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Treks Torres del Paine et Glaciares avec enfants de 9 et 11 ans (Chili) English translation pending
by Indian · 2011-03-04 · 9 replies
Bonjour, Plusieurs bonnes discusions sur les randos de ces régions et le voyages avec des enfants (bcp de commentaires vs la température)... très intéressant.

J'envisage des treks avec mes deux garçons (9 et 11 ans) plus un autre copain à moi dans ces deux parcs (torres del apine et Glaciares), Dec-Janv. Mes garçons sont des habitués des randos (à leur actifs plusieurs 10-12 km par jour, montagnes tel que Mont Washington USA, Grand Canyon+++ et bcp de rando au Quebec).

Le fameux ''W'' semble adéquat... mais la grande boucle autour des Torres me fait saliver... Trop difficile? Côté équipements pour les conditions difficiles (vents, temperature pres de 0oC, ...) cela ne m'inquiète pas trop. Mes craintes sont vis-à vis des journeés vraiment trop difficle (15km et plus en ascensions, ou risque d'être pris dans des endroits dangeureux(vents extrêmes, être surpris dans des tempête de neige, ...)

Envisageable ou bien je rêve en couleur?

Merci

David
Retour de Thaïlande en février 2011 English translation pending
by Myriam66 · 2011-03-03 · 30 replies
Bonjour,

Je viens vous raconter mes quelques jours de vacances en Thailande du 13 au 25 février 2011 qui étaient très réussis mais très courtes ! Tout d’abord merci aux personnes qui m’ont aidé en répondant à mes questions, cela fut d’un grand secours et intérêt. J’ai pris la compagnie aérienne Cathay Pacific pour mon vol international que j’ai apprécié par sa ponctualité de ses vols et la gentillesse des hôtesses. Je conseille cette compagnie même si j’aimerais essayer la compagnie Eithad car au départ c’est cette compagnie que je voulais mais plus de places !

Nous sommes arrivés à Bangkok vers minuit… récupérer les bagages… j’ai suivi les conseils pour prendre un taxi meter… tout ce passait bien. Au bout d’un kilomètre, sur les triples ou quadruples voies menant de l’aéroport à notre hôtel, notre taxi a cassé sa boite de vitesse et sa voiture… Un peu de frayeur car il a fallu se rabattre sur la file de gauche et les voitures vont très vite même si la circulation à cette heure tardive est moins grande ! Bref le taxi ne redémarrait plus et plus rien ! On s’est retrouvé au bord de la route pendant environ 15 mn à 1h du mat ! Mon mari me disait que ce sont ses petites choses que l’on se souvient le plus dans un voyage ! Mais bon je m’en serais passée car nous étions tout de même très fatigués et heureux d’arrivée ! Un quart d’heure/20mn plus tard, nous laissant seul sur le bord de la route, notre taxi est allé chercher un autre taxi !

Nous arrivons à notre hôtel : Lamphu Tree House (difficile à trouver pour les taxis car à chaque fois que nous étions obligés de rentrer, le taxi était un peu perdu). Hôtel sympathique, typique, bonne qualité prix. Restaurant de l’hôtel bon. Petit déjeuner honnête. Le seul reproche est que l’hôtel n’est pas près des transports en commun. Nous avons beaucoup aimé Bangkok mais 2 jours ne sont vraiment pas suffisants et nous avons décidé d’y retourner l’année prochaine pour y rester au moins 6 jours car trop de choses à voir et à faire. Nous sommes allés voir un tailleur pour faire des vêtements à mon mari (costumes trois pièces, chemises et manteau). Le tailleur s’appelle Majestic Tailors. Ils sont très sympas et nous avons été satisfaits de leur service et ils sont très sérieux. Nous avons été obligés de payer la totalité car ils ont emmenés tous les vêtements et les modèles dans notre dernier hôtel près de l’aéroport, le dernier jour. Je conseille ce tailleur. Nous avons visité en deux jours à Bangkok le Wat Arun, Wat Poo, le marché des amulettes, le quartier indien et le quartier chinois (que nous avons super adoré). Notre coup de cœur est pour la visite des Khlongs avec Thuan que je conseille absolument. Promenade tranquille au cœur des canaux sans les touristes et avec le récit de Thuan sur ce quartier : génial. Merci beaucoup Thuan de nous avoir fait passer quelques magnifiques heures… Et en plus tu es très sympathique et agréable. Dommage que ce n’était pas un week end car nous n’avons pas pu voir le marché flottant. Il faut dire qu’en général il faut essayer d’être à Bangkok le week end mais malheureusement pour nous, ce n’était pas le cas… mais on va se rattraper l’année prochaine !

3ème jour : direction Phuket en avion avec Air Asia (45 mn de retard sur le vol) puis taxi pour aller à Phang Nga (environ 900 baths). Hôtel Phang Nga Inn : sympathique Ghest House.

4ème jour : Visite de la Baie de Phang Nga avec Sayan tour de 8h30 à 16h avec deux autres couples. Très belle journée avec de magnifiques paysages. A 16h direction en taxi à Ao Nang pour notre hôtel Somkiet Buri Resort qui est tout simplement génial. Nous avions une chambre qui donnait coté piscine avec petite terrasse privative sur la piscine. Très belle hôtel entouré de verdure. Je le conseille vivement, il est difficile de ne pas l’aimer ! Petite balade dans les rues très touristiques de Ao Nang mais qui fait très vacances style croisette à Cannes donc agréable. Sauf quand on veut acheter où il faut négocier (et on n’aime pas ça !!) Restaurant Sala Bua tout au bout près de la plage très bon et agréable.

5ème jour : Départ pour Railey en bateau (pour deux jours)… Aie pas facile avec les bagages archi lourds (eh oui nous étions passés par Bangkok avant… donc je conseille maintenant de terminer par Bangkok car avec les bateaux, les bagages ne sont pas faciles à emmener et quand on arrive sur la plage, faire rouler sa valise lourde sur le sable n’est pas aisée !) Hôtel : Railey Bay resort : correct mais sans plus. Notre salle de bain sentait énormément les égouts ! Nous avions une chambre Cottage. Le restaurant de l’hôtel était correct. Nous avons également testé le restaurant à côté mais c’était la panique, les plats n’étaient pas les bons, on nous amenait les plats des autres, quand ils n’avaient pas de la glace à la vanille ils mettaient de la glace à la fraise sans t’en avertir avant, et pour être servi la cata ! Bref je conseille plutot ce restau pour boire un jus de fruits qui sont divinement bons ! Nous sommes allés sur la plus belle plage à côté mais difficile de se baigner tranquillement à cause des bateaux qui passent et l’espace baigneur est super réduit ! On peut aller sur cette plage en long tail (mais très cher pour le petit bout) ou à pied en 15 mn et c’est nettement plus sympa. Sinon j’avais l’impression de me faire piquer très souvent dans l’eau, est ce que quelqu’un sait ce que c’est ??? Des minuscules méduses ?

6ème jour : Nous avons loué un Long Tail pour 5h à la réception de l’hôtel (2300 Baths) pour aller sur Chicken Island, Tup Island, poda Chiken… Agréable journée sauf qu’à Poda island il y avait un peu trop de bateaux amarés ! Et pourtant nous étions partis assez tot vers 8h30 mais comme nous sommes allés en dernier à Poda, il y avait du peuple !

7ème jour : Départ pour Ko Phi Phi (3 jours) en spead boat car plus pratique avec les valises (moins de transfert) et 150 baths par personne en plus (c’est aussi plus rapide). Hôtel : Phi Phi the Beach Resort J’avais pris une vue sur la mer qui était magnifique. L’hôtel était tout de même cher (qualité prix c’était moyen). Restaurant de l’hotel moyen également mais plage géniale : peu de monde, tranquilité, et surtout spot de poissons juste en face : le bonheur. Nous avons adoré. Je conseille de prendre un hôtel sur cette place de Long Beach : tranquille et pas trop loin du centre ; vous pouvez y aller soit en bateau taxi soit à pied (30 mn environ par le petit chemin, sympa).

8ème jour : Nous sommes allés au magnifique point de vue de Phi Phi. De la plage de Long Beach, comptez environ 1h15 sans s’arrêter car il faut tout d’abord aller à Ton Sai puis au point de vue… C’est vrai que parfois ça grimpe raide mais ça se fait (prenez des baskets car en tong ça doit être compliqué !). Vraiment magnifique vue sur Phi Phi, l’effort de la grimpette vaut le coup. Puis on est redescendu sur un autre côté pour arriver sur la plage de Rantee qui est aussi tranquille et on a pu se baigner (ça fait du bien après l’effort !). Après on a pris un long tail pour rentrer sur Long Beach car ça semblait loin à pied et surtout compliqué pour trouver le passage. Très bonne journée à Phi Phi. En fin de journée, on est retourné à Ton Sai se promener et manger dans une pizzéria (envie de changer !!) (malheureusement, on s’est ramassé une grosse averse de 2h). Un petit massage à l’hôtel très agréable et pas cher du tout (dommage, j’avais envie d’avoir ce jour là 4 jambes et 4 bras !!)

9ème jour : Départ à 6h30 en long Tail (nous l’avons loué pour 6h) pour Phi Phi ley : The Beach… Malheureusement le temps était nuageux le matin donc pas de lever de soleil. Quand on est arrivé, il n’y avait que ceux qui avaient dormi sur place formule camping. Et il faisait moyennement chaud. Puis direction aux autres coins de Ko phi phi : un magnifique lagon et on s’est arreté à un super endroit pour faire du snorkelling où nous avons pu voir des petits némos et trois requins !! Génial. Les eaux sont vraiment très claires et belles. On a adoré. On s’est de nouveau arreté vers Moustique Island pour faire du Snorkelling puis Bamboo Island… puis retour hôtel : merveilleuse journée. L’après midi on est retourné à Ton Sai pour se faire masser et restaurant. Par contre, le soir on était mort et l’hotel était bruyant (très très calme en journée mais musique le soir), ce qui était un peu agaçant !

10ème jour : Départ en ferry pour Phuket puis vol intérieur Phuket – Bangkok Arrivé à notre hôtel vers 19h : hôtel Convenient Bangkok près de l’aéroport. Nos vêtements faits par le tailleur nous attendaient à l’accueil… Sinon hôtel moyen mais près de l’aéroport

11ème jour : Départ à 8h25 pour Paris… Snif !

A bientot 😛
Papiers nécessaires pour une traversée des continents américains? English translation pending
by Preumz · 2011-03-03 · 5 replies
bonjour à tous, On vient de se lancer dans le projet de traversée tous le continent américain, avec ma femme et nos chiens. On compte acheter un pl et partir de France vers le Canada et finir vers le Vénézuela ou plus bas et soit repartir vers l'Europe voir la famille ou l'Afrique est remonté en France notre temps de voyage est indifférent et on aimerai bient travaillé sur la route dans divers villes ainsi que pays, en sachant que l'ont des passeports biométriques.

j'aimerais avoir des information sur les papiers nécessaires pour se magnifique voyage.

mercie a tous pour vos futur réponse

Recherche stage à Montréal cet été 2011 dans le domaine de la radio ou autre English translation pending
by JustdoitC · 2011-03-01 · 19 replies
Bonjour à tous,

Je suis actuellement étudiante en école de journalisme et je cherche un stage au Canada pour cet été. Un stage pas obligatoirement rémunéré. J'aimerais faire un stage où je puisse m'améliorer dans mon domaine (la radio), mais aussi de découvrir la culture canadienne, et plus précisément la ville de Montréal. Je ne sais pas si c'est difficile de trouver un stage dans ce domaine là. Si je ne trouve pas, ça ne me dérange pas du tout de trouver un job d'été. Comme je vous l'ai dit, mon but, c'est vraiment de découvrir Montréal (dont on m'a dit beaucoup de bien) et de rompre avec la routine française :).

Toutes infos ou conseils de votre part seront bons à prendre.

Merci d'avance.
Tour des Alpes à vélo Suisse-Autriche-Italie English translation pending
by Çaroule39 · 2011-02-28 · 2 replies
Bonjour à tous les cyclo-voyageurs! Cette été je compte faire un grand tour des alpes en traversant la Suisse, une partie de l'Autriche (jusqu'à Villach) et en revenant par l'Italie du nord. Je voudrais savoir cela à déjà été tenté et si les routes en Italie du nord ne sont pas trop dangereuses (si on peut traverser les tunnels en sécurité et si le trafic et important ou pas). Merci d'avance pour vos renseignements.
Journal de bord de 4 jours de pulka sur les hauts-plateaux du Vercors English translation pending
by Nostra75 · 2011-02-28 · 0 replies
JOURNAL DE BORD DE MA DÉCOUVERTE DES HAUTS-PLATEAUX DU VERCORS

Avant-propos

Dans le cadre de la préparation de mon raid nordique en Laponie en avril prochain, j'ai décidé de me rendre fin février sur les Hauts-Plateaux du Vercors pour découvrir cette région qui a gardé sa nature sauvage.

C'est un endroit idéal pour pratiquer un raid nordique. J'ai décidé de la parcourir dans les mêmes conditions qu'en Laponie, c'est à dire seul, en autonomie, en bivouac hivernal, en pulka et en ski de rando nordique et raquettes.

Durée : 4 jours Nbre total de km : 46,3 km Dénivelée positif total : + 1210 m Dénivelée négatif total : - 1210 m (retour au point de départ) Temps total de marche (pauses comprises) : 27h30

Liste du matériel Nourriture





Jour 1 - samedi 19 février : Faux départ !!

J'arrive vers 9h30 à Villars-de-Lans pour le retrait du matériel au magasin Altiplano (merci à Régis pour l'adresse). Je loue un pack rando nordique (skis + peaux + chaussures + bâtons) ainsi qu'une paire de raquettes.

L'idée de prendre des raquettes était de faire la montée sur la montagne de Glandasse en aller/retour. Vu la pente, je ne me sentais pas capable de le faire en skis de rando nordique. Finalement, vous verrez plus tard que les raquettes me serviront pour tout autre chose.

J'arrive ensuite vers 10h30 à Corrençon-en-Vercors sur le parking du golf qui se trouve au départ des pistes de skis de fond.

Comme prévu, il n'y a pas de neige mais alors pas du tout, et ceci sur au moins 20 km. Cela ne me dérange pas car j'avais prévu le coup. J'avais emmené un chariot à kayak sur roue pour y mettre ma pulka dessus. Je l'avais testé avant de partir avec une charge moyenne et le système me semblait fiable. J'avais même rigidifié l'axe de rotation verticale du brancard pour avoir une meilleure stabilité. Mais je me suis vite rendu compte que ma pulka était très lourde. Partir à pieds m'obligeait à mettre dans la pulka, les skis, les chaussures, les raquettes si bien que j'arrivai à une charge d'à peu près 30 kg. J'ai eu beaucoup de mal à trouver l'équilibre de la pulka sur les roues.

Finalement, je trouve enfin une configuration stable et je commence à partir en tractant avec le brancard ma pulka sur roues et sous les yeux hagards des randonneurs qui se font de plus en plus nombreux. Au bout d'une centaine de mètres, patatrac, la pulka s'affaisse tordant les manchons en plastiques sur lesquels est fixé le brancard. La charge est vraiment trop lourde. Je n'arrive pas à remettre la pulka en équilibre sur les roues et je comprends vite que même si j'y parviens, il y a de grande chance que cela se reproduise avec le risque de casser le système d'attache du brancard à la pulka. (la solution idéale pour résoudre ce problème d'équilibre de la pulka serait d’avoir un chariot à kayak à 4 roues)

Je décide alors de faire demi-tour et de retourner à la voiture. Commence alors une profonde réflexion. Vais-je devoir abandonner mon projet de découverte des Hauts-Plateaux ? J'appelle mon épouse pour la prévenir qu'il est fort possible que je rentre à la maison le soir même. Je décide de prendre la carte. Pour réaliser mon projet, il me faut absolument un départ sur neige. On m'avait parlé de Darbounouse mais je ne vois pas de route pour y accéder. Par contre, je vois un endroit sur les hauteurs de St-Agnan-en-Vercors dont part le GR de Pays - Sentier central et qui rejoint mon tracé. S'il y a de la neige là-haut alors je suis sauvé.

J'arrive vers 13h au lieu-dit « les Brunets » (avant la cabane forestière des Bachassons) où je gare la voiture. Et là, miracle, la route forestière qui monte est enneigée. Je suis aux anges ! Par contre, il m'est difficile d'estimer le temps de montée jusque sur les hauts-plateaux et rejoindre le GR 91. Je décide donc de reporter mon départ au lendemain matin. Je passerai donc la nuit dans la voiture, une nuit très inconfortable et froide avec mon drap de sac en polaire. Je profite quand même de l'après midi pour monter en raquettes et faire quelques repérages du parcours pour le lendemain.

Jour 1 bis : dimanche 20 février : Le vrai départ

Les Brunets (Hauteurs de Saint-Agnan-en-Vercors) / Plaine de la Chau

Nbre de km : 8,5 km Dénivelée positif : + 461 m Dénivelée négatif : - 92 m Temps de marche (pauses comprises) : 5h30



Je me réveille à 7h après une nuit difficile dans la voiture. Il a neigé toute la nuit à gros flocons et il continue de neiger. La route que j'ai empruntée la veille est complètement enneigée. Heureusement que j'ai des chaines pour pouvoir la redescendre à mon retour.

Sous la neige, je prépare ma pulka et vers 10h, je pars enfin, raquettes aux pieds et skis sur la pulka. Une montée interminable de 4h avec parfois de fortes pentes et des passages peu enneigés sur lesquels apparaissent parfois de grosses pierres qui rayent le fond de la pulka.



Je rejoins enfin le GR 91 vers 14h. Je dépasse la cabane de Jasse du Play qui aurait dû être mon lieu de bivouac de la veille si j'étais parti normalement de Corrençon. Pour rattraper mon jour de retard, je dois rejoindre le soir la cabane de Pré Peyret. Mais j'ai laissé beaucoup de force dans la montée et je suis très fatigué. Je décide donc de monter le bivouac toujours sous la neige vers 15h30 environ 1 km après la cabane de Jasse du Play. C'est l'occasion pour moi d'installer pour la première fois ma tente Hilleberg sur la neige et de manipuler les piquets que j'utilise comme ancres à neige. Je m'en sors plutôt bien. Les heures de visionnage de vidéos sur internet portent leur fruit. J'ai installé une tente très stable que je fiabilise en attachant les cordes aux skis plantés dans la neige.

Au fur et à mesure que j'ouvre la pulka pour sortir mes affaires, la neige entre à l’intérieur pour recouvrir et mouiller mes sacs. Heureusement que j'ai emporté une balayette pour déneiger mes affaires et mes vêtements afin de ne pas mouiller et salir l'intérieur de la tente. Je peux maintenant me permettre de faire une sieste pour récupérer.



Le soir, j'ai quelques frayeurs. D'abord, il me semble qu'un oiseau est pris au piège dans le double-toit de ma tente dont il a du mal à sortir. Ensuite, il m'a semblé entendre un animal tourner autour de la tente. J'ai fais quelques bruits pour le faire fuir.

La nuit sera froide. Il continuera de neiger et le vent soufflera longuement.



D'ailleurs, le bruit du vent me donne l'impression d'entendre chaque soir des gens parler. Est-ce le fruit de mon imagination ou le vent porte-t-il réellement le son de personnes qui parlent ?

Jour 2 - lundi 21 février

Plaine de la Chau / Pré Peyret

Nbre de km : 9 km Dénivelée positif : + 187 m Dénivelée négatif : - 175 m Temps de marche (pauses comprises) : 6h30



Lever à 7h. La tente est recouverte de neige et de givre. La balayette va de nouveau servir pour déneiger la tente avant de la ranger dans son sac. Le beau temps s'annonce pour toute la journée. Je décide de partir en skis. Ce sont mes premiers pas en ski de rando nordique. Je trouve ça plutôt facile, peut-être parce que j'ai déjà fait un peu de ski de fond dans ma jeunesse mais il y a bien longtemps !



Je constate quand même avant de chausser que la petite partie d'une pièce métallique est manquante sur la fixation (norme NNBC). Mais cela n'empêche pas d'insérer la chaussure. Néanmoins, je déchausse souvent de ce ski.

Je décide de sortir un peu du GR dont le chemin a été tracé par un groupe qui me précède, pour faire un peu de hors-piste et faire moi-même ma trace. Je m'éloigne un peu trop du GR. Je suis trop descendu et j'ai perdu sa trace. Je dois redoubler d'efforts pour revenir dessus et en voulant le rejoindre, patatrac, j'arrache la fixation qui bougeait.

Je vais devoir terminer mon périple en raquettes avec les skis sur la pulka. Moi qui étais venu principalement m'initier aux skis de rando nordique, me voilà bien servi.



Au niveau de mon organisation, je porte un petit sac à dos de 30L dans lequel je mets toutes mes affaires de la journée (thermos, bouffe, gants, bonnet ...). Cela évite d’ouvrir à chaque fois la pulka, surtout avec les skis dessus.



Vers 16h30, je plante ma tente et je réfléchis à la suite de mon programme. Avec un jour de retard, une fixation cassée et une pulka très lourde, c'est sûr que je ne pourrai pas suivre mon parcours prévu initialement, en particulier aller sur Glandasse, et que je ne pourrais pas faire non plus les variantes que j'avais prévues. Je vais devoir rester sur un itinéraire plus classique et moins long.



Jour 3 - mardi 22 février

Pré Peyret / Montagne de Peyre Rouge par la bergerie de la Jasse de Peyre Rouge et la bergerie du Jas Neuf

Nbre de km : 9,8 km Dénivelée positif : + 320 m Dénivelée négatif : - 322 m Temps de marche (pauses comprises) : 6h30



Beau temps au réveil. Il a encore neigé cette nuit et la balayette va servir de nouveau. Je décide de raccourcir l'étape et de n’aller ni sur Tussac, ni sur Glandasse. Je suis toutefois content car j'ai vu sa proue au loin. Elle est magnifique.

L'après-midi se passera avec une petite neige et un petit vent.

J'ai croisé successivement 2 gardes du parc. L'un d’eux m'a expliqué qu'ils réalisent des circuits à la recherche de traces de loup pour le relevé national. Des traces d'animaux, j'en ai vu beaucoup mais difficile pour moi de dire de quel animal il s'agit.

Ma trace frôle le bord des Hauts-Plateaux. Je passe à moins d'un mètre de 500 m de falaises verticales. Ca me fait froid dans le dos. J'en ai des frissons. Le vent est violent à cet endroit. La fin d'après-midi approche. Il va falloir trouver un endroit pour y planter la tente. Or, je suis dans un long couloir dans lequel le vent s'engouffre. Il va falloir être prudent dans le montage de la tente. Avant de la dérouler, je commence par la sécuriser avec 2 piquets ancrés dans la neige. Je la déroule et j'enfile les arceaux et là, un piquet saute sous une bourrasque. J'ai compris. Il va falloir vraiment bien la sécuriser. Je prends mon temps pour être sûr de faire les choses correctement. Je recouvre tout le tour de la tente par de la neige pour éviter que le vent ne s'engouffre dans le double-toit.





Ce soir-là, j'ai le droit à l'un des plus beaux ciels étoilés que je n'ai jamais vu. Orion est magnifique avec son baudrier. Je me retrouve dehors à admirer le ciel et le paysage pendant plusieurs minutes. J'en oublie le froid et la tempête. Je ressens une sensation de grande liberté.

Jour 4 - mercredi 23 février

Montagne de Peyre Rouge / Les Brunets

Nbre de km : 19 km Dénivelée positif : + 331 m Dénivelée négatif : - 711 m Temps de marche (pauses comprises) : 9h



Au petit matin, je suis content car mon installation a tenu.

J'ai même un peu trop enterré les piquets car j'ai beaucoup de mal à les déterrer. Je dois creuser profondément avec la pelle pour casser la neige glacée que j'avais tassée la veille.



Le vent souffle toujours. Le démontage de la tente est aussi critique que le montage. Il faut être méthodique, faire les choses une par une en faisant bien attention à chaque fois que rien ne s'envole. Finalement, tout se passe bien.



J'en suis à mon 4e jour sur les Hauts-Plateaux. Et je suis déjà sur le retour. Deux options s'offrent à moi. Je suis un peu avant la cabane de Pré Peyret. Soit je décide de rejoindre la cabane de Jasse du Play, y monter le bivouac et entamer le lendemain la descente vers la voiture. Soit de rejoindre le soir même la voiture sachant que compte tenu de la distance, il faudra surement terminer à la frontale avec le risque que cela engendre (sortir de la trace, se perdre, tomber, etc ...). J'opte pour la 2e option. Ce sera une étape marathon. Je me fixe des objectifs. Si je ne suis pas avant 17h à Jasse du Play, ce sera difficile de rejoindre la voiture le soir même sans prendre de risque. Finalement, ce sera plus de 9h de marche. Parti à 10h, je rejoins Jasse du Play vers 16h30. J'entame la descente du GR de Pays - Sentier Central. Je me demande comment j'ai pu monter ça 4 jours plus tôt compte tenu du dénivelé. J'arrive à la voiture vers 19h finalement sans la frontale, à la lueur du soir. Je suis content et soulagé.

Je dois quand même dormir une nouvelle fois dans la voiture car je dois rendre le lendemain matin le matériel au magasin Altiplano.

Le lendemain, je dois chaîner pour descendre la route forestière enneigée qui, depuis, a été fermée par un garde forestier de l’ONF que j’ai croisé. J'arrive au magasin Altiplano. Je leur explique qu'une fixation s'est arrachée. Ils sont étonnés car le matériel est neuf de cette année. Mais ils ne me font pas d'histoire.

Bilan

Fin de mon périple sur les Hauts-Plateaux du Vercors. Le bilan est positif même si je n'ai pas réalisé mon itinéraire initial. Mon objectif était de parcourir cette région réputée sauvage et qui a tenue ses promesses. Cela m'a demandé un engagement total. J'ai appris beaucoup. J'en ressors avec une grande expérience. Cela m'a également permis de valider mon matériel pour la Laponie et de m’assurer de mes capacités mentales et physiques ainsi que de tester ma résistance et mon aptitude à faire face à des situations imprévues. Mon seul regret est de ne pas avoir pu pratiquer d'avantage le ski de randonnée nordique.

Prêt pour la Laponie !

Cadeaux en République Dominicaine? English translation pending
by Fransix · 2011-02-27 · 14 replies
À Puerto Plata, dans les tout-inclus, peut-on apporter des vêtements pour donner en cadeaux aux employés ou pour les membres de leurs familles.

Est-ce qu'il y en a parmi vous qui en apportent?

Est-ce que c'est apprécié ou non?

Francis😉
Coût de location de duvet à Kathmandu et trek au camp de base de l'Everest? English translation pending
by Mikabu · 2011-02-18 · 2 replies
J'étais intervenue dans une discussion existante mais comme je n'ai pas de réponse et que je pars très bientôt, j'en lance une nouvelle

Nous partons pour un mois, en avril, au Népal voir notre fille qui fait un stage à Jubing sur la route (l'ancienne) de l'Everest à 5 jours de marche de Jiri et voulons en profiter pour faire le trek du camp de base de l'Everest, le classique, avec le Kala Pattar. Nous ne prenons pas de guide pour faire le trek pour plus de souplesse, pouvoir combiner trek et visite de notre fille et être réactifs face à ses impératifs. Donc juste un porteur que l'interprète de notre fille devrait nous conseiller et nous envoyer, mais toujours pas de nouvelles de lui, donc rien de sûr encore.

Comme j'ai vu qu'il ya avait de vrais spécialistes sur ce forum, j'en profite pour faire appel à eux pour des questions pratiques avec en premier lieu la fameuse carte tims :On peut se la procurer seul à Kathmandu sans problème mais le prix est le double de celui pratiqué aux groupes, c'est bien ça ? A partir de où en a-t-on besoin, par exemple ma fille en a-t-elle besoin pour aller à Lukla ou Namche Bazar nous rejoindre ?

De plus, si besoin est, comment se procurer un porteur de confiance parlant un peu anglais à la dernière minute ? A la sortie de l'avion à Lukla ou Phaplu (pas encore choisi), est-ce risqué ? Quel coût (actuel) pour un porteur sans intermédiaire ? J'ai vu que quelqu'un parlait de 6$, cela me semble peu, est-ce vraiment encore d'actualité et dans cette région et si oui où les trouver ?

Et pour les lodges ? Il parait que les prix ont flambé dernièrement dans cette région, est-ce vrai ?

Sinon, encore plein de questions, concernant l'habillement, j'ai déjà fait le camp de base des Annapurnas en mars il y a 5 ans, mais je suppose qu'il faut prévoir plus de chaud ? Une doudoune est-elle nécessaire, je viens d'acheter une petite veste en duvet en solde à décathlon, pas vraiment technique et 550 g qd mm, dois-je l'apporter ou une polaire suffit-elle ?

Concernant le duvet, combien à l'heure actuelle pour en louer un à kathmandu, j'hésite un peu car on en a des vieux au top d'il y a 25 ans mais presque 2 kg, alors faut-il l'emporter et se charger pendant notre voyage de 20 jours en Inde ou louer sur place ?

Bon, j'arrête là pour un premier jet. D'avance merci
Quelles chaussures pour un trek au Ladakh et un tour du Mont Blanc? English translation pending
by Sergio0648 · 2011-02-17 · 9 replies
Bonjour,

Après les 3/4 du tour du monde à la voile nous nous mettons au trek mon épouse et moi. (La soixantaine)

Nous projetons un tour du Mont Blanc (itinéraire classique) en 2011 et la traversée du Zanskhar au Ladakh en 2012. Nous avons acheté des "chaussures de grandes randonnées" Meindl modèle Borneo Pro MFS. Belles chaussures mais qui me blessent légèrement sur la malléole externe.

D'après votre expérience, ce type de chaussure est-il indispensable pour notre programme ou peut-on envisager des "chaussures de randonnée" plus légères ?

Merci pour vos conseils Sergio
Emploi sur Londres pour cet été (2011): bon plan de s'y prendre début juin? English translation pending
by Difranco · 2011-02-16 · 5 replies
Avant tout je tiens à dire deux choses : 1)Ceci est mon premier post sur ce Forum ^^ 2)Avant de faire ce post j'ai passé quelques heures à vérifier si quelqu'un avait poser cette question.

Donc voilà , l'essentiel est dans le titre mais je précise tout de même ma situation: - Je vis en France , j'ai 22 ans , je suis étudiant en droit , j'ai un assez bon niveau en anglais (sans pour autant que celui-ci soit excelent) , et je n'ai eu que deux expériences professionnelles au cour de ma vie ( 3 semaines en tant qu'animateur dans un centre aéré et 1 mois dans une jeune entreprise où j'ai principalement fait du traitement de texte à un niveau vraiment basique).

- En sachant cela ma question est donc la suivante : Cela me donne t il un gros avantage sur les autres de chercher un job sur Londres (et/ou Oxford) via la méthode du "porte à porte avec CV sous le bras" en m'y prenant fin mai/début juin en étant libre jusqu'à la rentrée de classe (donc fin aout) ?

ps : je cherche dans tout secteurs.

En vous remerciant d'avance pour toutes les réponses que vous pourez m'apporter et qui me permettrons de réaliser ce projet qui me tien vraiment à coeur depuis plusieurs mois.
Gants chauds à vélo? English translation pending
by Opai · 2011-02-14 · 7 replies
Bonjour,

Quels gants utilisez vous à vélo pour des températures très froides et en milieu "humide"?

Merci.
Horaire des vols internes thaïlandais puis retour en France? English translation pending
by Carinouette · 2011-02-13 · 16 replies
Bonjour!!!

J'ai une question très simple, nous devons partir de koh lanta avant de rentrer en france. On prendra un minibus pour se rendre à krabi et prendre un vol interne pour bangkok puis rentrer sur Paris.

Notre départ de bangkok pour paris est à 20h. Est-il jouable pour vous de prendre un vol intérieur par la Thai qui arrive à Bangkok à 17h20, soit 2h40 avant notre vol international?

2ème option, mais on perd notre matinée à koh lanta, un vol par air asia à midi qui arrive 6h avant notre départ international.

J'attends vos avis, merci d'avance!
Cherche survivants d'un voyage en 4x4 sans chauffeur à Madagascar English translation pending
by Chipolata74 · 2011-02-13 · 74 replies
Bonjour...

Cela fait 1 mois que je passe des heures ( contrairement à des voyages "aventuresques" précédents beaucoup plus improvisés: Costa-Rica, Bornéo.. et un séjour de 3 ans en République Dominicaine ) à m'informer sur Madagascar.. avant d'y aller fin été 2011. Parce qu'on lit partout que c'est un pays magnifique ( paysages, gens, etc..) mais TRES particulier, TRES grand avec des infrastructures routières TRES faibles. Il y a mon mari, notre dernier (ado de 13 ans) et moi.. Nous n'irons probablement pas 2 fois là-bas... (trop loin, trop cher.. donc on a ciblé nos envies prioritaires (de chacun, pas forcément les mêmes) et économisé pour nous payer 2 AR avion interne ( Tana /Ste Marie et Tana/Nosy Be) car nous voulons aussi profiter des belles plages, des fonds sous-marins, malgré le côté touristique.. ( nous avons bien connu en République Dominicaine la différence entre les sites à touristes et les sites plus authentiques) .. mais entre ces deux étapes, nous voulons aussi passer 17 jours plus aventuresques.. circuit en 4X4 Tana/Morondave/Tsyngys/ et retour + explorer la RN 7 jusqu'à Fianarantsoa et les parcs pas trop loin à l'Est de Tana .. Tout ce que j'ai lu, entendu.. laisse croire que les occasions de rencontrer/découvrir pour de vrai les malgaches ne manqueront pas sur ce trajet. Dans nos quelques voyages, nous avons toujours privilégié l'autonomie/liberté d'action donc loué un 4X4 sans chauffeur... et là.. cela semble impossible, inconscient, dangereux, ruineux en cas d'accident.. la menace de l'agression, de la prison, de la galère insurmontable plane.. sur tous les forums.. Sans chauffeur-guide-intermédiaire.. on est mort, on est foutus ..

Mais nous justement on n'en veut pas d'intermédiaire.. en République Dominicaine, en 3 ans , on en a vécu des galères en 4X4 !! et les problèmes d'état des routes, de conduite hallucinante, d'éléments les plus divers prêts à traverser les routes, d'assurance, de frais, de prison, en cas d'accident planaient aussi.. et même s'il y a toujours quelques margoulins qui traînent.. il y a toujours eu plein de gens qui n'avaient rien et qui étaient prêts à tout donner pour nous aider et ce sont les moments les plus forts de nos souvenirs.. et si finalement on doit rater un des parcs ou sites prévus au programme parce qu'on est coincés 3 jours dans un village.. est-ce si grave ? A lire les forums sur ce sujet .. à Madagascar, en cas de problème, on ne pourrait compter QUE sur les chauffeurs-guides-intermédiaires.. .. ce qui semble contradictoire avec l'image de la gentillesse et de la qualité de l'accueil des malgaches qui transparaît dans tous les comptes-rendus de voyages..

De plus ces voyages à nous 3 sont rares et il y a entre nous, c'est difficile à expliquer, une complicité qui s'accommoderait mal de la présence permanente d'un tiers si compétent et sympa soit-il.. et cette tierce personne, justement, prendrait une place trop importante, trop lourde à supporter.. Cela n'a rien à voir avec le fait de prendre et d'apprécier un guide pour une excursion d'une journée ou deux.. C'est justement notre respect pour elle qui ferait qu'elle prendrait une place trop grande et qu'on ne serait pas capable de juste la considérer comme un chauffeur au service de notre bon vouloir.. Par ailleurs le courant peut passer comme ne pas passer..

Bref..malgré tout ce que nous avons lu, il nous semble impossible d'envisager de partir avec un chauffeur.. et ce n'est pas du tout une question d'économie sur le prix..

Je me méfie aussi des discours/conseils trop alarmistes. En République Dominicaine.. le discours des hôtels tout compris, c'est: ne sortez pas de l'hôtel.. cela peut être dangereux ! Et vous allez vous faire avoir.. Et surtout payez plutôt bien cher nos excursions organisées.. et nous étions bien tristes de voir ces touristes parqués, il n'y a pas d'autre mot.. A Bornéo (Côté Malaisie), les guides-papier nous mettaient en garde contre les dangers des villages misérables de réfugiés philippins sur pilotis.. on en parle avec la serveuse d'un bar .. elle nous met en contact avec son neveu qui y a pleins de copains et nous voilà partis pour une découverte géniale..

Je suis d'accord qu'il faut avoir déjà l'habitude de conduire un 4X4 (ailleurs que sur les routes goudronnées françaises), de conduire dans des pays "non développés", d'être capable de se débrouiller sans paniquer en cas de galère, ne pas être trop naïf, de baragouiner un minimum la langue, de partir avec des réserves de nourriture/eau/pharmacie etc.. il me semble qu'on est dans ce cas là.. Nous ne faisons pas partie non plus des touristes qui croient que le rôle de l'Ambassade est de sortir tous les touristes des galères dans lesquelles ils se mettent.. je pense aussi qu'il y a plusieurs manières de voyager et que la formule 4X4 avec chauffeur conviendra parfaitement à d'autres..

Bref, je sais qu'il existe des agences de location à Tana, je suis déjà en contact, j'aimerais avoir donc l'avis de gens qui ont DEJA voyagé à Madagascar en louant un 4X4 sans chauffeur.. ils doivent être rares.. ou tous en prison.. car je n'ai pas trouvé de messages disant: on a essayé, on a eu quelques galères, mais on s'en est sortis.. ou alors.. ils ont honte d'avoir eu des galères.. de ne pas avoir écouté les conseils de prudence.. et ne veulent pas s'entendre dire: On vous l'avait bien dit !!!

Merci d'avance..
Les "nouvelles" cartes IGN TOP 100 English translation pending
by Bouaye · 2011-02-11 · 10 replies
bonjour

je me suis procuré les nouvelles cartes TOP100, de couleur jaune/vert ; elles semblent remplacer les précédentes bleu foncé. Elles sont moins précises, il y a beaucoup moins de lieux dit. Par contre elles se targuent de faire dans le "tourisme et découverte" ; et notamment prétendent afficher le tracé des pistes cyclables. C'est très bien comme intention ; comme le prix n'est pas bon marché (environ 6 € quand même !), on peut s'attendre à ce que le contenu réponde aux promesses. Grosse déception : sur les cartes de la région ouest (124; 131 ; 125, 132...) il n'y a strictement aucune piste cyclable tracée (d'après la légende, c'est prévu en violet, trait continu, tandis que les GR sont annoncés en rouge, trait discontinu). Je ne veux pas faire de sarcasmes, mais si l'IGN ne connaît même pas le tracé de la "Loire à Vélo", dit aussi ER6, ça craint un peu pour leur réputation. C'est quand même triste de ne pas pouvoir planifier un itinéraire en privilégiant les pistes cyclables, sans avoir besoin de se connecter à 40 sites pour obtenir des renseignements au compte goutte. Ai-je de la bouillie dans les yeux, ou bien IGN se fout de nous ? Avez vous remarqué cette défaillance aussi ? merci de vos remarques.
Couple voulant partir en tour du monde: que faire? English translation pending
by Tarteauxcitr · 2011-02-09 · 17 replies
Coucou à tous,

Voilà, je pars fin d'année avec mon fiancé qui sera devenu mon mari d'ici là! Et oui nous qui rêvons depuis longtemps de ce TDM, avons enfin décidé de sauter le pas juste après le mariage.

Lui est en cdi et va s'arranger avec son boss (congé sans soldes).

Quant à moi je suis depuis aôut 2010 an cdd jusque mi mai en vue d'un cdi derrière.

Seulement voilà, je ne souhaite pas rester dans cette boîte, vu qu'on va partir, et ne peut demander de congés sabbatique (trop peu de temps dans l'entreprise). Le congé sans solde serait très mal vu (boss très rigides).

Donc je songe à 2 possibilités :

1/ Signer le cdi, pour continuer à économiser et donc être sûre d'avoir de quoi mettre encore de côté pour le voyage. Point négatif : je culpabilise de savoir que mes boss ne se doutent de mon projet et donc de ma démission. Positif : je mets de l'argent de côté.

2/ Parler de mon projet au boss, pour qu'il me fasse un cdd jusqu'au départ. Point négatif : qu'il ne soit pas d'accord, et donc, que je l'ai dans l'os : pas de cdi, et plus de sous de côté.

Que feriez vous à ma place?

Merci de vos avis
Sac de couchage, le dilemme! English translation pending
by Olienre · 2011-02-08 · 11 replies
Bonjour, je relance une discussion sur les sacs de couchages, car les dernières datent de au moins 1 an voir 2. Pour parler des modèles actuelles....

Je me renseigne depuis 1 mois sur les duvets et voici mon

CAHIER DES CHARGES :

1- Jumelable (Dormir à 2 ça rechauffe...) 2- Léger autour de 1000g 3- environ -10° 4- Résistant à l'humidité / coupe vent. C'est à dire que j'aimerais dormir à la belle (j'aime bien ça) sans faire de mauvais rêve parce que la rosée du matin va bousiller le duvet à 400€ !!!!!!! 5- résistant à 350 nuits ! (et plus si affinité...)

DUVETS REPÉRÉS :

1- Alpine 600 (remplaçant du Q600 chez RAB). mais devenu non jumelable (alors que le Q600 l'etait...sniff...) 2- Le "Petit astazou 600" de TRIPLE0 a l'air pas mal...mais j'ai un peu peur pour dormir à la belle avec ca. Tissu ext pas assez impermeable sur le papier 3- le DRY 860 (-10°) de NANOK. Parfait sur le papier...mais aucun retour sur les forums 4- le Pure 600 de WARMTH. Parfait sur le papier ... aucun retour sur les forums

Des avis ? MERCI !

- -- Je compte partir 1 an du limousin pour la mongolie en passant par italie, croatie, grece, turquie, syrie... - --
Location de voiture aux États-Unis sans permis national? English translation pending
by Lombra · 2011-02-08 · 11 replies
Bonjour à tous,

Je me rends à Philadelphie cet été. J'aimerais louer une voiture pour aller voir nos amis les Amish. Cependant, j'ai commis un excès de vitesse en Belgique, et mon permis de conduire sera suspendu durant ma période de vacances. Je n'aurai donc qu'une photocopie de mon permis national et un permis international en cours de validité à présenter. Mon avocat m'a dit que

J'ai bien entendu lu les conditions générales de différentes sociétés ainsi que plusieurs sujets sur le forum, et il est bien indiqué que le permis national est obligatoire.

Mais dans la pratique, est ce que quelqu'un a déjà réussi à obtenir une location aux USA avec uniquement une photocopie du permis national et un permis international?
Trek au Népal: sac à dos à Kathmandou? English translation pending
by Pepifleuf · 2011-02-07 · 13 replies
Bonjour à tous !

Je pars début mars pour un voyage de 4 mois en Asie du sud est, en commençant par 13 jours de trek au Népal. Je viens de me rendre compte le week end dernier que mon sac à dos de 60 litres avec lequel je comptais partir a quelques problèmes techniques... (plusieurs fermetures zip qui s'accrochent mal, renfort du dos avec les barres de métal manquant). C'est peut être normal étant donné que cela fait 9 ans que j'ai ce sac.

Je me posais la question suivante : partir avec mon sac à dos actuel et acheter un nouveau sac à dos à Kathmandou.

Savez-vous si on peut trouver facilement du bon matériel de rando sur place (hors contrefaçon) ? Est-ce que ca vaut le coût/coup ? Avez-vous des adresses de boutiques à conseiller le cas échéant ?

Merci d'avance! 😉
Numéros de téléphone de secours aux États-Unis? English translation pending
by Chatisis · 2011-02-07 · 21 replies
Bonjour,

En cas de panne de voiture ou de demande d'aide sans que ce soit une urgence, existe-il des numéros spéciaux pour ça, sachant que le 911 est pour les pompiers, la police, les médecins...à n'utiliser qu'en cas d'urgence uniquement, c'est-à-dire si la vie est en danger.

Je cherche un autre numéro que le 911.

Merci
Partir en Suède aux mois de juillet-août 2011 English translation pending
by Zozoh · 2011-02-04 · 15 replies
Bonjour à vous tous,

Avec mon épouse et notre fils de 15 mois, nous souhaitons partir en Suède cet été, pour environ 2 à 3 semaines. Nous partirions de Suisse ; par contre, nous ne savons pas encore si nous "montons" en voiture ou en avion... Au moment de planifier le voyage, beaucoup de questions se posent... Je vais essayer d'être court!

1. Est-avantageux de traverser l'Allemagne par le train pour éviter la traversée en voiture?

2. Quelques jours à Malmö semblent s'imposer : des idées de visite? des bons plans?

3. Faut-il vraiment aller jusqu'à Stockholm (environ 900km depuis Malmö)? 3 bis. Et si on prenait le ferry depuis le Nord de l'Allemagne jusqu'à Stockholm (permet de s'économiser un trajet de conduite...) pour resdescendre par la côte sud-est de la Suède?

4. Visite de la Scanie : quelques endroits chouettes à visiter pour profiter de la nature, de la culture, de la gastronomie, etc? Cette région a l'air bien sympathique.

5. Location de camping-car : connaissez-vous des sites internet, des agences? J'ai lu que c'était plus avantageux de louer le CC en Allemagne?

6. Restant sur la côte Sud Ouest, la ville de Gotteborg vaut-elle le coup?

7. Au niveau hébergement : camping avec stuga? BB? auberge de jeunesse?

Merci pour vos réponses. Au plaisir du voyage!
Itinéraire de douze jours en Syrie: votre avis? English translation pending
by Lumpyoli · 2011-02-02 · 9 replies
Bonjour à tous,

Nous partons en Syrie au mois d'avril pour 12 jours au total. Les connaisseurs pourraient ils m'accorder quelques minutes et me dire ce qu'ils pensent de l'itinéraire que j'ai imaginé. Nous serons 4 et comptons louer une voiture pour raccourcir les temps de parcours/flexibilité des horraires. Cependant, nous voudrions favoriser les échanges avec les gens et ne pas être pressé tout notre voyage. Je vous propose mon parcours car j'ai du mal à me représenter si c'est trop (par rapport aux distances, temps nécessaire aux visites en prenant le temps, ...) ou si c'est un bon compromis.

Le voici:

Jour 1 : Arrivée Damas début d'après midi et visite de Damas Jour 2: Visite de Damas Jour 3 : excursion à Bosra depuis Damas et retour à Damas Jour 4 : départ de bonne heure pour Palmyre (avec crochet par Maaloula ?). Visite de Palmyre l'après midi Jour 5 : matinée à Palmyre et Oasis, puis départ milieu d'après midi pour le krak des chevaliers. Nuit au krak. Jour 6: visite du Krak et direction Lattaquiée dans l'après midi, par la route qui suit la côte. Nuit à Lattaquiée. Jour 7 : de Lattaquiée, direction Apamée. Fin de journée, suite de la route vers Alep. Jour 8: visite de Alep Jour 9 : de Alep, excursion vers Saint Simeon, retour Alep Jour 10: depuis Alep, direction Hama. Visite d'une ville morte en chemin Jour 11: Hama, retour vers Damas, avec arrêt à Mar Musa et/ou Maalaloula. Nuit à Damas. Jour 12: départ de Damas à midi

Merci d'avance !
Vaccination pour la rage à Bali? English translation pending
by Psypsy · 2011-01-31 · 19 replies
Bonjour,

En savez-vous un peu plus sur l'état de l'épidémie de rage sur Bali ? Nous prévoyons un voyage de 5 semaines en juillet prochain en famille et hésitons à nous faire vacciner. Merci pour vos informations.
Sac à dos en Europe à 22 ans: danger? English translation pending
by Voyage8888 · 2011-01-28 · 12 replies
Bonjour à tous,

Pour commencer, une petite mise en contexte : je suis une étudiante universitaire qui a 22 ans. Je souhaite faire un voyage en Europe cet été de mai à aout en sac à dos SEULE.

Le but de ce voyage est de rencontrer des gens en voyageant , mais de m'assurer que je serai en sécurité dans les endroits que je visiterai.

Je prévois également faire du "coach surfing".

Y a-t-il des pays/endroits qui sont non recommandés pour une voyageuse seule en sac à dos? Diriez-vous que l'europe de l'est est dangereux?

Que faire du coach est sans danger?

Aussi, je voulais savoir si les gens sont assez sociable et ouvert lorsque l'on voyage seule ( ouvert à faire des activitées avec eux en journée, aller souper le soir, etc.)

Je voudrais pouvoir rencontrer des voyageurs et faire un bout de chemin avec eux!

Partagez-moi vos expériences de voyage et vos suggestions

Merci
Itinéraire de deux semaines au Japon: avis et budget? English translation pending
by Teta222000 · 2011-01-27 · 24 replies
Bonjour, je compte voyager (avec ma femme) au japon pour 2 semaines (budget de 1400 euro/ pers hors vols), après de longues recherches sur le forum et ailleurs, je souhaite avoir vos conseils pour améliorer et optimiser (€) : 13 mai 2011 : départ de casablanca vers tokyo du 14 au 21 mai 2011 : séjour à tokyo avec visite de NIKKO et HAKONE. le 21 mai 2011 : visite de HIMEJI pendant le voyage vers hiroshima. du 21 au 22 mai 2001 : Hiroshima avec visite de Myajima du 22 au 27 mai 2011 : kyoto avec visite de NARA (et une autre excursion peut être). le 28 mai 2011 : retour à casablanca depuis tokyo.

que pensez vous du circuit? est il trop chargé ? quels quartiers pour les hôtels à tokyo et kyoto (moyenne de 50 euros/nuit pour 2 personnes). doit je prendre un JR pass de 7 jours et quand est ce que doit l'activer? est ce qu'un budget de 25 Euro / pers est suffisant pour les repas
Meilleures étapes sur le chemin de Compostelle? English translation pending
by Vmoio · 2011-01-17 · 16 replies
Bonjour je souhaite faire la première partie du chemin de Compostelle (Le Puy-Conques) en août 2011. Je cherche des renseignements sur les meilleures étapes pour construire mon parcours et sur les meilleurs hébergements. Merci d'avance Val
Modèle et marque de vélo couché? English translation pending
by Laurent42 · 2011-01-13 · 28 replies
VELO COUCHE : MODELE ET MARQUE?

Quel marque et modele choisiriez vous pour un vélo couché? Utilisation souhaitée : Je souhaite faire plutot des randos a la journée sur le theme rando spotive, donc un vélo qui roule bien. et aussi qui puisse etre équipé de saccoche pour voyage de courtes durée (1 semaine).

Merci pour vos conseils.
Voyage en Afrique de l'Ouest English translation pending
by Foutadecouv · 2011-01-09 · 2 replies
A chacun son aventure

Tout voyage est une aventure, une entreprise plus ou moins hasardeuse, tout au moins une rupture avec ses habitudes, son quotidien. Tout voyage en Afrique est une Aventure, c’est un projet où la part de l’imprévu est toujours très grande. Voyager sur ce continent, ce n’est pas seulement se rendre d’un point à un autre en utilisant un ou différents modes de transport. Voyager, ce n’est pas seulement prendre son billet, se présenter à l’heure prévue pour partir, lire un bon livre pendant le trajet et arriver à destination frais et dispos pour commencer de nouvelles découvertes. Non, voyager en Afrique, c’est dès l’achat de son titre de transport se lancer dans une aventure dont on ne sait jamais très bien à l’avance où elle vous mènera. C’est non seulement une aventure du fait des bouleversements, des changements de dernière minute, des évènements favorables ou contraires, c’est aussi et surtout une aventure humaine. C’est partir à la rencontre des gens, de personnages et c’est enfin se rencontrer soi-même, apprendre à mieux se connaître, à éprouver sa patience, sa capacité à se sortir de situations inédites, à improviser. C’est en tout cas être bousculé au sens propre comme au sens figuré. Préparatifs ou le voyage en théorie

08 Mai 1999, il est 16h30 à Dalaba, bourgade au cœur du Fouta Djalon en Guinée et rien ne laisse présager les grandes décisions que nous allons prendre et qui vont bouleverser nos vies, …, quoique ! ? Attablés autour d’une « Skol », ou peut-être bien de plusieurs, dans le restaurant le « Silence », quartier Sily, je me trouve en face de Aliou, mon ami togolais, propriétaire dudit restaurant. A cette heure là, une petite bière bien fraîche, comme on dit « ça passe ». Bon, c’est vrai les bières ne sont en fait pas très fraîches, le courant étant encore rare à cette époque de l’année à Dalaba, mais peu importe, on en est plus vraiment à ça près. D’ailleurs, avec bière fraîche ou non, notre discussion s’auto abreuve de nos déboires respectifs. Il faut dire que l’on forme à nous deux une fine équipe. Aliou est menacé de prison suite à un conflit commercial avec un concurrent guinéen, qui a pris une ampleur à peine croyable. Il est en fait accusé d’avoir détourné une partie de la clientèle de l’hôtel du Fouta. L’affaire est remontée jusqu’au Préfet et au Palais de Justice. Il a même été mis en garde à vue pour quelques heures. Bref il ne fait pas bon être étranger à Dalaba en cas de conflit avec un ressortissant guinéen. Quant à moi, j’ai été poussé à démissionner de mon poste de responsable de l’Office de Tourisme. Je suis par ailleurs poursuivi par le percepteur local suite aux accusations de mes anciens collègues et accusé d’avoir détourné de l’argent du projet que j’ai largement financé sur fonds propres. Je me sui entendu dire plus d’une fois : « tu n’es pas d’ici, si tu n’es pas content il faut rentrer chez toi ». Bref l’ambiance est vraiment lourde. Quelques jours auparavant, nous nous étions déjà retrouvés et nous avions envisagé de changer d’air, de quitter Dalaba pour quelque temps, son air devenant vraiment irrespirable pour nous. Aujourd’hui, l’idée a mûri et est devenue projet : nous quitterons Dalaba la première quinzaine de juillet pour un voyage à travers l’Afrique de l’ouest dont l’objectif ultime sera d’atteindre Vogan au Togo, village natal de Aliou. Nous envisageons même de nous installer dans ce pays ou un pays limitrophe, si des opportunités existent. Nous portons un toast à notre voyage en le ponctuant comme il se doit d’un « inch Allah » convaincu. Y’a plus qu’à !

De retour chez moi, mon premier réflexe est de consulter le guide du routard sur l’Afrique noire pour mieux visionner le trajet à suivre, connaître les frontières que nous aurons à traverser et envisager les différents parcours et modes de transport possibles. Premier constat : Vogan c’est vraiment pas la porte à coté. Plus de 2000 kilomètres à travers quatre pays : Guinée, Cote d’Ivoire, Ghana, Togo. Enfin peu importe tant qu’à partir, autant voir le maximum du vaste monde.

Deuxième constat, il va falloir se préparer un peu, … beaucoup ! avant de se lancer dans ce qui s’annonce déjà comme une sacrée aventure.

C’est dans cette optique que deux jours plus tard, nous nous retrouvons de nouveau. Cette fois-ci, nous sommes quatre pour discuter un peu plus en avant des modalités pratiques de notre voyage. Mme Aliou et Oumou, mon amie se sont jointes à nous. Elles aussi seront de l’aventure. Un premier dilemme se pose à nous : la deuxième semaine de juillet, la saison des pluies est déjà bien avancée en Guinée et dans la sous-région. Peut-on alors envisager de passer par la route en empruntant un taxi pour traverser la Guinée du Nord au Sud et entrer en Côte d’Ivoire, sachant que les pistes risquent d’être difficiles ou est-il plus prudent d’envisager un voyage par la route jusqu’à Conakry, de prendre l’avion Conakry-Abidjan pour éviter les mauvaises pistes du sud guinéen et de l’ouest ivoirien, même si le coût du voyage serait alors beaucoup plus élevé. Bison futé n’ayant pas encore traversé la mer et Buffle rusé n’ayant pas encore vu le jour sous les tropiques, la seule solution est de se référer aux expériences passées des uns et aux témoignages des autres pour se faire une idée des risques encourus. Bref rien de très sur mais en l’occurrence des témoignages pas très engageants recueillis par Mr et Mme Aliou, du style : « entre truc et la frontière c’est bon, mais après quelques kilomètres c’est l’enfer. Des trous partout, plein de flotte. En plus il y a plein de camions qui creusent la piste et qui parfois la bloquent en s’embourbant. Mais enfin avec un bon taxi, sous entendu un bon véhicule et un bon chauffeur, ça passe jusqu’à « machin ». Si, si je vous assure ! Inch Allah ! ». Sur la base de ces récits, le choix concernant le mode de transport sur ce tronçon de notre voyage est donc reporté à plus tard, mais l’idée d se renseigner plus précisément sur les vols Conakry – Abidjan est, elle, acquise. Pour ce qui concerne, le parcours entre Abidjan et Lomé, pas de problème : la compagnie de bus « STIF » assure des liaisons régulières entre ces deux villes à des tarifs abordables. Adopté sans discussion. Là les témoignages sont vraiment convaincants. Le seul petit détail dont on se mordra les doigts plus tard, c’est que les infos datent un peu.

Autre aspect pratique qui nous préoccupe pour ce voyage, c’est bien sur les passeports, visas et laissez-passer nécessaires aux uns et aux autres pour pouvoir traverser les frontières sans trop de soucis notamment financiers. Décision est donc prise de se rendre tous ensemble à Conakry pour régler ce problème au début du mois de juin. Ce sera aussi l’occasion de prendre tous les renseignements concernant les vols vers Abidjan.

10 Juin 99, nous voici à Conakry, comme prévu trois semaines plus tôt. Nos premières démarches nous amènent chez un parent de Aliou qui doit nous servir d’intermédiaire avec le Consul du Togo à Conakry pour avoir les laissez-passer pour Aliou et sa femme et un visa pour moi, d’ailleurs non nécessaire d’après un document sur le Togo fourni par notre intermédiaire. Faut pas chercher à comprendre ! Nous lançons malgré tout le processus moyennant bien sur quelques billets de 5.000 FG et des photos d’identité. Rendez-vous est pris début juillet pour récupérer tous ces documents. Pour Oumou, pas besoin de visa. Il lui suffit d’avoir un passeport de la CEDEAO pour entrer dans tous les pays que nous aurons à visiter. Reste plus qu’à se procurer ce passeport, ce qui à priori ne semble pas évident surtout connaissant l’administration locale. Et là surprise ! Oumou nous parle d’un de ses oncles qui peut lui procurer ce document rapidement. Un peu incrédules, nous partons le rencontrer pour lui présenter notre projet. Après les présentations d’usage, nous exposons le but de notre visite. Sans hésitation, il nous donne rendez-vous pour le lendemain dans un bureau de l’administration. Il connaît quelqu’un qui devrait pouvoir nous aider. A l’heure dite, nous nous retrouvons comme prévu. Après quelques démarches dont entre autre l’achat d’un certificat médical, sans visite, à l’hôpital, quelques prises de contact dans différents bureaux de la capitale, nous voilà au ministère de l’intérieur accompagné d’un cadre de la dite administration. Après avoir remis la somme et les papiers demandés ainsi que deux photos, à notre bon samaritain, nous le voyons disparaître dans un bureau. Moins d’une heure plus tard, il ressort avec un passeport de la CDEAO au nom de Oumou. Je dois dire que je suis complètement bluffé. Mais ce n’est qu’une confirmation de plus de l’importance des relations et de la capacité de pouvoir les mobiliser au moment voulu ! Après moult remerciements à l’oncle, nous nous séparons en promettant de venir le voir à notre retour pour lui raconter nos aventures. Il ne nous reste plus qu’à nous renseigner sur les vols vers Abidjan. Direction l’avenue de la République où se concentre l’ensemble des agences des compagnies aériennes présentes en Guinée. Après avoir pris des renseignements dans les agences d’Air Ivoire, d’Air Afrique et Air Guinée, il apparaît qu’Air Ivoire propose les tarifs les plus attractifs. Ne pouvant ni réserver, ni payer les billets à l’avance, nous remettons à notre prochain voyage à Conakry la conclusion de nos démarches.

Ayant fait le tour des problèmes que nous étions venus traiter à Conakry, nous décidons de repartir vers Dalaba.

La saison des pluies est maintenant bien installée. A Dalaba, c’est synonyme de froid et d’humidité persistante. On peut passer des journées entières dans le brouillard sans voir le soleil et la température peut baisser jusqu’à 10 ou 12°C. Un pull s’impose alors notamment en début ou fin de journée. De plus l’humidité est tellement présente que rien ne sèche et bien au contraire tout à tendance à moisir. Il faut profiter du moindre rayon de soleil. Les petits fourneaux sont bien utiles dans les maisons pour assécher l’atmosphère. Bref c’est une période de l’année pas très réjouissante.

Dans cette ambiance quelque peu déprimante, un mois se passe, agrémenté de rencontres au « Silence » où nous échafaudons des projets d’avenir, hors de Guinée. Pour moi, c’est devenu un mal nécessaire et pour Aliou la pression ne se relâchant pas, l’idée de quitter définitivement la Guinée se fait de plus en plus précise.

Enfin l’heure de prendre la route a sonné. Je décide donc de revendre tout ce que je peux et c’est vraiment rageant quand je pense au temps qu’il m’a fallu pour acquérir tout ça. Je solde l’essentiel : moto, vélos, groupe électrogène et je donne l’autre partie dont mon lecteur radio-cassette, l’antenne parabolique que j’ai acheté pour l’installer à l’hôtel reste en place. Je ramasse les quelques affaires qui me restent et qui tiennent dans un sac et une valise non compris mon ordinateur portable qui a sa propre sacoche. Nous prenons la route en cette première semaine de juillet pensant bien ne plus remettre les pieds à Dalaba. Le destin en décidera autrement.

A l’arrivée à Conakry, après un voyage sans histoire, nous nous arrêtons comme à chaque passage au kilomètre 36. D’ailleurs on n’a pas le choix. Mais là surprise, après un premier contrôle de nos papiers d’identité, un deuxième homme en uniforme se présente. Il veut à son tour contrôler nos pièces arguant qu’il fait partie de la brigade de lutte contre le trafic de drogue. Devant notre peu d’empressement à lui présenter nos papiers, il s’impatiente. Il veut maintenant fouiller tous les bagages. Début de discussions interminables où chacun reste sur ses positions. L’homme en tenue ne veut pas lâcher prise surtout qu’un « blanc » en l’occurrence moi, est impliqué. L’occasion est trop belle de gagner le « prix des cigarettes », voire plus. Finalement nous descendons nos bagages à main et les sacs du coffre (les valises sur la galerie resteront en place) pour la fouille qui se fait dans un petit bureau sombre où règne un « chef », qui s’y croit vraiment. Mon tour arrive, l’agent chargé de la fouille relève ses manches et me présente ses bras, l’air de dire vous voyez je n’ai pas de petits sachets de poudre à glisser subrepticement dans votre sac. Il fouille le sac et en retire mon vieil opinel qu’il tend à son chef. Devant mes interrogations, le chef me dit calmement et avec tout son sérieux : « avec les troubles dans les pays voisins et l ‘entrée de rebelles en Guinée, il est devenu interdit de circuler avec des armes blanches. Votre couteau est confisqué ». J’essaye de protester mollement mais je sais que ça ne sert pas à grand chose. Là encore, un billet me permettrait certainement de récupérer mon « arme blanche », mais comme elle n’a pas beaucoup de valeur je préfère en rester là. Diouma, mon collègue de travail qui a fait la route avec nous, est resté dans le bureau pour négocier. Il est très attaché à son couteau suisse, qu’il a reçu en cadeau. Après 3, 4 minutes de discussions, il ressort avec son couteau. 5.000 FG lui ont permis d’avoir un passe-droit pour circuler avec son « arme blanche », tout au moins de le récupérer. Au final je retiendrais de cette expérience une règle essentielle à ne jamais oublier : un homme en tenue a toujours raison, même quand il a tord et mieux vaut le respecter, même si lui oublie bien souvent le respect de son propre uniforme. Mais là n’est pas le problème. Le système est bien en place et vouloir le mettre en cause surtout pour un étranger est non seulement utopique mais risqué voire dangereux. Bref, l’incident clos après environ 1 heure d’attente et de discussion, nous reprenons enfin la route pour le centre ville de Conakry. Nous retournons au « Tanois », petit hôtel tenu par un Ivoirien, situé dans un quartier calme proche de l’aéroport (Matoto, près de la station Mobil). C’est en fait une maison de particulier qui a été réaménagée en hotel-restaurant. Pas le grand luxe, mais enfin le minimum de confort et de propreté pour un prix raisonnable. Et puis on y mange de très bons poissons braisés avec aloko et athiéké. Bien sur il faut être un peu patient, car le plus souvent les produits pour préparer le repas demandé sont achetés sur le marché voisin selon la commande passé. Il est donc assez prudent de s’y prendre un peu à l ‘avance. Après une nuit paisible, nous nous rendons à Air Guinée. Suite à différentes démarches et prises de contact réalisées par Mme Aliou, il semble qu’Air Guinée propose des tarifs vraiment très intéressants. Le fait de connaître un agent ou tout au moins d’être recommandé auprès de lui a déclenché une baisse assez sensible des tarifs. Pourquoi, comment, à qui cela profite-t-il ? Cela restera quelque peu mystérieux et un peu inquiétant : jusqu’à notre départ effectif, je me poserai la question de savoir si on aura bien une place. Mais pour le moins la gestion de cette compagnie ne semble pas vraiment répondre aux critères de la bonne gestion couramment acceptés. Il suffit pour s’en convaincre de rentrer dans le bureau de la responsable d’agence : malgré un toc-toc d’usage avant d’entrer, nous la trouvons allongée pour ne pas dire vautrée sur une banquette de son bureau en train de faire la causette avec une autre personne et elle ne daigne pas faire le moindre mouvement pour nous saluer. Le bureau est par ailleurs vierge de tout dossier, document, matériel informatique : étonnant ! Finalement après une attente assez courte, nous payons nos billets en liquide, l’argent étant encaissé directement par l’agent, dans une sacoche qu’il promène en permanence avec lui. Surprenant, mais bon l’essentiel pour nous est d’avoir nos billets à un tarif raisonnable et surtout de partir le plus vite possible. Notre départ est prévu un jeudi midi.

Il ne nous reste plus qu’à récupérer nos laisser-passer et visas pour le Togo qui sont censés, nous permettre de traverser Cote d’Ivoire et Ghana pour arriver au Togo. A un détail prêt, cela se vérifiera ! Quand nous arrivons, tout est prêt. Nous récupérons nos papiers. Pour ce qui me concerne, c’est une feuille à en-tête du consulat du Togo, demandant aux autorités sur place de me faciliter l’obtention d’un visa pour séjourner dans ce pays. Pas grand chose à voir avec un visa ou un laisser-passer, mais en l’occurrence je laisse passer sans faire-part de mes doutes quant à la validité de ce papier pour traverser Cote d’Ivoire et Ghana. Quelle erreur !

Nous sommes donc enfin prêts pour la grande aventure.

Entre temps, Aliou et sa femme Claudine se sont fait toute une scène à base de jalousie, de problème d’argent et j’en passe et des meilleurs. Bref, elle ne partira pas avec nous.

Le voyage : de la théorie à la pratique

Deux jours plus tard pour nous trois, c’est le départ. Rendez-vous à l’aéroport avec notre bienfaiteur de l’agence Air Guinée qui nous aide à faire passer nos kilos en trop à la douane. Mais il faudra quand même en payer quelques-uns uns car le dépassement est vraiment trop important. On s’exécute et bien sur sans facture et en liquide … L’embarquement se passe bien avec très peu de retard, de même que le décollage. Au programme un peu plus d’une heure de vol dans un avion qui a justement quelques heures de vol au compteur. L’équipement intérieur est vraiment délabré et c’est à vrai dire un peu angoissant. A la grâce de Dieu. Durant ce vol, un feuilleté fourré et chaud nous est servi emballé dans un papier alu. Pas de fioriture, mais à vrai dire ma préoccupation reste centrée sur notre arrivée. D’ailleurs va-t-on arriver ? Si l’on voulait prendre un équivalent terrestre de notre avion, il correspondrait à une de ces vieilles 404 sans age qui roule vaille que vaille sur les routes de Guinée.

1ère étape : Abidjan Et bien oui, on est arrivé sans encombres. Débarqués dans une chaleur étouffante, nous nous dirigeons à pied vers l’aérogare où nous attend l’épreuve du passage de la douane. Il faut bien dire qu’à ce moment précis, j’ai l‘estomac qui fait des nœuds et je me demande à quelle sauce je vais être « mangé » par les douaniers ivoiriens. Après le traditionnel remplissage des formulaires et une longue attente, me voilà au niveau du box des douanes. L’heure de vérité est arrivée. Je tends alors mon passeport et je déplie mon beau papier aux couleurs du Togo. La sentence est immédiate : « mais ce papier n’est pas valable, Monsieur, pour rentrer en Cote d’Ivoire ! » Ce qui devait arriver s’est effectivement produit. Merci le consul du Togo à Conakry qui a au passage encaissé quelques milliers de FG. Je me sens vraiment très petit et tout con. J’essaye fébrilement de discuter et de dire ma bonne foi. Mais rien n’y fait ! Je me vois mal reprendre le prochain avion en sens inverse surtout que Aliou et Oumou sont passés sans problème et qu’ils ont été écartés de moi. Je me décide donc à poser la question fatidique : « qu’est-ce qu’on fait ? ». Le douanier très tranquillement me dit alors : « on va s’arranger, mettez-vous de coté en attendant que tout le monde passe ». Je m’exécute en me demandant combien cela va me coûter. Le dernier voyageur passe. L’heure des négociations est donc venue. Je sais que ma marge de manœuvre n’est vraiment pas large, mais aussi qu’il ne faut pas que je me laisse bouffer tout cru. Le douanier sans détours et d’ailleurs pourquoi en faire, me demande 50.000 francs CFA pour fermer les yeux. Au jeu des annonces, je réponds que je peux payer 20.000 CFA. La balle est dans son camp et lui relance en réclamant 40.000 minimum, à prendre ou à laisser. Je termine en jurant que je ne peux payer plus de 30.000 CFA, qu’il accepte finalement. Il faut dire qu’avec cette somme, il a bien gagné sa journée. La négociation étant terminée, il faut payer. Et alors là, panique. J’ai tellement bien caché mes billets de CFA, qu’il me faut plusieurs minutes pour sortir la bonne liasse, qui comble de malchance est agrafée. L’opération qui demandait discrétion et rapidité, s’éternise donc et attire l’attention du douanier occupant le box voisin. Il n’est pas dupe et a très bien vu notre petit manège. A peine ai-je tendu les 30.000 CFA à mon interlocuteur, le voilà qui m’interpelle en ces termes : « il faut me faire avorter ! ». Moi qui croyait en avoir fini, je vois soudain l’engrenage dans lequel je suis pris et l’angoisse m’étreint de nouveau. Je bafouille alors quelques mots d’excuses , arguant que vraiment je ne peux plus cracher au bassinet et là heureusement, mon premier interlocuteur intervient pour dire à son collègue de laisser. Il faut dire, mais ça je m’en rendrai compte plus tard, qu’il avait très bien gagné sa journée. En effet croyant lui tendre 30 000 CFA , je lui avais en fait remis 60 000 Francs CFA. L’habitude des coupures de 5 000 FG m’avait induit en erreur. Pensant avoir en main six billets de 5 000, j’avais six billets de 10 000. Au final, je me sors donc de cette délicate sans trop de dommages à la différence de mon portefeuille. Nous n’en sommes qu’au tout début de notre périple, et il s’annonce déjà sous les meilleurs auspices … ! D’autant qu’à cet instant précis, j’ai certes passé la douane, mais je n’ai toujours aucun visa, ni papier m’autorisant à être dans ce pays. Je suis clandestin en Côte d’Ivoire. Sensation bizarre, où l’on se sent soudain vulnérable, à la merci d’un contrôle policier pouvant avoir de plus ou moins graves conséquences. Je ne suis pas très à l’aise dans mes baskets, même si je sais par ailleurs que tout peut se négocier.

Après avoir enfin retrouvé mes camarades qui ont déjà récupéré nos bagages, nous sortons enfin de l ‘aéroport. Après la discussion d’usage avec un chauffeur de taxi pour nous amener en ville et trouver un hôtel (« combien pour nous amener à l’hôtel ?»), nous prenons la route d’Abidjan et plus particulièrement du quartier « Deux plateaux ». L’une des rares occasions qui nous permet de découvrir la ville d’Abidjan avec ses grandes avenues, ses buildings, ses feux rouges qui fonctionnent (incroyable). Bref, une grande capitale africaine moderne. Plus d’une heure d’attente dans les embouteillages et quelques recherches plus tard, notre chauffeur nous dépose dans un petit hôtel « les Rosiers », simple, pas trop cher et tout à fait correct. Enfin du repos, de la tranquillité ! Après un repas, poulet grillé avec sauce, banane plantain et atiéké préparé par des nigériens sur le bord de la route (tout à fait excellent), nous pouvons nous laisser bercer par la nuit ivoirienne. Le lendemain en début de matinée, en route pour « STIF », la société de bus qui nous a été si vivement recommandée depuis la Guinée. Les bureaux de la société se situent dans un quartier chaud d’Abidjan, Adjamé, à proximité d’un marché, là où les braquages et vols à mains armées sont fréquents paraît-il. Notre chauffeur de taxi nous conseille de ne pas trop prolonger notre visite au-delà du nécessaire. Dès notre arrivée sur place, nous prenons les renseignements utiles à la suite de notre voyage. Une chose est sure, il me faudra me procurer un visa pour traverser le Ghana. Nous sommes vendredi matin et un bus doit partir le lendemain pour Lomé. Autant dire qu’il nous reste peu de temps pour l’obtenir. Ca tombe bien, nous ne comptions pas nous attarder dans le coin. Notre taxi ayant patienté (nous sommes de bons clients !?!), nous prenons la direction de l’ambassade du Ghana. Après quelques recherches, nous trouvons l’ambassade dans laquelle nous entrons pour exposer notre problème. Heureusement Aliou est là. Il n’hésite pas à forcer carrément la situation d’autant que nous avons rencontré sur place un togolais en charge d’établir les dossiers pour les visas. Finalement, un visa normalement délivré en 48 heures contre une somme de 4.000 CFA, nous l’obtenons en 4 heures de temps contre une somme de 7.000 CFA et grâce à un petit tour de passe-passe (un dossier anti-daté de 48 heures). Qui a dit que l’efficacité était absente d’Afrique ? Dans notre malheur, nous avons en fin de compte de la chance. Une dernière soirée à Abidjan, une dernière nuit, samedi est là et nous sommes fin prêts pour partir. Oui mais voilà, STIF ne semble pas être dans les mêmes rails que nous. Après l’achat de nos billets, une heure, deux heures, quatre heures passent. La pagaille augmente, mais toujours aucun signe de mise en route et d’autant moins que notre bus n’est toujours pas arrivé. Devant la pagaille ambiante et l’absence d’informations fiables, plusieurs passagers potentiels demandent à être remboursés et quittent la gare routière. Après plus de six heures, un bus arrive enfin. La ruée est à la hauteur de l’attente : démesurée. Pourtant l’information étant inexistante, personne ne sait exactement quelle doit être sa destination. Seuls les initiés semblent y comprendre quelque chose et tirent leur épingle du jeu, que nous ne trouvons vraiment pas drôle du tout. Le bus se remplit après une foire d’empoigne sans nom et part nous laissant sur le carreau. C’est là toute notre chance, il semble que son terminus était Accra au Ghana. L’épisode STIF continue donc et l’attente aussi. La nuit tombe et toujours aucune certitude quand à notre départ. La fatigue s’accumule et l’angoisse monte surtout que certains voyageurs quittent la gare routière en nous conseillant de faire de même : « vous savez ici ce n’est pas sur la nuit, les bandes armées rodent, plusieurs fois la gare a été attaquée ». Ambiance ! Mon ordinateur, mon argent de poche, qui représente quand même l’équivalent de 25.000 francs français ce jour là, en frémissent encore. Quant à moi, je ne fais pas le fier. Nous décidons finalement après une heure d’attente vaine de retourner à l’hôtel que nous avons quitté le matin pour passer le reste de la nuit. Prudence, prudence. Aliou lui préfère rester à la gare au cas où la situation se décanterait. Epuisés de cette journée à rebondissements, nous nous retrouvons donc à hôtel « les rosiers » espérant bien passer une nuit tranquille en attendant de nous replonger dans la pagaille. Oui mais voilà, à peine deux heures après nous être couchés, Aliou débarque d’un taxi pour nous ramener à la gare voiture, soit disant qu’on ne sait jamais le départ pourrait bien avoir lieu plus rapidement que prévu. Nous revoilà donc de nouveau en route vers la gare STIF, complètement dans les brumes d’un sommeil interrompu un peu rapidement et allégé de 10.000 CFA pour une nuit de deux heures ! A la gare STIF, rien n’a changé. Les voyageurs en attente sont installés pour dormir, tant bien que mal sur les bancs en bois et par terre. Il ne nous reste pas beaucoup de place pour nous poser, tout juste de quoi nous asseoir. Mais enfin on en n’est plus à cela prêt. L’attente reprend donc et toujours pas de bus en vue., ni de personnel STIF . Par contre le ciel ivoirien nous a réservé une petite surprise. Il se met en effet à pleuvoir et de plus en plus fort. Une pluie comme on en voit souvent en cette saison sous les latitudes tropicales. Heureusement nous sommes à l’abri, du moins c’est ce que nous pensons, jusqu’au moment où à l’extérieure nous voyons le niveau d’eau monter dangereusement. Après plusieurs minutes de déluge, l’eau commence à s’engouffrer dans la gare voiture, malgré les louables efforts des gardiens censés nous protéger contre les bandits et qui se retrouvent à écoper le « navire en perdition ». L’eau, plus que douteuse, chasse donc les dormeurs installés à même le sol et tout le monde se retrouve debout sur les bancs essayant de protéger bagages et autres colis. L’eau monte inexorablement et la pluie de continuer à tomber. Nous commençons sérieusement à envisager le pire et notamment à redouter de bientôt ne plus pouvoir rester au sec. Ce ne serait que la suite logique des événements de ces derniers jours !? Ambiance de catastrophe. Les éléments sont plus forts. Rien ne semble pouvoir arrêter la pluie. Mais non, notre pessimisme est finalement démenti par le ciel. La pluie cesse et la montée des eaux avec. Elle n’aura atteint que 15/20 cm de hauteur dans la gare. L’évacuation de l’eau et le nettoyage (boue et déchets divers) peuvent commencer dans la bonne humeur retrouvée, enfin presque. Cet épisode aura eu au moins un avantage, ils nous aura occupé et fait un peu oublier cette attente qui s’éternise. Jusqu’aux premières lueurs du jour, nous ne verrons aucun employé de STIF, mis à part nos compagnons d’infortune, les gardiens.

Est toujours récompensé qui sait attendre. Telle pourrait être la conclusion de cette épreuve pour les plus philosophes. Pour ma part ce serait plutôt du genre : « et bien, p… c’est pas trop tôt, quelle bande d’enf… ces gens de STIF ». Bref. Un bus est enfin entré dans le parc quasiment 24 heures après notre arrivée. L’info est toujours aussi floue quant à sa destination et à l’heure de son départ, mais « ce ne peut être que le nôtre ». Arrive aussi notre hôtesse STIF qui doit nous accompagner tout au long de notre voyage vers le Togo. Elle nous confirme que le bus en gare est bien le nôtre et c’est déjà pas si mal. Le départ est imminent ! enfin presque. Il faudra quand même attendre encore que les bagages soient chargés, que le chauffeur soit présent pour que, à notre tour, nous commencions à embarquer. Et là surprise. Ce qui, tout au moins je le pensais (quel naïf) devait se passer dans le calme et l’ordre se transforme de nouveau en foire d’empoigne. STIF au travers de ses employés se distingue de nouveau par son incompétence en matière d’organisation. Pourtant les billets sont nominatifs, et il eut été si simple d’appeler les passagers les uns après les autres. Solution beaucoup trop simple semble-t-il. Nos amis de STIF nous regardent donc nous bousculer en nous encourageant même à plus d’ardeur. « Si vous voulez monter, il va falloir pousser » me dit un des gardiens de la nuit qui se tient à la porte du bus. Etant entouré de femmes et d’enfants, j’ai quelques scrupules, mais qui s’effacent assez vite sous la pression physique des uns et des autres. Heureusement Aliou, qui lui n’a pas hésité une seconde, est monté depuis longtemps et quand nous pénétrons enfin dans le véhicule, il nous a réservé deux places. Quelques passagers restent sur le carreau ; visiblement le surbooking est une pratique courante ici aussi. Il faut dire qu’au vu des conditions avant et pendant l’embarquement, les désistements doivent être nombreux. L’essentiel pour nous, c’est que l’épreuve est enfin terminée, le voyage peut se poursuivre. Nous prenons la route de la frontière ghanéenne à travers une forêt dense. Tout se passe très bien tout au long du trajet, y compris aux différents barrages dressés par des hommes en tenue en pleine forêt au milieu de nulle part. A la frontière du Ghana, l’arrêt est un peu plus long. Vérification d’usage des passeports, mais aussi des carnets de vaccination (avec ou sans tout le monde doit payer sauf les blancs), et fouille des bagages en soute. Rien de vraiment extraordinaire donc. Nous traversons le pays sans problème et sans arrêt jusqu’à Accra. Les villes ghanéennes sont comme beaucoup de villes africaines, mais se distinguent par le hérissement d’antennes de télévision qui émergent au dessus des toits des maisons. Pourquoi de façon si systématique et caractéristique, cela reste un mystère pour nous. A Accra nous faisons un arrêt à la gare STIF, où nous retrouvons un bus parti 36 heures avant nous qui est tombé en panne. Les passagers sont donc resté bloqués là deux nuits dans des conditions pour le moins sommaires. Chacun semble prendre son mal en patience. Ainsi vont les voyages en Afrique de l’ouest.

Après environ 8 heures de route à un rythme soutenu, nous approchons de la frontière togolaise. Il faut dire que notre chauffeur n’a pas fait dans la dentelle. Malgré le mauvais état de certaines routes, il n’a à aucun moment relâché la pression sur l’accélérateur faisant le yoyo sur son siège monté sur ressorts. Malheureusement, nous n’avions pas les mêmes fauteuils ! Malgré tout, notre hôtesse de choc nous fait part de son inquiétude de ne pas arriver à temps pour pouvoir passer les douanes. Gloups ! Nous nous voyons déjà en train de bivouaquer au bord de la route avec nos copains les moustiques. Et c’est bien sur, à ce moment là que la panne survient. Dans le dernier village ghanéen avant la frontière, notre chauffeur s’arrête préoccupé. Les freins ne répondent plus normalement. Arrêt au bord de la route, tous les passagers descendent inquiets de cet incident. Le chauffeur sort deux ou trois outils qui constituent sa seule panoplie pour réparer. Il se glisse alors sous le bus et commence à opérer au niveau des freins arrière. Une odeur de caoutchouc brûlé s’échappe de cette partie du bus. Oh, oh, pas normal ça ! Nous prenons une fois de plus notre mal en patience en commençant à envisager avec un peu d’appréhension une nuit dans des conditions délicates !? Après 15, 20 minutes, l’issue semble en vue. Et effectivement 30 minutes après notre arrêt, nous regagnons tous notre place et reprenons la route. Direction la frontière. Enfin elle est en vue et miracle ! elle est encore ouverte. Soulagement général. Après les formalités douanières, sans problèmes particuliers, nous voilà à Lomé Togo.

2ème étape : Lomé La chasse au taxi s’ouvre alors, pour nous suivre à la gare STIF et nous emmener en ville. De nombreux taxi-moto se pressent autour de nous pour nous proposer leur service ne voyant pas nos bagages à nos cotés. S’il pouvait, ils nous tireraient sur leur selle pour nous accompagner là où nous n’allons pas. Tout cela reste cependant très bon enfant. Pendant notre attente, nous observons tout ce qui se passe autour de nous et notamment les « changeurs de monnaie ». Aliou nous explique comment ils arnaquent leur client en pliant en deux les billets dans les liasses. Ils comptent ainsi deux fois le même billet. Détail bon à connaître ! Après quelques minutes, Aliou a réussi à négocier avec un taximan qui est prêt à nous accompagner. Arrivés à la gare STIF, nous sommes vraiment pressés de récupérer nos bagages et d’en finir avec cette compagnie qui nous aura, comme on dit « fatigué ». Mais nos amis de STIF en ont décidé autrement. Ils nous font poireauter plusieurs dizaines de minutes avant de se décider à ouvrir les soutes. La tension monte, mais tout le monde est tellement fatigué que rien de grave ne se passe. Nous récupérons finalement nos affaires et les chargeons jusqu’à la gueule dans la taxi qui nous a malgré tout attendu. En route pour le centre de Lomé, à la recherche d’un hôtel. Aliou ayant quitté le pays depuis plus de dix ans déjà, nous nous en remettons aux connaissances de notre chauffeur. Nous recherchons un hôtel pas trop cher, mais avec un confort minimum. La fatigue aidant et la nuit étant tombée depuis un bon moment déjà, nous choisissons l’un des premiers établissements auquel le chauffeur nous a accompagné. La nuit est à 10.000 CFA avec climatisation, douche et télévision. Les chambres sont mal foutues et très exiges (quand on allume la clim située juste au-dessus de la tête du lit, on a l’impression d’être entouré d’un régiment de ronfleurs enrhumés) , mais enfin pour une nuit peu importe. Dernière épreuve de la journée, trouver à manger. Nous désignons Aliou pour relever le défi. Sa quête à l’extérieur de l’hôtel ne dure pas longtemps : il revient avec un plat de riz accompagné d’un mélange de légumes peu appétissant. Notre faim s’en trouve soudain fortement diminuée. Nous nous couchons donc le ventre quasi vide et saoulés de fatigue. Le lendemain nous nous rendons au ministère de l’intérieur où je dois faire prolonger mon visa. Nous trouvons difficilement le lieu qui est en fait situé à coté de l’ancienne primature à l’abandon. Les bureaux sont, comme dans beaucoup d’administration d’Afrique, mal équipés (seulement quelques tables et chaises et d’antiques machines à écrire mécanique), mal organisés et beaucoup de personnel qui n’a pas l’air surchargé de boulot. Après quelques hésitations pour trouver le bon bureau, nous arrivons enfin à avoir les renseignements sur les pièces à fournir pour l’obtention du précieux sésame. Il faut des photos d’identité, le passeport, remplir plusieurs fiches et bien sur encore payer. Ce n’est que la troisième fois que l’on me demande de l’argent pour entrer et rester au Togo ?! Malgré les protestations de Aliou qui essaye d’expliquer mon cas et les démarches que nous avons déjà menées, nous devons nous plier aux règles établies. D’ailleurs, la personne que nous avons en face de nous ne semble pas disposée à discuter et se montre même assez cassante. Comme dira Aliou en sortant : « de toute manière ce gars est du Nord (du pays), la région du Président et moi du Sud, on ne peut pas se comprendre ». Nous repartons donc faire les photos, que je n’avais pas prévu, pensant naïvement que le papier délivré par le consul du Togo à Conakry faciliterait la procédure ici. Un aller-retour chez le photographe plus tard, nous arrivons juste à temps avant la fermeture des bureaux. Notre interlocuteur prend quand même mes papiers, tout en me faisant bien comprendre qu’il me fait une faveur car l’heure est dépassée. Peu importe finalement, l’essentiel étant d’avoir des papiers en règle. Nous devons revenir 3 jours plus tard.

En attendant, nous décidons de partir directement pour Vogan, le village natal de Aliou. Après quelques coups de téléphone à certains de ses parents, nous voilà donc de nouveau sur la route en taxi. Nous couvrons la distance qui nous sépare de Vogan sans encombres avec bien sûr quelques arrêts aux différents points de contrôle policier où il s’agit d’expliquer ce que nous venons faire par-là.

3ème étape : Vogan A l’arrivée à Vogan, comme nous en avons pris l’habitude maintenant, nous nous mettons à la recherche de notre logement pour les jours à venir. Après une visite à la maison d’accueil de la Mairie où il n’y a qu’une chambre de libre, nous nous rendons dans un petit hôtel qui nous plait d’emblée : il est propre, calme avec le confort minimum (douche, WC, ventilateur) et possibilité de manger sur place, et tout cela pour un prix raisonnable (6.000 CFA la nuit). Affaire conclue. Il est temps pour nous d’aller rendre visite à la famille de Aliou. L’heure des grandes retrouvailles à sonner. Le fils aventurier qui a quitté son pays depuis plus d’une décennie, revient au village. Il n’a certes pas fait fortune, mais il est tout de même en bonne santé. Nous pénétrons dans la concession familiale après quelques hésitations de la part de Aliou pour reconnaître les lieux. Nous traversons un dédale de bâtisses en terre séchée avant d’entrer dans une petite cour entourée de cases : c’est là que nous rencontrons d’abord des jeunes sœurs de Aliou, puis son frère et enfin sa mère. Les retrouvailles se font dans la joie et la retenue.

On a un peu l’impression que sa mère a du mal à croire ce qu’elle voit et à reconnaître son fils. Il faut dire que physiquement il a bien changé. Il a très nettement prospéré durant son séjour comme l’atteste d’anciennes photos. Pour Aliou, on sent que ses retrouvailles sont un peu pénibles. Revoir sa famille, sa mère, son père, ses frères, sœurs et les nombreux jeunes enfants des uns et des autres qui vivent dans des conditions difficiles sans avoir la possibilité de les aider comme il le souhaiterait, le met visiblement mal à l’aise. Mais que faire ? Après les présentations d’usage, on nous fait asseoir sur des fauteuils sortis d’une des cases. L’échange est un peu difficile car mis à part son jeune frère qui a fait les bancs comme on dit ici pour désigner un élève, personne ne parle couramment français et encore moins poular. De plus toute la maisonnée est surprise par notre arrivée inopinée. Les enfants se rassemblent autour de nous curieux de voir ces étrangers et surtout ce blanc, sans doute le premier à venir s’asseoir parmi eux. Le dialogue se fait donc plus à travers des regards et des mimiques que par des paroles. Après quelques minutes durant lesquelles Aliou a pu échanger des nouvelles avec ses parents, nous nous donnons rendez-vous pour le lendemain pour partager un repas et nous dirigeons alors vers la ville. En quittant la concession, nous remarquons de multiples traces de sacrifices (fiente de volailles, monticules en terre, ….) qui sont autant de témoins des pratiques vaudou, très courantes dans cette région. Nous croiserons des personnes circulant quasiment nues en ville et des traces de sacrifices en pleine rue, preuve que toute la ville est imprégnée du vaudou. C’est à la fois intriguant et un peu inquiétant. Nous profitons de cette balade pour rendre visite à un vieil ami de Aliou avec lequel il a fait les 400 coups étant jeune. Nous le retrouvons chez lui dans une concession un peu à l’écart du centre ville. Il travaille au « syndicat » qui gère la gare voiture (gare d’où partent tous les taxis et minibus). Cette rencontre est bien sur l’occasion pour les deux vieux amis de se remémorer le passé, pour Aliou d’avoir des nouvelles des uns et des autres, de ses « ex » et de se raconter leur vie durant ces dix dernières années. Au travers de son parcours et de son expérience, nous comprenons mieux la difficulté de vivre à Vogan et trouvons aussi des explications à la morosité qui semble envelopper et peser sur tout le village. Nous nous quittons finalement après être allés boire un coup dans un bar-dancing tristounet, tout en nous donnant rendez-vous au lendemain pour déguster un porcelet grillé, une des spécialités culinaires locales. Après une bonne nuit et une journée juste agrémentée d’une balade dans la ville et d’un repas dans la famille de Aliou, nous nous retrouvons donc le soir à notre hôtel autour du fameux porcelet grillé préparé par l’ami de Aliou. Nous sommes une dizaine, Aliou ayant invité quelques uns de ses amis avec leur copine. Nous passons une soirée agréable sur la terrasse de l’hôtel, même si c’est un peu difficile pour moi et Oumou d’être totalement à l’aise parmi ces vieux amis qui se retrouvent et qui bien souvent parlent dans leur langue. Après deux jours passés à Vogan, il nous tarde de quitter cet endroit vraiment déprimant. Le retour sur Lomé se passe sans trop de problèmes, mis à part un ralentissement du à l’effondrement de la route sous l’effet d’une forte et brutale montée d’une rivière la jouxtant. Nous sommes invités à descendre du taxi, qui passe au ralenti sur le bout d’asphalte encore en place en priant pour que l’eau n’emporte pas tout à ce moment là. La chance est avec nous. Nous traversons à notre tour et remontons en voiture pour la fin du trajet.

4ème étape : Lomé bis Arrivé à Lomé, nous mettons à contribution notre chauffeur du jour pour nous trouver un nouvel hôtel. Il semble bine connaître la ville et nous conduit directement vers un petit hôtel tenu par un couple de français, tout proche du bord de mer dans une ruelle très calme. Nous adoptons aussitôt l’endroit, d’autant plus aisément que le patron nous fait un prix sur le tarif des chambres (6.000 Cfa la nuit par chambre).

Nous occupons avec Oumou une chambre dans une maison située juste à côté de l’hôtel, grande chambre avec ventilateur, une salle de bain à part avec une douche (eau froide uniquement), ce qui est largement suffisant étant donné la température extérieure douce pour le pays mais malgré tout raisonnable (environ 30°). Aliou quant à lui est dans une petite chambre à l’étage de l’hôtel avec douche. Nous nous installons donc et profitons de la fin d’après midi pour découvrir un peu le quartier qui s’avère être assez résidentiel avec dans l’ensemble des baraques occupées par des étrangers. Nous allons faire un tour jusqu’à la plage qui est à 100 mètres de l’hôtel. La mer est superbe, par contre la plage à cet endroit n’est vraiment pas très propre et semble peu entretenue. Il faut dire que la mer est paraît-il très dangereuse et qu’il est impossible de s’y baigner, les superbes rouleaux écumeux en sont un signe. Les gens qui veulent profiter du bord de mer et de l’eau vont plus loin sur la côte. La plage est donc occupée par quelques squatters sous des abris de fortune, par de jeunes fouteux ou par des pêcheurs au filet. Pas de touristes avec serviette et crème solaire et donc peu d’intérêt à nettoyer la plage.

Tout en longeant le bord de mer, nous observons les familles de pêcheurs qui opèrent depuis le rivage. Leur pratique est vraiment très intéressante à suivre. La pêche démarre par l’amarrage d’une extrémité du filet à un cocotier de la plage et par la mise à l’eau d’une pirogue qui doit emmener le filet à quelques encablures du rivage. Cette opération assez dangereuse, du fait des forts courants et des rouleaux impressionnants qui s’abattent avec force et fracas sur le sable, peut être assez longue. Une fois la barrière écumeuse franchie, la pirogue décrit un arc de cercle le plus large possible en mer avant de revenir sur le rivage pour déposer la deuxième extrémité du filet formant ainsi une nasse prenant au piège les poissons tout au moins est-ce le but recherché. A partir de ce moment là, ce sont les hommes à terre qui prennent le relais. Ils s’emparent du cordage ramené à terre par la pirogue et commencent à le haler vers la plage. Cette phase de la pêche demande une importante main d’œuvre composée le plus souvent des membres d’une même famille. Elle nécessite du temps, de la force et de la coordination. En effet, il faut que les 15 ou 20 haleurs voire plus tirent en même temps pour que le résultat soit probant. Souvent les chants rythment ce travail, les femmes restant à côté dans l’espoir de la pêche miraculeuse. De toute manière miraculeuse ou pas, ce sont elles qui s’occuperont du tri des poissons et de la vente sur le marché. Finalement la fin de journée approchant nous nous mettons à la recherche d’un endroit pour manger à un prix raisonnable. Nous référant au guide du routard, nous nous dirigeons vers le « fifty-fifty ». Nous découvrons un petit resto installé à même le trottoir, avec de grandes tables et des bancs sur lesquels on s’installe en fonction de la place. Une jeune femme vient alors prendre votre commande pour la nourriture suivie d’une autre pour les boissons (chacune son business). Athiéké, khôn, brochettes, poissons, salades de crudités/pâtes, … sont au menu. Rien d’extraordinaire, mais la nourriture est correcte et le service généralement rapide. De plus, le repas est régulièrement agrémenté par de jeunes artistes qui viennent proposer leur animation : le chanteur solitaire avec juste deux morceaux de bois pour rythmer son chant (Moustique, moustique si tu me piques , …), le groupe de ghanéens qui jouent du reggae avec force djimbé, marakass, … et dont le leader fait des tours de passe-passe, … Un coin sympa où il y a toujours du monde. Malheureusement les animations ne se renouvellent pas beaucoup. Alors au bout de trois ou quatre fois, ça devient un peu saoûlant. Nous revenons assez tôt à l’hôtel et entamons donc une partie de cartes sur la terrasse de l’hôtel avant d’aller nous coucher. Cela nous donne l’occasion d’un peu mieux connaître la clientèle de l’établissement. Elle est essentiellement composée de coopérants étrangers qui trouvent là une cuisine européenne (le cuisinier est d’ailleurs français ), une ambiance familiale et la possibilité de venir taper le carton. Un bon nombre de ces clients sont visiblement des habitués et des vieux briscards de l’Afrique accompagnés comme il se doit de jeunes et jolies « autochtones ». En discutant un peu avec le patron de l’hôtel, nous apprenons qu’il a eu l’occasion de venir en Guinée quelques années plus tôt pour récupérer un véhicule. Cette expérience lui a laissé un souvenir plutôt mitigé voire carrément négatif, notamment à cause des problèmes administratifs qu’il a rencontrés et des nombreux pots de vin qu’il a dû verser. Cette impression peu favorable sur la Guin2e nous sera confirmée quelques jours plus tard au Burkina Faso. La Guinée est semble-t-il considéré comme un pays à part, peu attractif pour des personnes ayant vécues dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. Il faudra certainement encore de nombreuses années avant que ces a priori négatifs soient effacés, même s’il est vrai que la Guinée a déjà commencé à évoluer depuis la mort de Sékou Touré. Mais que de chemin à parcourir encore pour changer les mentalités.

Le lendemain matin, nous nous rendons au ministère pour récupérer mon visa, ce qui se fait sans difficultés, puis nous nous mettons à la recherche de l’office de tourisme qui est mentionné sur le Routard. Après de vaines recherches (il semble s’être volatilisé de même que les touristes !), nous reprenons la direction de l’hôtel , où nous devons retrouver l’un des frères de Aliou qui vit à Lomé. En route, nous croisons des groupes de motocyclistes euphoriques qui laissent éclater leur joie. Nous comprenons assez rapidement grâce à Aliou la cause de cette liesse populaire : on annonce le retour tant attendu de Gilchrist Olympio dans la capitale togolaise (il est l’un des plus farouches opposants de régime et s’est expatrié au Ghana suite à une tentative d’assassinat dont il a réchappé par miracle) pour participer à une table ronde pouvoir-opposition. L’effervescence monte dans la capitale. En nous rapprochant de l’hôtel, nous constatons qu’une grande foule se dirige vers la frontière toute proche pour accueillir l’opposant. Parallèlement se met en place un quadrillage policier très strict du quartier. Nous décidons donc de rester à l’hôtel en attendant de voir ce qui va se passer. Finalement après plusieurs heures d’incertitudes, on apprend que Mr Olympio a renoncé à rentrer à Lomé car il n’a pu obtenir toutes les garanties qu’il souhaitait pour sa sécurité. Le reflux de la foule se fait dans le calme et sans incidents, et la chappe de plomb qui nous semble peser sur la ville depuis notre arrivée, retombe.

Entre-temps nous avons retrouvé le jeune frère de Aliou qui est professeur dans un lycée privé protestant. Il est venu avec sa fiancé, qui est commerçante. Elle vend des fripes au marché. Ils sont tous deux très croyants et semblent très engagés dans leur église, une des nombreuses présentes dans ce pays.. Aliou profite de l’occasion pour demander à sa future belle sœur de bien vouloir nous préparer nos repas de midi. Elle accepte très volontiers, mais avait-elle vraiment le choix. Comme nous dira plus tard Aliou : « elle ne pouvait pas me refuser en tant que future femme de mon frère ! » Et oui, ainsi vont les mentalités qui ont beaucoup de mal à évoluer pour ce qui est de la considération des femmes dans ces sociétés. Dire merci serait quasiment une injure enfin du point de vue de Aliou tout au moins. Rendez-vous est pris pour le lendemain midi. Je dois dire que je suis un peu gêné notamment du fait qu’elle habite à l’autre bout de la ville et que pour nous préparer ces repas elle va devoir laisser sa table au marché. Mais je suis assez mal placé pour dire ce que j’en pense, même s’il est vrai c’est moi qui donne l’argent pour acheter le nécessaire. Aliou de toute manière ne me demande pas mon avis. Nous avons opté pour de grosses crevettes roses avec du riz pour le lendemain. L’après-midi, nous allons nous promener dans le quartier des artisans et du marché. Nous y découvrons un artisanat assez varié, venant pour beaucoup ou tout au moins originaire d’autres pays d’Afrique de l’Ouest (Burkina, Mali, Sénégal, …).

Nous trouvons des colliers de perles, des sculptures et autres objets en bois (awalés), de nombreux djimbés, des objets en cuir et en argent dont les spécialistes sont les touaregs, des batiks venant du Burkina. Cette promenade est l’occasion de discuter un peu avec les artisans ou tout au moins les vendeurs d’artisanat, notamment un peul sénégalais avec lequel Oumou échange quelques mots de poular. Nous n’achetons rien mais promettons de revenir un autre jour en amenant les exemplaires de tissus guinéens. Nous poursuivons notre balade dans le grand marché de Lomé. Nous retrouvons cette ambiance toujours aussi animée des grands marchés africains avec une profusion de produits bien souvent de qualité médiocre mais à des prix défiants toute concurrence et notamment de pâles copies de produits de luxe étrangers (copie de Lacoste, jeans, montres de toutes marques, …). Merci les Chinois ! Quant à la foule compacte et bruyante, elle est bien présente et un peu oppressante. Nous décidons finalement de rentrer vers l’hôtel en empruntant un mode de locomotion très usité ici : le mototaxi. Nous cherchons donc trois motos pour nous ramener. L’attente n’est pas longue et nous enfourchons donc chacun une moto, direction le Galion. Ce mode de transport est plutôt sympa, même si pas toujours très rassurant selon le chauffeur et la circulation. Il faut bien dire que parfois, on serre les fesses !

Le soir, nous décidons de rester à l’hôtel et de prendre un repas « à la française ». Le choix de la carte de l’hôtel est assez varié pour des prix certes un peu élevé mais enfin, au diable l’avarice. Nous ne regrettons pas ce petit repas ponctué par une vraie glace à la vanille et au chocolat. Nous finissons cette soirée par une longue partie de cartes durant laquelle Aliou nous annonce qu’il doit repartir le lendemain vers Vogan pour quelques jours et nous demande de l’accompagner. Il faut bien dire que nous ne sommes pas très chauds après notre premier séjour. Il partira donc seul. Il retourne dans son village avec un objectif bien précis : celui de se procurer une protection pour pouvoir revenir à Dalaba sans crainte et prêt à affronter d’éventuels ennemis. Il est très important pour lui de ne pas revenir comme cela en Guinée, sans une protection contre ses adversaires et un moyen de les écarter, définitivement s’il le faut. Nous ne saurons jamais exactement en quoi consiste cette protection sauf qu’il doit aller le chercher dans le village natal de sa mère dans les environs de Vogan et qu’il lui faudra plusieurs jours pour l’obtenir. Devant sa détermination, je dois dire que je suis assez impressionné même si pas très convaincu de l’efficacité d’une telle démarche. Mais ce n’est pas le plus important. Pour lui cette démarche est quasiment une question de vie ou de mort, elle doit lui permettre de montrer à ses ennemis qui est Aliou, la supériorité des ressortissants de Vogan. Même si on n’en a pas encore vraiment discuté dans les détails à ce moment là, l’idée de revenir tous ensemble vers la Guinée est acquis depuis plusieurs jours. Nos grands projets de nous installer au Togo pour travailler et nous lancer dans une nouvelle aventure sont déjà oubliés. Il faut dire que les signes positifs pouvant nous inciter à pousser plus loin dans cette voie sont quasi inexistants. Oumou et moi, nous profiterons donc des deux jours à venir pour mettre au point notre voyage de retour. Dès le lendemain, nous allons au centre ville pour acheter le guide du routard Afrique Noire, que nous avons bien du mal à trouver d’ailleurs. Nous cherchons également l’ambassade du Burkina-Faso et du Mali pour connaître les démarches à suivre pour obtenir des visas pour moi afin de pouvoir traverser ces pays dans notre voyage retour. En effet nous envisageons de prendre la route du Burkina en nous arrêtant à Ouagadougou, de poursuivre vers le Mali et de rentrer en Guinée par le nord-est. Nous apprenons alors que le Burkina est représenté à Lomé par la France. Quant au Mali, il n’a plus de représentant officiel ici. Nous engageons donc les démarches au consulat de France. J’obtiens sans problème mon visa en 24 heures. Pour le visa Mali, nous ne pourrons l’obtenir qu’à Ouagadougou. Nous sommes donc quasiment prêts pour partir en direction du Nord vers le Burkina. Aliou doit, dès son retour du village, se renseigner sur les bus à destination de Ouaga. Nous mettons à profit le temps qu’il nous este en attendant le retour de Aliou, pour retourner au marché voir ce que l’on appelle ici les « plaqués » (bijoux en plaqué or, venant du Bénin voisin). Les prix sont très intéressants comparativement à Conakry et nous envisageons donc d’en acheter pour les revendre en Guinée, notamment Aliou qui à ce point du voyage est d éjà à sec financièrement. Nous traversons aussi le marché des féticheurs : un vrai capharnaüm où se mêlent gris-gris de toutes sortes, têtes de singes, peaux diverses et variées, poudres « magiques », … A vrai dire on n’a pas vraiment envie de s’attarder dans cet endroit pourtant tout à fait typique. Nous profitons de cette visite sur le marché pour essayer de trouver des amateurs pour nos tissus « made in Guinée ». Mais les commerçants sont peu intéressés par nos bandes de tissus d’un seul tenant , qui ne sont même pas cousues en pagne. Et puis nous sommes au pays des mama benz, alors les tissus ici on connaît. Nos échantillons n’ayant rien d’extraordinaires par rapport à ce qu’on peut trouver sur place, si ce n’est l’originalité de leur couleur et des motifs, nous ne trouvons pas d’amateurs. On nous conseille seulement de les faire coudre en pagnes pour augmenter nos chances de les vendre. Ce que nous faisons sur place dans le marché des féticheurs où nous trouvons grâce à notre « guide » un tailleur.

Malgré tous nos efforts, nous ne trouverons pas d’amateurs pour nos échantillons d’artisanat guinéen que nous ramènerons jusqu’à Dalaba. On ne s’improvise pas commerçant ! Nous repassons voir les vendeurs d’artisanat pour acheter quelques objets (une broche en argent, un awélé, des colliers et boucles d’oreilles en terre cuite, …) pour faire des cadeaux à notre retour. Chez le vendeur sénégalais, nous réussissons en fin de compte à échanger un de nos tissus contre l’awélé. En voilà un au moins qui ne repartira pas au pays. Mais que ce fut dur ! Durant notre visite du marché, nous découvrons un petit restau tenu par des guinéens et notamment une femme peule qui en est la patronne. L’occasion est trop belle. Nous nous arrêtons pour manger une sauce arachide avec du poisson. Les plats sont corrects et à des prix raisonnables. 24 heures plus tard , Aliou revient de son village où il n’a pu obtenir que partiellement les protections qu’il recherchait. Il lui aurait fallu rester plus longtemps sur place pour avoir la « panoplie » complète. Il semble déçu mais prêt à repartir à Dalaba pour se réinstaller, confiant malgré tout dans ses nouvelles protections. Concernant notre voyage de retour, il a obtenu les informations que nous recherchions pour les cars partant vers le Burkina. La gare est située à proximité du domicile du frère de Aliou. Les départs ont lieu chaque jour tout au moins officiellement . Nous décidons de ne pas prolonger notre séjour à Lomé et de prendre si possible la route dès le lendemain avec l’idée d’atteindre le plus rapidement possible Ouagadougou. Malheureusement, nous n’avons pas le temps et surtout les moyens de nous arrêter pour visiter un peu le Togo, qui présente pourtant une certaine diversité géographique et quelques sites intéressants. Ce sera pour une autre fois !?! Le lendemain, fin prêts, nous partons vers la gare voiture avec tout notre chargement, qui s’est cependant un peu réduit, Aliou ayant laissé pas mal d’affaies à sa famille. C’est surtout moi qui suis un peu « chargé » avec ma valise, mon sac de voyage, mon ordinateur portable, et surtout l’équivalent de 15.000 francs français sous différentes formes (chèques voyage, dollars, francs CFA et francs français) qui vont peser très lourd dans mes poches durant les étapes entre le Togo et le Burkina et entre le Mali et la Guinée. Arrivés à la gare voiture, nous prenons nos billets, confiants dans notre départ rapide, et nous nous installons sur des bancs dans l’attente que l’on nous appelle pour le départ. Nous déchantons assez rapidement. La valse des mini-bus et autres cars est permanente, mais malheureusement celui qui doit nous emmener ne se présente toujours pas. Et bien sûr, il est impossible d’avoir des renseignements précis. Il faut dire que le principe reste toujours le même : tant que le bus n’est pas plein, pas de départ ! A ce jeu là, l’attente peut s’avérer assez longue. En fait tout se passe comme d’habitude !Rien de très surprenant , mais c’est vrai que c’est un peu usant à force. Nous passons donc la journée dans l’attente d’un hypothétique départ, nous demandant même si nous n’allons pas passer la nuit sur place. Notre bus est semble-t-il arrivé depuis le milieu de l’après-midi. C’est en tout cas l’information qui circule. Enfin après plus de 8 heures d’attente, le chargement des bagages commence et l’espoir renaît. Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos peines. Sans trop savoir pourquoi, l’attente se prolonge. Certainement que la compagnie espère des clients de dernière minute. Nous partons finalement à la nuit tombée. Le car est dans un état correct, mais pas très confortable pour passer la nuit. En fait c’est un vieux bus de transport en commun de ville. Il est donc notamment impossible d’appuyer sa tête pour éventuellement dormir, sauf sur une barre de fer. On fait plus confortable. Mais bon l’essentiel au stade où nous en sommes est de partir et peu importe dans quel état nous arriverons. Toute la nuit nous roulons vers le Nord en direction de la frontière avec le Burkina. Malheureusement nous ne profitons donc pas des paysages togolais, notamment vers le Nord beaucoup plus accidenté qu’au Sud. Arrivé à la frontière, au petit matin, nous devons tous descendre du bus pour les formalités de passage de la frontière. Une grosse pluie s’abat sur nous juste à ce moment là, histoire de nous réveiller ou plutôt de nous éviter de somnoler. Une de ces grosses pluie bien dense qui vous trempe en quelques secondes mais qui ne dure pas. Au poste de douane, tout se passe bien avec comme bien souvent quelques passagers rackettés pour défaut de carnet de vaccination. Et oui ce carnet jaune est une aubaine pour tous les douaniers aux frontières : il leur procure des revenus complémentaires faciles ! Comme quoi, on ne soupçonne pas toujours les conséquences de mesures à priori positives mais inadaptée aux réalités locales. Quant à moi, j’ai toujours quelques palpitations à l’idée qu’un douanier trop zélé découvre mon ordinateur et me demande des papiers de passage en douane. A vrai dire je n’en ai aucun qui soit en règle ayant fait rentré l’ordinateur en Guinée sans aucune déclaration. Cela pourrait me créer quelques problèmes et surtout quelques billets ! Mais c’est la quatrième frontière que nous traversons et jusque là pas de douanier trop zélé ! A la sortie des bureaux de la douane, surprise ! le bus a traversé la frontière sans nous attendre et il se trouve à plus de 500 mètres. Sympa, alors que la pluie redouble de violence. Le voyageur est vraiment traité à peine mieux qu’une marchandise dans ce genre de compagnie. Le client roi ! Ca veut dire quoi d’abord ? Il faut dire aussi que le prix du transport est peu élevé. Ceci explique sans doute en partie cela. Mais quand même ! Nous attendons donc une peu que la pluie veuille bien se calmer avant de nous lancer à la poursuite de notre véhicule en pataugeant allégrement dans les flaques de boue latéritique. De nouveau à bord, un peu humide et après avoir acheté quelques bricoles pour manger, nous poursuivons la route, direction le poste frontière burkinabé. C’es dans cette portion du trajet que nous entendons parler avec une certaine angoisse des coupeurs de route qui dévalisent les voyageurs. Ils profitent souvent de la proximité des frontières pour réaliser leur méfait et pouvoir plus facilement échapper aux poursuites enfin très hypothétiques poursuites. Parmi les passagers, se trouvent notamment plusieurs femmes commerçantes qui ont l’habitude de faire ce parcours entre Togo et Burkina. Elles évoquent les mésaventures d’autres voyageurs qui ont eu à croiser la route de bandits sur la route et qui ont tout perdu lors de ces malencontreuses rencontres. Mais disent-elles, ils, les coupeurs de route, s’attaquent plus volontiers à une autre compagnie de transport plus « luxueuse », qui est plus fréquentée par les commerçantes ; sous entendu avec notre compagnie les risques sont moins grands. Il n’en reste pas moins que ces histoires font monter la tension d’un cran dans le bus. Pour ce qui me concerne , je dois dire que je ne me sens vraiment pas très à l’aise avec mon ordinateur portable sur les genoux et ma ceinture ventrale pleine de devises. Je me surprends à regarder beaucoup plus fréquemment à l’extérieur du bus comme si j’allais ainsi écarter toute mauvaise rencontre. Bref ! il fallait bien rajouter un peu de piment à ce voyage un peu trop tranquille, pépère. Nous poursuivons malgré tout notre route vers Ouaga que nous atteignons à la nuit tombée sous une averse. Rien d’étonnant nous sommes en pleine saison des pluies.

5ème étape : Ouagadougou Comme nous en avons maintenant l’habitude , il s’agit pour nous de trouver un hôtel pour passer la nuit. La consultation du guide du routard, nous a permis d’avoir quelques adresses. Reste à aller voir sur place. Nous trouvons assez facilement un taxi et commençons notre tournée des « grands hôtels » de Ouagadougou. Les 2 ou 3 premiers que nous visitons sont vraiment pas très attirants, notamment un qui ressemble plus à un bouge qu’à autre chose.

Finalement fatigués et le taximan perdant patience, nous choisissons un hôtel, l’hôtel Belle vue, un peu au-dessus de nos moyens en se disant que le lendemain nous aurons tout loisir de trouver un endroit plus adapté à nos moyens et à nos souhaits. Nous passons une nuit sans histoire, enfin presque. Toute la soirée et jusqu’à une heure assez avancée de la nuit nous profitons du poste de télévision qui est allumé dans le hall d’entrée, le son au maximum. Suivre un film grâce à sa bande son uniquement ce n’est vraiment pas terrible. Enfin au petit matin, sans même prendre un petit déjeuner nous quittons l’hôtel laissant nos bagages sur place pour partir à la recherche d’un autre lieu de villégiature. Nous trouvons un taxi pour nous emmener dans les quartiers Nord de la ville. D’après le guide du routard, plusieurs bonnes adresses y sont regroupées. Nous commençons par le « Pavillon vert ».

L’hôtel est charmant et très animé. On entre dans un grand patio avec terrasse, kiosque d’artisanat et beaucoup de verdure. La première impression est vraiment sympa. Malheureusement nous déchantons très vite : l’hôtel est plein, pas même une chambre pour trois. Les gérants nous orientent alors vers un établissement tout proche tenu par un Suisse : « Le Dapoore ». Nous y trouvons une chambre pour nous trois, l’une des dernières, avec une douche. L’endroit est moins convivial que le « Pavillon vert », mais il est propre et calme, avec un restaurant couvert d’un toit en paille qui nous rappelle les cases du Fouta. Nous repartons donc vers le centre ville pour récupérer nos bagages et découvrir un peu la capitale du Burkina-Faso. La ville est très sympa avec de grandes avenues bordées d’arbres, de grands carrefours occupés de fontaine hors service. La plupart des maisons sont construites sur un niveau. Les routes sont le domaine des deux roues ou presque. Une vraie ville sahélienne qui a bien des égards me fait penser à N’Djamena. De retour dans les quartiers Nord, nous nous installons dans notre chambre du Dapoore. Nous profitons de la fin d’après midi pour marcher un peu dans le quartier et chercher un endroit pour manger à un prix raisonnable. Nous découvrons notamment un petit restau tenu par des togolais dans lequel nous mangeons un poulet yassa. Le lendemain, le programme est chargé : nous devons tout d’abord trouver un moyen de nous rendre à Bamako. Plusieurs sociétés de bus existent dont certaines sont référencées dans le guide du routard. Le problème est d’arriver à trouver celle qui voyage sur Bamako et surtout le jour et l’heure (enfin au moins approximative !) du départ. La première où nous nous rendons n’a pas de départ prévu dans les jours à venir. On nous renvoie vers une autre société. Mais quant à savoir comment la trouver en ville, dur, dur. Finalement avec beaucoup de patience et un peu de chance nous trouvons un taxi pour nous amener à bon port. Après prise de renseignements dans la cour auprès de différentes personnes, on nous annonce un départ pour le lendemain matin à 6 heure. Parfait, c’est tout à fait ce qu’il nous faut, mais pas de vente de billets à l’avance. Dans l’enceinte du parc, de nombreuses personnes sont installées comme pour un bivouac à même le sol avec tous leurs bagages et cela nous inquiète un peu, mais enfin cela n’a rien de très exceptionnel. Nous repartons donc relativement confiant, rendez-vous est pris pour le lendemain matin vers 5 h 30. Le problème du transport réglé, reste celui de mon visa pour le Mali. Heureusement nous avons l’adresse et le numéro de téléphone de l’ambassade sur le guide du routard (que ferions nous sans lui !?). Nous prenons donc d’abord des renseignements par téléphone pour connaître les modalités de délivrance des visas de transit. Et là bonne surprise, on nous informe que le visa peut être délivré dans les deux heures après le dépôt du dossier. Incrédule, nous nous rendons à l’ambassade. Nous y trouvons un groupe de touristes américains qui attendent leur visa. Moyennant un formulaire à remplir, 20.000 CFA et 2 photos, on me délivre en à peine deux heures de temps un visa en bonne et due forme. Comme quoi avec un peu de volonté politique motivée par un intérêt économique bien compris, l’organisation suit. Soulagés de nous être sorti rapidement de ces différentes démarches, nous nous réjouissons de pouvoir aller faire tranquillement le tour du marché central, du centre artisanal de Ouaga. Notre premier arrêt nous permet d’apprécier la grande diversité et la qualité de l’artisanat local. Le centre artisanal est un modèle du genre avec une boutique principale où est vendue la palette des différents produits réalisés dans les ateliers situés juste à côté. On peut donc apprécier à la fois les produits et les techniques de fabrication, discuter avec les artisans au travail. Une visite très enrichissante pour nous touristes et très instructive quant à l’approche du client/visiteur. On mesure mieux tout le travail qui est à faire à Dalaba. Nous traversons tout d’abord la boutique, très bien achalandée pour trouver quelques souvenirs, mais aussi des idées d’objets qui pourraient être réalisés à Dalaba avec les techniques locales. Nous achetons notamment des petites broches faites en calebasse, des pendentifs « djimbé ». Nous passons ensuite dans les différents ateliers : les sculpteurs, les artisans du bronze, les fabricants de balafons et de djimbés, les artistes du batik, etc. Auprès de ces derniers, nous nous attardons un peu plus pour avoir des détails sur le processus de fabrication et nous leur achetons deux « toiles » , non sans avoir, bien sûr, négocié le prix. Nous repartons enchanté par notre visite. Autour du centre de nombreuses échoppes proposent toute sorte de produits artisanaux. Les commerçants nous hèlent gentiment pour nous vendre qui un sac en tissu, qui un djimbé, etc. Nous finissons par acheter quelques cartes peintes à la main avant de repartir en direction du marché central. Au marché, nous cherchons d’abord le secteur des tissus, car nous ne désespérons pas de trouver un acquéreur pour nos tissus « made in Guinée ». Nous arpentons les allées, sans très bien savoir comment nous orienter. Mais peu importe, nous découvrons un marché bien organisé où il est agréable de se promener. Nous n’arrivons pas à placer notre marchandise, mais nous trouvons des ensembles baye fall assez sympas. Finalement la fatigue et la faim nous poussent hors du marché. Y’a un temps pour tout ! Nous regagnons notre quartier nord et notre « petit chalet savoyard ». Après une sieste bien méritée, nous profitons de la fin de journée et d’une température extérieure plus clémente pour aller nous promener à pied dans le quartier. Nous retournons au Pavillon vert pour boire un coca frais. Nous profitons de l’occasion pour proposer aux employées du bar restaurant les plaqués or achetés à Lomé. Pour une fois, nous trouvons des clientes intéressées. Malheureusement, elles ne peuvent payer cash. Nos rêves de bonnes affaires s’envolent donc. Quant à moi, j’ai repéré un batik qui orne le devant du kiosque de produits artisanaux et je m’approche du vendeur pour engager la négociation. A vrai dire je suis prêt à payer le prix qu’il veut mais l’habitude aidant j’essaye de gagner quelques CFA. J’emporte la partie pour 9.000 CFA, très content de mon achat. De retour au restau de notre hôtel, nous nous offrons un petit extra en dînant sur place. Notre dernier vrai repas sur le sol burkinabé. Le lendemain, nous reprenons la route. Nous prenons donc rendez-vous avec un taximan pour 5 heure du matin, pas très sûr de le voir respecter son engagement. Quelques heures plus tard, sur le pied de guerre, nous sortons du Dapoore. Surprise le taxi nous attend. Nous embarquons, avec quelques difficultés pour entrer tous nos bagages et nous-même, direction la gare routière. Sur place, pas de départ en vue et pas d’informations très précises. Nous prenons malgré tout un petit déjeuner sur le bord de la route dans la poussière et les gaz d’échappement en attendant de voir. Au menu lait concentré sucré dilué dans de l’eau avec café, pain baguette caoutchouc et mayonnaise pour les amateurs. « Le pain sec c’est bon, merci !» Après ces agapes, nous nous remettons en quête d’informations. Après avoir interrogé diverses personnes, il nous faut nous rendre à l’évidence : pas de départ pour Bamako aujourd’hui. Cependant on nous indique une autre compagnie susceptible de voyager le jour même. Il nous faut nous rendre dans un autre quartier de Ouaga assez distant pour vérifier cette hypothèse. Et c’est reparti : il nous faut trouver un taxi qui connaisse le lieu et qui puisse charger tous nos bagages et nous-mêmes, négocier le prix et espérer … Quelques embouteillages plus tard, nous arrivons sur une autre gare routière ou en tout cas ce qui en tient lieu. Renseignement pris, un départ est imminent … ou presque. Nous payons nos billets et patientons sur un vieux banc en bois carrément bancal et surtout sous un soleil qui commence à taper sérieusement. Cette attente nous permet d’observer des réparateurs de deux roues qui ont leur atelier juste à côté : le système D au service de la mécanique. Enfin le départ est annoncé et notre bus avancé. Désillusion, ce n’est pas le beau bus qui trônait à l’entrée du parc mais un vieux car en fin de vie qui pétarade et crache de gros nuages noirs. De toute façon, comme qui dirait, nous n’avons pas le choix.

La route de Ouaga à Bobo-Dioulasso est certes goudronnée, mais elle est également parsemée de nids de poule. Dans un quatre-quatre bien amorti avec un chauffeur attentif et prudent, ça ne pose pas trop de problèmes. Mais prenez un vieux car, bondé, muni d’amortisseurs sans doute d’origine (mais peut-être étaient-ils en option sur ce modèle ?), mettez au volant un « Fangio » revu et corrigé mode Burkinabé genre je fonce et advienne ce que Dieu décidera ; et vous pourrez imaginer la promenade de santé ?!? Nos appels répétés à l’adresse du chauffeur pour le faire ralentir ou tout au moins pour qu’il prenne en pitié nos dos n’aura eu aucun effet.

6ème étape : Bobo-Dioulasso Nous arrivons donc à Bobo-Dioulasso complètement fourbus, mais contents d’être arrivés entiers Quoique. Au départ de Ouaga, nous avions acheté des billets Ouaga-Bamako. Nous pensions donc légitimement poursuivre notre route vers la frontière malienne, après une petite pause réparatrice. L’après-midi étant déjà bien avancée, ils nous semblaient important de ne pas trop traîner pour passer la frontière avant la nuit. La pause se prolongeant, nous essayons d’avoir des informations sur la suite de notre voyage. Quand repart-on ? Pourra-t-on passer au Mali aujourd’hui ? Nous obtenons des demies réponses peu satisfaisantes, mais il faut bien s’en contenter. Finalement, un mini bus vient nous prendre à la gare et nous emmène quelques kilomètres plus loin sur une grande artère de Bobo. Notre chauffeur s’arrête sous quelques manguiers et nous invite à descendre. Un banc en bois, modèle de base largement répandu dans la sous-région, d’un confort plus que sommaire nous est proposé pour nous reposer et patienter en attendant un éventuel départ. L’attente commence. Les heures passent. Nous passons du banc à une natte qui nous a été gentiment installée à proximité. Le soleil se couche. Toujours aucun signe d’un départ prochain. Il paraît que nous attendons un (ou deux, selon ! ) passager pour pouvoir partir. En fait le chauffeur ne veut pas prendre la route tant que son minibus n’est pas rempli. Et quand je dis rempli, c’est rempli ! 11 passagers plus le chauffeur et les bagages pour un véhicule prévu pour 7 à 8 personnes avec un confort correct. Oublié donc le confort. Les sardines sont battues !?! L’attente devenant vraiment longue et les moustiques de plus en plus nombreux, nous nous abritons dans un bus garé à proximité et essayons tant bien que mal de dormir plié en quatre sur deux fauteuils. Malheureusement les moustiques eux n’ont pas décidé d’aller se coucher et ils nous « divertissent » de leur ronde de nuit. Une fois de plus c’est quand on ne l’attend plus vraiment que le départ est annoncé. Il fait nuit noire et les derniers passagers ont surgi soudain de nulle part. Mystère. Le temps de tous nous « encastrer » dans le véhicule et nous voilà sur la route, direction la frontière. Nous nous engageons rapidement sur une piste en pleine brousse. Tout au moins le devine-t-on car la nuit est très sombre. Après quelques heures de voyage sans soucis, nous nous arrêtons au beau milieu de la brousse. Un peu inquiets, nous ne comprenons pas très bien ce qui se passe. A quelques mètres devant nous, une barrière en bois et une casemate, à peine éclairée par une lampe à pétrole où somnole le douanier en chef, nous indique que nous sommes arrivés au poste de douane. Chaque passager est contrôlé et doit s’acquitter d’un « droit de passage » déguisé. En fait le chef de poste réclame à chacun 1000 CFA pour cause de non-vaccination contre la fièvre jaune, carnet de vaccination en règle ou pas. Le règne de l’arbitraire et de l’argent. Pour ce qui me concerne, touriste étranger en voyage au Mali, je suis exonéré de cette taxe. Il semble que la sensibilisation par rapport aux touristes ait porté au moins partiellement ses fruits En attendant, une de nos passagères visiblement anglophone et sans papier, qui est restée dissimulée au fond du bus, réussit à passer la frontière certes un peu inquiète d’être découverte, mais finalement sans ennuis. Nous filons droit sur Sikasso que nous atteignons après 6h30 de voyage. Nous débarquons dans une gare voiture et encore une foi nous comprenons que nous allons devoir changer de véhicule. Nous mettons à profit ce nouvel intermède pour prendre un petit déjeuner dans un café à ciel ouvert, tenu par un Guinéen. Café, lait concentré sucré, eau pour la boisson, pain et mayonnaise ou margarine pour la nourriture. Décidément, ce sera pain nature merci. Entre temps un bus grand luxe est arrivé et le départ pour Bamako semble vouloir s’organiser assez rapidement. Et effectivement après un délai raisonnable pour le chargement des bagages et des passagers appelés les uns après les autres (comme quoi l’organisation est juste une question de volonté), nous prenons la route de Bamako. 6 heures de route sans problème durant lesquelles nous suivons un film sur l’écran télé installé à l’avant du bus. Et oui incroyable, il fonctionne. L’arrivée à Bamako se fait sous une grosse pluie d’orage.

7ème étape : Bamako, ses faubourgs Nous apercevons la ville depuis une hauteur. Nous n’en verrons pas plus. Nous prenons aussitôt arrivé la direction de la gare voiture pour la Guinée. Notre taxi nous dépose à l’extérieur de la gare car elle est noyée sous l’eau et inaccessible pour une petite voiture.

Nous trouvons malgré tout assez rapidement un véhicule qui doit partir pour la frontière guinéenne. C’est ce qu’on appelle un « bâché », c’est à dire un véhicule avec une cabine de 3 ou 4 places et une benne arrière aménagée sommairement avec des bancs et couverte d’une bâche où l’on entasse comme du bétail entre quinze et vingt personnes. Les bagages et autres animaux (poules, moutons, etc.) sont amarrés sur la bâche.

Le scénario habituel se répète une nouvelle fois : on va bientôt partir, il nous manque juste un passager pour être au complet, etc., etc. . La fin de journée approchant à grands pas, nos futurs compagnons de route s’inquiètent un peu. Il semble que la route ne soit pas très sure et que les coupeurs de route, encore eux, affectionnent particulièrement ce tronçon. Parmi eux, un jeune d’une vingtaine d’années en rajoute même et finit par vraiment nous inquiéter. Il ne nous reste plus qu’à espérer un départ rapide ou le report du départ au lendemain. Mais la chance nous sourit, enfin si l’on peut dire. Nous sommes au complet et le départ s’organise un peu avant la tombée de la nuit. Nous nous installons tant bien que mal dans la benne en essayant de garder des places le plus possible à l’air libre, vers l’arrière du véhicule. Le plus délicat dans l’opération est d’arriver à se caler les uns par rapport aux autres car nous avons tous un vis-à-vis avec lequel il faut s’entendre pour placer ses genoux. Une fois tous montés à bord plus personne ne peut bouger. Et en fait, comme nous le constaterons plus loin sur la piste, ça n’est pas plus mal ainsi. Le véhicule s’ébranle finalement. Ca relève du miracle vu la surcharge, mais bon ainsi va le transport en commun dans la région : A la grâce de Dieu !

Nous nous engageons sur une piste très accidentée, en pleine brousse. Très rapidement on a l’impression d’être loin de tout et de s’en aller vers nulle part. Cette impression devient vraiment oppressante quand la nuit tombe, noire, brutale. Je me rappelle alors les paroles échangées avant le départ et une nouvelle fois je sers un peu plus contre moi mon ordinateur et ma ceinture ventrale pleine de devises. Le voyage se poursuit cependant au rythme des secousses plus ou moins fortes selon les trous rencontrés, des averses et orages, des arrêts improvisés pour le confort des passagers. On essaye de fermer les yeux en espérant que le sommeil viendra et fera paraître le temps moins long. Mais peine perdue vu les conditions. Prendre notre mal en patience, telle est la bonne devise pour ce trajet. Après 6 heures de piste, nous arrivons à la frontière avec la Guinée.

8ème étape : Kourémalé, frontière Mali-Guinée Nous sommes à Kourémalé, tout au moins le devine-t-on car il fait très sombre et ce n’est pas les quelques rares lampes tempêtes allumées de-ci delà qui nous permettraient d’y voir quelque chose. Les douaniers nous demandent de déposer nos passeports au poste et de venir les rechercher le lendemain matin, une fois qu’ils auront été visés et tamponnés par le chef de poste, qui dort pour le moment. Nous passons donc la barrière frontière et entrons en Guinée. Nous nous préoccupons immédiatement de trouver un endroit pour dormir. Dans ce noir, nous ne sommes pas très optimistes sur nos chances de trouver un lit, mais Aliou fait comme d’habitude en la matière des merveilles. Il nous dégote un « hôtel 4 étoiles ». Nous nous retrouvons pour cause d’économie (un quatre étoiles, c’est pas donné !?!) tous les trois dans une chambre de 6 m² environ avec pour seul mobilier un lit double avec matelas en paille, une bougie et une chaise. Ah j’oubliais un drap recouvre le matelas, quand même. Nous sommes bien contents que l’obscurité ne nous permette pas de voir son état. Et puis, nous sommes vraiment tous les trois épuisés. Nous prenons donc place sur ce lit, tout habillé, en nous mettant dans le sens de la largeur, les jambes pendant dans le vide. La fatigue fait accepter tout et n’importe quoi. Après quelques heures de sommeil, enfin si l’on peut dire, nous nous levons alors que le jour pointe à peine le bout de son nez. Il fait frais et d’autant plus que nous sommes en pleine saison des pluies. Nous nous dirigeons chacun notre tour vers la « salle de bain » tout confort : trois murs en terre plus une tôle et bassine d’eau froide. A 6 heures du matin, réveil garanti. Fin prêts, nous décidons de laisser nos affaires à l’hôtel et d’aller chercher nos passeports ainsi que de quoi remplir nos estomacs. Nous tombons au poste frontière sur un douanier très zélé. Il trouve suspect le document que Aliou lui présente. C’est un laisser-passé établi sur papier à en-tête du consulat du Togo qui est valable pour l’aller retour entre la Guinée et le Togo. Suite à toutes les frontières que nous avons traversées, il est par ailleurs couvert de tampons. Mais non pour l’agent guinéen, il n’est pas valable. Les explications/négociations commencent. Mais Aliou ne lâche pas le morceau et il récupère carte d’identité et laisser-passer sans rien donner. Nous pouvons enfin aller manger. Nous en profitons pour prendre des renseignements pour la suite du voyage vers Siguiri. Nous trouvons des taxis en attente et réservons donc trois places. Le temps d’aller chercher nos affaires à l’hôtel et de régler la note, nous sommes de retour à la gare voiture, où comme toujours le voyage commence par une longue attente. Nous comprenons assez rapidement que pour une fois, la cause de ce retard est indépendante de la volonté du chauffeur ou des passagers. En fait, la route est coupée à la sortie du village par une brusque montée des eaux de la rivière. Le passage des voitures est impossible, tout au moins nous semble-t-il. Les quelques piétons qui s’aventurent dans la rivière ont l’eau qui leur monte jusqu’à l’entrejambe voir jusqu’à la taille. Sur l’autre rive des véhicules arrivent en provenance de Siguiri. Les taxis font descendre leurs passagers avec tous leurs bagages et font demi-tour. L’idéal pour nous serait que l’un d’eux veuillent bien nous attendre pour repartir vers Siguiri. Il suffirait pour cela que nous traversions tous à pied avec nos bagages. Mais les taxis en attente à Kourémalé ne sont pas trop d’accord de perdre leur clientèle, même s’ils voient bien que la situation est bloquée. Notre chauffeur, plus téméraire que les autres ou peut-être parce que sa voiture ne craint pas grand chose, se décide à tenter la traversée des flots. Il organise le déchargement complet de sa 504 familiale, puis il prépare le moteur à une immersion totale : il bouche tous les orifices avec des chiffons, sans oublier le pot d’échappement et le réservoir d’essence. Rapidement la voiture amphibie est prête. Entre temps un quatre-quatre rehaussé avec pot d’échappement au dessus de la cabine a tenté la traversée. Le chauffeur a renoncé voyant l’eau pénétrer dans la cabine par le bas des portes. Notre pilote tout terrain ne se décourage pas pour autant. La traversée se prépare avec le recrutement des pousseurs qui doivent accompagner la voiture dans la rivière pour éviter qu ‘elle ne soit emportée par le courant . Quant à nous, nous sommes invités à traverser à pied. Des jeunes du village se proposent pour faire traverser nos bagages ainsi que les personnes qui le souhaitent contre rémunération. Toute occasion est bonne à saisir dans ce coin perdu, loin de tout. Nous acceptons de bon cœur pour ce qui est des bagages. Aliou et moi-même préférons traverser sur nos propres pieds. Nous enlevons chaussures, chaussettes et pantalon et nous apprêtons à entrer dans l’eau. Oumou, elle est beaucoup moins pressée de se lancer. Mais elle hésite encore entre nous suivre et grimper sur les épaules d’un des passeurs improvisés. Les deux solutions présentent des risques pour elle : d’un coté, elle a très peur de l’eau et du courant, de l’autre l’éventualité d’une chute du haut des épaules de sa « monture » ne la rassure pas trop. Cruel dilemme ! Finalement nous ayant vu traverser devant elle, elle choisit la solution du porteur. La première étape est alors de grimper sur les épaules de son aide. L’opération se passe tant bien que mal avec l’aide d’un troisième acolyte. La traversée peut alors commencer. L’avancée est lente du fait du niveau de l’eau et du courant qui est quand même assez fort. Aussi, quasiment au milieu du cours d’eau, notre jeune porteur a une soudaine inspiration, qui pourrait bien lui permettre de gagner un peu plus : il s’arrête prétextant une trop grande fatigue et déclare vouloir transférer Oumou sur le dos d’un de ses amis pour finir la traversée. Evidemment aussitôt Oumou se met à hurler et lui propose d’augmenter son « salaire » s’il l’amène à bon port. Le stratagème a marché et notre passeur de reprendre la traversée comme si de rien n’était. De nouveau réuni tous les trois avec les autres passagers, nous assistons depuis l’autre rive à la traversée de notre taxi. Elle se fait sans souci majeur même si le capot du moteur émerge à peine de l’eau. Enfin au sec, il s’agit maintenant de vider l’eau qui est à l’intérieur; cette opération se fait « automatiquement » grâce aux trous que la rouille a percés dans la caisse. Pour ce qui est du moteur, l’opération est un peu plus longue. Ses premiers soubresauts sont assez peu encourageants, mais ça ne décourage pas notre chauffeur. Finalement, après un temps d’attente pour l’ « essorage » plus quelques coups de marteau et tours de tournevis, le doux ronronnement du moteur de notre 504 parvient à nos oreilles. Tout est possible, tout est réalisable ! Le départ est proche. Aussitôt les bagages chargés, nous prenons place sur les banquettes détrempées. Mais peu importe, car l’essentiel pour nous est de poursuivre la route, direction : Siguiri.

9ème étape : Vers Mamou et Dalaba La piste est correcte mais sans plus. Il faut dire qu’en saison des pluies toutes les pistes souffrent et de nombreux nids de poule se forment. Un peu plus de deux heures plus tard, nous atteignons Siguiri sans soucis particuliers, le fondement humide. Direction la gare voiture pour trouver le véhicule qui nous amènera jusqu’à Mamou. La fin du voyage approche et nous sommes maintenant tous les trois pressés d’arriver entier à destination. Nous passons quasiment tout l’après-midi à la gare voiture dans l’attente du départ. Nous en profitons pour manger quelques bricoles dont des beignets avec une sauce pimentée. Ce n’est qu’en fin de journée que le départ se dessine. Nous prenons place dans une 505 familiale qui à l’air plutôt correcte. Quelques kilomètres après notre départ, nous nous arrêtons pour prendre deux passagers supplémentaires, la femme et l’enfant du chauffeur qui viennent prendre place à l’avant. Ce qui porte à 5 les passagers avant. La conduite dans ces conditions relève de l’exploit et de l’inconscience portée au-delà de l’imaginable. Mais que dire, que faire ? Nous qui sommes déjà entassés à l’arrière, sans possibilité de bouger, nous n’espérons qu’une chose c’est arriver le plus vite possible et indemne autant que faire se peut. Le voyage se poursuit donc. Allah Akbar ! Soudain un violent orage nous surprend sur la route. Un épais rideau de pluie s’abat sur nous, le ciel est d’un noir d’encre. Rapidement les bas cotés sont transformés en lacs éphémères, mais impressionnants. On voit de l’eau partout et on se demande si l’on roule ou si l’on flotte. Notre chauffeur lui ne semble pas plus perturbé que cela. La visibilité est réduite à quelques mètres et cela d’autant plus que ses essuies-glaces ont une efficacité très relative. Mais il poursuit sa route imperturbable sans lever le pied de l’accélérateur. Le silence est lourd ; tout le monde semble faire des prières pour que l’on reste sur la route, sans rencontrer d’autres véhicules. Après quelques kilomètres dans cette ambiance oppressante enfin la pluie tombe moins fort à l’extérieure. Par contre à l’intérieur, nous sommes soumis à un déluge de gouttelettes, tout au moins certains passagers installés aux mauvaises places ?! Le chauffeur ne s’en émeut pas plus que cela et file toujours plus vite en direction de Mamou. Il fait nuit maintenant. Pour ce qui me concerne cela accroît mon inquiétude car les routes guinéennes de jour ne sont déjà pas très sures, mais alors de nuit ?! avec les voitures dont les « yeux » partent dans tous les sens, voire borgnes ou carrément aveugles. Les croisements entre véhicules sont toujours un moment d’angoisse intense. « Pourvu que ça passe ! ». Quelques kilomètres avant Mamou, nous tombons sur un barrage de militaires, signalé juste par quelques lampes tempête. Autrement dit il n’est vraiment pas très visible. Une corde est tendue en travers de la route sensée arrêter tous les véhicules. Plus dangereux qu’autre chose. Des hommes en tenue contrôlent le chauffeur, son véhicule et les passagers à la lampe torche. Ces barrages sont présents sur toutes les routes de l’intérieure du pays. Officiellement pour éviter l’intrusion de rebelles et accessoirement pour faire de réel contrôle. Mais en fait ils sont surtout un bon moyen pour les hommes en kaki de se faire de l’argent sur le dos des voyageurs et des chauffeurs de taxi. Tout est prétexte pour vous faire payer. C’est d’autant plus facile que chauffeurs et passagers n’ont bien souvent pas tous leur papier. C’est bien sur le cas pour notre chauffeur. Nous sommes donc bloqués au barrage et les discussions s’éternisent. Aliou, notre « avocat » de service essaye d’amadouer les militaires, mais rien à faire. Il faut dire que les chauffeurs de Haute-Guinée ont mauvaise réputation auprès des hommes en tenue car ils leur tiennent tête. La preuve nous en est donné d’ailleurs durant notre halte. Alors que les discussions vont bon train et que nous sommes au bord de la route, un taxi arrive au barrage sans même ralentir et arrache la corde, qui part comme un élastique sur le coté de la route où nous sommes garés. Heureusement notre véhicule est un peu en retrait et la corde part dans le vide. Mais cet incident jette un froid. On est passé très prêt d’un accident. Très rapidement cependant on en revient à notre situation et les palabres, interminables, reprennent. Finalement après un compromis dont nous ne connaîtrons pas tous les éléments, nous sommes autorisés à reprendre la route, direction Mamou centre. Nous atteignons la gare voiture de Mamou alors que l’aube s’annonce tout doucement. La boucle est quasiment bouclée, il ne nous reste plus qu’à trouver un chauffeur pour nous conduire sur les 50 kilomètres nous séparant encore de Dalaba. Par chance nous trouvons un jeune chauffeur de Dalaba qui souhaite rentrer chez lui après un voyage sur Conakry. Nous nous entendons pour partir rapidement sans attendre d’autres passagers.

Nous rentrons à Dalaba au petit matin du 06 Aout 1999, après un périple de plusieurs milliers de kilomètres à travers l’Afrique de l’ouest : un grand voyage avec tous les ingrédients pour en faire une belle Aventure. Inoubliable !
Déménager son entreprise au Panama ou au Costa Rica? English translation pending
by Gala5 · 2011-01-06 · 10 replies
Bonjour à tous !

J'aimerais savoir quelles est la destination la plus intéressante pour des québecois qui désirent déménager une entreprise en technologie verte en amérique centrale et ayant une enfant de 5 ans avec eux ?

Costa Rica ou Panama et pourquoi ?

Voiçi les points pour lesquelles nous recherchons de l'information.

Sécurité, logement, facilité d'installation pour l'entreprise, nourriture, coût de la vie en général, école etc...

Merci à tous !
Combien de kilomètres entre Marrakech et les gorges du Dadès? English translation pending
by Soumaya85 · 2011-01-06 · 9 replies
Bonjour,

nous voudrions visiter ce coin (gorges du dades et les petites oasis aux alentours) combien de km entre Marrakech centre et ce lieu? une fois las bas qu est ce qu il y a voir? auriez vous une idée de parcours sur place ou d endroits a sutout pas rater?!!!

Merci d avance

Famille d indécis ...
Battambang la superbe! (Cambodge) English translation pending
by Photofluide3 · 2010-12-26 · 13 replies
le 19/11/2010 BATTAMBANG

Arrivée vers 12h on descent du bus et là plein de tuc tuc l un d eux attire plus notre attention en plus il propose l hotel ROYAL celui que l on avaient choisi nous partons avec lui.A l hotel on nous propose une belle chambre a 9 dollars qui est super, mais le responsable de l hotel nous propose une suite vraiment superbe en promotion pour nous a 12 dollars c est ok.apres avoir poser nos valise nous demandons a notre tuc tuc MR CHIN CHIN de nous faire decouvrir sa ville 3 heures de tuc tuc a visiter et en autres des pagodes vraiment superbe ou des moine charmant nous faisez la visites.moment vraiment tres agréable.nous rentrons a l hotel prendre une petite douche et partont manger au MADISON CORNER ou nous mangeons un tres bon hamburger frites pour changer de la nourriture khmer.rendez vous est pris pour le lendemain avec MR CHIN CHIN afin de voir les tres joilies campagnes environnantes ce fut vraiment un moment magique les gens en bords de route ainsi que les enfants etaient vraiment adorables et tres souriants .hello hello !!!!sans arret nous été adressé nous en avions mal au paumettes a trop sourire.MR chin chin nous a vraiment arreté dans des endroits formidables et avait tres biens compris les attentes de nos balades.a midi nous prenons une petite pause a PHONOM SAMPOW et nous reposons dans un hamac tout en buvant un coca.puis nous partons faire la visite d une tres jolie pagode perdue dans les rizieres avec un panorama super.ensuite nous partont faire le tour de la colline au crocodile puis nous partons en moto bike ou (800 marches a pied!!!) au sommet de la montagne PHONOM SAMPOW qui domine toute la vallee et la un paysage magnifique s offre a nous , ensuite nous allons voire un gouffre ou les khmer rouge au temps de POLPOT jeter les cambodgiens emprisonnés l atmosphere y est lourde et nous nous attardons pas en plus il y a des restes d ossements humains. retours a BATTAMBANG ou notre tuc tuc préféré nous propose d assister a un spectacle de cirque qui a lieu chaque soir dans la ville.on hesite car on est fatigué mais finalement rendez vous est pris pour 18 h.comme il n est que 16h nous allons prendre un pause dans notre superbe suite. 18h nous partont pour le cirque en attendant le debut du spectacle une expo de peinture nous est proposé.le spectacle de cirque été vraiment genial executer par de jeunes cambodgiens en formations dans une associations française.20h45 aprés un bon repas nous rentrons a l hotel aprés une journée bien rempli.vraiment cet étape fut le coup de coeur de notre voyage.

le22 nov 2010

nous descendons a l acceuil afin de regler notre chambre et la tres gentiment le gerant de l hotel nous offre a chacun une tres jolie etoffe, nous somme touché par ce geste , et remercions nos hotes ainsi que notre charmant tuc tuc MR CHIN CHIN qui restera dans notre coeur. depart pour PHNOM PENH 7 h de trajet pour partir ensuit sur l ile de koh dac. arrivée a phnom penh GROS BORDEL!!!!!! nous avions oublié mais la fetes de l eau n est pas fini impossible de sortir de la ville aucun tuc tuc ne veut nous y emmener car petit peage a chaque carrefour trop couteux!!!!!!!Nous somme pris en otage a la station de bus, du monde partout nous ne pouvons meme pas avancer avec notre grosse valise(grand moment de solitude nous ne savons pas quoi faire!!!).mais heureusement un tuc tuc tres démerde nous sauve de cette galere en esquivant de nombreux peages et en prenant quelques avenue en en sens interdit.MIRACLE!!!nous arrivons devant notre QG l hotel EUROPE GUEST HOUSE bravo!!!!! notre hote est étonner de nous voir mais arrive a nous loger malgrés les 4 millions de personnes présentes pour la fétes de l eau.voyant cette foule immense et discontinue devant nous , nous allons nous asseoir a la terrasse du CORNER pour ce restaurer et profiter du feu d artifice pour la fin de la fetes de l eau avec de magnifiques bateaux illuminés qui défilent. voyant cette foule oppressante nous decidons de rentrer a l hotel.nous aprendrons le lendemain matin au petit dejeuner que la soirée a tres mal finit et la fétes GACHER a cause d un mouvement de foule survenu sur un pont ou il ya eu de nombreux morts et blessés.tout cela nous attriste beaucoup. prochaine étapes KOH DAC(ile de la soie) ci joint vidéo de notre étape a BATTAMBANG et un lien sur les précédentes etapes de notre voyage

http://voyageforum.com/v.f?post=3848009#3848009

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