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La jeunesse et les voyages... English translation pending
Bonjour,
En voyant la jeunesse autour de moi, les adolescents en particulier, je trouve leur mentalité moins intéressée, moins réceptive aux voyages et à la découverte du monde, par rapport à celle qui existait il y a une vingtaine d'années. En général, les jeunes d'aujourd'hui me paraissent comme désabusés, blasés. Manque de curiosité sur les pays lointains, sur les autres cultures, etc...
Je me souviens dans les années 80 (ma "jeunesse"), on rêvait de faire le tour du monde, de s'en aller voir l'orient. En gros, faire des voyages en mode "routard" ! Les pays lointains intriguaient encore. Nous avions du punch pour partir découvrir... C'était peut-être dû à beaucoup moins d'images directes sur "l'extérieur" (pas internet...).
C'est juste mon impression...
En voyant la jeunesse autour de moi, les adolescents en particulier, je trouve leur mentalité moins intéressée, moins réceptive aux voyages et à la découverte du monde, par rapport à celle qui existait il y a une vingtaine d'années. En général, les jeunes d'aujourd'hui me paraissent comme désabusés, blasés. Manque de curiosité sur les pays lointains, sur les autres cultures, etc...
Je me souviens dans les années 80 (ma "jeunesse"), on rêvait de faire le tour du monde, de s'en aller voir l'orient. En gros, faire des voyages en mode "routard" ! Les pays lointains intriguaient encore. Nous avions du punch pour partir découvrir... C'était peut-être dû à beaucoup moins d'images directes sur "l'extérieur" (pas internet...).
C'est juste mon impression...
De Samui (Thaïlande) aux Perhentians (Malaisie) English translation pending
😉😉 Hello Amis Voyageurs, Amoureux de l' ASE
En juin prochain, je serai sur Samui, KPGan et ( ou ) K Tao. 😎 Une envie d' aller taquiner les petits némos, les tortues et bébés requins aux Perhentians me trotte dans la tête.🤪🙂 Néanmoins, je me trouve devant un " hic " 😇 Quel est le meilleur moyen de se rendre de Samui aux Perhentians sans passer par KLumpur.?😇 Chemin le plus court.? 🤪 Vos suggestions et expériences me seraient bien utiles.😏😉🙂😎
En juin prochain, je serai sur Samui, KPGan et ( ou ) K Tao. 😎 Une envie d' aller taquiner les petits némos, les tortues et bébés requins aux Perhentians me trotte dans la tête.🤪🙂 Néanmoins, je me trouve devant un " hic " 😇 Quel est le meilleur moyen de se rendre de Samui aux Perhentians sans passer par KLumpur.?😇 Chemin le plus court.? 🤪 Vos suggestions et expériences me seraient bien utiles.😏😉🙂😎
Voyage de noce: Thaïlande ou Sri Lanka? English translation pending
Bonjour, nous sommes un couples de futurs mariés du 19 septembre! aprés maintes hésitations sur la destination ( rep dom, maurice, cuba...) nous avons décidez de partir dans un pays riche de culture combinable avec un peu de farniente dans l'ocean indien en fin de séjour
il s'agit de notre premier voyage, nous pensons partir en groupe
nous hésitons pour la destination meme si le sri lanka me parait sublime ( le boudhisme les elephants, la plage) tout ceci me fait rever! mais... ont entend tout le sons de cloches, une agence par ex ne me dit meme pas qu'il y a une guerre civile, une autre me déconsseille plus que formellement d'y mettre les pieds, (soit disant il y aurait des enlevements...)
pour le sri lanka nous penssions faire: minimum 10 nuits voir plus da sun hotel en station balnéaire et partir en excurssion la journée mais... certain disent que l'ont ne pourras pas bien visitez? vaut mieux faire circuit avec repos en balnéaire ensuite?? Comment est la baignade a Bentota en Octobre? Ensuite nous pensions allez en tout inclus pour le balnéaire car il y a des offres .
Pour la thailande, ca me fait rever aussi mais ca a l'air hyper mega touristique... par rapport au sri lanka
et donc la se serait 14 nuits circuit + 5 nuit a Koh Samet ( qui a l'air + calme que pattaya et puhket) c'est quand meme notre voyage de noce et cette iles a l'air assez romantique ect, puis le tarif et ultra raisonable pour la durée du séjour mais;.... Pendant le circuit les repas sont compris, par contre ensuite nous serions 5 nuit en petit dej : a combien pensez vous qu'il faudrais prévoir pour les repas et boisson ? y t'il moyen de manger pour pas cher a midi sur cette iles?
Derniére question sur le temps en octobre?? j'ai cru comprendre qu'ont aurait beau vers bancok pour le circuit est moins beau et chaud a koh samet? et que le sri lanka c'était ok en octobre
Merci a ceux qui pourront m'aiclairez et désolez pour le pavé!!
nous hésitons pour la destination meme si le sri lanka me parait sublime ( le boudhisme les elephants, la plage) tout ceci me fait rever! mais... ont entend tout le sons de cloches, une agence par ex ne me dit meme pas qu'il y a une guerre civile, une autre me déconsseille plus que formellement d'y mettre les pieds, (soit disant il y aurait des enlevements...)
pour le sri lanka nous penssions faire: minimum 10 nuits voir plus da sun hotel en station balnéaire et partir en excurssion la journée mais... certain disent que l'ont ne pourras pas bien visitez? vaut mieux faire circuit avec repos en balnéaire ensuite?? Comment est la baignade a Bentota en Octobre? Ensuite nous pensions allez en tout inclus pour le balnéaire car il y a des offres .
Pour la thailande, ca me fait rever aussi mais ca a l'air hyper mega touristique... par rapport au sri lanka
et donc la se serait 14 nuits circuit + 5 nuit a Koh Samet ( qui a l'air + calme que pattaya et puhket) c'est quand meme notre voyage de noce et cette iles a l'air assez romantique ect, puis le tarif et ultra raisonable pour la durée du séjour mais;.... Pendant le circuit les repas sont compris, par contre ensuite nous serions 5 nuit en petit dej : a combien pensez vous qu'il faudrais prévoir pour les repas et boisson ? y t'il moyen de manger pour pas cher a midi sur cette iles?
Derniére question sur le temps en octobre?? j'ai cru comprendre qu'ont aurait beau vers bancok pour le circuit est moins beau et chaud a koh samet? et que le sri lanka c'était ok en octobre
Merci a ceux qui pourront m'aiclairez et désolez pour le pavé!!
Saut à l'élastique au Népal, la folie des grandeurs English translation pending
C'est l'heure des retrouvailles,
Le moment de fourrer la dinde de marrons chauds,
Le temps des rêves où la fée serait devenue un vieux monsieur barbu et ventru qui hurle à qui veut l'entendre qu'il voyage avec des rennes qui volent et qu'il est le meilleur ami des lutins.
Non mais des fois, j'vous jure...
Joyeux Noël à tous, dans vos têtes, dans vos corps et dans vos coeurs.
J'me permets même de glisser un petit article par la cheminée, en espérant que pour vous tous, ces fêtes soient l'occasion de vivre de réjouissances.
Je pense bien à vous depuis Kathmandou où je célébre le réveillon au pieds d'un ficus de Noël.
Il faut dire que Noël au Népal c'est plus ou moins Haloween au Congo, ça leur passe par dessus la tête.
Et oui parce que maintenant je suis au Népal. L'Asie se dresse comme une fière tentatrice. J'ai déjà plein d'images en tête, pleins de couleurs, de paysages, d'odeurs. Et la porte d'entrée de tout ça, c'est Kathmandou, et question odeurs, on peut dire qu'ils pourraient aérer de temps en temps. C'est la seule chose dont je peux parler pour l'instant, je suis arrivé de nuit, en toute fin d'après-midi pour être précis. Il y a bien eu le siège près du hublot gauche (c'est important) dans l'avion pour permettre une vue du ciel sur une "petite" moitié de l'Himalaya, mais dès la sortie, il fait nuit et on grimpe dans un taxi. En quittant l'aéroport, on est déjà en ville et partout il fait nuit. Trois lumières qui se battent dans un champs de maisonnettes. Tout est éclairé à la lumière des phares des voitures qui parcourent la ville en klaxonnant en permanence pour éviter tout le cortège de véhicules avec ou sans phares, piétons, vendeurs, animaux qu'on croise sur la route. Sur le bas-côté, les habitants brulent leurs déchets ce qui a le mérite de les réchauffer mais donne à l'air ce petit je ne sais quoi de difficilement respirable. D'ailleurs le faiceau des phares de voiture souligne bien que la particule poussièreuse est ici chez elle. Pour en finir là-dessus, c'est tout l'inverse du Caire. Autant là-bas, on n'y traverse que des autoroutes bordés de grands immeubles, autant ici, on ne circule que dans des rues à une voie mais à deux voies et sans trottoir, c'est tassé, plein de détails, ça promet!
Le fait est aussi qu'il fait noir partout car tout le pays y compris Kathmandou est sujet à des coupures de courant qui interviennent plusieurs fois par jour et parfois pendant plusieurs heures. Le pays ne produit pas assez d'électricité pour contenter tout le monde tout le temps alors ils tournent. Le vendeur de bougies n'a pas de soucis à se faire!
Ma soirée est vite enfilée, je reste sur le souvenir de l'épopée francilienne, et ça met du temps à digérer . Rien à voir avec la gueule de bois, pas grand chose en tout cas.
Première journée, je déambule comme je sais si bien faire. Les gens croisés sont amicaux, souriants, pas insistants, c'est que du bonheur! Cela dit, je ne déambule pas longtemps car j'ai un peu pioncer jusqu'à pas d'heure et s'il fait nuit et que je suis encore dans ce bazar, je me considère comme définitivement perdu. Sans doute que j'ai dû écrire encore...
Le lendemain, j'ai soif, soif d'aventures. J'ai bien aussi déjà envie d'aller faire un tour au vert sans forcément partir pour quinze jours. Et bien, il y a un truc qui colle parfaitement, ça s'appelle le Lost Resort, c'est un endroit où on s'arrange pour que vous n'oubliez jamais votre passage en ses murs. Ses murs, ce sont des montagnes qui tombent quasi à pic jusqu'à se rejoindre en formant un torrent tonitruand, endroit parfait pour se jeter, et c'est pas une image!
Je choisis d'y passer 3 jours de tranquillité et d'extrème.
La tranquilité c'est de l'exxxcellente nourriture, des hamacs, de grandes tentes perdues dans la foret en guise de hutte, et aussi une fois de plus, décidemment, j'arrive la 1ère semaine de la basse saison, y'a pas grand monde et l'ambiance n'en est que meilleure.
L'extrème, ça commence dès que tu quittes le bus qui t'a amené de Kathmandou. A ce moment, tu es sur un flanc de montagne. L'hotel, lui, est de l'autre côté, sur la montagne d'en face, normal. Donc, si tu ne veux pas passer ta journée dans un bus à regarder les autres s'amuser de l'autre côté d'une vallée, il faut que tu traverses sur un pont solide mais qui bouge beaucoup avec le torrent qui déferle 160 mètres plus bas. C'est d'après ce bon vieux LP, le pont le plus haut du monde dévolu à la pratique du saut à l'élastique, même pas peur.
Euh... Si quand même...
Mais pour l'instant, un autre programme m'attend en guise d'apéritif, la matinée est consacrée au canyoning. Ca a l'air de rien mais c'est déjà beaucoup!! Le but est de descendre le plus souvent en rappel la montagne en suivant un ruisseau qui s'écoule de cascade en cascades. La plus longue cascade fait 45 mètres. Déjà se donner de quoi s'inquiéter un peu. Mais on s'inquiète pas longtemps car ça s'apprend vite, et on est souvent aussi concerné par les cris des gens qui déjà sautent du pont ne faisant pas la descente en rappel. Parfois on en voit un se jeter et on ne peux pas se détacher le regard de voir ces cris qui chutent. On sait qu'on est sur la liste et personne n'arrive à faire comme si de rien n'était. Le canyoning se termine par la remontée de la montagne en suivant un chemin qui remonte la pente perpendiculairement. Ils sont fous ces népalais et moi je suis crevé!
Un déjeuner plus tard, il est temps de se préparer, psychologiquement j'entends.
Au Lost Resort, on a le choix entre 2 façons de sauter, la première est la façon classique attaché par les pieds a un élastique qui tient grace à un velcro (vaile-kro? velleqro?) épais comme une cuisse. La seconde s'appelle la balançoire, on est attaché grace à un harnais au niveau de la taille et relié à un point qui se trouve plusieurs dizaines de mètres devant. La chute n'en est que plus longue et on a le mérite de ne pas rester la tête en bas. Comme en plus, je pétoche un peu de me jeter la tête la première, c'est l'option que je choisis pour mon 1er saut depuis le pont.
Sur le pont, l'attente est interminable. C'est surtout dû au fait que ça n'a rien de naturel de se trouver suspendu au dessus d'un gouffre. On a beau vouloir s'acclimater de la distance avec le sol, c'est mission impossible. Lorsque mon tour vient, on m'installe le harnais, on me prodigue les derniers conseils et je dois avancer jusqu'à la mini-passerelle qui n'est fermée par aucune barrière. C'est le temps des dernières prières, le temps où on oublie de penser à quoi que ce soit pour mieux accepter cette minute paranormale. J'avance sur la plateforme, chacun de mes pas n'est pas plus grand qu'un orteil. Un membre du staff me retient en arrière car le lien qui file devant moi me tire vers le gouffre. Il tente de me rassurer sur l'inrassurable, entame un compte à rebours. 3, 2, 1...
Géronimo!!!!!!!!
Un saut de quelques millimètres suffit à me mettre sur orbite. Au début, je tombe immobile. Puis, mes jambes détectants l'absence de sol pour les porter commencent à entamer un ballet incontrolable à la recherche, vaine, d'une surface plane. C'est peine perdue. Whaouuuuuuu (je pourrais multiplier les "u" sur des dizaines de pages mais je m'abstiens même si ça les vaut).
Comme c'est noël, et comme une vidéo vaut mieux que tous les discours du monde, je laisse en bonus exceptionnel le film qu'un type a fait de mon premier saut. Si a la fin de la vidéo, on ne me voit plus, c'est normal, j'ai changé de dimension, et suis entré dans la twilight zone.
http://www.wat.tv/video/lost-resort-1st-swing-jump-15q5m_zifu_.html
Je crie tout ce que je peux pendant la chute et encore après. C'est un petit pas pour l'homme mais un clash géant pour tous mes neurones qui en redemandent. L'expérience ultime s'achève par la même remontée de la montagne que celle empruntée le matin même après le canyoning. Au final, je suis plus éprouvé par la montée que par la descente. Qu'est ce que ça va bien pouvoir donner lorsque je serais en montagne en portant mon paquetage et en affrontant des pentes identiques autrement que pendant 30 minutes à vide?
Pour ce jour, un saut est bien suffisant. Je suis le seul parmi tous les gens transportés depuis Kathmandou à rester sur place. Il sera temps de remettre le couvert 2 jours plus tard lorsque un nouveau convoi sera organisé. En attendant, je profite des lieux en m'essayant au tilleul local. Je passe également un long moment sur le pont qui n'est pour l'occasion rien qu'à moi et aux népalais qui l'empruntent pour rentrer chez eux. Je suis sûr qu'ils sont ravis que le pont soit là car gravir la montagne est un défi d'autant plus quand tu reviens de faire les courses et que tu portes ton poids sur ton dos. Cerise sur le gateau, je découvre que les flancs de la montagne, couverts de végétation dense, sont habités par des dizaines de singes craintifs mais bien présents. On est plus dans Indiana Jones mais dans le Livre de la Jungle. Du bonheur à tous les étages avec du vide en dessous.
Je retrouve le vide le lendemain (10 décembre) alors que de nouveaux sauteurs se présentent. Aujourd'hui le défi est de faire deux nouveaux sauts. Le premier à l'élastique, le second pour une nouvelle balançoire.
Ca fait 2 jours que je me prépare à sauter la tête la première et je n'arrive toujours pas à m'y faire. Mais il faut bien se rendre à l'évidence, c'est ton tour coco. Cette fois-ci, pas de harnais, rien qu'un scratch qui m'enserre les chevilles. J'ai la sensation de n'être tenu par rien et pourtant il faut y aller et faire confiance. Je reprends le chemin de la plateforme comme un condamné à mort sur un bateau de pirates à qui on piquerait le dos pour qu'il se jète dans une mer infestée de requins. La chorégraphie est on ne peut plus simple, il suffit d'écarter les bras tel un oisillon qui se prépare pour son 1er vol et sauter la tête la première dans l'inconnu en espérant que ça tienne ou qu'on est pas la victime d'un poisson d'avril du genre : "Surprise!! On t'a mis du fil de pêche à la place de l'élastique!!"
J'ai beau pétocher à mort, il faut y aller. Une micro-impulsion s'enlève du pont. J'ai pas l'impression de voler mais plutôt celle que je vais m'écraser comme une vieille crotte. Et pourtant, non, l'élastique se tend, je repars vers le haut et hurle comme deux jours plus tôt à cracher mes cordes vocales à l'extérieur. Je sens le sang me descendre à la tête et hurle de re-chef. Heureusement on ne reste pas longtemps la tête en bas, on descend l'élastique jusqu'à ce que je rejoignes les bords du torrent. Pendant ce temps, je continue de hurler à tue-tête. On note d'ailleurs deux catégories de sauteurs, ceux qui gardent tout à l'intérieur et ceux qui extériorisent à s'en faire péter les veines des tempes. Moi, j'ai beau essayer de faire gaffe, j'y arrive pas, il faut que ça sorte et que le singe à deux vallées de là soit aussi au courant. Du coup, il faut que je récupère au niveau des cordes vocales, à croire que la remontée crevante sert à ça... Quelques secondes pour descendre, 30 minutes pour remonter, on a déjà vu meilleur équilibre... Mais peu importe, je suis surexcité, ce manège est ennivrant et à l'issue, on en redemande!
Ca tombe bien, la balançoire cloturera l'après-midi. De plus, j'ai réfléchi à mon coup depuis la veille et ai bricolé un système pour filmer ma trombine durant la chute (à venir dans "le tour du Braïce"). Je suis maintenant en confiance, c'est plus que du plaisir matiné de hurlements. Vous en serez témoins.
Cerise sur le gateau, lorsqu'on effectue trois sauts, le quatrième est gratuit, et comme il est trop tard pour l'effectuer ce jour, en voilà déjà une excellllente raison de revenir au Népal.
Je quitte le Lost resort en étant quasiment sur de revenir. Dans le bus vers Kathmandou, je me repasse en boucle les vidéos du délit de plaisir. Pour retrouver quelque chose d'aussi puissant il va vraiment falloir faire très fort!!!! Peut-être un trek fera-t-il l'affaire, c'est tout ce que je me souhaite. Joyeux Noël à tous. (En retard...)
Et oui parce que maintenant je suis au Népal. L'Asie se dresse comme une fière tentatrice. J'ai déjà plein d'images en tête, pleins de couleurs, de paysages, d'odeurs. Et la porte d'entrée de tout ça, c'est Kathmandou, et question odeurs, on peut dire qu'ils pourraient aérer de temps en temps. C'est la seule chose dont je peux parler pour l'instant, je suis arrivé de nuit, en toute fin d'après-midi pour être précis. Il y a bien eu le siège près du hublot gauche (c'est important) dans l'avion pour permettre une vue du ciel sur une "petite" moitié de l'Himalaya, mais dès la sortie, il fait nuit et on grimpe dans un taxi. En quittant l'aéroport, on est déjà en ville et partout il fait nuit. Trois lumières qui se battent dans un champs de maisonnettes. Tout est éclairé à la lumière des phares des voitures qui parcourent la ville en klaxonnant en permanence pour éviter tout le cortège de véhicules avec ou sans phares, piétons, vendeurs, animaux qu'on croise sur la route. Sur le bas-côté, les habitants brulent leurs déchets ce qui a le mérite de les réchauffer mais donne à l'air ce petit je ne sais quoi de difficilement respirable. D'ailleurs le faiceau des phares de voiture souligne bien que la particule poussièreuse est ici chez elle. Pour en finir là-dessus, c'est tout l'inverse du Caire. Autant là-bas, on n'y traverse que des autoroutes bordés de grands immeubles, autant ici, on ne circule que dans des rues à une voie mais à deux voies et sans trottoir, c'est tassé, plein de détails, ça promet!
Le fait est aussi qu'il fait noir partout car tout le pays y compris Kathmandou est sujet à des coupures de courant qui interviennent plusieurs fois par jour et parfois pendant plusieurs heures. Le pays ne produit pas assez d'électricité pour contenter tout le monde tout le temps alors ils tournent. Le vendeur de bougies n'a pas de soucis à se faire!
Ma soirée est vite enfilée, je reste sur le souvenir de l'épopée francilienne, et ça met du temps à digérer . Rien à voir avec la gueule de bois, pas grand chose en tout cas.
Première journée, je déambule comme je sais si bien faire. Les gens croisés sont amicaux, souriants, pas insistants, c'est que du bonheur! Cela dit, je ne déambule pas longtemps car j'ai un peu pioncer jusqu'à pas d'heure et s'il fait nuit et que je suis encore dans ce bazar, je me considère comme définitivement perdu. Sans doute que j'ai dû écrire encore...
Le lendemain, j'ai soif, soif d'aventures. J'ai bien aussi déjà envie d'aller faire un tour au vert sans forcément partir pour quinze jours. Et bien, il y a un truc qui colle parfaitement, ça s'appelle le Lost Resort, c'est un endroit où on s'arrange pour que vous n'oubliez jamais votre passage en ses murs. Ses murs, ce sont des montagnes qui tombent quasi à pic jusqu'à se rejoindre en formant un torrent tonitruand, endroit parfait pour se jeter, et c'est pas une image!
Je choisis d'y passer 3 jours de tranquillité et d'extrème.
La tranquilité c'est de l'exxxcellente nourriture, des hamacs, de grandes tentes perdues dans la foret en guise de hutte, et aussi une fois de plus, décidemment, j'arrive la 1ère semaine de la basse saison, y'a pas grand monde et l'ambiance n'en est que meilleure.
L'extrème, ça commence dès que tu quittes le bus qui t'a amené de Kathmandou. A ce moment, tu es sur un flanc de montagne. L'hotel, lui, est de l'autre côté, sur la montagne d'en face, normal. Donc, si tu ne veux pas passer ta journée dans un bus à regarder les autres s'amuser de l'autre côté d'une vallée, il faut que tu traverses sur un pont solide mais qui bouge beaucoup avec le torrent qui déferle 160 mètres plus bas. C'est d'après ce bon vieux LP, le pont le plus haut du monde dévolu à la pratique du saut à l'élastique, même pas peur.
Euh... Si quand même...
Mais pour l'instant, un autre programme m'attend en guise d'apéritif, la matinée est consacrée au canyoning. Ca a l'air de rien mais c'est déjà beaucoup!! Le but est de descendre le plus souvent en rappel la montagne en suivant un ruisseau qui s'écoule de cascade en cascades. La plus longue cascade fait 45 mètres. Déjà se donner de quoi s'inquiéter un peu. Mais on s'inquiète pas longtemps car ça s'apprend vite, et on est souvent aussi concerné par les cris des gens qui déjà sautent du pont ne faisant pas la descente en rappel. Parfois on en voit un se jeter et on ne peux pas se détacher le regard de voir ces cris qui chutent. On sait qu'on est sur la liste et personne n'arrive à faire comme si de rien n'était. Le canyoning se termine par la remontée de la montagne en suivant un chemin qui remonte la pente perpendiculairement. Ils sont fous ces népalais et moi je suis crevé!
Un déjeuner plus tard, il est temps de se préparer, psychologiquement j'entends.
Au Lost Resort, on a le choix entre 2 façons de sauter, la première est la façon classique attaché par les pieds a un élastique qui tient grace à un velcro (vaile-kro? velleqro?) épais comme une cuisse. La seconde s'appelle la balançoire, on est attaché grace à un harnais au niveau de la taille et relié à un point qui se trouve plusieurs dizaines de mètres devant. La chute n'en est que plus longue et on a le mérite de ne pas rester la tête en bas. Comme en plus, je pétoche un peu de me jeter la tête la première, c'est l'option que je choisis pour mon 1er saut depuis le pont.
Sur le pont, l'attente est interminable. C'est surtout dû au fait que ça n'a rien de naturel de se trouver suspendu au dessus d'un gouffre. On a beau vouloir s'acclimater de la distance avec le sol, c'est mission impossible. Lorsque mon tour vient, on m'installe le harnais, on me prodigue les derniers conseils et je dois avancer jusqu'à la mini-passerelle qui n'est fermée par aucune barrière. C'est le temps des dernières prières, le temps où on oublie de penser à quoi que ce soit pour mieux accepter cette minute paranormale. J'avance sur la plateforme, chacun de mes pas n'est pas plus grand qu'un orteil. Un membre du staff me retient en arrière car le lien qui file devant moi me tire vers le gouffre. Il tente de me rassurer sur l'inrassurable, entame un compte à rebours. 3, 2, 1...
Géronimo!!!!!!!!
Un saut de quelques millimètres suffit à me mettre sur orbite. Au début, je tombe immobile. Puis, mes jambes détectants l'absence de sol pour les porter commencent à entamer un ballet incontrolable à la recherche, vaine, d'une surface plane. C'est peine perdue. Whaouuuuuuu (je pourrais multiplier les "u" sur des dizaines de pages mais je m'abstiens même si ça les vaut).
Comme c'est noël, et comme une vidéo vaut mieux que tous les discours du monde, je laisse en bonus exceptionnel le film qu'un type a fait de mon premier saut. Si a la fin de la vidéo, on ne me voit plus, c'est normal, j'ai changé de dimension, et suis entré dans la twilight zone.
http://www.wat.tv/video/lost-resort-1st-swing-jump-15q5m_zifu_.html
Je crie tout ce que je peux pendant la chute et encore après. C'est un petit pas pour l'homme mais un clash géant pour tous mes neurones qui en redemandent. L'expérience ultime s'achève par la même remontée de la montagne que celle empruntée le matin même après le canyoning. Au final, je suis plus éprouvé par la montée que par la descente. Qu'est ce que ça va bien pouvoir donner lorsque je serais en montagne en portant mon paquetage et en affrontant des pentes identiques autrement que pendant 30 minutes à vide?
Pour ce jour, un saut est bien suffisant. Je suis le seul parmi tous les gens transportés depuis Kathmandou à rester sur place. Il sera temps de remettre le couvert 2 jours plus tard lorsque un nouveau convoi sera organisé. En attendant, je profite des lieux en m'essayant au tilleul local. Je passe également un long moment sur le pont qui n'est pour l'occasion rien qu'à moi et aux népalais qui l'empruntent pour rentrer chez eux. Je suis sûr qu'ils sont ravis que le pont soit là car gravir la montagne est un défi d'autant plus quand tu reviens de faire les courses et que tu portes ton poids sur ton dos. Cerise sur le gateau, je découvre que les flancs de la montagne, couverts de végétation dense, sont habités par des dizaines de singes craintifs mais bien présents. On est plus dans Indiana Jones mais dans le Livre de la Jungle. Du bonheur à tous les étages avec du vide en dessous.
Je retrouve le vide le lendemain (10 décembre) alors que de nouveaux sauteurs se présentent. Aujourd'hui le défi est de faire deux nouveaux sauts. Le premier à l'élastique, le second pour une nouvelle balançoire.
Ca fait 2 jours que je me prépare à sauter la tête la première et je n'arrive toujours pas à m'y faire. Mais il faut bien se rendre à l'évidence, c'est ton tour coco. Cette fois-ci, pas de harnais, rien qu'un scratch qui m'enserre les chevilles. J'ai la sensation de n'être tenu par rien et pourtant il faut y aller et faire confiance. Je reprends le chemin de la plateforme comme un condamné à mort sur un bateau de pirates à qui on piquerait le dos pour qu'il se jète dans une mer infestée de requins. La chorégraphie est on ne peut plus simple, il suffit d'écarter les bras tel un oisillon qui se prépare pour son 1er vol et sauter la tête la première dans l'inconnu en espérant que ça tienne ou qu'on est pas la victime d'un poisson d'avril du genre : "Surprise!! On t'a mis du fil de pêche à la place de l'élastique!!"
J'ai beau pétocher à mort, il faut y aller. Une micro-impulsion s'enlève du pont. J'ai pas l'impression de voler mais plutôt celle que je vais m'écraser comme une vieille crotte. Et pourtant, non, l'élastique se tend, je repars vers le haut et hurle comme deux jours plus tôt à cracher mes cordes vocales à l'extérieur. Je sens le sang me descendre à la tête et hurle de re-chef. Heureusement on ne reste pas longtemps la tête en bas, on descend l'élastique jusqu'à ce que je rejoignes les bords du torrent. Pendant ce temps, je continue de hurler à tue-tête. On note d'ailleurs deux catégories de sauteurs, ceux qui gardent tout à l'intérieur et ceux qui extériorisent à s'en faire péter les veines des tempes. Moi, j'ai beau essayer de faire gaffe, j'y arrive pas, il faut que ça sorte et que le singe à deux vallées de là soit aussi au courant. Du coup, il faut que je récupère au niveau des cordes vocales, à croire que la remontée crevante sert à ça... Quelques secondes pour descendre, 30 minutes pour remonter, on a déjà vu meilleur équilibre... Mais peu importe, je suis surexcité, ce manège est ennivrant et à l'issue, on en redemande!
Ca tombe bien, la balançoire cloturera l'après-midi. De plus, j'ai réfléchi à mon coup depuis la veille et ai bricolé un système pour filmer ma trombine durant la chute (à venir dans "le tour du Braïce"). Je suis maintenant en confiance, c'est plus que du plaisir matiné de hurlements. Vous en serez témoins.
Cerise sur le gateau, lorsqu'on effectue trois sauts, le quatrième est gratuit, et comme il est trop tard pour l'effectuer ce jour, en voilà déjà une excellllente raison de revenir au Népal.
Je quitte le Lost resort en étant quasiment sur de revenir. Dans le bus vers Kathmandou, je me repasse en boucle les vidéos du délit de plaisir. Pour retrouver quelque chose d'aussi puissant il va vraiment falloir faire très fort!!!! Peut-être un trek fera-t-il l'affaire, c'est tout ce que je me souhaite. Joyeux Noël à tous. (En retard...)
Les expatriés se font-ils à la nourriture thaï? English translation pending
Voici ma question existentielle du jour😄
Les expats se font ils à la nourriture thaï
En effet, je n'arrive pas à manger thaïe plus que cela et mange donc régulièrement des plats différents de ma chère et tendre😊
Je me demande donc comment je pourrais faire si je vivais en Thaîlande🤪
Je trouve la nourriture thaïe à mon goût moins varié que la française et je me vois mal me placer des bons petits plats que je peux me faire ici😕😄
Les différents expats (ou même personne ayant un(e) thaï dans la famille) d'y sont ils fait avec le temps? ont-ils été toujours adepte? un bon steak frite, saucisson, reblochon, petit plats mijotés ne leur manquent-ils pas?
A vos stylos...vous avez 2 heures😏
A vos stylos...vous avez 2 heures😏
Les plus beaux sites naturels de Thaïlande? English translation pending
Bonjour à tous chers amis aventuriers,
J'aimerai consacrer mon second voyage en Thailande quasi-exclusivement aux sites naturels les plus beaux. J'adore les sites de chutes d'eau et les endroits où l'on observe des oiseaux.
J'ai déja bien des livres sur ce sujet mais j'aimerai que vous me donniez vos coup-de-coeurs persos, cela m'inspirera bien plus !
Merci pour vos réponses et votre passion
Ced
J'aimerai consacrer mon second voyage en Thailande quasi-exclusivement aux sites naturels les plus beaux. J'adore les sites de chutes d'eau et les endroits où l'on observe des oiseaux.
J'ai déja bien des livres sur ce sujet mais j'aimerai que vous me donniez vos coup-de-coeurs persos, cela m'inspirera bien plus !
Merci pour vos réponses et votre passion
Ced
"Astuce ou arnaque" du croupier de Cebu? English translation pending
Hello VForumers,
Je voulais vous faire partager ici une mésaventure qui c'est passé lors de mon dernier voyage à Cebu (PHP). Je tiens tout d'abord à préciser que suite à cela mon avis très positif sur Les Philippines et ses habitants n'ont pour rien changé, j'y retournerai encore et encore avec tjrs autant de plaisir. Je veux juste partager ici cette expérience et ainsi peut être éviter à certain une mauvaise aventure ou autre... J'en viens donc aux faits, je me promenais dans l' Ayala Mall de Cebu plus exactement, lorsque je me fais amicalement accosté par un couple local, qui par le biais me ma paire de basket un peu spéciale me pose quelques questions comme c'est souvent de rigueur ici, les Philippins sont souvent très curieux, donc rien de bien anormal. De fils en aiguilles ils me proposent de s'asseoir pour boire un verre, ce que j'accepte aillant un peu de temps à tuer et tjrs curieux de partager une expérience avec des locaux. Ils me disent avoir une nièce qui est sur le point de s'exiler en Suisse pour y travailler dans le domaine hospitalier. Comme une grande partie des Philippins s'expatrient afin de trouver des conditions meilleures pour supporter la famille, encore un fois rien de bien anormal. Comme je suis de nationalité Suisse, ils me demandent si je serais d'accord de la rencontrer afin de l'aider dans ces démarches et ne connaissant que peu les coutumes et traditions locales de lui parler un peu du pays. Ils me demandent si c'est courant de payer par carte de crédit dans mon pays et si j'en possède une? Question pour le moins bizarre mais bon... J'accepte l'invitation et prends le taxi en direction de leur demeure sans autre aprioris.
10 min plus tard nous arrivons dans une petite maison typique du paysage de banlieue, ils me proposent un verre et là un nouvel acteur entre en jeu, se présentant comme un membre de la famille, très cordial et super sympa, au fil de la discussion il me demande si je fréquente les casinos et par la même si je joue au poker, je lui réponds que non. Dans l'attente de la fameuse nièce qui n'est pas encore rentrée il me propose de me faire un démonstration des ses talents.
Il m'emmène donc dans une autre pièce munie d'une grande table de jeu ou il commence à m'expliquer les règles rudimentaires du poker et me fait comprendre qu'il peut me faire gagner rapidement et simplement beaucoup d'argent...Un peu à la façon d'un banquier suisse...LOL 🤪 Là je commence à comprendre que qqch ne tourne par rond...😉 Mais bref comme je suis trop curieux je continues l'expérience sans broncher d'un air étonné. Pour résumer il me dit être croupier au casino de la ville et me montre différents trucs que je vous épargnerez ici car un peu long à expliquer en détail.(C'est pas le but) C'est assez astucieux et d'après lui infaillible, jeux de signes et autres astuces des pros des casinos. Il me montre pendant près de 30 min les différentes astuces que nous mettons en pratique afin de s'assurer que j'ai bien tous compris. A ce moment là un nouveau personnage apparaît dans la pièce, il se présente comme un amis de longue date arrivant direct de Dubai. Il aurait pour habitude de pratiquer assez régulièrement, il sort un gros paquet de pognon en coupures de 100US$ et le pose sur la table.(tjrs impressionnant) Là ils me disent qu'il ont besoin de mon aide pour jouer cette importante somme d'argent, la personne en question me serviras de support, comme je suis étranger je n'attirerai pas la suspicion de la sécurité. MDR...😎 ou de peur 😮 Là je commence vraiment à flipper car ça commence sérieusement à sentir le roussit!🙁 Il recommence de me parler de carte de crédit et là prétextant un avion à prendre je mets fin à la discussion en essayant de m'esquiver en douceur. La peur m'ayant subitement prise au ventre.😕 Après avoir fortement insisté pour me faire changer d'avis, ils me laissent finalement partir voyant qu'ils n'arriveront pas à me faire fléchir.
Cette histoire me trotte tjrs dans la tête et ne sachant finalement jamais ce qu'il serait advenu de moi si j'avais accepté le deal, vous pouvez imaginer le pire...😕
J'en ai parlé a des amis locaux et ils ne semblaient pas être au courant de tels faits, je me demandais donc si par hasard un des nombreux voyageurs(sses) que vous êtes aviez peut être un jour vécu la même expérience?
Ou peut être avez-vous déjà entendu parler de ce fameux croupier de Cebu? Qui sait???
Bien cordialement Madog.
Je voulais vous faire partager ici une mésaventure qui c'est passé lors de mon dernier voyage à Cebu (PHP). Je tiens tout d'abord à préciser que suite à cela mon avis très positif sur Les Philippines et ses habitants n'ont pour rien changé, j'y retournerai encore et encore avec tjrs autant de plaisir. Je veux juste partager ici cette expérience et ainsi peut être éviter à certain une mauvaise aventure ou autre... J'en viens donc aux faits, je me promenais dans l' Ayala Mall de Cebu plus exactement, lorsque je me fais amicalement accosté par un couple local, qui par le biais me ma paire de basket un peu spéciale me pose quelques questions comme c'est souvent de rigueur ici, les Philippins sont souvent très curieux, donc rien de bien anormal. De fils en aiguilles ils me proposent de s'asseoir pour boire un verre, ce que j'accepte aillant un peu de temps à tuer et tjrs curieux de partager une expérience avec des locaux. Ils me disent avoir une nièce qui est sur le point de s'exiler en Suisse pour y travailler dans le domaine hospitalier. Comme une grande partie des Philippins s'expatrient afin de trouver des conditions meilleures pour supporter la famille, encore un fois rien de bien anormal. Comme je suis de nationalité Suisse, ils me demandent si je serais d'accord de la rencontrer afin de l'aider dans ces démarches et ne connaissant que peu les coutumes et traditions locales de lui parler un peu du pays. Ils me demandent si c'est courant de payer par carte de crédit dans mon pays et si j'en possède une? Question pour le moins bizarre mais bon... J'accepte l'invitation et prends le taxi en direction de leur demeure sans autre aprioris.
10 min plus tard nous arrivons dans une petite maison typique du paysage de banlieue, ils me proposent un verre et là un nouvel acteur entre en jeu, se présentant comme un membre de la famille, très cordial et super sympa, au fil de la discussion il me demande si je fréquente les casinos et par la même si je joue au poker, je lui réponds que non. Dans l'attente de la fameuse nièce qui n'est pas encore rentrée il me propose de me faire un démonstration des ses talents.
Il m'emmène donc dans une autre pièce munie d'une grande table de jeu ou il commence à m'expliquer les règles rudimentaires du poker et me fait comprendre qu'il peut me faire gagner rapidement et simplement beaucoup d'argent...Un peu à la façon d'un banquier suisse...LOL 🤪 Là je commence à comprendre que qqch ne tourne par rond...😉 Mais bref comme je suis trop curieux je continues l'expérience sans broncher d'un air étonné. Pour résumer il me dit être croupier au casino de la ville et me montre différents trucs que je vous épargnerez ici car un peu long à expliquer en détail.(C'est pas le but) C'est assez astucieux et d'après lui infaillible, jeux de signes et autres astuces des pros des casinos. Il me montre pendant près de 30 min les différentes astuces que nous mettons en pratique afin de s'assurer que j'ai bien tous compris. A ce moment là un nouveau personnage apparaît dans la pièce, il se présente comme un amis de longue date arrivant direct de Dubai. Il aurait pour habitude de pratiquer assez régulièrement, il sort un gros paquet de pognon en coupures de 100US$ et le pose sur la table.(tjrs impressionnant) Là ils me disent qu'il ont besoin de mon aide pour jouer cette importante somme d'argent, la personne en question me serviras de support, comme je suis étranger je n'attirerai pas la suspicion de la sécurité. MDR...😎 ou de peur 😮 Là je commence vraiment à flipper car ça commence sérieusement à sentir le roussit!🙁 Il recommence de me parler de carte de crédit et là prétextant un avion à prendre je mets fin à la discussion en essayant de m'esquiver en douceur. La peur m'ayant subitement prise au ventre.😕 Après avoir fortement insisté pour me faire changer d'avis, ils me laissent finalement partir voyant qu'ils n'arriveront pas à me faire fléchir.
Cette histoire me trotte tjrs dans la tête et ne sachant finalement jamais ce qu'il serait advenu de moi si j'avais accepté le deal, vous pouvez imaginer le pire...😕
J'en ai parlé a des amis locaux et ils ne semblaient pas être au courant de tels faits, je me demandais donc si par hasard un des nombreux voyageurs(sses) que vous êtes aviez peut être un jour vécu la même expérience?
Ou peut être avez-vous déjà entendu parler de ce fameux croupier de Cebu? Qui sait???
Bien cordialement Madog.
Tente pour faire un tour du monde à vélo? English translation pending
Bonjour,
Je compte partir en été 2010 pour un voyage d'au moins un an et demi en vélo couché. Je suis entrain d'essayer de faire mon choix de matériel (vu que je vais déjà faire qq we, semaines et un voyage de 5 semaines à vélo d'ici là).
Je sais que des questions sur les tentes ont déjà été posées... mais la mienne est assez précise et je n'ai pas trouvé la réponse ailleurs.
En ce qui concerne la tente, je penche pour le moment vers la Vaude Hogan XT, mais je voudrais vos avis, en effet, elle a pratiquement tout ce que je recherche... sauf un point: J'aimerais que la tente intérieure puisse se monter seule afin de pouvoir servir comme simple moustiquaire à l'intérieur ou qd il fait très chaud.
Voici mon cahier des charges: AutoportanteCouleurs discrètesAvancée permettant de cuisiner et de se changer au sec sans être dans la chambreMontage de la tente intérieure au secRésistante (y compris aux vents de Patagonie)Tente intérieure montable seuleMax 3, 5 kgMontage simple
Connaitriez vous une tente qui possède toutes ces caractéristiques?
En question subsidiaire... je regarde les sacoches vaudes Aqualine et les discover, ne sachant pas trop comment faire mon choix, les premières étant moins chères et légèrement plus grandes et les secondes pas mal plus légère mais sans fermeture par enroulage (pour 3 paires il est possible de gagner presque 1, 5 kg)... des avis?
Merci
Je compte partir en été 2010 pour un voyage d'au moins un an et demi en vélo couché. Je suis entrain d'essayer de faire mon choix de matériel (vu que je vais déjà faire qq we, semaines et un voyage de 5 semaines à vélo d'ici là).
Je sais que des questions sur les tentes ont déjà été posées... mais la mienne est assez précise et je n'ai pas trouvé la réponse ailleurs.
En ce qui concerne la tente, je penche pour le moment vers la Vaude Hogan XT, mais je voudrais vos avis, en effet, elle a pratiquement tout ce que je recherche... sauf un point: J'aimerais que la tente intérieure puisse se monter seule afin de pouvoir servir comme simple moustiquaire à l'intérieur ou qd il fait très chaud.
Voici mon cahier des charges: AutoportanteCouleurs discrètesAvancée permettant de cuisiner et de se changer au sec sans être dans la chambreMontage de la tente intérieure au secRésistante (y compris aux vents de Patagonie)Tente intérieure montable seuleMax 3, 5 kgMontage simple
Connaitriez vous une tente qui possède toutes ces caractéristiques?
En question subsidiaire... je regarde les sacoches vaudes Aqualine et les discover, ne sachant pas trop comment faire mon choix, les premières étant moins chères et légèrement plus grandes et les secondes pas mal plus légère mais sans fermeture par enroulage (pour 3 paires il est possible de gagner presque 1, 5 kg)... des avis?
Merci
Retour d'un voyage de quatre semaines à moto au Maroc English translation pending
Salut à tous ! Je suis partie du 23 Mars au 17 Avril, soit pratiquement 4 semaines au Maroc avec ma moto, avec environ 8000 km de bonheur...je vous raconte ça histoire de donner des idées à ceux qui veulent changer du trajet habituel.
J'ai 28 ans, je suis de Seine et Marne, d'origine Pakistannaise (pour ceux qui me reconnaitront hihi) et ma moto est une Kawasaki ER6-n que j'ai depuis mon permis (3 ans)
Bon ça fait 1 mois que je tourne en rond chez moi car fin de mission...j'ai bien mon projet de tour d'Europe à vélo mais il fait trop froid pour partir...que faire ?! Après avoir retrouvé un vieux magazine de moto où il récapitulent leurs voyage au Maroc à moto, je me mets à rêver de chaleur et paysage magique...mais sans trop y croire. Puis je commence à jeter un coup d'œil sur les récits de ceux qui l'ont déjà fait et me dit pourquoi pas ? Après tout j'ai le temps, un peu d'argent de coté et surtout une moto que je n'utilise pas assez à mon gout (toujours les mêmes ballades en foret, sympa mais j'aimerai voir un peu autre chose). Et puis un matin j'en ai marre de me faire chier et je décide que demain je partirai au Maroc ! En réalité il me faudra 2 jours pour me préparer (car fini de plier les bagages tard dans la nuit).
Donc après avoir fait la vidange, pris l'option assistance pour l'assurance, et opté pour seul bagage mon sac de rando de 70 L (dont j'ai vraiement été très satisfait de l'efficacité), je me lance sur la route, direction le Sud...mais sans vraiement y croire. Mon ptit frère se marre et me lance un "allez à ce soir"...je doute de moi et me pose des questions (dont je n'ai toujours pas trouvé de réponse) mais qu'est ce que je vais me faire chier avec la moto à faire tant de kilomètres ? Début assez cool ! Allure modérée et nombreuses pauses. 1ere nuit à l'auberge d'Angoulême, puis 2eme à Biarritz. Je me suis promis de ne pas chercher à avancer trop vite (rouler pour rouler 😕) et d'essayer de profiter des coins où je passe.
Espagne après 2 arrets dans des grandes villes (j'aime pas les grandes villes moa ! y'a trop de circulation, on y vient pour se reposer ou visiter, mais on se fait chier à trouver un endroit pour circuler, manger, retrouver l'accès de la route...bref plus d'arret dans les villes, donc j'avance !) Dodo 100 km en dessous de Madrid pour cette 3e nuit dans un motel en bord de route (30 euros).
Lendemain je roule ! Prends le bateau Algeciras-Ceuta (114 euros aller-retour) de 17h. A ce sujet on m'a conseillé de ne prendre qu'un aller simple et le retour de le prendre du Maroc car moins chere, A VERIFIER ! 18h à la frontière Marocaine ou j'arrive fatigué et espère y passer vite fait histoire de me trouver un hotel pour la nuit. Mais surprise, on va me faire ballader de guichet en guichet comme Asterix et Obélix pendant 2h! Je savais qu'il fallais être patient mais là c'est flippant : personne ne veut me tamponner mon passeport et je me demande ce que je fous là, tout seul au milieu de cette foule de gens pressés. Je finis par m'assoir sur le coté et on me tamponnera mon passeport en me sortant des excuses bidons. Après m'etre fais re-re-re-recontroler mes papiers, ça y'est je suis au Maroc, mais il fait nuit, je suis crevé, et je commence à me demander ce que je fous là ! Y'a des jeunes de partout, qui te font des signes dès que tu t'approches et qui veulent tous te vendre de la drogue ! Je cherche un hotel, où il n'y a pas trop de foules (hihi ça je peux rever). Attention : police équipés de jumelles nocturnes attendent le touriste pressé ! Les policiers sont souvent à l'entrée et sortie de ville, ou parfois en plein milieu d'une route. Cauchemard, je me retrouve à rouler de nuit dès le 1er jours alors que c'est déconseillé ! Arrivé à Tétouan, je mets 1h à trouver un hotel, le temps de garer la moto, un type collant m'accoste et décide de me trouver un hotel (qui se trouve juste en face d'où j'ai garré la moto, mais bon). Il m'indique où se trouve le parking surveillé et là je flippe !!! un sous sol dans le noir, ou tu vois une dizaine de mecs qui attendent ! Arggh, chu crevé mais là naan je peux pas prendre le risque d'aller là dedans, tout seul ! Du coup je pars à la recherche d'un autre hotel plus tranquil... je reprends la route, me demande si je vais pas me poser camper dans un coin tranquil, mais meme en plein milieu de nulle part, il ya toujours des types qui marchent dans le noir...flippant ! Je finirai à l'auberge de jeunesse de Chefchaouen (qui est collé au camping pour ceux qui veulent y aller) ou j'arrive vers 23h30...heureusement pour moi le gérant est là !
Bon avant de continuer je vous rassure : je ne cherche pas à critiquer les Marocains au contraire c'est plutot une auto-critique, d'un type parti seul, qui se retrouve tout à coup dans un milieu surpeuplé dont il n'est pas habitué (on pas le temps de s'habituer quand on arrive de nuit hein). Heureusement pour moi après une bonne nuit de sommeil et l'émmerveillement devant la beauté de l'endroit où je me suis retrouvé (ben ouais de nuit je voyais juste que ça tournait et grimpait) je commencerait à me sentir bien dans ce pays (qui n'est que le 2e pays que je visite, l'autre c'était la Finlande).
Pour la suite, je ne vais pas m'étaller (ça fait beaucoup de lecture sinon) mais j'ai été gaté tant par les payasages, que par les rencontres (de Marocains mais aussi de Français) ! Mon trajet approximatif : Ceuta - Tétouan - Chefchaouen (très jolie les ruelles peintes en bleue et qu'il est agréable de s'y perdre, dommage qu'il y ai autant de vendeurs de drogues - Fes (jolie) - Meknes - Azrou (j'ai aimé y reprendre un bon bol d'air et de tranquilité après le speed de Fès) - Midelt - Errachidia - Gorges du ziz (magique ! fantastiqe !) - Valée du Dades (Miaam) - Ouarzazate (un peu déçu ! je n'ai rien vu qui m'ai plu et je ne m'y suis pas attardé)- Valée du drâa (re-miaam) - Tagounite (rencontre inatentendu...je dormirai dans un camping typique Berbère avec Palmiers et dodo dans cabane traditionelle - M.Hamid (du camping on m'a branché pour un trip à Dromadaire dans le "Désert", nuits magique vécu avec un groupe sympa d'autres Français à écouter chanter nos guides : magique ! - Agdz à Tazenakht (route "bitumé" alors que entre Zagora et Foum Zguid : piste) - Tizi n test (mon coup de coeur ! 30 Km de virages...dommage pour l'état de la route, mais en roulant cool, on en a plein les yeux) - Agadir (pour pofiner mon bronzage, coup de soleil le 3e jour) - Essaouira - Safi (j'y ai revu des amis Français rencontrés dans le désert et dormi chez eux 1 nuit, Merci !) - Casablanca (sortie aussi vite que j'ai pu...on se croirait à Paris, dommage) - Rabat (Adoré l'hotel pour sa tranquilité, ravi de la rencontre d'autres motards sympas avec leurs MZ 125, génial de se ballder sans se faire accoster sans cesse, j'y ai fait du surf pour la 1ere fois, une vocation est née haha) ) - Tanger - Ceuta (meme galère que pour l'aller à la frontière : notre guichet pour des centaines de gens...mais personne au guichet, et quand le type se pointe, c'est l'embrouille général...et moi dans tout ça j'ai mal au bide depuis la veille ahhhh)."
En résumé, j'ai adoré le Maroc et les Marocains : toujours chaleureux, toujours souriant (combien de sourires j'ai eu le droit quand ils te voient passer avec la moto). Je pense avoir été "apprécié" des Marocains rencontrés (pour moi c'était important que l'on me juge pour ce que je suis et non juste pour un type qui a du fric (vu que j'ai une moto) ce qui est loin d'être mon cas !
Je ne compte pas nan plus le nombre de frayeur que je me suis fait (virage en 2e vitesse tout cool, mais ça se ressere et y'a pleins de caiooux ! où se gamin qui décide de traverser sous mon nez...attention les enfants aiment traverser au dernier moment ! ou la fois où les yeux plongé dans le paysage je sors de la route...mais le pire la traversée du Moyen Atlas avec la route enneigée ! Adaptez votre vitesse ! Les moutons et autres sont habitués et ne vous couperont pas la route, mais le berger sera rassuré de vous voire ralentir et vous en remerciera (mais j'ai vu 2 fois des moutons allongés sur la voie rapide, en plein virage et des pauvres vaches bloquées sur le bas coté, et très souvent le terre plein central sert de paturage aux moutons...)
Pour ce qui est de la météo, ben j'ai eu de tout : Trombe de pluie et innondations par endroits à Fès, neige dans le moyen Atlas (après Azrou...quelle frayeure de voyeur la roue arriere glisser, le bas coté défoncé qui te tends les bras et tout ça en 1ere vitesse !). Retour du soleil dès que tu descend du moyens Atlas (magique) et grosse chaleure dans le Sud et à la plage. Enfin retour Espagne grele et pluie. France retour maison en 1 journée de Biarritz sous la flotte ! Donc n'oubliez pas un bon équpement (j'avais pris des K-ways pour le haut et bas, suffisant et compact). Parcontre j'ai eu très très froid au mains avec mes gants d'été ! Ah oui j'ai pas fait de calcul mais prix total du voyage aller retour: dans les 1000 euros ! J'ai mit des pneus neufs avant de partir : Bridgestone BT021 ! Très bien ! Pour la moto, rien à redire, aucun soucis, à part 3 fois le voyant "Fi" qui s'est allumé mais aucun soucis, on éteint on rallume et c'est bon ! La conso : moins de 4L je suppose. Sachant que le voyant de réserve ne s'allume pas avant 300 km ! (habituellement en conduite cool il s'allume vers 240 Km). Seul regret de la moto : trop tape l'oeil, elle plait trop ! Prochaine fois je partirai en 125, un peu plus vieillote INCHALLAH Allez félicitation si vous avez tout lu et grosses bises à tout ceux qui me reconnaitront.
J'ai 28 ans, je suis de Seine et Marne, d'origine Pakistannaise (pour ceux qui me reconnaitront hihi) et ma moto est une Kawasaki ER6-n que j'ai depuis mon permis (3 ans)
Bon ça fait 1 mois que je tourne en rond chez moi car fin de mission...j'ai bien mon projet de tour d'Europe à vélo mais il fait trop froid pour partir...que faire ?! Après avoir retrouvé un vieux magazine de moto où il récapitulent leurs voyage au Maroc à moto, je me mets à rêver de chaleur et paysage magique...mais sans trop y croire. Puis je commence à jeter un coup d'œil sur les récits de ceux qui l'ont déjà fait et me dit pourquoi pas ? Après tout j'ai le temps, un peu d'argent de coté et surtout une moto que je n'utilise pas assez à mon gout (toujours les mêmes ballades en foret, sympa mais j'aimerai voir un peu autre chose). Et puis un matin j'en ai marre de me faire chier et je décide que demain je partirai au Maroc ! En réalité il me faudra 2 jours pour me préparer (car fini de plier les bagages tard dans la nuit).
Donc après avoir fait la vidange, pris l'option assistance pour l'assurance, et opté pour seul bagage mon sac de rando de 70 L (dont j'ai vraiement été très satisfait de l'efficacité), je me lance sur la route, direction le Sud...mais sans vraiement y croire. Mon ptit frère se marre et me lance un "allez à ce soir"...je doute de moi et me pose des questions (dont je n'ai toujours pas trouvé de réponse) mais qu'est ce que je vais me faire chier avec la moto à faire tant de kilomètres ? Début assez cool ! Allure modérée et nombreuses pauses. 1ere nuit à l'auberge d'Angoulême, puis 2eme à Biarritz. Je me suis promis de ne pas chercher à avancer trop vite (rouler pour rouler 😕) et d'essayer de profiter des coins où je passe.
Espagne après 2 arrets dans des grandes villes (j'aime pas les grandes villes moa ! y'a trop de circulation, on y vient pour se reposer ou visiter, mais on se fait chier à trouver un endroit pour circuler, manger, retrouver l'accès de la route...bref plus d'arret dans les villes, donc j'avance !) Dodo 100 km en dessous de Madrid pour cette 3e nuit dans un motel en bord de route (30 euros).
Lendemain je roule ! Prends le bateau Algeciras-Ceuta (114 euros aller-retour) de 17h. A ce sujet on m'a conseillé de ne prendre qu'un aller simple et le retour de le prendre du Maroc car moins chere, A VERIFIER ! 18h à la frontière Marocaine ou j'arrive fatigué et espère y passer vite fait histoire de me trouver un hotel pour la nuit. Mais surprise, on va me faire ballader de guichet en guichet comme Asterix et Obélix pendant 2h! Je savais qu'il fallais être patient mais là c'est flippant : personne ne veut me tamponner mon passeport et je me demande ce que je fous là, tout seul au milieu de cette foule de gens pressés. Je finis par m'assoir sur le coté et on me tamponnera mon passeport en me sortant des excuses bidons. Après m'etre fais re-re-re-recontroler mes papiers, ça y'est je suis au Maroc, mais il fait nuit, je suis crevé, et je commence à me demander ce que je fous là ! Y'a des jeunes de partout, qui te font des signes dès que tu t'approches et qui veulent tous te vendre de la drogue ! Je cherche un hotel, où il n'y a pas trop de foules (hihi ça je peux rever). Attention : police équipés de jumelles nocturnes attendent le touriste pressé ! Les policiers sont souvent à l'entrée et sortie de ville, ou parfois en plein milieu d'une route. Cauchemard, je me retrouve à rouler de nuit dès le 1er jours alors que c'est déconseillé ! Arrivé à Tétouan, je mets 1h à trouver un hotel, le temps de garer la moto, un type collant m'accoste et décide de me trouver un hotel (qui se trouve juste en face d'où j'ai garré la moto, mais bon). Il m'indique où se trouve le parking surveillé et là je flippe !!! un sous sol dans le noir, ou tu vois une dizaine de mecs qui attendent ! Arggh, chu crevé mais là naan je peux pas prendre le risque d'aller là dedans, tout seul ! Du coup je pars à la recherche d'un autre hotel plus tranquil... je reprends la route, me demande si je vais pas me poser camper dans un coin tranquil, mais meme en plein milieu de nulle part, il ya toujours des types qui marchent dans le noir...flippant ! Je finirai à l'auberge de jeunesse de Chefchaouen (qui est collé au camping pour ceux qui veulent y aller) ou j'arrive vers 23h30...heureusement pour moi le gérant est là !
Bon avant de continuer je vous rassure : je ne cherche pas à critiquer les Marocains au contraire c'est plutot une auto-critique, d'un type parti seul, qui se retrouve tout à coup dans un milieu surpeuplé dont il n'est pas habitué (on pas le temps de s'habituer quand on arrive de nuit hein). Heureusement pour moi après une bonne nuit de sommeil et l'émmerveillement devant la beauté de l'endroit où je me suis retrouvé (ben ouais de nuit je voyais juste que ça tournait et grimpait) je commencerait à me sentir bien dans ce pays (qui n'est que le 2e pays que je visite, l'autre c'était la Finlande).
Pour la suite, je ne vais pas m'étaller (ça fait beaucoup de lecture sinon) mais j'ai été gaté tant par les payasages, que par les rencontres (de Marocains mais aussi de Français) ! Mon trajet approximatif : Ceuta - Tétouan - Chefchaouen (très jolie les ruelles peintes en bleue et qu'il est agréable de s'y perdre, dommage qu'il y ai autant de vendeurs de drogues - Fes (jolie) - Meknes - Azrou (j'ai aimé y reprendre un bon bol d'air et de tranquilité après le speed de Fès) - Midelt - Errachidia - Gorges du ziz (magique ! fantastiqe !) - Valée du Dades (Miaam) - Ouarzazate (un peu déçu ! je n'ai rien vu qui m'ai plu et je ne m'y suis pas attardé)- Valée du drâa (re-miaam) - Tagounite (rencontre inatentendu...je dormirai dans un camping typique Berbère avec Palmiers et dodo dans cabane traditionelle - M.Hamid (du camping on m'a branché pour un trip à Dromadaire dans le "Désert", nuits magique vécu avec un groupe sympa d'autres Français à écouter chanter nos guides : magique ! - Agdz à Tazenakht (route "bitumé" alors que entre Zagora et Foum Zguid : piste) - Tizi n test (mon coup de coeur ! 30 Km de virages...dommage pour l'état de la route, mais en roulant cool, on en a plein les yeux) - Agadir (pour pofiner mon bronzage, coup de soleil le 3e jour) - Essaouira - Safi (j'y ai revu des amis Français rencontrés dans le désert et dormi chez eux 1 nuit, Merci !) - Casablanca (sortie aussi vite que j'ai pu...on se croirait à Paris, dommage) - Rabat (Adoré l'hotel pour sa tranquilité, ravi de la rencontre d'autres motards sympas avec leurs MZ 125, génial de se ballder sans se faire accoster sans cesse, j'y ai fait du surf pour la 1ere fois, une vocation est née haha) ) - Tanger - Ceuta (meme galère que pour l'aller à la frontière : notre guichet pour des centaines de gens...mais personne au guichet, et quand le type se pointe, c'est l'embrouille général...et moi dans tout ça j'ai mal au bide depuis la veille ahhhh)."
En résumé, j'ai adoré le Maroc et les Marocains : toujours chaleureux, toujours souriant (combien de sourires j'ai eu le droit quand ils te voient passer avec la moto). Je pense avoir été "apprécié" des Marocains rencontrés (pour moi c'était important que l'on me juge pour ce que je suis et non juste pour un type qui a du fric (vu que j'ai une moto) ce qui est loin d'être mon cas !
Je ne compte pas nan plus le nombre de frayeur que je me suis fait (virage en 2e vitesse tout cool, mais ça se ressere et y'a pleins de caiooux ! où se gamin qui décide de traverser sous mon nez...attention les enfants aiment traverser au dernier moment ! ou la fois où les yeux plongé dans le paysage je sors de la route...mais le pire la traversée du Moyen Atlas avec la route enneigée ! Adaptez votre vitesse ! Les moutons et autres sont habitués et ne vous couperont pas la route, mais le berger sera rassuré de vous voire ralentir et vous en remerciera (mais j'ai vu 2 fois des moutons allongés sur la voie rapide, en plein virage et des pauvres vaches bloquées sur le bas coté, et très souvent le terre plein central sert de paturage aux moutons...)
Pour ce qui est de la météo, ben j'ai eu de tout : Trombe de pluie et innondations par endroits à Fès, neige dans le moyen Atlas (après Azrou...quelle frayeure de voyeur la roue arriere glisser, le bas coté défoncé qui te tends les bras et tout ça en 1ere vitesse !). Retour du soleil dès que tu descend du moyens Atlas (magique) et grosse chaleure dans le Sud et à la plage. Enfin retour Espagne grele et pluie. France retour maison en 1 journée de Biarritz sous la flotte ! Donc n'oubliez pas un bon équpement (j'avais pris des K-ways pour le haut et bas, suffisant et compact). Parcontre j'ai eu très très froid au mains avec mes gants d'été ! Ah oui j'ai pas fait de calcul mais prix total du voyage aller retour: dans les 1000 euros ! J'ai mit des pneus neufs avant de partir : Bridgestone BT021 ! Très bien ! Pour la moto, rien à redire, aucun soucis, à part 3 fois le voyant "Fi" qui s'est allumé mais aucun soucis, on éteint on rallume et c'est bon ! La conso : moins de 4L je suppose. Sachant que le voyant de réserve ne s'allume pas avant 300 km ! (habituellement en conduite cool il s'allume vers 240 Km). Seul regret de la moto : trop tape l'oeil, elle plait trop ! Prochaine fois je partirai en 125, un peu plus vieillote INCHALLAH Allez félicitation si vous avez tout lu et grosses bises à tout ceux qui me reconnaitront.
Hôtel ou guest house sur Pattaya? English translation pending
bonjour, quelqu'un aurait t-il des adresse sur pattaya pour de bons hotel ou des guest house propres et pas trop chers???
avec si possible des gens qui ont deja sejournés sur place pour avoir un avis...entre budget maxi 1000bts!
merci d'avance...
Argentine: de retour de Buenos Aires et d'Iguazu English translation pending
De retour de Buenos Aires et d'Iguazu, je vous communique quelques adresses.
Hôtel à Iguazu (côté argentin) : nous avons séjourné à l'hôtel Riotropic (www.riotropic.com.ar) que je recommande. Chambre double avec petit déjeuner : 40 euros. Le patron, un français, est vraiment très sympa et donne de très bonnes infos.
Visite des chutes : prévoir une journée entière pour le côté argentin ; une matinée pour les chutes du côté brésilien et le parc des Aves. L'après-midi, nous sommes allés au barrage d'Itaipu mais nous avons été très très décus du tour panoramique.
Restaurants : Pizza Color (pas mal), El quincho del tio querido (bien) et Aqua (très très bien). Si vous aimez le poisson, prenez le surubi (poisson tigre) grillé proposé dans le restaurant Aqua : un vrai régal !!!
Buenos Aires : nous avons loué un appartement par l'intermédiaire de Gaston Magallanes (www.puertasportenas.com.ar) que je recommande. C'est un argentin sympa et sérieux. Nous étions dans le quartier de Congreso, à proximité du métro donc très pratique pour se déplacer. Le musée des Beaux Arts à Recoleta est vraiment magnifique (et gratuit en plus !).
Restaurants : comme nous sommes restés une semaine à Buenos Aires, nous en avons fait pas mal. Je recommande particulièrement Cabana Las Lilas (chic) à Puerto Madero. C'est là que nous avons mangé la meilleure viande de Buenos Aires. A San Telmo, nous avons mangé dans une petite brasserie (Le Manzana, je crois - à coté de l'égilse orthodoxe russe) fréquentée par les Argentins du quartier, adresse sympa.
Hôtel à Iguazu (côté argentin) : nous avons séjourné à l'hôtel Riotropic (www.riotropic.com.ar) que je recommande. Chambre double avec petit déjeuner : 40 euros. Le patron, un français, est vraiment très sympa et donne de très bonnes infos.
Visite des chutes : prévoir une journée entière pour le côté argentin ; une matinée pour les chutes du côté brésilien et le parc des Aves. L'après-midi, nous sommes allés au barrage d'Itaipu mais nous avons été très très décus du tour panoramique.
Restaurants : Pizza Color (pas mal), El quincho del tio querido (bien) et Aqua (très très bien). Si vous aimez le poisson, prenez le surubi (poisson tigre) grillé proposé dans le restaurant Aqua : un vrai régal !!!
Buenos Aires : nous avons loué un appartement par l'intermédiaire de Gaston Magallanes (www.puertasportenas.com.ar) que je recommande. C'est un argentin sympa et sérieux. Nous étions dans le quartier de Congreso, à proximité du métro donc très pratique pour se déplacer. Le musée des Beaux Arts à Recoleta est vraiment magnifique (et gratuit en plus !).
Restaurants : comme nous sommes restés une semaine à Buenos Aires, nous en avons fait pas mal. Je recommande particulièrement Cabana Las Lilas (chic) à Puerto Madero. C'est là que nous avons mangé la meilleure viande de Buenos Aires. A San Telmo, nous avons mangé dans une petite brasserie (Le Manzana, je crois - à coté de l'égilse orthodoxe russe) fréquentée par les Argentins du quartier, adresse sympa.
Retour d'expérience au Maroc English translation pending
Bonjour a tous,
Je reviens d'un petit séjour au maroc, au cours duquel je suis allé de surprises en surprises, j'ai pris mon billet par une compagnie irlandaise low cost, j'en ai eu pour mon argent pas de places attitrés c'était aux passagers de faire la police pour avoir une place quand un seul passager occupé 3 sièges et qu'il refusait d'en cèder un seul vous imaginez l'ambiance du vol. J'avais pris une location sur nador un appartement meublé a un tarif c'est vrai très bas 175 euros la semaine on ne peut pas prétendre au grand luxe mais bon c'est quasiment le smic marocain, la résidence présenté en tant que tel été au milieu d'un no-man's land, le gardiennage ressemblé plus a un squat pour sans abri où se retrouvé tous les jeunes du quartier qu'à un vrai poste de gardien, je déconseille fortement de vous aventurer dans ces coins en cette période il y fait aussi froid qu'en france et dans un appartement sans chauffage on tombe vite malade en témoigne les crèves que j'ai ramené avec moi, quand au proprio une fois l'argent en poche ils nous a négligé royalement, pas d'évacuation à la douche, robinet de la chasse d'eau cassé, volet constamment fermé a cause du vent car il n'y avait pas où les accrocher, bref j'ai louer une cave pour 175 euros où il faisait noir et froid. De là je me décide a aller sur Fès 350 km avec une route assez bonne et des paysages magnifiques compter 5h de route. Arriver sur Fès direction la médina a bab boujloud, parking a 5dh, petit restau sympa et pas cher a l'entrée compter 50dh pour un plat et une boisson, et puis commence la quete d'un hotel, nous étions 4 donc il fallait 2 chambres double, prix mini de la chambre 600dh cad 60 euros, on décide de s'orienter vers un riad et durant tout ce temps là les faux-guides n'arreter pas de nous harceler, on décide de faire un bout de chemin avec l'un d'eux qui avait l'air moins vicieux que les autres, l'on en visite quelques uns avec des prestations a première vue bonne mais exhorbitante a nos yeux, finalement nous faisons affaire avec le riad lallazoubida qui nous loue la maison familliale a la nouvelle ville pour 105 euros la journée, nous y passeront 3 jours dans le prix il y a 5 euros par jour pour notre ami le faux guide moustapha, après la mésaventure de nador nous insistons pour le chauffage, la villa est magnifique 350m2 en pur style marocain, et pour chauffer tout ca un soufflant de salle de bain on doublera encore les couvertures. A notre grande surprise le petit fils de lalazoubida se présente a nous il a 23 ans et est très collant il veut nous montrer Fès et ces lieux de fete et bien sur toujours a notre compte, on se le coltinera les 3 jours meme après avoir insisté sur le fait qu'il nous foute la paix. Dans les ruelles de la médina il y a du bon et du mauvais mais malheureusement plus de mauvais que de bon, les vendeurs sont aggresifs et prennent le touriste pour un nabab bourré de fric, une djellaba pour enfant payé 60dh a nador nous a été proposé a 150dh a fes et c'été bien la meme, au souk du cuivre la meme assiete chez un artisan été a 40dh et chez son voisin a 180dh allez comprendre, l'artisan honnete est un petit monsieur a lunette amoureux de son art situé sur la petite place des cuivriers c'est la boutique la plus a gauche je le conseille fortement. Pour résumé Fès est une belle ville mais comptez y votre argent et n'achetez pas a n'importe quel prix renseignez vous bien. Au terme du dernier jour, retour vers nador mais en passant par al hoceima, pour celà nous avons prix la route de ketama appelé aujourd'hui issaguen, je déconseille cette route très dangereuse de par son état 250 km en 6h, et seulement 2 station services de croisé et encore dans les premiers kilomètres, et cette région est connu pour sa culture du haschich des tetes d'étrangers attireront forcément les dealers. Al hoceima est magnifique belle plage, ville agréable et très propre où l'on ne vous dévisage pas dès que vous parlez francais. On a été faire un tour a Saidia vers la frontière algérienne très belle ville mais assez morte hors saison estivale. Voilà c'est mon retour d'expérience j'espère qu'il servira a des futurs voyageurs au maroc. Pour les gens qui sont intéressés de connaitre l'adresse a éviter a Nador contacter moi par MP
Je reviens d'un petit séjour au maroc, au cours duquel je suis allé de surprises en surprises, j'ai pris mon billet par une compagnie irlandaise low cost, j'en ai eu pour mon argent pas de places attitrés c'était aux passagers de faire la police pour avoir une place quand un seul passager occupé 3 sièges et qu'il refusait d'en cèder un seul vous imaginez l'ambiance du vol. J'avais pris une location sur nador un appartement meublé a un tarif c'est vrai très bas 175 euros la semaine on ne peut pas prétendre au grand luxe mais bon c'est quasiment le smic marocain, la résidence présenté en tant que tel été au milieu d'un no-man's land, le gardiennage ressemblé plus a un squat pour sans abri où se retrouvé tous les jeunes du quartier qu'à un vrai poste de gardien, je déconseille fortement de vous aventurer dans ces coins en cette période il y fait aussi froid qu'en france et dans un appartement sans chauffage on tombe vite malade en témoigne les crèves que j'ai ramené avec moi, quand au proprio une fois l'argent en poche ils nous a négligé royalement, pas d'évacuation à la douche, robinet de la chasse d'eau cassé, volet constamment fermé a cause du vent car il n'y avait pas où les accrocher, bref j'ai louer une cave pour 175 euros où il faisait noir et froid. De là je me décide a aller sur Fès 350 km avec une route assez bonne et des paysages magnifiques compter 5h de route. Arriver sur Fès direction la médina a bab boujloud, parking a 5dh, petit restau sympa et pas cher a l'entrée compter 50dh pour un plat et une boisson, et puis commence la quete d'un hotel, nous étions 4 donc il fallait 2 chambres double, prix mini de la chambre 600dh cad 60 euros, on décide de s'orienter vers un riad et durant tout ce temps là les faux-guides n'arreter pas de nous harceler, on décide de faire un bout de chemin avec l'un d'eux qui avait l'air moins vicieux que les autres, l'on en visite quelques uns avec des prestations a première vue bonne mais exhorbitante a nos yeux, finalement nous faisons affaire avec le riad lallazoubida qui nous loue la maison familliale a la nouvelle ville pour 105 euros la journée, nous y passeront 3 jours dans le prix il y a 5 euros par jour pour notre ami le faux guide moustapha, après la mésaventure de nador nous insistons pour le chauffage, la villa est magnifique 350m2 en pur style marocain, et pour chauffer tout ca un soufflant de salle de bain on doublera encore les couvertures. A notre grande surprise le petit fils de lalazoubida se présente a nous il a 23 ans et est très collant il veut nous montrer Fès et ces lieux de fete et bien sur toujours a notre compte, on se le coltinera les 3 jours meme après avoir insisté sur le fait qu'il nous foute la paix. Dans les ruelles de la médina il y a du bon et du mauvais mais malheureusement plus de mauvais que de bon, les vendeurs sont aggresifs et prennent le touriste pour un nabab bourré de fric, une djellaba pour enfant payé 60dh a nador nous a été proposé a 150dh a fes et c'été bien la meme, au souk du cuivre la meme assiete chez un artisan été a 40dh et chez son voisin a 180dh allez comprendre, l'artisan honnete est un petit monsieur a lunette amoureux de son art situé sur la petite place des cuivriers c'est la boutique la plus a gauche je le conseille fortement. Pour résumé Fès est une belle ville mais comptez y votre argent et n'achetez pas a n'importe quel prix renseignez vous bien. Au terme du dernier jour, retour vers nador mais en passant par al hoceima, pour celà nous avons prix la route de ketama appelé aujourd'hui issaguen, je déconseille cette route très dangereuse de par son état 250 km en 6h, et seulement 2 station services de croisé et encore dans les premiers kilomètres, et cette région est connu pour sa culture du haschich des tetes d'étrangers attireront forcément les dealers. Al hoceima est magnifique belle plage, ville agréable et très propre où l'on ne vous dévisage pas dès que vous parlez francais. On a été faire un tour a Saidia vers la frontière algérienne très belle ville mais assez morte hors saison estivale. Voilà c'est mon retour d'expérience j'espère qu'il servira a des futurs voyageurs au maroc. Pour les gens qui sont intéressés de connaitre l'adresse a éviter a Nador contacter moi par MP
Visiter Saint-Pétersbourg et Moscou: quartiers à éviter? English translation pending
Bonjour cher forumeur,
J'aimerais bien visiter St-Pétersbourg et Moscow cet été, je voudrais savoir comment sont les russes, sont-ils aimable, parlent-ils bien l'anglais ou le français, est-ce qu'il y a des choses à ne pas faire et des quartiers à ne pas fréquenter dans ces deux villes?
Merci d'avance pour vos réponces
J'aimerais bien visiter St-Pétersbourg et Moscow cet été, je voudrais savoir comment sont les russes, sont-ils aimable, parlent-ils bien l'anglais ou le français, est-ce qu'il y a des choses à ne pas faire et des quartiers à ne pas fréquenter dans ces deux villes?
Merci d'avance pour vos réponces
Inquiétudes pour la Thaïlande English translation pending
Je rentre d'un séjour Birmanie / Thaïlande
et je suis soucieux pour ce pays qu j'adore qui est la Thaïlande, je m'intérèsse à ce qui si passe sans vouloir rentrer dans une polémique jaune/rouge mais j'aime bien avoir les éléments en mains pour me faire une opinion, ce qui viens de ce passer me fait penser à une autorité à 2 vitesses, les jaunes ( royaliste, qui sont minoritaires en nombre mais qui occupent une place prépondérente dans les hautes sphères du pas ) bloquent les aéroports, font perdre des sommes énormes à l'état pas de sanction, les rouges ( qui sont majoritaires au nombre ) manifestent et l'armée tire à balle réelle. 2 vitesses, le seul élément qui fait que le pays reste encore plus ou moins stable et uni surtout est le roi, que ce passera t'il s'il nous quitte ( nul est éternel ). Je ne fait pas de politique mais je pense que de s'intérèsser aux autres est une forme d'amour.
Qu'avez-vous contre les "touristes?" English translation pending
Bonjour,
UNe petite réflexion car c'est étonnant de lire dans des messages, au demeurant souvent fort intéressants, des phrases du style: tu seras tranquille, c'est pas pour les touristes... Ne va pas là, c'est pour les touristes... Chatuchak, c'est pour les touristes...( Jusqu'à preuve du contraire, il y a encore plus de thais que de touristes à Chatuchak...Et quand je vais aux puces de st-ouen....) - Beurk! c'est touristique...
Les "touristes", comme on dit, ce sont souvent des voyageurs qui viennent découvrir un pays et des gens. Ils sont souvent l'apport principal de devises. ILs sont la plupart d'entre eux discrets et bien élevés. Ils ont parfois fait un gros effort financier pour se payer un peu de soleil et de dépaysement.Ils font découvrir d'autres manières de vivre à leurs enfants.
Evidemment, je suis consterné quand je vois les comportements de certaines "hordes" "vis-à-vis des indigènes ( au sens littéral du mot).
Je ne me sens pas supérieur au touriste, sous prétexte que je n'en suis pas un. Et quand je prends une photo d'un site, je suis quoi? un touriste.
Autres pensées: -On est toujours le touriste de quelqu'un... ( paraphrase). - A travail de m--, vacances de m--
Bon, allez, je vais laver mon t-shirt " SINGHA" et mon short à fleurs...😎
UNe petite réflexion car c'est étonnant de lire dans des messages, au demeurant souvent fort intéressants, des phrases du style: tu seras tranquille, c'est pas pour les touristes... Ne va pas là, c'est pour les touristes... Chatuchak, c'est pour les touristes...( Jusqu'à preuve du contraire, il y a encore plus de thais que de touristes à Chatuchak...Et quand je vais aux puces de st-ouen....) - Beurk! c'est touristique...
Les "touristes", comme on dit, ce sont souvent des voyageurs qui viennent découvrir un pays et des gens. Ils sont souvent l'apport principal de devises. ILs sont la plupart d'entre eux discrets et bien élevés. Ils ont parfois fait un gros effort financier pour se payer un peu de soleil et de dépaysement.Ils font découvrir d'autres manières de vivre à leurs enfants.
Evidemment, je suis consterné quand je vois les comportements de certaines "hordes" "vis-à-vis des indigènes ( au sens littéral du mot).
Je ne me sens pas supérieur au touriste, sous prétexte que je n'en suis pas un. Et quand je prends une photo d'un site, je suis quoi? un touriste.
Autres pensées: -On est toujours le touriste de quelqu'un... ( paraphrase). - A travail de m--, vacances de m--
Bon, allez, je vais laver mon t-shirt " SINGHA" et mon short à fleurs...😎
Projet de partir vivre en Nouvelle-Calédonie English translation pending
Bonsoir,
nous sommes un couple désireux d'avoir des renseignements sur les diverses formalités nécessaires à prévoir, dans le but de s'installer sur le caillou. Nous souhaitons réellement nous installer activement en NC, tout en respectant les cultures et traditions. L'envie de découvrir un mode de vie tout autre que la France est grande!
Notre projet serai de partir d'ici un an, afin de pouvoir tout préparer au mieux (budjet, déménagement, administratif, etc).
De nombreuses questions nous viennent :
Concernant l'emploi, savez-vous s'il y a du déboucher pour le métier d'infirmière? Pour acheter une voiture, vaut-il mieux passer par des particuliers ou par un garage automobile? Y-a-t'il des complications pour louer un appartement? Savez-vous comment se passe le changement de banque? Peut-on ouvrir un compte facilement en NC? Peut-on avoir rapidement un accès internet (après avoir trouver un logement)? Y-a-t'il de belles plages à proximité de Nouméa? Quel budjet nous conseiller pour partir? Sachant que nous comptons chercher un travail dès notre arrivée.
Merci d'avance pour vos réponses qui nous serons très précieuses!! A bientôt! 🙂
nous sommes un couple désireux d'avoir des renseignements sur les diverses formalités nécessaires à prévoir, dans le but de s'installer sur le caillou. Nous souhaitons réellement nous installer activement en NC, tout en respectant les cultures et traditions. L'envie de découvrir un mode de vie tout autre que la France est grande!
Notre projet serai de partir d'ici un an, afin de pouvoir tout préparer au mieux (budjet, déménagement, administratif, etc).
De nombreuses questions nous viennent :
Concernant l'emploi, savez-vous s'il y a du déboucher pour le métier d'infirmière? Pour acheter une voiture, vaut-il mieux passer par des particuliers ou par un garage automobile? Y-a-t'il des complications pour louer un appartement? Savez-vous comment se passe le changement de banque? Peut-on ouvrir un compte facilement en NC? Peut-on avoir rapidement un accès internet (après avoir trouver un logement)? Y-a-t'il de belles plages à proximité de Nouméa? Quel budjet nous conseiller pour partir? Sachant que nous comptons chercher un travail dès notre arrivée.
Merci d'avance pour vos réponses qui nous serons très précieuses!! A bientôt! 🙂
Age Tendre en mars 2010 sur le Splendida English translation pending
Bonjour a tous : les anciens qui ont participé et à tous ceux qui ont hésité et n'ont pas osés franchir le pas ! ! !
Aprés avoir passé un merveilleux séjour, nous en redemandions......... Surtout pour nous pour qui c'était la première croisière ! ! !
Et voilà une nouvelle croisière est annoncée pour Mars 2010.
Alors qui pense participer ?
Aprés avoir passé un merveilleux séjour, nous en redemandions......... Surtout pour nous pour qui c'était la première croisière ! ! !
Et voilà une nouvelle croisière est annoncée pour Mars 2010.
Alors qui pense participer ?
Une trouvaille à Tam Coc (Vietnam) English translation pending
De retour de Tam Coc, je vs fait partager ma nouvelle trouvaille, un petit hotel delicieux en pleine riziere entre l'embarcadere et la pagode de Bich Dong: Chez Loan. Des chbres toutes pimpantes ($10 sgle/dble, $12 tple/quad - pt dej 30 000 dongs), Internet et bicyclettes gratuites, une EXCELLENT restaurant (cours de cuisine vietnamienne)...et la maitresse de maison, Mme (helas !!!!!) Luon: belle, distinguee, tres elegante (elle recoit les clients le soir ds un superbe ao dai brode a la main), parlant un francais impeccable...Un reve...D'ailleurs, j'en reve depuis 2 jours!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Tel: (84) 91 568 6923 (84) 18 867 168 Courriel: hotelchezloan@gmail.com
A garder en memoire
Tel: (84) 91 568 6923 (84) 18 867 168 Courriel: hotelchezloan@gmail.com
A garder en memoire
Choix d'un toyota hj60/61 English translation pending
En vue d'une grande virée en Afrique, voire plus loin, je cherche un vieux Land Cruiser pour partir...
Avec 5000 € le choix n'est pas bien grand ; j'ai repéré quelques annonces sur l'interweb qui ont attiré mon attention, comme celle ci :http://www.leboncoin.fr/vi/38665097.htm?ca=22_s
Et j'ai quelques questions (j'en connais un qui aura surement plein de réponses, hein Papy ???😉) Je sais que le modèle 60, sans turbo, est poussif... à quel point est ce vrai ?? Est ce qu'en achetant un 61, l'économie en carburant sera substantielle ?? Les boites manuelles à 5 vitesses sont réputée fragiles, qu'en est il ?
A l'intérieur, outre le plateau du coffre, qu'est ce qu'on trouve sous la banquette arrière, y a-t-il un décrochement avant la fosse des pieds
Y a-t-il moyen de mettre des réservoirs supplémentaires sous le véhicule
Je suis bien sur preneur de toutes infos, côtes, et images ou liens de vos aménagements
Avec une bagnole comme ça, quelle est la (petite) liste des pièces à emporter (et donc à trouver) avant de partir Croisillons d'arbre, joints spi, filtres, Est ce que les boulons, filetages, etc sont en système métrique ou impérial ?
Merci d'avance à tous😉
Et j'ai quelques questions (j'en connais un qui aura surement plein de réponses, hein Papy ???😉) Je sais que le modèle 60, sans turbo, est poussif... à quel point est ce vrai ?? Est ce qu'en achetant un 61, l'économie en carburant sera substantielle ?? Les boites manuelles à 5 vitesses sont réputée fragiles, qu'en est il ?
A l'intérieur, outre le plateau du coffre, qu'est ce qu'on trouve sous la banquette arrière, y a-t-il un décrochement avant la fosse des pieds
Y a-t-il moyen de mettre des réservoirs supplémentaires sous le véhicule
Je suis bien sur preneur de toutes infos, côtes, et images ou liens de vos aménagements
Avec une bagnole comme ça, quelle est la (petite) liste des pièces à emporter (et donc à trouver) avant de partir Croisillons d'arbre, joints spi, filtres, Est ce que les boulons, filetages, etc sont en système métrique ou impérial ?
Merci d'avance à tous😉
Idées pour itinéraire de trois semaines seule au Vietnam? English translation pending
Bonjour à tous!
J'ai décidé de partir 3 semaines au Vietnam au mois de juillet 2009, même si je sais que ce n'est pas la bonne période pour y aller (surtout dans le Sud) je n'ai pas le choix malheureusement! J'aimerai découvrir le pays du Nord au Sud; j'imagine que c'est audacieux dans le sens où je ne pourrais pas tout voir mais ça me donnera sûrement l'envie d'y retourner...
Je compte partir seule avec mon sac à dos (avec le strict minimum). J'ai cru comprendre que le Vietnam était assez sûr donc j'espère que je n'aurai pas de mésaventures à vous raconter à mon retour.
J'aimerai avoir quelques conseils pour préparer mon séjour. Je voudrais prendre un aller Paris Hanoi et un retour HCM Paris. Voilà toutes les villes que j'aimerai traverser: Hanoi Hoa Lu/Lao Cai/Sapa Bac Ha Halong Hue Danang My son Hoian Danang Buon Me Thuot Lac lak Dalat Nha Trang HCM Cai Be Vinh Long Cantho Cai Rang Phuong Dien
Est-ce réalisable en une vingtaine de jours? Quel budget prévoir (hôtel, nourriture, transport)? Puis-je trouver facilement un guide (de préférence francophone mais anglophone irait aussi) pour les premiers jours? Est-ce facile de se débrouiller sur place et d'aller d'une ville à l'autre? Avez-vous des hôtels à me conseiller? Des coins à me déconseiller? Des trucs, astuces?
Je vous remercie par avance.
Julie
J'ai décidé de partir 3 semaines au Vietnam au mois de juillet 2009, même si je sais que ce n'est pas la bonne période pour y aller (surtout dans le Sud) je n'ai pas le choix malheureusement! J'aimerai découvrir le pays du Nord au Sud; j'imagine que c'est audacieux dans le sens où je ne pourrais pas tout voir mais ça me donnera sûrement l'envie d'y retourner...
Je compte partir seule avec mon sac à dos (avec le strict minimum). J'ai cru comprendre que le Vietnam était assez sûr donc j'espère que je n'aurai pas de mésaventures à vous raconter à mon retour.
J'aimerai avoir quelques conseils pour préparer mon séjour. Je voudrais prendre un aller Paris Hanoi et un retour HCM Paris. Voilà toutes les villes que j'aimerai traverser: Hanoi Hoa Lu/Lao Cai/Sapa Bac Ha Halong Hue Danang My son Hoian Danang Buon Me Thuot Lac lak Dalat Nha Trang HCM Cai Be Vinh Long Cantho Cai Rang Phuong Dien
Est-ce réalisable en une vingtaine de jours? Quel budget prévoir (hôtel, nourriture, transport)? Puis-je trouver facilement un guide (de préférence francophone mais anglophone irait aussi) pour les premiers jours? Est-ce facile de se débrouiller sur place et d'aller d'une ville à l'autre? Avez-vous des hôtels à me conseiller? Des coins à me déconseiller? Des trucs, astuces?
Je vous remercie par avance.
Julie
Le Ti' punch English translation pending
Oui ... tous ceux qui y sont allés le savent : le Ti' punch, en Guadeloupe, c'est une institution ...
En Guadeloupe, et encore plus à Marie-Galante, cette petite île paradisiaque où l'on fait le meilleur rhum des Antilles ...
Une institution, et même plus que ça : un rituel ...
Pour la plupart d'entre-nous, nous ne connaissons que le Ti' punch du soir, à l'heure de l'apéro. Celui qu'on vous propose chez les amis ou dans les petits restos où le patron vous pose sur la table la bouteille de rhum agricole, le sucre de canne en poudre, le citron vert et le couteau ... et vous laisse vous débrouiller et gérer à votre guise «la modération» (pardon : la « modéwation » !), pendant que la patronne prépare le repas.
Celui-là, c'est le Ti' punch classique : du sucre de canne en poudre, un quartier de citron vert un peu écrasé, et un bon un trait de rhum blanc agricole. Et voilà un « CRS » (citron, rhum, sucre), comme on dit en Guadeloupe, le plus simple et le plus authentique des ti' punchs, une merveille d'arômes et de saveurs. Ahhh ... vous vous attendiez au sirop de canne ? Non non, pas du tout ! Ce Ti' punch authentique se prépare « au sucre », c'est à dire avec du sucre de canne roux en poudre, tout simplement.
Mais ce grand moment se prépare avec soin ... et le rituel fait indéniablement partie du plaisir : les images, les odeurs, les gestes, il faut que tout se combine pour se préparer au paradis !
Attention ! C'est le maître de maison qui officie, personne d'autre ! Il a devant lui tous les ingrédients de la potion magique et tout en discutant, il prépare les verres ... Les petits quartiers de citron vert sont taillées sur une planchette et mis en attente ... Puis, dans chaque verre, le maître de maison verse le sucre en poudre, à la cuillère. Ici intervient un geste éminemment technique : le pressé-tombé (« pwessé-tombé ») : le petit quartier de citron vert est pressé entre deux doigts au dessus du sucre en poudre dans le verre, et lâché exactement synchro avec la chute de la dernière goutte de jus ... Maintenant, le rhum agricole est versé dessus : une bonne et franche rasade, savamment ajustée par quelques subtils basculements de goulot...
Du rhum blanc agricole, oui, mais attention : pas n'importe lequel ! Dans chaque famille on a sa préférence, et pour rien au monde on ne ferait des infidélités à «sa» distillerie préférée ! Pour nous autres, piètres (mais zélés) amateurs, tous les bons rhums agricoles se ressemblent, mais les connaisseurs peuvent vous distinguer toute une gamme d'arômes et autant de «grands crus» qui traduisent le savoir faire ancestral des distilleries artisanales. Les rhums de Marie-Galante passent pour les plus subtils, les plus aromatiques ... En tout cas, ce sont les plus forts : 59 ° pour certains, parmi les plus cotés.
Il reste à remuer pour mélanger le tout et pour faire fondre le sucre (qui, d'ailleurs, ne fondra jamais complètement, ça fait partie du jeu ... - voir plus loin). Le maître de maison vous remue votre Ti' punch avec une petite cuillère ou – mieux – avec un « lélé ». Le « lélé », c'est une petite branchette tirée d'un arbuste (le « bois-lélé ») qui a la particularité de faire des ramifications en étoile. En coupant la branchette avec sa terminaison à cinq ou six branches, on obtient un mini-mixeur qu'il suffit de faire tourner entre ses doigts pour brasser parfaitement le fond du verre.
Des glaçons ? ... surtout pas ! ... Bon, si vraiment vous insistez, on ira vous en chercher à la cuisine, mais en principe le Ti' punch se boit sans glaçons, et pour vous convaincre certains vous diront même « attention ... attention ! ... c'est ça qui saoule ! ».
Voilà : à présent le maître de maison peut faire passer les verres, pendant que les accras et les petits boudins fumants arrivent sur la table. Alors, c'est bon ? Hé ! ... pas si vite ! ... à ce stade, tout en remerciant, chacun met le nez dans son Ti' punch pour humer les arômes subtils qui s'en dégagent ... Et puis, avant de déguster, il reste un geste technique où tout est dans le poignet : rotation lente du liquide et du quartier de citron vert dans le fond du verre, pour parfaire le mélange et combler les plaisirs visuels et olfactifs.
Enfin vient la première gorgée, prélude à une étape immuable du rituel : au delà des sourires de satisfaction, le maître de maison interroge chacun du regard : trop sucré ? ... trop de rhum ? Les proportions ne dépendent en effet que du goût de chacun, et c'est donc l'étape (facultative) du « réajustage » ... Pour ceux qui le désirent, une rasade supplémentaire de rhum, voire une cuillerée à café de sucre de plus (plus rare ...) viendront parfaire la composition du nectar. Mais attention, le réajustage est un art délicat : la main trop lourde dans un sens ou dans l'autre et un nouveau réajustage devient nécessaire ... avec pour conséquence, bien entendu, que le niveau monte dans le verre !
La conversation s'anime pendant que les verres se vident, alors que les accras ont tous disparu et que les derniers petits boudins refroidissent ... C'est le moment où le maître de maison va immanquablement vous proposer « un 50 % » : une petite rallonge à mi-hauteur, comme son nom l'indique. Et si la raison vous pousse à refuser, vous aurez du mal à décliner la dernière offre : « un 10 % alors ? ». Enfin, pour certains, ce sera « juste une rincette », un « Ti' 5% », une mini-gloupette de rhum pour mouiller le sucre qui n'aura pas complètement fondu dans le fond du verre. Voilà : vous comprenez pourquoi on ne fait pas le Ti' punch avec du sirop de canne ?
Au delà du classique Ti' punch, le rituel du rhum (le « Wonm », en créole) peut se décliner à tous les moments de la journée. Le matin, au lever du jour, ce sera un « ouvré zyé » (ouvre les yeux), autrement appelé « un Ti' décollage », ou encore un « Ti' feu » ou une « mise à feu »! A la pause de 11 h, juste un « Ti' lagout » (petit verre de rhum sec), pour la forme et l'entrain au travail. Vers midi, avant le repas, c'est le moment du classique CRS (citron, rhum, sucre), suivi d'un « Ti' 5% » ( petite rasade pour fondre le reste de sucre non dissous). Et s'il ne reste plus de sucre dans le fond du verre, ce sera un « sans dou » (sans doux : sans sucre). A la pause de 15 h, un « Ti' sèk » (variante sémantique du « Ti' lagout ») A 17 h, en jouant aux dominos, un « Ti' Pape », hommage pontifical faisant l'objet d'une tournée offerte par le perdant. Ahhh ... déjà 18 h, le soleil va bientôt passer sous l'horizon, voici (re)venir l'heure du CRS ... Souvent prolongé d'un « 50 % ». Enfin, avant de partir se coucher, une éventuelle « Partante » (rasade de rhum agricole pur) assurera à chacun la sérénité propice à un bon repos. Pour certains (qui abusent), la « Partante » se transformera en « Péta » (pétard = très généreuse rasade) et là, ce sera fini pour la journée ... à moins qu'un petit dernier particulièrement bien tassé, un « Pété pyé » (celui qui pète les pieds ... sans commentaires ... !) n'oblige à dormir sur place ... Le « Pété pyé » se prépare de préférence avec du rhum agricole de Marie-Galante, le plus fort de tous (59°, juste 31 de moins que l'angle droit !) Enfin, pour des circonstances particulières, une bouteille de rhum avec un petit additif spécial sortira du placard : le « Pété bwaguet » (celui qui « pète la braguette » ... no comment !)
Mais quoi qu'il en soit, n'oubliez pas la recommandation de base : sachez apprécier, sachez consommer avec modération ... (pardon ! ... « avec modéwation » !) Chris.
Une institution, et même plus que ça : un rituel ...
Pour la plupart d'entre-nous, nous ne connaissons que le Ti' punch du soir, à l'heure de l'apéro. Celui qu'on vous propose chez les amis ou dans les petits restos où le patron vous pose sur la table la bouteille de rhum agricole, le sucre de canne en poudre, le citron vert et le couteau ... et vous laisse vous débrouiller et gérer à votre guise «la modération» (pardon : la « modéwation » !), pendant que la patronne prépare le repas.
Celui-là, c'est le Ti' punch classique : du sucre de canne en poudre, un quartier de citron vert un peu écrasé, et un bon un trait de rhum blanc agricole. Et voilà un « CRS » (citron, rhum, sucre), comme on dit en Guadeloupe, le plus simple et le plus authentique des ti' punchs, une merveille d'arômes et de saveurs. Ahhh ... vous vous attendiez au sirop de canne ? Non non, pas du tout ! Ce Ti' punch authentique se prépare « au sucre », c'est à dire avec du sucre de canne roux en poudre, tout simplement.
Mais ce grand moment se prépare avec soin ... et le rituel fait indéniablement partie du plaisir : les images, les odeurs, les gestes, il faut que tout se combine pour se préparer au paradis !
Attention ! C'est le maître de maison qui officie, personne d'autre ! Il a devant lui tous les ingrédients de la potion magique et tout en discutant, il prépare les verres ... Les petits quartiers de citron vert sont taillées sur une planchette et mis en attente ... Puis, dans chaque verre, le maître de maison verse le sucre en poudre, à la cuillère. Ici intervient un geste éminemment technique : le pressé-tombé (« pwessé-tombé ») : le petit quartier de citron vert est pressé entre deux doigts au dessus du sucre en poudre dans le verre, et lâché exactement synchro avec la chute de la dernière goutte de jus ... Maintenant, le rhum agricole est versé dessus : une bonne et franche rasade, savamment ajustée par quelques subtils basculements de goulot...
Du rhum blanc agricole, oui, mais attention : pas n'importe lequel ! Dans chaque famille on a sa préférence, et pour rien au monde on ne ferait des infidélités à «sa» distillerie préférée ! Pour nous autres, piètres (mais zélés) amateurs, tous les bons rhums agricoles se ressemblent, mais les connaisseurs peuvent vous distinguer toute une gamme d'arômes et autant de «grands crus» qui traduisent le savoir faire ancestral des distilleries artisanales. Les rhums de Marie-Galante passent pour les plus subtils, les plus aromatiques ... En tout cas, ce sont les plus forts : 59 ° pour certains, parmi les plus cotés.
Il reste à remuer pour mélanger le tout et pour faire fondre le sucre (qui, d'ailleurs, ne fondra jamais complètement, ça fait partie du jeu ... - voir plus loin). Le maître de maison vous remue votre Ti' punch avec une petite cuillère ou – mieux – avec un « lélé ». Le « lélé », c'est une petite branchette tirée d'un arbuste (le « bois-lélé ») qui a la particularité de faire des ramifications en étoile. En coupant la branchette avec sa terminaison à cinq ou six branches, on obtient un mini-mixeur qu'il suffit de faire tourner entre ses doigts pour brasser parfaitement le fond du verre.
Des glaçons ? ... surtout pas ! ... Bon, si vraiment vous insistez, on ira vous en chercher à la cuisine, mais en principe le Ti' punch se boit sans glaçons, et pour vous convaincre certains vous diront même « attention ... attention ! ... c'est ça qui saoule ! ».
Voilà : à présent le maître de maison peut faire passer les verres, pendant que les accras et les petits boudins fumants arrivent sur la table. Alors, c'est bon ? Hé ! ... pas si vite ! ... à ce stade, tout en remerciant, chacun met le nez dans son Ti' punch pour humer les arômes subtils qui s'en dégagent ... Et puis, avant de déguster, il reste un geste technique où tout est dans le poignet : rotation lente du liquide et du quartier de citron vert dans le fond du verre, pour parfaire le mélange et combler les plaisirs visuels et olfactifs.
Enfin vient la première gorgée, prélude à une étape immuable du rituel : au delà des sourires de satisfaction, le maître de maison interroge chacun du regard : trop sucré ? ... trop de rhum ? Les proportions ne dépendent en effet que du goût de chacun, et c'est donc l'étape (facultative) du « réajustage » ... Pour ceux qui le désirent, une rasade supplémentaire de rhum, voire une cuillerée à café de sucre de plus (plus rare ...) viendront parfaire la composition du nectar. Mais attention, le réajustage est un art délicat : la main trop lourde dans un sens ou dans l'autre et un nouveau réajustage devient nécessaire ... avec pour conséquence, bien entendu, que le niveau monte dans le verre !
La conversation s'anime pendant que les verres se vident, alors que les accras ont tous disparu et que les derniers petits boudins refroidissent ... C'est le moment où le maître de maison va immanquablement vous proposer « un 50 % » : une petite rallonge à mi-hauteur, comme son nom l'indique. Et si la raison vous pousse à refuser, vous aurez du mal à décliner la dernière offre : « un 10 % alors ? ». Enfin, pour certains, ce sera « juste une rincette », un « Ti' 5% », une mini-gloupette de rhum pour mouiller le sucre qui n'aura pas complètement fondu dans le fond du verre. Voilà : vous comprenez pourquoi on ne fait pas le Ti' punch avec du sirop de canne ?
Au delà du classique Ti' punch, le rituel du rhum (le « Wonm », en créole) peut se décliner à tous les moments de la journée. Le matin, au lever du jour, ce sera un « ouvré zyé » (ouvre les yeux), autrement appelé « un Ti' décollage », ou encore un « Ti' feu » ou une « mise à feu »! A la pause de 11 h, juste un « Ti' lagout » (petit verre de rhum sec), pour la forme et l'entrain au travail. Vers midi, avant le repas, c'est le moment du classique CRS (citron, rhum, sucre), suivi d'un « Ti' 5% » ( petite rasade pour fondre le reste de sucre non dissous). Et s'il ne reste plus de sucre dans le fond du verre, ce sera un « sans dou » (sans doux : sans sucre). A la pause de 15 h, un « Ti' sèk » (variante sémantique du « Ti' lagout ») A 17 h, en jouant aux dominos, un « Ti' Pape », hommage pontifical faisant l'objet d'une tournée offerte par le perdant. Ahhh ... déjà 18 h, le soleil va bientôt passer sous l'horizon, voici (re)venir l'heure du CRS ... Souvent prolongé d'un « 50 % ». Enfin, avant de partir se coucher, une éventuelle « Partante » (rasade de rhum agricole pur) assurera à chacun la sérénité propice à un bon repos. Pour certains (qui abusent), la « Partante » se transformera en « Péta » (pétard = très généreuse rasade) et là, ce sera fini pour la journée ... à moins qu'un petit dernier particulièrement bien tassé, un « Pété pyé » (celui qui pète les pieds ... sans commentaires ... !) n'oblige à dormir sur place ... Le « Pété pyé » se prépare de préférence avec du rhum agricole de Marie-Galante, le plus fort de tous (59°, juste 31 de moins que l'angle droit !) Enfin, pour des circonstances particulières, une bouteille de rhum avec un petit additif spécial sortira du placard : le « Pété bwaguet » (celui qui « pète la braguette » ... no comment !)
Mais quoi qu'il en soit, n'oubliez pas la recommandation de base : sachez apprécier, sachez consommer avec modération ... (pardon ! ... « avec modéwation » !) Chris.
Enregistrement de mariage/regroupement familial au Brésil English translation pending
Bonjour,
Je suis une marocaine je compte me marie avec un brésilien au brésil le mois juin, on a décider d'effectuer notre mariage au brésil sachant que la procédures et non langue comme au Maroc, alors maintenant je suis perdu; Est ce que je dois rester au brésil (sachant que ma résidence sera permanente) et attendre que mon mari m'envoie le regroupement familial pour le rejoindre en France (parce que il vie en France en travaillant comme militaire sa situation et régulière) ou bien rentrer au Maroc et faire l'enregistrement de notre mariage a l'ambassade marocaine et attendre qu'il m'envoie le regroupement familial. Aider moi je sais plus ou je suis et que dois-je faire?
Je suis une marocaine je compte me marie avec un brésilien au brésil le mois juin, on a décider d'effectuer notre mariage au brésil sachant que la procédures et non langue comme au Maroc, alors maintenant je suis perdu; Est ce que je dois rester au brésil (sachant que ma résidence sera permanente) et attendre que mon mari m'envoie le regroupement familial pour le rejoindre en France (parce que il vie en France en travaillant comme militaire sa situation et régulière) ou bien rentrer au Maroc et faire l'enregistrement de notre mariage a l'ambassade marocaine et attendre qu'il m'envoie le regroupement familial. Aider moi je sais plus ou je suis et que dois-je faire?
Vélo Riverside 7 English translation pending
Bonjour,
je sais, je sais, DKT c'est jusqu'alors pas trop la tasse de thé de la majorité des voyageurs à vélo mais pour ceux qui savent se passer d'un SAV je pense qu'il faut signaler l'apparition récente de ce qui me parait être un vrai vélo, chez eux. Le Riverside 7 est monté avec des pneux Schwabe, une dynamo Shimano dans le moyeux, une transmission Deore, XT pour le dérailleur, des freins hydrauliques Magura, des poignées Ergon, une fourche suspendue blocable au guidon, roues 36 rayons doubles paroies, avec oeilletons. Le cadre est en aluminium mais bien solide, bien plus rigide que celui du Triban. Seul bémol que j'ai constaté : porte bagage 15 kg. Et le plus important : 749€ à Claye Souilly (prix catalogue 835€). AMHA c'est à signaler à ceux qui rament pour économiser les 1500€ d'une randonneuse.
Cordialement, Thierry du neuf-trois.
je sais, je sais, DKT c'est jusqu'alors pas trop la tasse de thé de la majorité des voyageurs à vélo mais pour ceux qui savent se passer d'un SAV je pense qu'il faut signaler l'apparition récente de ce qui me parait être un vrai vélo, chez eux. Le Riverside 7 est monté avec des pneux Schwabe, une dynamo Shimano dans le moyeux, une transmission Deore, XT pour le dérailleur, des freins hydrauliques Magura, des poignées Ergon, une fourche suspendue blocable au guidon, roues 36 rayons doubles paroies, avec oeilletons. Le cadre est en aluminium mais bien solide, bien plus rigide que celui du Triban. Seul bémol que j'ai constaté : porte bagage 15 kg. Et le plus important : 749€ à Claye Souilly (prix catalogue 835€). AMHA c'est à signaler à ceux qui rament pour économiser les 1500€ d'une randonneuse.
Cordialement, Thierry du neuf-trois.
De Arles à Rome par la Via Aurelia English translation pending
Arles-Nice à pieds par la voie aurelia, première marche de printemps
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Cols de l'Himalaya à vélo English translation pending
Bonjour a tous,
Mes questions concernent 2 cols principalement: le "Nangpa La" entre le tibet et le népal, sur la friendship highway (altitude?) la "Khunjerab pass", entre le pakistan et la chine, sur la karakorum highway a 4700m.
J'ai lu que celui de la KKH est fermé de novembre à avril en gros, en dehors de cette periode est-il bien praticable à vélo? j'étais sur la kkh ya 2 ans, mais en voiture et en juillet donc si quelques uns sont passé par la en vélo et plus tot dans la saison, je prends toutes infos utiles!
Qu'en est-il du trajet Lhassa-katmandou à vélo vers novembre-decembre? (mis a part toutes les questions administratives) je ne connais pas du tout la région, peut-il y avoir de la neige? quelles sont les températures? Ya-t-il plusieurs endroits ou l'on peut passer ou un seul itinéraire?
Arrivant de chine, on pensait traverser du tibet au Népal en décembre, puis du pakistan à la chine en Avril, quelqu'un l'a-t-il deja fait à ces périodes? Merci pour vos infos!
Mes questions concernent 2 cols principalement: le "Nangpa La" entre le tibet et le népal, sur la friendship highway (altitude?) la "Khunjerab pass", entre le pakistan et la chine, sur la karakorum highway a 4700m.
J'ai lu que celui de la KKH est fermé de novembre à avril en gros, en dehors de cette periode est-il bien praticable à vélo? j'étais sur la kkh ya 2 ans, mais en voiture et en juillet donc si quelques uns sont passé par la en vélo et plus tot dans la saison, je prends toutes infos utiles!
Qu'en est-il du trajet Lhassa-katmandou à vélo vers novembre-decembre? (mis a part toutes les questions administratives) je ne connais pas du tout la région, peut-il y avoir de la neige? quelles sont les températures? Ya-t-il plusieurs endroits ou l'on peut passer ou un seul itinéraire?
Arrivant de chine, on pensait traverser du tibet au Népal en décembre, puis du pakistan à la chine en Avril, quelqu'un l'a-t-il deja fait à ces périodes? Merci pour vos infos!
Le "périple des héros" dans l'Ouest américain (2/2) English translation pending
Re,
Voici la suite du carnet de voyage dont le début se trouve ici : http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/
Day 5 : LAS VEGAS & VALLEY OF FIRE, Mercredi 18 Mars 2009
Seule semi grasse matinée du voyage, indispensable. Lever donc à 11h30. Un passage par le "all you can eat" du Luxor, énorme buffet brunch/lunch de qualité correcte pour 19$. Bien pour se restaurer et tenir jusqu'au soir. Tous les hôtels de Vegas proposent ce type de formule bien pratique.
N'étant pas palpité par Las Vegas de jour, j'avais prévu un aller retour à Valley of Fire situé à 80km de la ville. On ne pouvait pas le caser sur notre dernier jour de voyage pourtant sur notre boucle, ça me paraissait trop long. Et je pense que c'était un bon choix parce qu'on a pu profiter de Valley of Fire comme peu de gens je pense. Généralement cette étape n'est pas identifiée ou alors elle saute au profit d'autres plus connues, Valley of Fire n'est même pas dans le guide du routard. Et puis tout le monde n'y passe pas les même 4h sur place avec un ciel aussi bleu. On a tous les trois adoré ce "state park".
Pauses et escalades de rocailles de feu :



Puis fin d'après midi, promenade dans le Canyon de pétroglyphes où les indiens se réfugiaient des envahisseurs blancs. Ces dessins naïfs aux penchants préhistoriques étaient censés les protéger des mauvais esprits. La majorité est réalisée en faisant bruler la pierre autour du dessin que l'on souhaite faire apparaître.
La lumière est pâle et une fraîcheur agréable nous entoure à ce moment dans ce chemin d’un étroit canyon d'1km de long et qui se termine par un petit réservoir d'eau naturel. Les pétroglyphes :

Après une heure dans ce canyon, il est 18h et nous repartons sans savoir qu'on était proche de rater le plus beau du parc au coucher de soleil : une portion de la route laisse apparaître des roches rosées multicolores. Je pense que c'est mon plus grand émerveillement de la semaine devant une paroi rocheuse. Les photos un peu sombres et ne retranscrivent d'ailleurs pas parfaitement le régal visuel du coucher de soleil sur Valley of Fire. La dernière photo est prise depuis la rainbow view avec comme son nom l'indique une vue de rochers aux couleurs arc en ciel : dans le fond les rayons du soleil révèlent une palette géniale, du blanc crème, du jaune, de l’orange, des roses, du rouge. Ca brille, c'est fou!



Il est 18h30, le soleil est déjà derrière les montagnes et la lumière disparaît rapidement, je regrette presque de n'avoir pas eu une heure de plus pour cet enchantement visuel. Allez hop, on est reparti! Il nous faut rentrer sur Vegas où Mo arrive en avion à 20h30 depuis San Francisco…
A l'approche de la ville, il fait nuit. Le concert de lumières de ville après le concert des roches. Il est 19h30, on décide de se tenter les outlets repérés la veille. Ca nous laisse donc 30min pour faire les outlets, qui dit mieux? Le GPS est utile dans ce type d'occasion, on ne perd pas une minute, on rejoint la zone et on enchaîne deux magasins. Je n'ai jamais essayé autant de fringues en aussi peu de temps! On dévalisera Banana Republic tous les trois.
21h, retour au Luxor pour notre seconde nuit à Vegas, mais cette fois-ci nous sommes 4. Et ouep! Le Mo est là! Et quand le Mo est là et que le "là" désigne "Las Vegas", ça signifie qu'on va passer une soirée mouvementée…
On enchainera plusieurs bars, une première boite dite "burlesque" le 40 deuce où l'entrée nous avait été offerte, puis un verre à "The Hotel" un bar cocktail branché lounge au 22ème étage de Mandalay Bay. Puis un tour en limousine, il suffit de demander aux concierges et ils vous envoient à leur nom là où vous souhaitiez déjà aller avec leur limousine gratuite.


Tout ce qui s'est passé à Vegas ne sera pas décrit ici, le dicton est "What happens in Vegas stays in Vegas". La nuit se terminera à 5h du matin au casino. Cette fois-ci on a beau être totalement à l'ouest, on s’essaie au jeu et on a raison. A la boule (mini roulette de 36 cases), chacun met de 20$ à 40$. Guigs et Cams n'ont rapidement plus rien, je ressors avec 80€ et surtout Mo avec 450$ ! En 20 min à la table et deux coups sur son numéro 29 il repartira pour la première fois de Vegas en positif, sympa sa fin de soirée !
A 5h30 on est dans notre chambre avec les donuts et le café à l'eau (du café américain en somme). Endormis à 6h, nous n'aurons qu'une seule heure de sommeil avant le départ du lendemain vers Grand Canyon. Aïe, ça fait mal.
Day 6 : LAS VEGAS -> GRAND CANYON
Lever 7h. Rude mais ça passe encore. Mo comprend alors le rythme de déglingués qu'on s'impose depuis quelques jours mais ne rechignera jamais à l'épouser à son tour. J’aime parler d’ « épouser » et de Mo dans la même phrase. On décolle et on s'arrête sur la route au starbucks pour un petit déjeuner rapide. Passage par Hooverdam, le grand barrage qui alimente Vegas et même plus globalement la Californie. Pas le temps de trainer, une simple pause, de toute façon on n'était pas spécialement tentés… La route entre Vegas et Grand Canyon est longue, on arrive sur place sans avoir trainé vers 14h.
Premier contact avec Grand Canyon à Mather Point. Là nous ne sommes pas seuls. On a vu pire mais c'est quand même touristique et ça tranche avec les paysages désertiques de Death Valley. Le Grand Canyon, tu tombes dessus et tu te demandes si c'est réel tellement c'est immense. On dirait plus une vaste fresque. Je pense qu’il est impossible de se rendre compte du gigantisme de ce lieu depuis la rim, il faudrait descendre pour le côtoyer dans ses entrailles. Mais nous n'avons malheureusement pas plus le temps de descendre voir le colorado (un jour de descente et un autre de remontée) que de faire un tour en hélicoptère. Dommage, mais pas grave on y retournera. Et le spectacle est quand même étonnant.

On finit les spots du centre puis on se dirige à l'ouest sur Hermit Road. Nous ne marcherons que très peu, préférant alterner les différents spots en prenant les navettes d'un point à un autre. Trop fatigués et un peu limités en temps aussi. Nous faisons des pauses à Maricopa point, Hopi point, Mohave point puis Pima point tout au bout où nous regarderons le coucher de soleil n'ayant pas le temps de retourner sur Yavapaï. Le spot que j'ai préféré, ne me demandez pas pourquoi, c'est mohave point. Une belle vue avec deux courbes de falaises bien dessinées et les méandres du Colorado.

Après le coucher de soleil, retour avec la dernière navette de 19h au Maswick Lodge pour le diner et pour gagner un repos bien mérité…
Day 7 : GRAND CANYON -> MONUMENT VALLEY -> PAGE
Réveil 5h15, pas de spot prédéfini à l'avance pour le sunrise, on galère d'abord un peu trop à l'est puis finalement on revient un peu en retard au sunrise sur Yavapai… original!


Les couleurs sont bien plus belles que la veille où le ciel était chargé. Toujours la même impression de grandeur majestueuse et en même temps le sentiment de ne pas apprécier à sa juste valeur la création de la nature.
Retour pour un petit déjeuner à la cafétéria du Maswik, pas terrible. Puis on repart définitivement vers l'est pour enchaîner les différents spots restants de south rim. J'avais en mémoire de bons commentaires de Yaki Point, on décide donc de ne pas le zapper (on ne peut pas faire tous les points et je n'en voyais pas l'intérêt non plus). Sauf que je ne savais pas qu'on n'accédait pas à Yaki point en voiture par la route. Il faut prendre une navette depuis le centre. Nous avons donc laissé la Ford et marché sur une route de bitume jusque rejoindre la rim. Belle vue bien sûr puis demi-tour à pied et on repart en voiture vers la sortie est de grand Canyon sur la Desert View Drive. On fera des pauses encore à Grand View Point et Moran Point.
Puis nous descendons d'altitude direction Monument Valley. Un arrêt sur le début du Grand Canyon (qu'on longe en le remontant) pour acheter quelques bijoux navajo. Du moins présentés comme tels. J'y achète un collier indien, à la base pas du tout pour moi évidemment mais qui finalement me plait bien et que je garderai toute la journée, en bon vieux touriste. J’y achète aussi une jolie voiture, juste pour frimer :

Le trajet assez long nous laisse le temps d'un somme hormis pour le conducteur bien sûr. Encore qu'avec l'automatique et le système de régulation de vitesse le conducteur est plus là pour faire joli qu'autre chose, il n'y a personne sur la route (Cams tu es donc un mec joli). Puis enfin, s'offrent à nous les paysages des Westerns tant attendus :

Nous arrivons à 15h30 au début du "circuit" voiture qui parcourt Monument Valley et nous dépose devant ses différents points de vue. C'est un chemin mouvementé mais agréable : poussiéreux, les couleurs sont extra, je ne regrette pas qu'on ait chargé à ce point le programme de la journée pour pouvoir y passer. Les célèbres buttes East Mitten Butte, West Mitten Butte et Merrick Butte :

Puis les autres points de vue, à commencer par le John Ford's point. En regardant de près la photo, on voit que John Wayne et son cheval sont remplacés par une petite navajo toute mignonne et vêtue de rose :




Puis le coucher de soleil, admirable, depuis le point de départ du circuit que nous avons rejoint pour l'occasion :

Le ciel est sombre, c’est l’heure non pas d’investir l’hôtel, hey non hein on n’est pas là pour glander… mais l’heure de repartir vers Page. Seule solution imaginée pour faire tous ces sites en aussi peu de temps.
Arrivée sur Page à 20h30 au Bashful Bob’s Motel. La route a été beaucoup plus rapide qu’indiqué sur googlemaps, à savoir 1h de moins. Tant mieux, on arrive avant 23h ! Ce motel m’avait été recommandé par un ami qui a fait le voyage l’année dernière. Et son propriétaire, Bob, est apparemment aussi ami avec Philippe Schuler dont la renommée sur VF n’est plus à faire. On ne pouvait pas se tromper... Et évidemment on a été séduit par l’accueil chaleureux, aussi bien de Bob que de Rick, son fils. Bob nous offre des stylos souvenir Bashful Bob’s Motel, il avait déjà préparé la clé sur la porte au cas où nous arriverions plus tard. Rick nous donne quelques conseils restaurant sur Page et nous conduit à notre chambre. Plutôt qu’une chambre c’est un appartement, style américain d’antan, plutôt confortable néanmoins, et typique ! On est ravi par l’endroit surtout vu le mini prix ! Trente minutes plus tard, Rick débarque avec 4 bières, cadeau de bienvenue de Bob. Extra. Merci.
Le soir pour diner, on souhaitait aller au restaurant Fiesta Mexicana, apparemment de qualité (routard et Rick), mais à 20h40 c’est fermé. On dinera finalement au Ken’s Old West, dans une ambiance sympa, sous des airs de musique country et une cuisine honnête. Coucher minuit.
Day 8 : PAGE -> BRYCE
Lever difficile à 5h45 et départ à 6h. On a décidé qu’on se doucherait plus tard pour dormir un peu le matin. Mais on a quand même un sunrise à faire sur Horseshoe Bend. Avec du recul ce site est extra mais je pense qu’on peut y aller à n’importe quelle heure de la journée et l’apprécier correctement. La lumière était même un peu décevante par rapport à la représentation que j’en avais sur des photos croisées sur Internet. Mais ne faisons pas les difficiles, le lever tôt et les 20min de marche depuis la route pour rejoindre cette anse formée et investie par le Colorado en valaient bien la peine :


Après un dernier passage par chez Bob, décollage au centre de Page pour le petit déjeuner. On aura un peu plus de temps que d’habitude puisque nous attendons le départ pour la visite d’Antelope Canyon qui se fait à 11h30. Ce site se visite via les Navajos puisqu’il se situe tout près dans leur territoire. On embarque sur leurs énormes 4x4, une quinzaine de personnes. On est 4, et il y a 4 autres 4x4 identiques avec nous à cette heure là. Il n’est pas 4heures, non ça se visite au zénith. Bref, j’ai pété une durite… tout comme le 4x4.... C’est une navajo qui conduit l’engin, et après avoir calé 12 fois au départ puis s’être enlisés au milieu de la piste qui mène à Antelope, un autre 4x4 vient nous chercher et nous amène à l’entrée du site.

On m’avait mis en garde sur la nécessité d’avoir du beau temps sinon on risquait d’être déçus. Le ciel est pas mal nuageux, je suis perplexe mais de toute façon j’avais déjà réservé avant de partir. J’avais misé sur le « on aura de la chance ». Et même si le ciel n’était pas d’un bleu pur, il y avait suffisamment de lumière et de soleil qui infiltraient le canyon pour profiter de la beauté du site. La preuve en image même si ces photos sont vues et revues :




Sans trépied et avec nos piteux appareils photo, elles relèvent un peu du miracle :

Cams n’a pas été touché par la grâce divine car il tenait l’appareil. Tant pis pour lui !
Départ 13h30 après un passage par un supermarché pour choper des sandwichs. Direction Bryce Canyon, une des dernières merveilles de l’ouest à découvrir cette année ! Le temps se couvre sur la route, dommage parce que sur le chemin il y a Red Canyon qui semblait sympa et pour lequel on ne s’arrêtera que quelques minutes prendre une seule photo. Ca nous change ! De toute façon nous ne pouvons trainer, on doit atteindre Bryce avant le coucher de soleil. Quelle glande !
On arrive sur Bryce, les bords de route enneigés, on est remonté en altitude. Fairyland Point est fermé, on trace directement vers les spots du centre pour enchaîner rapidement et dans le froid Bryce Point, Inspiration Point puis finalement Sunset Point pour le coucher de soleil. On est frigorifiés mais le décor est extra. A une échelle plus humaine, plus palpables que les reliefs du Grand Canyon, les formations rocheuses dentelées sont encore un peu enneigées :



On rentre à notre hôtel, le Best Western Rub'ys inn. Un saut rapide dans la piscine avec Cams pendant que les autres reprennent quelques forces. Un saut, parce que comme chaque jour le restaurant ferme tôt, ici à 21h et on ne peut pas trainer…
Je m’endors ce soir là à 1h. J’ai fait un tour sur internet avec le WIFI de l’hôtel, pour donner quelques news, puis faire un tour sur VF et y donner quelques retours à chaud. Envie de partager, c’est déjà notre dernier soir de la boucle des canyons.
Day 9 : BRYCE -> ZION -> LAS VEGAS
Dernier jour, ultime effort de lever, 5h, pour le sunrise sur Bryce Canyon. Je suis prêt, j’attends les derniers à la voiture, quand je reçois un message de ma voisine du dessous en France dont l’appartement se remplit d’eau. Inondation à l’appart pendant mon absence, bonne idée ! J’ai passé 1h à régler le problème en envoyant quelqu’un à ma place mais à Bryce le réseau est facultatif, on ne peut pas téléphoner sans carte prépayée, je n’arrive pas à joindre grand monde… Ca fera donc un bon speed et stress du matin, le genre de truc qui coupe pas mal les jambes… et puis évidemment le sunrise, j’en ai privé mes compères de voyage…
On sera à Sunrise Point (on ne s’est pas foulé sur le choix des spots à Bryce) à 7h15 au lieu de 6h30. La lumière y est quand même encore superbe puisque les rayons sont toujours obliques. Ce matin il fait un temps extra, les paysages sont plus enchantants encore que la veille.


On enchaine les spots situés plus loin sur la route qui longe le canyon, dans l'ordre : Swamp Canyon et Fairview point que j’ai trouvés « moyens » après le spectacle de sunset/sunrise point, puis Natural Bridge, Agua Canyon et enfin Rainbow point.


Il fait vraiment froid et on retournera pour finir à sunset point avec un petit tour à pied. Froid, fatigue et péripéties du matin ne me donnent pas la motivation pour faire une vraie marche, ce sera pour une autre année parce que notre seul petit tour était déjà bien beau.

Nous repartons plus tôt que prévu de Bryce, vers 10h30, direction Zion. Le temps se charge et la route … ben je n’en sais rien de la route puisque je dors. Réveil sur Zion où on stoppe la voiture avant la traversée du tunnel. Encore peu de monde sur Zion, ce n’est pas la pleine saison et le temps est maussade. Nous n’avons d’ailleurs croisés que très peu de français ou étrangers sur les différents sites du voyage, seulement quelques américains.
Petite promenade d’une heure sur le Canyon Trail. Les paysages de Zion ne sont pas vraiment mis en valeur par le temps mais le parc offre une toute autre ambiance, les montagnes sont arrondies, les lignes plus courbées. J’aime bien l’ambiance globale qui s’en dégage.



On reprend la voiture, direction le cœur de Zion, plus au nord ouest. En été cette partie n’est accessible qu’en navette mais on est en Mars et on peut donc s’y rendre par nos propres moyens. On s’arrête au pied du principal trail, un cours d’eau passe à côté de nous, une cascade, et un coup de grêle inattendu ! J’ai beaucoup aimé cet instant particulier. La pluie et la grêle offrent un ressenti fort en ce lieux.


Nous repartirons de Zion après une courte pause dans un magasin de minéraux, vers 14h30. Direction Las Vegas. Etant un peu avance sur notre planning nous faisons un passage par le vieux Vegas. Il nous a d’ailleurs bien plus emballé que le strip. Les casinos y sont nettement moins modernes, les extravagances moins présentes, le quartier fait plus cheap mais plus typique. Vegas Baby !



On se prend un dernier verre ensembles façon « Happy Hour » à 2$ le cocktail, ce soir nos chemins divergeront pour quelques jours. On sort du bar pour voir le spectacle son et lumière, instauré pour redonner des couleurs à ce quartier de la ville complètement délaissé pour le strip et ses hôtels luxueux :

Spectacle énorme, m’enfin c’est pas forcément ma tasse de thé… j’aimais bien les paysages de Bryce ce matin ! Allez hop, en voiture pour l’aéroport de Vegas. On décollera avec Mo pour rentrer travailler à San Francisco la semaine suivante. Avec le dernier vol de la journée à 21h55 (Virgin America), nous aurons encore une fois profité jusqu’au dernier moment possible avec nos contraintes élevées. Guigs et Cams ont droit à quelques jours bonus à San Diego et Los Angeles, ils remonteront sur San Francisco en fin de semaine pour qu’on y passe les quelques derniers jours ensembles, voyageant cette fois-ci au gré des bars et autres boites de la ville.
Conclusions…
Le rythme très élevé me faisait un peu peur avant de partir mais il a finalement été assez facile à suivre. Il y avait même là un côté excitant, comme une sorte d’aventure commune avec mes trois potes. Et puis les quelques épisodes improvisés nous ont régalés. Je ne conseille pas à tout le monde de le faire dans ces conditions mais c’est largement possible et ça peut même être une excellente aventure.
On n’aura pas non plus pu faire Yosemite Park et au début j’étais un peu déçu… mais quand je vois la beauté de Mono Lake et le plaisir qu’on a eu à faire Death Valley dans des conditions climatiques raisonnables, je me dis qu’on a eu nos plaisirs à nous, que la nature nous a rendu ses joyaux avec les spécificités de la saison. Dans la même journée à 4h d’intervalle, faire une randonnée dans la neige puis dans les dunes de sable blanc avec 30 degrés d’écart était par exemple une expérience insolite et inoubliable.
Des moments formidables avec trois personnes extra, de bons fous rires, quelques foutages de gueules bien distillés … un accueil et des services agréables ... une palette de paysages magnifiques, un voyage calme sans touriste, des routes merveilleuses qui font des trajets un plaisir unique, un temps quasiment parfait et même des gains au casino… c’était idéal.
Cette région du monde nous est apparue si belle qu’on peut la visiter tout le long de l’année, en y puisant des plaisirs différents : lumières, températures, neige, faune, flore... Il n’y a pas une mais cent façons de la découvrir, en privilégiant les villes ou les grand espaces, en s’attardant sur la côte, en rallongeant les randonnées ou en favorisant les vues d’ensemble, voire en s’accordant des vues du ciel pour les plus fortunés…
J'y retournerai avec grand plaisir dans une formule plus "sauvage", plus improvisée, et surtout plus longue. Certains sites ont été survolés et renferment des promenades et des trésors merveilleux, et il reste encore beaucoup de parcs et de curiosités naturelles à visiter.
J’en garde vraiment déjà de très beaux souvenirs et ne peux que vous conseiller d’y aller à votre tour… D’ici là, comme un vieil américain qu’on a croisé le long du voyage, je vous dis tout naturellement : « Have a good Life ».
Voici la suite du carnet de voyage dont le début se trouve ici : http://voyageforum.com/...ricain_1_2_D2516242/
Day 5 : LAS VEGAS & VALLEY OF FIRE, Mercredi 18 Mars 2009
Seule semi grasse matinée du voyage, indispensable. Lever donc à 11h30. Un passage par le "all you can eat" du Luxor, énorme buffet brunch/lunch de qualité correcte pour 19$. Bien pour se restaurer et tenir jusqu'au soir. Tous les hôtels de Vegas proposent ce type de formule bien pratique.
N'étant pas palpité par Las Vegas de jour, j'avais prévu un aller retour à Valley of Fire situé à 80km de la ville. On ne pouvait pas le caser sur notre dernier jour de voyage pourtant sur notre boucle, ça me paraissait trop long. Et je pense que c'était un bon choix parce qu'on a pu profiter de Valley of Fire comme peu de gens je pense. Généralement cette étape n'est pas identifiée ou alors elle saute au profit d'autres plus connues, Valley of Fire n'est même pas dans le guide du routard. Et puis tout le monde n'y passe pas les même 4h sur place avec un ciel aussi bleu. On a tous les trois adoré ce "state park".
Pauses et escalades de rocailles de feu :



Puis fin d'après midi, promenade dans le Canyon de pétroglyphes où les indiens se réfugiaient des envahisseurs blancs. Ces dessins naïfs aux penchants préhistoriques étaient censés les protéger des mauvais esprits. La majorité est réalisée en faisant bruler la pierre autour du dessin que l'on souhaite faire apparaître.
La lumière est pâle et une fraîcheur agréable nous entoure à ce moment dans ce chemin d’un étroit canyon d'1km de long et qui se termine par un petit réservoir d'eau naturel. Les pétroglyphes :

Après une heure dans ce canyon, il est 18h et nous repartons sans savoir qu'on était proche de rater le plus beau du parc au coucher de soleil : une portion de la route laisse apparaître des roches rosées multicolores. Je pense que c'est mon plus grand émerveillement de la semaine devant une paroi rocheuse. Les photos un peu sombres et ne retranscrivent d'ailleurs pas parfaitement le régal visuel du coucher de soleil sur Valley of Fire. La dernière photo est prise depuis la rainbow view avec comme son nom l'indique une vue de rochers aux couleurs arc en ciel : dans le fond les rayons du soleil révèlent une palette géniale, du blanc crème, du jaune, de l’orange, des roses, du rouge. Ca brille, c'est fou!



Il est 18h30, le soleil est déjà derrière les montagnes et la lumière disparaît rapidement, je regrette presque de n'avoir pas eu une heure de plus pour cet enchantement visuel. Allez hop, on est reparti! Il nous faut rentrer sur Vegas où Mo arrive en avion à 20h30 depuis San Francisco…
A l'approche de la ville, il fait nuit. Le concert de lumières de ville après le concert des roches. Il est 19h30, on décide de se tenter les outlets repérés la veille. Ca nous laisse donc 30min pour faire les outlets, qui dit mieux? Le GPS est utile dans ce type d'occasion, on ne perd pas une minute, on rejoint la zone et on enchaîne deux magasins. Je n'ai jamais essayé autant de fringues en aussi peu de temps! On dévalisera Banana Republic tous les trois.
21h, retour au Luxor pour notre seconde nuit à Vegas, mais cette fois-ci nous sommes 4. Et ouep! Le Mo est là! Et quand le Mo est là et que le "là" désigne "Las Vegas", ça signifie qu'on va passer une soirée mouvementée…
On enchainera plusieurs bars, une première boite dite "burlesque" le 40 deuce où l'entrée nous avait été offerte, puis un verre à "The Hotel" un bar cocktail branché lounge au 22ème étage de Mandalay Bay. Puis un tour en limousine, il suffit de demander aux concierges et ils vous envoient à leur nom là où vous souhaitiez déjà aller avec leur limousine gratuite.


Tout ce qui s'est passé à Vegas ne sera pas décrit ici, le dicton est "What happens in Vegas stays in Vegas". La nuit se terminera à 5h du matin au casino. Cette fois-ci on a beau être totalement à l'ouest, on s’essaie au jeu et on a raison. A la boule (mini roulette de 36 cases), chacun met de 20$ à 40$. Guigs et Cams n'ont rapidement plus rien, je ressors avec 80€ et surtout Mo avec 450$ ! En 20 min à la table et deux coups sur son numéro 29 il repartira pour la première fois de Vegas en positif, sympa sa fin de soirée !
A 5h30 on est dans notre chambre avec les donuts et le café à l'eau (du café américain en somme). Endormis à 6h, nous n'aurons qu'une seule heure de sommeil avant le départ du lendemain vers Grand Canyon. Aïe, ça fait mal.
Day 6 : LAS VEGAS -> GRAND CANYON
Lever 7h. Rude mais ça passe encore. Mo comprend alors le rythme de déglingués qu'on s'impose depuis quelques jours mais ne rechignera jamais à l'épouser à son tour. J’aime parler d’ « épouser » et de Mo dans la même phrase. On décolle et on s'arrête sur la route au starbucks pour un petit déjeuner rapide. Passage par Hooverdam, le grand barrage qui alimente Vegas et même plus globalement la Californie. Pas le temps de trainer, une simple pause, de toute façon on n'était pas spécialement tentés… La route entre Vegas et Grand Canyon est longue, on arrive sur place sans avoir trainé vers 14h.
Premier contact avec Grand Canyon à Mather Point. Là nous ne sommes pas seuls. On a vu pire mais c'est quand même touristique et ça tranche avec les paysages désertiques de Death Valley. Le Grand Canyon, tu tombes dessus et tu te demandes si c'est réel tellement c'est immense. On dirait plus une vaste fresque. Je pense qu’il est impossible de se rendre compte du gigantisme de ce lieu depuis la rim, il faudrait descendre pour le côtoyer dans ses entrailles. Mais nous n'avons malheureusement pas plus le temps de descendre voir le colorado (un jour de descente et un autre de remontée) que de faire un tour en hélicoptère. Dommage, mais pas grave on y retournera. Et le spectacle est quand même étonnant.

On finit les spots du centre puis on se dirige à l'ouest sur Hermit Road. Nous ne marcherons que très peu, préférant alterner les différents spots en prenant les navettes d'un point à un autre. Trop fatigués et un peu limités en temps aussi. Nous faisons des pauses à Maricopa point, Hopi point, Mohave point puis Pima point tout au bout où nous regarderons le coucher de soleil n'ayant pas le temps de retourner sur Yavapaï. Le spot que j'ai préféré, ne me demandez pas pourquoi, c'est mohave point. Une belle vue avec deux courbes de falaises bien dessinées et les méandres du Colorado.

Après le coucher de soleil, retour avec la dernière navette de 19h au Maswick Lodge pour le diner et pour gagner un repos bien mérité…
Day 7 : GRAND CANYON -> MONUMENT VALLEY -> PAGE
Réveil 5h15, pas de spot prédéfini à l'avance pour le sunrise, on galère d'abord un peu trop à l'est puis finalement on revient un peu en retard au sunrise sur Yavapai… original!


Les couleurs sont bien plus belles que la veille où le ciel était chargé. Toujours la même impression de grandeur majestueuse et en même temps le sentiment de ne pas apprécier à sa juste valeur la création de la nature.
Retour pour un petit déjeuner à la cafétéria du Maswik, pas terrible. Puis on repart définitivement vers l'est pour enchaîner les différents spots restants de south rim. J'avais en mémoire de bons commentaires de Yaki Point, on décide donc de ne pas le zapper (on ne peut pas faire tous les points et je n'en voyais pas l'intérêt non plus). Sauf que je ne savais pas qu'on n'accédait pas à Yaki point en voiture par la route. Il faut prendre une navette depuis le centre. Nous avons donc laissé la Ford et marché sur une route de bitume jusque rejoindre la rim. Belle vue bien sûr puis demi-tour à pied et on repart en voiture vers la sortie est de grand Canyon sur la Desert View Drive. On fera des pauses encore à Grand View Point et Moran Point.
Puis nous descendons d'altitude direction Monument Valley. Un arrêt sur le début du Grand Canyon (qu'on longe en le remontant) pour acheter quelques bijoux navajo. Du moins présentés comme tels. J'y achète un collier indien, à la base pas du tout pour moi évidemment mais qui finalement me plait bien et que je garderai toute la journée, en bon vieux touriste. J’y achète aussi une jolie voiture, juste pour frimer :

Le trajet assez long nous laisse le temps d'un somme hormis pour le conducteur bien sûr. Encore qu'avec l'automatique et le système de régulation de vitesse le conducteur est plus là pour faire joli qu'autre chose, il n'y a personne sur la route (Cams tu es donc un mec joli). Puis enfin, s'offrent à nous les paysages des Westerns tant attendus :

Nous arrivons à 15h30 au début du "circuit" voiture qui parcourt Monument Valley et nous dépose devant ses différents points de vue. C'est un chemin mouvementé mais agréable : poussiéreux, les couleurs sont extra, je ne regrette pas qu'on ait chargé à ce point le programme de la journée pour pouvoir y passer. Les célèbres buttes East Mitten Butte, West Mitten Butte et Merrick Butte :

Puis les autres points de vue, à commencer par le John Ford's point. En regardant de près la photo, on voit que John Wayne et son cheval sont remplacés par une petite navajo toute mignonne et vêtue de rose :




Puis le coucher de soleil, admirable, depuis le point de départ du circuit que nous avons rejoint pour l'occasion :

Le ciel est sombre, c’est l’heure non pas d’investir l’hôtel, hey non hein on n’est pas là pour glander… mais l’heure de repartir vers Page. Seule solution imaginée pour faire tous ces sites en aussi peu de temps.
Arrivée sur Page à 20h30 au Bashful Bob’s Motel. La route a été beaucoup plus rapide qu’indiqué sur googlemaps, à savoir 1h de moins. Tant mieux, on arrive avant 23h ! Ce motel m’avait été recommandé par un ami qui a fait le voyage l’année dernière. Et son propriétaire, Bob, est apparemment aussi ami avec Philippe Schuler dont la renommée sur VF n’est plus à faire. On ne pouvait pas se tromper... Et évidemment on a été séduit par l’accueil chaleureux, aussi bien de Bob que de Rick, son fils. Bob nous offre des stylos souvenir Bashful Bob’s Motel, il avait déjà préparé la clé sur la porte au cas où nous arriverions plus tard. Rick nous donne quelques conseils restaurant sur Page et nous conduit à notre chambre. Plutôt qu’une chambre c’est un appartement, style américain d’antan, plutôt confortable néanmoins, et typique ! On est ravi par l’endroit surtout vu le mini prix ! Trente minutes plus tard, Rick débarque avec 4 bières, cadeau de bienvenue de Bob. Extra. Merci.
Le soir pour diner, on souhaitait aller au restaurant Fiesta Mexicana, apparemment de qualité (routard et Rick), mais à 20h40 c’est fermé. On dinera finalement au Ken’s Old West, dans une ambiance sympa, sous des airs de musique country et une cuisine honnête. Coucher minuit.
Day 8 : PAGE -> BRYCE
Lever difficile à 5h45 et départ à 6h. On a décidé qu’on se doucherait plus tard pour dormir un peu le matin. Mais on a quand même un sunrise à faire sur Horseshoe Bend. Avec du recul ce site est extra mais je pense qu’on peut y aller à n’importe quelle heure de la journée et l’apprécier correctement. La lumière était même un peu décevante par rapport à la représentation que j’en avais sur des photos croisées sur Internet. Mais ne faisons pas les difficiles, le lever tôt et les 20min de marche depuis la route pour rejoindre cette anse formée et investie par le Colorado en valaient bien la peine :


Après un dernier passage par chez Bob, décollage au centre de Page pour le petit déjeuner. On aura un peu plus de temps que d’habitude puisque nous attendons le départ pour la visite d’Antelope Canyon qui se fait à 11h30. Ce site se visite via les Navajos puisqu’il se situe tout près dans leur territoire. On embarque sur leurs énormes 4x4, une quinzaine de personnes. On est 4, et il y a 4 autres 4x4 identiques avec nous à cette heure là. Il n’est pas 4heures, non ça se visite au zénith. Bref, j’ai pété une durite… tout comme le 4x4.... C’est une navajo qui conduit l’engin, et après avoir calé 12 fois au départ puis s’être enlisés au milieu de la piste qui mène à Antelope, un autre 4x4 vient nous chercher et nous amène à l’entrée du site.

On m’avait mis en garde sur la nécessité d’avoir du beau temps sinon on risquait d’être déçus. Le ciel est pas mal nuageux, je suis perplexe mais de toute façon j’avais déjà réservé avant de partir. J’avais misé sur le « on aura de la chance ». Et même si le ciel n’était pas d’un bleu pur, il y avait suffisamment de lumière et de soleil qui infiltraient le canyon pour profiter de la beauté du site. La preuve en image même si ces photos sont vues et revues :




Sans trépied et avec nos piteux appareils photo, elles relèvent un peu du miracle :

Cams n’a pas été touché par la grâce divine car il tenait l’appareil. Tant pis pour lui !
Départ 13h30 après un passage par un supermarché pour choper des sandwichs. Direction Bryce Canyon, une des dernières merveilles de l’ouest à découvrir cette année ! Le temps se couvre sur la route, dommage parce que sur le chemin il y a Red Canyon qui semblait sympa et pour lequel on ne s’arrêtera que quelques minutes prendre une seule photo. Ca nous change ! De toute façon nous ne pouvons trainer, on doit atteindre Bryce avant le coucher de soleil. Quelle glande !
On arrive sur Bryce, les bords de route enneigés, on est remonté en altitude. Fairyland Point est fermé, on trace directement vers les spots du centre pour enchaîner rapidement et dans le froid Bryce Point, Inspiration Point puis finalement Sunset Point pour le coucher de soleil. On est frigorifiés mais le décor est extra. A une échelle plus humaine, plus palpables que les reliefs du Grand Canyon, les formations rocheuses dentelées sont encore un peu enneigées :



On rentre à notre hôtel, le Best Western Rub'ys inn. Un saut rapide dans la piscine avec Cams pendant que les autres reprennent quelques forces. Un saut, parce que comme chaque jour le restaurant ferme tôt, ici à 21h et on ne peut pas trainer…
Je m’endors ce soir là à 1h. J’ai fait un tour sur internet avec le WIFI de l’hôtel, pour donner quelques news, puis faire un tour sur VF et y donner quelques retours à chaud. Envie de partager, c’est déjà notre dernier soir de la boucle des canyons.
Day 9 : BRYCE -> ZION -> LAS VEGAS
Dernier jour, ultime effort de lever, 5h, pour le sunrise sur Bryce Canyon. Je suis prêt, j’attends les derniers à la voiture, quand je reçois un message de ma voisine du dessous en France dont l’appartement se remplit d’eau. Inondation à l’appart pendant mon absence, bonne idée ! J’ai passé 1h à régler le problème en envoyant quelqu’un à ma place mais à Bryce le réseau est facultatif, on ne peut pas téléphoner sans carte prépayée, je n’arrive pas à joindre grand monde… Ca fera donc un bon speed et stress du matin, le genre de truc qui coupe pas mal les jambes… et puis évidemment le sunrise, j’en ai privé mes compères de voyage…
On sera à Sunrise Point (on ne s’est pas foulé sur le choix des spots à Bryce) à 7h15 au lieu de 6h30. La lumière y est quand même encore superbe puisque les rayons sont toujours obliques. Ce matin il fait un temps extra, les paysages sont plus enchantants encore que la veille.


On enchaine les spots situés plus loin sur la route qui longe le canyon, dans l'ordre : Swamp Canyon et Fairview point que j’ai trouvés « moyens » après le spectacle de sunset/sunrise point, puis Natural Bridge, Agua Canyon et enfin Rainbow point.


Il fait vraiment froid et on retournera pour finir à sunset point avec un petit tour à pied. Froid, fatigue et péripéties du matin ne me donnent pas la motivation pour faire une vraie marche, ce sera pour une autre année parce que notre seul petit tour était déjà bien beau.

Nous repartons plus tôt que prévu de Bryce, vers 10h30, direction Zion. Le temps se charge et la route … ben je n’en sais rien de la route puisque je dors. Réveil sur Zion où on stoppe la voiture avant la traversée du tunnel. Encore peu de monde sur Zion, ce n’est pas la pleine saison et le temps est maussade. Nous n’avons d’ailleurs croisés que très peu de français ou étrangers sur les différents sites du voyage, seulement quelques américains.
Petite promenade d’une heure sur le Canyon Trail. Les paysages de Zion ne sont pas vraiment mis en valeur par le temps mais le parc offre une toute autre ambiance, les montagnes sont arrondies, les lignes plus courbées. J’aime bien l’ambiance globale qui s’en dégage.



On reprend la voiture, direction le cœur de Zion, plus au nord ouest. En été cette partie n’est accessible qu’en navette mais on est en Mars et on peut donc s’y rendre par nos propres moyens. On s’arrête au pied du principal trail, un cours d’eau passe à côté de nous, une cascade, et un coup de grêle inattendu ! J’ai beaucoup aimé cet instant particulier. La pluie et la grêle offrent un ressenti fort en ce lieux.


Nous repartirons de Zion après une courte pause dans un magasin de minéraux, vers 14h30. Direction Las Vegas. Etant un peu avance sur notre planning nous faisons un passage par le vieux Vegas. Il nous a d’ailleurs bien plus emballé que le strip. Les casinos y sont nettement moins modernes, les extravagances moins présentes, le quartier fait plus cheap mais plus typique. Vegas Baby !



On se prend un dernier verre ensembles façon « Happy Hour » à 2$ le cocktail, ce soir nos chemins divergeront pour quelques jours. On sort du bar pour voir le spectacle son et lumière, instauré pour redonner des couleurs à ce quartier de la ville complètement délaissé pour le strip et ses hôtels luxueux :

Spectacle énorme, m’enfin c’est pas forcément ma tasse de thé… j’aimais bien les paysages de Bryce ce matin ! Allez hop, en voiture pour l’aéroport de Vegas. On décollera avec Mo pour rentrer travailler à San Francisco la semaine suivante. Avec le dernier vol de la journée à 21h55 (Virgin America), nous aurons encore une fois profité jusqu’au dernier moment possible avec nos contraintes élevées. Guigs et Cams ont droit à quelques jours bonus à San Diego et Los Angeles, ils remonteront sur San Francisco en fin de semaine pour qu’on y passe les quelques derniers jours ensembles, voyageant cette fois-ci au gré des bars et autres boites de la ville.
Conclusions…
Le rythme très élevé me faisait un peu peur avant de partir mais il a finalement été assez facile à suivre. Il y avait même là un côté excitant, comme une sorte d’aventure commune avec mes trois potes. Et puis les quelques épisodes improvisés nous ont régalés. Je ne conseille pas à tout le monde de le faire dans ces conditions mais c’est largement possible et ça peut même être une excellente aventure.
On n’aura pas non plus pu faire Yosemite Park et au début j’étais un peu déçu… mais quand je vois la beauté de Mono Lake et le plaisir qu’on a eu à faire Death Valley dans des conditions climatiques raisonnables, je me dis qu’on a eu nos plaisirs à nous, que la nature nous a rendu ses joyaux avec les spécificités de la saison. Dans la même journée à 4h d’intervalle, faire une randonnée dans la neige puis dans les dunes de sable blanc avec 30 degrés d’écart était par exemple une expérience insolite et inoubliable.
Des moments formidables avec trois personnes extra, de bons fous rires, quelques foutages de gueules bien distillés … un accueil et des services agréables ... une palette de paysages magnifiques, un voyage calme sans touriste, des routes merveilleuses qui font des trajets un plaisir unique, un temps quasiment parfait et même des gains au casino… c’était idéal.
Cette région du monde nous est apparue si belle qu’on peut la visiter tout le long de l’année, en y puisant des plaisirs différents : lumières, températures, neige, faune, flore... Il n’y a pas une mais cent façons de la découvrir, en privilégiant les villes ou les grand espaces, en s’attardant sur la côte, en rallongeant les randonnées ou en favorisant les vues d’ensemble, voire en s’accordant des vues du ciel pour les plus fortunés…
J'y retournerai avec grand plaisir dans une formule plus "sauvage", plus improvisée, et surtout plus longue. Certains sites ont été survolés et renferment des promenades et des trésors merveilleux, et il reste encore beaucoup de parcs et de curiosités naturelles à visiter.
J’en garde vraiment déjà de très beaux souvenirs et ne peux que vous conseiller d’y aller à votre tour… D’ici là, comme un vieil américain qu’on a croisé le long du voyage, je vous dis tout naturellement : « Have a good Life ».
Compagnie de bus Cruz del Sur au Pérou English translation pending
Bonjour, nous nous appretons à réserver nos bus pour le Pérou.
Nous avons consulter le site de Cruz del Sur, pour un itinéraire de Lima à Nazca de jour, Nazca à Arequipa en bus de nuit et Arequipa à Puno de jour.
J'ai déjà lu sur ce forum que la vue était assez impressionnante sur la route de Arequipa et Puno, voir ennivrante au 1er rang du 2ème étage, qui doit bien sûr être réservé à l'avance. Je ne retrouve pas ce message. Était-ce bien cette cie là ? Est-ce que cela en vaut vraiment la peine ? Le prix est à peine plus cher.
Nous sommes d'avance, alors nous avons le choix.
Est-ce que quelqu'un a déjà utiliser cette cie d'autocar ?
Ou avez-vous une autre cie à suggérer ?
Merci
J'ai déjà lu sur ce forum que la vue était assez impressionnante sur la route de Arequipa et Puno, voir ennivrante au 1er rang du 2ème étage, qui doit bien sûr être réservé à l'avance. Je ne retrouve pas ce message. Était-ce bien cette cie là ? Est-ce que cela en vaut vraiment la peine ? Le prix est à peine plus cher.
Nous sommes d'avance, alors nous avons le choix.
Est-ce que quelqu'un a déjà utiliser cette cie d'autocar ?
Ou avez-vous une autre cie à suggérer ?
Merci
Itinéraire pour une semaine de visites sur San Francisco en juin English translation pending
Bonjour,
je m'apprête à réaliser un voyage au USA en Juin 2009, cependant je ne sais pas trop comment organiser mon itinéraire au niveau de San Francisco.
Je reste 6 jours et 7 nuits sur SF et j'aimerais découvrir un maximum la ville, sans que cela soit trop "speed". Je me suis renseigné sur ce qu'il y avait à faire là bas et j'ai retenu un grand nombre d'endroit à visiter:
Union square, civic center/financial district, chinatown, Bay Bridge, mission, haight ashbury, Alomo square, Alcatraz, presidio, Golden Gate bridge, Lombard street, Market street, Ocean beach, Fisherman's wharf, Pier 39, dolores park, city hall, telegraph hill, Berkeley
Est-il réalisable de visiter tout ces endroits en 6 jours ou cela est trop? De plus quels sont les endroits pour sortir prendre un verre le soir?
Merci de vos réponses
je m'apprête à réaliser un voyage au USA en Juin 2009, cependant je ne sais pas trop comment organiser mon itinéraire au niveau de San Francisco.
Je reste 6 jours et 7 nuits sur SF et j'aimerais découvrir un maximum la ville, sans que cela soit trop "speed". Je me suis renseigné sur ce qu'il y avait à faire là bas et j'ai retenu un grand nombre d'endroit à visiter:
Union square, civic center/financial district, chinatown, Bay Bridge, mission, haight ashbury, Alomo square, Alcatraz, presidio, Golden Gate bridge, Lombard street, Market street, Ocean beach, Fisherman's wharf, Pier 39, dolores park, city hall, telegraph hill, Berkeley
Est-il réalisable de visiter tout ces endroits en 6 jours ou cela est trop? De plus quels sont les endroits pour sortir prendre un verre le soir?
Merci de vos réponses
Travailler au Yukon? English translation pending
Bonjour, je voudrais savoir si il est très dur de trouver du travail au yukon. Je voudrais partir fin mai début juin pour un 3 à 5 mois. Je voudrais aussi savoir si quelqu'un a déjà été au yukon sur le pousse en sac-à-dos. Est-ce aussi dangereux que je l'entends dire? Est-ce possible de monter mon campement où bon me semble? J'apprécirai toute autre information concernant le Yukon. Merci a l'avance!
Ce que j'ai appris à Cuba English translation pending
A Cuba j'ai appris ...
que parfois 'il y a' et très souvent 'il n'y a pas', que l'administration française à encore beaucoup à apprendre de l'administration cubaine en terme d'inefficacité, que rien ne peut être planifié.
J'ai appris ce que c'est de vivre au jour le jour.
J'ai appris que les français sont sans doute beaucoup plus révolutionnaire que les cubains, que le Ché ils s'en foutent et que le vieux barbue ils en 'rigolent' pour pas en pleurer je pense..
J'ai appris les coupures d'eau et d'électricité, que d'avoir un pommeau de douche avec l'eau courante et l'eau chaude c'est un luxe, que lorsqu'on a du thon pour le repas on garde les oeufs pour la prochaine fois. Et en matière d'oeufs j'ai appris que lorsqu'on en trouve on en achète 30 (surtout quand on a pas par la libreta comme moi) parce qu'on est pas sur d'en trouver avant le mois prochain, j'ai appris à toujours me balader un sachet dans mon sac au cas où je trouverai quelque chose d'interessant et que parfois il faut 3 jours pour trouver ce que l'on cherche.
J'ai appris que tuer une vache c'est jusqu'à 20 de prison.
J'ai appris à circuler dans des voitures improbables, que les vieilles americaines c'est beau de l'extérieur mais souvent pas très confortable à l'intérieur, que les transports à Cuba s'est Châtelet en temps de grève, qu'il faut lutter, courir, jouer des coudes et surtout attendre pour rentrer dans un bus.
A Cuba j'ai appris la patience, à dire 'ultimo?', à ne plus m'énerver parce qu'il faut faire la queue pour tous.
J'ai appris 500 expressions avec le mot pinga.
J'ai appris ce que c'est que le cubaneo, qu'être une femme c'est loin d'être une partie de plaisir, qu'avec un décolleté tu te fais alpaguer tous les 10 mètres mais que tu gagnes que 20 mètres de tranquillité si tu as un col roulé. J'ai appris que pour pratiqué la salsa il vaut mieux être vieille et/ou pas très gâté par la nature et donner de son argent ou mignonne et donner de son corps, que pour certains rien n'est gratuit, pas même une danse.
J'ai appris à faire la différence entre les cubains qui ont quelque chose à te vendre et ceux qui ne demandent rien, que la deuxième catégorie donne énormément en générosité et en écoute, qu'ils sont très curieux et bourrés d'humour (il en faut pour supporter cette vie là..).
J'ai appris la libreta et les magasins d'Etat.
J'ai appris les paysages de cette îles, que ces si beaux endroits, malheureusement, ils sont pour les touristes (où les gens qui ont de l'argent), que les propriétaires de casa particular sont le plus souvent voleur et/ou hypocrite, que le cubain est aussi à l'aise en dansant la salsa sur de la musique electro que lorsqu'il te demande de payer 3 CUC un petit dej' qui lui a coûté 20 pesos..
J'ai appris les rêves et les envies de certains : des fringues de marques à la joie de connaître Venise.
J'ai appris à connaître ce pays de la manière que je voulais, loin des sentiers battus et de l'image lisse qu'on nous en donne. J'ai fais des rencontres qui vont me marquer à vie.
En fait, à Cuba, j'ai surtout appris à mesurer ma chance..
que parfois 'il y a' et très souvent 'il n'y a pas', que l'administration française à encore beaucoup à apprendre de l'administration cubaine en terme d'inefficacité, que rien ne peut être planifié.
J'ai appris ce que c'est de vivre au jour le jour.
J'ai appris que les français sont sans doute beaucoup plus révolutionnaire que les cubains, que le Ché ils s'en foutent et que le vieux barbue ils en 'rigolent' pour pas en pleurer je pense..
J'ai appris les coupures d'eau et d'électricité, que d'avoir un pommeau de douche avec l'eau courante et l'eau chaude c'est un luxe, que lorsqu'on a du thon pour le repas on garde les oeufs pour la prochaine fois. Et en matière d'oeufs j'ai appris que lorsqu'on en trouve on en achète 30 (surtout quand on a pas par la libreta comme moi) parce qu'on est pas sur d'en trouver avant le mois prochain, j'ai appris à toujours me balader un sachet dans mon sac au cas où je trouverai quelque chose d'interessant et que parfois il faut 3 jours pour trouver ce que l'on cherche.
J'ai appris que tuer une vache c'est jusqu'à 20 de prison.
J'ai appris à circuler dans des voitures improbables, que les vieilles americaines c'est beau de l'extérieur mais souvent pas très confortable à l'intérieur, que les transports à Cuba s'est Châtelet en temps de grève, qu'il faut lutter, courir, jouer des coudes et surtout attendre pour rentrer dans un bus.
A Cuba j'ai appris la patience, à dire 'ultimo?', à ne plus m'énerver parce qu'il faut faire la queue pour tous.
J'ai appris 500 expressions avec le mot pinga.
J'ai appris ce que c'est que le cubaneo, qu'être une femme c'est loin d'être une partie de plaisir, qu'avec un décolleté tu te fais alpaguer tous les 10 mètres mais que tu gagnes que 20 mètres de tranquillité si tu as un col roulé. J'ai appris que pour pratiqué la salsa il vaut mieux être vieille et/ou pas très gâté par la nature et donner de son argent ou mignonne et donner de son corps, que pour certains rien n'est gratuit, pas même une danse.
J'ai appris à faire la différence entre les cubains qui ont quelque chose à te vendre et ceux qui ne demandent rien, que la deuxième catégorie donne énormément en générosité et en écoute, qu'ils sont très curieux et bourrés d'humour (il en faut pour supporter cette vie là..).
J'ai appris la libreta et les magasins d'Etat.
J'ai appris les paysages de cette îles, que ces si beaux endroits, malheureusement, ils sont pour les touristes (où les gens qui ont de l'argent), que les propriétaires de casa particular sont le plus souvent voleur et/ou hypocrite, que le cubain est aussi à l'aise en dansant la salsa sur de la musique electro que lorsqu'il te demande de payer 3 CUC un petit dej' qui lui a coûté 20 pesos..
J'ai appris les rêves et les envies de certains : des fringues de marques à la joie de connaître Venise.
J'ai appris à connaître ce pays de la manière que je voulais, loin des sentiers battus et de l'image lisse qu'on nous en donne. J'ai fais des rencontres qui vont me marquer à vie.
En fait, à Cuba, j'ai surtout appris à mesurer ma chance..