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Pensions en Polynésie française English translation pending
bonjour,
nous allons donc là bas 3 semaines en mars, on va faire plusiers iles, on sait pas lesquelles encore exactement, quelle pension de famille conseillez pour un jeune couple ou lesquelles vous nous deconseiller,
je pense qu'on alternera les catégories,
pouvez vous me precisez si ds ces pensions il y a des moustiquaires
merci, je suis preneuse de toutes vos info
merci, je suis preneuse de toutes vos info
Situation/Politique au Népal English translation pending
😉
Je vous prie de trouver ci-joint un ensemble d'articles sur divers sujets du moment au Népal. Je vous invite à les lires sachant que ces articles sont des opinions. Donc nous devons avoir du recul par rapport aux informations communiquées. Néanmoins elles restent intéressantes par la pertinence des propos.
Népal: Les Maoïstes veulent négocier avec le Roi et l'Armée
Les Maoïstes sérieux quant à une intervention étrangère.
Selon « Nepal News », ce lundi 20 septembre 2004, le porte – parole du Parti Communiste népalais (Maoïste), Krishna Bahadur Mahara, vient de déclarer que son Parti était sérieux quant aux perspectives accrues d’une intervention étrangère au Népal face à l’intensification du conflit en cours.
Sans donner plus d’explication.
S’adressant au téléphone grand quotidien national “Kantipur daily”, le porte-parole des rebelles a précisé que les Maoïstes ne voyait aucune raison de tenir des pourparlers avec le gouvernement du Premier ministre népalais Sher Bahadur Deuba ‘qui n’a aucune autorité’. « Il y a le Roi et l’Armée au-dessus de ce gouvernement et au-dessus d’eux il y a l’Inde et les Etats – Unis. Ce gouvernement peut-il les persuader ? »
Le responsable maoïste a aussi maintenu qu’à ses yeux le gouvernement ne favorisait pas des négociations en concluant un accord d’assistance militaire avec l’Inde, sans compter les menaces que les ministres adressent aux insurgés.
D’après le “Kantipur daily”, le porte-parole maoïste lui a confié que le gouvernement népalais pourrait créer un environnement propice à des discussions en ne traitant plus de « terroristes » son Parti et les organisations affiliées, d’une part, et, d’autre part, en cessant d’émettre des avis de recherche contre les dirigeants de la rébellion.
“Ce gouvernement n’a aucune autorité pour conduire des négociations. Tout ce qu’il peut faire est de créer un environnement minimum pour des négociations », a-t-il ajouté. Le porte – parole maoïste a alors précisé que les négociations à venir se concentreraient sur le Roi et l’Armée, et que son Parti tiendrait des négociations sur l’entière structure de l’Etat avec le ‘régime actuel’.
Le rôle inévitable de l’ONU dans l’insurrection maoïste.
D’après « Nepal news », un jour après qu’un ministre influent du gouvernement, le Dr Prakash Sharan Mahat, chargée des affaires étrangères, ait déclaré que son gouvernement s’était engagé à résoudre la crise maoïste comme une crise interne, l’ancien juge à la Cour suprême, Prasad Aryal maintient que le rôle des Nations unies est ‘inévitable’ face à l’insurrection maoïste.
S’adressant hier dimanche le 19 septembre 2004, à une réunion sur le thème de la réorganisation de l’Etat en regard de la crise actuelle, l’ancien juge suprême a aussi suggéré que toutes les parties concernées s’accordent à ce que se tiennent des élections en vue de nommer une assemblée constituante chargée d’établir une nouvelle constitution.
“Si une nouvelle constitution est mise en place par le biais de l’élection d’une assemblée constituante, nul ne pourra la violer car le peuple en personne la protégera”.
Népal: Le Royaume veut entrer au Conseil de Sécurité de l'ONU
LA FIJ S'APPRÊTE À ENVOYER UNE DÉLÉGATION AU NÉPAL
La Fédération internationale des journalistes (FIJ) enverra une délégation au Népal à la fin de septembre 2004 pour apporter son appui aux journalistes népalais et au personnel des médias, qui subissent l'assaut des deux côtés dans un long conflit entre rebelles maoïstes et forces armées.
« La situation au Népal va de mal en pis », dit la FIJ. Ces deux derniers mois, deux journalistes ont été tués et plusieurs autres menacés.
La délégation de la FIJ sera de passage au pays pendant le même mois où les groupes de défense de la liberté de la presse en Asie du Sud et les associations de journalistes vont se rencontrer à Katmandou à l'occasion d'un atelier sur les droits de la personne et la couverture des conflits.
Consulter les sites suivants : Bureau Asie-Pacifique de la FIJ : http://www.ifj-asia.org/page/nepal040909.html Déclaration conjointe émise par les groupes de défense de la libre expression de la région Asie-Pacifique : http://www.ifj-asia.org/page/nepal040822.html Alertes de l'IFEX sur le Népal : http://www.ifex.org/en/content/view/full/155/
Maoïstes enlèvent 50 élèves d’une école de Bhojpur.
Selon « Nepal News », aujourd’hui le dimanche 19 septembre 2004, les rebelles maoïstes ont enlevé 50 écoliers et 2 civils dans la région reculée de Bhojpur.
Les rebelles ont kidnappé 32 écoliers dans une école secondaire de la commune rurale de Bhungle et 19 autres ainsi que 2 civils dans un autre établissement de la commune de Jalgaun dans la même région.
Si les rebelles ont tôt relâché la moitié des écoliers enlevés, par contre on ne sait pas encore où sont passes les autres.
Les familles et les établissements concernés ont appelé les Maoïstes à libérer immédiatement ces écoliers.
Familles et enfants protestant contre la fermeture des écoles et collèges.
D’après “Nepal News”, hier samedi le 18 septembre 2004, à Sindhulpachowk les enseignants et élèves avec leurs parents ont défilé dans les rues en compagnie de journalistes et des militants des droits de l’homme afin de protester contre la grève décrétée pour une durée indéterminée dans les établissements scolaires à l’appel de la Fédération nationale des syndicats indépendants du Népal – Révolutionnaire (ANNFSU – R), l’aile étudiante des Maoïstes.
Sindhulpachowk, les écoles sont restées fermées ces deux dernières semaines, à la suite de l’appel de la fédération étudiante maoïste. 100 000 scolaires sont dans la région touchés par cet appel à la grève illimitéequi a pour objectif d’obtenir des autorités des informations sur le sort du président de l’antenne régionale de la fédération maoïste.
Une délégation népalaise part pour l’Assemblée générale de l’ONU.
Toujours selon “Nepal News”, une délégation du gouvernement népalais conduite par le ministre des affaires étrangères vient de quitter samedi Katmandou pour New York en vue d’assister à la 59 session de l’Assemblée générale des Nations unies qui sera inaugurée mardi prochain.
S’adressant à la presse à l’aéroport de Tribhuvan avant son départ, le ministre des affaires étrangères népalais a souligné que le gouvernement s’était engagé à résoudre la crise maoïste de façon interne. « Puisque c’est un problème interne, nous pouvons le résoudre nous-mêmes » a-t-il ajouté précisant, néanmoins, que le gouvernement népalais demanderait la coopération de l’ONU pour résoudre l’insurrection.
Dit-on, le Népal rechercherait aussi des appuis en vue d’entrer au Conseil de Sécurité en qualité de membre temporaire tout en soulevant par ailleurs la question du recrutement d’enfants soldats par les Maoïstes.
Samedi, 18 septembre 2004
Publié le 2004-09-18 14:39:02 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Les Maoïstes sont entrain de gagner la guerre
Les Maoïstes gagnent la guerre au Népal.
Dans le « Berkeley Daily Planet », le 17 septembre 204, Mike MacPhate, voit déjà la victoire au bout du fusil pour l’insurrection maoïste au Népal et avec le pacific News Service, l’analyste berkélien revient sur la rébellion qui endeuille le « toit du monde » depuis février 1996.
« Alors que le Moyen Orient retient l’attention du monde entier, le Népal s’effondre. Dans les récentes semaines, les rebelles maoïstes qui maîtrisent la plupart des zones rurales ont effectué des actions hardies dans la capitale Katmandou.
Les Maoïstes ont imposé un blocus d’une semaine sur la ville et contraint 35 entreprises majeures à fermer alors qu’on leur reproche aussi une attaque à la bombe contre le centre d’information américain».
Mike Mac Phate revient sur les conséquences de la « hardiesse » maoïste: le Peace Corps a tiré sa révérence et les familles des membres de l’ambassade des Etats-Unis au Népal peuvent demander à être rapatriées.
“Le dirigeant maoïste Rajman Pakhrin a récemment confié au Nepali Times que les Maoïstes espéraient pousser les gens de la capitale à déclencher un soulèvement urbain», poursuit l’exégète d’outre – atlantique.
“Dans ce petit coin escarpé du globe, lieu de naissance de Bouddha et des plus hautes montagnes du monde, la confiance des rebelles communistes parvient à un nouveau sommet. Le bain de sang approche d’une folle hauteur. La plupart des 10.000 morts qu’a causé ce conflit de huit ans se sont produites au cours des trois dernières années.»
Mais tout ceci ne dessine en rien une victoire prévisible des Maoïstes. L’assistance économique et militaire de l’Inde et des Etats-Unis, non plus d’ailleurs. La démocratie a été établie en 1990 au Népal et la révolte maoïste a éclaté en 1996 (soit six ans après), nous rappelle le fin analyste américain. Face au féodalisme et à la monarchie, d’un côté, et, de l’autre, à la pauvreté et à l’exploitation, les Maoïstes avaient une voie toute tracée, n’est-ce pas ?
Une fois le Roi assassiné par son fils en 2001 « à l’issue d’une dispute à table au dîner (sic) », l’auteur inspiré voit que « les Maoïstes ont pris avantage du chaos politique qui s’en suivit ». Certes, car « durant le cessez-le-feu de 2003 qui dura huit mois, ils ont organisé une filière pour se fournir en armes auprès de leurs alliés en Inde et des gangs chinois au nord ». Merci pour l’info.
La mention de « gangs chinois au nord » mérite d’être relevée. De même le fait qu’Ananda Shrestha, directeur de la Fondation népalaise pour les études avancées affirme que “ Les gens dissent maintenant que peut-être le régime précédent était meilleur”. Autrement dit, la monarchie. Aujourd’hui, selon cette source « La démocratie s’est fait une mauvaise réputation ».
Encore plus intéressant, « le pays a été le témoin d’un incroyable exode. Plus de deux millions de villageois ont pris la fuite ces deux dernières années.” D’après l’analyste de Berkeley, ces deux millions de Népalais auraient fui « dans les plaines indiennes vers le sud. La migration se poursuit au rythme de 75.000 personnes par mois”. Du moins, si l’on en croit les observateurs.
Pour Subodh Pyakurel, directeur de l’Informal Sector Service Center (INSEC), « Les seuls gens à rester sont ceux qui m’ont pas les moyens de partir ». De préciser que si les Maoïstes donnent des noms avenants à leurs institutions, - tribunal populaire, Armée populaire -, leur méthodes apparaissent reposer plus sur la terreur que sur la persuasion.
Aux yeux des observateurs des droits de l’homme, les rebelles lynchent, amputent, décapitent ou brisent les jambes d’informateurs suspectés. Les enlèvements massifs et les séminaires d’endoctrinement sont devenus choses communes. Les instituteurs dans les zones tenues par les rebelles doivent porter la tenue maoïste et favoriser la présentation des héros communistes Vladimir Lenin, Karl Marx, and Mao Zedong. De l’avis de Sushil Pyakurel de la Commission nationale des Droits de l’Homme, “les méthodes coercitives des rebelles les « font difficilement voir comme un groupe politique. Ils se comportent plus comme un gang criminel »
Le journaliste indépendant qui écrit depuis new Delhi cette captivante correspondance conclut son exposé par la description d’un orphelinat de l’extrême ouest du pays là où l’insurrection aurait causé le plus de victimes. Des enfants malpropres décrivent l’exécution de leurs parents par des rebelles ou des soldats. Le directeur de l’orphelinat y va de sa larme « Chaque moins le nombre des orphelins va croissant. Actuellement, on en compte 91 parmi nous. Nous n’avons plus suffisamment de place pour eux ».
Et la victoire des Maoïstes ? La voilà:
Narayan Dutta Mishra, Cprésident du comité de développement régional à Kailali estime que les Maoïstes sont entrain de gagner la guerre”. D’ajouter : « Jour après jour, cela va de pire en pire“ avant de conclure : “Ils disent que le pays est entre leurs mains ».
Samedi, 18 septembre 2004
Népal: Les derniers Peace Corps ont quitté le bateau ivre ...
Deux syndicalistes maoïstes libérés.
“Nepal News” révèle le 18 septembre 2004 que, comme convenu au cours des négociations avec la Fédération nationale des Syndicats népalais (ANTUF) d’obédience maoïste, le gouvernement a relâché deux dirigeants de cette fédération syndicale pour mettre fin aux grèves dans le secteur industriel.
Les deux syndicalistes maoïstes ont été libérés vendredi en un lieu non révélé mais en présence de militants des droits de l’homme. Le gouvernement népalais s’était engagé à libérer les deux hommes avant le 17 septembre puis à diffuser sous 30 jours des informations sur le sort de quarante à cinquante de leurs congénères actuellement détenus par les autorités.
En retour, la fédération syndicale maoïste a retiré l’ordre de grève impose à 47 grandes sociétés ainsi que certaines multinationales dans le pays.
Un Maoïste tué dans la banlieue de Katmandou, deux blessés.
Selon « Nepal News », un Maoïste a été abattu lors d’un échange de feu avec des agents de sécurité dans la région de Thali, commune rurale de Dasi, samedi matin. Un policier et un Maoïste ont été blessés dans l’incident qui s’est produit dans la banlieue de Katmandou.
Les Maoïstes tuent un cadre du Parti du Congrès.
D’après « Nepal News », vendredi soir, à Bajhang, les Maoïstes ont tué un dirigeant régional du Parti népalais du Congrès.
La victime était le trésorier du comité régional du Parti népalais du Congrès. Enlevé à son domicile de Rithawada vendredi soir, l’homme a été retrouvé mort samedi matin près d’une école à Jalpa.
Parallèlement, les Maoïstes, samedi, libéraient sept personnes enlevées vendredi, et parmi eux Bodnath Chapagain, cadre de l’Association Nationale des Enseignants népalais.
Les forces indo – népalaises passent au peigne fin les forêts en quête de prisonniers maoïstes.
Selon une dépêche de « Web India 123 » depuis Mahindenagar, les forces népalaise et indiennes passent au peigne fin les forêts et les jungles de chaque côté de leur frontière commune à la recherche d’une vingtaine de prisonniers fugitifs échappés la semaine dernière de leur prison après un assaut des rebelles maoïstes.
L’Uttaranchal, nouvel Etat indien qui borde le royaume népalais sur quelque 240 km, vient de déployer une force spéciale pour combattre les Maoïstes népalais qui souvent, dit-on, trouvent refuge dans cette région frontalière entre les deux pays
L’UNICEF inquiète après l’enlèvement de l’un de ses employés.
Selon « Nepal News » et « PTI », l’UNICEF au Népal vient d’exprimer sa crainte après l’enlèvement de Kamala Gurung par un groupe de rebelles maoïstes à Dadeldhura dans l’extrême ouest du pays.
Kamala Gurung était employé par le comité de développement de la région de Dadeldhura grâce au soutien de l’UNICEF.
Dans un communiqué de presse publiée vendredi, l’antenne népalaise de ce bureau des Nations unies a affirmé qu’elle était en contact étroit avec la famille et espérait un retour immédiat sain et sauf de l’employé enlevé.
Les derniers volontaires américains quittent le Népal.
Correspondant de la BBC à Katmandou, Charles Haviland relate que les derniers volontaires américains des Peace Corps viennent de quitter le Népal après la suspension des opérations de leur organisation pour des raisons de sécurité suite à une attaque du centre d’information des Etats – Unis dans la capitale himalayenne.
Le départ de ces 84 volontaires, âgés de 23 à 78 ans, était, aux yeux de Charles Haviland “inévitable après que le Département d’Etat américain, qui gère le Peace Corps, ait décidé d’interrompre son service au Népal”.
Le Peace Corps était présent au Népal depuis 42 ans.
Vendredi, 17 septembre 2004
Publié le 2004-09-17 16:37:43 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Pétition Enfants Zone de Paix.
Vendredi 17 septembre 2004. Communiqué de presse de Libre Opinion - La Libre Parole . - Signature de la pétition "Enfants zone de paix" en faveur des enfants népalais face aux exactions maoïstes au Népal. La pétition est lancée par la Fondation Rajani en France. Texte de la pétition en français à envoyer à la Directrice général de l'UNICEF à New York, cbellamy@unicef.org
Nous soutenons la coalition nationale au Népal “Les Enfants Zone de Paix” et exigeons que les enfants soient protégés durant les conflits armés.
Nous soutenons la campagne internationale “Les Crimes Contre l’Enfance sont des Crimes contre l’Humanité » et exigeons que tous les crimes commis contre des enfants par les Maoïstes au Népal depuis le début de l’insurrection en février 1996 puissent être déférés à une Cour international de Justice.
Vendredi 17 septembre 2004.
Pétition de la Fondation Rajani pour les Droits de l’Enfant et la Paix dans le monde.
Enfance zone de paix : Laissez les enfants vivre une enfance heureuse.
Selon « Nepal News », le 16 septembre 2004, la coalition nationale “Enfants Zone de Paix » (CZOP) incite toutes les personnes concernées à permettre aux enfants népalais de vivre une enfance heureuse.
Dans un communiqué remis à la presse mercredi, le 14 septembre 2004, le mouvement “Enfants Zone de Paix”, se référant au récent bombardement d’une école à Gorkha et l’incendie d’un autre établissement à Rukum, Protestant contre ces actes de vandalisme, “Enfants Zone de Paix” a ajouté, “Réduire en miettes des écoles réduit en miettes l’enthousiasme des élèves et leur espoir ».
« Enfants Zone de Paix » a aussi critiqué le fait que des écoliers et leurs professeurs soient emmenés de force dans des camps d’endoctrination maoïste.
Cette coalition nationale népalaise formée en août 2003 défend les droits fondamentaux des enfants à la survie et au développement ainsi qu’à être protégés en cas de conflit.
Enfants Zone de Paix - Enfants Zone de Paix - Appel aux Nations unies du 6 décembre 2003 – Les Crimes contre l’Enfances sont des Crimes contre l’Humanité
Vendredi, 17 septembre 2004
Népal: Enfants Zone de Paix
Enfance zone de paix : Laissez les enfants vivre une enfance heureuse.
Selon « Nepal News », le 16 septembre 2004, la coalition nationale “Enfants Zone de Paix » (CZOP) incite toutes les personnes concernées à permettre aux enfants népalais de vivre une enfance heureuse.
Dans un communiqué remis à la presse mercredi, le 14 septembre 2004, le mouvement “Enfants Zone de Paix”, se référant au récent bombardement d’une école à Gorkha et l’incendie d’un autre établissement à Rukum, protestant contre ces actes de vandalisme, “Enfants Zone de Paix” a ajouté, “Réduire en miettes des écoles réduit en miettes l’enthousiasme des élèves et leur espoir ».
« Enfants Zone de Paix » a aussi critiqué le fait que des écoliers et leurs professeurs soient emmenés de force dans des camps d’endoctrination maoïste. Cette collation nationale népalaise formée en août 2003 défend les droits fondamentaux des enfants à la survie et au développement ainsi qu’à être protégés en cas de conflit.
Enfants Zone de Paix - Enfants Zone de Paix - Appel aux Nations unies du 6 décembre 2003 – Les Crimes contre l’Enfances sont des Crimes contre l’Humanité .
Publié le 2004-09-16 12:48:55 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Charles Sobhraj demande l'aide du consul de France à Katmandou.
L`avocate de Charles Sobhraj demande l`assistance consulaire
Selon « Angola Press ». Paris, 16/09 - L`avocate de Charles Sobhraj, condamné le 12 août dernier au Népal à la prison à vie pour le meurtre de deux touristes occidentaux, a demandé jeudi au ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier, que son client bénéficie de l`assistance consulaire à laquelle a droit tout citoyen français. "Sans que cela n`émeuve le service consulaire, Charles Sobhraj a été condamné à la plus lourde peine existant au Népal pour des faits supposés avoir eu lieu en 1975 à l`issue d`une courte audience qui s`est déroulée exclusivement en népali, sans interprète et en l`absence d`un dossier original d`enquête", souligne Me Isabelle Coutant-Peyre dans une lettre au ministre rendue publique jeudi. Elle demande à Michel Barnier "de faire traduire en français de toute urgence le jugement en népali qui a été signifié" à son client et "de prendre toutes les mesures nécessaires pour que celui-ci et sa défense soient assistés d`un traducteur interprète en français pour le procès en appel".Le Français, surnommé "le Serpent" du fait de son talent pour le déguisement et la fuite, est soupçonné d`avoir tué une vingtaine de personnes en Inde, Thaïlande, Afghanistan, Turquie, Népal, Iran et à Hong Kong
Publié le 2004-09-16 12:27:14 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Les Maoïstes bombardent, les hôtels rouvrent
Les Maoïstes bombardent l’office municipal de Bara.
D’après « Nepal News », les Maoïstes ont fait exploser une bombe dans les bureaux de la municipalité de Kalaiya, région de Bara, mercredi soir. On ne déplore que des dégâts matériels.
Vers 22 heures, un groupe de 8 à 9 Maoïstes a fait irruption dans l’office municipal et, après s’être saisi des gardes et des pompiers, ont fait exploser à l’intérieur de l’édifice un engin disposé dans une cocotte-minute. Il n’y a pas eu de blessé.
Les grands hôtels rouvrent leurs portes.
D’après « Nepal News », un jour après que la Fédération des Syndicats népalais (ANTUF) d’obédience maoïste ait retiré son appel pour une fermeture de durée indéterminée de plusieurs hôtels et sociétés, les grands hôtels du pays viennent de reprendre leurs activités.
Le Soaltee Crowne Plaza, un grand hôtel 5 étoiles, et le Malla Hotel de Katmandou, ont aujourd’hui, jeudi 16 septembre 2004 rouvert leurs portes ainsi qu’entre autres les Tiger Tops Jungle Lodge, Tiger Tops Tented Camp et Tiger Mountain Tharu Lodge-Chtiwan, Fishtail Lodge - Pokhara
Après bientôt mois d’efforts de la part de militants des droits de l’homme et de la communauté d’affaires, la Fédération des Syndicats maoïstes a retiré son appel pour faire fermer sociétés et hôtels à partir du 16 septembre 2004.
L’Office du Tourisme népalais espère que tous feront de nouveaux efforts pour que les établissements industriels soient déclarés zones de paix.
Publié le 2004-09-16 01:31:06 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Bombes humaines maoïstes contre dirigeants indiens ...
Les Maoïstes menacent de recourir à des bombes humaines si l’Inde procure une assistance militaire au Népal.
D’après « Nepal News », citant la BBC en langue népalaise, les Maoïstes viennent de menacer de recourir à des bombes humaines contre des dirigeants indiens sir l’Inde poursuivait son plan d’assistance militaire au Népal. C’est ce qu’affirmeraient des affiches apposées sur les murs de Jhugalat dans la région de Pithoragarh, hier mercredi. Selon le quotidien « The Kathmandu Post », ces affiches, rédigées en népalais, portaient la signature de dirigeants maoïstes.
8 Maoïstes tués, un policier abattu.
D’après « The Gulf Daily News » aujourd’hui, sept rebelles maoïstes et un policer ont été tués dans différents affrontements avec les forces de l’ordre. Mardi, à Solukhumbu au nord-est du Népal, cinq maoïstes ont été tués durant une opération de sécurité dans un village à Nicha. Deux autres ont péri à Khutikhola au sud de la région de Siraha. De leur côté, les rebelles ont, hier, à Jhapa, abattu un assistant sous-inspecteur de police qui est mort au cours de son transport à l’hôpital. Les Maoïstes enlèvent 8 cadres et forcent 40 familles à fuir.
« Nepal News » le 16 septembre 2004 : Selon Bishnu Kumar Rai, président de « Front populaire népalais » (PFN) de la région de Panchthar, les Maoïstes viennent d’enlever 8 cadres PFN de cette région lundi dans la commune rurale de Chilingdin.
Le comité régional a publié mercredi un communiqué de presse pour demander la libération immédiate des cadres enlevés
De même, les Maoïstes à Solukhumbu ont contraint 250 civils d’une quarantaine de familles à évacuer leurs maisons. Les rebelles, dit-on, auraient confisqué les terres et les habitations de fugitifs.
Les personnes déplacées sont parties en Inde chercher du travail.
Une campagne politique contre les atrocités maoïstes.
D’après “Nepal News”, le Front populaire népalais (PFN) vient de lancer une campagne pour exposer les atrocités des Maoïstes contre d’innocents civils et les militants politiques.
Des centaines de cadres et de dirigeants du PFN ont défilé dans les rues de Katmandou en chantant des slogans et brandissant des pancartes contre la « violence insensée » des Maoïstes à l’égard des civils.
S’adressant à une réunion à Butwal mercredi 15 septembre 2004, le président du PFN, Amik Sherchan a estimé que les militants penchaient de plus en plus vers le « fascisme politique » ajoutant que « Toutes les forces politiques doivent se rapprocher pour s’opposer aux atrocités maoïstes ».
Sherchan a plus avant déclaré que l’attaque de Maoïstes de la semaine dernière contre une réunion du PFN à Deilekh où le secrétaire général du parti Naba Raj Subedi et une demi douzaine d’autres cadres ont été blessés était une indication du fait que les Maoïstes n’étaient pas prêts à co-exister avec les forces démocratiques.
Le Peace Corps américain se retire du Népal.
Selon « Nepal News », Le Peace Corps américain est sur le point d’abandonner le petit royaume himalayen suite à la récente attaque du centre d’information de l’ambassade des Etats-Unis vendredi dernier le 10 septembre 2004 à Katmandou.
Le Département d’Etat américain vient d’autoriser, mardi, le départ des personnels non - urgentistes et des membres des familles de l’ambassade des Etats-Unis à Katmandou. Les autorités américaines ont aussi pressé tous les citoyens américains à reporter tout voyage non – essentiel au Népal.
90 volontaires des Peace Corps sont touchés par cette décision à caractère « temporaire ». Le Peace Corps a entamé ses opérations au Népal en 1963.
Le gouvernement américain a désigné le Parti communiste népalais d’obédience maoïste comme « Organisation terroriste » sur sa « Liste d’exclusion des Terroristes » qui leur interdit l’entrée du territoire des Etats-Unis et toute transaction à l’extérieur avec des citoyens américains Publié le 2004-09-14 02:34:28
Népal: Encore des enlèvements maoïstes, un millier de civils entraînés de force.
Les Maoïstes enlèvent 1000 civils en province.
Ce mardi 14 septembre 2004, selon “Nepal News”, les Maoïstes ont hier enlevé quelque 1000 civils dont des écoliers et leurs professeurs dans différentes zones des régions de Syangja et Taplejung.
A Syangja, 900 civils ont été enlevés dans 17 cantons. Les rebelles les ont emmenés jusqu’à une école à Kichnas pour recevoir une formation à la politique de leur régime. Ces civils seront relâchés après leur formation d’une semaine.
A Taplejung, dimanche, les Maoïstes ont enlevé 191 enseignants et leurs élèves dans une école secondaire en vue d’une formation similaire
Dans le même temps, les forces de sécurité ont abattu hier 3 Maoïstes à Dailekh et Dhankuta. A Dhankuta, un commandant de zone répondant au nom de Prabhat a été abattu lors d’une action de représailles
La proposition des Maoïstes au Roi est un stratagème.
Selon une dépêche récente de « Nepal News » toujours, le chef du Parti du Congrès au Népal, Girija Prasad Koirala estime que la proposition avancée par les Maoïstes de tenir des discussions directes avec le Roi était une nouvelle conspiration fomentée contre le palais.
S’adressant au public lors d’une conférence organisée par l’Union des Etudiants népalais, organisation affiliée au Parti du Congrès, l’ancien Premier ministre a souligné que le Roi ne devrait pas se réjouir à la lecture de cette déclaration des Maoïstes. « Le Roi devrait comprendre ce qu’il arrivera si ces discussions avec les rebelles échouent ».
“La monarchie elle-même sombrerait dans la crise si le Roi est directement impliqué dans les négociations avec les rebelles”, a ajouté l’homme politique népalais qui réagissait aux propos des Maoïstes affirmant qu’ils n’engageraient pas de négociations avec le « servant » (le gouvernement) mais avec le « maître » (le Roi) seulement.
Répondant à l’exigence des Maoïstes de tenir des élections pour élire une assemblée constituante, Koirala a jugé que ni le Roi ni le gouvernement ne pouvait satisfaire cette requête. « Seule la Chambre des Représentants a le droit de conduire à une assemblée constituante ».
Les Maoïstes ne veulent pas discuter avec le gouvernement de Deuba.
“Nepal News”, le 2 septembre 2004, annonçait que le Parti Communiste Népalais d’obédience maoïste refusait d’engager des discussions de paix avec le gouvernement de l’actuel Premier ministre Sher Bahadur Deuba. Cette décision faisait suite à une réunion du Comté central du Parti qui s’était tenue peu avant dans la région de Dang.
Citant des sources internes, l’«Annapurna Post » révélait la nouvelle le jeudi précédant la mise en ligne de l’information. Selon ce quotidien, la direction maoïste pressait aussi le Roi d’exposer ses idées pour parvenir à la solution de la crise présente. A cette occasion, le Comité central réitérait qu’il exigeait la médiation des Nations unies dans les négociations de paix, tout en cherchant à engager le dialogue avec les partis politiques opposés à la régression dont le Parti du Congrès.
Le Gouvernement est prêt à des discussions.
Le lundi 13 septembre 2004, “Nepal News” rapportait que, de son côté, le Premier ministre Sher Bahadur Deuba venait de déclarer que son gouvernement était prêt à tenir des conversations de paix en vue de résoudre l’insurrection actuelle dans le pays. Le Premier Deuba qui s’adressait brièvement aux journalistes dimanche soir à son retour d’une visite officielle de 5 jours en Inde a néanmoins menace de recourir aux armes si les discussions ne servaient à rien. Publié le 2004-09-13 11:42:25
Népal: Les Etats - Unis contre -attaquent !
Les « Nouvelles du Népal » que vous ne trouverez aujourd’hui nulle part ailleurs en français que sur les sites de Libre Opinion – La Libre Parole.
Les Maoïstes attaquent une école chrétienne à Gorkha.
D’après « Nepal News », dimanche un groupe de rebelles maoïstes a attaqué et détruit l’école St. Jospeh à Prithvi dans la région de Gorkha.
Si on ne déplore aucun blessé, l’explosion d’une bombe a causé des dégâts matériels et une douzaine d’ordinateurs ont été détruits. Les assaillants en ont volé un treizième. L’école est restée fermée après l’incident (N.d.T. : les écoles ouvrent le dimanche et ferment le samedi au Népal).
Les Maoïstes relâchent 200 écoliers et leurs professeurs à Myagdi.
Si l’on en croit “Nepal news”, samedi les Maoïstes ont libéré 200 écoliers et leurs professeurs enlevés de différentes écoles de la région de Myagdi le 5 septembre dernier. Les Maoïstes ont relâché les captifs à 40 km au nord du chef-lieu régional.
L’Inde et le Népal font le voeu de juguler le terrorisme.
Lundi 13 septembre 2004, le “Times of India” insiste sur le fait qu’à l’issue de la visite officielle de 5 jours du Premier Népalais à New Delhi, « l’Inde et le Népal ont fait le vœu de coopérer en vue de balayer le terrorisme ».
A cet égard, le grand quotidien national indien de langue anglaise relève que les deux parties sont tombé d’accord pour conclure un traité d’extradition aussi tôt que possible. Le traité aurait pour effet de permettre l’extradition des terroristes et autres éléments anti-indiens vers l’Inde où ils pourraient être jugés.
Parmi les têtes visées, Dawood Ibrahim et consorts que New Delhi qualifient de « terroristes activement soutenus par le Pakistan ». Les deux Premier ministres voisins ont décidé de mener à bien les projets hydrauliques en cours dont, entre autres, l’un à Pancheswar et l’autre dans la Haute Karnali.
De son côté le quotidien pakistanais “The Dawn” note d’abord que l’Inde a aussi consenti à envisager e Népal se serve du port de Mumbai pour faire transiter ses marchandises, et, ensuite, que les deux pays ont scélé un accord sur la construction conjointe d’un oléoduc entre Raxaul en Inde et Amlekhgunj au Népal.
L’ambassade américaine à Katmandou veut suspendre l’action des Peace Corps au Népal et rapatrier son personnel.
Selon « Nepal News », trois jours après une attaque mineure que son Centre d’Information dans la capitale népalaise, l’ambassade américaine a demandé au Département d’Etat à Washington, D.C., d’approuver la suspension temporaire des Peace Corps au Népal.
Le Peace Corps a mobilise des centaines de volontaires américains dans tout le Népal ces quarante dernières années.
L’ambassade américaine envisage également d’autoriser le départ des familles du corps diplomatique américain qui souhaitent quitter le Népal.
Dans un communiqué de lundi matin le 13 septembre 2004, la mission diplomatique américaine déclare que « l’attaque contre le Centre Américain vendredi (le 10 septembre) non content de mettre des vies en danger a aussi violé toutes les normes du droit international ».
Le gouvernement américain a décidé d’accorder au Népal une aide supplémentaire de 1 million $ pour la sécurité du petit royaume himalayen. Le Congrès américain sera saisi d’une demande de renouvellement pour l’année fiscale suivante.
La Banque mondiale soutient le développement de la santé au Népal.
Selon « Nepal News », la Banque mondiale a approuvé l’accord d’un crédit de 10 million $ et d’un prêt de 40 million $ au Népal en vue de développer le secteur de la santé dans le royaume, notamment l’accès aux soins pour les plus pauvres et les populations socialement exclues. Le programme de développement s’effectuera sur 5 ans. Publié le 2004-09-12 13:43:12
Népal: Enlèvements massifs dans l'ouest du royaume himalayen.
Explosion dans la capitale: Six blessés.
D’après « Nepal News », on suspecte les Maoïstes dans l’explosion d’une bombe dans le quartier de Shantinagar, à Katmandou. L’explosion qui s’est produite dimanche après-midi le 12 septembre 2004 a fait six blessés dont deux personnels de sécurité.
Des témoins ont vu une cocotte-minute à gaz déposée près d’une bicyclette au pont de la porte de Shantinagar vers 15 : 30 heure locale. 45 minutes plus tard, l’engin explosait.
La circulation a été interrompue pendant près d’une heure. La sécurité a été renforcée alentour. Cette explosion précède de quelques heures le retour dans la capitale himalayenne du Premier Népalais suite à une visite officielle de cinq jours en Inde.
Les Maoïstes font sauter une prison : 20 rebelles s’échappent.
D’après « Nepal News », samedi soir, le 11 septembre 2001, les Maoïstes ont provoqué une puissante explosion à la prison de Kanchanpur à Mahendranagar. Vingt détenus au moins, dont certains cadres maoïstes, ont pu prendre la fuite. Les gardes ont fait feu sur les fuyards qui ont néanmoins pu s’échapper. Un policier manque à l’appel, avec son fusil.
Une enquête a été diligentée pour savoir si des fonctionnaires de la prison ont assisté les rebelles dans leur attentat destiné à libérer les 54 Maoïstes purgeant leurs peines à cette maison d’arrêt.
3000 Népalais enlevés par les Maoïstes dans l’ouest du pays.
D’après « Nepal News », le dimanche 12 septembre 2004, les Maoïstes enlèvent 3.000 personnes dans l’Ouest du Népal.
Les rebelles maoïstes ont enlevé plus de 2000 personnes dans différentes parties de Dadeldhura et des régions avoisinantes en vue de les former aux milices maoïstes.
Des habitants de la région, citant les rebelles, ont déclaré que les personnes enlevées apprendraient à fabriquer des armes, à faire exploser des bombes et à disposer des mines avant d’être finalement intégrées à l’armée maoïste.
De même, les Maoïstes ont enlevé 1.300 écoliers dans plusieurs écoles du sud de Doti et Kailai, toujours dans l’Ouest du Népal.
Selon « l’Annapurna Post », les milices maoïstes ont enlevé on ne sait où ces écoliers pour une formation de onze jours.
De coutume, les Maoïstes relâchent les écoliers qu’ils enlèvent après leur formation au Maoïsme.
Sept Maoïstes détenus en Inde.
Samedi 11 septembre 2004, « Nepal News » nous informait de ce que sept Maoïstes népalais dont deux dirigeants ont été arrêtés samedi à Patna dans l’Etat indien du Bihar.
De source indienne, on apprend que l’arrestation des Maoïstes a eu lieu lors d’une descente dans un hôtel de Patna. Parmi les détenus, deux ont été identifiés comme Rambabu Choudhari et Agendra Parajuli. Choudhari est un dirigeant central du Front de Libération Madhise d’obédience maoïste tandis que Parajuli est un commandant de l’Armée du peuple dans la région.
Il y a quelques mois de cela, la Police du Bihar a mis la main sur 11 Maoïstes dont deux dirigeants de Patna qui font désormais l’objet de poursuites.
Le Népal demande à l’Inde d’accroître ses investissements.
Selon Anjana Pasricha, le 12 septembre 2004, pour les nouvelles de « la Voix de l’Amérique » depuis New Delhi, l’Inde demande à l’industrie indienne d’accroître ses investissements dans le petit pays himalayen qui se repose sur son voisin du Sud pour l’essentiel de son commerce extérieur.
Lors de sa visite officielle en Inde, le Premier Népalais a désigné les ressources hydroélectriques comme un secteur potentiel de collaboration entre les deux pays. « L’eau est une clef importante de notre prospérité mutuelle, M. Deuba a-t-il déclaré ajoutant que « L’hydroélectricité est peut-être le secteur le plus important où nous avons besoin d’un flux d’investissements soutenu ». L’hydroélectricité est la principale source dans la production d’énergie électrique au Népal qui n’en exploite cependant que moins de 1% de son énorme potentiel.
Les sociétés indiennes comptent pour un tiers des entreprises à capitaux mixtes au Népal. Les ports de l’Inde sont les zones de transit du commerce népalais dont l’Inde est le partenaire le plus important.
Aujourd’hui, en raison de sa position stratégique entre ses deux principaux voisins, le Népal espère émerger comme axe des échanges commerciaux entre l’Inde et la Chine. « Servir d’intermédiaire réserve d’énormes opportunités dans le commerce entre la Chine et l’Inde qui commence à se développer au travers du Tibet et du Népal », selon Binod Chaudhary, président de la Confédération de l’Industrie népalaise.
50 entreprises ferment leurs portes au Népal.
Les pages économiques du “Times of India” ce week-end révèlent que 45 à 50 entreprises viennent de fermer leurs portes cette semaine au Népal sous la pression des Maoïstes alors que le Premier Népalais tentait de convaincre les investisseurs indiens à New Delhi que l’action des Maoïstes dans la fermeture des entreprises était exagérée, précisant que les investissements étrangers au Népal seraient « protégés à tout prix ».
Selon certaines estimations, près de 60 entreprises à capitaux mixtes sont fermées au Népal en raison des menaces proférées par les Maoïstes. Trois grands groupes indiens qui contrôlent une dizaine de sociétés ont été frappés d’interdiction, le Groupe Jyoti, le groupe Chaudhari et le Groupe BG.
Les maoïstes népalais s'attaquent aux entreprises
Pour l’excellent Jean-François Ryckmans dont le talent n’est plus à louer, « le conflit opposant la rébellion maoïste au gouvernement népalais prend une nouvelle tournure. Après d'innombrables batailles et les non moins sanglants attentats ou enlèvements visant intellectuels, hommes politiques, ou membres des forces de l'ordre, les guérilleros s'en prennent à présent à l'économie du pays et à ses principaux représentants ». Dont acte.
Pour le correspondant spécial de « La Dernière heure » belge à Katmandou, « conséquence directe des fermetures, plus de 100.000 travailleurs sont privés de gagne-pain. Avec eux, leur famille, soit des centaines de milliers de personnes sont touchées mais la rébellion qui se qualifie de prolétaire semble ne pas trop s'en soucier. »
Soulignant que « vendredi, le nouvel ambassadeur américain au Népal, James F Moriarty » affirmait que « jamais l'Inde ni les Etats-Unis ne laisseront les maoïstes s'emparer de Katmandou », Jean – François Ryckmans rappelle que le diplomate américain appelait « la communauté internationale à s'exprimer d'une seule voie et à ne pas considérer les maoïstes comme de simples réformistes agraires ».
L’ami belge de commenter alors les dernières violences de la façon suivante : « Réponse du berger à la bergère, deux bombes ont explosé dans le centre culturel américain a Katmandou, ce qui constitue la première attaque de la rébellion contre un bâtiment officiel US ».
D’après l’habile plume de « La Dernière heure », les Etats-Unis auraient affirmé être opposés à une tentative de médiation des Nations Unies, solution pourtant préconisée par la diplomatie européenne et demandée par les rebelles.
Les liens des Maoïstes népalais avec des groupes gauchistes en Inde.
Selon “New Kerala”, samedi le 11 septembre 2004, la répression de l’insurrection maoïste au Népal bénéficiera d’un appui accru du gouvernement indien suite à la visite officielle de 5 jours en Inde du Premier Népalais, Sher Bahadur Deuba qui a rencontré Sonia Gandhi à cette occasion.
Les Maoïstes, qui contrôlent de larges parties du royaume hindou, entretiennent des liens avec des groupes gauchistes en Inde, prétend ce service d’information en ligne. Deux grandes figures du mouvement maoïste népalais auraient été formées à New Delhi et de nombreux partisans de la rébellion népalaise ont été arrêtés en Inde, précise par ailleurs « New Kerala » qui relève que des « divergences subsistent sur le traité extradition » ainsi que l’assistance légale mutuelle entre les deux pays.
La visite du Premier Népalais à New Delhi s’est conclue par la signature de trois agréments : sur la météorologie, les sports et la culture, ainsi que la création d’un oléoduc de l’Inde eu Népal.
Publié le 2004-09-11 14:33:33
Népal: L'Inde a un grand rôle à jouer.
Les syndicats maoïstes durcissent le ton : « Nous n’avons aucun intérêt autre que de protéger les droits des travailleurs ».
Un syndicat pro – maoïste a appelé à la fermeture de quelque 35 entreprises à partir de vendredi. Dans un article publié par le « Rajdhani Daily », vendredi, la Fédération nationale des Syndicats népalais (ANFTU) affiliée aux Maoïstes, a affirmé par la bouche de Shalik Ram Jamarkattel, que les mouvements engagés par son organisation avaient frappé les intérêts des sociétés qui bénéficient de capitaux étrangers et « ont pris le contrôle des industries népalaises ».
Selon le porte-parole de ce syndicat, “Les ambassades de l’Inde, de l’Allemagne, de la France, des Etats-Unis et de la Grande – Bretagne ont publié un communiqué conjoint contre notre mouvement, nous accusant de collecter des dons. Mais notre organisation n’a pas demandé de don auprès de sociétés ou d’entreprises ».
Au cours d’une manifestation ayant réuni des employés d’une dizaine d’entreprises en tête sur leurs marchés et fermées depuis ces 25 derniers jours, des centaines de travailleurs ont manifesté contre la décision des maoïstes dans la capitale.
L’Inde milite pour accroître l’assistance militaire au Népal.
Selon la presse ce samedi 11 septembre 2004, le gouvernement indien a consenti à procurer une assistance militaire supplémentaire au Népal en réponse à la requête du premier ministre népalais. “L’Inde va faire don au Népal d’un contingent supplémentaire d’hélicoptères et de véhicules anti-mines en vue de combattre l’insurrection Maoïste qui risque de s’étendre au-delà des frontières », a relaté le quotidien indien « The Hindustan Times » citant un fonctionnaire du ministère de la défense indienne. Promis aux réunions de jeudi, ce contingent inclurait un hélicoptère multi - fonction fabriqué par la société d’Etat indienne « Hindustan Aeronautics ».
Dans le même temps, une dépêche de « L’Himalayan Times », un quotidien de Katmandou, relate que l’Inde a consenti à procurer trois hélicoptères légers, 20.000 fusils conventionnels et 15.000 autres à rechargement automatique, des mitrailleuses, entre autres véhicules anti-mines, camions et jeeps.
Auparavant, le secrétaire d’Etat indien aux affaires étrangères, Shyam Saran, annonçait que l’Inde et le Népal avaient décidé de mettre en place un groupe de consultation conjoint en vue de coordonner les services de sécurité des deux pays et améliorer les dispositifs adéquats aux frontières ».
Selon Saran, l’Inde aiderait aussi le Népal à moderniser son armée et à lancer un projet pilote voué à former la police népalaise à la lutte contre le terrorisme. Le ministre des affaires étrangères indien a précisé que les secrétaires d’Etat des deux pays se rencontreraient avant le mois d’octobre prochain pour mettre la dernière main au traité d’extradition mutuelle vieux de cinquante ans.
L’Inde a un grand rôle à jouer.
L’ambassadeur des Etats-Unis au Népal, James F. Moriarty, a déclaré que l’Inde avait un grand rôle à jouer dans la solution du problème maoïste au Népal.
S’adressant à une discussion sur le thème, “La politique étrangère des Etats-Unis après le 9 septembre 2001 », présentée à Katmandou, vendredi, par le Conseil népalais des Affaires mondiales et le Centre culturel américain, M. Moriarty a déclaré que l’Amérique travaillait étroitement avec l’Inde pour s’assurer que les Maoïstes ne reçoivent pas d’aide extérieure et ne soient jamais en mesure de prendre la capitale.
Le diplomate américain a affirmé que Washington ne se prononçait pas sur une possible médiation des Nations unies dans la solution du problème. Néanmoins, a-t-il ajouté, il pensait que « le Népal ne voulait pas de l’implication d’un tiers dans la solution de la crise ».
Selon ce diplomate américain, « Les Maoïstes ne devraient être autorisés aux élections tant qu’ils n’abandonnent pas les armes ». Les Etats-Unis « qui veulent un Népal pacifique et prospère » ont procuré au royaume himalayen une aide de 22 millions de $ au cours de ces trois dernières années pour juguler l’insurrection.A suivre.... Publié le 2004-09-10 16:32:46
Népal: Les Maoïstes bombardent le centre culturel américain de Katmandou.
Deux policiers tués dans l’explosion d’une bombe à Bhaïrawa au Sud du Népal.
D’après “Nepal News” en ligne, deux policiers et huit civils tués, dont un mineur, ont été tués vendredi matin lors de l’explosion d’une bombe à un poste de police d’Anchalpur à Bhairahwa.
Les deux policiers dont une femme ont été tués alors qu’il procédait à un contrôle de sécurité dans un mini – bus. Huit passagers ont été aussi blessés dans cet attentat.
Selon la station radiophonique “HBC FM” à Katmandou, un dirigeant local de la rébellion maoïste aurait révélé que les insurgés avaient provoqué cette explosion au poste de police grâce à un dispositif de contrôle à distance.
Népal: bombe au centre culturel américain de Katmandou.
Selon « France 2 » chaîne nationale de télévision en France, une bombe a explosé vendredi le 10 septembre 2004 au centre culturel américain de Katmandou. On ne déplore aucune victime.
L’Agence France Presse précise que c’était « un attentat à la bombe, attribué à la guérilla maoïste » et que c’était « la première fois qu'un bâtiment abritant des intérêts américains est touché par la guérilla maoïste qui vise l'abolition de la monarchie ».
De plus, selon cette dépêche, reproduite par Cyberpresse sur le toile, « cet attentat survient juste après que l'ambassadeur américain au Népal, James Francis Moriarty eut vivement condamné, vendredi après-midi dans une conférence de presse, l'«utilisation de la terreur contre l'industrie népalaise et les travailleurs népalais dans des buts politiques» par les maoïstes ».
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Jeudi, 09 septembre 2004
Publié le 2004-09-09 01:07:14 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Des milliers de villageois fuient la révolution maoïste !
Ce jeudi 9 septembre 2004, à 7 heures, heure de Paris en France, c'est le milieu de la journée au Népal et en Inde, voici les dernières nouvelles :
Alors que la question maoïste devrait dominer les conversations entre le Premier ministre indien et le Premier ministre népalais à New Delhi, selon "Keralanext", le service d'information en ligne "Nepal News" annonce que des milliers de villageois népalais fuiraient leurs régions dans l'est du pays à Ilam et Panchtar face aux Maoïstes.
D'après le Kantipur Daily, à Katmandou, les Maoïstes vienent de prévenir les populations locales d'une attaque imminente sur la préfecture et leur ont demandé d'évacuer les lieux. Les fonctionnaires des services administratifs et les médecins des hôpitaux désertent aussi les villes concernées. L'armée royale népalaise aurait pris position et reste seule à patrouiller dans les rues.
Déjà plus de 20000 Népalais auraient fui l'avancée maoïste dans l'Est du Népal, si l'on en croit "Nepal News" et " Gulf Daily News" qui précisent que les autorités népalaises affirment avoir pris toutes dispositions pour assurer la sécurité des populations face aux menaces de l'insurrection.
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Mercredi, 08 septembre 2004
Publié le 2004-09-08 03:47:04 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Les Maoïstes attaquent !
Le mercredi 8 septembre 2004. Les dernières nouvelles du Népal.
Le Premier Ministre népalais Sher Bahadur Deuba entame aujourd’hui le 8 septembre 2004 une visite officielle en Inde auprès de son homologue indien. Selon l’agence Reuters, le Premier népalais s’apprête à requérir l’aide de l’Union indienne en vue de tacler l’insurrection dite « maoïste » dans le petit royaume himalayen.
Le Premier ministre népalais quitte le Népal pour l’Inde.
Selon « Nepal News », aujourd’hui le 8 septembre 2004, le Premier ministre népalais Sher Bahadur Deuba quitte Katmandou dans l’après-midi heure himalayenne pour New Delhi à la tête d’une délégation de 66 membres dont le ministre de l’information, Mohamed Mohasin, le ministre des forêts et de la conservation du sol, Badri Prasad Mandal, le ministre de l’industrie et du commerce, Ishwor Pokharel, le ministre des Ressources aquatiques, Thakur Sharma, et le ministre des affaires étrangères, le Docteur Prakash Sharan Mahat.
La délégation commerciale comprend 14 membres de la Fédération des Chambres de Commerce et d’Industries népalaises. Une équipe de journalistes les accompagne, entre autres.
Cette visite officielle est prévue pour durer cinq jours dans la capitale de l’Union indienne qui actuellement entre en discussions avec le Pakistan sur la très sensible affaire du Cachemire dont le secrétaire d’Etat américain Colin Powell dit : « Cela prendra du temps ».
D’après BBC News, on s’attend à ce que le Premier népalais « sollicite un soutien crucial en vue de s’attaquer à la mortelle insurrection Maoïste ». En clair, le porte-parole du gouvernement l’a annoncé : « On s’attend à ce que cette visite …sollicite la bonne volonté du gouvernement indien en vue de résoudre le problème maoïste ».
Mais comment ? Katmandou demanderait « plus de camions de déminage en vue d’accroître les patrouilles sur les axes routiers principaux » selon un fonctionnaire du ministère népalais de la défense. Certes. Des « hélicoptères, des camions, des armes et des munitions » paraissent aussi nécessaires pour juguler la frénésie révolutionnaire des insurgés. Et il faut les délivrer « plus vite ».
L’affaire indo - népalaise est sérieuse car « plusieurs entreprises importantes ont récemment fermé leurs portes au Népal après avoir reçu des menaces de la part des rebelles ». Dont des sociétés indiennes et New Delhi s’inquiète.
New Delhi fronce les sourcils et veut mettre le holà aux incursions des terroristes népalais en Inde « où ils cherchent refuge, formation et ravitaillement ». Rien moins.
Il est un fait indéniable que « les terroristes profitent de « l’ouverture des frontières entre les deux pays » conclut BBC News. A cet égard, Reuters relève que le Népal requiert « l’aide de l’Inde pour accroître les patrouilles de long d’une frontière commune qui s’étend sur quelque 1580 km » ; ce, en vue de « mettre fin à la contrebande des armes et aux infiltrations des guérilleros maoïstes ».
L’agence Reuters souligne que l’Inde, « le voisin géant du Népal au Sud » est aussi en ce pays « l’investisseur étranger principal » où il tient « près de la moitié du commerce extérieur ». D’où le hic.
L’approvisionnement en matériel militaire fait partie de ce florissant commerce. Par le passé, l’Inde a fourni au Népal « armes, munitions, camions de déminage, hélicoptères » et « entraîné les troupes » de l’armée royale népalaise. C’est que New Delhi craint que la révolte maoïste ne « déborde dans des régions de son territoire où opèrent les groupes rebelles indiens ».
Reuters remarque enfin que « l’insurrection maoïste a forcé des milliers de Népalais à fuir et que parmi eux un bon nombre sont allés en Inde chercher du travail ».
Hier, le 7 septembre 2004, le quotidien indien « The Hindu » notait que selon le Premier népalais : « Les deux gouvernements coopèrent étroitement dans ces domaines et poursuivront cette coopération dans tous les questions liées à lutte contre le terrorisme et les terroristes ».
Pour le « Times of India », tout autant quotidien et tout autant indien, New Delhi va probablement demander à Katmandou « d’engager dans le royaume himalayen une action contre les intérêts financiers du fugitif Dawood Ibrahim, parrain de la pègre ».
Depuis plusieurs mois, en effet, l’Inde presse le Népal de prendre des mesures contre ce « parrain de la mafia », c’est le « Times of India » qui le dit, qui, à ses yeux, est lié aux attentats terroristes qui endeuillèrent Bombay (Mumbay) en 1993. New Delhi maintient avoir fourni à Katmandou les preuves de ce que Dawood Ibrahim « a investi des millions et des millions de roupies dans un réseau câblé et d’autre affaires » dans la capitale himalayenne. Il est ici fait allusion à la société « Space & Time Daily Network » qui comprend notamment une chaîne privée de télévision dont les émissions ont été récemment interrompues pour quelque temps par la violence qui a déferlé sur Katmandou suite à l’exécution sommaire de 12 otages népalais en Irak.
Mais, en attendant, à Katmandou, trois engins explosifs ont hier soir entre 18 et 19 heures semé la panique dans un hôtel de luxe situé à 500 mètres du Palais Royal, car :
Les Maoïstes attaquent.
Hier, le mardi 7 septembre 2004, « Libre Opinion » vous informait en première exclusivité francophone que les aéroports indiens avaient mis en état d’alerte suite à un renseignement selon lequel les Maoïstes népalais s’apprêtaient à détourner un avion de ligne indien. Aujourd’hui le mercredi 8 septembre 2004, la nouvelle donnée par « rediff.com » en Inde a été reprise par de nombreux médias dont le « Washington Times » en Amérique. Pour « Kerala News » et d’autres services d’information indiens, il s’agissait d’une « alerte rouge ». Indian Airlines et Jet opèrent des liaisons quotidiennes entre New Delhi et Katmandou. La compagnie privée Sahara Airlines devait opérer son vol inaugural le 16 septembre.
Le 8 septembre 2004, Reuters confirme le sérieux de l'alerte, tous les services de sécurité concernés sont sur les dents, les contrôles renforcés et les embarquements passés au peigne fin dans tous les aéroports qui désservent le Népal depuis l'Inde. Indian Airlines opère 13 vols par semaine vers Katmandou depuis plusieurs métropoles indiennes.
Explosion à l’hôtel Malla
Selon « Nepal News » (en anglais) mardi soir, à Katmandou, trois bombes ont explosé devant l’entrée principale de l’Hôtel Malla. Il n’y pas eu de blessés et on ne déplore que des vitres brisées. Les forces de sécurité ont désamorcé un quatrième engin explosif. L’attentat n’a pas été revendiqué mais est attribué aux Maoïstes.
En date du mardi 7 septembre 2004, Radio - Canada précise que « L'hôtel Malla, qui a été la cible de l'attentat, appartient en partie à la famille royale ».
De son côté, Edicom grâce à l’agence « ATS », révèle que, selon un officier de police: «Trois personnes soupçonnées d'être des maoïstes se sont approchées des portes de l'hôtel à bicyclette et ont jeté les bombes avant de partir à toute vitesse». Et de préciser que le premier hôtel victime d’un attentat, le Soaltee Crowne Plaza, est « un hôtel cinq étoiles appartenant en partie au roi Gyanendra ».
Décrite comme « le syndicat de la guérilla anti-monarchiste » par Cyberpresse avec l’AFP, la Fédération nationale des syndicats népalais (ANFTU) a appelé à la fermeture de 35 nouvelles entreprises dont l’hôtel Malla à compter du vendredi 10 septembre prochain.
Toujours selon l’AFP et Cyberpresse, « parmi les compagnies visées, se trouvent des sociétés à participation étrangère, comme la Bhote Koshi Power Co, entreprise énergétique qui compte des investissements américains, ou la Dabur Nepal, entreprise de cosmétique dirigée par des Indiens, et des entreprises liées à la famille royale du Népal ».
Si l’on en croit cette dépêche en ligne, le président du syndicat, Salikram Jamarkattel aurait fait savoir dans un communiqué, apparemment laconique, que : «Nous déclarons la fermeture de 35 autres industries à compter du 10 septembre ».
D’après Radio – Canada : « Les 35 sociétés concernées emploient au moins 25 000 personnes, selon des sources officielles, dans le domaine de l'énergie, de l'alimentation, de l'hôtellerie, du transport ». «Il s'agit de multinationales à investissements américains ou indiens, ou d'entreprises liées à la famille royale ».
Douze entreprises ont actuellement portes closes dont l’hôtel Soaltee, un grand hôtel 5 étoiles, qui est fermé depuis trois semaines après que les rebelles, le mois dernier, aient lancé des engins explosifs dans l’arrière cour de l’établissement.
Les Maoïstes attaquent (suite).
Selon « Nepal News » (en anglais), trente à quarante dirigeants et membres du Front populaire népalais (PFN) ont été blessés lors d’une attaque lancée mardi le 7 septembre 2004 par les Maoïstes au cours d’un rassemblement de masse à Dullu dans la région reculée de Dailekh à l’ouest du pays.
Parti favorable à la gauche, le Front populaire népalais (PFN) avait organisé cette réunion pour dénoncer la ‘régression’ et, à leurs yeux, les ‘atrocités’ des Maoïstes.
Le PFN ou People’s Front Nepal est l’un des quatre parties politiques qui étaient représentés dans la Chambre dissoute et qui fomente aujourd’hui des manifestations contre la décision royale d’octobre 2002.
Par ailleurs, les rebelles maoïstes ont volé les biens d’une demi douzaine de militants et enseignants du canton de Khairi Gairha dans la même région. Ils ont aussi kidnappé un membre de l’UML, selon l’INSEC (Informal Sector Service Center), une organisation des droits de l’homme basée à Katmandou, éditrice du rapport annuel sur les Droits de l’Homme au Népal.
Trois maoïstes tués dans un nouveau regain de violence.
Au moins deux maoïstes, Jeevan Shrestha et Ram Gautam, ont été tués mardi le 7 septembre 2004 dans l’après-midi au cours d’un affrontement violent avec les forces de sécurité à Mechinagar dans la région de Jhapa. Des revolvers et des grenades ont été recouvrées à cette occasion par Brigade n°2 de l’Armée royale népalaise.
Les Maoïstes enlèvent 250 écoliers et leurs professeurs.
Les Maoïstes ont enlevé quelque 250 écoliers et leurs professeurs dans deux écoles secondaires de la région de Myagdi. Selon des témoins, les rebelles les auraient enlevés pour les contraindre à une formation militaire. Mardi après-midi le gouvernement n’avait encore pris aucune initiative pour les libérer.
Parallèlement, dans la nuit de lundi à mardi, les Maoïstes ont fait explosé un engin placé dans une cocote-minute aux bureaux de Département des Eaux de Parasi Bazaar à Nawalparasi. On déplore des dégâts matériels estimés à un demi million de roupies.
A suivre …
Lien : Libre Opinion – La Libre Parole
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Mardi, 07 septembre 2004
Publié le 2004-09-07 07:16:21 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Les lignes aériennes indiennes menacées par les Maoïstes !
Dernière nouvelle du mardi 7 septembre 2004 : Les aéroports indiens desservant le Népal sont mis en état d'alerte en raison d'une information selon laquelle les Maoïstes népalais s'apprêteraient à détourner un aéronef d'une ligne régulière indienne.
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Mardi, 07 septembre 2004
Publié le 2004-09-07 03:15:21 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Les Maoïstes veulent faire fermer 35 grandes entreprises
Le mardi 7 septembre 2004. Edition du jour du blogue exclusif en langue française « Les Nouvelles du Népal » présenté par le service militant d’information « Libre Opinion – La Libre Parole ».
Notre devise est : Face à l’omerta la rage de la vérité ! La démocratie n’est pas un vain mot mais tient en vingt lettres : libre opinion & libre parole.
Voici les dernières nouvelles du Népal en français et en exclusivité mondiale :
Les Maoïstes veulent faire fermer 35 nouvelles entreprises au Népal.
Au Népal, 35 nouvelles entreprises font face à des menaces de la Fédération nationale des Syndicats népalais (ANFTU), organisme affilié aux Maoïstes qui veut les forcer à fermer leurs portes pour une durée illimitée à partir du 10 septembre prochain.
Des militants des droits de l’homme appellent au dialogue pour mettre fin aux grèves
Des militants des droits de l’homme viennent d’appeler le gouvernement népalais et la Fédération des Syndicats népalais (Révolutionnaire) à entamer des négociations pour mettre fin à la fermeture forcée de certaines grandes entreprises dans le pays.
Le Premier ministre indien s’entretient au téléphone avec son homologue népalais.
Le Premier ministre indien, D. Man Mohan Singh s’est entretenu au téléphone lundi le 6 septembre 2004 avec le Premier ministre népalais, Sher Bahadur Deuba, pour affirmer à son homologue himalayen que l’Union indienne désirait développer toutes formes de coopération avec le Népal en vue de combattre le terrorisme.
Mercredi le 8 septembre 2004, le Premier ministre népalais entamera une visite officielle de cinq jours en Inde. Des accords commerciaux bilatéraux devraient faire l’objet de discussion ainsi qu’éventuellement un traité mutuel d’extradition.
Des policiers blessés dans une explosion.
Quatre policiers blessés dont deux sévèrement, mardi matin, dans l’explosion d’une bombe placée par les Maoïstes dans une cocotte-minute à un poste de police près de la Rapti une rivière proche de la Municipalité d’Hetaunda dans la région de Makwanpur.
Des Maoïstes népalais abattus dans un village indien.
Lundi, le 6 septembre 2004, des villageois indiens ont tué cinq rebelles Maoïstes népalais à Latakniya le long de la frontière indo-népalaise. Les rebelles, selon des nouvelles qui parviennent de Guleriya, auraient été abattus lors d’affrontements avec les habitants de ce village.
Six rebelles dont deux dirigeants tués.
Dimanche le 5 septembre 2004, six rebelles au moins, dont deux membres du comité central maoïste ont été tués au cours d’opérations de sécurité.
Selon le Ministre de la Défense, citée par l’agence nationale de presse népalaise, Sherman Kunwor alias Bishal et Kumar Poudel faisaient partie des décédés. Les rebelles ont été abattus lors d’un échange de coups de feu à Dhanchhabar du canton de Laxmipur dans la région de Siraha.
D’après le Ministre de la Défense népalais, les forces de sécurité ont recouvré sur le terrain deux pistolets, des grenades et des téléphones mobiles ainsi que 14.870 roupies en liquide.
Selon le quotidien national “Kantipur Daily”, le secrétaire du comité maoïste de Siraha a confirmé la mort des deux dirigeants centraux de l’insurrection.
Le Parti communiste népalais (CPN/Maoïste) n’a pas encore fait de déclaration concernant cet incident, alors que dimanche trois soldats été tués et sept autres blessés dans l’explosion d’une mine près de Talghare dans la région de Tanahu.
Source: Nepal News (en anglais)
Lien : Libre Opinion & La Libre Parole
Et souvenez-vous, pour garder le cap, gardez le sourire !
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Lundi, 06 septembre 2004
Publié le 2004-09-06 05:58:01 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Bonne fête Krishna ! Retour à la normale ou à l'anormal?
Lundi 6 septembre 2004. Les « Nouvelles du Népal » en exclusivité dans le monde francophone. Les informations que vous ne trouverez aujourd’hui nulle part ailleurs en langue française.
Sa Majesté le Roi du Népal a adressé dimanche ses condoléances à Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie, suite au tragique dénouement de la prise d’otages dans une école d’Ossétie du Nord dans le Caucase.
« Yo hallai halla ko desh », ce pays est une terre de rumeurs, dit le poète népalais, et rumeur ô rumeur, la tragique disparition de la Princesse Himani, l’épouse du Prince Paras, le fils du Roi Gyanendra, n’était qu’une rumeur qui s’est répandue comme une traînée de poudre tant dans le royaume qu’hors de ses frontières à la fin de la semaine dernière, une semaine riche en événements dramatiques. Du moins, c’est ce qu’affirme le site de « Nepal News » un service d’information népalais en langue anglaise.
En effet, le samedi 4 septembre, la télévision népalaise diffusait un reportage du prince Paras et de la Princesse Himani en visite à Hanumandhoka, l’ancien palais royal face auquel se dressent de magnifiques pagodes à deux pas du commissariat central de la ville, d’un côté, et, de l’autre, du palais de la Kumari, la vierge « rouge » auxquels les Népalais vouent un véritable culte.
Alors que ce lundi 6 septembre 2004 Katmandou célèbre la naissance du Seigneur Krishna avec le festival annuel consacré dans tout le pays à cet avatar du Dieu Vishnou saint patron du Népal dont la Majesté le Roi est un incarnation aux yeux des indous, la Fédération des Chambres de Commerce et d’Industrie du Népal (FNCCI) vient d’appeler toutes les parties concernés à créer un environnement favorable à de rapides négociations en vue de reprendre les activités des 12 entreprises fermées sous la menace des Maoïstes lors du blocus de la vallée entamé le 16 août 2004.
A Katmandou, la vie retourne progressivement à la normale avec la levée ce matin le lundi 6 septembre 2004 du couvre-feu ce matin imposé depuis cinq jours suite aux émeutes qui avaient endeuillé la capitale himalayenne dans le milieu de la semaine dernière. Les affrontements avec les forces de l’ordre ont causé 2 morts et des dizaines de blessés.
Ce matin, selon « Al Jazira » (Al Jazeera) la chaîne d’informations arabe, des centaines de soldats patrouillaient dans les rues de la capitale alors que l‘on ramasse les débris et autres reliquats des violences devant les échoppes à peine réouvertes.
Aujourd’hui, donc, « Pakistan International Airlines » reprend ses vols depuis et vers la vallée cernée de neiges éternelles et de milices maoïstes tandis que le Premier Ministre népalais Sher Bahadur Deuba s’apprête à demander à New Delhi sa coopération contre l’insurrection maoïste à l’occasion d’une visite officielle qui commencera le 8 septembre prochain et devrait conduire, pense-t-on, à la conclusion d’un certain nombre d’accords économiques avec le grand voisin indien. On parle également d’un traité d’extradition …
Pour exiger ce retour à la normale à Katmandou, dimanche, trois mille manifestants pacifistes appartenant aux principaux courants religieux représentés localement ont défilé dans les rues de la capitale.
Quoi qu’il en soit, six rebelles dits « maoïstes » dont deux dirigeants du comité central ont péri sous les balles des forces de l’ordre dimanche alors que, dans le Teraï, les examens de fin d’études étaient perturbées par les grèves qu’avait fomentées un syndicat étudiant proche des « révolutionnaires » maoïstes.
Par ailleurs, dimanche encore, trois soldats étaient tués et sept autres blessés dans l’explosion d’une mine dans l’oust du Népal à Talghare, village de la région de Tanahu. Au sud-est de Katmandou, à Maheshpur, sept rebelles maoïstes périssaient à leur tour, tandis qu’un autre militant était lui aussi abattu à Sanfejugam, canton de Parbat, de nouveau dans l’ouest du pays. Du moins, c’est qu’affirme le quotidien pakistanais « The Dawn » qui se fonde sur une dépêche de l’Agence France – Presse.
De plus, les Maoïstes auraient attaqué à l’est du Népal la résidence du vice-président du Nepal Sadwana Party (NSP), l’un des partis de l’actuelle opposition, la coalition des quatre agitateurs. Le frère de ce responsable politique et son fils, sévèrement blessés dans l’incident auraient été conduits à l’hôpital de Janakpur.
Dimanche aussi, la « collation des quatre agitateurs » s’en est prise au gouvernement népalais pour ne pas avoir engagé les mesures diplomatiques nécessaires à la survie des 12 otages népalais sommairement exécutés en Irak au cours de la semaine passée. Cette exécution fut à l’origine des émeutes du 1er septembre 2004 pendant lesquelles la grande mosquée de Katmandou à été incendiée ainsi que les bureaux de multiples entreprises de pays du monde arabo–islamique.
Source des informations : www.nepalnews.com (en anglais)
En ligne : http://libreopinion.monsite.wanadoo.fr
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Dimanche, 05 septembre 2004
Publié le 2004-09-05 02:21:33 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Un nouveau kampuchéa face à un fatal génocide?
Depuis le 13 février de 1996, le Népal est en proie à une insurrection de forces qui se réclament du "Maoïsme" et qualifiées par l'Oncle Sam de "terroristes".
Les affrontements armés avec les forces de l'ordre inféodées au régime de la monarchie parlementaire en vigueur ont fait, dit-on, quelque 10.000 morts.
Récemment, en fait à partir du 16 août 2004, les rebelles dits "maoïstes" déclaraient le 'blocus' de la capitale du petit Etat himalayen pour une "durée indéterminée". Pourtant, aucun guérillero n'était en vue à l'horizon des hautes collines avoisinantes; pourtant aucun barrage ne coupait les voies d'accès...
En l'espace d'une semaine, des explosions retentirent dans un hôtel 5 étoiles, le Soaltee, plusieurs édifices publics firent l'objet d'attaques à la bombe, deux policiers furent la cible de tirs mortels, un homme d'affaire népalais aussi - exécuté en pleine rue par un commando assassin.
Le 'blocus' à peine levée, on apprenait que 12 otages népalais étaient victimes d'un enlèvement en Irak de la part d'une faction islamiste liée, dit-on, aux terroristes d'Al Qaïda. En dépit de l'intervention du ministre des affaires étrangères népalais sur la chaîne arabe "Al Jazira (Al Jazeera), l'issue fut fatale. Fin août, l'opinion publique népalaise découvrit alors l'image horrible d'un otage égorgé et des onze autres gisant à terre abattus de rafales d'armes automatiques tirées dans leurs dos.
Le 1er septembre 2004, c'était l'émeute à Katmandou. La ville quasiment "à feu et à sang" selon certains témoins visuels voyait sa grande mosquée en flammes et mise à sac comme, de même, les bureaux de multiples sociétés liées au monde arabo-islamique: Saudi Arabian Airlines, Gulf Air, Qatar Airways, Pakistan International Airlines. Les émeutiers voulurent prendre d'assaut l'ambassade d'Egypte qui représente les intérêts de l'Irak localement. On tira dans la foule: on releva un mort et de nombreux blessés. Selon le ministre de l'intérieur népalais la fureur des émeutiers se soldait par deux morts en tout et des dizaines de blessés.
Le couvre - feu était déclaré. L'émotion est à son comble. Le jeudi 2 septembre 2004 était déclaré journée de deuil national.
Après une courte interruption, le trafic aérien reprend en provenance des pays arabo -islamiques. L'aéroport international Tribuvhan, du nom du grand monarque, reste en service et les touristes qui débarquent pour fouler ces nouveaux chemins de Katmandou sont escortés manu militari jusqu'à leurs hôtels.
Peuplé de 23 à 27 millions d'âmes selon les sources, le Népal est le seul Etat hindou de la planète. Le Roi du Népal n'est autre qu'un avatar de Vishnou, le dieu de la paix. Mais la famille royale a été décimée en juin 2001 par le prince héritier, Dipendra, dans un accès de folie éthylique. Son frère, Gyanendra, miraculeusement rescapé de la tuerie, n'est guère aimé de son peuple et son fils, Paras, jouit de la plus sinistre réputation. Les Maoïstes rançonnent, pillent, tuent et tiennent, dit-on, 80% du pays où régulièrement leurs forces armées kidnappent des enfants par centaines dans les écoles pour les enrôler de force dans leur "guerre du peuple".
Car il n 'y a pas qu'en Ossétie du Nord, que les écoliers sont victimes des terroristes. Au Népal, aussi, qui compte dans les rangs de la rébellion bon nombre d'enfants -soldats.
Alors quel sera le destin de ce petit royaume alias le toit du monde qui, niché au coeur des neiges éternelles mais coincé entre les deux super géants, l'Inde et la Chine, fut au début des années 70 le paradis des Hippies de la "Flower Power" ?
République communiste et nouveau Kampuchéa ? Théâtre sanglant des visées terroristes de la région - le Cachemire étant à deux pas ? Démocratie libérale avancée sur le modèle occidental?
Ce « Blog » vous propose des informations exclusives en langue française et vous invite à une réflexion sur la question du Népal et de l'avenir de l'humanité car largement plus d'un tiers du genre humain prend en sandwich le petit royaume himalayen à peine plus grand que la moitié de la France et, dès lors, comparé au Canada, une minuscule goutte d'eau dans la mer.
Mais qui sait, peut-être, la petite goutte qui fera déborder le grand vase.
Source : www.nepalnews.com (en anglais)
Je vous prie de trouver ci-joint un ensemble d'articles sur divers sujets du moment au Népal. Je vous invite à les lires sachant que ces articles sont des opinions. Donc nous devons avoir du recul par rapport aux informations communiquées. Néanmoins elles restent intéressantes par la pertinence des propos.
Népal: Les Maoïstes veulent négocier avec le Roi et l'Armée
Les Maoïstes sérieux quant à une intervention étrangère.
Selon « Nepal News », ce lundi 20 septembre 2004, le porte – parole du Parti Communiste népalais (Maoïste), Krishna Bahadur Mahara, vient de déclarer que son Parti était sérieux quant aux perspectives accrues d’une intervention étrangère au Népal face à l’intensification du conflit en cours.
Sans donner plus d’explication.
S’adressant au téléphone grand quotidien national “Kantipur daily”, le porte-parole des rebelles a précisé que les Maoïstes ne voyait aucune raison de tenir des pourparlers avec le gouvernement du Premier ministre népalais Sher Bahadur Deuba ‘qui n’a aucune autorité’. « Il y a le Roi et l’Armée au-dessus de ce gouvernement et au-dessus d’eux il y a l’Inde et les Etats – Unis. Ce gouvernement peut-il les persuader ? »
Le responsable maoïste a aussi maintenu qu’à ses yeux le gouvernement ne favorisait pas des négociations en concluant un accord d’assistance militaire avec l’Inde, sans compter les menaces que les ministres adressent aux insurgés.
D’après le “Kantipur daily”, le porte-parole maoïste lui a confié que le gouvernement népalais pourrait créer un environnement propice à des discussions en ne traitant plus de « terroristes » son Parti et les organisations affiliées, d’une part, et, d’autre part, en cessant d’émettre des avis de recherche contre les dirigeants de la rébellion.
“Ce gouvernement n’a aucune autorité pour conduire des négociations. Tout ce qu’il peut faire est de créer un environnement minimum pour des négociations », a-t-il ajouté. Le porte – parole maoïste a alors précisé que les négociations à venir se concentreraient sur le Roi et l’Armée, et que son Parti tiendrait des négociations sur l’entière structure de l’Etat avec le ‘régime actuel’.
Le rôle inévitable de l’ONU dans l’insurrection maoïste.
D’après « Nepal news », un jour après qu’un ministre influent du gouvernement, le Dr Prakash Sharan Mahat, chargée des affaires étrangères, ait déclaré que son gouvernement s’était engagé à résoudre la crise maoïste comme une crise interne, l’ancien juge à la Cour suprême, Prasad Aryal maintient que le rôle des Nations unies est ‘inévitable’ face à l’insurrection maoïste.
S’adressant hier dimanche le 19 septembre 2004, à une réunion sur le thème de la réorganisation de l’Etat en regard de la crise actuelle, l’ancien juge suprême a aussi suggéré que toutes les parties concernées s’accordent à ce que se tiennent des élections en vue de nommer une assemblée constituante chargée d’établir une nouvelle constitution.
“Si une nouvelle constitution est mise en place par le biais de l’élection d’une assemblée constituante, nul ne pourra la violer car le peuple en personne la protégera”.
Népal: Le Royaume veut entrer au Conseil de Sécurité de l'ONU
LA FIJ S'APPRÊTE À ENVOYER UNE DÉLÉGATION AU NÉPAL
La Fédération internationale des journalistes (FIJ) enverra une délégation au Népal à la fin de septembre 2004 pour apporter son appui aux journalistes népalais et au personnel des médias, qui subissent l'assaut des deux côtés dans un long conflit entre rebelles maoïstes et forces armées.
« La situation au Népal va de mal en pis », dit la FIJ. Ces deux derniers mois, deux journalistes ont été tués et plusieurs autres menacés.
La délégation de la FIJ sera de passage au pays pendant le même mois où les groupes de défense de la liberté de la presse en Asie du Sud et les associations de journalistes vont se rencontrer à Katmandou à l'occasion d'un atelier sur les droits de la personne et la couverture des conflits.
Consulter les sites suivants : Bureau Asie-Pacifique de la FIJ : http://www.ifj-asia.org/page/nepal040909.html Déclaration conjointe émise par les groupes de défense de la libre expression de la région Asie-Pacifique : http://www.ifj-asia.org/page/nepal040822.html Alertes de l'IFEX sur le Népal : http://www.ifex.org/en/content/view/full/155/
Maoïstes enlèvent 50 élèves d’une école de Bhojpur.
Selon « Nepal News », aujourd’hui le dimanche 19 septembre 2004, les rebelles maoïstes ont enlevé 50 écoliers et 2 civils dans la région reculée de Bhojpur.
Les rebelles ont kidnappé 32 écoliers dans une école secondaire de la commune rurale de Bhungle et 19 autres ainsi que 2 civils dans un autre établissement de la commune de Jalgaun dans la même région.
Si les rebelles ont tôt relâché la moitié des écoliers enlevés, par contre on ne sait pas encore où sont passes les autres.
Les familles et les établissements concernés ont appelé les Maoïstes à libérer immédiatement ces écoliers.
Familles et enfants protestant contre la fermeture des écoles et collèges.
D’après “Nepal News”, hier samedi le 18 septembre 2004, à Sindhulpachowk les enseignants et élèves avec leurs parents ont défilé dans les rues en compagnie de journalistes et des militants des droits de l’homme afin de protester contre la grève décrétée pour une durée indéterminée dans les établissements scolaires à l’appel de la Fédération nationale des syndicats indépendants du Népal – Révolutionnaire (ANNFSU – R), l’aile étudiante des Maoïstes.
Sindhulpachowk, les écoles sont restées fermées ces deux dernières semaines, à la suite de l’appel de la fédération étudiante maoïste. 100 000 scolaires sont dans la région touchés par cet appel à la grève illimitéequi a pour objectif d’obtenir des autorités des informations sur le sort du président de l’antenne régionale de la fédération maoïste.
Une délégation népalaise part pour l’Assemblée générale de l’ONU.
Toujours selon “Nepal News”, une délégation du gouvernement népalais conduite par le ministre des affaires étrangères vient de quitter samedi Katmandou pour New York en vue d’assister à la 59 session de l’Assemblée générale des Nations unies qui sera inaugurée mardi prochain.
S’adressant à la presse à l’aéroport de Tribhuvan avant son départ, le ministre des affaires étrangères népalais a souligné que le gouvernement s’était engagé à résoudre la crise maoïste de façon interne. « Puisque c’est un problème interne, nous pouvons le résoudre nous-mêmes » a-t-il ajouté précisant, néanmoins, que le gouvernement népalais demanderait la coopération de l’ONU pour résoudre l’insurrection.
Dit-on, le Népal rechercherait aussi des appuis en vue d’entrer au Conseil de Sécurité en qualité de membre temporaire tout en soulevant par ailleurs la question du recrutement d’enfants soldats par les Maoïstes.
Samedi, 18 septembre 2004
Publié le 2004-09-18 14:39:02 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Les Maoïstes sont entrain de gagner la guerre
Les Maoïstes gagnent la guerre au Népal.
Dans le « Berkeley Daily Planet », le 17 septembre 204, Mike MacPhate, voit déjà la victoire au bout du fusil pour l’insurrection maoïste au Népal et avec le pacific News Service, l’analyste berkélien revient sur la rébellion qui endeuille le « toit du monde » depuis février 1996.
« Alors que le Moyen Orient retient l’attention du monde entier, le Népal s’effondre. Dans les récentes semaines, les rebelles maoïstes qui maîtrisent la plupart des zones rurales ont effectué des actions hardies dans la capitale Katmandou.
Les Maoïstes ont imposé un blocus d’une semaine sur la ville et contraint 35 entreprises majeures à fermer alors qu’on leur reproche aussi une attaque à la bombe contre le centre d’information américain».
Mike Mac Phate revient sur les conséquences de la « hardiesse » maoïste: le Peace Corps a tiré sa révérence et les familles des membres de l’ambassade des Etats-Unis au Népal peuvent demander à être rapatriées.
“Le dirigeant maoïste Rajman Pakhrin a récemment confié au Nepali Times que les Maoïstes espéraient pousser les gens de la capitale à déclencher un soulèvement urbain», poursuit l’exégète d’outre – atlantique.
“Dans ce petit coin escarpé du globe, lieu de naissance de Bouddha et des plus hautes montagnes du monde, la confiance des rebelles communistes parvient à un nouveau sommet. Le bain de sang approche d’une folle hauteur. La plupart des 10.000 morts qu’a causé ce conflit de huit ans se sont produites au cours des trois dernières années.»
Mais tout ceci ne dessine en rien une victoire prévisible des Maoïstes. L’assistance économique et militaire de l’Inde et des Etats-Unis, non plus d’ailleurs. La démocratie a été établie en 1990 au Népal et la révolte maoïste a éclaté en 1996 (soit six ans après), nous rappelle le fin analyste américain. Face au féodalisme et à la monarchie, d’un côté, et, de l’autre, à la pauvreté et à l’exploitation, les Maoïstes avaient une voie toute tracée, n’est-ce pas ?
Une fois le Roi assassiné par son fils en 2001 « à l’issue d’une dispute à table au dîner (sic) », l’auteur inspiré voit que « les Maoïstes ont pris avantage du chaos politique qui s’en suivit ». Certes, car « durant le cessez-le-feu de 2003 qui dura huit mois, ils ont organisé une filière pour se fournir en armes auprès de leurs alliés en Inde et des gangs chinois au nord ». Merci pour l’info.
La mention de « gangs chinois au nord » mérite d’être relevée. De même le fait qu’Ananda Shrestha, directeur de la Fondation népalaise pour les études avancées affirme que “ Les gens dissent maintenant que peut-être le régime précédent était meilleur”. Autrement dit, la monarchie. Aujourd’hui, selon cette source « La démocratie s’est fait une mauvaise réputation ».
Encore plus intéressant, « le pays a été le témoin d’un incroyable exode. Plus de deux millions de villageois ont pris la fuite ces deux dernières années.” D’après l’analyste de Berkeley, ces deux millions de Népalais auraient fui « dans les plaines indiennes vers le sud. La migration se poursuit au rythme de 75.000 personnes par mois”. Du moins, si l’on en croit les observateurs.
Pour Subodh Pyakurel, directeur de l’Informal Sector Service Center (INSEC), « Les seuls gens à rester sont ceux qui m’ont pas les moyens de partir ». De préciser que si les Maoïstes donnent des noms avenants à leurs institutions, - tribunal populaire, Armée populaire -, leur méthodes apparaissent reposer plus sur la terreur que sur la persuasion.
Aux yeux des observateurs des droits de l’homme, les rebelles lynchent, amputent, décapitent ou brisent les jambes d’informateurs suspectés. Les enlèvements massifs et les séminaires d’endoctrinement sont devenus choses communes. Les instituteurs dans les zones tenues par les rebelles doivent porter la tenue maoïste et favoriser la présentation des héros communistes Vladimir Lenin, Karl Marx, and Mao Zedong. De l’avis de Sushil Pyakurel de la Commission nationale des Droits de l’Homme, “les méthodes coercitives des rebelles les « font difficilement voir comme un groupe politique. Ils se comportent plus comme un gang criminel »
Le journaliste indépendant qui écrit depuis new Delhi cette captivante correspondance conclut son exposé par la description d’un orphelinat de l’extrême ouest du pays là où l’insurrection aurait causé le plus de victimes. Des enfants malpropres décrivent l’exécution de leurs parents par des rebelles ou des soldats. Le directeur de l’orphelinat y va de sa larme « Chaque moins le nombre des orphelins va croissant. Actuellement, on en compte 91 parmi nous. Nous n’avons plus suffisamment de place pour eux ».
Et la victoire des Maoïstes ? La voilà:
Narayan Dutta Mishra, Cprésident du comité de développement régional à Kailali estime que les Maoïstes sont entrain de gagner la guerre”. D’ajouter : « Jour après jour, cela va de pire en pire“ avant de conclure : “Ils disent que le pays est entre leurs mains ».
Samedi, 18 septembre 2004
Népal: Les derniers Peace Corps ont quitté le bateau ivre ...
Deux syndicalistes maoïstes libérés.
“Nepal News” révèle le 18 septembre 2004 que, comme convenu au cours des négociations avec la Fédération nationale des Syndicats népalais (ANTUF) d’obédience maoïste, le gouvernement a relâché deux dirigeants de cette fédération syndicale pour mettre fin aux grèves dans le secteur industriel.
Les deux syndicalistes maoïstes ont été libérés vendredi en un lieu non révélé mais en présence de militants des droits de l’homme. Le gouvernement népalais s’était engagé à libérer les deux hommes avant le 17 septembre puis à diffuser sous 30 jours des informations sur le sort de quarante à cinquante de leurs congénères actuellement détenus par les autorités.
En retour, la fédération syndicale maoïste a retiré l’ordre de grève impose à 47 grandes sociétés ainsi que certaines multinationales dans le pays.
Un Maoïste tué dans la banlieue de Katmandou, deux blessés.
Selon « Nepal News », un Maoïste a été abattu lors d’un échange de feu avec des agents de sécurité dans la région de Thali, commune rurale de Dasi, samedi matin. Un policier et un Maoïste ont été blessés dans l’incident qui s’est produit dans la banlieue de Katmandou.
Les Maoïstes tuent un cadre du Parti du Congrès.
D’après « Nepal News », vendredi soir, à Bajhang, les Maoïstes ont tué un dirigeant régional du Parti népalais du Congrès.
La victime était le trésorier du comité régional du Parti népalais du Congrès. Enlevé à son domicile de Rithawada vendredi soir, l’homme a été retrouvé mort samedi matin près d’une école à Jalpa.
Parallèlement, les Maoïstes, samedi, libéraient sept personnes enlevées vendredi, et parmi eux Bodnath Chapagain, cadre de l’Association Nationale des Enseignants népalais.
Les forces indo – népalaises passent au peigne fin les forêts en quête de prisonniers maoïstes.
Selon une dépêche de « Web India 123 » depuis Mahindenagar, les forces népalaise et indiennes passent au peigne fin les forêts et les jungles de chaque côté de leur frontière commune à la recherche d’une vingtaine de prisonniers fugitifs échappés la semaine dernière de leur prison après un assaut des rebelles maoïstes.
L’Uttaranchal, nouvel Etat indien qui borde le royaume népalais sur quelque 240 km, vient de déployer une force spéciale pour combattre les Maoïstes népalais qui souvent, dit-on, trouvent refuge dans cette région frontalière entre les deux pays
L’UNICEF inquiète après l’enlèvement de l’un de ses employés.
Selon « Nepal News » et « PTI », l’UNICEF au Népal vient d’exprimer sa crainte après l’enlèvement de Kamala Gurung par un groupe de rebelles maoïstes à Dadeldhura dans l’extrême ouest du pays.
Kamala Gurung était employé par le comité de développement de la région de Dadeldhura grâce au soutien de l’UNICEF.
Dans un communiqué de presse publiée vendredi, l’antenne népalaise de ce bureau des Nations unies a affirmé qu’elle était en contact étroit avec la famille et espérait un retour immédiat sain et sauf de l’employé enlevé.
Les derniers volontaires américains quittent le Népal.
Correspondant de la BBC à Katmandou, Charles Haviland relate que les derniers volontaires américains des Peace Corps viennent de quitter le Népal après la suspension des opérations de leur organisation pour des raisons de sécurité suite à une attaque du centre d’information des Etats – Unis dans la capitale himalayenne.
Le départ de ces 84 volontaires, âgés de 23 à 78 ans, était, aux yeux de Charles Haviland “inévitable après que le Département d’Etat américain, qui gère le Peace Corps, ait décidé d’interrompre son service au Népal”.
Le Peace Corps était présent au Népal depuis 42 ans.
Vendredi, 17 septembre 2004
Publié le 2004-09-17 16:37:43 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Pétition Enfants Zone de Paix.
Vendredi 17 septembre 2004. Communiqué de presse de Libre Opinion - La Libre Parole . - Signature de la pétition "Enfants zone de paix" en faveur des enfants népalais face aux exactions maoïstes au Népal. La pétition est lancée par la Fondation Rajani en France. Texte de la pétition en français à envoyer à la Directrice général de l'UNICEF à New York, cbellamy@unicef.org
Nous soutenons la coalition nationale au Népal “Les Enfants Zone de Paix” et exigeons que les enfants soient protégés durant les conflits armés.
Nous soutenons la campagne internationale “Les Crimes Contre l’Enfance sont des Crimes contre l’Humanité » et exigeons que tous les crimes commis contre des enfants par les Maoïstes au Népal depuis le début de l’insurrection en février 1996 puissent être déférés à une Cour international de Justice.
Vendredi 17 septembre 2004.
Pétition de la Fondation Rajani pour les Droits de l’Enfant et la Paix dans le monde.
Enfance zone de paix : Laissez les enfants vivre une enfance heureuse.
Selon « Nepal News », le 16 septembre 2004, la coalition nationale “Enfants Zone de Paix » (CZOP) incite toutes les personnes concernées à permettre aux enfants népalais de vivre une enfance heureuse.
Dans un communiqué remis à la presse mercredi, le 14 septembre 2004, le mouvement “Enfants Zone de Paix”, se référant au récent bombardement d’une école à Gorkha et l’incendie d’un autre établissement à Rukum, Protestant contre ces actes de vandalisme, “Enfants Zone de Paix” a ajouté, “Réduire en miettes des écoles réduit en miettes l’enthousiasme des élèves et leur espoir ».
« Enfants Zone de Paix » a aussi critiqué le fait que des écoliers et leurs professeurs soient emmenés de force dans des camps d’endoctrination maoïste.
Cette coalition nationale népalaise formée en août 2003 défend les droits fondamentaux des enfants à la survie et au développement ainsi qu’à être protégés en cas de conflit.
Enfants Zone de Paix - Enfants Zone de Paix - Appel aux Nations unies du 6 décembre 2003 – Les Crimes contre l’Enfances sont des Crimes contre l’Humanité
Vendredi, 17 septembre 2004
Népal: Enfants Zone de Paix
Enfance zone de paix : Laissez les enfants vivre une enfance heureuse.
Selon « Nepal News », le 16 septembre 2004, la coalition nationale “Enfants Zone de Paix » (CZOP) incite toutes les personnes concernées à permettre aux enfants népalais de vivre une enfance heureuse.
Dans un communiqué remis à la presse mercredi, le 14 septembre 2004, le mouvement “Enfants Zone de Paix”, se référant au récent bombardement d’une école à Gorkha et l’incendie d’un autre établissement à Rukum, protestant contre ces actes de vandalisme, “Enfants Zone de Paix” a ajouté, “Réduire en miettes des écoles réduit en miettes l’enthousiasme des élèves et leur espoir ».
« Enfants Zone de Paix » a aussi critiqué le fait que des écoliers et leurs professeurs soient emmenés de force dans des camps d’endoctrination maoïste. Cette collation nationale népalaise formée en août 2003 défend les droits fondamentaux des enfants à la survie et au développement ainsi qu’à être protégés en cas de conflit.
Enfants Zone de Paix - Enfants Zone de Paix - Appel aux Nations unies du 6 décembre 2003 – Les Crimes contre l’Enfances sont des Crimes contre l’Humanité .
Publié le 2004-09-16 12:48:55 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Charles Sobhraj demande l'aide du consul de France à Katmandou.
L`avocate de Charles Sobhraj demande l`assistance consulaire
Selon « Angola Press ». Paris, 16/09 - L`avocate de Charles Sobhraj, condamné le 12 août dernier au Népal à la prison à vie pour le meurtre de deux touristes occidentaux, a demandé jeudi au ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier, que son client bénéficie de l`assistance consulaire à laquelle a droit tout citoyen français. "Sans que cela n`émeuve le service consulaire, Charles Sobhraj a été condamné à la plus lourde peine existant au Népal pour des faits supposés avoir eu lieu en 1975 à l`issue d`une courte audience qui s`est déroulée exclusivement en népali, sans interprète et en l`absence d`un dossier original d`enquête", souligne Me Isabelle Coutant-Peyre dans une lettre au ministre rendue publique jeudi. Elle demande à Michel Barnier "de faire traduire en français de toute urgence le jugement en népali qui a été signifié" à son client et "de prendre toutes les mesures nécessaires pour que celui-ci et sa défense soient assistés d`un traducteur interprète en français pour le procès en appel".Le Français, surnommé "le Serpent" du fait de son talent pour le déguisement et la fuite, est soupçonné d`avoir tué une vingtaine de personnes en Inde, Thaïlande, Afghanistan, Turquie, Népal, Iran et à Hong Kong
Publié le 2004-09-16 12:27:14 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Les Maoïstes bombardent, les hôtels rouvrent
Les Maoïstes bombardent l’office municipal de Bara.
D’après « Nepal News », les Maoïstes ont fait exploser une bombe dans les bureaux de la municipalité de Kalaiya, région de Bara, mercredi soir. On ne déplore que des dégâts matériels.
Vers 22 heures, un groupe de 8 à 9 Maoïstes a fait irruption dans l’office municipal et, après s’être saisi des gardes et des pompiers, ont fait exploser à l’intérieur de l’édifice un engin disposé dans une cocotte-minute. Il n’y a pas eu de blessé.
Les grands hôtels rouvrent leurs portes.
D’après « Nepal News », un jour après que la Fédération des Syndicats népalais (ANTUF) d’obédience maoïste ait retiré son appel pour une fermeture de durée indéterminée de plusieurs hôtels et sociétés, les grands hôtels du pays viennent de reprendre leurs activités.
Le Soaltee Crowne Plaza, un grand hôtel 5 étoiles, et le Malla Hotel de Katmandou, ont aujourd’hui, jeudi 16 septembre 2004 rouvert leurs portes ainsi qu’entre autres les Tiger Tops Jungle Lodge, Tiger Tops Tented Camp et Tiger Mountain Tharu Lodge-Chtiwan, Fishtail Lodge - Pokhara
Après bientôt mois d’efforts de la part de militants des droits de l’homme et de la communauté d’affaires, la Fédération des Syndicats maoïstes a retiré son appel pour faire fermer sociétés et hôtels à partir du 16 septembre 2004.
L’Office du Tourisme népalais espère que tous feront de nouveaux efforts pour que les établissements industriels soient déclarés zones de paix.
Publié le 2004-09-16 01:31:06 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Bombes humaines maoïstes contre dirigeants indiens ...
Les Maoïstes menacent de recourir à des bombes humaines si l’Inde procure une assistance militaire au Népal.
D’après « Nepal News », citant la BBC en langue népalaise, les Maoïstes viennent de menacer de recourir à des bombes humaines contre des dirigeants indiens sir l’Inde poursuivait son plan d’assistance militaire au Népal. C’est ce qu’affirmeraient des affiches apposées sur les murs de Jhugalat dans la région de Pithoragarh, hier mercredi. Selon le quotidien « The Kathmandu Post », ces affiches, rédigées en népalais, portaient la signature de dirigeants maoïstes.
8 Maoïstes tués, un policier abattu.
D’après « The Gulf Daily News » aujourd’hui, sept rebelles maoïstes et un policer ont été tués dans différents affrontements avec les forces de l’ordre. Mardi, à Solukhumbu au nord-est du Népal, cinq maoïstes ont été tués durant une opération de sécurité dans un village à Nicha. Deux autres ont péri à Khutikhola au sud de la région de Siraha. De leur côté, les rebelles ont, hier, à Jhapa, abattu un assistant sous-inspecteur de police qui est mort au cours de son transport à l’hôpital. Les Maoïstes enlèvent 8 cadres et forcent 40 familles à fuir.
« Nepal News » le 16 septembre 2004 : Selon Bishnu Kumar Rai, président de « Front populaire népalais » (PFN) de la région de Panchthar, les Maoïstes viennent d’enlever 8 cadres PFN de cette région lundi dans la commune rurale de Chilingdin.
Le comité régional a publié mercredi un communiqué de presse pour demander la libération immédiate des cadres enlevés
De même, les Maoïstes à Solukhumbu ont contraint 250 civils d’une quarantaine de familles à évacuer leurs maisons. Les rebelles, dit-on, auraient confisqué les terres et les habitations de fugitifs.
Les personnes déplacées sont parties en Inde chercher du travail.
Une campagne politique contre les atrocités maoïstes.
D’après “Nepal News”, le Front populaire népalais (PFN) vient de lancer une campagne pour exposer les atrocités des Maoïstes contre d’innocents civils et les militants politiques.
Des centaines de cadres et de dirigeants du PFN ont défilé dans les rues de Katmandou en chantant des slogans et brandissant des pancartes contre la « violence insensée » des Maoïstes à l’égard des civils.
S’adressant à une réunion à Butwal mercredi 15 septembre 2004, le président du PFN, Amik Sherchan a estimé que les militants penchaient de plus en plus vers le « fascisme politique » ajoutant que « Toutes les forces politiques doivent se rapprocher pour s’opposer aux atrocités maoïstes ».
Sherchan a plus avant déclaré que l’attaque de Maoïstes de la semaine dernière contre une réunion du PFN à Deilekh où le secrétaire général du parti Naba Raj Subedi et une demi douzaine d’autres cadres ont été blessés était une indication du fait que les Maoïstes n’étaient pas prêts à co-exister avec les forces démocratiques.
Le Peace Corps américain se retire du Népal.
Selon « Nepal News », Le Peace Corps américain est sur le point d’abandonner le petit royaume himalayen suite à la récente attaque du centre d’information de l’ambassade des Etats-Unis vendredi dernier le 10 septembre 2004 à Katmandou.
Le Département d’Etat américain vient d’autoriser, mardi, le départ des personnels non - urgentistes et des membres des familles de l’ambassade des Etats-Unis à Katmandou. Les autorités américaines ont aussi pressé tous les citoyens américains à reporter tout voyage non – essentiel au Népal.
90 volontaires des Peace Corps sont touchés par cette décision à caractère « temporaire ». Le Peace Corps a entamé ses opérations au Népal en 1963.
Le gouvernement américain a désigné le Parti communiste népalais d’obédience maoïste comme « Organisation terroriste » sur sa « Liste d’exclusion des Terroristes » qui leur interdit l’entrée du territoire des Etats-Unis et toute transaction à l’extérieur avec des citoyens américains Publié le 2004-09-14 02:34:28
Népal: Encore des enlèvements maoïstes, un millier de civils entraînés de force.
Les Maoïstes enlèvent 1000 civils en province.
Ce mardi 14 septembre 2004, selon “Nepal News”, les Maoïstes ont hier enlevé quelque 1000 civils dont des écoliers et leurs professeurs dans différentes zones des régions de Syangja et Taplejung.
A Syangja, 900 civils ont été enlevés dans 17 cantons. Les rebelles les ont emmenés jusqu’à une école à Kichnas pour recevoir une formation à la politique de leur régime. Ces civils seront relâchés après leur formation d’une semaine.
A Taplejung, dimanche, les Maoïstes ont enlevé 191 enseignants et leurs élèves dans une école secondaire en vue d’une formation similaire
Dans le même temps, les forces de sécurité ont abattu hier 3 Maoïstes à Dailekh et Dhankuta. A Dhankuta, un commandant de zone répondant au nom de Prabhat a été abattu lors d’une action de représailles
La proposition des Maoïstes au Roi est un stratagème.
Selon une dépêche récente de « Nepal News » toujours, le chef du Parti du Congrès au Népal, Girija Prasad Koirala estime que la proposition avancée par les Maoïstes de tenir des discussions directes avec le Roi était une nouvelle conspiration fomentée contre le palais.
S’adressant au public lors d’une conférence organisée par l’Union des Etudiants népalais, organisation affiliée au Parti du Congrès, l’ancien Premier ministre a souligné que le Roi ne devrait pas se réjouir à la lecture de cette déclaration des Maoïstes. « Le Roi devrait comprendre ce qu’il arrivera si ces discussions avec les rebelles échouent ».
“La monarchie elle-même sombrerait dans la crise si le Roi est directement impliqué dans les négociations avec les rebelles”, a ajouté l’homme politique népalais qui réagissait aux propos des Maoïstes affirmant qu’ils n’engageraient pas de négociations avec le « servant » (le gouvernement) mais avec le « maître » (le Roi) seulement.
Répondant à l’exigence des Maoïstes de tenir des élections pour élire une assemblée constituante, Koirala a jugé que ni le Roi ni le gouvernement ne pouvait satisfaire cette requête. « Seule la Chambre des Représentants a le droit de conduire à une assemblée constituante ».
Les Maoïstes ne veulent pas discuter avec le gouvernement de Deuba.
“Nepal News”, le 2 septembre 2004, annonçait que le Parti Communiste Népalais d’obédience maoïste refusait d’engager des discussions de paix avec le gouvernement de l’actuel Premier ministre Sher Bahadur Deuba. Cette décision faisait suite à une réunion du Comté central du Parti qui s’était tenue peu avant dans la région de Dang.
Citant des sources internes, l’«Annapurna Post » révélait la nouvelle le jeudi précédant la mise en ligne de l’information. Selon ce quotidien, la direction maoïste pressait aussi le Roi d’exposer ses idées pour parvenir à la solution de la crise présente. A cette occasion, le Comité central réitérait qu’il exigeait la médiation des Nations unies dans les négociations de paix, tout en cherchant à engager le dialogue avec les partis politiques opposés à la régression dont le Parti du Congrès.
Le Gouvernement est prêt à des discussions.
Le lundi 13 septembre 2004, “Nepal News” rapportait que, de son côté, le Premier ministre Sher Bahadur Deuba venait de déclarer que son gouvernement était prêt à tenir des conversations de paix en vue de résoudre l’insurrection actuelle dans le pays. Le Premier Deuba qui s’adressait brièvement aux journalistes dimanche soir à son retour d’une visite officielle de 5 jours en Inde a néanmoins menace de recourir aux armes si les discussions ne servaient à rien. Publié le 2004-09-13 11:42:25
Népal: Les Etats - Unis contre -attaquent !
Les « Nouvelles du Népal » que vous ne trouverez aujourd’hui nulle part ailleurs en français que sur les sites de Libre Opinion – La Libre Parole.
Les Maoïstes attaquent une école chrétienne à Gorkha.
D’après « Nepal News », dimanche un groupe de rebelles maoïstes a attaqué et détruit l’école St. Jospeh à Prithvi dans la région de Gorkha.
Si on ne déplore aucun blessé, l’explosion d’une bombe a causé des dégâts matériels et une douzaine d’ordinateurs ont été détruits. Les assaillants en ont volé un treizième. L’école est restée fermée après l’incident (N.d.T. : les écoles ouvrent le dimanche et ferment le samedi au Népal).
Les Maoïstes relâchent 200 écoliers et leurs professeurs à Myagdi.
Si l’on en croit “Nepal news”, samedi les Maoïstes ont libéré 200 écoliers et leurs professeurs enlevés de différentes écoles de la région de Myagdi le 5 septembre dernier. Les Maoïstes ont relâché les captifs à 40 km au nord du chef-lieu régional.
L’Inde et le Népal font le voeu de juguler le terrorisme.
Lundi 13 septembre 2004, le “Times of India” insiste sur le fait qu’à l’issue de la visite officielle de 5 jours du Premier Népalais à New Delhi, « l’Inde et le Népal ont fait le vœu de coopérer en vue de balayer le terrorisme ».
A cet égard, le grand quotidien national indien de langue anglaise relève que les deux parties sont tombé d’accord pour conclure un traité d’extradition aussi tôt que possible. Le traité aurait pour effet de permettre l’extradition des terroristes et autres éléments anti-indiens vers l’Inde où ils pourraient être jugés.
Parmi les têtes visées, Dawood Ibrahim et consorts que New Delhi qualifient de « terroristes activement soutenus par le Pakistan ». Les deux Premier ministres voisins ont décidé de mener à bien les projets hydrauliques en cours dont, entre autres, l’un à Pancheswar et l’autre dans la Haute Karnali.
De son côté le quotidien pakistanais “The Dawn” note d’abord que l’Inde a aussi consenti à envisager e Népal se serve du port de Mumbai pour faire transiter ses marchandises, et, ensuite, que les deux pays ont scélé un accord sur la construction conjointe d’un oléoduc entre Raxaul en Inde et Amlekhgunj au Népal.
L’ambassade américaine à Katmandou veut suspendre l’action des Peace Corps au Népal et rapatrier son personnel.
Selon « Nepal News », trois jours après une attaque mineure que son Centre d’Information dans la capitale népalaise, l’ambassade américaine a demandé au Département d’Etat à Washington, D.C., d’approuver la suspension temporaire des Peace Corps au Népal.
Le Peace Corps a mobilise des centaines de volontaires américains dans tout le Népal ces quarante dernières années.
L’ambassade américaine envisage également d’autoriser le départ des familles du corps diplomatique américain qui souhaitent quitter le Népal.
Dans un communiqué de lundi matin le 13 septembre 2004, la mission diplomatique américaine déclare que « l’attaque contre le Centre Américain vendredi (le 10 septembre) non content de mettre des vies en danger a aussi violé toutes les normes du droit international ».
Le gouvernement américain a décidé d’accorder au Népal une aide supplémentaire de 1 million $ pour la sécurité du petit royaume himalayen. Le Congrès américain sera saisi d’une demande de renouvellement pour l’année fiscale suivante.
La Banque mondiale soutient le développement de la santé au Népal.
Selon « Nepal News », la Banque mondiale a approuvé l’accord d’un crédit de 10 million $ et d’un prêt de 40 million $ au Népal en vue de développer le secteur de la santé dans le royaume, notamment l’accès aux soins pour les plus pauvres et les populations socialement exclues. Le programme de développement s’effectuera sur 5 ans. Publié le 2004-09-12 13:43:12
Népal: Enlèvements massifs dans l'ouest du royaume himalayen.
Explosion dans la capitale: Six blessés.
D’après « Nepal News », on suspecte les Maoïstes dans l’explosion d’une bombe dans le quartier de Shantinagar, à Katmandou. L’explosion qui s’est produite dimanche après-midi le 12 septembre 2004 a fait six blessés dont deux personnels de sécurité.
Des témoins ont vu une cocotte-minute à gaz déposée près d’une bicyclette au pont de la porte de Shantinagar vers 15 : 30 heure locale. 45 minutes plus tard, l’engin explosait.
La circulation a été interrompue pendant près d’une heure. La sécurité a été renforcée alentour. Cette explosion précède de quelques heures le retour dans la capitale himalayenne du Premier Népalais suite à une visite officielle de cinq jours en Inde.
Les Maoïstes font sauter une prison : 20 rebelles s’échappent.
D’après « Nepal News », samedi soir, le 11 septembre 2001, les Maoïstes ont provoqué une puissante explosion à la prison de Kanchanpur à Mahendranagar. Vingt détenus au moins, dont certains cadres maoïstes, ont pu prendre la fuite. Les gardes ont fait feu sur les fuyards qui ont néanmoins pu s’échapper. Un policier manque à l’appel, avec son fusil.
Une enquête a été diligentée pour savoir si des fonctionnaires de la prison ont assisté les rebelles dans leur attentat destiné à libérer les 54 Maoïstes purgeant leurs peines à cette maison d’arrêt.
3000 Népalais enlevés par les Maoïstes dans l’ouest du pays.
D’après « Nepal News », le dimanche 12 septembre 2004, les Maoïstes enlèvent 3.000 personnes dans l’Ouest du Népal.
Les rebelles maoïstes ont enlevé plus de 2000 personnes dans différentes parties de Dadeldhura et des régions avoisinantes en vue de les former aux milices maoïstes.
Des habitants de la région, citant les rebelles, ont déclaré que les personnes enlevées apprendraient à fabriquer des armes, à faire exploser des bombes et à disposer des mines avant d’être finalement intégrées à l’armée maoïste.
De même, les Maoïstes ont enlevé 1.300 écoliers dans plusieurs écoles du sud de Doti et Kailai, toujours dans l’Ouest du Népal.
Selon « l’Annapurna Post », les milices maoïstes ont enlevé on ne sait où ces écoliers pour une formation de onze jours.
De coutume, les Maoïstes relâchent les écoliers qu’ils enlèvent après leur formation au Maoïsme.
Sept Maoïstes détenus en Inde.
Samedi 11 septembre 2004, « Nepal News » nous informait de ce que sept Maoïstes népalais dont deux dirigeants ont été arrêtés samedi à Patna dans l’Etat indien du Bihar.
De source indienne, on apprend que l’arrestation des Maoïstes a eu lieu lors d’une descente dans un hôtel de Patna. Parmi les détenus, deux ont été identifiés comme Rambabu Choudhari et Agendra Parajuli. Choudhari est un dirigeant central du Front de Libération Madhise d’obédience maoïste tandis que Parajuli est un commandant de l’Armée du peuple dans la région.
Il y a quelques mois de cela, la Police du Bihar a mis la main sur 11 Maoïstes dont deux dirigeants de Patna qui font désormais l’objet de poursuites.
Le Népal demande à l’Inde d’accroître ses investissements.
Selon Anjana Pasricha, le 12 septembre 2004, pour les nouvelles de « la Voix de l’Amérique » depuis New Delhi, l’Inde demande à l’industrie indienne d’accroître ses investissements dans le petit pays himalayen qui se repose sur son voisin du Sud pour l’essentiel de son commerce extérieur.
Lors de sa visite officielle en Inde, le Premier Népalais a désigné les ressources hydroélectriques comme un secteur potentiel de collaboration entre les deux pays. « L’eau est une clef importante de notre prospérité mutuelle, M. Deuba a-t-il déclaré ajoutant que « L’hydroélectricité est peut-être le secteur le plus important où nous avons besoin d’un flux d’investissements soutenu ». L’hydroélectricité est la principale source dans la production d’énergie électrique au Népal qui n’en exploite cependant que moins de 1% de son énorme potentiel.
Les sociétés indiennes comptent pour un tiers des entreprises à capitaux mixtes au Népal. Les ports de l’Inde sont les zones de transit du commerce népalais dont l’Inde est le partenaire le plus important.
Aujourd’hui, en raison de sa position stratégique entre ses deux principaux voisins, le Népal espère émerger comme axe des échanges commerciaux entre l’Inde et la Chine. « Servir d’intermédiaire réserve d’énormes opportunités dans le commerce entre la Chine et l’Inde qui commence à se développer au travers du Tibet et du Népal », selon Binod Chaudhary, président de la Confédération de l’Industrie népalaise.
50 entreprises ferment leurs portes au Népal.
Les pages économiques du “Times of India” ce week-end révèlent que 45 à 50 entreprises viennent de fermer leurs portes cette semaine au Népal sous la pression des Maoïstes alors que le Premier Népalais tentait de convaincre les investisseurs indiens à New Delhi que l’action des Maoïstes dans la fermeture des entreprises était exagérée, précisant que les investissements étrangers au Népal seraient « protégés à tout prix ».
Selon certaines estimations, près de 60 entreprises à capitaux mixtes sont fermées au Népal en raison des menaces proférées par les Maoïstes. Trois grands groupes indiens qui contrôlent une dizaine de sociétés ont été frappés d’interdiction, le Groupe Jyoti, le groupe Chaudhari et le Groupe BG.
Les maoïstes népalais s'attaquent aux entreprises
Pour l’excellent Jean-François Ryckmans dont le talent n’est plus à louer, « le conflit opposant la rébellion maoïste au gouvernement népalais prend une nouvelle tournure. Après d'innombrables batailles et les non moins sanglants attentats ou enlèvements visant intellectuels, hommes politiques, ou membres des forces de l'ordre, les guérilleros s'en prennent à présent à l'économie du pays et à ses principaux représentants ». Dont acte.
Pour le correspondant spécial de « La Dernière heure » belge à Katmandou, « conséquence directe des fermetures, plus de 100.000 travailleurs sont privés de gagne-pain. Avec eux, leur famille, soit des centaines de milliers de personnes sont touchées mais la rébellion qui se qualifie de prolétaire semble ne pas trop s'en soucier. »
Soulignant que « vendredi, le nouvel ambassadeur américain au Népal, James F Moriarty » affirmait que « jamais l'Inde ni les Etats-Unis ne laisseront les maoïstes s'emparer de Katmandou », Jean – François Ryckmans rappelle que le diplomate américain appelait « la communauté internationale à s'exprimer d'une seule voie et à ne pas considérer les maoïstes comme de simples réformistes agraires ».
L’ami belge de commenter alors les dernières violences de la façon suivante : « Réponse du berger à la bergère, deux bombes ont explosé dans le centre culturel américain a Katmandou, ce qui constitue la première attaque de la rébellion contre un bâtiment officiel US ».
D’après l’habile plume de « La Dernière heure », les Etats-Unis auraient affirmé être opposés à une tentative de médiation des Nations Unies, solution pourtant préconisée par la diplomatie européenne et demandée par les rebelles.
Les liens des Maoïstes népalais avec des groupes gauchistes en Inde.
Selon “New Kerala”, samedi le 11 septembre 2004, la répression de l’insurrection maoïste au Népal bénéficiera d’un appui accru du gouvernement indien suite à la visite officielle de 5 jours en Inde du Premier Népalais, Sher Bahadur Deuba qui a rencontré Sonia Gandhi à cette occasion.
Les Maoïstes, qui contrôlent de larges parties du royaume hindou, entretiennent des liens avec des groupes gauchistes en Inde, prétend ce service d’information en ligne. Deux grandes figures du mouvement maoïste népalais auraient été formées à New Delhi et de nombreux partisans de la rébellion népalaise ont été arrêtés en Inde, précise par ailleurs « New Kerala » qui relève que des « divergences subsistent sur le traité extradition » ainsi que l’assistance légale mutuelle entre les deux pays.
La visite du Premier Népalais à New Delhi s’est conclue par la signature de trois agréments : sur la météorologie, les sports et la culture, ainsi que la création d’un oléoduc de l’Inde eu Népal.
Publié le 2004-09-11 14:33:33
Népal: L'Inde a un grand rôle à jouer.
Les syndicats maoïstes durcissent le ton : « Nous n’avons aucun intérêt autre que de protéger les droits des travailleurs ».
Un syndicat pro – maoïste a appelé à la fermeture de quelque 35 entreprises à partir de vendredi. Dans un article publié par le « Rajdhani Daily », vendredi, la Fédération nationale des Syndicats népalais (ANFTU) affiliée aux Maoïstes, a affirmé par la bouche de Shalik Ram Jamarkattel, que les mouvements engagés par son organisation avaient frappé les intérêts des sociétés qui bénéficient de capitaux étrangers et « ont pris le contrôle des industries népalaises ».
Selon le porte-parole de ce syndicat, “Les ambassades de l’Inde, de l’Allemagne, de la France, des Etats-Unis et de la Grande – Bretagne ont publié un communiqué conjoint contre notre mouvement, nous accusant de collecter des dons. Mais notre organisation n’a pas demandé de don auprès de sociétés ou d’entreprises ».
Au cours d’une manifestation ayant réuni des employés d’une dizaine d’entreprises en tête sur leurs marchés et fermées depuis ces 25 derniers jours, des centaines de travailleurs ont manifesté contre la décision des maoïstes dans la capitale.
L’Inde milite pour accroître l’assistance militaire au Népal.
Selon la presse ce samedi 11 septembre 2004, le gouvernement indien a consenti à procurer une assistance militaire supplémentaire au Népal en réponse à la requête du premier ministre népalais. “L’Inde va faire don au Népal d’un contingent supplémentaire d’hélicoptères et de véhicules anti-mines en vue de combattre l’insurrection Maoïste qui risque de s’étendre au-delà des frontières », a relaté le quotidien indien « The Hindustan Times » citant un fonctionnaire du ministère de la défense indienne. Promis aux réunions de jeudi, ce contingent inclurait un hélicoptère multi - fonction fabriqué par la société d’Etat indienne « Hindustan Aeronautics ».
Dans le même temps, une dépêche de « L’Himalayan Times », un quotidien de Katmandou, relate que l’Inde a consenti à procurer trois hélicoptères légers, 20.000 fusils conventionnels et 15.000 autres à rechargement automatique, des mitrailleuses, entre autres véhicules anti-mines, camions et jeeps.
Auparavant, le secrétaire d’Etat indien aux affaires étrangères, Shyam Saran, annonçait que l’Inde et le Népal avaient décidé de mettre en place un groupe de consultation conjoint en vue de coordonner les services de sécurité des deux pays et améliorer les dispositifs adéquats aux frontières ».
Selon Saran, l’Inde aiderait aussi le Népal à moderniser son armée et à lancer un projet pilote voué à former la police népalaise à la lutte contre le terrorisme. Le ministre des affaires étrangères indien a précisé que les secrétaires d’Etat des deux pays se rencontreraient avant le mois d’octobre prochain pour mettre la dernière main au traité d’extradition mutuelle vieux de cinquante ans.
L’Inde a un grand rôle à jouer.
L’ambassadeur des Etats-Unis au Népal, James F. Moriarty, a déclaré que l’Inde avait un grand rôle à jouer dans la solution du problème maoïste au Népal.
S’adressant à une discussion sur le thème, “La politique étrangère des Etats-Unis après le 9 septembre 2001 », présentée à Katmandou, vendredi, par le Conseil népalais des Affaires mondiales et le Centre culturel américain, M. Moriarty a déclaré que l’Amérique travaillait étroitement avec l’Inde pour s’assurer que les Maoïstes ne reçoivent pas d’aide extérieure et ne soient jamais en mesure de prendre la capitale.
Le diplomate américain a affirmé que Washington ne se prononçait pas sur une possible médiation des Nations unies dans la solution du problème. Néanmoins, a-t-il ajouté, il pensait que « le Népal ne voulait pas de l’implication d’un tiers dans la solution de la crise ».
Selon ce diplomate américain, « Les Maoïstes ne devraient être autorisés aux élections tant qu’ils n’abandonnent pas les armes ». Les Etats-Unis « qui veulent un Népal pacifique et prospère » ont procuré au royaume himalayen une aide de 22 millions de $ au cours de ces trois dernières années pour juguler l’insurrection.A suivre.... Publié le 2004-09-10 16:32:46
Népal: Les Maoïstes bombardent le centre culturel américain de Katmandou.
Deux policiers tués dans l’explosion d’une bombe à Bhaïrawa au Sud du Népal.
D’après “Nepal News” en ligne, deux policiers et huit civils tués, dont un mineur, ont été tués vendredi matin lors de l’explosion d’une bombe à un poste de police d’Anchalpur à Bhairahwa.
Les deux policiers dont une femme ont été tués alors qu’il procédait à un contrôle de sécurité dans un mini – bus. Huit passagers ont été aussi blessés dans cet attentat.
Selon la station radiophonique “HBC FM” à Katmandou, un dirigeant local de la rébellion maoïste aurait révélé que les insurgés avaient provoqué cette explosion au poste de police grâce à un dispositif de contrôle à distance.
Népal: bombe au centre culturel américain de Katmandou.
Selon « France 2 » chaîne nationale de télévision en France, une bombe a explosé vendredi le 10 septembre 2004 au centre culturel américain de Katmandou. On ne déplore aucune victime.
L’Agence France Presse précise que c’était « un attentat à la bombe, attribué à la guérilla maoïste » et que c’était « la première fois qu'un bâtiment abritant des intérêts américains est touché par la guérilla maoïste qui vise l'abolition de la monarchie ».
De plus, selon cette dépêche, reproduite par Cyberpresse sur le toile, « cet attentat survient juste après que l'ambassadeur américain au Népal, James Francis Moriarty eut vivement condamné, vendredi après-midi dans une conférence de presse, l'«utilisation de la terreur contre l'industrie népalaise et les travailleurs népalais dans des buts politiques» par les maoïstes ».
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Jeudi, 09 septembre 2004
Publié le 2004-09-09 01:07:14 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Des milliers de villageois fuient la révolution maoïste !
Ce jeudi 9 septembre 2004, à 7 heures, heure de Paris en France, c'est le milieu de la journée au Népal et en Inde, voici les dernières nouvelles :
Alors que la question maoïste devrait dominer les conversations entre le Premier ministre indien et le Premier ministre népalais à New Delhi, selon "Keralanext", le service d'information en ligne "Nepal News" annonce que des milliers de villageois népalais fuiraient leurs régions dans l'est du pays à Ilam et Panchtar face aux Maoïstes.
D'après le Kantipur Daily, à Katmandou, les Maoïstes vienent de prévenir les populations locales d'une attaque imminente sur la préfecture et leur ont demandé d'évacuer les lieux. Les fonctionnaires des services administratifs et les médecins des hôpitaux désertent aussi les villes concernées. L'armée royale népalaise aurait pris position et reste seule à patrouiller dans les rues.
Déjà plus de 20000 Népalais auraient fui l'avancée maoïste dans l'Est du Népal, si l'on en croit "Nepal News" et " Gulf Daily News" qui précisent que les autorités népalaises affirment avoir pris toutes dispositions pour assurer la sécurité des populations face aux menaces de l'insurrection.
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Mercredi, 08 septembre 2004
Publié le 2004-09-08 03:47:04 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Les Maoïstes attaquent !
Le mercredi 8 septembre 2004. Les dernières nouvelles du Népal.
Le Premier Ministre népalais Sher Bahadur Deuba entame aujourd’hui le 8 septembre 2004 une visite officielle en Inde auprès de son homologue indien. Selon l’agence Reuters, le Premier népalais s’apprête à requérir l’aide de l’Union indienne en vue de tacler l’insurrection dite « maoïste » dans le petit royaume himalayen.
Le Premier ministre népalais quitte le Népal pour l’Inde.
Selon « Nepal News », aujourd’hui le 8 septembre 2004, le Premier ministre népalais Sher Bahadur Deuba quitte Katmandou dans l’après-midi heure himalayenne pour New Delhi à la tête d’une délégation de 66 membres dont le ministre de l’information, Mohamed Mohasin, le ministre des forêts et de la conservation du sol, Badri Prasad Mandal, le ministre de l’industrie et du commerce, Ishwor Pokharel, le ministre des Ressources aquatiques, Thakur Sharma, et le ministre des affaires étrangères, le Docteur Prakash Sharan Mahat.
La délégation commerciale comprend 14 membres de la Fédération des Chambres de Commerce et d’Industries népalaises. Une équipe de journalistes les accompagne, entre autres.
Cette visite officielle est prévue pour durer cinq jours dans la capitale de l’Union indienne qui actuellement entre en discussions avec le Pakistan sur la très sensible affaire du Cachemire dont le secrétaire d’Etat américain Colin Powell dit : « Cela prendra du temps ».
D’après BBC News, on s’attend à ce que le Premier népalais « sollicite un soutien crucial en vue de s’attaquer à la mortelle insurrection Maoïste ». En clair, le porte-parole du gouvernement l’a annoncé : « On s’attend à ce que cette visite …sollicite la bonne volonté du gouvernement indien en vue de résoudre le problème maoïste ».
Mais comment ? Katmandou demanderait « plus de camions de déminage en vue d’accroître les patrouilles sur les axes routiers principaux » selon un fonctionnaire du ministère népalais de la défense. Certes. Des « hélicoptères, des camions, des armes et des munitions » paraissent aussi nécessaires pour juguler la frénésie révolutionnaire des insurgés. Et il faut les délivrer « plus vite ».
L’affaire indo - népalaise est sérieuse car « plusieurs entreprises importantes ont récemment fermé leurs portes au Népal après avoir reçu des menaces de la part des rebelles ». Dont des sociétés indiennes et New Delhi s’inquiète.
New Delhi fronce les sourcils et veut mettre le holà aux incursions des terroristes népalais en Inde « où ils cherchent refuge, formation et ravitaillement ». Rien moins.
Il est un fait indéniable que « les terroristes profitent de « l’ouverture des frontières entre les deux pays » conclut BBC News. A cet égard, Reuters relève que le Népal requiert « l’aide de l’Inde pour accroître les patrouilles de long d’une frontière commune qui s’étend sur quelque 1580 km » ; ce, en vue de « mettre fin à la contrebande des armes et aux infiltrations des guérilleros maoïstes ».
L’agence Reuters souligne que l’Inde, « le voisin géant du Népal au Sud » est aussi en ce pays « l’investisseur étranger principal » où il tient « près de la moitié du commerce extérieur ». D’où le hic.
L’approvisionnement en matériel militaire fait partie de ce florissant commerce. Par le passé, l’Inde a fourni au Népal « armes, munitions, camions de déminage, hélicoptères » et « entraîné les troupes » de l’armée royale népalaise. C’est que New Delhi craint que la révolte maoïste ne « déborde dans des régions de son territoire où opèrent les groupes rebelles indiens ».
Reuters remarque enfin que « l’insurrection maoïste a forcé des milliers de Népalais à fuir et que parmi eux un bon nombre sont allés en Inde chercher du travail ».
Hier, le 7 septembre 2004, le quotidien indien « The Hindu » notait que selon le Premier népalais : « Les deux gouvernements coopèrent étroitement dans ces domaines et poursuivront cette coopération dans tous les questions liées à lutte contre le terrorisme et les terroristes ».
Pour le « Times of India », tout autant quotidien et tout autant indien, New Delhi va probablement demander à Katmandou « d’engager dans le royaume himalayen une action contre les intérêts financiers du fugitif Dawood Ibrahim, parrain de la pègre ».
Depuis plusieurs mois, en effet, l’Inde presse le Népal de prendre des mesures contre ce « parrain de la mafia », c’est le « Times of India » qui le dit, qui, à ses yeux, est lié aux attentats terroristes qui endeuillèrent Bombay (Mumbay) en 1993. New Delhi maintient avoir fourni à Katmandou les preuves de ce que Dawood Ibrahim « a investi des millions et des millions de roupies dans un réseau câblé et d’autre affaires » dans la capitale himalayenne. Il est ici fait allusion à la société « Space & Time Daily Network » qui comprend notamment une chaîne privée de télévision dont les émissions ont été récemment interrompues pour quelque temps par la violence qui a déferlé sur Katmandou suite à l’exécution sommaire de 12 otages népalais en Irak.
Mais, en attendant, à Katmandou, trois engins explosifs ont hier soir entre 18 et 19 heures semé la panique dans un hôtel de luxe situé à 500 mètres du Palais Royal, car :
Les Maoïstes attaquent.
Hier, le mardi 7 septembre 2004, « Libre Opinion » vous informait en première exclusivité francophone que les aéroports indiens avaient mis en état d’alerte suite à un renseignement selon lequel les Maoïstes népalais s’apprêtaient à détourner un avion de ligne indien. Aujourd’hui le mercredi 8 septembre 2004, la nouvelle donnée par « rediff.com » en Inde a été reprise par de nombreux médias dont le « Washington Times » en Amérique. Pour « Kerala News » et d’autres services d’information indiens, il s’agissait d’une « alerte rouge ». Indian Airlines et Jet opèrent des liaisons quotidiennes entre New Delhi et Katmandou. La compagnie privée Sahara Airlines devait opérer son vol inaugural le 16 septembre.
Le 8 septembre 2004, Reuters confirme le sérieux de l'alerte, tous les services de sécurité concernés sont sur les dents, les contrôles renforcés et les embarquements passés au peigne fin dans tous les aéroports qui désservent le Népal depuis l'Inde. Indian Airlines opère 13 vols par semaine vers Katmandou depuis plusieurs métropoles indiennes.
Explosion à l’hôtel Malla
Selon « Nepal News » (en anglais) mardi soir, à Katmandou, trois bombes ont explosé devant l’entrée principale de l’Hôtel Malla. Il n’y pas eu de blessés et on ne déplore que des vitres brisées. Les forces de sécurité ont désamorcé un quatrième engin explosif. L’attentat n’a pas été revendiqué mais est attribué aux Maoïstes.
En date du mardi 7 septembre 2004, Radio - Canada précise que « L'hôtel Malla, qui a été la cible de l'attentat, appartient en partie à la famille royale ».
De son côté, Edicom grâce à l’agence « ATS », révèle que, selon un officier de police: «Trois personnes soupçonnées d'être des maoïstes se sont approchées des portes de l'hôtel à bicyclette et ont jeté les bombes avant de partir à toute vitesse». Et de préciser que le premier hôtel victime d’un attentat, le Soaltee Crowne Plaza, est « un hôtel cinq étoiles appartenant en partie au roi Gyanendra ».
Décrite comme « le syndicat de la guérilla anti-monarchiste » par Cyberpresse avec l’AFP, la Fédération nationale des syndicats népalais (ANFTU) a appelé à la fermeture de 35 nouvelles entreprises dont l’hôtel Malla à compter du vendredi 10 septembre prochain.
Toujours selon l’AFP et Cyberpresse, « parmi les compagnies visées, se trouvent des sociétés à participation étrangère, comme la Bhote Koshi Power Co, entreprise énergétique qui compte des investissements américains, ou la Dabur Nepal, entreprise de cosmétique dirigée par des Indiens, et des entreprises liées à la famille royale du Népal ».
Si l’on en croit cette dépêche en ligne, le président du syndicat, Salikram Jamarkattel aurait fait savoir dans un communiqué, apparemment laconique, que : «Nous déclarons la fermeture de 35 autres industries à compter du 10 septembre ».
D’après Radio – Canada : « Les 35 sociétés concernées emploient au moins 25 000 personnes, selon des sources officielles, dans le domaine de l'énergie, de l'alimentation, de l'hôtellerie, du transport ». «Il s'agit de multinationales à investissements américains ou indiens, ou d'entreprises liées à la famille royale ».
Douze entreprises ont actuellement portes closes dont l’hôtel Soaltee, un grand hôtel 5 étoiles, qui est fermé depuis trois semaines après que les rebelles, le mois dernier, aient lancé des engins explosifs dans l’arrière cour de l’établissement.
Les Maoïstes attaquent (suite).
Selon « Nepal News » (en anglais), trente à quarante dirigeants et membres du Front populaire népalais (PFN) ont été blessés lors d’une attaque lancée mardi le 7 septembre 2004 par les Maoïstes au cours d’un rassemblement de masse à Dullu dans la région reculée de Dailekh à l’ouest du pays.
Parti favorable à la gauche, le Front populaire népalais (PFN) avait organisé cette réunion pour dénoncer la ‘régression’ et, à leurs yeux, les ‘atrocités’ des Maoïstes.
Le PFN ou People’s Front Nepal est l’un des quatre parties politiques qui étaient représentés dans la Chambre dissoute et qui fomente aujourd’hui des manifestations contre la décision royale d’octobre 2002.
Par ailleurs, les rebelles maoïstes ont volé les biens d’une demi douzaine de militants et enseignants du canton de Khairi Gairha dans la même région. Ils ont aussi kidnappé un membre de l’UML, selon l’INSEC (Informal Sector Service Center), une organisation des droits de l’homme basée à Katmandou, éditrice du rapport annuel sur les Droits de l’Homme au Népal.
Trois maoïstes tués dans un nouveau regain de violence.
Au moins deux maoïstes, Jeevan Shrestha et Ram Gautam, ont été tués mardi le 7 septembre 2004 dans l’après-midi au cours d’un affrontement violent avec les forces de sécurité à Mechinagar dans la région de Jhapa. Des revolvers et des grenades ont été recouvrées à cette occasion par Brigade n°2 de l’Armée royale népalaise.
Les Maoïstes enlèvent 250 écoliers et leurs professeurs.
Les Maoïstes ont enlevé quelque 250 écoliers et leurs professeurs dans deux écoles secondaires de la région de Myagdi. Selon des témoins, les rebelles les auraient enlevés pour les contraindre à une formation militaire. Mardi après-midi le gouvernement n’avait encore pris aucune initiative pour les libérer.
Parallèlement, dans la nuit de lundi à mardi, les Maoïstes ont fait explosé un engin placé dans une cocote-minute aux bureaux de Département des Eaux de Parasi Bazaar à Nawalparasi. On déplore des dégâts matériels estimés à un demi million de roupies.
A suivre …
Lien : Libre Opinion – La Libre Parole
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Mardi, 07 septembre 2004
Publié le 2004-09-07 07:16:21 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Les lignes aériennes indiennes menacées par les Maoïstes !
Dernière nouvelle du mardi 7 septembre 2004 : Les aéroports indiens desservant le Népal sont mis en état d'alerte en raison d'une information selon laquelle les Maoïstes népalais s'apprêteraient à détourner un aéronef d'une ligne régulière indienne.
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Mardi, 07 septembre 2004
Publié le 2004-09-07 03:15:21 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Les Maoïstes veulent faire fermer 35 grandes entreprises
Le mardi 7 septembre 2004. Edition du jour du blogue exclusif en langue française « Les Nouvelles du Népal » présenté par le service militant d’information « Libre Opinion – La Libre Parole ».
Notre devise est : Face à l’omerta la rage de la vérité ! La démocratie n’est pas un vain mot mais tient en vingt lettres : libre opinion & libre parole.
Voici les dernières nouvelles du Népal en français et en exclusivité mondiale :
Les Maoïstes veulent faire fermer 35 nouvelles entreprises au Népal.
Au Népal, 35 nouvelles entreprises font face à des menaces de la Fédération nationale des Syndicats népalais (ANFTU), organisme affilié aux Maoïstes qui veut les forcer à fermer leurs portes pour une durée illimitée à partir du 10 septembre prochain.
Des militants des droits de l’homme appellent au dialogue pour mettre fin aux grèves
Des militants des droits de l’homme viennent d’appeler le gouvernement népalais et la Fédération des Syndicats népalais (Révolutionnaire) à entamer des négociations pour mettre fin à la fermeture forcée de certaines grandes entreprises dans le pays.
Le Premier ministre indien s’entretient au téléphone avec son homologue népalais.
Le Premier ministre indien, D. Man Mohan Singh s’est entretenu au téléphone lundi le 6 septembre 2004 avec le Premier ministre népalais, Sher Bahadur Deuba, pour affirmer à son homologue himalayen que l’Union indienne désirait développer toutes formes de coopération avec le Népal en vue de combattre le terrorisme.
Mercredi le 8 septembre 2004, le Premier ministre népalais entamera une visite officielle de cinq jours en Inde. Des accords commerciaux bilatéraux devraient faire l’objet de discussion ainsi qu’éventuellement un traité mutuel d’extradition.
Des policiers blessés dans une explosion.
Quatre policiers blessés dont deux sévèrement, mardi matin, dans l’explosion d’une bombe placée par les Maoïstes dans une cocotte-minute à un poste de police près de la Rapti une rivière proche de la Municipalité d’Hetaunda dans la région de Makwanpur.
Des Maoïstes népalais abattus dans un village indien.
Lundi, le 6 septembre 2004, des villageois indiens ont tué cinq rebelles Maoïstes népalais à Latakniya le long de la frontière indo-népalaise. Les rebelles, selon des nouvelles qui parviennent de Guleriya, auraient été abattus lors d’affrontements avec les habitants de ce village.
Six rebelles dont deux dirigeants tués.
Dimanche le 5 septembre 2004, six rebelles au moins, dont deux membres du comité central maoïste ont été tués au cours d’opérations de sécurité.
Selon le Ministre de la Défense, citée par l’agence nationale de presse népalaise, Sherman Kunwor alias Bishal et Kumar Poudel faisaient partie des décédés. Les rebelles ont été abattus lors d’un échange de coups de feu à Dhanchhabar du canton de Laxmipur dans la région de Siraha.
D’après le Ministre de la Défense népalais, les forces de sécurité ont recouvré sur le terrain deux pistolets, des grenades et des téléphones mobiles ainsi que 14.870 roupies en liquide.
Selon le quotidien national “Kantipur Daily”, le secrétaire du comité maoïste de Siraha a confirmé la mort des deux dirigeants centraux de l’insurrection.
Le Parti communiste népalais (CPN/Maoïste) n’a pas encore fait de déclaration concernant cet incident, alors que dimanche trois soldats été tués et sept autres blessés dans l’explosion d’une mine près de Talghare dans la région de Tanahu.
Source: Nepal News (en anglais)
Lien : Libre Opinion & La Libre Parole
Et souvenez-vous, pour garder le cap, gardez le sourire !
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Lundi, 06 septembre 2004
Publié le 2004-09-06 05:58:01 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Bonne fête Krishna ! Retour à la normale ou à l'anormal?
Lundi 6 septembre 2004. Les « Nouvelles du Népal » en exclusivité dans le monde francophone. Les informations que vous ne trouverez aujourd’hui nulle part ailleurs en langue française.
Sa Majesté le Roi du Népal a adressé dimanche ses condoléances à Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie, suite au tragique dénouement de la prise d’otages dans une école d’Ossétie du Nord dans le Caucase.
« Yo hallai halla ko desh », ce pays est une terre de rumeurs, dit le poète népalais, et rumeur ô rumeur, la tragique disparition de la Princesse Himani, l’épouse du Prince Paras, le fils du Roi Gyanendra, n’était qu’une rumeur qui s’est répandue comme une traînée de poudre tant dans le royaume qu’hors de ses frontières à la fin de la semaine dernière, une semaine riche en événements dramatiques. Du moins, c’est ce qu’affirme le site de « Nepal News » un service d’information népalais en langue anglaise.
En effet, le samedi 4 septembre, la télévision népalaise diffusait un reportage du prince Paras et de la Princesse Himani en visite à Hanumandhoka, l’ancien palais royal face auquel se dressent de magnifiques pagodes à deux pas du commissariat central de la ville, d’un côté, et, de l’autre, du palais de la Kumari, la vierge « rouge » auxquels les Népalais vouent un véritable culte.
Alors que ce lundi 6 septembre 2004 Katmandou célèbre la naissance du Seigneur Krishna avec le festival annuel consacré dans tout le pays à cet avatar du Dieu Vishnou saint patron du Népal dont la Majesté le Roi est un incarnation aux yeux des indous, la Fédération des Chambres de Commerce et d’Industrie du Népal (FNCCI) vient d’appeler toutes les parties concernés à créer un environnement favorable à de rapides négociations en vue de reprendre les activités des 12 entreprises fermées sous la menace des Maoïstes lors du blocus de la vallée entamé le 16 août 2004.
A Katmandou, la vie retourne progressivement à la normale avec la levée ce matin le lundi 6 septembre 2004 du couvre-feu ce matin imposé depuis cinq jours suite aux émeutes qui avaient endeuillé la capitale himalayenne dans le milieu de la semaine dernière. Les affrontements avec les forces de l’ordre ont causé 2 morts et des dizaines de blessés.
Ce matin, selon « Al Jazira » (Al Jazeera) la chaîne d’informations arabe, des centaines de soldats patrouillaient dans les rues de la capitale alors que l‘on ramasse les débris et autres reliquats des violences devant les échoppes à peine réouvertes.
Aujourd’hui, donc, « Pakistan International Airlines » reprend ses vols depuis et vers la vallée cernée de neiges éternelles et de milices maoïstes tandis que le Premier Ministre népalais Sher Bahadur Deuba s’apprête à demander à New Delhi sa coopération contre l’insurrection maoïste à l’occasion d’une visite officielle qui commencera le 8 septembre prochain et devrait conduire, pense-t-on, à la conclusion d’un certain nombre d’accords économiques avec le grand voisin indien. On parle également d’un traité d’extradition …
Pour exiger ce retour à la normale à Katmandou, dimanche, trois mille manifestants pacifistes appartenant aux principaux courants religieux représentés localement ont défilé dans les rues de la capitale.
Quoi qu’il en soit, six rebelles dits « maoïstes » dont deux dirigeants du comité central ont péri sous les balles des forces de l’ordre dimanche alors que, dans le Teraï, les examens de fin d’études étaient perturbées par les grèves qu’avait fomentées un syndicat étudiant proche des « révolutionnaires » maoïstes.
Par ailleurs, dimanche encore, trois soldats étaient tués et sept autres blessés dans l’explosion d’une mine dans l’oust du Népal à Talghare, village de la région de Tanahu. Au sud-est de Katmandou, à Maheshpur, sept rebelles maoïstes périssaient à leur tour, tandis qu’un autre militant était lui aussi abattu à Sanfejugam, canton de Parbat, de nouveau dans l’ouest du pays. Du moins, c’est qu’affirme le quotidien pakistanais « The Dawn » qui se fonde sur une dépêche de l’Agence France – Presse.
De plus, les Maoïstes auraient attaqué à l’est du Népal la résidence du vice-président du Nepal Sadwana Party (NSP), l’un des partis de l’actuelle opposition, la coalition des quatre agitateurs. Le frère de ce responsable politique et son fils, sévèrement blessés dans l’incident auraient été conduits à l’hôpital de Janakpur.
Dimanche aussi, la « collation des quatre agitateurs » s’en est prise au gouvernement népalais pour ne pas avoir engagé les mesures diplomatiques nécessaires à la survie des 12 otages népalais sommairement exécutés en Irak au cours de la semaine passée. Cette exécution fut à l’origine des émeutes du 1er septembre 2004 pendant lesquelles la grande mosquée de Katmandou à été incendiée ainsi que les bureaux de multiples entreprises de pays du monde arabo–islamique.
Source des informations : www.nepalnews.com (en anglais)
En ligne : http://libreopinion.monsite.wanadoo.fr
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Dimanche, 05 septembre 2004
Publié le 2004-09-05 02:21:33 par Libre Opinion La Libre Parole
Népal: Un nouveau kampuchéa face à un fatal génocide?
Depuis le 13 février de 1996, le Népal est en proie à une insurrection de forces qui se réclament du "Maoïsme" et qualifiées par l'Oncle Sam de "terroristes".
Les affrontements armés avec les forces de l'ordre inféodées au régime de la monarchie parlementaire en vigueur ont fait, dit-on, quelque 10.000 morts.
Récemment, en fait à partir du 16 août 2004, les rebelles dits "maoïstes" déclaraient le 'blocus' de la capitale du petit Etat himalayen pour une "durée indéterminée". Pourtant, aucun guérillero n'était en vue à l'horizon des hautes collines avoisinantes; pourtant aucun barrage ne coupait les voies d'accès...
En l'espace d'une semaine, des explosions retentirent dans un hôtel 5 étoiles, le Soaltee, plusieurs édifices publics firent l'objet d'attaques à la bombe, deux policiers furent la cible de tirs mortels, un homme d'affaire népalais aussi - exécuté en pleine rue par un commando assassin.
Le 'blocus' à peine levée, on apprenait que 12 otages népalais étaient victimes d'un enlèvement en Irak de la part d'une faction islamiste liée, dit-on, aux terroristes d'Al Qaïda. En dépit de l'intervention du ministre des affaires étrangères népalais sur la chaîne arabe "Al Jazira (Al Jazeera), l'issue fut fatale. Fin août, l'opinion publique népalaise découvrit alors l'image horrible d'un otage égorgé et des onze autres gisant à terre abattus de rafales d'armes automatiques tirées dans leurs dos.
Le 1er septembre 2004, c'était l'émeute à Katmandou. La ville quasiment "à feu et à sang" selon certains témoins visuels voyait sa grande mosquée en flammes et mise à sac comme, de même, les bureaux de multiples sociétés liées au monde arabo-islamique: Saudi Arabian Airlines, Gulf Air, Qatar Airways, Pakistan International Airlines. Les émeutiers voulurent prendre d'assaut l'ambassade d'Egypte qui représente les intérêts de l'Irak localement. On tira dans la foule: on releva un mort et de nombreux blessés. Selon le ministre de l'intérieur népalais la fureur des émeutiers se soldait par deux morts en tout et des dizaines de blessés.
Le couvre - feu était déclaré. L'émotion est à son comble. Le jeudi 2 septembre 2004 était déclaré journée de deuil national.
Après une courte interruption, le trafic aérien reprend en provenance des pays arabo -islamiques. L'aéroport international Tribuvhan, du nom du grand monarque, reste en service et les touristes qui débarquent pour fouler ces nouveaux chemins de Katmandou sont escortés manu militari jusqu'à leurs hôtels.
Peuplé de 23 à 27 millions d'âmes selon les sources, le Népal est le seul Etat hindou de la planète. Le Roi du Népal n'est autre qu'un avatar de Vishnou, le dieu de la paix. Mais la famille royale a été décimée en juin 2001 par le prince héritier, Dipendra, dans un accès de folie éthylique. Son frère, Gyanendra, miraculeusement rescapé de la tuerie, n'est guère aimé de son peuple et son fils, Paras, jouit de la plus sinistre réputation. Les Maoïstes rançonnent, pillent, tuent et tiennent, dit-on, 80% du pays où régulièrement leurs forces armées kidnappent des enfants par centaines dans les écoles pour les enrôler de force dans leur "guerre du peuple".
Car il n 'y a pas qu'en Ossétie du Nord, que les écoliers sont victimes des terroristes. Au Népal, aussi, qui compte dans les rangs de la rébellion bon nombre d'enfants -soldats.
Alors quel sera le destin de ce petit royaume alias le toit du monde qui, niché au coeur des neiges éternelles mais coincé entre les deux super géants, l'Inde et la Chine, fut au début des années 70 le paradis des Hippies de la "Flower Power" ?
République communiste et nouveau Kampuchéa ? Théâtre sanglant des visées terroristes de la région - le Cachemire étant à deux pas ? Démocratie libérale avancée sur le modèle occidental?
Ce « Blog » vous propose des informations exclusives en langue française et vous invite à une réflexion sur la question du Népal et de l'avenir de l'humanité car largement plus d'un tiers du genre humain prend en sandwich le petit royaume himalayen à peine plus grand que la moitié de la France et, dès lors, comparé au Canada, une minuscule goutte d'eau dans la mer.
Mais qui sait, peut-être, la petite goutte qui fera déborder le grand vase.
Source : www.nepalnews.com (en anglais)
Traversée de l'Amérique centrale English translation pending
coucoux,
je pars pour l'amérique centrale début mars pour une durée indéterminée (petite idée 4 ou 6 mois) permettant de vivre le yucatan, le belize, le guatemala, l'honduras, le nicaragua et le panama. Je commence tout doucement à vagabonder sur les autres discussions en prenant des notes, mais je me permet d'ouvrir une discussion supplémentaire pour demander (à nouveau et comme tant d'autres) les petits trucs que vous pourriez me donner: par où vaut-il mieux commencer et continuer, une compagnie d'avion moins chère ou en promo, et les petits coins, ou bien les gens un peu plus isolés qui feront "un voyage autrement". Je suis aussi plongeuse, alors si vous avez un petit site, ou un moniteur qui travaille pas trop à la chaîne... je suis preneuse de tout renseignement!!! 🙂
Merki beaucoup
Vos impressions d'Israël English translation pending
Bonjour! Quelqu'un a deja ete en Israel? Quelles sont vos impressions. Que pensez-vous de Tel Aviv? Est-ce que c'est cher? Des suggestions?
:)
Merci beaucoup!
:)
:)
Merci beaucoup!
:)
Espagne...quelle ville? English translation pending
Nous aimerions visiter l'Espagne à la mi-décembre prochain, pour un séjour d'environ 1 semaine. Nous ne savons pas quelle (s) ville(s) choisir...que me conseillez-vous? Merci d'avance pour vos impressions! 🙂
Voyage autour des 5 sens English translation pending
Les 5 sens:
L'ouïe😏
Le toucher😊
Le goût😛
L'odorat😄
La vue🙂
Pour chacun d'eux, quels sont vos plus forts souvenirs de voyage?
L'ouïe😏
Le toucher😊
Le goût😛
L'odorat😄
La vue🙂
Pour chacun d'eux, quels sont vos plus forts souvenirs de voyage?
Les Caraïbes quel endroit choisir? English translation pending
😎 Bonjour, 😎
Nous souhaitons partir l’an prochain nous pensions au Mexique, ou autre ?……, nous connaissons la république Dominiquaine.
Vous qui avez voyager quel endroit des caraïbes choisir ?
Nous ne sommes pas des grands aventuriers nous recherchons le dépaysement et le repos, nous ne recherchons pas forcément un endroit ou faire des multitudes d’excursions et d’animations, bien sur nous souhaitons tout de même visiter un peu……
Bref un coin paradisiaque, avec des gens accueillants, un hôtel propre ou on mange bien une plage magnifique et 2 ou 3 excurtions sympa
Hé oui nous sommes bien exigeants c’est pourquoi nous nous renseignons dès maintenant
Conseillez nous sur un pays, un lieu, un hôtel………….
1000 mercis
Nous souhaitons partir l’an prochain nous pensions au Mexique, ou autre ?……, nous connaissons la république Dominiquaine.
Vous qui avez voyager quel endroit des caraïbes choisir ?
Nous ne sommes pas des grands aventuriers nous recherchons le dépaysement et le repos, nous ne recherchons pas forcément un endroit ou faire des multitudes d’excursions et d’animations, bien sur nous souhaitons tout de même visiter un peu……
Bref un coin paradisiaque, avec des gens accueillants, un hôtel propre ou on mange bien une plage magnifique et 2 ou 3 excurtions sympa
Hé oui nous sommes bien exigeants c’est pourquoi nous nous renseignons dès maintenant
Conseillez nous sur un pays, un lieu, un hôtel………….
1000 mercis
Algérie avril 2004: morceaux choisis English translation pending
Bonjour,
Suite à un voyage en Algérie j’ai rédigé quelques textes relatant des épisodes de ce voyage qui m’ont particulièrement marqués.
Tout ça histoire de faire partager à d’autres voyageurs ce que j’ai vécu. Mais aussi pour donner une idée de voyage : l’Algérie est un pays magnifique et singulier. Les algériens que j’ai rencontrés sont généreux, intelligents. Différents de l’image que l’on peut en avoir ici. A ceux qui hésitent à s’y rendre, je dirais : allez-y ! C’est un pays où le voyageur est vraiment considéré comme tel.
Je voudrais remercier deux membres du forum qui m’ont aidé pour la préparation de ce voyage. Il s’agit de Sourires75 et de Camelito. Grand merci à eux.
Bonne route à tous,
guillaume
L’université populaire de Damous
Damous est une petite ville située à 130 km à l’Est d’Alger, coincée entre mer et montagnes.
A trois heures de l’après midi, nous mangeons des spaghettis avec une sauce tomate maison. Normal, notre hôte, David, est italien. « Ail et huile d’olive que j’ai ramenés d’Italie » précise t-il. Le tout accompagné de vin italien lui aussi. La porte de la petite maison est ouverte. Dehors, le soleil brille généreusement. On entend le ressac des vagues. La mer est à quelques mètres, en contrebas. Les voisins sont à une centaine de mètres, plus haut. Après le café (italien) de rigueur, nous prenons la route de Ténès afin de trouver un port ou un marché. Car nous voulons manger du poisson. Le soleil se couche, la route est sinueuse, les collines qui se jettent dans la mer sont couvertes de pins. L’eau de la mer Méditerranée est d’une belle couleur bleue. La cote des Dahras est vraiment magnifique. Après une vingtaine de km, nous trouvons un petit port, niché dans une crique. Quelques pécheurs sont assis par terre et raccommodent des filets. Leurs yeux sont braqués sur le gros 4X4 brillant et sur les trois occupants au look européen qui en sortent. Peu de paroles échangées. Les pêcheurs semblent être sur la défensive. « On croyait que c’était l’ONU » lâche l’un d’entre eux. Le commerce va mal, la région s’est dépeuplée avec les années de terrorisme. Au moment de reprendre la route de Damous, nous croisons un garde communal qui, fusil à l’épaule, marche sur un sentier, en direction des montagnes. Derrières celles-ci se trouvent la ville de Chlef, qui souffre encore d’une réputation d’insécurité.
Quelques instants plus tard, les rougets grillent. Après le rituel du café, la discussion se poursuit devant des bouteilles de vin et de bière. Thème de la soirée : pourquoi les humains ont-ils besoin de la religion ? Bouzid, kabyle ne croyant pas en Dieu expose sa thèse : « c’est parce qu’il faut aux hommes une béquille, quelque chose à quoi se raccrocher. » Kamel, le chauffeur du jour, a parcouru plus de 200 Km : il s’endort. Mohamed, le gardien de la maison, musulman mais buveur de vin, reste silencieux. David, fort de son expérience de biologiste, expose son idée : « c’est une réaction normale face à l’immensité et la complexité du monde. » La discussion s’achève avec l’explication d’un verset du coran… Notre cerveau agité par les idées et l’alcool sera bercé par le bruit des vagues qui se brisent contre les rochers. Assis devant la maison, face à la mer, on voit les lumières des gros cargos et des petites embarcations de pêche qui mouillent au large. Derrière nous, c’est la montagne et les forets de pins : leur noirceur nous donne l’impression d’être sur une île.
Le matin, odeurs d’iode et de café cohabitent dans la cuisine.
Vers Béjaia
Voilà presque trois heures que nous roulons. Nous avançons plutôt bien car la circulation est faible. Nous sommes pourtant mardi. Mais aujourd’hui c’est le 20 avril, jour du printemps berbère. Dans toute la Kabylie on commémore le 20 avril 1981. Ca tombe bien, nous sommes en Kabylie ! Il y a 23 ans, Mouloud Mammeri se voyait refuser la tenue d’une conférence à Tizi Ouzou. Des émeutes suivirent.
Aujourd’hui, quelques marches pacifiques sont prévues. Et la grève générale décrétée pour l’occasion remporte un franc succès. Depuis Bordj Ménaïel, nous ne voyons plus de commerces ouverts. Les rues de Tizi Ouzou sont désertes, tous les rideaux de fer ont été baissés. Aux endroits où les embouteillages sont (presque) perpétuels, les véhicules circulant se comptent sur les doigts d’une main. Dans les petits villages, le café ou l’épicerie restent ouverts. Mais une atmosphère de week-end flotte dans les ruelles.
Après la ville d’Azazga, la route monte et s’enfonce dans une belle forêt de chênes. Des singes sont groupés autour des véhicules garés au bord du bitume. En ce jour ‘’férié’’, beaucoup d’habitants des villes ont décidé de quitter leur appartement pour aller faire un tour dans la nature. Autant profiter de cet environnement magnifique et du beau soleil qui brille dans un ciel bleu exempt de tout nuage… La route sinueuse découvre de beaux points de vue sur de petites montagnes recouvertes de verdure. Le paysage ainsi que cette atmosphère particulière rendent le trajet très agréable.
Nous trouvons quand même un restaurant ouvert. Caché au bout d’un petit sentier poussiéreux, c’est une cabane faite de morceaux de bois plus ou moins pourris. D’ailleurs, rien n’indique qu’il s’agit d’un restaurant. Nous entrons dans ce lieu sombre dépourvu de fenêtres. Une petite dizaine d’hommes sont assis sur des chaises en plastique, en train de boire ou de manger. D’autres sont accoudés au comptoir : c’est une grande planche de bois brut sentant encore la résine. Nous saluons tout le monde et commandons de la viande et des frites. Nous sirotons une bière pendant que le patron s’affaire devant ces casseroles. Il est trois heures de l’après-midi et il n’a pas été surpris lorsque nous lui avons annoncé que nous voulions manger. C’est prêt et nous nous asseyons devant deux appétissantes assiettes. Perdu en pleine foret, à l’écart de la route, on ne soupçonne pas qu’il existe ici, un lieu convivial ou l’on mange plutôt bien. Inutile de vérifier s’il figure dans un guide touristique. Je regarde ces hommes discuter entre eux. Ils boivent de la bière ou du vin. Un vieux, aveugle, est assis juste en face de moi. Il parle fort même si tous se taisent dès qu’il ouvre la bouche. Apparemment, il raconte une histoire. L’attention se fait de plus en plus vive et le silence de plus en plus profond. Jusqu’à ce que l’assistance (sauf moi car je ne comprend pas le kabyle) éclate de rire. Un peu frustré, je demande la traduction à l’ami qui m’accompagne : « on a resservit à ce vieux un verre de vin. Quelqu’un a payé à sa place. Il est aveugle alors les gens sont sympas avec lui. Il a donc dit que cela lui faisait plaisir, mais que celui qui lui offre du vin devrait aussi le ramener chez lui, car bientôt il ne tiendrait plus debout. »
Finissant mes frites et ma bière, je regarde encore une fois ces hommes. Ils ont le regard franc et semblent heureux d’être ici, ensembles. Ce restaurant est un lieu paisible. Il y a quelques heures encore, j’étais à Alger, dans le bruit, les encombrements, la foule. On se rassemblait devant les vitrines pour admirer les nouveaux téléphones portables. On se tassait dans des bus poussifs. On s’avachissait dans les profonds fauteuils du Hilton. Alors, comment ne pas être content de respirer l’air pur et de côtoyer une autre facette de ce pays ?
Nous avons repris la route à travers la foret. Au fil des kilomètres, les villages se font de plus en plus rares. Les collines de plus en plus abruptes. Puis la route commence sa descente en lacets vers Béjaia. Au bout, on tombe sur la Méditerranée.
Quelques minutes encore et nous allons retrouver les monts des Babors, recouverts d’une végétation luxuriante, l’oued asséché. Les habitants y prennent allègrement du gravier sans se soucier des conséquences en cas de crue.
Arrivée à destination. Je prends mes quartiers dans la chambre du fils cadet. Coup d’œil par la fenêtre : toujours là les bananiers, les poules et les chèvres. Des gosses jouent sur le chemin de terre défoncé.
Désormais, je serais membre de la famille et non invité, m’a t-on prévenu. Tant mieux, je me sens un peu chez moi dans cette belle campagne.
Soirée d’adieux
Ce soir, je dois passer chez Hicham pour récupérer mon sac. Je dormirais chez Amine, qui habite tout près de la gare routière. Demain matin, une fois sorti du lit, je serais dans le bus pour Constantine.
Je monte rapidement à l’étage de la grande maison pour prendre mes affaires. Je me rappelle la soirée d’hier, passée dans cette chambre. Après avoir parlé littérature française avec Mouloud (le père), Yassine (un des fils) a joué de la mandole accompagné de Karim (un cousin de Yassine) à la derbouka. Au programme, des chansons kabyles et du chaabi.
Fini les songes, il faut y aller. Mon barda est jeté dans le coffre de la 206. Je salut Mouloud, Yassine et Souad (une des filles), les remercie pour l’hébergement, les repas etc... Mais Hicham, qui doit me « taxier » jusque chez mon nouvel hôte, ne se décide pas à partir. Qu’est-ce qu’il attend ? La mère vient me dire au revoir, puis c’est la petite Nawel (la cadette) qui est là avec un grand sourire. Quelques minutes encore à rester planté devant la maison et je m’aperçois que toute la famille est réunie sur le seuil de porte pour me faire ses adieux. Tous ont l’air triste de me voir partir. Je ne peux pas longtemps résister : j’ai le cœur gros et les larmes qui montent, inexorablement. Pourtant, je ne peux pas rester éternellement à Béjaia ! Je suis là pour voyager, pas pour m’encroûter ! Mais devant tous ces yeux tournés vers moi, je me demande pourquoi je vais à Constantine. Encore des poignées de mains. Prenant un air solennel, Mouloud m’assure que j’ai une deuxième famille ici et que je peux revenir quand je veux. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?
Dix minutes après, je suis dans une autre famille. La maîtresse de maison a préparé un succulent couscous et veut que je mange, que je mange encore et encore.
Son fils Amine m’amènera à la gare routière le lendemain, à six heures du matin. Le souvenir de tous les visages aperçus la veille m’accompagnera pendant tout le long voyage en bus. Ils m’accompagnent encore aujourd’hui …
Où suis-je ?
Dans le hall du théâtre, l’ambiance est celle de ‘’l’avant spectacle’’. Toutes les personnes qui patientent sont bien habillées. Plusieurs d’entre elles s’apostrophent. On parle un français châtié : « comment allez-vous cher ami ? » « Avez vous fait bon voyage ? » A travers les baies vitrées sales, on voit la rue. A cette heure là, l’activité se meurt. Des hommes sont négligemment assis sur les marches du théâtre. La plupart portent des vêtements sales. Les changeurs d’argent et les vendeurs de téléphones portables ont déserté la grande place toute proche.
Vingt heures, le concert va commencer. Une petite foule se dirige vers les places de l’orchestre. Un lourd lustre éclaire péniblement la salle. La décoration est pâle, les couleurs des peintures sont un peu fanées. Les dorures sont légèrement moisies. Il s’agit d’un vrai petit opéra en miniature. Sans doute construit au temps de la colonisation française. Des personnes se placent au 1er balcon, d’autres, dans la baignoire. Dans une ambiance très cordiale et légèrement guindée. Pas d’agitation, politesse presque exagérée.
Sur la scène, de lourd tapis ont été installés. Sur ces derniers s’installent trois femmes parées de voiles fins, bleus et brillants. Le spectacle va débuter et les applaudissements accompagnent l’entrée d’Athmane Baly. Sa profession est médecin, mais il est plus connu en tant que joueur de luth et chanteur. Il habite Djanet (sud est de l’Algérie) depuis toujours. L’artiste propose au public un voyage dans le grand sud algérien.
Lorsque la musique commence à raisonner dans le vieux théâtre, la magie opère et tout le monde est transporté vers la région du Tassilli. Au bout de quelques minutes, de nombreuses personnes frappent dans leurs mains et sont debout. Fini la bienséance de tout à l’heure ! Entre chaque morceau, Athmane Baly raconte une histoire. Le plus souvent vraies, ces anecdotes sont à la base de sa poésie. Il raconte en tamashek puis traduit en français. Silence. Ses doigts caressent les cordes du luth et nous nous retrouvons instantanément à 1500 kilomètres plus au sud. Je me pose la question : ou suis-je ? Dans un théâtre français ? A Constantine ? A Djanet ? Sensation étrange qu me poursuit jusqu’à la fin du récital.
A 22h30, les rues sont désertes et tristes. Je suis à Constantine, c’est sûr. Ce petit voyage musical était très agréable. Mais l’imagination ne me suffit pas : six heures de bus sont au programme de demain, cinq heures le surlendemain et ensuite, ce sera le grand départ pour le désert. Un vrai voyage dans l’espace. Sans musique. Le ‘’chef’’ de cette petite ‘’expédition’’ l’a certifié : il n’y a pas d’autoradio dans le 4X4. « Nous écouterons le bruit des quarts métalliques qui s’entrechoquent à chaque irrégularité du bitume » s’amuse t-il. Avec le sable, un lecteur de CD risque d’être rapidement hors d’usage.
Une journée sur la RN1
A 6h05, un soleil rouge est juste au-dessus de l’horizon. Je regarde par la baie vitrée cette ville dite « blanche » qui devient de plus en plus lumineuse. Ce lever de soleil, vu depuis le 10ème et dernier étage d’un immeuble situé sur les hauteurs d’Alger, à une saveur très particulière. Aujourd’hui, c’est cap au sud, par la transsaharienne. En 12 heures nous passerons de la mer au désert, des plages aux dunes, des champs de blé au reg…. Le soleil est mon compagnon de la matinée, il me caresse doucement le bras. Il disparaît lorsque nous passons dans les gorges de Chiffa, longues de 9 km et couvertes d’une végétation dense. La route suit le tracé de l’oued qui a creusé cette fabuleuse entaille. Le tableau serait idyllique s’il n’y avait pas tous les 200 mètres un blindé de l’armée posté là, seulement pour gâcher le paysage ! Mais la nuit, mieux vaut éviter de circuler à cet endroit.
A Médéa, nous contemplons les montagnes, les cultures parsemées de coquelicots, des forets de résineux. J’emmagasine la splendide couleur verte de ce paysage en prévision des jours à venir. Ici ou là un mirador, des maisons abandonnées : vestiges bien récents, qui ne se visitent pas.
Le soleil, toujours lui, est déjà très haut lorsque nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger. A l’ombre d’un arbre, tout près d’un café abandonné. Autour de nous s’étend la steppe. Des touffes d’herbe émergent du sable. Plus que quelques kilomètres et nous arriverons à Laghouat.
Cette lande morne et uniforme s’achève au village de Berriane, situé un peu avant Ghardaia. Les murs en pisé rouge, les enfants avec la peau presque noire qui jouent sur le bord de la route, les palmiers par centaines, l’eau qui ruisselle dans de petites rigoles, le sable, de plus en plus présent. Le Sud arrive, doucement mais sûrement.
Je n’aurais jamais imaginé boire du vin, assis sur une dune, derrière une église. Et pourtant, c’est ce que je suis en train de faire ! L’église est celle d’El Golea, ville situé à 900 Km au sud d’Alger. Nous fêtons notre entrée dans le désert. Les dunes sont juste derrière l’édifice religieux. Un avant goût du grand erg occidental, qui commence quelques kilomètres plus loin. Le lendemain matin, une lumière douce enveloppe l’étendue de sable, les palmiers et le clocher rougeâtre… Réveil dans un autre monde, très différent de la région d’Alger ou de la kabylie. Sommes-nous encore en Algérie ?
M’Guiden plage
Quelques minutes à s’amuser dans les premières dunes du grand erg occidental, à une trentaine de km au sud d’El Golea : voilà la seule distraction de la matinée. Maintenant, un sol jaune uniformément plat s’étend sur des kilomètres. Rien qui puisse accrocher le regard. Pas une touffe d’herbe, ni une grosse pierre. Ca n’en finit pas, les 200 kilomètres sont interminables. En outre, la route est peu fréquentée. Le silence s’est imposé dans l’habitacle de la ‘’Toy’’. Plongé dans un demi-sommeil, nous nous arrêtons en face d’un café aux portes clauses. Aujourd’hui c’est la fête de Mouloud et ce jour est férié. La présence du café nous indique que nous sommes arrivé au village de M’Guiden, situé à 215 kilomètres d’El Golea et à 130 kilomètres de Timimoun. Les habitations sont un peu éloignées de la route. Autour de deux cafés et de l’habituelle caserne, rien. Seulement le ruban de bitume qui s’étire à perte de vue. Le 2ème café est ouvert. Nous buvons un thé en regardant la décoration originale : photos de New York et de Long Island, de Dauphins, de bord de mer. Ici, la première vague est à 1000 kilomètres et il est vain de chercher l’ombre d’un arbre. Le silence règne aussi dans le café. On mange quelques gâteaux on se rafraîchit le visage avec l’eau brûlante qui coule d’un robinet placé dehors. Une fois sur la route, le policier posté au barrage, nous fait signe d’y aller après avoir vérifié de visu que nous sommes tous algériens… Timimoun n’est pas très loin. 130 kilomètres seulement, mais 130 km de vide, de plat. On peut toujours s’assoupir en rêvant à une île de Polynésie ou à une sirène...
Adrar la kabyle
Adrar est située à 1500 km au sud ouest d’Alger au milieu d’une région du Sahara dénommée le Touat.
Après avoir fait 50 km de route, nous apercevons cette ville. Un barrage de police est dressé à l’entrée de la ville. Nous passons puis longeons l’université Patrice Lumumba. Des bus garés devant la fac déversent les étudiants sur des trottoirs poussiéreux. Adrar a été construite par les français. Avant l’installation d’une caserne au début du siècle, seuls existaient des villages. Celui de Timmi, qui se trouve dorénavant dans la banlieue du chef lieu de wilaya est un village caractéristique de la région du Touat. Dans les rues tortueuses et étroites passent des rigoles destinées à l’alimentation en eau des maisons et des palmeraies. La couleur rouge des murs contraste avec le vert des palmiers ou le jaune des haïks couvrant les femmes. Dans Adrar, les rues sont larges et se coupent à angle droit. La place centrale, immense et déserte, est bétonnée. L’entrée d’un des deux marchés est l’imitation d’un mur de bordj. Quelques maisons ne sont plus que des gravats. Les pluies torrentielles tombées peu avant notre arrivée ont fait beaucoup de dégâts. Aux sorties de la ville se dressent des camps de toiles de tente ou logent des sinistrés qui ont perdu leur habitation.
Nous entrons dans un café afin d’y prendre un petit déjeuné. Ce matin, nous n’avons pu prendre qu’un maigre café, notre maison, isolée en plein désert, est privée d’eau et d’électricité suite au grand vent de sable qui a soufflé la veille. A cette heure matinale, la terrasse du café est déserte. A l’intérieur, surprise ! Dans un coin de la pièce est accrochée une photo de Lounès Matoub. Plusieurs posters à l’effigie du chanteur kabyle trônent près du comptoir ou de la télé. Le patron nous salue en kabyle. Il est venu ici il y a deux ans pour monter un café. « Avant mon arrivée, il n’y avait rien ici explique t-il. J’ai construit la terrasse, mis des fleurs et des plantes. Maintenant, c’est agréable. » Baptisé JSK2, du nom de l’équipe de foot kabyle Jeunesse Sportive de Kabylie (2 parce que la ville compte déjà un café JSK) les tables se remplissent au fur et à mesure que l’heure avance.
Après avoir bu un ‘’crème’’ (un café au lait), passage au Taxiphone d’a coté. Tiens, j’ai déjà vu cette photo quelque part… C’est encore Lounès Matoub ! Au moment de payer la communication, je regarde les cartes postales à vendre. Des cartes de Tizi Ouzou, du Djurdjura, de Bejaia. Le patron du Taxiphone vient de Kabylie lui aussi. Il m’explique les raisons de sa venue : « au Nord, tu ne trouves pas de travail et au Sud, les habitants ne savent pas tenir un commerce. Tu peux y monter ton affaire et en vivre pas trop mal. Ici, la vie est un peu moins chère qu’au Nord. »
Quelques heures plus tard, retour à la terrasse du JSK2 en compagnie de plusieurs autres ‘’expatriés’’ ayant un commerce ou une plantation dans la région. On discute de la chaleur qui, en ce début mai, commence à arriver. « Dans deux mois nous serons chez nous, sûr et certain. C’est impossible de rester ici l’été. Trop chaud, et puis, notre pays nous manque tellement… » dit l’un d’entre eux, songeur. 1500 kilomètres nous séparent des montagnes kabyles.
Comme si un autre temps surgissait
Un petit village. Quelques faibles ampoules orange éclairent ici où là les rues entièrement recouvertes de sable. On avance dans une demi obscurité, croisant des silhouettes de femmes silencieuses, ressentant le souffle d’enfants qui courent. Nous suivons Abderhamane à travers un labyrinthe fait de murs de pisé rouge. La chaleur de la journée s’est estompée. Nous passons une petite porte en fer et entrons dans un jardin. Sur le sol, entre quelques palmiers et tout prêt d’un bassin, des tapis sont installés. Nous nous déchaussons et nous asseyons. Le silence se fait. On entend l’eau couler doucement dans le bassin. Entre les feuilles des palmiers, on aperçoit les étoiles qui commencent à apparaître. La maison se trouve juste à coté, a demi enterrée dans le sol. Plus loin c’est encore le jardin. Plongé dans l’obscurité, il garde ses mystères… Le couscous se prépare, l’eau du thé va bientôt bouillir, nous sommes allongés, goûtant à ce moment de calme. On se laisse aller doucement à la rêverie. Bien être et bonheur de se retrouver dans un endroit qui semble tout droit sorti d’une légende. Un peu les mille et une nuits.
Des dattes en guise d’entrée. Abderhamane nous donne davantage de précisons sur cette maison : « elle appartient à ma belle-famille. C’est une belle maison dotée d’un grand jardin. Malheureusement pas entretenu comme il le faudrait. En revanche, nous prenons soin de cette demeure, qui appartient à la famille depuis plusieurs générations. C’est une maison de notable, elle est grande et il y a quelques dizaines d’année, c’était le grand luxe de posséder une demeure comme celle-ci. Mais tout est fragile. Certaines règles de base sont à respecter : ne pas faire de réparation ou d’agrandissement n’importe comment. Faire attention à l’usage de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Ne pas laisser s’abîmer les murs. Il s’agit de simples précautions. Mais elles ne sont plus respectées. Car c’est un peu contraignant. Aujourd’hui, les gens veulent avoir du temps libre. La conservation des habitations traditionnelles demande un peu de temps. Si cet entretient est bâclé, la bâtisse risque de s’effondrer au premières pluies fortes. C’est ce qui s’est passé récemment. »
Les enfants apportent le couscous dans un grand plat en bois appelé ksab. Tout le monde piochera dedans. Puis c’est au tour du thé. La nuit est devenue bien noire, les histoires liées au désert s’enchaînent. Souvenirs d’égarement, de rencontres, de trouvailles… Quelques blagues aussi, sur la religion ou le sexe. Abderhamane évoque une journée passée dans la demeure d’un homme raffiné. Celui-ci prenait le thé plusieurs fois par jour. A chaque fois dans un lieu différent défini à l’avance. C’était il y a 15 ans, et notre ôte ignore si cet homme riche et oisif est encore en vie.
Les montres sont rangées au fond de nos sacs. Ce soir, nous n’avons plus de montres, mais nous avons le temps. Les étoiles ont bougé depuis tout à l’heure : c’est un rythme qui convient bien à cet endroit.
Lorsque nous sortons du jardin, nous retrouvons la rue comme nous l’avions laissée. Une petite fête vient de se terminer et toutes les familles rentrent chez elles sans se presser.
Sur la route du retour à notre lieu de villégiature, le compteur est bloqué sur 100 km/h. Dans la lumière des phares apparaît une bicoque carrée et sans fenêtres. C’est là que nous passons nos nuits. Ceux qui choisissent de dormir à l’intérieur doivent supporter la chaleur. Ceux qui préfèrent la terrasse se préparent à supporter les hurlements des renards. Je regrette de n’être pas rester dans le jardin, quels doux rêves aurais-je pu faire !
Suite à un voyage en Algérie j’ai rédigé quelques textes relatant des épisodes de ce voyage qui m’ont particulièrement marqués.
Tout ça histoire de faire partager à d’autres voyageurs ce que j’ai vécu. Mais aussi pour donner une idée de voyage : l’Algérie est un pays magnifique et singulier. Les algériens que j’ai rencontrés sont généreux, intelligents. Différents de l’image que l’on peut en avoir ici. A ceux qui hésitent à s’y rendre, je dirais : allez-y ! C’est un pays où le voyageur est vraiment considéré comme tel.
Je voudrais remercier deux membres du forum qui m’ont aidé pour la préparation de ce voyage. Il s’agit de Sourires75 et de Camelito. Grand merci à eux.
Bonne route à tous,
guillaume
L’université populaire de Damous
Damous est une petite ville située à 130 km à l’Est d’Alger, coincée entre mer et montagnes.
A trois heures de l’après midi, nous mangeons des spaghettis avec une sauce tomate maison. Normal, notre hôte, David, est italien. « Ail et huile d’olive que j’ai ramenés d’Italie » précise t-il. Le tout accompagné de vin italien lui aussi. La porte de la petite maison est ouverte. Dehors, le soleil brille généreusement. On entend le ressac des vagues. La mer est à quelques mètres, en contrebas. Les voisins sont à une centaine de mètres, plus haut. Après le café (italien) de rigueur, nous prenons la route de Ténès afin de trouver un port ou un marché. Car nous voulons manger du poisson. Le soleil se couche, la route est sinueuse, les collines qui se jettent dans la mer sont couvertes de pins. L’eau de la mer Méditerranée est d’une belle couleur bleue. La cote des Dahras est vraiment magnifique. Après une vingtaine de km, nous trouvons un petit port, niché dans une crique. Quelques pécheurs sont assis par terre et raccommodent des filets. Leurs yeux sont braqués sur le gros 4X4 brillant et sur les trois occupants au look européen qui en sortent. Peu de paroles échangées. Les pêcheurs semblent être sur la défensive. « On croyait que c’était l’ONU » lâche l’un d’entre eux. Le commerce va mal, la région s’est dépeuplée avec les années de terrorisme. Au moment de reprendre la route de Damous, nous croisons un garde communal qui, fusil à l’épaule, marche sur un sentier, en direction des montagnes. Derrières celles-ci se trouvent la ville de Chlef, qui souffre encore d’une réputation d’insécurité.
Quelques instants plus tard, les rougets grillent. Après le rituel du café, la discussion se poursuit devant des bouteilles de vin et de bière. Thème de la soirée : pourquoi les humains ont-ils besoin de la religion ? Bouzid, kabyle ne croyant pas en Dieu expose sa thèse : « c’est parce qu’il faut aux hommes une béquille, quelque chose à quoi se raccrocher. » Kamel, le chauffeur du jour, a parcouru plus de 200 Km : il s’endort. Mohamed, le gardien de la maison, musulman mais buveur de vin, reste silencieux. David, fort de son expérience de biologiste, expose son idée : « c’est une réaction normale face à l’immensité et la complexité du monde. » La discussion s’achève avec l’explication d’un verset du coran… Notre cerveau agité par les idées et l’alcool sera bercé par le bruit des vagues qui se brisent contre les rochers. Assis devant la maison, face à la mer, on voit les lumières des gros cargos et des petites embarcations de pêche qui mouillent au large. Derrière nous, c’est la montagne et les forets de pins : leur noirceur nous donne l’impression d’être sur une île.
Le matin, odeurs d’iode et de café cohabitent dans la cuisine.
Vers Béjaia
Voilà presque trois heures que nous roulons. Nous avançons plutôt bien car la circulation est faible. Nous sommes pourtant mardi. Mais aujourd’hui c’est le 20 avril, jour du printemps berbère. Dans toute la Kabylie on commémore le 20 avril 1981. Ca tombe bien, nous sommes en Kabylie ! Il y a 23 ans, Mouloud Mammeri se voyait refuser la tenue d’une conférence à Tizi Ouzou. Des émeutes suivirent.
Aujourd’hui, quelques marches pacifiques sont prévues. Et la grève générale décrétée pour l’occasion remporte un franc succès. Depuis Bordj Ménaïel, nous ne voyons plus de commerces ouverts. Les rues de Tizi Ouzou sont désertes, tous les rideaux de fer ont été baissés. Aux endroits où les embouteillages sont (presque) perpétuels, les véhicules circulant se comptent sur les doigts d’une main. Dans les petits villages, le café ou l’épicerie restent ouverts. Mais une atmosphère de week-end flotte dans les ruelles.
Après la ville d’Azazga, la route monte et s’enfonce dans une belle forêt de chênes. Des singes sont groupés autour des véhicules garés au bord du bitume. En ce jour ‘’férié’’, beaucoup d’habitants des villes ont décidé de quitter leur appartement pour aller faire un tour dans la nature. Autant profiter de cet environnement magnifique et du beau soleil qui brille dans un ciel bleu exempt de tout nuage… La route sinueuse découvre de beaux points de vue sur de petites montagnes recouvertes de verdure. Le paysage ainsi que cette atmosphère particulière rendent le trajet très agréable.
Nous trouvons quand même un restaurant ouvert. Caché au bout d’un petit sentier poussiéreux, c’est une cabane faite de morceaux de bois plus ou moins pourris. D’ailleurs, rien n’indique qu’il s’agit d’un restaurant. Nous entrons dans ce lieu sombre dépourvu de fenêtres. Une petite dizaine d’hommes sont assis sur des chaises en plastique, en train de boire ou de manger. D’autres sont accoudés au comptoir : c’est une grande planche de bois brut sentant encore la résine. Nous saluons tout le monde et commandons de la viande et des frites. Nous sirotons une bière pendant que le patron s’affaire devant ces casseroles. Il est trois heures de l’après-midi et il n’a pas été surpris lorsque nous lui avons annoncé que nous voulions manger. C’est prêt et nous nous asseyons devant deux appétissantes assiettes. Perdu en pleine foret, à l’écart de la route, on ne soupçonne pas qu’il existe ici, un lieu convivial ou l’on mange plutôt bien. Inutile de vérifier s’il figure dans un guide touristique. Je regarde ces hommes discuter entre eux. Ils boivent de la bière ou du vin. Un vieux, aveugle, est assis juste en face de moi. Il parle fort même si tous se taisent dès qu’il ouvre la bouche. Apparemment, il raconte une histoire. L’attention se fait de plus en plus vive et le silence de plus en plus profond. Jusqu’à ce que l’assistance (sauf moi car je ne comprend pas le kabyle) éclate de rire. Un peu frustré, je demande la traduction à l’ami qui m’accompagne : « on a resservit à ce vieux un verre de vin. Quelqu’un a payé à sa place. Il est aveugle alors les gens sont sympas avec lui. Il a donc dit que cela lui faisait plaisir, mais que celui qui lui offre du vin devrait aussi le ramener chez lui, car bientôt il ne tiendrait plus debout. »
Finissant mes frites et ma bière, je regarde encore une fois ces hommes. Ils ont le regard franc et semblent heureux d’être ici, ensembles. Ce restaurant est un lieu paisible. Il y a quelques heures encore, j’étais à Alger, dans le bruit, les encombrements, la foule. On se rassemblait devant les vitrines pour admirer les nouveaux téléphones portables. On se tassait dans des bus poussifs. On s’avachissait dans les profonds fauteuils du Hilton. Alors, comment ne pas être content de respirer l’air pur et de côtoyer une autre facette de ce pays ?
Nous avons repris la route à travers la foret. Au fil des kilomètres, les villages se font de plus en plus rares. Les collines de plus en plus abruptes. Puis la route commence sa descente en lacets vers Béjaia. Au bout, on tombe sur la Méditerranée.
Quelques minutes encore et nous allons retrouver les monts des Babors, recouverts d’une végétation luxuriante, l’oued asséché. Les habitants y prennent allègrement du gravier sans se soucier des conséquences en cas de crue.
Arrivée à destination. Je prends mes quartiers dans la chambre du fils cadet. Coup d’œil par la fenêtre : toujours là les bananiers, les poules et les chèvres. Des gosses jouent sur le chemin de terre défoncé.
Désormais, je serais membre de la famille et non invité, m’a t-on prévenu. Tant mieux, je me sens un peu chez moi dans cette belle campagne.
Soirée d’adieux
Ce soir, je dois passer chez Hicham pour récupérer mon sac. Je dormirais chez Amine, qui habite tout près de la gare routière. Demain matin, une fois sorti du lit, je serais dans le bus pour Constantine.
Je monte rapidement à l’étage de la grande maison pour prendre mes affaires. Je me rappelle la soirée d’hier, passée dans cette chambre. Après avoir parlé littérature française avec Mouloud (le père), Yassine (un des fils) a joué de la mandole accompagné de Karim (un cousin de Yassine) à la derbouka. Au programme, des chansons kabyles et du chaabi.
Fini les songes, il faut y aller. Mon barda est jeté dans le coffre de la 206. Je salut Mouloud, Yassine et Souad (une des filles), les remercie pour l’hébergement, les repas etc... Mais Hicham, qui doit me « taxier » jusque chez mon nouvel hôte, ne se décide pas à partir. Qu’est-ce qu’il attend ? La mère vient me dire au revoir, puis c’est la petite Nawel (la cadette) qui est là avec un grand sourire. Quelques minutes encore à rester planté devant la maison et je m’aperçois que toute la famille est réunie sur le seuil de porte pour me faire ses adieux. Tous ont l’air triste de me voir partir. Je ne peux pas longtemps résister : j’ai le cœur gros et les larmes qui montent, inexorablement. Pourtant, je ne peux pas rester éternellement à Béjaia ! Je suis là pour voyager, pas pour m’encroûter ! Mais devant tous ces yeux tournés vers moi, je me demande pourquoi je vais à Constantine. Encore des poignées de mains. Prenant un air solennel, Mouloud m’assure que j’ai une deuxième famille ici et que je peux revenir quand je veux. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?
Dix minutes après, je suis dans une autre famille. La maîtresse de maison a préparé un succulent couscous et veut que je mange, que je mange encore et encore.
Son fils Amine m’amènera à la gare routière le lendemain, à six heures du matin. Le souvenir de tous les visages aperçus la veille m’accompagnera pendant tout le long voyage en bus. Ils m’accompagnent encore aujourd’hui …
Où suis-je ?
Dans le hall du théâtre, l’ambiance est celle de ‘’l’avant spectacle’’. Toutes les personnes qui patientent sont bien habillées. Plusieurs d’entre elles s’apostrophent. On parle un français châtié : « comment allez-vous cher ami ? » « Avez vous fait bon voyage ? » A travers les baies vitrées sales, on voit la rue. A cette heure là, l’activité se meurt. Des hommes sont négligemment assis sur les marches du théâtre. La plupart portent des vêtements sales. Les changeurs d’argent et les vendeurs de téléphones portables ont déserté la grande place toute proche.
Vingt heures, le concert va commencer. Une petite foule se dirige vers les places de l’orchestre. Un lourd lustre éclaire péniblement la salle. La décoration est pâle, les couleurs des peintures sont un peu fanées. Les dorures sont légèrement moisies. Il s’agit d’un vrai petit opéra en miniature. Sans doute construit au temps de la colonisation française. Des personnes se placent au 1er balcon, d’autres, dans la baignoire. Dans une ambiance très cordiale et légèrement guindée. Pas d’agitation, politesse presque exagérée.
Sur la scène, de lourd tapis ont été installés. Sur ces derniers s’installent trois femmes parées de voiles fins, bleus et brillants. Le spectacle va débuter et les applaudissements accompagnent l’entrée d’Athmane Baly. Sa profession est médecin, mais il est plus connu en tant que joueur de luth et chanteur. Il habite Djanet (sud est de l’Algérie) depuis toujours. L’artiste propose au public un voyage dans le grand sud algérien.
Lorsque la musique commence à raisonner dans le vieux théâtre, la magie opère et tout le monde est transporté vers la région du Tassilli. Au bout de quelques minutes, de nombreuses personnes frappent dans leurs mains et sont debout. Fini la bienséance de tout à l’heure ! Entre chaque morceau, Athmane Baly raconte une histoire. Le plus souvent vraies, ces anecdotes sont à la base de sa poésie. Il raconte en tamashek puis traduit en français. Silence. Ses doigts caressent les cordes du luth et nous nous retrouvons instantanément à 1500 kilomètres plus au sud. Je me pose la question : ou suis-je ? Dans un théâtre français ? A Constantine ? A Djanet ? Sensation étrange qu me poursuit jusqu’à la fin du récital.
A 22h30, les rues sont désertes et tristes. Je suis à Constantine, c’est sûr. Ce petit voyage musical était très agréable. Mais l’imagination ne me suffit pas : six heures de bus sont au programme de demain, cinq heures le surlendemain et ensuite, ce sera le grand départ pour le désert. Un vrai voyage dans l’espace. Sans musique. Le ‘’chef’’ de cette petite ‘’expédition’’ l’a certifié : il n’y a pas d’autoradio dans le 4X4. « Nous écouterons le bruit des quarts métalliques qui s’entrechoquent à chaque irrégularité du bitume » s’amuse t-il. Avec le sable, un lecteur de CD risque d’être rapidement hors d’usage.
Une journée sur la RN1
A 6h05, un soleil rouge est juste au-dessus de l’horizon. Je regarde par la baie vitrée cette ville dite « blanche » qui devient de plus en plus lumineuse. Ce lever de soleil, vu depuis le 10ème et dernier étage d’un immeuble situé sur les hauteurs d’Alger, à une saveur très particulière. Aujourd’hui, c’est cap au sud, par la transsaharienne. En 12 heures nous passerons de la mer au désert, des plages aux dunes, des champs de blé au reg…. Le soleil est mon compagnon de la matinée, il me caresse doucement le bras. Il disparaît lorsque nous passons dans les gorges de Chiffa, longues de 9 km et couvertes d’une végétation dense. La route suit le tracé de l’oued qui a creusé cette fabuleuse entaille. Le tableau serait idyllique s’il n’y avait pas tous les 200 mètres un blindé de l’armée posté là, seulement pour gâcher le paysage ! Mais la nuit, mieux vaut éviter de circuler à cet endroit.
A Médéa, nous contemplons les montagnes, les cultures parsemées de coquelicots, des forets de résineux. J’emmagasine la splendide couleur verte de ce paysage en prévision des jours à venir. Ici ou là un mirador, des maisons abandonnées : vestiges bien récents, qui ne se visitent pas.
Le soleil, toujours lui, est déjà très haut lorsque nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger. A l’ombre d’un arbre, tout près d’un café abandonné. Autour de nous s’étend la steppe. Des touffes d’herbe émergent du sable. Plus que quelques kilomètres et nous arriverons à Laghouat.
Cette lande morne et uniforme s’achève au village de Berriane, situé un peu avant Ghardaia. Les murs en pisé rouge, les enfants avec la peau presque noire qui jouent sur le bord de la route, les palmiers par centaines, l’eau qui ruisselle dans de petites rigoles, le sable, de plus en plus présent. Le Sud arrive, doucement mais sûrement.
Je n’aurais jamais imaginé boire du vin, assis sur une dune, derrière une église. Et pourtant, c’est ce que je suis en train de faire ! L’église est celle d’El Golea, ville situé à 900 Km au sud d’Alger. Nous fêtons notre entrée dans le désert. Les dunes sont juste derrière l’édifice religieux. Un avant goût du grand erg occidental, qui commence quelques kilomètres plus loin. Le lendemain matin, une lumière douce enveloppe l’étendue de sable, les palmiers et le clocher rougeâtre… Réveil dans un autre monde, très différent de la région d’Alger ou de la kabylie. Sommes-nous encore en Algérie ?
M’Guiden plage
Quelques minutes à s’amuser dans les premières dunes du grand erg occidental, à une trentaine de km au sud d’El Golea : voilà la seule distraction de la matinée. Maintenant, un sol jaune uniformément plat s’étend sur des kilomètres. Rien qui puisse accrocher le regard. Pas une touffe d’herbe, ni une grosse pierre. Ca n’en finit pas, les 200 kilomètres sont interminables. En outre, la route est peu fréquentée. Le silence s’est imposé dans l’habitacle de la ‘’Toy’’. Plongé dans un demi-sommeil, nous nous arrêtons en face d’un café aux portes clauses. Aujourd’hui c’est la fête de Mouloud et ce jour est férié. La présence du café nous indique que nous sommes arrivé au village de M’Guiden, situé à 215 kilomètres d’El Golea et à 130 kilomètres de Timimoun. Les habitations sont un peu éloignées de la route. Autour de deux cafés et de l’habituelle caserne, rien. Seulement le ruban de bitume qui s’étire à perte de vue. Le 2ème café est ouvert. Nous buvons un thé en regardant la décoration originale : photos de New York et de Long Island, de Dauphins, de bord de mer. Ici, la première vague est à 1000 kilomètres et il est vain de chercher l’ombre d’un arbre. Le silence règne aussi dans le café. On mange quelques gâteaux on se rafraîchit le visage avec l’eau brûlante qui coule d’un robinet placé dehors. Une fois sur la route, le policier posté au barrage, nous fait signe d’y aller après avoir vérifié de visu que nous sommes tous algériens… Timimoun n’est pas très loin. 130 kilomètres seulement, mais 130 km de vide, de plat. On peut toujours s’assoupir en rêvant à une île de Polynésie ou à une sirène...
Adrar la kabyle
Adrar est située à 1500 km au sud ouest d’Alger au milieu d’une région du Sahara dénommée le Touat.
Après avoir fait 50 km de route, nous apercevons cette ville. Un barrage de police est dressé à l’entrée de la ville. Nous passons puis longeons l’université Patrice Lumumba. Des bus garés devant la fac déversent les étudiants sur des trottoirs poussiéreux. Adrar a été construite par les français. Avant l’installation d’une caserne au début du siècle, seuls existaient des villages. Celui de Timmi, qui se trouve dorénavant dans la banlieue du chef lieu de wilaya est un village caractéristique de la région du Touat. Dans les rues tortueuses et étroites passent des rigoles destinées à l’alimentation en eau des maisons et des palmeraies. La couleur rouge des murs contraste avec le vert des palmiers ou le jaune des haïks couvrant les femmes. Dans Adrar, les rues sont larges et se coupent à angle droit. La place centrale, immense et déserte, est bétonnée. L’entrée d’un des deux marchés est l’imitation d’un mur de bordj. Quelques maisons ne sont plus que des gravats. Les pluies torrentielles tombées peu avant notre arrivée ont fait beaucoup de dégâts. Aux sorties de la ville se dressent des camps de toiles de tente ou logent des sinistrés qui ont perdu leur habitation.
Nous entrons dans un café afin d’y prendre un petit déjeuné. Ce matin, nous n’avons pu prendre qu’un maigre café, notre maison, isolée en plein désert, est privée d’eau et d’électricité suite au grand vent de sable qui a soufflé la veille. A cette heure matinale, la terrasse du café est déserte. A l’intérieur, surprise ! Dans un coin de la pièce est accrochée une photo de Lounès Matoub. Plusieurs posters à l’effigie du chanteur kabyle trônent près du comptoir ou de la télé. Le patron nous salue en kabyle. Il est venu ici il y a deux ans pour monter un café. « Avant mon arrivée, il n’y avait rien ici explique t-il. J’ai construit la terrasse, mis des fleurs et des plantes. Maintenant, c’est agréable. » Baptisé JSK2, du nom de l’équipe de foot kabyle Jeunesse Sportive de Kabylie (2 parce que la ville compte déjà un café JSK) les tables se remplissent au fur et à mesure que l’heure avance.
Après avoir bu un ‘’crème’’ (un café au lait), passage au Taxiphone d’a coté. Tiens, j’ai déjà vu cette photo quelque part… C’est encore Lounès Matoub ! Au moment de payer la communication, je regarde les cartes postales à vendre. Des cartes de Tizi Ouzou, du Djurdjura, de Bejaia. Le patron du Taxiphone vient de Kabylie lui aussi. Il m’explique les raisons de sa venue : « au Nord, tu ne trouves pas de travail et au Sud, les habitants ne savent pas tenir un commerce. Tu peux y monter ton affaire et en vivre pas trop mal. Ici, la vie est un peu moins chère qu’au Nord. »
Quelques heures plus tard, retour à la terrasse du JSK2 en compagnie de plusieurs autres ‘’expatriés’’ ayant un commerce ou une plantation dans la région. On discute de la chaleur qui, en ce début mai, commence à arriver. « Dans deux mois nous serons chez nous, sûr et certain. C’est impossible de rester ici l’été. Trop chaud, et puis, notre pays nous manque tellement… » dit l’un d’entre eux, songeur. 1500 kilomètres nous séparent des montagnes kabyles.
Comme si un autre temps surgissait
Un petit village. Quelques faibles ampoules orange éclairent ici où là les rues entièrement recouvertes de sable. On avance dans une demi obscurité, croisant des silhouettes de femmes silencieuses, ressentant le souffle d’enfants qui courent. Nous suivons Abderhamane à travers un labyrinthe fait de murs de pisé rouge. La chaleur de la journée s’est estompée. Nous passons une petite porte en fer et entrons dans un jardin. Sur le sol, entre quelques palmiers et tout prêt d’un bassin, des tapis sont installés. Nous nous déchaussons et nous asseyons. Le silence se fait. On entend l’eau couler doucement dans le bassin. Entre les feuilles des palmiers, on aperçoit les étoiles qui commencent à apparaître. La maison se trouve juste à coté, a demi enterrée dans le sol. Plus loin c’est encore le jardin. Plongé dans l’obscurité, il garde ses mystères… Le couscous se prépare, l’eau du thé va bientôt bouillir, nous sommes allongés, goûtant à ce moment de calme. On se laisse aller doucement à la rêverie. Bien être et bonheur de se retrouver dans un endroit qui semble tout droit sorti d’une légende. Un peu les mille et une nuits.
Des dattes en guise d’entrée. Abderhamane nous donne davantage de précisons sur cette maison : « elle appartient à ma belle-famille. C’est une belle maison dotée d’un grand jardin. Malheureusement pas entretenu comme il le faudrait. En revanche, nous prenons soin de cette demeure, qui appartient à la famille depuis plusieurs générations. C’est une maison de notable, elle est grande et il y a quelques dizaines d’année, c’était le grand luxe de posséder une demeure comme celle-ci. Mais tout est fragile. Certaines règles de base sont à respecter : ne pas faire de réparation ou d’agrandissement n’importe comment. Faire attention à l’usage de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Ne pas laisser s’abîmer les murs. Il s’agit de simples précautions. Mais elles ne sont plus respectées. Car c’est un peu contraignant. Aujourd’hui, les gens veulent avoir du temps libre. La conservation des habitations traditionnelles demande un peu de temps. Si cet entretient est bâclé, la bâtisse risque de s’effondrer au premières pluies fortes. C’est ce qui s’est passé récemment. »
Les enfants apportent le couscous dans un grand plat en bois appelé ksab. Tout le monde piochera dedans. Puis c’est au tour du thé. La nuit est devenue bien noire, les histoires liées au désert s’enchaînent. Souvenirs d’égarement, de rencontres, de trouvailles… Quelques blagues aussi, sur la religion ou le sexe. Abderhamane évoque une journée passée dans la demeure d’un homme raffiné. Celui-ci prenait le thé plusieurs fois par jour. A chaque fois dans un lieu différent défini à l’avance. C’était il y a 15 ans, et notre ôte ignore si cet homme riche et oisif est encore en vie.
Les montres sont rangées au fond de nos sacs. Ce soir, nous n’avons plus de montres, mais nous avons le temps. Les étoiles ont bougé depuis tout à l’heure : c’est un rythme qui convient bien à cet endroit.
Lorsque nous sortons du jardin, nous retrouvons la rue comme nous l’avions laissée. Une petite fête vient de se terminer et toutes les familles rentrent chez elles sans se presser.
Sur la route du retour à notre lieu de villégiature, le compteur est bloqué sur 100 km/h. Dans la lumière des phares apparaît une bicoque carrée et sans fenêtres. C’est là que nous passons nos nuits. Ceux qui choisissent de dormir à l’intérieur doivent supporter la chaleur. Ceux qui préfèrent la terrasse se préparent à supporter les hurlements des renards. Je regrette de n’être pas rester dans le jardin, quels doux rêves aurais-je pu faire !
Bon plan en Corée du Sud English translation pending
Actuellement en Coree du Sud, je suis ouvert a tout les bons plan, tuyaux que vous avez sur ce pays meconnu.
Merci
Merci
Horaires des trains chinois English translation pending
Eh bien, j'attaque.....
Je cherche désespérément LE site sur lequel il y a les horaires des trains en Chine (le Chaix chinois en quelque sorte).
Je sais qu'il existe (déjà vu), et traduit en caractères latins, mais impossible de mettre la main dessus
Je cherche désespérément LE site sur lequel il y a les horaires des trains en Chine (le Chaix chinois en quelque sorte).
Je sais qu'il existe (déjà vu), et traduit en caractères latins, mais impossible de mettre la main dessus
Shanti India... Une vallée dans l'Himalaya... English translation pending
Namasté 🙂 Pour faire plaisir à certain(e)s, voilà encore de quoi j'espère, vous faire rêver, et vous emmener quelques temps, dans un village haut perché dans l'Himalaya...
"Delhi, le soleil se couche, j’attends le bus qui doit m’emmener dans la vallée de Parvati. Il a du retard, et je ne sais rien faire d’autre qu’attendre… 1h, 1h et demi, 2h, 3h plus tard, enfin on part. Je m’installe au fond du bus, et papote gaiement avec une très sympa hollandaise. On traverse Delhi, les rues bondées de camions, voitures déglinguées, rickshaw, motos, charrettes tirées par des ânes ou des hommes... La poussière vole dans tous les sens. Après deux ou trois heures de route, on s’arrête pour une petite pause. J’aimerais dormir dans ce bus car je n’arriverai dans la Parvati Valley que demain, mais je ne parviens jamais à dormir avec toutes ces bosses et fosses dans les routes… Je demande aux autres voyageurs si personne n’a un somnifère pour moi. Un canadien m’en donne deux. Je remonte dans le bus, avale un des deux cachets, une heure après, je ne dors toujours pas. Je prends le deuxième cachet…
Le lendemain matin… « Miss ? Here Manali! » Hein??? Mais je devais descendre à Bajaura, bien avant!!! Le bus qui redescend s’en va dans 5 minutes, je cours comme une folle, et saute dedans sans même qu’il ne s’arrête. Je paie ma place, et me rendors aussitôt assise… « Miss? Here Bajaura! » Je me réveille et change de bus… Je paie ma place, et me rendors directement… « Miss? Here Birshiani! » J’ouvre les yeux, et ne vois que la route qui s’arrête, pas une maison aux alentours… Le gros village de Birshiani se trouve à quelques centaines de mètres derrière moi. Je demande ou se trouve le village de Kalga, et on me pointe les collines où je vois des villages haut perchés. J’accroche mon sac au dos, et me mets en route… Traverse un mignon petit pont de bois, salue un minuscule édifice dédié à Shiva, et commence à grimper la colline. Pour grimper, ça grimpe… Je m’arrête toutes les 10 minutes, essoufflée comme une bête. Je croise une jolie paysanne et lui demande ou se trouve Kalga. Elle me montre un des deux villages décidément bien haut perchés. Le paysage est incroyable… Des montagnes aux sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu, le petit chemin que j’emprunte est bordé de pins de toutes sortes, d’érables, d’épicéas, de bouleaux et puis des rhododendrons, genévriers… Je croise des chevaux dans une clairière, j’hallucine… Sors mon appareil photo, me repose encore, rêve encore non-stop, j’ai du mal à croire que je suis dans une vallée de l’Himalaya. Enfin j’arrive au sommet de la colline, voit les premières maisons du village, reçois des « Namasté » souriants au possible, et leur demande ou se trouve la maison de monsieur Khiltse. On m’indique une grande maison de bois sur pilotis, un peu en dehors du village. Je longe la maison, et appelle Manu, que j’ai rencontré à Bangkok il y a deux mois. Il m’accueille avec un grand sourire, son copain est là (ben oui il est homo) et me dit que j’ai de la chance de les trouver, demain ils partent pour Bénarès quelques semaines. Manu habite ici, il loue une partie de la maison, juste une pièce principale, avec un grand matelas recouvert d’un tas de couvertures, deux ou trois étagères remplies de petits ustensiles de cuisine, de livres et une autre de vêtements. Au milieu de la pièce, un petit four. Un tout petit four, comme une boite en fer avec un trou sur le côté pour mettre le bois, un trou recouvert d’une plaque au-dessus pour une casserole, d’ailleurs du riz est en train de cuire, et de l’autre côté s’échappe une buse qui mène au plafond. C’est déjà la fin de l’après midi. J’ai mis un temps fou pour monter jusqu’ici. Je devrais être en pleine forme après avoir dormi autant de temps dans les bus, mais Manu me dit que nous sommes à 2900 mètres, normal donc que je n’ai pas trop d’énergie… Nous sommes ravis de nous revoir, et papotons gaiement en coupant les légumes. Le repas prêt, on s’installe sur la terrasse à même le plancher, l’assiette sur les genoux. Je crevais de faim, Manu tenait un restaurant dans la banlieue parisienne, il a tout quitté pour vivre ici, je le comprends !!! Son petit plat est un festin, sans épices torrides, je me régale. Comme ils partent le lendemain, il m’invite à rester ici le temps que je veux, et m’explique le fonctionnement de son petit chez lui. La salle de bain? La petite rivière est à deux mètres de la maison, le bidon d’eau est là, et pour la toilette, c’est derrière les rochers, que j’aperçois derrière le champ ou un paysan et son buffle labourent la terre.Après un petit thé, nous faisons chauffer l’eau pour la vaisselle, et dans une grande bassine, petit à petit la vaisselle se termine. Une bouteille d’eau à la main, je vais dire bonjour aux rochers, et retourne chez Manu installer mon hamac pour la nuit. Des bougies pour seule lumière, perchée dans mon hamac un peu au-dessus du lit, je n’ai pas envie de dormir, bien enroulée dans une grosse couverture, qu’est ce que je suis bien… Je regarde le ciel étoilé et l’ombre des montagnes à travers les grandes fenêtres… Rzzz…"
"Delhi, le soleil se couche, j’attends le bus qui doit m’emmener dans la vallée de Parvati. Il a du retard, et je ne sais rien faire d’autre qu’attendre… 1h, 1h et demi, 2h, 3h plus tard, enfin on part. Je m’installe au fond du bus, et papote gaiement avec une très sympa hollandaise. On traverse Delhi, les rues bondées de camions, voitures déglinguées, rickshaw, motos, charrettes tirées par des ânes ou des hommes... La poussière vole dans tous les sens. Après deux ou trois heures de route, on s’arrête pour une petite pause. J’aimerais dormir dans ce bus car je n’arriverai dans la Parvati Valley que demain, mais je ne parviens jamais à dormir avec toutes ces bosses et fosses dans les routes… Je demande aux autres voyageurs si personne n’a un somnifère pour moi. Un canadien m’en donne deux. Je remonte dans le bus, avale un des deux cachets, une heure après, je ne dors toujours pas. Je prends le deuxième cachet…
Le lendemain matin… « Miss ? Here Manali! » Hein??? Mais je devais descendre à Bajaura, bien avant!!! Le bus qui redescend s’en va dans 5 minutes, je cours comme une folle, et saute dedans sans même qu’il ne s’arrête. Je paie ma place, et me rendors aussitôt assise… « Miss? Here Bajaura! » Je me réveille et change de bus… Je paie ma place, et me rendors directement… « Miss? Here Birshiani! » J’ouvre les yeux, et ne vois que la route qui s’arrête, pas une maison aux alentours… Le gros village de Birshiani se trouve à quelques centaines de mètres derrière moi. Je demande ou se trouve le village de Kalga, et on me pointe les collines où je vois des villages haut perchés. J’accroche mon sac au dos, et me mets en route… Traverse un mignon petit pont de bois, salue un minuscule édifice dédié à Shiva, et commence à grimper la colline. Pour grimper, ça grimpe… Je m’arrête toutes les 10 minutes, essoufflée comme une bête. Je croise une jolie paysanne et lui demande ou se trouve Kalga. Elle me montre un des deux villages décidément bien haut perchés. Le paysage est incroyable… Des montagnes aux sommets enneigés se découpent sur le ciel bleu, le petit chemin que j’emprunte est bordé de pins de toutes sortes, d’érables, d’épicéas, de bouleaux et puis des rhododendrons, genévriers… Je croise des chevaux dans une clairière, j’hallucine… Sors mon appareil photo, me repose encore, rêve encore non-stop, j’ai du mal à croire que je suis dans une vallée de l’Himalaya. Enfin j’arrive au sommet de la colline, voit les premières maisons du village, reçois des « Namasté » souriants au possible, et leur demande ou se trouve la maison de monsieur Khiltse. On m’indique une grande maison de bois sur pilotis, un peu en dehors du village. Je longe la maison, et appelle Manu, que j’ai rencontré à Bangkok il y a deux mois. Il m’accueille avec un grand sourire, son copain est là (ben oui il est homo) et me dit que j’ai de la chance de les trouver, demain ils partent pour Bénarès quelques semaines. Manu habite ici, il loue une partie de la maison, juste une pièce principale, avec un grand matelas recouvert d’un tas de couvertures, deux ou trois étagères remplies de petits ustensiles de cuisine, de livres et une autre de vêtements. Au milieu de la pièce, un petit four. Un tout petit four, comme une boite en fer avec un trou sur le côté pour mettre le bois, un trou recouvert d’une plaque au-dessus pour une casserole, d’ailleurs du riz est en train de cuire, et de l’autre côté s’échappe une buse qui mène au plafond. C’est déjà la fin de l’après midi. J’ai mis un temps fou pour monter jusqu’ici. Je devrais être en pleine forme après avoir dormi autant de temps dans les bus, mais Manu me dit que nous sommes à 2900 mètres, normal donc que je n’ai pas trop d’énergie… Nous sommes ravis de nous revoir, et papotons gaiement en coupant les légumes. Le repas prêt, on s’installe sur la terrasse à même le plancher, l’assiette sur les genoux. Je crevais de faim, Manu tenait un restaurant dans la banlieue parisienne, il a tout quitté pour vivre ici, je le comprends !!! Son petit plat est un festin, sans épices torrides, je me régale. Comme ils partent le lendemain, il m’invite à rester ici le temps que je veux, et m’explique le fonctionnement de son petit chez lui. La salle de bain? La petite rivière est à deux mètres de la maison, le bidon d’eau est là, et pour la toilette, c’est derrière les rochers, que j’aperçois derrière le champ ou un paysan et son buffle labourent la terre.Après un petit thé, nous faisons chauffer l’eau pour la vaisselle, et dans une grande bassine, petit à petit la vaisselle se termine. Une bouteille d’eau à la main, je vais dire bonjour aux rochers, et retourne chez Manu installer mon hamac pour la nuit. Des bougies pour seule lumière, perchée dans mon hamac un peu au-dessus du lit, je n’ai pas envie de dormir, bien enroulée dans une grosse couverture, qu’est ce que je suis bien… Je regarde le ciel étoilé et l’ombre des montagnes à travers les grandes fenêtres… Rzzz…"
Et au milieu coule une riviere English translation pending
Lever avec le soleil, seau d’eau froide pour tres momentanement baisser la temperature corporelle, puis je m’installe dans mon fauteuil et j’allume la television.
C’est un reportage comme je n’en ai jamais vu, encore mieux que National Geographic et Planete reunis, intitule «De l’autre cote de la riviere, les ghats ».
Une riviere donc, des ghats ensuite, et derriere, pour couronner le paysage, les gopurams du temple de Viruspaksha, ainsi que les ruines de Hemkuta Hill en vision panoramique
Pour eclairage, le soleil levant qui illumine l’entree du temple oriente a l’est.
Un reportage sans commentaire ni musique, juste les bruits du linge que l’on frappe contre la pierre, des enfants qui pataugent dans l’eau et des oiseaux qui chantent. Pas un klaxon, pas un bruit de frein, pas une voiture.
Un reportage comme si j’y etais…
… mais j’y suis !
Je suis assise sur une chaise, en face de Hampi, de l’autre cote de la riviere. Je ne me lasse pas de regarder sans fin, ces hommes, femmes et enfants, profiter de la plus grande salle de bain de la region. Un defile de couleurs, tous ces vetements qui sont mouilles, savonnes, frappes, rinces et enfin etendus sur les escaliers. Pour connaître la longueur d’un sarii, comptez le nombre de marches a gravir pour entierement l’etaler. Un assortiment de jaune, rouge, vert, bleu tel un patchwork, une peinture moderne, composee de carres multicolores de tailles variables.
Les gens aussi sont mouilles, savonnes, rinces, seches, pour commencer tout propre une nouvelle journee. Les enfants s’amusent, les jeunes garcons se prennent en photos en pyramide humaines, les religieux font les prieres, les femmes lavent leurs longues nattes.
Et au milieu de la riviere, les pecheurs qui relevent leurs filets, a bord d’une coracle. Cette embarcation ronde a base de roseau, est aussi utilisee pour traverser la riviere par les gens bien sur, les velos egalement, les motos aussi incroyable que ca puisse paraître, tellement cette embarcation parait fragile.
Vijayanagar (cite de la victoire), capitale d’un des plus grand empires hindous. Fondee en 1336, au temps de la conquete du nord de l’Inde par les musulmans, ce royaume a connu prosperite et abondance pendant environ deux siecles. Difficile d’imaginer que ce coin tranquille de verdure et ce hameau de 1000 ames, ait au temps de sa splendeur abrite plus de 500 000 habitants sur plus de 43 km carres.
Vestiges de cette epoque, des ruines de temples, de palais royaux, de bains, de bazaar eparpilles un peu partout entre paysages de grands canyons, compose de cailloux, roches, monts et vallees ; et oasis de palmiers, bananier et champs de tournesols.
Plus de 80 monuments, qui se decouvrent au detour d’un chemin, le long de la route ou pres de la riviere.
Chaque pas amene son lot de surprise, tel le temple d’Achyutaraya que je decouvre petit a petit au milieu de son ecrin de verdure en descendant dans une vallee rocheuse. J’essaye d’imaginer l’ambiance du Sule Bazaar, longue allee, maintenant deserte et vide, qui mene au temple, ou se trouvaient tous les commercants et l’animation de la ville.
Comment ne pas s’extasier devant la finesse des sculptures, la precision des details, sur les colonnes, les lintaux, les statues.
Des dimensions inimaginables, des animaux mythologiques, des dieux et des deesses dans toutes les positions graves dans le granit et la pierre.
Sous le fort soleil de l’ete indien, le bain en plein air du temple de Krishna m’appelle, difficile de resister a ce reservoir encadre d’un cloitre au milieu des champs de bananiers. Mais il ne faut pas se laisser tromper par cette eau pleine d’algues ! Des bains, il y en a a profusion, les bains de la reine et son decor des milles et une nuit, le bain ocotogonal isole dans la campagne, bains le plus souvent vides, comme pour narguer le pauvre visiteur ruisselant de sueur.
Empire hindou, mais visiteurs de tous les coins de l’Inde et meme d’Europe. Une mosquee s’integre parfaitement dans le quartier royal, a cote des etables des elephants royaux, des aqueducs, du reservoir en escaliers en pierres noires a la geometrie parfaite, du temple souterrain et tant d’autres vestiges.
Le long de la route, un village, une ecole decoree aux couleurs de l’Inde, puis en haut de cette montee, un temple. Un peu de monde le long des bananiers, un chemin de terre, puis une statue de Narasimha, quatrieme avatar de Vishnu.
Impossible de les decrire tous, impossible de mettre des mots sur ces prouesses architecturales et artistiques, impossible de decrire le sentiment de serenite et de bien etre qui se degage de ces lieux.
Ballades entre riviere et ruines, entre verdure et pierres, temoignages d'hier, scenes d’aujourd’hui.
Vijayanagar, Hampi, merveille du Karnataka.
C’est un reportage comme je n’en ai jamais vu, encore mieux que National Geographic et Planete reunis, intitule «De l’autre cote de la riviere, les ghats ».
Une riviere donc, des ghats ensuite, et derriere, pour couronner le paysage, les gopurams du temple de Viruspaksha, ainsi que les ruines de Hemkuta Hill en vision panoramique
Pour eclairage, le soleil levant qui illumine l’entree du temple oriente a l’est.
Un reportage sans commentaire ni musique, juste les bruits du linge que l’on frappe contre la pierre, des enfants qui pataugent dans l’eau et des oiseaux qui chantent. Pas un klaxon, pas un bruit de frein, pas une voiture.
Un reportage comme si j’y etais…
… mais j’y suis !
Je suis assise sur une chaise, en face de Hampi, de l’autre cote de la riviere. Je ne me lasse pas de regarder sans fin, ces hommes, femmes et enfants, profiter de la plus grande salle de bain de la region. Un defile de couleurs, tous ces vetements qui sont mouilles, savonnes, frappes, rinces et enfin etendus sur les escaliers. Pour connaître la longueur d’un sarii, comptez le nombre de marches a gravir pour entierement l’etaler. Un assortiment de jaune, rouge, vert, bleu tel un patchwork, une peinture moderne, composee de carres multicolores de tailles variables.
Les gens aussi sont mouilles, savonnes, rinces, seches, pour commencer tout propre une nouvelle journee. Les enfants s’amusent, les jeunes garcons se prennent en photos en pyramide humaines, les religieux font les prieres, les femmes lavent leurs longues nattes.
Et au milieu de la riviere, les pecheurs qui relevent leurs filets, a bord d’une coracle. Cette embarcation ronde a base de roseau, est aussi utilisee pour traverser la riviere par les gens bien sur, les velos egalement, les motos aussi incroyable que ca puisse paraître, tellement cette embarcation parait fragile.
Vijayanagar (cite de la victoire), capitale d’un des plus grand empires hindous. Fondee en 1336, au temps de la conquete du nord de l’Inde par les musulmans, ce royaume a connu prosperite et abondance pendant environ deux siecles. Difficile d’imaginer que ce coin tranquille de verdure et ce hameau de 1000 ames, ait au temps de sa splendeur abrite plus de 500 000 habitants sur plus de 43 km carres.
Vestiges de cette epoque, des ruines de temples, de palais royaux, de bains, de bazaar eparpilles un peu partout entre paysages de grands canyons, compose de cailloux, roches, monts et vallees ; et oasis de palmiers, bananier et champs de tournesols.
Plus de 80 monuments, qui se decouvrent au detour d’un chemin, le long de la route ou pres de la riviere.
Chaque pas amene son lot de surprise, tel le temple d’Achyutaraya que je decouvre petit a petit au milieu de son ecrin de verdure en descendant dans une vallee rocheuse. J’essaye d’imaginer l’ambiance du Sule Bazaar, longue allee, maintenant deserte et vide, qui mene au temple, ou se trouvaient tous les commercants et l’animation de la ville.
Comment ne pas s’extasier devant la finesse des sculptures, la precision des details, sur les colonnes, les lintaux, les statues.
Des dimensions inimaginables, des animaux mythologiques, des dieux et des deesses dans toutes les positions graves dans le granit et la pierre.
Sous le fort soleil de l’ete indien, le bain en plein air du temple de Krishna m’appelle, difficile de resister a ce reservoir encadre d’un cloitre au milieu des champs de bananiers. Mais il ne faut pas se laisser tromper par cette eau pleine d’algues ! Des bains, il y en a a profusion, les bains de la reine et son decor des milles et une nuit, le bain ocotogonal isole dans la campagne, bains le plus souvent vides, comme pour narguer le pauvre visiteur ruisselant de sueur.
Empire hindou, mais visiteurs de tous les coins de l’Inde et meme d’Europe. Une mosquee s’integre parfaitement dans le quartier royal, a cote des etables des elephants royaux, des aqueducs, du reservoir en escaliers en pierres noires a la geometrie parfaite, du temple souterrain et tant d’autres vestiges.
Le long de la route, un village, une ecole decoree aux couleurs de l’Inde, puis en haut de cette montee, un temple. Un peu de monde le long des bananiers, un chemin de terre, puis une statue de Narasimha, quatrieme avatar de Vishnu.
Impossible de les decrire tous, impossible de mettre des mots sur ces prouesses architecturales et artistiques, impossible de decrire le sentiment de serenite et de bien etre qui se degage de ces lieux.
Ballades entre riviere et ruines, entre verdure et pierres, temoignages d'hier, scenes d’aujourd’hui.
Vijayanagar, Hampi, merveille du Karnataka.
Moustiquaire et traitement anti palu au Vietnam English translation pending
Bonjour,
Je pars dans quelques jours au Vietnam et concernant les moustiquaires, je lis un peu de tout alors j'aurais aimé avoir l'avis des forumistes 🙂
Mes questions :
1. faut-il utiliser un moustiquaire dans les hôtels ?
2. N'y-a-t-il pas de moustiquaire dans les hôtels ?
3. Si on dispose de l'air co, est-il nécessaire d'utiliser un moustiquaire ?
4. Concernant la dengue et le palu, faut-il utiliser un produit au DEET en journée ou uniquement la nuit ?
Merci pour vos éclaircissements
Marianne
Je pars dans quelques jours au Vietnam et concernant les moustiquaires, je lis un peu de tout alors j'aurais aimé avoir l'avis des forumistes 🙂
Mes questions :
1. faut-il utiliser un moustiquaire dans les hôtels ?
2. N'y-a-t-il pas de moustiquaire dans les hôtels ?
3. Si on dispose de l'air co, est-il nécessaire d'utiliser un moustiquaire ?
4. Concernant la dengue et le palu, faut-il utiliser un produit au DEET en journée ou uniquement la nuit ?
Merci pour vos éclaircissements
Marianne
Distances et heure de route entre Madras-Hampi-Bangalore? (Inde) English translation pending
Re-re-salut!
C'est déjà le 3ème message que je poste concernant mon voyage en Inde du sud. Comme j'ai à chaque fois de super réponses, je continue !!Voilà, je pars donc samedi matin avec une amie, et on sera accueillie dès notre arrivée à Madras par un ami, un guide qui habite là avec sa famille, et qui nous propose de nous conduire en voiture à Hampi puis à une gare genre à Bangalore pour que l'on continue seules notre périple, en train, dans le "sud du sud" 😉
Je me demande en fait combien de kilomètres y a-t-il entre Madras et Hampi, cb de temps cela prend-il de se rendre jusque là en voiture, et idem entre Hampi et Bangalore. Mon amie et moi restons 26 jours en Inde du sud donc on a bcp de temps pour ensuite visiter le Karnataka et le Tamil Nadu mais c'est uniquement pour connaître le nombre de jour qu'on va passer en voiture à rouler jusque Hampi puis jusque Bangalore.
Je suis sûre que quelques jours comme ça en voiture soit génial, on ne manquera pas d'admirer les paysages, de s'arrêter dans des villages...
Mais voilà, est-ce que qqun d'entre vous l'a fait, comment c'est de voyager en voiture ? c'est pas trop long ? pas trop comme dans un bocal ? les routes sont comment ?
Merci pour vos réponses et à bientôt
Ludlud
C'est déjà le 3ème message que je poste concernant mon voyage en Inde du sud. Comme j'ai à chaque fois de super réponses, je continue !!Voilà, je pars donc samedi matin avec une amie, et on sera accueillie dès notre arrivée à Madras par un ami, un guide qui habite là avec sa famille, et qui nous propose de nous conduire en voiture à Hampi puis à une gare genre à Bangalore pour que l'on continue seules notre périple, en train, dans le "sud du sud" 😉
Je me demande en fait combien de kilomètres y a-t-il entre Madras et Hampi, cb de temps cela prend-il de se rendre jusque là en voiture, et idem entre Hampi et Bangalore. Mon amie et moi restons 26 jours en Inde du sud donc on a bcp de temps pour ensuite visiter le Karnataka et le Tamil Nadu mais c'est uniquement pour connaître le nombre de jour qu'on va passer en voiture à rouler jusque Hampi puis jusque Bangalore.
Je suis sûre que quelques jours comme ça en voiture soit génial, on ne manquera pas d'admirer les paysages, de s'arrêter dans des villages...
Mais voilà, est-ce que qqun d'entre vous l'a fait, comment c'est de voyager en voiture ? c'est pas trop long ? pas trop comme dans un bocal ? les routes sont comment ?
Merci pour vos réponses et à bientôt
Ludlud
Votre avis sur Ste Lucie English translation pending
Je veux savoir pour les plages.. pour tout.... merci...
C'est... English translation pending
C'est un oiseau qui délicatement se pose sur une branche, c'est une fleur qui sort de terre, c'est un ruisseau qui coule dans un son cristallin, c'est une pierre, un rocher. la pierre, mémoire vivante des siècles écoulés, que de secrets n'a-t-elle en elle, combien de pieds l'ont piétinée ou caressée... C'est le souffle du vent qui devient musique, ses notes traduisent notre pensée, c'est... C'est à portée de notre main ou de notre regard, nul besoin de partir loin, c'est là, tout prêt, il suffit d'ouvrir les yeux, d'écouter, et de se laisser fondre en Elle : la Nature, si belle et envoûtante, qui s'éveille de sa torpeur et se transforme en Déesse. Elle est là la Pureté, elle est là la Vie. La Nature nous invite à un merveilleux voyage au delà du temps...
Sandrine
Sandrine
Commentaires sur la vie à Sherbrook? English translation pending
hello! ma soeur part vivre un an a sherbrook et on aurait voulu avoir quelques renseignement sur la ville. on lui a dit que ça n'etait pas une belle ville mais que ça bougeait bien.. des commentaires?
est il facile de trouver des logements? la vie est elle chere? merci pour vos renseignements et tte suggestions st la bien venu..
Conseils sur voyage au Portugal English translation pending
hello! je projete de partir au portugal cet été en voiture avec des copines. quels coins st sympas a voir? y'a t-il des campings pas tro cher aux alentours de porto et lisbonne? quelques conseils et experiences a me faire partager?
Inde du sud: itinéraire d'un voyageur comblé English translation pending
Salut,
Je reviens d’un voyage de 25 jours en Inde du Sud, de Madras à Goa, tout empreint encore de la magie de ce subcontinent haut en couleurs. J’ai été tellement subjugué par les bas reliefs de MAMALLAPURAM et en particulier la Pénitence d’Arjuna, que j’ai choisi le pseudo d’ARJUNA. Le site tout entier est magnifique : la grotte du Tigre, la grotte de Trimurthi, la pénitence d’Arjuna, les 5 rathas, … et LE sublime Temple du rivage. On peut réellement parler de réalisations architecturales d’une toute grande beauté. Pondichéry, à environ 2 heures de Mamalla, c’est le contraste assuré, une autre facette de l’Inde, avec les habitations de nos ancêtres, ses rues ombragées, l’ashram de Sri Aurobindo (son silence, l’encens, les fleurs), ses églises et son marché au fleurs. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance qui y règne. Après, c’est la découverte des temples hindouistes qui commence. En fait, j’avais lu que ces temples sont très actifs et très vivants et je voulais assister à un maximum de cérémonies et de rituels, ce que je vous conseille.
- A CHIDAMBARAM, il y a une cérémonie remarquable, accompagnée de musique indienne traditionnelle
- Les temples de GANGAIKONDACHOLAPURM, DARASURAM (la rénovation se poursuit) et de TANJORE, tout le monde le dira, sont de véritables chefs-d’oeuvre de la dynastie Chola. Mais le soir, avec les illuminations…on est sans souffle.
- Le temple de Srirangam à TRICHY est très grand (difficile à imaginer, comme ça de l’extérieur, d’ailleurs, on parle de villes-temples, je crois). Il y avait une cérémonie au bord du fleuve et là j’ai eu l’impression de toucher à la profondeur de la religion hindouiste.
- Et puis, toujours en crescendo, la ville-temple de MADURAI : des gopurams immenses avec des milliers de statues, des cérémonies à vous couper le souffle. On se croirait dans un film.
- RAMESHWARAM : un haut lieu de pèlerinage où des milliers de personnes viennent pour se laver de leurs péchés, surtout ceux qui n’ont pas encore d’enfants…
Au KERALA, changement de décor, on entre dans le paradis de la nature avec Munnar, Periyar, Kottayam, les Backwaters, Aleepy et Cochin. Le long de la route de Periyar à Munnar, ce sont des plantations de thé à perte de vue, les plantations d’épices et un climat très plaisant. Puis, on descend vers l’ouest et changement d’élément : l’eau et les backwaters (que l’on décrit comme une merveille de la nature) et que j’ai eu la chance de découvrir en houseboat et ça aussi, c’est une expérience inoubliable. Ces bateaux sont très confortables et on y est très bien « soignés ». Je mettrais 5 étoiles.
Puis, COCHIN, la vielle ville, le fort, le palais hollandais, la synagogue, les filets des pêcheurs chinois, le quartier des antiquaires, … et un fabuleux coucher de soleil sur la baie.
De là, OOTY, de nouveau une station dans les collines avec un climat très plaisant. J’ai pris le Toy train (à cause de sa petite locomotive) pour me rendre à Coonoor. C’est très pittoresque. Puis MYSORE, la ville du jasmin, de la soie et du santal, avec son palais de Maharaja, l’un des plus extraordinaires de l’Inde, paraît-il, sans oublier Chamundi Hill et le taureau Nandi, en géant.
J’ai terminé mon voyage par les trois joyaux de l’architecture Hoysala : SOMNATHPUR, HALEBID, BELUR.
Et bien sûr, les INDIENS. Je les ai trouvés aimables, souriants, serviables et ces impressions me resteront toujours. Autant vous dire que vu le périple, ça a été plus qu’une bonne idée de louer une voiture pour la totalité du voyage, de Madras à Bangalore. L’agence s’est aussi occupée de réserver les hôtels. Ils ont plusieurs bureaux en Inde du Sud, ils sont très efficaces et serviables. Question chauffeur, parfait. Le notre s’appelait William et j’en souhaite un pareil à tout le monde. Bon conducteur et connaissant très bien des lieux intéressants hors des sentiers battus.
Et quelque chose me dit que ce premier voyage en Inde du Sud ne sera pas le dernier.
Bon voyage à tout le monde !
Arjuna
Je reviens d’un voyage de 25 jours en Inde du Sud, de Madras à Goa, tout empreint encore de la magie de ce subcontinent haut en couleurs. J’ai été tellement subjugué par les bas reliefs de MAMALLAPURAM et en particulier la Pénitence d’Arjuna, que j’ai choisi le pseudo d’ARJUNA. Le site tout entier est magnifique : la grotte du Tigre, la grotte de Trimurthi, la pénitence d’Arjuna, les 5 rathas, … et LE sublime Temple du rivage. On peut réellement parler de réalisations architecturales d’une toute grande beauté. Pondichéry, à environ 2 heures de Mamalla, c’est le contraste assuré, une autre facette de l’Inde, avec les habitations de nos ancêtres, ses rues ombragées, l’ashram de Sri Aurobindo (son silence, l’encens, les fleurs), ses églises et son marché au fleurs. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance qui y règne. Après, c’est la découverte des temples hindouistes qui commence. En fait, j’avais lu que ces temples sont très actifs et très vivants et je voulais assister à un maximum de cérémonies et de rituels, ce que je vous conseille.
- A CHIDAMBARAM, il y a une cérémonie remarquable, accompagnée de musique indienne traditionnelle
- Les temples de GANGAIKONDACHOLAPURM, DARASURAM (la rénovation se poursuit) et de TANJORE, tout le monde le dira, sont de véritables chefs-d’oeuvre de la dynastie Chola. Mais le soir, avec les illuminations…on est sans souffle.
- Le temple de Srirangam à TRICHY est très grand (difficile à imaginer, comme ça de l’extérieur, d’ailleurs, on parle de villes-temples, je crois). Il y avait une cérémonie au bord du fleuve et là j’ai eu l’impression de toucher à la profondeur de la religion hindouiste.
- Et puis, toujours en crescendo, la ville-temple de MADURAI : des gopurams immenses avec des milliers de statues, des cérémonies à vous couper le souffle. On se croirait dans un film.
- RAMESHWARAM : un haut lieu de pèlerinage où des milliers de personnes viennent pour se laver de leurs péchés, surtout ceux qui n’ont pas encore d’enfants…
Au KERALA, changement de décor, on entre dans le paradis de la nature avec Munnar, Periyar, Kottayam, les Backwaters, Aleepy et Cochin. Le long de la route de Periyar à Munnar, ce sont des plantations de thé à perte de vue, les plantations d’épices et un climat très plaisant. Puis, on descend vers l’ouest et changement d’élément : l’eau et les backwaters (que l’on décrit comme une merveille de la nature) et que j’ai eu la chance de découvrir en houseboat et ça aussi, c’est une expérience inoubliable. Ces bateaux sont très confortables et on y est très bien « soignés ». Je mettrais 5 étoiles.
Puis, COCHIN, la vielle ville, le fort, le palais hollandais, la synagogue, les filets des pêcheurs chinois, le quartier des antiquaires, … et un fabuleux coucher de soleil sur la baie.
De là, OOTY, de nouveau une station dans les collines avec un climat très plaisant. J’ai pris le Toy train (à cause de sa petite locomotive) pour me rendre à Coonoor. C’est très pittoresque. Puis MYSORE, la ville du jasmin, de la soie et du santal, avec son palais de Maharaja, l’un des plus extraordinaires de l’Inde, paraît-il, sans oublier Chamundi Hill et le taureau Nandi, en géant.
J’ai terminé mon voyage par les trois joyaux de l’architecture Hoysala : SOMNATHPUR, HALEBID, BELUR.
Et bien sûr, les INDIENS. Je les ai trouvés aimables, souriants, serviables et ces impressions me resteront toujours. Autant vous dire que vu le périple, ça a été plus qu’une bonne idée de louer une voiture pour la totalité du voyage, de Madras à Bangalore. L’agence s’est aussi occupée de réserver les hôtels. Ils ont plusieurs bureaux en Inde du Sud, ils sont très efficaces et serviables. Question chauffeur, parfait. Le notre s’appelait William et j’en souhaite un pareil à tout le monde. Bon conducteur et connaissant très bien des lieux intéressants hors des sentiers battus.
Et quelque chose me dit que ce premier voyage en Inde du Sud ne sera pas le dernier.
Bon voyage à tout le monde !
Arjuna
Turquie en avril (séjour organisé ou billet sec) English translation pending
Bonsoir à tous
Nous aimerons découvrir la Turquie la dernière semaine d'avril et nous sommes dans le début de nos recherches. Nous nous demandions s'il est préférable de partir en voyage organisé ou uniquement de prendre le billet d'avion et de faire son circuit soi-meme. Nous sommes interessés de tous les conseils que vous pouvez nous donner.
Merci à tous
Nous aimerons découvrir la Turquie la dernière semaine d'avril et nous sommes dans le début de nos recherches. Nous nous demandions s'il est préférable de partir en voyage organisé ou uniquement de prendre le billet d'avion et de faire son circuit soi-meme. Nous sommes interessés de tous les conseils que vous pouvez nous donner.
Merci à tous
Recherche boulot dans le tourisme utile English translation pending
coucou
Je suis étudiante en première année d'IUP tourisme mais les études ne me plaisent pas du tout. Je pense arrêter à la fin de l'année et reprendre mes études d'histoire sauf si je pouvais trouver un boulot dans une association à l'étranger qui oeuvre pour le tourisme utile (ou tourisme équitable). Je vais faire un stage cet été dans une association au Guatemala. J'aimerais savoir si vous connaissez des associations dans ce genre (notamment en Afrique) dans lesquelles je pourrais bosser.
Ju
Je suis étudiante en première année d'IUP tourisme mais les études ne me plaisent pas du tout. Je pense arrêter à la fin de l'année et reprendre mes études d'histoire sauf si je pouvais trouver un boulot dans une association à l'étranger qui oeuvre pour le tourisme utile (ou tourisme équitable). Je vais faire un stage cet été dans une association au Guatemala. J'aimerais savoir si vous connaissez des associations dans ce genre (notamment en Afrique) dans lesquelles je pourrais bosser.
Ju
Récit d'un vol au dessus d'un petit coin de Paradis English translation pending
Voici un récit écrit récemment sur une navigation Paris - Chambéry réalisée en mai dernier. Cette fois-ci, je n'ai pas fait trop de rencontres humaines, ou même animales, mais j'ai pu m'émerveiller sur la beauté de la Terre (en France, en plus!).
30 avril au soir et 1er mai 2003 au matin.
Ca commence toujours pareil.
Un trait sur la carte, le plus droit possible, en fonction des espaces aériens et du relief. Quelques indications notées sur une feuille de papier viendront compléter cette préparation.
Ensuite, régler le réveil pour trop tôt demain matin. Toujours trop tôt. Je n’ai jamais aimé me lever tôt, même pour aller rejoindre des amis à l’autre bout de la France, même si cette jonction se fera par la voie des airs.
Une dernière check de la météo sur internet. Pas terrible. Je sens que mon réveil va aller se faire voir demain matin, ce qui, d’un autre côté, est dommage, parce que ce voyage, je l’attends depuis longtemps. Comme toujours, on verra bien, en attendant, il faut dormir, pour être en forme demain, il est déjà une heure.
Non, il est déjà six heures et demie. Encore un peu. Ah, comme tout est plus facile le soir. Allez, il est sept heures moins le quart. Je ne peux pas me permettre de combler mon retard en prenant un petit déjeuner allégé. Pas cette fois-ci. Je ne vais pas au travail. Cette fois-ci, c’est une histoire plus sérieuse. Il n’y a pas de croissanteries entre les cumulus.
Allumer l’ordinateur, lancer internet, se connecter à Météo France. Rubrique aéronautique. Le temps ? Mouais. Vraiment moyen. Juste le temps intermédiaire où on ne peut pas se replonger sous la couette en disant « super, je dors encore, maintenant, c’est sûr, pas moyen d’aller voler », et où on ne peut pas non plus se dire : « Ca va être une super navigation, du gateau ! Je suis sûr d’être à destination à l’heure prévue ». Dans ces cas là, une seule chose à faire : déjà, aller au terrain. Ensuite, voir comment ça évolue.
Je prends mon petit déjeuner et mes affaires, puis descend à la voiture. Périf, A4, Lognes, ciel bas et gris, sol humide, essuis-glace intermittents. Le trajet habituel, maintes et maintes fois effectué.
Je passe à la tour prendre les dernière nouvelles officielles concernant la réglementation et les éventuels évènements exceptionnels sur le trajet prévu (ces formalités s’appellent les NOTAM). Rien des spécial, à part une balise en rade sur la route. Je ferai sans. Si je décolle. Pour le moment, le plafond n’a pas l’air très haut, et on sent qu’il va bientôt pleuvoir. Il y a du vent qui souffle assez fort. La visibilité est moyenne.
Comme je m’y attendais, personne au club. Tout est fermé. Les hangars aussi. Heureusement, quelqu’un arrive. Un mécano. J’entre avec lui. J’ouvre les portes du hangar, je sors le Piper. Je le prépare. Le temps reste toujours le même. Je ferai comme d’habitude : « Just go and see. », comme on dit outre-Atlantique. Le plafond est au moins suffisant pour faire des tours de piste. De plus, selon la météo plus nationale, sur la route, il fait beau. L’incertitude réside au départ, et à l’arrivée. Là bas, il y a aussi des nuages. On verra bien. Les jauges sont pleines, et je calcule qu’il me restera deux heures et demie d’autonomie à l’arrivée, de quoi rentrer à Lognes, dans la pire des extrémités. Je décide de la tenter.
Démarrage. Contact radio. Roulage. Alignement. Décollage. Huit heures. La visibilité est effectivement limite, mais je connais la région, et vers le sud, ça a l’air de se dégager. Je prends mon cap, corrigé de dix degrés à cause du vent. Pour le moment, je baisse la tête pour ne pas me cogner aux nuages au dessus de moi. Je suis à 1300 pieds. Je passe entre les deux étangs qui marquent en quelque sorte la porte de sortie de l’espace de Lognes. Je contacte Melun. Jour férié, personne, normal. Un autre avion passe sur ma droite, à la même hauteur, pas très loin. Ce sera la seule créature ailée croisée durant toute cette navigation matinale.
A Melun, le plafond nuageux monte d’un cran, je le suis. La visibilité devient meilleure. Je décide de continuer. Au moins jusqu’à Auxerre. Je quitte Melun, ciao, merci pour la compagnie à la radio, j’étais le seul à me parler, sympa.
Je passe la forêt de Fontainebleau, un peu triste dans cette grisaille. Mais toujours plus au sud, ça se dégage. Je peux encore monter. Je monte. Un peu plus loin, un peu avant Auxerre, c’est l’éclaircie. Le front est passé, il est derrière moi, et devant, c’est un ciel dorénavant totalement bleu. La visibilité est dingue. Je vois très loin. Le survol du Morvan commence. Il restera parmi mes plus beaux souvenirs aéronautiques. On s’imagine tous que le top du top, ce doit être de voler au dessus de paysages grandioses, comme le Sahara ou de hautes montagnes. Certes, certes. Cependant, moi, je ne l’ai pas fait, mais je peux dores et déjà affirmer que le top du top du top, par définition, c’est le survol du Paradis. J’ai survolé, ce matin là, un bout de planète qui n’avait plus rien de terrestre. J’avais la sensation d’être arrivé au Ciel avec mon avion (ce qui n’est pas si choquant, somme toute). Je m’explique : la visibilité et les couleurs étaient telles que l’horizon prenait des allures inhabituelles. Toutes ces magnifiques collines s’enchevêtraient jusqu’à la limite de la courbure de la Terre, tout au sud-est, jusqu’à disparaître au niveau d’une ligne d’horizon qui me paraissait à la fois toute proche et très lointaine. Et surtout, cette sensation que juste derrière, il n’y a plus rien. L’impression d’être sur une sorte de bosse plate, couverte d’une ondulation de verdure printanière (on était le premier mai, il était neuf heures du matin), parcourue de magnifiques cours d’eau, parsemée de vieilles constructions romaines ou moyenageuses, de fermes séculaires, de vergers antiques, de vertes prairies. L’harmonie totale entre l’homme et la nature, des images surgies d’un autre temps. Celui d’avant l’époque où on pouvait aller dans le ciel pour les voir. Où que mon regard se portait, je voyais distinctement, quelque soit la distance. Je sursautai presque quand je vis au loin, dépassant de derrière cette limite du paradis terrestre, un gâteau à la chantilly, sur mes dix heures. Oui, bon, c’est bon, on t’a vu, inutile de te cacher, de toute façon, tu es trop gros, Mont Blanc. Je ne m’attendais pas à te voir déjà, d’autant plus que j’étais redescendu au niveau des collines, pour aller les chatouiller de plus près. Je m’émerveille de longues minutes sur ce cadeau que m’offrent ensemble la nature, la firme qui construit les Piper et Total (à Lognes, c’est Total qui nourrit nos machines). C’est étrange de voir un si beau spectacle de l’harmonie entre la Terre et ses bipèdes habitants grâce à un de ses plus actifs ennemis.
J’envoie un texto à Olivier, qui devra m’attendre au terrain, pour lui dire que tout va bien. Je passe le Morvan. Au revoir. Et merci. J’en ai presque les larmes aux yeux, mais je les retiens, pour ne pas maculer une telle visibilité. Je passe Autun, Montceau-lès-Mines, puis encore quelques collines, et c’est le grand plongeon sur la vallée de la Saône. Je frôle la zone de Saint-Exupéry, à Lyon, par le Nord. Je me branche sur leur fréquence. Je fais bien, les arrivées des gros machins se font par le Nord, je suis légèrement sous leur trajectoire. Je ne les vois pas, mais à les écouter parler, tantôt en anglais, tantôt en français, je devine leur position, et je garde les yeux dehors. Devant moi, s’étale toute la chaîne des Alpes. J’ai repris de l’altitude, environ 3500 pieds. Juste devant, légèrement à ma gauche, la barrière du Jura finissant. En dessous de moi, je repère le terrain de Bourg-en-Bresse. Sous mon aile droite, le Bugey. Au loin, le Rhône avance paresseusement vers la capitale des Gaules. Tout au fond de ce panorama hallucinant, je reconnais certains de mes amis : Le Pic de L’étendard, les aiguilles d’Arves, La Meije, La Grande Casse qui a été un jour bien sympa avec moi, les glaciers de la Vanoise, Toute la bande de Belledonne, Les Aravis, et plein d’autres copains, jamais vus sous cet angle.
A la radio, ça n’arrête pas une seule seconde. J’ai manifestement passé l’axe, maintenant, je n’ai plus besoin d’eux, je veux retrouver le calme du Morvan. Je m’avance toujours vers les hautes collines du Jura. Pour la première fois, je vole à côté de reliefs aussi élevés. Cela fait drôle, il m’arrive de lever la tête pour regarder le sol. Pourtant, je ne suis pas sur le dos, je vole bien sur le ventre, et le PA 28 Archer 2 n’est pas un avion de voltige. Je dois penser sérieusement à l’approche. J’ai un peu trop rêvé. Je me rends compte que derrière le Jura, que je laisse juste à quelques centaines de mètres à gauche de mon aile gauche, les conditions météo donnent raison à la météo: sous moi, s'étend une magnifique mer de nuage. Les Bauges au loin, les Aravis plus loin sont autant de massifs surgis de cette nuée, c’est certes très beau, mais la question n’est plus là. Je dois d’une part trouver mon chemin à travers ces massifs qui, malgré le fait qu’ils me sont familiers, sont vus sous un angle inhabituel, et d’autre part, il faudra tôt ou tard que je traverse la couche, ce qui n’est absolument pas envisageable si elle est totalement soudée. Je dois donc trouver un trou, m’y engouffrer en spiralant dedans pour ne pas m’éclater les tympans, et continuer sous la grisaille au dessus de ce qui devra être le lac du Bourget jusqu’à Chambéry-Aix-Les-Bains, point final de ma destination. Je contacte Chambéry, me signale, signale mon arrivée, et demande la météo sur le terrain. Réponse : quelques nuages bas en voie de dissipation. A tenter.
Pour l’instant, je ne sais pas où se trouve le lac, je me trompe même de vallée à un moment. Je m’en rends compte rapidement, je vire vers la bonne vallée. Un collègue dans la zone me contacte directement pour me dire que les trous existent, lui en a trouvé un au dessus du lac. En effet, j’en repère un en dessous de moi. Je descends donc. Je fais plusieurs circonvolutions pour limiter la vitesse verticale, je suis sensible des oreilles. En dessous, je reconnais le Rhône, qui croise ma route et descend vers Lyon. Je passe finalement sous la couche, et je reste juste en dessous du plafond. Je remonte un peu le fleuve, puis vire à droite, plein sud. J’apperçois alors le lac du Bourget, immense, et tout au bout, je sais qu’il y a Chambéry. J’ai l’impression de pénétrer dans une immense caverne, dont le sol est recouvert d’un lac souterrain géant, éclairée par une lumière diffuse, légèrement grise, bordée de parois presque verticales des deux côtés. L’eau du lac a des couleurs sinistres, parsemées par endroits d'éclats argentés résultants de trous dans le plafond de cette caverne géante, c’est très impressionnant. Je signale ma position, à savoir au nord du lac du Bourget. Ils me demandent de rappeler lorsque j’aurais passé Aix les Bains. Je distingue déjà la ville en question, sur une inflexion de la rive est, devant moi. Au bout de deux minutes, je laisse ce point d'entrée sous mon aile gauche, et me prépare pour intégrer le tour de piste, par la vent arrière. La piste en service est en effet malheureusement la 36, je dois donc faire le tour du circuit de piste. Or, la limite de survol est de 1300 pieds sol, si bien qu’au niveau de la petite colline qui borde le terrain et qu’il faut frôler, à cause du plafond qui baisse au fur et à mesure que je me rapproche du terrain, ça risque de ne pas passer. Et effectivement, je passe la rive du lac, et me voilà en vent arrière, je dois encore descendre si je ne veux pas me retrouver dans la couche, et mon altimètre indique que je suis clairement plus bas que la limite autorisée. J’essaye malgré tout d’éviter les zones d’habitations, il est encore tôt, et on est un jour férié, que diable. Les Chambériens ont bien le droit au repos, eux aussi. Je passe la colline, les nuages sont d’un seul coup plus épars. Je sors les volets, vire plein ouest. J’ai maintenant la piste à ma droite. Je suis presque dans l’axe. Je descends, vire encore de 90 degrés, et rejoins la finale. Maintenant, j’ai la 36 en face de moi, elle est immense. Je n’ai pas l’habitude de me poser sur un véritable aéroport. Mon dernier doit remonter à l’année dernière, à Nantes. Derrière la piste, en fond de paysage, le lac, jusqu’à l’horizon. Un dernier cran de volets, 130 km/h. La radio me donne le vent, quasiment nul, je m’approche encore, courte finale, 125 km/h. La piste arrive. Le seuil de piste défile sous moi, je descends encore, je suis trop haut, j’ai mal pris mes repères, trompé par la largeur de cette piste, sur laquelle on pourrait presque se poser en perpendiculaire tant elle est surdimensionnée. La piste continue de défiler et de s’agrandir sous moi, je finis pas arrondir, et tchouff, le bruit caractéristique du touché des pneus arrière en caoutchouc sur le béton vient symboliser la fin de cette échappée céleste, je retouche l’écorce terrestre. La roue avant tombe d’elle même sous l’effet de la perte de vitesse, puis je freine doucement, et vire à droite sur le taxiway latéral. Mon pote Olivier m’attend là bas, près de la Tour. Il est dis heures et quart, il fait super beau, une belle promenade dans les Bauges nous attend. Et dire qu’il y a un peu plus de deux heures, j’étais à Lognes, dans la grisaille parisienne, et qu’il y a une heure, je survolais le paradis. Etrange, tout ça. Bien étrange.
30 avril au soir et 1er mai 2003 au matin.
Ca commence toujours pareil.
Un trait sur la carte, le plus droit possible, en fonction des espaces aériens et du relief. Quelques indications notées sur une feuille de papier viendront compléter cette préparation.
Ensuite, régler le réveil pour trop tôt demain matin. Toujours trop tôt. Je n’ai jamais aimé me lever tôt, même pour aller rejoindre des amis à l’autre bout de la France, même si cette jonction se fera par la voie des airs.
Une dernière check de la météo sur internet. Pas terrible. Je sens que mon réveil va aller se faire voir demain matin, ce qui, d’un autre côté, est dommage, parce que ce voyage, je l’attends depuis longtemps. Comme toujours, on verra bien, en attendant, il faut dormir, pour être en forme demain, il est déjà une heure.
Non, il est déjà six heures et demie. Encore un peu. Ah, comme tout est plus facile le soir. Allez, il est sept heures moins le quart. Je ne peux pas me permettre de combler mon retard en prenant un petit déjeuner allégé. Pas cette fois-ci. Je ne vais pas au travail. Cette fois-ci, c’est une histoire plus sérieuse. Il n’y a pas de croissanteries entre les cumulus.
Allumer l’ordinateur, lancer internet, se connecter à Météo France. Rubrique aéronautique. Le temps ? Mouais. Vraiment moyen. Juste le temps intermédiaire où on ne peut pas se replonger sous la couette en disant « super, je dors encore, maintenant, c’est sûr, pas moyen d’aller voler », et où on ne peut pas non plus se dire : « Ca va être une super navigation, du gateau ! Je suis sûr d’être à destination à l’heure prévue ». Dans ces cas là, une seule chose à faire : déjà, aller au terrain. Ensuite, voir comment ça évolue.
Je prends mon petit déjeuner et mes affaires, puis descend à la voiture. Périf, A4, Lognes, ciel bas et gris, sol humide, essuis-glace intermittents. Le trajet habituel, maintes et maintes fois effectué.
Je passe à la tour prendre les dernière nouvelles officielles concernant la réglementation et les éventuels évènements exceptionnels sur le trajet prévu (ces formalités s’appellent les NOTAM). Rien des spécial, à part une balise en rade sur la route. Je ferai sans. Si je décolle. Pour le moment, le plafond n’a pas l’air très haut, et on sent qu’il va bientôt pleuvoir. Il y a du vent qui souffle assez fort. La visibilité est moyenne.
Comme je m’y attendais, personne au club. Tout est fermé. Les hangars aussi. Heureusement, quelqu’un arrive. Un mécano. J’entre avec lui. J’ouvre les portes du hangar, je sors le Piper. Je le prépare. Le temps reste toujours le même. Je ferai comme d’habitude : « Just go and see. », comme on dit outre-Atlantique. Le plafond est au moins suffisant pour faire des tours de piste. De plus, selon la météo plus nationale, sur la route, il fait beau. L’incertitude réside au départ, et à l’arrivée. Là bas, il y a aussi des nuages. On verra bien. Les jauges sont pleines, et je calcule qu’il me restera deux heures et demie d’autonomie à l’arrivée, de quoi rentrer à Lognes, dans la pire des extrémités. Je décide de la tenter.
Démarrage. Contact radio. Roulage. Alignement. Décollage. Huit heures. La visibilité est effectivement limite, mais je connais la région, et vers le sud, ça a l’air de se dégager. Je prends mon cap, corrigé de dix degrés à cause du vent. Pour le moment, je baisse la tête pour ne pas me cogner aux nuages au dessus de moi. Je suis à 1300 pieds. Je passe entre les deux étangs qui marquent en quelque sorte la porte de sortie de l’espace de Lognes. Je contacte Melun. Jour férié, personne, normal. Un autre avion passe sur ma droite, à la même hauteur, pas très loin. Ce sera la seule créature ailée croisée durant toute cette navigation matinale.
A Melun, le plafond nuageux monte d’un cran, je le suis. La visibilité devient meilleure. Je décide de continuer. Au moins jusqu’à Auxerre. Je quitte Melun, ciao, merci pour la compagnie à la radio, j’étais le seul à me parler, sympa.
Je passe la forêt de Fontainebleau, un peu triste dans cette grisaille. Mais toujours plus au sud, ça se dégage. Je peux encore monter. Je monte. Un peu plus loin, un peu avant Auxerre, c’est l’éclaircie. Le front est passé, il est derrière moi, et devant, c’est un ciel dorénavant totalement bleu. La visibilité est dingue. Je vois très loin. Le survol du Morvan commence. Il restera parmi mes plus beaux souvenirs aéronautiques. On s’imagine tous que le top du top, ce doit être de voler au dessus de paysages grandioses, comme le Sahara ou de hautes montagnes. Certes, certes. Cependant, moi, je ne l’ai pas fait, mais je peux dores et déjà affirmer que le top du top du top, par définition, c’est le survol du Paradis. J’ai survolé, ce matin là, un bout de planète qui n’avait plus rien de terrestre. J’avais la sensation d’être arrivé au Ciel avec mon avion (ce qui n’est pas si choquant, somme toute). Je m’explique : la visibilité et les couleurs étaient telles que l’horizon prenait des allures inhabituelles. Toutes ces magnifiques collines s’enchevêtraient jusqu’à la limite de la courbure de la Terre, tout au sud-est, jusqu’à disparaître au niveau d’une ligne d’horizon qui me paraissait à la fois toute proche et très lointaine. Et surtout, cette sensation que juste derrière, il n’y a plus rien. L’impression d’être sur une sorte de bosse plate, couverte d’une ondulation de verdure printanière (on était le premier mai, il était neuf heures du matin), parcourue de magnifiques cours d’eau, parsemée de vieilles constructions romaines ou moyenageuses, de fermes séculaires, de vergers antiques, de vertes prairies. L’harmonie totale entre l’homme et la nature, des images surgies d’un autre temps. Celui d’avant l’époque où on pouvait aller dans le ciel pour les voir. Où que mon regard se portait, je voyais distinctement, quelque soit la distance. Je sursautai presque quand je vis au loin, dépassant de derrière cette limite du paradis terrestre, un gâteau à la chantilly, sur mes dix heures. Oui, bon, c’est bon, on t’a vu, inutile de te cacher, de toute façon, tu es trop gros, Mont Blanc. Je ne m’attendais pas à te voir déjà, d’autant plus que j’étais redescendu au niveau des collines, pour aller les chatouiller de plus près. Je m’émerveille de longues minutes sur ce cadeau que m’offrent ensemble la nature, la firme qui construit les Piper et Total (à Lognes, c’est Total qui nourrit nos machines). C’est étrange de voir un si beau spectacle de l’harmonie entre la Terre et ses bipèdes habitants grâce à un de ses plus actifs ennemis.
J’envoie un texto à Olivier, qui devra m’attendre au terrain, pour lui dire que tout va bien. Je passe le Morvan. Au revoir. Et merci. J’en ai presque les larmes aux yeux, mais je les retiens, pour ne pas maculer une telle visibilité. Je passe Autun, Montceau-lès-Mines, puis encore quelques collines, et c’est le grand plongeon sur la vallée de la Saône. Je frôle la zone de Saint-Exupéry, à Lyon, par le Nord. Je me branche sur leur fréquence. Je fais bien, les arrivées des gros machins se font par le Nord, je suis légèrement sous leur trajectoire. Je ne les vois pas, mais à les écouter parler, tantôt en anglais, tantôt en français, je devine leur position, et je garde les yeux dehors. Devant moi, s’étale toute la chaîne des Alpes. J’ai repris de l’altitude, environ 3500 pieds. Juste devant, légèrement à ma gauche, la barrière du Jura finissant. En dessous de moi, je repère le terrain de Bourg-en-Bresse. Sous mon aile droite, le Bugey. Au loin, le Rhône avance paresseusement vers la capitale des Gaules. Tout au fond de ce panorama hallucinant, je reconnais certains de mes amis : Le Pic de L’étendard, les aiguilles d’Arves, La Meije, La Grande Casse qui a été un jour bien sympa avec moi, les glaciers de la Vanoise, Toute la bande de Belledonne, Les Aravis, et plein d’autres copains, jamais vus sous cet angle.
A la radio, ça n’arrête pas une seule seconde. J’ai manifestement passé l’axe, maintenant, je n’ai plus besoin d’eux, je veux retrouver le calme du Morvan. Je m’avance toujours vers les hautes collines du Jura. Pour la première fois, je vole à côté de reliefs aussi élevés. Cela fait drôle, il m’arrive de lever la tête pour regarder le sol. Pourtant, je ne suis pas sur le dos, je vole bien sur le ventre, et le PA 28 Archer 2 n’est pas un avion de voltige. Je dois penser sérieusement à l’approche. J’ai un peu trop rêvé. Je me rends compte que derrière le Jura, que je laisse juste à quelques centaines de mètres à gauche de mon aile gauche, les conditions météo donnent raison à la météo: sous moi, s'étend une magnifique mer de nuage. Les Bauges au loin, les Aravis plus loin sont autant de massifs surgis de cette nuée, c’est certes très beau, mais la question n’est plus là. Je dois d’une part trouver mon chemin à travers ces massifs qui, malgré le fait qu’ils me sont familiers, sont vus sous un angle inhabituel, et d’autre part, il faudra tôt ou tard que je traverse la couche, ce qui n’est absolument pas envisageable si elle est totalement soudée. Je dois donc trouver un trou, m’y engouffrer en spiralant dedans pour ne pas m’éclater les tympans, et continuer sous la grisaille au dessus de ce qui devra être le lac du Bourget jusqu’à Chambéry-Aix-Les-Bains, point final de ma destination. Je contacte Chambéry, me signale, signale mon arrivée, et demande la météo sur le terrain. Réponse : quelques nuages bas en voie de dissipation. A tenter.
Pour l’instant, je ne sais pas où se trouve le lac, je me trompe même de vallée à un moment. Je m’en rends compte rapidement, je vire vers la bonne vallée. Un collègue dans la zone me contacte directement pour me dire que les trous existent, lui en a trouvé un au dessus du lac. En effet, j’en repère un en dessous de moi. Je descends donc. Je fais plusieurs circonvolutions pour limiter la vitesse verticale, je suis sensible des oreilles. En dessous, je reconnais le Rhône, qui croise ma route et descend vers Lyon. Je passe finalement sous la couche, et je reste juste en dessous du plafond. Je remonte un peu le fleuve, puis vire à droite, plein sud. J’apperçois alors le lac du Bourget, immense, et tout au bout, je sais qu’il y a Chambéry. J’ai l’impression de pénétrer dans une immense caverne, dont le sol est recouvert d’un lac souterrain géant, éclairée par une lumière diffuse, légèrement grise, bordée de parois presque verticales des deux côtés. L’eau du lac a des couleurs sinistres, parsemées par endroits d'éclats argentés résultants de trous dans le plafond de cette caverne géante, c’est très impressionnant. Je signale ma position, à savoir au nord du lac du Bourget. Ils me demandent de rappeler lorsque j’aurais passé Aix les Bains. Je distingue déjà la ville en question, sur une inflexion de la rive est, devant moi. Au bout de deux minutes, je laisse ce point d'entrée sous mon aile gauche, et me prépare pour intégrer le tour de piste, par la vent arrière. La piste en service est en effet malheureusement la 36, je dois donc faire le tour du circuit de piste. Or, la limite de survol est de 1300 pieds sol, si bien qu’au niveau de la petite colline qui borde le terrain et qu’il faut frôler, à cause du plafond qui baisse au fur et à mesure que je me rapproche du terrain, ça risque de ne pas passer. Et effectivement, je passe la rive du lac, et me voilà en vent arrière, je dois encore descendre si je ne veux pas me retrouver dans la couche, et mon altimètre indique que je suis clairement plus bas que la limite autorisée. J’essaye malgré tout d’éviter les zones d’habitations, il est encore tôt, et on est un jour férié, que diable. Les Chambériens ont bien le droit au repos, eux aussi. Je passe la colline, les nuages sont d’un seul coup plus épars. Je sors les volets, vire plein ouest. J’ai maintenant la piste à ma droite. Je suis presque dans l’axe. Je descends, vire encore de 90 degrés, et rejoins la finale. Maintenant, j’ai la 36 en face de moi, elle est immense. Je n’ai pas l’habitude de me poser sur un véritable aéroport. Mon dernier doit remonter à l’année dernière, à Nantes. Derrière la piste, en fond de paysage, le lac, jusqu’à l’horizon. Un dernier cran de volets, 130 km/h. La radio me donne le vent, quasiment nul, je m’approche encore, courte finale, 125 km/h. La piste arrive. Le seuil de piste défile sous moi, je descends encore, je suis trop haut, j’ai mal pris mes repères, trompé par la largeur de cette piste, sur laquelle on pourrait presque se poser en perpendiculaire tant elle est surdimensionnée. La piste continue de défiler et de s’agrandir sous moi, je finis pas arrondir, et tchouff, le bruit caractéristique du touché des pneus arrière en caoutchouc sur le béton vient symboliser la fin de cette échappée céleste, je retouche l’écorce terrestre. La roue avant tombe d’elle même sous l’effet de la perte de vitesse, puis je freine doucement, et vire à droite sur le taxiway latéral. Mon pote Olivier m’attend là bas, près de la Tour. Il est dis heures et quart, il fait super beau, une belle promenade dans les Bauges nous attend. Et dire qu’il y a un peu plus de deux heures, j’étais à Lognes, dans la grisaille parisienne, et qu’il y a une heure, je survolais le paradis. Etrange, tout ça. Bien étrange.
Documentaire Amérique Centrale English translation pending
Bonjour à tous! Je suis à la recherche d'informations sur l'Amérique Centrale.Plus précisément, quelqu'un m'a parlé des différentes influences qui existeraient entre la côte ouest et la côte est (influences plutot africaines d'un coté, espagnoles de l'autre). Si quelqu'un connait bien cette région, j'aimerais avoir tous les renseignements possibles, savoir si cette information est vraie et si cela pourrait faire l'objet d'un documentaire vidéo intéressant.
D'avance merci!🙂 kéké
Inde du sud English translation pending
Bonjour à tous,
Juste un petit mot pour vous dire que le sud de l'Inde est magnifique... Après 15 jours passés dans le Tamil Nadu au départ de Chennai, me voilà dans le Kerala depuis hier au milieu des plantations d'épices, de thé, de café. Un pur enchantement après la foule et la poussière des villes. J'ai abordé ce voyage différemment des autres, c'est à dire en louant une voiture avec chauffeur et je dois dire que j'apprécie l'expérience et que je conseille cette solution à tous ceux qui ont envie de profiter au maximum de leur voyage et de leurs journées. C'est une solution qui fait gagner du temps et qui évite pas mal de galères. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, je continue mon périple, direction Vanilla County... A bientôt, Sandrine
Juste un petit mot pour vous dire que le sud de l'Inde est magnifique... Après 15 jours passés dans le Tamil Nadu au départ de Chennai, me voilà dans le Kerala depuis hier au milieu des plantations d'épices, de thé, de café. Un pur enchantement après la foule et la poussière des villes. J'ai abordé ce voyage différemment des autres, c'est à dire en louant une voiture avec chauffeur et je dois dire que j'apprécie l'expérience et que je conseille cette solution à tous ceux qui ont envie de profiter au maximum de leur voyage et de leurs journées. C'est une solution qui fait gagner du temps et qui évite pas mal de galères. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, je continue mon périple, direction Vanilla County... A bientôt, Sandrine
Camping au Costa Rica English translation pending
Les camping sont comment au costa rica et a quel prix.
Sont t-il plein en ce temps ci de l'année.
Et yen a t-il pres de la mer ou pres de san jose a conseillé??
Ou lesquels vous conseillé pour les bonnes place ou y allé?
Sont t-il plein en ce temps ci de l'année.
Et yen a t-il pres de la mer ou pres de san jose a conseillé??
Ou lesquels vous conseillé pour les bonnes place ou y allé?
Bons plans en France English translation pending
Bonjour
Nous sommes deux québécoises retraitées qui envisageons passer deux semaines en France au printemps.Avril ou mai. Nous avons pensé passer quelques jours à Paris et une semaine dans le sud de la France. Nous n'aurons pas d'auto et nous nous déplacerons en train. Nous préférons les paysages pittoresques (pas toujours les mêmes) et rencontrer des personnes aux musées et cathédrales. Que nous suggérez-vous et croyez- vous qu'il sera possible de visiter si nous n'avons pas d'auto. Nous aimerions être accueillies par des retraités ou non qui envisagent venir au Québec et qui aimeraient être accueillis aussi.
Voisine😊
Nous sommes deux québécoises retraitées qui envisageons passer deux semaines en France au printemps.Avril ou mai. Nous avons pensé passer quelques jours à Paris et une semaine dans le sud de la France. Nous n'aurons pas d'auto et nous nous déplacerons en train. Nous préférons les paysages pittoresques (pas toujours les mêmes) et rencontrer des personnes aux musées et cathédrales. Que nous suggérez-vous et croyez- vous qu'il sera possible de visiter si nous n'avons pas d'auto. Nous aimerions être accueillies par des retraités ou non qui envisagent venir au Québec et qui aimeraient être accueillis aussi.
Voisine😊
Marche au Népal seule et sans guide English translation pending
bonjour a tous,
J'ai très envie de partir marcher seule loin de la france. j'ai pensée au stuppa de bodhnat, qui me fait rêver depuis toujours. et au népal que j'imagine comme étant un pays magnifique, avec des gens très ouverts et chaleureux.
je me pose tout un ta de question au sujet du népal et de la possibilité de partir sac au dos marcher là bas. et comme je ne suis jamais partie "sans filet", j'aimerai avoir quelques conseils de personnes qui on vécu cette experience.
est ce qu'il est possible de partir marcher seule (cad sans guide, sans traducteur) là bas? est ce que les chemins sont bien indiqués...?? quel coin du népal me conseillez vous pour une ballade de 2 semaines/ 3 semaines? est ce qu'il y a des étapes / hotels dans chaques village, ou est ce que c'est possible de loger chez l'habitant? est ce qu'une femme seule peux se promener a travers les routes là bas? est ce que les népalais marchent eux meme (ou se balladent ils tous a vélo, motos, cars???)? existe t il des chemins comme ceux de pellerinages empruntés par des marcheurs??????
comme vous voyez, j'en suis au point zéro et je n'y connais rien de ce pays..... je ne souhaite pas le "visiter" en long en large, ms plus prendre mon temps, et marcher de villages en village, au contacte de la popullation locale. Ouverte aux rencontres et aux échanges qui peuvent naitres entre une parisienne en quète de vérité et des népalais. bien sur vous allez me dire que 2 à 3 semaines, c'est un peut léger pour approcher et toucher du doigts un autre peuple. je le reconnais, mais il se trouve que j'ai un petit boudchoux d'a peine 14 mois à la maison, et je me voie mal m'en séparer plus de 15 jours...🙂
merci pr vos conseils.
JOYEUX NOEL à TOUS
Emilie
J'ai très envie de partir marcher seule loin de la france. j'ai pensée au stuppa de bodhnat, qui me fait rêver depuis toujours. et au népal que j'imagine comme étant un pays magnifique, avec des gens très ouverts et chaleureux.
je me pose tout un ta de question au sujet du népal et de la possibilité de partir sac au dos marcher là bas. et comme je ne suis jamais partie "sans filet", j'aimerai avoir quelques conseils de personnes qui on vécu cette experience.
est ce qu'il est possible de partir marcher seule (cad sans guide, sans traducteur) là bas? est ce que les chemins sont bien indiqués...?? quel coin du népal me conseillez vous pour une ballade de 2 semaines/ 3 semaines? est ce qu'il y a des étapes / hotels dans chaques village, ou est ce que c'est possible de loger chez l'habitant? est ce qu'une femme seule peux se promener a travers les routes là bas? est ce que les népalais marchent eux meme (ou se balladent ils tous a vélo, motos, cars???)? existe t il des chemins comme ceux de pellerinages empruntés par des marcheurs??????
comme vous voyez, j'en suis au point zéro et je n'y connais rien de ce pays..... je ne souhaite pas le "visiter" en long en large, ms plus prendre mon temps, et marcher de villages en village, au contacte de la popullation locale. Ouverte aux rencontres et aux échanges qui peuvent naitres entre une parisienne en quète de vérité et des népalais. bien sur vous allez me dire que 2 à 3 semaines, c'est un peut léger pour approcher et toucher du doigts un autre peuple. je le reconnais, mais il se trouve que j'ai un petit boudchoux d'a peine 14 mois à la maison, et je me voie mal m'en séparer plus de 15 jours...🙂
merci pr vos conseils.
JOYEUX NOEL à TOUS
Emilie
Conseils sur la Sicile??? English translation pending
Bonjour,
J'envisage de passer 2 semaines de vacances en Sicile en Mai 2004 et de louer une voiture sur place.
Quels sont les sites à ne pas manquer ? Les sites à éviter parce que rien de spécial à voir ? Les villes où il faut prévoir de s'attarder ?
L'île est elle bien désservie en transport en commun ?
Quel budget à prévoir pour bouffe+logement (dans camping ou hotel pas cher) ?
Merci d'avance pour toutes vos infos les amis de VF !!!😎
Merci d'avance pour toutes vos infos les amis de VF !!!😎
Québec City, ville étudiante? English translation pending
Bonjour à tous,
Actuellement étudiant à Toulon, je vais profiter d'un partenariat avec l'Université de Laval à Québec City pour une période de 5 mois entre janvier et mai 2004.
Ayant déjà visiter Montréal (1mois) et Québec City (1 week-end...) je n'ai pas vraiment pu me rendre compte de la vie étudiante au sein de cette dernière. Alors ma prémière question reprend le topic de ce message : Québec City, ville étudiante ? J'entend par là de nombreuses animations, des p'tits prix pour nos petits portefeuilles et de bons endroits pour faire la fête 😛
J'ai également un souci en ce qui concerne les fringues. Comme je vais me déplacer en Janvier, j'imagine que les températures sont bien différente de celles de Toulon ... Je vais donc devoir investir dans des fringues bien chaudes. Les magasins sont-ils plus cher à Québec City ou à Montréal? (je parle du centre EATON par exemple...)
Merci d'avance à tout ceux qui prendront la peine de répondre à mes p'tites questions 🙂
Cordialement,
Frédéric
Actuellement étudiant à Toulon, je vais profiter d'un partenariat avec l'Université de Laval à Québec City pour une période de 5 mois entre janvier et mai 2004.
Ayant déjà visiter Montréal (1mois) et Québec City (1 week-end...) je n'ai pas vraiment pu me rendre compte de la vie étudiante au sein de cette dernière. Alors ma prémière question reprend le topic de ce message : Québec City, ville étudiante ? J'entend par là de nombreuses animations, des p'tits prix pour nos petits portefeuilles et de bons endroits pour faire la fête 😛
J'ai également un souci en ce qui concerne les fringues. Comme je vais me déplacer en Janvier, j'imagine que les températures sont bien différente de celles de Toulon ... Je vais donc devoir investir dans des fringues bien chaudes. Les magasins sont-ils plus cher à Québec City ou à Montréal? (je parle du centre EATON par exemple...)
Merci d'avance à tout ceux qui prendront la peine de répondre à mes p'tites questions 🙂
Cordialement,
Frédéric
Mal du pays English translation pending
Bien le bonjour à tous les VF-autes.
Je m'étonne que cette discussion n'ait pas encore été abordée. Alors voilà, je pose la question suivante:
Ici, nombre de membres ont voyagé au long cours (drôle d'expression, quand on y pense froidement d'ailleurs, mais ce n'est pas l'objet de ce lancement de débat). Beaucoup ont quitté leur pays de résidence pendant de longs mois. D'aucuns auraient pu avoir ce qu'on appelle le mal du pays. J'ai remarqué que ça dépendait des gens. C'est un peu comme le mal de l'altitude, de l'air, de mer, etc... C'est imprévisible, et très variable en fonction des gens et de leur humeur.
J'aimerais avoir des retours sur la question suivante: comment ceux qui sont partis longtemps ont vécu l'absence de leur pays, de leurs amis, de leur famille, de leurs repères, de leur quotidien si sécurisant, de leurs habitudes, etc?
Pour ma part, le plus long que je suis parti, c'est deux mois et demi, pour le moment. C'est bien simple, le seul mal du pays que j'ai eu, c'est celui des pays visités, lorsque je suis rentré en France, où le retour fut particulièrement pénible. Mais dans l'autre sens, ça jamais! Peut être ne suis-je pas parti assez longtemps?
Qu'en fut-il pour vous?
Merci d'avance d'alimenter ce nouveau débat.
Loopkin
Je m'étonne que cette discussion n'ait pas encore été abordée. Alors voilà, je pose la question suivante:
Ici, nombre de membres ont voyagé au long cours (drôle d'expression, quand on y pense froidement d'ailleurs, mais ce n'est pas l'objet de ce lancement de débat). Beaucoup ont quitté leur pays de résidence pendant de longs mois. D'aucuns auraient pu avoir ce qu'on appelle le mal du pays. J'ai remarqué que ça dépendait des gens. C'est un peu comme le mal de l'altitude, de l'air, de mer, etc... C'est imprévisible, et très variable en fonction des gens et de leur humeur.
J'aimerais avoir des retours sur la question suivante: comment ceux qui sont partis longtemps ont vécu l'absence de leur pays, de leurs amis, de leur famille, de leurs repères, de leur quotidien si sécurisant, de leurs habitudes, etc?
Pour ma part, le plus long que je suis parti, c'est deux mois et demi, pour le moment. C'est bien simple, le seul mal du pays que j'ai eu, c'est celui des pays visités, lorsque je suis rentré en France, où le retour fut particulièrement pénible. Mais dans l'autre sens, ça jamais! Peut être ne suis-je pas parti assez longtemps?
Qu'en fut-il pour vous?
Merci d'avance d'alimenter ce nouveau débat.
Loopkin