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Budget pour un voyage au Cambodge? English translation pending
by Vagueur · 2011-03-12 · 34 replies
Bonjour je suis nouvelle ici et jai plein de question car je vais bientot voyager au cambodg et je voudrais me faire une budget approximatif mais jarrive pas a trouver les prix d'un biellet aller retour, j'aimerais aussi savoir si l'hotel angkorvillage étais pres de laréoport et comment faire pour les transports. Mercii beaucoup !!!!!

P.S si vous avez des témoignage de personne étan aller au cambodg jaimerais sa les voirs

MERCII BEAUCOUP Clémence
Discussion relative au concours photo du mois de janvier 2011 "Le monde en musique" English translation pending
by Lahaut · 2011-01-06 · 125 replies
🙂 C'est ici pour faire tous les commentaires du concours photo du mois de janvier 2011😉
Alaska: location d'un truck-camper et meilleure période pour y voyager? English translation pending
by Isaclau · 2011-01-06 · 91 replies
Bonjour

Nous prévoyons un séjour de 15 jours en alaska durant l'été 2011 .. Pas beaucoup de post sur cette destination (idem brochures ..) Après des heures de recherche sur le net et sur ce forum, nous avons réussi à mettre en forme notre circuit

Cependant, j'ai deux points à éclaircir :

impossible de trouver une location de truck camper abc.motorhome m'a répondu qu ils n'en avaient plus, ni en juillet, ni en août (!) et me propose un 21 foot ... connaissez vous un autre loueur qui loue un truck camper svp ?

d'autre part nous aurions la possibilité de partir soit à partir du 15 juillet, soit à partir du 15 août ... laquelle choisir ? sachant :

en juillet ce serait l'idéal pour voir les ours mais y a t il vraiment trop de moustiques à cette période ??? (nous les craignons ...)

en aout : plus d'ours à katmai ???? et le climat ?? (bq plus froid qu'en juillet ?)

merci beaucoup pour vos réponses ..

en espérant qu'un passionné d'Alaska passera par là .. Bonne journée 🙂 Isabelle
Choix entre trois hôtels pour Marrakech! English translation pending
by Fannyfoune · 2010-12-17 · 21 replies
Bonjour, nous souhaitons partie en mars à Marrakech avec notre fils de 6 ans. J'ai fait le tri, et 3 hotels me plaisent pas mal: - Hotel TICKA SALAM 4* - Hotel DIWANE 4* - Hotel Framissima Premium Les jardins de l'Agdal 5* Ce qui m'intéressent surtout, c'est la situation de ces hotels pour visiter la ville. J'ai envie qu'en sortant de l'hotel, je sois tout de suite dans l'ambiance, avec des petits restos marocains, des échoppes, des souks, des vrais marocains... Le Framissima me tente bien car piscine chauffée(période de mars) et est en général super bien noté. Merci de m'aider, Fanny.
Pérou en mars 2011: sécurité, logement? English translation pending
by Nadou06540 · 2010-12-17 · 13 replies
Bonjour,

J'aurais voulu tenter l'expérience du pérou pendant 2 semaines en mars 2010, en sac à dos, en arrivant en avion à Lima.

Ce pays est-il sécurisé? pour 1 première est-ce facile de trouver de quoi se loger et dormir?

J'attends de partager vos expériences avec impatience!! merci

Nadège
Carnet pratique: Panama English translation pending
by Maedel · 2010-12-17 · 12 replies
Pourquoi Panama? Simple coïncidence! Lors de notre périple en voilier dans les Antilles, nous avions eu un coup de cœur pour ce couple américain et avec lequel nous sommes restes en contact. Lors de notre dernière rencontre avec eux dans la baie de Chesapeake, nous avions convenu de les visiter au cours de leur croisière en Amerique centrale…hors il était très facile de les visiter au Panama! Donc nous avions a passer une semaine sur « terre » avant d’aller les rejoindre a Colon pour une croisière dans les San Blas. Allez sur notre blog pour y voir les photos! http://sv-lbvida.blogspot.com/

Nous n’avions aucune mais aucune connaissance sur ce pays! Bon, on connaissait le Canal…Alors on a choisi le guide qui nous paraissait le plus complet : The Rough Guide to Panama (2010). Il s’est révèlé très exact par rapport aux prix et aux horaires…et nous y avons trouvé tous les renseignements nécessaires (incluant adresses de sites Internet) à notre voyage.

Le choix de l’hôtel est toujours difficile quand on ne connaît pas un endroit..n’est-ce pas? Nos amis nous avaient fait quelques suggestions et finalement nous avons choisi l’hôtel Costa Inn…car il offrait un shuttle qui nous cueillait a l’aéroport. Ce fut quelque peu difficile de trouver le responsable du shuttle une fois arrives a l’aéroport Tocumen…mais voila, profiter de notre expérience : ce service est offert par l’agence de voyages « Viajes Florencia Tours » affilie avec l’hôtel. Le shuttle est blanc avec le nom de l’agence de voyage et les personnes a l’aéroport portent des chemises oranges avec le nom Viajes Florencia dessus…ils téléphonent a l’hôtel et voila, on vient vous chercher!!! Hôtel Costa Inn : $55.00/nuit pour deux personnes. Petit déjeuner très copieux inclus. Internet gratuit. Terrasse avec vue sur l’océan et piscine au 6ieme étage… Telefono : 227-1522. Les seul désavantage de cet hôtel est qu’il n’y pas grand-chose aux alentours pour aller se restaurer dans la soirée. Nous avons mange au resto pour le repas du midi et apporte de la bouffe a la chambre pour manger sur la terrasse…ou sommes allés manger au resto de l’hôtel : ouvert 24/24 …de très bons sandwichs au jamon y queso pour $3.00!

Nous avons apprivoise Panama city…elle n’est pas aussi jolie que Santo Domingo en république dominicaine mais elle a son charme. Nous avons marche entre notre hôtel et la Plaza 5 de mayo…dans la zone piétonnière de l’Avenida Central et passe de bons moments au parque Santa Ana a flâner et regarder les gens déambuler…(Il y a des Banos (toilettes) au grand magasin du coin)… Autre coup de cœur pour le vieux quartier de San Felipe dans le Casco Viejo….allez au Havanna Bar pour l’atmosphère ainsi qu’au Café Coca Cola…c’est une institution a Panama City! Et le Canal???? Nous avons visite les écluses Miraflores…Un conseil : avant d’y aller, faire une visite au Musée Interocéanique du Casco Viejo. Il est beaucoup plus intéressant que ce lui des Écluses Miraflores! Et donc, une fois rendus aux écluses, ne payer que pour aller voir les bateaux passer..mais le film et le musée ne valent vraiment pas le coup.

Une promenade au Cerro Anton pour aller voir le sommet ou flotte le drapeau panaméen géant!!! En plue des vistas exceptionnelles de la ville et de San Felipe, on y a vu des agoutis, des toucans, et un paresseux (sloths)…heureusement que le garde nous l’a montre cache dans les feuillages…on ne l’aurait pas vu!!!

Question bouffe : il y en a pour tous les goûts! Nous sommes allés au Restaurante de Marisco sur l’avenue Balboa a plusieurs reprises : coup de cœur pour la soupe aux poissons a $3.50! par contre leur filet a la plancha était très sec. A l’étage inférieur, au marche de poisson, vous pouvez acheter des ceviches a $2.00…Atmosphère authentique…ouvert et achalande toute la journée! Nous avons aussi acheté des tamales, des empenadas, des glaces, du poulet et du porc aux vendeurs de la zone piétonnière : excellente qualité et très très bas prix! Il y a des supermercado pour acheter du rhum ou du vin…pour arroser tout ça!!!

Cote sécurité : nous nous sentions en parfaite sécurité…une fois, un monsieur nous a gentiment indique de faire un détour et d’éviter une rue. Il y a beaucoup de pauvreté a Panama city: mais il y a tellement de gardes armes!

Tant a Panama city que pour le reste de notre voyage, nous avons voyage par bus. Dans la ville même, il faut essayer ces Diablos Rojos…pour 0.25$..what a ride! On en a même pris un pour aller a l’aéroport de Tocumen. Un voyage d’une heure qui nous a fait voir cette partie de la ville!

En résume, Panama city est authentique et colorée; on y rencontre les Panaméens de toutes origines, les Kunas comme les Ngobe et autres indios…nous n’avons pas aime les quartiers américanises de Bella Vista et Marbella de la Via Espana : touristiques, bétonnes, et laids…

Après 2.5 jours a Panama city, nous avons pris le bus (Terminal Albrook) pour aller a Chitre dans la péninsule de Azuero…encore la, la région nous a paru intéressante et authentique…pas touristique pour un sous bien qu’ayant un passe intéressant. Notre Hôtel Santa Rita était …propre mais « rough » : matelas mou, eau froide, mobilier amoche : mais bon, pour $19.50 la nuit! La senora Doris était très gentille On n’y parle que l’espagnol…(Nous avons pris une bière a l’Hôtel Rex qui semble offrir plus de confort…). Nous avons pris nos petit j (et nos dulce) a la Paneceria y Restaurante Chiquita d’en face : délicieux! Et que dire de leur gâteaux roules a la Dulce con leche …leur café (Duran) est excellent…et tout a des prix dérisoires. Pour le poisson et les crevettes, nous avons aime le Restaurante y Refresqueria El Aire Libre : on n‘y sert pas d’alcool mais on vous laisse apporter votre bière ou vin… délicieux poisson et crevettes a la créole ….Il n’a y a pas plus authentique que ça! Nous avons fait une excursion a la plage de Ulverito…d’abord en bus jusqu’a Las Tablas et de la en taxi ($6.00)…Bon, ce n’est pas une plage de carte postale mais on avait envie de marcher en regardant le Pacifique! Nous étions les seuls...avec quelques chiens errants, évidemment! Nous avons trouve un petit bar au port de pêche Puerto Mensabe. Pour ceux qui veulent voir des gros rouleaux et faire du surf, aller plus au sud a Pegasi...mais vous ne serez pas seuls : ce secteur est de plus en plus touristique et envahi par les Europeens. Nous avons fait du pouce pour revenir a Las Tablas et un gentil senor a la retraite nous a emmenés faire un petit tour de la région en nous racontant plein d’anecdotes en anglais et en espagnol. D’autres voyageurs étaient allés à la plage d’Agallito de très bonne heure pour voir les oiseaux dans les mangroves et avaient beaucoup aimé l’expérience.

On the road again…nous reprenons le bus et partons direction Santiago...ou nous prenons un autre bus pour le petit village de Santa Fe. La, nous avions une réservation a l’Hostel La Qhia opérée par une gentille jeune femme Stéphanie , qui parle le français, l’anglais et l’espagnol. Un petit bijou d’hôtel pour ceux qui aiment la nature! Nous avions une chambre double mais partagions les Banos avec les deux autres chambres. Il y a aussi une cuisine communautaire ou on peut mettre des trucs ds le frigo et faire la cuisine. Aller sur le site : http://www.panamamountainhouse.com/ et faites des réservations car c’est très populaire et c’est le seul endroit de Santa Fe ou il fait bon habiter...ce que nous avons entendu des autres voyageurs n’était pas positif! Les chambres sont $28.00 par nuit pour deux. On y a fait des randonnées de toutes sortes…Stéphanie a un répertoire d’activités qu’elle peut organiser pour vous et ce a de très bons prix. Nous sommes allés nous baigner dans le fleuve et avons fait une promenade en montagne vers l’Alto Piedra…Santa Fe est un petit village de campesinos et d’indiens Ngobe...on voit déambuler les femmes dans leur robes multicolores de coton…les hommes sont tous des caballeros, belle atmosphère de montagnes. Le matin, l’odeur du café rôti vient nous réveiller et le soir, le jasmin du jardin de Stéphanie venait embaumer l’air des 20h!!! C’était un endroit magique que je conseille a tous! Nous avons mange « en ville » au Kiosco Rocios » pour $2.00…du porc, du poulet, des plantains…avec riz et haricots évidemment. Pas très chic le resto mais exotique...si exotisme veut dire dépaysement! Il y avait encore la maison des orchidées a voir, une ferme organique de café, et d’autres excursions a faire mais le temps était venu d’aller a Colon pour y rencontrer nos amis et commencer la partie « navigation » de notre épopée panaméenne!

Avec toutes ces rumeurs a propos de Colon, nous nous attendions au spectacle de délabrement et de pauvreté…et comme il avait plu, ordures et débris de toutes sortes nageaient dans des mares huileuses…dur, dur de vivre a Colon. Pour nous rendre de la halte de l’autobus jusqu’au Club Nautico de Colon, nous devions prendre un taxi. Mais encore la, on nous avait averti qu’il y a des imposteurs et qu’il faut être bien sur de prendre un vrai taxi…sinon, la course pourrait être coûteuse! Bon, j’ai tout simplement demande a une femme en uniforme de me héler un taxi : elle nous a emmène a un coin de rue et en a heles quelques uns. Le notre était conduit par un monsieur chinois qui parlait anglais…gracias!!! Nous avons retrouve nos amis qui nous attendaient au Club, comme prévu.

Nous devions faire de la voile de Colon aux îles San Blas. Nos amis avait déjà parcouru cette zone en voilier …du Venezuela jusqu’au Panama…ils la connaissaient donc très bien. Nous avons donc passe quelques jours a Portobelo qui a un charme certain, avec ses vestiges de fort et de canons ensevelis dans la jungle (Fuerte San Francisco et San Geronimo), son église San Felipe au Christ noir, sa maison des douanes avec un musée très intéressant dit-on mais que nous n’avons pas visite!…Portobelo était un poste de trafic important au 16e siècle mais n’en n’a pas garde la postérité, malheureusement. Nous y avons passe d’agréables heures a déambuler dans ses rues…la petite boulangerie fait de très bonnes pizza en fin de semaine…Une halte a faire, surtout si on est en auto et qu’on peut y passer quelques heures sans avoir a y passer la nuit. De la nous avons fait une halte a Puerto Linton avant de partir par un jour de pluie torrentielle vers le Kuna Yala, Chichime plus précisément. A partir de ce moment il a plu sans arrêt…tellement de pluie qu’il y a eu des glissements de terrain meurtriers a Portobelo, que les rives du Rio Chagre ont été inondées faisant des milliers de sans-abri, et que le lac Gatun. Réservoir des eaux du Canal de Panama , avait atteint sa capacité et a provoque la fermeture du Canal! La dernière clôture remontait a 1989 lors de l’invasion américaine!

Heureusement, lors de notre arrivée a Chichime, il y eut une accalmie et les femmes Kuna des huttes de l’île en ont profite pour venir nous offrir leurs mollas….Ce fut un plaisir d’encourager l’économie locale...et nous en avons achetée plusieurs! (a la moitie des prix de celles trouvées dans les marches de Panama city…). Du bateau, nous avions une très bonne vue de la vie des Kuna…a terre. Leur cocoteraie était cependant inondée…nous avons vu les hommes dépecer une immense poisson (?) et distribuer la viande a tous les habitants des deux îles…les enfants allaient quand même jouer sur la plage et nager!Mais la pluie et le vent de tempête nous ont empêches de visiter le reste du royaume des Kunas. Nous avons aussi été témoins d’un voilier qui transportait des touristes qui s’est échoue sur les récifs de notre mouillage et qui n’a pu être renfloue malgré les efforts de plusieurs plaisanciers et locaux. Il existe en effet peu de garantie pour tous ceux qui s’embarquent avec des capitaines qui veulent renflouer leurs poches en faisant des transports dans le Kuna Yala et en Colombie : ce capitaine la avait failli aller sur les récifs dans un autre mouillage (un ami plaisancier nous l’a dit) mais n’a pas eu autant de chance dans le mouillage de Chichime.

Étant donne la situation météorologique, nous avions décidé de retourner a Panama city pendant le week-end…notre vol de retour pour le Canada étant le lundi après-midi. Il y a des jeeps faisant la route, très belle dit-on, à travers la montagne de Carti jusqu'a Panama city : elle était fermée! OK, il restait l’avion. Nous avons eu la sagesse de faire une réservation en téléphonant a Air Panama pour prendre l’avion de El Porvenir du samedi matin. Heureusement, car les seuls passagers a embarquer (il y en avait 2 fois trop) etaient ceux qui avait fait des réservations; même ceux qui avaient déjà paye leur billets mais avaient un « open ticket » ne sont pas embarques! Un billet a couteé $61.50 par personne pour aller à Panama city. Voila malheureusement les seules aventures dans le pays des Kunas que nous ayons pu faire…on regardera les blogs des autres voyageurs pour le reste de l’archipel!

En conclusion, on a trouvé le Panama exotique, facile à découvrir, ses prix encore très abordables, et les Panaméens chaleureux et serviables! Bon voyage!

Une liste d’adresses utiles : pour ceux qui veulent voyager en bus :http://thebusschedule.com/EN/pa/index.php, et voir le Parc :http://www.parquemetropolitano.org/ et un article sur la promenade au Cerro Ancon :http://www.panama-guide.com/...hp/20060521214809589 et finalement celui du Bureau de Tourisme de Panama :http://www.visitpanama.com/?id=&lang=en.
Avis pour un aperçu de quelques jours au Rajasthan? English translation pending
by Bonjourciao · 2010-11-30 · 32 replies
Je ne souhaite pas trop courir, et j'aimerai juste goûter un peu du Rajasthan, n'ayant l'occasion de n'y aller que quelques jours. Voici ce que j'envisage :Sam. 05/02 : arrivée à New Delhi à 22h40. Nuit à New Delhi.Dim. 06/02 : matin : départ pour Agra. Nuit à Agra. Lun. 07/02 : Tôt le matin : Taj Mahal. Train de nuit pour Udaipur.Mar. 08/02 : Udaipur. Nuit à Udaipur. Mer. 09/02 : Départ pour Pushkar. Nuit à Pushkar.Jeudi 10/02 : Pushkar. Train de nuit pour New Delhi. Ven. 11/02 : Journée à New Delhi. Soir : avion à 23h30. Pourrais-je avoir votre avis sur la faisabilité de cet itinéraire, et les transports entre chaque ?

Avez-vous une idée du budget à prévoir ? pour un confort standart, mais surtout la propreté (j'ai peur des grosses blattes... plus que des serpents... 😕), pour moi et mes deux enfants de 11 et 7 ans ? Y-a t-il des choses interressantes pour les enfants sur ce trajet ?

Merci d'avance pour vos avis, VF est un réservoir de rêves 😇 ! Que l'on a l'espoir de concrétiser un jour !
Récit d'un périple en Afrique Australe: du Big Five aux récifs coralliens (2ème partie) English translation pending
by Ericarole · 2010-11-10 · 13 replies
La première partie est là : http://voyageforum.com/..._1e_partie_D3794068/

deuxième partie :

Mardi 10 août :

Juste avant de partir, nous nous énervons à bien fixer les gros sacs de bois sur la galerie. Ma douce fait de nouveau l'alpiniste sur le toit tandis que junior et moi tendons les sangles. Il ne faut pas négliger l'arrimage car les soubresauts et cahots de la piste auront vite fait de faire chavirer les ballots.

Avec l'équipage Edouardo/Barbara nous faisons enfin route vers la terre promise : Moremi.

Edouardo préfère me laisser passer devant. A cause de notre précédent voyage en Afrique Australe, il m'attribue une expérience que je n'ai pas vraiment...

Je leur ai fourni un talkie walkie et cela rend la route un peu ludique : "Éléphant on your right handside !!!"

Chemin faisant nous rencontrons outre les pachydermes, des girafes, kudus, et autres ongulés. En longeant Tsau Pan, nous voyons également nos premiers hippopotames.



Nos premiers passages de gués sont de la rigolade. Nous traversons de petites mares allégrement et nous nous amusons comme des gosses. 1st Bridge et 2nd bridge peuvent se dévier : pas de soucis.

Arrivés au camp de 3rd Bridge, nous découvrons avec mécontentement que le n°06 qui figure sur notre réservation est occupé. Nous allons rencontrer les locataires inattendus. L'emplacement est vaste mais ils se sont étalés. Véhicule, remorque, panneaux solaires (ils sont super équipés) ont été largement disposés. L'homme n'est pas aimable. Il me dit qu'il est là depuis 2 jours et que c'est SON emplacement et qu'il ne bougera pas. Ça commence bien. Dire que dans le Kalahari, nous avions déliré en imaginant des attitudes à adopter si notre camp était indûment occupé, allant jusqu'à évoquer des scènes dignes de la guerre des boutons....

Voulant être sûr de nous avant de déclencher une esclandre, nous nous rendons au Gate du camp situé à proximité. Après vérification sur son planning, l'employée prénommée Rachel nous dit que l'imposteur est aussi dans son droit, car son nom figure bien sur son listing, ainsi que le nôtre... Quoi !!! Comment !!! Rien à faire, nous n'aurons pas le plaisir d'aller déloger l'intrus. Rachel nous explique qu'il s'agit d'un grand emplacement et qu'il peut être divisé en deux. Elle n'y peut rien car elle reçoit le listing de la société mère qui fait les plannings. Tous les autres camps sont pleins : nous sommes victimes de surbooking !!!...

Nos amis espagnols sont dans la même situation. Leur emplacement, qui est plus petit, est aussi occupé. Rachel leur propose un emplacement "de secours" situé sur l'extrémité droite. Nos amis acceptent volontiers de le partager avec nous. Nous sommes soulagés car l'idée de cohabiter dans l'autre camp avec ce paltoquet ne nous sied pas du tout. Rachel nous met en garde de bien rester sur le début de l'emplacement. Avec sérieux, elle indique que la nuit, les hippos affectionnent le coin. Elle nous assure que dès demain et pour les deux nuits restantes nous aurons le camp n°6 rien que pour nous.

Après notre pique- nique, nous partons explorer un peu Moremi. Nous sortons de 3rd Bridge par le pont qui ne pose pas de réelle difficulté, si ce n'est qu'il commence à y avoir de belles ornières qu'il ne vaut mieux pas emprunter, en direction de 4th Bridge.

Je n'avais pas eu besoin de dégonfler mes pneus jusque là...erreur grave. Au milieu d'un passage particulièrement mou et ayant omis de passer en boite courte, je stoppe net : ensablé. J'essaye les premières manœuvres de dégagement : boite courte, première et marche arrière : Rien n'y fait : je m'enfonce encore. Nous dégageons les roues, je dégonfle jusqu'à 1,5 bar, mais toujours rien. Nous disposons les chaines de désensablement en caoutchouc, mais les roues n'accrochent pas. Au final, Edouardo réussit à me dépasser en roulant une bonne vingtaine de mètres dans le bush entre les buissons, où le sol est moins mou. Nous fixons la sangle de traction. Lui tractant avec son véhicule, les filles et junior poussant "au cul", nous réussissons à extraire le 4x4. La roue de secours était posée sur le sable...il était bien enfoncé. Il nous a fallu presque une heure. Nous sommes en nage, plein de poussière mais contents et nous congratulons avec ferveur.

Les quelques passages à gué suivants sont facilement franchis. Nous arrivons à 4th Bridge et cela semble un peu plus sérieux. Une bonne grosse mare doit être traversée avant d'atteindre un petit banc de sable qui précède le pont.



J'en profite pour vous indiquer que le pont est en fait une construction de rondins de bois. Deux rangées de rondins sont plantées à la verticale et servent de piliers pour une autre rangée de rondins disposée à l'horizontale, et sur laquelle il faut rouler :

un seul véhicule à la fois peut passer…

Un nouveau pont est en construction. Il sera bien plus long que le précédent qui commence vraiment à donner des signes de fatigue.

Un vieux 4x4 Toyota Land Cruiser manifestement utilisé par les rangers du parc est immobilisé au milieu de la mare : il est "stuck" comme ils disent, c'est à dire bloqué, embourbé. Son gros moteur diesel hoquette au ralenti, en faisant des bulles. Heureusement il a un snorkel.

Cela nous met dans l'ambiance. Un gros 4x4 transportant des touristes et un Toyota Hilux de location comme le nôtre essaient déjà de le sortir. Je prête ma sangle de traction qui fait 10 mètres de long. Le couple s'étant mis à la tache nous indique que eux aussi, sont restés bloqués hier...Edouardo n'est pas l'aise : après- demain, il doit passer par là pour continuer sa route. C'est également pour nous un jour après lui.



Les deux 4x4 ne parviendront pas à dégager "l'embourbé". Mais de ce que nous comprenons, d'autres véhicules plus puissants vont bientôt venir. Un équipage de deux 4x4 conduits par des Sud- Africains s'arrête également. Les deux conducteurs vont, en short et pieds nus, sonder la mare. L'eau atteint parfois le haut de leurs cuisses. Ils nous indiquent que "l'embourbé" est passé trop au milieu et qu'il faut plus serrer à gauche . Choses dites, choses faites, le petit convoi franchit l'obstacle sans encombre, l'eau arrivant quand même au- dessus des roues. A gauche ! Il faut serrer à gauche !....

Gentiment, nous regagnons le camp. Nous garons nos 4x4 nez contre nez, de manière à former une barrière en V, nous protégeant de ce qui peut venir de la rivière. Après la séance de lessive et des douches bienfaitrices, le soleil décline et le soir arrive. Nous faisons un beau feu de camp. Je découvre que, jusque là, Edouardo et Barbara faisaient cuire leur viande dans leur poêle sur le réchaud à gaz. Gamins de la ville va !! Je leur propose la cuisson aux braises, qu'ils apprécient d'autant plus que nous partageons notre bouteille de vin Sud Af.

Nous passons une bonne soirée ensemble, à converser et à mieux se connaitre encore. Soudain, des bruits de bris de branches nous arrêtent. Perception de la torche dont le faisceau éclaire un gros hippo qui surgit à moins de 10 mètres sur le côté de notre bivouac et se dirige d'abord vers nous. Petit moment de panique… je dis à tous de rentrer dans les voitures. Alors que le mouvement de repli s'opère, le gros pépère change de trajectoire et s'en va brouter un peu plus loin . Barbara n'est pas rassurée du tout car elle garde un mauvais souvenir des hippos lors d'un précédent voyage en Zambie.

La fin de la soirée sera entrecoupée de "coup de torche" pour s'assurer que le gros brouteur reste à bonne distance.

Mercredi 11 août.

Nos amis espagnols et nous avons la même intention de faire un tour en Mokoro, petite pirogue traditionnelle du delta. Nous quittons 3rd bridge et nous rendons à M'Boma boat station.

Chemin faisant, ne voilà-t-il pas que je m'ensable de nouveau. J'essaye de me dégager avec la boite courte et des avants-arrières mais en vain. J'avais bêtement regonflé un peu les pneus hier soir. Il me semble que l'Hilux manque un peu de couple dans les passages très sableux, si la "low gear" n'est pas enclenchée, cela peut planter. Je dégonfle encore, jusqu'à 1.2 bars. Un 4x4 du parc arrive et réussit à me contourner. Le chauffeur descend il me dit qu'il est pressé avec ses clients et qu'il n'a pas le temps de me tirer mais propose d'essayer de le sortir en conduisant. Je monte avec lui. Il fait hurler le moteur et patiner l'embrayage...rien : le 4X4 s'est encore plus enfoncé...il nous laisse là en disant que le seul moyen, c'est de lever les roues et de mettre des branches...Nous voilà bien....

Un peu aguerri à la manœuvre, nous nous y mettons et commençons à dégager les roues. La roue de secours au- dessous est encore "posée" sur le sable. Je cherche fébrilement le cric...je mets du temps à le trouver, sous le siège arrière, dans un petit logement de la carrosserie. Nous réussissons à lever une roue, en ayant calé le cric avec du bois pour ne pas qu'il s'enfonce dans le sable. Nous déployons une chaine en caoutchouc et la glissons sous la roue. On arrive à dégager la deuxième roue avant. Malgré tout cela, le 4x4 refuse de s'extirper. Bien que le hors- piste soit difficilement praticable, Edouardo réussit aussi à me contourner dans les traces de l'autre véhicule et va se poser 10 mètres devant, b là où le sable parait moins mou. On relie les deux 4x4, et conjuguant la poussée arrière des filles et de junior, la traction du 4x4 et un rugissement de moteur, l'Hilux s'extrait finalement de sa prison de sable et je regagne un sol moins mou. Seulement, dans la manœuvre Edouardo a planté le sien...moins profond mais suffisamment bloqué.



Rebelote, on dégage les roues et cette fois, on réussit à le sortir juste en poussant à quatre.

La journée commence bien ! On a perdu une heure.

Lorsqu'on arrive enfin à M'Boma, il est plus de 10H00.

M'Boma boat station est composé d'une cabane, d'un petit ponton de bois qui donne sur un petit bras de rivière et c'est tout. Il n'y a personne excepté deux chauffeurs de 4X4 de promenade, dont celui qui nous a enfoncé l'Hilux un peu plus profond dans le sable...Ils nous disent que les « pullers » (nom donné à ceux qui dirigent les mokoros à l'aide de perche) sont partis avec leur groupe de touristes et qu'ils reviennent vers 11H00. On attend sur place et effectivement les pirogues reviennent. Durant l'attente, nous rencontrons un équipage formés de 2 couples de quinquagénaires : des anglais et des italiens. Ils se sont rencontrés lors d'un précédent voyage et sont devenus amis. Cette fois ils partagent l'aventure et le même 4x4 : belle histoire.

Les pullers reviennent. Nous discutons avec eux et ils sont très clairs : la balade qui dure une heure ne sera pas un moment de rencontre animalière. Il n'y aura ni croco, ni hippo, ni éléphant. C'est plutôt un moment de détente, une façon de découvrir les bras du delta et d'en apprendre un peu plus.

Nous partons donc pour une gentille balade à travers les roseaux. Ma douce et junior partagent le même Mokoro et je suis seul. Nos amis espagnols sont également de la partie. Leur pullers parlant bien anglais, ils apprendront tous les 4 une foule de choses intéressantes sur la faune, la flore et la vie du delta. Mon puller parlant peu anglais, je reste un peu sur ma faim, captant parfois les conversations des autres embarcations



La balade terminée, nous quittons M'boma et poursuivons la boucle que fait la piste. Nous débusquons un joli endroit face à un petit étang qui s'avère être un agréable spot de pique- nique, d'autant que des girafes nous font face.





Nous reprenons la piste et continuons notre exploration. Nous traversons une zone de bush et arbustes assez dense, imposant un trajet sinueux à la piste. Au débouché d'un virage, nous tombons nez à nez avec un éléphant qui nous barre la route. Manifestement nous sommes trop près de lui et cela ne lui plait pas. Il déploie ses oreilles, agite sa trompe et avance vers nous brusquement en faisant voler la poussière : Il nous charge ! J'enclenche la marche arrière, nous ne sommes pas de taille... Édouard a vu la scène et opère également un repli. Les rétroviseurs extérieurs percutent les branchages, ce n'est pas simple de reculer dans un virage, sans pouvoir se retourner, avec un œil dans le rétro et l'autre sur le belliqueux pachyderme. L'adrénaline monte vite et le cœur bat la chamade : c'est bigrement impressionnant et on a pas le temps de disserter sur cette interrogation fondamentale : est-ce du lard ou du cochon ? Estimant nous avoir fait suffisamment reculer, Babar cesse sa charge et regagne le bush. Nous découvrons alors qu'il n'était pas seul, nous sommes presque entourés d'éléphants. Nous décidons de ne pas rester planté au milieu et accélérons un peu pour nous éloigner. Au virage suivant, nous sommes confrontés à une mère et son petit. Hou-là, c'est pas bon si elle prend peur. Nous entamons une marche arrière immédiate, avant qu'elle ne se décide à charger. Cette fois, comme elle quitte la route, nous passons rapidement. Elle prend le parti d'emmener son rejeton dans le bush et c'est tant mieux. Le coup de sueur passé, nous expirons enfin. Waow !!! quelle rencontre, quelles sensations !!!

Junior confesse que durant toute la scène, il se chantait intérieurement : "Un éléphant, c'est pas méchant ! ... un éléphant, c'est pas méchant ! " Quant à moi, j'ai les mains moites et les pieds poites......



Peu de temps après, nous croisons un véhicule. Je leur fais signe de s'arrêter et les avertis du troupeau qui squatte la piste en amont. Échange de bons procédés le chauffeur me donne les coordonnées GPS de l'endroit où se trouverait un lion, perché dans un arbre au bord de la piste.

Excités, nous parcourons le bon kilomètre qui nous sépare de ce lieu. Arrivés à peu près au point, ce n'est plus dans l'arbre, mais couché au milieu de la piste que le gros mâle s'est posé ! Nous nous postons pour l'observer mais rapidement, pépère se lève et grimpe dans un arbre. Certes, l'arbre n'est pas très haut mais est bien à 3-4 mètres de hauteur. Comme quoi, si un jour nous sommes coursés par un lion, grimper dans un arbre n'est pas forcément une bonne idée.

Après une bonne dizaine de minutes d'attente, nous finissons par le quitter, toujours perché sur la branche, d'autant plus qu'il ne nous montre plus maintenant et ostensiblement que son postérieur et ce qui fait de lui un mâle...

500 mètres plus loin, alors que le bush s'est bien clairsemé, nous admirons plus posément une famille d'éléphants. Ils sont à bonne distance cette fois.

Nous poursuivons notre exploration jusqu'à 2rd Bridge où nous remarquons des Letchwes, belles antilopes plus grandes et trapues que les impalas, puis regagnons le camp. Cette fois nous avons invité nos amis espagnols à partager ce camp avec nous, ce qu'ils ont accepté avec joie.

Ce fut une belle journée. Nous la terminons agréablement autour du feu à s'en remémorer les passages. Nous faisons gouter à Edouardo et Barbara du Crocodile. Nous en avons acheté des tranches de queue à Maun. La chair est blanche, à mi-chemin entre la lotte et les cuisses de grenouille. Cela ne vaut pas une côte de bœuf. Junior goûte aussi sans être convaincu de l'intérêt culinaire de cette viande. Heureusement la belle pièce de bœuf grillée qui suit, mariée à un Syrah du Stellenbosch, relève le niveau des saveurs.

Pour en finir avec les émotions, alors que nous faisons la vaisselle dans les lavabos extérieurs de "l'ablution block", un hippo nous surprend. Il est à une quinzaine de mètres de nous aux abords des ballons d'eau chaude, en train de brouter. Tandis que Junior et ma douce s'activent à laver et essuyer la dinette, je surveille l'animal...au pire on se réfugiera dans les douches. Le gros cheval des fleuves reste placide et s'éloignera tranquillement avant notre départ.

Jeudi 12 aout.

Ce matin, Edouardo et Barbara nous quittent pour poursuivre leur aventure jusqu'en Namibie. Nous leur avons donné quelques conseils (faire pique- nique le soir sur les points d'eau éclairés d'Etosha, admirer le coucher de soleil sur la dune Elim à Sesriem...)

Nous les accompagnons un bout sur la piste. Nous avons décidé de franchir avec eux le gué de 4th bridge, par esprit d'équipe, au cas où...

Après avoir une nouvelle fois repéré les lieux, nous nous lançons à l'eau...seconde en boite courte, nous suivons la trajectoire "bien à gauche" et passons sans encombre. Edouardo et Barbara nous précèdent et nous nous arrêtons sur l'îlot sableux, juste avant le vieux pont de bois, pour nous congratuler, comme si nous venions de réaliser un véritable exploit. Nous passons ensuite le vieux pont. On sent les rondins rouler et se soulever sous les roues...il est vraiment temps qu'ils en construisent un autre.



Avant Xakanaxa, nous nous séparons non sans nous être embrassés et étreints. Vivre un petit bout d'aventure ensemble et partager des émotions tissent des liens....

Nous explorons les différentes pistes menant vers Jesse pools et Hammer pan. La plupart finissent en cul de sac dans l'eau. Nous avons l'occasion d'admirer hippos, girafes, zèbres et plein de singes Vervets dont les mâles arborent fièrement de belle paire de "couilles bleues", leur donnant une si grande popularité auprès de la gente féminine. Par moment la piste est si défoncée qui faut marquer l'arrêt et calculer la trajectoire entre les profondes ornières et les trous infranchissables.

Il nous faut revenir vers 3rd bridge d'autant que nous voulons retourner sur les traces du lion. De retour à 4th bridge, un 4x4 est bloqué sur le vieux pont. Un rondin a cédé et sa roue arrière est coincée. Plusieurs autres véhicules sont déjà à l'arrêt. Les premières manœuvres semblent vaines. Au final, un puissant Toyota Land Cruiser de brousse arrivera à le tirer de là. Des morceaux de rondins sont remis dans le trou du pont. A notre tour de passer, non sans une certaine appréhension. Le pont franchi, il nous reste la mare profonde. Deux 4x4 sont arrêtés de l'autre côté. Les chauffeurs circonspects examinent le gué. Ils sont comme nous la veille...

Fort de notre expérience, nous franchissons sans faillir, dans la trajectoire la moins profonde. L'un des chauffeurs lève son pouce : il sait maintenant par où passer.

Nous faisons une halte pique- nique en compagnie de Letchwees qui pataugent dans l'eau. Nous remontons la piste vers M'boma. Soudain sur notre gauche, à proximité d'une mare et allongé entre deux buissons, un gros lion fait la sieste. Nous nous postons à l'affût. Le temps passe et Pépère dort profondément. C'est tout juste si de temps à autres il relève un tant soit peu la tête. Un troupeau d'impalas approche. Il contourne le point d'eau. Marchant à la queue leu leu, les gazelles ont flairé le lion. Inquiets et sur leurs gardes, ils poursuivent leur route, le regard rivé en direction du lion. Nous avons un temps espéré une réaction du roi des félins mais il n'en a que cure. Il termine sa royale sieste sans un regard sur la cohorte de steaks sur patte. Restant sur notre faim, nous nous approchons par étape, quittant la piste et rejoignant le point d'eau. Nous contournons les buissons, roulant entre eux et la mare, nous atteignons le lion toujours couché. Il s'assoit un instant en nous toisant . Nous nous sommes arrêtés à deux mètres de lui. Moteur coupé, on s'observe mutuellement. Manifestement convaincu de notre parfaite innocuité, il se détend et reprend sa somnolence. Nous restons là, un bon moment à nous délecter de sa si proche présence, détaillant l'animal sous toutes ses coutures. Ma douce est impressionnée par ses grosses pattes. Ses nombreuses cicatrices attestent d'une vie déjà riche et mouvementée. Par moment, il se redresse, baille, nous jette un coup d'oeil nonchalant. Nous en profitons pour remplir notre carnet de voyage des quelques jours manquants.





Puis, repus du lion, nous le laissons, le saluant comme lorsqu'on quitte un vieux pote.

Il est temps de regagner notre camp. A l'approche de 3 rd Bridge, nous remarquons la présence de troupes de babouins. Tous se dirigent vers les camps...

En effet, les babouins jusque là si discrets nous rappellent combien ils sont ici chez eux. Ils ont envahi notre espace. Ils sont partout et ont dévasté la poubelle. Je l'avais accrochée en hauteur sur un tronc...gros malin, comme si un singe ne savait pas grimper.....

Armés de nos gourdins, Junior et moi faisons un remake de la guerre du feu. Émettant des sons gutturaux, frappant le sol et les troncs d'arbres nous leur donnons un "Haka" sans doute assez convaincant car ils se retirent des lieux, battant retraite dans les grands arbres. Nous nous manifestons virilement à chaque fois que l'un d'eux tente de se rapprocher, réussissant à leur imposer finalement une zone franche : ils n'envahiront plus les petits arbres qui cernent notre bivouac.

Cet épisode va inaugurer de ce qui va suivre et qui sera la plus folle nuit de notre périple. Ce soir, cela va être la fête au village...on voulait du sauvage, on va être servi...

La nuit tombée, le feu est prêt pour la soirée. Régulièrement les babouins se battent dans les grands arbres qui nous entourent. Les mâles poussent des cris rendus encore plus impressionnants par l'obscurité. Alors que je m'apprête à griller les saucisses, un grand crac nous surprend, puis un autre, puis encore un autre...le bruit vient de derrière le 4x4 et c'est tout prêt. Munis des lampes, nous éclairons les buissons. Dans les faisceaux, nous découvrons la cause de notre émoi : un gros éléphant arrache consciencieusement les branches des buissons qu'il enfourne dans sa gueule. Il est là, planté à 10 mètres de nous et ne semble pas vouloir bouger. Nous évitons de trop l'éclairer de peur de l'énerver. Nous poursuivons tant que vaille notre diner, jetant de fréquents coups d'œil à notre inquiétant et imposant voisin. Je mange parfois debout, m'assurant que le mastodonte est toujours derrière le 4x4, seul rempart entre lui et nous. Nous n'avons pas peur mais ne sommes pas sereins. C'est une drôle de sensation, entre l'exaltation de cette rencontre et la conscience que cela peut basculer de façon incontrôlable. Junior reprend ses incantations : « un éléphant c’est pas méchant…. »

Alors que nous tentons de nous détendre autour du feu, un autre crac provient de l'autre côté de notre camp. Cette fois, c'est un gros hippo qui a décidé de traverser notre espace. La fourchette en l'air, nous arrêtons de respirer le temps qu'il traverse tranquillement...damned, nous étions encerclés.

Au bout d'un long moment, l'éléphant s'éloigne un peu, faisant retomber notre tension. Nous l'entendons toujours et le voyons distinctement lorsque nos torches l'éclairent.

A un moment, l'animal défèque. Nous sommes sous le vent et la forte odeur caractéristique qui s'en dégage nous assaille les narines...si çà c'est pas de l'immersion en contrée sauvage...

Nous profitons des braises pour y faire griller avec gourmandise des chamallows...qui n'a pas fait griller des chamallows au coin du feu ne peut pas comprendre.....

Il est temps d'aller dormir...Babar s'est éloigné.

N'allez pas croire que cela s'arrête là...la nuit de fait que commencer.

Les babouins qui s'étaient un temps calmés se manifestent soudain. Il doit y avoir un casus belli là- haut. Des cris stridents, des hurlements rauques transpercent la nuit. Il y a bagarre, coups et morsures. Certains cris expriment la douleur....on ne rigole pas chez les babouins. La lutte dure un bon moment puis le calme revient. Il doit y avoir un gagnant et un perdant. La trêve sera courte… Pas assez pour s'endormir.

Crac !!! Crac !!! l' éléphant est revenu. Il poursuit son festin là où il l'avait commencé et nous maintient bien éveillé. Comment peut on dormir avec un tel voisin. On se sent tout petit dans la tente. Ma crainte est qu'il contourne le 4x4 et se prenne les pieds dans l'échelle des tentes qui servent également de pilier. On serait dans de beaux draps...

L'éveil dure tant qu'il reste proche...on écoute le moindre de ses bruits, enfouis profond dans les duvets....

Finalement, ayant probablement épuisé toutes les ressources naturelles des buissons, il s'éloigne de nouveau et le silence revient, assez pour glisser dans les bras de Morphée.

Je me réveille dans la nuit et regarde ma montre : 04H30....hum, j'ai le temps pour un second dodo...soudain j'entends au loin le son sourd et reconnaissable du rugissement d'un lion. C'est la première fois que je l'entends "en vrai" chez lui, dans la nature. J'écoute et bientôt un nouveau rugissement...puis un autre...les sons s'amplifient, il se rapproche. Je réveille ma douce : "écoute.. . un lion rugit". Tous les deux, calés l'un contre l'autre, nous tendons l'oreille. Progressivement, le ou les lions se rapprochent encore jusqu'au point culminant où l'un d'eux rugit au pied du 4x4. Le son est assourdissant, puissant et palpable : les ondes me traversent le torse, je sens les vibrations et mes poils se dressent... waow quelles sensations. Immobile et la respiration en suspens, j'ai l'impression que pendant quelques instants, le temps s'est arrêté.

Nous les entendons encore rugir plusieurs fois. Puis enfin, le silence revient pour de bon. Je regarde ma montre, il est 05H00.

Je me recroqueville dans mon duvet et me laisse bercer par mes émotions.

Vendredi 13 aout

Au petit matin, notre premier réflex est de chercher les traces. Nous les trouvons tout de suite, le long du 4x4. Des grosses pattounes de lion longent notre véhicule. Un frisson intérieur me parcourt...cela n'aurait pas été une bonne idée de descendre faire pipi.....

Alors que nous apprêtons au rituel matinal du petit déjeuner, ma douce nous appelle : "regardez ! Il est là !" : notre pote Babar est revenu. Il se trouve dans les buissons avant le bloc sanitaire à vingt mètres de nous. Suffisamment loin pour ne pas nous inquiéter mais trop prêt pour que nous allions dans le bloc sanitaire.



Alors que nous l'observons, deux hommes surgissent à pied. Ils remontent le chemin et se dirigent vers les douches. Dans le même temps, un babouin vient perturber l'éléphant qui bouge de quelques mètres et arrive sur le chemin. A cause des buissons, les deux hommes ne l'ont pas vu. Ma douce leur crie : "Watch out ! an elephant !" juste au moment où l'éléphant les aperçoit. Les deux hommes font un joli bond et déguerpissent en courant. Bien leur en a pris car l'éléphant a décidé de charger. Les quelques mètres gagnés grâce à l'intervention de ma dame font que l'éléphant arrête sa charge avant de les rattraper, estimant que les deux intrus se sont suffisamment éloignés.

Ouf, plus de peur que de mal... ils s'en souviendront longtemps de leur matinée à 3rd bridge.

Nous discutons avec un Sud- Africain qui s'est invité dans notre camp pour voir l'éléphant. Il nous explique qu'il faut être prudent car la bête a des traces de musc visibles sur la tête : il est en rut et donc plus agressif de d'habitude...

Après le petit déjeuner, l'éléphant a quitté les environs du bloc sanitaire pour jeter son dévolu sur le feuillage d'un grand arbre, sous lequel est stationné un 4x4 toutes tentes dressées sur le toit. C'est le camp à côté du notre. Je traverse l'espace buissonneux et boisé qui nous sépare et assiste au spectacle : un homme est tapi derrière le 4x4 et de l'autre côté l'éléphant arrache les feuilles de l'arbre. Prudemment il prend des photos. Je le prends moi-même en photo dans cette situation. Ce que je ne sais pas et qu'il m'apprendra plus tard, c'est que ses enfants sont encore dans les tentes, à deux mètres de l'éléphant. Je lui promets de lui envoyer par mail les photos. Ce que j'ai fait à notre retour. Il m'a répondu en me disant qu'elles avaient fait sensations auprès de ses amis.



Nous quittons 3rd Bridge et nous dirigeons vers Xakanaxa pour rejoindre North Gate. Nous passons sans encombre 4th bridge et reprenons des petits chemins empruntés la veille.

Ma douce va essuyer la plus grosse déconvenue de notre voyage. Alors qu'elle veut vider la carte SD de son pentax K10 sur notre lecteur et stockeur d'images, elle s'aperçoit que les fichiers de la carte sont corrompus : impossible de lire les photos ni avec le lecteur, ni avec l'appareil photo. 3,7 gigas de photos illisibles... de Maun à aujourd'hui.

Elle énumère avec désespoir les images perdues : le survol du delta, le lion, le mokoro, les éléphants, une multitude d'animaux, d'oiseaux et toutes ces tranches de vie.... Heureusement qu'une partie des évènements ont été doublés avec le second appareil mais il n'empêche que c'est avec le réflex que les plus belles photos se font...

Ceux qui aiment la photographie comprendront le profond désarroi de ma douce. A notre retour nous avons envoyé la carte SD à deux sociétés spécialisées dans la récupération de données, mais hélas sans succèsNous gardons quand même cette foutue carte, au cas où un jour, la technologie vienne à bout de ce bug. Cette carte deviendra avec le temps un précieux objet mystérieux, renfermant des trésors oubliés... . (Petit message personnel : mais si vous avez d’ores et déjà des tuyaux pour sauver ces photos, écrivez-moi !)

Alors que nous sillonnons les pistes dans une zone assez boisée, nous repérons un 4x4 bardés de touristes en train de regarder une horde de babouins s'agiter. Nous nous postons un instant. Ma douce souffle soudain : " là haut dans l'arbre !! un léopard !!!"

Il m'a fallu quelques instants pour distinguer la bête, les taches de son pelage se confondant avec les branches, les feuillages et les points de lumières. Une fois le gros 4x4 parti nous nous stationnons le plus prêt possible de l'arbre et dans le meilleur axe qu'il soit. Le léopard est pour l'instant couché sur une grosse branche. Nous ne voyons pas sa gueule, dissimulée par un bout de l'arbre. Patiemment, on attend.

Nous ne sommes pas les seuls à avoir débusqué la panthère. Bientôt les babouins l'ont aperçu aussi. Nous assistons alors à une singulière scène : des babouins sont montés dans un arbre faisant face à celui du léopard. Perchés aux extrémités de branches, ils hurlent, invectivent et provoquent par gestes le félin. Dérangée par le vacarme, la panthère se réveille et feule après les insolents, pour la plus grande joie de Miss kodak qui mitraille le gros minou tacheté. Puis, enhardis par l'effet de meute, les babouins montent à l'assaut et délogent la Panthera Pardus qui finit par battre en retraite dans la cime du grand arbre, sous les harcèlements primates qui resserrent leur encerclement. A la jumelle, et plus tard confirmé sur les photos, le léopard présentait une blessure à la cuisse. Peut- être que sans ce handicap, il aurait durement rossé le premier cynocéphale insolent à oser s'approcher trop prêt.





Junior est ravi (et nous aussi !) : il accroche une nouvelle fois le Big Five à son tableau de chasse : rhino, éléphant, lion, buffle et léopard. Comme tous les ados, il est insatiable, car maintenant il veut son Big Cat : lion, léopard et guépard...

Nous reprenons la piste et quelques éléphants après, nous atteignons Xakanaxa que nous contournons, direction North Gate. Après avoir parcouru les 2/3 de la piste, nous arrivons à un gué large de 15-20 mètres qui nous avait été annoncé par les rangers comme pouvant poser problème. Ma douce enfile des chaussons de caoutchouc et munie du gros gourdin, entre dans l'eau. J'avais entaillé le bâton pour marquer la limite de la profondeur au delà de laquelle il n'était pas raisonnable de se risquer, au risque de noyer le moteur. Par trois fois, la limite est bien dépassée et l'eau affleure le haut de ses cuisses. Sans snorkel, si l'eau entre dans la prise d'air du moteur...le voyage s'arrêterait là pour quelques jours.



Nous sommes dubitatifs et partagés. Dans un sens je me dis que cela devrait passer. Dans un autre, nous sommes seuls, sans assistance immédiate. Pour une fois, j'écoute la prudence et malgré que cela nous oblige à un large détour, nous rebroussons chemin pour redescendre sur South Gate et prendre une autre piste qui mène à North Gate…une rallonge de 2 bonnes heures quand même.

Nous arrivons enfin à North Gate. Nous avons encore malgré tout du temps devant nous. Nous sommes curieux d'aller voir le gué après le village de Khwai, annoncé comme le plus délicat à franchir. Nous traversons le pont de bois qui enjambe la rivière. Il est long et neuf. Il y a juste la place pour un véhicule et les piétons qui le traversent, doivent frôler la rambarde pour croiser notre voiture. Nous traversons le petit village de Khwai et atteignons le gué. Misère, ce n'est pas un gué, c'est une rivière !!!. Jamais on ne passera...



Deux véhicules sont arrêtés également : un 4x4 Toyota Fortuner V6 et un fourgon Mercedes 4x4.

Deux couple quinquagénaires voyagent ensembles. Ils sont sud africains. Je leur demande s'ils comptent traverser. "We just did it !!" me dit l'un d'eux. Très amicalement, ils m'expliquent qu'ils ont payé les services d'un garde du parc et il leur a montré la marche à suivre ainsi que le trajet exact qu'il faut prendre pour traverser. Il faut entrer dans l'eau par la gauche, viser un bout bois, bifurquer sur la droite, viser un autre bout de bois, puis bifurquer sur la berge et sortir par la droite ..... euh… rien que çà ? Ils poursuivent en indiquant que le Ranger leur a aussi fait passer le second gué, également délicat et les a mené jusqu'à la transit road en passant par un chemin qui ne figure pas sur les cartes. Maintenant ils ont tout sur le GPS. Nos sympathiques interlocuteurs ont donc refait le chemin inverse, retraversé les gués. De ce fait, ils pourront de nouveau sans encombre les franchir demain matin....impressionnant de logique.

Incroyable...nous avons une chance inouïe de tomber sur eux.

Je leur demande si à leur avis, je pourrai passer avec mon 4x4. C'est sans problème me disent- il : il a presque la même garde au sol que le leur qui n'a également pas de snorkel mais il faudra bien suivre le tracé car sinon, il y a risque de noyade....rassurant...

Enfin je leur demande s'ils acceptent que nous passions avec eux demain matin. Bien sûr, on est "welcome". Ils quitteront North Gate à 08H00. Nous repartons avec eux vers le camp. Nous nous arrêtons tous à la seule minuscule épicerie du village de Khwai. Nous sommes en rupture de coca et de chips pour l'apéro. Nos nouveaux amis sud- africains sont débonnaires et blagueurs. Ils invitent ma Douce à entrer dans le petit magasin, d'ordinaire non accessible aux clients qui se font servir par l'épicière, postée derrière une grille surmontant un comptoir. Ils expliquent à l'épicière d'abord réticente que nous sommes français et qu'il nous faut voir ces merveilleuses petites boutiques africaines où on trouve de tout. Personne ne pouvant résister à leur bonne humeur, la patronne autorise ma Douce à entrer dans la mystérieuse échoppe qui contient effectivement presque tout. Elle y déniche même de véritables verres à vin. Çà tombe bien, l'un des nôtres n'a pas supporté les cahots et soubresauts de la piste. Elle prend un verre de l'étal et en fait tomber d'autres qui se brisent en mille morceaux. Il s'en suit une partie de rigolade à laquelle adhère la patronne après que nous lui ayons assuré que nous payerons les dégâts.

Nous nous arrêtons un peu plus loin dans le village où quelques petits gamins jouent le long de la piste. Ils ont droit à une distribution de petits jouets et nous à des grands sourires.

Nous profitons encore du temps qu'il nous reste et partons pour un petit drive d'une heure sur les pistes au nord de North Gate. Nous y débusquons une grosse horde d'éléphants qui traversent juste devant nous. Par notre soudaine présence, nous scindons le groupe en deux : ceux qui sont passés et les autres...cela les énerve un peu et ils nous le font savoir au moyen de « secouades » de trompes, de têtes et d'oreilles.

Pour éviter tout malentendu, nous effectuons une prudente marche arrière d'une bonne quinzaine de mètres, histoire de montrer notre bonne volonté. La politesse est payante car les pachydermes de l'arrière garde traversent tranquillement la piste sans plus nous inquiéter.



Après une rare douche bien chaude, le diner et la soirée seront calmes, juste entrecoupés de grognement d'hippopotames et de rugissements lointains de lions...la routine quoi...

Cette nuit, je dors mal. Les franchissements de gués à venir me perturbent et me hantent...et si je plante et noie le 4x4 ?.....au petit matin ma Douce avoue avoir eu les mêmes angoisses nocturnes. La pression monte.

Samedi 14 août

A 07H55 nous sommes devant le camp de nos amis sud- africains...pas question de rater le rendez- vous avec nos guides-passeurs.

En convoi, nous atteignons l'objet de nos tourments. Nous nous stationnons devant la rivière et contemplons le défi. Comme pour me rassurer, Léon le Sud- Africain me donne les derniers conseils quant à la conduite et l'accélération et me remémore le tracé. Il finit ses explications par une phrase qui résonne dans ma tête et qui me met pas vraiment à l'aise : "don't go over that point or your get drowned !!"!"!"!"!"!" en gros, ne dépasse pas cette limite ou tu te noies.....

Puis, sûr de lui, Léon et son épouse se lancent dans la traversée. Leur gros toyota a bientôt l'eau au ras du capot...gauche, droite, gauche tout droit et les voilà sortis de l'autre côté de la rive. Ils se stationnent et Léon se poste au bord de la berge. Il me parait soudain tout petit. Il me fait un grand geste que l'on peut traduire par "A ton tour mon gars !!"



Bon, ça y est, c'est le moment de vérité.....

L'autre équipage avec le fourgon Mercèdes 4x4 va fermer la marche.

Nous montons dans l'Hilux. Boite courte, première puis seconde et on entre dans l'eau, tout droit vers le piquet. L'eau monte au niveau des ailes, le point de non- retour est atteint : c'est le moment de virer à droite. Le nez pique un peu et l'eau passe par -dessus le capot. Pas un mot dans le vaisseau, la tension est à comble. Puis je vire à gauche jusqu'au second piquet et redresse pour viser la berge. En face, Léon me fait des grands signes comme pour me diriger. Le sol monte enfin et le niveau d'eau baisse : C'est passé !!!. On sort du 4x4 maintenant sur la berge et se congratule comme des vainqueurs de finale. Jamais, au grand jamais nous n'aurions franchis l'obstacle seul.



Jan et son Mercedes franchissent sans difficulté le grand gué. Il faut dire que sa garde au sol est bien plus haute et qu'il est équipé d'un snorkel...le grand luxe.

Léon me confie alors qu'au- delà du premier piquet, il y a 2 mètres de profondeur et qu'il a eu un peu peur car selon lui, j'ai bifurqué un peu tard......

Nous poursuivons notre convoi à travers un bush dense. Nous atteignons le second gué. Il est moins long que le premier mais ressemble aussi à une petite rivière. Enjoué, Léon me demande par où je passerais. L'eau me parait plus clair à gauche et je lui désigne donc cet endroit. Hilare, il me dit que par là, l'eau est à 1,50 mètre de profondeur....et que "I'd get drowned". Il faut donc serrer à droite. Léon va tout de même sonder la rivière car ils ne sont plus très sûr si c'est tout à droite ou au milieu droite. Par endroit, l'eau mouille son short pourtant court et Léon est plus grand que moi.

Le tracé finalement défini, nous nous lançons dans le même ordre que précédemment.

Pas de soucis, on franchi sans encombre, l'eau va juste effleurer le capot le temps d'une caresse. A l'arrêt qui suit ce passage, ma douce fait un gros hug de remerciement à Léon et dans le feu de l'action fait valser le Panasonic dans la boue....Après nettoyage, il fonctionne toujours.

On roule sur la piste oubliée, une vieille trace de chemin de chasseur, pour déboucher sur une vaste étendue sèche, zébrée de différentes pistes. Au bout de cette cuvette, un immense troupeau de buffles est posé, près de la lisière d'une zone boisée. Nous nous arrêtons de nouveau. Selon de GPS de Léon, il va falloir passer auprès du troupeau. Nous comptons les bêtes en façade : environ 50. Il y a plusieurs centaines de têtes en tout. Soudain, alors que nous observons à bonne distance les nombreux et massifs Syncerus Caffer, nous sommes témoins d'une scène animalière peu commune : quelques puissants buffles chargent une lionne qui s'était approchée trop près du troupeau. La lionne détale à grandes foulées sans demander son reste, un coup de corne de ces colosses cornus pouvant l'éventrer sans peine.

Le troupeau ayant un peu bougé, nous reprenons la piste et passons suffisamment au loin pour ne pas, nous aussi, se faire charger.

Nous atteignons finalement une large piste et un pont en béton tout récemment construit. Cet ouvrage moderne à peine terminé fait tache. Comme surgit de nulle part, il est la seule représentation de la modernité à des kilomètres à la ronde.

Nos routes se séparent et c'est au milieu de ce pont que nous disons chaleureusement au revoir à nos guides providentiels et échangeons nos coordonnées. C'est promis, s'ils viennent en France, ils auront droit à un bon repas maison, arrosé de jus de raisins quelque peu fermentés et vieillis au moins une bonne décennie.

Maintenant, de nouveau seuls, nous mettons le cap sur Savuti. La piste est si sableuse que parfois, on ne dépasse pas les 15-20 km/h, en restant en seconde pour garder du couple. On atteint Mahabe Gate à 10H30.

Avant d'arriver à Savuti, nous prenons une petite piste secondaire qui mène aux Bushmen Hills. Il y a quelques collines pierreuses dans le paysage, rares reliefs que nous ayons vu depuis longtemps. Nous faisons une halte au pied d'un gros baobab et nous y pique-niquons. Nous faisons une autre halte aux pieds de Bushmen Hills et y grimpons à son flanc pour y débusquer une peinture rupestre estimée à plusieurs milliers d'années. Du haut de cette colline, nous surplombons la rivière et à perte de vue, un mélange de savane et bush. On distingue même quelques éléphants en maraude.



Arrivé à Savuti, il nous reste encore au moins 2 bonnes heures de route pour arriver à Linyanti.

Nous traversons le Savuti Channel par le gué situé à proximité du camp : c'est une simple formalité pour les désormais pro du franchissement que nous sommes devenus.......

La piste entre Savuti et Linyanti est encore plus pénible. Le sable mou nous sort pas les yeux. On en est presque à souhaiter une portion d'autoroute avec un bon goudron bien lisse...

Alors que nous venons de passer un troupeau d'éléphants, je me mélange les vitesses dans un passage horriblement mou. Voulant passer de la seconde à la première car le 4x4 peine beaucoup, j'enclenche malencontreusement la troisième. La sanction est immédiate et sans appel : plantage et ensablement !! J'avais pourtant pas beaucoup de pression...mais assurément encore trop.

Impossible de se dégager en boite courte. Il nous faut un bon quart d'heure de coups de pelle et dégonflages successifs jusqu'à 1.1 bar pour pouvoir s'extraire du sable. Les éléphants n'ont pas eu la mauvaise idée de prendre la piste vers nous et c'est tant mieux.

On arrive enfin à Linyanti. Le camp est à 5 kilomètres de la Gate. La piste est défoncée, pleins d'arbustes et d'arbres sont cassés (merci les éléphants !!) et entravent parfois complétement de passage, obligeant à des petits détours entre les arbres encore intacts.

Arrivés au bord de la rivière, le camp n°2 qui nous est alloué est occupé par 6 véhicules. Les tentes sont montées et une quinzaine de personnes ont envahi le terrain.

Contrariés, nous allons les voir. C'est une grande famille sud- africaine, certains des mâles de la tribu auraient pu jouer dans "la Délivrance" et cela ne me dit rien qui vaille. Le patriarche vient parlementer avec nous. Le gaillard n'est plus tout jeune mais c'est un colosse. Du haut de mon bon 1,80 mètres et malgré mes 95 kg, je fais chétif...

Il explique qu'ils avaient le camp n°01 mais qu'il est trop petit donc ils ont pris le N°02 et nous laissent le n°01 : C.Q.F.D. Son ton est un peu du style : c'est à prendre ou à laisser....

Même si junior a passé sa ceinture marron de karaté, ils sont bien trop nombreux. A 3 contre 15, on va vite se retrouver en slip dans la rivière, avec les hippos et les crocos.

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur on se résigne à aller au camp N°01.

Effectivement plus petit, ce camp est toutefois très bien situé, en surplomb de la rivière, avec une superbe vue aux alentours. Dommage qu'il soit si proche du N°02. Manquer d'intimité dans un lieu si perdu, c'est un peu le comble.



Nous installons notre bivouac face à la rivière qui forme presque un étang à cet endroit. De temps à autres, des hippos émergent et des éléphants traversent. Alors que le feu commence à crépiter, nous nous délectons du coucher de soleil qui nous fait face. Les bruits de la nuit résonnent plus fort qu'à l'habitude, l'eau induisant une vie bien plus dense.



Alors que nous dormons à poing fermé, nous sommes réveillés par des cracs tout proches : un éléphant dine dans les buissons voisins, à une douzaine de mètres de nous, décidément.....

Puis un autre son prend le relai : des sourds schroumpfes-schroumpfes. C'est maintenant un hippopotame qui sillonne la berge juste en contre bas et qui broute consciencieusement l'herbe. Nous réveillons Junior qui pionce dur dans la tente mitoyenne du toit. Il affectionne particulièrement les hippos. A la lueur des torches, et du haut de nos perchoirs, nous regardons un bon moment la mahousse tondeuse à quatre pattes, transformer la berge en green de golf.

Dimanche 15 aout

La famille Pierreafeu a quitté la zone. Nous sommes maintenant seuls dans les parages, hormis la horde de babouins qui est venue tenter un raid et que nous avons mis en déroute. Les autres emplacements sont beaucoup plus loin, hors de vue et d'oreille. Nous effectuons un petit drive le long de Linyanti. La faune n'est pas très dense et hormis les éléphants et ongulés de rigueurs, nous ne ferons pas de rencontre inoubliable. Nous poussons même sur une bonne vingtaine de kilomètres, empruntant une espèce de très large piste sableuse en ligne droite qui finit en cul de sac face au Savuti Channel. Pas d'animaux à l'horizon, nous faisons vite demi- tour et regagnons Linyanti : en route nous croisons antilopes roannes, Kudus et éléphants. La grande largeur de la piste rectiligne et les passages de sables pas trop mous incitent à une inhabituelle vitesse plus élevée, frisant les 60-70 km/h. Cependant de gros trous aux origines inconnues forment des pièges fatals dans lesquels il ne vaut pas mieux tomber et invitent à une grande prudence.

L'après- midi est un bon moment de détente où nous prenons le temps d'écrire des cartes postales en admirant le paysage et le spectacle des éléphants qui traversent.



Le soir se rapproche et nous sommes certains que la soirée va être comme on les aime : seuls au monde.

Hélas, avant la tombée de la nuit, 4 véhicules arrivent...ils cherchent leur camp, le n°3 et décident finalement de s'installer au N°02. Je tente une manœuvre en leur disant que c'est le notre et que si des arrivants se manifestent pour le camp N°01, nous serions dans l'obligation de nous replier sur le N°02. Ils nous assurent que dans ce cas, ils plieront bagages...damned, c'est raté......

Dans le lot des membres de ce nouveau convoi, également sud- africain. Nous reconnaissons des deux hommes chargés par l'éléphant à 3rd Bridge. Nous leur rappelons l'anecdote et précisons que c'est nous qui les avons "sauvé" in-extrémiste.

Ils en sont très reconnaissants.

Nous passons quand même une bonne soirée dans notre petit bivouac, même si junior nous fait un début de gastro : légère fièvre et maux de ventre. Doliprane, Ercefuryl, Spasfon et Immodium sont à son menu.

La nuit est calme

Lundi 16 aout

Alors que le jour pointe, j'ouvre la toile de tente et reste allongé dans mon duvet à regarder le spectacle. Ma Douce se blottit contre moi. Notre immersion en contrée sauvage se termine. Tout à coup, elle me souffle à l'oreille :"regarde, une hyène..."

En effet une hyène est en maraude. Elle furète un bon moment aux abords du camp voisin, allant jusqu'à renifler les tentes. Puis elle se rapproche progressivement et va sentir les restes de notre feu à quelques mètres de nous. Soudain, comme mu par un sixième sens, elle lève la tête et croise nos regards. N'aimant sans doute pas être si proche, elle rebrousse sans hâte son chemin pour s'éloigner un peu. Nous parvenons à tirer junior de son sommeil pour qu'il puisse aussi profiter du spectacle. Elle fouine encore un peu entre les deux camps et fini par disparaitre dans le bush.

Nous levons le camp à un peu avant 09H00 après avoir petit-déjeuner avec une bande d'oiseaux de différentes espèces, avec qui nous avons partagé des restes de pain de mie. Les babouins quant à eux restent à bonne distance : ils savent à qui ils ont affaire.

Nous passons la gate et prenons une large piste en tout point similaire à celle empruntée hier. Après quelques kilomètres, je propose à ma Douce de prendre le volant pour une ultime conduite sur piste.

À 09H30, à 18 kilomètres de la Gate, à plus de 150 km de Kasane, en plein milieu de nul part sur cette piste sableuse entourée de bush et après avoir parcouru 2864 kilomètres dont la moitié dans des conditions difficiles, nous sommes victimes d'un pépin.

Alors que ma douce attaquait une zone particulièrement sableuse et avait heureusement bien ralenti, le nez du 4x4 s'affaisse brusquement dans le sable, s'échouant sur le côté droit. Une masse noire s'est détachée du véhicule et se plante dans le sable derrière nous : on vient de perdre la roue avant droite.

Nous descendons du véhicule, nous n'avons pas de bobo. La roue est effectivement au milieu de la piste à une quinzaine de mètres en arrière. L'aile est légèrement froissée, pas d'autre dégât apparent. Je constate que 4 des 6 tiges filetées qui tiennent la roue sont cassées nettes dans la pièce métallique sur laquelle est fixée normalement la roue. Il en reste deux sans boulon dont une qui est tordue.



Le constat est vide dressé : c'est la tuile !!!

Pas de couverture réseau pour le téléphone, le prochain garage est à Kasane soit plus de 150 kilomètres de piste.

Il y avait 2 endroits où il fallait éviter de tomber en panne du fait de leur isolement et éloignement : dans le fin fond du Central Kalahari et à Linyanti.......pas de bol.....

Un peu désemparé sur le coup, on essaye de rassembler les données :

- On ne peut pas réparer.

- On ne peut pas communiquer.

- On a plus beaucoup de réserve de nourriture et d'eau.

- Il n'est pas envisageable de rejoindre à pied le Gate : 18 kilomètres dans le bush, c'est trop dangereux pour des non initiés.

Je fouille dans le coffre et y déniche deux triangles que je dispose de part et d'autre de notre vaisseau échoué...vu la solitude des lieux, cela me parait bien dérisoire.

La seule solution est : attendre.

Parfois la chance sourit.

Après 20 minutes, un petit nuage de poussière surgit à l'horizon depuis Linyanti.

Un 4x4 tirant une remorque s'approche et s'arrête. Une famille de 4 suisses voyage en compagnie d'un guide depuis l'Afrique du Sud. Le guide, un malabar aux yeux bleu-azur, avec une longue barbe blanche de Père Noël se nomme Heino. Mécanicien, il parcourt l'Afrique depuis plus de 40 ans. Basé maintenant en Afrique du Sud, il loue ses services comme guide privé. Il transporte la famille suisse dans son gros land cruiser, tirant une imposante remorque servant à la fois de cantine, de porte bagage, de support de tentes.

Il jette un oeil à la roue (ou plutôt à son absence), va fouiller dans ses outils et son verdict est sans appel : il ne peut pas réparer. La bonne nouvelle est que rien d'autre ne semble cassé, donc selon lui, un mécanicien disposant des bons outils peut le faire sur place. C'est une bonne chose car dit-il, aucun dépanneur ne viendrait remorquer notre 4x4 ici avant longtemps. Je le questionne sur la cause de cette casse. Il me dit que les tiges ne devaient très vraisemblablement être pas bien fixées et qu'à la longue, elles ont cédé.

En accord avec ses clients, il détache la remorque et emmène ma Douce jusqu'à la Gate pour essayer de téléphoner. L'équipage repart, me laissant avec junior et Hans, le chef de famille Suisse. Nous discutons un bon moment et il me propose une bière. Je ne bois jamais de bière mais aux grands maux les grands remèdes et à cet instant, je trouve cette bibine étonnamment bonne et apaisante. Junior lui, a droit à un jus de pomme. Hans me dévoile les astuces de la remorque et loue les qualités de Heino. Il me dit qu'il n'aurait pas osé faire son périple en solo comme nous. Notre mésaventure le conforte dans son choix.

A 11H15, Heino revient avec ses équipières, la famille Suisse ayant deux filles.

Ma douce m'explique qu'après palabres, elle a pu téléphoner depuis le poste fixe des rangers à notre loueur Bushlore, pour les avertir de notre infortune. Heino a même parlé avec eux pour bien expliquer le problème mécanique et indiquer exactement où nous étions. Bushlore a dit qu'il s'occupait de dépêcher un dépanneur.

Heino m'avertit de nous préparer à passer la nuit sur place, il doute que nous pouvions être secouru aujourd'hui.

Ils doivent maintenant reprendre la route, nous les avons suffisamment retardé. Ils nous cèdent gentiment une bouteille de 5 litres d'eau, de la soupe en sachet et une boite de salade "french beans cooking". Eux aussi ont leur réserve presque à vide.

Nous regardons, non sans un petit pincement s'éloigner le 4x4...la journée va être longue.



Nous nous affairons à préparer ce qui sera primordial ce soir : un bon feu de camp.

Sans trop s'éloigner du 4x4 et en tout cas, sans trop s'enfoncer dans le bush, nous glanons des morceaux de souches et moult branches mortes pour réunir suffisamment de combustible pour la nuit. De nombreuses traces parsèment la piste et nous reconnaissons celles d'éléphants, de sabots divers mais aussi de félins...

Dans l'après- midi, junior aperçoit à la jumelle un troupeau d'éléphants sur la piste. Je n'ai pas trop envie de les voir arriver jusqu'à nous. Finalement, ils disparaissent dans le bush.

Notre réserve de bois suffisante, nous soulevons le 4X4 avec le cric et glissons dessous la roue afin que le bas de caisse repose dessus, pour soulager le poids qui pèse sur l'axe sans roue. Je ne veux pas endommager plus le véhicule. Nous déplions la tente arrière. Ce soir, ma Douce dormira avec junior là- haut. Je dormirai sur la banquette arrière car il me faudra entretenir le feu. J'ai creusé un grand trou carré dans le sable à côté du 4x4 et presque au milieu de la piste. Je n'ai aucune idée de ce qui peut circuler la nuit ici. Avec ce feu en guise en phare, pas de risque de collision. Je fais attention aussi ne pas mettre le feu au bush...il ne manquerait plus que çà.

Nous tuons le temps à jouer au tarot. Le jour commence à s'éteindre. Hormis la famille Suisse et leur guide Heino, nous n'avons pas vu âme qui vive. Nous avons beaucoup de chance qu'ils nous précèdent.

Alors qu'il est temps d'allumer le feu, tel la vigie juchée en haut du mat d'un navire, Junior s'écrie "Voiture !!"

Nous entrevoyons effectivement un nuage de poussière en provenance de Kasane...Aux jumelles ce sont deux véhicules qu'on aperçoit. Serait- ce les secours ?

La joie est de courte durée car on distingue bientôt des tentes sur les toits ....

Les deux véhicules arrivent à notre hauteur et semblent de pas vouloir s'arrêter. La nuit tombe, il est presque 18H30 et ils sont à la bourre.

Finalement, à nos grands gestes, ils s'arrêtent. Huit italiens en sortent. Un des véhicules est estampillé "Bushlore". Nous leur racontons notre mésaventure et eux aussi constatent leur impuissance. Ils vont à Linyanti. La mauvaise nouvelle qu'ils colportent est que les stations services de Kasane sont à sec depuis plusieurs jours. Elles devraient ravitaillées demain mais ce n'est pas sûr.

Ils nous laissent également 5 litres d'eau et la promesse de re-téléphoner à Bushlore pour leur dire que nous sommes toujours là...

La nouvelle de la carence en essence n'est pas bonne. Nous ne serons peut- être pas secourus demain non plus. Que va t- on faire ?

La gastro de Junior est encore active et nos réserves de nourriture seront quasi vides demain soir. Je dis à ma douce que si demain c'est possible elle partira avec un équipage passant pour Kasane et avec Junior pour organiser le dépannage. Quant à moi, je resterai sur place...elle n'est pas emballée par mon idée.

Nous calculons que nous allons devoir très certainement griller les étapes entre Kasane et Sodwana bay. J'espère sincèrement que ce pépin n'ira pas ternir notre fin de séjour au bord de mer.

La nuit est tombée et elle est bien noire. Le feu crépite et les flammes montent haut. Hors de question de se laisser abattre. Il nous reste au frais du coca, du whisky et quelques chips, largement de quoi se faire un apéro...dont acte.

Nous qui aimons tout particulièrement les apéros insolites, celui- là tiendra bonne place dans le top 10.

La soupe est bonne, surtout que nous avons très faim....

Ma Douce monte se coucher avec Junior. Je passe une mauvaise nuit, me levant au moins toutes les deux heures pour raviver le feu. La banquette arrière du 4x4 n'est pas confortable et j'ai froid...pour couronner le tout, je me fais quand même du soucis pour la suite.

En tout cas, malgré les rires des hyènes qui rôdent dans les buissons, je n'ai vu aucun animal trainer, preuve que le feu est le meilleur ami de l'homme.



Dire que cette nuit, nous devions clôturer notre immersion en contrée sauvage par un bon repas au resto et une bonne nuit d'hôtel dans un vrai lit....

Je pense à demain et je commence à gamberger tout azimut.

Fin de la deuxième partie

La troisième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/recit_un_periple_en_afrique_australe_big_five_aux_recifs_coralliens_3eme_partie_D3825903/
Malaisie: trois semaines en famille en été 2010 English translation pending
by Voyageur08 · 2010-10-31 · 11 replies
Comme j'ai pas mal utilisé ce site pour construire mon voyage, il me semble normal à mon tour d'en faire profiter les autres. Voilà le récit de 3 semaines passées en Malaisie : nous sommes une famille de 4, avec é enfants de 10 et 13 ans. Pour la version avec les photos, rendez vous sur mon site : http://voyageur.over-blog.com

Le voyage s’est effectué quatre étapes, du Nord au Sud. D’abord 10 jours dans les très reposantes et très agréables îles Perhentian pour mêler tranquillement plage, snorkeling et plongée. Dépaysement garanti avec une température de 30° dans l’air… et dans l’eau ! Ensuite direction la jungle de Bornéo le long de la rivière Kinabatangan pour découvrir oiseaux et singes de la forêt. Puis l’exceptionnel Bornéo Rainforest Lodge dans la Danum Valley, au milieu de la forêt primaire pour partir à la rencontre des orang-outans. Enfin, nous avons fini sur l’île de Kapalaï, tout près de Mabul et Sipadan, mondialement renommé pour ses sites de plongée.

Iles Perhentian – du 1 au 9 aout

A l'arrivée à Kuala Lumpur, nous enchainons avec un vol Air Asia pour Kota Bahru. L’hôtel à Kota Bahru (Hôtel Crystal Lodge – 298 RM pour 2 chambres) est quelconque et n’est de toute façon qu’une étape pour rejoindre Kuala Besut le lendemain matin en taxi (une heure ¼ de route – 70 RM), point de départ des navettes pour les îles Perhentian. Après 30 minutes d’un gros bateau à moteur, nous y voilà enfin ! Nous débarquons sur Perhentian Besar, dite Big Island (par opposition à Perhentian Kecil, dite Small Island), à Abdul Chalet.

Abdul Chalet, c’est un petit coin de paradis : nos chalets sont « sur » la plage, avec la mer juste devant nous… la plage est de sable blanc, avec les cocotiers pour avoir de l’ombre, des hamacs pour se reposer et la forêt vierge en toile de fond… quant à l’eau, elle est chaude et claire ! L’endroit est vraiment très très tranquille ! Le ciel sera souvent nuageux, particulièrement dans l’après midi (comme pendant tout le séjour), mais avec une température constante de 30° toute la journée, on s’en accommode très bien ! Nous passerons également quelques jours à Bayu Dive Lodge, mais qui n’est pas du tout comparable ni en termes de plage, de tranquillité ou d’amabilité.

Nous avons fini le PADI (commencé en France) à Universal Diver, très sympa avec des instructeurs dans différentes langues européennes, dont le français. A 10-12 mètres de profondeur, la visibilité sur l’ensemble des sites n’est pas extraordinaire, et sera bien meilleure sur les sites de snorkeling à Tiga Ruang, Shark Point ou D-Lagoon où l’eau est cristalline jusqu’à 5 mètres de profondeur. Rien de plus facile pour rejoindre ces sites avec un taxi boat qui vous y amène en 5 minutes pour quelques ringitts, et même vous attend (c'est mieux pour rentrer) pour quelques dizaines de ringgits !

Nous voyons nos premières raies (les immenses grises et les petites à points bleus), les poissons tropicaux « typiques » comme les rabbitfish, triggerfish, angelfish ou parrotfish, les drôles de poissons coffre, et les fameux poissons clown (les « Nemo » orange et blanc, mais aussi leurs cousins avec d’autres couleurs) et même quelques tortues (à Turtle Point) et timides requins à pointe noire (à Shark Point).

Outre Universal Diver, nous avons plongé avec Alu alu divers (très bien) et aussi UrbanIsland Divers (très bien).

Rivière Kinabatangan – du 10 au 12 août

Il est temps de quitter les îles Perhentian et d’entamer la 2ème partie de notre séjour sur l’île de Bornéo. La partie Nord de l’ile (état de Sabbah) fait partie de la Malaisie, tandis que la partie Sud fait partie de l’Indonésie. Il nous faut une journée complète pour quitter les Perhentian, rejoindre Kota Bahru pour prendre l’avion pour Kuala Lumpur puis pour Sandakan, point de départ de notre prochaine étape sur la rivière Kinabatangan.

A Sandakan, nous passons la nuit dans un lodge très sympa, le Sepilok Forest Edge, dans une ambiance très luxuriante qui nous donne un avant goût prometteur des prochains jours.

A partir de là, pour arriver au Kinabatangan Jungle Camp sur la rivière Kinabatangan, il faut rouler 2 heures, et traverser les immenses étendues de palmiers qui recouvrent le territoire à perte de vue. La rivière est un des sanctuaires sauvages de l’île avec la forêt tropicale préservée tout le long du cours d’eau, sur une bande plus ou moins large en fonction de l’empiètement des champs de palmiers. Ici, il s’agit d’une forêt secondaire, par opposition à une forêt primaire. Pour faire simple, quand c’est très vieux, avec des arbres très grands (60 mètres et +), c’est une forêt primaire…quand c’est moins vieux, avec des arbres moins gros, c’est une forêt secondaire.

Autant dire que la forêt tropicale est tout simplement inextricable et impénétrable. A un mètre, on ne voit absolument plus rien derrière la végétation. La seule possibilité pour voir les animaux est donc d’attendre qu’ils sortent de la forêt pour venir au bord de la rivière ou sur la cime d’un arbre. Avec les singes, on a un (léger) indice supplémentaire avec les branches qui bougent quand ils sautent d’un arbre à l’autre. C’est donc en barque à moteur que se font les « drive », en remontant ou descendant la rivière.

Ce n’est pas l’Afrique pour le palmarès animalier, mais nous faisons quand même quelques belles rencontres. Pour les oiseaux, pas mal de calaos (hornbill), de nombreuses aigrettes, de superbes hérons pourpre dans des pauses surprenantes, des anhingas, de jolies cigognes ou des très beaux oiseaux comme le martin pêcheur à oreilles bleues ou le guêpier à gorge bleue.

Nous voyons également quelques jolis rapaces tels que le Brahminy kite, Wallace hawk eagle, le crested serpent eagle.

Avec les oiseaux, ce sont les singes que nous voyons le plus : quelques troupes de macaques, mais surtout des groupes de nasiques, célèbres pour l’énorme nez des mâles. Ils sont impressionnants quand ils se déplacent avec leurs grands sauts dans le vide pour passer d’un arbre à l’autre.

Le premier soir, nous apercevons furtivement dans la pénombre un orang outan alors qu’il va dans son nid pour la nuit. Par contre, nous suivrons pendant presque 20 minutes deux gibbons en train de vocaliser bruyamment pour s’appeler (ou s’intimider) de part et d’autre d’un bras de rivière qu’ils ne peuvent pas traverser.

Danum Valley – du 13 au 16 août

Après Kinabatangan, nous prenons un bus-taxi qui nous emmène à Lahad Datu. Ce sont des mini bus qui font la liaison entre deux points, en s’arrêtant au bord de la route à chaque fois que quelqu’un les interpelle ou veut descendre. Nous sommes 4 au départ et jusqu’à 15 pendant le trajet, là où il y a normalement 8 places assises ! Heureusement, le réseau routier de Malaisie est de très bonne qualité ; en Inde, on aurait probablement eu beaucoup plus de frayeurs ! Le transfert vers Lahad Datu se passe beaucoup plus vite que prévu et nous sommes donc installés dans notre hôtel (Asia Hotel – 316 RM pour 2 chambres) vers 15 heures. Pas grand-chose à faire jusqu’au soir, si ce n’est aller au KFC d’en face, déambuler dans le « mall » de la ville, qui s’avèrera être un bazar de taille moyenne parcouru en ½ heure, puis retourner au KFC…

Les choses sérieuses commencent le lendemain matin avec le transfert vers le Bornéo Rainforest Lodge dans la Danum Valley. La Danum Valley est une forêt primaire (donc pas secondaire), qui fait partie d’une énorme concession de 1 Million d’hectares cédée par le gouvernement à la fondation Sabbah (Sabbah est le nom de la région de Bornéo appartenant à la Malaisie) pour protéger la zone de la déforestation. Il faut 2 heures ½ pour faire les 80 kms de piste qui amènent au lodge.

Quel spectacle magnifique à l’arrivée ! Le lodge est comme posé au milieu de la forêt tropicale, entouré de collines sauvages à la végétation luxuriante. Que ce soient dans les chalets ou le bâtiment principal pour les repas, nous sommes plongés au beau milieu des bruits et des couleurs de la jungle. Comme le lodge est grand luxe, c’est l’alliance parfaite du luxe et du primitif ! Les 2 derniers jours, nous avons même un chalet devant la rivière, au pied de la montagne. Superbe !

Il fait toujours chaud avec beaucoup d’humidité. Le matin, l’humidité de la forêt crée une épaisse brume qui se dissipe rapidement avec les premiers rayons du soleil.

Dans la journée, comme souvent depuis le début du séjour, il y a une averse. Le dernier jour, ce sont carrément des trombes d’eau qui s’abattent sur nous pendant 2 heures ! Dans la rivière devant le lodge, cela donnera lieu à une jolie scène avec un héron et un anhinga en train de se disputer la meilleure place pour pêcher le poisson.

Danum Valley est un sanctuaire de la biodiversité animale, mais cela s’avèrera très compliqué d’en profiter. En effet, la vie animale se trouve à la cime des arbres, à plus de 40 ou 50 mètres de hauteur. A partir du sol, c’est donc absolument impossible de voir quoi que ce soit ! Le Canopy Walk, une série de ponts suspendus à 30 mètres au-dessus du sol, est impressionnant mais ne donne pas beaucoup plus de chance !

A Danum Valley il faut savoir se contenter d’une patte de cerf (sic), d’une paire d’yeux brillants en pleine nuit ou du cri lointain des gibbons ! La devise du lodge est parfaitement respectée « Hope for everything, Expect nothing ». Pour ceux que cela intéresse, d’après le manager du lodge, la meilleure saison pour venir au BRL est la « mass fruiting season » d’Avril à Juin lorsque les fruits sont murs, ce qui provoque la concentration des animaux. En attendant, nous ferons des rencontres plus originales qu’à l’habitude, avec de très jolis insectes ou grenouilles et quelques oiseaux.

"Malgré cela", nous passerons 4 jours excellents à BRL ! D’abord pour le cadre évidemment ! Ensuite pour l'étonnante végétation de la forêt tropicale, avec les "elephant plan" de 3 mètres de haut, les "shy grass" qui se referment dès qu'on les effleure, les célèbres arbres figuiers assassins ou encore les arbres dont le bas du tronc peut servir de corne de brume !

Danum Valley, ce sont surtout les marches éprouvantes dans l’ambiance moite de la forêt tropicale, dont celle mémorable jusqu’au « viewpoint » de la montagne d’en face. Ce jour là, nous aurons enchaîné 4 marches pour un total de 8 heures ! Et attention aux sangsues, particulièrement actives les 2 derniers jours lorsqu’il a plu à verse…

Enfin, même si la faune fut discrète, nous avons quand même vu celui que tout le monde cherche dans la jungle de Malaisie : l’orang outan. Nous verrons deux groupes d’orang-outans, à chaque fois 2 femelles et un petit. Voir les orang-outans, c’est 1) prendre une bonne paire de jumelles, 2) s’enfoncer au cœur de la forêt et 3) attraper un mal de cou en se tordant dans tous les sens pour essayer de les prendre correctement en photo parmi toute cette végétation ou à 40 mètres de haut. Si BRL offre des très bonnes chances de voir des orangs-outans, c’est parce qu’un centre scientifique est installé non loin, et les grands singes sont pistés quotidiennement par les rangers : heureusement… car à 40 mètres de haut, il n’y a absolument aucune chance de les voir « par hasard ».

Au chapitre des bons souvenirs, il y aura également la descente de la rivière en « tubing ». C��est une énorme bouée en caoutchouc sur laquelle on s’assied, et il suffit de se laisser porter par le courant en pagayant avec ses tongues pour se diriger. Pour aller au point de départ en amont de la rivière, nous ne pouvons pas être en baskets, du coup, c’est la psychose de la sangsue car il venait juste de pleuvoir. Autre conséquence, le courant de la rivière était beaucoup plus fort qu’à l’habitude et il y en a même quelques uns qui ont dessalé !

Lors du retour du BRL sur Lahad Datu, nous aurons une chance incroyable en voyant un sur la route un bébé éléphant pygmée de Bornéo, qui ira tout de suite se réfugier dans la forêt épaisse. On entendra sa mère barir pour l’appeler, et on verra les branches des arbres bouger, mais malheureusement le troupeau ne sortira pas pour pointer son nez…euh sa trompe !

Sipadan – du 17 au 22 août

Dernière étape de notre séjour : Sipadan Kapalai Resort, sur l’îlot de Kapalaï, tout près des îles de Mabul et Sipadan.

Après le retour de BRL sur Lahad Datu, nous prenons un taxi (200 RM) qui nous amène à Sempernau après une heure ½ de route. Nous passons la nuit au Seafest Hotel (330 RM pour 2 chambres) et le lendemain matin, embarquons sur un énorme bateau à moteur jusqu'à Sipadan Kapalaï Resort. Posé sur un îlot au beau milieu de la mer, ce lodge est constitué d’une trentaine de chalets de luxe et l’activité principale de l’endroit est très claire : plongée, plongée et plongée !

Et effectivement, dès qu’on met la tête sous l’eau, le spectacle est sans commune mesure avec celui des iles Perhentian. La visibilité est bien meilleure et les poissons sont beaucoup plus nombreux et plus colorés. En snorkeling ou en plongée juste devant le resort, on en prend déjà plein les yeux !

L’attrait de cette destination est Sipadan, réputé comme un des 10 plus beaux sites de plongée au Monde. Notre expérience sur le sujet est limitée, mais clairement, le spectacle fut grandiose ! A Barracuda Point ou à South Point, la visibilité est extraordinaire (20-30 mètres ?), l’eau est d’un bleu marine intense, et on se croirait dans un véritable aquarium tellement il y a de coraux et de poissons de toutes les couleurs. Les images ont l’air tout droit sorties d’un documentaire télé : le banc de centaines d’énormes barracudas en chasse, le banc d’énormes poissons perroquets (bumperheah parrotfish) en patrouille ou encore les tortues nageant gracieusement… idem pour les nombreux requins à pointes blanches ou à pointes noires.

Le site est très réputé car il est constitué d’un plateau à quelques mètres sous l’eau et d’un abîme à pic jusqu’à 600 mètres de profondeur, ce qui crée apparemment des conditions idéales pour les poissons. Quand on nage au bord du plateau, et qu’on a en dessous le noir de l’abîme, cela fait des sensations très étranges ! Nous ne plongerons qu’une journée (4 plongées) à Sipadan car le nombre de plongeurs par jour est limité pour protéger l’endroit. Mabul Island, tout près, a également offert de très bons sites de plongée.

Le 22 août à midi, c’est le début du retour. Assez pénible il faut dire, car ce n’est que 33 heures plus tard que nous toucherons terre à Paris ! Nus avons enchaîné le bateau, le bus, les avions avec des escales à Kuala Lumpur et Doha … longues… très longues !

Hébergements

Voilà notre avis sur les différents endroits où nous sommes restés : Abdul Chalet : les chalets avec vue sur la mer sont parfaits, pour 220 RM par jour. La vue est magnifique et avec les cocotiers, on a une vraie ambiance de plage tropicale. L’endroit est très calme, du au petit nombre de chalets. Pour les repas, Abdul Chalet était très bien pour les petits-déjeuners et les déjeuners sur le pouce, tandis que nous allions au plus sophistiqué Tuna Bay pour le dîner, à moins de 5 minutes de marche. Seul bémol, sur le côté droit, il y a l’embarcadère en béton où débarquaient les anciens gros bateaux qui assuraient la liaison avec le continent. Il faut donc regarder tout droit ou à gauche, mais pas à droite ! Ceci dit, il y a aussi un embarcadère à Perhentian Island Resort, réputé avoir, à raison, la plus belle plage de l’île. Mais c’est beaucoup plus « tourisme de masse » qu’à Abdul !Bayu Dive Lodge : notre seule réelle déconvenue du séjour. Nous déconseillons très fortement car très bruyant à partir de 19-20 heures (le seaview chalet donne également sur la terrasse du restaurant et sur la cuisine du restaurant d’à côté… donc bruit infernal assuré jusqu’à 23 heures, et ensuite ce sont les moteurs de compression du club de plongée qui prennent le relais), un service totalement impersonnel et une plage beaucoup moins agréable qu’à Abdul Chalet. Kinabatangan Jungle Camp : parfaitement situé au bord de la rivière, mais très basique pour les chambres (austère, style dortoir militaire) et surtout une impression de laisser aller dans l’ambiance d’ensemble : le chemin d’accès est fait de planches de chantier, du matériel de chantier traine un peu partout, l’embarcadère des bateaux donne sur le linge du personnel du lodge, … Est-ce lié ou pas, mais en attendant, tous les gens présents étaient vraiment amateurs de faune et on a probablement échappé aux touristes « de base » des autres lodges. Avis moyen, surtout par rapport au prix. Borneo Rainforest Lodge : 20 sur 20 ! Le lodge est situé dans un endroit incroyable… et le contact direct avec la jungle tropicale est si extraordinaire, même si les animaux sont rares. Le service est irréprochable et les chalets sont grand luxe ! C’est pas donné, mais c’est à faire ! Sipadan Kapalaï Resort : L’endroit est luxueux et parfait pour la plongée. Mais il est dit qu’un diving center a du mal à appliquer à l’hébergement les mêmes standards qu’il applique à la plongée ! On ne va pas cracher dans la soupe, mais le niveau des prestations était celui d’un bon hôtel, pas d’un hôtel de luxe. Pour la plongée, par contre, rien à dire ! Le constat serait probablement identique pour les autres resorts du même style. Comme lieux de passage, nous nous sommes aussi arrêtés au Crystal Lodge à Kota Bahru, au Asia Hotel à Lahad Datu at au Seafest Hotel à Sempornau. Même s’ils étaient quelconques, ces hôtels étaient à chaque fois propres et calmes, et ont donc correctement rempli leur fonction d’hôtel de transit.

Pour les déplacements, nous avons utilisé 2 modes de transport : l'avion, en volant sur Air Asia, qui offre des tarifs défiant toute concurrence si on s'y prend à l'avance. Par exemple, Kuala Lumpur -> Kota Bahru nous a coûtés 90 RM, en réservant en novembre pour l'été suivant le taxi, plutôt pas cher : 20 à 30 RM pour se rendre de l'aéroport au lodge, 70 RM pour faire Kota Bahru -> Kuala Besut, 150 RM pour faire Sukau -> Lahad Datu et 200 RM pour faire Lahad Datu -> Sempernau.
America the beautiful (partie 2) English translation pending
by Lanfeust77 · 2010-10-21 · 89 replies
J'ai finalement décidé de faire un nouveau post mon précédent étant déjà arrivé à la page 5.

Nous sommes toujours en plein Yellowstone quand notre aventure reprend ici...

Jeudi 27 Mai:

Nous avons finalement pas mal dormi, le sommeil nous ayant gagné en dépit des bruits de cuisine. Debout à 06h30, nous sommes prêts à 08h45 après un petit déjeuner à l'hôtel un peu longuet... Mais notre première étape du jour n'est pas si loin, à quelques pas...il s'agit de Upper Geyser. Après une nouvelle éruption "programmée" du vieux fidèle, nous filons à la cabane des rangers pour voir les prévisions du jour, non météo car nous voyons déjà que le ciel semble bien bouché, mais les prévisions des éruptions locales...

Le "Grand" est une de nos cibles de la journée car son éruption est proche (contrairement à celle du Castle déjà passée) et le spectacle risque d'être au rendez vous avec une "montée des eaux" à pas moins de 50-60 mètres...toutes les 8 heures.

Nous commençons tranquillement à déambuler...et première petite mais surprenante première éruption, celle du Aurum (latin de Or) Geyser appelé ainsi du fait de la couleur des dépôts d'oxyde de fer tapissant le bord de l'orifice. Durant les éruptions qui se produisent toutes les 2,5-5 heures, l'eau et la vapeur sont projetées à des hauteurs pouvant atteindre près de 7 mètres... C'est un geyser de type conique, à savoir que son ouverture est étroite, si bien que lors d'éruption cette orifice fait jaillir une colonne régulière d'eau, à la différence des Geysers "en fontaine".



On pense que ce geyser est connecté d'une certaine façon aux dépôts d'eau des prairies situées derrière.

Nous passons devant les glougloutis de Pump Geyser, puis de Beach Spring...



Puis le calme à nouveau...mais le spectacle lui continue...



Des côtes imaginaires se dessinent dans le miniature...



Et nous poursuivons la découverte de ces nouveaux rivages...

Puis un peu de leçon d'anatomie avec Ear Spring, la source en forme d'oreille...



Connues ou moins connues, chacune de ces rencontres nous émerveille...



Jusqu'aux plus simples bassins...



Chaque pas nous mène vers une autre trouvaille, d'autres couleurs...



Economic Geyser...



Il semble reconnaitre Beauty Pool...mais avec toute cette vapeur...



En fait nous entendons les grondements de Giant Geyser, mais nous avons sous estimé le chemin pour s'y rendre si bien que nous arrivons à la fin de l'éruption...sic...

Nous nous rabattons pas loin sur Grotto Geyser, en activité continue...enfin presque car il entre en éruption toutes les 8 heures pour plus de 10 heures...La forme bizarre du cône est due aux arbres qui ont été enfermés dans la geyserite (dépôts de silice). Comme communication il y a ici, une augmentation de l'activité de ce geyser signifie une diminution de celle du Giant...et comme nous venons de manquer le show du Giant...

Nous nous contenterons de celui ci...



Partout la renaissance de la nature, perpétuelle, côtoie la mort d'une autre part, et parfois cette vie est si proche d'univers hostiles...



Voici un nouveau compagnon de route...



Avant d'arriver à l'un des bijoux du coin, la Morning Glory pool. Malheureusement cette piscine naturelle change doucement de température et donc de couleur...et ceci est directement dû aux tonnes de déchets jetés par les touristes dans le passé...Les déchets diminuent en effet la circulation et accélèrent par là même la perte de chaleur. Comme la piscine se refroidit, les bactéries oranges se propagent depuis les extrémités remplaçant le magnifique bleu d'origine...Heureusement pour nous, tout n'est pas encore orange...et nous "immortalisons" l'endroit...juste au cas où...😕





Mais encore cette maudite vapeur!!! 🏴‍☠️



En 1950, une éruption avait été volontairement provoquée par les rangers afin de vider et de nettoyer le bassin...mettant à jour 86.27$ en pennies, 76 foulards, des serviettes, des chaussetes, des chemises et mêmes des sous-vêtements féminins!!

Le temps semble se stabiliser...Nous poursuivons donc...



Sur le chemin du retour, ou plutôt sur la partie ouest de cette grande boucle, nous stoppons pour un brunch rapide face au Daisy Geyser. Nous sommes seuls ou presque: un couple de jeunes québécois très sympa nous tient compagnie alors que le geyser se réveille brusquement. Ce geyser laisse échapper à peu près toutes les 3 heures un jet d'environ 25 mètres de haut. Il peut être prédit dans les 45 minutes, exception faite quand le Splendid Geyser à coté se met à rugir à son tour... Les deux geysers communiquent entre eux mais aussi avec le troisième des lieux, le Comet Geyser.

En repartant nous faisons un petit détour pour voir le très sympa Punch Bowl Spring.

La chaleur, l'eau et les minéraux se sont associés pour former l'ornement délicat qui entoure ce bassin. Un autre élément important reste le comportement de cette formation thermale: la circulation de l'eau, la quantité d'eau ruisselant ou bien déferlant et le style des éruptions (quand elles se produisent), tout détermine où les minéraux sont déposés et sous quelle forme particulière. Pour sa part le Punch Bowl est resté relativement constant durant les 100 dernières années.

Après, c'est l'histoire d'un chemin jamais trouvé...d'une route manquée, d'un tournant dissimulé...bref oui nous les avons vu...les minutes perdues à nous enfoncer toujours plus profond...pour finir par aboutir...sur la route avec en face de nous...Black Sand Bassin!!!! Quelle galère, nous décidons de longer la route jusqu'à retrouver notre chemin au niveau d'un très beau bassin...



...et voici surgir Castle Geyser...



Ce geyser porte bien son nom comme les autres, son énorme cône ressemblant fort à un château de sable blanchi à la javel, attestant de son ancienneté (il reste l'un des plus anciens geyser de la région, sa formation remontant entre 5000 et 15000 ans). Il offre son spectacle toutes les 13 heures et son éruption est suivie d'une phase vapeur sonore de 30 minutes due à l'énergie dégagée par le surplus de chaleur et de vapeur. Nous décidons de ne pas attendre la prochaine éruption programmée vers 22h, nous avons encore du pain sur la planche...

Nous passons Shield Spring (la source du bouclier)



Pour mieux admirer à nouveau le Castle...





Et voici la magnifique Crested Pool, profonde de plus de 14 mètres et pratiquement tout le temps en train de bouillir...





Les couleurs sont là encore somptueuses...

Notre premier tour du jour se termine et nous passons par l'obligé détour dans le Old Faithful Inn. Cet endroit a été réalisé par l'architecte Robert C Reamer en 1904 et est l'un des plus large bâtiment en rondins au monde. Question record la cheminée centrale n'est pas mal non plus car elle contient à elle seule plus de 500 tonnes de roches et huit foyers combinés...



Dans les boutiques on peut aussi se parer pour des reconstitutions plus que parfaites...





Au vu des prix, ce doit être une fabrication locale...😕

Il est déjà 14h25. Prochain arrêt à suivre...Black Sand Basin.
Recherche des contacts sur place à Quito English translation pending
by Flotita · 2010-10-02 · 11 replies
Bonjour à tous.

Je viens d'arriver à Quito et je ne connais personne sur place.

Je voudrai donc savoir si vous connaissez des activités intéressantes auxquels on peut s'inscrire.

Et également, s'il y a des gens sur place avec qui je pourrai faire connaissance.

Merci et à bientôt.
Planifier un voyage à travers l'Europe: itinéraire, transport...? English translation pending
by Gabriellapie · 2010-09-23 · 4 replies
Nous sommes un jeune couple et voulons partir en Europe l'été prochain. Nous avons ciblé des villes que nous voudrions visiter:ParisBrugesPragueRomeet avons également trouvé quelques autres endroits que nous pourrions inclure dans notre itinéraire s'il est raisonnable de le faire:Rothenburg, Nuremberg, MunichVienneMilanBien évidemment, nous ne comptons pas visiter toutes ces villes. Nous disposerions d'environ un mois.

Quels itinéraires nous suggériez-vous? (nous partons de Montréal) Quels moyens de transport devrions-nous utiliser? (pas d'auto!) Quels évènements ne faut-il pas manquer dans une de ces villes? (festival, etc.) Avez-vous des conseils pour nous? nous sommes ouverts à toutes suggestions merci
Once Upon a Time in South India English translation pending
by Fonk · 2010-09-17 · 22 replies
Salut a tous ! Je me décide enfin, maintenant que les exams sont passé, a raconter mon périple indien qui a duré de fin juin a fin aout, donc deux mois presque plein ( 58 jours en tout je crois ) et qui m'a permis de découvrir une partie du Karnataka, le Tamil Nadu, le Kerala, un peu Goa et enfin Bombay, la "Maximum city". J'essayerais d'être concis, précis mais pas trop tout de même, je ne veux pas pondre un roman, je m'attacherais surtout a quelques situations et découvertes qui m'ont frappés et que j'ai particulièrement apprécié. =) Je suis parti avec le minimum dans mon sac, en solitaire, et j'ai 18 ans, étais plutôt bien préparé, mais pas suffisamment conscient de l'importance du voyage que j'allais entreprendre.

Jour premier. Lundi 28 juin 2010.

Mon vol est prévus a 11h (il me semble), mon père tient absolument a m'accompagner en voiture a l'aéroport, j'accepte volontiers. Il me dépose et me serre dans ses bras, je suis très émus, c'est l'une des premières fois qu'il fait ça (j'ai 18 ans tout de même, mais j'ai toujours eu des rapports plus amicaux que paternels avec mon père.) Je me retourne et marche sans regarder derrière moi, une petite larme au coin de l'oeil, c'est parti pour la grande aventure ...

L'attente est longue, très longue, le vol se passe bien, j'ai assez froid, étant parti en short avec mes vieilles Stan Smith et sans pull ni vêtements chaud. Escale a Abu Dhabi puis rebelotte, avions jusqu'à Bombay ou nous atterrissons sous des trombes d'eau (du jamais vu, avec tout les indiens plutôt crispé autour de moi, l'atmosphère est donc un peu tendue a l'arrivée. Je récupère mon bagage (ouf !) puis me dirige vers le stand de taxi prépaid, il y a une queue monstre, et apparemment, ils ne prennent pas les cartes, je galère avec mon anglais oublié, on me dirige vers un ATM dans l'aéroport, cependant je ne comprends rien a son fonctionnement, on me dit que j'en trouverais facilement a l'extérieur, je sors de l'aéroport... Ce fut l'une des plus grosses erreur de mon futur séjour, arrivé dehors, énormément de monde, plusieurs personnes me saute dessus, je suis méfiant car renseigné sur les arnaques grâce a VF, un homme veut absolument me conduire dans un hotel a proximité de l'aéroport pour 1000 roupies Taxi free, ça sent l'arnaque, je n'avais hélas pas réservé mon hôtel, il me prévient qu'il sera complet quand j'arriverais, j'arrive a me débarrasser de l'homme en question, je vais m'assoir sur une bordure histoire de réfléchir, a coté de moi, un homme me demande d'ou je viens, "France" "First time in India", bla bla bla, oui, c'est un rabatteur, il va m'aider a prendre un taxi pour me déposer au Lawrence hotel, qu'on m'a beaucoup conseillé, j'accepte de le suivre méfiant, il trouve rapidement un taxi, un gros 4x4 de ville rouge assez amoché qu'il interpelle, il me dit que nous nous arrêterons a un ATM pour que je puisse retirer de quoi payer l'hotel et le taxi, j'ai un tres mauvais pressentiment mais je m'engage, le taxi décolle, roule 10 minutes, me dépose a un Dab, j'y retire 3000 roupies (qui ne sont pas tombé dans l'oeil d'un aveugle, le "broker"), je remonte dans le taxi qui redémarre, une quinzaine de minutes plus tard, s'arrête dans un paysage qui dure déjà depuis quelques temps, les rues des bidonvilles, c'est du changement ! il fait noir dehors, ce n'est pas éclairer, je vois plusieurs personnes dormir a même le sol, des chiens partout, il fait noir et il pleut... Le film d'horreur s'annonce bien ... Finalement, le rabatteur me dit que c'est un taxi prépayé et que je dois payer maintenant, bien sur, on s'etait entendu sur les prix, il m'assurait que j'en aurai pour moins de 300 roupies, il me sort a présent sa vieille photocopies avec des tarifs de 4000 roupies et plus, je rigole en lui montrant que je ne suis pas stupide et que ces tarifs ne sont pas les vrais, je suis néanmoins assez effrayé et sur mes gardes, faut dire que je n'avais jamais été dans cette situation avant, deux hommes et moi dans une voiture au milieu de nulle part, l'homme me dit ensuite qu'il etait prés a faire un "discount" pour moi, 2500 et on en parle plus, je refuse évidement, les deux hommes s'impatiente, je ne comprends pas très bien leur anglais, et ils parlent beaucoup entre eux, finalement le chauffeur me dit "Paid or leave" avec une certaine agressivité, je réfléchis puis envoie l'argent, je ne sais pas ce qui m'attends et je n'ai pas envie de descendre a cette heure la et a cet endroit... Bien sur si cet anecdote s'était déroulée a la fin de mon voyage, je serais descendu avec un grand sourire aux lèvres, mais l'océan inconnus me terrifiait, je préférais rester a bord de la voiture. Apres une bonne demie heure de trajet encore, nous arrivons dans Colaba, le paysage me semble déjà plus acceptable, je prévois de noter la plaque du taxi, pour régler cette histoire, le taxidriver arrête l'auto sur le bord d'une grande rue et me dit que le Lawrence est dans la petite rue de gauche, j'ai du mal a le croire, il me demande même un pourliche avec un grand sourire, je lui dit d'aller se faire "foutre" et descend de la voiture, il se barre en me faisant un signe de main rapidement, je n'ai même pas le temps de noter le numéros et je ne suis même pas sur d'être au bon endroit, je ne vois aucun hôtel ... J'avance dans la petite rue, et aperçois un écriteau "Lawrence Guest House 3rd Floor", ça ne ressemble pas du tout a ce que j'imaginais, on m'avait dit que c'était un bon hôtel et je me retrouve devant un immeuble a la façade délabrée, j'entre a l'intérieur, il fait noir, trois corps son allongé sur le sol, je reste pétrifié devant eux, un bouge et me demande quelque chose d'incompréhensible, je réponds simplement "Lawrence hôtel", il me fait signe de monter, je monte, j'ai l'impression que les escaliers n'arrivent jamais, il y a des gens qui dorment sur toutes les marches et a tout les paliers, c'est tres dur de passer, j'arrive enfin au troisième étage, rentre dans ce qui semble être l'hôtel, un homme dort sur un canapé, je lui demande... il me fait signe d'aller vers la porte du gérant, je toque, j'entends des paroles indescriptibles, je re-toque, un homme sort, me dit "FULL !", je lui dit que j'ai besoin de dormir quelque part, il me dit "Full full" et referme la porte, je redescend dehors ... il recommence a pleuvoir, j'ai perdu tout mes moyens, il est aux environs de 3h30, je ne sais vraiment pas quoi faire, je m'asseye sur le premier bord que je trouve, la rue est vraiment dégueulasse, des chiens passent a deux ou trois devant moi, je sors mon lonely, en esperant trouver un endroit ou aller, je ne comprends rien, je ne sais meme pas ou je suis, finalement je décide de me lever et de marcher dans un direction, je trouverais bien un endroit ou dormir. Je marche alors sur MG road (que je ne connais pas a ce moment), m'arrête une première fois devant un bâtiment militaire, je demande conseil, l'homme me rétorque qu'il ne sait rien et retourne s'assoir, il y a plein de gens qui dorment sous le porche, c'est vraiment impressionnant. je continue mon chemin encore, toujours dans le même sens, mais sans aucune idée de la ou je vais. j'aperçois alors un homme en face, un blanc, habillé bizarrement (Short en jean + marcel avec tongs), un parapluie rose, des piercings partout, et une coupe assez bizarre , je passe a coté de lui, il ne me calcule meme pas, je continue sur 5 mètres puis me retourne et vais le voir, je lui explique ma situation, il me dit de le suivre, il cherche aussi un endroit pour dormir, j'ai du mal a parler avec lui, mon anglais est vraiment minable, j'ai tout perdu. Nous marchons pendant une demie heure, il me raconte sa vie, il est en Inde depuis 5 mois, son voyage devait en effet durer 2 mois a l'époque mais a cause du grève de taxi, il rata l'avion, n'ayant pas d'argent pour repartir, il restait a Bombay avec ses petites économies et le peu de sous que sa famille daignait lui donner, cherchant désespérément a rentrer a Berlin, il est allemand. La route est longue, je croise plusieurs rat dont un sur lequel je marche, le choc est vraiment rude, il commence a faire jour, nous arrivons devant une guest house "Delight Guest House" l'acces se fait par un ascenseur, mon nouvel ami appelle celui ci, 5 minutes plus tard, il arrive, remplis de pierre a la moitié avec un indien accroupis dessus, il commence a décharger, Joerg (c'est le nom de mon pote que j'apprendrais plus tard) le presse et nous montons dans l'ascenseur alors qu'il est a moitié plein de pierres, je suis dans un reve, j'ai du mal a suivre, je manque d'air, depuis mon arrivé a Bombay, je suis en effet dans un état très bizarre d'irréel et de fantastique, je me contente de le suivre. Nous arrivons, une grille est fermé a la sortie de l'ascenseur, il faut revenir dans 30 minutes, nous nous dirigeons vers une autre guest house, même réponse, nous revenons a la première, ils nous laissent entrer, nous prenons une chambre a deux, je dors directement, il est aux alentours de 5h30 du matin... C'est ainsi que je m'échappe quelque secondes de ma situation, a la fois horrible et fascinante.

Jour 2. Mardi 29 juin.

Joerg me reveille a 10h, donc moins de 5 heures âpres que nous nous soyons couché. Il doit checker ses e-mails et se renseigner sur les prochains vols, il me dit de venir avec lui, comme ça, il peut me montrer les bases. Je le suis, nous allons au cyber, puis me fait découvrir la Gateway of india, il me donne son numéros et me dit "Peut etre a ce soir", il part, je reste seul. Je me re-sent totalement perdu, je décide de marcher un peu le temps de s'acclimater sans pour autant directement faire les attractions, j'emprunte MG road, j'ai l'impression d'être un véritable appât, tout les indiens viennent me proposer des tours et j'avoues que j'ai vraiment du mal a m'en débarrasser, il y en a même un tres collant qui me donne rendez vous le lendemain, j'accepte afin qu'il me lâche plus rapidement, un vieux me dit alors "BE CARREFULL" en engueulant le "pseudo guide", il me lâche finalement, je rencontre ensuite, Sunee, un jeune homme de mon âge qui veut me montrer la mer, pour ensuite me demander de l'argent pour acheter une boite pour cirer les chaussures, je refuse, après lui avoir payé un encas avec moi, puis le quitte assez mécontent qu'il soit venu pour l'argent, je passe l'âpres midi a marcher et retourne finalement assez tôt a la guest house pour dormir, vers 21h l'allemand reviens, je suis très content de le retrouver, il me propose d'aller manger, j'accepte, nous nous rendons alors a Tulloch road, dans Colaba, très bonne rue pour se restaurer. Nous mangeons ensemble, j'apprends qu'il est photographe, qu'il a 30 ans et qui est marié... a un homme au Canada, nous passons une bonne soirée, puis rentrons dormir.

Jour 3. Mercredi 30 juin.

Encore une fois c'est Joerg qui me reveille, il faut rendre la chambre avant 10h, nous nous préparons, il me dit qu'il va essayer de repartir en Allemagne, il a trouvé un vol, il me conseille de dormir au dortoir, c'est tres "safe" et bonne ambiance, je finis par accepter, 200 roupies la nuit, c'est vraiment pas cher pour Bombay, la chambre double etait elle a 600, et la simple a 350. Je retourne donc avec lui, nous nous disons "adieux", je suis un peu triste il faut l'avouer, je m'etais attaché a cet homme qui m'avait appris ce qu'il y avait a savoir pour les premiers jours en Inde, Je décide de suivre le plan de visite que Gilloug de VF m'avait proposé, sur le chemin, je rencontre Ganesh, un jeune indien qui veut m'aider a visiter la ville, j'accepte mais je reste méfiant, finalement je le suis, il m'aide a réserver mes billets pour mon départ Vendredi vers Badami, puis me montre le bazard, pendant plusieurs heures nous marchons dans celui ci, je lui offre le repas, il me montre ensuite Chopati beach et le Gandhi museum, puis nous rentrons, il me propose de me montrer autre chose demain, j'accepte, il part sans rien me demander, (seul chose dont j'avais peur, il etait vraiment super sympa, ça m'aurait fait beaucoup de peine qu'il me réclame quelque chose ...), je mange puis me couche tot, au dortoir ...

Jour 4. Jeudi 1er Juillet.

Rien de spécial aujourd'hui, je me promène dans Bombay, petit café au Léopold (Quel horrible endroit !), je suis vraiment très fatigué, je ne me sens pas tres bien, je retourne a ma GH sur les coups de 11h pour dormir jusqu'aux environs de 15h je repars d'aplombs, ballade vers le Nariman Point et les "bidonvilles" au sud, puis dans le quartier du fort, sur Colaba Causeway, on me propose de figurer dans un film le lendemain, journée payée 700 roupies de 8h a 18h, je refuse, je suis fatigué et je pars demain, a 22h, je n'ai pas envie de passer mon dernier jour sur un tournage, même si l'expérience m'aurait beaucoup plus dans d'autres circonstances. Le soir, je décide d'aller au cinémas, le Eros voir Raavan, une nouvelle production avec je ne sais plus quels tres fameux acteurs. C'est marrant, les indiens sont déchainés, d'ailleurs je suis surpris, l'hymne nationnal indien passe avant le film, étant devant sur le balcon, je ne vois pas qu'il faut se lever, un bruit me fait me retourner et voir tout les indiens derrière moi debout, je me lève en vitesse, l'un d'eux rigole. Je prends un taxi pour retourner a ma GH, le taxidriver tente de m'arnaquer car je n'ai pas de monnaie, je hausse le ton, il aura fini par me grappiller 10 roupies supplémentaires.

Jour 5. Vendredi 2 juillet.

Dernier jour a Bombay, je décide de me rendre a Malabar hill et a Bandra, je ne comprends rien aux trains, je décide donc d'y aller a patte, tres bonne idée, il fait chaud et beau, je fais plein de rencontres toutes l'âpres midi et déguste même un des spécialité de Chopaty avec des indiens, les glaces que l'on trempe dans le sirop, j'ai oublié le nom. Je continue ensuite vers Malabar ou je découvre les jardins suspendu, tres tres jolis, le tout a pied, je continue a marcher vers le nord, mais il commence a être tard, je me résous a rejoindre un point pour prendre le bus, je fais toujours plusieurs rencontres dans l'apres midi, dont un avocat qui s'intéresse a moi car je suis en droit, nous parlons longtemps et prenons le même bus vers CST station, je suis crevé, j'ai en effet marché avec mon sac gros sac toute la journée. j'arrive a la gare en avance, déguste un petit dosa puis vais m'installer en attendant mon train ou j'ai réservé une place en SL.

A ce stade du voyage, je ne suis même pas resté une semaine, cependant je me sens deja beaucoup mieux, et beaucoup plus acclimaté a l'atmosphère, je garde de tres bon souvenir de ces passages, même si ils étaient assez dur a vivre, je suis d'ailleurs pas mécontent que cette mésaventure me soit arrivé avec les taxis car cela m'a permis de rencontrer Joerg, avec qui je garde contact et qui prévoit de retourner en Inde bientôt. (Alors qu'il avait du faire un emprunt a son patron pour payer un billet, et par conséquent travailler deux mois gratuitement dans un club pour rembourser celui ci.)

To be continue ...

Photos liées: Joerg, Sunee, Les "bidonvilles de pécheurs" au sud, Ganesh le meilleur guide de Bombay, et réunion religieuse (musulmane) pour la venue d'un dignitaire dans les quartiers alentours du bazaar.
Au revoir Lai Chau / Muang Lay (Vietnam) English translation pending
by Larsay · 2010-08-19 · 13 replies
Il était une fois un village thai, dans une magnifique vallée entre Son La et Sapa, du nom de Muang Lay, au confluent de la Rivière Noire (Song Da) et de la Nam Na ; comme c'était au centre de la province de Lai Chau et que ça contrôlait tout le trafic Nord-Sud et Est-Ouest vers la Chine et le Laos, les français y installent un gros poste, d'autant plus que le Chef de la Fédération thaie, le célèbre Deo Van Long, avait son palais d'un côté du confluent, et rebaptisent le village Lai Chau. Evacué en 1953 et repris par le Vietminh, il est rebaptisé Muong Lay, mais reste Lai Chau pour presque tout le monde, y compris de nombreux cartographes. Hélas pour les locaux, la vallée a toujours été la victime d'inondations terribles, la dernière, en 1989 je crois, ayant fait 2500 morts. Le gouvernement décide donc de construire un énorme barrage qui contrôlera les inondations, mais noiera la vallée ; il déménage cette capitale thaie à Tam Duong mais, pour tout simplifier, rebaptise Tam Duong Lai Chau et, pour faire bonne mesure, re-baptise le village de Binh Lu Tam Duong ; donc, l'ancien Lai Chau des francais était Muong Lay, Tam Duong Lai Chau, et Binh Lu Tam Duong ; vous me suivez ? 😕

Le but de ce message est de vous informer que le Muang Lay/Lai Chau n'existe plus ; tout a été démonté et récupéré, y compris le célèbre Lanh Anh Hotel. Le barrage est prêt à être mis en eau, mais on peut encore passer...au milieu des maisons détruites. Le problème est que, dans le temps, l'itinéraire de l'ouest classique était Hanoi-Mai Chau-Son La (1 nuit)-Muong Lay (1 nuit)-Phong To-Sapa (je ne compte pas le grand détour sur Dien Bien Phu) ; maintenant, il faut faire Son La-Muong Lay -Phong To (Paso) d'une traite, pour dormir au Lan Anh 2 à Phong To, ou alors dormir une nuit à Mai Chau et une à Tuan Giao après la visite de Son La. Qu'on se le dise 🙂
Transport d'un 4X4 en container pour Buenos Aires avec Grimaldi via Socar English translation pending
by Patheophil · 2010-07-30 · 14 replies
Bonjour à tous

Petit post pour résumer notre expérience de Transport en container d'un véhicule : Anvers - Buenos Aires par la GRIMALDI via la SOCAR

Tout d'abord il faut savoir que les retards de bateau sont assez fréquents, Conditions climatiques et qu'ils peuvent prendre du retard et notament au Brésil, en cause: les différentes grèves, douanes etc ....

Ensuite je vous donne un petit topo pour ceux qui envisagent de passer par la Grimaldi en container, ceci reste notre expérience personnelle au 30 juillet 2010

Pour un transport de container en général, peut importe la compagnie maritime : Les formalités semblent complexes certes mais pas du tout insurmontables.... De toutes façons personne aime les démarches administratives, et en l'occurence il y en a pas mal .

Pour nous cela a commencé avec un faux départ du bateau, le premier est tombé en panne à Anvers, donc déchargement et rechargement sur un autre bateau = 6 jours de retard

Une fois le bateau arrivé au port de Buenos Aires Pour sortir votre véhicule, la Grimaldi (plus exactement: Logistic Plate Grimaldi), demande 1 890 USD à payer d'avance en espèces... Ce montant correspond à: Frais Portuaires :1 150 USD / Frais de douane : 320 USD / leur prestation : 420 USD (-45 USD si vous avez votre Bill of Landing)

Si vous voulez vous faire les formalités, vous avez besoin d'un document indispensable "la libre de deuda" qui stipule que vous n'avez plus de dette envers la Grimaldi, et là SURPRISE !!!! Logistic Plate Grimaldi vous demande 5 000 USD en espèces , cette somme représente la caution pour le container, car vous devenez responsable de cette grosse boite !!! A priori cela ne se fait pas avec d'autres compagnies maritimes... ou certaines se contentent d'un papier officiel écrit par un "escribano publico" sorte d'engagement sur l'honneur de rendre en bon état et dans les temps le container à son propriétaire. exemple sur:
http://www.lipocamp.t-cap.info/articles.php?lng=fr&pg=285

Après avec votre "libre de deuda" vous allez au bureau EMBA (les douanes ) avec votre Bill of Landing, votre carte grise et votre passeport, ils vous délivre un document et une somme à payer .... ensuite il faut aller payer les droits de douanes...

Voilà pour ce qui est des infos à notre connaissance à ce jour.

Notre bateau arrive normalement ce soir, donc rendez-vous lundi pour commencer les formalités....

Promis nous vous tenons au courant !

En direct de Buenos Aires où il fait aujourd'hui un temps de cochon... orage depuis 4h cette nuit !

Bon week end à tous Bons préparatifs à certains ...

Au plaisir

Patricia
Licenciement d'un million de travailleurs à Cuba English translation pending
by Louis1 · 2010-07-28 · 48 replies
On sait très bien que l’économie à Cuba ne va pas. Alors, Raul Castro a estimé la semaine dernière qu’il fallait réformer l'ensemble du secteur économique subventionné.

L'annonce faite par lui, la semaine dernière, du licenciement d'un million de travailleurs sur cinq ans fait partie de ce plan d'assainissement de l'économie. « Nous savons qu'il y a des centaines de milliers de travailleurs en trop dans le secteur subventionné. C'est un sujet très sensible que nous devons affronter. Le défi du pouvoir cubain est de réformer le système économique sans provoquer de remous sociaux. » Il espère que la levée progressive de l'embargo américain et le changement de la position commune européenne pourront les y aider.

Mes questions sont les suivantes : « Croyez-vous que ce sera au niveau des agents de sécurité que les licenciements se feront ? Alors, qu’adviendra t-il de la sécurité des touristes ? Reviendrons-nous aux années 1990 ? »🙁

Merci de bien vouloir prendre le temps de répondre à ces quelques interrogations et de faire en sorte que mes futurs voyages à Cuba se passeront, dans la sécurité, tout comme auparavant.
Hôtel pour femme seule à Delhi English translation pending
by Melimi · 2010-07-16 · 13 replies
Bonsoir à tous J arrive à Delhi le 5 aout à 22h35 je souhaite réserver un hôtel (Correct, agréable et sûr car c est mon premier séjours en Inde (j'avoue j' appréhende quand même un peu) mais je ne suis pas froussarde... Je souhaite juste que mon premier contact avec cette ville soit une belle expérience

Pourriez vous me conseiller un hôtel?

Est ce compliqué de trouver un taxi à cette heure?

Autre question: je reste deux jours puis je prends le train vers le nord

peut on réserver une place dans le train de France?

merci d avance pour vos lumière M
Téléphoner d'Indonésie en Indonésie? English translation pending
by Gratteur22 · 2010-06-22 · 19 replies
bonjour tout le monde,

je pars pour l'indonésie après demain et je souhaiterais savoir comment appeler une personne sur place quand j'arriverais

en gros de jakarta(java) à bali et de bali à bali

j'ai regardé un peu mais je dois être bête j'ai pas bien compris :D

merci d'avavnce
Faire une boucle au départ de Fès fin septembre (Maroc) English translation pending
by Cybercaribea · 2010-06-22 · 42 replies
Bonjour a vous tous,

voila j'ai une semaine de vacances au mois de septembre ( semaiene 38) et j'ai décider d'aller au maroc pour la première fois ( marseille-fèz) aller retour.Je lis enormément de posts , fait des va et vient entre les villes citées dans les itineraires et google map pour réaliser ce que ca represente et résultat, je suis completement pommé. alors j'aimerai un peu d'aide dans ma recherche pour réaliser une boucle au départ de fèz en sachant que tout les moyens de locomotion sont envisageable ( train, voiture de loc) et que je suis intéressé par les sites suivants : - fèz, meknes, marrakech, merzouga, ouarzazate, zagora...vallé du dades.

voila, je cherche un itineraire avec de beaux paysages, de beaux villages et ne fais pas une fixation sur l'ensemble de ces lieux.je ne souhaite pas non plus "manger de la route" tout les jours mais essayer de faire quelques incontournables sans mesurer le maroc de long en large. Si quelqu'un pouvais m'aider ce serait sympa. Pour infos: je pensais en arrivant à fèz, prendre le train pour marrakech et de là y louer une voiture car certain circuit semble plus sympa et plus court au départ de cette ville, et enfin finir par fèz ( environ 2 jours)peut etre que je me trompe, merci de vos précieux eclairages.
Quinze jours en Inde du Sud en janvier English translation pending
by Chicoune · 2010-06-14 · 15 replies
bonjour a tout le monde

nous sommes deux amies a partir en inde du sud pour 15 jours en janvier . j ai beaucoup de mal a faire mon parcours tellement il y a de choses a voir. on aimerait faire un peu le tamil nadu et un peu le kerala.On arriverait a madras(mais rien est defini encore, ca se fera en fonction de notre intineraire)et on voulait aller jusqu au kerala.On aimerait surtout etre au plus pres de l habitant et non du touriste!!avez vous des bonnes adresses pour dormir chez l habitant et pouvez vous nous aider pour realiser notre parcours en nous donnant des endroits incontournables??c est un voyage qui nous tient vraiment a coeur.. Merci par avance de vos reponses et a tres bientot
Six mois en bus au Mexique avec deux enfants? English translation pending
by Laurean · 2010-05-21 · 30 replies
Bonjour! Nous projetons de partir au Mexique avec nos 2 filles qui auront 2 et 5 ans de janvier à juin 2011. Concernant les déplacements, je serais d'avis de prendre des bus, puisque les transports ont l'air bien organisés, confortables et pas trop chers. Mon mari penche plutôt pour une voiture de location (bien que beaucoup plus cher...), histoire d'éviter les sacs à porter, nos petites fatiguées, la difficulté de les endormir, les temps d'attente etc etc. 🏴‍☠️ Si qqun a fait un long voyage avec petits enfants au Mexique, ce serait sympa de nous faire part de votre expérience/conseils... Qu'en est-il de la possibilité d'acheter une voiture d'occasion sur place, point de vue prix, arnaques, offres... Merciii!

Laurean
Thaïlande: la situation au mercredi 19 mai English translation pending
by Khunfred · 2010-05-19 · 280 replies
Bangkok: selon ses propres déclarations, l'armée contrôle désormais tout le secteur central de BKK. Les opérations ont été menées ce matin, à l'aide de blindés. Elles sont terminées selon les autorités. On rapporte 5 morts, dont 1 journaliste italien, et une cinquantaine de blessés, dont 2 autres journalistes. Le bilan s'alourdit d'heure en heure. Un chef d'entreprise français indique que de nombreux biens ont été affectés, notamment des immeubles qui continuent de brûler, comme le confirment les TV thaïs. De nombreux immeubles ont dû être évacués, dont celui du Bangkok Post d'ailleurs.

Un journaliste confirme les déclarations de l'armée, mais rapporte maintenant des violences sporadiques dans les quartiers environnants, à la périphérie de la zone de bouclage. Les medias éprouvent quelques difficultés pour faire le point précisément à cette heure, étant donné la frénésie des événements.

Udon Thani: incendie de l'ancien hôtel de ville, après rassemblement de 5 000 manifestants. Khon Kaen: manifestation devant l'hôtel de ville, certains manifestants ont rompu les cordons de sécurité, portant avec eux des bidons d'essence et des pneus.

(Reuters/BP/AlJazeera/FrInter)
Se rendre à Bangkok dans trois jours: danger? English translation pending
by Sylying · 2010-05-16 · 233 replies
Bonjour a tous

Je suis actuellement a samui jusqu au 18 mai, date a laquelle je dois prendre l avion pour sejourner 4 jours a bangkok, a l hotel Grand Sumkhumvit - soi 7 je crois.🤪

Je m inquiete bien entendu de la situation sur place mais je souhaite - dans la mesure du possible naturellement - eviter d annuler les 4 nuits a bangkok qui sont deja reglees et non remboursables (je sais, consideration bassement financiere ...😊).

Pouvez vous me dire s il est possible de se rendre sur sukhumvit en taxi depuis l aeroport suvarnabhum ?

La zone est elle secure a ce jour ?😕

Merci a tous de vos reponses rapide ...🙂🙂
Bangkok: bombe dans la station de métro Sala Daeng! English translation pending
by Christmi · 2010-04-22 · 234 replies
Info de 21h30 sur canal 7 , avec images de 20h45 Une bombe a explosé dans le métro de Sala Daeng faisant une quinzaine de blessés , dont un farang + 1 bombe devant une bque de Silom Info de 22h30 = 1 mort
Las Vegas: accès à 7 buffets pendant 24h pour 29.99 dollars English translation pending
by DukeNukem · 2010-04-11 · 71 replies
Bonjour,

Une petite annonce qui ravira les amateurs de buffets : a partir de ce dimanche pour un forfait de 29.99$ vous avez accès pendant 24h à tout les buffets de chez Harrah's, à savoir :

- Carnival World Buffet au Rio - Flavors au Harrah’s - Paradise Garden Buffet au Flamingo - Emperor’s Buffet à l'Imperial Palace - Village Buffet au Paris Las Vegas - Cafe Lago Buffet au Caesars Palace - Spice Market Buffet au Planet Hollywood

Le Pass est donc valable pour une durée de 24h, et on peut aller autant de fois que l'on veut dans n'importe lequel des 7 buffets.

Bon appétit!

Source : Las Vegas Sun
Portez votre casque à vélo! English translation pending
by Kiwifamily · 2010-02-26 · 71 replies
Hello,

Je reviens sur le net après une chute de vélo sur verglas et un mois de convalescence !

Crane fracassé et commotion très importante : tout cela aurait pu être évité si .... j'avais porté un .... casque !

donc vous (qui comme moi) hésitez à porter un casque carle vélo c'est la libertéla tête coincée dans une boite quelle horreur🏴‍☠️un vélo c'est pas haut😎on est fort ... très fort😛c'est juste bon pour les enfants ...et les débutants😛pensez y amis cyclistes ! il suffit d'une bordure ... et on court acheter un casque😉 car j'ai la chance de pouvoir encore le faire (à 2 cm je passais du deux roues au quatre roues😠)

Bonnes aventures à vélo avec casque ! ... et n'hésitez pas à déguster tous ces bons moments uniques de bonheur ;)) Laurence
De retour d'un mois au Guatemala (janvier 2010) English translation pending
by Hsalocin · 2010-02-03 · 51 replies
Voila, je viens de rentrer du Guatemala, comme promis pour celles et ceux que cela intéresse, je poste mon itinéraire ici:

05/01:arrivé à guatemala ciudad, arrivée à antigua 06:repos 07:antigua-chichicastenango-antigua 08:volcan pacaya et antigua-san perdo atitlan 09:san pedro atitlan-nebaj 10:rando du coté de nebaj 11:nebaj-lankin 12:semuc champey, grotte de lankin 13:lankin-flores 14:repos 15:rando vers el mirador jour 1 16:rando vers el mirador jour 2 17:rando vers el mirador jour 3 18:rando vers el mirador jour 4 19:rando vers el mirador jour 5, retour à flores 20:flores-tikal 21:tikal-poptun 22:poptun-rio dulce-livingston 23:rando livingston 24:livingston-puerto barrio-omoa(honduras) 25:omoa-copan 26:ruines de copan 27:copan-monterrico 28:repos lol à monterrico 29:monterrico-antigua 30:repos 31:achats... 01:retour en france

Si vous avez des questions pour des futurs voyages la bas, n'hésitez pas ;o)
Nouvelle destination à vélo avec nos enfants cet été... English translation pending
by Icare68 · 2010-01-21 · 41 replies
Bonjour à tous,

L'été approche et ma petite famille et moi recherchons une prochaine destination à faire en autonomie complète, à vélos. Qui sommes nous : Madame, 43 ans très sportive. Monsieur 40 ans idem. Nos filles : 5 ans 1/2 et 7 ans, assez sportives, à condition de les motiver. Jusqu'à présent, elles nous accompagnent dans tous nos voyages en remorque et depuis 2 ans avec un vélo attaché (barre) en plus de la remorque. Nous itinérons de camping en camping avec nos 12 sacoches et une tente 4 place.

à notre actif : Cuba (avant les enfants) splendide ! Sud de la France (sans les enfants). Ardèche (avec les enfants, toutes les 2 en remorque) : très beau aussi. Catalogne (idem) : génial ! Les Espagnols sont super respectueux des cyclistes ! Italie - Tirol (avec remorque et 1 vélo attaché) - Raide ! Portugal du Nord au Sud (idem) - Génial, super acceuillants, paysages magnifiques. Très chaud à l'approche de Lisbonne ! Piemont Italien et côte Ligurienne (idem), super !

Et cette année nous n'avons pas encore de destination pour les grandes vacances de Juillet / Août...

Nous cherchons :

Si possible une destination dont le point de départ est accessible en 2 jours de voiture maximum (depuis l'Alsace). Le beau temps, mais pas 45° à l'ombre non + !!! Des paysages variés, avec une partie pas trop loin de la mer histoire de faire quelques étapes plage.

Avez-vous des suggestions ?

merci,

Icare68.

P.S: n'hésitez pas non plus à me poser des questions sur nos vacances à vélo !

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