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Tour du monde de six mois English translation pending
by Scap1 · 2009-04-26 · 7 replies
Bonjour à tous,

mon amie et moi-même souhaiterions effectuer un tour du monde de 6 mois (octobre 2009 à mars 2010).

nous souhaiterions effectuer le trajet suivant en passant par un billet tour du monde mais nous ne sommes pas certains que celui-ci soit plus économique que des billets pris séparément.

paris-bombay (1 et mois demie en inde) delhi-bangkok (1 mois et demie en thailande et indonésie) bali-sydney (10 jours en australie) sydney-buenos aires (1 mois et demie en argentine + brésil) rio-lima (1 mois au pérou + bolivie ou chili) lima-paris

Notre budget est assez serré (étudiant oblige🙁): 5000€ chacun tout compris

nous voulions avoir des avis sur ce trajet, notre budget et le moyen de réserver nos billets (billet tdm ou vols séparés).

et nous avions quelques questions:

en arrivant à bombay, vaut il mieux partir de calcutta ou de delhi pour faire le maximum de choses en inde?

est il facile de rejoindre bali par voie terrestre depuis la thailande?

nous pensions peut être ajouter un pays de l'asie du sud est parmi le laos, le vietnam ou le cambodge, qu'en pensez vous? et est il facile de s'y rendre depuis la thailande?

que nous conseillez vous entre la bolivie ou le chili et est il facile de s'y rendre par voie terrestre depuis le pérou?

Merci de vos réponses.
Vivre à Miami English translation pending
by Nanis33 · 2009-04-22 · 52 replies
Bonsoir tout le monde!! Je reviens tout juste d'un ptit voyage a Miami.... Ce voyage étéiat un test pour savoir si la vie là bas pouvait me plaire, il s'avère que mon mec et moi on est completement tombés sous le Charme de la floride!!! Mon copain travaille actuellemnt dans une boite americaine, on vit actuellemnt sur Bordeaux, il se trouve kil a une possibilité de mutation à Miami.. On aimeriont commencer petit à petit les démarches a faire, mais on est un peu pommé, on ne sait pas trop par où commencé.... Alors on recherche des personnes pouvant nous aider...si vous savez comment faire exactement... dans l'attente de vos reponses... A bientot bizzzz

anais
Conseil pour notre tour du monde avec one world English translation pending
by Lea3232 · 2009-04-17 · 8 replies
Bonjour à tous!

Voila cela fait deja plusieurs semaines que je m'informe que les forum et sur les sites concernant les billets tour du monde avec one world et j'aimerais avoir des conseils de personnes qui ont déjà vécu cette expérience. J'ai plein de questions... Par exemple: quel est le meilleur moyen de profiter un max des billets TDM? de chaque fois atterir et de redecoller de la meme ville ou alors de faire un max de segments terrestre? Nous aimerions visiter bcp de pays et je ne sais pas quel est le meilleur moyen, avec les calculs one world, pour visiter un max de lieux ... je ne me rends pas compte du temps nécessaire pour faire des segments terrestre.. par exemple si on fait bombay - dehli en terrestre (bus, taxi, train, etc) combien de temps faut-il prévoir pour pouvoir bien profiter.. pas trop stresser...?

merci de votre aide
Népotisme chez Air France English translation pending
by Satu · 2009-04-09 · 64 replies
Comment une compagnie comme Air France, qui accorde des avantages a ses employes, a la famille de ses employes, aux amis de ses employes, aux camarades de ses employes peut pretendre avoir un avenir dans le transport aerien ? Quand je voyage sur Air France ( pour mon travail ) cela me gave de savoir que le surclassement est reserve en priorite au personnel d'Air France.
Hôtel à Sapa? English translation pending
by Boralagon · 2009-04-02 · 15 replies
Bonjour, nous serons fin avril à Sapa. Nous sommes deux adultes et deux enfants ( 4 et 8 ans). Quel hôtel nous conseilleriez-vous à Sapa? Est-il judicieux de passer aussi une nuit à Bac Ha? Merci de votre aide !
Achat de billet d'avion de continuation pour le Pérou English translation pending
by Matiouz41 · 2009-04-02 · 21 replies
bonjour

Je pars pour le perou le 21 avril, avec air comet. je n'ai pris qu'un aller, parce que je ne sais pas encore trop ou je vais aller ensuite.

J'ai lu differentes discussions sur cette histoire de billet de contination. J'ai appelé l'amabssade de pérou aussi; et je suis encore dans le floud'apres plusieurs discussions et la nana de l'ambassade, une résa dans un hotel ailleurs qu'au perou PEUT suffir. mais c pas sur, ça dépend des fois.... super me voila bien avancé, en gros tente ta chance, quitte ou double!pour d'autres sans billet de retour ou pour un autre pays pas la peine d'y penserdes fois ça passe sans rien regarderetc ...

je pensais acheter un billet retour bidon, départ du pérou ou pas; pour l'instant pas trouvé grand chose de vraiment remboursable. avec air comet y a 125€ de frais d'annulation. connaissez vous une compagnie qui rembourse bien les billets (et qui desserve l'am du sud!)

ou alors un billet pas cher intra amerique du sud (les billets genre lima quito les moins chers, ça reste quand meme dans les 400€... ils ont pas ryan air la bas?😉)

ou sinon avez vous un conseil a me donner svp???

en tout cas merci d'avance

mathieu
Avis sur itinéraire tour du monde dès juillet 2009 English translation pending
by Aurélise · 2009-04-01 · 13 replies
Bonjour, Nous avons décidé de partir découvrir ce vaste monde avec ma chère et tendre à partir de juillet et pendant un an…Plus que 3 mois, oula….

Nous avons prévu de répartir l'année entre l'Amérique central et du sud et l'Asie.

Mexique – 1, 5 mois, Juillet 2009 – 15 aout 2009 Amérique central – 1, 5 mois, 15 Aout 2009 – 30 septembre 2009 Equateur – 3 semaine, octobre 2009 Pérou : 1, 5 mois, novembre 2009 – 15 décembre 2009 Bolivie : 1 mois, 15 décembre 2009 – 15 janvier 2010

Bali : 1 mois, 15 janvier 2010 – 15 février 2010 Thailande, Cambodge, Laos et vietnam : 3 mois, 15 février 2010 – 15 mai 2010 Birmanie : 1 mois, 15 mai 2010 – 15 juin 2010 Inde du sud : 2 mois, 15 juin 2010 – 15 aout 2010

Voilà, j’aurais aimé avoir vos avis sur notre itinéraire, s’il est réalisable et j’aurais avoir aimé les avis de professionnel de la météo puisque je ne sais pas dans quel sens nous devons envisager notre parcours.

Merci d’avance pour vos réponses et conseils
1er avril: nouvelles primes promos English translation pending
by Neptunéa · 2009-04-01 · 46 replies
Bonjour Les nouvelles primes promos sont arrivées... Sauf que... Un peu avant 9h ce matin, je les découvre : primes AF, primes KLM, 1 prime Kenya Airways. Je suis pressée mais constate qu'au moins quelques primes promos en affaires sont plus intéressantes qu'avant et moins "chères" que celles de KLM pour la même destination. 🙂 Obligée de partir, je ne reviens devant mon ordi que 6h plus tard avec l'intention de réserver et ........... plus aucune primes promos en affaires avec AF 🏴‍☠️. Ont-elles été déjà toutes achetées ? Etait-ce une erreur d'AF qui a été corrigée dans la matinée ? Puis-je espérer que de nouvelles places apparaissent ? Avez-vous pu en réserver ? A +
Billet d'avion tour du monde au départ de l'Australie? English translation pending
by Vince2 · 2009-03-24 · 6 replies
Salut à tous,

Ca fait quelques temps que ma copine et moi pensons faire tour du monde, et ça commence à prendre forme pour 2010… Maintenant qu’on a une ptite idée de l’itinéraire on commence à regarder les billets d’avion. Et c’est la que le casse tête commence.

L’itinéraire ressemble à :

France – Singapour (par la terre) Singapour – Darwin (avion) Darwin – Sydney (par la terre) Sydney – Papeete (avion) Papeete – Ile de Pâques (avion) Ile de Pâques – Santiago (avion) Santiago – Rio (par la terre) Rio – France ou Angleterre (avion)

Voila, tout ça en une dizaine de mois.

On prendrait donc 5 vols.

Pensez vous qu’un billet TDM est adapté à cet itinéraire (le premier de nos vols serait à Singapour ou en Australie) et à ce nombre de stops. Le problème je crois avec les billets TDM, c’est qu’il faut bien souvent que la ville de départ et d’arrivée soit la même.

Et si on prend des vols secs, les allers simples sont souvent super chers (des fois plus chers que les AR).

Bref est- ce que quelqu’un à déjà pris un genre de billet TDM pour la moitié d’un TDM… (j’espère être clair….)

Pour info, le vol Singapour – Darwin est à moins de 50€ chez jet star (donc pourrait être pris séparément) et je crois que le Papeete – Santiago fait automatiquement escale à l’Ile de Pâques.

Merci pour vos conseils,
La Thaïlande n'est plus le pays du sourire English translation pending
by Grandcosto · 2009-03-20 · 222 replies
Quel fut ma déception en retournant en thailand apres 15 ans d'absence. Le sourire amicale et cordial s'était transformé en sourire commercial. Sans perspective de transaction profitable, les thais m'ont fait la gueule, et je ne me suis pas senti le bienvenu. J'ai pourtant tout tenté pour me faire voir sous mon meilleur profil. Comme préconisé, je suis resté calme, amical, respectueux, souriant, patient, sympatique, mais en retour, je me suis senti abusé et dénigré par une population qui visiblement en a mare des hordes de touristes. J'ai eu l'impression de les déranger. Laisse toi arnaquer, ferme ta gueule et casse toi. Il est vrai que j'ai fait un parcours très touristique. Bankok, Chiang May, Pucket, Ko Samui et Phangan. Je n'avais ni le temps ni l'envie de sortir des sentiers battus, mais juste de faire 25 jours de vacances relaxantes. Ô Big Big sentiment de déception. Cette thailand a sacrifié son âme sur l'hotel du dieu dollar. Tot ou tard, ils en payeront les conscéquences.
Vietnam et plages sublimes? English translation pending
by Catounette · 2009-03-20 · 38 replies
j'ai besoin de tous vos conseils: je m'intéresse bcp au vietnam, je compte certainement y partir 15 jours environ ( je sais c'est un peu court mais je n'ai qu'une quinzaine de jours ! ) en voyage organisé en novembre ou décembre prochain . je souhaite faire une extension de 3 jours en balnéaire.

Pouvez vous me dire quelles sont les plages dignes d'intéret sachant que je recherche une eau turquoise assez chaude, du sable blanc, des cocotiers et relativement calme. Mais lorsque je regarde les programmes des circuits, les agences ne proposent que nha trang, phan thiet, mui né .

Qu'en pensez vous, est-ce que ces plages sont vraiment idylliques ou non? si on compare avec celles de Thailande par ex ? car les photos que j'ai pu trouver montrent des plages avec une eau grise et un bord de mer bétonné! pensez vous qu'il vaut mieux que je cherche une autre destination ou puis-je qd meme prévoir une extension, .

Autre question, existe t-il des marchés de nuit comme celui de chiang Mai en thailande,

merci pour votre aide
Croisière "Îles et terre du soleil" sur le Costa Magica English translation pending
by Marilu91 · 2009-03-06 · 43 replies
Je pars le 13 avril 2009 dans la croisière intitulée " Pays et îles du soleil ". C’est ma première croisière et je pars seule avec mes filles de 16 et 13 ans. L’itinéraire c’est : Barcelone, Funchal, Malaga, Casablanca, Lanzarote, Canaries. Pour ceux qui ont déjà fait cette croisière, avez des conseils pour les excursions ? Est-ce que c’est dangereux pour nous (femmes seules) de se promener à Casablanca ? Nous partons avec le Costa Magica. Avez des conseils pour se repérer vite, les endroits les plus agréables, resto, … C’est quoi les frais de séjour à bord ? J’ai acheté ma croisière chez AB CROISIERE, qui indiquait que tout était compris (sauf les excursions et boissons). Aurais-je encore d’autres frais dans le bateau ? Par ailleurs, j’aimerais bien trouver d’autres personnes avec des enfants pour faire les excursions. Nous parlons l’espagnol et portugais. Merci beaucoup pour vos réponses.
À tous ceux qui vivent en Thaïlande... English translation pending
by Les2c · 2009-03-01 · 97 replies
Vivant ici depuis quelques mois, dans le quartier de Pinklao, nous essayons de comprendre leurs fonctionnements, la façon dont ils vivent et évoluent au sein de leur ville.

Nous nous posons beaucoup de questions et aimerions connaître votre ressenti : humainement : non respect des personnes âgés, mépris de certains thaï envers les personnes qui n'appartiennent pas à la même classe sociale... Economiquement et socialement : crédit à la consommation, crise financière, travail... Politiquement : nouveau premier ministre, affrontement des militants des partis politiques opposés .. Ecologiquement : Déchets entreposés sur des terrains vagues, pollution atmosphérique (voitures et bus plus que vétustes...), déchets en tout genre jetés dans le Chao Praya et les klongs...

Selon vous, comment les Thaïlandais et la Thaïlande, vont-ils agir ?

Merci d'avance pour votre contribution et pour nous faire partager votre vision.
Insécurité au Brésil English translation pending
by Nicefrance · 2009-02-27 · 14 replies
Je suis revenu du Brésil en janvier (circuit Panorama avec NF) et je voulais vous mettre en garde. C'est la première fois de ma vie que cela m'arrive. A cause des favelas qui sont partout, les villes sont très dangereuses (surtout Rio et Salvador). Tous les guides nous ont demandé expressément de laisser les passeports et notre argent dans le coffre de l'hôtel (ne garder sur soi que quelques billets en monnaie locale, le real). En effet, lors d'un voyage précédent deux personnes qui se promenaient seules à Rio le jour du départ se sont faits détrousser et n'ont pas pu repartir avec le groupe. A la plage, il faut amener le minimum d'affaires (et surtout aucun papier). J'ai un ami qui a été volé il y a quelques années (c'est sa seule fois en voyage) sur le bateau à Salvador alors qu'il était parti se baigner.
Pétition en ligne contre les changement de Flying Blue au 01/04/2009 English translation pending
by TGV · 2009-02-23 · 98 replies
À la suite des dégradations prévues dans le programme Flying Blue, de nombreux échanges ont eu lieu sur le forum anglophone Flyer Talk, et ont conduit à la mise en ligne d’une pétition à destination d’Air France, KLM et Flying Blue afin de leur faire part de notre mécontentement, et des conséquences qu’il y aura si ces changements sont appliqués somme prévus.

La pétition est en ligne dans le lien suivant (copier-coller le lien dans votre navigateur, je n'ai pas réussi à faire de lien direct):

http://www.petitiononline.com/afklfb/petition.html

Le message lançant la pétition est dans celui-ci:

http://www.flyertalk.com/forum/flying-blue-air-france-klm/924696-petition-against-1st-april-changes.html

J’ai traduit la pétition en français ci-dessous, en essayant de rester dans l’esprit d’origine :

À: Air France / KLM / Flying Blue Cher Air France / KLM / Flying Blue,

Nous, soussignés, vous écrivons pour vous faire part de notre mécontentement et de notre déception à la suite de la dégradation continue du programme Flying Blue. Nous ne croyons pas que vos actes reflètent vos slogans sur l’attention que vous portez à vos meilleurs clients et l’importance qu’ils représentent à vos yeux.

Nous représentons un nombre significatif de vos meilleurs clients (en particulier des voyageurs d’affaires, membres Flying Blue Platinum, Gold and Silver) qui ne considèrent plus que le programme Flying Blue soit un programme apportant de la valeur à ses clients. Les principaux points d’insatisfaction sont les suivants : • Les changements dans le barème des billets primes, en particulier en classe Affaires et en Première. • Les changements dans les gains de miles.

Ces deux points combinés font que:

• Nous devons maintenant voler jusqu’à 6 fois plus pour obtenir des primes équivalentes à celles d’avant les changements. • Garder son statut Elite est devenu très difficile.

Ces éléments, et la détérioration constante du programme Flying Blue au cours des années ont conduit beaucoup d’entre nous à réévaluer notre loyauté. Comme conséquence directe des changements prévus pour le 1er avril 2009, nous sommes nombreux à prévoir transférer nos déplacements (ou à l’avoir déjà fait) sur les compagnies de Star Alliance ou de OneWorld. La manière dont les changements au programme ont été communiqués a aussi contribué à entamer notre fidélité.

Les produits d’AF-KL (et en particulier les produits haut de gamme) sont considérés par beaucoup comme inférieurs à ceux de la concurrence et, en conséquence, la générosité de Flying Blue est une part vitale de la compétitivité d’AF-KL. Dans le climat économique actuel il semble absurde que vous vous détachiez d’une partie de vos voyageurs fréquents.

Nous rappelons aux équipes de management d’Air France, KLM et Flying Blue que la fidélité doit être un processus équilibré. Sans avantages en contrepartie de notre fidélité nous irons vers la concurrence où certains sont en fait en train d’améliorer leurs programmes de fidélité.

Nous vous exhortons donc à reconsidérer la stratégie actuelle du programme Flying Blue. Nous sommes touts à fait prêts à échanger des idées avec vous sur l’amélioration du programme Flying Blue, et ce même dans le climat économique actuel. Cordialement, Les soussignés.
Itinéraire Pérou-Bolivie: possible en dix-huit jours? English translation pending
by Soleilsol · 2009-02-15 · 16 replies
Bonjour, Je dispose d'environ 18 jours en mai-juin pour voyager au Pérou et en Bolivie, et j'aimerais visiter ces villes : Paris - Lima Huacachina (près d'Ica sur la côte) Nazca Cuzco Aguas Calientes Cuzco Puno Puis passer en Bolivie pour aller à La Paz Salar Uyuni Potosi Sucre Revenir à La Paz pour rentrer en France.

Bon évidemment 18 jours c'est trop court... 🤪 • Pour ceux qui connaissent ces deux pays, pouvez vous me conseiller les incontournables afin de choisir un itinéraire réalisable ? Ou d'autres lieux à ne pas manquer (Ollantaytambo...) • dans quel ordre de visite afin de perdre le moins de temps en trajets ? • Est-il possible d'acheter un billet d'avion Paris - Lima et de rentrer depuis La Paz - Paris ? (problèmes de douane, visa...). Merci d'avance de vos conseils éclairés! 😉
Pérou: appréhension pour ne pas retrouver les sacs à l'aéroport? English translation pending
by Stephetalex · 2009-02-12 · 19 replies
Bonjour à tous,

Nous allons partir au Pérou, et j'ai une appréhension de perdre ou du moins de ne pas retrouver nos sacs à notre arrivée aux aeroports. Je suis une femme (anxieuse !!!!) et ca me ferait bien ch.....de ne pas trouver mon sac à l'arrivée.

Avez vous des recommandations ? Savez vous si on peut prendre des sacs avec nous dans l'avion ???

Merci a bientot
Voyage à vélo en Thaïlande ou au Laos? English translation pending
by Sacochée · 2009-02-12 · 14 replies
bonjour à tous les voyageurs,

j'espère que ce message vous trouvera en pleine forme, la tête pleine de projets à réaliser durant cette année 2009. Avec mon mari nous aimerions faire un voyage à vélo en Thailande ou au Laos et nous cherchons des infos. Nous partirions au mois de novembre mais nous avons des doutes concernant les pluies dans ces pays. Lequel des deux choisir ou alors est il possible de passer de l'un à l'autre sans trop de difficultés? Depuis notre voyage en Guyane où nous avons épuisé tout notre stock de patience face aux moustiques. Un peu plus il nous fallait une transfusion pour récupérer tout ce que ces bestioles nous avaient pomper. Nous avons donc aussi des craintes de ce côté là. On nous a dit que si nous roulions à 40 km/heure on pouvait les semer....le problème c'est que notre nom n'est pas Amstrong. Nous voudrions aussi éviter les grands lieux touristiques quitte à passer par des pistes ce qui ne nous changera pas des autres voyages. Bref toutes les infos seront bonnes à prendre et un grand merci d'avance pour les réponses.
Un mois en Espagne et au Portugal: visites incontournables? English translation pending
by Letoud · 2009-02-05 · 9 replies
Bonjour à tous,

Je commence à me préparer pour visiter l'Espagne et le Portugal durant le mois d'avril pour un séjour d'environ 1 mois (peut-être un peu plus..). Quels sont les incontournables? Combien de temps je devrais passer dans chaque pays et dans chacunes des villes? Avez-vous des auberges de jeunesse à me recommander?

Merci

Jonathan
Les photos ça n'arrête pas English translation pending
by Chinois · 2009-02-04 · 499 replies
on en est là : c'est où ?
Attention: contrôles de police à Chiang Mai English translation pending
by Filefish · 2009-01-28 · 45 replies
Un petit conseil. Si vous roulez en mobylette ou en moto a Chiang Mai. De temps en temps, la police est de sortie et controle les permis de conduire et arrete tous ceux qui ne portent pas de casque!....Et ca coute 200 baths! Il faut aller payer tout de suite au bureau central de la police. Ils ne sont pas si mechants que ca....je n'avais pas mon permis de conduire international sur moi, .....en Thailande: 1er controle.....mais je n'ai paye que pour le casque!!!............C'etait tellement bien de rouler sans casque, cheveux aux vent quand il fait chaud!......Un de nos grands plaisirs asiatiques!........... Dur dur pour les thais...200 baths!......
Cherche photos de ponts et viaducs en France et dans le monde English translation pending
by Stephan3114 · 2009-01-26 · 80 replies
Recherche Photos et explications de PONTS et VIADUCS en France et partout dans le monde. Ceci pourrait être un sujet intéressant - merci pour vos messages et vos photos - exemples : le Viaduc de Millau qui franchit la Vallée du Tarn (tablier routier le plus haut du monde) le pont du 25 avril à Lisbonne ou le pont suspendu d'Akashi au Japon etc.. En 2011 le pont le plus long du monde devrait être fini entre Qatar et Bahreïn

ci-dessous : le pont construit sous l'ordre de Napoléon entre 1809 et 1822 : le Pont de Pierre de BORDEAUX premier pont sur la Garonne - (mais que vous connaissez déjà !)
Comparatif théorique Air France/Lufthansa - FB/M&M English translation pending
by SpyderBon · 2009-01-22 · 24 replies
Petit comparatif purement théorique entre AF/FB et LH/M&M (avec les changements du 1e avril de FB) pour des vols intercontinentaux.

1. Pour un passager habitant en France, au départ de Paris (CDG) à destination de New-York (JFK)

Air France (vol direct) 490 € pour 1820 miles (25%) 580 € pour 3640 miles (50%) 980 € pour 5460 miles (75%) 1225 € pour 7280 miles (100%)

Lufthansa via Francfort (FRA) ou Munich (MUC) 520 € pour 5352 miles (50%) 685 € pour 9383 miles (100%)

FB Silver/Gold/Platinum 30000/60000/90000 M&M FTL/Senator 35000/100000 Le statut M&M FTL est supérieur à celui de FB Silver; et le statut M&M Senator est supérieur à celui de FB Gold/Platinum.

Tarif le moins cher Après 7 A/R avec LH (7 x 520 = 3640 €) : M&M FTL (7 x 5352 = 37464 miles statuts) Après 17 A/R avec AF (17 x 490 = 8330 €) : FB Silver (17 x 1820 = 30940 miles statuts)

Tarif 100% miles Après 4 A/R avec LH (4 x 685 = 2740 €) : M&M FTL (4 x 9383 = 37532 miles statuts) Après 5 A/R avec AF (5 x 1225 = 6125 €) : FB Silver (5 x 7280 = 36400 miles statuts)

En continuant le raisonnement pour passer au niveau supérieur :

Tarif le moins cher Après 10 A/R avec LH (10 x 520 = 5200 €) : M&M Senator (10 x 5352 + 25% = 65650 miles statuts) Après 16 A/R avec AF (16 x 490 = 7840 €) : FB Gold (16 x 1820 = 29120 miles statuts et 14560 miles destinations [50%])

Tarif 100% miles Après 6 A/R avec LH (6 x 685 = 4110 €) : M&M Senator (6 x 9383 + 25% = 70373 miles statuts) Après 4 A/R avec AF (4 x 1225 = 4900 €) : FB Gold (4 x 7280 = 29120 miles statuts et 14560 miles destinations [50%])

Avec les tarifs les moins chers, un passager qui effectuerait mensuellement durant un an 1 A/R deviendrait M&M FTL (6240 €, 70914 miles) mais pas FB Silver (5880 €, 21840 miles).

Avec les tarifs 100% miles, un passager qui effectuerait mensuellement durant un an un A/R deviendrait M&M Senator (8220 €, 131362 miles) et FB Gold (14700 €, 118300 miles dont 87360 miles statuts).

2. Pour un passager habitant en dehors de la France, au départ de Bruxelles (ZYR ou BRU) à destination de New-York (JFK)

Air France via Paris (CDG) 440 € pour 2195 miles 530 € pour 4015 miles 940 € pour 7120 miles 1260 € pour 8780 miles

Lufthansa via Francfort (FRA) ou Munich (MUC) 480 € pour 5352 miles 700 € pour 9383 miles

FB Silver/Gold/Platinum 25000/40000/70000 M&M FTL/Senator 35000/100000

Tarif le moins cher Après 7 A/R avec LH (7 x 480 = 3360 €) : M&M FTL (7 x 5352 = 37464 miles statuts) Après 12 A/R avec AF (12 x 440 = 5280 €) : FB Silver (12 x 2195 = 26340 miles statuts)

Tarif 100% miles Après 4 A/R avec LH (4 x 700 = 2800 €) : M&M FTL (4 x 9383 = 37532 miles statuts) Après 3 A/R avec AF (3 x 1260 = 3780 €) : FB Silver (3 x 8780 = 26340 miles statuts)

En continuant le raisonnement pour passer au niveau supérieur :

Tarif le moins cher Après 10 A/R avec LH (10 x 480 = 4800 €) : M&M Senator (10 x 5352 + 25% = 65650 miles statuts) Après 7 A/R avec AF (7 x 440 = 3080 €) : FB Gold (7 x 2195 = 15365 miles statuts et 7683 miles destinations [50%])

Tarif 100% miles Après 6 A/R avec LH (6 x 700 = 4200 €) : M&M Senator (6 x 9383 + 25% = 70373 miles statuts) Après 2 A/R avec AF (2 x 1260 = 2520 €) : FB Gold (2 x 8780 = 17560 miles statuts et 8780 miles destinations [50%])

Avec les tarifs les moins chers, un passager qui effectuerait mensuellement durant un an 1 A/R deviendrait M&M FTL (5760 €, 70914 miles) et FB Silver (5280 €, 26340 miles).

Avec les tarifs 100% miles, un passager qui effectuerait mensuellement durant un an un A/R deviendrait M&M Senator (8400 €, 131362 miles) et FB Platinum (15120 €, 162420 miles dont 105360 miles statuts).

Cela vaut ce que ça vaut, c'est purement théorique bien sûr.
Deux Marseillais à Rio English translation pending
by Stef2Mars · 2009-01-17 · 41 replies
« Deux Marseillais à Rio »

Dimanche 26 octobre Galeão, 5h30 du mat. Les bagages récupérés, nous cherchons la sortie. A l’extérieur, il fait lourd. Nous ne supportons plus nos vestes. Le soleil n’a pas encore fait son apparition, mais la température dépasse déjà les 20° ! Nous voilà dans le bain. Impossible d’échapper aux sollicitations des taxis à l’affût de potentiels clients. Nous repoussons poliment leurs avances, préférant aux voitures jaunes l’autocar, plus économique. Vingt minutes plus tard, la navette de la compagnie Real pointe son nez. Santa Clara, Copacabana. C’est ce que je me contente de glisser au chauffeur qui hoche la tête. En espérant qu’il ait compris, je viens m’asseoir à côté d’Anne. Derrière les vitres défile la proche banlieue de la « cidade ». Et pour le moment, elle n’a vraiment rien de « maravilhosa » avec ses favelas où s’étale la misère. Cramponnés à nos fauteuils, nous faisons connaissance avec la conduite à la brésilienne. Je me souviens avoir évoqué les automobilistes italiens sur Voyage Forum. Un post qui m’avait d’ailleurs attiré les foudres d’un membre sans doute originaire de la botte et visiblement froissé par mes propos. Ce dernier louait mon culot, soulignant qu’un Marseillais été bien mal placé pour critiquer la façon de conduire des transalpins. Et bien, qu’il soit rassuré ! Car si Naples et Rome sont cauchemardesques pour les piétons, ce n’est rien en comparaison de Rio ! Dépassements dangereux, vitesse excessive, feux rouges grillés… Je vous en passe et des meilleures. Ayrton Senna a visiblement fait des émules dans son pays, et pas seulement sur les circuits de F1. Moins d’une heure de trajet et l’on nous dépose sains et saufs sur l’Avenida Atlantica. Nos sacs sur le dos, nous pénétrons dans Santa Clara. J’ai mon plan du quartier dans les mains mais je n’hésite pas toutefois pas à demander mon chemin. Un marchand de journaux nous explique clairement où trouver la rua Lacerda Coutinho. Au numéro 45, le Bamboo Rio Hostel, une adresse discrète adossée au pied d’une colline. Nous sommes bien en avance sur l’horaire prévu. A la réception, un imbroglio administratif nous attend… Un bug a semble-t-il perturbé notre réservation en ligne. Résultat des courses, la première nuit a été enregistrée mais pas les deux suivantes. Idem pour la seconde partie du séjour à Rio prévue ici même. Dans un anglais qu’elle manie difficilement, la réceptionniste nous invite à laisser nos bagages dans le hall, d’aller faire un tour et de revenir d’ici deux heures afin qu’elle puisse trouver une solution avec le gérant. Vu les options qui nous sont offertes, nous nous exécutons. A deux pas du Bamboo, découverte de l’Apolo, une sorte de boulangerie où nous prenons place pour un petit déj qui commençait à se faire désirer. Café pour Anne, chocolat chaud pour moi, et gâteaux pour tout le monde. C’est acté, ce sera notre squat pour les matinées à venir. Rassasiés, nous ne pouvons pas faire autrement que de prendre la direction de la plage. Ciel bleu et soleil sont présents. Peaux blanches et jeans baskets, on ne passe pas inaperçus. Autant déambuler avec une pancarte « TOURISTE » autour du cou. Les vendeurs à la sauvette se succèdent tous les 50 mètres, arborant bracelets, t-shirts, casquettes et bibelots en tous genres. L’un d’eux, moyennant 15R$, réussi à me refourguer un paréo aux couleurs de la « bandeira brasileira ». Une courte pause sur un banc ne tarde pas à se transformer en petite sieste pour Anne qui essaye de terminer sa nuit. Au terme de Copa, nous tournons les talons et rentrons à l’hôtel. Nous avons enfin une chambre, du moins pour la nuit à venir. Nous installons donc nos quartiers dans une pièce exiguë occupée par deux lits superposés et une salle d’eau. Nous y déballons le minimum car il faudra déménager dès le lendemain matin. De toute façon, nous disposons de si peu d’espace que le problème ne se pose même pas. Une douche salvatrice pour nous requinquer et nous quittons nos pénates. Il est 14h passé, nos estomacs se manifestent. A l’angle de l’Avenida Atlantica et de Santa Clara, un resto au nom bien franchouillard : « la Maison ». Pour pas cher, nous mangeons si copieusement que nous ne viendrons jamais à bout de nos assiettes. En guise de digestion, une balade s’impose. Anne et moi optons pour traîner sur Copacabana le restant de la journée. Pas très rassuré jusqu’à lors par tout ce que j’avais pu lire sur la dangerosité de Rio, j’hésite encore à sortir mon numérique. Mais l’envie l’emportant sur la précaution, je me décide à réaliser mes premiers clichés. J’entame une longue série de photos par des sculptures de sable. Anne ne tient plus le coup, elle souhaite rentrer pour se reposer. Je l’accompagne jusqu’à Santa Clara puis guide mes pas vers le Othon Palace, un établissement de luxe planté au milieu de l’Avenida Atlantica. Un ascenseur me hisse au dernier étage qui héberge un bar et une piscine. Mais c’est surtout un point de vue imprenable sur la plus célèbre plage du monde que je découvre. Vagues de mosaïques, palmiers, parasols multicolores, écume de l’océan… Rien n’échappe à mon appareil. Le soleil disparaît lentement. Je m’en vais rejoindre Anne. Elle a un peu dormi, mais pas suffisamment pour reprendre des forces, et ne trouve pas le courage de sortir à nouveau. Je me charge donc d’aller acheter de quoi grignoter dans le quartier. Ainsi prend fin notre première soirée à Rio. Nous avons vraiment besoin de repos. Demain, nous attaquons les visites…

Lundi 27 octobre La nuit a été des plus bénéfiques. La chambre jouxtant la forêt, le chant des oiseaux nous tire doucement des bras de Morphée. Une douche rapide et nous filons à l’Apolo. Le planning de la journée n’est pas encore établi. Mais d’ores et déjà, Corcovado et Pain de Sucre sont à exclure, car le ciel laiteux qui plane sur nos têtes ne s’y prête guère. Ce sera donc le Jardin Botanique. Je consulte la liste des lignes d’autobus que j’ai déniché sur le web avant le départ. Mon papier m’indique le 572, mais outre le numéro, je ne dispose pas davantage d’indices. Et trouver le bon transport se révèle être un sacré casse-tête. Les principales lignes sont circulaires, il y a plusieurs abribus sur une même rue et certains n’affichent aucune information ! On se fait indiquer par des passants l’arrêt correspondant sur Barata Ribeiro, une quatre voies à sens unique comme la majorité des artères de Copa. La circulation automobile y est dense, composée en grande partie de taxis et de bus. Le notre ne tarde pas. Cela devient une habitude, je demande confirmation de la destination auprès du chauffeur, sait-on jamais. Un receveur encaisse nos piécettes et nous fait passer par un tourniquet. Original. Un petit quart d’heure de route et l’on nous fait signe de descendre. Nous y voilà. 4R$ chacun pour entrer, c’est cadeau. Cet espace de verdure, deux fois centenaire, s’étend sur plus de 130 hectares entièrement dédiés à la flore mondiale. On ne peut être qu’impressionné par les allées de palmiers impériaux, dont la cime semble tutoyer les cieux. Des héliconias écarlates font briller les yeux d’Anne, fervente amatrice de fleurs tropicales. Cet endroit respire le calme. Seuls le crissement des bambous géants caressés par le vent et des mélodies d’oiseaux parviennent à troubler cette quiétude. La minuscule silhouette du Cristo Redentor peine à se détacher d’un ciel qui tend désormais vers le gris. Soudain, au détour d’un chemin, sous le regard amusé de privilégiés, deux puis trois singes « macaco-prego » descendent des branches les plus hautes en quête de nourriture. Ils viennent chiper un morceau des énormes fruits jaunâtres du jacquier, un arbre tropical qui prolifère dans le parc. Un peu plus loin, ce sont deux ouistitis qui cherchent de quoi se ravitailler près d’un banc abandonné par des enfants. Le Jardin Botanique est tout proche de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. Approcher aussi facilement des singes en liberté n’est donc pas si surprenant. Nous sortons du jardin pour nous rendre au Lagoa Rodrigo de Freitas, une immense étendue d’eau située à quelques minutes de marche. Mais il nous faut traverser une route pour y accéder. Etre un piéton, c’est pourtant si simple partout ailleurs. Oui, partout, sauf à Rio. Sûrement le troisième sport national après le foot et le volley… Sans avoir manqué de laisser nos vies sur le bitume, l’obstacle est victorieusement franchi. Les ventres commencent à gargouiller, il est temps pour nous de les remplir. Un resto snack en bordure du lac fera l’affaire. Nous tombons par hasard sur le siège du Clube de Regatas do Flamengo. Créé à l’origine pour la pratique de l’aviron, ce club a vu sa section football devenir au fil des décennies l’une des plus titrées du Brésil. Anne et moi entrons pour jeter un œil. Piscines, terrains d’entraînement et courts de tennis agrémentent ce joli complexe sportif. Dans la salle des trophées s’alignent les coupes et les récompenses glanées dans chaque discipline. Le rayon foot n’est pas en reste avec notamment la prestigieuse Coupe Intercontinentale remportée en 1981 par la bande à Zico face aux Anglais de Liverpool. Notre itinéraire se poursuit naturellement jusqu’à Ipanema, l’autre fameuse plage de Rio. Les fesses incrustées dans le sable fin, le Morro Dois Irmãos pour décor, nous prenons la pose à tour de rôle pour une petite séance photo. Puis on s’attable un instant sur le front de mer pavé de mosaïques pour plonger une paille dans une coco bien fraîche. Un artiste expose ici diverses peintures inspirées des beautés de Rio. L’une de ses œuvres attise notre envie, mais le prix nous refroidi un peu. Entre hésitations et marchandages, nous repartons finalement avec la toile qui trouvera sa place dans notre salon. Nous atteignons tranquillement la Pedra do Arpoador, belvédère naturel séparant Copacabana et Ipanema. En contrebas, les surfeurs défient les vagues de l’océan qui s’échouent sur la Praia do Diabo. Arpoador semble être le coin romantique par excellence. Le coucher de soleil depuis ce promontoire rocheux est réputé magnifique, mais nous n’aurons hélas pas le loisir de le vérifier. Les nuages qui tapissent l’horizon empêchent l’astre du jour de nous offrir ses plus belles couleurs. Deux ou trois clichés tout de même, mais on ne campe pas bien longtemps. Le spectacle ne sera pas pour ce soir. On reviendra si l’occasion se présente et à condition que le ciel veuille bien y mettre un peu du sien. Ce soir, pas de prise de tête pour le dîner. Nous échouons dans un fast food. Dernier petit détour par l’Othon afin d’admirer la vue panoramique, avec Anne cette fois-ci. La nuit est tombée sur la ville. Parasols et paréos ont déserté le sable refroidi. Eclairés par les lampadaires de l’Avenida Atlantica, quelques gamins courent après un ballon. Jusqu’à quelle heure vont-il encore taper le cuir ? Pour nous en revanche, la journée s’achève…

Mardi 28 octobre Petit flash-back. Fin septembre, rivé sur mon ordi, je navigue sur le web. Je suis en pleine préparation du voyage. Mais j’ai un peu de mal à dénicher des infos très précises sur le football brésilien. Google me renvoie vers le blog d’un dénommé Sergio. C’est un passionné de football qui vit à Rio et qui supporte Flamengo. Il propose ses services en qualité de guide pour assister à un match ou tout simplement pour répondre aux questions des internautes. Je crois que j’ai trouvé la bonne personne. Je lui envoie un mail afin qu’il m’aide dans mes investigations. Il me répond très gentiment et, dans un français remarquable, m’explique précisément à quelles rencontres je peux assister lors de mon séjour, où et comment me procurer les billets, les tarifs, etc… Retour à Rio, un mois plus tard. En ce mardi matin, je reçois un mail signé Sergio. Il m’informe de l’ouverture officielle de la billetterie pour Flamengo-Portuguesa, match du championnat brésilien qui doit se tenir dans quatre jours. Ce qui tombe bien, car la visite du Maracanã étant au menu du jour, autant faire d’une pierre deux coups. Si le bus est de loin la meilleure option pour accéder aux principales attractions touristiques de la ville, le métro s’avère en revanche plus approprié pour rallier des points plus éloignés tel que le stade. A la station Siqueira Campos, la plus proche du Bamboo, nous empruntons pour la première fois les couloirs souterrains de Rio. Achats de cartes magnétiques que la machine avale dès la première validation. Les rames sont très spacieuses, rien à voir avec les wagons étriqués des métros européens. Changement à Estacio, unique carrefour des deux lignes que compte la ville. Le stade est cerné par les bidonvilles. Il y en aurait plus de 700 dans la seule ville de Rio ! Des agences de voyage proposent même à leurs clients des excursions dans Rocinha, la plus grande favela d’Amérique du Sud. Un peu trop malsain pour nous, on se contentera des classiques. Nous voici donc devant les grilles de l’Estadio Jornalista Mario Filho, mondialement connu sous le nom de Maracanã. Depuis le temps que j’en rêvais ! Mais je ne m’extasie pas bien longtemps. Ma bien-aimée est là pour me rappeler que la priorité du moment, ce sont les billets pour la rencontre de samedi. Les infos de Sergio sous le nez, Anne me suit à la recherche des précieux sésames. Ne me demandez pas comment on s’y est pris, mais une heure et deux tours de stade plus tard (et croyez-moi qu’il est grand !), nous n’avions toujours pas trouvé le guichet en question. Finalement, c’est chose faite grâce aux indications des supporters présents autour des grilles, et auprès desquels nous avons parlementé dans un spanglish approximatif. Le fameux guichet 8, ce sont en fait deux petits fenestrons creusés dans un mur (à l’époque médiévale, on aurait appelé ça des meurtrières…) par lesquels des employés cachés délivrent les tickets. Cela nous revient à 30R$ par personne, soit une dizaine d’euros. Le « futbol » est un sport grandement populaire au Brésil, et assister à un match ne coûte pas bien cher. Nos poches sont désormais vides. Nous visitons le quartier voisin dans l’espoir d’y trouver une banque. Nous questionnons une passante qui nous renvoie à une autre. Cette dernière habite ici et parle un peu français. Quelle chance ! Elle pourrait se contenter de nous indiquer où retirer de l’argent, mais elle nous prend en main et se propose de nous accompagner. Nous suivons donc Marisa - c’est son prénom - dans la première agence bancaire qui se présente. Elle se renseigne auprès d’un employé pour savoir si nos cartes de retrait peuvent y être utilisées. Raté ! Deuxième essai un peu plus loin. Idem. Nous poussons alors la porte d’une station service dans laquelle se trouve un distributeur « 24 Horas ». Le sigle Visa est apposé sur la machine, c’est bon signe. Nous tirons de quoi tenir plusieurs jours. Sourires aux lèvres, nous rejoignons Marisa qui faisait le guet à l’entrée. Nous redescendons la rue pour revenir là où nous l’avions rencontré. Nous l’embrassons et la couvrons de remerciements. Sans son aide, je pense qu’on aurait pu galérer bien longtemps. Nous pouvons maintenant partir à l’assaut du stade. Mon numérique s’attarde sur les plaques du « Hall of Fame » qui fleurissent à l’entrée. Garrincha, Romario, Ronaldo... Les plus grands joueurs de la Seleção ont laissé ici leurs empreintes de pieds. La visite débute par la présentation de Flamengo, Fluminense, Botafogo et Vasco. L’histoire et les principaux faits d’armes des quatre grands clubs cariocas sont retracés via une expo photo. Sur un mur voisin, une énorme plaque rend hommage à l’équipe nationale qui remporta la Coupe du Monde en 1958, la toute première pour le Brésil et pour un gamin de 18 ans, un certain Pelé. Après avoir découvert les vestiaires et la salle d’échauffement, nous abordons un couloir décoré des portraits géants des idoles de tout un pays. Anne me mitraille alors que je pose aux côtés de Ronaldinho et de Kaka. Au bout du tunnel, l’arène nous attend. C’est étrange, mais du bord de la pelouse, ce colosse de béton n’en n’impose pas tant que ça. Bâti pour la Coupe du Monde de 1950 que le Brésil perdit face à l’Uruguay (un véritable drame national !), il pouvait alors contenir jusqu’à 200.000 personnes ! Mais après des années de travaux et de mises aux normes, sa capacité fut réduite à 95.000 places. De nouveaux chantiers sont prévus très bientôt car le Brésil organisera la Coupe du Monde de 2014. Mais pour l’heure, le Maracanã accueille certains matchs de la Seleção, mais surtout les rencontres des meilleurs ennemis de Rio, Flamengo et Fluminense. D’ailleurs, les derbies entre ces deux équipes, les « Fla-Flu » comme on les surnomme ici, déclenchent la passion de toute une ville ! Anne et moi posons pour une photo souvenir. Il nous faut grimper dans les tribunes pour mieux apprécier l’immensité de l’enceinte. En temps normal, nous devrions pouvoir admirer le Cristo Redentor, mais le sommet du Corcovado est noyé sous d’épais nuages… Le soleil n’est encore pas de la partie aujourd’hui. Nous ne tardons pas à déserter les abords du stade. Non sans avoir au passage relevé dans le hall d’entrée une citation de Mario Filho. Le journaliste y a résumé avec humour l’engouement que le football peut susciter auprès du peuple brésilien : « E mais dificil deixar de amar um clube do que uma mulher ». Traduisez par : « Il est plus difficile d’arrêter d’aimer un club qu’une femme ». La gente féminine appréciera… Un rapide trajet en métro jusqu’à la station Carioca. Il est presque 14h30. Nous déjeunons dans un Bob’s, le Mc Do local. Bon, c’est vrai, de la malbouffe à la sauce carioca, ça reste de la malbouffe ! Sur mon plan, j’ai repéré deux ou trois curiosités à voir dans le coin. Autant vous le dire tout de suite, le Centro n’est pas le quartier le plus touristique de la ville, loin s’en faut. Nous improvisons une balade qui nous amène pour commencer à la Nossa Senhora de la Candelaria. Nous y entrons brièvement pour l’admirer. Nous arrivons ensuite devant une autre église, celle attenante au Monastère de São Bento. Mais l’intérieur est si sombre que même avec mon flash je ne réussis pas à capturer d’images potables. Ce qui m’amuse davantage, c’est ce que nous apercevons de l’autre côté de la rue. Un terrain de football sur le toit d’un parking ! J’adore ! Je shoote sans retenue. L’insolite, nous le rencontrons également un peu plus tard lorsqu’un groupe de jeunes, armés de palangrottes artisanales, s’amuse à ramener d’énormes poissons des eaux de Guanabara. On s’en voit même proposer… Euh, sans façon non ! Notre vadrouille s’achève sur la Praça XV, en référence au 15 novembre 1889, date de la proclamation de la République. On y trouve le modeste Paço Imperial, ancien palais reconverti en musée, ainsi que la statue équestre un peu altérée du Général Osorio, un politique brésilien. La station Carioca est toute proche, la boucle est bouclée. Nous tirons jusqu’à la route menant à Lapa. Derrière l’immense cube de métal qui abrite le siège de la Petrobras, la Catedral Metropolitana nous dévoile sa surprenante structure conique. Le cœur de cet édifice est illuminé par quatre vitraux vertigineux qui s’élancent jusqu’au sommet, un immense cercle serti d’une croix translucide. Anne et moi continuons sur l’Avenida Republica do Paraguai d’où nous apercevons les Arcos de Lapa, un ancien aqueduc sur lequel circule désormais le vieux tramway de Santa Teresa. Justement, nous décidons de finir la journée par une virée en tram. Nous sommes parmi les premiers à monter à bord de cette machine d’un autre temps. Et nous faisons bien, car le wagonnet jaune se rempli rapidement de nouveaux passagers. Les plus chanceux se serrent sur les banquettes de bois, les retardataires devant se contenter du marchepied. Après une longue attente, le « bondinho » se réveille brutalement. Le franchissement périlleux des Arcos de Lapa marque le début d’un circuit d’une heure à travers les rues sinueuses de Santa Teresa. Nous en revenons enchantés, tant et si bien que nous convenons de renouveler l’expérience au retour d’Iguaçu. Il est 19h30. L’obscurité s’est emparée de la ville. Un copieux dîner dans un resto de Santa Clara conclura parfaitement une journée riche en émotions...

Mercredi 29 octobre Depuis notre arrivée à Rio, nous cherchons de quelle manière rallier l’aéroport en autocar. En vain. Sur Copa, nous en avons vu passer plusieurs, mais impossible de savoir d’où ils viennent et surtout où ils s’arrêtent. Nous ne prendrons pas de risques, c’est un taxi qui nous amènera à Galeão. Ce matin, on s’est levé plus tôt que d’habitude. Nos bagages bouclés depuis la veille, nous faisons une halte à l’Apolo avant d’attraper un taxi sur Santa Clara. Il nous demande 40R$. C’est ce que nous avions prévu, nous embarquons. La circulation est fluide, l’aéroport est bientôt en vue. L’enregistrement des bagages vite expédié, nous nous accordons une séance de lèche-vitrine avant le décollage. A 10h20 et des poussières, l’appareil s’élance, cap à l’ouest. Pour tuer le temps, on s’adonne au rituel des cartes postales. Au terme de trois heures de vol, ponctuées d’une escale à Curitiba, l’avion atterrit sur le tarmac détrempé du champêtre aéroport de Foz do Iguaçu. Il tombe des cordes. Décidément, la météo est bien cruelle avec nous. Nos sacs sur les épaules, Anne et moi nous dirigeons vers la sortie. Le guide de l’agence Brésil Découverte nous guette, nos noms inscrits sur un panneau. Il se présente à nous dans un français hésitant, et sur le ton de la plaisanterie : « Je m’appelle Edio, attention pas idiot !». Sur ce coup-là, il aura perdu l’occasion de se taire… A l’extérieur, un van nous récupère. Edio ne m’a pas encore réclamé les vouchers, ce qui m’étonne un peu. Mais bon, je me dis qu’il doit avoir l’habitude, ça ne m’inquiète pas davantage. Le chauffeur décharge tout son petit monde devant les portes du San Martin Hotel. Edio nous abandonne aussi vite. Il nous récupèrera dans une petite heure pour nous emmener au Parc des Oiseaux Tropicaux. Nous voilà seuls à nous débrouiller avec le réceptionniste. Mais le type à beau feuilleter à plusieurs reprises les pages de son registre, nos noms ne figurent nulle part ! Troublé, je sors mes papiers. Nous ne sommes pas au bon endroit. Pas de panique. Nous stockons les bagages dans le hall et, affamés, nous prenons une table au restaurant de l’hôtel pour déguster un repas chaud. Edio se pointe avec un léger retard. Nous lui expliquons son erreur. Les sacs à dos réintègrent le coffre du van. Un court trajet et on nous dépose sur le parking du site. La pluie est plus que jamais présente. Et nous n’avons pas l’ombre d’un parapluie ! Edio, en bon guide qu’il est, nous achète nos billets et nous lâche à l’entrée. Colibris, ibis rouges, toucans, perroquets et aras multicolores cohabitent au cœur de cette réserve tropicale. Tropical l’est tout autant le déluge qui s’abat sur nos têtes, nous empêchant de profiter pleinement de la visite. Des rares photos que je tente de faire, le résultat s’avèrera désastreux. Nous retrouvons Edio dans une boutique après une bonne heure et demie sous la flotte. Trempés jusqu’aux os, le van nous rapatrie jusqu’au bon logement cette fois-ci. L’Iguassu Charm Suites est une belle pousada proche du centre ville de Foz do Iguaçu. La chambre est spacieuse, elle nous convient parfaitement. Premier réflexe en arrivant, nous débarrasser de nos vêtements humides. Nous tentons de les faire sécher avec les moyens dont nous disposons, c'est-à-dire pas grand-chose. Pendant que certaines fringues pendent sur des cintres, je m’attaque au jean gorgé d’eau de ma chère Anne avec un sèche-cheveux branché sur du 110 ! Au bout d’une demi-heure, le résultat n’est guère encourageant, je stoppe mes efforts. Des habits secs sur le dos, nous partons dîner dans le centre. Nous trouvons facilement un restaurant. Nous y mangeons abondamment et ce à un prix raisonnable. Le repas terminé, on se contente d’une petite flânerie dans le supermarché local, plus par curiosité que par nécessité. D’ailleurs, nous en ressortons les bras vides. Cette soirée aurait dû s’achever de la sorte, mais c’était sans compter sur un évènement inattendu. Figurez-vous qu’on ne trouva plus notre chemin ! A l’aller, encore éclairés par un soleil couchant, nous avions dévalé avec insouciance une longue avenue menant au centre ville. Mais la nuit est apparue et nous voilà bêtement piégés par l’obscurité. Au bout d’une bonne demi-heure de déambulations et d’inquiétude, nous décidons de frapper à la porte d’une maison. Par chance, j’avais gardé dans la poche de ma veste un papier avec les coordonnées de notre hôte, informations qu’Anne aussi bien que moi n’avions même pas pensé à retenir. Une femme se présente à nous et nous indique la direction à suivre. Nous n’étions en réalité pas si perdus que ça, encore fallait-il connaître les lieux. Encore une péripétie à classer au rayon des anecdotes. Remis de nos frayeurs, nous ne tarderons pas à nous endormir…

Jeudi 30 octobre La nuit s’est très bien passée. Dans la salle à manger, une multitude de gâteaux, pains et fruits sont dispersés sur une grande table. Il n’y a que l’embarras du choix. Alors que je me restreins au classique cacao et tartines de confiture, Anne ne peut s’empêcher de goûter à toutes les sortes de pâtisseries qui sont à sa portée. Le ventre plein, nous rejoignons le van stationné devant la pousada. La pluie de la veille a cessé, mais les nuages eux, n’ont pas disparu. Une petite demi-heure de route est nécessaire pour atteindre le Parc National d’Iguazu. Le passage de la frontière brésilo-argentine se fait sans aucun souci. A l’entrée du site, je me procure un plan, histoire de suivre le déroulement de la journée. Edio nous amène jusqu’à une petite gare. Il nous faut en effet emprunter un train puis marcher un petit kilomètre pour approcher l’une des principales attractions, la Garganta del Diablo (Gorge du Diable). Depuis le belvédère stratégiquement placé, Anne et moi sommes émerveillés par cette cascade de 90 mètres, la plus haute du parc. Ces tonnes d’eau qui se déversent forment des embruns, rendant la prise de photos délicate. De petits malins exploitent à merveille la situation en faisant commerce de cirés et de parapluies ! Après être revenus sur nos pas, la visite se poursuit par le circuit inférieur qui permet d’explorer les chutes d’en bas. Nous y croisons de nombreuses personnes avec un maillot de bain comme unique vêtement. Et pour cause, ils vont se placer au plus près des torrents pour une douche 100% naturelle. L’expérience est tentante, mais nous n’avons pas l’équipement pour les imiter. 11h50. Après avoir conversé avec un employé posté à un guichet, Edio nous remet les tickets pour la balade en bateau. Comme à son habitude, il ne nous donne aucune explication, si ce n’est qu’il nous attendra au terme de notre parcours d’environ une heure trente. Il aurait pu par exemple nous dire que notre embarcation partait à 12h ! Nous descendons prudemment la petite voie pentue menant à la rivière, et alors que nous nous apprêtons à intégrer le zodiac, on se fait gentiment refouler. Je suis furieux lorsque je comprends que la navette de midi vient de nous passer sous le nez ! Maudissant Edio pour cette nouvelle bourde, je suis Anne dans la remontée du sentier jusqu’au guichet. Là, l’employé nous confirme qu’il nous faudra patienter une petite heure pour le prochain départ. C’est parfait, ça me laisse assez de temps pour me calmer. 13h. Cette fois-ci, c’est la bonne. Nous ôtons chaussures, chaussettes, et retroussons les pantalons dans le but de limiter les dégâts. Quelle naïveté de notre part ! Nos effets à l’abri dans des pochettes étanches, nous sommes prêts pour le moment fort de la journée. Le zodiac démarre bientôt, garni d’une trentaine de passagers, et s’approche doucement des torrents. En quelques secondes, la foule se retrouve noyée sous des trombes d’eau. Le pilote prend plaisir à zigzaguer d’une cascade à l’autre avant de ramener une deuxième puis une troisième fois son embarcation sous une nouvelle rincée. Nous voilà trempés comme si on avait plongé dans l’eau tout habillés. A peine les pieds posés sur la terre ferme, nous enchaînons par une traversée de la forêt à bord d’un camion. Afin de savoir dans quelle langue elle va s’exprimer, la guide qui nous accueille questionne les participants sur leur nationalité. Et elle ne va pas être déçue. Français, Italiens, Espagnols, Britanniques, Argentins, etc… Bon, alors ce sera anglais pour tout le monde. Tandis que le véhicule s’enfonce dans l’épaisse jungle, elle délivre à son auditoire diverses explications sur les espèces végétales qui peuplent cet espace naturel préservé. En mauvais élève, je n’écoute que d’une demi oreille son discours et concentre mon attention sur ce qui nous entoure. 14h30. Le camion stoppe sa course. Evidement, Edio n’est pas un brin surpris de nous voir réapparaître avec une bonne heure de retard. Mais le meilleur reste à venir… Alors que nous manifestons auprès de lui une faim insistante, nous le suivons vers un établissement qu’il nous dit connaître à deux pas de là. Il va enfin nous être utile ! Je ravale vite mes pensées. Il nous fait sortir puis semble aussi surpris que nous de ne trouver trace d’un quelconque restaurant. Là, il ose nous proposer de rentrer à notre hébergement pour y déjeuner. Mais lorsque ma chère et tendre le questionne sur le programme de l’après-midi, il ne se démonte pas en lui répondant que les visites de la journée s’arrêtent là. Pour Anne, qui a fait preuve jusqu’à présent d’un sang-froid admirable, c’est la goûte d’eau qui fait déborder le vase. Elle me prend le plan des mains pour le coller sous le nez d’Edio et lui fait remarquer preuve à l’appui qu’il a omis l’un des itinéraires. Gêné, il nous fait donc réintégrer le parc pour trouver un snack. Anne donne sèchement congé à notre guide afin que nous puissions manger en paix. Enervée, elle grommelle que s’il avait l’intention de profiter du restant de l’après-midi en nous lâchant à Foz, il a eu tout faux. Et elle a bien l’intention de squatter les lieux pour en découvrir les moindres recoins. Le repas achevé, Edio nous conduit jusqu’au petit sentier où débute le parcours supérieur des chutes. Il se propose de patienter là et de nous laisser continuer seuls. Nous le plantons, soulagés de nous débarrasser pour un temps d’un guide plus encombrant qu’autre chose. Et le temps, nous le prenons ! Suivant une passerelle qui domine et enjambe les cascades, nous pouvons les admirer sous un angle nouveau mais tout aussi merveilleux. Mon numérique est en pleine effervescence devant l’impressionnant mur d’eau formé par le Salto San Martin. Une fois n’est pas coutume, les nuages gris en suspension au-dessus des torrents se fondent bien dans ce décor sauvage. Papillons aux couleurs éclatantes posent également devant mon objectif. Edio nous aura attendu 90 bonnes minutes au final. Mais avant de partir, passage obligé par les boutiques de souvenirs. Le hic, c’est que nous nous trouvons en territoire argentin. Certes, nous pouvons régler en réals brésiliens, mais c’est en pesos que la monnaie nous est rendue… S’ensuit alors pour Anne et moi une séance de calcul mental à vous filer une migraine. Mais je perds vite patience à jongler entre les devises et tente de convaincre Anne de freiner sa fièvre acheteuse. Il est 17h30 environ quand nous retrouvons le proche Brésil. De retour à la pousada, nous convenons avec Edio d’un horaire pour le lendemain. Nous partons ensuite en direction du centre. Pour éviter de nous paumer une nouvelle fois, nous prenons un ou deux repères. Nos pas nous mènent un peu plus loin que la veille, en chasse d’une curiosité à se mettre sous les yeux. Mais Foz n’est définitivement pas d’un grand intérêt touristique. Principalement dédiée à l’hôtellerie, elle ne semble exister que par la présence des Cataratas voisines. En cette douce soirée, nous nous contenterons seulement d’un dîner en terrasse. Nous faisons ainsi nos adieux à cette ville, sans vraiment de regrets…

Vendredi 31 octobre Le soleil daigne enfin se montrer. Ca tombe bien, nous repartons cet après-midi ! Notre hôte nous fait part de l’existence d’une boutique de souvenirs à la sortie de la ville. Frustrés du peu d’emplettes que nous avons eu le loisir d’effectuer jusqu’ici, l’info est la bienvenue. Nous demandons à Edio d’y faire une halte avant de nous rendre aux chutes. Le magasin en question, au nom évocateur de « Tres Fronteiras », est en fait un véritable hypermarché. Du calendrier illustré des « Cataratas » aux toucans de bois, en passant par les produits artisanaux sud-américains, il y a ici de quoi ravir le plus exigeant des touristes. On nous laisse quartier libre une petite demi-heure, plus qu’il n’en faut pour faire marcher la carte bancaire. L’exploration du côté brésilien est assez courte. 90 minutes nous suffisent pour sillonner le chemin balisé qui fait face à l’Argentine. Ce sont des vues inédites qui se dévoilent devant nous. Aidé par un soleil radieux, je parviens à réaliser de superbes images, agrémentées pour la plupart d’arcs-en-ciel féeriques ! Je capture également une petite dizaine de séquences vidéo de la grandeur du spectacle dont nous sommes les témoins. Une passerelle de bois et de métal permet au visiteur d’accéder au cœur de la rivière. Cernés de part et d’autre par des torrents assourdissants, Anne et moi nous y aventurons pour un ultime frisson. A l’extrémité du promontoire, on peine à distinguer la Garganta del Diablo derrière un rideau de vapeur d’eau. Les photos y sont très difficiles à faire. Alors on se contente d’admirer la puissance de la nature. Les yeux écarquillés par tant de beauté, nous prenons congé des merveilles d’Iguaçu pour rejoindre l’aéroport. Nous disons au revoir à Edio, sans regrets et sans pourboire. Le vol est prévu pour 14h, nous avons le temps de prendre un repas avant d’embarquer. Nous nous installons dans une cafétéria pour reprendre des forces avant les trois heures de voyage qui nous attendent. Avec un peu de retard sur l’horaire, nous finissons par décoller. Derrière le hublot, la nature nous offre un dernier récital. Un fleuve couleur ocre serpente à travers une verte et dense jungle, ce qui est du plus bel effet. 17h30. L’appareil effleure les toits des favelas avant de se poser sur la piste de Galeão. Pour rallier Santa Clara, nous attrapons un autocar Real qui se retrouve bientôt piégé dans les embouteillages. La soirée sera des plus calmes. Dans notre fast food préféré de Copa, nous faisons un passage éclair pour un dernier casse-croûte avant de rentrer. Quelques mails vers la France, puis nous allons dormir. Demain, c’est une grande journée qui s’annonce…

Samedi 1er novembre En préparant le voyage, j’ai découvert l’existence d’une curiosité située non loin du Centro. En cette grise matinée, Lapa est donc notre première destination. Aux pieds des Arcos, nous questionnons les passants. Le coin n’est pas très fréquentable, nous y croisons un groupe de toxicos défoncés. Une habitante du quartier semble avoir deviné le but de notre visite. Elle nous indique une ruelle escarpée qu’Anne et moi gravissons sous une pluie fine. Puis, sur notre gauche, se déroule un escalier… Nous y sommes ! L’Escadaria Manuel Carneiro, rebaptisé Selaron par l’artiste qui l’a métamorphosé en œuvre d’art. Il est chilien et son look soigneusement travaillé n’est pas sans rappeler un certain Dali. Son travail a vu le jour en 1990. Il a commencé par décorer les marches de mosaïques bleues, vertes et jaunes, aux couleurs du Brésil. Et depuis, il n’a cessé de transformer son œuvre, grâce notamment aux petits carreaux que les visiteurs lui apportent des quatre coins de la planète. Une œuvre qu’il qualifie lui-même de « rêve unique et fou qui ne prendra fin que le jour de sa mort ». Le résultat est spectaculaire. Dans un troquet tout proche, nous demandons si quelqu’un sait où vit l’auteur de cet ouvrage. Un jeune se lève. Il nous demande de patienter avant d’avaler une bonne dizaine de marches. Posté devant une fenêtre, il se met à hurler « Selaron ! Selaron ! ». L’épaisse moustache de notre artiste fait son apparition. Il nous convie dans une minuscule pièce qui lui sert d’atelier. De nombreuses peintures recouvrent les murs et le sol. Autoportraits, femmes enceintes et vues de Rio constituent ses principales sources d’inspiration. Nous lui remettons un carreau déniché à Marseille, illustré du Vieux Port et de la Bonne Mère. Pour nous remercier, il nous fait cadeau de jolies cartes postales, puis nous présente fièrement les nombreuses photos et articles de presse relatant son histoire et son travail. On y apprend que les escaliers ont servi de décor pour des séries télévisées et même pour des clips de U2 ou de Snoop Dogg. Nous le suivons ensuite à l’extérieur où il s’improvise en guide pour nous expliquer la provenance de ses plus beaux carreaux, dont certains sont rares et précieux. Il y en a du monde entier. La France y est bien sûr représentée. Notre surprise est totale lorsqu’on tombe nez à nez avec deux tuiles estampillées « MARSEILLE » qui se mélangent aux centaines de mosaïques. Je multiplie les clichés avant que nous posions avec Selaron devant les marches colorées. Nous le quittons bientôt, satisfait de notre rencontre avec ce drôle de personnage. La Confeitaria Colombo est l’étape suivante. Ce somptueux salon de thé situé dans une ruelle du Centro arbore marbres et vitraux. Pendant que je m’attarde pour une poignée de photos, Anne s’en va acheter des pâtisseries qui lui font de l’œil. Le tram n’est pas très loin, autant refaire un tour de Santa Teresa. Dans la file d’attente, les pasteis de chez Colombo nous aident à patienter. Ces petits flans sont délicieux, mais rien à voir avec ceux de Belém que nous avions goûté à Lisbonne lors de notre escapade portugaise. A bord du tram, nous nous rappelons des sensations ressenties quatre jours auparavant. Le chauffeur se plait à divertir ses passagers, bringuebalant son jouet dans les virages les plus serrés. La bruyante carcasse peine à avaler les pentes du quartier perché entre les favelas. Elle souffle un court instant devant un Corcovado toujours embrumé. Tout au long du trajet, des jeunes s’amusent à attraper le véhicule en marche. Folklorique au possible ! Lorsque la virée prend fin, on s’engouffre dans le métro pour en ressortir à Copa. On y avale un bon repas avant de retrouver le Bamboo. Nous avons rendez-vous avec Sergio à 16h30. A Siqueira Campos, les couleurs rouges et noires commencent à fourmiller. Station après station, ils sont de plus en plus nombreux. Le temple du football brésilien se dessine bientôt derrière les vitres de notre rame. Drapeaux et maillots contrefaits s’étalent autour de l’enceinte. Parmi les supporters agglutinés devant le socle de la statue de Bellini, je reconnais facilement Sergio. Il parle aussi bien le français qu’il ne l’écrit. Il nous présente un couple de touristes finlandais qui, comme nous, viennent pour la première fois voir un match dans ce stade mythique. Nous suivons Sergio jusqu’à l’entrée. En habitué des lieux, il nous place au cœur de l’ « arquibancada verde », un peu à l’écart des supporters les plus chauds. Près de l’ambiance mais loin des embrouilles. C’est parfait ! En l’espace d’un an et demi, je réalise mes deux plus grands rêves footballistiques. Après avoir vu jouer le Barça au Nou Camp, me voici donc dans les gradins du Maracanã. Je suis comme un gosse ! Le coup d’envoi est donné à 18h30. Les « Mengão » ouvrent rapidement le score. Un but superbe qui fait s’enflammer le stade. Dans la tribune que nous occupons, c’est du délire ! Les supporters « Rubro Negra » font le show. J’immortalise l’instant par quelques photos et vidéos. Après ça, Flamengo joue moins bien et la rencontre perd de son intensité. A la mi-temps, les deux équipes se séparent sur ce score de 1-0 en faveur des locaux. Sur l’un des écrans géants s’affiche le nombre de spectateurs. Il dépasse à peine les 44.000. C’est peu, moins de la moitié des places ont trouvé preneur. Dès le retour des vestiaires, le match prend une autre tournure. Portuguesa fait parler son réalisme et inscrit deux buts en moins de cinq minutes. C’est la douche froide pour Sergio. Les supporters commencent à siffler leurs joueurs. A cinq minutes du coup de sifflet final, Flamengo égalise pour le plus grand bonheur des torcidas. Malgré ce sursaut d’orgueil, ce résultat nul n’est pas une bonne opération pour le club carioca. Le titre de champion semble s’éloigner… Alors que le stade se vide, Sergio nous propose de terminer la soirée avec lui. Nous acceptons bien volontiers. Il est tellement sympa que c’est un plaisir d’être en sa compagnie. Il dépose les deux finlandais devant leur hôtel et trace en direction d’Ipanema. Dans le resto où il nous entraîne, nous faisons connaissance avec ses amis, Jean-Michel et Caro. Ce couple de français n’en est pas à sa première expérience en terre brésilienne. Ils nous racontent de petites anecdotes de leurs nombreux voyages à travers le pays. D’ailleurs, leur prochaine destination s’appelle… Iguaçu ! Comme nous, ils ont acheté un pack auprès de l’agence Brésil Découverte. Nous leur relatons les exploits de notre fameux guide, leur souhaitant de ne pas tomber sur le même. Aux dernières infos de Sergio, ils y auront échappé… Le repas terminé, Sergio nous dépose à Santa Clara. Nous le remercions pour cette soirée inoubliable, la plus belle de notre séjour dans la Cidade Maravilhosa…

Dimanche 2 novembre Nous entamons la journée par une image insolite. Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons au ballet d’une petite dizaine de ouistitis débarqués des branches. Des pensionnaires du Bamboo prennent leur petit dej en terrasse et les singes de la forêt voisine s’y sont invités. Le soleil brille enfin ! Il faut en profiter, on ne sait pas trop si ça va durer. Un petit tour à l’Apolo comme tous les matins, puis nous attrapons le 511 qui trace vers Urca. Même pas besoin de demander au chauffeur si c’est la bonne ligne. On constate rapidement qu’il n’y a que des touristes à bord. Le trajet n’est pas très long. Le bus décharge tous ses occupants près de la Praia Vermelha. Le téléphérique du Pain de Sucre apparaît bientôt. Il n’y a pas encore foule. La première cabine qui se présente à nous est la bonne. En quelques minutes, nous voilà à mi-chemin du sommet. La vue y est splendide mais nous ferons des photos plus tard. Pour l’heure, c’est l’un des grands moments du voyage qui nous attend. C’est ici que se trouve l’un des héliports destiné aux touristes. Auprès du stand qui gère les vols, nous choisissons un circuit parmi ceux qui nous sont proposés. Le notre durera 11 à 12 minutes pour la modique somme de… 120€ par personne ! Je vous l’accorde, c’est pas donné. Avant de quitter la France, j’étais très hésitant quant à l’utilité d’une telle dépense. J’avais d’ailleurs questionné des membres de VF qui, avant moi, avaient déboursé une petite fortune pour découvrir Rio depuis le ciel. Est-ce que ça valait le coup de sortir tant d’argent pour une visite aussi courte ? Tous m’avaient répondu de manière positive. Et bien, je peux maintenant confirmer leurs propos. Oui, il faut le faire ! Notre hélicoptère se pose, mais il ne stationne guère longtemps. Nous prenons place, Anne derrière, moi aux côtés du pilote, prêt à filmer. Nous décollons dans la foulée. Première étape du circuit, le stade. Après une longue ligne droite, l’appareil fait un lent virage au-dessus d’un Maracanã plus impressionnant que jamais ! Puis il prend la direction du Corcovado. Anne et moi sommes subjugués par l’image de carte postale que nous découvrons. Arrivant derrière le Cristo Redentor, la baie de Rio s’offre à nos yeux émerveillés. Une rotation autour de la statue colossale, puis nous traçons vers l’océan. Nos regards sont braqués sur Ipanema et Copa, dont on peut mesurer toute la beauté. Magique ! De retour sur Terre, Anne et moi échangeons nos premières impressions. Tous deux sommes d’accord, c’était fantastique. On se remet doucement de nos émotions pour continuer la visite des lieux. Dans une petite salle de projection, un film passe en boucle. Il raconte l’histoire du téléphérique et de sa construction. Un projet qui a semble-t-il suscité beaucoup de doutes et d’interrogations lors de son lancement au début des années 1900. D’après les interviews et les archives, l’idée même qu’on puisse relier le sommet du pic rocheux par des cabines semblait relever de la pure folie. Près d’un siècle plus tard, à en juger par l’affluence touristique présente sur le site, force est de constater que les précurseurs avaient vu juste. On a jamais été aussi proches du Pain de Sucre. Avant que nous empruntions le second tronçon, je shoote ce symbole de la ville, encore et encore. La cabine nous dépose bientôt au sommet. Nous dominons les plages et les îles qui baignent dans la baie. Anne et moi posons devant ces jolis décors. Nous errons là près d’une heure, à la recherche de vues toujours plus belles. Revenus 400 mètres plus bas, nous battons le pavé de l’Avenida Pasteur. Dans une station service, on se pose le temps d’avaler un morceau et de décider de la suite des opérations. Le ciel est avec nous aujourd’hui, nous n’hésitons pas longtemps. Le Corcovado n’attend que nous. Botafogo est toute proche. De nombreux bateaux sont amarrés dans cette paisible plage sur laquelle semble veiller le Pain de Sucre. Je jette un œil sur mon papelard. Le hasard faisant bien les choses, le bus dont nous avons besoin passe par là. Mais le problème est toujours le même. On a le numéro mais pas l’arrêt. Nous sollicitons à nouveau la gentillesse des cariocas. Mais ils semblent aussi pommés que nous. C’est finalement escortés par un flic bien sympa que nous débusquons le bon abribus. Le 583 nous ouvre bientôt ses portes. Un bus qui se videra presque entièrement devant la gare de Cosme Velho, point de départ du train à crémaillère. Le wagon rouge transperce la dense forêt de Tijuca pour nous emmener au sommet du Corcovado. Le trajet compte quelques étapes, où passagers entrent et sortent. Les « Bom de Samba » s’invitent bientôt à bord. C’est un groupe de musiciens qui, plusieurs fois par jour, vient égayer le court voyage des visiteurs contre quelques réals. La vidéo est à faire. Je filme Anne pendant qu’elle s’essaye à la pratique du ganza, un instrument à percussion que l’un des musiciens lui a prêté. Mais bon, n’est pas « sambista » qui veut… « Bem-vindo ao Cristo Redentor ». C’est ce qu’indique un écriteau. On emprunte un escalier pour accéder au sommet. Au fur et à mesure des marches, le panorama se dévoile. L’hippodrome, proche du Jardin Botanique, est le premier à se mettre en évidence. La statue, de dos, se dresse droit devant. Nous sommes bientôt à ses pieds. Nous pouvons alors contempler la Cidade. Sur notre droite, le Lagoa Rodrigo de Freitas dont les eaux verdâtres contrastent avec le bleu de l’Atlantique. La plage se cache derrière les immeubles d’Ipanema. Nous découvrons aussi le Morro dos Cabritos, l’énorme colline boisée au flanc de laquelle se trouve le Bamboo. A notre gauche, le paysage est moins glamour. Des favelas qui s’entassent ici et là, triste écrin pour l’ovoïde Maracanã facilement repérable. Le Christ Rédempteur ouvre ses bras face à la baie, comme pour protéger la cité carioca. Anne s’impatiente pendant que je fais tourner mon numérique à plein régime, capturant des clichés de l’imposante statue sous tous les angles. En vrai gosse, je demande à Anne de me tirer le portrait les bras en croix devant le colosse. Ça fait touriste de base mais j’assume ! D’ailleurs, je me demande encore comment j’ai convaincu Anne d’en faire autant. Non, en réalité, elle faisait des essais de pose pour moi quand je l’ai shootée à son insu… En éternel insatisfait de mes photos, je propose à ma chère et tendre de revenir ici même le lendemain matin pour de nouveaux clichés. En effet, j’ai le soleil en pleine poire et le rendu des images n’est pas à la hauteur de mes espérances. De toute façon, le programme du séjour est bouclé, autant continuer en roue libre jusqu’au départ. Avant de retrouver le train, courte halte par le socle, occupé par une petite chapelle. Bus et métro pour Copa. Sur un marché nocturne face à la plage, nous achetons deux ou trois souvenirs avant d’aller dîner. On dînera asiatique ce soir. Aussitôt quitté le resto, il commence à pleuvoir. C’est bientôt un déluge qui s’abat sur nos têtes. C’est ça les averses tropicales, il tombe des cordes, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Je ne me doutais pas à quel point le ciel pouvait être capricieux. Sitôt passée cette rincée, nous regagnons notre chambre…

Lundi 3 novembre Nous commençons la journée par… une grasse matinée. Nous n’émergeons réellement qu’attablés à l’Apolo pour un petit dej un peu tardif. Puis, comme convenu, nous retrouvons les sentiers menant au Corcovado pour un pèlerinage photographique. Nous aurons finalement dû attendre les ultimes jours pour bénéficier d’un soleil brésilien digne de ce nom. Aux pieds du Cristo, je m’attarde pour des photos. Comme la veille, Anne est presque déçue par la taille de la statue. A l’été 2007, nous avions visité le Cristo Rei à Lisbonne, une statue inspirée de celle de Rio, deux mètres plus petite. Ce qui explique qu’elle s’attendait à une œuvre plus impressionnante. L’heure passe, il fait faim. Nous déjeunons sur place. Dans le train qui nous rapatrie vers Cosme Velho, nous tombons par hasard sur le couple de Finlandais rencontré lors du match. Ils ne sont toujours pas très causants… Les « Bom de Samba » sont de retour. Cette fois, je me porte volontaire pour faire vibrer le ganza. Anne se saisit du numérique pour immortaliser la scène. L’après-midi est déjà bien entamé. Et nous n’avons pas encore en notre possession tous les souvenirs que nous comptons ramener à nos proches et… à nous-mêmes. C’est à Copa que nous trouvons de quoi étancher notre soif d’achats. Les échoppes se suivent et se ressemblent, mais chaque fois que nous entrons dans une boutique, nous trouvons quelque chose que la précédente n’avait pas. La carte bleue chauffe, le porte-monnaie se vide. Drapeaux, bracelets, posters, magnets… Nous trouvons presque tout ce que nous cherchons, voire même ce que nous ne cherchons pas. Pour nous remettre de cette séance de shopping intensive, nous nous asseyons pour siroter nos premiers « sucos ». Du coup, on enrage de ne pas avoir testé avant ces délicieux jus de fruits qu’il est possible de déguster à chaque coin de rue. La soirée s’achève comme souvent sur la plage. Dans le marché nocturne de l’Avenida Atlantica, les dernières emplettes finissent de nous plumer. Nous squattons Santa Clara pour le dîner avant de rentrer. Demain soir, l’aventure brésilienne prendra fin…

Mardi 4 novembre Nous terminons notre séjour comme il avait commencé, sur la plage de Copa. Le soleil brille, la balade est plaisante. Le thermomètre affiche 27°. De courageux joggers brûlent leurs calories sur l’Avenida Atlantica. Les inflexibles marchands ambulants ont bien du mal à écouler leurs stocks de paréos. Anne et moi errons en suivant le dessin du littoral pour rejoindre Ipanema. Nous n’avons encore jamais pris de bain depuis notre arrivée au Brésil. Anne avait bien approché les eaux de l’océan le premier jour, tentative avortée par un orteil trop frileux. Cette fois-ci, c’est moi qui m’y colle. Anne s’est calée à l’ombre d’un palmier. J’hésite un peu avant de me jeter dans les rouleaux. Je la trouve à mon goût, si bien que ma chère et tendre ne me reverra réapparaître qu’une bonne demi-heure plus tard ! Ici, les ballons roulent et volent à longueur de journée. Après la baignade, j’aimerai bien taquiner le cuir comme le font les cariocas. On stagne un moment devant une partie de foot-volley prenante. Têtes, ailes de pigeon, amortis poitrine… C’est un vrai récital de gestes techniques ! Cela à l’air si facile. A l’air seulement… Je ne me démonte pas. Aussitôt la partie terminée, je demande la permission de prendre part à la suivante. Ni une, ni deux, me voilà tout fier, planté dans le sable d’Ipanema. Je rattrape ou tente de rattraper ce que je peux, conseillé que je suis par une équipière désabusée mais compréhensive. Malgré quelques rares ballons bien négociés, mon niveau me trahit rapidement et cause l’inéluctable défaite du binôme improvisé. Je remercie les jeunes pour la leçon, et c’est encore essoufflé que je suis Anne dans le quartier jouxtant la plage pour y casser la croûte. Nous ne ferons pas grand-chose du restant de la journée. Nous errons dans les rues jusqu’à remonter à l’hôtel. Sur le trajet, nous nous délectons d’un dernier jus de mangue « do Brasil ». En passant devant Arpoador, nous distinguons le Morro Dois Irmãos perdu dans la brume. Nous faisons ainsi le deuil d’un beau coucher de soleil. Nous quittons définitivement Santa Clara à bord d’un taxi. Galeão est atteint dans la nuit tombante. Dans le hall, des fresques représentant le Corcovado, le Pain de Sucre et le Maracanã nous font prendre conscience de ce que nous laissons dans notre sillage. En 1999, l’aéroport a été rebaptisé Antonio Carlos Jobim, en mémoire d’un grand compositeur brésilien. Mon dernier cliché est destiné à une plaque qui lui rend hommage, et sur laquelle on peut lire les paroles de sa chanson « Samba do Avião » : « Minha alma canta Vejo o Rio de Janeiro Estou morrendo de saudade Rio, teu mar, praias sem fim Rio, você foi feito pra mim ».

« Mon âme chante Je vois Rio de Janeiro Je me meurs de mélancolie Rio, ta mer, tes plages sans fin Rio, tu a été faite pour moi ».

Tout est dit…

* * * * *
Billet d'avion "open" le moins cher possible pour l'Amérique du Sud? English translation pending
by Wwwpingui · 2009-01-10 · 17 replies
Bonjour

Nous comptons partir en septembre prochain pour un voyage en amérique du sud pour une durée minimum de six mois (et surement maximum d'un an) Vu que nous recherchons une certaines souplesse, nous pensions prendre un billet open.

Avez des conseils pour trouver ces billets (le moins cher possibles cela va de soi)? Nous n'avons pas d'itinéraire précis, nous pouvons aussi bien arriver à buenos aires que lima ... tout dépendra des prix des billets.

Est il possible d'avoir un billet retour en open en départ d'une autre ville que celle d'arrivée?

Merci
Accès au salon d'Air France English translation pending
by Offcm · 2009-01-04 · 23 replies
Bonjour je vais de réserver un billet prime en premiere pour los angeles. Un amis se trouvera sur les mêmes vols que moi à l'aller, pendant l'escale à roissy (je viens de toulouse) pourra t'il accéder au salon avec moi? ( je ne sais pas dans quel classe il sera mais pas en premiere c'est certain)
Jeu des drapeaux English translation pending
by Clara007 · 2009-01-03 · 194 replies
Voilà après le jeu des photos, le jeu des drapeaux. Il y a de quoi faire avec tout les drapeaux du Monde. Voici le drapeau à trouver.
Jeu des photos 2009 (01) English translation pending
by Kelessuf · 2009-01-01 · 497 replies
Bon, comme personne ne prend la responsabilité de relancer le jeu et de mettre la première photo de l'année...

"Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux" (pas sur nos plaines, non)

Où est-ce ?
Itinéraire de deux semaines au Brésil fin janvier: Rio de Janeiro - Ilha Grande - Florianpolis English translation pending
by Bruxelles · 2008-12-26 · 15 replies
Je pars dans 4 semaines j'arrive à RIO j'irai très certainement à Ilha Grande et mon voyage se terminera à floripa, mais es ce que tu conseilles Ilha Grande pour un jeune celibataire? est il facile de trouver des endroits frequenter par des backpackers ou des routards? un budget de 50 € par jour semble ok j'ai deja pas bcp voyage mais je n'arrive pas à me faire une idée du budget Merci de votre aide Bruxelles

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