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Texas, Louisiana, and a Touch of Florida
by Marati · 2024-12-24 · 66 replies
After five trips to the American West, we had planned to switch countries and continents to visit Turkey. However, by the time we made up our minds, flight ticket prices had nearly doubled, reaching 400 € for a round-trip ticket. A bit disappointed, I started looking at transatlantic flight prices and stumbled upon discounted tickets from Basel-Mulhouse to Dallas—at the same price as our tickets to Turkey!

No hesitation needed; we bought the five tickets for a total of 1,860 € excluding baggage!

From Fort Worth Airport, we had two options: - Head west on a loop through Texas, New Mexico, and southern Colorado - Head east to change the scenery and explore East Texas, Louisiana, with a possible detour into Florida.

The latter option won unanimously, so here we are, off to discover new states, mainly Louisiana and Texas.

One of the main post-COVID challenges is finding a reasonably priced car rental. After an initial booking around 1,300 €, we kept an eye on prices a few weeks before departure and managed to snag a better deal at around 900 € for a comfortable sedan.

Yes, this summer will also be a first: no 4x4, no camping, and plenty of restaurants!

As always, I’ve planned a packed itinerary, ready to adjust on the go. A few weeks before departure, we learned we’d be at full capacity—our eldest son, Maxime, got his first-year med school results. By finishing as a top admit, he avoided the mandatory July-August internship that would’ve kept him from joining us. Instead, he wrapped up his internship at the last minute the night before our big departure.

We’ll get to savor these special moments together.

The itinerary: Day 1 - 07/15: Fort Worth Day 2: Dallas Day 3: Jefferson - Caddo Lake Day 4: Black Bayou Lake - Natchez - Stanton Hall and Rosalie Mansion Day 5: St. Francisville - Rosedown Plantation - Cat Island Wildlife Refuge Day 6: Mobile - USS Alabama Battleship Memorial Park Day 7 - 8: Pensacola Beach Day 9: Bellingrath Gardens - New Orleans Day 10 - 11: New Orleans Day 12: Plantation Route Day 13: Jungle Gardens - Tabasco Factory - Vermilionville - Lake Martin Day 14: Baton Rouge - USS Kidd Day 15: Houma - Cajun Man's Swamp Tour Day 16: Galveston, Texas Day 17: Space Center Houston - Painted Churches Day 18: San Antonio Day 19: Texas Hill Country Day 20: Texas Hill Country and evening in San Antonio Day 21: Austin and Waco

Day 0 - 07/14: The departure timing isn’t exactly relaxing. On Thursday late afternoon, we hit the road to Alsace, aiming to drop off our two cockers with family before reaching the airport at 2 AM for a 3-hour power nap. Not exactly fresh, we arrive at the terminal looking for a British Airways counter. None in sight, so we try our luck at a United Airlines counter—who knows, maybe it’ll work out. And bingo! The agent checks us in. We didn’t quite understand why, but maybe there’s some agreement between airlines. For the first time, we’re traveling without checked baggage, so no extra fees. Not a huge feat, given the scorching temperatures awaiting us!

The connecting flight to London goes smoothly.

During the layover, liquid checks get stricter—now requiring small bottles to be in a pre-approved clear bag, with only one bag allowed per passenger. Normally, no big deal, but between deodorant, sunscreen, after-sun lotion, hand sanitizer, contact lens solution, etc., we spend 20 minutes optimizing the arrangement! When we finally succeed, one of the security staff bursts out laughing and congratulates us!

With our stomachs growling, we grab an American breakfast before browsing the airport shops.

We then discover our plane for the long-haul flight and are thrilled to see it’s an A380—a first for Laetitia, though the rest of the family experienced it during our winter getaway. Still just as impressive!

With a hint of uncertainty, we take off for the States—my third trip in barely 12 months. This time, no endless badlands, canyons, slot canyons, hoodoos, or brain rocks, but a journey through five states (Texas, Louisiana, a quick stop in Mississippi, Alabama, and the northwest tip of Florida), where we hope to soak up a unique vibe... with a packed schedule of diverse visits.

Arrival at Fort Worth Airport and customs go smoothly. Since we have no checked baggage, we’re first in line at the Dollar counter. In just 3 minutes, the formalities are done. We decline the Toll Pass, which I don’t think we’ll need based on my "calculations," and head to the Dollar parking lot, where an employee tells us we can pick any car we want!

There are about thirty cars waiting. Too many choices!

After last year’s mishap in Oakland, where our 4x4’s trunk was broken into, we’re looking for a sedan to hide our luggage this time. Unfortunately, there are none—only SUVs. We finally settle on a comfortable 7-seater Ford SUV with a massive trunk when set up for five.

On the road from Fort Worth to Dallas, we accidentally take a toll highway without realizing until it’s too late to exit. Let’s hope Dollar doesn’t charge us a week’s worth of their pricey Toll Pass for a $2 toll. We’ll see... In the meantime, Maxime sets up Google Maps to avoid toll roads.

Since it’s not too late, we stop by the nearest Walmart for groceries before checking into our hotel room for three nights in East Dallas suburb.
Compte rendu d'une semaine sur le Costa Smeralda du 11 au 18 janvier 2020 English translation pending
by Micy · 2020-01-27 · 213 replies
Bonjour,

Nous rentrons d’une semaine de croisière sur le nouveau navire amiral de COSTA, le COSTA SMERALDA.

Cette croisière s’est déroulée du 11 au 18 janvier de Savone à Savone selon l’itinéraire et le planning prévus contrairement aux croisières de la semaine précédente et de la semaine suivante perturbées par le mauvais temps et les grèves françaises.

Pourquoi le SMERALDA et pourquoi à cette période de l’année ?

D’abord pour découvrir ce nouveau bateau mais aussi pour réserver, à bord, nos croisières suivantes pour 2020 chez COSTA.

Ce petit compte-rendu se limitera au bateau et à la vie à bord, les escales de la croisière (Savone, Marseille, Barcelone, Palma, Civitavecchia et La Spezia) étant très connues ne seront pas évoquées

Comme d’habitude lorsque nous embarquons à Savone, nous prenons la navette COSTA à la gare de Nice à 12h00 et nous arrivons à Savone à 14h45 après arrêt « technique » à mi-chemin. L’embarquement a débuté à 13h00 et, à notre arrivée, il n’y a donc aucune file ni attente pour embarquer et nous sommes à bord à 15h00.

La cabine N° 10138 (cabine balcon premium) située à babord au centre du navire nous attend. C’est une belle cabine, de bonne taille, qui s’avèrera confortable et bien insonorisée. Elle ne nous est pas apparue comme étant plus petite que les autres cabines balcon premium des autres COSTA.









Affirmer que « les cabines sont plus petites » de manière générale est incorrect

L’examen des plans du navire montre que la structure des cabines varie selon l’architecture « tourmentée » du bateau et il est plus que vraisemblable que différentes variantes de la « cabine balcon Premium » plus petites ou plus grandes coexistent.

Quelques remarques au sujet de la cabine

L’ouverture de la cabine se fait, classiquement, avec la carte COSTA (format carte bancaire) à mettre en contact avec le boitier d’ouverture extérieure placé sur l’extérieur de la porte de la cabine. Une fois dans la cabine et tout aussi classiquement, l’éclairage de la cabine est conditionné au placement de la carte dans le récepteur ad hoc. Le but est évidemment de couper tout éclairage et alimentation des prises électriques lorsque la cabine n’est pas occupée.

A ce sujet, une petite astuce; nous emportons toujours avec nous une vielle carte de fidélité en plastique dur d’un grand magasin au format d’une carte de crédit que nous utilisons pour l’éclairage.

Cela évite la permutation des cartes Costa si l’un de nous deux quitte la cabine et doit donc récupérer sa carte et placer celle de l’autre dans le boitier. Cela permet au premier levé de sortir de la cabine avec sa carte sans devoir chercher celle de l’autre dans le noir pour remplacer sa carte dans le boitier et de réveiller le partenaire.

Cela permet aussi de maintenir en charge, l’appareil photo ou un GSM dans la cabine en notre absence.

Le lit est composé de deux lits simples de 2X0.8 m accolés

Le frigo à disparu, ce qui ne nous gêne guère, n’ayant JAMAIS (hors suite) consommé des boissons y comprises.

Il est toutefois dommage que ce frigo n’ait pas été remplacé par une petite armoire.

Les tables de chevet ont également disparu et sont remplacées par deux tablettes murales asymétriques de chaque côté.

Les armoires « classiques » se trouvent dans le couloir contre le bloc sanitaire avec le coffre classique.

Sur la paroi se trouve également le thermostat d’ambiance et le réglage classique de la T° Le bloc de ventilation/climatisation se situe à la hauteur du lit et la ventilation est sensible en position couchée mais pas spécifiquement dérangeante (pour nous).

Deux petits "bureaux" sont présents, l'un avec fauteuil, l'autre devant la vitre de la douche évoquée plus bas équipé d'un petit pouf.

Le bloc sanitaire est novateur, plus particulièrement pour ce qui est de la douche, une vraie douche maintenant qui remplace agréablement le minuscule espace douche habituel où on se colle au rideau plastique blanc, surtout quand on fait 1,93 m.

Ici, c’est une « vraie » douche à l’italienne, de taille réduite bien sûr (0, 7 m X 1 m, me semble t il) mais efficace.







Les grandes parois de la douche sont vitrées et la « grande » vitre fixe (partiellement opaque) donne sur la chambre (bonjour les fantasmes …) mais un rideau doublant cette vitre permet dignement de l’occulter ….

Le balcon est accessible par porte coulissante et de taille assez réduite, munis de deux sièges et SANS cendrier.

La taille des balcons est, comme celle des cabines, impactée par l’emplacement de la cabine dans le rafiot.



En conclusion une belle et agréable cabine, mais avec espaces de rangement quand même limités

La suite … prochainement

Joseph 😉
L'instant d'un Stan English translation pending
by Xrctn · 2019-10-24 · 45 replies
Les carnets sur le Turkménistan n’étant pas très nombreux sur VF, je propose celui-ci, qui résume un très court séjour dans ce pays plutôt particulier mais loin d’être inintéressant pour autant.

Faisant partie de cette étrange catégorie de voyageurs qui aiment cocher les cases (je sais, une pratique un peu ridicule mais… incontrôlable… et qui ne tue pas !), faire un petit crochet par le Turkménistan avant de nous rendre en Ouzbékistan me semblait plus qu’une excellente idée.

L’un des avantages de faire régulièrement le trajet Australie-Europe est de pouvoir faire des stop-over (en général à Dubaï) et de là, explorer la région en utilisant les Frequent Flyer points accumulés au fil des allers-retours. Cette fois, ce sera donc une paire de ‘Stans’ en Asie Centrale.

Une fois n’est pas coutume, nous passons par l’intermédiaire d’une agence de voyages, essentiellement pour nous faciliter l’obtention du visa car il semblerait que celui-ci soit délivré par les autorités au petit bonheur la chance.

Quelques agences proposent plusieurs formules et circuits à effectuer en groupe (donc à des prix plus avantageux) mais pas de chance, les dates proposées ne correspondant pas aux nôtres, nous aurons donc notre propre tour ! Pour cela, il nous aura suffi d’établir un petit itinéraire et d’attendre quatre-cinq semaines pour les formalités. Nous serons entièrement pris en charge et accompagnés d’un guide et d’un chauffeur pendant toute la durée de notre court séjour au Turkménistan. Une fois passée la frontière avec l’Ouzbékistan nous nous débrouillerons très bien seuls.

Donc tout commence à Dubaï un jour de mai cette année.

5:20. Le jour se lève à peine quand nous atterrissons sur les pistes de cet aéroport qui ne cesse de s’étendre. Nous rejoignons la longue queue devant les guichets des douanes.

Il fait carrément jour et déjà chaud quand nous sortons de l’aéroport pour prendre un taxi. Superbe organisation, zéro attente, le jeune Népalais nous indique une voiture nickel conduite par une jeune Somalienne couverte d’un foulard aux couleurs de la compagnie, deux de ses collègues s’occupent de mettre nos bagages dans le coffre.

En ce premier vendredi de Ramadan, le trajet jusqu’à notre hôtel, situé à proximité de l’aéroport, n’aura duré qu’une dizaine de minutes, la circulation étant pratiquement inexistante.

Le buffet du petit déjeuner, que nous découvrons un peu plus tard, est tout simplement dément puisque l’on y trouve autant de spécialités arabes (tabouleh, hummus…) qu’indiennes (currys multicolores, beignets variés…) et même des petits pains au chocolat et des croissants pour les gourmands. Il ne nous reste plus qu’à nous reposer jusqu’à ce soir car nous n’avons aucune intention de sortir. Nous connaissons suffisamment Dubaï, en plus il fait très chaud et de toute manière tout est fermé jusqu’à ce soir.

23:00. Direction le Terminal 2, celui réservé à la compagnie FlyDubai, l’équivalent low cost d’Emirates Airlines et qui désert les destinations les plus improbables et les plus obscures comme par exemple… Achgabat !

Inutile de connaitre la porte d’embarquement pour savoir laquelle est la nôtre. Il suffit de regarder les passagers ou plutôt les passagères car les femmes turkmènes se repèrent de loin, toutes sont vêtues de leur très élégant costume national : longue robe étroite colorée et coiffe haute cachant leurs cheveux et tout aussi colorée. Nous repérons aussi un petit groupe d’étrangers aux cheveux gris et un couple de Chinois.

Vol plutôt inconfortable et sans chichi. Nous nous sommes amusés à regarder comment les passagers turkmènes se sont débrouillés pour caser leurs volumineux et encombrants bagages dans les moindres recoins encore disponibles. Leur expédition shopping est à l’évidence une réussite. Heureusement le vol n’est pas long (trois heures) mais avec le décalage horaire, il est bientôt 04:00 quand nous survolons Achgabat qui se révèle être (vu d’en haut) une incroyable oasis de lumières au beau milieu d’un immense désert complètement noir. Plus fort que Las Vegas !

Achgabat Mai 2019

Nos premiers pas se font le long d’immenses couloirs déserts tout en marbre et surveillés par quelques jeunes soldats en uniforme et casquette de style soviétique. Nous retrouvons le petit groupe d’étrangers aux guichets des douanes, réservés justement aux étrangers. Il s’avère que tous sont… Australiens !!!



Nous sortons notre invitation reçue et imprimée quelques jours auparavant et regardons le douanier remplir quelques formulaires, il nous indique ensuite un autre guichet. Là, c’est une douanière qui encaisse les billets de US$100 (par personne !) correspondant au prix du visa et aux diverses taxes. Petite consolation puisqu’elle nous rend quand même un billet d’un US$. Retour au premier guichet, pour cette fois se voir attribuer un beau visa autocollant.

Ici, on semble aimer les complications car les formalités sont loin d’être terminées. Il faut maintenant passer devant un guichet entièrement automatisé qui scanne le passeport, qui s’ajuste selon la hauteur du visage et qu’il faut gentiment caresser de l’extrémité des doigts. C’est en fait relativement simple et rapide. La lumière verte nous indique que nous pouvons poursuivre notre chemin… jusqu’au prochain guichet où nous attendent deux douaniers qui, à leur tour, scannent le passeport, vérifient le visa et le tamponne avec vigueur.

Reste à récupérer nos valises puis à rejoindre l’immense queue qui s’est formée devant les guichets d’inspection des bagages. Et là, nous ne nous sommes pas prêts de sortir car non seulement les locaux ramènent des charriots remplis de paquets mais surtout ils n’hésitent pas à se bousculer pour sauter la queue et cela sous les yeux mêmes des soldats complétement indifférents… pourtant censés mettre un peu d’ordre dans ce bordel général.

Heureusement, au bout d’un moment nous repérons une file réservée aux étrangers. Une fois les bagages passés aux rayons nous pouvons enfin rejoindre le hall des arrivées. Voir la pancarte avec nos noms est un grand soulagement. Nous faisons ainsi connaissance avec Arty, le jeune guide qui va nous accompagner pendant la durée de notre séjour.

Dehors, nous avons la surprise de constater qu’il fait très doux et pendant que nous attendons notre taxi, nous avons le temps d’admirer l’étrange architecture de l’aéroport en forme d’oiseau aux ailes déployées. Larges avenues désertes bordées de fontaines et de bâtiments éclairés par des effets lumineux, ici on ne lésine pas sur l’électricité, c’est vrai que ce pays de cinq millions d’habitants regorge de gaz et autres ressources en énergie !



Nous arrivons rapidement à notre hôtel et après de rapides formalités nous prenons possession de notre chambre… surchauffée et bien moins luxueuse que le hall de réception. Arty nous explique le programme des festivités et se propose de changer pour nous un billet de US$100 à un taux très avantageux : 800 Manats au lieu de 300 selon le taux officiel, ce qui devrait largement couvrir nos dépenses (repas) pendant la durée de notre séjour au Turkménistan.

Nous nous donnons rendez-vous plus tard dans la matinée. Après une bonne douche, quelques heures de repos seront bienvenues. Juste le temps de jeter un coup d’œil par la fenêtre pour voir à quoi ressemble la ville qui se réveille doucement. Juste en face se trouve un édifice rond qui est en fait le cirque, au fond sur la gauche, l’oiseau de l’aéroport et à droite quelques petits immeubles d’habitation à la soviétique et au-delà d’autres immeubles blancs plus récents. Sur les écrans géants dispersés ici et là, je distingue vaguement une succession de paysages, des chevaux en train de galoper et ce qui parait être des portraits du président pris lors de ses nombreuses et différentes activités. Je remarque aussi cet énorme bâtiment blanc-crème qui ressemble à un immense silo à grains (?!). Plus tard, Arty nous apprendra qu’il s’agit bien d’un ancien silo et qu’il est l’un des très rares bâtiments ayant résistés au tremblement de terre de 1948.



En bas, sur le parking pratiquement inoccupé, deux soldats font les cent pas en bavardant. Le jour se lève et le temps s’annonce nuageux, à l’horizon une chaine de montagnes apparait dans la brume.

Malgré la fatigue, le sommeil ne vient pas. L’Internet est capricieux et de nombreux sites restent inaccessibles mais nous pouvons envoyer quelques emails à CTN confirmant notre arrivée.

Autant aller prendre le petit déjeuner dans le restaurant, près de la réception. La salle ronde est vide et le buffet dressé n’a plus rien à voir avec celui de Dubaï ! Rien de vraiment très appétissant mais le thé est excellent ! Au-dessus des baies vitrées des fresques peintes représentant des chevaux la crinière au vent, différents édifices de la capitale et quelques paysages de steppes apportent un peu de couleurs. Derrière les rideaux, on aperçoit une piscine vide, des jardins où l’herbe attend patiemment d’être tondue et quelques bosquets fleuris où des oiseaux jouent à cache-cache.

Arty fait une brève apparition pour nous remettre nos Manats et nous confirmer le programme de la journée qui se résume en fait à une petite balade en ville avant de prendre la route pour aller au centre du pays pour aller voir un trou, mais attention pas n’importe lequel !

En attendant nous allons faire une petite balade digestive pour aller voir ce curieux cirque en dur et ses fioritures en béton. Sur l’esplanade au bas des marches une paire de femmes en robe longue et coiffure allongée poussent leur landau, trois gamins se poursuivent à vélo. Les rues environnantes sont bordées d’arbres et de rangées de petits immeubles de trois ou quatre étages que l’on retrouve dans toutes les ex-républiques soviétiques à part que ceux-ci sont fraichement peints et sont décorés de motifs géométriques. Quant aux trottoirs ils sont absolument nickel… et déserts.

Derrière le cirque, se trouve un petit parc que nous explorons en compagnie d’une chienne qui ne veut plus nous quitter. Les allées sont remplies de flaques d’eau datant des dernières averses. Quelques gamins sont en grande discussion pour choisir le prochain jeu et plus loin deux femmes, râteau et balai à la main, s’affairent à rendre le jardin plus agréable. La promenade s’achève plus vite que prévu car quelques gouttes commencent à tomber.

Problèmes d’interrupteur dans la salle de bain. Un réparateur finit par arriver mais impossible de le réparer. Nous changeons donc de chambre et d’étage. Réinstallation mais celle-ci n’est guère mieux puisqu’ici c’est l’air conditionné qui ne fonctionne pas. La troisième sera la bonne mais nous n’avons plus le temps pour nous assoupir une paire d’heures.

En début d’après-midi, Arty revient nous chercher pour aller prendre le déjeuner dans un petit restaurant qu’il connait bien et qui sert de la cuisine traditionnelle. Situé sur l’une des grandes avenues de la capitale, nous ne l’aurions jamais repéré car rien n’indique la présence d’un restaurant ni d’aucun commerce à vrai dire. A l’intérieur, joliment décoré d’objets d’artisanat et d’anciens outils agricoles, quelques familles terminent leur repas. Les serveuses parées de magnifiques costumes traditionnels, nous installent près des cuisines situées derrière une baie vitrée où s’affairent le personnel de cuisine. Nous nous régalons de soupes (sorte de chorbas) et de plovs (plat de riz et légumes plus viande) accompagnés de thé fort et parfumé.

Repus, nous retrouvons le 4x4 et son chauffeur, un authentique Turkmène affichant un grand sourire. Alors que nous circulons sur les larges artères fleuries et pratiquement vides de circulation, Arty commence son rôle de guide en nous expliquant l’histoire du pays, celle de ses deux présidents depuis l’indépendance, la fonction de certains bâtiments pompeux et toute une série d’anecdotes sur la vie au Turkménistan et à Achgabat où, sur un ordre présidentiel, toutes les voitures circulant dans la capitale doivent être blanches… pour être assorties aux bâtiments blancs ?! Eh oui, les façades des bâtiments sont pratiquement toutes en marbre et le blanc étant la couleur préférée du Président Gurbanguly Berdymukhamedov, pas question de lui déplaire !!!

Nous quittons l’autoroute pour nous retrouver dans un petit quartier de la banlieue semi-urbaine où aucun étranger ne viendrait se perdre. Mais c’est ici que le chauffeur doit récupérer notre piquenique de ce soir. Ici, la route en terre est criblée de nombreux nids-de-poule, les trottoirs sont défoncés ou inexistants et les maisons plus ou moins bien rafistolées. Pendant que le poulet finit de rôtir, nous découvrons l’envers du décor et comprenons que le Turkménistan n’est finalement pas différent des autres pays.

C’est la sortie des écoles et les écoliers en uniforme amènent un peu d’animation et de couleurs, enfin uniquement du vert et du blanc pour les filles et du blanc et noir pour les garçons. Toutes portent une longue robe verte et un tablier blanc et ont toutes des tresses, et tous portent une chemise blanche avec une cravate noire et des pantalons longs noirs. Toutes et tous ont sur la tête couverte d’une petite calotte colorée.



Nous retrouvons la grand-route bordée cette fois de banlieues en construction ou fraichement terminées. Les grosses bâtisses en brique, d’un étage et flanquées d’un garage-préau, sont toutes identiques. Construites autour d’un rectangle, qui sera peut-être un jour un espace vert, elles abritent plusieurs familles souvent de fonctionnaires. Arty nous apprend que les toits verts sont réservés à tel ou tel ministères, idem pour les toits bleus, rouges…

Bientôt nous quittons la belle autoroute pour nous retrouver sur une espèce de large nationale pleine de bosses qui longe ce qui semble être l’ancienne route encore plus abimée. La circulation se réduit au strict minimum, c’est-à-dire quelques semi-remorques et parfois quelques minibus.

Quant au paysage, le désert du Karakoum, il me fait diablement penser au bush australien. Même vaste étendue plate couverte d’une végétation parsemée et presque similaire et parfois quelques ondulations sablonneuses. Le temps reste couvert pendant pratiquement toute la durée du voyage. Les récentes et anormalement abondantes pluies ont donné un regain de vitalité et de couleurs à la végétation. A part les alignements des poteaux électriques au loin, on ne voit que le bush à perte de vue. Régulièrement, nous croisons des quelques chameaux indifférents et immobiles sur les bords de la route.





Nous arrivons enfin à Erbent, un patelin perdu dans les dunes de sable jaune et gris, pas très reluisant avec ses maisons bricolées mais au commissariat et à l’école flambant neufs. La station essence est le point de rendez-vous des camionneurs qui traversent le pays. Le temps de faire le plein et nous repartons. Quelques kilomètres plus loin, alors qu’approchent les premiers reliefs, le chauffeur prend une piste à droite qui grimpe vers un léger promontoire dominant l’immense plaine. Arrêt pour se dégourdir les jambes et admirer le paysage. Il fait agréablement doux, les grosses chaleurs sont passées et les rayons du soleil traversent enfin les nuages. Dans le sable, quelques curieux scarabées filent se cacher dans les touffes de hautes herbes sans imaginer que l’on peut les suivre à la trace.



La piste sablonneuse descend doucement, serpente autour de quelques buttes rocheuses puis débouche sur une vaste étendue grise. Un dernier virage pour atteindre un endroit légèrement surélevé et nous voilà enfin arrivés à Darvaza. Juste quelques centaines de mètres plus bas, nous découvrons le fameux cratère gazier. Au milieu de cette immensité, il nous parait bien petit mais ce n’est qu’une impression car dès que nous nous en approchons nous réalisons ses dimensions et surtout sa profondeur (près de soixante-dix mètres de diamètre et une vingtaine de mètres de profondeur).

Puis viennent le brut sourd et continu de la combustion et les bouffées de chaleur sur le visage. Quelle étonnante vision et quelle surprenante sensation ! Voici donc la Porte de l’Enfer.





Incroyable de penser que ce brasier brûlant depuis près d’un demi-siècle fut volontairement allumé afin que le méthane ne s’échappe pas à l’air libre et ne pollue l’atmosphère. D’après certaines sources locales ce trou serait apparu naturellement dans les années soixante et le feu allumé une vingtaine d’années plus tard. D’autres sources relatent que l’origine de ce cratère fait suite aux travaux d’exploration de pétrole et de gaz et au forage d’une poche de gaz, entrepris au début des années soixante-dix par des géologues et ingénieurs soviétiques.

Pensant que la combustion du gaz ne durerait que quelques semaines, il est décidé d’y mettre le feu. Mais voilà, la brèche est plus importante que prévue mais surtout le champ gazier souterrain est l’un des plus vastes au monde !

Plusieurs années plus tard, les habitants du village de Darvaza, situé à proximité, sont évacués et le village pratiquement entièrement rasé. S’il fut un jour question d’éteindre le feu, rien de tangible n’a jamais été entrepris. L’accès à la zone fut pendant de longues années interdit puis après l’indépendance finalement autorisé pour devenir un lieu touristique plutôt particulier.

Situé à près de 260 kilomètres de la capitale, l’endroit est facilement accessible sur la journée et peut faire l’objet d’une simple excursion (ce qui est notre cas). Mais il peut également être une étape où passer la nuit puisqu’il est situé pratiquement à mi-chemin entre Achgabat et la ville de Köneürgench tout au nord du pays. D’ailleurs, on aperçoit, bien à l’écart, quelques chalets et yourtes prévus à cet effet.

Sur le site, nous ne comptons qu’une dizaine de touristes dont trois Japonais installés autour de leur table pliante placée sur les bords du cratère. Nous faisons un premier tour dans le sens opposé des aiguilles d’une montre, hypnotisés par ce spectacle tellement inattendu composé d’une multitude de braises et de flammèches couvrant aussi bien les versants du cratère que le fond. Constant et fascinant jeu d’ombres et de lumières sur les éboulis de pierres grises et noires. Un léger coup de vent et nous sentons immédiatement la chaleur sur notre visage et l’odeur du gaz. En regardant bien, j’aperçois quelques bouts de fer, les restes des équipements miniers ayant sombrés dans le cratère.

Arty, fréquent visiteur des lieux, nous confirme qu’au fil des années, le trou s’est légèrement agrandi à cause des éboulements causés par la chaleur mais que l’intensité du feu tend à diminuer progressivement. Ceci dit, le feu ne semble pas près de s’éteindre de sitôt. Il nous apprend également qu’il y a une paire d’années, une expédition a été organisée pour examiner le fond du cratère et ramener des échantillons du sol. Le but étant d’étudier l’éventuelle survie, dans de pareilles conditions, de divers organismes et peut-être imaginer qu’une forme de vie soit possible sous les mêmes conditions extrêmes quelque part dans l’Univers…

A quelques centaines de mètres du cratère se trouve une paire de buttes permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble. La grimpette est facile et une fois perchés sur les rochers, nous découvrons non seulement la rondeur presque parfaite du trou enflammé mais aussi un beau panorama sur la plaine entourée de légères ondulations. Spectacle magique d’autant plus que la lumière du jour commence à baisser doucement et que les derniers rayons du soleil apparaissent sous la couche de nuages, illuminant ainsi la végétation, la roche et le sable.

L’ambiance sereine est bousillée avec l’arrivée d’un petit groupe d’adolescents russes plus occupé à prendre des selfies et à écouter du rock à fond la caisse.

Je pars à la poursuite du coucher de soleil que j’espère admirer au sommet d’une autre dune un peu plus loin derrière. Il faut faire vite mais ce n’est pas facile de marcher dans le sable et les hautes herbes. Une fois en haut, je comprends qu’il ne s’agit pas d’une dune avec un sommet mais une espèce de plateau sablonneux couvert de végétation. Demi-tour donc, mais là je découvre qu’une magnifique lueur orangée émerge maintenant du cratère, le contraste avec le paysage grisâtre est saisissant.



Pendant que nous admirions le panorama, notre chauffeur a préparé un piquenique pantagruélique et plus qu’excellent. Nous le dégustons avec appétit tout en jetant régulièrement des coups d’œil sur le fourneau un peu plus bas. A mesure que la nuit tombe, le feu devient de plus en plus fascinant à regarder, un peu comme un feu de cheminée géant… sans toutefois devoir y ajouter des bûches !

Il est bientôt 9:00 heures et il faut penser au retour mais avant de partir un dernier tour de cratère s’impose. Cette fois nous le faisons dans l’autre sens. Maintenant que la nuit est tombée, les pierres semblent être plus rouges et les flammes plus jaunes.



Nous reprenons la piste par laquelle nous sommes arrivés puis rejoignons la route principale. Quelques kilomètres plus loin, nous tournons à droite sur une autre piste en direction d’une autre lueur orange perdue dans l’immensité complétement noire.

Cet autre cratère, rarement visité, a lui aussi été formé par l’effondrement d’une cavité souterraine mais cette fois de manière naturelle. Il est beaucoup plus petit mais parait plus profond. Surtout, il a la particularité d’avoir un fond boueux constamment en ébullition. Ici, le bruit des grosses bulles qui explosent s’ajoute à celui de la combustion du gaz.



Cette fois, nous devons partir car la route est encore longue… et les nids-de-poule plus difficiles à repérer la nuit !

Quelques heures plus tard, d’autres lueurs apparaissent à l’horizon, plus nombreuses et plus lumineuses, elles annoncent l’imminence de notre arrivée à Achgabat. Mais nous devons faire un nouvel arrêt sur le bord de la route… En effet, le chauffeur doit laver la voiture avant de pouvoir circuler dans la capitale. Toute trace de boue ou d’insectes écrasés pouvant occasionner une amende voire carrément un retrait de permis !!! Quel bien curieux pays.

(à suivre...)
Discovering the joys of camping in Namibia
by Rouquine38 · 2019-08-28 · 597 replies
This three-week trip to Namibia was a big first for us: - Visiting a country in winter, for someone who starts feeling comfortable at 25°C (77°F). - Camping, when we usually feel at home in a starred hotel. - Sleeping on the roof of a car—what an idea... when a comfy bed is waiting just a bit further. - Grocery shopping, cooking, doing the dishes... all the things we usually avoid to fully enjoy our vacation. - Washing up when and how we can, when we can’t imagine going a day without a shower. - Driving a big 4x4 on the left, with a manual transmission, when we usually opt for an automatic for more comfort.

Yep! You guessed it—we stepped way out of our comfort zone during this trip.

I had quite a few doubts while planning this adventure, but the more I read travel journals about Namibia, the more I wanted to go.

Personally, without this forum, I never would’ve dared to hit the Namibian roads in a 4x4. I was really anxious during the planning, so I want to thank everyone who contributed with their journals and forum discussions for helping me leave more peacefully.

At first, I wasn’t even considering sleeping in a tent. But after my husband’s persuasion—and my own curiosity to experience what I’d read in those travel journals—I gave in. So off we went in a double-cab Hilux with a rooftop tent.

And of course, let’s talk about me—the big cold-weather wimp. One of the biggest pre-trip challenges was choosing a sleeping bag. After a while, sleeping bags had no more secrets for me: temperature ratings (comfort, limit, extreme), shapes (mummy, rectangular), fillings (synthetic, down), compression rate, and weight... all these factors were a real puzzle. In the end, to make sure I wouldn’t be put off camping in winter (Australian winter, mind you), I went for a sleeping bag with a comfort rating of -10°C. And just to be *extra* sure I wouldn’t get cold, I bought a liner (never knew what that was before) in Thermolite, which boosts the sleeping bag’s temperature by 11°C. There are liners that add up to 15°C, but let’s not exaggerate—we’re not heading to the North Pole! My husband, on the other hand, got a sleeping bag with a -5°C comfort rating and a silk liner.

Was it enough? You’ll find out soon. In the meantime, another big thank you to everyone who helped me make this choice with their advice and experience.

Over a year in advance, we planned a three-week itinerary for our first trip to Namibia—classic route, nothing too out there. We chose to do the circuit clockwise because we wanted to finish on a high note in Etosha and its wildlife. They say it’s like Noah’s Ark out there! And why not, the cherry on top... some big cats.

We used Tourmaline’s services to book our accommodations and the 4x4.

Here’s our planned itinerary with campsites and lodgings—yes, there are a few solid roofs in there; we didn’t want to push it too far.

Day 1: Windhoek – Windhoek Gardens Guesthouse Day 2: Kalahari Anib Campsite Day 3: Namibrand Family Hideout Day 4: Sesriem Camp Day 5: Sesriem Camp Day 6: Rostock Ritz Camp Day 7: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 8: Swakopmund - Sea Breeze Guesthouse Day 9: Spitzkoppe Camp Tented Day 10: Brandberg White Lady Campsite Day 11: Grootberg Lodge Day 12: Opuwo Country Campsite Day 13: Epupa Camp Day 14: Hobatere Lodge Day 15: Etosha Olifantsrus Camp Day 16: Etosha Okaukuejo Camp Day 17: Etosha Halali Camp Day 18: Etosha Namutoni Camp Day 19: Cheetah Eco Lodge Day 20: Windhoek – Londiningi B&B



Alright! Are you ready to follow this adventure with us in our Hilux?

Le tour des îles Britanniques avec le Crown Princess English translation pending
by Hyerois83 · 2019-06-07 · 117 replies
Bonjour à tous, Ayant envie d'effectuer un tour des iles Britanniques en croisière, nous avons choisi Princess, après avoir éliminé MSC en raison de précédentes expériences mitigées en Norvège et franchement mauvaises à Cuba., ainsi que Holland America, avec qui nous avons fait de bonnes croisières mais dont les tarifs pour ce parcours étaient inexplicablement anormalement élevés. Merci à Jobulette, Clau05 et 4yne dont les posts nous ont aidé dans la préparation de cette croisière. Habitant le sud, il nous est plus facile de rejoindre Southampton par Londres que le Havre par Paris, donc nous voilà partis par Easyjet pour Gatwick, avec deux jours d'arrêt à Londres pour profiter un peu avant le Brexit. Bon point pour Easyjet : on achète dans l'avion le billet de train pour le Gatwick express, donc nous évitons la queue aux guichets. Ce train nous mène à Victoria station en 30 minutes dans des conditions qui nous changent du RER B pour Roissy : direct de Gatwick à Victoria, wagons impeccablement propres, pas de tags, racks pour les bagages, pas de mendiants, etc... Etant pas mal chargés de bagages pour 14 jours, nous avons fait le choix d'un hôtel tout près de Victoria station. C'est sans doute la plus petite chambre qu'on ait jamais eue pour 220 livres par jour :trois mètres par trois, avec le lit coincé contre le mur, la salle d'eau logée contre le pied du lit et cinq porte manteaux accrochés au mur en guise de penderie. Par ailleurs bon petit déjeuner et personnel charmant. Heureusement ce n'était que pour deux jours. Notre programme en bref, celui d'un parfait touriste lambda : Achat d'Oyster cards, cartes prépayées qui permettent de prendre le métro et le bus et sont débitées en fonction du trajet et de l'heure de la journée (coût 5 livres chacune). Promenade en bateau sur le canal entre Little Venice et Camden Town avec spectacle et nature le long du parcours. Balade dans Camden market où voisinent au milieu d'un fouillis indescriptible magasins de fringues, restaurants de toutes sortes, antiquaires et brocanteurs. On nous propose des bonbons au cannabis, fabrication artisanale, un peu plus loin, un jeune couple choisit avec soin des menottes , des vendeuses exposent des tatouages invraisemblables. Nous demandons à acheter deux citrons dans un étal qui vend des jus de fruit pressés. Au son de notre accent Français, le vendeur nous en fait cadeau.C'est Camden !! Balade en fin d'après midi à Soho et diner à Chinatown. Le lendemain, visite de la Tate Gallery modern, un peu décevante : de nombreuses œuvres de valeur bien inégale exposées sans lien très fort et quelques installations soi disant d'avant garde mais peu convaincantes. Beaucoup d'oeuvres tellement chargées de sens qu'il faut lire attentivement la notice pour le découvrir Très belle vue sur l'autre rive de la Tamise à partir de la galerie du quatrième étage. Montée au Shard (l'épine, nom du plus haut building de Londres) Il faut avoir réservé à l'avance pour une heure précise, sinon on est refoulé. Magnifiques vues de Londres du haut des 69, 70 et 72 ème étage de ce bâtiment . Pour faire bon poids, on dine au restaurant l'Oblix, au 32 ème étage, avec une vue inoubliable sur le soleil couchant sur l'ouest Londonien et une addition également inoubliable (il faut dire qu'à Londres les tarifs de restaurants et d'hôtels sont particulièrement élevés). Le lendemain, départ par le Gatwick express pour Gatwick où on a rendez vous avec Princess, qui nous prend en charge avec d'autres passagers arrivant par avion. Des hôtesses nous accueillent et nous guident jusqu' au bus qui nous conduit à Southampton en deux heures. A l'arrivée l'accueil des croisiéristes paraît chargé, mais de nombreux bureaux sont ouverts et nous n'attendons que quelques minutes.Dix minutes après, nous sommes dans notre cabine où nos bagages nous retrouveront moins d'une demi heure plus tard. La cabine est grande avec deux lits jumeaux qu'on peut rapprocher, une salle d'eau petite mais bien agencée et une très grande penderie équipée de pas moins de 39 cintres. Nous montons ensuite au buffet au 15 ème étage où nous sommes agréablement surpris par l'espace et par la variété des plats proposés. Les serveurs veillent à ce qu'on se nettoie les mains à chaque passage au buffet, les consignes sanitaires étant rappelées partout et lors de chaque intervention du staff. A 16 heures, c'est l'exercice de sécurité, pour lequel on nous dispense de porter les brassières de sauvetage. Le tout a lieu très cool assis dans une des salles de réception, et en une seule langue : l'Anglais. Tout au long de la croisière , on nous évitera les interminables gloubi boulga en 7 ou 8 langues comme sur d'autres bateaux. Ici, c'est l'anglais, version USA, qui est la seule langue parlée, sauf à la réception, où les hôtesses sont multilingues. Le soir, diner dans un des deux restaurants anytime. Il y a un autre restaurant réservé aux personnes mangeant à heure fixe et trois autres restaurants de spécialité avec supplément. La carte propose un choix de 8 entrées et 6 plats principaux, plus une dizaine de plats qui sont au menu tous les jours . Ce que nous choisissons s'avère de bonne qualité, même la viande de bœuf cuite comme il faut. Par contre, nous tiquons sur le prix des vins au verre qui tourne autour de 10 dollars (plus 18 % de service), le même prix que les cocktails. Le forfait all inclusive étant à 55 $ par jour et par personne plus le service, nous ne l'avons pas pris. En choisissant des bouteilles on tourne autour de 40 dollars la bouteille, ce qui met le verre à 8 euro. Ca va nous inciter à être plus sobres que de coutume🙂.

Jour 1 GUERNESEY Il fait un temps breton, avec des alternances de crachin et de soleil. On sort couverts. Le bateau est ancré au large de Saint Peter port et nous allons à terre en chaloupe après une attente d'une dizaine de minutes dans un salon. Les quais sont occupés par de nombreux stands à l'occasion d'une fête des animaux. Sur le parking un peu plus loin se tient le marché où se distingue le roi des fromages, commerçant venu d ' Agon Coutainville en Normandie avec son bel étalage. Nous avons réservé un tour de l'île de trois heures en bus. Au cours du trajet l'excellent chauffeur nous initie aux grands et aux petits secrets des habitants. Devant le nombre de voitures de luxe, (Ferrari, Porsche, etc...) croisées dans l'île, on sent que beaucoup d'entre eux sont à l'aise. La campagne est charmante, avec ses maisons fleuries cette église au clocher rond (pour que le diable ne se cache pas dans les coins) Nous marquons un arrêt à la petite chapelle, entièrement construite des mains du frère Déodat, religieux Français ayant émigré à la suite de la séparation de l'église et de l'état. Les murs de cette chapelle minuscule sont presqu' entièrement recouverts de morceaux de porcelaine, don des habitants de l'île. Le magasin de souvenirs proche expose une grande variété d'horloges et de bijoux en argent. Nous nous arrêtons ensuite sur les falaises où subsistent de nombreux bunkers témoins de l'occupation Allemande. Dernier arrêt près du fort Grey où le magasin Guernesey Pearl propose de nombreux bijoux en perles ainsi que des souvenirs variés. Pour réembarquer nous trouvons une queue impressionnante de plus de trois cent mètres de long, ce qui fait que nous zappons la visite du château Cornet qu'on admire à l'autre bout du port. Nous passons le temps dans la queue en en discutant avec nos voisins Américains qui essaient de comprendre les finesses du Brexit. Adieu Guernesey, belle visite malgré le temps incertain et grace au chauffeur Andy, avec seulement le regret de n'avoir pas eu le temps de visiter la villa Hauteville, maison de Victor Hugo, récemment rénovée grace au mécénat de François Pinault. Prochaine escale : CORK
Retour d’une croisière en Chine, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Philippines et Hong Kong English translation pending
by 4yne · 2019-04-14 · 170 replies
...Sur le Westerdam de Holland America Line

Bonjour et bienvenue à tous pour embarquer avec nous dans cette longue croisière !

C’est une fois de plus un itinéraire hors du commun, riche et varié qui a été la raison de notre choix pour cette croisière. Ajouter à cela un prix particulièrement attractif, 4800 euros la cabine extérieure, au milieu du bateau, pont 4, avec une grande baie vitrée fixe, pour 28 jours de croisière et de découvertes.

Deux semaines avant le départ les prix avaient encore baissés, et une cabine balcon était disponible à quelques cabines de celle que j’avais réservée pour à peine plus cher. J’ai demandé à payer la différence pour l’obtenir mais Un Ocean De Croisiere, l’intermédiaire de HAL en France a refusé. Pourtant les canadiens avec qui nous partons se sont vus proposer un « upgrade » par la compagnie. Autant dire que je n’étais pas très contente.

L’itinéraire :

Shanghai (Chine, 2 jours), Qingdao (Chine), Tianjin (Pékin, Chine, 2 jours), Nagasaki (Japon), Jeju (Corée du Sud), Séoul (Corée du Sud), Kagoshima (Japon), Shanghai (2 jours), Fukuoka (Japon), Busan (Corée du Sud), Naha (Okinawa, Japon), Ishigaki (Sakishima Islands, Japon), Hualien (Taiwan), Keelung (Taiwan), Kaohsiung (Taiwan), Manille (Philippines), Hong Kong (Chine)



La croisière commence le 17 février mais dès le 13 février nous partons pour Shanghai afin de profiter de quelques jours sur place pour découvrir la ville que nous ne connaissons pas et que j’ai hâte de voir.

Le dernier vol du soir à Marseille est bondé pour rejoindre les différents vols de nuit au départ de Roissy. Le vol direct depuis CDG pour Shanghai passe rapidement, après Auckland, Shanghai ne parait pas bien loin.

Dès notre arrivée dans l’aérogare nous sommes harponnés par un pseudo représentant des hôtels, il a les badges de plusieurs grandes chaînes épinglées sur sa veste et essaie de se faire passer pour le responsable des transferts des hôtels. Il m’enlève ma valise des mains et je suis obligée de courir pour le rattraper et la récupérer. Il essaie de nous vendre un taxi à 850 ¥ (110€), beaucoup trop cher, ce n’est pas le prix que j’ai vu sur le net avant de partir.

Nous arrivons à nous en débarrasser et aussitôt un autre nous accoste avec le même procédé, cette fois c’est 550 ¥ rapidement tombés à 350 ¥ mais je cramponne ma valise et nous le semons dans les escalators.

Pour finir nous arrivons à trouver un stand officiel de taxi à l’extérieur où le prix est de 340 ¥ (44€), il y a aussi des taxis à prendre librement mais je suis méfiante. J’ai par la suite appris que c’était au minimum 320 ¥ quand on quittait l’aéroport pour aller en ville.

Tout au long de notre séjour nous avons à de multiples reprises pris les taxis qui fourmillent dans la ville. Ils fonctionnent très bien, avec un compteur et le prix est modique. Nous n’avons jamais eu aucun problème. Mais quand on arrive à l’aéroport ou pour aller au terminal de croisière, c’est une autre histoire…

Nous arrivons à notre hôtel à 20h45, c’est un Hôtel Boutique superbe. Une rose et des chocolats nous attendent dans la chambre qui est immense et très belle. Des « snacks » sont offerts gracieusement tous les soirs de 22h à 23h30. En réalité c’est un petit repas composé de soupe, de riz et de pâtes cuisinées à la chinoises, le tout très bon. Des boissons sont disponibles, dont du thé à la rose délicieux.
USA: entre 5 et 45°C dans le Southwest en septembre English translation pending
by Arnaudbu · 2018-10-11 · 218 replies
Après un premier voyage classique en famille en juillet 2017 qui se déroula merveilleusement bien, nous avons été déclaré coupable d'avoir aimé le Southwest 😛

Et comme tout le monde le sait, les coupables retournent toujours sur le lieu du crime 😏

Avion: C'est en octobre 2017, après définition du nombre de jour de congés disponibles, que nous achetons 2 billets directement à la compagnie Swiss. Nous avions déjà pris cette compagnie l'année dernière et tout c'était bien passé. Cependant nous avions acheté les billets par Lufthansa et le vol retour était opéré par United. Cette année ce sera Swiss (enfin Edelweiss) sur tout la ligne sauf pour les correspondances qui sont opérées respectivement par Lufthansa et Swiss au retour.

Le vol se fera à destination de Las Vegas au départ de Francfort via Zurich (2h40 d'escale à l'aller et 1h20 au retour) pour un tarif de 550€ par personne. En prenant le départ directement à Zurich, c'est 300€ de plus par personne. Le choix est très vite fait !

En janvier 2018, nous sommes contactés par Swiss pour un changement d'horaire du vol retour. Départ à 21h45 au lieu de 14h45. Ils nous proposeront de modifier gratuitement notre vol retour pour un direct LAS > FRA le lendemain mais niveau congé, madame est dans l'impossibilité de poser un jour supplémentaire. On se contentera de 21h45 qui au final nous permet de profiter de la dernière journée sur place.

Voiture de location: A peine les billets d'avion achetés, j'ai commencé à scruter régulièrement les offres de prix des différents "grands loueurs", c'est à dire Hertz, Avis et Alamo. Nous avions loué chez Hertz l'année passée et avions été particulièrement satisfait du véhicule mais aussi des employés de l'agence de McCarran.

En octobre ou novembre 2017 je trouve un SUV AWD 7 places catégorie FRAR pour 674$ chez Hertz (avec "feu" le code qui allait bien). Tarif très intéressant car pour la même durée en départ LAS et abandon SFO on avait payé 742$ l'année dernière. Je prends donc réservation du véhicule en paiement sur place. Un 7 places pour 2 oui, c'est grand, mais on voulait un AWD et chez Hertz ils le sont tous dans cette catégorie.

En décembre 2017 j'avais constaté que sur le site irlandais de Hertz, le Cadillac Escalade (catégorie Prestige) était 3 fois moins cher que sur le site français de la firme ... 890$ au lieu de 2700$ ... OK, c'est presque 300$ plus cher mais obtenir cette catégorie à ce prix pour 20 jours, ça demande réflexion. La réservation est prise en paiement sur place, on se décidera plus tard.

Peu de temps avant le départ, une alerte sur le forum prévient d'une soudaine augmentation de prix sur les locations de voiture. Le code qui allait bien n'était plus .... Branle-bas de combat pour retrouver un tarif correct avec un code générique ou que l'on a le droit d'utiliser. Au final, une augmentation de presque 60$ ...

Logements: Marre de voir tous ces carnets montrant de parfaits et somptueux emplacements de camping ! Mais encore; c'est la (re)lecture du blog de JP (Orionide) jeveuxcamperauxusa.blogspot.com/...amping-prati... qui nous convainc. Mais attention, le camping sera une première pour nous ... Bah ouais y un début à tout !

On se décidera donc sur un 50/50 motel/camping afin d'avoir un plus de confort de temps à autre.

Tous les campings ont été réservés dès leur disponibilité sur www.recreation.gov/ , www.reserveamerica.com/ et un camping privé en direct. Le site www.campsitephotos.com/ nous a permit de parfois choisir le bon emplacement. On testera donc un peu toute sorte de camping (NP, SP, NF, privé) mais pas le sauvage.

Les motels ont été réservés via le groupe www.choicehotels.com/ la plus part du temps mais il y aussi du www.bestwestern.fr/ et du www.wyndhamhotels.com/en-uk. Sur 2018, nous avons annulé et repris environ 6 fois des motels déjà réservés pour cause de baisse de prix. 1 hôtel a été réservé sur fr.hotels.com/ car le tarif était plus bas qu'en direct. D'autres hôtels ont été réservés en direct et hors grandes chaines.

Ces 2 chaines (ChoiceHotels et Wyndham) ont l'air de pratiquer le Lean Management comme les hôtels de Las Vegas et les locations de voiture (chez Hertz particulièrement). Pour faire simple, les prix varient souvent selon un algorithme ou une science que seuls eux connaissent et ils faut donc être aux aguets pour annuler et re-réserver si on souhaite bénéficier d'un prix plus avantageux. Certains proposent de bons prix en non-annulable, je déconseille sauf si on est certain à 100% qu'il n'y aura pas de changement.

Le circuit: Bon là, pas de mystère, je ne pense pas que vous verrez des lieux inconnus du forum. Mais concrètement, si vous voulez connaitre le circuit .... ben y a qu'à suivre 😎

Sommaire:

Jour 0: on se rapproche un peu plus du départ Jour 1: il était temps après presque un an d'attente Jour 2: réveil matinal et prêts à avaler du bitume pour rejoindre Death Valley NP Jour 3: couleurs matinales sur la Vallée de la Mort et retour à la case Las Vegas Jour 4: à Las Vegas y a aussi des Red Rock ! Jour 5: Utah nous voilà ! (Zion NP) Jour 6: les mollets chauffent sur Observation Point Trail (Zion NP) Jour 7: direction St George en passant par les Red Cliffs Jour 8: Yant Flat, passage express à Zion NP puis repos à Sand Hollow SP Jour 9: Left Fork of North Creek to the Subway Jour 10: prenons un peu d'altitude direction Cedar City Jour 11: de Cedar City à Kodachrome Basin SP Jour 12: rejoignons Page pour découvrir la région Jour 13: un secret pas très bien gardé: Edmaier's Secret Jour 14: finissons en avec Page et sa région mais restons en Arizona Jour 15: de Chinle à Holbrook Jour 16: de Holbrook à Flagstaff avec un petit bout de Route 66 Jour 17: un peu plus bas en Arizona, Sedona nous voilà ! Jour 18: encore à Sedona Jour 19: de Sedona vers Kingman: un petit bout de route sur la Mother Road Jour 20: faut rejoindre le point de départ, Kingman to Las Vegas Jour 21: the last day before take-off Bilans financiers
Rocheuses et Vancouver: l’Ouest canadien à pleins poumons! English translation pending
by Fabhyène · 2018-10-07 · 130 replies


Je vous embarque dans un fabuleux road-trip de 4 semaines en juin-juillet 2018, de l’Alberta à la Colombie britannique, depuis Calgary jusque Vancouver, Ile de Vancouver incluse. Un parcours classique pour une première découverte, si ce n’est un heureux crochet dans une région quasi-méditerranéenne, l’Okanagan !

Mine de rien, environ 4000 km de route… une route en cinémascope, écran géant, full HD !

Ce carnet n’a pas vocation à vous raconter tous nos moindres faits et gestes en détail… Mais plutôt à vous livrer des instantanés de ce qui nous a marqués et fait tomber amoureux de ce coin du monde… et même carrément raides-dingues de l’île de Vancouver et de Vancouver ! Dans la section "pratique", je ne vous donne que les adresses préférées.

Tout d’abord, pour une vision globale, voici notre itinéraire, en 2 cartes :





En détail:

- Arrivée à Calgary en fin d’après-midi (Air France Paris- Vancouver puis vol intérieur Vancouver-Calgary), - Départ le lendemain matin pour les Rocheuses et la chaîne Columbia (8 nuits) o 2 nuits à Banff / visite des environs de Banff o 2 nuits à Jasper / icefield Parkway (autoroute des glaciers), Jasper Park o 2 nuits à Lake Louise / icefield Parkway, Yoho Park, Lac Moraine, Lac Louise o 2 nuits à Glacier Park (chaîne Columbia)/ Kootenay Park, Glaciers Park - Okanagan o 3 nuits à Naramata (Okanagan) / visite des environs - Route vers la côte (via Whistler) o 1 nuit à Sun Peaks o 1 nuit à Squamish - Ile de Vancouver (8 nuits) o 2 nuits à Victoria (ile de Vancouver) / traversée au départ de Tsawwassen o 3 nuits à Tofino (île de Vancouver) / Pacific south rim o 1 nuit à Port Alberni / étape vers l’autre côté de l’île o 2 nuits à Alert Bay (île à proximité de Telegraph Cove) - Vancouver o 4 nuits à Vancouver (arrivée à schwartz bay au départ de Nanaimo)

Bon alors c'est parti!

Canyons, Arches, Red Rock et wilderness: 4 semaines de rando entre Utah et Arizona English translation pending
by Ju45 · 2017-10-12 · 123 replies
Hello,

3ème voyage dans l'Ouest, qui est devenu une vraie passion. L'objectif cette année est d’approfondir les coins survolés lors de notre premier voyage, de découvrir des endroits moins connus et peu voire très peu fréquentés.... Au programme rando, rando et rando.

Beaucoup de préparation en amont (repérage, topo, traces GPX, road book, lecture de carnets sur VF) et une bonne condition physique nous permettent de partir sereinement.

Départ le 22 mai 2017, retour le 18 juin. Boucle au départ de Las Vegas avec dans les grandes lignes Valley Of Fire, Red rock Canyon, Snow canyon, White domes, Yant Flat, Grand staircase, des ruines, des canyons, et d'autres.

Pour davantage de clarté, je modifie le post en rajoutant le programme théorique: J1: arrivée Las Vegas J2: Red Rock canyon / Las Vegas J3: Valley Of Fire / St George J4: Snow canyon SP / The bowl J5: Water canyon + white domes J6: Red mountain overlook / Red cliffs / Yant flat J7: Cedar Breaks / Red canyon / Willis Creek / Bull Valley Gorge / Tropic J8: Bryce Canyon / Cottonwood canyon Rd/ Yellow rock J9: The Volcano / Hole in the Rock Rd / Escalante J10: journée HITRR J11: Burr trail Rd / Strike valley overlook / Torrey J12: Capitol Reef J13: Little wild horse canyon / Wild horse window / Dirty devil overlook J14: Crack canyon / Leprechaun / Goblin Valley SP J15: Natural bridges NM / Citadel ruins / Valley of the gods J16: The needles Chesler loop / Arch canyon overlook J17: Mule canyon / Bluff / Horseshoe Bend / Page J18: Sidestep & colorful canyons / Nautilus / Toadstool hoodoos J19:Stud horse point / wiregrass canyon / Smoky mountain + Alstrom point J20: Marble canyon / Cathedral wash + Spencer trail / Kanab / Coral Pink SD J21: Buckskin gulch + Edmaier + West clark bench J22: Exploration alentours Kanab J23: Zion / St George J24: Zion secteur Kolob / Kanarra creek J25: Zion secteur Kolob Terrace / Best of St George J26: Retour Vegas via Lake mead J27: Las Vegas et alentours J28: Retour France

Vol A/R: 560€ par personne Location SUV alamo: 901€ (j'ai trouvé ça plus cher que les autres années) Réservations effectuées fin 2016

Les haltes sont classiques: Las Vegas, St George, Tropic, Escalante, Torrey, Caineville, Blanding, Page, Kanab, à nouveau St George et fin à Las Vegas) (photo du road book, de mauvaise qualité mais sinon refusée par VF)



Pas moins de 2 nuits au même endroit pour ne pas trop courir et pouvoir profiter..ou récupérer

C'est parti.

J1: Lundi 22 mai:

Après une nuit à Roissy (Ibis Budget, basique mais convenable) afin d'éviter un trajet trop matinal, réveil à 6h45. Navette gratuite, devant l'hôtel à 7h45, archi blindée. 8h10, on arrive au terminus gare TGV. 8h30, on est dans la file pour l'enregistrement chez American Airlines. Beaucoup de monde. Les valises sont pesées: 17,5 et 16,5kg. On a de la marge pour le retour (23kg max). 10h10, début de l'embarquement pour un décollage à 11h, comme prévu. Soulagement quand ça démarre sans couac! Avion basique, pas d'écran. Bon côté des choses, on va peut-être dormir 😉 ! Arrivée à NY, JFK à 13h45, 30' de retard à cause des fortes pluies.... L'avion a dû patienter en tournant au dessus de l'aéroport. Arrivée à l'immigration en 15' et là c'est interminable. 1h45 d'attente, notre escale de 5h (en théorie...) va nous paraitre moins longue!! Peu de guichets ouverts, cela nous parait moins bien rodée que nos fois précédentes. 15h45, récupération des bagages et 16h30, on est devant la porte d'embarquement. Pas de changement de terminal donc hyper rapide. Pas encore d'avion à notre porte d'embarquement, et on doit embarquer à 18h pour décoller à 18h30. En fait, tous les avions sont retardés à cause du mauvais temps. On tente une sieste. On décolle finalement à 21h30, soit 2h30 de retard.

La journée commence à être longue, il est 3h30 du mat' en France. Reste à arriver à Las Vegas, choisir la voiture de loc chez Alamo en croisant les doigts qu'un SUV digne de ce nom sera dispo et arriver à l'hôtel tout en traversant cette petite bourgade... easy!

Presque 6 h de vol. Arrivée à Las Vegas à 23h30, il fait chaud! Récupération rapide des valises. Déjà les machines à sous dans l'aéroport, on est dans le bain!

Minuit, navette pour rejoindre les loueurs, bien indiquée et pas d'attente. Je fais toujours le check-in en ligne avant de partir comme ça on évite le comptoir. Avec notre état de fatigue avancé, c'est pas du luxe... Ma crainte est de ne pas avoir de choix de SUV car le programme du voyage en dépend, avec beaucoup de pistes. Verdict: seulement 2 voitures dans la catégorie SUV Midsize (un Nissan Rogue et un Chevrolet Equinox) et nous sommes 2 clients!! un autre français. Après les politesses d'usage, je me lance. Pas de 4x4 mais les pneus sont en bon état, il est propre, il y a une vraie roue de secours. Je ne commets pas les mêmes erreurs qu'à Denver en 2015. On prend donc le "Chevy".

On lance l'appli avec Openstreetmap sur le téléphone (cartes et points d'intérêt chargés avant le départ, tout est offline donc pas de mauvaise surprise avec la data à l'étranger). Passage par le strip, circulation fluide (heureusement, nous sommes en semaine). Finalement, assez en forme pour l'heure tardive. On a fait le choix de dormir dans Downtown, car n'ayant pas eu de coup de foudre avec le strip en 2014, on préfère ce quartier.

Check-in à 1h du matin au California hotel de Fremont. Dodo à 2h.

Bilan du jour: Journée très longue, avec en plus le retard des avions. Long passage à l'immigration. Bon plan de dormir à Roissy, on gagne des heures précieuses de sommeil. Alamo toujours sans mauvaise surprise. Je savais que le choix de SUV serait moins important à LV qu'à Denver mais la position est plus centrale pour notre programme. California hotel Fremont, très bien, chambre spacieuse et bien équipée, parking gratuit (de plus en plus rare). Rare aussi, un frigo et gratuit.. Excellent rapport qualité prix

A suivre
Dans l'ouest des États-Unis, 20 jours de dépaysement total! English translation pending
by Arnaudbu · 2017-07-26 · 160 replies
Hello 🙂,

Après avoir beaucoup réfléchi, beaucoup hésité, glané énormément de renseignements à droite et à gauche, on se décide à sauter le pas et organiser nous même ce Roadtrip qui a duré 20 jours. 20 jours sur un autre continent, 20 jours de dépaysement total, 20 jours de découverte, 20 jours merveilleux ! 20 jours construits avec toute l'aide précieuse de ce forum et de ses passionnés de l'Ouest et des Etats Unis en général 😉

20 jours pour faire Las Vegas, Valley of Fire, Zion, Red Canyon, Bryce Canyon, Coral Sands Dunes, Page, Monument Valley, Goosenecks, Natural Bridges, Grand Canyon, Los Angeles, Mammoth Lakes, Mono Lake, Yosemite, San Francisco.

SOMMAIRE:

Budget - Hôtels - Circuit J1: Francfort vers Las Vegas J2: Las Vegas J3: De Las Vegas à Zion en passant par Valley of Fire J4: De Zion à Bryce Canyon avec une belle découverte de Red Canyon J5: De Bryce Canyon à Kanab J6: De Kanab à Page J7: De Page à Monument Valley J8: Goosenecks, Moki Dugway, Muley Point, Natural Bridges NM J9: De Mexican Hat à Grand Canyon rive Sud J10: De Grand Canyon à Laughlin par la Route 66 J11: De Laughlin à Los Angeles J12: Los Angeles - Universal Studio et The Sign J13: Los Angeles - Hollywood Blvd, Rodeo Dr., Santa Monica Pier, Venice Beach, Venice Canal J14: De Los Angeles à Mammoth Lake J15: Mammoth Lake, Bodie et Mono Lake J16: Tioga Road et Yosemite NP J17 et J18: De Columbia à San Francisco et San Francisco J19: San Francisco J20: San Francisico J21: Départ pour la France

JOUR 1: De Francfort à Las Vegas le 03 juillet 2017

Après avoir quitté notre domicile et nous être fait déposé à l'aéroport de Frankfurt am Main, nous décollons pour Zürich sur un petit Fokker 100. L'avion décolle avec pas mal de retard et finalement, le vol ne durera que 45 minutes au lieu d'1 heure. A notre arrivée, une très courte attente et un embarquement dans la foulée pour Las Vegas. L'avion est full, beaucoup de chanceux comme nous passerons leurs vacances aux Etats Unis ! Pendant le vol, nous recevons une feuille de déclaration douanière à remplir et qui sera à transmettre aux autorités à notre arrivée sur place.

J'avais noté, pour l'arrivée à LV, d'essayer de speeder pour éviter une trop longue attente à l'immigration, moment tant redouté par certain ... et un peu par moi-même je l'avoue 😄

Nous débarquons parmi les premier et filons droit vers la sortie. 4 guichets sont ouverts et à peine 3 ou 4 personnes attendent dans chaque file. Nous en prenons une au hasard, la proche surement, et préparons tous nos documents.

A peine 10 minutes d'attente et c'est à nous. Le rythme cardiaque s'accélère ! Je présente un à un les passeports comme demandé. Après chaque présentation de document, nous avons droit au relevé d'empreintes digitales et à la photo qui va avec. Le petit de 8 ans y échappe mais pas le grand de 14 ans. Je me fais tirer les bretelles par la dame car j'ai mal renseignés des cases sur la déclaration douanière remplie dans l'avion. J'étais fatigué, il faisait nuit noire, j'ai oublié de mettre mon prénom et de signer ... J'ai le droit à un regard de "la loi c'est moi!". Elle remplie les cases pour moi, me demande combien de temps on reste ici, je lui répond 20 jours, et 4 tampons plus tard nous sommes repartis à la recherche des bagages.

Un autre guichet se présente, 5 minutes d'attente, nous donnons la déclaration douanière remplie à moitié dans l'avion et finalisée par l'agent des US Border and Customs puis nous nous en allons définitivement à la recherche des bagages.

Le tout en notre possession, direction l'arrêt de bus pour prendre le Shuttle en direction de McCarran Rent-a-Car Center. L'attente est très courte. C'est le chauffeur qui range les bagages de tout le monde ... vu ses bras, j'imagine la quantité de valise qu'il soulève tous les jours.

L'agence Hertz se repéré très bien, c'est la plus grande en entrant à droite. Nous montons l'escalier pour accéder au comptoir Gold qui est séparé physiquement des autres guichets.

Quelques Dream Cars garés devant l'entrée font scintiller les yeux des enfants.

Je présente mon permis, le numéro de réservation et en moins de 5 minutes le contrat est imprimé, vérifié et signé. J'avais déjà reçu un mail à la descente de l'avion pour m'indiquer le véhicule et le N° d'emplacement de ce dernier. Mais comme c'était notre première location Hertz, nous devions passer au comptoir.

Un Ford Explorer bleu nous attend, là tout seul, au fond du parking. Ce modèle faisait parti du top 3 des modèles désirés. Je regarde aux alentours s'il n'y a pas un GMC Acadia ... non ... c'est le dernier SUV 7 places qui reste ici. Il fera l'affaire sans problème.

On charge les bagages, on s'installe, on découvre la bête et toute la place disponible, le GPS est branché, la destination du panneau Welcome to The Fabulous Las Vegas Nevade est sélectionnée, radio en marche, Sirius XM se met à pousser la chansonnette (un bon gros rap US), tiens j'ai cru que c'était une option ... et en route vers l'aventure !



C'est très animé à cet endroit. Les limousines pleines de fêtards, les acteurs déguisés en Elvis qui propose de se faire prendre en photo avec eux, les jeunes mariés et leurs invités en pleine séance shooting sous le panneau, les touristes fraîchement arrivés ... On reste une bonne demi heure sur place, on observe, prend des photos et on atterrit .... enfin nous y sommes !

Nous rejoignons a présent notre hôtel, le Flamingo, en traversant Las Vegas Bvld. La circulation est aisée, quelques feux rouges mais ça roule franchement bien. On tous la tête collée sur les vitres a admiré ces millions d'ampoules allumées et le rugissement des grosses cylindrées venues faire le show sur le boulevard.

A l'hôtel le parking est plein. Nous en faisons 2 fois le tour, pas de place. On ne s'embête pas, le voyage a été long, la douche nous appelle, on dépose la voiture au Valet, qu'il se débrouille.

Nous faisons le rapide Self Check-in avec une borne même s'il y a peu d'attente au comptoir. J'avais demandé une belle vue sur les fontaines du Bellagio, chose acceptée, nous pouvons donc admirés le ballet des jets d'eau depuis le lit.

Morphée nous rappelle très vite à elle ....

Concours Photo du mois de février 2017: "Un monde à l'abandon" English translation pending
by Atila · 2017-02-01 · 145 replies
Bonjour à tou(te)s,

C'est quoi ce sujet ??? 🤪 Que veut-elle dire par là ??? 😮

Rien de bien compliqué, je vous rassure !

Il s'agit ce mois-ci de proposer des photos de lieux, d'objets, d'infrastructures, ..., délaissés par les hommes : une ville fantôme, une friche industrielle, une carcasse de voiture, une épave de cargo, un frigo qui rouille dans une rivière, un jouet poussiéreux, que sais-je encore...

L'important est de bien sentir cette notion d'abandon. Un peu comme si l'homme avait été rayé de la carte...non postale...

Comme Adam et Eve ont déserté, ils ne doivent bien évidemment pas figurer sur la photo.

Les animaux sauvages sont en revanche acceptés, chats et chiens errants inclus. (Le Yorkshire pomponné sera impitoyablement refoulé, désolée Raga...)

Règlement (comme d'usage) :

La publication des photos commence dès maintenant sur ce fil et se terminera le mercredi 22 février 2017, 20h00 (heure de Clermont Ferrand).

Chaque participant peut proposer jusqu'à trois photos numérotées de 1 à 3, en indiquant le lieu et éventuellement un commentaire.

Merci de ne poster qu'une photo par message.

Vote sur le même fil du mercredi 22 février, 23h00 au dimanche 26 février, 22h00. (Toujours heure de Clermont Ferrand pour les puristes)

Tous les membres de VF peuvent voter en indiquant le pseudo et le numéro de la photo, ainsi que le classement (3 pts pour le 1er, 2pts pour le 2è et 1 pt pour le 3è). On ne vote pas pour ses propres photos même sous un autre pseudo.

Il est souhaité d'inclure les photos sélectionnées lors du vote (en images attachées ou ajoutées au texte, format supérieur à 2000 pixels !), pour un meilleur suivi et afin d'éviter d'éventuelles confusions dans les numéros.

Résultats dès le dépouillement du scrutin. (Inutile de se connecter aux journaux en ligne suisses ou belges pour en connaître l'issue en avant première)

Le décompte sera effectué sous la scrupuleuse attention de l 'incorruptible Maître Yo.

Toute contestation de ce résultat sera étudiée dans les meilleurs délais.

Le vainqueur sera l'auteur de la photo ayant obtenu le plus de points, il aura l’honneur d'organiser le concours du mois de mars.

En cas d'égalité sur le podium, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus de premières places.

- Les bavards sont les bienvenus ici.

- Le diaporama des photos concourantes se cache sous ces mots.

- Les diaporamas des précédents concours VF réalisés par Herikles défilent sous vos yeux émerveillés à cette adresse.

Bon concours à tou (te)s ! 😉

Agnès
Appel à témoins: vol AF0166 Paris - Bangkok du 12 décembre 2016 dérouté avec retour à CDG English translation pending
by Penduick4 · 2016-12-21 · 126 replies
A la date du 12 décembre 2016, le vol AF0166 Paris (CDG)-Bangkok (BKK) a subi une irrégularité majeure tracée sur flightaware.com flightaware.com/...1212/1520Z/LFPG/LFPG, lequel liste les évènements ayant affecté ce vol, à savoir : un départ retardé de 43 minutes à 17h03 de l’aéroport Charles de Gaulle suivi d’un déroutement avec retour au point de départ le même jour à 19h31. L’aéronef, un Boeing 777-300ER, immatriculé F GZNO a été contraint « de faire demi-tour et de se reposer sur l'aéroport Charles-de-Gaulle (Paris) sur décision prise par l’équipage à la suite d’une alerte l’informant d’une vibration anormale sur l’un des deux moteurs de l’aéronef (cf. annonce faite aux passagers par le Commandant de Bord) ». Nous étions, mon épouse et moi passagers de ce vol et malgré une gestion exemplaire de la situation par l'équipage, nous avons subi pendant près d'une heure un énorme stress... Après cet épisode pas très agréable, c'est à l'arrivée de ce vol à CDG donc que la gestion par Air France "à l'économie" de la prise en charge de 471 passagers (version 777 hyper densifié COI) s'est révélée catastrophique. D'autant plus que ce même jour un autre vol (A380 d'Air France à destination de Miami) avait été victime aussi d'un incident technique. C'est seulement à 22h00 que nous avons pris possession de notre chambre au Campanile de Roissy CDG (sans doute bien négocié à moins de 50 € par AF ?) situé à 5 km de l’aéroport (il y avait pourtant ce soir-là des chambres disponibles à l’Ibis bien desservi par le VAL) après avoir pris la navette hôtel gratuite hyper-bondée et dont Air France n’avait pas pris la peine de nous indiquer précisément l’arrêt, pas plus que Aéroport de Paris ! Un vol de remplacement vers BKK avait été programmé le lendemain par Air France pour ceux dont la destination finale était BKK. Notre destination finale étant Ho Chi Minh City, nous avons été réacheminés vers cette destination sur le vol AF0258 du 13 décembre 2016, vol arrivé à destination le 14 décembre à 07h27, soit plus de 15 heures après l’heure d’arrivée initialement prévue à 15h55 le 13 décembre sur le vol VN0604. Connaissant l’inconfort des cabines 777 COI, nous avions dès le 8 mai 2016 réservé spécialement sur le vol AF0166 les sièges payants 10C et 10E situés au premier rang de la cabine Economy. Les sièges 49H et 50E nous ont d’abord été attribués sur le vol de réacheminement (pas COI mais toujours 10 sièges de front !) ; ces sièges séparés et situés à l’arrière de l’appareil n’offrant pas des conditions de transport comparables à celles du vol initial, nous avons demandé un surclassement en Premium Economy qui nous a été accordé sous condition d’un débit de 32 000 miles sur mon compte Flying Blue Silver. Bravo le sens commercial d’Air France et merci au Chef de Cabine du vol vers SGN qui nous a superbement ignorés pendant tout le vol ! Au passage, cette nouvelle expérience Premium Economy ne nous a pas convaincu : produit cher avec une qualité de service très médiocre. Voilà pour notre voyage mouvementé. Si je poste aujourd’hui, c’est pour confronter nos expériences d’indemnisation par Air France en pareille circonstance. Dès le 13 décembre, j’ai effectué une demande d’indemnisation auprès d’Air France, demande pourtant largement argumentée mais restée à ce jour sans réponse. J’en reproduis ici un extrait :

1) Le règlement européen (CE) 261/2004 est applicable à ce vol assuré par un transporteur communautaire au départ de Paris ; La notion d’annulation, telle que définie à l’article 2, point l) de ce règlement, s’applique à ce vol pour lequel l’appareil a décollé mais a ensuite été obligé de revenir à l’aéroport de départ où les passagers dudit vol ont été transférés en majorité sur un vol CDG-BKK parti le 13 décembre à 12:33. En effet, la circonstance que le décollage ait été assuré, mais que l’avion soit ensuite revenu à l’aéroport de décollage sans avoir atteint la destination figurant dans l’itinéraire, a pour effet que le vol, tel qu’il était prévu initialement, ne saurait être considéré comme ayant été effectué 2) Un problème technique survenant sur un aéronef et entraînant son retour à l’aéroport de départ, ne peut relever de la notion de « circonstances extraordinaires » au sens de l'article 5 paragraphe 3 du règlement (CE) n°261/2004 du Parlement européen et du Conseil du 11 février 2004, que si ce problème découle d'évènements qui par leur nature ou leur origine ne sont pas inhérents à l'exercice normal de l'activité du transporteur aérien concerné et échappent à sa maîtrise effective ; En l'espèce, l’aéronef, un Boeing 777-300ER, immatriculé F GZNO a été contraint « de faire demi-tour et de se reposer sur l'aéroport Charles-de-Gaulle (Paris) sur décision prise par l’équipage à la suite d’une alerte l’informant d’une vibration anormale sur l’un des deux moteurs de l’aéronef (cf. annonce faite aux passagers par le Commandant de Bord) » Une telle décision constituait un évènement qui par sa nature ou son origine était inhérent à l'exercice normal de l'activité de la société Air France et ne pouvait échapper à sa maîtrise, et ce quand bien même celle-ci aurait respecté le programme d'entretien requis et qu'aucun défaut de vigilance ou de précaution ne pouvait lui être imputé.

Merci pour vos témoignages, et si l’un d’entre vous était passager de ce vol AF166 du 12 décembre 2016, je suis prêt à l’aider pour monter le dossier d’indemnisation. L’indemnisation prévue par le règlement européen pour ce vol annulé est par passager de 600 euros x 471 passagers (+ les tonnes de kérosène dispersés avant d’atterrir !) cela a un certes un impact significatif sur le résultat d'exploitation de ce vol, mais s’agissant de préjudices indemnisables en regard du règlement européen, il faut faire preuve de ténacité face à une mauvaise volonté semble-t-il évidente de la part de la compagnie !
Premier voyage en Thaïlande, 2 semaines (Koh Chang - Kanchana - Bangkok - Chiang Mai) English translation pending
by BasilicNi · 2016-12-01 · 21 replies
Merci à beaucoup d'entre vous sur ce forum pour m'avoir aidé à planifier ce superbe premier voyage en Thaïlande. Et surtout, un ÉNORME merci à mon cher @SuisseChris sans qui l'expérience n'aurait pas été aussi superbe :) Encore qu’il m’a planté à Bangkok en préférant une pédicure à prendre un coup avec moi lol!

J'ai donc décidé de faire un petit carnet de voyage histoire de partager ces beaux moments avec vous et d'aider les prochains voyageurs à leur propre planification.

Voici le résumé des étapes que j'ai fait:

Arrivée le 3 Novembre à 6h55 du matin à BKK : départ directement pour l'ile de Koh Chang; 4-7 Novembre: 3 nuits à Koh Chang 7-10 Nov: 3 nuits à Kanchana 10-13 Nov: 3 nuits à Bangkok 13-16 Nov: 3 nuits à Chiang Mai pour Loy Kratong 16-17 Nov: Dernière nuit à BKK et vol de retour le 17 Nov au soir.

C’est un programme relativement chargé pour 2 semaines mais le but était avant tout de visiter des temples, de découvrir la nature ainsi que de profiter de l’occasion de Loy Kratong pour aller dans le Nord (Chiang Mai). Le compromis de départ était de commencer les premiers jours dans un coin de plage (pour se remettre du décalage horaire, 12h …) sans pour autant trop perdre de temps dans les transports. Tout le sud de la Thaïlande a donc été évincé du programme (en plus d’une météo plus incertaine là-bas).

Comme pour tout pays fait en si peu de temps, on n’obtient qu’un petit aperçu… mais quel aperçu! J’ai aimé à quel point les Thaïlandais sont accueillants et plein de bonne volonté. J’ai aussi aimé comme c’est un pays qui vous pousse à sortir de votre zone de confort quand vous avez organisé le tout seul. Il y a aussi beaucoup de facilité à se déplacer et trouver des solutions, beaucoup plus facile que je ne l’imaginais quand je préparais ce voyage.

Il y a aussi des mauvais côtés, surtout à Bangkok. Les négociations perpétuelles avec les chauffeurs de taxi qui ne veulent pas mettre de « meter ». Les arnaques en tout genre sur les temples soit disant fermés. Les tuk tuk qui rodent… ;-) Mais en étant débrouillard, on se sort bien de ce genre de situations et elles n’occultent pas du tout à quel point le voyage est superbe. J’aurais un seul –humble- conseil à ceux qui y voyagent pour la première fois : ne commencez pas par Bangkok. Même si c’est souvent plus simple car on y atterrit, je conseillerais de partir immédiatement ailleurs comme je l’ai fait.

Une autre chose que je ne peux pas occulter est le fait que j’ai voyagé en Thaïlande seulement quelques semaines après la mort du Roi. (j’étais encore dans la période du 1er mois de deuil). J’étais préparée avant mon voyage depuis des mois et je savais que pour le peuple Thaïlandais, ce n’était pas un évènement anodin et que le peuple souffrait vraiment de cette perte. J’ai pu le constater tout le long de mon séjour et j’ai évidemment trouvé indispensable de m’adapter à cette réalité par respect pour les Thaïlandais : habits noirs pour les temples, noirs/sombres pour le reste du temps avec un petit nœud noir accroché sur le torse. Les Thaïlandais semblaient apprécier de voir cette forme de respect et j’avoue avoir été un peu choquée de voir certains occidentaux en couleurs fluo/jaune qui déambulaient comme si de rien n’était. Il me semble que c’est important de faire preuve de respect et d’un minimum d’informations préalables avant de visiter un pays (mais bon, ce n’est que mon humble avis).

Voici donc le récit de mon parcours! L’emphase du séjour pour nous : les temples, les paysages et la nourriture (oui, il y aura des photos de nourriture dans ce carnet!!) ;-)

Novembre 2016 en Thaïlande, pendant 2 semaines.
Islande août 2016 English translation pending
by Mlefevre · 2016-09-24 · 17 replies
Hello! Voilà la suite de nos aventures débutées en mai. Bonne lecture! Marie



Lien vers le récit avec texte et photos en cliquant ici

ISLANDE AOUT 2016 Suite de nos aventures débutées en Mai 2016. Samedi 06 août 2016 J1 Gullfoss Langjokull F335 Après un vol sans histoire depuis Paris CDG (on a croisé Caroline à la sortie de son avion, qui s’avère être aussi le nôtre! On en a profité pour échanger nos clés : elle récupère la voiture laissée sur le parking de CDG pour rentrer à Nancy), nous quittons l’aéroport en milieu d’après-midi. Ravitaillement, puis après avoir longé le Thingvallavatn qui nous étonne toujours avec son allure de lac scandinave, nous filons vers Gullfoss encore éclairée par le soleil déclinant, et entrons dans le domaine des hauts plateaux puis bifurquons vers l’ouest sur la F335, qui file vers le sud du Langjökull. Nous nous posons pour la nuit près du Sandvatn. Bienvenue en Islande, le pays des nuages !



Dimanche 07 août 2016 J2 Langjokull F336 Kerlingarfjoll F735 Grand ciel bleu au réveil, avec juste ce qu’il faut de nuages à l’ouest sur le Langjökull. Nous continuons sur la F335, impatients de voir ce qu’elle nous réserve. La piste est longuette, pas très roulante, mais la lumière est superbe. Nous dépassons un tout petit refuge, auquel sont adossés 2 vélos (courageux cyclistes car ça fait une trotte, nous passons sans nous arrêter pour ne pas les déranger… il est 5h du matin ! Oui nous sommes restés à l’heure française histoire de profiter des belles lumières) Nous passons un gué peu profond à cette heure matinale mais pas très lisible quant à l’endroit où traverser (peu de traces), puis abandonnons le fourgon un peu plus loin car la pente devient très raide. Nous continuons à pied vers le lac Hagavatn, d’où s’écoule cette vigoureuse cascade. Les petits cumulus de la nuit se sont transformés en lenticulaires du plus bel effet, on adore ! Le Langjökull fait son apparition. En mai nous avions eu l’occasion de nous balader sur son versant ouest. Le sud n’est pas mal non plus ! Un peu de vie dans ce monde hyperminéral, c’est l’été ! Retour vers le fourgon garé un peu plus bas dans la vallée. Il est 7h30, le soleil passe au-dessus des montagnes… Nous redescendons la F335, toujours surveillés par quelques jolis nuages lenticulaires, reprenons la F35 vers le nord, puis bifurquons vers la F336, piste facile puisqu’aménagée pour des tours en mountain trucks sur le glacier. Personne à cette heure matinale…superbe vue sur le glacier et ces belles montagnes tourmentées. Retour sur la F35, nous dépassons le Hvitarvatn près duquel nous avions campé il y a 4 ans, puis tournons vers l’est (F347) et le massif de Kerlingarfjoll que nous n’avions fait qu’effleurer la dernière fois à cause du mauvais temps. Cette fois il fait très beau, aussi nous dépassons le camping et nous filons directement vers le parking du haut. Profitons du beau temps pour sortir des sentiers battus (et balisés) ! Nous descendons vers la passerelle, puis nous remontons la vallée de Hveradalir en rive gauche. Les sommets de Snaekollur et Lodmundur (un peu plus de 1400 m) nous font de l’œil, mais on préfère se concentrer sur les manifestations géothermiques. Festival de couleurs avec ce généreux soleil ! Pas facile de trouver le meilleur chemin dans ce dédale de rhyolite et de sources chaudes… Arrivés en haut de la vallée, avant de changer de versant nous décidons d’aller voir ce gros névé de plus près, d’un peu trop près en fait ! Fred se retrouve soudain englué dans 60 cm de sables mouvants, gros fou rire une fois qu’il s’en extirpe, pantalon et chaussures repeints couleur locale ! Pour traverser la vallée, Il nous faut franchir encore 2 ruisseaux, Un bleu et un rouge, incroyable !



Le bleu passe sous un pont de neige joliment sculpté… Retour parfois un peu acrobatique jusqu’au fourgon (il eut été plus simple de revenir sur nos pas en restant en rive G de la rivière principale, mais on préfère les boucles !) Nous filons ensuite sur la F35 toujours vers le nord, afin de faire trempette à Hveravellir. Fred s’y baigne tandis que je fais un tour dans la zone géothermale à présent très aménagée. Elle surplombe le camp. A l’ouest le Langjökull…toujours lui (il fait 50 km de long) Nous prenons ensuite la F735 étonnamment champêtre, et nous posons tout au bout de la piste, avec vue imprenable sur le Langjökull et le petit refuge de Thjofadalir (nous y apercevons 2 randonneurs qui parcourent sans doute le sentier de randonnée du Kjalvegur qui longe le flanc est du glacier) Les « ornières » sont en fait les traces des passages répétés des chevaux.

Lundi 08 août 2016 J3 Landmannalaugar Skalli Ce matin le ciel est un peu couvert mais les premiers rayons du soleil éclairent tout de même le Langjökull.



A contre-jour les fumerolles de Hveravellir, à une dizaine de km. En route pour le Landmannalaugar, nous reprenons la F35 vers le sud cette fois, puis la route 30, si bucolique, avec ses fermes et ses balles de foin multicolores (si quelqu’un a une explication ? C’est comme les chamallows, il y en a des blanches, noires, vertes, bleues et rose !) Nous passons au nord du redoutable Hekla (volcan « en retard » dans son rythme éruptif théorique, gloups !) La piste F208 qui mène au Landmannalaugar est très fréquentée, il n’y a plus que de rares gués, belle occasion de faire une pause-déjeuner en regardant les voitures traverser…il y a les prudents qui attendent que les autres leur ouvrent la voie, les habitués qui ralentissent juste ce qu’il faut pour épargner leur radiateur, et les frimeurs qui vont tout schuss…une voiture de rangers est venue examiner le gué en le traversant à plusieurs reprises dans tous les sens afin de s’assurer de l’absence de danger (trou, grosse pierre) On n’a jamais vu autant de rangers que cette année… Depuis ce gué on voit bien la cascade rouge de Raudufossar, où je prévois une petite balade… Après avoir traversé une zone très verte prisée des moutons, Nous arrivons enfin près des premières montagnes de rhyolite et de la grosse coulée de lave. Le ciel est pour le moins…perturbé ! Belles collines très graphiques malgré le temps qui se couvre. Nous grimpons (la piste est très raide avec une tôle ondulée énorme) jusqu’au Ljotipollur, lac de cratère d’une étrange teinte métallique dans un écrin de roches rouges, dont quelques courageux cyclistes font le tour… Puis nous faisons une petite pause au col qui surplombe le Frostadavatn et cette énorme coulée de lave. Rivière bleue, montagnes vertes et rouges, nous voilà presqu’arrivés. Voilà le camp du Landmannalaugar. Les prévisions météo semblent un peu trop optimistes, mais confiants, nous prenons le nécessaire pour bivouaquer et partons en milieu d’après-midi à la recherche des montagnes bleues (voir épisode précédent ici ! sites.google.com/...sgil-landmannalaugar) Il devrait faire beau demain : l’idée est de bivouaquer au pied de Hattver ce soir, puis d’aller à Sveinsgil demain et de rentrer ensuite. Nous partons vers Skalli, dépassons le sommet et cherchons du regard la crête qui doit nous permettre de descendre vers la Jokulgil. « Coup de chance » (remarquez les guillemets), un groupe d’une dizaine de personnes qui arrive en face bifurque sans hésiter vers l’est. Nous pensons vu l’importance du groupe qu’ils sont accompagnés d’un guide et leur emboîtons le pas, d’autant plus volontiers que là où ils ont tourné se trouve un petit panneau indiquant Hattver. Je me dis que cette fois-ci devrait être la bonne, toutefois un peu contrariée à l’idée que nous ne serons pas seuls ce soir au bivouac. Très vite le groupe part vers le NE tandis que 2 ou 3 piquets rouge nous poussent à continuer plein est. Le doute s’installe…Nous préférons suivre les piquets, qui disparaissent très vite…pas de trace visible…on tâtonne, on va voir par ici, par là, pas de trace… Il pleuviote depuis 1 heure, le groupe a l’air d’hésiter aussi, prend une crête, puis l’autre…un courageux pose son sac et part en éclaireur mais impossible de voir ce que ça donne plus bas… Bref, tout le groupe décide de descendre une crête sans savoir comment elle se termine… Tout ça ne nous inspire pas, il est 19h30, on en a plein les pattes de ces descentes/remontées en sol meuble ou très profondément moussu. Alors on décide de bivouaquer sur la crête au pied de Skalli, et de profiter du beau temps prévu demain pour y voir plus clair. Notre crête est par là mais où exactement, mystère ?

Mardi 09 aout 2016 J4 Landmannalaugar Skalli fin Raudufossar Un peu de pluie pendant la nuit mais pas de vent. Petit pipi vers 5h, le ciel est dégagé du côté du Torfajökull, au sud où nous irons tout-à-l’heure, chouette ! Attendons tout de même le lever du soleil, il fera meilleur… Par contre au Nord, côté Blahnukur, c’est couvert… Nous nous rendormons une petite heure, toujours pas de soleil…nous sommes dans la soupe, flûte ! Impossible de trouver la fameuse crête dans ces conditions ! Caramba, encore raté ! Nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de terminer le tour de Skalli. Les paysages ont l’air superbe, même si on n’en devine que quelques échantillons ! Personne au sommet du Blahnukur à cette heure matinale. La coulée de lave s’étend jusqu’au camp du Landmannalaugar encore assoupi. Nous rejoignons finalement le Laugavegur, Puis arrivons en vue du camp. Il nous reste à contourner la coulée de lave, En passant par le col de Brennisteinsalda. Il est 8h30 et nous croisons une foule de randonneurs qui démarrent le trek du Laugavegur. Les prévisions météo sont très glauques pour les jours qui viennent et nous frémissons en voyant l’équipement de certains. Enormes sacs avec plein de trucs accrochés partout qui brinquebalent, tellement pleins que certains portent leur tente à la main ! Ça va saigner ! Pour le moment le ciel se dégage, profitons-en ! Ces jolies mousses savent elles aussi profiter du micro-climat généré par les fumerolles. Et les moutons se débrouillent eux aussi très bien. Nous voilà de retour au camp, qui se reconnaîtra ? Il nous faut profiter au maximum des dernières heures de beau temps alors Après une pause déjeuner près de la Jokulgil, où nous en profitons pour faire sécher la tente, Nous repartons vers Raudufossar. Un sentier balisé mène jusqu’au pied de la cascade. Nous traversons ce charmant ruisseau bordé d’une mousse si verte qu’elle donne l’impression d’être ensoleillée ! Le sentier, non balisé, mais évident, monte ensuite en rive gauche de la cascade. Pourquoi ne pas se contenter de cette jolie cascade ? Il faut jeter un œil sur google earth pour avoir la réponse…. Nous remontons la rivière jusqu’au pied de cette montagne, 2 km environ, à plat… Et là ! Nous arrivons à la source de la rivière rouge : une énorme résurgence, incroyable ! Nous mangeons un morceau près de la source, guettant un hypothétique rayon de soleil… Puis nous commençons à avoir froid, il est temps de redescendre, non sans admirer encore et encore les incroyables couleurs de cette rivière et de ses petits affluents.

La pluie annoncée n’est toujours pas là, alors nous décidons de rester dans le coin jusqu’à ce qu’il fasse vraiment moche et nous allons dormir près du lac Kirkjufellsvatn, juste en dehors du parc National où il est interdit de stationner pour la nuit en dehors du camp. Il sera toujours temps de quitter la région demain si le temps est trop mauvais pour espérer profiter des paysages.

Mercredi 10 août 2016 J5 Landmannalaugar Sveinsgil F208 sud 4h01 : j’ouvre un œil…lever de soleil sur les montagnes ! Incroyable, non seulement il ne pleut pas mais en plus il y a du soleil. Branle-bas de combat, il faut en profiter, on se reposera quand il fera moche ! Que pourrait-on bien faire aujourd’hui ? Tiens, si on allait voir les montagnes bleues ? Fred est OK, sans broncher : lui aussi devient obsédé par cet endroit. Je m’attendais à quelques réticences mais non…il faut dire que le fait d’essayer par ce côté doit nous faire découvrir d’autres paysages. Et puis cette fois j’ai une trace GPS (trouvée sur google earth, wikiloc) Nous longeons le bord du lac, survolés par des oies au vol encore assez désordonné ! Il y a encore des progrès à faire avant la migration ! Le vol en V ressemble plutôt à un W ! Puis nous montons vers le col, entre mousses vertes et sources orangées. Après 1h de marche, nous sommes au col, puis nous traversons un petit plateau d’altitude avant de tomber bouche-bée sur les montagnes colorées du Landmannalaugar avec à nos pieds les méandres de la Jokulgil. Nous suivons scrupuleusement notre trace GPS, qui ne passe pas toujours aux meilleurs endroits (notre prédécesseur a dû pas mal tâtonner) quand soudain du bleu apparait au milieu de la rhyolite jaune et rouge ! Il nous faut à présent descendre dans la vallée, rejoindre la confluence, traverser la Sveinsgil puis remonter en face sur cette crête hérissée de pics, gloups ! C’est sur cette crête qu’il y a 4 ans nous avions renoncé, épuisés et frigorifiés. D’ici on voit très bien Skalli et la crête que le groupe de randonneurs que nous avions suivis avant-hier avait choisi de descendre. Elle se termine par une cascade à sec, un ressaut infranchissable ! Il a dû y avoir de l’ambiance dans le groupe quand ils sont arrivés à ce cul-de-sac ! Impossible toutefois d’identifier avec certitude la bonne crête depuis Skalli…Je me demande si les piquets n’ont pas été déplacés… Bref, nous voilà en haut de l’abominable crête. Il y a une trace, qui semble se terminer au niveau des pics. Ensuite nous perdons le sentier. Le vent souffle fort, le sol est instable, les pentes sont raides, on commence à en avoir plein les pattes… Ne trouvant pas de passage « raisonnable » pour continuer au-delà des pics, nous traçons tout droit vers la rivière dans un immense pierrier bien raide et bien instable, mais ça passe. Les collines se rapprochent, on distingue d’ailleurs une tente. Encore une colline, un nouveau pierrier, et nous voilà au bord de la rivière, en un seul morceau, ouf ! Un miraculeux rayon de soleil nous accueille alors que nous arrivons au Graal !

Il y a là un couple de jeunes Suisses qui a bivouaqué ici ! Ils sont bien chargés car ils voyagent sac au dos et trimballent en permanence toutes leurs affaires avec eux, chapeau ! Ils ont randonné avant au Hornstrandir (3 jours de tempête bloqués sous la tente) et ont parcouru le Laugavegur (un peu affolés par le monde) Ici c’est plus tranquille ! Ils repartent vers le Landmannalaugar et nous restons seuls à profiter de l’endroit, l’explorant sous toutes ses coutures. Le fond de l’air est trop frais pour une pause réparatrice, aussi nous décidons de ne pas repasser par l’horrible crête où nous a emmenés notre trace GPS mais de rentrer par la rivière. Une dizaine de traversées à gués plus tard (courant raisonnable et eau au maximum à mi-cuisse. A 2 avec des bâtons c’est sans problème), nous retrouvons la confluence de la Sveinsgil et de son affluent. Le retour nous semble être une formalité maintenant que nous savons où passer. Nous croisons peu avant l’ultime col un couple d’Islandais plus tout jeune, qui a bivouaqué dans un vieux Landrover près du Kirkjufellsvatn comme nous. C’est la 6 ou 7ème fois qu’ils vont aux montagnes « vertes ». Eux les voient vertes. Le temps devient très menaçant mais ça ne semble pas les émouvoir. Il pleut quand nous retrouvons le fourgon…3h de marche pour le retour (4h à l’aller, 3h pour le retour, 17 km et 1000 m de dénivelé) Après une bonne douche, nous parcourons la F208 sud avec un temps aussi bouché que la dernière fois ! Dommage car elle est très belle ! Nous prenons en ministop à plusieurs reprises une motarde dont le compagnon a bien du mal à franchir les gués successifs au volant de sa moto de route bien chargée. A chaque gué, elle embarque avec nous ce qui lui évite de traverser à pied. C’est vraiment chaud pour la moto ! Une chute dans un gué et le moteur est fichu je pense… Du coup il se fait tard et nous nous contentons de quitter le parc d’Eldja où le bivouac est aussi interdit pour aller nous poser au bord de la piste 209. Nous voyons passer une douzaine de 4X4 italiens à la queue leu leu….puis plus personne !

Jeudi 11 août 2016 J6 Fjardrargljufur Il fait trrrès moche, on va pouvoir se reposer (positivons !) Nous regagnons la route N°1, faisons le plein de bouffe, d’eau et de gasoil à Kirjubaejarklaustur, une longue séance internet… Puis une petite balade le long du canyon de Fjardrargljufur, très (trop) fréquenté et très (trop) balisé (cordes un peu partout), histoire de prendre un peu l’air et de s’ouvrir l’appétit. Nous déjeunons quelque part le long d’une piste dans le Myrdalssandur, près de ce que j’appelle une colline « à biquette ». Il y a plein de petites collines surmontées d’une biquette d’herbe, je ne sais pas pourquoi ? Puis en dépit des prévisions pas mirobolantes nous décidons de faire demain le tour du Myrdalsjökull par le nord si bien qu’après avoir poussé jusqu’à Hvolsvöllur pour bien compléter le plein de gasoil, nous trouvons un coin pour la nuit dans les Vosges… enfin quelque part dans une forêt de sapins où l’on trouve même des groseilles, sur la route 261, un peu avant qu’elle ne se transforme en piste.



Vendredi 12 août 2016 J7 F261 F210 Strutur F232 Il a plu toute la nuit, ça sent bon le sous-bois. La veille nous avons fait une petite balade dans la forêt, qui est exploitée, en témoigne cette toute petite scierie. Nous dépassons la dernière ferme avant le domaine des glaciers. Comme il a bien plu, ça ruisselle de partout, ce qui m’inquiète un peu pour les gués. Cette piste F261 longe en rive droite la Markafjlot vers Thorsmork . Elle est bien plus facile que la F249, en rive gauche et permet d’avoir un bon aperçu de cette vallée. Il faut toutefois une voiture avec une bonne garde au sol. Le Gigjokull, admiré en mai, nous fait en cette fin d’été un peu pitié. C’est une langue de l’Eyjafjallajökull, le fameux glacier dont un volcan sous-glaciaire a bloqué le ciel européen il y a quelques années. Nous arrivons « en face » de Husadalur, principal camp de la vallée de Thorsmork, inaccessible puisque la Markafjlot n’est pas franchissable à cet endroit (on la traversera plus au nord sur un pont). Au-dessus de Husadalur, le Valahnukur où nous sommes montés en mai. Ensuite la piste grimpe sur les flancs de Einhymingur, la montagne cornue, emblématique du trek du Laugavegur. A ses pieds le refuge de Hrutkollur et déjà des couleurs d’automne. Il faut désormais un vrai 4X4. Plus loin plusieurs gués, dont celui-ci sur la Innri-Emstrua. C’est par-là que nous partageons la piste avec les marcheurs du Laugavegur mais à cette heure matinale il n’y a pas encore grand-monde. Pour ceux qui voudraient faire ce trek sans croiser de voiture (pas très glamour de marcher là où passent des voitures je trouve), faites comme nous : les pistes 261 et 210 n’ouvrent qu’après la 208 (piste qui mène au Landmannalaugar) donc en tout début de saison, il n’y a sur le trek aucune voiture et beaucoup moins de marcheurs, mais de la neige (pieds mouillés garantis !) Certes en tout début d’été vous ne verrez pas ces attendrissantes fleurs roses qui égaient ce paysage minéral… Nous arrivons au gué de Hvanngil vers 9h mais ne le traversons pas puisque nous poursuivons vers l’est sur la F210. Après un passage laborieux sur des plaques de lave où il faut vraiment rouler au pas, nous traçons sur le Maellifellsandur, immense désert de sable noir, où trône le…Maellifell encapuchonné d’épais nuages. Juste avant ce volcan, nous tournons vers le nord en direction du Strutur, autre volcan emblématique, près duquel se trouve le refuge éponyme. Nous sommes sur le Strutivegur, sentier de randonnée infiniment moins fréquenté que le Laugavegur (mais aux paysages moins colorés) Nous déjeunons puis partons faire trempette à Strutslaug, source chaude située à quelques km. Il ne s’agit pas vraiment d’une simple balade digestive, mais d’une vraie randonnée avec un peu de dénivelé. Nous remontons d’abord une jolie rivière bordée de mousse fluorescente qui contraste avec la roche volcanique d’un noir profond, puis nous la quittons pour grimper sur le plateau ce qui nous offre une vue terrible sur le Mordor ! Encore quelques montées et descentes (le plateau est sillonné de ruisseaux qui ont creusé la cendre) et nous arrivons en vue du Holmsarlon et de ses marécages moussus. La source chaude se trouve au nord-ouest du lac (le sentier est balisé puisqu’on est sur le Strutivegur) Eclaircie miraculeuse en arrivant : un groupe d’anglais tout roses nous accueille gentiment. Le hotpot est very hot et il faut passer par ici et surtout pas par là si on ne veut pas finir comme un homard ! Pendant qu’ils se rhabillent nous explorons un peu les alentours : ici on doit pouvoir faire cuire un œuf très rapidement ! Nous faisons une trempette rapide car l’eau est beaucoup trop chaude pour moi, impossible de m’y plonger entièrement. Arrivent ensuite 2 Suisses (encore ! et toujours des germanophones) qui font le Strutivegur. Nous leur cédons volontiers la place, on est à point ! Retour vers le refuge de Strutur, en dépassant les Anglais complètement ramollis par leur baignade (je me demande s’ils sont rentrés avant la nuit !) En tout cas cet hélico qui passe devant le Strutur (968 m contre 790 pour le Maelifell) n’était pas pour eux… Cette fois le Maelifell s’est échappé des nuages ! On distingue la piste qui mène au refuge de Strutur. Au fond le Myrdalsjökull. Nous repassons en face du Mordor avec sa rivière de sang qui se mélange plus bas à une rivière d’un bleu plus classique. Nous prenons tout notre temps pour déguster la fin de la piste et nous émerveillons de voir un peu de vie dans cet univers si austère !

Afin d’éviter un gué réputé difficile nous quittons la F210 et poursuivons sur la F232. Après le noir du Myrdalssandur, le sol reprend des couleurs. Nous longeons le Myrdalsjökull depuis plusieurs dizaines de km et celui-ci nous impressionne toujours autant. Il fait presque nuit quand nous nous posons près de la Holmsa. Nous avons adoré cette traversée, même si nous n’aurions pas boudé quelques rayons de soleil supplémentaires !

Samedi 13 août 2016 J8 Langisjor Breidbakur Skaelingar Eldja F233 4h15 une lueur rose me réveille ! Vite, profitons de cette lueur solaire inespérée ! La nature s’éveille à peine, nous dérangeons des foultitudes d’oies « roses », tandis que les moutons émergent tout juste, presque tous endormis sur les flancs nord-est des collines afin de profiter du soleil levant. Devrons-nous traverser ces méandres de la Holmsa qui ondulent paresseusement dans la plaine ?



Non la piste les contourne, passe près du Sandfellsjökull et après un ou deux gués débonnaires rejoint la 209 puis comme il ne pleut pas et qu’il nous reste plein de carburant, nous filons par la F208 en direction de Langisjor, où nous étions allés il y a quelques années avec un temps pourri. J’espère cette fois pouvoir admirer la vue depuis le Sveinstindur (1103 m) Le temps d’avaler un morceau, son sommet disparait dans les nuages, grmbl ! J’active le plan B (B comme Bien moins fatigant !) : une piste (il y a un panneau) mène vers Breidbakur, à l’ouest du Langisjor, allons voir ce qu’il en est. Elle est superbe, bien que parfois assez difficile (pentes raides et gros cailloux). Nous n’y croisons qu’un gros camion 4X4. C’est un cul de sac mais ça vaut vraiment le coup d’aller tout au bout (1h de mémoire pour 10 km) A l’est la Tungnaa qui nait du Vatnajökull Et à l’ouest le Langisjor. Au-delà par beau temps on doit pouvoir discerner la chaine du Laki, mais pas aujourd’hui… Retour sur la F235 puis nous prenons à G (vers l’est) une piste qui passe dans un lac ! La piste (difficile) passe donc dans le Blautulon, on la voit qui réapparait un peu plus loin. Rien de difficile mais c’est assez flippant car on ne voit pas d’éventuels rochers immergés. Elle passe ensuite un peu au sud d’Uxatindar aux petits airs de Devil’s Tower. Plus loin elle longe la Skafta. Malgré une météo qui s’améliore je ne parviens toujours pas à distinguer les volcans du Laki…pourtant tout proches en théorie (6 km) Je pense qu’ils sont trop petits et qu’on ne les identifie que lorsqu’ils sont alignés comme lorsque l’on grimpe au sommet du Lakagigar. Nous passons près du refuge de Skaelingar où nous franchissons le gué 3 fois dont une fois en marche arrière (gloups, qq gros cailloux) pour faire traverser un randonneur (un Français cette fois) Encore un gué assez profond mais sans courant et nous revoilà sur la F208 près de la faille d’Eldja, où nous ne sommes jamais allés, craignant la foule. La lumière devient superbe en cette fin de journée et il ne devrait plus y avoir trop de monde : allons-y ! Nous devenons civilisés et prenons même avis auprès de la rangerette quant au plus beau sentier ! Elle nous conseille sans hésiter de prendre celui du haut, qui permet de surplomber la rivière et offre une vue grandiose sur Ofaerufoss et le Gjatindur. Nous réalisons que nous sommes passés tout près tout-à-l’heure ! J’adore au fil de nos pérégrinations comprendre et reconnaitre peu à peu le paysage. Quand il fait beau c’est plus facile évidemment ! Nous descendons vers la cascade, puis remontons jusqu’à une plate-forme métallique fort intelligemment placée derrière un éperon rocheux, ce qui la rend quasi invisible de loin. Retour au fourgon par le bas, toujours dans la belle lumière du soir. Encore une journée qui finit en beauté ! Enhardis par les capacités de franchissement de notre fourgon, nous décidons d’aller voir de plus près ce fameux gué sur la piste F233, réputé difficile et que nous avions choisi d’éviter lors de notre tour du Myrdalsjökull. Depuis la F233, nous apercevons une dernière fois au loin la gigantesque faille d’Eldja, puis la piste descend dans la vallée et rejoint le Strutivegur au niveau du gué sur la Sydriofaera. Nous suivons scrupuleusement les indications de notre Trackbook et ça passe sans problème. Nous dormons un peu plus loin au bord de la piste. Je me rends compte à présent que nous avons bêtement oublié d’aller voir à quoi ressemble le lac Alftavoetn (à ne pas confondre avec l’Alftavatn situé plus à l’ouest).

Dimanche 14 août 2016 J9 F233 F210 langues glaciaires du sud Pas de lueur rosée ce matin, il fait moche, trrrès moche. Encore quelques gués et nous rejoignons la F210, faisons nos adieux au Maelifell et au Myrdalsjökull, dérangeant à nouveau quelques oies dans la vallée de la Holmsa.

Petit détour vers la cascade d’Axlarfoss (remarquez toutes les petites résurgences à G de la cascade) Puis nous poursuivons vers le sud du Myrdalsjökull. Point météo sitôt arrivés sur la route N°1 : les prévisions ne sont guère folichonnes pour les jours à venir dans le sud, filons donc vers l’est ! Nous faisons une pause déjeuner près du Breidarlon : une piste permet de s’approcher tout près du glacier ! Puis nous faisons un saut au Fjallsarlon, qui comme le Breidarlon est un lac issu du Vatnajokull, plus grand glacier d’Islande et d’Europe, grand comme la Corse. Incontournable arrêt au Jokulsarlon, où il y a un monde fou et même des bouchons sur le parking ! Nous remarquons des cartons sur plusieurs glaçons ?! Si quelqu’un a une explication ?! Moins de monde sur la plage du Jokulsarlon… Puis nous prenons la piste F985 qui monte au-dessus de la langue glaciaire du Skalafellsjökull mais le temps est si bouché que je n’ai aucune photo potable ! De cet endroit partent plusieurs « pistes » qui permettent (avec des engins adaptés of course) de traverser le Vatnajökull, ça m’épate ! Sous la pluie, nous reprenons la route N°1 et dormons sur une piste qui descend vers la mer un peu après Höfn.

Lundi 15 août 2016 J10 Therribjörg Encore une journée grise qui s’annonce, profitons-en pour rouler et changer de région. En route pour Egilstadir où nous faisons un bon ravitaillement, une bonne séance internet. C’est fou le nombre d’Italiens rencontrés cette année en Islande, particulièrement dans l’est ! J’ai repéré une rando au nord de Egilstadir, près de la route 917 qui était fermée en mai. Une piste qui part de la 917 permet de s’approcher du départ de la balade, mais nous devons nous arrêter un peu avant le parking car c’est impossible pour nous de franchir ce bourbier en montée. Après 1/2h de marche nous arrivons au vrai départ de la rando, il est déjà 15h00 passées… L’éclaircie espérée dans l’après-midi se fait attendre… Le sentier, balisé, file vers le nord dans des champs de cailloux pas très « roulants ». Le ciel est couvert, et au fil de la montée nous nous retrouvons dans les nuages, grmbl ! L’heure tourne, et je me demande si ça vaut bien la peine de poursuivre quand une trouée dans les nuages nous donne un petit espoir.

Voilà les montagnes colorées de Therribjörg que nous cherchons 600 m plus bas, cette petite crique faisait office de port de commerce ( !!! c’est dire si le coin est par ailleurs hostile à toute forme d’accostage) mais les difficultés pour hisser ensuite la marchandise au sommet de la falaise ont rapidement conduit à son abandon. Il nous faudrait descendre au niveau de la mer pour bien profiter de la vue sur les falaises mais il se fait tard, le temps est incertain, le sentier est hyper raide dans des éboulis, si bien que nous préférons rebrousser chemin. Quelques rayons de soleil sur le chemin du retour essaient de nous faire changer d’avis…sans succès. C’est une balade à faire par beau temps et de préférence le matin pour avoir un bon éclairage sur les pics colorés. L’éclaircie arrive enfin, découvrant les sommets du massif des Dyrfjöll. A nos pieds le Heradssandur, gigantesque delta de 25 km de large, où se jettent pas moins de 3 rivières dont la Jokulsa a dal issue du Vatnajokull (encore lui !). C’est sur cette rivière glaciaire (et la Jokulsa i Fjlotsdal qui se jette dans le Lagarfjlot) qu’a été construit le gigantesque barrage de Karahnjukar, où nous irons dans les jours qui viennent. Nous reprenons la route 917 en direction de Vopnafjordur et nous trouvons une petite piste au bord de la mer pour passer la nuit, juste en face du village. Coucher de soleil wagnérien qui nous fait presque louper un superbe arc en ciel tellement nous sommes hypnotisés par les couleurs du ciel ! A l’ouest (ben oui !) le soleil couchant et dans notre dos cet arc en ciel qui va durer plusieurs dizaines de minutes !

Mardi 16 août 2016 J11 Stori Karl Hjodaklettar Karl og Kerling Herdubreidalindir Au programme aujourd’hui la péninsule de Langanes pour aller voir une colonie de Fous de Bassan (îlot de Stori Karl) La piste est longuette et je croise les doigts pour que les fous soient au RDV car les paysages à eux seuls ne justifient pas tous ces km. Toujours matinaux, nous y arrivons vers 7h30 et le site est désert… Quelques pas vers la mer et oui ! Le rocher est blanc d’oiseaux, ça virevolte dans tous les sens. Tous les stades de maturité sont représentés et les jeunes ados s’entrainent à la voltige aérienne. En y regardant bien, quelques cadavres d’oiseaux flottent entre deux eaux au pied de la falaise. Ça passe ou ça casse ! Et visiblement il y a pas mal de pertes… Une passerelle en surplomb permet d’admirer sans risque les volatiles, il fait très bon, nous passons un bon moment sur place avant de reprendre la piste. Beaucoup de bois flotté comme partout sur la côte nord. La piste pour Hjodaklettar était fermée en mai et comme nous avions envie d’y retourner (vu une seule fois avec les enfants en 2003, ça commence à dater), nous allons y faire une petite balade. Nous passons près de la grotte de lave, où se déroule une cérémonie étudiante apparemment, puis on continue vers la montagne rouge qui surplombe la Jokulsa A Fjollum, issue du….Vatnajökull (encore !) C’est cette rivière qui donne les cascades de Selfoss, Dettifoss et Hafragilfoss où nous avons fait une superbe balade en mai. A présent, il y a déjà quelques couleurs automnales et pas mal de myrtilles et autres camarines. Le ciel est blanc, il y a pas mal de monde, on connait déjà un peu le coin, bref…bof ! Tiens si nous allions vers le sud, voir Karl og Kerling, nous ne connaissons pas et personne ne va par là… Très bonne surprise cette petite balade de quelques km : le ciel est bleu et blanc, il n’y a personne et on découvre l’endroit et ça nous a bien plu ! 2 énormes colonnes de basalte s’élancent vers le ciel dans un méandre de la tumultueuse Jokulsa (… a Fjollum donc) qui se fraie un passage entre orgues basaltiques et cendres rouges Tandis que quelques fleurs égaient le tableau… Nous repartons vers l’aval et le parking, puis reprenons la route 862 vers Myvatn. Le ciel se dégage et c’est un festival de lenticulaires avec une lumière splendide ! Si on en profitait pour faire la F88 au moins jusqu’à Herdubreidalindir ? OK, mais d’abord filons à Myvatn refaire le plein de gasoil ! Nous ne prenons pas le temps de nous arrêter pour faire des photos du ciel, persuadés que cela va durer mais hélas, le temps de passer à Myvatn, le ciel se normalise… Je suis sûre que ceux qui étaient ce 17 août 2016 vers 17h00 dans ces parages gardent du ciel un souvenir ému, c’était splendide… Bref, voilà le ciel quand nous arrivons en vue de l’Herdubreid, pas mal mais tellement moins magique que 2 h avant, snif…Ce volcan tabulaire est emblématique de la région ! On le voit de presque partout…quand le temps le permet ! Nous longeons la Jokulsa a Fjollum, encore elle, qui s’étire entre désert et montagnes. 1er gué sur la Linda, son affluent puis 2ème gué, bien balisé. Tout au fond l’imposant massif de Kverkjoll avec sa langue glaciaire caractéristique qui coupe en 2 la montagne et au 2ème plan l’oasis de Herdubreidalindir. Ciel flamboyant au crépuscule, Aux couleurs du drapeau islandais.



Quelques campeurs arrivent encore après nous. Ce sont pour la plupart des Islandais qui savent que cet endroit est bien plus douillet que le minéral camp de l’Askja.

Mercredi 17 août 2016 J12 Askja coulée du Bardabunga Pluie durant la nuit et même au réveil. Du coup grasse mat’ et internet… Le ciel est gris et nous ne faisons pas de photos sur la piste qui mène à l’Askja. Nous y arrivons en milieu de journée. La rangerette (c’est simple on n’a vu sur ce voyage que des rangers filles !) nous confirme qu’une amélioration est prévue à partir de 15h00. Du coup nous prenons le temps de déjeuner avant de démarrer vers 15h30 directement depuis le camp une rando qui mène sur la lèvre du cratère de l’Askja. Le sentier continue ensuite jusqu’au petit lac (le Viti) mais il faut ensuite revenir par la piste, bof. Nous décidons de faire un aller-retour jusqu’au bord du cratère. Le sentier s’élève rapidement au-dessus du camp, Au loin nous apercevons la piste qui monte au parking duquel on rejoint les lacs (Oskjuvatn le grand et Viti le petit chaud par une marche d’une quarantaine de minutes, que nous avons déjà faite 2 fois, autant changer…) Quelques trouées de ciel bleu au loin mais pour le moment nous prenons une bonne averse ! Mais qui dit pluie et soleil dit…arc en ciel ! Il suffit de le chercher, il est là dans notre dos, du côté de l’Herdubreid au pied duquel nous avons dormi cette nuit. Nous dépassons quelques lacs asséchés, qui doivent se remplir lors de la fonte des neiges pour disparaitre ensuite car les ponces et cendres blondes de l’Askja sont très poreuses et ne retiennent pas l’eau. Voici la dernière longueur avant d’arriver sur la lèvre du cratère, alors qu’arrive enfin l’éclaircie attendue ! Au loin l’Herdubreid reste coiffé de nuages. Waouh, quelle vue époustouflante ! Le lac Oskuvatn (1000 m d’altitude environ) scintille au soleil tandis qu’au loin on devine la courbe des bords de la caldeira de l’Askja. En y regardant bien, plus au nord, on devine la dépression du Viti, le petit lac chaud (28°C ) où nous nous étions baignés lors de notre 1er voyage avec les enfants. Le sentier continue vers les lacs. Les gens qui nous suivaient y descendent, tandis que nous restons fascinés à détailler les contours du Mordor (encore !) vers le sud. Nous sommes à contre-jour : les couleurs sont moins perceptibles mais les fumerolles bien mises en valeur. Quand nous sommes arrivés, juste après l’averse, toute la zone où nous sommes à présent fumait sous l’effet de l’évaporation de l’eau de pluie chauffée par le soleil sur le sol de cendres noires. Ça a duré 10 ou 15 mn et puis plus rien. A présent le sol est sec. Nous essayons de repérer l’endroit où s’est produit le gigantesque glissement de terrain en juillet 2014. Un énorme pan de montagne s’est détaché de la partie sud-est des montagnes entourant l’Oskjuvatn, créant un tsunami de plusieurs mètres de haut qui a déferlé vers le Viti. Heureusement cela s’est produit peu avant minuit et il n’y a donc pas eu de victime. A la suite de cet éboulement, le niveau du lac a monté de 1 ou 2 m alors qu’il est le plus profond d’Islande (220 m) et qu’il fait environ 4 km de diamètre ! Pour plus de détails : en.vedur.is/...hes/articles/nr/2929

Le ciel se couvre à nouveau, nous avons bénéficié d’une éclaircie miraculeuse, quel timing ! A la descente, l’Herdubreid (1682 m) semble entrer en éruption ! Il est pourtant éteint depuis 10000 ans, une paille pour l’Islande ! Que faire à présent ? Nous sommes tentés par la piste 910 ouest pour rejoindre la F26 mais les 2 rangerettes interrogées (séparément !) nous la déconseillent fortement sans toutefois nous l’interdire. Nous choisissons d’être raisonnables et d’aller vers Kverkfjoll. Par excès de confiance (nous sommes déjà venus par ici 2 fois) Fred néglige de regarder la carte et m’envoie sans faire exprès sur la piste 910 ouest ! Quand nous réalisons notre erreur, quelques km plus loin, en tombant sur ce lac- le Dyngjuvatn, nous décidons finalement de continuer sur cette piste jusqu’aux premières difficultés. Il sera toujours temps de faire demi-tour ! Comment résister à l’envie de continuer sur cette superbe piste de sable qui nous mène tout droit vers la coulée de lave du Bardarbunga (éruption d’aout 2014 à février 2015), tandis qu’à plus de 70 km de là le Kverkfjoll brille dans le soleil miraculeusement réapparu ! Au nord, l’Herdubreid avec une lumière d’enfer ! Nous traversons une zone parfois inondée-sans doute lors de la fonte des neiges, puis la piste tourne vers le sud-ouest, en direction du Bardarbunga qui se situe en fait très loin dans la partie ouest du Vatnajökull à 70 km, mais sa coulée de lave est venue jusqu’à la Jokulsa a Fjollum, la forçant à se détourner vers l’est. Nous nous arrêtons à un petit parking d’où part une balade de quelques centaines de mètres sur la coulée toute récente. Nous y trouvons des Suisses (encore et toujours des germanophones !) dont le guide connait bien l’Islande. Lui aussi nous déconseille de continuer sur cette 910 ouest. Enfin arrive un gros 4X4 de scientifiques islandais (c’est fou le nombre de scientifiques qui trainent dans le coin !) qui parlent un Français parfait et confirment que la piste traverse des champs de lave difficiles à négocier et qu’ils ont dû faire demi-tour devant un gué trop gros pour leur énorme voiture. L’affaire est entendue, nous n’irons pas ! Avec tout ça il est bien tard, la nuit va tomber aussi décidons nous de passer la nuit sur ce parking. Atmosphère de fin de journée et de bout du monde incroyable. Cerise sur le volcan, la pleine lune se lève majestueusement tandis que le massif de Kverkfjoll s’emmitoufle dans une couette de nuages pour la nuit.



Ah là là ! Quelle journée encore une fois ! Merci Fred de n’avoir pas regardé la carte !

Jeudi 18 août J13 Skafta, Askja bis, Kverkfjoll Excellente nuit avec des rêves de volcans et de coulée de lave qui dévalent les escalators d’un centre commercial, trop bien ! Il fait beau, très beau, immensément beau ! Vite, 5h30, on décolle. Hier sur la belle piste de sable, nous avons vu un petit panneau marqué Svarta, si on allait voir ! Nous longeons vers l’aval la coulée de lave du Bardabunga : la fraicheur matinale et le contre-jour révèlent une foule de fumerolles, c’est magnifique (bon OK, j’aurais payé cher pour survoler l’éruption mais c’est trop tard !) Au sud Kverkfjoll garde encore un peu sa couette, le fond de l’air est frais là-haut à presque 2000m! La piste est bien balisée, elle mène jusqu’à la confluence de la Svarta (une rivière étrange qui apparait comme ça au milieu du désert, on la voit très bien sur Google Earth) avec la Jokulsa a Fjollum dont le cours a été détourné par la coulée de lave. A présent, 2 ans après l’éruption, la coulée et donc la rivière ont refroidi et il n’est plus possible de s’y baigner agréablement ! Quelle étrange impression d’assister à la création de la planète en léger différé ! Sur notre « vieux continent » nous n’avons pas l’habitude de voir un paysage se modifier en quelques années sans intervention humaine… Retour en repassant par le Dyngjuvatn, vers le camp de Drekagil, au pied de l’Askja. Il est encore tôt, tout le monde ou presque roupille encore et les tours opérateurs n’ont pas encore eu le temps d’arriver de Myvatn : si on en profitait pour une petite virée par le chemin classique jusqu’aux lacs Oskjuvatn et Viti. 8h15 : personne en arrivant sur le site, excepté nos Suisses de la veille qui sont déjà sur le chemin du retour. Au 1er plan le Viti 28°C et plus loin l’Oskujuvatn, d’un bleu profond. Bel écrin rouge pour le petit lac aux eaux laiteuses ! Nous reprenons la F88 sur quelques km avant de bifurquer sur la F910 (Est !) pour traverser la Jokulsa (A Fjollum) puis vers la F902 en direction de Kverkfjoll. La piste nous avait enchantés la dernière fois et c’est encore le cas aujourd’hui. Un peu de verdure au milieu du désert par ci, Une colline jaune aux allures de dune par- là,

une montagne rouge un peu plus loin, des champs de pierre ponce à perte de vue, jusqu’à l’Herdubreid. Nous arrivons vers 15h00 au refuge de Sigurdaskali, payons pour la nuit (3600 ISK pour 2), et poursuivons jusqu’au parking de la grotte de glace. L’accès en est déconseillé et de toute façon pas facile puisqu’il faut marcher sur la moraine glacée pour franchir une rivière avant d’accéder à la grotte. Nos crampounets nous aident bien ! Nous faisons une très courte et brève incursion à l’entrée de la grotte : des blocs de glace tombés du plafond ne nous donnent pas envie de pousser plus avant l’exploration ! Retour acrobatique au parking d’où l’on aperçoit les fumerolles de Hveradalur, une zone géothermique située en haut du glacier, que nous avons effleurée lors d’une superbe rando la dernière fois. sites.google.com/...hautesterresislande/

En payant pour la nuit j’ai questionné la rangerette quant à la possibilité de dormir dans la cabane des glaciologues en haut du glacier : ce n’est possible qu’accompagné d’un guide… Elle me confirme d’autre part que la rivière chaude de Hveragil située à l’est de Sigurdaskali est désormais froide depuis un phénomène brutal de fonte glaciaire il y a quelques jours. Bref, nous retournons au camp et profitons du beau temps pour grimper au Virkisfell, petit sommet qui surplombe le camp. De là-haut nous observons la naissance de la Jokulsa A Fjollum issue du Dyngjujökull, langue du Vatnajökull. Plus loin l’énorme coulée de lave du Bardarbunga et tout au fond le massif de l’Askja. Vers le nord l’inévitable Herdubreid. Gros plan sur le glacier, la rivière et la moraine : la terre est bien vivante, quelle énergie ! Vers le nord-est les montagnes prennent des reflets dorés dans le soleil couchant.

Vendredi 19 août 2016 J14 Hvannalindir Ciel limpide au réveil ! Nous quittons Kverkfjoll par la F902 puis bifurquons vers la F903 par endroits très austère pour prendre le temps de découvrir plus en détails l’oasis de Hvannalindir où nous sommes déjà passés il y a 4 ans mais sans prendre le temps de nous y arrêter. La Linda n’est pas une rivière glaciaire, ses eaux sont limpides et la traverser est un vrai régal. Une piste en cul de sac part vers le sud : nous nous garons au terminus quelques km plus loin et grimpons par un sentier balisé vers le col situé à l’est. De cet endroit nous surplombons les méandres de la Linda (pas la même qu’à Herdubreidalindir), qui se faufile dans une coulée de lave ancienne. Cet endroit fut habité il y a très longtemps par des hommes qui vivaient de l’élevage des moutons et de la capture des oies sauvages. Même s’il s’agit d’une oasis, vivre ici devait être incroyablement difficile. Sur ce panoramique, on distingue de G à D le massif de Kverkfjoll à 30 km, au centre de l’image et à l’arrière- plan celui de l’Askja puis la forme tabulaire de l’Herdubreid et enfin la rivière Kreppa, qui nait du Bruarjökull (langue du Vatnajökull) Nous descendons de l’autre côté du col vers les gorges de la Kreppa. A l’arrière- plan le Bruarjökull et Kverkfjoll. Retour vers Hvannalindir (dont le nom vient de l’angélique, la fleur qui pousse ici à profusion), l’oasis autrefois habitée, cernée de montagnes désertiques. Ici il y a de la vie !



Mais dès que l’on s’éloigne des rives de la Linda, la végétation se raréfie puis disparait complètement. Voilà l’endroit où vivaient vers les années 1760 un couple de hors-la-loi. Ils s’abritaient dans des cavités naturelles au sein même de la coulée de lave. Bonne cachette mais vraiment pas douillette ! On a bien aimé cet endroit tout en contraste ! Nous reprenons la piste vers le nord, franchissons le 2ème gué sur la Linda puis poursuivons sur la F910 puis la F905 vers Modrudalur et la route N°1. La piste est assez pénible alternant tôle ondulée et plaques de lave où il faut rouler au pas. Voilà la carte de la région. Notez qu’on ne peut pas camper à Hvannalindir, c ‘est bien dommage car le coin est charmant. La cambuse est vide, il est temps de refaire les pleins à Egilstadir, plongée dans la soupe. Seuls les Dyrfjoll émergent des nuages ! La météo est tristounette pour demain, seule la région de Lonsoarefi sur la côte sud-est semble épargnée par le mauvais temps : nous filons donc plein sud sur la 938, puis la 939 et dormons au bord de la mer juste après Djupivogur.

Samedi 20 août J15 F980 vers Lonsöraefi Stafafell Réveil vers 5h du fait de la belle lumière qui filtre dans le fourgon ! Je file dehors faire quelques photos et c’est la débandade chez les huitriers-pies qui passent et repassent en escadrilles bruyantes !

Dans cet extrême sud-est de l’Islande, il y a une multitude d’oiseaux ! Je pense qu’ils se préparent pour la grande migration d’automne : on les voit se nourrir, s’entraîner à voler en formation, prêts pour le grand voyage dès que les conditions seront optimales. Quelques taches blanches inertes nous rappellent que la nature (et les voitures) ne fait pas de cadeaux. Il y aurait de quoi nourrir plusieurs familles de renards mais nous n’en voyons pas, ils sont chassés… Nous quittons la côte juste après avoir dépassé Stafafell en tournant sur la piste F980 qui mène à Lonsöraefi Nature Reserve. La piste est réputée difficile, principalement à cause d’un gué délicat. Allons voir, nous ferons demi-tour si besoin. La lumière matinale est superbe et nous avons même la chance d’apercevoir un renard polaire qui dispute à un grand labbe et à un goéland marin la carcasse d’un mouton. Après une dizaine de km de piste, nous voilà arrivés dans la vallée de la Jokulsa I Loni, qu’il nous faut traverser. Nous négocions 1 ou 2 méandres puis ça se corse : celui-ci semble profond avec pas mal de courant. Fred se dévoue pour aller à pied sonder les fonds et tenter de trouver un passage. Nous ne voyons même pas où se trouve la piste de l’autre côté : le lit de la rivière fait environ 1 km de large et nous devinons tout là-bas grâce aux jumelles et à la présence d’un panneau qu’elle doit réapparaitre à perpète ! Bref, nous décidons de faire demi-tour, ça nous semble trop hasardeux, d’autant plus qu’il faudra ensuite refaire le chemin inverse et que nous savons que sous l’effet du soleil le niveau des rivières glaciaires monte au fil de la journée. Nous pensons suivre les traces que nous avions prises à l’aller, erreur ! Après 20 m nous voilà posés dans du sable mou, sans danger immédiat puisqu’il n’y a qu’une vingtaine de cm d’eau. Nous sommes samedi, il est 8h du matin, nous avons bon espoir qu’une voiture passe et nous libère d’un petit coup de sangle. Nous patientons 4h en vain, et finissons par contacter le 112 (il y a du réseau) qui nous passe la police locale qui nous envoie un dépanneur. 1h plus tard plus tard arrive un fourgon allemand sosie du nôtre, qui aurait pu nous aider mais le dépanneur est en route et Madame n’est pas chaude pour prendre le risque de traverser … Bref, un gros 4X4 arrive tout schuss et en 2 mn nous voilà tirés (au sens propre) d’affaire. Nous payons un peu plus loin par carte bancaire, dès que nous retrouvons suffisamment de réseau : 323 €. Pour l’Islande, ça me semble correct (ils sont venus à 2, un samedi, de Höfn située à 30 km de route + 10 km de piste pas roulante) Plutôt penauds, nous nous rabattons sur les collines colorées de Stafafell mais le charme n’opère pas. Le ciel s’est couvert, l’endroit est un peu fréquenté (il y a quelques maisons de vacances dans le coin) et les possibilités de randonnée semblent se limiter à la remontée d’une ou deux gorges qui seraient mieux mises en valeur par quelques rayons de soleil. Nous nous installons pour la nuit près du phare de Eystrahom à l’est du Lonsfjördur.

Dimanche 21 août 2016 J16 Hallomstadur Snaefell Retour sur Egilstadir puis nous filons le long de la rive sud du Lagarfjlot. Il fait gris, aussi nous en profitons pour faire une halte champêtre dans la jolie forêt de Hallomstadur où pousse profusion de myrtilles, groseilles et autres framboises. Il y a même ici aussi une scierie ! Dire que l’Islande était autrefois boisée comme peut l’être la Scandinavie (nous sommes à la latitude de Bergen) Lors de l’arrivée des premiers vikings il y a plus de 1000 ans, un tiers du pays était couvert de forêts ! Le bois a été coupé pour se chauffer et se loger, l’élevage des moutons a empêché la régénération de la forêt et aujourd’hui la forêt représente moins de 2% du territoire (2 fois plus qu’en 1950) contre 11% pour les glaciers ! Depuis 1950 de nouvelles forêts sont plantées (et protégées du pâturage), avec une accélération depuis 1990. 13 ans se sont écoulés depuis notre 1er voyage en Islande et en effet la différence est flagrante ! Pas de photos du Lagarfjlot dont les eaux grises ne nous inspirent pas. Les eaux turbides de la Jokulsa A Dal, rivière dont j’ai parlé plus haut, qui se jette normalement dans la mer sur la côte nord, sont en grande partie détournées au niveau du barrage de Karahnukur pour alimenter une usine hydro-électrique, puis rejetées dans la Jokulsa I Fjoltsdal qui se termine dans ce lac dont la couleur reflète l’énorme quantité de sédiments qui autrefois allaient directement dans l’océan. L’écosystème en serait bouleversé puisque la lumière peine à pénétrer les eaux du lac et n’assure plus la photosynthèse nécessaire aux plantes qui nourrissent les poissons…Toute cette histoire a fait couler beaucoup d’encre et suscité beaucoup de controverse. La construction de ce gigantesque barrage s’est accompagnée de la création d’une route en parfait état jusqu’à celui-ci. On pénètre donc en toute facilité le domaine des Hauts Plateaux par la 910 (est). Alors que la plaine était sous les nuages, plus haut la couche nuageuse semble se disloquer, Même si le Snaefell reste emmitouflé. Nous tournons à G vers le sud sur la piste F909 et apparait le ciel bleu ! C’est une zone de pâturage pour les rennes (même si leur territoire a diminué depuis la création du lac de barrage, le Halslon) et je scrute en vain le paysage à leur recherche. Quand je détaille les indications de ce panneau, je me dis qu’ils doivent se planquer car la chasse est ouverte depuis quelques jours. D’ailleurs on entend un coup de feu… Je lève le suspense de suite, nous ne verrons qu’un seul renne, mort (sans doute le coup de feu entendu un peu plus tôt) sur un quad lui-même tiré par un gros 4X4 (dont le conducteur ne dit même pas merci quand on s’écarte pour le laisser passer, comme chez nous quoi !). Des bois magnifiques, snif ! J’en suis toute retournée… Ils ont été importés de Norvège au 18ème siècle, pour en faire l’élevage, sans succès et sont retournés à l’état sauvage. En fait le renard polaire est le seul animal « indigène », il serait arrivé il y a trrrès longtemps par la banquise. A partir du 1er septembre, les oies aussi sont tirées… Bon, revenons à nos paysages magnifiques…. De ce côté ouest le Snaefell (1833 m, à ne pas confondre avec son homonyme de l’ouest dans la péninsule de Snaefellsness !) resplendit dans la chaude lumière de l’après-midi. Ce volcan éteint depuis 10000 ans est le plus haut sommet « libre » d’Islande si l’on excepte les montagnes prisonnières du Vatnajökull. Il s’élève de plus de 1000 m dans la plaine. Bref, il en impose… Nous dépassons le refuge, puis le parking du sentier qui mène au sommet du Snaefell, traversons encore un gué en admirant au loin le scintillement du Bruarjökull et de Kverkfjoll, et poursuivons la piste vers le sud, en faisant un petit détour au sommet du Bjalfafell. De ce petit sommet nous reconnaissons vers l’ouest de D à G après le Snaefell, l’inévitable Herdubreid puis le massif de l’Askja et enfin le Bruarjökull. Vers l’est l’Eyjabakkajokull. Derrière c’est le Lonsöraefi où nous nous sommes ensablés la veille ! Voilà la face sud du Snaefell, nous essayons de deviner par où l’on peut accéder au sommet… Nous nous rapprochons lentement de l’Eyjabakkajökull. La visibilité est excellente : à l’arrière- plan derrière le lac Haslon, Trolladynja est à 75 km, Askja et Herdubreid à 60 km ! Dans notre dos, le roi Snaefell et ses vassaux ! Allons-nous monter sur le glacier ? Pas possible, une rivière de fonte nous en sépare ! Il fait un froid de canard près de cet immense congélateur d’où s’écoule une bise glacée ! Doudoune et coupe-vent indispensables alors que nous étions en polaire il y a quelques km. Nous prenons la piste du retour alors que la lumière devient de plus en plus belle, quel spectacle ! L’eau est partout ! Sous toutes les formes ! Et ici une jolie mousse qui profite d’une résurgence semble presque fluorescente sur sol de cendres noires. Elle pousse aussi dans les moindres rigoles, profitant de l’eau, source de vie et du relatif abri qu’offrent ces minuscules dépressions contre le vent. Nous n’avons pas envie de dormir près du refuge que nous imaginons plein de chasseurs (sans doute à tort) et décidons de quitter le parc (où le bivouac est interdit hors du camp) et de trouver un coin pour voir le soleil se lever demain sur le volcan. Derniers rayons fantastiques sur le volcan ! Garanti sans colorant ni retouche !

Lundi 22 août 2016 J17 Snaefell Laugavellir Pas de lever de soleil ! Le volcan est dans la soupe (et nous aussi) Pas de panique…nous avons remarqué hier que les nuages s’accumulent à l’est du volcan et qu’il peut faire beau de l’autre côté… Nous avons d’ailleurs vérifié et revérifié la météo : il devrait faire beau ! Pas envie de me farcir 1033 m de dénivelé pour ne rien voir. Je n’aime pas le sport ! Et voilà, nous sortons des nuages ! Départ vers les nuages (mais le sommet est au soleil hein !)…pour l’ascension du volcan vers 7h30, il y a déjà 3 ou 4 autres voitures sur le parking. Un 1er névé est franchi dans la soupe, ça monte lentement mais sûrement, on ne voit pas grand-chose d’autre que nos pieds et la brume nous rafraichit bien ! Puis nous émergeons des basses couches, nous entrons dans le domaine des Dieux (c’est vraiment l’impression que ça donne !) Quel spectacle ! Le sentier est bien tracé. Le seul passage vraiment pénible est finalement cette crête très raide et glissante (dont j’appréhende surtout la descente) Le balisage disparait d’ailleurs à partir de là et un temps dégagé est indispensable pour continuer à moins d’avoir une trace GPS. Fred m’attend pour mettre les crampounets car la suite se passe dans la neige. Nous croiserons d’autres marcheurs qui redescendent du sommet, sans crampons et sans problème. Mais puisque nous les avons, c’est tout de même plus confortable. Idem pour les bâtons de marche… Dernière ligne droite vers le sommet, ouf, nous y sommes ! 1833 m. Il est temps car ça se couvre ! Le Herdubreid et son allée de nuages : on ne l’aura jamais autant vu que cette année ! Le fond de l’air est frais là-haut, il faut redescendre…Au loin le Haslon et Kverkfjoll. A l’est d’énormes ondulations nuageuses !

Ah, ça va mieux à la descente ! Nous repassons près des séracs Puis sur la crête Puis à droite de cette crête de rhyolite assaillie de nuages Ensuite nous repassons dans la soupe, en émergeons assez vite, Repassons le gros névé, au soleil. Au fond la colline de Bjalfafell où nous sommes montés hier depuis la piste qui mène au glacier. Après 5h de marche, nous retrouvons le fourgon, tandis que les nuages arrivent cette fois tous azimut… Quel timing ! Fred a envie de retourner à la cascade chaude où nous étions allés il y a 4 ans, nous n’en sommes pas très loin… En route donc pour le barrage de Karahnukur, où nous admirons l’arc-en-ciel sur le flux résiduel de la Jokulsa A Dal (le gros du débit est détourné pour alimenter une centrale hydro-électrique), ça pulse ! Nous voilà sur la rive NO du Halson avec la vue sur le Snaefell. Ensuite nous prenons une mauvaise piste (après avoir fait demi-tour sur la bonne !!) parcourons 17 pénibles km en 2h pour finir par nous planter dans une ornière 100 m avant la fin de la piste ! Personne dans le coin, pas de réseau….bref, Fred finit par nous déplanter après moult manœuvres de cric, ouf ! Un bon décrassage s’impose ! Elle est toujours aussi bonne !

Mardi 23 août 2016 J18 Dyrfjoll Hvitserkur Nous avons trrrès bien dormi près de la cascade dont nous explorons un peu les alentours. Fred refait un petit plouf, Puis nous reprenons la (bonne) piste, en fait indiquée partout sur les panneaux informatifs de la région (que je photographie mais ne lis qu’après une fois rentrée…) Voilà la vallée de la cascade chaude de Laugavellir. Nous repassons près du Haslon avec à l’est le Snaefell et au sud Kverkfjoll. Passage rapide à Egilstadir (carburant, eau, bouffe, poubelles…) et nous filons plein nord vers le massif de Dyrfjöll qu’on avait adoré en mai ! J’ai repéré 2 randonnées dans le coin : le tour de Hvitserkur (à ne pas confondre avec l’arche de la côte nord…) et Störurd. Comme la journée est déjà avancée, nous optons pour Hvitserkur, d’autant que les Dyrfjöll sont dans les nuages. Départ vers 14h après avoir déjeuné près de la mer à Bakkagerdi, puis pris la piste F946 sur son 1er tiers. Un panneau indique le départ de la randonnée. Ce qui ressemble à des ornières de 4X4 mal éduqués correspond en fait aux traces de chevaux ! Stadarfjall, jolie montagne de rhyolite joue à cache-cache avec les nuages… Le lac Gaesavotn à ses pieds attire pas mal d’oiseaux. La piste continue entre Stadarfjall et Hvitafjall mais nous la quittons en hors sentier vers l’est. La végétation facilite le hors piste ! Voici la face nord de Hvitserkur. Nous visons ce col dans les nuages. Un dernier regard vers Stadarfjall puis nous basculons de l’autre côté vers un plateau très sauvage. Ensuite nous poursuivons dans un pierrier très inconfortable d’où l’on voit la mer. Nous suivons en fait une trace wikiloc qui ne correspond sans doute pas au parcours idéal (il eût fallu élargir un peu le tour pour le rendre moins casse-gueule) ! Cette vallée nous a tous les deux fait penser à Kauaï, avec ses falaises si vertes et escarpées qui plongent dans l’océan ! Après cet autre col, nous quittons la mer (et donc les nuages qui viennent s’amonceler sur la côte) On rrredescend dans une autre vallée dont nous traversons puis longeons vers l’aval la rivière avant de remonter vers l’ultime col, ouf ! A l’arrière- plan la vallée de Husavik où nous irons tout-à-l ’heure… en fourgon ! Fred part devant et m’évite les dernières centaines de mètres de descente. Volontiers ! Nous continuons donc la piste vers Husavik, dans la belle lumière du couchant.

Nous nous posons pour la nuit sur le plateau sans descendre vers Husavik, après avoir failli une nouvelle fois nous planter dans une flaque piégée (un énorme trou !) Nous reprenons le bateau après-demain, soyons prudents ! Ultime rayon de soleil sur les falaises de rhyolite…

Jeudi 24 août 2016 J19 Dyrfjoll Storurd C’est le jour de la rando vers Storurd que nous démarrons vers 7h00. Le sentier balisé démarre du col qui surplombe le delta de Heradssandur, sur la route 94. Au loin on aperçoit les falaises colorées de Therribjörg où nous sommes allés il y a quelques jours. Dans ce delta convergent 3 rivières : la Jokulsa a Dal rescapée du barrage de Karahnukur, la Lagarfjlot et la Selfjlot de moindre importance. Nous longeons la crête de Geldingafjall qui offre une vue imprenable sur les Dyrfjöll et après quelques kilomètres nous tombons d’un coup sur le cirque de Storurd. Avec un peu d’imagination on comprend qu’un énorme pan de la montagne s’est écroulé, créant cette brèche monumentale. Les gros blocs d’éboulis ont ensuite été transportés par le glacier qui existait autrefois plus bas dans la vallée. Un joli lac d’un bleu typiquement glaciaire complète le tableau.

La moraine est assez ancienne pour être végétalisée et fleurie. Elle est si douillette qu’une sieste s’impose : les sols islandais sont souvent plus rudes ! D’étranges ronds de mousse nous interpellent… ça nous rappelle les ronds de sorcière de nos prairies. Plutôt que de revenir par le même sentier, nous continuons en boucle vers l’ouest puis le nord afin de rejoindre la route 94 (c’est toujours balisé) Le terrain en fond de vallée est très humide et les linaigrettes s’y sentent bien ! Quelques myrtilles aux couleurs d’automne quand le terrain est plus sec… Nous apercevons à nouveau l’océan, la route n’est plus très loin mais il va falloir la remonter jusqu’au col pour récupérer le fourgon. Fred part devant et se fait prendre en stop par un bus scolaire (qui a emmené 6 enfants toute la journée à la piscine de Egilstadir, ils sont trrrès calmes !) et il est déjà là à m’attendre avec le fourgon quand j’arrive à la fin du sentier, super ! Demain nous reprenons le bateau à Seydisfjordur. Il est donc temps de reprendre la route vers Egilstadir. Nous détaillons le relief des Dyrfjoll et suivons du regard le parcours effectué tout-à-l ‘heure à pied. Nous trouvons un bel endroit pour notre dernière nuit en Islande, sur le haut plateau entre Egilstadir et Seydisfjordur. Vendredi 25 août 2016 J20 7h00, le Norröna arrive, il fait encore beau ! Au revoir Seydisfjordur !























Retour de croisière NCL Norwegian Jade îles grecques, août 2016 English translation pending
by Atzalca · 2016-09-06 · 89 replies
Il y a beaucoup de retours d’expérience sur les compagnies « européennes », moins sur les compagnies « américaines ».

J’en profite donc pour apporter mes impressions sur NCL, après avoir testé MSC, Costa et CDF (je ne parlerai pas en détail des escales ce n’est pas l’objet).

Description :

1 semaine en août, départ de Venise destination îles grecques et consort. 4 Escales et 2 jours de navigation ; certains diront que 2 jours de mer sur une semaine c’est trop, dans mon cas c’était voulu histoire de passer du temps à « ne rien faire » Navire : NCL Norwegian Jade (lancement 2006, rénovation 2016 – 294 m et environ 2400 passagers, bref navire de taille moyenne voire « petite » au regard des dernières unités lancées) Cabine balcon pont 9 (pont 8 et 10 uniquement des cabines)

J1 : arrivée à l’aéroport de Venise le matin en ayant réservé le transfert auprès de NCL. Très bonne organisation, le personnel est en tenue visible, vous attend à la sortie de l’avion et vous accompagne jusqu’au point de départ des bus.

Arrivée au terminal croisière avant 10h, l’embarquement ne doit commencer qu’à midi. Questionnaire de santé et autres formalités en attendant. Un stand avec rafraichissement (eau et « jus de fruit ») est à disposition. Le terminal est climatisé, et dispose de suffisamment de sièges. Après 40 minutes ouverture de l’enregistrement, et attribution des n° pour l’embarquement. 10 minutes après l’embarquement commence, soit plus d’une heure d’avance sur l’horaire indiqué.

L’embarquement se fait rapidement, un peu de monde sur le pont pour le second contrôle de sécurité mais très fluide. Petit tour rapide à la cabine, qui n’est pas encore prête ; normal la disponibilité était annoncée pour 14h et il est environ 11h.

Direction le buffet pour déjeuner, pas encore grand monde donc beaucoup de place, puis direction l’extérieur pour une petite visite de Venise, le départ étant à 18h. Avant de sortir détour par la cabine, celle-ci est prête en avance (12h30) ce qui permet de déposer les bagages à mains. Nos valises arriveront pendant que nous sommes à terre, je ne connais donc l’heure précise

Un truc marrant, on nous regarde un peu bizarrement quand quitte le navire (pas de file de sortie de prévue, on doit passer à contresens) et on nous demande plusieurs fois si on a bien nos passeports avant de descendre… ils ont vraiment peur qu’on reste bloqués à Venise ;o)

A suivre : le navire, les prestations, l’organisation etc.
Quatre semaines magnifiques, de la Namibie aux chutes Victoria English translation pending
by Ticapi · 2016-07-28 · 359 replies
Bonjour à tous,

De retour de notre magnifique voyage, j'aimerais remercier les membres de ce forum pour leur précieuse aide lors de la préparation du voyage.

La Namibie nous a envoûtée, une partie de nous est rentrée à la maison, l'autre partie est restée là-bas.

Encore ce soir, à table, nous discutions avec nos enfants, afin de comprendre pourquoi ce voyage nous a tant enchanté. Les paysages sont beaux, voir très très beaux, mais nous avons souvent vu de magnifiques paysages lors de nos voyages.

Alors pourquoi? Les animaux? Oui, c'est génial tous ces animaux qui se promènent partout! A peine arrivée, nous voyons nos premiers babouins le long de la piste d'atterrissage et notre premier et dernier serpent sur la route. Les rencontres animalières étaient riches, très riches, inoubliables, fabuleuses! Mais, ce sont surtout les rencontres avec la population locale qui nous ont touchées. Peut-être, parce que nous ne nous y attendions pas?

Comment oublier ce petit garçon, qui nous a suivi de la station service à Opuwo jusqu'au supermarché, il ne disait rien, il nous regardait seulement avec ses grands yeux. Son visage et tout son corps étaient gris de poussière, ses habits en lambeaux. Quand j'ai ouvert le coffre, il m'a montré la bouteille d'eau. Quand je lui ai tendu une bouteille pleine, il a eu le sourire jusqu'aux oreilles.

Ce garçon Himba qui voulait absolument vendre une chèvre à notre fils.

Ce père de famille qui doit chercher deux fois par semaine de l'eau à 15 km de sa hutte.

Cette maîtresse d'école qui a fait chanter et réciter une comptine aux enfants rien que pour nous.

Cette famille à qui nous avons donné des T-shirts avec le logo du club de natation de notre région.

Ce garçon Himba qui voulait absolument être pris en photo avec son chien.

Ce maître d'école, bien habillé, avec sa baguette en main, qui donnait un cours au pied d'un arbre à ses élèves assis en rang sur de petites chaises en plastique, le tableau noir posé contre le tronc d'arbre.

Et encore, et encore...que des belles rencontres. Parfois juste quelques minutes, parfois quelques heures. Ils étaient contents de parler de leur pays, ils étaient contents de voir que nous apprécions de communiquer avec eux. Nous avions soif d'en savoir plus, de comprendre leur culture, leur façon de vivre. En partageant un petit bout de leur vie, ils nous ont fait un énorme cadeau. Merci à eux.

Mais, il y a aussi les magnifiques couchers du soleil et surtout, le ciel nocturne. Des milliers d'étoiles et la voie lactée. C'est magique! Jamais, avons-nous vu un ciel pareil.

Et, il y a ce silence, ce vide, ces espaces vierges, qu'est ce qu'on était bien.

Tout ceux qui aimeraient lire le carnet sans passer par les messages et conseils sur la voiture, le TO, les routes, etc., peuvent aller directement à la page deux ou cliquer sur ce lien: voyageforum.com/...post=7706008#7706008 vous arriverez directement au récit du J1.😉















Carnet d'une croisière Caraïbes / transatlantique en 31 jours sur Deliziosa English translation pending
by Micy · 2016-03-29 · 406 replies
Bonjour à tous,

Ce lundi de Pâques 28 mars 2016, mon épouse et moi-même venons de rentrer d'un magnifique voyage de 45 jours, dont une croisière de 31 nuits/32 jours sur Costa DELIZIOSA, et je me propose de dresser un petit bilan de cette croisière qui nous a globalement largement enchantés.



Ce petit carnet sera donc notre vision de cette croisière. Il sera donc nécessairement partiel mais également partial et aussi largement subjectif. Il reflétera notre ressenti, mais aussi nos constatations objectives sur lesquelles notre appréciation finale sera basée. Cette appréciation est bien évidemment liée à la notion de rapport qualité/prix. Car la question finale à la descente du bateau est bien: ai je eu globalement les services que je pouvais attendre pour l'argent que cela m'a coûté ?

Comme nous étions un certain nombre de membre du forum sur le navire, je compte sur eux pour y ajouter leur propre vision de ce beau voyage et compléter mon récit de leurs apports sur les différents points que j'évoquerai.

· Pourquoi cette croisière ?

Nous souhaitions quitter la Belgique, durant cet hiver qui peut être long et déplaisant, pour aller profiter de cieux plus cléments et cela juste après les fêtes familiales de fin d’année.

Etant retraités, le temps ne nous était pas trop compté et notre préférence allait vers l’Amérique Centrale et l’Amérique du nord si possible.

En juin 2016, la consultation des offres des différents croisiéristes nous a mis sur la piste d’une croisière Costa au départ de Miami (Fort Lauderdale) pour une boucle de 10 jours dans les Caraïbes suivie d’une traversée transatlantique en 21 jours, toujours depuis Miami et en direction de Venise.

Départ le 25 février depuis Miami, arrivée le 27 mars (dimanche de Pâques) à Venise sur le Costa DELIZIOSA.

La boucle de 10 jours dans les Caraïbes au départ de Fort Lauderdale tournait autour de l’île de Cuba (sans y faire arrêt) dans le sens horlogique avec escales à

- Fort Lauderdale (Floride) - Nassau (Bahamas) - Amber Cove (Rép Dominicaine) - Ocho Rios (Jamaïque) - Grand Cayman (Iles Caymans) - Roatan (Honduras) - Cozumel (Mexique) - Fort Lauderdale (Floride)

La transatlantique, en 21 jours, reprenait des escales à - Fort Lauderdale (Floride) - San Juan (Porto Rico) - St.Thomas (Iles Vierges) - Antigua (Antilles) 6 jours pleins de mer - Santa Cruz De Tenerife (Canaries) - Malaga (Espagne) - Marseille (France) - Savone (Italie) - Dubrovnik (Croatie) - Naples (Italie) - Venise

Ce programme nous a immédiatement séduits…

Nous ne sommes pas tout à fait des novices en matière de croisière puisqu’après avoir découvert la méditerranée avec le CORAL de Louis Cruise vers 2007, puis avec le Costa ALLEGRA en 2011 et le Costa FORTUNA en 2014, nous avons fait une très belle croisière début 2015 sur le Norwegian STAR de NCL entre Los Angeles et Miami via le Canal de Panama.

Techniquement parlant, cette croisière de 31 nuits sur le Costa DELIZIOSA constituait la fin du séjour du DELIZIOSA en Floride et son repositionnement en Méditerranée en vue d’y effectuer la saison estivale européenne au départ de Venise. En fait le Costa DELIZIOSA avait traversé l’atlantique en novembre 2015 dans le but d’être positionné à Miami et d’y effectuer une série de boucles répétitives de 10 jours (depuis Port Everglades à Fort Lauderdale) dans les Caraïbes de novembre 2015 à février 2016. Notre croisière était constituée de la dernière de ces boucles et de la traversée transatlantique nécessaire au repositionnement du navire en Méditerranée en vue de sa saison printemps/été 2016 depuis Venise.

Le vol vers Miami n’étant pas compris dans la réservation de notre croisière, nous l’avons réservé à part.

Tant qu’à faire, nous avons décidé d’anticiper le vol par rapport à la date de début de croisière afin de nous permettre de batifoler un peu à deux en Floride pendant 12 jours avant de monter sur le bateau.

· Notre réservation

En croisière, nous avons toujours réservé des cabines intérieures « premium » lors de nos voyages précédents. Nous avons toujours été très satisfaits de ce choix. Nous ne sommes pas claustrophobes et en croisière, on ne reste finalement guère dans les cabines que pour dormir. A la réservation nous avons donc conservé ce choix qui nous a toujours plu.

Nous avons été très étonnés par le prix demandé par Costa pour cette transatlantique le prix « plein » des cabines pour cette transatlantique sur site belge de Costa variait d’un peu plus de 1.200 EUR à un peu plus de 1.600 EUR par personne pour les 32 jours pour les cabines intérieures et cabines avec balcon (hors vols et autres frais, bien sûr).

1.200 EUR/pers pour une croisière de 32 jours, … c’est qu’il y a sûrement une astuce, c’est qu’il y a un vice caché quelque part, c’est qu’il faut ramer pour faire avancer le rafiot ou que l’on doit faire cuire ses repas sur un réchaud à gaz dans la cabine après avoir acheté sa nourriture au Super U ou à l’Intermarché de fond de cale …

Eh ben non, … c’est possible !!!

Costa a manifestement fait un (très) gros effort sur ses prix relatifs à cette croisière de 31 nuits pour remplir le navire puisque notre réservation directe auprès de Costa Belgique s’est faite six mois à l’avance au montant de 977,36 EUR par personne pour une cabine intérieure premium de deux personnes, cela tenant compte des quelques réductions complémentaires que nous avions pu obtenir, entre autre sur base de notre niveau CORAL. Ceci correspond à un prix (assez dérisoire) de 31,5 EUR par personne et par jour (hors boissons, hors vols, hors frais de séjour à bord et hors excursions bien sûr). De plus, sans demande particulière de notre part, nous avons été surclassés gratuitement sur l’ensemble de la croisière vers une agréable cabine extérieure nous offrant un espace plus large qu’attendu en cabine intérieure.

Nous n’avions réservé à l’avance aucun forfait boissons ni d’excursions, ce dont nous nous féliciterons ultérieurement.

· Nos réservations accessoires

Le vol direct aller simple de Bruxelles vers Miami (MIA) a été réservé chez JETAIRFLY pour 229 EUR/pers. Nous avons également réservé une voiture AVIS pour 12 jours au départ de MIA avec abandon à l’agence AVIS de Port Everglades située à Fort Lauderdale au port d’embarquement sur le Costa DELIZIOSA. Le retour « at home » depuis Venise sera assuré par vol direct Venise – Bruxelles via SN BRUSSELS AIRLINE le lundi de Pâques après une nuit d’hôtel à Venise. Tenant compte des évènements de BRUSSELS AIRPORT qui était encore fermé ce lundi de Pâques, notre vol de retour a été retardé de 4H00 et s'est fait à destination de Liège.

· La préparation

Un tel voyage de 45 jours au total nécessite une indispensable préparation approfondie si l’on veut mettre toutes les chances de son côté pour tenter d’en faire une réussite à tous niveaux. Par préparation, j’entends une préparation « logistique », une préparation « touristique » et … une préparation « psychologique ».

Cela prend du temps, beaucoup de temps durant les mois précédant le départ … et cela constitue aussi déjà pleinement une agréable partie intégrante du voyage …

· L’embarquement sur le Costa DELIZIOSA à Port Everglades (Fort Lauderdale – Miami)

Après avoir sillonné la Floride (Miami, Tampa, Sarasota, Ocala, Saint Augustine, Palm Beach, …) du 13 au 25 février, nous laissons la voiture à l’agence AVIS proche du port et la navette AVIS nous amène au pied du bateau qui nous attend au fond du port.

Nous avions reçu notre « carnet de voyage » Costa par E-mail quelques jours avant départ de Belgique. Hormis le fait que ce « carnet » mentionnait le N° 4330 de la cabine qui nous était attribuée, il contenait également le formulaire d’embarquement en plus des étiquettes à appliquer sur nos grosses valises, ainsi que les informations générales d’usage. A la descente de la navette AVIS au pied du bateau, il est 13H30 ce 25 février, des porteurs COSTA prennent immédiatement possession de nos grosses valises que nous retrouverons devant notre cabine 2 ou 3 heures plus tard. Le départ du navire est prévu à 23H00. Arrivé tôt (à 06H00 ou 07H00), le bateau a déjà débarqué tous ses croisiéristes arrivés en fin de croisière.

Il n’y a pas foule aux comptoirs d’enregistrement COSTA et les hôtesses d’accueil sont assez désœuvrées. L’enregistrement se fait à grande vitesse en 5 minutes et sans attente sur base de notre formulaire d’embarquement évoqué plus haut et à l’appui de nos passeports.

Nous montons à bord à 13H45 et le personnel de bord nous invite gentiment à fréquenter le buffet du restaurant du pont 9. Les cabines ne sont pas encore toutes prêtes et il nous est demandé de patienter un peu.

Vers 14H30, mon épouse, curieuse et désireuse de s’installer déjà dans notre cabine N° 4330, se décide d’y aller jeter un œil et la trouve prête à nous accueillir alors que nos cartes Costa et les informations générales d’usage nous attendent déjà sur le lit …









La carte COSTA, au format d’une carte bancaire, est une carte nominative personnelle qui permet non seulement d’ouvrir la porte de sa cabine mais permet également d’enregistrer toutes les dépenses faites à bord et d’enregistrer les entrées et sorties du bateau aux escales.

La carte est donc le seul élément INDISPENSABLE à toujours avoir avec soi sur le navire, mais également pour se rendre au dehors aux escales, puisque la carte personnelle est indispensable pour descendre (enregistrement des personnes quittant le bateau) et … remonter (autorisation d’accès et enregistrement des remontées). La carte COSTA constitue un moyen d’identification de substitution. Une photo est prise de chaque croisiériste à sa première montée à bord et est associée à sa carte dans le système informatique COSTA, bien que la carte elle-même ne comporte pas de photo.

A la descente ou à la remontée, le personnel COSTA qui scanne la carte voit la photo du passager correspondant sur son terminal et vérifie la concordance avec la personne présente.

Par la suite, j'aurai d'ailleurs l'occasion d'être rappelé gentiment à l'ordre par le personnel de sécurité COSTA après avoir interverti ma carte avec celle de mon épouse lors d'une descente à terre.

Le ballet des porteurs de valises commence déjà et les nôtres nous serons livrées rapidement. Madame va (enfin) pouvoir déballer et … tout ranger … pour 31 nuits.

Pendant ce temps, et tenant compte du faible nombre de passagers déjà à bord, j’en profite pour découvrir rapidement et grossièrement le navire.

Voila pour la toute première partie de ce récit ….

Si quelques lecteurs du forum se déclarent intéressés par une suite, je me proposerai de développer celle-ci sur base de la structure suivante :

La vie à bord et son fonctionnement

- Notre cabine (équipement, services, …) - Les langues - Le diario di bordo - Les changements d’heure - Internet et téléphone - Le room service - La restauration (selfs services, restaurant « gratuit », restaurants payants, …) - Les animations (danse, plage, cours, présentations touristiques, …) - Les sports (piste 3°, salle de sport, piste jogging, basket, cours gym, …) - Les boissons … et les forfaits - Les piscines - Le bronzage - L’hôtesse francophone, le bureau des excursions, le service clientèle - Les spectacles en soirée - Les animations musicales - Les bars - Le service « photos » - Les shops et les achats à bord - La bibliothèque - Les « croisiéristes » - Le personnel de bord (bars, restaurants, room service, …) - L’entretien du navire (intérieur et extérieur) - Les soirées gala et les réceptions du Commandant - L’ambiance générale

Les escales : - Escale : o Fort Lauderdale (Floride) o Nassau (Bahamas) o Amber Cove (Rép Dominicaine) o Ocho Rios (Jamaïque) o Grand Cayman (Iles Caymans) o Roatan (Honduras) o Cozumel (Mexique) o San Juan (Porto Rico) o St.Thomas (Iles Vierges) o Antigua (Antilles) o Santa Cruz De Tenerife (Canaries) o Malaga (Espagne) o Marseille (France) o Savone (Italie) o Dubrovnik (Croatie) o Naples (Italie) - Amplitude - Les excursions - Les mises en garde - Les prix - Les « pourboires » - Les contrôles de sécurité

Divers : - Le climat rencontré - Les températures - Les frais « d’hôtel » à bord

Bilan final

- Bilan global - Appréciation finale

Pour avoir déjà eu l’occasion de publier un carnet par le passé (portant entre autre sur une croisière Los Angeles/Canal de Panama/Miami : voir
http://voyageforum.com/discussion/retour-beau-voyage-californie-panama-floride-louisiane-d7010436/ ), je sais que la rédaction d’un tel carnet est un gros travail, voire même un gros, gros, gros travail…

Par contre le point positif est que cela permet au rédacteur (et aux autres participants) de se remémorer de bons (ou de moins bons) moments.

Donc, … tout soutien moral …, tout petit mot d’encouragement … sera (grandement) apprécié du rédacteur ….

Joseph
Je vous invite à découvrir le Honduras English translation pending
by Pinacoladada · 2016-03-19 · 10 replies
Plusieurs vidéos sont insérées dans le présent texte. Il suffit de cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo. Pour un meilleur résultat, il est préférable de les visionner directement sur YouTube en cliquant sur le lien suivant: HONDURAS

ESCALE AU ROATAN

Nous avons fait une escale au Roatan car des gens s'y rendaient et d'autres en repartaient. L'attente de courte durée s'est bien déroulée et nous sommes demeurés dans l'avion.

Lorsque nous avons survolé le Roatan, j'en ai profité pour prendre une courte vidéo de cette île qui semble magnifique.

TRANSFERT DE L’AÉROPORT VERS L’HÔTELVILLAS TELAMAR

Le passage aux douanes est assez rapide. Cependant, les agents prennent nos empreintes digitales et des photos, ce qui demande tout de même un peu plus de temps qu'à l'habitude.

Pour notre séjour, nous avons choisi l'hôtel Villas Telamar situé à Tela. Cet hôtel offre la formule tout-inclus et est situé dans une région considérée comme étant sécuritaire.

Cet hôtel est situé à 90 minutes de l'aéroport. Le transfert vers notre hôtel se fait dans un autobus climatisé. Le paysage est captivant, ce qui rend le trajet très intéressant.

ENREGISTREMENT

A notre arrivée à l'hôtel, nous nous sommes présentés à la réception et une préposée à l'accueil nous a remis nos bracelets ainsi que les cartes pour la porte de notre chambre.

NOTRE CHAMBRE

Nous avons obtenu la chambre 632. Elle est située au rez-de-chaussée d'un petit bungalow de trois étages et elle fait face au jardin. Notre bungalow est situé face à la piscine.

Une belle chambre avec deux grands lits très confortables, une table de chevet, un grand bureau avec plusieurs tiroirs ainsi qu'un téléviseur à écran plat. Il y a également un petit coin salon comprenant deux chaises et une petite table.

On y retrouve les commodités suivantes: un grand coffret de sûreté numérique sans frais, téléphone, frigidaire, cafetière, fer et planche à repasser et un parapluie. La garde-robe comporte plusieurs cintres.

Le frigidaire contient deux bouteilles d'eau. Le renouvellement est constant.

La salle de bain comporte un comptoir avec un lavabo, toilette, bain, douche, un grand miroir au mur, .ainsi qu'un petit miroir grossissant, un séchoir à cheveux ainsi que tous les produits d'usage.

Nous avons un grand balcon avec deux chaises et une petite table. La vue donne sur les jardins.

Quelques jours avant de partir, nous avons eu un problème avec l'air climatisé. Nous avons dû changer de chambre. Nous avons obtenu la chambre 650. Il n'y avait qu'un seul lit, mais il y avait les mêmes commodités que la chambre précédente.

ÉLECTRICITÉ

Le courant utilisé dans les chambres est de 110 volts.

LE SITE

Cet hôtel possède près de 160 chambres réparties dans huit bungalows situés de chaque côté de la piscine principale . Certaines chambres ont soit vue sur mer, vue sur la piscine ou vue sur les jardins. Il y a également plusieurs petites villas. Le site n'est pas très grand et il est très facile de s'y retrouver.

RESTAURANTS

Le restaurant buffet Bella Vista est situé en bordure de la plage. Il est climatisé. Il y a également plusieurs tables installées sur une terrasse extérieure. On y sert le petit déjeuner, le dîner ainsi que le souper.

Le petit déjeuner est servi de 07h00 à 10h00. Le choix de nourriture est plutôt complet.

Le dîner est servi de 12h00 à 15h00 et le souper est servi de 18h30 à 21h30. Il ne faut surtout pas s'attendre à une grande diversité de nourriture. Le choix est très limité, mais tout est vraiment savoureux. Le thème change à chaque jour.

Il y a beaucoup de fruits de mer, du poisson, du poulet, du boeuf, un choix de pâte, quelques choix de légumes, salades, fromages.

Le choix de desserts est également limité: une sorte de gâteau, biscuits, parfois une mousse ainsi qu'une bonne variété de fruits frais.

Il y a deux restaurants à la carte: italien et steak-house. Ces deux restaurants sont ouverts de 18h30 à 21h30. Nous pouvons nous présenter en tout temps à la réception pour effectuer la réservation pour le jour même ou pour tout autre jour de la semaine.

Ces deux restaurants offrent un menu sous forme de table d'hôte: soupe, bar à salade, entrée, plat principal et dessert.

Le restaurant italien Tutta Pasta est situé dans une petite villa près du croisement des rues ou se trouve la fontaine principale. Le menu offert est très varié: différentes sortes de pâtes, fruits de mer, poulet, steak. Le dessert offert est un savoureux tiramitsu.

Le restaurant Grill Guaruma offre un excellent choix de viandes cuites sur le gril: boeuf, poulet, porc, le tout servi avec une patate au four et une variété de légumes. Desserts offerts: somptueux gâteau au chocolat, flan au caramel ou à la noix de coco, crème glacée.

Le vin maison, rouge ou blanc, est excellent.

Le service aux tables est impeccable dans tous les restaurants.

Le snack-bar est situé près de la piscine. Il est ouvert de 10h00 à 17h00. On y sert de la pizza, hot-dogs, hamburgers, sandwiches, nachos, frites, pop corn. On y sert également de la bière, jus de fruits et boissons gazeuses.

Un de nos amis a tellement aimé le gâteau au chocolat qu'il l'a dégusté de façon plutôt particulière. Un aperçu dans la vidéo suivante. :)

BARS

Le bar de la piscine est ouvert tous les jours de 10h00 à 23h00. Le dimanche, aucune boisson alcoolisée n'est offerte après 17h00. Cependant, le vin demeure disponible dans les restaurants.

Plusieurs prévoient le coup en achetant directement de la bière dans un commerce de Tela. Un pack de six bières revient aux alentours de 89 lempiras, soit environ 4 $ US.

Les boissons alcoolisées offertes sont les suivantes: margarita, pina colada, daiquiri, rhum tonic, rhum punch, cuba libre, screw driver, vodka tonic, tequila, bomba et tequila sunrise. J'ai goûté quelques-uns de ces cocktails et ils étaient tous délicieux.

Il y trois sortes de bières: Salva Vida, Port Royal et Imperial.

Le restaurant-bar El Delfin, situé sur le bord de la plage, est ouvert de 10h00 à 22h00. Seules les boissons sont incluses dans notre forfait. La nourriture ne l'est pas. Par la suite, ce même bar se transforme en discothèque jusqu'à 01h00 du matin. Cependant, à partir de 23h00, il faut payer les boissons alcoolisées.

SERVIETTES DE PLAGE

Le kiosque est situé entre la piscine principale et le restaurant buffet, à proximité de la seconde piscine. Il est ouvert de 08h00 à 20h00. Aucune carte n'est nécessaire. Il suffit de donner notre numéro de chambre pour obtenir nos serviettes.

PISCINES

La piscine principale est très grande et elle serpente entre les deux rangées de bungalows. Plusieurs petits ponts on été créés afin d'accéder rapidement à l'un ou l'autre des deux côtés de la piscine. Une belle glissade d'eau a été aménagée pour les plus téméraires.

Il y a une section pour enfants ou l'eau est peu profonde et on y retrouve également de petites glissades et des jeux d'eau.

L'eau de la piscine est vraiment rafraîchissante.

Des palapas sont installés tout autour de la piscine sous lesquels on y retrouve une table avec plusieurs chaises. Plusieurs chaises longues sont également disponibles.

La seconde piscine est de forme rectangulaire et plusieurs chaises longues sont installées autour de la piscine. Il y a beaucoup plus d'ombre à cet endroit et comme elle est plutôt à l'écart, c'est l'endroit idéal pour se reposer.

Comme le site n'était pas rempli à pleine capacité, il était très facile de se trouver un emplacement à l'ombre.

LA PLAGE

Le sable de la plage est de couleur dorée. La plage s'étend sur plusieurs kilomètres et est propice à la marche.

Il n'y a aucun palapa sur la plage. Sur demande, un préposé vous installe plutôt un abri temporaire et vous apporte une chaise.

Il y a continuellement des vagues dans la mer. Il est cependant possible de s'y baigner.

La plage est plus fréquentée que les piscines.

ANIMATION

Lors de notre séjour, il n'y a pas eu beaucoup d'animation. Il faut dire que la clientèle était plutôt âgée et que plusieurs séjournaient à cet hôtel pour s'y reposer.

SPECTACLES

Du karaoke est présenté avant chaque spectacle, soit de 19h00 à 21h00.

Le spectacle débute ensuite et la durée varie entre 30 et 60 minutes. Personnellement, j'ai bien apprécié. Les danseurs sont excellents, dynamiques, parfois acrobatiques, et les chorégraphies présentées sont vraiment originales.

L'intégralité des numéros de plusieurs spectacles sont présentés dans les vidéos # 7 à 34. Je vous invite donc à les visionner directement dans la liste de lecture suivante: SPECTACLES

Un musicien est présent une fois par semaine sur la terrasse du restaurant buffet. Il est également possible de danser.

CHANGE DE DEVISES ÉTRANGÈRES

Vous pouvez échanger vos devises à la réception. L'argent canadien n'est pas accepté. Apportez des dollars US.

CENTRE INTERNET

Le réseau wifi est disponible sans frais. Il est également accessible à partir de notre chambre. Le réseau est très performant.

CENTRE DE REMISE EN FORME

Une bonne variété d'équipements et d'appareils de musculation, mais l'état de ceux-ci laisse à désirer.

AUTRES SERVICES

Il y a un terrain de golf 9 trous et l'accès à celui-ci est inclus dans le prix du forfait. Cependant, il semblerait que celui-ci n'est pas bien entretenu depuis qu'un nouveau terrain de golf (accès payant) a été construit à proximité.

Il y a un sauna et un spa qui offre entre autres des services de massages.

Il y a également des tables de billard et ping-pong, terrains de tennis et volleyball, prêt de jeux de société et bicyclettes.

Il y a un bureau offrant différents types d'excursions.

Un guichet automatique est installé au coin de la rue, près de la guérite du gardien de sécurité. Il faut insérer notre carte de débit ou crédit dans la fente prévue à cet effet pour ouvrir la porte qui donne accès au guichet.

BOUTIQUES

Il y a deux petites boutiques. Elles sont situées près de la réception. Une de ces boutiques offre des vêtements et des souvenirs tandis que l'autre offre plutôt des articles d'usage courant, des grignotines, breuvages, etc. On peut également s'y procurer des boissons alcoolisées telles que du vin, rhum, vodka, etc.

A PROXIMITÉ

L'hôtel est situé à une courte distance de la petite ville de Tela. On peut s'y rendre facilement à pied par la plage ou par la route. L'endroit est très sécuritaire.

On y retrouve plusieurs boutiques, banques, pharmacies, restaurants, etc.

Il y a également quelques supermarchés. C'est d'ailleurs au supermarché Colonia que nous avons acheté nos bouteilles de rhum ainsi que notre café.

Il est préférable d'effectuer vos achats de souvenirs et de boissons alcoolisées à Tela plutôt qu'à l'aéroport.

AUTOBUS ET TAXIS

L'hôtel est situé près de la route principale. Des autobus et des taxis y passent fréquemment.

Si vous désirez prendre le taxi pour vous rendre en ville, il vous en coûtera 1 $ US par personne.

CHECK OUT

Généralement, la chambre doit être libérée pour midi. En ce qui nous concerne, comme notre départ était prévu à 10h45, nous avons pu utiliser notre chambre jusqu'à notre départ. Il ne faut pas oublier de remettre les cartes de notre chambre ainsi que les serviettes de plage.

CONCLUSION

Nous avons apprécié notre séjour à cet hôtel. Le personnel est serviable et très attentionné. Le buffet est minimaliste, mais tel que mentionné auparavant, le tout est vraiment savoureux.

Je recommanderais cet hôtel sans hésitation pour ceux qui recherchent la tranquillité, qui n'ont pas besoin de vivre dans l'opulence pour apprécier leurs vacances et qui désirent découvrir une destination qui possède un magnifique patrimoine naturel.

J'oserais cependant avancer que le prix demandé pour un séjour à cet hôtel est sensiblement trop élevé par rapport aux prestations reçues. En ce qui nous concerne, nous avons payé environ 1750 $ CAD pour deux semaines, prix que je considère raisonnable. Cependant, certaines personnes ont payé tout près de 2500 $ CAD pour le même séjour.

VILLE DE TELA

Tela est une petite ville côtière bordée par les Caraïbes. Le centro étant situé près de notre hôtel, nous nous y sommes rendus à pied. Cependant, il est possible de prendre un taxi pour s'y rendre. Il en coûte alors 1 $ US par personne.

Le centro est un quartier très animé composé principalement de boutiques, de marchés et de petits restaurants. Les prix sont raisonnables. Il y a également plusieurs institutions financières.

Nous avons arpenté quelques rues de Tela pour ensuite revenir à notre hôtel par la plage. La belle plage de Tela s'étend sur plusieurs kilomètres et est propice à la marche.

A Tela, il y a un hôtel tenu par des québécois. Le Maya Vista a été érigé en hauteur et offre un oasis de paix. Il est composé de plusieurs terrasses et d'une tour d'observation qui offre une vue sensationnelle de la baie de Tela. Plusieurs s'y rendent à la tombée du jour pour observer les superbes couchers de soleil.

Le restaurant de l'hôtel offre un menu varié. Les fruits de mer et les pâtes sont leur spécialité. Le restaurant offre une formule table d'hôte qui offre un excellent rapport qualité-prix.

En marchant sur la plage, nous avons observé des singes qui étaient, je dois malheureusement l'avouer, attachés à un arbre. Cependant, ils semblent s'être habitués à cet environnement car ils s'élançaient drôlement au bout de leur chaîne. Ils ont particulièrement apprécié qu'on leur donne à boire.

ATTRAITS TOURISTIQUES

Le Honduras est plutôt méconnu et peu fréquenté par les touristes étrangers. Pourtant, ce pays possède un riche patrimoine culturel et naturel.

L'île de Roatan est reconnue pour son récif corallien qui est d'ailleurs le deuxième récif corallien en importance après la Grande barrière de corail d'Australie.

Mais qu'en est-il du reste du pays? Le Honduras possède pourtant de nombreux parcs nationaux où il est possible de s'adonner à plusieurs activités telles que la randonnée, le rafting, la tyrolienne, etc., le tout dans un décor enchanteur.

Plusieurs réserves naturelles offrent la possibilité d'observer la faune abondante et la flore du pays.

Des sites archéologiques d'importance témoignent de la civilisation des mayas.

Le pays possède de magnifiques plages et la plage de Tela, bordée de cocotiers, fait partie de celles-ci.

Je vous invite donc à poursuivre la lecture pour vous faire découvrir quelques-uns de ces attraits touristiques.

CAYOS COCHINOS

Nous sommes partis à 6h00 du matin de Tela pour nous rendre tout d'abord à l'hôtel Palma Real situé à La Ceiba, un trajet d'une durée de 90 minutes. De là, nous avons pris un bateau pour nous diriger vers Cayos Cochinos.

Cayos Cochinos est un archipel composé d'une dizaine d'îlots tous plus beaux les uns que les autres. Plusieurs de ces îlots semblent flotter sur l'eau et leurs plages de sable blanc sont vraiment paradisiaques.

Nous avons donc fait un premier arrêt sur l'îlot Cayo Minor afin de visionner une vidéo éducationnelle sur les procédures à suivre lors de notre sortie en plongée en apnée afin de protéger cet environnement ainsi que sur la vie marine présente dans cette région.

Nous sommes repartis ensuite en bateau à la recherche d'un milieu propice pour la plongée en apnée. La bateau a été amarré près d'un des îlots. Nous avons fait de la plongée en apnée tout autour de cet îlot avec deux guides qui nous accompagnaient. L'eau de la mer était vraiment cristalline. Nous avons découvert une multitude de coraux. Il y avait quelques espèces de poissons et des étoiles de mer.

Nous nous sommes ensuite dirigés vers l'îlot Chachahuate sur lequel vivent une population de Garifuna, peuple issu d'un métissage entre africains et autochtones.

Cet endroit est un vrai petit paradis sur terre avec sa plage d'un sable blanc et ses eaux limpides d'un ton turquoise électrisant.

Quelques habitations rudimentaires sont érigées sur cet îlot. Nous nous sommes installés dans l'une d'entre elles pour savourer un repas typique composé de poissons, riz aux haricots rouges et bananes plantains frites. C'était vraiment délicieux.

Un petit pain est également offert au début du repas ainsi qu'un dessert à la fin du repas. Ces deux items ne sont pas compris dans le prix du repas. On exigera 1 $ US pour chaque item à la fin du repas si vous en avez consommé.

Un peu de temps nous est accordé pour profiter du décor enchanteur de ces lieux.

J'ai remarqué qu'il y avait plusieurs oiseaux de mer, plus précisément des frégates, qui virevoltaient au-dessus de nous. Un d'entre eux s'est installé dans une position plutôt particulière et j'ai décidé d'immortaliser le tout sur vidéo.

Nous sommes repartis par la suite vers un autre îlot pour une seconde plongée en apnée. En ce qui nous concerne, nous avons profité plutôt de ce moment pour faire une courte randonnée autour de l'îlot.

Je vous présente donc, sous forme de vidéo, notre escapade dans ce magnifique archipel.

TYROLIENNES ET SOURCES THERMALES

Nous sommes partis très tôt le matin pour nous rendre à Sambo Creek Canopy Tours Hot Springs & Spa, ce site étant situé près de La Ceiba.

Dès notre arrivée, nous avons été accueillis par une équipe dynamique. Nous étions les seuls, mon conjoint et moi, à faire le parcours de 18 tyroliennes.

Deux guides se sont donc affairés à nous affubler de tout l'équipement nécessaire pour participer à cette activité. Puis nous sommes partis en 4x4 vers le sommet de la montagne pour débuter notre descente.

Les consignes de sécurité sont données avant le départ et il y a toujours un guide sur les plateformes de départ et d'arrivée.

Le parcours se situe dans la forêt tropicale et les tyroliennes sont vraiment à une hauteur vertigineuse et parfois ultra-rapides.

Quel plaisir nous avons eu à déambuler d'arbre en arbre. La vue était spectaculaire à plusieurs endroits.

Les guides étaient super sympathiques et ils ont même pris le temps de prendre plusieurs vidéos de nos descentes.

Une des tyroliennes a une longueur de 1 km. Vous pouvez d'ailleurs visionner le parcours dans la vidéo suivante.

Certains parcours se situent au-dessus d'une rivière avec de multiples cascades ou permettent d'avoir un magnifique panorama de la région.

Voici mon parcours en vidéo:

Et le parcours de mon conjoint Alain. Lors d'une descente, vous constaterez dans la vidéo qu'un guide fait tanguer la corde pour créer un mouvement de va-et-vient. Nous sommes donc propulsés de haut en bas lors de la descente, ce qui nous donne vraiment l'impression d'être dans un manège...

J'ai été la première à effectuer ce genre de descente... sans aucun avertissement. J'ai tout simplement adoré... :)

Par la suite, nous nous sommes dirigés vers les sources thermales situées en plein coeur de la forêt tropicale. Un lieu paisible où les seuls bruits entendus sont le chant des oiseaux ainsi que l'eau des cascades se déversant dans les bassins d'eau chaude.

Nous nous sommes installés quelques instants dans le bassin supérieur situé au pied d'une belle cascade, juste assez pour nous détendre. Un plateau de fruits nous a été offert.

Ensuite, chacun notre tour, nous sommes appelés à nous étendre sur une table de massage. Vingt minutes sont consacrées à un massage de relaxation. Nous en ressortons avec un sentiment de béatitude...

Et puis, il nous est proposé d'enduire notre corps d'une boue thermale de couleur orangée. Lorsque le corps est complètement enduit de cette boue, il faut attendre que celle-ci sèche complètement.

Le temps écoulé, nous sommes allés dans le bassin inférieur pour enlever cette boue de notre corps. L'eau est particulièrement très chaude, mais nous procure vraiment une sensation de bien-être immédiat.

Voilà, nous avons passé des moments très agréables en compagnie d'une équipe composée de gens aimables, serviables et compétents.

HÔTEL PALMA REAL

Après avoir quitté les sources thermales, nous sommes allés dîner à l'Hôtel Palma Real situé à La Ceiba. Nous y passerons d'ailleurs une partie de l'après-midi.

Dès notre arrivée près la réception, nous sommes charmés par le design aménagé et les immenses murales.

En s'avançant dans le hall, nous découvrons une pièce centrale comprenant un balcon avec deux charmants escaliers, des murales et des toiles suspendues au mur ainsi que des espaces propices à la détente.

Nous nous sommes dirigés vers le restaurant Larubeya, situé en bordure de la plage, afin d'y prendre notre repas du midi.

Ce restaurant est à aire ouverte et il comporte plusieurs tables, dont certaines sont placées sur une petite terrasse.

La nourriture offerte ce midi était composée de pâtes, poulet frit, hamburgers, salades, légumes, fromages, fruits et petits gâteaux pour le dessert.

Après le repas, nous sommes allés marcher sur la plage. Plusieurs hamacs sont suspendus aux arbres et invitent à la détente. La plage de sable blanc, bordée de cocotiers, s'étend à l'infini.

Nous avons emprunté le chemin qui mène vers les piscines. De magnifiques haies bordent les allées.

J'ai constaté qu'il y avait un terrain de mini-golf ainsi qu'une aire de jeux pour les enfants.

Il y a deux belles piscines entourées de chaises longues confortables.

A proximité des piscines, se trouvent également le casse-croûte et une aire de détente comprenant une table de ping-pong et une table de billard.

Il y a également un parc aquatique, mais il était fermé lors de notre passage.

Ce compte-rendu est plutôt sommaire, mais il vous permet de découvrir globalement l'aménagement de cet hôtel.

PARC NATIONAL PICO BONITO - RIO ZACATE

Ce parc national est la plus grande zone protégée du département d'Atlántida et le deuxième plus grand parc national au Honduras. Activités offertes: randonnée, rafting, escalade, parcours en tyroliennes.

Nous avons opté pour la randonnée en montagne qui nous permet de nous rendre jusqu'à la cascade Zacate. L'ascension est d'une durée de 2 heures tandis que le temps de descente est diminué de moitié, donc environ 1 heure, pour une durée totale de plus ou moins 3 heures. Nous avions deux guides locaux avec nous.

Un sentier est aménagé, mais celui-ci est parsemé d'embûches: branches, racines, roches et sol très glissant. Alors, il faut être très prudent afin d'éviter de se blesser.

La randonnée exige une forme physique acceptable. Au départ, il s'agit plus d'une ascension. Nous grimpons sans arrêt dans la montagne. Cependant, par la suite, le terrain est plus plat et nous permet de reprendre notre rythme.

Il faut également traverser quelques ruisseaux à gué et comme il avait plus énormément les deux jours précédant notre randonnée, le niveau d'eau était élevé et la traversée était plutôt périlleuse car les roches sur lesquelles nous devions mettre les pieds étaient vraiment glissantes.

De petits ponts ont été érigés par-dessus certains cours d'eau. Cependant, plusieurs ne sont plus fonctionnels. Lorsqu'il était possible d'utiliser un de ces ponts, il fallait le faire un à la fois et s'assurer de mettre les pieds au bon endroit car plusieurs planches étaient manquantes.

En cours de route, plusieurs informations nous sont transmises concernant la flore et la faune présentes dans ce parc. On peut y observer entre autres des jaguars, des pumas, des ocelots, des singes, des toucans, des tapirs, des serpents, des oiseaux tropicaux et j'en passe...

En ce qui nous concerne, nous n'avons observé que quelques oiseaux tropicaux, des chauve-souris ainsi qu'une toute petite grenouille.

Nous avons donc poursuivi notre randonnée jusqu'à la magnifique cascade de Zacate d'une hauteur de 40 mètres. Habituellement, il est possible de traverser à gué la rivière pour se rendre jusqu'au milieu de celle-ci afin d'avoir une vue complète de la fameuse cascade. Cependant, lors de notre passage, la rivière était vraiment tumultueuse.

Mon conjoint a tout de même pris l'initiative d'entrer dans la rivière en se faufilant devant de grosses roches pour prendre quelques vidéos de cette cascade. En tentant de revenir sur la terre ferme, il a perdu l'équilibre et s'est frappé la jambe contre un rocher. Il s'en est heureusement tiré avec seulement une petite contusion au bas du genou.

Le débit de cette cascade était si puissant que les embruns créaient une espèce de voile devant elle. Elle valait cependant tous les efforts fournis pour parvenir jusqu'à elle.

Notre objectif étant atteint, nous avons emprunté le même sentier, cette fois-ci en sens inverse, pour revenir à notre point de départ.

Nous avons fait un arrêt à une grotte pour observer quelques chauve-souris. Les hommes y sont entrés de peine et de misère car l'ouverture était très étroite.

Par la suite, nous sommes retournés en bordure de la rivière Zacate pour observer une autre belle cascade, toute aussi jolie que la première et située dans un environnement vraiment représentatif d'une forêt tropicale.

Nous aurions pu nous baigner au pied de cette cascade, mais comme le niveau de l'eau était assez élevé et le débit assez rapide, nous nous sommes abstenus de le faire.

Après cette superbe pause au bord de la rivière, nous avons repris notre randonnée jusqu'au stationnement. Tout près du stationnement, j'ai remarqué qu'il y avait une autre descente vers cette même rivière, j'y suis allée avec mon conjoint, simplement par curiosité. J'ai découvert, à cet endroit, que l'eau de la rivière était cristalline et de couleur émeraude. C'était vraiment un plaisir pour les yeux!

Nous nous sommes arrêtés par la suite à un restaurant situé à proximité du parc national Pico Bonito. Le nom de ce restaurant m'échappe, mais je désire vous le faire connaître car il est situé dans un décor de carte postale et la nourriture servie est vraiment savoureuse.

On peut y observer également plusieurs oiseaux, papillons et fleurs.

Sans plus tarder, le voici:

RÉSERVE NATURELLE CUERO Y SALADO

Cette réserve est une zone protégée depuis 1986. Même si de petites communautés vivent à l'intérieur de cette zone, il n'y a aucune route qui mène à la réserve.

C'est donc dans un petit train antique que nous partirons du village portant le nom de "La Union" en direction de la réserve. Ce train, peint en jaune, servait jadis à transporter des bananes.

Le train, rempli à pleine capacité, s'élance sur les rails dans un bruit assourdissant. Je jette un coup d'oeil à notre guide accompagnateur qui fait furtivement un signe de la croix. Songeuse, je regarde au loin en souhaitant que ce train tout chancelant se rende au bout de son trajet.

Heureusement, du moins c'est ce que j'en ai déduit, la beauté du paysage et la vue de plusieurs oiseaux nous font vite oublier la fragilité des rails ainsi que les ponts en décomposition qui passent au-dessus des marais.

Une fois rendus à la réserve, nous enfilons une veste de sauvetage car nous allons en bateau dans les mangroves avoisinantes afin d'observer la faune et la flore.

Encore une fois, le paysage est vraiment sensationnel et nous empruntons plusieurs canaux à la recherche de tout ce qui bouge! :)

Plus de deux 200 espèces d'oiseaux ont été répertoriés dans ce refuge et on y retrouve également un large éventail d'animaux sauvages.

Nous avons pu apercevoir entre autres des singes hurleurs, des aigrettes bleues, des hérons et même des tortues.

Nous nous sommes enfoncés profondément dans les mangroves où nous avons pu observer d'autres espèces d'oiseaux et des chauve-souris suspendues aux troncs de certains arbres. Certains ont même aperçu un alligator.

Cependant, le clou de cette aventure a été d'apercevoir plusieurs singes, des capucins, surgir au bord de la rivière. Ceux-ci se sont déplacés d'arbre en arbre afin d'accéder à l'autre côté du canal.

Nous avons également aperçu d'autres espèces d'oiseaux.

Nous avons une fois de plus aperçu d'autres singes capucins et un singe hurleur ainsi que d'autres espèces différentes d'oiseaux.

Nous avons vraiment apprécié cette activité qui nous a permis d'observer une multitude d'oiseaux et d'animaux dans un environnement calme et apaisant. Nous aurions aimé passé la journée à arpenter les canaux de ce refuge.

En passant, ces eaux sont avant tout l'habitat du lamantin, un immense mammifère marin en voie de disparition. Nous n'avons pas eu l'opportunité de le rencontrer.

Comme vous l'avez certainement deviné, le trajet au retour s'est également effectué dans le même petit train. Comme l'aller fut finalement une expérience positive, on se dit que le retour devrait l'être tout autant!

SITE MAYA DE COPÁN

Ce site archéologique, qui fait partie du patrimoine mondial de l'Unesco, est situé à Copán Ruinas, à seulement 12 km de la frontière du Guatemala.

Découvert en 1570, il fait partie des sites les plus intéressants à visiter avec Chichén Itzá au Mexique et Tikal au Guatemala.

Les premières civilisations dans la vallée de Copán remonteraient à 1500 ans avant Jésus-Christ. Ce site constituait à l'époque le centre politique, civil et religieux de la vallée de Copán.

Nous partons donc à la découverte de l'Acropole où un temple a été érigé dans la cour Ouest dans l'idée qu'il serait l'entrée vers l'autre monde.

A proximité, de nombreuses autres structures représentent un site résidentiel qui était réservé à l'élite royale. L'accès était interdit au simple citoyen.

Les tombes de Yax K'uk 'Mo', fondateur de Copán, , et de sa femme sont enfouies et demeurent inaccessibles au public pour l'instant.

La Place des Jaguars comprend entre autres un temple dédié aux sacrifices du roi. C'était un lieu sacré consacré au culte du soleil.

Du haut de cet emplacement, il est possible d'avoir une vue d'ensemble de la Grande Place où l'on retrouve le terrain de jeu de pelote. C'est d'ailleurs ce jeu de pelote qui est représenté à l'endos du billet de 1 lempira.

La Place des Jaguars comprend également deux tunnels dont l'un mène vers le Temple de Rosalila, appelé ainsi pour sa couleur rose lilas d'origine. De petites fenêtres, à l'intérieur du tunnel, permettent d'apercevoir une partie de ce temple enfoui.

Cependant, une réplique grandeur nature de ce temple a été érigée dans le Musée de la Sculpture Maya que nous irons d'ailleurs visiter.

L'autre tunnel, appelé le Tunnel des Jaguars, permet de découvrir d'autres constructions érigées par les Mayas sous l'Acropole. Il n'était pas rare que les nouvelles constructions étaient bâties par-dessus celles existantes.

D'ailleurs, il existerait à cet endroit cinq niveaux de tunnels qui auraient plus de 15 mètres de profondeur.

L'escalier hiéroglyphique, aujourd'hui recouvert d'une toile pour le protéger de l'érosion, contient le plus long texte de l'ancienne civilisation Maya. Cependant, les archéologues ont de la difficulté à déchiffrer ce texte car plusieurs marches n'ont pas été nécessairement replacées dans l'ordre initial tandis que d'autres se sont effritées avec le temps.

On pense que l'escalier est semblable à un arbre généalogique et qu'il représente l'histoire de la dynastie.

Le Temple des Inscriptions, situé à proximité de l'escalier, est le lieu le plus sacré de Copán.

L'état de conservation du jeu de pelote est remarquable. C'est le deuxième plus grand terrain de jeu en Amérique Centrale, le premier étant celui de Chichén Itzá.

La Grande Place est composée d'une pyramide, d'autels ainsi que de plusieurs stèles d'inspiration animale.

En revenant vers la sortie, j'ai pu observer un agouti qui se dandinait aux abord de la forêt ainsi que plusieurs perroquets. Ces perroquets proviennent d'un centre de refuge. Ils ont été soignés et remis en liberté dans ce parc.

Une grande partie des sculptures apparaissant sur le site de Copán sont des répliques exactes afin d'éviter que les pièces originales soient érodées ou abimées. Cependant, les stèles et sculptures originales sont conservées dans le Musée de la Sculpture Maya situé à proximité du site archéologique.

On accède à la pièce centrale de ce musée par un long tunnel dont l'entrée est représentée par la bouche d'un serpent. Au bout de ce tunnel, quelle surprise de voir la réplique grandeur nature du temple de Rosalila. C'est un temple monumental orné de multiples sculptures multicolores.

Le musée comprend deux étages et on y retrouve une multitude de pièces qui sont remarquablement bien conservées.

REFUGE D'OISEAUX: MACAW MOUNTAIN BIRD PARK & NATURE RESERVE

Situé à Copán Ruinas, cet établissement est avant tout une réserve d'oiseaux tropicaux qui ont été sauvés ou donnés par des gens qui étaient incapables de prendre soin de ceux-ci à long terme.

Dans ce refuge, les oiseaux reçoivent les soins nécessaires ainsi que la nourriture appropriée afin de protéger ces oiseaux qui font partie de plusieurs espèces en voie de disparition.

Un guide nous accompagne et nous donne de l'information sur chacun des oiseaux observés. La majorité des oiseaux sont en cage.

Nous avons pu observer différentes espèces de perroquets de toutes les tailles, des toucans et des grands-ducs d'Amérique.

Nous pouvons avoir une approche particulière avec les toucans car il est permis d'entrer dans la volière pour mieux les observer.

De beaux sentiers sont aménagés dans la jungle et le site est agrémenté par des jardins tropicaux ainsi qu'une jolie petite rivière.

Le guide nous donne même la possibilité d'interagir avec les perroquets. En premier lieu, il dépose un perroquet sur chaque poignet ainsi qu'un perroquet sur notre épaule. Un perroquet, c'est lourd. Imaginez trois perroquets!

En second lieu, un perroquet est déposé sur notre tête et le guide nous demande de bouger notre tête de haut en bas. Ce mouvement de va-et-vient permet le déploiement des ailes du perroquet, comme s'il allait s'envoler.

Il y a un petit restaurant sur le site. La visite des lieux étant terminée, nous y avons fait un arrêt afin de déguster un délicieux chocolat chaud.

HÔTEL MARINA COPÁN

Situé dans la petite ville de Copán Ruinas, c'est dans cet hôtel que nous passerons la nuit. Le retour à Tela ne se fera que le lendemain.

Cet hôtel a vraiment beaucoup de charme. Il y a une cour intérieure dans laquelle on retrouve une belle piscine entourée de chaises longues ainsi que des magnifiques jardins et des bassins d'eau, dont l'un contient quelques tortues.

Il y a également plusieurs aires de repos aménagées de meubles anciens.

La chambre est spacieuse et le lit est très confortable. Le wifi est disponible partout dans l'hôtel, même dans la chambre, et est très performant.

Le soir venu, nous avons soupé au restaurant de cet hôtel. Le lendemain, le petit déjeuner était servi sous forme de buffet et le dîner était offert à la carte. Tout était vraiment succulent et le service impeccable.

VILLE DE COPÁN RUINAS

Cette petite ville coloniale est située à environ 1 km du site archéologique. Elle se démarque par ses rues pavées, son parc central, sa superbe église ainsi que ses bâtiments multicolores.

Nous sommes partis à la découverte de la région en déambulant ici et là dans les petites rues situées à proximité de notre hôtel.

Ici, voitures, tuk-tuk et chevaux se partagent la route.

On y découvre donc plusieurs boutiques, restaurants, cafés, hôtels de tout genre. C'est un milieu très animé qui nous permet d'observer le quotidien des gens du quartier.

Nous avons également visité un marché où se côtoient les vendeurs de fruits et légumes, de viande, de vêtements, de chaussures, etc.

Le moyen de transport utilisé pour se déplacer rapidement dans la ville et les environs est le tuk-tuk, un tricycle motorisé qui sert de taxi. Évidemment, nous l'avons essayé.

Nous nous sommes rendus au site maya de Copán. Dans la ville, la chaussée pavée de roches rendait la randonnée plutôt saccadée, mais une fois rendus sur la route principale, le conducteur a accéléré et a même doublé un autre tuk-tuk. Moment cocasse qui a été immortalisé dans la vidéo suivante.

PARCOURS ENTRE TELA ET L'AÉROPORT

Sur la route menant de l'aéroport à Tela, je me suis amusée à filmer une partie de notre parcours. Dans la vidéo suivante, on aperçoit plutôt des petits villages ainsi que notre arrivée à Tela.

A la fin de notre séjour, sur la route de Tela menant à l'aéroport, j'ai préféré capturer la nature sauvage de cette région. On y voit donc plusieurs rivières avec, en arrière-plan, une magnifique chaîne de montagnes, des vallées ainsi que des champs de plantation.

DOUANES

Nous avions été avisés qu'il se pouvait que le passage aux douanes soit laborieux car les agents pourraient fouiller chacune de nos valises. Heureusement pour nous, ce ne fut pas le cas. Aucune fouille n'a été faite.

Une taxe de sortie de 46 $ US est exigée au départ du Honduras. Il faut régler cette note à un comptoir prévu à cet effet tout de suite après l'enregistrement de nos valises auprès de notre compagnie aérienne.

Il y a plusieurs petits restaurants dans l'aéroport près des comptoirs des différentes compagnies aériennes, avant le passage aux douanes. Les prix sont très raisonnables.

Si l'on passe les douanes, il n'y a qu'un petit comptoir où sont offertes quelques grignotines et le prix est très élevé.

Lors de notre passage, contrairement à ce que l'on nous avait informé, la boutique hors-taxe affichait des prix très concurrentiels sur les boissons alcoolisées.
Compte rendu Transat 2015 du groupe VF sur MSC Musica départ des caraïbes English translation pending
by Rcoucou · 2015-05-02 · 218 replies
bonjour

à tous ceux qui nous ont suivi pour les préparatifs de cette transat et à ceux qui ont eu l'opportunité de nous accompagner sur le Musica

en ce qui nous concerne, une excellente croisière dans la bonne humeur et sans souci

je laisse le soin à tous ceux qui nous ont côtoyés d'exprimer ici leurs impressions et même si nous avons des avis différents sur certaines choses de rester courtois dans nos propos

les anecdotes sont les bienvenues pour égayer ce fil, même si sur le moment ce n'est pas très risible

Messieurs Dames à vos plumes ...🙂
6 jours dans l'Anti-Atlas English translation pending
by Chibani31 · 2015-03-12 · 20 replies
Cela fait presque 10 ans que nous n'y étions plus revenus : les amandiers fleurissaient sans nous ! Alors cette année, pour un prix dérisoire, un avion low-cost nous dépose à marrakech le 3 mars. Il pleuvait et faisait 6° à Toulouse à notre départ, et ici ciel radieux et 28° ! Le riad retenu est chouette et facile d'accès, à 2 pas de Jemaa el-Fna : donc on a le temps d'aller renifler l'air des souks avant que le soleil ne se couche. Notre amie parisienne nous rejoint plus tard. Repas bruyant, assez quelconque mais folklo sur la place. Jour 1 : Mon loueur habituel est pile au RdV à 9h sur la place, avec une Dacia qui roule au ... qui s'avérera économique, souple et ne rechignera pas à gambader sur les pistes du Sud. En route vers le Tizi n'Test. Un arrêt bien sûr à la très respectable mosquée de TinMal, beau travail de restauration avec les fonds de l'UNESCO. Et un petit tour sur la belle route (goudronnée récemment) de la vallée de l'Ougdemt : amandiers encore en fleur, terrasses, point de vue en enfilade vers la vallée du Zat ; il y a quelques 10 ans c'était une piste glissante, impressionnante, vertigineuse, étroite ! Ah, le progrès a du bon. Puis un thé au col, avec la vue sur le Souss, la longue descente vers la plaine, les vergers et l'odeur des fleurs d'oranger, et enfin Taroudant. Une chambre d'hôtes joliment décorée, un tour en ville qui nous déçoit terriblement : il n'y a plus de femmes en voiles bleus, les souks sont sans charme, les rues surpeuplées, bruyantes, moches. Seuls les remparts et les jardins de l'hôtel Salam méritent la visite. Jour 2 : En route pour Igherm : les arganiers sont en forme, les champs de blé bien verts, le ciel bleu intense, ça roule ! Achat du pique-nique dans cette petite ville assoupie, mais où il y a plus de spectacle qu'à taroudant : fellahs avec leurs burnous grossiers devisant devant un café au lait, femmes enfouies dans leurs habits colorés ramenant le fourrage, le bois ou les plantes qui soignent. A la mode : la casquette à longue visière par dessus le chèche ! On prend la route de Tafraoute. Un petit arrêt à tagadirt n'ouAli, minuscule village accroché à un piton rocheux. Et 20 km plus loin, à droite pour aller visiter le magnifique agadir de Tasguent : très bien fléché maintenant, avec un gardien à demeure, des tickets à prix fixe : on rêve ! Ce grand agadir, perché sur son piton, est en très bon état; presque toutes les cases ont encore leur porte, les "marches" fichées dans les murs pour y accéder sont présentes, et acrobatiques ! Un must !







Et ensuite on repart vers Tafraoute : un petit hôtel nous y accueille, pas cher mais coquet. Mais on découvre que la fête des Amandiers a été relancée il y a 4 ans (après plus de 20 ans de sommeil) et a un certain succès auprès des camping-caristes comme des marocains aisés ; et donc on ne pourra y coucher qu'une nuit, les gîtes et hôtels sont pleins tout le week-end. Inattendu ! Nous comptions y séjourner et balader dans le coin. Va falloir modifier nos plans. En attendant, un petit tour aux Rochers Peints avant d'aller à la fête : danses berbères à gogo. Jour 3 : On commence par rejoindre la vallée des Ammeln, et attaquer la "route" qui monte, monte, monte jusqu'à Tagdicht, le village le plus haut perché sur le Jbel Lekst. Vue époustouflante sur la vallée et Tafraoute. Jadis les habitants n'étaient pas encore partis ouvrir une épicerie à Bordeaux, Liège ou Francfort, donc habitaient dans des maisons traditionnelles, en pierres séches, avec souvent des portes d'un style propre à la région surmontées de fenestrons charmants. Aujourd'hui tout le monde ici s'est enrichi, a voulu exposer sa fortune sous forme de maisons énormes à 3 étages, en parpaings, avec des portes luxueuses, entourées de carrelages rutilants sans oublier l'interphone... écrasant leurs ancêtres qui tombent en ruine de désespoir. Mais ce village vaut vraiment le détour, avec ses terrasses, ses jardins, ses manadiers, ses figuiers... A suivre
Tour des Balkans (Bosnie, Monténégro, Albanie, Macédoine, Serbie) en fourgon et en famille English translation pending
by Pierre · 2014-08-20 · 96 replies
Bonjour à tous,

après un changement de programme, nous sommes finalement partis sur la route des Balkans, en fourgon, avec nos enfants de 2 et 4 ans. Voici donc le carnet (davantage de photos sur mon site...):

Voyage improvisé vers les Balkans ("montagne boisée" en turc). 7815 km en fourgon sur les routes de l'ex-Yougoslavie, à travers la Bosnie, le Monténégro, l'Albanie, la Macédoine et la Serbie. 7815 km au rythme des rencontres et des sourires. 7815 km pendant lesquels les mosquée deviennent monastères et les lacs deviennent mer. 7815 km pour tenter de comprendre les problématiques d'une guerre si proche

Récit d'un périple en liberté au travers de la montagne boisée.
Retour d'expérience: Arizona... + San Diego! octobre 2013 English translation pending
by Pong · 2013-11-21 · 278 replies
Bonsoir, Alors avant d'oublier tous les détails (intéressants) de mon dernier séjour, voici quelques retours d'expériences, qui je l'espère, seront utiles aux futurs forumeurs... Arrivé le 17 octobre 2013, juste pour la réouverture du "shutdown", bonjour le stress ces derniers jours...🤪 🏴‍☠️ Vol direct sans histoire avec Air Tahiti Nui : nouveaux fauteuils (un peu plus profilés j'ai l'impression) et surtout nouveaux écrans ! En fait des tablettes 10 pouces, HD, prise casque et USB, large choix de films, feuilletons, jeux, ... ça fait plaisir de ne pas avoir les yeux éclatés à fixer un petit écran qui grésille ! 😉 Coup de chance à l'arrivée à LAX : nous inaugurons la nouvelle aire d'accueil, très spacieuse, et personne à attendre à l'immigration, ni aux douanes ! Yes ! 😛 Du coup me voici à peine 1/4 d'h après la sortie de l'avion à prendre la navette pour Alamo ! 😮 Je me prépare à me battre comme un beau diable pour résister à toutes les tentatives d'arnaques, mais voilà que 10 mn plus tard je suis devant le parking des "compactes" après avoir échangé un "bonjour-au revoir" au guichet ! 🙂 Le parking est vide... mais voilà qu'arrive une belle voiture bleue toute rutilante, pas si "compacte" que ça finalement, les pneus sont en bon état, ... alors Hop ! C'est parti ! 😎



Je pense qu'une heure après la sortie de l'avion, j'étais dans la piscine du motel... Ahhh...(-soupir-) 😇 Le lendemain matin, profitant du Jet Lag, direction Death Valley, avant les embouteillages et avant même le lever de soleil, ce sera plus beau dans le désert ! 😏











Jusqu'ici tout va bien, je presque arrivé à Stovepipe Wells , plus que quelques miles, mais voilà que la route est barrée ! 😮 🏴‍☠️ Les fortes pluies de septembre ont fortement raviné les bas cotés et parfois emporté la route... Bon, me voilà bien... 😕 La route "alternative" proposé par le GPS demande 6h de plus. Je vais quand même tenter d'approcher pour voir, si c'est franchissable... Effectivement c'est bien défoncé sur une centaine de mètres mais en roulant doucement, ça passe... Je n'en mène pas large... 😊





Finalement, une demie-heure plus tard, me voici arrivé à bon port ! Je m'attendais à un village un peu mort (genre ghost-town) 🤪 mais pas du tout : plutôt coquet, très bien entretenu, une belle piscine... Allez, Plouf !!! 😎





J'ai le temps de faire une petite rando qui est juste à coté : Mosaïc Canyon...









Après un second plongeon pour me rafraîchir, direction les dunes pour le coucher de soleil, avec en bonus une belle pleine lune toute ronde !





L'étendu des dunes n'est pas si grande, et grâce au Forum 😉, je sais qu'il faut marcher un peu pour mieux apprécier, alors c'est parti ! 😎





C'est très reposant comme paysage, très zen ! 😇 Et c'est très dépaysant également, surtout après LA, il fait très doux, Mmmmh... 😎



Ce qui est bien, c'est qu'on voit toujours la route ou le parking donc pas de risque de se perdre, même de nuit, au retour... Demain matin, direction Badwater et Gold Canyon ! (to be continued...)
La ville de Marseille remporte le "European City of the year Award 2014" English translation pending
by Toulonnais · 2013-11-17 · 21 replies
Déjà Capitale européenne 2013 de la Culture, Marseille vient de se voir décerner le prix de "l'European City of the Year" 2014 par l'Académie d'Urbanisme de Londres. Une récompense qui vient confirmer le rôle de grande métropole européenne moderne et innovante de la cité phocéenne.

Pour en savoir plus... L'info sur le site de "The Academy of Urbanism".
Attention à vos roues! Commune de Bannay(18) English translation pending
by Raskinet · 2013-07-18 · 13 replies
Bonjour, notre voyage ce déroulait très bien, déjà 3100 km de parcouru et le 14 juillet sur la commune de Bannay(18) la catastrophe deux caniveaux non renseigné sur le canal parallèle à la Loire et tous est fichu, un an de préparation et une énorme déception la roue arrière est bonne pour la poubelle, faite attention ci vous passé par là les caniveaux ne sont pas renseignés.Résultat:470 euros pour la roue + l'aller retour pour venir nous rechercher + un mois de vacance en moins ce qui ne peu être chiffrer dans un pays qui nous à enchanté tant la beauté nous a subjugué nous ne connaissions pas la France sous cet angle, de nouvelles amitiés un accueil très formidable partout sur notre parcourt et des regrets de ne pouvoir terminer notre voyage car un délai de 10-15 jours était nécessaire pour avoir une nouvelle roue.Alors faite attention ci vous remonté la Loire à hauteur de BANNAY(18).
Quand le 21 ème siècle peut sembler bien lointain-part.1 English translation pending
by Doumechris · 2013-04-18 · 4 replies
Le choix de la destination -la préparation:

Ayant déjà parcouru une partie de l'Ethiopie lors d'un précédent voyage effectué en 2008, ma femme et moi avions l'intention d'y repartir afin de mieux appréhender d'autres aspects de ce pays d'Afrique si différent du reste du continent. A l'occasion de notre première visite, nous avions visité le nord et l'est qui se caract��risent par une histoire ayant laissé de nombreuses traces dans les paysages et les villes traversées. Ayant voyagé par saut de puces en avion à cette occasion, nous n'avions pu approcher la réalité des campagnes et leurs diversités. Seul le retour depuis Harar à Addis en voiture nous avait permis de nous rendre compte, en partie, de la dure réalité de la vie rurale, en particulier ces longues files de paysans en marche le long des routes même à des lieux de tout endroit habité. Ce que nous recherchions dans le prochain séjour là-bas, c'était de rencontrer ces différentes ethnies, objet de nombreux documentaires, qui nous les présentaient comme une quasi exception en Afrique. C'était à nous de nous faire une idée réelle de la situation parce qu'entre la réalité et l'image véhiculée par la TV, nous avons appris à nous méfier !! Le choix du lieu étant défini, il fallait trouver le moyen pour nous y rendre. De plus, cette année, nous avions décidé d'emmener les enfants avec nous ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier circuit . Ils ont grandi ( 14 et 16 ans) et depuis quelques années déjà, ils nous suivent : après la Namibie en 2009, ils ont parcouru le Pérou en 2010, le Soudan et l'Afrique Australe en 2011. Malheureusment pour nous, ils ont pris goût à ces circuits lointains. La manière de voyager n'est pas le voyage organisé classique avec circuit en bus, hôtel et une trentaine d'autres Français . A l'autotour a succédé, les circuits personnalisés où nous disposions d'une logistique adaptée à nous seuls . Seule l'Afrique Australe a été visitée en groupe multinational convoyé en camion/bus et logé en camping. Cette dernière expérience a été la plus difficile à supporter en raison de personnalités d'une nationalité difficilement compatible avec la nôtre. Pour notre voyage en Ethiopie, nous avons recherché, tout d'abord, un organisme local qui pouvait proposer un circuit le plus complet possible en 3 semaines environ et bien sûr le moins cher !!! Après quelques envois de mails, nous avions deux choix possibles l'un avec un TO local avec qui nous avions voyagé en 2008 et qui avait été tout à fait correct dans ses prix et prestations et l'autre, un organisme français qui intervient par l'intermédiaire d'un local. Le premier s'engage sur un prix défiant toute concurrence puisqu'il propose d'emmener les ados gratuitement. Nous lui posons quelques questions supplémentaires mais il annonce , par un autre intervenant de l'entreprise, que ce circuit est difficile avec des enfants en raison des conditions climatiques (ce sera la saison des pluies). C'est quasiment la rupture avec lui. Nous sommes alors obligés de nous rabattre sur l'autre TO français. Le prix proposé est convenable après avoir vérifié sur le Net, quels étaient les prix de la concurrence en l'occurence les grands TO français qui ont cette destination à leurs programmes. Restaient à trouver les billets d'avion à des dates qui nous convenaient et bien sûr également les meilleurs marchés. Quelques clics plus tard, nous avions décidé des dates: départ Paris le 18 juillet, retour le 7 août. Durant le mois de juin, il a fallu prendre les visas et envoyé une partie du paiement par virement bancaire à Addis. Comme il s'agissait d'un acompte, le reste devant être payé en dollars sur place, il a fallu faire du change ce qui n'est pas très facile dans sa banque quotidienne. A quelques jours du départ , tout était fin prêt.

Le circuit jour après jour : 18 juillet : Nous quittons notre domicile en taxi à 5h30, direction Roissy, terminal 1 - A 6 h nous commençons l'enregistrement des bagages qui prendra un temps certain (plus d'une heure). Nous voyageons avec Turkish airlines : c'est la première fois que nous partons avec cette compagnie aérienne. Pour rejoindre Addis Abeba, nous passons par Istanbul. Dans notre choix des billets, nous avons pu profiter d'une escale longue afin de pouvoir envisager une visite rapide de cette ville. Nous avions pris sur le net tous les renseignements possibles en ce qui concerne la manière de rejoindre le centre ville depuis l'aéroport. En principe, nous disposions de près de près de 3 heures sur place d'autant que nous disposions des cartes d'embarquement pour le second vol. Après un décollage avec une petite demie heure de retard, le vol de 3 heures et demies s'est déroulé sans problème, une collation très complète nous étant servie. A l'arrivée à Istanbul, nous nous dépêchons de passer les contrôles douaniers et nous nous rendons au métro qui se trouve dans l'enceinte même de l'aéeoport. Nous prenons des livres turques pour disposer de monnaie à un distributeur automatique CB. Le voyage s'effectue sans accroc. Nous quittons le métro pour prendre ensuite le tramway qui nous dépose en plein centre historique à proximité de ste Sophie et de Topkapi. Pour ma femme et moi, c'est le deuxième passage à Istanbul. C'est la découverte pour les enfants. Beaucoup de touristes dans ces quartiers pittoresques et historiques. Malgré tout, Istanbul n'est plus vraiment la porte de l'Orient comme cela était présenté auparavant : la présence de très nombreuses mosquées ne fait pas oublier une occidentalisation très visible en particulier dans la banlieue istanbouliote. Nous piqueniquons devant Ste Sophie. Nous parcourons, ensuite, l'esplanade entre Ste Sophie et la Mosquée Bleue que nous visitons. Nous nous promenons dans les quartiers adjacents qui possèdent de belles maisons ottomannes. Devant le temps qui reste, nous décidons de rentrer à pied jusqu'au terminus du métro qui dessert l'aéroport. Cela nous permet de voir de nombreuses mosquées et d'approcher le quartier du Grand Bazar qui sera l'objet d'une visite plus complète à l'occasion d'un vrai séjour en Turquie. 30 minutes de métro suffisent pour rejoindre l'aéroport Ataturk. Nous décollons avec 30 minutes de retard. Nous profitons de la fin de soirée en vol pour voir le coucher de soleil sur le Bosphore et les îles des Princes. La nuit arrive alors que nous sommes au-dessus d'Antalya. Direction plein sud vers Addis : après avoir traversé la Méditerranée nous remontons le Nil. A Louxor puis Assouan illuminés, succède le Soudan que nous avons parcouru en 2011. Ce fut un très beau voyage dans un pays trop peu visité aux multiples sites archéologiques et au peuple charmant. Nous arrivons à minuit et demi à Addis. Passage en douane et récupération des bagages sans problème : contrôle des bagages à la sortie de l'aéroport où nous attendait notre hôte Yared. Après les présentations, nous nous rendons à l'hôtel en minibus. A 2h15, extinction des feux dans des chambres confortables du Panorama hôtel qui semble neuf. 19 juillet : Courte nuit puisque nous nous levons à 8H30. Petit déjeuner correct avec un personnel très attentionné. Nos guide et chauffeur se présentent à 10 heures comme convenu nous entamons notre visite d'Addis Abeba par le musée national devant lequel un film se tourne pour la TV éthiopienne. Notre guide francophone Leonardo nous présente les différentes salles en nous commentant laconiquement chaque vitrine, ce qui nous suffit . Après ce passage au musée, nous nous dirigeons vers le Mercato, le plus grand marché d'Afrique : en raison des risques des vols et des pickpockets, nous ne nous y arrêtons pas, d'autant que l'intérêt est réduit. Déjà en 2008, nous n'avions fait qu'un court passage. Par rapport, à cette année là, les embouteillages semblent plus importants d'autant que les feux tricolores ne fonctionnent plus aux différents carrefours. Il pleut et la température est douce, ce qui est normal en cette période de l'année. Nous prenons notre premier déjeuner, en plein air, au restaurant situé dans l'enceinte du musée national. Pas de nourriture locale mais beaucoup d'emprunt à la gastronomie italienne, pâtes, pizzas ce qui sera souvent le cas au cours de notre séjour. Après le repas, nous visitons l'ancien palais d'Hailé Sélassié qui appartient maintenant à l'Université. Sur deux étages, nous revivons la période faste de la vie de cet empereur en traversant les différentes pièces gardées toujours par son ancien majordome et maintenues dans un excellent état. Après cette visite, nous partons à Entoto, un quartier périphérique d'Addis où l'empereur Ménélik II à la fin du 19 ème siècle installa son premier palais. De 2350 m nous montons jusqu'à 3000 m d'altitude . La météo n'est pas favorable, la pluie et la brume se sont installées ce qui ne nous permet pas d'avoir un superbe panorama sur la ville qui s'étend au pied de la colline d'Entoto qui est un des lieux de détente des habitants de la capitale et également un des lieux religieux les plus visités lors des cérémonies orthodoxes. En effet, les Ethiopiens appartiennent en majorité à cette religion. Addis est une capitale récente puisqu'elle a été établie à la fin du XIX ème siècle seulement. Jusqu'alors, la capitale était itinérante en fonction de l'ethnie du Négus régnant. Nous visitons le palais de Ménélik qui est une simple demeure au toit de chaume et à deux niveaux dont nous traversons les différentes pièces vides de tout meuble mais affectées chacune à une fonction bien définie. Nous redescendons ensuite dans la capitale en traversant des forêts d'eucalyptus, qui servent de bois de cuisson et de chauffage, transportés sur le dos par des norias de femmes. Nous traversons un quartier où se vendent des tissus très colorés confectionnés par l'ethnie dorze que nous aurons l'occasion de voir dans quelques jours Nous nous rendons à la cathédrale orthodoxe de la Sainte Trinité qui abrite les sarcophages d'Hailé Sélassié, le dernier Négus, et de sa femme. La cathédrale abrite de nombreux vitraux et fresques relatant des événements impériaux importants du XX ème siècle ainsi que les trônes impériaux. De retour à l'hôtel, nous profitons du bar afin de déguster nos premières bières éthiopiennes. Le diner pris au restaurant de l'hôtel se compose d'un buffet copieux où le riz est présenté sous de nombreuses formes afin de faire plaisir à la nombreuse clientèle chinoise de l'établissement. 20 juillet : C'est vraiment le départ : à 9h30, Yared arrive ainsi que les véhicules qui vont nous transporter. 2 4X4 Toyota Lx en très état conduits par Sami et Makonen . Nous disposons d'un véhicule pour la logistique parce que ce circuit est mixte : nous logeons soit à l'hôtel, soit en camping en raison du manque d'hébergement dans certains lieux éloignés de toute ville touristique. Pour les repas pris en camping, il nous faut un cuisinier : c'est Santayo qui va tenir ce rôle. Notre guide qui nous accompagne est Leonardo francophone après avoir fait toutes ses études au lycée français d'Addis. C'est un métisse italo-éthiopien . Son grand-père était venu coloniser l'Ethiopie sous la didacture de Mussolini. Cette équipe très sympathique sera aux petits soins pour nous. Nous nous installons à six dans un véhicule sans toutefois être serré après le chargement des bagages dans l'autre voiture. Aujourd'hui direction Jimma en pays gouragué. Nous quittons Addis, sa pollution, ses embouteillages., cela prend bien une heure car la ville est très étendue. Le temps est frais mais sans pluie. La route est goudronnée sur tout le trajet. Nous traversons des plateaux verdoyants très cultivés mais de manière rudimentaire : pas de tracteurs, seulement des labours à l'araire tirée par des bœufs. Ce sera la règle durant tout notre périple. Quelle que soit l'ethnie rencontrée, les pratiques agricoles sont ancestrales. Encore très peu de mécanisation malgré des surfaces cultivées qui peuvent être importantes. Dans ce cas, il y a regroupement des paysans qui mettent en commun leurs bras et leurs bœufs. Au cours de cette matinée, nous visitons la case d'une famille gouragué grâce à notre guide, nous aurons ainsi l'occasion de pénétrer dans de nombreuses habitations des multiples ethnies que nous rencontrerons. Cela nous permet de connaître leurs habitudes et leurs modes de vie. Le plus souvent, l'intérieur de ces huttes est vide de tout meuble, les quelques vêtements possédés par les familles sont posés sur des fils à linge accrochés à l'armature en bois des habitations. Ici, les animaux sont également logés à l'intérieur. Peu d'ustensiles de cuisine qui est faite directement sur un foyer constitué de pierres. Quelques calebasses servent de verres. Une grand plaque métallique sert à la cuisson de l'injera, le plat traditionnel éthiopien qui est une sorte de crêpe réalisée à partir de farine de teff. Cette céréale endémique est de la famille du mil. Les plats cuisinés sont versés sur l'injera qui sert également d'assiette. Il n'y a pas d'électricité dans ces huttes circulaires faites de bardage de bois d'eucalyptus et d'un toit de chaume. En raison de l'absence de cheminée, l'atmosphère est le plus souvent enfumée et vite irrespirable pour nos poumons occidentaux. Toutes ces habitations fument de toute part et pour nous il nous semble qu'elles vont s'embraser. Nous quittons notre famille après avoir laissé quelques birrs pour le dédommagement et l'accueil charmant. Pour elle aussi, la rencontre avec des enfants étrangers est une découverte. Nous nous arrêtons à Welkite pour manger dans unrestaurant confortable. Les enfants seront gâtés en choisisant des pâtes assaisonnées d'une très bonne sauce tomate. Ce sera souvent leur repas. Pour la viande, ce sera des chicken cutlets, sorte de nuggets de poulet préparés maison. Nôtre équipe d'assitance mange de son côté, . Nous reprenons la route après un arrêt d'environ une heure. Les paysages deviennent plus vallonnés et même montagneux. Nous longeons la rivière Gibé qui devient un peu plus loin l'Omo. Il y a construction de barrages importants dans la région afin de produire de l'électricité qui manque encore cruellement en Ethiopie. Les coupures sont fréquentes même dans Addis. A la fin des travaux de construction, le pays pourra envisager l'exportation de son courant vers les pays limitrophes ( Soudan, Djibouti). Nous faisons quelques arrêts pour nous dérouiller les jambes en particulier au marché d'Abelti. Vers 16 heures, nous arrivons à Jimma où nous logeons à l'hôtel . Nous disposons de deux chambres. Les salles de bain sont déjà bien détériorées pour un établissement qui semble récent. L'eau chaude n' est pas au rendez-vous pour la douche ! Il faut aller se plaindre à l'accueil. Nous faisons le tour du propriétaire et découvrons une piscine de bonne s dimensions mais le climat frais ne nous permet pas d'envisager un plongeon. Le restaurant est sur une terrasse en plein air. Des coupures de courant retarderont notre dîner . Une grosse averse vient perturber la fin de soirée. La rencontre avec des blattes dans la salle de bain fait crier notre fille encore peu habituée à l' Afrique profonde. 21 juillet : Aujourd'hui, nous prenons la direction du sud. La pluie est au rendez-vous. Ce matin , pas d'électricité dans la chambre, l'eau chaude n'est pas au rendez-vous non plus : tout cela est un des défauts inhérents à l'Ethiopie. Ce pays manque pour l'instant d'une production autosuffisante en électricité ce qui nécessite des délestages Pour ce nous concerne , c'est l'installation électrique de l'hôtel qui est en cause. Le petit déjeuner est impacté par ces petits problèmes d'intendance : le café ne peut être fait de même que le pain grillé. Nous quittons Jimma vers 9 h. Fini le goudron , nous entamons notre périple sur piste . Nous nous dirigeons vers Mizan Teferi afin d'y voir des plantations de café. Nous traversons de nombreuses forêts de résineux. Nous nous arrêtons à Bonga pour déjeuner. Il pleut des cordes. Malgré czela, nous mangeons à l'extérieur sous des parasols plutôt des parapluies. L'après midi, nous traversons des plantations de thé. La piste est de plus en plus difficile en raison des chutes de pluie. Des ornières profondes perturbent notre circulation. Il est nécessaire pour Sami, notre chauffeur, de passer en 4X4 afin de se sortir d'embûches désormais quasi permanentes. Cela ralentit notre marche vers le sud. A 16 heures, nous commençons à chercher un lieu pour camper. La pluie s'arrête mais le temps reste bien gris. Ce doit être notre premier campement et cela va se passer dans de difficiles conditions. Leonardo, notre guide, s'emploie à nous trouver un coin sympa pour poser nos tentes nous pensons l'avoir trouvé à proximité d'un hameau Dizi, l'ethnie peuplant la région . Pour cela, il est nécessaire de faire la demande au chef de village qui n'a pa trop l'habitude de recevoir des touristes. Nous bivouaqueront dans un champ surplombant la route et qui abrite plusieurs granges et étables. Devant l'humidité du sol, notre équipe installe nos tentes à l'intérieur même d'une de ces granges. Le temps s'améliore avant le crépuscule. Santayo, notre cuisinier s'installe dans uns hutte servant habituellement de poulailler. Avec la nuit, il est nécessaire de mettre un pull over de plus car l'humidité est bien présente. Durant toute notre installation, la population des alentours s'est densifiée autour du camp car les toursites ne sont légion dans le coin. Les enfants et les adultes s'invitent au camp éphémère Ils nous apportent du bois pour faire un feu qui nous réchauffera durant le repas pris à l'extérieur. Une table a été installée, garnie d'une nappe. Notre équipe mange de son côté et nous sommes servis comme des princes avec notre cuisinier en grande tenue, toque et veste blanche ce qui est totalement incongru dans le lieu. Cela nous amuse et nous prenons des photos de ce premier repas pris en camping . Soupe de légumes, pâtes à la tomate, fruits sont au menu. A la fin du repas, nous nous regroupons tous autour du feu de bois qui crépite. Le cuisinier, jongleur à ses heures, nous fait une démonstration avec des pommes. Nous applaudissons son exhibition réussie. Vers 21 herues nous nous couchons dans notre grange. 22 Juillet : Réveil ver 7h30, après notre première de camping qui s'est passée sans problèmes. Il n'a pas fait froid et le soleil est au rendez-vous sur un très beau paysage de moyenne montagne. Le cuisinier s'st mis en quatre pour notre premier petyit déjeuner, œufs, tartines, confitures, nutella et café éthiopien, bien sûr. Nous le prévenons que les œufs, le matin , ce n'est pas dans nos habitudes culinaires. Il nos propose des pancakes qui feront bientôt notre bonheur à cette heure matinale. Comme lors de tous les repas qu'il nous oprépare , il est en toque et en veste blanche... Vers 9h, nous reprenons la route après avoir marché le long de la route pendant quelques minutes, le temps que notre équipe range le matériel dans les voitures. Cela nous permet de rentrer dans un dispensaire de campagne où ma femme, infirmière, remarque les installations réduites en qualité et en quantité dont dispose son homologue éthiopienne. Mais il est possible tout de même d'y réaliser des accouchements, à condition , toutefois, qu'il n'y est pas de complications. Le premier hôpital est à plus de 3 heures de piste. Nous pénétrons également dans une case de l'ethnie Dizi. Nous prenons le chemein de Mizan Teferi mais après une heure de route, nous apprenons que celle-ci est coupée en raison des fortes pluies récentes. Nous devons envisager de ne pas faire étape dans cette ville où nous devions visiter une plantation de café, la région étant une grande productrice de cette plante d'origine locale. La piste est de plus en plus difficile , des ponts ayant été emportés par des rivières en crue. Vers 11h, nous arrivons à Tum, un gros village entouré d'une végétation tropicale. Nous prévoyons d'y manger. Pour cela, notre cuisinier s'installe dans la cour d'un hôtel local . Nous faisons le tour du propriétaire et visitons les chambres placées tout autour de la cour qui sert de parking, de laverie. Le femmes demandent où se trouvent les toilettes et à leur grande stupéfaction, celles-ci sont derrière l'établissement dans des cabanes en tôle où il est difficile de pénétrer tant les odeurs sont difficilement supportables. Ce sera une des situations les plus désagréables que l'on aura à supporter durant ce circuit. En effet, pour les Ethiopiens, les toilettes ne sont pas primordiales et leur entretien laisse souvent à désirer. Après le déjeuner servi dans le coin bar de l'hôtel, nous reprenons la route pour rejoindre directement Kibbish pour aller à la rencontre du peuple Surma, ethnie belliqueuse du sud éthiopien qi vit le long de l'Omo. Après quelques kilomètres, nous tombons sur une rivière que nous devons passer à gué. Nos chauffeurs s'aperçoivent bien vite que le passage sera délicat voire impossible. D'autres véhicules se présentent : tout d'abord un camion qui réussit à franchir les eaux en furie. Un 4X4 ne tente même pas le passage après que des hommes l'aient fait. L'eau leur arrivait au-dessus du genou. Commes les variations de niveau sont rapides en période d'orage, nous patientons une bonne heure mais le niveau ne baissant pas notre équipe décide de faire demi-tour. En chemin , nous visitons uns famille dizi qui nous fait l'amabilité de nous recevoir chez elle. Grâce à notre guide, nous apprenons à connaître son mode de vie, les cultures qu'elle pratique (maïs, bananier, mil, sorgho) et les animaux qu'elle élève. Comme dans toutes nos visites, nous nous enfumons dans ces cases ne possédant pas d'autre ouverture que la porte d'entrée. Nous les remercions par de menus cadeaux pour les enfants. Nous sommes de retour à l'hôtel où nous avions déjeuné. Nous nous installons dans une chambre pour la nuit en connaissant les inconvénients du lieu. La chambre est propre sans autre mobilier que les lits. Avant la nuit, nous partons au marché qui se tient tout près de l'hôtel. C'est le lieu de rencontre qui permet d'échanger les productions particulières à chacune des ethnies des environs et de trouver la future âme sœur car souvent la tradition nécessite de ne pas se marier avec une personne de son village. De retour à l'hôtel nous croisons un couple de touristes espagnols voyageant comme nous avec chauffeur, guide et cuistot. Cela nous permet de croiser nos informations. Ils doivent également se rendre dans le sud. Notre guide nous annonce que nous tenterons le lendemain un nouveau passage du gué. Sinon, il faudra envisager un etour anticipé et utiliser différemment les journées perdues. Après le souper, nous repartons visiter Tum entourés par une nuée de gamins tout contents d'en voir des différents. Il est vrai qu'il est rare de voyager avec des ados. Les nôtres ont pris l'habitude de ces immersions en terre lointaine ce qui leur a permis d'en apprendre un peu plus sur le monde qui les entoure et de la chance qu'ils ont malgré les problèmes que nous rencontrons. Un enfant nous propose un pose-nuque, ustensile possédé par tous les hommes du sud éthiopien qui leur sert la nuit et également le jour pour s'asseoir. Ce sera notre premier achat de souvenir. A notre retour à la chambre, nous trouvons devant celle-ci un pot pour ne pas avoir à utiliser les toilettes la nuit....... 23 juillet : Pas de moustique, nuit calme mais un problème survient : rejoindre les toilettes. Il faut faire avec les conditions locales . Après ce désagrément passager, nous prenons un bon petit déjeuner avec crêpes au menu. Impeccable. Durant ce moment les chauffeurs sont allés faire un tour au gué. Ils reviennent avec une mauvaise nouvelle, l'eau est encore montée par rapport à la veille. Donc nous abandonnons l'idée de rjoindre Kibbish. Leonardo va s'occuper de comment utiliser les 2 ou 3 jours qui suivent avant de reprendre le cours normal du circuit. Pour cela, il s'entrtient par téléphone avec son patron Yared resté à Addis. Le portable a vraiment du bon. Même dans ces régions très isolées, les liaisons passent bien. Nous remontons comme prévu mais plus tôt à Jimma. Ce sera la journée de la pluie. Celle-ci nous suit ou nous précède. En effet, nous sommes bloqués plusieurs fois par des files de véhicules embourbés et ne disposant pas de la motricité d'un 4X4. Sur certains tronçons en travaux, la boue crée des ornières de plus de 20 centimètres difficiles à emprunter. Cela permet de faire des photos originales. A midi, il est difficile de sortir de la voiture tant l'orage est violent pour rejoindre le restaurant d'un petit village. Durant tout le circuit, nous sommes en pension complète excepté pour les boissons. Si pour les parents, celles-ci sont le plus souvent des bières locales, les enfants bénéficient de Coca ou de Pepsi, les deux marques sont présentes sur le marché éthiopien . Dans ce pays, il n'y a pas encore de canettes et ces boissons sont servies en bouteilles consignées, même dans les endroits les plus reculés du pays. Cela a l'avantage de ne pas voir trop de détritus dans les rues. De même, les sacs plastiques n'existent pas trop. Seules des bouteilles plastiques ont fait leur apparition pour l'eau minérale. A la fin du repas, la pluie a diminué en intensité ce qui nous permet de rejoindre les voitures sans trop patauger. Nous arrivons à jimma en fin d'après midi et retrouvons notre hôtel. La pluie n'a pas amélioré la qualité de ses installations et il est difficle de prendre une douche. L'électricité n'est pas non plus au rendez-vous et je suis dans l'obligation de bidouiller un disjoncteur avec du sparadrap afin de rétablir le courant bien utile pour recharger les différentes batteries des appareils photo et consoles de jeu qui occupent les jeunes durant la route. L'eau de la piscine est marron suite aux intempéries ce qui ne perturbe pas des locaux de s'y tremper dedans. L'heure du repas est retardée en raison des coupures intempestives d'électricité. 24 juillet : Nuit sans moustiques ce qui n'avait pas été le cas lors de notre premier passage. Ce matin , il fait beau, nous partons pour Sodo vers 9h. Nos voitures sont marquées par les passages dans la boue et leur couleur a viré du blanc au marron. Jour de piste. Celle-ci est récente et permet de s'éviter un gros détour pour rejoindre l'autre rive de l'Omo et la vallée du Rift. Nous rencontrons de magnifiques paysages de montagne très verdoyants. Comme partout en Ethiopie, nous croisons beaucoup de monde le long de la route malgré l'espacement des villages. La piste est très sinueuse et parfaitement réalisée avec des barrières de sécurité dans chaque virage. Nous nous arrêtons plusieurs fois afin de rencontrer la population locale en visitant leurs habitations. Les ethnies se succédent mais le mode de vie change peu. Des agriculteurs qui vivent de cultures et d'élevage logeant dans des cases dotées d'un minimum d'équipement. Ils dorment le plus souvent à même le sol en terre battue, couchés sur des peaux de vache. Très peu d'ethnies dorment sur des lits tressés montés sur des armatures de bois. Des callebasses servent de récipients et de louches. Le foyer est fait de pierres où seule une marmite métallique constitue le seul élément moderne de leur matériel usuel. Des bâtiments de culte sont dispersés dans la campagne, même en dehors de tout village. Des églises le plus souvent orthodoxes et circulaires ou bien des mosquées. A midi, nous nous installons dans un hôtel restaurant disposant d'un superbe bar assez irréel pour le lieu très isolé qui nous accueille. L'après midi nous franchissons l'Omo sur le dernier pont existant avant son delta dans le lac Turkana distant de plus de 300 km. Le paysage de gorge est très beau . La chaleur qui ne nous avait pas accompagné depuis notre départ, est enfin là . Plus de 30 ° au thermomètre de la voiture. L'eau du fleuve est brune, chargée d'alluvions suite aux fotes pluies. Cela crée de belles couleurs dans le paysage très verdoyant des rives. La région est très montagneuse aves des sommets qui avoisinent les 3000 m. Nous faisons de nombreux arrêts en raison des beaux points de vue que l'on a sur la rivière et les gorges. Nous arrivons vers 16h30 à Sodo où il pleut à.....seau. Nous nous installons dans deux chambres dont une seule disposera d'eau pour la douche. C'est pourtant le meilleur établissement de la ville !!! Toutes les organisations humanitaires s'y pressent. Dans le jardin de l'hôtel nous croisons une invitée inattendue : une tortue d'environ 40 kg qui se promène tranquillement. Nous prenons l'apéritif sur la terrasse dominant la ville qui semble très active. Au loin, nous entendons des chants religieux provenant d'une église et relayés par des hauts parleurs efficients. Le souper est long et la carte bien que longue ne dispose pas de tous les plats qu'elle propose. Le choix est restreint mais fait le bonheur de tous malgré tout. Heureusement que les pâtes à la tomate sont toujours là !!! 25 juillet : Il a plu beaucoup une bonne partie de la nuit. Ce matin , réveil vers 7h30. Nous nous dirigeons vers Arba Minch, ville située au bord du lac Chamo à environ 150 km. Après la montagne, nous parcourons une plaine souvent marécageuse ce qui permet de voir une faune ornithologique importante. Il y a pas mal d'occasion de s'arrêter : des oiseaux en pagaille, une chute d'eau très embrumée en raison du niveau des eaux, des rivières en crue qu'il faut passer à gué que l'on soit, en automobile, à pieds -humains comme bétail !! Nous longeons les lacs Abaya et Chamo qui possédent une population très importante de crocodiles et d'hippopotames ainsi que des colonies de marabouts et Nous arrivons pour midi et nous installons dans l'hôtel aux chambres confortables et où tout semble fonctionner (eau et électricité). Bonne nourriture également avec, pour les jeunes, des frites et du poulet, tout un programme. Dans le jardin de l'hôtel où nous prenons notre café à la mode éthiopienne, gambade un dik-dik qui fait la joie de tous les enfants présents et même des adultes. Cette après midi nous partons visiter un village de l'ethnie Dorzé qui habite à près de 3000 m d'altitude à environ 30 km d'Arba Minch. Nous quittons la route principale pour s'engager sur une piste qui traverse une forêt de résineux qui nous rappelle celle de nos Alpes d'autant que le temps couvert s'embrume de plus en plus. En sortant des voitures, nous sommes presque transis de froid (6°). Nous visitons le village constitué de huttes en forme de tête d'éléphant caractéristiques de l'ethnie dorze. Celles-ci sont mieux équipées que celles précédemment visitées. Des chaises en bois tendues de peux de vache constituent l'essentiel du mobilier ainsi que des lits. La pièce d'habitation est séparée de celle dédiée aux animaux par une cloison tressée de fibres de faux bananiers (enset). Ceux-ci fournissent une sève qui est extraite de l'écorce pour en faire une pâte (godjo) qui est consommée après une maturation de plus de 3 mois, ensevelie dans le sol et enveloppée dans des feuilles de l'arbre. Les Dorze sont d'excellents tisserands, ce que nous voyons lors de la visite d'un atelier de tissage de coton où seuls travaillent les hommes. Leurs productions sont vendus sur le marché d'Addis dans le quartier situé au pied de la colline d'Entoto. Nous achetons une sorte de plaid aux couleurs éthiopiennes. Le climat est très froid et cela m'inquiète car à la fin du circuit nous nous rendons au parc national de Balé où l'altitude moyenne est de 3000 m, la même que celle d'aujourd'hui. Si les conditions atmosphériques sont les mêmes, il sera difficile de profiter du site et d'y rencontrer ses habitants rares, les loups d'Abyssinie et les nyalas des montagnes. De retour à Arba Minch, je pars parcourir les environs de l'hôtel en particulier l'église de Saint Gabriel dont le parc se remplit d'une foule importante, pendant que le reste de la famille profite du confort des chambres. Après le souper pris dans les jardins de l'hôtel copieusement garni par la bonne société locale, nous allons nous coucher. 26 juillet : Je viens de passer la pire nuit depuis bien longtemps. Hier soir, après un retour à la chambre relativement tôt, la préparation des bagages pour le lendemain étant faite, je rédige un court compte rendu de la journée passée afin de garder plus précisément les petits évènements du voyage, c'est à ce moment que j'entends un chant liturgique issu d'un haut parleur situé à peu de distance de l'hôtel : j'ai vite compris que cela venait de l'église orthodoxe Saint Gabriel située quasiment en face de notre hébergement. Le taux de décibels est très élevé. Je m'en accommode pensant , il était 21h15 environ, que cela allait durer, comme pour nos messes catholiques, environ moins de deux heures. Je me couche et cherche à trouver le sommeil malgré le bruit assourdissant qui envahit la pièce. Le temps passe. Près de 2 heures après le début de l'office, un arrêt des sermons et chants s'effectue. Ouf, cela est fini. Hélas quelques minutes après, les chants liturgiques reprennent . Il en sera ainsi jusqu'au lendemain matin. 7 minutes d'arrêt par heure seulement. Vers 3 heures du matin , j'ai craqué et suis sorti de la chambre en ayant envie de tirer dans les hauts parleurs d'autant que le gardien de l'hôtel que je suis allé voir pour demander des explications, disposé d'une kalachnikov !!!! et cela a duré toute la nuit jusqu'au midi suivant. Je ne suis pas pratiquant, mais la religion orthodoxe ne me comptera pas prochainement dans ses fidèles !!!! N'ayant pas dormi de la nuit, le reste de la famille non plus d'ailleurs, je prends une douche qui me permettra de tenir la journée sans sommeil. Ce matin , excursion en bateau sur le lac Chamo afin de voir ses habitants : crocodiles , hippopotames, et oiseaux, pélicans, marabouts, aigles pêcheurs. Leonardo nous accompagne et servira à pousser l'embarcation quand celle-ci reste tanquée dans la vase d'un haut fond à proximité immédiate des sauriens. Nous en voyons de nombreux, de toute taille, alanguis sur la grève à l'embouchure d'une rivière se déversant dans le lac. Nous restons une heure en s'approchant de plus en plus de ces crocodiles du Nil qui approchent les 6 m. Il y a également de nombreux hippopotames mais ils sont difficiles à photographier car ils nagent et sont le plus souvent immergés. Leur apparition fortuite est courte, le temps de respirer et ils s'enfoncent de nouveau très vite dans les eaux du lac. 2 heures de navigation. Nous rentrons à l'hôtel pour nous restaurer et charger les bagages. Après le repas, nous partons en direction du sud en longeant tout d'abord le lac Chamo. Nous faisons quelques arrêts photo dans la campagne où les champs de maïs succédent à ceux de sorgho et de mil, quand tout n'est pas mélangé !! Pour protéger ces cultures de la voracité des oiseaux, des petites estrades faites de branches d'arbre parsèment les champs. Dessus des enfants armés d'une fronde lancent des cailloux du matin au soir pour effrayer les volatiles trop entreprenants. Dans un village, nous voyons des jeunes jouant au loto , disposant d'un système digne de nore tirage du loto. Une petite cabane en tôle abrite toute une installation pour recharger les batteries de téléphone portable à partir d'un générateur à moteur. En effet, les villages ne disposent pas d'électricité mais par contre, le téléphone portable est bien développé. Tous les 10 km, nous trouvons des réémetteurs ce qui permet de disposer d'un réseau efficace de téléphonie mobile dont on pourrait s'inspirer !!! Nous nous arrêtons au marché de Konso où différents ethnies se retrouvent pour échanger du maïs en particulier. Nous sommes très bien accueillis et aucune animosité envers les touristes se dégage de ces quelques minutes de rencontre. Nous reprenons la route jusqu'à Weyto, un village situé à un carrefour menant vers Jinka et Turmi, les deux portes pour aller visiter les peuples du sud. Nous plantons la tente dans ce qui devait être la cour d'un hôtel, mais de celui-ci, il ne reste que les chambres alignées sur un niveau. Les toilettes sont installées dans des cabanes en tôle où l'odeur est insupportable. Souvenir d'un passé plus glorieux, des restes d'installation sportive en particulier de quoi faire de la gymnastique avec des barres parallèles ou de l'haltérophilie. Sous des abris au toit de chaume, nous trouvons un bar et ce qui devait être une salle de restaurant qui servira à notre cuistot de cuisine. Ce soir, la chaleur est au rendez-vous mais malgré cela nous ne pourrons pas prendre de douche ne disposant que d'un lavabo planté là en plein air. Comme tous les soirs de camping, notre cuisinier nous fait un bon dîner avec en particulier des pizzas, le tout arrosé d'un vin local que nos accompagnateurs nous ont offert. Je tiens à préciser qu'il ne fait pas oublier même un VDQS de chez nous !!! 27 juillet : Avec la fatigue accumulée par le manque de sommeil de la veille, nous dormons très bien d'autant que la nuit a été très douce. Avant le reste de la famille , je pars à la découverte du village et de ses habitants tant humains qu'animaux. Je découvre ainsi les éboueurs locaux : les vautours qui ont pris pension dans toutes les cours des habitations pour les nettoyer. Les enfants conduisent les troupeaux de chèvres et de moutons dans les environs. A mon retour, la famille est prête à prendre le petit déjeuner. Vers 9 h, nous quittons Weyto en direction de Key Afer , village où se mêlent différentes ethnies en particulier, les Tsemaïs, les Bannas et les Hamers. Nous nous arrêtons pour voir un village tsemaï, ethnie très peu différente de celle des Hamers, la différence étant une question de prononciation dans leur langue. Les hommes peuvent épouser jusqu'à 5 femmes qui vivent séparément. Ils peuvent également épouser des Hamers. D'ailleurs, les mariages s'effectuent à partir de villages différents afin de minimiser le risque de consanguinité. Pour nous, à partir de maintenant nous éprouvons un sentiment désagréable car il faut payer pour réaliser des photos. Ce n'est pas le prix qui est en cause mais la manière de faire : les femmes, les enfants s'alignent et l'on choisit qui l'on veut prendre en photo !! Cela ressemble un peu au marché aux esclaves ou au choix d'une prostituée dans une maison close. Je pose la question au guide de donner une somme globale que le village se partagerait, mais ce n'est pas envisageable car ces ethnies sont très individualistes. Il faut faire avec, les us et coutumes du tourisme local !! Nous reprenons la route en traversant de vastes champs dévolus à la culture du coton. Bientôt, la savane deviendra la terre de culture de la cane à sucre au détriment des ethnies qui seront déplacées si les mesures envisagées par le gouvernement éthiopien sont appliquées. Nous arrivons pour midi à Key Afer où nous nous installons pour la nuit. Nous campons dans le jardin d'un hôtel . Nous avons à notre disposition une chambre et sa salle de bain . A midi, beignets de courgette et macaroni au menu accompagnés de viande panée. L'après midi, Leonardo nous emmène dans la campagne environnante afin d'aller à la rencontre de l'ethnie Banna. Nous parcourons pendant 3 heures les chemins tracés entre les champs de maïs, de mil , de tournesol et de sorgho qui constituent l'essentiel des cultures pratiquées dans la région. Nous pénétrons dans des cases afin de connaître la manière de vivre de cette ethnie qui semble vivre comme au temps du néolithique. Les femmes sont habillées de peau de bête. L'intérieur des cases est minimaliste du point de vue de l'aménagement. Une partie est réservée aux animaux (vaches, chèvres). Nous partageons avec eux la boisson qu'ils proposent aux invités : une décoction faite d'enveloppes de grain de café. En effet, lorsqu'ils en cultivent, ils vendent les grains à un bon prix et conservent l'enveloppe de moindre valeur. Grâce à notre guide, et à un guide local qui sert de traducteur entre l'amharique et le banna, nous apprenons que l'allumette n'a fait son apparition ici qu'il y a 5 ans !!Comme chez les Tsemaïs, le Banna peut avoir 5 femmes. Il n'y a aucune notion de temps : l'âge des individus est inconnu. Même la notion d'année n'existe pas ce qui permettrait de se répérer. Le foyer est fait à l'intérieur même de la case d'où une fumée vite suffocante. De plus, en raison de la faible taille de l'ouverture, la pénombre est quasi constante. En plus de la hutte d'habitation, chaque famille dispose de granges cylindriques placées sur pilotis afin de se protéger des rongeurs principalement et associées à chacune des cultures pratiquées. De même les poulaillers faits en branchage d'épineux sont surélevés afin de protéger la volaille des prédateurs tels que les hyènes. Au cours de notre promenade, nous croisons des hommes qui sont le plus souvent armés de fusil type kalachnikov : ce sont des gardiens de troupeau qui se protégent ainsi de mauvaises rencontres !! En effet, dans ces régions du sud de l'Ethiopie, les razzias pour voler du bétail ne sont pas rares entre ethnies. Nous sommes de retour au campement après avoir visité des formations géologiques de bad lands situées à proximité même du village. 28 juillet : La nuit a été bonne sous tente excepté la fin qui a été bruyante en raison de la messe orthodoxe à partir de 5 h du mat . Les hauts parleurs à fond ont trnsmis les chants et les sermons des prêtres. Aujourd'hui piste pour Jinka que nous atteignons en fin de matinée après quelques arrêts pour prendre des clichés de la vie rurale . Pour atteiindre l'hôtel situé à l'entrée de la ville nous traversons à gué une rivière qui sera dans quelques heures infranchissable. L'hôtel est situé dans un magnifique parc très bien fleuri. Nous disposons de 2 chambres spacieuses mais sans eau;Il faudra de nombreux dialogues avec la réception pour en obtenir. Le restaurant est très agréable et nous buvons le café sur la terrasse en regardant l'ouverture des Jerux Olympiques. Nos guide et chauffeur viennent nous cherfcher vers 14h30 pour aller visiter le marché local. Quelques centaines de mètres nous séparent du centre ville où se trouve la piste d'atterrissage de l'aéroport !!! Les avions ne se posent plus en particulier durant la période des pluies qui rendent impraticables cette piste en herbe. L'activité est très importante sur ce marché hebdomadaire où de nombreuses ethnies viennent échanger leurs productions. Nous voyons également le marché aux bestiaux où l'on trouve de magnifiques bœufs. Le prix y sont très importants puisque un bœuf peut atteindre les 1500 euros. (30000 birrs). Le qat est également vendu de même que des feuilles de tabac. La principale ethnie rencontrée est celle des Aris. Ce jour, pas de Mursis peut être en raison de la saison des pluies qui perturbent les déplacements sur de longues distances. Pour transporter les grosses charges ce sont des ânes qui servent de moyen de transport. Ils ont même un parc de stationnement qui leur est affecté durant la période de marché. Le textile est de plus en plus importé de Chine ce qui fait une perte d'identité pour les différentes ethnies dans les costumes. C'est surtout évident pour les hommes. La mode vestimentaire locale reste surtout l'apanage des femmes. Les maillots d'équipe de foot font sensation chez les jeunes garçons principalement. Et pourtant le football n'est pas réellement pratiqué en ethiopie et en particulier dans les campagnes. C'est le développement de la télévision qui a entraîné cet engouement. Nous restons une paire d'heures sur le marché de Jinka avant de rejoindre un autre marché à une dizaine de kilomètres de là. Il est établi sur une vaste place herbeuse où de nombreuses femmes ont installé leur stand. Celui-ci est souvent une toile posée à même le sol où sont installées les différentes productions agricoles. (maïs, pois, oignons). Quelques unes proposent des plats cuisinés pour restaurer les visiteurs et vendeurs. Peu de produits locaux en ce qui concerne l'habillement et le textile. Seules quelques cotonnades locales sont venues. Bientôt arrive un violent orage qui entraîne un pliage rapide des stands et un repli stratégique vers des abris de fortune. Nous rentrons à l'hôtel précipitamment ce que nous ne regrettons pas car il faut franchir une rivière à gué qui sera en crue. Nous la verrons monter en quelques minutes de plus de 3 mètres. Impossible de la franchir, ce qui dérange les piétons qui devront emprunter une passerelle de fortune pendant quelques heures, le temps que le niveau baisse. Quelques intrépides se lancent tout de même à passer ce qui laisse à penser que la situation est fréquente. Pour nous , la fin d'après midi se passe à l'hôtel à se reposer et à profiter d'une bonne douche dès lors que l'eau chaude revient.

Pour voir des photos de ce voyage et du voyage effectué en 2008:
http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Ethiopie-Ethiopia
De retour d'une semaine sur le MSC Preziosa... Mes impressions English translation pending
by Barbara06 · 2013-03-31 · 126 replies
Bonjour,

toutes les bonnes choses ont une fin. Nous venons de rentrer hier matin de notre petite croisière en Mediterranée qui partait dimanche 24 de Gènes pour faire NAples, Messine, Tunis, Barcelone et arrivée à Marseille hier matin à 8h.

Première impression : ouf, nous l'avons échappé belle avec le temps... Notre chance habituelle nous a fait passer à travers les gouttes et c'est sous un temps mi-figue, mi-raisins que nous avons visité ces villes.

Mais bon, j'imagine que vous attendez mes remarques sur le bateau. Alors les voilà : Première croisière avec MSC et..... je crois que j'ai préféré Costa pour des raisons qui sont étranges et me faisaient à priori craindre de participer à une croisière avant que je fasse ma première. Je m'explique... Le bateau est vraiment très beau, et à ce niveau là je l'ai trouvé bien moins kitsh que le Costa Serena que je connaissais. Il est nickel, mais bon, il a une semaine alors c'est un moindre mal. La cabine balcon que nous avions n(était pas bien grande (pour le même prix certains ont eu une cabine plus grande avec la banquette) mais très jolie au niveau déco avec une litterie fantastique, un miroir immense juste en face du lit (les designers sont des coquins ;-)). Une coifeuse avec un miroir et le sèche cheveux dans le tiroir. Les placards ne sont pas fonctionnels par contre : 2 penderies, une colonne de petits tiroirs très pratiques pour lingerie, certe, mais tous ce qui est t-shirts, pantalons et autres que l'on ne met pas sur des ceintres et bien, faut tous les empiler sur une seule étagère. Ca c'est moyen au niveau de la practicité. Le balcon est aménagé avec 2 fauteuils et une petite table basse. Salle de bain petite mais fonctionnelle avec distributeur de shampoing et de gel douche directement dans la douche. L'insonorisation est parfaite, même les italiens on ne les entendait presque pas brailler quand ils passaient dans les couloirs.. La moquette autant dans la cabine que dans les couloirs est agréable, épaisse... je peux le dire pour l'avoir pratiquée pieds nus après toute une soirée sur mes talons...

Les espaces sont beaux, les lounges/bars, très agréables, le casino, sympa, le personnel aussi même si parfois il était difficile de se faire comprendre (pourtant je parle Français, anglais et Italien). MAis ils sont efficaces et se plient en 12 pour vous être agréables (bon, visiblement les managers sont sévères derrière!)

Nous avions pris le forfait Allegrissimo à 23 euros par jour et par personne. Il s'agit du tout inclus (excepté certains produits qui de toutes façons sont présentés avec un *, les Premiums). Eau en bouteille, jus de toutes sortes, vin au verre à table, orange pressée le matin (un regal), café, capuccino, cocktails avec et sans alcool, smoothies, glace au cornet... Bref de quoi prendre 3 KG en 1 semaine! Par curiosité nous avions gardé les tickets pour savoir si nous avions eu raison de prendre la formule... Bon, c'est un peu de l'incitation mais oui, on s'en est donné à coeur joie et franchement on l'a largement amortit!

La piscine à débord est extérieure et chauffée... Très sympa, mais juste essayé pour le fun car très juste au niveau température extérieure. La piscine intérieure ... trop de gamins et pourtant hors vacances scolaires... Par contre, pas de transat autour de celle ci, que des fauteuils. Les jacuzzis, pas très grands mais sympas. La piscine découverte est elle entourée de transats, mais pas beaucoup car les espaces ne sont pas immenses autour. J'ai trouvé qu'à vouloir jouer avec les ponts, les bassins, les passerelles, les fontaines et les jacuzzis, on perd un peu de place et c'est dommage. Bon, en contre partie, c'est très joli. Le grand salon central est vraiment très beau avec ses escaliers façon diamants en inclusion dans les marches, les ascenceurs transparents et panoramiques.

Et puis il y a le tobogan, et sur le dernier pont tout en haut des espèces de coquilles en rotin avec de grands matelas à l'interieur. Super jolis et sans doute très agréables pour y faire la sieste à l'abri du vent ou du soleil (ils sont orientables), mais il doit y en avoir 8... bonne chance. La salle de sport est belle et très bien équipée 24h sur 24 on croise le personnel entrain d'astiquer rampes, escaliers, miroirs, pour que ça brille. Et ça marche Franchement côté esthétique c'est un très beau bateau.

Au niveau repas (et là, je pense que ça vient plus de la compagnie).. là, j'ai été déçue. Les buffets tout d'abord m'ont semblé beaucoup moins variés que chez Costa, avec des produits bien plus basiques (est-ce l'effet Crise?) J'ai trouvé une qualité un peu style Flunch ou n'importe quelle cafeteria... guère mieux. Costa nous avait habitué à bien mieux que ça. Bon, les gens sont toujours aussi indiciplinés et gaspilleurs avec ça.. ils payent, il peuvent gaspiller. Des assiettes entières partent à la poubelle. Le pain par exemple, vraiment pas bon. Les desserts? A part les fruits qui sont toujours les mêmes, leurs desserts italiens sont..... bon, pas de mon gout. Les petits déjeuners sont semblables... Un plaisir avec la formule de pouvoir se prendre des oranges pressées tous les matins. Mais la plus grosse déception au niveau repas, vient du soir. Bon, on mange, c'est certain, il y a de quoi, du choix (entre 2 et 3 à chaque fois) Entrée, salade, soupe, pates ou riz, plat principal, fromage, dessert. Rien de vraiment bon, même les deux soirs de gala. Leurs audaces culinaires sont parfois limites... Non, franchement, Costa nous avait habitué à mieux mais encore une fois peut être le revers de la crise?

Les spectacles : beaux mais 1/2 heure... un peu court. N'était ce pas 1h chez Costa? La salle de théatre est vraiment très belle.

Le casino est un espace fumeur.. le QG de mon mari pour ça ! DAns certains bars des espaces fumeurs sont réservés aussi.

Les animations sont quasi inexistantes et c'est là que je voulais en venir au début. Je pense qu'ils ont voulu jouer sur la classe, plus select que costa et on en perd la chaleur que nous avions connu sur le Costa Serena... Pas très animé. Même la journée en mer n'est pas très animée.

PAs de buffet de minuit avec ses délices, ses sculptures sur fruits ou sur glace... On y allait pas pour manger forcément mais pour le fun de tout ça car généralement il y avait de la musique et beaucoup d'animation à cette heure si. Ici ça se passe disséminé dans les salons qui au final font plutôt vides.

A 23h, il y a une soirée dansante avec groupe souvent... voilà la seule animation qui attire du monde au même endroit.

Nous avons fait 1 excursion : Pompeï. Sympa mais je pense que j'aurais préféré me perdre dans les rues de naples. En plus le bateau arrive en plein centre ville donc facile de s'y rendre. C'est une ville plutôt sale, dangereuse (les scooter roulent comme des fous a travers les rues étroites du vieux quartier), mais tellement vivante. J'aimerais y revenir. Messine... Rien à dire. Une étape peu intéressante à mon avis. Nous aurions du nous rendre à Taormina soit par nous même soit par excursion, mais nous sommes reposés et avons quitté le bateau lorsque nous étions prèts et pas à 8H30. Pareil, il est en centre ville, c'est facile.

Tunis : prendre les taxis qui vous sont proposés dès votre arrivée. Il y a un tarif fixe, ça évite de discuter (si comme nous le marchandage ne vous plait pas). nous avons traversé Carthage, fait Sidi Bousaïd, jolie village blanc et bleu mais très/trop touristique qui vit au grès des arrivées des bateaux. A voir car joli point de vue en plus. Puis la Medina... balade dans les souks avec les couleurs, les odeurs... J'ai beaucoup aimé. Mais mes critères me sont propres, ils sont avant tout dicté par le côté photographique. Barcelone pour terminer : Grosse frustration, vendredi Saint... les boutiques fermées et les marchés aussi! PAs que nosu étions venus pour faire les boutiques (nous étions déjà venus il y a des années par nous même) mais ça enlève du charme et de la vie. Du bateau à pieds jusquà la Sagrada! Sinon, il y a un bus de ville qui vous prend directement devant pour 3,5 euros aller-retour ou 2,5 euros aller simple et qui vous amène en bas des Rambla. Delà, le metro qui dessrt tout la ville... Mais nosu voulions marcher, alors on a marché! Donc, la Sagrada : frustration... Une file d'attente et beaucoup de monde mais ça... pas grave, mais surtout qu'ils ne vendaient plus de ticktes avant 15h! Trop tard pour nous. Moi qui rêvais de la visiter. nous avons donc erré dans le quartier Gothic. Puis retour car nous en avions plein les pattes!

Voilà ce que je peux dire de cette croisière. important pour nos avis : nous sommes un couple de 42 ans. Alors c'es vrai qu'il y'aurait des petits points à revoir mais dans l'ensemble, très très agréable. Mon mari qui expérimentait pour la première fois avait beaucoup d'apréhension car en plus lui le bateau, c'est son domaine professionnel mais il a été conquis et puis au prix que nous avons payé.... avec balcon en plus. Ah oui, juste une précision : les prix affichés sont HT... rajoutez 15% pour le forfait tout inclus par exemple, ou pour les boissons prises séparément. Ajoutez aussi 7 euros par jour et par personne et puis 1 euro par personne pour l'UNICEF. relisez bien votre note à la fin... Ils nous avient compté notre forfait à 23 euros HT par jour sur 7 jours, or c'était sur 6... Voilà mon compte rendu... Je reste à votre disposition si vous vous lez en savoir plus.

Joyeuses Pâques!

Barbara
Récit et expérience de deux mois en Colombie English translation pending
by Eowann · 2013-01-23 · 32 replies
Lorsque j'ai dit à ma famille et mes amis que je partais pour deux mois en Colombie, j'ai eu toutes sortes de réactions. J'ai tout autant entendu de « super, j’aimerais vraiment être à ta place » que de « tu es fou, tu vas te faire enlever à coup sûr ». Et au final, je suis bien revenu, sans aucun problème. C’est en outre ce dernier type de remarque qui m’a donné envie de relater mon expérience colombienne. Je vois sur ce forum et ailleurs de nombreux commentaires de gens qui paraissent incroyablement effrayés par la Colombie (parmi tout un tas d’autres pays) et qui se posent énormément de questions très variées, bien que la thématique de la sécurité soit le plus souvent abordée. Je n’ai pas la prétention de décrire la Colombie en un post sur ce forum comme par magie, non seulement parce que mon séjour n’a été que de deux mois, mais aussi parce que je n’ai évidemment pas parcouru le pays dans son intégralité, loin de là. Mais j’aimerais éclaircir la vue bien noircie de certaines personnes qui ne voient de la Colombie que ce qu’ils veulent bien, et rassurer toutes les autres qui hésitent à y passer du temps, quelle qu’en soit la durée.

Je suis parti en Colombie du 5 mai 2011 au 6 juillet 2011. C’est certes presque deux ans plus tard que je raconte mon expérience, mais mes souvenirs sont encore tous frais ! Je vais tenter d’expliquer mon séjour et mes impressions en catégories, et non pas en fonction de leur déroulement. Je vais le faire en plusieurs post à la suite puisque sur un seul, ça fait trop chargé.

1. Bref aperçu historique 2. Géographie générale et climat 3. Politique actuelle et sécurité 4. Culture 5. Lieux visités et alentours - 1. Bogotá - 2. Villa de Leyva - 3. Santa Marta 6. Transports 7. Alimentation et restauration 8. Coût de la vie

1. Bref aperçu historique

Je m’excuse d’avance auprès des grands historiens pour les bonds historiques et la brièveté de l’histoire colombienne dont je vais parler.

À ma connaissance, les plus anciennes traces de civilisation de Colombie datent du Vème siècle av.J.-C. Jusqu’aux invasions espagnoles des XVème et XVIème siècles, un nombre incalculable de tribus coexistent et s’entrecroisent, depuis les Tchibtchas dans les environs de Bogotá jusqu’aux très connus Incas dans les Andes, au Sud-Ouest. En 1499, un certain Alonso de Ojeda découvrit l’actuelle Colombie et la revendiqua au nom du Royaume d’Espagne. Attirés par des promesses de richesses, nombreux ont alors été les espagnols à quitter leur terre natale pour s’installer en Amérique du Sud. La Colombie connu un fort engouement en particulier pour ses richesses minières, or et émeraudes, et les européens se servirent dans les masses d’amérindiens pour faire office d’esclaves gratuits. Bien évidemment, cette conquête ne se fit pas sans effusion de sang, et les conquistadors, mieux armés et plus organisés que les autochtones, aussi nombreux pussent-ils être, les massacrèrent. Les maladies importées d’Europe continuèrent de décimer des populations déjà fragilisées par les conquêtes successives (à noter qu’inversement, de nombreux européens souffrirent des maladies présentes en Amérique du Sud). Comme dans l’ensemble des Amériques, la traite des noirs eue lieu. Un intense métissage se créa alors petit à petit, issu des croisements générationnels entre les différentes cultures et origines. On donna le nom de Vice-royauté de Nouvelle-Grenade a une zone géographique qui s’étendait alors de l’Équateur jusqu’au Venezuela, incluant la Colombie et le Panama. En faisant un gigantesque bond dans le futur, le 10 juillet 1810 (un peu à la même époque où notre bon vieux Napoléon se faisait du mauvais sang), une assemblée fut élue par les habitants de la capitale, qui commencèrent à défier l’autorité souveraine du colon espagnol. On proclama l’indépendance en 1813 et la République de Colombie fut officialisée le 17 janvier 1819. Simón Bolívar fut déclaré président, notamment en raison du grand rôle qu’il avait joué (il est pour la plupart des pays d’Amérique du Sud un symbole extrême de liberté). Ce n’est qu’en 1830 que ce que l’on nomme alors la Grande Colombie implose pour donner naissance aux pays que nous connaissons aujourd’hui (1903 pour le Panama). Curieusement, pendant longtemps, la Colombie fut l’un des pays souffrant le moins des problèmes de dictature et de prises de pouvoir par coups d’état. Les premiers grands problèmes politiques colombiens débutent avec ce que l’on nomme El Bogotazo en 1948, en raison de l’assassinat d’un candidat aux élections présidentielles. Il s’agit alors, initialement, d’un vaste mouvement populaire de protestation suivi de violentes répressions. Naissant à Bogotá, le conflit s’étend peu à peu aux autres villes et finit par couvrir le pays entier. Jusqu’en 1960, c’est alors la période dite de La Violencia, une longue guerre civile au cours de laquelle mourront, selon Le Monde Diplomatique, quelques 300.000 personnes. Durant cet interminable conflit, les milices privées (futurs FARC) connaîtront un essor fulgurant, de même que les premiers mouvements guérilleros gauchistes et communistes, tout ceci en opposition aux militaires. Avec un coup d’état de Rojas Pinilla, général, en 1953, on tente de rétablir une démocratie correcte et de remettre à flot un pays mouvementé. C’est véritablement à partir de cette date que les groupes armés fleuriront, fermement opposés à un pouvoir militaire. Le général est renversé en 1957, et s’établit un régime particulier sans élections mais avec une alternance des partis libéraux et conservateurs. Les paramilitaires sont crées dans les années 60 afin de contrer les actions de ceux que l’on nomme les guérilleros. Ce contexte spécial et tendu sur l’échiquier politique, allié aux problèmes récurrents d’insurrections, favorisa grandement le développement du narcotrafic, élément que l’on retient malheureusement le plus souvent à propos de la Colombie. En 1991, une nouvelle constitution est adoptée et provoque un renouveau historique en Colombie tout en ouvrant la porte aux négociations avec les groupes rebelles (sans toutefois le résoudre – suite Politique actuelle et sécurité).
Mon deuxième retour en Terre Sainte avec Costa... (février 2012) English translation pending
by Vsylvie · 2012-02-24 · 79 replies
voilà, je suis rentrée de ma deuxième croisière "retour en terre sainte" le premier avait eu lieu au mois de mars l'année dernière avec mon mari, et avait pour but un repos après une période difficile pour moi, et celui ci a été motivé par une demande de la part de ma fille, qui voulait faire une dernière croisière avant sa majorité (mois de juillet) donc je profite d'une vente privée et je réserve une cabine balcon pour nous 3... pas de choix de parcours, et si nous l'avions fait, pour anais seul katakolon et le pirée lui sont connus...

pour la première fois, nous décidons de nous rendre à savone en voiture, je réserve donc le parking sur internet, et je pars en oubliant le papier... pas grave, alors quà peine arrivée à savone, je m'éclipse avec anais pour faire une boutique de vêtements repérée la fois d'avant( 'en novembre), je laisse mon mari faire la queue pour le parking, et se débrouiller pour expliquer le papier oublié... 1 heure et une robe de soirée achetée plus tard, nous rejoignons le palacroisière et on embarque directement bon le serena on le connait car nous avons fait notre dernière croisière dessus, la première "retour en terre sainte" a été sur le pacifica, mais pour anais, c'est une première, car elle ne connait pas cette "série" donc nous embarquons, allons directement voir la cabine, je regarde tout de suite pourquoi, sur le plan, je ne voyais pas de chambre en face de la notre, et je suis rassurée de voir que je ne suis pas en face d'un office, ou comme la dernière fois devant la machine à glaçons.... rapide tour du bateau, pour le faire découvrir à anais, et pour lui expliquer l'impossibilité de traverser le navire au pont 3 et 4, puis nous allons manger un bout au self, ensuite nous allons visiter le spa, nous avions dans l'idée de prendre la petite extension spa, avec juste l'accès au spa sans massage et sans restaurant, j'avais vu (mais sur le moment je ne me rappelais plus ou) 199 euros pour l'ensemble du séjour donc on monte, on visite avec anais, on demande émilie, une française bien sympathique rencontrée en novembre, mais apparemment elle ne travaille plus sur ce bateau...et on demande 2 extensions spa (anais décide de ne pas y aller...) et la on nous montre une feuille 336 euros les 12 jours !!!! donc 400 euros pour un accès + 2 massages+ plus le restaurant samsara, et ça pour les croisières de 8 ou 12 jours, et 199 euros pour 8 jours et 336 euros pour 12 pour la "petite" formule !! je trouve le tarif un peu abusif, et nous decidons de réfléchir, ... surtout que je suis persuadée d'avoir vu 199 euros pour tout le séjour, écrit quelque part...

bref pour une fois, je décide d'aller à la réunion d'information, car je voulais savoir si il y avait une possibilté pour le all exclusive de prendre un forfait enfant pour moi qui ne bois pas d'alcool, et le cas échéant, de pouvoir le prendre que les derniers jours de croisière, donc la réunion se passe à toute allure, grégoire l'hôte français est perturbé par une panne d'ordi et zappe une partie des infos...bref je repars sans rien avoir appris de nouveau... 16h45 exercice de sauvetage...si j'avais dans l'idée début janvier, de tenter de le zapper, je ne l'ai pas jouer "provoc", et nous y participons ...d'ailleurs si en novembre, le pont était quasi désert, là, c'est blindé !!! je pense que tous les passagers sans exception y ont participé...à la fin de l'exercice, un message à l'au parleur nous signale quà 18 h une minute de silence aura lieu en hommage aux victimes du concordia, et qu'elle sera précédée par une sonnerie... à 18 h, nous nous situons au niveau de l'atrium, et quand la sonnerie retenti, les serveurs s'arrêtent de travailler, et comme aucune explication n'a été redonné, la plupart des passagers ne comprennent pas se qui se passe.... une française qui passait à coté de nous répond à la question de son enfant sur cette sonnerie "je ne sais pas moi une alarme !" dommage qu'elle n'a pas pas croisé mon regard.... au bar, certains passagers interpellaient les serveurs, ne comprenant visiblement pas pourquoi ils s'étaient tous figés... , nous remontons à la cabine pour nous changer pour la soirée, et comme nous sommes du 2 eme service nous allons au spectacle de 19h15 contrairement au programme annoncé, ce soir ce sera rené luden...le ventriloque, la dernière fois que nous l'avons vu, c'était en novembre...mais nous trouvons encore à rire même à la 3 eme édition... et puis anais ne l'avait jamais vu, et elle s'est bien amusée... nous passons à table, nous sommes à une table de 6 et nous découvrons nos voisins pour les vacances, un couple de savoyard et leur fils de 14 ans.. après diner, nous remontons à la cabine, et notre fille se transforme en oiseau de nuit, et ressort pour "tourner" autour de l'animation du teen zone, aujourd'hui speed dating, le but étant de faire connaissance sans participer à l'animation, parce qu'elle craint cette animation, c'est trop nul...bref ce soir là commence à se former une joyeuse bande d'ados et de jeunes adultes qui ne cessera de grandir pendant la croisière...
Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? English translation pending
by Jcamericasur · 2011-09-13 · 286 replies
S’installer de manière durable en Amérique latine ne détruit-il pas le mythe ? C'est un long et vaste sujet, je pense que les deux opinions sont totalement complémentaires : - L'expat met le doigt sur des choses que le voyageur n'a pas le temps de voir - Le voyageur rappelle en permanence à l'expat qu'il doit réviser en permanence les perceptions qu'il a de son pays d'adoption

Afin de ne pas perturber une discussion consacrée à la mort des deux Françaises en Argentine http://voyageforum.com/v.f?post=4508642&idl=621915&idl2=1452325&idl3=8222623238&;#4508642 nous dérivons sur une nouvelle discussion qui ne sera finalement qu'une ouverture plus large de la précédente.

Ma première contribution sera de répondre à Jean-François, mais tout le monde est invité évidemment
Conseils sur itinéraire de vingt-huit jours au Cambodge? English translation pending
by Riderenpeuf · 2011-06-27 · 35 replies
Bonjour à tous, je vois que ce forum est vraiment fabuleux et une mine d'or. Aussi je me dirige vers vous pour des conseils pour le Cambodge. Je pars pendant 28 jours en Aout avec ma copine. Aussi j'aurai besoin de conseil. N'hésitez pas à critiquer pour que nous puissions en profiter un max tout en ne courant pas comme des fous 1er Aout: Thailande et Bangkok 2 Aout: Siemp Reap 3 Aout : Siemp Reap et Angkor 4 Aout: ANGKOR 5 AOUT : ANGKOR 6 AOUT : BATTAMBANG 7 aout / kompong pluK ET SES rizières 8 aout : KOMPONG CHNANG : Rizières 9 aout : Phnom Penh 10 Aout : Phnom Penh et le camp d'extermination 11 aout : koH kONG et les iles de Krong Koh Kong 12 aout: Krong Koh Kong 13 Aout: Sihanoukville 14 Aout: KAMPOT ET KEP 15 AOUT : ile du lapin 16 aout: Ile du Lapin 17 Aout : Phnom Penh et visite de la réserve animalière de Phnom TANAO 18 AOUT : KOMPONG CHAM 19 AOUT : KRATIE 5LE mékong) 20 aout / kratie du 21 AU 23 AOUT : Mondolkiri 24 aout: SNUOL 25 aOUT : Phnom Penh 26 BANKOK 27 AOUT : avion vers la France

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