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Route et vignoble dans la région de Nîmes ou Nice et Feria de Nîmes? English translation pending
Bonjour,
J’organise un voyage en France pour septembre 2011 avec ma sœur. Après un séjour de 12 jours à Paris, nous descendrons à Nîmes pour 7 jours pour terminer le tout à Nice pour environ 10 jours. Il devient parfois tellement difficile de choisir tant il y a de beautés!!!
Plus je fais des recherches, plus je réalise que nous manquerons de temps pour la région de Nîmes (dates inchangeables puisque nos réservations d’appartements sont faites) surtout que nous ferons tout en autobus ou en train. En plus, nous venons d’apprendre qu’il y aura la féria des vendanges pendant notre séjour. Comme nous envisagions de visiter Avignon, Arles, Pont du Gard et Nîmes j’aimerais connaître les incontournables de cette féria afin de nous aider à planifier notre séjour (ex. : le samedi pm il y aura le lâché des taureaux et c’est à voir) donc cela pourrait nous inciter à rester à Nîmes le samedi par exemple! J’ai par contre un peu de difficulté avec les foules donc pas évident.
Ma sœur travaille dans le secteur du vin au Québec et j’aimerais savoir s’il y a un trajet que nous pouvons faire en autobus à partir de Nîmes et qui nous permettrait de voir ces immenses terres pleines de vignes (terrains vallonnés). Avez-vous également un vignoble sympa à nous suggérer, un coup de cœur pas trop loin de Nîmes?
Comme nous risquons de manquer de temps à Nîmes, nous pouvons aussi faire cela dans la région de Nice pour la fin de notre séjour. Donc, les suggestions sont les bienvenues et nous pourrions y ajouter la visite d’un lieu qui fabrique de l’huile d’olive également des gens sympathiques dans un beau petit village?
Combien de temps devrions-nous planifier pour Avignon, 1 ou 2 jours?
Merci à l’avance pour vos suggestions.
J’organise un voyage en France pour septembre 2011 avec ma sœur. Après un séjour de 12 jours à Paris, nous descendrons à Nîmes pour 7 jours pour terminer le tout à Nice pour environ 10 jours. Il devient parfois tellement difficile de choisir tant il y a de beautés!!!
Plus je fais des recherches, plus je réalise que nous manquerons de temps pour la région de Nîmes (dates inchangeables puisque nos réservations d’appartements sont faites) surtout que nous ferons tout en autobus ou en train. En plus, nous venons d’apprendre qu’il y aura la féria des vendanges pendant notre séjour. Comme nous envisagions de visiter Avignon, Arles, Pont du Gard et Nîmes j’aimerais connaître les incontournables de cette féria afin de nous aider à planifier notre séjour (ex. : le samedi pm il y aura le lâché des taureaux et c’est à voir) donc cela pourrait nous inciter à rester à Nîmes le samedi par exemple! J’ai par contre un peu de difficulté avec les foules donc pas évident.
Ma sœur travaille dans le secteur du vin au Québec et j’aimerais savoir s’il y a un trajet que nous pouvons faire en autobus à partir de Nîmes et qui nous permettrait de voir ces immenses terres pleines de vignes (terrains vallonnés). Avez-vous également un vignoble sympa à nous suggérer, un coup de cœur pas trop loin de Nîmes?
Comme nous risquons de manquer de temps à Nîmes, nous pouvons aussi faire cela dans la région de Nice pour la fin de notre séjour. Donc, les suggestions sont les bienvenues et nous pourrions y ajouter la visite d’un lieu qui fabrique de l’huile d’olive également des gens sympathiques dans un beau petit village?
Combien de temps devrions-nous planifier pour Avignon, 1 ou 2 jours?
Merci à l’avance pour vos suggestions.
Où vivre en décroissance sur un voilier? English translation pending
Salut, je m'appelle Guillaume et j' ai vraiment marre de vivre dans la société dans laaquelle on est . Le fait de devoire ce comporter comme des moutons obéissant, tout le monde va à l'école alors tu vas à l'école, tout le monde travail alors tu vas travailler. Le fait de devoir bosser toute sa vie, Pour finir avec un peu de chance, dans un hospice pour personnes agées. En tout cas moi sa fait déjà un moment que je pense réaliser un rêve, bien que fou pour certain, mais je pense qu'il faut réaliser ces rêves pour ne pas les regretter toute sa vie. partir vivre sur mon voilier de 27 pied et mon chien en essperant que je ne serrait pas le seul a avoire cette idée!!! alors j.aimerai avoir loppinion des gens comme ou il fait bon de vivre dans la decroissance sur un voilier et sans trop debourser dargent pour vivre a +
Mariage franco-algérien: visa de conjoint court ou long séjour? English translation pending
Bonjour à tous!
Désolée de poser une question qui a sans doute eu sa réponse ici mais je n'ai pas trouvé ce que je cherchais. Je voulais juste savoir si un conjoint ALGERIEN de français devait déposer une demande de visa COURT ou LONG séjour?
Je lis beaucoup de choses contradictoires. Je pensais que c'était LONG séjour, puis finalement j'apprends qu'on peut faire une demande COURT séjour et solliciter une carte de séjour à l'arrivée. Et voilà que maintenant sur le site du consulat d'Alger il est dit LONG séjour, mais en pratique tout le monde me dit que ça marche avec le court séjour, bref, aidez-moi SVP car je suis perdue! Merci d'avance
Désolée de poser une question qui a sans doute eu sa réponse ici mais je n'ai pas trouvé ce que je cherchais. Je voulais juste savoir si un conjoint ALGERIEN de français devait déposer une demande de visa COURT ou LONG séjour?
Je lis beaucoup de choses contradictoires. Je pensais que c'était LONG séjour, puis finalement j'apprends qu'on peut faire une demande COURT séjour et solliciter une carte de séjour à l'arrivée. Et voilà que maintenant sur le site du consulat d'Alger il est dit LONG séjour, mais en pratique tout le monde me dit que ça marche avec le court séjour, bref, aidez-moi SVP car je suis perdue! Merci d'avance
Et pourquoi pas la Jordanie? (fin mars-début avril 2011) English translation pending
De retour d'une semaine en Jordanie, voici le résumé de notre itinéraire, fait en voiture de location.
J1 : avion Paris Amman sur Royal Jordanian (vol direct), récupération de la voiture de location (Avis) à l'aéroport, et direction Madaba pour 3 nuits à l'hotel Mariam. Très bon hotel, très confortable, délicieux p'tit dej (avec des pancakes !), bien placé Diner à l'hotel
J2 : Matin visite du chateau de Ajlun Déjeuner dans le restaurant (buffet) juste à l'entrée du site de Jerash Après-midi à Jérash Diner au restaurant Bawabit à Madaba
J3 : Mont Nébo le matin Dejeuner et après-midi sur la plage du Movenpick Resort pour profiter de la Mer Morte Diner au restaurant Bawabit à Madaba
J4 : Route des Rois en direction de Pétra Arret en fin de matinée pour visiter le chateau de Kerak, déjeuner à Kerak Arret au Chateau de Chowbak (trop tard pour le visiter) Arrivée à Petra en fin d'apres-midi Nuit au Sunset hotel Meme standing que le Mariam à Madaba, le Sunset propose aussi pour 4 JD de nous préparer un pique-nique.
J5 : Site de Petra le Siq, le Khazneh, la ville... Après le pique-nique, ascension en direction du Monastère
J6 : lever tôt pour profiter de Petra sans la foule Excursion au Lieu du Haut Sacrifice Après manger excursion sur le Djebel Khubta pour surplomber le Khazneh
J7 : Direction le Wadi Rum Excursion dans le desert à dos de chameau avec Jordan Tracks Nuit au camp bédouin de Jordan Tracks. Agence vraiment très professionnelle, nous avons passé 2 merveilleuses journées ! Je recommande.
J8 : Journée en jeep dans le Wadi Rum avec un guide bedouin (toujours Jordan Tracks) Franchement magnifique ! Retour au village en fin d'après-midi Route vers Aqaba Nuit au calme hors de la ville au Red Sea Dive Center Hotel (il faut quand même entrer dnas Aqaba pour trouver la bonne route qui y mene) Diner à l'hotel
J9 : matin à Aqaba Route du desert pour revenir à Madaba (pique nique en route) Arret à Umm er-Rasas Arrivée à Madaba en fin d'après-midi
J10 : retour à Amman pour prendre l'avion pour Paris
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Et maintenant, pour ceux qui aiment un peu de lecture, voici le récit détaillé de nos aventures (le récit accompagné de photos se trouve ICI) :
Et pourquoi pas la Jordanie ?
Deux semaines avant notre voyage prévu au Japon, un terrible séisme ravage une partie du pays, avec les conséquences que l’on sait… Une semaine avant le voyage, nous décidons donc de changer de destination. L’Ouest Américain ? J’aimerais beaucoup y revenir, mais c’est encore trop tôt dans l’année pour bien profiter du Yosemite National Park… L’Argentine ? C’est aussi un pays qui nous tente, mais organiser un voyage dans ce grand pays en moins d’une semaine parait difficile… Madère, l’île aux fleurs, pour une semaine de randonnée printanière ? Nous rêvions d’un grand voyage dépaysant… Et pourquoi pas la Jordanie ? Depuis le temps que mon homme rêve de découvrir Pétra ? Au moins nous aurons du soleil, ça fera du bien ! C’est décidé ! En un week-end, Guide du Routard à la main, nous organisons un super voyage en Jordanie !
Le samedi suivant, nous embarquons dans un avion Royal Jordanian direction Amman, la capitale. Nous n’y restons pas et préférons partir directement à Madaba, sympathique petite ville qui nous rappelle un peu la Sicile. Nous y resterons 3 nuits pour rayonner dans la région.
Dimanche matin, après un bon petit déjeuner, nous partons vers le nord en direction d’Ajlun, un ancien château croisé. La visite est très intéressante, même s’il n’y a pas beaucoup d’explications. Après déjeuner, nous visitons Jerash, site gréco-romain magnifiquement conservé ! Le site est immense, vraiment beau, et tellement bien conservé que l’on a presque l’impression de voir débouler un char romain sur la voie principale en direction du forum ! Cette visite est d’ailleurs pleine de surprises. En visitant l’impressionnant théâtre, nous assistons à un concert de cornemuses ! Jamais je n’aurais pensé écouter des jordaniens jouer des airs écossais à la cornemuse dans un ancien théâtre grec ! Sur le chemin nous menant au Temple d’Artémis, nous passons à côté des ruines de la cathédrale où un prêtre catholique célèbre une messe en plein air… Arrivés au Temple d’Artémis, je vois de la fumée s’élever de l’intérieur du temple… Une offrande aux Dieux ? Non ! Un vendeur de thé à la menthe ! Il est très bon d’ailleurs ce thé. Après cette belle journée riche en surprises et en découvertes, nous retournons à Madaba pour diner au Bawabit, très bon restaurant qui à l’avantage d’être tenu par des Chrétiens, on peut donc boire du vin pour accompagner notre repas. Nous goûtons à cette occasion le vin du Mont Nébo.
Petit aparté sur la gastronomie jordanienne avant de continuer ce récit. La nourriture, pas mal inspiré de la gastronomie libanaise, est très bonne. En entrée nous avons souvent des petites soupes et des mezzés (houmous, salades, concombre…). Ensuite, le poulet grillé (ou en brochette marinée, le chich taouk est très très bon), ou le mouton sont à l’honneur, accompagnés de courgettes et d’aubergines. Et pour finir le repas, un bon thé s’impose. Qu’il soit à la menthe fraîche ou infusé avec du sucre et parfois de la sauge à la façon des bédouins, il est toujours très bon !
Je parlais un peu plus haut du vin du Mont Nébo, dès lundi matin nous nous rendons sur ce lieu mythique du haut duquel Moïse observa la Terre Promise avant de mourir. Ca fait quelque chose de distinguer dans la brume matinale la Mer Morte, la Vallée du Jourdain, Bethleem si proche…
Après une petite balade dans les environs, nous changeons complètement de décors et allons au Movenpick Resort, grand hôtel de luxe, pour passer l’après-midi sur un transat sur la plage au bord de la Mer Morte. Très important de se baigner dans la Mer Morte sur la plage privée d’un hôtel, la concentration en sel est tellement importante qu’une douche s’impose ! On flotte vraiment ! Par contre, le sel, ça coupe… Et quand on s’entaille la main dans l’eau salée, ça fait vraiment mal … Heureusement, le personnel de l’hôtel veille, et est bien équipés en pansements et bétadine. Encore une petite sieste sur le transat devant la mer, et nous repartons en direction de Madaba. Le paysage est assez surprenant, comme celui que j’avais découvert dans la Vallée de la Mort aux Etats-Unis. Ce qui est assez logique finalement puisque dans les deux cas nous sommes sous le niveau de la mer, qui s’est retirée il y a bien longtemps… La roche est magnifique, présentant des strates de différentes couleurs.
Mardi matin, nous quittons Madaba pour nous diriger vers le sud, en prenant la Route des Rois, magnifique route qui nous fait découvrir d’impressionnants paysages. Des immenses canyons désertiques découpés dans la roche ocre… Nous découvrons aussi l’humour des Jordaniens. Juste avant un virage, sur la route longeant le canyon de façon vertigineuse, un panneau indique « Restaurant Grand Canyon, avec WC ». On imagine tout de suite un beau restaurant, avec une belle terrasse avec vue sur le canyon… On passe le virage et on découvre… Une tente avec un panneau « Restaurant » dessus ! Et juste à côté, une mini tente avec un panneau « WC » ! Ca vaut le petit âne de Pétra avec sa couverture rouge que son propriétaire faisait passer pour une Ferrari… mais nous ne sommes pas encore arrivés à Pétra, j’en parlerai plus tard.
Nous arrivons à Kerak en fin de matinée et nous visitons son château, dominant la vallée, avant d’aller déjeuner. Outre la magnifique vue sur la région que nous avons depuis les remparts du château (du haut desquels Godefroy de Bouillon « s’amusait » à jeter ses prisonniers, je vous passe les détails de leur chute), nous découvrons les souterrains du château, véritable dédale pas toujours éclairé, nous faisant passer d’une salle à l’autre. On s’amuse bien en Jordanie !
Nous reprenons ensuite la Route des Rois pour rejoindre Pétra… Enfin on essaye… On est un peu perdu… Et les gens parlent de moins en moins anglais… On se fait même aider par la police qui nous emmène droit vers le désert ! On fini par s’en sortir, et après un petit détour par le château de Chowbak (trop tard pour le visiter, mais magnifique vue dans la lumière du soleil couchant) nous arrivons dans la ville moderne de Pétra en fin de journée.
Pétra… cité mythique… nous passons deux jours sur place pour pleinement profiter du site. En arrivant, nous parcourons le Siq, un long couloir entre deux immenses parois rocheuses, d’un beau rouge sombre, ponctuées de gravures nabatéennes… Nous avons l’impression de marcher longtemps avant de découvrir, quand on ne s’y attend plus, le Trésor, le Khazneh, cette gigantesque porte creusée dans la roche ! C’est en effet assez impressionnant ! Nous entrons ensuite dans la ville à proprement parler, magnifique site archéologique dans un décor naturel tout aussi splendide. La roche, rouge foncée, striée de noir et de jaune, offre un décor particulièrement impressionnant. Nous découvrons des grottes, un ancien théâtre, une voie romaine, des temples… Toute une ville creusée dans la roche, et se fondant complètement dans le décor. Après un bon pique-nique préparé par l’hôtel, nous entamons l’ascension du chemin menant au Monastère. Nous croisons un petit temple avec des lions sculptés, des bédouins "easy rider" avec leur blouson de cuir et leur cigarette juchés en haut de leur chameau (un petit look Johnny Depp dans Pirate des Caraïbes, j'aime beaucoup !), d'autres bédouins proposant un taxi à dos d'ânes (c'est là que nous avons croisé l'âne-ferrari !), pas mal de petites boutiques d'artisanat…. Bref, la montée n'est pas du tout monotone ! Nous arrivons enfin en haut, sur un plateau dégagé. Après quelques pas nous découvrons, en nous retournant, l'entrée du Monastère, immense porte de pierre creusée dans la roche ocre ! Encore plus impressionnant que le Khazneh je trouve, vraiment grandiose ! Nous nous installons dans le café en face, sur des bancs joliment décorés, pour déguster un jus de citron à la menthe bien frais devant le Monastère. Sympathique petite pause ! Mais le chemin continu. Un panneau indique "Vue de la fin du monde" ! Alors on y va, bien sur ! Nous ne sommes pas déçus, la publicité n'est pas mensongère. Après une petite marche, et l'ascension d'une petite colline, nous découvrons un vrai paysage de fin du monde, canyons découpés, très profonds, roche torturée, et au loin, le désert, à perte de vue… Franchement magnifique ! Nous reprenons ensuite tranquillement le chemin du retour, en parcourant la voie romaine, puis le Siq, avant de rejoindre notre hôtel pour prendre une bonne douche avant de sortir manger… une pizza. Oui ça fait du bien de temps en temps aussi, et en plus la pizzeria est juste à côté de l'hôtel.
Après une bonne nuit, nous nous levons tôt pour redécouvrir Pétra sans la foule de la veille. Départ à 7h30, arrivée sur le site avec presque personne, nous avons le Khazneh pour nous tout seul ! (enfin nous le partageons avec trois chameaux et deux petits chats) Cette fois-ci, nous entamons l'ascension du chemin menant au Haut Lieu du Sacrifice. Ca monte dur, mais la vue du sommet, sur Pétra, sur les montagnes, sur le désert, est vraiment magnifique. Nous redescendons ensuite par un autre chemin qui nous fait découvrir, caché dans la roche rouge, quelques tombeaux oubliés… Nous avons l'impression d'être des explorateurs ! En suivant le chemin nous rejoignons le cœur de la cité pour pique-niquer tranquillement. Nous visitons ensuite les nombreux tombeaux creusés dans la roche avant de gravir le Djebel Khubta, massif de grès multicolore dominant la cité de Pétra. Après une rencontre insolite avec un homme qui vit là tout seul avec son âne avec qui il a grandit, sa seule possession, sa seule richesse, nous arrivons au sommet. Nous avons alors une vue vraiment saisissante, le Khazneh, cette façade monumentale à l'entrée de Pétra, est maintenant sous nos pieds ! Nous redescendons ensuite prendre un bon jus de citron bien frais (et bien mérité) avant de rejoindre Abdallah, un bédouin commerçant qui vend de l'artisanat sur le site de Pétra. J'avais repéré la veille un joli bracelet en argent sur son étalage. Comme il nous reconnait, il nous offre le thé, et nous passons un très bon moment avant de négocier (un peu) le prix du bracelet. Après cette longue journée, et après une bonne douche, nous dînons à nouveau à la pizzeria (même si je prends une moussaka) avant de retrouver notre lit. Le réveil sera dur demain, notre téléphone ayant subrepticement avancé d'une heure en se connectant au wifi de l'hôtel…
Vendredi matin, levé très tôt donc, et route jusqu'au village de Wadi Rum, à l'entrée du désert (ce n'est pas une métaphore, la route ne va pas plus loin). Nous nous posons à la terrasse ombragée du petit restaurant avant de rejoindre Isabelle, une jeune femme Belge mariée à un bédouin du désert, propriétaire de l'agence Jordan Tracks qui organise des tours à cheval, à dos de chameau ou en jeep. Et l'aventure commence ! Juchés sur nos chameaux nous partons vers le désert.
Le pas lent du dromadaire nous fera visiter une petite partie de ce surprenant désert, très montagneux, très contrasté aussi, entre le rouge du sable des dunes, l'ocre des pierres, le vert des buissons, le blanc des fleurs et le bleu du ciel. Les couleurs sont magnifiques ! Nous faisons quelques pauses dans notre méharée, pour découvrir une source qui pousse en haut d'une montagne, pour gravir une dune de sable rouge ou pour nous enfoncer dans un canyon étroit entre deux parois rocheuses couvertes d'inscriptions nabatéennes. A chaque fois, des bédouins confortablement installés sous leur tente nous invitent à prendre le thé.
Nous arrivons ainsi, au rythme des chameaux, en fin d'après-midi au camp bédouin de Jordan Tracks. Nous sommes les premiers arrivées, mais le camp prend rapidement vie quand une couple d'anglais et un groupe de français nous rejoignent. Nous faisons également la connaissance de Saleem, le mari bédouin d'Isabelle, et d'Awad, qui sera notre guide le lendemain. A la nuit tombée, nous entrons tous sous la grande tente pour le repas du soir (très bon poulet grillé sur le feu), pendant que nos hôtes chantent accompagnés de leur oud et d'un petit tambour. Après le repas, nous nous éloignons de la lumière du camp pour observer les multitudes d'étoiles dans ce ciel d'une pureté incroyable. Nous allons faire de beaux rêves cette nuit…
Le lendemain, après un bon petit déjeuner sous la tente des bédouins (j'adore vraiment leur thé !) nous partons à deux voitures avec les cinq français à la découverte du désert (en jeep cette fois-ci, beaucoup plus agréable que le chameau finalement).
Nous nous arrêtons d'abord près d'une petite arche en pierre découpée sur le ciel, perchée en haut d'une colline rocheuse, avant de redécouvrir le canyon de la veille (aujourd'hui nous découvrons même un figuier qui y pousse !). Nous nous arrêtons également, comme la veille, à Lawrence Spring, nommée ainsi car Lawrence d'Arabie avait choisi le Wadi Rum comme base pour combattre avec les arabes contre l'empire Ottoman. Mais cette fois-ci, nous escaladons la colline pour découvrir la source au sommet. La vue de là haut sur le désert est impressionnante ! Et l'eau qui coule dans le désert l'est tout autant.
Après la découverte d'une belle dune de sable rouge se découpant sur le ciel bleu, et sur laquelle pousse des buissons de fleurs blanche ressemblant à des genets, et la découverte d’un étrange rocher ressemblant à un gros champignon, le vent érodant son "pied" doucement au fil des ans, nous nous arrêtons à l'ombre d'une belle paroi rocheuse pour déjeuner.
Le lieu est clairement connu et utilisé régulièrement par les bédouins, si l’on en croit les tâches de sang et autre touffes de poils autour d'une pierre plate… Oui, c'est en effet là qu'on tue les chèvres ! Et les chameaux aussi. Même si c'est plus compliqué de bien tuer le chameau, il faut lui bander les yeux, tirer son cou en arrière, et lui enfoncer une très longue lame juste sous la gorge. Tuer une chèvre, à côté, c'est bien plus facile, en cinq minutes c'est réglé, même si le jeune guide du groupe de français nous avoue avoir eu un peu peur la première fois. Et c'est à ce moment de la conversation, qu'Awad, qui était tranquillement en train de servir le thé, ouvre sa djellaba pour nous montrer le couteau qu'il gardait contre sa poitrine ! Et pour nous ramener d'un coup vers le XXIème siècle, il enchaine en nous disant que si on le cherche sur Youtube, on devrait trouver des vidéos de lui !
Nous reprenons ensuite notre périple dans le désert, pour découvrir une "piscine", réservoir naturel creusé dans la roche, à sec à cette saison. Puis un peu plus loin des inscriptions gravées sur la roche. De l'art bédouin ? Non, tout simplement un ancien panneau de signalisation ! Les gravures des chameaux indiquent la direction à prendre pour le chemin de la Mecque, et les gravures représentant des serpents indiquent les dangers que peuvent rencontrer les nomades dressant leur camp à cet endroit.
Nos guides nous déposent ensuite à l'entrée d'un canyon, plus large cette fois-ci que le précédent. Nous traversons le canyon à pied, nos guides nous attendent avec les jeeps de l'autre côté. Ce canyon est surprenant, un vrai petit coin de paradis sur terre ! Des arbres en fleurs y poussent à l'ombre des parois rocheuses, nous avons l'impression de découvrir un paradis perdu.
Deux arrêts supplémentaires nous permettent de découvrir deux magnifiques arches de pierres, l'une perchée en haut d'une montagne, inaccessible, l'autre bien plus proche de nous est vite escaladée par certains du groupe.
Après cette boucle dans le désert, nous repassons devant le camp et reprenons le chemin du retour vers le village, le même chemin que nous avons pris la veille avec nos chameaux. Les lieux découverts la veille nous paraissaient très éloignés les uns des autres, nous les voyons aujourd'hui défiler à toute vitesse, c'est assez surréaliste !
De retour au village, et après de chaleureux "au revoir" échangés avec nos amis bédouins et français, nous reprenons la route avec notre voiture en direction du sud, d'Aqaba, de la Mer Rouge à la frontière avec l'Egypte et l'Arabie Saoudite. Ah qu'il est bon de prendre une douche et de se poser sur le bord de la piscine de notre hôtel ! Après 4 jours passés dans le sable et la roche (entre Pétra et le Wadi Rum), nous avons du mal à réaliser où nous sommes ! Nous aurions pu passer une excellente nuit si des moustiques n'avaient pas décidé de squatter notre lit king size…
Dimanche, dernier jour avant le retour en France. La température a monté en flèche toute la semaine et il fait vraiment trop chaud pour rester à Aqaba. Nous nous arrêtons quand même au bord de la plage, pour découvrir les jordaniennes qui se baignent tout habillées (les occidentales en maillots de bain semblent venir d'une autre planète) avant de repartir vers le nord par l'autoroute du désert.
Sur cette autoroute, qui traverse le pays du nord au sud en coupant dans le désert, nous croisons : - des chameaux qui traversent la route - des chèvres qui traversent aussi - des ânes - des piétons Et puis pour être sure que les voitures ralentissent pour ne pas écraser tout ce beau monde, ils ont mis des dos d'ânes ! Oui, sur l'autoroute ! Au moins, la route est moins monotone que ce qu'on avait imaginé.
Nous la quittons tout de même avant la fin pour faire un petit détour par le site de Umm er-Rasas, site archéologique qui contient des ruines romaines et byzantines. Le site ressemble un peu à un "site archéologique à fouiller soi-même", les bâtiments sont encore pour la plupart ensevelis sous les pierres, mais en se promenant nous découvrons quelques belles mosaïques dans les anciennes églises. Clou du spectacle, la magnifique mosaïque de l'église Saint Etienne, vraiment très bien conservée, qui représente les villes de la région.
Nous rejoignons ensuite Madaba en fin de journée, et pour notre dernière soirée nous retournons au restaurant Bawabit. On y mange toujours aussi bien, et pour terminer le voyage en beauté nous nous offrons un narguilhé avec un verre d'arak.
Lundi, fin du voyage, nous rejoignons Amman pour reprendre l'avion. Bizarrement, il pleut aujourd'hui. Je dis bizarrement parceque après une semaine de grand soleil, voir le même paysage avec des nuages dans le ciel est assez étrange.
En tous cas, nous sommes un peu tristes de partir. Même si le voyage a parfois été très dur physiquement à cause de la chaleur, la Jordanie est vraiment un bien beau pays, très riche culturellement, très accueillant, et avec des paysages magnifiques.
J1 : avion Paris Amman sur Royal Jordanian (vol direct), récupération de la voiture de location (Avis) à l'aéroport, et direction Madaba pour 3 nuits à l'hotel Mariam. Très bon hotel, très confortable, délicieux p'tit dej (avec des pancakes !), bien placé Diner à l'hotel
J2 : Matin visite du chateau de Ajlun Déjeuner dans le restaurant (buffet) juste à l'entrée du site de Jerash Après-midi à Jérash Diner au restaurant Bawabit à Madaba
J3 : Mont Nébo le matin Dejeuner et après-midi sur la plage du Movenpick Resort pour profiter de la Mer Morte Diner au restaurant Bawabit à Madaba
J4 : Route des Rois en direction de Pétra Arret en fin de matinée pour visiter le chateau de Kerak, déjeuner à Kerak Arret au Chateau de Chowbak (trop tard pour le visiter) Arrivée à Petra en fin d'apres-midi Nuit au Sunset hotel Meme standing que le Mariam à Madaba, le Sunset propose aussi pour 4 JD de nous préparer un pique-nique.
J5 : Site de Petra le Siq, le Khazneh, la ville... Après le pique-nique, ascension en direction du Monastère
J6 : lever tôt pour profiter de Petra sans la foule Excursion au Lieu du Haut Sacrifice Après manger excursion sur le Djebel Khubta pour surplomber le Khazneh
J7 : Direction le Wadi Rum Excursion dans le desert à dos de chameau avec Jordan Tracks Nuit au camp bédouin de Jordan Tracks. Agence vraiment très professionnelle, nous avons passé 2 merveilleuses journées ! Je recommande.
J8 : Journée en jeep dans le Wadi Rum avec un guide bedouin (toujours Jordan Tracks) Franchement magnifique ! Retour au village en fin d'après-midi Route vers Aqaba Nuit au calme hors de la ville au Red Sea Dive Center Hotel (il faut quand même entrer dnas Aqaba pour trouver la bonne route qui y mene) Diner à l'hotel
J9 : matin à Aqaba Route du desert pour revenir à Madaba (pique nique en route) Arret à Umm er-Rasas Arrivée à Madaba en fin d'après-midi
J10 : retour à Amman pour prendre l'avion pour Paris
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Et maintenant, pour ceux qui aiment un peu de lecture, voici le récit détaillé de nos aventures (le récit accompagné de photos se trouve ICI) :
Et pourquoi pas la Jordanie ?
Deux semaines avant notre voyage prévu au Japon, un terrible séisme ravage une partie du pays, avec les conséquences que l’on sait… Une semaine avant le voyage, nous décidons donc de changer de destination. L’Ouest Américain ? J’aimerais beaucoup y revenir, mais c’est encore trop tôt dans l’année pour bien profiter du Yosemite National Park… L’Argentine ? C’est aussi un pays qui nous tente, mais organiser un voyage dans ce grand pays en moins d’une semaine parait difficile… Madère, l’île aux fleurs, pour une semaine de randonnée printanière ? Nous rêvions d’un grand voyage dépaysant… Et pourquoi pas la Jordanie ? Depuis le temps que mon homme rêve de découvrir Pétra ? Au moins nous aurons du soleil, ça fera du bien ! C’est décidé ! En un week-end, Guide du Routard à la main, nous organisons un super voyage en Jordanie !
Le samedi suivant, nous embarquons dans un avion Royal Jordanian direction Amman, la capitale. Nous n’y restons pas et préférons partir directement à Madaba, sympathique petite ville qui nous rappelle un peu la Sicile. Nous y resterons 3 nuits pour rayonner dans la région.
Dimanche matin, après un bon petit déjeuner, nous partons vers le nord en direction d’Ajlun, un ancien château croisé. La visite est très intéressante, même s’il n’y a pas beaucoup d’explications. Après déjeuner, nous visitons Jerash, site gréco-romain magnifiquement conservé ! Le site est immense, vraiment beau, et tellement bien conservé que l’on a presque l’impression de voir débouler un char romain sur la voie principale en direction du forum ! Cette visite est d’ailleurs pleine de surprises. En visitant l’impressionnant théâtre, nous assistons à un concert de cornemuses ! Jamais je n’aurais pensé écouter des jordaniens jouer des airs écossais à la cornemuse dans un ancien théâtre grec ! Sur le chemin nous menant au Temple d’Artémis, nous passons à côté des ruines de la cathédrale où un prêtre catholique célèbre une messe en plein air… Arrivés au Temple d’Artémis, je vois de la fumée s’élever de l’intérieur du temple… Une offrande aux Dieux ? Non ! Un vendeur de thé à la menthe ! Il est très bon d’ailleurs ce thé. Après cette belle journée riche en surprises et en découvertes, nous retournons à Madaba pour diner au Bawabit, très bon restaurant qui à l’avantage d’être tenu par des Chrétiens, on peut donc boire du vin pour accompagner notre repas. Nous goûtons à cette occasion le vin du Mont Nébo.
Petit aparté sur la gastronomie jordanienne avant de continuer ce récit. La nourriture, pas mal inspiré de la gastronomie libanaise, est très bonne. En entrée nous avons souvent des petites soupes et des mezzés (houmous, salades, concombre…). Ensuite, le poulet grillé (ou en brochette marinée, le chich taouk est très très bon), ou le mouton sont à l’honneur, accompagnés de courgettes et d’aubergines. Et pour finir le repas, un bon thé s’impose. Qu’il soit à la menthe fraîche ou infusé avec du sucre et parfois de la sauge à la façon des bédouins, il est toujours très bon !
Je parlais un peu plus haut du vin du Mont Nébo, dès lundi matin nous nous rendons sur ce lieu mythique du haut duquel Moïse observa la Terre Promise avant de mourir. Ca fait quelque chose de distinguer dans la brume matinale la Mer Morte, la Vallée du Jourdain, Bethleem si proche…
Après une petite balade dans les environs, nous changeons complètement de décors et allons au Movenpick Resort, grand hôtel de luxe, pour passer l’après-midi sur un transat sur la plage au bord de la Mer Morte. Très important de se baigner dans la Mer Morte sur la plage privée d’un hôtel, la concentration en sel est tellement importante qu’une douche s’impose ! On flotte vraiment ! Par contre, le sel, ça coupe… Et quand on s’entaille la main dans l’eau salée, ça fait vraiment mal … Heureusement, le personnel de l’hôtel veille, et est bien équipés en pansements et bétadine. Encore une petite sieste sur le transat devant la mer, et nous repartons en direction de Madaba. Le paysage est assez surprenant, comme celui que j’avais découvert dans la Vallée de la Mort aux Etats-Unis. Ce qui est assez logique finalement puisque dans les deux cas nous sommes sous le niveau de la mer, qui s’est retirée il y a bien longtemps… La roche est magnifique, présentant des strates de différentes couleurs.
Mardi matin, nous quittons Madaba pour nous diriger vers le sud, en prenant la Route des Rois, magnifique route qui nous fait découvrir d’impressionnants paysages. Des immenses canyons désertiques découpés dans la roche ocre… Nous découvrons aussi l’humour des Jordaniens. Juste avant un virage, sur la route longeant le canyon de façon vertigineuse, un panneau indique « Restaurant Grand Canyon, avec WC ». On imagine tout de suite un beau restaurant, avec une belle terrasse avec vue sur le canyon… On passe le virage et on découvre… Une tente avec un panneau « Restaurant » dessus ! Et juste à côté, une mini tente avec un panneau « WC » ! Ca vaut le petit âne de Pétra avec sa couverture rouge que son propriétaire faisait passer pour une Ferrari… mais nous ne sommes pas encore arrivés à Pétra, j’en parlerai plus tard.
Nous arrivons à Kerak en fin de matinée et nous visitons son château, dominant la vallée, avant d’aller déjeuner. Outre la magnifique vue sur la région que nous avons depuis les remparts du château (du haut desquels Godefroy de Bouillon « s’amusait » à jeter ses prisonniers, je vous passe les détails de leur chute), nous découvrons les souterrains du château, véritable dédale pas toujours éclairé, nous faisant passer d’une salle à l’autre. On s’amuse bien en Jordanie !
Nous reprenons ensuite la Route des Rois pour rejoindre Pétra… Enfin on essaye… On est un peu perdu… Et les gens parlent de moins en moins anglais… On se fait même aider par la police qui nous emmène droit vers le désert ! On fini par s’en sortir, et après un petit détour par le château de Chowbak (trop tard pour le visiter, mais magnifique vue dans la lumière du soleil couchant) nous arrivons dans la ville moderne de Pétra en fin de journée.
Pétra… cité mythique… nous passons deux jours sur place pour pleinement profiter du site. En arrivant, nous parcourons le Siq, un long couloir entre deux immenses parois rocheuses, d’un beau rouge sombre, ponctuées de gravures nabatéennes… Nous avons l’impression de marcher longtemps avant de découvrir, quand on ne s’y attend plus, le Trésor, le Khazneh, cette gigantesque porte creusée dans la roche ! C’est en effet assez impressionnant ! Nous entrons ensuite dans la ville à proprement parler, magnifique site archéologique dans un décor naturel tout aussi splendide. La roche, rouge foncée, striée de noir et de jaune, offre un décor particulièrement impressionnant. Nous découvrons des grottes, un ancien théâtre, une voie romaine, des temples… Toute une ville creusée dans la roche, et se fondant complètement dans le décor. Après un bon pique-nique préparé par l’hôtel, nous entamons l’ascension du chemin menant au Monastère. Nous croisons un petit temple avec des lions sculptés, des bédouins "easy rider" avec leur blouson de cuir et leur cigarette juchés en haut de leur chameau (un petit look Johnny Depp dans Pirate des Caraïbes, j'aime beaucoup !), d'autres bédouins proposant un taxi à dos d'ânes (c'est là que nous avons croisé l'âne-ferrari !), pas mal de petites boutiques d'artisanat…. Bref, la montée n'est pas du tout monotone ! Nous arrivons enfin en haut, sur un plateau dégagé. Après quelques pas nous découvrons, en nous retournant, l'entrée du Monastère, immense porte de pierre creusée dans la roche ocre ! Encore plus impressionnant que le Khazneh je trouve, vraiment grandiose ! Nous nous installons dans le café en face, sur des bancs joliment décorés, pour déguster un jus de citron à la menthe bien frais devant le Monastère. Sympathique petite pause ! Mais le chemin continu. Un panneau indique "Vue de la fin du monde" ! Alors on y va, bien sur ! Nous ne sommes pas déçus, la publicité n'est pas mensongère. Après une petite marche, et l'ascension d'une petite colline, nous découvrons un vrai paysage de fin du monde, canyons découpés, très profonds, roche torturée, et au loin, le désert, à perte de vue… Franchement magnifique ! Nous reprenons ensuite tranquillement le chemin du retour, en parcourant la voie romaine, puis le Siq, avant de rejoindre notre hôtel pour prendre une bonne douche avant de sortir manger… une pizza. Oui ça fait du bien de temps en temps aussi, et en plus la pizzeria est juste à côté de l'hôtel.
Après une bonne nuit, nous nous levons tôt pour redécouvrir Pétra sans la foule de la veille. Départ à 7h30, arrivée sur le site avec presque personne, nous avons le Khazneh pour nous tout seul ! (enfin nous le partageons avec trois chameaux et deux petits chats) Cette fois-ci, nous entamons l'ascension du chemin menant au Haut Lieu du Sacrifice. Ca monte dur, mais la vue du sommet, sur Pétra, sur les montagnes, sur le désert, est vraiment magnifique. Nous redescendons ensuite par un autre chemin qui nous fait découvrir, caché dans la roche rouge, quelques tombeaux oubliés… Nous avons l'impression d'être des explorateurs ! En suivant le chemin nous rejoignons le cœur de la cité pour pique-niquer tranquillement. Nous visitons ensuite les nombreux tombeaux creusés dans la roche avant de gravir le Djebel Khubta, massif de grès multicolore dominant la cité de Pétra. Après une rencontre insolite avec un homme qui vit là tout seul avec son âne avec qui il a grandit, sa seule possession, sa seule richesse, nous arrivons au sommet. Nous avons alors une vue vraiment saisissante, le Khazneh, cette façade monumentale à l'entrée de Pétra, est maintenant sous nos pieds ! Nous redescendons ensuite prendre un bon jus de citron bien frais (et bien mérité) avant de rejoindre Abdallah, un bédouin commerçant qui vend de l'artisanat sur le site de Pétra. J'avais repéré la veille un joli bracelet en argent sur son étalage. Comme il nous reconnait, il nous offre le thé, et nous passons un très bon moment avant de négocier (un peu) le prix du bracelet. Après cette longue journée, et après une bonne douche, nous dînons à nouveau à la pizzeria (même si je prends une moussaka) avant de retrouver notre lit. Le réveil sera dur demain, notre téléphone ayant subrepticement avancé d'une heure en se connectant au wifi de l'hôtel…
Vendredi matin, levé très tôt donc, et route jusqu'au village de Wadi Rum, à l'entrée du désert (ce n'est pas une métaphore, la route ne va pas plus loin). Nous nous posons à la terrasse ombragée du petit restaurant avant de rejoindre Isabelle, une jeune femme Belge mariée à un bédouin du désert, propriétaire de l'agence Jordan Tracks qui organise des tours à cheval, à dos de chameau ou en jeep. Et l'aventure commence ! Juchés sur nos chameaux nous partons vers le désert.
Le pas lent du dromadaire nous fera visiter une petite partie de ce surprenant désert, très montagneux, très contrasté aussi, entre le rouge du sable des dunes, l'ocre des pierres, le vert des buissons, le blanc des fleurs et le bleu du ciel. Les couleurs sont magnifiques ! Nous faisons quelques pauses dans notre méharée, pour découvrir une source qui pousse en haut d'une montagne, pour gravir une dune de sable rouge ou pour nous enfoncer dans un canyon étroit entre deux parois rocheuses couvertes d'inscriptions nabatéennes. A chaque fois, des bédouins confortablement installés sous leur tente nous invitent à prendre le thé.
Nous arrivons ainsi, au rythme des chameaux, en fin d'après-midi au camp bédouin de Jordan Tracks. Nous sommes les premiers arrivées, mais le camp prend rapidement vie quand une couple d'anglais et un groupe de français nous rejoignent. Nous faisons également la connaissance de Saleem, le mari bédouin d'Isabelle, et d'Awad, qui sera notre guide le lendemain. A la nuit tombée, nous entrons tous sous la grande tente pour le repas du soir (très bon poulet grillé sur le feu), pendant que nos hôtes chantent accompagnés de leur oud et d'un petit tambour. Après le repas, nous nous éloignons de la lumière du camp pour observer les multitudes d'étoiles dans ce ciel d'une pureté incroyable. Nous allons faire de beaux rêves cette nuit…
Le lendemain, après un bon petit déjeuner sous la tente des bédouins (j'adore vraiment leur thé !) nous partons à deux voitures avec les cinq français à la découverte du désert (en jeep cette fois-ci, beaucoup plus agréable que le chameau finalement).
Nous nous arrêtons d'abord près d'une petite arche en pierre découpée sur le ciel, perchée en haut d'une colline rocheuse, avant de redécouvrir le canyon de la veille (aujourd'hui nous découvrons même un figuier qui y pousse !). Nous nous arrêtons également, comme la veille, à Lawrence Spring, nommée ainsi car Lawrence d'Arabie avait choisi le Wadi Rum comme base pour combattre avec les arabes contre l'empire Ottoman. Mais cette fois-ci, nous escaladons la colline pour découvrir la source au sommet. La vue de là haut sur le désert est impressionnante ! Et l'eau qui coule dans le désert l'est tout autant.
Après la découverte d'une belle dune de sable rouge se découpant sur le ciel bleu, et sur laquelle pousse des buissons de fleurs blanche ressemblant à des genets, et la découverte d’un étrange rocher ressemblant à un gros champignon, le vent érodant son "pied" doucement au fil des ans, nous nous arrêtons à l'ombre d'une belle paroi rocheuse pour déjeuner.
Le lieu est clairement connu et utilisé régulièrement par les bédouins, si l’on en croit les tâches de sang et autre touffes de poils autour d'une pierre plate… Oui, c'est en effet là qu'on tue les chèvres ! Et les chameaux aussi. Même si c'est plus compliqué de bien tuer le chameau, il faut lui bander les yeux, tirer son cou en arrière, et lui enfoncer une très longue lame juste sous la gorge. Tuer une chèvre, à côté, c'est bien plus facile, en cinq minutes c'est réglé, même si le jeune guide du groupe de français nous avoue avoir eu un peu peur la première fois. Et c'est à ce moment de la conversation, qu'Awad, qui était tranquillement en train de servir le thé, ouvre sa djellaba pour nous montrer le couteau qu'il gardait contre sa poitrine ! Et pour nous ramener d'un coup vers le XXIème siècle, il enchaine en nous disant que si on le cherche sur Youtube, on devrait trouver des vidéos de lui !
Nous reprenons ensuite notre périple dans le désert, pour découvrir une "piscine", réservoir naturel creusé dans la roche, à sec à cette saison. Puis un peu plus loin des inscriptions gravées sur la roche. De l'art bédouin ? Non, tout simplement un ancien panneau de signalisation ! Les gravures des chameaux indiquent la direction à prendre pour le chemin de la Mecque, et les gravures représentant des serpents indiquent les dangers que peuvent rencontrer les nomades dressant leur camp à cet endroit.
Nos guides nous déposent ensuite à l'entrée d'un canyon, plus large cette fois-ci que le précédent. Nous traversons le canyon à pied, nos guides nous attendent avec les jeeps de l'autre côté. Ce canyon est surprenant, un vrai petit coin de paradis sur terre ! Des arbres en fleurs y poussent à l'ombre des parois rocheuses, nous avons l'impression de découvrir un paradis perdu.
Deux arrêts supplémentaires nous permettent de découvrir deux magnifiques arches de pierres, l'une perchée en haut d'une montagne, inaccessible, l'autre bien plus proche de nous est vite escaladée par certains du groupe.
Après cette boucle dans le désert, nous repassons devant le camp et reprenons le chemin du retour vers le village, le même chemin que nous avons pris la veille avec nos chameaux. Les lieux découverts la veille nous paraissaient très éloignés les uns des autres, nous les voyons aujourd'hui défiler à toute vitesse, c'est assez surréaliste !
De retour au village, et après de chaleureux "au revoir" échangés avec nos amis bédouins et français, nous reprenons la route avec notre voiture en direction du sud, d'Aqaba, de la Mer Rouge à la frontière avec l'Egypte et l'Arabie Saoudite. Ah qu'il est bon de prendre une douche et de se poser sur le bord de la piscine de notre hôtel ! Après 4 jours passés dans le sable et la roche (entre Pétra et le Wadi Rum), nous avons du mal à réaliser où nous sommes ! Nous aurions pu passer une excellente nuit si des moustiques n'avaient pas décidé de squatter notre lit king size…
Dimanche, dernier jour avant le retour en France. La température a monté en flèche toute la semaine et il fait vraiment trop chaud pour rester à Aqaba. Nous nous arrêtons quand même au bord de la plage, pour découvrir les jordaniennes qui se baignent tout habillées (les occidentales en maillots de bain semblent venir d'une autre planète) avant de repartir vers le nord par l'autoroute du désert.
Sur cette autoroute, qui traverse le pays du nord au sud en coupant dans le désert, nous croisons : - des chameaux qui traversent la route - des chèvres qui traversent aussi - des ânes - des piétons Et puis pour être sure que les voitures ralentissent pour ne pas écraser tout ce beau monde, ils ont mis des dos d'ânes ! Oui, sur l'autoroute ! Au moins, la route est moins monotone que ce qu'on avait imaginé.
Nous la quittons tout de même avant la fin pour faire un petit détour par le site de Umm er-Rasas, site archéologique qui contient des ruines romaines et byzantines. Le site ressemble un peu à un "site archéologique à fouiller soi-même", les bâtiments sont encore pour la plupart ensevelis sous les pierres, mais en se promenant nous découvrons quelques belles mosaïques dans les anciennes églises. Clou du spectacle, la magnifique mosaïque de l'église Saint Etienne, vraiment très bien conservée, qui représente les villes de la région.
Nous rejoignons ensuite Madaba en fin de journée, et pour notre dernière soirée nous retournons au restaurant Bawabit. On y mange toujours aussi bien, et pour terminer le voyage en beauté nous nous offrons un narguilhé avec un verre d'arak.
Lundi, fin du voyage, nous rejoignons Amman pour reprendre l'avion. Bizarrement, il pleut aujourd'hui. Je dis bizarrement parceque après une semaine de grand soleil, voir le même paysage avec des nuages dans le ciel est assez étrange.
En tous cas, nous sommes un peu tristes de partir. Même si le voyage a parfois été très dur physiquement à cause de la chaleur, la Jordanie est vraiment un bien beau pays, très riche culturellement, très accueillant, et avec des paysages magnifiques.
Quelques parcs américains rarement évoqués English translation pending
Ces parcs dont on parle peu : Joshua Tree, Crater of the Moon, John Day Fossil Bed, Carrizo Plain etc.
Dans mes carnets de voyage 2009 et 2010, j'ai présenté les circuits que nous avons fait dans l'ouest américains, très longs parcours venant en complément de nos 3 premiers voyages, 2005, 2007 et 2008. Mon propos ici n'est pas de raconter ces voyages déjà loin dans notre mémoire et de parler une fois de plus des grands classiques qui foisonnent sur le forum, mais simplement d'apporter quelques éléments sur des parcs beaucoup moins visités que Yellowstone, Monument Valley, Bryce ou le Grand Canyon.
Ces parcs plus à l'écart sont Joshua Trees NP en Californie, Crater of the Moon NM dans l'Idaho, John Day Fossil Bed NM dans l'Oregon, Carrizo Plain NM en Californie, Colorado NM dans le Colorado, Mount Saint Helens NVM dans le Washington, Black Canyon NP dans le Colorado. Je parlerai aussi de quelques lieux comme la réserve indienne des Nez Percés en Idaho. J'en profiterai pour détailler un peu plus certains très peu visités dont j'ai déjà parlé, comme Organ Pipe NM, Lava Bed NM, Tonto National Monument, Cathedral Gorge SP , Redwood NP, Mojave National Preserve et Great Basin NP.
Mais aussi, pour ceux qui veulent voir autre chose, j'ai ajouté : Où, quand, comment assister à un POW WOW ?
CALIFORNIE - Aux portes de Los Angelès, le Joshua Tree National Park
Aux portes de Los Angeles, le Joshua Tree NP offre ses paysages aux confins de 2 déserts, le désert Mojave où l'on trouve les arbres de Josué et le désert du Colorado. En 2008, nous y avons passé une journée dans la chaleur encore supportable du mois de Mai.
Entre Twentynine Palms et Palm Springs ...
Le parc fait 3210 km carrés environ la surface du département du Rhône. Il n'est parcouru que par 100 km de routes formant un Y du nord au sud et quelques centaines de km de pistes plus ou moins carrossables. A chaque entrée se trouve un « Visitor Center » tenu par les rangers. Le principal est celui du nord-ouest où un arrêt s'impose. Cartes et documents y sont remis aux visiteurs, avec une feuille en français pour nous bien utile.
Le parc porte le nom du principal végétal du désert Mojave, le Joshua Tree, ou arbre de Josué, baptisé ainsi par les mormons. Si on le trouve aussi dans la Mojave Desert Preserve voisine, c'est ici, dans la partie nord-ouest du parc, que ces yuccas géants sont les plus grands (jusqu'à 6m) et les plus denses.


Ils forment une forêt parsemée de gros rochers orangés parmi lesquels sont aménagés des sentiers de visite.

On y voit fréquemment différentes espèces de lézards aux couleurs variées, mais aussi des lièvres avec d'immenses oreilles, des roadrunners (Beep-Beep) et parfois des coyotes. Le désert est aussi habité par les serpents à sonnette et d'autres, rouges, qu'on préfère ne pas rencontrer.

Une route monte dans la San Bernardino Mountains à un point de vue nommé Keys View. De là on découvre la vallée de Palm Spring et la faille de San Andreas.

Parmi les multiples petites promenades aménagées, celle de Cap Rock offre un joli parcours botanique.

Vers le sud, la route passe un col et débouche sur un autre désert, celui du Colorado. Les Joshua Trees disparaissent, laissant la place à différentes variétés de plantes des déserts, comme le curieux ocotillo à grandes tiges fleuries de rouge.

A Cholla Cactus Garden est aménagé un jardin bien délimité dans un champ de cactus particuliers : le cholla cactus. A l'entrée, un panneau rappelle de ne surtout pas y toucher, ses épines ont la particularité d'entrer dans la peau et de ne pas pouvoir être ressorties. Le chemin qui sillonne le jardin permet aussi de découvrir les autres végétaux de ce désert.

Près de la sortie sud, à coté du Cottonwood visitor center, une piste conduit au Lost Palms Oasis qui offre un peu d'eau, d'ombre et de fraîcheur dans ce désert aride.

A la sortie nord-est en traversant le visitor center, on peut se promener dans la palmeraie un peu défraîchie de l'oasis de Mara. * **********************************************************************************
IDAHO - Crater of the Moon, sur la route de Yellowstone
C'est vrai que ce parc est une peu perdu dans cet état incertain qu'est l'Idaho. Fin Août 2007, venant de Portland, nous l'avions traversé en allant à Yellowstone. C'est là que nous avions acheté notre première Annual Pass, que nous avions rentabilisé en Mai l'année suivante. Depuis nous avons pu voir que certains envisagent y faire étape entre San Francisco ou Salt Lake City et le Big parc des geysers et des bisons.
Le parc est situé près d'Arco, petite bourgade où fut construite en 1951 la première centrale nucléaire américaine. Craters of the Moon est un National Monument et constitue une réserve naturelle située dans la plaine de la Snake River. La superficie est d'environ 3000 km2 et contient plusieurs coulées de laves dont les plus récentes datent d'à peine 2000 ans – tout juste avant-hier à l'échelle géologique, ce qui explique que par endroit, la lave semble à peine froide.
Le circuit revêtu forme une boucle et ne fait que 7 miles. Il permet d'accéder à 4 points d'intérêts accessibles par de courtes marches et 2 autres pour des randonnées plus importantes. A chaque départ, la longueur de randonnées, la durée et le dénivelé sont indiquées (de ce point de vue, c'est le lieu le mieux informé de tout ce que nous avons visité).
Devil Orchard Nature Trail, offre une promenade de 0.5 mile dans un lieu étrange où la nature tente de reprendre vie sur la lave. On y voit comment les premiers arbres repoussés ont été détruit par les plantes parasites.

Inferno Cone, une colline volcanique, offre de son sommet une vue sur l'ensemble du parc.


A Snow Cone et Spatter cones, on peut monter jusqu'à l'intérieur de petits cratères - un des lieux les plus intéressants.
La promenade qui part vers Dewtrop Cave est des plus surprenantes et du genre à rester ancrée dans la mémoire : ½ mile sur un couloir qui sillonne au milieu de la lave fraiche, noire de noire, pour arriver à des tubes de lave (la lave en fusion refroidit et forme en surface une croûte. Mais sous celle-ci elle continue à couler, laissant ainsi une grotte cylindrique) nommés Indian Tunnel, Boy Scout Cave et Beauty Cave, dans lesquels on peu s'engager (à ses risques et périls)

A certains endroits on a presque l'impression que la lave coule encore. C'est un des parcs les plus marquant que nous ayons visité.

Ah, on est loin des roches rouges de l'Utah, des eaux bleus de Crater Lake, des mousses vertes de la forêt d'Olympic, des sables jaunes des dunes de Death Valley ou des neiges éternelles de Glacier, mais bien au milieu des cratères de la lune.
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OREGON - Les 3 lits à fossiles de John Day
C'était en 2007 aussi, sur la route de Portland à Yellowstone. Avant l'étape de Crater of the Moon, nous avions prévu de visiter John Day Fossils Beds NM, histoire de meubler la longue route. Dans l'est de l'Oregon, ce national monument est formé de 3 lieux bien distincts, plutôt éloignés les uns des autres car étalés sur environ 100 miles. Pour inclure correctement dans notre trajet, il fallait en éliminer un, ce fut Carlo Unit, le plus au nord, sur les bord de la John Day river (donc je n'en parlerai pas).

Arrivant de Portlands, nous faisons une pose dans la réserve indienne de Warm Spring et en suivant la route 26 vers l'est, nous arrivons au premier site : Painted Hills Unit.
La piste qui y conduit est déjà un spectacle en soi en longeant des collines rouges. A cette époque, nous ne connaissions pas encore le Painted Desert de Petrified Forest : 2 ans plus tard ce dernier nous a donné l'impression de déjà vu, en moins bien !
Entrée, comme dans un grand parc mais le petit visitor center était fermé.

Le point le plus intéressant est le Painted Hills overlook d'où l'on surplombe les collines colorées. En suivant le petit trail, on en découvre les nuances en fonction des angles de vue.

Sur l'autre coté, le Carroll Rim Trail présente des colorations différentes où le noir domine.

Deux autres randonnées partent de ce site, nous serions allés jusqu'au Painted Cave quand le témoin d'essence de notre Pontiac G6 nous fait part de la faiblesse du niveau du réservoir. Nous n'avons aucune idée de la marge restante, donc direction la station la plus proche, en l’occurrence Mitchell. Ce n'est pas une vile fantôme, pas encore, mais maintenant que la route 26 contourne, c'est un peu mort. Il y a un vieil hôtel et une station. La patronne vient nous faire le plein et nous dit soudain «Avez-vous vu Henri ?» Surpris, nous demandons des explications et elle nous fais signe de nous retourner. A quelque mètres de la pompe, dans notre dos, un double grillage et derrière, Henri nous regarde. Il repart au fond de la case avant la photo – notre premier ours américain était en cage, mais nous l'avons vu de très prêt.
Henry
Direction John Day, la ville au creux de la charmante vallée de la rivière du même nom (à 110 km de Mitchell – les distances sont longues ici, trop longues pour un réservoir vide). Cette année là, nous n'avions pas réservé tous nos hôtels – mauvaise surprise, le Best Western est complet, mais il y en a d'autres et le 2ème convient. Le lendemain, 2 hôtels nous refuserons aussi.
Dans le restaurant où nous dinons, un grand tableau sur le mur montre que l'on avait pas cherché que des fossiles le long de la rivière.
Le lendemain, nous revenons 60km en arrière pour visiter la partie la plus importante du John Day Fossil Beds, le Sheep Rock Unit. En fait il y a 4 parties réparties sur les bord de la John Day river, avec divers lieux à visiter.
Au départ la route suit la rivière dans le Picture Gorge, jusque qu'au pied du Sheep Rock qui culmine à plus de 1000m.
C'est là que ce trouve un des visitor centers les plus intéressants que nous ayons vu : les fossiles des différentes époques sont présentés au pied de fresques montrant la faune de l'époque dans l'environnement qui allait les détruire, en particulier les éruptions volcaniques.

On peut aussi voir l'atelier où l'on dégage les fossiles de leur gaine de roc.

Similitude avec le parc de l'Arizona, on voit aussi quelques troncs pétrifiés.
Un peu plus loin, la Blue Basin Area offre un circuit de 1 mile dans les collines vertes – ici, c'est la pierre qui est verte.
Tout au long de ce Island in Time Trail, on peu découvrir des fossiles dans leur lieux de découverte, bien protégés sous des cloches (pour ceux qui connaissent, on peu aussi en voir au Badlands NP).

En continuant la route vers le nord, Cathedral Rock est une curiosité dans un méandre de la rivière.

Enfin à Foree Area, 2 trails partent du même parking : Flood of Fire, avec une vue magnifique sur les falaises de basalte et Story in Stone que nous ne voyons que de loin.

Au mois d'Août, bien que plus au nord que les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, il fait chaud ici où nous ne sommes pas beaucoup plus haut que le niveau de la mer.
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Washington : le Mount St Helens NVM
La visite des parcs nationaux nous conduit souvent à remonter dans le temps, loin, loin dans l'histoire de la planète. Au point que l'on s'embrouille parfois dans l'échelle des temps géologiques sur le nombre de zéro qui définit la date. Je citerai en exemple un texte lu sur un site de voyage bien connu, datant les premiers pétroglyphes à 3 million d'années (avant l'homo sapiens) alors qu'il s'agit de 3000 ans. L'éruption de Crater of the Moon est presque contemporaine par rapport à celle de la caldeira de Yellowstone dont la dernière grande explosion date d'il y a 640 000 ans. Mais quand on parle du Mount St Helens, on revient à l'échelle humaine. J'avais 32 ans quand le 18 mai 1980 le sommet du volcan explosa. La plus grande catastrophe volcanique des USA, et si le nombre de morts fut limité (57), le sommet avait baissé de 400m, déplaçant 2,3 km3 de roche. Les retombées de cendres couvrirent le ¼ nord-ouest du pays de plusieurs centimètres, jusqu'aux portes du Texas. La couverture médiatique de l'évènement fut à l'époque bien faible par rapport à ce qu'elle serait de nos jours. Notons au passage que notre grand Haroun Tazieff avait jugé ce volcan inoffensif.
Dès 1982, le président Reagan fit du volcan un monument national, le Mount St. Helens National Volcanic Monument. Dans cette catégorie de NM est aussi classé le Newberry NVM et son double cratère, 300km plus au sud (voir CV 2010).

Lors d'un court séjour professionnel à Portland en 1997, j'avais fait une approche par le sud, sans vraiment rien voir du volcan.
En 2007 de retour à Portland et mieux organisé, j'y consacrais une journée.Il y a 2 routes possibles, par l'est ou par l'ouest. L'approche par l'est conduit plus prêt du volcan mais ne permet pas de voir la partie béante du cratère. C'est celle de l'ouest, venant de la I5 que nous avons prise à Castle Rock. Il y a 80 km de routes, dans la deuxième moitié, entièrement refaite, avec des ponts neufs. Plusieurs points de vue éloignés jalonne cette 2ème partie : Elk Rock View Point puis Castle Rock View Point. Le temps est couvert à l’aller, nous remettons les vues au retour (à tord, la pluie nous rejoindra sur la route).
Le visitor center de Coldwater Ridge est un arrêt obligatoire. Quand on est face à l'entrée, on voit le volcan derrière. A l'intérieur, les rangers encaissent le payement des droits d'entrée - il semble que les NVM n'était pas inclus dans les droits de l'annual pass, en 2007. Les maquettes et plans complètent la vidéo qui présente l'histoire récente.

Au pied, le Coldwater Lake est un lieu de détente et un point de départ de diverses randonnées.

La route continue jusqu'à Loowit viewpoint et se termine à Johnston Ridge Observatory. En ce début d'après midi de fin Août, le parking n'est pas très encombré.
Du haut, un chemin conduit aux meilleurs points de vue. C'est d'ici qu'on peut voir le volcan, sur le coté béant du cratère. Hélas les nuages en masquent une partie. Sur les flans de la montagne, les coulées de laves sont visibles. Les restes des troncs brisés lors de l'éruption jalonnent le lieu.

Mais la vie a repris. Pour la première fois, nous voyons des paintbrush, des fleurs que les indiens utilisaient pour se nourrir et se soigner mais pas comme peinture, comme le nom pourrait faire penser. La vie animale a repris et les chipmunks sont de retour, toujours près des touristes.

Au point d'observation le mieux orienté, après une brève descente, une plaque porte les noms des 57 victimes de l'éruption du 18 Mai 1980. Une ouverture dans les nuages nous permet de voir le cratère, mais ce sera de courte durée.


Certaines vues montrent ce que qu'à pu être la largeur de coulée de lave dans la vallée.

Pour les marcheurs, le chemin continue jusqu'au Spirit Lake puis vers les randonnées plus conséquentes qui font le tour du volcan. L’accès au cratère lui-même est interdit.

Je conseille un petit tour sur Google Earth pour une vue en relief les plus impressionnantes - 46°12'16.91"N & 122°11'18.78"O
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Colorado : première découverte au Colorado National Monument
C'était en Mai 2005, je venais pour un congrès à Vail, station de ski dans les Montagnes Rocheuses à l'ouest de Denver. C'était une bonne occasion pour prendre une semaine de vacances en couple et visiter … quelque chose. On s'était dit : on loue une voiture et puis on verra, il doit bien y avoir quelque chose à voir dans le secteur ! Pour voir, il y avait à voir et ce fut le premier d'une série de voyages dans le grand West. Un peu de recherche m'avait conduit à programmer quelques lieux incontournables à portée de roues : Arches, Monument Valley et Grand Canyon et pour le retour Mesa Verde et Black Canyon, et en tout premier lieux le Colorado National Monument.
Tout avait mal commencé : à l'arrivée à 21h au petit aéroport de Eagle, nos valises n'avaient pas suivi et la voiture de l'hôtel ne nous attendait pas … Ce n'est que le lendemain midi, à l'arrivée de vol suivant (et oui, un petit aéroport avec 3 vols par jour) que nous avons récupéré nos valises, fracturées par les douanes – nous avions eu le malheur de les fermer à clé. Tout ça pour dire que ce n'est qu'en début d'après-midi que nous somme arrivé à Grand Junction, à l'entrée sud est du parc. Nous prenons chez Budget notre voiture de location, un petite Chevrolet Aveo.
Décidément trop petit, pour les USA
Même si le Colorado NM n'est pas un site exceptionnel, c'était pour nous le premier et sa visite allait beaucoup nous initier pour la suite.
Par cet après-midi de Mai, il n'y avait personne à la guérite à l'entrée sud. Pas grave direz-vous ? Mais si : il n'y avait personne pour nous donner l'indispensable plan du parc. Pour ce qui est de payer, ce fut fait par la suite au visitor center peu avant la sortie.

Le parc est traversé du sud-est au nord-ouest (l'inverse si on rentre par Fruita) par 37 km par la Rim Rock Drive qui serpente entre 1500 et 2000 m. Elle traverse la montagne en tunnel à 4 reprises. Et surtout, 15 lieux d'arrêts sont aménagés aux meilleurs points de vue. Et c'est d'overlook en view points que nous avions progressé, arrêtant à chacun pour admirer les canyons creusé dans le grès coloré : Columbus canyon, Red canyon.


Dans Ute canyon on peu voir Fallen Rock, un gros blocs détaché de la falaise.

Monument canyon contient les points les plus caractéristiques : d'abord Coke Ovens (les fours à coke ?) et ses curieuses formations rocheuses.
Kissing Couple (le couple qui s'embrasse ?) visible de Monument canyon view
de Grand view, on peut voir toute la vallée, du canyon au fleuve Colorado et au loin les monts Book Cliff
Independance Rock est le clou de la visite . Tous les ans il est escaladé lors de l'Independance day. 
Il y a bien d'autres points d'intérêt, accessibles par les sentiers qui partent de la route.
Maintenant, 6 ans plus tard et quelque 70 parcs au compteur, Colorado NM fut une visite initiatique. On y voit un résumé de beaucoup d'autres sites de l'Utah voisin. Et c''était sans doute très bien de le voir en premier.
Quelques heures plus tard, on arrivait à Moab et le lendemain, on passait dans la cour des grands.
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Californie : Carrizo Plain NM – un lieu inconnu !
Un lieu inconnu en effet ! Un National Monument même pas repéré sur la carte générale du www.nps.gov ni sur Google Map. Combien des ratisseurs de Voyage Forum, pourfendeurs de planning mal faits, sauraient le situer. Trop petit pour le voir sur une carte ? Plus de 1000 km2, ça se remarque ! Trop à l'écart des circuits ? Entre San Luis Obispo et Baskerfield, on est en secteur connu.

Début Mai 2008, pour relier Death Valley de Yosemite, la Tioga Pass était fermée. Repus de séquoias par Mariposa Groove, nous avions fait le détour par la côte. Longer le Pacifique, voir la colonie d'éléphants de mer à San Simeon puis traverser la plaine pour arriver aux portes de la mortelle vallée : un National Monument sur la route, on allait pas le rater.

Une erreur de navigation nous avait conduit sur la curieuse Bittewater road où des centaines de petits chipmunks (je suppose) s'enfuyaient de la route sous notre nez.

Une première entrée dans le parc, jusqu'au Soda Lake et malheur, la jauge d'essence passe au rouge. Qu'à cela ne tienne, sur la carte, il y une ville près de l'entrée – demi tour. La ville en question n'est qu'une ferme sur la grille de laquelle est affiché « NO GAS » Renseignement pris, la station la plus proche est à Santa Margarita, 85km. Et bien, notre Toyota Hightlander avait bien des réserves. Tout ça pour dire que nous avions beaucoup de retard lors de notre 2ème entrée dans le parc.
Et nous n'avons pas vu grand chose : un pronghorn, l'antilope américaine, dont nous n'avions vu qu'un seul représentant jusqu'alors, à Yellowstone un an avant.
le Soda Lake, un lac de sel de 12km2, vestige d'un mer préhistorique. Un chemin de planches donne accès au bord du lac.
un chemin carrossable va près du sommet d'une petite colline indiquée Overlook Hill. Le point de vue y est plus panoramique.
pas en avance, nous avons délaissé le Goodwin Education Center servant de visitor center, à l'écart de la route . On aurait pu y avoir un plan plus détaillé et des renseignements pour aller au Painted Rock voisin. De curieux pictographes, vieux de plusieurs milliers d'années sont peints dans un abri rocheux. L'accès est payant depuis 2010.avec une carte détaillée, nous aurions pu allé voir de près la faille de San Andrea qui borde la Carrizo Plain au pied de la Tremblor Range.
Les vagues blanches sont les rebords de la faille de San Andrea
La route vers la sortie sud n'est pas revêtue. Peu après la sortie, en direction de Baskerfield, nous rencontrons pour la première fois une plantation d'éoliennes.
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Colorado – Le Black Canyon of the Gunnison National Park
C'est un nom à rallonge pour ce canyon de la rivière Gunnison, née dans les hauteurs des Rocheuses, qui rejoint le fleuve Colorado à Grand Junction. A l'écart des circuits les plus classiques, mais à 3 heures de Moab et de Cortez, certains font le détour par Montrose pour profiter des paysages de haute montagne entre Durango et Ouray, par la petite ville de Silverton à peine sortie du 19ème siècle ou des stations de ski voisines.

En 2005, c'était la clôture de notre bref périple, entre Durango et Vail notre destination professionnelle. A Coal Bank Pass, la « Million Dollar Highway » passe à 3240m, bien plus haut que tous nos cols du Tour de France dans les Alpes ou les Pyrénées.

Il y a 2 accès dans le parc du Black Canyon, un au nord par 2h de routes secondaires en partant de Montrose et le plus connu au sud, à 20 minutes de la même ville. C'est ce dernier que nous avons pris.

Avant l'arrivée au visitor center, situé au bord du canyon, la route se sépare. Vers l'est, la East Portal road suit la rive gauche jusqu'au début du canyon et accède à la Curecanti National Recreation Area, sur les bords de la rivière. Cette route est une impasse et nécessite de revenir.

L'essentiel de la visite se passe sur la South Rim Road qui donne accès à une douzaine de points de vue et quelques brefs Trails. Le canyon n'est pas très profond, 5-600m, comparé au « GC » visité 2 jours avant. Mais il est très étroit, 300m par endroit, en haut, seulement 12m au niveau de la rivière aux Narrows.

Près du visitor center, la descente est aménagée et protégée pour arrivé au premier Overlook. Elle mène à plusieurs vues sur le canyon, la rivière et un à-pic impressionnant. La couleur général du lieu, des roches, la forêt aussi, explique bien le nom de canyon noir.

Les points de vue se succèdent, certains au bord de la route, d'autres à quelques centaines de mètres : Pulpit Rock, Cross Fissures View, Big Island, Rock Point, Devils Lookout, difficile de situer les photos qui suivent, 6 ans après.

A Chasm View, le canyon est très étroit, mais il semble que c'est sur l'autre rive qu'on en a la meilleure vue.

Le point suivant, Painted Wall View, offre une première vue sur la façade rainurée de la rive droite, que l'on retrouve de face à Cedar Point.

Dragon Point offre une vue sur la continuité de la vallée qui s'élargit par la suite. Sunset View et Warner Point, après 1km de Nature Trail terminent la route.



En partant vers l'est pour rejoindre Vail à travers la montagne, on longe au début la Gunisson River et une série de barrages. Le Blue Mesa Reservoir est la plus large retenue, juste avant la ville de Gunisson.

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Idaho – le Nez Perce National Historical Parc
Quand on parle des « natives », pour beaucoup des habitués du forum, il s'agit des Navajos. Certains y ajoutent les Hoppis voisins quand ils se sont aventurés (c'est parfois une aventure) sur leur terres. Pour les visiteurs du Sud Dakota, on ajoute les Lakotas ou Sioux, descendants des Sitting Bull et Crazy Horse. Quelques autres réserves sont parfois traversées par nos baroudeurs du grand West, celle des Apaches, des Shoshones, des Crows … Mais qui connait la réserve des Nez Percés ?
Lorsque l'on se ballade dans le nord-ouest, du Washington au Montana, on retrouve un peu partout des traces de Lewis and Clark, panneaux informatifs, musées ou lieux baptisés au nom des explorateurs du début du XIXème.

A l'automne 1805, ils rencontrèrent une tribu indienne pacifique, nommée « Nez Perce » par les trappeurs français qui leur servaient de guide.
La suite est l'histoire habituelle des indiens que je vais résumer ici – sympathie au départ, les pasteurs viennent éduquer (évangéliser) les « incultes » - avec les Nez Perces, ça va toujours bien, et puis les chercheurs d'or arrivent et les indiens sont envoyés dans une réserve. Ils le prennent mal et c'est la guerre. Sous la conduite de Cheif Joseph (qui avait passé son enfance chez les missionnaires chrétiens), ils résistèrent puis s'enfuirent vers le Canada. S'ils traversèrent Yellowstone, ils passèrent plus au sud de la Chief Joseph Hwy, une route magnifique que l'on peut recommander pour relier Cody à l'entrée Nord est du parc, par la Dead Indian Pass. Pour terminer l'histoire, ils furent rattrapés juste avant la frontière. Les survivants furent exilés dans le Kansas avant de pouvoir revenir dans l'Idaho...
Cheif Joseph est un des pères fondateurs à coté de Sitting Bull, Geronimo et Red Cloud sur certaines représentations iconoclastes des sculptures du Mont Rushmore.
La réserve indienne des Nez Perces est située dans l'Idaho, au sud Ouest de Missoula (ville du Montana sur la I90). En 2007, c'était notre dernière destination après notre séjour à Yellowstone. La Lolo Creek road franchit la Lolo Pass puis descend le long la rivière qui devient la Clearwater River avant d'arriver dans la réserve.

La carte du National Park Service signale quelques points d'intérêt dès l'entrée dans la réserve. La route sinueuse longe la Clearwater dans une vallée encastrée classée « Scenic road ». Elle passe à coté du Heart of the Monster, formation rocheuse où Lewis & Clark avaient monté leur camp.
Notre destination est Orofino, dont le nom évoque l'or fin trouvé dans les environs. Nous avons réservé une chambre pour 3 nuits au Konkolville Motel – sympa, ils fournissent le steak, on se le fait griller soit même.
Mais qu'il y a-t'il vraiment à voir dans cette réserve et ce National Historical Parc ?

La première visite est pour le Spalding Visitor Center. Situé au nord-ouest de la réserve, c'est le principal point de visite. A notre arrivée, le ranger indien de service termine le montage de la tente proche du bâtiment.

A l'intérieur, le musée contient une intéressante présentation de vêtements traditionnels Nez-Percés.


A coté, le parc de la Lapway mission et du fort du même nom. Sur le mur extérieur de l'église, la pierre tombale du révèrent Spaldin qui vécu avec les Nez Percés de 1836 à 1874. Quelques plaques commémoratives, l'école et les restes de la mission d'origine dans un parc aux grands arbres où il fait bon flâner.

Bon, et les indiens, ils sont où ? Nous partons vers la localité de Nez Perce, au centre de la réserve.

Nous traversons des champs de blé, immenses, vallonnés. Dans certains, la récolte est terminée, dans d'autres elle est en court (on est le 24 août). Certains champs ont été brulés, d'autres sont en feux, d'autres sont déjà labourés – pour une 2ème récolte ?

Les indiens seraient-ils devenus agriculteurs ? Arrivés à Nez Perce (Town), nous trouvons une petite ville d'agriculteurs qui n'a rien d'indienne. Tout ce que nous voyons nous conduit à penser que les indiens ont vendus leurs terres aux colons venus cultiver ce plateau. Parmi eux, sans doute des français, comme le font penser certains villages nommés Ferdinand ou Grangeville et surtout le surprenant Culdesac.

C'est pour le transport du blé que des voies ferrées ont été construites, avec des tunnels et des ponts impressionnants.

Après déjeuner au supermarket du coin, nous repartons par la route 64 pour très vite se retrouver sur un chemin de terre à flan de colline et entamer une descente sur une piste étroite. Les déambulations de l'après midi, entre autre pour trouver une banque, ne nous mettrons pas plus sur la piste des indiens.
Le second jour était consacré à Lewiston, à la frontière du Washington. De l'autre coté de la Snakeriver qui sépare les états, la ville s'appelle Clarkston. On peut dire qu'ils ont laissés leurs empruntes, ceux-là. C'est samedi, une exposition de voitures de collection emplit la Main street

Un petit tour au petit musée où la petite gardienne nous accueille. Brève visite, les peintures extérieures sont les points les plus intéressants.

Mais nous repartons avec quelques infos intéressantes. Le Trading Post (en fin de voyage, on voudrait des souvenirs) se trouve à coté du casino, sur la route d'Orofino. Eh oui, indien = casino. Bon mais à part ça, il a une autre petite Trading Post à Lapway, chez les indiens. Enfin, nous trouvons les indiens, Lapway est la seule localité peuplé par 98% de natives. La ville est tracée en damier, avec tous les équipements nécessaires, terrain de foot, super-marché, station d'essence... à non elle semble abandonnée. Les habitations sont principalement de vieux mobile-homes. Au petit drugstore près du magasin, nous mangeons à coté d'un couple de nez percés qui nous fait un grand sourire en sortant, mais pas de conversation. Devant le centre administratif de la réserve, beau bâtiment qui à l'air de mal vieillir, une stèle porte le vrai nom des Nez-Percés : Nimmipuu, cherchez la correspondance phonétique !

La Trading Post est ce baraquement bleu, du style des autres maisons de Lapway. La tenancière indienne nous demande d’où nous venons, trouvant notre accent doux et agréable (sic). Pendant que nous choisissons quelques babioles (les bijoux de fabrication locale sont très cher), un trappeur canadien négocie la vente des peaux qu'il a apporté.
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Californie – Les tubes de lave de Lava Beds NM
Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre de surprenantes visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur.
Fin Août 2010, nous y avons fait étape entre Redwood NP et le Crater Lake NP, 2 lieux bien connus de ceux qui s'aventurent au nord de San Francisco. Nous y accédons par le nord, en passant dans l'Oregon, par la country road 10, nommée Hill Road. Avant d'arriver au parc, la route longe le Tule Lake, reserve naturelle dont nous verrons une autre partie en repartant. C'est notre 1er parc payant de l'année, nous commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée - ici pas d'électricité donc pas de carte bancaire donc payement en espèce.

Une des premières choses que l'on voit est une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte, la Devils Homestead Flow. Plusieurs points de vue sont aménagés.

A Fleener Chimneys, on accède au départ de cette coulée de lave.

Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes, ces lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts à la visite cette année et en choisissons un échantillon assez varié pour la journée. On peut aussi acheter des casques, mais ce n'est pas très utile. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année.

Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par la lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on se retrouve «alone in the dark».



Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave sur la route qui va vers le sud. Un lieu surprenant où la lave a coulé dans plusieurs directions, à ne pas rater.



Nous revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot.
L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de tubes de lave situés autour d'une boucle d'environ 4 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres. Si le sol est lisse dans certains, dans d'autre la marche est difficile et nécessite de bonnes chaussures. Nous descendons ainsi dans Golden Dome, puis Hopkins Chocolate et Sunshine.


Les Garden Bridges sont des tubes de lave effondrés dans lesquels on ne descend pas.

Après Hercules Leg, nous terminons par Juniper.
D'autres tubes de lave peuvent se visiter ailleurs dans le parc, au bout de quelques centaines de mètres, ainsi que des cratères. Pour les marcheurs, des trails de 3 à 13 miles sont balisés dans le parc.
Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil dons une lointaine réserve. Pour rester près de leur terre natale, ils s'était réfugiés dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tinrent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui il y laissa la vie. Les restes de cette guerre sont encore visibles et se visitent en différents endroits comme le Gillems Camp ou le Thomas-Wright Battlefiel. Les descendants du peuple Modoc vivent maintenant en Olkahoma.

Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers. Une piste longe la rive du lac sur plusieurs kilomètres.

Un peu à l'écart à l'est, dans une section extérieure du parc, le Petroglyph Point Trail accède à plusieurs centaines de gravures vieilles de 6000 ans (?).

Au total, nous avons passé plus de 6h dans le parc, et nous sommes loin d'avoir tout vu.
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Arizona – Organ Pipe Cactus
Trois grands déserts couvrent une partie du sud ouest américains. Le Mojave desert est le plus connu avec sa zone préservée entre Las Vegas et Los Angeles ; c'est aussi celui de la partie ouest du Joshua Tree NP et de la Vallée de la Mort. Il est planté de ces yuccas très caractéristiques que sont les arbres de Josué. Le Great Basin, dans le Nevada, est sans doute le moins connu. Certains ont visité le national parc du même nom, mais cette montagne n'est pas représentative de la terrible région où s'est perdu Steve Fossett. Le Sonoran desert, au sud de l'Arizona, est le pays du cactus saguaro devenu l'emblème de l'état. Un double parc national de part et d'autre de Tucson lui est consacré. Les saguaros sont omniprésents dans ce désert (et certainement pas à Monument Valley comme on est surpris d'en voir dans certains films). Mais il existe une autre sorte de cactus géant baptisé Organ Pipe (tuyau d'orgue) auquel un parc est consacré le long de la frontière mexicaine. Très à l'écart des circuits habituels, même les plus au sud, bien peu le connaissent.
Sur notre route de Los Angeles à Tucson en mai 2009, il constituait une étape importante. Nuit à Gila Bend, petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?). Sur cette route qui va aussi au Mexique, nous sommes arrêtés à 4 reprises par les border patrols (2 à l'aller 2 beaucoup plus regardante au retour.)
L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface (1332 km2), pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne sommes pas les seuls ce jours-là mais presque. Il est 9h lorsque nous photographions l'entrée, on va y passer 4h environ.

Au Kris Eggle visitor center, tenu par des rangers d'age canonique (il n'y a pas de retraite pour les rangers) mais bien sympathique, nous achetons notre « annual pass » et discutons sur ce que l'on va visiter.

Une longue piste fait le tour du parc en longeant la frontière, on aurait bien aimé. Mais elle est fermée depuis quelques années pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine et les trafiquants de drogue.
Nous retenons 3 lieux et commençons par le jardin botanique attenant au visitor center. Cela permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos. Et beaucoup d'autres bien sûr.


L'Ajo Mountain Drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. De la tôle ondulée au départ, à travers un nature du désert, les organ pipe poussent parmi les saguaros omniprésents. Il n'y a pas que des cactus mais aussi de nombreux yuccas en fleur.



La route s’élève dans la Diablo Mountain, et offre des points de vue sur la Sonoyta Valley.

Dans cette partie, nous rencontrons en chemin quelques animaux, un coyote, des sonoran proghorn. Pas le temps de les photographier, ils traversent la piste devant nous et disparaissent dans la nature. Plus loin, une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la tête – traverse plus lentement, difficile à approcher pour prendre en photo, sauf la mère (?) qui passe en dernier.

Un peu de relief, même une bonne montée caillouteuse et la route passe à proximité d'une arche, point de départ d'une courte randonnée dans le Arch canyon.

Tout près, on rencontre un habitant des lieux plus facile à photographier : le « zebra tailed lizard ». Nous ne rencontrons pas de serpent, pourtant il en existe plusieurs variétés plus ou moins sympathiques par ici.

La fin du parcours est un peu fade et, sans originalité, offre un goût de déjà vu

Revenus au visitor center, nous partons sur la North Puerto Blanco Drive. La piste de 85km est barrée au bout de 5 miles par une grille fermée à clé. Au delà, elle continue à sens unique, mais cette partie est actuellement uniquement parcourue par les convois de rangers et border patrols. Nous en verrons un revenir pendant que nous mangeons dans la picnic area aménagée dans ce lieux. Des "ramadas" offrent un peu d'ombre pour déjeuner mais ne protègent pas des soudaines rafales de vent.

L'accès à quelques mines se trouvant barré, d'autres lieux demandant trop de marche pour nous, sans connaître l'emplacement des petroglyphes de service (pas des merveilles d'après les photos), nous prenons la route de Tucson, 230km, l'étape suivante. En route, nous croisons un de ces tourbillons de sable qui se forment dans le désert.

Il s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route, traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite...
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Arizona – Tonto National Monument
Ce petit NM est très rarement visité, même par ceux qui empruntent le célèbre (?) Apache Trail. Ce n'est pourtant qu'à 3 minutes (dixit Google map) du barrage qui retient la Salt River dans le Theodore Roosevelt Lake.

Ce petit NM, disais-je, car il est minuscule, avec seulement 4,5km2, justifie bien un arrêt d'une heure ou deux. Mais nous sommes seuls ce 18 mai 2009 lorsque nous stationnons sur le parking d'un visitor center tout neuf. Il y aura 3 voitures de plus 1h après. Ce n'est donc pas la bousculade.
L’accueil des dames rangers est sympathique. Il nous faut des explications, car il n'y a pas de carte sur le nps.gov. On nous explique que les ruines hautes se visitent avec un guide de novembre à avril et qu'il faut réserver, ce à quoi nous rétorquons que nous n'avons pas l'intention de retraverser l'Atlantique dans 6 mois.
Ensuite, on nous recommande de voir la vidéo et de visiter le musée, ce qui n'est pas notre soucis premier. Nous disons donc que nous voulons d'abord visiter le Lower Cliff Dwelling, et là on nous explique que oui, mais...

mais l'approche des loges dans la falaise est peuplé à cette saison par des "dangerous bees". J'accroche un peu sur le mot "bees", j'ai bien compris qu'il ne s'agit ni de bière ni d'ours et il me faut quelques temps pour penser à des abeilles, des abeilles tueuses ! Et notre dame ranger insiste bien pour que nous n'allions pas plus loin que le panneau placé au milieu du chemin. Et elle ajoute que si par hasard nous rencontrons des serpents à sonnette, il faut éviter de les déranger. Elle ne nous parle pas du Gila Monster, ce gros lézard venimeux qui habite aussi les lieux.
Le chemin revêtu monte lentement vers le Lower Cliff Dwelling, 100m plus haut. Il est équipé de bancs tous les 200m, rarement à l'ombre. La vue sur le lac au nord est de plus en plus belle à mesure que l'on monte, au milieu des cactus saguaros, des yuccas et des ocotillos.


Au bout, un village d'une vingtaine de pièces abrité dans une grotte. Il fut habité par les indiens salados (gens salés !), du XII au XVème siècle ( pour une fois, il ne s'agit pas des anasazis). Mais nous arrivons au barrage, 100 m environ avant l'entrée des ruines, assez près pour une bonne vue de la façade. Nous n'en verrons pas l'intérieur, les abeilles sont là, depuis un moment, quelques unes tournicotent autour de nous.


Pas de rattlesnake à l'aller ni au retour. Nous retrouvons l'ombre du visitor center pour regarder la vidéo et la maquette du Lower Cliff Dwelling, puis la fraicheur climatisée à l'intérieur pour un petit tour du musée sur la culture salado.
Nous ressortons avec un cadeau, la ranger, n'ayant pas de monnaie pour rendre sur notre billet de 100$ et rien pour carte amex, nous offre la casquette que je voulais ajouté à ma collection. Il ne passe pas souvent de français ?
L'aire de piquenique dans le bas du parc est nouvellement équipée, très propre, avec de l'ombre. Ça tombe bien, c'est l'heure.

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Nevada – Cathedral Gorge State Park
Quand on évoque de l'état du Nevada, c'est presque toujours pour parler de Las Vegas, la gigantesque salle de jeux et ses hôtels-casinos du Strip. Parfois, ceux qui en sortent vont voir le Red Rock Canyon voisin ou bien le splendide Valley of Fire State Park. Mais il y a d'autres lieux intéressant dans cet état principalement couvert par le désert du Great Basin En remontant par la route US93, à 260 km au nord de Las Vegas, près de petite ville de Panaca se trouve un parc d'état spectaculaire qui porte le nom de Cathédral Gorge (à ne pas confondre avec Cathedral Valley de Capitol Reef NP ou Cathedral Wash à coté de Lees Ferry ou encore Cathedral Rock dont j'ai parlé plus haut).
Le State Park a deux accès, un au nord vers les points de vue en hauteur, un au sud vers les slot canyons, et les aires de piquenique et de camping. Le 10 juin 2009, c'est par le nord que nous sommes arrivés.
L'entrée nord conduit au lieu nommé Millers Point : un parking, des toilettes et un point de vue couvert d'où on découvre la gorge creusée par l'érosion par ravinement dans la roche constituée d'argile molle de bentonite.

Des marches descendent de l'observatoire vers des points de vue intermédiaires.

De là on peut aussi descendre jusqu'au sentier qui suit le fond du canyon vers les points de visite atteints par l'autre entrée.


Quelques autres randonnées conduisent à d'autres points de vue. L'une d'elle rejoint le camping.
A l'entrée sud est construit un visitor center régional. Lors de notre passage, dans la petite salle de projection était présenté un reportage sur la flore et faune du désert du Great Basin. Peu de renseignements sur le parc lui-même, mais un endroit de fraicheur pour ceux qui font halte ici en été.
La route qui s'engage dans le parc conduit au bout de 2km à un point de retournement, avec quelques place pour stationner. C'est là qu'est située la boite à lettre pour régler les frais d'entrée dans le parc, mais pas de carte ou plan en échange. Au pied des flèches qui parfois font penser à Bryce Canyon, des crevasses dans la falaise ouvrent des passages sinueux où l'on peut se faufiler sur des dizaines de mètres jusqu'à rencontrer le rétrécissement fatal à votre embonpoint.

Cathedral Caves est un des nombreux points de départ de ces multiples ramifications un peu similaires aux slot canyons.


Le soleil qui a bien voulu faire son apparition éclaire et colore les parois des crevasses ce qui donne aussi un air de Antelop Canyon.


Un embranchement de la route conduit au camping et près de l'entrée, une piste mène à une aire de piquenique.
Cathedral Gorge constitue une étape intéressante – 2 heures suffisent – entre Las Vegas et le Great Basin National Park, un NP, le seul en Nevada, bien méconnu des fans de l'ouest américain.
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Californie – les Redwood Parks
Quand on parle des redwoods, il s'agit bien sûr des séquoias et la Californie est le principal état où l'on peut voir ces arbres dont la taille et l'age atteignent des valeurs gigantesques.
Beaucoup de touristes européens les découvrent lors de leur passage au parc national de Yosemite. Là, le circuit-promenade de Mariposa Grove permet de découvrir quelques géants comme le "Grizzly Giant". A proximité de Yosemite, mais rarement au programme de visite se trouvent le Kings Canyon NP où l'on découvre de beau spécimen et le "General Grand" et le Sequoia NP (au moins le nom est clair) où l'on visite le "General Sherman". Mais il existe un autre parc national consacré aux sequoias, ou plutôt une multitude de petits parcs d'état où privé, dont certains ont été regroupé dans le Redwood National Park. Situé près de la cote Pacifique, au nord de la Californie, cette catégorie de séquoias n’atteint pas les diamètres de ceux de l'intérieur, mais elle les dépasse en hauteur. Notre visite fin août 2010 s'est étalée sur 2 jours.
Remontant de San Francisco et de Point Reyes National Seashore, notre première halte fut à Leggett, là où la route 1 rejoint la US 101 qui porte ici le nom de Redwood Hwy. Près de la petite localité se trouve une touffe de séquoia. La piste qui y conduit passe par le péage d'entrée de ce parc (communal ou privé ?). La principale attraction, pour ne pas dire la seule est un "Drive Thru Tree" nommé Chandelier Tree.
C'est un des plus célèbre de ces arbres que l'on peut traverser en voiture, un monstre âgé de 2400 ans, haut de 96 m, dont le tronc de 6,40 m à la base a été creusé en 1930. Il porte ce nom de chandelier en raison de la forme des branches.
Il y a queue cet après midi pour passer en voiture dans le chandelier car chaque passage se ponctue par des photos. Mais on peut faire plusieurs fois en oubliant pas de replier les rétroviseurs, car avec notre Chevrolet Equinox, il n'y a pas beaucoup de marge.

Sur place, un magasin de souvenirs propose une multitude de produits à base de bois de la région (ou d’ailleurs, probablement même de Chine) mais pas en séquoia.
En continuant la US 101 vers le nord, la route 254 se sépare de la higthway 101 et suit sur 33 km "Avenue of the Giants" . Il s'agit de l'ancienne route qui passe à travers la forêt à forte présence de séquoia. Là de multiples attractions se succèdent, taillées dans l'arbre géant qui fut longtemps la richesse locale. Elles ont pour nom "Chimney Tree" (fermé lors de notre passage – donc payant), "One-log house" (pas vu)
A "Shrine Drive Thru Tree", nous avons réédité l'exploit (???) de traverser le tronc d'un arbre, ici c'est plus large mais délicat à la sortie, mais le passage est naturel. Un magasin de souvenir (sans doute), mais aussi un circuit vers des maisons creusées dans les troncs.


Et d'autres lieux jusqu'à la Bull Creek Flats road qui pénètre dans le Humboldt Redwood State Park, vous connaissez ? Mais si : la forêt des Ewoks dans le retour du Jedi !

A la sortie de l'Avenue des Géants, nous logeons à Fortuna, petite ville où l’hôtellerie est plus abordable qu'à Eureka, cité côtière donc touristique.
Nous ne sommes qu'à 50 minutes du Thomas H. Kuchel visitor center, à l'entrée du Redwood National Park. Le temps de récupérer un plan, de discuter avec le ranger sur la promenade la plus à notre portée, de l'état de la piste qui longe la mer et d'apprendre que des baleines sont signalées en face Klamath River Overlook.

Notre première visite est consacrée à Lady Bird Johnson Grove, une petite boucle d'environ 1,5 mile, avec de nombreux points d'infos, dans la fraicheur de la forêt de séquoias.


La forêt est plutôt claire et agréable, quelques gros spécimens se visitent même de l'intérieur.

Après notre petite randonnée matinale, nous continuons vers le Prairie Creek Redwoods SP où nous arrêtons voir le Big Tree, juste une petite promenade jusqu'à un "1500 years old, height 87,50 m, circumference 20,70 m". Il n'y a jamais le recul suffisant pour photographier en entier.
Nous prenons ensuite la piste du NP qui va longer la côte. Hight Bluff Overlook nous offre une vue sur le Pacifique avec toujours un brin de brume et les oiseaux marins .

Après le passage de la rivière Klamath, nous nous rendons à l'overlook en haut des falaise. Quelques touristes regardent au loin avec des jumelles. Effectivement, l'info au visitor center était bonne, il y a 2 baleines au large, assez proches pour bien les voir sortir de l'eau (pas bondir) mais trop loin pour les photographier. Nos jumelles sont de sortie.
La vue sur l'embouchure de la Klamath River est magnifique.

En continuant vers le nord, nous arrêtons à Tree Mystery. Beaucoup de voiture, des cars et un parc d'attraction sur le thème du séquoia. L'attraction n'est pas bon marché. Pour vous faire une idée des géants près de l'entrée, regardez la jeune fille au pied !

Notre dernier parcours sera la piste qui traverse Jedediah Smith Redwood State Park. Une dizaine de kilomètres dans une forêt très sombre, sur une piste très poussiéreuse, tellement que les fougères et le troncs des séquoias prennent des airs fantasmagoriques. Il ne faut pas suivre une autre voiture à moins de 100m. Très vite le pare-brise est aussi couvert de poussière


Au bout le Scout Memorial Grove propose un circuit avec plus de relief que celui du matin.

Globalement, la visite de ce secteur est très délicate à programmer. Des multiples state parcs d'origine, certain sont regroupé dans le national parc, mais le regroupement n'est pas géographique. Ainsi nous avons traversé 4 secteurs séparés du national park et autant de state parks !
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Californie – La Mojave National Preserve
Entre la route qui relie Los Angelès au Grand Canyon et celle qui revient de Las Vegas à Los Angelès, Mojave NP est parfois tentant pour une visite intermédiaire. Mais qu'il y a-t'il à voir ? Le désert Mojave, un des 3 grand déserts du sud-ouest américain s'étend à l'ouest de Las Vegas et la "Preserve" en est la partie protégée par l'administration fédérale. C'est la 3ème plus grande surface, après Death Valley et Yellowstone. Fin mai 2008, nous l'avons traversé pour relier la ville-casino au splendide Joshua Trees NP, pas par la route la plus courte, mais en prenant le chemin des écoliers. En arrivant par la US 15, on passe par Primm, complexe hôtelier et casinos et attraction comme à toutes les frontières du Nevada.

Après le col Mountain Pass à 1742m dont l’ascension est pénible (lente derrière les camions et en pleine chaleur) la route longe la réserve. L'entrée est 23km plus loin, à l'échangeur avec la Cima Road (essence et magasin au carrefour).

Il y a 3 traversées nord-sud avec des ramifications par des pistes facilement carrossables en temps normal, mais uniquement des pistes pour 4x4 dans le sens E-W.
La route s'engage dans la Mojave NP. L'entrée est libre, un panneau affiche avec un plan où l'on peut voir les principales routes, les visitor centers et les principaux trails. La route, rectiligne vers le sud, est bordée de la forêt de Joshua Trees, le Yucca caractéristique du désert Mojave, avec de très beaux spécimens.

A Cima, petite ghost town atteinte après 29 km, on arrive à une voie ferrée, peut-être celle qui reliait autrefois Los Angelès et Las Vegas. La route suit ensuite les rails jusqu'à Kelso où se trouve le principal centre d'information de le réserve. Mais nous prenons les chemins de traverse, en tournant à gauche au bout de 8km vers la Cedar Canyon Road. Au bout de quelques kilomètres, la route devient une piste qui suit le Cedar wash. Le paysage a changé, plus de relief, les arbres de Josué sont plus chétifs.

Nous tournons à droite vers Hole-in-the-Wall. La Black Canyon Road traverse quelques wash heureusement à sec. Nous rencontrons un troupeau de bovidés à grandes cornes, apparemment surpris de voir passer du monde. Ce seront les seuls animaux à 4 pattes que nous rencontrerons

Il y a par là plusieurs camping rustiques et le Black Canyon Group and Equestrian Campground. Il y a surtout le Hole-in-the-Wall information center. Mais pas de voiture, les portes sont fermées. Nous qui espérions des renseignements et un plan de la réserve...

Nous retrouvons une chaussée revêtue et bientôt un carrefour : une route à droite conduit à Providence Mountains State Recreation Area : un parc d'état à l'intérieur de la National Preserve. C'est un détour intéressant. Il y a un visitor center. De là, la vue est superbe.


Le ranger de service nous accueille et nous donne quelques informations. Il nous propose de participer à la visite de Mitchell Cavern, visite guidée qui part peu après, 3-4 personnes attendent l'arrivée du guide. Nous avons probablement tort de ne pas nous joindre à eux. Mais le chemin vers la caverne monte et est en plein soleil...


Le morceau de stalactite exposé dans la salle donne une idée de ce qu'on peu y voir.

Le ranger nous raconte que le secteur, en particulier le camping attenant, était envahi par les serpents à sonnette 15 jours plus tôt. Il sont partis maintenant ? En fait pas tous car un se faufile dans les pierres, à coté des toilettes du parking. Ce sera la première fois .


Plus au sud, nous sortons de la Mojave NP sur la US 40. La traversée la plus courte fait 88km, avec le détour, nous en avons fait 117km. Mais nous n'allons pas nous engager sur la 40, qui va pourtant vers notre destination, mais nous continuons 10km pour rejoindre la localité de Essex sur la National Trails Hightway, nom officiel de la route 66 en Californie.

C'est peut-être une des sections les plus intéressantes de la route 66. De part et d'autre de la route, sur les bas-cotés pentus, les voyageurs du passé ont écrit leur nom avec des pierres.

Plus loin se trouve un fabuleux arbre à godasses, où pendent les chaussures laissées là par les aventuriers de la route mythique.

Nous rejoignons ensuite la Twentynine Palms Hwy et Pioneertown où nous avons réservé la chambre de John Wayne.
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Où, quand, comment assister à un POW WOW ? Après 4 voyages dans l'ouest américain, la tête et l'album photo pleins de rochers rouges, de déserts à cactus, de volcans, de forêts géantes et de hautes montagnes se posait la questions : à part d'autres rochers, d'autres déserts, d'autre volcans, d'autres forêts et d'autres montagnes, que peut-on découvrir de spécifique et de différents. La visite de quelques musées indiens, le passage chez les Navajos, les Apaches, les Lakotas, les Nez-Percés, les Havasupais, les Shoshones, les Paiutes, les Crow, les Blackfeet, les Modoc, les Warm Springs et j'en passe, l'achat de jewelery et autres produits sur le bord de la route ou dans les Trading Post … nous amenaient à penser qu'assister à une fête indienne serait un objectif intéressant. Une fête ou plutôt une cérémonie = un Pow Wow, voilà, nous allons tenter d'assister à un Pow Wow. Les premières recherches nous conduisent à confirmer que ce qui était autrefois un rassemblement religieux ou guerrier entre diverses nations indiennes est maintenant une manifestation festive avec principalement une compétition de danse. Ça nous convient bien, voir les danses indiennes dans les costumes traditionnels. Mais où voir un Pow Wow, un vrai, pas un spectacle pour touristes ?
Comment trouver un Pow Wow ? Une rapide question sur VF avait suscité en autres, 2 réponses indiquant des sites internet de calendrier des Pow Wow, dont celui-ci : http://www.powwows.com/calendar . Il donne la liste des événements programmés par mois et par état.
Mais misère ! Si le calendrier est bien rempli pour les dates passées et à venir à brève échéance, rien pour notre période de voyage, qui n'est que 5 mois plus tard, du moins rien de compatible avec notre circuit à travers 9 états. Même si notre itinéraire est encore largement modifiable, l'avion est réservé et le déroulement des visites est ordonnancé. A regarder les infos des Pow Wow de l'année passée, aux dates compatibles, je me disais que ces fêtes devaient se reproduire à date fixe ou presque. Sans trop diverger de mon circuit de base, j'en trouvais un près de Seattle le dernier week end d'Août, le Muckleshoot Skopabsh Powwow (tout le monde connait ? la tribu Muckleshoot, un des plus important groupe de natives de l'état de Washington basé principalement à Auburn) Le site donnant les coordonnées de l'organisation, je décidais de leur poser directement la question par e-mail. Réponse : la date était avancée d'une semaine, soit avant notre départ de France, "pour éviter tout conflit avec celui de la réserve Yakama". Nouveau mail, cette fois aux Yakama, après avoir vérifier que le lieu restait compatible avec le reste du programme. Réponse positive, le Pow Wow de Yakama Nation Legends Casino se déroule à Toppenish du vendredi au dimanche aux bonnes dates et "Nous serions alors heureux de vous compter parmi nos invités!" Nous inscrivons Toppenish dans notre programme, le samedi 28 Août. Cela nous fait faire un détour de 300km entre Crater Lake NP et Olympic NP, mais ça permet de traverser le Rainier NP qui n'était pas initialement au programme.
Quelques règles à connaître Lu sur un site français (www.4winds.info/events/powwow/index.php) : Pour assurer un bon déroulement du Pow-wow, des règles strictes sont à respecter: L'aire de danse est sacrée et impénétrable sans l'autorisation du Maître de Cérémonie. Les costumes des danseurs ont une importance particulière. Il ne faut donc pas les toucher sans la permission des danseurs. Le Tambour est le Centre du Pow-wow: il ne faut donc pas le toucher, ni s'asseoir près de lui. Si une plume tombe à terre, ELLE NE DOIT JAMAIS ÊTRE RAMASSEE !! De plus les sièges sont réservés aux danseurs et à leur famille
Notre après-midi au Pow Wow Yakama Et le 28 Août, nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes River, chez les récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent, sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organise le 8ème Pow Wow de la Nation Yakama.
Après un passage à l'hôtel, déposer nos valises et se renseigner sur le lieu, nous nous rendons au site du rassemblement. L'entrée du parking dans un grand pré est gratuite. Nous sommes pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne. Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés.
Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : un grand chapiteau, avec des gradins aux extrémités et plusieurs rangs de chaises sur les cotés. Sur l'estrade près de la sono, responsables et commentateurs - le drapeau américain côtoie celui de la nation Yakama.
Au milieu se rassemblent plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et moins jeunes.
Au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance, ils commencent à danser en faisant le tour de la piste. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.
Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici... ah mais si, nous !
Les femmes sont en tête de la parade, nous sommes intrigués par les pas glissés des plus âgées et ceux plus virevoltant des jeunes filles. Les hommes suivent. Difficile de prendre des photos, alors la fonction caméra est utilisée (je sais maintenant comment vous en faire profiter).
Les compétitions débutent par les enfants de 5 ans et moins, les plus p'tits encadrés par la maman, c'est qu'on commence jeune ! Et il y a 1500$ à gagner pour cette catégorie ! Nous les retrouvons à la sortie.
Viennent ensuite les juniors de 6 à 12 ans – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Puis les Teen de 13 à 17 ans. Chaque catégorie fait 3 danses …
Ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants.
Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , d'un coté ce sont les marchands, avec les bijoux indiens, des vêtements classiques ou des TS, des CD, et les éléments pour faire les tenues des danseurs. De l'autre coté, ce sont de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons la police qui surveille. Nous faisons quelques achats, pas de made in china ici, et mangeons une sorte de galette, c'est pas mauvais du tout.
Quand nous retournons au grand chapiteau, les danses des femmes sont terminées … C'est maintenant le tour des seniors – plus de 55 ans – toujours vifs en tout cas. Nous notons plusieurs choses, que nous n'avions pas trop remarqué avant : tous les concurrents portent un numéro, le jury, du moins les notateurs, car il faut bien noter les concurrents, se tiennent au milieu de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs il y a des réserves d'eau dans la glace au pied des mats centraux. Il faut dire qu'il fait chaud et chaque danse doit être vraiment épuisante. Nous retrouvons les seniors à la sortie.
Maintenant on peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour. Un micro les relie à la sono générale. Pas évidents de distinguer les subtilités des différents chants et de comprendre les variation de rythme de la batterie.
La dernière compétition est celle des adultes 18-54 ans parmi lesquels les jeunes « guerriers » on revêtu des tenues avec une débauche de plumes aux couleurs vives dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés. A l'invite d'une mère indienne, nous terminons l'après midi assis dans les gradins
En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le maitre de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.
Pour notre prochain voyage, en 2012, dans une autre région, nous essaieront aussi d’assister à un Pow Wow, mais il faudra reprendre au début : trouver un lieu et une date compatible avec la base de notre planning.
Nevada – Great Basin National Park
Qui ne connait pas le Nevada ? La Vegas et les hôtels-casinos du Strip, le Cirque du Soleil … Et tous ceux qui en sont sortis, c'était pour une balade au Red Canyon ou à la magnifique Valley of Fire. A part ça, le Nevada, c'est le désert. Il y a pourtant un parc national, un seul exclusivement au Nevada, et bien peu s'y sont aventurés. Il faut dire que le Great Basic National Park, est plutôt isolé. Le désert du Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain avec le Mojave Desert en Californie et le Sonoran desert en Arizona. C'est peut être le plus aride et le plus retiré, là où même les plus modernes des aventuriers peuvent se perdent. Le National park est situé à environ 300 miles au nord de Las Vegas, tout près de l'Utah. L'ancienne cité minière de Ely est la ville la plus proche, à 70 miles. L'accès principal est situé au village de Baker (68h) où l'on trouve quelques logements et un minuscule magasin. Le visiter center est aussi à Baker, près de la grand-route, à l'extérieur du parc.

L'entrée du parc est située à environ 8km et elle est gratuite.
Le parc en lui-même n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à près de 4000m apparaissent au-dessus d'une forêt dense. La route qui y pénètre s'élève de 1000m en lacets, sur 20km en offrant quelques beaux points de vue et le point de départ de randonnées montagnardes.


Près du camping au bout de la route, part une piste de randonnée vers le sommet du Wheeler Peek, randonnée qui peut se faire guidée par un ranger. Il y a 900m de dénivelé, avec des vues sur plusieurs lacs et le Rock glacier, ainsi que sur le Bristlecone Pine grove, une touffe de cet arbre qui peut vivre 4700 ans.


Pour les marcheurs moins enthousiastes, une petite promenade botanique offre une brève découverte de la forêt d'altitude à partir du camping. En ce 9 juin 2009, il y a encore de la neige, nous sommes un peu au-dessus de 3000m. Le chemin est souvent un plancher qui enjambe les ruisseaux de neige fondue.


Il y a plusieurs autres entrées à ce parc qui est immense (312 km2), mais qui accueille moins de 100000 visiteurs par an. Des pistes conduisent à des campings et des trails vers des Bristlecone Pine groves. La piste la plus au sud, carrossable qu'en 4x4, conduit à Lexington Arche.
L'entré principale m��ne aussi au Lehman Caves National Monument, dont le classement au titre des sites nationaux est plus ancien que celui du Great Basin lui-même. Son visitor center est indépendant.

La visite des grottes est guidée et payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après nous être assurés qu'il y avait très peu de marches à monter. Une ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grands, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin.

Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.
Lehman Caves est sans doute le lieu le plus intéressant à voir à Great Basin. C'est aussi une plus belles galeries souterraines de l'ouest.
En rentrant à Ely où nous logeons, nous prenons un raccourci dans la montagne par la Osceola road toute proche du parc. La piste carrossable en 4x4 traverse la montagne. Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?

A Ely, le Nevada hôtel est un de ces hôtels-casinos mythiques de la grande époque minière. Certains acteurs comme Gary Cooper ont ici leur étoile dans le trottoir. Lorsque nous arrivons, il y a un rassemblement de motard et une haie de Harley est stationnée devant l'hôtel.


A venir - Wind Cave NP et Jewel Cave NM - Olympic NP ? - Glacier NP ? et quelques dizaines d'autres
Dans mes carnets de voyage 2009 et 2010, j'ai présenté les circuits que nous avons fait dans l'ouest américains, très longs parcours venant en complément de nos 3 premiers voyages, 2005, 2007 et 2008. Mon propos ici n'est pas de raconter ces voyages déjà loin dans notre mémoire et de parler une fois de plus des grands classiques qui foisonnent sur le forum, mais simplement d'apporter quelques éléments sur des parcs beaucoup moins visités que Yellowstone, Monument Valley, Bryce ou le Grand Canyon.
Ces parcs plus à l'écart sont Joshua Trees NP en Californie, Crater of the Moon NM dans l'Idaho, John Day Fossil Bed NM dans l'Oregon, Carrizo Plain NM en Californie, Colorado NM dans le Colorado, Mount Saint Helens NVM dans le Washington, Black Canyon NP dans le Colorado. Je parlerai aussi de quelques lieux comme la réserve indienne des Nez Percés en Idaho. J'en profiterai pour détailler un peu plus certains très peu visités dont j'ai déjà parlé, comme Organ Pipe NM, Lava Bed NM, Tonto National Monument, Cathedral Gorge SP , Redwood NP, Mojave National Preserve et Great Basin NP.
Mais aussi, pour ceux qui veulent voir autre chose, j'ai ajouté : Où, quand, comment assister à un POW WOW ?
CALIFORNIE - Aux portes de Los Angelès, le Joshua Tree National Park
Aux portes de Los Angeles, le Joshua Tree NP offre ses paysages aux confins de 2 déserts, le désert Mojave où l'on trouve les arbres de Josué et le désert du Colorado. En 2008, nous y avons passé une journée dans la chaleur encore supportable du mois de Mai.
Entre Twentynine Palms et Palm Springs ...Le parc fait 3210 km carrés environ la surface du département du Rhône. Il n'est parcouru que par 100 km de routes formant un Y du nord au sud et quelques centaines de km de pistes plus ou moins carrossables. A chaque entrée se trouve un « Visitor Center » tenu par les rangers. Le principal est celui du nord-ouest où un arrêt s'impose. Cartes et documents y sont remis aux visiteurs, avec une feuille en français pour nous bien utile.

Le parc porte le nom du principal végétal du désert Mojave, le Joshua Tree, ou arbre de Josué, baptisé ainsi par les mormons. Si on le trouve aussi dans la Mojave Desert Preserve voisine, c'est ici, dans la partie nord-ouest du parc, que ces yuccas géants sont les plus grands (jusqu'à 6m) et les plus denses.


Ils forment une forêt parsemée de gros rochers orangés parmi lesquels sont aménagés des sentiers de visite.

On y voit fréquemment différentes espèces de lézards aux couleurs variées, mais aussi des lièvres avec d'immenses oreilles, des roadrunners (Beep-Beep) et parfois des coyotes. Le désert est aussi habité par les serpents à sonnette et d'autres, rouges, qu'on préfère ne pas rencontrer.

Une route monte dans la San Bernardino Mountains à un point de vue nommé Keys View. De là on découvre la vallée de Palm Spring et la faille de San Andreas.

Parmi les multiples petites promenades aménagées, celle de Cap Rock offre un joli parcours botanique.

Vers le sud, la route passe un col et débouche sur un autre désert, celui du Colorado. Les Joshua Trees disparaissent, laissant la place à différentes variétés de plantes des déserts, comme le curieux ocotillo à grandes tiges fleuries de rouge.

A Cholla Cactus Garden est aménagé un jardin bien délimité dans un champ de cactus particuliers : le cholla cactus. A l'entrée, un panneau rappelle de ne surtout pas y toucher, ses épines ont la particularité d'entrer dans la peau et de ne pas pouvoir être ressorties. Le chemin qui sillonne le jardin permet aussi de découvrir les autres végétaux de ce désert.

Près de la sortie sud, à coté du Cottonwood visitor center, une piste conduit au Lost Palms Oasis qui offre un peu d'eau, d'ombre et de fraîcheur dans ce désert aride.

A la sortie nord-est en traversant le visitor center, on peut se promener dans la palmeraie un peu défraîchie de l'oasis de Mara. * **********************************************************************************
IDAHO - Crater of the Moon, sur la route de Yellowstone
C'est vrai que ce parc est une peu perdu dans cet état incertain qu'est l'Idaho. Fin Août 2007, venant de Portland, nous l'avions traversé en allant à Yellowstone. C'est là que nous avions acheté notre première Annual Pass, que nous avions rentabilisé en Mai l'année suivante. Depuis nous avons pu voir que certains envisagent y faire étape entre San Francisco ou Salt Lake City et le Big parc des geysers et des bisons.
Le parc est situé près d'Arco, petite bourgade où fut construite en 1951 la première centrale nucléaire américaine. Craters of the Moon est un National Monument et constitue une réserve naturelle située dans la plaine de la Snake River. La superficie est d'environ 3000 km2 et contient plusieurs coulées de laves dont les plus récentes datent d'à peine 2000 ans – tout juste avant-hier à l'échelle géologique, ce qui explique que par endroit, la lave semble à peine froide.Le circuit revêtu forme une boucle et ne fait que 7 miles. Il permet d'accéder à 4 points d'intérêts accessibles par de courtes marches et 2 autres pour des randonnées plus importantes. A chaque départ, la longueur de randonnées, la durée et le dénivelé sont indiquées (de ce point de vue, c'est le lieu le mieux informé de tout ce que nous avons visité).

Devil Orchard Nature Trail, offre une promenade de 0.5 mile dans un lieu étrange où la nature tente de reprendre vie sur la lave. On y voit comment les premiers arbres repoussés ont été détruit par les plantes parasites.

Inferno Cone, une colline volcanique, offre de son sommet une vue sur l'ensemble du parc.


A Snow Cone et Spatter cones, on peut monter jusqu'à l'intérieur de petits cratères - un des lieux les plus intéressants.
La promenade qui part vers Dewtrop Cave est des plus surprenantes et du genre à rester ancrée dans la mémoire : ½ mile sur un couloir qui sillonne au milieu de la lave fraiche, noire de noire, pour arriver à des tubes de lave (la lave en fusion refroidit et forme en surface une croûte. Mais sous celle-ci elle continue à couler, laissant ainsi une grotte cylindrique) nommés Indian Tunnel, Boy Scout Cave et Beauty Cave, dans lesquels on peu s'engager (à ses risques et périls)

A certains endroits on a presque l'impression que la lave coule encore. C'est un des parcs les plus marquant que nous ayons visité.
Ah, on est loin des roches rouges de l'Utah, des eaux bleus de Crater Lake, des mousses vertes de la forêt d'Olympic, des sables jaunes des dunes de Death Valley ou des neiges éternelles de Glacier, mais bien au milieu des cratères de la lune.
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OREGON - Les 3 lits à fossiles de John Day
C'était en 2007 aussi, sur la route de Portland à Yellowstone. Avant l'étape de Crater of the Moon, nous avions prévu de visiter John Day Fossils Beds NM, histoire de meubler la longue route. Dans l'est de l'Oregon, ce national monument est formé de 3 lieux bien distincts, plutôt éloignés les uns des autres car étalés sur environ 100 miles. Pour inclure correctement dans notre trajet, il fallait en éliminer un, ce fut Carlo Unit, le plus au nord, sur les bord de la John Day river (donc je n'en parlerai pas).

Arrivant de Portlands, nous faisons une pose dans la réserve indienne de Warm Spring et en suivant la route 26 vers l'est, nous arrivons au premier site : Painted Hills Unit.

La piste qui y conduit est déjà un spectacle en soi en longeant des collines rouges. A cette époque, nous ne connaissions pas encore le Painted Desert de Petrified Forest : 2 ans plus tard ce dernier nous a donné l'impression de déjà vu, en moins bien !
Entrée, comme dans un grand parc mais le petit visitor center était fermé.

Le point le plus intéressant est le Painted Hills overlook d'où l'on surplombe les collines colorées. En suivant le petit trail, on en découvre les nuances en fonction des angles de vue.

Sur l'autre coté, le Carroll Rim Trail présente des colorations différentes où le noir domine.

Deux autres randonnées partent de ce site, nous serions allés jusqu'au Painted Cave quand le témoin d'essence de notre Pontiac G6 nous fait part de la faiblesse du niveau du réservoir. Nous n'avons aucune idée de la marge restante, donc direction la station la plus proche, en l’occurrence Mitchell. Ce n'est pas une vile fantôme, pas encore, mais maintenant que la route 26 contourne, c'est un peu mort. Il y a un vieil hôtel et une station. La patronne vient nous faire le plein et nous dit soudain «Avez-vous vu Henri ?» Surpris, nous demandons des explications et elle nous fais signe de nous retourner. A quelque mètres de la pompe, dans notre dos, un double grillage et derrière, Henri nous regarde. Il repart au fond de la case avant la photo – notre premier ours américain était en cage, mais nous l'avons vu de très prêt.
HenryDirection John Day, la ville au creux de la charmante vallée de la rivière du même nom (à 110 km de Mitchell – les distances sont longues ici, trop longues pour un réservoir vide). Cette année là, nous n'avions pas réservé tous nos hôtels – mauvaise surprise, le Best Western est complet, mais il y en a d'autres et le 2ème convient. Le lendemain, 2 hôtels nous refuserons aussi.
Dans le restaurant où nous dinons, un grand tableau sur le mur montre que l'on avait pas cherché que des fossiles le long de la rivière.

Le lendemain, nous revenons 60km en arrière pour visiter la partie la plus importante du John Day Fossil Beds, le Sheep Rock Unit. En fait il y a 4 parties réparties sur les bord de la John Day river, avec divers lieux à visiter.
Au départ la route suit la rivière dans le Picture Gorge, jusque qu'au pied du Sheep Rock qui culmine à plus de 1000m.C'est là que ce trouve un des visitor centers les plus intéressants que nous ayons vu : les fossiles des différentes époques sont présentés au pied de fresques montrant la faune de l'époque dans l'environnement qui allait les détruire, en particulier les éruptions volcaniques.

On peut aussi voir l'atelier où l'on dégage les fossiles de leur gaine de roc.

Similitude avec le parc de l'Arizona, on voit aussi quelques troncs pétrifiés.
Un peu plus loin, la Blue Basin Area offre un circuit de 1 mile dans les collines vertes – ici, c'est la pierre qui est verte.
Tout au long de ce Island in Time Trail, on peu découvrir des fossiles dans leur lieux de découverte, bien protégés sous des cloches (pour ceux qui connaissent, on peu aussi en voir au Badlands NP).
En continuant la route vers le nord, Cathedral Rock est une curiosité dans un méandre de la rivière.

Enfin à Foree Area, 2 trails partent du même parking : Flood of Fire, avec une vue magnifique sur les falaises de basalte et Story in Stone que nous ne voyons que de loin.

Au mois d'Août, bien que plus au nord que les grands parcs de l'Utah et de l'Arizona, il fait chaud ici où nous ne sommes pas beaucoup plus haut que le niveau de la mer.
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Washington : le Mount St Helens NVM
La visite des parcs nationaux nous conduit souvent à remonter dans le temps, loin, loin dans l'histoire de la planète. Au point que l'on s'embrouille parfois dans l'échelle des temps géologiques sur le nombre de zéro qui définit la date. Je citerai en exemple un texte lu sur un site de voyage bien connu, datant les premiers pétroglyphes à 3 million d'années (avant l'homo sapiens) alors qu'il s'agit de 3000 ans. L'éruption de Crater of the Moon est presque contemporaine par rapport à celle de la caldeira de Yellowstone dont la dernière grande explosion date d'il y a 640 000 ans. Mais quand on parle du Mount St Helens, on revient à l'échelle humaine. J'avais 32 ans quand le 18 mai 1980 le sommet du volcan explosa. La plus grande catastrophe volcanique des USA, et si le nombre de morts fut limité (57), le sommet avait baissé de 400m, déplaçant 2,3 km3 de roche. Les retombées de cendres couvrirent le ¼ nord-ouest du pays de plusieurs centimètres, jusqu'aux portes du Texas. La couverture médiatique de l'évènement fut à l'époque bien faible par rapport à ce qu'elle serait de nos jours. Notons au passage que notre grand Haroun Tazieff avait jugé ce volcan inoffensif.
Dès 1982, le président Reagan fit du volcan un monument national, le Mount St. Helens National Volcanic Monument. Dans cette catégorie de NM est aussi classé le Newberry NVM et son double cratère, 300km plus au sud (voir CV 2010).
Lors d'un court séjour professionnel à Portland en 1997, j'avais fait une approche par le sud, sans vraiment rien voir du volcan.
En 2007 de retour à Portland et mieux organisé, j'y consacrais une journée.Il y a 2 routes possibles, par l'est ou par l'ouest. L'approche par l'est conduit plus prêt du volcan mais ne permet pas de voir la partie béante du cratère. C'est celle de l'ouest, venant de la I5 que nous avons prise à Castle Rock. Il y a 80 km de routes, dans la deuxième moitié, entièrement refaite, avec des ponts neufs. Plusieurs points de vue éloignés jalonne cette 2ème partie : Elk Rock View Point puis Castle Rock View Point. Le temps est couvert à l’aller, nous remettons les vues au retour (à tord, la pluie nous rejoindra sur la route).
Le visitor center de Coldwater Ridge est un arrêt obligatoire. Quand on est face à l'entrée, on voit le volcan derrière. A l'intérieur, les rangers encaissent le payement des droits d'entrée - il semble que les NVM n'était pas inclus dans les droits de l'annual pass, en 2007. Les maquettes et plans complètent la vidéo qui présente l'histoire récente.
Au pied, le Coldwater Lake est un lieu de détente et un point de départ de diverses randonnées.

La route continue jusqu'à Loowit viewpoint et se termine à Johnston Ridge Observatory. En ce début d'après midi de fin Août, le parking n'est pas très encombré.
Du haut, un chemin conduit aux meilleurs points de vue. C'est d'ici qu'on peut voir le volcan, sur le coté béant du cratère. Hélas les nuages en masquent une partie. Sur les flans de la montagne, les coulées de laves sont visibles. Les restes des troncs brisés lors de l'éruption jalonnent le lieu.
Mais la vie a repris. Pour la première fois, nous voyons des paintbrush, des fleurs que les indiens utilisaient pour se nourrir et se soigner mais pas comme peinture, comme le nom pourrait faire penser. La vie animale a repris et les chipmunks sont de retour, toujours près des touristes.

Au point d'observation le mieux orienté, après une brève descente, une plaque porte les noms des 57 victimes de l'éruption du 18 Mai 1980. Une ouverture dans les nuages nous permet de voir le cratère, mais ce sera de courte durée.


Certaines vues montrent ce que qu'à pu être la largeur de coulée de lave dans la vallée.

Pour les marcheurs, le chemin continue jusqu'au Spirit Lake puis vers les randonnées plus conséquentes qui font le tour du volcan. L’accès au cratère lui-même est interdit.

Je conseille un petit tour sur Google Earth pour une vue en relief les plus impressionnantes - 46°12'16.91"N & 122°11'18.78"O
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Colorado : première découverte au Colorado National Monument
C'était en Mai 2005, je venais pour un congrès à Vail, station de ski dans les Montagnes Rocheuses à l'ouest de Denver. C'était une bonne occasion pour prendre une semaine de vacances en couple et visiter … quelque chose. On s'était dit : on loue une voiture et puis on verra, il doit bien y avoir quelque chose à voir dans le secteur ! Pour voir, il y avait à voir et ce fut le premier d'une série de voyages dans le grand West. Un peu de recherche m'avait conduit à programmer quelques lieux incontournables à portée de roues : Arches, Monument Valley et Grand Canyon et pour le retour Mesa Verde et Black Canyon, et en tout premier lieux le Colorado National Monument.
Tout avait mal commencé : à l'arrivée à 21h au petit aéroport de Eagle, nos valises n'avaient pas suivi et la voiture de l'hôtel ne nous attendait pas … Ce n'est que le lendemain midi, à l'arrivée de vol suivant (et oui, un petit aéroport avec 3 vols par jour) que nous avons récupéré nos valises, fracturées par les douanes – nous avions eu le malheur de les fermer à clé. Tout ça pour dire que ce n'est qu'en début d'après-midi que nous somme arrivé à Grand Junction, à l'entrée sud est du parc. Nous prenons chez Budget notre voiture de location, un petite Chevrolet Aveo.
Décidément trop petit, pour les USAMême si le Colorado NM n'est pas un site exceptionnel, c'était pour nous le premier et sa visite allait beaucoup nous initier pour la suite.
Par cet après-midi de Mai, il n'y avait personne à la guérite à l'entrée sud. Pas grave direz-vous ? Mais si : il n'y avait personne pour nous donner l'indispensable plan du parc. Pour ce qui est de payer, ce fut fait par la suite au visitor center peu avant la sortie.

Le parc est traversé du sud-est au nord-ouest (l'inverse si on rentre par Fruita) par 37 km par la Rim Rock Drive qui serpente entre 1500 et 2000 m. Elle traverse la montagne en tunnel à 4 reprises. Et surtout, 15 lieux d'arrêts sont aménagés aux meilleurs points de vue. Et c'est d'overlook en view points que nous avions progressé, arrêtant à chacun pour admirer les canyons creusé dans le grès coloré : Columbus canyon, Red canyon.


Dans Ute canyon on peu voir Fallen Rock, un gros blocs détaché de la falaise.

Monument canyon contient les points les plus caractéristiques : d'abord Coke Ovens (les fours à coke ?) et ses curieuses formations rocheuses.
Kissing Couple (le couple qui s'embrasse ?) visible de Monument canyon view
de Grand view, on peut voir toute la vallée, du canyon au fleuve Colorado et au loin les monts Book Cliff
Independance Rock est le clou de la visite . Tous les ans il est escaladé lors de l'Independance day. 
Il y a bien d'autres points d'intérêt, accessibles par les sentiers qui partent de la route.
Maintenant, 6 ans plus tard et quelque 70 parcs au compteur, Colorado NM fut une visite initiatique. On y voit un résumé de beaucoup d'autres sites de l'Utah voisin. Et c''était sans doute très bien de le voir en premier.
Quelques heures plus tard, on arrivait à Moab et le lendemain, on passait dans la cour des grands.
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Californie : Carrizo Plain NM – un lieu inconnu !
Un lieu inconnu en effet ! Un National Monument même pas repéré sur la carte générale du www.nps.gov ni sur Google Map. Combien des ratisseurs de Voyage Forum, pourfendeurs de planning mal faits, sauraient le situer. Trop petit pour le voir sur une carte ? Plus de 1000 km2, ça se remarque ! Trop à l'écart des circuits ? Entre San Luis Obispo et Baskerfield, on est en secteur connu.

Début Mai 2008, pour relier Death Valley de Yosemite, la Tioga Pass était fermée. Repus de séquoias par Mariposa Groove, nous avions fait le détour par la côte. Longer le Pacifique, voir la colonie d'éléphants de mer à San Simeon puis traverser la plaine pour arriver aux portes de la mortelle vallée : un National Monument sur la route, on allait pas le rater.

Une erreur de navigation nous avait conduit sur la curieuse Bittewater road où des centaines de petits chipmunks (je suppose) s'enfuyaient de la route sous notre nez.

Une première entrée dans le parc, jusqu'au Soda Lake et malheur, la jauge d'essence passe au rouge. Qu'à cela ne tienne, sur la carte, il y une ville près de l'entrée – demi tour. La ville en question n'est qu'une ferme sur la grille de laquelle est affiché « NO GAS » Renseignement pris, la station la plus proche est à Santa Margarita, 85km. Et bien, notre Toyota Hightlander avait bien des réserves. Tout ça pour dire que nous avions beaucoup de retard lors de notre 2ème entrée dans le parc.
Et nous n'avons pas vu grand chose : un pronghorn, l'antilope américaine, dont nous n'avions vu qu'un seul représentant jusqu'alors, à Yellowstone un an avant.
le Soda Lake, un lac de sel de 12km2, vestige d'un mer préhistorique. Un chemin de planches donne accès au bord du lac.
un chemin carrossable va près du sommet d'une petite colline indiquée Overlook Hill. Le point de vue y est plus panoramique.
pas en avance, nous avons délaissé le Goodwin Education Center servant de visitor center, à l'écart de la route . On aurait pu y avoir un plan plus détaillé et des renseignements pour aller au Painted Rock voisin. De curieux pictographes, vieux de plusieurs milliers d'années sont peints dans un abri rocheux. L'accès est payant depuis 2010.avec une carte détaillée, nous aurions pu allé voir de près la faille de San Andrea qui borde la Carrizo Plain au pied de la Tremblor Range.
Les vagues blanches sont les rebords de la faille de San AndreaLa route vers la sortie sud n'est pas revêtue. Peu après la sortie, en direction de Baskerfield, nous rencontrons pour la première fois une plantation d'éoliennes.

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Colorado – Le Black Canyon of the Gunnison National Park
C'est un nom à rallonge pour ce canyon de la rivière Gunnison, née dans les hauteurs des Rocheuses, qui rejoint le fleuve Colorado à Grand Junction. A l'écart des circuits les plus classiques, mais à 3 heures de Moab et de Cortez, certains font le détour par Montrose pour profiter des paysages de haute montagne entre Durango et Ouray, par la petite ville de Silverton à peine sortie du 19ème siècle ou des stations de ski voisines.

En 2005, c'était la clôture de notre bref périple, entre Durango et Vail notre destination professionnelle. A Coal Bank Pass, la « Million Dollar Highway » passe à 3240m, bien plus haut que tous nos cols du Tour de France dans les Alpes ou les Pyrénées.

Il y a 2 accès dans le parc du Black Canyon, un au nord par 2h de routes secondaires en partant de Montrose et le plus connu au sud, à 20 minutes de la même ville. C'est ce dernier que nous avons pris.

Avant l'arrivée au visitor center, situé au bord du canyon, la route se sépare. Vers l'est, la East Portal road suit la rive gauche jusqu'au début du canyon et accède à la Curecanti National Recreation Area, sur les bords de la rivière. Cette route est une impasse et nécessite de revenir.

L'essentiel de la visite se passe sur la South Rim Road qui donne accès à une douzaine de points de vue et quelques brefs Trails. Le canyon n'est pas très profond, 5-600m, comparé au « GC » visité 2 jours avant. Mais il est très étroit, 300m par endroit, en haut, seulement 12m au niveau de la rivière aux Narrows.

Près du visitor center, la descente est aménagée et protégée pour arrivé au premier Overlook. Elle mène à plusieurs vues sur le canyon, la rivière et un à-pic impressionnant. La couleur général du lieu, des roches, la forêt aussi, explique bien le nom de canyon noir.

Les points de vue se succèdent, certains au bord de la route, d'autres à quelques centaines de mètres : Pulpit Rock, Cross Fissures View, Big Island, Rock Point, Devils Lookout, difficile de situer les photos qui suivent, 6 ans après.

A Chasm View, le canyon est très étroit, mais il semble que c'est sur l'autre rive qu'on en a la meilleure vue.

Le point suivant, Painted Wall View, offre une première vue sur la façade rainurée de la rive droite, que l'on retrouve de face à Cedar Point.

Dragon Point offre une vue sur la continuité de la vallée qui s'élargit par la suite. Sunset View et Warner Point, après 1km de Nature Trail terminent la route.



En partant vers l'est pour rejoindre Vail à travers la montagne, on longe au début la Gunisson River et une série de barrages. Le Blue Mesa Reservoir est la plus large retenue, juste avant la ville de Gunisson.

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Idaho – le Nez Perce National Historical Parc
Quand on parle des « natives », pour beaucoup des habitués du forum, il s'agit des Navajos. Certains y ajoutent les Hoppis voisins quand ils se sont aventurés (c'est parfois une aventure) sur leur terres. Pour les visiteurs du Sud Dakota, on ajoute les Lakotas ou Sioux, descendants des Sitting Bull et Crazy Horse. Quelques autres réserves sont parfois traversées par nos baroudeurs du grand West, celle des Apaches, des Shoshones, des Crows … Mais qui connait la réserve des Nez Percés ?
Lorsque l'on se ballade dans le nord-ouest, du Washington au Montana, on retrouve un peu partout des traces de Lewis and Clark, panneaux informatifs, musées ou lieux baptisés au nom des explorateurs du début du XIXème.

A l'automne 1805, ils rencontrèrent une tribu indienne pacifique, nommée « Nez Perce » par les trappeurs français qui leur servaient de guide.
La suite est l'histoire habituelle des indiens que je vais résumer ici – sympathie au départ, les pasteurs viennent éduquer (évangéliser) les « incultes » - avec les Nez Perces, ça va toujours bien, et puis les chercheurs d'or arrivent et les indiens sont envoyés dans une réserve. Ils le prennent mal et c'est la guerre. Sous la conduite de Cheif Joseph (qui avait passé son enfance chez les missionnaires chrétiens), ils résistèrent puis s'enfuirent vers le Canada. S'ils traversèrent Yellowstone, ils passèrent plus au sud de la Chief Joseph Hwy, une route magnifique que l'on peut recommander pour relier Cody à l'entrée Nord est du parc, par la Dead Indian Pass. Pour terminer l'histoire, ils furent rattrapés juste avant la frontière. Les survivants furent exilés dans le Kansas avant de pouvoir revenir dans l'Idaho...
Cheif Joseph est un des pères fondateurs à coté de Sitting Bull, Geronimo et Red Cloud sur certaines représentations iconoclastes des sculptures du Mont Rushmore.
La réserve indienne des Nez Perces est située dans l'Idaho, au sud Ouest de Missoula (ville du Montana sur la I90). En 2007, c'était notre dernière destination après notre séjour à Yellowstone. La Lolo Creek road franchit la Lolo Pass puis descend le long la rivière qui devient la Clearwater River avant d'arriver dans la réserve.

La carte du National Park Service signale quelques points d'intérêt dès l'entrée dans la réserve. La route sinueuse longe la Clearwater dans une vallée encastrée classée « Scenic road ». Elle passe à coté du Heart of the Monster, formation rocheuse où Lewis & Clark avaient monté leur camp.
Notre destination est Orofino, dont le nom évoque l'or fin trouvé dans les environs. Nous avons réservé une chambre pour 3 nuits au Konkolville Motel – sympa, ils fournissent le steak, on se le fait griller soit même.
Mais qu'il y a-t'il vraiment à voir dans cette réserve et ce National Historical Parc ?

La première visite est pour le Spalding Visitor Center. Situé au nord-ouest de la réserve, c'est le principal point de visite. A notre arrivée, le ranger indien de service termine le montage de la tente proche du bâtiment.

A l'intérieur, le musée contient une intéressante présentation de vêtements traditionnels Nez-Percés.


A coté, le parc de la Lapway mission et du fort du même nom. Sur le mur extérieur de l'église, la pierre tombale du révèrent Spaldin qui vécu avec les Nez Percés de 1836 à 1874. Quelques plaques commémoratives, l'école et les restes de la mission d'origine dans un parc aux grands arbres où il fait bon flâner.

Bon, et les indiens, ils sont où ? Nous partons vers la localité de Nez Perce, au centre de la réserve.

Nous traversons des champs de blé, immenses, vallonnés. Dans certains, la récolte est terminée, dans d'autres elle est en court (on est le 24 août). Certains champs ont été brulés, d'autres sont en feux, d'autres sont déjà labourés – pour une 2ème récolte ?

Les indiens seraient-ils devenus agriculteurs ? Arrivés à Nez Perce (Town), nous trouvons une petite ville d'agriculteurs qui n'a rien d'indienne. Tout ce que nous voyons nous conduit à penser que les indiens ont vendus leurs terres aux colons venus cultiver ce plateau. Parmi eux, sans doute des français, comme le font penser certains villages nommés Ferdinand ou Grangeville et surtout le surprenant Culdesac.

C'est pour le transport du blé que des voies ferrées ont été construites, avec des tunnels et des ponts impressionnants.

Après déjeuner au supermarket du coin, nous repartons par la route 64 pour très vite se retrouver sur un chemin de terre à flan de colline et entamer une descente sur une piste étroite. Les déambulations de l'après midi, entre autre pour trouver une banque, ne nous mettrons pas plus sur la piste des indiens.
Le second jour était consacré à Lewiston, à la frontière du Washington. De l'autre coté de la Snakeriver qui sépare les états, la ville s'appelle Clarkston. On peut dire qu'ils ont laissés leurs empruntes, ceux-là. C'est samedi, une exposition de voitures de collection emplit la Main street

Un petit tour au petit musée où la petite gardienne nous accueille. Brève visite, les peintures extérieures sont les points les plus intéressants.

Mais nous repartons avec quelques infos intéressantes. Le Trading Post (en fin de voyage, on voudrait des souvenirs) se trouve à coté du casino, sur la route d'Orofino. Eh oui, indien = casino. Bon mais à part ça, il a une autre petite Trading Post à Lapway, chez les indiens. Enfin, nous trouvons les indiens, Lapway est la seule localité peuplé par 98% de natives. La ville est tracée en damier, avec tous les équipements nécessaires, terrain de foot, super-marché, station d'essence... à non elle semble abandonnée. Les habitations sont principalement de vieux mobile-homes. Au petit drugstore près du magasin, nous mangeons à coté d'un couple de nez percés qui nous fait un grand sourire en sortant, mais pas de conversation. Devant le centre administratif de la réserve, beau bâtiment qui à l'air de mal vieillir, une stèle porte le vrai nom des Nez-Percés : Nimmipuu, cherchez la correspondance phonétique !

La Trading Post est ce baraquement bleu, du style des autres maisons de Lapway. La tenancière indienne nous demande d’où nous venons, trouvant notre accent doux et agréable (sic). Pendant que nous choisissons quelques babioles (les bijoux de fabrication locale sont très cher), un trappeur canadien négocie la vente des peaux qu'il a apporté.

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Californie – Les tubes de lave de Lava Beds NM
Le Lava Beds NM est un des parcs les moins connus de l'ouest américain. A l’extrême nord-est de la Californie, il est à l'écart des circuits même des plus téméraires. Pourtant il offre de surprenantes visites qu'on ne peut pas faire ailleurs, sauf un petit peu à Crater on the Moon dans l'Idaho : voir des tubes de lave de l'intérieur.
Fin Août 2010, nous y avons fait étape entre Redwood NP et le Crater Lake NP, 2 lieux bien connus de ceux qui s'aventurent au nord de San Francisco. Nous y accédons par le nord, en passant dans l'Oregon, par la country road 10, nommée Hill Road. Avant d'arriver au parc, la route longe le Tule Lake, reserve naturelle dont nous verrons une autre partie en repartant. C'est notre 1er parc payant de l'année, nous commençons par l'achat du Pass Annuel à l'entrée - ici pas d'électricité donc pas de carte bancaire donc payement en espèce.

Une des premières choses que l'on voit est une étendue de lave noire qu'on dirait tout juste éteinte, la Devils Homestead Flow. Plusieurs points de vue sont aménagés.

A Fleener Chimneys, on accède au départ de cette coulée de lave.

Mais nous fonçons vers le Visitor Center, chercher conseils et lampes, ces lampes torches que prête gentiment la jeune ranger à tous les visiteurs. Nous faisons avec elle le point sur les tubes ouverts à la visite cette année et en choisissons un échantillon assez varié pour la journée. On peut aussi acheter des casques, mais ce n'est pas très utile. Un rapide coup d’œil sur le livre d'or pour constater que nous sommes les premiers français à le signer cette année.

Et nous partons voir le plus proche, le Mushpot. Descente vers les antres de la terre. Surprise, en pénétrant dans le tube créé par la lave en fusion, le sol est bien lisse et le chemin tracé par la lave est balisé de part et d'autre de guirlandes lumineuses. Nous nous enfonçons dans les entrailles du volcan, en fait vers une sortie bouchée par la lave refroidie. Les lampes sont inutiles au début, mais bien vite on se retrouve «alone in the dark».



Plus à l'écart nous allons voir aussi la Valentine Cave sur la route qui va vers le sud. Un lieu surprenant où la lave a coulé dans plusieurs directions, à ne pas rater.



Nous revenons pique-niquer sur une table à l'ombre près du Mushpot.
L'attraction principale du parc est constituée d'une douzaine de tubes de lave situés autour d'une boucle d'environ 4 km que l'on parcourt en voiture. Tous ne sont pas ouverts à la visite, la ranger nous avait indiqué ceux qui sont fermés cette année. Pas de guirlande lumineuse, pas de sol bien plat, les tubes que nous visitons sont bien plus rustiques et très surprenants. La promenade se termine toujours au bout de quelques centaines de mètres. Si le sol est lisse dans certains, dans d'autre la marche est difficile et nécessite de bonnes chaussures. Nous descendons ainsi dans Golden Dome, puis Hopkins Chocolate et Sunshine.


Les Garden Bridges sont des tubes de lave effondrés dans lesquels on ne descend pas.

Après Hercules Leg, nous terminons par Juniper.
D'autres tubes de lave peuvent se visiter ailleurs dans le parc, au bout de quelques centaines de mètres, ainsi que des cratères. Pour les marcheurs, des trails de 3 à 13 miles sont balisés dans le parc.Le secteur est aussi un haut lieu de la Guerre des Modocs. Toujours la même histoire, une tribu indienne qui avait décidé de refuser l'exil dons une lointaine réserve. Pour rester près de leur terre natale, ils s'était réfugiés dans ces lieux inhospitaliers. En 1872-73, 53 indiens tinrent tête à 500-600 soldats commandés par le général Canby qui il y laissa la vie. Les restes de cette guerre sont encore visibles et se visitent en différents endroits comme le Gillems Camp ou le Thomas-Wright Battlefiel. Les descendants du peuple Modoc vivent maintenant en Olkahoma.

Le parc est bordé au nord par le lac Tule qui est une réserve importante pour les oiseaux. Et c'est vrais que des points d'observation aménagés, on en voit des milliers. Une piste longe la rive du lac sur plusieurs kilomètres.

Un peu à l'écart à l'est, dans une section extérieure du parc, le Petroglyph Point Trail accède à plusieurs centaines de gravures vieilles de 6000 ans (?).

Au total, nous avons passé plus de 6h dans le parc, et nous sommes loin d'avoir tout vu.
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Arizona – Organ Pipe Cactus
Trois grands déserts couvrent une partie du sud ouest américains. Le Mojave desert est le plus connu avec sa zone préservée entre Las Vegas et Los Angeles ; c'est aussi celui de la partie ouest du Joshua Tree NP et de la Vallée de la Mort. Il est planté de ces yuccas très caractéristiques que sont les arbres de Josué. Le Great Basin, dans le Nevada, est sans doute le moins connu. Certains ont visité le national parc du même nom, mais cette montagne n'est pas représentative de la terrible région où s'est perdu Steve Fossett. Le Sonoran desert, au sud de l'Arizona, est le pays du cactus saguaro devenu l'emblème de l'état. Un double parc national de part et d'autre de Tucson lui est consacré. Les saguaros sont omniprésents dans ce désert (et certainement pas à Monument Valley comme on est surpris d'en voir dans certains films). Mais il existe une autre sorte de cactus géant baptisé Organ Pipe (tuyau d'orgue) auquel un parc est consacré le long de la frontière mexicaine. Très à l'écart des circuits habituels, même les plus au sud, bien peu le connaissent.
Sur notre route de Los Angeles à Tucson en mai 2009, il constituait une étape importante. Nuit à Gila Bend, petit déjeuner dès l'ouverture et départ vers le sud. Courses à Ajo, ville minière, typée mexicaine, des motels, des markets, une belle église et beaucoup de sociétés d'assurance (?). Sur cette route qui va aussi au Mexique, nous sommes arrêtés à 4 reprises par les border patrols (2 à l'aller 2 beaucoup plus regardante au retour.)
L'Organ Pipe Cactus NM est un grand parc par sa surface (1332 km2), pas par le nombre de ses visiteurs : nous ne sommes pas les seuls ce jours-là mais presque. Il est 9h lorsque nous photographions l'entrée, on va y passer 4h environ.

Au Kris Eggle visitor center, tenu par des rangers d'age canonique (il n'y a pas de retraite pour les rangers) mais bien sympathique, nous achetons notre « annual pass » et discutons sur ce que l'on va visiter.

Une longue piste fait le tour du parc en longeant la frontière, on aurait bien aimé. Mais elle est fermée depuis quelques années pour des raisons de sécurité avec les problèmes d'immigration mexicaine et les trafiquants de drogue.
Nous retenons 3 lieux et commençons par le jardin botanique attenant au visitor center. Cela permet de découvrir les différentes variétés de plantes du secteur, les grands saguaros, les plus rares organ pipe, les cholla cactus (à ne pas approcher de trop près) et les ocotillos. Et beaucoup d'autres bien sûr.


L'Ajo Mountain Drive part en face de la route du visitor center et offre une piste correcte de 34 km en sens unique autour de Diablo Mtns. De la tôle ondulée au départ, à travers un nature du désert, les organ pipe poussent parmi les saguaros omniprésents. Il n'y a pas que des cactus mais aussi de nombreux yuccas en fleur.



La route s’élève dans la Diablo Mountain, et offre des points de vue sur la Sonoyta Valley.

Dans cette partie, nous rencontrons en chemin quelques animaux, un coyote, des sonoran proghorn. Pas le temps de les photographier, ils traversent la piste devant nous et disparaissent dans la nature. Plus loin, une famille de Gambel's Quail, un oiseau marcheur doté d'une curieuse crête sur la tête – traverse plus lentement, difficile à approcher pour prendre en photo, sauf la mère (?) qui passe en dernier.

Un peu de relief, même une bonne montée caillouteuse et la route passe à proximité d'une arche, point de départ d'une courte randonnée dans le Arch canyon.

Tout près, on rencontre un habitant des lieux plus facile à photographier : le « zebra tailed lizard ». Nous ne rencontrons pas de serpent, pourtant il en existe plusieurs variétés plus ou moins sympathiques par ici.

La fin du parcours est un peu fade et, sans originalité, offre un goût de déjà vu

Revenus au visitor center, nous partons sur la North Puerto Blanco Drive. La piste de 85km est barrée au bout de 5 miles par une grille fermée à clé. Au delà, elle continue à sens unique, mais cette partie est actuellement uniquement parcourue par les convois de rangers et border patrols. Nous en verrons un revenir pendant que nous mangeons dans la picnic area aménagée dans ce lieux. Des "ramadas" offrent un peu d'ombre pour déjeuner mais ne protègent pas des soudaines rafales de vent.

L'accès à quelques mines se trouvant barré, d'autres lieux demandant trop de marche pour nous, sans connaître l'emplacement des petroglyphes de service (pas des merveilles d'après les photos), nous prenons la route de Tucson, 230km, l'étape suivante. En route, nous croisons un de ces tourbillons de sable qui se forment dans le désert.

Il s'élève à plus de 30m et si dirige vers la route, traverse avant notre arrivée et s'amenuise par la suite...
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Arizona – Tonto National Monument
Ce petit NM est très rarement visité, même par ceux qui empruntent le célèbre (?) Apache Trail. Ce n'est pourtant qu'à 3 minutes (dixit Google map) du barrage qui retient la Salt River dans le Theodore Roosevelt Lake.

Ce petit NM, disais-je, car il est minuscule, avec seulement 4,5km2, justifie bien un arrêt d'une heure ou deux. Mais nous sommes seuls ce 18 mai 2009 lorsque nous stationnons sur le parking d'un visitor center tout neuf. Il y aura 3 voitures de plus 1h après. Ce n'est donc pas la bousculade.
L’accueil des dames rangers est sympathique. Il nous faut des explications, car il n'y a pas de carte sur le nps.gov. On nous explique que les ruines hautes se visitent avec un guide de novembre à avril et qu'il faut réserver, ce à quoi nous rétorquons que nous n'avons pas l'intention de retraverser l'Atlantique dans 6 mois.Ensuite, on nous recommande de voir la vidéo et de visiter le musée, ce qui n'est pas notre soucis premier. Nous disons donc que nous voulons d'abord visiter le Lower Cliff Dwelling, et là on nous explique que oui, mais...

mais l'approche des loges dans la falaise est peuplé à cette saison par des "dangerous bees". J'accroche un peu sur le mot "bees", j'ai bien compris qu'il ne s'agit ni de bière ni d'ours et il me faut quelques temps pour penser à des abeilles, des abeilles tueuses ! Et notre dame ranger insiste bien pour que nous n'allions pas plus loin que le panneau placé au milieu du chemin. Et elle ajoute que si par hasard nous rencontrons des serpents à sonnette, il faut éviter de les déranger. Elle ne nous parle pas du Gila Monster, ce gros lézard venimeux qui habite aussi les lieux.
Le chemin revêtu monte lentement vers le Lower Cliff Dwelling, 100m plus haut. Il est équipé de bancs tous les 200m, rarement à l'ombre. La vue sur le lac au nord est de plus en plus belle à mesure que l'on monte, au milieu des cactus saguaros, des yuccas et des ocotillos.


Au bout, un village d'une vingtaine de pièces abrité dans une grotte. Il fut habité par les indiens salados (gens salés !), du XII au XVème siècle ( pour une fois, il ne s'agit pas des anasazis). Mais nous arrivons au barrage, 100 m environ avant l'entrée des ruines, assez près pour une bonne vue de la façade. Nous n'en verrons pas l'intérieur, les abeilles sont là, depuis un moment, quelques unes tournicotent autour de nous.


Pas de rattlesnake à l'aller ni au retour. Nous retrouvons l'ombre du visitor center pour regarder la vidéo et la maquette du Lower Cliff Dwelling, puis la fraicheur climatisée à l'intérieur pour un petit tour du musée sur la culture salado.

Nous ressortons avec un cadeau, la ranger, n'ayant pas de monnaie pour rendre sur notre billet de 100$ et rien pour carte amex, nous offre la casquette que je voulais ajouté à ma collection. Il ne passe pas souvent de français ?
L'aire de piquenique dans le bas du parc est nouvellement équipée, très propre, avec de l'ombre. Ça tombe bien, c'est l'heure.

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Nevada – Cathedral Gorge State Park
Quand on évoque de l'état du Nevada, c'est presque toujours pour parler de Las Vegas, la gigantesque salle de jeux et ses hôtels-casinos du Strip. Parfois, ceux qui en sortent vont voir le Red Rock Canyon voisin ou bien le splendide Valley of Fire State Park. Mais il y a d'autres lieux intéressant dans cet état principalement couvert par le désert du Great Basin En remontant par la route US93, à 260 km au nord de Las Vegas, près de petite ville de Panaca se trouve un parc d'état spectaculaire qui porte le nom de Cathédral Gorge (à ne pas confondre avec Cathedral Valley de Capitol Reef NP ou Cathedral Wash à coté de Lees Ferry ou encore Cathedral Rock dont j'ai parlé plus haut).
Le State Park a deux accès, un au nord vers les points de vue en hauteur, un au sud vers les slot canyons, et les aires de piquenique et de camping. Le 10 juin 2009, c'est par le nord que nous sommes arrivés.
L'entrée nord conduit au lieu nommé Millers Point : un parking, des toilettes et un point de vue couvert d'où on découvre la gorge creusée par l'érosion par ravinement dans la roche constituée d'argile molle de bentonite.

Des marches descendent de l'observatoire vers des points de vue intermédiaires.

De là on peut aussi descendre jusqu'au sentier qui suit le fond du canyon vers les points de visite atteints par l'autre entrée.


Quelques autres randonnées conduisent à d'autres points de vue. L'une d'elle rejoint le camping.
A l'entrée sud est construit un visitor center régional. Lors de notre passage, dans la petite salle de projection était présenté un reportage sur la flore et faune du désert du Great Basin. Peu de renseignements sur le parc lui-même, mais un endroit de fraicheur pour ceux qui font halte ici en été.

La route qui s'engage dans le parc conduit au bout de 2km à un point de retournement, avec quelques place pour stationner. C'est là qu'est située la boite à lettre pour régler les frais d'entrée dans le parc, mais pas de carte ou plan en échange. Au pied des flèches qui parfois font penser à Bryce Canyon, des crevasses dans la falaise ouvrent des passages sinueux où l'on peut se faufiler sur des dizaines de mètres jusqu'à rencontrer le rétrécissement fatal à votre embonpoint.

Cathedral Caves est un des nombreux points de départ de ces multiples ramifications un peu similaires aux slot canyons.


Le soleil qui a bien voulu faire son apparition éclaire et colore les parois des crevasses ce qui donne aussi un air de Antelop Canyon.


Un embranchement de la route conduit au camping et près de l'entrée, une piste mène à une aire de piquenique.
Cathedral Gorge constitue une étape intéressante – 2 heures suffisent – entre Las Vegas et le Great Basin National Park, un NP, le seul en Nevada, bien méconnu des fans de l'ouest américain.
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Californie – les Redwood Parks
Quand on parle des redwoods, il s'agit bien sûr des séquoias et la Californie est le principal état où l'on peut voir ces arbres dont la taille et l'age atteignent des valeurs gigantesques.

Beaucoup de touristes européens les découvrent lors de leur passage au parc national de Yosemite. Là, le circuit-promenade de Mariposa Grove permet de découvrir quelques géants comme le "Grizzly Giant". A proximité de Yosemite, mais rarement au programme de visite se trouvent le Kings Canyon NP où l'on découvre de beau spécimen et le "General Grand" et le Sequoia NP (au moins le nom est clair) où l'on visite le "General Sherman". Mais il existe un autre parc national consacré aux sequoias, ou plutôt une multitude de petits parcs d'état où privé, dont certains ont été regroupé dans le Redwood National Park. Situé près de la cote Pacifique, au nord de la Californie, cette catégorie de séquoias n’atteint pas les diamètres de ceux de l'intérieur, mais elle les dépasse en hauteur. Notre visite fin août 2010 s'est étalée sur 2 jours.
Remontant de San Francisco et de Point Reyes National Seashore, notre première halte fut à Leggett, là où la route 1 rejoint la US 101 qui porte ici le nom de Redwood Hwy. Près de la petite localité se trouve une touffe de séquoia. La piste qui y conduit passe par le péage d'entrée de ce parc (communal ou privé ?). La principale attraction, pour ne pas dire la seule est un "Drive Thru Tree" nommé Chandelier Tree.
C'est un des plus célèbre de ces arbres que l'on peut traverser en voiture, un monstre âgé de 2400 ans, haut de 96 m, dont le tronc de 6,40 m à la base a été creusé en 1930. Il porte ce nom de chandelier en raison de la forme des branches.
Il y a queue cet après midi pour passer en voiture dans le chandelier car chaque passage se ponctue par des photos. Mais on peut faire plusieurs fois en oubliant pas de replier les rétroviseurs, car avec notre Chevrolet Equinox, il n'y a pas beaucoup de marge.
Sur place, un magasin de souvenirs propose une multitude de produits à base de bois de la région (ou d’ailleurs, probablement même de Chine) mais pas en séquoia.
En continuant la US 101 vers le nord, la route 254 se sépare de la higthway 101 et suit sur 33 km "Avenue of the Giants" . Il s'agit de l'ancienne route qui passe à travers la forêt à forte présence de séquoia. Là de multiples attractions se succèdent, taillées dans l'arbre géant qui fut longtemps la richesse locale. Elles ont pour nom "Chimney Tree" (fermé lors de notre passage – donc payant), "One-log house" (pas vu)
A "Shrine Drive Thru Tree", nous avons réédité l'exploit (???) de traverser le tronc d'un arbre, ici c'est plus large mais délicat à la sortie, mais le passage est naturel. Un magasin de souvenir (sans doute), mais aussi un circuit vers des maisons creusées dans les troncs.


Et d'autres lieux jusqu'à la Bull Creek Flats road qui pénètre dans le Humboldt Redwood State Park, vous connaissez ? Mais si : la forêt des Ewoks dans le retour du Jedi !

A la sortie de l'Avenue des Géants, nous logeons à Fortuna, petite ville où l’hôtellerie est plus abordable qu'à Eureka, cité côtière donc touristique.
Nous ne sommes qu'à 50 minutes du Thomas H. Kuchel visitor center, à l'entrée du Redwood National Park. Le temps de récupérer un plan, de discuter avec le ranger sur la promenade la plus à notre portée, de l'état de la piste qui longe la mer et d'apprendre que des baleines sont signalées en face Klamath River Overlook.

Notre première visite est consacrée à Lady Bird Johnson Grove, une petite boucle d'environ 1,5 mile, avec de nombreux points d'infos, dans la fraicheur de la forêt de séquoias.


La forêt est plutôt claire et agréable, quelques gros spécimens se visitent même de l'intérieur.

Après notre petite randonnée matinale, nous continuons vers le Prairie Creek Redwoods SP où nous arrêtons voir le Big Tree, juste une petite promenade jusqu'à un "1500 years old, height 87,50 m, circumference 20,70 m". Il n'y a jamais le recul suffisant pour photographier en entier.
Nous prenons ensuite la piste du NP qui va longer la côte. Hight Bluff Overlook nous offre une vue sur le Pacifique avec toujours un brin de brume et les oiseaux marins .

Après le passage de la rivière Klamath, nous nous rendons à l'overlook en haut des falaise. Quelques touristes regardent au loin avec des jumelles. Effectivement, l'info au visitor center était bonne, il y a 2 baleines au large, assez proches pour bien les voir sortir de l'eau (pas bondir) mais trop loin pour les photographier. Nos jumelles sont de sortie.
La vue sur l'embouchure de la Klamath River est magnifique.

En continuant vers le nord, nous arrêtons à Tree Mystery. Beaucoup de voiture, des cars et un parc d'attraction sur le thème du séquoia. L'attraction n'est pas bon marché. Pour vous faire une idée des géants près de l'entrée, regardez la jeune fille au pied !

Notre dernier parcours sera la piste qui traverse Jedediah Smith Redwood State Park. Une dizaine de kilomètres dans une forêt très sombre, sur une piste très poussiéreuse, tellement que les fougères et le troncs des séquoias prennent des airs fantasmagoriques. Il ne faut pas suivre une autre voiture à moins de 100m. Très vite le pare-brise est aussi couvert de poussière


Au bout le Scout Memorial Grove propose un circuit avec plus de relief que celui du matin.

Globalement, la visite de ce secteur est très délicate à programmer. Des multiples state parcs d'origine, certain sont regroupé dans le national parc, mais le regroupement n'est pas géographique. Ainsi nous avons traversé 4 secteurs séparés du national park et autant de state parks !
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Californie – La Mojave National Preserve
Entre la route qui relie Los Angelès au Grand Canyon et celle qui revient de Las Vegas à Los Angelès, Mojave NP est parfois tentant pour une visite intermédiaire. Mais qu'il y a-t'il à voir ? Le désert Mojave, un des 3 grand déserts du sud-ouest américain s'étend à l'ouest de Las Vegas et la "Preserve" en est la partie protégée par l'administration fédérale. C'est la 3ème plus grande surface, après Death Valley et Yellowstone. Fin mai 2008, nous l'avons traversé pour relier la ville-casino au splendide Joshua Trees NP, pas par la route la plus courte, mais en prenant le chemin des écoliers. En arrivant par la US 15, on passe par Primm, complexe hôtelier et casinos et attraction comme à toutes les frontières du Nevada.

Après le col Mountain Pass à 1742m dont l’ascension est pénible (lente derrière les camions et en pleine chaleur) la route longe la réserve. L'entrée est 23km plus loin, à l'échangeur avec la Cima Road (essence et magasin au carrefour).

Il y a 3 traversées nord-sud avec des ramifications par des pistes facilement carrossables en temps normal, mais uniquement des pistes pour 4x4 dans le sens E-W.
La route s'engage dans la Mojave NP. L'entrée est libre, un panneau affiche avec un plan où l'on peut voir les principales routes, les visitor centers et les principaux trails. La route, rectiligne vers le sud, est bordée de la forêt de Joshua Trees, le Yucca caractéristique du désert Mojave, avec de très beaux spécimens.

A Cima, petite ghost town atteinte après 29 km, on arrive à une voie ferrée, peut-être celle qui reliait autrefois Los Angelès et Las Vegas. La route suit ensuite les rails jusqu'à Kelso où se trouve le principal centre d'information de le réserve. Mais nous prenons les chemins de traverse, en tournant à gauche au bout de 8km vers la Cedar Canyon Road. Au bout de quelques kilomètres, la route devient une piste qui suit le Cedar wash. Le paysage a changé, plus de relief, les arbres de Josué sont plus chétifs.

Nous tournons à droite vers Hole-in-the-Wall. La Black Canyon Road traverse quelques wash heureusement à sec. Nous rencontrons un troupeau de bovidés à grandes cornes, apparemment surpris de voir passer du monde. Ce seront les seuls animaux à 4 pattes que nous rencontrerons

Il y a par là plusieurs camping rustiques et le Black Canyon Group and Equestrian Campground. Il y a surtout le Hole-in-the-Wall information center. Mais pas de voiture, les portes sont fermées. Nous qui espérions des renseignements et un plan de la réserve...

Nous retrouvons une chaussée revêtue et bientôt un carrefour : une route à droite conduit à Providence Mountains State Recreation Area : un parc d'état à l'intérieur de la National Preserve. C'est un détour intéressant. Il y a un visitor center. De là, la vue est superbe.


Le ranger de service nous accueille et nous donne quelques informations. Il nous propose de participer à la visite de Mitchell Cavern, visite guidée qui part peu après, 3-4 personnes attendent l'arrivée du guide. Nous avons probablement tort de ne pas nous joindre à eux. Mais le chemin vers la caverne monte et est en plein soleil...


Le morceau de stalactite exposé dans la salle donne une idée de ce qu'on peu y voir.

Le ranger nous raconte que le secteur, en particulier le camping attenant, était envahi par les serpents à sonnette 15 jours plus tôt. Il sont partis maintenant ? En fait pas tous car un se faufile dans les pierres, à coté des toilettes du parking. Ce sera la première fois .


Plus au sud, nous sortons de la Mojave NP sur la US 40. La traversée la plus courte fait 88km, avec le détour, nous en avons fait 117km. Mais nous n'allons pas nous engager sur la 40, qui va pourtant vers notre destination, mais nous continuons 10km pour rejoindre la localité de Essex sur la National Trails Hightway, nom officiel de la route 66 en Californie.

C'est peut-être une des sections les plus intéressantes de la route 66. De part et d'autre de la route, sur les bas-cotés pentus, les voyageurs du passé ont écrit leur nom avec des pierres.

Plus loin se trouve un fabuleux arbre à godasses, où pendent les chaussures laissées là par les aventuriers de la route mythique.

Nous rejoignons ensuite la Twentynine Palms Hwy et Pioneertown où nous avons réservé la chambre de John Wayne.
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Où, quand, comment assister à un POW WOW ? Après 4 voyages dans l'ouest américain, la tête et l'album photo pleins de rochers rouges, de déserts à cactus, de volcans, de forêts géantes et de hautes montagnes se posait la questions : à part d'autres rochers, d'autres déserts, d'autre volcans, d'autres forêts et d'autres montagnes, que peut-on découvrir de spécifique et de différents. La visite de quelques musées indiens, le passage chez les Navajos, les Apaches, les Lakotas, les Nez-Percés, les Havasupais, les Shoshones, les Paiutes, les Crow, les Blackfeet, les Modoc, les Warm Springs et j'en passe, l'achat de jewelery et autres produits sur le bord de la route ou dans les Trading Post … nous amenaient à penser qu'assister à une fête indienne serait un objectif intéressant. Une fête ou plutôt une cérémonie = un Pow Wow, voilà, nous allons tenter d'assister à un Pow Wow. Les premières recherches nous conduisent à confirmer que ce qui était autrefois un rassemblement religieux ou guerrier entre diverses nations indiennes est maintenant une manifestation festive avec principalement une compétition de danse. Ça nous convient bien, voir les danses indiennes dans les costumes traditionnels. Mais où voir un Pow Wow, un vrai, pas un spectacle pour touristes ?
Comment trouver un Pow Wow ? Une rapide question sur VF avait suscité en autres, 2 réponses indiquant des sites internet de calendrier des Pow Wow, dont celui-ci : http://www.powwows.com/calendar . Il donne la liste des événements programmés par mois et par état.
Mais misère ! Si le calendrier est bien rempli pour les dates passées et à venir à brève échéance, rien pour notre période de voyage, qui n'est que 5 mois plus tard, du moins rien de compatible avec notre circuit à travers 9 états. Même si notre itinéraire est encore largement modifiable, l'avion est réservé et le déroulement des visites est ordonnancé. A regarder les infos des Pow Wow de l'année passée, aux dates compatibles, je me disais que ces fêtes devaient se reproduire à date fixe ou presque. Sans trop diverger de mon circuit de base, j'en trouvais un près de Seattle le dernier week end d'Août, le Muckleshoot Skopabsh Powwow (tout le monde connait ? la tribu Muckleshoot, un des plus important groupe de natives de l'état de Washington basé principalement à Auburn) Le site donnant les coordonnées de l'organisation, je décidais de leur poser directement la question par e-mail. Réponse : la date était avancée d'une semaine, soit avant notre départ de France, "pour éviter tout conflit avec celui de la réserve Yakama". Nouveau mail, cette fois aux Yakama, après avoir vérifier que le lieu restait compatible avec le reste du programme. Réponse positive, le Pow Wow de Yakama Nation Legends Casino se déroule à Toppenish du vendredi au dimanche aux bonnes dates et "Nous serions alors heureux de vous compter parmi nos invités!" Nous inscrivons Toppenish dans notre programme, le samedi 28 Août. Cela nous fait faire un détour de 300km entre Crater Lake NP et Olympic NP, mais ça permet de traverser le Rainier NP qui n'était pas initialement au programme.
Quelques règles à connaître Lu sur un site français (www.4winds.info/events/powwow/index.php) : Pour assurer un bon déroulement du Pow-wow, des règles strictes sont à respecter: L'aire de danse est sacrée et impénétrable sans l'autorisation du Maître de Cérémonie. Les costumes des danseurs ont une importance particulière. Il ne faut donc pas les toucher sans la permission des danseurs. Le Tambour est le Centre du Pow-wow: il ne faut donc pas le toucher, ni s'asseoir près de lui. Si une plume tombe à terre, ELLE NE DOIT JAMAIS ÊTRE RAMASSEE !! De plus les sièges sont réservés aux danseurs et à leur famille
Notre après-midi au Pow Wow Yakama Et le 28 Août, nous nous rendons dans l'état de Washington chez les Yakamas, à Toppenish. Ici il y a des vignes, sur les bords de la Nashes River, chez les récoltants blancs. Et puis il y a la réserve indienne, comme souvent, sur les collines incultivables. Mais comme dans beaucoup d'endroit, il y a un casino géré par les indiens, et c'est justement le casino qui organise le 8ème Pow Wow de la Nation Yakama.
Après un passage à l'hôtel, déposer nos valises et se renseigner sur le lieu, nous nous rendons au site du rassemblement. L'entrée du parking dans un grand pré est gratuite. Nous sommes pas très loin de la grande tente d'où proviennent les sons amplifiés par une sono de campagne. Pour l'atteindre, il faut traverser le parking près d'un camp de tentes traditionnelles et de canadiennes modernes. Des « natives » de tout age mangent ou se parent de vêtements très colorés.
Il est environ 14h et nous arrivons à l'aire centrale : un grand chapiteau, avec des gradins aux extrémités et plusieurs rangs de chaises sur les cotés. Sur l'estrade près de la sono, responsables et commentateurs - le drapeau américain côtoie celui de la nation Yakama.
Au milieu se rassemblent plus d'une centaine de femmes, d'enfants, d'hommes jeunes et moins jeunes.
Au son des chants et des tambours dont on ignore la provenance, ils commencent à danser en faisant le tour de la piste. C'est la grande parade, prélude aux compétitions de danse, car les PowWow modernes sont l’occasion de compétitions de danses traditionnelles. Les vêtements sont très colorés, au point que dans un premier temps ils nous semblent de pacotille. Mais en regardant de plus prêt, nous constatons que loin de là, ces vêtements garnis de plumes, de perles, de clochettes, sont d'une grande richesse. Il nous suffira par la suite d'en voir le prix de quelques éléments à vendre pour comprendre que les compétiteurs doivent y consacrer toutes leurs économies.
Autour de la piste, plusieurs rangs de chaises, la plupart vides – réservées aux familles des danseurs, nous ne sommes pas autorisés à les utiliser, pas plus que les tribunes à chaque extrémité. Difficile d'approcher et pas facile de voir entre les gens debout. A propos des gens, il n'y a que des indiens, presque tous en tenue de fête... non pas tous, il y a des jeunes en jeans et tee shirt. Par la suite nous croiserons des blancs, habitants de la ville ou fermiers du coin, mais certainement qu'il n'y a pas de touristes ici... ah mais si, nous !
Les femmes sont en tête de la parade, nous sommes intrigués par les pas glissés des plus âgées et ceux plus virevoltant des jeunes filles. Les hommes suivent. Difficile de prendre des photos, alors la fonction caméra est utilisée (je sais maintenant comment vous en faire profiter).
Les compétitions débutent par les enfants de 5 ans et moins, les plus p'tits encadrés par la maman, c'est qu'on commence jeune ! Et il y a 1500$ à gagner pour cette catégorie ! Nous les retrouvons à la sortie.
Viennent ensuite les juniors de 6 à 12 ans – ils semblent déjà tout connaître des danses de leurs ainés. Puis les Teen de 13 à 17 ans. Chaque catégorie fait 3 danses …
Ayant toujours des difficultés pour approcher, nous partons voir sous un barnum voisin où se déroule d'autre compétitions; deux groupes face à face chantent et tapent sur des tambourins en alternance. Nous n'arrivons pas bien à comprendre les règles, il y a une histoire de bâton que le chef ramasse par terre avant de passer la main à l'équipe d'en face. Dans un groupe, deux femmes au milieu, une jeune et une grand mère bien gaillarde battent la mesure en faisant de grands gestes. Si nous n'arrivons pas à comprendre les règles, nous avons aussi du mal à comprendre les subtilités des chants.
Nous faisons un tour des stands qui entourent la grande tente , d'un coté ce sont les marchands, avec les bijoux indiens, des vêtements classiques ou des TS, des CD, et les éléments pour faire les tenues des danseurs. De l'autre coté, ce sont de produits à boire et à manger. Pas d'alcool, d'ailleurs nous croisons la police qui surveille. Nous faisons quelques achats, pas de made in china ici, et mangeons une sorte de galette, c'est pas mauvais du tout.
Quand nous retournons au grand chapiteau, les danses des femmes sont terminées … C'est maintenant le tour des seniors – plus de 55 ans – toujours vifs en tout cas. Nous notons plusieurs choses, que nous n'avions pas trop remarqué avant : tous les concurrents portent un numéro, le jury, du moins les notateurs, car il faut bien noter les concurrents, se tiennent au milieu de la piste, chaque notateur suit 2 ou 3 danseurs il y a des réserves d'eau dans la glace au pied des mats centraux. Il faut dire qu'il fait chaud et chaque danse doit être vraiment épuisante. Nous retrouvons les seniors à la sortie.
Maintenant on peut approcher un peu plus et voir d'où viennent les chants. Aux 4 coins de la piste, les drums où 8-9 batteurs frappent en rythme et chantent en cœur, chaque groupe à son tour. Un micro les relie à la sono générale. Pas évidents de distinguer les subtilités des différents chants et de comprendre les variation de rythme de la batterie.
La dernière compétition est celle des adultes 18-54 ans parmi lesquels les jeunes « guerriers » on revêtu des tenues avec une débauche de plumes aux couleurs vives dans le dos (mais que 2 sur la tête). Les danses sont de plus en plus rapides, avec des mouvements tournants et saccadés, des prouesses de gymnastes ... Chaque séquence ne dure pas plus de 3 minutes au bout desquelles les concurrents ressortent épuisés. A l'invite d'une mère indienne, nous terminons l'après midi assis dans les gradins
En fin d'après-midi, c'est la remise des récompenses, pour les musiciens d'abord, puis pour chaque catégorie de danseurs. Enfin, une famille menée par le maitre de cérémonie fait un tour d'honneur, en dansant bien sûr. La piste se vide, la pelouse est comme neuve, les centaines de danseurs qui l'ont piétinée depuis 2 jours n'ont quasiment pas laissés de traces !!! Et demain dimanche, ils recommencent !!! Le soleil rougeoie à l'horizon, nous rentrons à l'hôtel.
Pour notre prochain voyage, en 2012, dans une autre région, nous essaieront aussi d’assister à un Pow Wow, mais il faudra reprendre au début : trouver un lieu et une date compatible avec la base de notre planning.
Nevada – Great Basin National Park
Qui ne connait pas le Nevada ? La Vegas et les hôtels-casinos du Strip, le Cirque du Soleil … Et tous ceux qui en sont sortis, c'était pour une balade au Red Canyon ou à la magnifique Valley of Fire. A part ça, le Nevada, c'est le désert. Il y a pourtant un parc national, un seul exclusivement au Nevada, et bien peu s'y sont aventurés. Il faut dire que le Great Basic National Park, est plutôt isolé. Le désert du Great Basic, c'est le 3ème grand désert du sud ouest américain avec le Mojave Desert en Californie et le Sonoran desert en Arizona. C'est peut être le plus aride et le plus retiré, là où même les plus modernes des aventuriers peuvent se perdent. Le National park est situé à environ 300 miles au nord de Las Vegas, tout près de l'Utah. L'ancienne cité minière de Ely est la ville la plus proche, à 70 miles. L'accès principal est situé au village de Baker (68h) où l'on trouve quelques logements et un minuscule magasin. Le visiter center est aussi à Baker, près de la grand-route, à l'extérieur du parc.

L'entrée du parc est située à environ 8km et elle est gratuite.
Le parc en lui-même n'a rien de vraiment désertique. Les sommets enneigés à près de 4000m apparaissent au-dessus d'une forêt dense. La route qui y pénètre s'élève de 1000m en lacets, sur 20km en offrant quelques beaux points de vue et le point de départ de randonnées montagnardes.


Près du camping au bout de la route, part une piste de randonnée vers le sommet du Wheeler Peek, randonnée qui peut se faire guidée par un ranger. Il y a 900m de dénivelé, avec des vues sur plusieurs lacs et le Rock glacier, ainsi que sur le Bristlecone Pine grove, une touffe de cet arbre qui peut vivre 4700 ans.


Pour les marcheurs moins enthousiastes, une petite promenade botanique offre une brève découverte de la forêt d'altitude à partir du camping. En ce 9 juin 2009, il y a encore de la neige, nous sommes un peu au-dessus de 3000m. Le chemin est souvent un plancher qui enjambe les ruisseaux de neige fondue.


Il y a plusieurs autres entrées à ce parc qui est immense (312 km2), mais qui accueille moins de 100000 visiteurs par an. Des pistes conduisent à des campings et des trails vers des Bristlecone Pine groves. La piste la plus au sud, carrossable qu'en 4x4, conduit à Lexington Arche.
L'entré principale m��ne aussi au Lehman Caves National Monument, dont le classement au titre des sites nationaux est plus ancien que celui du Great Basin lui-même. Son visitor center est indépendant.

La visite des grottes est guidée et payante. Nous nous inscrivons pour la première possible, celle de 90 minutes, après nous être assurés qu'il y avait très peu de marches à monter. Une ranger accueille le petit groupe et nous guide vers une visite époustouflante. Des milliers, des millions de stalactites et de stalagmites, des petits, des grands, des fins, des gros … du début jusqu'à la fin.

Pas manqué, notre guide nous fait le coup de la panne de courant, mais c'est pour nous montrer ce que laissaient voir les chandelles des premiers explorateurs de ces galeries souterraines.
Lehman Caves est sans doute le lieu le plus intéressant à voir à Great Basin. C'est aussi une plus belles galeries souterraines de l'ouest.En rentrant à Ely où nous logeons, nous prenons un raccourci dans la montagne par la Osceola road toute proche du parc. La piste carrossable en 4x4 traverse la montagne. Surtout tôle ondulée au départ, la piste grimpe à plus de 2300m pour redescendre vers le village fantôme d'Osceola, là où fut trouvé la plus grosse petite d'or (6000$) du Nevada en 1877. Village fantôme ? Des vieilles cabanes avec une antenne parabolique ! Et il y a du monde au cimetière, des touristes ?

A Ely, le Nevada hôtel est un de ces hôtels-casinos mythiques de la grande époque minière. Certains acteurs comme Gary Cooper ont ici leur étoile dans le trottoir. Lorsque nous arrivons, il y a un rassemblement de motard et une haie de Harley est stationnée devant l'hôtel.


A venir - Wind Cave NP et Jewel Cave NM - Olympic NP ? - Glacier NP ? et quelques dizaines d'autres
Discussion autour du Concours photos avril 2011: "Ombres et lumières à travers le monde" English translation pending
Je suis ravie de vous retrouver pour ce nouveau concours photos. Au cours du mois, je partirai quelques jours en voyage. Aussi, Tafakara (Je l'en remercie) sera mon binôme pour suivre la discussion et comptabiliser les votes pour désigner le gagnant. Grâce à l'aide de Kistal, nous aurons à disposition un diaporama présentant les photos.🙂
Québec 2011, Shanti shanti... English translation pending
2 mars, une amie me dépose à l'aéroport. Cette fois, je ne rate pas mon avion! Purée la dernière fois, qu'est ce que j'ai crisé... Bref.
Vol Swiss Air à 428€, Bruxelles, Zurich ou j'ai à peine le temps de changer d'avion, et Montréal...
Est ce que mes kilos de chocolats belges passeront la douane?
Je demande à l'agent:
- Je n'ai pas déclaré que je m'en viens avec du chocolat 😊
- du belge?
- euh oui 🙂
- C'est bon, bon séjour 🙂
Youpie! Ca a été bien plus vite que la première fois quand j'étais arrivée par Vancouver...
Ensuite je change des sous et je tel à DeCléricy, dont j'avais reçu un super message avant de partir...
"Salut Tou Toubidou
T’as quelqu’un qui viendra t’accueillir à PE Trudeau de Montréal au début mars?
Je l’ai fait également à quelques occasions pour d’autres membres VF par le passé. C’est ma façon d’accueillir des véfistes dont j’apprécie les interventions sur le forum. Question d’entraide quand c’est possible.
Si ça te convient, tu me donnes les coordonnées du vol".
Deux secondes plus tard j'entends qqun dans mon dos me chuchoter qque chose... "la diligence de Dame Parvat' est annoncée" Merci tout plein encore, DeCléricy!!! Air Eskabo, ca c'est un cadeau!!! 😎 Visite de la ville, super fun placotage devant quelques belles gueules et compagnie avant de me déposer chez Liseco. Lise, avec qui je n'avais jamais communiqué, dont je n'avais jamais entendu parlé, m'avait envoyé un message privé : "Bonjour, je ne sais pas si tu as un endroit ou loger en arrivant ici. Je demeure près de Montréal, et je me suis basée sur tes récits pour voir l'Inde. J'ai tellement aimé que j'y retourne en Juin. Alors n'hésites pas!" Et elle me donne son n° de tél....
Quel accueil....................... 😎😮 Merci encore les Belgo - Franco ou Québecois pure laine! Ca fait chaud au coeur...
Après avoir dormi comme un bébé, le lendemain je fais ma job, et joue au touriste... Evidemment je n'ai pas changé assez de sous à l'aéroport, et quand j'arrive au métro, après avoir fait poliment la file comme tout le monde pour avoir un ticket, paf, j'ai pas assez, et je sors de la file... Moi chuchotant: - "Mert' mert' mert' mert' meeeert'" (ca, c'est pas du québécois!) Une passante dans la file avec sa fille: - "Il vous manque combien?" 😊😊😊😊😊 (1$ et 10 sous) Merci passante 🙂😊😊 Je sors à Berri Uquam, change des sous, bois un café, me balade, bois un chocolat chaud, me balade, bois une soupe, me balade... Il fait - 10°c quand même! Mais j'ai pas froid, à part quand il y a du vent pas loin du fleuve...

Le ciel est tout bleu, le soleil tape fort l'après midi, j'observe l'architecture de la ville, les rues, les maisons...

Rue Saint Denis, je tombe sur le bureau d'allostop, système de covoiturage, je paie 6$ d'inscription, et 25$ pour le trajet Mtrl- Québec, départ demain à 14h au métro Longueuil. Je trouve un net café et préviens mon amie que je serai donc le lendemain à Québec, à la station "chell" coin blvd Laurier et rue de l'Eglise vers 17h... Je téléphone à mon cousin et à ma cousine, on se verra le dimanche 20 mars, continue ma balade dans Montréal, et vais à la rencontre VF... .../...
Deux secondes plus tard j'entends qqun dans mon dos me chuchoter qque chose... "la diligence de Dame Parvat' est annoncée" Merci tout plein encore, DeCléricy!!! Air Eskabo, ca c'est un cadeau!!! 😎 Visite de la ville, super fun placotage devant quelques belles gueules et compagnie avant de me déposer chez Liseco. Lise, avec qui je n'avais jamais communiqué, dont je n'avais jamais entendu parlé, m'avait envoyé un message privé : "Bonjour, je ne sais pas si tu as un endroit ou loger en arrivant ici. Je demeure près de Montréal, et je me suis basée sur tes récits pour voir l'Inde. J'ai tellement aimé que j'y retourne en Juin. Alors n'hésites pas!" Et elle me donne son n° de tél....
Quel accueil....................... 😎😮 Merci encore les Belgo - Franco ou Québecois pure laine! Ca fait chaud au coeur...
Après avoir dormi comme un bébé, le lendemain je fais ma job, et joue au touriste... Evidemment je n'ai pas changé assez de sous à l'aéroport, et quand j'arrive au métro, après avoir fait poliment la file comme tout le monde pour avoir un ticket, paf, j'ai pas assez, et je sors de la file... Moi chuchotant: - "Mert' mert' mert' mert' meeeert'" (ca, c'est pas du québécois!) Une passante dans la file avec sa fille: - "Il vous manque combien?" 😊😊😊😊😊 (1$ et 10 sous) Merci passante 🙂😊😊 Je sors à Berri Uquam, change des sous, bois un café, me balade, bois un chocolat chaud, me balade, bois une soupe, me balade... Il fait - 10°c quand même! Mais j'ai pas froid, à part quand il y a du vent pas loin du fleuve...


Le ciel est tout bleu, le soleil tape fort l'après midi, j'observe l'architecture de la ville, les rues, les maisons...

Rue Saint Denis, je tombe sur le bureau d'allostop, système de covoiturage, je paie 6$ d'inscription, et 25$ pour le trajet Mtrl- Québec, départ demain à 14h au métro Longueuil. Je trouve un net café et préviens mon amie que je serai donc le lendemain à Québec, à la station "chell" coin blvd Laurier et rue de l'Eglise vers 17h... Je téléphone à mon cousin et à ma cousine, on se verra le dimanche 20 mars, continue ma balade dans Montréal, et vais à la rencontre VF... .../...
En 2012, Royal Caribbean s'implante en France English translation pending
En 2012 RCI s'implante en France au départ :
du Havre
de Marseille
de Toulon
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=115740
du Havre
de Marseille
de Toulon
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=115740
La vie devient trop chère a Pattaya English translation pending
Dur dur de garder son "rang social" a Pattaya, il faut payer le jardinier, la femme de ménage, le cuisinier sans parler de tous les "extras" 😇 ... le gouvernement du pays d'origine devrait-il aider ses ressortissants a conserver un niveau social élevé, comme il sied a un farang ? 😐
On pourrait en rire mais parfois la réalité dépasse la fiction:
Un retraité veut garder son "rang social élevé" avec l'aide sociale
Un Suisse qui coule sa retraite à Pattaya devra se contenter de vivre avec l'AVS, quitte à devoir à renoncer aux services d'un jardinier et à son "rang social élevé". Le Tribunal administratif fédéral (TAF) confirme le refus de Berne de mettre du beurre dans ses épinards. Agé de 66 ans, ce ressortissant suisse vit depuis 1991 à Pattaya-City, l'une des plus grands stations balnéaires de Thaïlande. Il y habite avec son amie thaïlandaise et le neveu de celle-ci. En 2008, il avait demandé l'assistance de la Confédération pour les Suisses en difficulté qui résident à l'étranger. Il avait expliqué qu'il ne parvient plus à financer toutes ses dépenses avec sa rente AVS de 1150 francs par mois. Entre autres, l'appui de la Suisse aurait dû l'aider à payer les services de son jardinier. Il disait aussi que sa position d'expatrié et de citoyen suisse le contraint, en tant que "personne socialement plus élevée", à accepter des obligations et à consentir certaines dépenses en faveur du "voisinage". L'Office fédéral de la justice lui avait répondu que sa rente suffit à payer ses factures, compte tenu du coût de la vie en Thaïlande. Un avis partagé par le Tribunal administratif fédéral (TAF), qui lui rappelle que seules les dépenses "nécessaires" peuvent justifier, le cas échéant, une aide de la Confédération lorsque les revenus ne suffisent pas.
ats - le 25 mars 2011, 12h01 Merci salsa pour cette croustillante news 😄😄😏😏😉
On pourrait en rire mais parfois la réalité dépasse la fiction:
Un retraité veut garder son "rang social élevé" avec l'aide sociale
Un Suisse qui coule sa retraite à Pattaya devra se contenter de vivre avec l'AVS, quitte à devoir à renoncer aux services d'un jardinier et à son "rang social élevé". Le Tribunal administratif fédéral (TAF) confirme le refus de Berne de mettre du beurre dans ses épinards. Agé de 66 ans, ce ressortissant suisse vit depuis 1991 à Pattaya-City, l'une des plus grands stations balnéaires de Thaïlande. Il y habite avec son amie thaïlandaise et le neveu de celle-ci. En 2008, il avait demandé l'assistance de la Confédération pour les Suisses en difficulté qui résident à l'étranger. Il avait expliqué qu'il ne parvient plus à financer toutes ses dépenses avec sa rente AVS de 1150 francs par mois. Entre autres, l'appui de la Suisse aurait dû l'aider à payer les services de son jardinier. Il disait aussi que sa position d'expatrié et de citoyen suisse le contraint, en tant que "personne socialement plus élevée", à accepter des obligations et à consentir certaines dépenses en faveur du "voisinage". L'Office fédéral de la justice lui avait répondu que sa rente suffit à payer ses factures, compte tenu du coût de la vie en Thaïlande. Un avis partagé par le Tribunal administratif fédéral (TAF), qui lui rappelle que seules les dépenses "nécessaires" peuvent justifier, le cas échéant, une aide de la Confédération lorsque les revenus ne suffisent pas.
ats - le 25 mars 2011, 12h01 Merci salsa pour cette croustillante news 😄😄😏😏😉
Circuit dans l'Ouest américain: que faut-il visiter? English translation pending
Bonjour à tous, Mon ami et moi partont en juin faire un autotour dans l'Ouest Américain. Nous avons 24 et 25 ans et c'est notre premier "grand voyage". On a donc préféré cette fois-ci réserver un circuit via un TO (nous avons la voiture et les hôtels de réservés).
Nous savons que notre séjour et relativement court mais on ne peut pas tout avoir dans la vie :-)
Nous voulons visiter un maximum et profiter de ce voyage à 100%, c'est pourquoi je fais appel à votre aide ... Nous voulons organiser au mieux notre voyage pour ne pas perdre de temps inutilement.
Pourriez-vous nous dire, pour chaque étape quelles sont les visites à privilégier ?
Le seul impératif c'est d'être à l'hôtel réservé le soir.
N'hésitez pas à nous donner des conseils ... Merci d'avance !
Voici nos étapes:
Jour 1: Arrivée à Los Angeles à 16h -> direction l'hôtel
Jour 2 : Visite de Los Angeles
Jour 3 : Los Angeles / Laughlin (480 km)
Traversez le désert Mojave en passant par la ville fantôme de Calico. Arrivée à Laughlin, la "petite Las Vegas" .
Jour 4 : Laughlin / Grand Canyon (380 km)
Jour 5 : Grand Canyon / Monument Valley (255 km)
Jour 6 : Monument Valley / Page (160 km)
Roulez vers le lac Powell, immense lac artificiel au cœur d'un splendide paysage de désert.
Jour 7 : Page / Bryce Canyon (235 km)
Jour 8 : Bryce Canyon / Zion / Las Vegas (395 km)
Jour 9 : Las Vegas
Jour 10 : Las Vegas / Vallée de la Mort / Bakersfield (610 km)
Jour 11 : Bakersfield / Région de Yosemite (335 km)
Jour 12 : Yosemite / Sacramento / San Francisco (440 km)
Jour 13 : San Francisco
Jour 14 : 12h00 -> restitution de la voiture + aéroport
Merci bcp
Merci bcp
Déménagement à la Réunion English translation pending
Bonjour,
Et voilà ! Nous arrivons à La Réunion , en famille (3 enfants), le 14 juin 2011 pour notre installation... sur une île intense et multiculturelle : la contemplation du beau, le partage et l'ouverture, chouette !
et voilà les questions nocturnes, trèèèèèèèèèèèèèès pratiques, ahhhhhh la matière !, qui réveillent parfois :
- Tout déménager ? (nous avons des meubles exotiques de moins d'un an, de l'électroménager en excellent état de moins de 2 ans..) ou tout vendre et racheter sur l'île ?
- Si petit gabarit à déménager, type 15 m3, Prendre un container ou une caisse maritime ?
- et auprès de quelle société ? (LOng Cours nous paraît optimale : qui aurait déjà pratiqué ses services ?)
- Les voitures sont-elles si chères sur l'île ? Nous avons un véhicule âgé. Vaut-il mieux en acheter un plus récent en métropole et payer 1500 euros pour son transit ou chercher un véhicule sur l'ile en arrivant ?
- Téléphonie mobile : quels sont les opérateurs interessants sur l'île pour un forfait le plus basique possible ?
- Internet : quels sont les opérateurs les plus interessants aussi ?
- Télévision : nous avons cu comprendre que les ou certains téléviseurs de métropole n'étaient pas compatibles avec le réseau réunionnais ? Est-ce vrai ? et comment identifier si notre téléviseur est compatible ou pas ?
- et qui connaitrait une maison f4/5 à louer, ou mieux acheter ,
dans les environs de sT Paul à partir de juillet ou aout 2011 ?
ou même un échange de maison avec la nôtre (exotique !!!) (possibilité meublée) (photos ci après) au Sud de la FRance au bord des plages et au pied des pistes de ski et en frontière espagnole ? :-)))))))))))))
merci beaucoup pour votre lecture et votre accompagnement !
Laurence
Et voilà ! Nous arrivons à La Réunion , en famille (3 enfants), le 14 juin 2011 pour notre installation... sur une île intense et multiculturelle : la contemplation du beau, le partage et l'ouverture, chouette !
et voilà les questions nocturnes, trèèèèèèèèèèèèèès pratiques, ahhhhhh la matière !, qui réveillent parfois :
- Tout déménager ? (nous avons des meubles exotiques de moins d'un an, de l'électroménager en excellent état de moins de 2 ans..) ou tout vendre et racheter sur l'île ?
- Si petit gabarit à déménager, type 15 m3, Prendre un container ou une caisse maritime ?
- et auprès de quelle société ? (LOng Cours nous paraît optimale : qui aurait déjà pratiqué ses services ?)
- Les voitures sont-elles si chères sur l'île ? Nous avons un véhicule âgé. Vaut-il mieux en acheter un plus récent en métropole et payer 1500 euros pour son transit ou chercher un véhicule sur l'ile en arrivant ?
- Téléphonie mobile : quels sont les opérateurs interessants sur l'île pour un forfait le plus basique possible ?
- Internet : quels sont les opérateurs les plus interessants aussi ?
- Télévision : nous avons cu comprendre que les ou certains téléviseurs de métropole n'étaient pas compatibles avec le réseau réunionnais ? Est-ce vrai ? et comment identifier si notre téléviseur est compatible ou pas ?
- et qui connaitrait une maison f4/5 à louer, ou mieux acheter ,
dans les environs de sT Paul à partir de juillet ou aout 2011 ?
ou même un échange de maison avec la nôtre (exotique !!!) (possibilité meublée) (photos ci après) au Sud de la FRance au bord des plages et au pied des pistes de ski et en frontière espagnole ? :-)))))))))))))
merci beaucoup pour votre lecture et votre accompagnement !
Laurence
Les Québécois, des racistes anti-français? English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis consciente que ce sujet à déjà été traité, mais je me pose des questions sur des points précis, et le point de vue de tout le monde (québécois, immigré français, touriste français, ...) m'intéresse. Donc, on peut lire sur immigrer-contact des bilans de personnes ayant vécues au Québec, positifs comme négatifs. En laissant complètement de côté tout ce qui a attrait aux services publics québécois (je suis trop jeune et trop française pour pouvoir polémiquer là-dessus), le point qui ressort souvent dans les bilans négatifs est le racisme anti-français (je ne savais même pas que ça pouvait exister avant aujourd'hui).
Donc, j'envisage vraiment de faire des études au Québec (à l'UQAM) et d'essayer d'y immigrer par la suite. Ce n'est pas un espèce de rêve de gamine, je n'ai pas d'attentes précises vis-à-vis de la vie au Canada, je ne cherche pas à vivre le rêve américain (quoique), je ne fantasme pas sur une " cabane au Canada ", je me sens juste étouffée dans un village de 200 habitants, j'ai l'impression de voir ma vie défiler sous mes yeux sans pouvoir la vivre, j'ai envie de faire des trucs insensés d'insouciants, et imaginer rester toute ma vie au même endroit me fait peur. Peut-être que c'est une envie sur un coup-de-tête, mais un coup-de-tête réfléchi. (J'arrête ici le discours pseudo-mélodramatique, c'était pour essayer de me faire comprendre, même si je sais que je serais toujours une éternelle incomprise.)
Bref, ce qui me fait peur, d'abord, ce sont surtout les québécois. D'un côté leurs préjugés ont quelque chose de rassurant, catégoriser les français comme des personnes râleuses et souffrant d'un complexe de supériorité voudrait dire que les québécois ne le sont pas (enfin des gens NORMAUX?), mais c'est la catégorisation qui fait peur. J'ai lu sur IC des français qui dès qu'ils ouvrent leur bouche se font insulter de tous les côtés, leurs enfants souffrant de rejet à l'école de par leur origine, etc. Et surtout : une discrimination à l'embauche. Est-ce qu'être français est réellement mal vu au Québec, plus particulièrement à Montréal?
Autre point : j'ai aussi lu que les québécois pouvaient faire de bons potes mais rarement de vrais amis. Avis des français?
Pour finir, si j'ai la chance de pouvoir faire mes études à Montréal, est-ce que le fait que je suis une fille souriante, pas raciste, pas homophobe, pas féministe, dotée d'un humour foireux (" Qu'est-ce qui est carré et rouge? un carré rouge! "), que je ne suis ni râleuse, ni hautaine, dépassera le fait que je serais toujours une maudite française?
J'espère avoir réussi à me faire comprendre et ne pas avoir trop parlé de moi, des témoignages d'étudiants ou d'anciens étudiants français au Québec seront vraiment les bienvenus. Et j'ai peut-être laissé penser le contraire mais, québécois, je vous idolâtre, et je trouve que vous avez l'un des plus bel accent au monde. (Ouais je sais, je vis au monde des Bisounours, ou Calinours comme on dit chez vous.) 🙂 (Je précise que ça n'a absolument rien d'ironique.)
Audrey xx
Je suis consciente que ce sujet à déjà été traité, mais je me pose des questions sur des points précis, et le point de vue de tout le monde (québécois, immigré français, touriste français, ...) m'intéresse. Donc, on peut lire sur immigrer-contact des bilans de personnes ayant vécues au Québec, positifs comme négatifs. En laissant complètement de côté tout ce qui a attrait aux services publics québécois (je suis trop jeune et trop française pour pouvoir polémiquer là-dessus), le point qui ressort souvent dans les bilans négatifs est le racisme anti-français (je ne savais même pas que ça pouvait exister avant aujourd'hui).
Donc, j'envisage vraiment de faire des études au Québec (à l'UQAM) et d'essayer d'y immigrer par la suite. Ce n'est pas un espèce de rêve de gamine, je n'ai pas d'attentes précises vis-à-vis de la vie au Canada, je ne cherche pas à vivre le rêve américain (quoique), je ne fantasme pas sur une " cabane au Canada ", je me sens juste étouffée dans un village de 200 habitants, j'ai l'impression de voir ma vie défiler sous mes yeux sans pouvoir la vivre, j'ai envie de faire des trucs insensés d'insouciants, et imaginer rester toute ma vie au même endroit me fait peur. Peut-être que c'est une envie sur un coup-de-tête, mais un coup-de-tête réfléchi. (J'arrête ici le discours pseudo-mélodramatique, c'était pour essayer de me faire comprendre, même si je sais que je serais toujours une éternelle incomprise.)
Bref, ce qui me fait peur, d'abord, ce sont surtout les québécois. D'un côté leurs préjugés ont quelque chose de rassurant, catégoriser les français comme des personnes râleuses et souffrant d'un complexe de supériorité voudrait dire que les québécois ne le sont pas (enfin des gens NORMAUX?), mais c'est la catégorisation qui fait peur. J'ai lu sur IC des français qui dès qu'ils ouvrent leur bouche se font insulter de tous les côtés, leurs enfants souffrant de rejet à l'école de par leur origine, etc. Et surtout : une discrimination à l'embauche. Est-ce qu'être français est réellement mal vu au Québec, plus particulièrement à Montréal?
Autre point : j'ai aussi lu que les québécois pouvaient faire de bons potes mais rarement de vrais amis. Avis des français?
Pour finir, si j'ai la chance de pouvoir faire mes études à Montréal, est-ce que le fait que je suis une fille souriante, pas raciste, pas homophobe, pas féministe, dotée d'un humour foireux (" Qu'est-ce qui est carré et rouge? un carré rouge! "), que je ne suis ni râleuse, ni hautaine, dépassera le fait que je serais toujours une maudite française?
J'espère avoir réussi à me faire comprendre et ne pas avoir trop parlé de moi, des témoignages d'étudiants ou d'anciens étudiants français au Québec seront vraiment les bienvenus. Et j'ai peut-être laissé penser le contraire mais, québécois, je vous idolâtre, et je trouve que vous avez l'un des plus bel accent au monde. (Ouais je sais, je vis au monde des Bisounours, ou Calinours comme on dit chez vous.) 🙂 (Je précise que ça n'a absolument rien d'ironique.)
Audrey xx
Partir visiter le Québec au mois d'avril? English translation pending
Bonjour à tous
Suite aux évènements actuels au Japon, nous avons décidé d'y annuler notre voyage prévu pour le 9 avril...
Nous avons l'occasion de partir au Québec à ces périodes en remplacement. Vu le peu de temps pour nous décider et les faibles recherches effectuées (car pas prévues!), je me pose les questions suivantes : est-ce que la période est bonne pour y partir, (sachant que l'on y resterait 15 jours, donc à partir du 10 avril)?
Merci d'avance! Stéphane
Suite aux évènements actuels au Japon, nous avons décidé d'y annuler notre voyage prévu pour le 9 avril...
Nous avons l'occasion de partir au Québec à ces périodes en remplacement. Vu le peu de temps pour nous décider et les faibles recherches effectuées (car pas prévues!), je me pose les questions suivantes : est-ce que la période est bonne pour y partir, (sachant que l'on y resterait 15 jours, donc à partir du 10 avril)?
Merci d'avance! Stéphane
Comparatif voiture versus camping-car pour un mois en Nouvelle-Zélande? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons partir un mois en NZ vers novembre ou décembre 2011. Nous sommes 3 et on cherches actuellement ce qui est le plus intéressant niveau tarif (sans oublier un minimum de confort)...
On hésite entre : la solutions Camping car, sachant qu'il faudra compter de payer quand même des emplacements dans les campings et que ça consomme plus qu'une voiture la solutions voiture + camping/hotel...
Dans l'idéal, on souhaiterai prendre le véhicule d'un coté (Aukland) et le laisser à l'autre bout (Christchurch)...
On à déjà demandé des devis pour des camping car...
On voudrait quand même faire un tour sur les 2 îles en passant par tous les meilleurs spot même si il sera impossible de tout faire en 1 mois!
J'aimerais bien avoir vos retour sur le coût de vos voyages en fonction de du moyen de transport choisi...l'idée est de faire un petit sondage sur ce forum.
Merci d'avance !
Ps : on est preneur de tout les bons plans....
Nous souhaitons partir un mois en NZ vers novembre ou décembre 2011. Nous sommes 3 et on cherches actuellement ce qui est le plus intéressant niveau tarif (sans oublier un minimum de confort)...
On hésite entre : la solutions Camping car, sachant qu'il faudra compter de payer quand même des emplacements dans les campings et que ça consomme plus qu'une voiture la solutions voiture + camping/hotel...
Dans l'idéal, on souhaiterai prendre le véhicule d'un coté (Aukland) et le laisser à l'autre bout (Christchurch)...
On à déjà demandé des devis pour des camping car...
On voudrait quand même faire un tour sur les 2 îles en passant par tous les meilleurs spot même si il sera impossible de tout faire en 1 mois!
J'aimerais bien avoir vos retour sur le coût de vos voyages en fonction de du moyen de transport choisi...l'idée est de faire un petit sondage sur ce forum.
Merci d'avance !
Ps : on est preneur de tout les bons plans....
Itinéraire de six jours à Paris English translation pending
Bonjour,
Je compte partir six jours à Paris en juillet. Premièrement, j'aimerais savoir si six jours suffisent pour tout ce que j'ai envie de voir, étant donné que j'y vais en juillet et qu'il y aura beaucoup de monde. Voici ce que je voudrais voir:Cathédrale Notre-Dame (visite de la Cathédrale et montée en haut des deux tours)Montmartre et Sacré-CoeurArc de TriompheChâteau de VersaillesLe Marais et Place des VosgesBalade sur la Seine en bateau-moucheTour Eiffel (mais je ne pense pas monter en haut)Jardin du Luxembourg, Jardin des Tuileries (???)Le Cimetière du Père-Lachaise, ça en vaut la peine? À part voir des tombes, est-ce qu'il a quelque chose d'intéressant? Ou c'est juste de regarder les tombes de personnes célèbres?J'ai lu dans des messages sur ce forum que Versailles prend plus qu'une journée, surtout au mois de juillet. Mais est-ce qu'on a le temps de voir le principal? Ça me semble être très beau et être une visite intéressante.
Pour ce qui est de l'achat des billets pour les attraits ainsi que pour le transport, est-ce que c'est mieux de les acheter d'avance sur Internet? Car pour le bateau-mouche ou Versailles, il y a des frais de livraison de 15 euros pour le Canada. C'est pas mal cher, c'est plus que le prix du billet. Car, si j'achète tout sur place, il va y avoir des longues files, donc plus de pertes de temps. Je n'ai que six jours après tout.
Pour le métro, est-ce que je devrais m'acheter une passe pour une semaine? Combien ça coûte? Je vais probablement loger dans le 11e arrondissement ou le 13e.
Pour l'hébergement, j'ai pensé à une chambre chez l'habitant ou une auberge de jeunesse. J'ai vu le Oops hostel comme auberge de jeunesse. Quelqu'un y a déjà été? Ça me semble quand même bien.
Autre chose, j'ai pris une assurance voyage avec Desjardins. Il fallait que je leur dise ma date de départ et de retour. Mais là, je crois que je vais changer de dates, car j'ai trouvé un billet d'avion moins cher à une autre date. Qu'est-ce que ça fait si je change de date de départ et d'arrivée? Est-ce que Desjardins va me charger des frais?
Pour la réservation de mon billet d'avion, je devrais sûrement réserver tout de suite, car plus le temps avance, plus les billets sont chers, non? Il n'y a sûrement aucune chance que les prix baissent...
Merci d'avance pour vos réponses. Admettons que je me pose beaucoup de questions. 😉
Je compte partir six jours à Paris en juillet. Premièrement, j'aimerais savoir si six jours suffisent pour tout ce que j'ai envie de voir, étant donné que j'y vais en juillet et qu'il y aura beaucoup de monde. Voici ce que je voudrais voir:Cathédrale Notre-Dame (visite de la Cathédrale et montée en haut des deux tours)Montmartre et Sacré-CoeurArc de TriompheChâteau de VersaillesLe Marais et Place des VosgesBalade sur la Seine en bateau-moucheTour Eiffel (mais je ne pense pas monter en haut)Jardin du Luxembourg, Jardin des Tuileries (???)Le Cimetière du Père-Lachaise, ça en vaut la peine? À part voir des tombes, est-ce qu'il a quelque chose d'intéressant? Ou c'est juste de regarder les tombes de personnes célèbres?J'ai lu dans des messages sur ce forum que Versailles prend plus qu'une journée, surtout au mois de juillet. Mais est-ce qu'on a le temps de voir le principal? Ça me semble être très beau et être une visite intéressante.
Pour ce qui est de l'achat des billets pour les attraits ainsi que pour le transport, est-ce que c'est mieux de les acheter d'avance sur Internet? Car pour le bateau-mouche ou Versailles, il y a des frais de livraison de 15 euros pour le Canada. C'est pas mal cher, c'est plus que le prix du billet. Car, si j'achète tout sur place, il va y avoir des longues files, donc plus de pertes de temps. Je n'ai que six jours après tout.
Pour le métro, est-ce que je devrais m'acheter une passe pour une semaine? Combien ça coûte? Je vais probablement loger dans le 11e arrondissement ou le 13e.
Pour l'hébergement, j'ai pensé à une chambre chez l'habitant ou une auberge de jeunesse. J'ai vu le Oops hostel comme auberge de jeunesse. Quelqu'un y a déjà été? Ça me semble quand même bien.
Autre chose, j'ai pris une assurance voyage avec Desjardins. Il fallait que je leur dise ma date de départ et de retour. Mais là, je crois que je vais changer de dates, car j'ai trouvé un billet d'avion moins cher à une autre date. Qu'est-ce que ça fait si je change de date de départ et d'arrivée? Est-ce que Desjardins va me charger des frais?
Pour la réservation de mon billet d'avion, je devrais sûrement réserver tout de suite, car plus le temps avance, plus les billets sont chers, non? Il n'y a sûrement aucune chance que les prix baissent...
Merci d'avance pour vos réponses. Admettons que je me pose beaucoup de questions. 😉
Hôtel Gran Bahia Principe: Akumal, Mexique ou Esmarelda, République Dominicaine? (un bilan) English translation pending
Vous désirez trouver les vacances soleil idéales? Ce ne sont pas les choix qui manquent et VoyageForum.com peut nous aider à trouver des informations pertinentes. Puisque ce forum nous a aidés à bien choisir nos vacances, nous désirons y apporter notre contribution. Voici donc un compte-rendu comparatif entre deux destinations soleil.
Pour notre première expérience de voyage vacances soleil, nous avons cherché principalement sur voyageforum.com et complété avec des recherches sur google. Nous avons réservé avec une agence de voyage locale pour notre premier voyage. Comme notre vol était très tôt, nous avons couché la veille au Éconolodge qui s’annonce sur Côte de Liesse mais qui est en réalité sur Griffin. Très mauvaise expérience : personnel non accueillant, chambre petite, porte des toilettes plus petite qu’une porte de garde-robe miniature, les entrées et sorties non déneigées, pour prendre la navette il a fallu qu’on passe dans un banc de neige avec nos bagages. Un gros ZÉRO, endroit à éviter. En 2011, on a été au Travelodge situé sur le chemin Herron. Pour 183$ toutes taxes incluses, on avait une chambre correcte, transport en navette, 8 min pour arriver à l’aéroport, café (petit déjeuner compris si tu ne pars pas avant 6h30) et deux semaines de stationnement pour l’auto. Au retour, un appel téléphonique pour commander la navette afin de récupérer notre auto ensevelie sous la neige. Le Travelodge est donc à recommander. Nous avons réservé directement avec Vacances Transat, un petit bémol, le préposé a prélevé la totalité des frais de voyage sur notre carte de crédit (en août 2010) pour un voyage en février 2011. De plus, il a été difficile de trouver un proposé chez Transat pour répondre correctement à quelques questions suite à un changement dans l’horaire des vols.
Pour notre première expérience dans le sud, nous avons été au GBP Akumal, Royal Golden, Riviera Maya, Mexique en février 2010 et, en février 2011, au GBP Esmeralda (Punta Cana) République Dominicaine. Dans les deux cas, avec Vacances Transat pour deux semaines. Tenez le pour dit, nous n’avons pas de réelle préférence entre ces deux destinations. Il y a des plus et des moins à chacune de ces expériences de voyage. Chose certaine, les Gran Bahia Principe ont été à la hauteur de leur classement 5 étoiles. Mais, ce que nous avons aimé n’est peut-être pas ce que vous recherchez. Vous trouverez donc dans ce court compte-rendu, des appréciations et des comparaisons sur divers points, à vous d’en apprécier la pertinence pour votre projet de voyage. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser. Vous trouverez, sur Picassa, un dossier de photos en utilisant le lien suivant : https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink.
D’abord la plage : définitivement la plage du GBP Punta Cana (Esmeralda) est de beaucoup supérieure à celle du GBP Riviera Maya. Les photos parlent d’elles même. À l’Esmeralda, des kilomètres de beau sable, il n’y a pas de barrière entre les divers complexes qui se suivent le long du littoral. Pour les invités du Esmeralda, il y a une section réservée avec des chaises à structure métallique, plus confortables que celles en résine de synthèse. Au GBP Akumal, la plage est plutôt restreinte, rocailleuse, artificielle car des brise-lames ont été ajoutés. La mer y était plus agitée; sur 14 jours, 1 seul avec drapeau jaune, les autres avec drapeau rouge alors qu’en République Dominicaine, tous les jours avec drapeau jaune ou vert. Donc, si vous êtes plutôt PLAGE votre choix est facile… Toutefois, si vous êtes du type « se tremper la grosse orteil seulement », la mer du GBP Akumal est correcte.
Les piscines : La piscine du Esmeralda est plus ou moins rectangulaire, un bar aquatique au centre, une section jacuzzi et barbotteuse à une extrémité. Jamais surchargée contrairement à la piscine voisine de la section Royal Golden, Punta Cana. Il y a aussi un jacuzzi réservé aux adultes avec bar situé entre le lobby et les chambres. Même chaises à structure métallique, nombreuses, installées autour de la piscine, quelques-unes sous parasol. Au GBP Akumal, les piscines sont plus intéressantes. De formes irrégulières, elles contournent diverses sections du complexe du GBP Riviera Maya. Plusieurs bars aquatiques, section jacuzzi et pataugeuses pour les petits. Un grand jacuzzi et son bar sont situés près de la section Coba du complexe. Le décor et la nature est plus belle au GBP Akumal. L’entretien des 2 sites est impeccable.
Les chambres : Le GBP Esmeralda en République Dominicaine est de construction plus récente. Ceci se reflète dans la beauté et les commodités des chambres. Elles sont tout simplement merveilleuses. Celles du GBP Akumal Royal Golden ne sont pas à rejeter. Mais, étant moins neuves, elles offrent moins de petits extra comme la clé de la chambre qu’il faut trainer comme un pendentif au lieu d’une carte magnétique. Le coffret de sécurité est inclus avec l’Esmeralda, avec l’Akumal, il faut payer (je crois que c’est 50$ US par semaine, sous toute réserve)
La douche du Esmeralda est vaste, tout en verre, douche téléphone et pomme de douche parapluie. Bain tourbillon. Petit extra au Esmeralda, un bain mousse aux pétales de rose préparé avec attention par notre majordome Djynni. Un plus pour le GBP Akumal, nous avions une chambre avec vue sur la mer et nous pouvions dormir avec la porte patio ouverte (une moustiquaire nous protégeait des intrus ailés ou à 4 pattes). Ah que l’air du large était bon à respirer. Au GBP Esmeralda, il y a une porte patio sans moustiquaire donc apport d’air seulement par le système de ventilation et climatisation.
Les buffets : Dans un tout inclus, la qualité de la nourriture est un point important. D’abord au niveau salubrité : impeccable aux deux endroits. Petit fait cocasse : nous avons été au buffet Orquidea de la section Punta Cana. Au lieu de changer les nappes, les serveurs les tournaient de bord. Au buffet Jazmin du Esmeralda, les serveurs changeaient les nappes à tout coup. Au GBP Akumal, nous pouvions aller aux trois buffets, un par section. Cela apportait un élément de nouveauté dans la journée. Belle variété de nourriture, grands buffets sans être surpeuplés. Au buffet Jazmin du Esmeralda, chaque soir de la semaine avait son thème et celui du jeudi c »était la soirée GALA. WOW, tout un régal… Toutefois, la deuxième semaine nous a semblé du déjà-vu puisque les mêmes thèmes culinaires revenaient. En général, les viandes rouges sont moins bien réussies qu’au Québec. Les volailles et les fruits de mer sont extraordinaires. Et cela aux deux endroits, en RD ou au Mexique.
Les resto à la carte : Avec le Royal Golden du GBP Akumal, nous avions droit à 4 soupers à la carte par semaine. Au GBP Esmeralda, aucune restriction. Toutefois, la qualité des restos à la carte du GBP Punta Cana, République Dominicaine est inférieure à celle des restos du GBP Akumal, Riviera Maya, Mexique. Heureusement, que le buffet Jazmin comblait cette lacune. Nous avons possiblement mal frappé, mais, définitivement, les restos du GBP Punta Cana nous ont déçus.
Les activités : En général, l’Esmeralda offre peu d’activités externes à moins d’y mettre le prix, et encore. Au GBP Akumal, il était possible de se rendre à Playa del Carmen ou encore aux ruines de Tulum pour quelques pesos et passer ainsi une très belle journée. Sur le site même, le système de navettes rendait les déplacements d’une section à une autre très facile. Nous pouvions visiter les différents lobbies (Section Coba, Tulum, Akumal), prendre un breuvage à l’un ou l’autre des bars, accéder à l’internet dans l’un ou l’autre des lobbies. Le système de navette est moins performant au Esmeralda, il faut attendre plus longtemps et les déplacements sont moins nombreux. D’ailleurs, la configuration en parallèle du site Punta Cana, rend ces déplacements moins intéressants. Au GBP Esmeralda, nous n’avons pas été en excursion en catamaran ni à la pêche en haute mer. Ces activités étaient disponibles auprès du représentant Transat ou autres vendeurs d’excursion mais à des prix élevés. Au GBP Akumal, nous avons trouvé sur internet, une excursion en catamaran et un voyage de pêche en mer pour la moitié du prix des excursions vendues au complexe.
Le personnel : Aux deux endroits, nous avons trouvé des gens heureux de servir. En République Dominicaine, les gens aiment toucher, fraterniser. Au Mexique, ils étaient plus réservés mais super souriant. En général, le personnel parle plus français en RD qu’au Mexique. Au deux endroits, l’anglais est bien compris. Question de pourboire, il n’est pas obligatoire pour être bien servi mais quelques pesos laissés en toute gratitude seront le bienvenu et je dois l’avouer, te feront reconnaître.
Le climat : Il nous a semblé que l’air était légèrement plus frisquet en soirée au Mexique qu’en RD. Pour le jour, ça s’équivalait. Température autour de 27 à 30 ‘C, pratiquement pas de pluie, sauf une ou deux ondées en soirée. Le vent semblait plus présent au Mexique mais est-ce toujours le cas? Chose certaine, on est loin des bancs de neige!
La faune et la flore : Curieusement, en RD, il n’y avait pratiquement pas d’oiseaux ou d’animaux. Au Mexique, la nature nous entourait de ses plus beaux atouts : oiseaux multicolores, iguanes, fleurs magnifiques, etc. La flore au Esmeralda est possiblement trop jeune pour exprimer tout son potentiel. Les aménagements paysagers sont propres, bien entretenus mais peu développés. Certains diront que la nature est bien belle en RD avec tous ces monokinis que l’on peut admirer…
En résumé, les deux endroits sont merveilleux. Esmeralda offre plus de luxe, de petits extra, d’intimité (240 suites seulement), standard une coche plus élevé, belle plage. Akumal offre plus de variétés, plus ouvert aux découvertes, beaux décors, belle faune et flore, belles piscines mais plage rocailleuse. Bien sûr mes appréciations tiennent compte de mes besoins et de mes goûts. Vous avez vos propres critères pour des vacances soleil réussies. J'espère seulement que mes propos vous ont aidé à mieux faire vos choix. N'hésitez pas si vous avez des questions précises, je tenterai d'y répondre de mon mieux.
Mon dilemme actuel: où irons-nous pour notre prochain voyage? VoyageForum va sûrement m’aider à trouver un endroit de rêve. Croisière? Europe? 😎
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Hôtel à Istanbul, bien situé pour les visites? English translation pending
Bonsoir😉😉,
Au secours 😕😕, je cherche un hôtel sur Istanbul, bien situé pour les visites et dans les 60 euros la nuit pour deux, je ne parviens pas à me "lancer", 🤪 les commentaires des sites sont souvent décevants et je commence à me demander si, dans ces prix là, on peut trouver quelque chose de propre, pas trop "déglingue", si vous pouvez me conseiller, ce sera avec plaisir que je prendrais vos expériences et surtout des adresses de votre part,
Bonne soirée et merci d'avance😄😏
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Retour au Far West (première partie): cinq semaines en juillet 2009 avec trois enfants English translation pending

Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec TOUTES les photos en grand format ici: https://sites.google.com/site/retouraufarwest/
Introduction, itinéraire et carte.
Pourquoi avoir tant tardé pour publier ce carnet ? Toutes les conditions ont été réunies pour un voyage extraordinaire : - Un itinéraire, que nous avons pu réaliser dans sa totalité (de ce que nous avons décidé de faire), - Un temps plus que clément qui nous a permis de réaliser ce même itinéraire qui était dépendant des conditions météo, puisque bon nombre de routes et de sites prévus n’étaient praticables que par temps sec. - Un partage de nos aventure avec les »Maries », c’est-à-dire Marie Lefèvre de Voyage Forum, ma copine virtuelle, Fred son mari, et leurs trois enfants, pendant une bonne partie du périple. Un vrai moment de plaisir, et quand nous évoquons notre parcours commun, c’est avec beaucoup de nostalgie. La réponse est : En ce qui concerne les photos, j’ai voulu jouer dans la cour des grands, et me mettre au format RAW. J’ai adoré bidouiller les photos avec Lightroom, oui mais….. je les trouvais toutes trop jaunes, et ça ne me plaisait pas ! De plus, j’ai fait des « bêtises photographiques » à la tant attendue « the wave » et du coup, j’ai tout laissé tomber par dépit, par dégoût !!!! En ce qui concerne le texte, je ne sais pas, c’est Gilles le spécialiste, mais ça ne venait pas non plus !
Alors maintenant, après dix huit mois, nous allons quand même essayer de vous présenter une première partie, je laisse la plume à Gilles, et en route……
Nous l’attendions et la redoutions un peu, mais, comme chaque année, il faut bien y passer : la réunion annuelle au sommet, où Grisemote propose à la famille de choisir la destination qu’elle a déjà déterminée avec précision. Déjà dans les rangs du fond, ça spécule sec. Après les USA et ses geysers, l’Afrique et ses fauves, le Canada et les ours, certains cherchent la bête féroce qu’il va falloir affronter cette année, sachant que les épreuves sont de plus en plus corsées. « Pourvu que les dragons n’existent pas » pense tout bas le plus petit d’entre nous …
- Il y a trois longues années, déjà, nous sommes partis dans l’ouest américain pour notre premier grand voyage familial. Cela a en partie changé nos vies. Un pèlerinage s’impose : - Ouf, les USA c’est cool - Votre mission cet été, si vous l’acceptez, sera de découvrir le désert et ses richesses uniques au monde. Je ne vous cache pas que ces endroits ne se gagnent pas facilement car outre la chaleur étouffante, il est possible de rencontrer parfois quelques autochtones qui apprécient peu la compagnie : scorpions, tarentules, serpents à sonnette et autres trucs qui se défendent avec férocité … En revanche, pour qui en revient, l’aventure marque à jamais les esprits par sa beauté et son ambiance envoûtante. Et puis, il y aura un peu de Las Vegas avec ses buffets pantagruéliques …
La majorité de l’assemblée fut conquise avec ce dernier argument qui reste une valeur sûre, préférant oublier le reste qui semble plus flou. Traîtres de parents, ils savent toujours détourner l’attention au bon moment …
Six mois plus tard, cent vingts kilos de bagages soigneusement préparés, pesés, compactés, un itinéraire aventure hors des sentiers battus, nous sommes fins prêts pour affronter ce nouveau périple sous la tente. L’aventure est de plus pimentée par un fait nouveau … ayant rencontré la famille de Marie en décembre 2008, nous allons faire une partie de nos étapes ensemble, ce qui est une grande première pour tous. Le bonus, outre la rencontre bien entendu, c’est qu’à deux véhicules, cela ouvre des portes sur des contrées totalement isolées qui auraient été vraiment hasardeuses seuls.
ITINERAIRE (5 semaines)
CARTE

A 30 000 pieds au-dessus du sol, nous progressons au milieu des gigantesques colonnes de gouttes orageuses, sombres et menaçantes. Voilà déjà plus de 10 heures que vous sommes entassés dans la cabine de notre 747 et nous commençons à avoir des fourmis dans les jambes. Comme la première fois, le survol du Groenland fut un régal pour les yeux, avec son tapis de glace blanche, ses glaciers géants et ses canyons. Puis vint le temps des cultures qui ont progressivement fait place aux contrées arides et désertiques au-dessus desquelles nous passons. En tout cas, sec ou pas, vu le gigantisme de l’orage, tout cela tombera bien quelque part…. Nous arrivons enfin en vue de Phoenix, l’une des plus chaudes villes des USA, avec des routes et des villes rangées sur le format d’un quadrillage. Pas de doute, nous sommes bien en Amérique du nord. Même dans le désert on peut voir des routes qui tournent à angle droit.
Après la récupération sans encombre de tous nos bagages (nous avions quelques craintes avec British Airways à ce sujet), nous affrontons notre premier dilemme avec la voiture. La Dodge Durango ou équivalent que nous avions réservée n’est pas au parking et le loueur (Thrifty) nous propose un véhicule de la catégorie supérieure. Ce qui est sûr, c’est que vu l’itinéraire qui est prévu avec la Famille Marie, un bon 4x4 est absolument indispensable. Sinon, c’est éliminatoire pour tous car un certain nombre de pistes sont prévues assez sportives. Il nous est proposé une Suburban. Certes, le véhicule a un look franchement tout terrain avec un pare choc à un mètre du sol, 2 positions 4x4 (lent et normal -> ce qui est indispensable), mais la garde au sol n’est pas très importante et les pneus sont déjà bien entamés. En revanche, il est grand à souhait. Pas facile de faire la fine bouche. La lassitude du voyage, s’ajoutant à l’envie d’aller dormir, nous finissons par partir avec la voiture proposée, un poil contrariés quand même dans la mesure où nous n’avons pas une vraie certitude que cela conviendra pour le périple.
L’hôtel est magnifique, la chaleur étouffante et la piscine avenante, mais nous sombrons rapidement dans un sommeil profond et réparateur. Ah, quel plaisir d’étendre les jambes …

Cactus à gogo Samedi 4 juillet Le petit déjeuner de l’hôtel Embassy est copieux et nous plonge tout de suite dans l’ambiance culinaire américaine avec ses saucisses, ses œufs au bacon, son sirop d’érable et pour les plus accros, ses sodas. Un peu calorique, mais super agréable !
Nous ne nous attardons pas dans la ville que nous quittons pour Tucson et ses cactus en passant par l’Apache trail. Cette piste est agréable et nous permet de voir nos premiers Saguaros qui peuplent les collines. En revanche, nous n’avons pas entraperçu ne serait-ce que la plume d’un apache – publicité mensongère ou lieu historique ?. La piste est très bien entretenue. Nos inquiétudes quant aux capacités tout terrain de notre 4x4 ne sont donc pas levées ce qui nous vaut un duel relevé entre celui qui pense que ça ira mais qui n’en est pas sûr et celle qui pense que ça n’ira pas mais qui n’en est pas certaine (avec de lâches arguments comme quoi un $%€ de membre du forum avait attendu de pied ferme plusieurs heures chez le loueur pour avoir satisfaction sur le véhicule qu’il souhaitait). Bref, en plein désert, rien ne vaut une petite reconstitution de OK corral. Etait-ce un signe ? Toujours est-il qu’alors que nous admirions une vue imprenable sur un barrage finalement quelconque, Grisemote fit un sacrifice pour que tout aille bien par la suite : elle fit choir son beau zoom (celui qu’un voleur avait déjà jeté par la portière d’un véhicule en Namibie). Bilan, l’autofocus ne fonctionne plus. Bon début ! Espérons que cela serve à quelque chose …. Bon, il ne faut pas être trop dur quand même avec cette piste qui nous offrira nos premières collines de saguaros – inédit pour nous comme paysage. La route qui ne devait durer que trois heures s’éternise et le baromètre positionné sur le rétroviseur (avec la direction cardinale) affiche des chiffres à faire froid dans le dos : 110 °F (ce qui ne fait pas loin de 40 ° C quand même). Bref, nous arrivons un peu saoulés de voiture et lessivés de chaleur à Tucson. Pour récupérer, rien ne vaut un bon restau mexicain. Guide du routard en main, nous partons à la recherche de la perle rare : excellent et pas cher. Bigre, beaucoup de rues sont fermées et la police est partout. N’y aurait-il pas un événement particulier le 4 juillet ? Bien sûr, c’est la fête nationale…. Du coup nous avons droit à un feu d’artifice poussif tiré fusée après fusée et qui s’éternise. C’est pas tout cela mais ça cronchonne dur dans les estomacs. Nous reprenons donc notre quête du restau perdu, mais, aux environs de vingt et une heures, tout est fermé. Nous finirons par manger Mac Do avec beaucoup de regret puis direction le motel qui nous protège de la chaleur infernale…Nous nous attendions quand même a un peu plus de ferveur dans les rues pour la fête nationale.
Dimanche 5 juillet. Nous quittons Tucson en direction de White Sands. Impressionnantes quand même la taille et les formes de ces plantes. Sur la route nous visitons le Saguaro desert museum : musée à ciel ouvert (petit coin sympathique de désert) dans lequel sont présentées la faune et la flore locale. Côté faune, tout ce petit monde est tellement avenant qu’il est soigneusement enfermé, parfois même derrière des vitres bien solides : rattlesnake (serpent à sonnette), tarentule, bobcat, … Tout n’est pas dangereux non plus et la serre aux colibris permet de voir voler ces espèces pas si courantes à observer dans le milieu naturel. Le tout est très bien fait et on ressort un peu moins ignorant qu’en y entrant et un peu moins lourd également quand on ne prend pas assez d’eau. Grosse chaleur garantie et je ne parle pas de celle qui règne dans la voiture quand nous l’ouvrons. Pour nous remettre, nous passons au Saguaro National Park faire un petit trek, histoire de transiter au milieu des respectueux vieillards qui nous observent du haut de leur dizaine de mètres d’épines acérées. Les formes sont propices à faire marcher l’imagination, avec leurs bras aux positions si diverses. Thibaud a la bonne idée de ramasser une boule d’épines de Saguaro inoffensive à terre, malgré les recommandations de notre G.O qui a tout lu sur le sujet. - Surtout il ne faut jamais essayer de retirer des épines avec les doigts … - Bah, une petite boule d’épines, faut pas exagérer quand même ! Gagné ! Les épines se comportent comme de la colle et chaque doigt qui les touche pour aider le malheureux pris au piège se retrouve pris à son tour. Après Thibaud, c’est le plus vénérable d’entre nous qui participe. Résultats, de deux doigts collés nous sommes passés à quatre. L’affaire s’avère délicate. A chaque mouvement le truc est conçu pour s’incruster d’avantage. Grisemote prend son courage à une main, glisse un bâton sous l’intrus dans la forêt de doigts et tente d’un geste souple et gracieux de l’arracher. Et hop ! …. On passe de quatre doigts collés à cinq (on pourrait en faire une comptine pour les enfants…). L’incident finira par une épilation délicate entre victimes et du sparadrap, avec un œil noir vers « qui nous savons ». Conclusion, même si on a l’impression de maîtriser, ne jamais toucher des aiguilles de Saguaro (petit message pour les ados qui connaissent tout …). Adios les saguaros aux formes surprenantes, nous filons vers d’autres cieux … ceux de White Sands, le désert blanc.

Cinq cents kilomètres plus loin, après un passage montagneux, nous arrivons aux abords de White Sands. Comme la veille et l’avant-veille, le ciel s’obscurcit et de gros cumulonimbus d’orage commencent à bourgeonner dès le début d’après-midi. La route toute droite des cent derniers kilomètres est traversée de gros buissons comme dans les films. Un nuage de poussière arrive sur nous rendant la visibilité quasi nulle puis continue son chemin. Impressionnant quand même le phénomène. Arrivés dans le parc de White Sands que nous devions commencer à visiter en soirée pour la « belle lumière », les éléments se déchaînent. C’est un déluge de nature à rendre jaloux Noé. Les rangers ferment le parc !
Nous n’avons pas d’autres choix que de renoncer et de nous diriger vers la ville la plus proche : Alamogordo . Pour noyer cette petite déconvenue, nous décidons tout naturellement, après l’installation au motel, de manger … mexicain -> tentative N° 2. Rien de plus facile, car si la ville n’a pas un charme fou, les restaus y pullulent. Enfer et putréfaction, nous subissons la même punition que la veille : vers vingt et une heures nous sommes en décalage horaire et plus personne ne veut vous servir. *$ ?!% Ambiance de la brousse dans le village Grisemote qui fait grise mine. Ceux qui ne se sont pas couchés par dépit, ont quand même grignoté …. dans un fast food plus ou moins mexicain, Grommel, grommel !

Le ciel est limpide lorsque nous entrons dans le parc de White Sands, aux premières lueurs de l’aube. Inutile de se demander d’où vient le nom : y a pas photo, le sable est résolument blanc de blanc et fortement détrempé de la veille. C’est un sable de gypse qui n’a pas du tout la même consistance que celui de nos plages habituelles qui « roule » sous les pieds. Rapidement la chaleur monte et le port de lunettes de soleil s’avère indispensable. Quelques sauts de dunes n’épuiseront pas nos pitchouns et vers onze heures, nous partons pour un « grand » tour de dunes d’environ sept kilomètres, chargés d’eau modérément. Sous un soleil de plomb nous progressons seuls au milieu des « vagues » de sable à perte de vue, éblouissantes, sur un tracé un peu laxiste où les marques à suivre sont bien camouflées. Ceci dit, le sol n’est pas trop fuyant sous les pieds et la chaleur n’a finalement rien d’étouffante (puisque le blanc réfléchit la chaleur) à tel point qu’il est tout à fait possible de marcher pieds nus si on le souhaite. Franchement, ça vaut le déplacement !

En route pour cinq cents kilomètres en direction de Santa Fé où nous arrivons en soirée. Qu’y a-t-il à faire pendant cinq cents kilomètres de route assez monotone quand on est français… ? Parler restau mexicain bien sûr, pour sublimer deux échecs cuisants qui nous laissent encore comme un arrière-goût amer. La cible est soigneusement choisie dans le guide du routard. Dès l’arrivée, nous déposons à la volée nos bagages dans le très beau motel réservé. Bien que pressés, certains ne résistent pas à l’envie de se jeter dans la piscine vite fait (glacée cependant !). Le ciel est comme tous les soirs couleur plomb avec des éclairs. Revigorés, nous partons à la recherche de notre paradis papillaire. Après avoir tourné pas mal entre les petites ruelles, guidés par notre GPS, nous trouvons …porte close. Vingt et une heures approche et des sueurs froides commencent à perler sur nos fronts irrités. M’enfin, sommes-nous touchés par le syndrome du restau clos ? Heureusement, nous trouverons sur notre route de retour une sorte de saloon très animé décoré façon western, autorisé aux enfants, qui remis les pendules gastronomiques à l’heure pour ceux qui qui n’ont pas piqué du nez dans leurs assiettes. Le décalage horaire fait son œuvre…
Mardi 7 juillet: sous un ciel limpide nous visitons le centre de Santa Fé, très belle ville aux formes arrondies de couleur ocre, dans le style mexicain. Pendant que les uns font les boutiques touristiques, un autre enchaîne les galeries d’art très attractives qui ont envahi les rues du centre. C’est toujours un grand plaisir que de voir l’imagination fertile et sans limite des artistes, souvent très inspirés par l’époque du far west et les origines indiennes. J’y rencontre plusieurs français expatriés qui tiennent des galeries et dont le commerce semble profitable. En tout cas, cela fait du bien de parler un peu français.

Nous pratiquons nos premières vraies pistes l’après-midi en nous dirigeant vers Bisti Badlands à environ trois cents kilomètres de Santa Fé sous une chaleur torride. Le planning indiquait un arrêt sur le site de Ah-Sli-She-Pah, situé sur notre route et qui faisait très envie à Grisemote. « Qui trop embrasse , mal étreint » dit le proverbe. Conscient du programme trop chargé, nous préférons nous concentrer sur Bisti.

La voiture est à l’aise sur le sol poussiéreux et un peu marqué des derniers kilomètres. Cela donne confiance pour la suite. Ici c’est le désert total, à la fois par rapport au paysage mais aussi par la fréquentation du site (au moins ce jour-là). Pas un chat ! (tout de même nous croiserons un petit pompon de lapin, mais pas plus !) Il faut dire également qu’à l’extérieur de la voiture, la température est étouffante (plus de 90 ° F soit un petit 35°C quand même). Pourtant nous arrivons aux environs de seize heures. Petite surprise à l’entrée, sur le livre d’or, un petit coucou aux « Grisemotes » des « Maries », c'est-à-dire de Marie Lefèvre de VF et sa famille qui sont passés la veille. Nous devons les retrouver dans quelques jours et elle savait que nous passerions le jour suivant leur visite. Ça fait chaud au cœur d’avoir un petit mot du fin fond de nulle part, même si ce n’est pas précisément la chaleur qui nous manque le plus sous cette latitude … Le site est large et agréable mais il est plutôt facile de s’y perdre. Nous prenons un peu de hauteur pour avoir une vue d’ensemble, puis nous essayons de nous y retrouver dans ce dédale. Il y en a pour tous les goûts pour qui aime le désert : cheminées de fée, troncs d’arbre pétrifiés, structures géologiques remarquables où chacun reconnaît selon son imagination des œufs de dinosaure ou des vaisseaux spatiaux … Le clou de la journée est la eggs factory (sorte d’exposition naturelle à ciel ouvert de blocs de roche arrondis qui ressemblent à des œufs) en fin de parcours au moment de la « golden light ». La lumière chaude du coucher de soleil étire les ombres et donne un relief tout particulier aux structures géologiques très atypiques. Nous restons jusqu’aux derniers instants de lumière. C’est pas tout ça , mais maintenant, on rentre comment dans ce dédale minéral qui commence à s’assombrir dangereusement ? « Qui s’attarde à la eggs factory rentrera de nuit » dit un proverbe local.
A la queue leu leu, sous une lune radieuse et pleine qui apparaît à l’horizon, avec les indications d’une boussole, nous entamons le chemin du retour. Les hurlements des coyotes, d’abord lointains puis plus précis ont commencé à nous inquiéter. Faut-il faire du feu pour les éloigner ? Ça attaque ces bêtes-là lorsqu’elles sont en groupe? Y a d’autres trucs avec des dents qui peuvent venir chatouiller nos mollets ? A la pleine lune, c’est quoi déjà les bêtes qui aiment s’exprimer ?…. M’enfin, je m’égare. S’il est vrai que des idées farfelues aient pu trotter dans nos têtes, le retour, de plus d’une heure quand même, fut une formalité sans mauvaise rencontre (mais en se perdant un peu pour garder un certain suspens) grâce à une lampe frontale qui trainait dans un des sacs au cas où nous serions surpris par la nuit. On n’y pense pas forcement en arrivant au grand jour, mais finalement ce n’était pas de trop … Nous finissons la soirée dans un motel de Farmington. Dégonflés direz-vous ! Depuis le début on vous bassine que nous partons à l’aventure sans filet dans le désert torride et finalement ça se termine au restau et dans un motel à chaque nuit. Pas faux ! Mais qui lira saura …

Tiens, en parlant de désert minéral, je ne résiste pas à l’envie de vous parler dès maintenant de celui que nous ferons plus tard en compagnie de Marie et sa famille et qui revêt un parfum de mystère, puisque son nom est tenu secret , et dénommé par tous ceux qui le connaissent sous le petit nom de « White and Red canyon ».De nombreuses recherches de Marie nous ont permis de trouver l’endroit magique, et c’est avec joie que nous avons découvert ce lieu, autre désert peuplé de gobelins et autres créatures fantastiques minérales. Le doux surnom de White and Red n’est pas usurpé, vous le comprendrez bien, en voici quelques photos. Là aussi, le site étant magique nous nous attarderons jusqu’au coucher du soleil, petit pique-nique sur place, et forcément derrière route, enfin piste, de nuit !

Mercredi 8 juillet Direction Durango, par Aztec Arche !
Nous débutons la journée par un super petit déjeuner où l’on pouvait faire ses gaufres soi-même. Les enfants observent avec stupeur deux petits américains d’à peu près leur âge, dotés déjà d’un tour de taille conséquent, préparer leurs gaufres avec du sucre recouvert d’une bonne couche de sirop d’érable, le tout agrémenté de plaquettes de beurre. De quoi être calé pour la journée avec l’une d’elle. Ceci dit, il ne faut pas exagérer non plus, on voyait encore un peu la gaufre. Un plouf dans la piscine pour se refroidir en prévision du désert à venir puis nous partons en direction de Durango via « Aztec arches ». « Aztec Arches » est un lieu-dit regroupant un bon nombre d’arches sur un espace quand même assez vaste. Le but, c’est de les trouver car elles ne sont indiquées nulle part : un grand jeu de piste en quelque sorte. Armés de nos coordonnées GPS, et de notre carte routière, nous voilà partis à la recherche de celle de « Cedar Hill ». Cette arche n’est ni très spectaculaire, ni dans un lieu magique bien que de bonne facture. Ce qu’elle a de particulier ? c’est notre première arche et elle se mérite à cause du « chemin » sélectif pour y accéder, très escarpé, qui monte une petite falaise à escalader.

Durango est une petite ville aux bâtisses plutôt coquettes et colorées, très touristique, dans laquelle on trouve de tout à foison. On dirait un village de Disneyland tant tout est propre et attrayant. Entre les nombreuses boutiques touristiques, quelques galeries d’art et des … restau (on ne s’en prive pas d’ailleurs vu le programme que l’on nous annonce pour les jours à venir). Nous nous installons au camping, enfin, ce qui nous permet de tester notre équipement de spartiate. Les nuits précédentes, le problème pour dormir était soit la chaleur étouffante, soit la clim et son bruit infernal. Sous la tente, quel calme, quelle sérénité, sauf qu’en montagne il caille la nuit. N’empêche que c’est bien plus confortable pour dormir. Le camping est traversé par une authentique voie de chemin de fer où passe le fameux Durango-Silverton, train à vapeur d’époque (laquelle me direz-vous !). Le monstre est très photogénique avec son panache de fumée au milieu des sapins et son acier noir transpercé d’un œil unique de lumière. Il roule des mécaniques juste à nos pieds puis continue sa route en se dandinant dans tous les sens. Les voyageurs ont le temps de bien profiter du paysage car c’est pas une flèche l’engin. Sur le parcours, les américains saluent le convoi, comme s’il transportait des pionniers. Quant à la voie, pas besoin d’être géomètre pour voir qu’il y a bien longtemps que les rails ne sont plus parallèles. Belle image d’Epinal en tout cas.
La journée du 9 juillet est consacrée à la visite de Silverton. C’est l’archétype de la ville pionnière de chercheur d’or telle que l’on peut la voir dans les films, la peinture neuve en plus. La rue principale a un vrai charme avec ses boutiques aux décors western. Maintenant les pépites ont pris une autre forme, celle des touristes… et il y en a. A part admirer le train à vapeur qui arrive à son terminus, faire les boutiques, ou casser une croûte dans un saloon « authentique », que peut-on faire à Silverton ? Un tour de cheval…d’acier : moto cross ou trial, quad, 4X4. C’est un paradis des nouveaux aventuriers d’un jour, avec des pistes de difficultés inégales mais allant jusqu’à l’expertise de haut niveau. Belle reconversion dirons les uns. Dur dur pour la montagne la faune et la flore diront les autres. Nous, nous avons passé le nez par la porte battante d’un saloon au décor « fièvre de l’or de 1880 et des poussières » qui fit mouche. Impossible d’en ressortir sans avoir envie de taquiner les papilles dans une ambiance piano désaccordé et brouhaha du récit des aventures de chacun (et visiblement l’endroit est propice à l’aventure). Un petit hamburger de Elk agrémenté d’une bonne bière locale et le cerveau prolifique de Grisemote recommence à travailler : et si on en faisait un bout de la fameuse « alpine loop trail » une piste un peu difficile, pour tester enfin les capacités 4x4 de notre engin ? C’était pas prévu sur le roadbook, mais ça fait du bien de « désobéir » à l’ordre établi. Bingo !

Equipés d’une carte sommaire achetée, nous entamons les premiers kilomètres poussiéreux mais sans grandes difficultés. Arrivés sur un plateau où l’on peut visiter les restes de bicoques de bois de pionniers, « Animas Fork », adossées à une mine, les choses se corsent : la montée est impressionnante et caillouteuse. Notre gros 4X4 monte imperturbablement, transfert son poids d’une roue sur l’autre au raz des abîmes, mais ne raccroche pas d’un poil le sol. C’est encourageant pour la suite. Du coup, nous estampillons cette voiture apte aux futurs parcours. Un problème de réglé ! Notre programme ne nous permet pas, hélas, de tester les fameuses » Engineer Pass et Cinnamon Pass », nous nous contenterons de la boucle Silverton-Ouray, et retour. Bigre, ça doit être quelque chose au vu de ce que nous avons testé, il faudra revenir pour éprouver notre témérité ! La route vers Ouray ne s’avère pas très pentue mais franchement défoncée juste à côté de ravins et totalement désertée de tout véhicule. La carte est formelle, on est sur la bonne route. Arrivés au col, la piste est coupée par de gros rochers. Gloups, une heure à batailler pour rien. En tout cas, notre « Suburban » tient très bien le choc (sauf la bavette avant qui tente une échappée solitaire). Nous quittons les cîmes froides, vertes et très attrayantes pour revenir à notre point de départ : Durango. Le repas du soir fut pris avec un réchaud sous une petite pluie pénétrante. On y vient tout doucement, mais on le sent, notre condition de doux vacanciers ne va pas tarder à se transformer …

Vendredi 10 juillet :
Le train siffle au moins trois fois au loin pour nous réveiller. Nous sautons dans nos shorts, l’appareil photo à la main, pour voir une fois de plus passer la vedette du camping, toujours aussi essoufflée en arrivant à notre niveau. De l’asthme, c’est possible pour une loco ? En route à nouveau pour la chaleur étouffante vers Mesa Verde où l’on peut visiter des maisons troglodytes des indiens Anasazis. Pour y accéder, il faut monter une haute falaise qui donne accès à un plateau immense traversé de canyons, lieu où se trouvent nichées les fameuses maisons, dans de vastes cavernes naturelles. Vue imprenable sur les terres arides de l’Arizona. Le tout vaut le coup d’œil. On sent qu’ici s’est installée une civilisation certainement assez prospère vu le nombre de sites. Équipés de nos chapeaux (toujours obligatoires), d’une bonne dose de crème solaire et de gourdes remplies (c’est maintenant un rituel automatique dès que nous nous éloignons de la voiture), nous visitons plusieurs « villages » taillées directement dans la roche ocre. Seul bémol, on est loin d’être tout seuls sur les chemins. Ce n’est pas l’métro, mais c’est un peu trop. L’affluence est telle que nous n’avons pu faire aucune des visites guidées, donc nous nous contentons de la vue d’ensemble et de la seule visite autorisée sans guide.

Nous repartons aux heures chaudes pour Moab – trois cents kilomètres. Avant de passer en Utah, nous faisons le plein de bières (c’est pas bien, mais bon, pour les grosses soifs du soir).
C’est maintenant un des tournants du voyage puisque l’équipe des « Maries » doit nous rejoindre à notre l’hôtel le soir. Nous allons donc avec une certaine impatience vers une autre ambiance, ouverte, qui va nous faire découvrir une vision différente du voyage. Les paysages rouges et sculptés de l’Utah nous rappellent de bons souvenirs de notre premier voyage. La pierre joliment polie semble lisse et douce comme un oreiller. C’est un appel permanent à l’escalade et à la photo. Quel régal ! Nous devions passer à Needles overlook, mais vue l’heure, l’opération est annulée.
La rencontre a lieu, à Moab, juste après le plouf dans la piscine. Ils sont tous en forme, nous aussi. Ils ont un 4X4 Suburban, (pour lequel ils se demandaient s’ils auraient assez de garde au sol !), nous aussi. Ils ont faim, cela tombe bien, nous aussi. Les enfants nous réclament un retour aux sources de notre premier voyage, chez « Zak pizzas. Nous y entraînons les « Maries » pour débattre de nos voyages respectifs et préparer la journée du lendemain. Les choses vont commencer à devenir sérieuses. Nous entamons la White Rim Road, cent kilomètres de piste plus ou moins difficile avec deux passages parait-il particulièrement délicats, et le pire serait de rester coincés entre les deux…... Et si nous ne pouvons pas passer, il faudra faire demi-tour, mais aurons-nous alors assez d’essence ? En tout cas, y aller à deux véhicules est une mesure de sécurité appréciable. L’aurions-nous fait sinon ?

L'expédition sur deux jours commence après les grosses chaleurs, vers 16h00. A l'horizon, le ciel est couleur plomb, ce qui n'augure rien de bon si nous sommes sur la trajectoire. Jusqu'ici, ce scénario s'est reproduit tous les jours avec au final qu'une seule grosse pluie subie. Croisons les doigts. La piste s'accroche par étages aux différentes structures géologiques. Vu d'en haut il y a trois étages principaux : - L'étage supérieur que nous quittons dès le début et qui sera également notre porte de sortie en fin de parcours. - Le ou les étages intermédiaires souvent fait d'une roche dure dont le socle supérieur semble plat, mais qui n'est pas très roulant pour autant. - Le fond du canyon souvent plus fluide avec une roche plus friable. En quittant la couche supérieure, nous remontons le temps géologique en traversant des zones de couleur différentes, sans difficulté particulière, si ce n'est que la pente est rude et que le vide n'est pas loin. Nous atteignons au bout d'une heure le deuxième étage que nous ne quitterons pas la première journée. Paysage envoûtant, plein de surprises au détour des virages : cheminées de fée, rochers en équilibre qui paraît précaire, failles, une arche, que dis-je une arche, un pont naturel ... Les « Marie » sont partis devant et nous avons laissé de l’espace entre les voitures pour ne pas avaler trop de poussière. Avec des arrêts photo à répétition, nous sommes très en retard sur l'horaire. Le soleil commence à vaciller du côté obscur. Aucune voiture à l'horizon, pas même un nuage de poussière. Dans un film, tous les ingrédients seraient alors réunis pour avoir un problème. Au retour d'une photo, près de la voiture, un sifflement se fait entendre : Serpent ? Insecte ? La réponse est plus simple et beaucoup moins poétique : crevaison. Le filet d'air n'est pas très important, mais ce qu'il y a de sûr, c'est qu'à brève échéance le pneu sera à plat. Tu m'étonnes, vue l'usure de la gomme. Une petite pensée émue pour le loueur qui profite de ses clients pour faire l'entretien sur leur temps de vacances, et nous remontons tous dans la voiture avec l'objectif de rejoindre le point de rendez-vous au plus vite. L'électronique nous indique que la pression du pneu descend, histoire de faire augmenter la nôtre. Sur la roche, il est impossible d'appuyer sur l'accélérateur car aussitôt la voiture se dandine de tous les côtés et devient instable. Au bout d'un moment, rien n’y fait, il faut soit regonfler, soit changer la roue, soit réparer avec notre kit. Comme nous sommes censés ne pas être très loin de la destination, nous optons pour le regonflage avec notre pompe manuelle, plus destinée à un vélo qu'à un gros 4x4. Ça marche, mais ne dure pas très longtemps. Par étapes d'environ cinq kilomètres nous rejoignons les « Marie », de nuit, qui commençaient à trouver notre retard bien important.
Dommage pour la vue paraît-il imprenable. A la lumière de nos torches nous montons les tentes (3 secondes) en quelques minutes après une longue recherche d'un sol à peu près plat. Une fois de plus, l'orage annoncé n'a pas eu lieu et c'est sous un ciel limpide que nous remplissons les estomacs affamés avec un diner frugal. Sans table ni chaise, ce n'est pas vraiment le palace. Pour le pneu, avec Fred, nous essayons le kit de réparation. Cela semble marcher, mais il faudra contrôler le lendemain.
- « Tiens une veuve noire! » dit très calmement Lucas en se brossant les dents - « Co Comment ça une veuve noire ? Es-tu sûr ? - Ben oui, sûr ! On la reconnaît au sablier rouge sous l'abdomen. - Ah oui ? Aaaaargh ouiiii !
Au pied du spécialiste des arachnides, pas plus ému que cela, nous distinguons une élégante demoiselle, toute de noire vêtue, pas très grande, en train de tisser sa toile. Finalement, on est bien debout aussi pour manger. Marie file aussitôt fermer sa tente qu'elle avait laissée ouverte pour l'aérer.
- « Robin : Il faut la laisser vivre et ne pas la déranger, il faut respecter la nature »
Respectons, respectons, mais notre tente et notre voiture sont juste à côté. Gloups. Pour le lavage de dents, les adultes, fort courageusement, optent pour un autre coin, qui peut être était tout aussi dangereux …. mais tant que l’on ne le sait pas, l’innocence est rassurante.
Aux premières lueurs de l'aube, la lumière rasante illumine l'endroit splendide. Quel dommage d'être arrivés de nuit la veille. Un petit coup d'oeil à l'habitante des lieux qui a disparue (ce qui est normal d’après notre spécialiste ) et au pneu qui est dégonflé et que nous changeons avec la roue de secours et nous repartons vers Monument Basin que la lumière basse n'avait pas permis de voir correctement. Cette fois, avec l'orientation du soleil, ce n'est pas terrible non plus. Comme nous avons grillé notre joker sur la roue, nous repartons dans le bon sens pour prendre de l'avance sur les Maries compte tenu du fait qu'il faut y aller piano. Sur l'étage 2 de la piste, il est impossible de rouler rapidement de toute façon. Une bonne heure après notre départ, le premier obstacle majeur se présente : c’est Murphy Hogback. C'est simple, une bonne pente avec de gros cailloux et des ornières. Si on ripe, on devrait avoir des difficultés à repartir, voire se retourner. Avec le talkie-walkie inter-voitures, nous prévenons l'autre équipage. En position 4x4 court, le premier essai fut rapide. La voiture plonge de l'avant avant l'obstacle et racle la bavette tout en étant en équilibre instable sur deux roues opposées. Gloups ! Les Maries arrivent et nous inspectons minutieusement le terrain. Il faut remplir certains vides avec des pierres et passer en partie sur le talus. Je ne dis pas que ce fut fluide lorsque les roues essayaient d'adhérer à ce qui voulait bien rester en place, mais en souplesse nous arrivons en haut ! Au tour des Maries. Avec entrain et détermination, la trajectoire fut la bonne tout de suite, sauf pour la bavette avant qui elle, est restée sur place. Au fils des kilomètres nous en prenons plein les yeux. Des points de vue somptueux nous laissent bouche bée, touts petits au milieu d'un monde de géants. La descente entre le 2ème étage et le fond du canyon ne laisse pas indifférent. Devant le capot, le vide, jusqu'à ce que la voiture prenne l'assiette de la pente. Les freins surchauffent et nous aussi qui essayons d'éviter la clim. A la mi-journée nous atteignons le deuxième obstacle, Hardscrabble, qui se passe sans trop d’encombres, à petite vitesse, sur une forte pente bien caillouteuse. Trop facile ! Ensuite, le reste est une formalité d'un point de vue pilotage, rejoignant les bords du fleuve sous une chaleur torride. La remontée des derniers kilomètres est plus simple que la descente initiale avec une route bien travaillée. On l'a fait ! Même si sur la fin les longues heures de conduite étaient un peu fastidieuses.
Nous filons à Moab pour une rapide douche suivie d’une visite au garage du coin pour faire réparer le pneu. Sans surprise celui-ci n'est pas réparable car trop usé et le garagiste préconise de changer les deux pneus avant. Mon anglais en rodage suffira pour persuader le loueur de l'opération. Mais je ne suis pas dupe, il connaissait le potentiel des pneus dès le départ. A mon avis, les pneus arrière suivront dans quelques jours ! Le seul hic, c’est qu’on ne pourra le faire que le lendemain… Petite visite pélerinage au parc Arches qui nous avait enchanté trois ans plus tôt, restau aux couleurs farwest, un plouf dans la piscine avant de s'enfermer dans notre chambre d'hôtel pour y goûter un peu de fraîcheur.

Changement des pneus, et en piste, ce soir nous devons atteindre Page. La route pour Monument Valley reste une valeur sûre. Du haut de la falaise de Muley Point nous contemplons l'aridité de la région. L’eau lascive ici a tricoté un labyrinthe de roches avec un sillon tout en courbes harmonieuses. Le faible couvert nuageux projette ses ombres au sol, ce qui donne de la profondeur à cette plaine totalement écrasée par la chaleur. Le vert n’est pas la couleur locale, c’est le moins que l’on puisse dire.
Fin de la PREMIERE PARTIE!
Pour les plus curieux, la suite est présente en photos sur notre site, mais seules quelques annotations sommaires y figurent. Pour le texte, il faudra attendre encore un peu.....
États-Unis: carnet de route dans l'Ouest English translation pending
U.S.A 2001
CARNET DE ROUTE… 20 Aout / 10 Septembre Californie/Nevada/Utah/Colorado/Arizona.
Lundi 20 Août Nous nous levons à 3h30 🤪 du matin au grand dam de Jérôme qui, lui, n’a pas peur de rater l’avion… ! Décollage de Toulouse-Blaganc à 6h50 avec KLM direction Amsterdam. Dans l’avion, nous découvrons le petit déjeuné Hollandais : sandwich viande & fromage et le pire, sandwich beurre de cacahuette et concombre…dur😕! Après une escale à Amsterdam, nous décollons pour Los Angeles. 10h40 de vol. La fatigue commence à se faire sentir. A bord, nous sommes chouchouté. Nous survolons les glaces du groendland. C’est magnifique. Puis le Canada et ses immenses etendues sans une route. Ensuite les Rocheuses, Las Vegas et enfin LA ou nous atterrissons à 13h30 heure locale. Ensuite, c’est la douane. 3 passages ! on ne rentre pas au USA comme ça. Nous prenons possession de notre Pontiac Gran Dam. Nous découvrons la boite auto et le cruise control : c’est génial, la voiture avance toute seule !. En route pour l’hôtel. L.A. est immense et les autoroute sont des 2X6 voies ! nous nous perdons un moment avant de trouver la bonne route. Jérôme conduit et je joue le co-pilote. On gère ça comme des chefs !!. Nous arrivons enfin à notre hôtel, un Motel6 dans le quartier de Pomona. Nous faisons un plouf dans la piscine et nous allons manger au « Denny’s Dinner ». Découverte de la nourriture américaine : ils servent les pancakes avec une boule de beurre qu’il étale dessus😮. Et comme si ce n’était pas assez lourd, ils recouvrent le tout de sirop d’érable. Même le « pain » est frit à la poêle. Epuisé, nous nous couchons à 10h00 (soit 5h du matin en France après une journée de 26h).
Mardi 21 Août : Décalage horaire oblige, nous nous levons en pleine forme à 5h du matin😉. Impatient de découvrir l’Amérique, nous nous préparons. Petit déjeuné chez Denny’s : café (il nous fera pas mal), jus d’orange et pancake (avec sa boule de beurre bien sur). Des routiers sont là. Ils ont garé leur trucks chromés et clinquant sur le parking pour déjeuner copieusement : viande panée sur un pancake/ketchup et frites arrisé de fromage fondu…burp…mais comment ils font pour manger ça à 6h du mat’. En route ! Nous partons vers le nord et quittons Los Angeles sans encombre. Plus nous avançons et plus les paysages deviennent sauvages. La côte californienne est très découpée. Ce n’est pas l’image que l’on en a. Nous stoppons à San Siméon ou nous visitons Hearst Castle : un magnat de la presse qui a construit un château. C’est le 2d site le plus visité des USA après Disneyworld. An fait, quand on le regarde avec un œil européen, c’est un amas de chefs d’œuvre inestimables qui ne sont pas du tout mis en valeur dans un environnement plus ou moins méditerranéen sur 6000m2 de construction. Les 2 piscines, intérieure et extérieure toutes en mosaïques sont superbes !. Nous continuons notre route vers Monterey ou nous arrivons vers 19h30. Nous mangeons chez…Denny’s. Nous cherchons fébrilement de la verdure dans la carte. Oh joie ! Une salade, un steak, des haricots vert et u peu de purée. Enfin un semblant de nourriture européenne. Déception devant l’assiette : le steak est de la viande agglomérée et panée. Les haricots verts sont arrosés de beurre fondu. Et la purée ne serai pas mauvaise si le tout n’était pas recouvert d’une épaisse couche de…béchamel !!! Ignoble🙁🙁. En mangeant nous voyons passer des camping car (ou plutôt des bus) américain traînant leur voiture à l’arrière.
Mercredi 22 Aout
Re-petit dej chez Denny’s et toujours aussi léger. En route vers San Francisco ou nous arrivons 2h après. Le Spaulding Hôtel est à Downtown à deux pas du Financial District. L’arrivée sur San Francisco est magnifique avec sa vue sur le Bay Bridge et le Financial District. Par contre, c’est galère pour la voiture ! Trouver une place est quasi impossible! Au final, nous en trouvons quand même une près du Fisherman Warf ou nous découvrons une vue splendide sur Alcatraz et le Golden Gate. Alcatraz est tout près de la côte, à seulement 1,5 km, on pourrait presque toucher la prison du doigt. Nous flânons dans le Fisherman Warf et ses magasins à touriste et nous empruntons ensuite le Cable Car : Génial ! accroché à l’extérieur, comme dans les film, nous parcourons les collines de San Francisco…les descentes sont impressionnantes, il faut faire confiance au gros black qui gère le frein! Le soir, nous dinons chez Rémi et Cécile à San José : un pot-au-feu ! Enfin un repas européen ! Un délice ! Nous nous couchons épuisé à 1h du matin.
Jeudi 23 Aout:
Levé 8h. Nous garons la voiture au même endroit que la veille. Nous repassons au Fisherman Warf ou nous achetons quelques souvenirs. A Pier 39, une colonie de Lions de Mer se dore au soleil sur les pontons flottants. Quel Bruit !! Et quelle odeur ! Ca pue le poisson à dix lieux à la ronde! Nous partons ensuite pour north Beach, le quartier Italien et Chinatown. Passé la porte d’entrée du quartier chinois, on rentre dans un autre monde : tout est en chinois, des enseignes de magasin au gens que l’on croise. Nous mangeons un sandwich dans le Financial District et nous partons ensuite pour le Golden Gate. Dommage, il est dans la brume, nous aurions du y aller hier ou tout était dégagé. Mais il est quand même grandiose et la vue sur SF de l’autre coté du pont est splendide. Nous continuons en direction du nord vers Sausalito ou nous découvrons les Home Boat, ces maisons flottantes qui forment une petite ville. Un seul regret : ne pas être aller visiter Alcatraz (visites complète) et ne pas avoir fait la croisière sous le golden Gate (idem).
Vendredi 24 Aout:
Nous partons de San Francisco à 9h30 sans regret car la brume envahie tout, même le haut des gratte ciel. Nous empruntons le Bay Bridge et partons pour Yosemite National Park. Après avoir passé les collines de San Francisco, la brume disparait comme par magie pour laisser place à un grand ciel bleu. Nous croisons un champ d’éoliennes et beaucoup d’arbres fruitiers. Plus nous avançons, plus la densité des sapins et l’altitude augmente. L’arrivée sur Yosemite est impressionnante : de monstrueux bloc de granit entoure la route de part et d’autre de la rivière qui serpente au fond de cette vallée glacière. Notre camping est sympa, à l’image de l’Amérique, rien n’est laissé au hasard : sur chaque emplacements, une table, des bancs, un Barbecue et un « Food Storage » : une grosse boite en fer dans laquelle stocker la nourriture, ours oblige (si!si!). Nous faisons connaissance avec les écureuils « Tic & Tac ». Le tout est au beau milieu des pins. C’est assez sauvage et super agréable…mais il parait qu’il y a des lions sauvage dans ces montagne…Une fois installé nous allons à Bridaveil Falls. Nous grimpons sur les énormes blocs glissant (je me suis ramassé 2 fois) jusqu’au pied de la cascade. Un écureuil intrépide est venu nous quémander un bout de sandwich. Il s’est même risqué à renifler le bout de mes baskets. A près quelques course (100$ quand même !) nous rentrons au camping. La fraîcheur tombe, nous sommes à 2200m et Jérôme s’acharne à allumer un Barbecue pour faire griller un bout de steak. On goute des marshmallows grillé piqué sur un bout de bois Mmmm !!
Samedi 25 Aout:
La nuit à été Gla-cia-le . On a dormi à peu près bien au levé du soleil. Il fait 5c° la nuit Brrrr. De ce fait, on a émergé à 10h30. On a trainé jusqu’a13h et on est parti pour Vernal Falls. Le sentier est raide, bien emménagé mais la fins est terrible : une bonne centaine de volée de marches pour nous achever. Mais le déplacement en vaut la peine : en haut des chutes de Vernal Falls, il y a un lac superbe. Il est alimenté par un cour d’eau qui descend sur ne plaque de granit. Vu qu’au camping y’a pas de douche, le lac nous a servi de baignoire…à 2400m d’altitude! L’eau n’est pas chaude, environ 12c° mais il faut bien se laver !. On a passé l’après midi là tranquillement. De retour au camping, une bande de mexicains nous avait squatté notre emplacement et brulé tout le petit bois que j’avais ramassé. Au menu, Chili et Marshmallows. Pendant le repas, une biche est venue près de noter tente.
Dimanche 26 Aout:
Cette fois ci, on s’est pas fait avoir, on a dormi tout habillé de la tête au pied et la nuit à été meilleure! Aujourd’hui, direction Wawona et plus précisément Mariposa Grove et sa forêt de Séquoias géant. Ils sont immenses ! Les plus impressionnants sont le Grizzly Giant et le Séquoia Tunel ou une voiture peut passer à travers le tronc. Retour au camp vers 17h. On est reparti vers Yosemite Village pour acheter à manger et se laver dans la rivière. Ce soir au menu, Purée, saucisse et yaourt : Jérôme est un vrai Davy Crockett.
Lundi 27 Aout:
Un coyote a hurlé cette nuit à coté de notre tente et m’a fichue une trouille bleue…pas le coyote en lui-même, ça aboie comme un Yorkshire (!) mais l’ours potentiel qui pouvait être la cause de ses aboiement !! A 11h45 on lève camps direction La vallée de la Mort. En descendant de Yosemite on a vu un jeune ours brun, il parait que c’est rare. Après 6 h de route on arrive aux abords de la Death Valley. La température est à peut près aussi fraîche que dans un four ! Je marche quelques minutes pour aller chercher du sable dans les dunes et au retour, je frise le malaise. Jérôme lui, récupère du sel séché au fond de la vallée. Grosse déception, nous arrivons à Zabrisky Point après le couché du soleil et nous manquons ce fantastique spectacle. Je suis déçue car il fait trop noir pour voir les principaux point de la Death Valley : Badwater Point (point le plus bas de l’hémisphère nord : -80m en dessous du niveau de la mer), Artist Pallet, Devil’s Golf Course (Le Terrain de Golf du Diable). Nous nous sommes contenté de faire la traversée en voiture. Cette dernière n’a pas trop souffert d’ailleurs…nous avons bien respecté les consignes de sécurité : rouler sans clim toutes vitres ouvertes pour éviter la surchauffe. Nous continuons vers Las Vegas dont nous distinguons le halo de lumières à plus de 150 km !!! L’arrivée est un choc : Du noir profond et de la solitude du désert de la vallée de la mort, on passe en un claquement de doigt au centaine de milliers d’ampoules et de néons clignotant de la Sin City (ville du péché) qui nous en mettes plein la vue. Les hôtels sont grandioses. Un européen ne peut pas prendre la mesure de ce qu’est Las Vegas sans y être allé…nous n’avons aucun équivalent sur le vieux continent. Après 3 jours en camping, sans électricité, ni eaux et au milieu des ours, ça fait drôle ! Nous logeons à l’Excalibur, hôtel sur le thème du roi Arthur avec ses tours, ses créneaux, ses douves, Arthur et Merlin…merlin que l’on rencontre au beau milieu des machine à sous « Haaa ! Bonnnjourr ! Vous êtes frannncaiis ! Parisss ». Notre chambre de 50m2 est située au 17ème étage d’une tour qui en comporte 38 (!!). 1er geste : La douche ! Et quelle douche ! On peu facilement y tenir à 3 ou 4. Une fois propre comme un sous neuf, en avant sur le strip! Je dilapide les $ que ma mère m’a charger de jouer pour elle au Louxor…le Jackpot n’est pas pour aujourd’hui. Nous remontons le strip : le Luxor, le New York New York, le Monte-Carlo, le Paris ou nous nous arrêtons y boire un verre. Les clichés américains sur Paris nous font sourire : rue pavés, lampadaire, Métropolitain, les publicisée belle époques « Les petites femmes de Paris », le tout sous un ciel artificiel. Ils sont fort ces américains…
Mardi 28 Aout:
La nuit à été bonne (enfin un vrai matelas!). Après avoir pris un petit déjeuné gargantuesque au buffet du Louxor (on mange dans un chantier de fouille reconstitué), on s’est vautré à la piscine de l’hôtel sur des transats. Le cadre est superbe : verdure cascade et toboggan avec vue sur la pyramide du Louxor d’un coté et les tours de New York de l’autre. L’air est chaud et on tien difficilement au soleil hors de l’eau. Après une bonne heure de sieste, on repart sur le strip et on commence la tournée des casinos. LOUXOR : Fantastique décors pharaonique, e suis aux anges. Le sphinx est immense et la pyramide (échelle 1 de celle de Khéops qui contient le casino et l’hôtel) projette un faisceau lumineux à son extrémité…magique ! NEW YORK-NEW YORK : reconstitution de Manhattan, de la statue de la liberté et du Brookling Bridge à l’extérieur. A l’intérieur, on déambule dans les « rue » de NY avec ses boutiques et le casino est au milieu de « Central Park ». MONTE CARLO : superbes statues et fontaines à l’entrée. PARIS : Ambiance toujours aussi française avec ses « Jacques Pot » et ses gardiens de sécurité à habillé mi-gendarme/mi-douanier. BELLAGIO : Fantastique jeux d’eau sur fond de musique classique. CEASAR’S PALACE : Immense! Galerie commerçante de la Rome antique, des statues, des fontaines sous un ciel artificiel. VENETIAN : Mon préféré! Ils ont reconstitué le grand canal de Venise, avec gondoles et Gondoliers, la place St Marc, le pont des soupirs…on s’y croirai! On l’a visité à 11h du soir, il faisait nuit noire à l’extérieur mais une luminosité de 9h du matin sous le ciel artificiel du casino.THE MIRAGE : Superbe volcan devant le casino avec projection de flamme et de « lave ». TREASURE ISLAND : Deux galions se battent l’un contre l’autre à coup de canon, de sabre, de fusils et autres explosifs de chaque coté de l’entrée du casino. Le décor rappelle l’attraction « Pirates des caraïbes » chez Mickey. On se croirait vraiment dans la baie des boucaniers. L’un des galions sombre même à la fin de la bataille. Bien sur dans tous ces casinos il y a des centaines et des centaines de machine à sous. Mais on peut largement passer un séjour à Las Vegas sans jouer, il y a tellement d’attraction autour et dans les casinos que, pour une personne qui n’est pas accro aux jeux, ces derniers peuvent paraîtres secondaires. Mais j’ai quand même joué quelque $ pour le fun ! Le souci quand on rentre dans un casino…c’est dans sortir ! La sortie est quasiment pas indiquée, tout est étudié pour vous faire déambuler dans les dédales de machines à sous, de table de poker et de roulette. Perso, on a eu particulièrement du ml à s’extirper du Venetian et du Caesar. Globalement, Las Vegas est un immense parc d’attraction pour adulte. A n’importe quelle heure du jour et de la nuit, on entend les « Blin-Bling » des machines à sous. Il y a même des écrans de jeux qui sont incrusté dans les comptoirs des bars. Ils n’ont pas (encore) poussé le vice à mettre des machines à sous dans les chambres. Sur le strip, quelques Kékes se baladent en décapotable, musique à fond et bimbos peroxydées à l’arrière. C’est leur Champs Elysée. Je n’ai jamais vu autant de limousine de ma vie! Dans les rues, ils ont même mis des petits micros dans les buisons qui diffusent des « Grigri » de Grillons pour l’ambiance. La bouffe est omniprésente! Y’en a tout les 10 mètres. Enter les Fast Food, les buffets des casinos et les restos, on ne peur pas de faim à Vegas ! Bref, on s’écroule épuisé dans notre château à 1h30 après un péri de 6 km sur le strip.
Mercredi 29 Aout :
Debout à 9h30 après une excellente nuit. On dit bye-bye à note palace et partons pour Bryce Canyon. Le trajet se passe sans problème. Nous arrivons enfin à Bryce Canyon : des centaines de cheminée de fées rouges orangés couvrent les flans en pente douce d’un plateau qui s’est érodé. Déception, aujourd’hui Bryce est couvert de gros nuages. Il fait frais, ça rappelle Yosemite. Les rangers nous ont dit que demain il ferait le même temps. J’ai quelques espoirs de voir Bryce sous le soleil. Ce soir, camping et purée saucisse ! On ne change pas les bonnes habitudes !
Jeudi 30 aout
Le ciel nous a entendus ! Il fait un grand soleil et Bryce est superbe! Nous faisons les différents points de vue avant de s’aventurer dans la forêt d’aguille (les Hoodoos) par un sentier plus que sinueux et escarpé. C’est largement plus beau vu d’en bas ! Les couleurs rouge/rose/jaune et orangé donnent une lumière magique ! La remonté se fait sous une chaleur torride…rude ! Ici les écureuils sont très curieux : on tend un doigt et ils arrivent. Ils mangent même dans la main. Nous prenons ensuite la route en direction de Moab ou nous arrivons dans la soirée. La patronne de l’hôtel, une belge, est super sympa. D’abord, une douche ! et ensuite, Jérôme a entrepris la corvée de lessive. Nous avons mangé au Moab Brewery des Du chili recouverts de nachos le tout arrosé de fromage fondu (et c’était super bon !). Le tout arrosé de la bière maison : La Dead Horse ! En un mot : Fameux !
Vendredi 31 Aout
Réveil à 7h30 (dur, dur) et on fonce chez Tag A Long pour un périple en rafting sur le Colorado. On avale un café et quelques cookies. On se retrouve avec un groupe de français. Les paysages sont grandiose mais les rapides sont décevant : la preuve, on c’est même baigné en passant les rapide. A midi, sandwich et fruit sur une plagette au bord du fleuve. L’après midi, grande bataille entre radeau à coup de seaux d’eau. Le Colorado est boueux, et on cède à la tentation d’une bataille de boue. Autant dire qu’on est ressorti propre ! Retour à 17h au motel ou l’on se pose jusqu’au soir. Nous allons manger dans un resto/bar/karaoké sur les conseils de la patronne. Pour 10$, un steak de 80 Oz avec du chili, des frites et de la salade. La viande est hyper tendre, vives les hormones, mais j’adore! Les américains qui viennent chanter sont des caricatures : Chapeau de cowboys, moustaches gilet, santiag et country music ! Vraiment marrant !
Samedi 1er Septembre :
Levé 10h30. On visite Arches National Park. Superbe ! On comprend pourquoi Hollywood vient y tourner des films. Ce sont des arches de pierre naturelle d’une taille impressionantes.
On va faire quelques courses au City Market, on achète un café, des cookies et au moment de rentrer dans la voiture…Jérôme avait laissé les clefs à l’intérieur. On a appelé un sérurier qui est arrivé immédiatement et nous a gentiment fait un double des clefs. A près cet incident, direction Monument Valley. Nous y arrivons au couché du soleil : époustouflant ! Les butes sont immenses et prennent des couleurs rouge foncé au couché du soleil. Le décor est grandiose et on s’attend à voir débarquer John Wayne. On s’installe au camping ou on a un mal de chien à planter les sardines de la tente : le sol est du vrai béton ! Chouette, y’a une petite piscine ! Et des douches chaudes ! Le luxe ! Et même m’électricité dans les sanitaire…là, c’est Versailles ! Jérôme s’acharne à allumer 3 bout de charbon pour faire griller le steak : on est plus dans la forêt, y’a pas de bois autour…c’est le désert. La lune c’est levée, elle est pleine et on y voit comme en plein jour. Il fait doux et je pense que la nuit ne sera pas froide.
Dimanche 2 septembre :
Réveil 8h00 à cause de la chaleur. La tente est un vrai four ! Nous écrivons les cartes postales, un plouf dans la piscine et nous quittons le camping. Nous allons faire un tour dans les magasins indiens du bord de la route (ou plutôt des taudis), j’achète ma bague et nous allons chez Ed Black pour confirmer noter réservation. On arrive sur un parking poussiéreux…un indien mal réveillé (Jimmy en fait) nous accueille, surpris d’avoir des clients. Je maudis sur 7 générations l’agence de réservation et je garde mon calme. Bref, après moult palabre, l’affaire est arrangée et nous voila parti pour un périple de 24 heures à cheval dans monument Valley. Nous bullons à l’ombre toute l’après midi, le temps que la chaleur soit plus supportable et à 16h, nous voila en selle, guidé par Jimmy et Doggy le chien, Jérôme sur « Magic » et moi sur … »Geronimo » ! Et, à partir de ce moment là, le spectacle commence : on passe devant la butte Mitchell, on longe le plateau des esprits, du dieu de la pluie, de l’oiseau du tonnerre. Nous découvrons la formation rocheuse des 3 sœurs, l’oreille du vent, l’œil du soleil, le grand Hogan, des peinture rupestre dans la lumière fantastique du soleil couchant et dans un cadre grandiose. Notre guide est très sympa mais n’est pas toujours facile à comprendre (l’américain avec l’accent Navarro, ce n’est pas évident !). Nous faisons de grand galop dans la pleine en laissant une grande trainée de poussière derrière nous…mais ou est la cavalerie ? Nous traversons même un troupeau de vache en liberté. Après 3 heures de randonnée nous arrivons au bivouac. Devant nous, s’étend la plaine et, au loin, se dresse Totem Pole, une longue pierre miraculeusement verticale. Note campement se trouve entre 2 parois rocheuse et l’écho est extraordinaire (X3 !!) dans un silence absolu. Marvin, le cuistot, nous a rejoint en 4X4 pour la nuit. Au menu, steak et Navarro Tacos : de la pate frite dans de l’huile sur laquelle on étale des haricots rouges (pour changer !) du fromage râpé, de la salade et quelques olives. C’était simple, mais très bon. Ensuite, au tour du feu, Marvin et Jimmy nous on chaté des chansons indiennes en frappant sur un petit tambour. Quand à nous, on s’est essayé au classique d’Edith Piaf. Mais Jérôme à été la star de la soirée quand il a sorti son stock de blague. A près cette bonne soirée, dodo à 11h à la belle étoile sous le ciel de Monument Valley.
Lundi 3 Septembre
4h30 : j’entends le 4×4 démarrer et partir en trombe dans la nuit. Bon sang, j’ai une trouille bleu : nous sommes en plein milieu du désert du Nevada à 2h de cheval du Visitor Center. Jérôme se rendort en disant qu’on avisera au levé du soleil. Quand à moi, tout cela plus la lumière de la lune m’empêche de me rendormir. 6h : le 4×4 revient. En fait, les chevaux s’étaient échappés en grignotant la corde de l’enclos. Nous assistons à un lever de soleil spectaculaire su totem pole, d’abord le noir, le bleu profond, l’orange et le jaune. Enfin le soleil se lève et éclaire les parois rouges/ocre tout autour de nous. Après un grand café et un petit dej’ préparée sur les braises, en selle! On la les fesses en compote ! Nous quittons le campement au soleil levant à 7h30. Les trots et les galops sont douloureux mais les paysages sont grandioses. Nous arrivons au Coral à 9h30. Nous saluons chaleureusement nos guides et partons pour le Lake Powell. Ce lac à été crée grâce à la construction du Glen Canyon Dam et régule l’alimentation en eau de Las Vegas et Los Angeles. Il fait 400km de long (!!) et est constitué de milliers de canyons inondés et à mis 17 ans à se remplir ! En route, nous stoppons à Navarro National Monument : un village primitif niché au fond d’une cavité rocheuse. Nous arrivons au Lake Powell vers 15h30. Vite ! On a envie d’un un plouf dans les eaux chaudes du lac ! Sur les bons conseils du Routard nous trouvons une petite crique isolée et très jolie : Le plateau de roches orangées s’avance en plaques dans le lac avant de tomber à pic vers les profondeurs du canyon inondé. Après une après midi farniente, on renter au camping et on fait griller du maïs au repas du soir.
Mardi 4 septembre :
Les effets du cheval se font encore sentir ! La chaleur nous réveille à 8h30. On traine un peu au camping et on part à la marina. On voulait louer des canoës pour la demi-journée mais tout était déjà pris…dommage ! Du coup, nous repartons à la crique d’hier ou nous passons une partie de l’après midi. Nous allons ensuite faire un tour à « horse shoe Bend » : une vue plongeante sur un méandre du Colorado. La marche sous le soleil à été éprouvante mais cela valait vraiment le détour. Nous faisons 3 courses et nous rentrons au camping ou nous passons tranquillement la soirée. Dans les arbres, il y a de drôles d’oiseaux que nous avons baptisé des « Glou-Glou » à cause de leurs cris….même aujourd’hui, ces « Glou-Glou » restent un mystère.
Mercredi 5 septembre :
Levé à 9h, toujours à cause de la chaleur. On lève le camp et on va se tremper à Warm Creek Bay, comme les jours précédents. Vers midi, en route pour le Grand Canyon. Après 2 heures de route nous rentrons dans le parc national. Les premiers points de vue sont décevants : Desert View, Grand View, Hipan Point…en fait, c’est tellement immense que l’on a l’impression de voir une vallée au lieu d’un canyon. Nous marchons ensuite ver Yaki Point avant de se rendre à Grand Canyon Village ou nous prenons la West Rim Drive en navette qui nous dépose à Maricopa Pont, Mohave point et Hopi Point d’où nous admirons le couché du soleil. Plus le soleil baisse, plus les couleurs du canyon ressorte, en majorité du rouge et du ocre. Les ombres se détachent, c’est joli mais j’ai été plus impressionné par celle de Monument Valley. La nuit tombe et nous prenons la route de Flagstaff ou nous passerons la nuit. 1h30 plus tard, nous débarquons dans l’hôtel, qui est plutôt une auberge de jeunesse, peuplé de Baba cool. En fait, la ville semble être peuplé de Bab’s. Une bière, une pizza, un lit douillet…ahhhhh…et là, ça a commencé ! Le cauchemar ! Flagstaff est une ville traversé par des convois de train qui traverse l’Amérique d’ouest en est. Vu que ces convois sont démesurés, 3 locomotives, une 100ène de wagon et 1,5 de long, ils ne peuvent pas ralentir pendant la traversé des villes. Faute de frein, y’a le klaxon ! Ils traversent toute sirène hurlante la ville, de jour, comme de nuit. En sachant qu’il y en a 1 toutes les 20 minutes, autant dure que j’ai pas beaucoup dormi ! Curieusement, Jérôme, lui, oui !
Jeudi 6 septembre :
Après cette nuit mémorable, nous partons pour Palm Springs. 6h de route dans le désert, vive la clim’ ! Les étendues sont toujours aussi immenses. On arrive crevé à Palm Springs. Noter hôtel est super, la chambre est aussi grande qu’à l’Excalibur, le lit fait 2m sur 2. La piscine et le jacuzzi sont chauffé (on se demande bien pourquoi !). Le soir on va flâner au centre ville piétonnier ou il y a des marchands de breloque. L’air est tiède et la soirée super agréable.
Vendredi 7 septembre :
Réveil à 8h30 à cause d’un mexicain qui souffle les feuilles devant noter chambre! On part au Castorama local pour acheter une boîte aux lettres américaine. Nous partons ensuite au Joshua tree National Park : un peut décevant par rapport aux autres parcs. On voit une oasis, une forêt de cactus et…des Joshua tree. Retour à Palm Springs, plouf dans la piscine et on va ensuite dans un resto italien (pas terrible du tout d’ailleurs, avec ses pâtes insipides).
Samedi 8 septembre :
Réveil 7h00 et en route pour Los Angeles ! On arrive en fin de matinée devant le Man’s Chinese Theater ou il y a les empreinte des stars. Moment unique je pose mes mains dans les empreintes d’Harrison FORD! L’endroit est sympa mais bourré de touristes !! On se balade en voiture dans Beverly Hills. Derrière les hauts portails, il y a des maisons magnifiques : j’y vivrai bien ! On continue vers Venise Beach. Les rouleaux de l’océan pacifique sont énorme et on se régale en sautant dedans après 3 semaines de désert. On se balade ensuite sur le Sea front Walk. C’est la cour des miracles : des tatoueurs, des masseurs, des vendeurs de tableaux, de breloque et même…même…un diseur de bonne aventure qui prétend être la réincarnation d’un prophète russe !! des virtuose du roller et du skate font des démo sur de la musique funky. Par contre, pas de Paméla siliconé, ni de schwarzy gonflé, mais c’est quand même très sympa !
Dimanche 9 septembre :
Levé 9h. On s’acharne à tout faire rentrer dans les sacs. On quitte le Motel 6 et on va rendre notre chère Pontiac. Nous voila à l’aéroport en train de poireauter. Bref, après un vol sans problème, nous arrivons à Amsterdam après 11h de vol. 4h de retard pour le vol de Toulouse et…enfin, nous posons à nouveau le pied sur le sol français. Même comparé à une bourgade du fin fond de l’Arizona, Toulouse nous semble petite : rocade, maison, route…tout ! Mais quel bonheur de retrouver notre vieille France, avec ses bon petits vin et ses bon petit plats !.
That’s all Folks ! See you soon for an another adventure!
CARNET DE ROUTE… 20 Aout / 10 Septembre Californie/Nevada/Utah/Colorado/Arizona.
Lundi 20 Août Nous nous levons à 3h30 🤪 du matin au grand dam de Jérôme qui, lui, n’a pas peur de rater l’avion… ! Décollage de Toulouse-Blaganc à 6h50 avec KLM direction Amsterdam. Dans l’avion, nous découvrons le petit déjeuné Hollandais : sandwich viande & fromage et le pire, sandwich beurre de cacahuette et concombre…dur😕! Après une escale à Amsterdam, nous décollons pour Los Angeles. 10h40 de vol. La fatigue commence à se faire sentir. A bord, nous sommes chouchouté. Nous survolons les glaces du groendland. C’est magnifique. Puis le Canada et ses immenses etendues sans une route. Ensuite les Rocheuses, Las Vegas et enfin LA ou nous atterrissons à 13h30 heure locale. Ensuite, c’est la douane. 3 passages ! on ne rentre pas au USA comme ça. Nous prenons possession de notre Pontiac Gran Dam. Nous découvrons la boite auto et le cruise control : c’est génial, la voiture avance toute seule !. En route pour l’hôtel. L.A. est immense et les autoroute sont des 2X6 voies ! nous nous perdons un moment avant de trouver la bonne route. Jérôme conduit et je joue le co-pilote. On gère ça comme des chefs !!. Nous arrivons enfin à notre hôtel, un Motel6 dans le quartier de Pomona. Nous faisons un plouf dans la piscine et nous allons manger au « Denny’s Dinner ». Découverte de la nourriture américaine : ils servent les pancakes avec une boule de beurre qu’il étale dessus😮. Et comme si ce n’était pas assez lourd, ils recouvrent le tout de sirop d’érable. Même le « pain » est frit à la poêle. Epuisé, nous nous couchons à 10h00 (soit 5h du matin en France après une journée de 26h).
Mardi 21 Août : Décalage horaire oblige, nous nous levons en pleine forme à 5h du matin😉. Impatient de découvrir l’Amérique, nous nous préparons. Petit déjeuné chez Denny’s : café (il nous fera pas mal), jus d’orange et pancake (avec sa boule de beurre bien sur). Des routiers sont là. Ils ont garé leur trucks chromés et clinquant sur le parking pour déjeuner copieusement : viande panée sur un pancake/ketchup et frites arrisé de fromage fondu…burp…mais comment ils font pour manger ça à 6h du mat’. En route ! Nous partons vers le nord et quittons Los Angeles sans encombre. Plus nous avançons et plus les paysages deviennent sauvages. La côte californienne est très découpée. Ce n’est pas l’image que l’on en a. Nous stoppons à San Siméon ou nous visitons Hearst Castle : un magnat de la presse qui a construit un château. C’est le 2d site le plus visité des USA après Disneyworld. An fait, quand on le regarde avec un œil européen, c’est un amas de chefs d’œuvre inestimables qui ne sont pas du tout mis en valeur dans un environnement plus ou moins méditerranéen sur 6000m2 de construction. Les 2 piscines, intérieure et extérieure toutes en mosaïques sont superbes !. Nous continuons notre route vers Monterey ou nous arrivons vers 19h30. Nous mangeons chez…Denny’s. Nous cherchons fébrilement de la verdure dans la carte. Oh joie ! Une salade, un steak, des haricots vert et u peu de purée. Enfin un semblant de nourriture européenne. Déception devant l’assiette : le steak est de la viande agglomérée et panée. Les haricots verts sont arrosés de beurre fondu. Et la purée ne serai pas mauvaise si le tout n’était pas recouvert d’une épaisse couche de…béchamel !!! Ignoble🙁🙁. En mangeant nous voyons passer des camping car (ou plutôt des bus) américain traînant leur voiture à l’arrière.
Mercredi 22 Aout
Re-petit dej chez Denny’s et toujours aussi léger. En route vers San Francisco ou nous arrivons 2h après. Le Spaulding Hôtel est à Downtown à deux pas du Financial District. L’arrivée sur San Francisco est magnifique avec sa vue sur le Bay Bridge et le Financial District. Par contre, c’est galère pour la voiture ! Trouver une place est quasi impossible! Au final, nous en trouvons quand même une près du Fisherman Warf ou nous découvrons une vue splendide sur Alcatraz et le Golden Gate. Alcatraz est tout près de la côte, à seulement 1,5 km, on pourrait presque toucher la prison du doigt. Nous flânons dans le Fisherman Warf et ses magasins à touriste et nous empruntons ensuite le Cable Car : Génial ! accroché à l’extérieur, comme dans les film, nous parcourons les collines de San Francisco…les descentes sont impressionnantes, il faut faire confiance au gros black qui gère le frein! Le soir, nous dinons chez Rémi et Cécile à San José : un pot-au-feu ! Enfin un repas européen ! Un délice ! Nous nous couchons épuisé à 1h du matin.
Jeudi 23 Aout:
Levé 8h. Nous garons la voiture au même endroit que la veille. Nous repassons au Fisherman Warf ou nous achetons quelques souvenirs. A Pier 39, une colonie de Lions de Mer se dore au soleil sur les pontons flottants. Quel Bruit !! Et quelle odeur ! Ca pue le poisson à dix lieux à la ronde! Nous partons ensuite pour north Beach, le quartier Italien et Chinatown. Passé la porte d’entrée du quartier chinois, on rentre dans un autre monde : tout est en chinois, des enseignes de magasin au gens que l’on croise. Nous mangeons un sandwich dans le Financial District et nous partons ensuite pour le Golden Gate. Dommage, il est dans la brume, nous aurions du y aller hier ou tout était dégagé. Mais il est quand même grandiose et la vue sur SF de l’autre coté du pont est splendide. Nous continuons en direction du nord vers Sausalito ou nous découvrons les Home Boat, ces maisons flottantes qui forment une petite ville. Un seul regret : ne pas être aller visiter Alcatraz (visites complète) et ne pas avoir fait la croisière sous le golden Gate (idem).
Vendredi 24 Aout:
Nous partons de San Francisco à 9h30 sans regret car la brume envahie tout, même le haut des gratte ciel. Nous empruntons le Bay Bridge et partons pour Yosemite National Park. Après avoir passé les collines de San Francisco, la brume disparait comme par magie pour laisser place à un grand ciel bleu. Nous croisons un champ d’éoliennes et beaucoup d’arbres fruitiers. Plus nous avançons, plus la densité des sapins et l’altitude augmente. L’arrivée sur Yosemite est impressionnante : de monstrueux bloc de granit entoure la route de part et d’autre de la rivière qui serpente au fond de cette vallée glacière. Notre camping est sympa, à l’image de l’Amérique, rien n’est laissé au hasard : sur chaque emplacements, une table, des bancs, un Barbecue et un « Food Storage » : une grosse boite en fer dans laquelle stocker la nourriture, ours oblige (si!si!). Nous faisons connaissance avec les écureuils « Tic & Tac ». Le tout est au beau milieu des pins. C’est assez sauvage et super agréable…mais il parait qu’il y a des lions sauvage dans ces montagne…Une fois installé nous allons à Bridaveil Falls. Nous grimpons sur les énormes blocs glissant (je me suis ramassé 2 fois) jusqu’au pied de la cascade. Un écureuil intrépide est venu nous quémander un bout de sandwich. Il s’est même risqué à renifler le bout de mes baskets. A près quelques course (100$ quand même !) nous rentrons au camping. La fraîcheur tombe, nous sommes à 2200m et Jérôme s’acharne à allumer un Barbecue pour faire griller un bout de steak. On goute des marshmallows grillé piqué sur un bout de bois Mmmm !!
Samedi 25 Aout:
La nuit à été Gla-cia-le . On a dormi à peu près bien au levé du soleil. Il fait 5c° la nuit Brrrr. De ce fait, on a émergé à 10h30. On a trainé jusqu’a13h et on est parti pour Vernal Falls. Le sentier est raide, bien emménagé mais la fins est terrible : une bonne centaine de volée de marches pour nous achever. Mais le déplacement en vaut la peine : en haut des chutes de Vernal Falls, il y a un lac superbe. Il est alimenté par un cour d’eau qui descend sur ne plaque de granit. Vu qu’au camping y’a pas de douche, le lac nous a servi de baignoire…à 2400m d’altitude! L’eau n’est pas chaude, environ 12c° mais il faut bien se laver !. On a passé l’après midi là tranquillement. De retour au camping, une bande de mexicains nous avait squatté notre emplacement et brulé tout le petit bois que j’avais ramassé. Au menu, Chili et Marshmallows. Pendant le repas, une biche est venue près de noter tente.
Dimanche 26 Aout:
Cette fois ci, on s’est pas fait avoir, on a dormi tout habillé de la tête au pied et la nuit à été meilleure! Aujourd’hui, direction Wawona et plus précisément Mariposa Grove et sa forêt de Séquoias géant. Ils sont immenses ! Les plus impressionnants sont le Grizzly Giant et le Séquoia Tunel ou une voiture peut passer à travers le tronc. Retour au camp vers 17h. On est reparti vers Yosemite Village pour acheter à manger et se laver dans la rivière. Ce soir au menu, Purée, saucisse et yaourt : Jérôme est un vrai Davy Crockett.
Lundi 27 Aout:
Un coyote a hurlé cette nuit à coté de notre tente et m’a fichue une trouille bleue…pas le coyote en lui-même, ça aboie comme un Yorkshire (!) mais l’ours potentiel qui pouvait être la cause de ses aboiement !! A 11h45 on lève camps direction La vallée de la Mort. En descendant de Yosemite on a vu un jeune ours brun, il parait que c’est rare. Après 6 h de route on arrive aux abords de la Death Valley. La température est à peut près aussi fraîche que dans un four ! Je marche quelques minutes pour aller chercher du sable dans les dunes et au retour, je frise le malaise. Jérôme lui, récupère du sel séché au fond de la vallée. Grosse déception, nous arrivons à Zabrisky Point après le couché du soleil et nous manquons ce fantastique spectacle. Je suis déçue car il fait trop noir pour voir les principaux point de la Death Valley : Badwater Point (point le plus bas de l’hémisphère nord : -80m en dessous du niveau de la mer), Artist Pallet, Devil’s Golf Course (Le Terrain de Golf du Diable). Nous nous sommes contenté de faire la traversée en voiture. Cette dernière n’a pas trop souffert d’ailleurs…nous avons bien respecté les consignes de sécurité : rouler sans clim toutes vitres ouvertes pour éviter la surchauffe. Nous continuons vers Las Vegas dont nous distinguons le halo de lumières à plus de 150 km !!! L’arrivée est un choc : Du noir profond et de la solitude du désert de la vallée de la mort, on passe en un claquement de doigt au centaine de milliers d’ampoules et de néons clignotant de la Sin City (ville du péché) qui nous en mettes plein la vue. Les hôtels sont grandioses. Un européen ne peut pas prendre la mesure de ce qu’est Las Vegas sans y être allé…nous n’avons aucun équivalent sur le vieux continent. Après 3 jours en camping, sans électricité, ni eaux et au milieu des ours, ça fait drôle ! Nous logeons à l’Excalibur, hôtel sur le thème du roi Arthur avec ses tours, ses créneaux, ses douves, Arthur et Merlin…merlin que l’on rencontre au beau milieu des machine à sous « Haaa ! Bonnnjourr ! Vous êtes frannncaiis ! Parisss ». Notre chambre de 50m2 est située au 17ème étage d’une tour qui en comporte 38 (!!). 1er geste : La douche ! Et quelle douche ! On peu facilement y tenir à 3 ou 4. Une fois propre comme un sous neuf, en avant sur le strip! Je dilapide les $ que ma mère m’a charger de jouer pour elle au Louxor…le Jackpot n’est pas pour aujourd’hui. Nous remontons le strip : le Luxor, le New York New York, le Monte-Carlo, le Paris ou nous nous arrêtons y boire un verre. Les clichés américains sur Paris nous font sourire : rue pavés, lampadaire, Métropolitain, les publicisée belle époques « Les petites femmes de Paris », le tout sous un ciel artificiel. Ils sont fort ces américains…
Mardi 28 Aout:
La nuit à été bonne (enfin un vrai matelas!). Après avoir pris un petit déjeuné gargantuesque au buffet du Louxor (on mange dans un chantier de fouille reconstitué), on s’est vautré à la piscine de l’hôtel sur des transats. Le cadre est superbe : verdure cascade et toboggan avec vue sur la pyramide du Louxor d’un coté et les tours de New York de l’autre. L’air est chaud et on tien difficilement au soleil hors de l’eau. Après une bonne heure de sieste, on repart sur le strip et on commence la tournée des casinos. LOUXOR : Fantastique décors pharaonique, e suis aux anges. Le sphinx est immense et la pyramide (échelle 1 de celle de Khéops qui contient le casino et l’hôtel) projette un faisceau lumineux à son extrémité…magique ! NEW YORK-NEW YORK : reconstitution de Manhattan, de la statue de la liberté et du Brookling Bridge à l’extérieur. A l’intérieur, on déambule dans les « rue » de NY avec ses boutiques et le casino est au milieu de « Central Park ». MONTE CARLO : superbes statues et fontaines à l’entrée. PARIS : Ambiance toujours aussi française avec ses « Jacques Pot » et ses gardiens de sécurité à habillé mi-gendarme/mi-douanier. BELLAGIO : Fantastique jeux d’eau sur fond de musique classique. CEASAR’S PALACE : Immense! Galerie commerçante de la Rome antique, des statues, des fontaines sous un ciel artificiel. VENETIAN : Mon préféré! Ils ont reconstitué le grand canal de Venise, avec gondoles et Gondoliers, la place St Marc, le pont des soupirs…on s’y croirai! On l’a visité à 11h du soir, il faisait nuit noire à l’extérieur mais une luminosité de 9h du matin sous le ciel artificiel du casino.THE MIRAGE : Superbe volcan devant le casino avec projection de flamme et de « lave ». TREASURE ISLAND : Deux galions se battent l’un contre l’autre à coup de canon, de sabre, de fusils et autres explosifs de chaque coté de l’entrée du casino. Le décor rappelle l’attraction « Pirates des caraïbes » chez Mickey. On se croirait vraiment dans la baie des boucaniers. L’un des galions sombre même à la fin de la bataille. Bien sur dans tous ces casinos il y a des centaines et des centaines de machine à sous. Mais on peut largement passer un séjour à Las Vegas sans jouer, il y a tellement d’attraction autour et dans les casinos que, pour une personne qui n’est pas accro aux jeux, ces derniers peuvent paraîtres secondaires. Mais j’ai quand même joué quelque $ pour le fun ! Le souci quand on rentre dans un casino…c’est dans sortir ! La sortie est quasiment pas indiquée, tout est étudié pour vous faire déambuler dans les dédales de machines à sous, de table de poker et de roulette. Perso, on a eu particulièrement du ml à s’extirper du Venetian et du Caesar. Globalement, Las Vegas est un immense parc d’attraction pour adulte. A n’importe quelle heure du jour et de la nuit, on entend les « Blin-Bling » des machines à sous. Il y a même des écrans de jeux qui sont incrusté dans les comptoirs des bars. Ils n’ont pas (encore) poussé le vice à mettre des machines à sous dans les chambres. Sur le strip, quelques Kékes se baladent en décapotable, musique à fond et bimbos peroxydées à l’arrière. C’est leur Champs Elysée. Je n’ai jamais vu autant de limousine de ma vie! Dans les rues, ils ont même mis des petits micros dans les buisons qui diffusent des « Grigri » de Grillons pour l’ambiance. La bouffe est omniprésente! Y’en a tout les 10 mètres. Enter les Fast Food, les buffets des casinos et les restos, on ne peur pas de faim à Vegas ! Bref, on s’écroule épuisé dans notre château à 1h30 après un péri de 6 km sur le strip.
Mercredi 29 Aout :
Debout à 9h30 après une excellente nuit. On dit bye-bye à note palace et partons pour Bryce Canyon. Le trajet se passe sans problème. Nous arrivons enfin à Bryce Canyon : des centaines de cheminée de fées rouges orangés couvrent les flans en pente douce d’un plateau qui s’est érodé. Déception, aujourd’hui Bryce est couvert de gros nuages. Il fait frais, ça rappelle Yosemite. Les rangers nous ont dit que demain il ferait le même temps. J’ai quelques espoirs de voir Bryce sous le soleil. Ce soir, camping et purée saucisse ! On ne change pas les bonnes habitudes !
Jeudi 30 aout
Le ciel nous a entendus ! Il fait un grand soleil et Bryce est superbe! Nous faisons les différents points de vue avant de s’aventurer dans la forêt d’aguille (les Hoodoos) par un sentier plus que sinueux et escarpé. C’est largement plus beau vu d’en bas ! Les couleurs rouge/rose/jaune et orangé donnent une lumière magique ! La remonté se fait sous une chaleur torride…rude ! Ici les écureuils sont très curieux : on tend un doigt et ils arrivent. Ils mangent même dans la main. Nous prenons ensuite la route en direction de Moab ou nous arrivons dans la soirée. La patronne de l’hôtel, une belge, est super sympa. D’abord, une douche ! et ensuite, Jérôme a entrepris la corvée de lessive. Nous avons mangé au Moab Brewery des Du chili recouverts de nachos le tout arrosé de fromage fondu (et c’était super bon !). Le tout arrosé de la bière maison : La Dead Horse ! En un mot : Fameux !
Vendredi 31 Aout
Réveil à 7h30 (dur, dur) et on fonce chez Tag A Long pour un périple en rafting sur le Colorado. On avale un café et quelques cookies. On se retrouve avec un groupe de français. Les paysages sont grandiose mais les rapides sont décevant : la preuve, on c’est même baigné en passant les rapide. A midi, sandwich et fruit sur une plagette au bord du fleuve. L’après midi, grande bataille entre radeau à coup de seaux d’eau. Le Colorado est boueux, et on cède à la tentation d’une bataille de boue. Autant dire qu’on est ressorti propre ! Retour à 17h au motel ou l’on se pose jusqu’au soir. Nous allons manger dans un resto/bar/karaoké sur les conseils de la patronne. Pour 10$, un steak de 80 Oz avec du chili, des frites et de la salade. La viande est hyper tendre, vives les hormones, mais j’adore! Les américains qui viennent chanter sont des caricatures : Chapeau de cowboys, moustaches gilet, santiag et country music ! Vraiment marrant !
Samedi 1er Septembre :
Levé 10h30. On visite Arches National Park. Superbe ! On comprend pourquoi Hollywood vient y tourner des films. Ce sont des arches de pierre naturelle d’une taille impressionantes.
On va faire quelques courses au City Market, on achète un café, des cookies et au moment de rentrer dans la voiture…Jérôme avait laissé les clefs à l’intérieur. On a appelé un sérurier qui est arrivé immédiatement et nous a gentiment fait un double des clefs. A près cet incident, direction Monument Valley. Nous y arrivons au couché du soleil : époustouflant ! Les butes sont immenses et prennent des couleurs rouge foncé au couché du soleil. Le décor est grandiose et on s’attend à voir débarquer John Wayne. On s’installe au camping ou on a un mal de chien à planter les sardines de la tente : le sol est du vrai béton ! Chouette, y’a une petite piscine ! Et des douches chaudes ! Le luxe ! Et même m’électricité dans les sanitaire…là, c’est Versailles ! Jérôme s’acharne à allumer 3 bout de charbon pour faire griller le steak : on est plus dans la forêt, y’a pas de bois autour…c’est le désert. La lune c’est levée, elle est pleine et on y voit comme en plein jour. Il fait doux et je pense que la nuit ne sera pas froide.
Dimanche 2 septembre :
Réveil 8h00 à cause de la chaleur. La tente est un vrai four ! Nous écrivons les cartes postales, un plouf dans la piscine et nous quittons le camping. Nous allons faire un tour dans les magasins indiens du bord de la route (ou plutôt des taudis), j’achète ma bague et nous allons chez Ed Black pour confirmer noter réservation. On arrive sur un parking poussiéreux…un indien mal réveillé (Jimmy en fait) nous accueille, surpris d’avoir des clients. Je maudis sur 7 générations l’agence de réservation et je garde mon calme. Bref, après moult palabre, l’affaire est arrangée et nous voila parti pour un périple de 24 heures à cheval dans monument Valley. Nous bullons à l’ombre toute l’après midi, le temps que la chaleur soit plus supportable et à 16h, nous voila en selle, guidé par Jimmy et Doggy le chien, Jérôme sur « Magic » et moi sur … »Geronimo » ! Et, à partir de ce moment là, le spectacle commence : on passe devant la butte Mitchell, on longe le plateau des esprits, du dieu de la pluie, de l’oiseau du tonnerre. Nous découvrons la formation rocheuse des 3 sœurs, l’oreille du vent, l’œil du soleil, le grand Hogan, des peinture rupestre dans la lumière fantastique du soleil couchant et dans un cadre grandiose. Notre guide est très sympa mais n’est pas toujours facile à comprendre (l’américain avec l’accent Navarro, ce n’est pas évident !). Nous faisons de grand galop dans la pleine en laissant une grande trainée de poussière derrière nous…mais ou est la cavalerie ? Nous traversons même un troupeau de vache en liberté. Après 3 heures de randonnée nous arrivons au bivouac. Devant nous, s’étend la plaine et, au loin, se dresse Totem Pole, une longue pierre miraculeusement verticale. Note campement se trouve entre 2 parois rocheuse et l’écho est extraordinaire (X3 !!) dans un silence absolu. Marvin, le cuistot, nous a rejoint en 4X4 pour la nuit. Au menu, steak et Navarro Tacos : de la pate frite dans de l’huile sur laquelle on étale des haricots rouges (pour changer !) du fromage râpé, de la salade et quelques olives. C’était simple, mais très bon. Ensuite, au tour du feu, Marvin et Jimmy nous on chaté des chansons indiennes en frappant sur un petit tambour. Quand à nous, on s’est essayé au classique d’Edith Piaf. Mais Jérôme à été la star de la soirée quand il a sorti son stock de blague. A près cette bonne soirée, dodo à 11h à la belle étoile sous le ciel de Monument Valley.
Lundi 3 Septembre
4h30 : j’entends le 4×4 démarrer et partir en trombe dans la nuit. Bon sang, j’ai une trouille bleu : nous sommes en plein milieu du désert du Nevada à 2h de cheval du Visitor Center. Jérôme se rendort en disant qu’on avisera au levé du soleil. Quand à moi, tout cela plus la lumière de la lune m’empêche de me rendormir. 6h : le 4×4 revient. En fait, les chevaux s’étaient échappés en grignotant la corde de l’enclos. Nous assistons à un lever de soleil spectaculaire su totem pole, d’abord le noir, le bleu profond, l’orange et le jaune. Enfin le soleil se lève et éclaire les parois rouges/ocre tout autour de nous. Après un grand café et un petit dej’ préparée sur les braises, en selle! On la les fesses en compote ! Nous quittons le campement au soleil levant à 7h30. Les trots et les galops sont douloureux mais les paysages sont grandioses. Nous arrivons au Coral à 9h30. Nous saluons chaleureusement nos guides et partons pour le Lake Powell. Ce lac à été crée grâce à la construction du Glen Canyon Dam et régule l’alimentation en eau de Las Vegas et Los Angeles. Il fait 400km de long (!!) et est constitué de milliers de canyons inondés et à mis 17 ans à se remplir ! En route, nous stoppons à Navarro National Monument : un village primitif niché au fond d’une cavité rocheuse. Nous arrivons au Lake Powell vers 15h30. Vite ! On a envie d’un un plouf dans les eaux chaudes du lac ! Sur les bons conseils du Routard nous trouvons une petite crique isolée et très jolie : Le plateau de roches orangées s’avance en plaques dans le lac avant de tomber à pic vers les profondeurs du canyon inondé. Après une après midi farniente, on renter au camping et on fait griller du maïs au repas du soir.
Mardi 4 septembre :
Les effets du cheval se font encore sentir ! La chaleur nous réveille à 8h30. On traine un peu au camping et on part à la marina. On voulait louer des canoës pour la demi-journée mais tout était déjà pris…dommage ! Du coup, nous repartons à la crique d’hier ou nous passons une partie de l’après midi. Nous allons ensuite faire un tour à « horse shoe Bend » : une vue plongeante sur un méandre du Colorado. La marche sous le soleil à été éprouvante mais cela valait vraiment le détour. Nous faisons 3 courses et nous rentrons au camping ou nous passons tranquillement la soirée. Dans les arbres, il y a de drôles d’oiseaux que nous avons baptisé des « Glou-Glou » à cause de leurs cris….même aujourd’hui, ces « Glou-Glou » restent un mystère.
Mercredi 5 septembre :
Levé à 9h, toujours à cause de la chaleur. On lève le camp et on va se tremper à Warm Creek Bay, comme les jours précédents. Vers midi, en route pour le Grand Canyon. Après 2 heures de route nous rentrons dans le parc national. Les premiers points de vue sont décevants : Desert View, Grand View, Hipan Point…en fait, c’est tellement immense que l’on a l’impression de voir une vallée au lieu d’un canyon. Nous marchons ensuite ver Yaki Point avant de se rendre à Grand Canyon Village ou nous prenons la West Rim Drive en navette qui nous dépose à Maricopa Pont, Mohave point et Hopi Point d’où nous admirons le couché du soleil. Plus le soleil baisse, plus les couleurs du canyon ressorte, en majorité du rouge et du ocre. Les ombres se détachent, c’est joli mais j’ai été plus impressionné par celle de Monument Valley. La nuit tombe et nous prenons la route de Flagstaff ou nous passerons la nuit. 1h30 plus tard, nous débarquons dans l’hôtel, qui est plutôt une auberge de jeunesse, peuplé de Baba cool. En fait, la ville semble être peuplé de Bab’s. Une bière, une pizza, un lit douillet…ahhhhh…et là, ça a commencé ! Le cauchemar ! Flagstaff est une ville traversé par des convois de train qui traverse l’Amérique d’ouest en est. Vu que ces convois sont démesurés, 3 locomotives, une 100ène de wagon et 1,5 de long, ils ne peuvent pas ralentir pendant la traversé des villes. Faute de frein, y’a le klaxon ! Ils traversent toute sirène hurlante la ville, de jour, comme de nuit. En sachant qu’il y en a 1 toutes les 20 minutes, autant dure que j’ai pas beaucoup dormi ! Curieusement, Jérôme, lui, oui !
Jeudi 6 septembre :
Après cette nuit mémorable, nous partons pour Palm Springs. 6h de route dans le désert, vive la clim’ ! Les étendues sont toujours aussi immenses. On arrive crevé à Palm Springs. Noter hôtel est super, la chambre est aussi grande qu’à l’Excalibur, le lit fait 2m sur 2. La piscine et le jacuzzi sont chauffé (on se demande bien pourquoi !). Le soir on va flâner au centre ville piétonnier ou il y a des marchands de breloque. L’air est tiède et la soirée super agréable.
Vendredi 7 septembre :
Réveil à 8h30 à cause d’un mexicain qui souffle les feuilles devant noter chambre! On part au Castorama local pour acheter une boîte aux lettres américaine. Nous partons ensuite au Joshua tree National Park : un peut décevant par rapport aux autres parcs. On voit une oasis, une forêt de cactus et…des Joshua tree. Retour à Palm Springs, plouf dans la piscine et on va ensuite dans un resto italien (pas terrible du tout d’ailleurs, avec ses pâtes insipides).
Samedi 8 septembre :
Réveil 7h00 et en route pour Los Angeles ! On arrive en fin de matinée devant le Man’s Chinese Theater ou il y a les empreinte des stars. Moment unique je pose mes mains dans les empreintes d’Harrison FORD! L’endroit est sympa mais bourré de touristes !! On se balade en voiture dans Beverly Hills. Derrière les hauts portails, il y a des maisons magnifiques : j’y vivrai bien ! On continue vers Venise Beach. Les rouleaux de l’océan pacifique sont énorme et on se régale en sautant dedans après 3 semaines de désert. On se balade ensuite sur le Sea front Walk. C’est la cour des miracles : des tatoueurs, des masseurs, des vendeurs de tableaux, de breloque et même…même…un diseur de bonne aventure qui prétend être la réincarnation d’un prophète russe !! des virtuose du roller et du skate font des démo sur de la musique funky. Par contre, pas de Paméla siliconé, ni de schwarzy gonflé, mais c’est quand même très sympa !
Dimanche 9 septembre :
Levé 9h. On s’acharne à tout faire rentrer dans les sacs. On quitte le Motel 6 et on va rendre notre chère Pontiac. Nous voila à l’aéroport en train de poireauter. Bref, après un vol sans problème, nous arrivons à Amsterdam après 11h de vol. 4h de retard pour le vol de Toulouse et…enfin, nous posons à nouveau le pied sur le sol français. Même comparé à une bourgade du fin fond de l’Arizona, Toulouse nous semble petite : rocade, maison, route…tout ! Mais quel bonheur de retrouver notre vieille France, avec ses bon petits vin et ses bon petit plats !.
That’s all Folks ! See you soon for an another adventure!
République Dominicaine: y voyager et y vivre English translation pending
Salut à tous!
Comme cela serait dommage de vivre dans le pays et de ne pas en faire profiter ceux qui veulent venir je tacherais de vous faire parvenir régulièrement les informations les plus marquantes que j'ai trouvé.
Pour cette première un nouveau repas recommandé par le ministère local de l'écologie.
Manger du poisson-chat pour sauver la nature!
C'est le message que vient de faire passer Medio Ambiente (Ministère de l'écologie) devant le danger que représente cette espèce invasive.
Introduite recemment dans l'ile par des personnes restées inconnues, ce poisson originaire d'Amérique du Nord représente un grave danger pour les espèces locales du fait de son appétit sans bornes.
Surtout présent dans l'est du pays, sa répartition fait l'objet d'une étude approfondie en vue de mettre en place des mesures de protection des poissons endémiques dont l'existance est aujourd'hui menacée.
En Europe ou il est présent depuis plus longtemps sa population s'est étendue au point de constituer un péril pour les poissons de souche et seule la pollution à laquelle il est sensible à freinée son expansion.
A Cuba ou il est appelé "poisson-diable" un plan de contrôle à déja été mis en place en vue de limiter sa présence.
En République Dominicaine la prise de conscience est récente outre l'étude de population en cours, cet appel le Medio Ambiente en vue d'en faire un poisson de consommation courante est la première mesure réelle.
Il faudra sans doute beaucoup de persévérance pour convaincre les dominicains de mettre à leur menu un poisson d'apparence aussi pathibulaire.
Peut-être serait-il plus simple de les inciter à en faire des filets pour les donner à manger aux touristes dont certains surtout les asiatiques l'ont déja depuis longtemps cuisiné et apprécié.
Comme cela serait dommage de vivre dans le pays et de ne pas en faire profiter ceux qui veulent venir je tacherais de vous faire parvenir régulièrement les informations les plus marquantes que j'ai trouvé.
Pour cette première un nouveau repas recommandé par le ministère local de l'écologie.
Manger du poisson-chat pour sauver la nature!
C'est le message que vient de faire passer Medio Ambiente (Ministère de l'écologie) devant le danger que représente cette espèce invasive.
Introduite recemment dans l'ile par des personnes restées inconnues, ce poisson originaire d'Amérique du Nord représente un grave danger pour les espèces locales du fait de son appétit sans bornes.
Surtout présent dans l'est du pays, sa répartition fait l'objet d'une étude approfondie en vue de mettre en place des mesures de protection des poissons endémiques dont l'existance est aujourd'hui menacée.
En Europe ou il est présent depuis plus longtemps sa population s'est étendue au point de constituer un péril pour les poissons de souche et seule la pollution à laquelle il est sensible à freinée son expansion.
A Cuba ou il est appelé "poisson-diable" un plan de contrôle à déja été mis en place en vue de limiter sa présence.
En République Dominicaine la prise de conscience est récente outre l'étude de population en cours, cet appel le Medio Ambiente en vue d'en faire un poisson de consommation courante est la première mesure réelle.
Il faudra sans doute beaucoup de persévérance pour convaincre les dominicains de mettre à leur menu un poisson d'apparence aussi pathibulaire.
Peut-être serait-il plus simple de les inciter à en faire des filets pour les donner à manger aux touristes dont certains surtout les asiatiques l'ont déja depuis longtemps cuisiné et apprécié.
Quel itinéraire pour traverser toute l'Indonésie d'Ouest en Est, en bateau? English translation pending
Bonjour,
Nous cherchons des informations pour preparer notre voyage en Indonesie en Juillet 2011.
Nous allons arriver de Malaisie et nous voulons ensuite rejoindre la Papouasie-Nouvelle-Guinee.
Nous aurons seulement 30 jours traverser l'Indonesie et nous voulons privilegier le BATEAU, et surtout ne pas prendre l'avion sauf si on n'a pas le choix.
- Est-il possible en 30 jours de traverser tout le pays ? - Et si oui, quel itineraire est le plus interressant (quelles iles) ?
- Est-il possible de tout faire en bateau ? Et a quel prix ? - Et si oui, est-il possible de prendre un peu de temps (quelques jours) pour faire un trek, un peu de plongee ou du snorkeling ?
Savez vous quels sont les meilleurs endroits pour faire tout ca, sachant que nous privilegions les endroits eloignes des touristes, et/ou les endroits les moins chers. (tant pis si nous ne voyons les "plus beaux endroits" du pays).
Nous connaissons le site http://www.pelni.co.id/ la principale compagnie de ferry, mais le site n'est pas du tout a jour et ne donne pas d'informations de prix ni de durees des trajets...
Si vous avez des infos a ces sujets nous sommes tres tres preneurs ! Merci.
Nous cherchons des informations pour preparer notre voyage en Indonesie en Juillet 2011.
Nous allons arriver de Malaisie et nous voulons ensuite rejoindre la Papouasie-Nouvelle-Guinee.
Nous aurons seulement 30 jours traverser l'Indonesie et nous voulons privilegier le BATEAU, et surtout ne pas prendre l'avion sauf si on n'a pas le choix.
- Est-il possible en 30 jours de traverser tout le pays ? - Et si oui, quel itineraire est le plus interressant (quelles iles) ?
- Est-il possible de tout faire en bateau ? Et a quel prix ? - Et si oui, est-il possible de prendre un peu de temps (quelques jours) pour faire un trek, un peu de plongee ou du snorkeling ?
Savez vous quels sont les meilleurs endroits pour faire tout ca, sachant que nous privilegions les endroits eloignes des touristes, et/ou les endroits les moins chers. (tant pis si nous ne voyons les "plus beaux endroits" du pays).
Nous connaissons le site http://www.pelni.co.id/ la principale compagnie de ferry, mais le site n'est pas du tout a jour et ne donne pas d'informations de prix ni de durees des trajets...
Si vous avez des infos a ces sujets nous sommes tres tres preneurs ! Merci.
Séjour en famille à la résidence Mercure Diamant (Martinique) English translation pending
Ca y est, la décision est prise, nous partons fin avril en martinique avec nos deux enfants de 7 et 9 ans.
nous avons réservé une formule hoteliere au mercure diamant en hebergement seul et voiture de location.
nous voulons vraiment faire découvrir cette ile (que nous avions déjà visitée, quand nous étions jeunes et sans enfants) à nos fils de façon intelligente. Essayer de sortir des sentiers battus et d'éviter les hordes de touristes. Nous voulons qu'ils comprennent la culture, la gastronomie etc ..... pas qu'ils croient connaitre un pays en n'ayant vu que la piscine de l'hotel.
y a t il donc des gens ici qui y sont allés récemment et qui pourraient nous donner des tuyaus.
les choses à visiter sympa, les bonnes petites adresses de petits restaus (car notre budget est assez limité) et biensûr les pièges à éviter (ces choses à priori superbes sur les brochures mais nulles, en définitive)
J'aimerai aussi avoir des plans pour un baptême de plongée pour mon fils de 9ans. Qui nage très bien et adorerait essayer (il a déjà tenté une fois en piscine); je sais que les clubs ne sont souvent pas équipés pour des "petites crevettes" comme lui.
Voilà, j'attends donc toutes vos idées et conseils pour que cette semaine soit une semaine de rêve pour nous tous.
Amitiés !
nous avons réservé une formule hoteliere au mercure diamant en hebergement seul et voiture de location.
nous voulons vraiment faire découvrir cette ile (que nous avions déjà visitée, quand nous étions jeunes et sans enfants) à nos fils de façon intelligente. Essayer de sortir des sentiers battus et d'éviter les hordes de touristes. Nous voulons qu'ils comprennent la culture, la gastronomie etc ..... pas qu'ils croient connaitre un pays en n'ayant vu que la piscine de l'hotel.
y a t il donc des gens ici qui y sont allés récemment et qui pourraient nous donner des tuyaus.
les choses à visiter sympa, les bonnes petites adresses de petits restaus (car notre budget est assez limité) et biensûr les pièges à éviter (ces choses à priori superbes sur les brochures mais nulles, en définitive)
J'aimerai aussi avoir des plans pour un baptême de plongée pour mon fils de 9ans. Qui nage très bien et adorerait essayer (il a déjà tenté une fois en piscine); je sais que les clubs ne sont souvent pas équipés pour des "petites crevettes" comme lui.
Voilà, j'attends donc toutes vos idées et conseils pour que cette semaine soit une semaine de rêve pour nous tous.
Amitiés !
Vivre à Manchester (Angleterre) English translation pending
Bonjour à tous,
Arrivé à Londres depuis le 1er déc 2010, je voudrais changer pour Manchester car je ne trouves pas d'emploi et il y a trop de français, je voudrais savoir si quelqu'un peut me donner des infos sur la ville (bon plan, quartiers, déplacement) pourquoi pas quelqu'un qui y habite en moment toutes infos et bonne à prendre merci d'avance,
see you soon.
Laos du Nord au Sud English translation pending
Bonjour,
Rentrée depuis un peu plus d'une semaine, je commence l'écriture d'un petit carnet plus ou moins pratique. J'espère que ça sera utile à quelqu'un !
Qui ? Moi-même et mon compagnon (le Chauve, le Belge, ou Marc, selon mon humeur) Où ? Départ de Paris, passage par Bangkok, puis enfin le Laos Quand ? Trois semaines entre janvier et février, une bonne période Comment ? En indépendant. Sans avoir de budget, nous avons essayé de dépenser assez peu (nous partons pour un mois aux usa en Mars, il faut qu'il nous reste quelques économies !). Uniquement au Laos, nous avons dépensé 400€ chacun (sans compter le transit par la Thaïlande, donc).
Première partie : Aller au Laos, Luang Namtha, Luang Prabang.
Nous quittons Paris le vendredi 14 Janvier, au soir. Une escale à Oman (moi non plus, je ne savais pas trop où c'était) et nous sommes déjà samedi soir quand on atterrit à Bangkok, décalage horaire oblige. Rentrer en Thaïlande est très simple : on fait la queue, on sourit au monsieur, on tend le passeport, on se laisse prendre en photo et il donne un coup de tampon. Et tout ça gratuitement. Je ne citerai pas de noms, mais y'en a un ou deux qui pourraient en prendre de la graine... Le lendemain matin, nous prendrons le premier vol pour Chiang Rai. On opte donc pour la facilité : trouver un hôtel près de l'aéroport. J'avais lu que certains proposaient des navettes, mais impossible de les trouver. On s'en passera aisément : des "offices de tourisme" (qui n'ont rien d'officiel) se chargent de tout, moyennent commission. On est ainsi pris en charge jusqu'au lendemain, les deux taxis compris. Nous voilà au SP Power Lodge, un hôtel sans charme où il nous faut insister pour obtenir un lit double ("vous ne voulez pas deux lits séparés, vous êtes sûrs ?"), mais qui offre eau chaude, télévision, wifi et petit déjeuner. On n'en demandait pas tant, mais c'est appréciable. Je découvre les poignées de porte thaïlandaises, que nous retrouverons aussi au Laos : il faut enfoncer un bouton à l'intérieur pour fermer la porte, même de l'extérieur. Ce qui permet de faire des blagues très drôles, comme pousser le bouton de la porte de la salle de bain pour que la prochaine personne qui ferme la porte, la bloque. Ou comment, ayant fermé les toilettes pour la nuit, je n'ai pas su les ouvrir, quand je me suis levée pour faire pipi à 3h mu mat'. J'ai du aller déranger l'un des employés, qui jouait avec une voiture téléguidée, pour qu'il m'ouvre. Ils semblent avoir l'habitude, il avait tout un attirail pour ce genre de situation... mais aucune clef. Dimanche matin, nous embarquons avec Air Asia, la version asiatique de Ryanair : faut être ni gros ni grand, et heureusement que le vol était court. Chiang Rai est tout au nord de la Thaïlande, et c'est de là que nous allons pouvoir le plus facilement rejoindre le Laos. Et quand je dis facilement, je n'exagère rien : tout est extrêmement fluide et s'enchaîne parfaitement. Dans l'aéroport de Chiang Rai, on trouve un comptoir pour taxis prépayés, ça évite les surprises. Nous payons 200 baths pour aller jusqu'à la gare routière, pile pour le départ du bus pour Chiang Khong (130 baths). Il ne nous dépose pas tout à fait là où on le voudrait, et les tuk-tuk le savent bien : ils attendent les touristes pour les emmener à la frontière. Enfin, quand je dis frontière... C'est un vrai moulin percé, à tel point qu'il nous faut chercher le poste frontière pour le trouver, bien planqué. Un coup de tampon et nous voilà hors de Thaïlande, traversant le Mékong sur une petite pirogue pour rejoindre le Laos. Là, c'est exactement pareil, c'est à nous de chercher le poste frontière. On remplit des formulaires, on donne les passeports et surtout, on paye. 30$ pour moi, 35$ pour le Belge, plus 1$ chacun parce qu'on est dimanche (au retour on payera aussi parce qu'il sera plus de 16h...). On paye en dollars. De sombres calculs d'équivalences de monnaies, entre l'euro, le dollar et le kip laotien rendent celui-ci plus intéressant pour nous.

Un tuk-tuk plus tard nous voilà à la gare routière, tout contents d'être à l'heure pour le dernier bus de la journée en direction de Luang Namtha (il n'y en a que deux, un à 9h, l'autre à 12h30, ça nous coute 55 000 kips chacun). Le bus, remplis de locaux, de gros cartons, d'enfants et de poules met 4h30 à arriver à destination. Mais on perd une heure bêtement : au terminus, nous pensons naïvement être à Luang Namtha, puisque c'est la ville pour laquelle nous avions acheté un billet. Mais sur notre plan, on ne comprend pas très bien où on doit aller. On commence à marcher. On se fait indiquer une direction. On continue de marcher sans comprendre. Dans le Guide du Routard, la gare est à quelques centaines de mètres seulement du centre ville. On passe alors à côté d'une borne : Luang Namtha, 8km. Il y a en fait deux gares, mais le guide ne précise pas que celle qui est sur le plan ne correspond pas à tous les bus. On marche jusqu'à la tombée de la nuit, puis on se résout à prendre le premier tuk-tuk qui passe, parce qu'il y a des chiens partout...
Nous prenons une chambre au Darasavat (60 000/nuit). Il s'agit de petits bungalows en bois, très mignons, donnant sur un étang et la campagne. Seul défaut, c'est ni isolé ni chauffé, et à cette saison, les nuits sont fraiches. Et je ne parle pas de l'eau froide qui ne motivait pas franchement à prendre une douche. La première journée, nous passons à l'Office de Tourisme pour réserver un trek (moins cher que dans les agences privées) et récupérer un "plan" de la région. Celui-ci indique les chemins à prendre pour un grand tour de vélo autour de la ville. Pour 10 000 kips, je loue pour la journée un petit vélo sans vitesse pendant que son altesse le Belge ne peut assoir son popotin que sur un VTT à 15 000. Nous ferons une trentaine de kilomètres. Le trajet ne présente pas de grandes difficultés mais fait mal aux bras : les chemins caillouteux, ça ne pardonne pas. On commence par aller à la cascade de Nam Dee, un peu ridicule mais rafraichissante. On n'y reste pas longtemps cependant, un magnifique serpent traverse le sentier juste devant nous. Ce sera d'ailleurs la journée des serpents, puisqu'on en recroisera un mort et un vivant (puis plus du tout jusqu'au tout dernier jour). La première moitié du parcours est très sympa. On traverse des rizières sur de minuscules sentiers, qui disparaissaient parfois, nous laissant traverser les hautes herbes en chantant, pour éloigner les bestioles sympathiques qu'on trouve dans ces contrées. La deuxième moitié est moins agréable, on passe sur des routes plus larges, pleines de cailloux, de trous, et de poussière (une route au Laos est rarement goudronnée). Du coup, on rentre assez tôt à Luang Namtha.
La ville est construite de façon très simple : il y a une rue principale, où se trouvent les guesthouses, les restaurants, les agences, et puis il y a les rues parallèles, où on ne croise plus un seul blanc et où la nourriture est bien moins chère. On mange vietnamien en regardant un entrainement de foot-volley, un sport très impressionnant. Le soir, par contre, le meilleur endroit pour manger se trouve au cœur du "quartier touristique" : le marché de nuit. Quelques tables, quelques étals, et on choisit tous les trucs bizarres qu'on veut ! On essaye des brochettes, des choux, des pièces de poulet, etc. Et une vingtaine de chiens attend, patiemment, avec de grands yeux, qu'on leur donne les restes, ou qu'on tourne les yeux.
Le lendemain matin, on part pour nos deux jours de "trek". Je ne pense pas qu'on puisse appeler trek une expédition d'une si courte durée. Néanmoins, j'ai été très surprise par sa difficulté : des putains de dénivelés ! Sur la première partie, on fait des pauses constamment tellement ça monte. Et pour nous faciliter la tache, même si on s'en doutait, le chemin n'est pas des plus praticables. Enjamber des racines, ne pas regarder en bas, faire attention à sa tête, traverser sur des bouts de bambous, voire carrément remonter par le lit d'un ruisseau. Nous marcherons cinq heures le premier jour, et sept le second, pour rentrer par un chemin différent. Mais au final, les descentes sont plus douloureuses que les montées : bonjour les genoux.

En rentrant à Luang Namtha, nous prenons une chambre au Ulanan. Pour 10.000 kips de moins que notre précédentes guesthouse, nous perdons le charme, les moustiques et les araignées, mais gagnons une télé avec une chaîne anglaise, et de la presque eau chaude. Par contre, là encore, il nous faut insister pour avoir un grand lit double. Je commence à comprendre que la coupe ultra courte faite avant le départ les perturbe. Je me dis que d'autres indices devraient les mettre sur la voie, genre mes seins, mais ce sera pareil tout au long du voyage. Pire, ce soir là nous mangeons au marché de nuit et trois quinquagénaires solitaires se joignent à nous. Deux japonnais et un sud-coréen. Le Belge s'amuse à montrer ce qu'il sait dire dans les deux langues. Nous parlons des pays que nous avons aimé. Le coréen est impressionnant, c'est son deuxième voyage à vélo de chez lui au Laos, et il est déjà allé dans beaucoup d'autres endroits, toujours à vélo. Au fil de la discussion et de la bière (la première du Japonnais n°2 !), le sud-coréen (oui, vous m'excuserez, j'ai eu un peu de mal à retenir leurs noms) se détend et commence à m'expliquer que, de loin, avant de venir s'incruster, il pensait que j'étais le petit frère du Belge. Il me demande pardon, tout en rigolant, et je fais mine de ne pas me vexer, mais ça explique pourquoi on nous propose deux lits...
Jeudi matin, nous partons pour Luang Prabang. Ça ne semble pas loin, sur une carte, mais il faut la journée pour y aller. Le bus (80.000 chacun) avance lentement, s'arrête souvent pour charger des tonnes de marchandises, puis les décharger. Les paysages sont magnifiques, on ne s'ennuie pas. Mais 70 km avant d'arriver, le chauffeur casse sa boîte de vitesse. Impossible de repartir. Tout le monde doit sortir du bus. Comme nous sommes dans une côte et que le bus ne tient que par une cale en bois et quelques pierres, on ne se fait pas prier. Nous restons sur le bas côté, à rigoler avec les autres passagers. C'est à cet instant qu'on mesure les différences culturelles : personne ne râle ! Seconde différence, une demi-heure plus tard, un autre bus est là pour nous emmener à destination. Les dirigeants de la scnf devraient faire un stage ici ! Le nouveau bus est bien mieux que le précédent. Tout neuf, climatisé, grand, rapide. Mais le chauffeur décide de mettre une vidéo très mal filmée d'une chanteuse à la voix très aiguë avec le son à fond. Malgré les boule quiès (l'accessoire indispensable pour moi, il n'y a qu'une nuit où je m'en suis passée...), c'est avec de gros maux de crane que nous arrivons à Luang Prabang. Comme quoi, on était bien mieux dans notre vieux bus.
Le Belge négocie le tuk-tuk et nous nous enfilons dedans, direction le quartier des guesthouses. Leur nombre est assez dingue dans la rue, il n'y a que ça. Pourtant, il nous faudra en faire plusieurs pour en trouver une qui n'affiche pas complet et nous convienne (une fenêtre et un prix correct). Nous voilà chez Somjith (100.000 pour un balcon mais la salle de bain commune). Point positif : c'est un peu à l'écart du brouhaha de la rue principale. Point négatif : il faut enlever ses chaussures. Ça peut paraitre con, mais c'est super chiant. Au Laos, ils ne savent pas faire les salles de bain. Dans la même pièce, ils mettent une pomme de douche, un lavabo et les toilettes. Forcément, le sol est mouillé en permanence. Ah, et autre point commun à pratiquement tous les hôtels : les draps. Oui, ils ont tous des draps, forcément (quoique) mais surtout, des draps trop petits. Et je ne parle pas de 10cm, non quand je rentre mon 1m60 dans un lit fait au Laos, j'ai le choix entre couvrir bon buste et couvrir mes pieds. Formidable.

Nous passons la première journée à tourner dans la ville, plutôt agréable même si l'omniprésence des touristes est assez hallucinante. Je croyais le Laos relativement peu touristique, mais nous nous concentrons tous dans les mêmes endroits... On commence par une déconvenue. Alors que nous cherchons un bateau pour les grottes de Pak Ou, un homme nous dit qu'il cherche d'autres gens pour partir avec des clients qu'il a déjà. On s'accorde sur le prix, et il nous dit de revenir à midi. On se promène donc le long du Mékong. On visite un temple. Puis on revient. L'autre couple censé venir n'est pas là. On attend. Toujours rien. Un peu paniqué, l'homme revient nous voir et nous dit qu'il va trouver d'autres personnes, si on attend un peu. Il aurait un copain qui. Bref, on attend. Il trouve. On attend. Et personne ne vient. Ca fait plus d'une heure qu'on fixe le Mékong quand notre homme revient, un baril d'essence à la main, en nous disons qu'on peut y aller, on sera seuls mais ça ne sera pas beaucoup plus cher. On lui explique qu'on s'était mis d'accord sur un prix au départ, que ça n'est pas notre problème si les autres l'ont planté. Le ton monte un peu et on finit par s'en aller, question de principe. C'est un peu énervés et dégoutés d'avoir perdu ainsi une demi-journée qu'on se met en quete d'un restaurant où nous détendre. La rive du Mékong regorge de terrasses. On en choisit une qui ne paye pas de mine mais où les prix nous semble normaux : Mékhong Kongveha. Et on fait bien, c'est tellement bon qu'on y retournera deux jours plus tard. De nos trois semaines, c'est le meilleur resto qu'on ait fait. Et avec ça, le service était impeccable, la famille très gentille. Bref, bonne adresse. (Le menu est assez amusant dans ses approximations anglaises, mais reste compréhensible)

L'après midi, nous tentons d'aller voir de l'autre côté d'un des ponts de bambous. Il y en a deux, ils sont tous les deux payants, et ça ne vaut pas franchement la peine. Le premier donne accès à une "plage" avec un bar et un peu de sable. C'est "sympa" mais au bout de dix minutes on s'ennuie. Le second donne accès à... bah on n'a pas compris, en fait. On finit l'après-midi en gravissant le Mont Phousi (20 000), comme la plupart des touristes de la ville ! De là-haut, on a une vue panoramique sur toute la ville.
Notre deuxième jour sera bien plus intéressant. Nous louons un scooter (190 000 pour un 125 automatique sans le plein, c'est assez cher) et partons en direction de Kuang Si. A une trentaine de kilomètres de Luang Prabang, on découvre des ours, et surtout, un lieu paradisiaque, mêlant piscines naturelles et cascades, le tout dans la foret, avec de petits sentiers, de petits ponts et une eau limpide. Tout en haut, une cascade encore plus haute, avec un panneau "to the top". Forcément, on monte. Et on le regrette : c'est de la véritable escalade pour ne rien voir, la vue étant bouchée par les arbres ! En redescendant, le Belge s'arrête dans la plus basse piscine, histoire de tester l'eau, quand même. Et apparemment, c'était agréable !

L'après-midi, nous roulons vers le Nord, sans rien trouver de passionnant. Au final, on regrettera de ne pas être restés dans l'eau.

Pour notre troisième et dernier jour, on réessaie d'aller aux grottes de Pak Ou. Nous payons 80 000 chacun à une agence, le long du Mékong. Ils nous emmènent à l'embarcadère où une petite cinquantaine de touristes est divisée en groupes de cinq ou six. Les bateaux partent alors à la queue leu leu. Il nous faudra plus d'une heure pour rejoindre la grotte, et découvrir que l'entrée n'était pas inclue (20 000), et que la-dite entrée ne comprend pas le prix des toilettes ("donation"). En chemin, on s'arrête dans un village. Dans Le Routard, ça avait l'air sympa. En vrai, c'est juste horrible. Les touristes errent, tels des zombies, dans les rues d'un village transformé en Disneyland. Il n'y a pas une seule maison qui ne soit pas une boutique, on est sollicité de tous les côtés, même par des enfants. Les magasins vendent les classiques, tissus, bijoux et bestioles dans de l'alcool. Nos compagnons de bateau étant aussi passionnés que nous, on ne tarde pas à repartir. Les grottes seront également assez décevantes. Bah, ce sont des trous avec des Bouddhas partout...
Rentrée depuis un peu plus d'une semaine, je commence l'écriture d'un petit carnet plus ou moins pratique. J'espère que ça sera utile à quelqu'un !
Qui ? Moi-même et mon compagnon (le Chauve, le Belge, ou Marc, selon mon humeur) Où ? Départ de Paris, passage par Bangkok, puis enfin le Laos Quand ? Trois semaines entre janvier et février, une bonne période Comment ? En indépendant. Sans avoir de budget, nous avons essayé de dépenser assez peu (nous partons pour un mois aux usa en Mars, il faut qu'il nous reste quelques économies !). Uniquement au Laos, nous avons dépensé 400€ chacun (sans compter le transit par la Thaïlande, donc).
Première partie : Aller au Laos, Luang Namtha, Luang Prabang.
Nous quittons Paris le vendredi 14 Janvier, au soir. Une escale à Oman (moi non plus, je ne savais pas trop où c'était) et nous sommes déjà samedi soir quand on atterrit à Bangkok, décalage horaire oblige. Rentrer en Thaïlande est très simple : on fait la queue, on sourit au monsieur, on tend le passeport, on se laisse prendre en photo et il donne un coup de tampon. Et tout ça gratuitement. Je ne citerai pas de noms, mais y'en a un ou deux qui pourraient en prendre de la graine... Le lendemain matin, nous prendrons le premier vol pour Chiang Rai. On opte donc pour la facilité : trouver un hôtel près de l'aéroport. J'avais lu que certains proposaient des navettes, mais impossible de les trouver. On s'en passera aisément : des "offices de tourisme" (qui n'ont rien d'officiel) se chargent de tout, moyennent commission. On est ainsi pris en charge jusqu'au lendemain, les deux taxis compris. Nous voilà au SP Power Lodge, un hôtel sans charme où il nous faut insister pour obtenir un lit double ("vous ne voulez pas deux lits séparés, vous êtes sûrs ?"), mais qui offre eau chaude, télévision, wifi et petit déjeuner. On n'en demandait pas tant, mais c'est appréciable. Je découvre les poignées de porte thaïlandaises, que nous retrouverons aussi au Laos : il faut enfoncer un bouton à l'intérieur pour fermer la porte, même de l'extérieur. Ce qui permet de faire des blagues très drôles, comme pousser le bouton de la porte de la salle de bain pour que la prochaine personne qui ferme la porte, la bloque. Ou comment, ayant fermé les toilettes pour la nuit, je n'ai pas su les ouvrir, quand je me suis levée pour faire pipi à 3h mu mat'. J'ai du aller déranger l'un des employés, qui jouait avec une voiture téléguidée, pour qu'il m'ouvre. Ils semblent avoir l'habitude, il avait tout un attirail pour ce genre de situation... mais aucune clef. Dimanche matin, nous embarquons avec Air Asia, la version asiatique de Ryanair : faut être ni gros ni grand, et heureusement que le vol était court. Chiang Rai est tout au nord de la Thaïlande, et c'est de là que nous allons pouvoir le plus facilement rejoindre le Laos. Et quand je dis facilement, je n'exagère rien : tout est extrêmement fluide et s'enchaîne parfaitement. Dans l'aéroport de Chiang Rai, on trouve un comptoir pour taxis prépayés, ça évite les surprises. Nous payons 200 baths pour aller jusqu'à la gare routière, pile pour le départ du bus pour Chiang Khong (130 baths). Il ne nous dépose pas tout à fait là où on le voudrait, et les tuk-tuk le savent bien : ils attendent les touristes pour les emmener à la frontière. Enfin, quand je dis frontière... C'est un vrai moulin percé, à tel point qu'il nous faut chercher le poste frontière pour le trouver, bien planqué. Un coup de tampon et nous voilà hors de Thaïlande, traversant le Mékong sur une petite pirogue pour rejoindre le Laos. Là, c'est exactement pareil, c'est à nous de chercher le poste frontière. On remplit des formulaires, on donne les passeports et surtout, on paye. 30$ pour moi, 35$ pour le Belge, plus 1$ chacun parce qu'on est dimanche (au retour on payera aussi parce qu'il sera plus de 16h...). On paye en dollars. De sombres calculs d'équivalences de monnaies, entre l'euro, le dollar et le kip laotien rendent celui-ci plus intéressant pour nous.

Un tuk-tuk plus tard nous voilà à la gare routière, tout contents d'être à l'heure pour le dernier bus de la journée en direction de Luang Namtha (il n'y en a que deux, un à 9h, l'autre à 12h30, ça nous coute 55 000 kips chacun). Le bus, remplis de locaux, de gros cartons, d'enfants et de poules met 4h30 à arriver à destination. Mais on perd une heure bêtement : au terminus, nous pensons naïvement être à Luang Namtha, puisque c'est la ville pour laquelle nous avions acheté un billet. Mais sur notre plan, on ne comprend pas très bien où on doit aller. On commence à marcher. On se fait indiquer une direction. On continue de marcher sans comprendre. Dans le Guide du Routard, la gare est à quelques centaines de mètres seulement du centre ville. On passe alors à côté d'une borne : Luang Namtha, 8km. Il y a en fait deux gares, mais le guide ne précise pas que celle qui est sur le plan ne correspond pas à tous les bus. On marche jusqu'à la tombée de la nuit, puis on se résout à prendre le premier tuk-tuk qui passe, parce qu'il y a des chiens partout...
Nous prenons une chambre au Darasavat (60 000/nuit). Il s'agit de petits bungalows en bois, très mignons, donnant sur un étang et la campagne. Seul défaut, c'est ni isolé ni chauffé, et à cette saison, les nuits sont fraiches. Et je ne parle pas de l'eau froide qui ne motivait pas franchement à prendre une douche. La première journée, nous passons à l'Office de Tourisme pour réserver un trek (moins cher que dans les agences privées) et récupérer un "plan" de la région. Celui-ci indique les chemins à prendre pour un grand tour de vélo autour de la ville. Pour 10 000 kips, je loue pour la journée un petit vélo sans vitesse pendant que son altesse le Belge ne peut assoir son popotin que sur un VTT à 15 000. Nous ferons une trentaine de kilomètres. Le trajet ne présente pas de grandes difficultés mais fait mal aux bras : les chemins caillouteux, ça ne pardonne pas. On commence par aller à la cascade de Nam Dee, un peu ridicule mais rafraichissante. On n'y reste pas longtemps cependant, un magnifique serpent traverse le sentier juste devant nous. Ce sera d'ailleurs la journée des serpents, puisqu'on en recroisera un mort et un vivant (puis plus du tout jusqu'au tout dernier jour). La première moitié du parcours est très sympa. On traverse des rizières sur de minuscules sentiers, qui disparaissaient parfois, nous laissant traverser les hautes herbes en chantant, pour éloigner les bestioles sympathiques qu'on trouve dans ces contrées. La deuxième moitié est moins agréable, on passe sur des routes plus larges, pleines de cailloux, de trous, et de poussière (une route au Laos est rarement goudronnée). Du coup, on rentre assez tôt à Luang Namtha.
La ville est construite de façon très simple : il y a une rue principale, où se trouvent les guesthouses, les restaurants, les agences, et puis il y a les rues parallèles, où on ne croise plus un seul blanc et où la nourriture est bien moins chère. On mange vietnamien en regardant un entrainement de foot-volley, un sport très impressionnant. Le soir, par contre, le meilleur endroit pour manger se trouve au cœur du "quartier touristique" : le marché de nuit. Quelques tables, quelques étals, et on choisit tous les trucs bizarres qu'on veut ! On essaye des brochettes, des choux, des pièces de poulet, etc. Et une vingtaine de chiens attend, patiemment, avec de grands yeux, qu'on leur donne les restes, ou qu'on tourne les yeux.
Le lendemain matin, on part pour nos deux jours de "trek". Je ne pense pas qu'on puisse appeler trek une expédition d'une si courte durée. Néanmoins, j'ai été très surprise par sa difficulté : des putains de dénivelés ! Sur la première partie, on fait des pauses constamment tellement ça monte. Et pour nous faciliter la tache, même si on s'en doutait, le chemin n'est pas des plus praticables. Enjamber des racines, ne pas regarder en bas, faire attention à sa tête, traverser sur des bouts de bambous, voire carrément remonter par le lit d'un ruisseau. Nous marcherons cinq heures le premier jour, et sept le second, pour rentrer par un chemin différent. Mais au final, les descentes sont plus douloureuses que les montées : bonjour les genoux.

En rentrant à Luang Namtha, nous prenons une chambre au Ulanan. Pour 10.000 kips de moins que notre précédentes guesthouse, nous perdons le charme, les moustiques et les araignées, mais gagnons une télé avec une chaîne anglaise, et de la presque eau chaude. Par contre, là encore, il nous faut insister pour avoir un grand lit double. Je commence à comprendre que la coupe ultra courte faite avant le départ les perturbe. Je me dis que d'autres indices devraient les mettre sur la voie, genre mes seins, mais ce sera pareil tout au long du voyage. Pire, ce soir là nous mangeons au marché de nuit et trois quinquagénaires solitaires se joignent à nous. Deux japonnais et un sud-coréen. Le Belge s'amuse à montrer ce qu'il sait dire dans les deux langues. Nous parlons des pays que nous avons aimé. Le coréen est impressionnant, c'est son deuxième voyage à vélo de chez lui au Laos, et il est déjà allé dans beaucoup d'autres endroits, toujours à vélo. Au fil de la discussion et de la bière (la première du Japonnais n°2 !), le sud-coréen (oui, vous m'excuserez, j'ai eu un peu de mal à retenir leurs noms) se détend et commence à m'expliquer que, de loin, avant de venir s'incruster, il pensait que j'étais le petit frère du Belge. Il me demande pardon, tout en rigolant, et je fais mine de ne pas me vexer, mais ça explique pourquoi on nous propose deux lits...
Jeudi matin, nous partons pour Luang Prabang. Ça ne semble pas loin, sur une carte, mais il faut la journée pour y aller. Le bus (80.000 chacun) avance lentement, s'arrête souvent pour charger des tonnes de marchandises, puis les décharger. Les paysages sont magnifiques, on ne s'ennuie pas. Mais 70 km avant d'arriver, le chauffeur casse sa boîte de vitesse. Impossible de repartir. Tout le monde doit sortir du bus. Comme nous sommes dans une côte et que le bus ne tient que par une cale en bois et quelques pierres, on ne se fait pas prier. Nous restons sur le bas côté, à rigoler avec les autres passagers. C'est à cet instant qu'on mesure les différences culturelles : personne ne râle ! Seconde différence, une demi-heure plus tard, un autre bus est là pour nous emmener à destination. Les dirigeants de la scnf devraient faire un stage ici ! Le nouveau bus est bien mieux que le précédent. Tout neuf, climatisé, grand, rapide. Mais le chauffeur décide de mettre une vidéo très mal filmée d'une chanteuse à la voix très aiguë avec le son à fond. Malgré les boule quiès (l'accessoire indispensable pour moi, il n'y a qu'une nuit où je m'en suis passée...), c'est avec de gros maux de crane que nous arrivons à Luang Prabang. Comme quoi, on était bien mieux dans notre vieux bus.
Le Belge négocie le tuk-tuk et nous nous enfilons dedans, direction le quartier des guesthouses. Leur nombre est assez dingue dans la rue, il n'y a que ça. Pourtant, il nous faudra en faire plusieurs pour en trouver une qui n'affiche pas complet et nous convienne (une fenêtre et un prix correct). Nous voilà chez Somjith (100.000 pour un balcon mais la salle de bain commune). Point positif : c'est un peu à l'écart du brouhaha de la rue principale. Point négatif : il faut enlever ses chaussures. Ça peut paraitre con, mais c'est super chiant. Au Laos, ils ne savent pas faire les salles de bain. Dans la même pièce, ils mettent une pomme de douche, un lavabo et les toilettes. Forcément, le sol est mouillé en permanence. Ah, et autre point commun à pratiquement tous les hôtels : les draps. Oui, ils ont tous des draps, forcément (quoique) mais surtout, des draps trop petits. Et je ne parle pas de 10cm, non quand je rentre mon 1m60 dans un lit fait au Laos, j'ai le choix entre couvrir bon buste et couvrir mes pieds. Formidable.

Nous passons la première journée à tourner dans la ville, plutôt agréable même si l'omniprésence des touristes est assez hallucinante. Je croyais le Laos relativement peu touristique, mais nous nous concentrons tous dans les mêmes endroits... On commence par une déconvenue. Alors que nous cherchons un bateau pour les grottes de Pak Ou, un homme nous dit qu'il cherche d'autres gens pour partir avec des clients qu'il a déjà. On s'accorde sur le prix, et il nous dit de revenir à midi. On se promène donc le long du Mékong. On visite un temple. Puis on revient. L'autre couple censé venir n'est pas là. On attend. Toujours rien. Un peu paniqué, l'homme revient nous voir et nous dit qu'il va trouver d'autres personnes, si on attend un peu. Il aurait un copain qui. Bref, on attend. Il trouve. On attend. Et personne ne vient. Ca fait plus d'une heure qu'on fixe le Mékong quand notre homme revient, un baril d'essence à la main, en nous disons qu'on peut y aller, on sera seuls mais ça ne sera pas beaucoup plus cher. On lui explique qu'on s'était mis d'accord sur un prix au départ, que ça n'est pas notre problème si les autres l'ont planté. Le ton monte un peu et on finit par s'en aller, question de principe. C'est un peu énervés et dégoutés d'avoir perdu ainsi une demi-journée qu'on se met en quete d'un restaurant où nous détendre. La rive du Mékong regorge de terrasses. On en choisit une qui ne paye pas de mine mais où les prix nous semble normaux : Mékhong Kongveha. Et on fait bien, c'est tellement bon qu'on y retournera deux jours plus tard. De nos trois semaines, c'est le meilleur resto qu'on ait fait. Et avec ça, le service était impeccable, la famille très gentille. Bref, bonne adresse. (Le menu est assez amusant dans ses approximations anglaises, mais reste compréhensible)

L'après midi, nous tentons d'aller voir de l'autre côté d'un des ponts de bambous. Il y en a deux, ils sont tous les deux payants, et ça ne vaut pas franchement la peine. Le premier donne accès à une "plage" avec un bar et un peu de sable. C'est "sympa" mais au bout de dix minutes on s'ennuie. Le second donne accès à... bah on n'a pas compris, en fait. On finit l'après-midi en gravissant le Mont Phousi (20 000), comme la plupart des touristes de la ville ! De là-haut, on a une vue panoramique sur toute la ville.
Notre deuxième jour sera bien plus intéressant. Nous louons un scooter (190 000 pour un 125 automatique sans le plein, c'est assez cher) et partons en direction de Kuang Si. A une trentaine de kilomètres de Luang Prabang, on découvre des ours, et surtout, un lieu paradisiaque, mêlant piscines naturelles et cascades, le tout dans la foret, avec de petits sentiers, de petits ponts et une eau limpide. Tout en haut, une cascade encore plus haute, avec un panneau "to the top". Forcément, on monte. Et on le regrette : c'est de la véritable escalade pour ne rien voir, la vue étant bouchée par les arbres ! En redescendant, le Belge s'arrête dans la plus basse piscine, histoire de tester l'eau, quand même. Et apparemment, c'était agréable !

L'après-midi, nous roulons vers le Nord, sans rien trouver de passionnant. Au final, on regrettera de ne pas être restés dans l'eau.

Pour notre troisième et dernier jour, on réessaie d'aller aux grottes de Pak Ou. Nous payons 80 000 chacun à une agence, le long du Mékong. Ils nous emmènent à l'embarcadère où une petite cinquantaine de touristes est divisée en groupes de cinq ou six. Les bateaux partent alors à la queue leu leu. Il nous faudra plus d'une heure pour rejoindre la grotte, et découvrir que l'entrée n'était pas inclue (20 000), et que la-dite entrée ne comprend pas le prix des toilettes ("donation"). En chemin, on s'arrête dans un village. Dans Le Routard, ça avait l'air sympa. En vrai, c'est juste horrible. Les touristes errent, tels des zombies, dans les rues d'un village transformé en Disneyland. Il n'y a pas une seule maison qui ne soit pas une boutique, on est sollicité de tous les côtés, même par des enfants. Les magasins vendent les classiques, tissus, bijoux et bestioles dans de l'alcool. Nos compagnons de bateau étant aussi passionnés que nous, on ne tarde pas à repartir. Les grottes seront également assez décevantes. Bah, ce sont des trous avec des Bouddhas partout...
Vivre dans le sud-est de la France English translation pending
Bonsoir, j'ai 24 ans, j'habite en Bretagne depuis quelques années et je suis clairement déprimée en raison du mauvais temps et de la froideur des gens... Le soleil a un impact radical sur mon moral tout comme une vie sociale agréable. Je souhaite donc m'installer dans le sud d'ici quelques mois! (côté Méditéranée) Malheureusement je ne connais pas du tout et j'ai besoin de conseils. Je souhaite vivre dans un endroit ou les gens sont chaleureux et ouverts et ou il y a du soleil mais pas trop de vent (la Bretagne m'en a vacciné!!) Pour ce qui est du travail et du logement ça n'a pas d'importance pour l'instant. Merci pour votre aide!!
Fanny
De retour du Gran Bahia Principe, Riviera Maya (février 2011) English translation pending
De retour d'un voyage de 2 semaines, section Coba, en compagnie de 12 autres adultes !
Vols avec Air Transat, de Montréal: ok, léger retard de 30 minutes au départ; durée du vol à l'aller de 4h30; au retour, durée du vol: 3h30; repas chaud correct, sans plus; service courtois, mais incapables d'obtenir des places près de nos amis... j'ai même été séparée de mon conjoint à l'aller. Très sévères au niveau du maximum de poids des bagages: 12$ par kilo excédentaire. Nous dépassions de 0,5 kg: OK pour nous, mais à compter d'un excédent de 1 kg et plus, le tarif est appliqué. Attention au retour: j'ai laissé plusieurs objets, dépassant largement le poids des souvenirs rapportés...et pourtant nos bagages de soute pesaient autant au retour !!! Je dois dire que c'était très humide et que le poids des vêtements s'en ressentait sûrement... Si vous avez tendance à voyager "lourd", envisagez les options offertes comme "option plus" ou "club privilège"...
Transfert de l'aéroport de Cancun à l'hôtel: 1h30 car 1 seul arrêt à un autre hôtel pour déposer d'autres passagers à l'aller; et 1h30 au retour, sans aucun arrêt car l'autobus était rempli de voyageurs du Gran Bahia.
Section Coba: suites juniors spacieuses, très propres; nous logions dans la villa 2, idéalement située; 2e étage mais quand même une odeur persistante d'humidité. La climatisation fonctionnait... mais la performance aurait pu être meilleure. Coffre-fort à clé, au coût de 5$US par jour: un "must" selon nous. Très grand, assez de place pour un petit ordinateur portable ( accès internet gratuit dans tous les lobbys). Minibar rempli quotidiennement, mais de façon "aléatoire": malgré de petites notes laissées pour spécifier nos préférences, et un pourboire ( 20 pesos MXN ou 1$US) laissé à tous les jours de la première semaine, nous obtenions rarement ce que nous demandions (2 boissons gazeuses diètes et 2 cervezas): nous recevions 1 ou 2 "cerveza" et 1 ou 2 coca-cola diète, et on nous ajoutait aussi des cocas réguliers, sprite et Fanta, ce que nous ne voulions pas... Pour l'eau, 1 grosse bouteille ajoutée chaque fois que nécessaire (apportez-vous 1 ou 2 petites bouteilles d'eau vides pour rendre cela plus facilite lorsque vous irez à la plage). Donc, pour la 2e semaine, nous ne laissions plus de pourboire dans le minibar et nous n'avons constaté aucun changement!!! Serviettes de la salle de bain changées tous les jours; ménage fait chaque jour avant la fin de l'après-midi. Nous avons demandé 2 oreillers additionnels dès notre arrivée et les avons obtenus dès le lendemain. À plusieurs reprises, jolis personnages faits avec des serviettes. Nous laissions un petit cadeau chaque jour pour la femme de chambre plus un léger pourboire ( 20$MXN ou 1$US).
Site: immense!!!! J'avais lu là-dessus, et nous aimons les grands complexes ( Barcelo, Palladium) ..mais là, c'est vraiment très très vaste !!!! Cela nous a pris quelques jours à nous y habituer! Plusieurs petits trains, mais horaires irréguliers... fallait parfois attendre plusieurs minutes... Bâtiments très beaux, végétation luxuriante. On nous a dit que c'était plein à 90%, pourtant on n'avait pas cette impression.
Plage: la grosse déception de notre voyage! Bien que nous étions prévenus, je n'imaginais pas que l'entrée à l'eau sans chaussures serait si ardue !!!! Il y a cependant quelques endroits où c'est possible de le faire pieds nus, mais c'est vraiment limité. La 2e semaine, nous avons adopté la section de plage à l'extrémité du site, côté Akumal (le plus au sud du complexe): plus tranquille, pas besoin de réserver de chaises, petite "lagune" avec un fond de mer de sable à 85%... facile d'éviter les roches et coraux..cependant, pas de vagues à cet endroit; je vous conseille de marcher sur toute l'étendue de la plage pour vous faire une idée dès le premier jour; entre les 2 quais, baignade intéressante, mais la plage est bondée, aucune intimité possible.
Piscines: il y en a plusieurs, certaines animées, d'autres plus tranquilles; difficile d'y obtenir des chaises, le "jeu des réservations" s'y joue malgré des affiches l'interdisant... J'avais l'impression qu'il aurait pu y avoir beaucoup plus de chaises aux piscines...
Buffets: OK, variété intéressante, mais répétitif et malgré qu'on annonce des thèmes différents à chaque soir, nous ne voyions pas trop ce qu'il y avait de différent d'un soir à l'autre...
Restos à la carte: nous en avons fait 6: Impossible de manger tous ensemble, on nous donnait 2 tables de 6, ce qui nous convenait. Les vins inclus sont de basse qualité. Pour ceux qu'on peut y acheter à la carte, le choix est limité (rupture de stock parfois) et les prix sont assez élevés (environ 30$US et plus). Bien que l'on avertisse qu'il faut que les hommes portent des pantalons longs ( OK pour des jeans) et des souliers fermés, nous avons constaté à quelques reprises que des hommes avaient pu y entrer en pantalons 3/4.
Le Gourmet, section Coba, réservation à 21h30: GROSSE DÉCEPTION!!! N'y allez pas après 20h00, la moitié des plats du menu n'étaient plus disponibles. Refus de servir les cafés car il était 10h30 ! La bouffé était cependant plutôt bonne, mais choix extrêmement limité à cette heure tardive. Le Portofino: OK, sans plus. Le Arlequin, section Akumal:notre coup de coeur ! Service extra, bouffe...géniale! Filet mignon, canard, entrées succulentes, crème brûlée au desset: WOW! Mikado (japonais, table avec spectacle de cuisson): bien, on pouvait y être les 12 autour de cette grande table. Bouffe OK. Le Gran Tortuga (bésilien): viandes sur brochette, à volonté, super beau buffet pour les entrées:je le recommande, demandez l'ananas caramélisé au dessert ! Le Don Pablo, section Tulum:très bien, 2e meilleur choix! Filet mignon excellent. Cafés mayas flambés à notre table.
Des gens rencontrés là-bas nous ont conseillé d'éviter le Pescador (poissons) et le Frutas y mares (fruits de mer).
Snacks bar: ceux de la plage ont une sélection limitée de produits et c'est plus de type fast food. Ceux près des piscines sont un peu mieux, mais les buffets près des lobbys sont les meilleurs. On ne peut cependant pas y aller en maillot ou avec des vêtements mouillés.
Notre découverte: tout près des blocs 1 et 2 de la section Coba, il y a un lobby "Premier" et un buffet "Cozumel", plus petits et intimes qu'à la section principale du Coba: nous les avons principalement fréquentés le matin et le midi. Le service y était plus attentionné, ce que nous avons apprécié.
Pourboires: nous n'avons pas constaté de différence significative, selon que nous en donnions ou pas. Mon conseil: donnez selon votre appréciation, pas par obligation !
Serviettes de plage: la carte du site n'indique pas où on peut les changer, mais en général les piscines offrent ce service (avant 17h30).
Voici pour la première partie de mon compte-rendu... la 2e suivra dans les prochains jours !!!
Vols avec Air Transat, de Montréal: ok, léger retard de 30 minutes au départ; durée du vol à l'aller de 4h30; au retour, durée du vol: 3h30; repas chaud correct, sans plus; service courtois, mais incapables d'obtenir des places près de nos amis... j'ai même été séparée de mon conjoint à l'aller. Très sévères au niveau du maximum de poids des bagages: 12$ par kilo excédentaire. Nous dépassions de 0,5 kg: OK pour nous, mais à compter d'un excédent de 1 kg et plus, le tarif est appliqué. Attention au retour: j'ai laissé plusieurs objets, dépassant largement le poids des souvenirs rapportés...et pourtant nos bagages de soute pesaient autant au retour !!! Je dois dire que c'était très humide et que le poids des vêtements s'en ressentait sûrement... Si vous avez tendance à voyager "lourd", envisagez les options offertes comme "option plus" ou "club privilège"...
Transfert de l'aéroport de Cancun à l'hôtel: 1h30 car 1 seul arrêt à un autre hôtel pour déposer d'autres passagers à l'aller; et 1h30 au retour, sans aucun arrêt car l'autobus était rempli de voyageurs du Gran Bahia.
Section Coba: suites juniors spacieuses, très propres; nous logions dans la villa 2, idéalement située; 2e étage mais quand même une odeur persistante d'humidité. La climatisation fonctionnait... mais la performance aurait pu être meilleure. Coffre-fort à clé, au coût de 5$US par jour: un "must" selon nous. Très grand, assez de place pour un petit ordinateur portable ( accès internet gratuit dans tous les lobbys). Minibar rempli quotidiennement, mais de façon "aléatoire": malgré de petites notes laissées pour spécifier nos préférences, et un pourboire ( 20 pesos MXN ou 1$US) laissé à tous les jours de la première semaine, nous obtenions rarement ce que nous demandions (2 boissons gazeuses diètes et 2 cervezas): nous recevions 1 ou 2 "cerveza" et 1 ou 2 coca-cola diète, et on nous ajoutait aussi des cocas réguliers, sprite et Fanta, ce que nous ne voulions pas... Pour l'eau, 1 grosse bouteille ajoutée chaque fois que nécessaire (apportez-vous 1 ou 2 petites bouteilles d'eau vides pour rendre cela plus facilite lorsque vous irez à la plage). Donc, pour la 2e semaine, nous ne laissions plus de pourboire dans le minibar et nous n'avons constaté aucun changement!!! Serviettes de la salle de bain changées tous les jours; ménage fait chaque jour avant la fin de l'après-midi. Nous avons demandé 2 oreillers additionnels dès notre arrivée et les avons obtenus dès le lendemain. À plusieurs reprises, jolis personnages faits avec des serviettes. Nous laissions un petit cadeau chaque jour pour la femme de chambre plus un léger pourboire ( 20$MXN ou 1$US).
Site: immense!!!! J'avais lu là-dessus, et nous aimons les grands complexes ( Barcelo, Palladium) ..mais là, c'est vraiment très très vaste !!!! Cela nous a pris quelques jours à nous y habituer! Plusieurs petits trains, mais horaires irréguliers... fallait parfois attendre plusieurs minutes... Bâtiments très beaux, végétation luxuriante. On nous a dit que c'était plein à 90%, pourtant on n'avait pas cette impression.
Plage: la grosse déception de notre voyage! Bien que nous étions prévenus, je n'imaginais pas que l'entrée à l'eau sans chaussures serait si ardue !!!! Il y a cependant quelques endroits où c'est possible de le faire pieds nus, mais c'est vraiment limité. La 2e semaine, nous avons adopté la section de plage à l'extrémité du site, côté Akumal (le plus au sud du complexe): plus tranquille, pas besoin de réserver de chaises, petite "lagune" avec un fond de mer de sable à 85%... facile d'éviter les roches et coraux..cependant, pas de vagues à cet endroit; je vous conseille de marcher sur toute l'étendue de la plage pour vous faire une idée dès le premier jour; entre les 2 quais, baignade intéressante, mais la plage est bondée, aucune intimité possible.
Piscines: il y en a plusieurs, certaines animées, d'autres plus tranquilles; difficile d'y obtenir des chaises, le "jeu des réservations" s'y joue malgré des affiches l'interdisant... J'avais l'impression qu'il aurait pu y avoir beaucoup plus de chaises aux piscines...
Buffets: OK, variété intéressante, mais répétitif et malgré qu'on annonce des thèmes différents à chaque soir, nous ne voyions pas trop ce qu'il y avait de différent d'un soir à l'autre...
Restos à la carte: nous en avons fait 6: Impossible de manger tous ensemble, on nous donnait 2 tables de 6, ce qui nous convenait. Les vins inclus sont de basse qualité. Pour ceux qu'on peut y acheter à la carte, le choix est limité (rupture de stock parfois) et les prix sont assez élevés (environ 30$US et plus). Bien que l'on avertisse qu'il faut que les hommes portent des pantalons longs ( OK pour des jeans) et des souliers fermés, nous avons constaté à quelques reprises que des hommes avaient pu y entrer en pantalons 3/4.
Le Gourmet, section Coba, réservation à 21h30: GROSSE DÉCEPTION!!! N'y allez pas après 20h00, la moitié des plats du menu n'étaient plus disponibles. Refus de servir les cafés car il était 10h30 ! La bouffé était cependant plutôt bonne, mais choix extrêmement limité à cette heure tardive. Le Portofino: OK, sans plus. Le Arlequin, section Akumal:notre coup de coeur ! Service extra, bouffe...géniale! Filet mignon, canard, entrées succulentes, crème brûlée au desset: WOW! Mikado (japonais, table avec spectacle de cuisson): bien, on pouvait y être les 12 autour de cette grande table. Bouffe OK. Le Gran Tortuga (bésilien): viandes sur brochette, à volonté, super beau buffet pour les entrées:je le recommande, demandez l'ananas caramélisé au dessert ! Le Don Pablo, section Tulum:très bien, 2e meilleur choix! Filet mignon excellent. Cafés mayas flambés à notre table.
Des gens rencontrés là-bas nous ont conseillé d'éviter le Pescador (poissons) et le Frutas y mares (fruits de mer).
Snacks bar: ceux de la plage ont une sélection limitée de produits et c'est plus de type fast food. Ceux près des piscines sont un peu mieux, mais les buffets près des lobbys sont les meilleurs. On ne peut cependant pas y aller en maillot ou avec des vêtements mouillés.
Notre découverte: tout près des blocs 1 et 2 de la section Coba, il y a un lobby "Premier" et un buffet "Cozumel", plus petits et intimes qu'à la section principale du Coba: nous les avons principalement fréquentés le matin et le midi. Le service y était plus attentionné, ce que nous avons apprécié.
Pourboires: nous n'avons pas constaté de différence significative, selon que nous en donnions ou pas. Mon conseil: donnez selon votre appréciation, pas par obligation !
Serviettes de plage: la carte du site n'indique pas où on peut les changer, mais en général les piscines offrent ce service (avant 17h30).
Voici pour la première partie de mon compte-rendu... la 2e suivra dans les prochains jours !!!
Classes Affaires et Première (suite) English translation pending
Bonjour à tous, je commence une nouvelle discussion car l'ancienne est visiblement close.
Je viens de réserver un retour de NY en Club World sur BA, compagnie que je n'ai prise sur un LC, pour essayer car j'en entends souvent du bien. Quel étonnement en voyant qu'on me demande 70€ pour choisir mon siège ! Pas très classe vu le prix du billet.
Je viens de réserver un retour de NY en Club World sur BA, compagnie que je n'ai prise sur un LC, pour essayer car j'en entends souvent du bien. Quel étonnement en voyant qu'on me demande 70€ pour choisir mon siège ! Pas très classe vu le prix du billet.
Instants philippins... English translation pending
Fraichement de retour (doux euphémisme !) à la case départ, voici après quelques évocations des Phils, sur le mode rétroactif, en commençant par la fin...
Pour terminer en beauté ce séjour asiatique, j'ai découvert, émerveillé, une expo d'art plastique (photos, peintures, sculptures) local tout à fait honorable, dans le hall de l' aéroport de Macao.....où j'ai passé 3 jours fabuleux (l'endroit, Macao, me plait de + en +...) après un vol de Manille à Hong-Kong, 1 h du bus A 21, puis 1 h de ferry boat...
J'ai bcp aimé, pour des raisons perso qu'on imagine, le barangay Moonwalk, paroisse San Agustin , de Paranaque city, à Metromanila, tout près de l' aéroport, de +, quartier populaire charmant, j' y étais logé chez l'habitant, mais je préconise l'Isabelle Garden Hotel, (juste à côté) où sont allés des amis, sur E Rodriguez ave, voir www.isabellegardenparanaque.com , vraiment confortable et très bien situé....
Ailleurs à Metromanila.....Du côté de San Juan, où l'on arrive après avoir descendu l'EDSA et tout Makati, se trouve le Green Hill Shopping Center, fameux pour son pearl market....on y trouve de tout, des South Sea pearls aux Baby south sea, des perles naturelles ou de culture de Mindanao, aux contrefaçons chinoises....mais les vrais courtiers feront l'effort d'aller à la source, en des pearl farms, sur l'ile de Samal, au large de Davao, par ex.
On peut néanmoins y faire d'à peu près bonnes affaires.....et je suggère la visite de l'endroit...cette caverne d'Ali Baba valant le détour ....
Auparavant, avant un vol Davao-Manila, au Mindanao....finalement, je peux en parler un peu...en fait, je me suis retrouvé dans une famille du ComVal, à la campagne, entre forêt, bananeraies et rizières, chez d'anciens membres du NPA, New People Army.. Virulente surtout ds les années 80 et 90, cette organisation, considérée comme terroriste est à présent dormante, mais toujours existante...
et la vallée de Compostelle mérite la visite, sans problèmes...je suggère d'aller s'y relaxer, du côté des hot Springs , et sauna ! de Bukal, à Teynzo avec ses chercheurs d'or...du côté de Nabunturan., dans un site magnifique..
Pour y arriver, on avait pris le bus de Cagayan de Oro via Butuan
Mais avant de détailler CdO, je réalise avoir omis Camiguin island, où nous avons passé un weekend...
je ne manquerai pas d'en parler dans un next post., bientôt...l
a suite (ou plutôt, ce qui précède.) au prochain épisode , donc...
Transcription de mariage franco-algérien à Nantes English translation pending
Salut!🙂
Voilà, j'aurais quelques questions à poser aux personnes qui sont déjà passer par là...
Je me suis mariée en Algérie au mois de décembre et lorsque je suis rentrée en France j'ai directement envoyer mon dossier à Nantes avec accusé de réception. Quelques jours plus tard je reçois un accusé sous forme de courrier me disant qu'il manquait rien etc... et que il fallait pas trop les harceler parce-qu'ils avaient trop de dossier à traiter. Mais enfaite ils ont mentionner aussi que ils pourraient me demander d'autres documents à l'avenir... Je me pose un peu la question parce que j'ai pa fais de CCM, et est ce que ca concerne l'appart ou les fiches de paie?? car je suis de nationalité française...
Avis ???😮
Voilà, j'aurais quelques questions à poser aux personnes qui sont déjà passer par là...
Je me suis mariée en Algérie au mois de décembre et lorsque je suis rentrée en France j'ai directement envoyer mon dossier à Nantes avec accusé de réception. Quelques jours plus tard je reçois un accusé sous forme de courrier me disant qu'il manquait rien etc... et que il fallait pas trop les harceler parce-qu'ils avaient trop de dossier à traiter. Mais enfaite ils ont mentionner aussi que ils pourraient me demander d'autres documents à l'avenir... Je me pose un peu la question parce que j'ai pa fais de CCM, et est ce que ca concerne l'appart ou les fiches de paie?? car je suis de nationalité française...
Avis ???😮
Formalités pour un mariage en France avec une Philippine? English translation pending
Bonjour à tous,
Je reviens tout juste des Philippines où j'étais parti rejoindre ma chérie dans le but de déposer un dossier de mariage à l'ambassade de France à Manille. Je précise que je suis divorcé... Ils n'ont malheureusement pas pu enregistrer notre dossier, car mon acte de naissance ne portait pas la mention "divorcé depuis le..." Je sais, c'est stupide de ma part, j'aurais du vérifier avant de partir, mais je ne savais pas.
J'ai demandé s'il était possible de prendre quand même en compte notre demande, que je leur ferai parvenir mon acte de naissance mis à jour dès mon retour en France, mais la réponse a été négative.
J'ai alors passé trois semaines là-bas, non pour rien puisque j'ai revu ma fiancée, mais rien n'a avancé côté mariage...
Je vais donc devoir retourner là-bas 2 fois si je ne me trompe pas, une pour le dépôt du dossier et l'entrevue obligatoire avec l'ambassade et une pour le mariage après obtention du certificat de capacité légale, alors que si notre dossier avait été pris en compte, je pense que je n'aurais dû y retourner qu'une fois pour le mariage.
Ma question est la suivante : ne serait-il pas plus simple et moins cher d'essayer d'obtenir un visa pour elle, en vue d'un mariage en France. J'ai téléchargé sur le site de l'ambassade de France la liste des documents à fournir pour une "demande de visa en vue d'un mariage avec un français". C'est donc aussi possible de se marier en France. Le problème est l'obtention du visa, sachant qu'il est quasiment impossible d'obtenir un visa touristique pour une philippine, sauf si elle est mariée avec un français. Là, ce serait un visa en vue d'un mariage avec un français...
Quelqu'un s'est-il récemment marié en France avec une philippine, si oui pourrait-il me donner des infos et des conseils SVP Je suis preneur de tout renseignement, y compris pour le mariage là-bas.
Merci d'avance pour vos réponses.....
Je reviens tout juste des Philippines où j'étais parti rejoindre ma chérie dans le but de déposer un dossier de mariage à l'ambassade de France à Manille. Je précise que je suis divorcé... Ils n'ont malheureusement pas pu enregistrer notre dossier, car mon acte de naissance ne portait pas la mention "divorcé depuis le..." Je sais, c'est stupide de ma part, j'aurais du vérifier avant de partir, mais je ne savais pas.
J'ai demandé s'il était possible de prendre quand même en compte notre demande, que je leur ferai parvenir mon acte de naissance mis à jour dès mon retour en France, mais la réponse a été négative.
J'ai alors passé trois semaines là-bas, non pour rien puisque j'ai revu ma fiancée, mais rien n'a avancé côté mariage...
Je vais donc devoir retourner là-bas 2 fois si je ne me trompe pas, une pour le dépôt du dossier et l'entrevue obligatoire avec l'ambassade et une pour le mariage après obtention du certificat de capacité légale, alors que si notre dossier avait été pris en compte, je pense que je n'aurais dû y retourner qu'une fois pour le mariage.
Ma question est la suivante : ne serait-il pas plus simple et moins cher d'essayer d'obtenir un visa pour elle, en vue d'un mariage en France. J'ai téléchargé sur le site de l'ambassade de France la liste des documents à fournir pour une "demande de visa en vue d'un mariage avec un français". C'est donc aussi possible de se marier en France. Le problème est l'obtention du visa, sachant qu'il est quasiment impossible d'obtenir un visa touristique pour une philippine, sauf si elle est mariée avec un français. Là, ce serait un visa en vue d'un mariage avec un français...
Quelqu'un s'est-il récemment marié en France avec une philippine, si oui pourrait-il me donner des infos et des conseils SVP Je suis preneur de tout renseignement, y compris pour le mariage là-bas.
Merci d'avance pour vos réponses.....