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Retour de 17 jours au Wyoming et Montana English translation pending
by Bozeman67 · 2013-07-30 · 40 replies
Bonjour à tous les forumeurs Chose promise, chose due, je me lance pour mon premier compte rendu de notre voyage dans l’ouest Américain.3600 km(avec le trajet maison-aéroport-maison) effectué dans les états du Wyoming, du Montana et une petite incursion dans l’idaho(mais rapide)et quelques photos en prime.

Itinéraire 5 juillet -Maison-aéroport de Francfort

Réveil 4h du mat, départ 4h45,270km en direction de Francfort.Arrivée vers 7h30 à l’aéroport, le temps de garer notre voiture, sortir les valises et marcher jusqu’au comptoir d’enregistrement, il est 8h(ben oui il est grand cet aéroport)😕 Départ 10h05 avec le gros A-380 direction Houston(Texas).Vol de dix heures qui peut sembler long mais avec le grand albatros, ca passe, y a de la place pour les jambes. Atterissage à 14h, passage de l’immigration pas très rapide(1h20), avec 525 personnes qui se ruent d’un coup plus une famille de mexicains qui comme au supermarché sont dans notre file et qui mettent à eux seuls quinze minutes à passer le contrôle car petit problème de passeport.Mais bon tout rentre dans l’ordre et hop nous récupérons nos bagages et re check-in. Prochain départ à 18h10 pour Jackson Hole(Wyoming), arrivée 20h, nous sommes en avançe de vingt minutes.Récupération de la voiture au comptoir Avis, en ayant refusé toutes les assurances et le GPS(ils n’ont pas trop insistés), nous prenons notre Ford Fiesta, avec 117 miles au compteur(il y avait encore le film plastique sur les poignées de porte) et en voiture pour Jackson Hole ou un bon lit nous attends au Elk country Inn.Bon accueil et hôtel propre, mais nous n’y passerons qu’une nuit.

Good night

6 juillet-Jackson Hole-Yellowstone-West Yellowstone Avec le décalage horaire nous avions du mal à trouver le sommeil, alors bien sûr réveillés vers 5h du mat. 6h direction le Bubba’s à côté de l’hôtel pour le petit déjeuner(car y a pas au Elk country Inn), Pancakes, scrambled eggs, café, fruits pour pas très cher, et serveuse sympathique, souriante, eh oui même à cette heure ils rigolent!!

Ground Squirrel Square Le ventre plein, nous allons faire un tour du côté du square et du petit marché du samedi matin, après avoir dis bonjour aux Ground Squirrel qui se balladent sur la pelouse du square, nous prenons la route en direction de Yellowstone en passant par Grand Teton et en nous délestant de 25 euros de droit d’entrée(pas cher pour les deux parcs pour 7 jours).Premier arrêt pour admirer les Grand Teton, c’est beau, deuxième arrêt à Jackson lake, c’est beau, troisième arrêt pour voir des bisons, ils sont beaux….!! grand Teton

Entrée dans le parc de Yellowstone.Au bout de quelques kilomètres, voila qu’arrivent en face de nous tranquille, au milieu de la route en provocant un petit bouchon, papa, maman et fils(ou fille) bison.

Prochain arrêt à Old Faifthful, ca va, temps d’attente pour la prochaine éruption une demie heure, le temps de nous hydrater, car il fait chaud, , nous nous installons tranquillement sur les bancs mis à disposition et en avant la musique. Ouahhhh….Ooooooh!!!!…..pas mal tout ça. Old Faithful







Direction Midway Geyser Basin pour admirer le Grand Prismatic, mais ne le voyons que d’en bas, c’est moins impressionnant, nous arrivons à dénicher la petite montagne en face pour l’observation d’en haut, mais il se fait un peu tard, nous reviendrons.

Grand Prismatic Arrivée à West Yellowstone, nous prenons nos quartier à l’hôtel Yellowstone Lodge, assez sympa, avec piscine, accueil moins souriant, chambre propre.Diner en ville et après dodo.

See you tomorrow

7 juillet-Yellowstone Réveil vers 6h Petit déjeuner à l’hôtel, simple mais correct. En voiture pour Mammoth Hot Springs.Arrêt à Gibbon Falls, petite cascade, mais comme c’est la première, elle est pas mal, en sachant que nous n’avons pas encore vue le Grand Canyon avec Lower Falls. Passage par Artists Painpots, petite ballade sympa au milieu des gloubiboulga!! La route vers Mammoth est très jolie, plusieurs arrêts photos près d’obsidian cliff et sheepeater cliff. Arrivée à Mammoth. Les terrasses d’eaux qui coulent avec les différentes nuances de couleurs, et des paysages apocalyptique nous faisant croire que nous avons alunis, sont absolument magnifique.Et encore je pense qu’il ne doit pas y avoir trop d’eau, car il fait assez chaud depuis plusieurs jours.mais 10/10 pour le site. Nous nous baladons près du visitor center, rafraichissement, ice cream et nous reprenons la route en sens inverse.Attroupement, il y a un troupeau de Mule deer pas loin de la route.Mais loin pour la photo car je n'ais pas de super objectif😕 Retour à West Yellowstone pour un peu de shopping (ben oui faut bien satisfaire madame), après le plongeon dans la piscine de l’hôtel, retour en ville, diner, arrêt bar pour la petite bière, et hop au dodo.

To follow…….. La suite dans quelques jours.....
Fuerteventura ou Lanzarote en septembre? English translation pending
by Rudyfool · 2013-07-10 · 15 replies
Bonsoir a tous !

C'est décidé nous souhaitons partir au Canaries en début septembre pour une semaine avec notre bébé qui aura 9 mois. Je voudrais savoir quel île vous me conseillez ? nous cherchons une île avec de boutiques, restaurants, de l'eau bien claire pour faire un peu de plongée des activités a prix abordable? Pensez vous nous devrions attendre pour réserver les prix vont-ils baisser ? A savoir que nous allons louer une voiture pour la semaine afin de pouvoir être mobile sur place

Nous hésitons entre fuerteventura et Lanzarote !

Merci
De San Francisco à Los Angeles, un rêve devenu réalité (du 24 mai 2013 au 7 juin 2013) English translation pending
by Samzade · 2013-06-08 · 20 replies
Eh bien voilà, nous sommes de retour ! Notre rêve américain a duré deux semaines, et se termine ce matin même! Comme il n'est pas préférable de dormir trop tôt (jetlag aie aie aie), je décide de démarrer notre carnet de voyage.

Je souhaiterais tout d'abord remercier infiniment les membres de ce forum qui nous ont aidé à déterminer notre itinéraire et qui ont été hyperréactifs sur les différentes questions que nous nous sommes posées. Pitimerguez; Leelo75; Itat; Kenosha; Zitounet; Samsagace; LeTigre; Mokahlki; Manza; Tito67: Virginath; Wildwest; Vivibro; Vnoa: Du fond du coeur, MERCI!

Nous sommes un couple de 23 ans pour ma part et 28 ans pour Mido (mon mari). Ce fut notre premier voyage à deux, une sorte de lune de miel des temps modernes bien loin des clichés du type île paradisiaque (ça nous allait très bien).

Nous sommes partis du 24 mai 2013 au 07 Juin 2013 depuis Paris pour arriver à San Francisco et repartir depuis Los Angeles.

Notre budget détaillé (si ça peut en aider certains) :

- Billets d’avions réservés en Novembre 2012 pour un montant total de 1558 € (Air France, vols directs).

- Visa de Mido car de nationalité étrangère : 130€.

- Poste voiture et essence : Voiture réservée en janvier 2013 chez Hertz pour 440 € (Nissan Pathfinder). Essence : 350 € pour plus de 2800 miles effectués.

- Achat GPS : 160€ chez Best Buy à San Francisco (marque Garmin) (Hertz nous proposait d'en louer un pour 220 $ : Non merci)

- Poste hébergement : 1060€ pour 14 nuits.

- Poste repas : 900€ pour un budget d’environ 80 $ par jour tip et taxes comprises.

- Poste Loisirs : American the beautiful, pass 80$/voiture. Pour entrer dans tous les parcs sauf Monument valley, et Antelope Canyon. 63€ (35$/personne) pour faire l’upper antelope canyon.

Budget Total : 4560€

Je pense avoir fais le tour des préparatifs, passons maintenant au plus intéressant 😎.

Inondations à Prague: annuler son voyage? English translation pending
by Lauffy · 2013-06-03 · 19 replies
Bonjour,

Je me permets de venir solliciter les touristes ou habitants qui sont en ce moment à Prague. Mes parents doivent s'y rendre mercredi mais du fait des inondations nous devons décider s'ils annulent ou non donc j'aimerais avoir l'avis de ceux qui seraient sur place(et qui entre 2 coups de seau pour vidanger leur ville pourraient me répondre.

Mes parents devaient loger à l'Attrative penzion quasiment au niveau du pont charles sur la route qui longe la Vltava dans la vieille ville : cette route est-elle accessible ? L'hotel me dit que oui mais je ne voudrais pas qu'il me dise cela pour ne pas perdre 3 nuits d'hotel.

De plus, mes parents ne parlent pas un mot d'anglais, je leur avait donc préparé tout l'itinéraire, les métro dans les moindres détails. Si ceux-ci sont fermés comment se rendre dans la vieille ville depuis l'aéroport ?? Pour y être allé en septembre, nous avions eu du mal à prendre le tram alors que nous parlons anglais et avons lhabitude des voyages. Enfin, qu'en est-il du reste de la ville ? Les autres touristes arrivent-ils à poursuivre leurs visites sans trop d'encombre (chateau, opéra national pour lequel mes parents ont aussi des billets), horloge etc..)

pas facile en France de se rendre compte de l'ampleur des dégats et de la detresse des pragois aussi.

Merci à tous de votre contribution (avant mercredi si possible!)
Thaïlande, aéroports passoires? English translation pending
by Hmh · 2013-05-28 · 36 replies
Après les mésaventures d'un couple avec un jeune enfant qui a pu sortir de l'aéroport de Phuket sans passer par la case immigration, certains sont bienheureux de pouvoir profiter du même service à Bangkok cette fois.

Au nez et à la barbe d’une escorte d’Interpol, un gangster allemand a pris la poudre d’escampette lors d’une escale à Bangkok.

La suite >>> Ceci expliquerait la présence en Thaïlande de quelques personnages peux recommandables y résidant, quoiqu'un certain nombre viennent d'y être arrêtés et extradés.
Randonnée au mont Mianshan (Chine) English translation pending
by Brorabaca · 2013-04-27 · 7 replies
Bonjour,

Nous partons en Chine en mai et nous nous demandons s'il est possible de faire de bonnes randonnées dans le Mianshan, près de Pingyao, et aussi si on peut dormir en route dans un monastère.

Merci par avance !
Enfants à Port Gentil: écoles, associations sportives et culturelles, logement? (Gabon) English translation pending
by Titia01 · 2013-04-26 · 19 replies
Bonjour, nous sommes un couple avec trois enfants de 13, 10 et 7 ans. Apres lItalie et l'Algérie, nous avons l'opportunité de poursuivre notre aventure a Port Gentil !! 🙂 Après avoir regardé un peu sur le net, quelques questions encore : - Concernant les deux ecoles primaires, laquelle a le meilleur enseignement ? prive ou publique ? Le college Victor Hugo est-il aussi de bonne réputation ? - concernant le logement : avez vous un quartier a me conseiller ? j'ai beau chercher..est-il possible de trouver une maison meublée propre avec 5 chambres ? Et une piscine ? - je trouve egalement peu d'info concernant les associations sportives et culturelles sur Port Gentil ? Toute ces questions car mon fils très dynamique commence a se fatiguer de ces expatriations et je dois pouvoir lui " vendre" cette nouvelle destination qui sera peut etre la derniere !! 😉 Je vous remercie pour vos réponses.
Retour sur voyage en Chine (juillet 2012) English translation pending
by Popoyo · 2013-04-23 · 5 replies
Bonjour à tous, ça fait un petit moment que je me dis qu’il faudrait que je fasse un compte-rendu de mon voyage en Chine en Juillet 2012, mais ce n’est que maintenant que je trouve un petit temps pour le faire. Disons que c’est une manière de renvoyer l’ascenseur puisque j’ai organisé mon voyage en partie à l’aide des infos trouvées sur ce site. Si vous avez des questions, n’hésitez pas. Petite précision, c’était un voyage à 6 (que des adultes).

Le programme :

J1 : arrivée à Hong Kong Atterrissage le matin vers 10h00. Visite du quartier où se trouve l’hôtel (Tsim Sha Tsui), de Signal Hill et du boulevard des stars. Le soir, spectacle sons et lumières (la symphonie des lumières), pas génial soit dit en passant mais gratuit. J2 : Hong Kong Visite de l’île de Hong Kong (temple Man Mo, parc zoologique et botanique, Victoria Peak, etc). J3 : Hong Kong Journée à Océan Park. J4 : Hong Kong – Guilin en avion + mini-bus privé pour Yangshuo. Journée de transfert, on n’a rien fait de particulier. J5 : Yangshuo Balade à vélo la journée avec malaise au passage. Je le sentais venir, j’avais des vertiges depuis la veille, je n’aurais pas dû insister. J’ai fini par mettre pied à terre et un chinois s’est proposé de me ramener à l’hôtel en moto. Problème, la route qu’il voulait prendre était barrée et le raccourci qui constituait sa deuxième option n’en était pas un. Du coup, on s’est perdu je ne sais comment au milieu d’une forêt et on s’est retrouvé à pousser la moto sur des sentiers de randonnées pédestres. Finalement, deux vieillards qui passaient pas là nous ont indiqués le bon chemin. West street le soir. J6 : Yangshuo Croisière sur la rivière Li et West street le soir, avec signatures d’autographes sur les casquettes de quelques fillettes chinoises au passage. J7 : Yangshuo – Guilin en bus Visite de Guilin l’après-midi (pagodes de la lune et du soleil, pic de la beauté solitaire) J8 : Guilin – Dazhai en mini-bus privé. Arrivée à Dazhai dans l’après-midi. Visite du village et des alentours. J9 : Dazhai Marche entre Dazhai et Pingan. Le parcours est vallonné mais accessible à tous. Ce qui n’empêche pas certains chinois et surtout certaines chinoises en jupe et en escarpins de se faire transporter dans des chaises à porteurs, ce qui ne me viendrait pas à l’esprit. Faire porter des bagages par des vieillards ne me viendrait également pas à l’esprit mais certains le font. Question de culture sans doute. En tout cas, si vous faites cette marche, n’oubliez pas de prendre avec vous le pass pour pouvoir entrer à nouveau à Dazhai. J10 : Dazhai – Chengyang – Fenghuang Journée de transfert avec une halte à Chengyang, le temps d’attendre le train de nuit devant nous emmener à Fenghuang. J11 et J12 : Fenghuang Rien de particulier à faire si ce n’est de vadrouiller dans tous les sens dans les ruelles de la vieille ville, passer de boutiques en boutiques, manger, faire un tour sur le fleuve, se faire masser, regarder les chinoises se faire prendre en photo en tenue traditionnelle, regarder en restant à bonne distance des chinois se taper dessus et se faire embarquer par la police. J13 : Fenghuang – Zhangjiajie en bus. On est arrivé en milieu d’après-midi. Comme le ticket d’entrée est valable 3 jours si je me souviens bien, on en a profité pour faire une première petite incursion dans le parc. J14 et J15 : Zhangjiajie Balades dans le parc, le premier jour en entrant par l’entrée est (Wulingyuan), le deuxième en entrant par l’entrée sud (Zhangjiajie). A noter qu’une chinoise m’y a abordé et a commencé à me demander d’où je venais et si j’étais célibataire. J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai fui. J16 : Beijing Dodo le matin parce que vol de nuit retardé de plusieurs heures la veille. L’après-midi, quartier des hutongs autour de la tour du tambour et de la tour de la cloche. Spectacle d’impro (officiellement interdit par le gouvernement chinois si j’ai bien compris) le soir. J17 : Beijing Temple des lamas, temple du ciel et canard laqué le soir. J18 : Beijing Excursion à la journée sur la muraille de Chine. J19 : Beijing Cité interdite sous la pluie le matin, Central Perk (une reconstitution non homologuée du café où les héros de la série Friends se retrouvent tout le temps) et marché de la soie (de la contrefaçon sur 5 étages ! ) en fin de journée. J20 : Beijing Palais d’été le matin, marché coréen l’après-midi. J21 : départ Long voyage retour après une nuit à Hong Kong

Les hôtels :

Hop Inn (Hong Kong) : hôtel situé dans le quartier de Tsim Sha Tsui. De l’extérieur l’immeuble ne paye pas mine, pas plus que le hall d’entrée ni que l’ascenseur. Les chambres se trouvent en fait presque au dernier étage si ma mémoire est bonne, chaque chambre ayant une déco particulière. C’est pas trop cher mais c’est super exigu, il n’y même pas la place pour ouvrir deux valises en même temps. Au niveau rapport qualité/prix, il y a sans doute mieux. Yangshuo riverview hotel (Yangshuo) : hôtel bien situé, à deux pas de la rue piétonne. Les chambres sont grandes, propres et confortables. La nuit, la proximité de la rue piétonne fait que ça peut parfois être un peu bruyant mais rien de méchant. Le petit-déjeuner est pas mauvais. Guilin riverside hostel (Guilin) : là aussi, pas de mauvaises surprises. L’hôtel est bien placé, les chambres sont assez grandes et propres, le petit-déjeuner est de qualité. Dans l’une des chambres, il y avait quand même des infiltrations d’eau au plafond. Possibilité de se faire masser les pieds sur place (j’ai pas testé, j’aime pas qu’on me masse, mais les autres ont adoré). Wisdomm inn (Dazhai) : peut-être un peu cher pour le service proposé mais c’est un hôtel bien situé (au cœur du village de Dazhai, pas la peine de se payer une côte interminable avec les bagages comme à Pingan), plein de charme, avec du bois partout. Les chambres ne sont pas immenses mais on ne s’y sent pas non plus à l’étroit, certaines ayant un balcon. Il n’y pas de climatisation, juste des ventilateurs, mais c’est suffisant dans la mesure où il ne faisait pas très chaud le soir. Petit bémol tout de même, les ventilateurs font vibrer le parquet ce qui peut gêner le soir quand on cherche le sommeil. Eviter également de manger sur place, c’est cher et pas très bon alors que dans la même rue, il y a des petites gargotes où on mange très bien, notamment celle presque à l’extrémité de la rue qui fait d’excellents petits-déjeuners. Vous pouvez passer commande la veille au soir si jamais vous envisagez de partit tôt le matin. Enfin, la tenancière de l’hôtel parle anglais et peut vous organiser des transferts en mini-bus. Possibilité d’y croiser un cafard ou deux. Dong village hotel (Chengyang) : on n’y a pas passé la nuit, on s’est juste reposé en attendant de prendre le train de nuit pour Fenghuang. Les chambres sont assez grandes et il y a la climatisation. Les sanitaires faisaient un peu vieillots mais rien de méchant. On y mange bien et le proprio, en plus d’être sympa, parle aussi anglais. Koolaa’s home (Fenghuang) : hôtel conseillé par le lonely planet il me semble. C’est plein de charme (là encore avec beaucoup de bois), il y a vue sympa à l’arrière sur la rivière, mais ça ne mérite pas pour autant un coup de coeur particulier. On ne peut pas y manger mais vous trouverez tout ce qu’il faut à deux pas, sauf si vous êtes japonais (en effet, et c’est bien malheureux, une minorité de magasins affichent un écriteau interdisant leur accès aux japonais). Attention, ici l’anglais ne vous sera d’aucune aide. Pipaxi hotel (Zhangjiajie) : grand hôtel sans charme particulier et vieillissant mais on y dort bien et la nourriture est bonne malgré un petit-déjeuner trop oriental à mon goût. Le petit plus : vous aurez accès à internet. C’est lent mais ça fonctionne. Attention, si vous arrivez en bus, ne faites pas comme nous, n’allez pas jusqu’au terminus (le parking à l’entrée sud de Zhangjiajie), sinon vous allez devoir rebrousser chemin à pied (comptez 500 mètres) avec vos bagages ou reprendre un autre bus pour les plus flemmards. Xijiao hotel (Beijing) : le choix de cet hôtel s’explique avant tout par le fait que certains d’entres-nous pouvaient loger gratuitement dans un appartement du quartier. C’est une grosse structure hôtelière qui fait un peu usine mais pas de mauvaises surprises. Chambre pour deux un peu petite mais propre, petit-déjeuner de qualité, internet, etc. Le métro n’est pas trop loin, à 10 minutes à pied. Par contre, les services (laundry service, etc) sont hors de prix. Silverview resort hollyday (Hong Kong) : sur le chemin du retour, on devait faire une escale d’une nuit à Hong Kong, le genre d’escale trop longue pour rester dormir à l’aéroport. L’idée était de trouver un hôtel pas loin de l’aéroport et surtout pas cher ! Au final, on s’est retrouvé à dormir à 6 dans une chambre prévue pour 2, soit disant parce que les autres chambres étaient inondées à cause d’une rupture de canalisation. Le gérant n’a même pas voulu faire un geste commercial (le coup de c’est pas lui qui décide, que s’il fait ça, il perdra sa place et que le proprio est injoignable). Bon, on n’en est pas mort (personnellement, quand je suis fatigué, du moment que j’ai un toit au-dessus de ma tête et un oreiller en-dessous, ça me suffit) mais ça reste une mauvaise pioche, la seule fausse note niveau hébergement du voyage.

Ce que j’en ai pensé :

- Hong Kong : Hong Kong ne pouvait que me plaire. J’aime bien les grandes villes à l’activité économique incessante, pleine de vie, cosmopolite, avec des buildings futuristes à chaque coin de rue, mais qui ont su en même temps sauvegarder leur patrimoine et leur culture avec des temples et des monuments. Et cet équilibre entre modernité et tradition, à m’es yeux on le retrouve encore à Hong Kong. En plus, le site géographique sur lequel est construit la ville avec ces îles et ces montagnes, j’ai trouvé ça sympa. Par contre, en été, il y fait chaud et j’ai parfois eu l’impression que l’air était chargé d’une odeur désagréable de mazout (à cause du port) ? - Yangshuo : les balades à faire dans la région (à pied, à vélo ou en radeau) sont sympas mais j’avoue être resté sur ma fin. Cette région est tellement vanté et mis en avant un peu partout sur internet et dans les guides que j’en attendais peut-être plus, notamment au niveau des paysages. C’est jolie mais pas inoubliable. En même temps, j’étais pas trop dans mon assiette durant une partie du séjour, ça a peut-être joué. Finalement, mon meilleur souvenir de Yangshuo restera sa rue piétonne (West street). Certes, la foule est au rendez-vous le soir, mais on y trouve pas mal de petites choses à voir, acheter et surtout à manger (dont des donuts, les meilleurs qu’il m’est été donné de manger à ce jour) - Guilin : difficile de se faire idée précise de la ville en une après-midi, mais ce que j’y ai vu m’a plu, notamment les pagodes de la lune et du soleil qui sont joliment éclairées la nuit. Et globalement, je m’y suis senti bien, je ne saurai pas trop expliquer pourquoi, c’est une question de feeling sans doute. - La région de Dazhai : jolies paysages, randonnée sympa à faire entre Dazhai et Pingan et c’est très tranquille, du moins à Dazhai. Il y a déjà plus de monde du côté de Pingan. - Chengyang : pas un incontournable pour moi. A moins de rechercher le calme et la tranquillité, il y a quand même pas grand chose à y faire et à y voir(quelques villages, un pont, des champs) . Y faire une étape pour aller dans le nord (le Hunan) reste une bonne idée, mais faire un aller/retour depuis Guilin pour visiter cette région me semble dispensable. - La vieille ville de Fenghuang : Pas mal de monde là aussi mais je m’attendais à pire. J’ai bien aimé l’architecture de la ville, les petites ruelles, les petits magasins à chaque coin de rues et surtout, j’ai adoré la ville la nuit avec tous les lampions et autres lumières qui s’allument. A noter qu’ici comme à Zhangjiajie, on n’a croisé aucun occidental. A croire que le Hunan n’attire pas les foules. - Zhangjiajie : Paysages somptueux, petites balades dans la forêt, le tout agrémenté de quelques singes. Attention, à cette période de l’année, c’est noir de monde et il faut compter jusqu’à deux heures à certains endroits du parc pour prendre le téléphérique. Les mauvaises langues diront que ça fait un peu Disneyland à la montagne, mais les paysages valent vraiment le détour. Par contre, si c’est de la randonnée pure et dure façon l’homme seul contre la nature que vous recherchez, passez votre chemin. - Beijing : la ville en elle-même ne m’a pas emballé plus que ça mais ses nombreux temples et monuments en font un passage incontournable. Mention spécial pour la cité interdite et le temple du ciel. J’ai par contre trouvé le palais d’été un peu décevant. On a aussi pas mal traîné dans les marchés à négocier un peu tout et n’importe quoi avec les commerçants. C’est marrant au début mais la nécessité de marchander en permanence a fini par m’exaspérer, surtout quand le vendeur (où plutôt la vendeuse, les filles étant plus agressives que les garçons) en arrive à vous insulter. Bref, une expérience à faire mais à petite dose. - La muraille de Chine : là-aussi, c’est un incontournable. On se sent tout petit devant ce serpent de pierres qui se tortillent à perte de vue entre les montagnes. Pour un peu plus d’authenticité et afin d’éviter la foule, on a opté pour la section de Jinshanling dont la majeure partie n’est pas restaurée. A noter qu’on m’avait mis en garde en me disant que se balader sur cette section de la muraille n’est pas à la portée de tous et que certains passages pouvaient s’avérer délicat. Au final, on n’a rien croisé d’insurmontable. Il y a bien quelques passages où la pente est tellement rude que ça tient plus de l’escalade qu’autre chose mais il n’y pas de passage que j’ai jugé personnellement dangereux.

Encore quelques remarques en passant :

- la barrière de la langue n’a pas été gênante, sauf dans le Hunan, où on aurait sans doute galéré un peu plus si l’un des membres de notre petit groupe ne parlait pas chinois. - on mange super bien en Chine, en tout cas c’est mon avis ainsi que celui de ceux qui ont voyagé avec moi. Pourtant, on a croisé quelques français et européens à l’avis totalement contraire. Allez comprendre. - la plupart du temps, vous ne serez pas seul en Chine. Pourtant, à part à Zhangjiajie, je n’ai pas trouvé le tourisme de masse à la chinoise (hauts-parleurs et drapeaux sont de sortie) particulièrement dérangeant. Il y a du monde sur la plupart des lieux touristiques mais pas plus (voir moins) qu’en été dans les grandes villes touristiques d’Europe. Mieux, en vous écartant un peu des sentiers battus, vous arriverez à trouver un peu de tranquillité, notamment autour de Yangshuo ou encore à Dazhai. - Les toilettes publiques à la chinoise (âmes prudes et sensibles s’abstenir) : je serais tenter de dire que c’est la face (la fesse ?) cachée de la Chine. Voilà un vaste sujet qui mérite (si, si) qu’on s’y attarde un peu plus. Parfois, on tombe sur des toilettes propres. Souvent, elles sont peu engageantes mais c’est pas pire que sur une aire d’autoroute en France et on s’en accommode. Par contre, voir un poisson se balader au fond de la cuvette et manger les détritus qui y flottent, voilà qui est déroutant. Voir un alignement de chinois accroupis et faire ce qu’ils ont à faire en n’étant séparés que par des murets de 40 cm de haut est déroutant. Heureusement que mon corps est programmé pour ne pas me prendre par surprise au milieu de nulle part, sinon je ne sais pas comment j’aurai fait. Enfin, se faire pisser dessus est traumatisant. C’était dans des toilettes dans le parc de Zhangjiajie. Il y avait pas mal de monde à l’intérieur. J’arrive pour faire ma petite affaire et je fais comme tout le monde : en l’absence d’urinoir, je me contente de la gouttière qui passe au pied de l’un des murs de la pièce. Et là, un chinois vient se coller à moi, sort son attirail et au lieu de viser la gouttière, il vise le mur ! Du coup, il éclabousse tous ses voisins directs (à commencer par moi) sans oublier de s’arroser lui-même au passage. Ca semblait normal pour tout le monde, du coup je suis resté prostré et j’ai pas su quoi faire. Ce n’est que 3 paquets de lingettes désinfectantes plus tard que j’ai retrouvé ma dignité. - Pour finir, un petit mot sur les Chinois, que certains présentent parfois comme malpoli, grossier, bruyant, indiscret ou encore antipathique. Alors, il est vrai que par certains de leurs comportements les chinois peuvent paraître peu conforme aux us et coutumes des standards occidentaux. Mais d’une, le portrait négatif dressé plus haut est largement exagéré et de deux, cette manière d’être différente qu’ont les chinois constitue l’un des intérêts d’aller en Chine. Pour ma part, j’ai trouvé dans l’ensemble les Chinois plutôt sympathiques (après, des crétins, il y en a partout), même s’il est vrai que la notion d’espace vital leur semble étrangère. Petite anecdote pour illustrer mon propos : à un moment à Zhangjiajie, alors que je contemplais le paysage, j’ai senti quelque chose qui tirait sur mes poils. Je me retourne, et là je vois un touriste chinois tout sourire en train de me tirer sur les poils du bras. Il appelle le reste de sa grande famille et voilà que je me retrouve totalement encerclé, sans échappatoire. Finalement, je serai bon pour faire une séance photo de 15 minutes à poser avec mémé, pépé, les enfants et le tonton. Le tout est de prendre tout ça du bon côté, de s’en amuser. Et puis, ça fait de bons souvenirs de vacances.

Au final, on a tous bien aimé notre voyage et on en a plein de souvenirs cocasses. J’y retournerai un jour, histoire de voir d’autres régions. Voilà quelques photos pour finir.



































































































Canada: ville avec le climat le plus chaud et le moins pluvieux? English translation pending
by Vrorgdegruk · 2013-04-04 · 15 replies
Bonjour,

Je souhaiterais partir vivre au Canada pendant un an (objectif:expériences professionnelles et personnelles, amélioration de mon anglais😕), d'habitude je privilégie des destinations plus chaudes mais je souhaite tout de même faire cette expérience car l'on m'a tant vanté la beauté des paysages et c'est un des rares pays "froids" qui m'attire autant. Mais afin de rendre l'expérience moins "chaud-quante" 🙂 j'aimerais savoir quelles sont les (moyennes/grandes) villes canadiennes les plus chaudes mais aussi les moins pluvieuses (je préfère encore le froid à la pluie 😉)?

Merci pour vos futures réponses tant attendues :)
France-Chine en voiture! Avec votre DS! English translation pending
by Zzprincess · 2013-03-10 · 19 replies
Bonjour à tous, je suis concessionaire citroën de Tianjin, la premiere concessionnaire de la marque DS en Chine. En septembre 2012, la marque DS est entré sur le marché Chinois, c'est un marché très énorme, et en même temps, pour les peulpes Chinois, c'est une marque tout neuf. Afin de mieux propager la marque DS sur le marché chinois Je suis très heureux de vous recommander une activité qui organisé par ma entreprise: Paris-Pekin en voiture, avec votre DS! Nos activité va suivre la itinéraire que l’équipe du monsieur andre citroen passé en l’annee 1933, du Paris au pékin via le Moyen-Orient.

Nos activité sont bien planifiées, depuis la preparation d’avant le partir jusqu'à des formalités véhicules, Nos entreprise va tenir responsable toutes les choses. Après l’arrive à bon port au Pékin, nous proposons deux choix pour les proprietaire. Pour la premiere solution, nous pouvons reprendre les véhicules avec un prix agréable, et la deuxieme solution, nous pouvons renvoyer les vhéicule à la France par transport maritime et nous nous chargons tous les frais de transports. Nous signerons le contrat officiel avec tous les proprietaire qui va participer cette activité, et nous achèterons le voyage d’assurance pour chaque membre.

Si vous êtes intéressé à nos activités, et si vous êtes le propriétaire de DS3, DS4, DS5, N'hésitez pas à me contacter!!! E-mail: zzprincess2010@hotmail.com
Visite de Nan et/ou Phrae (Thaïlande) English translation pending
by Casstiel · 2013-02-20 · 46 replies
Bonjour, Je commence un voyage en asie du sud début mars, en atterrissantà Bangkok le 6. Parcours classique, nous remontons à Chiang Mai avecquelques étapes, pour passer au Laos à Chiang kong. Quand j’ai préparé ce parcours il y a quelques mois, jerecherchais une étape moins classique dans le nord. Après lecture des guides etsur les conseils de connaisseurs de la thailande, mon choix s’était porté sur Nanet / ou Phrae. (J’aimerais d’ailleurs mieux que ça soit un ou, je préfère moinsd’étapes où on prend plus son temps ! ) A l’approche du départ, je lance ce sujet pour solliciter d’autresavis sur ces villes et leurs alentours. Quels sont les sites (nature et wat) intéressants ? Quelssont vos conseils "à voir à faire" ? Quelles sont les expériences et visitesqui vont ont marquées ?
Balade en Mercantour: itinéraires hors sentiers? English translation pending
by Viecool · 2013-02-06 · 12 replies
qui connait bien et même très bien le Mercantour ? j'aimerais confronter nos idées sur des itinéraires hors sentiers. Sur les zones lac Autier à partir de la vallée de la gordolasque, puis à partir du refuge de la cougourde et aussi Madone de Fenestre et refuge de Nice.
Kayak et randonnée au Groenland en été 2013 English translation pending
by Tramp33 · 2013-01-30 · 12 replies
Bonjour à tous !

Voilà cette été ( départ Fin Juillet 2013) je voudrais aller au Groenland faire du Kayak/rando pendant 3 semaines à l'aventure. Mais je suis un peu perdu car j'ai moult question qui me tracasse ! 🙂

- Tout d'abord, ou aller ? J'hésite entre l'Est, L'Ouest ou le sud ( en gros partout... ). Surtout pour faire de la randonnée, et faire quelques jours de kayak si possible. - Pour l'instant je pars seul, est-ce dangereux ? - Faut-il avoir un téléphone satellite, balise, ou une bonne carte et une bonne boussole ? - Quel est le budget une fois sur place ? Surtout pour la nourriture car pour le logement j'aura ma tente. - La météo, faut-il s'habiller chaudement ? ( je suppose qu'il fera pas -30C° en plein été 😛 ). Température de confort du sac de couchage ? ( -15 C°, -5 C°, 0 C° ? ) - Les moustiques, j'ai lu qu'il y avait beaucoup de moustique par endroit, faut-il un moustiquaire de tête ? Ou un très bon répulsif et pantalon, tee-shirt manche long suffit... - L'avion, depuis la France, c'est mieux en passant par l'Islande ou le Danemark ? - Pour le kayak, je passerai par une agence. Faut-il une certaine expérience du kayak ? J'en ai déjà pratiqué un peu ( niveau facile ). Est-il facile d'en louer ? Faut-il un équipement spécial ou les loueurs le fournissent avec le kayak ?

J'ai l'habitude de voyager en mode "routard", mais pour le Groenland c'est vraiment l'aventure ( et tant mieux d'ailleurs ) pour glaner des informations et surtout des retours d'expériences.

Voilà 🙂 Merki d'avance !

Michaël WebRep currentVote noRating noWeight
Prix des logements en hausse au Myanmar! English translation pending
by Eihpos · 2012-12-02 · 23 replies
Bonjour à tous. Ce petit message pour avertir les voyageurs indépendants que le prix des logements est particulièrement en hausse actuellement au Myanmar. Nous venons de passer 26 jours dans ce beau pays et croyez-nous ça a parfois été la galère pour trouver de quoi se loger. Le Myanmar est devenu une destination à la mode et on y rencontre énormément de voyageurs. Résultats, les logements ont doublé voir triplé de prix par rapport au guide du routard ou au lonely planet. Nous n'avions jamais réservé à l'avance mais ici nous n'avons pas eu le choix. Cette situation est vraiment dommage car elle fausse un peu le charme d'un tel voyage. Cela dit le Myanmar reste un pays super beau qu'il faut se dépécher de voir avant qu'il ne change trop vite.

Bon séjour Sophie
Itinéraires et climats en Asie du Sud-Est? English translation pending
by Kastiel · 2012-11-23 · 13 replies
Bonjour!

Nous partons, mon copain et moi, pour un tour d’asie du sud est à partir de février pour environ 8 mois. Les pays que nous visons sont Birmanie, Thailande Laos Camboge Vietnam, Malaisie, Indonésie, et (trip optionnel) Chine Transmongolien avec passage par la Mongolie. Les pays soulignés sont ceux que nous voulons faire absolument. Nous sommes en phase retournement des itinéraires possibles dans tous les sens, pour optimiser les trajets, minimiser les vols, se glisser entre la mousson, la saison très chaude et les saisons trop touristiques et bien sur, c’est un vrai casse tête… ! Je vous soumets donc mes différentes idées pour avis, particulièrement au niveau du climat.J J’ai bien sur vérifié l’existence des vols envisagés. La liaison de la Birmanie à Bangkok (et pas Chiang Mai et Rai) et Kuala Lumpur limite pas mal les possibilités…Nous voulons faire des treks au nord du Laos et de la Birmanie (si possible): nous devons donc éviter la moussos dans ces zones.

1) Le tour géographiquement logique avec possibilité de retour en transmongolien Pour finir éventuellement par le transmongolien, nous devons terminer le tour d’asie du sud est par le nord du Vietnam.

a) Avec début Birmanie Avion Paris Birmanie- Rangoon Birmanie mi fev mi mars saison chaude commence en mars, donc ça va à peu près Avion Mandalay - Bangkok

Descendre sud thailande (optionnel) ou avion Bangkok Kuala Lumpur ou carrément Bangkok une –ville-d’Indonésie (à déterminer, circuit Indonésie en cours) (Malaisie) Indonésie mi mars – mi mai ok, non ? Avion une-ville-d’Indonésie Bangkok Monter nord Thailande mi mai –mi juin fin saison chaude, début saison des pluies…ça va encore pour les treks ? Passer au Los par le poste frontière de Chiang Khong Lao nord mi juin –mi juillet on est déjà trop avancé dans la mousson faire des treks ? Descendre au Cambodge par les terres Descendre au Sud Laos ou repasser à l’est Thailande mi juillet - début aout en plein dans la mousson aussi… Entrée au laos par le poste frontière de Nong Khai – sortie au centre du Laos ou carrément directement au Cambodge Cambodge début aout – fin aout en plein dans la mousson Passer au Vietnam par un poste frontière Remonter le Vietnam fin aout – fin septembre pareil, avec des typhons en prime, surtout problématique pour l’extrême nord en septembre Avion Hanoi-Paris Option : retour en Europe par le transmongolien, si temps et argent le permettent… Train Hanoi - Beijing Ou traversée du sud est de la Chine fin sept – fin octobre Tansmongolien jusqu’à Saint Pétersbourg Dont Haltes : Mongolie début novembre – fin novembre on va grave se peler, non ? Laic Baical quelques jours Avion Saint Pétersbourg – Paris

b) Avec début Indonésie Car les vols pour Kuala lumpur ont l’air mois chers que ceux pour Rangoon. D’ailleurs, c’est vraiment bizarre : Pars –Rangoon env 500 avec escale à kuala, mais paris-kuala env 400…mais avec 3 escales… Paris - Bali ou Kuala Lumpur Indonésie (et Malaisie ?) mi fev-mi avril bonne saison climatique, en plus pas trop touristique Remonter sud Thaïlande jusqu’à Bangkok ok, de préférence par la côte ouest Ou direct avion ville-d’Indonésie ou Kuala Lumpur - Bgk Avion Bangkok - Rangoon Birmanie mi avril - mi mai saison chaude au sud et au centre, début de la mousson au nord est ce que ça commence à poser problème pour les treks ? Avion Mandalay – France

Puis idem avec passage dans les pays aux même mois, seuls la Birmanie et l’indonésie ont été inversés.

Conclusion (Pour le 1.a) Nous suivons gentiment la mousson… Est-ce que vous confirmez que l’itinéraire « géographiquement logique » qui nous permettrait de rejoindre le transmongolien n’est vraiment pas judicieux au niveau climat ?

2) Le tour « saisonnement logique »

…Qui nous fait renoncer au trip transmongolien, ce qui est peut être de toute façon plus raisonnable niveau temps et budget…snif Paris – Bgk Monter au nord Thailande mi fev - mi mars ok, mais du coup saison touristique Passer au Los par le poste frontière de Chiang Khong Lao mi mars –mi avril saison chaude, mais dans le nord c’est la bonne saison pour faire des trecks, non ? Descendre au Cambodge par les terres Descendre au Sud Laos ou repasser à l’est Thailande mi avril-fin avril saison chaude…mais bon on peut pas tout avoir hein. Entrée en Thai par le poste frontière de Nong Khai – sortie au centre du Laos ou carrément directement au Cambodge Cambodge fin avril – fin mai idem, saison chaude, c’est vraiment insupportable ? Passer au Vietnam par un poste frontière Remonter le Vietnam fin mai – fin juin fin saison chaude, pas encore le début saison des pluies, pas saison touristique, idéal non ? Avion Hanoi- Kuala Lumpur Indonésie (et Malaisie ?) fin juin- fin aout bonne saison, mais du coup plus touristique…est ce que l’augmentation des prix et l’envahissement par les touristes en fait du coup une saison à éviter ? Avion Kuala Lumpur - Rangoon Birmanie fin aout-fin septembre saison pluies, tempêtes…c’est vraiment pas la bonne saison hein… ? Avion Birmanie- France

Conclusion 2) Est-ce possible de faire des treks dans le nord de la Birmanie en septembre ?

3) Le tour dans l’autre sens…

Quitte à renoncer au transmongolien, départ du Vietnam ! Pourquoi dans ce cas ne pas commencer par le transmongolien… ? Parce que c’est l’hiver et qu’il fera très froid.

Vol Paris- Hanoi Vietnam du nord au sud mi fev – mi mars fait-il vraiment trop froid dans le nord pour les treks ? Passer au Camboge Cambodge mi mars mi avril saison chaude, tampis Passage au sud Laos Ou Entrée en thai au sud est – sortie au centre du Laos ou carrément directement au nord laos par le poste frontière de Nong Khai Laos du sud au nord ou Thaïlande est mi avril-fin avril saison chaude, tampis Laos nord fin avril-mi mai saison chaude, mais ok dans le nord Passer en Thailande par le poste frontière de Chiang Khong Thailande du nord à Bgk mi mai- mi juin fin saison chaude ok dans le nord Vol bgk – Mandalay Birmanie mi juin– mi juillet saison pluies, apparemment très mauvais pour le sud, et treks impossibles dans le centre et le nord ? Vol Rangoon- kuala (Malaisie) indonésie mi juillet – mi septembre bonne saison, mais touristique. Vol Bali ou kuala –Paris Option : Ou passage au sud thailande par la frontier malaisie Remontée thailande du sud à Bgk mi septembre fin septembre ok, côte est de préférence Vol Bgk - Paris

Conclusion 3) - Le froid en février rend-il difficiles les treks au nord du Vietnam ? - La saison des pluies rend elle impossible les treks au nord de la Birmanie ?

Conclusion Est-ce que vous confirmez mes conclusions pour les saisons ? Que pensez-vous de ces trois itinéraires ? Avez-vous d’autres idées ?

Merci de votre aide! 🙂

Destination avec des parcs nationaux pour randonner, pédaler, pagayer? English translation pending
by Mousseliine · 2012-09-22 · 26 replies
J'essaie de trouver une idée pour notre voyage de l'été 2013.

On veut plein de nature flore et faune, des parcs nationaux où l'on pourra randonner, pédaler peut-être, pagayer... bref bouger.

Un peu comme ce que l'on retrouve dans les Rocheuses ou encore dans les parcs du sud-ouest tout en étant bien sûr différent pour voir autre chose.

On veut être autonome, voyager de façon sécuritaire sans se faire harceler par les habitants pour de l'argent ou autres... Se sentir à l'aise d'aller où l'on veut, quand on veut...

La nature m'intéresse bien plus que les gens. 😄

À chaque fois que j'ai une idée... ça tombe à l'eau.

Namibie : d'après la lecture de récits de voyage pas trop la place pour randonner. Vietnam : on me la fortement déconseillé pour ce qui est de la nature.

Costa Rica : très peu de sentiers dans les parcs nationaux d'après un récit de voyage que je viens de lire... quelqu'un peut confirmer ?

Vous avez des suggestions ? les Alpes peut-être ? la forêt noire en Allemagne ?

Si on ne trouve rien de satisfaisant.... on ira tout simplement dans le nord de la Californie mais ça serait sympa de sortir de l'Amérique du Nord...
Voyage à Cuba hors sentiers battus English translation pending
by Camillesxm · 2012-08-30 · 20 replies
Salut tous le monde,

Je veux aller a cuba pdt 2semaine en fin octobre. J'aimerai des renseignements sur vos experience hors des sentiers touristiques. Je suis carrement interresse par vos experiences de plongee sous marine, rafting cannonnig, speleo .... endroit plus que nature. Les endroits incontournable celon et vous !!! Mille merci a ceux qui vont me repondre et a tres vite sur le net! Camille😉
Risque de guerre Israël-Iran: que faut-il faire, voyage ou pas? English translation pending
by Jeanmarcpa · 2012-08-19 · 29 replies
Bonjour à tous,

Si on écoute les infos alarmistes de ces derniers jours et notamment les déclarations israéliennes ( attaque des bases nucléaires iraniennes avant les élections américaines....) il y a de quoi s'interroger avant un voyage dans le sud de l’Iran programmé mi octobre.

qu'en pensez vous , j ai mon billet pour shiraz le 17 octobre , je suis bien déterminé a visiter ce magnifique pays surtout que je m'y prepare depuis un bon moment .Que me suggérez vous? vos avis intéressent , que se passe t il en cas de conflit (avant mon départ (billet d'avion) ou pendant (rapatriement ? )

help.!!!!!!!

Bon soirée

JM
Cinq jours à Prague en juillet 2012 English translation pending
by Ellobo · 2012-07-27 · 0 replies
Salut à tous, comme d'habitude après un voyage voici un compte rendu avec surtout mes petits conseils, mes avis. Nous étions en couple, et avions décidé de bien marcher (nous sommes bons marcheurs). On a vu un maximum de choses et surtout avons emprunté plein de chemins différents dans nos visites afin de s'imprégner au mieux de l'architecture de Prague qui est fantastique. Il y a beaucoup de choses à faire, mais aussi il suffit certaines fois de lever un peu la tête pour voir des trucs sympas. Merci au CR de Vazyvite qui m'a bien aidé à construire mon programme et merci à Kédor le spécialiste de Prague sur VF pour tous ses conseils. Voici mon CR (un peu long, sans photos, mais c'est comme ça !)

Jeudi 19 juillet : Après un vol sans souci avec Easy Jet, arrivée à l’aéroport de Prague à 12h, récupération des bagages, puis direction le point info bus-tram pour l’achat de deux tickets pour nous et d’un ticket (à moitié prix) pour la valise pour se rendre au centre ville en transport en commun (Prix 80 CZ le tout, soit 3,30 € environ !) C’est très facile ensuite, il faut prendre le bus 119 jusqu’à son terminus Dejvickà et ensuite c’est la ligne A du métro jusqu’à Mustek pour nous, là où se trouve notre hôtel. Ensuite 50 m à pied et voilà, le check in peut avoir lieu. A 13h50, on est parti, direction la place de l’hôtel de ville. A notre grand étonnement, beaucoup de monde, vraiment beaucoup et très vite on comprend pourquoi : c’est bientôt une heure pleine et donc la fameuse horloge va retentir avec sa petite animation. Une fois ce petit cérémonial fait, le monde se dilue et cela va beaucoup mieux. Cette place est magnifique et nous l’arpenterons en long, en large et en travers durant les 5 jours car c’est un bon et joli repère. A l’image de la ville, les maisons sont toutes plus belles les unes des autres, chacune avec sa spécificité, le tout étant dans une parfaite harmonie. Ensuite visite de l’hôtel de ville, avec quelques salles sympas mais sans plus. On voit l’arrière du mécanisme de la fameuse horloge et ensuite une visite guidée en anglais, nous conduit dans les souterrains (sympa). Cela fait une première visite d’une heure environ, bien comme mise en bouche. Nous montons ensuite en haut de la tour pour avoir une vue sur Prague. C’est pas mal du tout ! Ensuite visite de l’église ND de Tyn et de la cour de Tyn. C’est un premier contact avec le baroque et pas le dernier …. Les églises St Jacques et St Nicolas étant fermées, une promenade dans la rue Celetna s’impose, à la recherche sur les maisons d’un détail architectural marrant (et il y en a des observations à faire !). Le petit sandwich de midi étant loin, c’est à 19h que l’on va manger dans un resto, U Provaznice, très bien à un prix défiant toute concurrence. Après dodo, car départ matinal de France.

Vendredi 20 juillet : Frais et dispo, nous partons pour le Château à pied. L’hôtel se situant à côté de la Place Venceslas, je calcule une demi-heure de trajet et voulant arriver à 9h, l’opération est simple pour trouver notre heure de départ … Trajet tranquille, sans se tromper, quelques escaliers plus tard, on est devant le guichet et hop c’est parti pour la journée château. On commence par la Cathédrale St Guy, splendide, grande et là la tuile le caméscope me fait des misères, comme une fois à la Vallée de la mort et j’ai de quoi réparer cela, mais à l’hôtel. Du coup retour à l’hôtel, et re-départ pour le château (je l’ai dit on a marché). Ne voulant pas repasser par le même endroit que la première fois, j’entrevois des jardins qui m’ont l’air jolis et hop on les fait, pour ensuite se retrouver une nouvelle fois à l’entrée du château. Au niveau de la porte d’or, il y a l’accès à la tour du clocher de la Cathédrale. On se fait l’ascension (avec un autre billet que le billet combiné) et là la vue sur Prague est fantastique. Ensuite après la descente, visite de l’ancien palais royal et sa très belle salle Vladislas (quelle merveille !), ensuite la Basilique St Georges (un peu de baroque !) et enfin la ruelle d’or (un peu décevant, car j’ai trouvé un côté Disney et boutiques). Petit souci, les nuages dans le ciel s’amoncellent et on voudrait faire les jardins. On tente et on verra bien….Mauvaise pioche, au niveau du belvédère (tout en travaux) c’est la pluie…Le parcours dans les jardins sera écourté et c’est en courant que l’on rejoint le château pour s’abriter sous des arcades. Une fois l’averse calmée descente vers Mala Strana et l’église St Nicolas (la grande !) Encore du baroque (c’est immense !), mais on n’est pas lassé, il y a toujours quelque chose à chercher. De plus, la pluie ayant repris, on a largement le temps de s’imprégner de la chose car on ne va pas sortir très vite. Ensuite direction l’église ND de la Chaîne, de style plutôt roman et au départ j’avais prévu un petit circuit dans ce coin là, on le fera en jonglant entre les gouttes, mais l’opportunité de le refaire deux jours plus tard sera bienvenue. Retour vers la l’hôtel, douche puis sortie à la recherche d’un resto. Cela sera le Stoleti, pas mal, mais moins typique que celui de la veille. Dodo, pas de Prague by night, la pluie nous en empêche.

Samedi 21 juillet : On l’avait vu de loin, mais pas emprunté du coup on commence la journée par le Pont Charles, du coup il n’y a pas trop de monde et on prend le temps de bien l’observer ainsi que toutes les statues. Ensuite direction le Palais Wallenstein siège du sénat, qui se visite seulement le we. Les jardins sont très jolis, la visite de l’intérieur laisse un peu sur sa faim, mais comme c’est gratuit, on ne va pas se plaindre. Une nouvelle fois, lors de nos visites, les rues pour aller d’un point à un autre sont aussi de jolis moments de visites, car vraiment Prague est une ville magnifique avec des façades splendides. Ce quartier est celui des ambassades, donc tous les immeubles sont très bien entretenus. Ensuite montée à ND de Lorette, superbe cloître avec son trésor incroyable (ostensoir avec 6000 perles). C’est aussi un lieu calme et reposant. Petite promenade dans le quartier de Novy Svet et ensuite continuation pour l’abbaye de Strahov et ses salles de bibliothèques qui sont bluffantes. Quelle beauté ! Ensuite descente par la rue Nerudova et re-traversée du Pont Charles. Là il y a du monde !!! Promenade dans le quartier on re-essaie de voir les églises St Jacques et St Nicolas et c’est encore fermé ! Direction la maison municipale et on arrive pour une visite guidée (seul moyen de voir l’intérieur). Une nouvelle fois c’est en anglais, mais on y arrive quand même. Les salles sont magnifiques et c’est avec impatience que l’on espère la grande salle de concert smetana. Pas de chance, il y a répétition d’un opéra pour le soir et apparemment cela se passe mal, il y a du retard et donc pas de visite. Dommage, il faudra revenir ! On se fait ensuite une galerie marchande pour voir un peu un samedi de courses dans la capitale tchèque et direction une pizzeria Modra Zahrada pas très loin de l’hôtel car il pleut !!!!

Dimanche 22 juillet : Je voulais aller à Karlstejn, un château de Charles IV. Après plusieurs hésitations c’est la fainéantise qui l’a emporté, nous avons décidé d’y aller avec un organisme et un guide en français (un peu marre de l’anglais). Au départ tout va bien, nous sommes 6 (deux autres français et un couple argentin) Le guide explique qu’il va parler en français et en espagnol (tout content j’adore cette langue). Après une petite heure de route, une petite rando dans une forêt pour accéder au château, il faut attendre un peu pour visiter. C’est très organisé, et il y a un départ toutes les 5 minutes environ ce qui fait qu’il y a un groupe par salle visitée et cela tourne (donc 5 minutes par salle !!!) Là cela a été moins bien, car notre guide a copiné avec une autre guide qui avait 14 personnes avec lui et ils ont mélangés les groupes, pour faire un groupe anglais/français et un groupe espagnol/russe. Moi qui en avait assez de l’anglais, merci !! Surtout que très souvent il oubliait de parler français, favorisant l’anglais. M’enfin la visite est très bien, le château est très beau et on a appris malgré tout beaucoup de choses. Retour sur Prague vers 14h et là on commence notre périple (le bus c’est bien, mais la marche c’est mieux !) Direction le théâtre national, puis les quais de la Vltava vers la maison de Ginger et Fred. Au niveau architectural, le contraste est saisissant. Comme le temps est beau (on a acheté un parapluie ce matin, c’est normal !), nous continuons vers l’église Saints Cyrille et Méthode pour un moment dur sur l’histoire de cette église en 1942. Continuation vers l’église Saint Ignace et comme cela va bien on poursuit vers église Ludmilla. A Noël, on avait eu notre cure de mosquées, là ce sont les églises. Encore une fois, se promener dans Prague est très agréable, surtout un dimanche après-midi ensoleillé. Les quelques personnes que nous rencontrions devaient nous prendre pour des fous, car nous nous extasions devant des façades qui en fait étaient leur habitation. Comme cela nous sommes arrivés à l’église du Sacré cœur pour un choc monumental. Malheureusement fermée, celle-ci ne laisse pas indifférent, et je pense que cela vaut le coup de la voir… Retour vers la place Venceslas, et visite du musée du communisme, très intéressant (commentaires en français). Restaurant Mlejnice très très bien (le meilleur de ceux qu’on a fait) et ensuite un tour de Prague by night. N’ayant pas assez marché ( !) j’ai l’idée de vouloir regarder la ville d’en haut, du coup nous allons au niveau de métronome pour voir la ville s’illuminer. Pas grand-chose à vrai dire, un peu déçus même. Ce n’est pas grave, nous redescendons et au niveau du Pont Charles deux feux d’artifices sont tirés à quelques minutes d’intervalle. C’est très joli car ils sont tirés depuis le fleuve et les lumières se reflètent dans l’eau. Les rues sont pleines de monde, il ne pleut pas et c’est bien agréable. Je pensais malgré tout que Prague serait mieux illuminé que cela, même si la perspective depuis la place de l’hôtel de ville est magnifique. D’un autre côté il y a tellement de belles demeures et de beaux monuments que tout éclairer est impossible.

Lundi 23 juillet : Direction le quartier juif de Josefov. On commence par la synagogue Vieille-Nouvelle. Bien nous en prend, car même si celle-ci est hors ticket groupé, nous tombons sur une charmante dame parlant très bien le français qui nous explique les fondamentaux de la religion juive (rites, organisation de la synagogue, etc…) Il faut dire que nous n’y connaissons rien et donc cela tombe bien. Ensuite nous prenons le billet groupé à la synagogue Maïsel et commençons la visite. Je dirai mauvaise pioche. Pas forcément sur le sens de la visite, mais il faut à mon avis prendre soit un guide pour quelques heures, soit l’audio-guide qui est loué à la synagogue Pinkas (même si je pense qu’il faut terminer par elle). Si je devais le refaire je prendrai mon billet à Maïsel (pas de monde !!), puis irai à Pinkas prendre l’audio-guide (la file d’attente pour celui-ci n’est pas la même que les billets, heureusement car il y avait beaucoup, beaucoup de monde) et reviendrai sur Maïsel. Cela parait tordu, mais je pense que j’aurai mieux appréhendé la visite car rein n’est écrit en français et en fait les synagogues que l’on visite sont des musées. L’ordre de visite a, à mon avis son importance car après le synagogue Maïsel, nous avons font la synagogue espagnole (beau bâtiment celle là) et cela suit une certain chronologie dans les expositions. Ensuite la synagogue Klaus, pour enfin terminer par la synagogue Pinkas très, très émouvante avec sa liste de noms de juifs déportés puis tués par les allemands (77 000 noms). Les murs sont remplis. Enfin le tour du cimetière est un moment curieux, je ne suis pas trop fan, mais vraiment c’est curieux. Donc sentiment mitigé, car j’ai l’impression d’être passé à côté de certaines choses, même si d’autres m’ont bouleversé. Pour continuer dans le thème, un petit tour à la synagogue de Jérusalem, qui n’est pas dans le même quartier, encore un bel ouvrage et sur la route un arrêt à la tour poudrière, pour faire notre quotidienne montée d’escaliers afin d’avoir une nouvelle perspective de Prague vue d’en haut. On continue à arpenter les rues, en profitant pour faire (quel langage !) la deuxième église St Nicolas, église de rite hussite, plus jolie à l’extérieur qu’à l’intérieur, avant d’arriver à l’île Kampa, un lieu calme et reposant après le passage obligé sur le Pont Charles. Un musée d’arts modernes a quelques pièces à l’extérieur, c’est bizarre, mais il y a des personnes qui aiment cela, donc … Ensuite nous allons refaire le petit tour que nous avions fait rapidement sous la pluie vendredi, à savoir le mur Lennon, l’ambassade de France, la place de Malte. Des demeures une nouvelle fois magnifiques et ce mur qui montre toute la volonté de résistance des pragois ‘chose que l’on retrouve dans l’histoire du pays). Ensuite ? Montée sur la colline de Pétrin, des fois qu’une vue nous aurait échappée… Par contre au vu de la file d’attente devant la tour Eiffel du coin, nous renonçons à l’escalader. Nous nous contentons de nous promener dans les jardins pour ensuite redescendre parmi les pruniers. Fatigués ? Un peu mais voir les maisons cubistes dans le quartier de Vysehrad me tente et donc en voiture (à pieds) et on y va. Bon, on l’a fait mais sans plus. Au vu de l’heure nous ne montons pas au château de Vysehrad et rentrons plutôt en passant par la place Charles. Resto U Parlementu, malheureusement fumeur, mais assez bon et dodo, les jambes un peu fatiguées.

Mardi 24 juillet : Dernier jour, on va encore se promener au gré des objectifs pour voir de nouveaux coins. Direction couvent St Agnès, par un quartier rappelant Novy Svet, mais celui-ci étant fermé c’est vers le Pont Charles que nous nous dirigeons. La montée de la tour côté vieille ville nous manquait. De plus le soleil brille vraiment et les photos et images que nous faisons sont splendides. Ensuite une visite guidée au Clementinum nous attend. Cet ancien collège jésuite présente trois salles, la chapelle aux miroirs, la bibliothèque (fantastique !!!) et la tour astronomique d’où la vue est l’une des plus belles que nous ayons fait (et pourtant on en a fait). De plus nous avons la chance d’avoir comme guide une élève en architecture qui a passé un an à Lille et donc nous passons un long moment en haut de la tour à discuter sur Prague et les tchèques en général. Un très bon moment, très riche. Ensuite nous en savons plus quoi trop faire car c’est toujours le souci lorsque l’on a un avion à prendre, on ne veut pas prendre trop de risques à s’éloigner. Nous décidons de remonter au château pour faire quelques clichés sous le soleil radieux, que nous n’avions pas la première fois. C’est sympa. On se pose et on regarde (on l’aura fait souvent en fait). Ensuite une descente tranquille, une dernière traversée du pont Charles et direction l’hôtel pour récupérer les valises. Direction aéroport, par le métro et le bus 119 comme à l’aller et retour sur Lyon sans soucis.

Voilà c'est fini, pour ceux qui ont eu le courage de tout lire. Notre hôtel était l'hôtel Liberty, très, très bien placé pour tout faire à pied. Chambre très bien, calme, petit déjeuner copieux qui nous permettait de ne prendre qu'un petit truc à midi. Je recommande. a+
Venise - Thonon-les-Bains à vélo juin 2012 English translation pending
by Lucbertrand · 2012-07-16 · 4 replies
Encore un périple à vélo, avec l’habitude les voyages finissent par se ressembler, c’est tout du moins la première impression. On part, on pédale, tendu vers le but à atteindre, déjà rompu à la manœuvre par l’habitude de milliers de kilomètres parcourus à deux roues. Mais en fait, il n’en est rien, l’aventure est à chaque fois différente pour de multiples raisons. Je n’en citerai que quelques unes, des plus évidentes: la météorologie, variable majeure, déterminant le niveau de plaisir ou de souffrance, les compagnons qui sont différents d’une fois à l’autre d’où entente ou non, la forme physique du moment qui conditionne totalement l’expérience, les pays traversés qui par leur diversité impriment chacun une trace particulière sur le voyage.

Rentrant tout juste des Pyrénées où nous avons effectué une merveilleuse chevauchée à huit sur un certain nombre de cols mythiques comme le Tourmalet, l’Aubisque, l'Aspin, Marie Blanque et bien d’autres me voilà de retour à Lyon pour un bref repos de deux jours. Gérard me rejoint et nous préparons nos vélos pour un embarquement très matinal en direction de Venise, point de départ de ce nouveau circuit à deux roues à travers les montagnes alpines. Emballer son vélo, dans un carton aux dimensions réglementaires, semble au premier coup d’œil mission impossible. Mais pas de panique, une fois les roues démontées, la selle baissée, le guidon desserré, le porte-bagages avant retiré, car inutile cette fois en Europe, eh bien le miracle s’accomplit et tout rentre, et le carton se ferme sans difficulté. Il suffit de le renforcer avec la quantité de scotch de déménagement qui convient et le tour est joué. Mon nouveau camarade je l’ai connu via internet et le site voyage forum. En effet, lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette traversée afin de terminer le parcours entrepris l’année précédente de Thonon à Nice, ma compagne outre le fait de me voir partir, appréhendait que je me lance seul dans l’aventure. J’ai donc mis une petite annonce sur ce fameux site de voyage, VF, et j’ai eu deux réponses. Le premier candidat ne convenait pas, car il s’agissait d’un cycliste avec vélo de course qui comptait parcourir cet itinéraire sans bagages en effectuant des étapes très longues. Je m’inscris dans une démarche de cyclotourisme, roulant assez lentement, avec sacoches relativement lourdes, ce qui procure une capacité d’autonomie permettant le camping et le bivouac. Cyclistes de route et cyclotouristes n’ont pas la même philosophie du voyage, d’où généralement difficulté d’harmonisation. Par contre mon deuxième contact, Gérard, s’inscrivait tout à fait dans l’esprit de l’errance à vélo en toute liberté. Après quelques échanges écrits puis téléphoniques, nous permettant d’envisager avec succès un voyage en commun, un rendez-vous physique est pris. Nous nous retrouvons un soir dans un restaurant du Jura et faisons plus ample connaissance. Tout se passe pour le mieux et nous voilà deux mois plus tard à boucler nos cartons en vue de prendre l’avion demain matin à 6 heures à l’aéroport de Saint-Exupéry à Lyon. Internet a révolutionné beaucoup de domaines de nos vies professionnelles, affectives et de loisir. En effet, pour des grandes balades de ce type à vélo, les candidats prêts à partir ne sont pas nombreux et de plus à une date donnée, cela devient la quadrature du cercle. Mais voilà, le petit message lancé dans le virtuel se concrétise par un compagnon en chair et en os avec lequel je vais vivre une magnifique aventure de 11 jours. N’oublions pas, qu’internet c’est aussi les amis fictifs que l’on a jamais vus et que l’on verra probablement jamais mais que l’on comptabilise dans une liste d’amis qui parfois est pléthorique ! Ne jugeons pas, le net, chacun en fait l’emploi qui lui convient, ou semble lui convenir, mais nous en sommes tous, ou presque, fortement tributaires. Nous n’échappons pas aux évolutions de notre monde ! 9 juin, 3h30 du matin, ça fait tôt ! Debout, on enfourne les cartons contenant nos vélos et nos bagages dans ma voiture, un vrai petit camion ! Mon neveu nous accompagne à l'aéroport afin de ramener le véhicule. Nous avons décidé de procéder de la sorte, afin de ne pas être prisonniers de réservation d’avion pour le retour. En effet, ce dernier se fera à vélo jusqu’à Thonon-les-Bains et de là nous rentrerons à Lyon par l’un des nombreux TER qui relient les deux villes. Les formalités d’embarquement vélos et sacoches sont effectuées sans difficulté, ce qui nous enlève un poids. Tous ceux qui ont voyagé en avion avec leur vélo connaissent les tracasseries de dernier moment, qui généralement ne manquent pas de faire monter le rythme cardiaque et demandent des réponses rapides et efficaces. Mais aujourd’hui, rien de tout cela et tranquillement nous rejoignons la zone de transit. Notre avion décolle avec une demi-heure de retard, mais fait surprenant sur un si petit trajet, il arrivera à remonter ce handicap et se posera à l’heure. Bien entendu, l’arrivée à l’aéroport de Venise est un spectacle à ne pas manquer. L’avion en approche survole la lagune et on cherche du regard cette ville incroyable, unique au monde construite réellement au beau milieu de l’eau. Tant que l’on ne l’a pas vue du ciel, on a du mal à imaginer cette cité au beau milieu de sa lagune, époustouflant ! Il y a six mois j’y ai séjourné quelques jours. Mon plus grand plaisir avait consisté à passer mes journées à bord des bateaux transports en commun, dénommés « vaporetto », à circuler d’île en île, ou le long des canaux de Venise à contempler les innombrables palais. Aujourd’hui alors que l’avion est en approche finale, je vois défiler le palais des Doges, la place Saint Marc, et en arrière fond je distingue l’île du Lido où nous avions passé quelques nuits dans un hôtel superbe, et incroyable mais vrai, aux prix doux ! Les roues touchent, le poser se fait sans heurt. Arrêtons de rêver de vaporetto, de palais des Doges et autres douceurs de ce lieu unique, car nous sommes là, paradoxalement, pour nous en éloigner le plus rapidement possible afin de rejoindre les montagnes et les nombreux cols qui s’égrènent le long des mille kilomètres qui nous séparent du lac Léman. Toujours une petite angoisse en récupérant les vélos, y-a-t-il de la casse ? Une détérioration devient rapidement un handicap nécessitant réparation, qu’il s’agisse d’un rayon cassé, d’un porte-bagages tordu, d’une poignée de frein déformée, sans parler du gros pépin, du cadre déformé car il a été percuté par un corps étranger de forte masse. Jean, mon mentor en cyclorando, m’a plusieurs fois relaté cet exemple de cadre définitivement tordu empêchant toute utilisation du vélo ! Nous récupérons nos cartons dans un lieu approprié aux bagages encombrants et nous installons dans un recoin calme de l’aéroport en vue de remonter nos vélos. A la première inspection des emballages tout semble normal, le remontage nous le confirmera. Gérard a vite fait de mettre sa monture en ordre de marche. En ce qui me concerne, ayant dû procéder à un démontage plus important, il me faut logiquement plus de temps afin d’être prêt. En finale, je dois batailler avec les patins de freins qui refusent de se mettre dans leur position avant démontage, un frottement important sur les jantes persistant. Donc, je commence à modifier les serrages des câbles, et après quelques ajustements, mon vélo est opérationnel. Il est 9h30. Nous voilà à l’air libre. Nous identifions rapidement la route à prendre, en direction de Trieste dans un premier temps. Le ciel semble clément bien que gris. Les prévisions météorologiques consultées la veille se présentaient sous de bons augures. Les premiers kilomètres sont parcourus le long d’un axe à forte densité. La chaussée n’est pas toujours très large, pas d’espace de protection pour les vélos. Heureusement, un léger vent favorable nous accompagne, ce qui nous permet de rouler à vive allure. Cependant les camions et les caravanes nous frôlent parfois dangereusement. Les propriétaires de ces dernières ne semblent pas toujours avoir le gabarit de leur maison sur roues dans l’œil. La voiture étant passée, l’engin tracté ne peut que passer lui aussi ! Gérard étant devant moi, je vois une voiture le doubler en dehors de toutes les règles de sécurité, et la caravane, au gabarit légèrement plus important, j’ai vraiment l’impression qu’elle va le renverser. Il s’en est fallu de quelques centimètres. Mon compagnon n’a pas vraiment réalisé, mais en ce qui me concerne mon rythme cardiaque a fait un bond. Pourvu que ce calvaire ne dure pas trop longtemps. De plus, pour ne rien arranger, le temps devient menaçant et une petite bruine intermittente s’invite. Durant les premiers kilomètres d’un voyage, où l‘on sait que l’on va affronter des difficultés conséquentes, se retrouver confronté à des conditions météorologiques et de circulation relativement hostiles, fait clairement prendre conscience des risques d’échec, au cas où la situation évoluerait défavorablement. Comme toujours à vélo on se sent très dépendant des intempéries, on prie pour que le mauvais temps et la pluie, voire la neige, ne s’acharnent pas trop sur nous. Dans ces moments de doute et de concentration pour combattre l’adversité, on se sent vivre et en communication avec les éléments et notre corps. Pour le moment le ciel se contente de rester menaçant et d’humidifier la route. Après trente kilomètres, nous atteignons la petite ville de San Dona de Piave, et comme par miracle la circulation devient bien moins dense, moins inquiétante. Nous faisons quelques courses dans un super marché, prenons du jambon cru, particulièrement savoureux pour un prix défiant toute concurrence. De vastes plaines s'étirent en direction du nord, et les premières silhouettes de relief se lèvent devant nous. N’oublions pas que nous sommes venus traverser les Alpes par une longue succession de cols, des fois que ces premières étendues plates nous le fassent oublier. Vers midi, la pluie s’intensifie, nous nous abritons dans une allée couverte au centre d’un village et tranquillement nous savourons notre sublime jambon italien. Un petit café juste à côté, nous y prenons notre premier expresso. Par chance les précipitations s’arrêtent et nous voilà de nouveau en route. La cadence est bonne. Une petite ville est atteinte, un passage à niveau est fermé. Des trombes d’eau, un véritable déluge s’abat sans prévenir. Vite, une fois encore un petit porche nous abrite. La barrière reste fermée, bien que le train soit passé, mais vu le temps nous ne sommes pas pressés de repartir. L’ondée, phénomène par définition éphémère, se calme, mais la barrière du passage à niveau ne se lève pas. Cela doit bien faire un quart d’heure que la route est coupée. Les gens semblent y être habitués car aucune voiture ne reste, les rares qui arrivent font immédiatement demi-tour. Bizarre, bizarre ! On décide de passer sous l’obstacle et de franchir les voies ferrées. Mais à ce moment le chemin se libère et nous n’aurons pas à commettre cette infraction, qui est à la source de nombreux accidents mortels de par le monde. Nous reprenons notre itinéraire le long d’une vallée qui longe les montagnes. La nature très verte est la preuve des journées pluvieuses qui viennent de s’écouler. En début d’après-midi, les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions, rien de tel pour nous donner un moral d’acier. Vers 18 heures après 113 kilomètres, certes avec très peu de côtes nous arrivons dans la charmante ville de Maniago. Sur la place centrale de belle taille, une jolie auberge « Albergo Montenegro » nous offrira le gîte et le couvert pour un prix comparable à ce que l’on trouve en France. Nous aurons droit à une magnifique platée de pâtes bien dans la tradition italienne. Nous nous régalons. La serveuse est fort sympathique et nous parle de son pays la Roumanie. Pour une première journée nous sommes satisfaits, car levés depuis 3 heures du matin, après un trajet en avion, nous nous attendions à une petite forme. Eh bien ! Rien du tout ce fut la grande forme.

Deuxième jour 76 km Maniago Sauris de Sopra 1500 m de dénivelé Le temps en ce début de matinée semble correct mais les prévisions sont pessimistes et les dernières pluies datent de peu de temps, le sol étant détrempé. Nous allons attaquer notre premier col « Passo Rest ». Il n’est pas très élevé, 1052 mètres mais nous partons de 300 mètres et la route est vallonnée avant d’arriver au pied de l’obstacle. La circulation a complètement disparu et ce début de deuxième étape est particulièrement agréable, en direction d’une montagne qui se fait de plus en plus présente. Ce col est magnifique, la route est étroite et s’élève à travers une forêt dense et profonde, dominée de grandes falaises. La pente est raide, je me traîne à cinq à l’heure, Gérard plus rapide me distance sans attendre et je le vois disparaître, comme ce sera généralement le cas à chaque longue côte de notre périple. Autant je roule bien sur le plat, autant dès que des pentes se présentent, j’ai l’impression d’être cloué sur place. Cela est sans doute dû à ma quasi absence d’entraînement au cours de l’année. En effet, je n’arrive pas à me motiver pour des sorties à vélo de la journée. Il me faut absolument cette notion d’errance sans savoir où je vais dormir le soir pour que ce sport revête de l’intérêt. Mais bien que je monte à faible vitesse, je suis en mesure de tenir des heures, donc armé de patience je m’attaque à ce premier col d’une longue série. Une succession de virages en épingle à cheveux escalade une pente raide. Le ciel s’assombrit, la pluie commence à tomber et quelques kilomètres avant le col, des trombes s’abattent et ne semblent pas vouloir cesser. Je passe le point le plus haut complètement trempé. Aucun abri en vue, Gérard a donc, de toute évidence, décidé de continuer. Je me lance dans la descente. Rapidement je suis transi, les freins n’ont pratiquement plus aucune efficacité. D’après la carte la descente s’étire sur une dizaine de kilomètres jusqu’à la prochaine ville. Je rêve de trouver un bar où m’abriter de ce froid qui me transperce. Le nez sur la route, le visage baissé au maximum pour éviter les piqures des gouttes énormes qui me cinglent la peau, mon champ de vision est réduit au minimum dans cette ambiance brouillardeuse et hostile. Un virage, une voix m’interpelle, je lève la tête. J’aperçois un terre-plein, sur lequel un panneau supportant une carte de la région, le tout surmonté par un minuscule haut-vent de trente centimètres. Gérard s’est littéralement collé contre la carte et essaie de se protéger des intempéries. Il me propose de le rejoindre et d’en faire de même de l’autre côté. Nous nous retrouvons donc collés chacun d’un côté d’un grand panneau de bois, cherchant un abri incertain sous nos avant-toits de faible dimension. Le lieu n’est pas idéal pour le repas de midi, tant pis. Nous nous passons la nourriture de la main à la main sans nous voir chacun caché de son côté. Dans ces moments on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qui se passerait si le col au lieu de culminer à 1052 mètres, dépassait les 2500. Je préfère prendre ce gros mauvais temps maintenant que plus tard. Mais l’un n’excluant pas l’autre, il ne nous reste qu’à souhaiter avoir de la chance lors des grandes montées à venir. Le temps de manger notre charcuterie italienne, en évitant les gouttières qui nous dégoulinent sur la tête et les épaules, la pluie faiblit. On reprend notre chemin dans des conditions plus favorables. Mais la descente s’arrête vite et nous voilà dans des côtes sévères, étonnant pour une descente de col. Mais le soleil pointe à travers de gros nuages et une atmosphère chaude nous enveloppe. Que cela est bon, lorsqu’on est trempé et que l’on grelotte. En levant les yeux, on réalise que de toute évidence cette accalmie ne sera pas de longue durée, vu la couleur du ciel en général. Enfin, nous plongeons vers la vallée et rejoignons la ville d’Ampezzo. Ce nom chantant nous avertit que nous rentrons dans ce fabuleux massif des Dolomites, qui recèle nombre de montagnes connues universellement dans le monde de l’escalade : Tre Cime, Marmolada, Civetta, Catinaccio, Tofana di Rozes et bien d’autres. Que de souvenirs d’ascensions époustouflantes me reviennent en mémoire. Je pense entre autre à la voie Cassin à la Cima ovest di Lavaredo toute en surplomb, ou au Spigolo Gialo doigt de 300 ou 400 mètres qui défie presque la gravité. Mais pour pouvoir profiter des panoramas grandioses qui nous attendent, le beau temps serait indispensable. Hélas, ce ne sera pas le cas, car les deux jours à venir vont être les plus éprouvants de notre traversée lors du passage de cols à plus de 2000 mètres. D’Ampezzo après avoir bu un capuccino, nous attaquons la longue pente qui conduit au Passo d. Mauria, quelques 800 mètres plus haut. Le temps n’est pas beau, mais que la montagne est impressionnante lorsque les nuages et les grandes parois s’associent pour la beauté de la nature. Quelques tunnels, malgré mes appréhensions, ils sont les bienvenus, car il n’y pleut pas et de plus l’éclairage est important, ce qui limite le danger. Au village de Sauris de Sopra la fatigue commence à se faire sentir et il ne faut pas s’attendre à rencontrer d’hébergement en direction du col. Une auberge agréable tenue par un Français nous offre un confort appréciable à un prix correct. Seul petit inconvénient, il n’y a pas de chauffage, donc pas question de faire sécher nos affaires. En ce qui me concerne j’ai des rechanges, bien isolées dans des sacs de congélation, mais il est toujours agréable de reprendre la route au matin avec l’ensemble de ses habits secs. En effet, des vêtements restant mouillés plusieurs jours finissent par moisir. Dans ce village on est en pays germanique. Tout y fait penser, l’architecture, la représentation des légendes germaniques lutins, gnomes et autre Nibelungen. Et pour renforcer cette impression, la plupart des gens parlent allemand ou un dialecte approchant. Donc aucun problème de communication. Il y a une dizaine d’années j’avais de bonnes bases en italien, mais le manque depratique me rend toute conversation dans cette langue très difficile. Je me suis aperçu que souvent les Italiens parlent français ou anglais, et dans cette région l’allemand, donc tous les problèmes de compréhension sont aplanis. De plus, lorsque j’essaie de leur parler italien, très vite je m’exprime en espagnol et ils comprennent toujours ! Mais je mets un point d’honneur à utiliser les formules de politesse italiennes, même si plus souvent que je ne le voudrais cela dérape vers des ‘por favor’ ou autre gracias !

Troisième jour Sauris de Sopra au Passo Falzarego 87 km 1600m de dénivelé Ce matin après un petit déjeuner sympathique en présence de l’hôtelier et son épouse, nous reprenons notre traversée dans une ambiance blafarde et brouillardeuse qui ne n’est pas de très bon augure. En effet, quelques kilomètres plus loin, la pluie se met de la partie et elle nous gratifiera de sa présence généreuse toute la journée. Le premier col, Passo d. Mauria (1298 m) est atteint. Nous ne traînons pas, les nuages accrochent tous les reliefs. Heureusement qu’il ne fait pas trop froid, car c’est la neige que nous pourrions avoir. Vu les conditions météorologiques exécrables, il est impératif de modifier notre itinéraire, optant pour la route passant le plus bas. Bien évidemment il s’agit d’une route à grande circulation qui va nous conduire à Cortina d’Ampezzo. La ronde des camions commence. En temps normal ce n’est pas très plaisant d’être frôlé par ces monstres hurlants, mais sous la pluie cela devient un véritable calvaire. Une côte raide sur une quatre voies, je reste cloué, Gérard disparait. La route s’engouffre dans un tunnel étroit au trafic intense, l’horreur. Sur plus d’un kilomètre je vais vraiment avoir peur, le vélo n’a absolument pas sa place dans ces antres de Lucifer. Sitôt sorti, je constate qu’un second se présente, heureusement plus court. Un embranchement à droite, direction de Cortina, le trafic se réduit, le gros du flot descendant vers Belluno. Au passage d’un village Gérard m’appelle, il a repéré la piste cyclable que l’hôtelier lui a indiquée, et qui doit nous conduire jusqu’à Cortina. Je n’avais rien vu et sans son intervention j’aurais continué sans jamais voir cette vélo-route qui restera un peu au-dessus de l’itinéraire automobile. Ne plus devoir être soumis au stress de la circulation est psychiquement reposant ; cependant la pluie est toujours très présente. Les sommets sont accrochés et les beaux pics de calcaire qui s’élancent dans le ciel restent désespérément cachés. Cette piste cyclable emprunte une ancienne voie ferrée datant du début du XX siècle. Nous passons de charmants tunnels aux petites dimensions. On pourrait se croire sur une voie ferrée pour train miniature. Nous profitons de l’un de ses tunnels pour effectuer notre pause casse-croûte bien à l’abri de la pluie. Depuis trois jours elle nous accompagne, nous commençons à nous poser des questions. Le moral reste bon, car malgré les conditions hostiles nous avançons. Sur cette piste de nombreux vélos de location circulent, la pluie ne rebute pas les amateurs. Cela me rappelle les Allemands sur le bord du Danube, que rien n’arrête. Un léger répit dans les précipitations nous permet de reprendre goût à l’effort du pédalage. Cortina d’Ampezzo est atteinte. Quel dommage que la vue soit si restreinte. Les journées sont logues en juin et il n’est pas très tard. Nous faisons une halte réparatrice dans un bar au pied du col de Fazarego, qui culmine quelques 900 mètres plus haut. Plus rien ne semble nous arrêter. Nous sommes trempés mais nous avançons. Vers les 2000 mètres d’altitude le froid devient plus vif et la pluie redouble d’intensité, comme pour nous empêcher d’atteindre ce col à 2117 mètres. Malgré les éléments adverses, nous y arrivons. Nous trouvons refuge dans une petite chapelle aux quatre vents, juste le temps de retirer nos vêtements trempés avant d’entamer la descente. Les nuages se déchirent et quelques grandes parois verticales se laissent admirer. Les Dolomites, paysage montagnard unique ! Nous faisons quelques kilomètres et sur le bord de la route un hôtel au look de château de la Belle au Bois Dormant nous invite à l’arrêt. Encore une journée riche en efforts et coups de pluie.

Quatrième jour Passo Falzarego à Castelrotto 63km 1100 m de dénivelé Ce matin les conditions météo sont déplorables et les prévisions détestables. Il tombe des cordes. Avec une certaine impatience, nous attendons dans le garage de l’hôtel, prêts à démarrer, en regardant rebondir la pluie sur la route. Elle est si intense, que sur le goudron une pellicule d’eau ruisselle en vagues plus ou moins épaisses. Nous n’allons pas partir sous ce déluge, nous sommes indécis, mais l’immobilité n’est jamais très bonne pour le moral. Après une dizaine de minutes d’attente, nous décidons de nous lancer et de parcourir la distance que l’on pourra. C’est la première fois que je démarre sous des trombes. Nous commençons à vraiment nous interroger. Cela fait déjà une belle distance dans ces conditions difficiles. Serions-nous lancés dans la première traversée des Alpes à vélo en intégrale par mauvais temps ? En cinq minutes je suis trempé. Une fois que c’est fait, on ne craint plus de l’être. Mais la déperdition de chaleur, poursuit son action sur l’organisme. A froid en descente cela ne traîne pas pour se mettre à grelotter. La couche nuageuse est si épaisse qu’on ressent une impression de nuit tombant. Cependant, il faut bien reconnaître que dans ces conditions la nature est de toute beauté. De grands bancs de brumes traînent le long des pentes abruptes de la vallée. Le vert des prés et des sapins prend une teinte sombre, presque épaisse, qui tranche sur le blanc cotonneux des bancs de brume. Les intempéries donnent toujours un air mystérieux à la montagne. Nous atteignons le village de Pieve de Livinallongo, qui se situe au pied du col à venir, le Passo Campolongo, qui culmine à 1875 mètres. Le dénivelé n’est pas très important de l’ordre de 400 mètres. Une fois de plus la montée se fera sous une pluie battante. En côte même trempé on se réchauffe en appuyant sur les pédales, mais dans la descente à venir, je sais d’expérience qu’une fois de plus le froid va sévir. Comme prévu, c’est transi que j’atteins le village de Corvara. Autant une belle descente à vélo par temps sec procure un immense plaisir, autant le même exercice sous une pluie glacée est un véritable calvaire sous les aiguilles des gouttes et les morsures du froid, sans oublier les freins qui ne répondent quasiment plus sur un vélo chargé. Mais voilà cela fait partie des plaisirs de ce mode de voyage, où les caprices de la Terre revêtent toute leur signification. Se soumettre aux aléas du temps est un luxe, auquel on est de plus en plus réticent à s’exposer, recherche inconditionnelle du confort oblige. Il faut rester philosophe malgré les conditions adverses. Une fois au bas du col, je n’arrive plus à réprimer les tremblements de mon corps, Gérard a l’air en meilleur état. Ses habits semblent plus efficaces que les miens. J’opterais pour me lancer directement dans l’ascension du col suivant le Passo Gardena, à 2121 mètres, de peur de n’avoir pas le courage de repartir après une halte. Mais Gérard s’y refuse, nous nous abritons dans un café. Cette halte est en fait la bienvenue, cela me permet de me réchauffer. Une heure plus tard nous reprenons la route en direction du Passo Gardena. Nous sommes au cœur du massif des Dolomites. Une multitude de grandes parois nous cerne de tous côtés. Les une après les autres, elles se dévoilent par intermittence parmi les brumes, tels d’immenses spectres aux dimensions gigantesques. Je reconnais des montagnes que j’ai gravies il y plus de trente ans. Malgré les années ces souvenirs forts sont toujours très présents dans ma mémoire. Une accalmie rend une partie de cette montée agréable, le soleil pointe par moments quelques rayons timides. Le paysage est grandiose. Mais hélas, l’embellie sera de courte durée et c’est sous de véritables bourrasques que j’atteins le col. Tout autour, ce ne sont que gigantesques masses rocheuses fantomatiques qui jouent à cache-cache avec les nuées poussées par le vent. Malgré l’inconfort de la situation je ne puis m’empêcher de marquer l’arrêt afin de m’imprégner de ces panoramas dantesques, et de les immortaliser par quelques photos. Gérard m’attend un peu plus bas, vaguement abrité. Nous ne traînons pas et entamons la descente vers la belle vallée du val Gardena. Les freins à disques de mon compagnon manifestent de sérieux signes de fin de vie. Il n’est pas content, car ils avaient été contrôlés avant le départ de cette balade que l’on imaginait très exigeante pour les mâchoires de freins. Mais la chance nous sourit à Santa Cristina, un préparateur va lui changer les pièces défectueuses. Nous voilà repartis dans une longue descente.L’altitude diminuant, la température augmente et le froid devient plus supportable. Mes tremblements incoercibles s’arrêtent d’eux-mêmes et je me sens beaucoup mieux. La crispation, contre laquelle je lutte accroché à mon guidon, disparait elle aussi. Arrivés à Ortisei ou St Ulrich nous prenons une petite route à gauche en direction de Castelrotto ou Kästelruth. Dans ces régions tous les lieux ont leur dénomination italienne et germanique. Pour ajouter au très net caractère allemand, les constructions sont vraiment de tradition germanique ou autrichienne, grands bâtiments peints de couleurs claires, avec de magnifiques fresques. Cette petite route que nous amorçons, nous surprend d’entrée de jeu par sa raideur. Certains passages dépassent allégrement les 15%. Après une journée déjà éprouvante, c’est le coup de grâce. Nous constatons que nous n’avons pas mangé à midi et il est 17 heures. En pleine côte un arrêt s’impose car l’hypoglycémie guette. Après nous être sustentés les forces reviennent et nous atteignons notre troisième col de la journée, le Passo Pinei à 1437 mètres. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner vers le magnifique village de Castelrotto alors qu’en cette fin d’après-midi le calme météorologique est revenu et que le soleil fait de grandes apparitions qui nous apportent chaleur et route sèche. Ce petit village est adorable, il me fait penser en miniature à la ville de Königsberg au bord du Danube. Partout ce ne sont que splendides maisons aux décorations aux couleurs vives et de bon goût, remarquablement entretenues. Notre hôtel est une merveille, l’accueil y est de premier ordre. L’endroit est touristique. Un groupe d’Américains se fait particulièrement remarquer par leur accent auquel j’ai du mal à m’habituer. Je ne sais pas si cela est dû à notre heure d’arrivée tardive, plus de 18 heures, mais j’ai droit à une superbe suite avec petit déjeuner gargantuesque pour la modique somme de 44 euros. Nous partons nous promener à travers les ruelles et les petites places de ce village de contes de fées. Le temps semble vouloir évoluer enfin vers le beau. Mieux vaut tard que jamais. Nous n’aurons pas vu grand chose des Dolomites que nous quitterons définitivement demain matin. Cela nous donnera un motif pour y revenir. D’ailleurs il n’est pas impossible que nous revenions pour un tour beaucoup plus approfondi de cette région par la multitude de ses cols haut perchés.

Cinquième jour Castelrotto à Prato allo Stelvio 113 km 600 m de dénivelé Après un magnifique petit déjeuner au cours duquel j’engloutis pain, croissants, fromages frais dur et blanc, œufs à la coque, jambon, saucisson, et autres gâteaux couverts de confiture et de beurre, le tout noyé dans un déluge de jus d’orange de café et de thé, je me sens d’attaque pour une nouvelle journée, prêt à affronter sans mollir les imprévus de la route. Nous en avons perdu l’habitude mais le soleil a repris possession du ciel. Nous effectuons nos derniers tours de roue dans les Dolomites, avant de plonger vers la ville de Bolzano. Nous quittons définitivement le Haut Adige. J’ai du mal à pédaler, la tête levée, le regard scrutant à la recherche d’itinéraires d’escalade au milieu de ces immenses à-pics qui nous dominent. Je me projette déjà dans mes prochains desseins, une semaine d’escalade à mon retour de ce périple. Mais une chose après l’autre ! Carpe diem, oui profitons de l’instant présent. Après quelques petites côtes en début de parcours, juste pour nous échauffer, une magnifique route sinueuse en encorbellement dans une falaise très raide nous conduit par une superbe descente jusqu’à l’entrée de Bolzano. Par moments, quelques centaines de mètres plus bas nous pouvons discerner une véritable procession de camions à touche-touche sur la grande route de fond de vallée, que nous allons nécessairement rejoindre. Cela ne manque pas de nous inquiéter. Va-t-on devoir emprunter une route très passante sur une longue distance, au milieu du bruit et de la pollution ? Eh bien non ! Avec joie nous allons découvrir au peu avant la grande ville de Bolzano une magnifique piste cyclable qui va nous conduire une centaine de kilomètres plus loin au pied de ce col mythique, le Stlevio, qui avec ses 2758 mètres est un concurrent sérieux à l’Iseran pour le titre de plus haut col d’Europe. Certains connaisseurs pourraient me rétorquer, que le plus haut c’est Restefond la Bonette. Eh bien pas exact ! La route de Restefond la Bonette, qui fait le tour d’un pic, est la plus haute d’Europe, mais le col de la Bonette qui donne accès aux deux versants de cette montagne culmine juste au-dessus de 2700mètres. Nous voilà sur cette piste cyclable incroyable, qui bien séparée du trafic important de cette vallée passante, nous fait franchir routes et autoroute par des ouvrages successifs, en longeant une rivière au courant rapide, qui donne l’occasion de très jolis coup d’œil. La traversée de Bolzano est un peu brouillonne, bien que constamment sur piste cyclable. A plusieurs reprises nous demandons notre chemin au croisement de plusieurs pistes, fréquentées par de nombreux cyclistes. Si certains voient que nous sommes français et nous répondent dans notre langue, la majorité semble préférer l’allemand à l’italien. Une fois sortis de la ville, nous remontons à vive allure en direction de Merano. Les cols des derniers jours nous ont donné une belle forme et nous pédalons de bon cœur sur cette vélo route presque plate, du moins pour le moment. Une heure et quelques minutes nous suffisent pour atteindre la ville de Merano à une trentaine de kilomètres au nord de Bolzano. Nombreux sont les cyclistes que nous croisons et c’est la première fois que je vois une telle concentration de voyageurs avec sacoches. Sont-ils tous sur un même itinéraire, ou cette piste est-elle le passage commun d’une multitude d’itinéraires ? Je ne pense pas que toutes ces personnes soient lancées dans la traversée des Alpes en sens inverse du nôtre. Alors que nous avions des appréhensions concernant cette étape de liaison en fond de vallée, nous effectuons un trajet superbe, bien conçu pour le vélo. À partir de Merano, de temps en temps quelques petits raidillons nous font prendre par paliers les 600 mètres de dénivelé qui séparent Bolzano de notre point d’arrivée au pied du Stelvio. Nous rencontrons un Allemand lancé dans une traversée de longuehaleine du sud de l’Italie jusqu’en Hollande. Nous faisons quelques kilomètres en sa compagnie, jusqu’à Prato, terme de notre étape du jour. Lui est un pur, il va camper, nous un peu plus embourgeoisés nous optons pour l’hôtel, avec comme alibi, l’étape difficile et mythique du Stelvio programmée le lendemain.

Sixième jour Prato allo Stelvio à Valdidentro 58 km 2300 m de dénivelé Ce matin encore le temps est au beau fixe. Hier matin nous avions eu l’information, que le col du Stelvio était fermé à la circulation du fait des très mauvaises conditions météorologiques de cette dernière semaine. Mais notre moral était gonflé à bloc, et devoir pousser ou porter nos vélos quelques centaines de mètres dans la neige, ne représentait pas à nos yeux une raison pour renoncer. Mais bonne nouvelle, ce matin le col est de nouveau ouvert. La montée se déroule le long de 25 kilomètres et quelques 1800 mètres de dénivelé. Nous attaquons alors qu’il fait encore frais. Le premier tiers suit un fond de vallée au milieu d’une forêt. Nous apercevons les hauts sommets qui nous dominent, la perspective plongeante ne nous permettant pas de saisir toute l’ampleur de ces vastes domaines glaciaires. La circulation de motos et de voitures de sport des plus luxueuses est intense. Par moments, on se croirait vraiment au milieu d’une compétition tellement les machines surpuissantes en pleine action sont présentes en grand nombre. Quelques cyclistes avec vélo de route nous doublent. Nous rejoignons un cyclotouriste tchèque qui effectue la dernière étape de son voyage au départ de son pays. Devant nous un immense pan de montagne apparait en bout de vallée, une incroyable succession d’épingles à cheveux en zèbre toute la pente. C’est bien par là que nous allons monter ? Pas de doute ! Virage après virage le champ de vision s’élargit, de vastes zones enneigées striées de grandes crevasses et bornées d’immenses séracs se dévoilent au fur et à mesure. Le spectacle est si captivant que je ne vois pas les kilomètres défiler, le regard perdu un peu partout là-haut. Je dépasse une cycliste allemande de Cologne, très sympathique. Nous échangeons quelques mots, lorsque les vrombissements des motos nous laissent quelques instants de répit. Je n’ai jamais vu un tel trafic de « gros cubes » de tous genres, Harley et autres customs, grandes routières, sportives, roadsters … Cette montée est un vrai régal et une pensée très machiste me fait rire. Un très bon camarade m’avait dit un jour, je te propose de créer un club : le MMPG. De quoi s’agit-il ? Sigle très explicite pour : Montagne, Moto, Pinard, Gonzesse !! Pas très futé, j’en conviens ! Mais dans cette montée trois des éléments, avec ma charmante cycliste de Cologne, sont réunis. Mais il est vrai que le quatrième, le Pinard, ne serait peut-être pas le bien venu dans cette rampe de longue haleine ! Les virages et enparticulier ceux que je viens de franchir accaparent de nouveau mon esprit. La perspective en contrebas est franchement époustouflante. Par endroits, on ne voit que superposition de tronçons de route parallèles. Une route comme celle-là, je n’en avais jamais imaginé. Dans les quelques derniers kilomètres, la neige est présente sur le bord de la route. Des inscriptions au sol, 1000, puis 500, puis 200 et enfin 100. Ça y est, le sommet arrive. Incroyable, une foule immense, principalement des motards. Cela me replonge une quarantaine d’années dans le passé, à l’époque des grands concentrations, en particulier je pense à celle dénommée le Chamois qui se déroulait vers le 14 juillet à Val d’Isère. Il fait bon, nous savourons notre plaisir au point culminant de notre traversée. Tout bon moment n’ayant pas vocation d’éternité, nous entreprenons la descente sur le versant opposé avec l’intention de profiter de l’occasion afin de se faire un gros plaisir à fond de train. Je ne serai pas déçu. La couche de neige est plus importante de ce côté de la montagne que de celui de la montée, sans doute question d’orientation et de pente. Les vélos de course et les motos sont nombreux. L’état de la route permet de belles prises de vitesse, je frôle fréquemment les 70 à l’heure. Vers le milieu de la descente, un groupe d’une dizaine de cyclistes se trouve à une centaine de mètres devant moi. Un groupe de 8 motos me double et les rattrape. Le revêtement devenant de moindre qualité, les pneus de course demandent des précautions, les cyclistes freinent, les deux groupes de vélos et motos se mélangent. Mes pneus schwalbe extrême, beaucoup plus robustes, ne nécessitent pas tant de précautions. J’appuie à fond sur les pédales, grand développement. À gauche de la chaussée un espace reste libre, je m’y engouffre, compteur presque à 70. Quelques dizaines de mètres plus loin, une suite de courbes pas très prononcées, ça doit passer sans freiner, mais impérativement les doubler tous, vélos et motos, avant la première courbe. Une moto fait mine de déboîter, mais elle s’abstient, m’a-telle vu dans son rétro ? Ça y est, je suis devant. Pas un coup de frein, j’enchaîne les courbes. Derrière j’entends hurler les moteurs de motos. Quel bordel ça doit être ? Pas le temps de me retourner, juste regarder la route un peu cahoteuse et négocier au mieux les virages. Le vrombissement me rejoint. Grand courbe à droite, je suis au milieu des motos. L’une d’entre elles, exactement à ma hauteur sur l’extérieur, prend la courbe à ma vitesse. On a la même inclinaison. Grosse jouissance. Le passager hilare, me regarde le pouce en l’air. Pas le temps de répondre, gaffe, je n’ai pas des freins de moto, ne pas en percuter une. Suit un virage à gauche, je me retrouve en extérieur entre la rambarde de sécurité et la moto. Cette dernière se laisse quelques instants embarquer. Aïe, je vois mon espace vital virer au néant ! Le pilote réagit et penche brutalement à gauche, ce qui me libère un passage. Suivent deux épingles à cheveux. Je coupe dans la première, tandis que les motos élargissent le virage. La seconde on la passe de façon un peu brouillonne des motos un peu partout. Eh voilà, ça va être fini pour moi, une grande ligne droite suit. Les monstres vont me foudroyer sur place. Mais non, gentiment ils se rangent tous en bordure de route pour se regrouper. Je les double et à mon tour quelques centaines de mètres plus loin je m’arrête afin d’attendre Gérard. Dans un premier temps les motos passent à faible vitesse et me font de petits signes amicaux auxquels je réponds avec le sourire. Ensuite arrive Gérard, qui me dit « tu as loupé l’embranchement que nous devons prendre en direction du Passo Foscagno ». Tout accaparé de joie au milieu de ma horde sauvage, je n’avais même pas vu qu’il y avait un croisement ! Tout plaisir a son prix, en l’occurrence il s’agira d’un kilomètre de remontée en plus. D’un coup la fatigue me tombe dessus. Il fait très chaud et on vient de monter le Stelvio à bon train, et de plus de le descendre comme des furieux ! De plus à part quelques barres de mars et autre pâte d’amande, nous n’avons rien à manger. Après quelques kilomètres de montée, sur la gauche un village est indiqué. Il y a un restaurant. Mais il faut descendre une belle côte, ce qui impliquera logiquement de la remonter. Tant pis, on y va. Le restaurant est fermé, ainsi que l’épicerie se situant à côté. Nous nous contentons de nos quelques sucreries. Cependant une fontaine nous permet de nous ravitailler en eau fraîche. Après une halte salvatrice, nous repartons dans une pente raide sous un soleil de plomb pour une dizaine de kilomètres. Tout ce que nous ferons aujourd’hui nous n’aurons pas à le faire demain. Même si ce raisonnement a quelques raisons de nous motiver, au village de Valdidentro nous nous arrêtons dans une auberge à l’aspect patibulaire, mais qui se révélera très bonne et pas chère.

Septième jour Valdidentro Chiavenna 119 km 2000 m de dénivelé Ce matin le temps est encore une fois magnifique. Nous démarrons directement en côte. Je ressens la fatigue des jours précédents et cette première montée de près de 800 mètres pour 15 kilomètres, je la trouve longue. De plus le trafic de camions est relativement intense, ce qui n’est jamais agréable. Le panorama par contre, se révèle magnifique, en particulier vers la Cima de Piazzi qui nous domine du haut de ses 3439 mètres, et qui étale ses grandes masses glacières au soleil éclatant. Le col de Foscagno est enfin atteint après une longue rampe finale. Il culmine tout de même à2291mètres. De là, nous apercevons le suivant à quelques kilomètres, le Passo Eira qui s’élève à 2208 mètres. Après une belle descente et une courte remontée de quelques deux cents mètres, mais forts pentus, nous empochons notre deuxième col de la journée. Une belle descente nous conduit dans le village de Livigno, à la configuration étrange, tout en longueur. Un peu au-dessus nous effectuons un agréable pique-nique dans l’herbe, au milieu des vaches. La montagne par beau temps, on l’apprécie franchement après quatre jours de pluie. Nous voilà partis pour la troisième ascension de la journée. Il s’agit de rejoindre la Forcala di Livigno, située à 14 kilomètres du village et 500 mètres plus haut à 2315 mètres. Le vent nous est défavorable, ce qui rend la montée d’autant plus difficile. Une immense vallée se présente devant nous. On peut voir pratiquement le col à une dizaine de kilomètres, ce qui donne une idée claire de la vitesse de fourmi à laquelle nous montons. Le vélo tourisme est avant tout une école de patience. Ne pas chercher à se presser, en profiter pour regarder ce qui nous entoure et s’imprégner de cette nature que nous traversons à la force de nos cuisses. Je suis toujours étonné de constater, qu’au cours de ces longs voyages, le long de côtes infinies, alors que l’on en bave du matin au soir, sous le joug du froid ou de la chaleur, du trafic, du vent, de la fatigue et de la soif, les journées passent à une vitesse affolante. Je ne suis jamais blasé de ces périples de forçats, toujours curieux de découvrir ce qui se cache derrière le prochain virage, ou la prochaine montagne. L’immense rampe finale me rappelle le col de la Colombière dont nous ne voyions pas la fin avec Evelyne, lors de notre parcours de la Route des Grandes Alpes de Thonon-les-Bains à Nice, l’année dernière. Enfin le col est atteint. La vue y est magnifique sur le massif de la Bernina, l’un des sommets de plus de 4000 mètres des Alpes. D’ailleurs le col du même nom sera le quatrième de la journée avant de plonger sur Saint Moritz et la Suisse aux prix prohibitifs. Nous passons la frontière italienne sans contrôle et plongeons dans un vallon de toute beauté, aux flancs arides aux grandes pentes minérales, où la végétation est totalement absente. Quatre kilomètre d’une superbe descente, puis le poste frontière suisse, lui aussi non gardé, et en quatre kilomètres d’une route acrobatique nous rejoignons le Passo Bernina à 2330 mètres d’altitude. Les montagnes qui nous entourent nous écrasent du haut de leurs quatre mille mètres. Une longue descente nous conduit à Saint Moritz. Nous dépassons la ville dans l’espoir de trouver un logement à prix acceptable. La moindre chambre d’hôtel est à deux cents euros, et encore après remise. On nous propose une chambre chez l’habitant pour cent soixante euros avec WC sur le palier. J’ai vraiment l’impression qu’on nous prend pour des pigeons. La Suisse ce n’est pas la même Europe que la nôtre, celle qui est en faillite. Après hésitation, sur le fait de faire demi-tour et retourner dans un camping, je propose à Gérard de tenter de rejoindre la ville italienne de Chiavenna qui est à 40 kilomètres, alors qu’il est déjà six heures du soir. Mais la route devrait descendre pratiquement tout letemps de 1800 mètres à 333 mètres. Effectivement, après quelques kilomètres de plat à lutter contre un fort vent de face, nous abordons une immense descente, où nous voyons les épingles à cheveux s’empiler presque jusqu’à l’infini. Nous avons bon espoir de rejoindre Chiavenna en un peu plus d’une heure. Cette immense descente est un vrai plaisir, j’en profite pour doubler toute une file de voitures ralentie par un car qui négocient les virages difficiles à faible allure. Le dépassement du bus en coupant dans une épingle se fait rapidement. La route est toute à moi pour plusieurs kilomètres et je dépasse allégrement les 70km/h. Les cent kilomètres sont atteints, et c’est avec près de 120 au compteur que nous rentrons dans cette petite ville italienne perdue au milieu d’un océan de gigantesques montagnes, ce qui lui donne un charme saisissant. Les derniers kilomètres parcourus le long d’une étroite ruelle aux murs multi centenaires sont une pure merveille. On pourrait presque se croire dans une vallée reculée perdu quelque part au pied de l’Annapurna. Je ressens la même émotion devant ces terres qui s’envolent vers d’inaccessibles altitudes tout autour. Nous éprouvons quelques difficultés à trouver une place dans un hôtel à cette heure tardive de 19 heures. Finalement, tout s’arrange et pour un prix fort acceptable nous obtenons une chambre confortable, équipée d’un petit balcon, duquel la vue est magnifique sur les environs, en particulier sur la vieille église qui se situe juste en face. Nous partons dîner dans les rues étroites de la vieille ville, qui ont un charme fou. La soirée est très agréable, parmi des Italiens et Italiennes pleins de joie de vivre. Souvent, on m’a dit que les Italiens représentaient le peuple le plus joyeux de la terre, je le crois volontiers. Nous nous louons d’avoir osé faire ces quarante kilomètres et de nous être échappés de cette Suisse et de ses prix déments.

Huitième jour Chiavenna Bivouac 30km avant Lugano 100 km 2550 m de dénivelé L’étape du jour risque d’être difficile, voire la plus longue de notre périple en matière de dénivelé. Nous comptons passer deux cols, dans un premier temps le Passo Spluga (2113 m) et ses 1780 mètres de dénivelé et ensuite le Passo San Bernadino (2066m) avec 600 mètres de dénivelé. Cela signifie, que s’il n’y avait aucune descente au cours de la montée de ces deux cols nous serions déjà à 2400 mètres de dénivelé. Nous verrons bien. Nous décidons cependant de partir relativement tôt, vers les 8h15. D’entrée la pente est très soutenue, sans replat pour souffler. De plus à ces basses altitudes la température, dès le matin, est importante, et c’est dans une atmosphère étouffante que nous entamons notre longue étape. Comme toujours je me cale sur mon petit plateau à 22 dents et mon plus grand pignon et je mouline en attendant que les kilomètres défilent et l’altitude augmente. Après une dizaine de kilomètres nous faisons une halte dans un petit village et achetons les ingrédients pour notre repas de midi. Nous avons très nettement un faible pour la charcuterie italienne. Ma botte secrète une grosse bouteille de deux litres d’un « banga » bien sucré, qui me permettra de palier les coups de fringale, qui risquent de se manifester dans la journée, ici ou là. A la sortie du village, une grande descente vient casser le rythme. En effet, ce sera une centaine de mètres supplémentaires à ajouter à la longue liste de la journée. Nous abordons l’un des passages les plus extraordinaires de notre traversée. La route s’engage en lacets dans une véritable paroi. Une succession d’épingles serrées ponctuées de tunnels s’élève de façon vertigineuse. Malgré la raideur, l’enthousiasme est tel que je pédale sans aucune fatigue, trop impatient de découvrir le point de vue du prochain virage ou de la sortie du prochain tunnel. Les virages sont si serrés que cette portion de route est interdite à tous véhicule plus volumineux qu’une voiture. Les motos sont nombreuses à emprunter cet itinéraire qui monte dans le ciel. Après cette partie particulièrement spectaculaire, la route traverse de grandes prairies avant de rejoindre un vaste replat occupé par un lac. Vient en bouquet terminal un dernier raidillon qui conduit au col qui culmine à 2113. Bien que cette altitude ne soit pas très élevée, cette montée représente l’une des plus longues et des plus extraordinaires que j’ai accomplies. Bien installés, nous faisons notre pause casse-croûte en regardant les nombreux deux roues, à moteur ou non, qui passent. Nous reprenons notre route avec la ferme intention de passer le col suivant le Grand S. Bernardino. La descente que nous effectuons est très belle. La route une fois de plus offre des perspectives stupéfiantes sur ses séries de lacets. Une fois au pied, nous nous arrêtons prendre une consommation dans un café bien agréable. Pas de doute nous sommes bien revenus en Suisse, un capuccino et un coca pour la modique somme de 8,28 euros. Il faut dire que le franc suisse a quasiment la valeur de l’euro. Ne nous laissons pas polluer par des pensées négatives. Nous remontons une longue vallée par une piste cyclable bucolique à travers forêt, mais la pente par endroits demande de ne pas relâcher la pression sur les pédales ! Nous arrivons au pied du col. Un panneau annonce : 8 km et 450 m de dénivelé. Le tracé de la route est optimal pour les vélos. Une succession d’épingles entrecoupées de longues lignes droites à la pente modérée. Cela nous permet de prendre un bon rythme et de le maintenir sans avoir à développer des efforts surhumains. Les deux derniers kilomètres sont exposés à un vent défavorable. Cela nous ralentit à peine. L’arrivée au col est de toute beauté. Le soleil commence à baisser sur ce décor de grandes montagnes, ce qui donne des teintes douces qui tirent vers le rose. Un lac de belles dimensions occupe le replat au niveau du col. Des pêcheurs en barque rentrent, mais ils cachent bien leurs prises, donc le mystère restera sur le succès de leur pêche. Il est déjà tard. La carte indique un camping au village de San Bernardino. Ce dernier se trouve quelques kilomètres sous le col. Si nous devons camper, je préfère perdre de l’altitude et aller dormir beaucoup plus bas, ce qui devrait être plus confortable en matière de température. Toute envie de nous arrêter nous est immédiatement ôtée, lorsque nous voyons le camping en question. Entassement de maisonnettes aux teintes sombres, qui font plus penser à un camp au mieux de rétention qu’à un lieu de villégiature. Le suivant se situe à une trentaine de kilomètres dans le val Mesolcina à Roveredo. Cela ne devrait pas nous poser de problème de le rejoindre ce soir, car la route ne fait que descendre. Cependant, en ce dimanche soir nous n’avons rien à manger, et pas question de trouver une épicerie ouverte. Nous décidons de nous arrêter au premier restaurant rencontré, de commencer par nous sustenter, puis de rejoindre le camping. Dans un premier temps nous nous arrêtons dans un motel à l’aspect glauque. Ils ne font pas à manger le soir. Par curiosité nous leur demandons le prix d’une chambre à deux lits. La réponse ne nous étonne plus : 102 francs suisses ou 97 euros. On me proposerait la nuit gratuitement, je ne sais pas si j’accepterais, il est des lieux qui n’inspirent vraiment pas ! Un peu plus loin à la sortie d’un village, un restaurant, tout ce qu’il y a de plus simple. Pour un repas modeste, quelques branches de céleri, une assiette de pâtes deux boules de glace, un coca, un verre de vin et une camomille, cela nous revient à 68 euros à deux. Décidément la Suisse ce n’est pas un pays pour le reste des Européens. Demain nous allons manger à peu près la même chose en Italie et cela nous coûtera 21 euros ! Outre la douloureuse, la serveuse nous apporte la bonne nouvelle que le camping que nous comptons rejoindre n’existe plus. Donc, nous n’avons plus le choix, ce soir ce sera camping sauvage. Il ne nous reste plus qu’à trouver un coin tranquille. Nous nous éloignons de la route principale, en longeant un chemin de terre qui suit la rivière, puis après quelques hésitations nous trouvons un emplacement convenable en bordure de piste. Au loin, il y a bien quelques chiens qui aboient, sentant notre présence, mais rapidement ils nous intègrent dans leur environnement. La nuit sera calme.

Neuvième jour environs de Roveredo à Varzo 90km 1000 m de dénivelé C’est un peu collants que nous nous réveillons, la nuit a été particulièrement chaude, et l’absence de douche après les gros efforts de la veille n’a pas été très agréable. Nous faisons un brin de toilette à la rivière et reprenons notre chemin. Au premier village, nous déjeunons dans un bistrot. Nous nous attendons une fois de plus au coup de bambou. Il n’en n’est rien, le prix payé est raisonnable pour ce que nous avons bu et mangé. Une trentaine de kilomètres plus loin, nous rentrons dans Locarno. Nous prenons le temps de descendre au bord du lac, qui est de belles dimensions. Puis avant de continuer notre avancée vers l’ouest nous effectuons un tour au centre ville. Une grande place entourée de maisons multicolores, aux teintes pastel est du plus bel effet. A la sortie d la ville nous nous dirigeons vers Losone. Pour quelques kilomètres nous nous retrouvons sur l’autoroute, ce qui est franchement désagréable. Heureusement cela ne dure pas. Nous prenons alors la direction d’Intragna. L’arrivée dans ce village se fait par une petite route en côte très raide. Nous l’estimons au moins à 15%. Encore une dizaine de kilomètres puis nous franchissons la frontière une fois de plus et nous retrouvons en Italie. Une route, qui sans avoir l’air, monte sur une vingtaine de kilomètres. La chaleur est accablante. Tout au long de ce parcours la vue sur la rivière que nous dominons est superbe. D’ailleurs vu le nombre de motos, on comprend que l’on est encore sur un tronçon très touristique. Enfin, une longue descente nous conduit au pied du col du Simplon. Un long tunnel tout en descente, et bien éclairé. Je prends une belle vitesse, mon compteur indique 76km/h. J’ai une très vive sensation de vitesse. Plus aucune voiture ne me double, il me semble que la vitesse est limitée à 70. Vais-je prendre un PV pour excès de vitesse ? De celui-là je pourrais être fier ! Nous voilà à Crevoladossola, démarrage pour le Simplon, dernier grand col de 1800 mètres de dénivelé. Nous en faisons les 8 premiers kilomètres ce soir, ce sera toujours cela de moins demain. C’est fatigués par la forte chaleur que nous arrivons au village de Varzo. Nous rentrons dans ce bourg par un petit chemin, tellement raide que c’est à pied que je termine. Cela ne m’était jamais arrivé. Nous trouvons un logement chez l’habitant au prix très modéré pour une belle prestation dans une maison au jardin de toute beauté.

Dixième jour Varzo à Sion 109 km, 1500 m de dénivelé L’étape de ce jour peut être qualifiée de plus pénible de notre traversée. Large route qui donne l’illusion de pente modérée, alors que je me traîne à six ou sept à l’heure. Cette lenteur, alors que l’on n’a pas une impression de raideur, est démoralisante. Je mets cela sur le compte de la méforme. Mais si je prends la peine de me retourner, je constate que la vallée se creuse réellement. La circulation est assez importante, ce col étant un lieu de passage fréquenté entre Italie et Suisse. Une partie du trafic est absorbé par le tunnel ferroviaire, mais tous les camions n’utilisent pas le rail. En matière de tunnels la route de ce col est aussi bien fournie. Certains sont très longs, plusieurs kilomètres. Le bruit des moteurs résonne. On ne perçoit pas dans quel sens les véhicules viennent. Le grondement s’amplifie, et lorsqu’un camion me rattrape, la dernière phase de rapprochement est un vrai calvaire. Je me pose toujours la question de savoir s’il peut m’accrocher. Puis dans un bruit infernal il me dépasse souvent dans un nuage de fumée, car en montée il doit développer une grande puissance. Non, franchement, cette montée du Simplon ne me restera pas comme un joli moment de plaisir, mais plutôt comme quelques heures pénibles passées sur une route hostile. Tout a une fin, même les expériences désagréables, le sommet est atteint. Une longue descente nous conduit dans la vallée du Rhône à Brig. Nous y trouvons une piste cyclable. Son tracé n’est pas très cohérent, il traverse la vallée, pourtant large, dans tous les sens. Nous avons vraiment l’impression de faire des tours et des détours sans toujours beaucoup avancer vers l’ouest. Nous aurons même la surprise de nous retrouver à escalader un vignoble abrupt en nous éloignant franchement du fleuve. Cette erreur nous conduit à une impasse. Soit faire un immense détour pour rejoindre le fond de la vallée, ou alors couper directement à travers vignobles et buissons en retenant nos vélos dans des pentes de terre très raides, et même les porter en traversant des bois d’acacias, dont les épines sont particulièrement redoutables. Nous optons pour la seconde option. Tout n’est pas à critiquer dans ce tronçon de la vallée du Rhône. Par moments de beaux passages pas toujours goudronnés nous permettent de suivre le Rhône qui est presque un torrent de montagne, à l’abri des frondaisons. Camping les citronniers à Sion, l’accueil est particulièrement bon, nous le conseillons vivement.

Onzième jour Sion Thonon 119 km 900m de dénivelé Aujourd’hui nous abordons la dernière étape de notre traversée. Je suis toujours surpris de constater que l’on rentre vite dans le voyage à vélo, et que l’on n’a pas toujours envie d’en sortir. Je me verrais bien continuer vers Nice ou vers Vienne en Autriche. Mais voilà, lorsqu’on a fixé des dates il faut s’y tenir, car la famille vit souvent ces absences avec une forme de souffrance. Nous reprenons dans un premier temps la piste cyclable du Rhône. Ce matin la vallée nous apparait beaucoup plus riante et la cycloroute plus agréable. Après une soixantaine de kilomètres nous atteignons la ville de Monthey. De là il reste à franchir le dernier col de notre périple, le Pas de Morgins. Certes comparé au Stelvio, un dénivelé de 800 mètres représente une difficulté modérée. Mais nous avons déjà plus de soixante kilomètres dans les jambes depuis le départ de l’étape, d’autre part c’est le onzième jour que nous roulons sans repos et nous allons franchir l’obstacle aux heures les plus chaudes, entre midi et deux heures de l’après-midi. La pente s’avère très soutenue, particulièrement dans les premiers kilomètres. Vers quatorze heures, je franchis ce col à l’altitude modérée, 1369 mètres. Gérard est déjà passé depuis un bon moment. Il m’attend à la terrasse d’un café au premier village rencontré dans la descente. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser emporter par la pente en direction de la gare de Thonon. Quelques petites pluies irrégulières nous apportent rafraîchissement sans désagrément. Mauvaise surprise à 17 kilomètres de notre but, la route est totalement coupée. Cela nous force à un détour qui commence par six kilomètres de montée. Nous rejoignons par la suite une magnifique petite route toute en virages dans une pente raide qui nous conduit à Thonon. Nous traversons rapidement les bouchons de cette petite ville et notre aventure prend fin devant la gare, là où elle avait commencé en septembre dernier en direction de Nice.
Escale de croisière à Palma de Majorque: comment aller à Soller et Valldemossa? English translation pending
by Rct · 2012-07-06 · 21 replies
Bnjour à tous! Je fais escale à Palma lors de ma croisiere sur le Grandeur en aout de 6h du matin à 17h comment aller à soller puerto soller et valdemossa il me semble avoir lu qu il y avait des bus ou train Qui peut me renseigner MERCI d avance RCT
Où aller dans les Alpes cet été? English translation pending
by Sjacques · 2012-06-26 · 18 replies
Bonjour à tous,

Nous avons décidé de partir 1 semaine dans les alpes cet été. Mais nous n'avons aucunes idées d'où aller, Savoie, Haute-Savoie, Hautes-Alpes?

Nous recherchons un endroit d'où nous pourriez partir pour faire des randonnées à la journée sans trop se déplacer en voiture. Faut-il obligatoirement aller dans les parcs nationaux (Ecrins, Mercantoux ou Vanoise) pour admirer la faune et la flore?

Vos idées sont les bienvenues. J'ai déjà cru comprendre qu'il faut éviter les grandes stations de ski style Avoriaz, Tignes, ...

Merci pour vos réponses.
Trajet Windhoek-Keetmanshoop faisable à la journée? (Namibie) English translation pending
by Karin15 · 2012-05-06 · 16 replies
Bonjour à tous,

J'ai déjà tout mon petit parcours en Namibie en tête. Avec en revanche, plein d'incertitudes à préciser. J'ai besoin de vous😊.

Le premier tronçon prévu est ambitieux: aéroport de Windhoek-Keetmanshoop, comme ça, au petit matin, au sortir de l'avion qui arrive à 6h10. Pensez-vous que ce soit excessif? Googlemap indique 7h24 (!); Viamichelin indique 6h09.

Je précise que nous comptons louer une voiture à l'aéroport directement.

C'est une route bitumée en bon état, c'est bien ça?

Je me dis qu'avec un petit arrêt sieste en cours de route vers Lake Oanob, ça pourrait le faire. Qu'en pensez-vous?

Dans tous les cas, mon idée serait de ne pas réserver la première nuit (espérée au Quiver Tree forest camp), quitte à s'arrêter avant si on meurt de fatigue, genre à Mariental.

J'ai envisagé une halte dans une game reserve du Kalahari, mais j'ai l'impression que ça rajoute forcément des trajets non négligeables de et vers la B1, et (16 jours sur place, c'est court et il faut faire des choix) ce n'est pas là que je voulais mettre la priorité.

Merci pour vos avis!

Karin
Douze jours en Russie! English translation pending
by Michael57 · 2012-04-29 · 35 replies
Salut :)

Je viens de passer 12 jours en Russie pour le boulot. J'ai eu le temps de visiter un peu (3 jours à Moscou notamment) et comme à mon habitude, j'ai pris des tonnes de photos :) J'ai créer un blog à l'occasion (
http://12jours-russie.blogspot.fr/ ), et je vous posterais ici les meilleures photos ;) N'hésitez pas à me poser des questions, je me ferais un plaisir d'y répondre (dans la mesure du possible ;) )

Une superbe expérience ce voyage, c'est un pays très sympa et différent... dépaysement totale. Moscou, une ville immense, folle. Le reste (Voronezh, Rostov, Krasnodar), encore différent. Bref, c'était bien cool.
Seychelles: où partir en août? English translation pending
by DWcrider · 2012-04-26 · 7 replies
Bonjour les voyageurs!

J'ai besoin de vos avis! J'aimerais partir 2 semaines aux Seychelles au mois d'aout. J'ai vu que ce n'était pas la meilleure période mais en même temps c'est le seul moment de l'année où je peux prendre 2 semaines... Est-ce que vous auriez des conseils quant au choix de l'ile/l'hôtel où me rendre ? Mon projet vacances = bronzette sur plage de rêve et activités sportives (plongée...) 😎😎😎

Merci pour votre aide !!

Dac
Les endroits à voir au Liban? English translation pending
by Andy77 · 2012-04-14 · 31 replies
Bonjour, Je vais au Liban en Septembre et je me renseigne sur les endroits et monuments intéressants à ne pas rater! Quelqu'un saurait-il où se trouve le minibus brûlé lors de la guerre civile des années 70, et qui parait-il est conservé sur place. En arabe "el bosta". Je suis libanaise mais ce sera ma première fois au Liban. Si quelqu'un à des idées ce serait gentil de me renseigner. Vivement septembre!
Tour du Monde à pied English translation pending
by ToLiveTravel · 2012-04-06 · 20 replies
Bonjour(s),

Nous avons tout les deux 20 ans et avons élaborer un Tour du Monde à pied de façon organisé et réfléchi pendant un ans. Le but de notre voyage étant la découverte du monde et de ces richesses. Nous sommes plus que motivés, nous sommes déterminés, notre équipements est au complet et nous avons réuni la somme de 7000 euros qui sera le challenge de se voyage.

Nous ne prenons aucun train, aucun avion, nos pieds seront le seul moyen de transport y compris le stop (voitures, bateaux..). Nos intentions sont de traverser tout les continents, tout les climats, tout les reliefs et toutes les cultures. Nous fixons la date de départ le 18 Juillet 2012 et n'avons pas de date de retours. Nous partons de Tours en France jusqu'à Natal au Brésil.

Liste des pays à traverser :

- France - Suisse - Allemagne - Belgique - Pays-Bas - Danemark - Suède - Norvège - Finlande - Russie - Estonie - Lettonie - Lituanie - Biélorussie - Ukraine - Kazakhstan - Mongolie - Chine - Tibet - Inde - Bangladesh - Birmanie - Thaïlande - Vietnam - etc.. La suite vous sera transmit prochainement.

Nous sommes actuellement en pleine création du blog et nous vous le ferons découvrir bientôt pour plus d'information sur notre voyage.

Nous voulons avoir vos avis sur ce projet, toutes suggestions, informations, questions et critiques sont à prendre.

A bientôt !
Sicile: visite de l'Etna English translation pending
by MoniqueM · 2012-02-28 · 14 replies
Bonjour, Quelle serait la meilleure façon d’aller au cœur de l’Etna à partir de Syracuse ou de Catane, en route vers Taormina au début de l’été. J’aurai une voiture louée (une compacte).

Pas question de long trekking toutefois… (voiture, bus, train, téléphérique : ça irait!)

Pour l’instant, je pensais, après Catane, me diriger vers Nicolosi, puis conduire jusqu’au refuge Sapienza (si la route est facilement accessible). Puis prendre un téléphérique - si téléphérique il y a actuellement…? Peut-on aller en bus de là sans réservation préalable?

Puis, du refuge Sapienza, me diriger vers Taormine via Zafferana Etnea. Ou si ça vaut vraiment la peine via Mareneve et Linguaglossa... (mais à noter que je n’aime pas trop conduire dans les petites routes tortueuses de montagne…).

Un train circule aussi autour du volcan…. Où peut-on garer la voiture pour le prendre à partir de Taormine?

Vos conseils sont les bienvenus!
Deux filles européennes seules au Maroc English translation pending
by Kxwv7 · 2012-02-23 · 19 replies
Bonjour,

Avec une amie nous souhaitons partir en vacance au Maroc en mars ou avril, et nous souhaiterions savoir :

- comment s'habiller, ayant l'habitude de partir uniquement dans les pays europpééns ou nous passons nos vacances en short ou en robe d'été d'après les differents temoignages que nous avons entendu il faudrait porter des pantalon et des tee shirt avec des manches, mais je doit avouer que si il fait chaud ce n'est pas tres confortable...

vaut-il mieux faire des visites organisé avec un guide ou prendre les transport ou encore louer une voiture pour faire nos propres visite ? quels sont les incontournables à absolument voir ?

Au niveau de la restauration, les touristes attrapent-il facilement la tourista ? l'eau est elle sure ?

j'attend vos reponse 😉

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