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Choisir la Grèce, la Corse ou l'Italie pour septembre? English translation pending
Bonjour🙂
Je pars en voyage pour le mois de septembre(3-4 semaines) et j'hésite encore entre la Grèce, la Corse et l'Italie. Je suis une fille qui aime particulièrement la nature, les randonnées à vélo ou à pied. J'adore l'eau, les beaux paysages et j'aime bouger, mais je veux quand même prendre le temps de relaxer. De plus, comme je suis un peu à la dernière minute, je ne veux pas une destination qui demande beaucoup de préparation. Je vous fait donc part de mon questionnement...
Grèce: Est-ce que le transport entre les îles est compliqué? Comment se déplace-t-on? Est-ce dispendieux? Quelles sont les îles incontournables? Est-ce qu'elles finissent toutes par se ressembler? Est-ce que Corfou et la Crète valent le détour? Est-ce que ça vaut la peine de prendre du temps pour passer par la Turquie?
Corse: Est-ce qu'il y a un vol direct Montréal-Nice? Est-ce mieux de prendre un vol ou le bateau jusqu'en Corse? Combien de temps prend la traversée en bateau?Est-ce que le bateau est moins coûteux? Est-ce que la meilleure façon de visiter la Corse est en voiture? Est-ce que la conduite est à droite ou à gauche? Est-ce que la route se fait bien? Est-ce possible de faire le tour en 3 semaines? Est-ce possible de faire le tour en 2 semaines et de prendre une semaine sur la Côte d'Azur. Quels sont les incontournables? Faut-il être très en forme pour faire le GR20? Combien de temps faut-il prévoir pour cette randonnée?
Italie: Quels sont les incontournables en Italie? Est-ce possible de jumeler Italie-Suisse?
Est-ce que la monnaie est l'Euro dans les trois destinations? Quelle est la température en septembre? Est-ce possible de se baigner? Est-ce que le coût du voyage est semblable dans les trois cas? Y a-t-il un endroit plus intéressant pour faire de la plongée?
Quels sont vos coups de coeur?
Merci de prendre le temps... Lou
Je pars en voyage pour le mois de septembre(3-4 semaines) et j'hésite encore entre la Grèce, la Corse et l'Italie. Je suis une fille qui aime particulièrement la nature, les randonnées à vélo ou à pied. J'adore l'eau, les beaux paysages et j'aime bouger, mais je veux quand même prendre le temps de relaxer. De plus, comme je suis un peu à la dernière minute, je ne veux pas une destination qui demande beaucoup de préparation. Je vous fait donc part de mon questionnement...
Grèce: Est-ce que le transport entre les îles est compliqué? Comment se déplace-t-on? Est-ce dispendieux? Quelles sont les îles incontournables? Est-ce qu'elles finissent toutes par se ressembler? Est-ce que Corfou et la Crète valent le détour? Est-ce que ça vaut la peine de prendre du temps pour passer par la Turquie?
Corse: Est-ce qu'il y a un vol direct Montréal-Nice? Est-ce mieux de prendre un vol ou le bateau jusqu'en Corse? Combien de temps prend la traversée en bateau?Est-ce que le bateau est moins coûteux? Est-ce que la meilleure façon de visiter la Corse est en voiture? Est-ce que la conduite est à droite ou à gauche? Est-ce que la route se fait bien? Est-ce possible de faire le tour en 3 semaines? Est-ce possible de faire le tour en 2 semaines et de prendre une semaine sur la Côte d'Azur. Quels sont les incontournables? Faut-il être très en forme pour faire le GR20? Combien de temps faut-il prévoir pour cette randonnée?
Italie: Quels sont les incontournables en Italie? Est-ce possible de jumeler Italie-Suisse?
Est-ce que la monnaie est l'Euro dans les trois destinations? Quelle est la température en septembre? Est-ce possible de se baigner? Est-ce que le coût du voyage est semblable dans les trois cas? Y a-t-il un endroit plus intéressant pour faire de la plongée?
Quels sont vos coups de coeur?
Merci de prendre le temps... Lou
Tour des États-Unis en trois mois avec un tout petit budget English translation pending
Bonjour a tous forumeurs voyageurs,
J'envisage de partir en couple pour un voyage de 3 mois aux etats unis l'année prochaine (2011) a partir de juin/juillet, l'idée serait biensur de voir un maximum de choses sans pour autant survoler et au final se retrouver dans une sorte de marathon touristique. Voici +ou- l'itinéraire pré selectionné nous partirions de New york rejoindrions la cote ouest par le sud et reviendrons sur New york par le centre/nord. New york Miami Dallas New Orlean Dallas New Mexico Las vegas San Francisco Les parcs nationaux en Arizona Salt Lake city Colorado Sprongs Chicago Et retour a New York Les villes choisies sont des points de chutes je pense que nous ferons également les alentours. J'aimerais avoir vos avis sur ce parcours, s'il y a peut etre des etapes incontournables a rajouter, ou a enlever?? D'autres part nous avons un tout petit budget environ 3000 euros chacun tout compris, nous sommes donc entrain d'etudier des solutions pour le transport et le logement, donc vos conseils pour faire des économies seront les bienvenues, a priori je pense que le moin cher serait de loger en Auberge de jeunesse ou couch surfing et de se déplacer en train ou bus? Par avance merci de l'atention que vous porterez a ce message!!
J'envisage de partir en couple pour un voyage de 3 mois aux etats unis l'année prochaine (2011) a partir de juin/juillet, l'idée serait biensur de voir un maximum de choses sans pour autant survoler et au final se retrouver dans une sorte de marathon touristique. Voici +ou- l'itinéraire pré selectionné nous partirions de New york rejoindrions la cote ouest par le sud et reviendrons sur New york par le centre/nord. New york Miami Dallas New Orlean Dallas New Mexico Las vegas San Francisco Les parcs nationaux en Arizona Salt Lake city Colorado Sprongs Chicago Et retour a New York Les villes choisies sont des points de chutes je pense que nous ferons également les alentours. J'aimerais avoir vos avis sur ce parcours, s'il y a peut etre des etapes incontournables a rajouter, ou a enlever?? D'autres part nous avons un tout petit budget environ 3000 euros chacun tout compris, nous sommes donc entrain d'etudier des solutions pour le transport et le logement, donc vos conseils pour faire des économies seront les bienvenues, a priori je pense que le moin cher serait de loger en Auberge de jeunesse ou couch surfing et de se déplacer en train ou bus? Par avance merci de l'atention que vous porterez a ce message!!
Colombie: retour après quatre semaines de voyage English translation pending
Bonjour à tous;
tout d'abord, je tiens à remercier Yop, FDB, Cocuy et Lilie82 entre autre qui m'ont aider à préparer ce voyage dans les meilleures conditions😉😉.
Que dire de la Colombie?? un pays tout simplement extraordinaire🙂🙂🙂...A part le Chili et la Bolivie (prévue pour l'année prochaine), j'ai eu la chance de visiter la plupart des pays d'amsud, et je dois dire que c'est la 1ere fois que j'en reviens aussi conquis.
Sécurité?? Chance ou expérience..je ne sais pas mais on ne s'est jamais senti en insécurité dans ce pays. C'est super safe, il y a des militaires partout sur les routes, des policiers partout dans les villes, bref on a trouvé ce pays super tranquile. Pour connaitre le venez ou le Brésil, je peux vous dire que la Colombie est un pays où il fait tres bon vivre (On a meme rencontré des venezueliens venus s'y réfugier après s'être fait auparavant enlever dans leur pays). Sur qu'il a des coins à éviter dans chaque ville, mais ceux-ci sont bien identifiés donc pourqu'oi s'y attarder!!
Les colombiens? enchanteurs, sympas, accueillants, toujours prets à vous rendre service, le tout avec le sourire...Dans chaque posada, on a été traité et conseillé comme des rois. Au fur et à mesure du voyage, nous avons été bluffés, charmés et finallement très impressionés par les colombiens. On a pu échanger avec un tas de gens, du taxi jusqu'au policier, en passant par les guides, directeurs d'hotel, touristes colombiens...bref, un seul mot me vient à l'esprit: chapeau les gars et merci pour tout. L'ambiance? de la musique partout, la bonne bouffe dans la plupart de recoins..pour les célibataires, de jolies nanas un peu partout aussi...
Paysage? Ce que nous avons le plus aimé, la zona cafetera, de Manizales à la Vallée del Cocora. Que de paysages grandioses...toutes les nuances du vert y passent...cela ressemble à une cordilière tropicale bien différente des andes Equatoriennnes ou Péruviennes que je connaissais déjà. On a bien aimé également les villages de Villa de Leyva "la charmeuse" et de Barichara "l'authentique". Les petites déceptions: Providencia (surtout quand on connait Los Roques au venez) sympa, mais 2 jours tout au plus...plus un spot de plongée que de plages assez banales somme toute. Cartagene est à voir mais pas à revoir...tres (trop) bondés de touristes et de taxis klaxonnant dans tous les sens...Des villes coloniales bien plus charmantes, il y en a plein en Amsud (Cuenca, Cuzco, Ouro Preto, Villa de Leyva, Antigua, San Cristobal ...et j'en oublis surement). Disons que'il vaut mieux commencer par Cartagene avant de visiter les autres lol!
Voila, pour les grandes idées. On nous a dit aussi grand bien de Medellin, du Parc Tayrona voire meme des llanos, tout au long du voyage..peut-être pour un prochain voyage. En conclusion, on a trouvé ce pays vraiment attachant et c'est avec beaucoup d'émotions que nous en sommes partis et cela serait avec grand plaisir que nous y retournerions. Encore un grand merci à tous les colombiens!
Gunner
tout d'abord, je tiens à remercier Yop, FDB, Cocuy et Lilie82 entre autre qui m'ont aider à préparer ce voyage dans les meilleures conditions😉😉.
Que dire de la Colombie?? un pays tout simplement extraordinaire🙂🙂🙂...A part le Chili et la Bolivie (prévue pour l'année prochaine), j'ai eu la chance de visiter la plupart des pays d'amsud, et je dois dire que c'est la 1ere fois que j'en reviens aussi conquis.
Sécurité?? Chance ou expérience..je ne sais pas mais on ne s'est jamais senti en insécurité dans ce pays. C'est super safe, il y a des militaires partout sur les routes, des policiers partout dans les villes, bref on a trouvé ce pays super tranquile. Pour connaitre le venez ou le Brésil, je peux vous dire que la Colombie est un pays où il fait tres bon vivre (On a meme rencontré des venezueliens venus s'y réfugier après s'être fait auparavant enlever dans leur pays). Sur qu'il a des coins à éviter dans chaque ville, mais ceux-ci sont bien identifiés donc pourqu'oi s'y attarder!!
Les colombiens? enchanteurs, sympas, accueillants, toujours prets à vous rendre service, le tout avec le sourire...Dans chaque posada, on a été traité et conseillé comme des rois. Au fur et à mesure du voyage, nous avons été bluffés, charmés et finallement très impressionés par les colombiens. On a pu échanger avec un tas de gens, du taxi jusqu'au policier, en passant par les guides, directeurs d'hotel, touristes colombiens...bref, un seul mot me vient à l'esprit: chapeau les gars et merci pour tout. L'ambiance? de la musique partout, la bonne bouffe dans la plupart de recoins..pour les célibataires, de jolies nanas un peu partout aussi...
Paysage? Ce que nous avons le plus aimé, la zona cafetera, de Manizales à la Vallée del Cocora. Que de paysages grandioses...toutes les nuances du vert y passent...cela ressemble à une cordilière tropicale bien différente des andes Equatoriennnes ou Péruviennes que je connaissais déjà. On a bien aimé également les villages de Villa de Leyva "la charmeuse" et de Barichara "l'authentique". Les petites déceptions: Providencia (surtout quand on connait Los Roques au venez) sympa, mais 2 jours tout au plus...plus un spot de plongée que de plages assez banales somme toute. Cartagene est à voir mais pas à revoir...tres (trop) bondés de touristes et de taxis klaxonnant dans tous les sens...Des villes coloniales bien plus charmantes, il y en a plein en Amsud (Cuenca, Cuzco, Ouro Preto, Villa de Leyva, Antigua, San Cristobal ...et j'en oublis surement). Disons que'il vaut mieux commencer par Cartagene avant de visiter les autres lol!
Voila, pour les grandes idées. On nous a dit aussi grand bien de Medellin, du Parc Tayrona voire meme des llanos, tout au long du voyage..peut-être pour un prochain voyage. En conclusion, on a trouvé ce pays vraiment attachant et c'est avec beaucoup d'émotions que nous en sommes partis et cela serait avec grand plaisir que nous y retournerions. Encore un grand merci à tous les colombiens!
Gunner
Carnet de voyage ANDALOUSIE Mai 2010 English translation pending
Départ de Paris le mardi 4 Mai 2010.
Après les 12 heures de vol qui nous séparent de notre île, La Réunion, nous arrivons à Paris le Dimanche 2 mai 2010 à 18h30. Il est temps pour nous de récupérer notre voiture que nous avons commander depuis la Réunion, une location en transit temporaire.
En effet nous avons été récupéré à l'aéroport par la navette de Peugeot, spécialement affrétée pour nous et déposé jusqu'à notre voiture pour les formalités administratives.
40mn après avoir atterri, nous prenons possession du véhicule: Une 3008 haut de gamme, flambant neuve. A peine 6 km au compteur. Équipement de série, gps, cuir, pack électrique, toit panoramique, radar av ar, bref que du luxe dont nous n'étions habitué ;)
A peine 6 km 900m :)

Il fait un temps gris à Paris et avec 10°c mon polaire n'est pas suffisant. Nous ne sommes pas habitué à des températures aussi fraiches sous le Tropique du Capricorne. Sauf dans les hauts de l'île en hiver austral. Ma femme et moi nous nous dirigeons chez ma sœur qui habite à Saint Maurice derrière le parc de Vincennes où nous y resterons jusqu'à mardi matin. Pendant notre séjour à Paris, nous avons surtout fait quelques achats de vêtement chaud en attendant un climat moins dépaysant: le sud de l'Espagne, notre principale destination. Petite visite de Paris en voiture et de la tour Eiffel que nous connaissons déjà. Ce n'est pas notre premier séjour à Paris.
Mardi 4 Mai 2010 5h00 AM.
Jour 1:
Après avoir bien calé tous nos bagages dans le coffre (coffre plus que grand pour 2 personnes), nous avons profité que la moitié de Paris soit encore endormie pour prendre la route pendant que la circulation était encore fluide.
Direction: San Sébastian, où après 7 heures d'autoroute, nous passerons la nuit dans un charmant petit hôtel "LEKU EDER ". La ville malgré qu'il y faisait très froid et qu'il y avait beaucoup de vent est d'un charme... Nous nous sommes mis à chercher un restaurant , mais après avoir marché environ 2H, nous nous sommes aperçu qu'il n'y avait aucun restaurant. En effet au pays Basque ils mange des pintxos (tapas pour les catalans). Et c'est dans les bars qu'on en trouve.
Comme on n'avait pas de guide, nous avons mis du temps à avoir l'info. Alors nous nous sommes dirigé vers un bar où après s'être fait fusillé du regard, et qu'une odeur de pisse froide nous ai ôté tout appétit, nous nous sommes résigné à rentrer à l'hôtel et à manger les quelques mis en bouche de nos réserves de voyage. La vue de l'hôtel, et particulièrement celle de notre chambre, nous à enlevé toute l'envie de nous plaindre.
"L'hôtel perché sur le flanc d'une colline au bord de la mer."
"La vue qui nous à réveillé le matin vers 7h00"
"Mercredi 5 Mai 2010 7h00 AM"
Jour 2:
Après un bon petit déjeuné occidental, avec un croissant et un bon jus d'orange frais comme c'est de coutume dans le pays , nous nous dirigerons vers Madrid notre dernière halte avant l'Andalousie.
La route du pays basque jusqu'à Madrid et très montagneuse, nous y croiserons de la neige avec des température à 3°c. Je commence à me demander pourquoi plus on descend au sud plus il fait froid :)
Arrivé à Madrid vers 14H00 et après avoir déposé la bagnole dans un parking sous terrain (préalablement trouvé sur google map) nous nous rendons à pied dans notre petite auberge de jeunesse situé en plein cœur de Madrid. Nous avions une chambre très propre, avec une salle de bain commune, pour 20€ la nuit en plein cœur de Madrid, c'était très satisfaisant.
"Palais royal de Madrid"

"La Plaza Mayor"
Madrid est une très belle ville, mais un peu trop stressante à mon gout avec des gens super pressés... Cela me rappelle que je déteste les grandes capitales et leur inertie qui donne mal au crâne ;)
Nous avons pu nous promener sur Gran Via, l'axe principale de la ville où il y a tous les principaux commerces et animations;

"Spécialité andalouse, crevette sauce à l'ail, huile d'olive et piment. très bon"

Après un bon Starbucks café, nous sommes rentré à l'hôtel.
Jeudi 6 Mai 2010, 5h00 AM.
Jour 3:
A peine réveillé nous quittons la capitale Espagnole. Il fait encore nuit et nous avons décidé de nous arrêter à la première aire d'autoroute pour prendre le petit déjeuner.
L'aube se pointe sous un ciel dégagé et nous restons un peu au chaud dans la voiture pour contempler le spectacle avant de reprendre la route.
Après quelques kilomètres, nous entrons dans le pays des oliviers en direction de Granada, en passant par la "Sierra Nevada" très enneigée pour un mois de Mai.
"Les montagnes enneigées de la Sierra Nevada"
Nous sommes arrivé à Granada vers 13H30 PM où nous avons pris possession de notre chambre d'hôtel.
L'hôtel est en fait un palace, d'où son nom; "l'Alhambra Palace" inauguré en 1910 par le roi Alphonse XIII. Il est historique pour la ville. De style mauresque et situé sur une colline, au pied du site historique de l'Alhambra, le plus ancien palais arabe du moyen age encore en parfait état et déclaré depuis 1984 patrimoine mondial de l'Unesco, il offre une vue magnifique sur la ville et la Sierra Nevada.
L'intérieur de l'Alhambra Palace est ponctué de splendides détails inspirés du palais voisin. Son hall immense est truffé de marbre, d'arcs, de fines sculptures en pierre et d'étoffes somptueuses : une véritable incursion dans l'impressionnant héritage maure de Grenade.
Cette décoration charmante se retrouve jusque dans les chambres, où on peu admirer les touches orientales comme les céramiques sophistiquées dans les salles de bains en marbre.
Je poste quelques photos de l'hôtel qui pour moi reste plus un musée qu'un hôtel.
"Notre chambre avec vue sur la Sierra."

"La salle de bain toute en mosaïque avec tout ce qu'il faut pour se détendre"
"Le couloir du 3ème étage de l'hôtel où se trouvait notre chambre avec une vue sur le palais de la Alhambra"
"Une vue sur le hall d'entrée"
Après des heures d'émerveillement devant tant de belles choses à regarder, nous avons décidé de faire un tour dans la ville. Nous remarquons que dans toute la ville, il neige du coton ou du pollen, je ne l'ai jamais su. C'était à la fois un étrange et magnifique spectacle. Nous avons visité un des plus beau jardin que j'ai pu visiter de ma vie. Le jardin s'appelle "Parqué Federico García Lorca" Il y a un nombre incalculable d'espèces florales, d'arbre et de senteur. Le parc est immense, nous avons pas pu y faire le tour entier. Il y a des machines comme dans les salles de sport pour pouvoir entretenir la forme dans un cadre plus que génial. Le temps était agréable et nous avons passé un super après midi !!!
"Le tapis blanc que nous voyons par terre n'est pas de la neige, mais le coton qui flotte dans le ciel de Granada."

Après avoir beaucoup marché, nous rentrons à notre hôtel pour prendre notre diner et profiter de la soirée pour nous reposer. Inutile de présicer que le diner était aussi délicieux que l'hôtel.
Vendredi 7 Mai 2010 8h00 AM.
Jour 4:
Cela fait du bien de dormir dans un lit où je rentre en long, en large et en travers (je mesure 1,87 m) Direction la salle du restaurant où nous attendait notre petit déjeuner grand luxe.
Après avoir rassemblé nos affaires et récupéré nos clés de voiture consciencieusement gardé par les voituriers de l'hôtel (nous étions des barons 😎), nous quittâmes l'hôtel direction:
Heureusement que nous nous étions renseigné avant, car ne rentre pas qui veut dans ce site. En effet étant classé à l'Unesco, pour conserver ce titre, il doit être soumis à des règles strictes. De ce fait seulement 2000 visiteurs par jour y sont autorisés. Les billets ne se prenant que sur place et le jour même. Il est possible de faire des réservations sur internet via la Caixa, ce que nous avons fait. Ceux qui ne réservent pas et se pointe le jour pour le jour doivent faire la queue des heures et prendre le risque de ne plus avoir de place. (petite info importante pour ceux qui veulent visiter ce site)
Nous avons été époustouflé par ce site, non seulement par sa beauté, mais par son impressionnante conservation. Il ne faut pas oublier que le palais à 2000 ans et je ne connais pas un endroit dans le monde qui a su garder une aussi parfaite jeunesse.
"Palais de Charles Quint."
"L'intérieur du palais de Charles Quint"


"Vue sur Granada depuis la Tour des Armes."

"Une vue sur la Sierra Nevada où l'on aperçoit sur la droite en orange, une partie de notre hôtel."
Il est déjà 16h00 et nous devons prendre la route pour rejoindre Ronda, un petit village blanc Andalou à 2h de route où nous avons prévu de passer la nuit.
18h00 nous rentrons dans Ronda et pour trouver l'hôtel cela n'a pas était facile car même avec le GPS le village est truffé de sens interdit que le GPS ne reconnait pas comme tel.
Après quelques sueurs, nous sommes enfin installés dans notre chambre où nous y restons juste le temps de nous rincer un peu, car le soleil se couche dans 1 heure et nous voulions absolument visiter le village et son célèbre pont perché à 200 mètres du sol.

"Le village se situe à flanc de falaise"
Samedi 8 mai 2010 7h00 AM
Jour 5:
Après un bon petit déjeuner, nous quittons ce charmant village pour "la route des Villages Blancs" très connue pour ses maisons en chaux perchées sur des collines. Cette route reste un des plus insolite paysage d'Espagne.




Nous sommes arrivés vers 15h à notre hôtel dans un petit village de la côte Atlantique du nom de Chipiona qui est en fait à 40 min en voiture de Cadiz, destination que nous avons pris dès que nous avons déposé nos valises.
"Chipiona: Il faisait un vent glacial mais il y avait quelques fada qui se baignaient, des Esquimaux sans doute :)"
Quand nous sommes arrivés près de Cadiz, nous nous sommes trompé 2 fois pour rentrer dans la ville, comme il y avait des travaux et qu'il y avait pleins de déviations, le GPS nous faisait tourner en bourrique. Nous avons donc décidé de nous débrouiller par nous même et nous avons pu atteindre le seul pont qui permet de rejoindre l'île de Cadiz. (comme quoi à dépendre de l'électronique...)
"Le pont d'accès."
Une petite balade sur le front de mer.

"Les meilleures gambas qu'on a mangé en Espagne"
Après cette belle petite marche dans Cadiz, retour dans notre petit hôtel à quelques 60 kms de là, où nous sommes tombés K.O jusqu'au lendemain.
Dimanche 9 Mai 2010 8H00 AM.
Jour 6:
Après avoir engloutie notre petit déj' maison, nous prenons la route pour Séville où nous y séjournerons 3 nuits dans 2 hôtels 4 étoiles.
Nous ne regrettons pas ses deux hôtels 4 étoiles car après avoir traversé toute la France et l'Espagne sans avoir eu le temps de souffler, nous commençons à ressentir la fatigue. Et pour continuer à apprécier ce voyage , il nous fallait absolument du repos. Ses trois jours à Séville nous on fait découvrir une ville à la fois vivante et reposante. Moi qui d'origine ne suis pas fan des grandes villes, je suis complètement tombé sous le charme de Séville.
Vers 10h, nous sommes arrivé à notre hôtel, "LE TRIANA" du même nom que le quartieroù il se situe, qui a longtemps été le quartier gitan de Séville et qui est considéré comme le berceau du flamenco.
"Vue depuis notre chambre sur le Guadalquivir"
Nous sommes allé nous promener sur les berges du Guadalquivir.
"Photo insolite d'un sévillan au téléphone, allongé sur le bord du fleuve entouré d'oies"
Nous avons trouvé une terrasse non loin de la "Torre De Oro" symbole de la ville où nous avons mangé des fruits de mer !!!
"Torre De Oro"
"Soupe aux fruits de mer (aussi bonne que belle à voir)"
"Fritures de fruits de mer"
Après ce copieux repas, nous décidons de faire le tour de la ville en bus touristique.

Il y a tant de choses à découvrir à Séville qu'il nous faudrait une semaine pour tout visiter. La ville a un passé prestigieux. Elle est remplie de vestiges et de monuments aux caractéristiques arabe devenus pour la plupart des bâtiments administratifs du gouvernement Espagnol. Séville est à elle seule un patrimoine artistique d’une immense richesse. Quelques photos des bâtiments construit à l'occasion de l'Exposition Universelle ibéro-américaine de 1929



Chaque bâtiment représente un pays d'Amérique du sud.
Une fois notre petite promenade guidée fini, nous sommes allé nous promener dans le quartier de Triana, qui est l'une des artères commerciales de Séville. Beaucoup de magasins et de bars animent le quartier.
"Le magasin qui a retenue notre attention"
Il est 15h de l'après midi et les rues sont désertes, tous les magasins sont fermés. C'est l'heure de la sieste pour les andalous et la sieste, c'est sacré dans ce pays!
La nuit tombée, nous avons dégusté quelques mets dans un restaurant gastronomique au bord du Guadalquivir. Notamment de la viande de taureau, et du jambon ibérico, la meilleure qualité de tout le pays. J'ai trouvé la viande de taureau très fine, certainement dûe à la préparation et la qualité du taureau.
Nous sommes rentré à l'hôtel vers 23H00 en passant par la promenade de Triana, une ruelle pavée qui longe le fleuve. Magnifique!
"La promenade de TRIANA"
Lundi 10 Mai 2010 8H00 AM
Jour 7:
Nous avons essayé de dormir tard pour récupérer au maximum, mais l'excitation et l'envie de découvrir le patrimoine culturel de Séville nous éjecte du lit et nous fait oublier la fatigue (qui a dit que les vacances c'est fait pour se reposer?)
Premier objectif: S'installer dans notre deuxième hôtel situé au sud de la ville, dans le quartier du parc Maria Lucia (sœur d'une reine d'Espagne qui lui offrit ce parc). Nous y séjournerons 2 nuits.
"Hôtel Andalus Palace"
L'hôtel nous ai revenu à 60€ la nuit avec le petit déjeuner compris. (prépayé sur Booking)
D'ailleurs la plupart de nos hôtels nous ont pas couté cher en passant par Booking.
La suite au prochain épisode....
Après les 12 heures de vol qui nous séparent de notre île, La Réunion, nous arrivons à Paris le Dimanche 2 mai 2010 à 18h30. Il est temps pour nous de récupérer notre voiture que nous avons commander depuis la Réunion, une location en transit temporaire.
En effet nous avons été récupéré à l'aéroport par la navette de Peugeot, spécialement affrétée pour nous et déposé jusqu'à notre voiture pour les formalités administratives.
40mn après avoir atterri, nous prenons possession du véhicule: Une 3008 haut de gamme, flambant neuve. A peine 6 km au compteur. Équipement de série, gps, cuir, pack électrique, toit panoramique, radar av ar, bref que du luxe dont nous n'étions habitué ;)
A peine 6 km 900m :)
Il fait un temps gris à Paris et avec 10°c mon polaire n'est pas suffisant. Nous ne sommes pas habitué à des températures aussi fraiches sous le Tropique du Capricorne. Sauf dans les hauts de l'île en hiver austral. Ma femme et moi nous nous dirigeons chez ma sœur qui habite à Saint Maurice derrière le parc de Vincennes où nous y resterons jusqu'à mardi matin. Pendant notre séjour à Paris, nous avons surtout fait quelques achats de vêtement chaud en attendant un climat moins dépaysant: le sud de l'Espagne, notre principale destination. Petite visite de Paris en voiture et de la tour Eiffel que nous connaissons déjà. Ce n'est pas notre premier séjour à Paris.
Mardi 4 Mai 2010 5h00 AM.
Jour 1:
Après avoir bien calé tous nos bagages dans le coffre (coffre plus que grand pour 2 personnes), nous avons profité que la moitié de Paris soit encore endormie pour prendre la route pendant que la circulation était encore fluide.
Direction: San Sébastian, où après 7 heures d'autoroute, nous passerons la nuit dans un charmant petit hôtel "LEKU EDER ". La ville malgré qu'il y faisait très froid et qu'il y avait beaucoup de vent est d'un charme... Nous nous sommes mis à chercher un restaurant , mais après avoir marché environ 2H, nous nous sommes aperçu qu'il n'y avait aucun restaurant. En effet au pays Basque ils mange des pintxos (tapas pour les catalans). Et c'est dans les bars qu'on en trouve.
Comme on n'avait pas de guide, nous avons mis du temps à avoir l'info. Alors nous nous sommes dirigé vers un bar où après s'être fait fusillé du regard, et qu'une odeur de pisse froide nous ai ôté tout appétit, nous nous sommes résigné à rentrer à l'hôtel et à manger les quelques mis en bouche de nos réserves de voyage. La vue de l'hôtel, et particulièrement celle de notre chambre, nous à enlevé toute l'envie de nous plaindre.
"L'hôtel perché sur le flanc d'une colline au bord de la mer."

"La vue qui nous à réveillé le matin vers 7h00"

"Mercredi 5 Mai 2010 7h00 AM"
Jour 2:
Après un bon petit déjeuné occidental, avec un croissant et un bon jus d'orange frais comme c'est de coutume dans le pays , nous nous dirigerons vers Madrid notre dernière halte avant l'Andalousie.

La route du pays basque jusqu'à Madrid et très montagneuse, nous y croiserons de la neige avec des température à 3°c. Je commence à me demander pourquoi plus on descend au sud plus il fait froid :)

Arrivé à Madrid vers 14H00 et après avoir déposé la bagnole dans un parking sous terrain (préalablement trouvé sur google map) nous nous rendons à pied dans notre petite auberge de jeunesse situé en plein cœur de Madrid. Nous avions une chambre très propre, avec une salle de bain commune, pour 20€ la nuit en plein cœur de Madrid, c'était très satisfaisant.
"Palais royal de Madrid"


"La Plaza Mayor"

Madrid est une très belle ville, mais un peu trop stressante à mon gout avec des gens super pressés... Cela me rappelle que je déteste les grandes capitales et leur inertie qui donne mal au crâne ;)
Nous avons pu nous promener sur Gran Via, l'axe principale de la ville où il y a tous les principaux commerces et animations;

"Spécialité andalouse, crevette sauce à l'ail, huile d'olive et piment. très bon"

Après un bon Starbucks café, nous sommes rentré à l'hôtel.
Jeudi 6 Mai 2010, 5h00 AM.
Jour 3:
A peine réveillé nous quittons la capitale Espagnole. Il fait encore nuit et nous avons décidé de nous arrêter à la première aire d'autoroute pour prendre le petit déjeuner.
L'aube se pointe sous un ciel dégagé et nous restons un peu au chaud dans la voiture pour contempler le spectacle avant de reprendre la route.

Après quelques kilomètres, nous entrons dans le pays des oliviers en direction de Granada, en passant par la "Sierra Nevada" très enneigée pour un mois de Mai.

"Les montagnes enneigées de la Sierra Nevada"

Nous sommes arrivé à Granada vers 13H30 PM où nous avons pris possession de notre chambre d'hôtel.
L'hôtel est en fait un palace, d'où son nom; "l'Alhambra Palace" inauguré en 1910 par le roi Alphonse XIII. Il est historique pour la ville. De style mauresque et situé sur une colline, au pied du site historique de l'Alhambra, le plus ancien palais arabe du moyen age encore en parfait état et déclaré depuis 1984 patrimoine mondial de l'Unesco, il offre une vue magnifique sur la ville et la Sierra Nevada.
L'intérieur de l'Alhambra Palace est ponctué de splendides détails inspirés du palais voisin. Son hall immense est truffé de marbre, d'arcs, de fines sculptures en pierre et d'étoffes somptueuses : une véritable incursion dans l'impressionnant héritage maure de Grenade.
Cette décoration charmante se retrouve jusque dans les chambres, où on peu admirer les touches orientales comme les céramiques sophistiquées dans les salles de bains en marbre.
Je poste quelques photos de l'hôtel qui pour moi reste plus un musée qu'un hôtel.
"Notre chambre avec vue sur la Sierra."


"La salle de bain toute en mosaïque avec tout ce qu'il faut pour se détendre"

"Le couloir du 3ème étage de l'hôtel où se trouvait notre chambre avec une vue sur le palais de la Alhambra"

"Une vue sur le hall d'entrée"

Après des heures d'émerveillement devant tant de belles choses à regarder, nous avons décidé de faire un tour dans la ville. Nous remarquons que dans toute la ville, il neige du coton ou du pollen, je ne l'ai jamais su. C'était à la fois un étrange et magnifique spectacle. Nous avons visité un des plus beau jardin que j'ai pu visiter de ma vie. Le jardin s'appelle "Parqué Federico García Lorca" Il y a un nombre incalculable d'espèces florales, d'arbre et de senteur. Le parc est immense, nous avons pas pu y faire le tour entier. Il y a des machines comme dans les salles de sport pour pouvoir entretenir la forme dans un cadre plus que génial. Le temps était agréable et nous avons passé un super après midi !!!
"Le tapis blanc que nous voyons par terre n'est pas de la neige, mais le coton qui flotte dans le ciel de Granada."


Après avoir beaucoup marché, nous rentrons à notre hôtel pour prendre notre diner et profiter de la soirée pour nous reposer. Inutile de présicer que le diner était aussi délicieux que l'hôtel.
Vendredi 7 Mai 2010 8h00 AM.
Jour 4:
Cela fait du bien de dormir dans un lit où je rentre en long, en large et en travers (je mesure 1,87 m) Direction la salle du restaurant où nous attendait notre petit déjeuner grand luxe.

Après avoir rassemblé nos affaires et récupéré nos clés de voiture consciencieusement gardé par les voituriers de l'hôtel (nous étions des barons 😎), nous quittâmes l'hôtel direction:

Heureusement que nous nous étions renseigné avant, car ne rentre pas qui veut dans ce site. En effet étant classé à l'Unesco, pour conserver ce titre, il doit être soumis à des règles strictes. De ce fait seulement 2000 visiteurs par jour y sont autorisés. Les billets ne se prenant que sur place et le jour même. Il est possible de faire des réservations sur internet via la Caixa, ce que nous avons fait. Ceux qui ne réservent pas et se pointe le jour pour le jour doivent faire la queue des heures et prendre le risque de ne plus avoir de place. (petite info importante pour ceux qui veulent visiter ce site)
Nous avons été époustouflé par ce site, non seulement par sa beauté, mais par son impressionnante conservation. Il ne faut pas oublier que le palais à 2000 ans et je ne connais pas un endroit dans le monde qui a su garder une aussi parfaite jeunesse.
"Palais de Charles Quint."

"L'intérieur du palais de Charles Quint"



"Vue sur Granada depuis la Tour des Armes."


"Une vue sur la Sierra Nevada où l'on aperçoit sur la droite en orange, une partie de notre hôtel."

Il est déjà 16h00 et nous devons prendre la route pour rejoindre Ronda, un petit village blanc Andalou à 2h de route où nous avons prévu de passer la nuit.
18h00 nous rentrons dans Ronda et pour trouver l'hôtel cela n'a pas était facile car même avec le GPS le village est truffé de sens interdit que le GPS ne reconnait pas comme tel.
Après quelques sueurs, nous sommes enfin installés dans notre chambre où nous y restons juste le temps de nous rincer un peu, car le soleil se couche dans 1 heure et nous voulions absolument visiter le village et son célèbre pont perché à 200 mètres du sol.

"Le village se situe à flanc de falaise"

Samedi 8 mai 2010 7h00 AM
Jour 5:
Après un bon petit déjeuner, nous quittons ce charmant village pour "la route des Villages Blancs" très connue pour ses maisons en chaux perchées sur des collines. Cette route reste un des plus insolite paysage d'Espagne.




Nous sommes arrivés vers 15h à notre hôtel dans un petit village de la côte Atlantique du nom de Chipiona qui est en fait à 40 min en voiture de Cadiz, destination que nous avons pris dès que nous avons déposé nos valises.
"Chipiona: Il faisait un vent glacial mais il y avait quelques fada qui se baignaient, des Esquimaux sans doute :)"

Quand nous sommes arrivés près de Cadiz, nous nous sommes trompé 2 fois pour rentrer dans la ville, comme il y avait des travaux et qu'il y avait pleins de déviations, le GPS nous faisait tourner en bourrique. Nous avons donc décidé de nous débrouiller par nous même et nous avons pu atteindre le seul pont qui permet de rejoindre l'île de Cadiz. (comme quoi à dépendre de l'électronique...)
"Le pont d'accès."

Une petite balade sur le front de mer.


"Les meilleures gambas qu'on a mangé en Espagne"

Après cette belle petite marche dans Cadiz, retour dans notre petit hôtel à quelques 60 kms de là, où nous sommes tombés K.O jusqu'au lendemain.
Dimanche 9 Mai 2010 8H00 AM.
Jour 6:
Après avoir engloutie notre petit déj' maison, nous prenons la route pour Séville où nous y séjournerons 3 nuits dans 2 hôtels 4 étoiles.
Nous ne regrettons pas ses deux hôtels 4 étoiles car après avoir traversé toute la France et l'Espagne sans avoir eu le temps de souffler, nous commençons à ressentir la fatigue. Et pour continuer à apprécier ce voyage , il nous fallait absolument du repos. Ses trois jours à Séville nous on fait découvrir une ville à la fois vivante et reposante. Moi qui d'origine ne suis pas fan des grandes villes, je suis complètement tombé sous le charme de Séville.
Vers 10h, nous sommes arrivé à notre hôtel, "LE TRIANA" du même nom que le quartieroù il se situe, qui a longtemps été le quartier gitan de Séville et qui est considéré comme le berceau du flamenco.
"Vue depuis notre chambre sur le Guadalquivir"

Nous sommes allé nous promener sur les berges du Guadalquivir.
"Photo insolite d'un sévillan au téléphone, allongé sur le bord du fleuve entouré d'oies"

Nous avons trouvé une terrasse non loin de la "Torre De Oro" symbole de la ville où nous avons mangé des fruits de mer !!!
"Torre De Oro"

"Soupe aux fruits de mer (aussi bonne que belle à voir)"

"Fritures de fruits de mer"

Après ce copieux repas, nous décidons de faire le tour de la ville en bus touristique.

Il y a tant de choses à découvrir à Séville qu'il nous faudrait une semaine pour tout visiter. La ville a un passé prestigieux. Elle est remplie de vestiges et de monuments aux caractéristiques arabe devenus pour la plupart des bâtiments administratifs du gouvernement Espagnol. Séville est à elle seule un patrimoine artistique d’une immense richesse. Quelques photos des bâtiments construit à l'occasion de l'Exposition Universelle ibéro-américaine de 1929



Chaque bâtiment représente un pays d'Amérique du sud.
Une fois notre petite promenade guidée fini, nous sommes allé nous promener dans le quartier de Triana, qui est l'une des artères commerciales de Séville. Beaucoup de magasins et de bars animent le quartier.
"Le magasin qui a retenue notre attention"

Il est 15h de l'après midi et les rues sont désertes, tous les magasins sont fermés. C'est l'heure de la sieste pour les andalous et la sieste, c'est sacré dans ce pays!
La nuit tombée, nous avons dégusté quelques mets dans un restaurant gastronomique au bord du Guadalquivir. Notamment de la viande de taureau, et du jambon ibérico, la meilleure qualité de tout le pays. J'ai trouvé la viande de taureau très fine, certainement dûe à la préparation et la qualité du taureau.
Nous sommes rentré à l'hôtel vers 23H00 en passant par la promenade de Triana, une ruelle pavée qui longe le fleuve. Magnifique!
"La promenade de TRIANA"

Lundi 10 Mai 2010 8H00 AM
Jour 7:
Nous avons essayé de dormir tard pour récupérer au maximum, mais l'excitation et l'envie de découvrir le patrimoine culturel de Séville nous éjecte du lit et nous fait oublier la fatigue (qui a dit que les vacances c'est fait pour se reposer?)
Premier objectif: S'installer dans notre deuxième hôtel situé au sud de la ville, dans le quartier du parc Maria Lucia (sœur d'une reine d'Espagne qui lui offrit ce parc). Nous y séjournerons 2 nuits.
"Hôtel Andalus Palace"

L'hôtel nous ai revenu à 60€ la nuit avec le petit déjeuner compris. (prépayé sur Booking)
D'ailleurs la plupart de nos hôtels nous ont pas couté cher en passant par Booking.
La suite au prochain épisode....
Choisir entre la Thaïlande et le Vietnam English translation pending
Bonjour à tous, pour les connaisseurs de la Thaïlande ou du Viêt Nam, vous me conseillerez d'aller dans lequel de ces 2 pays ? Lequel est le plus accueillant, le plus beau, le moins dangereux... ? (Pour info, en Thaïlande c'est Hat Yai, et au Viêt Nam la ville d'Hanoï !)
Merci d'avance 😉
Astuces pour le Daytona Bike Week 2011? (États-Unis) English translation pending
Hello à tous !
Je voudrais faire une surprise à mon chéri pour son prochain anniversaire en l'emmenant par surprise à la Bike Week à Daytona Beach en mars 2011.
J'ai opté pour m'adresser à Great Escape, mais si vous avez d'autres idées, je suis preneuse.
Je cherche aussi à connaitre toute astuce que vous voudrez bien me donner pour ce voyage.
Je me renseigne autant que je peux sur toutes les obligations (autorisations entrée USA, permis moto, locations moto Eagle Rider)
Ce que je cherche dans ce forum, c'est d'apprendre tout ce que je peux grâce à ce que vous avez pu vivre en allant aux USA.
Alors, à vos claviers pour me raconter vos anectodes, vos conseils, vos trucs, vos soucis, vos surprises (bonnes ou moins bonnes).
Pour que MA surprise soit la plus calculée possible et que ce voyage soit inoubliable pour mon chéri.
Merci et bises à tous et à toutes !
Caro 😉
Je voudrais faire une surprise à mon chéri pour son prochain anniversaire en l'emmenant par surprise à la Bike Week à Daytona Beach en mars 2011.
J'ai opté pour m'adresser à Great Escape, mais si vous avez d'autres idées, je suis preneuse.
Je cherche aussi à connaitre toute astuce que vous voudrez bien me donner pour ce voyage.
Je me renseigne autant que je peux sur toutes les obligations (autorisations entrée USA, permis moto, locations moto Eagle Rider)
Ce que je cherche dans ce forum, c'est d'apprendre tout ce que je peux grâce à ce que vous avez pu vivre en allant aux USA.
Alors, à vos claviers pour me raconter vos anectodes, vos conseils, vos trucs, vos soucis, vos surprises (bonnes ou moins bonnes).
Pour que MA surprise soit la plus calculée possible et que ce voyage soit inoubliable pour mon chéri.
Merci et bises à tous et à toutes !
Caro 😉
L'Espagne et le Portugal: un émerveillement English translation pending
RÉCIT DE VOYAGE EN ESPAGNE ET PORTUGAL
par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.
Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.
L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.
Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.
Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !
En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.
Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?
De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.
Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.
Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.
Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.
Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.
Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.
Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.
Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !
Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.
La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.
La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.
Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.
Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.
Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.
La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.
Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.
La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.
Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.
Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.
Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.
Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.
La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.
Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.
Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »
RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.
Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.
Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.
À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.
Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.
L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.
Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.
Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.
Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.
Le flamenco
Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.
Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.
Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.
Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.
Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !
Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !
La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.
Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne
Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »
Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.
Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.
Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.
Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...
Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.
Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.
Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.
L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.
Qualité de notre hébergement
Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.
Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.
L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.
Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.
Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.
Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !
La solidarité dans l’équipe
Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!
Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!
Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.
Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.
Valence
À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.
Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.
Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.
Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.
Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.
Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.
On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.
Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.
Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.
Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !
Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.
En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.
Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?
Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.
Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.
Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.
Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.
Léon A. Lemay
par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.
Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.
L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.
Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.
Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !
En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.
Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?
De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.
Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.
Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.
Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.
Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.
Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.
Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.
Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !
Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.
La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.
La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.
Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.
Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.
Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.
La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.
Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.
La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.
Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.
Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.
Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.
Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.
La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.
Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.
Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »
RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.
Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.
Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.
À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.
Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.
L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.
Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.
Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.
Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.
Le flamenco
Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.
Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.
Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.
Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.
Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !
Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !
La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.
Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne
Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »
Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.
Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.
Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.
Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...
Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.
Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.
Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.
L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.
Qualité de notre hébergement
Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.
Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.
L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.
Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.
Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.
Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !
La solidarité dans l’équipe
Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!
Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!
Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.
Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.
Valence
À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.
Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.
Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.
Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.
Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.
Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.
On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.
Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.
Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.
Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !
Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.
En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.
Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?
Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.
Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.
Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.
Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.
Léon A. Lemay
Vol B777-300 ER (Air France) à destination de Pointe-à-Pitre English translation pending
Bonjour à tous !
Je pars jeudi 2 septembre à pointe à pitre pour 10 jours. J'ai pris comme compagnie aérienne air france car je connais et je n'ai jamais été déçue par eux même s'ils sont un peu plus chers... Mon vol se fera à bord du B777-300ER. Quelqu'un qui l'aurait pris récemment pourrait me parler un peu de cet avion, à savoir s'il y a un écran individuel (je suis sur que oui), s'il y a un choix important de films, si les sièges sont confortables, la nourriture est elle bonne (cela fait longtemps que je n'ai pas pris l'avion), et tout autre chose ... Il y a d'autres discussions sur cet avion mais elles ne sont pas très récentes et de plus, les propos changent d'un forum à l'autre, ou d'un site à l'autre...
Pour rentrer un peu plus dans le détails, je suis à la place 55B. A vrai dire je n'ai pas trop eu le choix, c'était la seule place qui restait. Sauf qu'en surfant sur les forums, je me suis aperçue que cette place est loin d'être la meilleure car : elle est au fond donc c'est plus bruyant, mais ce qui me gène le plus c'est qu'elle est juste derrière une rangée de trois sièges (la rangée 55 est 2-4-2) ce qui signifie que l'écran individuel sera un peu décalé. Vous m'accorderez que 8h de vol à devoir regarder un écran de travers, c'est pas commode... Quelqu'un a déjà été à cette place ? Qu'en pensez-vous ?
J'aime énormément prendre l'avion, mais plus les conditions sont bonnes, mieux c'est n'est-ce pas ? 😉 Je vous remercie tous d'avoir lu le post, et d'y répondre si vous le souhaitez !
Je pars jeudi 2 septembre à pointe à pitre pour 10 jours. J'ai pris comme compagnie aérienne air france car je connais et je n'ai jamais été déçue par eux même s'ils sont un peu plus chers... Mon vol se fera à bord du B777-300ER. Quelqu'un qui l'aurait pris récemment pourrait me parler un peu de cet avion, à savoir s'il y a un écran individuel (je suis sur que oui), s'il y a un choix important de films, si les sièges sont confortables, la nourriture est elle bonne (cela fait longtemps que je n'ai pas pris l'avion), et tout autre chose ... Il y a d'autres discussions sur cet avion mais elles ne sont pas très récentes et de plus, les propos changent d'un forum à l'autre, ou d'un site à l'autre...
Pour rentrer un peu plus dans le détails, je suis à la place 55B. A vrai dire je n'ai pas trop eu le choix, c'était la seule place qui restait. Sauf qu'en surfant sur les forums, je me suis aperçue que cette place est loin d'être la meilleure car : elle est au fond donc c'est plus bruyant, mais ce qui me gène le plus c'est qu'elle est juste derrière une rangée de trois sièges (la rangée 55 est 2-4-2) ce qui signifie que l'écran individuel sera un peu décalé. Vous m'accorderez que 8h de vol à devoir regarder un écran de travers, c'est pas commode... Quelqu'un a déjà été à cette place ? Qu'en pensez-vous ?
J'aime énormément prendre l'avion, mais plus les conditions sont bonnes, mieux c'est n'est-ce pas ? 😉 Je vous remercie tous d'avoir lu le post, et d'y répondre si vous le souhaitez !
Bilan des guest houses, transports au Sri Lanka English translation pending
Coucou,
me voilà de retour de plus de 3 semaines au Sri Lanka. Vous trouverez ci-dessous, quelques informations concernant les guest houses que nous avons fréquentées (ville - nombre de nuits passées - prix pour une nuit - nom - note) :
Négombo - 1 nuit - 18$ - Marine's GH - 3/10
Anuradhapura - 1 nuit - 5200Rps (1/2 pension) - Milano Tourist Rest - 8/10
Polonnaruwa - 1 nuit - 1400Rps - Manel GH - 6/10
Sigiriya - 1 nuit - 4000Rps (1/2 pension) - Ancient View - 5/10
Dambulla - 1 nuit - 1000Rps - Little Dream - 3/10
Kandy - 3 nuit - 3300 Rps (1/2 pension) et 2600Rps - Nature Walk Resort - 7/10
Nuwara Eliya - 1 nuit - 2000Rps - King Fern Cotage - 1/10
Haputale - 2 nuits - 1000Rps - Srilak View - 7/10
Ella - 3 nuits - 1500Rps - Ella Holiday Inn - 8/10
Tissa - 1 nuit - 1500Rps - Elephant Camp - 2/10
Tangalle - 2 nuits - 2250 Rps - Ganesh Garden - 8/10
Mirissa - 3 nuits - 2000 Rps - Palm Villa - 7/10
Unawatuna - 2 nuits - 2000Rps - Peacok
Sinon, pour les transports : Negombo ==> Anuradhapura ==> Polonnaruwa ==> Sigiriya ==> Dambulla ==> Kandy : on a pris un chauffeur à 45$ par jour. Kandy ==> Nuwara Eliya : Train 150Rps Nuwara Eliya ==> Haputale : Train : 50 Rps Haputale ==> Ella : Train : 50 Rps Ella ==> Tissa : Bus : ??? Rps Tissa ==> Tangalle : Bus : ... Rps Tangalle ==> Mirissa : Bus : ... Rps Mirissa ==> Unawatuna : Bus : ... Rps Unawatuna ==> Bentota : Bus climatisé : 150 Rps
Pass site : 100$ Yala National Parc : 4500Rps (Jeep) + 1250Rps par personne Miniriya National Parc : 40$ Repas : 1000Rps en moyenne par personne
Budget sur place : 900€ par personne sans se priver pour 23 jours
Voili voilou Bonne lecture A plush
Sinon, pour les transports : Negombo ==> Anuradhapura ==> Polonnaruwa ==> Sigiriya ==> Dambulla ==> Kandy : on a pris un chauffeur à 45$ par jour. Kandy ==> Nuwara Eliya : Train 150Rps Nuwara Eliya ==> Haputale : Train : 50 Rps Haputale ==> Ella : Train : 50 Rps Ella ==> Tissa : Bus : ??? Rps Tissa ==> Tangalle : Bus : ... Rps Tangalle ==> Mirissa : Bus : ... Rps Mirissa ==> Unawatuna : Bus : ... Rps Unawatuna ==> Bentota : Bus climatisé : 150 Rps
Pass site : 100$ Yala National Parc : 4500Rps (Jeep) + 1250Rps par personne Miniriya National Parc : 40$ Repas : 1000Rps en moyenne par personne
Budget sur place : 900€ par personne sans se priver pour 23 jours
Voili voilou Bonne lecture A plush
Retour de la croisière "De l'Adriatique à la Grèce" sur le Costa Victoria du 31 juillet au 7 août 2010 English translation pending
bonjours ! comme promis je viens faire mon compte rendu de notre croisiere sur le costa victoria
les escales : venise, anconne, navigation, santorin mykonos, athene, corfou, dubrovnik, venise
départ: nous finissons de travailler vendredi soir, et le temps de tout fermer, nous partons vers 00h30 de la maison (entre lyon et valence) nous roulons toute la nuit avec le camping car et c'est vers 10h00 le samedin matin que nous arrivons à venise
au passage, nous voyons le favolosa au milieu de ses grues ! (il reste du boulot!)
nous allons directement sur le parking des croisieres, la nous sommes bien dirrigés et nous nous garons sur celui des cars
petite exploration, et nous trouvons ou déposer les bagages l'hotesse nous signale l'embarquement à partir de 12h ! du coup nous rentrons manger et nous préparer vers 12h15 nous allons déposer nos bagages et nous recoltons un numero (le 6 ) pour l'ordre d'embarquation
croyant que c'etait déja commencé, nous y allons, mais en fait les portes s'ouvrirontqu'à 13h30 !!
petite annecdote, mon mari à une carte costa club, à l'arrivée on lui echange son numero 6 contre un 4 (embarquement prioritaire du membre....) quand nious signialons que nous sommes une famille, et que nous avons 2 cabines, on nous repond non ce n'est pas possible, les enfants embarqueront avec les numeros 6 !!!
bon en fait nous nous sommes présentés avec le n°4 en disant que nous etions 4 et nous avons pu passer ensemble
bref à peine embarqués, nous partons explorer le bateau (ma fille avait reconnue sa valise sur le quai donc on savait qu 'elles ne nous attentaient pasencabine)
ah hyper important! contrairement aux autres bateaux que nous avions fait, la carte ne fait pas office de clef de chambre, il y en a 2 blanches, perforées qui ouvrent les cabines , donc si vous allez sur ce bateau ne faite pas comme nous: ne sortez pas de la chambre en laissant ces cartes à l'interieur !!! car votre carte costa ne rentre pas dans la serrure !!!!!! sinon il vous faudra faire comme nous: attendre de voir une femme de menage qui possede le pass qui ouvre votre cabine (et au moment de l'embarquation bon courage !!! )
bon aprés , avoir bien rigolé de notre betise (les enfants avaient fait laz meme !!)
nous repartons en exploration les enfants etant au 12 eme à l'étage des suites, nous en profitons pour faire quelque petites visites éclairsdans les plus belles cabines
direction le spa : ou avec étonnement nous aprenons qu 'il est gratuit ainsi que le sauna et le hammam !
nous essayons de suite la piscine :l'eau y est tres chaude et surtout tres salée (ce qui permet une flotaison exeptionelle !!) donc l'engagement est pris de venir nous detendre aprés chaque escale (malheureusement bcp on eut la meme idée !!!)
bref aprés avoir profité du spa, direction la cabine pour deballer les valises et pour nous preparer pour le dinner (nous avions demandé le 2 eme service mais on a eu le 1 er; mais tout compte fait les escales etant courtes, nous avons decidé de rester au 1 er)
puis direction le pont pour assister au depart :
à ne pas rater le passage dans venise.....superbe !
les restaurants au nombre de 2 (donc pas d'etage, donc moins de bruit) nous sommes 8 sur une table de 10 nous 4 , une femme avec sa niece, et une autre avec son fils de 10 ans
la niece de 15 ans deviendra rapidement inseparable avec ma fille...........nous sommes tous francais
1 er spectacle apres mangé tres bien
dodo de bonne heure pour recuperer de notre trajet...........
demain je vous donnerais mes impressions sur le bateau, les bonnes comme les mauvaises !! (et il y en a qui seront content, il parrait que je defend corps et ame les costa.......°
Voyage solidaire à l'île Sainte-Marie (Madagascar, du 2 au 9 septembre 2009) English translation pending
~ Voyage solidaire à l’Ile Sainte-Marie ~
du 2 au 9 septembre 2009
Bilan de l’opération
Chaque année, l'association du personnel des agents de la Région prépare et organise un voyage solidaire à destination des enfants et de la population à travers diverses animations et activités sportives. Je tiens à votre disposition notre programme d'actions pour 2010 qui se déroulera du 27/08 au 8/09 pour ceux qui séjourneraient sur l'île Ste-Marie pendant cette période.
Ci-après notre bilan de l'opéation 2009 :
1. Tous mobilisés dans la préparation du voyage
Bien en amont, les candidats au voyage se sont impliqués dans la collecte de fonds et la recherche de sponsors destinés à financer une partie de l’opération. Certains partenaires ont ainsi pu renouveler leur contribution tandis que d’autres ont accepté d’y participer pour la première fois. Le personnel de la Collectivité a également été sensibilisé lors des habituelles ventes de gâteaux qui a permis de récolter près de 700 €.
Des marchandises ont aussi été rassemblées (vêtements pour enfants, casquettes, t-shirts, petit matériel scolaire, produits pharmaceutiques de première nécessité, couettes, etc). Ainsi, c’est l’équivalent d’une tonne de fret qui a pu être expédiée grâce notamment au soutien essentiel de la SPSM (Société de pêche de Ste-Marie) et de la compagnie Air Madagascar qui a gracieusement offert le transport aérien de 130 kilos.
L’énergie et le temps dévolus par les agents sont exemplaires : pas moins de 77 cartons ont été préparés durant le mois d’août !
Pour toutes les diligences et formalités administratives auprès du vice consulat pour la délivrance des visas, nous remercions également les services de la Région pour leur soutien depuis quatre ans, celui de la direction générale des services et de la direction de la coopération régionale et de son représentant basé sur Tananarive.
Les contacts pris et entretenus toute l’année avec les personnes ressources en place sur l’île Sainte-Marie par le biais du nouveau directeur de l’Alliance Française ont également contribué au succès de l’opération.
2. Le groupe Oscar attendu : témoignage de liens solidement tissés
L’accueil qui nous a été réservé par l’Alliance Française lors de notre arrivée dans leurs nouveaux locaux à Ambodifototra atteste de la qualité des relations nouées avec les autorités et relais institutionnels localement.
Le groupe OSCAR a été invité à découvrir une exposition permanente d’une riche collection de cartes postales de Madagascar à la fin du XXème siècle, et à assister à la représentation de quelques extraits de la pièce de théâtre de « La Fabuleuse Histoire de l'Île Sainte-Marie » (Tantara Nosy Boraha) interprétée par l'Alliance française de Sainte-Marie et le Théâtre du Ravinala dirigé par Jean-Claude Scant. Une fresque historique inédite qui retrace en plusieurs tableaux une période décisive de l'histoire de Sainte-Marie.
Un cocktail de bienvenue a ensuite été partagé avec les officiels à qui des cadeaux protocolaires ont été remis parmi lesquels le Consul Honoraire, la Chef de District qui nous a de nouveau honorés de sa présence et le nouveau Président de Délégation Spéciale de Sainte-Marie (fonction de « super maire »), en fonction depuis 3 mois.
La rencontre avec David Randrianarivelo, Volontaire du Progrès et directeur de l’Alliance Française depuis juin 2009 en remplacement de Laurent Bicchierrelli, et les retrouvailles avec Marc Blondel, hôtelier de la place et acteur fortement impliqué à titre personnel dans l’action d’OSCAR, se sont placés sous le signe d’une franche amitié et d’un vrai désir de s’entendre.
Les directrices du groupe (pré)scolaire La Colombe du Nord à Ambatoroa, de l’école La Frégate et de la crèche à Ambodifototra, avec qui un contact avait déjà été pris les années précédentes, ont également été rencontrées .
Enfin, les saint-mariens ont manifesté une grande joie à notre arrivée dans les villages. Des enfants courraient sur les plages rejoindre ceux déjà rassemblés à attendre l’accostage des bateaux. Certains se souvenaient même des prénoms de certains d’entre nous présents en 2008 !
La générosité des agents de la Région a permis de distribuer également plus d’une quinzaine de cartons de vêtements enfants aux orphelinats « Zazakely » dans le nord et à Agniribé au « Foyer de l’espérance » sur l’île aux Nattes.
Parmi les retrouvailles, la jeune proviseure du seul lycée de Ste-Marie nous a également accueilli à notre arrivée. Deux cartons de livres d’enseignements destinés aux professeurs lui ont été remis.
3. A la rencontre des écoliers : notre action de fond …
Comme lors des précédents déplacements, OSCAR a orienté l’essentiel de son action vers les enfants.
Quatre villages du nord, région la plus défavorisée de l’île, ont reçu notre visite : Ambatoroa, Ambodiatafana, Ifotatra et Agnafafy, village de la côte est que nous visitions pour la première fois. Le déroulé d’une journée type prévoyait le partage du repas avec les enfants suivi d’un spectacle de magie et/ou la projection d’un dessin-animé et enfin la distribution de petits matériels scolaires (cahiers et stylos essentiellement) aux enfants. En complément et comme demandé lors de notre dernier passage par les directeurs d’école, des livres de lecture ainsi que des kits de traçage (règle, équerre et rapporteur) ont été réservés pour l’usage des enseignants (30 par école).
D’une façon générale, les villageois ont largement participé à la préparation (tri et cuisson du riz, découpe de la viande, dressage des feuilles de « falaf ») et à la distribution du repas aux enfants, aux anciens et aux figures du village. Toutes les bonnes volontés de l’équipe ont pu s’associer à ces différentes phases pour le bonheur des uns et des autres.
Parfois dépassés par notre propre succès, le groupe a du composer pour que l’ensemble des villageois qui s’étaient invités à la fête puisse également partager ces repas. Ce fut le cas notamment à Ambodiatafane, dernier village situé dans la partie la plus septentrionale de l’île. Du riz et de la viande supplémentaires ont pu être achetés sur place.
Une certaine tension était palpable d’un point de vue alimentaire, les conséquences du cyclone Ivan liées à la crise actuelle ont aggravé la situation déjà difficile dans ce village ensablé perché sur les dunes et de fait plus exposé aux vents. Les cocotiers n’ont pas retrouvé de leur splendeur ni de leur rendement habituel.
Au cours de chaque journée passée dans les villages, les membres du groupe OSCAR ont eu le loisir de distribuer friandises et ballons, d’organiser jeux et animations faisant le bonheur des enfants.
L’animation phare a sans nulle doute été le spectacle de magie qui a su capter l’attention des petits (et des grands !) et fasciner l’ensemble du public par des tours participatifs toujours bien rôdés et plein d’humour !
Cette année, une attention toute particulière a été portée aux femmes qui ont pu profité d’un atelier manucure. Un moindre remerciement pour l’accueil des plus chaleureux qui nous était offert à chaque arrivée dans les villages.
Il a régné lors de ces moments passés dans les villages un véritable esprit de partage. L’échange, pas uniquement matériel, a lieu à tout niveau, tant en sourires qu’en paroles. Une énergie débordante animait les enfants, au point de nous déborder par moments !
4. … ponctuee de rendez-vous sportifs :
A l’origine de notre première idylle avec l’île Ste-Marie en 2006, le football a été l’entremetteur d’une relation durable qui noue aujourd’hui nos deux îles.
Chaque année, nous nous efforçons, sans que cette activité ne soit un critère de sélection parmi les volontaires candidats au voyage, d’organiser un mini tournoi de football dédié à la mémoire de notre regretté Daniel Kichenin, qui nous avait accompagné il y a deux ans.
Cette rencontre sportive a rassemblé trois équipes : Ifofatra, Geto et l’équipe d’OSCAR renforcée de quelques malgaches dont, pour la petite anecdote, le Président de Délégation Spéciale a l’initiative du premier but !
Celles-ci se sont respectivement classées première, troisième et seconde à l’issue de la compétition balayée par une alternance de nuages diluviens et d’éclaircies.
Les deux équipes locales ont été dotées d’une coupe, de tee-shirts, de casquettes et de ballons. Certains agents d’OSCAR ont fait don de tout ou partie de leurs équipements personnels. Un lot complet de tenues a également été offert aux joueurs d’Ifofatra, la moins équipée.
Enfin, annonce a été faite de la volonté pour OSCAR de voir une équipe de Ste-Marie, en invité d’honneur, au tournoi inter régions programmé et organisé par la Région Réunion pour mai 2010 à La Réunion. Cette perspective nécessite à présent de préciser les modalités pratiques qui permettront de les inviter. Cette nouvelle a été accueillie avec beaucoup d’excitation et d’enthousiasme !
Au passage, nous avons pu constater, en comparaison avec les années précédentes, la nette amélioration du terrain (limites matérialisées) et de son accès où le « passage à gué » à travers la rizière a été remplacé par des passerelles de bois.
Les Premières Foulées de l’Ile Sainte-Marie, course pédestre d’environ 13 kilomètres, ont rassemblé plus d’une cinquantaine de concurrents (ce qui peut être considéré comme un succès à l’échelle de l’île) dont le maire de la ville (!) sur un parcours allant de l’aéroport de Sainte-Marie à l’extrême sud de l’île jusqu’aux locaux de l’Alliance Française à Ambodifototra (chef-lieu).
Nous avons pu saluer la performance des malgaches dont les temps relèvent d’un très bon niveau. Le premier à inscrire son nom au palmarès réalise un temps remarqué de 42 ‘. Les représentants d’OSCAR n’ont pas démérité, une équipe de relayeuses a même pris le départ et terminé bien au delà des espérances de chacune ! La première féminine, malgache de surcroît, se prénomme comme par évocation … Oscarine !
Des Vélos-Tout-Terrain, coupes, chemises, lecteurs MP3, tee-shirts, casquettes, médailles et lots en tous genres comptaient parmi les récompenses distribuées aux participants.
Un déjeuner en ville avec les organisateurs et les autorités locales a clôturé cette première édition des Foulées, lors duquel de nouvelles idées ont surgi pour l’organisation des deuxièmes foulées 2010...
Enfin, pour la seconde année consécutive, une vingtaine d’équipages a pris le départ de la Course des Pirogues organisée à Agnivorano, loin de la ville. Les villageois venus en nombre soutenir leurs marins ont créé une ambiance survoltée empreinte de chants, d’encouragements et d’applaudissements. La prestation de l’unique équipage d’OSCAR a été largement saluée malgré un départ incertain !
L’annonce des festivités a été diffusée au préalable sur la radio nationale et une brève a été reprise dans la presse écrite le lendemain.
La présence renouvelée de la marine à bord de son zodiac était de nature à garantir la sécurité de tous les participants et de notre équipage en particulier moins aguerri à ce type de bataille navale d’un autre genre. Deux canoës kayak, gracieusement offert par le centre nautique de St-Leu, ont également pu encadrer le départ de la course.
Des médailles, kits de plongée et imperméables ont récompensé tous les concurrents ; l’équipage vainqueur s’est quant à lui vu offrir un zébu.
5. D’autres moments forts …
Comme l’année dernière, nous avons eu l’immense privilège de croiser les baleines en route vers le sud lors de nos navettes quotidiennes en bateau vers les villages.
En chemin vers Ambodiatafana nous avons retrouvé Modestine, la directrice du centre pré-scolaire privé La Colombe du Nord, qui a insisté pour nous faire visiter son école réhabilitée en partie grâce à la contribution financière de certains membres du groupe OSCAR en 2008.
La toiture du bâtiment, entièrement refaite à neuf, attestant de l’utilisation à bon escient du don recueilli a motivé l’ensemble du groupe à se cotiser : une centaine d’euros a été remise à Modestine qui a promis, comme l’année passée, de respecter son engagement quant à l’usage de cette modeste contribution.
Modestine a par ailleurs insisté, dans un laïus inquiétant, sur le contexte actuel dans lequel évoluent les enfants du nord de l’île, rendu difficile par la conjoncture politique du pays. Elle a notamment annoncé la cessation de son service de cantine, faute de moyens. Certaines familles ne semblent plus par conséquent en capacité d’assumer la scolarisation de leurs enfants.
Notre passage à la crèche d’Ambodifototra et à l’école La Frégate plus au sud compte également parmi les temps forts du séjour. Une distribution de jouets s’est faite sous le regard ébahi des enfants qui, pour les plus grands, se sont montrés d’une politesse remarquable.
Des cartons de vêtements ont été remis à la directrice de la crèche.
La directrice de La Frégate a promis de tenir le groupe OSCAR informé du programme de parrainage scolaire en faveur des enfants qu’elle accueille.
En marge de notre action, de belles surprises sont venues égayer le séjour.
Vilon’Androy, formation musicale de Tuléar, a donné un mémorable concert de Salegy à l’hôtel La Crique, où nous étions hébergés, pour le plaisir de tout le groupe OSCAR qui s’est courageusement essayé au rythme effréné des pas de danse malgache ! Pour la petite histoire, Vilon’Androy s’était produit le mois précédent à la Réunion, sur la scène du Sakifo.
Une distribution de vêtements et de jouets ainsi qu’un spectacle de magie ont été proposés en remerciement au personnel de l’hôtel La Crique que nous avons côtoyé pendant toute une semaine.
Enfin, il a pu être ménagé quelques rares moments de repos et/ou de découverte au cours du séjour, et qui se sont révélés être bénéfiques pour tous.
Les deux parcours de randonnée pédestre ont donné l’occasion à ceux qui le souhaitaient de traverser l’île d’ouest en est et de profiter de superbes paysages (dans les denses forêts de ravenales et de gréviléas…) et points de vue (sur la baie d’Ampanihy et les piscines naturelles à l’extrême nord de l’île…).
Un périple en pirogues à travers la mangrove nous a conduit sur une plage déserte de sable fin où le bain pris en plein océan indien a revigoré le groupe.
La visite de l’école d’Agnafafy dans l’est a été une agréable surprise où la discipline tranchait avec le joyeux brouhaha de nos rencontres habituelles. Les anciens du village représentent à la fois les sages et les gardiens des bonnes valeurs. C’est dans un très bon français, académique, qu’ils exprimèrent leurs quelques desideratas parmi lesquels la reconstruction d’une classe détruite par le cyclone Ivan, disposer de livres de français niveau primaire et de ballons mousse, considérés comme démodés mais réputés increvables !
Un devis sera établi par le directeur d’école et le « fokontany » (chef du village) pour préciser le montant de la reconstruction de la classe estimée à 1500 €.
Nous avons été accueillis pour cette unique nuit sur la côte orientale de l’île au « Paradis d’Ampanihy », nom évocateur non pas pour les prestations de la structure dépourvue d’eau courante et d’électricité mais pour le cadre idyllique et enchanteur des lieux. A notre départ, plusieurs sacs d’eau chaude solaire ont été offerts à la gérante de l’hôtel.
Le séjour s’est achevé par un repas pris et une nuit passée au Baboo Village sur l’île aux Nattes. Ce très bel endroit n’a malheureusement pas eu le loisir de nous dévoiler tous ses charmes du fait de notre arrivée tardive sur le site, et de notre départ aux aurores et sous la pluie le lendemain.
6. Les perspectives de coopération
Suite aux échanges que les membres de notre groupe ont pu avoir avec certaines autorités de l’île Sainte Marie (Chef de district, PDS, directeur de l’hôpital) ainsi qu’avec les Volontaires du Progrès réunionnais (VP) affectés sur place, des actions de co-développement, pour lesquelles des réflexions ont été engagées, pourraient se mettre en place dans les mois à venir.
Il convient tout d’abord de signaler que des jouets supplémentaires seront expédiés, récupérés avec l’entreprise Ravate, comme les années précédentes, à un certain nombre de crèches et d’écoles de Sainte Marie à l’occasion des fêtes de Noël et acheminés gratuitement par la société de pêche SPSM.
Par ailleurs, par le biais d’OSCAR et grâce à la générosité de coopératives agricoles de La Réunion, des semences seront envoyées prochainement à notre VP en charge de la Maison de l’Agriculture et de l’Environnement de l’île Sainte Marie. L’impact sera d’envergure puisque ce sont près de 500 paysans sainte-mariens qui sont actifs dans le projet de développement de la filière maraîchage mené par le VP.
S’agissant de projets plus structurants, des contacts très prometteurs ont pu être pris auprès de partenaires malgaches et réunionnais.
Equipement des dispensaires en eau chaude solaire :
En partenariat avec un solariste réunionnais et le Rotary club, un programme d’équipement des dispensaires de l’île en chauffe eaux solaires est à l’étude. Cette opération serait intégrée dans les actions de coopération que mènent actuellement le Rotary Club de la Réunion et l’hôpital d’Ambodifotatra.
9 dispensaires et 1 hôpital ont été recensés sur toute l’île dont 2 ne bénéficient pas de citernes ou sont endommagées (de type béton, fissurées). Aucune de ces structures ne bénéficient de l’eau courante du réseau public. Elles sont toutes alimentées par des citernes qui récupèrent les eaux de pluie de la toiture.
Réhabilitation du petit marché :
Projet de réalisation d’une structure métallique avec les élèves de BTS du lycée technique de Bel Air à Ste-Suzanne dans le cadre de leur stage collectif de fin d’année. Plusieurs pistes ont été avancées avec les différents acteurs locaux : réhabilitation de la crèche municipale, réalisation d’un point info-santé de la Croix Rouge, prolongement ou annexe d’un dispensaire ou d’une école…
La dernière proposition qui a été soumise et qui semble recueillir l’unanimité serait la reconstruction du petit marché couvert qui est une structure métallique vieillissante et complètement rouillée. Ce projet fait le lien avec l’aide au développement de la culture maraîchère que mène actuellement un VP affecté à cette mission. Un partenariat pourrait s’envisager avec Transmad qui a été le coordonnateur de travaux pour la réalisation du nouveau bâtiment de l’Alliance Française.
Aide à la reforestation :
Dans le prolongement des actions entreprises par l’association « Planète urgence » et identifiées à la suite du colloque sur la biodiversité qui s’est tenue sur l’île de la Réunion, l’aide à la reforestation doit se poursuivre en lien avec l’ensemble des acteurs locaux.
L’office du tourisme de Ste-Marie, très actif dans ce domaine, souhaite prioriser les actions qui tendent à préserver les richesses naturelles, culturelles et historiques de l’île. Dans ce cadre, elle a signé une convention de partenariat avec l’ONG Fanamby fin 2008 afin de délimiter, protéger et reconstituer trois massifs forestiers situés au nord est de l’île.
Echanges sportifs à la Réunion :
Afin d’appliquer la coopération à double sens, deux évènements sportifs permettraient de concrétiser la venue de nos amis malgaches :
- Participation d’une équipe sainte-marienne au Tournoi inter-régional :
A l’occasion de la 9è édition du tournoi inter-régional de football en 2010 qui sera organisée par la Région Réunion et qui réunira l’ensemble des Régions françaises sur notre île en mai prochain, il est envisagé de faire venir en invité d’honneur une équipe sainte-marienne, sous le signe de la fraternité et de la solidarité.
- Participation au prochain marathon Tram Train :
Lors de la 4è édition du marathon Tram Train qui sera organisée par la Région Réunion en avril 2010, le vainqueur des 1ères foulées de l’île Ste-Marie pourrait faire partie de la dizaine de coureurs extérieurs invités chaque année.
Sur le plus long terme, il pourrait être envisagé qu’un véritable partenariat se développe entre notre Collectivité et l’île Sainte Marie et se concrétise par la signature d’une convention entre notre Collectivité et le District de Sainte Marie. Les déplacements d’OSCAR sur l’île depuis 2006 ont, en effet, permis de créer des contacts privilégiés entre les acteurs du développement local de Sainte Marie et des partenaires réunionnais. Un véritable programme d’actions pourrait s’élaborer sur la base des diagnostics réalisés par notre équipe et par les VP travaillant sur place. Une île comme Sainte Marie se prêterait d’ailleurs très bien à une opération intégrée de développement qui pourrait être portée par un Volontaire réunionnais.
En effet, du fait de son contexte géographique et de ses besoins particuliers, Sainte Marie pourrait bénéficier d’approches plus intégrées de la gestion durable du territoire et des ressources (terre, eau, forêt) et ce afin de faire face aux menaces qui pèsent sur son territoire (cyclones, inondations, déforestation…). Un tel projet faciliterait l’analyse des problèmes environnementaux et l’établissement de priorités précises concernant les modifications à apporter aux politiques et activités sectorielles de l’île.
En conclusion, il semble que la formule du tourisme solidaire ait emporté l’adhésion de tous, ce choix de voyage offrant véritablement la possibilité d’approcher, de découvrir et de vivre le pays et ses coutumes de l’intérieur.
La compilation des photos et films du séjour sera bientôt disponibles sur un blog dont l’adresse sera prochainement communiquée.
Pour finir, sur des mots empruntés à Charles BEAUDELAIRE extraits de Parfum Exotique (Les Fleurs du Mal, 1857), Sainte-Marie est un peu … :
« Une île paresseuse où la nature donne Des arbres singuliers et des fruits savoureux ; Des hommes dont le corps est mince et vigoureux, Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne »
Sans oublier les enfants saint-mariens, sans qui rien de tout cela n’aurait de sens …
Nos plus sincères remerciements aux partenaires, amis et financeurs qui ont contribué à la réussite de cette opération, tant pour leur soutien, leur participation financière, matérielle et logistique.
Spécial remerciement à Nolwenn pour avoir activement contribuer à ce récit.😉
Chaque année, l'association du personnel des agents de la Région prépare et organise un voyage solidaire à destination des enfants et de la population à travers diverses animations et activités sportives. Je tiens à votre disposition notre programme d'actions pour 2010 qui se déroulera du 27/08 au 8/09 pour ceux qui séjourneraient sur l'île Ste-Marie pendant cette période.
Ci-après notre bilan de l'opéation 2009 :
1. Tous mobilisés dans la préparation du voyage
Bien en amont, les candidats au voyage se sont impliqués dans la collecte de fonds et la recherche de sponsors destinés à financer une partie de l’opération. Certains partenaires ont ainsi pu renouveler leur contribution tandis que d’autres ont accepté d’y participer pour la première fois. Le personnel de la Collectivité a également été sensibilisé lors des habituelles ventes de gâteaux qui a permis de récolter près de 700 €.
Des marchandises ont aussi été rassemblées (vêtements pour enfants, casquettes, t-shirts, petit matériel scolaire, produits pharmaceutiques de première nécessité, couettes, etc). Ainsi, c’est l’équivalent d’une tonne de fret qui a pu être expédiée grâce notamment au soutien essentiel de la SPSM (Société de pêche de Ste-Marie) et de la compagnie Air Madagascar qui a gracieusement offert le transport aérien de 130 kilos.
L’énergie et le temps dévolus par les agents sont exemplaires : pas moins de 77 cartons ont été préparés durant le mois d’août !
Pour toutes les diligences et formalités administratives auprès du vice consulat pour la délivrance des visas, nous remercions également les services de la Région pour leur soutien depuis quatre ans, celui de la direction générale des services et de la direction de la coopération régionale et de son représentant basé sur Tananarive.
Les contacts pris et entretenus toute l’année avec les personnes ressources en place sur l’île Sainte-Marie par le biais du nouveau directeur de l’Alliance Française ont également contribué au succès de l’opération.
2. Le groupe Oscar attendu : témoignage de liens solidement tissés
L’accueil qui nous a été réservé par l’Alliance Française lors de notre arrivée dans leurs nouveaux locaux à Ambodifototra atteste de la qualité des relations nouées avec les autorités et relais institutionnels localement.
Le groupe OSCAR a été invité à découvrir une exposition permanente d’une riche collection de cartes postales de Madagascar à la fin du XXème siècle, et à assister à la représentation de quelques extraits de la pièce de théâtre de « La Fabuleuse Histoire de l'Île Sainte-Marie » (Tantara Nosy Boraha) interprétée par l'Alliance française de Sainte-Marie et le Théâtre du Ravinala dirigé par Jean-Claude Scant. Une fresque historique inédite qui retrace en plusieurs tableaux une période décisive de l'histoire de Sainte-Marie.
Un cocktail de bienvenue a ensuite été partagé avec les officiels à qui des cadeaux protocolaires ont été remis parmi lesquels le Consul Honoraire, la Chef de District qui nous a de nouveau honorés de sa présence et le nouveau Président de Délégation Spéciale de Sainte-Marie (fonction de « super maire »), en fonction depuis 3 mois.
La rencontre avec David Randrianarivelo, Volontaire du Progrès et directeur de l’Alliance Française depuis juin 2009 en remplacement de Laurent Bicchierrelli, et les retrouvailles avec Marc Blondel, hôtelier de la place et acteur fortement impliqué à titre personnel dans l’action d’OSCAR, se sont placés sous le signe d’une franche amitié et d’un vrai désir de s’entendre.
Les directrices du groupe (pré)scolaire La Colombe du Nord à Ambatoroa, de l’école La Frégate et de la crèche à Ambodifototra, avec qui un contact avait déjà été pris les années précédentes, ont également été rencontrées .
Enfin, les saint-mariens ont manifesté une grande joie à notre arrivée dans les villages. Des enfants courraient sur les plages rejoindre ceux déjà rassemblés à attendre l’accostage des bateaux. Certains se souvenaient même des prénoms de certains d’entre nous présents en 2008 !
La générosité des agents de la Région a permis de distribuer également plus d’une quinzaine de cartons de vêtements enfants aux orphelinats « Zazakely » dans le nord et à Agniribé au « Foyer de l’espérance » sur l’île aux Nattes.
Parmi les retrouvailles, la jeune proviseure du seul lycée de Ste-Marie nous a également accueilli à notre arrivée. Deux cartons de livres d’enseignements destinés aux professeurs lui ont été remis.
3. A la rencontre des écoliers : notre action de fond …
Comme lors des précédents déplacements, OSCAR a orienté l’essentiel de son action vers les enfants.
Quatre villages du nord, région la plus défavorisée de l’île, ont reçu notre visite : Ambatoroa, Ambodiatafana, Ifotatra et Agnafafy, village de la côte est que nous visitions pour la première fois. Le déroulé d’une journée type prévoyait le partage du repas avec les enfants suivi d’un spectacle de magie et/ou la projection d’un dessin-animé et enfin la distribution de petits matériels scolaires (cahiers et stylos essentiellement) aux enfants. En complément et comme demandé lors de notre dernier passage par les directeurs d’école, des livres de lecture ainsi que des kits de traçage (règle, équerre et rapporteur) ont été réservés pour l’usage des enseignants (30 par école).
D’une façon générale, les villageois ont largement participé à la préparation (tri et cuisson du riz, découpe de la viande, dressage des feuilles de « falaf ») et à la distribution du repas aux enfants, aux anciens et aux figures du village. Toutes les bonnes volontés de l’équipe ont pu s’associer à ces différentes phases pour le bonheur des uns et des autres.
Parfois dépassés par notre propre succès, le groupe a du composer pour que l’ensemble des villageois qui s’étaient invités à la fête puisse également partager ces repas. Ce fut le cas notamment à Ambodiatafane, dernier village situé dans la partie la plus septentrionale de l’île. Du riz et de la viande supplémentaires ont pu être achetés sur place.
Une certaine tension était palpable d’un point de vue alimentaire, les conséquences du cyclone Ivan liées à la crise actuelle ont aggravé la situation déjà difficile dans ce village ensablé perché sur les dunes et de fait plus exposé aux vents. Les cocotiers n’ont pas retrouvé de leur splendeur ni de leur rendement habituel.
Au cours de chaque journée passée dans les villages, les membres du groupe OSCAR ont eu le loisir de distribuer friandises et ballons, d’organiser jeux et animations faisant le bonheur des enfants.
L’animation phare a sans nulle doute été le spectacle de magie qui a su capter l’attention des petits (et des grands !) et fasciner l’ensemble du public par des tours participatifs toujours bien rôdés et plein d’humour !
Cette année, une attention toute particulière a été portée aux femmes qui ont pu profité d’un atelier manucure. Un moindre remerciement pour l’accueil des plus chaleureux qui nous était offert à chaque arrivée dans les villages.
Il a régné lors de ces moments passés dans les villages un véritable esprit de partage. L’échange, pas uniquement matériel, a lieu à tout niveau, tant en sourires qu’en paroles. Une énergie débordante animait les enfants, au point de nous déborder par moments !
4. … ponctuee de rendez-vous sportifs :
A l’origine de notre première idylle avec l’île Ste-Marie en 2006, le football a été l’entremetteur d’une relation durable qui noue aujourd’hui nos deux îles.
Chaque année, nous nous efforçons, sans que cette activité ne soit un critère de sélection parmi les volontaires candidats au voyage, d’organiser un mini tournoi de football dédié à la mémoire de notre regretté Daniel Kichenin, qui nous avait accompagné il y a deux ans.
Cette rencontre sportive a rassemblé trois équipes : Ifofatra, Geto et l’équipe d’OSCAR renforcée de quelques malgaches dont, pour la petite anecdote, le Président de Délégation Spéciale a l’initiative du premier but !
Celles-ci se sont respectivement classées première, troisième et seconde à l’issue de la compétition balayée par une alternance de nuages diluviens et d’éclaircies.
Les deux équipes locales ont été dotées d’une coupe, de tee-shirts, de casquettes et de ballons. Certains agents d’OSCAR ont fait don de tout ou partie de leurs équipements personnels. Un lot complet de tenues a également été offert aux joueurs d’Ifofatra, la moins équipée.
Enfin, annonce a été faite de la volonté pour OSCAR de voir une équipe de Ste-Marie, en invité d’honneur, au tournoi inter régions programmé et organisé par la Région Réunion pour mai 2010 à La Réunion. Cette perspective nécessite à présent de préciser les modalités pratiques qui permettront de les inviter. Cette nouvelle a été accueillie avec beaucoup d’excitation et d’enthousiasme !
Au passage, nous avons pu constater, en comparaison avec les années précédentes, la nette amélioration du terrain (limites matérialisées) et de son accès où le « passage à gué » à travers la rizière a été remplacé par des passerelles de bois.
Les Premières Foulées de l’Ile Sainte-Marie, course pédestre d’environ 13 kilomètres, ont rassemblé plus d’une cinquantaine de concurrents (ce qui peut être considéré comme un succès à l’échelle de l’île) dont le maire de la ville (!) sur un parcours allant de l’aéroport de Sainte-Marie à l’extrême sud de l’île jusqu’aux locaux de l’Alliance Française à Ambodifototra (chef-lieu).
Nous avons pu saluer la performance des malgaches dont les temps relèvent d’un très bon niveau. Le premier à inscrire son nom au palmarès réalise un temps remarqué de 42 ‘. Les représentants d’OSCAR n’ont pas démérité, une équipe de relayeuses a même pris le départ et terminé bien au delà des espérances de chacune ! La première féminine, malgache de surcroît, se prénomme comme par évocation … Oscarine !
Des Vélos-Tout-Terrain, coupes, chemises, lecteurs MP3, tee-shirts, casquettes, médailles et lots en tous genres comptaient parmi les récompenses distribuées aux participants.
Un déjeuner en ville avec les organisateurs et les autorités locales a clôturé cette première édition des Foulées, lors duquel de nouvelles idées ont surgi pour l’organisation des deuxièmes foulées 2010...
Enfin, pour la seconde année consécutive, une vingtaine d’équipages a pris le départ de la Course des Pirogues organisée à Agnivorano, loin de la ville. Les villageois venus en nombre soutenir leurs marins ont créé une ambiance survoltée empreinte de chants, d’encouragements et d’applaudissements. La prestation de l’unique équipage d’OSCAR a été largement saluée malgré un départ incertain !
L’annonce des festivités a été diffusée au préalable sur la radio nationale et une brève a été reprise dans la presse écrite le lendemain.
La présence renouvelée de la marine à bord de son zodiac était de nature à garantir la sécurité de tous les participants et de notre équipage en particulier moins aguerri à ce type de bataille navale d’un autre genre. Deux canoës kayak, gracieusement offert par le centre nautique de St-Leu, ont également pu encadrer le départ de la course.
Des médailles, kits de plongée et imperméables ont récompensé tous les concurrents ; l’équipage vainqueur s’est quant à lui vu offrir un zébu.
5. D’autres moments forts …
Comme l’année dernière, nous avons eu l’immense privilège de croiser les baleines en route vers le sud lors de nos navettes quotidiennes en bateau vers les villages.
En chemin vers Ambodiatafana nous avons retrouvé Modestine, la directrice du centre pré-scolaire privé La Colombe du Nord, qui a insisté pour nous faire visiter son école réhabilitée en partie grâce à la contribution financière de certains membres du groupe OSCAR en 2008.
La toiture du bâtiment, entièrement refaite à neuf, attestant de l’utilisation à bon escient du don recueilli a motivé l’ensemble du groupe à se cotiser : une centaine d’euros a été remise à Modestine qui a promis, comme l’année passée, de respecter son engagement quant à l’usage de cette modeste contribution.
Modestine a par ailleurs insisté, dans un laïus inquiétant, sur le contexte actuel dans lequel évoluent les enfants du nord de l’île, rendu difficile par la conjoncture politique du pays. Elle a notamment annoncé la cessation de son service de cantine, faute de moyens. Certaines familles ne semblent plus par conséquent en capacité d’assumer la scolarisation de leurs enfants.
Notre passage à la crèche d’Ambodifototra et à l’école La Frégate plus au sud compte également parmi les temps forts du séjour. Une distribution de jouets s’est faite sous le regard ébahi des enfants qui, pour les plus grands, se sont montrés d’une politesse remarquable.
Des cartons de vêtements ont été remis à la directrice de la crèche.
La directrice de La Frégate a promis de tenir le groupe OSCAR informé du programme de parrainage scolaire en faveur des enfants qu’elle accueille.
En marge de notre action, de belles surprises sont venues égayer le séjour.
Vilon’Androy, formation musicale de Tuléar, a donné un mémorable concert de Salegy à l’hôtel La Crique, où nous étions hébergés, pour le plaisir de tout le groupe OSCAR qui s’est courageusement essayé au rythme effréné des pas de danse malgache ! Pour la petite histoire, Vilon’Androy s’était produit le mois précédent à la Réunion, sur la scène du Sakifo.
Une distribution de vêtements et de jouets ainsi qu’un spectacle de magie ont été proposés en remerciement au personnel de l’hôtel La Crique que nous avons côtoyé pendant toute une semaine.
Enfin, il a pu être ménagé quelques rares moments de repos et/ou de découverte au cours du séjour, et qui se sont révélés être bénéfiques pour tous.
Les deux parcours de randonnée pédestre ont donné l’occasion à ceux qui le souhaitaient de traverser l’île d’ouest en est et de profiter de superbes paysages (dans les denses forêts de ravenales et de gréviléas…) et points de vue (sur la baie d’Ampanihy et les piscines naturelles à l’extrême nord de l’île…).
Un périple en pirogues à travers la mangrove nous a conduit sur une plage déserte de sable fin où le bain pris en plein océan indien a revigoré le groupe.
La visite de l’école d’Agnafafy dans l’est a été une agréable surprise où la discipline tranchait avec le joyeux brouhaha de nos rencontres habituelles. Les anciens du village représentent à la fois les sages et les gardiens des bonnes valeurs. C’est dans un très bon français, académique, qu’ils exprimèrent leurs quelques desideratas parmi lesquels la reconstruction d’une classe détruite par le cyclone Ivan, disposer de livres de français niveau primaire et de ballons mousse, considérés comme démodés mais réputés increvables !
Un devis sera établi par le directeur d’école et le « fokontany » (chef du village) pour préciser le montant de la reconstruction de la classe estimée à 1500 €.
Nous avons été accueillis pour cette unique nuit sur la côte orientale de l’île au « Paradis d’Ampanihy », nom évocateur non pas pour les prestations de la structure dépourvue d’eau courante et d’électricité mais pour le cadre idyllique et enchanteur des lieux. A notre départ, plusieurs sacs d’eau chaude solaire ont été offerts à la gérante de l’hôtel.
Le séjour s’est achevé par un repas pris et une nuit passée au Baboo Village sur l’île aux Nattes. Ce très bel endroit n’a malheureusement pas eu le loisir de nous dévoiler tous ses charmes du fait de notre arrivée tardive sur le site, et de notre départ aux aurores et sous la pluie le lendemain.
6. Les perspectives de coopération
Suite aux échanges que les membres de notre groupe ont pu avoir avec certaines autorités de l’île Sainte Marie (Chef de district, PDS, directeur de l’hôpital) ainsi qu’avec les Volontaires du Progrès réunionnais (VP) affectés sur place, des actions de co-développement, pour lesquelles des réflexions ont été engagées, pourraient se mettre en place dans les mois à venir.
Il convient tout d’abord de signaler que des jouets supplémentaires seront expédiés, récupérés avec l’entreprise Ravate, comme les années précédentes, à un certain nombre de crèches et d’écoles de Sainte Marie à l’occasion des fêtes de Noël et acheminés gratuitement par la société de pêche SPSM.
Par ailleurs, par le biais d’OSCAR et grâce à la générosité de coopératives agricoles de La Réunion, des semences seront envoyées prochainement à notre VP en charge de la Maison de l’Agriculture et de l’Environnement de l’île Sainte Marie. L’impact sera d’envergure puisque ce sont près de 500 paysans sainte-mariens qui sont actifs dans le projet de développement de la filière maraîchage mené par le VP.
S’agissant de projets plus structurants, des contacts très prometteurs ont pu être pris auprès de partenaires malgaches et réunionnais.
Equipement des dispensaires en eau chaude solaire :
En partenariat avec un solariste réunionnais et le Rotary club, un programme d’équipement des dispensaires de l’île en chauffe eaux solaires est à l’étude. Cette opération serait intégrée dans les actions de coopération que mènent actuellement le Rotary Club de la Réunion et l’hôpital d’Ambodifotatra.
9 dispensaires et 1 hôpital ont été recensés sur toute l’île dont 2 ne bénéficient pas de citernes ou sont endommagées (de type béton, fissurées). Aucune de ces structures ne bénéficient de l’eau courante du réseau public. Elles sont toutes alimentées par des citernes qui récupèrent les eaux de pluie de la toiture.
Réhabilitation du petit marché :
Projet de réalisation d’une structure métallique avec les élèves de BTS du lycée technique de Bel Air à Ste-Suzanne dans le cadre de leur stage collectif de fin d’année. Plusieurs pistes ont été avancées avec les différents acteurs locaux : réhabilitation de la crèche municipale, réalisation d’un point info-santé de la Croix Rouge, prolongement ou annexe d’un dispensaire ou d’une école…
La dernière proposition qui a été soumise et qui semble recueillir l’unanimité serait la reconstruction du petit marché couvert qui est une structure métallique vieillissante et complètement rouillée. Ce projet fait le lien avec l’aide au développement de la culture maraîchère que mène actuellement un VP affecté à cette mission. Un partenariat pourrait s’envisager avec Transmad qui a été le coordonnateur de travaux pour la réalisation du nouveau bâtiment de l’Alliance Française.
Aide à la reforestation :
Dans le prolongement des actions entreprises par l’association « Planète urgence » et identifiées à la suite du colloque sur la biodiversité qui s’est tenue sur l’île de la Réunion, l’aide à la reforestation doit se poursuivre en lien avec l’ensemble des acteurs locaux.
L’office du tourisme de Ste-Marie, très actif dans ce domaine, souhaite prioriser les actions qui tendent à préserver les richesses naturelles, culturelles et historiques de l’île. Dans ce cadre, elle a signé une convention de partenariat avec l’ONG Fanamby fin 2008 afin de délimiter, protéger et reconstituer trois massifs forestiers situés au nord est de l’île.
Echanges sportifs à la Réunion :
Afin d’appliquer la coopération à double sens, deux évènements sportifs permettraient de concrétiser la venue de nos amis malgaches :
- Participation d’une équipe sainte-marienne au Tournoi inter-régional :
A l’occasion de la 9è édition du tournoi inter-régional de football en 2010 qui sera organisée par la Région Réunion et qui réunira l’ensemble des Régions françaises sur notre île en mai prochain, il est envisagé de faire venir en invité d’honneur une équipe sainte-marienne, sous le signe de la fraternité et de la solidarité.
- Participation au prochain marathon Tram Train :
Lors de la 4è édition du marathon Tram Train qui sera organisée par la Région Réunion en avril 2010, le vainqueur des 1ères foulées de l’île Ste-Marie pourrait faire partie de la dizaine de coureurs extérieurs invités chaque année.
Sur le plus long terme, il pourrait être envisagé qu’un véritable partenariat se développe entre notre Collectivité et l’île Sainte Marie et se concrétise par la signature d’une convention entre notre Collectivité et le District de Sainte Marie. Les déplacements d’OSCAR sur l’île depuis 2006 ont, en effet, permis de créer des contacts privilégiés entre les acteurs du développement local de Sainte Marie et des partenaires réunionnais. Un véritable programme d’actions pourrait s’élaborer sur la base des diagnostics réalisés par notre équipe et par les VP travaillant sur place. Une île comme Sainte Marie se prêterait d’ailleurs très bien à une opération intégrée de développement qui pourrait être portée par un Volontaire réunionnais.
En effet, du fait de son contexte géographique et de ses besoins particuliers, Sainte Marie pourrait bénéficier d’approches plus intégrées de la gestion durable du territoire et des ressources (terre, eau, forêt) et ce afin de faire face aux menaces qui pèsent sur son territoire (cyclones, inondations, déforestation…). Un tel projet faciliterait l’analyse des problèmes environnementaux et l’établissement de priorités précises concernant les modifications à apporter aux politiques et activités sectorielles de l’île.
En conclusion, il semble que la formule du tourisme solidaire ait emporté l’adhésion de tous, ce choix de voyage offrant véritablement la possibilité d’approcher, de découvrir et de vivre le pays et ses coutumes de l’intérieur.
La compilation des photos et films du séjour sera bientôt disponibles sur un blog dont l’adresse sera prochainement communiquée.
Pour finir, sur des mots empruntés à Charles BEAUDELAIRE extraits de Parfum Exotique (Les Fleurs du Mal, 1857), Sainte-Marie est un peu … :
« Une île paresseuse où la nature donne Des arbres singuliers et des fruits savoureux ; Des hommes dont le corps est mince et vigoureux, Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne »
Sans oublier les enfants saint-mariens, sans qui rien de tout cela n’aurait de sens …
Nos plus sincères remerciements aux partenaires, amis et financeurs qui ont contribué à la réussite de cette opération, tant pour leur soutien, leur participation financière, matérielle et logistique.
Spécial remerciement à Nolwenn pour avoir activement contribuer à ce récit.😉
Achat d'équipement de camping à Sydney English translation pending
Bonjour
Je prépare mon voyage d'un an en Australie pendant lequel je serais pendant 7-8 mois sur le route le jour et sous la tente la nuit. Je voudrais donc savoir si niveau matériel de camping il est plus intéressant de l'acheter avant de partir ou de l'acheter sur place. J'ai jeté un coup d'œil à quelques sites, à première vue ça m'a l'air plus cher là bas. Qu'en dites-vous ?
A titre indicatif il me faut : - tente (type Lightent 1 de Ferrino) - sac de couchage ultralight - réchaud à essence - quelque petit matériel
Je prépare mon voyage d'un an en Australie pendant lequel je serais pendant 7-8 mois sur le route le jour et sous la tente la nuit. Je voudrais donc savoir si niveau matériel de camping il est plus intéressant de l'acheter avant de partir ou de l'acheter sur place. J'ai jeté un coup d'œil à quelques sites, à première vue ça m'a l'air plus cher là bas. Qu'en dites-vous ?
A titre indicatif il me faut : - tente (type Lightent 1 de Ferrino) - sac de couchage ultralight - réchaud à essence - quelque petit matériel
Roissy: pire aéroport du monde? English translation pending
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/08/04/97001-20100804FILWWW00274-roissy-le-pire-aeroport-du-monde.php
C'est exactement mon avis... et les managers de Roissy continuent à dire que c'est le meilleur 🏴☠️ et ils sont contents!
C'est exactement mon avis... et les managers de Roissy continuent à dire que c'est le meilleur 🏴☠️ et ils sont contents!
Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness" English translation pending
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de cinq semaines en Australie (30 mai au 5 juillet 2010)... de Darwin à Perth, en passant par les parcs nationaux du Top End, du Kimberley, du Pilbara et de la côte occidentale.
Au programme : 4X4, randonnées, plongées et wilderness.
La version complète avec davantage de photos est ici :
sites.google.com/...euxvoyagesaustralie/
Bonne lecture à tous !

Présentation
L’Australie, on y pensait depuis plusieurs années déjà !
Dès 2006, j’ai acheté un guide. Après l’avoir parcouru, je l’ai abandonné sur une étagère, n’ayant pas réussi à surmonter le dilemme qui se pose à tout voyageur vers ce pays-continent : par où commencer ? J’ai fini par renoncer à ce géant.
Mais, cette année, c’est décidé ! On a envie de pistes, de grands espaces sauvages, d’outback… c’est l’Australie qu’il nous faut ! Je décide de prendre le problème à bras-le-corps afin de déterminer le meilleur itinéraire. Pas facile !
Après avoir parcouru mon forum de voyages préféré (merci à Nomad74, Nuggets et Platypup) et compulsé le fameux guide, quelques sites me paraissent vite incontournables. Je les mets en tête de liste : Kakadu NP, Katherine Gorge et le Kimberley.
Mais ensuite ? Faut-il y ajouter le Centre Rouge… et/ou la barrière de Corail… et/ou la côte occidentale ? Après réflexion et contrairement à la majorité des touristes européens (et pour ne pas faire comme tout le monde !), nous décidons de zapper le Centre Rouge … tant pis, ce sera pour une autre fois. Quant à la barrière de Corail uniquement accessible en bateau et architouristique, nous lui préférons une petite barrière proche de la côte (occidentale) accessible à la nage : Ningaloo Reef.
A partir de là, le parcours devient très clair : départ Darwin, retour Perth en passant par Kakadu NP, Katherine Gorge, le Kimberley par la Gibb River Road avec une extension au sud vers les Bungle Bungle et au nord vers Mitchell Plateau, puis Broome, Karijini NP, Coral Bay et Cape Range, Shark Bay et Cape Peron, Kalbarri NP, Yanchep NP et Pinnacles Desert.
Afin d’allier confort et wilderness, nous choisissons d’alterner l’hébergement en hôtel ou B&B quand c’est possible et le camping sous tente dans les coins les plus reculés. Pour nous permettre de rouler sur les pistes de l’outback et de traverser des gués, nous optons pour la location d’un solide 4X4 équipé d’un snorkel. Afin d’adapter le parcours avec un maximum de liberté, nous ne réservons que quelques hôtels, avec une option d’annulation. Seul le séjour de cinq nuits à Coral Bay est réservé de façon ferme.
Prévision : plus de 6000 kilomètres en cinq semaines.
Juin nous paraît être une bonne période : c’est certes l’hiver mais dans le nord tropical, c’est la saison sèche, il devrait faire beau et chaud puis de plus en plus frais en allant vers le sud.
A partir du début du mois de mai, je commence à surveiller la météo et les conditions d’ouverture des parcs nationaux après la saison des pluies censée se terminer en avril. Pas de chance, cette année, non seulement la pluie perdure dans le Top End mais certains parcs du Kimberley qui avaient ouvert début mai sont à nouveau fermés mi-mai en raison d’un important épisode pluvieux inhabituel en cette saison. A la veille de notre départ, la plupart des sites concernés ne sont toujours pas rouverts. Alors… wait and see !
Autre désagrément de dernière minute : la British Airways qui opère nos vols Paris – Londres et Londres – Singapour prévoit un mouvement de grève de son personnel de bord entre le 25 mai et le 9 juin. Notre vol Paris – Londres est finalement annulé mais la compagnie nous reporte sur le vol précédent. Résultat : deux heures d’attente de plus à Londres et en tout un voyage de plus de vingt-sept heures.
Notre parcours
Vingt-sept heures de voyage et premières impressions
J1 & 2 : Dim 30 & Lu 31/05/10
C’est vraiment très chargés que nous nous présentons au comptoir d’enregistrement de la British Airways à Roissy : 45,4 kg sur les 46 kg autorisés pour nous deux, cinq bagages en tout dont une tente « deux secondes » plus un bagage à main de près de 10 kg chacun. La BA étant réputée pour perdre souvent des bagages, nous avons prévu des vêtements de rechange dans notre sac. D’ailleurs ce n’est sans doute pas pour rien que l’hôtesse au check-in nous précise de vérifier à Londres si nos bagages apparaissent bien dans le système (informatique).
C’est donc la première démarche que nous nous empressons d’effectuer en posant le pied à Heathrow. Derrière son comptoir, l’employé nous annonce qu’ils n’y sont pas ! Ils sont probablement restés à Paris (?).
Oh ! Non, pas de chance ! Une heure avant notre vol suivant, il nous confirme qu’ils ne sont toujours pas visibles dans le système.
Alors c’est un peu fébriles que nous nous présentons treize heures plus tard au comptoir d’enregistrement de Jetstar qui opère notre dernier vol, Singapour – Darwin.
Des bagages, toujours pas de trace. En revanche, pour nous délivrer nos cartes d’embarquement, l’hôtesse nous demande nos visas. Des visas ? Quels visas ? Il faut un visa pour l’Australie ? Je tombe des nues et, incrédule, j’extirpe mon guide du fin fond du sac. Eh ! oui, au chapitre « Visas », j’apprends qu’il faut une « autorisation électronique de voyage » = ETA, le pendant de l’ESTA américaine. J’en ai pourtant lu des tonnes avant de partir mais ce chapitre-là m’a complètement échappé et à aucun moment, ni la compagnie aérienne, ni l’agence en ligne (celle avec trois O) n’a attiré notre attention sur cette obligation.
Heureusement, au point Internet voisin, quelques clics suffisent pour obtenir le fameux sésame… en principe… car pour moi, ça marche illico mais pour Hervé, rien à faire ! Il a fallu l’intervention d’une responsable de la compagnie aérienne pour persuader les services de l’immigration de bien vouloir le laisser partir ! Pour un peu, je partais seule en Australie !
Voilà un premier épisode qui se finit bien. Le suivant se déroule devant le tapis à bagages à Darwin. Quel ne fut notre étonnement de voir arriver un, puis deux, puis trois, quatre et cinq bagages. Hourra ! Nos vacances vont pouvoir enfin commencer !
J3 : Mar 01/06/10
Après toutes ces heures de voyage de nuit, on a hâte de voir le jour. Mais il faut patienter encore un peu, car il est 4 h 30 du matin. Requinqués par un cappuccino extra-fort, nous piaffons d’impatience dans l’aérogare et tentons de tuer le temps jusqu’aux premières lueurs du jour.
A 7 h 30, un taxi nous dépose devant les bureaux de Britz. Le temps de remplir les papiers (en précisant bien quelles pistes nous prévoyons d’emprunter) et de visionner un DVD nous présentant les subtilités de notre véhicule, nous voilà prêts à réceptionner le carrosse : un 4X4 Toyota Land Cruiser, boîte manuelle, 140 554 km au compteur, équipé d’une glacière électrique et d’un snorkel, un véhicule dans lequel nous entassons nos 60 kg de bagages.
Les premiers instants de conduite sont hésitants : attention à bien rouler à gauche, à ne pas confondre clignotantessuie-glace et à bien passer les vitesses de la main gauche. Une véritable rééducation !
En route vers l’est et les parcs de Kakadu et Mary River. Les traditionnelles premières courses sont faites à la sortie de Darwin : notre glacière électrique va bien nous simplifier les choses, nous la remplissons à ras bord de fruits, légumes et produits frais pour plusieurs jours.
Comme nous sommes un peu en avance sur notre planning, je propose de faire notre pause du midi vers Fogg Dam, une réserve naturelle fréquentée par une multitude d’oiseaux aquatiques.
Mais de la réserve nous n’aurons qu’un bref aperçu car en voulant déballer le matériel de pique-nique, je m’aperçois qu’un des sacs (celui contenant tout le matériel de camping) a été oublié chez le loueur. Il n’y a plus qu’à faire demi-tour et un aller-retour de 120 km. Quelles têtes de linotte !
Une fois le sac récupéré, nous pouvons enfin poursuivre sur Arnhem Hwy dans des paysages mêlant eucalyptus et pandanus. Nous découvrons aussi les premières termitières géantes au bord de la route.
Mais bientôt nous quittons la Highway pour emprunter la petite route du Point Stuart, et après avoir jeté un œil à la Mary River au bout de la piste de Rockhole, notre première journée s’achève au Point Stuart Wilderness Lodge.
Perdu au beau milieu des billabongs, le lodge n’est guère fréquenté à cette période, pas plus de trois chambres occupées, mais sur les pelouses, en revanche, il y a du monde… des dizaines de wallabies qui détalent comme des lapins dès qu’on les approche. Dommage !
Au dîner, je goûte la spécialité dede la région, le barramundi, un poisson de rivière à grandes écailles, alors qu’Hervé préfère un classique « scotch filet » qu’il va vite regretter.
Après ça, au lit de bonne heure car on a quelques heures de sommeil à rattraper !
Mistake Billabong
Kakadu Ubirr Rock
J4 : Me 02/06/10 Il faut croire que nous sommes vraiment décalés : après un petit déjeuner en pleine nuit à 2 heures du matin, nous refaisons un petit somme. Alors quand le jour se lève (ici, il se lève à 7 heures), nous partons directement explorer la forêt humide derrière le lodge.
Jimmy Creek Trail nous emmène dans une jungle impénétrable, peuplée d’oiseaux mais aussi de quelques beaux spécimens d’arachnides. Par précaution, Hervé agite sa casquette devant lui pour éviter les toiles et leurs occupantes.
Après cette petite balade matinale et un deuxième petit déjeuner, il est temps de prendre la route en direction du parc national de Kakadu, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour des critères naturels et culturels.
Forêt humide, plaines marécageuses et savanes boisées se succèdent.
Mais déjà un stop… car on a aperçu des oiseaux ! Le premier est un Galah, Cacatua roseicapilla, un cacatoès rose et gris endémique d’Australie, notre favori… l’autre un cacatoès à huppe jaune Cacatua galerita, très répandu dans le nord du pays !
Le but du jour est de rallier Ubirr Rock en fin de journée, 186 kilomètres.
A l’entrée du parc, nous sommes tout étonnés de ne voir aucune guérite. Nous achetons sagement nos pass (25 AUD/pers. valable 14 jours) au Kakadu Resort, voisin de l’entrée. Entre nous soit dit, ils ne nous seront jamais ni réclamés ni vérifiés.
C’est également là que sont disponibles les mises à jour concernant les sites ouverts. Comme je le craignais, Mamukala Trail, prévu ce matin, n’est pas accessible. Je décide de le remplacer par Gungarre Walk (3,6 km) qui traverse la forêt derrière le resort et aboutit à un plan d’eau, un billabong comme on l’appelle ici, recouvert d’une mer de nénuphars… pas exceptionnel !
A présent, cap encore plus à l’est vers le mythique Ubirr Rock. En quittant la Highway pour la petite Oenpelli Road, on imagine bien à quoi doit ressembler le parc pendant la saison des pluies. A Magela Crossing, l’eau passe sur la route et toute la zone a encore les pieds dans l’eau ! En fait, il ne fait sec que depuis quelques jours.
Pourtant, peu après ces plaines marécageuses, se dresse devant nous l’escarpement de la Terre d’Arnhem, une majestueuse ligne de falaises de grès culminant par endroits à 200 mètres. La route s’arrête en cul de sac au pied du rocher d’Ubirr, un affleurement isolé, mondialement réputé pour ses galeries d’art aborigène.
Nous découvrons une à une ces merveilles.
Puis nous grimpons au point de vue de Nardab où s’offre à nous un panorama à 360° sur les plaines inondables environnantes.
Là, nous attendons tranquillement le coucher de soleil.
A force de nous attarder, nous oublions qu’ici la nuit tombe vite après le coucher du soleil. Nous n’avons que quelques kilomètres à parcourir jusqu’au camping de Merl mais déjà il fait nuit.
Nous nous arrêtons au premier emplacement disponible et plantons la tente en deux secondes… qui nous paraissent être une éternité tant les moustiques nous assaillent. Nous ne trouvons pas d’autre issue que de nous réfugier sous la toile… sans même dîner… d’ailleurs, tout ça nous a coupé l’appétit !
Mais alors qu’Hervé finit par s’endormir à poings fermés, je dresse l’oreille au moindre bruit : les rires des voisins, le claquement de porte d’un camping-car, l’envol d’un oiseau, les bonds d’un kangourou, le frôlement d’une feuille… sans compter la chaleur… Bref, je ne parviens pas à fermer l’œil de la nuit !
Ubirr Rock Art
Kakadu : Nourlangie Rock
J5 : Jeu 03/06/10
Après cette nuit blanche et toujours sous le coup du décalage horaire, je suis assez vaseuse ce matin. Les moustiques nous attendent au tournant et dès qu’on sort la tête de la tente, ils sont là. Pas question de s’attarder ! Nous replions notre toile en un peu plus de deux secondes… et des centaines de moustiques avec ! Dire qu’il y en a encore autant qui sont arrivés à s’introduire dans le 4X4 !
Pas question d’envisager quoi que ce soit avant d’avoir acheté une bombe insecticide pour lutter contre ce fléau. Détour par le supermarché de Jabiru. La bombe en main, on va pouvoir réellement démarrer la journée.
Jim Jim Falls et Twin Falls, initialement prévues, font partie des sites encore inaccessibles en raison des intempéries récentes, leur ouverture prévue début juin a été repoussée à la première quinzaine de juillet.
Ayant fait le deuil des fameuses chutes, nous nous dirigeons vers Nourlangie Rock à 62 km du camping. Cette masse longiligne de grès rouge strié d’orange, de blanc et de noir, émerge des forêts environnantes pour tomber d’un côté en falaises escarpées, au pied desquelles se trouve un autre site d’art aborigène très connu.
Nous aurions pu nous contenter de voir les galeries de peintures rupestres au bout d’un court sentier asphalté mais on avait envie de quelque chose de plus consistant. Qu’à cela ne tienne, Barrk Walk suit l’avancée rocheuse à sa base sur 12 kilomètres en six heures d’après notre documentation. La randonnée est censée s’adresser à un public « fit and well prepared » et il vaut mieux la commencer avant 10 heures du matin.
Nous avons tout faux car je ne suis pas sûre que nous soyons au top côté forme… et en plus, il est déjà plus de 10 h 30 quand, enfin, nous quittons le parking.
D’abord un coup d’œil aux peintures !
Puis la grimpette commence, raide dans un éboulis rocheux où on manque à chaque pas de se tordre une cheville. L’avancée est lente et pénible : aurions-nous présumé de nos forces ? J’ai l’impression de faire du sur-place et je n’en vois plus la fin.
Sous la falaise ombragée à laquelle s’accrochent quelques pandanus téméraires, nous goûtons à un peu de fraîcheur tout en admirant la vue.
A l’horizon, on devine de la fumée : le feu est un élément déterminant pour régénérer la végétation.
Nous sommes à présent sur le plateau, partout autour de nous des rochers… un air de déjà vu… Chiricahua NP (Arizona USA) peut-être ? Avec les pandanus en plus !
Balanced Rocks ?
Elephant Rock ?
A mi-parcours, on domine toutes les terres basses et la forêt à perte de vue ! Dire qu’il va falloir redescendre tout ça… et nous sommes encore loin !
Heureusement après avoir atteint le pied de la falaise, un sentier plat et facile nous permet d’accélérer le rythme et c’est une véritable autoroute qui nous ramène au point de départ… après un ultime détour par Nanguluwur Gallery.
Avouons que seul Hervé s’y rend. Alors qu’il y a à peine 300 mètres A/R entre le chemin et la galerie, je comprends qu’il y a 3 kilomètres, ce qui me paraît au-dessus de mes forces, je préfère m’économiser pour la fin du retour.
Dommage… car il y a là quelques belles fresques, certaines anciennes, d’autres plus contemporaines.
Bon, finalement nous serons de retour à la voiture avant 15 heures… soit seulement quatre heures trente (au lieu des six heures escomptées)… pas mal pour quelqu’un qui n’a pas fermé l’œil de la nuit ! A croire que les Australiens comptent très largement leur temps de randonnée. C’est bon à savoir !
Le trajet jusqu’au Gagudju Lodge à Cooinda (35 km) se fait au radar ! Nous avons, tous les deux, du mal à garder les yeux ouverts et arrivés à l’hôtel, nous n’avons plus la force de quitter la chambre, même pas pour la très belle piscine !
D… O… D… O !
Nourlangie Rock Art
Kakadu : Gubara Pools et Yellow Water Cruise J6 : Ve 04/06/10
Voici Koolpin Gorge, uniquement réservée à une quarantaine de personnes par jour, munies d’un permis. Ce permis, nous l’avons… pour aujourd’hui… mais hélas, l’accès à cette gorge est toujours fermé. L’ouverture prévue fin mai a été retardée de plus d’un mois, le site ouvrira le 19 juin. A cette date, nous étions loin ! Une nouvelle fois, il faut adapter nos activités.
Notre hôtel se trouve à proximité du Yellow Water Billabong et une croisière sur ce plan d’eau est considérée comme un point fort d’une visite du Kakadu. La plus matinale (à 6 h 30) est sans doute la plus propice pour observer les oiseaux en pleine activité, mais honnêtement ce matin, nous n’avons pas le courage de nous lever aux aurores.
Parmi les autres horaires proposés, nous réservons celui de 16 heures afin d’assister du même coup au coucher du soleil. Cela nous laisse le temps de faire autre chose jusqu’au milieu de l’après-midi.
Pas énormément de choix dans les destinations, il faut faire avec ce qui est ouvert. Je propose de retourner dans le même secteur qu’hier, sauf qu’à cinq kilomètres de Nourlangie, il faut prendre la direction de Gubara Pools.
Au bout d’une piste facile de neuf kilomètres, truffée de quelques nids-de-poule bien signalés, un sentier de 3 kilomètres serpente dans un environnement vert tendre !
Et au bout… plusieurs bassins bien ombragés dans la forêt humide ! Personne… jusqu’à ce que je me retourne : « Oh ! C’est quoi, ça ? » Un très beau varan nous fait face !
Soudain, l’animal plonge dans le bassin et refait surface avec un poisson qu’il déguste sous nos yeux, puis une fois repu, se repose sur un rocher.
J’ai moi aussi une furieuse envie de me tremper. Un panneau indique que la baignade n’est pas interdite mais signale néanmoins la présence possible de crocodiles d’eau douce. Alors je me tâte : y vais-je ou pas ?
Finalement, j’y vais… pendant qu’Hervé surveille les crocos. L’eau est délicieuse.
Nous restons à flâner au bord de l’eau jusqu’à la mi-journée goûtant une relative solitude partagée avec deux autres couples. Sur le chemin du retour, bien qu’étant en hiver, nous sommes étonnés de voir autant de fleurs.
La galerie d’art aborigène que j’ai loupée hier n’est qu’à 1,7 km de la piste, alors nous faisons le détour afin que je puisse admirer le fameux trois-mâts… et cette drôle de « Lighting Women ». La photo n’est pas à l’envers… c’est la dame qui a la tête en bas !
En revenant à l’hôtel, nous avons tout juste le temps de profiter de la belle piscine avant la croisière de deux heures sur Yellow Waters à 16 heures.
Le point de rendez-vous est devant l’hôtel. C’est un minibus haut sur pattes qui nous conduit sur les lieux pourtant à peine éloignés d’un kilomètre mais, ici aussi, l’eau passe toujours sur la route et les parkings sont inondés. L’ouverture du boardwalk n’est pas prévue avant début juillet.
Le bateau, une sorte de bateau-mouche, glisse sur les eaux calmes miroitant dans une belle lumière à travers les marécages… le décor est planté !
Déjà un crocodile de mer (Crocodylus Porosus) se montre !
De plus près ! Bad look !
Repu sur la berge !
Cet aigle marin, un Pygargue blagre (Haliaeetus leucogaster) vient de se faire attaquer en vol par d’autres oiseaux à qui il venait de subtiliser un oisillon. On ne l’aperçoit pas sur la photo, mais il tient sa proie entre ses serres. Le même… à contre-jour!
En s’approchant du bord, des centaines de canards (Dendrocygna eytoni) caquettent… On se croirait dans une basse-cour !
Une oie semi-palmée (Anseranas semipalmata) atterrit au sommet d’un arbre… alors que des jabirus (Ephippiorhynchus asiaticus) ont fait leur nid sur l’arbre voisin.
Le guêpier arc-en-ciel (Merops ornatus) est rayonnant !
Un Anhinga australien, une sorte de cormoran à long cou (Anhinga melanogaster novaehollandiae) pêche en direct et remonte un poisson qu’il dévore devant nous !
Le Jacana à crête (Irediparra gallinacea)est tellement léger qu’il peut sans problème marcher sur l’eau de feuille en feuille.
Voici les fameuses fleurs et feuilles de nénuphars !
Cette croisière reposante et instructive tire sur sa fin. Le bateau s’immobilise au cœur du billabong pour le spectacle final du coucher de soleil ! Vraiment à recommander !
Deuxième nuit au Gagudju Lodge à Cooinda.
Yellow Water Cruise
Kakadu : Gunlom Falls & Pools J7 : Sa 05/06/10
Avant de quitter le parc par le sud en direction de Pine Creek puis de Katherine, consacrons une partie de la journée à un dernier site du Kakadu, en l’occurrence Gunlom Falls & Pools, où a été tournée une scène du célèbre film Crocodile Dundee.
Engagés sur la Kakadu Hwy de bon matin, nous ne tardons pas à traverser le pont sur South Alligator River, une large rivière recouverte de brume. Les Aborigènes n’appellent-ils pas cette période allant de mai à mi-juin « Yekke », la saison des brumes ?
Vues de part et d’autre du pont.
Puis la route, sur les 93 kilomètres suivants, nous livre un paysage de bush, dans lequel se dressent de nombreuses termitières.
Les chutes de Gunlom se méritent, elles se trouvent à l’extrémité d’une piste poussiéreuse (gravel road) de 37 kilomètres. En plus, pour atteindre les piscines naturelles, un ultime effort est nécessaire pour parcourir le dernier kilomètre jusqu'au sommet des Falls
Ça y est ! On y arrive enfin !
Pas d’hésitation ! Après cette grimpette, on est mieux dans l’eau. Et les crocodiles ? Après la saison des pluies, les rangers contrôlent les bassins avant de les ouvrir aupublic, en y installant des pièges, mais on ne peut jamais être assuré à 100 % qu’il n’en reste pas. La baignade se fait toujours à ses propres risques.
Comme les autres baigneurs, on prend le risque ! La piscine à débordement est un vrai régal !
En remontant le cours d’eau, d’autres piscines toutes aussi belles se dévoilent. La fin de matinée passe à lézarder sur les rochers.
En début d’après-midi, le voyage se poursuit vers Katherine, 170 km, soit deux bonnes heures de route.
A la sortie du parc, une termitière retient tout particulièrement notre attention.
A Pine Creek, nous retrouvons la Stuart Highway qui relie Darwin à Alice Springs mais la vitesse maximale autorisée est la même sur toutes les routes du Territoire du Nord, soit 130 km/heure. Avec notre tacot, nous ne dépassons pas souvent les 100 km/heure… nous prenons notre temps et une conduite économique permet de sauver quelques dollars !
A Katherine, nous avons réservé une nuit au All Seasons Hotel, un hôtel de la chaîne française Accor : un excellent rapport qualité/prix pour ce motel sans prétention, situé un peu à l’écart du centre, proposant toute la gamme des services : piscine, tennis, laverie, restaurant, espaces pour barbecue… et même camping. Pour le restaurant, inutile de chercher bien loin, ce sera celui de l’hôtel. Nous demeurons fidèles au barramundi local… honnête… mais le service est lent, même en vacances.
Gunlom Pools
Nitmiluk (Katherine Gorge) : Smitt’s Rock... A SUIVRE !
Au programme : 4X4, randonnées, plongées et wilderness.
La version complète avec davantage de photos est ici :
sites.google.com/...euxvoyagesaustralie/
Bonne lecture à tous !

Présentation
L’Australie, on y pensait depuis plusieurs années déjà !
Dès 2006, j’ai acheté un guide. Après l’avoir parcouru, je l’ai abandonné sur une étagère, n’ayant pas réussi à surmonter le dilemme qui se pose à tout voyageur vers ce pays-continent : par où commencer ? J’ai fini par renoncer à ce géant.
Mais, cette année, c’est décidé ! On a envie de pistes, de grands espaces sauvages, d’outback… c’est l’Australie qu’il nous faut ! Je décide de prendre le problème à bras-le-corps afin de déterminer le meilleur itinéraire. Pas facile !
Après avoir parcouru mon forum de voyages préféré (merci à Nomad74, Nuggets et Platypup) et compulsé le fameux guide, quelques sites me paraissent vite incontournables. Je les mets en tête de liste : Kakadu NP, Katherine Gorge et le Kimberley.
Mais ensuite ? Faut-il y ajouter le Centre Rouge… et/ou la barrière de Corail… et/ou la côte occidentale ? Après réflexion et contrairement à la majorité des touristes européens (et pour ne pas faire comme tout le monde !), nous décidons de zapper le Centre Rouge … tant pis, ce sera pour une autre fois. Quant à la barrière de Corail uniquement accessible en bateau et architouristique, nous lui préférons une petite barrière proche de la côte (occidentale) accessible à la nage : Ningaloo Reef.
A partir de là, le parcours devient très clair : départ Darwin, retour Perth en passant par Kakadu NP, Katherine Gorge, le Kimberley par la Gibb River Road avec une extension au sud vers les Bungle Bungle et au nord vers Mitchell Plateau, puis Broome, Karijini NP, Coral Bay et Cape Range, Shark Bay et Cape Peron, Kalbarri NP, Yanchep NP et Pinnacles Desert.
Afin d’allier confort et wilderness, nous choisissons d’alterner l’hébergement en hôtel ou B&B quand c’est possible et le camping sous tente dans les coins les plus reculés. Pour nous permettre de rouler sur les pistes de l’outback et de traverser des gués, nous optons pour la location d’un solide 4X4 équipé d’un snorkel. Afin d’adapter le parcours avec un maximum de liberté, nous ne réservons que quelques hôtels, avec une option d’annulation. Seul le séjour de cinq nuits à Coral Bay est réservé de façon ferme.
Prévision : plus de 6000 kilomètres en cinq semaines.
Juin nous paraît être une bonne période : c’est certes l’hiver mais dans le nord tropical, c’est la saison sèche, il devrait faire beau et chaud puis de plus en plus frais en allant vers le sud.
A partir du début du mois de mai, je commence à surveiller la météo et les conditions d’ouverture des parcs nationaux après la saison des pluies censée se terminer en avril. Pas de chance, cette année, non seulement la pluie perdure dans le Top End mais certains parcs du Kimberley qui avaient ouvert début mai sont à nouveau fermés mi-mai en raison d’un important épisode pluvieux inhabituel en cette saison. A la veille de notre départ, la plupart des sites concernés ne sont toujours pas rouverts. Alors… wait and see !
Autre désagrément de dernière minute : la British Airways qui opère nos vols Paris – Londres et Londres – Singapour prévoit un mouvement de grève de son personnel de bord entre le 25 mai et le 9 juin. Notre vol Paris – Londres est finalement annulé mais la compagnie nous reporte sur le vol précédent. Résultat : deux heures d’attente de plus à Londres et en tout un voyage de plus de vingt-sept heures.
Notre parcours

Vingt-sept heures de voyage et premières impressions
J1 & 2 : Dim 30 & Lu 31/05/10
C’est vraiment très chargés que nous nous présentons au comptoir d’enregistrement de la British Airways à Roissy : 45,4 kg sur les 46 kg autorisés pour nous deux, cinq bagages en tout dont une tente « deux secondes » plus un bagage à main de près de 10 kg chacun. La BA étant réputée pour perdre souvent des bagages, nous avons prévu des vêtements de rechange dans notre sac. D’ailleurs ce n’est sans doute pas pour rien que l’hôtesse au check-in nous précise de vérifier à Londres si nos bagages apparaissent bien dans le système (informatique).
C’est donc la première démarche que nous nous empressons d’effectuer en posant le pied à Heathrow. Derrière son comptoir, l’employé nous annonce qu’ils n’y sont pas ! Ils sont probablement restés à Paris (?).
Oh ! Non, pas de chance ! Une heure avant notre vol suivant, il nous confirme qu’ils ne sont toujours pas visibles dans le système.
Alors c’est un peu fébriles que nous nous présentons treize heures plus tard au comptoir d’enregistrement de Jetstar qui opère notre dernier vol, Singapour – Darwin.
Des bagages, toujours pas de trace. En revanche, pour nous délivrer nos cartes d’embarquement, l’hôtesse nous demande nos visas. Des visas ? Quels visas ? Il faut un visa pour l’Australie ? Je tombe des nues et, incrédule, j’extirpe mon guide du fin fond du sac. Eh ! oui, au chapitre « Visas », j’apprends qu’il faut une « autorisation électronique de voyage » = ETA, le pendant de l’ESTA américaine. J’en ai pourtant lu des tonnes avant de partir mais ce chapitre-là m’a complètement échappé et à aucun moment, ni la compagnie aérienne, ni l’agence en ligne (celle avec trois O) n’a attiré notre attention sur cette obligation.
Heureusement, au point Internet voisin, quelques clics suffisent pour obtenir le fameux sésame… en principe… car pour moi, ça marche illico mais pour Hervé, rien à faire ! Il a fallu l’intervention d’une responsable de la compagnie aérienne pour persuader les services de l’immigration de bien vouloir le laisser partir ! Pour un peu, je partais seule en Australie !
Voilà un premier épisode qui se finit bien. Le suivant se déroule devant le tapis à bagages à Darwin. Quel ne fut notre étonnement de voir arriver un, puis deux, puis trois, quatre et cinq bagages. Hourra ! Nos vacances vont pouvoir enfin commencer !
J3 : Mar 01/06/10
Après toutes ces heures de voyage de nuit, on a hâte de voir le jour. Mais il faut patienter encore un peu, car il est 4 h 30 du matin. Requinqués par un cappuccino extra-fort, nous piaffons d’impatience dans l’aérogare et tentons de tuer le temps jusqu’aux premières lueurs du jour.
A 7 h 30, un taxi nous dépose devant les bureaux de Britz. Le temps de remplir les papiers (en précisant bien quelles pistes nous prévoyons d’emprunter) et de visionner un DVD nous présentant les subtilités de notre véhicule, nous voilà prêts à réceptionner le carrosse : un 4X4 Toyota Land Cruiser, boîte manuelle, 140 554 km au compteur, équipé d’une glacière électrique et d’un snorkel, un véhicule dans lequel nous entassons nos 60 kg de bagages.
Les premiers instants de conduite sont hésitants : attention à bien rouler à gauche, à ne pas confondre clignotantessuie-glace et à bien passer les vitesses de la main gauche. Une véritable rééducation !
En route vers l’est et les parcs de Kakadu et Mary River. Les traditionnelles premières courses sont faites à la sortie de Darwin : notre glacière électrique va bien nous simplifier les choses, nous la remplissons à ras bord de fruits, légumes et produits frais pour plusieurs jours.
Comme nous sommes un peu en avance sur notre planning, je propose de faire notre pause du midi vers Fogg Dam, une réserve naturelle fréquentée par une multitude d’oiseaux aquatiques.
Mais de la réserve nous n’aurons qu’un bref aperçu car en voulant déballer le matériel de pique-nique, je m’aperçois qu’un des sacs (celui contenant tout le matériel de camping) a été oublié chez le loueur. Il n’y a plus qu’à faire demi-tour et un aller-retour de 120 km. Quelles têtes de linotte !
Une fois le sac récupéré, nous pouvons enfin poursuivre sur Arnhem Hwy dans des paysages mêlant eucalyptus et pandanus. Nous découvrons aussi les premières termitières géantes au bord de la route.
Mais bientôt nous quittons la Highway pour emprunter la petite route du Point Stuart, et après avoir jeté un œil à la Mary River au bout de la piste de Rockhole, notre première journée s’achève au Point Stuart Wilderness Lodge.
Perdu au beau milieu des billabongs, le lodge n’est guère fréquenté à cette période, pas plus de trois chambres occupées, mais sur les pelouses, en revanche, il y a du monde… des dizaines de wallabies qui détalent comme des lapins dès qu’on les approche. Dommage !
Au dîner, je goûte la spécialité dede la région, le barramundi, un poisson de rivière à grandes écailles, alors qu’Hervé préfère un classique « scotch filet » qu’il va vite regretter.
Après ça, au lit de bonne heure car on a quelques heures de sommeil à rattraper !
Mistake Billabong

Kakadu Ubirr Rock
J4 : Me 02/06/10 Il faut croire que nous sommes vraiment décalés : après un petit déjeuner en pleine nuit à 2 heures du matin, nous refaisons un petit somme. Alors quand le jour se lève (ici, il se lève à 7 heures), nous partons directement explorer la forêt humide derrière le lodge.
Jimmy Creek Trail nous emmène dans une jungle impénétrable, peuplée d’oiseaux mais aussi de quelques beaux spécimens d’arachnides. Par précaution, Hervé agite sa casquette devant lui pour éviter les toiles et leurs occupantes.
Après cette petite balade matinale et un deuxième petit déjeuner, il est temps de prendre la route en direction du parc national de Kakadu, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour des critères naturels et culturels.
Forêt humide, plaines marécageuses et savanes boisées se succèdent.
Mais déjà un stop… car on a aperçu des oiseaux ! Le premier est un Galah, Cacatua roseicapilla, un cacatoès rose et gris endémique d’Australie, notre favori… l’autre un cacatoès à huppe jaune Cacatua galerita, très répandu dans le nord du pays !
Le but du jour est de rallier Ubirr Rock en fin de journée, 186 kilomètres.
A l’entrée du parc, nous sommes tout étonnés de ne voir aucune guérite. Nous achetons sagement nos pass (25 AUD/pers. valable 14 jours) au Kakadu Resort, voisin de l’entrée. Entre nous soit dit, ils ne nous seront jamais ni réclamés ni vérifiés.
C’est également là que sont disponibles les mises à jour concernant les sites ouverts. Comme je le craignais, Mamukala Trail, prévu ce matin, n’est pas accessible. Je décide de le remplacer par Gungarre Walk (3,6 km) qui traverse la forêt derrière le resort et aboutit à un plan d’eau, un billabong comme on l’appelle ici, recouvert d’une mer de nénuphars… pas exceptionnel !
A présent, cap encore plus à l’est vers le mythique Ubirr Rock. En quittant la Highway pour la petite Oenpelli Road, on imagine bien à quoi doit ressembler le parc pendant la saison des pluies. A Magela Crossing, l’eau passe sur la route et toute la zone a encore les pieds dans l’eau ! En fait, il ne fait sec que depuis quelques jours.
Pourtant, peu après ces plaines marécageuses, se dresse devant nous l’escarpement de la Terre d’Arnhem, une majestueuse ligne de falaises de grès culminant par endroits à 200 mètres. La route s’arrête en cul de sac au pied du rocher d’Ubirr, un affleurement isolé, mondialement réputé pour ses galeries d’art aborigène.
Nous découvrons une à une ces merveilles.
Puis nous grimpons au point de vue de Nardab où s’offre à nous un panorama à 360° sur les plaines inondables environnantes.
Là, nous attendons tranquillement le coucher de soleil.
A force de nous attarder, nous oublions qu’ici la nuit tombe vite après le coucher du soleil. Nous n’avons que quelques kilomètres à parcourir jusqu’au camping de Merl mais déjà il fait nuit.
Nous nous arrêtons au premier emplacement disponible et plantons la tente en deux secondes… qui nous paraissent être une éternité tant les moustiques nous assaillent. Nous ne trouvons pas d’autre issue que de nous réfugier sous la toile… sans même dîner… d’ailleurs, tout ça nous a coupé l’appétit !
Mais alors qu’Hervé finit par s’endormir à poings fermés, je dresse l’oreille au moindre bruit : les rires des voisins, le claquement de porte d’un camping-car, l’envol d’un oiseau, les bonds d’un kangourou, le frôlement d’une feuille… sans compter la chaleur… Bref, je ne parviens pas à fermer l’œil de la nuit !
Ubirr Rock Art

Kakadu : Nourlangie Rock
J5 : Jeu 03/06/10
Après cette nuit blanche et toujours sous le coup du décalage horaire, je suis assez vaseuse ce matin. Les moustiques nous attendent au tournant et dès qu’on sort la tête de la tente, ils sont là. Pas question de s’attarder ! Nous replions notre toile en un peu plus de deux secondes… et des centaines de moustiques avec ! Dire qu’il y en a encore autant qui sont arrivés à s’introduire dans le 4X4 !
Pas question d’envisager quoi que ce soit avant d’avoir acheté une bombe insecticide pour lutter contre ce fléau. Détour par le supermarché de Jabiru. La bombe en main, on va pouvoir réellement démarrer la journée.
Jim Jim Falls et Twin Falls, initialement prévues, font partie des sites encore inaccessibles en raison des intempéries récentes, leur ouverture prévue début juin a été repoussée à la première quinzaine de juillet.
Ayant fait le deuil des fameuses chutes, nous nous dirigeons vers Nourlangie Rock à 62 km du camping. Cette masse longiligne de grès rouge strié d’orange, de blanc et de noir, émerge des forêts environnantes pour tomber d’un côté en falaises escarpées, au pied desquelles se trouve un autre site d’art aborigène très connu.
Nous aurions pu nous contenter de voir les galeries de peintures rupestres au bout d’un court sentier asphalté mais on avait envie de quelque chose de plus consistant. Qu’à cela ne tienne, Barrk Walk suit l’avancée rocheuse à sa base sur 12 kilomètres en six heures d’après notre documentation. La randonnée est censée s’adresser à un public « fit and well prepared » et il vaut mieux la commencer avant 10 heures du matin.
Nous avons tout faux car je ne suis pas sûre que nous soyons au top côté forme… et en plus, il est déjà plus de 10 h 30 quand, enfin, nous quittons le parking.
D’abord un coup d’œil aux peintures !
Puis la grimpette commence, raide dans un éboulis rocheux où on manque à chaque pas de se tordre une cheville. L’avancée est lente et pénible : aurions-nous présumé de nos forces ? J’ai l’impression de faire du sur-place et je n’en vois plus la fin.
Sous la falaise ombragée à laquelle s’accrochent quelques pandanus téméraires, nous goûtons à un peu de fraîcheur tout en admirant la vue.
A l’horizon, on devine de la fumée : le feu est un élément déterminant pour régénérer la végétation.
Nous sommes à présent sur le plateau, partout autour de nous des rochers… un air de déjà vu… Chiricahua NP (Arizona USA) peut-être ? Avec les pandanus en plus !
Balanced Rocks ?
Elephant Rock ?
A mi-parcours, on domine toutes les terres basses et la forêt à perte de vue ! Dire qu’il va falloir redescendre tout ça… et nous sommes encore loin !
Heureusement après avoir atteint le pied de la falaise, un sentier plat et facile nous permet d’accélérer le rythme et c’est une véritable autoroute qui nous ramène au point de départ… après un ultime détour par Nanguluwur Gallery.
Avouons que seul Hervé s’y rend. Alors qu’il y a à peine 300 mètres A/R entre le chemin et la galerie, je comprends qu’il y a 3 kilomètres, ce qui me paraît au-dessus de mes forces, je préfère m’économiser pour la fin du retour.
Dommage… car il y a là quelques belles fresques, certaines anciennes, d’autres plus contemporaines.
Bon, finalement nous serons de retour à la voiture avant 15 heures… soit seulement quatre heures trente (au lieu des six heures escomptées)… pas mal pour quelqu’un qui n’a pas fermé l’œil de la nuit ! A croire que les Australiens comptent très largement leur temps de randonnée. C’est bon à savoir !
Le trajet jusqu’au Gagudju Lodge à Cooinda (35 km) se fait au radar ! Nous avons, tous les deux, du mal à garder les yeux ouverts et arrivés à l’hôtel, nous n’avons plus la force de quitter la chambre, même pas pour la très belle piscine !
D… O… D… O !
Nourlangie Rock Art

Kakadu : Gubara Pools et Yellow Water Cruise J6 : Ve 04/06/10
Voici Koolpin Gorge, uniquement réservée à une quarantaine de personnes par jour, munies d’un permis. Ce permis, nous l’avons… pour aujourd’hui… mais hélas, l’accès à cette gorge est toujours fermé. L’ouverture prévue fin mai a été retardée de plus d’un mois, le site ouvrira le 19 juin. A cette date, nous étions loin ! Une nouvelle fois, il faut adapter nos activités.
Notre hôtel se trouve à proximité du Yellow Water Billabong et une croisière sur ce plan d’eau est considérée comme un point fort d’une visite du Kakadu. La plus matinale (à 6 h 30) est sans doute la plus propice pour observer les oiseaux en pleine activité, mais honnêtement ce matin, nous n’avons pas le courage de nous lever aux aurores.
Parmi les autres horaires proposés, nous réservons celui de 16 heures afin d’assister du même coup au coucher du soleil. Cela nous laisse le temps de faire autre chose jusqu’au milieu de l’après-midi.
Pas énormément de choix dans les destinations, il faut faire avec ce qui est ouvert. Je propose de retourner dans le même secteur qu’hier, sauf qu’à cinq kilomètres de Nourlangie, il faut prendre la direction de Gubara Pools.
Au bout d’une piste facile de neuf kilomètres, truffée de quelques nids-de-poule bien signalés, un sentier de 3 kilomètres serpente dans un environnement vert tendre !
Et au bout… plusieurs bassins bien ombragés dans la forêt humide ! Personne… jusqu’à ce que je me retourne : « Oh ! C’est quoi, ça ? » Un très beau varan nous fait face !
Soudain, l’animal plonge dans le bassin et refait surface avec un poisson qu’il déguste sous nos yeux, puis une fois repu, se repose sur un rocher.
J’ai moi aussi une furieuse envie de me tremper. Un panneau indique que la baignade n’est pas interdite mais signale néanmoins la présence possible de crocodiles d’eau douce. Alors je me tâte : y vais-je ou pas ?
Finalement, j’y vais… pendant qu’Hervé surveille les crocos. L’eau est délicieuse.
Nous restons à flâner au bord de l’eau jusqu’à la mi-journée goûtant une relative solitude partagée avec deux autres couples. Sur le chemin du retour, bien qu’étant en hiver, nous sommes étonnés de voir autant de fleurs.
La galerie d’art aborigène que j’ai loupée hier n’est qu’à 1,7 km de la piste, alors nous faisons le détour afin que je puisse admirer le fameux trois-mâts… et cette drôle de « Lighting Women ». La photo n’est pas à l’envers… c’est la dame qui a la tête en bas !
En revenant à l’hôtel, nous avons tout juste le temps de profiter de la belle piscine avant la croisière de deux heures sur Yellow Waters à 16 heures.
Le point de rendez-vous est devant l’hôtel. C’est un minibus haut sur pattes qui nous conduit sur les lieux pourtant à peine éloignés d’un kilomètre mais, ici aussi, l’eau passe toujours sur la route et les parkings sont inondés. L’ouverture du boardwalk n’est pas prévue avant début juillet.
Le bateau, une sorte de bateau-mouche, glisse sur les eaux calmes miroitant dans une belle lumière à travers les marécages… le décor est planté !
Déjà un crocodile de mer (Crocodylus Porosus) se montre !
De plus près ! Bad look !
Repu sur la berge !
Cet aigle marin, un Pygargue blagre (Haliaeetus leucogaster) vient de se faire attaquer en vol par d’autres oiseaux à qui il venait de subtiliser un oisillon. On ne l’aperçoit pas sur la photo, mais il tient sa proie entre ses serres. Le même… à contre-jour!
En s’approchant du bord, des centaines de canards (Dendrocygna eytoni) caquettent… On se croirait dans une basse-cour !
Une oie semi-palmée (Anseranas semipalmata) atterrit au sommet d’un arbre… alors que des jabirus (Ephippiorhynchus asiaticus) ont fait leur nid sur l’arbre voisin.
Le guêpier arc-en-ciel (Merops ornatus) est rayonnant !
Un Anhinga australien, une sorte de cormoran à long cou (Anhinga melanogaster novaehollandiae) pêche en direct et remonte un poisson qu’il dévore devant nous !
Le Jacana à crête (Irediparra gallinacea)est tellement léger qu’il peut sans problème marcher sur l’eau de feuille en feuille.
Voici les fameuses fleurs et feuilles de nénuphars !
Cette croisière reposante et instructive tire sur sa fin. Le bateau s’immobilise au cœur du billabong pour le spectacle final du coucher de soleil ! Vraiment à recommander !
Deuxième nuit au Gagudju Lodge à Cooinda.
Yellow Water Cruise

Kakadu : Gunlom Falls & Pools J7 : Sa 05/06/10
Avant de quitter le parc par le sud en direction de Pine Creek puis de Katherine, consacrons une partie de la journée à un dernier site du Kakadu, en l’occurrence Gunlom Falls & Pools, où a été tournée une scène du célèbre film Crocodile Dundee.
Engagés sur la Kakadu Hwy de bon matin, nous ne tardons pas à traverser le pont sur South Alligator River, une large rivière recouverte de brume. Les Aborigènes n’appellent-ils pas cette période allant de mai à mi-juin « Yekke », la saison des brumes ?
Vues de part et d’autre du pont.
Puis la route, sur les 93 kilomètres suivants, nous livre un paysage de bush, dans lequel se dressent de nombreuses termitières.
Les chutes de Gunlom se méritent, elles se trouvent à l’extrémité d’une piste poussiéreuse (gravel road) de 37 kilomètres. En plus, pour atteindre les piscines naturelles, un ultime effort est nécessaire pour parcourir le dernier kilomètre jusqu'au sommet des Falls
Ça y est ! On y arrive enfin !
Pas d’hésitation ! Après cette grimpette, on est mieux dans l’eau. Et les crocodiles ? Après la saison des pluies, les rangers contrôlent les bassins avant de les ouvrir aupublic, en y installant des pièges, mais on ne peut jamais être assuré à 100 % qu’il n’en reste pas. La baignade se fait toujours à ses propres risques.
Comme les autres baigneurs, on prend le risque ! La piscine à débordement est un vrai régal !
En remontant le cours d’eau, d’autres piscines toutes aussi belles se dévoilent. La fin de matinée passe à lézarder sur les rochers.
En début d’après-midi, le voyage se poursuit vers Katherine, 170 km, soit deux bonnes heures de route.
A la sortie du parc, une termitière retient tout particulièrement notre attention.
A Pine Creek, nous retrouvons la Stuart Highway qui relie Darwin à Alice Springs mais la vitesse maximale autorisée est la même sur toutes les routes du Territoire du Nord, soit 130 km/heure. Avec notre tacot, nous ne dépassons pas souvent les 100 km/heure… nous prenons notre temps et une conduite économique permet de sauver quelques dollars !
A Katherine, nous avons réservé une nuit au All Seasons Hotel, un hôtel de la chaîne française Accor : un excellent rapport qualité/prix pour ce motel sans prétention, situé un peu à l’écart du centre, proposant toute la gamme des services : piscine, tennis, laverie, restaurant, espaces pour barbecue… et même camping. Pour le restaurant, inutile de chercher bien loin, ce sera celui de l’hôtel. Nous demeurons fidèles au barramundi local… honnête… mais le service est lent, même en vacances.
Gunlom Pools

Nitmiluk (Katherine Gorge) : Smitt’s Rock... A SUIVRE !
Des Geysers du Yellowstone aux canyons de l'Utah (juin-juillet 2010) English translation pending
Vingt cinq jours dans l’Ouest américain ! Vingt cinq jours libres comme l’air dans ces vastes espaces, autant ne pas mâcher ses mots : quel pied ! Evacuons les quelques soucis matériels qui ont émaillé le parcours, il ne reste plus que de formidables souvenirs dans cette nature si belle. Voici le parcours que je vais relater dans ce carnet ces prochaines semaines :
Salt Lake City – Grand Teton NP – Yellowstone NP – Antelope Island SP – Arches NP – Dead Horse Point SP – Canyonlands NP (Island In The Sky + The Needles) – Les environs de Moab – Goblin Valley SP – Capitol Reef NP – Kodachrome Basin SP – Bryce Canyon NP – Las Vegas – Los Angeles
Le Vol
Nous partons le Dimanche 20 Juin 2010 de Paris CDG sur un vol Delta Airlines direct pour Salt Lake City. Le départ est à l’heure, 11h. Comme d’habitude j’ai réservé les places près du hublot et nous les avons eues, je passe toujours la plupart du vol le nez au hublot donc je ne serai franchement pas bien si je devais me coltiner les places centrales. Mais tout va bien ! Nous survolons donc le sud du Groenland.

C’est magnifique.
Puis la baie d’Hudson prise par les glaces et enfin les Etats-Unis ! Après plus de 10h de vol, nous approchons de Salt Lake City.

Le Grand Lac Salé et ses étendues… de sel est en vue au loin. Impressionnant.
La voiture
Nous avions réservé via elocationdevoitures.fr un Midsize SUV. Sans surprise nous avons eu à faire à Alamo. Contrairement à l’aéroport de LAX l’année dernière, ici, pas d’attente. La dame n’insiste pas lorsque nous déclinons l’assurance Roadside Plus. Par contre nous n’avons pas le choix du véhicule, ça sera une Jeep Compass.

Salt Lake City
Premier travail : trouver l’hôtel. Cette année j’ai mon Tomtom ! Chouette, il repère direct où nous sommes. Mais cruche que je suis, je ne sais pas rentrer les noms de rue du style 425 South 300 West… Le temps de chercher, ce n’est pas grave, nous avons navigué à vue et grâce aux souvenirs du trajet visualisés sur Google Maps et Street View nous sommes tombés pile poil sur l’hôtel sans se perdre. Quel exploit ! Après quelques courses au Walmart, notamment l’achat d’une glacière nous décidons d’aller sur les lieux du tournage d’High School Musical : le lycée East High School. Je sais que beaucoup ici sont fans !

Évidemment on est dimanche, c’est fermé, nous y reviendrons demain matin pour y rentrer. Eh oui le lycée se visite avec plan distribué pour 1$ ! On a même eu droit à un guide particulier (un prof du lycée !) qui a été super content de voir des français et qui nous a fait visiter de fond en comble le lycée (rien à voir avec nos lycées français) de salle de classe à la salle de Basket (immense !). Et on a eu droit à des t-shirts en cadeau.

En tout cas Salt Lake City a l’air d’une ville bien paisible, loin de l’exubérance de Los Angeles et de la folie de Las Vegas. Une autre Amérique en somme. Personnellement, j’aime bien ! Fourbus, nous nous coucherons à 19h !
L’hôtel : Hampton Inn Salt Lake City Downtown : Chambre propre et spacieuse. A quelques kilomètres de l'aéroport international et du centre ville. Petit déjeuner compris dans le prix correct et qui ouvre tôt (5h), parfait quand on quitte l'hôtel tôt.
Départ pour Jackson – Grand Teton NP
Départ matinal pour Jackson. Plutôt que de passer entièrement par l’interstate, nous avons décidé de sortir à Brigham City pour emprunter la 89 qui traverse plusieurs patelins de l’Idaho et longe le Bear Lake. J’ai trouvé la route plutôt agréable, sans trop de circulation, le tout sous un soleil resplendissant.

Nous longeons ensuite la rivière qui descend tout droit du Grand Teton. Le paysage est verdoyant, ça change radicalement de ce que nous avions vus l’année dernière plus au Sud dans l’Arizona et l’Utah.
Arrivée à Jackson, nous allons visiter la ville assez agréable avec ses pontons en bois. Nous assistons au spectacle de rue qui est un règlement de compte, pétarades garanties !
L’hôtel: Best Western The Lodge At Jackson Hole: Bel hôtel, belles chambres. Petit déjeuner buffet compris dans le prix. Seul bémol, c'est très cher, mais toute la ville de Jackson est chère.... Heureusement que nous avions une offre Best Western pour en profiter ce qui a allégé la note!
Après cette étape routière la grande aventure commence vraiment ! Le premier parc que l’on ne va que traverser, Grand Teton, et puis le rêve qui deviendra réalité, les premiers pas au Yellowstone. Problème, en ouvrant les rideaux de la chambre le ciel est couvert, ne laissant passer que quelques maigres trouées de ciel bleu. Va-t-il se lever ou pas ? C’est donc pas rassuré que nous levons les voiles en direction du Parc de Grand Teton. Et là c’est la grosse déception… Les sommets montagneux sont cachés par les nuages ! Sniffff nous ne verrons pas ces paysages si grandioses. Et bouquet final il commence à pleuvoir ! Les gouttes se font de plus en plus grosses et ça tombe de plus en plus dru !

Nous décidons tout de même d’aller jeter un œil à Chapel Of Transfiguration.

C’est charmant comme tout, et la vue des ouailles doit être exceptionnelle lorsqu’il fait beau temps.

Mais voilà... Il pleut ! Nous essayons quand même de profiter des paysages et nous hasardons à une petite marche autour de Jenny Lake mais nous ferons rapidement demi-tour, la vue étant bouchée et les gouttes d’eau de pluie nous frigorifient.

Voyant que le temps ne semble décidément pas prêt à se lever, nous décidons de ne pas plus nous attarder sur Grand Teton (à grand regrets…). D’autant plus qu’en direction du Yellowstone, le temps semble plus clair… Grand Teton je reviendrai !
C’est donc en tout début d’après-midi et sous un ciel tourmenté mais avec quelques éclaircies que nous entrons en contact avec les premières joyeusetés du Yellowstone.
Yellowstone : West Thumb
Et là, le choc ! Toutes ces sources colorées face au grand lac du Yellowstone d’une couleur bleu profonde. Ca restera un grand moment du séjour. Après le coup dur de ce matin, nous revivons ! Voilà, on y est ! Le Yellowstone dont je rêvais d’y aller depuis mon adolescence.
Des couleurs magnifiques :

Des glougloutements :

Je comprends aussi les bisons qui se mettent l’hiver dans les effluves gazeux pour se réchauffer. Il fait vraiment bon dans cette vapeur, bon par contre faut pas être trop sensible du nez…

Les arbres, par contre, aiment moins…

Palette de couleurs exceptionnelles :


… Quand je vous dis que c’est chaud… Et vue les arbres plus haut ça a l’air acide. Plongeon interdit sous peine de ressortir assez décomposé.


Bon ce n’est pas tout mais l’heure avance et j’ai bien envie d’aller voir la star des lieux : le Geyser Old Faithful, qui est un peu plus au Nord par rapport à West Thumb. Cela tombe bien car c’est sur la route pour West Yellowstone, lieu de villégiature pour nos 4 prochaines nuits.
A Old Faithful, beaucoup de monde, ce n’est pas une surprise… Mais on trouve quand même à s’asseoir. Un petit quart d’heure d’attente et la voilà !

Impressionnant (oui encore vous allez me dire…). Mais demain nous irons voir le maître des lieux dans un endroit plus calme et en hauteur : Observation Point.
Après cette journée forte en émotions, route vers l’hôtel sur West Yellowstone. Nous croiserons nos premiers bisons au bord de la rivière Madison mais pas le troupeau que nous verrons carrément à la même place les jours suivants.
L’hôtel : Best Western Weston Inn : A quelques kilomètres de l'entrée Ouest du Yellowstone. Plusieurs bâtiments, il faut aller dans le lobby pour prendre le petit déjeuner. Le gros inconvénient de cet hôtel c'est la salle de petit déjeuner bien trop petite pour la taille de l'hôtel. Il faut souvent soit emmener le plateau dans sa chambre ou petit déjeuner debout ou sur les tables dehors (pas cool quand il fait froid...). Sinon très bien, même si la chambre n'est pas neuve.
Le Vol
Nous partons le Dimanche 20 Juin 2010 de Paris CDG sur un vol Delta Airlines direct pour Salt Lake City. Le départ est à l’heure, 11h. Comme d’habitude j’ai réservé les places près du hublot et nous les avons eues, je passe toujours la plupart du vol le nez au hublot donc je ne serai franchement pas bien si je devais me coltiner les places centrales. Mais tout va bien ! Nous survolons donc le sud du Groenland.

C’est magnifique.
Puis la baie d’Hudson prise par les glaces et enfin les Etats-Unis ! Après plus de 10h de vol, nous approchons de Salt Lake City.

Le Grand Lac Salé et ses étendues… de sel est en vue au loin. Impressionnant.
La voiture
Nous avions réservé via elocationdevoitures.fr un Midsize SUV. Sans surprise nous avons eu à faire à Alamo. Contrairement à l’aéroport de LAX l’année dernière, ici, pas d’attente. La dame n’insiste pas lorsque nous déclinons l’assurance Roadside Plus. Par contre nous n’avons pas le choix du véhicule, ça sera une Jeep Compass.

Salt Lake City
Premier travail : trouver l’hôtel. Cette année j’ai mon Tomtom ! Chouette, il repère direct où nous sommes. Mais cruche que je suis, je ne sais pas rentrer les noms de rue du style 425 South 300 West… Le temps de chercher, ce n’est pas grave, nous avons navigué à vue et grâce aux souvenirs du trajet visualisés sur Google Maps et Street View nous sommes tombés pile poil sur l’hôtel sans se perdre. Quel exploit ! Après quelques courses au Walmart, notamment l’achat d’une glacière nous décidons d’aller sur les lieux du tournage d’High School Musical : le lycée East High School. Je sais que beaucoup ici sont fans !

Évidemment on est dimanche, c’est fermé, nous y reviendrons demain matin pour y rentrer. Eh oui le lycée se visite avec plan distribué pour 1$ ! On a même eu droit à un guide particulier (un prof du lycée !) qui a été super content de voir des français et qui nous a fait visiter de fond en comble le lycée (rien à voir avec nos lycées français) de salle de classe à la salle de Basket (immense !). Et on a eu droit à des t-shirts en cadeau.

En tout cas Salt Lake City a l’air d’une ville bien paisible, loin de l’exubérance de Los Angeles et de la folie de Las Vegas. Une autre Amérique en somme. Personnellement, j’aime bien ! Fourbus, nous nous coucherons à 19h !
L’hôtel : Hampton Inn Salt Lake City Downtown : Chambre propre et spacieuse. A quelques kilomètres de l'aéroport international et du centre ville. Petit déjeuner compris dans le prix correct et qui ouvre tôt (5h), parfait quand on quitte l'hôtel tôt.
Départ pour Jackson – Grand Teton NP
Départ matinal pour Jackson. Plutôt que de passer entièrement par l’interstate, nous avons décidé de sortir à Brigham City pour emprunter la 89 qui traverse plusieurs patelins de l’Idaho et longe le Bear Lake. J’ai trouvé la route plutôt agréable, sans trop de circulation, le tout sous un soleil resplendissant.

Nous longeons ensuite la rivière qui descend tout droit du Grand Teton. Le paysage est verdoyant, ça change radicalement de ce que nous avions vus l’année dernière plus au Sud dans l’Arizona et l’Utah.
Arrivée à Jackson, nous allons visiter la ville assez agréable avec ses pontons en bois. Nous assistons au spectacle de rue qui est un règlement de compte, pétarades garanties !
L’hôtel: Best Western The Lodge At Jackson Hole: Bel hôtel, belles chambres. Petit déjeuner buffet compris dans le prix. Seul bémol, c'est très cher, mais toute la ville de Jackson est chère.... Heureusement que nous avions une offre Best Western pour en profiter ce qui a allégé la note!
Après cette étape routière la grande aventure commence vraiment ! Le premier parc que l’on ne va que traverser, Grand Teton, et puis le rêve qui deviendra réalité, les premiers pas au Yellowstone. Problème, en ouvrant les rideaux de la chambre le ciel est couvert, ne laissant passer que quelques maigres trouées de ciel bleu. Va-t-il se lever ou pas ? C’est donc pas rassuré que nous levons les voiles en direction du Parc de Grand Teton. Et là c’est la grosse déception… Les sommets montagneux sont cachés par les nuages ! Sniffff nous ne verrons pas ces paysages si grandioses. Et bouquet final il commence à pleuvoir ! Les gouttes se font de plus en plus grosses et ça tombe de plus en plus dru !

Nous décidons tout de même d’aller jeter un œil à Chapel Of Transfiguration.

C’est charmant comme tout, et la vue des ouailles doit être exceptionnelle lorsqu’il fait beau temps.

Mais voilà... Il pleut ! Nous essayons quand même de profiter des paysages et nous hasardons à une petite marche autour de Jenny Lake mais nous ferons rapidement demi-tour, la vue étant bouchée et les gouttes d’eau de pluie nous frigorifient.

Voyant que le temps ne semble décidément pas prêt à se lever, nous décidons de ne pas plus nous attarder sur Grand Teton (à grand regrets…). D’autant plus qu’en direction du Yellowstone, le temps semble plus clair… Grand Teton je reviendrai !
C’est donc en tout début d’après-midi et sous un ciel tourmenté mais avec quelques éclaircies que nous entrons en contact avec les premières joyeusetés du Yellowstone.
Yellowstone : West Thumb
Et là, le choc ! Toutes ces sources colorées face au grand lac du Yellowstone d’une couleur bleu profonde. Ca restera un grand moment du séjour. Après le coup dur de ce matin, nous revivons ! Voilà, on y est ! Le Yellowstone dont je rêvais d’y aller depuis mon adolescence.
Des couleurs magnifiques :

Des glougloutements :

Je comprends aussi les bisons qui se mettent l’hiver dans les effluves gazeux pour se réchauffer. Il fait vraiment bon dans cette vapeur, bon par contre faut pas être trop sensible du nez…

Les arbres, par contre, aiment moins…

Palette de couleurs exceptionnelles :


… Quand je vous dis que c’est chaud… Et vue les arbres plus haut ça a l’air acide. Plongeon interdit sous peine de ressortir assez décomposé.


Bon ce n’est pas tout mais l’heure avance et j’ai bien envie d’aller voir la star des lieux : le Geyser Old Faithful, qui est un peu plus au Nord par rapport à West Thumb. Cela tombe bien car c’est sur la route pour West Yellowstone, lieu de villégiature pour nos 4 prochaines nuits.
A Old Faithful, beaucoup de monde, ce n’est pas une surprise… Mais on trouve quand même à s’asseoir. Un petit quart d’heure d’attente et la voilà !

Impressionnant (oui encore vous allez me dire…). Mais demain nous irons voir le maître des lieux dans un endroit plus calme et en hauteur : Observation Point.
Après cette journée forte en émotions, route vers l’hôtel sur West Yellowstone. Nous croiserons nos premiers bisons au bord de la rivière Madison mais pas le troupeau que nous verrons carrément à la même place les jours suivants.
L’hôtel : Best Western Weston Inn : A quelques kilomètres de l'entrée Ouest du Yellowstone. Plusieurs bâtiments, il faut aller dans le lobby pour prendre le petit déjeuner. Le gros inconvénient de cet hôtel c'est la salle de petit déjeuner bien trop petite pour la taille de l'hôtel. Il faut souvent soit emmener le plateau dans sa chambre ou petit déjeuner debout ou sur les tables dehors (pas cool quand il fait froid...). Sinon très bien, même si la chambre n'est pas neuve.
Croisière "Corail et trésors antiques" avec Costa English translation pending
Post pour ceux et celles qui vont faire la nouvelle croisière Costa en Mer Rouge
au départ de Sharm El Cheik et ce sur les Costa Marina et Allegra.
Nous partons le 17 février sur la croisière du jeudi ou jeudi.
Costa vend en france cette croisière avec le vol. Concernant celui-ci Costa utilise auprés de la compagnie MERIDIANA un avion affrêté par Costa au départ de CDG Paris pour Sharm El Cheik.
Les horaires de départ de CDG sont 16:50 arrivée 22:50 Sharm El Cheik le premier jour le jeudi.
Le retour c'est 11:30 Sharm El Cheik pour arrivée CDG paris 16:00.
Dans l'attente des premiers départ en novembre pour avoir des retours d'informations.
Nous partons le 17 février sur la croisière du jeudi ou jeudi.
Costa vend en france cette croisière avec le vol. Concernant celui-ci Costa utilise auprés de la compagnie MERIDIANA un avion affrêté par Costa au départ de CDG Paris pour Sharm El Cheik.
Les horaires de départ de CDG sont 16:50 arrivée 22:50 Sharm El Cheik le premier jour le jeudi.
Le retour c'est 11:30 Sharm El Cheik pour arrivée CDG paris 16:00.
Dans l'attente des premiers départ en novembre pour avoir des retours d'informations.
Produits laitiers en soute pour la Martinique? English translation pending
Bonjour,
Je me rends en Martinique du 22/08 au 06/09 avec mon ami et ma fille de 14 mois et je souhaiterais savoir s'il est possible d'emmener dans les bagages en soute des produits laitiers tels que le lait de croissance liquide (je prends pour ma fille du candia croissance 250ml) et les petits suisses gervais, petits filou. Puisque les produits laitiers sont chers là-bas, je préfères me charger 1 peu à l'aller et lui faire gouter les produits locaux pour le reste des repas.
Merci d'avance à tous ceux qui me répondront
Leila
Je me rends en Martinique du 22/08 au 06/09 avec mon ami et ma fille de 14 mois et je souhaiterais savoir s'il est possible d'emmener dans les bagages en soute des produits laitiers tels que le lait de croissance liquide (je prends pour ma fille du candia croissance 250ml) et les petits suisses gervais, petits filou. Puisque les produits laitiers sont chers là-bas, je préfères me charger 1 peu à l'aller et lui faire gouter les produits locaux pour le reste des repas.
Merci d'avance à tous ceux qui me répondront
Leila
Location de voiture à Las Vegas: mise en garde "Alamo" English translation pending
Bonjour, nous rentrons après un road trip de 3 semaines aux Etats Unis, tout c'est très bien passé mise à part la location de notre voiture!
Arrivé à Las Vegas le 08/07/2010 nous sommes allés directement à l'agence de location "Alamo" pour prendre notre véhicule que nous avions réservé et payé depuis la France via "location voiture .fr".Le monsieur qui nous a reçu n'a jamais voulu nous mettre la catégorie de voiture que nous avions réservé (Midsize 4T, voiture type Pontiac g5), prétextant que cette dernière n'existait plus; nous avons jamais pu voir les voitures correspondantes. Il nous a obligé à prendre une catégorie supérieure moyennant 300 dollars de plus. Vraiment impossible de faire autrement, nous avons vraiment insisté, mais non !!
Je précise, que d’autres Français se trouvaient aux autres guichets et ils ont eu le même probléme, ils ont dû remettre de l’argent !
Voila, pas vraiment cool de remettre 300 dollars🤪 , alors que cela faisait à peine 1heure que vous venions d'arriver sur le sol Américain!!
Avez vous connu le même souci?
Bonne soirée
Delphine
Circuit de vingt jours dans l'Ouest américain: vos avis et conseils? English translation pending
Bonjour à tous,
Je me présente Sylvie, après de nombreuses consultations de ce très intéressant forum (merci à tous), nous avons construit, mon mari et moi, notre circuit prévu mi mai 2011 pour environ 3 semaines. Vos avis et conseils, vos bons plans seront les bienvenus par rapport à ce "premier jus".
J1 - Vol Paris - Las Vegas (récupération voiture, installation à l'hôtel) J2 - Las Vegas - Grand Canyon, nuit à Grand Canyon J3 - Grand Canyon, nuit à Grand Canyon J4 - Grand Canyon - Page - Lake Powel (visite Antelope Canon en fin de matinée et Lake Powel après-midi), nuit à Page J5 - Page - Monument Valley (Monument Valley en fin d'après-midi + coucher de soleil), nuit à Monument Valley J6 - Monument Valley - Moab, visite d'Arches, nuit à Moab, J7 - Moab - Cannonville, nuit à Cannonville J8 - Visite de Bryce, nuit à Cannonville J9 - Cannonville - Las Vegas, nuit Las Vegas J10 - Las Vegas le matin - StovepipeWells , nuit à Stovepipewells J11 - Death Valley, route et nuit à Yosemite J12 - Visite Yosemite, nuit à Yosemite J13 - Yosemite - Monterey, Carmel, nuit à Monterey J14 - Visite côte, nuit Monterey J15 - Monterey - San Francisco, nuit à San Francisco J16 - San Francisco, nuit à San Francisco J17 - Vol San Francisco - Jackson Hole, nuit Jackson Hole J18 - Visite Yellowstone, nuit Yellowstone J19 - Visite Yellowstone, nuit Jackson Hole J20 - Vol Jackson Hole - Paris
Sachant que nous n'avons pas acheté nos billets d'avion, rien n'est figé. Nous aimerions consacrer un peu de temps en promenades à pied dans les parcs, notamment à Bryce mais n'envisageons pas de randonnées trop longues. Alors qu'en pensez- vous ? Merci beaucoup à tous ceux qui nous aideront.
Je me présente Sylvie, après de nombreuses consultations de ce très intéressant forum (merci à tous), nous avons construit, mon mari et moi, notre circuit prévu mi mai 2011 pour environ 3 semaines. Vos avis et conseils, vos bons plans seront les bienvenus par rapport à ce "premier jus".
J1 - Vol Paris - Las Vegas (récupération voiture, installation à l'hôtel) J2 - Las Vegas - Grand Canyon, nuit à Grand Canyon J3 - Grand Canyon, nuit à Grand Canyon J4 - Grand Canyon - Page - Lake Powel (visite Antelope Canon en fin de matinée et Lake Powel après-midi), nuit à Page J5 - Page - Monument Valley (Monument Valley en fin d'après-midi + coucher de soleil), nuit à Monument Valley J6 - Monument Valley - Moab, visite d'Arches, nuit à Moab, J7 - Moab - Cannonville, nuit à Cannonville J8 - Visite de Bryce, nuit à Cannonville J9 - Cannonville - Las Vegas, nuit Las Vegas J10 - Las Vegas le matin - StovepipeWells , nuit à Stovepipewells J11 - Death Valley, route et nuit à Yosemite J12 - Visite Yosemite, nuit à Yosemite J13 - Yosemite - Monterey, Carmel, nuit à Monterey J14 - Visite côte, nuit Monterey J15 - Monterey - San Francisco, nuit à San Francisco J16 - San Francisco, nuit à San Francisco J17 - Vol San Francisco - Jackson Hole, nuit Jackson Hole J18 - Visite Yellowstone, nuit Yellowstone J19 - Visite Yellowstone, nuit Jackson Hole J20 - Vol Jackson Hole - Paris
Sachant que nous n'avons pas acheté nos billets d'avion, rien n'est figé. Nous aimerions consacrer un peu de temps en promenades à pied dans les parcs, notamment à Bryce mais n'envisageons pas de randonnées trop longues. Alors qu'en pensez- vous ? Merci beaucoup à tous ceux qui nous aideront.
Sécurité actuelle en Casamance? (Sénégal) English translation pending
Bonjour quel est a votre avis la sécurité Actuelle en Casamance je mis rend en fin oct , nov et (décembre) 2010 je prendrais en compte les avis des voyageurs qui y sont allés cette année pas il y a 2 ans 😕 tous comme ca ne sert a rien de me diriger sur le site de diplomatie ni sur les sites de presse (je sais qu'il y a des mines sur certain parc ) je suis pas 🤪 je vais pas aller me promener dans
les champs ou verger des communautés rurale de Niaguisse, Santhiaba Manjack, Nyassia, pour ne citer que celles là
ou dans le parc national de Basse Casamance ou Le Niokolo Koba je serait dans les secteurs
Baila, Coubalan, Affiniam, Oussouye, Enampore
si des forumistes vivent sur place me donnent leurs avis c'est encore mieux🙂 quand la sénélec aura remis l'électricité😠 merci a tous Hervé
Baila, Coubalan, Affiniam, Oussouye, Enampore
si des forumistes vivent sur place me donnent leurs avis c'est encore mieux🙂 quand la sénélec aura remis l'électricité😠 merci a tous Hervé
Première randonnée: comment choisir son vélo? (et autres détails) English translation pending
Bonjour,
alors voila, je voudrais me lancer dans cette belle aventure que la randonné a vélo. Je suis de Lyon et visitez Montpellier m'intéresse.
Pour ce faire il me faut donc un vélo et le matériel du parfait nomade.
Mon soucis est le vélo, j'aimerais pouvoir investir le minimum.
Je voudrais donc savoir comment choisir un bon vélo pour le trekking.
Est-ce qu'un vélo de ville ou vtc ferait l'affaire ?
sinon j'ai vu sur decathlon celui ci http://www.decathlon.fr/...N_11670_8070408.html a 300euros, j'aurais voulu mettre moins cher (vu qu'il me faut acheter tout le reste également)
Je me demandais le poids total recommandé a ne pas dépasser ? pour ne pas trop se ralentir ?
Et aussi, lors de mon voyage, quelles sont les précautions pour ne pas subir de vol ou de dégradation sur son vélo ? (j'ai vu sur un autre sujet, le fait de rentrer son vélo dans la tente, il faut donc une tente assez grande, voir de taille spécifique ?)
Désolé si tout cela est un peu brouillon ou pas clair, mais cette idée de voyage m'est venu recemment, mais je suis vraiment motivé, mais assez "effrayé" vu toute l'organisation, le matériel et la prépration que cela demande. Je vous remercie beaucoup de m'apporter votre aide de "trekkiste" confirmé :)
Je me demandais le poids total recommandé a ne pas dépasser ? pour ne pas trop se ralentir ?
Et aussi, lors de mon voyage, quelles sont les précautions pour ne pas subir de vol ou de dégradation sur son vélo ? (j'ai vu sur un autre sujet, le fait de rentrer son vélo dans la tente, il faut donc une tente assez grande, voir de taille spécifique ?)
Désolé si tout cela est un peu brouillon ou pas clair, mais cette idée de voyage m'est venu recemment, mais je suis vraiment motivé, mais assez "effrayé" vu toute l'organisation, le matériel et la prépration que cela demande. Je vous remercie beaucoup de m'apporter votre aide de "trekkiste" confirmé :)
Tibet: la route 318 est coupée à l'est de Pomi English translation pending
Bonjour,
Ma source est une agence de voyage chinoise, qui me fait renoncer (pour cette fois ci) à un projet de trajet par la route depuis Lhasa vers le Yunnan ou le Sichuan. Je n'ai pas reçu de détail - je suppose que les intempéries ont causé des glissements de terrain, ce qui ne m'étonne pas au vu des photos de cette route prises par des amis. Je ne sais pas si la route 317 permet de contourner la zone bloquée.
Ma source est une agence de voyage chinoise, qui me fait renoncer (pour cette fois ci) à un projet de trajet par la route depuis Lhasa vers le Yunnan ou le Sichuan. Je n'ai pas reçu de détail - je suppose que les intempéries ont causé des glissements de terrain, ce qui ne m'étonne pas au vu des photos de cette route prises par des amis. Je ne sais pas si la route 317 permet de contourner la zone bloquée.
Voyageur seul au Vénézuela: argent, île Margarité, précautions générales...? English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'apprête à passer du temps au venezuela en aout, et souhaiterait savoir 2-3 trucs : Peux t on retirer du cash avec une mastercard francaise, et quel est a peu pres le taux si on fait ca ? (ou si l'on paye avec la cb) (l'histoire du black market me pose quelques problemes, changer tout d'un coup, peut etre 800e, me parait risqué, qu'en pensez vous ?) Je souhaite me rendre à l'ile margarita, ou loger, pour 30aines d'euros par nuit grand max, dans un endroit corect avec plage à proximité (bonne plage de préférence)? est il possible de ne rien prévoir et de voir la bas ? dans ce cas quel serait la ville de l'ile la plus sympa pour résider en tant que voyageur seul ?
Quels sont les précautions a prendre en général au venezuela et dans les iles, a part la base (ne pas sortir son argent, faire des balades seuls avec plein de frics sur nous la nuit..) ?
Los roques as t elle vraiment plus d'interet que margarita ? car en tant que voyageur seul, apparement ca bouge beaucoup plus à margarita !
A part le salto del angel, si il y avait un lieux à faire dans le pays absoluement, ca serait lequel ?
Et enfin, pensez vous que pour le palu, prendre les medocs que lorsqu'on est en zone a risque s'avererait etre bien ? avez vous pris les medocs lors de votre voyage ?
Cordialement
carldeparis
Je m'apprête à passer du temps au venezuela en aout, et souhaiterait savoir 2-3 trucs : Peux t on retirer du cash avec une mastercard francaise, et quel est a peu pres le taux si on fait ca ? (ou si l'on paye avec la cb) (l'histoire du black market me pose quelques problemes, changer tout d'un coup, peut etre 800e, me parait risqué, qu'en pensez vous ?) Je souhaite me rendre à l'ile margarita, ou loger, pour 30aines d'euros par nuit grand max, dans un endroit corect avec plage à proximité (bonne plage de préférence)? est il possible de ne rien prévoir et de voir la bas ? dans ce cas quel serait la ville de l'ile la plus sympa pour résider en tant que voyageur seul ?
Quels sont les précautions a prendre en général au venezuela et dans les iles, a part la base (ne pas sortir son argent, faire des balades seuls avec plein de frics sur nous la nuit..) ?
Los roques as t elle vraiment plus d'interet que margarita ? car en tant que voyageur seul, apparement ca bouge beaucoup plus à margarita !
A part le salto del angel, si il y avait un lieux à faire dans le pays absoluement, ca serait lequel ?
Et enfin, pensez vous que pour le palu, prendre les medocs que lorsqu'on est en zone a risque s'avererait etre bien ? avez vous pris les medocs lors de votre voyage ?
Cordialement
carldeparis
Yosemite - Las Vegas en deux jours? English translation pending
Bonjour a tous,
Je me permets de poster un msg car je serai en californie au mois de septembre et j'aurais vraiment besoin d'avoir votre avis.
Je quitterai San Francisco le 13 septembre en fin d'après midi en voiture et devrai être a l'aeroport de Las Vegas le 15 a 19h pour rendre mon véhicule.
Durant ces deux jours, j'aimerais voir yosemite, sequoia valley et death valley. Pensez vous que cela est jouable et surtout raisonnable en si peux de temps ? Voici ce que j'envisage de faire durant ces 2 jours :
- 13/09 : depart de SF en direction de yosemite. J'aimerais arriver aux abords du park dans la soirée afin de pouvoir partir tot le lendemain matin. Sauriez-vous dans quelle ville je pourrais trouver un motel près d'une entrée du park ? Au nord peut etre ?
- 14/09 : Yosemite tot le matin jusqu'en debut d'apres midi (14-15h) puis route vers sequoia valley. Visite rapide de la vallée puis nuitée dans une ville en direction de death valley. Avez vous une ville a me conseiller dans cette zone ?
- 15/09 : death valley tot le matin puis direction Las Vegas ou je devrai rendre mon véhicule a 18-19h.
J'aimerais vraiment organiser ces deux jours au mieux et jimagine que ca peut paraitre peut etre un peu fou mais jaimerais vraiment en profiter et voir un maximum de choses en si peu de temps...
Pensez vous que mon programme est réalisable ? Est ce que vous me conseilleriez de faire ca autrement ?
Tous vos avis, meme négatifs, vos critiques, conseils, seront les bienvenus
Je vous remercie d'avance pour votre aide :)
Itinéraire d'un mois en Thaïlande et au Cambodge: vos conseils? English translation pending
Bonjour!
Voilà pas mal de temps que je parcours le forum et lis mon petit guide et j'ai ainsi pu etablir un petit planning de mon voyage en thailande (et au cambodge). J'aurais besoin de conseils pour savoir si mon itinéraire est cohérent et au besoin "l'affiner". J'ai egalement pas mal de questions que je poserais plus bas
Bon j'y vais 😐
J'arrive à Bangkok le 18/09/10 (12H45)et repars de là bas le 17/10/10 (00H05) 18/09: arrivée à BKK et visite de BKK 19:depart pour le cambodge tôt et arrivée à Siem Reap en fin d'apres midi 20:Angkor Wat 21:Angkor Wat 22:Angkor Wat 23:depart le matin pour BKK puis reste de la journée à BKK 24:Kachanburi 25:Parc national d'Erawan (cascade des 7 rebonds) 26:Lopburi (+ eventuellement Ayuthaya..) 27:sukhotai 28:sukhotai 29:Lampang (+ centre des elephants) 30: 01/10: 02: 03: 04: 05: 06: 07:Depart le soir depuis Chiang Mai vers Phuket (depart 22h25, arrivée 00h35) 08:Festival vegetarien de Phuket 09:Festival vegetarien de Phuket 10:Ko Tao 11:Ko Tao 12:Ko Tao 13:Ko Tao 14:Ayuthaya ou Pataya (ou je reste à Ko Tao) 15:BKK 16:BKK 17:BKK puis vol vers la France à 00h05
Voici donc mes questions:
Je souhaites me rendre au festival de Phuket (qui debute le 8 Octobre) et j'ai donc baser mon plan de voyage sur l'idée de prendre l'avion de Chiang Mai le 7 Octobre au soir. 2 jours sont ils suffisants pour un bon appercu? tous les jours (manifestations, activités..) sont ils similaires?
En consequence de ce choix (d'atterir le 8/10 à Phuket) je n'ai pas d'autre choix que de faire BKK à la fin (pour les achats notamment) et le Cambodge au debut. Ca me laisse egalement 8 jours pour faire le "nord". Est ce suffisant? Quels villes/villages me conseillez vous? Chiang Mai, Chiang Rai, Pai, Soppong, Mae Salong, Chiang Dao? Je pensais faire Chiang Mai, Chaing Rai, Pai ou Mae Hong Son et le triangle d'or...
J'hesite a aller a Ayuthaya pour avoir une journée supplémentaire pour le nord, est ce une bonne idée?
A cette periode Ko Tao est elle un bon choix? je l'ai choisi car je voudrais faire du snorkeling et car je n'aime pas les ambiances "boites de nuits"😊
Une dernière: faut il reserver les trains de nuits?
Je sais c'est un lon message 😕 mais votre aide sera trés appréciée!!!
Merci d'avance!
Voilà pas mal de temps que je parcours le forum et lis mon petit guide et j'ai ainsi pu etablir un petit planning de mon voyage en thailande (et au cambodge). J'aurais besoin de conseils pour savoir si mon itinéraire est cohérent et au besoin "l'affiner". J'ai egalement pas mal de questions que je poserais plus bas
Bon j'y vais 😐
J'arrive à Bangkok le 18/09/10 (12H45)et repars de là bas le 17/10/10 (00H05) 18/09: arrivée à BKK et visite de BKK 19:depart pour le cambodge tôt et arrivée à Siem Reap en fin d'apres midi 20:Angkor Wat 21:Angkor Wat 22:Angkor Wat 23:depart le matin pour BKK puis reste de la journée à BKK 24:Kachanburi 25:Parc national d'Erawan (cascade des 7 rebonds) 26:Lopburi (+ eventuellement Ayuthaya..) 27:sukhotai 28:sukhotai 29:Lampang (+ centre des elephants) 30: 01/10: 02: 03: 04: 05: 06: 07:Depart le soir depuis Chiang Mai vers Phuket (depart 22h25, arrivée 00h35) 08:Festival vegetarien de Phuket 09:Festival vegetarien de Phuket 10:Ko Tao 11:Ko Tao 12:Ko Tao 13:Ko Tao 14:Ayuthaya ou Pataya (ou je reste à Ko Tao) 15:BKK 16:BKK 17:BKK puis vol vers la France à 00h05
Voici donc mes questions:
Je souhaites me rendre au festival de Phuket (qui debute le 8 Octobre) et j'ai donc baser mon plan de voyage sur l'idée de prendre l'avion de Chiang Mai le 7 Octobre au soir. 2 jours sont ils suffisants pour un bon appercu? tous les jours (manifestations, activités..) sont ils similaires?
En consequence de ce choix (d'atterir le 8/10 à Phuket) je n'ai pas d'autre choix que de faire BKK à la fin (pour les achats notamment) et le Cambodge au debut. Ca me laisse egalement 8 jours pour faire le "nord". Est ce suffisant? Quels villes/villages me conseillez vous? Chiang Mai, Chiang Rai, Pai, Soppong, Mae Salong, Chiang Dao? Je pensais faire Chiang Mai, Chaing Rai, Pai ou Mae Hong Son et le triangle d'or...
J'hesite a aller a Ayuthaya pour avoir une journée supplémentaire pour le nord, est ce une bonne idée?
A cette periode Ko Tao est elle un bon choix? je l'ai choisi car je voudrais faire du snorkeling et car je n'aime pas les ambiances "boites de nuits"😊
Une dernière: faut il reserver les trains de nuits?
Je sais c'est un lon message 😕 mais votre aide sera trés appréciée!!!
Merci d'avance!
Obtention d'un visa 59 jours à l'aéroport de Cebu? (Philippines) English translation pending
Hello,
J'habite à Tahiti, donc pour faire un visa c un peu rapé, j'ai pas envi que mon passeport fasse le tour du monde pour avoir un visa en métropole, merci je l'aime bien mon passeport il reste dans mon sac ^_^
Donc je suis parti pour rester 21 jours à Cebu, Philippines, seulement les amis avec qui je voyage ont pas besoin de visa vu qu'ils sont de Cebu.
Le problème c'est qu'ils ont prévu de rester 23 jours, et que donc je pourrais pas reprendre l'avion avec eux, c un peu bête.
D'où ma question : peut ton pointer son nez à Cebu et acheter un visa 59 jours à l'aéroport ? surement avec une tite amende bonus ? En fait je me demande si avec un billet retour supérieur à 21 jours ils me laisseront aller jusqu'au bureau d'immigration de Cebu ?
merci pour les réponses 🙂 ++
J'habite à Tahiti, donc pour faire un visa c un peu rapé, j'ai pas envi que mon passeport fasse le tour du monde pour avoir un visa en métropole, merci je l'aime bien mon passeport il reste dans mon sac ^_^
Donc je suis parti pour rester 21 jours à Cebu, Philippines, seulement les amis avec qui je voyage ont pas besoin de visa vu qu'ils sont de Cebu.
Le problème c'est qu'ils ont prévu de rester 23 jours, et que donc je pourrais pas reprendre l'avion avec eux, c un peu bête.
D'où ma question : peut ton pointer son nez à Cebu et acheter un visa 59 jours à l'aéroport ? surement avec une tite amende bonus ? En fait je me demande si avec un billet retour supérieur à 21 jours ils me laisseront aller jusqu'au bureau d'immigration de Cebu ?
merci pour les réponses 🙂 ++
Temps pour changer d'aéroport à Delhi? English translation pending
Bonjour,
j'arrive à Delhi à 6h le 30 juillet.
Je souhaite ensuite partir à Varanasi. Pour cela, j'ai deux vols au choix: 10h25 ou 14h10.
Sachant qu'il faut que je rejoigne le terminal des vols internes, pensez-vous qu'il vaut mieux que je prenne le vol de 14h10 (et donc attendre 8h entre les 2 vols) ou pensez-vous que celui de 10h25 (4h25 de délais entre les 2 vols) est tout à fait jouable?
D'avance, merci de votre aide!
Camille
L'ouest américain - Octobre 2010 English translation pending
Bonjour à tous,
Cela fait plusieurs mois que je me rends sur ce forum ainsi que sur le forum Sunset bld pour pouvoir préparer mon voyage qui se déroulera en octobre. D'ailleurs les "forumeurs" se trouvant sur les 2 forums retrouveront sûrement mon message sur Sunset bld. J'y ai trouvé de nombreuses informations et je souhaiterai maintenant soumettre mon parcours aux spécialistes.
Quelques explications d'abord. Cela fait 4 ans qu'avec mon copain nous rêvons de partir dans l'ouest américain. Cette année, nous nous sommes enfin décidé, grâce à sa carte American Express qui nous a permis de ne payer que les taxes d'aéroport pour les billets d'avion. C'est pour cela que nous sommes obligés d'arriver à LA et de repartir de LA (pas assez de miles pour prendre des billets qui nous ferais repartir d'une autre ville). Pour le parcours il a fallu faire des choix car le budget était restreint et notre boulot ne nous permettais pas de partir plus de 15 jours. Voici donc ce fameux parcours :
J1 : Arrivée Los Angeles vers 16h J2 : LA - San Simeon J3 : San Simeon - San Francisco J4 : San Francisco J5 : San Francisco J6 : San Francisco - Yosemite J7 : Yosemite - Death Vallée J8 : Death Vallée - Las Vegas J9 : Las Vegas J10 : Las Vegas - Grand Canyon - Nuit à Williams J11 : Williams - Los Angeles (via route 66 pour une partie) J12 : Los Angeles J13 : Los Angeles J14 : Los Angeles J15 : Retour vers Paris
Quelques questions sur le parcours : - Je sais que la route 1 est mieux à faire de San Francisco à Los Angeles mais nous ne le savions pas lorsque nous avons fait notre parcours et c'est vrai que nous nous sommes habitués à le voir dans ce sens. Est-ce vraiment si important que cela ? - Le jour 11 est-il faisable ou cela vous semble t'il trop difficile à faire en 1 journée ?
Toutes les remarques sont les bienvenues.
Je sais qu'il y a beaucoup d'autres choses à voir dans l'ouest américain (notamment les parcs au départ de Las Vegas), mais nous ne voulions pas trop nous pressés ni faire trop de route, d'autant plus qu'il n'y a qu'un seul conducteur. Les parcs feront donc l'objet d'un futur voyage.
Merci d'avance pour vos réponse et merci à ces deux forums qui sont de vrais mines d'informations (et de BONNES informations 😉).
Cela fait plusieurs mois que je me rends sur ce forum ainsi que sur le forum Sunset bld pour pouvoir préparer mon voyage qui se déroulera en octobre. D'ailleurs les "forumeurs" se trouvant sur les 2 forums retrouveront sûrement mon message sur Sunset bld. J'y ai trouvé de nombreuses informations et je souhaiterai maintenant soumettre mon parcours aux spécialistes.
Quelques explications d'abord. Cela fait 4 ans qu'avec mon copain nous rêvons de partir dans l'ouest américain. Cette année, nous nous sommes enfin décidé, grâce à sa carte American Express qui nous a permis de ne payer que les taxes d'aéroport pour les billets d'avion. C'est pour cela que nous sommes obligés d'arriver à LA et de repartir de LA (pas assez de miles pour prendre des billets qui nous ferais repartir d'une autre ville). Pour le parcours il a fallu faire des choix car le budget était restreint et notre boulot ne nous permettais pas de partir plus de 15 jours. Voici donc ce fameux parcours :
J1 : Arrivée Los Angeles vers 16h J2 : LA - San Simeon J3 : San Simeon - San Francisco J4 : San Francisco J5 : San Francisco J6 : San Francisco - Yosemite J7 : Yosemite - Death Vallée J8 : Death Vallée - Las Vegas J9 : Las Vegas J10 : Las Vegas - Grand Canyon - Nuit à Williams J11 : Williams - Los Angeles (via route 66 pour une partie) J12 : Los Angeles J13 : Los Angeles J14 : Los Angeles J15 : Retour vers Paris
Quelques questions sur le parcours : - Je sais que la route 1 est mieux à faire de San Francisco à Los Angeles mais nous ne le savions pas lorsque nous avons fait notre parcours et c'est vrai que nous nous sommes habitués à le voir dans ce sens. Est-ce vraiment si important que cela ? - Le jour 11 est-il faisable ou cela vous semble t'il trop difficile à faire en 1 journée ?
Toutes les remarques sont les bienvenues.
Je sais qu'il y a beaucoup d'autres choses à voir dans l'ouest américain (notamment les parcs au départ de Las Vegas), mais nous ne voulions pas trop nous pressés ni faire trop de route, d'autant plus qu'il n'y a qu'un seul conducteur. Les parcs feront donc l'objet d'un futur voyage.
Merci d'avance pour vos réponse et merci à ces deux forums qui sont de vrais mines d'informations (et de BONNES informations 😉).
Juste pour sourire... English translation pending
Conversation réelle captée sur le canal 106 fréquence des secours maritimes de la côte du Finistère (Galice).
Entre des Galiciens et des Nord-Américans
Galiciens (bruit de fond) : •Ici le A-853, merci de bien vouloir dévier votre trajectoire de 15degré au sud pour éviter d’entrer en collision avec nous. Vous arrivez directement sur nous une distance de 25 milles nautiques.
* Américains (bruit de fond) : * Nous vous recommandons de dévier vous-même votre trajectoire de 15° nord pour éviter la collision.
Galiciens : •Négatif ! Nous répétons : déviez votre trajectoire de 15 degré sud pour éviter la collision.
Américains (une voie différentes) : * Ici le capitaine ! Le capitaine d’un navire des Etats-Unis d’Amérique. Nous insistons, déviez votre trajectoire de 15° nord pour éviter la collision.
Galiciens : •Négatif ! Nous ne pensons pas que cette alternative puisse convenir, nous vous suggérons donc de dévier votre trajectoire de 15 degrés sud pour éviter la collision.
Américains (voix irritée) :
* Ici le capitaine Richard James Howard, au commandement du porte-avions USS LINCOLN, de la marine nationale des Etats-Unis d’Amérique, le second plus gros navire de guerre de la flotte américaine ! Nous sommes escortés par 2 cuirassiers, 6 destroyers, 5 croiseurs, 4 sous-marins et de nombreuses embarcations d’appui. Nous nous dirigeons vers les eaux du Golfe Persique pour préparer les manœuvres militaires en prévision d’une éventuelle offensive Irakienne. Nous ne vous suggérons pas, nous vous ordonnons, de dévier votre route de 15° nord ! Dans le cas contraire nous nous verrions obligés de prendre les mesures qui s’imposent pour garantir la sécurité de cette flotte et de la force de cette coalition. Vous appartenez à un pays allié, membre de l’OTAN et de cette coalition, s’il vous plaît, obéissez immédiatement et sortez de notre trajectoire.
Galiciens :
•C’est Juan Manuel Salas Alcantara qui vous parle, nous sommes deux personnes, nous sommes escortés par notre chien, par notre bouffe, deux bières et un canari qui est actuellement en train de dormir. •Nous avons l’appui de la radio de la Corogne et du canal 106 ‘urgences maritimes ». •Nous ne nous dirigeons nulle part, dans la mesure où nous vous parlons de la terre ferme. Nous sommes dans le phare A-853, au Finistère de la côte de Galice. Nous n’avons pas la moindre putain d’idée de la position que nous occupons au classement des phares espagnols. Vous pouvez prendre toutes les mesures que vous considérez opportunes car nous vous laissons le putain de soin de garantir la sécurité de votre flotte de merde qui va se ramasser la gueule contre les rochers ! C’est pour cela que nous insistons à nouveau et vous rappelons que le mieux à faire, le plus logique et le plus raisonnable serait que deviez votre trajectoire de 15° degrés sud pour éviter de nous rentrer dedans !
Américains :
* Bien reçu, merci…….
Entre des Galiciens et des Nord-Américans
Galiciens (bruit de fond) : •Ici le A-853, merci de bien vouloir dévier votre trajectoire de 15degré au sud pour éviter d’entrer en collision avec nous. Vous arrivez directement sur nous une distance de 25 milles nautiques.
* Américains (bruit de fond) : * Nous vous recommandons de dévier vous-même votre trajectoire de 15° nord pour éviter la collision.
Galiciens : •Négatif ! Nous répétons : déviez votre trajectoire de 15 degré sud pour éviter la collision.
Américains (une voie différentes) : * Ici le capitaine ! Le capitaine d’un navire des Etats-Unis d’Amérique. Nous insistons, déviez votre trajectoire de 15° nord pour éviter la collision.
Galiciens : •Négatif ! Nous ne pensons pas que cette alternative puisse convenir, nous vous suggérons donc de dévier votre trajectoire de 15 degrés sud pour éviter la collision.
Américains (voix irritée) :
* Ici le capitaine Richard James Howard, au commandement du porte-avions USS LINCOLN, de la marine nationale des Etats-Unis d’Amérique, le second plus gros navire de guerre de la flotte américaine ! Nous sommes escortés par 2 cuirassiers, 6 destroyers, 5 croiseurs, 4 sous-marins et de nombreuses embarcations d’appui. Nous nous dirigeons vers les eaux du Golfe Persique pour préparer les manœuvres militaires en prévision d’une éventuelle offensive Irakienne. Nous ne vous suggérons pas, nous vous ordonnons, de dévier votre route de 15° nord ! Dans le cas contraire nous nous verrions obligés de prendre les mesures qui s’imposent pour garantir la sécurité de cette flotte et de la force de cette coalition. Vous appartenez à un pays allié, membre de l’OTAN et de cette coalition, s’il vous plaît, obéissez immédiatement et sortez de notre trajectoire.
Galiciens :
•C’est Juan Manuel Salas Alcantara qui vous parle, nous sommes deux personnes, nous sommes escortés par notre chien, par notre bouffe, deux bières et un canari qui est actuellement en train de dormir. •Nous avons l’appui de la radio de la Corogne et du canal 106 ‘urgences maritimes ». •Nous ne nous dirigeons nulle part, dans la mesure où nous vous parlons de la terre ferme. Nous sommes dans le phare A-853, au Finistère de la côte de Galice. Nous n’avons pas la moindre putain d’idée de la position que nous occupons au classement des phares espagnols. Vous pouvez prendre toutes les mesures que vous considérez opportunes car nous vous laissons le putain de soin de garantir la sécurité de votre flotte de merde qui va se ramasser la gueule contre les rochers ! C’est pour cela que nous insistons à nouveau et vous rappelons que le mieux à faire, le plus logique et le plus raisonnable serait que deviez votre trajectoire de 15° degrés sud pour éviter de nous rentrer dedans !
Américains :
* Bien reçu, merci…….
Faire de l'humanitaire sans diplôme? English translation pending
bonsoir à tous
je suis un jeune bachelier et je souhaite me rendre utile
mais qu'est il possible de faire sans avoir de qualification précise dans le monde de l'humanitaire ?
est ce que des organisations recrutent pour n'importe quel type d'aide. (main d'oeuvre, etc...)
merci d'avance pour vos réponses
je suis un jeune bachelier et je souhaite me rendre utile
mais qu'est il possible de faire sans avoir de qualification précise dans le monde de l'humanitaire ?
est ce que des organisations recrutent pour n'importe quel type d'aide. (main d'oeuvre, etc...)
merci d'avance pour vos réponses