Results for "Periyar+|+7+>+8"
598 results found.
Munnar et alentours English translation pending
Bonjour,
Courant novembre 2005, lors de mon voyage en Inde du Sud, je ferai un stop de deux jours à Munnar.
Je recherche des infos pour pouvoir effectuer un "trip" d'une journée à pied aux alentours de Munnar.
Je suis à l'écoute de vos infos sachant que je disposerai d'un véhicule avec chauffeur et que je pourrai donc me déplacer.
Un grand merci à ceux qui voudront biuen me faire profiter de leur expérience.
Courant novembre 2005, lors de mon voyage en Inde du Sud, je ferai un stop de deux jours à Munnar.
Je recherche des infos pour pouvoir effectuer un "trip" d'une journée à pied aux alentours de Munnar.
Je suis à l'écoute de vos infos sachant que je disposerai d'un véhicule avec chauffeur et que je pourrai donc me déplacer.
Un grand merci à ceux qui voudront biuen me faire profiter de leur expérience.
Trivandrum après tsunami? (Inde) English translation pending
je part bientôt pour Trivandrum je me demandais si il y avais quelqu'un qui pourais me dire si le tsunami a devasté cette ville et a quelle point? il y a t'il eu beaucoup de morts? si oui ne vont ils pas trouver ma visite de mauvais gout ?????? Plus léger j'ai déjà voyagé quelque mois en inde mais je ne connais pas cette region. quelle sont les endroit a ne pas louper. et si quelqu'un connais un hotel merveilleux pour genre 100 roupie, j'entend merveileux par la avec une fenetre. merci d'avance de vos réponses.
L'Inde dans un Bajaj tempo traveler English translation pending
Re bonjour.
Avez vous voyagé en Inde dans un BAJAJ TEMPO TRAVELER?.
Si oui pouvez vous décrire l'amenagement intérieur de ce véhicule.
Merci.
DADDY
Avez vous voyagé en Inde dans un BAJAJ TEMPO TRAVELER?.
Si oui pouvez vous décrire l'amenagement intérieur de ce véhicule.
Merci.
DADDY
Treehouses du Kerala (Inde) English translation pending
bonjour
j ai trouve sur ce site les treehouse du kerala
tourindiakerala.com/treehouse.htm
ca a l air vraiment tres chouette 😏?
est ce quelq un a deja logé la bas ?
j aimerai savoir si cet endroit propice a l observation de la faune est geré comme une guest houses ou si il faut reserver par une agence ? comme un mini trek ?
y a t il un guide qui explique la faune ?
je suis dans l optique de decouvrir la faune et en logeant dans les arbres ca me semble ideal
le kerala c est plutot grand et je me demande ou c est exactement et avez vous une idée du tarif
merci pour vos reponses
tyftou
j ai trouve sur ce site les treehouse du kerala
tourindiakerala.com/treehouse.htm
ca a l air vraiment tres chouette 😏?
est ce quelq un a deja logé la bas ?
j aimerai savoir si cet endroit propice a l observation de la faune est geré comme une guest houses ou si il faut reserver par une agence ? comme un mini trek ?
y a t il un guide qui explique la faune ?
je suis dans l optique de decouvrir la faune et en logeant dans les arbres ca me semble ideal
le kerala c est plutot grand et je me demande ou c est exactement et avez vous une idée du tarif
merci pour vos reponses
tyftou
Infos sur le Kérala et Tamil Nadu en Inde English translation pending
Bonjour,
Est il possible de faire dans la même journée en voiture Munnar Varkala? Pour les connaisseurs afin de rencontrer, discuter, et faire connaissance, vaut il mieux s'arrêter 2 jours pleins à Trichy, Madurai ou Allepey?
Quelqu'un connait il Vanilla county (Moskatours) et me dire l'intérêt d'y séjourner.
Enfin pour un départ de Cochin après une arrivée avec Lufthansa sur Madras, vaut il mieux repartir via cochin bangalore, ou cochin bombay ou revenir à Madras?
Merci à toux celles et ceux qui pourront éclairer ma lanterne.
Est il possible de faire dans la même journée en voiture Munnar Varkala? Pour les connaisseurs afin de rencontrer, discuter, et faire connaissance, vaut il mieux s'arrêter 2 jours pleins à Trichy, Madurai ou Allepey?
Quelqu'un connait il Vanilla county (Moskatours) et me dire l'intérêt d'y séjourner.
Enfin pour un départ de Cochin après une arrivée avec Lufthansa sur Madras, vaut il mieux repartir via cochin bangalore, ou cochin bombay ou revenir à Madras?
Merci à toux celles et ceux qui pourront éclairer ma lanterne.
Kerala et backwaters (Inde) English translation pending
A tous les amoureux du Kerala !
Nous partons le mois prochain pour cette région mais nous ne pourrons guère lui consacrer qu'une semaine. Nous arriverons de Madurai. Pouvez vous me dire quels sont vos points de chute préférés parmi Trivandrum, Kovallam, Kollam, Allepey, Kotayam, Cochin, etc, etc... Quels trajets en bateau sur les backwaters nous conseillez vous ? Si vous connaissez des agences particulièrement sympas et bon marché, elles sont les bienvenues !
Merci à tous !
Nous partons le mois prochain pour cette région mais nous ne pourrons guère lui consacrer qu'une semaine. Nous arriverons de Madurai. Pouvez vous me dire quels sont vos points de chute préférés parmi Trivandrum, Kovallam, Kollam, Allepey, Kotayam, Cochin, etc, etc... Quels trajets en bateau sur les backwaters nous conseillez vous ? Si vous connaissez des agences particulièrement sympas et bon marché, elles sont les bienvenues !
Merci à tous !
" Fleur parfumée, le papillon vole, flâne et puis s'en va: serait-ce là ton destin? " English translation pending
C'est ainsi que débute la première chanson de Huong Thanh dans son album " Mangustao ", son murmure se mêle au souffle léger de la flûte, sa voix s'élève doucement et effleure l'ouie comme le battement lointain d'un papillon justement, nous plongeant au coeur de la musique traditionnelle vietnamienne... réhaussée par le battement entêtant des percussions venus des pays d'Afrique, des voix envoûtantes arabes, le grincement mélancolique d'un violoncelle avec une touche de jazz pour donner à l'ambiance de cet album un univers poétique, onirique...
Une invitation au voyage de l'esprit et du corps tout en reflétant des rêves, des aspirations qui ne demandent qu'à s'extérioriser, du haut d'une colline verdoyante au Vietnam et se perdre dans la contemplation des rizières qui s'étendent à perte de vue, c'est ce que m'inspire la voix de Huong Thanh et pourtant, comme la musique vietnamienne a pu me saoûler... 😊 jusqu'à ce que je découvre cet album qui me transporte et me berce dans mes sentiments... Je vous le recommande vivement 🙂
Une invitation au voyage de l'esprit et du corps tout en reflétant des rêves, des aspirations qui ne demandent qu'à s'extérioriser, du haut d'une colline verdoyante au Vietnam et se perdre dans la contemplation des rizières qui s'étendent à perte de vue, c'est ce que m'inspire la voix de Huong Thanh et pourtant, comme la musique vietnamienne a pu me saoûler... 😊 jusqu'à ce que je découvre cet album qui me transporte et me berce dans mes sentiments... Je vous le recommande vivement 🙂
Bons plans et itinéraire pour Inde du sud English translation pending
Bonjour à tous ! 😊
j'ai lu avec passion pas mal des messages du forum Inde mais quelques questions importantes me restent en tête pour préparer mon 1er voyage en Inde du Sud...
je pars pdt 19 jours avec mon copain, on attérit a Bombay et on compte prendre un vol interne Bombay /Cochin et ensuite prendre le temps de remonter "tranquillement" sur Bombay durant ces 19 jours. on voudrait faire Allepey, Cochin, Ooty, Mysore, remonter sur Goa, puis prendre le train Goa/ Bombay pour finir ma première question est estce que sur ce trajet, il y a des villes ou sites à ne pas manquer ? et aussi, est ce que quelqu'un qui l'a deja fait peut me dire si c'est trop juste en temps ou si c'est largement faisable? sachant qu'on veut pas speeder car on veut rester qq jours dans chaque endroit que l'on trouvera sympathique ! on m'a parle aussi de réserver des notre arrivée a Bombay le train Goa/ Bombay pour le retour... est- ce vrai? merci beaucoup pour vos réponses (j'espère) et si vous avez des adresses de lieux ou dormir ( amoins qu'il n'y ait que les hotels...) et ou bien manger (je me régale d'avance car j'adore la cuisine indienne), vous pouvez me les donner, merci beaucoup !!!
bonne route à tous
🙂
je pars pdt 19 jours avec mon copain, on attérit a Bombay et on compte prendre un vol interne Bombay /Cochin et ensuite prendre le temps de remonter "tranquillement" sur Bombay durant ces 19 jours. on voudrait faire Allepey, Cochin, Ooty, Mysore, remonter sur Goa, puis prendre le train Goa/ Bombay pour finir ma première question est estce que sur ce trajet, il y a des villes ou sites à ne pas manquer ? et aussi, est ce que quelqu'un qui l'a deja fait peut me dire si c'est trop juste en temps ou si c'est largement faisable? sachant qu'on veut pas speeder car on veut rester qq jours dans chaque endroit que l'on trouvera sympathique ! on m'a parle aussi de réserver des notre arrivée a Bombay le train Goa/ Bombay pour le retour... est- ce vrai? merci beaucoup pour vos réponses (j'espère) et si vous avez des adresses de lieux ou dormir ( amoins qu'il n'y ait que les hotels...) et ou bien manger (je me régale d'avance car j'adore la cuisine indienne), vous pouvez me les donner, merci beaucoup !!!
bonne route à tous
🙂
Inde: louer une voiture à Madras English translation pending
😏Bonjour à tous!
Je pars dans le Tamil Nadu du 15 août au 30 septembre et j'aimerai savoir s'il est facile de louer une voiture à Madras (ou ailleurs), et si oui, à quel prix? Sinon, est-il facile de se déplacer autrement, bus, train...?
Je pars en solo alors si vous êtes dans le coin durant cette pèriode. ps: c'est mon premier voyage en Inde et j'ai un peu peur.
Bizou à tous.
Je pars dans le Tamil Nadu du 15 août au 30 septembre et j'aimerai savoir s'il est facile de louer une voiture à Madras (ou ailleurs), et si oui, à quel prix? Sinon, est-il facile de se déplacer autrement, bus, train...?
Je pars en solo alors si vous êtes dans le coin durant cette pèriode. ps: c'est mon premier voyage en Inde et j'ai un peu peur.
Bizou à tous.
Inde du sud: itinéraire d'un voyageur comblé English translation pending
Salut,
Je reviens d’un voyage de 25 jours en Inde du Sud, de Madras à Goa, tout empreint encore de la magie de ce subcontinent haut en couleurs. J’ai été tellement subjugué par les bas reliefs de MAMALLAPURAM et en particulier la Pénitence d’Arjuna, que j’ai choisi le pseudo d’ARJUNA. Le site tout entier est magnifique : la grotte du Tigre, la grotte de Trimurthi, la pénitence d’Arjuna, les 5 rathas, … et LE sublime Temple du rivage. On peut réellement parler de réalisations architecturales d’une toute grande beauté. Pondichéry, à environ 2 heures de Mamalla, c’est le contraste assuré, une autre facette de l’Inde, avec les habitations de nos ancêtres, ses rues ombragées, l’ashram de Sri Aurobindo (son silence, l’encens, les fleurs), ses églises et son marché au fleurs. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance qui y règne. Après, c’est la découverte des temples hindouistes qui commence. En fait, j’avais lu que ces temples sont très actifs et très vivants et je voulais assister à un maximum de cérémonies et de rituels, ce que je vous conseille.
- A CHIDAMBARAM, il y a une cérémonie remarquable, accompagnée de musique indienne traditionnelle
- Les temples de GANGAIKONDACHOLAPURM, DARASURAM (la rénovation se poursuit) et de TANJORE, tout le monde le dira, sont de véritables chefs-d’oeuvre de la dynastie Chola. Mais le soir, avec les illuminations…on est sans souffle.
- Le temple de Srirangam à TRICHY est très grand (difficile à imaginer, comme ça de l’extérieur, d’ailleurs, on parle de villes-temples, je crois). Il y avait une cérémonie au bord du fleuve et là j’ai eu l’impression de toucher à la profondeur de la religion hindouiste.
- Et puis, toujours en crescendo, la ville-temple de MADURAI : des gopurams immenses avec des milliers de statues, des cérémonies à vous couper le souffle. On se croirait dans un film.
- RAMESHWARAM : un haut lieu de pèlerinage où des milliers de personnes viennent pour se laver de leurs péchés, surtout ceux qui n’ont pas encore d’enfants…
Au KERALA, changement de décor, on entre dans le paradis de la nature avec Munnar, Periyar, Kottayam, les Backwaters, Aleepy et Cochin. Le long de la route de Periyar à Munnar, ce sont des plantations de thé à perte de vue, les plantations d’épices et un climat très plaisant. Puis, on descend vers l’ouest et changement d’élément : l’eau et les backwaters (que l’on décrit comme une merveille de la nature) et que j’ai eu la chance de découvrir en houseboat et ça aussi, c’est une expérience inoubliable. Ces bateaux sont très confortables et on y est très bien « soignés ». Je mettrais 5 étoiles.
Puis, COCHIN, la vielle ville, le fort, le palais hollandais, la synagogue, les filets des pêcheurs chinois, le quartier des antiquaires, … et un fabuleux coucher de soleil sur la baie.
De là, OOTY, de nouveau une station dans les collines avec un climat très plaisant. J’ai pris le Toy train (à cause de sa petite locomotive) pour me rendre à Coonoor. C’est très pittoresque. Puis MYSORE, la ville du jasmin, de la soie et du santal, avec son palais de Maharaja, l’un des plus extraordinaires de l’Inde, paraît-il, sans oublier Chamundi Hill et le taureau Nandi, en géant.
J’ai terminé mon voyage par les trois joyaux de l’architecture Hoysala : SOMNATHPUR, HALEBID, BELUR.
Et bien sûr, les INDIENS. Je les ai trouvés aimables, souriants, serviables et ces impressions me resteront toujours. Autant vous dire que vu le périple, ça a été plus qu’une bonne idée de louer une voiture pour la totalité du voyage, de Madras à Bangalore. L’agence s’est aussi occupée de réserver les hôtels. Ils ont plusieurs bureaux en Inde du Sud, ils sont très efficaces et serviables. Question chauffeur, parfait. Le notre s’appelait William et j’en souhaite un pareil à tout le monde. Bon conducteur et connaissant très bien des lieux intéressants hors des sentiers battus.
Et quelque chose me dit que ce premier voyage en Inde du Sud ne sera pas le dernier.
Bon voyage à tout le monde !
Arjuna
Je reviens d’un voyage de 25 jours en Inde du Sud, de Madras à Goa, tout empreint encore de la magie de ce subcontinent haut en couleurs. J’ai été tellement subjugué par les bas reliefs de MAMALLAPURAM et en particulier la Pénitence d’Arjuna, que j’ai choisi le pseudo d’ARJUNA. Le site tout entier est magnifique : la grotte du Tigre, la grotte de Trimurthi, la pénitence d’Arjuna, les 5 rathas, … et LE sublime Temple du rivage. On peut réellement parler de réalisations architecturales d’une toute grande beauté. Pondichéry, à environ 2 heures de Mamalla, c’est le contraste assuré, une autre facette de l’Inde, avec les habitations de nos ancêtres, ses rues ombragées, l’ashram de Sri Aurobindo (son silence, l’encens, les fleurs), ses églises et son marché au fleurs. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance qui y règne. Après, c’est la découverte des temples hindouistes qui commence. En fait, j’avais lu que ces temples sont très actifs et très vivants et je voulais assister à un maximum de cérémonies et de rituels, ce que je vous conseille.
- A CHIDAMBARAM, il y a une cérémonie remarquable, accompagnée de musique indienne traditionnelle
- Les temples de GANGAIKONDACHOLAPURM, DARASURAM (la rénovation se poursuit) et de TANJORE, tout le monde le dira, sont de véritables chefs-d’oeuvre de la dynastie Chola. Mais le soir, avec les illuminations…on est sans souffle.
- Le temple de Srirangam à TRICHY est très grand (difficile à imaginer, comme ça de l’extérieur, d’ailleurs, on parle de villes-temples, je crois). Il y avait une cérémonie au bord du fleuve et là j’ai eu l’impression de toucher à la profondeur de la religion hindouiste.
- Et puis, toujours en crescendo, la ville-temple de MADURAI : des gopurams immenses avec des milliers de statues, des cérémonies à vous couper le souffle. On se croirait dans un film.
- RAMESHWARAM : un haut lieu de pèlerinage où des milliers de personnes viennent pour se laver de leurs péchés, surtout ceux qui n’ont pas encore d’enfants…
Au KERALA, changement de décor, on entre dans le paradis de la nature avec Munnar, Periyar, Kottayam, les Backwaters, Aleepy et Cochin. Le long de la route de Periyar à Munnar, ce sont des plantations de thé à perte de vue, les plantations d’épices et un climat très plaisant. Puis, on descend vers l’ouest et changement d’élément : l’eau et les backwaters (que l’on décrit comme une merveille de la nature) et que j’ai eu la chance de découvrir en houseboat et ça aussi, c’est une expérience inoubliable. Ces bateaux sont très confortables et on y est très bien « soignés ». Je mettrais 5 étoiles.
Puis, COCHIN, la vielle ville, le fort, le palais hollandais, la synagogue, les filets des pêcheurs chinois, le quartier des antiquaires, … et un fabuleux coucher de soleil sur la baie.
De là, OOTY, de nouveau une station dans les collines avec un climat très plaisant. J’ai pris le Toy train (à cause de sa petite locomotive) pour me rendre à Coonoor. C’est très pittoresque. Puis MYSORE, la ville du jasmin, de la soie et du santal, avec son palais de Maharaja, l’un des plus extraordinaires de l’Inde, paraît-il, sans oublier Chamundi Hill et le taureau Nandi, en géant.
J’ai terminé mon voyage par les trois joyaux de l’architecture Hoysala : SOMNATHPUR, HALEBID, BELUR.
Et bien sûr, les INDIENS. Je les ai trouvés aimables, souriants, serviables et ces impressions me resteront toujours. Autant vous dire que vu le périple, ça a été plus qu’une bonne idée de louer une voiture pour la totalité du voyage, de Madras à Bangalore. L’agence s’est aussi occupée de réserver les hôtels. Ils ont plusieurs bureaux en Inde du Sud, ils sont très efficaces et serviables. Question chauffeur, parfait. Le notre s’appelait William et j’en souhaite un pareil à tout le monde. Bon conducteur et connaissant très bien des lieux intéressants hors des sentiers battus.
Et quelque chose me dit que ce premier voyage en Inde du Sud ne sera pas le dernier.
Bon voyage à tout le monde !
Arjuna
Retour d'Inde du Sud English translation pending
Bonjour à tous,
😉
Nous rentrons d'un séjour de 3 semaines en Inde du Sud. Heureusement Internet est encore là pour prolonger le rêve...
Je tenais tout particulièrement à remercier Christophe, Claude et surtout Sandrine pour tous les précieux conseils qui nous ont permis de préparer avec succès ce 1er séjour en Inde.
Le pays est très attachant et ne ressemble vraiment à aucun autre. Le subtile mélange des genres est fabuleux, parfois déconcertant mais à tout moment, les vibrations sont présentes....
Vous avez compris, on a adoré !!
Une adresse à retenir absolument ! bas_das@vsnl.net (2 frères adorables qui ne savent pas quoi faire pour nous faire plaisir), d'une compétence et d'un disponibilité à toute épreuve. Pour plus d'infos, n'hésiter pas à me contacter, cette petite agence recommandée par le Guide du Routard mérite vraiment le détour.
Merci encore à tous.
A bientôt
Ghislaine
😉
Nous rentrons d'un séjour de 3 semaines en Inde du Sud. Heureusement Internet est encore là pour prolonger le rêve...
Je tenais tout particulièrement à remercier Christophe, Claude et surtout Sandrine pour tous les précieux conseils qui nous ont permis de préparer avec succès ce 1er séjour en Inde.
Le pays est très attachant et ne ressemble vraiment à aucun autre. Le subtile mélange des genres est fabuleux, parfois déconcertant mais à tout moment, les vibrations sont présentes....
Vous avez compris, on a adoré !!
Une adresse à retenir absolument ! bas_das@vsnl.net (2 frères adorables qui ne savent pas quoi faire pour nous faire plaisir), d'une compétence et d'un disponibilité à toute épreuve. Pour plus d'infos, n'hésiter pas à me contacter, cette petite agence recommandée par le Guide du Routard mérite vraiment le détour.
Merci encore à tous.
A bientôt
Ghislaine
Aventures indiennes: 2 200 km en Enfield à travers le Kerala, le Tamil Nadu et le Karnataka English translation pending
Avertissement le texte ci-dessous est tiré de ma page Facebook au gré de parutions périodiques. Il peut donc s'en ressentir quelques trous dans le suivi du récit ... Par ailleurs, il s'agit ici de mon premier voyage en Inde, quel es spécialistes et autres habitués de cet incroyable pays me pardonnent de mes imprécisions.
Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...
L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.
Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.
Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.
La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.
Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.
Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.
Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.
L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.
L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.
Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.
L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...
L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.
Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.
Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.
La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.
Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.
Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.
Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.
L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.
L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.
Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.
L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Circuit d'un mois en Inde du Sud English translation pending
Bonjour chers voyageurs,
Nous avons comme projet de partir en Inde du Sud 1 mois en février-mars 2019 et j'ai déjà une idée du circuit que nous souhaiterions faire (ce sera notre toute première fois en Inde) mais j'aimerais votre avis sur la faisabilité de celui-ci et si le nombre de jours alloués aux étapes est suffisant. De plus, j'aimerais savoir si le fait d'engager un chauffeur privé est intéressant pour effectuer de grands trajets notamment entre les villes que nous allons visiter dans ce circuit ou si le train est amplement suffisant pour cela, et si c'est le cas, dans quelles conditions est-il intéressant de prendre un chauffeur privé?
J1-2: Vol Paris > Chennai J3: Vol Chennai > Port Blair J4-5-6: Iles Andaman J7: Vol Port Blair > Chennai, direction Pondichéry J8-9: Pondichéry J10: Chidambaram (nous y serons pendant le festival Natyansali) J11: Thamjavur J12-13-14: Chettinad J15-16: Madurai J17: Munnar J18: Thekkady J19: Allepey J20: Allepey, direction Kochi J21: Kochi, direction Ooty J22: Parc national Mudumalai J23: Parc national Wayanad J24: Vol Kochi > Bangalore, direction Mysore J25: Mysore J26: Mysore, temple Cheluvanarayana (nous y seront pendant le festival Vaisamudi) J27: Mysore, direction Hassan J28: Hassan, direction Hospet J29: Hampi J30-31: Goa J32: Vol Goa > Paris
Merci beaucoup d'avance pour vos précieux conseils.
Cordialement,
Pauline & Etienne
Nous avons comme projet de partir en Inde du Sud 1 mois en février-mars 2019 et j'ai déjà une idée du circuit que nous souhaiterions faire (ce sera notre toute première fois en Inde) mais j'aimerais votre avis sur la faisabilité de celui-ci et si le nombre de jours alloués aux étapes est suffisant. De plus, j'aimerais savoir si le fait d'engager un chauffeur privé est intéressant pour effectuer de grands trajets notamment entre les villes que nous allons visiter dans ce circuit ou si le train est amplement suffisant pour cela, et si c'est le cas, dans quelles conditions est-il intéressant de prendre un chauffeur privé?
J1-2: Vol Paris > Chennai J3: Vol Chennai > Port Blair J4-5-6: Iles Andaman J7: Vol Port Blair > Chennai, direction Pondichéry J8-9: Pondichéry J10: Chidambaram (nous y serons pendant le festival Natyansali) J11: Thamjavur J12-13-14: Chettinad J15-16: Madurai J17: Munnar J18: Thekkady J19: Allepey J20: Allepey, direction Kochi J21: Kochi, direction Ooty J22: Parc national Mudumalai J23: Parc national Wayanad J24: Vol Kochi > Bangalore, direction Mysore J25: Mysore J26: Mysore, temple Cheluvanarayana (nous y seront pendant le festival Vaisamudi) J27: Mysore, direction Hassan J28: Hassan, direction Hospet J29: Hampi J30-31: Goa J32: Vol Goa > Paris
Merci beaucoup d'avance pour vos précieux conseils.
Cordialement,
Pauline & Etienne
Catastrophe au Kerala, la pire mousson depuis un siècle English translation pending
La pire mousson au Kerala depuis 100 ans... ne se limite pas au centre mais les 14 districts sont touchés.
Selon la tv indienne de ce soir, 17 août, les chiffres montrent l'ampleur de la catastrophe...
324 morts en 9 jours
223000 réfugiés dans 1500 camps
44 rivières et fleuves en crue
80% de l'état est sans électricité.
il est raisonnable d'éviter de s'y rendre avant un moment je pense. Pour moi ce sera donc pour une autre fois, le Tamil Nadu est au sec.
La carte date du 15 mais elle reste la même aujourd'hui.
Où en Inde du Sud? English translation pending
bonjour
juste le début de notre prépa de voyage pr avril
hélas seulement 2 semaines! (ah ces enseignants!!)
alors le pays étant grand, je voulais avoir les avis des experts que vous êtes (j'ai déjà testé toutes ces belles lignes pr les usa, bali et oman)
nous aimerions "voir l'Inde"!! sans aller à tte vitesse (en se gardant 3/4 jours de farniente), sans aller ds des endroits surfaits
le kerala? je n'ai pas bcp lu encore mais ça n'a pas l'air d'être la vraie inde : très catholique? quoi d'autres?
merci
anne
Mésaventure dès notre arrivée à Delhi English translation pending
Bonjour à ceux qui me lisent,
Je prends le temps de raconter ce qui nous est arrivé avec mon compagnon à notre arrivée à Delhi il y a deux semaines.
Je précise que c'est mon 4 ième séjour en Inde, comme quoi il ne suffit pas d'être débutant pour se faire arnaquer.
Nous avions réservé un hotel à Pahar ganj, et au sortir de l'avion, nous avions pris le métro et étions sortis à la station New Delhi.
Tout allait bien jusque là.
Arrivés devant la gare des trains qui se trouve juste avant Pahar ganj, impossible de la traverser.
Là plusieurs personnes nous disent que c'est impossible en raison de normes de sécurité...patin couffin.
Du coup nous embarquons dans un rickshaw, supposé nous faire entrer dans le quartier (car du coup il y avait soit disant un détour de 2km à faire).
Bref, par un ensemble de relais malencontreux, nous nous retrouvons soit disant dans un bureau officiel qui nous explique que le quartier de notre hotel est bouclé, interdit aux touristes et dangereux pour les 3 prochains jours.
Soit disant plus aucune possibilité de rester à Delhi et plus aucun train ni bus de dispo pour bouger ailleurs. (le type du bureau officiel te montre le site de réservation de train et te dis que tout a changé et que tu ne peux plus bouger en train.Il appelle soit disant la station de bus et le type du bureau te dit que tout est plein ou annulé pour trois jours).
Impossible de rester ou de prendre un transport à un prix normal: nous devons payer un taxi privé.
Je sais, ca a l'air gros à tête reposée mais le jour ou tu débarque à 35 degrés avec ton gros sac et 28 heures de voyages dans les pattes....tu es super vulnérable.
Résultat: nous sommes quasiment forcés de quitter Delhi illico et en voiture privée le double du prix qu'on aurait jamais payé à la base. Je raconte ca ici car j'ai entendu une autre personne raconter mots pour mots la même mésaventure.
Résultat: on s'est fait voler une semaine de budget et on s'est retrouvés à Richikech, on a perdu notre résa d'hôtel, qui vraisemblablement n'était pas fermé.
Au prétexte d'un festival et par une concordance de malveillance, on est tombés dans le panneau :(. L'inde a mal démarrée et la seule chose qui console ma naïveté, c'est de pouvoir éviter à d'autres la même mésaventure. Avec un reçu j'aurais pu porter plainte, c'est ce que m'a suggéré un indien à qui j'ai raconté l'histoire.
Bref, La bande est organisée, faites gaffe en arrivant à Delhi. Pour info la somme en question s'est élevée à 160 euros, pour 226 km.
Tchuss à tutti
Erika
HELP! Très malade en Inde English translation pending
Salt
Suis a benares depuis le 11 fev et le voyage vire au cauchemar. 2j apres mon arrivée je bois un café froid mélange de lait et café et avec une boule de glace vanille. 6h apres et d'1 seconde a l'autre sans crier gare je me mets a trembler comme une feuille, je grelotte malgre 2 t shirts et 2 couettes, sans parler de la chiasse geante. Suis alité pendant 2 jours totalement dans le potage. Antibio et anti diarrheique et 2 jours apres je peux sortir a nouveau. Je me dis que c'est fini.
Que nenni.
Depuis 3 ou 4 jours j'ai une diarhee chronique. Je suis obligé de rester cloué au lit pcq je me sens tres faible et ai perdu bcp d'eau. Je peux aller aux wc 20 fois dans la nuit sans probleme. C'est un cauchemar. Je n'ai plus faim et les anti diareehiques sont sans.effet (arestal).
Au depart j'ai pensé que c'etait tjrs cette boule de glace, puis ai pensé a peut être d'autres pistes :
- j'ai souvent bu du "lemon ginger honey", eau chaude au gingembre miel citron. L'eau est elle bien bouillie ??
- j'ai bu 2 lassi au "blue lassi" et c'est a base de lait non ? Mais bon il est super bien coté partout donc si lez gens etaient malades la ca se saurait
- un aromatherapiste rencontré m'a offert chez lui un Chai maison. Mais bon nous etions 3 a boire le chai du meme thermos que sa femme nous a portée
Desormais c'est riz blanc ou soupe et.coca (quand j'arr8ve a me forcer a me nourrir) mais rien a faire, je continue a me vider.
Dois je reprendre les antibios ?
Je veux me barrer de benares, apres 9j j'en ai ma claque mais impossible de prendre le train/avion dans cet etat de.faiblesse et de diarhee chronique.
Vais je mourir en Inde de ce vers, parasite, virus, salmonelle, ou que sais je.encore que j'ai chopé ?
HELP
Suis a benares depuis le 11 fev et le voyage vire au cauchemar. 2j apres mon arrivée je bois un café froid mélange de lait et café et avec une boule de glace vanille. 6h apres et d'1 seconde a l'autre sans crier gare je me mets a trembler comme une feuille, je grelotte malgre 2 t shirts et 2 couettes, sans parler de la chiasse geante. Suis alité pendant 2 jours totalement dans le potage. Antibio et anti diarrheique et 2 jours apres je peux sortir a nouveau. Je me dis que c'est fini.
Que nenni.
Depuis 3 ou 4 jours j'ai une diarhee chronique. Je suis obligé de rester cloué au lit pcq je me sens tres faible et ai perdu bcp d'eau. Je peux aller aux wc 20 fois dans la nuit sans probleme. C'est un cauchemar. Je n'ai plus faim et les anti diareehiques sont sans.effet (arestal).
Au depart j'ai pensé que c'etait tjrs cette boule de glace, puis ai pensé a peut être d'autres pistes :
- j'ai souvent bu du "lemon ginger honey", eau chaude au gingembre miel citron. L'eau est elle bien bouillie ??
- j'ai bu 2 lassi au "blue lassi" et c'est a base de lait non ? Mais bon il est super bien coté partout donc si lez gens etaient malades la ca se saurait
- un aromatherapiste rencontré m'a offert chez lui un Chai maison. Mais bon nous etions 3 a boire le chai du meme thermos que sa femme nous a portée
Desormais c'est riz blanc ou soupe et.coca (quand j'arr8ve a me forcer a me nourrir) mais rien a faire, je continue a me vider.
Dois je reprendre les antibios ?
Je veux me barrer de benares, apres 9j j'en ai ma claque mais impossible de prendre le train/avion dans cet etat de.faiblesse et de diarhee chronique.
Vais je mourir en Inde de ce vers, parasite, virus, salmonelle, ou que sais je.encore que j'ai chopé ?
HELP
Bonnes adresses pour un petit circuit dans une petite partie du Tamil Nadu English translation pending
Bonjour,
Je lance cette nouvelle discussion avec des explications un peu plus précises sur mon circuit.
J'attends si possible d'avoir de bonnes adresses pour le logement.
Si vous pensez que je passe à côté de quelque chose de ces côtés là, je serai contente de le savoir également...
MON CIRCUIT Une semaine à Pondichery (j'ai une adresse dans une GH) 2 nuits à CHIDAMBARAM avec visite de PACHIVARAM et GANGAIKONDOCHOLOPURAM ....... 1 nuit à THIRUKADDAIYURi (temple des remariages) 2 nuits à Velankanni (Le Lourdes indien ) 2 nuits à Tanjore 2 nuits à Arantangi (KARAIKUDI) pas encore certaine du lieu.... est-ce que ça vaut la peine ce détour??? 3 nuits à Trichy 4 nuits à Tiruvannamalai .... ou 3 à Tiruvannamalai et 1 à Kanchipuram 3 nuits à MAHABALIPURAM .
Voilà ça devient plus clair.
A tiruvannamalai, j'ai comme adresse la GH de l'ashram ARUNACHALA (28€/nuit) ou Lakshmi residency inn (30€/nuit) A Arantagi, j'ai comme adresse la CHARU'S GH (chez l'habitant 17 €/nuit) A Kanchipuram, j'ai comme adresse l'hôtel PINE TREE (25€/nuit) A Trichy, j'ai soit la GH de Raja sur l'île ou l'hôtel Rock fort View (25 à 30 €/nuit)....
Si vous connaissez ces adresses, merci de me donner votre avis. CHIDAMBARAM (n'ai rien sauf un hôtel de luxe) 1 nuit à THIRUKADDAIYURi (temple des remariages) n'ai rien 2 nuits à Velankanni (Le Lourdes indien ) n'ai rien 2 nuits à Tanjore (n'ai rien) 2 nuits à Arantangi (KARAIKUDI en lui même est très cher 60€/Nuit à 11 km ou 100 €/nuit dans la ville même).
Maintenant, à savoir aussi si je le fais avec un chauffeur pour toute la durée du circuit ou coup par coup ? J'ai une proposition à 30€/jour pour le circuit (Patron francophone).
Merci d'avance pour vos avis. MARIE
MON CIRCUIT Une semaine à Pondichery (j'ai une adresse dans une GH) 2 nuits à CHIDAMBARAM avec visite de PACHIVARAM et GANGAIKONDOCHOLOPURAM ....... 1 nuit à THIRUKADDAIYURi (temple des remariages) 2 nuits à Velankanni (Le Lourdes indien ) 2 nuits à Tanjore 2 nuits à Arantangi (KARAIKUDI) pas encore certaine du lieu.... est-ce que ça vaut la peine ce détour??? 3 nuits à Trichy 4 nuits à Tiruvannamalai .... ou 3 à Tiruvannamalai et 1 à Kanchipuram 3 nuits à MAHABALIPURAM .
Voilà ça devient plus clair.
A tiruvannamalai, j'ai comme adresse la GH de l'ashram ARUNACHALA (28€/nuit) ou Lakshmi residency inn (30€/nuit) A Arantagi, j'ai comme adresse la CHARU'S GH (chez l'habitant 17 €/nuit) A Kanchipuram, j'ai comme adresse l'hôtel PINE TREE (25€/nuit) A Trichy, j'ai soit la GH de Raja sur l'île ou l'hôtel Rock fort View (25 à 30 €/nuit)....
Si vous connaissez ces adresses, merci de me donner votre avis. CHIDAMBARAM (n'ai rien sauf un hôtel de luxe) 1 nuit à THIRUKADDAIYURi (temple des remariages) n'ai rien 2 nuits à Velankanni (Le Lourdes indien ) n'ai rien 2 nuits à Tanjore (n'ai rien) 2 nuits à Arantangi (KARAIKUDI en lui même est très cher 60€/Nuit à 11 km ou 100 €/nuit dans la ville même).
Maintenant, à savoir aussi si je le fais avec un chauffeur pour toute la durée du circuit ou coup par coup ? J'ai une proposition à 30€/jour pour le circuit (Patron francophone).
Merci d'avance pour vos avis. MARIE
En Inde du Sud avec 4 ados cet été English translation pending
Nous souhaitons partir en Inde du Sud (le Tamil Nadu et un peu le Kérala) du 12 juillet au 08 aout avec nos 4 enfants (12,14,16 et 18 ans). On a fait la Thaïlande l'année dernière avec sac à dos et ça s'est très bien passé, du coup ils ont du mal à se projeter sans être dans la comparaison. On les prépare au fait que ça va être différent, mais on voudrait leur concocter un voyage qui allie le culturel, le spirituel et des temps de farniente où ils peuvent aussi se balader tous seuls sans les parents sur le dos. On va essayer d'arriver par Madras et de repartir par Cochin, ou l'inverse? On voudrait faire plutôt des étapes de 3 ou 4 nuits à chaque fois, prendre le temps de quelques massages ayurvédiques et initiation au yoga et à la méditation entre les visites de temples. Pour l'hébergement on cherche des petites pensions ou des petits hotels propres mais sans luxe, peut être une piscine de temps en temps pour nos ados si ça existe. Est-il facile de trouver une grosse voiture avec chauffeur à chaque étape ou faut-il prévoir à l'avance? Est il facile de trouver des liaisons en train entre les principales villes ou une voiture avec chauffeur est-elle indispensable? Pour les plages, même si là encore, rien à voir avec la Thaïlande, j'ai cru comprendre qu'il y avait une plage avec bungalows pour jouer un peu à robinson crusoé à Marari beach, vers Cochin; vers Madras qu'en est-il de Mamallapuram? Je suis preneuse d'avis de voyageurs qui connaissent la région, à la fois pour les lieux à ne pas manquer et des petits trucs pour nous faciliter la tâche.Si des ados veulent témoigner de leur expérience j'en connais qui seront ravis de les lire. Merci d'avance
PS si notre expérience en Thaïlande intéresse quelqu'un, on peut échanger des tuyaux.
PS si notre expérience en Thaïlande intéresse quelqu'un, on peut échanger des tuyaux.
75 jours dans le four indien (du Sud principalement) English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà je compte partir pour la première fois en inde cette année environ 75 jours de début avril à mi juin (je sais, je n’ai pas choisi la meilleur période) et j’aurai besoin de votre aide.
Prologue : Delhi-Agra-Jaipur
Dans ce voyage je veux principalement visiter le sud de l'inde mais, ça va peut-être paraître bête pour certain, j’avoue avoir du mal à concevoir un premier voyage dans ce pays sans voir le célèbre Taj. Donc avant le gros du voyage, je programme de faire la boucle classique Delhi-Agra-Jaipur.Je pensais faire :
J1 : Arrivée matin delhi départ pour Agra dans la journée J2/J3 : Agra +Fatehpur Sikri J4 : Trajet Agra-Jaipur J5/6 : Jaipur+Amber J7 : Trajet Jaipur/Delhi J8/J9/J10 : Delhi J11 : Avion Delhi-Goa
Cela vous semble-t-il bon dans le timing ? Où dois-je prévoir des jours en plus pour mieux profiter de chaque ville (sachant que ça fera des jours en moins pour la suite)?
L’Inde du Sud
Là j’aurais plus le temps et donc pas d’itinéraire au jour le jour mais voilà ce que j’ai prévu à la louche:
Goa (5 jours) : honnêtement ce n’est pas un état qui m’intéresse particulièrement mais je pense qu’après le premier contact intense avec les grosses villes indiennes, un peu de repos sera bon à prendre. Karnataka (20 jours) : Bijapur-Badami-Hampi-Hassan-Mysore-Ooty Kerala (15 jours) :Kochi-Allepey-Munnar-Kovalam/Varkala Tamil Nadu (25 jours) : Kanyakumari-Rameswaram-Madurai-Kodaikanal-Trichy/Tanjore-Pondichéry-Mahabalipuram-Chennai (Avion)
Des lieux à rajouter/enlever ? Assez large niveau nombre de jours ?
Enfin niveau budget je prévoyais 1500€ (hors vols) , soit 1400 Roupie/jour actuellement, en voyageant principalement en transport en commun et logeant dans les hôtels bon marchés. Mais la saison va-t-elle m’obliger à prendre systématiquement des hôtels avec AC et donc plus cher ?
Merci à tous ceux qui ont prit le temps de lire et encore plus à ceux qui sauront me répondre.
Voilà je compte partir pour la première fois en inde cette année environ 75 jours de début avril à mi juin (je sais, je n’ai pas choisi la meilleur période) et j’aurai besoin de votre aide.
Prologue : Delhi-Agra-Jaipur
Dans ce voyage je veux principalement visiter le sud de l'inde mais, ça va peut-être paraître bête pour certain, j’avoue avoir du mal à concevoir un premier voyage dans ce pays sans voir le célèbre Taj. Donc avant le gros du voyage, je programme de faire la boucle classique Delhi-Agra-Jaipur.Je pensais faire :
J1 : Arrivée matin delhi départ pour Agra dans la journée J2/J3 : Agra +Fatehpur Sikri J4 : Trajet Agra-Jaipur J5/6 : Jaipur+Amber J7 : Trajet Jaipur/Delhi J8/J9/J10 : Delhi J11 : Avion Delhi-Goa
Cela vous semble-t-il bon dans le timing ? Où dois-je prévoir des jours en plus pour mieux profiter de chaque ville (sachant que ça fera des jours en moins pour la suite)?
L’Inde du Sud
Là j’aurais plus le temps et donc pas d’itinéraire au jour le jour mais voilà ce que j’ai prévu à la louche:
Goa (5 jours) : honnêtement ce n’est pas un état qui m’intéresse particulièrement mais je pense qu’après le premier contact intense avec les grosses villes indiennes, un peu de repos sera bon à prendre. Karnataka (20 jours) : Bijapur-Badami-Hampi-Hassan-Mysore-Ooty Kerala (15 jours) :Kochi-Allepey-Munnar-Kovalam/Varkala Tamil Nadu (25 jours) : Kanyakumari-Rameswaram-Madurai-Kodaikanal-Trichy/Tanjore-Pondichéry-Mahabalipuram-Chennai (Avion)
Des lieux à rajouter/enlever ? Assez large niveau nombre de jours ?
Enfin niveau budget je prévoyais 1500€ (hors vols) , soit 1400 Roupie/jour actuellement, en voyageant principalement en transport en commun et logeant dans les hôtels bon marchés. Mais la saison va-t-elle m’obliger à prendre systématiquement des hôtels avec AC et donc plus cher ?
Merci à tous ceux qui ont prit le temps de lire et encore plus à ceux qui sauront me répondre.
Circuit au Kerala (Inde du Sud) English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons d'aller en février 15 jours en inde du Sud et voulons découvrir les paysages, les animaux, les temples, les plages mais surtout la vie indienne et les petits villages traditionnels, sans courir, en vivant au rythme du pays. J'ai vu sur différents forums que le Kerala était une région superbe et j'aurais souhaité différents renseignements. Dans quel ville atterrir et quelle compagnie aérienne privilégier de Paris? Quel circuit me conseillez vous? Avez vous des noms d'endroits à ne surtout pas manquer? A Bali nous avions fait un voyage avec un chauffeur et j'avais trouvé cela génial. Me conseillez vous de faire de même ici? Dans ce cas faut-il réserver de France ou directement là-bas? Connaissez vous des chauffeurs sympas qui font ce genre de choses? Vous voyez mes questions ne manquent pas.... J'attends avec impatience vos réponses....avec peut-être des blogs à consulter. Merci d'avance Françoise
Nous envisageons d'aller en février 15 jours en inde du Sud et voulons découvrir les paysages, les animaux, les temples, les plages mais surtout la vie indienne et les petits villages traditionnels, sans courir, en vivant au rythme du pays. J'ai vu sur différents forums que le Kerala était une région superbe et j'aurais souhaité différents renseignements. Dans quel ville atterrir et quelle compagnie aérienne privilégier de Paris? Quel circuit me conseillez vous? Avez vous des noms d'endroits à ne surtout pas manquer? A Bali nous avions fait un voyage avec un chauffeur et j'avais trouvé cela génial. Me conseillez vous de faire de même ici? Dans ce cas faut-il réserver de France ou directement là-bas? Connaissez vous des chauffeurs sympas qui font ce genre de choses? Vous voyez mes questions ne manquent pas.... J'attends avec impatience vos réponses....avec peut-être des blogs à consulter. Merci d'avance Françoise
Que voir en... Inde du Sud English translation pending
> Que voir en Inde du Nord
> Que voir au Rajasthan et l'ouest de l'Inde
> Que voir au Bengale et l'est de l'Inde
>> Que voir en Inde du Sud
L'Inde se compose de 28 états, 6 territoires fédéraux et du territoire national de Delhi, la capitale. Un 29e état, le Télangana, devrait voir le jour courant 2014 suite à une partition de l'Andhra Pradesh. Géographiquement, aussi bien qu'au niveau touristique, on peut découper l'ensemble de l'Inde en plusieurs régions.
- Le Nord Il s'agit de la capitale Delhi et des états himalayens. États : Haryana, Jammu et Cachemire, Himachal Pradesh, Penjab, Uttar Pradesh, Uttarakhand. Territoires : Chandigarh, Delhi.
- L'Ouest C'est la région qui va de Goa aux portes de la capitale et de la chaîne himalayenne. États : Goa, Gujarat, Madhya Pradesh, Maharashtra, Rajasthan. Territoires : Dadra et Nagar Haveli, Daman et Diu
- L'Est C'est la partie comprise du nord du Golfe du Bengale aux petits états limitrophes de la Birmanie. États : Arunachal Pradesh, Assam, Bengale Occidental, Bihar, Chhattisgarh, Jharkhand, Manipur, Meghalaya, Mizoram, Nagaland, Orissa, Sikkim, Tripura.
- Le Sud Ce sont pour l'essentiel les quatre gros états situés sous la ligne Goa - Hyderabad. États : Andhra Pradesh, Karnataka, Kerala, Tamil Nadu (plus le Télangana à venir). Territoires : Iles îles Andaman et Nicobar, Lakshadweep, Pondichéry.
Que voir en Inde du Sud ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter sur place (carte).
1-ANDHRA PRADESH Ce vaste état du sud est loin d'être parmi les plus visités même s'il renferme quelques centres d'intérêt comme sa capitale Hyderabad, les temples de Titumala, les grottes de Belum ou encore diverses réserves animales.Hyderabad : la capitale de l'Andra Pradesh est riche en histoire et traditions avec notamment sa vieille ville.Srisailam : dans la réserve du même nom, cette ville sainte de l'Hindouisme possède aussi dans ses proches environs des grottes et des temples importants au niveau de cette religion.Tirupati-Tirumala : à la périphérie de la petite ville de Tirupati, Tirumala est un temple hindouiste. Il est le site religieux le plus visité au monde. D'autres temples importants sont présents dans les alentours.Visakhapatnam : cette grande cité portuaire de la côte du Bengale possède dans ses environs plusieurs belles plages, des temples hindous et des sites bouddhistes.Warangal : à une centaine de kilomètres d'Hyderabad. Warangal est connue pour sa forteresse et ses temples.Patrimoine naturelGrottes de Belum : c'est un des réseaux sous-terrains parmi les plus importants de l'Inde.Réserve de Coringa : une réserve littorale qui abrite des oiseaux, des tortues et des crocodiles.Réserve de Koundinya : cette petite zone de collines et de vallées abrite entre autres des ours et des éléphants au niveau de sa faune.Réserve de Srisailam : vaste réserve au sud d'Hyderabad avec des tigres, léopards, ours...Vallée d'Araku : cette vallée verdoyante proche du port de Visakhapatnam offre de beaux paysages (avec des grottes comme celles de Borra) et de nombreuses plantations de café.2- KARNATAKA Cet état en bordure de Mer d'Arabie possède plusieurs sites touristiques intéressants dont en premier lieu Hampi classé au patrimoine de l'UNESCO et les Jog Falls qui sont les plus hautes chutes d'eau de toute l'Inde.Badami : petite ville connue pour sa série de temples creusés dans la roche, de même que ceux construits en bordure de lac.Bangalore : la capitale du Karnata, avec son centre à l'américaine, n'offre que peu d'attraits en matière touristique. Elle est avant tout un pôle économique et scientifique.Belgaum : cette grande ville possède un vieux fort, des temples et des églises. A la limite, ce sont plus ses environs avec ses stations d'altitude et ses cascades qui présentent un intérêt.Belur : ancienne capitale construite en bord de rivière avec deux vieux temples remarquables.Bijapur : cette vieille cité possède une belle architecture fortement influencée par l'Islam.Halebid : petite ville du centre du Karnataka connue pour ses superbes temples.Hampi : ce village est construit à l'intérieur de l'ancienne cité de Vijayanagar dont on visite les vestiges. Le site est classé au patrimoine de l'UNESCO. Karavali : c'est la bande côtière du Karnataka qui fait face à la Mer d'Arabie sur environ 300 km. Elle est appréciée pour ses paysages boisés, ses temples et ses plages (Gokarn, Karawar, Mangalore…)Mangalore : ce sont avant tout les plages proches de la ville qui présentent l'intérêt touristique principal de ce grand port de la Mer d'Arabie qui a connu une large croissance ces dernières années.Mysore : la ville culturelle du Karnataka possède de beaux palais, des temples, des parcs et plusieurs musées.Pattadakal : ce très beau site classé à l'UNESCO abrite un ensemble de temples plutôt bien conservés.Shravanabelagola : petit village connu pour son temple jaïn et l'immense statue qui va avec.Patrimoine naturelJog Falls : avec 253 m de haut, ce sont les plus hautes chutes d'eau de toute l'Inde.Parc national de Bandipur : ce grand parc du sud de l'état est reconnu pour abriter des tigres, des léopards, des ours, des éléphants et de nombreux oiseaux.Réserve de Ranganathittu : des oiseaux et (beaucoup) de crocodiles dans cette petite réserve.3- KERALA Un état côtier d'abord connu pour sa nature avec les Backwaters (canaux et lagunes navigables), ses plages, ses stations d'altitude et ses parcs situés dans la partie est.Kannur : belle petite ville de la côte nord du Kerala. Elle abrite notamment un vieux fort portugais du XVIe siècle et dispose de plusieurs plages à sa périphérie.Kochi : anciennement Cochin. C'est la grande agglomération commerciale et portuaire du Kerala. Outre de nombreux édifices des diverses religions, Kochi possède également des vestiges du passage des portugais, hollandais et autres dans la région.Kozhikode : l'ancienne Calicut qui vit débarquer Vasco de Gamma en 1498 n'offre que peut d'intérêt touristique (juste quelques temples et plages).Kovalan : sûrement la plage la plus connue de la côte sud de l'Inde. Elle est proche de Trivandrum.Munnar : cette station d'altitude est appréciée pour ses plantations de thé mais aussi ses paysages vallonnés aux diverses cascades.Ponmudi : une station d'altitude dans de beaux paysages.Thrissur : cette vieille cité du Kerala possède quelques temples et églises intéressants. C'est aussi une ville culturelle avec des festivals réputés.Trivandrum : ou Thiruvananthapuram de son nouveau nom. La ville est connue pour ses palais et autres témoignages du passé, mais aussi pour ses plages toutes proches (Kovalan et autres).Varkala : une plage réputée de la côte sud du Kerala.Patrimoine naturelBackwaters : ces canaux et lagunes navigables sur près de 1 500 km représentent une des principales raisons de la venue des touristes dans le Kerala.Nilgiri mountains : de petites montagnes à la fois dans le Kerala et le Tamil Nadu avec de beaux paysages et des opportunités de treks au départ de plusieurs stations d'altitude.Parc national de Periyar : appelé aussi appelé Thekkady, celui-ci abrite de nombreux tigres et éléphants. On peut y effectuer des randonnées et des balades en bateau sur le lac Periyar.Parc national de Silent Valley : ce joli parc d'altitude abrite des tigres, léopards, ours, singes, oiseaux. On peut y randonner.Réserve ornithologique de Kumarakom : le site au coeur des Backwaters est réputé pour l'observation des oiseaux. 4- TAMIL NADU Cet état de l'extrême sud possède de nombreux temples et vestiges archéologiques (temples Chola, Madurai, Mahabalipuram…) dont plusieurs sont inscrits au patrimoine de l'UNESCO.Auroville : juste à côté de Pondichéry, Aurovile est connue pour sa ville expérimentale internationale.Chennai : l'ancienne Madras est la capitale du Tamil Nadu et une des plus grandes agglomérations du pays. Elle compte nombre d'édifices religieux, un vieux fort anglais et des plages. Darusuram : la petite ville abrite un des trois temples Chola classés à l'UNESCO.Gangaikonda Cholapuram : on peut y voir un temple de l'époque Chola faisant partie du patrimoine de l'UNESCO.Kanchipuram : cette petite ville possède de nombreux temples intéressants.Kanniyakumari : connu autrefois sous le nom de Cap Comorin, c'est le point le plus au sud de l'Inde. C'est aussi un lieu de pèlerinage hindou.Kodaikanal : bâtie autour d'un lac, c'est une des stations d'altitude les plus réputées du sud de l'Inde. On peut y randonner et pratiquer d'autres activités nature.Madurai : la seconde agglomération du Tamil Nadu doit sa réputation à l'immense Temple de Minakshi situé au coeur de la ville. En plus de celui-ci, Madurai compte d'autres temples et palais.Mahabalipuram : cette ville pas loin de Chennai abrite un important site archéologique et de nombreux temples hindouistes. L'ensemble est classé à l'UNESCO.Ooty : station d'altitude dans les Nilgiri mountains. On peut y randonner.Thanjavur : cette ancienne capitale Chola possède un temple réputé, le Brihadesvara, classé au patrimoine de l'UNESCO.Tiruchirappalli : la grande ville de Trichy est connue pour ses édifices religieux.Patrimoine naturelNilgiri mountains : de petites montagnes à la fois dans le Kerala et le Tamil Nadu avec de beaux paysages et des opportunités de treks au départ de plusieurs stations d'altitude. C'est là que circule aussi le Nilgiri Mountain Railway classé à l'UNESCO.Parc national de Mudumalai : cette importante réserve faunique héberge des tigres, des éléphants, des singes, des oiseaux, etc.Parc national de Mukurthi : le site limitrophe du Kerala accueille des tigres, léopards, éléphants et nombre d'oiseaux.Réserve de Kalakkad Mundanthurai : une réserve avec des tigres à l'extrême pointe sud de l'Inde.5- TERRITOIRE DES ILES ANDAMAN ET NICOBAR Un long archipel du Golfe du Bengale, proche de la Birmanie, apprécié pour ses paysages, ses plages et la plongée.Iles Andaman : quatre îles principales, et nombre de secondaires, appréciées pour leurs paysages plus surtout leurs plages et les opportunités de plongée (Havelock, Neil…). Les Andaman abritent une population autochtone.Iles Nicobar : moins visitées que les Andaman, les Nicobar disposent également de beaux paysages, de plages et de possibilités de plongées. Elles aussi ont une population autochtone.Port Blair : la capitale des Andaman a encore quelques témoignages de l'époque britannique et de la seconde guerre mondiale.Patrimoine naturelParc national maritime Mahatma Gandhi : au large de Port Blair, une vingtaine d'îles et leurs abords forment ce parc connu pour ses coraux et fonds marins.6- TERRITOIRE DU LAKSHADWEEP A plusieurs centaines de kilomètres des côtes sud-ouest de l'Inde.Iles Laquedives : elles forment le territoire avec pour principales îles Kavaratti, Agatti, Minicoy et Amini. Dans de superbes paysages, elles permettent toute la gamme des sports nautiques et présentent de remarquables fonds marins.7- TERRITOIRE DE PONDICHERY Quatre petits territoires autrefois français (Karikal, Mahé, Pondichéry, Yanaon) répartis ça et là dans le sud de l'Inde et dépendant de Pondichéry. Il y subsiste encore des témoignages de cette époque, notamment à Pondichéry.Pondichéry : ce "célèbre" comptoir français de la côte possède toujours une belle architecture française dans son centre et des plages à sa périphérie.Yanaon : petite ville, autrefois française et rattachée à Pondichéry, enclavée dans l'état d'Andhra Pradesh. Il y subsiste quelques témoignages de la période française.8- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Andhra Pradesh : Hyderabad.
Karnataka : Badami; Hampi; Jog Falls; Karavali, Mysore; Parc national de Bandipur; Pattadakal.
Kerala et Lakshadweep : Backwaters; Iles Laquedives; Kovalan.
Tamil Nadu et les îles : Iles Andaman, Madurai; Mahabalipuram; Parc national de Mudumalai.
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L'Inde se compose de 28 états, 6 territoires fédéraux et du territoire national de Delhi, la capitale. Un 29e état, le Télangana, devrait voir le jour courant 2014 suite à une partition de l'Andhra Pradesh. Géographiquement, aussi bien qu'au niveau touristique, on peut découper l'ensemble de l'Inde en plusieurs régions.
- Le Nord Il s'agit de la capitale Delhi et des états himalayens. États : Haryana, Jammu et Cachemire, Himachal Pradesh, Penjab, Uttar Pradesh, Uttarakhand. Territoires : Chandigarh, Delhi.
- L'Ouest C'est la région qui va de Goa aux portes de la capitale et de la chaîne himalayenne. États : Goa, Gujarat, Madhya Pradesh, Maharashtra, Rajasthan. Territoires : Dadra et Nagar Haveli, Daman et Diu
- L'Est C'est la partie comprise du nord du Golfe du Bengale aux petits états limitrophes de la Birmanie. États : Arunachal Pradesh, Assam, Bengale Occidental, Bihar, Chhattisgarh, Jharkhand, Manipur, Meghalaya, Mizoram, Nagaland, Orissa, Sikkim, Tripura.
- Le Sud Ce sont pour l'essentiel les quatre gros états situés sous la ligne Goa - Hyderabad. États : Andhra Pradesh, Karnataka, Kerala, Tamil Nadu (plus le Télangana à venir). Territoires : Iles îles Andaman et Nicobar, Lakshadweep, Pondichéry.
Que voir en Inde du Sud ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter sur place (carte).
1-ANDHRA PRADESH Ce vaste état du sud est loin d'être parmi les plus visités même s'il renferme quelques centres d'intérêt comme sa capitale Hyderabad, les temples de Titumala, les grottes de Belum ou encore diverses réserves animales.Hyderabad : la capitale de l'Andra Pradesh est riche en histoire et traditions avec notamment sa vieille ville.Srisailam : dans la réserve du même nom, cette ville sainte de l'Hindouisme possède aussi dans ses proches environs des grottes et des temples importants au niveau de cette religion.Tirupati-Tirumala : à la périphérie de la petite ville de Tirupati, Tirumala est un temple hindouiste. Il est le site religieux le plus visité au monde. D'autres temples importants sont présents dans les alentours.Visakhapatnam : cette grande cité portuaire de la côte du Bengale possède dans ses environs plusieurs belles plages, des temples hindous et des sites bouddhistes.Warangal : à une centaine de kilomètres d'Hyderabad. Warangal est connue pour sa forteresse et ses temples.Patrimoine naturelGrottes de Belum : c'est un des réseaux sous-terrains parmi les plus importants de l'Inde.Réserve de Coringa : une réserve littorale qui abrite des oiseaux, des tortues et des crocodiles.Réserve de Koundinya : cette petite zone de collines et de vallées abrite entre autres des ours et des éléphants au niveau de sa faune.Réserve de Srisailam : vaste réserve au sud d'Hyderabad avec des tigres, léopards, ours...Vallée d'Araku : cette vallée verdoyante proche du port de Visakhapatnam offre de beaux paysages (avec des grottes comme celles de Borra) et de nombreuses plantations de café.2- KARNATAKA Cet état en bordure de Mer d'Arabie possède plusieurs sites touristiques intéressants dont en premier lieu Hampi classé au patrimoine de l'UNESCO et les Jog Falls qui sont les plus hautes chutes d'eau de toute l'Inde.Badami : petite ville connue pour sa série de temples creusés dans la roche, de même que ceux construits en bordure de lac.Bangalore : la capitale du Karnata, avec son centre à l'américaine, n'offre que peu d'attraits en matière touristique. Elle est avant tout un pôle économique et scientifique.Belgaum : cette grande ville possède un vieux fort, des temples et des églises. A la limite, ce sont plus ses environs avec ses stations d'altitude et ses cascades qui présentent un intérêt.Belur : ancienne capitale construite en bord de rivière avec deux vieux temples remarquables.Bijapur : cette vieille cité possède une belle architecture fortement influencée par l'Islam.Halebid : petite ville du centre du Karnataka connue pour ses superbes temples.Hampi : ce village est construit à l'intérieur de l'ancienne cité de Vijayanagar dont on visite les vestiges. Le site est classé au patrimoine de l'UNESCO. Karavali : c'est la bande côtière du Karnataka qui fait face à la Mer d'Arabie sur environ 300 km. Elle est appréciée pour ses paysages boisés, ses temples et ses plages (Gokarn, Karawar, Mangalore…)Mangalore : ce sont avant tout les plages proches de la ville qui présentent l'intérêt touristique principal de ce grand port de la Mer d'Arabie qui a connu une large croissance ces dernières années.Mysore : la ville culturelle du Karnataka possède de beaux palais, des temples, des parcs et plusieurs musées.Pattadakal : ce très beau site classé à l'UNESCO abrite un ensemble de temples plutôt bien conservés.Shravanabelagola : petit village connu pour son temple jaïn et l'immense statue qui va avec.Patrimoine naturelJog Falls : avec 253 m de haut, ce sont les plus hautes chutes d'eau de toute l'Inde.Parc national de Bandipur : ce grand parc du sud de l'état est reconnu pour abriter des tigres, des léopards, des ours, des éléphants et de nombreux oiseaux.Réserve de Ranganathittu : des oiseaux et (beaucoup) de crocodiles dans cette petite réserve.3- KERALA Un état côtier d'abord connu pour sa nature avec les Backwaters (canaux et lagunes navigables), ses plages, ses stations d'altitude et ses parcs situés dans la partie est.Kannur : belle petite ville de la côte nord du Kerala. Elle abrite notamment un vieux fort portugais du XVIe siècle et dispose de plusieurs plages à sa périphérie.Kochi : anciennement Cochin. C'est la grande agglomération commerciale et portuaire du Kerala. Outre de nombreux édifices des diverses religions, Kochi possède également des vestiges du passage des portugais, hollandais et autres dans la région.Kozhikode : l'ancienne Calicut qui vit débarquer Vasco de Gamma en 1498 n'offre que peut d'intérêt touristique (juste quelques temples et plages).Kovalan : sûrement la plage la plus connue de la côte sud de l'Inde. Elle est proche de Trivandrum.Munnar : cette station d'altitude est appréciée pour ses plantations de thé mais aussi ses paysages vallonnés aux diverses cascades.Ponmudi : une station d'altitude dans de beaux paysages.Thrissur : cette vieille cité du Kerala possède quelques temples et églises intéressants. C'est aussi une ville culturelle avec des festivals réputés.Trivandrum : ou Thiruvananthapuram de son nouveau nom. La ville est connue pour ses palais et autres témoignages du passé, mais aussi pour ses plages toutes proches (Kovalan et autres).Varkala : une plage réputée de la côte sud du Kerala.Patrimoine naturelBackwaters : ces canaux et lagunes navigables sur près de 1 500 km représentent une des principales raisons de la venue des touristes dans le Kerala.Nilgiri mountains : de petites montagnes à la fois dans le Kerala et le Tamil Nadu avec de beaux paysages et des opportunités de treks au départ de plusieurs stations d'altitude.Parc national de Periyar : appelé aussi appelé Thekkady, celui-ci abrite de nombreux tigres et éléphants. On peut y effectuer des randonnées et des balades en bateau sur le lac Periyar.Parc national de Silent Valley : ce joli parc d'altitude abrite des tigres, léopards, ours, singes, oiseaux. On peut y randonner.Réserve ornithologique de Kumarakom : le site au coeur des Backwaters est réputé pour l'observation des oiseaux. 4- TAMIL NADU Cet état de l'extrême sud possède de nombreux temples et vestiges archéologiques (temples Chola, Madurai, Mahabalipuram…) dont plusieurs sont inscrits au patrimoine de l'UNESCO.Auroville : juste à côté de Pondichéry, Aurovile est connue pour sa ville expérimentale internationale.Chennai : l'ancienne Madras est la capitale du Tamil Nadu et une des plus grandes agglomérations du pays. Elle compte nombre d'édifices religieux, un vieux fort anglais et des plages. Darusuram : la petite ville abrite un des trois temples Chola classés à l'UNESCO.Gangaikonda Cholapuram : on peut y voir un temple de l'époque Chola faisant partie du patrimoine de l'UNESCO.Kanchipuram : cette petite ville possède de nombreux temples intéressants.Kanniyakumari : connu autrefois sous le nom de Cap Comorin, c'est le point le plus au sud de l'Inde. C'est aussi un lieu de pèlerinage hindou.Kodaikanal : bâtie autour d'un lac, c'est une des stations d'altitude les plus réputées du sud de l'Inde. On peut y randonner et pratiquer d'autres activités nature.Madurai : la seconde agglomération du Tamil Nadu doit sa réputation à l'immense Temple de Minakshi situé au coeur de la ville. En plus de celui-ci, Madurai compte d'autres temples et palais.Mahabalipuram : cette ville pas loin de Chennai abrite un important site archéologique et de nombreux temples hindouistes. L'ensemble est classé à l'UNESCO.Ooty : station d'altitude dans les Nilgiri mountains. On peut y randonner.Thanjavur : cette ancienne capitale Chola possède un temple réputé, le Brihadesvara, classé au patrimoine de l'UNESCO.Tiruchirappalli : la grande ville de Trichy est connue pour ses édifices religieux.Patrimoine naturelNilgiri mountains : de petites montagnes à la fois dans le Kerala et le Tamil Nadu avec de beaux paysages et des opportunités de treks au départ de plusieurs stations d'altitude. C'est là que circule aussi le Nilgiri Mountain Railway classé à l'UNESCO.Parc national de Mudumalai : cette importante réserve faunique héberge des tigres, des éléphants, des singes, des oiseaux, etc.Parc national de Mukurthi : le site limitrophe du Kerala accueille des tigres, léopards, éléphants et nombre d'oiseaux.Réserve de Kalakkad Mundanthurai : une réserve avec des tigres à l'extrême pointe sud de l'Inde.5- TERRITOIRE DES ILES ANDAMAN ET NICOBAR Un long archipel du Golfe du Bengale, proche de la Birmanie, apprécié pour ses paysages, ses plages et la plongée.Iles Andaman : quatre îles principales, et nombre de secondaires, appréciées pour leurs paysages plus surtout leurs plages et les opportunités de plongée (Havelock, Neil…). Les Andaman abritent une population autochtone.Iles Nicobar : moins visitées que les Andaman, les Nicobar disposent également de beaux paysages, de plages et de possibilités de plongées. Elles aussi ont une population autochtone.Port Blair : la capitale des Andaman a encore quelques témoignages de l'époque britannique et de la seconde guerre mondiale.Patrimoine naturelParc national maritime Mahatma Gandhi : au large de Port Blair, une vingtaine d'îles et leurs abords forment ce parc connu pour ses coraux et fonds marins.6- TERRITOIRE DU LAKSHADWEEP A plusieurs centaines de kilomètres des côtes sud-ouest de l'Inde.Iles Laquedives : elles forment le territoire avec pour principales îles Kavaratti, Agatti, Minicoy et Amini. Dans de superbes paysages, elles permettent toute la gamme des sports nautiques et présentent de remarquables fonds marins.7- TERRITOIRE DE PONDICHERY Quatre petits territoires autrefois français (Karikal, Mahé, Pondichéry, Yanaon) répartis ça et là dans le sud de l'Inde et dépendant de Pondichéry. Il y subsiste encore des témoignages de cette époque, notamment à Pondichéry.Pondichéry : ce "célèbre" comptoir français de la côte possède toujours une belle architecture française dans son centre et des plages à sa périphérie.Yanaon : petite ville, autrefois française et rattachée à Pondichéry, enclavée dans l'état d'Andhra Pradesh. Il y subsiste quelques témoignages de la période française.8- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Andhra Pradesh : Hyderabad.
Karnataka : Badami; Hampi; Jog Falls; Karavali, Mysore; Parc national de Bandipur; Pattadakal.
Kerala et Lakshadweep : Backwaters; Iles Laquedives; Kovalan.
Tamil Nadu et les îles : Iles Andaman, Madurai; Mahabalipuram; Parc national de Mudumalai.
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Retour d'Inde du Sud en août 2013 English translation pending
Bonjour a tous
Nous venons d'effectuer un voyage de 3 semaines en Inde du Sud du 7 au 27 Aout 2013. Nous avons organisé notre voyage nous mêmes notamment grâce aux informations glanées sur ce forum. C'est pourquoi nous souhaitons à notre tour faire partager notre expérience et nos informations aux futurs voyageurs dans ce pays.
Notre circuit dans l'ordre : Arrivée Chennai par Air India, 2j à Mahabalipuram, 2 j à Pondichéry, 1 j à Village Tamil (15 kms au Sud de Pondichéry), 3 j à Trichy, 2 j à Rameshwaram, 2 j à Madurai, 2 j à Munnar, 2 j à Allepey, 2 j à Cochin et enfin 2 j à Chennai pour le départ en avion par India.
Etapes : La durée de 2 jours par étape était bien adaptée pour nous : permet de faire quelques visite tout en se posant un peu et de faire quelques connaisssances. Météo : beau temps 35 à 38°C le jour parfois couvert, quelques orages la nuit à Pondichéry (petite mousson). Juste 1 journée de pluie en montagne à Munnar.
Mahabalipuram : 2 nuits au Sri Harul guest house tres bien situé sur la plage à 2 pas du centre. Idéal pour une 1ere arrivée en Inde. Le patron Linges avait envoyé un taxi nous chercher a l'aéroport de Chennai (1650 rps). Prendre une des 3 chambre au 1er étage avec vue sur la mer. Même si le confort des chambres est sommaire mais propre, c'est très agréable de contempler le lever du soleil et les pecheurs le matin. Pas de Wifi mais possible au BobMarley Cafe à côté ou au Gecko Cafe dans le centre. Le restau "GoodLuck Cafe" sur la terrase était en travaux lors de notre venue. Mais il y a des restaus bien sur la plage qui vous servent du poisson et de la biere. De même, le restau "Le Yogi" tenu par un couple franco-indien dans le centre est sympa. A faire : baignades en mer, visite des 5 rathas et du shore-temple. Départ en bus à 8h00 pour Pondichery : 90kms, 2h00 de route, 35 rps La station de bus est sur la route principale Chennai-Pondichery (du centre : 1 km a pied ou en tuk-tuk).
Pondichéry : A l'arrivée à la gare de bus, prendre un tuk-tuk (20 à 50 rps) pour le centre. 2 nuits à la "Coloniale Heritage Guesthouse" Rue Romain Rolland dans le quartier français, très jolie maison au style colonial tenus par un couple franco-indien. Services parfait et petit déjeuner français. Le Wifi ne fonctionnait pas pour cause d'orages mais il y en a de dispo dans le rue. Restaus sympas dans le quartier francais : le SATSANGA et le BAMBOO. Bar pour cocktails et bières dans le quartier francais : le SPACE A faire : le temple de Manakula Vinayagar avec son éléphant à partir 16h, l'ashram de sri aurobindo (pas très loin du temple), le marché dans le quartier indien, le quartier mulsulman, le sunday market, les 2 églises. Nous avons décidé de faire l'impasse sur Auroville. Départ pour le Village Tamil à 15 kms de Pondichéry : appeler Velou pour qu'il envoie en taxi (ne pas prendre de tuk-tuk comme nous car ils ne connaissent pas l'adresse, et on a un peu galéré)
"Village Tamil" à Nonankuppam à 15 Kms Pondichéry : Guesthouse en pleine campagne au milieu de rizières et des cocotiers. C'est lieu idéal pour se reposer du tumulte de Pondichéry, faire des promenades dans la campagnes et rencontrer les villageois. 2 chambres très bien équipées et joliement décorées. Accueil très chaleureux dans la famille de Velou Samba. Repas délicieux concoté par Kamou et pris en famille. De plus le propriétaire Velou est guide touristique francophone et prend plaisir à parler de son pays et de ses activités. Bref un bel endroit qui sort de sentiers battus. Départ organisé par Velou par taxi puis train pour Trichy.
Trichy : Arrivée par train à la Gare de Trichy Junction. Prendre un tuk-tuk jusqu'au monastère de "Raghavendra Madam" à Srirangam. 3 nuits (2 nuits suffisent pour Trichy) à la "Srirangam homestay" chez un particulier. La chambre situeé sous le toit, avec terrasse est spacieuse et très bien placée par rapport au temple de Srirangam (proche et pas bruyante).Wi-fi disponible. Les repas délicieux (mais végétariens ...) peuvent être pris chez les propriétaires Raja et Usha. Raja est guide touristique francophone (organise aussi des treks dans l'himalaya). Usha parle très bien anglais et peut vous guider dans Trichy. Restaus : un végétarien pas mal juste à droite après la 1ere porte du temple de Srirangam. Sinon, on a pas de trouvé de restaus non végétarien. A faire : le temple de Srirangam, l'ammamandapam, rock fort temple. Départ : en train à 6h30 à la gare de Trichy Juction pour Rameshwaram
Rameshwaram : A l'arrivée à 1h30 (très joli : la ligne de train passe sur la mer), prendre un tuk-tuk pour arriver dans le centre près du temple. 2 nuits au Blue Coral Cottage très bien situé (proche du centre, de la plage). Tenu par une famille très serviable, qui peuvent vous proposer des bons repas de poisson, des excursions à Danuskodi, plongées dans les coraux bleus, .. Les chambres sont modernes et bien équipées (A/C) pour un bon rapport qualité-prix. Wi-fi disponible. A faire: absolument , une journée à Danuskodi, la langue de sable qui donne sur le sri lanka. Prendre le bus N°3 dans le centre. Puis à l'arrivée, soit prendre les minibus 4x4 ou marcher à pied jusqu'au bout (1h de marche) : village de pécheurs + ancien village détruit par l'ouragan. Extraordinaire, on a l'impression d'être au bout du monde. Départ : en train jusque Madurai
Madurai : De la gare, aller à pied jusqu'au centre, c'est pas loin. 2 nuits à l'hotel MR International : classique, bon marché (1800 rps double rooom avec A/C) , personnel serviable, pas loin du temple. Pas de wi-fi. Restau : sur le toit de l'hotel Supreme : végétarien Bar avec alcool à l'hotel Chentoor A faire : le temple Sri Meenakshi, et flaner autour du temple + le Tirumalai Palace Départ : en bus pour Munnar à 8h00 à la gare de bus Arapallayam (route de montagne splendide dans la forêt pluis les plantations de thé, mais avec de nombreux virages)
Munnar : Arrivée vers 14h00 à Munnar en bus.Prendre un tuk-tuk (300 rps). 2 nuits au JJ Cottage. Chambres correctes avec eau chaude. Prendre si possible la chambre avec vue sur la montagne (un peu plus cher). Réserver d'avance. Tenu par une famille sympathique qui peut vous organiser un trek de 6h dans les plantations de thé et de cardamone. Wifi uniquement sur la petite terrasse couvrete. Restau : SM Restaurant juste à côté (prendre la frontale le soir sur la route) A faire : ballade en taxi ou tuk-tuk jusqu'à top-station, trek, tea museum, .... Départ : au dépôt des bus KSRTC (8 bus par jour de 6h à 2&h) juste à côté pour Allepey direct, ou pour Kottayam (4h30 de trajet puis prendre ensuite le ferry KSWTC pour Allepey, 2h30 de trajet, 10 rps)
Allepey : Arrivée vers 13h00, puis tuk-tuk 1 nuit à Vrundavanam Heritage : joli jardin et chambres, mais excentré du centre ville et accueil vraiment quelquonque. + 1 nuit à Gowri Residence : joli aussi mais beaucoup plus près du centre ville et accueil plus attentionné. A faire : ballade en pirogue dans les canaux (2h, pas plus - Nous n'avons pas opté pour les houseboats), shopping dans le centre ville. Départ : en bus jusqu'à Fort-Cochin.
Fort-Cochin : Arrivée vers 13h00, puis tuk-tuk selon ou vous arrivez 2 nuits à Lazar Residency, tout près du centre ville de Fort-Cochin (5 mn à pied). Tenu par une famille très sympathique et très serviable. Bon marché, au calme, chambres très jolies, wifi, salon, cusine et terrasse commune aux 3 chambres. Restau et bar : kashi art café, Tibetan Restaurant, Dal roti, A faire : Dans Fort-Cochin : shopping, plage, ballade filet chinois Dans le quartier Mattancherry : Dutch palace, la synagogue, les brocanteurs Départ : à 12h30 en avion jusqu'à Chennai
Chennai : Arrivée à l'aéroport de Channi, puis train jusqu'à Egmore Station, puis tuk-tuk. 2 nuits à YWCA International Guesthouse : chambres sobres, restaurant végétarien ou non végétarien (sur comamnde) le soir. Joli jardin, wifi dans le hall d'entrée. A faire : shopping au Spencer Plaza Départ : le matin de nonne heure en taxi jusqu'à l'aéroport puis avion Ai India pour Paris ...
Nous venons d'effectuer un voyage de 3 semaines en Inde du Sud du 7 au 27 Aout 2013. Nous avons organisé notre voyage nous mêmes notamment grâce aux informations glanées sur ce forum. C'est pourquoi nous souhaitons à notre tour faire partager notre expérience et nos informations aux futurs voyageurs dans ce pays.
Notre circuit dans l'ordre : Arrivée Chennai par Air India, 2j à Mahabalipuram, 2 j à Pondichéry, 1 j à Village Tamil (15 kms au Sud de Pondichéry), 3 j à Trichy, 2 j à Rameshwaram, 2 j à Madurai, 2 j à Munnar, 2 j à Allepey, 2 j à Cochin et enfin 2 j à Chennai pour le départ en avion par India.
Etapes : La durée de 2 jours par étape était bien adaptée pour nous : permet de faire quelques visite tout en se posant un peu et de faire quelques connaisssances. Météo : beau temps 35 à 38°C le jour parfois couvert, quelques orages la nuit à Pondichéry (petite mousson). Juste 1 journée de pluie en montagne à Munnar.
Mahabalipuram : 2 nuits au Sri Harul guest house tres bien situé sur la plage à 2 pas du centre. Idéal pour une 1ere arrivée en Inde. Le patron Linges avait envoyé un taxi nous chercher a l'aéroport de Chennai (1650 rps). Prendre une des 3 chambre au 1er étage avec vue sur la mer. Même si le confort des chambres est sommaire mais propre, c'est très agréable de contempler le lever du soleil et les pecheurs le matin. Pas de Wifi mais possible au BobMarley Cafe à côté ou au Gecko Cafe dans le centre. Le restau "GoodLuck Cafe" sur la terrase était en travaux lors de notre venue. Mais il y a des restaus bien sur la plage qui vous servent du poisson et de la biere. De même, le restau "Le Yogi" tenu par un couple franco-indien dans le centre est sympa. A faire : baignades en mer, visite des 5 rathas et du shore-temple. Départ en bus à 8h00 pour Pondichery : 90kms, 2h00 de route, 35 rps La station de bus est sur la route principale Chennai-Pondichery (du centre : 1 km a pied ou en tuk-tuk).
Pondichéry : A l'arrivée à la gare de bus, prendre un tuk-tuk (20 à 50 rps) pour le centre. 2 nuits à la "Coloniale Heritage Guesthouse" Rue Romain Rolland dans le quartier français, très jolie maison au style colonial tenus par un couple franco-indien. Services parfait et petit déjeuner français. Le Wifi ne fonctionnait pas pour cause d'orages mais il y en a de dispo dans le rue. Restaus sympas dans le quartier francais : le SATSANGA et le BAMBOO. Bar pour cocktails et bières dans le quartier francais : le SPACE A faire : le temple de Manakula Vinayagar avec son éléphant à partir 16h, l'ashram de sri aurobindo (pas très loin du temple), le marché dans le quartier indien, le quartier mulsulman, le sunday market, les 2 églises. Nous avons décidé de faire l'impasse sur Auroville. Départ pour le Village Tamil à 15 kms de Pondichéry : appeler Velou pour qu'il envoie en taxi (ne pas prendre de tuk-tuk comme nous car ils ne connaissent pas l'adresse, et on a un peu galéré)
"Village Tamil" à Nonankuppam à 15 Kms Pondichéry : Guesthouse en pleine campagne au milieu de rizières et des cocotiers. C'est lieu idéal pour se reposer du tumulte de Pondichéry, faire des promenades dans la campagnes et rencontrer les villageois. 2 chambres très bien équipées et joliement décorées. Accueil très chaleureux dans la famille de Velou Samba. Repas délicieux concoté par Kamou et pris en famille. De plus le propriétaire Velou est guide touristique francophone et prend plaisir à parler de son pays et de ses activités. Bref un bel endroit qui sort de sentiers battus. Départ organisé par Velou par taxi puis train pour Trichy.
Trichy : Arrivée par train à la Gare de Trichy Junction. Prendre un tuk-tuk jusqu'au monastère de "Raghavendra Madam" à Srirangam. 3 nuits (2 nuits suffisent pour Trichy) à la "Srirangam homestay" chez un particulier. La chambre situeé sous le toit, avec terrasse est spacieuse et très bien placée par rapport au temple de Srirangam (proche et pas bruyante).Wi-fi disponible. Les repas délicieux (mais végétariens ...) peuvent être pris chez les propriétaires Raja et Usha. Raja est guide touristique francophone (organise aussi des treks dans l'himalaya). Usha parle très bien anglais et peut vous guider dans Trichy. Restaus : un végétarien pas mal juste à droite après la 1ere porte du temple de Srirangam. Sinon, on a pas de trouvé de restaus non végétarien. A faire : le temple de Srirangam, l'ammamandapam, rock fort temple. Départ : en train à 6h30 à la gare de Trichy Juction pour Rameshwaram
Rameshwaram : A l'arrivée à 1h30 (très joli : la ligne de train passe sur la mer), prendre un tuk-tuk pour arriver dans le centre près du temple. 2 nuits au Blue Coral Cottage très bien situé (proche du centre, de la plage). Tenu par une famille très serviable, qui peuvent vous proposer des bons repas de poisson, des excursions à Danuskodi, plongées dans les coraux bleus, .. Les chambres sont modernes et bien équipées (A/C) pour un bon rapport qualité-prix. Wi-fi disponible. A faire: absolument , une journée à Danuskodi, la langue de sable qui donne sur le sri lanka. Prendre le bus N°3 dans le centre. Puis à l'arrivée, soit prendre les minibus 4x4 ou marcher à pied jusqu'au bout (1h de marche) : village de pécheurs + ancien village détruit par l'ouragan. Extraordinaire, on a l'impression d'être au bout du monde. Départ : en train jusque Madurai
Madurai : De la gare, aller à pied jusqu'au centre, c'est pas loin. 2 nuits à l'hotel MR International : classique, bon marché (1800 rps double rooom avec A/C) , personnel serviable, pas loin du temple. Pas de wi-fi. Restau : sur le toit de l'hotel Supreme : végétarien Bar avec alcool à l'hotel Chentoor A faire : le temple Sri Meenakshi, et flaner autour du temple + le Tirumalai Palace Départ : en bus pour Munnar à 8h00 à la gare de bus Arapallayam (route de montagne splendide dans la forêt pluis les plantations de thé, mais avec de nombreux virages)
Munnar : Arrivée vers 14h00 à Munnar en bus.Prendre un tuk-tuk (300 rps). 2 nuits au JJ Cottage. Chambres correctes avec eau chaude. Prendre si possible la chambre avec vue sur la montagne (un peu plus cher). Réserver d'avance. Tenu par une famille sympathique qui peut vous organiser un trek de 6h dans les plantations de thé et de cardamone. Wifi uniquement sur la petite terrasse couvrete. Restau : SM Restaurant juste à côté (prendre la frontale le soir sur la route) A faire : ballade en taxi ou tuk-tuk jusqu'à top-station, trek, tea museum, .... Départ : au dépôt des bus KSRTC (8 bus par jour de 6h à 2&h) juste à côté pour Allepey direct, ou pour Kottayam (4h30 de trajet puis prendre ensuite le ferry KSWTC pour Allepey, 2h30 de trajet, 10 rps)
Allepey : Arrivée vers 13h00, puis tuk-tuk 1 nuit à Vrundavanam Heritage : joli jardin et chambres, mais excentré du centre ville et accueil vraiment quelquonque. + 1 nuit à Gowri Residence : joli aussi mais beaucoup plus près du centre ville et accueil plus attentionné. A faire : ballade en pirogue dans les canaux (2h, pas plus - Nous n'avons pas opté pour les houseboats), shopping dans le centre ville. Départ : en bus jusqu'à Fort-Cochin.
Fort-Cochin : Arrivée vers 13h00, puis tuk-tuk selon ou vous arrivez 2 nuits à Lazar Residency, tout près du centre ville de Fort-Cochin (5 mn à pied). Tenu par une famille très sympathique et très serviable. Bon marché, au calme, chambres très jolies, wifi, salon, cusine et terrasse commune aux 3 chambres. Restau et bar : kashi art café, Tibetan Restaurant, Dal roti, A faire : Dans Fort-Cochin : shopping, plage, ballade filet chinois Dans le quartier Mattancherry : Dutch palace, la synagogue, les brocanteurs Départ : à 12h30 en avion jusqu'à Chennai
Chennai : Arrivée à l'aéroport de Channi, puis train jusqu'à Egmore Station, puis tuk-tuk. 2 nuits à YWCA International Guesthouse : chambres sobres, restaurant végétarien ou non végétarien (sur comamnde) le soir. Joli jardin, wifi dans le hall d'entrée. A faire : shopping au Spencer Plaza Départ : le matin de nonne heure en taxi jusqu'à l'aéroport puis avion Ai India pour Paris ...
Préparation d'un voyage en Inde du Sud English translation pending
Bonjour à tous,
je suis à la recherche de conseils afin de partir en février 2014 en Inde du sud. Nous sommes deux couples. Nous hésitons encore avec une arrivée à Chennai ou Bangalore mais avec un départ de Cochin. Pouvez vous nous donner votre avis et l'itinéraire que vous nous proposez en fonction de vos expériences. Nous comptons louer une voiture avec un chauffeur-guide qu'en pensez vous et avez vous des agences à nous conseiller?
merci pour vos réponses
Cherche quelqu'un pour valider mon circuit en Inde du Sud English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir en Inde du sud pendant 3 semaines (avec ma femme et mon fils de 6 ans.)
Voici le circuit que je souhaite effectuer.
Est-il réalisable en 3 semaines?
Faut-il réorganiser les étapes?
Est-ce que je passe à coté d'une étape importante? Quelque chose à voir absolument?
Je voulais insérer Goa mais je pense que cela va être juste. Qu'en pensez vous?
Merci pour vos avis.
Arrivée en Inde le 14 novembre 2012 English translation pending
Bonjour à tous !
Pour faire simple et court. J'arrive à Delhi le 14 Novembre.Un billet aller simple. Je ne prévoit pas grand chose..au fil du vent..je vais m'initier à l'Hindi d'ici la et c'est déjà pas mal. Découvrir l'Inde d'une manière simple et sans pression..sans limite de temps..puis les pays alentours aussi...selon les occasions qui se présentent...pas de prise de tête...surtout pas.. Je reviendrai en France par la route, en stop et autres...quand? je ne sais pas et ne veux pas le savoir... Je prend un minimum de sécurité bien entendu..comme une réserve d'argent pour un éventuel billet d'avion retour ..au cas ou...et diverses photocopies passeport et autres ..au cas ou...encore une fois🙂.. Qu'en pensez vous?...je ne cherche pas des validations ou réfutation de la chose..juste une impression..un avis...une opinion désintéressée... Merci d'avance..
😛
Pour faire simple et court. J'arrive à Delhi le 14 Novembre.Un billet aller simple. Je ne prévoit pas grand chose..au fil du vent..je vais m'initier à l'Hindi d'ici la et c'est déjà pas mal. Découvrir l'Inde d'une manière simple et sans pression..sans limite de temps..puis les pays alentours aussi...selon les occasions qui se présentent...pas de prise de tête...surtout pas.. Je reviendrai en France par la route, en stop et autres...quand? je ne sais pas et ne veux pas le savoir... Je prend un minimum de sécurité bien entendu..comme une réserve d'argent pour un éventuel billet d'avion retour ..au cas ou...et diverses photocopies passeport et autres ..au cas ou...encore une fois🙂.. Qu'en pensez vous?...je ne cherche pas des validations ou réfutation de la chose..juste une impression..un avis...une opinion désintéressée... Merci d'avance..
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Votre avis sur itinéraire de trois semaines en Inde du Sud? English translation pending
Bonjour,
je prévois partir 3 semaines en novembre et je désire votre avis sur mon itinéraire...
Arrivée le 19 nov à Delhi. 20: Visite Delhi et on se rend à Agra pour la nuit. 21: Visite Taj Mahal, retour Delhi et vol vers 18h pour Kochi (Kerala) 22 au 26, on se promène au Kerala...le 26 vol pour Goa à partir de Trivandrum (Kerala) 27: Train pour Hampi à partir de Goa 28-29 Hampi 30-Train retour Goa 30 au 5...visite Goa 5 au matin vol pour Mumbai puis vol de retour au Canada le 6 déc.
Si vous avez une autre suggestion pour me rendre du Kerala à Hampi elle est bienvenue;) Et si c'est trop chargé que me suggérez-vous d'enlever?? Me conseillez-vous de passer plus de temps à Hampi ou Goa?
Merci!!
Arrivée le 19 nov à Delhi. 20: Visite Delhi et on se rend à Agra pour la nuit. 21: Visite Taj Mahal, retour Delhi et vol vers 18h pour Kochi (Kerala) 22 au 26, on se promène au Kerala...le 26 vol pour Goa à partir de Trivandrum (Kerala) 27: Train pour Hampi à partir de Goa 28-29 Hampi 30-Train retour Goa 30 au 5...visite Goa 5 au matin vol pour Mumbai puis vol de retour au Canada le 6 déc.
Si vous avez une autre suggestion pour me rendre du Kerala à Hampi elle est bienvenue;) Et si c'est trop chargé que me suggérez-vous d'enlever?? Me conseillez-vous de passer plus de temps à Hampi ou Goa?
Merci!!
Premier voyage seule en Inde à 18 ans English translation pending
Bonjour, (la longueur peut faire peur! excusez moi!!)
Je suis lycéenne, et je me suis mise en tete depuis quelques semaines, de partir en voyage seule à l'étranger. Un reve qui ne date pas d'hier croyez moi!
Je ne suis jamais partie en vacance seule, et très peu partie à l'étranger, toujours au sein d'un groupe et d'un cadre, auquel l'on doit se "plier", et pas toujours faire ce que l'on souhaite si l'on veut que le séjour se déroule bien...
Au travers de ce voyage, je souhaiterai découvrir d'autres facons de pensées, de voir les choses, d'échanger avec d'autres personnes qui vivent dans des conditions très différentes des miennes, de pouvoir voir et ressentir, de moi meme, et non au travers de reportages, qui ne restent que des représentations de la vie réelle, le "monde extérieur", si l'on peut appeler ca comme ca... je souhaiterai tenter de donner un sens à ma vie, (à ne pas prendre dans un sens dramatique!! je ne suis pas triste dans ma vie, tout de meme!!!) j'ai juste l'impression de suivre une petite route toute tracée, monotone, une routine: "école, lycée, études, pour trouver un travail, gagner bien sa vie blablabla..." (ce que , certainement, beaucoup de parents souhaitent pour leurs enfants et leur répètent...et ce que probablement je répèterai à mes enfants, si enfants j'ai :D !bref!) et je ne vois rien au bout...je voudrai me remuer, me sortir de cette torpeur, avant que je n'y sois completement ancrée! je voudrai m'ouvrir, sortir du "cocon" dans lequel mes parents me mettent et m'enferment! (a croire que je suis venue la pour me plaindre!! :D stop! je m'arrete la!) Je ne sais pas si certains arriveront à ma lire jusqu'au bout,
tout ca pour dire que j'aurai aimé aller en Inde du nord et j'aimerai avoir vos avis quand a cette destination pour un premier voyage, seule, à 18 ans...si ce n'est pas viser un peu haut, comme premiere destination. J'aimerai avoir des témoignages. Merci d'avoir lu mon message! :)
Au travers de ce voyage, je souhaiterai découvrir d'autres facons de pensées, de voir les choses, d'échanger avec d'autres personnes qui vivent dans des conditions très différentes des miennes, de pouvoir voir et ressentir, de moi meme, et non au travers de reportages, qui ne restent que des représentations de la vie réelle, le "monde extérieur", si l'on peut appeler ca comme ca... je souhaiterai tenter de donner un sens à ma vie, (à ne pas prendre dans un sens dramatique!! je ne suis pas triste dans ma vie, tout de meme!!!) j'ai juste l'impression de suivre une petite route toute tracée, monotone, une routine: "école, lycée, études, pour trouver un travail, gagner bien sa vie blablabla..." (ce que , certainement, beaucoup de parents souhaitent pour leurs enfants et leur répètent...et ce que probablement je répèterai à mes enfants, si enfants j'ai :D !bref!) et je ne vois rien au bout...je voudrai me remuer, me sortir de cette torpeur, avant que je n'y sois completement ancrée! je voudrai m'ouvrir, sortir du "cocon" dans lequel mes parents me mettent et m'enferment! (a croire que je suis venue la pour me plaindre!! :D stop! je m'arrete la!) Je ne sais pas si certains arriveront à ma lire jusqu'au bout,
tout ca pour dire que j'aurai aimé aller en Inde du nord et j'aimerai avoir vos avis quand a cette destination pour un premier voyage, seule, à 18 ans...si ce n'est pas viser un peu haut, comme premiere destination. J'aimerai avoir des témoignages. Merci d'avoir lu mon message! :)
Départ "à l'arrache" en Inde du Sud English translation pending
Salut à tous :)
Pour diverses raisons et surtout par envie de profiter de 3 semaines de congés, je me suis décidé à partir en Inde du Sud mercredi, c'est à dire dans 5 jours. Pas beaucoup de temps pour préparer mon premier trip en inde et j'ai quelques questions! J'espère que certains auront des réponses! - J'ai trouvé un billet très bon marché pour faire l'AR Paris > Mumbai. Mais je me posais la question : est ce que Mumbai est le bon point de départ pour visiter l'Inde du Sud? Sachant que je vais tres probablement aller vers le Kerala.
- Je n'ai que peu d'infos sur les sites et les lieux (la majorité ayant été récolté sur voyageforum d'ailleurs, merci aux contributeurs!), j'en ai noté, mais si vous avez des conseils ou des itinéraire pour faire une boucle et revenir a Mumbai (A la rigueur en prenant un vol aller simple a un moment)
- Est-ce que l'Inde du Sud est une destination de backpackers? J'ai déja fait quelques trips en solo (indonésie, malaisie, birmanie entre autre) et n'ait jamais vraiment rencontré de problèmes pour me faire des compagnons de voyages. Mais je me pose quand même la question ;)
- Quelqu'un a t'il déjà rencontré un problème en faisant son visa d'urgence? Faut-il ABSOLUMENT avoir les copies de ses billets d'avion? Je compte aller lundi matin, a l'ouverture faire mon visa d'urgence et départ mercredi. Ca semble jouable mais si vous avez des conseils... je suis preneur!
- Un conseil de GH sympa, vivante , sorte de repere de backpackers a mumbai?
Je sais qu'en cherchant precisement j'aurais des réponses sur le forum mais je manque un peu de temps je vous avouerai!
Pour diverses raisons et surtout par envie de profiter de 3 semaines de congés, je me suis décidé à partir en Inde du Sud mercredi, c'est à dire dans 5 jours. Pas beaucoup de temps pour préparer mon premier trip en inde et j'ai quelques questions! J'espère que certains auront des réponses! - J'ai trouvé un billet très bon marché pour faire l'AR Paris > Mumbai. Mais je me posais la question : est ce que Mumbai est le bon point de départ pour visiter l'Inde du Sud? Sachant que je vais tres probablement aller vers le Kerala.
- Je n'ai que peu d'infos sur les sites et les lieux (la majorité ayant été récolté sur voyageforum d'ailleurs, merci aux contributeurs!), j'en ai noté, mais si vous avez des conseils ou des itinéraire pour faire une boucle et revenir a Mumbai (A la rigueur en prenant un vol aller simple a un moment)
- Est-ce que l'Inde du Sud est une destination de backpackers? J'ai déja fait quelques trips en solo (indonésie, malaisie, birmanie entre autre) et n'ait jamais vraiment rencontré de problèmes pour me faire des compagnons de voyages. Mais je me pose quand même la question ;)
- Quelqu'un a t'il déjà rencontré un problème en faisant son visa d'urgence? Faut-il ABSOLUMENT avoir les copies de ses billets d'avion? Je compte aller lundi matin, a l'ouverture faire mon visa d'urgence et départ mercredi. Ca semble jouable mais si vous avez des conseils... je suis preneur!
- Un conseil de GH sympa, vivante , sorte de repere de backpackers a mumbai?
Je sais qu'en cherchant precisement j'aurais des réponses sur le forum mais je manque un peu de temps je vous avouerai!
Concours photo VF mars 2012: "L'eau dans tous ses états" English translation pending
Bonjour à tous,
Je lance le nouveau thème du concours VF du mois de mars 2012 : "L'eau dans tous ses états".
L'eau douce est source de vie, elle peut être précieuse par sa rareté, elle peut même être précieuse au point d'être vénérée comme une divinité. En voyage l'eau peut susciter l'émotion : la poésie parce qu'elle est calme et reposante ou la peur lorsqu'elle gronde, se déchaîne et parfois balaye tout sur son passage.
Alors, entre ruisseaux, torrents, cascades, lacs, rivières et fleuves, je vous invite à nous faire partager en quelques photographies à travers vos voyages et périples votre approche photographique avec l'eau.
Bon, il faut quand même une limite, on s'arrêtera donc aux fleuves ... de toute façon après, l'eau n'est plus douce et devient salée et là on sera hors sujet. En cas de doute chacun jugera lors de son vote !
L'élément humain, animal ou végétal sera le bienvenu et pourra contribuer à la beauté (l'équilibre ou la composition diraient certains) de la photo mais l'eau devra rester un élément important de l'image.
Tout le monde est bienvenu sur ce petit concours qui n'a en fait pour but que de nous faire partager vos émotions photographiques.
Règlement en quelques points :
Dépôt des images jusqu'au dimanche 18 mars au soir.
3 photos maxi postées par membre avec un petit commentaire sur le lieu et si possible sur la motivation de la prise de vue.
1 seule photo par message svp.
Prises de vues réalisées en voyage (mais ballades pour nous faire découvrir son pays ou sa région acceptées).
Votes ouverts à tous du lundi 19 au dimanche 25 mars au soir.
Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
Tout le monde peut (devrait) voter en précisant sans ambiguité le pseudo du déposant suivi du numéro de photo avec si possible un petit commentaire pour expliquer son choix.
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. L'heureux vainqueur aura la tâche d'organiser le concours du mois d'Avril. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.
Ici c'est le fil pour déposer vos photos (Un post par photo svp !) et plus tard ce sera celui pour les votes.
Pour discuter sur les photos il faut aller sur le fil de discussion intitulé : Tous les à-cotés du Concours photo VF mars 2012 : "L'eau dans tous ses états".
Cliquez ici pour visualiser le diaporama de toutes les photos (merci à Herikles pour sa collaboration).
Bon assez causé ! le moment est venu de vous "jeter à l'eau", susciter l'émotion en déposant vos images, pour nous faire le plus souvent rêver mais aussi peut être pour nous faire peur ! 😉.
Cordialement Magellan18
Je lance le nouveau thème du concours VF du mois de mars 2012 : "L'eau dans tous ses états".
L'eau douce est source de vie, elle peut être précieuse par sa rareté, elle peut même être précieuse au point d'être vénérée comme une divinité. En voyage l'eau peut susciter l'émotion : la poésie parce qu'elle est calme et reposante ou la peur lorsqu'elle gronde, se déchaîne et parfois balaye tout sur son passage.
Alors, entre ruisseaux, torrents, cascades, lacs, rivières et fleuves, je vous invite à nous faire partager en quelques photographies à travers vos voyages et périples votre approche photographique avec l'eau.
Bon, il faut quand même une limite, on s'arrêtera donc aux fleuves ... de toute façon après, l'eau n'est plus douce et devient salée et là on sera hors sujet. En cas de doute chacun jugera lors de son vote !
L'élément humain, animal ou végétal sera le bienvenu et pourra contribuer à la beauté (l'équilibre ou la composition diraient certains) de la photo mais l'eau devra rester un élément important de l'image.
Tout le monde est bienvenu sur ce petit concours qui n'a en fait pour but que de nous faire partager vos émotions photographiques.
Règlement en quelques points :
Dépôt des images jusqu'au dimanche 18 mars au soir.
3 photos maxi postées par membre avec un petit commentaire sur le lieu et si possible sur la motivation de la prise de vue.
1 seule photo par message svp.
Prises de vues réalisées en voyage (mais ballades pour nous faire découvrir son pays ou sa région acceptées).
Votes ouverts à tous du lundi 19 au dimanche 25 mars au soir.
Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt
Tout le monde peut (devrait) voter en précisant sans ambiguité le pseudo du déposant suivi du numéro de photo avec si possible un petit commentaire pour expliquer son choix.
La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. L'heureux vainqueur aura la tâche d'organiser le concours du mois d'Avril. En cas d'égalité le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places.
Ici c'est le fil pour déposer vos photos (Un post par photo svp !) et plus tard ce sera celui pour les votes.
Pour discuter sur les photos il faut aller sur le fil de discussion intitulé : Tous les à-cotés du Concours photo VF mars 2012 : "L'eau dans tous ses états".
Cliquez ici pour visualiser le diaporama de toutes les photos (merci à Herikles pour sa collaboration).
Bon assez causé ! le moment est venu de vous "jeter à l'eau", susciter l'émotion en déposant vos images, pour nous faire le plus souvent rêver mais aussi peut être pour nous faire peur ! 😉.
Cordialement Magellan18