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Voyages inter-îles en bateau Santiago, Sao Vicente et Sao Antao (Cap Vert) English translation pending
Bonjour, est-il nécessaire de réserver tous les trajets inter iles au Cap Vert à l'avance. Peut-on se permettre de compter sur les horaires et dates de départ annoncés et de choisir sa destination au jour le jour si on prévoit de visiter par exemple Santiago, Sao Vicente et Sao Antao en 12 jours? Merci
Herviche
Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs English translation pending
Après avoir un été un lecteur assidu mais discret de ce forum pendant des années, et avoir allègrement usé de la masse d'informations disponible grâce à ses membres, je me demandais de quelle manière je pouvais y contribuer à mon tour.
Je me suis alors rendu compte qu'il n'existait pas de carnet de voyage récent pour le Bangladesh, le dernier remontant à 2008. Pourquoi une telle situation? Très certainement car le nombre de touristes annuel représente environ 20.000 personnes, comparé à une population toujours en croissance de 150 millions de Bangladais, sur un territoire représentant grosso modo un tiers de la France. Le Bangladesh est ainsi le pays le plus dense du monde, hormis quelques cités-états, et la situation n'est pas près de s'arranger en termes de surpopulation.
Pour faire une comparaison un peu spécieuse et illustrer la quasi absence de touristes, on peut rapporter les chiffres précédemment cités à la population de Paris (un peu plus de deux millions intramuros), et se rendre compte que moins de 300 touristes par an auraient le privilège de sentir les douces effluves d’urine de notre métro et de prendre des selfies devant la tour Eiffel.
De ce constat simple le voyageur peut déduire qu'il ne rencontrera pas beaucoup de compatriotes et que les infrastructures touristiques seront à peu près nulles, mais surtout qu'il doit s'attendre à attirer l'attention de façon constante de foules d'hommes et d'adolescents pour lesquels la notion d'espace personnel est inconnue, et ne s'imaginent pas une seule seconde qu'être suivi partout pendant des heures, et ce, répété chaque jour du séjour, peut finir par devenir légèrement pesant, et amener le touriste a rejoindre sa chambre d’hôtel plus tôt que prévu pour s’étendre en position fœtale et pleurer. J’exagère un peu… mais l’idée est là.
Pour résumer, ce fut un voyage extrêmement intéressant mais difficile et fatigant à la fois. Je vais essayer de retranscrire au fil de ce carnet mes impressions de façon la plus fidèle possible et sans langue de bois, et j’évoquerai également un peu l’actualité et l’exode forcé des Rohingyas vers le Sud-est du Bangladesh où je me trouvais il y quelques mois. Je vais m’appliquer à être le plus exhaustif possible dans l’introduction car il est difficile de trouver des informations récentes en français a propos de ce pays.
Qui suis-je ?
Je m’appelle Maxime, j’ai 28 ans et j’ai déjà eu beaucoup d’occasions de voyager ou de passer du temps à l’étranger, notamment depuis avoir été diplômé d’école de commerce en 2013. J’avais déjà avant cette date réalisé un stage de trois mois au Maroc, et passé un semestre d’échange en Corée du Sud en plus de quelques voyages en Europe de l’Est notamment. Apres avoir passé deux ans en stage et apprentissage en région parisienne j’ai différé mon entrée dans le monde professionnel pour voyager un an en Asie avec l’argent que j’avais alors économisé. Apres mon retour en Europe, j’ai travaillé un peu plus d’un an en Italie dans une société de conseil mais ai été plus ou moins poussé vers la sortie car je ne manifestais guère d’enthousiasme quand il fallait « mapper des process target ». Apres cette expérience j’ai décidé de voyager de nouveau notamment en Iran et Asie Centrale. Tout cela pour dire que malgré mes voyages précédents, le Bangladesh a représenté un choc culturel plutôt corsé.
Pourquoi le Bangladesh ?
Le Bangladesh était l’un des pays auxquels je pensais pour finir mon voyage d’un an en Asie mais j’avais finalement opté pour un autre itinéraire. Je voyais aussi ce pays comme un test pour savoir si je pourrais être tenté également par un voyage en Inde, ne voulant pas aller dans ce pays pour seulement quelques semaines, mais n’osant pas me lancer pour plusieurs mois. C’était aussi l’occasion de découvrir un pays complètement ignoré des touristes et plus connu pour ses accidents industriels et pour favoriser l’insertion professionnelle des petits bouts de chou que pour ses paysages verdoyants ou des monuments classés a l’UNESCO.
Dans quel contexte s’est déroulé le voyage ?
J’ai décidé de me rendre en Australie pour réaliser un working holiday visa d’un an et me rapprocher de ma copine australienne rencontrée lors de mon précédent voyage en Asie centrale. Pour joindre l’utile a l’agréable j’ai voyagé environ deux mois entre la France et l’Australie, et me suis arrêté aux Emirats Arabes Unis, a Oman et au Sri Lanka avant de visiter le Bangladesh. Je voyageais donc seul avec mon sac-a-dos, sans guide, utilisant les transports en commun… A la routarde dirons-nous.
Informations pratiques
· Visa : disponible à l’aéroport pour une durée de trente jours pour les touristes français, il coute de mémoire 51 US dollars. On ne vous demande pas grand-chose mais on m’a demandé ou je comptais passer la nuit et ils ont même appelé mon hôte sur Couchsurfing pour vérifier. J’avais par ailleurs un vol de sortie au départ du même aéroport moins de trente jours plus tard. · Météo : rien de particulier, chaud et humide au mois d’avril mais pas de pluies diluviennes ininterrompues. · Transport : le pays étant très petit et dense, il est extrêmement facile de se déplacer même entre les petites villes ou villages. Il y a un nombre assez incroyable de bus sillonnant le pays à tombeaux ouverts pour les amateurs de sensations fortes. En ville on trouve des Rickshaws et des Tuktuks partout, et des taxis/tuktuks collectifs font la navette entre les villages pour un prix dérisoire. On y reviendra plus en détail par la suite.
Est-ce dangereux de visiter le Bangladesh ?
Le ministère des affaires étrangères déconseille fortement de se rendre dans le pays, qu’il classait en zone orange au moment de mon séjour. Il y a notamment eu une attaque dans un restaurant italien un an auparavant au cours de laquelle une vingtaine de personnes avaient péri. Il donne aussi des conseils pertinents en conseillant d’éviter les rassemblements politiques ou de grévistes car la culture politique locale est assez violente. En bref, je pense qu’ils font leur travail correctement en mettant en garde les voyageurs, un routard français ayant par exemple disparu peu de temps avant mon passage alors qu’il prévoyait de passer en Birmanie par voie terrestre ou par bateau ce qui est illégal et pas forcement intelligent. https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/bangladesh/#securite Pour ma part, je ne me suis jamais senti en situation d’insécurité, bien que je n’eusse pas été a l’abri d’un mouvement de foule ou d’un accident de la route. Alors que l’islamisme représente apparemment un danger croissant, je n’ai pas vécu de situation inconfortable par rapport a la religion et les musulmans d’apparence les plus pieux, grosses barbes rousses, Kamis… se sont montrés sympathiques et chaleureux avec moi.
Quel est le niveau d’hygiène ?
Les phobiques peuvent je pense arrêter leur lecture ici car c’est certainement le pays le plus sale que j’ai visité jusqu'à présent. Des ordures partout, des villes poussiéreuses au possible, des draps d’hôtel aux taches suspectes, des chauffeurs de rickshaws qui font leurs besoins dans la rue… Par exemple, après une journée complète assis dans un bus, je me suis gratté le visage et mes ongles étaient noirs de saleté. J’imagine que ca doit être pareil en Inde.
Pour ma part, sans dire que la situation était excellente au niveau gastrique, je me contentais généralement de fumer une cigarette le matin avant de quitter l’hôtel, et j’étais tranquille pour la journée. Donc globalement, trois semaines dans le pays sans être trop malade, ce dont j’étais assez fier.
La minute chien errant
Religion musulmane oblige, ou bien trafic routier meurtrier, les rues ne sont pas envahies de chiens errants comme la Birmanie ou le Sri Lanka par exemple, et nos meilleurs amis ne représentent pas une menace quotidienne pour nos délicats mollets. Bien appréciable.
Comment et qu’est-ce qu’on y mange ?
Les gens mangent avec les mains mais vous pouvez facilement demander au moins une cuiller si cela vous dérange. En général, il est possible de se laver les mains au savon avant et après avoir mangé dans tous les restaurants donc ca va. La main droite sert à manger et la gauche à se débarbouiller le derrière (quasiment pas de petite douche dans les toilettes, plus généralement une petite carafe dans laquelle on puise).
Vous pouvez généralement choisir comme base soit du riz soit du pain (pratha, chapati…) généralement servi avec des currys de viande, de poisson ou de légumes. Vous pouvez également consommer du dhal (plat a base de lentilles un peu partout), des omelettes… Une grande variété de fruits est également disponible et vous pouvez acheter des noix de coco pour environ 0,5 euro la pièce. Pour le petit-déjeuner, l’un des plats les plus populaires est une sorte de samosa frit fourré à la patate, très bon mais brulant quand on mord dedans. Les Bangladais boivent également énormément de the dans de petits verres, avec ou sans lait concentré, au citron… Un verre de the coute généralement cinq takas, soit environ 0,06 euro. L’eau en bouteille se trouve partout à un prix raisonnable pour un touriste occidental, peut-être 0,4 euro les deux litres. On trouve de l’alcool dans quelques bars dans les grandes villes, ainsi que dans une poignée de magasins ouverts aux étrangers, mais la consommation reste très limitée.
Accueil de la population ?
Les Bangladais sont d’une gentillesse et d’une curiosité un peu envahissante avec les rares étrangers qu’ils rencontrent. Le fait d’être seul les incite je pense encore plus a vous aborder et vouloir passer du temps avec vous.
Cela peut être d’autant plus stressant que chaque personne rencontrée va au bout de cinq minutes vous demander votre numéro de téléphone, votre facebook, votre email, et vous appeler, écrire... chaque jour pour vous demander de vos nouvelles, comment vont vos parents... et ce pendant des mois après votre rencontre. Je fournirai des exemples un peu plus précis par la suite, notamment des captures d’écran de mon téléphone.
Cette situation pouvant être déjà pénible pour un garçon brun de taille moyenne et à la peau mate comme moi, j’imagine que cela serait surement bien pire pour une fille blonde par exemple et surtout non accompagn��e. Je suis sur que des voyageuses intrépides s’y sont déjà rendues et ont apprécié leur séjour sur place mais je ne recommanderais pas ce pays a titre personnel pour une routarde seule. J’ai en un peu plus de trois semaines rencontré trois étrangers dans le Nord du pays, trois carabins anglais qui faisaient un stage de quelques mois dans un hôpital du pays, mais aucun touriste, donc je pense que les chances de se trouver un compagnon de voyage sur place sont assez minces.
Cependant pour rendre à César ce qui est à César, je me dois aussi de dire que les gens ont presque toujours été d'une grande gentillesse, ne m'ont presque jamais demandé de l'argent dans la rue, et m’ont paru être globalement très honnêtes avec les étrangers. Les Bangladais adorent par ailleurs Zinedine Zidane, qui s’est rendu dans le pays pour je crois des actions humanitaires, et dont le nom revient systématiquement quand vous dites être français.
Facile de communiquer avec la population ?
Comme dit un peu plus tôt les gens ne sont pas timides et rendent volontiers service. Beaucoup parlent un anglais assez basique, mais on trouve assez souvent des gens qui maitrisent cette langue couramment donc peu de soucis d’incompréhension comme en Chine par exemple. Je pense que l’arabe est également assez répandu dans la mesure ou des millions de Bangladais travaillent ou ont travaillé dans les pays du golfe.
Quel a été mon itinéraire ?
· Dhaka : 1 nuit · Sonorgaon : 1 nuit · Chittagong : 2 nuits · Cox’s Bazaar : 2 nuits · Ramu et Chittagong Hills Tracts : 4 nuits · Bus de nuit entre Chittagong et Syhlet : 1 nuit · Syhlet : 2 nuits · Sri Mangal : 2 nuits · Rajshahi : 3 nuits · Bogra : 4 nuits · Retour a Dhaka dans l’après-midi pour prendre l’avion vers 22h
Qu’est-ce que j’ai raté et pourquoi ?
Deux attractions touristiques majeures que je n’ai pas faites : · Le parc national des Sunderbans, qui est la plus grande mangrove du monde à cheval sur l’Inde pour un tiers, et le Bangladesh pour le reste. On y trouve encore notamment une grande population de tigres du Bengale sauvages. · Prendre le rocket boat pour une croisière fluviale entre Dhaka et Barisal. Le Bangladesh étant traversé par de multiples fleuves, il est recommandé d’effectuer un trajet sur un de ces bateaux à vapeur. J’avais initialement prévu de débuter mon voyage au Bangladesh par ces deux attractions mais le temps était mauvais dans le Sud-ouest a mon arrivée et j’ai décidé de visiter le Sud-est en premier. Par la suite j’ai lu des avis assez mitiges de personnes ayant souscrit à des tours, nécessaires pour visiter ce parc national, et n’en ayant pas eu pour leur argent (environ 200 USD donc une somme coquette pour ce pays). Ils se plaignaient notamment de n’être pas allés en profondeur dans la mangrove et d’avoir surtout été conduit dans une sorte d’écomusée à proximité immédiate de la ville de Khulna d’où ils étaient partis. Etant seul et n’ayant rien réserve j’avais peu de chances de trouver un groupe prêt au départ sur lequel me greffer pour diminuer la note, et avec une agence sérieuse.
Est-ce que le Bangladesh ressemble à l’Inde ?
Je ne suis jamais allé en Inde, mais selon certains Bangladais qui s’y rendaient régulièrement pour leur travail, l’Inde est bien plus organisée et développée que leur pays.
Budget
C’est un pays extrêmement bon marché pour un voyageur, j’ai dépensé en 24 jours 29150 Takas, billets d’avion et visa exclus, soit environ 300 euros, ou bien 12,5 euros par jour. Je n’ai pas payé pour ma première nuit à Dhaka car j’ai fait du couchsurfing et ai été invité plusieurs nuits dans la région de Ramu. Le reste du temps, j’ai dormi dans des hôtels bon marché, mangé dans de petits restaurants et pris les transports en commun. J’aurais pu dépenser encore un peu moins mais j’ai fait quelques achats de vêtements pendant mon dernier jour, en prévision de mon année en Australie.
Je me suis alors rendu compte qu'il n'existait pas de carnet de voyage récent pour le Bangladesh, le dernier remontant à 2008. Pourquoi une telle situation? Très certainement car le nombre de touristes annuel représente environ 20.000 personnes, comparé à une population toujours en croissance de 150 millions de Bangladais, sur un territoire représentant grosso modo un tiers de la France. Le Bangladesh est ainsi le pays le plus dense du monde, hormis quelques cités-états, et la situation n'est pas près de s'arranger en termes de surpopulation.
Pour faire une comparaison un peu spécieuse et illustrer la quasi absence de touristes, on peut rapporter les chiffres précédemment cités à la population de Paris (un peu plus de deux millions intramuros), et se rendre compte que moins de 300 touristes par an auraient le privilège de sentir les douces effluves d’urine de notre métro et de prendre des selfies devant la tour Eiffel.
De ce constat simple le voyageur peut déduire qu'il ne rencontrera pas beaucoup de compatriotes et que les infrastructures touristiques seront à peu près nulles, mais surtout qu'il doit s'attendre à attirer l'attention de façon constante de foules d'hommes et d'adolescents pour lesquels la notion d'espace personnel est inconnue, et ne s'imaginent pas une seule seconde qu'être suivi partout pendant des heures, et ce, répété chaque jour du séjour, peut finir par devenir légèrement pesant, et amener le touriste a rejoindre sa chambre d’hôtel plus tôt que prévu pour s’étendre en position fœtale et pleurer. J’exagère un peu… mais l’idée est là.
Pour résumer, ce fut un voyage extrêmement intéressant mais difficile et fatigant à la fois. Je vais essayer de retranscrire au fil de ce carnet mes impressions de façon la plus fidèle possible et sans langue de bois, et j’évoquerai également un peu l’actualité et l’exode forcé des Rohingyas vers le Sud-est du Bangladesh où je me trouvais il y quelques mois. Je vais m’appliquer à être le plus exhaustif possible dans l’introduction car il est difficile de trouver des informations récentes en français a propos de ce pays.
Qui suis-je ?
Je m’appelle Maxime, j’ai 28 ans et j’ai déjà eu beaucoup d’occasions de voyager ou de passer du temps à l’étranger, notamment depuis avoir été diplômé d’école de commerce en 2013. J’avais déjà avant cette date réalisé un stage de trois mois au Maroc, et passé un semestre d’échange en Corée du Sud en plus de quelques voyages en Europe de l’Est notamment. Apres avoir passé deux ans en stage et apprentissage en région parisienne j’ai différé mon entrée dans le monde professionnel pour voyager un an en Asie avec l’argent que j’avais alors économisé. Apres mon retour en Europe, j’ai travaillé un peu plus d’un an en Italie dans une société de conseil mais ai été plus ou moins poussé vers la sortie car je ne manifestais guère d’enthousiasme quand il fallait « mapper des process target ». Apres cette expérience j’ai décidé de voyager de nouveau notamment en Iran et Asie Centrale. Tout cela pour dire que malgré mes voyages précédents, le Bangladesh a représenté un choc culturel plutôt corsé.
Pourquoi le Bangladesh ?
Le Bangladesh était l’un des pays auxquels je pensais pour finir mon voyage d’un an en Asie mais j’avais finalement opté pour un autre itinéraire. Je voyais aussi ce pays comme un test pour savoir si je pourrais être tenté également par un voyage en Inde, ne voulant pas aller dans ce pays pour seulement quelques semaines, mais n’osant pas me lancer pour plusieurs mois. C’était aussi l’occasion de découvrir un pays complètement ignoré des touristes et plus connu pour ses accidents industriels et pour favoriser l’insertion professionnelle des petits bouts de chou que pour ses paysages verdoyants ou des monuments classés a l’UNESCO.
Dans quel contexte s’est déroulé le voyage ?
J’ai décidé de me rendre en Australie pour réaliser un working holiday visa d’un an et me rapprocher de ma copine australienne rencontrée lors de mon précédent voyage en Asie centrale. Pour joindre l’utile a l’agréable j’ai voyagé environ deux mois entre la France et l’Australie, et me suis arrêté aux Emirats Arabes Unis, a Oman et au Sri Lanka avant de visiter le Bangladesh. Je voyageais donc seul avec mon sac-a-dos, sans guide, utilisant les transports en commun… A la routarde dirons-nous.
Informations pratiques
· Visa : disponible à l’aéroport pour une durée de trente jours pour les touristes français, il coute de mémoire 51 US dollars. On ne vous demande pas grand-chose mais on m’a demandé ou je comptais passer la nuit et ils ont même appelé mon hôte sur Couchsurfing pour vérifier. J’avais par ailleurs un vol de sortie au départ du même aéroport moins de trente jours plus tard. · Météo : rien de particulier, chaud et humide au mois d’avril mais pas de pluies diluviennes ininterrompues. · Transport : le pays étant très petit et dense, il est extrêmement facile de se déplacer même entre les petites villes ou villages. Il y a un nombre assez incroyable de bus sillonnant le pays à tombeaux ouverts pour les amateurs de sensations fortes. En ville on trouve des Rickshaws et des Tuktuks partout, et des taxis/tuktuks collectifs font la navette entre les villages pour un prix dérisoire. On y reviendra plus en détail par la suite.
Est-ce dangereux de visiter le Bangladesh ?
Le ministère des affaires étrangères déconseille fortement de se rendre dans le pays, qu’il classait en zone orange au moment de mon séjour. Il y a notamment eu une attaque dans un restaurant italien un an auparavant au cours de laquelle une vingtaine de personnes avaient péri. Il donne aussi des conseils pertinents en conseillant d’éviter les rassemblements politiques ou de grévistes car la culture politique locale est assez violente. En bref, je pense qu’ils font leur travail correctement en mettant en garde les voyageurs, un routard français ayant par exemple disparu peu de temps avant mon passage alors qu’il prévoyait de passer en Birmanie par voie terrestre ou par bateau ce qui est illégal et pas forcement intelligent. https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/bangladesh/#securite Pour ma part, je ne me suis jamais senti en situation d’insécurité, bien que je n’eusse pas été a l’abri d’un mouvement de foule ou d’un accident de la route. Alors que l’islamisme représente apparemment un danger croissant, je n’ai pas vécu de situation inconfortable par rapport a la religion et les musulmans d’apparence les plus pieux, grosses barbes rousses, Kamis… se sont montrés sympathiques et chaleureux avec moi.
Quel est le niveau d’hygiène ?
Les phobiques peuvent je pense arrêter leur lecture ici car c’est certainement le pays le plus sale que j’ai visité jusqu'à présent. Des ordures partout, des villes poussiéreuses au possible, des draps d’hôtel aux taches suspectes, des chauffeurs de rickshaws qui font leurs besoins dans la rue… Par exemple, après une journée complète assis dans un bus, je me suis gratté le visage et mes ongles étaient noirs de saleté. J’imagine que ca doit être pareil en Inde.
Pour ma part, sans dire que la situation était excellente au niveau gastrique, je me contentais généralement de fumer une cigarette le matin avant de quitter l’hôtel, et j’étais tranquille pour la journée. Donc globalement, trois semaines dans le pays sans être trop malade, ce dont j’étais assez fier.
La minute chien errant
Religion musulmane oblige, ou bien trafic routier meurtrier, les rues ne sont pas envahies de chiens errants comme la Birmanie ou le Sri Lanka par exemple, et nos meilleurs amis ne représentent pas une menace quotidienne pour nos délicats mollets. Bien appréciable.
Comment et qu’est-ce qu’on y mange ?
Les gens mangent avec les mains mais vous pouvez facilement demander au moins une cuiller si cela vous dérange. En général, il est possible de se laver les mains au savon avant et après avoir mangé dans tous les restaurants donc ca va. La main droite sert à manger et la gauche à se débarbouiller le derrière (quasiment pas de petite douche dans les toilettes, plus généralement une petite carafe dans laquelle on puise).
Vous pouvez généralement choisir comme base soit du riz soit du pain (pratha, chapati…) généralement servi avec des currys de viande, de poisson ou de légumes. Vous pouvez également consommer du dhal (plat a base de lentilles un peu partout), des omelettes… Une grande variété de fruits est également disponible et vous pouvez acheter des noix de coco pour environ 0,5 euro la pièce. Pour le petit-déjeuner, l’un des plats les plus populaires est une sorte de samosa frit fourré à la patate, très bon mais brulant quand on mord dedans. Les Bangladais boivent également énormément de the dans de petits verres, avec ou sans lait concentré, au citron… Un verre de the coute généralement cinq takas, soit environ 0,06 euro. L’eau en bouteille se trouve partout à un prix raisonnable pour un touriste occidental, peut-être 0,4 euro les deux litres. On trouve de l’alcool dans quelques bars dans les grandes villes, ainsi que dans une poignée de magasins ouverts aux étrangers, mais la consommation reste très limitée.
Accueil de la population ?
Les Bangladais sont d’une gentillesse et d’une curiosité un peu envahissante avec les rares étrangers qu’ils rencontrent. Le fait d’être seul les incite je pense encore plus a vous aborder et vouloir passer du temps avec vous.
Cela peut être d’autant plus stressant que chaque personne rencontrée va au bout de cinq minutes vous demander votre numéro de téléphone, votre facebook, votre email, et vous appeler, écrire... chaque jour pour vous demander de vos nouvelles, comment vont vos parents... et ce pendant des mois après votre rencontre. Je fournirai des exemples un peu plus précis par la suite, notamment des captures d’écran de mon téléphone.
Cette situation pouvant être déjà pénible pour un garçon brun de taille moyenne et à la peau mate comme moi, j’imagine que cela serait surement bien pire pour une fille blonde par exemple et surtout non accompagn��e. Je suis sur que des voyageuses intrépides s’y sont déjà rendues et ont apprécié leur séjour sur place mais je ne recommanderais pas ce pays a titre personnel pour une routarde seule. J’ai en un peu plus de trois semaines rencontré trois étrangers dans le Nord du pays, trois carabins anglais qui faisaient un stage de quelques mois dans un hôpital du pays, mais aucun touriste, donc je pense que les chances de se trouver un compagnon de voyage sur place sont assez minces.
Cependant pour rendre à César ce qui est à César, je me dois aussi de dire que les gens ont presque toujours été d'une grande gentillesse, ne m'ont presque jamais demandé de l'argent dans la rue, et m’ont paru être globalement très honnêtes avec les étrangers. Les Bangladais adorent par ailleurs Zinedine Zidane, qui s’est rendu dans le pays pour je crois des actions humanitaires, et dont le nom revient systématiquement quand vous dites être français.
Facile de communiquer avec la population ?
Comme dit un peu plus tôt les gens ne sont pas timides et rendent volontiers service. Beaucoup parlent un anglais assez basique, mais on trouve assez souvent des gens qui maitrisent cette langue couramment donc peu de soucis d’incompréhension comme en Chine par exemple. Je pense que l’arabe est également assez répandu dans la mesure ou des millions de Bangladais travaillent ou ont travaillé dans les pays du golfe.
Quel a été mon itinéraire ?
· Dhaka : 1 nuit · Sonorgaon : 1 nuit · Chittagong : 2 nuits · Cox’s Bazaar : 2 nuits · Ramu et Chittagong Hills Tracts : 4 nuits · Bus de nuit entre Chittagong et Syhlet : 1 nuit · Syhlet : 2 nuits · Sri Mangal : 2 nuits · Rajshahi : 3 nuits · Bogra : 4 nuits · Retour a Dhaka dans l’après-midi pour prendre l’avion vers 22h
Qu’est-ce que j’ai raté et pourquoi ?
Deux attractions touristiques majeures que je n’ai pas faites : · Le parc national des Sunderbans, qui est la plus grande mangrove du monde à cheval sur l’Inde pour un tiers, et le Bangladesh pour le reste. On y trouve encore notamment une grande population de tigres du Bengale sauvages. · Prendre le rocket boat pour une croisière fluviale entre Dhaka et Barisal. Le Bangladesh étant traversé par de multiples fleuves, il est recommandé d’effectuer un trajet sur un de ces bateaux à vapeur. J’avais initialement prévu de débuter mon voyage au Bangladesh par ces deux attractions mais le temps était mauvais dans le Sud-ouest a mon arrivée et j’ai décidé de visiter le Sud-est en premier. Par la suite j’ai lu des avis assez mitiges de personnes ayant souscrit à des tours, nécessaires pour visiter ce parc national, et n’en ayant pas eu pour leur argent (environ 200 USD donc une somme coquette pour ce pays). Ils se plaignaient notamment de n’être pas allés en profondeur dans la mangrove et d’avoir surtout été conduit dans une sorte d’écomusée à proximité immédiate de la ville de Khulna d’où ils étaient partis. Etant seul et n’ayant rien réserve j’avais peu de chances de trouver un groupe prêt au départ sur lequel me greffer pour diminuer la note, et avec une agence sérieuse.
Est-ce que le Bangladesh ressemble à l’Inde ?
Je ne suis jamais allé en Inde, mais selon certains Bangladais qui s’y rendaient régulièrement pour leur travail, l’Inde est bien plus organisée et développée que leur pays.
Budget
C’est un pays extrêmement bon marché pour un voyageur, j’ai dépensé en 24 jours 29150 Takas, billets d’avion et visa exclus, soit environ 300 euros, ou bien 12,5 euros par jour. Je n’ai pas payé pour ma première nuit à Dhaka car j’ai fait du couchsurfing et ai été invité plusieurs nuits dans la région de Ramu. Le reste du temps, j’ai dormi dans des hôtels bon marché, mangé dans de petits restaurants et pris les transports en commun. J’aurais pu dépenser encore un peu moins mais j’ai fait quelques achats de vêtements pendant mon dernier jour, en prévision de mon année en Australie.
Mare au café (Luxembourg ville) English translation pending
La patronne, une pétillante brunette au regard arabica, est en verve ce matin. Au facteur qui lui demande une signature :
- Non, pas besoin de hublots. C’est une des rares choses que ma mère ait réussies. J’ai plus de dix à chaque œil, j’aurais pu être pilote de chasse...
Deux minutes plus tard, elle embraye sur le sujet number one au hitparade des conversations grand-ducales, les bouchons. Elle s’adresse cette fois à un habitué, sans doute un ouvrier occupé sur un chantier voisin. Tignasse explosée, la gueule enfarinée, vautré sur le zinc, il n’a pas pris la peine d’enlever sa doudoune fatiguée pour engloutir un jambon-beurre-cornichons-moutarde qu’il arrose avec des cafés serrés. Au quatrième petit noir, il donne son avis sur la question : - Moi, j’me fais baiser si je pars après six heures moins le quart. Il suffit d’un accrochage et tout est bloqué sur l’A31. Mais le temps passe : - Allez, j’dois du temps à des gens, ça s'appelle l’esclavage… Son voisin et collègue n’a pas pipé mot jusque là. Il se lève pour passer à la caisse et brandit L’essentiel, le quotidien gratuit : - Karine, regarde, aujourd’hui le café est gratuit, c’est marqué dans le journal !
Une Française, sans doute échappée d’une pub pour Europe Ecologie-Les Verts, la trentaine chatoyante, arborant une crinière aux reflets ambrés, pull en laine pesto basilic et pantalon en velours côtelé granny smith, commande un lait de soja. Elle raconte à sa copine ou collègue que, depuis qu’elle a lu dans un journal qu’un Américain avait soigné son cancer métastasé en phase terminale en prenant tous les jours du bicarbonate de soude mélangé à du sirop d’érable alors que, même la chimio ne pouvait plus rien pour lui, elle avale cette mixture tous les matins au petit dej’. - Si t’as pas de sirop d’érable, le miel ça le fait aussi. - T’as un cancer en phase terminale ? s’inquiète l’autre biche. - Non, mais à titre préventif… - Moi, mon gynéco m’a dit que les femmes en manque de vitamine D étaient plus sujettes au cancer du sein que les autres. En même temps, si t’as des carences, peu importe lesquelles, tu peux te choper tous les cancers. - Le mieux pour que l’organisme absorbe la vitamine D au maximum, c’est de prendre le soleil entre 11h et et 15h. Mais bon, en même temps, si tu t’exposes trop, bonjour le cancer de la peau… La conversation ne tarit pas. Il est ensuite question d’un gloss-lèvres à base de potiron, idéal pour affronter hiver.
Un retraité trace des cercles sur le sol avec sa canne. Il explique à la patronne qui lui a demandé en allemand s’il ne voulait pas se laisser tenter par le dernier croissant restant que, si elle n’y voit pas d’inconvénients et si elle ne parle pas luxembourgeois, il préfère lui répondre en français : - Le luxembourgeois, je le comprends mais je ne le parle pas. C’est de la faute aux Luxembourgeois, on nous adresse toujours la parole en français ou en allemand ! - Chez moi, du temps des Boches, on nous forçait à parler allemand… Alors on parlait français en cachette à la maison.
La causette prend un virage à 180°. Il est alors question des jeunes et du système scolaire français.
- Je reconnais que mes fils font souvent les cons et sont flemmards. Je sais que je devrais être plus sévère avec eux, mais j’y arrive pas… Mais alors, dans leur collège, ils sont tout le temps au taquet, y’a un de ces stress ! Les profs ne leur transmettent plus aucune valeur. D’ailleurs, on dirait que, s’ils pouvaient mettre un rideau entre eux et les élèves, ils se sentiraient mieux. De mon temps, les profs savaient se faire respecter et s’impliquaient beaucoup plus. Ils organisaient même des ateliers qui fonctionnaient sur la base du bénévolat. Mais maintenant, y’a plus d’absentéisme chez les eux que chez les élèves !
Les deux ouvriers n’ont toujours pas pris la tangente. Il faut dire que le spectacle de la rue n’invite pas à sortir. Brume, pluie, buée. Un temps de plombier zingueur. L’hirsute demande à la patronne si elle veut toujours changer sa serrure, parce qu’il connait un système blindé de chez blindé, quasi inviolable. La réponse est couverte par les décibels de la radio poussée à fond. Un chanteur égrène en allemand des initiales et des acronymes sur un rythme hiphop... RAF LSD und FKK HNO EKG und AOK… Au dernier refrain, HSV, VfB rime avec olé, olé** (…)
- Les assurances, non merci. Dès que j’ai un problème, y’a jamais personne qui rembourse. La protection juridique, elle sert à rien. Tous les mêmes connards !
** Traduction : RAF : Fraction Armée Rouge LSD : stimulant non dérivé du café FKK : camp de naturistes HNO : ORL EKG : électrocardiogramme AOK : Assurance maladie HSB : club de foot (Hambourg) VfB : club de foot (Stuttgart) Olé olé : olé olé
Deux minutes plus tard, elle embraye sur le sujet number one au hitparade des conversations grand-ducales, les bouchons. Elle s’adresse cette fois à un habitué, sans doute un ouvrier occupé sur un chantier voisin. Tignasse explosée, la gueule enfarinée, vautré sur le zinc, il n’a pas pris la peine d’enlever sa doudoune fatiguée pour engloutir un jambon-beurre-cornichons-moutarde qu’il arrose avec des cafés serrés. Au quatrième petit noir, il donne son avis sur la question : - Moi, j’me fais baiser si je pars après six heures moins le quart. Il suffit d’un accrochage et tout est bloqué sur l’A31. Mais le temps passe : - Allez, j’dois du temps à des gens, ça s'appelle l’esclavage… Son voisin et collègue n’a pas pipé mot jusque là. Il se lève pour passer à la caisse et brandit L’essentiel, le quotidien gratuit : - Karine, regarde, aujourd’hui le café est gratuit, c’est marqué dans le journal !
Une Française, sans doute échappée d’une pub pour Europe Ecologie-Les Verts, la trentaine chatoyante, arborant une crinière aux reflets ambrés, pull en laine pesto basilic et pantalon en velours côtelé granny smith, commande un lait de soja. Elle raconte à sa copine ou collègue que, depuis qu’elle a lu dans un journal qu’un Américain avait soigné son cancer métastasé en phase terminale en prenant tous les jours du bicarbonate de soude mélangé à du sirop d’érable alors que, même la chimio ne pouvait plus rien pour lui, elle avale cette mixture tous les matins au petit dej’. - Si t’as pas de sirop d’érable, le miel ça le fait aussi. - T’as un cancer en phase terminale ? s’inquiète l’autre biche. - Non, mais à titre préventif… - Moi, mon gynéco m’a dit que les femmes en manque de vitamine D étaient plus sujettes au cancer du sein que les autres. En même temps, si t’as des carences, peu importe lesquelles, tu peux te choper tous les cancers. - Le mieux pour que l’organisme absorbe la vitamine D au maximum, c’est de prendre le soleil entre 11h et et 15h. Mais bon, en même temps, si tu t’exposes trop, bonjour le cancer de la peau… La conversation ne tarit pas. Il est ensuite question d’un gloss-lèvres à base de potiron, idéal pour affronter hiver.
Un retraité trace des cercles sur le sol avec sa canne. Il explique à la patronne qui lui a demandé en allemand s’il ne voulait pas se laisser tenter par le dernier croissant restant que, si elle n’y voit pas d’inconvénients et si elle ne parle pas luxembourgeois, il préfère lui répondre en français : - Le luxembourgeois, je le comprends mais je ne le parle pas. C’est de la faute aux Luxembourgeois, on nous adresse toujours la parole en français ou en allemand ! - Chez moi, du temps des Boches, on nous forçait à parler allemand… Alors on parlait français en cachette à la maison.
La causette prend un virage à 180°. Il est alors question des jeunes et du système scolaire français.
- Je reconnais que mes fils font souvent les cons et sont flemmards. Je sais que je devrais être plus sévère avec eux, mais j’y arrive pas… Mais alors, dans leur collège, ils sont tout le temps au taquet, y’a un de ces stress ! Les profs ne leur transmettent plus aucune valeur. D’ailleurs, on dirait que, s’ils pouvaient mettre un rideau entre eux et les élèves, ils se sentiraient mieux. De mon temps, les profs savaient se faire respecter et s’impliquaient beaucoup plus. Ils organisaient même des ateliers qui fonctionnaient sur la base du bénévolat. Mais maintenant, y’a plus d’absentéisme chez les eux que chez les élèves !
Les deux ouvriers n’ont toujours pas pris la tangente. Il faut dire que le spectacle de la rue n’invite pas à sortir. Brume, pluie, buée. Un temps de plombier zingueur. L’hirsute demande à la patronne si elle veut toujours changer sa serrure, parce qu’il connait un système blindé de chez blindé, quasi inviolable. La réponse est couverte par les décibels de la radio poussée à fond. Un chanteur égrène en allemand des initiales et des acronymes sur un rythme hiphop... RAF LSD und FKK HNO EKG und AOK… Au dernier refrain, HSV, VfB rime avec olé, olé** (…)
- Les assurances, non merci. Dès que j’ai un problème, y’a jamais personne qui rembourse. La protection juridique, elle sert à rien. Tous les mêmes connards !
** Traduction : RAF : Fraction Armée Rouge LSD : stimulant non dérivé du café FKK : camp de naturistes HNO : ORL EKG : électrocardiogramme AOK : Assurance maladie HSB : club de foot (Hambourg) VfB : club de foot (Stuttgart) Olé olé : olé olé
Trois semaines au Gujarat puis Rajasthan, Amritsar, Mac Leod Ganj et Haridwar English translation pending
Dans le cadre d'un voyage de deux mois en Inde, qui nous a conduit du Karnataka jusqu'à l'Himachal Pradesh, nous avons passé trois semaines au Gujarat, destination peu touristique et donc ne faisant pas l'objet d'autant de commentaires que d'autres. Pour préparer notre tour du Gujarat, je me suis beaucoup aidé des carnets de voyage postés sur ce forum et, à mon tour, j'ai envie de vous faire partager un peu de notre périple. Nous avons toujours utilisé les bus publics et je dois dire que, même si toutes les inscriptions sont faites en alphabet gujarati, nous n'avons jamais eu de mal à trouver le bon bus, les gens sont très serviables et toujours prêts à aider les étrangers même s'ils ne parlent souvent que quelques mots d'anglais. Nous n'avons rencontré que très peu de touristes étrangers et nous étions vraiment sujets de curiosité pour les locaux qui voulaient tous nous prendre en photo!
Voici donc, étape par étape, le déroulé de notre voyage
AHMEDABAD :
-Samedi 21/02/2015 : Après la matinée sur la plage de Benaulim, nous prenons le taxi à 13h30 pour aller à l'aéroport de Goa car, aujourd'hui, nous prenons l'avion pour Ahmedabad, capitale du Gujarat. L'avion décolle à 16h30 et arrive à 18h. Nous prenons un rickshaw pour nous rendre au vieux centre d'Ahmedabad (200rps). Quand nous y arrivons, il fait nuit. Une amie nous avait recommandé l'hôtel Kozar mais il n'y restait plus qu'un grande chambre très chère et l'hôtel Volga étant plein, nous nous rabattons sur un hôtel que nous indique le conducteur de rickshaw, le "Safar Inn", chambre double correcte pour 890rps. L'hôtel est bien placé (tout près de la Sidi Saiyad Mosque), la chambre est un peu déglinguée mais pas trop bruyante par rapport au quartier où la circulation est assez infernale et il y a une bonne douche chaude et un ventilo en bon état, et même un ascenseur! Que demander de plus ?
Détail étonnant : Le gérant, à notre arrivée, en plus des formulaires habituels d'identité à remplir, nous prend l'empreinte digitale du pouce et nous prend en photo!!! Une fois nos bagages installés dans notre chambre, nous repartons dans les rues sombres et jonchées de détritus, traversons le flux de la circulation intense et marchons le long des trottoirs encombrés d'épaves de voitures et débris en tout genre, pour arriver enfin à l'Hotel ZK (qui est en fait un restaurant musulman, donc non végétarien) sur Relief Road où nous pourrons savourer du très bon poulet. Ouf!
-Dimanche 22/02 : Dans l'hôtel, il y a un room service mais pas pour le petit-déjeuner !!! Nous partons donc à la recherche d'un endroit où prendre ce repas. Nous allons voir au Green House, le resto d'un hôtel très très chic mentionné dans le Routard. Mais, nous ne nous y attarderons pas car l'ambiance très "pincée" du lieu et le prix prohibitif nous font fuir. Heureusement, nous découvrons tout près de là, un petit snack indien bien plus sympa, le "Lucky restaurant" où l'on mange très bien, à toute heure. Nous aurons la surprise d'y remarquer, entre les tables, des groupes de tombeaux enfermés dans des grilles et couvertes de fleurs. Tiens! des jardinières originales, pensons-nous... Mais non, en fait ce restaurant, comme nous aurons l'occasion de l'apprendre plus tard, est construit sur un cimetière et il s'agirait de tombes de saints soufis du 16ème siècle ! vraiment "incredible India !" Tout près, se trouve la petite mosquée "Sidi Saiyad" aux belles fenêtres ciselées. Les femmes n'ont pas le droit d'y entrer quand quelqu'un est en prière à l'intérieur mais, heureusement, comme il n'y a pas de porte, on la voit très bien de l'extérieur. Sur la grande place qui s'étend devant le Bhadra Fort, se tient un grand marché de vêtements, chaussures, etc. La visite du fort est sympa, avec plusieurs escaliers et miradors : on peut monter sur les terrasses d'où l'on a une super vue sur la place et son animation. Nous y sommes tout seuls. En bas du fort se tient un petit temple hindou dédié à la déesse Kali. Aujourd'hui, s'y déroule une cérémonie avec des musiciens pleins de ferveur et d'entrain... Nous passons la vieille porte à trois arches, ancienne entrée du fort, et nous arrivons sur Gandhi Road où se trouve la Jama Masjid, la grande mosquée.

Nous prenons un rickshaw pour aller voir le beau puits "Dada Hari". Ici, on voit que nous ne sommes pas dans un état touristique, il n'y a pas besoin de négocier, les prix sont vraiment honnêtes : 40rps pour aller au puits et 60rps pour nous conduire jusqu'à l'Ashram de Gandhi, de l'autre côté de la rivière.

dans les profondeurs du puits

derrière le puits, se trouve une très jolie mosquée
Dans l'après-midi, nous suivons la rue bordée d'étals de fruits derrière la Jama Masjid et nous marchons, marchons jusqu'à Astoria Chakia (en demandant souvent notre route) car nous voulons atteindre la gare routière afin de nous renseigner sur les heures de bus pour Patan.
En cours de route, nous pouvons admirer la Rani Sipri Masjid, jolie mosquée finement ciselée mais dans un environnement enfumé, poussiéreux et une circulation intense.
Ahmedabad n'est pas une ville où l'on a trop envie de s'attarder, d'autant plus qu'on sera obligés d'y repasser à la fin de notre tour du Gujarat... Demain, nous partons pour Patan.
PATAN : -Lundi 23/02/2015 : Nous arrivons à la gare routière d'Ahmedabad vers 9h. Un gars bien aimable nous guide jusqu'à l'endroit où stationne le bus pour Patan (la gare routière d'Ahmedabad est très grande). A 9h20, le bus démarre. Comme pratiquement toujours en Inde, les billets se prennent dans le bus directement au contrôleur, nous en avons pour 210rps pour nous deux.
Bien sûr, le plus long sera de sortir d'Ahmedabad et de ses faubourgs. Nous arrivons à Patan à 12h30. La rue où se trouve la gare routière est un vrai capharnaüm : beaucoup de monde et de véhicules, énormément de poussière, de klaxons, d'échoppes ambulantes, etc... Un rickshaw nous conduit pour 20rps à l'hôtel Supreem Palace, qui est tout près mais nous aurions eu du mal à le trouver tout seuls car il est situé dans un renfoncement et rien n'est indiqué en alphabet latin (tout est écrit en gujarati ici). La chambre (500rps) donne sur un jardin public, on n'entend que les oiseaux, en plus, il y a un restaurant fort correct en bas, c'est super !
Après déjeuner, un rickshaw nous conduit à la maison où se trouve le musée des tissages "patola", très minutieuse et compliquée technique de teinture des fils de trame avant tissage. Puis il nous emmène au très célèbre puits "Raniki Vav" aux magnifiques sculptures. Vraiment impressionnant de beauté, bien entretenu au milieu d'un grand parc paisible.


Une fois revenus en ville, nous replongeons dans le tohu-bohu de la rue pour trouver un endroit où changer des euros. Nous trouvons une sorte de galerie marchande avec des boutiques sur trois niveaux (ce genre de galerie commerçante est très courant dans les villes indiennes). Il s'y trouve une bijouterie avec une enseigne Western Union qui fait le change à un bon taux. Après ça, nous déambulons le long de la rue principale bordée d'échoppes où nous espérons dénicher du papier toilette mais c'est une denrée inconnue ici !!! Il y a vraiment très peu de touristes étrangers ici, dans la rue nous sommes la cible de tous les regards. Tous veulent savoir de quel pays nous venons et sont très contents quand nous les prenons en photo, beaucoup nous prennent en photo à leur tour ! Au Gujarat, peu de gens parlent anglais mais ils sont très serviables et on finit toujours par avoir son renseignement...


comme l'avait déjà signalé Parvat dans son carnet, maintenant le tchai se boit à la soucoupe !
-Mardi 24/02 : Nous avions projeté d'aller à Modhera mais finalement, nous décidons de rester tranquillement à Patan. Nous n'avons pas le courage de nous taper encore du bus (1h aller + 1h retour) pour voir un temple alors que nous en avons déjà beaucoup vus et que nous allons en voir beaucoup d'autres au cours de ce voyage... Nous partons donc de bonne heure le long de la rue principale vers le vieux quartier. Il ne fait pas encore trop chaud et il n'y a pas beaucoup de trafic. Les commerçants sont en train d'ouvrir leurs boutiques, les marchands de fruits et légumes installent leurs étals. Dans le vieux quartier, la rue est bordée de belles maisons anciennes en bois avec des balcons travaillés et de toutes petites échoppes au rez-de-chaussée. Les gens sont très souriants et accueillants. Nous passons sous une ancienne porte qui devait être la porte de la ville, autrefois Patan a été capitale du Gujarat. Dans une rue latérale, bordée de boutiques de vêtements de cérémonie et d'échoppes de tailleurs, il y a de très belles maisons aux linteaux sculptés. Sur une place ombragée par un gros banian, derrière une grille, nous découvrons une ferme où des chèvres, des vaches et des moutons paissent tranquillement... dans la rue aussi, il y a des chèvres et des vaches, mais en liberté, celles-là... Nous arrivons à un magnifique temple jaïn. Des groupes de femmes chantent et prient. Dans le quartier, nous croisons beaucoup de groupes de nonnes jaïnes, toutes habillées de blanc, pieds nus et tenant un long bâton à la main. Dans un bâtiment, des moines sont occupés à étudier. Un de leurs attributs est la balayette, genre de plumeau avec lequel ils balaient le sol devant eux pour ne pas écraser d'insecte. Les jaïns sont respectueux de toute forme de vie. En revenant vers l'hôtel, nous retrouvons l'animation du bazar...




les nonnes jaïnes

cricket dans la rue
En fin d'après-midi, nous allons faire un tour à la gare ferroviaire qui se trouve au bout de la rue principale, à l'opposé du vieux quartier. Un train est sur le point de partir. Yannick va voir le conducteur et le prend en photo ainsi que plusieurs voyageurs amusés d'être photographiés. Mais, voilà un policier qui arrive et qui nous demande d'un ton péremptoire si nous avons une autorisation pour prendre des photos dans la gare ! Bien sûr, un attroupement s'est formé autour de nous, tout le monde est très intéressé ! Glup, c'est vrai que dans les gares indiennes il n'y a pas le droit de prendre de photo !..."Mais nous sommes allés demander l'autorisation au conducteur..." "Ah bon, Ok, Ok, vous êtes allés voir le conducteur..." et le voilà qui nous serre la main, tout sourire maintenant. Ouf, nous avons eu peur de devoir effacer les photos !

LITTLE RANN OF KUTCH :
-Mercredi 25/02/2015 : Depuis Ahmedabad, nous avions téléphoné à Devjibhai Dhamecha qui dirige, avec son fils Ajay, tous deux photographes animaliers, l'Eco Camp à la lisière de la réserve naturelle du Little Rann of Kutch, pour y réserver un séjour de deux nuits. Pour s'y rendre, il faut aller à Dhangadhra.
A la bus station de Patan, on nous a dit qu'il fallait d'abord prendre le bus Deesa-Junagadh, qui part de Patan à 6h45, puis changer de bus à Malvan Chokdi. Nous arrivons donc à la gare routière à 6h30 et là, on nous annonce que le bus, en fait, ne part qu'à 7h ! A 7h, le bus n'est toujours pas là, on commence à s'inquiéter car il n'y en a pas d'autre avant 14h... Ah, voilà un bus, nous nous installons dedans, les gens nous disent qu'il va bien à Junagadh, mais, par acquis de conscience, nous demandons tout de même au chauffeur s'il s'arrête à Malvan Chokdi. Et il nous répond que non ! Panique à bord ! nous descendons en vitesse et juste à ce moment, le bon bus arrive. Ouf, nous voilà enfin installés, il est 7h20... Nous payons 194rps pour aller jusqu'à Malvan. C'est un arrêt au bord de la route, à la bifurcation avec la direction d'Ahmedabad. Le bus arrive 10mn plus tard. Beaucoup de gens descendent là, heureusement, ça nous libère des places. Nous payons 74rps pour les 34kms qui nous séparent de Dhangadhra. A notre arrivée à la gare routière, le propriétaire nous envoie un rickshaw pour nous conduire à son camp qui se trouve à 45kms de là (600rps). En cours de route, nous croisons d'énormes troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches avec des cornes immenses et beaucoup de buffles. Nous arrivons au bout d'un peu plus d'une heure, le camp est accueillant. Nous logerons dans une "kooba", une case ronde en terre au toit de chaume, joliment décorée de motifs au pochoir. On nous sert un bon déjeuner copieux, et du tchai à volonté. Ici, c'est très calme, nous sommes en pleine nature et le vent frais rend l'atmosphère agréable. Munis de paires de jumelles que l'on a gentiment mises à notre disposition, nous allons faire une balade à pied dans le désert de sel qui s'étend tout autour et, déjà, nous avons le plaisir de voir des ânes sauvages (hémiones) et des nilgauts (encore appelés blue bulls).

-Jeudi 26/02 : Ce matin, à 7h30, il fait bien frisquet quand nous partons dans la jeep conduite par Ajay. Nous empruntons d'abord une route qui traverse la campagne. Dans les villages, la journée commence... Nous roulons le long des champs cultivés (cumin, blé, oignons verts, coton). Il y a aussi beaucoup de vaches et buffles, ainsi que chèvres et brebis. Les produits laitiers sont une ressource importante de cette région. Dans un champ, deux femmes sont en train de baratter du lait. Un peu plus loin, après avoir traversé une sorte de savane plantée d'épineux, nous arrivons devant une grande étendue d'eau où s'affairent de grandes quantités de flamants roses, pélicans, spatules, aigrettes, avocettes... Tout ce monde est occupé à pêcher, l'air est rempli de leurs gloussements particuliers. C'est l'une des rares régions de l'Inde où les flamants roses se reproduisent à l'état sauvage. Il y en a plusieurs sortes. Notre guide, qui connait très bien les oiseaux nous les montre sur un livre qu'il a apporté, ainsi que des paires de jumelles mises à notre disposition. Il explique tout très clairement dans un anglais facile à comprendre. Quelques barques sont posées sur l'étendue désertique. Elles appartiennent à des familles de pêcheurs musulmans qui viennent y pêcher des crevettes au moment de la mousson, quand le désert est transformé en lac. Ensuite, nous allons voir les salines. Le Kutch produit 70% du sel indien. Pour pomper l'eau souterraine, il faut creuser des puits de 35m de profondeur, les hommes creusent la glaise à l'aide de houes. Ensuite, l'eau salée est pompée et mise à décanter dans divers bassins successifs. L'évaporation due à l'action du soleil produit le sel qui est récolté à l'aide de grands râteaux comme les paludiers de chez nous. Les femmes portent des cuvettes de 25kgs de sel sur leur tête pour en faire de grands tas que les camions viennent ensuite charger.





Les gérants d'une concession de salines doivent la louer à l'état indien et ils emploient un grand nombre de travailleurs journaliers. C'est un travail très dur. Les journaliers ne sont pas beaucoup payés. Nous pouvons voir quelques huttes où ils vivent avec leurs familles très pauvrement. Quand l'eau recouvre tout pendant la mousson, ils sont employés dans les fermes pour les récoltes, ils déplacent leurs campements au gré du travail. En parcourant le Kutch, on croise beaucoup d'ânes, ce sont les derniers ânes sauvages d'Asie, mais aussi des antilopes cervicapres aux belles et grandes cornes en spirale, et, bien sûr des nilgauts, sortes de bovidés sauvages, ainsi que des chinkara, petites gazelles très rapides. On voit aussi de grands vols de grues, des aigles et plein d'autres oiseaux... La balade a duré 5h30 et était vraiment très intéressante. A l'arrivée, un bon repas savoureux et copieux nous est servi. On est vraiment bien ici. Il y a même une salle de bain attenante à la hutte, avec eau chaude au seau (il y a un grand chauffe-eau à bois) En fin d'après-midi, nous refaisons une grande promenade à pied dans le désert face au camp où nous admirons encore des ânes, des nilgauts, des grues (on ne s'en lasse pas) et le coucher du soleil... Nous ne regrettons vraiment pas d'être venus ici, ce séjour restera un moment fort de notre voyage et le souvenir d'un accueil exceptionnel.
La suite quelques articles plus loin...
-Samedi 21/02/2015 : Après la matinée sur la plage de Benaulim, nous prenons le taxi à 13h30 pour aller à l'aéroport de Goa car, aujourd'hui, nous prenons l'avion pour Ahmedabad, capitale du Gujarat. L'avion décolle à 16h30 et arrive à 18h. Nous prenons un rickshaw pour nous rendre au vieux centre d'Ahmedabad (200rps). Quand nous y arrivons, il fait nuit. Une amie nous avait recommandé l'hôtel Kozar mais il n'y restait plus qu'un grande chambre très chère et l'hôtel Volga étant plein, nous nous rabattons sur un hôtel que nous indique le conducteur de rickshaw, le "Safar Inn", chambre double correcte pour 890rps. L'hôtel est bien placé (tout près de la Sidi Saiyad Mosque), la chambre est un peu déglinguée mais pas trop bruyante par rapport au quartier où la circulation est assez infernale et il y a une bonne douche chaude et un ventilo en bon état, et même un ascenseur! Que demander de plus ?
Détail étonnant : Le gérant, à notre arrivée, en plus des formulaires habituels d'identité à remplir, nous prend l'empreinte digitale du pouce et nous prend en photo!!! Une fois nos bagages installés dans notre chambre, nous repartons dans les rues sombres et jonchées de détritus, traversons le flux de la circulation intense et marchons le long des trottoirs encombrés d'épaves de voitures et débris en tout genre, pour arriver enfin à l'Hotel ZK (qui est en fait un restaurant musulman, donc non végétarien) sur Relief Road où nous pourrons savourer du très bon poulet. Ouf!
-Dimanche 22/02 : Dans l'hôtel, il y a un room service mais pas pour le petit-déjeuner !!! Nous partons donc à la recherche d'un endroit où prendre ce repas. Nous allons voir au Green House, le resto d'un hôtel très très chic mentionné dans le Routard. Mais, nous ne nous y attarderons pas car l'ambiance très "pincée" du lieu et le prix prohibitif nous font fuir. Heureusement, nous découvrons tout près de là, un petit snack indien bien plus sympa, le "Lucky restaurant" où l'on mange très bien, à toute heure. Nous aurons la surprise d'y remarquer, entre les tables, des groupes de tombeaux enfermés dans des grilles et couvertes de fleurs. Tiens! des jardinières originales, pensons-nous... Mais non, en fait ce restaurant, comme nous aurons l'occasion de l'apprendre plus tard, est construit sur un cimetière et il s'agirait de tombes de saints soufis du 16ème siècle ! vraiment "incredible India !" Tout près, se trouve la petite mosquée "Sidi Saiyad" aux belles fenêtres ciselées. Les femmes n'ont pas le droit d'y entrer quand quelqu'un est en prière à l'intérieur mais, heureusement, comme il n'y a pas de porte, on la voit très bien de l'extérieur. Sur la grande place qui s'étend devant le Bhadra Fort, se tient un grand marché de vêtements, chaussures, etc. La visite du fort est sympa, avec plusieurs escaliers et miradors : on peut monter sur les terrasses d'où l'on a une super vue sur la place et son animation. Nous y sommes tout seuls. En bas du fort se tient un petit temple hindou dédié à la déesse Kali. Aujourd'hui, s'y déroule une cérémonie avec des musiciens pleins de ferveur et d'entrain... Nous passons la vieille porte à trois arches, ancienne entrée du fort, et nous arrivons sur Gandhi Road où se trouve la Jama Masjid, la grande mosquée.

Nous prenons un rickshaw pour aller voir le beau puits "Dada Hari". Ici, on voit que nous ne sommes pas dans un état touristique, il n'y a pas besoin de négocier, les prix sont vraiment honnêtes : 40rps pour aller au puits et 60rps pour nous conduire jusqu'à l'Ashram de Gandhi, de l'autre côté de la rivière.

dans les profondeurs du puits

derrière le puits, se trouve une très jolie mosquée
Dans l'après-midi, nous suivons la rue bordée d'étals de fruits derrière la Jama Masjid et nous marchons, marchons jusqu'à Astoria Chakia (en demandant souvent notre route) car nous voulons atteindre la gare routière afin de nous renseigner sur les heures de bus pour Patan.
En cours de route, nous pouvons admirer la Rani Sipri Masjid, jolie mosquée finement ciselée mais dans un environnement enfumé, poussiéreux et une circulation intense.
Ahmedabad n'est pas une ville où l'on a trop envie de s'attarder, d'autant plus qu'on sera obligés d'y repasser à la fin de notre tour du Gujarat... Demain, nous partons pour Patan.PATAN : -Lundi 23/02/2015 : Nous arrivons à la gare routière d'Ahmedabad vers 9h. Un gars bien aimable nous guide jusqu'à l'endroit où stationne le bus pour Patan (la gare routière d'Ahmedabad est très grande). A 9h20, le bus démarre. Comme pratiquement toujours en Inde, les billets se prennent dans le bus directement au contrôleur, nous en avons pour 210rps pour nous deux.
Bien sûr, le plus long sera de sortir d'Ahmedabad et de ses faubourgs. Nous arrivons à Patan à 12h30. La rue où se trouve la gare routière est un vrai capharnaüm : beaucoup de monde et de véhicules, énormément de poussière, de klaxons, d'échoppes ambulantes, etc... Un rickshaw nous conduit pour 20rps à l'hôtel Supreem Palace, qui est tout près mais nous aurions eu du mal à le trouver tout seuls car il est situé dans un renfoncement et rien n'est indiqué en alphabet latin (tout est écrit en gujarati ici). La chambre (500rps) donne sur un jardin public, on n'entend que les oiseaux, en plus, il y a un restaurant fort correct en bas, c'est super !
Après déjeuner, un rickshaw nous conduit à la maison où se trouve le musée des tissages "patola", très minutieuse et compliquée technique de teinture des fils de trame avant tissage. Puis il nous emmène au très célèbre puits "Raniki Vav" aux magnifiques sculptures. Vraiment impressionnant de beauté, bien entretenu au milieu d'un grand parc paisible.


Une fois revenus en ville, nous replongeons dans le tohu-bohu de la rue pour trouver un endroit où changer des euros. Nous trouvons une sorte de galerie marchande avec des boutiques sur trois niveaux (ce genre de galerie commerçante est très courant dans les villes indiennes). Il s'y trouve une bijouterie avec une enseigne Western Union qui fait le change à un bon taux. Après ça, nous déambulons le long de la rue principale bordée d'échoppes où nous espérons dénicher du papier toilette mais c'est une denrée inconnue ici !!! Il y a vraiment très peu de touristes étrangers ici, dans la rue nous sommes la cible de tous les regards. Tous veulent savoir de quel pays nous venons et sont très contents quand nous les prenons en photo, beaucoup nous prennent en photo à leur tour ! Au Gujarat, peu de gens parlent anglais mais ils sont très serviables et on finit toujours par avoir son renseignement...


comme l'avait déjà signalé Parvat dans son carnet, maintenant le tchai se boit à la soucoupe !
-Mardi 24/02 : Nous avions projeté d'aller à Modhera mais finalement, nous décidons de rester tranquillement à Patan. Nous n'avons pas le courage de nous taper encore du bus (1h aller + 1h retour) pour voir un temple alors que nous en avons déjà beaucoup vus et que nous allons en voir beaucoup d'autres au cours de ce voyage... Nous partons donc de bonne heure le long de la rue principale vers le vieux quartier. Il ne fait pas encore trop chaud et il n'y a pas beaucoup de trafic. Les commerçants sont en train d'ouvrir leurs boutiques, les marchands de fruits et légumes installent leurs étals. Dans le vieux quartier, la rue est bordée de belles maisons anciennes en bois avec des balcons travaillés et de toutes petites échoppes au rez-de-chaussée. Les gens sont très souriants et accueillants. Nous passons sous une ancienne porte qui devait être la porte de la ville, autrefois Patan a été capitale du Gujarat. Dans une rue latérale, bordée de boutiques de vêtements de cérémonie et d'échoppes de tailleurs, il y a de très belles maisons aux linteaux sculptés. Sur une place ombragée par un gros banian, derrière une grille, nous découvrons une ferme où des chèvres, des vaches et des moutons paissent tranquillement... dans la rue aussi, il y a des chèvres et des vaches, mais en liberté, celles-là... Nous arrivons à un magnifique temple jaïn. Des groupes de femmes chantent et prient. Dans le quartier, nous croisons beaucoup de groupes de nonnes jaïnes, toutes habillées de blanc, pieds nus et tenant un long bâton à la main. Dans un bâtiment, des moines sont occupés à étudier. Un de leurs attributs est la balayette, genre de plumeau avec lequel ils balaient le sol devant eux pour ne pas écraser d'insecte. Les jaïns sont respectueux de toute forme de vie. En revenant vers l'hôtel, nous retrouvons l'animation du bazar...




les nonnes jaïnes

cricket dans la rue
En fin d'après-midi, nous allons faire un tour à la gare ferroviaire qui se trouve au bout de la rue principale, à l'opposé du vieux quartier. Un train est sur le point de partir. Yannick va voir le conducteur et le prend en photo ainsi que plusieurs voyageurs amusés d'être photographiés. Mais, voilà un policier qui arrive et qui nous demande d'un ton péremptoire si nous avons une autorisation pour prendre des photos dans la gare ! Bien sûr, un attroupement s'est formé autour de nous, tout le monde est très intéressé ! Glup, c'est vrai que dans les gares indiennes il n'y a pas le droit de prendre de photo !..."Mais nous sommes allés demander l'autorisation au conducteur..." "Ah bon, Ok, Ok, vous êtes allés voir le conducteur..." et le voilà qui nous serre la main, tout sourire maintenant. Ouf, nous avons eu peur de devoir effacer les photos !

LITTLE RANN OF KUTCH :
-Mercredi 25/02/2015 : Depuis Ahmedabad, nous avions téléphoné à Devjibhai Dhamecha qui dirige, avec son fils Ajay, tous deux photographes animaliers, l'Eco Camp à la lisière de la réserve naturelle du Little Rann of Kutch, pour y réserver un séjour de deux nuits. Pour s'y rendre, il faut aller à Dhangadhra.
A la bus station de Patan, on nous a dit qu'il fallait d'abord prendre le bus Deesa-Junagadh, qui part de Patan à 6h45, puis changer de bus à Malvan Chokdi. Nous arrivons donc à la gare routière à 6h30 et là, on nous annonce que le bus, en fait, ne part qu'à 7h ! A 7h, le bus n'est toujours pas là, on commence à s'inquiéter car il n'y en a pas d'autre avant 14h... Ah, voilà un bus, nous nous installons dedans, les gens nous disent qu'il va bien à Junagadh, mais, par acquis de conscience, nous demandons tout de même au chauffeur s'il s'arrête à Malvan Chokdi. Et il nous répond que non ! Panique à bord ! nous descendons en vitesse et juste à ce moment, le bon bus arrive. Ouf, nous voilà enfin installés, il est 7h20... Nous payons 194rps pour aller jusqu'à Malvan. C'est un arrêt au bord de la route, à la bifurcation avec la direction d'Ahmedabad. Le bus arrive 10mn plus tard. Beaucoup de gens descendent là, heureusement, ça nous libère des places. Nous payons 74rps pour les 34kms qui nous séparent de Dhangadhra. A notre arrivée à la gare routière, le propriétaire nous envoie un rickshaw pour nous conduire à son camp qui se trouve à 45kms de là (600rps). En cours de route, nous croisons d'énormes troupeaux de moutons, de chèvres ou de vaches avec des cornes immenses et beaucoup de buffles. Nous arrivons au bout d'un peu plus d'une heure, le camp est accueillant. Nous logerons dans une "kooba", une case ronde en terre au toit de chaume, joliment décorée de motifs au pochoir. On nous sert un bon déjeuner copieux, et du tchai à volonté. Ici, c'est très calme, nous sommes en pleine nature et le vent frais rend l'atmosphère agréable. Munis de paires de jumelles que l'on a gentiment mises à notre disposition, nous allons faire une balade à pied dans le désert de sel qui s'étend tout autour et, déjà, nous avons le plaisir de voir des ânes sauvages (hémiones) et des nilgauts (encore appelés blue bulls).

-Jeudi 26/02 : Ce matin, à 7h30, il fait bien frisquet quand nous partons dans la jeep conduite par Ajay. Nous empruntons d'abord une route qui traverse la campagne. Dans les villages, la journée commence... Nous roulons le long des champs cultivés (cumin, blé, oignons verts, coton). Il y a aussi beaucoup de vaches et buffles, ainsi que chèvres et brebis. Les produits laitiers sont une ressource importante de cette région. Dans un champ, deux femmes sont en train de baratter du lait. Un peu plus loin, après avoir traversé une sorte de savane plantée d'épineux, nous arrivons devant une grande étendue d'eau où s'affairent de grandes quantités de flamants roses, pélicans, spatules, aigrettes, avocettes... Tout ce monde est occupé à pêcher, l'air est rempli de leurs gloussements particuliers. C'est l'une des rares régions de l'Inde où les flamants roses se reproduisent à l'état sauvage. Il y en a plusieurs sortes. Notre guide, qui connait très bien les oiseaux nous les montre sur un livre qu'il a apporté, ainsi que des paires de jumelles mises à notre disposition. Il explique tout très clairement dans un anglais facile à comprendre. Quelques barques sont posées sur l'étendue désertique. Elles appartiennent à des familles de pêcheurs musulmans qui viennent y pêcher des crevettes au moment de la mousson, quand le désert est transformé en lac. Ensuite, nous allons voir les salines. Le Kutch produit 70% du sel indien. Pour pomper l'eau souterraine, il faut creuser des puits de 35m de profondeur, les hommes creusent la glaise à l'aide de houes. Ensuite, l'eau salée est pompée et mise à décanter dans divers bassins successifs. L'évaporation due à l'action du soleil produit le sel qui est récolté à l'aide de grands râteaux comme les paludiers de chez nous. Les femmes portent des cuvettes de 25kgs de sel sur leur tête pour en faire de grands tas que les camions viennent ensuite charger.





Les gérants d'une concession de salines doivent la louer à l'état indien et ils emploient un grand nombre de travailleurs journaliers. C'est un travail très dur. Les journaliers ne sont pas beaucoup payés. Nous pouvons voir quelques huttes où ils vivent avec leurs familles très pauvrement. Quand l'eau recouvre tout pendant la mousson, ils sont employés dans les fermes pour les récoltes, ils déplacent leurs campements au gré du travail. En parcourant le Kutch, on croise beaucoup d'ânes, ce sont les derniers ânes sauvages d'Asie, mais aussi des antilopes cervicapres aux belles et grandes cornes en spirale, et, bien sûr des nilgauts, sortes de bovidés sauvages, ainsi que des chinkara, petites gazelles très rapides. On voit aussi de grands vols de grues, des aigles et plein d'autres oiseaux... La balade a duré 5h30 et était vraiment très intéressante. A l'arrivée, un bon repas savoureux et copieux nous est servi. On est vraiment bien ici. Il y a même une salle de bain attenante à la hutte, avec eau chaude au seau (il y a un grand chauffe-eau à bois) En fin d'après-midi, nous refaisons une grande promenade à pied dans le désert face au camp où nous admirons encore des ânes, des nilgauts, des grues (on ne s'en lasse pas) et le coucher du soleil... Nous ne regrettons vraiment pas d'être venus ici, ce séjour restera un moment fort de notre voyage et le souvenir d'un accueil exceptionnel.
La suite quelques articles plus loin...
Vagabondage en Arménie English translation pending
Bonjour à tous !
Je reviens de trois semaines en Arménie, qui m'ont laissé sur ma faim mais étaient néanmoins magnifiques ; l'hospitalité arménienne est loin d'être un mythe, et je suis revenue complètement émerveillée par ce petit coin du monde. Ce carnet est mon premier sur le forum, j'espère qu'il pourra vous être utile 🙂
Pour les infos pratiques relatives au vol: Le mien m'a coûté 320 euros en réservant 2 mois à l'avance chez Aéroflot. L'attente à Moscou est assez longue, mais il est difficile de faire mieux au niveau prix, mais si la compagnie ukrainienne a aussi de belles promotions.
Lundi 2 Mars
Partie la veille de Paris, après une escale nocturne à Moscou (et la frustration de ne pas pouvoir sortir de cette zone de transit stérile), j'arrive enfin à Erevan, sur les coups de cinq heures du matin. Il fait nuit noire dehors, mais je trouve un taxi à qui je donne l'adresse de ma couchsurfeuse. Le route est faiblement éclairée, et je ne distingue pas grand chose, et le peu que j'en vois se compose d'un mélange d'immeubles massifs, de clubs de strip tease et de ruelles mystérieuses. Le chauffeur me dépose devant l'immeuble d'Anna: j'en mène pas large à ce moment là. Impossible de distinguer quoi que ce soit dans l'obscurité, à part ces grandes tours soviétiques et leurs cages d'escaliers sordides en guide de phare. Anna me rejoint et me prend dans ses bras comme si on se connaissait depuis toujours: elle part travailler, et me montre donc mon lit, puis me dit de dormir avant de filer en me laissant les clés. Un peu ébahie par son accueil adorable et la confiance qu'elle m'accorde, je m'endors comme un bébé. A mon réveil, surprise: les grandes tours grises de la nuit dernière se sont changées en bâtiments baignés par le soleil de midi, et du balcon d'Anna, je distingue les formes mystérieuses de l'Ararat, si proche et pourtant déjà en Turquie. Seconde surprise en sortant de ma chambre: je ne suis pas la seule couchsurfeuse de l'appartement ; deux allemands prennent leur petit déjeuner dans le salon. Ils ont déjà prévu d'aller à Garni, un ancien temple païen, et Geghard, un monastère troglodyte niché dans les montagnes à quelques 40km d'Erevan. Je suis encore un peu groggy, et pas contre l'idée de me laisser porter pour cette première journée: nous partons donc tous les trois. Une fois la bonne maschroutka trouvée (toute une aventure, elle est à côté de la concession Mercedes, à l'est de la ville), je m'endors, bercé par les gentils cahots de la route, et quand j'ouvre les yeux, la ville poussiéreuse s'est changée en montagnes enneigées.

Garni, alors que des hauts parleurs invisibles diffusent de la musique sacré, trône magnifiquement au sommet d'un plateau, mais Geghard m'apparaît encore cent fois plus mystérieux, avec ses cavités sombres qu'on ne peut explorer qu'à tâtons. Dans l'une d'entre elle, une source, claire et glacée, émerge et coule le long d'une rigole jusqu'à l'extérieur ; dans la prochaine, des khachkars, pierres sculptés très anciennes, sont entreposées, et dans d'autres enfin, qui éventrent la montagne, de minuscules cellules de moines peintes de couleurs qui devaient être vives ne laissent filtrer qu'un mince rai de lumière à travers une fente qui donne sur la vallée. Que ce soit la faute à la saison au froid mordant ou aux fantômes des environs, le monastère est presque désert et cela ajoute au mysticisme du lieu.
Je joue à me perdre dans les innombrables recoins du monastère ; en sortant de l'enceinte par derrière, on accède, après un pont arqué, à une caverne dans laquelle des centaines de caïrn de hauteur variables ont été construits par les visiteurs. La nuit tombe hélas déjà, et après s'être colorée de rose, la montagne disparaît peu à peu. Je retrouve les garçons dans la cour, et nous repartons à regret à Erevan. Le soir, nous retrouvons Anna à la réunion couchsurfing hebdomadaire, l'occasion de rencontrer pas mal d'arméniens et quelques étrangers, surtout des volontaires dans l'une des ONG de la région. En discutant avec une allemande, je m'aperçois que nous étudions à la même université, dans le même département et que nous avons des amis en commun (je suis en Erasmus à Berlin)... It's a small world comme dirait Disney ! Anna nous emmène dans son bar favori, le calumet, où un concert de rock indépendant a lieu. Et pour finir la journée en beauté, alors que nous rentrons chez elle, Anna s'arrête devant Mother Arménia, une statue monumentale qui surplombe la ville parée de ses habits de lumière ; une dernière vision avant que je ne m'endorme comme une masse. Mardi 3 Mars
J'avais un peu de sommeil à rattraper, et quand j'émerge enfin, la matinée est déjà morte et enterrée. Fred et Linus, les deux allemands, sont déjà partis: ils veulent se rendre au Karabagh, une république autonome non reconnue à l'international située entre l'Azerbaïdjan et L'Arménie, et doivent donc obtenir des visas. Je pars dans le centre d'Erevan, histoire de me perdre un peu dans ce que j'ai entraperçu à l'arrivée, mais juste avant, petit-déjeuner ! J'essaie une sorte de brioche dans une boulangerie arménienne, elle est fourrée d'une espèce de pâte d'amande, et c'est juste délicieux. Le bus (que j'ai pris un peu au hasard, j'ai n'ai pas sûr d'avoir compris les instructions qu'une dame m'a donné à l'arrêt ; mon russe est très approximatif) me dépose devant la cathédrale ; ravie de reconnaître quelque chose, je saisis l'occasion et saute au dehors. La cathédrale, de construction très récente, me paraît un peu froide, sans âme: l'intérieur est dépouillé, dépourvu de tout ornement, à l'exception notable d'un lustre monumental. Je la quitte assez vite. En continuant le long de la route, j'arrive dans un immense marché, qui me fixe le sourire jusqu'au oreilles: il n'y a quasiment rien que j'aime autant, en voyage, que de déambuler dans les ruelles parfumée bordés d'étals de toutes les couleurs. La bal s'ouvre sur les fruits et légumes, encore nombreux malgré la saison hivernale ; ils sont empilés en pyramides parfaites. Des couronnes de fruits secs leur succèdent, je goûte (enfin non, je dévore) au Sujukh, un liane de noix d'aspect peu ragoûtant enrobée d'un sirop marron épicé, qui s'est gélifié autour en une masse compacte. Une tuerie.
Un peu plus loin, j'achète un minuscule bout de fromage, l'apothéose ; je sens que je ne vais pas mourir de faim ici ! En plus, dès que la vendeuse a compris que j'étais étrangère, elle a entrepris de me faire goûter à tous ses produits ; j'ai du mal à m'arracher à ses bons soins. Dans une pièce à part, on trouve les poissons, qui sont tous présentés vivants dans de grands aquariums. Dès qu'un client arrive, le malheureux poisson désigné est pêché à l'épuisette et saigné aussitôt. Le sol est rouge et l'odeur quasiment insupportable pour mes narines peu habitués à de telles effluves ; j'écourte ma visite. Le quartier des bouchers est encore plus scabreux: dans des seaux, des pieds de porcs sanguinolents attendent d'être achetés, tandis que les têtes d'animaux contemplent le vide de leur regard mort.
Je finis par quitter ce marché fascinant ; direction l'anticafé, où je dois retrouvé les garçons. Le principe est simple: les boissons et la nourriture sont à volonté, et l'on paye uniquement pour le temps que l'on y passe. Fred et Linus n'ont pas pu avoir de visa ; il était déjà trop tard à leur arrivée.
Mercredi 4 Mars
Je voulais aller au lac Sevan ce matin, mais après une bonne heure à tourner en rond à l'endroit d'où les maschroutkas partent selon mon guide, j'abandonne la partie. Je dois de toute façon me rendre au mémorial du génocide et décide de le rejoindre à pied. Ce n'était pas forcément une bonne idée: la route à suivre pour s'y rendre est très passante et le chemin me semble bien long ; une grosse désillusion m'attend au sommet: le musée est fermé jusqu'à mi-avril. Tout est en rénovation en prévision des cérémonies du centenaires. Cependant, le mémorial lui même est impressionnant. Encore une fois, j'y suis seule, et il m'écrase. Au centre du cône de béton luit une flamme éternelle. Tout autour, des milliers de fleurs blanches ont été déposées en hommage. Encore une fois, de la musique sacrée résonne. J'y reste un long moment avant de ressortir à l'air libre.
Un peu plus loin, on trouve des arbres, plantés par des chefs d'Etats ou personnalités politiques du monde entier en signe d'hommage et d'espoir. Je finis par redescendre, pour rejoindre les garçons puis Anna dans un restaurant du centre ville. L'ambiance est beaucoup plus joyeuse: la salle a été entièrement réservée par une famille arménienne pour un anniversaire, mais ils acceptent qu'on prenne une table. Un groupe joue de la musique arménienne à un volume sonore inégalé ! Anna finit par ce joindre au chant collectif, puis nous trinquons tous à la santé de la petite fille dont c'est l'anniversaire.
Je reviens de trois semaines en Arménie, qui m'ont laissé sur ma faim mais étaient néanmoins magnifiques ; l'hospitalité arménienne est loin d'être un mythe, et je suis revenue complètement émerveillée par ce petit coin du monde. Ce carnet est mon premier sur le forum, j'espère qu'il pourra vous être utile 🙂
Pour les infos pratiques relatives au vol: Le mien m'a coûté 320 euros en réservant 2 mois à l'avance chez Aéroflot. L'attente à Moscou est assez longue, mais il est difficile de faire mieux au niveau prix, mais si la compagnie ukrainienne a aussi de belles promotions.
Lundi 2 Mars
Partie la veille de Paris, après une escale nocturne à Moscou (et la frustration de ne pas pouvoir sortir de cette zone de transit stérile), j'arrive enfin à Erevan, sur les coups de cinq heures du matin. Il fait nuit noire dehors, mais je trouve un taxi à qui je donne l'adresse de ma couchsurfeuse. Le route est faiblement éclairée, et je ne distingue pas grand chose, et le peu que j'en vois se compose d'un mélange d'immeubles massifs, de clubs de strip tease et de ruelles mystérieuses. Le chauffeur me dépose devant l'immeuble d'Anna: j'en mène pas large à ce moment là. Impossible de distinguer quoi que ce soit dans l'obscurité, à part ces grandes tours soviétiques et leurs cages d'escaliers sordides en guide de phare. Anna me rejoint et me prend dans ses bras comme si on se connaissait depuis toujours: elle part travailler, et me montre donc mon lit, puis me dit de dormir avant de filer en me laissant les clés. Un peu ébahie par son accueil adorable et la confiance qu'elle m'accorde, je m'endors comme un bébé. A mon réveil, surprise: les grandes tours grises de la nuit dernière se sont changées en bâtiments baignés par le soleil de midi, et du balcon d'Anna, je distingue les formes mystérieuses de l'Ararat, si proche et pourtant déjà en Turquie. Seconde surprise en sortant de ma chambre: je ne suis pas la seule couchsurfeuse de l'appartement ; deux allemands prennent leur petit déjeuner dans le salon. Ils ont déjà prévu d'aller à Garni, un ancien temple païen, et Geghard, un monastère troglodyte niché dans les montagnes à quelques 40km d'Erevan. Je suis encore un peu groggy, et pas contre l'idée de me laisser porter pour cette première journée: nous partons donc tous les trois. Une fois la bonne maschroutka trouvée (toute une aventure, elle est à côté de la concession Mercedes, à l'est de la ville), je m'endors, bercé par les gentils cahots de la route, et quand j'ouvre les yeux, la ville poussiéreuse s'est changée en montagnes enneigées.

Garni, alors que des hauts parleurs invisibles diffusent de la musique sacré, trône magnifiquement au sommet d'un plateau, mais Geghard m'apparaît encore cent fois plus mystérieux, avec ses cavités sombres qu'on ne peut explorer qu'à tâtons. Dans l'une d'entre elle, une source, claire et glacée, émerge et coule le long d'une rigole jusqu'à l'extérieur ; dans la prochaine, des khachkars, pierres sculptés très anciennes, sont entreposées, et dans d'autres enfin, qui éventrent la montagne, de minuscules cellules de moines peintes de couleurs qui devaient être vives ne laissent filtrer qu'un mince rai de lumière à travers une fente qui donne sur la vallée. Que ce soit la faute à la saison au froid mordant ou aux fantômes des environs, le monastère est presque désert et cela ajoute au mysticisme du lieu.

Je joue à me perdre dans les innombrables recoins du monastère ; en sortant de l'enceinte par derrière, on accède, après un pont arqué, à une caverne dans laquelle des centaines de caïrn de hauteur variables ont été construits par les visiteurs. La nuit tombe hélas déjà, et après s'être colorée de rose, la montagne disparaît peu à peu. Je retrouve les garçons dans la cour, et nous repartons à regret à Erevan. Le soir, nous retrouvons Anna à la réunion couchsurfing hebdomadaire, l'occasion de rencontrer pas mal d'arméniens et quelques étrangers, surtout des volontaires dans l'une des ONG de la région. En discutant avec une allemande, je m'aperçois que nous étudions à la même université, dans le même département et que nous avons des amis en commun (je suis en Erasmus à Berlin)... It's a small world comme dirait Disney ! Anna nous emmène dans son bar favori, le calumet, où un concert de rock indépendant a lieu. Et pour finir la journée en beauté, alors que nous rentrons chez elle, Anna s'arrête devant Mother Arménia, une statue monumentale qui surplombe la ville parée de ses habits de lumière ; une dernière vision avant que je ne m'endorme comme une masse. Mardi 3 Mars
J'avais un peu de sommeil à rattraper, et quand j'émerge enfin, la matinée est déjà morte et enterrée. Fred et Linus, les deux allemands, sont déjà partis: ils veulent se rendre au Karabagh, une république autonome non reconnue à l'international située entre l'Azerbaïdjan et L'Arménie, et doivent donc obtenir des visas. Je pars dans le centre d'Erevan, histoire de me perdre un peu dans ce que j'ai entraperçu à l'arrivée, mais juste avant, petit-déjeuner ! J'essaie une sorte de brioche dans une boulangerie arménienne, elle est fourrée d'une espèce de pâte d'amande, et c'est juste délicieux. Le bus (que j'ai pris un peu au hasard, j'ai n'ai pas sûr d'avoir compris les instructions qu'une dame m'a donné à l'arrêt ; mon russe est très approximatif) me dépose devant la cathédrale ; ravie de reconnaître quelque chose, je saisis l'occasion et saute au dehors. La cathédrale, de construction très récente, me paraît un peu froide, sans âme: l'intérieur est dépouillé, dépourvu de tout ornement, à l'exception notable d'un lustre monumental. Je la quitte assez vite. En continuant le long de la route, j'arrive dans un immense marché, qui me fixe le sourire jusqu'au oreilles: il n'y a quasiment rien que j'aime autant, en voyage, que de déambuler dans les ruelles parfumée bordés d'étals de toutes les couleurs. La bal s'ouvre sur les fruits et légumes, encore nombreux malgré la saison hivernale ; ils sont empilés en pyramides parfaites. Des couronnes de fruits secs leur succèdent, je goûte (enfin non, je dévore) au Sujukh, un liane de noix d'aspect peu ragoûtant enrobée d'un sirop marron épicé, qui s'est gélifié autour en une masse compacte. Une tuerie.

Un peu plus loin, j'achète un minuscule bout de fromage, l'apothéose ; je sens que je ne vais pas mourir de faim ici ! En plus, dès que la vendeuse a compris que j'étais étrangère, elle a entrepris de me faire goûter à tous ses produits ; j'ai du mal à m'arracher à ses bons soins. Dans une pièce à part, on trouve les poissons, qui sont tous présentés vivants dans de grands aquariums. Dès qu'un client arrive, le malheureux poisson désigné est pêché à l'épuisette et saigné aussitôt. Le sol est rouge et l'odeur quasiment insupportable pour mes narines peu habitués à de telles effluves ; j'écourte ma visite. Le quartier des bouchers est encore plus scabreux: dans des seaux, des pieds de porcs sanguinolents attendent d'être achetés, tandis que les têtes d'animaux contemplent le vide de leur regard mort.
Je finis par quitter ce marché fascinant ; direction l'anticafé, où je dois retrouvé les garçons. Le principe est simple: les boissons et la nourriture sont à volonté, et l'on paye uniquement pour le temps que l'on y passe. Fred et Linus n'ont pas pu avoir de visa ; il était déjà trop tard à leur arrivée.
Mercredi 4 Mars
Je voulais aller au lac Sevan ce matin, mais après une bonne heure à tourner en rond à l'endroit d'où les maschroutkas partent selon mon guide, j'abandonne la partie. Je dois de toute façon me rendre au mémorial du génocide et décide de le rejoindre à pied. Ce n'était pas forcément une bonne idée: la route à suivre pour s'y rendre est très passante et le chemin me semble bien long ; une grosse désillusion m'attend au sommet: le musée est fermé jusqu'à mi-avril. Tout est en rénovation en prévision des cérémonies du centenaires. Cependant, le mémorial lui même est impressionnant. Encore une fois, j'y suis seule, et il m'écrase. Au centre du cône de béton luit une flamme éternelle. Tout autour, des milliers de fleurs blanches ont été déposées en hommage. Encore une fois, de la musique sacrée résonne. J'y reste un long moment avant de ressortir à l'air libre.

Un peu plus loin, on trouve des arbres, plantés par des chefs d'Etats ou personnalités politiques du monde entier en signe d'hommage et d'espoir. Je finis par redescendre, pour rejoindre les garçons puis Anna dans un restaurant du centre ville. L'ambiance est beaucoup plus joyeuse: la salle a été entièrement réservée par une famille arménienne pour un anniversaire, mais ils acceptent qu'on prenne une table. Un groupe joue de la musique arménienne à un volume sonore inégalé ! Anna finit par ce joindre au chant collectif, puis nous trinquons tous à la santé de la petite fille dont c'est l'anniversaire.
Récit de notre voyage Inde du Nord septembre 2013 English translation pending
Je profite de ce forum pour faire un retour d'expérience sur notre voyage de 3 semaines en Inde du Nord du (21/08/13 au 12/09/13). Pour préparer ce voyage les avis des autres voyageurs nous ont été très utiles, donc à notre tour de faire partager notre expérience !
Contexte : premier voyage dans ce pays. L'itinéraire que nous avons choisi est classique : Rajasthan, Vârânasî, Delhi. Nous avons fait les étapes suivantes :Mandawa (1 nuit), Bikaner (1 nuit), Khuri (Nuit dans le désert du Thar), Jaisalmer (2 nuit), Jodhpur (2 nuits), Ranakpur (1 nuit), Udaipur (3 nuits), Bundi (1 nuit), Jaipur (1 nuit), Agra (1 nuit), Vârânasî (2 nuits), Delhi (2 nuits)Nous avons passé 2 semaines avec un chauffeur, (tour du Rajasthan + Agra), et la dernière semaine seul (A/R Vârânasî en train + Delhi)
Vol : Nous avons voyagé pendant la basse saison (c'est la fin de la mousson, les températures atteignent 35/40°C dans le désert) donc les vols de province vers Delhi sont abordables. Nous avons pris nos billets avec Air France deux mois avant notre départ, et 700€ / pers, grave erreur ! Le vol n'étant pas plein à cette saison, les prix des billets sont descendus a 580€ / pers un mois avant notre départ… Lors de notre séjour, nous avons rencontrés pas mal de voyageurs qui se déplaçaient uniquement en bus / train. Il faut faire avec les retards et autres annulations qui sont courant dans les transports publics locaux. Étant donnée que nous avions que 3 semaines, nous avons choisi « d'optimiser le temps sur place » en choisissant de se déplacer avec un chauffeur.
Après pas mal de recherches sur ce forum (entre autre!) nous avons sélectionnés l'agence de Randhir Singh (chauffeureninde). Trois choses nous ont convaincu de partir avec eux : taille restreinte (moins de 10 chauffeurs indépendants – nous apprendrons sur place que les grandes agences trouvées rapidement sur google ne sont en fait que des intermédiaires qui dispatchent ensuite les clients dans des petites agences locales, d’où la surprise de certains…), Nous avons pu choisir nous-même nos hôtels (suivant le Lonely Planet et TA) et ainsi adapter nos hébergements en fonction de notre budget.L' associée de Randhir, Dominique (Dom), est française, ce qui facilite grandement les échanges lors de la préparation du voyageL'agence propose des itinéraires, mais nous avons demandé un devis avec nos propres étapes. Il n'y a pas eu de soucis, Dom a été très réactive et de bons conseils dans la préparation du voyage (durée des étapes etc…). Nous avons été pris en charge dès notre arrivée à l'aéroport par notre chauffeur (Subhaj). Il est resté avec nous durant deux semaines, il connaît très bien le Rajasthan, c'est un très bon conducteur avec « de bons freins, un bon klaxon et beaucoup de chance ! Personnage discret, il était là au moindre problème, quelqu'un de confiance sur qui on pouvait vraiment compter. Nous avons suivi ses conseils pour acheter cadeaux et souvenirs. Nous vous conseillons de faire de même puisque leur but est de satisfaire le client et non de l'escroquer ! Tout les chauffeurs prennent des commissions, celal fait parti du jeux. De même pour les visites, le chauffeur nous a modifié notre itinéraire pour voir des temples et des forts que nous n'avions pas prévu de visiter, et nous n'avons pas été déçu. Seul bémol, lors des longues étapes, il nous arrêtait dans des resto à touristes, ou la nourriture est chère (au moins 5 fois le prix d'un resto pour les locaux) et pas très bonne… Seulement tous les chauffeurs font ça car ils mangent gratuitement, et ils ont bien besoin de faire une pause après 4/5h de conduite sur les routes indienne! Retour sur les étapes / hôtels :
Mandawa : (environ 6h de, route) Après une première et courte nuit sur Delhi, départ à 8h du matin pour Mandawa. Premier contact avec les routes indiennes… Bouchon, nid de poule, vaches et autres animaux, c’est sur on est bien en Inde! Arrivé sur place nous posons nos valises au "Paawana Haveli". Très bel hôtel, avec des chambres grandes et propres, et un excellent resto. Nous avons mangé un de nos meilleurs Thali dans celui-ci. Dès notre arrivée nous partons avec un employé de l'hotel visiter les havelis de la ville. Celle-ci est calme et plutôt agréable.
Bikaner : Sur la route, visite du temple de Karni Matra à Deshnoke. A ne pas louper! Ce temple ou les rats sont vénérés (et loger / nourris) est complètement impensable pour nous occidentaux! Arrivée au "Hotel Bhairon Vilas". Nous sommes les seuls clients et avons l'impression de déranger les quelques employés présents… Nous négocions le prix de la chambre, celle-ci est petite et quelconque, la sdb, propre, sans plus. Cet hôtel est un coup de cœur du Lonely planet, mais il doit y avoir possibilité de trouver mieux. Les repas et petit dej ne sont pas inoubliables non plus. Visite du Fort de Junagarh. Très beau de l'extérieur et les diverses pièces de vie du maharadja sont magnifiques. L'audioguide en français est pas mal fait. Nous visitons ensuite le old bikaner avec un tuc-tuc conseillé pas notre chauffeur (200 rps pour 3h de visite). Nous nous baladons et visitons un premier temple jain ainsi qu'un haveli transformé en hôtel…. Le lendemain longue journée de route (7h) pour arriver à khuri dans le désert du Thar. Nous avons suivi Subhaj qui nous a amené dans une guest house organisant des safari en dromadaire et nuit dans le désert à la belle étoile (1500 rps / pers). Nous ne sommes pas les seuls, donc je n'imagine pas le monde qu'il doit y avoir en pleine saison… Après le repas et un spectacle de danse traditionnelle Rajahsthani, puis nous partons avec 3 autres personnes dormir au pied des dunes a la belle étoile. A savoir en fin de mousson, le désert est envahi par de petites mouches qui rendent les nuits difficiles!
Jaisalmer : Nous logeons à l'hotel "Pleasant haveli" que nous recommandons! Le personnel et le patron sont très sympa et toujours disponible . La chambre est grande, la sdb est nikel, les repas et petit dej sont excellents. Le tout pour un prix correct, rien à redire ! Jaisalmer est une citadelle magnifique perdue au milieu du désert. Visite du fort de bon matin, ruelles étroites et temple Jains (ceux dans le désert sont plus beaux). Ne pas louper les 3 haveli dans la ville qui offre une vue magnifique sur le fort. Visiter le 3ieme car il est entretenu par le gouvernement, l'entrée est gratuite et on n'essaye pas de vous vendre tout et n'importe quoi, contrairement au deux premier ! Nous allons voir les "royal cenotafe" au soleil couchant, c'est magnifique ! Puis nous retournons dans la ville et nous achetons des bijoux en argent dans le quartier musulman de la ville, où 300 familles vivent de cela.
Jodphur : Nous logeons au "Singhvi's Haveli" dans la vielle ville, au bas du fort de Meherangarh (5 min à pied). Toujours un coup de cœur du lonely planet, mais nous avons réservé pour 2 nuits arrivons un jour en avance… Le patron veut nous faire payer 3 nuits au lieu de deux, et un supplément car il n'y a de la place que dans les chambres de catégories supérieures…S'ensuit d'âpres négociations et au final nous ne payerons que deux nuits.Hotel correct mais patron vraiment pas sympathique. Visite du Fort de Meherangarh, (superbe vue sur la ville bleue, l'audio guide en français est pas mal. L'après-midi balade dans la vielle ville, achats de quelques souvenir et cadeaux. Visite du marché de la clock tower et achat de beaucoup (trop!) d'épices et de thé dans une boutique juste à côté de l'entrée de la clock tower et de la vielle ville ("suncity spices" dans les prix, 200 rps les 200 gr d'épices).
Départ pour Ranakpur : Changement complet de paysage, on passe du désert aux forêts denses remplis de singe ! Sur la route visite du fort de Kumbhalgarh qui possède la deuxième plus grande muraille du monde, après celle de chine. La vue en haut du fort est magnifique, nous visitons 3 temples indous dans la forteresse. Ensuite nous allons voir les temples jains de Ranakpur. Ces 3 temples (dont un avec 1440 colonnes de marbres sculptées…) sont magnifiques et à ne surtout pas manquer. Le soir, nous pensions dormir sur le site. Certains voyageurs ont pu le faire, sur le moment notre chauffeur nous dit que c'est fini, que les moines n'acceptent plus d'étrangers pour la nuit. Nous sommes sceptiques mais l'écoutons… Arrivé à l'hôtel Roopan nous négocions le prix de la chambre et posons nos valises dans une chambre correcte, la sdb et propre et il y a de l'eau chaude. Nous passerons la fin de l'après-midi à nous balader au bord du lac proche de l'hôtel et croiserons même deux bergers Raikas (les mêmes que dans l'émission de FR2 !). Nous assisterons le soir au spectacle d'une famille singe allant se coucher !
Le lendemain départ pour Udaipur. Certainement la meilleure étape pour nous ! Le city palace est à faire surtout pour ses des miniatures, elles sont magnifiques ! A la sortie, évitez les magasins au pied du fort (soit disant une association aidée par le maharana local) les produits (écharpes, chemises …) sont chère et de qualité plus que douteuse (on c'est fait avoir....)! Udaipur est la ville des miniatures. Les rabatteurs des boutiques ne cesseront de vous solliciter. Nous avons acheté les notre a l'emporium d'état a la sortie du City Palace. Les prix sont fixes, et pas très élevés pour une bonne qualité (60% du prix de vente revient aux peintres). Ne pas hésiter a visiter le jagdish temple et faire un tour de bateau sur la lac Pichola (200 rps / pers). Prenez un tuctuc pour aller au téléphérique en dehors de la vielle ville qui offre une vue magnifique sur le lac et la ville. Nous avons dormi au "devraj nivas hotel" (sur lal ghat). Nous étions en basse saison, nous avons payé 1800 rps (au lieu de 3000 en haute saison) la chambre. Hormis la vue directe sur le lac, elle ne vaut pas 3000 rps /nuit. L'ensemble est propre et l'eau chaude est disponible sur demande (!), il faut appeler l'accueil 10 min avant de prendre sa douche pour qu'ils activent le ballon! Le restaurant est correct mais un peu cher. Nous avons mangé les midis dans le restaurant à côté de l'hôtel – le rainbow - (aussi en roof top avec vue directe sur le lac) qui est bien moins cher et aussi bon.
Le lendemain départ pour bundi. Sur la route visite du fort de Chittogargh, le plus grand fort du rajasthan. Effectivement la visite d'un monument à un autre se fait en voiture. Il faut être amateur de vieille pierre car le fort est en ruine, Nous finissons par la visite du temple et du palais des reines qui offre une vue sympa sur le lac. Nous repartons un peu déçu de la visite (trop de monde et sûrement de la fatigue accumulée). Pour arriver à Bundi nous prenons une route plus que cahoteuse; il faudra 2h30 pour faire 50 km. Nous arrivons tard et visitons le city palace avant la fermeture. Le palais n'a rien d'extraordinaire en lui-même car il n'est plus trop entretenu, par contre la salle des peintures vaut le coup car celles-ci sont bien conservées! Nous dormons au "Bundi haveli hotel" qui est très bien. La chambre ayant un problème de clim, le patron nous a changé de chambre sans problème nous avons même été surclassé! La nourriture est bonne et le personnel très sympathique.
Nous repartons le lendemain vers Jaipur et regrettons de ne pas être resté une journée de plus pour visiter la vielle ville… Avant de poser nos valiser au "pearl palace" qui est un bon hôtel au rapport qualité prix très correct pour Jaipur (chambre + sdb propre & eau chaude a foison!) nous allons visiter le fort d'Amber. En très bon état les salles et collections sont à voir. L'audio guide est bien fait. Le soir nous allons enfin voir un film de bollywood au Raj Mandir, ne pas hésiter, cela reste un de nos meilleurs souvenirs du voyage! Nous avons acheté les tapis dans une fabrique locale au prix correct (environ 12000 rps pour un tapis de 130 x 90 en laine cachemir). Nous partons le lendemain pour Agra. Sur la route nous visitons le fort d'Akbar le grand" Fatepur Sikri et sa mosquée. L'audioguide n'est qu en anglais donc nous n'en prenons pas. Nous refusons tous les guides qui nous accostent (et demandent 500 rps pour la visite!) et entrons. Après qques minutes, un n-ième guide nous aborde dans un français parfait et nous propose la visite pour 100 rps… Nous acceptons et nous ne le regrettons pas car nous apprendrons énormément de choses sur l'histoire du fort et aussi sur l'intégration de la religion musulmane dans la culture indienne. Par contre faire attention au retour du bus, une horde d'indien nous harcèle sur le parking pour nous vendre des bibelots le temps que nous retrouvions notre chauffeur. C'est la seule fois du voyage ou nous nous sentirons aussi peu en sécurité…
Agra : Arrivé à l'hôtel - proche de l'entrée du Taj Mahal – Les chambres sont propres, la sdb est correcte, les repas sont corrects mais cher. Le lendemain matin nous allons à l'ouverture grilles (6h) voir le Taj. C'est devant ce monument que l'on comprend pourquoi les indiens nous en parle autant depuis notre arrivée… C'est exactement comme l'on se l'imagine : grandiose, magnifique surtout au lever du soleil avec ces couleurs rose / orangé !!!! L'après-midi nous visitons le red fort d'Agra, avec un guide qui parle français (150 rps). Après le Taj Mahal et Fatepur Sikri, celui-ci est forcément moins impressionnant mais vaut quand même le détour! Une seule nuit Agra est largement suffisant, car hormis ces deux monuments il n'y a pas grand-chose à faire dans la ville.
Départ le soir pour Vârânasî en train, dernier repas avec notre chauffeur que nous quittons à la gare avec un petit pincement au cœur… Mais nous sommes immédiatement remis dans le bain une fois entré dans le train ! Nous avions réservé en 2nd AC tier (par manque de place en première) via l'agence de chauffeur car prendre les billets sur internet est très compliqué… A notre arrivée un employé de l'auberge où nous avions réservé vient nous chercher. Nous passons deux nuits au "Ganpati Guest House". La chambre que nous avons a une vue sur le Gange (qui était en crue à cette période de l'année). L'auberge est très bien placée sur les ghats, le restaurant est de très bon rapport qualité / prix . Le personnel est très sympa, et comme dans toute auberge nous pourrons prendre une douche sans supplément avant de prendre le train de nuit lors de notre départ. Une fois installé nous prenons un tuctuc pour visiter Sarnath (payé 400 rps, mais c'est cher, normalement c'est autour de 200 / 300 rps). Le conducteur nous dépose à l'entrée de divers temples bouddhiste, nous finissons par la visite du temple de Dhamekh Stupa. Se perdre dans le labyrinthe que forme la vielle ville de Vârânasî est surprenant le premier jour, mais une fois quelques repères pris, cela devient facile. Cependant deux choses à retenir sur notre visite des ghats : concernant Manirkanika ghat (le "burning ghat") ne pas suivre les rabatteurs qui vous proposeront de monter dans un immeuble environnant. Ceux-ci vous demanderons de l'argent à la fin pour aider les plus pauvres à acheter du bois (500 rps le kg). Bien évidement l'argent va directement dans leurs poches... Ne pas hésiter à monter, tout en précisant bien que vous ne voulez aucune aide! Attention les photos des crémations sont interdites. Si vous voulez voir une cérémonie hindoue, fuyez celle de 19h sur Dasaswamedh ghat : vous verrez plus de touristes que de locaux! Les plus belles cérémonies que nous avons vues étaient dans les temples (à Udaipur en particulier).
De retour sur Delhi nous passons nos deux derniers jours au Lifetree B&B, situé dans le quartier afghan, que nous avait conseillé l'agence. La chambre est très propre et bien aménagée, la patronne et son fils sont très sympas ! La guesthouse se trouve à 10 min à pied du métro et proche d'un bazar ou nous ferons nos dernier achats. Nous avons visité "Humayun’s Tomb" (tombeau qui a inspiré le Taj Mahal) moins impressionnant que son successeur mais quand même très beau ! Tout proche se trouve "Qutab Minar" avec un impressionnant minaret de 76m. La maison de Gandhi est a voir, avec une exposition permanente retraçant l'ensemble de sa vie. Vous pourrez suivre ces derniers pas avant qu'il soit assassiné.. L'ensemble de la visite est assez prenante. Si vous aimez les musés, prévoyez de passer au moins une ½ journée au National Museum. Il y a entre autre une exposition de peinture miniature magnifique! Le Fort Rouge est à faire, mais est moins impressionnant une fois que l'on a vu Fathepur Sikri. Nous ne sommes pas montés en haut du minaret de la mosquée Juma Masjid, très proche du fort rouge. Nous nous sommes également baladé (et perdu!) dans le old delhi, qui est immense et haut en couleur! Si vous voulez retrouver un peu d'occidentalisme, rendez-vous a Connaught Place ou toutes les marques et chaines de fast-food que nous connaissons sont présentes…
Bref, pour résumer (!) nous ne regrettons pas grand-chose de ce magnifique voyage et avons adoré. A choisir nous serions peut être resté une journée de plus à Bundi et plus négocié le prix des hôtels au début du voyage…
Vol : Nous avons voyagé pendant la basse saison (c'est la fin de la mousson, les températures atteignent 35/40°C dans le désert) donc les vols de province vers Delhi sont abordables. Nous avons pris nos billets avec Air France deux mois avant notre départ, et 700€ / pers, grave erreur ! Le vol n'étant pas plein à cette saison, les prix des billets sont descendus a 580€ / pers un mois avant notre départ… Lors de notre séjour, nous avons rencontrés pas mal de voyageurs qui se déplaçaient uniquement en bus / train. Il faut faire avec les retards et autres annulations qui sont courant dans les transports publics locaux. Étant donnée que nous avions que 3 semaines, nous avons choisi « d'optimiser le temps sur place » en choisissant de se déplacer avec un chauffeur.
Après pas mal de recherches sur ce forum (entre autre!) nous avons sélectionnés l'agence de Randhir Singh (chauffeureninde). Trois choses nous ont convaincu de partir avec eux : taille restreinte (moins de 10 chauffeurs indépendants – nous apprendrons sur place que les grandes agences trouvées rapidement sur google ne sont en fait que des intermédiaires qui dispatchent ensuite les clients dans des petites agences locales, d’où la surprise de certains…), Nous avons pu choisir nous-même nos hôtels (suivant le Lonely Planet et TA) et ainsi adapter nos hébergements en fonction de notre budget.L' associée de Randhir, Dominique (Dom), est française, ce qui facilite grandement les échanges lors de la préparation du voyageL'agence propose des itinéraires, mais nous avons demandé un devis avec nos propres étapes. Il n'y a pas eu de soucis, Dom a été très réactive et de bons conseils dans la préparation du voyage (durée des étapes etc…). Nous avons été pris en charge dès notre arrivée à l'aéroport par notre chauffeur (Subhaj). Il est resté avec nous durant deux semaines, il connaît très bien le Rajasthan, c'est un très bon conducteur avec « de bons freins, un bon klaxon et beaucoup de chance ! Personnage discret, il était là au moindre problème, quelqu'un de confiance sur qui on pouvait vraiment compter. Nous avons suivi ses conseils pour acheter cadeaux et souvenirs. Nous vous conseillons de faire de même puisque leur but est de satisfaire le client et non de l'escroquer ! Tout les chauffeurs prennent des commissions, celal fait parti du jeux. De même pour les visites, le chauffeur nous a modifié notre itinéraire pour voir des temples et des forts que nous n'avions pas prévu de visiter, et nous n'avons pas été déçu. Seul bémol, lors des longues étapes, il nous arrêtait dans des resto à touristes, ou la nourriture est chère (au moins 5 fois le prix d'un resto pour les locaux) et pas très bonne… Seulement tous les chauffeurs font ça car ils mangent gratuitement, et ils ont bien besoin de faire une pause après 4/5h de conduite sur les routes indienne! Retour sur les étapes / hôtels :
Mandawa : (environ 6h de, route) Après une première et courte nuit sur Delhi, départ à 8h du matin pour Mandawa. Premier contact avec les routes indiennes… Bouchon, nid de poule, vaches et autres animaux, c’est sur on est bien en Inde! Arrivé sur place nous posons nos valises au "Paawana Haveli". Très bel hôtel, avec des chambres grandes et propres, et un excellent resto. Nous avons mangé un de nos meilleurs Thali dans celui-ci. Dès notre arrivée nous partons avec un employé de l'hotel visiter les havelis de la ville. Celle-ci est calme et plutôt agréable.
Bikaner : Sur la route, visite du temple de Karni Matra à Deshnoke. A ne pas louper! Ce temple ou les rats sont vénérés (et loger / nourris) est complètement impensable pour nous occidentaux! Arrivée au "Hotel Bhairon Vilas". Nous sommes les seuls clients et avons l'impression de déranger les quelques employés présents… Nous négocions le prix de la chambre, celle-ci est petite et quelconque, la sdb, propre, sans plus. Cet hôtel est un coup de cœur du Lonely planet, mais il doit y avoir possibilité de trouver mieux. Les repas et petit dej ne sont pas inoubliables non plus. Visite du Fort de Junagarh. Très beau de l'extérieur et les diverses pièces de vie du maharadja sont magnifiques. L'audioguide en français est pas mal fait. Nous visitons ensuite le old bikaner avec un tuc-tuc conseillé pas notre chauffeur (200 rps pour 3h de visite). Nous nous baladons et visitons un premier temple jain ainsi qu'un haveli transformé en hôtel…. Le lendemain longue journée de route (7h) pour arriver à khuri dans le désert du Thar. Nous avons suivi Subhaj qui nous a amené dans une guest house organisant des safari en dromadaire et nuit dans le désert à la belle étoile (1500 rps / pers). Nous ne sommes pas les seuls, donc je n'imagine pas le monde qu'il doit y avoir en pleine saison… Après le repas et un spectacle de danse traditionnelle Rajahsthani, puis nous partons avec 3 autres personnes dormir au pied des dunes a la belle étoile. A savoir en fin de mousson, le désert est envahi par de petites mouches qui rendent les nuits difficiles!
Jaisalmer : Nous logeons à l'hotel "Pleasant haveli" que nous recommandons! Le personnel et le patron sont très sympa et toujours disponible . La chambre est grande, la sdb est nikel, les repas et petit dej sont excellents. Le tout pour un prix correct, rien à redire ! Jaisalmer est une citadelle magnifique perdue au milieu du désert. Visite du fort de bon matin, ruelles étroites et temple Jains (ceux dans le désert sont plus beaux). Ne pas louper les 3 haveli dans la ville qui offre une vue magnifique sur le fort. Visiter le 3ieme car il est entretenu par le gouvernement, l'entrée est gratuite et on n'essaye pas de vous vendre tout et n'importe quoi, contrairement au deux premier ! Nous allons voir les "royal cenotafe" au soleil couchant, c'est magnifique ! Puis nous retournons dans la ville et nous achetons des bijoux en argent dans le quartier musulman de la ville, où 300 familles vivent de cela.
Jodphur : Nous logeons au "Singhvi's Haveli" dans la vielle ville, au bas du fort de Meherangarh (5 min à pied). Toujours un coup de cœur du lonely planet, mais nous avons réservé pour 2 nuits arrivons un jour en avance… Le patron veut nous faire payer 3 nuits au lieu de deux, et un supplément car il n'y a de la place que dans les chambres de catégories supérieures…S'ensuit d'âpres négociations et au final nous ne payerons que deux nuits.Hotel correct mais patron vraiment pas sympathique. Visite du Fort de Meherangarh, (superbe vue sur la ville bleue, l'audio guide en français est pas mal. L'après-midi balade dans la vielle ville, achats de quelques souvenir et cadeaux. Visite du marché de la clock tower et achat de beaucoup (trop!) d'épices et de thé dans une boutique juste à côté de l'entrée de la clock tower et de la vielle ville ("suncity spices" dans les prix, 200 rps les 200 gr d'épices).
Départ pour Ranakpur : Changement complet de paysage, on passe du désert aux forêts denses remplis de singe ! Sur la route visite du fort de Kumbhalgarh qui possède la deuxième plus grande muraille du monde, après celle de chine. La vue en haut du fort est magnifique, nous visitons 3 temples indous dans la forteresse. Ensuite nous allons voir les temples jains de Ranakpur. Ces 3 temples (dont un avec 1440 colonnes de marbres sculptées…) sont magnifiques et à ne surtout pas manquer. Le soir, nous pensions dormir sur le site. Certains voyageurs ont pu le faire, sur le moment notre chauffeur nous dit que c'est fini, que les moines n'acceptent plus d'étrangers pour la nuit. Nous sommes sceptiques mais l'écoutons… Arrivé à l'hôtel Roopan nous négocions le prix de la chambre et posons nos valises dans une chambre correcte, la sdb et propre et il y a de l'eau chaude. Nous passerons la fin de l'après-midi à nous balader au bord du lac proche de l'hôtel et croiserons même deux bergers Raikas (les mêmes que dans l'émission de FR2 !). Nous assisterons le soir au spectacle d'une famille singe allant se coucher !
Le lendemain départ pour Udaipur. Certainement la meilleure étape pour nous ! Le city palace est à faire surtout pour ses des miniatures, elles sont magnifiques ! A la sortie, évitez les magasins au pied du fort (soit disant une association aidée par le maharana local) les produits (écharpes, chemises …) sont chère et de qualité plus que douteuse (on c'est fait avoir....)! Udaipur est la ville des miniatures. Les rabatteurs des boutiques ne cesseront de vous solliciter. Nous avons acheté les notre a l'emporium d'état a la sortie du City Palace. Les prix sont fixes, et pas très élevés pour une bonne qualité (60% du prix de vente revient aux peintres). Ne pas hésiter a visiter le jagdish temple et faire un tour de bateau sur la lac Pichola (200 rps / pers). Prenez un tuctuc pour aller au téléphérique en dehors de la vielle ville qui offre une vue magnifique sur le lac et la ville. Nous avons dormi au "devraj nivas hotel" (sur lal ghat). Nous étions en basse saison, nous avons payé 1800 rps (au lieu de 3000 en haute saison) la chambre. Hormis la vue directe sur le lac, elle ne vaut pas 3000 rps /nuit. L'ensemble est propre et l'eau chaude est disponible sur demande (!), il faut appeler l'accueil 10 min avant de prendre sa douche pour qu'ils activent le ballon! Le restaurant est correct mais un peu cher. Nous avons mangé les midis dans le restaurant à côté de l'hôtel – le rainbow - (aussi en roof top avec vue directe sur le lac) qui est bien moins cher et aussi bon.
Le lendemain départ pour bundi. Sur la route visite du fort de Chittogargh, le plus grand fort du rajasthan. Effectivement la visite d'un monument à un autre se fait en voiture. Il faut être amateur de vieille pierre car le fort est en ruine, Nous finissons par la visite du temple et du palais des reines qui offre une vue sympa sur le lac. Nous repartons un peu déçu de la visite (trop de monde et sûrement de la fatigue accumulée). Pour arriver à Bundi nous prenons une route plus que cahoteuse; il faudra 2h30 pour faire 50 km. Nous arrivons tard et visitons le city palace avant la fermeture. Le palais n'a rien d'extraordinaire en lui-même car il n'est plus trop entretenu, par contre la salle des peintures vaut le coup car celles-ci sont bien conservées! Nous dormons au "Bundi haveli hotel" qui est très bien. La chambre ayant un problème de clim, le patron nous a changé de chambre sans problème nous avons même été surclassé! La nourriture est bonne et le personnel très sympathique.
Nous repartons le lendemain vers Jaipur et regrettons de ne pas être resté une journée de plus pour visiter la vielle ville… Avant de poser nos valiser au "pearl palace" qui est un bon hôtel au rapport qualité prix très correct pour Jaipur (chambre + sdb propre & eau chaude a foison!) nous allons visiter le fort d'Amber. En très bon état les salles et collections sont à voir. L'audio guide est bien fait. Le soir nous allons enfin voir un film de bollywood au Raj Mandir, ne pas hésiter, cela reste un de nos meilleurs souvenirs du voyage! Nous avons acheté les tapis dans une fabrique locale au prix correct (environ 12000 rps pour un tapis de 130 x 90 en laine cachemir). Nous partons le lendemain pour Agra. Sur la route nous visitons le fort d'Akbar le grand" Fatepur Sikri et sa mosquée. L'audioguide n'est qu en anglais donc nous n'en prenons pas. Nous refusons tous les guides qui nous accostent (et demandent 500 rps pour la visite!) et entrons. Après qques minutes, un n-ième guide nous aborde dans un français parfait et nous propose la visite pour 100 rps… Nous acceptons et nous ne le regrettons pas car nous apprendrons énormément de choses sur l'histoire du fort et aussi sur l'intégration de la religion musulmane dans la culture indienne. Par contre faire attention au retour du bus, une horde d'indien nous harcèle sur le parking pour nous vendre des bibelots le temps que nous retrouvions notre chauffeur. C'est la seule fois du voyage ou nous nous sentirons aussi peu en sécurité…
Agra : Arrivé à l'hôtel - proche de l'entrée du Taj Mahal – Les chambres sont propres, la sdb est correcte, les repas sont corrects mais cher. Le lendemain matin nous allons à l'ouverture grilles (6h) voir le Taj. C'est devant ce monument que l'on comprend pourquoi les indiens nous en parle autant depuis notre arrivée… C'est exactement comme l'on se l'imagine : grandiose, magnifique surtout au lever du soleil avec ces couleurs rose / orangé !!!! L'après-midi nous visitons le red fort d'Agra, avec un guide qui parle français (150 rps). Après le Taj Mahal et Fatepur Sikri, celui-ci est forcément moins impressionnant mais vaut quand même le détour! Une seule nuit Agra est largement suffisant, car hormis ces deux monuments il n'y a pas grand-chose à faire dans la ville.
Départ le soir pour Vârânasî en train, dernier repas avec notre chauffeur que nous quittons à la gare avec un petit pincement au cœur… Mais nous sommes immédiatement remis dans le bain une fois entré dans le train ! Nous avions réservé en 2nd AC tier (par manque de place en première) via l'agence de chauffeur car prendre les billets sur internet est très compliqué… A notre arrivée un employé de l'auberge où nous avions réservé vient nous chercher. Nous passons deux nuits au "Ganpati Guest House". La chambre que nous avons a une vue sur le Gange (qui était en crue à cette période de l'année). L'auberge est très bien placée sur les ghats, le restaurant est de très bon rapport qualité / prix . Le personnel est très sympa, et comme dans toute auberge nous pourrons prendre une douche sans supplément avant de prendre le train de nuit lors de notre départ. Une fois installé nous prenons un tuctuc pour visiter Sarnath (payé 400 rps, mais c'est cher, normalement c'est autour de 200 / 300 rps). Le conducteur nous dépose à l'entrée de divers temples bouddhiste, nous finissons par la visite du temple de Dhamekh Stupa. Se perdre dans le labyrinthe que forme la vielle ville de Vârânasî est surprenant le premier jour, mais une fois quelques repères pris, cela devient facile. Cependant deux choses à retenir sur notre visite des ghats : concernant Manirkanika ghat (le "burning ghat") ne pas suivre les rabatteurs qui vous proposeront de monter dans un immeuble environnant. Ceux-ci vous demanderons de l'argent à la fin pour aider les plus pauvres à acheter du bois (500 rps le kg). Bien évidement l'argent va directement dans leurs poches... Ne pas hésiter à monter, tout en précisant bien que vous ne voulez aucune aide! Attention les photos des crémations sont interdites. Si vous voulez voir une cérémonie hindoue, fuyez celle de 19h sur Dasaswamedh ghat : vous verrez plus de touristes que de locaux! Les plus belles cérémonies que nous avons vues étaient dans les temples (à Udaipur en particulier).
De retour sur Delhi nous passons nos deux derniers jours au Lifetree B&B, situé dans le quartier afghan, que nous avait conseillé l'agence. La chambre est très propre et bien aménagée, la patronne et son fils sont très sympas ! La guesthouse se trouve à 10 min à pied du métro et proche d'un bazar ou nous ferons nos dernier achats. Nous avons visité "Humayun’s Tomb" (tombeau qui a inspiré le Taj Mahal) moins impressionnant que son successeur mais quand même très beau ! Tout proche se trouve "Qutab Minar" avec un impressionnant minaret de 76m. La maison de Gandhi est a voir, avec une exposition permanente retraçant l'ensemble de sa vie. Vous pourrez suivre ces derniers pas avant qu'il soit assassiné.. L'ensemble de la visite est assez prenante. Si vous aimez les musés, prévoyez de passer au moins une ½ journée au National Museum. Il y a entre autre une exposition de peinture miniature magnifique! Le Fort Rouge est à faire, mais est moins impressionnant une fois que l'on a vu Fathepur Sikri. Nous ne sommes pas montés en haut du minaret de la mosquée Juma Masjid, très proche du fort rouge. Nous nous sommes également baladé (et perdu!) dans le old delhi, qui est immense et haut en couleur! Si vous voulez retrouver un peu d'occidentalisme, rendez-vous a Connaught Place ou toutes les marques et chaines de fast-food que nous connaissons sont présentes…
Bref, pour résumer (!) nous ne regrettons pas grand-chose de ce magnifique voyage et avons adoré. A choisir nous serions peut être resté une journée de plus à Bundi et plus négocié le prix des hôtels au début du voyage…
Costa Fascinosa le 3 août vers Istanbul English translation pending
Bonjour à tous,
Il y a deux ans, et oui, déjà!, je m'inscrivais sur ce forum pour y préparer un voyage en Californie. Le voyage est reporté d'année en année mais reste toujours au programme, par contre, c'est pour tout autre chose que je me lance aujourd'hui et que je fais appel à vos bons conseils.
Cet été, nous pensions gentiment partir dans la famille en Italie quand, il y a deux semaines de cela, surfant sur le net je vois passer une publicité pour une croisière Costa de 10 jours au départ de Venise.
Ayant grand besoin de me changer les idées, je plonge et je réserve !!
Nous partirons à quatre : mon mari, mes deux enfants, une fille de 12 ans et un gamin de 8 ans et moi.
Nous avons pris une cabine premium et sommes situés sur le pont 7.
J'ai bien entendu des tonnes de questions. C'est ma première croisière et n'ai jamais pris le moindre renseignement sur ce type de vacances. En outre, compte-tenu du peu de temps qui me reste pour préparer le départ, je vous prie d'avance de me pardonner si je pose des questions redondantes par rapports à d'autres discussions.
Ma première inquiétude : l'arrivée à Venise! Nous remonterons d'Ancône en voiture le samedi matin (jour d'embarquement) et comptons arriver à Venise vers 9-10H. En vous lisant j'ai capté qu'il ne fallait pas arriver trop tard et qu'on recevait, au moment de l'enregistrement, un numéro de passage pour l'embarquement.
Deuxième stress : où se trouve la zone d'enregistrement des bagages? Apparemment elle n'est pas très facile à trouver....
Ah oui! J'ai cru comprendre qu'il y avait un parking Costa mais j'aimerais savoir s'il est facile à trouver et s'il est payant.
Pour les escales, j'ai déjà eu le plaisir de lire certains de vos posts, mais néanmoins j'aimerais que vous éclairiez ma lanterne sur deux petits points :
A Katakalon, je pensais prendre l'excursion Costa pour Olympie, celle avec la course sur le stade pour les enfants. En vous lisant, je remets cette idée en doute. Un guide ne serait-il pas indiqué pour bien comprendre les monuments que nous y verrons? Pensez-vous que les enfants n'arriveront pas à suivre le guide? Que cela les ennuiera?
Par contre, Ephèse, dont on me vante les merveilles, semble être l'excursion à faire avec Costa. J'avoue que le passage par le magasin de cuir me rebute.....
Pour les autres escales, je pense me débrouiller seule. A Bari j'envisage juste une balade sur le bord de mer sans entrer dans la ville, au Pirée, je compte prendre un taxi vers le centre pour visiter l'Acropole et la plaka, à Istanbul et à Dubrovnik me rendre en ville et me balader.
Pour le séjour à bord, je découvre les obligations vestimentaires d'un croisiériste.😎 Une soirée "blanc" , une soirée "Italie" et soirée de Gala.
Tenue de gala, cela veut bien dire : costume-cravate pour ces messieurs? Mon mari va être fou de joie.... 😠
Il faut donc prévoir ces trois types de tenues pour la croisière avec risque de se voir refuser l'entrée du restaurant si on n'est pas habillé conformément au thème ???
Ah oui, le restaurant. Je vois que Costa demande de s'enregistrer pour les repas, nombre à table, type de service. Là, je patauge... Je crois qu'une table à quatre serait le mieux (cela évite d'attendre ou de faire attendre) mais pour le service.... aucune idée
Je crois avoir fait le tour de mes questions et je vous remercie d'avance pour vos conseils
Patricia
Il y a deux ans, et oui, déjà!, je m'inscrivais sur ce forum pour y préparer un voyage en Californie. Le voyage est reporté d'année en année mais reste toujours au programme, par contre, c'est pour tout autre chose que je me lance aujourd'hui et que je fais appel à vos bons conseils.
Cet été, nous pensions gentiment partir dans la famille en Italie quand, il y a deux semaines de cela, surfant sur le net je vois passer une publicité pour une croisière Costa de 10 jours au départ de Venise.
Ayant grand besoin de me changer les idées, je plonge et je réserve !!
Nous partirons à quatre : mon mari, mes deux enfants, une fille de 12 ans et un gamin de 8 ans et moi.
Nous avons pris une cabine premium et sommes situés sur le pont 7.
J'ai bien entendu des tonnes de questions. C'est ma première croisière et n'ai jamais pris le moindre renseignement sur ce type de vacances. En outre, compte-tenu du peu de temps qui me reste pour préparer le départ, je vous prie d'avance de me pardonner si je pose des questions redondantes par rapports à d'autres discussions.
Ma première inquiétude : l'arrivée à Venise! Nous remonterons d'Ancône en voiture le samedi matin (jour d'embarquement) et comptons arriver à Venise vers 9-10H. En vous lisant j'ai capté qu'il ne fallait pas arriver trop tard et qu'on recevait, au moment de l'enregistrement, un numéro de passage pour l'embarquement.
Deuxième stress : où se trouve la zone d'enregistrement des bagages? Apparemment elle n'est pas très facile à trouver....
Ah oui! J'ai cru comprendre qu'il y avait un parking Costa mais j'aimerais savoir s'il est facile à trouver et s'il est payant.
Pour les escales, j'ai déjà eu le plaisir de lire certains de vos posts, mais néanmoins j'aimerais que vous éclairiez ma lanterne sur deux petits points :
A Katakalon, je pensais prendre l'excursion Costa pour Olympie, celle avec la course sur le stade pour les enfants. En vous lisant, je remets cette idée en doute. Un guide ne serait-il pas indiqué pour bien comprendre les monuments que nous y verrons? Pensez-vous que les enfants n'arriveront pas à suivre le guide? Que cela les ennuiera?
Par contre, Ephèse, dont on me vante les merveilles, semble être l'excursion à faire avec Costa. J'avoue que le passage par le magasin de cuir me rebute.....
Pour les autres escales, je pense me débrouiller seule. A Bari j'envisage juste une balade sur le bord de mer sans entrer dans la ville, au Pirée, je compte prendre un taxi vers le centre pour visiter l'Acropole et la plaka, à Istanbul et à Dubrovnik me rendre en ville et me balader.
Pour le séjour à bord, je découvre les obligations vestimentaires d'un croisiériste.😎 Une soirée "blanc" , une soirée "Italie" et soirée de Gala.
Tenue de gala, cela veut bien dire : costume-cravate pour ces messieurs? Mon mari va être fou de joie.... 😠
Il faut donc prévoir ces trois types de tenues pour la croisière avec risque de se voir refuser l'entrée du restaurant si on n'est pas habillé conformément au thème ???
Ah oui, le restaurant. Je vois que Costa demande de s'enregistrer pour les repas, nombre à table, type de service. Là, je patauge... Je crois qu'une table à quatre serait le mieux (cela évite d'attendre ou de faire attendre) mais pour le service.... aucune idée
Je crois avoir fait le tour de mes questions et je vous remercie d'avance pour vos conseils
Patricia
Achats en Turquie: pas de garantie English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Pendant un voyage récent en Lycie avec MDMonde, j'ai suivi le périple qui nous conduit obligatoirement chez des fabricants de tapis, bijoux, et objets en cuir.
La veille de notre retour en France, j'ai acheté un sac en cuir que je n'ai déballé qu'une fois chez moi.
Hélas, trois fois hélas car le sac présentait un défaut de fabrication (pas de contre-rivet sur l'un des anneaux dans lequel passe la poignée).
J'ai envoyé un courriel à l'organisateur du voyage qui m'a aimablement répondu qu'il ne pouvait pas intervenir auprès du commerçant et ce, comme je m'y attendais.
J'ai fait de même avec le commerçant qui a bien accusé réception de mon courriel et rien de plus.
Je lui ai donc écrit plus formellement avec copie au Ministère du tourisme Turc, car ce dernier subventionne une partie de ces voyages, pour le sensibiliser sur le côté négatif du comportement de ce commerçant, qui va totalement à l'encontre de l'objectif d'état qui est de faire rentrer le maximum de devises et aussi de présenter la Turquie comme un pays très occidentalisé. Dans le magasin par exemple vous avez un distributeur de billets en euros. Le manager qui présente l'entreprise, parle un français impeccable.
Toutes ces explications pour sensibiliser ceux qui vont bientôt se rendre dans cette très belle région de Turquie, sur les risques de se retrouver avec des produits, aussi chers qu'en France, car les prix annoncés sont surfaits et sans la faculté de faire jouer une garantie en cas de défaut.
A votre réflexion.
Croisière sur le Costa Mediterranea le 12 mai 2011 English translation pending
bonjour a tous les croiséristes.
on aimerai partir sur le costa méditérranéa(méditérranée orientale)12 jours
nice 17h
- civitavecchia/rome 08h 19h
- navigation
- le pirée/athène 12h 19h
- izmir 09h 18h
- rhodes 09h 19h
- limassol 13h 19h
- alanya 08h 18h
- santorin 13h 18h
- katakolon/olympie 08h 13h
- navigation
- nice 09h
on aimerai faire les escursions tous seul avec notre fils de 12 mois le jour du départ. est ce possible? pouvez vous nous aidé c est notre 1 ere croisière et il faut que l on se dépèche pour réservé. merci beaucoup
on aimerai faire les escursions tous seul avec notre fils de 12 mois le jour du départ. est ce possible? pouvez vous nous aidé c est notre 1 ere croisière et il faut que l on se dépèche pour réservé. merci beaucoup
Chiang Mai/Chiang Rai: 1001 questions English translation pending
😉Bonjour à tous,
Comme convenu (pour ceux qui me "suivent", cf.post "patara, elephant park, ganesha), voici la première étape de mon prochain voyage (04/03-18/03).
Je dis première car, je découperai les étapes par autant de posts afin que d'autres puissent en profiter tant que possible.
Puis, je résumerai l'ensemble sur un post "itinéraire récapitulatif 12 jours en thailande" pour donner également un itinéraire possible à suivre pour d'autres voyageurs ayant les mêmes impératifs (durée, budget...) et centres d'intérêt.
- --
* Donc arrivée BAngkok 05/03 14h20 >>> Avion Chiang Rai (19h35 avec asia airways = env 1500 baths)>>> Arrivée 21h45.
- Entre les 2 avions, si le 1er arrive à l'heure, une petite ballade éclair par le métro à Bangkok sinon, un petit tour au point de l'office du tourisme de l'aéroport + grignotage ce qui devrait nous occuper un peu.
* Il est prévu (pour le moment) un "siège" 😮😄 de 4 jours complets entre chiang mai et chiang rai puis une descente progressive sur Bangkok en passant par Lampang, si satchanalai, sukkothai, ayutthaya(nous y reviendrons plus en détail sur prochains posts).
Mais je dois néanmoins évoquer ce projet en vue de ma toute première question qui est déterminante pour le reste du voyage.
Conclusion :
06/03 + 07/03 +08/03 +09/03 >>> région Chiang rai à Chiang mai 10/03 >>> Lampang - si satchanalai 11/03 >>> Sukkothai 12/03 >>> Ayutthaya 13/03 >>> Kantchanaburi (sans Ganesha park 😕)
Donc voici la question qui est relative au choix du moyen de transport :
Nous pensions louer une voiture à l'aéroport de Chian rai et faire cet itinéraire (chaing rai-ayutthaya-kantchanaburi) par "la route libre" mais... ... ...
A) De nombreux posts nous font encore hésiter entre ce mode de transport, jugé dangereux et improbable par certains, ou le choix (quasi identique) d'une location de véhicule avec chauffeur.
- En trouve t'on facilement qui acceptent un tel itinéraire ? (bonnes adresses ? Connaissances ?) - Quel est le tarif moyen, approximatif bien entendu ? - Est il illusoire d'espèrer en trouver qui parlent français ? - Est il exact qu'il ne peuvent dépasser 8h de conduite par jour ou est-ce discutable ? - Acceptent ils les fumeurs ?
B) Dans l'hypothèse de "la route libre" :
- Est il réeelement nécessaire ou du moins préférable (comme j'ai pu le lire aussi) d'opter pour un véhicule 4*4 ? (merci de me préciser pourquoi) - Vaut il mieux faire une réservation par avance via le net ou sur place (différence de tarifs importante ou pas ? Risque de ne pas trouver sur place ? nous arrivons à 21h45 je le rappelle) - L'option GPS a elle vraiment son utilité (elle n'existe qu'en anglais et thai je crois ?)
C) En ne retenenant que "l'incontournable", que voir et faire entre Chiang rai et chaing mai, précisant qu'il faut exclure le trek (car déjà prévu sur 1 journée) ainsi que les ruines (pas trop fan).
D) vos hôtels et Gh pour 2 nuits sur Chiang Rai et 2 nuits sur Chiang mai : - avec piscine, - propreté INDISPENSABLE et ZERO cafard IMPERATIF (cf. Post sur ma phobie), - proche animation-vie animée pour le soir, - avec Parking (au cas où je choisis l'option "route libre".) - Avec chambres fumeurs OU balcons.
Comme toujours, merci à vous tous pour vos conseils 😉
Comme convenu (pour ceux qui me "suivent", cf.post "patara, elephant park, ganesha), voici la première étape de mon prochain voyage (04/03-18/03).
Je dis première car, je découperai les étapes par autant de posts afin que d'autres puissent en profiter tant que possible.
Puis, je résumerai l'ensemble sur un post "itinéraire récapitulatif 12 jours en thailande" pour donner également un itinéraire possible à suivre pour d'autres voyageurs ayant les mêmes impératifs (durée, budget...) et centres d'intérêt.
- --
* Donc arrivée BAngkok 05/03 14h20 >>> Avion Chiang Rai (19h35 avec asia airways = env 1500 baths)>>> Arrivée 21h45.
- Entre les 2 avions, si le 1er arrive à l'heure, une petite ballade éclair par le métro à Bangkok sinon, un petit tour au point de l'office du tourisme de l'aéroport + grignotage ce qui devrait nous occuper un peu.
* Il est prévu (pour le moment) un "siège" 😮😄 de 4 jours complets entre chiang mai et chiang rai puis une descente progressive sur Bangkok en passant par Lampang, si satchanalai, sukkothai, ayutthaya(nous y reviendrons plus en détail sur prochains posts).
Mais je dois néanmoins évoquer ce projet en vue de ma toute première question qui est déterminante pour le reste du voyage.
Conclusion :
06/03 + 07/03 +08/03 +09/03 >>> région Chiang rai à Chiang mai 10/03 >>> Lampang - si satchanalai 11/03 >>> Sukkothai 12/03 >>> Ayutthaya 13/03 >>> Kantchanaburi (sans Ganesha park 😕)
Donc voici la question qui est relative au choix du moyen de transport :
Nous pensions louer une voiture à l'aéroport de Chian rai et faire cet itinéraire (chaing rai-ayutthaya-kantchanaburi) par "la route libre" mais... ... ...
A) De nombreux posts nous font encore hésiter entre ce mode de transport, jugé dangereux et improbable par certains, ou le choix (quasi identique) d'une location de véhicule avec chauffeur.
- En trouve t'on facilement qui acceptent un tel itinéraire ? (bonnes adresses ? Connaissances ?) - Quel est le tarif moyen, approximatif bien entendu ? - Est il illusoire d'espèrer en trouver qui parlent français ? - Est il exact qu'il ne peuvent dépasser 8h de conduite par jour ou est-ce discutable ? - Acceptent ils les fumeurs ?
B) Dans l'hypothèse de "la route libre" :
- Est il réeelement nécessaire ou du moins préférable (comme j'ai pu le lire aussi) d'opter pour un véhicule 4*4 ? (merci de me préciser pourquoi) - Vaut il mieux faire une réservation par avance via le net ou sur place (différence de tarifs importante ou pas ? Risque de ne pas trouver sur place ? nous arrivons à 21h45 je le rappelle) - L'option GPS a elle vraiment son utilité (elle n'existe qu'en anglais et thai je crois ?)
C) En ne retenenant que "l'incontournable", que voir et faire entre Chiang rai et chaing mai, précisant qu'il faut exclure le trek (car déjà prévu sur 1 journée) ainsi que les ruines (pas trop fan).
D) vos hôtels et Gh pour 2 nuits sur Chiang Rai et 2 nuits sur Chiang mai : - avec piscine, - propreté INDISPENSABLE et ZERO cafard IMPERATIF (cf. Post sur ma phobie), - proche animation-vie animée pour le soir, - avec Parking (au cas où je choisis l'option "route libre".) - Avec chambres fumeurs OU balcons.
Comme toujours, merci à vous tous pour vos conseils 😉
Après une croisière sur le MSC Fantasia, départ à bord du MSC Splendida le 26 janvier English translation pending
Bonjour à tous,
Nous voila à nouveau sur le départ direction Katakolon, Olympie, Heraklion- crète-Marmaris Alexandrie, le Piree- Palerme.
Et aurons à nouveau le plaisir de rencontrer les croisièristes VF du Fantasia 😄
Nous avons déjà fait ce circuit à bord du Poësia et nous le referons avec plaisir étant donné les nombreux sites a visiter lors des escales.
Bonne soirèe a tous
Nous voila à nouveau sur le départ direction Katakolon, Olympie, Heraklion- crète-Marmaris Alexandrie, le Piree- Palerme.
Et aurons à nouveau le plaisir de rencontrer les croisièristes VF du Fantasia 😄
Nous avons déjà fait ce circuit à bord du Poësia et nous le referons avec plaisir étant donné les nombreux sites a visiter lors des escales.
Bonne soirèe a tous
Ne dites pas à ma mère que je visite l'Iran... (suite et fin) English translation pending
Suite de la 1ère partie ( http://voyageforum.com/...ost=2685231;#2685231 ) qui allait de Téhéran à Shiraz puis Yazd et maintenant nous voici à Ispahan.
Samedi 16 Mai 2009 :
Je descends à l'épicerie juste en bas pour faire les courses pour le petit-déjeuner. Nous restons ici 4 nuits. Jus d'orange, fromage à tartiner, de la feta locale, confiture de cerise et du thé. Coup de bol, il y a une boulangerie juste en face et je remonte mon pain brûlant. Cette fois bien sûr, je le paye. A 500 rials ( soit 3 centimes d'euros 😎 ), on flambe pas le budget !
8h30 : Nous repartons vers la place de l'Imam. Nous voyons la coupole et une rue déserte semble pouvoir y mener sans passer par la grande avenue comme hier soir. Bonne pioche car nous arrivons par derrière avec une superbe vue dégagée.

C'est la seule façon de voir cette magnifique coupole d'aussi près car depuis la place, elle est beaucoup plus en retrait. Nous faisons le tour par des ruelles désertes mais on s'y retrouve après quelques détours pour débouler sur la place.

Les prix n'ont plus rien à voir avec le LP et nous ne payons que 5.000 rials/personne pour la Mosquée de l'Imam au lieu des 30.000 annoncés.
Entrée de la Mosquée :

La 1ère chose à faire quand tu arrives dans la cour .... c'est de t'asseoir et fermer ta grande bouche pendant 10mn 😎


Bon d'accord, faut aimer le bleu 😛 Le seul petit regret c'est que le soleil est déjà bien haut même à 9h00 et la lumière douce du matin a déjà disparu.
Les intérieurs sont grandioses et aussi décorés que l'extérieur :

Sur cette même place, comme si cela ne suffisait pas, se trouve une autre merveille, la Mosquée Lotfollah :

Ici pas de cour, juste un couloir dans la pénombre qui conduit à cette coupole qui sort du bleu habituel.

Bon, à la sortie, on se fait encore harponner par un marchand de tapis. C'est "Zizou le Nomade" qui parle français et incontournable sur la zone. On ne peut pas le rater ! Soyons francs, il connait la mosquée de l'Imam par coeur et nous donne des détails intéressants et inconnus dans les guides. On s'échappe rapidement sous un faux prétexte pour s'éviter le thé dans le magasin. Je sais que Mauricette sera le maillon faible et après t'arrives plus à sortir 😇
Encore un ancien professeur de français qui nous aborde. On papote .... pour finir par annoncer qu'il fait guide à 10€ de l'heure. Tu sais quoi ? Ca commence à me gaver Ispahan, mine de rien ! Tant pis mais on se remet donc en position "Touriste sur le qui-vive" pour couper court à toutes ces discussions stériles qui n'ont qu'un but : Te fourguer un truc 🏴☠️
Nous rentrons donc dans le bazar qui donne également sur la place. Même si on trouve des épices, c'est moins typique qu'ailleurs sur cette partie. Le tourisme fait son oeuvre aussi.


Mauricette se jette sur l'eau de rose, des boutons de roses séchées. On craque aussi pour du gaz. Je te rassure, on ne s'est pas acheté une bonbonne de Butane mais des nougats iraniens avec de la pistache. ( http://ashrafi-gaz.com/ )
Alors qu'on revient sur la place, encore un rabatteur ... et c'est le frère de celui d'hier soir. Une vraie petite mafia dis donc. Lui, il est dans les nappes et pas le temps de réagir, un moment d'inattention et il a chopé Mauricette qui zieute depuis ce matin sur toutes celles qu'on voit partout. Allez c'est parti pour son magasin avec une démonstration de la fabrication artisanale grâce à des tampons qui sont appliqués 1 par 1 avec chacun un motif. C'est assez compliqué et le prix dépend du nombre de tampons utilisés et des couleurs appliquées. Ca commence à 9€ jusqu'à 28€.
Bon, on s'échappe et on verra + tard. Avantage, c'était à côté d'un beau restaurant au 1er étage. C'est presque plein et à 90% d'iraniens. Ah enfin !

C'est aussi la 1ère fois qu'on va tester un repas sur ces "divans". On enlève ses chaussures donc il est fortement conseillé de ne pas venir avec tes chaussettes minables et trouées ! Le décor est traditionnel et très joli. Nous commandons un ragoût, des boulettes de viande, pain, olives, yaourt et un dessert. 2 boissons + thé à la fin = 205.000 rials. C'était très bon et le service aimable et rapide.
Les magasins sont maintenant fermés et il fait chaud .... Retour à l'appart pour une sieste. Pas la peine de traîner dans le vide.
17h30 : Pas très loin se trouve le palais du Chehel Sotun dans un grand parc.

20 immenses colonnes de bois et un plafond décoré. Attention la caisse ferme à 18h30 et on doit sortir à 19h00.
Nous revoilou sur la place de l'Imam mais le palais Ali Qapu est déjà fermé. Les gens arrivent en cette fin de journée pour pique-niquer et surtout manger des glaces. Qu'est ce qu'ils peuvent en manger ici ! Nous avons résisté depuis le début mais nous sommes ici pour 3 jours et au pire, c'est le meilleur moment pour se risquer une Tourista, non ? 😎
Les clients nous aident à choisir entre les parfums, les options .... et on craque pour ce qui nous fait envie depuis le début. Une glace à la rose avec des petits vermicelles et un sirop au citron. On s'installe sur la pelouse, le soir tombe, les gens s'installent un peu partout ... On se regarde en souriant.
Ce petit déclic si délicieux, quand tu es à l'étranger, vient d'arriver ! Cette place magnifique est devant nous, les 2 coupoles prennent les derniers rayons du soleil et : - Si on m'avait dit, il y a 1 mois, que je mangerais tranquillement une glace à Ispahan ?
Nous sommes comme chez nous, quand tu vas te balader un soir d'été en ville pour prendre l'air et manger une glace en terrasse. Nous sommes en totale confiance, on commence à piger les détails de la vie de tous les jours, on se débrouille avec les bus, les taxis. Plus ce stress de l'inconnu, les gens sont charmants. On est dedans quoi et tout baigne !
Alors qu'on tente de se faire expliquer les différences entre les dizaines de marques de nougats et de prix dans un magasin, un jeune entre et nous traduit les explications du patron. On comprend que le prix dépend du % de pistaches entre 24 et 48%. A vérifier donc avant d'acheter. Le gars nous propose de discuter et prendre un thé pas très loin. C'est à l'Azadegan, citée dans le LP et qu'on avait l'intention de tester d'ailleurs, ça tombe bien car pas évidente à trouver au fond d'une ruelle et dans une cour pas très avenante au 1er abord.

La déco est assez délirante. Un côté mixte et un autre réservé aux seuls hommes. On discute de la politique, de la vie de tous les jours et .... de son boulot de vendeur de tapis. C'est pas vrai, ça commence vraiment à me saouler !!!!! En plus, on se méfie pas ici. On est tellement abordés toute la journée par des gens heureux de pouvoir parler avec des étrangers ou simplement dire Bonjour, qu'on dit oui à tout ! L'autre zigoto est parti avec son histoire à 2 balles de son oncle qui fait des nappes. On lui dit qu'on y a eu droit ce matin et que pour rester poli, on n'a pas que ça à faire en gros. On est même à 2 doigts de s'en foutre un maximum, pour tout dire 🤪
Nous restons sur la place de l'Imam pour dîner au restaurant Bastani. Autant se le dire, de toutes façons, t'as pas trop le choix en fait sur les restaus dans le coin, même si c'est touristique. Il est conseillé par le LP et comme hier soir, c'est la guerre atomique ! Il doit y avoir 60 ou 70 tables .... et 1 seule occupée. Ca fiche un peu la trouille, les restaus le soir, y'a jamais personne. Les groupes restent à leurs hôtels je pense. Les iraniens sont chez eux ou pique-niquent. Bref, c'est à chaque fois la misère !
Le serveur doit sortir de la même école d'hôtellerie que celui d'hier et lève aussi les yeux parce qu'on veut juste un plat et pas d'entrées, pas de desserts.
Alors faisons le bilan et un conseil : Ne jamais commencer son circuit par Ispahan !
Par certains côtés, on se croirait au Maroc ou en Tunisie avec les marchands et les rabatteurs qui te prennent la tête dès que tu es sur la place de l'Imam. Aujourd'hui, assez peu de contacts avec les gens. Les gens sont sans doute + habitués ici . Et les 2 restaurants à touriste avec un service et une attitude désagréable ( qu'on soit en Iran ou pas d'ailleurs )
Allez dodo et je préviens Mauricette qu'on ne va plus tourner autour du pot avec les rabatteurs et qu'on s'en débarassera en 2mn chrono désormais. Et comme disait le philosophe Rambo : Ils l'auront voulu leur P...... de Guerre !
A suivre ....
Samedi 16 Mai 2009 :
Je descends à l'épicerie juste en bas pour faire les courses pour le petit-déjeuner. Nous restons ici 4 nuits. Jus d'orange, fromage à tartiner, de la feta locale, confiture de cerise et du thé. Coup de bol, il y a une boulangerie juste en face et je remonte mon pain brûlant. Cette fois bien sûr, je le paye. A 500 rials ( soit 3 centimes d'euros 😎 ), on flambe pas le budget !
8h30 : Nous repartons vers la place de l'Imam. Nous voyons la coupole et une rue déserte semble pouvoir y mener sans passer par la grande avenue comme hier soir. Bonne pioche car nous arrivons par derrière avec une superbe vue dégagée.

C'est la seule façon de voir cette magnifique coupole d'aussi près car depuis la place, elle est beaucoup plus en retrait. Nous faisons le tour par des ruelles désertes mais on s'y retrouve après quelques détours pour débouler sur la place.

Les prix n'ont plus rien à voir avec le LP et nous ne payons que 5.000 rials/personne pour la Mosquée de l'Imam au lieu des 30.000 annoncés.
Entrée de la Mosquée :

La 1ère chose à faire quand tu arrives dans la cour .... c'est de t'asseoir et fermer ta grande bouche pendant 10mn 😎


Bon d'accord, faut aimer le bleu 😛 Le seul petit regret c'est que le soleil est déjà bien haut même à 9h00 et la lumière douce du matin a déjà disparu.
Les intérieurs sont grandioses et aussi décorés que l'extérieur :

Sur cette même place, comme si cela ne suffisait pas, se trouve une autre merveille, la Mosquée Lotfollah :

Ici pas de cour, juste un couloir dans la pénombre qui conduit à cette coupole qui sort du bleu habituel.

Bon, à la sortie, on se fait encore harponner par un marchand de tapis. C'est "Zizou le Nomade" qui parle français et incontournable sur la zone. On ne peut pas le rater ! Soyons francs, il connait la mosquée de l'Imam par coeur et nous donne des détails intéressants et inconnus dans les guides. On s'échappe rapidement sous un faux prétexte pour s'éviter le thé dans le magasin. Je sais que Mauricette sera le maillon faible et après t'arrives plus à sortir 😇
Encore un ancien professeur de français qui nous aborde. On papote .... pour finir par annoncer qu'il fait guide à 10€ de l'heure. Tu sais quoi ? Ca commence à me gaver Ispahan, mine de rien ! Tant pis mais on se remet donc en position "Touriste sur le qui-vive" pour couper court à toutes ces discussions stériles qui n'ont qu'un but : Te fourguer un truc 🏴☠️
Nous rentrons donc dans le bazar qui donne également sur la place. Même si on trouve des épices, c'est moins typique qu'ailleurs sur cette partie. Le tourisme fait son oeuvre aussi.


Mauricette se jette sur l'eau de rose, des boutons de roses séchées. On craque aussi pour du gaz. Je te rassure, on ne s'est pas acheté une bonbonne de Butane mais des nougats iraniens avec de la pistache. ( http://ashrafi-gaz.com/ )
Alors qu'on revient sur la place, encore un rabatteur ... et c'est le frère de celui d'hier soir. Une vraie petite mafia dis donc. Lui, il est dans les nappes et pas le temps de réagir, un moment d'inattention et il a chopé Mauricette qui zieute depuis ce matin sur toutes celles qu'on voit partout. Allez c'est parti pour son magasin avec une démonstration de la fabrication artisanale grâce à des tampons qui sont appliqués 1 par 1 avec chacun un motif. C'est assez compliqué et le prix dépend du nombre de tampons utilisés et des couleurs appliquées. Ca commence à 9€ jusqu'à 28€.
Bon, on s'échappe et on verra + tard. Avantage, c'était à côté d'un beau restaurant au 1er étage. C'est presque plein et à 90% d'iraniens. Ah enfin !

C'est aussi la 1ère fois qu'on va tester un repas sur ces "divans". On enlève ses chaussures donc il est fortement conseillé de ne pas venir avec tes chaussettes minables et trouées ! Le décor est traditionnel et très joli. Nous commandons un ragoût, des boulettes de viande, pain, olives, yaourt et un dessert. 2 boissons + thé à la fin = 205.000 rials. C'était très bon et le service aimable et rapide.
Les magasins sont maintenant fermés et il fait chaud .... Retour à l'appart pour une sieste. Pas la peine de traîner dans le vide.
17h30 : Pas très loin se trouve le palais du Chehel Sotun dans un grand parc.

20 immenses colonnes de bois et un plafond décoré. Attention la caisse ferme à 18h30 et on doit sortir à 19h00.
Nous revoilou sur la place de l'Imam mais le palais Ali Qapu est déjà fermé. Les gens arrivent en cette fin de journée pour pique-niquer et surtout manger des glaces. Qu'est ce qu'ils peuvent en manger ici ! Nous avons résisté depuis le début mais nous sommes ici pour 3 jours et au pire, c'est le meilleur moment pour se risquer une Tourista, non ? 😎
Les clients nous aident à choisir entre les parfums, les options .... et on craque pour ce qui nous fait envie depuis le début. Une glace à la rose avec des petits vermicelles et un sirop au citron. On s'installe sur la pelouse, le soir tombe, les gens s'installent un peu partout ... On se regarde en souriant.
Ce petit déclic si délicieux, quand tu es à l'étranger, vient d'arriver ! Cette place magnifique est devant nous, les 2 coupoles prennent les derniers rayons du soleil et : - Si on m'avait dit, il y a 1 mois, que je mangerais tranquillement une glace à Ispahan ?
Nous sommes comme chez nous, quand tu vas te balader un soir d'été en ville pour prendre l'air et manger une glace en terrasse. Nous sommes en totale confiance, on commence à piger les détails de la vie de tous les jours, on se débrouille avec les bus, les taxis. Plus ce stress de l'inconnu, les gens sont charmants. On est dedans quoi et tout baigne !
Alors qu'on tente de se faire expliquer les différences entre les dizaines de marques de nougats et de prix dans un magasin, un jeune entre et nous traduit les explications du patron. On comprend que le prix dépend du % de pistaches entre 24 et 48%. A vérifier donc avant d'acheter. Le gars nous propose de discuter et prendre un thé pas très loin. C'est à l'Azadegan, citée dans le LP et qu'on avait l'intention de tester d'ailleurs, ça tombe bien car pas évidente à trouver au fond d'une ruelle et dans une cour pas très avenante au 1er abord.

La déco est assez délirante. Un côté mixte et un autre réservé aux seuls hommes. On discute de la politique, de la vie de tous les jours et .... de son boulot de vendeur de tapis. C'est pas vrai, ça commence vraiment à me saouler !!!!! En plus, on se méfie pas ici. On est tellement abordés toute la journée par des gens heureux de pouvoir parler avec des étrangers ou simplement dire Bonjour, qu'on dit oui à tout ! L'autre zigoto est parti avec son histoire à 2 balles de son oncle qui fait des nappes. On lui dit qu'on y a eu droit ce matin et que pour rester poli, on n'a pas que ça à faire en gros. On est même à 2 doigts de s'en foutre un maximum, pour tout dire 🤪
Nous restons sur la place de l'Imam pour dîner au restaurant Bastani. Autant se le dire, de toutes façons, t'as pas trop le choix en fait sur les restaus dans le coin, même si c'est touristique. Il est conseillé par le LP et comme hier soir, c'est la guerre atomique ! Il doit y avoir 60 ou 70 tables .... et 1 seule occupée. Ca fiche un peu la trouille, les restaus le soir, y'a jamais personne. Les groupes restent à leurs hôtels je pense. Les iraniens sont chez eux ou pique-niquent. Bref, c'est à chaque fois la misère !
Le serveur doit sortir de la même école d'hôtellerie que celui d'hier et lève aussi les yeux parce qu'on veut juste un plat et pas d'entrées, pas de desserts.
Alors faisons le bilan et un conseil : Ne jamais commencer son circuit par Ispahan !
Par certains côtés, on se croirait au Maroc ou en Tunisie avec les marchands et les rabatteurs qui te prennent la tête dès que tu es sur la place de l'Imam. Aujourd'hui, assez peu de contacts avec les gens. Les gens sont sans doute + habitués ici . Et les 2 restaurants à touriste avec un service et une attitude désagréable ( qu'on soit en Iran ou pas d'ailleurs )
Allez dodo et je préviens Mauricette qu'on ne va plus tourner autour du pot avec les rabatteurs et qu'on s'en débarassera en 2mn chrono désormais. Et comme disait le philosophe Rambo : Ils l'auront voulu leur P...... de Guerre !
A suivre ....
Vélo couché? English translation pending
Bonjour à tous,
que de belles aventures en vélo couché!
ça m'a l'air bien convainquant tout ça!
Je reprends le vtt en montagne, mais bon même sportive j'ai dû mal en montée
Et comme j'aime "l'originalité" je recherche toujours de nouvelles idées..
Si il y a des personnes de Grenoble, faites moi signe. Je suis partante pour faire un tour découverte;ça a l'air génial et apparemment c'est moins difficile que le vtt;et je pense qu'il y a de bonnes sensations, rien que de voir le paysage se dérouler face à soi! Merci.
ça m'a l'air bien convainquant tout ça!
Je reprends le vtt en montagne, mais bon même sportive j'ai dû mal en montée
Et comme j'aime "l'originalité" je recherche toujours de nouvelles idées..Si il y a des personnes de Grenoble, faites moi signe. Je suis partante pour faire un tour découverte;ça a l'air génial et apparemment c'est moins difficile que le vtt;et je pense qu'il y a de bonnes sensations, rien que de voir le paysage se dérouler face à soi! Merci.
Croisière "Splendour of the sea" pour les îles grecques English translation pending
bonjour a tous,
nous allons faire au mois d'aout une croisière sur le splendour of the sea pour les iles grecques au depart de venise, les escales sont athenes, mykonos, split, katakolon, et corfou si vous avez des infos sur les escales je suis preneuse, toutes informations nous seront utiles😉
merci a tous les foromeurs
brigitte
Istanbul et Ephese en Turquie English translation pending
Bonjour,
Je désire partir avec mon amie environ 8 jours en turquie du 09 juillet au 17 juillet 07. Je voudrais visiter Istanbul (bien sûr !) puis faire une virée sur la côte de la mer Egée pour voir les sites antiques et si possible faire une journée farniente sur une plage peu connue.
Pourriez vous me dire si : Istanbul en 3 jours c'est suffisant ? Quels est le prix en train d'un Istanbul-Izmir ? en bus ? en ferries ? c'est un voyage de nuit? Quels sont les plus beaux sites antiques autour d'IZMIR (Ephése et Pergame, je suppose !). Quelle est cette plage paradisiaque et inconnue ? quels est le prix moyen pour une chambre en bas de gamme, avec minimum hygiène et tranquilité à Istanbul et vers Selcuk ? Des adresses?
c'est beaucoup de questions. Merci .
morgan.
Je désire partir avec mon amie environ 8 jours en turquie du 09 juillet au 17 juillet 07. Je voudrais visiter Istanbul (bien sûr !) puis faire une virée sur la côte de la mer Egée pour voir les sites antiques et si possible faire une journée farniente sur une plage peu connue.
Pourriez vous me dire si : Istanbul en 3 jours c'est suffisant ? Quels est le prix en train d'un Istanbul-Izmir ? en bus ? en ferries ? c'est un voyage de nuit? Quels sont les plus beaux sites antiques autour d'IZMIR (Ephése et Pergame, je suppose !). Quelle est cette plage paradisiaque et inconnue ? quels est le prix moyen pour une chambre en bas de gamme, avec minimum hygiène et tranquilité à Istanbul et vers Selcuk ? Des adresses?
c'est beaucoup de questions. Merci .
morgan.
Itinéraire... V: la Turquie d'Europe English translation pending
Premier jour en Turquie Le passage de la frontière turque, ce 1er août, fut plus long que prévu. Premier contrôle rapide au cours duquel on prend votre No de plaque d'immatriculation (c'est ce que j'ai supposé, car ce n'était pas clair du tout). Deuxième contrôle pour les passeports. Troisième contrôle : un tampon spécial apposé sur le passeport. Quatrième contrôle : les douaniers de l'ultime barrière vérifient si on a le tampon du 3ème contrôle. C'est un peu le bazarre car le 3ème contrôle n'est pas signalé et on se retrouve vite à être contraint de faire demi-tour au quatrième contrôle. Bref, les autorités turques pourraient faire plus simple ! ce sera encore pire pour quitter la Turquie. Pour l'aller, je n'ai pas eu de chance non plus car un ordinateur était en panne, il y avait pas mal de voitures turques rentrant au pays et le personnel ne nous a pas bien renseigné. En tous cas je rencontre mes premiers Français, un couple de camping-caristes sympas qui a l'habitude de dormir en plein centre d'Istambul avec leur véhicule, dans un parking gardé. Ils nous y invitent mais n'ayant qu'une tente, cela ne me tente pas trop, si je puis dire 😛! La route est moyenne, je croise pas mal de camions mais surtout quatre charettes et un chien que trois coups de klaxonne de ma par ont empêché de terminer sous mes roues. Dans un premier temps, la région paraît déserte, on traverse peu de localités (la chaussée y est souvent mauvaise). Le paysage est vert et parsemé de collines. Tekirdag, où la route rejoint la mer de Marmara, est la seule ville importante traversée. Les immeubles y sont plutôt modernes. C'est une ville d'Europe méditerranéenne. Pas de curiosités à y visiter à ma connaissance, on poursuit donc notre route vers Istambul. Affamés, on s'arrête dans un retaurant routier dans une station service afin de nous faire notre premier resto turc. Et c'est une bonne surprise : le resto est propre, le gérant avenant, la nouriture bonne et pas chère. Première satisfaction turque, et ce ne sera pas la dernière.
La route longe le plus souvent la mer et on pénètre dans la lointaine banlieue stambouliote. Nous sommes étonnés de voir que tous les immeubles paraissent neufs. Mieux, ou pires, on en aperçoit des grappes entières, par dizaines, étincelant ! J'imagine le gigantesque chantier que la région a dû être quelques années auparavant.
Sur les dizaines de km de banlieue traversés, on ferra souvent le même constat. Pas de quartier délabré ou taudifié dans ce secteur, au contraire ! J'aimerais bien vivre dans un de ces immeubles cossus 😕
Immeubles de standing, banlieue Ouest d'Istambul On aperçoit plusieurs plages qui ont l'air propre. La route, depuis Tekirdag, est bonne mais fréquentée.
Elle se transforme en double-voie, on se rapproche du centre d'Istambul mais aucun panneau ne correspond à notre destination (Atakoy). Je la cherche vainement du regard lorsqu'une voie d'insertion apparait à droite avec 3 files de véhicules fonçant en prennant la priorité qui m'est pourtant due ! Des camions, des bus ! je freine, j'accélère, je m'énerve devant ces dangers publics, mais comme toujours, ça passe quand même. Et toujours pas de "Atakoy". J'en ai assez, je sors. Evidemment, c'était la bonne sortie ! 😛 C'est pas de la chance, mais de l'instinct masculin. 😎
Toutefois, Atakoy n'est pas indiqué (et ne le sera jamais), mais on arrive dans une localité proche. Les guides touristiques nous ont conseillé le camping Florya, introuvable. J'ai dû passer devant mais il est très mal indiqué. Je me rabats sur le camping Atakoy, par défaut (j'ai lu des critiques négatives à son sujet sur Internet). Pas facile à trouver non plus. Heureusement, il se trouve entre la route et la mer, on arrive finalement devant le"Mocamp Atakoy". Peuvent pas dire camping comme tout le monde ! 🤪 (c'est à cause de ce mot "mocamp" que j'ai du rater celui de Florya)
Ce camping, le plus vieux de Turquie d'après la brochure (et ça se voit, ils ne devraient pas s'en vanter !), est tout en longueur, au bord de la mer. J'y suis déjà venu en 1986 avec mes parents, en camping-car, j'ai même conservé la carte "de visite" du camping ! Impossible de se baigner, des tuyaux déversent leur contenu à proximité. Peu de services, quelques moustiques. Cependant, le camping est bien ombragé et l'électricité est facilement accessible. Les sanitaires sont anciens et pas très propres (surtout les WC). Le tarif ? C'est plus cher que le camping Tiburna, à Rome ! Mais on est proche du centre-ville, un bus passe à côté. En fait, il faut traverser 4 routes (sans aucun aménagement pour les piétons), passer sous une rocade et prendre le bus au pied d'une tour, à quelques centaines de mètres du camping.
En tous cas, on a pas les moyens de prendre un hôtel + un parking (je ne vais pas laisser ma voiture dans une ruelle sombre !), ni le temps, puisqu'on roule depuis Alexandroupolis, en Grèce.
On s'installe et on se dépêche de prendre un bus : on est pas venu à Istambul pour rester au camping !
Premier objectif : se ballader, pas de visite de prévue. Prendre le pouls de cette ville, la plus grande d'Europe. Dans l'abri bus, tout neuf, on rencontre un nouveau couple de Français, du Var. On sympathise.
Le bus arrive, il est moderne, pas de ticket pour le prendre mais l'akbil, sorte de porte-clef magnétique. Je l'ignorais, évidemment. Finalement, on m'autorise à voyager gratuitement (un Turc m'offre 2 tickets !). Les Turcs se montrent polis. Ils sont silencieux. Visiblement c'est une habitude pour eux de ne pas parler dans le bus, je l'ai constaté plusieurs fois par ailleurs, dans le train de banlieue aussi. Et ce n'est pas plus mal.
On parvient au terminus, Eminonu, au pied de la Corne d'or, près du Pont de Galata. Le coeur du centre-ville. Peu auparavant, on longe la célèbre et remarquable muraille byzantine de Constantinople.
C'est le terminus de notre voyage, le point ultime atteint, puisque nous avons suivi l'antique Via Egnatia qui s'arrêtait à Constantinople/Istambul. Mais le voyage du retour sera...un autre voyage ! Finalement, pendant ces 30 jours, j'ai fais peut-être 7 ou 8 voyages !
Retour sur nos premières impressions stambouliotes. J'aperçois même, du bus, la façade du palais impérial byzantin. Puis je vois la rive Nord de la Corne d'or et ce qui me marque le plus, ce sont les gratte-ciel visibles au-delà de la tout de Galata.
Mais qu'est-il arrivé à Istambul ? j'y suis déjà venu en 1986, 1987 et 1988. J'en ai peu de souvenirs. Mais à cette époque, il n'y avait aucun gratte-ciel. Quelles transformations en 20 ans ! Après les immeubles neufs de la banlieue, les bus et les abris bus modernes et les gratte-ciel, vais-je avoir d'autre surprises ?
Sainte-Sophie (VIe siècle) On quitte les Varois et on grimpe vers Sainte-Sophie, à travers des ruelles où je vois peu de touristes. De ruelle en ruelle, j'arrive à Sultanahmet. On s'assoit sur les bancs en béton situés dans le parc aménagé entre Sainte-Sophie et la Mosquée Bleue. Là, rien n'a changé depuis 1986 : j'ai des photos prises de cet endroit et mêmes les couleurs des fleurs sont les mêmes.
La Mosquée Bleue (XVIIe siècle) On redescend par le Sud-Est, vers le quartier touristique des restos et des hôtels. On mange sur une terrasse avec vue (moyenne) sur la mer de Marmara, mais que ça parle français tout autour ! Je n'ai pas vu un Français de Bari à la frontière turque, mais ici ça pullule ! En tous cas les plats sont beaux et bons et pas trop chers.
Au restaurant Magnaura...
Il fait nuit, on reprend le bus pour rentrer au camping. Il arrive tout de suite (coup de chance). Au deuxième arrêt, une horde d'Italiens entre en hurlant. Ils vont bavarder et crier pendant tout le trajet, hommes, femmes, enfants et chiens de concert ! Des Turcs, excédés, quittent leur siège et vont se réfugier au fond. Eux qui aiment le silence dans le bus (et le train). Quel manque de respect ! De plus, ces Italiens appuyent sans cesse sur le bouton "arrêt demandé", à tel point que le chauffeur s'arrête pour les engueuler. Ce qui ne les empêche pas de continuer à brayer.
Je peux vous dire que le 9 juillet 2006, dans les tribunes du stade olympique de Berlin, on ne les a pas entendu du match, jusqu'au dernier tir au but italien. Ils "faisaient" tous dans leur pantalon. 🤪 (ça, c'est pour Glidule 🙂)
Quoi qu'il en soit, on appuye sur notre arrêt supposé (aucun nom n'est visible). Mais il fait noir, on ne reconnait pas suffisamment les lieux. Les Italiens qui avaient hurlé "camping Atakoy ?" en entrant dans le bus restent et semblent sûr d'eux et ne descendent pas.
On a eu tort, c'était le bon arrêt ! 2 Français contre 10 italiens et un chien et on avait raison ! Résultat, on s'arrête au suivant et on prend un taxi (pas cher). Les Italiens, ne se rendant pas compte des distances, continuent à pieds. On est arrivé en 5 minutes. Quant à eux...Le lendemain, je vais les croiser de nouveau : ils avaient tous des super campings-cars de luxe.
Au camping, on bénéficie enfin d'un peu de calme car, pour le lendemain, le programme est chargé : visite du quartier historique de Sultanahmet.
Deuxième jour
Visites effectuées, dans le quartier de Sultanahmet, centre historique d'Istambul :Musée des mosaiques byzantineSainte-SophieHippodrome (ce qui l'en reste, donc le terre-plein central et les obélisques)Mosquée bleueCiterne byzantineGrand bazarBazar egyptienYeni Cami (Nouvelle mosquée)
Programme "classique" pour ce premier jour de visites. Je voulais avant tout voir les merveilles de Constantinople la byzantine ainsi que les impressionnants monuments ottomans.
Au cours de la journée, on rencontrera quelques centaines de touristes de tous les horizons, on est bien loin le calme des régions que j'ai traversé précédemment.
Arrivés du camping par bus (cette fois, j'ai acheté un ticket à un vieux turc lors d'un arrêt), on s'arrête tout d'abord le long de la muraille byzantine, face à la mer, en contre-bas de Sultanahmet. Nous longeons cette muraille qui n'est que rarement percé de porte, passant devant la façade du Palais impérial des empereurs byzantins (grandes façade percée de grande fenêtres encadrées de marbre et..c'est tout !)
Le Palais impérial byzantin On traverse la muraille par une poterne sur laquelle figure une inscription arabe, je n'ai pas vérifié mais je crois que c'est ici qu'en 1453, les Turcs pénètrèrent dans Constantinople.
Dans ces ruelles pentues, les maisons sont traditionnelles, en bois. Puis vient la rue des restos et des hotels pour touristes.
On s'arrête au Musée des mosaiques (byzantines). Beaucoup sont in situ, c'est-à-dire sur place. Le musée a été édifié sur l'ancien palais impérial byzantin. Certaines mosaiques sont en très bon état et vastes. Elles représentent beaucoup de "bestioles" en tous genres, également un satyre, des scènes de chasse, etc. Monstre mythologique (sorte de griffon) Maisons traditionnelles, près de la Mosquée bleue On grimpe un peu plus haut, passant devant des vestiges de murs byzantins non identifiés, lorsque apparaissent les pointes des minarets de la Mosquée bleue. C'est l'heure de la prière, impossible de la visiter pour le moment.
On se rend auprès des deux obélisques, sur la place de l'hippodrome. L'un, en pierres, n'a que peu d'intérêt. L'autre est un chef d'oeuvre. Il s'agit de la partie supérieure d'un obélisque égyptien de Thoutmosis III (vers - 1400 av J-C), en parfait état. Il repose sur quatre cubes en bronze byzantins qui eux-mêmes se situent sur un énorme bloque de marbre sculpté. Les quatre faces sont d'un grand intérêt. On y voir notamment l'empereur byzantin Justinien (vers 55o ap J-C) dans l'hippodrome, une courses de chars autour du même hippodrome, la narration du tranport et de l'installation de l'obélisque de Thoumosis III. Exceptionnel. Tous les musées du monde se battraient pour avoir l'ensemble de ce chez d'oeuvre. L'obélisque de Thoutmoisi III (-1400 av J-C) La base en marbre sculptée de l'obélisque (VIe siècle) Entre les deux obélisques se trouve une colonne de corps de serpents en bronze enlassés qui provient de Delphes (vers 450 av J-C). Les têtes de serpents ont été coupés. Quel dommage !
De l'hippodrome romain et byzantin, il ne reste que ces obélisques et quelques pans de murs que je n'ai pas vu. Ce lieu était le coeur de Constantinople, des dizaines de milliers de Byzantins assistaient aux courses de char. Justinien y fit massacre des milliers de ces citoyens soupçonnés de voulir le renverser.
N'oublions pas la belle fontaine de style oriental mais qui a été offerte à la fin des années 1800 par le Kaiser!
On poursuit notre chemin jusqu'à Sainte-Sohpie, plus vatse église au monde pendant 1000 ans (jusqu'à la construction de st-Pierre de Rome) et gloire de Constantinople que même les Turcs conquérants respectèrent en 1453 (la transformant en mosquée quand même !) Un premier édifice fut construit dans les année 400, il disparut lors d'un révolte. On en voit des vestiges avant l'entrée latérale de sainte-Sophie. L'édifice actuel, dont la constructions a été ordonnée par Justinien, date des années 500. Aucun église catholique importante de cette époque n'a subsisté dans un aussi bel état.
Tout d'abord, l'intérieur est sombre, alors que sous les byzantins les murs étaient entièrement dorés. Les touristes y étaient très nombreux. Un grand échafaudage s'élance jusqu'à la coupole, en restauration. Architecturalement, c'est cette coupole gigantesque et très élevée qui est exceptionnelle. Elle s'effondra une 1ère fois dans les années 500. L'intérieur de Sainte-Sophie Les Turcs ont placé 4 grands boucliers noirs portant des inscriptions arabes, construit un minbar, un mihrab et un édifice circulaire destiné au sultan pour qu'il puisse assister à la prière. Enfin, les Turcs ont recouvert une grande partie des mosaiques chrétiennes byzantines, afin de montrer leur victoire et celle de l'Islam, à partir de 1453.
Une belle vue d'ensemble est possible depuis le premier étage. On y accède par un corridor à gauche du narthex (salle longitudinale située entre la porte principale et la nef (grande salle centrale)
J'ai fait le tour, aidé de mon guide michelin, de toutes les mosaiques byzantines visibles. La plupart sont à l'étage. On y voit notamment un basileus (empereur byzantin) du XIe et son épouse en companie de Jésus-Christ, des saints, la vierge Marie, etc, le tout des IXe-XIIe siècles. Le Basileus Jean Comnène, son épouse et la Vierge marie en majesté (Mosaique du XIIe siècle) A l'étage, côté Ouest, à travers les petites fenêtres, on a une belle vue sur la Mosquée Bleue qui semble émergée des petites coupoles des parties basses de Sainte-Sophie. La Mosquée Bleue vue depuis les coupoles de Sainte-Sophie A proximité se trouve un mur de marbre percé d'une porte que seuls les grands dignitaires religieux avaient le droit de franchir.
Le clou de la visite se situe à la fin de celle-ci. En sortant par la droite (côté Ouest), par un petit couloir, on voit un grand miroir montrant une mosaique située...derrière nous ! Très bien vu, le dispositif. Cette mosaique des années 900 est unique ! En parfait état, elle montre Justinien offrant une maquette de Sainte-Sophie à la vierge Marie et Constantin (empereur romain et chrétien des années 300) offrant une maquette de Constantinople, ville qu'il a (re)fondé. Mosaique des Donateurs (XIe siècle) Sainte-Sophie, en dépit de nombreux touristes, des échafaudages et du manque de clarté reste un chef d'oeuvre de l'humanité, à ne surtout pas rater pour qui visite Istambul.
Voulant toujours voir plus profondément Constantinople, on se rend...sous terre pour voir les fameuses citernes byzantines. Quelques unes des 336 colonnes byzantines de la citerne Je les ai vues en 1986 mais je n'en avais qu'un vague souvenir. De nouveau, le lieu est exceptionnel. D'abord, il fait frais, et ça fait du bien, en ce début de mois d'août (il fit tres chaud toute la journée). Ensuite, on admire une forêt de colonnes byzantines colossales (8m de haut) qui soutiennent le plafond de cette vaste citerne. Le tout est en excellent état de conservation, pour ses 1500 ans ! A noter notamment les 2 bases de colonnes scupltées en forme de tête de méduse, au fond de la citerne, ainsi que les quatre colonnes colossales qui se situent avant la sortie. Il y a même un bar installé dans la citerne. Une des deux têtes de méduse
On mange, enfin, dans un bon petit resto, le resto Mozaic, où on était presque les seuls, près de la citerne. J'y découvre la sauce de grenade en me délectant d'un penne turc succulent ! Le repas complet reste assez cher quand même mais je ne le regrette pas.
Après le repas, on peut enfin se rendre dans la Mosquée Bleue. L'accès pour les touristes ce fait sur le côté. On passe devant le mur muni de nombreux robinets afin de faire les ablutions rituelles. Nouveauté depuis 1986 (je l'avais visité et là je m'en rappelais ! 😎), on trouve du savon liquide près de chaque robinet. Pas bêtes, les gérants de la mosquée 😄 La magnifique Mosquée Bleue Pour accéder à la salle de prière, il faut se déchausser et se trimballer avc le sac contenant nos souliers. Avbec ces centaines de touristes en sandales et en chaussettes, imaginez les odeurs ! 🤪 Tout le monde devrait faire ses ablutions avant d'entrer !
L'intérieur de la mosquée est très vaste, lumineux. Des carreaux de faience claire recouvrent la base des murs. Rappelons que cette mosquée a voulu imiter et même dépasser Sainte-sophie, plus de 1000 ans après l'édification de cette dernière. La salle de prière est partiellement fermée aux non musulmans, des barrières limitent un espace réservé aux croyants. Minbar (chaire de l'imam) et mihrab (niche sacrée) de sont donc pas accessibles pour nous. La Mosquée Bleue, lumineuse et fréquentée La coupole de la Mosquée Bleue Ma mère m'ayant commandé des épées-brochettes et des petites cuillères pour le thé, on se rend ensuite au Grand bazar. L'intérieur me parait trop neuf, les boutiques semblent toutes vendrent la même chose. Je suis déçu. D'autant plus qu'on nous "resquille" tout le temps, c'est lourd. Oui, je suis blanc, mais je ne m'habille pas comme un touriste "de base" ! Rien n'y fait. Heureusement, je retrouve une toute petite boutique de numismatie où j'étais allé en 1986, quelle joie : Mais elle est fermée aujourd'hui ! 🙁
On s'arrête dans une boutique de tapis muraux. On négocie un prix pour une pièce qui nous intéresse beaucuop. le vendeur baisse, baisse. Puis il accpete notre prix, celui qu'on lui a proposé ! trouvant cela louche, j'essaie de lachement me débiner en arguant que je n'ai pas de monnaie. Il envoie son cousin m'accompagner jusqu'à un distributeur ! Mince, coincé, pas le choix, je lui dis qu'on craint que le tapis soit trop cher. Il ne le prend pas trop mal et on se sauve, vite ! Bien sûr, on l'a regretté par la suite car le tapis était très bien, pour 40 €. J'ignore si ma méfiance était justifiée, mais elle procédait de mes expériences tunisienne (2004) et egyptienne (2005) où on a souvent essayé de m'arnaquer sévèrement.
Bref, on quitte le grand bazar où je ne trouve même pas un seul autocollant "turquie" pour mettre sur ma lunette arrière ! Ils commencent à m'agacer, à tous vendre la même chose, souvent des babioles pour touristes.
On passe au Bazar égyptien, en cette fin de journée. L'impression sera totalement différente, beaucoup plus positive. On fait pas mal d'achats : sauce de grenade, épices, carreaux de faience d'Iznit...mais pas les souvenirs "commandés" par ma mère.
On sort du bazar par le Sud, face à la Corne d'or et à la mosquée Yeni Cami, située à l'entrée du pont de Galata. Elle est peu connu mais vaut le coup; D'abord, comme pour toutes les mosquées, l'entrée est gratuite ! Ensuite, cette mosquée (des années 1600, si je m'en rappelle bien) est très belle, extérieur comme intérieur, où l'on voit notamment beaucoup de carreaux de faience. L'intérieur fait penser à celui de la Mosquée Bleue (motifs de décors, couleurs, matériaux...). La Yeni Cami (XVIIe siècle) Coupole de la Yeni Cami Jusqu'ici, on s'est mélanger aux nombreux touristes étrangers. La suite sera différente. On a encore le temps de visiter la grande mosquée de Suleymanye. On s'y rend à pieds, un peu fatigués par toutes les visites de la journée et surtout par la forte pente qui permet de sy rendre. Il commence à faire bien sombre. Peu de voitures, aucun touriste, on vient de dépasser les quartiers touristiques. Quelques turcs se promènent. On hésite. Et si la mosquée est fermée ? La curiosté l'emportant, on continue. On arrive finalement devant l'enceinte de cette gigantesque mosquée. Il fait nuit, c'est l'heure de la prière ! On cherche donc à manger. On ne trouve pas un resto recommandé par un guide. On prend un petit resto pour touristes en face de l'entrée de la mosquée, qui s'averera correct (café H. Sinan).
On repart à pieds pour Eminonu et le bus, pour rentrer au camping. Pas de taxi sur place, il n'y a pas de touriste à cette heure ! On redescend les ruelles sombres où on ne croise aucune femme turque. Certains Turcs regardent ma copine avec insistance. Quelques sifflets. On passe devant des détritus, des terrains vagues, on est pas forcément rassuré. Toujours aucun taxi. On arrive dans la quartier populaire situé au Nord-Ouest de Yeni Cami. Plus de monde, toujours des hommes. Puis quelques adolescentes, je suis rassuré. Je vois enfin la voie rapide qui longe le rivage. On la suit, il n'y a plus personne.
On arrive directement à l'arrêt bus. Pas d'horaires indiqués ! Personne pour nous renseigner. On attend 40 minutes. La veille, à la gare, un responsable du tourisme nous a dit qu'il y avait des bus jusqu'à minuit. Quel rigolo ! Le dernier passe, d'après mon expérience, avant 21h45.
Donc, plus de bus pour rentrer au camping d'Atakoy ! Taxi ? Ils ne sont pas cher mais jusqu'à Atakoy, de nuit, je devrais "douiller" quand même. Finalement, je prends la meilleure solution : le train de banlieue. Dans la gare d'Eminonu, ce n'est pas compliqué, il n'y a qu'un train pour le départ. Il longe la mer de Marmara passant près d'Atakoy. On le prend. Aucun touriste bien sûr. Les Turcs présents sont tous bien habillés, sans doute appartiennet-ils à la classe moyenne (comme dans le bus que l'on prend), on est complètement rassuré, cela me rappelle même mon train de banlieue Montparnasse/Clamart.
On s'arrête à la station de Bakirkoy. Heureusement, c'est écrit sur le mur, mais de toute façon un turc sympa nous l'a signalé.
La gare de banlieue est toute neuve, cette ville parait plutôt "bourgoise", les alentours de la gare sont très fréquentés, quelle foule à cette heure ! De là on trouve tout de suite un taxi qui nous amène au "Mocamp Atakoy" en quelques minutes.
Arrivés au camping, douche, assez sale puis dodo.
Troisième jour (A VENIR)
Sur les dizaines de km de banlieue traversés, on ferra souvent le même constat. Pas de quartier délabré ou taudifié dans ce secteur, au contraire ! J'aimerais bien vivre dans un de ces immeubles cossus 😕
Immeubles de standing, banlieue Ouest d'Istambul On aperçoit plusieurs plages qui ont l'air propre. La route, depuis Tekirdag, est bonne mais fréquentée.
Elle se transforme en double-voie, on se rapproche du centre d'Istambul mais aucun panneau ne correspond à notre destination (Atakoy). Je la cherche vainement du regard lorsqu'une voie d'insertion apparait à droite avec 3 files de véhicules fonçant en prennant la priorité qui m'est pourtant due ! Des camions, des bus ! je freine, j'accélère, je m'énerve devant ces dangers publics, mais comme toujours, ça passe quand même. Et toujours pas de "Atakoy". J'en ai assez, je sors. Evidemment, c'était la bonne sortie ! 😛 C'est pas de la chance, mais de l'instinct masculin. 😎
Toutefois, Atakoy n'est pas indiqué (et ne le sera jamais), mais on arrive dans une localité proche. Les guides touristiques nous ont conseillé le camping Florya, introuvable. J'ai dû passer devant mais il est très mal indiqué. Je me rabats sur le camping Atakoy, par défaut (j'ai lu des critiques négatives à son sujet sur Internet). Pas facile à trouver non plus. Heureusement, il se trouve entre la route et la mer, on arrive finalement devant le"Mocamp Atakoy". Peuvent pas dire camping comme tout le monde ! 🤪 (c'est à cause de ce mot "mocamp" que j'ai du rater celui de Florya)
Ce camping, le plus vieux de Turquie d'après la brochure (et ça se voit, ils ne devraient pas s'en vanter !), est tout en longueur, au bord de la mer. J'y suis déjà venu en 1986 avec mes parents, en camping-car, j'ai même conservé la carte "de visite" du camping ! Impossible de se baigner, des tuyaux déversent leur contenu à proximité. Peu de services, quelques moustiques. Cependant, le camping est bien ombragé et l'électricité est facilement accessible. Les sanitaires sont anciens et pas très propres (surtout les WC). Le tarif ? C'est plus cher que le camping Tiburna, à Rome ! Mais on est proche du centre-ville, un bus passe à côté. En fait, il faut traverser 4 routes (sans aucun aménagement pour les piétons), passer sous une rocade et prendre le bus au pied d'une tour, à quelques centaines de mètres du camping.
En tous cas, on a pas les moyens de prendre un hôtel + un parking (je ne vais pas laisser ma voiture dans une ruelle sombre !), ni le temps, puisqu'on roule depuis Alexandroupolis, en Grèce.
On s'installe et on se dépêche de prendre un bus : on est pas venu à Istambul pour rester au camping !
Premier objectif : se ballader, pas de visite de prévue. Prendre le pouls de cette ville, la plus grande d'Europe. Dans l'abri bus, tout neuf, on rencontre un nouveau couple de Français, du Var. On sympathise.
Le bus arrive, il est moderne, pas de ticket pour le prendre mais l'akbil, sorte de porte-clef magnétique. Je l'ignorais, évidemment. Finalement, on m'autorise à voyager gratuitement (un Turc m'offre 2 tickets !). Les Turcs se montrent polis. Ils sont silencieux. Visiblement c'est une habitude pour eux de ne pas parler dans le bus, je l'ai constaté plusieurs fois par ailleurs, dans le train de banlieue aussi. Et ce n'est pas plus mal.
On parvient au terminus, Eminonu, au pied de la Corne d'or, près du Pont de Galata. Le coeur du centre-ville. Peu auparavant, on longe la célèbre et remarquable muraille byzantine de Constantinople.
C'est le terminus de notre voyage, le point ultime atteint, puisque nous avons suivi l'antique Via Egnatia qui s'arrêtait à Constantinople/Istambul. Mais le voyage du retour sera...un autre voyage ! Finalement, pendant ces 30 jours, j'ai fais peut-être 7 ou 8 voyages !
Retour sur nos premières impressions stambouliotes. J'aperçois même, du bus, la façade du palais impérial byzantin. Puis je vois la rive Nord de la Corne d'or et ce qui me marque le plus, ce sont les gratte-ciel visibles au-delà de la tout de Galata.
Mais qu'est-il arrivé à Istambul ? j'y suis déjà venu en 1986, 1987 et 1988. J'en ai peu de souvenirs. Mais à cette époque, il n'y avait aucun gratte-ciel. Quelles transformations en 20 ans ! Après les immeubles neufs de la banlieue, les bus et les abris bus modernes et les gratte-ciel, vais-je avoir d'autre surprises ?
Sainte-Sophie (VIe siècle) On quitte les Varois et on grimpe vers Sainte-Sophie, à travers des ruelles où je vois peu de touristes. De ruelle en ruelle, j'arrive à Sultanahmet. On s'assoit sur les bancs en béton situés dans le parc aménagé entre Sainte-Sophie et la Mosquée Bleue. Là, rien n'a changé depuis 1986 : j'ai des photos prises de cet endroit et mêmes les couleurs des fleurs sont les mêmes.
La Mosquée Bleue (XVIIe siècle) On redescend par le Sud-Est, vers le quartier touristique des restos et des hôtels. On mange sur une terrasse avec vue (moyenne) sur la mer de Marmara, mais que ça parle français tout autour ! Je n'ai pas vu un Français de Bari à la frontière turque, mais ici ça pullule ! En tous cas les plats sont beaux et bons et pas trop chers.
Au restaurant Magnaura...
Il fait nuit, on reprend le bus pour rentrer au camping. Il arrive tout de suite (coup de chance). Au deuxième arrêt, une horde d'Italiens entre en hurlant. Ils vont bavarder et crier pendant tout le trajet, hommes, femmes, enfants et chiens de concert ! Des Turcs, excédés, quittent leur siège et vont se réfugier au fond. Eux qui aiment le silence dans le bus (et le train). Quel manque de respect ! De plus, ces Italiens appuyent sans cesse sur le bouton "arrêt demandé", à tel point que le chauffeur s'arrête pour les engueuler. Ce qui ne les empêche pas de continuer à brayer.
Je peux vous dire que le 9 juillet 2006, dans les tribunes du stade olympique de Berlin, on ne les a pas entendu du match, jusqu'au dernier tir au but italien. Ils "faisaient" tous dans leur pantalon. 🤪 (ça, c'est pour Glidule 🙂)
Quoi qu'il en soit, on appuye sur notre arrêt supposé (aucun nom n'est visible). Mais il fait noir, on ne reconnait pas suffisamment les lieux. Les Italiens qui avaient hurlé "camping Atakoy ?" en entrant dans le bus restent et semblent sûr d'eux et ne descendent pas.
On a eu tort, c'était le bon arrêt ! 2 Français contre 10 italiens et un chien et on avait raison ! Résultat, on s'arrête au suivant et on prend un taxi (pas cher). Les Italiens, ne se rendant pas compte des distances, continuent à pieds. On est arrivé en 5 minutes. Quant à eux...Le lendemain, je vais les croiser de nouveau : ils avaient tous des super campings-cars de luxe.
Au camping, on bénéficie enfin d'un peu de calme car, pour le lendemain, le programme est chargé : visite du quartier historique de Sultanahmet.
Deuxième jour
Visites effectuées, dans le quartier de Sultanahmet, centre historique d'Istambul :Musée des mosaiques byzantineSainte-SophieHippodrome (ce qui l'en reste, donc le terre-plein central et les obélisques)Mosquée bleueCiterne byzantineGrand bazarBazar egyptienYeni Cami (Nouvelle mosquée)
Programme "classique" pour ce premier jour de visites. Je voulais avant tout voir les merveilles de Constantinople la byzantine ainsi que les impressionnants monuments ottomans.
Au cours de la journée, on rencontrera quelques centaines de touristes de tous les horizons, on est bien loin le calme des régions que j'ai traversé précédemment.
Arrivés du camping par bus (cette fois, j'ai acheté un ticket à un vieux turc lors d'un arrêt), on s'arrête tout d'abord le long de la muraille byzantine, face à la mer, en contre-bas de Sultanahmet. Nous longeons cette muraille qui n'est que rarement percé de porte, passant devant la façade du Palais impérial des empereurs byzantins (grandes façade percée de grande fenêtres encadrées de marbre et..c'est tout !)
Le Palais impérial byzantin On traverse la muraille par une poterne sur laquelle figure une inscription arabe, je n'ai pas vérifié mais je crois que c'est ici qu'en 1453, les Turcs pénètrèrent dans Constantinople.
Dans ces ruelles pentues, les maisons sont traditionnelles, en bois. Puis vient la rue des restos et des hotels pour touristes.
On s'arrête au Musée des mosaiques (byzantines). Beaucoup sont in situ, c'est-à-dire sur place. Le musée a été édifié sur l'ancien palais impérial byzantin. Certaines mosaiques sont en très bon état et vastes. Elles représentent beaucoup de "bestioles" en tous genres, également un satyre, des scènes de chasse, etc. Monstre mythologique (sorte de griffon) Maisons traditionnelles, près de la Mosquée bleue On grimpe un peu plus haut, passant devant des vestiges de murs byzantins non identifiés, lorsque apparaissent les pointes des minarets de la Mosquée bleue. C'est l'heure de la prière, impossible de la visiter pour le moment.
On se rend auprès des deux obélisques, sur la place de l'hippodrome. L'un, en pierres, n'a que peu d'intérêt. L'autre est un chef d'oeuvre. Il s'agit de la partie supérieure d'un obélisque égyptien de Thoutmosis III (vers - 1400 av J-C), en parfait état. Il repose sur quatre cubes en bronze byzantins qui eux-mêmes se situent sur un énorme bloque de marbre sculpté. Les quatre faces sont d'un grand intérêt. On y voir notamment l'empereur byzantin Justinien (vers 55o ap J-C) dans l'hippodrome, une courses de chars autour du même hippodrome, la narration du tranport et de l'installation de l'obélisque de Thoumosis III. Exceptionnel. Tous les musées du monde se battraient pour avoir l'ensemble de ce chez d'oeuvre. L'obélisque de Thoutmoisi III (-1400 av J-C) La base en marbre sculptée de l'obélisque (VIe siècle) Entre les deux obélisques se trouve une colonne de corps de serpents en bronze enlassés qui provient de Delphes (vers 450 av J-C). Les têtes de serpents ont été coupés. Quel dommage !
De l'hippodrome romain et byzantin, il ne reste que ces obélisques et quelques pans de murs que je n'ai pas vu. Ce lieu était le coeur de Constantinople, des dizaines de milliers de Byzantins assistaient aux courses de char. Justinien y fit massacre des milliers de ces citoyens soupçonnés de voulir le renverser.
N'oublions pas la belle fontaine de style oriental mais qui a été offerte à la fin des années 1800 par le Kaiser!
On poursuit notre chemin jusqu'à Sainte-Sohpie, plus vatse église au monde pendant 1000 ans (jusqu'à la construction de st-Pierre de Rome) et gloire de Constantinople que même les Turcs conquérants respectèrent en 1453 (la transformant en mosquée quand même !) Un premier édifice fut construit dans les année 400, il disparut lors d'un révolte. On en voit des vestiges avant l'entrée latérale de sainte-Sophie. L'édifice actuel, dont la constructions a été ordonnée par Justinien, date des années 500. Aucun église catholique importante de cette époque n'a subsisté dans un aussi bel état.
Tout d'abord, l'intérieur est sombre, alors que sous les byzantins les murs étaient entièrement dorés. Les touristes y étaient très nombreux. Un grand échafaudage s'élance jusqu'à la coupole, en restauration. Architecturalement, c'est cette coupole gigantesque et très élevée qui est exceptionnelle. Elle s'effondra une 1ère fois dans les années 500. L'intérieur de Sainte-Sophie Les Turcs ont placé 4 grands boucliers noirs portant des inscriptions arabes, construit un minbar, un mihrab et un édifice circulaire destiné au sultan pour qu'il puisse assister à la prière. Enfin, les Turcs ont recouvert une grande partie des mosaiques chrétiennes byzantines, afin de montrer leur victoire et celle de l'Islam, à partir de 1453.
Une belle vue d'ensemble est possible depuis le premier étage. On y accède par un corridor à gauche du narthex (salle longitudinale située entre la porte principale et la nef (grande salle centrale)
J'ai fait le tour, aidé de mon guide michelin, de toutes les mosaiques byzantines visibles. La plupart sont à l'étage. On y voit notamment un basileus (empereur byzantin) du XIe et son épouse en companie de Jésus-Christ, des saints, la vierge Marie, etc, le tout des IXe-XIIe siècles. Le Basileus Jean Comnène, son épouse et la Vierge marie en majesté (Mosaique du XIIe siècle) A l'étage, côté Ouest, à travers les petites fenêtres, on a une belle vue sur la Mosquée Bleue qui semble émergée des petites coupoles des parties basses de Sainte-Sophie. La Mosquée Bleue vue depuis les coupoles de Sainte-Sophie A proximité se trouve un mur de marbre percé d'une porte que seuls les grands dignitaires religieux avaient le droit de franchir.
Le clou de la visite se situe à la fin de celle-ci. En sortant par la droite (côté Ouest), par un petit couloir, on voit un grand miroir montrant une mosaique située...derrière nous ! Très bien vu, le dispositif. Cette mosaique des années 900 est unique ! En parfait état, elle montre Justinien offrant une maquette de Sainte-Sophie à la vierge Marie et Constantin (empereur romain et chrétien des années 300) offrant une maquette de Constantinople, ville qu'il a (re)fondé. Mosaique des Donateurs (XIe siècle) Sainte-Sophie, en dépit de nombreux touristes, des échafaudages et du manque de clarté reste un chef d'oeuvre de l'humanité, à ne surtout pas rater pour qui visite Istambul.
Voulant toujours voir plus profondément Constantinople, on se rend...sous terre pour voir les fameuses citernes byzantines. Quelques unes des 336 colonnes byzantines de la citerne Je les ai vues en 1986 mais je n'en avais qu'un vague souvenir. De nouveau, le lieu est exceptionnel. D'abord, il fait frais, et ça fait du bien, en ce début de mois d'août (il fit tres chaud toute la journée). Ensuite, on admire une forêt de colonnes byzantines colossales (8m de haut) qui soutiennent le plafond de cette vaste citerne. Le tout est en excellent état de conservation, pour ses 1500 ans ! A noter notamment les 2 bases de colonnes scupltées en forme de tête de méduse, au fond de la citerne, ainsi que les quatre colonnes colossales qui se situent avant la sortie. Il y a même un bar installé dans la citerne. Une des deux têtes de méduse
On mange, enfin, dans un bon petit resto, le resto Mozaic, où on était presque les seuls, près de la citerne. J'y découvre la sauce de grenade en me délectant d'un penne turc succulent ! Le repas complet reste assez cher quand même mais je ne le regrette pas.
Après le repas, on peut enfin se rendre dans la Mosquée Bleue. L'accès pour les touristes ce fait sur le côté. On passe devant le mur muni de nombreux robinets afin de faire les ablutions rituelles. Nouveauté depuis 1986 (je l'avais visité et là je m'en rappelais ! 😎), on trouve du savon liquide près de chaque robinet. Pas bêtes, les gérants de la mosquée 😄 La magnifique Mosquée Bleue Pour accéder à la salle de prière, il faut se déchausser et se trimballer avc le sac contenant nos souliers. Avbec ces centaines de touristes en sandales et en chaussettes, imaginez les odeurs ! 🤪 Tout le monde devrait faire ses ablutions avant d'entrer !
L'intérieur de la mosquée est très vaste, lumineux. Des carreaux de faience claire recouvrent la base des murs. Rappelons que cette mosquée a voulu imiter et même dépasser Sainte-sophie, plus de 1000 ans après l'édification de cette dernière. La salle de prière est partiellement fermée aux non musulmans, des barrières limitent un espace réservé aux croyants. Minbar (chaire de l'imam) et mihrab (niche sacrée) de sont donc pas accessibles pour nous. La Mosquée Bleue, lumineuse et fréquentée La coupole de la Mosquée Bleue Ma mère m'ayant commandé des épées-brochettes et des petites cuillères pour le thé, on se rend ensuite au Grand bazar. L'intérieur me parait trop neuf, les boutiques semblent toutes vendrent la même chose. Je suis déçu. D'autant plus qu'on nous "resquille" tout le temps, c'est lourd. Oui, je suis blanc, mais je ne m'habille pas comme un touriste "de base" ! Rien n'y fait. Heureusement, je retrouve une toute petite boutique de numismatie où j'étais allé en 1986, quelle joie : Mais elle est fermée aujourd'hui ! 🙁
On s'arrête dans une boutique de tapis muraux. On négocie un prix pour une pièce qui nous intéresse beaucuop. le vendeur baisse, baisse. Puis il accpete notre prix, celui qu'on lui a proposé ! trouvant cela louche, j'essaie de lachement me débiner en arguant que je n'ai pas de monnaie. Il envoie son cousin m'accompagner jusqu'à un distributeur ! Mince, coincé, pas le choix, je lui dis qu'on craint que le tapis soit trop cher. Il ne le prend pas trop mal et on se sauve, vite ! Bien sûr, on l'a regretté par la suite car le tapis était très bien, pour 40 €. J'ignore si ma méfiance était justifiée, mais elle procédait de mes expériences tunisienne (2004) et egyptienne (2005) où on a souvent essayé de m'arnaquer sévèrement.
Bref, on quitte le grand bazar où je ne trouve même pas un seul autocollant "turquie" pour mettre sur ma lunette arrière ! Ils commencent à m'agacer, à tous vendre la même chose, souvent des babioles pour touristes.
On passe au Bazar égyptien, en cette fin de journée. L'impression sera totalement différente, beaucoup plus positive. On fait pas mal d'achats : sauce de grenade, épices, carreaux de faience d'Iznit...mais pas les souvenirs "commandés" par ma mère.
On sort du bazar par le Sud, face à la Corne d'or et à la mosquée Yeni Cami, située à l'entrée du pont de Galata. Elle est peu connu mais vaut le coup; D'abord, comme pour toutes les mosquées, l'entrée est gratuite ! Ensuite, cette mosquée (des années 1600, si je m'en rappelle bien) est très belle, extérieur comme intérieur, où l'on voit notamment beaucoup de carreaux de faience. L'intérieur fait penser à celui de la Mosquée Bleue (motifs de décors, couleurs, matériaux...). La Yeni Cami (XVIIe siècle) Coupole de la Yeni Cami Jusqu'ici, on s'est mélanger aux nombreux touristes étrangers. La suite sera différente. On a encore le temps de visiter la grande mosquée de Suleymanye. On s'y rend à pieds, un peu fatigués par toutes les visites de la journée et surtout par la forte pente qui permet de sy rendre. Il commence à faire bien sombre. Peu de voitures, aucun touriste, on vient de dépasser les quartiers touristiques. Quelques turcs se promènent. On hésite. Et si la mosquée est fermée ? La curiosté l'emportant, on continue. On arrive finalement devant l'enceinte de cette gigantesque mosquée. Il fait nuit, c'est l'heure de la prière ! On cherche donc à manger. On ne trouve pas un resto recommandé par un guide. On prend un petit resto pour touristes en face de l'entrée de la mosquée, qui s'averera correct (café H. Sinan).
On repart à pieds pour Eminonu et le bus, pour rentrer au camping. Pas de taxi sur place, il n'y a pas de touriste à cette heure ! On redescend les ruelles sombres où on ne croise aucune femme turque. Certains Turcs regardent ma copine avec insistance. Quelques sifflets. On passe devant des détritus, des terrains vagues, on est pas forcément rassuré. Toujours aucun taxi. On arrive dans la quartier populaire situé au Nord-Ouest de Yeni Cami. Plus de monde, toujours des hommes. Puis quelques adolescentes, je suis rassuré. Je vois enfin la voie rapide qui longe le rivage. On la suit, il n'y a plus personne.
On arrive directement à l'arrêt bus. Pas d'horaires indiqués ! Personne pour nous renseigner. On attend 40 minutes. La veille, à la gare, un responsable du tourisme nous a dit qu'il y avait des bus jusqu'à minuit. Quel rigolo ! Le dernier passe, d'après mon expérience, avant 21h45.
Donc, plus de bus pour rentrer au camping d'Atakoy ! Taxi ? Ils ne sont pas cher mais jusqu'à Atakoy, de nuit, je devrais "douiller" quand même. Finalement, je prends la meilleure solution : le train de banlieue. Dans la gare d'Eminonu, ce n'est pas compliqué, il n'y a qu'un train pour le départ. Il longe la mer de Marmara passant près d'Atakoy. On le prend. Aucun touriste bien sûr. Les Turcs présents sont tous bien habillés, sans doute appartiennet-ils à la classe moyenne (comme dans le bus que l'on prend), on est complètement rassuré, cela me rappelle même mon train de banlieue Montparnasse/Clamart.
On s'arrête à la station de Bakirkoy. Heureusement, c'est écrit sur le mur, mais de toute façon un turc sympa nous l'a signalé.
La gare de banlieue est toute neuve, cette ville parait plutôt "bourgoise", les alentours de la gare sont très fréquentés, quelle foule à cette heure ! De là on trouve tout de suite un taxi qui nous amène au "Mocamp Atakoy" en quelques minutes.
Arrivés au camping, douche, assez sale puis dodo.
Troisième jour (A VENIR)
Impression négative de l'Inde English translation pending
Bonjour a tous,
J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.
Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.
L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!
Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.
Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).
Merci pour vos reactions.
J ai passe un mois en inde, avec mon petit ami, en janvier dernier.
Avant de partir, j ai largement utilise ce forum afin de preparer un itineraire qui nous a paru bien adapte. Nous voulions voir un maximum de choses. Nous avons donc fait Bombay, vol pour Jaipur, Pushkar, Udaipur, Bundi, Agra, Varanasi, vol pour Delhi, vol pour Bengalore, Ooty, Ernakulam et enfin un trajet sur les backwaters vers Allepey.
L arrivee a Bombay a bien sur ete depaysante, saisissante, mais supportable. Le reste des villes du Nord nous a paru insupportable, dans chaque ville nous etions presses de partir pour voir si c etait moins pire ailleurs. Le Sud nous a paru moins penible. Ce qui nous paraissait si difficile a vivre c est simplement les gens, le regard, les arnaques, on en venait a parler d harcelement quotidien!
Je reviens aujourd hui sur ce forum pour voir si d autres personnes ont ressenti la meme chose, apparement non. Mais je trouve ca vraiment surprenant, en Inde nous avons rencontre plus de touristes qui ne supportaient pas le pays plutot que ceux qui l appreciaient.
Je ne pense pas que j en viendrais a deconseiller de visiter ce pays, puisque chacun a son idee, mais je pense que les gens qui visitent ce forum doivent savoir que l Inde n est vraiment pas un pays facile et "enjoyable" (si quelqu un a un mot en francais pour ca, je prend).
Merci pour vos reactions.
Inde 2009 English translation pending
Voici les trois premiers textes d'un petit carnet qui m'a accompagné...
CINQ ANS APRES
Cinq ans, déjà cinq ans que je n’y suis pas retourné.
Plusieurs fois déjà j ai refait mes différents voyages dans ma tète.
Pour l’instant, me voici, muscles bandés, affrontant un trou d’air à 12000 pieds!
Il faut bien en passer par là pour revenir sur la terre sacrée...
Cinq ans!
M'aura t elle oublié? Aura t elle changé? Serons nous un peu ''gauches'' comme deux vieux amis qui se retrouvent après avoir vécu tant de choses, chacun de leur côté...?
'' Fifteen minutes before landing''.
Quelques grosses secousses encore et, ca y est, je suis à BOMBAY!
On ne va pas se mentir longtemps… l’aéroport a beaucoup changé!
Tout est aseptisé, de quoi n’effrayer personne.
Bien climatisé, longs couloirs marbrés, odeurs putrides évacuées.
Le ‘’ mieux’’ c’est la sortie!
Ah ça, les 90 % d’humidité ils ne peuvent pas nous l’éviter à nous autres.
Mais, là encore, américains obligent, ils ont réussi à chasser tous les mendiants et les petits clochards de 4 ans qui aimaient tant s’accrocher aux sacs à dos occidentaux.
Aujourd’hui: plus rien! Que des taxis neufs, tous bien garés, bien rangés sagement.
J ai du mal à en trouver un d’ ‘’origine’’ ! Un bon vieux tacot jaune et noir bombaysien.
Heureusement il en reste un, pourri à souhait. Il a un peu honte le chauffeur au milieu de toutes ces asiatiques…
Vas-y que j y monte moi dans son tombeau!
‘’ -Can I smoke?
- No smoking in cab Sir.
- Ouh con!
- Just wait outside airport after police station, then it’s fine.’’
Ils vont loin aujourd’hui! Ne plus fumer dans les taxis, en voila du changement culturel, et pas des moindres.
Heureusement, le laxisme gouvernemental rend tout acceptable.
S’il y a bien une chose qui n’a pas changé, c’est la conduite de mon brave chauffeur, brillant pilote a sa façon.
Et cette odeur… Cette fragrance pourrie, résultat de tout ce mélange de corps, déchets, rats crevés et moisissures liées a l’humidité…
Cette odeur est bien là. Elle n’a pas bougé. Je crois bien qu’elle est attachée à jamais à la presqu’île monstrueuse de Bombay.
Oui Bombai. MUMBAI qui défile de nuit par la fenêtre du taxi.
Partout des chauffeurs endormis, partout des corps assoupis sur des trottoirs moisis, partout des chiens galeux sur leurs festins d ordures.
Quelques attroupements par ci par là, mais rien de turbulent à cette heure là.
Tout cela défile devant moi entre klaxons nocturnes et coups de volants.
Tout va trop vite et je suis déjà arrivé.
Le Lawrence hôtel non plus n’a pas changé.
Plus qu’une douche froide pour enlever cette moiteur qui me colle à la peau.
Le ventilo à fond et j’attends patiemment que le sommeil m’emporte!
MUMBAI
Ouverture des yeux. Prise de conscience... Trois pales de ventilo qui tournent et déjà la sueur. Cette chaleur humide vient de l océan pollué et enveloppe tout. Quelques cris de corbeaux et des bruissements de feuilles épaisses m imposent de me lever. Une bonne douche froide au bout du long couloir de l hôtel, une clope et c est parti. Il est temps de rejoindre Colaba et de payer son salut à la Gateway of India.
Même le vent est lourd et chaud. La mer d Oman est jaune-orange tellement qu’ elle est chargée. Des dizaines de moustachus vendent toujours leurs ballons géants aux couleurs dégueulasses en forme de phallus. Combien d autres, un Nikon pendu à leurs cous, proposent d immortaliser quelque instant d auto-narcissisme aux milliers de couples d indiens venus visiter la Gateway...?
Mumbai a t elle vraiment changé?
Je note quelques mises à jours : finies les Hyundai Santro et vivent les Suzuki Swift! Maruti a renversé le marché! Finis les vieux portables coqués et bonjour les palm et autres téléphones Hi Tech.
Le Soleil frappe encore plus fort. Il est lourd, implacable. Rien ne lui échappe.
Les bruits sont toujours là! Klaxons, cornacs, jouets, moteurs de vieux camions à ordures qui trainent leurs odeurs le long des rues. La circulation monstrueuse et l absence de signalisation sont toujours de la partie.
Il faut tout de même saluer les efforts qui ont rendu l air un peu plus respirable. Saluons aussi la propreté. Fini les tas de déchets bordant chaque rue, la Municipalité a du investir dans quelques balayeurs de basse caste...
Saluons également les amis...
De chaque côté de colaba causeway se dressent de petites arcades totalement remplies de commerçants moustachus. On trouve à peu prés tout: tissus, écharpes, Gramophones, maillots de foot contrefaits, dieux sculptés, instruments maritime... Des centaines de petits stands se succèdent sous ces arcades en s installant au bord du trottoir. Circulez sous l arcade et vous êtes fait comme un rat. Ils vous tiennent! Coincé entre les entrées de restaurants, magasins de fringues, centres d appels et leurs petites échoppes débordantes. Toute la journée, cette sombre allée grouille de millions de " You like Safran?" "Very cheap", "Change money", "Friend" à n en plus finir .
Pour fêter mes retrouvailles rien de tel qu’ un petit verre au Leopold Café, l'antre a touristes et jeunes indiens branchés. On a beau dire, c est bien tenu, agréable et tout y est bon.
Bon bien sûr aujourd’hui, il faut faire avec les impacts de kalachnikov qui sont venus "à l'improviste" décorer les quelques murs du fond lors des derniers attentats pakistanais de Bombay... Mais leurs cheese toasts sandwichs agrémentés d une bonne kingfisher arrivent à me les faire oublier.
Le temps m est compté. L'Hyderabad express part dans moins d une heure et j ai quelques euros à changer. J évite soigneusement tout ce qui ressemble à de l officiel. Le mieux est de miser sur les valeurs sûres.
Au beau milieu de Walton road, pile en face l hôtel décrépi qui m avait accueilli pour ma tout première nuit, un paisible vendeur prospère en préparant innocemment toutes sortes d en cas pour les travailleurs bombaysiens.
Il est également dans la téléphonie mobile, la quincaillerie sommaire, le tabac et connait, bien sûr, toute personne susceptible de m aider... Un petit coup de téléphone en marathi, il prend sa calculette et m affiche un taux de change défiant toute concurrence boursière. J ai plus qu’à me griller une « classic wills » offerte par la maison dans la petite cour du fond en attendant qu’un coursier me ramène les biftons...!
Assis là, de nombreux souvenirs remontent du fond de ma mémoire à mesure que se consume ma cigarette.
Tous les bruits alentour, les odeurs, les couleurs, les visages me paraissent à nouveau familiers...
Non! Mumbai - à mon plus grand plaisir- n a vraiment pas changé!
FIRST TRAIN : MUMBAI -SOLAPUR
Un tacot pourri:
- "VT" (Victoria Station)
Et c’est parti!
Mes retrouvailles avec la vielle gare historique me rappellent de bons souvenirs. Toujours autant de monde et de couleurs qui s'étalent sur le béton.
Toutes les familles sont accroupies sur les plateformes, des dizaines de petits stands remplis à ras bord, vendent tout le nécessaire: cold drinks, cadenas, chaines, oreillers gonflables, tabacs, chai épicé...
Mon train est déjà la. La seule question avant de monter est savoir sur quelle sorte d’indiens je vais tomber.
Pour le coup c’est un musulman cinquantenaire, un karnatakais peu loquace et deux marahastrais affables et souriants. Cultivés les amis. Faut dire que sous leurs faux airs de moustachus bourrus et attardés se cachent un professeur d université retraité, un important franchiseur et un jeune ingénieur construisant des routes et des rails à travers tout le pays...
Une sirène retentit à l avant pour annoncer le grand départ, le grand tremblement. Quelques bruits de ferrailles hurlent et l immense carcasse métallique s ébranle en avançant.
A chaque fois qu’on quitte Bombay, les bidonvilles sont le passage obligé... Très rapidement ils s annoncent! Les odeurs nous préviennent en premier. Le ciel s’obscurcit et les vapeurs montent. Partout des cahutes de tôles moisies sont posées au milieu des déchets. Des relans de glaires fermentés enveloppent l atmosphère. L espace se rétrécit et étouffe...
De chaque côté, des ''local trains'', plus rapides, s enfoncent vers la misère. Miserere! Des millions d êtres boursouflés s exportent vers les bas fonds de Bombay. Le spectacle est de toute "vitalité'...
Ca dure une heure sans jamais faiblir. Partout et toujours des ordures et des senteurs putrides. Le tout est bien évidemment plus facile à vivre qu’à décrire...
Côté train, la vie s anime. Outre les passagers clandestins entassés entre chaque wagon, des centaines de vendeurs arpentent les couloirs de ferrailles pour satisfaire les besoins de la population.
En premier, le plus représenté, notre vendeur de chai qui hurle à tue tête "chai -masala chai" tout en jetant un œil frénétique de chaque côté, histoire de repérer le moindre soulèvement d envie chez l un des passagers. Ensuite, le vendeur de "min'ral water. Cold Drrrrinks" qui se trimballe avec son seau métallique englaçonné. Encore, le vendeur aveuglo-lepreux qui, chaines anti-vols autour du cou, propose à la vente toutes sortes de jouets dégueulasses pour occuper les innombrables mioches des familles bruyantes, odorantes et nombreuses. Enfin, une paysanne du coin qui propose ses cacahuètes curryfiées et cuites sur un tas de poubelles à des moustachus friands de les décortiquer... Tout cela passe et repasse inlassablement tout au long de la journée.
Le plus marquant est que chacun de ces margoulins se déforme la voix pour être mieux entendu et hurle sans relâche jusqu’a ce qu’un client héroïque libère les autres passagers en lui faisant fermer sa gueule le temps de payer...
Pour fuir ce tumulte il est toujours aussi agréable de se promener a l intérieur. Chaque petit compartiment du wagon accueille son lot de moustaches accompagnées de femmes et enfants. Entre chaque wagon, les portes restent ouvertes et je n ai plus qu’à m assoir et voir défiler le pays depuis cet emplacement privilégié.
D’au loin me parviennent de vertes montagnes qui se dressent fièrement. J aperçois quelques belles cascades qui éventrent ces gaillardes et dispensent la vie dans la profonde vallée. " Nul besoin que le ciel tonne par ici... Dieu a été prévoyant!"
Soudain, dans ce coin du Maharastra, à l occasion d un arrêt au beau milieu de nulle part, un militaire passe le train au crible et exige la fermeture de toutes les portes et volets. Parait qu’il y a des gens énervés qui se plaisent à balancer des grenades ou des poches d acide à l occasion... Ces enfoirés me font rater les paysages...
A l approche de la nuit, l intérieur du train redouble de folie.
Toute cette vie, toutes ces vies grouillent et s associent dans ce caisson branlant qui nous transporte à travers le pays. Il rugit le bougre! Il en crève d en trainer autant de passagers. Ils sont maltraités les engins de la indian railway.
Quelle chance! Quel Bonheur! Quelle énergie mouvante!
"J en veux encore des bruits de carcasse et des hurlements dans la nuit!"
Je me rassois en appétit et contemple alors ces rangées de dents qui me sourient...
CINQ ANS APRES
Cinq ans, déjà cinq ans que je n’y suis pas retourné.
Plusieurs fois déjà j ai refait mes différents voyages dans ma tète.
Pour l’instant, me voici, muscles bandés, affrontant un trou d’air à 12000 pieds!
Il faut bien en passer par là pour revenir sur la terre sacrée...
Cinq ans!
M'aura t elle oublié? Aura t elle changé? Serons nous un peu ''gauches'' comme deux vieux amis qui se retrouvent après avoir vécu tant de choses, chacun de leur côté...?
'' Fifteen minutes before landing''.
Quelques grosses secousses encore et, ca y est, je suis à BOMBAY!
On ne va pas se mentir longtemps… l’aéroport a beaucoup changé!
Tout est aseptisé, de quoi n’effrayer personne.
Bien climatisé, longs couloirs marbrés, odeurs putrides évacuées.
Le ‘’ mieux’’ c’est la sortie!
Ah ça, les 90 % d’humidité ils ne peuvent pas nous l’éviter à nous autres.
Mais, là encore, américains obligent, ils ont réussi à chasser tous les mendiants et les petits clochards de 4 ans qui aimaient tant s’accrocher aux sacs à dos occidentaux.
Aujourd’hui: plus rien! Que des taxis neufs, tous bien garés, bien rangés sagement.
J ai du mal à en trouver un d’ ‘’origine’’ ! Un bon vieux tacot jaune et noir bombaysien.
Heureusement il en reste un, pourri à souhait. Il a un peu honte le chauffeur au milieu de toutes ces asiatiques…
Vas-y que j y monte moi dans son tombeau!
‘’ -Can I smoke?
- No smoking in cab Sir.
- Ouh con!
- Just wait outside airport after police station, then it’s fine.’’
Ils vont loin aujourd’hui! Ne plus fumer dans les taxis, en voila du changement culturel, et pas des moindres.
Heureusement, le laxisme gouvernemental rend tout acceptable.
S’il y a bien une chose qui n’a pas changé, c’est la conduite de mon brave chauffeur, brillant pilote a sa façon.
Et cette odeur… Cette fragrance pourrie, résultat de tout ce mélange de corps, déchets, rats crevés et moisissures liées a l’humidité…
Cette odeur est bien là. Elle n’a pas bougé. Je crois bien qu’elle est attachée à jamais à la presqu’île monstrueuse de Bombay.
Oui Bombai. MUMBAI qui défile de nuit par la fenêtre du taxi.
Partout des chauffeurs endormis, partout des corps assoupis sur des trottoirs moisis, partout des chiens galeux sur leurs festins d ordures.
Quelques attroupements par ci par là, mais rien de turbulent à cette heure là.
Tout cela défile devant moi entre klaxons nocturnes et coups de volants.
Tout va trop vite et je suis déjà arrivé.
Le Lawrence hôtel non plus n’a pas changé.
Plus qu’une douche froide pour enlever cette moiteur qui me colle à la peau.
Le ventilo à fond et j’attends patiemment que le sommeil m’emporte!
MUMBAI
Ouverture des yeux. Prise de conscience... Trois pales de ventilo qui tournent et déjà la sueur. Cette chaleur humide vient de l océan pollué et enveloppe tout. Quelques cris de corbeaux et des bruissements de feuilles épaisses m imposent de me lever. Une bonne douche froide au bout du long couloir de l hôtel, une clope et c est parti. Il est temps de rejoindre Colaba et de payer son salut à la Gateway of India.
Même le vent est lourd et chaud. La mer d Oman est jaune-orange tellement qu’ elle est chargée. Des dizaines de moustachus vendent toujours leurs ballons géants aux couleurs dégueulasses en forme de phallus. Combien d autres, un Nikon pendu à leurs cous, proposent d immortaliser quelque instant d auto-narcissisme aux milliers de couples d indiens venus visiter la Gateway...?
Mumbai a t elle vraiment changé?
Je note quelques mises à jours : finies les Hyundai Santro et vivent les Suzuki Swift! Maruti a renversé le marché! Finis les vieux portables coqués et bonjour les palm et autres téléphones Hi Tech.
Le Soleil frappe encore plus fort. Il est lourd, implacable. Rien ne lui échappe.
Les bruits sont toujours là! Klaxons, cornacs, jouets, moteurs de vieux camions à ordures qui trainent leurs odeurs le long des rues. La circulation monstrueuse et l absence de signalisation sont toujours de la partie.
Il faut tout de même saluer les efforts qui ont rendu l air un peu plus respirable. Saluons aussi la propreté. Fini les tas de déchets bordant chaque rue, la Municipalité a du investir dans quelques balayeurs de basse caste...
Saluons également les amis...
De chaque côté de colaba causeway se dressent de petites arcades totalement remplies de commerçants moustachus. On trouve à peu prés tout: tissus, écharpes, Gramophones, maillots de foot contrefaits, dieux sculptés, instruments maritime... Des centaines de petits stands se succèdent sous ces arcades en s installant au bord du trottoir. Circulez sous l arcade et vous êtes fait comme un rat. Ils vous tiennent! Coincé entre les entrées de restaurants, magasins de fringues, centres d appels et leurs petites échoppes débordantes. Toute la journée, cette sombre allée grouille de millions de " You like Safran?" "Very cheap", "Change money", "Friend" à n en plus finir .
Pour fêter mes retrouvailles rien de tel qu’ un petit verre au Leopold Café, l'antre a touristes et jeunes indiens branchés. On a beau dire, c est bien tenu, agréable et tout y est bon.
Bon bien sûr aujourd’hui, il faut faire avec les impacts de kalachnikov qui sont venus "à l'improviste" décorer les quelques murs du fond lors des derniers attentats pakistanais de Bombay... Mais leurs cheese toasts sandwichs agrémentés d une bonne kingfisher arrivent à me les faire oublier.
Le temps m est compté. L'Hyderabad express part dans moins d une heure et j ai quelques euros à changer. J évite soigneusement tout ce qui ressemble à de l officiel. Le mieux est de miser sur les valeurs sûres.
Au beau milieu de Walton road, pile en face l hôtel décrépi qui m avait accueilli pour ma tout première nuit, un paisible vendeur prospère en préparant innocemment toutes sortes d en cas pour les travailleurs bombaysiens.
Il est également dans la téléphonie mobile, la quincaillerie sommaire, le tabac et connait, bien sûr, toute personne susceptible de m aider... Un petit coup de téléphone en marathi, il prend sa calculette et m affiche un taux de change défiant toute concurrence boursière. J ai plus qu’à me griller une « classic wills » offerte par la maison dans la petite cour du fond en attendant qu’un coursier me ramène les biftons...!
Assis là, de nombreux souvenirs remontent du fond de ma mémoire à mesure que se consume ma cigarette.
Tous les bruits alentour, les odeurs, les couleurs, les visages me paraissent à nouveau familiers...
Non! Mumbai - à mon plus grand plaisir- n a vraiment pas changé!
FIRST TRAIN : MUMBAI -SOLAPUR
Un tacot pourri:
- "VT" (Victoria Station)
Et c’est parti!
Mes retrouvailles avec la vielle gare historique me rappellent de bons souvenirs. Toujours autant de monde et de couleurs qui s'étalent sur le béton.
Toutes les familles sont accroupies sur les plateformes, des dizaines de petits stands remplis à ras bord, vendent tout le nécessaire: cold drinks, cadenas, chaines, oreillers gonflables, tabacs, chai épicé...
Mon train est déjà la. La seule question avant de monter est savoir sur quelle sorte d’indiens je vais tomber.
Pour le coup c’est un musulman cinquantenaire, un karnatakais peu loquace et deux marahastrais affables et souriants. Cultivés les amis. Faut dire que sous leurs faux airs de moustachus bourrus et attardés se cachent un professeur d université retraité, un important franchiseur et un jeune ingénieur construisant des routes et des rails à travers tout le pays...
Une sirène retentit à l avant pour annoncer le grand départ, le grand tremblement. Quelques bruits de ferrailles hurlent et l immense carcasse métallique s ébranle en avançant.
A chaque fois qu’on quitte Bombay, les bidonvilles sont le passage obligé... Très rapidement ils s annoncent! Les odeurs nous préviennent en premier. Le ciel s’obscurcit et les vapeurs montent. Partout des cahutes de tôles moisies sont posées au milieu des déchets. Des relans de glaires fermentés enveloppent l atmosphère. L espace se rétrécit et étouffe...
De chaque côté, des ''local trains'', plus rapides, s enfoncent vers la misère. Miserere! Des millions d êtres boursouflés s exportent vers les bas fonds de Bombay. Le spectacle est de toute "vitalité'...
Ca dure une heure sans jamais faiblir. Partout et toujours des ordures et des senteurs putrides. Le tout est bien évidemment plus facile à vivre qu’à décrire...
Côté train, la vie s anime. Outre les passagers clandestins entassés entre chaque wagon, des centaines de vendeurs arpentent les couloirs de ferrailles pour satisfaire les besoins de la population.
En premier, le plus représenté, notre vendeur de chai qui hurle à tue tête "chai -masala chai" tout en jetant un œil frénétique de chaque côté, histoire de repérer le moindre soulèvement d envie chez l un des passagers. Ensuite, le vendeur de "min'ral water. Cold Drrrrinks" qui se trimballe avec son seau métallique englaçonné. Encore, le vendeur aveuglo-lepreux qui, chaines anti-vols autour du cou, propose à la vente toutes sortes de jouets dégueulasses pour occuper les innombrables mioches des familles bruyantes, odorantes et nombreuses. Enfin, une paysanne du coin qui propose ses cacahuètes curryfiées et cuites sur un tas de poubelles à des moustachus friands de les décortiquer... Tout cela passe et repasse inlassablement tout au long de la journée.
Le plus marquant est que chacun de ces margoulins se déforme la voix pour être mieux entendu et hurle sans relâche jusqu’a ce qu’un client héroïque libère les autres passagers en lui faisant fermer sa gueule le temps de payer...
Pour fuir ce tumulte il est toujours aussi agréable de se promener a l intérieur. Chaque petit compartiment du wagon accueille son lot de moustaches accompagnées de femmes et enfants. Entre chaque wagon, les portes restent ouvertes et je n ai plus qu’à m assoir et voir défiler le pays depuis cet emplacement privilégié.
D’au loin me parviennent de vertes montagnes qui se dressent fièrement. J aperçois quelques belles cascades qui éventrent ces gaillardes et dispensent la vie dans la profonde vallée. " Nul besoin que le ciel tonne par ici... Dieu a été prévoyant!"
Soudain, dans ce coin du Maharastra, à l occasion d un arrêt au beau milieu de nulle part, un militaire passe le train au crible et exige la fermeture de toutes les portes et volets. Parait qu’il y a des gens énervés qui se plaisent à balancer des grenades ou des poches d acide à l occasion... Ces enfoirés me font rater les paysages...
A l approche de la nuit, l intérieur du train redouble de folie.
Toute cette vie, toutes ces vies grouillent et s associent dans ce caisson branlant qui nous transporte à travers le pays. Il rugit le bougre! Il en crève d en trainer autant de passagers. Ils sont maltraités les engins de la indian railway.
Quelle chance! Quel Bonheur! Quelle énergie mouvante!
"J en veux encore des bruits de carcasse et des hurlements dans la nuit!"
Je me rassois en appétit et contemple alors ces rangées de dents qui me sourient...
Où acheter des Suzanis (artisanat) en Ouzbékistan? English translation pending
Bonjour,
Je pars en Ouzbékistan les deux premières semaines d'aoùt. Quesl sont vos conseils pour acheter des Suzanis ? Quel est le meilleur endroit ? Ceux à éviter ? Avez-vous des idées de prix/dimension ? A quoi être attentif au niveau de la qualité ? Est-ce qu'il y a des risques à la douane (j'ai rpis un excédent bagage au retour, j'aimerais ramener plusieurs pièces ;-)) ? Merci pour vos conseils,
Fabienne
Je pars en Ouzbékistan les deux premières semaines d'aoùt. Quesl sont vos conseils pour acheter des Suzanis ? Quel est le meilleur endroit ? Ceux à éviter ? Avez-vous des idées de prix/dimension ? A quoi être attentif au niveau de la qualité ? Est-ce qu'il y a des risques à la douane (j'ai rpis un excédent bagage au retour, j'aimerais ramener plusieurs pièces ;-)) ? Merci pour vos conseils,
Fabienne
Trek des Annapurnas à pied ou en 4x4? English translation pending
Bonjour, non je ne pense pas faire le tour des ANNAPURNAS en voiture, rassurez-vous 😉 .J' ai cru comprendre en lisant ce forum que la route montait au dessus de NADI BAZAR (jusqu'ou exactement ? )donc la question est de savoir s'il y a un interet a commencer a marcher a partir de BESISAHAR ou si l' on doit monter le plus haut possible en jeep ? Hé là seules les personnes ayant fait ce trek peuvent me donner leur sentiment .J' attend votre reponse avec impatience car cela changera bien sur la durée de mon trek ! Au fait pour la durée combien de jours comptez-vous ? Merci d' avance pour vos reponses .
Acheter un duvet et/ou matériel de randonnée à Bichkek au Kirghizstan English translation pending
Bonjour,
voilà la question est dans le titre. Quelqu'un sait-il où il est possible d'acheter un duvet (ou tout autre équipement de randonnée) (et quel genre de duvet prévoir pour des randonnées en juillet-août) à Bichkek?
Merci à tous,
Ivan
Voyage de noces pour découvrir la Thaïlande: à organiser soi-même ou par un voyagiste? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Nous allons nous marier en juillet 2010 et nous projetons d'aller en Thaïlande. J'ai déjà acheter le guide du Routard et tout y est très bien expliqué, cependant, la grosse question est : Tout Opérateur ou pas? J'ai conscience que l'organisation d'un tel voyage n'est pas chose aisée, mais les circuits que proposent les T.O. me semblent souvent trop "justes" pour visiter les lieux à son rythme. Qui plus est, les transports en Thaïlande semblent relativement bien accessibles et pratiques. Par contre, est-ce vraiment plus intéressant financièrement parlant de tout organiser soi-même?
Je cherche des témoignages de ceux qui sont partis avec ET de ceux partis sans Tour-opérateur :)
Merci d'avance pour vos réponse que j'espère nombreuses.
Gaëtan
Nous allons nous marier en juillet 2010 et nous projetons d'aller en Thaïlande. J'ai déjà acheter le guide du Routard et tout y est très bien expliqué, cependant, la grosse question est : Tout Opérateur ou pas? J'ai conscience que l'organisation d'un tel voyage n'est pas chose aisée, mais les circuits que proposent les T.O. me semblent souvent trop "justes" pour visiter les lieux à son rythme. Qui plus est, les transports en Thaïlande semblent relativement bien accessibles et pratiques. Par contre, est-ce vraiment plus intéressant financièrement parlant de tout organiser soi-même?
Je cherche des témoignages de ceux qui sont partis avec ET de ceux partis sans Tour-opérateur :)
Merci d'avance pour vos réponse que j'espère nombreuses.
Gaëtan
Trek dans le Langtang et Gosaikund (Népal) English translation pending
Bonjour à tous !
Je reviens d'un long périple asiatique où j'ai entre autres réalisé un trek de 13 jours (11 jours de marche) au Népal, au nord de Kathmandu, dans la région du Langtang. Si cela vous intéresse en voici un récit. Je suis partie avec l'association Shakti Népal, une association qui organise des treks afin d'obtenir des ressources pour leur école à Kathmandu d'enfants défavorisés, ainsi que pour aider des gens très modestes dans le Langtang. Nous étions 3, accompagnés d'un guide et de 2 porteurs, et nous sommes tombés sur des gens formidables, ouverts, rigolos, serviables... une amitié s'est vraiment installée. Je ne pourrais que vous recommander cette belle association.
Je vous laisse avec quelques photos et le détail du trek, n'hésitez pas si vous avez des questions sur cette belle région !
Itinéraire Jour 1: Katmandou – Syabru Besi (1 460 m.), trajet en bus ordinaire, env 11 h.Jour 2 : Syabru Besi – Lama Hotel (2 410 m), marche : 5 heures.Jour 3 : Lama Hotel – Langtang ( 3 330 m.), marche : 6 heures.Jour 4 : Langtang Acclimatation à l’altitude ( 3 330 m.) Visites du monastère et du vieux village de Gompa. Visite d’une ferme Tamang.Jour 5 : Langtang – Kyanjin Gompa ( 3 730 m.), marche : 2 heures. Ascension de la colline Kyangjing Ri ( 4 700 m.), marche : 4 heures Visites de la Fromagerie et du vieux monastère, si disponibilité.Jour 6 : Kyanjin Gompa. Ascension du Tserko Ri ( 4 984 m), marche : 6 heures - -> le temps ne nous a pas permis l'ascension, balade dans la haute vallée. Marche : 6h ou Randonnée à Langshisha Kharka (4 160 m), marche : 7 heuresJour 7 : Kyanjin Gompa – Chhunama, river side ( 3 100 m.), marche : 6 heures.Jour 8 : Chhunama, river side – Thulo Syabru (2 210 m), marche : 5 heures.Jour 9 : Thulo Syabru – Shin Gompa (3 350 m), marche : 4 heures.Jour 10 : Shin Gompa – Gosainkund (4 380 m.), marche : 6 heures. Fromagerie à Shin Gompa. Belle vue sur la chaîne du Langtang. Vue sur le Manaslu. Temples de Shiva et balades autour du grand lac.Jour 11 : Gosainkund – Shin Gompa (3 350 m.), marche : 6 heures.Jour 12 : Shin Gompa – Dhunche (1 960 m.), marche : 6 heures.Jour 13 : Dhunche – Katmandou, trajet en bus ordinaire, env 10 heures.









Plus de détails et photos : http://www.fleuf.fr/asie/
Je reviens d'un long périple asiatique où j'ai entre autres réalisé un trek de 13 jours (11 jours de marche) au Népal, au nord de Kathmandu, dans la région du Langtang. Si cela vous intéresse en voici un récit. Je suis partie avec l'association Shakti Népal, une association qui organise des treks afin d'obtenir des ressources pour leur école à Kathmandu d'enfants défavorisés, ainsi que pour aider des gens très modestes dans le Langtang. Nous étions 3, accompagnés d'un guide et de 2 porteurs, et nous sommes tombés sur des gens formidables, ouverts, rigolos, serviables... une amitié s'est vraiment installée. Je ne pourrais que vous recommander cette belle association.
Je vous laisse avec quelques photos et le détail du trek, n'hésitez pas si vous avez des questions sur cette belle région !
Itinéraire Jour 1: Katmandou – Syabru Besi (1 460 m.), trajet en bus ordinaire, env 11 h.Jour 2 : Syabru Besi – Lama Hotel (2 410 m), marche : 5 heures.Jour 3 : Lama Hotel – Langtang ( 3 330 m.), marche : 6 heures.Jour 4 : Langtang Acclimatation à l’altitude ( 3 330 m.) Visites du monastère et du vieux village de Gompa. Visite d’une ferme Tamang.Jour 5 : Langtang – Kyanjin Gompa ( 3 730 m.), marche : 2 heures. Ascension de la colline Kyangjing Ri ( 4 700 m.), marche : 4 heures Visites de la Fromagerie et du vieux monastère, si disponibilité.Jour 6 : Kyanjin Gompa. Ascension du Tserko Ri ( 4 984 m), marche : 6 heures - -> le temps ne nous a pas permis l'ascension, balade dans la haute vallée. Marche : 6h ou Randonnée à Langshisha Kharka (4 160 m), marche : 7 heuresJour 7 : Kyanjin Gompa – Chhunama, river side ( 3 100 m.), marche : 6 heures.Jour 8 : Chhunama, river side – Thulo Syabru (2 210 m), marche : 5 heures.Jour 9 : Thulo Syabru – Shin Gompa (3 350 m), marche : 4 heures.Jour 10 : Shin Gompa – Gosainkund (4 380 m.), marche : 6 heures. Fromagerie à Shin Gompa. Belle vue sur la chaîne du Langtang. Vue sur le Manaslu. Temples de Shiva et balades autour du grand lac.Jour 11 : Gosainkund – Shin Gompa (3 350 m.), marche : 6 heures.Jour 12 : Shin Gompa – Dhunche (1 960 m.), marche : 6 heures.Jour 13 : Dhunche – Katmandou, trajet en bus ordinaire, env 10 heures.










Plus de détails et photos : http://www.fleuf.fr/asie/
Comment cuisine-t-on un tajine? (plat de cuisson du Maghreb) English translation pending
bonjour à tous, tout d'abord je souhaite dire tout le bien que je pense de ce forum ou on trouve réponse à chaque question!!!
la question que je me pose aujourd'hui c'est comment cuisine t'on un tajine?
j'ai vu plein de recette mais on note mettre les ingrédients dans une marmitte, faire frire...
je pensais que le tajine se mettait au four! peut on le mettre aussi sur le gaz? et les plaque vitrocéramique?
je pars au maroc samedi, quel genre de tajine dois je acheter? à quel prix puis je en trouver?et sinon quel genre d'épices ramener, en ai-je le droit?
merci à tous
Itinéraire 3 semaines 1/2 en Turquie English translation pending
Bonjour à tous!
Nous rêvons depuis plusieurs années de visiter la Turquie! 😏 Je suis en train de préparer ce grand voyage pour 2016. Oui je sais, c'est encore loin 😛, mais les préparatifs font déjà voyager en quelque sorte 😉, alors ça nous fait patienter 😎.
Nous comptons partir en vols secs et nous organiser sur place en ce qui concerne les hôtels et les transports intérieurs. Est-ce faisable en Turquie (nous avons l'habitude de l'Asie ou cela se fait très aisément).
A aujourd'hui, notre itinéraire serait le suivant:
Istanbul: 3 jour - Palais Topkapi - Sainte Sophie - La Mosquée Bleue - Le Grand Bazar - Le Bazar Egyptien ou marché aux épices - Le Palais Dolmabahçe - Le Palais de Beylerbeyi - La citerne basilique Pergame: 1 jour - Asclépiéion - Acropole Ephèse: 1 jour Pamukkalé: 1 à 2 jours Dalyan: 1 jour Kas, Kalekoy et Simena et ville engloutie de Kekova: 2 jours Myra et sa nécropole: 1 jour Aspendos: 1 jour Uchisar, Vallée de Gorëme, Urgup: 6 jours Nemrut Dagi: 1 jour
Ce qui fait un total de 19 jours de visites auxquels il faut ajouter les temps de transports entre les sites et éventuellement le retour à Istanbul pour prendre le vol retour (car bien moins cher de faire France/IST/France que de faire par exemple France/IST - ANK/France).
Que pensez-vous de l'itinéraire? Avez-vous des recommandations sur ces endroits? Sur d'autres endroits? Pourriez-vous m'aider quant aux modes de transports entre les différents sites? Existe-t-il des bus de nuit pour les longues distances? Nous voyagerons avec notre fille qui aura 6 ans 1/2, mais qui suit très bien et adore voyager et découvrir et aime beaucoup les différents modes de transport.
Au départ, nous souhaitions faire ce voyage en camping-car, mais depuis la France, il faut au minimum 5 jours de trajet aller et 5 jours retour... ce qui mangerait 10 jours de nos vacances...!!! Du coup, nous privilégierons les transports locaux après avoir atterri à Istanbul.
Dans l'attente de vos suggestions,
Bon voyage à tous... ou bons préparatifs!!! 😎
Nous rêvons depuis plusieurs années de visiter la Turquie! 😏 Je suis en train de préparer ce grand voyage pour 2016. Oui je sais, c'est encore loin 😛, mais les préparatifs font déjà voyager en quelque sorte 😉, alors ça nous fait patienter 😎.
Nous comptons partir en vols secs et nous organiser sur place en ce qui concerne les hôtels et les transports intérieurs. Est-ce faisable en Turquie (nous avons l'habitude de l'Asie ou cela se fait très aisément).
A aujourd'hui, notre itinéraire serait le suivant:
Istanbul: 3 jour - Palais Topkapi - Sainte Sophie - La Mosquée Bleue - Le Grand Bazar - Le Bazar Egyptien ou marché aux épices - Le Palais Dolmabahçe - Le Palais de Beylerbeyi - La citerne basilique Pergame: 1 jour - Asclépiéion - Acropole Ephèse: 1 jour Pamukkalé: 1 à 2 jours Dalyan: 1 jour Kas, Kalekoy et Simena et ville engloutie de Kekova: 2 jours Myra et sa nécropole: 1 jour Aspendos: 1 jour Uchisar, Vallée de Gorëme, Urgup: 6 jours Nemrut Dagi: 1 jour
Ce qui fait un total de 19 jours de visites auxquels il faut ajouter les temps de transports entre les sites et éventuellement le retour à Istanbul pour prendre le vol retour (car bien moins cher de faire France/IST/France que de faire par exemple France/IST - ANK/France).
Que pensez-vous de l'itinéraire? Avez-vous des recommandations sur ces endroits? Sur d'autres endroits? Pourriez-vous m'aider quant aux modes de transports entre les différents sites? Existe-t-il des bus de nuit pour les longues distances? Nous voyagerons avec notre fille qui aura 6 ans 1/2, mais qui suit très bien et adore voyager et découvrir et aime beaucoup les différents modes de transport.
Au départ, nous souhaitions faire ce voyage en camping-car, mais depuis la France, il faut au minimum 5 jours de trajet aller et 5 jours retour... ce qui mangerait 10 jours de nos vacances...!!! Du coup, nous privilégierons les transports locaux après avoir atterri à Istanbul.
Dans l'attente de vos suggestions,
Bon voyage à tous... ou bons préparatifs!!! 😎
Les soirées Trek à Lille - l'Iran - mardi 8 avril 2014 English translation pending

La prochaine rencontre des Soirées Trek aura lieu le mardi 8 avril 2014.
Ce mois-ci, Julien nous présentera son voyage en Iran, dans la région de l'Alborz.
Les rencontres les Soirées Trek sont un rendez-vous pour se retrouver entre marcheurs et futur-marcheurs autour d'un verre, d'un repas. Randonneurs, trekkeurs, mul ou mulet, que ce soit en solo, en groupe ou par agence, tous les marcheurs sont les bienvenus pour venir partager leurs expériences, découvrir de nouvelles destinations, échanger des informations, trouver des équipiers... Ou tout simplement passer une bonne soirée.
Ce rendez-vous mensuel, animé par des amoureux de la marche, vous est proposé gratuitement. Néanmoins, nous vous demandons la consommation d'un repas au bar restaurant qui nous accueille (Prix moyen d'une soirée : 15,00 à 25,00 €)
Cette soirée trek aura lieu à partir de 19h30 au bar-restaurant : Zango 36 rue de Gand
Les inscriptions sont ouvertes :o)
A bientôt, les Soirées Trek www.lessoireestrek.org
Périple en Turquie, itinéraire...? English translation pending
Tout d'abord, bonjour à tous !
La lecture de ce forum a été de nombreuses fois pour moi une source d'inspiration, et j'y poste ce message en quête de conseils avisés sur un voyage en couple en Turquie, notamment en ce qui concerne la partie consacrée à Istanbul : la coupable tentation de voir un maximum de choses en assez peu de temps s'est laissée sentir, et je m'interroge notamment sur le rythme des journées.
Voici donc mes prévisions (arrivée à Sultanahmet le samedi 21 au soir ) :
Jour 1 ( dimanche ) : Bazar égyptien ou mosquée bleue / Pont de Galata et balade jusqu'à Taksim / bus jusqu'à Ortakoy et promenade / Soirée dans une Meyhane à Beyoglu, vers Ikstiklal C.
Jour 2 : Mini Croisière sur la Corne d'or, montée au Café Pierre Loti, promenade dans Balat ou Fener et visite de Saint Sauveur in Chora le matin. Grand Bazar et mosquée de Soliman l'après midi.
Jour 3 : Bazar égyptien ou mosquée bleue tôt le matin. Croisière sur le Bosphore ( départ à 10 h 35 ). Arrêt à Saryier ( je pense zapper Anadolu Kavagi ) pour le repas. Retour en bus en s'arrêtant à Arnavutkoy.
Jour 4 : Visite de Sultanahmet ( palais de Topkapi le matin, Sainte Sophie et citerne basilique l'après-midi ). Départ pour la capadocce le soir.
Jour 5 : Göreme. ( arrivée en fin de matinée, je pense ). Jour 6 : Göreme. Jour 7 : Göreme Jour 8 : Göreme. Départ pour Konya en début d'après-midi.
S'ensuivront Antalya, Kalkan, Fethiye, Pammukale, Selçuk, puis retour à l'aéroport d'Atatürk depuis Izmir, et retour en France.
Les questions que je me pose sont les suivantes :
- le programme lié à Istanbul vous semble-t-il équilibré ou chargé ? - le temps consacré à la Capadocce étant court à mon goût, quelles visites, balades privilégieriez-vous ? - Sur le trajet qui relie Antalya à Kalkan, nous souhaiterions nous arrêter à Olympos ou Phaselis et Demre. Quel moyen de transport peut nous le permettre ? Bus ? Dolmus ?
- Concernant les sites antiques dans la zone, j'ai privilégié Aspendos sur Perge et Side, Olympos et Demre ( Kale, Myra ) sur Phaselis. Ce choix vous semble-t-il pertinent ? Y a-t-il à votre avis des sites qui seraient plus intéressants que ceux-là, ou à l'inverse, y en a-t-il parmi ceux-là qui seraient très dispensables ?
En vous remerciant par avance pour vos réponses,
Mathias.
La lecture de ce forum a été de nombreuses fois pour moi une source d'inspiration, et j'y poste ce message en quête de conseils avisés sur un voyage en couple en Turquie, notamment en ce qui concerne la partie consacrée à Istanbul : la coupable tentation de voir un maximum de choses en assez peu de temps s'est laissée sentir, et je m'interroge notamment sur le rythme des journées.
Voici donc mes prévisions (arrivée à Sultanahmet le samedi 21 au soir ) :
Jour 1 ( dimanche ) : Bazar égyptien ou mosquée bleue / Pont de Galata et balade jusqu'à Taksim / bus jusqu'à Ortakoy et promenade / Soirée dans une Meyhane à Beyoglu, vers Ikstiklal C.
Jour 2 : Mini Croisière sur la Corne d'or, montée au Café Pierre Loti, promenade dans Balat ou Fener et visite de Saint Sauveur in Chora le matin. Grand Bazar et mosquée de Soliman l'après midi.
Jour 3 : Bazar égyptien ou mosquée bleue tôt le matin. Croisière sur le Bosphore ( départ à 10 h 35 ). Arrêt à Saryier ( je pense zapper Anadolu Kavagi ) pour le repas. Retour en bus en s'arrêtant à Arnavutkoy.
Jour 4 : Visite de Sultanahmet ( palais de Topkapi le matin, Sainte Sophie et citerne basilique l'après-midi ). Départ pour la capadocce le soir.
Jour 5 : Göreme. ( arrivée en fin de matinée, je pense ). Jour 6 : Göreme. Jour 7 : Göreme Jour 8 : Göreme. Départ pour Konya en début d'après-midi.
S'ensuivront Antalya, Kalkan, Fethiye, Pammukale, Selçuk, puis retour à l'aéroport d'Atatürk depuis Izmir, et retour en France.
Les questions que je me pose sont les suivantes :
- le programme lié à Istanbul vous semble-t-il équilibré ou chargé ? - le temps consacré à la Capadocce étant court à mon goût, quelles visites, balades privilégieriez-vous ? - Sur le trajet qui relie Antalya à Kalkan, nous souhaiterions nous arrêter à Olympos ou Phaselis et Demre. Quel moyen de transport peut nous le permettre ? Bus ? Dolmus ?
- Concernant les sites antiques dans la zone, j'ai privilégié Aspendos sur Perge et Side, Olympos et Demre ( Kale, Myra ) sur Phaselis. Ce choix vous semble-t-il pertinent ? Y a-t-il à votre avis des sites qui seraient plus intéressants que ceux-là, ou à l'inverse, y en a-t-il parmi ceux-là qui seraient très dispensables ?
En vous remerciant par avance pour vos réponses,
Mathias.
Avis sur périple cet été d'Zmir à Kas en passant par Pamukkale? (Turquie) English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons cet été de passer 3 semaines en Turquie avec nos 2 filles de 12 et 10 ans. du 23 juillet au 15 aout.
Nous atterrissons à Izmir Puis partons prés de Kusadasi où nous passons 3 jours.
J4 Départ pour Pamukkale : 2 nuits
J6 Kalkan ou Kas ?pour une semaine. Kekova en canoe, gorges de kalputas, patara, simena, canyonning
J14 Région de Fethiye: 3 nuits. Vallée des papillons, les 12 iles
J17 Vers Marmaris 2nuits. Presqu'ile en scooter
J19 Vers Bodrum 2 nuits. Plongée
J21 retour Izmir.
Que pensez vous de ce trajet? Connaitriez vous une location de voiture sérieuse et moins chère que les grandes enseignes sur Izmir ? Quand je dis vers... C'est qu'en fait nous n'aimons pas les usines à tourisme de masse. Même si je sais que nous ne serons pas seul en été, pourriez vous m'indiquer des villages tranquiles et charmant a proximité de nos points de chutes avec des hébergements propres et pas trop chers. Dois je réserver ? Merci pour vos réponses
Que pensez vous de ce trajet? Connaitriez vous une location de voiture sérieuse et moins chère que les grandes enseignes sur Izmir ? Quand je dis vers... C'est qu'en fait nous n'aimons pas les usines à tourisme de masse. Même si je sais que nous ne serons pas seul en été, pourriez vous m'indiquer des villages tranquiles et charmant a proximité de nos points de chutes avec des hébergements propres et pas trop chers. Dois je réserver ? Merci pour vos réponses
Premier trek au Népal: Helambu, un bon itinéraire? English translation pending
Bonsoir!
On part 15j au Népal en oct: Premier trek!! On n'est pas de gros sportifs, on a une condition physique normale et l'expérience de randos par ci par là dans les alpes suisses mais pas de haute montagne. On serait tenté par l'Helambu ou Langtang. J'ai cru comprendre que l'annapurnas est trés fréquenté par les touristes à cette période.
J'ai vu 2 treks dans l'Helambu 7j, Trek 1 - SUNDARIJAL, col de LEKH à 2438m et descente vers l'étape de CHISOPANI . - CHISOPANI pour Gyalthum/Talamarang (1400M) - TALAMARANG pour TIMBU en suivant la rivière MELAMCHI KHOLA. -TIMBU pour TARKEGHYANG, - TARKEGHYANG, au point de vue à 3600m - TARKEGHYANG à SERMATHANG, - SERMATHANG (2600M) pour Gyalthum
ou Trek 2 avec les lacs sacrés: - Dhumche -SHAYBRU (2250m) - SHAYBRU -SHING GOMPA - SHING GOMPA -les lacs sacrés de GOSAIKUND (4380m) - GOSAIKUND (4380M) - GHOPTE (3430m) par le col de LAUREBINAYAK PASS à 4650M. -GHOPTE - MELAMCHI GAON (2650m) - le col de THAREPATI PASS (3565m). - MELAMCHI GAON, - TARKEGHYANG (2700m). -TARKEGHYANG -TIMBU (1800m)- Gyalthum
qu'est ce que vous en pensez pour un premier trek? paysages, difficultés, itinéraire? Merci de vos expériences de trekeurs!!
On part 15j au Népal en oct: Premier trek!! On n'est pas de gros sportifs, on a une condition physique normale et l'expérience de randos par ci par là dans les alpes suisses mais pas de haute montagne. On serait tenté par l'Helambu ou Langtang. J'ai cru comprendre que l'annapurnas est trés fréquenté par les touristes à cette période.
J'ai vu 2 treks dans l'Helambu 7j, Trek 1 - SUNDARIJAL, col de LEKH à 2438m et descente vers l'étape de CHISOPANI . - CHISOPANI pour Gyalthum/Talamarang (1400M) - TALAMARANG pour TIMBU en suivant la rivière MELAMCHI KHOLA. -TIMBU pour TARKEGHYANG, - TARKEGHYANG, au point de vue à 3600m - TARKEGHYANG à SERMATHANG, - SERMATHANG (2600M) pour Gyalthum
ou Trek 2 avec les lacs sacrés: - Dhumche -SHAYBRU (2250m) - SHAYBRU -SHING GOMPA - SHING GOMPA -les lacs sacrés de GOSAIKUND (4380m) - GOSAIKUND (4380M) - GHOPTE (3430m) par le col de LAUREBINAYAK PASS à 4650M. -GHOPTE - MELAMCHI GAON (2650m) - le col de THAREPATI PASS (3565m). - MELAMCHI GAON, - TARKEGHYANG (2700m). -TARKEGHYANG -TIMBU (1800m)- Gyalthum
qu'est ce que vous en pensez pour un premier trek? paysages, difficultés, itinéraire? Merci de vos expériences de trekeurs!!
Istanbul: mosquée de Soliman, palais le long du Bosphore, marchés? English translation pending
Bonjour ,
je repars quelques jours en mai dans cette ville . J'aimerais savoir si la mosquée de Soliman est maintenant ouverte aux visiteurs et aussi les conditions de visite de la 'Petite Sainte Sophie ' : certains guides disent : toute la journée et d'autres aux heures des cultes ...
D'autre part , faut-il vraiment éviter les samedi et dimanche pour aller voir les divers palais le long du Bosphore ?
Dernière question : quels marchés et de quoi recommanderiez-vous, pour leur animation et objets typiques ? ( qui se tiennent du jeudi au lundi ).
Merci d'une réponse et bonne journée .
D'autre part , faut-il vraiment éviter les samedi et dimanche pour aller voir les divers palais le long du Bosphore ?
Dernière question : quels marchés et de quoi recommanderiez-vous, pour leur animation et objets typiques ? ( qui se tiennent du jeudi au lundi ).
Merci d'une réponse et bonne journée .