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Treks accessibles à des marcheurs moyens au Ladakh? English translation pending
Bonjour,
Je pars au mois d'octobre pour 6 mois en Asie du Sud-Est. Avant de rentrer en France, j'aimerais aller faire un tour au Ladakh. Quel est l'aéroport le plus proche du Ladakh?
Evidemment, j'aimerais y faire un trek. Mais, je me pose sur l'accessibilité des treks. J'aime bien marcher mais je n'ai jamais fait plus de 2 jours de randos. Et encore, des pas franchement difficiles. Donc, je voulais savoir si il y avait des treks accessibles à des marcheurs moyens? J'ai vu qu'il existait ce qu'ils appellent des babys-treks. Au niveau paysage, est-ce qu'on y trouve quand même un bel aperçu de cette région?
Tout autre information est aussi la bienvenue évidemment.
Merci d'avance...
Je pars au mois d'octobre pour 6 mois en Asie du Sud-Est. Avant de rentrer en France, j'aimerais aller faire un tour au Ladakh. Quel est l'aéroport le plus proche du Ladakh?
Evidemment, j'aimerais y faire un trek. Mais, je me pose sur l'accessibilité des treks. J'aime bien marcher mais je n'ai jamais fait plus de 2 jours de randos. Et encore, des pas franchement difficiles. Donc, je voulais savoir si il y avait des treks accessibles à des marcheurs moyens? J'ai vu qu'il existait ce qu'ils appellent des babys-treks. Au niveau paysage, est-ce qu'on y trouve quand même un bel aperçu de cette région?
Tout autre information est aussi la bienvenue évidemment.
Merci d'avance...
Road trip dans l'Ouest américain en mars, quel type de voiture? English translation pending
Bonjour à tous,
Voila, je prépare un road trip la première quinzaine de mars dans l'ouest américain. Le parcours commencera par San Francisco pour prendre a forme d'une boucle (Los Angeles/Death Valley/ Las Vegas/Grand Canyon/ Bryce Canyon/ Zion et retour à San Francisco par la US50 dans le Nevada) pour un total d'environ 2500 miles.
Les conditions climatiques devraient être bonnes pour la partie sud du périple, par contre, j'imagine qu'il est possible d'avoir de la neige en altitude à cette période de l'année.
Je loue quasiment tout le temps chez Hertz parce qu'il s'agit (à ma connaissance....) de la seule compagnie qui peut garantir un modèle précis de véhicule. Ma question est de savoir lequel louer pour ce trajet, en gros le choix se divise entre berline/coupé et SUV. les modèles garantis proposés sont les suivants: - Chevy Camaro SS - Mercedes classe E ou C - Mercedes GL 450 - Volvo C70 - Infiniti G37 - Infiniti Fx 35 - Cadillac SRX - Mercedes GLK 350
En gros, un SUV est il indispensable à vos yeux ou alors une berline est elle suffisante?
Merci d'avance pour vos réponses.
A
Voila, je prépare un road trip la première quinzaine de mars dans l'ouest américain. Le parcours commencera par San Francisco pour prendre a forme d'une boucle (Los Angeles/Death Valley/ Las Vegas/Grand Canyon/ Bryce Canyon/ Zion et retour à San Francisco par la US50 dans le Nevada) pour un total d'environ 2500 miles.
Les conditions climatiques devraient être bonnes pour la partie sud du périple, par contre, j'imagine qu'il est possible d'avoir de la neige en altitude à cette période de l'année.
Je loue quasiment tout le temps chez Hertz parce qu'il s'agit (à ma connaissance....) de la seule compagnie qui peut garantir un modèle précis de véhicule. Ma question est de savoir lequel louer pour ce trajet, en gros le choix se divise entre berline/coupé et SUV. les modèles garantis proposés sont les suivants: - Chevy Camaro SS - Mercedes classe E ou C - Mercedes GL 450 - Volvo C70 - Infiniti G37 - Infiniti Fx 35 - Cadillac SRX - Mercedes GLK 350
En gros, un SUV est il indispensable à vos yeux ou alors une berline est elle suffisante?
Merci d'avance pour vos réponses.
A
Dix jours dans le sud de la Nouvelle-Zélande English translation pending
bonjour,
Alors voilla avec ma partenaire nous partons pour la nouvelle zélande pendant dix jours (c est court mais pas le choix 😕)
donc nous allons louer un campervan;van plus petit qu un campingcar (vue que l on peut conduire un vehicule deplus de 3T5).je voulais savoir si les DOC sont muni de douche?(question péte mais vital).
nous avons pas encore tracé notre trajet sachant que l'on arrive a christchruch et que l on repart de la meme ville donc on ferra une boucle ^^.
connaissez vous des endroit magnifique a voir ? ou la ou nous pourrions stationner? et je voudrais savoir aussi si quelqu'un est deja aller sur le Glacier car j aimerais bieny aller et si cella est possible vue que l on doit faire une boucle?
nous avons choisi le sud car nous aimons la natire et que nous avons eu notre cota de grande ville pour le moment.(nous vivons en Australie pour le moment)
merci d avance pour les réponse. et bonne journée a tous
connaissez vous des endroit magnifique a voir ? ou la ou nous pourrions stationner? et je voudrais savoir aussi si quelqu'un est deja aller sur le Glacier car j aimerais bieny aller et si cella est possible vue que l on doit faire une boucle?
nous avons choisi le sud car nous aimons la natire et que nous avons eu notre cota de grande ville pour le moment.(nous vivons en Australie pour le moment)
merci d avance pour les réponse. et bonne journée a tous
Avis sur mon sac pour un mois en Thaïlande? English translation pending
Hello amis voyageurs !!!
Je part pour la Thailande en Janvier, pour 1 mois, voilà mon sac complet, n'hésitez pas si il y a des truc en trop ( c'est sur) ou en moins !!!
Comme pour le duvet, je ne sais pas si c'est obligatoire, ni lequel prendre pour un minimum de place...
1 sursac pour l'aeroport ( ou non ???) 1 Couverture de survie 1 Gourde 0.75l 1 Duvet ( ou non ???)
Papier:
Permis de conduire international Carte FUAJ Passeport Carte d'iddentité ( ou non ???) Groupe sangin + vaccins effectués Photocopie de tout
Vaccins( à voir au centre de vaccination):
Typhoide Palu Hépatite A
Accessoires:
Lunette de soleil Lonely planet Prise universelle Réveil de voyage Cadenas à code + câble Lampe Dynamo / Frontale Mousti-click Petit coussin gonflable de voyage 1 Couteau 1 Moustiquaire ( ou non ???) 3m de ficelle + crochet 1 Pochette à billet 1 mini dico Français-Anglais 1 MP3 1 Telephone + chargeur 1 Apn + chargeur
Fringue ( trempés avec Insect Ecran ):
1 Pantalon qui fait short 1 bermuda 1 veste à capuche 2 chemises manches longues 2 Tee-shirt 5 caleçons 2 paires de chaussettes hautes 3 paires de chaussettes basses 1 short de bain 1 poncho impermeable
Toilette:
1 trousse de toilette de voyage ( qui se roule) 1 mini brosse à dent 1 dentifrice 1 savon de Marseille 1 brosse à ongle ( pour le linge) 1 rasoir + lames 1 serviette micro fibre 3 paires de boule quiès 1 mini coupe ongle 1 mini pince à épiler 1 pierre d'alun coton tiges
Pharmacie:
Dolipran Antivomitif / Diarrhée Désinfectant Pastille stérilisation eau Crème solaire Biaphine Pansements Répulsif moustique
Je part pour la Thailande en Janvier, pour 1 mois, voilà mon sac complet, n'hésitez pas si il y a des truc en trop ( c'est sur) ou en moins !!!
Comme pour le duvet, je ne sais pas si c'est obligatoire, ni lequel prendre pour un minimum de place...
1 sursac pour l'aeroport ( ou non ???) 1 Couverture de survie 1 Gourde 0.75l 1 Duvet ( ou non ???)
Papier:
Permis de conduire international Carte FUAJ Passeport Carte d'iddentité ( ou non ???) Groupe sangin + vaccins effectués Photocopie de tout
Vaccins( à voir au centre de vaccination):
Typhoide Palu Hépatite A
Accessoires:
Lunette de soleil Lonely planet Prise universelle Réveil de voyage Cadenas à code + câble Lampe Dynamo / Frontale Mousti-click Petit coussin gonflable de voyage 1 Couteau 1 Moustiquaire ( ou non ???) 3m de ficelle + crochet 1 Pochette à billet 1 mini dico Français-Anglais 1 MP3 1 Telephone + chargeur 1 Apn + chargeur
Fringue ( trempés avec Insect Ecran ):
1 Pantalon qui fait short 1 bermuda 1 veste à capuche 2 chemises manches longues 2 Tee-shirt 5 caleçons 2 paires de chaussettes hautes 3 paires de chaussettes basses 1 short de bain 1 poncho impermeable
Toilette:
1 trousse de toilette de voyage ( qui se roule) 1 mini brosse à dent 1 dentifrice 1 savon de Marseille 1 brosse à ongle ( pour le linge) 1 rasoir + lames 1 serviette micro fibre 3 paires de boule quiès 1 mini coupe ongle 1 mini pince à épiler 1 pierre d'alun coton tiges
Pharmacie:
Dolipran Antivomitif / Diarrhée Désinfectant Pastille stérilisation eau Crème solaire Biaphine Pansements Répulsif moustique
Mon circuit des parcs américains est-il faisable, votre avis? English translation pending
Bonjour à Tous
je m'y prends tôt car certaines réservations partent vite, mais j'aimerais combiner l'année prochaine Yellowstone + parcs Utah et Grand Canyon sur 20 jours (environ)( départ le 21 juin 2013, parce qu'après les tarifs aériens changent...)
J'ai deux idées
Idée 1: voyage en deux parties avec vol intérieur partie 1: PARIS- Jackson Hole via Salt Lake->Jackson, prise de véhicule, Jackson 1 nuit-> Yellowstone Old Faithfull lodge 2 nuits-> Mammoth Hot Spring 1nuit-> Lake Yellowstone lodge 2 nuits-> Grand Téton 1 nuit-> Jackson 1 nuit, restitution du véhicule à Jackson partie 2: Départ Jackson-> Las Vegas en vol intérieur, prise de véhicule et circuit: las Vegas 1 nuit (ou pas forcément en fonction de l’heure)-> Zion 1 nuit-> Bryce 1 nuit->moab 3 nuits ( avec visite de Arches et Canyonland )-> Monument Valley 1 nuit-> Lake Powell 2 nuits-> grand Canyon 1 nuit-> las Vegas 1ou 2 nuits ( si journée shopping) restitution de véhicule à Las Vegas, Départ pour paris via Salt Lake ou Détroit ou...? =20 nuits (une nuit à Zion) Est ce faisable? mon interrogation: le chemin n'est il pas trop long entre G canyon et Las Vegas? ( combien faut il de temps?) Sur la période donnée ( fin juin début juillet) la température dans la deuxième partie du séjour n'est elle pas trop infernale? 😕cela m'effraie un peu au point de me demander si je ne ferais pas que Yellowstone en été, ( + éventuellement la zone des glaciers ou les Black Mountains )et le reste, l'année d'après à pâques par ex?
idée 2: Voyage à la suite sans vol intérieur
PARIS- Jackson Hole via Salt Lake->Jackson, prise de véhicule, Jackson 1 nuit->Old Faithfull 2 nuits-> Mammoth Hot Spring 1nuit-> Lake Yellowstone 2 nuits-> Grand Téton 1 nuit-> Jackson 1 nuit-> salt lake city 1 nuit-> Moab 3 nuits( avec visite de Arches et Canyonland )->Monument Valley 1 nuit-> Grand canyon 1 nuit ( Tusayan?)-> Page (lake Powell ) 2 nuits-> Bryce Canyon 1 nuit-> Zion 1 nuit-> Las Vegas 2 nuits ( journée shopping) réstitution véhicule et Départ pour paris via Salt Lake ou Détroit ou...?= 20 nuits ( une nuit à Salt Lake City)
Laquelle des deux solutions vous semble la meilleure? la plus économique (pas de frais d"abandon " de véhicule)? La moins fatigante ( est il intéressant de prendre un vol intérieur?) et même question que ci-dessus concernant la chaleur...
merci infiniment de votre aide, tous les tuyaux sur des bons plans logement ( Hôtel ou lodge bon marché, confort de base/ sdb+AC dans le sud) ou location de véhicule, tous vos trucs seront les bienvenus....
A vous lire
corinne
Idée 1: voyage en deux parties avec vol intérieur partie 1: PARIS- Jackson Hole via Salt Lake->Jackson, prise de véhicule, Jackson 1 nuit-> Yellowstone Old Faithfull lodge 2 nuits-> Mammoth Hot Spring 1nuit-> Lake Yellowstone lodge 2 nuits-> Grand Téton 1 nuit-> Jackson 1 nuit, restitution du véhicule à Jackson partie 2: Départ Jackson-> Las Vegas en vol intérieur, prise de véhicule et circuit: las Vegas 1 nuit (ou pas forcément en fonction de l’heure)-> Zion 1 nuit-> Bryce 1 nuit->moab 3 nuits ( avec visite de Arches et Canyonland )-> Monument Valley 1 nuit-> Lake Powell 2 nuits-> grand Canyon 1 nuit-> las Vegas 1ou 2 nuits ( si journée shopping) restitution de véhicule à Las Vegas, Départ pour paris via Salt Lake ou Détroit ou...? =20 nuits (une nuit à Zion) Est ce faisable? mon interrogation: le chemin n'est il pas trop long entre G canyon et Las Vegas? ( combien faut il de temps?) Sur la période donnée ( fin juin début juillet) la température dans la deuxième partie du séjour n'est elle pas trop infernale? 😕cela m'effraie un peu au point de me demander si je ne ferais pas que Yellowstone en été, ( + éventuellement la zone des glaciers ou les Black Mountains )et le reste, l'année d'après à pâques par ex?
idée 2: Voyage à la suite sans vol intérieur
PARIS- Jackson Hole via Salt Lake->Jackson, prise de véhicule, Jackson 1 nuit->Old Faithfull 2 nuits-> Mammoth Hot Spring 1nuit-> Lake Yellowstone 2 nuits-> Grand Téton 1 nuit-> Jackson 1 nuit-> salt lake city 1 nuit-> Moab 3 nuits( avec visite de Arches et Canyonland )->Monument Valley 1 nuit-> Grand canyon 1 nuit ( Tusayan?)-> Page (lake Powell ) 2 nuits-> Bryce Canyon 1 nuit-> Zion 1 nuit-> Las Vegas 2 nuits ( journée shopping) réstitution véhicule et Départ pour paris via Salt Lake ou Détroit ou...?= 20 nuits ( une nuit à Salt Lake City)
Laquelle des deux solutions vous semble la meilleure? la plus économique (pas de frais d"abandon " de véhicule)? La moins fatigante ( est il intéressant de prendre un vol intérieur?) et même question que ci-dessus concernant la chaleur...
merci infiniment de votre aide, tous les tuyaux sur des bons plans logement ( Hôtel ou lodge bon marché, confort de base/ sdb+AC dans le sud) ou location de véhicule, tous vos trucs seront les bienvenus....
A vous lire
corinne
Trajet à vélo de Bordeaux à Saint-Jean de Luz English translation pending
Bonjour,
Pour mon premier voyage en vtc j'aimerais partir en vélo de Bordeaux jusqu'à Biarritz ou Saint-Jean de Luz.
Combien estimez-vous le temps de trajet par jour sachant que je n'aurais qu'une semaine (7jrs) de vacance. Bordeaux Saint-Jean en une semaine, plausible?
Y a t-il des campings peu onéreux? Je désires le faire avec un minimum de dépense pour dormir... Je suppose qu'avec la météo il ne serait pas bienvenue de dormir sur certains espaces verts au vu de l'incendie qu'il y à eu à Lacanau (risque d'amende...).
Bref que faut-il prévoir pour un novice comme moi? (quelles cartes, équipement...) Je recherche des sacoches étanches aussi ;o)...
Je vous remercie pour vos réponses.
Pour mon premier voyage en vtc j'aimerais partir en vélo de Bordeaux jusqu'à Biarritz ou Saint-Jean de Luz.
Combien estimez-vous le temps de trajet par jour sachant que je n'aurais qu'une semaine (7jrs) de vacance. Bordeaux Saint-Jean en une semaine, plausible?
Y a t-il des campings peu onéreux? Je désires le faire avec un minimum de dépense pour dormir... Je suppose qu'avec la météo il ne serait pas bienvenue de dormir sur certains espaces verts au vu de l'incendie qu'il y à eu à Lacanau (risque d'amende...).
Bref que faut-il prévoir pour un novice comme moi? (quelles cartes, équipement...) Je recherche des sacoches étanches aussi ;o)...
Je vous remercie pour vos réponses.
Cyclocamping de 15 jours au Maroc English translation pending
Bonjour, je suis un jeune Marocain de Casablanca passionné de vélo et de voyage je décide enfin de faire mon premier long voyage en vélo, 15 jours départ de Casablanca passage par Essaouira Agadir Tizi-n-Test et finalement Marrakesh le Dimanche 2 Septembre 2012.
Je possède un VTT d'XC normalement mais qui peut être plus Race qu'autre chose, "je viens de l'avoir mais je commence à lui faire confiance déjà :D", Cube Reaction pro assez léger, sacoches East-pak et un porte-bagages qui rends un peu le vélo lourd mais je n'ai pas le choix je ne peux avoir que celui-là ... Tente Queshua T2 3,5Kg là encore je ne trouve pas mieux du moins je ne prends pas la peine d'en chercher, je veux bien voyager léger, si je peux arriver à 15 Kg ce serait top je pense.
J'aimerai que vous partagiez avec moi vos expériences, si vous êtes au passage n'hésitez pas à me laisser un message, j'attends surtout vos précieux conseils, oui précieux car c'est le genre de choses qui peuvent être très utiles en cas de pépin :)
Je possède un VTT d'XC normalement mais qui peut être plus Race qu'autre chose, "je viens de l'avoir mais je commence à lui faire confiance déjà :D", Cube Reaction pro assez léger, sacoches East-pak et un porte-bagages qui rends un peu le vélo lourd mais je n'ai pas le choix je ne peux avoir que celui-là ... Tente Queshua T2 3,5Kg là encore je ne trouve pas mieux du moins je ne prends pas la peine d'en chercher, je veux bien voyager léger, si je peux arriver à 15 Kg ce serait top je pense.
J'aimerai que vous partagiez avec moi vos expériences, si vous êtes au passage n'hésitez pas à me laisser un message, j'attends surtout vos précieux conseils, oui précieux car c'est le genre de choses qui peuvent être très utiles en cas de pépin :)
La Loire à vélo English translation pending
bonjour tous le monde.
Depuis quelques jours je nourri mon projet Paris/Orléans jusqu’à a Saint Saint-Nazaire à vélo avec des informations sur les forums et les sites, le seul bemol c est que je sais pas si le fait de le faire en solo ne va pas me contraindre à faire demi tour.
C est pour ça que je viens vers vous, qui avez fait ce parcours, pour me conseiller
et si vous avez des infos concernant des parcours de ce genre organises je suis preneur, ou si quelqu un est intéressé pour qu on le fasse ensemble ça serait avec plaisir,
j habite dans le val d Oise dans la région parisienne, j ai 35 ans, je suis plutôt sportif régulier (arts martiaux) et le vélo VTC.
Consulter sa messagerie électronique aux États-Unis sans équipement personnel? English translation pending
Bonjour ,
Nous serons dans l' Ouest en septembre en autonomie et itinérance .
Je n' aurai pour communiquer avec le pays natal qu' un simple téléphone portable doté d' un abonnement très basique , dont je pense remplacer momentanément la carte SIM par une carte pré-payée achetée chez Ulysse ou localement en arrivant sur place .
Coté courrier électronique , trouve-t-on facilement en 2012 (notre dernier voyage y remonte à avril 2009 🤪) dans les motels ou dans d' autres lieux publics un ordinateur mis à disposition (gratuit ou payant) pour consulter de temps en temps ses messages , ou en envoyer ?
Merci pour vos réponses 🙂
Nous serons dans l' Ouest en septembre en autonomie et itinérance .
Je n' aurai pour communiquer avec le pays natal qu' un simple téléphone portable doté d' un abonnement très basique , dont je pense remplacer momentanément la carte SIM par une carte pré-payée achetée chez Ulysse ou localement en arrivant sur place .
Coté courrier électronique , trouve-t-on facilement en 2012 (notre dernier voyage y remonte à avril 2009 🤪) dans les motels ou dans d' autres lieux publics un ordinateur mis à disposition (gratuit ou payant) pour consulter de temps en temps ses messages , ou en envoyer ?
Merci pour vos réponses 🙂
Voyage à vélo Montréal -Tadoussac English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je souhaite partir sur les routes au depart de Montreal jusqu'a Tadoussac et je souhaitais savoir si quelqu'un pouvait me conseiller un itineraire agreable, sans trop de circulation et plutôt nature. J'ai deja lu beaucoup de message portant la dessus mais j'avoue être legerement perdue face a tous les commentaires differents que j'ai pu voir. Mon idee premiere etait de suivre la route verte numero 4 jusqu'a Trois´rivieres et d'ensuite monter jusqu'a Tadoussac en suivant le saint laurent. De la je verrais par ou je pars :). Pourriez vous m'indiquer le meilleur itineraire sachant que j'ai le temps (du 15 juin au 28 septembre)?
Merci d'avance pour vos idees!
Abi
Je souhaite partir sur les routes au depart de Montreal jusqu'a Tadoussac et je souhaitais savoir si quelqu'un pouvait me conseiller un itineraire agreable, sans trop de circulation et plutôt nature. J'ai deja lu beaucoup de message portant la dessus mais j'avoue être legerement perdue face a tous les commentaires differents que j'ai pu voir. Mon idee premiere etait de suivre la route verte numero 4 jusqu'a Trois´rivieres et d'ensuite monter jusqu'a Tadoussac en suivant le saint laurent. De la je verrais par ou je pars :). Pourriez vous m'indiquer le meilleur itineraire sachant que j'ai le temps (du 15 juin au 28 septembre)?
Merci d'avance pour vos idees!
Abi
Roadtrip aux Etats-Unis: comment manger pas cher? English translation pending
Bonjour à tous,
De retour pour préparer le voyage prévu de longue date, tombé à l'eau plusieurs fois et que j'espère faire ( enfin ! ) l'an prochain : un auto tour de 2 a3 semaines dans l'ouest USA.
Je Me posais une question logistique toute bête.
Comment faire pour avoir un coût raisonnable en alimentation sachant que nous comptons partir en famille 2 adultes et 3 enfants ?
Resto tous les jours, c'est exclus. Sandwichs ? Glacière ? ravitaillement ? Apart avec cuisine ?
Toutes vos suggestions seront bienvenues.
Merci par avance.
La Norvège: au pays des trolls , un voyage pas toujours drôle English translation pending
Au pays des trolls : la Norvège … un voyage pas toujours drôle ...
Cela faisait un an que nous n'avions pas voyagé en famille donc quand Thomas et Lucie ont proposé un petit voyage, difficile de dire non… Nous disposions de 10 jours , d'obligations financières. Nous leur avons laissé , comme cela s'est toujours fait , de la destinations mais avec quelques contraintes . Leur choix s'est porté sur la Norvège avec le côté historique et le côté Nature, du pas trop chaud pour Tom et pas trop froid pour Lucie, des envies de retrouver l'Islande ( mais on en est très loin) , l'ambiance des chalets Koa des US… Nous savions que cela serait cher mais plein de bonnes intentions pour y pallier, nous ne pouvions imaginer l'impact et l'ampleur que cela allait prendre sur notre voyage…
Ce carnet est un indicatif sur des lieux mais aussi un ressenti personnel. Comme pour le Mexique et la Chine, même si notre avis est très mitigé , je tenais à le publier. Ne prenez pas cela ni comme une plainte mais comme un constat personnel et encore moins comme une agression envers les fans de la Norvège . Pour cette fois , je me contenterai du rendu ' technique ' du voyage.
TRANSPORTS :
- TGV: 65 e AR par personnes et en sus 130 pour nous 4 pour les défaillances d'Air France ( comme d'hab !!!) - Avion : 153 e par personne avec Air France ( c'est la dernière fois !!!) Paris / Oslo direct ( enfin en principe ) - Location de voiture : par www . locationdevoiture.fr avec comme grossiste car del mar et l'agence : hertz : 620 e pour 1à jours modèle break volve V50. Equipée pour télépéage . Location d'un GPS (oublié) 100 e. - Routes et tunnels : impossible d'y échapper et très onéreux : 200 e en tout sur l'itinéraire !! - Ferry : là aussi , impossible de faire autrement … Compter environ pour les trajets de 20mn : 150 kr et jusque 250 pour des traversées de 40 mn - carburant : pour env 2000 km 1700 kr ; le diesel est à env 2e à 2,20
Coups de gueule Air France !!!!!!! 😠😠😠😠😠😠😠 Cinq voyages dans l'année , dont deux par Air France et deux gréves : Air France bien sûr ! Quelle délicatesse : un sms : votre vol de dimanche à 6H35 est annulé et remplacé par le vol de dimanche à 21H10 . Ben voyons … donc dimanche , on arrive à 23h à Paris , nous avons perdu nos billets de TGV , nous n'avons pas d'hôtel, pas de billets TGV pour le lendemain ( qui s'élèvent à 495 e) et nous ne serons pas au travail comme prévu… Hors de moi , je téléphone : la dame compatit !!!!!! Ben , il ne va pas falloir que compatir !!!! C'est non à prendre en charge nos frais de TGv et d'hôtellerie … J'ai mis plus d'une heure ( merci le forfait téléphone ) à réussir à négocier un oslo/ amsterdam/ lyon pour nous rapproche rde chez nous … Mais évidemment , nous en sommes de notre poche pour le billet Lyon / Valence ! Bref ; vous l'avez compris , Air France c'est pour moi une sinistre foutaise , la sncf de l'aérien , une succession d emauvais services et de gréve! Pas étonnant qu'ils soient au bord de la faillite … dorénavant nous nous en passerons !
VISITES
- Bergen Musée Hanséatique 70kr par personne et guide papier 35 ( quasi indispensable) - Jardin des pierres Rosendal : gratuit ( oui, oui, cela arrive) : superbe ! - Le centre du saumon sauvage Laerdal : forfait famille 155 kr : très instructif ; prévoir deux heures - Norsk muséum : tarif famille 260 kr : musée des glaciers . Génial !!! La vision de l'an 2100 fait froid dans le dos. 🙂🙂🙂 - Trondheim : package : cathédrale, musée lapidaire, joyaux de la couronne : famille 300 ( sinon 150 par pers) - Lillehammer : musée de plein air : famille 350 ; parking en sus et à la journée :( 7e … bof pour nous car nous ne sommes pas fan des musées de plein air . Pour les amateurs , surement très bien. - Musée du prix nobel Oslo : 7e par personne : On a adoré !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 🙂🙂🙂 - Musée Much Oslo : gratuit moins 18 ans sinon 15 e par pers
HEBERGEMENTS :
Précisions: pour le hutte ( cabane) amenez duvets mais souvent oreillers fournis.
- Voringfossen : Lisbeth pension . 80 E la nuit Hytte pour 4 personnes au creux d'une valet. Hytte fonctionnelle mais petite . Le strict minimum en affaires cuisine . Accueil peu chaleureux … dans la hutte , un wc avec eau froide. Douche commune mais 30 KR les 3 mn d'eau chaude !!!!!!!!
- Bergen : Lone camping : 135 e Hytte pour 5 pers, beaucoup plus spacieuse et fonctionnelle . Bien situé à 15km de Bergen . le camping est au bord d'un lac mais mal aménagé ce qui lui donne un aspect plutôt moche . Emplacement des hytter très inégaux ( demandez la 7 ou 8 ) . Sans sanitaire. Reservation conseillée. Sanitaire commun propre mais à nouveau eau chaude 30 KR pour 5 mn ( ouf !)
- Flam : Brekke gard hostel : 900 Kr L'emplacement set top car au milieu des champs , prés d'une cascade , au milieu des moutons … dans une vieille ferme restaurée. Cuisine équipée commune . Sanitaires communs . Le gros problème c'est l'insonorisation… zéro… priez pur ne pas avoir le voisin de chambre qui ronfle …
- Hafslo ( Sogndal) 1030 kr avec petit déjeuner : Lygmo Gjestahus 😕 Motel ou hutte . Nous avions une chambre familiale toute chambre ( pas de cuisine mais une douche chaude gratuite) . Se situe au bord de l'eau . demandez à la réception si besoin de chauffage et surveillez votre note … . Le côté très religieux ( non signalé) m'a mise mal à l'aise …
- Geiranger : Vinje camping : COUP DE COEUR !!! 1030kr 🙂🙂🙂 Hytte superbe pour 4 personnes, magnifiquement aménagée, tout confort, spacieuse, salle de bain privative et eau chaude … Camping très vert coincé entre une cascade et un torrent … On y serait bien resté plus longtemps :)
Frei ( 10 km de Kristiansund) : Vikaneset : 1500 kr 🙂 Notre petite folie du voyage . Ancienne cabane de pêcheurs avec terasse suspendue. Très beau chalet sur deux niveaux, très bien équipé, vues superbes, très calme… mais trop cher pour être notre coups de coeur
Trondheim : hôtel Brattora : 140 e la nuit Situé à Bakklandet avec vue superbe. Idéalement situé au coeur de Trondheim, un hôtel tout neuf et tout design . Grande chambre style très aseptisée , SDB . Mais petit déjeuner en sac plastique … une brique de jus de fruit, un sandwich style avion, un fruit… Très dommage pour un hôtel de ce style.
Oslo Gardemoen ( proche aéroport) : Best Western 120e la nuit Classique quoi… Donné à la réservation pour une chambre familiale mais d'appellation franchement exagérée car un canapé lit pourri en guise de lit qui une fois deplié ne permet plus de déposer deux valises dans la chambre . Nos ados ont preféré dormir au sol pour vous dire l'état de la literie. Attention navette possible pour l'aéroport mais à 75 e AR pour 4 …
ITINERAIRE :
- Valence / Paris/ Oslo - Oslo / Konberg / La route Numedal / Voringfossen - Voringfossen / Bergen - Bergen/ Stedenfossen / Mundheim / Arsnes /Fjord Hardanger / Rosendal / Sundal / Odda /Kinsarvick / Voss/ Flam - Flam / Borgund / Laerdal / Kanpanger / Sogndal - Sogndal / Balestrand / Skei / Fjaerland / Skei / Sandane / Stryn / Geiranger - Geiranger / route des aigles / routes des trolls / Molde / Kristiansund - Kristiansund / Trondheim - Trondheim / Lillehamer /Oslo - Oslo - Oslo / Amsterdam/ Lyon / Valence
GUIDES : - routard : archi nul !!!! 🤪 - guide bleu : je prefére les guides verts avec leurs itinéraires …
CHANGE : GAB bien sûr sans problème partout , tout comme usage de la CB. Taux : 1 euro = 7,4 Kr …. :(
NOUS AVONS AIMES : - Le Geirandger fjord : notre favori loin devant les autres …🙂🙂🙂 - Les routes touristiques comme la route des aigles ou la route des trolls - Le présentation des musées toujours claire, instructives, ludiques. On n'en ressort jamais barbés. - La multitudes de chutes d'eau partout et toujours ... - Les églises en bois debout - Le couchage dans les hytter - La cathédrale de Nidaros
NOUS N'AVONS PAS AIMES : - les tunnels , encore et toujours des tunnels…. On finirait par se prendre pour des taupes :(😕😕 - La froideur des norvégiens à l'image du temps : maussade !😠😠😠
NOUS AVONS DETESTE : - les PRIX !!!!!!!!
LE COUP DE GUEULE : La vie très chère certes mais être pris pour des pompes à fric , c'est vraiment désagréable !!!!!!!🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️ Nous connaissions la réputation de la Norvège d'être chère mais devant le fait accompli et le porte-monnaie ouvert… que dis-je éventré… on hallucine ! Ce voyage ne nous a permis aucun écart. Pas de café, de restaurants , de glace ( bon j'avoue , là c'était facile vue les températures extérieures) et les courses quotidiennes pour nous sustenter , sont devenues notre cauchemar :( . Pique nique le midi , riz/ pâtes le soir quand nous avions de quoi chauffer , sinon re-pique nique….Ce n'était pas un séjour gastronomique que nous recherchions mais quand même …
A cela s'est ajouté une impression ( qui en fait est bien une réalité) que tout se monnaye : routes, ponts, tunnels, parking exorbitants, WC, entrée dans une église, et même les douches chaudes des campings !!!!!! et nous a donné très rapidement un sentiment d'exagération , d'exaspération… En tout cas même prévenus c'est dur à encaisser . Il va falloir essayer ne pas garder que cela de notre séjour!
LA METEO : Nous avons eu en moyenne 12 degrés en journée . Beaucoup d'averses , deux longues journées de pluie et une magnifique journée de soleil… Le temps se dégrade aussi vite qu'il ne s'éclaircit. En montagne , parfois de la neige … Bref un pays nordique, le tout étant d'y être préparé et de s'adapter . La seule chose qui nous a handicapée c'est que nous n'avons jamais osé se lancer dans de longues randonnées face à un temps aussi changeant.
LIEN PHOTO : https://www.facebook.com/...e=3&l=8cc174b1ad
Cela faisait un an que nous n'avions pas voyagé en famille donc quand Thomas et Lucie ont proposé un petit voyage, difficile de dire non… Nous disposions de 10 jours , d'obligations financières. Nous leur avons laissé , comme cela s'est toujours fait , de la destinations mais avec quelques contraintes . Leur choix s'est porté sur la Norvège avec le côté historique et le côté Nature, du pas trop chaud pour Tom et pas trop froid pour Lucie, des envies de retrouver l'Islande ( mais on en est très loin) , l'ambiance des chalets Koa des US… Nous savions que cela serait cher mais plein de bonnes intentions pour y pallier, nous ne pouvions imaginer l'impact et l'ampleur que cela allait prendre sur notre voyage…
Ce carnet est un indicatif sur des lieux mais aussi un ressenti personnel. Comme pour le Mexique et la Chine, même si notre avis est très mitigé , je tenais à le publier. Ne prenez pas cela ni comme une plainte mais comme un constat personnel et encore moins comme une agression envers les fans de la Norvège . Pour cette fois , je me contenterai du rendu ' technique ' du voyage.
TRANSPORTS :
- TGV: 65 e AR par personnes et en sus 130 pour nous 4 pour les défaillances d'Air France ( comme d'hab !!!) - Avion : 153 e par personne avec Air France ( c'est la dernière fois !!!) Paris / Oslo direct ( enfin en principe ) - Location de voiture : par www . locationdevoiture.fr avec comme grossiste car del mar et l'agence : hertz : 620 e pour 1à jours modèle break volve V50. Equipée pour télépéage . Location d'un GPS (oublié) 100 e. - Routes et tunnels : impossible d'y échapper et très onéreux : 200 e en tout sur l'itinéraire !! - Ferry : là aussi , impossible de faire autrement … Compter environ pour les trajets de 20mn : 150 kr et jusque 250 pour des traversées de 40 mn - carburant : pour env 2000 km 1700 kr ; le diesel est à env 2e à 2,20
Coups de gueule Air France !!!!!!! 😠😠😠😠😠😠😠 Cinq voyages dans l'année , dont deux par Air France et deux gréves : Air France bien sûr ! Quelle délicatesse : un sms : votre vol de dimanche à 6H35 est annulé et remplacé par le vol de dimanche à 21H10 . Ben voyons … donc dimanche , on arrive à 23h à Paris , nous avons perdu nos billets de TGV , nous n'avons pas d'hôtel, pas de billets TGV pour le lendemain ( qui s'élèvent à 495 e) et nous ne serons pas au travail comme prévu… Hors de moi , je téléphone : la dame compatit !!!!!! Ben , il ne va pas falloir que compatir !!!! C'est non à prendre en charge nos frais de TGv et d'hôtellerie … J'ai mis plus d'une heure ( merci le forfait téléphone ) à réussir à négocier un oslo/ amsterdam/ lyon pour nous rapproche rde chez nous … Mais évidemment , nous en sommes de notre poche pour le billet Lyon / Valence ! Bref ; vous l'avez compris , Air France c'est pour moi une sinistre foutaise , la sncf de l'aérien , une succession d emauvais services et de gréve! Pas étonnant qu'ils soient au bord de la faillite … dorénavant nous nous en passerons !
VISITES
- Bergen Musée Hanséatique 70kr par personne et guide papier 35 ( quasi indispensable) - Jardin des pierres Rosendal : gratuit ( oui, oui, cela arrive) : superbe ! - Le centre du saumon sauvage Laerdal : forfait famille 155 kr : très instructif ; prévoir deux heures - Norsk muséum : tarif famille 260 kr : musée des glaciers . Génial !!! La vision de l'an 2100 fait froid dans le dos. 🙂🙂🙂 - Trondheim : package : cathédrale, musée lapidaire, joyaux de la couronne : famille 300 ( sinon 150 par pers) - Lillehammer : musée de plein air : famille 350 ; parking en sus et à la journée :( 7e … bof pour nous car nous ne sommes pas fan des musées de plein air . Pour les amateurs , surement très bien. - Musée du prix nobel Oslo : 7e par personne : On a adoré !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! 🙂🙂🙂 - Musée Much Oslo : gratuit moins 18 ans sinon 15 e par pers
HEBERGEMENTS :
Précisions: pour le hutte ( cabane) amenez duvets mais souvent oreillers fournis.
- Voringfossen : Lisbeth pension . 80 E la nuit Hytte pour 4 personnes au creux d'une valet. Hytte fonctionnelle mais petite . Le strict minimum en affaires cuisine . Accueil peu chaleureux … dans la hutte , un wc avec eau froide. Douche commune mais 30 KR les 3 mn d'eau chaude !!!!!!!!
- Bergen : Lone camping : 135 e Hytte pour 5 pers, beaucoup plus spacieuse et fonctionnelle . Bien situé à 15km de Bergen . le camping est au bord d'un lac mais mal aménagé ce qui lui donne un aspect plutôt moche . Emplacement des hytter très inégaux ( demandez la 7 ou 8 ) . Sans sanitaire. Reservation conseillée. Sanitaire commun propre mais à nouveau eau chaude 30 KR pour 5 mn ( ouf !)
- Flam : Brekke gard hostel : 900 Kr L'emplacement set top car au milieu des champs , prés d'une cascade , au milieu des moutons … dans une vieille ferme restaurée. Cuisine équipée commune . Sanitaires communs . Le gros problème c'est l'insonorisation… zéro… priez pur ne pas avoir le voisin de chambre qui ronfle …
- Hafslo ( Sogndal) 1030 kr avec petit déjeuner : Lygmo Gjestahus 😕 Motel ou hutte . Nous avions une chambre familiale toute chambre ( pas de cuisine mais une douche chaude gratuite) . Se situe au bord de l'eau . demandez à la réception si besoin de chauffage et surveillez votre note … . Le côté très religieux ( non signalé) m'a mise mal à l'aise …
- Geiranger : Vinje camping : COUP DE COEUR !!! 1030kr 🙂🙂🙂 Hytte superbe pour 4 personnes, magnifiquement aménagée, tout confort, spacieuse, salle de bain privative et eau chaude … Camping très vert coincé entre une cascade et un torrent … On y serait bien resté plus longtemps :)
Frei ( 10 km de Kristiansund) : Vikaneset : 1500 kr 🙂 Notre petite folie du voyage . Ancienne cabane de pêcheurs avec terasse suspendue. Très beau chalet sur deux niveaux, très bien équipé, vues superbes, très calme… mais trop cher pour être notre coups de coeur
Trondheim : hôtel Brattora : 140 e la nuit Situé à Bakklandet avec vue superbe. Idéalement situé au coeur de Trondheim, un hôtel tout neuf et tout design . Grande chambre style très aseptisée , SDB . Mais petit déjeuner en sac plastique … une brique de jus de fruit, un sandwich style avion, un fruit… Très dommage pour un hôtel de ce style.
Oslo Gardemoen ( proche aéroport) : Best Western 120e la nuit Classique quoi… Donné à la réservation pour une chambre familiale mais d'appellation franchement exagérée car un canapé lit pourri en guise de lit qui une fois deplié ne permet plus de déposer deux valises dans la chambre . Nos ados ont preféré dormir au sol pour vous dire l'état de la literie. Attention navette possible pour l'aéroport mais à 75 e AR pour 4 …
ITINERAIRE :
- Valence / Paris/ Oslo - Oslo / Konberg / La route Numedal / Voringfossen - Voringfossen / Bergen - Bergen/ Stedenfossen / Mundheim / Arsnes /Fjord Hardanger / Rosendal / Sundal / Odda /Kinsarvick / Voss/ Flam - Flam / Borgund / Laerdal / Kanpanger / Sogndal - Sogndal / Balestrand / Skei / Fjaerland / Skei / Sandane / Stryn / Geiranger - Geiranger / route des aigles / routes des trolls / Molde / Kristiansund - Kristiansund / Trondheim - Trondheim / Lillehamer /Oslo - Oslo - Oslo / Amsterdam/ Lyon / Valence
GUIDES : - routard : archi nul !!!! 🤪 - guide bleu : je prefére les guides verts avec leurs itinéraires …
CHANGE : GAB bien sûr sans problème partout , tout comme usage de la CB. Taux : 1 euro = 7,4 Kr …. :(
NOUS AVONS AIMES : - Le Geirandger fjord : notre favori loin devant les autres …🙂🙂🙂 - Les routes touristiques comme la route des aigles ou la route des trolls - Le présentation des musées toujours claire, instructives, ludiques. On n'en ressort jamais barbés. - La multitudes de chutes d'eau partout et toujours ... - Les églises en bois debout - Le couchage dans les hytter - La cathédrale de Nidaros
NOUS N'AVONS PAS AIMES : - les tunnels , encore et toujours des tunnels…. On finirait par se prendre pour des taupes :(😕😕 - La froideur des norvégiens à l'image du temps : maussade !😠😠😠
NOUS AVONS DETESTE : - les PRIX !!!!!!!!
LE COUP DE GUEULE : La vie très chère certes mais être pris pour des pompes à fric , c'est vraiment désagréable !!!!!!!🏴☠️🏴☠️🏴☠️🏴☠️ Nous connaissions la réputation de la Norvège d'être chère mais devant le fait accompli et le porte-monnaie ouvert… que dis-je éventré… on hallucine ! Ce voyage ne nous a permis aucun écart. Pas de café, de restaurants , de glace ( bon j'avoue , là c'était facile vue les températures extérieures) et les courses quotidiennes pour nous sustenter , sont devenues notre cauchemar :( . Pique nique le midi , riz/ pâtes le soir quand nous avions de quoi chauffer , sinon re-pique nique….Ce n'était pas un séjour gastronomique que nous recherchions mais quand même …
A cela s'est ajouté une impression ( qui en fait est bien une réalité) que tout se monnaye : routes, ponts, tunnels, parking exorbitants, WC, entrée dans une église, et même les douches chaudes des campings !!!!!! et nous a donné très rapidement un sentiment d'exagération , d'exaspération… En tout cas même prévenus c'est dur à encaisser . Il va falloir essayer ne pas garder que cela de notre séjour!
LA METEO : Nous avons eu en moyenne 12 degrés en journée . Beaucoup d'averses , deux longues journées de pluie et une magnifique journée de soleil… Le temps se dégrade aussi vite qu'il ne s'éclaircit. En montagne , parfois de la neige … Bref un pays nordique, le tout étant d'y être préparé et de s'adapter . La seule chose qui nous a handicapée c'est que nous n'avons jamais osé se lancer dans de longues randonnées face à un temps aussi changeant.
LIEN PHOTO : https://www.facebook.com/...e=3&l=8cc174b1ad
Que faire de son vélo en voyage à vélo quand on ne fait pas de vélo? English translation pending
salut a tous
j'ai cherché un peu sur le forum et j'ai pas trouvé de discussion sur ce sujet !! lors d'un voyage a vélo, y a forcément un moment ou on est pas sur son vélo (achats, invitations visites, rando ou autre...)
le vélo ca parait plus simple, on l'attache, mais les saccoches ??
et je suis sur que chacun a une petite astuce a partager pour laisser son vélo et ses affaires (sans risquer de se les faire voler)
alors faites tourner !!
a bientôt
simon
j'ai cherché un peu sur le forum et j'ai pas trouvé de discussion sur ce sujet !! lors d'un voyage a vélo, y a forcément un moment ou on est pas sur son vélo (achats, invitations visites, rando ou autre...)
le vélo ca parait plus simple, on l'attache, mais les saccoches ??
et je suis sur que chacun a une petite astuce a partager pour laisser son vélo et ses affaires (sans risquer de se les faire voler)
alors faites tourner !!
a bientôt
simon
Road Trip photo en Islande/Laponie English translation pending
Hello les voyageurs !
Je rejoins vos rangs pour faire appel à vos précieux conseils car après avoir un peu voyagé dans et hors europe, je projete avec un ami un voyage un peu plus conséquent. Nous sommes pour l'instant deux (peut être plus de monde nous rejoindra), l'idée serait de s'organiser un roadtrip en embarquant notre matériel photo, de 2 à 3 semaines, en Islande ou Laponie (Norvège, Suède...), à la période Novembre/Décembre pour profiter des aurores boréales, des longues nuits et de l'expérience de dépaysement total de ces régions reculées. Au dela de la possibilité de rammener photos et vidéos (d'ailleurs un montage, un film du voyage est prévu), nous sommes vraiment intéressés par l'expérience du sauvage de ces régions (le froid et le manque de soleil ne sont pas vraiment des problèmes donc...). N'ayant en revanche jamais organisé un tel voyage, quelques prises de renseignements auprès des initiés s'imposent :
- Premièrement le choix de la destination : même s'il reste notre nous ne savons pas vraiment comment nous décider. La laponie nous offrirait d'experimenter les nuits polaires, d'autant que les Fjords sont apparament un must see. En revanche l'Islande, malgré l'absence des nuits (juste en dessous du cercle polaire), offre des paysages apparament plus primitifs ce qui est vraiment interessant. L'idée du road trip serait également de pouvoir, au fil de notre parcours, de nous arrêter 2 ou 3 fois dans des villes relativement équipées pour y passer la nuit ou plusieurs jours, faire des connaissances locales et visiter éventuellement un peu d'urbain.
- Les conditions météos : le manque de soleil n'est pas un problème puisque nous cherchons l'expérience des nuits polaires. Et même si j'en dirais autant du froid, je me doute que c'est tout de même un facteur à ne pas négliger surtout à ces périodes. Si nous devons dormir plusieurs nuits dans un camion/camping car, et que le froid est inssuportable, c'est un vrai problème. Pareil pour la neige qui peut bloquer les routes.
- La locomotion : qui dit road trip dit véhicule, suivant le nombre de personnes un camion équipé ou un camping car s'impose, seulement les routes s'y prêtent-elles réellement ? Surtout si on veut s'enfoncer dans les regions sauvages ? Une voiture avec des nuits en gîte ne sont elles à ce moment là pas plus judicieuses ?
- Le coût : Je sais que la Norvège est chère, je n'ai aucune idée de ce qu'il en est pour la Suède ou l'Islande, car même en se renseignant, la singularité du voyage (road trip), fait qu'il est assez difficile d'estimer les coûts au quotidien. Là aussi, peut être que certains choix s'imposent car plus économiques : faut il débarquer de l'avion directement dans le nord de la region (dans le cas de la laponie), ou mieux vaut débarquer à Stokholm et faire le reste du chemin avec le véhicule loué ? Nous nous reservons 2000-2500 par personne pour couvrir les frais du voyage.
Voila en espérant que des gens ayant déjà tenté des expériences similaires puissent nous renseigner. Nous avons aussi pensé au Canada car le nord de la région est au dela du cercle polaire mais il parait qu'à cette période de l'année les billets sont très chères à cause des vacances de Noël.
Thanks !
Je rejoins vos rangs pour faire appel à vos précieux conseils car après avoir un peu voyagé dans et hors europe, je projete avec un ami un voyage un peu plus conséquent. Nous sommes pour l'instant deux (peut être plus de monde nous rejoindra), l'idée serait de s'organiser un roadtrip en embarquant notre matériel photo, de 2 à 3 semaines, en Islande ou Laponie (Norvège, Suède...), à la période Novembre/Décembre pour profiter des aurores boréales, des longues nuits et de l'expérience de dépaysement total de ces régions reculées. Au dela de la possibilité de rammener photos et vidéos (d'ailleurs un montage, un film du voyage est prévu), nous sommes vraiment intéressés par l'expérience du sauvage de ces régions (le froid et le manque de soleil ne sont pas vraiment des problèmes donc...). N'ayant en revanche jamais organisé un tel voyage, quelques prises de renseignements auprès des initiés s'imposent :
- Premièrement le choix de la destination : même s'il reste notre nous ne savons pas vraiment comment nous décider. La laponie nous offrirait d'experimenter les nuits polaires, d'autant que les Fjords sont apparament un must see. En revanche l'Islande, malgré l'absence des nuits (juste en dessous du cercle polaire), offre des paysages apparament plus primitifs ce qui est vraiment interessant. L'idée du road trip serait également de pouvoir, au fil de notre parcours, de nous arrêter 2 ou 3 fois dans des villes relativement équipées pour y passer la nuit ou plusieurs jours, faire des connaissances locales et visiter éventuellement un peu d'urbain.
- Les conditions météos : le manque de soleil n'est pas un problème puisque nous cherchons l'expérience des nuits polaires. Et même si j'en dirais autant du froid, je me doute que c'est tout de même un facteur à ne pas négliger surtout à ces périodes. Si nous devons dormir plusieurs nuits dans un camion/camping car, et que le froid est inssuportable, c'est un vrai problème. Pareil pour la neige qui peut bloquer les routes.
- La locomotion : qui dit road trip dit véhicule, suivant le nombre de personnes un camion équipé ou un camping car s'impose, seulement les routes s'y prêtent-elles réellement ? Surtout si on veut s'enfoncer dans les regions sauvages ? Une voiture avec des nuits en gîte ne sont elles à ce moment là pas plus judicieuses ?
- Le coût : Je sais que la Norvège est chère, je n'ai aucune idée de ce qu'il en est pour la Suède ou l'Islande, car même en se renseignant, la singularité du voyage (road trip), fait qu'il est assez difficile d'estimer les coûts au quotidien. Là aussi, peut être que certains choix s'imposent car plus économiques : faut il débarquer de l'avion directement dans le nord de la region (dans le cas de la laponie), ou mieux vaut débarquer à Stokholm et faire le reste du chemin avec le véhicule loué ? Nous nous reservons 2000-2500 par personne pour couvrir les frais du voyage.
Voila en espérant que des gens ayant déjà tenté des expériences similaires puissent nous renseigner. Nous avons aussi pensé au Canada car le nord de la région est au dela du cercle polaire mais il parait qu'à cette période de l'année les billets sont très chères à cause des vacances de Noël.
Thanks !
Recherche de bons plans pour les Cyclades mi-fin août English translation pending
Bonjour à tous,
Je fais appel à vous comme souvent quand je pars en voyage.... Je compte parcourir quelques îles des cyclades la deuxième quinzaine du mois d'août (je sais que ce n'est pas la période la plus calme mais je n'ai pas le choix de la période!).
Nous partons à deux avec le sac sur le dos et pourrons aller d'une île à l'autre en fonction de nos envies.
Nous avons déjà réservé l'avion: on part le mardi 14 au soir pour Athènes et nous revenons le dimanche 2 septembre. Nous avons donc 18 jours et pensons faire Andros, Tinos, Amorgos et Santorin.
En sachant que nous aimons le calme (pour Santorin c'est un peu loupé mais on voulait voir cette île "différentes"), les paysages sauvages, les petits endroits typiques, la bonne nourriture, .... que me conseillez-vous? Je suis preneuse de tous les bons plans : logements (en sachant que nous comptons prendre la tente), resto, coins sympas, ....
J'ai déjà fait pas mal de recherches (entre autre sur cycladen.be) et je pense que le choix des îles est judicieux pour ne pas passer trop de temps sur les ferry. Qu'en pensez-vous?
D'avance un tout grand merci,
Laurence
Trip Argentine - Chili avec un chien English translation pending
Chers voyageurs bonjour,
jeunes mariés nous souhaitons, mon infiniment adorable femme et moi, faire un voyage de 6 à 8 mois à la découverte de l' Argentine et du Chili accompagnés de notre inséparable chienne Tchitcha (pour ceux que ca intéresse une belle border collie croisée "on-sait-pas-trop-quoi" de 22kg, super sympa, joueuse, caline, un chien de reve quoi..).Il s'agira de notre premier voyage en Amérique du sud et de ce fait nous nous posons pas mal de questions:
- quel est le moyen le moins "galère"(ou possible déja..) de voyager dans le pays avec un chien?j' ai entendu dire que les transports en commun n' acceptaient pas les chiens et qu' acheter un véhicule en Argentine ne permettait pas d' en traverser les frontières avec..alors pourquoi pas le stop?quelqu un a-t-il une expérience à nous faire partager?
- qu' en est-il de l' hébèrgement avec un chien?du passage de la frontière au Chili?peut-on camper "à la sauvage"?
- quelqu' un a-t-il des adresses à partager concernant des pensions pour chiens ou des hotels les acceptant?
nous ne nous imaginons pas partir sans elle, et avons besoin d etre rassurés.merci pour vos réponses!!!
Thias et Marjo
jeunes mariés nous souhaitons, mon infiniment adorable femme et moi, faire un voyage de 6 à 8 mois à la découverte de l' Argentine et du Chili accompagnés de notre inséparable chienne Tchitcha (pour ceux que ca intéresse une belle border collie croisée "on-sait-pas-trop-quoi" de 22kg, super sympa, joueuse, caline, un chien de reve quoi..).Il s'agira de notre premier voyage en Amérique du sud et de ce fait nous nous posons pas mal de questions:
- quel est le moyen le moins "galère"(ou possible déja..) de voyager dans le pays avec un chien?j' ai entendu dire que les transports en commun n' acceptaient pas les chiens et qu' acheter un véhicule en Argentine ne permettait pas d' en traverser les frontières avec..alors pourquoi pas le stop?quelqu un a-t-il une expérience à nous faire partager?
- qu' en est-il de l' hébèrgement avec un chien?du passage de la frontière au Chili?peut-on camper "à la sauvage"?
- quelqu' un a-t-il des adresses à partager concernant des pensions pour chiens ou des hotels les acceptant?
nous ne nous imaginons pas partir sans elle, et avons besoin d etre rassurés.merci pour vos réponses!!!
Thias et Marjo
Bus en Islande: meilleure formule? English translation pending
Bonjour à tous,
Je prépare actuellement un itinéraire pour un voyage de 2 semaines (26 aout au 9 septembre 2012), tout en bus. Je recherche la meilleure formule, mais là, c'est vite le casse-tête. Ce parcours étant à priori très classique, qqun aura déjà une réponse toute faite, cela m'évitera calculette et équation à multiples inconnues!
En gros le parcours est le suivant: - cercle d'or - Selfoss - Trek Landmannalaugar (4jrs) - Skaftafell - Jokulsarlon - Vik
J'avais trouvé le compromis suivant : Golden Circle passport (Sterna, 9000kr cercle d'or) + Beautiful Circle Pass (Reykjavik Excursions, 19000kr, c'est donc la formule ou demi tour impossible) + un aller retour Skaftafell - Jokulsarlon (4400 kr Reykjavik excursion : d'ailleurs peut on me confirmer que l'on peut faire cela sur 2 jours distincts car sur le site, on a l'impression que c'est une "excursion" pour laquelle on reste 2h sur place avant retour au bercail..). Pb (mais de taille...) : si on fait le Trek du Landmannalaugar, on se retrouve à Porsmork comme deux buses, sans moyen de tirer jusqu'à Skaftafell !
Allez, je suis sûr que vous avez la solution qui va bien (sans qu'on soit obliger de vendre un rein pour financer notre voyage).
Au passage, le programme est pour l'instant assez light pour deux semaines, vous confirmez ? Des idées de coins sympas et un peu moins courus pour compléter ?
Merci d'avance, 😉
Je prépare actuellement un itinéraire pour un voyage de 2 semaines (26 aout au 9 septembre 2012), tout en bus. Je recherche la meilleure formule, mais là, c'est vite le casse-tête. Ce parcours étant à priori très classique, qqun aura déjà une réponse toute faite, cela m'évitera calculette et équation à multiples inconnues!
En gros le parcours est le suivant: - cercle d'or - Selfoss - Trek Landmannalaugar (4jrs) - Skaftafell - Jokulsarlon - Vik
J'avais trouvé le compromis suivant : Golden Circle passport (Sterna, 9000kr cercle d'or) + Beautiful Circle Pass (Reykjavik Excursions, 19000kr, c'est donc la formule ou demi tour impossible) + un aller retour Skaftafell - Jokulsarlon (4400 kr Reykjavik excursion : d'ailleurs peut on me confirmer que l'on peut faire cela sur 2 jours distincts car sur le site, on a l'impression que c'est une "excursion" pour laquelle on reste 2h sur place avant retour au bercail..). Pb (mais de taille...) : si on fait le Trek du Landmannalaugar, on se retrouve à Porsmork comme deux buses, sans moyen de tirer jusqu'à Skaftafell !
Allez, je suis sûr que vous avez la solution qui va bien (sans qu'on soit obliger de vendre un rein pour financer notre voyage).
Au passage, le programme est pour l'instant assez light pour deux semaines, vous confirmez ? Des idées de coins sympas et un peu moins courus pour compléter ?
Merci d'avance, 😉
Aller en Irlande ou Ecosse? English translation pending
Si on vous demandait de choisir entre ces deux pays, lequel choiseriez vous ? pour quel critères ? en quel saison ? et en meme temps si vous avez des infos pour s'y rendre sans avion je suis a votre écoute
Pyrénées — La routes des Cols English translation pending
Bonjour à tous
Je pensais faire ce petit voyage sur La Route des Cols de Hendaye à Cerbère en novembre dernier ce qui m'avait fait démarré une discussion. J'ai sagement remis ce voyage à dans quelques semaines, soit la dernière semaine d'aout et la première de septembre.
Je n'ai pas de questions particulières à poser aujourd'hui mais surtout l'envie d'échanger avec ceux et celles que ça intéresse histoire de faire une petite mise en tête avant la mise en jambes.
- Si ça se trouve, vous y serez peut-être aussi avec des envies d'apéros après quelques difficiles montées. ;-) - Si vous y êtes ou si vous y êtes passés récemment, vous avez peut-être des infos très (f)actuelles à donner en faire profiter les suivants - ...
Ah si, j'ai une question: La 3G, elle passe bien dans toutes les Pyrénées ou trop pas? C'est pour savoir si je peux prévoir compter sur mon bigophone intelligent (pour dénicher les bons resto, les hébergements, les activités, ...),
Je pensais faire ce petit voyage sur La Route des Cols de Hendaye à Cerbère en novembre dernier ce qui m'avait fait démarré une discussion. J'ai sagement remis ce voyage à dans quelques semaines, soit la dernière semaine d'aout et la première de septembre.
Je n'ai pas de questions particulières à poser aujourd'hui mais surtout l'envie d'échanger avec ceux et celles que ça intéresse histoire de faire une petite mise en tête avant la mise en jambes.
- Si ça se trouve, vous y serez peut-être aussi avec des envies d'apéros après quelques difficiles montées. ;-) - Si vous y êtes ou si vous y êtes passés récemment, vous avez peut-être des infos très (f)actuelles à donner en faire profiter les suivants - ...
Ah si, j'ai une question: La 3G, elle passe bien dans toutes les Pyrénées ou trop pas? C'est pour savoir si je peux prévoir compter sur mon bigophone intelligent (pour dénicher les bons resto, les hébergements, les activités, ...),
Petits treks au Québec, Charlevoix, Laurentides...? English translation pending
Bonjour à tous,
Avec ma compagne nous partons dans la région du Québec du 24 sept au 5 octobre. Nous aurions souhaité durant cette période effectuer un ou plusieurs petits trecks dans des parcs au Québec. De préférence dans la région Charlevoix, Laurentides, parc Jacques Cartier... J'entends par petit treck des randos de 2, 3 ou 4 jours en sac à dos, afin de profiter au maximum de l'été indien et de vos beaux paysages, ou il est possible de camper (en tente), et ou on peut se rendre facilement sur place (de préférence sans avoir besoin de louer un char qui va croupir 4 jours sur un parking). Nous aurions aussi souhaiter une descente en Canoé sur 2 jours avec bivouac.
Je post donc un message pour savoir si vous connaissiez des randos de se genre? J'ai déjà entendu parlé de Charlevoix et de sa traversée, si des gens l'ont déjà fait, et qu'il peuvent m'en dire plus: tarifs, moyen pour s'y rendre... Il y aurait aussi le Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie qui apparemment vaudrait vraiment le coup d’œil, mais les randos ne sont apparemment que de 1 jour, vous confirmez?
Je vous remercie par avance du temps que vous allez me consacrer.
Amicalement,
Florian
Avec ma compagne nous partons dans la région du Québec du 24 sept au 5 octobre. Nous aurions souhaité durant cette période effectuer un ou plusieurs petits trecks dans des parcs au Québec. De préférence dans la région Charlevoix, Laurentides, parc Jacques Cartier... J'entends par petit treck des randos de 2, 3 ou 4 jours en sac à dos, afin de profiter au maximum de l'été indien et de vos beaux paysages, ou il est possible de camper (en tente), et ou on peut se rendre facilement sur place (de préférence sans avoir besoin de louer un char qui va croupir 4 jours sur un parking). Nous aurions aussi souhaiter une descente en Canoé sur 2 jours avec bivouac.
Je post donc un message pour savoir si vous connaissiez des randos de se genre? J'ai déjà entendu parlé de Charlevoix et de sa traversée, si des gens l'ont déjà fait, et qu'il peuvent m'en dire plus: tarifs, moyen pour s'y rendre... Il y aurait aussi le Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie qui apparemment vaudrait vraiment le coup d’œil, mais les randos ne sont apparemment que de 1 jour, vous confirmez?
Je vous remercie par avance du temps que vous allez me consacrer.
Amicalement,
Florian
Venise - Thonon-les-Bains à vélo juin 2012 English translation pending
Encore un périple à vélo, avec l’habitude les voyages finissent par se ressembler, c’est tout du moins la première impression. On part, on pédale, tendu vers le but à atteindre, déjà rompu à la manœuvre par l’habitude de milliers de kilomètres parcourus à deux roues. Mais en fait, il n’en est rien, l’aventure est à chaque fois différente pour de multiples raisons. Je n’en citerai que quelques unes, des plus évidentes: la météorologie, variable majeure, déterminant le niveau de plaisir ou de souffrance, les compagnons qui sont différents d’une fois à l’autre d’où entente ou non, la forme physique du moment qui conditionne totalement l’expérience, les pays traversés qui par leur diversité impriment chacun une trace particulière sur le voyage.
Rentrant tout juste des Pyrénées où nous avons effectué une merveilleuse chevauchée à huit sur un certain nombre de cols mythiques comme le Tourmalet, l’Aubisque, l'Aspin, Marie Blanque et bien d’autres me voilà de retour à Lyon pour un bref repos de deux jours. Gérard me rejoint et nous préparons nos vélos pour un embarquement très matinal en direction de Venise, point de départ de ce nouveau circuit à deux roues à travers les montagnes alpines. Emballer son vélo, dans un carton aux dimensions réglementaires, semble au premier coup d’œil mission impossible. Mais pas de panique, une fois les roues démontées, la selle baissée, le guidon desserré, le porte-bagages avant retiré, car inutile cette fois en Europe, eh bien le miracle s’accomplit et tout rentre, et le carton se ferme sans difficulté. Il suffit de le renforcer avec la quantité de scotch de déménagement qui convient et le tour est joué.
Mon nouveau camarade je l’ai connu via internet et le site voyage forum. En effet, lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette traversée afin de terminer le parcours entrepris l’année précédente de Thonon à Nice, ma compagne outre le fait de me voir partir, appréhendait que je me lance seul dans
l’aventure. J’ai donc mis une petite annonce sur ce fameux site de voyage, VF, et j’ai eu deux réponses. Le premier candidat ne convenait pas, car il s’agissait d’un cycliste avec vélo de course qui comptait parcourir cet itinéraire sans bagages en effectuant des étapes très longues. Je m’inscris dans une démarche de cyclotourisme, roulant assez lentement, avec sacoches relativement lourdes, ce qui procure une capacité d’autonomie permettant le camping et le bivouac. Cyclistes de route et cyclotouristes n’ont pas la même philosophie du voyage, d’où généralement difficulté d’harmonisation. Par contre mon deuxième contact, Gérard, s’inscrivait tout à fait dans l’esprit de l’errance à vélo en toute liberté. Après quelques échanges écrits puis téléphoniques, nous permettant d’envisager avec succès un voyage en commun, un rendez-vous physique est pris. Nous nous retrouvons un soir dans un restaurant du Jura et faisons plus ample connaissance. Tout se passe pour le mieux et nous voilà deux mois plus tard à boucler nos cartons en vue de prendre l’avion demain matin à 6 heures à l’aéroport de Saint-Exupéry à Lyon.
Internet a révolutionné beaucoup de domaines de nos vies professionnelles, affectives et de loisir. En effet, pour des grandes balades de ce type à vélo, les candidats prêts à partir ne sont pas nombreux et de plus à une date donnée, cela devient la quadrature du cercle. Mais voilà, le petit message lancé dans le virtuel se concrétise par un compagnon en chair et en os avec lequel je vais vivre une magnifique aventure de 11 jours. N’oublions pas, qu’internet c’est aussi les amis fictifs que l’on a jamais vus et que l’on verra probablement jamais mais que l’on comptabilise dans une liste d’amis qui parfois est pléthorique ! Ne jugeons pas, le net, chacun en fait l’emploi qui lui convient, ou semble lui convenir, mais nous en sommes tous, ou presque, fortement tributaires. Nous n’échappons pas aux évolutions de notre monde !
9 juin, 3h30 du matin, ça fait tôt ! Debout, on enfourne les cartons contenant nos vélos et nos bagages dans ma voiture, un vrai petit camion ! Mon neveu nous accompagne à l'aéroport afin de ramener le véhicule. Nous avons décidé de procéder de la sorte, afin de ne pas être prisonniers de réservation d’avion pour le retour. En effet, ce dernier se fera à vélo jusqu’à Thonon-les-Bains et de là nous rentrerons à Lyon par l’un des nombreux TER qui relient les deux villes. Les formalités d’embarquement vélos et sacoches sont effectuées sans difficulté, ce qui nous enlève un poids. Tous ceux qui ont voyagé en avion avec leur vélo connaissent les tracasseries de dernier moment, qui généralement ne manquent pas de faire monter le rythme cardiaque et demandent des réponses rapides et efficaces. Mais aujourd’hui, rien de tout cela et tranquillement nous rejoignons la zone de transit.
Notre avion décolle avec une demi-heure de retard, mais fait surprenant sur un si petit trajet, il arrivera à remonter ce handicap et se posera à l’heure. Bien entendu, l’arrivée à l’aéroport de Venise est un spectacle à ne pas manquer. L’avion en approche survole la lagune et on cherche du regard cette ville incroyable, unique au monde construite réellement au beau milieu de l’eau. Tant que l’on ne l’a pas vue du ciel, on a du mal à imaginer cette cité au beau milieu de sa lagune, époustouflant ! Il y a six mois j’y ai séjourné quelques jours. Mon plus grand plaisir avait consisté à passer mes journées à bord des bateaux transports en commun, dénommés « vaporetto », à circuler d’île en île, ou le long des canaux de Venise à contempler les innombrables palais. Aujourd’hui alors que l’avion est en approche finale, je vois défiler le palais des Doges, la place Saint Marc, et en arrière fond je distingue l’île du Lido où nous avions passé quelques nuits dans un hôtel superbe, et incroyable mais vrai, aux prix doux !
Les roues touchent, le poser se fait sans heurt. Arrêtons de rêver de vaporetto, de palais des Doges et autres douceurs de ce lieu unique, car nous sommes là, paradoxalement, pour nous en éloigner le plus rapidement possible afin de rejoindre les montagnes et les nombreux cols qui s’égrènent le long des
mille kilomètres qui nous séparent du lac Léman. Toujours une petite angoisse en récupérant les vélos, y-a-t-il de la casse ? Une détérioration devient rapidement un handicap nécessitant réparation, qu’il s’agisse d’un rayon cassé, d’un porte-bagages tordu, d’une poignée de frein déformée, sans parler du gros pépin, du cadre déformé car il a été percuté par un corps étranger de forte masse. Jean, mon mentor en cyclorando, m’a plusieurs fois relaté cet exemple de cadre définitivement tordu empêchant toute utilisation du vélo ! Nous récupérons nos cartons dans un lieu approprié aux bagages encombrants et nous installons dans un recoin calme de l’aéroport en vue de remonter nos vélos. A la première inspection des emballages tout semble normal, le remontage nous le confirmera. Gérard a vite fait de mettre sa monture en ordre de marche. En ce qui me concerne, ayant dû procéder à un démontage plus important, il me faut logiquement plus de temps afin d’être prêt. En finale, je dois batailler avec les patins de freins qui refusent de se mettre dans leur position avant démontage, un frottement important sur les jantes persistant. Donc, je commence à modifier les serrages des câbles, et après quelques ajustements, mon vélo est opérationnel. Il est 9h30.
Nous voilà à l’air libre. Nous identifions rapidement la route à prendre, en direction de Trieste dans un premier temps. Le ciel semble clément bien que gris. Les prévisions météorologiques consultées la veille se présentaient sous de bons augures. Les premiers kilomètres sont parcourus le long d’un axe à forte densité. La chaussée n’est pas toujours très large, pas d’espace de protection pour les vélos. Heureusement, un léger vent favorable nous accompagne, ce qui nous permet de rouler à vive allure. Cependant les camions et les caravanes nous frôlent parfois dangereusement. Les propriétaires de ces dernières ne semblent pas toujours avoir le gabarit de leur maison sur roues dans l’œil. La voiture étant passée, l’engin tracté ne peut que passer lui aussi ! Gérard étant devant moi, je vois une voiture le doubler en dehors de toutes les règles de sécurité, et la caravane, au gabarit légèrement plus important, j’ai vraiment l’impression qu’elle va le renverser. Il s’en est fallu de quelques centimètres. Mon compagnon n’a pas vraiment réalisé, mais en ce qui me concerne mon rythme cardiaque a fait un bond. Pourvu que ce calvaire ne dure pas trop longtemps. De plus, pour ne rien arranger, le temps devient menaçant et une petite bruine intermittente s’invite. Durant les premiers kilomètres d’un voyage, où l‘on sait que l’on va affronter des difficultés conséquentes, se retrouver confronté à des conditions météorologiques et de circulation relativement hostiles, fait clairement prendre conscience des risques d’échec, au cas où la situation évoluerait défavorablement. Comme toujours à vélo on se sent très dépendant des intempéries, on prie pour que le mauvais temps et la pluie, voire la neige, ne s’acharnent pas trop sur nous. Dans ces moments de doute et de concentration pour combattre l’adversité, on se sent vivre et en communication avec les éléments et notre corps.
Pour le moment le ciel se contente de rester menaçant et d’humidifier la route. Après trente kilomètres, nous atteignons la petite ville de San Dona de Piave, et comme par miracle la circulation devient bien
moins dense, moins inquiétante. Nous faisons quelques courses dans un super marché, prenons du jambon cru, particulièrement savoureux pour un prix défiant toute concurrence. De vastes plaines s'étirent en direction du nord, et les premières silhouettes de relief se lèvent devant nous. N’oublions pas que nous sommes venus traverser les Alpes par une longue succession de cols, des fois que ces premières étendues plates nous le fassent oublier.
Vers midi, la pluie s’intensifie, nous nous abritons dans une allée couverte au centre d’un village et tranquillement nous savourons notre sublime jambon italien. Un petit café juste à côté, nous y prenons notre premier expresso. Par chance les précipitations s’arrêtent et nous voilà de nouveau en route. La cadence est bonne. Une petite ville est atteinte, un passage à niveau est fermé. Des trombes d’eau, un véritable déluge s’abat sans prévenir. Vite, une fois encore un petit porche nous abrite. La barrière reste fermée, bien que le train soit passé, mais vu le temps nous ne sommes pas pressés de repartir. L’ondée, phénomène par définition éphémère, se calme, mais la barrière du passage à niveau ne se lève pas. Cela doit bien faire un quart d’heure que la route est coupée. Les gens semblent y être habitués car aucune voiture ne reste, les rares qui arrivent font immédiatement demi-tour. Bizarre, bizarre ! On décide de passer sous l’obstacle et de franchir les voies ferrées. Mais à ce moment le chemin se libère et nous n’aurons pas à commettre cette infraction, qui est à la source de nombreux accidents mortels de par le monde.
Nous reprenons notre itinéraire le long d’une vallée qui longe les montagnes. La nature très verte est la preuve des journées pluvieuses qui viennent de s’écouler. En début d’après-midi, les nuages se
déchirent et le soleil fait de belles apparitions, rien de tel pour nous donner un moral d’acier. Vers 18 heures après 113 kilomètres, certes avec très peu de côtes nous arrivons dans la charmante ville de Maniago. Sur la place centrale de belle taille, une jolie auberge « Albergo Montenegro » nous offrira le gîte et le couvert pour un prix comparable à ce que l’on trouve en France. Nous aurons droit à une magnifique platée de pâtes bien dans la tradition italienne. Nous nous régalons. La serveuse est fort sympathique et nous parle de son pays la Roumanie. Pour une première journée nous sommes satisfaits, car levés depuis 3 heures du matin, après un trajet en avion, nous nous attendions à une petite forme. Eh bien ! Rien du tout ce fut la grande forme.
Deuxième jour 76 km Maniago Sauris de Sopra 1500 m de dénivelé Le temps en ce début de matinée semble correct mais les prévisions sont pessimistes et les dernières pluies datent de peu de temps, le sol étant détrempé. Nous allons attaquer notre premier col « Passo Rest ». Il n’est pas très élevé, 1052 mètres mais nous partons de 300 mètres et la route est vallonnée avant d’arriver au pied de l’obstacle. La circulation a complètement disparu et ce début de deuxième étape est particulièrement agréable, en direction d’une montagne qui se fait de plus en plus présente.
Ce col est magnifique, la route est étroite et s’élève à travers une forêt dense et profonde, dominée de grandes falaises. La pente est raide, je me traîne à cinq à l’heure, Gérard plus rapide me distance sans attendre et je le vois disparaître, comme ce sera généralement le cas à chaque longue côte de notre périple. Autant je roule bien sur le plat, autant dès que des pentes se présentent, j’ai l’impression d’être cloué sur place. Cela est sans doute dû à ma quasi absence d’entraînement au cours de l’année. En effet, je n’arrive pas à me motiver pour des sorties à vélo de la journée. Il me faut absolument cette notion d’errance sans savoir où je vais dormir le soir pour que ce sport revête de l’intérêt. Mais bien que je monte à faible vitesse, je suis en mesure de tenir des heures, donc armé de patience je m’attaque à ce premier col d’une longue série. Une succession de virages en épingle à cheveux escalade une pente raide. Le ciel s’assombrit, la pluie commence à tomber et quelques kilomètres avant le col, des trombes s’abattent et ne semblent pas vouloir cesser. Je passe le point le plus haut complètement trempé. Aucun abri en vue, Gérard a donc, de toute évidence, décidé de continuer. Je me lance dans la descente. Rapidement je suis transi, les freins n’ont pratiquement plus aucune efficacité. D’après la carte la descente s’étire sur une dizaine de kilomètres jusqu’à la prochaine ville. Je rêve de trouver un bar où m’abriter de ce
froid qui me transperce. Le nez sur la route, le visage baissé au maximum pour éviter les piqures des gouttes énormes qui me cinglent la peau, mon champ de vision est réduit au minimum dans cette ambiance brouillardeuse et hostile.
Un virage, une voix m’interpelle, je lève la tête. J’aperçois un terre-plein, sur lequel un panneau supportant une carte de la région, le tout surmonté par un minuscule haut-vent de trente centimètres. Gérard s’est littéralement collé contre la carte et essaie de se protéger des intempéries. Il me propose de le rejoindre et d’en faire de même de l’autre côté. Nous nous retrouvons donc collés chacun d’un côté d’un grand panneau de bois, cherchant un abri incertain sous nos avant-toits de faible dimension. Le lieu n’est pas idéal pour le repas de midi, tant pis. Nous nous passons la nourriture de la main à la main sans nous voir chacun caché de son côté. Dans ces moments on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qui se passerait si le col au lieu de culminer à 1052 mètres, dépassait les 2500. Je préfère prendre ce gros mauvais temps maintenant que plus tard. Mais l’un n’excluant pas l’autre, il ne nous reste qu’à souhaiter avoir de la chance lors des grandes montées à venir. Le temps de manger notre charcuterie italienne, en évitant les gouttières qui nous dégoulinent sur la tête et les épaules, la pluie faiblit. On reprend notre chemin dans des conditions plus favorables. Mais la descente s’arrête vite et nous voilà dans des côtes sévères, étonnant pour une descente de col. Mais le soleil pointe à travers de gros nuages et une atmosphère chaude nous enveloppe. Que cela est bon, lorsqu’on est trempé et que l’on grelotte. En levant les yeux, on réalise que de toute évidence cette accalmie ne sera pas de longue durée, vu la couleur du ciel en général. Enfin, nous plongeons vers la vallée et rejoignons la ville d’Ampezzo. Ce nom chantant nous avertit que nous rentrons dans ce
fabuleux massif des Dolomites, qui recèle nombre de montagnes connues universellement dans le monde de l’escalade : Tre Cime, Marmolada, Civetta, Catinaccio, Tofana di Rozes et bien d’autres. Que de souvenirs d’ascensions époustouflantes me reviennent en mémoire. Je pense entre autre à la voie Cassin à la Cima ovest di Lavaredo toute en surplomb, ou au Spigolo Gialo doigt de 300 ou 400 mètres qui défie presque la gravité. Mais pour pouvoir profiter des panoramas grandioses qui nous attendent, le beau temps serait indispensable. Hélas, ce ne sera pas le cas, car les deux jours à venir vont être les plus éprouvants de notre traversée lors du passage de cols à plus de 2000 mètres.
D’Ampezzo après avoir bu un capuccino, nous attaquons la longue pente qui conduit au Passo d. Mauria, quelques 800 mètres plus haut. Le temps n’est pas beau, mais que la montagne est impressionnante lorsque les nuages et les grandes parois s’associent pour la beauté de la nature. Quelques tunnels, malgré mes appréhensions, ils sont les bienvenus, car il n’y pleut pas et de plus l’éclairage est important, ce qui limite le danger. Au village de Sauris de Sopra la fatigue commence à se faire sentir et il ne faut pas s’attendre à rencontrer d’hébergement en direction du col. Une auberge agréable tenue
par un Français nous offre un confort appréciable à un prix correct. Seul petit inconvénient, il n’y a pas de chauffage, donc pas question de faire sécher nos affaires. En ce qui me concerne j’ai des rechanges, bien isolées dans des sacs de congélation, mais il est toujours agréable de reprendre la route au matin avec l’ensemble de ses habits secs. En effet, des vêtements restant mouillés plusieurs jours finissent par moisir.
Dans ce village on est en pays germanique. Tout y fait penser, l’architecture, la représentation des légendes germaniques lutins, gnomes et autre Nibelungen. Et pour renforcer cette impression, la plupart des gens parlent allemand ou un dialecte approchant. Donc aucun problème de communication. Il y a une dizaine d’années j’avais de bonnes bases en italien, mais le manque de
pratique me rend toute conversation dans cette langue très difficile. Je me suis aperçu que souvent les Italiens parlent français ou anglais, et dans cette région l’allemand, donc tous les problèmes de compréhension sont aplanis. De plus, lorsque j’essaie de leur parler italien, très vite je m’exprime en espagnol et ils comprennent toujours ! Mais je mets un point d’honneur à utiliser les formules de politesse italiennes, même si plus souvent que je ne le voudrais cela dérape vers des ‘por favor’ ou autre gracias !
Troisième jour Sauris de Sopra au Passo Falzarego 87 km 1600m de dénivelé Ce matin après un petit déjeuner sympathique en présence de l’hôtelier et son épouse, nous reprenons notre traversée dans une ambiance blafarde et brouillardeuse qui ne n’est pas de très bon augure. En effet, quelques kilomètres plus loin, la pluie se met de la partie et elle nous gratifiera de sa présence généreuse toute la journée. Le premier col, Passo d. Mauria (1298 m) est atteint. Nous ne traînons pas,
les nuages accrochent tous les reliefs. Heureusement qu’il ne fait pas trop froid, car c’est la neige que nous pourrions avoir. Vu les conditions météorologiques exécrables, il est impératif de modifier notre itinéraire, optant pour la route passant le plus bas. Bien évidemment il s’agit d’une route à grande circulation qui va nous conduire à Cortina d’Ampezzo. La ronde des camions commence. En temps normal ce n’est pas très plaisant d’être frôlé par ces monstres hurlants, mais sous la pluie cela devient un véritable calvaire. Une côte raide sur une quatre voies, je reste cloué, Gérard disparait. La route s’engouffre dans un tunnel étroit au trafic intense, l’horreur. Sur plus d’un kilomètre je vais vraiment avoir peur, le vélo n’a absolument pas sa place dans ces antres de Lucifer. Sitôt sorti, je constate qu’un second se présente, heureusement plus court. Un embranchement à droite, direction de Cortina, le trafic se réduit, le gros du flot descendant vers Belluno. Au passage d’un village Gérard m’appelle, il a repéré la piste cyclable que l’hôtelier lui a indiquée, et qui doit nous conduire jusqu’à Cortina. Je n’avais rien vu et sans son intervention j’aurais continué sans jamais voir cette vélo-route qui restera un peu au-dessus de l’itinéraire automobile.
Ne plus devoir être soumis au stress de la circulation est psychiquement reposant ; cependant la pluie est toujours très présente. Les sommets sont accrochés et les beaux pics de calcaire qui s’élancent dans le ciel restent désespérément cachés. Cette piste cyclable emprunte une ancienne voie ferrée datant du début du XX siècle. Nous passons de charmants tunnels aux petites dimensions. On pourrait se croire sur une voie ferrée pour train miniature. Nous profitons de l’un de ses tunnels pour effectuer
notre pause casse-croûte bien à l’abri de la pluie. Depuis trois jours elle nous accompagne, nous commençons à nous poser des questions. Le moral reste bon, car malgré les conditions hostiles nous avançons. Sur cette piste de nombreux vélos de location circulent, la pluie ne rebute pas les amateurs. Cela me rappelle les Allemands sur le bord du Danube, que rien n’arrête. Un léger répit dans les précipitations nous permet de reprendre goût à l’effort du pédalage. Cortina d’Ampezzo est atteinte. Quel dommage que la vue soit si restreinte. Les journées sont logues en juin et il n’est pas très tard. Nous faisons une halte réparatrice dans un bar au pied du col de Fazarego, qui culmine quelques 900 mètres plus haut. Plus rien ne semble nous arrêter. Nous sommes trempés mais nous avançons. Vers les 2000 mètres
d’altitude le froid devient plus vif et la pluie redouble d’intensité, comme pour nous empêcher d’atteindre ce col à 2117 mètres. Malgré les éléments adverses, nous y arrivons. Nous trouvons refuge dans une petite chapelle aux quatre vents, juste le temps de retirer nos vêtements trempés avant d’entamer la descente. Les nuages se déchirent et quelques grandes parois verticales se laissent admirer. Les Dolomites, paysage montagnard unique ! Nous faisons quelques kilomètres et sur le bord de la route un hôtel au look de château de la Belle au Bois Dormant nous invite à l’arrêt. Encore une journée riche en efforts et coups de pluie.
Quatrième jour Passo Falzarego à Castelrotto 63km 1100 m de dénivelé Ce matin les conditions météo sont déplorables et les prévisions détestables. Il tombe des cordes. Avec une certaine impatience, nous attendons dans le garage de l’hôtel, prêts à démarrer, en regardant rebondir la pluie sur la route. Elle est si intense, que sur le goudron une pellicule d’eau ruisselle en
vagues plus ou moins épaisses. Nous n’allons pas partir sous ce déluge, nous sommes indécis, mais l’immobilité n’est jamais très bonne pour le moral. Après une dizaine de minutes d’attente, nous décidons de nous lancer et de parcourir la distance que l’on pourra. C’est la première fois que je démarre sous des trombes. Nous commençons à vraiment nous interroger. Cela fait déjà une belle distance dans ces conditions difficiles. Serions-nous lancés dans la première traversée des Alpes à vélo en intégrale par mauvais temps ? En cinq minutes je suis trempé. Une fois que c’est fait, on ne craint plus de l’être. Mais la déperdition de chaleur, poursuit son action sur l’organisme. A froid en descente cela ne traîne pas pour se mettre à grelotter. La couche nuageuse est si épaisse qu’on ressent une impression de nuit tombant. Cependant, il faut bien reconnaître que dans ces conditions la nature est de toute beauté. De grands bancs de brumes traînent le long des pentes abruptes de la vallée. Le vert des prés et des sapins prend une teinte sombre, presque épaisse, qui tranche sur le blanc cotonneux des bancs de brume. Les intempéries donnent toujours un air mystérieux à la montagne. Nous atteignons le village de Pieve de Livinallongo, qui se situe au pied du col à venir, le Passo Campolongo, qui culmine à 1875 mètres. Le dénivelé n’est pas très important de l’ordre de 400 mètres. Une fois de plus la montée se
fera sous une pluie battante. En côte même trempé on se réchauffe en appuyant sur les pédales, mais dans la descente à venir, je sais d’expérience qu’une fois de plus le froid va sévir. Comme prévu, c’est transi que j’atteins le village de Corvara. Autant une belle descente à vélo par temps sec procure un immense plaisir, autant le même exercice sous une pluie glacée est un véritable calvaire sous les aiguilles des gouttes et les morsures du froid, sans oublier les freins qui ne répondent quasiment plus sur un vélo chargé. Mais voilà cela fait partie des plaisirs de ce mode de voyage, où les caprices de la Terre revêtent toute leur signification. Se soumettre aux aléas du temps est un luxe, auquel on est de plus en plus réticent à s’exposer, recherche inconditionnelle du confort oblige. Il faut rester philosophe malgré les conditions adverses. Une fois au bas du col, je n’arrive plus à réprimer les tremblements de mon corps, Gérard a l’air en meilleur état. Ses habits semblent plus efficaces que les miens. J’opterais pour me lancer directement dans l’ascension du col suivant le Passo Gardena, à 2121 mètres, de peur de n’avoir pas le courage de repartir après une halte. Mais Gérard s’y refuse, nous nous abritons dans un café. Cette halte est en fait la bienvenue, cela me permet de me réchauffer. Une heure plus tard nous reprenons la route en direction du Passo Gardena. Nous sommes au cœur du massif des Dolomites. Une multitude de grandes parois nous cerne de tous côtés. Les une après les autres, elles se dévoilent par intermittence parmi les brumes, tels d’immenses spectres aux dimensions gigantesques. Je
reconnais des montagnes que j’ai gravies il y plus de trente ans. Malgré les années ces souvenirs forts sont toujours très présents dans ma mémoire. Une accalmie rend une partie de cette montée agréable, le soleil pointe par moments quelques rayons timides. Le paysage est grandiose. Mais hélas, l’embellie sera de courte durée et c’est sous de véritables bourrasques que j’atteins le col. Tout autour, ce ne sont que gigantesques masses rocheuses fantomatiques qui jouent à cache-cache avec les nuées poussées par le vent. Malgré l’inconfort de la situation je ne puis m’empêcher de marquer l’arrêt afin de m’imprégner de ces panoramas dantesques, et de les immortaliser par quelques photos.
Gérard m’attend un peu plus bas, vaguement abrité. Nous ne traînons pas et entamons la descente vers la belle vallée du val Gardena. Les freins à disques de mon compagnon manifestent de sérieux signes de fin de vie. Il n’est pas content, car ils avaient été contrôlés avant le départ de cette balade que l’on imaginait très exigeante pour les mâchoires de freins. Mais la chance nous sourit à Santa Cristina, un préparateur va lui changer les pièces défectueuses. Nous voilà repartis dans une longue descente.
L’altitude diminuant, la température augmente et le froid devient plus supportable. Mes tremblements incoercibles s’arrêtent d’eux-mêmes et je me sens beaucoup mieux. La crispation, contre laquelle je lutte accroché à mon guidon, disparait elle aussi. Arrivés à Ortisei ou St Ulrich nous prenons une petite route à gauche en direction de Castelrotto ou Kästelruth. Dans ces régions tous les lieux ont leur dénomination italienne et germanique. Pour ajouter au très net caractère allemand, les constructions sont vraiment de tradition germanique ou autrichienne, grands bâtiments peints de couleurs claires, avec de magnifiques fresques.
Cette petite route que nous amorçons, nous surprend d’entrée de jeu par sa raideur. Certains passages dépassent allégrement les 15%. Après une journée déjà éprouvante, c’est le coup de grâce. Nous constatons que nous n’avons pas mangé à midi et il est 17 heures. En pleine côte un arrêt s’impose car l’hypoglycémie guette. Après nous être sustentés les forces reviennent et nous atteignons notre troisième col de la journée, le Passo Pinei à 1437 mètres. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner vers le magnifique village de Castelrotto alors qu’en cette fin d’après-midi le
calme météorologique est revenu et que le soleil fait de grandes apparitions qui nous apportent chaleur et route sèche.
Ce petit village est adorable, il me fait penser en miniature à la ville de Königsberg au bord du Danube. Partout ce ne sont que splendides maisons aux décorations aux couleurs vives et de bon goût, remarquablement entretenues. Notre hôtel est une merveille, l’accueil y est de premier ordre. L’endroit est touristique. Un groupe d’Américains se fait particulièrement remarquer par leur accent auquel j’ai du mal à m’habituer. Je ne sais pas si cela est dû à notre heure d’arrivée tardive, plus de 18 heures, mais j’ai droit à une superbe suite avec petit déjeuner gargantuesque pour la modique somme de 44 euros. Nous partons nous promener à travers les ruelles et les petites places de
ce village de contes de fées. Le temps semble vouloir évoluer enfin vers le beau. Mieux vaut tard que jamais. Nous n’aurons pas vu grand chose des Dolomites que nous quitterons définitivement demain matin. Cela nous donnera un motif pour y revenir. D’ailleurs il n’est pas impossible que nous revenions pour un tour beaucoup plus approfondi de cette région par la multitude de ses cols haut perchés.
Cinquième jour Castelrotto à Prato allo Stelvio 113 km 600 m de dénivelé Après un magnifique petit déjeuner au cours duquel j’engloutis pain, croissants, fromages frais dur et blanc, œufs à la coque, jambon, saucisson, et autres gâteaux couverts de confiture et de beurre, le tout noyé dans un déluge de jus d’orange de café et de thé, je me sens d’attaque pour une nouvelle journée, prêt à affronter sans mollir les imprévus de la route. Nous en avons perdu l’habitude mais le soleil a repris possession du ciel. Nous effectuons nos derniers tours de roue dans les Dolomites, avant de plonger vers la ville de Bolzano. Nous quittons définitivement le Haut Adige. J’ai du mal à pédaler, la
tête levée, le regard scrutant à la recherche d’itinéraires d’escalade au milieu de ces immenses à-pics qui nous dominent. Je me projette déjà dans mes prochains desseins, une semaine d’escalade à mon retour de ce périple. Mais une chose après l’autre ! Carpe diem, oui profitons de l’instant présent. Après quelques petites côtes en début de parcours, juste pour nous échauffer, une magnifique route sinueuse en encorbellement dans une falaise très raide nous conduit par une superbe descente jusqu’à l’entrée de Bolzano. Par moments, quelques centaines de mètres plus bas nous pouvons discerner une véritable procession de camions à touche-touche sur la grande route de fond de vallée, que nous allons nécessairement rejoindre. Cela ne manque pas de nous inquiéter. Va-t-on devoir emprunter une route
très passante sur une longue distance, au milieu du bruit et de la pollution ? Eh bien non ! Avec joie nous allons découvrir au peu avant la grande ville de Bolzano une magnifique piste cyclable qui va nous conduire une centaine de kilomètres plus loin au pied de ce col mythique, le Stlevio, qui avec ses 2758 mètres est un concurrent sérieux à l’Iseran pour le titre de plus haut col d’Europe. Certains connaisseurs pourraient me rétorquer, que le plus haut c’est Restefond la Bonette. Eh bien pas exact ! La route de Restefond la Bonette, qui fait le tour d’un pic, est la plus haute d’Europe, mais le col de la Bonette qui donne accès aux deux versants de cette montagne culmine juste au-dessus de 2700mètres.
Nous voilà sur cette piste cyclable incroyable, qui bien séparée du trafic important de cette vallée passante, nous fait franchir routes et autoroute par des ouvrages successifs, en longeant une rivière au courant rapide, qui donne l’occasion de très jolis coup d’œil. La traversée de Bolzano est un peu brouillonne, bien que constamment sur piste cyclable. A plusieurs reprises nous demandons notre chemin au croisement de plusieurs pistes, fréquentées par de nombreux cyclistes. Si certains voient que nous sommes français et nous répondent dans notre langue, la majorité semble préférer l’allemand
à l’italien. Une fois sortis de la ville, nous remontons à vive allure en direction de Merano. Les cols des derniers jours nous ont donné une belle forme et nous pédalons de bon cœur sur cette vélo route presque plate, du moins pour le moment. Une heure et quelques minutes nous suffisent pour atteindre la ville de Merano à une trentaine de kilomètres au nord de Bolzano. Nombreux sont les cyclistes que nous croisons et c’est la première fois que je vois une telle concentration de voyageurs avec sacoches. Sont-ils tous sur un même itinéraire, ou cette piste est-elle le passage commun d’une multitude d’itinéraires ? Je ne pense pas que toutes ces personnes soient lancées dans la traversée des Alpes en sens inverse du nôtre.
Alors que nous avions des appréhensions concernant cette étape de liaison en fond de vallée, nous effectuons un trajet superbe, bien conçu pour le vélo. À partir de Merano, de temps en temps quelques petits raidillons nous font prendre par paliers les 600 mètres de dénivelé qui séparent Bolzano de notre point d’arrivée au pied du Stelvio. Nous rencontrons un Allemand lancé dans une traversée de longue
haleine du sud de l’Italie jusqu’en Hollande. Nous faisons quelques kilomètres en sa compagnie, jusqu’à Prato, terme de notre étape du jour. Lui est un pur, il va camper, nous un peu plus embourgeoisés nous optons pour l’hôtel, avec comme alibi, l’étape difficile et mythique du Stelvio programmée le lendemain.
Sixième jour Prato allo Stelvio à Valdidentro 58 km 2300 m de dénivelé Ce matin encore le temps est au beau fixe. Hier matin nous avions eu l’information, que le col du Stelvio était fermé à la circulation du fait des très mauvaises conditions météorologiques de cette dernière semaine. Mais notre moral était gonflé à bloc, et devoir pousser ou porter nos vélos quelques centaines de mètres dans la neige, ne représentait pas à nos yeux une raison pour renoncer. Mais bonne nouvelle, ce matin le col est de nouveau ouvert. La montée se déroule le long de 25 kilomètres et quelques 1800 mètres de dénivelé. Nous attaquons alors qu’il fait encore frais. Le premier tiers suit
un fond de vallée au milieu d’une forêt. Nous apercevons les hauts sommets qui nous dominent, la perspective plongeante ne nous permettant pas de saisir toute l’ampleur de ces vastes domaines glaciaires. La circulation de motos et de voitures de sport des plus luxueuses est intense. Par moments, on se croirait vraiment au milieu d’une compétition tellement les machines surpuissantes en pleine action sont présentes en grand nombre.
Quelques cyclistes avec vélo de route nous doublent. Nous rejoignons un cyclotouriste tchèque qui effectue la dernière étape de son voyage au départ de son pays. Devant nous un immense pan de montagne apparait en bout de vallée, une incroyable succession d’épingles à cheveux en zèbre toute la pente. C’est bien par là que nous allons monter ? Pas de doute ! Virage après virage le champ de vision s’élargit, de vastes zones enneigées striées de grandes crevasses et bornées d’immenses séracs se dévoilent au fur et à mesure. Le spectacle est si captivant que je ne vois pas les kilomètres défiler, le regard perdu un peu partout là-haut. Je dépasse une cycliste allemande de Cologne, très sympathique. Nous échangeons quelques mots, lorsque les vrombissements des motos nous laissent quelques instants de répit. Je n’ai jamais vu un tel trafic de « gros cubes » de tous genres, Harley et autres customs, grandes routières, sportives, roadsters …
Cette montée est un vrai régal et une pensée très machiste me fait rire. Un très bon camarade m’avait dit un jour, je te propose de créer un club : le MMPG. De quoi s’agit-il ? Sigle très explicite pour : Montagne, Moto, Pinard, Gonzesse !! Pas très futé, j’en conviens ! Mais dans cette montée trois des éléments, avec ma charmante cycliste de Cologne, sont réunis. Mais il est vrai que le quatrième, le Pinard, ne serait peut-être pas le bien venu dans cette rampe de longue haleine ! Les virages et en
particulier ceux que je viens de franchir accaparent de nouveau mon esprit. La perspective en contrebas est franchement époustouflante. Par endroits, on ne voit que superposition de tronçons de route parallèles. Une route comme celle-là, je n’en avais jamais imaginé. Dans les quelques derniers kilomètres, la neige est présente sur le bord de la route. Des inscriptions au sol, 1000, puis 500, puis 200 et enfin 100. Ça y est, le sommet arrive. Incroyable, une foule immense, principalement des motards. Cela me replonge une quarantaine d’années dans le passé, à l’époque des grands concentrations, en particulier je pense à celle dénommée le Chamois qui se déroulait vers le 14 juillet à Val d’Isère.
Il fait bon, nous savourons notre plaisir au point culminant de notre traversée. Tout bon moment
n’ayant pas vocation d’éternité, nous entreprenons la descente sur le versant opposé avec l’intention de profiter de l’occasion afin de se faire un gros plaisir à fond de train. Je ne serai pas déçu. La couche de neige est plus importante de ce côté de la montagne que de celui de la montée, sans doute question d’orientation et de pente. Les vélos de course et les motos sont nombreux. L’état de la route permet de belles prises de vitesse, je frôle fréquemment les 70 à l’heure. Vers le milieu de la descente, un groupe d’une dizaine de cyclistes se trouve à une centaine de mètres devant moi. Un groupe de 8 motos me double et les rattrape. Le revêtement devenant de moindre qualité, les pneus de course demandent des précautions, les cyclistes freinent, les deux groupes de vélos et motos se mélangent. Mes pneus schwalbe extrême, beaucoup plus robustes, ne nécessitent pas tant de précautions. J’appuie à fond sur les pédales, grand développement. À gauche de la chaussée un espace reste libre, je m’y engouffre, compteur presque à 70. Quelques dizaines de mètres plus loin, une suite de courbes pas très prononcées, ça doit passer sans freiner, mais impérativement les doubler tous, vélos et motos, avant la première courbe. Une moto fait mine de déboîter, mais elle s’abstient, m’a-telle vu dans son rétro ? Ça y est, je suis devant. Pas un coup de frein, j’enchaîne les courbes. Derrière j’entends hurler les moteurs de motos. Quel bordel ça doit être ? Pas le temps de me retourner, juste regarder la route un peu cahoteuse et négocier au mieux les virages. Le vrombissement me rejoint. Grand courbe à droite, je suis au milieu des motos. L’une d’entre elles, exactement à ma hauteur sur l’extérieur, prend la courbe à ma vitesse. On a la même inclinaison. Grosse jouissance. Le passager hilare, me regarde le
pouce en l’air. Pas le temps de répondre, gaffe, je n’ai pas des freins de moto, ne pas en percuter une. Suit un virage à gauche, je me retrouve en extérieur entre la rambarde de sécurité et la moto. Cette dernière se laisse quelques instants embarquer. Aïe, je vois mon espace vital virer au néant ! Le pilote réagit et penche brutalement à gauche, ce qui me libère un passage. Suivent deux épingles à cheveux. Je coupe dans la première, tandis que les motos élargissent le virage. La seconde on la passe de façon un peu brouillonne des motos un peu partout. Eh voilà, ça va être fini pour moi, une grande ligne droite suit. Les monstres vont me foudroyer sur place. Mais non, gentiment ils se rangent tous en bordure de route pour se regrouper. Je les double et à mon tour quelques centaines de mètres plus loin je m’arrête afin d’attendre Gérard. Dans un premier temps les motos passent à faible vitesse et me font de petits signes amicaux auxquels je réponds avec le sourire. Ensuite arrive Gérard, qui me dit « tu as loupé l’embranchement que nous devons prendre en direction du Passo Foscagno ». Tout accaparé de joie au milieu de ma horde sauvage, je n’avais même pas vu qu’il y avait un croisement ! Tout plaisir a son prix, en l’occurrence il s’agira d’un kilomètre de remontée en plus.
D’un coup la fatigue me tombe dessus. Il fait très chaud et on vient de monter le Stelvio à bon train, et de plus de le descendre comme des furieux ! De plus à part quelques barres de mars et autre pâte d’amande, nous n’avons rien à manger. Après quelques kilomètres de montée, sur la gauche un village
est indiqué. Il y a un restaurant. Mais il faut descendre une belle côte, ce qui impliquera logiquement de la remonter. Tant pis, on y va. Le restaurant est fermé, ainsi que l’épicerie se situant à côté. Nous nous contentons de nos quelques sucreries. Cependant une fontaine nous permet de nous ravitailler en eau fraîche. Après une halte salvatrice, nous repartons dans une pente raide sous un soleil de plomb pour une dizaine de kilomètres. Tout ce que nous ferons aujourd’hui nous n’aurons pas à le faire demain. Même si ce raisonnement a quelques raisons de nous motiver, au village de Valdidentro nous nous arrêtons dans une auberge à l’aspect patibulaire, mais qui se révélera très bonne et pas chère.
Septième jour Valdidentro Chiavenna 119 km 2000 m de dénivelé Ce matin le temps est encore une fois magnifique. Nous démarrons directement en côte. Je ressens la fatigue des jours précédents et cette première montée de près de 800 mètres pour 15 kilomètres, je la trouve longue. De plus le trafic de camions est relativement intense, ce qui n’est jamais agréable. Le panorama par contre, se révèle magnifique, en particulier vers la Cima de Piazzi qui nous domine du haut de ses 3439 mètres, et qui étale ses grandes masses glacières au soleil éclatant. Le col de Foscagno est enfin atteint après une longue rampe finale. Il culmine tout de même à2291mètres. De là,
nous apercevons le suivant à quelques kilomètres, le Passo Eira qui s’élève à 2208 mètres. Après une belle descente et une courte remontée de quelques deux cents mètres, mais forts pentus, nous empochons notre deuxième col de la journée.
Une belle descente nous conduit dans le village de Livigno, à la configuration étrange, tout en longueur. Un peu au-dessus nous effectuons un agréable pique-nique dans l’herbe, au milieu des vaches. La montagne par beau temps, on l’apprécie franchement après quatre jours de pluie. Nous voilà partis pour la troisième ascension de la journée. Il s’agit de rejoindre la Forcala di Livigno, située à 14 kilomètres du village et 500 mètres plus haut à 2315 mètres. Le vent nous est défavorable, ce qui rend la montée d’autant plus difficile. Une immense vallée se présente devant nous. On peut voir pratiquement le col à une dizaine de kilomètres, ce qui donne une idée claire de la vitesse de fourmi à laquelle nous montons. Le vélo tourisme est avant tout une école de patience. Ne pas chercher à se presser, en profiter pour regarder ce qui nous entoure et s’imprégner de cette nature que nous traversons à la force de nos cuisses. Je suis toujours étonné de constater, qu’au cours de ces longs voyages, le long de côtes infinies, alors que l’on en bave du matin au soir, sous le joug du froid ou de la chaleur, du trafic, du vent, de la fatigue et de la soif, les journées passent à une vitesse affolante. Je ne suis jamais blasé de ces périples de forçats, toujours curieux de découvrir ce qui se cache derrière le prochain virage, ou la prochaine montagne. L’immense rampe finale me rappelle le col de la Colombière dont nous ne voyions pas la fin avec Evelyne, lors de notre parcours de la Route des Grandes Alpes de Thonon-les-Bains à Nice, l’année dernière.
Enfin le col est atteint. La vue y est magnifique sur le massif de la Bernina, l’un des sommets de plus de
4000 mètres des Alpes. D’ailleurs le col du même nom sera le quatrième de la journée avant de plonger sur Saint Moritz et la Suisse aux prix prohibitifs. Nous passons la frontière italienne sans contrôle et plongeons dans un vallon de toute beauté, aux flancs arides aux grandes pentes minérales, où la végétation est totalement absente. Quatre kilomètre d’une superbe descente, puis le poste frontière suisse, lui aussi non gardé, et en quatre kilomètres d’une route acrobatique nous rejoignons le Passo Bernina à 2330 mètres d’altitude. Les montagnes qui nous entourent nous écrasent du haut de leurs quatre mille mètres. Une longue descente nous conduit à Saint Moritz. Nous dépassons la ville dans l’espoir de trouver un logement à prix acceptable. La moindre chambre d’hôtel est à deux cents euros, et encore après remise. On nous propose une chambre chez l’habitant pour cent soixante euros avec WC sur le palier. J’ai vraiment l’impression qu’on nous prend pour des pigeons. La Suisse ce n’est pas la même Europe que la nôtre, celle qui est en faillite. Après hésitation, sur le fait de faire demi-tour et retourner dans un camping, je propose à Gérard de tenter de rejoindre la ville italienne de Chiavenna qui est à 40 kilomètres, alors qu’il est déjà six heures du soir. Mais la route devrait descendre pratiquement tout le
temps de 1800 mètres à 333 mètres. Effectivement, après quelques kilomètres de plat à lutter contre un fort vent de face, nous abordons une immense descente, où nous voyons les épingles à cheveux s’empiler presque jusqu’à l’infini. Nous avons bon espoir de rejoindre Chiavenna en un peu plus d’une heure. Cette immense descente est un vrai plaisir, j’en profite pour doubler toute une file de voitures ralentie par un car qui négocient les virages difficiles à faible allure. Le dépassement du bus en coupant dans une épingle se fait rapidement. La route est toute à moi pour plusieurs kilomètres et je dépasse allégrement les 70km/h. Les cent kilomètres sont atteints, et c’est avec près de 120 au compteur que nous rentrons dans cette petite ville italienne perdue au milieu d’un océan de gigantesques montagnes, ce qui lui donne un charme saisissant. Les derniers kilomètres parcourus le long d’une étroite ruelle aux murs multi centenaires sont une pure merveille. On pourrait presque se croire dans une vallée reculée perdu quelque part au pied de l’Annapurna. Je ressens la même émotion devant ces terres qui s’envolent vers d’inaccessibles altitudes tout autour. Nous éprouvons quelques difficultés à trouver une place dans un hôtel à cette heure tardive de 19 heures. Finalement, tout s’arrange et pour un prix fort
acceptable nous obtenons une chambre confortable, équipée d’un petit balcon, duquel la vue est magnifique sur les environs, en particulier sur la vieille église qui se situe juste en face. Nous partons dîner dans les rues étroites de la vieille ville, qui ont un charme fou. La soirée est très agréable, parmi des Italiens et Italiennes pleins de joie de vivre. Souvent, on m’a dit que les Italiens représentaient le peuple le plus joyeux de la terre, je le crois volontiers. Nous nous louons d’avoir osé faire ces quarante kilomètres et de nous être échappés de cette Suisse et de ses prix déments.
Huitième jour Chiavenna Bivouac 30km avant Lugano 100 km 2550 m de dénivelé L’étape du jour risque d’être difficile, voire la plus longue de notre périple en matière de dénivelé. Nous comptons passer deux cols, dans un premier temps le Passo Spluga (2113 m) et ses 1780 mètres de dénivelé et ensuite le Passo San Bernadino (2066m) avec 600 mètres de dénivelé. Cela signifie, que s’il
n’y avait aucune descente au cours de la montée de ces deux cols nous serions déjà à 2400 mètres de dénivelé. Nous verrons bien. Nous décidons cependant de partir relativement tôt, vers les 8h15. D’entrée la pente est très soutenue, sans replat pour souffler. De plus à ces basses altitudes la température, dès le matin, est importante, et c’est dans une atmosphère étouffante que nous entamons notre longue étape. Comme toujours je me cale sur mon petit plateau à 22 dents et mon plus grand pignon et je mouline en attendant que les kilomètres défilent et l’altitude augmente. Après une dizaine de kilomètres nous faisons une halte dans un petit village et achetons les ingrédients pour notre repas de midi. Nous avons très nettement un faible pour la charcuterie italienne. Ma botte secrète une grosse bouteille de deux litres d’un « banga » bien sucré, qui me permettra de palier les coups de fringale, qui risquent de se manifester dans la journée, ici ou là. A la sortie du village, une grande descente vient casser le rythme. En effet, ce sera une centaine de mètres supplémentaires à ajouter à la longue liste de la journée.
Nous abordons l’un des passages les plus extraordinaires de notre traversée. La route s’engage en lacets dans une véritable paroi. Une succession d’épingles serrées ponctuées de tunnels s’élève de façon vertigineuse. Malgré la raideur, l’enthousiasme est tel que je pédale sans aucune fatigue, trop impatient de découvrir le point de vue du prochain virage ou de la sortie du prochain tunnel. Les virages sont si serrés que cette portion de route est interdite à tous véhicule plus volumineux qu’une
voiture. Les motos sont nombreuses à emprunter cet itinéraire qui monte dans le ciel. Après cette partie particulièrement spectaculaire, la route traverse de grandes prairies avant de rejoindre un vaste replat occupé par un lac. Vient en bouquet terminal un dernier raidillon qui conduit au col qui culmine à 2113. Bien que cette altitude ne soit pas très élevée, cette montée représente l’une des plus longues et des plus extraordinaires que j’ai accomplies.
Bien installés, nous faisons notre pause casse-croûte en regardant les nombreux deux roues, à moteur ou non, qui passent. Nous reprenons notre route avec la ferme intention de passer le col suivant le Grand S. Bernardino. La descente que nous effectuons est très belle. La route une fois de plus offre des perspectives stupéfiantes sur ses séries de lacets. Une fois au pied, nous nous arrêtons prendre une consommation dans un café bien agréable. Pas de doute nous sommes bien revenus en Suisse, un capuccino et un coca pour la modique somme de 8,28 euros. Il faut dire que le franc suisse a quasiment la valeur de l’euro.
Ne nous laissons pas polluer par des pensées négatives. Nous remontons une longue vallée par une piste cyclable bucolique à travers forêt, mais la pente par endroits demande de ne pas relâcher la pression sur les pédales ! Nous arrivons au pied du col. Un panneau annonce : 8 km et 450 m de dénivelé. Le tracé de la route est optimal pour les vélos. Une succession d’épingles entrecoupées de longues lignes droites à la pente modérée. Cela nous permet de prendre un bon rythme et de le maintenir sans avoir à développer des efforts surhumains. Les deux derniers kilomètres sont exposés à un vent défavorable. Cela nous ralentit à peine. L’arrivée au col est de toute beauté. Le soleil commence à baisser sur ce décor de grandes montagnes, ce qui donne des teintes douces qui tirent
vers le rose. Un lac de belles dimensions occupe le replat au niveau du col. Des pêcheurs en barque rentrent, mais ils cachent bien leurs prises, donc le mystère restera sur le succès de leur pêche.
Il est déjà tard. La carte indique un camping au village de San Bernardino. Ce dernier se trouve quelques kilomètres sous le col. Si nous devons camper, je préfère perdre de l’altitude et aller dormir beaucoup plus bas, ce qui devrait être plus confortable en matière de température. Toute envie de nous arrêter nous est immédiatement ôtée, lorsque nous voyons le camping en question. Entassement de maisonnettes aux teintes sombres, qui font plus penser à un camp au mieux de rétention qu’à un lieu de villégiature. Le suivant se situe à une trentaine de kilomètres dans le val Mesolcina à Roveredo. Cela ne devrait pas nous poser de problème de le rejoindre ce soir, car la route ne fait que descendre. Cependant, en ce dimanche soir nous n’avons rien à manger, et pas question de trouver une épicerie ouverte. Nous décidons de nous arrêter au premier restaurant rencontré, de commencer par nous sustenter, puis de rejoindre le camping. Dans un premier temps nous nous arrêtons dans un motel à l’aspect glauque. Ils ne font pas à manger le soir. Par curiosité nous leur demandons le prix d’une chambre à deux lits. La réponse ne nous étonne plus : 102 francs suisses ou 97 euros. On me proposerait la nuit gratuitement, je ne sais pas si j’accepterais, il est des lieux qui n’inspirent vraiment pas ! Un peu plus loin à la sortie d’un village, un restaurant, tout ce qu’il y a de plus simple. Pour un repas modeste, quelques branches de céleri, une assiette de pâtes deux boules de glace, un coca, un verre de vin et une camomille, cela nous revient à 68 euros à deux. Décidément la Suisse ce n’est pas un pays pour le reste des Européens. Demain nous allons manger à peu près la même chose en Italie et cela nous coûtera 21 euros ! Outre la douloureuse, la serveuse nous apporte la bonne nouvelle que le camping que nous
comptons rejoindre n’existe plus. Donc, nous n’avons plus le choix, ce soir ce sera camping sauvage. Il ne nous reste plus qu’à trouver un coin tranquille. Nous nous éloignons de la route principale, en longeant un chemin de terre qui suit la rivière, puis après quelques hésitations nous trouvons un emplacement convenable en bordure de piste. Au loin, il y a bien quelques chiens qui aboient, sentant notre présence, mais rapidement ils nous intègrent dans leur environnement. La nuit sera calme.
Neuvième jour environs de Roveredo à Varzo 90km 1000 m de dénivelé C’est un peu collants que nous nous réveillons, la nuit a été particulièrement chaude, et l’absence de douche après les gros efforts de la veille n’a pas été très agréable. Nous faisons un brin de toilette à la rivière et reprenons notre chemin. Au premier village, nous déjeunons dans un bistrot. Nous nous attendons une fois de plus au coup de bambou. Il n’en n’est rien, le prix payé est raisonnable pour ce que nous avons bu et mangé. Une trentaine de kilomètres plus loin, nous rentrons dans Locarno. Nous
prenons le temps de descendre au bord du lac, qui est de belles dimensions. Puis avant de continuer notre avancée vers l’ouest nous effectuons un tour au centre ville. Une grande place entourée de maisons multicolores, aux teintes pastel est du plus bel effet.
A la sortie d la ville nous nous dirigeons vers Losone. Pour quelques kilomètres nous nous retrouvons sur l’autoroute, ce qui est franchement désagréable. Heureusement cela ne dure pas. Nous prenons alors la direction d’Intragna. L’arrivée dans ce village se fait par une petite route en côte très raide. Nous l’estimons au moins à 15%. Encore une dizaine de kilomètres puis nous franchissons la frontière une fois de plus et nous retrouvons en Italie. Une route, qui sans avoir l’air, monte sur une vingtaine de kilomètres. La chaleur est accablante. Tout au long de ce parcours la vue sur la rivière que nous dominons est superbe. D’ailleurs vu le nombre de motos, on comprend que l’on est encore sur un tronçon très touristique. Enfin, une longue descente nous conduit au pied du col du Simplon. Un long tunnel tout en descente, et bien éclairé. Je prends une belle vitesse, mon compteur indique 76km/h. J’ai une très vive sensation de vitesse. Plus aucune voiture ne me double, il me semble que la vitesse est limitée à 70. Vais-je prendre un PV pour excès de vitesse ? De celui-là je pourrais être fier ! Nous voilà à Crevoladossola, démarrage pour le Simplon, dernier grand col de 1800 mètres de dénivelé. Nous en faisons les 8 premiers kilomètres ce soir, ce sera toujours cela de moins demain. C’est fatigués par la forte chaleur que nous arrivons au village de Varzo. Nous rentrons dans ce bourg par un petit chemin, tellement raide que c’est à pied que je termine. Cela ne m’était jamais arrivé. Nous trouvons un logement chez l’habitant au prix très modéré pour une belle prestation dans une maison au jardin de toute beauté.
Dixième jour Varzo à Sion 109 km, 1500 m de dénivelé L’étape de ce jour peut être qualifiée de plus pénible de notre traversée. Large route qui donne l’illusion de pente modérée, alors que je me traîne à six ou sept à l’heure. Cette lenteur, alors que l’on n’a pas une impression de raideur, est démoralisante. Je mets cela sur le compte de la méforme. Mais si je
prends la peine de me retourner, je constate que la vallée se creuse réellement. La circulation est assez importante, ce col étant un lieu de passage fréquenté entre Italie et Suisse. Une partie du trafic est absorbé par le tunnel ferroviaire, mais tous les camions n’utilisent pas le rail. En matière de tunnels la route de ce col est aussi bien fournie. Certains sont très longs, plusieurs kilomètres. Le bruit des moteurs résonne. On ne perçoit pas dans quel sens les véhicules viennent. Le grondement s’amplifie, et lorsqu’un camion me rattrape, la dernière phase de rapprochement est un vrai calvaire. Je me pose toujours la question de savoir s’il peut m’accrocher. Puis dans un bruit infernal il me dépasse souvent dans un nuage de fumée, car en montée il doit développer une grande puissance. Non, franchement, cette montée du Simplon ne me restera pas comme un joli moment de plaisir, mais
plutôt comme quelques heures pénibles passées sur une route hostile. Tout a une fin, même les expériences désagréables, le sommet est atteint. Une longue descente nous conduit dans la vallée du Rhône à Brig. Nous y trouvons une piste cyclable. Son tracé n’est pas très cohérent, il traverse la vallée, pourtant large, dans tous les sens. Nous avons vraiment l’impression de faire des tours et des détours sans toujours beaucoup avancer vers l’ouest. Nous aurons même la surprise de nous retrouver à escalader un vignoble abrupt en nous éloignant franchement du fleuve. Cette erreur nous conduit à une impasse. Soit faire un immense détour pour rejoindre le fond de la vallée, ou alors couper directement à travers vignobles et buissons en retenant nos vélos dans des pentes de terre très raides, et même les porter en traversant des bois d’acacias, dont les épines sont particulièrement redoutables. Nous optons pour la seconde option. Tout
n’est pas à critiquer dans ce tronçon de la vallée du Rhône. Par moments de beaux passages pas toujours goudronnés nous permettent de suivre le Rhône qui est presque un torrent de montagne, à l’abri des frondaisons. Camping les citronniers à Sion, l’accueil est particulièrement bon, nous le conseillons vivement.
Onzième jour Sion Thonon 119 km 900m de dénivelé Aujourd’hui nous abordons la dernière étape de notre traversée. Je suis toujours surpris de constater que l’on rentre vite dans le voyage à vélo, et que l’on n’a pas toujours envie d’en sortir. Je me verrais bien continuer vers Nice ou vers Vienne en Autriche. Mais voilà, lorsqu’on a fixé des dates il faut s’y tenir, car la famille vit souvent ces absences avec une forme de souffrance. Nous reprenons dans un premier temps la piste cyclable du Rhône. Ce matin la vallée nous apparait
beaucoup plus riante et la cycloroute plus agréable. Après une soixantaine de kilomètres nous atteignons la ville de Monthey. De là il reste à franchir le dernier col de notre périple, le Pas de Morgins. Certes comparé au Stelvio, un dénivelé de 800 mètres représente une difficulté modérée. Mais nous avons déjà plus de soixante kilomètres dans les jambes depuis le départ de l’étape, d’autre part c’est le onzième jour que nous roulons sans repos et nous allons franchir l’obstacle aux heures les plus chaudes, entre midi et deux heures de l’après-midi. La pente s’avère très soutenue, particulièrement dans les premiers kilomètres. Vers quatorze heures, je franchis ce col à l’altitude modérée, 1369 mètres. Gérard est déjà passé depuis un bon moment. Il m’attend à la terrasse d’un café au premier village rencontré dans la descente.
Il ne nous reste plus qu’à nous laisser emporter par la pente en direction de la gare de Thonon. Quelques petites pluies irrégulières nous apportent rafraîchissement sans désagrément. Mauvaise surprise à 17 kilomètres de notre but, la route est totalement coupée. Cela nous force à un détour qui
commence par six kilomètres de montée. Nous rejoignons par la suite une magnifique petite route toute en virages dans une pente raide qui nous conduit à Thonon. Nous traversons rapidement les bouchons de cette petite ville et notre aventure prend fin devant la gare, là où elle avait commencé en septembre dernier en direction de Nice.
Rentrant tout juste des Pyrénées où nous avons effectué une merveilleuse chevauchée à huit sur un certain nombre de cols mythiques comme le Tourmalet, l’Aubisque, l'Aspin, Marie Blanque et bien d’autres me voilà de retour à Lyon pour un bref repos de deux jours. Gérard me rejoint et nous préparons nos vélos pour un embarquement très matinal en direction de Venise, point de départ de ce nouveau circuit à deux roues à travers les montagnes alpines. Emballer son vélo, dans un carton aux dimensions réglementaires, semble au premier coup d’œil mission impossible. Mais pas de panique, une fois les roues démontées, la selle baissée, le guidon desserré, le porte-bagages avant retiré, car inutile cette fois en Europe, eh bien le miracle s’accomplit et tout rentre, et le carton se ferme sans difficulté. Il suffit de le renforcer avec la quantité de scotch de déménagement qui convient et le tour est joué.
Mon nouveau camarade je l’ai connu via internet et le site voyage forum. En effet, lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette traversée afin de terminer le parcours entrepris l’année précédente de Thonon à Nice, ma compagne outre le fait de me voir partir, appréhendait que je me lance seul dans
l’aventure. J’ai donc mis une petite annonce sur ce fameux site de voyage, VF, et j’ai eu deux réponses. Le premier candidat ne convenait pas, car il s’agissait d’un cycliste avec vélo de course qui comptait parcourir cet itinéraire sans bagages en effectuant des étapes très longues. Je m’inscris dans une démarche de cyclotourisme, roulant assez lentement, avec sacoches relativement lourdes, ce qui procure une capacité d’autonomie permettant le camping et le bivouac. Cyclistes de route et cyclotouristes n’ont pas la même philosophie du voyage, d’où généralement difficulté d’harmonisation. Par contre mon deuxième contact, Gérard, s’inscrivait tout à fait dans l’esprit de l’errance à vélo en toute liberté. Après quelques échanges écrits puis téléphoniques, nous permettant d’envisager avec succès un voyage en commun, un rendez-vous physique est pris. Nous nous retrouvons un soir dans un restaurant du Jura et faisons plus ample connaissance. Tout se passe pour le mieux et nous voilà deux mois plus tard à boucler nos cartons en vue de prendre l’avion demain matin à 6 heures à l’aéroport de Saint-Exupéry à Lyon.
Internet a révolutionné beaucoup de domaines de nos vies professionnelles, affectives et de loisir. En effet, pour des grandes balades de ce type à vélo, les candidats prêts à partir ne sont pas nombreux et de plus à une date donnée, cela devient la quadrature du cercle. Mais voilà, le petit message lancé dans le virtuel se concrétise par un compagnon en chair et en os avec lequel je vais vivre une magnifique aventure de 11 jours. N’oublions pas, qu’internet c’est aussi les amis fictifs que l’on a jamais vus et que l’on verra probablement jamais mais que l’on comptabilise dans une liste d’amis qui parfois est pléthorique ! Ne jugeons pas, le net, chacun en fait l’emploi qui lui convient, ou semble lui convenir, mais nous en sommes tous, ou presque, fortement tributaires. Nous n’échappons pas aux évolutions de notre monde !
9 juin, 3h30 du matin, ça fait tôt ! Debout, on enfourne les cartons contenant nos vélos et nos bagages dans ma voiture, un vrai petit camion ! Mon neveu nous accompagne à l'aéroport afin de ramener le véhicule. Nous avons décidé de procéder de la sorte, afin de ne pas être prisonniers de réservation d’avion pour le retour. En effet, ce dernier se fera à vélo jusqu’à Thonon-les-Bains et de là nous rentrerons à Lyon par l’un des nombreux TER qui relient les deux villes. Les formalités d’embarquement vélos et sacoches sont effectuées sans difficulté, ce qui nous enlève un poids. Tous ceux qui ont voyagé en avion avec leur vélo connaissent les tracasseries de dernier moment, qui généralement ne manquent pas de faire monter le rythme cardiaque et demandent des réponses rapides et efficaces. Mais aujourd’hui, rien de tout cela et tranquillement nous rejoignons la zone de transit.
Notre avion décolle avec une demi-heure de retard, mais fait surprenant sur un si petit trajet, il arrivera à remonter ce handicap et se posera à l’heure. Bien entendu, l’arrivée à l’aéroport de Venise est un spectacle à ne pas manquer. L’avion en approche survole la lagune et on cherche du regard cette ville incroyable, unique au monde construite réellement au beau milieu de l’eau. Tant que l’on ne l’a pas vue du ciel, on a du mal à imaginer cette cité au beau milieu de sa lagune, époustouflant ! Il y a six mois j’y ai séjourné quelques jours. Mon plus grand plaisir avait consisté à passer mes journées à bord des bateaux transports en commun, dénommés « vaporetto », à circuler d’île en île, ou le long des canaux de Venise à contempler les innombrables palais. Aujourd’hui alors que l’avion est en approche finale, je vois défiler le palais des Doges, la place Saint Marc, et en arrière fond je distingue l’île du Lido où nous avions passé quelques nuits dans un hôtel superbe, et incroyable mais vrai, aux prix doux !
Les roues touchent, le poser se fait sans heurt. Arrêtons de rêver de vaporetto, de palais des Doges et autres douceurs de ce lieu unique, car nous sommes là, paradoxalement, pour nous en éloigner le plus rapidement possible afin de rejoindre les montagnes et les nombreux cols qui s’égrènent le long des
mille kilomètres qui nous séparent du lac Léman. Toujours une petite angoisse en récupérant les vélos, y-a-t-il de la casse ? Une détérioration devient rapidement un handicap nécessitant réparation, qu’il s’agisse d’un rayon cassé, d’un porte-bagages tordu, d’une poignée de frein déformée, sans parler du gros pépin, du cadre déformé car il a été percuté par un corps étranger de forte masse. Jean, mon mentor en cyclorando, m’a plusieurs fois relaté cet exemple de cadre définitivement tordu empêchant toute utilisation du vélo ! Nous récupérons nos cartons dans un lieu approprié aux bagages encombrants et nous installons dans un recoin calme de l’aéroport en vue de remonter nos vélos. A la première inspection des emballages tout semble normal, le remontage nous le confirmera. Gérard a vite fait de mettre sa monture en ordre de marche. En ce qui me concerne, ayant dû procéder à un démontage plus important, il me faut logiquement plus de temps afin d’être prêt. En finale, je dois batailler avec les patins de freins qui refusent de se mettre dans leur position avant démontage, un frottement important sur les jantes persistant. Donc, je commence à modifier les serrages des câbles, et après quelques ajustements, mon vélo est opérationnel. Il est 9h30.
Nous voilà à l’air libre. Nous identifions rapidement la route à prendre, en direction de Trieste dans un premier temps. Le ciel semble clément bien que gris. Les prévisions météorologiques consultées la veille se présentaient sous de bons augures. Les premiers kilomètres sont parcourus le long d’un axe à forte densité. La chaussée n’est pas toujours très large, pas d’espace de protection pour les vélos. Heureusement, un léger vent favorable nous accompagne, ce qui nous permet de rouler à vive allure. Cependant les camions et les caravanes nous frôlent parfois dangereusement. Les propriétaires de ces dernières ne semblent pas toujours avoir le gabarit de leur maison sur roues dans l’œil. La voiture étant passée, l’engin tracté ne peut que passer lui aussi ! Gérard étant devant moi, je vois une voiture le doubler en dehors de toutes les règles de sécurité, et la caravane, au gabarit légèrement plus important, j’ai vraiment l’impression qu’elle va le renverser. Il s’en est fallu de quelques centimètres. Mon compagnon n’a pas vraiment réalisé, mais en ce qui me concerne mon rythme cardiaque a fait un bond. Pourvu que ce calvaire ne dure pas trop longtemps. De plus, pour ne rien arranger, le temps devient menaçant et une petite bruine intermittente s’invite. Durant les premiers kilomètres d’un voyage, où l‘on sait que l’on va affronter des difficultés conséquentes, se retrouver confronté à des conditions météorologiques et de circulation relativement hostiles, fait clairement prendre conscience des risques d’échec, au cas où la situation évoluerait défavorablement. Comme toujours à vélo on se sent très dépendant des intempéries, on prie pour que le mauvais temps et la pluie, voire la neige, ne s’acharnent pas trop sur nous. Dans ces moments de doute et de concentration pour combattre l’adversité, on se sent vivre et en communication avec les éléments et notre corps.
Pour le moment le ciel se contente de rester menaçant et d’humidifier la route. Après trente kilomètres, nous atteignons la petite ville de San Dona de Piave, et comme par miracle la circulation devient bien
moins dense, moins inquiétante. Nous faisons quelques courses dans un super marché, prenons du jambon cru, particulièrement savoureux pour un prix défiant toute concurrence. De vastes plaines s'étirent en direction du nord, et les premières silhouettes de relief se lèvent devant nous. N’oublions pas que nous sommes venus traverser les Alpes par une longue succession de cols, des fois que ces premières étendues plates nous le fassent oublier.
Vers midi, la pluie s’intensifie, nous nous abritons dans une allée couverte au centre d’un village et tranquillement nous savourons notre sublime jambon italien. Un petit café juste à côté, nous y prenons notre premier expresso. Par chance les précipitations s’arrêtent et nous voilà de nouveau en route. La cadence est bonne. Une petite ville est atteinte, un passage à niveau est fermé. Des trombes d’eau, un véritable déluge s’abat sans prévenir. Vite, une fois encore un petit porche nous abrite. La barrière reste fermée, bien que le train soit passé, mais vu le temps nous ne sommes pas pressés de repartir. L’ondée, phénomène par définition éphémère, se calme, mais la barrière du passage à niveau ne se lève pas. Cela doit bien faire un quart d’heure que la route est coupée. Les gens semblent y être habitués car aucune voiture ne reste, les rares qui arrivent font immédiatement demi-tour. Bizarre, bizarre ! On décide de passer sous l’obstacle et de franchir les voies ferrées. Mais à ce moment le chemin se libère et nous n’aurons pas à commettre cette infraction, qui est à la source de nombreux accidents mortels de par le monde.
Nous reprenons notre itinéraire le long d’une vallée qui longe les montagnes. La nature très verte est la preuve des journées pluvieuses qui viennent de s’écouler. En début d’après-midi, les nuages se
déchirent et le soleil fait de belles apparitions, rien de tel pour nous donner un moral d’acier. Vers 18 heures après 113 kilomètres, certes avec très peu de côtes nous arrivons dans la charmante ville de Maniago. Sur la place centrale de belle taille, une jolie auberge « Albergo Montenegro » nous offrira le gîte et le couvert pour un prix comparable à ce que l’on trouve en France. Nous aurons droit à une magnifique platée de pâtes bien dans la tradition italienne. Nous nous régalons. La serveuse est fort sympathique et nous parle de son pays la Roumanie. Pour une première journée nous sommes satisfaits, car levés depuis 3 heures du matin, après un trajet en avion, nous nous attendions à une petite forme. Eh bien ! Rien du tout ce fut la grande forme.Deuxième jour 76 km Maniago Sauris de Sopra 1500 m de dénivelé Le temps en ce début de matinée semble correct mais les prévisions sont pessimistes et les dernières pluies datent de peu de temps, le sol étant détrempé. Nous allons attaquer notre premier col « Passo Rest ». Il n’est pas très élevé, 1052 mètres mais nous partons de 300 mètres et la route est vallonnée avant d’arriver au pied de l’obstacle. La circulation a complètement disparu et ce début de deuxième étape est particulièrement agréable, en direction d’une montagne qui se fait de plus en plus présente.
Ce col est magnifique, la route est étroite et s’élève à travers une forêt dense et profonde, dominée de grandes falaises. La pente est raide, je me traîne à cinq à l’heure, Gérard plus rapide me distance sans attendre et je le vois disparaître, comme ce sera généralement le cas à chaque longue côte de notre périple. Autant je roule bien sur le plat, autant dès que des pentes se présentent, j’ai l’impression d’être cloué sur place. Cela est sans doute dû à ma quasi absence d’entraînement au cours de l’année. En effet, je n’arrive pas à me motiver pour des sorties à vélo de la journée. Il me faut absolument cette notion d’errance sans savoir où je vais dormir le soir pour que ce sport revête de l’intérêt. Mais bien que je monte à faible vitesse, je suis en mesure de tenir des heures, donc armé de patience je m’attaque à ce premier col d’une longue série. Une succession de virages en épingle à cheveux escalade une pente raide. Le ciel s’assombrit, la pluie commence à tomber et quelques kilomètres avant le col, des trombes s’abattent et ne semblent pas vouloir cesser. Je passe le point le plus haut complètement trempé. Aucun abri en vue, Gérard a donc, de toute évidence, décidé de continuer. Je me lance dans la descente. Rapidement je suis transi, les freins n’ont pratiquement plus aucune efficacité. D’après la carte la descente s’étire sur une dizaine de kilomètres jusqu’à la prochaine ville. Je rêve de trouver un bar où m’abriter de ce
froid qui me transperce. Le nez sur la route, le visage baissé au maximum pour éviter les piqures des gouttes énormes qui me cinglent la peau, mon champ de vision est réduit au minimum dans cette ambiance brouillardeuse et hostile.
Un virage, une voix m’interpelle, je lève la tête. J’aperçois un terre-plein, sur lequel un panneau supportant une carte de la région, le tout surmonté par un minuscule haut-vent de trente centimètres. Gérard s’est littéralement collé contre la carte et essaie de se protéger des intempéries. Il me propose de le rejoindre et d’en faire de même de l’autre côté. Nous nous retrouvons donc collés chacun d’un côté d’un grand panneau de bois, cherchant un abri incertain sous nos avant-toits de faible dimension. Le lieu n’est pas idéal pour le repas de midi, tant pis. Nous nous passons la nourriture de la main à la main sans nous voir chacun caché de son côté. Dans ces moments on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qui se passerait si le col au lieu de culminer à 1052 mètres, dépassait les 2500. Je préfère prendre ce gros mauvais temps maintenant que plus tard. Mais l’un n’excluant pas l’autre, il ne nous reste qu’à souhaiter avoir de la chance lors des grandes montées à venir. Le temps de manger notre charcuterie italienne, en évitant les gouttières qui nous dégoulinent sur la tête et les épaules, la pluie faiblit. On reprend notre chemin dans des conditions plus favorables. Mais la descente s’arrête vite et nous voilà dans des côtes sévères, étonnant pour une descente de col. Mais le soleil pointe à travers de gros nuages et une atmosphère chaude nous enveloppe. Que cela est bon, lorsqu’on est trempé et que l’on grelotte. En levant les yeux, on réalise que de toute évidence cette accalmie ne sera pas de longue durée, vu la couleur du ciel en général. Enfin, nous plongeons vers la vallée et rejoignons la ville d’Ampezzo. Ce nom chantant nous avertit que nous rentrons dans ce
fabuleux massif des Dolomites, qui recèle nombre de montagnes connues universellement dans le monde de l’escalade : Tre Cime, Marmolada, Civetta, Catinaccio, Tofana di Rozes et bien d’autres. Que de souvenirs d’ascensions époustouflantes me reviennent en mémoire. Je pense entre autre à la voie Cassin à la Cima ovest di Lavaredo toute en surplomb, ou au Spigolo Gialo doigt de 300 ou 400 mètres qui défie presque la gravité. Mais pour pouvoir profiter des panoramas grandioses qui nous attendent, le beau temps serait indispensable. Hélas, ce ne sera pas le cas, car les deux jours à venir vont être les plus éprouvants de notre traversée lors du passage de cols à plus de 2000 mètres.
D’Ampezzo après avoir bu un capuccino, nous attaquons la longue pente qui conduit au Passo d. Mauria, quelques 800 mètres plus haut. Le temps n’est pas beau, mais que la montagne est impressionnante lorsque les nuages et les grandes parois s’associent pour la beauté de la nature. Quelques tunnels, malgré mes appréhensions, ils sont les bienvenus, car il n’y pleut pas et de plus l’éclairage est important, ce qui limite le danger. Au village de Sauris de Sopra la fatigue commence à se faire sentir et il ne faut pas s’attendre à rencontrer d’hébergement en direction du col. Une auberge agréable tenue
par un Français nous offre un confort appréciable à un prix correct. Seul petit inconvénient, il n’y a pas de chauffage, donc pas question de faire sécher nos affaires. En ce qui me concerne j’ai des rechanges, bien isolées dans des sacs de congélation, mais il est toujours agréable de reprendre la route au matin avec l’ensemble de ses habits secs. En effet, des vêtements restant mouillés plusieurs jours finissent par moisir.
Dans ce village on est en pays germanique. Tout y fait penser, l’architecture, la représentation des légendes germaniques lutins, gnomes et autre Nibelungen. Et pour renforcer cette impression, la plupart des gens parlent allemand ou un dialecte approchant. Donc aucun problème de communication. Il y a une dizaine d’années j’avais de bonnes bases en italien, mais le manque de
pratique me rend toute conversation dans cette langue très difficile. Je me suis aperçu que souvent les Italiens parlent français ou anglais, et dans cette région l’allemand, donc tous les problèmes de compréhension sont aplanis. De plus, lorsque j’essaie de leur parler italien, très vite je m’exprime en espagnol et ils comprennent toujours ! Mais je mets un point d’honneur à utiliser les formules de politesse italiennes, même si plus souvent que je ne le voudrais cela dérape vers des ‘por favor’ ou autre gracias !Troisième jour Sauris de Sopra au Passo Falzarego 87 km 1600m de dénivelé Ce matin après un petit déjeuner sympathique en présence de l’hôtelier et son épouse, nous reprenons notre traversée dans une ambiance blafarde et brouillardeuse qui ne n’est pas de très bon augure. En effet, quelques kilomètres plus loin, la pluie se met de la partie et elle nous gratifiera de sa présence généreuse toute la journée. Le premier col, Passo d. Mauria (1298 m) est atteint. Nous ne traînons pas,
les nuages accrochent tous les reliefs. Heureusement qu’il ne fait pas trop froid, car c’est la neige que nous pourrions avoir. Vu les conditions météorologiques exécrables, il est impératif de modifier notre itinéraire, optant pour la route passant le plus bas. Bien évidemment il s’agit d’une route à grande circulation qui va nous conduire à Cortina d’Ampezzo. La ronde des camions commence. En temps normal ce n’est pas très plaisant d’être frôlé par ces monstres hurlants, mais sous la pluie cela devient un véritable calvaire. Une côte raide sur une quatre voies, je reste cloué, Gérard disparait. La route s’engouffre dans un tunnel étroit au trafic intense, l’horreur. Sur plus d’un kilomètre je vais vraiment avoir peur, le vélo n’a absolument pas sa place dans ces antres de Lucifer. Sitôt sorti, je constate qu’un second se présente, heureusement plus court. Un embranchement à droite, direction de Cortina, le trafic se réduit, le gros du flot descendant vers Belluno. Au passage d’un village Gérard m’appelle, il a repéré la piste cyclable que l’hôtelier lui a indiquée, et qui doit nous conduire jusqu’à Cortina. Je n’avais rien vu et sans son intervention j’aurais continué sans jamais voir cette vélo-route qui restera un peu au-dessus de l’itinéraire automobile.
Ne plus devoir être soumis au stress de la circulation est psychiquement reposant ; cependant la pluie est toujours très présente. Les sommets sont accrochés et les beaux pics de calcaire qui s’élancent dans le ciel restent désespérément cachés. Cette piste cyclable emprunte une ancienne voie ferrée datant du début du XX siècle. Nous passons de charmants tunnels aux petites dimensions. On pourrait se croire sur une voie ferrée pour train miniature. Nous profitons de l’un de ses tunnels pour effectuer
notre pause casse-croûte bien à l’abri de la pluie. Depuis trois jours elle nous accompagne, nous commençons à nous poser des questions. Le moral reste bon, car malgré les conditions hostiles nous avançons. Sur cette piste de nombreux vélos de location circulent, la pluie ne rebute pas les amateurs. Cela me rappelle les Allemands sur le bord du Danube, que rien n’arrête. Un léger répit dans les précipitations nous permet de reprendre goût à l’effort du pédalage. Cortina d’Ampezzo est atteinte. Quel dommage que la vue soit si restreinte. Les journées sont logues en juin et il n’est pas très tard. Nous faisons une halte réparatrice dans un bar au pied du col de Fazarego, qui culmine quelques 900 mètres plus haut. Plus rien ne semble nous arrêter. Nous sommes trempés mais nous avançons. Vers les 2000 mètres
d’altitude le froid devient plus vif et la pluie redouble d’intensité, comme pour nous empêcher d’atteindre ce col à 2117 mètres. Malgré les éléments adverses, nous y arrivons. Nous trouvons refuge dans une petite chapelle aux quatre vents, juste le temps de retirer nos vêtements trempés avant d’entamer la descente. Les nuages se déchirent et quelques grandes parois verticales se laissent admirer. Les Dolomites, paysage montagnard unique ! Nous faisons quelques kilomètres et sur le bord de la route un hôtel au look de château de la Belle au Bois Dormant nous invite à l’arrêt. Encore une journée riche en efforts et coups de pluie.Quatrième jour Passo Falzarego à Castelrotto 63km 1100 m de dénivelé Ce matin les conditions météo sont déplorables et les prévisions détestables. Il tombe des cordes. Avec une certaine impatience, nous attendons dans le garage de l’hôtel, prêts à démarrer, en regardant rebondir la pluie sur la route. Elle est si intense, que sur le goudron une pellicule d’eau ruisselle en
vagues plus ou moins épaisses. Nous n’allons pas partir sous ce déluge, nous sommes indécis, mais l’immobilité n’est jamais très bonne pour le moral. Après une dizaine de minutes d’attente, nous décidons de nous lancer et de parcourir la distance que l’on pourra. C’est la première fois que je démarre sous des trombes. Nous commençons à vraiment nous interroger. Cela fait déjà une belle distance dans ces conditions difficiles. Serions-nous lancés dans la première traversée des Alpes à vélo en intégrale par mauvais temps ? En cinq minutes je suis trempé. Une fois que c’est fait, on ne craint plus de l’être. Mais la déperdition de chaleur, poursuit son action sur l’organisme. A froid en descente cela ne traîne pas pour se mettre à grelotter. La couche nuageuse est si épaisse qu’on ressent une impression de nuit tombant. Cependant, il faut bien reconnaître que dans ces conditions la nature est de toute beauté. De grands bancs de brumes traînent le long des pentes abruptes de la vallée. Le vert des prés et des sapins prend une teinte sombre, presque épaisse, qui tranche sur le blanc cotonneux des bancs de brume. Les intempéries donnent toujours un air mystérieux à la montagne. Nous atteignons le village de Pieve de Livinallongo, qui se situe au pied du col à venir, le Passo Campolongo, qui culmine à 1875 mètres. Le dénivelé n’est pas très important de l’ordre de 400 mètres. Une fois de plus la montée se
fera sous une pluie battante. En côte même trempé on se réchauffe en appuyant sur les pédales, mais dans la descente à venir, je sais d’expérience qu’une fois de plus le froid va sévir. Comme prévu, c’est transi que j’atteins le village de Corvara. Autant une belle descente à vélo par temps sec procure un immense plaisir, autant le même exercice sous une pluie glacée est un véritable calvaire sous les aiguilles des gouttes et les morsures du froid, sans oublier les freins qui ne répondent quasiment plus sur un vélo chargé. Mais voilà cela fait partie des plaisirs de ce mode de voyage, où les caprices de la Terre revêtent toute leur signification. Se soumettre aux aléas du temps est un luxe, auquel on est de plus en plus réticent à s’exposer, recherche inconditionnelle du confort oblige. Il faut rester philosophe malgré les conditions adverses. Une fois au bas du col, je n’arrive plus à réprimer les tremblements de mon corps, Gérard a l’air en meilleur état. Ses habits semblent plus efficaces que les miens. J’opterais pour me lancer directement dans l’ascension du col suivant le Passo Gardena, à 2121 mètres, de peur de n’avoir pas le courage de repartir après une halte. Mais Gérard s’y refuse, nous nous abritons dans un café. Cette halte est en fait la bienvenue, cela me permet de me réchauffer. Une heure plus tard nous reprenons la route en direction du Passo Gardena. Nous sommes au cœur du massif des Dolomites. Une multitude de grandes parois nous cerne de tous côtés. Les une après les autres, elles se dévoilent par intermittence parmi les brumes, tels d’immenses spectres aux dimensions gigantesques. Je
reconnais des montagnes que j’ai gravies il y plus de trente ans. Malgré les années ces souvenirs forts sont toujours très présents dans ma mémoire. Une accalmie rend une partie de cette montée agréable, le soleil pointe par moments quelques rayons timides. Le paysage est grandiose. Mais hélas, l’embellie sera de courte durée et c’est sous de véritables bourrasques que j’atteins le col. Tout autour, ce ne sont que gigantesques masses rocheuses fantomatiques qui jouent à cache-cache avec les nuées poussées par le vent. Malgré l’inconfort de la situation je ne puis m’empêcher de marquer l’arrêt afin de m’imprégner de ces panoramas dantesques, et de les immortaliser par quelques photos.
Gérard m’attend un peu plus bas, vaguement abrité. Nous ne traînons pas et entamons la descente vers la belle vallée du val Gardena. Les freins à disques de mon compagnon manifestent de sérieux signes de fin de vie. Il n’est pas content, car ils avaient été contrôlés avant le départ de cette balade que l’on imaginait très exigeante pour les mâchoires de freins. Mais la chance nous sourit à Santa Cristina, un préparateur va lui changer les pièces défectueuses. Nous voilà repartis dans une longue descente.
L’altitude diminuant, la température augmente et le froid devient plus supportable. Mes tremblements incoercibles s’arrêtent d’eux-mêmes et je me sens beaucoup mieux. La crispation, contre laquelle je lutte accroché à mon guidon, disparait elle aussi. Arrivés à Ortisei ou St Ulrich nous prenons une petite route à gauche en direction de Castelrotto ou Kästelruth. Dans ces régions tous les lieux ont leur dénomination italienne et germanique. Pour ajouter au très net caractère allemand, les constructions sont vraiment de tradition germanique ou autrichienne, grands bâtiments peints de couleurs claires, avec de magnifiques fresques.
Cette petite route que nous amorçons, nous surprend d’entrée de jeu par sa raideur. Certains passages dépassent allégrement les 15%. Après une journée déjà éprouvante, c’est le coup de grâce. Nous constatons que nous n’avons pas mangé à midi et il est 17 heures. En pleine côte un arrêt s’impose car l’hypoglycémie guette. Après nous être sustentés les forces reviennent et nous atteignons notre troisième col de la journée, le Passo Pinei à 1437 mètres. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner vers le magnifique village de Castelrotto alors qu’en cette fin d’après-midi le
calme météorologique est revenu et que le soleil fait de grandes apparitions qui nous apportent chaleur et route sèche.
Ce petit village est adorable, il me fait penser en miniature à la ville de Königsberg au bord du Danube. Partout ce ne sont que splendides maisons aux décorations aux couleurs vives et de bon goût, remarquablement entretenues. Notre hôtel est une merveille, l’accueil y est de premier ordre. L’endroit est touristique. Un groupe d’Américains se fait particulièrement remarquer par leur accent auquel j’ai du mal à m’habituer. Je ne sais pas si cela est dû à notre heure d’arrivée tardive, plus de 18 heures, mais j’ai droit à une superbe suite avec petit déjeuner gargantuesque pour la modique somme de 44 euros. Nous partons nous promener à travers les ruelles et les petites places de
ce village de contes de fées. Le temps semble vouloir évoluer enfin vers le beau. Mieux vaut tard que jamais. Nous n’aurons pas vu grand chose des Dolomites que nous quitterons définitivement demain matin. Cela nous donnera un motif pour y revenir. D’ailleurs il n’est pas impossible que nous revenions pour un tour beaucoup plus approfondi de cette région par la multitude de ses cols haut perchés.Cinquième jour Castelrotto à Prato allo Stelvio 113 km 600 m de dénivelé Après un magnifique petit déjeuner au cours duquel j’engloutis pain, croissants, fromages frais dur et blanc, œufs à la coque, jambon, saucisson, et autres gâteaux couverts de confiture et de beurre, le tout noyé dans un déluge de jus d’orange de café et de thé, je me sens d’attaque pour une nouvelle journée, prêt à affronter sans mollir les imprévus de la route. Nous en avons perdu l’habitude mais le soleil a repris possession du ciel. Nous effectuons nos derniers tours de roue dans les Dolomites, avant de plonger vers la ville de Bolzano. Nous quittons définitivement le Haut Adige. J’ai du mal à pédaler, la
tête levée, le regard scrutant à la recherche d’itinéraires d’escalade au milieu de ces immenses à-pics qui nous dominent. Je me projette déjà dans mes prochains desseins, une semaine d’escalade à mon retour de ce périple. Mais une chose après l’autre ! Carpe diem, oui profitons de l’instant présent. Après quelques petites côtes en début de parcours, juste pour nous échauffer, une magnifique route sinueuse en encorbellement dans une falaise très raide nous conduit par une superbe descente jusqu’à l’entrée de Bolzano. Par moments, quelques centaines de mètres plus bas nous pouvons discerner une véritable procession de camions à touche-touche sur la grande route de fond de vallée, que nous allons nécessairement rejoindre. Cela ne manque pas de nous inquiéter. Va-t-on devoir emprunter une route
très passante sur une longue distance, au milieu du bruit et de la pollution ? Eh bien non ! Avec joie nous allons découvrir au peu avant la grande ville de Bolzano une magnifique piste cyclable qui va nous conduire une centaine de kilomètres plus loin au pied de ce col mythique, le Stlevio, qui avec ses 2758 mètres est un concurrent sérieux à l’Iseran pour le titre de plus haut col d’Europe. Certains connaisseurs pourraient me rétorquer, que le plus haut c’est Restefond la Bonette. Eh bien pas exact ! La route de Restefond la Bonette, qui fait le tour d’un pic, est la plus haute d’Europe, mais le col de la Bonette qui donne accès aux deux versants de cette montagne culmine juste au-dessus de 2700mètres.
Nous voilà sur cette piste cyclable incroyable, qui bien séparée du trafic important de cette vallée passante, nous fait franchir routes et autoroute par des ouvrages successifs, en longeant une rivière au courant rapide, qui donne l’occasion de très jolis coup d’œil. La traversée de Bolzano est un peu brouillonne, bien que constamment sur piste cyclable. A plusieurs reprises nous demandons notre chemin au croisement de plusieurs pistes, fréquentées par de nombreux cyclistes. Si certains voient que nous sommes français et nous répondent dans notre langue, la majorité semble préférer l’allemand
à l’italien. Une fois sortis de la ville, nous remontons à vive allure en direction de Merano. Les cols des derniers jours nous ont donné une belle forme et nous pédalons de bon cœur sur cette vélo route presque plate, du moins pour le moment. Une heure et quelques minutes nous suffisent pour atteindre la ville de Merano à une trentaine de kilomètres au nord de Bolzano. Nombreux sont les cyclistes que nous croisons et c’est la première fois que je vois une telle concentration de voyageurs avec sacoches. Sont-ils tous sur un même itinéraire, ou cette piste est-elle le passage commun d’une multitude d’itinéraires ? Je ne pense pas que toutes ces personnes soient lancées dans la traversée des Alpes en sens inverse du nôtre.
Alors que nous avions des appréhensions concernant cette étape de liaison en fond de vallée, nous effectuons un trajet superbe, bien conçu pour le vélo. À partir de Merano, de temps en temps quelques petits raidillons nous font prendre par paliers les 600 mètres de dénivelé qui séparent Bolzano de notre point d’arrivée au pied du Stelvio. Nous rencontrons un Allemand lancé dans une traversée de longue
haleine du sud de l’Italie jusqu’en Hollande. Nous faisons quelques kilomètres en sa compagnie, jusqu’à Prato, terme de notre étape du jour. Lui est un pur, il va camper, nous un peu plus embourgeoisés nous optons pour l’hôtel, avec comme alibi, l’étape difficile et mythique du Stelvio programmée le lendemain.Sixième jour Prato allo Stelvio à Valdidentro 58 km 2300 m de dénivelé Ce matin encore le temps est au beau fixe. Hier matin nous avions eu l’information, que le col du Stelvio était fermé à la circulation du fait des très mauvaises conditions météorologiques de cette dernière semaine. Mais notre moral était gonflé à bloc, et devoir pousser ou porter nos vélos quelques centaines de mètres dans la neige, ne représentait pas à nos yeux une raison pour renoncer. Mais bonne nouvelle, ce matin le col est de nouveau ouvert. La montée se déroule le long de 25 kilomètres et quelques 1800 mètres de dénivelé. Nous attaquons alors qu’il fait encore frais. Le premier tiers suit
un fond de vallée au milieu d’une forêt. Nous apercevons les hauts sommets qui nous dominent, la perspective plongeante ne nous permettant pas de saisir toute l’ampleur de ces vastes domaines glaciaires. La circulation de motos et de voitures de sport des plus luxueuses est intense. Par moments, on se croirait vraiment au milieu d’une compétition tellement les machines surpuissantes en pleine action sont présentes en grand nombre.
Quelques cyclistes avec vélo de route nous doublent. Nous rejoignons un cyclotouriste tchèque qui effectue la dernière étape de son voyage au départ de son pays. Devant nous un immense pan de montagne apparait en bout de vallée, une incroyable succession d’épingles à cheveux en zèbre toute la pente. C’est bien par là que nous allons monter ? Pas de doute ! Virage après virage le champ de vision s’élargit, de vastes zones enneigées striées de grandes crevasses et bornées d’immenses séracs se dévoilent au fur et à mesure. Le spectacle est si captivant que je ne vois pas les kilomètres défiler, le regard perdu un peu partout là-haut. Je dépasse une cycliste allemande de Cologne, très sympathique. Nous échangeons quelques mots, lorsque les vrombissements des motos nous laissent quelques instants de répit. Je n’ai jamais vu un tel trafic de « gros cubes » de tous genres, Harley et autres customs, grandes routières, sportives, roadsters …
Cette montée est un vrai régal et une pensée très machiste me fait rire. Un très bon camarade m’avait dit un jour, je te propose de créer un club : le MMPG. De quoi s’agit-il ? Sigle très explicite pour : Montagne, Moto, Pinard, Gonzesse !! Pas très futé, j’en conviens ! Mais dans cette montée trois des éléments, avec ma charmante cycliste de Cologne, sont réunis. Mais il est vrai que le quatrième, le Pinard, ne serait peut-être pas le bien venu dans cette rampe de longue haleine ! Les virages et en
particulier ceux que je viens de franchir accaparent de nouveau mon esprit. La perspective en contrebas est franchement époustouflante. Par endroits, on ne voit que superposition de tronçons de route parallèles. Une route comme celle-là, je n’en avais jamais imaginé. Dans les quelques derniers kilomètres, la neige est présente sur le bord de la route. Des inscriptions au sol, 1000, puis 500, puis 200 et enfin 100. Ça y est, le sommet arrive. Incroyable, une foule immense, principalement des motards. Cela me replonge une quarantaine d’années dans le passé, à l’époque des grands concentrations, en particulier je pense à celle dénommée le Chamois qui se déroulait vers le 14 juillet à Val d’Isère.
Il fait bon, nous savourons notre plaisir au point culminant de notre traversée. Tout bon moment
n’ayant pas vocation d’éternité, nous entreprenons la descente sur le versant opposé avec l’intention de profiter de l’occasion afin de se faire un gros plaisir à fond de train. Je ne serai pas déçu. La couche de neige est plus importante de ce côté de la montagne que de celui de la montée, sans doute question d’orientation et de pente. Les vélos de course et les motos sont nombreux. L’état de la route permet de belles prises de vitesse, je frôle fréquemment les 70 à l’heure. Vers le milieu de la descente, un groupe d’une dizaine de cyclistes se trouve à une centaine de mètres devant moi. Un groupe de 8 motos me double et les rattrape. Le revêtement devenant de moindre qualité, les pneus de course demandent des précautions, les cyclistes freinent, les deux groupes de vélos et motos se mélangent. Mes pneus schwalbe extrême, beaucoup plus robustes, ne nécessitent pas tant de précautions. J’appuie à fond sur les pédales, grand développement. À gauche de la chaussée un espace reste libre, je m’y engouffre, compteur presque à 70. Quelques dizaines de mètres plus loin, une suite de courbes pas très prononcées, ça doit passer sans freiner, mais impérativement les doubler tous, vélos et motos, avant la première courbe. Une moto fait mine de déboîter, mais elle s’abstient, m’a-telle vu dans son rétro ? Ça y est, je suis devant. Pas un coup de frein, j’enchaîne les courbes. Derrière j’entends hurler les moteurs de motos. Quel bordel ça doit être ? Pas le temps de me retourner, juste regarder la route un peu cahoteuse et négocier au mieux les virages. Le vrombissement me rejoint. Grand courbe à droite, je suis au milieu des motos. L’une d’entre elles, exactement à ma hauteur sur l’extérieur, prend la courbe à ma vitesse. On a la même inclinaison. Grosse jouissance. Le passager hilare, me regarde le
pouce en l’air. Pas le temps de répondre, gaffe, je n’ai pas des freins de moto, ne pas en percuter une. Suit un virage à gauche, je me retrouve en extérieur entre la rambarde de sécurité et la moto. Cette dernière se laisse quelques instants embarquer. Aïe, je vois mon espace vital virer au néant ! Le pilote réagit et penche brutalement à gauche, ce qui me libère un passage. Suivent deux épingles à cheveux. Je coupe dans la première, tandis que les motos élargissent le virage. La seconde on la passe de façon un peu brouillonne des motos un peu partout. Eh voilà, ça va être fini pour moi, une grande ligne droite suit. Les monstres vont me foudroyer sur place. Mais non, gentiment ils se rangent tous en bordure de route pour se regrouper. Je les double et à mon tour quelques centaines de mètres plus loin je m’arrête afin d’attendre Gérard. Dans un premier temps les motos passent à faible vitesse et me font de petits signes amicaux auxquels je réponds avec le sourire. Ensuite arrive Gérard, qui me dit « tu as loupé l’embranchement que nous devons prendre en direction du Passo Foscagno ». Tout accaparé de joie au milieu de ma horde sauvage, je n’avais même pas vu qu’il y avait un croisement ! Tout plaisir a son prix, en l’occurrence il s’agira d’un kilomètre de remontée en plus.
D’un coup la fatigue me tombe dessus. Il fait très chaud et on vient de monter le Stelvio à bon train, et de plus de le descendre comme des furieux ! De plus à part quelques barres de mars et autre pâte d’amande, nous n’avons rien à manger. Après quelques kilomètres de montée, sur la gauche un village
est indiqué. Il y a un restaurant. Mais il faut descendre une belle côte, ce qui impliquera logiquement de la remonter. Tant pis, on y va. Le restaurant est fermé, ainsi que l’épicerie se situant à côté. Nous nous contentons de nos quelques sucreries. Cependant une fontaine nous permet de nous ravitailler en eau fraîche. Après une halte salvatrice, nous repartons dans une pente raide sous un soleil de plomb pour une dizaine de kilomètres. Tout ce que nous ferons aujourd’hui nous n’aurons pas à le faire demain. Même si ce raisonnement a quelques raisons de nous motiver, au village de Valdidentro nous nous arrêtons dans une auberge à l’aspect patibulaire, mais qui se révélera très bonne et pas chère.Septième jour Valdidentro Chiavenna 119 km 2000 m de dénivelé Ce matin le temps est encore une fois magnifique. Nous démarrons directement en côte. Je ressens la fatigue des jours précédents et cette première montée de près de 800 mètres pour 15 kilomètres, je la trouve longue. De plus le trafic de camions est relativement intense, ce qui n’est jamais agréable. Le panorama par contre, se révèle magnifique, en particulier vers la Cima de Piazzi qui nous domine du haut de ses 3439 mètres, et qui étale ses grandes masses glacières au soleil éclatant. Le col de Foscagno est enfin atteint après une longue rampe finale. Il culmine tout de même à2291mètres. De là,
nous apercevons le suivant à quelques kilomètres, le Passo Eira qui s’élève à 2208 mètres. Après une belle descente et une courte remontée de quelques deux cents mètres, mais forts pentus, nous empochons notre deuxième col de la journée.
Une belle descente nous conduit dans le village de Livigno, à la configuration étrange, tout en longueur. Un peu au-dessus nous effectuons un agréable pique-nique dans l’herbe, au milieu des vaches. La montagne par beau temps, on l’apprécie franchement après quatre jours de pluie. Nous voilà partis pour la troisième ascension de la journée. Il s’agit de rejoindre la Forcala di Livigno, située à 14 kilomètres du village et 500 mètres plus haut à 2315 mètres. Le vent nous est défavorable, ce qui rend la montée d’autant plus difficile. Une immense vallée se présente devant nous. On peut voir pratiquement le col à une dizaine de kilomètres, ce qui donne une idée claire de la vitesse de fourmi à laquelle nous montons. Le vélo tourisme est avant tout une école de patience. Ne pas chercher à se presser, en profiter pour regarder ce qui nous entoure et s’imprégner de cette nature que nous traversons à la force de nos cuisses. Je suis toujours étonné de constater, qu’au cours de ces longs voyages, le long de côtes infinies, alors que l’on en bave du matin au soir, sous le joug du froid ou de la chaleur, du trafic, du vent, de la fatigue et de la soif, les journées passent à une vitesse affolante. Je ne suis jamais blasé de ces périples de forçats, toujours curieux de découvrir ce qui se cache derrière le prochain virage, ou la prochaine montagne. L’immense rampe finale me rappelle le col de la Colombière dont nous ne voyions pas la fin avec Evelyne, lors de notre parcours de la Route des Grandes Alpes de Thonon-les-Bains à Nice, l’année dernière.
Enfin le col est atteint. La vue y est magnifique sur le massif de la Bernina, l’un des sommets de plus de
4000 mètres des Alpes. D’ailleurs le col du même nom sera le quatrième de la journée avant de plonger sur Saint Moritz et la Suisse aux prix prohibitifs. Nous passons la frontière italienne sans contrôle et plongeons dans un vallon de toute beauté, aux flancs arides aux grandes pentes minérales, où la végétation est totalement absente. Quatre kilomètre d’une superbe descente, puis le poste frontière suisse, lui aussi non gardé, et en quatre kilomètres d’une route acrobatique nous rejoignons le Passo Bernina à 2330 mètres d’altitude. Les montagnes qui nous entourent nous écrasent du haut de leurs quatre mille mètres. Une longue descente nous conduit à Saint Moritz. Nous dépassons la ville dans l’espoir de trouver un logement à prix acceptable. La moindre chambre d’hôtel est à deux cents euros, et encore après remise. On nous propose une chambre chez l’habitant pour cent soixante euros avec WC sur le palier. J’ai vraiment l’impression qu’on nous prend pour des pigeons. La Suisse ce n’est pas la même Europe que la nôtre, celle qui est en faillite. Après hésitation, sur le fait de faire demi-tour et retourner dans un camping, je propose à Gérard de tenter de rejoindre la ville italienne de Chiavenna qui est à 40 kilomètres, alors qu’il est déjà six heures du soir. Mais la route devrait descendre pratiquement tout le
temps de 1800 mètres à 333 mètres. Effectivement, après quelques kilomètres de plat à lutter contre un fort vent de face, nous abordons une immense descente, où nous voyons les épingles à cheveux s’empiler presque jusqu’à l’infini. Nous avons bon espoir de rejoindre Chiavenna en un peu plus d’une heure. Cette immense descente est un vrai plaisir, j’en profite pour doubler toute une file de voitures ralentie par un car qui négocient les virages difficiles à faible allure. Le dépassement du bus en coupant dans une épingle se fait rapidement. La route est toute à moi pour plusieurs kilomètres et je dépasse allégrement les 70km/h. Les cent kilomètres sont atteints, et c’est avec près de 120 au compteur que nous rentrons dans cette petite ville italienne perdue au milieu d’un océan de gigantesques montagnes, ce qui lui donne un charme saisissant. Les derniers kilomètres parcourus le long d’une étroite ruelle aux murs multi centenaires sont une pure merveille. On pourrait presque se croire dans une vallée reculée perdu quelque part au pied de l’Annapurna. Je ressens la même émotion devant ces terres qui s’envolent vers d’inaccessibles altitudes tout autour. Nous éprouvons quelques difficultés à trouver une place dans un hôtel à cette heure tardive de 19 heures. Finalement, tout s’arrange et pour un prix fort
acceptable nous obtenons une chambre confortable, équipée d’un petit balcon, duquel la vue est magnifique sur les environs, en particulier sur la vieille église qui se situe juste en face. Nous partons dîner dans les rues étroites de la vieille ville, qui ont un charme fou. La soirée est très agréable, parmi des Italiens et Italiennes pleins de joie de vivre. Souvent, on m’a dit que les Italiens représentaient le peuple le plus joyeux de la terre, je le crois volontiers. Nous nous louons d’avoir osé faire ces quarante kilomètres et de nous être échappés de cette Suisse et de ses prix déments.Huitième jour Chiavenna Bivouac 30km avant Lugano 100 km 2550 m de dénivelé L’étape du jour risque d’être difficile, voire la plus longue de notre périple en matière de dénivelé. Nous comptons passer deux cols, dans un premier temps le Passo Spluga (2113 m) et ses 1780 mètres de dénivelé et ensuite le Passo San Bernadino (2066m) avec 600 mètres de dénivelé. Cela signifie, que s’il
n’y avait aucune descente au cours de la montée de ces deux cols nous serions déjà à 2400 mètres de dénivelé. Nous verrons bien. Nous décidons cependant de partir relativement tôt, vers les 8h15. D’entrée la pente est très soutenue, sans replat pour souffler. De plus à ces basses altitudes la température, dès le matin, est importante, et c’est dans une atmosphère étouffante que nous entamons notre longue étape. Comme toujours je me cale sur mon petit plateau à 22 dents et mon plus grand pignon et je mouline en attendant que les kilomètres défilent et l’altitude augmente. Après une dizaine de kilomètres nous faisons une halte dans un petit village et achetons les ingrédients pour notre repas de midi. Nous avons très nettement un faible pour la charcuterie italienne. Ma botte secrète une grosse bouteille de deux litres d’un « banga » bien sucré, qui me permettra de palier les coups de fringale, qui risquent de se manifester dans la journée, ici ou là. A la sortie du village, une grande descente vient casser le rythme. En effet, ce sera une centaine de mètres supplémentaires à ajouter à la longue liste de la journée.
Nous abordons l’un des passages les plus extraordinaires de notre traversée. La route s’engage en lacets dans une véritable paroi. Une succession d’épingles serrées ponctuées de tunnels s’élève de façon vertigineuse. Malgré la raideur, l’enthousiasme est tel que je pédale sans aucune fatigue, trop impatient de découvrir le point de vue du prochain virage ou de la sortie du prochain tunnel. Les virages sont si serrés que cette portion de route est interdite à tous véhicule plus volumineux qu’une
voiture. Les motos sont nombreuses à emprunter cet itinéraire qui monte dans le ciel. Après cette partie particulièrement spectaculaire, la route traverse de grandes prairies avant de rejoindre un vaste replat occupé par un lac. Vient en bouquet terminal un dernier raidillon qui conduit au col qui culmine à 2113. Bien que cette altitude ne soit pas très élevée, cette montée représente l’une des plus longues et des plus extraordinaires que j’ai accomplies.
Bien installés, nous faisons notre pause casse-croûte en regardant les nombreux deux roues, à moteur ou non, qui passent. Nous reprenons notre route avec la ferme intention de passer le col suivant le Grand S. Bernardino. La descente que nous effectuons est très belle. La route une fois de plus offre des perspectives stupéfiantes sur ses séries de lacets. Une fois au pied, nous nous arrêtons prendre une consommation dans un café bien agréable. Pas de doute nous sommes bien revenus en Suisse, un capuccino et un coca pour la modique somme de 8,28 euros. Il faut dire que le franc suisse a quasiment la valeur de l’euro.
Ne nous laissons pas polluer par des pensées négatives. Nous remontons une longue vallée par une piste cyclable bucolique à travers forêt, mais la pente par endroits demande de ne pas relâcher la pression sur les pédales ! Nous arrivons au pied du col. Un panneau annonce : 8 km et 450 m de dénivelé. Le tracé de la route est optimal pour les vélos. Une succession d’épingles entrecoupées de longues lignes droites à la pente modérée. Cela nous permet de prendre un bon rythme et de le maintenir sans avoir à développer des efforts surhumains. Les deux derniers kilomètres sont exposés à un vent défavorable. Cela nous ralentit à peine. L’arrivée au col est de toute beauté. Le soleil commence à baisser sur ce décor de grandes montagnes, ce qui donne des teintes douces qui tirent
vers le rose. Un lac de belles dimensions occupe le replat au niveau du col. Des pêcheurs en barque rentrent, mais ils cachent bien leurs prises, donc le mystère restera sur le succès de leur pêche.
Il est déjà tard. La carte indique un camping au village de San Bernardino. Ce dernier se trouve quelques kilomètres sous le col. Si nous devons camper, je préfère perdre de l’altitude et aller dormir beaucoup plus bas, ce qui devrait être plus confortable en matière de température. Toute envie de nous arrêter nous est immédiatement ôtée, lorsque nous voyons le camping en question. Entassement de maisonnettes aux teintes sombres, qui font plus penser à un camp au mieux de rétention qu’à un lieu de villégiature. Le suivant se situe à une trentaine de kilomètres dans le val Mesolcina à Roveredo. Cela ne devrait pas nous poser de problème de le rejoindre ce soir, car la route ne fait que descendre. Cependant, en ce dimanche soir nous n’avons rien à manger, et pas question de trouver une épicerie ouverte. Nous décidons de nous arrêter au premier restaurant rencontré, de commencer par nous sustenter, puis de rejoindre le camping. Dans un premier temps nous nous arrêtons dans un motel à l’aspect glauque. Ils ne font pas à manger le soir. Par curiosité nous leur demandons le prix d’une chambre à deux lits. La réponse ne nous étonne plus : 102 francs suisses ou 97 euros. On me proposerait la nuit gratuitement, je ne sais pas si j’accepterais, il est des lieux qui n’inspirent vraiment pas ! Un peu plus loin à la sortie d’un village, un restaurant, tout ce qu’il y a de plus simple. Pour un repas modeste, quelques branches de céleri, une assiette de pâtes deux boules de glace, un coca, un verre de vin et une camomille, cela nous revient à 68 euros à deux. Décidément la Suisse ce n’est pas un pays pour le reste des Européens. Demain nous allons manger à peu près la même chose en Italie et cela nous coûtera 21 euros ! Outre la douloureuse, la serveuse nous apporte la bonne nouvelle que le camping que nous
comptons rejoindre n’existe plus. Donc, nous n’avons plus le choix, ce soir ce sera camping sauvage. Il ne nous reste plus qu’à trouver un coin tranquille. Nous nous éloignons de la route principale, en longeant un chemin de terre qui suit la rivière, puis après quelques hésitations nous trouvons un emplacement convenable en bordure de piste. Au loin, il y a bien quelques chiens qui aboient, sentant notre présence, mais rapidement ils nous intègrent dans leur environnement. La nuit sera calme.Neuvième jour environs de Roveredo à Varzo 90km 1000 m de dénivelé C’est un peu collants que nous nous réveillons, la nuit a été particulièrement chaude, et l’absence de douche après les gros efforts de la veille n’a pas été très agréable. Nous faisons un brin de toilette à la rivière et reprenons notre chemin. Au premier village, nous déjeunons dans un bistrot. Nous nous attendons une fois de plus au coup de bambou. Il n’en n’est rien, le prix payé est raisonnable pour ce que nous avons bu et mangé. Une trentaine de kilomètres plus loin, nous rentrons dans Locarno. Nous
prenons le temps de descendre au bord du lac, qui est de belles dimensions. Puis avant de continuer notre avancée vers l’ouest nous effectuons un tour au centre ville. Une grande place entourée de maisons multicolores, aux teintes pastel est du plus bel effet.
A la sortie d la ville nous nous dirigeons vers Losone. Pour quelques kilomètres nous nous retrouvons sur l’autoroute, ce qui est franchement désagréable. Heureusement cela ne dure pas. Nous prenons alors la direction d’Intragna. L’arrivée dans ce village se fait par une petite route en côte très raide. Nous l’estimons au moins à 15%. Encore une dizaine de kilomètres puis nous franchissons la frontière une fois de plus et nous retrouvons en Italie. Une route, qui sans avoir l’air, monte sur une vingtaine de kilomètres. La chaleur est accablante. Tout au long de ce parcours la vue sur la rivière que nous dominons est superbe. D’ailleurs vu le nombre de motos, on comprend que l’on est encore sur un tronçon très touristique. Enfin, une longue descente nous conduit au pied du col du Simplon. Un long tunnel tout en descente, et bien éclairé. Je prends une belle vitesse, mon compteur indique 76km/h. J’ai une très vive sensation de vitesse. Plus aucune voiture ne me double, il me semble que la vitesse est limitée à 70. Vais-je prendre un PV pour excès de vitesse ? De celui-là je pourrais être fier ! Nous voilà à Crevoladossola, démarrage pour le Simplon, dernier grand col de 1800 mètres de dénivelé. Nous en faisons les 8 premiers kilomètres ce soir, ce sera toujours cela de moins demain. C’est fatigués par la forte chaleur que nous arrivons au village de Varzo. Nous rentrons dans ce bourg par un petit chemin, tellement raide que c’est à pied que je termine. Cela ne m’était jamais arrivé. Nous trouvons un logement chez l’habitant au prix très modéré pour une belle prestation dans une maison au jardin de toute beauté.Dixième jour Varzo à Sion 109 km, 1500 m de dénivelé L’étape de ce jour peut être qualifiée de plus pénible de notre traversée. Large route qui donne l’illusion de pente modérée, alors que je me traîne à six ou sept à l’heure. Cette lenteur, alors que l’on n’a pas une impression de raideur, est démoralisante. Je mets cela sur le compte de la méforme. Mais si je
prends la peine de me retourner, je constate que la vallée se creuse réellement. La circulation est assez importante, ce col étant un lieu de passage fréquenté entre Italie et Suisse. Une partie du trafic est absorbé par le tunnel ferroviaire, mais tous les camions n’utilisent pas le rail. En matière de tunnels la route de ce col est aussi bien fournie. Certains sont très longs, plusieurs kilomètres. Le bruit des moteurs résonne. On ne perçoit pas dans quel sens les véhicules viennent. Le grondement s’amplifie, et lorsqu’un camion me rattrape, la dernière phase de rapprochement est un vrai calvaire. Je me pose toujours la question de savoir s’il peut m’accrocher. Puis dans un bruit infernal il me dépasse souvent dans un nuage de fumée, car en montée il doit développer une grande puissance. Non, franchement, cette montée du Simplon ne me restera pas comme un joli moment de plaisir, mais
plutôt comme quelques heures pénibles passées sur une route hostile. Tout a une fin, même les expériences désagréables, le sommet est atteint. Une longue descente nous conduit dans la vallée du Rhône à Brig. Nous y trouvons une piste cyclable. Son tracé n’est pas très cohérent, il traverse la vallée, pourtant large, dans tous les sens. Nous avons vraiment l’impression de faire des tours et des détours sans toujours beaucoup avancer vers l’ouest. Nous aurons même la surprise de nous retrouver à escalader un vignoble abrupt en nous éloignant franchement du fleuve. Cette erreur nous conduit à une impasse. Soit faire un immense détour pour rejoindre le fond de la vallée, ou alors couper directement à travers vignobles et buissons en retenant nos vélos dans des pentes de terre très raides, et même les porter en traversant des bois d’acacias, dont les épines sont particulièrement redoutables. Nous optons pour la seconde option. Tout
n’est pas à critiquer dans ce tronçon de la vallée du Rhône. Par moments de beaux passages pas toujours goudronnés nous permettent de suivre le Rhône qui est presque un torrent de montagne, à l’abri des frondaisons. Camping les citronniers à Sion, l’accueil est particulièrement bon, nous le conseillons vivement.Onzième jour Sion Thonon 119 km 900m de dénivelé Aujourd’hui nous abordons la dernière étape de notre traversée. Je suis toujours surpris de constater que l’on rentre vite dans le voyage à vélo, et que l’on n’a pas toujours envie d’en sortir. Je me verrais bien continuer vers Nice ou vers Vienne en Autriche. Mais voilà, lorsqu’on a fixé des dates il faut s’y tenir, car la famille vit souvent ces absences avec une forme de souffrance. Nous reprenons dans un premier temps la piste cyclable du Rhône. Ce matin la vallée nous apparait
beaucoup plus riante et la cycloroute plus agréable. Après une soixantaine de kilomètres nous atteignons la ville de Monthey. De là il reste à franchir le dernier col de notre périple, le Pas de Morgins. Certes comparé au Stelvio, un dénivelé de 800 mètres représente une difficulté modérée. Mais nous avons déjà plus de soixante kilomètres dans les jambes depuis le départ de l’étape, d’autre part c’est le onzième jour que nous roulons sans repos et nous allons franchir l’obstacle aux heures les plus chaudes, entre midi et deux heures de l’après-midi. La pente s’avère très soutenue, particulièrement dans les premiers kilomètres. Vers quatorze heures, je franchis ce col à l’altitude modérée, 1369 mètres. Gérard est déjà passé depuis un bon moment. Il m’attend à la terrasse d’un café au premier village rencontré dans la descente.
Il ne nous reste plus qu’à nous laisser emporter par la pente en direction de la gare de Thonon. Quelques petites pluies irrégulières nous apportent rafraîchissement sans désagrément. Mauvaise surprise à 17 kilomètres de notre but, la route est totalement coupée. Cela nous force à un détour qui
commence par six kilomètres de montée. Nous rejoignons par la suite une magnifique petite route toute en virages dans une pente raide qui nous conduit à Thonon. Nous traversons rapidement les bouchons de cette petite ville et notre aventure prend fin devant la gare, là où elle avait commencé en septembre dernier en direction de Nice.Etablissement d'itinéraire pour vingt et un jours en Norvège English translation pending
Bonjour à toutes et à tous !
Bon, cette année, je me lance dans un road trip en Norvège. Un seul impératif, les dates, à savoir un départ de Paris le 17 Aout au soir ou le 18 au matin, et un retour le 11 septembre.
Je m'étais mis ce "petit" itinéraire pour commencer, sachant que mon but n'est pas de voir des musées ou des villes, mais de la nature et des grands espaces !
Le trajet : Paris, Oslo, Lillehammer, Ringebu, Roros, Trondheim, Narvik, Trondheim, Oppdal, dombas, Otta, Ovre Ardal, Stavanger, Kristiansand, Paris Option A : passer par le danemark et prendre le ferri jusqu'a Oslo à l'aller, et depuis Kristiansand au retour. Option B : passer par le danemark, puis la suède en reliant Copenhague et Malmo, puis direction Oslo. Retour par le ferri de Kristiansand.
Quelques questions : - je compte entre 3 et 4 jours de trajet aller/retour pour rejoindre et quitter la norvège, est ce que cela parait raisonnable? - Il me restera donc 3 semaines sur place, est ce que le trajet indiqué en norvège est faisable ? est ce qu'il manque des choses ? - avez vous des conseils divers ?
J'ai bien evidemment acheté le lonely planet, et je commence à le lire .. Mais si vous avez des choses intéressantes, n'hésitez pas :)
Merci :)
Le trajet : Paris, Oslo, Lillehammer, Ringebu, Roros, Trondheim, Narvik, Trondheim, Oppdal, dombas, Otta, Ovre Ardal, Stavanger, Kristiansand, Paris Option A : passer par le danemark et prendre le ferri jusqu'a Oslo à l'aller, et depuis Kristiansand au retour. Option B : passer par le danemark, puis la suède en reliant Copenhague et Malmo, puis direction Oslo. Retour par le ferri de Kristiansand.
Quelques questions : - je compte entre 3 et 4 jours de trajet aller/retour pour rejoindre et quitter la norvège, est ce que cela parait raisonnable? - Il me restera donc 3 semaines sur place, est ce que le trajet indiqué en norvège est faisable ? est ce qu'il manque des choses ? - avez vous des conseils divers ?
J'ai bien evidemment acheté le lonely planet, et je commence à le lire .. Mais si vous avez des choses intéressantes, n'hésitez pas :)
Merci :)
Eurovélo 6 de Budapest à Passau (Allemagne) English translation pending
Bonjour,
J'ai pour projet encore un peu confus pour le moment, de rallier Budapest à Passau en empruntant l'eurovélo 6, avant de bifurquer en direction de Prague. Aussi, je me demandais si l'achat des 2 cartes eurovélo correspondantes étaient indispensables ( soit 20€ par étape ) ou si en longeant le Danube, on finissait plus ou moins par retomber dessus ?
Autre question, est ce que Passau vaut le détour ?
Autrement, je prévoyais de bifurquer à Linz étant donné que je ne disposerais que de 15 jours ( fin septembre ), souhaitant passer entre 1 et 2 jours minimum dans les 3 villes principales : Budapest, Vienne et Prague. De même, je tiens beaucoup à passer par Cesky Krumlov.
Merci 🙂
J'ai pour projet encore un peu confus pour le moment, de rallier Budapest à Passau en empruntant l'eurovélo 6, avant de bifurquer en direction de Prague. Aussi, je me demandais si l'achat des 2 cartes eurovélo correspondantes étaient indispensables ( soit 20€ par étape ) ou si en longeant le Danube, on finissait plus ou moins par retomber dessus ?
Autre question, est ce que Passau vaut le détour ?
Autrement, je prévoyais de bifurquer à Linz étant donné que je ne disposerais que de 15 jours ( fin septembre ), souhaitant passer entre 1 et 2 jours minimum dans les 3 villes principales : Budapest, Vienne et Prague. De même, je tiens beaucoup à passer par Cesky Krumlov.
Merci 🙂
Départ pour l'Asie du Sud-Est English translation pending
Bonjour à tous et à toutes.
J'ai tellement de choses à demander et je ne sais pas où commencer.
Je vais commencer par dire pourquoi je poste ce sujet ici aujourd'hui :
Je suis un jeune homme de 20 ans, vivant en France et qui ne supporte plus la vie actuelle (société en générale) et son quotidien "Boulot, manger, dodo" et cette dépendance pour l'argent qu'on est obligé d'avoir.
Depuis déjà maintenant 6 ans je m'intéresse à la survie dans les milieux hostiles, comment survivre, quelles sont les plantes comestibles et toxiques etc. Jusqu'en 2010 je ne m'intéressais qu'à survivre dans une foret de France par exemple. Mais des faits ont fait que j'ai compris qu'ici, c'était impossible.
Aujourd'hui si je suis là, c'est parce que je vais partir d'ici peu (Janvier ou février 2013).
Je souhaite (et je le ferai quoi qu'il en soit) partir vagabonder sur les routes, les forêts et autres paysages de la Thaïlande, du Vietnam, du Laos et du Cambodge.
Je compte me rendre en Asie du sud est et vivre au jour le jour, avec un peu d'économie mis de coté avant de partir.
Mes questions sont nombreuses, mais je vais poser les plus essentielles à ce qui me tiens à cœur.
Étant donné que je ne veux pas travailler (Si je ne veux pas suivre ce train train que l'humanité a en France ce n'est pas pour le faire autre part.) je veux partir là bas et voyager de régions en régions. Et en me débrouillant.
Ne pas vouloir travailler est un fait, mais si pour manger ou être hébergé une nuit ou deux, je serai heureux de travailler/rendre service à la personne concernée sur place.
Voici quelques questions :
- Puis je camper où je veux? Est ce que le camping sauvage est interdit? Je sais que de nombreux posts relate cette question mais moi je ne veux pas louer de bungalow!
- Comment puis-je régler le problème des différentes monnaies? Oui, Vietnam, Thaïlande, Laos et Cambodge, chacun on leur propre monnaie et je ne me voie pas changer mon argent à chaque fois sauf si c'est la seule meilleure option. y'a-t-il une carte que je peux me procurer et qui me permettrait de retirer dans tous ces pays?
- La vagabondage est-t-il puni par la lois? Je compte évidemment prendre un passeport pour mon départ là bas, mais comme je compte rester là bas y vivre (partout et nulle part) il y a bien un moment ou il va être périmé. Ou bien puis-je le changer/l'actualiser sur place?
- La violence : Y'a-t-il des risques/précautions que je doive prendre là bas puisqu'il m'arrivera souvent de marcher/dormir seul. - Ai-je le droit de porter un couteau/machette sur moi? Étant donner que je compte parcourir les routes et les différents sentiers de l'Asie, je veux être prêt à me défendre. Je ne compte pas me laisser tuer non plus!
Ce sont pour le moment les questions essentielles que j'aimerais en trouver la réponse, les autres viendront probablement avec votre réponses.
J'ai déjà fait un voyage de ce type, en Martinique, et cela s'est bien passé. Je ne suis pas un amateur, ni un professionnel mais je suis quelqu'un de solide et de très bonne condition physique.
J'attends vos réponses avec impatience.
Sunaame.
PS : Je sais déjà que ce post va en révolter plus d'un (à propos de ma vision des choses concernant la société et le travail) mais ceci est mon rêve depuis maintenant trop longtemps. Je ne veux pas attendre d'avoir 30 ans pour Vivre.
Mon destin n'est pas d'amasser de l'argent. Ni de devoir payer pour vivre.
"Les rêves ne se réalisent que pour ceux qui ont la force d'y croire."
J'ai tellement de choses à demander et je ne sais pas où commencer.
Je vais commencer par dire pourquoi je poste ce sujet ici aujourd'hui :
Je suis un jeune homme de 20 ans, vivant en France et qui ne supporte plus la vie actuelle (société en générale) et son quotidien "Boulot, manger, dodo" et cette dépendance pour l'argent qu'on est obligé d'avoir.
Depuis déjà maintenant 6 ans je m'intéresse à la survie dans les milieux hostiles, comment survivre, quelles sont les plantes comestibles et toxiques etc. Jusqu'en 2010 je ne m'intéressais qu'à survivre dans une foret de France par exemple. Mais des faits ont fait que j'ai compris qu'ici, c'était impossible.
Aujourd'hui si je suis là, c'est parce que je vais partir d'ici peu (Janvier ou février 2013).
Je souhaite (et je le ferai quoi qu'il en soit) partir vagabonder sur les routes, les forêts et autres paysages de la Thaïlande, du Vietnam, du Laos et du Cambodge.
Je compte me rendre en Asie du sud est et vivre au jour le jour, avec un peu d'économie mis de coté avant de partir.
Mes questions sont nombreuses, mais je vais poser les plus essentielles à ce qui me tiens à cœur.
Étant donné que je ne veux pas travailler (Si je ne veux pas suivre ce train train que l'humanité a en France ce n'est pas pour le faire autre part.) je veux partir là bas et voyager de régions en régions. Et en me débrouillant.
Ne pas vouloir travailler est un fait, mais si pour manger ou être hébergé une nuit ou deux, je serai heureux de travailler/rendre service à la personne concernée sur place.
Voici quelques questions :
- Puis je camper où je veux? Est ce que le camping sauvage est interdit? Je sais que de nombreux posts relate cette question mais moi je ne veux pas louer de bungalow!
- Comment puis-je régler le problème des différentes monnaies? Oui, Vietnam, Thaïlande, Laos et Cambodge, chacun on leur propre monnaie et je ne me voie pas changer mon argent à chaque fois sauf si c'est la seule meilleure option. y'a-t-il une carte que je peux me procurer et qui me permettrait de retirer dans tous ces pays?
- La vagabondage est-t-il puni par la lois? Je compte évidemment prendre un passeport pour mon départ là bas, mais comme je compte rester là bas y vivre (partout et nulle part) il y a bien un moment ou il va être périmé. Ou bien puis-je le changer/l'actualiser sur place?
- La violence : Y'a-t-il des risques/précautions que je doive prendre là bas puisqu'il m'arrivera souvent de marcher/dormir seul. - Ai-je le droit de porter un couteau/machette sur moi? Étant donner que je compte parcourir les routes et les différents sentiers de l'Asie, je veux être prêt à me défendre. Je ne compte pas me laisser tuer non plus!
Ce sont pour le moment les questions essentielles que j'aimerais en trouver la réponse, les autres viendront probablement avec votre réponses.
J'ai déjà fait un voyage de ce type, en Martinique, et cela s'est bien passé. Je ne suis pas un amateur, ni un professionnel mais je suis quelqu'un de solide et de très bonne condition physique.
J'attends vos réponses avec impatience.
Sunaame.
PS : Je sais déjà que ce post va en révolter plus d'un (à propos de ma vision des choses concernant la société et le travail) mais ceci est mon rêve depuis maintenant trop longtemps. Je ne veux pas attendre d'avoir 30 ans pour Vivre.
Mon destin n'est pas d'amasser de l'argent. Ni de devoir payer pour vivre.
"Les rêves ne se réalisent que pour ceux qui ont la force d'y croire."
Yosemite, Death Valley: où dormir? English translation pending
Re Bonjour
Apres avoir planifié puis réservé mes nuits dans les grandes villes je me rends compte de mon erreur : tous les hôtels dans les parcs nationaux sont déjà booké ou Hors de prix ! Ca commence à être très compliqué car je fais attention au budget. Peut être option nuit dans la voiture ? Y'en a t'il parmi vous qui on dormi sur certains spot en voiture ? (Yosemite - Death Valley - Grand Canyon )
Voila mon planning pour aout 2012 : J1 arrivée LA nuit à l'hôtel J2 LA -> Monterey J3 Monterey -> SF J4 SF J5 SF J6 SF J7 SF -> Yosemite aucune réservation pour la nuit J8 Yosemite -> Mono Lake -> Death Valley J9 Death Valley -> LV J10 LV J11 LV -> Grand Canyon J12 Grand Canyon -> une ville sympa pour ne pas faire Grand Canyon -> LA en une fois ! J13 Williams -> LA J14 LA J15 LA J16 LA J17 LA depart pour France
Si vous avez déjà fait le trajet Grand Canyon à LA et que vous connaissez une ville sympa ou dormir je suis preneuse de bons plans !
Apres avoir planifié puis réservé mes nuits dans les grandes villes je me rends compte de mon erreur : tous les hôtels dans les parcs nationaux sont déjà booké ou Hors de prix ! Ca commence à être très compliqué car je fais attention au budget. Peut être option nuit dans la voiture ? Y'en a t'il parmi vous qui on dormi sur certains spot en voiture ? (Yosemite - Death Valley - Grand Canyon )
Voila mon planning pour aout 2012 : J1 arrivée LA nuit à l'hôtel J2 LA -> Monterey J3 Monterey -> SF J4 SF J5 SF J6 SF J7 SF -> Yosemite aucune réservation pour la nuit J8 Yosemite -> Mono Lake -> Death Valley J9 Death Valley -> LV J10 LV J11 LV -> Grand Canyon J12 Grand Canyon -> une ville sympa pour ne pas faire Grand Canyon -> LA en une fois ! J13 Williams -> LA J14 LA J15 LA J16 LA J17 LA depart pour France
Si vous avez déjà fait le trajet Grand Canyon à LA et que vous connaissez une ville sympa ou dormir je suis preneuse de bons plans !
Comment est la Norvège? English translation pending
La Norgège est un pays qui m'intrige car je connais très peu ce pays. J'ai des question.
1- Comment sont les gens?
2-Quelles sont les attractions intérssante à visiter dans ce pays?
3- Avez-vous des sites web avec des photos?
1- Comment sont les gens?
2-Quelles sont les attractions intérssante à visiter dans ce pays?
3- Avez-vous des sites web avec des photos?
Que visiter en deux semaines en Allemagne? English translation pending
Bonjour, je pars 2 semaines en Allemagne au mois d'août, pour vous , avec vos expériences, quelles sont les meilleurs villes d'Allemagne au niveau loisirs et beauté ?
Je vais a Berlin, Qu'est ce qu'il ne faut pas rater ?
Merci :)
Je vais a Berlin, Qu'est ce qu'il ne faut pas rater ?
Merci :)
Europe de l'Est en train: marche à suivre quant à l'organisation? English translation pending
Bonjour à tous,
Ma soeur et moi (19 et 21 ans) sommes en train de planifier un voyage en train dans l'europe de l'Est (si possible). Nous avons déjà pas mal voyagé mais jamais par nous-même, soit avec toutes les responsabilités. Nous souhaitons partir avec un sac à dos. Nous n'avons pas un gros budget. Je suis un peu anxieuse parce que je n'ose pas me lancer dans les pays de l'est à l'arrache. Je voulais savoir si vous aviez des conseils et des lieux de destinations à préconiser et/ou à éviter. Faut-il réserver chaque lieu à l'avance ou pensez-vous qu'une organisation au jour le jour est suffisante? Nous allons prendre un pass Interrail, il nous faudra donc nous déplacer prioritairement de grande ville en grande ville. Cependant, j'aimerais profiter de découvrir le pays differemment, de rencontrer des gens locaux et de voir un peu la nature. Auriez-vous une marche à suivre quant à l'organisation? J'avoue, je suis un peu perdue et ce qui paraissait avant comme une grande excitation est désormais de l'appréhension.
Je vous remercie d'avance!
Ma soeur et moi (19 et 21 ans) sommes en train de planifier un voyage en train dans l'europe de l'Est (si possible). Nous avons déjà pas mal voyagé mais jamais par nous-même, soit avec toutes les responsabilités. Nous souhaitons partir avec un sac à dos. Nous n'avons pas un gros budget. Je suis un peu anxieuse parce que je n'ose pas me lancer dans les pays de l'est à l'arrache. Je voulais savoir si vous aviez des conseils et des lieux de destinations à préconiser et/ou à éviter. Faut-il réserver chaque lieu à l'avance ou pensez-vous qu'une organisation au jour le jour est suffisante? Nous allons prendre un pass Interrail, il nous faudra donc nous déplacer prioritairement de grande ville en grande ville. Cependant, j'aimerais profiter de découvrir le pays differemment, de rencontrer des gens locaux et de voir un peu la nature. Auriez-vous une marche à suivre quant à l'organisation? J'avoue, je suis un peu perdue et ce qui paraissait avant comme une grande excitation est désormais de l'appréhension.
Je vous remercie d'avance!
Into the Wild au Canada English translation pending
Bonjour à tous,
Je me présente, je suis Pélomice et nouveau sur ce forum! Même si celui-ci m'a servi de nombreuses fois! Mais il existe un nombre tellement important dans l'ombre d'un forum, que l'on en oublie parfois que si jamais personne n'écrit, ils n'existeraient pas...
Voilà, mon introduction terminée! En fait, j'ai décidé d'écrire car je n'ai pas réellement trouver ce que je cherchais ici cette fois ci, alors que je suis certain que l'on est des centaines dans mon cas! Je suis donc français, et j'habite à Paris depuis 4ans. Cette ville qui a certes ses charmes, n'est pas forcément idéale à vivre, une fois passé l’émerveillement de la première année, et surtout, quand on vient, et qu'on a grandi à la campagne... (et je parle de vraie campagne, puisque j'ai passé une partie de mon adolescence dans une ferme pyrénéenne...). J'ai donc eu, pour la première fois, l'envie de partir seul, loin, me vider la tête et oublier l'espace de deux ou trois semaines ma vie parisienne qui m'étouffe. Oublier mon smartphone, le PC, internet, et revenir aux fondamentaux... J'ai toujours eu ce besoin d'évasion, et aujourd'hui il est très fort. Habituellement, dans ce cas la, je redescends dans mes Pyrénées natales, et je passe du temps en montagne. Mais aujourd'hui j'ai besoin de plus, et vraiment être déconnecté au sens figuré...et propre! Je sais bien que mon discours n'a rien d'extraordinaire, et que beaucoup doivent se dire que généralement, on part en vacances pour se vider la tête, et chacun à sa manière. Je recherche un endroit, ou je pourrais profiter du silence de la nature, de paysages de nature encore vierge, et où je pourrais me retrouver dans une solitude devenue nécessaire... C'est pour cela que j'ai appelé mon post "into the wild", car c'est un peu l'esprit, même si je ne veux pas en arriver à l'extrême situation du héros du livre/film. Juste renouer avec la nature. J'ai donc scruté la jolie carte de google earth, me demandant où je pouvais réussir à trouver mon bonheur... Et puis j'ai hésité, Alaska, Rocheuses Canadiennes ...? C'est depuis le début de ma réflexion (qui durent depuis quelques mois) l'esprit des sites qui trottaient dans ma tête. L'immensité des sites, l'esprit de la nature... Puis est venue rapidement l'idée de Banff ou Jasper... sites touristiques en été, mais peut-être pouvant correspondre à mon idéal recherché!
Alors j'en viens à mes questions, mes interrogations... et j'aimerai échanger! Qu'est ce que vous en pensez ? Est ce que ce n'est pas "trop touristique" sur les mois de juillet/aout? (oui parce que je partirais au début du mois d'aout, pas le choix...) N'est ce pas trop dangereux de partir seul? Le camping sauvage est il pratiqué/autorisé? (oui je sais Attention aux ours!)
Voilà, j'ai a peu près tout dis, et je remercie les gens qui sont allés jusque là!
Merci
Pélomice
Je me présente, je suis Pélomice et nouveau sur ce forum! Même si celui-ci m'a servi de nombreuses fois! Mais il existe un nombre tellement important dans l'ombre d'un forum, que l'on en oublie parfois que si jamais personne n'écrit, ils n'existeraient pas...
Voilà, mon introduction terminée! En fait, j'ai décidé d'écrire car je n'ai pas réellement trouver ce que je cherchais ici cette fois ci, alors que je suis certain que l'on est des centaines dans mon cas! Je suis donc français, et j'habite à Paris depuis 4ans. Cette ville qui a certes ses charmes, n'est pas forcément idéale à vivre, une fois passé l’émerveillement de la première année, et surtout, quand on vient, et qu'on a grandi à la campagne... (et je parle de vraie campagne, puisque j'ai passé une partie de mon adolescence dans une ferme pyrénéenne...). J'ai donc eu, pour la première fois, l'envie de partir seul, loin, me vider la tête et oublier l'espace de deux ou trois semaines ma vie parisienne qui m'étouffe. Oublier mon smartphone, le PC, internet, et revenir aux fondamentaux... J'ai toujours eu ce besoin d'évasion, et aujourd'hui il est très fort. Habituellement, dans ce cas la, je redescends dans mes Pyrénées natales, et je passe du temps en montagne. Mais aujourd'hui j'ai besoin de plus, et vraiment être déconnecté au sens figuré...et propre! Je sais bien que mon discours n'a rien d'extraordinaire, et que beaucoup doivent se dire que généralement, on part en vacances pour se vider la tête, et chacun à sa manière. Je recherche un endroit, ou je pourrais profiter du silence de la nature, de paysages de nature encore vierge, et où je pourrais me retrouver dans une solitude devenue nécessaire... C'est pour cela que j'ai appelé mon post "into the wild", car c'est un peu l'esprit, même si je ne veux pas en arriver à l'extrême situation du héros du livre/film. Juste renouer avec la nature. J'ai donc scruté la jolie carte de google earth, me demandant où je pouvais réussir à trouver mon bonheur... Et puis j'ai hésité, Alaska, Rocheuses Canadiennes ...? C'est depuis le début de ma réflexion (qui durent depuis quelques mois) l'esprit des sites qui trottaient dans ma tête. L'immensité des sites, l'esprit de la nature... Puis est venue rapidement l'idée de Banff ou Jasper... sites touristiques en été, mais peut-être pouvant correspondre à mon idéal recherché!
Alors j'en viens à mes questions, mes interrogations... et j'aimerai échanger! Qu'est ce que vous en pensez ? Est ce que ce n'est pas "trop touristique" sur les mois de juillet/aout? (oui parce que je partirais au début du mois d'aout, pas le choix...) N'est ce pas trop dangereux de partir seul? Le camping sauvage est il pratiqué/autorisé? (oui je sais Attention aux ours!)
Voilà, j'ai a peu près tout dis, et je remercie les gens qui sont allés jusque là!
Merci
Pélomice
Par quoi remplacer la Tente Ultra Light Pro Decathl aujourd'hui? English translation pending
Bonjour à tous
Ma tente a rendu l'âme Je la regrette Des idées ?
Merci
Ma tente a rendu l'âme Je la regrette Des idées ?
Merci