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Baignade interdite aux chutes de Skradinski dans le parc national de Krka (Croatie) English translation pending
by Blagajcity · 2020-08-05 · 15 replies
profitez en encore cette année .😎

à partir du 1er janvier 2021 la baignade sera interdite aux chutes de Skradinski buk .

https://www.rts.rs/page/magazine/sr/story/2953/priroda/3818364/nacionalni-park-krka-zabranjeno-kupanje.html

cette décision a été motivée par l'accroissement sans cesse en augmentation de visiteurs et la préservation des lieux car en été ce lieu magnifique ressemblait plutôt à une piscine municipale .🤪 elle va dans la lignée de la limitation de Plitvice . en plus des visiteurs " normaux " de nombreux voyagistes amènent des bus remplis et sans cesse plus nombreux au NP . c'est pour cette raison qu'en plus de l'attrait des lieux et la ballade en bateau inclue dans le prix du billet , je conseillais une entrée par Skradin car le parking des bus est à Lozovac . il y a eu de plus 5 noyades au cours des 4 dernières années ; les lieux bondés n'étant pas surveillés . le nombre de visiteurs continuera d'être limité à 10 000 à Skradinski buk ( mesure prise en 2017 ) .

pour les plus courageux , la baignade sera néanmoins autorisée sur trois plages le long du lac Visovac et au pied de Roški Slap .

les autres NP de Croatie ne devraient pas encore être impactés par des restrictions car ils restent beaucoup moins populaires que Plitvice et Krka .

Mljet par contre pourrait bien être le prochain si la fréquentation en hausse s'intensifiait .

jusqu'à l'année dernière la Croatie accueillait un nombre record de touristes tous les ans ; stoppé cette année par la covid .
De plus en plus de cyclos-voyageurs English translation pending
by Nomade743 · 2020-07-27 · 79 replies
Je suis actuellement en randonnée vélo de la haute Savoie à la presqu’île de giens et j’ai L’impression qu’ il y a beaucoup de voyageurs à vélo. Beaucoup de jeunes notamment Qu’en pensez-vous ?
Compagnon(e) de marche en toute quiétude English translation pending
by Brunehilde · 2020-07-21 · 4 replies
Bonjour, J habite la région parisienne, plus précisement dans la val d oise que j ai pas mal exploré.J aimerais trouver un compagnon ou une compagne de marche , car mon entourage n est pas toujours et j avoue que j en ai assez de randonner seule.De plus, les clubs de marche ne marche ne me satisfont pas. Alors si vous etes partant ou partante?...
Littérature sur la Grande-Bretagne English translation pending
by Caro96 · 2020-07-17 · 19 replies
Bonjour à tous,

Je compte voyager en Grande-Bretagne (quand cette crise sera finie) et voudrais savoir quels livres vous me conseilleriez pour la découvrir en termes d'histoire, de culture, de politique, etc. ; et je recherche des œuvres littéraires comme des romans, des récits de voyages ou des essais, pas pas des guides de voyages.

Merci,

Caro
The most beautiful mountain hikes in France?
by Jerome72 · 2020-07-09 · 65 replies
Hi everyone,

I usually travel abroad in the summer, but given the circumstances, I think this year I’ll be staying in France. I’d love to know which places you’d recommend for the most stunning mountain landscapes and the best hikes.

Thanks in advance for your help!

😉
Pourquoi utilise-t-on le mot "grotte" au pluriel alors que c'est une erreur de formulation? English translation pending
by Bleuvacances · 2020-06-26 · 15 replies
Bonjour Je poste la même question sur le forum du Routard , car il m'a mis la puce à l'oreille, mais je pose aussi la question ici, car jai bon espoir d'avoir des réponses avisées... avisées et bienveillantes, car le sujet est anodin. Voilà En introduction à la page du forum concurrent consacrée à la Dordogne et au Perigord, je vois qu'il est écrit: "Se rendre aux grottes de Lascaux, " Aux grottes au pluriel. Or, il n'y a qu'UNE grotte à Lascaux , plus 2 fac-similé et une expo itinérante. Mais UNE seule vraie grotte. C'est très courant, je ne sais pas pourquoi, mais les gens mettent systématiquement le mot "grotte" au pluriel. Habitant en Dordogne, j'entends souvent: "Les" grottes de Lascaux, "Les" grottes de Rouffignac, "les" grotte de Pech Merle dans le Lot"... alors qu'à chaque fois, il n'y en a qu'une . Vous pouvez vérifier... Même pour LA grotte de Lascaux. Voyez sur internet, sur Wikipedia, les offices du tourisme concernés, etc. Pourquoi cet emploi du pluriel? Mystère.... Personnellement, je ne connais qu'un seul cas de 2 grottes regroupées, au Pays Basque: les grottes d'Isturitz et Oxocelhaya. Peut-être qu'il y en a d'autres ailleurs, mais je ne les connais pas. Mais...Pas Lascaux... Si quelqu'un a une théorie et peut m'éclairer sur cette étrangeté... merci d'avance... Florence
Un jour à Bruges-la-morte, sur un coup de tête English translation pending
by Ragamuffin · 2020-06-25 · 7 replies
Bruges-la-Morte est le titre d'un roman de la fin du ... XIXème siècle. Autant vous dire que je ne l'ai pas lu et n'ai aucune envie de le faire. Mais j'aime bien cette expression 😛

Coup de tête est le titre d'un film avec Patrick Dewaere mais ça n'a rien à voir avec les quelques heures que j'ai passées à Bruges le lundi 15 juin dernier même si le Football Club de Brugge (avec 2 G comme dans grande gueule) a été couronné champion de Belgique cette année.

En fait je ne connaissais pas Bruges/Brugge et je me suis dit que ce serait intéressant de découvrir la ville, surnommée la Venise du Nord (quelle drôle de comparaison - probablement des gens qui ne connaissent pas Venezia), dans des conditions exceptionnelles à cause de la pandémie de coronavirus. Et ce fut le cas.

Pas un chat (ni de chien) dans le train départ de Bruxelles Midi à 9h28, trajet 1 heure.

Pas plus de chien ni de chat dans la ville. Quelques autochtones et quelques vélos.

Dès l'entrée dans la vieille ville, le Béguinage



où trottinent de vieilles nonnettes



à deux pas du Béguinage et rien n'empêche de commencer par là, le Minnewater ou Lac d'Amour à contempler depuis le Park Bridge d'où la photo ci-dessous a été prise



après avoir déambulé dans le grand jardin du Béguinage je suis sorti par le Begijnhof et son pont enjambant un canal



- Tiens qui c'est ce playboy ? - Comment ! vous ne regardez pas la télévision ? - Heu ! si, mais je ne vois pas qui c'est ! - Mais c'est Ronn Moss ! - Jamais entendu parler !

Le même pont l'année dernière au mois de Juin ... mais sans Ronn Moss 🤪

https://www.google.com/maps/@51.2018333,3.2238783,3a,75y,188.53h,85.75t/data=!3m8!1e1!3m6!1sAF1QipNzRP3p6o2EG6rM_h3WuWFCNBdcRxhX1o0FE8na!2e10!3e11!6shttps:%2F%2Flh5.googleusercontent.com%2Fp%2FAF1QipNzRP3p6o2EG6rM_h3WuWFCNBdcRxhX1o0FE8na%3Dw203-h100-k-no-pi8.46488-ya76.961555-ro2.4653096-fo100!7i5376!8i2688

Quelques vélos disais-je













Tiens nouvelle limite de photos par message : 10 !

La suite avec encore des vélos mais aussi des canaux dans notre prochain épisode 😏
Trek de la Rota Vicentina en solo, des conseils? (Portugal) English translation pending
by Leilouroad · 2020-06-17 · 26 replies
Bonjour,

Ca y est c'est décidé. Je vais faire la Rota Vincentina en solo en Août. Je prendrais le sentier des pêcheurs. La côte au bord de l'Océan me tente plus. Ca sera mon 1er trek. Je me pose quelques questions:

- J'ai vu que nous pouvions trouver des hébergements sur la route mais je ne souhaite pas être dans un parcours trop "cadré". Est-ce qu'il faut réserver en avance? Est-ce que certains d'entre vous ont tenté "chez l'habitant" en demandant aux gens dans les petits villages de pêcheurs ou est-ce que je me fais une idée idyllique que les gens peuvent nous accueillir chez eux en leur demandant simplement? - Je n'ai jamais fais de trek, est-ce que c'est un niveau "intense" pour un débutant? - Mon appréhension est de ne pas arriver à un village quand la nuit tombe ou si je suis épuisée. Comment prévoir que je ferais assez de kilomètres pour trouver un hébergement entre chaque étape? - Enfin, quels matériels essentiels et basique faut-il apporter avec soi?

Merci beaucoup pour vos conseils!!

Leïla
L'île de Bréhat, Paimpol et les environs... English translation pending
by Jeeaan · 2020-06-17 · 48 replies
Sitôt déconfinés, on a mis le cap sur la côte bretonne, projet qui avait dû être reporté pour cause de corona. Et dès notre arrivée, on a souhaité aller sur l'île de Bréhat pour la découvrir avec le minimum de visiteurs. Alors, on a commencé par réserver nos billets sur le net, réservation obligatoire pour permettre d'organiser les traversées en respectant au mieux les mesures de sécurité sanitaire. Dès 9h30, on embarquait à l'Arcouest pour une traversée de 10 minutes en direction de Bréhat. Notre arrivée au port clos de Bréhat s'est faite dans la brume. On a posé le pied sur une île mystérieuse.





Ne sachant pas précisément combien de temps il nous faudrait pour faire le tour de l'île à pied, on a fait le choix d'aller d'abord jusqu'au phare du Paon , au nord, à l'opposé de l'embarcadère. On a donc traversé le village, emprunté nombre de petits chemins et admiré les jardins et les sentiers fleuris. Bréhat, c'est l'île des fleurs.







A notre arrivée au phare du Paon la brume commence à se dissiper. On découvre une côte sauvage, magnifique!







On poursuit notre découverte. Au bord d'un chemin, on complète notre pique- ni que en achetant des fraises du pays.

Et on s'installe sur une petite plage, pour recharger les batteries avant de repartir sur les chemins.
Déconfinement en Luberon English translation pending
by Euphroozine · 2020-06-17 · 26 replies
Bonjour à tous,

j'aurais dû revenir sur ce forum pour vous poster notre carnet de voyage à New-York en avril, et puis voilà, comme vous tous, nous sommes "cloués" ici, mais heureusement en bonne santé, et c'est bien là le principal !

Du coup nous n'avons pas utilisé nos congés d'avril car fortement mobilisés professionnellement pendant le confinement. Nous avons donc pu profiter d'une semaine de congés la semaine dernière (début juin) pour faire sauter la bulle des 100km et aller découvrir cette belle région du Luberon.

Alors embarquez avec moi, je vous amène au pays de la lavande (mais pas que !)

Flower power (Golfe du Morbihan) English translation pending
by Kola · 2020-06-14 · 61 replies
D'abord nous avons pensé que nous serions épargnés. La fabrique du monde aurait poursuivi sa besogne paisiblement, élaborant, jours intenses après nuits remplies, le devenir de l'humanité. La montée en puissance s'est faite progressivement, un seul lit réservé au début, plus d'un tiers du service ensuite. Sans plus de personnel. Sans plus de matériel.

Envoyée spéciale dans une ville dépeuplée de ses habitants, immense privilège ou épée de Damoclès ? Immense privilège !

J'ai aimé aller et revenir dans un Paris fantomatique. Les trains étaient toujours à l'heure. Les affiches du métro parlaient d'un monde qui n'existait plus, présentaient des spectacles qui ne se tiendraient pas… et des pubs inutiles avant même d'avoir été essentielles. Coronavirus avait remplacé pickpocket dans les annonces sonores. Moments irréels qui désapprennent toutes les certitudes, lieux familiers devenus méconnaissables qui lavent le regard et parfois l'émerveillent lorsque la rue offre des cadeaux inattendus : une minuscule boite rouge en forme de cœur qui détonne sur le trottoir gris. La foule qui ne se pressait pas ne l'avait pas piétinée.

Près de 3 mois ont passé embarqués dans un bateau qui tanguait sans savoir si et quand il arriverait au port… Près de 3 mois immergés dans l'inquiétude, l'incertitude, à chercher vainement le capitaine... mais trop de mains se pressaient sur la barre du gouvernail.

Cette folie qui a mis le monde à l'arrêt et la tête de certain.e.s à l'envers a imprimé dans ma mémoire une écœurante odeur d'alcool. La gueule de bois sans l'ivresse préalable.

... / ...

Alors, il faudra...

... Il faudra l'eau froide de l'Atlantique, des marches légères, l'odeur des genêts, le goût du large et des vues à perte de vue là où le ciel tombe dans la mer. Il faudra des chemins poudreux, parfois si étroits que les branches basses griffent les mollets et que les papillons s'emmêlent dans les cheveux. Un bout de GR, des sous bois aux racines saillantes avec l’océan à portée de main.

Un temps qui hésite entre soleil et pluie, des ciels de peintre en aplats de bleu soulignés de blanc et de gris fumé… des orages soudains.

Il faudra la force du granit, des villages ramassés autour de leurs églises bordées d'hortensias, les pavés inégaux des ruelles du centre ville, un passeur qui file vers une île… ce sera l'île d’Arz.

Et puis il faudra des fleurs ! Des fleurs sauvages ou cultivées, des empotées, des exubérantes, des rustiques. Des fleurs de toutes les couleurs, des tape à l'œil ou des petites fleurs de rien.

Des parterres odorants, bouquet de senteurs délicates ou d'odeurs fétides, des fleurs fanées, des justes écloses ou des déflorées. Des fleurs urbaines nichées dans les interstices du macadam, des belles des champs échevelées. Des mauvaises herbes. Des fleurs du mal. Un camaïeu de nuances pastels ou flamboyantes, un feu d'artifice d'arc en ciel.

Des fleurs soyeuses en couleurs comme des mots en couleurs… pour oublier, le temps d'une échappée belle, les fleurs de bitume, petits cercles blancs à deux ou trois pétales, pointillés rageurs, qui ont poussé en une nuit sur les trottoirs de Paris et les quais du métro.







Alors ce sera 8 jours dans le golfe du Morbihan aux alentours de Vannes et des marais de Séné.





Pari sur l'avenir, le train fut réservé alors que la limite des 100km était toujours en vigueur… elle sera supprimée 2 jours avant. (100km, c'est trop court pour ceux qui ... comme nous d'un aussi grand...)

Ici comme ailleurs la vie arrêtée a repris son cours avec des absurdités, des incohérences, du cynisme parfois... "Mesdames, messieurs, veuillez respecter la distance d'un mètre cinquante pour monter et descendre du train, mais une fois à bord vous aurez un voisin de siège puisque la promesse des 50% de places vendues a aussi été supprimée 2 jours avant !"
Descente de l'Oise: Guise English translation pending
by Demelza · 2020-06-04 · 2 replies
Bonjour à toutes et à tous,

J’espère que vous allez bien en ces « temps mouvementés».

Après des mois de très mauvais temps suivi du confinement, nous avons enfin pu reprendre le fil de l’eau. Nous en avons donc profité pour naviguer sur l’Escaut et constater, avec beaucoup de tristesse, les dégâts causés par l’accident industriel d’avril qui a décimé toute vie aquatique sur de nombreux kilomètres et ce, jusqu’en Belgique.

Enfin passons… Ce dimanche, nous avons réalisé une boucle de 4h30 sur l’Oise, et avons traversé le cœur de la petite ville de Guise. Bien connu pour son passé industriel et son familistère (cité « idéale ou utopique » pour les ouvriers), cette petite bourgade nichée dans l’Aisne est bien représentative du type d’architecture que l’on trouve dans le Nord, à savoir la brique.

Nous avons vogué sous des cieux très cléments, entourés de très beaux paysages champêtres et sauvages à la fois tout en nous frayant un chemin entre les faubourgs et le cœur de la cité.

Seul petit imprévu au programme : un barrage à clapets assez important et bien camouflé sous un pont qui nous a totalement échappé lors de notre repérage. Mais rien d’insurmontable pour des kayakistes motivés. Nous avons simplement repris le cours d’eau en passant par la voie de terre, même si l’accès quelques dizaines de mètres plus loin ne fût pas de tout repos.

Je vous laisse découvrir notre aventure à travers cette vidéo et quelques photos.

Prenez soin de vous et laissez vous guider au fil de l’eau.

Et pour voir quelques photos :
http://robscillatrip.zd.fr/descente-de-l-oise-en-kayak--guise-mai-2020.html

https://www.youtube.com/watch?v=LfoPO8itDgE&feature=emb_title
Circuit à vélo au plateau des Millevaches (parc régional naturel) English translation pending
by Malditx · 2020-05-28 · 8 replies
Bonjour, On se prépare pour ces vacances suite aux annonces encourageantes de ce soir. Un premier brouillon de notre futur périple nous menerait à l'entrée du parc naturel de Millevaches par le nord (côté Aubusson). On se demandait, si jamais on a encore du temps, s'il serait envisageable une petite incursion dans le plateau ou si trop VTTisé (nous avons des Fahrrad T100, qui seront chargés mais pas de sacoches avant). Dans un premier aperçu de l'appli du parc, il est question des circuits à pied, à cheval et un VTT... Quelqu'un parmi vous connaît le coin? Par avance merci
Derniers jours, premiers pas English translation pending
by UnaMilanese · 2020-05-28 · 46 replies
https://youtu.be/NekmwOvguHQ

L'hôtel est réservé, 12, 13 juin, ghetto de Venise.

La saveur d'iode et de goémon se propage dans les papilles. L'ambre du très vieux Talisker miroite dans les rayons du soleil. Un pas si fréquent colloque intime avec sa conscience méritait bien la puissance subtile de ce rare nectar des grandes occasions. Il vient de se conclure sur une minuscule décision, limpide et étincelante comme une goutte de rosée qui ploie le brin d'herbe dans la lumière de l'aube : je ne rajouterai pas 21 grammes à la douleur du monde. C'est dérisoire et m'emplit de joie.

Les masques s'alignent sur la commode. L'azur assorti aux sandales à talons bobines, le couvert de dentelle crème harmonisé à l'imprimé du foulard rouge, le beige marié à merveille au pantalon de lin. Les bouteilles de gel sont glissées dans les lieux stratégiques, boite à gants et sacs à main. Affaires réglées, automatismes bientot intégrés, donc bientot oubliés. Jolie occasion en prime de trinquer au Bellavista le jour où ils seront éliminés.

15 jours, 15 jours à meubler avant Venise (ou 3 semaines si on nous enferme en Lombardie mais peu importe). Peut-etre écouter et observer avant de passer à la suite.

On nous annonce une crise sans précédent. Contraction du PIB autour de 10 % pour 2020, l'angoisse collective croit. Crampounette post grippounette. Ont-ils donc la mémoire si courte ? Les 45 % de contraction du PIB de la Grèce, objet des délicates attentions de la troïka penchée à son chevet, n'ont pas naguère ému grand monde. Appartiennent-ils donc à une espèce différente des Grecs pour ne pas survivre à un quart de leurs maux ? Allons...

Peut-être ma semaine milanaise intercalée me permettra-t-elle en outre de rencontrer et converser avec un affecté psychique du confinement. Parait qu'ils sont très nombreux. Ça se manifeste comment ? Les êtres qui sont passés sur une civière entre des cadavres assis sur des chaises parce qu'on n'arrivait pas à les évacuer, ont passé 40 jours à suffoquer en se demandant si chaque respiration ne serait pas la dernière et si on allait eux aussi les asseoir sur une chaise sont dans un état psychique d'hébétude émerveillée, ravis à n'en plus pouvoir d'être vivant, le sourire géant imprimé sur leur visage émacié bouffe le masque qui disparait. Mon homme lui ressemble à une mongolfière. Il a tellement serré les dents que les 67 morts en 5 semaines, ces feu hommes et femmes qui ont fait partie de sa vie quotidienne pendant 59 ans sont restés coincés à l'intérieur. Il lévite, impassible, mettant un soin maniaque à ne pas varier d'un millième de millimètre les rites du quotidien. Il flotte psychiquement dans des automatismes reconnaissables et protecteurs et grogne à la moindre proposition. Même Venise.

Il faut que je réussisse à le trainer à Venise. Il faut percer cette baudruche de souffrance avec la fine aiguille de la beauté.

Pensées mots, pensées images. Dans ces semaines stupéfiantes de cauchemar réel, de glas et de sirènes, les mots retentissaient au loin, très loin, insensés et blèmes. Sa propre voix posant la rituelle question du soir (Qui est mort aujourd'hui ?). Le rassurant blabla mécanique avec l'ailleurs. Le verbiage machinal de l'excroissance professionnelle. Dans la dislocation de la douleur qui fracasse seule restait, inaltérable, l'image Venise. Lente errance dans les ruelles désertes, jeux de reflets dans l'eau des canaux, échos de la musique de Vivaldi qui ouvrait tout doucement les vannes des larmes, empêchant l'eau intérieure d'engloutir les ruines.

Instinctivement, la beauté sauvait.

Elle apaisait. Elle pansait.

Elle appelle aujourd'hui puisqu'elle offre un doux cadre pour les adieux accumulés qui n'ont pu avoir lieu.

Venise ensevelit ce qui est presque déjà du passé et dèbloque la boussole brisée, ouvre l'avenir. L'orient. Marco Polo, Carpaccio, Bellini, Pamuk, saveurs, parfums, vent d'est, trépignations de désirs.

Renaissance du chemin. Demain, dans 6 mois, dans un an, ne change rien : le chemin est là, il commence là.

https://youtu.be/-jIxpXAk-HE

Les ressources instinctives de l'esprit humain sont fantastiques ! 🙂 (je n'ai pas cherché Venise, elle s'est juste imposée quand il ne restait rien. Si on m'avait demandé, en janvier, en pleine activité : D'où repartirais-tu après un cataclysme ? Il est très peu probable que ce soit la Serenissime qui me soit venu à l'esprit)

Catherine
Conseils pour itinéraire de 15 jours en Bretagne nord English translation pending
by MarionGroix · 2020-05-25 · 10 replies
Bonjour,

Nouvelle sur le forum, j'aimerais avoir des retours d'expérience ou conseils sur le trajet que je compte faire fin août/début septembre : arrivée TGV à Brest, puis retour TGV Morlaix ou Lannion. Je pars avec mon conjoint et nous avons fait la côte bretonne sud l'année dernière, arrivée Quimper, puis Douarnenez et nous avions suivi la côte jusqu'au Golfe du Morbihan, puis nous avons pris les terres jusqu'à un bled au nord de Nantes. On n'est pas de grands sportifs même si on bouge pas mal, des cyclistes loisir quoi. Certains parcours nous avaient piqué les jambes, surtout dans vers la baie d'Audierne, et dans les terres (Rochefort-en-Terre). Faut dire qu'on était pas mal chargés. Ma question : est-ce que longer la côte nord de Brest à Morlaix est beaucoup plus physique que le sud de la Bretagne ? Y-a-t-il des parcours à éviter qui sont vraiment durs ? J'ai cru comprendre que la côte de Brest à Landéda est très escarpée ? Il vaut mieux couper et prendre la véloroute des Abers ? J'ai envie d'en prendre plein les mirettes mais je n'ai pas envie que mon conjoint qui accepte de m'accompagner m'abandonne au premier camping 😉.

Voici le trajet que nous avions fait en Bretagne sud (clic)

Merci d'avance et je vous souhaite de merveilleuses vélorandonnées déconfinées
Adieu à un grand pianiste de jazz (États-Unis) English translation pending
by Taamaden · 2020-05-14 · 0 replies
« Il y a beaucoup de héros dans le jazz. Mais peu ont véritablement changé l’histoire du jazz. McCoy Tyner en est un. Il y a un avant et un après Mister McCoy Tyner. » (Craig Taborn, pianiste de jazz américain)

McCoy Tyner, pianiste illuminé et compagnon de Coltrane

Un pianiste hors norme, un géant du jazz a disparu �� jamais début mars dernier à l’âge de 81 ans. Acteur clé du légendaire classic quartet de John Coltrane (que complètent Jimmy Garrison à la contrebasse et Elvin Jones à la batterie), il a joué du piano avec les plus grands de son époque. Avec Bill Evans et Cecil Taylor, McCoy Tyner compte parmi les pianistes de jazz les plus influents de ces 50 dernières années. Son jeu si particulier, puissant et inimitable, a changé l’histoire du jazz moderne. Il mérite bien une digne place dans la généalogie des grands pianistes, aux côtés de Bud Powell, de Thelonious Monk, d’Art Tatum, de Duke Ellington et de Cecil Taylor. …

Né à Philadelphie (Pennsylvanie) en 1938, McCoy Tyner commence à prendre des leçons de piano à l’âge de 13 ans. Sa carrière musicale débute vraiment en 1959 dans le Jazztet du saxophoniste Benny Golson et trompettiste Art Farmer. En plus, il joue avec Lee Morgan, Max Roach, Stanley Turrentine, Freddie Hubbard, Wayne Shorter, Joe Henderson, Sonny Rollins et Kenny Dorham. Plus tard, en 1960, à 21 ans, le pianiste quitte le Jazztet pour remplacer Steve Kuhn dans le quartet de John Coltrane et y reste membre jusqu’à la fin de 1965. McCoy Tyner est en premier lieu connu pour avoir accompagné – ce qui veut dire ici : a su soutenir et dynamiser le soliste – John Coltrane pendant la partie la plus essentielle de sa carrière, ces cinq années entre 1960 et 1965, au sein de ce classic quartet, formation la plus emblématique du jazz (encore) modal. Dans ladite période, il enregistre avec "son frère" John Coltrane une trentaine d’albums, dont les célèbres My Favorite Things (1961), Africa/Brass (1961), Live at the Village Vanguard (1961), A Love Supreme, chef-d’œuvre de l’histoire de la musique (1964), Live at Birdland (1964), Crescent (1964), Ascension (1965), Meditations (1965), Both directions at once : The lost album (1963/2018), etc. etc. etc. Non seulement le saxophoniste, mais juste la présence de ce pianiste virtuose dans le quatuor de Coltrane est l’un des éléments-clés qui a fait de cet ensemble un des incontournables du jazz des années 60.

Pourtant, Coltrane a laissé à son sideman beaucoup d’espace pour son propre jeu soliste. Et il a brillé par son expressivité exaltante. Avec sa main droite, il pouvait suivre la préférance de Coltrane pour ses soi-disant sheets of sounds. Celle de gauche, en revanche, a utilisé la tradition du stride piano pour créer une richesse et profondeur orchestrales en alternant les registres médium et grave (Tyner était gaucher). Le pianiste reste non seulement ancré dans son attachement à l’instrument, mais aussi humble dans son sens pour la beauté et l’harmonie. Au moment où Coltrane s’est de plus en plus laissé emporter par des zones atonales du free jazz, McCoy Tyner n’a plus voulu le suivre : "I didn’t see myself making any contribution to that music. All I could hear was a lot of noise." Cette position esthétique a conduit inévitablement à quitter le quatuor...

Après le split de Coltrane, McCoy Tyner commence à enregistrer sous son propre nom plusieurs albums post-bop dont Tender Moments (1968), Time for Tyner (1968), Extensions (1970) et surtout The Real McCoy (1967), peut-être son meilleur album de cette période. A partir de 1972, entre le free jazz et le jazz fusion, il cultive sa propre musique, dans laquelle il élargit – en solo, en trio ou en grandes formations – ses expériences des années 60, et collabore avec des musiciens tels que les saxophonistes Sonny Fortune, Gary Bartz, John Stubblefield, Andrew White et Azar Lawrence, le trompettiste Virgil Jones, le violoniste John Blake, le vibraphoniste Bobby Hutcherson, les contrebassistes Joony Booth et Buster Williams, et les batteurs Billy Hart et surtout Alphonse Mouzon. Des grandioses albums attestent cette période féconde : Sahara (1973), Atlantis (1974), Trident (1976) et Enlightment – Live at the Montreux Jazz Festival (1973), le dernier étant pour toujours mon album préféré de McCoy Tyner, ce quartet – à mon avis – sa meilleure formation ever (M.T. - Azar Lawrence - Joony Booth - Alphonse Mouzon).

McCoy Tyner a enregistré plus de 80 albums sous son propre nom, a reçu cinq Grammys, des géants comme Herbie Hancock et Chick Corea l’ont cité comme une influence décisive sur leur propre travail. En 2002, la NEA (National Endowment for the Arts) l’a nommé "Jazz Master". Son dernier album, Solo: Live from San Francisco, date de 2009, qui est décrit avec enthousiasme par la critique comme une preuve de l’impact ininterrompu de son style si puissant : "All of the hallmarks of his sound, from up and down dynamics to the legendary crashing of chords, especially with his left hand, and the stunning virtuosity of his improvisational runs and streaks, assure you that he is in good spirits and has energy to burn off even at his advanced age... This is yet another of the many triumphant recordings Tyner has given to the world…" (Allmusic)

Hery

https://www.youtube.com/watch?v=WXL4c67sX9E
Parcours de trois semaines en Corse avec notre fils English translation pending
by Toopil · 2020-05-08 · 3 replies
Bonjour à tous,

La Corse a toujours été un de nos projets. Projets qui comme pour beaucoup est remis en cause avec le Covid. Ce voyage se fera. Quand? Nous ne le savons pas, mais il se fera. Alors pour passer rêver un peu tout en ayant les fesses vissées sur mon canapé qui en a autant marre de les voir vissées sur lui que moi sur lui, j'ai commencé à élaborer un projet Corse!

Mais dans chacun de mes voyages, Voyage forum a été d'une aide précieuse grâce aux conseils plein d'expériences des membres! Alors une fois de plus, je me pose là, à lire, à voir mon projets critiqués, changé, décidé.

Car mon projet de parcours n'est qu'un projet. Ne soyez pas tendre, dites la vérité, ce que vous pensez réellement! Votre expérience peut rendre la mienne bien plus réussie.

Nous partirons avec notre fils qui a quasi 6 ans aujourd'hui (le projet se fera en 2021 au pire donc pas de grande différence d'âge).

Voici mon projet:

J1: Arrivée à Bastia le matin, visite de la ville. Nuit sur place. J2: Tour de Sénèque (Luri). Puis départ pour Saint-Florent, visite de la ville et nuit sur place. J3: Excursion en bateau depuis Saint-Florent pour le désert des Agriates. Après l'excursion, départ pour l'Ile Rousse après un stop à Murato. Nuit à l'Ile Rousse. J4: Matinée tranquille où nous prendrons du bon temps sur la Plage de l'Ostriconi. L'après-midi, nous allons voir le village d'Occi, puis départ pour Calvi. Visite de la ville et nuit sur place. J5: Départ pour Corte, visite de la ville et nuit sur place. J6: Départ pour Aléria après des stops à La Porta et Valle-di-Campoloro pour leurs églises. Visite du site antique d'Aléria. Départ ensuite pour Ghisonaccia pour une nouvelle église puis départ pour Lecci et nuit sur place. J7: Journée détente à Lecci. Nuit sur place. J8: Petit tour au Castellu d’Araggio, au Castellu de Tappa et au Rocher d'Oriu. Nuit sur Lecci. J9-J10: Journées détente à Lecci. Nuit sur place. J11: Départ pour Bonifacio, visite de la ville. Nuit sur Sartène. J12: Petit tour aux alignements d’I Stantari et Rinaghju et au dolmen de Funtanaccia à Sartène, puis à Cucuruzzu, Capula et San Larenzu (Levie) et pour finir la journée au col de Bavella. Nuit dans les environs de celui-ci. J13: Matinée tranquille sans rien de prévu. Puis, départ pour Olmeto, puis Sollacaro pour son site préhistorique. Nuit sur Ajaccio. J14: Visite d'Ajaccio. Nuit sur Ajaccio. J15: Excursion en bateau pour Scandola, Calanques de Piana et Girolata. Nuit sur Ajaccio. J16: Visite d'A Cupulatta Parc des tortues le matin. Excursion aux Iles Sanguinaires l'après-midi. Nuit sur Ajaccio. J17: Balade à la presque’île de Parata . Départ de l'ïle de Beauté en début de soirée.

Voilà! Je suis ouvert à toute critique, à toute modification ou à toute découverte.

N'hésitez pas à donner votre avis. Je vous en remercie par avance!😎
Réseau de chemins pédestres pour faire Montréal - Québec à pied? English translation pending
by Pellegrinass · 2020-04-26 · 3 replies
Bonjour !

Suissesse de 22 ans, je projette une escapade à pied, sans savoir si c'est réalisable ou pas, ce serait de faire Montréal-Québec à pied cet été ! Je vais viser large niveau temps, et tabler sur des arrêts en route pour du ravitaillement, histoire de voyager léger pis surtout de goûter au QC en tabarnak !!

J'ai entendu pas mal d'histoires sans pouvoir dénouer le faux du vrai, je ne sais pas s'il existe un réseau de chemins pédestres qui pourraient se relier, juste pour ne pas passer un mois à longer la route ? Et ce qu'il en est du camping sauvage, des mouches noires et des grizzlis, de la sécurité...

Si des locaux ont des infos/conseils/n'importe quelle expérience à partager, je suis preneuse !

MERCI d'avance, beau printemps à tous !
Quatre mois dans les Balkans à vélo Venise - Istanbul English translation pending
by Cyclolo · 2020-04-18 · 1 reply
Film résumé en 3m30 https://youtu.be/IpjdmmXR9Lo Italie & Slovénie : Venise - Cortina - Ljubjana 800 km / 18200 md+ Arriver en bus à Venise (vélos en soute)... et mieux repartir plein nord dans le coeur des Dolomites (vélos sur le bitume). Impossible de parcourir les ruelles pavées ou naviguer sur une gondole, le but est de rejoindre Cortina d'Ampezzo avec 3 cols à plus de 2000 mètres. Aussi mythiques que sublimes : Monte Grappa, passo Rolle, Valles et di Giau (2236 m). Certains font le Giro, d'autres du cyclotourisme : dur de tenir la roue d'un vélo de route quand les sacoches sont remplies à ras bord de bonnes choses à manger... Au fil des grimpettes, le soleil nous quitte pour rester en bord de mer : le temps n'est franchement pas au rendez-vous ! Il pleut quand il ne neige pas, il fait surtout froid et humide. A Cortina (#3), la météo annonce 15 jours de mauvais, il faut avancer coûte que coûte. Très vite, on s'habitue à l'effort, au dénivelé et aux conditions hivernales d'un mois de mai : le col pour Sella Ciampigotto et Sauris est fermé : obligés de slalomer entre les congères et les blocs de pierre éparpillés sur la route. Peu à peu, le bitume laisse place aux pistes forestières, l'aventure peut commencer...



A Bovec, en Slovénie, l'ambiance devient plus minérale. La route qui entaille les Alpes Juliennes est chargée d'histoire : 25 km et 50 virages construits par des prisonniers russes. L'enfer au paradis... Le soleil fait briller les eaux cristallines de la Soca jusqu'au col de Vršic (1611 m), l'endroit est irréel. Après un court passage à Bled, le parc calcaire du Triglav donne une pause autour du lac de Bohinj (Bohinjsko jezero), rien de telle qu'une randonnée pour dégourdir les jambes. Ici, les vallées sont paisibles et les huttes traditionnelles en bois donnent du charme au pédalage. La météo redevient capricieuse, pas un jour ne passe sans pluie jusqu'à Ljubljana. La fin de l'arc alpin s'achève en douceur : quelle satisfaction personnelle, ce voyage a commencé il y a 4 ans... Genève-Nice ! La vie rêvée d'un cyclovoyageur...



Après une journée de repos dans la capitale slovène (visite à 2 roues bien entendu), le cap est enfin mis sur le sud pour ouvrir la porte des Balkans. Les paysages deviennent plus vallonnés et les villages pittoresques : peu de touristes dans cette belle campagne de moyenne montagne. Croatie et Bosnie Herzégovine : Cabar - Delnice - Otocac - Senj - Makarska - Mostar 920 km / 13050 md+

La Croatie est l'étape détente et touristique de la traversée des Balkans : 300 km de route côtière de Senj à Makarska, que du bitume, peu de grimpettes... quoique ! Le soleil tape fort dès le matin, les journées commencent à 5 heures pour profiter de la fraîcheur et du peu de trafic. Mer bleue turquoise, papillons multicolores, villes historiques (Starigrad, Zadar, Sibenik, Togir, Split), longues pauses à l'ombre : tout y est pour des vacances paradisiaques ! Au nord, les parcs nationaux rythment l'itinéraire. Risnjak se fait au pas de course, la tête sous le pancho. Pas le temps d'apercevoir un lynx ou un ours : la forêt est peu engageante. Plitvice (Plitvicka jezera) accorde un peu de répit avec une belle rando entre lacs et cascades. Le parc du Velebit nord (Sjeverni Velebit) est une révélation karstique : la blancheur du calcaire tranche avec l'Adriatique. Les cabanes en bois amènent un peu de chaleur et de confort, au chaud près du poêle et dans un lit douillet. Plus au sud, Paklenica révèle un magnifique site d'escalade coincé dans un canyon étroit. Souvent, les vestiges de l'éclatement de la Yougoslavie sont toujours visibles 30 ans après la guerre : maisons éventrées et mines antipersonnelles signalées au bord du chemin. Impressionnant ! L'accueil en Bosnie est plus que chaleureux. Il n'y a que très peu de touristes, alors l'arrivée de deux cyclos est un véritable évènement. A Mostar, le vélo saute sur les pavés du Stari most, ce fameux pont médiéval détruit par les Serbes et reconstruit en 2003. Les mosquées et leurs minarets replacent soudainement les églises... le voyage à vélo permet de se plonger au coeur des religions et de l'histoire de ce petit bout d'Europe. Les routes sont étrangement désertes et les montées en plein cagnard sont étouffantes. Pas d'ombre ! Les gorges verdoyantes de la rivière Zalomka donnent accès au plateau de Gacko, à plus de 1000 mètres d'altitude. Les montagnes du Monténégro pointent leur nez, le pays est à cinq kilomètres à vol d'oiseau, mais à bien regarder la carte, le poste frontière rallonge par le nord d'au moins 150 km... Un chemin existe bel et bien, il coupe à travers les champs et quelques baraques en bois déglinguées. La frontière est marquée par un simple panneau, pas de barrière ni de garde. Facile de pénétrer illégalement dans le pays... en sera-t-il de même pour sortir ?



Monténégro, Albanie (1) & Kosovo : Pluzine - Zabljak - Savnik - Nikšic - Ostrog - Danilovgrad - Cetinje - Kotor - Podgorica - Plav - Rozaje - Pejë Le Monténégro est le royaume du vélo, surtout que le pays développe des circuits VTT de toute beauté. L'arrivée par le parc du Durmitor et le canyon de la Tara est une explosion de bonheur : l'endroit sauvage et préservé vaut à lui seul le détour. Peu de cyclos doivent prendre notre itinéraire, ça monte très fort tous les jours sur des chemins qui ne sont mêmes pas indiqués sur les cartes touristiques. L'expérience est géniale ! Parfois il faut pousser le vélo, souvent il faut mettre le poncho... ici, les orages sont violents et rapides. On échappe de peu à la grêle dans une étable providentielle : le paysage devient blanc en quelques minutes. On aura moins de chance sur un chemin transformé en torrent par des eaux en furie : l'expression "être rincé" prend tout son sens. Moments véritablement incroyables ! Voyager à vélo, c'est accepter cette incertitude, cet inconfort relatif et ce sentiment d'être livré à soi-même. Le contraste des couleurs est saisissant avec les montagnes environnantes : le Bobotov Kuk, point culminant à 2523 mètres, apparaît enneigé entre deux nuages. La baie de Kotor (Boka Kotorska) à 6 heures du matin est resplendissante, surtout avec 1200 m de dénivelé négatif effectués à la fraîche... le bonheur à portée de pédale ! Ce fjord de 30 km déchire d'un bleu profond un massif abrupt et tourmenté la route autour des deux péninsules (Luštica et Vrmac) permet de souffler un peu dans une ambiance méditerranéenne entre les oliviers et les grillons. Les villages traditionnels avec leur port de pêche et leur église alternent avec les pépites touristiques et autres stations balnéaires bétonnées : on roule ainsi de la très branchée Budva à la carte postale Sveti Stefan...



Après une journée de repos à Bar, les étapes de montagne ramènent en 3 jours dans le nord-est du pays par le lac de Skadar (Shkodër) et la magnifique vallée alpine de Kelmend en Albanie. De nouveaux panoramas entre 1000 et 1800 m défilent : les prairies (Katun). Quelques baraques ont été construites au milieu de nulle part et résistent au temps, tout comme ces bergers et ces bûcherons qui (sur)vivent loin de toute modernité. Pas de route, d'électricité, encore moins de touriste. La rencontre à vélo est exceptionnelle : il faut juste prendre le temps de s'arrêter. Au loin, le Kosovo apparaît comme creusé entre les montagnes, le pays est étonnamment plat. L'accueil est comme toujours chaleureux, d'autant plus que la pluie est au rendez-vous. Les spécialités culinaires comme les brochettes kefta ou les feuilletés byrek nécessitent un prochain voyage.



Albanie (2) : Bajram Curri - Fierzë - Fushë-Arrëz - Burrel - Divjakë - Fier - Vlora - Orikum - Saranda 640 km / 15000 md+ L'Albanie est un coup de coeur et une véritable surprise pour celui qui ne se limitera pas à la côte adriatique, la riviera albanaise. Les chemins de montagne exigeants et réservés aux aventuriers permettent de traverser le pays du nord au sud sans toucher le bitume. La vallée de la Valbona met directement dans l'ambiance : l'idée initiale était de passer le col de Valbonës à 1795 m pour rejoindre la vallée de Theth... c'est à pied finalement que l'on grimpera en aller-retour : le sentier est inroulable à VTT ! L'itinéraire s'adapte au jour le jour au gré du relief, du temps et des rencontres. La communication est plutôt bonne malgré un vocabulaire très limité... "rüga problem" est essentiel : les routes départementales qui coupent le pays est/ouest sont des pistes défoncées. Tous les Albanais se plaignent des politiques et de la corruption : le sentiment de misère et d'abandon revient sans cesse dans les conversations. En parlant de la France, certains yeux brillent avec l'espoir de changer de vie, les autres pleurent en souvenir d'un séjour à Calais ! Les bergers du parc de Lura (Parku Kombëtar Lurë) vivent dans des cabanes ouvertes au vent, constituées de 4 poteaux et d'une bâche en plastique en guise de toit. Leur quotidien est rythmé par la traite de leurs chèvres : le lait est transporté dans la vallée à dos d'âne. La vie est à la fois belle et tellement dure, moment terriblement émouvant !



A l'est, le parc de Qafë-Shtamë évite les embouteillages de Tirana et rejoint la ville d'Elbasan. La piste déglinguée met à mal les bras et le matériel : l'essieu de la roue arrière casse net. La réparation tient au miracle car aucune pièce n'est en stock pour un VTT "récent" ! A deux reprises, le chemin n'existe plus... emporté par des glissements de terrain. Contourner un obstacle se paie par de gros efforts mais la providence amène un bivouac de luxe sous les étoiles ou une rencontre inoubliable : on n'est jamais à l'abri d'une invitation, d'un café albanais (surtout pas turc) et d'un verre de raki... voire les deux à la fois, même à 7 heures du matin. Au sud du pays, les pistes de sable au bord de la mer fatiguent plus que les cols : on roule même sur la plage... la chaîne du vélo s'en souvient encore. A Saranda, il est temps de prendre un ferry pour rejoindre la Grèce, Corfu : que les vacances commencent !



Grèce, Albanie (3) et Macédoine du Nord : Corfu - Igoumenítsa - Trikala - Metsovo - Konitsa - Kastoria - Presta - Bitola - Demir Kapija 1100 km / 24775 md+ Le tour de Corfu est un moment de détente au bord de mer ; l'ascension du grand Pantokrator (900 m) est l'unique étape de montagne de l'île. Les bivouacs sont posés face à l'Adriatique sous les oliviers, dans les herbes sauvages et les odeurs d'été, la plage n'est jamais très loin... le paradis ! La végétation est brûlée par le soleil, à 11 heures il fait déjà très chaud même à l'ombre des chapelles orthodoxes. Le retour sur le continent est rude : la chaleur étouffante rend les montées épuisantes. Dur de remonter sur selle avant 16 heures... les grimpettes se font à la fraîche. L'étape de Pramanta est difficile mais grandiose : chaque tour de roue est une victoire sur la caillasse, les virages s'enchaînent dans la douleur jusqu'au col à 1800 mètres. Il en va ainsi jusqu'à Kalambaka ; les chemins chaotiques se succèdent à un rythme d'enfer ! Aux Météores, la quiétude des monastères suspendus dans le ciel disparaît sous le flot des touristes déversés par bus entiers. L'endroit reste féerique et chargé de légendes mystérieuses. Ces poudingues géants semblent sortir de l'imagination des Dieux de la mythologie grecque... Istanbul se trouve à l'est, pourtant le cap est mis à l'ouest pour rejoindre les parcs Pindus et Tymphe, soit plus de 100 km à rouler dans la direction opposée, à ne plus rien comprendre... surtout que la pluie revient ! Après Kastoria, l'Albanie ouvre à nouveau ses frontières pour 50 km. Les bergers sont toujours là pour un coup de main : un fil de fer rouillé de clôture fixera mon porte-bagages jusqu'à l'arrivée. Merci les artistes ! Au lac de Prespa, la Macédoine se révèle être un véritable condensé des Balkans : les locaux parlent avec fierté de leur pays et leur vie : présence ottomane, religions, première guerre mondiale, migration, éclatement de la Yougoslavie, tout y est. J'oublie la traversée sans poste frontière au sommet du Mont Varos (2524 m), la situation est très tendue avec les Grecs : obligé d'improviser un circuit jusqu'à la frontière bulgare. Quelques âmes vivent dans des villages perdus, le temps s'est figé ! Il n'y a pas de bitume et les chemins sont difficilement praticables, peu empruntés... surtout gorgés d'eau !



Bulgarie et Grèce (2) : Pétritch - Melnik - Bansko - Pamporovo - Plovdiv - Velingrad - Smoljan - Rudozem - Dzhebel - Komotini - Alexandroúpoli 850 km / 22375 md+ / 21900 md- Le parcours bulgare est intense et extrêmement varié. Curiosité géologique due l'érosion, Melnik est un village typique entouré de montagnes sablonneuses. Alors traverser un tunnel creusé dans du sable qui s'effrite au passage de la main, c'est comment dire... pas rassurant ! La piste remonte plein nord le long du parc du Pirin ; les locaux expliquent qu'il est impossible de rejoindre Bansko... alors le GPS aide à se repérer dans un dédalle de cul-de-sac et d'indications en cyrillique. L'entrée dans le massif des Rhodopes est magique : l'endroit est franchement beau même si les glaciers posés à plus de 2900 mètres font pâle figure ! C'est la saison des champignons : les chanterelles et les girolles cuisinées dans la popote donnent une saveur particulière aux pâtes 3 minutes. Les sources sont omniprésentes, quel bonheur de se ravitailler en eau fraîche plusieurs fois par jour. Mais l'atout principal des Rhodopes est la présence de cabanes plus ou moins luxueuses. On trouvera au minimum un toit, des bancs et des tables, un barbecue. Certains sont de véritables bijoux d'architecture en bois, on peut même y cuisiner ou passer la nuit... A partir de Dospat, une belle boucle en 8 se prépare : les cols et les vallées se succèdent. Il faut se perdre sur les sentiers pour visiter les monastères et les villages inaccessibles. Le vélo est posé pour découvrir les gorges de Trigrad, de la Trigradska et l'arche naturelle de Cudnite, merveilles de roches érodées. Les lacs de Batak et de Chiroka permettent de partager les vacances des Bulgares, caravaning, bbq, pêche, musique techno... la vie en toute simplicité ! L'essieu (cassé et réparé à grands coups de marteau en Albanie) fait trembler à nouveau le vélo, la roue sera changée à Pamporovo dans l'unique magasin de sports de la région, et par chance... le proprio est un ancien champion de VTT de descente ! Au sud du col de Rozen, l'influence turque redevient visible avec ses mosquées et minarets pointant vers le ciel. Après 60 km de route sinueuse le long de la rivière Arda, le bivouac est posé près du pont du Diable construit au XVIè siècle... la nuit y est douce contredisant les légendes d'antan ! De retour en Grèce, la mer Egée illumine nos journées alors les épines percent les chambres à air : quand il n'y a plus de rustine, il y a toujours un cyclo qui passe ! Les coups de pédale dans la forêt de Dadia Lefkimi amène une dernière teinte de verdure au voyage ; le fleuve de la péninsule balkanique, la Maritza marque net l'entrée dans une plaine aride... la Turquie.

Turquie : Ipsala - Gelibolu - Lapseki - Bandirma - Istanbul 590 km / 8225 md+ / 8825 md- Le passage de la frontière turque donne l'ambiance : c'est chaud ! Le soleil tape fort sur les premiers kilomètres, où les voitures chargées à ras bord attendent avec plus ou moins d'impatience devant des militaires, 4 par 4 et armés jusqu'aux dents. La poussière des pistes s'envole sous les roues : pas de bitume, pas d'air, pas d'ombre... sauf à la terrasse des cafés où les hommes s'agglutinent. La quiétude des villages s'arrête un court instant à notre passage : les mains se lèvent et les conversations fusent. Impossible de repartir sans une bouteille d'eau fraîche ou un sac de légumes, quel accueil ! Les canaux d'irrigation arrosent de grands champs déserts... personne n'ose s'y aventurer aux heures les plus chaudes de la journée. Jusqu'à Gelibolu, le bord de mer est moins monotone et plus montagneux, l'ambiance est plus festive. Pour éviter le trafic infernal d'Istanbul et 100 km d'urbanisation, la rive sud de la mer de Marmara semble être plus "agréable". La route asiatique permet de pédaler vite et bien sur une voie rapide... à quelques mètres des bolides ! Peu de variantes sont possibles jusqu'à Bandirma, où le ferry mène au coeur d'Istanbul sans effort.



Constantinople est évidemment merveilleuse, l'histoire du monde se joue devant nos yeux. Les vélo sont posés avec soulagement : dur de retrouver le rythme de la marche à pied car la fatigue se fait ressentir après 4 mois acharnés sur la selle. Ca fait mal de partout. Les visites sont riches et infinies, Grande Sophie, mosquée Bleue, palais de Topkapi, tour de Galata, grand Bazar, citerne basilique, quartier d’Ortaköy, pont sur le Bosphore, etc. Istanbul est une porte grande ouverte sur l'Asie... à bientôt !

Adventures of a Bygone Era: The Philippines in 1984
by Eiger · 2020-04-17 · 162 replies
After several discussions on VF about travel journals from the Philippines, I decided to write this curiosity: a trip report from a journey made in 1984, when traveling to the Philippines was still an adventure.

A curiosity because writing a travel journal about a trip 35 years later isn’t common, but also (mostly?) because exploring the Philippines at that time had little in common with traveling there today.

Obviously, I’ve forgotten a number of facts, most of the details, but with the help of a few notes from that time and a stack of slides (yes, there was life before digital 😊), many memories came back and added to the highlights I’d never forgotten. The scanned slides aren’t always great quality, but there are still quite a few to brighten up this chatter. Back then, we didn’t snap photos like we do now—film was too expensive—so I don’t have pictures of every place we visited... too bad, comparing some of those spots to how they look today would’ve been interesting.

Why "Adventures"? Why call it "Adventures" in the Philippines in 1984, a word so often used for a simple exotic trip? - Because the lack of information (no *Guide du Routard*, no *Lonely Planet*, no *Michelin Guide*, nothing, and obviously no internet) gave this trip what’s at the heart of adventure: the unknown. - Because the political situation made the stay sometimes dangerous. - Because transportation conditions were always epic, often perilous. - Because the question of where we’d spend the night came up almost every evening. - And for... quite a few other reasons.

That said, we weren’t exactly explorers!

Why the Philippines? First of all, why go to the Philippines in 1984—a country not exactly set up for tourism and about which we knew very little? How could we get an idea of the beauty of the Philippines and its points of interest when we had no guides or photos?

The idea came to us from Thailand a year earlier, during our first long-haul trip. After touring the north of the country, we met a Frenchman living in Phuket, where there were only a few tourists in Patong, with just a few small hotels and guesthouses. Kata and Karon had no buildings or roads, Rawai only had three palm-thatched bungalows, including ours, and the other islands were unknown to tourists. There was plenty to discover, and we wanted to return to this beautiful country... but the Frenchman made us dream about the Philippines—a country to explore, with wild landscapes.

Long evenings of discussion over multiple Sprite-Mekong cocktails (what memories of those headaches!) finally convinced us we had to go to the Philippines.

Episode 0: Before Departure The decision was made: we’d go to the Philippines in May 1984. Our friends and family were surprised when we announced we were going on vacation to the Philippines (a bit like saying today we were going paddleboarding in the Kerguelen Islands 🤪).

These days, preparing for each of our trips takes long evenings of research, planning, and noting down good addresses... etc. But for the Philippines in 1984, preparation was quick: we had very little information about the country, we were leaving almost at random, and the discovery would only be more exciting.

We still had a few bits of info gathered here and there: the rice terraces in northern Luzon, volcanoes, Negros where we were supposed to visit an acquaintance, Cebu and its marine life (we ended up going elsewhere), and absolutely avoid Mindanao, which was practically at war with the regime. That was about it, but it was already a great itinerary.

Nothing was organized in advance; we’d see day by day. We had no idea about travel times or even the existence of transportation options. The main (and sometimes only) way to connect two islands was by overloaded, rusty ferry. Only the big cities had airports.

Let’s Go: Episode 1: Paris to Manila My travel journals always start after arriving at the airport—the Europe-to-“Other Continent” trip isn’t interesting—but the flight to the Philippines was already an adventure, so I’ll make an exception.

This was the era when only a few Asian airlines were on par with Western ones: Thai, Singapore Airlines, and Philippine Airlines. They had beautiful, brand-new planes, and to attract customers (almost exclusively “businessmen”) from the usual airlines (Air France, Lufthansa, British Airways), there was opulence on board: unlimited champagne, all sorts of cocktails... Compared to today’s long-haul flights, there was still one small difference: no personal screens, just one screen at the front of the cabin with one mandatory movie. And I don’t know why, but we only got James Bond films, both ways... that must’ve been the trend at the time.

The tourism boom to Southeast Asia hadn’t started yet, and the “Asian Tigers” weren’t a thing, so there weren’t many business trips. That meant long-haul flights made stops everywhere to fill the planes. Our Philippine Airlines Boeing 747 left London, picked us up in Paris, then stopped in Frankfurt to take on a few Germans. I don’t know why we then made a stop in Dubai—a totally exotic place at the time. There was nothing to do there... things have changed a lot since. It was a small town lost in the desert. The airport was tiny, with just one or two buildings and a supermarket. During the stopover, everyone had to get off the plane and walk to the supermarket. Photo and electronic equipment were dirt cheap—I guess that was the only reason for the stop. Maybe it was their first commercial move. Emirates didn’t exist yet, as I checked online, but anyway, the idea that such a remote place could have its own airline was unthinkable.

Online, I found this photo of Dubai Airport in 1980. Anyone who’s transited through today’s massive airport with its rows of A380s will appreciate it:

Next stop: New Delhi to drop off some Europeans and pick up a few Indians, and finally, the terminus: Manila. I don’t remember how long the trip took with its five stops—an unimaginable journey today. Despite all those stops to fill the plane, there was still enough space to stretch out on the four center seats of the 747, something that never happens these days despite all the flights in every direction.

So here we are, finally at Manila Airport around midnight.

Episode 1: Manila and Baguio To start, a quick note on the political and economic situation in the Philippines in 1984, which had consequences for us as tourists, as we’d soon realize upon arrival.

After several centuries of Spanish colonization, the Philippines became American at the start of the 20th century, then independent. In 1966, Marcos took power, and little by little, his regime sank into corruption and mismanagement, becoming a dictatorship with martial law, all for the benefit of his family and friends, who enriched themselves endlessly. The peak was the assassination of opposition leader Benigno Aquino in August 1983, which triggered harshly repressed protests. So we arrived a few months later in a very poor country, with omnipresent corruption and an extremely tense political situation, as we’d soon see for ourselves. Major protests took place in the main cities during our trip—I’ll come back to that. Two years later, Marcos fled to Hawaii after being forced out of power following rigged elections. This historical context explains a lot of the situations we found ourselves in over the following weeks.

Arriving in the middle of the night isn’t very cheerful. Manila was already a huge city with many slums, where you could find a few business hotels like the Hilton or Intercontinental—way out of our budget—and plenty of run-down hotels. Luckily, two Indians we’d chatted with on the plane offered to take us to their usual hotel. They came to Manila twice a year for business. We accepted their offer, relieved not to have to look for a place to stay in the middle of the night, figuring the address must be good since they came back every time... we were wrong 🙁

We left the airport and immediately got a taste of the local vibe when we got into the taxi: the police asked for our passports. We thought: what’s more normal than police in a dictatorship?

But that wasn’t it at all. Our two Indian friends explained that the police were noting our names along with the taxi number and time. Crime in Manila was so bad that the taxi driver would be held responsible if anything happened to us... welcome to the Philippines 😎 😎

Historically, the Philippines was a very violent country, where everything was settled with guns or machetes. Previous governments had banned carrying weapons, but Marcos later allowed the free sale and carrying of guns, and disputes were settled with pistols again (or worse, as we’d discover later). Since he’d released most of the criminals from prison to form a paramilitary militia at his service (I’ll talk about our encounter with these “heroes” later), it was pretty dangerous to go into many parts of Manila, where these “tonton macoutes” ruled.

We arrived at our hotel without incident... and then things started badly. The room was infested with big cockroaches—exactly what I hate most in those kinds of countries. No way to find another hotel at that hour. After the long flight, the urge to take a shower was so strong that we squeezed into the bathroom as best we could. After that, I don’t remember—I guess we must’ve fallen asleep exhausted under the sheets in the heat... air conditioning wasn’t widespread yet.

The next day, we just wanted to leave that dump as soon as possible. So we decided to head north right away, stopping in Baguio, and we’d visit Manila a bit on the way back.

When we stepped outside, we discovered a pretty run-down neighborhood with potholed streets. But we also discovered the jeepneys. They were everywhere, flooding the streets.





They had crazy sound systems, each one blasting louder than the last. The interiors were kitschy but fun. There weren’t many private cars—almost all transportation was by jeepney, with buses reserved for intercity trips.





Before heading to the bus terminal for the north, somewhere on the outskirts of the city, we needed to exchange some money. I don’t remember how we ended up in a policeman’s jeep who offered his services: - Exchange money on the black market at a better rate than the banks. - Take us wherever we wanted, in this case, the bus terminal.

We accepted both offers (we’d still checked the official exchange rate from dollars to pesos). So we found ourselves in his jeep. After exchanging money, we left in his vehicle and stopped for gas. Without turning off the engine, he calmly smoked a cigarette while filling up. Since we were in a jeep with no doors or roof, we were ready to jump out if things went south, our travel bag in hand.

But we weren’t done with surprises yet. Once we left the small streets, we ended up in a neighborhood with wide avenues and not much traffic, which didn’t justify his incredible behavior. At every intersection, he made the sign of the cross, closed his eyes, and crossed without looking. I was more stunned than terrified! It wasn’t until we got out of the car later that I told Anne-Marie what had happened. I’d seen everything because the cop had put me in the front seat. Luckily, A-Marie hadn’t noticed anything from the back. Crossing Manila by trusting God rather than the rules of the road was ultimately effective. We were lucky—the trip was off to a good start. 🙂 🙂

We then passed through a neighborhood where slums stretched on for a while, and we left our policeman—friendly but a bit crazy—with relief.

A few hours by bus later, here we are in Baguio, cool in the mountains. My memories of Baguio are pretty fuzzy. I remember a small town. After some research while writing this journal, I found that the population was 120,000 in 1980. Given the population density in each home, that confirms my memory of a smallish town. Outside the “official” district with the president’s summer residence and government buildings, there were two or three paved streets with nice houses. The rest was very dirty and very poor, with lots of slums and dirt roads.







People we met on the street invited us to stay with them. These days, we wouldn’t just show up at strangers’ houses, which we should’ve done in Baguio—it would’ve saved us from an unimaginable and dangerous situation... which I won’t say anything about... !😊

The simple wooden house was on stilts at the edge of a hill with a view of the mountains. Since it was the start of the rainy season in a city that gets a lot of rain, we saw a lot of water. Our outings in town happened between downpours.

View from our lodging:

Episode 2: Baguio to Bontoc Aside from the situation briefly mentioned above, it was on the next leg to Bontoc that the adventure really began: an endless and dangerous road, a bus from another era, breathtaking landscapes, and surprising people.

We didn’t know the distance or how long it would take to get to Bontoc. When we arrived after about ten hours, we learned that Baguio to Bontoc was 140 km.

We got on a bus with wooden seats and settled in, two to a seat meant for two. As the bus filled up, passengers squeezed in three or four per seat, with chickens and baskets full of all sorts of things in the aisle. A little embarrassed, we didn’t know if we should squeeze in three on our seat. The seats were super tight (luckily, Filipinos are small), and I didn’t know where to put my legs given my height. I don’t remember if we stayed alone on our bench or if we ended up sharing with others.



The “road” was a dirt track (or rather, a mud track) with endless turns. We held on as best we could to our slippery wooden seats—it was shaking in every direction. The woman behind us was carsick and throwing up... gross... but what were we doing there? Then we plunged into the Sierra Madre... just the name is dreamy!

Rice terraces started to appear:



they took up more and more space along cliffs where we weren’t always reassured,



with lots of waterfalls (all that water had to go somewhere).

A few miserable villages stretched along the track, most often just a few houses balancing between the road and the drop. The bus stopped in every village—people got on or off and settled inside or on the roof. Street vendors offered their products to the bus passengers—a common sight in Asia, even today.



We were in another world—villagers were in loincloths, others had spears. The atmosphere was strange... but all good, we wanted exoticism, and we got it:

This so-called traditional outfit was everyday wear—it wasn’t for tourists since there weren’t any.

Tergiversations diverses à propos d'un périple en Polynésie English translation pending
by Nimou74 · 2020-04-14 · 71 replies
Bonjour 🙂

J'avais ouvert une discussion sur cette destination il y a un an, mais comme mes préoccupations ne sont plus tout à fait les mêmes, je préfère créer un nouveau post... Nous envisageons un voyage en PF pour l'été 2021 (en espérant que la situation s'améliorera d'ici là 😇). A vrai dire j'ai déjà réservé les 4 seules nuits disponibles au Maupiti Lodge début juillet. Maupiti est une priorité pour nous. Nous disposerons d'environ 3 semaines. Les billets ne sont bien sûr pas encore réservés. Donc s'il faut ajouter ou supprimer un jour par ci ou part la, cela ne pose pas vraiment de problème.

L'itinéraire serait le suivant: Arrivée Tahiti / Maupiti / Raiatea & Tahaa / Bora/ Fakarava (ou Fakarava + Tikehau)/ Moorea / Tahiti

En tenant compte de la rotation des vols d'îles en îles, je me heurte à plusieurs ( tout petits) problèmes et j'ai besoin de vos avis...

Rester 5 nuits à Raiatea n'est ce pas un peu trop long ? Ne serait il pas préférable de couper la poire en deux et de passer 2 nuits sur Tahaa, puis 3 (ou 2) nuits à Raiatea ? ou encore 4 nuits uniquement à Raiatea ? Nous aimerions bien avoir de la place au Sunset beach.

Nous envisageons 3 nuits à Bora. Peut être le Mataï ou encore le Blue Heaven... ?

Maintenant concernant Fakarava...Nous ne sommes pas plongeurs et J'ai lu des avis contraires sur cette destination. Certains disent qu'il vaut mieux être plongeurs et d'autres disent que la destination se prête bien aussi au snorkeling. C'est la beauté de cet atoll qui nous attire. Concernant le logement, nous avons pensé au Haivaki Lodge si nous restons 4 nuits . Une autre idée serait de rester 2 nuits à Tetamanu pension et Haïvaki 3 nuits. Qu'en pensez-vous ? ou encore Fakarava 3 nuits et Tikehau 3 nuits.

Nous comptons passer quelques jours à Moorea, probablement aux Tipaniers. 4 nuits sont-elles suffisantes ? Nous prévoyons 2 jours pleins à Tahiti avant le départ.

C'est un peu long et j'en suis désolée... Un grand merci d'avance !
Voyage de 4 semaines à Cuba et casas particulares English translation pending
by Teddo · 2020-04-11 · 31 replies
bonjour à tous, mon mari et moi profitons de ce confinement pour préparer notre voyage de 4 semaines à Cuba; on ne sait pas bien sûr s'il aura lieu, mais nos billets d'avion sont déjà achetés! Nous avons fait le choix d'arriver à la Havane, et 2 jours aprés prendre un avion pour Baracoa; ainsi, nous comptons remonter Cuba :Santiago, Camaguey avec peut-être une halte à Bayamo ou Las Tunas, puis Trinidad pour rayonner (Sancti Spiritus, Santa Clara, Valle de Los Ingenios), Cienfuegos, Vinales et enfin la Havane. Cet itinéraire, vous parait-il faisable? Avez vous de bonnes adresses de casa particular sans passer par Airb&b ou autres sites? Preneurs d'idées hors des sentiers battus, nous comptons sur vous pour nous donner des astuces, ou des coups de cœur que vous avez eu. en attendant, prenez soin de vous et restez confinés. Agnès
Cherche photographes pour l'Andalousie English translation pending
by Normandaluz · 2020-04-10 · 4 replies
Bonjour à toutes.

Je profite du confinement pour reprendre mes petites activités...

J'ai écrit un poème sur l'Andalousie il y a quelques années, qui je pense est très visuel, et je cherche des photographes qui voudraient bien collaborer pour l'illustrer. S'il y a des photos intéressantes, je pourrai monter une vidéo à poster sur ma chaîne youtube, avec le poème lu et une guitarre flamenca en fond sonore.

Voici le poème. Si á intéresse quelqu'un... Je pense que le projet peut être sympa avec de belles photos de l'Andalousie (pas besoin d'être pro) Les participants seront bien entendu cités dans lesc crédits finaux.

Couleurs andalouses.

Jaune, le râle du vent, les relents du soleil, le seigle et le chiendent dans les champs qui sommeillent.

Jaune, la moiteur du lit d'un torrent qui s'assèche sous le ciel de midi, l'herbe rebelle et rêche

Où j'allongeais ton corps, dénouais les rubans luisants d'aurore et d'or qui ceignaient tes seins blancs.

Blanc, le sel et le pain, les cimes d'El Mulhacen, la vierge et la putain, la chaux vive et l'arène.

Blanc, l'éclat du couteau, la folie de la lune sur le fil de ta peau, le ressac et l'écume ;

La médina tordue la taverne et l'église la candide vertu de ton nu qui me grise.

Grise, la mule fourbue, la fève et le pois chiche, l'olivier biscornu, la bouffée du haschich

À tes lèvres moroses. Roses, les soirs enivrés, quand la chaleur arrose ta gorge déployée ;

Le clin d'œil et l'œillet sur le pli de ta frange, les fleurs et les reflets aux effluves d'orange.

Orange, les alcazars, la terre gorgée de feu, le galop des guitares chargées de notes bleues.

Bleu, le fil des collines, les ombres du patio, la tristesse enfantine des premiers Picasso.

Le miroir de l'Afrique divaguant sur la mer, l'appel des Amériques dans les cieux découverts.

Vert, l'odeur de la menthe, les chants de l'Alhambra, les yeux de mon amante et les vers de Lorca ;

La fleur qui cherche à naître sous le voile de l'Islam, les barreaux aux fenêtres où se cachent les femmes.

Vert, les prés en hiver sous le crachin furtif, constellés d'éphémères coquelicots rouge vif.

Rouge, pareil à la fleur, sauvageonne, écarlate, ton cœur s'embrase et meurt dès que l'averse éclate.

Rouge, mon âme jalouse, la douleur et l'ombrage, mes couleurs andalouses sous les feux de l'orage.

Rouge le soleil blessé, dérouté chaque soir, qui cherche à déchirer des lambeaux de nuit noire.

Noir, l'amère procession, les pénitents qui portent les macabres passions, les vieilles aux pas des portes ;

Les rêves exilés les anges d'Alberti le taureau terrassé ta photo qui jaunit.
Les mythes touristiques English translation pending
by GeorgesOZ · 2020-04-04 · 213 replies
Les Mythes Touristiques

Dans un carnet que je suis en train d'écrire sur un voyage récent au Mexique, nous sommes arrivés à une petite discussion sur les fameux groupes de musiciens Mexicains, les mariachis. Il existe un mythe selon lequel « mariachi » serait une déformation du mot Français « mariage », et que cela viendrait des fêtes tenues par les Français lors de leurs quelques années d’occupation du Mexique, dans les années 1860 et quelques. Je cite l’un des intervenants sur mon poste Mexicain :

« Les français organisaient de grandes fêtes aux mariages et avaient l'habitude d'inviter des musiciens…. Mariachi serait une déformation du mot mariage ..? »

Ce mythe a été réfuté car il a été prouvé que le terme « mariachi » était d’usage longtemps avant la peu glorieuse « Intervention » de la France au Mexique (c’était sous Napoléon III).

Plusieurs mythes semblables circulent. Certains semblent être propagés à l’intention des touristes, pour leur donner l’illusion de « mieux comprendre le pays », pour donner une profondeur supplémentaire à leurs voyages, pour alimenter leurs conversations avec les amis quand ils sont de retour. Car tout cela gonfle l’égo et donne envie de faire d’autres voyages, ça alimente le tourisme. D’où revenus, tiens donc, pour qui ?

Mais d’autres mythes existent qui ne sont peut-être pas créés à but lucratif.

Vous connaissez sans aucun doute de tels mythes et je vous propose de les partager. Et de donner les raisons pour lesquelles ces mythes existent.
L'Andalousie à vélo, le top c'est au printemps English translation pending
by Sarana · 2020-03-27 · 29 replies
Printemps 2019 : De Séville à Séville par les villes et villages blancs, une Andalousie encore verte et vide de touristes. Séville, Cordoue, Gibraltar, Maroc (Tétouan, Tanger), Cadix, plus de 1500 km sur les pistes blanches de la vallée du Guadalquivir et les belles routes bosselées de montagne. Chroniques d'un sexagénaire en totale liberté.

Du nord au sud de l'archipel philippin avec un détour par Singapour English translation pending
by Rjulie95 · 2020-03-21 · 262 replies
Bonjour,

Ce carnet qu'en principe je n'aurais pas du faire, il m'a été soufflé par certains membres de VF et en ces temps troublés de Covid-19, nous en avons justement du temps, quoi que pour certains pour une fois ils croulent sous le travail (il se reconnaîtra 😇)

Je vais vous conter (un bien grand mot pour moi, vu que je ne suis pas très à l'aise avec les mots) ce périple vous amènera à Banaue et ses magnifiques rizière en terrasses, au sud sur l'île de Siargao et au centre à sur l'île de Panglao

Il n'y aura pas d'animaux pétrifiés, de rochers à perte de vue et de champignons hallucinogènes (elle se reconnaitra)

Il a commencé par un vol à destination de Manilles via Doha,



Une photo qui aurait eu sa place sur sans problème sur passenger shaming, ils nous a fait une très grande prestation jusqu'à Doha





On se retrouve bientôt à Manille 🙂
Et après tout cela... English translation pending
by Tutu76 · 2020-03-20 · 27 replies
aujourd'hui j'ai envie de penser à l'après pandémie et bien sur j'aurai certainement besoin de voir du monde beaucoup de monde alors j'ai besoin de vous car je voudrais savoir quel lieu au cours de vos voyages vous à impressionnez le plus par la quantité de personne concentré dans un même lieu, extérieur évidemment . ne croyais pas que je sois insensible à ce qui se passe mais juste nous changer les idées
Restriction du nombre de photos par carnet English translation pending
by Marcalamar · 2020-03-12 · 10 replies
Bonjour 🙂 Juste pour info . Je viens de lire que Voyage Forum restreignait le nombre de photos par carnet depuis le 9 mars. 😕 Dommage !!! Ça va être un casse tête pour les sélectionner !!!;

Le nombre maximal de 300 photos par carnet a été atteint. Ce nombre maximal de photos est effectif depuis le 9 mars 2020 et permet de limiter les coûts d'hébergement du site. Votre carnet contient 1 286 photos

Marcalamar 🙂
Traversée de l'Algérie en camion aménagé English translation pending
by Alex72000 · 2020-03-10 · 28 replies
Bonjour à toutes et à tous.

Je compte partir avec ma compagne en octobre prochain, pour un road trip en Espagne, Portugal, Maroc et rejoindre l'Italie en traversant l'Algérie et la Tunisie. 😎

J'aurai voulu avoir quelques avis sur cette traversée, sécurité, formalités administratives, endroit pour se poser sur la route etc.

Les infos que j'ai pu récupérer pour le moment sont trop aléatoires. Dangereux - pas dangereux, visa - pas visa etc.

Merci d'avance de m'éclairer. 😉

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