaucoup d'entre vous, et je voudrais profitez au maximum de ce futur voyage
Qu'en pensez-vous, vous, les voyageurs aguerris ou pas, les passionés de l'inde, les amoureux du voyage, les routards peu, moyen ou très expérimentés?: vaut-il mieux que je parte d'abord dans un autre pays, histoire d'y faire mes griffes (n'y voyez rien d'agressif c'est une métaphore 😉)avant d'aller découvrir l'Inde?
Je vous remercie d'avance de vos réponses nombreuses et utiles!🙂🙂🙂
Voyage seule en Inde en 2007 English translation pending
salut à tous
je souhaiterais avoir des infos pratiques pour ce voyage, je pars du sud et compte remonter vers l'himalaya
j'aimerais savoir où il ya des endroits sympas pour dormir, des endroits à visiter.......
comment se passe la vie au quotidien
merci beaucoup de me répondre
Pourquoi Air France déchaîne-t-elle les passions? English translation pending
En lisant les fils de ce forum il apparaît clairement qu'Air France, plus que toute autre compagnie aérienne, déchaîne les passions: certains ne jurent que par elle, d'autres la vouent aux gémonies, et entre les deux groupes fusent les invectives...
La question est donc: pourquoi en est-il ainsi? Est-ce vraiment le sort de toute compagnie (à l'origine) "nationale"?
Attention, il ne s'agit ici que de discuter du pourquoi de la passion, pas des mérites ou défauts de cette société...
La question est donc: pourquoi en est-il ainsi? Est-ce vraiment le sort de toute compagnie (à l'origine) "nationale"?
Attention, il ne s'agit ici que de discuter du pourquoi de la passion, pas des mérites ou défauts de cette société...
Écrans individuels chez Air France? English translation pending
Bonsoir,
Est ce que quelqu'un pourrait me dire si en voyageant avec Air FRance il y a des écrans individuels?
Merci de vos réponses 😉
Inani
Un demi tour de l'Inde en 80 jours (5e épisode) English translation pending
Lundi 24/10 : Dès mon réveil je me mets donc en quête d’un hôtel plus convenable. Je le trouve à 600 M du précédent. Le Classic hotel = 800 rps mais très bien, chambre propre, moderne avec eau chaude et tout le confort d’un hôtel pour hommes d’affaires. Un peu impersonnel mais bon accueil. Le patron me propose même d’aller prendre mes bagages avec sa voiture personnelle.
Il m’offre en outre une heure d’internet par jour et le computer de son bureau pour taper mon récit.
Je m’installe donc puis direction bureau du tourisme. Là aussi hyper gentils. Je décide de réserver par leur intermédiaire un tour organisé pour Ellora et un autre pour Ajanta.
En sortant, un chauffeur de rickshaw me propose d’aller visiter un ateler de tissage de saris Paithani, une spécialité de la région qui est en fait une trame de soie, tissée avec du fil de soie d’un autre ton et de fils d’or qui forment de magnifiques motifs géomètriques. Ces saris demandent plusieurs mois de travail et sont donc très chers.
Dans le même atelier, on me fait une démonstration de tissage « Himroo », autre spécialité de la ville. Cette fois la trame est en coton et le tissage s’effectue avec de la soie mélangée à de l’argent. On en fait plutôt des châles très colorés, peut-être un peu trop pour mon goût personnel.
Je m’en vais ensuite vers le bazar, l’énorme marché de la ville tenu en majorité par des musulmans. Les femmes circulent ici voilées jusqu’aux yeux qui seuls émergent de leur tenue nore corbeau. Des regards furtifs, pas de grands sourires, mais pas d’hostilité non plus.
On dirait d’ailleurs qu’elles ont peur de lever les yeux et de rencontrer d’autres regards. C’est dommage !
Les hommes par contre ont beaucoup plus de blabla mais cette fois, c’est moi qui les ignore car il ne semble pas trop sympa.
En passant devant une échoppe, je m’arrête un moment pour regarder de très beaux bronzes. L’artisan m’interpelle et me propose de rentrer pour voir sa collection. Je dois dire que le travail est de grande qualité et l’homme semble passionné par son travail. Il me montre plein de superbes pièces (uniques car travail entièrement fait main, pas de coulages en série). J’ai une envie folle d’acheter mais ces plus belles pièces sont grandes et lourdes. Les prix sont raisonnables, ce qui ne me facilite pas les choses pour me faire une raison.
En plus, l’homme est hyper gentil et même si je n’achète pas, il m’offre de jeter un coup d’œil à son petit trésor. Il s’agit de peintures de grande qualité, copie de celles qui se trouvent dans les grottes Bouddhiques d’Ajanta. Elles sont bien gardées au fond d’un coffre-fort qu’il ouvre pour moi avec de grandes et lourdes clefs. Il finit par me proposer d’aller boire un thé dans son logis privé situé juste au-dessus de sa petite boutique. Sa femme tout aussi adorable m’apporte le thé, des biscuits qu’elle a préparé spécialement pour Divali, la semaine prochaine.
J’ai donc passé 2 h très agréables en leur compagnie à papoter de tous les plus beaux sites de l’Inde, de l’art du bronze, de la danse et de la peinture. Cet homme est étonnant et très érudit et sa femme le regarde avec adoration. Je fini par prendre congé à regret et aussitôt que je me retrouve dans la rue, je regrette encore plus de n’avoir rien acheté mais la route est encore longue. Il me reste encore 2 gros mois de voyage et les compagnies aériennes limitent de plus en plus le poids des bagages maxi autorisé et il faut que je me fasse une raison. Que c’est dur parfois de laisser toutes ces merveilles derrière soi.
Je continue donc de déambuler dans les ruelles du vieux quartier et je me retrouve au milieu de dizaines de boutiques de saris. Mon regard se fige sur un voile de soie d’un beau saumon pâle rehaussé de broderies ton sur ton mêlées de fils d’argent. Ca y est, c’est décidé, c’est celui que je porterai pour le mariage de Saru. Il me reste à trouver le tailleur qui me fera le « choli » assorti à porter sous le sari. Je le trouve rapidement dans une ruelle adjacente. 40 rps pour la façon et il m’accompagne même pour acheter le tissu qui convient le mieux. Finallement je m’achète encore du tissu pour me faire 2 penjabi-dress. Le tailleur viendra m’apporter le tout à l’hôtel après-demain soir. Allez maintenant je rentre. Décidément j’adore cette ville.
Mardi 25/10 : J’ai donc opté pour une excursion organisée pour aller à Ajanta à 100 kms d’Aurangabad. Le bus est plein, nous partons à 8 h 30. Il y a 3 h de route. De 11 h 30 à 13 h 30 le guide nous explique moitié en anglais moitué en hindi, l’histoire et la vie de Bouddha qui est retracée sous forme de fresque sur les murs de ces grottes extraordinaires dont certaines datent du 2e S avant JC. Dommage, il y fait très sombre afin de protéger les peintures qui s’haltèrent à la lumière vive, ce qui ne nous permet pas d’en voir tous les détails mais les couleurs sont restées vives. Après la visite je suis tellement frustrée de n’avoir vu que très rapidement les grottes les plus importantes que je m’arrange avec le guide pour pouvoir rester seule sur le site pendant que le reste du groupe va prendre le lunch à 4 kms dans le restaurant où sont garés les bus. Pour protéger quelque peu le site le ministère du tourisme Indien a mis en place une navette de bus spéciaux (électriques, et donc non polluants) qui sont les seuls à pouvoir accéder à l’entrée du site contre 25 rps. Voilà une bien bonne initiative. Le droit d’entrée est de 250 rps pour les touristes étrangers et 10 rps pour les touristes Indiens. Je peux donc retourner seule voir mes grottes préférées à l’aise et je rejoins le groupe à 15 h 30. A peine arrivée sur le parking, je suis happée par les marchands du temple. Un magnifique Bouddha en pierre verte veinée de blanc et bien travaillée attire mon regard mais aussitôt on m’annonce le prix : 8.000 rps. Devant mon refus ils vont jusqu’à baisser le prix jusque 500 rps mais encore une fois c’est bien trop lourd et puis je n’aime pas ce système de harcèlement continuel. Ma parole, je deviens sage !!!! Retour en 3 h. Je suis assise à côté d’un jeune homme charmant. Il est de Bombay et a profité d’une semaine de séminaire à Aurangabad pour visiter Ajanta. Nous conversons pendant toute la route et avant de descendre du bus, il me donne sa carte en me proposant de m’héberger si je reviens à Mumbai. Il habite dans un grand appartement avec sa toute jeune épouse et ils n’ont pas encore d’enfants. Chouette, encore une bien belle journée.
Mercredi 26/10 : A l’instar de la veille, l’excursion m’amènera aujourd’hui à Ellora, d’autres grottes Bouddhiques à 30 kms de la ville seulement. Nous commençons pourtant par un autre site : Daulatabad, un fort impressionnant. Une petite merveille de trouvailles ingénieuses pour que ce fort reste imprenable. Malgré tous les dispositifs si élaborés, il finira par tomber aux mains de l’ennemi qui fût assez malin pour soudoyer un garde au lieu d’essayer de prendre le fort par la force. Le palais trône à 200 M sur une colline entourée de 2 épais remparts séparés par des douves qui outre de l’eau contenaient des crocodiles et des serpents d’eau en masse. Dur dur dans ce cas de franchir ces douves…. Les grottes d’Ellora sont encore plus merveilleuses que celles d’Ajanta. En plus nous bénéficions des services d’un excellent guide. Nous n’aurons hélas pas le temps de visiter tout le site et devrons nous contenter de la visite des principales grottes qui sont en partie Bouddhiques, en partie Jaïn et dont une seule est dédiée à Shiva, mais il faut dire que c’est la plus extraordinaire. Le Kailash temple puisque c’est de lui qu’il s’agit est vraiment époustouflant. Il est comme tout le site, taillé dans la montagne (excavé en partant du plateau, vers le sol du temple) c’est presque incroyable à imaginer tellement le travail semble colossal. Une profusion de sculptures et d’ornementations lui donne un cachet à nul autre pareil. Je croyais avoir vu les plus belles grottes Bouddhiques en Chine (Dunhuang, Dazu, Luoyang, Datong etc…) Mais ici c’est tout aussi génial et inoubliable. Je reste sans voix. Nous poursuivons l’excursion par la visite de 2 temples Hindous sans grand intérêt puis nous irons à Kultabad où se trouve la tombe toute simple d’Aurangzeb, dernier grand empereur Moghol. C’est aussi ici que fût tourné le film « Paheli » Bibi Ka Maqbara se trouve juste à la lisière de la ville. C’est une réplique du Taj Mahal (nettement plus petit quand même). Ce mausolée a été construit sous le règne d’Aurangzeb pour sa mère. Bel exemple d’amour filial. Une journée bien remplie donc, même un peu trop. Je suis contente de regagner mon hôtel pour un repos bien mérité.
Jeudi 27/10 : Journée creuse. Je quitte Aurangabad à 19 h 10 en train en compagnie d’un jeune allemand rencontré la veille au Bibi Ka Makbara. Il passe par Hyderabad pour aller à Chennai. Le pauvre ignore tout des inondations et des trains supprimés. Je lui conseille donc vivement de changer d’itinéraire et je passe toute ma soirée à lui en établir un autre car il ne semble pas avoir préparé son voyage du tout et se demande ce qu’il pourrait bien faire pour échapper à la pluie torrentielle qui sévit pour le moment du côté de Chennai.
Vendredi 28/10 : Arrivée à 9 h à Secundarybad où je suis de suite confrontée à la gourmandise et à la malhonnêteté des chauffeurs de rickshaw. Je dois me battre ferme pour obtenir un prix décent pour me rendre au Yatri Nivas Hotel qui est considéré par Lonely Planet comme bien tenu avec grandes chambres TV et eau chaude 24/24 h. Grandes chambres, oui mais qui puent le moisi et dont les murs sont noirs d’humidité. La TV fonctionne très bien mais pas d’eau chaude qui doit revenir d’une minute à l’autre. J’attends toujours…. Tout ça pour 800 rps + taxe et l’arrogance du personnel en prime. Normal, c’est un hôtel gouvernemental. Je prends quand même pour une nuit car j’ai peu et mal dormi dans le train. J’ai surtout envie d’une bonne douche mais une heure plus tard, toujours pas d’eau ni chaude ni froide d’ailleurs. Bon, je me fais une raison et je descend à la réception où on me propose de me conduire gratis dans une boutique de perles. J’accepte en sachant d’avance que je n’y achèterai rien mais le magasin est situé près du bazar et de Charminar que je veux voir bien sûr. Ce quartier étant vraiment loin de mon hôtel, ça m’évitera des discussions sans fin avec les chauffeurs de rickshaw. Arrivée à Charminar, une foule considérable (rien que des hommes) est assise sur la rue, sur des tapis de prière. Il est 13 h 30 et nous sommes en pleine période de ramadan, ceci expliquant cela. Un tout petit couloir est réservé aux piétons qui ont vraiment besoin de circuler. La police est vraiment très présente. 3 policiers casqués et matraque à la main, tous les 5 M, quelle ambiance !!! Pourtant personne ne me paraît agité ou hostile. Les gens sont complètement concentrés sur leurs prières. Je ne pourrai cependant pas atteindre la grande mosquée qui est encore plus noire de monde et dans un périmètre de sécurité maximum. Comme c’est vendredi, pratiquement tout est fermé aujourd’hui. En plus il fait gris et je décide d’aller au zoo qui est paraît-il le plus grand et le plus beau de l’Inde. En effet, ici pas de cages, mais des enclos très spacieux entourés d’eau où évoluent toute la faune du pays. Le clou du zoo, un superbe léopard que j’ai pu approché à un mètre grâce à un petit backshish. Impressionnant ! Le gardien qui s’en occupe l’appelle par son nom et il arrive aussitôt comme un gros chat. Il se frotte même contre les jambes de l’homme. Je n’irai pas jusqu’à en faire autant malgré l’envie qui me tenaille car je suis fascinée. Son regard est plongé dans le mien à juste un mètre de distance. Je n’ose bouger, lui ne bouge pas non plus. Je souris et comme s’il avait compris que je le trouve magnifique, il ouvre la gueule en émettant un grognement mais qui n’a rien de féroce. Un moment de pur bonheur même si nous sommes quand même dans un zoo, ce que je n’apprécie pas vraiment en général. Plus loin, 4 jeunes tigres blancs sont tout aussi merveilleux. Je verrai successivement des daims tachetés, des nilgais, des mangoustes, des lions d’Asie, des ours bruns et noirs et des rhinos unicornes ainsi qu’un éléphant qui ballade nonchalamment son cornac dans les allées du parc. J’y passe une bonne après-midi. D’ailleurs dans mes déambullations je rencontre toute une école de jeunes filles de Warangal en uniforme pimpant, accompagnées de leur prof qui me fond littéralement dessus pour me serrer la main, discuter un moment, échanger nos adresses et faire bien sûr quelques photos. Le directeur de l’école est également de la partie et il me promet de mettre l’histoire et la géo de la Belgique au programme scolaire dès le rentrée après Divali. Tout ça me fait bien sourire mais je vois que ça vient droit du cœur en tout cas. Hélas, tous les bons moments ont une fin et il me faut encore 1 fois négocier ferme pour qu’un rickshaw mette le compteur car nous sommes tout à fait à l’autre bout de cette ville immense qu’est Hyderabad, ville surpeuplée où les gens conduisent vraiment comme des cinglés. On risque sa vie à chaque traversée de rue et je suis contente d’avoir booké une excursion pour demain car vraiment ces négociations stériles m’épuisent. Après une petite heure passée dans un cyber café où je suis entourée de jeunes gens sympas, je m’apprête à aller manger quand tout à coup il se met à pleuvoir des hallebardes. Tant pis, après avoir attendu un bon moment je pars quand même mais la rue est déjà sous eau car il n’y a aucun système d’égouttage pour l’absorber. Je patauge donc tant bien que mal dans cette eau noire et boueuse jusqu’à l’hôtel qui a quand même un plus : un excellent restaurant où je rêve d’une bonne côte à l’os en dégustant comme d’habitude un chicken tikka succulent. En sortant du resto, je me trouve devant une voiture blanche garée en travers de la porte et plus moyen de rentrer ou de sortir de la cour intérieure où se trouve le resto. Il pleut toujours à torrents. Comme son propriétaire a déserté les lieux et que la voiture est ouverte, tout le monde est obligé de rentrer par une portière arrière et ressortir par l’autre pour se retrouver dans une immense flaque provoquée par un trou profond dans la chaussée. Le proprio imbécile revient juste au moment ou je ressors de sa voiture et il se fait copieusement insulter par tout l’attroupement mouillé qu’il a provoqué par sa connerie. Je n’ajouterai rien mais je n’en penses pas moins. Une fois de retour dans ma chambre, toujours pas d’eau chaude mais ça va, j’ai pris ma douche dehors et à l’eau froide.
Mardi 25/10 : J’ai donc opté pour une excursion organisée pour aller à Ajanta à 100 kms d’Aurangabad. Le bus est plein, nous partons à 8 h 30. Il y a 3 h de route. De 11 h 30 à 13 h 30 le guide nous explique moitié en anglais moitué en hindi, l’histoire et la vie de Bouddha qui est retracée sous forme de fresque sur les murs de ces grottes extraordinaires dont certaines datent du 2e S avant JC. Dommage, il y fait très sombre afin de protéger les peintures qui s’haltèrent à la lumière vive, ce qui ne nous permet pas d’en voir tous les détails mais les couleurs sont restées vives. Après la visite je suis tellement frustrée de n’avoir vu que très rapidement les grottes les plus importantes que je m’arrange avec le guide pour pouvoir rester seule sur le site pendant que le reste du groupe va prendre le lunch à 4 kms dans le restaurant où sont garés les bus. Pour protéger quelque peu le site le ministère du tourisme Indien a mis en place une navette de bus spéciaux (électriques, et donc non polluants) qui sont les seuls à pouvoir accéder à l’entrée du site contre 25 rps. Voilà une bien bonne initiative. Le droit d’entrée est de 250 rps pour les touristes étrangers et 10 rps pour les touristes Indiens. Je peux donc retourner seule voir mes grottes préférées à l’aise et je rejoins le groupe à 15 h 30. A peine arrivée sur le parking, je suis happée par les marchands du temple. Un magnifique Bouddha en pierre verte veinée de blanc et bien travaillée attire mon regard mais aussitôt on m’annonce le prix : 8.000 rps. Devant mon refus ils vont jusqu’à baisser le prix jusque 500 rps mais encore une fois c’est bien trop lourd et puis je n’aime pas ce système de harcèlement continuel. Ma parole, je deviens sage !!!! Retour en 3 h. Je suis assise à côté d’un jeune homme charmant. Il est de Bombay et a profité d’une semaine de séminaire à Aurangabad pour visiter Ajanta. Nous conversons pendant toute la route et avant de descendre du bus, il me donne sa carte en me proposant de m’héberger si je reviens à Mumbai. Il habite dans un grand appartement avec sa toute jeune épouse et ils n’ont pas encore d’enfants. Chouette, encore une bien belle journée.
Mercredi 26/10 : A l’instar de la veille, l’excursion m’amènera aujourd’hui à Ellora, d’autres grottes Bouddhiques à 30 kms de la ville seulement. Nous commençons pourtant par un autre site : Daulatabad, un fort impressionnant. Une petite merveille de trouvailles ingénieuses pour que ce fort reste imprenable. Malgré tous les dispositifs si élaborés, il finira par tomber aux mains de l’ennemi qui fût assez malin pour soudoyer un garde au lieu d’essayer de prendre le fort par la force. Le palais trône à 200 M sur une colline entourée de 2 épais remparts séparés par des douves qui outre de l’eau contenaient des crocodiles et des serpents d’eau en masse. Dur dur dans ce cas de franchir ces douves…. Les grottes d’Ellora sont encore plus merveilleuses que celles d’Ajanta. En plus nous bénéficions des services d’un excellent guide. Nous n’aurons hélas pas le temps de visiter tout le site et devrons nous contenter de la visite des principales grottes qui sont en partie Bouddhiques, en partie Jaïn et dont une seule est dédiée à Shiva, mais il faut dire que c’est la plus extraordinaire. Le Kailash temple puisque c’est de lui qu’il s’agit est vraiment époustouflant. Il est comme tout le site, taillé dans la montagne (excavé en partant du plateau, vers le sol du temple) c’est presque incroyable à imaginer tellement le travail semble colossal. Une profusion de sculptures et d’ornementations lui donne un cachet à nul autre pareil. Je croyais avoir vu les plus belles grottes Bouddhiques en Chine (Dunhuang, Dazu, Luoyang, Datong etc…) Mais ici c’est tout aussi génial et inoubliable. Je reste sans voix. Nous poursuivons l’excursion par la visite de 2 temples Hindous sans grand intérêt puis nous irons à Kultabad où se trouve la tombe toute simple d’Aurangzeb, dernier grand empereur Moghol. C’est aussi ici que fût tourné le film « Paheli » Bibi Ka Maqbara se trouve juste à la lisière de la ville. C’est une réplique du Taj Mahal (nettement plus petit quand même). Ce mausolée a été construit sous le règne d’Aurangzeb pour sa mère. Bel exemple d’amour filial. Une journée bien remplie donc, même un peu trop. Je suis contente de regagner mon hôtel pour un repos bien mérité.
Jeudi 27/10 : Journée creuse. Je quitte Aurangabad à 19 h 10 en train en compagnie d’un jeune allemand rencontré la veille au Bibi Ka Makbara. Il passe par Hyderabad pour aller à Chennai. Le pauvre ignore tout des inondations et des trains supprimés. Je lui conseille donc vivement de changer d’itinéraire et je passe toute ma soirée à lui en établir un autre car il ne semble pas avoir préparé son voyage du tout et se demande ce qu’il pourrait bien faire pour échapper à la pluie torrentielle qui sévit pour le moment du côté de Chennai.
Vendredi 28/10 : Arrivée à 9 h à Secundarybad où je suis de suite confrontée à la gourmandise et à la malhonnêteté des chauffeurs de rickshaw. Je dois me battre ferme pour obtenir un prix décent pour me rendre au Yatri Nivas Hotel qui est considéré par Lonely Planet comme bien tenu avec grandes chambres TV et eau chaude 24/24 h. Grandes chambres, oui mais qui puent le moisi et dont les murs sont noirs d’humidité. La TV fonctionne très bien mais pas d’eau chaude qui doit revenir d’une minute à l’autre. J’attends toujours…. Tout ça pour 800 rps + taxe et l’arrogance du personnel en prime. Normal, c’est un hôtel gouvernemental. Je prends quand même pour une nuit car j’ai peu et mal dormi dans le train. J’ai surtout envie d’une bonne douche mais une heure plus tard, toujours pas d’eau ni chaude ni froide d’ailleurs. Bon, je me fais une raison et je descend à la réception où on me propose de me conduire gratis dans une boutique de perles. J’accepte en sachant d’avance que je n’y achèterai rien mais le magasin est situé près du bazar et de Charminar que je veux voir bien sûr. Ce quartier étant vraiment loin de mon hôtel, ça m’évitera des discussions sans fin avec les chauffeurs de rickshaw. Arrivée à Charminar, une foule considérable (rien que des hommes) est assise sur la rue, sur des tapis de prière. Il est 13 h 30 et nous sommes en pleine période de ramadan, ceci expliquant cela. Un tout petit couloir est réservé aux piétons qui ont vraiment besoin de circuler. La police est vraiment très présente. 3 policiers casqués et matraque à la main, tous les 5 M, quelle ambiance !!! Pourtant personne ne me paraît agité ou hostile. Les gens sont complètement concentrés sur leurs prières. Je ne pourrai cependant pas atteindre la grande mosquée qui est encore plus noire de monde et dans un périmètre de sécurité maximum. Comme c’est vendredi, pratiquement tout est fermé aujourd’hui. En plus il fait gris et je décide d’aller au zoo qui est paraît-il le plus grand et le plus beau de l’Inde. En effet, ici pas de cages, mais des enclos très spacieux entourés d’eau où évoluent toute la faune du pays. Le clou du zoo, un superbe léopard que j’ai pu approché à un mètre grâce à un petit backshish. Impressionnant ! Le gardien qui s’en occupe l’appelle par son nom et il arrive aussitôt comme un gros chat. Il se frotte même contre les jambes de l’homme. Je n’irai pas jusqu’à en faire autant malgré l’envie qui me tenaille car je suis fascinée. Son regard est plongé dans le mien à juste un mètre de distance. Je n’ose bouger, lui ne bouge pas non plus. Je souris et comme s’il avait compris que je le trouve magnifique, il ouvre la gueule en émettant un grognement mais qui n’a rien de féroce. Un moment de pur bonheur même si nous sommes quand même dans un zoo, ce que je n’apprécie pas vraiment en général. Plus loin, 4 jeunes tigres blancs sont tout aussi merveilleux. Je verrai successivement des daims tachetés, des nilgais, des mangoustes, des lions d’Asie, des ours bruns et noirs et des rhinos unicornes ainsi qu’un éléphant qui ballade nonchalamment son cornac dans les allées du parc. J’y passe une bonne après-midi. D’ailleurs dans mes déambullations je rencontre toute une école de jeunes filles de Warangal en uniforme pimpant, accompagnées de leur prof qui me fond littéralement dessus pour me serrer la main, discuter un moment, échanger nos adresses et faire bien sûr quelques photos. Le directeur de l’école est également de la partie et il me promet de mettre l’histoire et la géo de la Belgique au programme scolaire dès le rentrée après Divali. Tout ça me fait bien sourire mais je vois que ça vient droit du cœur en tout cas. Hélas, tous les bons moments ont une fin et il me faut encore 1 fois négocier ferme pour qu’un rickshaw mette le compteur car nous sommes tout à fait à l’autre bout de cette ville immense qu’est Hyderabad, ville surpeuplée où les gens conduisent vraiment comme des cinglés. On risque sa vie à chaque traversée de rue et je suis contente d’avoir booké une excursion pour demain car vraiment ces négociations stériles m’épuisent. Après une petite heure passée dans un cyber café où je suis entourée de jeunes gens sympas, je m’apprête à aller manger quand tout à coup il se met à pleuvoir des hallebardes. Tant pis, après avoir attendu un bon moment je pars quand même mais la rue est déjà sous eau car il n’y a aucun système d’égouttage pour l’absorber. Je patauge donc tant bien que mal dans cette eau noire et boueuse jusqu’à l’hôtel qui a quand même un plus : un excellent restaurant où je rêve d’une bonne côte à l’os en dégustant comme d’habitude un chicken tikka succulent. En sortant du resto, je me trouve devant une voiture blanche garée en travers de la porte et plus moyen de rentrer ou de sortir de la cour intérieure où se trouve le resto. Il pleut toujours à torrents. Comme son propriétaire a déserté les lieux et que la voiture est ouverte, tout le monde est obligé de rentrer par une portière arrière et ressortir par l’autre pour se retrouver dans une immense flaque provoquée par un trou profond dans la chaussée. Le proprio imbécile revient juste au moment ou je ressors de sa voiture et il se fait copieusement insulter par tout l’attroupement mouillé qu’il a provoqué par sa connerie. Je n’ajouterai rien mais je n’en penses pas moins. Une fois de retour dans ma chambre, toujours pas d’eau chaude mais ça va, j’ai pris ma douche dehors et à l’eau froide.
Inde entre mi mai à août: meilleure saison? English translation pending
Salut !
J'ai 19ans et je projette de partir 1 mois et demi environ en Inde. etant étudiant mes possibilités de voyager pendant + d'un mois sont de mi mai à aout . dilemme : choisir entre la chaleur ou la mousson ! pouvez vous me confirmer ce dilemme ? ou alors me rassurer...
Quel moment choisir en fin decompte? quel est le choix " le moins pire " ? carje sais quela meilleure saison pour visiter l'Inde est de Novembre à février .
merci par avance de votre aide !
A bientôt
J'ai 19ans et je projette de partir 1 mois et demi environ en Inde. etant étudiant mes possibilités de voyager pendant + d'un mois sont de mi mai à aout . dilemme : choisir entre la chaleur ou la mousson ! pouvez vous me confirmer ce dilemme ? ou alors me rassurer...
Quel moment choisir en fin decompte? quel est le choix " le moins pire " ? carje sais quela meilleure saison pour visiter l'Inde est de Novembre à février .
merci par avance de votre aide !
A bientôt
Faut-il aller en Inde? English translation pending
je suis allé quelques instants sur le sur mIRC sur le channel india et j'ai parlé à une fille de Delhi qui n'a pas cessé de me décourager d'aller en inde, que c'est mauvais pour le peuple, etc... Q'en penser vous? Le peuple nos acceptent parce qu'on amène de l'argent, uniquement? Eli svp répond moi !!
Guest house cool et cheap à Goa English translation pending
😉salut à tous les roots !!
je pars à goa dans 15 jours
je bne trouvepas de chambres d'hotes pas chers sur le web
que des hotels avec piscines à 2000 $ la nuit cest pas ce que je recherche !!!
Avez vous des plans genre vagator beach, ou ailleurs ?
merci à tous !!!
je pars à goa dans 15 jours
je bne trouvepas de chambres d'hotes pas chers sur le web
que des hotels avec piscines à 2000 $ la nuit cest pas ce que je recherche !!!
Avez vous des plans genre vagator beach, ou ailleurs ?
merci à tous !!!
Votre livre culte? English translation pending
quel rdt votre livre culte (en rapport avec voyage) ?
pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.
si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.
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Inde du Sud - 1 English translation pending
En cette fin d'année 1995, mon père arbore la rosette de la Légion d'Honneur fraîchement épinglée au revers de son costume de fête par un préfet vendéen, pour honorer ce vétéran de la grande guerre. C'est son jour de gloire car il souffle les cent bougies de son gateau d'anniversaire avec l'aide de ses arrières petits-enfants. Ses cinquante descendants se sont réunis pour cet événement exceptionnel... qui précède notre départ vers Bombay.
A bord d'un avion Air-India, on retrouve les saveurs des plats indiens servis à bord par de belles hôtesses en sari. C'est sous un soleil levant voilé de brume jaunâtre que l'avion s'approche de Bombay-Mumbai. On n'en croit pas ses yeux : un gigantesque bidonville déferle tout contre les grillages qui limitent le tarmac. Quelques pilotes de nos amis disent qu'ils ont, à chaque fois, le même choc : ils plongent droit sur les baraques qui entourent la piste où ils posent leurs monstres rugissants... Les malheureux qui survivent dans ces bicoques sont certainement devenus sourds et aveugles pour résister à ces agressions incessantes.
Lourde chaleur humide, plus de 30°, le contraste est violent pour nous qui avons quitté un Paris glacé. Mêmes formalités de douane, police, contrôles de passeports et visas, change de dollars en roupies, et taxi pour l'Hôtel Ritz, point de chute de nos trois premières nuits. La vieille guimbarde saute et bringuebale sur une route poussiéreuse qui traverse le chaos du plus grand bidonville du monde. Douze à quinze millions d'habitants dans la mégapole, qui a rejeté le plus loin possible du centre les sans-ressources agglutinés sur des kilomètres dans cette banlieue pourrie.
Le Ritz est situé près de la gare Churchgate qui dessert principalement les environs de Bombay. Une foule de travailleurs envahit les trottoirs à heures fixes, avec un objectif commun qui s'inverse en fin de journée.
C'est le dernier jour de l'année 1995, comment les Indiens fêtent-ils la nuit de la St-Sylvestre ? Nous aurons la réponse le soir même. Nous partons explorer le coeur de Bombay dès l'aube. Le quartier historique a été édifié par les britanniques à la gloire de leurs souverains. Si l'on en juge le style de construction en briques de la Victoria Station, c'est à leur reine-impératrice des Indes qu'ils ont également dédié les monuments officiels tels que l'Université et la Haute Cour de Justice, pur XIXème siècle rococo-anglais. La célèbre India Gate, sur le front de mer, est un arc de gloire offert au roi George V et à la reine Mary lors de leur visite en 1911.
Face à la mer d'Oman, le plus prestigieux palace de l'Inde, le Taj Mahal Hôtel, se dresse de toute son imposante structure de pierres, surmontée de coupoles qui rappellent vaguement son homonyme d'Agra. Quand on pénètre dans le hall, un immense sapin de Noël paré de boules scintillantes nous indique immédiatement que les riches indiens ont ajouté cette chrétienne tradition à leurs innombrables fêtes locales. Plusieurs grands salons de réception où des fauteuils profonds accueillent les clients fortunés. Ameublement luxueux, lustres monumentaux, miroirs et tableaux ornent les murs de ce temple dédié à la déesse Lakshmi, grande prêtresse du fric dans la mythologie hindoue. Une hôtesse nous guide au dernier étage pour contempler le panorama époustouflant sur la ville et la mer à nos pieds...
Une armée de serviteurs en tenue d'apparat s'affaire autour de nous, souriant sans obséquiosité, prêts à nous aider dans le choix d'un restaurant parmi les quatre du palace. C'est au Sharmiana que nous nous régalons de spécialités, revues et corrigées pour nos palais fragiles par un chef qui a beaucoup voyagé. Comme dans tous les établissements de ce type, la galerie marchande présente les plus beaux objets d'art, des vêtements traditionnels, livres, cartes postales, souvenirs divers dont nous faisons une première moisson. J'admire, une fois de plus, les superbes tapis cachemiris...
Quelques pas dans les jolis jardins suspendus (Hanging Gardens), où les familles promènent leurs enfants qui jouent comme tous les enfants du monde à la balançoire et au toboggan.
Intrigués par de drôles de coutumes, nous espérons apercevoir les fameuses Tours du silence au sommet desquelles les Parsis déposent leurs morts, offerts en pâture à de gras vautours. On a beau écarquiller les yeux, on ne voit strictement rien car de hauts murs dissimulent ces rites étranges aux regards indiscrets.
Dans le Temple Jaïna, par contre, nous sommes autorisés à pénétrer pour assister aux cérémonies de l'après-midi en compagnie d'une foule de fidèles en costumes bariolés, les bras chargés d'offrandes et d'énormes bouquets de fleurs. Tintements de clochettes, chants rituels, trompettes et cymbales rythment les différentes phases de la "messe". Photos autorisées.
Arrive l'heure du souper : à la réception du Ritz, on nous rappelle que c'est le réveillon, ce soir, et qu'un dîner-spectacle va être servi, moyennant supplément. Effectivement, lorsqu'on pénètre dans la salle à manger, revêtus l'un et l'autre de nos plus beaux habits, il y a déjà de nombreux convives indiens, très élégants, assis à table pour fêter l'année nouvelle. Un orchestre joue des airs discos et les plus jeunes dansent joue contre joue ou sautillent en cadence sur la piste, entre les plats du dîner. C'est très long... Nous irions bien dormir, lorsque l'animateur annonce le tirage d'une loterie : il déplie un papier et claironne le nom des gagnants :... oui, on a bien entendu, sous les applaudissements, il nous offre une charmante pendulette qui fera le bonheur, à coup sûr, de nos petits enfants ! Nous sommes émus par la gentillesse de cette joyeuse assemblée. Souvenir touchant, mais encombrant, que nous allons promener durant quatre semaines dans nos bagages, jusqu'à notre retour en France.
L'Ile Elephanta est notre destination en ce premier de l'an 1996. De nombreux bateaux proposent l'excursion. Embarquement sur un vieux rafiot qui en a vu d'autres d'une joyeuse bande d'indiens en goguette qui montent à bord, chantent et chahutent dans un tonitruant charivari. La traversée dure une heure dans la baie peuplée d'énormes navires de tous les pays. Au loin, on distingue une centrale nucléaire édifiée sur un îlot. L'eau est noire et visqueuse et n'incite pas à la baignade. Mais comme toujours, en Inde, la beauté de l'île Elephanta fait oublier la pollution industrielle de l'immense port de commerce.
Les grands arbres exotiques forment une voûte exquise où il fait bon escalader les hautes marches qui mènent aux grottes sculptées entre le Vème et le VIIIème siècles, consacrées au dieu Shiva. La montée est accompagnée par les multiples vendeurs de souvenirs qui interpellent les visiteurs. Certains proposent de jolis colliers de grenat et d'améthyste. Quelques cristaux de quartz feront le bonheur de notre petit fils, grand amateur de minéraux.
Les indiens sont en congé, aujourd'hui, et ils sont venus très nombreux sur l'île, chargés de volumineux paniers de pique-nique. Assis à l'ombre des arbres, c'est un monde haut en couleurs qui a fui la grande ville pour goûter la fraîcheur de ce petit paradis.
Dans les grottes bien trop sombres, les photos sont décevantes, nul éclairage n'a été prévu pour mettre en valeur les splendides statues qu'on devine plus qu'on ne les voit au fond des galeries. Mais il règne une atmosphère étrange, mystérieuse et magique, qui nous enveloppe et nous fascine. Le visage de Shiva, dont les trois faces expriment la complexité du dieu, est si imposant avec ses cinq mètres de hauteur qu'on est écrasé au sol comme une fourmi devant un éléphant ! L'oppression se dissipe quand on retrouve le soleil et les sarabandes de singes qui accourent vers nous, curieux et affamés. Biscuits, bonbons, fruits, ils attrapent tout avec frénésie, se réfugiant dans les arbres pour dévorer ces friandises.
La faim nous tenaille : point de restauration alléchante sur place. Il est temps de rejoindre la terre ferme avant le retour massif des randonneurs. La mer est légèrement houleuse, il fait une chaleur poisseuse et nous accostons devant la porte de l'Inde vers 14 heures. Déjeuner délicieux au "Rangoli", bistro typique dont le buffet regorge de mets irrésistibles.
Notre hôtel est situé dans le quartier le plus touristique de la ville, et dès que nous sortons dans la rue, une nuée de quémandeurs fonce sur nous... Méfiance : la veille, on s'est laissés amadouer par un "étudiant" qui nous a entraînés dans la cour d'une morgue... Pas d'argent pour payer le bois du bûcher... Impossible d'échapper à quelques bonshommes d'apparence religieuse, armés d'un cahier de donations obligatoires. Que cela nous serve de leçon pour la suite du voyage.
Derrière le luxueux Taj Mahal, des ruelles immondes sont envahies d'une foule mêlée de touristes en quête d'émotions fortes. Le sol est jonché de détritus ignobles, des tas d'ordures jamais ramassées sont visités par quelques miséreux qui disputent aux rats les débris encore récupérables. Nausée, dégoût, immense pitié pour les laissés-pour compte qui n'ont plus que ça pour survivre. Au milieu de ce cloaque, quelques vestiges de la splendeur britannique subsistent comme des hâvres de paix au milieu de l'enfer.
Le restaurant "Vintage" surprend par sa relative propreté et la qualité du service à l'anglaise. Ce qu'on y mange n'est pas aussi mauvais qu'on pourrait le craindre. La cuisine grande-bretonne, en général, n'a pas très bonne réputation auprès des frenchies. Nous avions connu bien pire à Londres, il n'y a pas si longtemps !..
A bord d'un avion Air-India, on retrouve les saveurs des plats indiens servis à bord par de belles hôtesses en sari. C'est sous un soleil levant voilé de brume jaunâtre que l'avion s'approche de Bombay-Mumbai. On n'en croit pas ses yeux : un gigantesque bidonville déferle tout contre les grillages qui limitent le tarmac. Quelques pilotes de nos amis disent qu'ils ont, à chaque fois, le même choc : ils plongent droit sur les baraques qui entourent la piste où ils posent leurs monstres rugissants... Les malheureux qui survivent dans ces bicoques sont certainement devenus sourds et aveugles pour résister à ces agressions incessantes.
Lourde chaleur humide, plus de 30°, le contraste est violent pour nous qui avons quitté un Paris glacé. Mêmes formalités de douane, police, contrôles de passeports et visas, change de dollars en roupies, et taxi pour l'Hôtel Ritz, point de chute de nos trois premières nuits. La vieille guimbarde saute et bringuebale sur une route poussiéreuse qui traverse le chaos du plus grand bidonville du monde. Douze à quinze millions d'habitants dans la mégapole, qui a rejeté le plus loin possible du centre les sans-ressources agglutinés sur des kilomètres dans cette banlieue pourrie.
Le Ritz est situé près de la gare Churchgate qui dessert principalement les environs de Bombay. Une foule de travailleurs envahit les trottoirs à heures fixes, avec un objectif commun qui s'inverse en fin de journée.
C'est le dernier jour de l'année 1995, comment les Indiens fêtent-ils la nuit de la St-Sylvestre ? Nous aurons la réponse le soir même. Nous partons explorer le coeur de Bombay dès l'aube. Le quartier historique a été édifié par les britanniques à la gloire de leurs souverains. Si l'on en juge le style de construction en briques de la Victoria Station, c'est à leur reine-impératrice des Indes qu'ils ont également dédié les monuments officiels tels que l'Université et la Haute Cour de Justice, pur XIXème siècle rococo-anglais. La célèbre India Gate, sur le front de mer, est un arc de gloire offert au roi George V et à la reine Mary lors de leur visite en 1911.
Face à la mer d'Oman, le plus prestigieux palace de l'Inde, le Taj Mahal Hôtel, se dresse de toute son imposante structure de pierres, surmontée de coupoles qui rappellent vaguement son homonyme d'Agra. Quand on pénètre dans le hall, un immense sapin de Noël paré de boules scintillantes nous indique immédiatement que les riches indiens ont ajouté cette chrétienne tradition à leurs innombrables fêtes locales. Plusieurs grands salons de réception où des fauteuils profonds accueillent les clients fortunés. Ameublement luxueux, lustres monumentaux, miroirs et tableaux ornent les murs de ce temple dédié à la déesse Lakshmi, grande prêtresse du fric dans la mythologie hindoue. Une hôtesse nous guide au dernier étage pour contempler le panorama époustouflant sur la ville et la mer à nos pieds...
Une armée de serviteurs en tenue d'apparat s'affaire autour de nous, souriant sans obséquiosité, prêts à nous aider dans le choix d'un restaurant parmi les quatre du palace. C'est au Sharmiana que nous nous régalons de spécialités, revues et corrigées pour nos palais fragiles par un chef qui a beaucoup voyagé. Comme dans tous les établissements de ce type, la galerie marchande présente les plus beaux objets d'art, des vêtements traditionnels, livres, cartes postales, souvenirs divers dont nous faisons une première moisson. J'admire, une fois de plus, les superbes tapis cachemiris...
Quelques pas dans les jolis jardins suspendus (Hanging Gardens), où les familles promènent leurs enfants qui jouent comme tous les enfants du monde à la balançoire et au toboggan.
Intrigués par de drôles de coutumes, nous espérons apercevoir les fameuses Tours du silence au sommet desquelles les Parsis déposent leurs morts, offerts en pâture à de gras vautours. On a beau écarquiller les yeux, on ne voit strictement rien car de hauts murs dissimulent ces rites étranges aux regards indiscrets.
Dans le Temple Jaïna, par contre, nous sommes autorisés à pénétrer pour assister aux cérémonies de l'après-midi en compagnie d'une foule de fidèles en costumes bariolés, les bras chargés d'offrandes et d'énormes bouquets de fleurs. Tintements de clochettes, chants rituels, trompettes et cymbales rythment les différentes phases de la "messe". Photos autorisées.
Arrive l'heure du souper : à la réception du Ritz, on nous rappelle que c'est le réveillon, ce soir, et qu'un dîner-spectacle va être servi, moyennant supplément. Effectivement, lorsqu'on pénètre dans la salle à manger, revêtus l'un et l'autre de nos plus beaux habits, il y a déjà de nombreux convives indiens, très élégants, assis à table pour fêter l'année nouvelle. Un orchestre joue des airs discos et les plus jeunes dansent joue contre joue ou sautillent en cadence sur la piste, entre les plats du dîner. C'est très long... Nous irions bien dormir, lorsque l'animateur annonce le tirage d'une loterie : il déplie un papier et claironne le nom des gagnants :... oui, on a bien entendu, sous les applaudissements, il nous offre une charmante pendulette qui fera le bonheur, à coup sûr, de nos petits enfants ! Nous sommes émus par la gentillesse de cette joyeuse assemblée. Souvenir touchant, mais encombrant, que nous allons promener durant quatre semaines dans nos bagages, jusqu'à notre retour en France.
L'Ile Elephanta est notre destination en ce premier de l'an 1996. De nombreux bateaux proposent l'excursion. Embarquement sur un vieux rafiot qui en a vu d'autres d'une joyeuse bande d'indiens en goguette qui montent à bord, chantent et chahutent dans un tonitruant charivari. La traversée dure une heure dans la baie peuplée d'énormes navires de tous les pays. Au loin, on distingue une centrale nucléaire édifiée sur un îlot. L'eau est noire et visqueuse et n'incite pas à la baignade. Mais comme toujours, en Inde, la beauté de l'île Elephanta fait oublier la pollution industrielle de l'immense port de commerce.
Les grands arbres exotiques forment une voûte exquise où il fait bon escalader les hautes marches qui mènent aux grottes sculptées entre le Vème et le VIIIème siècles, consacrées au dieu Shiva. La montée est accompagnée par les multiples vendeurs de souvenirs qui interpellent les visiteurs. Certains proposent de jolis colliers de grenat et d'améthyste. Quelques cristaux de quartz feront le bonheur de notre petit fils, grand amateur de minéraux.
Les indiens sont en congé, aujourd'hui, et ils sont venus très nombreux sur l'île, chargés de volumineux paniers de pique-nique. Assis à l'ombre des arbres, c'est un monde haut en couleurs qui a fui la grande ville pour goûter la fraîcheur de ce petit paradis.
Dans les grottes bien trop sombres, les photos sont décevantes, nul éclairage n'a été prévu pour mettre en valeur les splendides statues qu'on devine plus qu'on ne les voit au fond des galeries. Mais il règne une atmosphère étrange, mystérieuse et magique, qui nous enveloppe et nous fascine. Le visage de Shiva, dont les trois faces expriment la complexité du dieu, est si imposant avec ses cinq mètres de hauteur qu'on est écrasé au sol comme une fourmi devant un éléphant ! L'oppression se dissipe quand on retrouve le soleil et les sarabandes de singes qui accourent vers nous, curieux et affamés. Biscuits, bonbons, fruits, ils attrapent tout avec frénésie, se réfugiant dans les arbres pour dévorer ces friandises.
La faim nous tenaille : point de restauration alléchante sur place. Il est temps de rejoindre la terre ferme avant le retour massif des randonneurs. La mer est légèrement houleuse, il fait une chaleur poisseuse et nous accostons devant la porte de l'Inde vers 14 heures. Déjeuner délicieux au "Rangoli", bistro typique dont le buffet regorge de mets irrésistibles.
Notre hôtel est situé dans le quartier le plus touristique de la ville, et dès que nous sortons dans la rue, une nuée de quémandeurs fonce sur nous... Méfiance : la veille, on s'est laissés amadouer par un "étudiant" qui nous a entraînés dans la cour d'une morgue... Pas d'argent pour payer le bois du bûcher... Impossible d'échapper à quelques bonshommes d'apparence religieuse, armés d'un cahier de donations obligatoires. Que cela nous serve de leçon pour la suite du voyage.
Derrière le luxueux Taj Mahal, des ruelles immondes sont envahies d'une foule mêlée de touristes en quête d'émotions fortes. Le sol est jonché de détritus ignobles, des tas d'ordures jamais ramassées sont visités par quelques miséreux qui disputent aux rats les débris encore récupérables. Nausée, dégoût, immense pitié pour les laissés-pour compte qui n'ont plus que ça pour survivre. Au milieu de ce cloaque, quelques vestiges de la splendeur britannique subsistent comme des hâvres de paix au milieu de l'enfer.
Le restaurant "Vintage" surprend par sa relative propreté et la qualité du service à l'anglaise. Ce qu'on y mange n'est pas aussi mauvais qu'on pourrait le craindre. La cuisine grande-bretonne, en général, n'a pas très bonne réputation auprès des frenchies. Nous avions connu bien pire à Londres, il n'y a pas si longtemps !..
Inde: Calcutta - Orissa - Darjeeling - Vallée du Gange English translation pending
Partis de Paris-Roissy le dimanche 29 décembre 1996 par un froid glacial, nous atterrissons enfin à Delhi, au petit matin. C'est l'hiver en Inde, aussi, les indiens ont l'air frigorifié, tout entortillés dans leurs châles, il fait 18°...Au bout de longues heures d'attente dans une salle sinistre de l'aéroport, nous embarquons à nouveau dans un Boeing Air-India à destination de Calcutta.
L'avion a plongé dans un épais nuage de pollution jaunâtre qui recouvre la ville comme un édredon géant. Horreur. La circulation vers le centre-ville est étonnamment fluide, et la ville elle-même semble propre : nous sommes surpris et décontenancés : cela contredit tout ce qu'on a pu lire sur Calcutta... L'hôtel Kenilworth a bien enregistré la réservation faite par Miss Air-India de Nice. On s'écroule sur nos lits extra-planches pour récupérer de cet interminable voyage.
Le "Times of India" annonce la venue prochaine de Sir John Major, premier ministre britannique. Tout s'explique ! Les miséreux qui campent d'habitude le long des rues ont été ramassés et parqués au loin, hors de la vue du cortège officiel qui passera par-là dans quelques jours.
Mais la voici, la vraie Calcutta, crasseuse, grouillante et authentique, fidèle à sa mauvaise image : car nous sommes plongés dans le quartier New-Market, aux ruelles encombrées de charrettes, camions, motos, vélos, qui arrivent autour des halles surpeuplées. Odeurs pestilentielles des tas d'ordures amoncelés sur les trottoirs. Et voici les "hommes-chevaux", ces pauvres bougres attelés aux brancards de leur pousse-pousse. Ils cavalent pieds nus pour transporter humains ou ballots énormes au milieu des embouteillages terrifiants. Ce sont les derniers survivants de cette corporation en voie de disparition.
Ce soir, grand dîner de fin d'année au Kenilworth. Un repas "ourdou" au Marble room, mets traditionnels et orchestre moghol qui joue des musiques nostalgiques. Bel adieu à 1996, bonjour 1997.
Promenade dans le quartier chinois, surpeuplé, où nous pouvons circuler sans être abordés par les mendiants qui grouillent autour de notre hôtel. Ici, c'est la vie des travailleurs qui nous saluent en souriant, sans nous considérer comme des "porte-monnaie à pattes". Un passant indien nous guide vers le Marble Palace, bien caché dans un parc, en refusant énergiquement la moindre pièce. Cette grande bâtisse un peu écroulée, témoin des anciennes splendeurs, renferme une foule d'objets collectionnés à travers le monde, ensevelis sous une poussière et des toiles d'araignées séculaires... Curieux et très émouvant.
Tout près, le grand poète bengali Rabindranah Tagore a vécu dans une maison transformée en musée. Nous sommes exceptionnellement admis à entrer dans la belle mosquée Nakhoda, aux coupoles vernissées de céramique verte qui dominent le vieux quartier musulman. Tout en haut d'un interminable escalier de pierre, on a une vue plongeante sur les toits environnants, couverts d'immondices.
Une bonne adresse : Sudder street, le restaurant Zaranj, avec sa cascade d'eau fraîche qui serpente entre les tables. Délicieux plats de cuisine bengalie.
Le chauffeur sikh en grande tenue nous pilote vers le Pont Howrah qui traverse la rivière Hooghly, jusqu'à la gare principale de Calcutta. Il a garé la belle limousine, tandis qu'on pénètre dans la vieille station ferroviaire où une foule de voyageurs court vers les trains en partance. Assis ou couchés sur le sol crasseux, des familles entières se sont réfugiées sous les verrières, chassées de leurs villages à la recherche d'un improbable avenir.
Un curieux édifice situé au nord-ouest de la ville, sur les bords de l'Hooghly, le Belur Math, où se rejoignent les trois principales religions indiennes : hindouisme, islam et christianisme. Nous roulons sur la Grand Trunk road, qui relie Calcutta à Delhi, traversant le sous-continent dans toute sa largeur. Trafic d'une intensité supra-indienne, une marée d'énormes véhicules dans les deux sens, occupant tout l'espace, dans un nuage de fumées nauséabondes qui stagne à quelques mètres du sol. Les camions déglingués, surchargés de marchandises entassées en montagnes débordantes, menacent de verser dans le profond fossé. A l'arrière de chaque monstre, on peut lire "Horn, please" ainsi que la marque TATA, constructeur richissime des poids lourds indiens. C'est le marquis de Carabas, ce Mr. TATA possède des paquets d'actions phénoménales dans de nombreuses sociétés internationales.
Les milliers de voitures garées devant les grilles du Belur font présager de la foule qui piétine autour du temple baroque édifié sur la colline. Un cortège incessant de pélerins défile à l'intérieur de la basilique oecuménique qui ressemble vaguement au Sacré-Coeur de Montmartre. Sous des tentes bariolées, on aperçoit des personnages enveloppés de toges jaunes ou orangées, crâne rasé à l'exception d'une mèche de cheveux tortillée au sommet, cascades de colliers autour du cou. Assis sur les tapis, un auditoire subjugué par un gourou peinturluré qui psalmodie de lancinantes onomatopées amplifiées par un puissant micro. Invocations à Ramakrishna...
L'avion a plongé dans un épais nuage de pollution jaunâtre qui recouvre la ville comme un édredon géant. Horreur. La circulation vers le centre-ville est étonnamment fluide, et la ville elle-même semble propre : nous sommes surpris et décontenancés : cela contredit tout ce qu'on a pu lire sur Calcutta... L'hôtel Kenilworth a bien enregistré la réservation faite par Miss Air-India de Nice. On s'écroule sur nos lits extra-planches pour récupérer de cet interminable voyage.
Le "Times of India" annonce la venue prochaine de Sir John Major, premier ministre britannique. Tout s'explique ! Les miséreux qui campent d'habitude le long des rues ont été ramassés et parqués au loin, hors de la vue du cortège officiel qui passera par-là dans quelques jours.
Mais la voici, la vraie Calcutta, crasseuse, grouillante et authentique, fidèle à sa mauvaise image : car nous sommes plongés dans le quartier New-Market, aux ruelles encombrées de charrettes, camions, motos, vélos, qui arrivent autour des halles surpeuplées. Odeurs pestilentielles des tas d'ordures amoncelés sur les trottoirs. Et voici les "hommes-chevaux", ces pauvres bougres attelés aux brancards de leur pousse-pousse. Ils cavalent pieds nus pour transporter humains ou ballots énormes au milieu des embouteillages terrifiants. Ce sont les derniers survivants de cette corporation en voie de disparition.
Ce soir, grand dîner de fin d'année au Kenilworth. Un repas "ourdou" au Marble room, mets traditionnels et orchestre moghol qui joue des musiques nostalgiques. Bel adieu à 1996, bonjour 1997.
Promenade dans le quartier chinois, surpeuplé, où nous pouvons circuler sans être abordés par les mendiants qui grouillent autour de notre hôtel. Ici, c'est la vie des travailleurs qui nous saluent en souriant, sans nous considérer comme des "porte-monnaie à pattes". Un passant indien nous guide vers le Marble Palace, bien caché dans un parc, en refusant énergiquement la moindre pièce. Cette grande bâtisse un peu écroulée, témoin des anciennes splendeurs, renferme une foule d'objets collectionnés à travers le monde, ensevelis sous une poussière et des toiles d'araignées séculaires... Curieux et très émouvant.
Tout près, le grand poète bengali Rabindranah Tagore a vécu dans une maison transformée en musée. Nous sommes exceptionnellement admis à entrer dans la belle mosquée Nakhoda, aux coupoles vernissées de céramique verte qui dominent le vieux quartier musulman. Tout en haut d'un interminable escalier de pierre, on a une vue plongeante sur les toits environnants, couverts d'immondices.
Une bonne adresse : Sudder street, le restaurant Zaranj, avec sa cascade d'eau fraîche qui serpente entre les tables. Délicieux plats de cuisine bengalie.
Le chauffeur sikh en grande tenue nous pilote vers le Pont Howrah qui traverse la rivière Hooghly, jusqu'à la gare principale de Calcutta. Il a garé la belle limousine, tandis qu'on pénètre dans la vieille station ferroviaire où une foule de voyageurs court vers les trains en partance. Assis ou couchés sur le sol crasseux, des familles entières se sont réfugiées sous les verrières, chassées de leurs villages à la recherche d'un improbable avenir.
Un curieux édifice situé au nord-ouest de la ville, sur les bords de l'Hooghly, le Belur Math, où se rejoignent les trois principales religions indiennes : hindouisme, islam et christianisme. Nous roulons sur la Grand Trunk road, qui relie Calcutta à Delhi, traversant le sous-continent dans toute sa largeur. Trafic d'une intensité supra-indienne, une marée d'énormes véhicules dans les deux sens, occupant tout l'espace, dans un nuage de fumées nauséabondes qui stagne à quelques mètres du sol. Les camions déglingués, surchargés de marchandises entassées en montagnes débordantes, menacent de verser dans le profond fossé. A l'arrière de chaque monstre, on peut lire "Horn, please" ainsi que la marque TATA, constructeur richissime des poids lourds indiens. C'est le marquis de Carabas, ce Mr. TATA possède des paquets d'actions phénoménales dans de nombreuses sociétés internationales.
Les milliers de voitures garées devant les grilles du Belur font présager de la foule qui piétine autour du temple baroque édifié sur la colline. Un cortège incessant de pélerins défile à l'intérieur de la basilique oecuménique qui ressemble vaguement au Sacré-Coeur de Montmartre. Sous des tentes bariolées, on aperçoit des personnages enveloppés de toges jaunes ou orangées, crâne rasé à l'exception d'une mèche de cheveux tortillée au sommet, cascades de colliers autour du cou. Assis sur les tapis, un auditoire subjugué par un gourou peinturluré qui psalmodie de lancinantes onomatopées amplifiées par un puissant micro. Invocations à Ramakrishna...
Premier voyage en Inde English translation pending
Bonjour,
Je projette d'effectuer un voyage de 1 à 2 mois en Inde l'été prochain (30/06/05 au 20/08/05), je sais, j'ai un an devant moi, mais, étant étudiante, je préfère m'y prendre à l'avance (je n'ai pas encore fait d'économies...) bref, je vous épargne le récit de ma vie... j'aurai aimé discuter avec des gens qui sont déjà partis en Inde pour me procurer les renseignements nécessaires (démarches à suivre, trajets et intinéraires interessants, budget à prévoir... ) enfin, tout ce qui est susceptible de m'aider à organiser mon voyage...
A noter que je suis pas du genre : voyage tout organisé... mais plutôt du genre: sac à dos, tente et aventure à l'aveuglette.... et que je souhaite m'installer (à long terme) en Inde ou ailleurs en Asie (Chine ou Corée plus exactement).
Et pis, je suis marocaine, étudiante en France mais de nationalité marocaine, je dis ça comme ça au cas où les formalités seraient différentes pour les non français.
Merci d'avance à tout ceux qui daigneront me prodiguer conseils et astuces.
Inès
Je projette d'effectuer un voyage de 1 à 2 mois en Inde l'été prochain (30/06/05 au 20/08/05), je sais, j'ai un an devant moi, mais, étant étudiante, je préfère m'y prendre à l'avance (je n'ai pas encore fait d'économies...) bref, je vous épargne le récit de ma vie... j'aurai aimé discuter avec des gens qui sont déjà partis en Inde pour me procurer les renseignements nécessaires (démarches à suivre, trajets et intinéraires interessants, budget à prévoir... ) enfin, tout ce qui est susceptible de m'aider à organiser mon voyage...
A noter que je suis pas du genre : voyage tout organisé... mais plutôt du genre: sac à dos, tente et aventure à l'aveuglette.... et que je souhaite m'installer (à long terme) en Inde ou ailleurs en Asie (Chine ou Corée plus exactement).
Et pis, je suis marocaine, étudiante en France mais de nationalité marocaine, je dis ça comme ça au cas où les formalités seraient différentes pour les non français.
Merci d'avance à tout ceux qui daigneront me prodiguer conseils et astuces.
Inès
Trajet Aurangabad - Bijapur en Inde English translation pending
🙂Bonjour à toutes et tous,
Apres avoir visité Ellora et Ajanta, nous pensons aller à Bijapur puis Badami, Pattadakal, Aihole, Hospet et Hampi.
Nous voyageons par les transports locaux, bus ou train.
Je n'ai pas trouvé d'indication pour aller d'Aurangabad à Bijapur ( via Sholapur en évitant Hyderhabad) par les Bus .
Quelqu'un peut il me dire si celà est faisable et combien d'heures faut il compter pour le trajet ?
Merci à vous 😉 Alod
Merci à vous 😉 Alod
Sécurité sociale et frais médicaux effectués à l'étranger English translation pending
INFORMATION INPORTANTE
Bonjour, la sécurité sociale frais medicaux effectues a l etranger hors CE ne me seront pas remboursés sejour excédait 6 mois. Et au regard du décret 2007-354 du 14 mars 2007, seuls les frais medicaux de sejours temporaires, c est a dire n excedant pas 6 mois peuvent etre remboursés!!!!!..
Bonjour, la sécurité sociale frais medicaux effectues a l etranger hors CE ne me seront pas remboursés sejour excédait 6 mois. Et au regard du décret 2007-354 du 14 mars 2007, seuls les frais medicaux de sejours temporaires, c est a dire n excedant pas 6 mois peuvent etre remboursés!!!!!..