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Retour par le Brésil et l'Uruguay après les chutes d'Iguazu English translation pending
Bonjour
Nous comptons visiter les chutes d'Iguazu, après Salta. Pour le retour au lieu d'aller directement à Buenos Aires. Nous pensions descendre ds le sud du Brésil, puis traverser l'Uruguay. J'ai regardé déjà quelques plages à Itapema ou Florianopolis, mais ces stations balnéaires m'ont l'air immense et très bétonnées. Est ce que quelqu'un connait des adresses plus calme, avec une jolie plage. Si vous avez des conseils aussi sur les modalités de transport?😉 Pareil en ce qui concerne l'Uruguay?
Merci
Nous comptons visiter les chutes d'Iguazu, après Salta. Pour le retour au lieu d'aller directement à Buenos Aires. Nous pensions descendre ds le sud du Brésil, puis traverser l'Uruguay. J'ai regardé déjà quelques plages à Itapema ou Florianopolis, mais ces stations balnéaires m'ont l'air immense et très bétonnées. Est ce que quelqu'un connait des adresses plus calme, avec une jolie plage. Si vous avez des conseils aussi sur les modalités de transport?😉 Pareil en ce qui concerne l'Uruguay?
Merci
Carnet de voyage Thaïlande (26 juillet-18 août 2011) English translation pending
Nous sommes partis en Thailande du 26 juillet au 18 Août. Premier point positif, le vol; las d'arpenter les aéroports du monde entier, au fil des escales, nous avions opté pour un vol direct de la Thaï (100 E de plus environ qu'un vol avec escale en moyenne). Quel bonheur, de la place pour les jambes, un service impeccable, un avion ponctuel.... bref pas de regret.
Arrivée à Bangkok tot le matin du 27 juillet, l'hotel ne faisait son "check in" à 14 h (Fortville Guesthouse, très bien bon rapport qualité prix, service impec en retrait du tumulte tourisitique de Kao san), le temps de rejoindre le centre, de trouver l'hotel, de manger, de se poser dans le parc en attendant de pouvoir faire une petite sieste et youpi les 14 h sont là...donc repos une heure et petit tour de reconnaissance. Autour du palais nos visages pâles (et hagards) attirent les arnaqueurs du coin (le grand palais est fermé, le temple est fermé, c'est le jour de boudha prenez un tuk tuk ils sont gratuits, allez voir le grand boudha couché qui est très très loin (en fait à 50 mètres)....oui peut être, mais de toute façon ils peuvent nous raconter tout ce qu'ils veulent, cette journée est "blanche" de visite, une envie unique aller se coucher et se mettre en phase avec le décalage (pas palpitant comme début de vacances, mais bon j'ai passé l'âge de ne pas dormir presque 48 heures).....première pad thaïe à KFC Guesthouse en face de l'hôtel tellement bonnes qu'on double la mise....(nb je vis une véritable histoire d'amour avec ce plat.....).
Le 28, le soleil est radieux, les visites commencent, donc direction le temple et le palais royal, le temple wat phra Kaeo est tjrs une splendeur, dorures, boudha d'émeraude, jardins japonais.....pour le palais royal, un peu déçus, une grande partie est fermée pour cause d'obsèques d'un militaire mort dans un accident d'hélico et je suppose de la famille royale;
le soir, nous ne nous aventurons pas bien loin, allons diner vers kao San, bof rien de spectaculaire (à part que mon estomac se souvient encore de mon plat, j'avais oublié combien les plats thaïe peuvent être pimentés !)
Le 29 départ vers Ayuttahyah, ville temple, classée au patrimoine de l'Unesco, des ruines impressionnantes disséminées dans la ville (que l'on peut parcourir facilement en vélo). Les sites sont agréables, fleuris de frangipanniers à l'odeur envoutante, et les temples de style "Kmer" sont étonnants, un peu de guinguois. Au détour du chemin, nous rencontrons notre premier éléphant, une splendeur, des défenses rutilantes, ....en fait Ayuttahyah possède un centre d'accueil des éléphants, pour les retraités notamment (cf site ds internet)...ce centre est également célèbre pour les toiles peintes par les pachydermes, ce sont également des stars (ce sont eux que vous voyez dans le film Alexandre) pas étonnant ils sont magnifiques.... Le soir nous trouvons un petit resto très sympas qui sert du poisson délicieux
Le 31, départ vers KANCHANABURI, première étape pour le "clou" du voyage, le séjour à GANESHAPARK. La région est très jolie, nous trainassons le 31 dans la ville (le temps de nous intaller à la Blue star Guest hours). Le soir une violente averse sur la ville nous donne un aperçu de ce que "saison des pluies" veut dire...le lendemain la pluie continue violente et régulière, nous clouant à la GH (bon ok on est pas des aventuriers de la pluie). L'après midi est consacrée à trouver des sous (de toute façon il pleut toujours), la banque nous prend bien 1 heure (c'est comme à la sécu on a un numéro, et la jeune femme de la caisse est morte de rire en voyant mes travellers, je pense que c'est sa première transaction de ce genre), sous récupérés nous prenons le bus, pour nous rendre à une centaine de km, (comme il pleut on roule 3 h au lieu de 2) chez François et ses éléphants. La région que nous traversons est magnifique, verte (mais vu la pluie je comprends), montagneuse (derrière c'est la Birmanie). Nous arrivons sans encombre, sous la pluie, et espérons que le dieu de la mousson sera clément avec nous pour le lendemain; la soirée est consacrée à rencontrer , la famille de François, tous adorables, nos compagnons d'éléphanthérapy et ceux qui ont vécus l'expérience avant nous.
Lendemain matin, enfin nous rejoignons, les charmants quadrupèdes et leurs mahouts dans la forêt où ils passent la nuit. Kenji, le fils de François qui nous accompagne, nous donne les premières instructions et les règles à respecter (ne pas oublier que nous sommes face à des petites bêtes de plusieurs tonnes), nous montons sur les éléphants (et paf une big averse mais c'est pas grave la pluie nous nettoie vu que l'éléphant, un ado de 15 ans, est couvert d'une épaisse couche de terre rouge qui nous recouvre bientôt des pieds à la tête). Etre assis sur un éléphant c'est finalement assez confortable (plus qu'un dromadaire en tout cas), et impressionnant, car cet animal est d'une délicatesse et d'une légèreté extraordinaires pour sa taille. Le moment bien évidemment le meilleur est la baignade, les animaux sont joueurs et fantasques, surtout les deux plus jeunes (le papa de 38 ans est bien plus calme, la sagesse de l'âge adulte sans doute). Petite pose dans un village avec François et retour en éléphant chez François....pour nourir nos merveilleux compagnons de troncs de bananiers dont ils se délectent; Déjeuner et Comme finalement, le temps est relativement sec, nous repartons avec les éléphants pour une autre baignade, nous sommes sur le grand éléphant de 38 ans et là, du haut de prêt de 3 m, je dois dire que l'expérience est vraiment impressionnante. Le fin du périple éléphantesque se fait à nouveau sous une grosse averse (merci le dieu de la saison des pluies de nous avoir épargnés la journée)....le soir diner et rencontre avec nos successeurs.... le lendemain nous quittons à regret Ganesha (nous aurions bien piqué la place de nos successeurs....). Nous sommes comme deux gosses émerveillés par les cadeaux du Père Noël....et avons aussi un autre souvenir, les courbatures aux fesses(et oui être sur un éléphants, c'est aussi une bonne séance d'étirements) pendant quelques jours
Arrivée à Bangkok tot le matin du 27 juillet, l'hotel ne faisait son "check in" à 14 h (Fortville Guesthouse, très bien bon rapport qualité prix, service impec en retrait du tumulte tourisitique de Kao san), le temps de rejoindre le centre, de trouver l'hotel, de manger, de se poser dans le parc en attendant de pouvoir faire une petite sieste et youpi les 14 h sont là...donc repos une heure et petit tour de reconnaissance. Autour du palais nos visages pâles (et hagards) attirent les arnaqueurs du coin (le grand palais est fermé, le temple est fermé, c'est le jour de boudha prenez un tuk tuk ils sont gratuits, allez voir le grand boudha couché qui est très très loin (en fait à 50 mètres)....oui peut être, mais de toute façon ils peuvent nous raconter tout ce qu'ils veulent, cette journée est "blanche" de visite, une envie unique aller se coucher et se mettre en phase avec le décalage (pas palpitant comme début de vacances, mais bon j'ai passé l'âge de ne pas dormir presque 48 heures).....première pad thaïe à KFC Guesthouse en face de l'hôtel tellement bonnes qu'on double la mise....(nb je vis une véritable histoire d'amour avec ce plat.....).
Le 28, le soleil est radieux, les visites commencent, donc direction le temple et le palais royal, le temple wat phra Kaeo est tjrs une splendeur, dorures, boudha d'émeraude, jardins japonais.....pour le palais royal, un peu déçus, une grande partie est fermée pour cause d'obsèques d'un militaire mort dans un accident d'hélico et je suppose de la famille royale;
le soir, nous ne nous aventurons pas bien loin, allons diner vers kao San, bof rien de spectaculaire (à part que mon estomac se souvient encore de mon plat, j'avais oublié combien les plats thaïe peuvent être pimentés !)
Le 29 départ vers Ayuttahyah, ville temple, classée au patrimoine de l'Unesco, des ruines impressionnantes disséminées dans la ville (que l'on peut parcourir facilement en vélo). Les sites sont agréables, fleuris de frangipanniers à l'odeur envoutante, et les temples de style "Kmer" sont étonnants, un peu de guinguois. Au détour du chemin, nous rencontrons notre premier éléphant, une splendeur, des défenses rutilantes, ....en fait Ayuttahyah possède un centre d'accueil des éléphants, pour les retraités notamment (cf site ds internet)...ce centre est également célèbre pour les toiles peintes par les pachydermes, ce sont également des stars (ce sont eux que vous voyez dans le film Alexandre) pas étonnant ils sont magnifiques.... Le soir nous trouvons un petit resto très sympas qui sert du poisson délicieux
Le 31, départ vers KANCHANABURI, première étape pour le "clou" du voyage, le séjour à GANESHAPARK. La région est très jolie, nous trainassons le 31 dans la ville (le temps de nous intaller à la Blue star Guest hours). Le soir une violente averse sur la ville nous donne un aperçu de ce que "saison des pluies" veut dire...le lendemain la pluie continue violente et régulière, nous clouant à la GH (bon ok on est pas des aventuriers de la pluie). L'après midi est consacrée à trouver des sous (de toute façon il pleut toujours), la banque nous prend bien 1 heure (c'est comme à la sécu on a un numéro, et la jeune femme de la caisse est morte de rire en voyant mes travellers, je pense que c'est sa première transaction de ce genre), sous récupérés nous prenons le bus, pour nous rendre à une centaine de km, (comme il pleut on roule 3 h au lieu de 2) chez François et ses éléphants. La région que nous traversons est magnifique, verte (mais vu la pluie je comprends), montagneuse (derrière c'est la Birmanie). Nous arrivons sans encombre, sous la pluie, et espérons que le dieu de la mousson sera clément avec nous pour le lendemain; la soirée est consacrée à rencontrer , la famille de François, tous adorables, nos compagnons d'éléphanthérapy et ceux qui ont vécus l'expérience avant nous.
Lendemain matin, enfin nous rejoignons, les charmants quadrupèdes et leurs mahouts dans la forêt où ils passent la nuit. Kenji, le fils de François qui nous accompagne, nous donne les premières instructions et les règles à respecter (ne pas oublier que nous sommes face à des petites bêtes de plusieurs tonnes), nous montons sur les éléphants (et paf une big averse mais c'est pas grave la pluie nous nettoie vu que l'éléphant, un ado de 15 ans, est couvert d'une épaisse couche de terre rouge qui nous recouvre bientôt des pieds à la tête). Etre assis sur un éléphant c'est finalement assez confortable (plus qu'un dromadaire en tout cas), et impressionnant, car cet animal est d'une délicatesse et d'une légèreté extraordinaires pour sa taille. Le moment bien évidemment le meilleur est la baignade, les animaux sont joueurs et fantasques, surtout les deux plus jeunes (le papa de 38 ans est bien plus calme, la sagesse de l'âge adulte sans doute). Petite pose dans un village avec François et retour en éléphant chez François....pour nourir nos merveilleux compagnons de troncs de bananiers dont ils se délectent; Déjeuner et Comme finalement, le temps est relativement sec, nous repartons avec les éléphants pour une autre baignade, nous sommes sur le grand éléphant de 38 ans et là, du haut de prêt de 3 m, je dois dire que l'expérience est vraiment impressionnante. Le fin du périple éléphantesque se fait à nouveau sous une grosse averse (merci le dieu de la saison des pluies de nous avoir épargnés la journée)....le soir diner et rencontre avec nos successeurs.... le lendemain nous quittons à regret Ganesha (nous aurions bien piqué la place de nos successeurs....). Nous sommes comme deux gosses émerveillés par les cadeaux du Père Noël....et avons aussi un autre souvenir, les courbatures aux fesses(et oui être sur un éléphants, c'est aussi une bonne séance d'étirements) pendant quelques jours
Carnet de route, sud Maroc (avril 2011) English translation pending
1er jour
Hotel central casablanca
Tres bien, pas forcément très bien entretenu, c’est dommage mais c’est propre, patron tres sympa bien qu’un peu rustre au premier abord. Petit déjeuner marocain nickel
Dans le quartier, plein de bouis bouis pour manger, epiceries pour acheter de l’eau, du pain…
Location de voiture chez jawacars. Logan neuve. Pas de problème. 23€/jour
2 eme jour
Hotel toulousain : accueil bien mieux qu’il y a trois ans
Toujours très propre. Wifi gratuite
Attention, dans marrakech, zones bleues à parcmètres. C’est nouveau et ça coute 40 dhs le sabot…forcement on a testé ça aussi.
Dejeuner chez bej gueni : compter 35 dhs les 250 g de viande – c pas cher et correct.
On a aussi testé la gamine malade, essayé la clinique privée qui nous a renvoyé à un spécialiste, finalement on a trouvé un généraliste sur notre chemin quartier Majorelle : pas d’attente , nickel
Coût d’une consultation : 80 dhs. Ca marche bien et c’est plus simple que l’hôpital que nous avons testé le surlendemain !!!
Visite des jardins majorelle toujours aussi beaux.
Cette fois ci on a essayé le mellah : souk dans son jus : peu de touristes et prix bien plus bas : babouches michelin : 100 dhs tout cousu collé et semelle en pneu
Raz el hanout 20 dhs les 100g et un peu plus loin 10 dhs !! l’avantage ici c’est qu’on vous le broie à la demande : le mélange garde tout son parfum.
Diner au Toubkal : pas de surprise, bien, pas cher du tout, salade offerte en entrée.
Glace glacier Argana (éh oui, avant l’attentat !)
Jour 3 Depart 8h30 de marrakech Direction le tizi n test Arret à Tahanaoute pour une visite du souk hebdomadaire. Sympa Route de montagne étroite et dangereuse du fait des taxis qui roulent comme des malades !!! Repas à Ijoukak au gite Tigmmi n’tmazirte. (voir son site sinon 2ème numéro : 06 33 55 21 29) Appeler avant si vous voulez y manger au passage comme nous. Excellente adresse perdue au milieu de la montagne Tagine de poulet succulent, proprio adorable pratiquant un français parfait !! Difficile de repartir de cet endroit magique . poursuite de la route vers le col Visite de la mosquée de timnel du 12 eme s … superbe, en cours de restauration
Rencontre avec Mohammed qui parcourt le Maroc à la recherche de bijoux berberes anciens. Il nous ouvre ses sacs et présente plusieurs pièces magnifiques…. Sa passion est communicative !!! Il offre un petit bracelet en argent à Julie Direction Taroudant, premiers arganiers…avec leurs chèvres perchées Nous nous rendons au riad el aissi : superbe suite, gigantesque, avec tt le confort……. Dommage que la table ne soit pas à la hauteur. Heureusement j’ai fait bonne pioche : le tagine de chevreau aux feves était excellent.. miam
Jour 4 Souks de taroudant Difficile d’échapper aux guides. Je regrette le mellah de Marrakech où nous avons été tranquilles. Souk berbere, souk arabe, achats…… Dejeuner chez Nada .. très bien, terrasse agréable Palmeraie de Tiout Sympa, personne, pas un touriste. Nous faisons une grande balade dans la palmeraie avec un guide très sympa et deux ânes pour les enfants. Dîner au restaurant l’Agence : excellent, raffiné, service attentionné. Plats marocains, desserts à la française mais prix local. Probablement notre meilleur repas lors de ce voyage ; une adresse à retenir. Jour 5 Route pour tata par souk tleta de tagmoute Route magnifique. Accueil des gens extraordinaire dans les palmeraies. Magnifique palmeraie avec meule 10 km avant souk tleta tagmoute. Nous sommes invités à manger chez l’habitant mais avons déjà réservé à Tagmoute. La palmeraie de tagmoute est moins belle, moins verte. Au moulin, le type est très mal gracieux Déjeuner au restaurant hôtel camping chez karim et abdallah. Super accueil. Repas sympa. Ils sont en train d’agrandir et ont construit de mignonnes petites chambres avec sanitaires collectifs. 100 dhs la nuit. Nous passons aux grottes de Messalit. A part la rencontre sympathique avec des jeunes du coin venus pique-niquer, le lieu ne vaut pas forcément de s’y arrêter… seulement si l’on a le temps. Tata. Nous avons renoncé à aller voir l’horloge à eau d’agadir lehnna. Gens fort peu sympathiques dans tout le village. Même chose sur tata. On se sent de trop……… rien à voir avec les palmeraies précédentes. Nous nous posons à l’hôtel Renaissance. Accueil nickel, wifi, bon repas, mais chambres sales, problèmes de plomberie : odeurs, fuites…….. La pire adresse du séjour. Jour 5 Route pour Amtoudi. Route toute droite traversant le désert Arrêt à la palmeraie d’Akka Le détour indiqué dans le gdr est superbe. Nous faisons une pose au bord de l’oued où les femmes lavent le linge et les enfants se baignent et pêchent. Echanges de sourires, quelques mots avec les femmes mais la communication est difficile. Dejeuner à Itch : Borj Biramane. Auberge tenue par deux francais très sympathiques. Mieux vaut téléphoner avant pour déjeuner. Les lieux sont joliment décorés et très bien tenus. Sans aucun doute une très bonne adresse. Conseils sur la region Visite de la ville souterraine d’itch avec Abdellah (06 50 68 46 59). Nous passons un long moment avec ce jeune guide très sympathique, visite de l’ancienne mosquée, de la maison de son grand père puis thé dans sa propre maison. Je ne comprends pas que l’on ne parle pas plus de ce lieux dans les guides car la visite vaut le détour. Amtoudi : auberge amtoudi Propre, simple. Repas pantagruèlique Houssein, l’homme à tout faire de la maison est aux petits soins, adorable jusqu’au bout, il se pliera en 4 pour les clients de l’hôtel. On se sent comme chez soi. J’avais lu des avis sur l’auberge de George (on dirait le sud) et son accueil lunatique. Nous lui avons rendu visite et avons rencontré un homme fort sympathique. Randonnée à la journée pour les deux agadirs et les sources. Environ 12 km de marche dans un décor inoubliable…… un peu chemin de chèvre toutefois. Mais quelle récompense !!!! Pique nique aux sources et retour. Possibilité de se baigner dans une eau cristalline (pas fait… il ne faisait pas vraiment chaud) Nous quittons Houssein le lendemain direction Tighmert et sa palmeraie Jour 6 Passage par l’hôtel dar nomades Au cœur de la palmeraie, un havre de paix. Brahim nous accueille avec le thé de bienvenue. Chambres en pisé, une avec sdb privative. Superbe terrasse dominant la palmeraie. Cet endroit a tout d’un paradis. Visite de la kasbah caravenserail chez Abdou laabd. Il est possible d’y déjeuner avec lui d’un repas traditionnel. Appeler la veille (06 62 19 37 73). Abdou est un homme adorable, d’une grande gentillesse. Nous avons passé avec lui des moments extraordinaires… un grand souvenir. Le musée est riche de très nombreux objets de la vie quotidienne des nomades réunis depuis 35 ans par son cousin M. Taki. Dejeuner à la Villa Boujouf: à peine terminé cet endroit est magnifique. Certes, les prix ne sont pas les mêmes mais c’est à peine plus cher et l’effort architectural et décoratif valent le détour… très propre de surcroit et repas excellents. Nous y avons mangé deux fois. L’accueil de Mohammed et de sa famille qui s’occupent de cet endroit est très chaleureux. C’est magnifique. Journée 4x4. Même si je n’aime pas ce mode de tourisme, il est des cas où l’on a pas le choix. Le passage à la plage blanche en fait partie. Nous sommes donc allés à la plage blanche jusqu’à cap Aoreora. Fait demi tour à l’épave puis avons remonté l’oued aoreora. Nous ne somme pas montés au fort car la piste était trop cassante (dixit les guides ??)… dommage. Mais ce fut tout de même une journée magnifique riche en expériences (ensablement, rencontre avec une tortue de mer sur la plage) où les enfants ont pu voir des dunes à perte de vue. Il parait que c’est encore mieux après Tan Tan où il y a « la mer de sable ».
Jour 8 Route pour mirleft Arret à la cooperative de mizti. Une vraie cooperative, pas touristique avec des femmes souriantes qui nous montrent leur travail et nous font essayer. Impossible de casser ces satanées amandes avec le petit galet. Séance photos, achats…. Nous ratons la coopérative du cactus avant sidi ifni.
A sidi ifni , repas sur la place attenante au souk dans le premier resto à coté des wc publics. Super. Friture pour 35 dirhams. Propreté et produits frais. Quant à la quantité………… Poursuite de la route vers les arches naturelles de legzira. (surveillez le compteur, 10 km après sidi ifni) Superbe. On se sent tout petit sous ces arches où l’on voit les galets prêts à nous tomber sur la tête… encore de belles photos en perspective. Route pour Tiznit où nous avons rendez vous avec le patron de la Caravane des Twaregs (06 65 03 68 07) : fabriquant bijoutier. Attention aux rabatteurs qui vous emmèneront n’importe où. Aller place place ELMECHWAR devant le marché couvert des bijoux. Prendre la rue IMZILEN (les forgerons en Français) dans cette rue vous allez apercevoir une plaque CARAVANE DES TWAREGS à gauche. Suivre la petite rue jusqu à la fin . Des bijoux en argent pour tous les gouts dans sa boutique. Nous passons un moment agréable avec Mohammed. Un homme honnête qui ajuste ses prix en fonction de la qualité des métaux utilisés. Petits cadeaux pour toute la famille après les achats et le thé. A conseiller pour son honnêteté !!! Retour sur Mirleft où nous attend Damien à l’hôtel Albertih. Accueil jeune et sympa de l’équipe. Wifi. Repas excellent et pour la quantité…………… plus faim !!!!!. Chambres à la décoration soignée, très propres. Dommage que nous n’ayons fait que passer.
Jour 9 Route Mirleft casablanca La route de Mirleft à Agadir est vraiment interminable avec des camions et beaucoup de circulation. Puis autoroute d’Agadir à Marrakech puis Marrakech Casablanca (compter deux fois 2 h 30) Retour à l’hotel central Diner à la taverne du dauphin : prix un peu élevés par rapport à la prestation. Pas un souvenir impérissable…
Jour 13 Visite de la mosquée Hassan II : impressionnant. Prix : 120dhs adulte, moitié pour les enfants. C’est cher mais c’est vraiment impressionnant !! Visite du quartier des Habous : nous avons bien aimé, pas de solicitation dans le souk, quartier sympa. Repas dar sultan : on achète sa viande chez le boucher et on la fait cuire en face. Autant dire que l’on a mangé pour presque rien. Nous avons pris la viande là où il y avait le plus de marocains Dessert à la pâtisserie Bennis. Difficile à trouver sans demander. Mais les gens du quartier sont très sympas. Très bon gâteaux marocains (130 dhs le kg) Retour quartier de l’ancienne médina. Pour les achats, en dehors de la médina, dans la rue qui longe la médina en partant de la place des nations unies direction le port : à coté de l’hôtel Plaza, très grande boutique au numéro 8. Prix affichés en vitrine : la moitié de ceux de la médina. Petit cadeaux pour les enfants bien que peu avenants !!!!
Infos pratiques : Marakech Taroudant par tizi n’ test 5 heures Mirleft agadir : 2H Agadir Marrakech: 2H30 Marrakech Casablanca : 2H30 Peage agadir Casablanca : 150 dhs Peage Casablanca Marrakech : 105 dhs Pain : 1dh Eau entre 4,5 et 6 dhs mais jusqu’à 10 dhs Carburant : dans les 7,5 dhs le litre de diesel Loc voiture : 23€/jour sans clim Transfert aéroport de jour 250 dhs
Jour 3 Depart 8h30 de marrakech Direction le tizi n test Arret à Tahanaoute pour une visite du souk hebdomadaire. Sympa Route de montagne étroite et dangereuse du fait des taxis qui roulent comme des malades !!! Repas à Ijoukak au gite Tigmmi n’tmazirte. (voir son site sinon 2ème numéro : 06 33 55 21 29) Appeler avant si vous voulez y manger au passage comme nous. Excellente adresse perdue au milieu de la montagne Tagine de poulet succulent, proprio adorable pratiquant un français parfait !! Difficile de repartir de cet endroit magique . poursuite de la route vers le col Visite de la mosquée de timnel du 12 eme s … superbe, en cours de restauration
Rencontre avec Mohammed qui parcourt le Maroc à la recherche de bijoux berberes anciens. Il nous ouvre ses sacs et présente plusieurs pièces magnifiques…. Sa passion est communicative !!! Il offre un petit bracelet en argent à Julie Direction Taroudant, premiers arganiers…avec leurs chèvres perchées Nous nous rendons au riad el aissi : superbe suite, gigantesque, avec tt le confort……. Dommage que la table ne soit pas à la hauteur. Heureusement j’ai fait bonne pioche : le tagine de chevreau aux feves était excellent.. miam
Jour 4 Souks de taroudant Difficile d’échapper aux guides. Je regrette le mellah de Marrakech où nous avons été tranquilles. Souk berbere, souk arabe, achats…… Dejeuner chez Nada .. très bien, terrasse agréable Palmeraie de Tiout Sympa, personne, pas un touriste. Nous faisons une grande balade dans la palmeraie avec un guide très sympa et deux ânes pour les enfants. Dîner au restaurant l’Agence : excellent, raffiné, service attentionné. Plats marocains, desserts à la française mais prix local. Probablement notre meilleur repas lors de ce voyage ; une adresse à retenir. Jour 5 Route pour tata par souk tleta de tagmoute Route magnifique. Accueil des gens extraordinaire dans les palmeraies. Magnifique palmeraie avec meule 10 km avant souk tleta tagmoute. Nous sommes invités à manger chez l’habitant mais avons déjà réservé à Tagmoute. La palmeraie de tagmoute est moins belle, moins verte. Au moulin, le type est très mal gracieux Déjeuner au restaurant hôtel camping chez karim et abdallah. Super accueil. Repas sympa. Ils sont en train d’agrandir et ont construit de mignonnes petites chambres avec sanitaires collectifs. 100 dhs la nuit. Nous passons aux grottes de Messalit. A part la rencontre sympathique avec des jeunes du coin venus pique-niquer, le lieu ne vaut pas forcément de s’y arrêter… seulement si l’on a le temps. Tata. Nous avons renoncé à aller voir l’horloge à eau d’agadir lehnna. Gens fort peu sympathiques dans tout le village. Même chose sur tata. On se sent de trop……… rien à voir avec les palmeraies précédentes. Nous nous posons à l’hôtel Renaissance. Accueil nickel, wifi, bon repas, mais chambres sales, problèmes de plomberie : odeurs, fuites…….. La pire adresse du séjour. Jour 5 Route pour Amtoudi. Route toute droite traversant le désert Arrêt à la palmeraie d’Akka Le détour indiqué dans le gdr est superbe. Nous faisons une pose au bord de l’oued où les femmes lavent le linge et les enfants se baignent et pêchent. Echanges de sourires, quelques mots avec les femmes mais la communication est difficile. Dejeuner à Itch : Borj Biramane. Auberge tenue par deux francais très sympathiques. Mieux vaut téléphoner avant pour déjeuner. Les lieux sont joliment décorés et très bien tenus. Sans aucun doute une très bonne adresse. Conseils sur la region Visite de la ville souterraine d’itch avec Abdellah (06 50 68 46 59). Nous passons un long moment avec ce jeune guide très sympathique, visite de l’ancienne mosquée, de la maison de son grand père puis thé dans sa propre maison. Je ne comprends pas que l’on ne parle pas plus de ce lieux dans les guides car la visite vaut le détour. Amtoudi : auberge amtoudi Propre, simple. Repas pantagruèlique Houssein, l’homme à tout faire de la maison est aux petits soins, adorable jusqu’au bout, il se pliera en 4 pour les clients de l’hôtel. On se sent comme chez soi. J’avais lu des avis sur l’auberge de George (on dirait le sud) et son accueil lunatique. Nous lui avons rendu visite et avons rencontré un homme fort sympathique. Randonnée à la journée pour les deux agadirs et les sources. Environ 12 km de marche dans un décor inoubliable…… un peu chemin de chèvre toutefois. Mais quelle récompense !!!! Pique nique aux sources et retour. Possibilité de se baigner dans une eau cristalline (pas fait… il ne faisait pas vraiment chaud) Nous quittons Houssein le lendemain direction Tighmert et sa palmeraie Jour 6 Passage par l’hôtel dar nomades Au cœur de la palmeraie, un havre de paix. Brahim nous accueille avec le thé de bienvenue. Chambres en pisé, une avec sdb privative. Superbe terrasse dominant la palmeraie. Cet endroit a tout d’un paradis. Visite de la kasbah caravenserail chez Abdou laabd. Il est possible d’y déjeuner avec lui d’un repas traditionnel. Appeler la veille (06 62 19 37 73). Abdou est un homme adorable, d’une grande gentillesse. Nous avons passé avec lui des moments extraordinaires… un grand souvenir. Le musée est riche de très nombreux objets de la vie quotidienne des nomades réunis depuis 35 ans par son cousin M. Taki. Dejeuner à la Villa Boujouf: à peine terminé cet endroit est magnifique. Certes, les prix ne sont pas les mêmes mais c’est à peine plus cher et l’effort architectural et décoratif valent le détour… très propre de surcroit et repas excellents. Nous y avons mangé deux fois. L’accueil de Mohammed et de sa famille qui s’occupent de cet endroit est très chaleureux. C’est magnifique. Journée 4x4. Même si je n’aime pas ce mode de tourisme, il est des cas où l’on a pas le choix. Le passage à la plage blanche en fait partie. Nous sommes donc allés à la plage blanche jusqu’à cap Aoreora. Fait demi tour à l’épave puis avons remonté l’oued aoreora. Nous ne somme pas montés au fort car la piste était trop cassante (dixit les guides ??)… dommage. Mais ce fut tout de même une journée magnifique riche en expériences (ensablement, rencontre avec une tortue de mer sur la plage) où les enfants ont pu voir des dunes à perte de vue. Il parait que c’est encore mieux après Tan Tan où il y a « la mer de sable ».
Jour 8 Route pour mirleft Arret à la cooperative de mizti. Une vraie cooperative, pas touristique avec des femmes souriantes qui nous montrent leur travail et nous font essayer. Impossible de casser ces satanées amandes avec le petit galet. Séance photos, achats…. Nous ratons la coopérative du cactus avant sidi ifni.
A sidi ifni , repas sur la place attenante au souk dans le premier resto à coté des wc publics. Super. Friture pour 35 dirhams. Propreté et produits frais. Quant à la quantité………… Poursuite de la route vers les arches naturelles de legzira. (surveillez le compteur, 10 km après sidi ifni) Superbe. On se sent tout petit sous ces arches où l’on voit les galets prêts à nous tomber sur la tête… encore de belles photos en perspective. Route pour Tiznit où nous avons rendez vous avec le patron de la Caravane des Twaregs (06 65 03 68 07) : fabriquant bijoutier. Attention aux rabatteurs qui vous emmèneront n’importe où. Aller place place ELMECHWAR devant le marché couvert des bijoux. Prendre la rue IMZILEN (les forgerons en Français) dans cette rue vous allez apercevoir une plaque CARAVANE DES TWAREGS à gauche. Suivre la petite rue jusqu à la fin . Des bijoux en argent pour tous les gouts dans sa boutique. Nous passons un moment agréable avec Mohammed. Un homme honnête qui ajuste ses prix en fonction de la qualité des métaux utilisés. Petits cadeaux pour toute la famille après les achats et le thé. A conseiller pour son honnêteté !!! Retour sur Mirleft où nous attend Damien à l’hôtel Albertih. Accueil jeune et sympa de l’équipe. Wifi. Repas excellent et pour la quantité…………… plus faim !!!!!. Chambres à la décoration soignée, très propres. Dommage que nous n’ayons fait que passer.
Jour 9 Route Mirleft casablanca La route de Mirleft à Agadir est vraiment interminable avec des camions et beaucoup de circulation. Puis autoroute d’Agadir à Marrakech puis Marrakech Casablanca (compter deux fois 2 h 30) Retour à l’hotel central Diner à la taverne du dauphin : prix un peu élevés par rapport à la prestation. Pas un souvenir impérissable…
Jour 13 Visite de la mosquée Hassan II : impressionnant. Prix : 120dhs adulte, moitié pour les enfants. C’est cher mais c’est vraiment impressionnant !! Visite du quartier des Habous : nous avons bien aimé, pas de solicitation dans le souk, quartier sympa. Repas dar sultan : on achète sa viande chez le boucher et on la fait cuire en face. Autant dire que l’on a mangé pour presque rien. Nous avons pris la viande là où il y avait le plus de marocains Dessert à la pâtisserie Bennis. Difficile à trouver sans demander. Mais les gens du quartier sont très sympas. Très bon gâteaux marocains (130 dhs le kg) Retour quartier de l’ancienne médina. Pour les achats, en dehors de la médina, dans la rue qui longe la médina en partant de la place des nations unies direction le port : à coté de l’hôtel Plaza, très grande boutique au numéro 8. Prix affichés en vitrine : la moitié de ceux de la médina. Petit cadeaux pour les enfants bien que peu avenants !!!!
Infos pratiques : Marakech Taroudant par tizi n’ test 5 heures Mirleft agadir : 2H Agadir Marrakech: 2H30 Marrakech Casablanca : 2H30 Peage agadir Casablanca : 150 dhs Peage Casablanca Marrakech : 105 dhs Pain : 1dh Eau entre 4,5 et 6 dhs mais jusqu’à 10 dhs Carburant : dans les 7,5 dhs le litre de diesel Loc voiture : 23€/jour sans clim Transfert aéroport de jour 250 dhs
A voir, à faire à l'est de Montréal? English translation pending
Bonjour,
Nous passerons nos 2 derniers jours de vacances chez une amie à Brigham (début aout). A ce propos j'ai un doute : Est-ce en Montérégie ou bien dans les cantons de l'est ?
1) Que me conseilleriez vous de voir ou faire pour l'un de ces 2 jours, un incontournable du coin, un truc que l'on a pas chez nous, une activité dans un parc à faire en famille. ?
J'ai déjà quelques idées (j'ai regardé sur "Bonjour Québec" et le site de la SEPAQ) mais pas bien précises et je ne sais pas me décider :
- Un tour au lac de MAGOG (et quoi faire là bas)? - Parc du Mont ORFORD ? (découverte en randonnée ou canot ?) - Parc YAMASKA ? (découverte en randonnée ou canot ?) - autre ????
Nous aimons les balades où l'on peut voir des animaux en pleine nature (j'aimerais tellement croiser un élan...), les balades dans les villages animés, les rencontres avec les gens du coin.
Je vous cite aussi ce qui ne nous interesse pas : Les vergers (je suis normande alors je connais), les vignobles (on connait aussi et on ne boit pas de vin). J'"évacue" le zoo de Granby vu que l'on aura vu celui de St Félicien. J'ai vu aussi qu'il y avait FORT LENNOX mais comme on aura déjà vu les citadelles de Halifax et Québec, la forteresse de Louisbourg et j'ai peur que ça soit un peu fort en fort.
2) Autre question : Impossible de revenir du continent américain sans avoir fait notre provision de levi's !!! Comme ma fille et moi sommes des inconditionnelles du shopping, où pourrions nous nous rassasier dans ce secteur ? Un centre commercial près de Granby , des magasins d'usines ? ou bien faut-il aller spécialement à Montreal ?
Merci d'avance
Nous passerons nos 2 derniers jours de vacances chez une amie à Brigham (début aout). A ce propos j'ai un doute : Est-ce en Montérégie ou bien dans les cantons de l'est ?
1) Que me conseilleriez vous de voir ou faire pour l'un de ces 2 jours, un incontournable du coin, un truc que l'on a pas chez nous, une activité dans un parc à faire en famille. ?
J'ai déjà quelques idées (j'ai regardé sur "Bonjour Québec" et le site de la SEPAQ) mais pas bien précises et je ne sais pas me décider :
- Un tour au lac de MAGOG (et quoi faire là bas)? - Parc du Mont ORFORD ? (découverte en randonnée ou canot ?) - Parc YAMASKA ? (découverte en randonnée ou canot ?) - autre ????
Nous aimons les balades où l'on peut voir des animaux en pleine nature (j'aimerais tellement croiser un élan...), les balades dans les villages animés, les rencontres avec les gens du coin.
Je vous cite aussi ce qui ne nous interesse pas : Les vergers (je suis normande alors je connais), les vignobles (on connait aussi et on ne boit pas de vin). J'"évacue" le zoo de Granby vu que l'on aura vu celui de St Félicien. J'ai vu aussi qu'il y avait FORT LENNOX mais comme on aura déjà vu les citadelles de Halifax et Québec, la forteresse de Louisbourg et j'ai peur que ça soit un peu fort en fort.
2) Autre question : Impossible de revenir du continent américain sans avoir fait notre provision de levi's !!! Comme ma fille et moi sommes des inconditionnelles du shopping, où pourrions nous nous rassasier dans ce secteur ? Un centre commercial près de Granby , des magasins d'usines ? ou bien faut-il aller spécialement à Montreal ?
Merci d'avance
Et pourquoi pas la Jordanie? (fin mars-début avril 2011) English translation pending
De retour d'une semaine en Jordanie, voici le résumé de notre itinéraire, fait en voiture de location.
J1 : avion Paris Amman sur Royal Jordanian (vol direct), récupération de la voiture de location (Avis) à l'aéroport, et direction Madaba pour 3 nuits à l'hotel Mariam. Très bon hotel, très confortable, délicieux p'tit dej (avec des pancakes !), bien placé Diner à l'hotel
J2 : Matin visite du chateau de Ajlun Déjeuner dans le restaurant (buffet) juste à l'entrée du site de Jerash Après-midi à Jérash Diner au restaurant Bawabit à Madaba
J3 : Mont Nébo le matin Dejeuner et après-midi sur la plage du Movenpick Resort pour profiter de la Mer Morte Diner au restaurant Bawabit à Madaba
J4 : Route des Rois en direction de Pétra Arret en fin de matinée pour visiter le chateau de Kerak, déjeuner à Kerak Arret au Chateau de Chowbak (trop tard pour le visiter) Arrivée à Petra en fin d'apres-midi Nuit au Sunset hotel Meme standing que le Mariam à Madaba, le Sunset propose aussi pour 4 JD de nous préparer un pique-nique.
J5 : Site de Petra le Siq, le Khazneh, la ville... Après le pique-nique, ascension en direction du Monastère
J6 : lever tôt pour profiter de Petra sans la foule Excursion au Lieu du Haut Sacrifice Après manger excursion sur le Djebel Khubta pour surplomber le Khazneh
J7 : Direction le Wadi Rum Excursion dans le desert à dos de chameau avec Jordan Tracks Nuit au camp bédouin de Jordan Tracks. Agence vraiment très professionnelle, nous avons passé 2 merveilleuses journées ! Je recommande.
J8 : Journée en jeep dans le Wadi Rum avec un guide bedouin (toujours Jordan Tracks) Franchement magnifique ! Retour au village en fin d'après-midi Route vers Aqaba Nuit au calme hors de la ville au Red Sea Dive Center Hotel (il faut quand même entrer dnas Aqaba pour trouver la bonne route qui y mene) Diner à l'hotel
J9 : matin à Aqaba Route du desert pour revenir à Madaba (pique nique en route) Arret à Umm er-Rasas Arrivée à Madaba en fin d'après-midi
J10 : retour à Amman pour prendre l'avion pour Paris
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Et maintenant, pour ceux qui aiment un peu de lecture, voici le récit détaillé de nos aventures (le récit accompagné de photos se trouve ICI) :
Et pourquoi pas la Jordanie ?
Deux semaines avant notre voyage prévu au Japon, un terrible séisme ravage une partie du pays, avec les conséquences que l’on sait… Une semaine avant le voyage, nous décidons donc de changer de destination. L’Ouest Américain ? J’aimerais beaucoup y revenir, mais c’est encore trop tôt dans l’année pour bien profiter du Yosemite National Park… L’Argentine ? C’est aussi un pays qui nous tente, mais organiser un voyage dans ce grand pays en moins d’une semaine parait difficile… Madère, l’île aux fleurs, pour une semaine de randonnée printanière ? Nous rêvions d’un grand voyage dépaysant… Et pourquoi pas la Jordanie ? Depuis le temps que mon homme rêve de découvrir Pétra ? Au moins nous aurons du soleil, ça fera du bien ! C’est décidé ! En un week-end, Guide du Routard à la main, nous organisons un super voyage en Jordanie !
Le samedi suivant, nous embarquons dans un avion Royal Jordanian direction Amman, la capitale. Nous n’y restons pas et préférons partir directement à Madaba, sympathique petite ville qui nous rappelle un peu la Sicile. Nous y resterons 3 nuits pour rayonner dans la région.
Dimanche matin, après un bon petit déjeuner, nous partons vers le nord en direction d’Ajlun, un ancien château croisé. La visite est très intéressante, même s’il n’y a pas beaucoup d’explications. Après déjeuner, nous visitons Jerash, site gréco-romain magnifiquement conservé ! Le site est immense, vraiment beau, et tellement bien conservé que l’on a presque l’impression de voir débouler un char romain sur la voie principale en direction du forum ! Cette visite est d’ailleurs pleine de surprises. En visitant l’impressionnant théâtre, nous assistons à un concert de cornemuses ! Jamais je n’aurais pensé écouter des jordaniens jouer des airs écossais à la cornemuse dans un ancien théâtre grec ! Sur le chemin nous menant au Temple d’Artémis, nous passons à côté des ruines de la cathédrale où un prêtre catholique célèbre une messe en plein air… Arrivés au Temple d’Artémis, je vois de la fumée s’élever de l’intérieur du temple… Une offrande aux Dieux ? Non ! Un vendeur de thé à la menthe ! Il est très bon d’ailleurs ce thé. Après cette belle journée riche en surprises et en découvertes, nous retournons à Madaba pour diner au Bawabit, très bon restaurant qui à l’avantage d’être tenu par des Chrétiens, on peut donc boire du vin pour accompagner notre repas. Nous goûtons à cette occasion le vin du Mont Nébo.
Petit aparté sur la gastronomie jordanienne avant de continuer ce récit. La nourriture, pas mal inspiré de la gastronomie libanaise, est très bonne. En entrée nous avons souvent des petites soupes et des mezzés (houmous, salades, concombre…). Ensuite, le poulet grillé (ou en brochette marinée, le chich taouk est très très bon), ou le mouton sont à l’honneur, accompagnés de courgettes et d’aubergines. Et pour finir le repas, un bon thé s’impose. Qu’il soit à la menthe fraîche ou infusé avec du sucre et parfois de la sauge à la façon des bédouins, il est toujours très bon !
Je parlais un peu plus haut du vin du Mont Nébo, dès lundi matin nous nous rendons sur ce lieu mythique du haut duquel Moïse observa la Terre Promise avant de mourir. Ca fait quelque chose de distinguer dans la brume matinale la Mer Morte, la Vallée du Jourdain, Bethleem si proche…
Après une petite balade dans les environs, nous changeons complètement de décors et allons au Movenpick Resort, grand hôtel de luxe, pour passer l’après-midi sur un transat sur la plage au bord de la Mer Morte. Très important de se baigner dans la Mer Morte sur la plage privée d’un hôtel, la concentration en sel est tellement importante qu’une douche s’impose ! On flotte vraiment ! Par contre, le sel, ça coupe… Et quand on s’entaille la main dans l’eau salée, ça fait vraiment mal … Heureusement, le personnel de l’hôtel veille, et est bien équipés en pansements et bétadine. Encore une petite sieste sur le transat devant la mer, et nous repartons en direction de Madaba. Le paysage est assez surprenant, comme celui que j’avais découvert dans la Vallée de la Mort aux Etats-Unis. Ce qui est assez logique finalement puisque dans les deux cas nous sommes sous le niveau de la mer, qui s’est retirée il y a bien longtemps… La roche est magnifique, présentant des strates de différentes couleurs.
Mardi matin, nous quittons Madaba pour nous diriger vers le sud, en prenant la Route des Rois, magnifique route qui nous fait découvrir d’impressionnants paysages. Des immenses canyons désertiques découpés dans la roche ocre… Nous découvrons aussi l’humour des Jordaniens. Juste avant un virage, sur la route longeant le canyon de façon vertigineuse, un panneau indique « Restaurant Grand Canyon, avec WC ». On imagine tout de suite un beau restaurant, avec une belle terrasse avec vue sur le canyon… On passe le virage et on découvre… Une tente avec un panneau « Restaurant » dessus ! Et juste à côté, une mini tente avec un panneau « WC » ! Ca vaut le petit âne de Pétra avec sa couverture rouge que son propriétaire faisait passer pour une Ferrari… mais nous ne sommes pas encore arrivés à Pétra, j’en parlerai plus tard.
Nous arrivons à Kerak en fin de matinée et nous visitons son château, dominant la vallée, avant d’aller déjeuner. Outre la magnifique vue sur la région que nous avons depuis les remparts du château (du haut desquels Godefroy de Bouillon « s’amusait » à jeter ses prisonniers, je vous passe les détails de leur chute), nous découvrons les souterrains du château, véritable dédale pas toujours éclairé, nous faisant passer d’une salle à l’autre. On s’amuse bien en Jordanie !
Nous reprenons ensuite la Route des Rois pour rejoindre Pétra… Enfin on essaye… On est un peu perdu… Et les gens parlent de moins en moins anglais… On se fait même aider par la police qui nous emmène droit vers le désert ! On fini par s’en sortir, et après un petit détour par le château de Chowbak (trop tard pour le visiter, mais magnifique vue dans la lumière du soleil couchant) nous arrivons dans la ville moderne de Pétra en fin de journée.
Pétra… cité mythique… nous passons deux jours sur place pour pleinement profiter du site. En arrivant, nous parcourons le Siq, un long couloir entre deux immenses parois rocheuses, d’un beau rouge sombre, ponctuées de gravures nabatéennes… Nous avons l’impression de marcher longtemps avant de découvrir, quand on ne s’y attend plus, le Trésor, le Khazneh, cette gigantesque porte creusée dans la roche ! C’est en effet assez impressionnant ! Nous entrons ensuite dans la ville à proprement parler, magnifique site archéologique dans un décor naturel tout aussi splendide. La roche, rouge foncée, striée de noir et de jaune, offre un décor particulièrement impressionnant. Nous découvrons des grottes, un ancien théâtre, une voie romaine, des temples… Toute une ville creusée dans la roche, et se fondant complètement dans le décor. Après un bon pique-nique préparé par l’hôtel, nous entamons l’ascension du chemin menant au Monastère. Nous croisons un petit temple avec des lions sculptés, des bédouins "easy rider" avec leur blouson de cuir et leur cigarette juchés en haut de leur chameau (un petit look Johnny Depp dans Pirate des Caraïbes, j'aime beaucoup !), d'autres bédouins proposant un taxi à dos d'ânes (c'est là que nous avons croisé l'âne-ferrari !), pas mal de petites boutiques d'artisanat…. Bref, la montée n'est pas du tout monotone ! Nous arrivons enfin en haut, sur un plateau dégagé. Après quelques pas nous découvrons, en nous retournant, l'entrée du Monastère, immense porte de pierre creusée dans la roche ocre ! Encore plus impressionnant que le Khazneh je trouve, vraiment grandiose ! Nous nous installons dans le café en face, sur des bancs joliment décorés, pour déguster un jus de citron à la menthe bien frais devant le Monastère. Sympathique petite pause ! Mais le chemin continu. Un panneau indique "Vue de la fin du monde" ! Alors on y va, bien sur ! Nous ne sommes pas déçus, la publicité n'est pas mensongère. Après une petite marche, et l'ascension d'une petite colline, nous découvrons un vrai paysage de fin du monde, canyons découpés, très profonds, roche torturée, et au loin, le désert, à perte de vue… Franchement magnifique ! Nous reprenons ensuite tranquillement le chemin du retour, en parcourant la voie romaine, puis le Siq, avant de rejoindre notre hôtel pour prendre une bonne douche avant de sortir manger… une pizza. Oui ça fait du bien de temps en temps aussi, et en plus la pizzeria est juste à côté de l'hôtel.
Après une bonne nuit, nous nous levons tôt pour redécouvrir Pétra sans la foule de la veille. Départ à 7h30, arrivée sur le site avec presque personne, nous avons le Khazneh pour nous tout seul ! (enfin nous le partageons avec trois chameaux et deux petits chats) Cette fois-ci, nous entamons l'ascension du chemin menant au Haut Lieu du Sacrifice. Ca monte dur, mais la vue du sommet, sur Pétra, sur les montagnes, sur le désert, est vraiment magnifique. Nous redescendons ensuite par un autre chemin qui nous fait découvrir, caché dans la roche rouge, quelques tombeaux oubliés… Nous avons l'impression d'être des explorateurs ! En suivant le chemin nous rejoignons le cœur de la cité pour pique-niquer tranquillement. Nous visitons ensuite les nombreux tombeaux creusés dans la roche avant de gravir le Djebel Khubta, massif de grès multicolore dominant la cité de Pétra. Après une rencontre insolite avec un homme qui vit là tout seul avec son âne avec qui il a grandit, sa seule possession, sa seule richesse, nous arrivons au sommet. Nous avons alors une vue vraiment saisissante, le Khazneh, cette façade monumentale à l'entrée de Pétra, est maintenant sous nos pieds ! Nous redescendons ensuite prendre un bon jus de citron bien frais (et bien mérité) avant de rejoindre Abdallah, un bédouin commerçant qui vend de l'artisanat sur le site de Pétra. J'avais repéré la veille un joli bracelet en argent sur son étalage. Comme il nous reconnait, il nous offre le thé, et nous passons un très bon moment avant de négocier (un peu) le prix du bracelet. Après cette longue journée, et après une bonne douche, nous dînons à nouveau à la pizzeria (même si je prends une moussaka) avant de retrouver notre lit. Le réveil sera dur demain, notre téléphone ayant subrepticement avancé d'une heure en se connectant au wifi de l'hôtel…
Vendredi matin, levé très tôt donc, et route jusqu'au village de Wadi Rum, à l'entrée du désert (ce n'est pas une métaphore, la route ne va pas plus loin). Nous nous posons à la terrasse ombragée du petit restaurant avant de rejoindre Isabelle, une jeune femme Belge mariée à un bédouin du désert, propriétaire de l'agence Jordan Tracks qui organise des tours à cheval, à dos de chameau ou en jeep. Et l'aventure commence ! Juchés sur nos chameaux nous partons vers le désert.
Le pas lent du dromadaire nous fera visiter une petite partie de ce surprenant désert, très montagneux, très contrasté aussi, entre le rouge du sable des dunes, l'ocre des pierres, le vert des buissons, le blanc des fleurs et le bleu du ciel. Les couleurs sont magnifiques ! Nous faisons quelques pauses dans notre méharée, pour découvrir une source qui pousse en haut d'une montagne, pour gravir une dune de sable rouge ou pour nous enfoncer dans un canyon étroit entre deux parois rocheuses couvertes d'inscriptions nabatéennes. A chaque fois, des bédouins confortablement installés sous leur tente nous invitent à prendre le thé.
Nous arrivons ainsi, au rythme des chameaux, en fin d'après-midi au camp bédouin de Jordan Tracks. Nous sommes les premiers arrivées, mais le camp prend rapidement vie quand une couple d'anglais et un groupe de français nous rejoignent. Nous faisons également la connaissance de Saleem, le mari bédouin d'Isabelle, et d'Awad, qui sera notre guide le lendemain. A la nuit tombée, nous entrons tous sous la grande tente pour le repas du soir (très bon poulet grillé sur le feu), pendant que nos hôtes chantent accompagnés de leur oud et d'un petit tambour. Après le repas, nous nous éloignons de la lumière du camp pour observer les multitudes d'étoiles dans ce ciel d'une pureté incroyable. Nous allons faire de beaux rêves cette nuit…
Le lendemain, après un bon petit déjeuner sous la tente des bédouins (j'adore vraiment leur thé !) nous partons à deux voitures avec les cinq français à la découverte du désert (en jeep cette fois-ci, beaucoup plus agréable que le chameau finalement).
Nous nous arrêtons d'abord près d'une petite arche en pierre découpée sur le ciel, perchée en haut d'une colline rocheuse, avant de redécouvrir le canyon de la veille (aujourd'hui nous découvrons même un figuier qui y pousse !). Nous nous arrêtons également, comme la veille, à Lawrence Spring, nommée ainsi car Lawrence d'Arabie avait choisi le Wadi Rum comme base pour combattre avec les arabes contre l'empire Ottoman. Mais cette fois-ci, nous escaladons la colline pour découvrir la source au sommet. La vue de là haut sur le désert est impressionnante ! Et l'eau qui coule dans le désert l'est tout autant.
Après la découverte d'une belle dune de sable rouge se découpant sur le ciel bleu, et sur laquelle pousse des buissons de fleurs blanche ressemblant à des genets, et la découverte d’un étrange rocher ressemblant à un gros champignon, le vent érodant son "pied" doucement au fil des ans, nous nous arrêtons à l'ombre d'une belle paroi rocheuse pour déjeuner.
Le lieu est clairement connu et utilisé régulièrement par les bédouins, si l’on en croit les tâches de sang et autre touffes de poils autour d'une pierre plate… Oui, c'est en effet là qu'on tue les chèvres ! Et les chameaux aussi. Même si c'est plus compliqué de bien tuer le chameau, il faut lui bander les yeux, tirer son cou en arrière, et lui enfoncer une très longue lame juste sous la gorge. Tuer une chèvre, à côté, c'est bien plus facile, en cinq minutes c'est réglé, même si le jeune guide du groupe de français nous avoue avoir eu un peu peur la première fois. Et c'est à ce moment de la conversation, qu'Awad, qui était tranquillement en train de servir le thé, ouvre sa djellaba pour nous montrer le couteau qu'il gardait contre sa poitrine ! Et pour nous ramener d'un coup vers le XXIème siècle, il enchaine en nous disant que si on le cherche sur Youtube, on devrait trouver des vidéos de lui !
Nous reprenons ensuite notre périple dans le désert, pour découvrir une "piscine", réservoir naturel creusé dans la roche, à sec à cette saison. Puis un peu plus loin des inscriptions gravées sur la roche. De l'art bédouin ? Non, tout simplement un ancien panneau de signalisation ! Les gravures des chameaux indiquent la direction à prendre pour le chemin de la Mecque, et les gravures représentant des serpents indiquent les dangers que peuvent rencontrer les nomades dressant leur camp à cet endroit.
Nos guides nous déposent ensuite à l'entrée d'un canyon, plus large cette fois-ci que le précédent. Nous traversons le canyon à pied, nos guides nous attendent avec les jeeps de l'autre côté. Ce canyon est surprenant, un vrai petit coin de paradis sur terre ! Des arbres en fleurs y poussent à l'ombre des parois rocheuses, nous avons l'impression de découvrir un paradis perdu.
Deux arrêts supplémentaires nous permettent de découvrir deux magnifiques arches de pierres, l'une perchée en haut d'une montagne, inaccessible, l'autre bien plus proche de nous est vite escaladée par certains du groupe.
Après cette boucle dans le désert, nous repassons devant le camp et reprenons le chemin du retour vers le village, le même chemin que nous avons pris la veille avec nos chameaux. Les lieux découverts la veille nous paraissaient très éloignés les uns des autres, nous les voyons aujourd'hui défiler à toute vitesse, c'est assez surréaliste !
De retour au village, et après de chaleureux "au revoir" échangés avec nos amis bédouins et français, nous reprenons la route avec notre voiture en direction du sud, d'Aqaba, de la Mer Rouge à la frontière avec l'Egypte et l'Arabie Saoudite. Ah qu'il est bon de prendre une douche et de se poser sur le bord de la piscine de notre hôtel ! Après 4 jours passés dans le sable et la roche (entre Pétra et le Wadi Rum), nous avons du mal à réaliser où nous sommes ! Nous aurions pu passer une excellente nuit si des moustiques n'avaient pas décidé de squatter notre lit king size…
Dimanche, dernier jour avant le retour en France. La température a monté en flèche toute la semaine et il fait vraiment trop chaud pour rester à Aqaba. Nous nous arrêtons quand même au bord de la plage, pour découvrir les jordaniennes qui se baignent tout habillées (les occidentales en maillots de bain semblent venir d'une autre planète) avant de repartir vers le nord par l'autoroute du désert.
Sur cette autoroute, qui traverse le pays du nord au sud en coupant dans le désert, nous croisons : - des chameaux qui traversent la route - des chèvres qui traversent aussi - des ânes - des piétons Et puis pour être sure que les voitures ralentissent pour ne pas écraser tout ce beau monde, ils ont mis des dos d'ânes ! Oui, sur l'autoroute ! Au moins, la route est moins monotone que ce qu'on avait imaginé.
Nous la quittons tout de même avant la fin pour faire un petit détour par le site de Umm er-Rasas, site archéologique qui contient des ruines romaines et byzantines. Le site ressemble un peu à un "site archéologique à fouiller soi-même", les bâtiments sont encore pour la plupart ensevelis sous les pierres, mais en se promenant nous découvrons quelques belles mosaïques dans les anciennes églises. Clou du spectacle, la magnifique mosaïque de l'église Saint Etienne, vraiment très bien conservée, qui représente les villes de la région.
Nous rejoignons ensuite Madaba en fin de journée, et pour notre dernière soirée nous retournons au restaurant Bawabit. On y mange toujours aussi bien, et pour terminer le voyage en beauté nous nous offrons un narguilhé avec un verre d'arak.
Lundi, fin du voyage, nous rejoignons Amman pour reprendre l'avion. Bizarrement, il pleut aujourd'hui. Je dis bizarrement parceque après une semaine de grand soleil, voir le même paysage avec des nuages dans le ciel est assez étrange.
En tous cas, nous sommes un peu tristes de partir. Même si le voyage a parfois été très dur physiquement à cause de la chaleur, la Jordanie est vraiment un bien beau pays, très riche culturellement, très accueillant, et avec des paysages magnifiques.
J1 : avion Paris Amman sur Royal Jordanian (vol direct), récupération de la voiture de location (Avis) à l'aéroport, et direction Madaba pour 3 nuits à l'hotel Mariam. Très bon hotel, très confortable, délicieux p'tit dej (avec des pancakes !), bien placé Diner à l'hotel
J2 : Matin visite du chateau de Ajlun Déjeuner dans le restaurant (buffet) juste à l'entrée du site de Jerash Après-midi à Jérash Diner au restaurant Bawabit à Madaba
J3 : Mont Nébo le matin Dejeuner et après-midi sur la plage du Movenpick Resort pour profiter de la Mer Morte Diner au restaurant Bawabit à Madaba
J4 : Route des Rois en direction de Pétra Arret en fin de matinée pour visiter le chateau de Kerak, déjeuner à Kerak Arret au Chateau de Chowbak (trop tard pour le visiter) Arrivée à Petra en fin d'apres-midi Nuit au Sunset hotel Meme standing que le Mariam à Madaba, le Sunset propose aussi pour 4 JD de nous préparer un pique-nique.
J5 : Site de Petra le Siq, le Khazneh, la ville... Après le pique-nique, ascension en direction du Monastère
J6 : lever tôt pour profiter de Petra sans la foule Excursion au Lieu du Haut Sacrifice Après manger excursion sur le Djebel Khubta pour surplomber le Khazneh
J7 : Direction le Wadi Rum Excursion dans le desert à dos de chameau avec Jordan Tracks Nuit au camp bédouin de Jordan Tracks. Agence vraiment très professionnelle, nous avons passé 2 merveilleuses journées ! Je recommande.
J8 : Journée en jeep dans le Wadi Rum avec un guide bedouin (toujours Jordan Tracks) Franchement magnifique ! Retour au village en fin d'après-midi Route vers Aqaba Nuit au calme hors de la ville au Red Sea Dive Center Hotel (il faut quand même entrer dnas Aqaba pour trouver la bonne route qui y mene) Diner à l'hotel
J9 : matin à Aqaba Route du desert pour revenir à Madaba (pique nique en route) Arret à Umm er-Rasas Arrivée à Madaba en fin d'après-midi
J10 : retour à Amman pour prendre l'avion pour Paris
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Et maintenant, pour ceux qui aiment un peu de lecture, voici le récit détaillé de nos aventures (le récit accompagné de photos se trouve ICI) :
Et pourquoi pas la Jordanie ?
Deux semaines avant notre voyage prévu au Japon, un terrible séisme ravage une partie du pays, avec les conséquences que l’on sait… Une semaine avant le voyage, nous décidons donc de changer de destination. L’Ouest Américain ? J’aimerais beaucoup y revenir, mais c’est encore trop tôt dans l’année pour bien profiter du Yosemite National Park… L’Argentine ? C’est aussi un pays qui nous tente, mais organiser un voyage dans ce grand pays en moins d’une semaine parait difficile… Madère, l’île aux fleurs, pour une semaine de randonnée printanière ? Nous rêvions d’un grand voyage dépaysant… Et pourquoi pas la Jordanie ? Depuis le temps que mon homme rêve de découvrir Pétra ? Au moins nous aurons du soleil, ça fera du bien ! C’est décidé ! En un week-end, Guide du Routard à la main, nous organisons un super voyage en Jordanie !
Le samedi suivant, nous embarquons dans un avion Royal Jordanian direction Amman, la capitale. Nous n’y restons pas et préférons partir directement à Madaba, sympathique petite ville qui nous rappelle un peu la Sicile. Nous y resterons 3 nuits pour rayonner dans la région.
Dimanche matin, après un bon petit déjeuner, nous partons vers le nord en direction d’Ajlun, un ancien château croisé. La visite est très intéressante, même s’il n’y a pas beaucoup d’explications. Après déjeuner, nous visitons Jerash, site gréco-romain magnifiquement conservé ! Le site est immense, vraiment beau, et tellement bien conservé que l’on a presque l’impression de voir débouler un char romain sur la voie principale en direction du forum ! Cette visite est d’ailleurs pleine de surprises. En visitant l’impressionnant théâtre, nous assistons à un concert de cornemuses ! Jamais je n’aurais pensé écouter des jordaniens jouer des airs écossais à la cornemuse dans un ancien théâtre grec ! Sur le chemin nous menant au Temple d’Artémis, nous passons à côté des ruines de la cathédrale où un prêtre catholique célèbre une messe en plein air… Arrivés au Temple d’Artémis, je vois de la fumée s’élever de l’intérieur du temple… Une offrande aux Dieux ? Non ! Un vendeur de thé à la menthe ! Il est très bon d’ailleurs ce thé. Après cette belle journée riche en surprises et en découvertes, nous retournons à Madaba pour diner au Bawabit, très bon restaurant qui à l’avantage d’être tenu par des Chrétiens, on peut donc boire du vin pour accompagner notre repas. Nous goûtons à cette occasion le vin du Mont Nébo.
Petit aparté sur la gastronomie jordanienne avant de continuer ce récit. La nourriture, pas mal inspiré de la gastronomie libanaise, est très bonne. En entrée nous avons souvent des petites soupes et des mezzés (houmous, salades, concombre…). Ensuite, le poulet grillé (ou en brochette marinée, le chich taouk est très très bon), ou le mouton sont à l’honneur, accompagnés de courgettes et d’aubergines. Et pour finir le repas, un bon thé s’impose. Qu’il soit à la menthe fraîche ou infusé avec du sucre et parfois de la sauge à la façon des bédouins, il est toujours très bon !
Je parlais un peu plus haut du vin du Mont Nébo, dès lundi matin nous nous rendons sur ce lieu mythique du haut duquel Moïse observa la Terre Promise avant de mourir. Ca fait quelque chose de distinguer dans la brume matinale la Mer Morte, la Vallée du Jourdain, Bethleem si proche…
Après une petite balade dans les environs, nous changeons complètement de décors et allons au Movenpick Resort, grand hôtel de luxe, pour passer l’après-midi sur un transat sur la plage au bord de la Mer Morte. Très important de se baigner dans la Mer Morte sur la plage privée d’un hôtel, la concentration en sel est tellement importante qu’une douche s’impose ! On flotte vraiment ! Par contre, le sel, ça coupe… Et quand on s’entaille la main dans l’eau salée, ça fait vraiment mal … Heureusement, le personnel de l’hôtel veille, et est bien équipés en pansements et bétadine. Encore une petite sieste sur le transat devant la mer, et nous repartons en direction de Madaba. Le paysage est assez surprenant, comme celui que j’avais découvert dans la Vallée de la Mort aux Etats-Unis. Ce qui est assez logique finalement puisque dans les deux cas nous sommes sous le niveau de la mer, qui s’est retirée il y a bien longtemps… La roche est magnifique, présentant des strates de différentes couleurs.
Mardi matin, nous quittons Madaba pour nous diriger vers le sud, en prenant la Route des Rois, magnifique route qui nous fait découvrir d’impressionnants paysages. Des immenses canyons désertiques découpés dans la roche ocre… Nous découvrons aussi l’humour des Jordaniens. Juste avant un virage, sur la route longeant le canyon de façon vertigineuse, un panneau indique « Restaurant Grand Canyon, avec WC ». On imagine tout de suite un beau restaurant, avec une belle terrasse avec vue sur le canyon… On passe le virage et on découvre… Une tente avec un panneau « Restaurant » dessus ! Et juste à côté, une mini tente avec un panneau « WC » ! Ca vaut le petit âne de Pétra avec sa couverture rouge que son propriétaire faisait passer pour une Ferrari… mais nous ne sommes pas encore arrivés à Pétra, j’en parlerai plus tard.
Nous arrivons à Kerak en fin de matinée et nous visitons son château, dominant la vallée, avant d’aller déjeuner. Outre la magnifique vue sur la région que nous avons depuis les remparts du château (du haut desquels Godefroy de Bouillon « s’amusait » à jeter ses prisonniers, je vous passe les détails de leur chute), nous découvrons les souterrains du château, véritable dédale pas toujours éclairé, nous faisant passer d’une salle à l’autre. On s’amuse bien en Jordanie !
Nous reprenons ensuite la Route des Rois pour rejoindre Pétra… Enfin on essaye… On est un peu perdu… Et les gens parlent de moins en moins anglais… On se fait même aider par la police qui nous emmène droit vers le désert ! On fini par s’en sortir, et après un petit détour par le château de Chowbak (trop tard pour le visiter, mais magnifique vue dans la lumière du soleil couchant) nous arrivons dans la ville moderne de Pétra en fin de journée.
Pétra… cité mythique… nous passons deux jours sur place pour pleinement profiter du site. En arrivant, nous parcourons le Siq, un long couloir entre deux immenses parois rocheuses, d’un beau rouge sombre, ponctuées de gravures nabatéennes… Nous avons l’impression de marcher longtemps avant de découvrir, quand on ne s’y attend plus, le Trésor, le Khazneh, cette gigantesque porte creusée dans la roche ! C’est en effet assez impressionnant ! Nous entrons ensuite dans la ville à proprement parler, magnifique site archéologique dans un décor naturel tout aussi splendide. La roche, rouge foncée, striée de noir et de jaune, offre un décor particulièrement impressionnant. Nous découvrons des grottes, un ancien théâtre, une voie romaine, des temples… Toute une ville creusée dans la roche, et se fondant complètement dans le décor. Après un bon pique-nique préparé par l’hôtel, nous entamons l’ascension du chemin menant au Monastère. Nous croisons un petit temple avec des lions sculptés, des bédouins "easy rider" avec leur blouson de cuir et leur cigarette juchés en haut de leur chameau (un petit look Johnny Depp dans Pirate des Caraïbes, j'aime beaucoup !), d'autres bédouins proposant un taxi à dos d'ânes (c'est là que nous avons croisé l'âne-ferrari !), pas mal de petites boutiques d'artisanat…. Bref, la montée n'est pas du tout monotone ! Nous arrivons enfin en haut, sur un plateau dégagé. Après quelques pas nous découvrons, en nous retournant, l'entrée du Monastère, immense porte de pierre creusée dans la roche ocre ! Encore plus impressionnant que le Khazneh je trouve, vraiment grandiose ! Nous nous installons dans le café en face, sur des bancs joliment décorés, pour déguster un jus de citron à la menthe bien frais devant le Monastère. Sympathique petite pause ! Mais le chemin continu. Un panneau indique "Vue de la fin du monde" ! Alors on y va, bien sur ! Nous ne sommes pas déçus, la publicité n'est pas mensongère. Après une petite marche, et l'ascension d'une petite colline, nous découvrons un vrai paysage de fin du monde, canyons découpés, très profonds, roche torturée, et au loin, le désert, à perte de vue… Franchement magnifique ! Nous reprenons ensuite tranquillement le chemin du retour, en parcourant la voie romaine, puis le Siq, avant de rejoindre notre hôtel pour prendre une bonne douche avant de sortir manger… une pizza. Oui ça fait du bien de temps en temps aussi, et en plus la pizzeria est juste à côté de l'hôtel.
Après une bonne nuit, nous nous levons tôt pour redécouvrir Pétra sans la foule de la veille. Départ à 7h30, arrivée sur le site avec presque personne, nous avons le Khazneh pour nous tout seul ! (enfin nous le partageons avec trois chameaux et deux petits chats) Cette fois-ci, nous entamons l'ascension du chemin menant au Haut Lieu du Sacrifice. Ca monte dur, mais la vue du sommet, sur Pétra, sur les montagnes, sur le désert, est vraiment magnifique. Nous redescendons ensuite par un autre chemin qui nous fait découvrir, caché dans la roche rouge, quelques tombeaux oubliés… Nous avons l'impression d'être des explorateurs ! En suivant le chemin nous rejoignons le cœur de la cité pour pique-niquer tranquillement. Nous visitons ensuite les nombreux tombeaux creusés dans la roche avant de gravir le Djebel Khubta, massif de grès multicolore dominant la cité de Pétra. Après une rencontre insolite avec un homme qui vit là tout seul avec son âne avec qui il a grandit, sa seule possession, sa seule richesse, nous arrivons au sommet. Nous avons alors une vue vraiment saisissante, le Khazneh, cette façade monumentale à l'entrée de Pétra, est maintenant sous nos pieds ! Nous redescendons ensuite prendre un bon jus de citron bien frais (et bien mérité) avant de rejoindre Abdallah, un bédouin commerçant qui vend de l'artisanat sur le site de Pétra. J'avais repéré la veille un joli bracelet en argent sur son étalage. Comme il nous reconnait, il nous offre le thé, et nous passons un très bon moment avant de négocier (un peu) le prix du bracelet. Après cette longue journée, et après une bonne douche, nous dînons à nouveau à la pizzeria (même si je prends une moussaka) avant de retrouver notre lit. Le réveil sera dur demain, notre téléphone ayant subrepticement avancé d'une heure en se connectant au wifi de l'hôtel…
Vendredi matin, levé très tôt donc, et route jusqu'au village de Wadi Rum, à l'entrée du désert (ce n'est pas une métaphore, la route ne va pas plus loin). Nous nous posons à la terrasse ombragée du petit restaurant avant de rejoindre Isabelle, une jeune femme Belge mariée à un bédouin du désert, propriétaire de l'agence Jordan Tracks qui organise des tours à cheval, à dos de chameau ou en jeep. Et l'aventure commence ! Juchés sur nos chameaux nous partons vers le désert.
Le pas lent du dromadaire nous fera visiter une petite partie de ce surprenant désert, très montagneux, très contrasté aussi, entre le rouge du sable des dunes, l'ocre des pierres, le vert des buissons, le blanc des fleurs et le bleu du ciel. Les couleurs sont magnifiques ! Nous faisons quelques pauses dans notre méharée, pour découvrir une source qui pousse en haut d'une montagne, pour gravir une dune de sable rouge ou pour nous enfoncer dans un canyon étroit entre deux parois rocheuses couvertes d'inscriptions nabatéennes. A chaque fois, des bédouins confortablement installés sous leur tente nous invitent à prendre le thé.
Nous arrivons ainsi, au rythme des chameaux, en fin d'après-midi au camp bédouin de Jordan Tracks. Nous sommes les premiers arrivées, mais le camp prend rapidement vie quand une couple d'anglais et un groupe de français nous rejoignent. Nous faisons également la connaissance de Saleem, le mari bédouin d'Isabelle, et d'Awad, qui sera notre guide le lendemain. A la nuit tombée, nous entrons tous sous la grande tente pour le repas du soir (très bon poulet grillé sur le feu), pendant que nos hôtes chantent accompagnés de leur oud et d'un petit tambour. Après le repas, nous nous éloignons de la lumière du camp pour observer les multitudes d'étoiles dans ce ciel d'une pureté incroyable. Nous allons faire de beaux rêves cette nuit…
Le lendemain, après un bon petit déjeuner sous la tente des bédouins (j'adore vraiment leur thé !) nous partons à deux voitures avec les cinq français à la découverte du désert (en jeep cette fois-ci, beaucoup plus agréable que le chameau finalement).
Nous nous arrêtons d'abord près d'une petite arche en pierre découpée sur le ciel, perchée en haut d'une colline rocheuse, avant de redécouvrir le canyon de la veille (aujourd'hui nous découvrons même un figuier qui y pousse !). Nous nous arrêtons également, comme la veille, à Lawrence Spring, nommée ainsi car Lawrence d'Arabie avait choisi le Wadi Rum comme base pour combattre avec les arabes contre l'empire Ottoman. Mais cette fois-ci, nous escaladons la colline pour découvrir la source au sommet. La vue de là haut sur le désert est impressionnante ! Et l'eau qui coule dans le désert l'est tout autant.
Après la découverte d'une belle dune de sable rouge se découpant sur le ciel bleu, et sur laquelle pousse des buissons de fleurs blanche ressemblant à des genets, et la découverte d’un étrange rocher ressemblant à un gros champignon, le vent érodant son "pied" doucement au fil des ans, nous nous arrêtons à l'ombre d'une belle paroi rocheuse pour déjeuner.
Le lieu est clairement connu et utilisé régulièrement par les bédouins, si l’on en croit les tâches de sang et autre touffes de poils autour d'une pierre plate… Oui, c'est en effet là qu'on tue les chèvres ! Et les chameaux aussi. Même si c'est plus compliqué de bien tuer le chameau, il faut lui bander les yeux, tirer son cou en arrière, et lui enfoncer une très longue lame juste sous la gorge. Tuer une chèvre, à côté, c'est bien plus facile, en cinq minutes c'est réglé, même si le jeune guide du groupe de français nous avoue avoir eu un peu peur la première fois. Et c'est à ce moment de la conversation, qu'Awad, qui était tranquillement en train de servir le thé, ouvre sa djellaba pour nous montrer le couteau qu'il gardait contre sa poitrine ! Et pour nous ramener d'un coup vers le XXIème siècle, il enchaine en nous disant que si on le cherche sur Youtube, on devrait trouver des vidéos de lui !
Nous reprenons ensuite notre périple dans le désert, pour découvrir une "piscine", réservoir naturel creusé dans la roche, à sec à cette saison. Puis un peu plus loin des inscriptions gravées sur la roche. De l'art bédouin ? Non, tout simplement un ancien panneau de signalisation ! Les gravures des chameaux indiquent la direction à prendre pour le chemin de la Mecque, et les gravures représentant des serpents indiquent les dangers que peuvent rencontrer les nomades dressant leur camp à cet endroit.
Nos guides nous déposent ensuite à l'entrée d'un canyon, plus large cette fois-ci que le précédent. Nous traversons le canyon à pied, nos guides nous attendent avec les jeeps de l'autre côté. Ce canyon est surprenant, un vrai petit coin de paradis sur terre ! Des arbres en fleurs y poussent à l'ombre des parois rocheuses, nous avons l'impression de découvrir un paradis perdu.
Deux arrêts supplémentaires nous permettent de découvrir deux magnifiques arches de pierres, l'une perchée en haut d'une montagne, inaccessible, l'autre bien plus proche de nous est vite escaladée par certains du groupe.
Après cette boucle dans le désert, nous repassons devant le camp et reprenons le chemin du retour vers le village, le même chemin que nous avons pris la veille avec nos chameaux. Les lieux découverts la veille nous paraissaient très éloignés les uns des autres, nous les voyons aujourd'hui défiler à toute vitesse, c'est assez surréaliste !
De retour au village, et après de chaleureux "au revoir" échangés avec nos amis bédouins et français, nous reprenons la route avec notre voiture en direction du sud, d'Aqaba, de la Mer Rouge à la frontière avec l'Egypte et l'Arabie Saoudite. Ah qu'il est bon de prendre une douche et de se poser sur le bord de la piscine de notre hôtel ! Après 4 jours passés dans le sable et la roche (entre Pétra et le Wadi Rum), nous avons du mal à réaliser où nous sommes ! Nous aurions pu passer une excellente nuit si des moustiques n'avaient pas décidé de squatter notre lit king size…
Dimanche, dernier jour avant le retour en France. La température a monté en flèche toute la semaine et il fait vraiment trop chaud pour rester à Aqaba. Nous nous arrêtons quand même au bord de la plage, pour découvrir les jordaniennes qui se baignent tout habillées (les occidentales en maillots de bain semblent venir d'une autre planète) avant de repartir vers le nord par l'autoroute du désert.
Sur cette autoroute, qui traverse le pays du nord au sud en coupant dans le désert, nous croisons : - des chameaux qui traversent la route - des chèvres qui traversent aussi - des ânes - des piétons Et puis pour être sure que les voitures ralentissent pour ne pas écraser tout ce beau monde, ils ont mis des dos d'ânes ! Oui, sur l'autoroute ! Au moins, la route est moins monotone que ce qu'on avait imaginé.
Nous la quittons tout de même avant la fin pour faire un petit détour par le site de Umm er-Rasas, site archéologique qui contient des ruines romaines et byzantines. Le site ressemble un peu à un "site archéologique à fouiller soi-même", les bâtiments sont encore pour la plupart ensevelis sous les pierres, mais en se promenant nous découvrons quelques belles mosaïques dans les anciennes églises. Clou du spectacle, la magnifique mosaïque de l'église Saint Etienne, vraiment très bien conservée, qui représente les villes de la région.
Nous rejoignons ensuite Madaba en fin de journée, et pour notre dernière soirée nous retournons au restaurant Bawabit. On y mange toujours aussi bien, et pour terminer le voyage en beauté nous nous offrons un narguilhé avec un verre d'arak.
Lundi, fin du voyage, nous rejoignons Amman pour reprendre l'avion. Bizarrement, il pleut aujourd'hui. Je dis bizarrement parceque après une semaine de grand soleil, voir le même paysage avec des nuages dans le ciel est assez étrange.
En tous cas, nous sommes un peu tristes de partir. Même si le voyage a parfois été très dur physiquement à cause de la chaleur, la Jordanie est vraiment un bien beau pays, très riche culturellement, très accueillant, et avec des paysages magnifiques.
Faire l'activité "Saute moutons" à Montréal? English translation pending
"Saute moutons" est le nom de l'attraction de la ville de MONTREAL au départ du vieux port, qui consiste à parcourir les rapides de LACHINE sur un bateau.
Est-ce que parmi les forumeurs, certains connaissent et ont déjà fait cette activité ? Votre avis ?
Je pose les questions pour le pratique de la chos car j'ai regardé le site mais il y a peu d'explications : Est-ce qu'il y a un endroit pour se changer ? ( car après on est, d'après ce que j'ai lu, complètement trempé !)
Est-ce que parmi les forumeurs, certains connaissent et ont déjà fait cette activité ? Votre avis ?
Je pose les questions pour le pratique de la chos car j'ai regardé le site mais il y a peu d'explications : Est-ce qu'il y a un endroit pour se changer ? ( car après on est, d'après ce que j'ai lu, complètement trempé !)
Escale de croisière à Aruba et Curaçao English translation pending
Bonjour à tous,
Je recherche une agence à Aruba et à Curacao qui offre le service de visite guidée en privé pour 2 personnes avec intérêt pour la photographie. Nous serons sur le Westerdam en février prochain.
Merci de vos réponses!
Je recherche une agence à Aruba et à Curacao qui offre le service de visite guidée en privé pour 2 personnes avec intérêt pour la photographie. Nous serons sur le Westerdam en février prochain.
Merci de vos réponses!
Circuit "Mythes et légendes" au Mexique English translation pending
Bonjour,
Qui a visité le Mexique avec ce circuit et Promovacances ?
Nous partons lundi 17 mai de Lyon....
Comment avez vs procédé pour le change de vos euros ?
Merci d'avance
Deux treks à Bali et Lombok fin juillet English translation pending
Bonjour,
Je pars avec 2 amies un peu plus de 3 semaines à Bali et Lombok fin juillet, l'idée étant de faire 2 treks dans chacune des îles, profitez de la plage, des visites culturelles et essayer d'être au plus proche des locaux et de leur culture. Autant à Lombok, le trek du volcan est incontournable, autant à Bali, nouis hésitons... nous aimerions marcher 4 ou 5 jours non stop à la fois dans les rizières, forêts et évidemment volcans, en passant par des villages. Tout ce que je vois est à la journée et pas du tout organisé en circuit. Et par ailleurs, les agences demandent un prix astronomique pour l'organisation d'un trek de 5 jours et souvent dans des hôtels de bonne catégorie. Clairement, l'idéal serait pour nous le bivouac ou le logement chez l'habitant ou losmen... Avez-vous des tuyaux ? sur le circuit que nous pourrions faire sur 5 jours, sur la possibilité de pouvoir soit trouver un guide qui l'organise à un coût correct ou s'il est possible de le prévoir sur place au dernier moment ? Merci bien !
Elodie
Je pars avec 2 amies un peu plus de 3 semaines à Bali et Lombok fin juillet, l'idée étant de faire 2 treks dans chacune des îles, profitez de la plage, des visites culturelles et essayer d'être au plus proche des locaux et de leur culture. Autant à Lombok, le trek du volcan est incontournable, autant à Bali, nouis hésitons... nous aimerions marcher 4 ou 5 jours non stop à la fois dans les rizières, forêts et évidemment volcans, en passant par des villages. Tout ce que je vois est à la journée et pas du tout organisé en circuit. Et par ailleurs, les agences demandent un prix astronomique pour l'organisation d'un trek de 5 jours et souvent dans des hôtels de bonne catégorie. Clairement, l'idéal serait pour nous le bivouac ou le logement chez l'habitant ou losmen... Avez-vous des tuyaux ? sur le circuit que nous pourrions faire sur 5 jours, sur la possibilité de pouvoir soit trouver un guide qui l'organise à un coût correct ou s'il est possible de le prévoir sur place au dernier moment ? Merci bien !
Elodie
Environ de Barcelone: choisir entre Tossa de Mar et Sitges? English translation pending
J'ai seulement une journée pour sortir de Barcelone.
Que me conseillez vous entre Tossa de mar et Sitges?
K.
Que me conseillez vous entre Tossa de mar et Sitges?
K.
Guadeloupe début septembre: météo, logement, plongée, plage de rêve...? English translation pending
😊salut, j ai maintes questions:
nous souhaitons partir en guadeloupe debut septembre;
quel temps fera t il?
où puis je réserver un logement pour 15 jours à des prix abordables?
auriez vous des bons plans ou des supers visites a nous conseiller? plongée? tarif? bateau? tarif? où sont les plages de rêve. avec .... sans touriste... lol
à combien s élève le cout de la vie? quel budget dois je prévoir?
des insectes en septembre? dois je m inquiéter?
c est l aventure car on part avec le sac à dos! soit en couple soit entre copines je suis toute ouie à vos conseils! MERCI
où puis je réserver un logement pour 15 jours à des prix abordables?
auriez vous des bons plans ou des supers visites a nous conseiller? plongée? tarif? bateau? tarif? où sont les plages de rêve. avec .... sans touriste... lol
à combien s élève le cout de la vie? quel budget dois je prévoir?
des insectes en septembre? dois je m inquiéter?
c est l aventure car on part avec le sac à dos! soit en couple soit entre copines je suis toute ouie à vos conseils! MERCI
Où dormir à Marie-Galante et aux Saintes, Guadeloupe? English translation pending
Ou dormir à Marie Galante ?
Combien de nuit minimum pour bien profiter de l'ile ?
Mieux vaut changer de lieu pour dormir chaque soir ou rester sur un lieu unique ?
Merci pour vos expériences.😉
Croisière et long voyage avec enfants English translation pending
Bonjour
Je souhaite faire une surprise à mon mari pour ces 40 ans en 2009.
Un doute subsiste : une croisiere ou un sejour sur les iles? en effet, nous avons 2 enfant (5 et 9 ans) et je ne sais pas ce que peut donner une croisiere avec 2 bouts de choux. J ai en effet peur que les escales ne soient que course afin de voir le plus de chose possible en peu de temps!!! Mais mon mari aimerait tellement en faire une avec eux que je ne sais que faire.
Help!!!!
Qui peut me faire part de son experience
merci de votre aide
Fana
Beaux campings à deux heures et moins de Montréal? English translation pending
Salut les campeurs !
J'aimerais connaître vos campings préférés au Québec, situés tant que possible à 2 heures et moins de Montréal (pour une petite virée de deux jours les fin de semaines).
Je prends tout ! Terrains rustiques, plus équipés, sur le bord d'un lac ou d'une rivière, dans les montagnes ... Les seuls qui ne m'intéressent pas : rassemblements de roulottes, ou terrains sur le bord de l'autoroute 🙂
Merci !
J'aimerais connaître vos campings préférés au Québec, situés tant que possible à 2 heures et moins de Montréal (pour une petite virée de deux jours les fin de semaines).
Je prends tout ! Terrains rustiques, plus équipés, sur le bord d'un lac ou d'une rivière, dans les montagnes ... Les seuls qui ne m'intéressent pas : rassemblements de roulottes, ou terrains sur le bord de l'autoroute 🙂
Merci !
Visites en chemin entre la Montérégie et la Nouvelle-Écosse? English translation pending
Bonjour!
Je planifie un voyage dans lequel je partirais de la Montérégie au Québec pour aller dans les provinces maritimes. Le voyage se ferait en auto et nous aurions nos vélos avec nous. On aimerait savoir quoi visiter en chemin et quoi visiter là-bas, ainsi que des suggestions d'endroits où dormir. J'aimerais bien rester dans des "beds and breakfast", pour rencontrer les gens de là-bas.
Nous attendons les suggestions!
Merci!
Travailler et vivre à l'étranger en ayant 19 ans? English translation pending
bonjour,
voila j'ai 19 ans et je viens de finir le lycée, et je voudrais travaille et m'installe a l'étrange(dans 1 ans environ ), mais dans des pays ou des îles qui parle français ou anglais(mais je ne vaut pas les états unis ), mais je ne sais quel procedur faut t'il faire quel démarche et ou ?. car je ne trouve pas de site pour trouve du travaille a l'étrange se nais pas assé préci, ni d'aide
je possède un BEP industrie chimique du procède, mais sa me dérange pas de travaille dans autre que l' industrie
sa me dérange pas non plus si sé un travaille pour 2, 3 ans ou plus
donc voila si vous pouvez m'aide
merci d'avance 😉
Carnet de route 2009: à la découverte de l'ouest de Cuba English translation pending
je rale assez contre les touristes ''troupeaux'' qui ne sortent pas de leur inclusive bien sécuritaire pour prouver, à nouveau, que je suis prêt à donner l'exemple !
voici, en quelques photos un rapide résumé de notre voyage avril 2009, 1600 kms sur l'ouest de la Havane, avec découverte de Maria La Gorda/Guanahacabibes, Moka, ainsi qu'un flash-back sur la vie cubaine d'Ernest Hemingway, sujets rarement abordés sur le forum..... :
après avoir vu ces diaporamas, vous constaterez que nous mettons en pratique nos idées sur le terrain, non ?
http://cuba2009carnetderoute.hautetfort.com/...t-fin/slideshow.html
http://cuba2009carnetderoute.hautetfort.com/...-cuba/slideshow.html
http://cuba2009carnetderoute.hautetfort.com/...l-ile/slideshow.html
http://cuba2009carnetderoute.hautetfort.com/...logie/slideshow.html
http://cuba2009carnetderoute.hautetfort.com/...ngway/slideshow.html
http://cuba2009carnetderoute.hautetfort.com/...cd35b/slideshow.html
voici, en quelques photos un rapide résumé de notre voyage avril 2009, 1600 kms sur l'ouest de la Havane, avec découverte de Maria La Gorda/Guanahacabibes, Moka, ainsi qu'un flash-back sur la vie cubaine d'Ernest Hemingway, sujets rarement abordés sur le forum..... :
après avoir vu ces diaporamas, vous constaterez que nous mettons en pratique nos idées sur le terrain, non ?
http://cuba2009carnetderoute.hautetfort.com/...t-fin/slideshow.html
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Vos cachettes à Palawan et Banaue? (Philippines) English translation pending
En partance pour un repérage hotels-restos à Palawan puis Banaue j’aurais besoin de votre aide pour connaître et découvrir de nouvelles cachettes secrètes, des établissements avec un supplément d’âme etc…(tous Budget). Mais surtout des lieux ne se trouvant pas encore dans les brochures de voyage. Merci d’avance à vous tous.
Carnet de bord d'une infirmière en mission à Gaza English translation pending
Je vous transmet le carnet de route de Sylvette en mission à Gaza la semaine dernière
Eric
N’oubliez pas Gaza ! Compte-rendu de mission à Gaza du 18 au 25 janvier 2009 Sylvette - Comité Poitevin France-Palestine C’est le cri que je voudrais lancer en rentrant de Gaza. Car, on vient de le voir, le cessez-le-feu ne représente ni une victoire pour Israël ni la paix, mais prépare de nouvelles agressions. D’ailleurs le cessez le- feu n’existe pas. Il est rompu tous les jours par Israël par mer ou par terre et les drones sillonnent en permanence le ciel de Gaza. Je suis partie à Gaza en réponse à l’appel des organisations du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, de la Coordination Inter Associative pour la Palestine qui regroupe plus de 60 organisations, et de l’Association pour le Développement de la Santé des Femmes. Notre délégation de solidarité et d’assistance médicale composée de médecins, infirmières, juristes, responsables politiques et associatifs avait pour but d’apporter une assistance médicale et de participer au travail d’investigation sur les crimes de guerre caractérisés commis par l’armée israélienne. Il me semblait important comme infirmière de mettre mes compétences professionnelles au service des Palestiniens, comme citoyenne de manifester ma solidarité à des gens victimes de traitements inhumains, et comme membre d’une organisation solidaire des Palestiniens, d’être avec eux à un moment où ils étaient si isolés et où leur situation était si difficile. En fait nous sommes arrivés au moment où la trêve était déclarée et du coup, notre mission s’est orientée essentiellement vers un recueil de témoignages afin d’étayer la demande de plainte auprès de la Cour Pénale Internationale. La délégation qui a réclamé et obtenu le soutien du Ministère des Affaires Etrangères français était composée de : Abdelaziz Yassine BENJELLOUN TOUIMI, Orthopédiste, Elena ALFARO, infirmière, Sylvette ROUGIER, infirmière, Mathieu BEURIER, secouriste, Philippe PASCAL, Président de Rencontre Africaine, Mireille MENDES-FRANCE, juriste, Daniel VOGUET, avocat, Jacques FATH, responsable des relations internationales du PCF, Alima BOUMEDIENNE THIERY, sénatrice (Les Verts), Samir ABDALLAH, cinéaste, Khéridine MABROUK, grapsalam Que dire de ce séjour pour ne pas faire jouer seulement l’émotion ? 1 - Les destructions : Nous sommes entrés à Gaza par Rafah au sud le mardi 20 janvier. Le cessez-le-feu est entré officiellement en vigueur l’avant-veille. Quand nous arrivons vers 8 heures, une petite file est déjà formée, attendant le bon vouloir des soldats égyptiens pour ouvrir la porte. Au fil des 5 heures que nous passerons là, cette file grossira considérablement. Constituée de journalistes de toutes nationalités, mais aussi de Palestiniens absents au moment de la guerre et qui voudraient bien rentrer chez eux, constater les dégâts. Ainsi un jeune homme attend depuis 14 jours, une femme chargée de paquets attend depuis 48 heures. Elle sait que sa maison a été détruite et pleure en silence, s’essuyant les yeux avec son voile blanc. Il n’y a rien à faire au terminal de Rafah. On patiente en buvant thé ou café que sert un bar de fortune judicieusement installé là. Des taxis attendent les éventuels sortants ou les refoulés pour les remmener en Egypte. Nous voyons beaucoup d’ambulances sortir de Gaza et on nous dit qu’elles évacuent les grands blessés vers des hôpitaux égyptiens. Beaucoup d’ambulances orange entrent également, dons des pays arabes semble t’il. Sans doute pour racheter leur conduite pendant la guerre ! Un rapide contrôle avant de passer la grille puis elles seront stockées dans la cour avant d’obtenir le droit d’entrer à Gaza. Des convois humanitaires décorés de banderoles de solidarité entrent et suivent le même chemin. Finalement, nous profitons de l’arrivée de la délégation du Ministère des Affaires étrangères français et de la présence du représentant de l’Ambassade pour entrer et subir le contrôle tatillon de la bureaucratie égyptienne qui nous retiendra encore 1 heure après nous avoir fait signer une décharge de responsabilité. Enfin nous entrons à Gaza. Le responsable palestinien de l’UNRWA pour le sud et le centre de Gaza, Awad Ale nous accueille par ses mots : « les Arabes ont bu à notre santé. Nous sommes contents que vous soyez venus ». Nous allons alors passer 4 jours à constater l’ampleur des dégâts, en sa compagnie et celle d’Abdel Abed Al Halim, responsable du Centre Palestinien des Droits de l’Homme de Khan Younes . Nous sommes allés à Rafah, Khan Younes, Azbet Abed Rabo dans le district de Jabaliya, Gaza ville, Al Atatra au nord ouest de Gaza près de Beit Lahia, Zeitun, quartier sud est de Gaza ville, Khuzaa à la frontière sud est de la Bande de Gaza. Partout la désolation règne comme en France après la tempête ou comme après un tremblement de terre ou untsunami. Sauf que là, il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle, mais volontaire, pratiquée de sang froid et avec un cynisme incroyable par une des armées les plus puissantes du monde, sous les yeux et en direct de tous. La route Salah Eddine qui traverse du sud au nord la bande de Gaza et qui était asphaltée est transformée en chemin de terre aux innombrables nids de poule. Partout le même spectacle de maisons démolies, « bulldozées », sauvagement malaxées avec la terre ne laissant aucune possibilité de récupérer quoi que ce soit à ses occupants. Les zones agricoles sont ravagées en profondeur rendant leur remise en culture quasi impossible. On dirait Verdun mais dans une zone habitée et, qui plus est, une des plus denses au monde. Les maisons les moins détruites laissent apparaître des restes de vie : un livre d’école, des pages d’un Coran, des fauteuils, des lits, des vêtements, des instruments de cuisine, des jouets. Ailleurs tout est noirci par le feu des bombes incendiaires ou au phosphore. D’ailleurs celui-ci brûle encore et répand partout son odeur âcre. On trouve aussi des morceaux d’obus éclatés. Dans certains endroits, les cadavres des bêtes, chèvres, ânes, poules, pourrissent à l’air libre et l’odeur de décomposition provoque la nausée. Les canalisations sont éventrées. L’eau est coupée en de nombreux endroits et les gens font des réserves dans des bidons plastiques. L’électricité est réservée à ceux qui possèdent des générateurs. Le gaz n’est plus livré et les habitants ont du inventer des systèmes de propulsion de gazole ou kérosène avec des pulvérisateurs pour cuisiner. Le bois est devenu une denrée très recherchée et nous assisterons à une dispute pour s’approprier des restes d’une maison. Partout les gens chassés par les bombardements reviennent pour tenter de récupérer ce qui peut l’être, constater les dégâts, ou simplement s’asseoir sur ce qui était leur maison et n’est plus qu’un tas de gravats. Un chassé croisé incessant de charrettes, motos, voitures au chargement branlant et hétéroclite se bouscule sur les routes et les chemins défoncés. Tous les Palestiniens que nous rencontrerons ont des histoires terribles à raconter : enfants, femmes, hommes, tués à bout portant, y compris ceux qui portaient un drapeau blanc, tirs sans sommation, arrestation des hommes jeunes et matraquages systématiques. Enfants, femmes, hommes, écrabouillés dans la destruction de leurs maisons. Ambulances empêchées d’arriver sur les lieux. Morts qui ne peuvent être ensevelis. Houssam du village d’Azbet Abed Rabo dont l’usine de céramique et la maison ont été entièrement dévastées en même temps que 5 autres maisons voisines et 2 taxis nous dira « ils peuvent faire ce qu’ils veulent, on sera toujours là. Il faut le dire au monde entier. Ils peuvent lancer des bombes atomiques, il y aura toujours un Palestinien qui sortira pour réclamer ses droits. » Omar, du village d’Atatra au nord ouest de Gaza, est étudiant infirmier. Le regard hébété il nous raconte comment sa maison a été rasée après que lui et toute sa famille aient été enfermés pendant 6 heures dedans. Sa mère et sa soeur sont sorties avec un drapeau blanc. Les soldats israéliens les ont tuées à bout portant puis ils ont rassemblé les autres membres de la famille dans une école, avant d’emmener les hommes nus et yeux bandés. Ils resteront prisonniers 10 jours, subissant un matraquage en règle. Des pressions sont exercées sur eux pour qu’ils dénoncent des activistes : offre d’argent, menaces, mises en présence de filles pour provoquer une érection et prendre des photos ... Omar aura le bras et des côtes cassés, il porte un bandage sur la tête et a un oeil tuméfié. A son retour il trouvera sa maison détruite et est maintenant obligé de louer un logement. Un autre jeune homme nous raconte comment alors que lui était parti chez un oncle, il entend une explosion et voit sa maison prendre feu. Son père et 4 frères sont tués, sa mère, sa belle-soeur et 2 autres frères sont blessés. Les soldats ne laisseront pas les ambulances approcher. Quand ils voudront essayer d’évacuer les blessés sur des charrettes, ses 2 cousins seront tués à bout portant puis les soldats viendront bulldozer corps et charrettes. Il faudra aux survivants attendre 14 jours pour trier les restes humains et les enterrer. Nombre de maisons ont servi de bastions à l’armée israélienne une fois entrée par terre ou parachutage, en témoignent les douilles des cartouches, les restes de boîtes de conserves, les graffitis sur les murs en anglais ou en mauvais arabe : « Israël pour toujours » « de la part de l’armée israélienne, nous sommes désolés », « t’as un beau slip ». Un vieux monsieur très digne dont la maison a été bombardée 15 heures d’affilé et qui a survécu par miracle en comptant toutes les secondes de cette nuit infernale, nous dit vouloir envoyer un message au peuple français : « Ayez pitié des enfants. Pas avec de l’argent, mais avec des sentiments. Quelle est notre faute ? L’Europe a voulu régler le problème des juifs avec les nazis en nous en faisant payer le prix. Nous sommes ouverts à la paix juste en 2 parties, pas entre un cavalier et son cheval ». Il loge maintenant chez son beau-frère. Il ne demande pas d’armes pour se venger mais de l’amour, une révolution d’amour au sein des Palestiniens et du monde entier. Lorsque nous arrivons à Zeitun, quartier sud est de la ville de Gaza, une grande tente est dressée pour les condoléances. On nous accueille avec la tasse de café très fort. 36 membres de la même famille ont été tués, des enfants ont été tués dans les bras de leurs mères. Les gens nous disent que les Israéliens laissent toujours quelques survivants pour raconter aux autres et les terroriser. C’est ce qu’ils ont fait en 48, en 56 ou en 67. A Khuzaa, à moins de 400 mètres de la frontière sud est avec Israël, le quartier est plutôt résidentiel : de grandes maisons non mitoyennes, entourées de jardins. Les F16 ont bombardé sans sommation puis les soldats ont tiré sur les gens qui essayaient de fuir leur maison. Les hommes jeunes seront emmenés et tabassés avant d’être relâchés. D’autres seront rassemblés dans une école de l’UNRWA qui sera bombardée. Le long du couloir Philadelphie qui sépare Gaza de la frontière égyptienne, nous découvrons l’entrée des tunnels qui ont permis d’alléger quelque peu le blocus imposé par le monde entier à Gaza. Aujourd’hui, toute cette région est dévastée, éventrée, labourée. Nous marchons au milieu de débris de toutes sortes qui peuvent encore faire du dégât : fil de fer, morceau de bois, de béton, les tunnels eux-mêmes rendus fragiles par les bombardements risquent de s’effondrer. L’agitation règne cependant chacun s’activant à récupérer ou à reconstruire ce qui peut l’être. « Ils ont détruits 10 tunnels, nous en reconstruirons 100 » nous disent rageusement les Palestiniens. Ce qui frappe également, c’est la volonté de détruire systématiquement non seulement les gens, mais tout ce qui peut servir à la vie, c’est-à-dire, toutes les infrastructures économiques, sociales et administratives. Les terres agricoles, les usines, les écoles, les lieux de culte, les bâtiments publics, les hôpitaux ... rien n’est laissé intact. Ainsi les Palestiniens non seulement ont souffert de la guerre mais ils vont continuer à souffrir des conséquences de celle-ci puisque tout est détruit, démoli voir stérilisé pour de longues années. Ca et là, les gens essaient de récupérer les légumes et les fruits qui peuvent l’être : carottes, concombres, fraises, citrons, oranges prennent ainsi prématurément le chemin des commerces, arrachés aux butes de terre dévastatrices des bulldozers. Le long de la côte, les navires de guerre israéliens patrouillent en permanence et tirent sur les barques des pêcheurs. Les deux nuits que nous avons passées à Gaza ville ont été écourtées vers 5 heures du matin par des détonations de canons et des salves de mitraillettes. On entendait non seulement les détonations, mais on voyait aussi les bombes exploser dans l’eau, pas très loin de la plage. 2 Palestiniens seront blessés pendant notre séjour. L’usine de conserverie de Gaza ville est entièrement détruite. Dans les quartiers relativement épargnés, la vie reprend, créant un climat un peu surréaliste : là on va chez le coiffeur, à côté d’un quartier dévasté. Ailleurs ont déblaye les gravats, ou on reconstruit un mur. La volonté de vivre semble plus forte que tout. Nous avons rencontré des médecins et des militants des droits de l’homme. La description qu’ils nous font des blessés et des morts nous laissera sans voix : corps déchiquetés, brûlés, sectionnés, découpés, mutilés par les obus. Tous les types d’armes ont été utilisés faisant chacun leurs blessures spécifiques : explosifs traditionnels par voie aérienne, maritime et terrestre, phosphore blanc provoquant des brûlures, gaz toxique provoquant agitation nerveuse et suffocation, gaz pestilentiels, bombes à souffle qui ne font pas de bruit mais créent des hémorragies internes, balles à fragmentation qui font entrer de multiples éclats dans les corps et font des délabrements importants. Pendant toute la crise, les soins ont été dispensés gratuitement. Israël a laissé passer quelques convois humanitaires permettant de refaire les stocks, mais il a manqué de beaucoup de médicaments notamment des antibiotiques et analgésiques. La plupart des personnels des hôpitaux et centres de secours sont restés sur place pendant les 23 jours de l’agression ne dormant que quelques heures par jour. De nombreux volontaires sont venus les rejoindre. Nous sommes admiratifs devant la manière dont cette crise a été gérée : 3 jours après le cessez-le-feu, il ne reste rien de l’agitation des jours précédents, les centres de soins sont calmes, les gros blessés ont été évacués à l’étranger, les autres sont répartis dans les différents centres en fonction des soins postopératoires qu’ils doivent subir. Aujourd’hui des blessés continuent à arriver. Ce sont ceux, notamment des enfants, qui ont manipulé des bombes non encore explosées, et ceux qui se blessent en essayant de récupérer ce qui peut l’être dans leur maison défoncée. J’ai passé une partie de la journée du vendredi avec les urgentistes de l’hôpital du PRCS de Khan Younes. Comme c’était jour de repos, il n’y avait pas de programme opératoire et nous avons discuté avec les 3 jeunes infirmiers (le plus vieux a 22 ans), et les médecins de garde en buvant thé sur thé. Tous m’ont dit leur désir d’avoir une vie normale, de ne plus trembler pour eux ou leurs familles, leur désir de fuir l’enfer de Gaza et en même temps leur envie de voir leur pays libre. Comment oublier Hossam, infirmier de 21 ans, débordant de vitalité mais dont les yeux reflètent une telle tristesse dès qu’il cesse de faire le clown, qui me demande de la cacher dans mon sac à dos pour l’emmener en France ? Comment oublier les traits tirés du Dr Ahmed qui voudrait fuir loin d’ici et puis, se reprenant, dire que non il ne veut pas abandonner son pays mais voudrait 3 semaines de repos avant de revenir ? A 19 heures, nous avons aidé une femme à accoucher, des jumeaux, ses premiers enfants, par césarienne. Ainsi la vie continue. 2 chirurgiens, un pédiatre et 2 infirmiers s’activent autour de la jeune femme. Je sens bien que cette équipe est habituée à travailler dans l’urgence : peu de paroles, des gestes rapides, sans réelle tendresse, mais précis. Moins d’une ½ heure après l’installation de la jeune femme sur la table, les deux petits garçons sont sortis et mis sous les lampes. Une autre ½ heure et la maman remonte dans la chambre ! Deux nouveaux petits Palestiniens vont avoir à affronter les dures conditions de la vie à Gaza. L’image des couveuses ouatées de l’hôpital de Poitiers me traverse l’esprit et je dois dire que j’avais la gorge serrée en contemplant ces petits êtres poussant leurs premiers cris dans des conditions aussi précaires. 2 - Le bilan Plus d’un million de tonnes de bombes et d’explosifs a été déversé sur les 360 km² du territoire gazaoui, soit environ 5 kg de bombe au m². Le PCHR a fait le récapitulatif de ces journées qui ont ensanglanté Gaza du 27 décembre au 18 janvier : Des familles entières ont été tuées. Les femmes et les enfants constituent plus de 43 % des victimes. Les infrastructures, les terres cultivées, les maisons et les bâtiments collectifs ont été entièrement détruits. 1 285 Palestiniens ont été tués parmi eux : 895 civils dont 280 enfants et 111 femmes et 167 membres de la police civile ; 4 336 Palestiniens, pour la plupart des civils, ont été blessés dont 1 133 enfants et 735 femmes ; Nizar Rayan et Sa’id Siam, responsables militaire et politique, ont été exécutés avec des membres de leurs familles sans jugement préalable Les destructions de maisons dues aux bombardements et aux tirs d’artillerie ont entraîné la mort de familles entières et de blessés à vie. Les FOI (Forces d’occupation israéliennes) ont attaqué ambulances et véhicules de la défense civile et des services de secours 2 400 maisons ont été entièrement détruites dont 490 par bombardements aériens 28 lieux publics incluant les bâtiments des ministères, des municipalités, des conseils régionaux, du Conseil législatif et des ports de pêche ont été détruits 21 chantiers incluant des cafétérias des salles de mariage, des hôtels et des aménagements touristiques ont été détruits 30 mosquées ont été totalement détruites, 15 autres, partiellement Les bureaux de 10 organisations caritatives ont été détruits 121 ateliers industriels et commerces ont été détruits, 200 autres, endommagés 5 usines à béton et une production de jus de fruit ont été détruites 60 postes de police et commissariats ont été détruits 5 immeubles abritant des médias et 2 assurant des soins médicaux sont détruits 29 établissements à vocation éducative ont été totalement ou partiellement détruits Des centaines d’hectares de terres cultivées ont été défoncées. 3 - Et maintenant ? Pour tous les gens que nous avons rencontrés, notre venue est capitale. Elle montre non seulement qu’ils ne sont pas seuls, mais elle leur donne l’espoir qu’au retour nos témoignages aideront à faire parler la justice. L’agression a permis de renforcer l’unité des différents partis sur le terrain. Le Hamas n’était pas seul à résister. Tous ont combattu ensemble. Et tous ont souligné la volonté délibérée d’Israël de s’en prendre aux civils et aux infrastructures. Ils ont aussi montré du doigt la responsabilité de l’UE qui, en renforçant ses accords de coopération avec Israël, lui a en fait donné quitus pour commettre son agression. Nous avons rencontré le ministre de la santé, le Docteur Naïm. Pour lui cette guerre n’est qu’un aspect aigu d’une situation qui dure depuis plus de 60 ans. Elle est la conséquence logique du processus de paix entamé avec l’ennemi sioniste et qui n’a abouti qu’à plus de colonies, plus de check points, de nouveaux massacres, la construction du mur ... et a laissé les Palestiniens déçus et frustrés. Il revient aussi sur les élections de 2006 dont le déroulement a été jugé démocratique par tous les observateurs, mais dont les résultats non conformes aux souhaits des USA, d’Israël et des Européens, a entrainé le blocus inique avec des conséquences sur tous les plans de la vie quotidienne, transformant Gaza en une vaste prison. Il réaffirme que ce ne sont pas les Palestiniens qui sont les agresseurs mais bien le blocus et l’occupation. La communauté internationale et le clan occidental en particulier sont tombés bien bas en refusant de lever le petit doigt ou en reportant la responsabilité sur la victime. Ban Ki Moon est venu à Gaza la veille de notre rencontre. Il a visité les locaux de l’UNRWA dévastés par les bombes israéliennes, mais n’a rencontré aucune famille palestinienne. Pour le Ministre, seules les manifestations des gens ayant encore un peu de conscience peuvent faire changer les choses. Il ajoute en riant que certains ont proposé au Venezuela et à la Bolivie de faire partie de la Ligue arabe pour la faire évoluer ! Et plus sérieux, il souligne que la position de ces deux pays qui ont renvoyé l’ambassadeur d’Israël, montre bien qu’il ne s’agit pas d’une question relative à l’islam mais de justice humaine. Pour tous il est clair que Mahmoud Abbas s’est comporté comme un vulgaire collabo et n’a plus de crédibilité. Le souhait majoritaire semble d’aller vers un gouvernement transitoire d’union avec deux objectifs : Briser le siège et éliminer la corruption Préparer des élections démocratiques dont les résultats seraient reconnus et acceptés par tous. D’autre part, les Palestiniens nous demandent de tout mettre en oeuvre pour poursuivre en justice les criminels de guerre, et faire qu’ils ne puissent plus se promener impunément. Leur credo n’est pas le choc des civilisations mais les droits de tous les êtres humains, la coopération entre tous, la complémentarité des civilisations. Et tous nous diront « c’est à vous, société civile de nous donner quelque espoir pour continuer à croire aux valeurs de liberté, égalité, fraternité. Sinon nous allons perdre confiance en l’autre partie et nous irons vers une radicalisation. C’est à vous de briser ce cercle vicieux. » De retour de là-bas, et parce que les yeux noirs des enfants sales et pieds nus sur les ruines de leurs maisons ne me quittent plus, je me dis que oui, nous devons tout mettre en oeuvre pour refuser la vision manichéenne du bien et du mal et redonner sa place au Droit pour le règlement des conflits sous peine de voir se recommencer des carnages comme celui de Gaza. 26 janvier 2009 - Sylvette
N’oubliez pas Gaza ! Compte-rendu de mission à Gaza du 18 au 25 janvier 2009 Sylvette - Comité Poitevin France-Palestine C’est le cri que je voudrais lancer en rentrant de Gaza. Car, on vient de le voir, le cessez-le-feu ne représente ni une victoire pour Israël ni la paix, mais prépare de nouvelles agressions. D’ailleurs le cessez le- feu n’existe pas. Il est rompu tous les jours par Israël par mer ou par terre et les drones sillonnent en permanence le ciel de Gaza. Je suis partie à Gaza en réponse à l’appel des organisations du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, de la Coordination Inter Associative pour la Palestine qui regroupe plus de 60 organisations, et de l’Association pour le Développement de la Santé des Femmes. Notre délégation de solidarité et d’assistance médicale composée de médecins, infirmières, juristes, responsables politiques et associatifs avait pour but d’apporter une assistance médicale et de participer au travail d’investigation sur les crimes de guerre caractérisés commis par l’armée israélienne. Il me semblait important comme infirmière de mettre mes compétences professionnelles au service des Palestiniens, comme citoyenne de manifester ma solidarité à des gens victimes de traitements inhumains, et comme membre d’une organisation solidaire des Palestiniens, d’être avec eux à un moment où ils étaient si isolés et où leur situation était si difficile. En fait nous sommes arrivés au moment où la trêve était déclarée et du coup, notre mission s’est orientée essentiellement vers un recueil de témoignages afin d’étayer la demande de plainte auprès de la Cour Pénale Internationale. La délégation qui a réclamé et obtenu le soutien du Ministère des Affaires Etrangères français était composée de : Abdelaziz Yassine BENJELLOUN TOUIMI, Orthopédiste, Elena ALFARO, infirmière, Sylvette ROUGIER, infirmière, Mathieu BEURIER, secouriste, Philippe PASCAL, Président de Rencontre Africaine, Mireille MENDES-FRANCE, juriste, Daniel VOGUET, avocat, Jacques FATH, responsable des relations internationales du PCF, Alima BOUMEDIENNE THIERY, sénatrice (Les Verts), Samir ABDALLAH, cinéaste, Khéridine MABROUK, grapsalam Que dire de ce séjour pour ne pas faire jouer seulement l’émotion ? 1 - Les destructions : Nous sommes entrés à Gaza par Rafah au sud le mardi 20 janvier. Le cessez-le-feu est entré officiellement en vigueur l’avant-veille. Quand nous arrivons vers 8 heures, une petite file est déjà formée, attendant le bon vouloir des soldats égyptiens pour ouvrir la porte. Au fil des 5 heures que nous passerons là, cette file grossira considérablement. Constituée de journalistes de toutes nationalités, mais aussi de Palestiniens absents au moment de la guerre et qui voudraient bien rentrer chez eux, constater les dégâts. Ainsi un jeune homme attend depuis 14 jours, une femme chargée de paquets attend depuis 48 heures. Elle sait que sa maison a été détruite et pleure en silence, s’essuyant les yeux avec son voile blanc. Il n’y a rien à faire au terminal de Rafah. On patiente en buvant thé ou café que sert un bar de fortune judicieusement installé là. Des taxis attendent les éventuels sortants ou les refoulés pour les remmener en Egypte. Nous voyons beaucoup d’ambulances sortir de Gaza et on nous dit qu’elles évacuent les grands blessés vers des hôpitaux égyptiens. Beaucoup d’ambulances orange entrent également, dons des pays arabes semble t’il. Sans doute pour racheter leur conduite pendant la guerre ! Un rapide contrôle avant de passer la grille puis elles seront stockées dans la cour avant d’obtenir le droit d’entrer à Gaza. Des convois humanitaires décorés de banderoles de solidarité entrent et suivent le même chemin. Finalement, nous profitons de l’arrivée de la délégation du Ministère des Affaires étrangères français et de la présence du représentant de l’Ambassade pour entrer et subir le contrôle tatillon de la bureaucratie égyptienne qui nous retiendra encore 1 heure après nous avoir fait signer une décharge de responsabilité. Enfin nous entrons à Gaza. Le responsable palestinien de l’UNRWA pour le sud et le centre de Gaza, Awad Ale nous accueille par ses mots : « les Arabes ont bu à notre santé. Nous sommes contents que vous soyez venus ». Nous allons alors passer 4 jours à constater l’ampleur des dégâts, en sa compagnie et celle d’Abdel Abed Al Halim, responsable du Centre Palestinien des Droits de l’Homme de Khan Younes . Nous sommes allés à Rafah, Khan Younes, Azbet Abed Rabo dans le district de Jabaliya, Gaza ville, Al Atatra au nord ouest de Gaza près de Beit Lahia, Zeitun, quartier sud est de Gaza ville, Khuzaa à la frontière sud est de la Bande de Gaza. Partout la désolation règne comme en France après la tempête ou comme après un tremblement de terre ou untsunami. Sauf que là, il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle, mais volontaire, pratiquée de sang froid et avec un cynisme incroyable par une des armées les plus puissantes du monde, sous les yeux et en direct de tous. La route Salah Eddine qui traverse du sud au nord la bande de Gaza et qui était asphaltée est transformée en chemin de terre aux innombrables nids de poule. Partout le même spectacle de maisons démolies, « bulldozées », sauvagement malaxées avec la terre ne laissant aucune possibilité de récupérer quoi que ce soit à ses occupants. Les zones agricoles sont ravagées en profondeur rendant leur remise en culture quasi impossible. On dirait Verdun mais dans une zone habitée et, qui plus est, une des plus denses au monde. Les maisons les moins détruites laissent apparaître des restes de vie : un livre d’école, des pages d’un Coran, des fauteuils, des lits, des vêtements, des instruments de cuisine, des jouets. Ailleurs tout est noirci par le feu des bombes incendiaires ou au phosphore. D’ailleurs celui-ci brûle encore et répand partout son odeur âcre. On trouve aussi des morceaux d’obus éclatés. Dans certains endroits, les cadavres des bêtes, chèvres, ânes, poules, pourrissent à l’air libre et l’odeur de décomposition provoque la nausée. Les canalisations sont éventrées. L’eau est coupée en de nombreux endroits et les gens font des réserves dans des bidons plastiques. L’électricité est réservée à ceux qui possèdent des générateurs. Le gaz n’est plus livré et les habitants ont du inventer des systèmes de propulsion de gazole ou kérosène avec des pulvérisateurs pour cuisiner. Le bois est devenu une denrée très recherchée et nous assisterons à une dispute pour s’approprier des restes d’une maison. Partout les gens chassés par les bombardements reviennent pour tenter de récupérer ce qui peut l’être, constater les dégâts, ou simplement s’asseoir sur ce qui était leur maison et n’est plus qu’un tas de gravats. Un chassé croisé incessant de charrettes, motos, voitures au chargement branlant et hétéroclite se bouscule sur les routes et les chemins défoncés. Tous les Palestiniens que nous rencontrerons ont des histoires terribles à raconter : enfants, femmes, hommes, tués à bout portant, y compris ceux qui portaient un drapeau blanc, tirs sans sommation, arrestation des hommes jeunes et matraquages systématiques. Enfants, femmes, hommes, écrabouillés dans la destruction de leurs maisons. Ambulances empêchées d’arriver sur les lieux. Morts qui ne peuvent être ensevelis. Houssam du village d’Azbet Abed Rabo dont l’usine de céramique et la maison ont été entièrement dévastées en même temps que 5 autres maisons voisines et 2 taxis nous dira « ils peuvent faire ce qu’ils veulent, on sera toujours là. Il faut le dire au monde entier. Ils peuvent lancer des bombes atomiques, il y aura toujours un Palestinien qui sortira pour réclamer ses droits. » Omar, du village d’Atatra au nord ouest de Gaza, est étudiant infirmier. Le regard hébété il nous raconte comment sa maison a été rasée après que lui et toute sa famille aient été enfermés pendant 6 heures dedans. Sa mère et sa soeur sont sorties avec un drapeau blanc. Les soldats israéliens les ont tuées à bout portant puis ils ont rassemblé les autres membres de la famille dans une école, avant d’emmener les hommes nus et yeux bandés. Ils resteront prisonniers 10 jours, subissant un matraquage en règle. Des pressions sont exercées sur eux pour qu’ils dénoncent des activistes : offre d’argent, menaces, mises en présence de filles pour provoquer une érection et prendre des photos ... Omar aura le bras et des côtes cassés, il porte un bandage sur la tête et a un oeil tuméfié. A son retour il trouvera sa maison détruite et est maintenant obligé de louer un logement. Un autre jeune homme nous raconte comment alors que lui était parti chez un oncle, il entend une explosion et voit sa maison prendre feu. Son père et 4 frères sont tués, sa mère, sa belle-soeur et 2 autres frères sont blessés. Les soldats ne laisseront pas les ambulances approcher. Quand ils voudront essayer d’évacuer les blessés sur des charrettes, ses 2 cousins seront tués à bout portant puis les soldats viendront bulldozer corps et charrettes. Il faudra aux survivants attendre 14 jours pour trier les restes humains et les enterrer. Nombre de maisons ont servi de bastions à l’armée israélienne une fois entrée par terre ou parachutage, en témoignent les douilles des cartouches, les restes de boîtes de conserves, les graffitis sur les murs en anglais ou en mauvais arabe : « Israël pour toujours » « de la part de l’armée israélienne, nous sommes désolés », « t’as un beau slip ». Un vieux monsieur très digne dont la maison a été bombardée 15 heures d’affilé et qui a survécu par miracle en comptant toutes les secondes de cette nuit infernale, nous dit vouloir envoyer un message au peuple français : « Ayez pitié des enfants. Pas avec de l’argent, mais avec des sentiments. Quelle est notre faute ? L’Europe a voulu régler le problème des juifs avec les nazis en nous en faisant payer le prix. Nous sommes ouverts à la paix juste en 2 parties, pas entre un cavalier et son cheval ». Il loge maintenant chez son beau-frère. Il ne demande pas d’armes pour se venger mais de l’amour, une révolution d’amour au sein des Palestiniens et du monde entier. Lorsque nous arrivons à Zeitun, quartier sud est de la ville de Gaza, une grande tente est dressée pour les condoléances. On nous accueille avec la tasse de café très fort. 36 membres de la même famille ont été tués, des enfants ont été tués dans les bras de leurs mères. Les gens nous disent que les Israéliens laissent toujours quelques survivants pour raconter aux autres et les terroriser. C’est ce qu’ils ont fait en 48, en 56 ou en 67. A Khuzaa, à moins de 400 mètres de la frontière sud est avec Israël, le quartier est plutôt résidentiel : de grandes maisons non mitoyennes, entourées de jardins. Les F16 ont bombardé sans sommation puis les soldats ont tiré sur les gens qui essayaient de fuir leur maison. Les hommes jeunes seront emmenés et tabassés avant d’être relâchés. D’autres seront rassemblés dans une école de l’UNRWA qui sera bombardée. Le long du couloir Philadelphie qui sépare Gaza de la frontière égyptienne, nous découvrons l’entrée des tunnels qui ont permis d’alléger quelque peu le blocus imposé par le monde entier à Gaza. Aujourd’hui, toute cette région est dévastée, éventrée, labourée. Nous marchons au milieu de débris de toutes sortes qui peuvent encore faire du dégât : fil de fer, morceau de bois, de béton, les tunnels eux-mêmes rendus fragiles par les bombardements risquent de s’effondrer. L’agitation règne cependant chacun s’activant à récupérer ou à reconstruire ce qui peut l’être. « Ils ont détruits 10 tunnels, nous en reconstruirons 100 » nous disent rageusement les Palestiniens. Ce qui frappe également, c’est la volonté de détruire systématiquement non seulement les gens, mais tout ce qui peut servir à la vie, c’est-à-dire, toutes les infrastructures économiques, sociales et administratives. Les terres agricoles, les usines, les écoles, les lieux de culte, les bâtiments publics, les hôpitaux ... rien n’est laissé intact. Ainsi les Palestiniens non seulement ont souffert de la guerre mais ils vont continuer à souffrir des conséquences de celle-ci puisque tout est détruit, démoli voir stérilisé pour de longues années. Ca et là, les gens essaient de récupérer les légumes et les fruits qui peuvent l’être : carottes, concombres, fraises, citrons, oranges prennent ainsi prématurément le chemin des commerces, arrachés aux butes de terre dévastatrices des bulldozers. Le long de la côte, les navires de guerre israéliens patrouillent en permanence et tirent sur les barques des pêcheurs. Les deux nuits que nous avons passées à Gaza ville ont été écourtées vers 5 heures du matin par des détonations de canons et des salves de mitraillettes. On entendait non seulement les détonations, mais on voyait aussi les bombes exploser dans l’eau, pas très loin de la plage. 2 Palestiniens seront blessés pendant notre séjour. L’usine de conserverie de Gaza ville est entièrement détruite. Dans les quartiers relativement épargnés, la vie reprend, créant un climat un peu surréaliste : là on va chez le coiffeur, à côté d’un quartier dévasté. Ailleurs ont déblaye les gravats, ou on reconstruit un mur. La volonté de vivre semble plus forte que tout. Nous avons rencontré des médecins et des militants des droits de l’homme. La description qu’ils nous font des blessés et des morts nous laissera sans voix : corps déchiquetés, brûlés, sectionnés, découpés, mutilés par les obus. Tous les types d’armes ont été utilisés faisant chacun leurs blessures spécifiques : explosifs traditionnels par voie aérienne, maritime et terrestre, phosphore blanc provoquant des brûlures, gaz toxique provoquant agitation nerveuse et suffocation, gaz pestilentiels, bombes à souffle qui ne font pas de bruit mais créent des hémorragies internes, balles à fragmentation qui font entrer de multiples éclats dans les corps et font des délabrements importants. Pendant toute la crise, les soins ont été dispensés gratuitement. Israël a laissé passer quelques convois humanitaires permettant de refaire les stocks, mais il a manqué de beaucoup de médicaments notamment des antibiotiques et analgésiques. La plupart des personnels des hôpitaux et centres de secours sont restés sur place pendant les 23 jours de l’agression ne dormant que quelques heures par jour. De nombreux volontaires sont venus les rejoindre. Nous sommes admiratifs devant la manière dont cette crise a été gérée : 3 jours après le cessez-le-feu, il ne reste rien de l’agitation des jours précédents, les centres de soins sont calmes, les gros blessés ont été évacués à l’étranger, les autres sont répartis dans les différents centres en fonction des soins postopératoires qu’ils doivent subir. Aujourd’hui des blessés continuent à arriver. Ce sont ceux, notamment des enfants, qui ont manipulé des bombes non encore explosées, et ceux qui se blessent en essayant de récupérer ce qui peut l’être dans leur maison défoncée. J’ai passé une partie de la journée du vendredi avec les urgentistes de l’hôpital du PRCS de Khan Younes. Comme c’était jour de repos, il n’y avait pas de programme opératoire et nous avons discuté avec les 3 jeunes infirmiers (le plus vieux a 22 ans), et les médecins de garde en buvant thé sur thé. Tous m’ont dit leur désir d’avoir une vie normale, de ne plus trembler pour eux ou leurs familles, leur désir de fuir l’enfer de Gaza et en même temps leur envie de voir leur pays libre. Comment oublier Hossam, infirmier de 21 ans, débordant de vitalité mais dont les yeux reflètent une telle tristesse dès qu’il cesse de faire le clown, qui me demande de la cacher dans mon sac à dos pour l’emmener en France ? Comment oublier les traits tirés du Dr Ahmed qui voudrait fuir loin d’ici et puis, se reprenant, dire que non il ne veut pas abandonner son pays mais voudrait 3 semaines de repos avant de revenir ? A 19 heures, nous avons aidé une femme à accoucher, des jumeaux, ses premiers enfants, par césarienne. Ainsi la vie continue. 2 chirurgiens, un pédiatre et 2 infirmiers s’activent autour de la jeune femme. Je sens bien que cette équipe est habituée à travailler dans l’urgence : peu de paroles, des gestes rapides, sans réelle tendresse, mais précis. Moins d’une ½ heure après l’installation de la jeune femme sur la table, les deux petits garçons sont sortis et mis sous les lampes. Une autre ½ heure et la maman remonte dans la chambre ! Deux nouveaux petits Palestiniens vont avoir à affronter les dures conditions de la vie à Gaza. L’image des couveuses ouatées de l’hôpital de Poitiers me traverse l’esprit et je dois dire que j’avais la gorge serrée en contemplant ces petits êtres poussant leurs premiers cris dans des conditions aussi précaires. 2 - Le bilan Plus d’un million de tonnes de bombes et d’explosifs a été déversé sur les 360 km² du territoire gazaoui, soit environ 5 kg de bombe au m². Le PCHR a fait le récapitulatif de ces journées qui ont ensanglanté Gaza du 27 décembre au 18 janvier : Des familles entières ont été tuées. Les femmes et les enfants constituent plus de 43 % des victimes. Les infrastructures, les terres cultivées, les maisons et les bâtiments collectifs ont été entièrement détruits. 1 285 Palestiniens ont été tués parmi eux : 895 civils dont 280 enfants et 111 femmes et 167 membres de la police civile ; 4 336 Palestiniens, pour la plupart des civils, ont été blessés dont 1 133 enfants et 735 femmes ; Nizar Rayan et Sa’id Siam, responsables militaire et politique, ont été exécutés avec des membres de leurs familles sans jugement préalable Les destructions de maisons dues aux bombardements et aux tirs d’artillerie ont entraîné la mort de familles entières et de blessés à vie. Les FOI (Forces d’occupation israéliennes) ont attaqué ambulances et véhicules de la défense civile et des services de secours 2 400 maisons ont été entièrement détruites dont 490 par bombardements aériens 28 lieux publics incluant les bâtiments des ministères, des municipalités, des conseils régionaux, du Conseil législatif et des ports de pêche ont été détruits 21 chantiers incluant des cafétérias des salles de mariage, des hôtels et des aménagements touristiques ont été détruits 30 mosquées ont été totalement détruites, 15 autres, partiellement Les bureaux de 10 organisations caritatives ont été détruits 121 ateliers industriels et commerces ont été détruits, 200 autres, endommagés 5 usines à béton et une production de jus de fruit ont été détruites 60 postes de police et commissariats ont été détruits 5 immeubles abritant des médias et 2 assurant des soins médicaux sont détruits 29 établissements à vocation éducative ont été totalement ou partiellement détruits Des centaines d’hectares de terres cultivées ont été défoncées. 3 - Et maintenant ? Pour tous les gens que nous avons rencontrés, notre venue est capitale. Elle montre non seulement qu’ils ne sont pas seuls, mais elle leur donne l’espoir qu’au retour nos témoignages aideront à faire parler la justice. L’agression a permis de renforcer l’unité des différents partis sur le terrain. Le Hamas n’était pas seul à résister. Tous ont combattu ensemble. Et tous ont souligné la volonté délibérée d’Israël de s’en prendre aux civils et aux infrastructures. Ils ont aussi montré du doigt la responsabilité de l’UE qui, en renforçant ses accords de coopération avec Israël, lui a en fait donné quitus pour commettre son agression. Nous avons rencontré le ministre de la santé, le Docteur Naïm. Pour lui cette guerre n’est qu’un aspect aigu d’une situation qui dure depuis plus de 60 ans. Elle est la conséquence logique du processus de paix entamé avec l’ennemi sioniste et qui n’a abouti qu’à plus de colonies, plus de check points, de nouveaux massacres, la construction du mur ... et a laissé les Palestiniens déçus et frustrés. Il revient aussi sur les élections de 2006 dont le déroulement a été jugé démocratique par tous les observateurs, mais dont les résultats non conformes aux souhaits des USA, d’Israël et des Européens, a entrainé le blocus inique avec des conséquences sur tous les plans de la vie quotidienne, transformant Gaza en une vaste prison. Il réaffirme que ce ne sont pas les Palestiniens qui sont les agresseurs mais bien le blocus et l’occupation. La communauté internationale et le clan occidental en particulier sont tombés bien bas en refusant de lever le petit doigt ou en reportant la responsabilité sur la victime. Ban Ki Moon est venu à Gaza la veille de notre rencontre. Il a visité les locaux de l’UNRWA dévastés par les bombes israéliennes, mais n’a rencontré aucune famille palestinienne. Pour le Ministre, seules les manifestations des gens ayant encore un peu de conscience peuvent faire changer les choses. Il ajoute en riant que certains ont proposé au Venezuela et à la Bolivie de faire partie de la Ligue arabe pour la faire évoluer ! Et plus sérieux, il souligne que la position de ces deux pays qui ont renvoyé l’ambassadeur d’Israël, montre bien qu’il ne s’agit pas d’une question relative à l’islam mais de justice humaine. Pour tous il est clair que Mahmoud Abbas s’est comporté comme un vulgaire collabo et n’a plus de crédibilité. Le souhait majoritaire semble d’aller vers un gouvernement transitoire d’union avec deux objectifs : Briser le siège et éliminer la corruption Préparer des élections démocratiques dont les résultats seraient reconnus et acceptés par tous. D’autre part, les Palestiniens nous demandent de tout mettre en oeuvre pour poursuivre en justice les criminels de guerre, et faire qu’ils ne puissent plus se promener impunément. Leur credo n’est pas le choc des civilisations mais les droits de tous les êtres humains, la coopération entre tous, la complémentarité des civilisations. Et tous nous diront « c’est à vous, société civile de nous donner quelque espoir pour continuer à croire aux valeurs de liberté, égalité, fraternité. Sinon nous allons perdre confiance en l’autre partie et nous irons vers une radicalisation. C’est à vous de briser ce cercle vicieux. » De retour de là-bas, et parce que les yeux noirs des enfants sales et pieds nus sur les ruines de leurs maisons ne me quittent plus, je me dis que oui, nous devons tout mettre en oeuvre pour refuser la vision manichéenne du bien et du mal et redonner sa place au Droit pour le règlement des conflits sous peine de voir se recommencer des carnages comme celui de Gaza. 26 janvier 2009 - Sylvette
Samarkand et Boukhara en passant par Karchi? (Ouzbékistan) English translation pending
Quelqu’un pourrait-il me faire partager son expérience et me dire si la route de Samarkand à Boukhara en passant Karchi est intéressante.
Nous pourrions dormir une nuit ou 2 à Chakhrisabz ou Karchi et profiter de visiter les alentours, la vallée de Langar .... puis continuer sur Boukhara.
Merci pour vos infos.
Nicole.
Vivre et travailler à Tanger nouvel eldorado (Maroc) English translation pending
je vais m installer a Tanger en octobre 2008
je cherche contacts, connaissances tant au niveau professionnel que personnel.... je suis ouvert a toutes propositions de business a realiser au Maroc....en particulier a Tanger avec tous les projets portuaires, touristiques, industriels....qui se developpent dans la zone...... grand voyageur je m y installe pour des raisons personnelles mais je vais decouvrir le Maroc que je ne connais pas....toutes personnes ayant un lien avec Tanger n hesitez pas a me contacter..je le repete tant au niveau professionnel que personnel !!!!!!!
bien amicalement F
je cherche contacts, connaissances tant au niveau professionnel que personnel.... je suis ouvert a toutes propositions de business a realiser au Maroc....en particulier a Tanger avec tous les projets portuaires, touristiques, industriels....qui se developpent dans la zone...... grand voyageur je m y installe pour des raisons personnelles mais je vais decouvrir le Maroc que je ne connais pas....toutes personnes ayant un lien avec Tanger n hesitez pas a me contacter..je le repete tant au niveau professionnel que personnel !!!!!!!
bien amicalement F
Koh Chang: meilleure plage avec des enfants? English translation pending
tout est dans le titre.
quelle plage me conseillerez vous sur koh chang pour une famille avec de la marmaille. quel hotel?
merci
Hôtel Playa Pesquero à Holguin par CanJet English translation pending
Nous sommes en train de regarder les départs pour le 7 avril prochain. Via Canjet, le voyage pour Cuba Holguin, au Pesquero se vend présentement 1283$ chez Bergeron (et via internet un peu partout). Que pensez vous du prix? on attend, on achete? est ce qu'il pourrait augmenter, diminuer?
Merci de bien m'enligner..
Merci de bien m'enligner..
Décalage horaire et avis sur itinéraire au Yucatan avec trois enfants (Mexique) English translation pending
Bonjour,
nous souhaiterions partir en famille (3 enfants de 8 à 3 ans) en fin février 2008 pour le yucatan.
Question 1 ;
Pour le vol du retour, j'hésite à prendre le mercredi 5 mars - arrivée france le jeudi ou profiter jusqu'au bout et prendre le vol départ vendredi-arrivée france samedi (il n'y a pas de vol direct le jeudi hélas).
Pour ceux qui ont déjà vécu le décalage horaire de 7h avec le mexique, est-ce raisonnable de rentrer le samedi sachant que tout le monde reprend le travail et l'école le lundi. Est-ce que le dimanche est suffisant pour se remettre ou vaut-il mieux supprimer 2 jours de notre séjour ?
Question 2 : Dans notre itinéraire avec voiture de location, nous voulions privilégier l'aspect découverte faune et flore avec nos jeunes enfants + 1 ou 2 sites mayas incontournables.
le voici:
arrivée cancun - Nuit à cancun car arrivée vers 19h
2N à Cozumel ( parc punta sur ? il est bien ?) Valladolid - Chichen Itza ( 1N à Chichen itza our le spectacle son et lumière)Mérida 2N ( avec visite parc Celestum) Mérida- Coba - Tulum5N Tulum d'où nous irions visiter le site + Akumal /caleta Ya Kul + Sian Kaan + 1 parc (enfant oblige !) : X-caret ou Xel-ha ? votre avis ? retour cancun pour avion à 20h50
Mes enfants adorent l'eau et le snorkeling.
Qu'en pensez vous? Auriez vous d'autres suggestions pour l'améliorer ?
merci à tous ceux qui voudront bien m'aider.
Carnet de voyage en Namibie (octobre/novembre 2005) English translation pending
CARNET DE VOYAGE EN NAMIBIE
Notre voyage en Namibie a eu lieu en octobre-novembre 2005. A part deux nuits passées à l'hôtel à Windhoek nous avons voyagé en 4x4 avec tente sur le toit. Dans cette page nous relatons notre voyage en essayant de vous faire partager notre découverte.
NB dans ce récit nous parlons peu du camping car, reportez vous à la page d'accueil sur le lien :motorhome - camping car ou 4X4.
V 21/10 Trajet avec Air France jusqu'à Johannesburg puis South African Airways jusqu'à Windhok.
S 22/10 Windhoek (prononcez wintok, ce nom est d'origine afrikaaner). Que dire de Windhoek ? Que c'est une ville sans grand caractère, relativement moderne avec peu de points d'intérêt. L'influence
allemande se fait sentir sur quelques monuments. Retenons simplement que la Namibie était colonie allemande jusqu'en 1918 puis est passée sous influence sud africaine jusqu'en 1989.
Windhoek a été pour nous une halte à l'arrivée et au départ. Nous y avons trouvé de quoi faire le plein de nourriture avant de nous mettre en route. Petit détail pratique, les supermarchés des centres commerciaux sont ouverts le dimanche, mais ne comptez pas trop sur les boutiques qui les entourent et surtout pas sur les boutiques du centre ville.
Nous avons séjourné à la pension Steiner, située au centre ville. Étape sympa, tenue par une famille d'origine allemande. Enceinte close et gardée en permanence.
D 23/10 Nous partons pour Etosha que nous atteindrons vers 16h. (important : le parc ferme avec la nuit). A la station service de Otjiwarongo nous sommes accueillis par des jeunes très sympas qui nous demandent d'où nous venons (ah Zidane!) se présentent, nous demandent nos prénoms, etc.. Très sympas jusqu'au moment où ils nous
présentent des fruits gravés avec les prénoms. Difficile de s'en débarrasser!. Surtout dites tout de suite que vous n'avez besoin de rien et en général ils n'insistent pas.
Voici l'entrée d'Etosha, inscription à l'entrée auprès d'une ranger à moitié endormie (il faut pouvoir s'assurer, à la sortie que vous avez payé toutes les nuitées). Après quelques centaines de mètres dans Etosha nous voyons notre première girafe, majestueuse. Sa tête dépasse des arbres qu 'elle broute, puis des springboks, steinboks. Arrivée au camp de Okakuejo et premier arrêt devant le point d'eau pour observer une troupe de zèbres qui s'abreuvent. Nous nous installons rapidement au bout du camp. Nous repartons au point d'observation. Ce sera un festival : troupes d'éléphants, de zèbres, de springboks, des phacochères, puis un face à face éléphants rhinocéros. Plus tard des lions et des hyènes. Et nous avons dormi, bercés par les barrissements des éléphants et les feulements des lions. Un excellent moment.
24/10 Toute la journée nous sillonnerons Etosha, observant les animaux. Un gros éléphant broute au loin, bien
tranquillement le long d'une rivière à sec. Il rejoindra un petit point d'eau qu'il s' appliquera à transformer en mare de boue dont il va s' asperger longuement. A droite un troupeau de zèbres reste à distance quand soudain l'un deux donne l' alerte. Une lionne se faufile dans les herbes, apparaissant puis disparaissant. Sans le cri des zèbres nous ne l'aurions pas remarquée. Nous pensons qu'elle va traverser la route pour aller au point d'eau mais rien. Finalement nous trouverons six lionnes à l'ombre de buissons. A 10 mètres on ne les voyait pas, à 4m on n'en voyait qu'une. Cette petite troupe allait passer les heures les plus chaudes à l'ombre. Une photo prise à moins de 4 mètres, fenêtre ouverte, grosse sensation. Notre repas est pris dans un enclos où l'on peut descendre de voiture. Ça fait du bien de se dégourdir les jambes mais on est contents, dans cet univers de hautes herbes, d'avoir refermé la porte de l'enclos sans voir surgir un fauve.
Nous passerons la soirée à Halali, au centre du parc. Peu de monde dans ce camp, presque autant que de blocs de sanitaires. Un plongeon dans la piscine, nous n'y serons que tous les deux. A la tombée de la nuit nous nous rendons au point d'eau où nous verrons encore beaucoup d'animaux dont des hyènes.
M 25/10 Nous explorons la partie est d'Etosha. Beaucoup d'herbivores: bubales, élands, girafes, gnous, oryx, ainsi que des autruches, vautours, marabouts.... Nous passons en sous-bois, les arbres sont massacrés. C'est l'indice du passage des éléphants, confirmé par la présence de leurs énormes déjections. Une famille est là, sous des
arbres, elle passera ensuite derrière notre camion avec ses tout-petits. A quelques centaines de mètres nous avons cru percevoir un léger mouvement. Marche arrière, des lionnes dorment sous un arbre, certaines sur le dos avec une patte mollement appuyée sur une branche. Nous les retrouverons une heure plus tard un peu plus éveillés. Les points d'eau du nord sont souvent très fréquentés, jusqu'à plus d'une centaine de bêtes. Nous passerons la nuit au camp de Namutoni dans lequel se promenaient phacochères et Suricates. Par contre peu de vie au point d'eau où nous n'observerons qu'une troupe d'éléphants qui vient se baigner et manger des roseaux mais quelle impression quand un grand mâle vient vers vous vous expliquer que vous êtes seulement tolérés.
Me 26/10 Départ pour Rundu, étape vers la bande de Caprivi. Nous repassons au point d'eau d'Andoni, très fréquenté. A la porte du parc, contrôle de sortie: le garde demande la preuve du paiement de l'entrée et des nuitées. Il manque un ticket enlevé à Namutoni, pas moyen de joindre le camp, il faudrait repayer. Enfin voici le ticket de Carte Bleue. Nous partons au milieu de vastes plaines et des grands troupeaux de vaches. Puis ce sont des séries de cases sommaires qui longent la route au bord de laquelle sont présentés les produits à vendre : espèce d'orange à la peau très épaisse, poteries, bois, hautes tiges utilisées pour faire des enclos. Des chèvres en liberté coupent la route. Ça et là de petites constructions en parpaings, les cuca stores proposent de la bière. Nous arrivons enfin à Rundu. C'est l'heure de la corvée d'eau et les habitants convergent vers les points d'eau avec leurs ustensiles. Nous installons dans le camping d'un lodge, sur les berges de
l'Okavango. Je demande à la propriétaire du lodge si elle est allemande, elle me répond un peu sèchement qu'elle est native de Namibie mais que ses arrières grands parents étaient allemands. Nous tournons notre camion pour que la tente donne sur le fleuve. Les sanitaires sont installés au bord du fleuve et nous avons vue sur les hippos en prenant notre douche .A la tombée de la nuit, comme chaque soir le vent se lève mais là nous aurons un tel coup de vent pendant deux minutes que notre tente de toit s'est repliée et que tout son contenu a été éparpillé par le vent. Assis sur une vieille pirogue retournée, qui a été creusée dans un tronc d'arbre nous sirotons notre apéritif quand nous entendons, 2 mètres en contrebas, sur le fleuve, le grognement d'hippos. Un contrôle poussé nous rassure, la berge est trop abrupte pour qu'ils montent à cet endroit. Nous apprendrons qu'ils sont venus la nuit précédente manger les grandes herbes de la prairie qui jouxte notre camping, dommage que ce soir là ils ne soient pas venus.
J 27/10 Départ pour la bande de Caprivi. Une longue route droite dans ce corridor de 400km. La route est presque constamment bordée de villages de cases, souvent entourées d'une palissade de bois ou de grandes herbes. Quelques arrêts pour manger ou se dégourdir les jambes. Où que vous vous arrêtiez, même si aucune vie humaine ou case n'est en vue, vous pouvez quasiment être sûrs de voir apparaître des enfants. A Kongola nous prenons la piste vers le Botswana. Voici les chutes de Popa Falls ne nous ont convaincrons pas, peut être parce que nous étions à la fin de la saison sèche et que leur débit était limité. Visite du Namili National Park, qui s'étend le long du Zambèze. Superbes baobabs, éléphants et rhinos.
V 28/10 Visite du Mudumu national park. En voulant visiter le village de Lizauli, ous sommes victimes d'un supercherie sympathique. Un panneau très approximatif (on dit cela après) nous
indique le village que nous visiterons sous la conduite d'un gamin de 16 ans, l'aîné de tous les marmots qui nous entourent gentiment. Les parents sont aux champs et les ainés gardent les petits qui eux mêmes s'occupent des tout petits (un gamin de 5 ans peut porter son frère de 2ans). On voit comment on construit une hutte, comment on pile le mil. Ces gens ne possèdent que leur case et quelques ustensiles vraiment de base. Mais la visite est trop vite faite et nous rendons compte que ce panneau sommaire est là pour capter le touriste et que nous ne sommes pas au vrai village. Déçus, nous décidons de nous reposer à la piscine du camp. Un hippo nous tirera de nos réveries. Notre intention initiale, en allant dans la bande de Caprivi était de passer au Botswana et d'y visiter le parc de Chobé mais nous renonçons à ce périple qui nécessiterait encore bien de la route.
s 29/10 Retour vers le nord ouest via Etosha. La piste qui nous ramène vers katima Mulilo est très poussiéreuse. Même en ralentissant nous ne pouvons éviter de soulever un énorme nuage de poussière d'autant plus gênant que c'est l'heure de la corvée d'eau (il y en a manifestement une autre le soir). Beaucoup de gens convergent vers des points d'eau situés parfois à plusieurs kilomètres. Les récipients vont du simple pot à des fûts placés sur un traineau de bois que tirent deux boeufs, signe évident de richesse. A katima Mulilo une boucherie de plein air est installée au bord de la route. Pas de réfrigérateur ni de protection contre la poussière et les insectes.
Nous poursuivons
notre route vers Etosha. Le repas de midi est pris sur une petite aire ombragée. Comme d'habitude des enfants apparaissent mais restent, cette fois ci, groupés à distance respectueuse. Un gamin, maigrichon, au teint terreux et à la mine patibulaire parle manifestement de nous, s'enhardit et nous lance 'you're not welcome". Peut être un enfant soldat, reste des mouvements qui ont secoué cette région proche de l'Angola jusqu' 2002 où "la situation s'est normalisée après la signature en avril 2002 du cessez-le-feu entre le gouvernement angolais et l'Unita" (source le site du ministère des affaires étrangères : conseils aux voyageurs. Nous provoquerons une ruée des enfants vers nous quand nous leur donnerons un bidon d'eau vide qui me sera littéralement haraché des mains par une fillette qui serrera ce trésor très fort contre elle.
d 30/10 Nous passerons une nouvelle journée à Etosha dans le camp de Namutoni. La pluie est tombée depuis notre passage et des flaques se sont remplies. Les herbivores que nous avions vus en petits groupes ont commencé à se regrouper dans les plaines. Le point d'eau est peu fréquenté. Seule une troupe d'éléphants viendra se baigner et manger les roseaux du point d'eau puis ce sera le vide. Il semble bien que ce point d'eau de ce camp soit le moins intéressant des 3.
L31/10 Départ pour Opuwo, étape avant les chutes d'Epupa. L'arrivée dans cette ville a été un moment surprenant. Enorme fréquentation à la grande station service : des femmes himbas à la peau enduite de terre rouge et ne portant qu'un semblant de pagne en peau de chèvre côtoyaient des femmes hereros vêtues de longues robes de couleur avec jupons. Tout ce petit monde voulait nous vendre des produits (colliers, bracelets, fruits, ...). Surprise par les cheveux blonds et lisses de ma femme, une petite herero les lui a caressés. Nous avons passé la nuit dans un camping communautaire aussi sympathique que vide.
M 1/11 Départ pour Epupa Falls au bord du Kunéné, à la frontière de l'Angola. Piste correcte en cette saison sèche avec un petit passage dans le sable. Les himbas que nous avons rencontrés nous ont souvent fait signe de nous arrêter : ils réclamaient quelques chose. Himba veut dire mendiant. Nous avons rencontré de grands troupeaux de vaches et de chèvres. L'arrivée à Epupa est semblable à celle d'une oasis : après la piste au milieu des buissons voici tout en bas les palmiers, le fleuve et les chutes. Superbes chutes dans une gorge. Le jour de notre arrivée, l'eau passait dans des petits canaux dans lesquels nous avons pu nous tremper sans risque. Le lendemain ils étaient à sec. Là aussi un petit camping communautaire est installé au bord du Kunéné, à proximité immédiate des chutes. Nous avons vécu près des himbas. Un petit stand propose des colliers, statuettes etc... Prix intéressants, pas de sollicitations intempestives.
M 2/11 Départ pour le sud. A midi nous sommes à Opuwo où nous mangeons dans un restaurant tenu par un français, c'est d'après un guide le seul restau digne de ce nom. Bon repas de poisson. Le propriétaire nous explique comment il s'est installé ici et y a fondé une famille. Nous le quittons pour Sesfontein qui est distant de 120km. Plus de deux heures plus tard la piste devient très caillouteuse, franchit une montagne et se dirige vers le soleil. Un doute nous assaille : sommes nous sur la bonne piste? Nous installons le GPS que nous avions négligé jusqu'alors.. Nous sommes partis plein ouest. Demi tour pour Opuwo où nous finissons par nous faire indiquer le bon chemin (les panneaux pour Sesfontein ont été enlevés pendant les travaux sur la route). Il est trop tard pour arriver avant la nuit : la piste est dangereuse de nuit avec des hauts de cote très marqués, avec les passages de rivière qu'on ne voit qu'au dernier moment et enfin les animaux.
M 3/11 Départ pour Palmwag, oasis dans le désert du Namib. Quel contraste avec le désert où nous n'avons vu
que des dromadaires, des autruches et des springboks. Nous obtenons un emplacement qui donne directement sur l'oasis. Pour l'instant pas d'animal en vue, nous allons nous balader, nous baigner à la piscine. Et c'est l'arrivée de quelques éléphants du désert qui viennent se rafraîchir et brouter de hautes herbes. Nous les observerons longtemps avant qu'ils ne repartent dans le désert.
J 4/11 Nous faisons le plein à la station service installée en plein désert et partons pour la côte des squelettes via Twyfelfontein. Nous escaladons le site rupestre avec un guide, il commence à faire chaud. Un petit rafraîchissement, un repas dans un lodge situé pas loin. Ce lodge, parfaitement intégré dans le paysage est un exemple de ces lodges luxueux ou même très luxueux qui existent en Namibie. Nous nous remettons en route pour la côte des squelettes. Nous atteignons la porte du parc du Nabib Naukluft et nous enregistrons (ce n'est pas donné). Le désert est beau, quelques animaux par ci par là et enfin les premières welwitchias. Ces plantes grasses survivent, véritables fossiles
survivant dans le désert. Nous continuons vers la côte mais le sable commence à voler au travers de la route, le brouillard apparaît. Ce brouillard est une condensation de l'air humide et froid de la mer. On n'y voit plus très loin. Nous atteignons enfin la route qui longe la cote et qui mène à Swakopmund. Mais la visibilité est vraiment trop faible. Petit moment d'inquiétude, ne risquons nous pas le sandblast, vent chargé de sable qui vous décape les voitures jusqu'à la tôle et qui dépolit les vitres? Ces risques ne sont pas assurés. Inquiets nous faisons demi tour et décidons d'aller à Swapkopmund par l'intérieur des terres. Nous passons la nuit à Khorixas où il fait plutôt froid (ça vaut aussi pour l'accueil).
S 5/11 On fonce vers Henties Bay sur la côte des squelettes. Beau temps un peu
frais à cause de l'océan, rafraicj par un courant froid venant du pole sud. Nous atteignons Cape Cross et ses colonies d'otaries à fourrure. Il y en a des centaines, bruyantes et malodorantes. Des mères allaitent leurs petits, de gros mâles se prélassent au soleil. Et des chacals rôdent repérant des nouveaux nés égarés ou dont la mère est à la pêche. Nous en verrons deux disparaître dans l'intestin de ces prédateurs. Juste au dessus de la plage une croix marque le point du premier débarquement en Namibie. Nous gagnons Swapokopmund avec ses monuments allemands. Nous y achetons, dans une boutique des sculptures en bois dont une splendide girafe de plus d'un mètre qui trône maintenant dans notre salon. Prix particulièrement intéressant.
Walvis Bay nous accueille mal, il fait gris, pas très chaud et un vent de sable mêlé au brouillard nous met le moral à zéro. Même pas un flamant rose à l'horizon. Plutôt déprimés nous décidons d'aller passer la nuit à l'hôtel. Le premier auquel nous nous adressons est tenu par des français, occasion d'avoir un avis motivé sur la Namibie. Nous faisons un excellent repas dans un restaurant sur pilotis au dessus de la mer, au dessus des centaines oiseaux attirés par des projecteurs.
D 6/11 Le beau temps nous réveille. Face à notre chambre les flamants roses vaquent à leurs occupations. Nous partons explorer la vallée des Welwitchias, ces plantes, véritables fossiles végétaux, qui développent leurs deux feuilles dans le désert. Paysages lunaires garantis. Un terrain de camping dans un vallon. Nuit à Walvis.

L 7/11 Nous voici à Sesriem. Le camp est plein, nous avons droit au camping annexe, sans ombre et bien en face du groupe électrogène. Nous allons au canyon de Sesriem profond de ses, non six longueurs de courroie soit 30m. La rivière Tsauchab l'a creusé. Qu'on est bien au frais au fond. Nous remontons le canyon jusqu'à ce qu'une mare boueuse nous barre le chemin et nous laissons un groupe partir en balade vers le sud. Trop chaud pour nous.
L 8/11 Nous n'avons pas le courage de nous lever à 5 heures bien que nous soyons réveillés. Tant pis nous ne verrons pas le lever du soleil sur les dunes de Sossusvlei. Dès 5h30 les portes du parc s'ouvrent aux seuls véhicules des campeurs. et c'est la première ruée. Une heure plus tard ce seront les véhicules de tous les lodges des alentours qui seront libérés. Il reste alors à parcourir 50 km jusqu'à un premier parking où s'arrêtent les 2
roues motrices, les 4 derniers kilomètres nécessitent un 4x4 et une expérience de la conduite dans le sable profond.
Nous voici au second parking : départ à pied pour le Vlei. Nous marchons au milieu des dunes et voici le vlei, cuvette asséchée recouverte d'une croûte de sel. Un arbre mort donne un impression supplémentaire de désert. Pendant le retour nous nous ensablons : un conducteur local nous nous désensable en 10 secondes. Petit commentaire si vous souhaitez faire la Namibie en voyage organisé : intéressez vous au mode de transport. Nous avons vu des touristes harassés dans des bétaillères. A l'arrivée au camp le soir pas des visages fermés, pas d'entrain. C'est un tel groupe de 18 personnes qui a fait les derniers kilomètres de piste sablonneuse sur le pick-up d'un 4x4!
M 9/11 Début de la remontée vers Windhoek. Nous faisons halte au Hardap Dam. Pas terrible, peu d'animaux, des aménagements d'une tristesse à crever.
M 10/11 Nous voici au Dan Viljoen park. C'est beau, bien aménagé, gardé (c'est près de Windhoek). De grandes ballades (il n'y a pas de prédateurs) et nous verrons beaucoup d'animaux dont des chacals (et pas de chacaux), des dik dik, sorte de petite antilope et des babouins.
J 11/11 Retour à Windhoek. Derniers achats, nous regrettons de ne pas les avoir faits en route, ici les prix sont très élevés en comparaison de ceux que nous avons connus à Epupa et même à Swakopmund. Les rares belles choses sont à un prix délirant. Achat de quelques timbres à la poste, le bâtiment ne présente absolument aucun intérêt même si certains guides en parlent.
V12/11 Départ pour Paris via Johannesbourg.
Et si nous refaisions ce voyage ? Nous irions juqu'au parc de Chobé au Botswana, Nous passerions plus de temps auprès des himbas à Epupa falls Nous ne mettrions pas les pieds au Hardap Top resort Nous passerions encore moins de temps à Windhoek Nous ferions certainement le circuit canyon près de Walvis Bay. Notre site : http://www.colautti.fr/NAMIBIE/Namibie.htm
V 21/10 Trajet avec Air France jusqu'à Johannesburg puis South African Airways jusqu'à Windhok.
S 22/10 Windhoek (prononcez wintok, ce nom est d'origine afrikaaner). Que dire de Windhoek ? Que c'est une ville sans grand caractère, relativement moderne avec peu de points d'intérêt. L'influence
allemande se fait sentir sur quelques monuments. Retenons simplement que la Namibie était colonie allemande jusqu'en 1918 puis est passée sous influence sud africaine jusqu'en 1989.
Windhoek a été pour nous une halte à l'arrivée et au départ. Nous y avons trouvé de quoi faire le plein de nourriture avant de nous mettre en route. Petit détail pratique, les supermarchés des centres commerciaux sont ouverts le dimanche, mais ne comptez pas trop sur les boutiques qui les entourent et surtout pas sur les boutiques du centre ville.
Nous avons séjourné à la pension Steiner, située au centre ville. Étape sympa, tenue par une famille d'origine allemande. Enceinte close et gardée en permanence.D 23/10 Nous partons pour Etosha que nous atteindrons vers 16h. (important : le parc ferme avec la nuit). A la station service de Otjiwarongo nous sommes accueillis par des jeunes très sympas qui nous demandent d'où nous venons (ah Zidane!) se présentent, nous demandent nos prénoms, etc.. Très sympas jusqu'au moment où ils nous
présentent des fruits gravés avec les prénoms. Difficile de s'en débarrasser!. Surtout dites tout de suite que vous n'avez besoin de rien et en général ils n'insistent pas.
Voici l'entrée d'Etosha, inscription à l'entrée auprès d'une ranger à moitié endormie (il faut pouvoir s'assurer, à la sortie que vous avez payé toutes les nuitées). Après quelques centaines de mètres dans Etosha nous voyons notre première girafe, majestueuse. Sa tête dépasse des arbres qu 'elle broute, puis des springboks, steinboks. Arrivée au camp de Okakuejo et premier arrêt devant le point d'eau pour observer une troupe de zèbres qui s'abreuvent. Nous nous installons rapidement au bout du camp. Nous repartons au point d'observation. Ce sera un festival : troupes d'éléphants, de zèbres, de springboks, des phacochères, puis un face à face éléphants rhinocéros. Plus tard des lions et des hyènes. Et nous avons dormi, bercés par les barrissements des éléphants et les feulements des lions. Un excellent moment.24/10 Toute la journée nous sillonnerons Etosha, observant les animaux. Un gros éléphant broute au loin, bien
tranquillement le long d'une rivière à sec. Il rejoindra un petit point d'eau qu'il s' appliquera à transformer en mare de boue dont il va s' asperger longuement. A droite un troupeau de zèbres reste à distance quand soudain l'un deux donne l' alerte. Une lionne se faufile dans les herbes, apparaissant puis disparaissant. Sans le cri des zèbres nous ne l'aurions pas remarquée. Nous pensons qu'elle va traverser la route pour aller au point d'eau mais rien. Finalement nous trouverons six lionnes à l'ombre de buissons. A 10 mètres on ne les voyait pas, à 4m on n'en voyait qu'une. Cette petite troupe allait passer les heures les plus chaudes à l'ombre. Une photo prise à moins de 4 mètres, fenêtre ouverte, grosse sensation. Notre repas est pris dans un enclos où l'on peut descendre de voiture. Ça fait du bien de se dégourdir les jambes mais on est contents, dans cet univers de hautes herbes, d'avoir refermé la porte de l'enclos sans voir surgir un fauve.
Nous passerons la soirée à Halali, au centre du parc. Peu de monde dans ce camp, presque autant que de blocs de sanitaires. Un plongeon dans la piscine, nous n'y serons que tous les deux. A la tombée de la nuit nous nous rendons au point d'eau où nous verrons encore beaucoup d'animaux dont des hyènes.M 25/10 Nous explorons la partie est d'Etosha. Beaucoup d'herbivores: bubales, élands, girafes, gnous, oryx, ainsi que des autruches, vautours, marabouts.... Nous passons en sous-bois, les arbres sont massacrés. C'est l'indice du passage des éléphants, confirmé par la présence de leurs énormes déjections. Une famille est là, sous des
arbres, elle passera ensuite derrière notre camion avec ses tout-petits. A quelques centaines de mètres nous avons cru percevoir un léger mouvement. Marche arrière, des lionnes dorment sous un arbre, certaines sur le dos avec une patte mollement appuyée sur une branche. Nous les retrouverons une heure plus tard un peu plus éveillés. Les points d'eau du nord sont souvent très fréquentés, jusqu'à plus d'une centaine de bêtes. Nous passerons la nuit au camp de Namutoni dans lequel se promenaient phacochères et Suricates. Par contre peu de vie au point d'eau où nous n'observerons qu'une troupe d'éléphants qui vient se baigner et manger des roseaux mais quelle impression quand un grand mâle vient vers vous vous expliquer que vous êtes seulement tolérés.Me 26/10 Départ pour Rundu, étape vers la bande de Caprivi. Nous repassons au point d'eau d'Andoni, très fréquenté. A la porte du parc, contrôle de sortie: le garde demande la preuve du paiement de l'entrée et des nuitées. Il manque un ticket enlevé à Namutoni, pas moyen de joindre le camp, il faudrait repayer. Enfin voici le ticket de Carte Bleue. Nous partons au milieu de vastes plaines et des grands troupeaux de vaches. Puis ce sont des séries de cases sommaires qui longent la route au bord de laquelle sont présentés les produits à vendre : espèce d'orange à la peau très épaisse, poteries, bois, hautes tiges utilisées pour faire des enclos. Des chèvres en liberté coupent la route. Ça et là de petites constructions en parpaings, les cuca stores proposent de la bière. Nous arrivons enfin à Rundu. C'est l'heure de la corvée d'eau et les habitants convergent vers les points d'eau avec leurs ustensiles. Nous installons dans le camping d'un lodge, sur les berges de
l'Okavango. Je demande à la propriétaire du lodge si elle est allemande, elle me répond un peu sèchement qu'elle est native de Namibie mais que ses arrières grands parents étaient allemands. Nous tournons notre camion pour que la tente donne sur le fleuve. Les sanitaires sont installés au bord du fleuve et nous avons vue sur les hippos en prenant notre douche .A la tombée de la nuit, comme chaque soir le vent se lève mais là nous aurons un tel coup de vent pendant deux minutes que notre tente de toit s'est repliée et que tout son contenu a été éparpillé par le vent. Assis sur une vieille pirogue retournée, qui a été creusée dans un tronc d'arbre nous sirotons notre apéritif quand nous entendons, 2 mètres en contrebas, sur le fleuve, le grognement d'hippos. Un contrôle poussé nous rassure, la berge est trop abrupte pour qu'ils montent à cet endroit. Nous apprendrons qu'ils sont venus la nuit précédente manger les grandes herbes de la prairie qui jouxte notre camping, dommage que ce soir là ils ne soient pas venus.
J 27/10 Départ pour la bande de Caprivi. Une longue route droite dans ce corridor de 400km. La route est presque constamment bordée de villages de cases, souvent entourées d'une palissade de bois ou de grandes herbes. Quelques arrêts pour manger ou se dégourdir les jambes. Où que vous vous arrêtiez, même si aucune vie humaine ou case n'est en vue, vous pouvez quasiment être sûrs de voir apparaître des enfants. A Kongola nous prenons la piste vers le Botswana. Voici les chutes de Popa Falls ne nous ont convaincrons pas, peut être parce que nous étions à la fin de la saison sèche et que leur débit était limité. Visite du Namili National Park, qui s'étend le long du Zambèze. Superbes baobabs, éléphants et rhinos.V 28/10 Visite du Mudumu national park. En voulant visiter le village de Lizauli, ous sommes victimes d'un supercherie sympathique. Un panneau très approximatif (on dit cela après) nous
indique le village que nous visiterons sous la conduite d'un gamin de 16 ans, l'aîné de tous les marmots qui nous entourent gentiment. Les parents sont aux champs et les ainés gardent les petits qui eux mêmes s'occupent des tout petits (un gamin de 5 ans peut porter son frère de 2ans). On voit comment on construit une hutte, comment on pile le mil. Ces gens ne possèdent que leur case et quelques ustensiles vraiment de base. Mais la visite est trop vite faite et nous rendons compte que ce panneau sommaire est là pour capter le touriste et que nous ne sommes pas au vrai village. Déçus, nous décidons de nous reposer à la piscine du camp. Un hippo nous tirera de nos réveries. Notre intention initiale, en allant dans la bande de Caprivi était de passer au Botswana et d'y visiter le parc de Chobé mais nous renonçons à ce périple qui nécessiterait encore bien de la route.
s 29/10 Retour vers le nord ouest via Etosha. La piste qui nous ramène vers katima Mulilo est très poussiéreuse. Même en ralentissant nous ne pouvons éviter de soulever un énorme nuage de poussière d'autant plus gênant que c'est l'heure de la corvée d'eau (il y en a manifestement une autre le soir). Beaucoup de gens convergent vers des points d'eau situés parfois à plusieurs kilomètres. Les récipients vont du simple pot à des fûts placés sur un traineau de bois que tirent deux boeufs, signe évident de richesse. A katima Mulilo une boucherie de plein air est installée au bord de la route. Pas de réfrigérateur ni de protection contre la poussière et les insectes.
Nous poursuivons
notre route vers Etosha. Le repas de midi est pris sur une petite aire ombragée. Comme d'habitude des enfants apparaissent mais restent, cette fois ci, groupés à distance respectueuse. Un gamin, maigrichon, au teint terreux et à la mine patibulaire parle manifestement de nous, s'enhardit et nous lance 'you're not welcome". Peut être un enfant soldat, reste des mouvements qui ont secoué cette région proche de l'Angola jusqu' 2002 où "la situation s'est normalisée après la signature en avril 2002 du cessez-le-feu entre le gouvernement angolais et l'Unita" (source le site du ministère des affaires étrangères : conseils aux voyageurs. Nous provoquerons une ruée des enfants vers nous quand nous leur donnerons un bidon d'eau vide qui me sera littéralement haraché des mains par une fillette qui serrera ce trésor très fort contre elle.
d 30/10 Nous passerons une nouvelle journée à Etosha dans le camp de Namutoni. La pluie est tombée depuis notre passage et des flaques se sont remplies. Les herbivores que nous avions vus en petits groupes ont commencé à se regrouper dans les plaines. Le point d'eau est peu fréquenté. Seule une troupe d'éléphants viendra se baigner et manger les roseaux du point d'eau puis ce sera le vide. Il semble bien que ce point d'eau de ce camp soit le moins intéressant des 3.
L31/10 Départ pour Opuwo, étape avant les chutes d'Epupa. L'arrivée dans cette ville a été un moment surprenant. Enorme fréquentation à la grande station service : des femmes himbas à la peau enduite de terre rouge et ne portant qu'un semblant de pagne en peau de chèvre côtoyaient des femmes hereros vêtues de longues robes de couleur avec jupons. Tout ce petit monde voulait nous vendre des produits (colliers, bracelets, fruits, ...). Surprise par les cheveux blonds et lisses de ma femme, une petite herero les lui a caressés. Nous avons passé la nuit dans un camping communautaire aussi sympathique que vide.
M 1/11 Départ pour Epupa Falls au bord du Kunéné, à la frontière de l'Angola. Piste correcte en cette saison sèche avec un petit passage dans le sable. Les himbas que nous avons rencontrés nous ont souvent fait signe de nous arrêter : ils réclamaient quelques chose. Himba veut dire mendiant. Nous avons rencontré de grands troupeaux de vaches et de chèvres. L'arrivée à Epupa est semblable à celle d'une oasis : après la piste au milieu des buissons voici tout en bas les palmiers, le fleuve et les chutes. Superbes chutes dans une gorge. Le jour de notre arrivée, l'eau passait dans des petits canaux dans lesquels nous avons pu nous tremper sans risque. Le lendemain ils étaient à sec. Là aussi un petit camping communautaire est installé au bord du Kunéné, à proximité immédiate des chutes. Nous avons vécu près des himbas. Un petit stand propose des colliers, statuettes etc... Prix intéressants, pas de sollicitations intempestives.
M 2/11 Départ pour le sud. A midi nous sommes à Opuwo où nous mangeons dans un restaurant tenu par un français, c'est d'après un guide le seul restau digne de ce nom. Bon repas de poisson. Le propriétaire nous explique comment il s'est installé ici et y a fondé une famille. Nous le quittons pour Sesfontein qui est distant de 120km. Plus de deux heures plus tard la piste devient très caillouteuse, franchit une montagne et se dirige vers le soleil. Un doute nous assaille : sommes nous sur la bonne piste? Nous installons le GPS que nous avions négligé jusqu'alors.. Nous sommes partis plein ouest. Demi tour pour Opuwo où nous finissons par nous faire indiquer le bon chemin (les panneaux pour Sesfontein ont été enlevés pendant les travaux sur la route). Il est trop tard pour arriver avant la nuit : la piste est dangereuse de nuit avec des hauts de cote très marqués, avec les passages de rivière qu'on ne voit qu'au dernier moment et enfin les animaux.M 3/11 Départ pour Palmwag, oasis dans le désert du Namib. Quel contraste avec le désert où nous n'avons vu
que des dromadaires, des autruches et des springboks. Nous obtenons un emplacement qui donne directement sur l'oasis. Pour l'instant pas d'animal en vue, nous allons nous balader, nous baigner à la piscine. Et c'est l'arrivée de quelques éléphants du désert qui viennent se rafraîchir et brouter de hautes herbes. Nous les observerons longtemps avant qu'ils ne repartent dans le désert.
J 4/11 Nous faisons le plein à la station service installée en plein désert et partons pour la côte des squelettes via Twyfelfontein. Nous escaladons le site rupestre avec un guide, il commence à faire chaud. Un petit rafraîchissement, un repas dans un lodge situé pas loin. Ce lodge, parfaitement intégré dans le paysage est un exemple de ces lodges luxueux ou même très luxueux qui existent en Namibie. Nous nous remettons en route pour la côte des squelettes. Nous atteignons la porte du parc du Nabib Naukluft et nous enregistrons (ce n'est pas donné). Le désert est beau, quelques animaux par ci par là et enfin les premières welwitchias. Ces plantes grasses survivent, véritables fossiles
survivant dans le désert. Nous continuons vers la côte mais le sable commence à voler au travers de la route, le brouillard apparaît. Ce brouillard est une condensation de l'air humide et froid de la mer. On n'y voit plus très loin. Nous atteignons enfin la route qui longe la cote et qui mène à Swakopmund. Mais la visibilité est vraiment trop faible. Petit moment d'inquiétude, ne risquons nous pas le sandblast, vent chargé de sable qui vous décape les voitures jusqu'à la tôle et qui dépolit les vitres? Ces risques ne sont pas assurés. Inquiets nous faisons demi tour et décidons d'aller à Swapkopmund par l'intérieur des terres. Nous passons la nuit à Khorixas où il fait plutôt froid (ça vaut aussi pour l'accueil).S 5/11 On fonce vers Henties Bay sur la côte des squelettes. Beau temps un peu
frais à cause de l'océan, rafraicj par un courant froid venant du pole sud. Nous atteignons Cape Cross et ses colonies d'otaries à fourrure. Il y en a des centaines, bruyantes et malodorantes. Des mères allaitent leurs petits, de gros mâles se prélassent au soleil. Et des chacals rôdent repérant des nouveaux nés égarés ou dont la mère est à la pêche. Nous en verrons deux disparaître dans l'intestin de ces prédateurs. Juste au dessus de la plage une croix marque le point du premier débarquement en Namibie. Nous gagnons Swapokopmund avec ses monuments allemands. Nous y achetons, dans une boutique des sculptures en bois dont une splendide girafe de plus d'un mètre qui trône maintenant dans notre salon. Prix particulièrement intéressant.
Walvis Bay nous accueille mal, il fait gris, pas très chaud et un vent de sable mêlé au brouillard nous met le moral à zéro. Même pas un flamant rose à l'horizon. Plutôt déprimés nous décidons d'aller passer la nuit à l'hôtel. Le premier auquel nous nous adressons est tenu par des français, occasion d'avoir un avis motivé sur la Namibie. Nous faisons un excellent repas dans un restaurant sur pilotis au dessus de la mer, au dessus des centaines oiseaux attirés par des projecteurs.
D 6/11 Le beau temps nous réveille. Face à notre chambre les flamants roses vaquent à leurs occupations. Nous partons explorer la vallée des Welwitchias, ces plantes, véritables fossiles végétaux, qui développent leurs deux feuilles dans le désert. Paysages lunaires garantis. Un terrain de camping dans un vallon. Nuit à Walvis.

L 7/11 Nous voici à Sesriem. Le camp est plein, nous avons droit au camping annexe, sans ombre et bien en face du groupe électrogène. Nous allons au canyon de Sesriem profond de ses, non six longueurs de courroie soit 30m. La rivière Tsauchab l'a creusé. Qu'on est bien au frais au fond. Nous remontons le canyon jusqu'à ce qu'une mare boueuse nous barre le chemin et nous laissons un groupe partir en balade vers le sud. Trop chaud pour nous.
L 8/11 Nous n'avons pas le courage de nous lever à 5 heures bien que nous soyons réveillés. Tant pis nous ne verrons pas le lever du soleil sur les dunes de Sossusvlei. Dès 5h30 les portes du parc s'ouvrent aux seuls véhicules des campeurs. et c'est la première ruée. Une heure plus tard ce seront les véhicules de tous les lodges des alentours qui seront libérés. Il reste alors à parcourir 50 km jusqu'à un premier parking où s'arrêtent les 2
roues motrices, les 4 derniers kilomètres nécessitent un 4x4 et une expérience de la conduite dans le sable profond.
Nous voici au second parking : départ à pied pour le Vlei. Nous marchons au milieu des dunes et voici le vlei, cuvette asséchée recouverte d'une croûte de sel. Un arbre mort donne un impression supplémentaire de désert. Pendant le retour nous nous ensablons : un conducteur local nous nous désensable en 10 secondes. Petit commentaire si vous souhaitez faire la Namibie en voyage organisé : intéressez vous au mode de transport. Nous avons vu des touristes harassés dans des bétaillères. A l'arrivée au camp le soir pas des visages fermés, pas d'entrain. C'est un tel groupe de 18 personnes qui a fait les derniers kilomètres de piste sablonneuse sur le pick-up d'un 4x4!M 9/11 Début de la remontée vers Windhoek. Nous faisons halte au Hardap Dam. Pas terrible, peu d'animaux, des aménagements d'une tristesse à crever.

M 10/11 Nous voici au Dan Viljoen park. C'est beau, bien aménagé, gardé (c'est près de Windhoek). De grandes ballades (il n'y a pas de prédateurs) et nous verrons beaucoup d'animaux dont des chacals (et pas de chacaux), des dik dik, sorte de petite antilope et des babouins.
J 11/11 Retour à Windhoek. Derniers achats, nous regrettons de ne pas les avoir faits en route, ici les prix sont très élevés en comparaison de ceux que nous avons connus à Epupa et même à Swakopmund. Les rares belles choses sont à un prix délirant. Achat de quelques timbres à la poste, le bâtiment ne présente absolument aucun intérêt même si certains guides en parlent.
V12/11 Départ pour Paris via Johannesbourg.
Et si nous refaisions ce voyage ? Nous irions juqu'au parc de Chobé au Botswana, Nous passerions plus de temps auprès des himbas à Epupa falls Nous ne mettrions pas les pieds au Hardap Top resort Nous passerions encore moins de temps à Windhoek Nous ferions certainement le circuit canyon près de Walvis Bay. Notre site : http://www.colautti.fr/NAMIBIE/Namibie.htm
Précisions et accessibilité pour mon itinéraire dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
plus d'un mois que j'ai laissé de côté mon circuit, dans un état assez avancé mais pas fini de cuire 😕 et là, comme nous partons dans 3 semaines et 1/2 et que le reste de ma tribu (3 de 17ans, une de 10, un de 40) commence à se réveiller, j'ai besoin de votre aide pour des précisions sur les points du parcours qui suivent. Merci pour votre aide précieuse.
Je précise que même si je n'ai pas tout finalisé, j'ai passé des heures sur VF à rechercher ce qui me pose question et je ne reviens ci-dessous que sur ce qui n'a pas trouvé réponse ailleurs. Pour ne pas alourdir encore plus cette requête 😊je lancerai un autre appel pour les questions pratico-pratiques. Je rappelle que ma fille de 17 ans marche 300m, voire 500, soyons fous🤪), mais est en fauteuil au-delà, monte des marches avec de l'aide ou une rampe, grimpe difficilement et en tous cas, pas longtemps.
Allons-y ! Est-ce délirant -dénivelé ? accessibilité ? longueur ?- d'envisager Mossy Cave ? Cela vaut-il le coup sur notre route pour Moab de bifurquer jusqu'à Goblin Valley ? D'autant que nous n'avons pas de 4X4. J'ai tout lu sur le "rafting" à Moab et je n'arrive pas à me faire une opinion : c'est vraiment trop nase/trop boueux/trop mou ou une bonne façon en 1/2 journée de voir les rives du Colorado autrement que par la 128 ?? Le J8 donne ça : départ Moab/Needles overlook/Newspaper rock/dépose bagages San Juan Inn/Monument Valley jusqu'au sunset. Si c'est trop, j'enlève Needles overlook ou Newspaper rock ?
Pour upper Antelope Canyon, je n'ai rien trouvé sur l'accès propre au canyon : on est à niveau ? c'est plat ? à l'intérieur, le sol est-il meuble ? Bref, est-ce envisageable pour Lou-Anna ? Pour Horseshoe Bend -oui Fred, je bloque🙂-est-ce vraiment impraticable donc impossible ? merci de me donner des détails pour me permettre de prendre une décision définitive ! Quelqu'un peut-il me dire quelle plage cumule le triple avantage d'être belle, pas trop envahie et accessible (pas trop long à marcher pour se poser) ? Si c'est trop demander😉merci pour vos conseils !
Est-ce que Muley point est OK avec un minivan ? Et voilà. Pour l'instant 😎 Si je pose des questions vraiment trop stupides, désolée😕 A bientôt pour des questions moins existentielles😉😉😉😉
Cécile
plus d'un mois que j'ai laissé de côté mon circuit, dans un état assez avancé mais pas fini de cuire 😕 et là, comme nous partons dans 3 semaines et 1/2 et que le reste de ma tribu (3 de 17ans, une de 10, un de 40) commence à se réveiller, j'ai besoin de votre aide pour des précisions sur les points du parcours qui suivent. Merci pour votre aide précieuse.
Je précise que même si je n'ai pas tout finalisé, j'ai passé des heures sur VF à rechercher ce qui me pose question et je ne reviens ci-dessous que sur ce qui n'a pas trouvé réponse ailleurs. Pour ne pas alourdir encore plus cette requête 😊je lancerai un autre appel pour les questions pratico-pratiques. Je rappelle que ma fille de 17 ans marche 300m, voire 500, soyons fous🤪), mais est en fauteuil au-delà, monte des marches avec de l'aide ou une rampe, grimpe difficilement et en tous cas, pas longtemps.
Allons-y ! Est-ce délirant -dénivelé ? accessibilité ? longueur ?- d'envisager Mossy Cave ? Cela vaut-il le coup sur notre route pour Moab de bifurquer jusqu'à Goblin Valley ? D'autant que nous n'avons pas de 4X4. J'ai tout lu sur le "rafting" à Moab et je n'arrive pas à me faire une opinion : c'est vraiment trop nase/trop boueux/trop mou ou une bonne façon en 1/2 journée de voir les rives du Colorado autrement que par la 128 ?? Le J8 donne ça : départ Moab/Needles overlook/Newspaper rock/dépose bagages San Juan Inn/Monument Valley jusqu'au sunset. Si c'est trop, j'enlève Needles overlook ou Newspaper rock ?
Pour upper Antelope Canyon, je n'ai rien trouvé sur l'accès propre au canyon : on est à niveau ? c'est plat ? à l'intérieur, le sol est-il meuble ? Bref, est-ce envisageable pour Lou-Anna ? Pour Horseshoe Bend -oui Fred, je bloque🙂-est-ce vraiment impraticable donc impossible ? merci de me donner des détails pour me permettre de prendre une décision définitive ! Quelqu'un peut-il me dire quelle plage cumule le triple avantage d'être belle, pas trop envahie et accessible (pas trop long à marcher pour se poser) ? Si c'est trop demander😉merci pour vos conseils !
Est-ce que Muley point est OK avec un minivan ? Et voilà. Pour l'instant 😎 Si je pose des questions vraiment trop stupides, désolée😕 A bientôt pour des questions moins existentielles😉😉😉😉
Cécile
Delta du Vietnam et ses plages English translation pending
Bonjour a tous,
Mon epouse et moi irons 1 mois au Vietnam et il y a vraiment de belles choses a voir.Mon iténéraire est
en cours de rédaction. Dois-je absolument inclure 1 à 2 jours à visiter le Delta du Mékong!
Autre question, existe-t-il une plage (genre celles rencontrées en Thailande) oû cela vaut vraiment la peine
d'y séjourner!
Restaurants et endroits sympas à Siem Reap et Phnom Penh English translation pending
hello
c'est notre premier voyage au cambodge mais on ne peux y rester qu'une semaine (on retourne a bangkok apres puis samui )on a donc choisit siem reap (angkor) et phnom penh.
qui peux nous donner des adresses de resto ou endroits sympas pour passer des soirées agreables?
merci d'avance à tous
Avis sur itinéraire et bons plans en Thaïlande English translation pending
Salut!
Je suis parisienne; Je serai en Thaïlande du 1er mars au 17 avril, seule, 1ere fois, sac au dos et petit budget.
J’aimerais prendre contact avec des personnes partant à la même période ou étant sur place et pourquoi pas se croiser là-bas.
Vos infos sur les bons plans pas chers (pour dormir 300 ou 400 baths etc…), endroits à voir absolument et conseils sur les itinéraires st les bienvenues.
Programme (dans le désordre !): Bangkok au moins 8 jours (visite, shopping!!!), le Nord au moins 9 jours: Chang Mai, Pai...(rafting, trekking, visite...), les îles 1 mois (koh Phiphi, Krabi, Phuket, Koh Samui, Koh Tao, Koh Phangan etc…). En fait je n’ai pas d'itinéraire précis: plongée (passer l'advance), visites, trekking, massages, plage, fiesta, Fullmoon Party, farniente … Le nouvel an Thai le 13 avril.
Voilà ! Merci d'avance pour vos conseils et infos!
Mon Mail/Msn : corralcecile@yahoo.fr
J’espère à très bientôt
Cécile
Climat à Nha Trang en décembre? English translation pending
Bonjour,
Nous partons au vietnam pour 15 jours du 3 au 17 décembre. Etant donné le peu de temps dont nous disposons, nous comptons nous limiter au nord vietnam (hanoi, ha long, spa) + 3-4 jours de plage à la fin. Pour la plage, on comptait aller vers nha trang mais on s'intérroge sur le climat, ja' lu que le temps n'était pas terrible à nha trang de octobre à début décembre. Nous comptons y aller du 13 au 16-17 décembre, la mauvaise période sera t-elle passée ? Merci de votre réponse.