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Déconfinement en Luberon English translation pending
Bonjour à tous,
j'aurais dû revenir sur ce forum pour vous poster notre carnet de voyage à New-York en avril, et puis voilà, comme vous tous, nous sommes "cloués" ici, mais heureusement en bonne santé, et c'est bien là le principal !
Du coup nous n'avons pas utilisé nos congés d'avril car fortement mobilisés professionnellement pendant le confinement. Nous avons donc pu profiter d'une semaine de congés la semaine dernière (début juin) pour faire sauter la bulle des 100km et aller découvrir cette belle région du Luberon.
Alors embarquez avec moi, je vous amène au pays de la lavande (mais pas que !)

j'aurais dû revenir sur ce forum pour vous poster notre carnet de voyage à New-York en avril, et puis voilà, comme vous tous, nous sommes "cloués" ici, mais heureusement en bonne santé, et c'est bien là le principal !
Du coup nous n'avons pas utilisé nos congés d'avril car fortement mobilisés professionnellement pendant le confinement. Nous avons donc pu profiter d'une semaine de congés la semaine dernière (début juin) pour faire sauter la bulle des 100km et aller découvrir cette belle région du Luberon.
Alors embarquez avec moi, je vous amène au pays de la lavande (mais pas que !)

Au tour du Meraviglia de chercher un port (croisière) English translation pending
Après le Westerdam, qui a erré dans les mers d'Asie, en étant refusé dans plusieurs ports, c'est au tour du Meraviglia, qui a été refusé aux Caïmans et en Jamaïque, comme l'écrit Var matin https://www.varmatin.com/sante/coronavirus-deux-varois-bloques-avec-4500-passagers-a-bord-dun-navire-de-croisiere-dans-les-caraibes-470672
Endroits à ne pas manquer en Guadeloupe (plages, villes, randonnées...) English translation pending
Bonjour
Je dois partir 15 jours en mai à la Guadeloupe
Pouvez-vous me conseiller des endroits à ne pas manquer
des plages pas trop fréquentées, des fonds marins à voir,
des randonnées à faire, des villes, villages à visiter
Tout ce que vous avez aimé en Guadeloupe
Merci encore de vos conseils et idées
Itinéraire de 3 semaines juillet/août en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour, grâce à ce formidable forum, j'ai imaginé l'itinérare que nous suivrons en famille pour notre deuxième voyage en Afrique du Sud. Nous sommes un couple d'une quarantaine d'année et nous voyageons avec nos trois enfants de 8 ans, 13 ans et 16 ans. J'aimerais savoir si il n'y a pas d'incohérence ou de mauvais choix. Merci à ceux qui auront la gentillesse de bien vouloir m'éclairer, me rassurer... Bonne journée 22 juillet: Départ de Bruxelles à 18h05
23 juillet : arrivée à Johannesburg à 8h30 , prise de la voiture de location, route et nuit à Harrismith. ( Je stresse un peu pour cette longue route mais difficile de faire autrement sans perdre une journée et en arrivant si tôt).
24 juillet : trajet en passant par bonjaneni randonnée la journée au Royal natal, rando tugela gorge trail, départ parking du thendele. nuit à Bergville au Ledges retreat 25 juillet : départ vers cathedral peak, randonnée la journée nuit didima camp ( des idées de randonnées de 3 ou 4 heures sympas avec des enfants de 8,14 et 16 ans ?) 26 juillet : randonnée didima et nuit 27 juillet : journée de trajet vers Sainte-Lucie, départ tôt le matin, prendre la nationale pour mooi river, greytown, eshowe nuit à manzini holiday resort . ( J'avais pensé couper le trajet en dormant une nuit à Ballito mais je me demande si c'est pertinent sachant qu'il y a la plage à Sainte-Lucie) 28 juillet : à 15 h tour en bateau, nuit à Sainte-Lucie ( une idée d'activité pour le matin ? ) 29 juillet : Cap vidal, isimangaliso, nuit à Sainte-Lucie 30 juillet :hluluwe imfolozi nuit à Mpila camp sortir de hluluwe imfolozi par mémorial gate 31 juillet : trajet vers Mabuda farm et nuit ( J'ai des doutes sur cette étape... elle me semblait bien placée, qqn connait ?, il y a des chouettes activités à faire ?) 1 août : nuit à mabuda farm 2 août : en route vers le Kruger, nuit marloth park 3 août : Kruger, nuit à Biyamiti 4 août : Kruger, nuit à Skukuza 5 août: Kruger, nuit à Talamati 6 août: Kruger nuit à Letaba 7 août : Kruger, nuit à Shimuwini 8 août: Kruger, nuit à bateleur 9 août : Kruger, nuit à Sirheni 10 août :Kruger, nuit à sirheni ( C'est bien deux nuits à Sirheni ? C'est mieux 1 nuit Sirheni et une Punda Maria ?) 11 août : matinée au Kruger et sortie par pafuri gate vers 14 h00 , nuit à Cuckoos Nest guest house à Louis Trichardt. 12 août : Route vers l'aéroport, vol à 19h25 ( J'ai lu que cette route à partir de Louis Trichardt était très dangereuse et meurtrière, des retours ? ) 13 août : arrivée à Bruxelles à 8h55 Je remercie d'avance tous les contributeurs de ce forum, c'est grâce à vous que l'on ose tenter l'aventure en indépendant. Belle journée 🙂
24 juillet : trajet en passant par bonjaneni randonnée la journée au Royal natal, rando tugela gorge trail, départ parking du thendele. nuit à Bergville au Ledges retreat 25 juillet : départ vers cathedral peak, randonnée la journée nuit didima camp ( des idées de randonnées de 3 ou 4 heures sympas avec des enfants de 8,14 et 16 ans ?) 26 juillet : randonnée didima et nuit 27 juillet : journée de trajet vers Sainte-Lucie, départ tôt le matin, prendre la nationale pour mooi river, greytown, eshowe nuit à manzini holiday resort . ( J'avais pensé couper le trajet en dormant une nuit à Ballito mais je me demande si c'est pertinent sachant qu'il y a la plage à Sainte-Lucie) 28 juillet : à 15 h tour en bateau, nuit à Sainte-Lucie ( une idée d'activité pour le matin ? ) 29 juillet : Cap vidal, isimangaliso, nuit à Sainte-Lucie 30 juillet :hluluwe imfolozi nuit à Mpila camp sortir de hluluwe imfolozi par mémorial gate 31 juillet : trajet vers Mabuda farm et nuit ( J'ai des doutes sur cette étape... elle me semblait bien placée, qqn connait ?, il y a des chouettes activités à faire ?) 1 août : nuit à mabuda farm 2 août : en route vers le Kruger, nuit marloth park 3 août : Kruger, nuit à Biyamiti 4 août : Kruger, nuit à Skukuza 5 août: Kruger, nuit à Talamati 6 août: Kruger nuit à Letaba 7 août : Kruger, nuit à Shimuwini 8 août: Kruger, nuit à bateleur 9 août : Kruger, nuit à Sirheni 10 août :Kruger, nuit à sirheni ( C'est bien deux nuits à Sirheni ? C'est mieux 1 nuit Sirheni et une Punda Maria ?) 11 août : matinée au Kruger et sortie par pafuri gate vers 14 h00 , nuit à Cuckoos Nest guest house à Louis Trichardt. 12 août : Route vers l'aéroport, vol à 19h25 ( J'ai lu que cette route à partir de Louis Trichardt était très dangereuse et meurtrière, des retours ? ) 13 août : arrivée à Bruxelles à 8h55 Je remercie d'avance tous les contributeurs de ce forum, c'est grâce à vous que l'on ose tenter l'aventure en indépendant. Belle journée 🙂
Recherche compagnons de route pour le Maroc à moto du 8 au 30 mai 2020 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 2 Motards, Père & Fils et vous prévoyons de faire le Maroc en moto au mois de Mai Pour 3 Semaines du 8 au 30 en partant de Tours, rejoindre le sud de l'Espagne et prévoir 10 jours de road trip à travers le Maroc
Nous recherchons des motards voulant vivre cette expérience avec nous
Dans l'attente de vos retours
Romain & Daniel
Nous sommes 2 Motards, Père & Fils et vous prévoyons de faire le Maroc en moto au mois de Mai Pour 3 Semaines du 8 au 30 en partant de Tours, rejoindre le sud de l'Espagne et prévoir 10 jours de road trip à travers le Maroc
Nous recherchons des motards voulant vivre cette expérience avec nous
Dans l'attente de vos retours
Romain & Daniel
Transatlantique des Caraïbes à Marseille English translation pending
Mon épouse et moi-même sommes inscrits pour la croisière sur le Costa Favolosa, départ de Fort de France le 20 mars prochain et retour à Marseille le 11 avril suivant, soit pour une durée de 23 jours. Ce sera notre 7ème transatlantique. On aime ça...
Y a t'il des personnes qui feront cette croisière et qui aimeraient avoir des contacts?
Destination voyage avec enfants de 6 et 3 ans (Italie, Espagne, Grèce...) English translation pending
Bonsoir,
Je vous consulte car nous comptons partir 4-5 jours en avril avec nos deux enfants de 3 et 6 ans.
Nous avons déjà visité avec eux : - Barcelone quelques jours avec l'aînée en 2015 ; - la Croatie pendant deux semaines avec l'aînée en 2016 ; - Porto et Lisbonne quelques jours avec les deux en 2018; - Madrid quelques jours avec les deux en 2019.
Nous sommes à la recherche d'une nouvelle destination pour 2020. Par exemple, nous avons repéré Rome ou Athènes mais on se dit que les enfants sont trop jeunes pour comprendre. On préfère attendre qu'ils soient plus grands pour faire un lien avec ce qu'ils apprennent à l'école. On a bien identifié Séville aussi par exemple, ou refaire Barcelone.
Avez-vous des conseils avec des enfants de cet âge et pour cette période ?
Merci d'avance.
Je vous consulte car nous comptons partir 4-5 jours en avril avec nos deux enfants de 3 et 6 ans.
Nous avons déjà visité avec eux : - Barcelone quelques jours avec l'aînée en 2015 ; - la Croatie pendant deux semaines avec l'aînée en 2016 ; - Porto et Lisbonne quelques jours avec les deux en 2018; - Madrid quelques jours avec les deux en 2019.
Nous sommes à la recherche d'une nouvelle destination pour 2020. Par exemple, nous avons repéré Rome ou Athènes mais on se dit que les enfants sont trop jeunes pour comprendre. On préfère attendre qu'ils soient plus grands pour faire un lien avec ce qu'ils apprennent à l'école. On a bien identifié Séville aussi par exemple, ou refaire Barcelone.
Avez-vous des conseils avec des enfants de cet âge et pour cette période ?
Merci d'avance.
Visiter l'essentiel de l'Égypte sans bateau ou croisière indispensable English translation pending
Bonjour, peut on visiter l'essentiel de l'EGYPTE en une semaine , sans prendre de bateau ? ou la croisière est elle indispensable.
Merci.
Deux semaines en Égypte en février avec 2 enfants (3 mois et 3 ans) English translation pending
Bonjour à tous,
Avec ma compagne nous aimerions profiter de mon congé paternité pour partir 2 semaines tous les 4, avec nos filles de 3 ans et 3 mois.
Nous avions plusieurs destinations (Andalousie et Tunisie) et réfléchissons aussi bcp à l'Egypte, pour son climat plus chaud en février, la mer rouge pour plongée papa, les pyramides et la culture..
Auriez-vous stp des avis à nous donner sur cette destination avec des enfants en bas âges ?
Maman à peur de plusieurs craintes, papa étant plus inconscient semble-t-il :) > sécurité (suite à l'explosion passée d'un car de touriste) > système hospitalité / santé (si besoin, pour un enfant de 3 mois) > chaleur / climat pour un bébé
Avez-vous aussi des recommandations sur comment passer 2 semaines dans un endroit (ou plusieurs) assez "all incluse" ? > en général nous sommes plutôt roots avec ma copine mais cette fois il va surement falloir prendre un complexe piscine hôtel plus confort (piscine, plage et centre ville animé à proximité etc..).
Merci à tous pour vos conseils et avis !
Guillaume
Avec ma compagne nous aimerions profiter de mon congé paternité pour partir 2 semaines tous les 4, avec nos filles de 3 ans et 3 mois.
Nous avions plusieurs destinations (Andalousie et Tunisie) et réfléchissons aussi bcp à l'Egypte, pour son climat plus chaud en février, la mer rouge pour plongée papa, les pyramides et la culture..
Auriez-vous stp des avis à nous donner sur cette destination avec des enfants en bas âges ?
Maman à peur de plusieurs craintes, papa étant plus inconscient semble-t-il :) > sécurité (suite à l'explosion passée d'un car de touriste) > système hospitalité / santé (si besoin, pour un enfant de 3 mois) > chaleur / climat pour un bébé
Avez-vous aussi des recommandations sur comment passer 2 semaines dans un endroit (ou plusieurs) assez "all incluse" ? > en général nous sommes plutôt roots avec ma copine mais cette fois il va surement falloir prendre un complexe piscine hôtel plus confort (piscine, plage et centre ville animé à proximité etc..).
Merci à tous pour vos conseils et avis !
Guillaume
Où passer sa retraite, la meilleure formule? English translation pending
Entre Madagascar, l'ile Maurice ile Rodrigues ou Le Portugal, la Corse, Grèce ...quel est la meilleure formule pour un retraité avec une très faible retraite dans les 10 ans à venir ?
Randonnée dans les Monts du Lyonnais depuis Lyon sans voiture English translation pending
Bonjour à tous,
Dans le cadre de la préparation de notre GR20 nous avons décidé de faire une randonnée itinérante sur plusieurs jours. Le but était de porter le même matériel et de tester en situation concrète des nouvelles pièces que nous avions achetées.
Comme on ne possède pas de voiture et qu’on habite au centre de Lyon, le but était de trouver une randonnée sur 3 J pour le 15 aout à laquelle on pouvait arriver et repartir en transport en commun. 😎
On s’est donc acheté le topo guide des monts du Lyonnais afin de s’organiser cela. On a pris 3 jours pour relier l’Arbresle jusqu’à Saint-Chamond en prenant le train au départ et à l’arrivée. 🙂
Notre trajet était le suivant :
J1 : L’arbresle — Yzeron J2 : Yzeron — Saint-André-la-Cote J3 : Saint-André-la-Cote — Saint-Chamond
On l’a réalisé en autonomie de nourriture et en tente. Et bein clairement on a adoré et il est important de se rendre compte que l’on n’est pas obligé de voyager à l’autre bout de la France pour trouver des super activités. De plus celle-ci est accessible à tous grâce aux transports en commun. On vous la conseille si vous voulez découvrir la randonnée en itinérance sur un parcours simple. Si vous souhaitez plus de renseignements (transport, logement et trace GPS), je vous invite à lire notre récit de 3J de randonnée dans les monts du Lyonnais. À bientôt Pierre
J1 : L’arbresle — Yzeron J2 : Yzeron — Saint-André-la-Cote J3 : Saint-André-la-Cote — Saint-Chamond
On l’a réalisé en autonomie de nourriture et en tente. Et bein clairement on a adoré et il est important de se rendre compte que l’on n’est pas obligé de voyager à l’autre bout de la France pour trouver des super activités. De plus celle-ci est accessible à tous grâce aux transports en commun. On vous la conseille si vous voulez découvrir la randonnée en itinérance sur un parcours simple. Si vous souhaitez plus de renseignements (transport, logement et trace GPS), je vous invite à lire notre récit de 3J de randonnée dans les monts du Lyonnais. À bientôt Pierre
Petit séjour de 14 nuits en Martinique en janvier English translation pending
Bonjour, nous partons à 4 pour un petit séjour en Martinique en Janvier 2020. Nous avons les billets d'avion et nous sommes en recherche d'idées pour le séjour.
Nous serons 14 nuits sur place. Nous pensons faire 2 ou 3 étapes. Auriez vous des propositions à nous faire pour choisir nos points de chutes. Est il judicieux de faire un petit séjour de 3 ou 4 jours à la Dominique ou à Ste Lucie, ce qui nous amputerait d'autant les nuitées à la Martinique.
Merci pour votre aide.
Avis logement Guadeloupe pour deux semaines English translation pending
Bonjour à tous,
nous partons en couple pour 15 jours en Guadeloupe du 28 mars au 11 avril.
J'ai trouvé un bungalow sur Petit-bourg pour 2 personnes.
Je trouve cela central pour faciliter les deplacements sur la grande terre et la basse -terre.
Quand pensez-vous?
Quelles visites, randos, plages, sorties en mer, snorkeling ou aventure insolites conseillez vous?
Pour les sargasses, quels sont les endroits à eviter? Nous avons fait la Martinique 2 fois donc dernier cet année donc si quelqu'un veux des infos, pas de soucis... Un grand merci par avance pour votre aide.... A bientôt. Magali
Pour les sargasses, quels sont les endroits à eviter? Nous avons fait la Martinique 2 fois donc dernier cet année donc si quelqu'un veux des infos, pas de soucis... Un grand merci par avance pour votre aide.... A bientôt. Magali
Août en Vanoise et en Chartreuse English translation pending
Je viens d'effectuer un séjour dans les Alpes, dans la vallée de la Haute Maurienne dans le Parc national de la Vanoise.
Ce sera l'occasion d'une série de randonnées savoyardes.
Pour la semaine du 17 au 24 août, j'ai choisi un logement dans la petite station alpine de la Norma.
Idéalement située en hauteur au dessus de Modane elle offre un rayonnement possible vers de nombreuses destinations pédestres.
J'arrive samedi à 15h00 accueilli par Stéphanie dans un gentil studio offrant un magnifique panorama sur le massif de la Norma.
La pointe de la norma
Dimanche, je quitte mon logement à 7h00 et je me dirige vers là forêt de résineux. Tout respire le calme. Même la lune est encore présente alors que le soleil commence à illuminer les sommets.

Le pied du massif apparaît rapidement et c'est dans l'obscurité des sapins que j'affronte une série de lacets qui me conduisent 800 mètres plus haut.

Le sentier s'élève le long du ruisseau de Saint -Antoine qui avec le temps à creusé une profonde gorge.

Les bifurcations s'enchaînent mais heureusement les panneaux de signalisation sont bien situés.

Le bruit de la cascade va crescendo. Par endroit l'érosion a creusé des fenêtres qui offrent une vue sur le torrent.

Un gouffre expose sa gueule béante au bord du sentier.

Je dépasse la bifurcation vers la télécabine du Mezelet. Un peu plus loin une cabane a fait les frais d'une avalanche.

Une trouée dans la forêt laisse apercevoir le haut de la vallée de Saint -Antoine décorée de formes bizarres.

Le chalet de l'ONF offre un cadre idéal pour pique niquer mais ce n'est pas encore l'heure.

À 2105 m, j'émerge de la forêt au lieu-dit le Plan. La forêt disparaît pour laisser la place à une végétation d'alpage dans le cirque glaciaire de Saint-Antoine.

Un pause bien méritée après 2h30 de marche. Le lieu est propice à la contemplation. Une source improvisée permet de se désaltérer.

Le parcours se poursuit hors sentier afin de rejoindre une piste.

Elle s'élève en lacets offrant une vue spectaculaire sur le massif de la Belle Plinier dont la pointe culmine à 3086 m.

Chaque lacet offre un paysage particulier : - Le bas de la vallée de la Maurienne.

- Modane qui occupe toute la vallée de l'Arc.

La piste se termine à côté d'un dispositif GAZEX destiné à déclencher les avalanches au moyen d'un mélange gazeux oxygène/propane à l'intérieur d'un tube métallique dont les ouvertures émergent du massif.

La pointe de la Norma culmine au sommet d'un impressionnant pierrier qui luit sous le soleil radieux.

Une bonne heure de marche est encore nécessaire le long des méandres d'une tracé balisée de cairns.

Le sommet est matérialisé par une haute pyramide. Un panorama à 360° embrasse les massifs du Mont-Blanc et du Thabor.

Après une descente de 3h00 le long d'un parcours équivalent c'est 18 km de randonnée pour 1744 m de dénivelées positive et négative que j'aurai accompli.
La suite de mon séjour dans un prochain message
Dominique
La pointe de la norma
Dimanche, je quitte mon logement à 7h00 et je me dirige vers là forêt de résineux. Tout respire le calme. Même la lune est encore présente alors que le soleil commence à illuminer les sommets.

Le pied du massif apparaît rapidement et c'est dans l'obscurité des sapins que j'affronte une série de lacets qui me conduisent 800 mètres plus haut.

Le sentier s'élève le long du ruisseau de Saint -Antoine qui avec le temps à creusé une profonde gorge.

Les bifurcations s'enchaînent mais heureusement les panneaux de signalisation sont bien situés.

Le bruit de la cascade va crescendo. Par endroit l'érosion a creusé des fenêtres qui offrent une vue sur le torrent.

Un gouffre expose sa gueule béante au bord du sentier.

Je dépasse la bifurcation vers la télécabine du Mezelet. Un peu plus loin une cabane a fait les frais d'une avalanche.

Une trouée dans la forêt laisse apercevoir le haut de la vallée de Saint -Antoine décorée de formes bizarres.

Le chalet de l'ONF offre un cadre idéal pour pique niquer mais ce n'est pas encore l'heure.

À 2105 m, j'émerge de la forêt au lieu-dit le Plan. La forêt disparaît pour laisser la place à une végétation d'alpage dans le cirque glaciaire de Saint-Antoine.

Un pause bien méritée après 2h30 de marche. Le lieu est propice à la contemplation. Une source improvisée permet de se désaltérer.

Le parcours se poursuit hors sentier afin de rejoindre une piste.

Elle s'élève en lacets offrant une vue spectaculaire sur le massif de la Belle Plinier dont la pointe culmine à 3086 m.

Chaque lacet offre un paysage particulier : - Le bas de la vallée de la Maurienne.

- Modane qui occupe toute la vallée de l'Arc.

La piste se termine à côté d'un dispositif GAZEX destiné à déclencher les avalanches au moyen d'un mélange gazeux oxygène/propane à l'intérieur d'un tube métallique dont les ouvertures émergent du massif.

La pointe de la Norma culmine au sommet d'un impressionnant pierrier qui luit sous le soleil radieux.

Une bonne heure de marche est encore nécessaire le long des méandres d'une tracé balisée de cairns.

Le sommet est matérialisé par une haute pyramide. Un panorama à 360° embrasse les massifs du Mont-Blanc et du Thabor.

Après une descente de 3h00 le long d'un parcours équivalent c'est 18 km de randonnée pour 1744 m de dénivelées positive et négative que j'aurai accompli.
La suite de mon séjour dans un prochain message
Dominique
Agence pour louer une voiture en Martinique English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en Martinique en mars 2020, pouvez vous me conseiller sur une agence pour une louer une voiture pour 2 personnes. Merci de votre réponse
De plus, je recherche pour février 2021 une location pour toute ma famille, nous sommes 25 personnes, je recherche avec piscine car 11 enfants !!
Merci de vos renseigner et de m'aider dans mes recherches
A bientôt
Chico 43
Se rendre au Pays de Galles avec sa propre voiture English translation pending
Bonsoir à tous,
A peine rentrés de notre voyage, je suis déjà dans l'idée de nos prochaines vacances! Lors de notre tour de la Grande-Bretagne en 2016, nous avions brièvement traversé le Pays de Galles et nous avions adoré! Nous avons décidé d'y retourner mais que pour lui cette fois 😉 En 2016, nous avions pris le ferry de Calais à Douvres, car nous voulions visiter Stonehenge, cette fois nous aimerions arriver au plus près du Pays de Galles. L'idée est évidemment de gagner du temps mais pas que cela nous coûte un bras. Nous vivons en Champagne, du coup, est-ce judicieux de pousser jusqu'en Normandie ou en Bretagne pour attraper un ferry ou faire comme en 2016, en sachant que la traversée de l'Angleterre prend un bon moment. Merci de votre retour.
A peine rentrés de notre voyage, je suis déjà dans l'idée de nos prochaines vacances! Lors de notre tour de la Grande-Bretagne en 2016, nous avions brièvement traversé le Pays de Galles et nous avions adoré! Nous avons décidé d'y retourner mais que pour lui cette fois 😉 En 2016, nous avions pris le ferry de Calais à Douvres, car nous voulions visiter Stonehenge, cette fois nous aimerions arriver au plus près du Pays de Galles. L'idée est évidemment de gagner du temps mais pas que cela nous coûte un bras. Nous vivons en Champagne, du coup, est-ce judicieux de pousser jusqu'en Normandie ou en Bretagne pour attraper un ferry ou faire comme en 2016, en sachant que la traversée de l'Angleterre prend un bon moment. Merci de votre retour.
Projet de circuit en Nouvelle-Calédonie pour un couple "non aventurier" en novembre English translation pending
Bonjour à toutes et tous.
A la lecture de vos commentaires, j'avais le sentiment de voyager avant l'heure...mais pour le moment, le temps est à la réflexion autour d'un projet sur 20 jours en novembre 2020 pour notre couple de 56 et 59 ans. Pourquoi novembre ? Parce que nous recherchons un peu de chaleur pour profiter des baignades (je suis frileux), mais pas trop de pluie pour pouvoir visiter. Que pensez-vous de ce choix ? Est-ce judicieux ?
Nous souhaitons limiter au maximum le temps d'avion...ainsi nous optons pour la liaison proposée par Air France en 24h environ...de plus, cela permet d'arriver le soir, et de passer une nuit complète à l'hôtel afin d'attaquer les visites dans les meilleures conditions. Qu'en pensez-vous ?
Voici mon projet d'itinéraire que je soumets à vos remarques et appréciations :
- Jour 1 : Vol PARIS/NOUMEA départ CDG 13h15 - Jour 2 : Vol PARIS/NOUMEA arrivée 22h55, nuit hötel Le Lagon. - Jour 3 : Le parc de la Rivière Bleue , nuit hötel Le Lagon. - Jour 4 : Prise en charge d'un véhicule, Centre-ville, Marché de Moselle, anse vata, baie des citrons, Centre Culturel Jean-Marie Tjibaou, nuit hötel Le Lagon. - Jour 5 : direction BOURAIL, voir le Bonhomme de Bourail, le sentier des 3 baies (roche percée, baie des tortues et baie des amoureux) + baignade dans le lagon, nuit hötel Betikure. - Jour 6 : Idem et éventuellement rencontre tribu - Jour 7 : direction KONE, installation à l'hôtel Hibiscus - Jour 8 : Survol en ULM du Cœur de Voh et du lagon, et direction POUM hôtel Malabou Beach pour 2 nuits. - Jour 9 : Visite du coin, baignade..., nuit hôtel Malabou Beach - Jour 10 : Départ pour HIENGHENE, cascades de TAO et de COLNETT, Poule couveuse, nuit à l'hôtel Ka Waboama - Jour 11 : Visite de l'île de Hiengha et direction POINDIMIE hôtel Tieti pour 2 nuits. - Jour 12 : Excursion à la journée sur l'île Tibarama - Jour 13 : départ pour NOUMEA, restitution de l'auto et envol pour l'île Des Pins, hôtel Ouré Téra pour 4 nuits. - Jour 14, 15, et 16 : Pic N’ga, baie de Kuto, baie de Kanuméra, Baie d’Upi en pirogue, baie d’Opo, piscine naturelle, vanilleraie en face de la baie de Gadji Plage Saint Maurice, atoll nokanhui - Jour 17 : Retour à NOUMEA dans l'après-midi, nuit à l'hôtel Le Lagon. - Jour 18 : Achats souvenirs... - Jour 19 : Vol NOUMEA/PARIS départ 0h20 - Jour 20 : Vol NOUMEA/PARIS arrivée 15h05
Dans ce projet, nous souhaitions marier des moments de baignade, de découverte de paysages, d'enrichissements culturels, sans précipitation. La journée 18 nous sert aussi de sécurité en cas de problèmes au retour de l'Ile des Pins (retard important nous empêchant de reprendre l'avion au départ de Nouméa).
N'hésitez pas à donner votre avis, aussi bien sur le timing, que les lieux visités, et les hôtels retenus !
Autre questionnement, je me pose la question de passer par une agence pour sécuriser ce périple en cas de soucis, fermeture inopinée d'hôtel, devant réserver le plus tôt possible pour obtenir un prix acceptable chez Air France...qu'en pensez-vous ? et connaissez-vous une agence au top pour ce genre de projet ?
Merci par avance de vos remarques !
Gérard.
A la lecture de vos commentaires, j'avais le sentiment de voyager avant l'heure...mais pour le moment, le temps est à la réflexion autour d'un projet sur 20 jours en novembre 2020 pour notre couple de 56 et 59 ans. Pourquoi novembre ? Parce que nous recherchons un peu de chaleur pour profiter des baignades (je suis frileux), mais pas trop de pluie pour pouvoir visiter. Que pensez-vous de ce choix ? Est-ce judicieux ?
Nous souhaitons limiter au maximum le temps d'avion...ainsi nous optons pour la liaison proposée par Air France en 24h environ...de plus, cela permet d'arriver le soir, et de passer une nuit complète à l'hôtel afin d'attaquer les visites dans les meilleures conditions. Qu'en pensez-vous ?
Voici mon projet d'itinéraire que je soumets à vos remarques et appréciations :
- Jour 1 : Vol PARIS/NOUMEA départ CDG 13h15 - Jour 2 : Vol PARIS/NOUMEA arrivée 22h55, nuit hötel Le Lagon. - Jour 3 : Le parc de la Rivière Bleue , nuit hötel Le Lagon. - Jour 4 : Prise en charge d'un véhicule, Centre-ville, Marché de Moselle, anse vata, baie des citrons, Centre Culturel Jean-Marie Tjibaou, nuit hötel Le Lagon. - Jour 5 : direction BOURAIL, voir le Bonhomme de Bourail, le sentier des 3 baies (roche percée, baie des tortues et baie des amoureux) + baignade dans le lagon, nuit hötel Betikure. - Jour 6 : Idem et éventuellement rencontre tribu - Jour 7 : direction KONE, installation à l'hôtel Hibiscus - Jour 8 : Survol en ULM du Cœur de Voh et du lagon, et direction POUM hôtel Malabou Beach pour 2 nuits. - Jour 9 : Visite du coin, baignade..., nuit hôtel Malabou Beach - Jour 10 : Départ pour HIENGHENE, cascades de TAO et de COLNETT, Poule couveuse, nuit à l'hôtel Ka Waboama - Jour 11 : Visite de l'île de Hiengha et direction POINDIMIE hôtel Tieti pour 2 nuits. - Jour 12 : Excursion à la journée sur l'île Tibarama - Jour 13 : départ pour NOUMEA, restitution de l'auto et envol pour l'île Des Pins, hôtel Ouré Téra pour 4 nuits. - Jour 14, 15, et 16 : Pic N’ga, baie de Kuto, baie de Kanuméra, Baie d’Upi en pirogue, baie d’Opo, piscine naturelle, vanilleraie en face de la baie de Gadji Plage Saint Maurice, atoll nokanhui - Jour 17 : Retour à NOUMEA dans l'après-midi, nuit à l'hôtel Le Lagon. - Jour 18 : Achats souvenirs... - Jour 19 : Vol NOUMEA/PARIS départ 0h20 - Jour 20 : Vol NOUMEA/PARIS arrivée 15h05
Dans ce projet, nous souhaitions marier des moments de baignade, de découverte de paysages, d'enrichissements culturels, sans précipitation. La journée 18 nous sert aussi de sécurité en cas de problèmes au retour de l'Ile des Pins (retard important nous empêchant de reprendre l'avion au départ de Nouméa).
N'hésitez pas à donner votre avis, aussi bien sur le timing, que les lieux visités, et les hôtels retenus !
Autre questionnement, je me pose la question de passer par une agence pour sécuriser ce périple en cas de soucis, fermeture inopinée d'hôtel, devant réserver le plus tôt possible pour obtenir un prix acceptable chez Air France...qu'en pensez-vous ? et connaissez-vous une agence au top pour ce genre de projet ?
Merci par avance de vos remarques !
Gérard.
Que faire autour de Montréal sans voiture? English translation pending
Bonjour
Je connais déjà le Québec que j’adore. Mais cette fois ci je fais un petit périple à Montréal et je ne compte pas louer de voiture . Je voudrais en profiter pour aller voir entre autre Ottawa la capitale que je ne connais pas. Ma question : pouvez vous m’indiquer les endroits accessibles en bus ou en train au départ de Montréal pour y passer une journée ?
(C’est urgent je pars cette semaine... )
Merci beaucoup pour vos réponses
Marie
Préparation voyage à la Réunion English translation pending
Bonjour, je suis en pleine préparation de mon voyage pour la réunion avec ma copine pour le mois de Septembre.
Assez sportif, sans être adepte de la haute-montagne, nous souhaitons faire de nombreuses randonnées et visites plutôt que passer des journées à la plage.
J'aurais aimé savoir si le programme que j'ai réalisé vous semblait faisable, et si d'éventuels changements sont à faire selon vous.
Je me rends pas vraiment compte du temps nécessaire à visiter l'Ouest, sachant que nous nous éterniserons pas sur les plages façon farniente, juste les découvrir, prendre des photos voire pique-niquer ou profiter de couchers de soleil.
J'aurais aimé savoir :
- concernant la randonnée à Mafate, dans quel sens est-il préférable de tourner dans le haut-mafate (la nouvelle, roche plate, marla) sachant que j'ai prévu de la réaliser entre 3 jours
- pour les hébergements, conseillez-vous de tous les prendre dès maintenant? Je crains que si la météo joue des tours, cela change le programme sur place et donc que ça soit compliqué niveau hébergement si déjà payé etc
PROGRAMME : J1 - Arrivée à Saint Denis - Passage St Suzanne : phare de Bel-Air, cascade Niagara +/- maison Valliamee - Passage St André : temples tamoul, maison Valliamée, plantation vanille Roulof, +/- sucrerie/distillerie - Cascade du voile de la mariée, rivière du Mat - Visite Hell-Bourg: maison Folio, circuit des case creoles, mare à poule d’eau, panorama du point du jour - Nuit Hell-Bourg
J2 - Randonnée HB – gîte Belouve – trou du Fer (13,5 km, 6h) - Nuit Hell-Bourg.
J3 Mafate 1 - Parking col des Boeufs à La Nouvelle (2h) - La Nouvelle à Roche Plate (3h30) - Nuit Roche Plate.
J4 Mafate 2 - Roche plate à Marla (5h) - Nuit Marla.
J5 Mafate 3 - Marla au col des Bœufs (2h45) - +/- St Benoit : Takamara (2h) - Vue panomarique lac de Gd Étang (2h30) - Nuit Bourg-Murat.
J6 Piton Fournaise - Route de la plaine des sables via route forestière - Belvédère Nez de bœuf - Tour du volcan OU selon météo, cascade de la rivière de l’Est (6h) - Cité du Volcan - Nuit Bourg-Murat
J7 - Belvédère du Bois-Court Sud Réunion 1 - St Philippe : cap méchant, jardin parfum, route des laves et gd brûllé, puits des anglais, tunnels de lave - St Joseph : maison du Curcuma, jardin des senteurs, panorama haut serré, rivière Langevin Nuit ?
J8 Sud Réunion 2 - Petite-île : plage Manapany - St Pierre : quartier de Terre-sainte, plage, domaine du café grillé, +/- saga du Rhum - Entre-Deux : visite village - Nuit Tampon ou Entre-Deux
J9 Cilaos 1 - Route des 400 virages - Village de Cilaos : - Randonnée roche merveilleuse (2h) - Randonnée Piton des Neiges (1ère partie) - Nuit gite caverne Dufour
J10 Cilaos 2 - Fin Randonnée Piton des Neiges Les Makes - Randonnée piton cabris (Makes) (2h30), la fenêtre - Observatoire astronomique si possible - Nuit Makes (ou mieux ailleurs ?).
J11 Ouest - L’Étang salé : plage de sable noir, vagues du gouffre, sentier du littoral - St Leu : musée Stella matutina, Kelonia, chapelle ND de la salette, le souffleur et pointe au sel, marché artisanal, +/- ULM - Nuit vers St Leu ?
J12 Ouest - St Gilles les bains : jardin d’Eden, plage de l’Ermitage, plage des Roches noires, aquarium - St Gilles les hauts : musée Villèle, rue de l’Éperon - Boucan Canot et sa plage - St Paul : marché, tour des roches, cap la Houssaye, hauts de St Paul, tisanerie traditionnelle - Nuit vers Piton Maïdo
J13 Ouest - Randonnée Piton Maïdo et Gd Bénare - Boucan Canot et sa plage - St Paul : marché, tour des roches, cap la Houssaye, hauts de St Paul, tisanerie traditionnelle - Nuit St Denis ?
J14 Possession : chemin des anglais, pic de la Roche verre bouteille St Denis : barachois, jardin de l’Etat, mosquée, temple tamoul, cascade Maniquet, muséum
+ Randonnée Cap Noir via Dos d’Âne ? + Randonnée Roche Écrite via Dos d’Âne ?
PROGRAMME : J1 - Arrivée à Saint Denis - Passage St Suzanne : phare de Bel-Air, cascade Niagara +/- maison Valliamee - Passage St André : temples tamoul, maison Valliamée, plantation vanille Roulof, +/- sucrerie/distillerie - Cascade du voile de la mariée, rivière du Mat - Visite Hell-Bourg: maison Folio, circuit des case creoles, mare à poule d’eau, panorama du point du jour - Nuit Hell-Bourg
J2 - Randonnée HB – gîte Belouve – trou du Fer (13,5 km, 6h) - Nuit Hell-Bourg.
J3 Mafate 1 - Parking col des Boeufs à La Nouvelle (2h) - La Nouvelle à Roche Plate (3h30) - Nuit Roche Plate.
J4 Mafate 2 - Roche plate à Marla (5h) - Nuit Marla.
J5 Mafate 3 - Marla au col des Bœufs (2h45) - +/- St Benoit : Takamara (2h) - Vue panomarique lac de Gd Étang (2h30) - Nuit Bourg-Murat.
J6 Piton Fournaise - Route de la plaine des sables via route forestière - Belvédère Nez de bœuf - Tour du volcan OU selon météo, cascade de la rivière de l’Est (6h) - Cité du Volcan - Nuit Bourg-Murat
J7 - Belvédère du Bois-Court Sud Réunion 1 - St Philippe : cap méchant, jardin parfum, route des laves et gd brûllé, puits des anglais, tunnels de lave - St Joseph : maison du Curcuma, jardin des senteurs, panorama haut serré, rivière Langevin Nuit ?
J8 Sud Réunion 2 - Petite-île : plage Manapany - St Pierre : quartier de Terre-sainte, plage, domaine du café grillé, +/- saga du Rhum - Entre-Deux : visite village - Nuit Tampon ou Entre-Deux
J9 Cilaos 1 - Route des 400 virages - Village de Cilaos : - Randonnée roche merveilleuse (2h) - Randonnée Piton des Neiges (1ère partie) - Nuit gite caverne Dufour
J10 Cilaos 2 - Fin Randonnée Piton des Neiges Les Makes - Randonnée piton cabris (Makes) (2h30), la fenêtre - Observatoire astronomique si possible - Nuit Makes (ou mieux ailleurs ?).
J11 Ouest - L’Étang salé : plage de sable noir, vagues du gouffre, sentier du littoral - St Leu : musée Stella matutina, Kelonia, chapelle ND de la salette, le souffleur et pointe au sel, marché artisanal, +/- ULM - Nuit vers St Leu ?
J12 Ouest - St Gilles les bains : jardin d’Eden, plage de l’Ermitage, plage des Roches noires, aquarium - St Gilles les hauts : musée Villèle, rue de l’Éperon - Boucan Canot et sa plage - St Paul : marché, tour des roches, cap la Houssaye, hauts de St Paul, tisanerie traditionnelle - Nuit vers Piton Maïdo
J13 Ouest - Randonnée Piton Maïdo et Gd Bénare - Boucan Canot et sa plage - St Paul : marché, tour des roches, cap la Houssaye, hauts de St Paul, tisanerie traditionnelle - Nuit St Denis ?
J14 Possession : chemin des anglais, pic de la Roche verre bouteille St Denis : barachois, jardin de l’Etat, mosquée, temple tamoul, cascade Maniquet, muséum
+ Randonnée Cap Noir via Dos d’Âne ? + Randonnée Roche Écrite via Dos d’Âne ?
Dernières questions sur itinéraire au Québec English translation pending
Bonjour,
Je finalise notre voyage prévu en août de cette année. Il me reste quelques questions pour bien préparer tout ce que l'on pourra faire sur le trajet, histoire d'avoir les cartes en main une fois sur place: - Nous ne ferons qu'un des 2 centres d'interprétation sur les baleines. En conseillez vous un entre le CIMM et celui de Cap Bon Désir? Côté activités j'étais partie sur le CIMM (surtout pour les enfants) mais peut etre que je me trompe? - Conseillez vous un arrêt entre 3 pistoles et le parc de gaspésie? je cherche un endroit pour faire la pause déjeuner, se balader, passer un bout de la journée avant de repartir. J'exclus le jardin de métis (assez cher et ne motive pas trop les troupes). Pour l'instant on a juste prévu de s'arreter au centre d'art Marcel Gagnon - De même, y a t-il un arrêt à faire entre le parc de gaspésie et forillon ou vaut il mieux aller directement au parc Forillon pour en profiter au mieux?
Merci! Marie.
Je finalise notre voyage prévu en août de cette année. Il me reste quelques questions pour bien préparer tout ce que l'on pourra faire sur le trajet, histoire d'avoir les cartes en main une fois sur place: - Nous ne ferons qu'un des 2 centres d'interprétation sur les baleines. En conseillez vous un entre le CIMM et celui de Cap Bon Désir? Côté activités j'étais partie sur le CIMM (surtout pour les enfants) mais peut etre que je me trompe? - Conseillez vous un arrêt entre 3 pistoles et le parc de gaspésie? je cherche un endroit pour faire la pause déjeuner, se balader, passer un bout de la journée avant de repartir. J'exclus le jardin de métis (assez cher et ne motive pas trop les troupes). Pour l'instant on a juste prévu de s'arreter au centre d'art Marcel Gagnon - De même, y a t-il un arrêt à faire entre le parc de gaspésie et forillon ou vaut il mieux aller directement au parc Forillon pour en profiter au mieux?
Merci! Marie.
Guide francophone à Lalibella (Éthiopie)? English translation pending
Bonjour
Je vais me rendre à Lalibella avec ma famille courant juillet ( Sans TO). J'aimerai savoir si je peux trouver un guide francophone sur place pour une journée pour visiter les églises . Merci pour tout renseignements
Je vais me rendre à Lalibella avec ma famille courant juillet ( Sans TO). J'aimerai savoir si je peux trouver un guide francophone sur place pour une journée pour visiter les églises . Merci pour tout renseignements
Itinéraire pour l'Afrique du Sud en août English translation pending
Bonjour
Je me permets de vous solliciter pour soumettre à vos avis l'itineraire suivant en Afrique du sud (15 Aout au 2 Septembre), sans doute avec un 4*4 equipé de tente sur toit.
Centres d interet : Photo, Aventure, voyage en famille.
15/8 : Arrivée JNB 10.15 route vers Lesotho (nuit au Maliba lodge) ou nuit dans la region de Clarens.
16/8 : Rando au parc Ts'ehlanyane ou ski a l Africaski. Nuit Maliba lodge.
17/8 : Route pour le Royal Natal
18/8 : Rando Royal Natal Park et route pour le Giant's Castle
19/8 : Rando Giant's castle et route pour Saint Lucia (grosse journee…)
20/8 : Visite Saint Lucia + Cape Vidal et nuit au Hluluwe
21/8 : Hluluwe
22/8 : Hlulwe et route pour Kosi Bay
23/8 Kosi bay et Thembe elephant part
24/8 : Route pour Swaziland nuit au Mkhaya
25/8 : Mkhaya et route pour Ezulwini valley
26/8 : Ezulwini valley Jeppes reef et nuit au Berg Kruger
27/8 : Kruger nuit au Crocodile camp
28/8 : Kruger nuit au Talamati
29/8 : Kruger nuit au Letaba
30/8 : Kruger et route Blyde river
31/8 : Blyde river canyon
1/9 : 3 Rondavels / Bourke's luck potholes nuit a Lydenburg
2/9 : Retour JNB vol a 19.10
Merci d avance pour vos retours !
Merci d avance pour vos retours !
Camping-car en Andalousie en mai English translation pending
Qui aurait de bons plans pour une première expérience en camping-car de Malaga à Cordoue puis Tarifa, Ronda, la côte ? Merci. Hésitons à nous lancer !
Programme 10 jours en Égypte en juin English translation pending
Bonjour à tous,
Avec une amie nous prévoyons d'aller en Egypte en juin pour 10 jours. Nous essayons d'élaborer un programme et nous souhaiterions des avoir des conseils.
Nous avons pensé à faire : -3 jours au Caire afin de bien visiter la ville - Départ pour Assouan (en avion ?) ou nous comptons passer 2 jours - En suite direction Louxor 2 jours Et pour finir 3 jours à Hurghada.
Pensez-vous que ce programme soit réalisable ? Devrions nous réduire notre temps au Caire et à Louxor (une journée est-ce suffisant ?).
Nous sommes à l'écoute de tout bon conseils.
Aussi si vous avez des logements à nous conseiller avec un bon rapport qualité prix (le luxe ne nous intéresse pas tant que l'hotel et propre et bien situé ça nous suffit), des guides à recommander, des excursions à faire nous sommes preneurs de toutes les informations.
Merci.
Avec une amie nous prévoyons d'aller en Egypte en juin pour 10 jours. Nous essayons d'élaborer un programme et nous souhaiterions des avoir des conseils.
Nous avons pensé à faire : -3 jours au Caire afin de bien visiter la ville - Départ pour Assouan (en avion ?) ou nous comptons passer 2 jours - En suite direction Louxor 2 jours Et pour finir 3 jours à Hurghada.
Pensez-vous que ce programme soit réalisable ? Devrions nous réduire notre temps au Caire et à Louxor (une journée est-ce suffisant ?).
Nous sommes à l'écoute de tout bon conseils.
Aussi si vous avez des logements à nous conseiller avec un bon rapport qualité prix (le luxe ne nous intéresse pas tant que l'hotel et propre et bien situé ça nous suffit), des guides à recommander, des excursions à faire nous sommes preneurs de toutes les informations.
Merci.
Quel endroit choisir en Martinique? English translation pending
Bonjour
Nous pensons ma soeur et moi aller en Martinique l'année prochaine.
Nous hésitons entre Le Diamant et 3 ilets,
Quel endroit me suggérez vous?
Merci Kyra
Quel endroit me suggérez vous?
Merci Kyra
"Jam session" à Grenade? English translation pending
Bonjour,
En voyage à Grenade en Andalousie en famille, du 9 avril au 15 avril 2019, je souhaiterais écouter de la musique "typique" de la région, si possible authentique, tous les soirs.
Je joue de la guitare, mon mari du sax soprane. On a pas un grand niveau, mais on commence à s'amuser. On joue dans des petites jam session ou bœuf manouche. On parle le français... et l'anglais... malheureusement pas l'espagnol.
Donc plusieurs questions se posent à moi ;=) 1) Pouvez-vous m'expliquer le style de musique qui se joue à Grenade et les "codes" musicaux. Avec des liens de page Internet. Pour ma "culture" musicale.
2) J'ai lu que le quartier de Sacromonte est ou était un quartier gitans. Est ce que ça veut dire qu'ils jouent du jazz manouche. J'adore ce style de musique. Ou la musique a évolué vers un style que je ne connais pas. ;=)
3) Concrètement où sont les endroits pour écouter de la musique locale authentique à Grenade, pas loin du quartier Albacin ou sacromonte où nous allons loger.
4) Est ce qu'il a des "scènes ouvertes" ou "des jams" je peux prendre ma guitare pour participer ? Faudra que je regarde si Ryanair veut de ma guitare...
Merci beaucoup pour les éventuelles réponses. Bonne musique à tous, C@thy
En voyage à Grenade en Andalousie en famille, du 9 avril au 15 avril 2019, je souhaiterais écouter de la musique "typique" de la région, si possible authentique, tous les soirs.
Je joue de la guitare, mon mari du sax soprane. On a pas un grand niveau, mais on commence à s'amuser. On joue dans des petites jam session ou bœuf manouche. On parle le français... et l'anglais... malheureusement pas l'espagnol.
Donc plusieurs questions se posent à moi ;=) 1) Pouvez-vous m'expliquer le style de musique qui se joue à Grenade et les "codes" musicaux. Avec des liens de page Internet. Pour ma "culture" musicale.
2) J'ai lu que le quartier de Sacromonte est ou était un quartier gitans. Est ce que ça veut dire qu'ils jouent du jazz manouche. J'adore ce style de musique. Ou la musique a évolué vers un style que je ne connais pas. ;=)
3) Concrètement où sont les endroits pour écouter de la musique locale authentique à Grenade, pas loin du quartier Albacin ou sacromonte où nous allons loger.
4) Est ce qu'il a des "scènes ouvertes" ou "des jams" je peux prendre ma guitare pour participer ? Faudra que je regarde si Ryanair veut de ma guitare...
Merci beaucoup pour les éventuelles réponses. Bonne musique à tous, C@thy
Patagonie Araucanie English translation pending

Bonjour à tous,
Le carnet en images est disponible en cliquant ici
Bonne lecture! Marie
texte seul :
Ce coin du vaste monde nous tentait depuis longtemps mais je gardais un si mauvais souvenir du voyage en avion effectué il y a une dizaine d’années à destination de Buenos Aires, ainsi que des interminables passages de douane entre Chili et Argentine, qu’il a fallu que Fred insiste un peu (beaucoup) pour me décider. Il a bien fait ! Nous avons fait un superbe voyage, bien au-delà de mes espérances ! PREPARATIFS Décidée à voyager à notre propre rythme, sans être tributaire de check-in/out, heures de repas, attentes diverses et variées, nuisances sonores, je choisissai comme souvent d’être totalement autonome pour nous déplacer, manger et dormir. Compte-tenu des aléas climatiques (40èmes rugissants, Chili pluvieux, Argentine désertique, pour schématiser) j’écartai l’option voiture + tente au profit de la location d’un camper 4X4. Après recherches, je retenai finalement Holiday Rent RV, qui proposait un 4X4 simple cabine avec cellule aménagée, au départ de Punta Arenas avec retour à Santiago (les distances sont énormes donc en 3 semaines mieux vaut éviter une boucle), à nos dates. Tout ça pour un prix exorbitant, mais on ne vit qu’une fois, la fiabilité du véhicule est essentielle à la sérénité du voyage et l’entreprise avait l’air sérieuse. C’est donc en juin que j’ai réservé : -le camper, inclus 300 km/j et les papiers pour les passages de frontière car pour aller de Punta Arenas à Santiago, il faut passer en Argentine, à moins de prendre des ferries, à réserver à l’avance (option non retenue pour rester libres de notre rythme) -les vols Luxembourg-Paris-Santiago avec Air France, en croisant les doigts pour passer entre 2 grèves, -le vol Santiago-Punta Arenas avec Sky, une low cost qui fait des vols intérieurs au Chili, -un Air b and B pour les 2 premières nuits à Punta Arenas, -une voiture chez Hertz prise à l’aéroport de Punta Arenas à notre arrivée et rendue le lendemain en ville (située à 20 km de l’aéroport). J’ai ensuite préparé les détails du voyage, avec - une carte Michelin Chili Argentine au 1/2000000, -les cartes Compass Mapa Turistico Chiletur Copec au 1/400000 N° 5, 6, 7 et 8, -les guides Lonely Planet Chili et Argentine, -le guide Cicerone Trekking in Torres del Paine -Maps.me, Windymaps, Wikiloc et Google Earth -enfin la lecture de nombreux carnets de voyage, en particulier sur voyage forum (merci aux auteurs !) -j’ai trouvé les sites internet des parcs nationaux chiliens et argentins assez peu informatifs avec surtout des liens commerciaux …Il m’a été impossible de réserver les campings gérés par la CONAF (l’organisme public qui gère les parcs) dans le Parc Torres del Paine, car ma carte Visa ne passait pas. J’ai appris 1 mois avant le départ (donc trop tard car tout était pris) que la Mastercard fonctionnerait… -A El Chalten, côté argentin, pour camper dans le parc National des Glaciers, la réservation n’est pas nécessaire donc j’ai prévu si la météo le permet d’y faire un trek de quelques jours donc on a pris notre matériel de bivouac. -carte Revolut achetée juste avant le départ (pour éviter les frais exorbitants de retrait aux ATM en Argentine) : gros bug pas encore résolu donc inutilisable. J’ai donc pris du cash à échanger contre des pesos argentins. Au Chili, retrait en ATM comme d’habitude. De Luxembourg à Punta Arenas 01 et 02/12/18 Sam 01/12/18 Décollage du Luxembourg à 16h00, puis redécollage de Paris à 23H40 et arrivée à Santiago le lendemain à 10h00. Fred a bien dormi, moi quasiment pas (trop de bons films !) On a aperçu les Andes et leurs belles couleurs chaudes qu’on aime tant ! Dimanche 02/12/18 On récupère les bagages (ouf ! c’est toujours une appréhension), on retire des pesos chiliens, on mange un bout et on redécolle à 15h00 vers Punta Arenas via une escale de 30 mn à Puerto Montt. Superbe vol le long de la chaîne des volcans : je me réjouis d’avoir choisi de visiter l’Araucanie après la Patagonie. A posteriori, je pense pouvoir identifier en bas de l’image la ville de Pucon, sa péninsule et le volcan Villarica (2840 m) et plus loin le volcan Quetrupillan (2382 m) et au fond en Argentine le volcan Lanin (3747m) Ici de droite à gauche les volcans Osorno (2652 m), Tronador (sur la frontière 3491m) et Puntiagudo (2493 m) et le Lago Llanquihue Courte escale de 30 mn à Puerto Montt pour débarquer / embarquer des passagers. Puis nous entrons dans les nuages et je m’endors jusqu’à Punta Arenas où nous atterrissons sous la pluie à 19h40 comme prévu. Récupération des bagages puis de la voiture chez Hertz. Bonne surprise, nous sommes surclassés faute de disponibilité de la petite citadine réservée : après explications détaillées sur la voiture, le cric, etc. (1ère fois que ça nous arrive !) nous embarquons à bord d’un rutilant pick up Toyota Hilux quasi neuf ! Cool ! J’ai repéré pour demain une piste dont je ne connais pas l’état dans un coin qui m’a l’air superbe : nous sommes parés ! Encore quelques km jusqu’à notre Air b and B réservé pour 2 jours. https://www.airbnb.fr/rooms/12978706?euid=e9d9d048-3930-9b28-f275-f7af641a78f8&guests=1&adults=1 La propriétaire semblait ne nous attendre que demain mais pas de problème le studio est prêt et douillet. Nous faisons encore qq achats pour grignoter ce soir et demain matin et hop au lit après 36h de voyage…
Seno de Skyring à l’ouest de Rio Verde. Lundi 03/12/18 Le camper n’est disponible qu’à partir de demain : nous avons donc toute la journée pour récupérer du voyage et faire un gros ravitaillement. Mais si le destin nous a offert ce joli pick up, il faut en profiter, d’autant que la météo devrait s’améliorer en milieu de journée. On commence donc par la corvée courses et achat de gaz pour le trek (trouvé dans un magasin ourdoor en ville), sous la pluie et les bourrasques, et nous filons ensuite vers cette piste repérée sur Google Earth. https://goo.gl/maps/wfmBrVcNCUz Le goudron cesse en quittant la Ruta 9 mais la piste est bonne. Le vent souffle fort et ça se dégage peu à peu. Caracara indifférent aux bourrasques. Notre premier guanaco ! Voilà le petit ferry près de Rio Verde qui mène à la Isla Riesco. Premiers condors, on n’en revient pas ! Il doit y avoir une carcasse dans le coin… Florilège d’oies, cygnes et autres canards… Tiens un probable élevage de saumon (Cermaq) Petit arrêt à une cascade lieu de dévotion à la Virgencita de Montserrat. Le paysage est magnifique et grandiose, ça souffle fort sur le détroit, peu profond et la mer est courte et hachée. Quelques fermes ponctuent la piste, très belle jusqu’au pont sur le Rio Perez. Elle continue un peu au-delà mais s’éloigne de la côte et perd de son intérêt. Demi-tour donc pour refaire avec plaisir cette très belle piste, nous sommes mieux éclairés : ces flamants roses nous avaient échappés. Je n’en reviens pas de la quantité et de la diversité d’oiseaux vus en une après-midi, dès le 1er jour de notre voyage. Et voilà aussi des nandous ! Nous rendons la voiture à l‘agence Hertz de Punta Arenas downtown, bien sale et en ayant un peu dépassé le forfait kilométrique (250 km), sans surcoût. Retour en taxi (il y en a partout en ville et c’est très bon marché) à notre douillet studio et gros dodo ! En route pour Torres del Paine J1 Mardi 04/12/18 Check météo grâce au WIFI avant de partir : moyen et variable…tous les espoirs sont donc permis ! Le taxi dépêché par le loueur est en avance au RDV et à 7h45 pétantes, il nous emmène au dépôt de HolidayRent RV, à 40 km au sud de Punta Arenas. Notre chauffeur roule avec un œil sur la route (déserte en cette heure matinale) et l’autre sur l’océan. Son œil de lynx a aperçu des souffles de baleines, que nous apercevrons en effet à plusieurs reprises, de très loin. Il nous explique que les bateaux au loin sont japonais avec à bord des « esclaves » d’origine asiatique (philippins ou indonésiens si on a bien compris) et visiblement ils ne sont pas très populaires dans le détroit de Magellan ! Timo nous accueille et nous présente le camper : le porteur est un Nissan Navarra NV300 simple cabine avec seulement 5000 km au compteur (correspondant sans doute au voyage aller depuis Santiago), de bons gros pneus tout terrain, 2 roues de secours et une sangle et quelques outils (pas de compresseur) La cellule n’est pas neuve mais fonctionnelle et en très bon état. L’espace intérieur est confortable avec pas mal de rangements, cuisine, douche, toilettes, chauffage, eau chaude, table et lit permanent. Nous sommes ravis ! Nous prenons le temps de ranger la bouffe et nos affaires et c’est parti ! Encore des flamants roses le long de la Ruta 9, et plus loin des ibis près de cette maisonnette entourée de sa forêt « moussue » On mange au bord de la mer à Puerto Natales (trop tôt, les resto sont encore fermés) et on continue vers Puerto Prat, joli coin tranquille ! Piste pénible en travaux (apparemment très prolongés) jusqu’au sud du parc Torres del Paine. Le paysage devient magnifique et en plus il n’y a quasiment que nous sur cette route. Où sont les foules annoncées dans les guides et blogs de voyage ? Très bonne surprise ! A l’extrémité nord du Lago Torro, nous arrivons dans une ample vallée et prenons nos tickets à l’entrée de Rio Serrano (de mémoire 20 ou 30 €/pers pour 3 jours voire plus tant qu’on ne sort pas du parc) La ranger nous indique les endroits autorisés pour dormir en van, camper ou camping car (en dehors des campings donc sans payer en plus. En fait les endroits avec toilettes publiques soit Serrano Entrance, Laguna Amarga entrance, Sarmiento Entrance, Pudeto au départ du catamaran et Grey Ranger station ) mais n’a pas d’info sur la Laguna Azul où j’ai envie d’aller ce soir. Il n’est pas possible de vidanger dans le parc. Nous longeons la rivière Paine puis le fameux Lago Pehoe d’un bleu hypnotique. Belles rafales ! Grain sur les Cuernos (2600 m), montagnes emblématiques du parc faites de roches sédimentaires, noires à leur base et au sommet et granitiques à mi-hauteur. Le temps change à toute vitesse et ça s’améliore. On en profite pour faire une petite rando ! A qq minutes du parking point de départ de la rando vers le Mirador Cuernos, toute une troupe de guanacos peu farouches ! On passe près de la cascade Salto Grande. Belle forêt d’arbres morts dont le bois a été blanchi par les éléments, un peu comme du bois flotté. La balade n’est pas très longue mais très belle et variée. On en prend plein les yeux grâce à une belle éclaircie ! Au retour, les guanacos sont toujours là… On reprend le camper dans une superbe lumière pour filer vers l’est. Arrêt au Mirador Nordenskjöld où se dévoilent les Torres (2850m), autres célébrités du parc. La lumière rasante souligne joliment les reliefs. Le Rio Paine serpente dans la plaine. Encore des guanacos, des dizaines ! Avec cette lumière de fin de journée, cette partie du parc, très peu fréquentée nous enchante. Remarquez cette jolie silhouette de guanaco au 1er plan : ces animaux aiment les crêtes pour mieux surveiller leur environnement et voir arriver le puma (qu’on ne verra pas !) Le ranger de la Laguna Azul nous accueille et après avoir un peu hésité, accepte quand nous lui expliquons que nous avons des toilettes à bord, de nous laisser passer la nuit au bord de la Laguna Azul. Le camping (superbe) est fermé (pour une raison que j’ignore) et nous sommes seuls. Quel luxe !
Mercredi 05/12/18 Torres del Paine J2 Nuit très calme car le vent est tombé quand le soleil s’est couché (observation qu’on renouvellera souvent) Pas encore recalée à l‘heure chilienne, je me réveille avant l’aube : il fait grand beau ! Petite rando matinale le long de la Laguna Azul pour assister à l’arrivée des premiers rayons sur les Torres. C’est superbe mais bref. La lumière blanchit très vite ! On reprend la route vers l’ouest du parc, soleil dans le dos (comme hier soir !), seuls (il est encore tôt) et on en prend encore une fois plein les yeux ! Réflexion… Méandres… Glaciers… Les Cuernos encore… Salto Grande Les lupins sont à leur apogée ! La piste vers Grey Ranger Station est le domaine des lièvres qui détalent dans tous les sens, sans trop se presser d’ailleurs… Vers 9h on démarre la rando vers le Mirador Grey, situé au bout d’une étrange presqu’île. Quelques icebergs échappés du glacier Grey ont dérivé jusqu’ici. Voilà les passagers qui vont embarquer sur le catamaran pour aller voir ce glacier de plus près. L’accès de l’ancien embarcadère est sous un éboulis de roche et il faut désormais marcher un peu jusqu’à trouver un endroit assez profond pour le bateau. Les notros sont en fleurs ! Un glacier est passé par là, à en juger par l’état de ce rocher…. Très jolie balade, d’un excellent rapport effort/intérêt (comme celle d’hier au Mirador Cuernos) Une petite pause puis nous enchaînons avec la rando au Mirador Ferrier dont parle JF dans son blog et dont les photos m’ont fait envie, en dépit de la dénivelée. J’ai agonisé dans la montée (trop chaud et pas assez d’eau, ciel devenant laiteux) et ai fait demi-tour aux 2/3. Fred a poursuivi jusqu’en haut et m’a gentiment assuré qu’il n’avait pas vu grand-chose de plus que moi…. Déjeuner et sieste puis on reprend la route vers l’est du parc alors que le temps se couvre. J’avais prévu 4 jours dans ce parc, histoire d’avoir une chance d’apercevoir les sommets : nous avons eu la chance d’avoir de suite du beau temps, aussi décidons-nous puisque la météo se gâte d’aller chercher le soleil ailleurs. Nous sortons du parc et nous posons pour la nuit à l’extrémité est de la Laguna Amarga, avec la vue sur les Torres désormais ennuagées. Jeudi 06/12 vers El Calafate et le Glacier Perito Moreno Nous longeons le très beau Lago Samiento puis passons la frontière dès son ouverture (à 8h) à Cerro Castillo. Très bonne surprise, les choses se sont bien améliorées en 10 ans : douaniers aimables, informatique, 10 mn à chaque poste de douane et c’est plié ! Nous prenons ensuite la Ruta 40, qui devient piste à partir de Tapi Aike. Contrairement à ce qu’indique notre carte, il n’y a pas d’essence à Cerro Castillo mais nous avons sur le toit un bidon de 20l en réserve donc il n’est pas nécessaire de faire le détour par Esperanza, même si nous avons fait notre dernier plein à Puerto Natales. Il semble y avoir de l’essence à Tapi Aike mais notre loueur nous l’a déconseillée. La piste est assez rugueuse et notre rétroviseur droit qui bougeait de plus en plus, saute en marche ! Heureusement il reste suspendu par les fils électriques ce qui lui évite de se fracasser au sol. Inspection du bazar : talon d’Achille de notre camper, la seule pièce bricolée artisanalement a été bâclée. Des rallonges de rétroviseurs ont été fabriquées, avec 3 points de fixation MAIS un seul boulon, de faible diamètre, et un minable écrou sans frein à filer et pas Nilstop. Il était impossible que ce système résiste à plus de quelques heures de piste….pfff… Heureusement c’est le rétro de droite mais nous considérons maintenant d’un œil suspicieux son collègue, à G, nettement plus indispensable. On parvient à remettre le minable petit boulon et on assure le rétro avec un bout de ficelle, conscient de la précarité de notre « réparation » et qu’il nous faudra revisser régulièrement le bazar… Pas grand-monde sur cette piste, à part quelques nandous en goguette. Nous arrivons à El Calafate quelques minutes avant midi et je m’éjecte de la voiture quand nous apercevons un bureau de change tandis que Fred va se garer. Je change 390 € (toute leur fortune je crois car j’avais proposé 400 ) puis nous allons prendre de l’essence (on est sur la réserve depuis 30 km) Déjeuner au bord du Lago Argentino puis on continue vers le glacier Perito Moreno (entrée de mémoire à environ 30 €/personne) On croise une foule de bus et camionnettes qui ramènent leurs passagers sur El Calafate : le site se vide, tant mieux ! A partir de 17h00 on peut se garer au parking du haut, plus proche du glacier et éviter la navette. Le site est très bien aménagé, avec des km de passerelles qui offrent des vues variées sur le front glaciaire (5km de large, 60 m de haut dans sa partie émergée). Il n’y a plus grand monde et carrément personne quand on s’éloigne un peu. Le glacier (30 km de long) vient buter sur la presqu’île où nous sommes car il progresse d’environ 2 m/jour. C’est un des rares glaciers à ne pas reculer et ça ne m’étonne pas car il bénéficie d’un microclimat étonnant. Nous sommes restés 2 demi-journées sur place et il est resté en permanence sous un nuage de précipitations alors qu’il faisait beau partout ailleurs ! Nous restons sur place 2 ou 3h (pas de gros vêlage, quelques craquements) et décidons de dormir à proximité au cas où la météo serait meilleure demain (la dame à l’entrée nous a expliqué que l’on pouvait ré-entrer gratuitement le lendemain si on apportait une preuve qu’on avait dormi au camping le plus proche à Lago Roca ou sinon à demi-tarif). On se trouve finalement un coin plus près juste après avoir franchi le Rio Malo (en allant vers Lago Roca) avec une vue superbe ! A l’est ciel bleu, à l’ouest côté montagnes et glacier : pluie ! Beau ciel de fin de journée ! Vendredi 07/12/18 vers El Chalten Trek J1 Encore un beau lever de soleil ! Privilège du bivouac en pleine nature… Le glacier est toujours sous les nuages donc on laisse tomber et on va faire un tour vers Punta Bandera, point de départ des croisières à la journée sur le Lago Argentino vers d’autres glaciers (Upsala et Spegazzini) Ça souffle ! Arc en ciel sur les montagnes, où se cantonnent les nuages. Ici le vent est si fréquent que toutes les fermes ont planté des rideaux d’arbres protecteurs. Grands espaces pour ces chevaux… Quelques peupliers aussi pour cette jolie maison sur la rive sud du Lago Argentino, que nous contournons par l’est. Joli grain ! Cet iceberg a dérivé sur plus de 100 km avant de s’échouer sur les hauts-fonds de la partie est du lac. Bel arc en ciel au-dessus de cette dune ébouriffée par les rafales. Soudain jaillit sur l’horizon la silhouette caractéristique du Fitz Roy (3375 m) figure emblématique de El Chalten, situé à plus de 100 km. Longue ligne droite de 90 km le long du Lago Viedma, où peinent les cyclistes, obligés de pousser leurs vélos contre le vent. Je repère le glacier de Piedras Blancas que nous irons voir de plus Soudain, au détour d’un virage, le village de El Chalten apparait, au pied du massif. Nous achetons une carte du coin dans une petite librairie (Chalten Trekking Map Fitz Roy-Torre au 1/50000, ne couvre pas le Cerro Huemul, trek sur 4 grosses journées, que j’avais prévu de faire mais je préfère renoncer à cause du vent, très fort et qui doit durer. Pour ce trek il faut de toute façon s’enregistrer auprès des rangers et obtenir leur autorisation) Comme il fait beau, on décide de démarrer dès aujourd’hui mon plan B : un trek plus facile sur 3 jours vers le Campamento de Agostini puis le C. Poincenot puis retour sur El Chalten. Nous laissons le camper au parking situé à l’extrémité nord du village et grimpons sur un joli sentier fleuri. Il fait trop chaud ( !) sans doute environ 25°C…mais le paysage est superbe et le ciel aussi ! Voilà le sommet du Cero Solo avec son glacier suspendu devant lequel se détachent les silhouettes des arbres posés sur la crête. C’est étonnant de voir une telle proximité entre forêts denses et glaciers ! Nous passons ensuite une jolie zone de marais, avec quelques taons et moustiques peu entreprenants (nous n’aurons quasiment pas eu de moustiques au cours de ce voyage) Après 1h30 de marche tranquille, nous arrivons au Mirador Torre où se dévoile une succession de pics chatouillant les nuages : à droite El Chalten (ou Fitz Roy), puis le Cerro Poincenot, l’aiguille Saint Exupéry, et tout à gauche le massif Cerro Solo. Au-delà du Mirador, il n’y a plus grand-monde… Gros plan sur le Glaciar Grande, Qui domine la très belle vallée du Rio Fitz Roy, que nous allons remonter jusqu’à sa source au niveau de la Laguna Torre. Juste avant celle-ci nous bifurquons à G pour aller poser la tente et les sacs au Campamento Poincenot. L’endroit est très abrité sous de vieux arbres. Pas d’aménagement en dehors d’une cahute avec des toilettes sèches. On trouve facilement un coin bien plat (attention aux potentielles chutes de branches car les arbres sont laissés à l’état naturel et plus tous jeunes) L’eau se prend à la rivière, glaciaire donc chargée de limon. Après une pause goûter, on embarque les bouteilles vides au cas où on trouverait de l’eau plus claire et on se remet en route vers le Mirador Maestri, situé à 1h de marche au-dessus de la Laguna Torre. Voilà la Laguna Torre, lovée dans sa moraine glaciaire, avec un minuscule iceberg…Nous ne sommes qu’à 634 m d’altitude ! C’est formidable d’arpenter ces paysages de haute montagne sans l’essoufflement de la marche en altitude ! Il est plus de 16h00 et les gens qui font cette randonnée à la journée sont tous repartis. On n’est pas gênés par la foule sur cet étroit sentier… Ces 3 aiguilles jouent les timides, dans les nuages… Nous voilà tout près du Glaciar Grande, nappé de chocolat en poudre (oui, je suis gourmande !) Le sentier longe une petite forêt, où coule un ruisseau d’eau claire : on en profite pour faire le plein ! Drôle de parasite ? Jolies baies roses qu’on n’osera pas goûter… Furtive apparition du Glaciar Fitz Roy Norte ( ?) Retour au camp pour une soirée tranquille (une vingtaine de tentes très éparpillées à tout casser) Samedi 08/12/18 Trek El Chalten J2 Très bonne nuit, bien qu’un peu chaude ! Qui l’eût dit ? On se lève tôt pour profiter de la belle lumière matinale sur les aiguilles au-dessus de la laguna Torre. C’est superbe ! Difficile de s’arracher à cette contemplation…mais nous avons hâte de découvrir la suite du parcours, d’autant plus qu’il fait encore beau, quelle chance ! On récupère les sacs puis on redescend la belle vallée du Rio Fitz Roy, non sans quelques regards déjà nostalgiques en arrière… J’adore ces forêts d’arbres morts. J’adore ces nuages lenticulaires (je crois que ce sont les ciels qui m’ont le plus enthousiasmée en Patagonie) Après une heure de marche, on tourne à gauche vers la Laguna Hija encore à l’ombre. Nous poursuivons vers le nord et l’énorme paroi du Fitz Roy se dévoile peu à peu. La grande Laguna Madre est au soleil et les petits moutons courent sous les rafales ! Voilà le Fitz Roy (3405 m) et ses vassaux : grandiose ! Le Campamento Poincenot est lui aussi très abrité dans cette belle forêt. Nous y installons la tente, pique - niquons en compagnie d’un chien discret surgi de nulle part, pas du tout affamé, faisons une petite sieste (on a marché une douzaine de km ce matin) avant d’attaquer la rude grimpette vers la Laguna de Los Tres. Heureusement il y a pas mal de vent pour rafraichir un peu l’atmosphère ! Arrivé en haut, le bleu azur de cette lagune entourée de glaciers et de pics granitiques nous coupe le souffle (nan ce ne sont pas les 400 m de dénivelé en 1 km !) Pause contemplative à l’abri du vent derrière un rocher, puis on descend vers la lagune histoire d’échapper un peu à la foule massée au col (on est quand même à 4h30 de marche aller de El Chalten mais cette rando est le MUST du coin) Puis on avise un sentier qui grimpe sur une petite butte située à G : allons voir…. En arrivant à son sommet, on est ébahis par la découverte d’une 2ème lagune (il suffisait de regarder la carte pour s’en douter mais à cause du vent elle était restée rangée !) Incroyable vue sur la Laguna de Los Tres et la Laguna Sucia où plongent les cascades nées du Glaciar Rio Blanco. On se pose à l’abri du vent qui chasse enfin les nuages bloqués sur le Fitz Roy. Quel spectacle ! On aperçoit même les traces des alpinistes partis à l’assaut des parois granitiques…impressionnant ! Sur ce panoramique, on voit à G la petite butte qui permet de voir les 2 lagunes, c’est à 10 mn du col et pourtant presque personne n’y va : très dommage ! Quelle chance encore avec la météo ! On décide de profiter de cette belle journée pour encore faire l’aller-retour jusqu’au Mirador Piedras Blancas. Après une petite sieste dans la tente, on suit un joli sentier désert en cette fin de journée, qui chemine dans la forêt. Jolie vue sur le glacier, pas époustouflante (tout est relatif après cette journée magnifique !) mais la rando est facile et « à plat ». Retour au Campamento Poincenot avec 24 km au compteur. Ici encore tout au plus une vingtaine de tentes. On s’installe dans la clairière adjacente à la tente pour manger et profiter du coucher du soleil sur les aiguilles. Dimanche 09/12/18 Trek El Chalten J3 Fred jette un œil hors de la tente : le Fitz Roy est déjà au soleil ! C’est…beau, très beau ! Sans doute des alpinistes ont-ils passé la nuit quelque par tout là-haut ? La descente est une formalité, tandis que le ciel se couvre peu à peu…on a bien fait d’en profiter à fond hier ! En approchant du parking on croise pas mal de randonneurs alors qu’il est déjà 10h00. On quitte El Chalten vers 13h00 après avoir récupéré notre linge propre (il y a un lavadero efficace dans une rue perpendiculaire à la rue principale côté nord-est entre Calle 8 et Calle Trevisan) C’est parti pour 500 km de quasi no man’s land ! Le mauvais goudron file vers le nord dans une pampa aride et vide, sous un ciel bas et gris. Dire que c’est l’été…On dépasse l’Estancia La Siberia… puis quelques rares estancias dont il est difficile de dire si elles sont encore habitées qui se nichent dans les creux de colline où coule sans doute une petite source. 2 ou 3 moutons par ci par là….Quelques guanacos sauvages….Quelle drôle de vie loin de tout, sans électricité et à des dizaines de km du 1er bourg. La vie réapparait à Gobernardo Gregores où coule le Rio Chico : vertes prairies, grands arbres, vaches, chevaux et moutons et humains ! Et c’est reparti pour la pampa désertique, jusqu’à la bifurcation vers le Parque Nacional Perito Moreno. Je n’avais trouvé que peu d’informations sur ce parc (à ne pas confondre avec le glacier ou la ville éponymes) et n’avais pas prévu d’y aller, faute de temps. Mais grâce à une météo complaisante les premiers jours, nous avons désormais 4 jours d’avance sur mon planning prévisionnel et lassés par la pampa monotone, nous sommes irrésistiblement attirés par les montagnes aperçues au loin, 100 km à l’ouest. On décide de se poser dans le coin et de choisir demain en fonction de la météo d’y aller ou pas… Belle lumière de fin de journée…. Lundi 10/12/18 Parque Nacional Perito Moreno On a dormi à une vingtaine de km de la ruta 40 sur la piste 37. Il reste environ 80 km de piste jusqu’au parc. Les nuages restent accrochés sur les Andes mais la lumière est si belle sur les herbes blondes de la pampa, Où paissent des dizaines de guanacos Que nous décidons de poursuivre vers l’ouest. La piste justifie à elle seule tous ces kilomètres ! Elle longe le Rio Belgrano qui a sculpté un émouvant paysage dont les reliefs sont soulignés par la lumière rasante qui nous accompagne. On adore ! Le charme est rompu quand notre rétroviseur qui s’était fait oublier sur la Ruta 40 (mal) goudronnée, dégringole à nouveau. Cette fois l’unique vis qui le maintenait est cassée…pas d’autre solution que de couper les fils électriques et de le ranger à l’intérieur. Inspection de celui de gauche : il bouge mais il semble encore tenir le coup…on resserre tant bien que mal les mauvaises vis déglinguées et mal soudées qui le maintiennent. Reprenons… Etonnantes touffes écarlates d’une plante que nous ne reverrons nulle part ailleurs…si quelqu’un sait l’identifier ? Au loin une estancia sur le Rio Belgrano. En approchant du parc il y a désormais des centaines de guanacos ! Nous arrivons assez tôt au visitor center, où il faut noter ses cordonnées dans un cahier. Je n’ai guère d’infos sur ce parc et il est trop tôt pour voir un ranger. Heureusement les murs sont tapissés de photos et indications sur les randonnées offertes par le parc. En voici quelques photos. On choisit d’aller faire une balade sur la Péninsula Belgrano. Encore un coup de cœur quand on découvre d’un coup, après un petit col, l’incroyable couleur du Lago Belgrano (qui nous rappelle celle du Lago Pehoe à Torres del Paine) Une fois de plus la météo nous gâte puisque le soleil réussit à s’imposer, au moins sur le lac. Nous faisons la boucle dans le sens horaire, en longeant d’abord les eaux d’un bleu céruléen de la partie sud du lac. La région est très volcanique et les montagnes nous rappellent le Landmannalaugar en Islande. Nous dépassons deux petites lagunes puis arrivons sur les berges éclatantes de la très belle Laguna Pescado. Le vent souffle très fort et nous emmène quelques gouttes de la pluie qui tombe 30 km à l’ouest, créant ce petit arc en ciel. Nous longeons une autre lagune, rougie par des algues en nappe, Puis arrivons à un point de vue sur l’isthme de la péninsule : à G la partie du Lago Belgrano qui reçoit des alluvions grises issues des glaciers, à droite le même lac ! A voir aussi sur Google Earth ! Magnifique petite rando ! Vu personne ! On décide ensuite d’aller voir la falaise où nichent les condors près de l’Estancia La Oriental. Les nids sont vides et on se contente donc d’admirer le coin, profitant de jolies lumières. Personne non plus ici… Le temps se gâte pour de bon sur le parc et les nuages nous envahissent. Un dernier petit tour pour aller observer les oiseaux de la Laguna del Mie, peu nombreux à cette époque, puis nous quittons le parc, enchantés de notre journée. Il y a de quoi s’occuper plusieurs jours dans ce parc ! On n’y a vu personne sauf en repartant 3 voitures qui arrivaient… C’est reparti pour 100 km de piste, puis nous reprenons la Ruta 40 vers le nord. Nous loupons le village et la pompe à essence de Bajo Caracoles, tellement l’agglomération est petite ! On a cru qu’il s’agissait d’une estancia. La pompe est camouflée sous des centaines d’autocollants. Ce carrefour revêt pourtant une grande importance stratégique car nous sommes loin de tout ! On y trouve donc de quoi refaire le plein (de carburant et d’eau), un poste sanitaire avec une vieille ambulance, un juge de paix (on se croirait dans Lucky Luke, on a d’ailleurs vu Rantanplan mais pas Ma Dalton), un vieil hôtel décrépit, deux gomeria (mamaillou réparateur de pneus) et 2 (!) « camping » Vraiment le bled hitchcockien ! Et encore…il faisait beau ! On y rencontre 2 jeunes Français qui font une boucle avec un petit van loué à Pucon, dont ils sont ravis. Ils comptent tracer plein nord jusqu’à Bariloche tandis que nous allons prendre le temps de visiter la Cueva de las Manos près du Rio Pintura, située à une vingtaine de km de piste de Bajo Caracoles. On y arrive juste avant le coucher du soleil et on se gare en surplomb du canyon. Jolie vue encore une fois ! Mardi 11/12/18 Cueva de las Manos, Rio Pintura Comme d’habitude, on se réveille très tôt, il fait (encore !) beau ! Les visites des peintures rupestres ne commencent qu’à 10h00 aussi prenons nous le temps de descendre dans le canyon pour longer un peu le Rio Pintura vers l’amont. C’est une véritable oasis dans le désert et nous dérangeons quelques oiseaux. Nous sommes hélas vites arrêtés par un profond méandre. A 10h nous débutons la visite (privée, nous sommes les seuls touristes) avec une guide parlant anglais (la langue de l’ennemi, celui qui a « volé » les Malvinas aux Argentins, très peu parlée dans le coin) qui nous détaille les peintures au pochoir âgées de 10000 ans, qui s’étalent sur quelques centaines de mètres le long de la paroi sud du canyon. Puis elle nous laisse apprécier tranquillement le site, sous la bonne garde d’un collègue chargé de nous empêcher de faire des bêtises, qui nous suit à quelques mètres. Un peu lourdingue comme procédé d’autant que les peintures sont protégées par des grilles. Disons que ça crée des emplois… Il aurait sûrement été plus amusant, avec beaucoup plus de temps, d’explorer la paroi nord du canyon où il y aurait plus de 80 sites de peintures. Mais le canyon est superbe ! Mardi 11/12/18 piste 41 vers le Paso Rodolfo Roballos En route vers le Paso Rodolpho Roballos, pour retourner au Chili. Depuis le franchissement de la frontière à Cerro Castillo près du Torres del Paine, 5 jours plus tôt et 450 km à vol d’oiseau plus au sud, c’est la 1ère possibilité pour franchir la frontière en voiture. Le but est de visiter le futur Patagonia National Park dans la Vallée Chacabuco. Pour y arriver nous voilà à nouveau sur une piste de 100 km qui file plein ouest, qui va s’avérer superbe ! Au loin sur la frontière se profile la haute silhouette du Monte San Lorenzo (3706 m) située tout près de Cochrane, notre prochaine étape « urbaine ». Encore un bleu incroyable pour le Lago Ghio près duquel nous faisons une pause déjeuner. Nous approchons enfin des contreforts des Andes, très volcaniques dans cette région, très désertiques sauf dans de rares oasis si inattendus dans cet univers si minéral, bien que très coloré ! Les derniers km avant la frontière sont particulièrement magnifiques ! Nous laissons filer vers le nord la piste qui longe la frontière côté argentin vers Los Antiguos, qui semble prometteuse et arrivons à la frontière à l’heure du déjeuner, vers 15h00. En 5 mn les formalités sont réglées côté argentin (la parilla n’a pas eu le temps de refroidir !) On aperçoit un tatou contrebandier entre les 2 postes frontière. Contrôle sanitaire au poste chilien, car il est interdit d’importer au Chili certains produits frais comme les œufs non cuits, la viande, les fruits et légumes, sauf s’ils ont été achetés au Chili (si l’emballage permet de s’en assurer) On fait d’abord les papiers puis un douanier nous accompagne pour vérifier frigo et placards. Trop marrant de voir alors un chien surgir de nulle part, qui attend posément à qq mètres dans l’espoir de récupérer quelque victuaille…On est dans les clous, on nous demande juste de laisser là notre poubelle pleine d’épluchures… volontiers !
Mardi 11/12/18 Valle Chacabuco futur Patagonia NP Sitôt franchie la frontière, nous entrons dans le nouveau Patagonia NP sur lequel j’ai lu des commentaires enthousiastes. J’ai repéré une rando sur Wikiloc (heureusement car peu ou pas d’indications quand on arrive dans le parc par ce côté est) et comme il fait beau, nous décidons malgré l’heure déjà avancée de nous y lancer. Nous passons dans le camping situé le plus à l’est (personne à part un 4X4+tente hollandais), très bien aménagé avec douches chaudes solaires et trouvons le départ de la piste étroite et pentue (4X4 nécessaire) qui permet d’accéder après qq km au départ de la randonnée. Après 5 mn de marche, nouveau choc visuel en découvrant le Lago Cochrane ! La lumière de fin de journée est une fois de plus superbe et un joli sentier nous mène sous un festival de nuages lenticulaires jusqu’à un lac suspendu (Lago Chico) au-dessus du grand Lago Cochrane. On se fait aboyer dessus par un guanaco territorial ! Quelle allure ! Au retour les eaux du Lago Cochrane sont passés du bleu marine ou gris argent. A en juger par le lichen qui pousse partout sur les arbres, nous avons vraiment beaucoup de chance avec la météo ! De retour au camper, nous décidons de rester là pour la nuit, afin de profiter des belles couleurs du couchant sur le Monte San Lorenzo et le Lago Cochrane. Mercredi 12/12/18 Valle Chacabuco (Patagonia NP), Cochrane, lago General Carrera Ciel grisouille au réveil, on hésite à aller se balader dans la Valle Aviles… bof, le coin ne nous inspire pas vraiment alors on reprend la piste qui descend la vallée vers l’ouest. Je suis franchement déçue par les paysages, tellement encensés dans nombre de récits de voyageurs arrivés via la Carreterra Austral, qui présentent cette vallée comme encore plus belle… Bof… Quelques kilomètres avant d’arriver au visitor center, nous prenons le temps d’admirer les premiers pas d’un jeune guanaco qui vient de naître, encore tout mouillé avec son cordon ombilical. Il est d’abord un peu groggy et vacille sur ses longues pattes, puis en quelques dizaines de minutes parvient à garder son équilibrer et après quelques tâtonnements à commencer à téter sa mère : Emouvant… La visite du visitor center est surtout intéressante pour sa belle architecture cossue rappelant un peu celle de certains parcs des Etats-Unis mais le parc cherche encore ses marques (peu de randos proposées, celle que nous avons faite pourtant superbe et facile n’est pas citée quand on se renseigne au visitor center, peut-être à cause des difficultés d’accès en voiture. Pas de cartes à disposition, même contre rétribution). Il a été créé par un couple d’américains philanthropes (et « hommes » d’affaires) qui a racheté les terres des estancias de la vallée, mis en place des mesures de sauvegarde et de restauration de la faune et de la flore, aidés par de nombreux bénévoles. Puis il l’a donné à l‘état chilien qui en assure désormais la gestion. Franchement le côté argentin de l’autre côté du Paso Roballos nous a semblé bien plus spectaculaire et nous aurions aimé pouvoir y randonner. Le problème est que tant en Argentine qu’au Chili, les clôtures sont omniprésentes, même loin de tout, même sans bétail visible et les pancartes propriedad privada fleurissent partout. Vraiment désolant et glauque de voir ces cadavres d’animaux (guanacos et moutons) restés suspendus sur des clôtures qu’ils n’ont pas réussi à franchir…. Nous quittons le parc, puis tournons vers le sud le long du Rio Baker en direction de Cochrane où nus espérons en plus d’un ravitaillement en bouffe pouvoir trouver de quoi réparer nos rétroviseurs. Le village a vraiment des airs de bout du monde, assez dans son jus, mais rigolo avec du soleil ! Grâce à maps.me (géniale application de cartographie collaborative) nous trouvons une ferreteria (= quincaillerie) où nous achetons boulons, écrous, rondelles, clé de 13, burin et marteau ! Nous faisons sauter les restes de soudures cassées et refixons solidement les 2 rétroviseurs, ouf ! Cela devrait tenir jusqu’à Santiago. Nous prenons ensuite la piste X899 qui serpente aux milieux des églantines en fleur pour aller déjeuner au bord du Lago Cochrane. Après avoir ensuite envisagé de pousser jusqu’à Caleta Tortel (200 km de piste A/R…on n’est pas assez motivés), nous quittons Cochrane vers le nord et faisons un petit arrêt jusqu’à la Confluencia (du Rio Baker et du Rio nef), elle aussi encensée dans le Lonely Planet et les blogs lus avant de partir. Rebof… Rerebof aussi pour les quelques dizaines de km sur la Careterra Austral jusqu’à Puerto Bertrand. La piste est très fréquentée, les camions roulent comme des fous (on a eu une grosse frayeur en voyant un camion arrivant en face faire un dérapage certes contrôlé dans un virage sur de la tôle ondulée et gravillonnée), les cyclistes serrent les dents et les fesses en inhalant un air hyper poussiéreux. Vraiment pas cool cette piste ! Bref, arrivés à Puerto Bertrand, on fait le point et on décide de filer plein est vers Chile Chico en longeant le Lago General Carrera. Piste superbe, soleil dans le dos encore une fois, mais longue ! On se pose pour la nuit au bord du lac et les grains nous offrent un joli spectacle ! Jeudi 13/12/18 Reserva Nacional Jeinemeini Ciel couvert ce matin pour la trentaine de km qui nous séparent de la ville de Chile Chico. En route nous remarquons cette mine à ciel ouvert (Mine d’or et d’argent de Cerro Bayo si j’en crois mes recherches sur le net) Ravitaillement à Chile Chico (nous allons franchir la frontière mais dans le sens Chili vers Argentine, pas de contrôle sanitaire), passage à la bibliothèque municipale (bibliothécaire très aimable qui parle un peu Anglais) où, en ouvrant un compte on peut ensuite accéder avec ce même compte à tous les WIFI des bibliothèques du pays, gratuitement (heureusement car le débit est si lent et qu’il ne nous a pas toujours été possible de télécharger nos mails) Sur ce voyage nous n’avons pas acheté de carte SIM car ça ne nous a pas semblé pertinent. On a communiqué par SMS et on s’est passé d’internet (qui nous aurait pourtant été utile car nous avons pas mal improvisé pour la suite du voyage, même si le hasard a finalement bien guidé nos pas !) Mais pas sûr que posséder une carte SIM nous aurait permis de beaucoup surfer….on a eu l’impression que la couverture réseau n’était pas terrible. Nous quittons ensuite Chile Chico vers le sud, en direction du Lago Jeinemeni, mais à mi-chemin environ nous prenons une piste (4X4) vers le départ d’une rando repérée sur wikiloc dans des formations rocheuses tarabiscotées. Je piaffe d’impatience car depuis Chile Chico nous avons longé un massif volcanique très baroque, qui mériterait d’être exploré en long en large et en travers ! Le temps est assez couvert et je traine en espérant qu’il s’améliore… Nous démarrons la boucle dans le sens horaire (vraiment à privilégier) et on commence à grimper dans une vallée étroite avec quelques pierres qui se dressent vers le ciel. Puis la vallée s’élargit et le ciel se dégage et on a l’impression d’émerger en arrivant au col derrière lequel, surprise !, on découvre une incroyable vallée multicolore dont rien ne laissait soupçonner l’existence! Au Nord, à 30 km le Lago General Carrera ou plutôt le Lago Buenos Aires car c’est sans doute sa partie argentine que nous voyons. Au fond de la vallée le Rio Jeinemeni qui fait la frontière avec l’Argentine. On aperçoit aussi la piste qui va du Paso Roballos à Los Antiguos. Impressionnant pic noir que je suppose être le Cerro Rocoso. Petits îlots de mousse verte fluorescente. Joli ciel pour rehausser ces gros rochers blancs. Dernières longueurs jusqu’au camper… Le ciel est bien couvert vers le Lago Jeinemeni aussi décidons nous de passer la frontière ce soir. Passage rapide encore une fois, on se trouve un joli coin pour la nuit un peu après Los Antiguos, à l’abri du vent qui souffle sur le Lago Buenos Aires. Vendredi 14/12/18, journée de route vers San Carlos de Bariloche 3 photos seulement sélectionnées pour cette journée de transition, qui s’annonçait comme la plus ch..te du voyage et va tenir toutes ses promesses ! Jolie lumière matinale quand nous quittons notre bivouac. Le massif volcanique au sud de Chile Chico est bien éclairé ! Plein d’essence à Perito Moreno, puis en toute décontraction, nous loupons la route vers le nord et filons plein est sur la Ruta 43 pendant 75 km avant de réaliser notre erreur. Dommage on avait pour une fois le vent dans le dos ! Enfin relativisons, on n’est pas en vélo ! Grmbl…demi-tour quasiment jusqu’à Perito Moreno où on repart sur la Ruta 40 après avoir hésité à refaire le plein à Perito Moreno. Après calculs, pas la peine, il y a une pompe à Rio Mayo… Paysage monotone comme sur la Ruta 43…arrivés à Rio Mayo, 2 ou 3 voitures font la queue à la pompe. Un camion-citerne la réapprovisionne…ça va prendre plus d’une heure, durant laquelle tout le monde prend sagement la file pour attendre. Heureusement il y a tout près une bonne boulangerie donc on en profite pour casser la croûte… Le plein enfin effectué, nous quittons le village et quelques centaines de mètres plus loin nous faisons arrêter pour un contrôle de police. On poireaute un peu le temps qu’ils s’occupent de la voiture devant nous et après un contrôle écourté par la barrière de la langue, nous repartons…. Il y a PLEIN de postes de contrôles policiers en Argentine mais nous n’avons jamais été embêtés. Pas de harcèlement non plus au Chili. Il faut juste penser à garder ses feux allumés et bien sûr respecter la signalisation… Journée chiante pour journée chiante, on roule jusqu’au crépuscule et on se pose sur la rive ouest du Lago Epuyen entre Esquel et Bariloche. Beaux paysages montagneux pour les dernières dizaines de km. On a hâte d’être à demain pour découvrir la suite. Samedi 15/12/18 Route des 7 lacs. La route panoramique des 7 lacs serpente entre lacs et montagnes entre San Carlos de Bariloche et San Martin de Los Andes. Une fois de plus la météo est avec nous et c’est sous le ciel bleu que nous démarrons la journée, entre lupins et genêts, à leur apogée. Après 3000 km, nous rencontrons notre 1er feu de signalisation à San Carlos de Bariloche ! Le vent souffle en rafales sur le Lago Nahuel Huapi qui baigne la ville. Les lacs aux eaux turquoises se succèdent jusqu’à San Martin de Los Andes (1er village rencontré où je me verrais bien vivre) Au nord de ce village, le paysage devient plus sec, plus austère, plus dépaysant aussi. Le Volcan Lanin (3768m) domine le paysage et le Paso Mamuil Malal par lequel nous allons retourner au Chili. Ce passage est superbe, suffisamment haut (modestement 1200 m !) pour y trouver de beaux araucarias. Quel étrange squelette ! Petite pause au Lago Tromen puis nous franchissons la frontière : douanier chilien zélé mais sympa qui s’essaie à quelques mots de Français et qui du coup en oublie la boîte d’œufs capturée dans le frigo (il aurait fallu les faire cuire) et posée sur la banquette. Heureusement j’y ai pensé quelques km plus loin et nous avons évité l’omelette ! Avec ce 4ème passage terrestre de frontière, nous quittons définitivement l’Argentine. Après quelques km, on se pose dans une forêt d’araucarias : les perruches semblent apprécier les jeunes pousses. Dimanche 16/12/18 Parque Nacional Villarica Temps gris ce matin : nous admirons quelques jolies églises en bois dans le village Mapuche de Currarehue, avant de poursuivre vers la rando prévue aujourd’hui. La piste devient très mauvaise et nous faisons les derniers km à pied dans la forêt jusqu’au départ proprement dit du Sendero Pichillancahue. Nous grimpons dans une forêt d’araucarias noyée dans les nuages. Puis nous passons au-dessus et retrouvons le soleil ! Pas de doute nous sommes sur un volcan (dernière éruption en 2015 !) Nous traversons quelques névés et arrivons au glacier Pichillancahue, situé sur le flanc est du Volcan Villarica. Nous croisons quelques randonneurs à la descente, c’est dimanche et les Chiliens sont de bons marcheurs ! Le soleil nous accompagne dans la forêt où l’on verrait bien folâtrer quelques dinosaures. Le sous-bois sous les araucarias est très clair, ces forêts très aérées sont bien agréables. Nous reprenons la route jusqu’à Pucon pour un gros ravitaillement dans un grand supermarché et roulons encore quelques km jusqu’à la rive nord-est du lac Villarica où après avoir franchi un gué débonnaire nous découvrons un coin magnifique pour la nuit. Coïncidence incroyable, nous rencontrons un certain Vincent, Français accompagné de sa fille et de 2 clientes, qui loue des vans au départ de Pucon. C’est lui qui a loué un van aux 2 Français rencontrés à Bajo Caracoles ! Ils sont là pour le coucher du soleil. Au fil de la discussion, me vient l’idée stupide de me garer au bord de l’eau. Le sable est profond mais nous avons une sangle et Vincent un gros pick up 4X4. Bingo, nous sommes plantés ! En 2 coups de sangle, Vincent extirpe le tronc d’arbre coincé sous notre voiture puis nous ramène sur le sable ferme ! Merci Vincent ! Beau coucher de soleil encore une fois ! Lundi 17/12/18 Vallée du Rio Maichin, campagne Mapuche Comme annoncé par Vincent, grand ciel bleu au réveil ! En effet, le Volcan Villarica fume un peu. Nous avons dormi près de ces arrayanes, dont l’étrange écorce orange desquame un peu comme celle des bouleaux. J’ai repéré sur Google Earth la vallée du Rio Maichin, qui part de Currarehue et longe la frontière vers le nord. Quelques km après Pucon, nous sommes attirés par une pancarte prometteuse indiquant « Los Nevados » avec un idéogramme indiquant une randonnée. Confiants, nous suivons la piste sur une dizaine de km. Elle se détériore et nous continuons à pied avant de nous perdre sur d’anciens chemins de bûcheronnage. La vue sur le Villarica n’est que partielle, aucun intérêt ! Mieux vaut préparer ses randonnées que compter sur les indications trouvées sur place ! Après Currarehue, nous prenons la piste du Rio Maichin. C’est très vert, très champêtre et harmonieux. Plusieurs passerelles relient les villages situés sur la rive est à la piste. Au sud le Villarica Au nord le Sollipulli Partout des ibis, des prairies fleuries Pause déjeuner à Reigolil au bord de la rivière, où on se fait un copain grâce à une carcasse de poulet ! Le Lago Caburga est très bucolique. Puis on longe le Lago Colico avant d’arriver au joli village de Melipeuco, porte d’entrée du PN Conguillio. J’avais envisagé de faire une grosse rando https://www.wikiloc.com/hiking-trails/volcan-sollipulli-trekking-al-nevado-vista-al-glaciar-22606304 sur le flanc nord du volcan Sollipulli mais la piste d’accès est 4X4 et je suis refroidie par les 2 dernières randos où nous avons dû faire les derniers km de piste à pied. D’autre part je me rends compte que finalement les parcs sont très peu fréquentés en décembre et qu’on n’est vraiment pas gênés par la foule ! Donc nous zappons cette rando un peu sauvage pour aller découvrir le PN Conguillio, bien plus facile d’accès ! Lundi 17/12/18 Parque Nacional Conguillio J1 Nous payons notre entrée (de mémoire 6000 pesos/pers soit environ 7 €) et partons faire la petite rando vers la cascade du Rio Truful Truful. Ce petit effondrement volcanique nous fait penser à Gjain en Islande mais ici la couche de cendre est impressionnante, plusieurs mètres d’épaisseur ! Et tout là-haut derrière les araucarias, une dune de cendres noires. Plusieurs sentiers sillonnent le parc mais celui de la Sierra Nevada fait l’unanimité : c’est pour demain ! La piste longe le flanc est du volcan Llaima (3195m) entrée coulée de lave et désert de cendres noires, c’est superbe ! Nous nous posons pour la nuit au bord de la Laguna Verde. Personne d’autre que nous à l’horizon pour profiter de cet incroyable paysage ! Un camping-car et une tente sont cachés un peu plus loin à l’abri du vent. Sinon personne…Les silhouettes exotiques des araucarias se détachent sur les neiges de la Sierra Nevada au Nord, qui flirte avec les 2600 m. Laguna Verde, la bien nommée, dans la lumière du couchant. Mardi 18/12/18 PN Conguillio J2, Sierra Nevada Le soleil rosit les pentes du Llaima et de la Sierra Nevada, encore une belle journée qui s’annonce, quelle chance ! Bel éclairage sur les crevasses du volcan. Petit arrêt à la Laguna Arco Iris puis nous nous garons entre 2 araucarias au départ de la rando Sendero Sierra Nevada. Il est 7h30 et il fait encore bien frais. Le sentier grimpe tranquillement dans une forêt d’arbres majestueux. Un premier mirador nous offre une belle vue sur le Lago Conguillio et un affluent (j’adore les estuaires) Le soleil allume la cime des arbres ! Au sud-ouest, le volcan Llaima. Ici aussi, le lichen envahit les arbres, profitant d’une météo globalement très humide. Pas aujourd’hui ! A une centaine de km, le Villarica fume gentiment. Ces forêts d’araucarias sont vraiment étranges ! Belle bête, presque grosse comme la main ! Nous sommes maintenant sur une crête avec à droite ce cirque sauvage très austère et à gauche le Llaima. Nous franchissons quelques névés peu pentus pour arriver à ce superbe point de vue. On redescend tranquillement, non sans voir une autre mygale. Et plus loin ce joli pic noir. A part quelques condors nous sommes étonnés de ne pas voir plus d’animaux dans ces parcs pourtant vastes et sauvages. Chez nous on est presque sûr quand on se balade en montagne de voir au moins un chamois un bouquetin ou un chevreuil, même en dehors des parcs naturels. Ici en dehors des guanacos plus au sud, de quelques renards, d’un tatou et d’une mouffette, pas grand-chose. Bizarre…. Posés à la terrasse du restaurant (fermé) au bord du Lago Conguillio, nous réfléchissons à la suite de notre voyage. Puisque nous sommes tout près allons voir à quoi ressemble la Reserva Nacional Malalcahuello Nalcas. Nous quittons le parc par le Nord en jetant un œil au passage à la Laguna Captren. Entre les grands volcans, Llaima au sud, Lonquimay et Tolhuaca au nord, de grasses prairies et de jolies routes bordées de lupins. Mardi 18/12/18 Reserva Nacional Malalcahuello Nalcas Nous passons le village de Curacautin et nous retrouvons très vite sur les pentes du volcan Lonquimay, où se trouve une station de ski. A l’ouest un univers en noir et blanc et à l’est un paysage tout en nuance de jaune, d’ocre et de terre de Sienne ponctué de petits araucarias vert tendre. La piste, excellente continue au-delà du petit cratère Navidad située sur le flanc nord-est du Lonquimay (2865 m). Derrière lui, le Tolhuaca (2806 m) et tout au nord le Volcan Callaqui (3164 m) Au fond de la vallée, derrière des petits cratères secondaires boisés, le Lago Ralco. Nous nous posons pour la nuit à 1850 m près du Mirador de Los Volcanes. On a vu en tout une unique voiture dans ce parc hyperfacile d’accès et aux paysages étonnamment lunaires.
Mercredi 19/12/18, Malalcahuello Nalcas J2, Parque Nacional Tolhuaca, Océan pacifique Un nouveau jour se lève sur les grands volcans puis sur le petit cratère Navidad. Pas tentés par la rando qui y mène (on a déjà goûté à ce type de terrain : un pas en avant, 2 pas en arrière), la vue d’ici n’est pas si mal…. Demi-tour vers Curacautin puis vers le PN Tolhuaca pour une rando matinale vers la Laguna Verde (encore une !) Balade assez ingrate avec plein (disons plusieurs…3 en fait) de mygales jusqu’à une lagune certes jolie mais qui ne mérite pas cette pénible grimpette. Changeons de décor, on en a assez des forêts humides pleine d’araignées, allons voir l’Océan, le Pacifique ! C’est un caprice facile à satisfaire dans un pays dont la largeur moyenne n’est que de 180 km (pour 4300 km de long. Il est donc 24 fois plus long que large !) Nous sommes tout près de l’autoroute panaméricaine, alias Ruta 5, dénomination plus modeste qui convient mieux à ce long ruban de bitume, voie de communication empruntée par des vélos sur la bande d’arrêt d’urgence à contresens, des cavaliers à cheval, des livreurs poussant un diable pour traverser les 4 voies en escaladant la barrière centrale, sport couramment pratiqué par divers piétons et cyclistes. Plus statiques, des dizaines de petits stands où les gens vendent le fruit de leur labeur dans les champs, de quoi boire et manger. Installés sous un parasol ou un auvent bricolé, solitaires ou en famille. Nous n’avons pas vu d’accident. On a trouvé d’ailleurs que Chiliens et Argentins conduisaient en général assez prudemment, avec pas mal de bon sens. Au pif, nous choisissons d’aller vers Cauquenes, puis Pelluchue. La mer est bordée d’une zone de collines boisées qui nous rappellent les Vosges. L’exploitation forestière y est intense, eucalyptus et sapins sur des milliers d’hectares et sur des dizaines de camions ! Voilà l’Océan Pacifique, nimbé d’une nappe de brouillard due au courant froid de Humboldt venu de l’Antarctique, qui explique que le climat soit si différent, à latitude égale de celui que nous avons en Europe. Nous avons voyagé de Punta Arenas à Santiago, ce qui correspond grosso-modo à aller du nord de l’Allemagne à Casablanca. Nous avons vu des dizaines de glaciers dont le plus actif est aussi le plus bas, puisque le front glaciaire du Perito Moreno est à moins de 200 m d’altitude ! Nos poussons un peu plus au nord jusqu’au village de Chanco et la Reserva Nacional Federico Albert, où nous trouvons un coin pour la nuit à l’abri des dunes. Le coin est dégueulasse, jonché de restes de poubelles, couches et autres restes de pique- nique accumulés sans doute depuis des années. Le bout du bout de la piste, moins fréquenté, est à peu près fréquentable. Nous avions jusqu’ici été agréablement surpris de la propreté du pays mais nous réalisons qu’en fait la propreté est inversement proportionnelle à la densité de population ! Jeudi 20/12/18, côte Pacifique Après un petit tour sur la plage histoire de vérifier que le courant de Humboldt fait bien son boulot : oui c’est froid ! nous repassons par le coquet village de Chanco et longeons la côte vers le nord. Impossible de s’approcher du Faro Cabo Carranza, Propriedad Privada. A la sortie nord du village de Los Pellines, enfin quelque chose qui ressemble à un petit port de pêche. Pas vraiment de protection pour ces bateaux de pêche qui sont tirés sur la plage par un tracteur après chaque sortie. La côte est peu découpée et les abris naturels sont très rares. Plus au nord nous arrivons à la ville de Constitution, où se trouve une usine de cellulose alimentée par les forêts environnantes. Devant l’usine, nous prenons vers le sud pour longer la côte, qui s’avère assez jolie puisqu’on y trouve d’énormes promontoires rocheux colonisés par les oiseaux. On fait un tour sur la plage et on remarque alors toute une colonie de lions de mer derrière l’énorme rocher tout blanc de guano. Quelle bonne surprise ! Une escadrille de pélicans nous survole. Plus loin, encore des falaises pleines d’oiseaux dont certains apprécient un environnement moins rocailleux. Plus au sud, nous sommes intrigués par de longs quais qui s’avancent très loin dans la mer. Il s’agit d’un port de pêche construit sur pilotis. Les bateaux y sont hissés et entreposés après chaque sortie. C’est le Puerto Maguillines. Timidement, comme l’activité semble très réduite, nous nous aventurons sur l’un des quais, dans l’indifférence totale des quelques pêcheurs présents. A en juger par la quantité de bateaux, l’activité doit en saison être bouillonnante. Ça doit être un sacré spectacle ! Quel endroit étrange que cette côte boisée et ce port de pêche incroyable ! Après avoir sorti et rangé ce bateau, les pêcheurs quittent le quai à bord de rutilants pick-up 4X4. Mais d’autres sont en marge des profits de la pêche… Nous retournons voir les otaries de Steller et réalisons qu’il y en a une autre colonie de l’autre côté du rocher, que nous pouvons approcher d’assez près, sans déranger ce pêcheur d’algues. Ravis de notre virée à la mer, il est temps de remonter vers le nord car nous reprenons l’avion après-demain… Nous reprenons la Ruta 5 en direction de Santiago où nous nous retrouvons dans les bouchons de fin de journée. Mais on ne s’ennuie pas car le spectacle est permanent, en particulier aux péages où des camelots passent leur journée entre les files de voiture à vendre fruits, pâtisseries, pain ou boissons. Non, la vie n’est pas si douce pour tout le monde…(photo prise en toute innocence, on a réalisé après coup l’ironie de la situation) On quitte enfin les interminables faubourgs de Santiago vers le sud-est en direction de San Gabriel puis de la vallée de Lo Valdès, choisie au pif sur notre carte au 1/2000000ème... La vallée serait superbe si elle n’était pas empoussiérée par l’exploitation minière et les camions qui sillonnent la vallée. On se pose pour la nuit, demain est un autre jour… Vendredi 21/12/18 Parque valle del yeso, Termas del Plomo A travers un voile de poussière, le soleil brille… Impossible de se balader dans cette atmosphère, changeons de vallée ! Au pif, on se dirige vers la vallée adjacente, juste un peu plus au nord, qui mène aux Termas del Plomo. Très jolie vallée colorée avec une bonne piste qui mène à un barrage, l’Embalse El Yeso. Nous passons au-dessus du barrage et découvrons le lac dont le niveau semble avoir été abaissé pour réaliser des travaux sur l’ouvrage. Encore une couleur irréelle ! Il y a là quelques jolis oiseaux peu craintifs… La piste longe le lac vers le haut de la vallée. Elle est étroite mais semble arrosée. En effet, nous croisons quelques camions chargés de minerai. Plus loin dans la partie asséchée du lac, une voiture en fâcheuse posture…. La large vallée à la fois glaciaire et volcanique nous émerveille. On n’en revient pas de découvrir ce coin par hasard. De pauvres bicoques défiant les éboulis servent d’abris que l’on espère uniquement estivaux à quelques familles de bergers. Nous quittons à présent la piste de la mine, pour entrer dans le Parque Valle del Yeso. L’enchantement continue ! Zone géothermale, pics colorés, glaciers étincelants contrastent avec un fond de vallée verdoyant où paissent vaches et chevaux. Nous longeons en rive droite le Rio Yeso que nous franchissons par un gué facile juste avant d’arriver aux Termas del Plomo. Le coin est à peine aménagé avec juste un bloc sanitaire parfaitement discret. Quelques jolis oiseaux profitent de l’endroit, au pied de cette étrange résurgence d’eau tiède sans doute ferrugineuse. Mais les sources chaudes alimentent en fait les 2 bassins situés juste à côté. Maps.me nous indique une rando en boucle de qq km vers une lagune. On mange un morceau et on se met en route dans un sens anti-horaire (bonne idée) Nous quittons le camp et remontons d‘abord une vallée très minérale, puis grimpons le long d’un ruisselet entouré de verdure, en évitant de déranger ces vaches sacrées tout droit sorties du Zanskar. D’un coup apparait la lagune dont les berges offrent un dégradé irréel du bleu au vert. Nous sommes chaleureusement accueillis par deux Chiliens qui parlent un peu Anglais. Incrédules, ils nous demandent comment on a fait pour trouver cet endroit : une pincée de maps.me et beaucoup de hasard ! Ce sont des moniteurs de plongée et l’un d’eux vient de se baigner dans l’eau vraiment très fraiche (on est à 3000 m) Ils insistent pour nous prendre en photo (j’ai horreur de ça mais ça semble leur faire tellement plaisir) avec la lagune, puis la montagne, puis les deux. Puis ils repartent (ils font la boucle dans l’autre sens) et nous sommes seuls à profiter de la laguna de Los patos (des canards), que nous quittons à regret… On redescend non sans se tromper un peu en suivant cet appétissant sentier, qui nous offre une jolie vue vers le haut de la vallée empruntée tout à l’heure. C’est un cul de sac pas indispensable, meiux vaut suivre la trace de maps.me. Retour au camp où nous retrouvons nos 2 chiliens volubiles. Fred va faire trempette (l’eau est à 31°C) tandis que je fais encore quelques photos puis il nous faut quitter ce très bel endroit. Nous regagnons la piste minière, repassons près de la voiture toujours plantée, longeons à nouveau le lac et nous armons de courage pour la traversée des faubourgs de Santiago du sud-est jusqu’au nord-ouest, un vendredi soir. Pas de périphérique autour de Santiago ! Laborieux mais personne ne s’énerve! Bref, on arrive bien crevé à Colina où nous devons rendre le camper demain à 11h30. Record battu en matière de saleté…. On se gare au fond d’une rue en impasse qui mène à un parc (Parque Natural Farellones de Santa Helena) gardé nuit et jour par un vigile, qui nous autorise gentiment à nous garer là pour la nuit. Nuit très calme contrairement à toute attente pour un vendredi soir en milieu urbain. Samedi 22/11/18 le retour Grand rangement et ménage ce matin. On a donné la veille une partie de os victuailles au garde du soir et le reste ce matin à la gardienne du matin. Passage à la station de lavage, longuet, car on ne lave pas soi-même et les laveurs sont très perfectionnistes. Plein d’essence. On arrive 2 mn avant l’heure prévue du RDV, ouf. Une famille est en train de prendre en main son camper donc on nous demande de patienter. Finalement ils ont confondu heure de départ de leur taxi vers l’aéroport (13h00) et heure de check out (11h30) donc on doit se fâcher à 12h45 quand rien n’est encore fait, d’autant que je veux souligner les problèmes que nous avons eus avec ces maudits rétroviseurs. Ils se confondent en excuses, et promettent de nous rembourser la journée perdue à bricoler. Nous expédions le check out, le taxi arrive et nous arrivons bien à temps à l’aéroport pour le décollage à 16h45. On passe les Andes puis vol sans histoire et retour tranquille à la maison depuis Luxembourg. Demain, c’est Noël !
Une semaine à Paris avec des adolescents English translation pending
Bonjour, nous amenons pour la première fois nos enfants de 11 et 12 ans à Paris en février, pour une semaine. Nous connaissons peu et en dehors des incontournables: Tour Eiffel, champs Élysées, Louvre, Orsay... nous cherchons des conseils de visites. Nous aimerions mixer visites culturelles et balades en ville...Nous sommes preneurs de tous vos conseils sachant que nous et nos enfants aimons tout ce qui est art contemporain, culture urbaine, mode, musique...si vous connaissez aussi des endroits insolites on est preneur. Merci!
Visa d'affaires 3 mois multiples entrées en Russie (à moto) English translation pending
Bonjour à tous,
Je recherche des informations récentes sur d'éventuels problèmes qu'aurait pu rencontrer des voyageurs en moto en Russie avec un visa d'affaires. Action visa délivre ce type de visa sans problème même pour quelqu'un qui ne fait que du tourisme !
En 2014, je suis allé en Mongolie par les pays en stan. Puis retour par la Russie avec un visa de tourisme 30 jours 2 entrées, le problème c'est que s'est tendu avec 30 jours vue la distance à parcourir sachant que le compte à rebours démarre à la première entrée!
A partir de fin mai je compte repartir 4 mois en Asie centrale jusqu'en Mongolie puis Vladivostock et retour vers l'ouest jusqu'à Saint Pétersbourg! De ce fait il me faut un visa plus long!
J'ai entendu dire récemment par un motard routard lors de rassemblement d'aventuriers que des voyageurs aurait eu des problèmes avec un visa d'affaires sachant qu'il ne faisait que tu tourisme...
Par contre je n'ai rencontré aucune personne ayant eu un problème avec ce type de visa lors de son voyage en Russie!
Question : Avez vous vous même rencontrez des problèmes ou difficultés avec un visa d'affaires sachant que vous étiez en Russie pour du tourisme?
Je recherche des informations fiables et vérifiées.
Merci d'avance à tous pour vos réponses!
Bonne journée.
Claude.
Retour en mots et en images: France - Oman à vélo English translation pending
Bonjour à tous !
La première partie de mon voyage accomplie, je peux désormais en parler ! Actuellement au Caire en attente du départ pour la traversée du continent Africain, je me fais un plaisir de partager ce petit voyage avec vous. Mais par où commencer ?
Quelques chiffres :
- Départ de Saint Quentin, France, le 5 mai 2018 et dernier coup de pédale à Mascate le 10 décembre 2018. - 12 449km et 734 heures de vélo - 220 jours - 4 crevaisons - Quelques milliers de d+ - Quelques pays : France - Belgique - Hollande - Allemagne - Rep tchéque - Pologne - Ukraine - Moldavie - Transnistrie - Roumanie - Hongrie - Slovaquie - Serbie - Bosnie - Croatie - Monténégro - Albanie - Grèce - Turquie - Iran - EAU - Oman. - Aucun problème - Hormis l'inévitable bateau pour rejoindre les émirats, que du vélo.
Le trajet :
Vous trouverez la carte en pièce jointe. Mais concernant le trajet, si c'était à refaire, je ne changerais surement rien. Même si deux d'entre ces pays ont étaient plutôt froid à mon égard, disons que l’expérience fut intéressante en un sens. Et j'avais des choses à raconter le soir dans mes carnets.
Si l'on y regarde de plus prés, il n'a pas grand sens. Mais à quoi bon s'efforcer à donner un sens aux yeux des autres alors que pour moi il était la suite on ne peut plus logique. C'est une route qui suit les envies et la météo. J'avais envie d'approfondir plus avec certains pays que j'avais traversé auparavant avec d'autres moyens de locomotion.
Si vous avez une question rapport à tout ça n’hésitez pas. Juste quelques points rapides qu'il me plait à souligner :
- Allemagne : Finalement j'ai passé pas mal de temps dans le désert Iranien à rêver de la simplicité de l'Allemagne. C'est pas très exotique mais super chouette. Facile de bien magner et de bien boire. Les gens sont très agréables et accueillants avec les cyclos. Les pistes sont merveilleuses et suivre les fleuves est un réel plaisir. Bref, je commence à l'avoir traversé dans quelques directions mais ce n'était pas la dernière !
- Ukraine : Bon là gros coup de cœur. J'en frissonne à l'idée. C'est beau, c'est simple. Les routes obligent à prendre le temps, pas de danger de faire d’excès de vitesse. Les paysages sont beau, ornés de coupoles dorés qui indiquent au loin déjà les maisons de Dieu. Quant aux Ukrainiens, médaille d'or. Je n'ai traversée qu'une petite partie du sud ouest donc ne peux et ne veux généraliser, mais pour mon pote et moi ce fût une merveille permanente malgré une météo éprouvante. C'était simple, pur. Tu rentres pour boire un café, puis lorsque tu demandes où tu peux poser la tente on te regarde chaque fois avec un regard interrogatif : Ben non tu dors là. Je ne peux pas prétendre avoir été à jeun de tout le périple mais bon..
- Moldavie : J'aurais à peu prés les mêmes réflexions que pour l'Ukraine. De belles étendues d'herbes qui n'attendent que les tentes. Des Moldaves toujours prêt à aider pour ci ou ça. Vraiment encore, wahou.
- Roumanie : Bon désolé mais encore pareil. Alors il faut tout de même précisé que j'ai traversé tout le nord : Transylvanie/Maramures. Une merveille malgré la météo. Les gens sont beaux et bons. Quels beaux moments humains encore une fois. Alors loin de moi l'idée de me faire le défenseur de la veuve et de l'orphelin mais mince, pour la 3éme fois ou je m'attardais là bas, c'est toujours le même constat. Et cette fois ci l'apothéose. Merci à tous ces gens qui m'ont ouvert la porte sans question aucune, juste parce que j'en avais besoin. Les montagnes ne sont pas si ardues dans le nord et les paysages en valent le coup, tout comme les églises, les villages et les individus absolument charmants. Je reviendrais !
- Serbie : Juste pour la surprise. J'avais déjà passer du temps là bas et ce ne fût pas forcément exceptionnel mais à vélo, tout change. Et les Serbes furent vraiment et sincèrement bon avec nous. De plus le pays est chouette ! Nous avons suivi la vallée de la Drina, enchainant les passages de frontière entre Serbie et B-H.
- Monténégro : Surpris parles déchets partout. Ok, je plaide coupable, le mois d'aout n'était pas la meilleur des idées, mais j'avoue qu'on a un peu fui le pays. Traffic, touristes massés sur les mêmes endroits, poubelles à ciel ouverte. Mais les montagnes sont un vrai régal. Costaud comme trajet mais beau ! CA se mérite parait il.
- Albanie : Je ne sais pas trop quoi en dire. Je dois y retourner encore probablement. Je n'ai jamais autant fait coucou de la main par ailleurs. Un monde d'homme, de Mercedes et de car wash. Mais des gens bienveillants et souriants. Demande approfondissement !
- Grèce : Petit bol d'air frais. Une route nationale abandonnée jouxtant la nouvelle, vide de voitures et qui permet de faire un bon bout de la traversée ouest-est du pays. Facile de trouver quelques plages qui n'intéressent pas les vendeurs et beignets et les mangeurs de ces derniers. Sinon relativement sale partout où les Hommes se trouvent au mois d'Aout. Une calamité. Comment peut on apprécier un endroit et tout laisser derrière soit à quelques mètres d'une poubelle ? Il faut fuir les lieux touristiques. Ça parait évident mais c'est la condition sine qua non pour ne pas devenir misanthrope. Contexte de mois d'aout je rappelle !
- Turquie : Par où commencer ? Surement mon gros coup de cœur. Une relation parfaite avec les Turques. Toujours aidants et bienveillants, en gardant la distance qui m'est nécessaire pour vivre et m'ébattre. Des paysages changeants et tous plus grandioses les unes que les autres. Du dénivelé masi je m'attendait à pire pour être honnête. Par contre lorsque ça grimpe, c'est à la Turque, pas de pitié pour les cyclistes.. On s'arrête boire un thé, puis on en boit dix sans en payer un seul. Les jardins des mosquées nous furent gracieusement proposé presque chaque soir, avec le réveil qui va de pair. Un peu plus rude à l'est, quoique moins que ce que j'attendais. Bref j'ai beaucoup aimé.
- Iran : Le gros du débat. Je me rends compte encore aujourd'hui combien le pays est mal connu et mal perçu. Donc plusieurs choses, ce que j'ai entendu auparavant avec mes oreilles de cyclistes/voyageurs et ceux de l'occidental. Pour les cyclos et voyageurs : Je ne me suis jamais senti en situation d’insécurité. Les Iraniens sont de belles personnes bienveillantes et généreuses. Aucun doute la dessus. Ça en devient fascinant tant l'hospitalité est ancré dans la culture. EN REVANCHE, c'était trop pour moi. Moi en tant que personne avec son caractère, sa patience, ses envies. Beaucoup trop et tout le temps. JE comprends que ça charme le touriste qui jump d'un bus à l'autre pendant 10 jours. Mais après 10 semaines sans carapaces autre que la toile de tente, ça devient vite fatiguant. Donc l'hospitalité oui, grand oui. Les rois même. Mais pour moi c'était trop et en permanence. Donc ça n'a pas rendu la route facile du tout. La fatigue, le soleil, les étendues plates et désertiques. Autant de choses qui font que je dois avoir ma bulle à un certain moment. Et là c'est pas possible. J'avoue j'ai même penser à prendre un bus lorsque je roulais dans les montagnes avec un cyclo Allemand. Mais non, tout s'est fait à vélo et j'en suis bien heureux. Les paysages sont fascinants, la population est touchante. Un fort moment, dans les hauts et les bas. Concernant le point de vue occidental, la population est à mettre loin de la sphère politico-religieuse qui gère le pays. Ils ne les aiment pas, attendent patiemment le changement (un peut trop d'ailleurs ?) Les Iraniens étouffent dans un pays qui tourne à circuit fermé. Principaux réseaux sociaux interdit, youtube interdit, connexion internet plutôt mauvaise, culture emprisonnée... Quand aux femmes, elles sont merveilleuses par leur force. Et bien plus que le hommes qui je trouve, se laisse vivre dans une société phalocratique qui leur convient plutôt bien . Mais les femmes. Elles sont connectées, ambitieuses, cultivées, engagées.. Respect ! Donc oui c'est safe, oui c'est beau, oui c'est hyper intéressant, oui Isfahan est magique, oui on se prend pour Loti ou Bouvier en pénétrant dans cette dernière. Mais à vélo, c'est mi figue mi raisin à mon humble avis. C'est moins facile que ce que j'attendais. Et les cyclos qui en ressortaient pour entrer en Turquie avaient l'air fatigué : "Préserves toi, tu verras.."
- Oman : J'ai vraiment aimé ! Pas assez de temps hélas mais je reviendrais, aussi. J'ai longé la côte depuis les émirats et c'était vraiment chouette. J'ai retrouvé un peu le bordel qui me plait tant. Des villages de pécheurs un peu chaotiques, des hommes tout de blanc vêtu, la possibilité de dormir partout sans gêner personne, aucun problème de sécurité. Vraiment un chouette coup de cœur !
-
Budget :
En vivant sans trop me priver, et avouons le, en faisant couler l'alcool à flot en Europe, j'ai dépensé environ 10 euros par jour. Alors ça inclus ceci : - Je dors dehors - Je ne me prive pas de manger correctement - Quelques achats de matos - Visas, bateau et une nouvelle go pro - Quelques nuits en auberge, pas mal de restaurants - Quelques souvenirs et envois par colis
Dormir :
Bivouac systématique sauf dans les grandes villes pour profiter des avantages de la vie en ville. De manière globale, il est possible de dormir partout si l'on fait preuve de bon sens. Il faut demander, analyser, se renseigner, regarder la carte.. Sinon le vélo est un sacré avantage visuelle. Ça ne fait pas pèlerin ou paumés (Je ne mélange pas les deux hein !). Les gens sont de manière globale sympathiques avec les cyclos. Donc ça permet d'économiser de l'argent mais ça, ce n'est que la mauvaise justification. Dormir dehors c'est vivre. Se libérer des 4 murs surmontés d'un toit pour s'endormir pour les étoiles, c'est le BONHEUR. Je dors d'ailleurs maintenant très mal en intérieur, complétement perdu à me réveiller 3 fois par nuit pour me demander où je suis. Je pourrais faire un article entier sur le fait de dormir dehors tellement tout ça est fascinant. Mais ça vous le savez déjà. Mais une dernière chose, ce que j'ai pu voir sur la route du concept du "luxury" dans le regard global des Hommes est bien loin du mien. Le luxe, c'est de s'éloigner de tout et tous. De regarder le feu danser, les étoiles arriver et de réaliser combien tout cet environnement met tout en œuvre pour que la nuit soit douce et belle. ( J'ai aussi tout un tas d'histoire de bivouac merd*que hein. Mais l'idée là est plus de parler du fait de dormir DEHORS. De laisser les lumières naturelles guider et laisser la nature nous gratifier de ses bruits secrets que seuls les Hommes qui ont l'oreille assez attentive et intéressée peuvent percevoir)
Matos :
Ce qui se fait de plus courant dans le domaine. Un Surly LHT monté en 26 pouces. Tubus, Schwalbe, Ortlieb.. Tente MSR, duvet Cumulus, Réchaud multicombustible.. Du solide, du fiable. Éprouvé et approuvé. Je ne pousse cependant pas à dépenser des milliers d'euros en insinuant que c'est la seule manière d'arriver au bout de tant de kilomètres. Mais pour ma part, j'aime le beau matos, et le matériel en qui je peux avoir confiance en toutes circonstances.
Conclusion ?
Conclusion temporaire puisque je suis maintenant en Égypte pour traverser l'Afrique par l'est. Mais toujours est il que ce fût merveilleux jusqu'alors. J'ai pris un plaisir fou et je prends d'ailleurs plaisir à écrire là maintenant puisque tout remonte en moi lentement. Un peu à fleur de peau d'avoir vécu au milieu de ce bordel d'humanité. Les monde est bien plus beau que ce que l'on veut bien l'entendre. Même si surpris et attristé par la situation crasseuse de la planète, j'ai foi en l'Homme. Ce n'est pas tout rose. Il y a d'ailleurs tout une liste de choses qui font parti du quotidien des cyclos. Si ça intéresse je peux aussi soulever ces points là. Donc loin d'être tout rose, soit. Mais je me demande chaque jour comment je vais bien pouvoir faire pour rendre un jour tout ce que j'ai déjà reçu. Un sourire, un café, un croissant. Le moindre petit détail qui fait briller les yeux et rend le sourire de voir que l'humanité a encore de beaux jours devant elles si tant est qu'elle ouvre les yeux sur sa propre condition. La différence est belle, mais le respect d'autrui est l'outil qui permet le vire ensemble. Et ça vaut pour tous et tout.
Mais tout ceci n'est que mon humble avis, discutable et réfutable. Quoique mes sentiments et impressions ne le sont pas vraiment. Ils m'appartiennent. Et aussi, c'est l'avis d'un homme. Donc surement bien différent de l’expérience d'une femme qui pédale à travers le monde.
La vie est belle !
Vous pouvez jeter un oeil sur mon site : www.lepedalistan.com Ou encore suivre ma progressions sur instagram où j'essaie de poster chaque jour une photo et un court texte : @lepedalistan.
Désolé pour le pavé, à vous les studios. Clotaire. Love and light.
La première partie de mon voyage accomplie, je peux désormais en parler ! Actuellement au Caire en attente du départ pour la traversée du continent Africain, je me fais un plaisir de partager ce petit voyage avec vous. Mais par où commencer ?
Quelques chiffres :
- Départ de Saint Quentin, France, le 5 mai 2018 et dernier coup de pédale à Mascate le 10 décembre 2018. - 12 449km et 734 heures de vélo - 220 jours - 4 crevaisons - Quelques milliers de d+ - Quelques pays : France - Belgique - Hollande - Allemagne - Rep tchéque - Pologne - Ukraine - Moldavie - Transnistrie - Roumanie - Hongrie - Slovaquie - Serbie - Bosnie - Croatie - Monténégro - Albanie - Grèce - Turquie - Iran - EAU - Oman. - Aucun problème - Hormis l'inévitable bateau pour rejoindre les émirats, que du vélo.
Le trajet :
Vous trouverez la carte en pièce jointe. Mais concernant le trajet, si c'était à refaire, je ne changerais surement rien. Même si deux d'entre ces pays ont étaient plutôt froid à mon égard, disons que l’expérience fut intéressante en un sens. Et j'avais des choses à raconter le soir dans mes carnets.
Si l'on y regarde de plus prés, il n'a pas grand sens. Mais à quoi bon s'efforcer à donner un sens aux yeux des autres alors que pour moi il était la suite on ne peut plus logique. C'est une route qui suit les envies et la météo. J'avais envie d'approfondir plus avec certains pays que j'avais traversé auparavant avec d'autres moyens de locomotion.
Si vous avez une question rapport à tout ça n’hésitez pas. Juste quelques points rapides qu'il me plait à souligner :
- Allemagne : Finalement j'ai passé pas mal de temps dans le désert Iranien à rêver de la simplicité de l'Allemagne. C'est pas très exotique mais super chouette. Facile de bien magner et de bien boire. Les gens sont très agréables et accueillants avec les cyclos. Les pistes sont merveilleuses et suivre les fleuves est un réel plaisir. Bref, je commence à l'avoir traversé dans quelques directions mais ce n'était pas la dernière !
- Ukraine : Bon là gros coup de cœur. J'en frissonne à l'idée. C'est beau, c'est simple. Les routes obligent à prendre le temps, pas de danger de faire d’excès de vitesse. Les paysages sont beau, ornés de coupoles dorés qui indiquent au loin déjà les maisons de Dieu. Quant aux Ukrainiens, médaille d'or. Je n'ai traversée qu'une petite partie du sud ouest donc ne peux et ne veux généraliser, mais pour mon pote et moi ce fût une merveille permanente malgré une météo éprouvante. C'était simple, pur. Tu rentres pour boire un café, puis lorsque tu demandes où tu peux poser la tente on te regarde chaque fois avec un regard interrogatif : Ben non tu dors là. Je ne peux pas prétendre avoir été à jeun de tout le périple mais bon..
- Moldavie : J'aurais à peu prés les mêmes réflexions que pour l'Ukraine. De belles étendues d'herbes qui n'attendent que les tentes. Des Moldaves toujours prêt à aider pour ci ou ça. Vraiment encore, wahou.
- Roumanie : Bon désolé mais encore pareil. Alors il faut tout de même précisé que j'ai traversé tout le nord : Transylvanie/Maramures. Une merveille malgré la météo. Les gens sont beaux et bons. Quels beaux moments humains encore une fois. Alors loin de moi l'idée de me faire le défenseur de la veuve et de l'orphelin mais mince, pour la 3éme fois ou je m'attardais là bas, c'est toujours le même constat. Et cette fois ci l'apothéose. Merci à tous ces gens qui m'ont ouvert la porte sans question aucune, juste parce que j'en avais besoin. Les montagnes ne sont pas si ardues dans le nord et les paysages en valent le coup, tout comme les églises, les villages et les individus absolument charmants. Je reviendrais !
- Serbie : Juste pour la surprise. J'avais déjà passer du temps là bas et ce ne fût pas forcément exceptionnel mais à vélo, tout change. Et les Serbes furent vraiment et sincèrement bon avec nous. De plus le pays est chouette ! Nous avons suivi la vallée de la Drina, enchainant les passages de frontière entre Serbie et B-H.
- Monténégro : Surpris parles déchets partout. Ok, je plaide coupable, le mois d'aout n'était pas la meilleur des idées, mais j'avoue qu'on a un peu fui le pays. Traffic, touristes massés sur les mêmes endroits, poubelles à ciel ouverte. Mais les montagnes sont un vrai régal. Costaud comme trajet mais beau ! CA se mérite parait il.
- Albanie : Je ne sais pas trop quoi en dire. Je dois y retourner encore probablement. Je n'ai jamais autant fait coucou de la main par ailleurs. Un monde d'homme, de Mercedes et de car wash. Mais des gens bienveillants et souriants. Demande approfondissement !
- Grèce : Petit bol d'air frais. Une route nationale abandonnée jouxtant la nouvelle, vide de voitures et qui permet de faire un bon bout de la traversée ouest-est du pays. Facile de trouver quelques plages qui n'intéressent pas les vendeurs et beignets et les mangeurs de ces derniers. Sinon relativement sale partout où les Hommes se trouvent au mois d'Aout. Une calamité. Comment peut on apprécier un endroit et tout laisser derrière soit à quelques mètres d'une poubelle ? Il faut fuir les lieux touristiques. Ça parait évident mais c'est la condition sine qua non pour ne pas devenir misanthrope. Contexte de mois d'aout je rappelle !
- Turquie : Par où commencer ? Surement mon gros coup de cœur. Une relation parfaite avec les Turques. Toujours aidants et bienveillants, en gardant la distance qui m'est nécessaire pour vivre et m'ébattre. Des paysages changeants et tous plus grandioses les unes que les autres. Du dénivelé masi je m'attendait à pire pour être honnête. Par contre lorsque ça grimpe, c'est à la Turque, pas de pitié pour les cyclistes.. On s'arrête boire un thé, puis on en boit dix sans en payer un seul. Les jardins des mosquées nous furent gracieusement proposé presque chaque soir, avec le réveil qui va de pair. Un peu plus rude à l'est, quoique moins que ce que j'attendais. Bref j'ai beaucoup aimé.
- Iran : Le gros du débat. Je me rends compte encore aujourd'hui combien le pays est mal connu et mal perçu. Donc plusieurs choses, ce que j'ai entendu auparavant avec mes oreilles de cyclistes/voyageurs et ceux de l'occidental. Pour les cyclos et voyageurs : Je ne me suis jamais senti en situation d’insécurité. Les Iraniens sont de belles personnes bienveillantes et généreuses. Aucun doute la dessus. Ça en devient fascinant tant l'hospitalité est ancré dans la culture. EN REVANCHE, c'était trop pour moi. Moi en tant que personne avec son caractère, sa patience, ses envies. Beaucoup trop et tout le temps. JE comprends que ça charme le touriste qui jump d'un bus à l'autre pendant 10 jours. Mais après 10 semaines sans carapaces autre que la toile de tente, ça devient vite fatiguant. Donc l'hospitalité oui, grand oui. Les rois même. Mais pour moi c'était trop et en permanence. Donc ça n'a pas rendu la route facile du tout. La fatigue, le soleil, les étendues plates et désertiques. Autant de choses qui font que je dois avoir ma bulle à un certain moment. Et là c'est pas possible. J'avoue j'ai même penser à prendre un bus lorsque je roulais dans les montagnes avec un cyclo Allemand. Mais non, tout s'est fait à vélo et j'en suis bien heureux. Les paysages sont fascinants, la population est touchante. Un fort moment, dans les hauts et les bas. Concernant le point de vue occidental, la population est à mettre loin de la sphère politico-religieuse qui gère le pays. Ils ne les aiment pas, attendent patiemment le changement (un peut trop d'ailleurs ?) Les Iraniens étouffent dans un pays qui tourne à circuit fermé. Principaux réseaux sociaux interdit, youtube interdit, connexion internet plutôt mauvaise, culture emprisonnée... Quand aux femmes, elles sont merveilleuses par leur force. Et bien plus que le hommes qui je trouve, se laisse vivre dans une société phalocratique qui leur convient plutôt bien . Mais les femmes. Elles sont connectées, ambitieuses, cultivées, engagées.. Respect ! Donc oui c'est safe, oui c'est beau, oui c'est hyper intéressant, oui Isfahan est magique, oui on se prend pour Loti ou Bouvier en pénétrant dans cette dernière. Mais à vélo, c'est mi figue mi raisin à mon humble avis. C'est moins facile que ce que j'attendais. Et les cyclos qui en ressortaient pour entrer en Turquie avaient l'air fatigué : "Préserves toi, tu verras.."
- Oman : J'ai vraiment aimé ! Pas assez de temps hélas mais je reviendrais, aussi. J'ai longé la côte depuis les émirats et c'était vraiment chouette. J'ai retrouvé un peu le bordel qui me plait tant. Des villages de pécheurs un peu chaotiques, des hommes tout de blanc vêtu, la possibilité de dormir partout sans gêner personne, aucun problème de sécurité. Vraiment un chouette coup de cœur !
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Budget :
En vivant sans trop me priver, et avouons le, en faisant couler l'alcool à flot en Europe, j'ai dépensé environ 10 euros par jour. Alors ça inclus ceci : - Je dors dehors - Je ne me prive pas de manger correctement - Quelques achats de matos - Visas, bateau et une nouvelle go pro - Quelques nuits en auberge, pas mal de restaurants - Quelques souvenirs et envois par colis
Dormir :
Bivouac systématique sauf dans les grandes villes pour profiter des avantages de la vie en ville. De manière globale, il est possible de dormir partout si l'on fait preuve de bon sens. Il faut demander, analyser, se renseigner, regarder la carte.. Sinon le vélo est un sacré avantage visuelle. Ça ne fait pas pèlerin ou paumés (Je ne mélange pas les deux hein !). Les gens sont de manière globale sympathiques avec les cyclos. Donc ça permet d'économiser de l'argent mais ça, ce n'est que la mauvaise justification. Dormir dehors c'est vivre. Se libérer des 4 murs surmontés d'un toit pour s'endormir pour les étoiles, c'est le BONHEUR. Je dors d'ailleurs maintenant très mal en intérieur, complétement perdu à me réveiller 3 fois par nuit pour me demander où je suis. Je pourrais faire un article entier sur le fait de dormir dehors tellement tout ça est fascinant. Mais ça vous le savez déjà. Mais une dernière chose, ce que j'ai pu voir sur la route du concept du "luxury" dans le regard global des Hommes est bien loin du mien. Le luxe, c'est de s'éloigner de tout et tous. De regarder le feu danser, les étoiles arriver et de réaliser combien tout cet environnement met tout en œuvre pour que la nuit soit douce et belle. ( J'ai aussi tout un tas d'histoire de bivouac merd*que hein. Mais l'idée là est plus de parler du fait de dormir DEHORS. De laisser les lumières naturelles guider et laisser la nature nous gratifier de ses bruits secrets que seuls les Hommes qui ont l'oreille assez attentive et intéressée peuvent percevoir)
Matos :
Ce qui se fait de plus courant dans le domaine. Un Surly LHT monté en 26 pouces. Tubus, Schwalbe, Ortlieb.. Tente MSR, duvet Cumulus, Réchaud multicombustible.. Du solide, du fiable. Éprouvé et approuvé. Je ne pousse cependant pas à dépenser des milliers d'euros en insinuant que c'est la seule manière d'arriver au bout de tant de kilomètres. Mais pour ma part, j'aime le beau matos, et le matériel en qui je peux avoir confiance en toutes circonstances.
Conclusion ?
Conclusion temporaire puisque je suis maintenant en Égypte pour traverser l'Afrique par l'est. Mais toujours est il que ce fût merveilleux jusqu'alors. J'ai pris un plaisir fou et je prends d'ailleurs plaisir à écrire là maintenant puisque tout remonte en moi lentement. Un peu à fleur de peau d'avoir vécu au milieu de ce bordel d'humanité. Les monde est bien plus beau que ce que l'on veut bien l'entendre. Même si surpris et attristé par la situation crasseuse de la planète, j'ai foi en l'Homme. Ce n'est pas tout rose. Il y a d'ailleurs tout une liste de choses qui font parti du quotidien des cyclos. Si ça intéresse je peux aussi soulever ces points là. Donc loin d'être tout rose, soit. Mais je me demande chaque jour comment je vais bien pouvoir faire pour rendre un jour tout ce que j'ai déjà reçu. Un sourire, un café, un croissant. Le moindre petit détail qui fait briller les yeux et rend le sourire de voir que l'humanité a encore de beaux jours devant elles si tant est qu'elle ouvre les yeux sur sa propre condition. La différence est belle, mais le respect d'autrui est l'outil qui permet le vire ensemble. Et ça vaut pour tous et tout.
Mais tout ceci n'est que mon humble avis, discutable et réfutable. Quoique mes sentiments et impressions ne le sont pas vraiment. Ils m'appartiennent. Et aussi, c'est l'avis d'un homme. Donc surement bien différent de l’expérience d'une femme qui pédale à travers le monde.
La vie est belle !
Vous pouvez jeter un oeil sur mon site : www.lepedalistan.com Ou encore suivre ma progressions sur instagram où j'essaie de poster chaque jour une photo et un court texte : @lepedalistan.
Désolé pour le pavé, à vous les studios. Clotaire. Love and light.