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De la roulotte bohémienne, du covered wagon au RV Américain : outil de distanciation physique? English translation pending
Dans le contexte actuel prévaut et va prévaloir pendant un certain temps une notion que l’on aurait eu de la peine à imaginer d’actualité il y a seulement quelques mois. La distanciation physique. Ce genre de choses dans la mémoire collective, certes formulée autrement, c’était plutôt une affaire des grandes épidémies du passé dont on parle dans les livres d’histoire ou même dans la Bible. Dans l’histoire moderne il y avait bien l’exemple du Docteur Max C. Starkloff à qui la ville de Saint Louis (USA) avait donné carte blanche en 1918 pour limiter les dégâts des assauts de la grippe espagnole mais qui aurait fait le rapprochement à Noel dernier?
Aux Etats Unis, Nouvelle Zélande etc...l’intérêt du camping car comme moyen de permettre une certaine distanciation physique a été mis en avant depuis le mois de mars. Pour les constructeurs c’est l’idée de pallier aux effets de la crise sanitaire sur le tourisme ‘’en dur’’ qui les fait avancer dans ce sens...
Social Distancing | RVIA
Will 2020 Be The Year OfRVTravel?
Coronavirus: Fort Collins allows RV use for social distancing ..
RV and camper companies shift gears during coronavirus era ...
En France c’est seulement depuis trois ou quatre jours que les camping caristes ont lancé un publicité TV suggestive allant dans le même sens
La vie nomade depuis la nuit des temps a été présente dans les civilisations, qu’elle soit inhérente à un mode de vie, qu’elle soit liée aux campagnes militaires ou aux grandes migrations. Le nomadisme touristique, pour l’agrément, lui est beaucoup plus récent.
Dès le tournant du XXème siècle le RV/camping car sous des noms différents est apparu à peu près en même temps en Europe de l’ouest et en Amérique. Héritage de deux traditions différentes celle de la caravane Gypsy et celle du Covered wagon, le concept s’est développé dès le tout début de l’automobile et même un peu avant, du temps de l’hippomobile.,
En prenant quelques instants de mon précieux temps de retraité confiné j’ai donc rédigé ce billet sur les débuts du camping car en Amérique, c’est à dire la période 1900 – 1960 :
« Les débuts fascinants et compliqués du camping car/ RV en Amérique, héritage de la roulotte Bohémienne, et du covered wagon des pionniers »
googler (c’est gratuit🙂) :
https://docs.google.com/document/d/e/2PACX-1vRo40KnvE4PCCvs1gnwmgLctnZFUb3GZf1Sc9kwjV1ablFJ3kfOG-mPS52ZoJAijYV_6yE5ZUJmIhfJ/pub
Entre le ‘’Gypsy van’’ fait sur mesure des frères Conklin à partir d’un autobus, ancêtre du motor-home/camping car qui a servi au premier road trip familial de New York à San Francisco en 1915 et la sortie du Winnebago, premier motorhome de série en 1966….
….. il s’en est passé des choses !
Gypsy van de Conklin 1915

Motorhome de Will Smith 2015

Aux Etats Unis, Nouvelle Zélande etc...l’intérêt du camping car comme moyen de permettre une certaine distanciation physique a été mis en avant depuis le mois de mars. Pour les constructeurs c’est l’idée de pallier aux effets de la crise sanitaire sur le tourisme ‘’en dur’’ qui les fait avancer dans ce sens...
Social Distancing | RVIA
Will 2020 Be The Year OfRVTravel?
Coronavirus: Fort Collins allows RV use for social distancing ..
RV and camper companies shift gears during coronavirus era ...
En France c’est seulement depuis trois ou quatre jours que les camping caristes ont lancé un publicité TV suggestive allant dans le même sens
La vie nomade depuis la nuit des temps a été présente dans les civilisations, qu’elle soit inhérente à un mode de vie, qu’elle soit liée aux campagnes militaires ou aux grandes migrations. Le nomadisme touristique, pour l’agrément, lui est beaucoup plus récent.
Dès le tournant du XXème siècle le RV/camping car sous des noms différents est apparu à peu près en même temps en Europe de l’ouest et en Amérique. Héritage de deux traditions différentes celle de la caravane Gypsy et celle du Covered wagon, le concept s’est développé dès le tout début de l’automobile et même un peu avant, du temps de l’hippomobile.,
En prenant quelques instants de mon précieux temps de retraité confiné j’ai donc rédigé ce billet sur les débuts du camping car en Amérique, c’est à dire la période 1900 – 1960 :
« Les débuts fascinants et compliqués du camping car/ RV en Amérique, héritage de la roulotte Bohémienne, et du covered wagon des pionniers »
googler (c’est gratuit🙂) :
https://docs.google.com/document/d/e/2PACX-1vRo40KnvE4PCCvs1gnwmgLctnZFUb3GZf1Sc9kwjV1ablFJ3kfOG-mPS52ZoJAijYV_6yE5ZUJmIhfJ/pub
Entre le ‘’Gypsy van’’ fait sur mesure des frères Conklin à partir d’un autobus, ancêtre du motor-home/camping car qui a servi au premier road trip familial de New York à San Francisco en 1915 et la sortie du Winnebago, premier motorhome de série en 1966….
….. il s’en est passé des choses !
Gypsy van de Conklin 1915

Motorhome de Will Smith 2015

Azur Croisières prend une commission lors d'une annulation de croisière! English translation pending
Bonjour,
J'ai remarqué que AZUR CROISIÈRES, (agence sérieuse et qui a bonne réputation soit dit en passant malgré tout ), se prend tout de même une commission sur l'annulation d'une croisière.
Frais d'annulation d'une croisière MSC de moins de 15 nuits chez AZUR CROISIÈRES (hors Yacht Club) :
- Jusqu’à 60 jours 100 € par personne - Entre 59 et 30 jours 30% du montant de la croisière - Entre 29 et 22 jours 50% - Entre 21 et 15 jours 70% - Dans les 14 jours précédents le départ et non présentation le jour de l’embarquement au port de départ 100%
Normalement, comme précisé sur le site internet de MSC dans les conditions générales de vente, les frais d'annulation sont les suivants :
- Jusqu’à 60 jours 50 € par personne (frais de dossier) - Entre 59 et 30 jours 25% du montant de la croisière - Entre 29 et 22 jours 40% - Entre 21 et 15 jours 60% - Entre 14 et 6 jours avant le départ : 80% - Dans les 5 jours précédents le départ et non présentation le jour de l’embarquement au port de départ 100%
Donc, si compare ces 2 données, on constate qu'AZUR CROISIÈRES "se prend" en commission :
- Jusqu’à 60 jours 50 € par personne - Entre 59 et 30 jours 5% du montant de la croisière - Entre 29 et 22 jours 10% - Entre 21 et 15 jours 10% - Entre 14 et 6 jours avant le départ : 20% - Dans les 5 jours précédents le départ et non présentation le jour de l’embarquement au port de départ 0%
Nous avons réservé, avant le problème du COVID 19, 2 croisières MSC chez AZUR CROISIÈRES et nous n'avons jamais été informé de ces commissions retenues par AZUR CROISIÈRES, en supplément de ceux de MSC lors d'une annulation de croisière.
De plus, je trouve que ces commissions retenues par AZUR CROISIÈRES sont élevées alors que je ne pense pas que ça leur demande beaucoup de travail !
Plus la croisière est longue et chère, plus il retienne une commission élevée alors que l'annulation ne leur prend pas plus de temps que pour une croisière courte et bon marché !
Bien évidemment, notre première croisière est de 15 jours et la deuxième de 12 jours ! 😠
AZUR CROISIÈRES n'est pas la seule à procéder ainsi ! Certains le font, d'autres non !
CROISILAND par exemple, agence également sérieuse et qui a bonne réputation, ne "se prend" aucune commission lors d'une annulation de croisière. On doit juste payer un frais de dossier de 15 € TTC lorsqu'on réserve une croisière et c'est tout, même si vous annulez votre croisière !
Dorénavant, nous réserverons toujours chez eux ! (Si nous pouvons toujours faire des croisières ! ... 🤪).
Pierre
J'ai remarqué que AZUR CROISIÈRES, (agence sérieuse et qui a bonne réputation soit dit en passant malgré tout ), se prend tout de même une commission sur l'annulation d'une croisière.
Frais d'annulation d'une croisière MSC de moins de 15 nuits chez AZUR CROISIÈRES (hors Yacht Club) :
- Jusqu’à 60 jours 100 € par personne - Entre 59 et 30 jours 30% du montant de la croisière - Entre 29 et 22 jours 50% - Entre 21 et 15 jours 70% - Dans les 14 jours précédents le départ et non présentation le jour de l’embarquement au port de départ 100%
Normalement, comme précisé sur le site internet de MSC dans les conditions générales de vente, les frais d'annulation sont les suivants :
- Jusqu’à 60 jours 50 € par personne (frais de dossier) - Entre 59 et 30 jours 25% du montant de la croisière - Entre 29 et 22 jours 40% - Entre 21 et 15 jours 60% - Entre 14 et 6 jours avant le départ : 80% - Dans les 5 jours précédents le départ et non présentation le jour de l’embarquement au port de départ 100%
Donc, si compare ces 2 données, on constate qu'AZUR CROISIÈRES "se prend" en commission :
- Jusqu’à 60 jours 50 € par personne - Entre 59 et 30 jours 5% du montant de la croisière - Entre 29 et 22 jours 10% - Entre 21 et 15 jours 10% - Entre 14 et 6 jours avant le départ : 20% - Dans les 5 jours précédents le départ et non présentation le jour de l’embarquement au port de départ 0%
Nous avons réservé, avant le problème du COVID 19, 2 croisières MSC chez AZUR CROISIÈRES et nous n'avons jamais été informé de ces commissions retenues par AZUR CROISIÈRES, en supplément de ceux de MSC lors d'une annulation de croisière.
De plus, je trouve que ces commissions retenues par AZUR CROISIÈRES sont élevées alors que je ne pense pas que ça leur demande beaucoup de travail !
Plus la croisière est longue et chère, plus il retienne une commission élevée alors que l'annulation ne leur prend pas plus de temps que pour une croisière courte et bon marché !
Bien évidemment, notre première croisière est de 15 jours et la deuxième de 12 jours ! 😠
AZUR CROISIÈRES n'est pas la seule à procéder ainsi ! Certains le font, d'autres non !
CROISILAND par exemple, agence également sérieuse et qui a bonne réputation, ne "se prend" aucune commission lors d'une annulation de croisière. On doit juste payer un frais de dossier de 15 € TTC lorsqu'on réserve une croisière et c'est tout, même si vous annulez votre croisière !
Dorénavant, nous réserverons toujours chez eux ! (Si nous pouvons toujours faire des croisières ! ... 🤪).
Pierre
L'hiver au pays des merveilles (Maroc) English translation pending
Bonjour,
Je crains que le forum ne soit morose dans les mois à venir , alors pourquoi ne pas faire un nouveau carnet de voyage . J'ai eu la chance de rentrer du Maroc 2 jours avant la suspension des vols et me retrouve donc, comme vous sans doute , en mode confinement total, chez moi, en Basse-Bretagne , avec quelques centaines de photos de mon dernier séjour à sélectionner, recadrer, retravailler .... On s'occupe comme on peut, alors pourquoi ne pas en faire profiter les Forumeurs ?
Je suis resté au Maroc un mois et j'avais organisé un circuit de 10 nuits / 11 jours pour ma plus jeune fille ( 17 ans ) , mon épouse et la grand- mère, ma chère belle-mère, Mina . Ça correspond aux vacances de février en France .
J'avais donc prévu un voyage " simple" sur le papier, mais qui chaque jour et comme toujours allait nous réserver son lot de découvertes, d'émerveillements, de rencontres, de surprises ....
Au programme :
- Départ de Rabat - 2 nuits à Ouarzazate - 2 nuits à N'kob - 2 nuits à Foum Zguid, avec une longue journée 4X4 au plus profond du désert - 4 nuits à Icht / Borj Biramane et retour sur Rabat
Je vais donc essayer d'éviter des redites avec mes précédents carnets, mais le Maroc a tant de richesses à montrer.....
Rabat est une de mes balades urbaines préférées au Maroc . Je découvre toujours de nouveaux endroits, de jolis détails, des points de vue .... Je vais donc m'y balader avec toujours un plaisir renouvelé
Ma première surprise se passe en médina où je découvre avec étonnement que les autorités ont fait le ménage . Tout ce qui encombrait les rues ( déballages sauvages, marchands de tortues et autres lézards, empiétements sur les trottoirs, la rue , etc.... ) a disparu . Plus rien . Même les commerces " en dur " sont "rentrés dans leurs murs" : plus rien sur la voie publique, pas même une chaise.... Une première au Maroc ?
Si le résultat est plutôt agréable dans la rue des consuls ( rue de l'artisanat ) et la rue Souika ( commerces vestimentaires surtout ) , le boulevard Mohamed V, où régnaient les petits restaurants et gargotes , est désormais mort . Ils ont perdu la quasi-totalité de leur ancienne surface commerciale et ne peuvent plus accueillir que quelques clients à la fois . La rue est tuée et il ne me reste plus qu'à chercher un autre endroit où casser la croûte dans la ville . Ce qui est bénéfique dans une rue ( on peut enfin flâner tranquillement ) est catastrophique dans l'autre ( le commerce est mort et le charme est parti ) . A suivre ....
Bon. C'est comme çà . Ici, dans la rue Souika ( à l'heure de la prière ) . Il y a même des poubelles en plastique positionnées dans la rue !

Une autre artère de la médina est la rue Sidi Fatah . Elle donne sur la rue Souika . Une magnifique mosquée y a été restaurée . Si j'en crois mon plan, il s'agit de la mosquée Moulay El Mekki . La porte principale est couverte et on trouve sur chacun des côtés 2 très belles portes ( 4 au total ) . Le minaret octogonal est remarquable . L'ensemble est complété par plusieurs marabout et un peu plus loin se trouve une importante zaouia . C'est vraiment très joli .
L'entrée principale est somptueuse . Le grand art de la peinture sur bois.

Quelques portes latérales



C'est vraiment très agréable de se balader sur la côte atlantique en cette saison ( mi-février ) . Il fait entre 18 et 22 degrés . Temps lumineux . Je n'aurai d'ailleurs pas de pluie pendant un mois ( après avoir eu de la pluie à peu près tous les jours les 5 derniers mois ) : que du bonheur donc ....
Le minaret octogonal

et la rue Sidi Fatah

La rénovation des monuments de la médina est presque terminée . La rue des consuls reprend vie, même si les nombreux fondouks de cette rue sont toujours en travaux . J'ai hâte de les revoir . Je déambule dans les ruelles tranquilles , toujours à l’affût de ces détails qui en font le charme .
Une belle oeuvre de street-art accroche mon œil ....

et cette fenêtre a un charme fou .

Cette fois , mes pas me portent vers les quais ( on pourrait presque dire le port ) de Rabat . Je quitte la médina par un jolie porte : l'ensemble , également restauré, est charmant . J'arrive directement sur l'Oued Bou Regreg .

Au cœur de la capitale subsiste un coin " pêche " . Un petit navire est devenu un restaurant-Lounge , plutôt luxueux ( menu à 790 dirhams pour 2 en cette Saint Valentin ) .

Rabat se donne des airs de petite Essaouira avec ses mouettes, ses bateaux, sa médina au fond, ses filets de pêche .... Le même site à l'horizontale .

Au fond, Les Oudayas

Un " pêche promenade ", me passe sous le nez . C'est mignon . On a envie de le faire la prochaine fois . Il y avait une activité de passeurs entre Rabat et Salé . Mais avec les ponts, le tramway, ..... Certains se sont adaptés , même si çà se fait toujours, plutôt en été ( la plage de Salé est toute proche ) .

Quelques barques rentrent , les unes après les autres et s'amarrent au ponton, côté Salé . Surement les lointains descendants des redoutables corsaires de Salé . Leur univers a été " explosé" ces dernières années avec l'immense projet d'aménagement de l'oued Bou Regreg . Il leur reste un petit ponton , ..... et juste après, on a construit une grande marina pour accueillir les nouveaux jouets de l'aristocratie locale .

et une autre

Tout ceci fait un curieux mélange entre une architecture ancestrale et la plus grande modernité ....
Ci-après, à gauche, le médina sur sa falaise, au fond le toit blanc du nouveau " Grand Théâtre de Rabat ), à côté duquel commence à sortir la future tour Mohamed VI qui sera la plus haute d' Afrique , et à droite la marina côté Salé .

Mais la Kasbah veille toujours sur la capitale


Un dernier regard ...


Voila pour ce nouveau coup de projecteur sur la capitale . Faites le détour et surprenez- vous
Demain, j'enfourche ma bonne Dacia Sandero et nous partons à l'assaut de l'Atlas .
Je crains que le forum ne soit morose dans les mois à venir , alors pourquoi ne pas faire un nouveau carnet de voyage . J'ai eu la chance de rentrer du Maroc 2 jours avant la suspension des vols et me retrouve donc, comme vous sans doute , en mode confinement total, chez moi, en Basse-Bretagne , avec quelques centaines de photos de mon dernier séjour à sélectionner, recadrer, retravailler .... On s'occupe comme on peut, alors pourquoi ne pas en faire profiter les Forumeurs ?
Je suis resté au Maroc un mois et j'avais organisé un circuit de 10 nuits / 11 jours pour ma plus jeune fille ( 17 ans ) , mon épouse et la grand- mère, ma chère belle-mère, Mina . Ça correspond aux vacances de février en France .
J'avais donc prévu un voyage " simple" sur le papier, mais qui chaque jour et comme toujours allait nous réserver son lot de découvertes, d'émerveillements, de rencontres, de surprises ....
Au programme :
- Départ de Rabat - 2 nuits à Ouarzazate - 2 nuits à N'kob - 2 nuits à Foum Zguid, avec une longue journée 4X4 au plus profond du désert - 4 nuits à Icht / Borj Biramane et retour sur Rabat
Je vais donc essayer d'éviter des redites avec mes précédents carnets, mais le Maroc a tant de richesses à montrer.....
Rabat est une de mes balades urbaines préférées au Maroc . Je découvre toujours de nouveaux endroits, de jolis détails, des points de vue .... Je vais donc m'y balader avec toujours un plaisir renouvelé
Ma première surprise se passe en médina où je découvre avec étonnement que les autorités ont fait le ménage . Tout ce qui encombrait les rues ( déballages sauvages, marchands de tortues et autres lézards, empiétements sur les trottoirs, la rue , etc.... ) a disparu . Plus rien . Même les commerces " en dur " sont "rentrés dans leurs murs" : plus rien sur la voie publique, pas même une chaise.... Une première au Maroc ?
Si le résultat est plutôt agréable dans la rue des consuls ( rue de l'artisanat ) et la rue Souika ( commerces vestimentaires surtout ) , le boulevard Mohamed V, où régnaient les petits restaurants et gargotes , est désormais mort . Ils ont perdu la quasi-totalité de leur ancienne surface commerciale et ne peuvent plus accueillir que quelques clients à la fois . La rue est tuée et il ne me reste plus qu'à chercher un autre endroit où casser la croûte dans la ville . Ce qui est bénéfique dans une rue ( on peut enfin flâner tranquillement ) est catastrophique dans l'autre ( le commerce est mort et le charme est parti ) . A suivre ....
Bon. C'est comme çà . Ici, dans la rue Souika ( à l'heure de la prière ) . Il y a même des poubelles en plastique positionnées dans la rue !

Une autre artère de la médina est la rue Sidi Fatah . Elle donne sur la rue Souika . Une magnifique mosquée y a été restaurée . Si j'en crois mon plan, il s'agit de la mosquée Moulay El Mekki . La porte principale est couverte et on trouve sur chacun des côtés 2 très belles portes ( 4 au total ) . Le minaret octogonal est remarquable . L'ensemble est complété par plusieurs marabout et un peu plus loin se trouve une importante zaouia . C'est vraiment très joli .
L'entrée principale est somptueuse . Le grand art de la peinture sur bois.

Quelques portes latérales



C'est vraiment très agréable de se balader sur la côte atlantique en cette saison ( mi-février ) . Il fait entre 18 et 22 degrés . Temps lumineux . Je n'aurai d'ailleurs pas de pluie pendant un mois ( après avoir eu de la pluie à peu près tous les jours les 5 derniers mois ) : que du bonheur donc ....
Le minaret octogonal

et la rue Sidi Fatah

La rénovation des monuments de la médina est presque terminée . La rue des consuls reprend vie, même si les nombreux fondouks de cette rue sont toujours en travaux . J'ai hâte de les revoir . Je déambule dans les ruelles tranquilles , toujours à l’affût de ces détails qui en font le charme .
Une belle oeuvre de street-art accroche mon œil ....

et cette fenêtre a un charme fou .

Cette fois , mes pas me portent vers les quais ( on pourrait presque dire le port ) de Rabat . Je quitte la médina par un jolie porte : l'ensemble , également restauré, est charmant . J'arrive directement sur l'Oued Bou Regreg .

Au cœur de la capitale subsiste un coin " pêche " . Un petit navire est devenu un restaurant-Lounge , plutôt luxueux ( menu à 790 dirhams pour 2 en cette Saint Valentin ) .

Rabat se donne des airs de petite Essaouira avec ses mouettes, ses bateaux, sa médina au fond, ses filets de pêche .... Le même site à l'horizontale .

Au fond, Les Oudayas

Un " pêche promenade ", me passe sous le nez . C'est mignon . On a envie de le faire la prochaine fois . Il y avait une activité de passeurs entre Rabat et Salé . Mais avec les ponts, le tramway, ..... Certains se sont adaptés , même si çà se fait toujours, plutôt en été ( la plage de Salé est toute proche ) .

Quelques barques rentrent , les unes après les autres et s'amarrent au ponton, côté Salé . Surement les lointains descendants des redoutables corsaires de Salé . Leur univers a été " explosé" ces dernières années avec l'immense projet d'aménagement de l'oued Bou Regreg . Il leur reste un petit ponton , ..... et juste après, on a construit une grande marina pour accueillir les nouveaux jouets de l'aristocratie locale .

et une autre

Tout ceci fait un curieux mélange entre une architecture ancestrale et la plus grande modernité ....
Ci-après, à gauche, le médina sur sa falaise, au fond le toit blanc du nouveau " Grand Théâtre de Rabat ), à côté duquel commence à sortir la future tour Mohamed VI qui sera la plus haute d' Afrique , et à droite la marina côté Salé .

Mais la Kasbah veille toujours sur la capitale


Un dernier regard ...


Voila pour ce nouveau coup de projecteur sur la capitale . Faites le détour et surprenez- vous
Demain, j'enfourche ma bonne Dacia Sandero et nous partons à l'assaut de l'Atlas .
Cape Town and Kruger: 12 days in February with teens
Hi everyone,
I’d love to share a little travel journal from our 14-day/12-night road trip with our two teens (14 and 17) in February/March 2020. A huge thank you to all of you who helped me plan this trip to South Africa—your patience with my endless questions was amazing!

We left Lyon on Saturday, February 22 at 7:00 AM and arrived in Johannesburg at 10:00 PM after a short layover in Amsterdam. Flights cost 440 € per person (booked in October), with carry-on luggage. We added just one checked bag for the whole family (80 € round-trip with the free Flying Blue membership). Since we’d be moving around a lot, we packed light! In Lyon, we reserved parking at P5 in advance for 70 € for 14 days. The Air France/KLM flight was smooth. When we landed, we picked up our bags and had booked a night at the Aero Guest Lodge, just 5 minutes from the airport, with a free shuttle and breakfast. All you have to do is send a WhatsApp message when you arrive at the airport to let the shuttle driver know. The tricky part? Finding him in the terminal—he wasn’t holding a sign with the hotel’s name. 🤪 A South African called him for me since my English wasn’t great (and I had to get used to the accent 😛), and helped us spot the driver (who was actually less than 5 meters away!) with other guests. When we got to the hotel: all good, except we were 10 people in a van meant for 7. The room was spacious—one king-size bed and two single beds for the kids—with a simple but clean bathroom, a garden, pool, and breakfast (which we didn’t try). All for 65 €, so an awesome value!
After a restful night, we woke up at 6:00 AM to catch the shuttle back to the airport. Just a heads-up: there’s only one shuttle per hour in the morning, and Kulula canceled our 9:00 AM flight, moving it to 8:00 AM—so no time for breakfast (it starts at 6:30).
We waited 15 minutes in the lovely garden for the driver, who dropped us off at the airport in 5 minutes.
We checked in for our flight to Cape Town, which cost around 40 € (including two checked bags per person).
We grabbed breakfast at the airport instead (less than 20 € for all four of us—one of the nice surprises of South Africa!), and arrived in Cape Town at 10:20 AM.
After quickly picking up our bags, we headed to the Avis counter and left with a Toyota Corolla for 80 € for 4 days (rented with the Flying Blue card—free additional driver).
Everything’s on the left... not easy, but it works if you plan your route well.
We drove to our Airbnb in Constantia. We were surprised to see animals, bikes, and pedestrians on the highway!
We arrived around 11:30 AM at our rental—a huge house in the vineyards, in a super secure neighborhood, about 15-20 minutes from Hout Bay. It felt like Beverly Hills, but with super-high walls and barbed wire around the villas. 😕

We dropped off our bags, changed into shorts (it was around 30°C/86°F), and headed to the Bay Harbour Market in Hout Bay. We had lunch there—such a great vibe! We wandered through the stalls, everyone picked their own dish, and we sat down on the terrace. There was music, artisans of all kinds... a really nice moment.

I’d withdrawn 50 € before leaving... and that gave me change to pay the parking attendant. Lunch cost around 30 € for four, including food and drinks.

After browsing the artisan stalls, we headed to Hout Bay Beach near the restaurant, Marina Wharf (another small tip for the parking attendant—we’d have to get used to that!). We stopped to admire the sea lions. An ice cream for 1 €? No way we were saying no! 🙂


The fatigue was starting to hit, so we headed to the grocery store 10 minutes away (Constantia shopping center) and then had an aperitif in front of the vineyards, opening a delicious bottle of white wine.
I’d love to share a little travel journal from our 14-day/12-night road trip with our two teens (14 and 17) in February/March 2020. A huge thank you to all of you who helped me plan this trip to South Africa—your patience with my endless questions was amazing!

We left Lyon on Saturday, February 22 at 7:00 AM and arrived in Johannesburg at 10:00 PM after a short layover in Amsterdam. Flights cost 440 € per person (booked in October), with carry-on luggage. We added just one checked bag for the whole family (80 € round-trip with the free Flying Blue membership). Since we’d be moving around a lot, we packed light! In Lyon, we reserved parking at P5 in advance for 70 € for 14 days. The Air France/KLM flight was smooth. When we landed, we picked up our bags and had booked a night at the Aero Guest Lodge, just 5 minutes from the airport, with a free shuttle and breakfast. All you have to do is send a WhatsApp message when you arrive at the airport to let the shuttle driver know. The tricky part? Finding him in the terminal—he wasn’t holding a sign with the hotel’s name. 🤪 A South African called him for me since my English wasn’t great (and I had to get used to the accent 😛), and helped us spot the driver (who was actually less than 5 meters away!) with other guests. When we got to the hotel: all good, except we were 10 people in a van meant for 7. The room was spacious—one king-size bed and two single beds for the kids—with a simple but clean bathroom, a garden, pool, and breakfast (which we didn’t try). All for 65 €, so an awesome value!
After a restful night, we woke up at 6:00 AM to catch the shuttle back to the airport. Just a heads-up: there’s only one shuttle per hour in the morning, and Kulula canceled our 9:00 AM flight, moving it to 8:00 AM—so no time for breakfast (it starts at 6:30).
We waited 15 minutes in the lovely garden for the driver, who dropped us off at the airport in 5 minutes.
We checked in for our flight to Cape Town, which cost around 40 € (including two checked bags per person).
We grabbed breakfast at the airport instead (less than 20 € for all four of us—one of the nice surprises of South Africa!), and arrived in Cape Town at 10:20 AM.
After quickly picking up our bags, we headed to the Avis counter and left with a Toyota Corolla for 80 € for 4 days (rented with the Flying Blue card—free additional driver).
Everything’s on the left... not easy, but it works if you plan your route well.
We drove to our Airbnb in Constantia. We were surprised to see animals, bikes, and pedestrians on the highway!
We arrived around 11:30 AM at our rental—a huge house in the vineyards, in a super secure neighborhood, about 15-20 minutes from Hout Bay. It felt like Beverly Hills, but with super-high walls and barbed wire around the villas. 😕
We dropped off our bags, changed into shorts (it was around 30°C/86°F), and headed to the Bay Harbour Market in Hout Bay. We had lunch there—such a great vibe! We wandered through the stalls, everyone picked their own dish, and we sat down on the terrace. There was music, artisans of all kinds... a really nice moment.

I’d withdrawn 50 € before leaving... and that gave me change to pay the parking attendant. Lunch cost around 30 € for four, including food and drinks.


After browsing the artisan stalls, we headed to Hout Bay Beach near the restaurant, Marina Wharf (another small tip for the parking attendant—we’d have to get used to that!). We stopped to admire the sea lions. An ice cream for 1 €? No way we were saying no! 🙂


The fatigue was starting to hit, so we headed to the grocery store 10 minutes away (Constantia shopping center) and then had an aperitif in front of the vineyards, opening a delicious bottle of white wine.
Aventures indiennes: 2 200 km en Enfield à travers le Kerala, le Tamil Nadu et le Karnataka English translation pending
Avertissement le texte ci-dessous est tiré de ma page Facebook au gré de parutions périodiques. Il peut donc s'en ressentir quelques trous dans le suivi du récit ... Par ailleurs, il s'agit ici de mon premier voyage en Inde, quel es spécialistes et autres habitués de cet incroyable pays me pardonnent de mes imprécisions.
Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...
L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.
Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.
Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.
La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.
Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.
Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.
Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.
L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.
L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.
Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.
L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...
L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.
Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.
Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.
La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plutôt sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.
Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.
Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.
Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.
L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.
L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.
Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.
L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Oui ou non, forfait vin, café, eau à la carte Costa Mediterranea English translation pending
Bonjour à tous. Nous sommes groupe canadien (+ de 100 pers.) sur départ Costa Mediterranea du 12 mars au 10 avril Île Maurice. et plusieurs se questionnent sur forfait à bord 1er jour embarquement si possibilité accès spécial forfait achat carte café, eau, vin. Vous seriez aimable de nous guider à ce sujet. Ce serait grandement apprécié. Un gros merci
Traveling in South Africa: organized tour or DIY?
Hello,
I’m really interested in traveling to South Africa in September 2020. My question is whether I should go on an organized tour or plan my own itinerary. Organized trips are pretty expensive $$$$, but the security aspect reassures me. I’d love to hear your thoughts on safety in South Africa and whether it’s easy to arrange activities like visiting vineyards, Cape Town, and going on a safari on our own. Which is better in terms of cost—booking an organized trip or doing it ourselves? It’s definitely less exciting to follow a group for 10 days. We’re a couple in our 50s who love nature. 😊🦁
I’m really interested in traveling to South Africa in September 2020. My question is whether I should go on an organized tour or plan my own itinerary. Organized trips are pretty expensive $$$$, but the security aspect reassures me. I’d love to hear your thoughts on safety in South Africa and whether it’s easy to arrange activities like visiting vineyards, Cape Town, and going on a safari on our own. Which is better in terms of cost—booking an organized trip or doing it ourselves? It’s definitely less exciting to follow a group for 10 days. We’re a couple in our 50s who love nature. 😊🦁
Compte-rendu de 20 jours en Birmanie : Yangon – Taungoo – Pekhon – Nyangshwe – Kalaw – Yangon English translation pending
Bonjour,
J'ai bien profité du forum pour préparer mon voyage. A mon tour de faire un compte rendu de mon récent et 3ème voyage en Birmanie, seule, sac à dos avec quelques infos à jour (excursions et prix).
Arrivée à Yangon : la bonne nouvelle c'est qu'il y a un bus qui relie maintenant l'aéroport au centre de Yangon. Demandez le « airport shuttle », l'arrêt de bus se trouve à l'extérieur des arrivées, sortie porte 2. C'est 500k et je précise qu'il faut avoir la monnaie car le chauffeur ne rend rien.
Hébergement au Bodhi Nava Hostel & Cafe : petits dortoirs + chambres individuelles avec sanitaires à partager. C'est tout mignon, loin de l'agitation de downtown, très pratique si on veut visiter Shwedagon et le lac Kandawgyi, et en plus, ils font de bons petits plats. En revanche, il faut prendre le bus ou un taxi pour aller dans downtown.
Taxi pour Aung Mingalar : 9 500k
Bus Yangon – Taungoo : plusieurs compagnies et plusieurs horaires possibles. Pour ma part, départ 13h, arrivée 17h00 – Prix : 5 000k
Hotel Taungoo : Myanmar Beauty 2 : environ 29€/nuit + petit-déj. Hôtel super sympa, beau jardin, accueil excellent, bons petits plats, un petit-déjeuner de folie
Une course en trishaw dans Taungoo : 2 000k
La ville de Taungoo est plutôt sympatique mais rien d'incroyable en ville. A visiter : le marché, la pagode Shwesandaw, et le lac Kandawgyi
Activités organisées par l'hôtel : tour à la journée en taxi ou moto taxi à Thaundawgyi et Nawbudaw, Pathi Creek et cimetière chrétien. Je l'ai fait en moto taxi, prix non négocié 30 000k.
Possibilité d'aller à la journée ou sur plusieurs jours à un camp de travail d'éléphants en forêt. Je n'ai pas fait cette excursion mais les personnes que j'ai rencontrées étaient vraiment enchantées par cette activité.
On peut aussi faire du vélo tout simplement.
Mini van Taungoo – Pekhon : départ 06h00 du matin, 9h00 de route éprouvante, avec arrêt à Pinlaung, beaucoup de virages.Prix : 12 000k
Hôtel Pekhon : Pekhon Princess Hotel. Hyper déçue, le seul intérêt de cet hôtel c'est la vue magnifique ! C'est pas entretenu, désert, désuet, une horrible salle commune face au lac, la réception horrible, l'accueil froid, la chambre humide, les draps pas changés, pas de wifi, et des oies à 5 mètres de la fenêtre qui gueulent, un petit-déjeuner :œufs et toasts. Un conseil, ne vous donnez pas la peine de réserver sur Booking, ils ne semblent pas être au courant des réservations, c'est plus cher et en plus il y a toujours de la place dans cet hôtel et vous pourrez négocier. Ça ne vaut pas les 50$ demandés !
Il y a un autre hôtel en ville qui s'appelle le Queen. Pas joli, pas de vue, mais moins cher.
Pour ceux qui cherchent la tranquillité absolue : le Lwal Pann Sone CBT (Community Based Tourism) : quelques huttes dans une architecture traditionnelle pour 30$ la nuit. C'est à 15 minutes de bateau de Pekhon. Y a rien autour vous êtes prévenus.
Quitte à être sur le lac Samkar, si c'était à refaire et si cet hôtel avait été ouvert à la réservation, je serais allée au Little Lodge. Très bel endroit mais désert quand je suis allée voir. J'ai de loin préféré le village de Samkar à celui de Pekhon, pourtant très mignon.
Excursion en pirogue à la journée sur le lac Samkar : un marché, Paya Thaung, Thar Kaung (ce site est magnifique). Prix non négocié : 50 000k
Taxe Inle lake (valable 5 jours) : 15 000k
Bateau (pirogue) Pekhon – Nyangswhe : 5h de trajet, assis sur une natte au fond de la pirogue. Pas d'arrêt pipi ou lunch, faut prendre ses précautions. C'est un de mes meilleurs moments sur mes 3 semaines de voyage.
Hôtel Nyangswhe : Aquarius Inn, 15$/nuit + très bon petit-déjeuner, chambre simple mais confortable, joli jardin, excellent accueil, plein de bons conseils.
Excursion sur le lac Inle Indein compris : 20 000k
Déjeuner à Indein : j'ai adoré le Miss Nyangshwe et la jolie vue sur le canal arboré, il y aussi 3 ou 4 restaurants dans la forêt de bambous, hyper tranquilles
Nouveau à Indein : des moto taxis attendent les touristes à la sortie de la pirogue pour proposer de monter jusqu'à la pagode Shwe Indein, avec une petite rallonge, monter jusqu'au view point et redescendre. Ca évite de monter par le corridor de marchands de souvenirs ou de monter à la pagode sur le côté, ce qui fait une petite trotte. A vous de voir !
Excursion à Maing Thauk : on peut bien sûr louer un vélo. Perso, j'ai fait l'excursion en moto taxi pour 12 000k : Forest Monastery (ça grimpe beaucoup. Il faut laisser les vélo à l'intersection, là où des moto taxis attendent, c'est pas pour rien!!), Maing Thauk et son pont de bois, une balade en barque avec une petite dame du village pour 4 000k et le Red Mountain Estate pour déjeuner et une dégustation de vins (2 blancs, 2 rouges pour 5 000k) devant une vue incroyable
Excursion à Kakku en taxi : 45 000k + 5 000k l'entrée. C'est cher, mais c'est vraiment à voir. Contrairement à ce qui est dit sur certains forums et blogs, pas besoin de passer à Taunggyi pour prendre un guide. Il y a un joli petit marché à côté du site où l'on peut déjeuner.
A voir à Nyangshwe : le grand marché des 5 jours, la jolie pagode Yadanar, l'esthétique pagode Shwe Yan Pyay (20 mn de marche du centre), l'activité sur le canal, faire un cours de cuisine ( chez Thae Su par exemple), un massage (chez Thae Su par exemple... oui oui c'est de la pub parce que c'est bien).
Train Shwenyang – Kalaw : attention les horaires ont changé, 2 départs 7h00 et 11h00. Upperclass, 1 200k. Très joli trajet. Le train s'arrête à Heho et Aungban et a pour destination Thanzi.
Hôtel Kalaw : Hillock Villas. Super accueil, ambiance chalets de montagne, joli jardin au calme, jolies chambres, très bon petit-déjeuner, un peu excentré, à 10 minutes de marche du centre, mais marche facile. 35$. Attention l'hiver, il fait hyper froid dans les chambres, le chauffage est en supplément !
A faire à pied : la petite église Ste Catherine, la jolie pagode Shwe OO Myn et ses jolies grottes pleines de boudhas. Le view point sur la ville depuis le monastère Thein Thaung et safari photo des plus jolies maisons de Kalaw.
Excursion en taxi à la journée à Pindaya : 35 000k (réservé par mon hôtel) + taxe Pindaya de 5$ + entrée aux grottes 3 000k. Quand on arrive en taxi, dépose au pied de l'ascenseur. Arrêt au grand marché de Pindaya, visite d'une fabrique d'ombrelles, arrêt dans l'allée des banyans et dans le joli monastère en teck Kyang Hsin Khaung.
Excursion possible mais pas faite au départ de Kalaw : aller au Green Hill Valley (camp de retraite des éléphants) à 2h de route. Prix annoncé en taxi 100$ + donation au centre.
Bus de jour Kalaw – Yangon : environ 10h de bus pour 17 000k.
Taxi Aung Mingalar – Downtown : 11 000k âprement négocié (au lieu des 20 000k)
Hôtel Yangon : Yangon Heritage. 35$/nuit + petit-déjeuner. Très bien, hyper bien situé, jolie déco, confortable, super accueil et bon petit-déjeuner.
Balade à pied dans Yangon : au départ de Sule, la caserne dans Sule Pagoda Rd, la mosquée, le Yangon City Hall, Baptist Church, le parc Mahabandoola, la Haute Cour, la Bourse, The Strand, les Douanes, la Capitainerie, la Poste. Jolie découverte: l'église arménienne. Déjeuner au Lucky 7 dans la 49ème, Au retour, le Ministers' Office qui est en rénovation et le clou de ma journée, c'est Saint Mary's Church, une petite merveille.
Voilà, j'espère que ça vous a aidé dans la préparation de votre itinéraire.
Faites de beaux voyages Patsy
Faites de beaux voyages Patsy
Voyage organisé au Vietnam English translation pending
Bonjour, je pars avec ma femme du 4 au 17 mars avec voyage privé si quelqu'un a voyagé avec j'aimerai avoir des retours d'expériences (nous partons avec cet organisme car mon épouse à quelques problèmes de santé et il nous a paru assez correct) pour le change est-il toujours d'actualité que se sont les bijouteries le plus intéressant? si vous avez des conseils ou même des bons plans nous sommes preneurs merci à vous tous
Organiser mon voyage en boucle Colombo - Colombo au Sri Lanka English translation pending
Bonjour,
Nous aimerions organiser notre voyage au Sri Lanka via Voyage Forum, pouvez-vous nous aider ? Nous arrivons le 14 mai à 08:35 du matin à Colombo pour un retour le 01 juin.
Pour commencer, nous avons imaginé le périple suivant :
Une boucle nous faisant passer par le triangle culturel (sigiriya, Polonaruwa, Dambulla...) ensuite Kandy et après Ella et Haputale.
Ensuite descendre vers udawalawe voir les élephants pour rejoindre après les plages de l'est vers Arugam bay et passikudah.
J’aimerais que nous préparions ce voyage étape par étape.
A partir de notre arrivée à Colombo,
1) quel train prendre, quel bus ou tuktuk, voir ensemble les horaires et éventuellement les réservations ?
2) Qu’est-ce qu’il faut visiter en priorité ?
3) Combien de temps reSter pour visiter ? 4) Quel safari ?
Sachant que nous avons envie de rejoindre la plage à partir du 25 mai car visiter c’est bien mais là farniente aussi !!!
D’avance, je vous remercie.
Valerie et Philippe
Nous aimerions organiser notre voyage au Sri Lanka via Voyage Forum, pouvez-vous nous aider ? Nous arrivons le 14 mai à 08:35 du matin à Colombo pour un retour le 01 juin.
Pour commencer, nous avons imaginé le périple suivant :
Une boucle nous faisant passer par le triangle culturel (sigiriya, Polonaruwa, Dambulla...) ensuite Kandy et après Ella et Haputale.
Ensuite descendre vers udawalawe voir les élephants pour rejoindre après les plages de l'est vers Arugam bay et passikudah.
J’aimerais que nous préparions ce voyage étape par étape.
A partir de notre arrivée à Colombo,
1) quel train prendre, quel bus ou tuktuk, voir ensemble les horaires et éventuellement les réservations ?
2) Qu’est-ce qu’il faut visiter en priorité ?
3) Combien de temps reSter pour visiter ? 4) Quel safari ?
Sachant que nous avons envie de rejoindre la plage à partir du 25 mai car visiter c’est bien mais là farniente aussi !!!
D’avance, je vous remercie.
Valerie et Philippe
Compte rendu de croisière Costa Fortuna: Singapour-Malaisie-Thaïlande (décembre 2019) English translation pending
Hello !
Afin de faciliter la recherche des futurs croisiéristes voici un petit compte rendu de mes différentes escales : Déjà, avant le départ:
monnaie locale. Même si le dollar passe quasiment systématiquement, les prix seront toujours + avantageux en http:// monnaie locale. J’ai donc fait le change ici : www.changemagenta.fr forfait téléphonique : pensez à prendre un forfait téléphonique internationale. Exemple chez sosh : pass Evasion 29€ : 3Go + 30 min + 50 SMS. Les 3Go ont largement été suffisant pour faire mes recherches sur place : google map etc… Cela rassure beaucoup de savoir qu’à tout moment on peut savoir où on est et comment revenir ou appeler un taxi… Pour optimiser le forfait vous pouvez télécharger les plan de google map des différentes escales afin d'économiser quelques Mo - faire très attention à ne pas dépasser Si pas de forfait : DESACTIVER LE ROAMING ou les DATA mobiles - Pour vous donner un ordre d'idée j'ai utilisé 1500Mo. à 13€ du Mo. J'aurais du payé 20000€ de hors forfait... Application taxi : En Malaisie et Singapour vous pouvez utiliser l’application de taxi : grab (uber n’étant pas disponible)
Place aux escales :
Langkawi :
mon escale : Pour ne pas rentrer dans les détails je n’ai pas pu descendre longtemps du bateau. Mais ce que j’ai fait été très bien. J’ai pris un taxi à la plage la plus proche (le taxi se trouve à l’entrée de l’hotel : Resort World Langkawi Parking Lot - plan sur google map) nom de la plage PANTAI CENANG. La plage est magnifique, très propice à la baignade. De nombreux cafés et petites boutiques sur le coté. Idéal pour une journée farniente mojito plage. Prix taxi à l’aller = 20MYR = 4€ – retour (sous un cabanon bleu) 30 MYR = 6€ Je crois même qu'il est possible de faire des activités nautiques : jet ski, parachute attentionnelle, banane... Il y a aussi un petit centre commerciale où j'ai pu enfin me trouver un chapeau :D

Possibilités :
A la sortie du bateau il y a beaucoup de possibilité : -taxi qui amène aux principales destinations : en longeant la route à gauche : ne pas hésiter à attendre d’autre croisiériste pour paratager les frais : omangrove Tour oSky cab et sky bridge : attention, j’ai eu bcp de mauvais commentaire sur le cable car. attente trop longue notamment…. oEagle square o… Attention le taxi vous emmène et vous attend dans les attractions touristiques mais les tickets de celle-ci seront à payer sur place lieu google map pour prendre le taxi

-tour de bateau : en tournant à droite après le pont. Le bateau fait plusieurs endroits. Je me rappelle pu des noms : eagle island, autres iles... Plusieurs départ de bateau possible. Tout de suite au premier bâtiment. En marchant un petit km sur la droite toujours : Island Hopping Langkawi - Alanona.Plan google map départ du bateau
Suite des escales à venir....
Afin de faciliter la recherche des futurs croisiéristes voici un petit compte rendu de mes différentes escales : Déjà, avant le départ:
monnaie locale. Même si le dollar passe quasiment systématiquement, les prix seront toujours + avantageux en http:// monnaie locale. J’ai donc fait le change ici : www.changemagenta.fr forfait téléphonique : pensez à prendre un forfait téléphonique internationale. Exemple chez sosh : pass Evasion 29€ : 3Go + 30 min + 50 SMS. Les 3Go ont largement été suffisant pour faire mes recherches sur place : google map etc… Cela rassure beaucoup de savoir qu’à tout moment on peut savoir où on est et comment revenir ou appeler un taxi… Pour optimiser le forfait vous pouvez télécharger les plan de google map des différentes escales afin d'économiser quelques Mo - faire très attention à ne pas dépasser Si pas de forfait : DESACTIVER LE ROAMING ou les DATA mobiles - Pour vous donner un ordre d'idée j'ai utilisé 1500Mo. à 13€ du Mo. J'aurais du payé 20000€ de hors forfait... Application taxi : En Malaisie et Singapour vous pouvez utiliser l’application de taxi : grab (uber n’étant pas disponible)
Place aux escales :
Langkawi :
mon escale : Pour ne pas rentrer dans les détails je n’ai pas pu descendre longtemps du bateau. Mais ce que j’ai fait été très bien. J’ai pris un taxi à la plage la plus proche (le taxi se trouve à l’entrée de l’hotel : Resort World Langkawi Parking Lot - plan sur google map) nom de la plage PANTAI CENANG. La plage est magnifique, très propice à la baignade. De nombreux cafés et petites boutiques sur le coté. Idéal pour une journée farniente mojito plage. Prix taxi à l’aller = 20MYR = 4€ – retour (sous un cabanon bleu) 30 MYR = 6€ Je crois même qu'il est possible de faire des activités nautiques : jet ski, parachute attentionnelle, banane... Il y a aussi un petit centre commerciale où j'ai pu enfin me trouver un chapeau :D

Possibilités :
A la sortie du bateau il y a beaucoup de possibilité : -taxi qui amène aux principales destinations : en longeant la route à gauche : ne pas hésiter à attendre d’autre croisiériste pour paratager les frais : omangrove Tour oSky cab et sky bridge : attention, j’ai eu bcp de mauvais commentaire sur le cable car. attente trop longue notamment…. oEagle square o… Attention le taxi vous emmène et vous attend dans les attractions touristiques mais les tickets de celle-ci seront à payer sur place lieu google map pour prendre le taxi

-tour de bateau : en tournant à droite après le pont. Le bateau fait plusieurs endroits. Je me rappelle pu des noms : eagle island, autres iles... Plusieurs départ de bateau possible. Tout de suite au premier bâtiment. En marchant un petit km sur la droite toujours : Island Hopping Langkawi - Alanona.Plan google map départ du bateau
Suite des escales à venir....
Voyage en France en 2020 English translation pending
Bonsoir et bonne année 2020
Je pense à visiter la France (pas encore choisit la direction entre Paris, Marseille, haute Normandie, Nice) et encore des questions qui s'imposent pour chaque voyageurs
À vôtre avis la météo sera bonne en février ou mars ? Y a t'il encore des manifestations ? C'est quoi les bonnes endroits à visiter et à éviter ? Et à propos le budget environ combien est il le minimum ou le moyen ? Y a t'il des familles d'accueil comme on le trouve à UK et USA ?
Automne au Japon English translation pending
Après avoir longuement parcouru le forum depuis plusieurs mois pour préparer méticuleusement notre voyage au Japon, vient le moment de tenter de rédiger un carnet de voyages relatant les 6 semaines de découvertes de ce pays qui nous a véritablement séduit. Et pourtant, jusqu'à un passé assez récent, cette destination ne faisait absolument pas partie de nos projets. L'image d'un pays extrêmement urbanisé nous effrayait trop. La curiosité a fini par l'emporter et, presque sur un coup de tête, nous décidons au printemps d'acheter un billet d'avion sans avoir encore d'itinéraire précis en vue. Grâce aux contributeurs, fins connaisseurs du Japon, de ce forum que nous remercions vivement, nous avons pu élaborer un itinéraire qui s'est avéré riche de découvertes. Il ne fut pas aisé de choisir car nous voulions évidemment découvrir quelques villes emblématiques mais aussi prendre le temps de nous perdre un peu dans des espaces de nature. Notre itinéraire nous aura donc conduit de Kyoto à Hiroshima avec une courte escapade à vélo sur la Shimanani Kaido. Le Shinkansen nous mènera ensuite vers Fukuoka pour une découverte du nord de Kyushu avant de rejoindre les Alpes japonaises et la péninsule de Noto. Enfin, il nous paraissait inimaginable de ne pas découvrir la région du mont Fuji avant de terminer notre séjour à Tokyo.
Alternant voyages en train et location de voitures nous avons eu le privilège de prendre notre temps. Contrairement à nos habitudes, fort de nos lectures préalables, nous avions, cette fois, planifié le trajet au jour le jour avant le départ.
Sur un plan pratique, la technologie nous a apporté une aide précieuse au quotidien grâce à quelques applications déjà abondamment citées sur le forum : pour l'orientation, Mapsme; pour la compréhension, Google traduction assez efficace en vocal mais peu fiable pour lire les panneaux; pour les tarifs et horaires de train, Navitime et, enfin, Metrotokyo. Les multiples spot wifi associés à une carte data Sim à 2000 yens nous ont permis de voyager sans réelle difficulté.
10/10 : Kyoto
Après un voyage sans histoire et 10 heures de vol nous atterrissons à Osaka avec un peu d'avance sur l'horaire prévu. Les formalités de police et douane sont très rapides. À 7h10 nous montons dans le bus limousine qui nous conduit directement vers Kyoto. Curieux et impatients de découvrir ce nouveau pays nous observons attentivement les abords de l'autoroute.

Le décor est planté : tout autour le paysage est très urbanisé et industrialisé avec, de ci de là, quelques grands espaces cultivés entourés de constructions.

Nous rejoignons la gare de Kyoto 2 heures plus tard. Nous gagnons notre hôtel à pied et y laissons les bagages car l'enregistrement débute à 16 heures seulement et l'aimable réceptionniste ne déroge évidemment pas à la règle. Nous cherchons ensuite de quoi restaurer nos estomacs affamés. Dans la galerie marchande de la gare un restaurant avec commande par automate nous simplifie la vie car nous sommes encore un peu sonnés et n'avons pas trop envie de tester nos minces connaissances en japonais.


Après avoir repris quelques forces avec un plat de udon nous partons à la découverte des environs. Tout autour, l'architecture mêle buildings modernes le long de larges avenues et petites maisons anciennes bordant des ruelles tranquilles. Nous sommes de suite plongés dans ces contrastes qui jalonnent les villes japonaises.






Nous entamons la « tournée » des temples par 2 ensembles bouddhistes : le temple Toji avec la pagode à 5 étages la plus haute du Japon, dit on, et le temple Higashi Hongan-ji.




10/10 : Kyoto
Après un voyage sans histoire et 10 heures de vol nous atterrissons à Osaka avec un peu d'avance sur l'horaire prévu. Les formalités de police et douane sont très rapides. À 7h10 nous montons dans le bus limousine qui nous conduit directement vers Kyoto. Curieux et impatients de découvrir ce nouveau pays nous observons attentivement les abords de l'autoroute.

Le décor est planté : tout autour le paysage est très urbanisé et industrialisé avec, de ci de là, quelques grands espaces cultivés entourés de constructions.

Nous rejoignons la gare de Kyoto 2 heures plus tard. Nous gagnons notre hôtel à pied et y laissons les bagages car l'enregistrement débute à 16 heures seulement et l'aimable réceptionniste ne déroge évidemment pas à la règle. Nous cherchons ensuite de quoi restaurer nos estomacs affamés. Dans la galerie marchande de la gare un restaurant avec commande par automate nous simplifie la vie car nous sommes encore un peu sonnés et n'avons pas trop envie de tester nos minces connaissances en japonais.


Après avoir repris quelques forces avec un plat de udon nous partons à la découverte des environs. Tout autour, l'architecture mêle buildings modernes le long de larges avenues et petites maisons anciennes bordant des ruelles tranquilles. Nous sommes de suite plongés dans ces contrastes qui jalonnent les villes japonaises.






Nous entamons la « tournée » des temples par 2 ensembles bouddhistes : le temple Toji avec la pagode à 5 étages la plus haute du Japon, dit on, et le temple Higashi Hongan-ji.




Trois semaines en Birmanie English translation pending
La Birmanie, on y avait pensé il y a quelques années années déjà mais ça ne s'était pas fait.
Cette année, en novembre on a bouclé nos valises après avoir préparé notre voyage sur les forums et suivi les conseils des uns et des autres, notamment ceux de Christophe.
On a voyagé avec la Qatar et on a atterri à Rangon après une escale à Doha.
A 18h30, l'avion se posait à Rangon et à 19h, on était déjà dans le taxi qui nous conduisait à notre hôtel , hôtel réservé avant de partir. On avait choisi un hôtel assez proche de la gare routière puisqu'on voulait repartir dès le lendemain pour Mandalay.
Sitôt arrivés au Winner Résidence, on leur fait part de notre souhait de réserver un bus pour le lendemain matin. La réceptionniste n'est pas très optimiste, nous sommes à la veille d'un week-end de fête...Elle va se décarcasser et finir par nous trouver 2 billets...Premier contact avec les Birmans....Positif...Et ça ne se démentira pas une seule au cours de ces 3 semaines. Des gens serviables, aimables, accueillants, souriants...Et sans être intéressés....Bravo!
Après une bonne nuit , bercés par la pluie diluvienne qui s'abat sur la ville, on prend un bon petit déjeuner et on saute dans le taxi pour aller jusqu'à la gare routière. La jeune fille de l'hôtel tient à nous accompagner. On est surpris...Mais quand on voit la foule et combien il est difficile de se frayer un chemin pour faire les derniers mètres on comprend mieux et on apprécie d'être guidés jusqu'au bureau de l'agence qui a vendu nos billets...On récupère les billets :28000kiats pour nous 2. Et à 9h30 on est en route pour Mandalay....Il pleut encore sur la 1ère partie du parcours mais on roule bien. .
Compte-rendu et impression croisière MSC Sinfonia novembre 2019 English translation pending
Bonjour,
J’ai eu l’occasion de partir en croisière avec le MSC Sinfonia début novembre dans l’Adriatique au départ de Venise.
Itinéraire : Venise-Split-mer-Santorin-Saranda-Dubrovnik-Ancone-Venise
C’était notre première croisière et nous avons été très satisfaits. J’apporte quelques informations et remarques sur la croisière et les escales pour ceux que cela intéresse.
Split Dix heures d’escale. Le bateau est à quai et la vieille ville, très belle, est à 10mn de marche. Nous avons passé notre journée à nous y promener ainsi que dans les quartiers plus récents et au sommet du parc Marjan.
Ile Santorin Six heures d’escale. Le paquebot est au large et des chaloupes motorisées du port viennent chercher les passagers et les déposer au bout de 5-10 mn de navigation au petit port au pied de Fira. Nous avons acheté de suite les billets combinés « vedette-bus » (il y a 2 sociétés sur le petit quai, c’est très rapide pour acheter). Dès que la vedette est remplie (en 10mn pour nous), elle part pour le petit port d’Oia (10mn de trajet). Un bus nous attend pour grimper à Oia (3mn). Le chauffeur nous indique que le bus repassera à 11h et à 12h pour conduire les passagers à Fira. Nous avons visité à notre rythme cette superbe petite ville. A 11h, le bus nous a menés à Fira en 10mn. Là aussi, nous avons visité pendant 2 heures la belle ville de Fira avant de descendre le grand escalier qui mène au port (15 mn environ) et prendre la chaloupe vers le Sinfonia. L’escale était certes courte mais nous avons pu visiter correctement Oia et Fira.
Saranda - Sarande (Albanie) Huit heures d’escale. Le Sinfonia mouille au large et des chaloupes motorisées du bateau transportent en 5-10mn les passagers au port, lui-même situé à 5mn à pied du centre-ville. La ville n’est pas extraordinaire. Elle est en plein développement. Nous voulions nous imprégner de l’ambiance d’une petite ville d’Albanie, pays qui fut longtemps fermé. Il est possible de faire appel aux nombreux prestataires locaux à la descente des chaloupes pour faire un tour en voiture dans les environs (30-40€ pour 4 heures de route)
Dubrovnik Dix heures d’escale. Le bateau est à quai. La vieille ville est à 3 km. Nous avons fait le trajet à pied (50 mn) aussi bien à l’aller qu’au retour. Il y a une bus MSC à 15€ la journée pour ceux qui veulent se rendre au plus vite à la cité fortifiée. Pour avoir un point de vue sur la vieille ville, nous n'avons pas pris le téléphérique, assez cher. Nous sommes montés pendant une quinzaine de minutes dans le quartier moderne en face et nous avons trouvé une ouverture nous permettant d'admirer la côte, les îles au large et la vieille ville.
Ancône Dix heures d’escale. Le bateau est à quai et on atteint le centre-ville en 5 mn de marche. Là aussi, nous nous sommes promenés dans toute la ville, ancienne (ruines romaines et grecques) et moderne.
Excursions Nous n’avons jamais acheté d’excursions (MSC ou prestataires locaux), préférant visiter les lieux à notre rythme.
Boissons Nous n’avons pas pris les packages boissons. Cela ne nous semblait pas rentable au vu de notre consommation. A titre d’exemple, je prenais un cocktail classique (daiquiri, mojito, irish coffee, …) pour 9€ en fin d’après-midi, un verre de vin pour 6€ et une bouteille d’eau 1l à 3€ pour ma femme (en incluant à chaque fois les 15% de service). A titre indicatif, l’expresso est à 2,20€, un soda à 3,50€, la bière en bouteille (les Lager) à 6,90€.Les 2 premiers jours, le personnel a fait de la réclame pour vendre ces packages, mais il n’insistait pas en cas de refus.
Photos Pour les photos, nous n’avons pas ressenti de pression de la part des photographes MSC pour la prise des photos, hormis peut-être le premier jour. Toutes les photos sont ensuite exposées sur plusieurs murs dans un espace dédié du bateau. Libre à vous de les acheter ou pas (20€ l’unité je crois). Elles sont très belles en tout cas.
Repas Pour le repas au restaurant, nous étions regroupés par table de 8, les autres convives étant francophones. La composition des tables ne changent pas durant la croisière, sauf demande. Deux serveurs s'occupent de 2 tables de 8 personnes. Le service est rapide et bienveillant. Les serveurs sont polyglottes et très attentionnés. Beaucoup sont brésiliens, indonésiens, philippins, malgaches. Nous y avons toujours dîné, mais jamais déjeuné (préférant manger à terre en cas d'escale). Nous y avons pris les petit-déjeuners.Il était possible de manger au buffet (self-service, placement libre, horaires élargis) plutôt qu'au restaurant pour le pet-déjeuner, déjeuner et dîner.
Spectacles Comme nous étions au second service pour le dîner (21h), nous allions au spectacle tous les soirs avant le repas. Il était de bon niveau mêlant chanteurs, danseurs, jongleurs et acrobates. La troupe est restée la même tout au long de la croisière. Le thème est bien sûr différent chaque soir.De plus, chaque jour à partir de 18h, les différents bars à thème du Sinfonia offrent la possibilité d'écouter chanteurs et musiciens.
Cabine Nous avions pris une cabine intérieure. Elle était certes petite (11m²) mais confortable et propre. Le ménage était fait et bien fait deux fois par jour. Nous n'avons jamais été gênés par du bruit ou des vibrations.
Personnel Le personnel du Sinfonia s’est révélé très sympathique, souriant et serviable tout au long de la croisière.
Passagers Nous n’avons jamais ressenti de cohue, de phénomène de foule même s’il y avait 3000 personnes, personnel compris. Il y avait de tous les âges, même des enfants, mais en majorité des quinquas et au-delà. De toutes provenances, avec beaucoup d’Italiens, suivis des Allemands, Espagnols, etc Les Français n’étaient pas les plus nombreux, loin de là. Pas mal de Sud-Américains aussi.
Telles sont nos impressions tirées de cette belle croisière. N'hésitez pas me poser des questions. Cordialement
C’était notre première croisière et nous avons été très satisfaits. J’apporte quelques informations et remarques sur la croisière et les escales pour ceux que cela intéresse.
Split Dix heures d’escale. Le bateau est à quai et la vieille ville, très belle, est à 10mn de marche. Nous avons passé notre journée à nous y promener ainsi que dans les quartiers plus récents et au sommet du parc Marjan.
Ile Santorin Six heures d’escale. Le paquebot est au large et des chaloupes motorisées du port viennent chercher les passagers et les déposer au bout de 5-10 mn de navigation au petit port au pied de Fira. Nous avons acheté de suite les billets combinés « vedette-bus » (il y a 2 sociétés sur le petit quai, c’est très rapide pour acheter). Dès que la vedette est remplie (en 10mn pour nous), elle part pour le petit port d’Oia (10mn de trajet). Un bus nous attend pour grimper à Oia (3mn). Le chauffeur nous indique que le bus repassera à 11h et à 12h pour conduire les passagers à Fira. Nous avons visité à notre rythme cette superbe petite ville. A 11h, le bus nous a menés à Fira en 10mn. Là aussi, nous avons visité pendant 2 heures la belle ville de Fira avant de descendre le grand escalier qui mène au port (15 mn environ) et prendre la chaloupe vers le Sinfonia. L’escale était certes courte mais nous avons pu visiter correctement Oia et Fira.
Saranda - Sarande (Albanie) Huit heures d’escale. Le Sinfonia mouille au large et des chaloupes motorisées du bateau transportent en 5-10mn les passagers au port, lui-même situé à 5mn à pied du centre-ville. La ville n’est pas extraordinaire. Elle est en plein développement. Nous voulions nous imprégner de l’ambiance d’une petite ville d’Albanie, pays qui fut longtemps fermé. Il est possible de faire appel aux nombreux prestataires locaux à la descente des chaloupes pour faire un tour en voiture dans les environs (30-40€ pour 4 heures de route)
Dubrovnik Dix heures d’escale. Le bateau est à quai. La vieille ville est à 3 km. Nous avons fait le trajet à pied (50 mn) aussi bien à l’aller qu’au retour. Il y a une bus MSC à 15€ la journée pour ceux qui veulent se rendre au plus vite à la cité fortifiée. Pour avoir un point de vue sur la vieille ville, nous n'avons pas pris le téléphérique, assez cher. Nous sommes montés pendant une quinzaine de minutes dans le quartier moderne en face et nous avons trouvé une ouverture nous permettant d'admirer la côte, les îles au large et la vieille ville.
Ancône Dix heures d’escale. Le bateau est à quai et on atteint le centre-ville en 5 mn de marche. Là aussi, nous nous sommes promenés dans toute la ville, ancienne (ruines romaines et grecques) et moderne.
Excursions Nous n’avons jamais acheté d’excursions (MSC ou prestataires locaux), préférant visiter les lieux à notre rythme.
Boissons Nous n’avons pas pris les packages boissons. Cela ne nous semblait pas rentable au vu de notre consommation. A titre d’exemple, je prenais un cocktail classique (daiquiri, mojito, irish coffee, …) pour 9€ en fin d’après-midi, un verre de vin pour 6€ et une bouteille d’eau 1l à 3€ pour ma femme (en incluant à chaque fois les 15% de service). A titre indicatif, l’expresso est à 2,20€, un soda à 3,50€, la bière en bouteille (les Lager) à 6,90€.Les 2 premiers jours, le personnel a fait de la réclame pour vendre ces packages, mais il n’insistait pas en cas de refus.
Photos Pour les photos, nous n’avons pas ressenti de pression de la part des photographes MSC pour la prise des photos, hormis peut-être le premier jour. Toutes les photos sont ensuite exposées sur plusieurs murs dans un espace dédié du bateau. Libre à vous de les acheter ou pas (20€ l’unité je crois). Elles sont très belles en tout cas.
Repas Pour le repas au restaurant, nous étions regroupés par table de 8, les autres convives étant francophones. La composition des tables ne changent pas durant la croisière, sauf demande. Deux serveurs s'occupent de 2 tables de 8 personnes. Le service est rapide et bienveillant. Les serveurs sont polyglottes et très attentionnés. Beaucoup sont brésiliens, indonésiens, philippins, malgaches. Nous y avons toujours dîné, mais jamais déjeuné (préférant manger à terre en cas d'escale). Nous y avons pris les petit-déjeuners.Il était possible de manger au buffet (self-service, placement libre, horaires élargis) plutôt qu'au restaurant pour le pet-déjeuner, déjeuner et dîner.
Spectacles Comme nous étions au second service pour le dîner (21h), nous allions au spectacle tous les soirs avant le repas. Il était de bon niveau mêlant chanteurs, danseurs, jongleurs et acrobates. La troupe est restée la même tout au long de la croisière. Le thème est bien sûr différent chaque soir.De plus, chaque jour à partir de 18h, les différents bars à thème du Sinfonia offrent la possibilité d'écouter chanteurs et musiciens.
Cabine Nous avions pris une cabine intérieure. Elle était certes petite (11m²) mais confortable et propre. Le ménage était fait et bien fait deux fois par jour. Nous n'avons jamais été gênés par du bruit ou des vibrations.
Personnel Le personnel du Sinfonia s’est révélé très sympathique, souriant et serviable tout au long de la croisière.
Passagers Nous n’avons jamais ressenti de cohue, de phénomène de foule même s’il y avait 3000 personnes, personnel compris. Il y avait de tous les âges, même des enfants, mais en majorité des quinquas et au-delà. De toutes provenances, avec beaucoup d’Italiens, suivis des Allemands, Espagnols, etc Les Français n’étaient pas les plus nombreux, loin de là. Pas mal de Sud-Américains aussi.
Telles sont nos impressions tirées de cette belle croisière. N'hésitez pas me poser des questions. Cordialement
Retour de voyage Guinée/Sierra Leone English translation pending
Retour rapide sur mon (trop) court séjour (10 jours :-() en Guinée et Sierra Leone en novembre (superbe temps).
Tout d'abord merci à ceux qui m'ont aidé il y a quelques semaines sur le forum & notamment a Patrick (foutadecouverte) que j'ai eu la chance de croiser a Dalaba.
Assez surpris globalement de la facilité de voyager dans ces deux pays, j'ai pas mal bourlingué ailleurs, mais je voyais mon tout premier voyage en afrique de l'ouest comme plus compliqué...
Visa Guinée - 60 eur a l'ambassade de paris, disponible dans la journée, très efficace. Visa Sierra Leone - 80 usd a la frontière de Pamélap/Kambia (visa on arrival depuis septembre). Là encore aucun souci.
Conakry - passage ultra court, residence schaka 45 euros Taxi brousse Conakry (station bembeto) - Dalaba: 18 euros pour 2 places, vraiment indispensable pour voyager dans des conditions correctes. 7/8h de trajet, sans trop de traffic. Ca circule bien mieux a partir de Kindia (meilleure route et moins de traffic)
On trouve des ATM a Kindia, Mamou & Labé, rien à Pita et Dalaba. certains hotels et guides acceptent facilement les euros, donc pas mal d'avoir une petite réserve plutot que de se trimballer avec des liasses de francs guinéens.
Dalaba. -hôtel tangama : la seule chambre dispo était moisie, a éviter même si l'hôtel a dû avoir du "charme" dans un passé lointain. 10 euros -hôtel SIB: super situation mais un peu laissé à l'abandon, sans charme, service bof...bien pour prendre un verre. de 25 a 40 euros. -icône guesthouse. Le plus cher, 45 euros, mais je les ai mis avec plaisir. La maison a du charme, un grand jardin, on est acceuilli en ami, Virginie connait très bien la région et la bouffe vaut le détour. Rien d'exceptionnel dans la ville, on peut orga en un jour les chutes de ditin (90 mins moto taxi, très bien et belle route) et pont de dieu (rando sympa depuis Dalaba mais le "pont" en lui même n'a pas un intérêt fou): 20 euros en taxi moto pour une personne, compter une journée.
Départ pour Doucki, chez Hassan. 5 euros pour 2 places pour Pita puis 8 euros pour le moto taxi. Superbe endroit ce Doucki, et le projet d'Hassan l'est tout autant. Le logement en case est simple, mais très propre. Pour 50 euros par jour, on a le gîte et le couvert, et toutes les randos guidées incluses. Superbe.
Mon objectif etait ensuite de rejoindre Freetown pour passer quelques jours sur ce qui semble parmi les plus belles plages d'afrique de l'ouest avant de rentrer.
Double place Doucki - Kindia en très bon minibus: 26 euros, depart 8h arrivee 15:30. j'avais prévu de passer la nuit aux chutes du voile de la mariée, mais l'hotel est fermé pour renovation. Dommage, l'endroit est agréable.
Moto taxi donc jusqu'a Pamélap, 3h30, 35 euros...peut etre un peu cher mais enfin de journée, le chauffeur a dû subir...la route est bonne, et superbe sur la première moitié. quelques barrages relous mais rien d'insurmontable....Une fois qu'on rejoint la route Coyah-Pamélap, la route devient lamentable sauf sur les derniers kilomètres. Mais quelle erreur d'arriver a Pamelap si tard ! frontiere fermée (a partir de 18:30 apparemment & la ville est sordide. Logement possible en motel (...) pour 5 euros
Réouverture a 7h, moto taxi pour Kambia 1 euro, puis 7 euros pour 2 places jusqu'a Freetown. Route en parfaite état, 2h/2h30 jusqu'a freetown (arrêt a waterloo (il y a un atm) pour ceux qui veulent rejoindre les plages). Freetown: quelques infos / adresses sur la ville, j'avoue avoir passé peu de temps dans le centre et privilégié les quartiers plus riches et fréquentés par les étrangers. La ville est pas désagréable, le relief, la mer...maintenant c'est un sentiment étrange la vision de toutes ces ONG ou programmes gouvernementaux qui roulent en 4x4 blancs rutilants, et le reste de la population. -Comme toujours traffic dense dans toute la ville, ca se calme vers Aberdeen / Lumley. -Point de vue sympa sur la ville a Leicester peak -Je ne pouvais pas retirer plus de 40 euros a la fois. Ayant fait plutot des adresses cheres et sans paiement par CB...il faut y passer souvent. -resto Lagoona, apparemment le plus cote de la ville. Influences libanaises (la communauté semble bien implanté)...le site est sympa, la bouffe correcte, c'est cher. Aussi la boite la plus trendy de la ville, cover charge et prix lunaires. -Roy's, sur la plage. bon spot pour poissons. -Gigibonta: pour une glace correcte -Pappa clef: grosse paillote de plage, ça semble être le gros point de ralliement tard le week end. -Lakka beach pour ses restaurants de fruits de mer
Transport d'Aberdeen a River number 2: 4/5 euros en moto taxi, 9/10 pour Bureh beach (route entre river number 2 et York est en très mauvaise état). Taxi voiture Bureh - Aberdeen (en passant par waterloo): 20/25 euros. Evidemment, plus de monde le week end sur les plages, mais il suffit de marcher un peu pour se retrouver seul. La semaine, personne. Très belles plages, et assez propres. Étonnant que la côte soit si préservée aussi proche de Freetown. A Bureh, 2/3 adresses de bungalows simples sur la plage (plus un hotel en dur), de 20 a 30 euros la nuit, les pieds dans l'eau. Plats de superbes poissons/crevettes/lobsters pour 8/10 euros, au Lumthubul gardens notamment.
Transfert freetown - lungi airport en navette fluvial rapide: 40$, avec timing en fonction des vols. Les horaires sont calculés de façon très larges: 16h pour le 21h d'Air France....pour 45 mins de transfert. Better safe than sorry j'imagine !
Voila. Pour conclure, première approche plutôt réussie de ces 2 pays qui ne sont pas réputés faciles. Pas mal de prévoir un budget relativement confortable pour économiser du temps sur le transport (j'ai bcp utilisé de moto taxis par ex). Donc en solo, je dirais 60 euros par jour. Evidemment même si tout s'est déroulé comme sur des roulettes dans mon cas, il faut oublier toute certitude sur un programme prédéfini et trop tracé a l'avance. Etre prêt également aux coupures d'électricité qui peuvent arriver, à l'absence d'eau courante dans certains endroits. Bien préparer sa pharmacie de voyage, les villes sont si mal éclairées la nuit que j'ai eu droit a 2 belles chutes. Avantages: de supers souvenirs, des populations très accueillantes. Il n'y aura pas foule, j'ai croisé 2 touristes en 10j, sinon c'est des expats qui s'échappent quelques jours de la capitale. Résultat il est probable que vous ayez cascades/plages etc... juste pour vous !
Jb
Tout d'abord merci à ceux qui m'ont aidé il y a quelques semaines sur le forum & notamment a Patrick (foutadecouverte) que j'ai eu la chance de croiser a Dalaba.
Assez surpris globalement de la facilité de voyager dans ces deux pays, j'ai pas mal bourlingué ailleurs, mais je voyais mon tout premier voyage en afrique de l'ouest comme plus compliqué...
Visa Guinée - 60 eur a l'ambassade de paris, disponible dans la journée, très efficace. Visa Sierra Leone - 80 usd a la frontière de Pamélap/Kambia (visa on arrival depuis septembre). Là encore aucun souci.
Conakry - passage ultra court, residence schaka 45 euros Taxi brousse Conakry (station bembeto) - Dalaba: 18 euros pour 2 places, vraiment indispensable pour voyager dans des conditions correctes. 7/8h de trajet, sans trop de traffic. Ca circule bien mieux a partir de Kindia (meilleure route et moins de traffic)
On trouve des ATM a Kindia, Mamou & Labé, rien à Pita et Dalaba. certains hotels et guides acceptent facilement les euros, donc pas mal d'avoir une petite réserve plutot que de se trimballer avec des liasses de francs guinéens.
Dalaba. -hôtel tangama : la seule chambre dispo était moisie, a éviter même si l'hôtel a dû avoir du "charme" dans un passé lointain. 10 euros -hôtel SIB: super situation mais un peu laissé à l'abandon, sans charme, service bof...bien pour prendre un verre. de 25 a 40 euros. -icône guesthouse. Le plus cher, 45 euros, mais je les ai mis avec plaisir. La maison a du charme, un grand jardin, on est acceuilli en ami, Virginie connait très bien la région et la bouffe vaut le détour. Rien d'exceptionnel dans la ville, on peut orga en un jour les chutes de ditin (90 mins moto taxi, très bien et belle route) et pont de dieu (rando sympa depuis Dalaba mais le "pont" en lui même n'a pas un intérêt fou): 20 euros en taxi moto pour une personne, compter une journée.
Départ pour Doucki, chez Hassan. 5 euros pour 2 places pour Pita puis 8 euros pour le moto taxi. Superbe endroit ce Doucki, et le projet d'Hassan l'est tout autant. Le logement en case est simple, mais très propre. Pour 50 euros par jour, on a le gîte et le couvert, et toutes les randos guidées incluses. Superbe.
Mon objectif etait ensuite de rejoindre Freetown pour passer quelques jours sur ce qui semble parmi les plus belles plages d'afrique de l'ouest avant de rentrer.
Double place Doucki - Kindia en très bon minibus: 26 euros, depart 8h arrivee 15:30. j'avais prévu de passer la nuit aux chutes du voile de la mariée, mais l'hotel est fermé pour renovation. Dommage, l'endroit est agréable.
Moto taxi donc jusqu'a Pamélap, 3h30, 35 euros...peut etre un peu cher mais enfin de journée, le chauffeur a dû subir...la route est bonne, et superbe sur la première moitié. quelques barrages relous mais rien d'insurmontable....Une fois qu'on rejoint la route Coyah-Pamélap, la route devient lamentable sauf sur les derniers kilomètres. Mais quelle erreur d'arriver a Pamelap si tard ! frontiere fermée (a partir de 18:30 apparemment & la ville est sordide. Logement possible en motel (...) pour 5 euros
Réouverture a 7h, moto taxi pour Kambia 1 euro, puis 7 euros pour 2 places jusqu'a Freetown. Route en parfaite état, 2h/2h30 jusqu'a freetown (arrêt a waterloo (il y a un atm) pour ceux qui veulent rejoindre les plages). Freetown: quelques infos / adresses sur la ville, j'avoue avoir passé peu de temps dans le centre et privilégié les quartiers plus riches et fréquentés par les étrangers. La ville est pas désagréable, le relief, la mer...maintenant c'est un sentiment étrange la vision de toutes ces ONG ou programmes gouvernementaux qui roulent en 4x4 blancs rutilants, et le reste de la population. -Comme toujours traffic dense dans toute la ville, ca se calme vers Aberdeen / Lumley. -Point de vue sympa sur la ville a Leicester peak -Je ne pouvais pas retirer plus de 40 euros a la fois. Ayant fait plutot des adresses cheres et sans paiement par CB...il faut y passer souvent. -resto Lagoona, apparemment le plus cote de la ville. Influences libanaises (la communauté semble bien implanté)...le site est sympa, la bouffe correcte, c'est cher. Aussi la boite la plus trendy de la ville, cover charge et prix lunaires. -Roy's, sur la plage. bon spot pour poissons. -Gigibonta: pour une glace correcte -Pappa clef: grosse paillote de plage, ça semble être le gros point de ralliement tard le week end. -Lakka beach pour ses restaurants de fruits de mer
Transport d'Aberdeen a River number 2: 4/5 euros en moto taxi, 9/10 pour Bureh beach (route entre river number 2 et York est en très mauvaise état). Taxi voiture Bureh - Aberdeen (en passant par waterloo): 20/25 euros. Evidemment, plus de monde le week end sur les plages, mais il suffit de marcher un peu pour se retrouver seul. La semaine, personne. Très belles plages, et assez propres. Étonnant que la côte soit si préservée aussi proche de Freetown. A Bureh, 2/3 adresses de bungalows simples sur la plage (plus un hotel en dur), de 20 a 30 euros la nuit, les pieds dans l'eau. Plats de superbes poissons/crevettes/lobsters pour 8/10 euros, au Lumthubul gardens notamment.
Transfert freetown - lungi airport en navette fluvial rapide: 40$, avec timing en fonction des vols. Les horaires sont calculés de façon très larges: 16h pour le 21h d'Air France....pour 45 mins de transfert. Better safe than sorry j'imagine !
Voila. Pour conclure, première approche plutôt réussie de ces 2 pays qui ne sont pas réputés faciles. Pas mal de prévoir un budget relativement confortable pour économiser du temps sur le transport (j'ai bcp utilisé de moto taxis par ex). Donc en solo, je dirais 60 euros par jour. Evidemment même si tout s'est déroulé comme sur des roulettes dans mon cas, il faut oublier toute certitude sur un programme prédéfini et trop tracé a l'avance. Etre prêt également aux coupures d'électricité qui peuvent arriver, à l'absence d'eau courante dans certains endroits. Bien préparer sa pharmacie de voyage, les villes sont si mal éclairées la nuit que j'ai eu droit a 2 belles chutes. Avantages: de supers souvenirs, des populations très accueillantes. Il n'y aura pas foule, j'ai croisé 2 touristes en 10j, sinon c'est des expats qui s'échappent quelques jours de la capitale. Résultat il est probable que vous ayez cascades/plages etc... juste pour vous !
Jb
Three-week itinerary in Kenya in January
Hello,
We’re planning a three-week trip to Kenya in January 2020 and wanted to share our itinerary. Maybe some of you have feedback or suggestions.
Our goals: we’re not big safari fans (though we do want to do 3 days of it), and that’s not why we’re going to Kenya. We’re huge nature lovers, into sports, hiking, meeting locals, agriculture, and food. We’d also like a few days of pure relaxation on the beach before heading back to Europe.
Here’s our rough itinerary:
Nairobi – arrive in the evening, overnight stay Travel to Mt. Kenya, start trekking Mt. Kenya Mt. Kenya Mt. Kenya Transfer to Meru? How? Rent a car? Guide (for the next three days?)? Meru safari Meru safari Samburu-Buffalo safari Transfer to Nakuru Nakuru – agriculture and people, members of the international Slow Food association Nakuru, Slow Food Nakuru, Slow Food Kichama, coffee plantations Hells Gate – walking or biking safari (Nairobi) Train to Mombasa, beach time and swimming Mombasa and surrounding area Mombasa and surrounding area Mombasa and surrounding area Mombasa and surrounding area Mombasa and surrounding area Train back to Nairobi
Thanks in advance for your thoughts!
We’re planning a three-week trip to Kenya in January 2020 and wanted to share our itinerary. Maybe some of you have feedback or suggestions.
Our goals: we’re not big safari fans (though we do want to do 3 days of it), and that’s not why we’re going to Kenya. We’re huge nature lovers, into sports, hiking, meeting locals, agriculture, and food. We’d also like a few days of pure relaxation on the beach before heading back to Europe.
Here’s our rough itinerary:
Nairobi – arrive in the evening, overnight stay Travel to Mt. Kenya, start trekking Mt. Kenya Mt. Kenya Mt. Kenya Transfer to Meru? How? Rent a car? Guide (for the next three days?)? Meru safari Meru safari Samburu-Buffalo safari Transfer to Nakuru Nakuru – agriculture and people, members of the international Slow Food association Nakuru, Slow Food Nakuru, Slow Food Kichama, coffee plantations Hells Gate – walking or biking safari (Nairobi) Train to Mombasa, beach time and swimming Mombasa and surrounding area Mombasa and surrounding area Mombasa and surrounding area Mombasa and surrounding area Mombasa and surrounding area Train back to Nairobi
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Escale de 7 heures à Dubaï en soirée: tour en taxi ou «squat» d'un fauteuil? English translation pending
Bonjour,
En février nous devrons attendre de 19h40 à 2h35 un vol pour l'Inde.
Nous ne pouvons pas nous qualifier pour le dispositif Connect, et payer une chambre d'hôtel (chère) pour très peu d'heures m'embête un peu, aussi je cherche des solutions.
- Est-ce ok pour deux femmes seules de faire un tour en taxi en début de soirée (genre 20h30/22H), pour "voir" la ville ? Est-ce que ça vaut le coup, autant pour s'occuper que pour voir à quoi ça ressemble. J'ai lu ici et là que le taxi ne valait pas très cher.
- Sinon est-ce qu'il y a des endroits où on peut s'allonger par terre, à l'arrache sans être réveillées ? Je l'ai fait à Dubai il y a 15 ans, dans l'ancien aéroport. Je me demande si c'est toujours possible alors qu'il est si beau, si neuf.
- j'ai vu les sortes de capsules à 15 euros la nuit, mais impossible pour moi de laisser ma fille seule là dedans et de me mettre à côté. Savez vous si on peut se mettre à deux dedans ?
Un grand merci pour votre aide, au plaisir ! D.
En février nous devrons attendre de 19h40 à 2h35 un vol pour l'Inde.
Nous ne pouvons pas nous qualifier pour le dispositif Connect, et payer une chambre d'hôtel (chère) pour très peu d'heures m'embête un peu, aussi je cherche des solutions.
- Est-ce ok pour deux femmes seules de faire un tour en taxi en début de soirée (genre 20h30/22H), pour "voir" la ville ? Est-ce que ça vaut le coup, autant pour s'occuper que pour voir à quoi ça ressemble. J'ai lu ici et là que le taxi ne valait pas très cher.
- Sinon est-ce qu'il y a des endroits où on peut s'allonger par terre, à l'arrache sans être réveillées ? Je l'ai fait à Dubai il y a 15 ans, dans l'ancien aéroport. Je me demande si c'est toujours possible alors qu'il est si beau, si neuf.
- j'ai vu les sortes de capsules à 15 euros la nuit, mais impossible pour moi de laisser ma fille seule là dedans et de me mettre à côté. Savez vous si on peut se mettre à deux dedans ?
Un grand merci pour votre aide, au plaisir ! D.
Îles Canaries (La Palma) - Novembre 2019 English translation pending
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage.
Nous avons été conquis par les Canaries. Pour notre 3ème voyage, après Ténérife, La Gomera et Lanzarote, nous découvrons cette année La Palma. Formule identique à l’an dernier : un seul point de chute, une voiture de location et on rayonne. Voyage axé sur la randonnée. On rentre une fois de plus enchantés, prêts à poursuivre notre découverte de cet archipel magique, voire à revenir à La Palma qui, pour l’instant, est notre île préférée.
NOTRE SEJOUR DE 10 JOURS :
Ven 1er Nov – Vol Iberia Paris Orly/Santa Cruz de la Palma via Madrid – Arrivée à 13h50 - 10 nuits à Los Cancajos Sam – Cubo de la Galga (rando) - Santa Cruz de la Palma Dim – Fuencaliente : Volcan San Antonio & Teneguía (rando) – Le phare et les salines Lun – La Route des Volcans (rando) Mar – Puerto Naos – El Remo – El Paso – Eglise de la Virgen de Las Nieves - Santa Cruz Mer – Los Tilos : la Cascada & le Mirador del Espigón Atravesado (rando) – Charco Azul – La Fajana - LP4 : Roque de los Muchachos & observatoires Jeu – Zarza : Caldera de Agua (rando) – Tijarafe : baie des pêcheurs Ven – Las Tricias (rando) – Puerto de Tazacorte – Mirador de la Cumbrecita (rando) Sam – PN de la Caldera de Taburiente : de los Brecitos au Barranco de las Angustias (rando) Dim – Los Llanos – Zarza : musée et parc – Playa Nogales Lun 11 Nov – Vol Iberia – Départ à 14h30
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols Iberia : 356 € l’A/R
Dépenses sur place : Location de voiture : 170 € Essence : 108 € Hébergement : 1 017 € + 66 € d’extra Autres : 380 €
Budget total tout compris (pour nous 2, hors achats de souvenirs perso) : 2 450 €
GUIDES : Lonely Planet – Canaries – 3è édition Très décevant. Inutile. Guide du Routard – Canaries 2020 Bien plus complet que le LP. Quelques infos intéressantes sur les plus belles randos. La Palma – Rother Walking Guide De Klaus & Annette Wolfsperger – En anglais Le classement (intérêt et difficulté) des randos nous a permis de faire nos choix. Walk ! La Palma – Discovery Walking Guide De Charles Davis et Jan Kostura - En anglais Guide associé à la carte, bien pratique. Description très précise des randos. La Palma Tour & Trail Map Carte associée au guide précédent (1/40 000) Internet www.salutilescanaries.com/la-palma/
VOLS : Vols réguliers sur Iberia, avec escale à Madrid. Long et inconfortable.
LOCATION DE VOITURE : www.cicar.com Comme lors de nos 2 précédents voyages, nous passons par cette compagnie locale très réputée. Réservation via internet d'une Opel Corsa pour 10 jours – 170 € tout inclus, km illimité. Paiement au moment de la prise en charge à l’aéroport – Formalités réduites au minimum. Permis de conduire national suffisant. Excellente voiture – Aucun souci – Je recommande vivement cette compagnie tout à fait fiable.
Le réseau routier est excellent et la circulation réduite. La LP1 est la route du Nord, la LP2, celle du Sud. La LP3 traverse l’île en passant par le Visitor Center du PN de la Caldera de Taburiente. Enfin, la LP4 est la route de montagne qui dessert les observatoires et Roque de Los Muchachos. En 10 jours, on a parcouru ces routes plusieurs fois, toujours avec bonheur. Rouler n’est pas une contrainte. Prévoyez une moyenne de 40-50 km/h. L’essence est moins chère qu’en France (1,17€/l).
Pensez à télécharger la carte de La Palma dans l’application GoogleMaps pour pouvoir l’utiliser hors connexion.
HOTEL : Réservé directement sur leur site.
Hôtel H10 Taburiente Playa à Breña Baja www.h10hotels.com/...h10-taburiente-playa 10 nuits en ½ pension : 1070 € + 66 € d’extras (boissons lors du dîner) Notre expérience l’an dernier à Lanzarote dans cette chaîne d’hôtels nous avait tant plu que nous avons réitéré ici. Celui-ci a moins de charme que celui de Lanzarote. Pour autant, il correspond à ce qu’on cherchait : bien situé entre l’aéroport et Santa Cruz sur la jolie côte de Los Cancajos, petit déj buffet, chambre confortable, belle vue sur la mer et sur Santa Cruz, parking. Le surcoût pour la ½ pension est dérisoire. Et ça ne nous a pas empêchés de manger ailleurs, nous nous contentions alors de quelques fruits frais en toute fin de soirée. La plage (sable noir) de Los Cancajos est à 10 minutes à pied. Attention : à cette époque, la clientèle est composée principalement de retraités allemands. En résumé : un grand complexe, sans aucune âme canarienne, mais très pratique dès lors qu’on a une voiture.
Il n’est pas idiot d’envisager 2 points de chute. L’île n’est pas très grande mais les routes de montagne sont longues à parcourir. Sur la côte Est, Santa Cruz ou Los Cancajos sont de bonnes options (on n’a pas regretté notre choix). Sur la côte Ouest, on a beaucoup aimé Puerto de Tazacorte. Los Llanos de Aridane, charmante petite ville, peut également être une bonne idée. Assurez-vous toujours d’avoir une place de parking, c’est parfois un peu galère. Cela étant dit, pour 10 jours, on a bien apprécié de se poser. Et, certes, on a refait les mêmes routes plusieurs fois, mais, quel bonheur ! Rouler fait ici partie du voyage. Et si c’était à refaire (oui, oui, on l’envisage !), on referait tout pareil.
REPAS : Quelques adresses sympa (GoogleMaps les connait) :
Chipi Chipi (à l’Ouest de Santa Cruz juste avant l’église de la Virgen de las Nieves) Un petit restaurant original dans un cadre bien agréable. Ancora (sur la LP1, au Sud de Puntagorda) On est tombé dessus par hasard. Une carte originale. On choisit un curry (de langoustines pour l’un, de poulet pour l’autre) cuit dans une grosse boule de pain. Délicieux. Le vin est également très bon (1,80€ le verre !) Kiosko Teneguia (Puerto de Tazacorte) Plusieurs restaurants animent ce bord de mer. Cadre très agréable. Belle carte de poissons et de fruits de mer.
Partout, les prix sont très raisonnables. De quoi se faire plaisir sans compter !
LE SEJOUR : Cette fois, nous étions partis pour randonner. On n’a pas été déçus. L’île est extraordinaire : des paysages variés, allant de la forêt luxuriante du Nord Est aux étendues lunaires des volcans du Sud, en passant par la caldera de Taburiente au centre avec ses parois verticales et ses pics acérés. Les sentiers de randonnées sillonnent l’île. Il y en a partout. Le balisage est très bien fait, les sentiers sont propres. Le seul problème qu’il reste à régler c’est de choisir lesquels parcourir. En osant prendre parti, le guide Rother et le Guide du Routard nous ont bien aidés. On a suivi leurs conseils, sans regret.
Les randonnées : Je ne vais pas les décrire, juste donner quelques impressions personnelles. J’indique les références Rx pour le guide Rother Walking Guide et Dx pour le guide Discovery Walking Guide. Les durées que j’indique sont pauses comprises. On marche tranquillou et on fait souvent des photos.
· Cubo de la Galga (R10 et D26) – 2h45 Boucle - Belle forêt - Pour une bonne mise en jambe. Quelques petites hésitations pour finir la boucle. Suivez les indications du guide Discovery. · Volcan San Antonio & Teneguía (R51 et D10) – 0h30 + 2h30 5€/p pour accéder au Visitor Center et pouvoir faire le tour du volcan San Antonio (0h30 la boucle). Ensuite, l’accès au volcan Teneguia est un A/R (2h30) dans un paysage lunaire, à découvert de bout en bout. · La Route des Volcans (R50 et D8) – 6h Un must quidemande un tout petit peu d’organisation. C’est une longue descente de 17 kms, il faut donc organiser son transport. Nous sommes descendus en voiture à Los Canarios, nous y avons garé notre voiture derrière l’église (petit parking et arrivée de la rando. Remarquez la jolie statue en bronze qui nous est dédiée, à nous randonneurs !). Ensuite, un taxi nous a montés jusqu’au Refuge d’El Pilar (point de départ). Il ne nous restait plus qu’à descendre pour retrouver notre voiture. Réservation du taxi quelques jours plus tôt ici : www.taxilapalma.com/...alma-canary-islands/ 38€ pour nous 2. 45 minutes de trajet. Nous avions réservé à 8h45. Rendez-vous nous était donné au Bar Parada (GoogleMaps le connait) à Los Canarios, à quelques dizaines de mètres de l’église où nous nous sommes garés. Super pro, confirmation par email puis par WhatsApp. La rando est très agréable. Les 5 premiers kms grimpent (500m) à couvert sur un tapis moelleux d’aiguilles de pin. Seules les 10 dernières minutes sont éprouvantes sur un sentier plus raide de pouzzolane qui roule sous les pieds. Ensuite, on descend dans un paysage minéral, très dégagé, à travers les volcans. Les pins canariens vert fluo se détachent merveilleusement sur le sol de poudre noire. Magnifique rando ! Pas de point d’eau sur le sentier. Bien peu de monde. Très bien fléchée. · Los Tilos : la Cascada & le Mirador del Espigón Atravesado (hors guides) – 0h15 + 2h Nous avions prévu de faire la grande rando de la Casa del Monte jusqu’au Visitor Center de Los Tilos (R12 et D25). Malheureusement, la rando était fermée en raison d’éboulement … Sur les conseils du gentil ranger aussi dépité que nous, nous nous sommes “rabattus” sur 2 petites randos, d’ailleurs décrites dans le GdR. Le plan affiché au VC est suffisant. La Cascada (0h15) : petite balade, bien courte mais superbe avec tunnel, levada et jolie cascade au bout. Le Mirador del Espigón Atravesado (2h) :c’est la fin de la grande rando qu’on a ratée. Donc, ici, juste un A/R. Un bon aperçu de la laurisylve et un joli point de vue pour finir. Ces 2 randos ont suffi à effacer notre frustration. · Roque de los Muchachos – 1h ou plus … Pas vraiment une rando, plutôt une petite balade avec de superbes vues sur la caldera. Poussez jusqu’au bout du sentier de pierres. En redescendant en voiture, ne manquez pas de vous approcher d’un observatoire. C’est très impressionnant. · Zarza : Caldera de Agua (R24 et D20) – 2h30 Il pleuvait légèrement quand nous avons démarré. Qu’importe, nous étions quasiment toujours à couvert. Je vous conseille de suivre cette boucle dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, en allant d’abord vers Don Pedro (comme décrit dans le guide Discovery et non comme le Rother). Histoire de garder le plus beau pour la fin. Attention, au point Wp.7 (toujours du guide Discovery), il faut entrer dans la forêt et 20 mètres plus bas, il faut poursuivre tout droit malgré la pierre qui porte une croix et qui aurait tendance à nous en dissuader. Sans doute, une farce de petits malins qui l’ont déplacée (et non, nous ne sommes pas revenus pour la remettre à sa place). On retrouve des marques jaunes et blanches un peu plus bas. Le reste est sans problème. · Las Tricias (R30 et D15) – 2h30 Petite boucle qui permet d’admirer des dragonniers et des abris sous roche. Rando courte mais passionnante. Les dragos sur fond de mer bleue sont très photogéniques. · Mirador de la Cumbrecita (R61 et D31) – 1h30 Il faut réserver sa place de parking (gratuit). Ici : www.reservasparquesnacionales.es/...&cen=4&... Sans imprimante, il m’a suffi de montrer sur mon smartphone le numéro de résa à la barrière. Nous avons fait la petite boucle qui passe par Lomo de las Chozas et Los Roques. · PN de la Caldera de Taburiente : de los Brecitos au Barranco de las Angustias (R55 et D34+33) – 5h30 C’est une longue descente depuis le Mirador de los Brecitos jusqu’à la sortie du Barranco (gorges) de las Angustias. On se gare au parking de la Calle la Viña (GoogleMaps connait “Salida excursion taburiente”) sur la LP214. Entre 8h et 13h, des taxis attendent pour monter les randonneurs à Los Brecitos. Réservation inutile. Nous avions néanmoins vérifié la veille au VC de la Caldera de Taburiente que le service était assuré. Nous arrivons donc vers 8h20, garons notre voiture et embarquons aussitôt dans un taxi avec un autre couple. 51€ à partager. 30 minutes de grimpette sur une route en lacets impressionnante pour arriver au Mirador de Los Brecitos. À partir de là, on suit les panneaux verts “Acampada”, zone de camping qu’on atteint en 1h40. A la Playa de Taburiente, il faut traverser le ruisseau pour arriver au camping. Montez vers les toilettes et le VC. Les panneaux verts indiquent maintenant “Barranco de las Angustias”. Il nous faudra 3h30 pour retrouver le parking, à sortie de ce barranco. Sur cette seconde partie, le sentier passe parfois dans le lit du ruisseau, parfois sur la rive droite, parfois sur la rive gauche. On s’y perd un peu mais sachez que si le niveau de l’eau le permet, vous pouvez rester dans le lit jusqu’au bout. À noter : juste après Dos Aguas, la traversée du ruisseau sur les pierres peut être plus hasardeuse. N’hésitez pas à vous déchausser et à passer à gué, l’eau n’est pas froide ! Le petit détour jusqu’à le cascada colorada est incontournable mais un poil décevant … Le manque d’eau a fait perdre un peu d’intérêt à ce site.
Aucune de ces randos ne nous a déplu. Elles ont toutes de l’intérêt. Si je devais en éliminer une, ce serait Cubo de la Galga (qui n’apporte pas grand-chose de plus par rapport aux randos dans Los Tilos). Le point de vue à Roque de Los Muchachos est beaucoup plus impressionnant que celui de la Cumbrecita. Mais l’un n’empêche pas l’autre. D’un point de vue physique, aucune difficulté particulière. Les longues descentes peuvent être un peu éprouvantes pour les genoux.
Les petits villages : Qu’ils sont beaux ces petits hameaux, ces petits villages, ces centres-villes, toujours colorés, alternant les couleurs vives et pastels. Les églises blanches avec des pierres d’angle volcaniques apparentes se détachent sur le ciel bleu. Il fait bon se promener dans ces bourgs, même si on les trouve parfois un peu endormis. Tijarafe : nous sommes descendus jusqu’à l’ancien port. La route en voiture est vertigineuse, raide et étroite. Mais évidemment extraordinaire. Depuis le parking, 10-15 minutes de marche conduisent au petit port où une vingtaine de petites maisons ont été construites sous la roche, tout au bord de l’eau. Très impressionnant et très mignon. El Paso : musée de la soie. Un petit intermède bien sympa entre 2 randos. Dans l’atelier, nous avons eu la chance d’avoir une dame qui nous a donné quelques explications en français. Zarza : parc archéologique. Une petite vidéo en français explique la découverte des pétroglyphes. Le musée est un peu vieillot mais le parc nous permet de découvrir in situ quelques beaux pétroglyphes. Los Llanos : le musée archéologique est fermé le dimanche, contrairement aux indications du GdR. Dommage ! Mais que le centre-ville est mignon. Santa Cruz : une jolie petite ville accrochée à la montagne. De beaux balcons et comme partout, de belles façades colorées.
Les plages : Elles sont toutes de sable noir, plus ou moins fin. La mer est souvent agitée de gros rouleaux qui viennent mourir sur la plage ou s’écraser contre des rochers aussi noirs que le sable. Écume blanche crémeuse, eaux aux reflets turquoise, sable et rochers noirs et parfois végétation verte. Tout est dit ! Playa Nogales : extraordinaire. Totalement sauvage. C’est un endroit qui se mérite. À partir d’un petit parking sur les hauteurs, la plage est desservie par un long sentier de marches, long mais splendide. Et l’arrivée sur la plage est incroyable. Ne ratez pas cet endroit magnifique (même sans vous y baigner car la mer y est dangereuse). Charco Azul : l’homme a aidé la nature à créer de petits bassins qui invitent à la baignade. C’est fait avec goût et mesure, le résultat est vraiment sympa. Un petit restau dans la falaise permet d’apprécier le lieu autrement. Fajana : là encore, des piscines naturelles mais, ici, c’est nettement moins réussi. Puerto de Tazacorte : longue et belle plage même s’il y a du monde. Le paseo qui la borde est très agréable, animé et coloré. On attend impatiemment que la place soit restaurée. Malgré la difficulté pour se garer, on a adoré cet endroit où on est revenu 3 fois. Puerto Naos : affreux ! Tout est factice. Et la falaise derrière n’est même pas belle. Los Cancajos : 3 criques se succèdent desservies en partie par une promenade de bois. Fuencaliente : ne manquez pas les salines, tout au Sud de l’île. Quelques panneaux explicatifs rendent la petite boucle très intéressante.
SI C’ÉTAIT À REFAIRE : Il est loin d’être exclus que nous revenions à La Palma. Et dans ce cas, on ne changerait rien à l’organisation, on ferait juste d’autres randos. Vous l’avez compris : 10 jours complets, ce n’est pas de trop sur cette très belle île. Quelques petits regrets : nous ne sommes pas remontés aux observatoires de nuit. Et pourtant, nous sommes des passionnés d’astronomie. Mais on n’a pas eu la témérité de conduire de nuit sur la bien tortueuse LP4. Sans doute aurions-nous dû envisager un tour organisé. Nous avons également raté la Cueva de Belmaco au sud de Mazo. C’est fermé le dimanche et c’était bien noté. Notre faute, pas très fière … Raté aussi le musée de Los Llanos. Mais, là, ce n’était pas notre faute. Aucun doute, il faut que nous revenions.
DIVERS : L’accueil : très amical et très souriant. La carte bancaire : bien acceptée. Le climat à cette époque : agréable : 18-27°. Nous avons eu pas mal de pluie, surtout sur la côte Est. Nous avons toujours réussi à y échapper en changeant de région. L’île est petite et le permet facilement. Vêtements : pour randonner, de bonnes chaussures de marche. Les sandales ne suffisent pas sur la pouzzolane. Prévoyez un petit gilet pour le soir. L’affluence touristique à cette époque : peu de monde. Même sur les randos les plus courues. Les problèmes de santé : aucun Les moustiques : aucun Photos : ràs Électricité : pas besoin d’adaptateur L'artisanat : encore un lézard pour ce qui devient une collection.
On a beaucoup aimé : 🙂 La variété des paysages La quantité, la variété, la propreté et le balisage des randonnées La beauté et la qualité des routes Playa Nogales Puerto de Tazacorte La LP4 avec le mirador de Roque de los Muchachos et les observatoires : la nature et la science à leur paroxysme.
On a moins aimé : 🤪 Puerto Naos
En conclusion : Cette île réunit toutes les conditions pour faire la joie des randonneurs : diversité du paysage, quantité, propreté et excellent balisage des sentiers et climat idéal. Elle mérite au moins une semaine.
Nous avons été conquis par les Canaries. Pour notre 3ème voyage, après Ténérife, La Gomera et Lanzarote, nous découvrons cette année La Palma. Formule identique à l’an dernier : un seul point de chute, une voiture de location et on rayonne. Voyage axé sur la randonnée. On rentre une fois de plus enchantés, prêts à poursuivre notre découverte de cet archipel magique, voire à revenir à La Palma qui, pour l’instant, est notre île préférée.
NOTRE SEJOUR DE 10 JOURS :
Ven 1er Nov – Vol Iberia Paris Orly/Santa Cruz de la Palma via Madrid – Arrivée à 13h50 - 10 nuits à Los Cancajos Sam – Cubo de la Galga (rando) - Santa Cruz de la Palma Dim – Fuencaliente : Volcan San Antonio & Teneguía (rando) – Le phare et les salines Lun – La Route des Volcans (rando) Mar – Puerto Naos – El Remo – El Paso – Eglise de la Virgen de Las Nieves - Santa Cruz Mer – Los Tilos : la Cascada & le Mirador del Espigón Atravesado (rando) – Charco Azul – La Fajana - LP4 : Roque de los Muchachos & observatoires Jeu – Zarza : Caldera de Agua (rando) – Tijarafe : baie des pêcheurs Ven – Las Tricias (rando) – Puerto de Tazacorte – Mirador de la Cumbrecita (rando) Sam – PN de la Caldera de Taburiente : de los Brecitos au Barranco de las Angustias (rando) Dim – Los Llanos – Zarza : musée et parc – Playa Nogales Lun 11 Nov – Vol Iberia – Départ à 14h30
BUDGET :
Dépenses préalables : Vols Iberia : 356 € l’A/R
Dépenses sur place : Location de voiture : 170 € Essence : 108 € Hébergement : 1 017 € + 66 € d’extra Autres : 380 €
Budget total tout compris (pour nous 2, hors achats de souvenirs perso) : 2 450 €
GUIDES : Lonely Planet – Canaries – 3è édition Très décevant. Inutile. Guide du Routard – Canaries 2020 Bien plus complet que le LP. Quelques infos intéressantes sur les plus belles randos. La Palma – Rother Walking Guide De Klaus & Annette Wolfsperger – En anglais Le classement (intérêt et difficulté) des randos nous a permis de faire nos choix. Walk ! La Palma – Discovery Walking Guide De Charles Davis et Jan Kostura - En anglais Guide associé à la carte, bien pratique. Description très précise des randos. La Palma Tour & Trail Map Carte associée au guide précédent (1/40 000) Internet www.salutilescanaries.com/la-palma/
VOLS : Vols réguliers sur Iberia, avec escale à Madrid. Long et inconfortable.
LOCATION DE VOITURE : www.cicar.com Comme lors de nos 2 précédents voyages, nous passons par cette compagnie locale très réputée. Réservation via internet d'une Opel Corsa pour 10 jours – 170 € tout inclus, km illimité. Paiement au moment de la prise en charge à l’aéroport – Formalités réduites au minimum. Permis de conduire national suffisant. Excellente voiture – Aucun souci – Je recommande vivement cette compagnie tout à fait fiable.
Le réseau routier est excellent et la circulation réduite. La LP1 est la route du Nord, la LP2, celle du Sud. La LP3 traverse l’île en passant par le Visitor Center du PN de la Caldera de Taburiente. Enfin, la LP4 est la route de montagne qui dessert les observatoires et Roque de Los Muchachos. En 10 jours, on a parcouru ces routes plusieurs fois, toujours avec bonheur. Rouler n’est pas une contrainte. Prévoyez une moyenne de 40-50 km/h. L’essence est moins chère qu’en France (1,17€/l).
Pensez à télécharger la carte de La Palma dans l’application GoogleMaps pour pouvoir l’utiliser hors connexion.
HOTEL : Réservé directement sur leur site.
Hôtel H10 Taburiente Playa à Breña Baja www.h10hotels.com/...h10-taburiente-playa 10 nuits en ½ pension : 1070 € + 66 € d’extras (boissons lors du dîner) Notre expérience l’an dernier à Lanzarote dans cette chaîne d’hôtels nous avait tant plu que nous avons réitéré ici. Celui-ci a moins de charme que celui de Lanzarote. Pour autant, il correspond à ce qu’on cherchait : bien situé entre l’aéroport et Santa Cruz sur la jolie côte de Los Cancajos, petit déj buffet, chambre confortable, belle vue sur la mer et sur Santa Cruz, parking. Le surcoût pour la ½ pension est dérisoire. Et ça ne nous a pas empêchés de manger ailleurs, nous nous contentions alors de quelques fruits frais en toute fin de soirée. La plage (sable noir) de Los Cancajos est à 10 minutes à pied. Attention : à cette époque, la clientèle est composée principalement de retraités allemands. En résumé : un grand complexe, sans aucune âme canarienne, mais très pratique dès lors qu’on a une voiture.
Il n’est pas idiot d’envisager 2 points de chute. L’île n’est pas très grande mais les routes de montagne sont longues à parcourir. Sur la côte Est, Santa Cruz ou Los Cancajos sont de bonnes options (on n’a pas regretté notre choix). Sur la côte Ouest, on a beaucoup aimé Puerto de Tazacorte. Los Llanos de Aridane, charmante petite ville, peut également être une bonne idée. Assurez-vous toujours d’avoir une place de parking, c’est parfois un peu galère. Cela étant dit, pour 10 jours, on a bien apprécié de se poser. Et, certes, on a refait les mêmes routes plusieurs fois, mais, quel bonheur ! Rouler fait ici partie du voyage. Et si c’était à refaire (oui, oui, on l’envisage !), on referait tout pareil.
REPAS : Quelques adresses sympa (GoogleMaps les connait) :
Chipi Chipi (à l’Ouest de Santa Cruz juste avant l’église de la Virgen de las Nieves) Un petit restaurant original dans un cadre bien agréable. Ancora (sur la LP1, au Sud de Puntagorda) On est tombé dessus par hasard. Une carte originale. On choisit un curry (de langoustines pour l’un, de poulet pour l’autre) cuit dans une grosse boule de pain. Délicieux. Le vin est également très bon (1,80€ le verre !) Kiosko Teneguia (Puerto de Tazacorte) Plusieurs restaurants animent ce bord de mer. Cadre très agréable. Belle carte de poissons et de fruits de mer.
Partout, les prix sont très raisonnables. De quoi se faire plaisir sans compter !
LE SEJOUR : Cette fois, nous étions partis pour randonner. On n’a pas été déçus. L’île est extraordinaire : des paysages variés, allant de la forêt luxuriante du Nord Est aux étendues lunaires des volcans du Sud, en passant par la caldera de Taburiente au centre avec ses parois verticales et ses pics acérés. Les sentiers de randonnées sillonnent l’île. Il y en a partout. Le balisage est très bien fait, les sentiers sont propres. Le seul problème qu’il reste à régler c’est de choisir lesquels parcourir. En osant prendre parti, le guide Rother et le Guide du Routard nous ont bien aidés. On a suivi leurs conseils, sans regret.
Les randonnées : Je ne vais pas les décrire, juste donner quelques impressions personnelles. J’indique les références Rx pour le guide Rother Walking Guide et Dx pour le guide Discovery Walking Guide. Les durées que j’indique sont pauses comprises. On marche tranquillou et on fait souvent des photos.
· Cubo de la Galga (R10 et D26) – 2h45 Boucle - Belle forêt - Pour une bonne mise en jambe. Quelques petites hésitations pour finir la boucle. Suivez les indications du guide Discovery. · Volcan San Antonio & Teneguía (R51 et D10) – 0h30 + 2h30 5€/p pour accéder au Visitor Center et pouvoir faire le tour du volcan San Antonio (0h30 la boucle). Ensuite, l’accès au volcan Teneguia est un A/R (2h30) dans un paysage lunaire, à découvert de bout en bout. · La Route des Volcans (R50 et D8) – 6h Un must quidemande un tout petit peu d’organisation. C’est une longue descente de 17 kms, il faut donc organiser son transport. Nous sommes descendus en voiture à Los Canarios, nous y avons garé notre voiture derrière l’église (petit parking et arrivée de la rando. Remarquez la jolie statue en bronze qui nous est dédiée, à nous randonneurs !). Ensuite, un taxi nous a montés jusqu’au Refuge d’El Pilar (point de départ). Il ne nous restait plus qu’à descendre pour retrouver notre voiture. Réservation du taxi quelques jours plus tôt ici : www.taxilapalma.com/...alma-canary-islands/ 38€ pour nous 2. 45 minutes de trajet. Nous avions réservé à 8h45. Rendez-vous nous était donné au Bar Parada (GoogleMaps le connait) à Los Canarios, à quelques dizaines de mètres de l’église où nous nous sommes garés. Super pro, confirmation par email puis par WhatsApp. La rando est très agréable. Les 5 premiers kms grimpent (500m) à couvert sur un tapis moelleux d’aiguilles de pin. Seules les 10 dernières minutes sont éprouvantes sur un sentier plus raide de pouzzolane qui roule sous les pieds. Ensuite, on descend dans un paysage minéral, très dégagé, à travers les volcans. Les pins canariens vert fluo se détachent merveilleusement sur le sol de poudre noire. Magnifique rando ! Pas de point d’eau sur le sentier. Bien peu de monde. Très bien fléchée. · Los Tilos : la Cascada & le Mirador del Espigón Atravesado (hors guides) – 0h15 + 2h Nous avions prévu de faire la grande rando de la Casa del Monte jusqu’au Visitor Center de Los Tilos (R12 et D25). Malheureusement, la rando était fermée en raison d’éboulement … Sur les conseils du gentil ranger aussi dépité que nous, nous nous sommes “rabattus” sur 2 petites randos, d’ailleurs décrites dans le GdR. Le plan affiché au VC est suffisant. La Cascada (0h15) : petite balade, bien courte mais superbe avec tunnel, levada et jolie cascade au bout. Le Mirador del Espigón Atravesado (2h) :c’est la fin de la grande rando qu’on a ratée. Donc, ici, juste un A/R. Un bon aperçu de la laurisylve et un joli point de vue pour finir. Ces 2 randos ont suffi à effacer notre frustration. · Roque de los Muchachos – 1h ou plus … Pas vraiment une rando, plutôt une petite balade avec de superbes vues sur la caldera. Poussez jusqu’au bout du sentier de pierres. En redescendant en voiture, ne manquez pas de vous approcher d’un observatoire. C’est très impressionnant. · Zarza : Caldera de Agua (R24 et D20) – 2h30 Il pleuvait légèrement quand nous avons démarré. Qu’importe, nous étions quasiment toujours à couvert. Je vous conseille de suivre cette boucle dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, en allant d’abord vers Don Pedro (comme décrit dans le guide Discovery et non comme le Rother). Histoire de garder le plus beau pour la fin. Attention, au point Wp.7 (toujours du guide Discovery), il faut entrer dans la forêt et 20 mètres plus bas, il faut poursuivre tout droit malgré la pierre qui porte une croix et qui aurait tendance à nous en dissuader. Sans doute, une farce de petits malins qui l’ont déplacée (et non, nous ne sommes pas revenus pour la remettre à sa place). On retrouve des marques jaunes et blanches un peu plus bas. Le reste est sans problème. · Las Tricias (R30 et D15) – 2h30 Petite boucle qui permet d’admirer des dragonniers et des abris sous roche. Rando courte mais passionnante. Les dragos sur fond de mer bleue sont très photogéniques. · Mirador de la Cumbrecita (R61 et D31) – 1h30 Il faut réserver sa place de parking (gratuit). Ici : www.reservasparquesnacionales.es/...&cen=4&... Sans imprimante, il m’a suffi de montrer sur mon smartphone le numéro de résa à la barrière. Nous avons fait la petite boucle qui passe par Lomo de las Chozas et Los Roques. · PN de la Caldera de Taburiente : de los Brecitos au Barranco de las Angustias (R55 et D34+33) – 5h30 C’est une longue descente depuis le Mirador de los Brecitos jusqu’à la sortie du Barranco (gorges) de las Angustias. On se gare au parking de la Calle la Viña (GoogleMaps connait “Salida excursion taburiente”) sur la LP214. Entre 8h et 13h, des taxis attendent pour monter les randonneurs à Los Brecitos. Réservation inutile. Nous avions néanmoins vérifié la veille au VC de la Caldera de Taburiente que le service était assuré. Nous arrivons donc vers 8h20, garons notre voiture et embarquons aussitôt dans un taxi avec un autre couple. 51€ à partager. 30 minutes de grimpette sur une route en lacets impressionnante pour arriver au Mirador de Los Brecitos. À partir de là, on suit les panneaux verts “Acampada”, zone de camping qu’on atteint en 1h40. A la Playa de Taburiente, il faut traverser le ruisseau pour arriver au camping. Montez vers les toilettes et le VC. Les panneaux verts indiquent maintenant “Barranco de las Angustias”. Il nous faudra 3h30 pour retrouver le parking, à sortie de ce barranco. Sur cette seconde partie, le sentier passe parfois dans le lit du ruisseau, parfois sur la rive droite, parfois sur la rive gauche. On s’y perd un peu mais sachez que si le niveau de l’eau le permet, vous pouvez rester dans le lit jusqu’au bout. À noter : juste après Dos Aguas, la traversée du ruisseau sur les pierres peut être plus hasardeuse. N’hésitez pas à vous déchausser et à passer à gué, l’eau n’est pas froide ! Le petit détour jusqu’à le cascada colorada est incontournable mais un poil décevant … Le manque d’eau a fait perdre un peu d’intérêt à ce site.
Aucune de ces randos ne nous a déplu. Elles ont toutes de l’intérêt. Si je devais en éliminer une, ce serait Cubo de la Galga (qui n’apporte pas grand-chose de plus par rapport aux randos dans Los Tilos). Le point de vue à Roque de Los Muchachos est beaucoup plus impressionnant que celui de la Cumbrecita. Mais l’un n’empêche pas l’autre. D’un point de vue physique, aucune difficulté particulière. Les longues descentes peuvent être un peu éprouvantes pour les genoux.
Les petits villages : Qu’ils sont beaux ces petits hameaux, ces petits villages, ces centres-villes, toujours colorés, alternant les couleurs vives et pastels. Les églises blanches avec des pierres d’angle volcaniques apparentes se détachent sur le ciel bleu. Il fait bon se promener dans ces bourgs, même si on les trouve parfois un peu endormis. Tijarafe : nous sommes descendus jusqu’à l’ancien port. La route en voiture est vertigineuse, raide et étroite. Mais évidemment extraordinaire. Depuis le parking, 10-15 minutes de marche conduisent au petit port où une vingtaine de petites maisons ont été construites sous la roche, tout au bord de l’eau. Très impressionnant et très mignon. El Paso : musée de la soie. Un petit intermède bien sympa entre 2 randos. Dans l’atelier, nous avons eu la chance d’avoir une dame qui nous a donné quelques explications en français. Zarza : parc archéologique. Une petite vidéo en français explique la découverte des pétroglyphes. Le musée est un peu vieillot mais le parc nous permet de découvrir in situ quelques beaux pétroglyphes. Los Llanos : le musée archéologique est fermé le dimanche, contrairement aux indications du GdR. Dommage ! Mais que le centre-ville est mignon. Santa Cruz : une jolie petite ville accrochée à la montagne. De beaux balcons et comme partout, de belles façades colorées.
Les plages : Elles sont toutes de sable noir, plus ou moins fin. La mer est souvent agitée de gros rouleaux qui viennent mourir sur la plage ou s’écraser contre des rochers aussi noirs que le sable. Écume blanche crémeuse, eaux aux reflets turquoise, sable et rochers noirs et parfois végétation verte. Tout est dit ! Playa Nogales : extraordinaire. Totalement sauvage. C’est un endroit qui se mérite. À partir d’un petit parking sur les hauteurs, la plage est desservie par un long sentier de marches, long mais splendide. Et l’arrivée sur la plage est incroyable. Ne ratez pas cet endroit magnifique (même sans vous y baigner car la mer y est dangereuse). Charco Azul : l’homme a aidé la nature à créer de petits bassins qui invitent à la baignade. C’est fait avec goût et mesure, le résultat est vraiment sympa. Un petit restau dans la falaise permet d’apprécier le lieu autrement. Fajana : là encore, des piscines naturelles mais, ici, c’est nettement moins réussi. Puerto de Tazacorte : longue et belle plage même s’il y a du monde. Le paseo qui la borde est très agréable, animé et coloré. On attend impatiemment que la place soit restaurée. Malgré la difficulté pour se garer, on a adoré cet endroit où on est revenu 3 fois. Puerto Naos : affreux ! Tout est factice. Et la falaise derrière n’est même pas belle. Los Cancajos : 3 criques se succèdent desservies en partie par une promenade de bois. Fuencaliente : ne manquez pas les salines, tout au Sud de l’île. Quelques panneaux explicatifs rendent la petite boucle très intéressante.
SI C’ÉTAIT À REFAIRE : Il est loin d’être exclus que nous revenions à La Palma. Et dans ce cas, on ne changerait rien à l’organisation, on ferait juste d’autres randos. Vous l’avez compris : 10 jours complets, ce n’est pas de trop sur cette très belle île. Quelques petits regrets : nous ne sommes pas remontés aux observatoires de nuit. Et pourtant, nous sommes des passionnés d’astronomie. Mais on n’a pas eu la témérité de conduire de nuit sur la bien tortueuse LP4. Sans doute aurions-nous dû envisager un tour organisé. Nous avons également raté la Cueva de Belmaco au sud de Mazo. C’est fermé le dimanche et c’était bien noté. Notre faute, pas très fière … Raté aussi le musée de Los Llanos. Mais, là, ce n’était pas notre faute. Aucun doute, il faut que nous revenions.
DIVERS : L’accueil : très amical et très souriant. La carte bancaire : bien acceptée. Le climat à cette époque : agréable : 18-27°. Nous avons eu pas mal de pluie, surtout sur la côte Est. Nous avons toujours réussi à y échapper en changeant de région. L’île est petite et le permet facilement. Vêtements : pour randonner, de bonnes chaussures de marche. Les sandales ne suffisent pas sur la pouzzolane. Prévoyez un petit gilet pour le soir. L’affluence touristique à cette époque : peu de monde. Même sur les randos les plus courues. Les problèmes de santé : aucun Les moustiques : aucun Photos : ràs Électricité : pas besoin d’adaptateur L'artisanat : encore un lézard pour ce qui devient une collection.
On a beaucoup aimé : 🙂 La variété des paysages La quantité, la variété, la propreté et le balisage des randonnées La beauté et la qualité des routes Playa Nogales Puerto de Tazacorte La LP4 avec le mirador de Roque de los Muchachos et les observatoires : la nature et la science à leur paroxysme.
On a moins aimé : 🤪 Puerto Naos
En conclusion : Cette île réunit toutes les conditions pour faire la joie des randonneurs : diversité du paysage, quantité, propreté et excellent balisage des sentiers et climat idéal. Elle mérite au moins une semaine.
Autumn trip from Puglia to Naples via Basilicata...
Hi everyone!!!
I’m finally getting around to writing about this 20-day trip to southern Italy: we didn’t travel this summer, and luckily, we found beautiful light and dreamy weather there at the end of September.
First, here’s the context of the trip: we’re both "confirmed seniors" but still curious and alert enough to enjoy the itinerary we’d imagined! We wanted a mix of discoveries—culture, cities, and nature—with guaranteed sunshine and the occasional short hike... We’re flying to Naples, round-trip, because the flight times work better for us. We rented a car online, picked it up at the airport (details to come... and it won’t be the highlight of the trip!), and booked our hotels in advance.
A quick overview of the itinerary: leaving Naples on September 15th, early in the morning, we’ll drive straight across the boot of Italy to Bari. After 11 days in Puglia, we’ll head back toward our starting point, taking our time: Matera in Basilicata, Maratea by the sea, and finally Paestum with its incredible temples.
Day 1: Brussels-Naples flight (Brussels Airlines) went smoothly; it landed an hour early, and we were thrilled, thinking we could use that time for a quick visit or two... Everything went well until we left the airport. We took the shuttle to the car rental offices, and at first glance, we realized this wouldn’t be smooth sailing!!! In front of every office (they’re side by side), there were already lines and kids sitting on suitcases—everyone looked exhausted... We resigned ourselves to waiting: nothing moved until tempers flared at the counters, and two people nearly came to blows. Things sped up a little, and after 2 (two...) hours of waiting, we finally got our chariot: a black Fiat Tipo, dirty, with a few dents and scratches that we made sure to note in the contract... but it ran!
Off to Bari, then: no time for sightseeing along the way! From there, we headed straight to our hotel in the countryside near Polignano a Mare.

A recurring detail: this happened constantly during our travels. We’d installed our own GPS, fully updated... In recent years, many dirt roads have become drivable, and lots of hotels and hostels have opened in the outskirts of towns. It was extremely rare for our ‘guide’ to recognize the street—let alone the number—we entered. Often, we got by calling the hotel reception: it might seem like a small thing, but it happened so often it became frustrating. In hindsight, it seems like without Google Maps, we’d have been lost!
Anyway, we were beautifully settled, with a terrace overlooking olive groves and the sea in the distance: all was well.

To be continued...
I’m finally getting around to writing about this 20-day trip to southern Italy: we didn’t travel this summer, and luckily, we found beautiful light and dreamy weather there at the end of September.
First, here’s the context of the trip: we’re both "confirmed seniors" but still curious and alert enough to enjoy the itinerary we’d imagined! We wanted a mix of discoveries—culture, cities, and nature—with guaranteed sunshine and the occasional short hike... We’re flying to Naples, round-trip, because the flight times work better for us. We rented a car online, picked it up at the airport (details to come... and it won’t be the highlight of the trip!), and booked our hotels in advance.
A quick overview of the itinerary: leaving Naples on September 15th, early in the morning, we’ll drive straight across the boot of Italy to Bari. After 11 days in Puglia, we’ll head back toward our starting point, taking our time: Matera in Basilicata, Maratea by the sea, and finally Paestum with its incredible temples.
Day 1: Brussels-Naples flight (Brussels Airlines) went smoothly; it landed an hour early, and we were thrilled, thinking we could use that time for a quick visit or two... Everything went well until we left the airport. We took the shuttle to the car rental offices, and at first glance, we realized this wouldn’t be smooth sailing!!! In front of every office (they’re side by side), there were already lines and kids sitting on suitcases—everyone looked exhausted... We resigned ourselves to waiting: nothing moved until tempers flared at the counters, and two people nearly came to blows. Things sped up a little, and after 2 (two...) hours of waiting, we finally got our chariot: a black Fiat Tipo, dirty, with a few dents and scratches that we made sure to note in the contract... but it ran!
Off to Bari, then: no time for sightseeing along the way! From there, we headed straight to our hotel in the countryside near Polignano a Mare.

A recurring detail: this happened constantly during our travels. We’d installed our own GPS, fully updated... In recent years, many dirt roads have become drivable, and lots of hotels and hostels have opened in the outskirts of towns. It was extremely rare for our ‘guide’ to recognize the street—let alone the number—we entered. Often, we got by calling the hotel reception: it might seem like a small thing, but it happened so often it became frustrating. In hindsight, it seems like without Google Maps, we’d have been lost!
Anyway, we were beautifully settled, with a terrace overlooking olive groves and the sea in the distance: all was well.

To be continued...
Transocéanique Costa Fortuna Singapour - Marseille du 19 mars au 10 avril 2020 English translation pending
Bonjour
je démarre cette discussion pour la préparation de notre future croisière de 23 jours
Nous avons prévu d'arriver à Singapour le 16 mars pour disposer de 2 jours de visite avant l' embarquement.
les escales en Malaisie : Port Klang pour Kuala Lumpur et Langkawi au Sri Lanka : Colombo En Inde : Mangalore Oman: Salaalah Grèce: Katakolon Italie : Naples et Savone (que nous connaissons bien pour y avoir fait plusieurs escales!!!)
Toutes aides et renseignements sont les bienvenus, regrouper les résultats de nos recherches ne peut être que bénéfique pour le plaisir du voyage.
en attendant ci dessous le lien vers la prépa de la transocéanique de 2019
https://voyageforum.com/discussion/escales-croisiere-fortuna-25-fevrier-26-mars-2019-d9145530/
bonne soirée
Nous avons prévu d'arriver à Singapour le 16 mars pour disposer de 2 jours de visite avant l' embarquement.
les escales en Malaisie : Port Klang pour Kuala Lumpur et Langkawi au Sri Lanka : Colombo En Inde : Mangalore Oman: Salaalah Grèce: Katakolon Italie : Naples et Savone (que nous connaissons bien pour y avoir fait plusieurs escales!!!)
Toutes aides et renseignements sont les bienvenus, regrouper les résultats de nos recherches ne peut être que bénéfique pour le plaisir du voyage.
en attendant ci dessous le lien vers la prépa de la transocéanique de 2019
https://voyageforum.com/discussion/escales-croisiere-fortuna-25-fevrier-26-mars-2019-d9145530/
bonne soirée
Currency exchange while traveling: why do some still carry wads of cash?
Hi everyone,
In this age of zero-commission cards and fee-free accounts, I’m curious why some travelers still prefer to set off with a wallet stuffed with bills and exchange money on the spot.
I get it for those whose income comes from undeclared activities, but what about everyone else?
Between the risk of theft, scams at exchange counters, and fees that often end up being higher, I’m really puzzled.
The last time I traveled with a wad of cash was because I had to pay for accommodation in cash only, the local currency was the dollar (easy to exchange at a very low cost), and I was still paying some fees.
I’m still wondering about my next trip to Argentina because the situation there is very specific, but otherwise?
Is it an allergy to modern payment methods?
A budget so tight that an extra 20 € (the fees some local banks charge for withdrawals) on a 2000 € budget would be impossible to manage?
Thanks for shedding some light on this!
In this age of zero-commission cards and fee-free accounts, I’m curious why some travelers still prefer to set off with a wallet stuffed with bills and exchange money on the spot.
I get it for those whose income comes from undeclared activities, but what about everyone else?
Between the risk of theft, scams at exchange counters, and fees that often end up being higher, I’m really puzzled.
The last time I traveled with a wad of cash was because I had to pay for accommodation in cash only, the local currency was the dollar (easy to exchange at a very low cost), and I was still paying some fees.
I’m still wondering about my next trip to Argentina because the situation there is very specific, but otherwise?
Is it an allergy to modern payment methods?
A budget so tight that an extra 20 € (the fees some local banks charge for withdrawals) on a 2000 € budget would be impossible to manage?
Thanks for shedding some light on this!
De Tijuana à Los Cabos, road trip de 16 jours en Basse Californie English translation pending
Bonjour,
Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 16 jours effectué du 29 avril au 14 mai 2019.
Participants: 2 adultes (63 et 65 ans) Organisation : nous-mêmes en nous basant sur des carnets de voyage, des programmes d’agence, le Lonely Planet en anglais (Baja California et Los Cabos, seul guide un peu complet). Réservation d’hôtels par internet ou par mail. Déplacements : voiture de location. Climat : frais et venteux dans le nord et le long du Pacifique, chaud et sec dans le sud et le long de la mer de Cortes. Formalités / santé :
- Pas de visa nécessaire. - Pas de vaccin à prévoir. Divers :
- Electricité : les prises sont les mêmes qu’aux Etats-Unis (deux fiches plates). Voltage : 110/140 volts. - Décalage horaire avec la France : 9h en Baja California nord - 8h en Baja California sud. - La saison pour l’observation des baleines, parmi les meilleures du monde, s’étend de janvier à avril. Conseils :
- L'eau du robinet est dite potable mais mieux vaut ne pas la boire. - Avoir deux permis de conduire internationaux (gratuits). - Avoir une bonne carte routière et télécharger les cartes sur openstreetmap. - Un 4/4 est inutile pour ce circuit. Nous avons opté pour un SUV, un peu plus haut que les berlines. Il est clair que si on veut sortir complètement des sentiers battus pour aller découvrir des sites uniquement accessibles par pistes, un 4/4 est indispensable.
- Faire le plein d’essence dès qu’il y a une station car il peut ne pas y en avoir sur plus de 200 kilomètres.
- Se méfier des nids de poule, des topes (ralentisseurs) mal ou pas signalés et des troupeaux en liberté le long des routes.

- Se laisser dépasser par les camions qui roulent très vite plutôt que de les avoir dans le dos. - De manière générale, il est préférable de ne pas circuler la nuit. Comme partout dans le monde, il vaut mieux ne rien laisser dans la voiture le soir et se garer dans des endroits éclairés et dans les parkings des hôtels. - Avoir toujours un stock d’eau dans la voiture et quelques provisions (éventuellement dans une petite glacière dont on renouvelle la glace régulièrement dans les supermarchés comme Oxxo). On peut ne pas trouver de restaurant pendant des heures (hors saison en tout cas).
- Avoir suffisamment d’argent liquide, les cartes de crédit ne fonctionnant pas partout. - Prévoir des pourboires de 10 à 15% dans les hôtels et les restaurants.
Nos coups de cœur : - en général, la géologie de la région - la vallée de los Cirios - Bahia de los Angeles - les salines de Guerrero Negro - San Ignacio, son oasis et sa mission - les plages de Bahia Concepcion (Santispac, El Coyote et El Requeson) - la Sierra Giganta et la mission San Javier (Loreto) - l’excursion en bateau à l’île Espiritu Santo (La Paz) - la vieille ville de San Jose del Cabo
Nos bonnes surprises - l’état des routes bien meilleur qu’espéré - la sécurité, en tout cas hors saison. Aucune agressivité, les Mexicains sont très aimables et toujours prêts à aider. - la nourriture tout à fait correcte et n’entraînant pas de troubles digestifs majeurs
Nos regrets ou déceptions : - ne pas avoir pu faire d’excursion pour voir les peintures rupestres - ne pas avoir pu faire de snorkeling à Cabo Pulmo - le manque de jolies villes (les villes traversées sont très laides et n’ont aucune âme) - les promenades sur les malecons n’ont jamais été à la hauteur de nos attentes, surtout à La Paz dont on dit que c’est le plus beau de Basse Californie - La Paz, grande ville peu séduisante - Cabo San Lucas : à fuir
Bilan - Très beau voyage hors des sentiers battus, avec des paysages assez époustouflants. Un petit bémol en ce qui me concerne est le manque de variété (alternance de désert et de plage, peu de jolis villages et manque de visites culturelles), peut-être dû en partie au fait que nous n’avons pas pu faire de visites de grottes de peintures rupestres et que nous n’étions pas à la saison de l’observation des baleines (choix délibéré). - Le fait d’être hors-saison était très agréable et nous a permis de très bien profiter des sites mais il avait aussi ses inconvénients, comme la difficulté d’organiser des excursions accompagnées.
Jour 1 : Bruxelles – Paris – Mexico - Tijuana a.m. : - train pour Paris CDG p.m. : - vol Paris – Mexico - vol Mexico – Tijuana
Train pour Paris CDG. Vol de 11h30 entre Paris et Mexico (Air France – A380). L’aéroport de Mexico est vieux et délabré. Quand on est en transit, il faut récupérer ses bagages et les déposer au fond de la zone de réception des bagages sur un tapis roulant réservé aux correspondances. Douane très rapide. Il ne faut surtout pas se précipiter sur le premier bureau de change dans la zone des bagages où le taux est beaucoup moins intéressant qu’ailleurs. On marche des kilomètres et on prend un train pour accéder à la zone 2 des vols domestiques. Complètement épuisés, on se dit qu’on aurait peut-être mieux fait de loger à côté de l’aéroport de Mexico et de prendre le vol de Tijuana le lendemain. Vol de +/- 3h30 pour Tijuana (Aeromexico) qui nous semble interminable et inconfortable. L’aéroport de Tijuana, par contre, est très moderne et propre. On a rapidement nos bagages. Pas de navette pour aller à l’hôtel. On prend donc un taxi (200 pesos). On se couche à 11 p.m. (heure locale), soit 8 a.m. pour nous ! Nuit à Tijuana (aéroport) Hôtel Hampton Inn, grand hôtel moderne, très confortable, excellente literie, très bonne douche. On ne retiendra pas la vue (entrepôt et chantier) mais bien les superbes photos noir et blanc de Basse Californie.
Jour 2 : Tijuana – San Quintin (6h45) a.m. : - prise de possession de la voiture de location à l’aéroport - route vers Ensenada p.m. : - arrêt à la Bufadora et déjeuner. - route vers San Quintin - nuit à San Quintin
Petit déjeuner à l’hôtel, correct sauf le pain. A 9h, la navette de l’hôtel nous conduit à l’aéroport pour prendre possession de la voiture de location. Service horriblement lent mais personnel très aimable et souriant ne parlant quasiment que l’espagnol. Départ à 10h30 et route vers Ensenada. Les quartiers de Tijuana que nous traversons ne donnent vraiment pas envie de s’attarder. Au niveau de la frontière, on se croirait à Calais avec les files interminables de camions. On longe l’impressionnant mur de fer séparant le Mexique et les USA. Il est constitué d’une énorme grille à laquelle on est en train d’accoler des panneaux métalliques. Tout cela est doublé quelques mètres plus loin par un grillage surmonté de fils de fer barbelés. Clochards ou migrants y vivent sous les ponts dans un état souvent très avancé.

Comme il pleut, on regrette encore moins de ne pas s’attarder ici. La scenic road longe la côte … mais quelle déception ! C’est très construit et mal, beaucoup de bâtiments sont en ruines ou abandonnés. Ce n’est qu’à proximité d’Ensenada que la côte devient plus belle. On fait d’ailleurs un petit arrêt à un point de vue sur une côte sauvage avec falaises et iles au loin. Il fait meilleur et le soleil apparaît.

Vers 13h15, après avoir fait un petit détour, on s’arrête à la Buffadora, un site très touristique au sud d’Ensenada, au bout d’une péninsule. L’endroit est complétement paumé.

On n’avait encore vu quasi aucun touriste, mais là, c’est la foule, dans une rue interminable bordée de boutiques et de petits restos. Et on est hors saison ! Cela s’explique par le fait qu’Ensenada accueille de gros bateaux de croisière.

On arrive enfin à la bufadora, sorte de geyser où l’eau de mer s’engouffre dans une bouche et jaillit de manière inégale.


Les gens se font photographier devant les grandes lettres colorées de ENSENADA. Il semble y en avoir de pareilles dans toutes les villes.

Ça ne vaut peut-être pas le détour mais ça fait un divertissement amusant pour couper la route. C’est tout de même le 2ème plus grand geyser marin du monde. On renonce à un chic resto conseillé dans le Lonely Planet pour manger dans un petit établissement, chez Dona Chuy, où tout est étalé sur un comptoir ouvert sur la rue. Très animé et bon. On y mange des grands coquillages remplis de grosses crevettes chauds et gratinés et des tacos de poisson, tout ça assez bon. Service agréable.

On se laisse déjà tenter par des hamacs/fauteuils très sympas (20 $ pièce après avoir marchandé). On nous en proposera plus tard des moins chers évidemment (10 $) mais notre vendeur était très sympa et parlait français. On reprend la route à 14h35 après s’être bien amusés. Encore une fois, on se dit qu’il ne faut pas se précipiter sur les premières choses qu’on nous propose, comme ici le parking qui est beaucoup plus cher à l’entrée que plus loin.

Enormément de fleurs le long de la route. Après Ensenada, il y a aussi beaucoup de serres avec des légumes mais aussi des fleurs. La route est pleine de trous dont il faut se méfier. Ce n’est pas pour rien qu’il y a tant de vendeurs de pneus le long de la route.

Les camions roulent très vite et il vaut mieux les laisser passer que de les avoir dans le dos. On suit la route des vins et on commence à voir des vignes.



Le relief change et la route passe entre de raides collines bien vertes. Des travaux sur la route nous font perdre beaucoup de temps, heureusement dans un bel endroit. Beaucoup d’oliviers dont on fait la récolte et aussi des cultures de cactus. Sur les collines, on aperçoit parfois de curieux agaves. La route devient vraiment très belle jusqu’à San Antonio del Mar où le paysage redevient plus plat. Enormément de cultures. Mais où va-t-on chercher l’eau, les rivières sont à sec déjà fin avril ? Arrivée à San Quintin vers 18h30. L’hôtel Jardines Baja n’est pas facile à trouver. Il faut prendre la direction de l’hôtel Old Mill, puis la 1ère route non macadamisée à gauche. Comme on s’est trompé, on est allé jusqu’au bout, à un assez bel endroit de bras de mer sur fond de petits volcans aux cratères bien marqués. Etonnant.


Dîner au restaurant de l’hôtel, assez bon. Beaucoup d’Américains ici. Nuit à San Quintin. Hôtel Jardines Baja, superbes jardins sophistiqués et fleuris, jolis patios et terrasses très conviviaux. Grande chambre malheureusement très sombre, normalement équipée. Salle de bain vieillotte mais correcte. Calme absolu.


Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 16 jours effectué du 29 avril au 14 mai 2019.
Participants: 2 adultes (63 et 65 ans) Organisation : nous-mêmes en nous basant sur des carnets de voyage, des programmes d’agence, le Lonely Planet en anglais (Baja California et Los Cabos, seul guide un peu complet). Réservation d’hôtels par internet ou par mail. Déplacements : voiture de location. Climat : frais et venteux dans le nord et le long du Pacifique, chaud et sec dans le sud et le long de la mer de Cortes. Formalités / santé :
- Pas de visa nécessaire. - Pas de vaccin à prévoir. Divers :
- Electricité : les prises sont les mêmes qu’aux Etats-Unis (deux fiches plates). Voltage : 110/140 volts. - Décalage horaire avec la France : 9h en Baja California nord - 8h en Baja California sud. - La saison pour l’observation des baleines, parmi les meilleures du monde, s’étend de janvier à avril. Conseils :
- L'eau du robinet est dite potable mais mieux vaut ne pas la boire. - Avoir deux permis de conduire internationaux (gratuits). - Avoir une bonne carte routière et télécharger les cartes sur openstreetmap. - Un 4/4 est inutile pour ce circuit. Nous avons opté pour un SUV, un peu plus haut que les berlines. Il est clair que si on veut sortir complètement des sentiers battus pour aller découvrir des sites uniquement accessibles par pistes, un 4/4 est indispensable.
- Faire le plein d’essence dès qu’il y a une station car il peut ne pas y en avoir sur plus de 200 kilomètres.
- Se méfier des nids de poule, des topes (ralentisseurs) mal ou pas signalés et des troupeaux en liberté le long des routes.
- Se laisser dépasser par les camions qui roulent très vite plutôt que de les avoir dans le dos. - De manière générale, il est préférable de ne pas circuler la nuit. Comme partout dans le monde, il vaut mieux ne rien laisser dans la voiture le soir et se garer dans des endroits éclairés et dans les parkings des hôtels. - Avoir toujours un stock d’eau dans la voiture et quelques provisions (éventuellement dans une petite glacière dont on renouvelle la glace régulièrement dans les supermarchés comme Oxxo). On peut ne pas trouver de restaurant pendant des heures (hors saison en tout cas).
- Avoir suffisamment d’argent liquide, les cartes de crédit ne fonctionnant pas partout. - Prévoir des pourboires de 10 à 15% dans les hôtels et les restaurants.
Nos coups de cœur : - en général, la géologie de la région - la vallée de los Cirios - Bahia de los Angeles - les salines de Guerrero Negro - San Ignacio, son oasis et sa mission - les plages de Bahia Concepcion (Santispac, El Coyote et El Requeson) - la Sierra Giganta et la mission San Javier (Loreto) - l’excursion en bateau à l’île Espiritu Santo (La Paz) - la vieille ville de San Jose del Cabo
Nos bonnes surprises - l’état des routes bien meilleur qu’espéré - la sécurité, en tout cas hors saison. Aucune agressivité, les Mexicains sont très aimables et toujours prêts à aider. - la nourriture tout à fait correcte et n’entraînant pas de troubles digestifs majeurs
Nos regrets ou déceptions : - ne pas avoir pu faire d’excursion pour voir les peintures rupestres - ne pas avoir pu faire de snorkeling à Cabo Pulmo - le manque de jolies villes (les villes traversées sont très laides et n’ont aucune âme) - les promenades sur les malecons n’ont jamais été à la hauteur de nos attentes, surtout à La Paz dont on dit que c’est le plus beau de Basse Californie - La Paz, grande ville peu séduisante - Cabo San Lucas : à fuir
Bilan - Très beau voyage hors des sentiers battus, avec des paysages assez époustouflants. Un petit bémol en ce qui me concerne est le manque de variété (alternance de désert et de plage, peu de jolis villages et manque de visites culturelles), peut-être dû en partie au fait que nous n’avons pas pu faire de visites de grottes de peintures rupestres et que nous n’étions pas à la saison de l’observation des baleines (choix délibéré). - Le fait d’être hors-saison était très agréable et nous a permis de très bien profiter des sites mais il avait aussi ses inconvénients, comme la difficulté d’organiser des excursions accompagnées.
Jour 1 : Bruxelles – Paris – Mexico - Tijuana a.m. : - train pour Paris CDG p.m. : - vol Paris – Mexico - vol Mexico – Tijuana
Train pour Paris CDG. Vol de 11h30 entre Paris et Mexico (Air France – A380). L’aéroport de Mexico est vieux et délabré. Quand on est en transit, il faut récupérer ses bagages et les déposer au fond de la zone de réception des bagages sur un tapis roulant réservé aux correspondances. Douane très rapide. Il ne faut surtout pas se précipiter sur le premier bureau de change dans la zone des bagages où le taux est beaucoup moins intéressant qu’ailleurs. On marche des kilomètres et on prend un train pour accéder à la zone 2 des vols domestiques. Complètement épuisés, on se dit qu’on aurait peut-être mieux fait de loger à côté de l’aéroport de Mexico et de prendre le vol de Tijuana le lendemain. Vol de +/- 3h30 pour Tijuana (Aeromexico) qui nous semble interminable et inconfortable. L’aéroport de Tijuana, par contre, est très moderne et propre. On a rapidement nos bagages. Pas de navette pour aller à l’hôtel. On prend donc un taxi (200 pesos). On se couche à 11 p.m. (heure locale), soit 8 a.m. pour nous ! Nuit à Tijuana (aéroport) Hôtel Hampton Inn, grand hôtel moderne, très confortable, excellente literie, très bonne douche. On ne retiendra pas la vue (entrepôt et chantier) mais bien les superbes photos noir et blanc de Basse Californie.
Jour 2 : Tijuana – San Quintin (6h45) a.m. : - prise de possession de la voiture de location à l’aéroport - route vers Ensenada p.m. : - arrêt à la Bufadora et déjeuner. - route vers San Quintin - nuit à San Quintin
Petit déjeuner à l’hôtel, correct sauf le pain. A 9h, la navette de l’hôtel nous conduit à l’aéroport pour prendre possession de la voiture de location. Service horriblement lent mais personnel très aimable et souriant ne parlant quasiment que l’espagnol. Départ à 10h30 et route vers Ensenada. Les quartiers de Tijuana que nous traversons ne donnent vraiment pas envie de s’attarder. Au niveau de la frontière, on se croirait à Calais avec les files interminables de camions. On longe l’impressionnant mur de fer séparant le Mexique et les USA. Il est constitué d’une énorme grille à laquelle on est en train d’accoler des panneaux métalliques. Tout cela est doublé quelques mètres plus loin par un grillage surmonté de fils de fer barbelés. Clochards ou migrants y vivent sous les ponts dans un état souvent très avancé.

Comme il pleut, on regrette encore moins de ne pas s’attarder ici. La scenic road longe la côte … mais quelle déception ! C’est très construit et mal, beaucoup de bâtiments sont en ruines ou abandonnés. Ce n’est qu’à proximité d’Ensenada que la côte devient plus belle. On fait d’ailleurs un petit arrêt à un point de vue sur une côte sauvage avec falaises et iles au loin. Il fait meilleur et le soleil apparaît.

Vers 13h15, après avoir fait un petit détour, on s’arrête à la Buffadora, un site très touristique au sud d’Ensenada, au bout d’une péninsule. L’endroit est complétement paumé.

On n’avait encore vu quasi aucun touriste, mais là, c’est la foule, dans une rue interminable bordée de boutiques et de petits restos. Et on est hors saison ! Cela s’explique par le fait qu’Ensenada accueille de gros bateaux de croisière.

On arrive enfin à la bufadora, sorte de geyser où l’eau de mer s’engouffre dans une bouche et jaillit de manière inégale.


Les gens se font photographier devant les grandes lettres colorées de ENSENADA. Il semble y en avoir de pareilles dans toutes les villes.

Ça ne vaut peut-être pas le détour mais ça fait un divertissement amusant pour couper la route. C’est tout de même le 2ème plus grand geyser marin du monde. On renonce à un chic resto conseillé dans le Lonely Planet pour manger dans un petit établissement, chez Dona Chuy, où tout est étalé sur un comptoir ouvert sur la rue. Très animé et bon. On y mange des grands coquillages remplis de grosses crevettes chauds et gratinés et des tacos de poisson, tout ça assez bon. Service agréable.

On se laisse déjà tenter par des hamacs/fauteuils très sympas (20 $ pièce après avoir marchandé). On nous en proposera plus tard des moins chers évidemment (10 $) mais notre vendeur était très sympa et parlait français. On reprend la route à 14h35 après s’être bien amusés. Encore une fois, on se dit qu’il ne faut pas se précipiter sur les premières choses qu’on nous propose, comme ici le parking qui est beaucoup plus cher à l’entrée que plus loin.

Enormément de fleurs le long de la route. Après Ensenada, il y a aussi beaucoup de serres avec des légumes mais aussi des fleurs. La route est pleine de trous dont il faut se méfier. Ce n’est pas pour rien qu’il y a tant de vendeurs de pneus le long de la route.

Les camions roulent très vite et il vaut mieux les laisser passer que de les avoir dans le dos. On suit la route des vins et on commence à voir des vignes.



Le relief change et la route passe entre de raides collines bien vertes. Des travaux sur la route nous font perdre beaucoup de temps, heureusement dans un bel endroit. Beaucoup d’oliviers dont on fait la récolte et aussi des cultures de cactus. Sur les collines, on aperçoit parfois de curieux agaves. La route devient vraiment très belle jusqu’à San Antonio del Mar où le paysage redevient plus plat. Enormément de cultures. Mais où va-t-on chercher l’eau, les rivières sont à sec déjà fin avril ? Arrivée à San Quintin vers 18h30. L’hôtel Jardines Baja n’est pas facile à trouver. Il faut prendre la direction de l’hôtel Old Mill, puis la 1ère route non macadamisée à gauche. Comme on s’est trompé, on est allé jusqu’au bout, à un assez bel endroit de bras de mer sur fond de petits volcans aux cratères bien marqués. Etonnant.


Dîner au restaurant de l’hôtel, assez bon. Beaucoup d’Américains ici. Nuit à San Quintin. Hôtel Jardines Baja, superbes jardins sophistiqués et fleuris, jolis patios et terrasses très conviviaux. Grande chambre malheureusement très sombre, normalement équipée. Salle de bain vieillotte mais correcte. Calme absolu.



Mimi and Maumau, Martine and DD Return! Or the Denver-Denver Loop of the 4 Friends
Hello! 🙂
In 2017, struck by western addiction, our first road trip gave us an irresistible urge to return, which we did from September 2nd to 24th, 2019, on a loop from Denver to Denver via Yellowstone. The westernmost point of this journey, which took us through the geographical center of the USA, brought us within about a hundred kilometers of Moab, which had been the easternmost point of our last trip.
We’ve been back for over a month now, and I realize I’m starting to forget some details—it’s high time I started my travel journal before my brain turns into Swiss cheese and lets everything slip away. As I mentioned in my last story, it’ll take me quite a while to finish, so if any travelers have specific questions, don’t hesitate to message me privately. Once again, I’d like to thank everyone who helped me (and there were many!) prepare our road trip, with a special shout-out to Disneydiddl, Hiacinthe, and Titou (ladies first) as well as Fred and Itat, whom I bombarded with questions for months and who always kindly and patiently gave me tons of great tips. It’s thanks to all of you that this trip was such a success. I was a little worried I wouldn’t recapture the emotion and enthusiasm of our 2017 trip, but this one was just as "Wow" as the last.
For those who don’t know us, let me introduce our little group. We’re four friends in our sixties (this time, everyone made it, which let us score some "senior" discounts...). We live in the Var region, have known each other for over 20 years, and this was our second trip together to this magical West.
Mimi (Michèle): always the smallest and the funniest. Thank goodness she was there to speak English! Maumau (Maurice): her husband, always with his white hair, his Gallic mustache, his humor, and his Southern accent. He drove every other day. DD (André): the one with the beard, with whom I celebrated our 41st wedding anniversary at Yellowstone. Our second driver appreciated having a peaceful mind since he’s been retired since July. Marcalamar (Martine): that’s me—still blonde with glasses, still talking a lot, and still terrified of messing up the organization of this trip despite all the hours spent on the forum.
Recognize us? Ha ha ha!!!! No, just kidding!!!!
That’s us!!!

In 2017, struck by western addiction, our first road trip gave us an irresistible urge to return, which we did from September 2nd to 24th, 2019, on a loop from Denver to Denver via Yellowstone. The westernmost point of this journey, which took us through the geographical center of the USA, brought us within about a hundred kilometers of Moab, which had been the easternmost point of our last trip.
We’ve been back for over a month now, and I realize I’m starting to forget some details—it’s high time I started my travel journal before my brain turns into Swiss cheese and lets everything slip away. As I mentioned in my last story, it’ll take me quite a while to finish, so if any travelers have specific questions, don’t hesitate to message me privately. Once again, I’d like to thank everyone who helped me (and there were many!) prepare our road trip, with a special shout-out to Disneydiddl, Hiacinthe, and Titou (ladies first) as well as Fred and Itat, whom I bombarded with questions for months and who always kindly and patiently gave me tons of great tips. It’s thanks to all of you that this trip was such a success. I was a little worried I wouldn’t recapture the emotion and enthusiasm of our 2017 trip, but this one was just as "Wow" as the last.
For those who don’t know us, let me introduce our little group. We’re four friends in our sixties (this time, everyone made it, which let us score some "senior" discounts...). We live in the Var region, have known each other for over 20 years, and this was our second trip together to this magical West.
Mimi (Michèle): always the smallest and the funniest. Thank goodness she was there to speak English! Maumau (Maurice): her husband, always with his white hair, his Gallic mustache, his humor, and his Southern accent. He drove every other day. DD (André): the one with the beard, with whom I celebrated our 41st wedding anniversary at Yellowstone. Our second driver appreciated having a peaceful mind since he’s been retired since July. Marcalamar (Martine): that’s me—still blonde with glasses, still talking a lot, and still terrified of messing up the organization of this trip despite all the hours spent on the forum.
Recognize us? Ha ha ha!!!! No, just kidding!!!!
That’s us!!!
Compte rendu du MSC Divina (du 25 octobre au 1er novembre 2019) English translation pending
RETOUR DU MSC DIVINA OMNIBUS DE LA MÉDITERRANÉE DU 25 OCTOBRE AU 1er NOVEMBRE
EMBARQUEMENT l’embarquement s’effectue à Marseille . On doit insister pour avoir des cartes prioritaires pour l’embarquement , la fille n’est pas au courant que les cartes. Black / Diamond sont prioritaires . Bref on finit par les obtenir Dans la salle d’embarquement ce n’est pas la foule ni la cohue, la salle n’est pas remplie . Pas de véritable espace pour les yacht club ils sont juste au devant de la salle séparés par une corde. Il est midi , on va attendre 2h , ça parait long Le bateau n’est arrivé qu’à 11h45 et il. A peu de personnel comme d’habitude A 13h55 ils font embarquer les personnes en yacht club puis à 14h00 c’est notre tour J’étais très surprise que les personnes en yacht club ait dû finalement attendre aussi longtemps que nous , elles n’étaient pourtant pas nombreuses ... LA CABINE nous avons une cabine balcon Bella Nous sommes surpris qu’elle soit si petite je n’avais jamais eu de Bella et je ne savais pas qu’il y avait une différence de taille avec les fantastica , donc pas de salon et peu de rangements , balcon aussi large mais plus étroit Une carte silver est posée sur le lit 😡
LA RÉCEPTION ET LA COURTOISIE ! Je vais aller plusieurs fois à la réception et je suis outrée du mépris envers le client Je vais donc signaler qu’il y a erreur sur la carte attribuée et que je devrai avoir une carte BLACK appelée aujourd’hui DIAMOND. La personne regarde sur son ordinateur et me dit que non je suis toujours silver .. il me dit que ce n’est pas grave .. je rale et je dis que dans ce cas je perds les avantages de la carte D’un ton désobligeant et expéditif il me dit que de toutes façons il ne peut rien faire pour moi et que je n’ai qu’a aller voir ce soir le bureau des msc club / futures croisières Je vais donc le soir même à ce bureau , la personne me dit qu en effet il y a erreur , elle le notifie sur l’ordinateur mais ne peut rien d’autres pour moi et me dit de retourner à la réception . Je retourne donc à la réception et là un autre me dit qu’en effet cela a été changé en machine mais qu’il faille aller à un autre guichet ? Là je ne comprends et je dis que j’en ai assez d’être baladée de guichets en guichets .. il souffle et revient avec une carte Diamond ! Cela n’aura pas été sans mal ! Je retourne plus tard à la réception car comme dit dans un post précédent MSC a eu la gentillesse un soir de nous changer de service de restauration de table et de nous séparer de mon fils et ma mère ainsi que du couple avec qui on mangeait pour pouvoir y placer des chinois qui embarquaient à Rome A la réception le gars n’en n’avait que faire et m’a dit que ce n’était pas grave ! Ils se foutent de tout et surtout de nous ! C’est à ce moment là que j’ai demandé de faire annuler les pourboires , RAZ LE BOL !
Au restaurant on s’est expliqué avec le maître d’hôtel il voulait bien nous remettre au premier service mais on était séparé de notre famille , l’autre couple était également en colère ... quand on a compris qu’ils ne résoudraient pas notre problème si facilement , on a dit qu on allait à. Notre table 2 chinoises y étaient déjà installées on a tante d’expliquer on a montré notre carte ... bref elles ne comprenaient rien mais se sont finalement levées pour aller à la table d à côté . Le maître d’hôtel ite, est revenu on a dit qu on ne changeait pas de table , que c’était notre 3 eme soir et que le groupe de chinois venait d’arriver .. ils nous ont dit que le groupe dechinois devait être placé à des tables juxtaposées .. mais je leur ai dit que ce n’était pas notre problème Bref devant notre détermination ils nous ont dit que ct bon pour un soir Le lendemain on est arrivé très tôt et avons repris notre table Le serveur ne nous donnait pas les cartes des menus et à demandé au maître d’hôtel qui a finalement renoncé à nous virer ... En 24 croisieres je n’avais jamais vu ça !
LES ESCALES très beau temps durant toute la croisière , nous étions en short et tee short tous les jours les escales étaient longues et on a pu faire tout par nous mêmes GENES Visite de la ville ROME bus et train civitavecchia Roma express Le train est affrété pour les croisiéristes c soit 12 euros le trajet ou 19 euros l’aller retour par contre il faut aller obligatoirement à san pietro Donc on a fait que l’aller , le train est direct ça dure 38 mn c top Au retour on a repris un train classique de ROMA TERMINI Vêt on a pris le bus à 2 euros pour aller jusqu’au terminal des bus On a promené dans Rome pour terminer dans les jardins de villa borghese c’était très chouette .
PALERME Promenade dans la ville , c’est facile CAGLIARI promenade dans la ville il y a des ascenseurs gratuits à plusieurs endroits car la vieille ville est en hauteur PALMA DE MAJORQUE Ne pas prendre la navette msc facturée 14 euros le bus 1 vous conduit au centre pour 2 euros Le bateau est amarré plus loin que d’habitude alors qu’il y avait de la place plus près j’imagine que c’est moins cher d’être amarré plus loin
VALENCE Encore une fois le bateau est à.amarre loin .. bus du port puis prendre le bus 4 descendre à REINA 1,50 euros par trajet et non 14 comme le facture. MSC Toutes les escales nous ont plu , c’était joli avec un superbe soleil qui ne nous a pas lâché 😀
LA RESTAURATION le restaurant du soir était très bon on a beaucoup mieux mangé que sur notre dernière croisière à bord d’holland America et pas moins bien mangé non plus que sur Le fantasia en yacht club ou bcp de plats n’avaient pas de goût Vraiment de bonnes surprises une paella très bonne des gambas goûteuse du bon filet de bœuf et de très bon desserts
Au buffet les desserts sont bons la charcuterie de bonne qualité , la viande et le poisson en choix parfois limite Malheureusement c’est le bordel le monde et le chahut vue la population à bord 😡 au fond on arrivait parfois à trouver une table pas trop bruyante Le petit déjeuner au restaurant est plus calme mais parfois bcp de monde et les serveurs en nombre insuffisant ont du mal à suivre Dernière remarque le restaurant est ouvert tous les midis alors que sur bcp de compagnies il est souvent fermé les jours d’escale , c’est un plus LA POPULATION A BORD C’est ici que ça se gâte bcp d’italiens d’espagnols et d’enfants C’est bruyant les italiens sont sans gène sans éducation et GUEULENT 😡😡😡😡 Chaque jour des gens embarquent et s’en vont chaque jour message intempestif pour l’exercice de sauvetage TRÈS GROS PROBLÈME pour les ascenseurs bondés bien souvent on renonce et on empreinte les escaliers Les italiens poussent pour s’insérer dans l’ascenseur même si les ascenseurs sont déjà pleins et vous empêchent de sortir aux étages Il faut le voir pour le croire !! Le problème des ascenseurs est accru avec un nombre de poussettes impressionnant ! Jamais les parents ne plient les poussettes bien évidemment 😡 Des jeunes enfants voire des bébés. Qui dorment qui pleurent bref bien trop jeunes pour apprécier quoique ce soit Les parents qui laissent leurs enfants courir hurler monter sur les fauteuils ... Bref on n’était plus habitué à tout ça LES PISCINES ET JACCUZIS Les piscines sont glaciales ! Une très belle piscine adulte au fond glaciale je profite qu’un responsable soit là pour le signaler car j’avais lu 26 degrés mais il me rit au nez en me montrant le soleil c’est lui seul qui est chargé de chauffer la piscine et pas MSC 26 degrés est un maximum je m’approche du panneau et je vois qu effectivement c’est écrit inférieur ou égal à 26 degrés 😡 Les jaccuzis sont petits et surpeuplés Aucun jaccuzi réservé aux adultes il y a beaucoup d’enfants partout A l’arrière 2 jaccuzis un peu plus calmes mais bon tout est relatif Les italiens. S’imposent de la même façon que dans les ascenseurs Quit a se mettre au milieu 😡 LES SPECTACLES uniquement t chants et danses aucun décor , il n’y a toujours que les escaliers lumineux sur scène C’est dommage que la scène soit très limitée car les chanteurs et danseurs sont bons.
CONCLUSION nous avons passé une belle semaine avec un temps magnifique Nous en avons eu pour notre argent Cependant je ne renouvellerai pas l’expérience d’une semaine en Méditerranée sur MSC c’était notre 24 eme croisière donc 13 faites durant les vacances scolaires de la Toussaint et je n’avais jamais vu ça Tout ce monde tout ce bruit toutes ces poussettes .. ces embarquements tous les jours Le personnel en nombre insuffisant, les piscines. Inutilisables .. C’est pas très cher mais ça ne vaut pas plus Les compagnies américaines me manquent 😀
EMBARQUEMENT l’embarquement s’effectue à Marseille . On doit insister pour avoir des cartes prioritaires pour l’embarquement , la fille n’est pas au courant que les cartes. Black / Diamond sont prioritaires . Bref on finit par les obtenir Dans la salle d’embarquement ce n’est pas la foule ni la cohue, la salle n’est pas remplie . Pas de véritable espace pour les yacht club ils sont juste au devant de la salle séparés par une corde. Il est midi , on va attendre 2h , ça parait long Le bateau n’est arrivé qu’à 11h45 et il. A peu de personnel comme d’habitude A 13h55 ils font embarquer les personnes en yacht club puis à 14h00 c’est notre tour J’étais très surprise que les personnes en yacht club ait dû finalement attendre aussi longtemps que nous , elles n’étaient pourtant pas nombreuses ... LA CABINE nous avons une cabine balcon Bella Nous sommes surpris qu’elle soit si petite je n’avais jamais eu de Bella et je ne savais pas qu’il y avait une différence de taille avec les fantastica , donc pas de salon et peu de rangements , balcon aussi large mais plus étroit Une carte silver est posée sur le lit 😡
LA RÉCEPTION ET LA COURTOISIE ! Je vais aller plusieurs fois à la réception et je suis outrée du mépris envers le client Je vais donc signaler qu’il y a erreur sur la carte attribuée et que je devrai avoir une carte BLACK appelée aujourd’hui DIAMOND. La personne regarde sur son ordinateur et me dit que non je suis toujours silver .. il me dit que ce n’est pas grave .. je rale et je dis que dans ce cas je perds les avantages de la carte D’un ton désobligeant et expéditif il me dit que de toutes façons il ne peut rien faire pour moi et que je n’ai qu’a aller voir ce soir le bureau des msc club / futures croisières Je vais donc le soir même à ce bureau , la personne me dit qu en effet il y a erreur , elle le notifie sur l’ordinateur mais ne peut rien d’autres pour moi et me dit de retourner à la réception . Je retourne donc à la réception et là un autre me dit qu’en effet cela a été changé en machine mais qu’il faille aller à un autre guichet ? Là je ne comprends et je dis que j’en ai assez d’être baladée de guichets en guichets .. il souffle et revient avec une carte Diamond ! Cela n’aura pas été sans mal ! Je retourne plus tard à la réception car comme dit dans un post précédent MSC a eu la gentillesse un soir de nous changer de service de restauration de table et de nous séparer de mon fils et ma mère ainsi que du couple avec qui on mangeait pour pouvoir y placer des chinois qui embarquaient à Rome A la réception le gars n’en n’avait que faire et m’a dit que ce n’était pas grave ! Ils se foutent de tout et surtout de nous ! C’est à ce moment là que j’ai demandé de faire annuler les pourboires , RAZ LE BOL !
Au restaurant on s’est expliqué avec le maître d’hôtel il voulait bien nous remettre au premier service mais on était séparé de notre famille , l’autre couple était également en colère ... quand on a compris qu’ils ne résoudraient pas notre problème si facilement , on a dit qu on allait à. Notre table 2 chinoises y étaient déjà installées on a tante d’expliquer on a montré notre carte ... bref elles ne comprenaient rien mais se sont finalement levées pour aller à la table d à côté . Le maître d’hôtel ite, est revenu on a dit qu on ne changeait pas de table , que c’était notre 3 eme soir et que le groupe de chinois venait d’arriver .. ils nous ont dit que le groupe dechinois devait être placé à des tables juxtaposées .. mais je leur ai dit que ce n’était pas notre problème Bref devant notre détermination ils nous ont dit que ct bon pour un soir Le lendemain on est arrivé très tôt et avons repris notre table Le serveur ne nous donnait pas les cartes des menus et à demandé au maître d’hôtel qui a finalement renoncé à nous virer ... En 24 croisieres je n’avais jamais vu ça !
LES ESCALES très beau temps durant toute la croisière , nous étions en short et tee short tous les jours les escales étaient longues et on a pu faire tout par nous mêmes GENES Visite de la ville ROME bus et train civitavecchia Roma express Le train est affrété pour les croisiéristes c soit 12 euros le trajet ou 19 euros l’aller retour par contre il faut aller obligatoirement à san pietro Donc on a fait que l’aller , le train est direct ça dure 38 mn c top Au retour on a repris un train classique de ROMA TERMINI Vêt on a pris le bus à 2 euros pour aller jusqu’au terminal des bus On a promené dans Rome pour terminer dans les jardins de villa borghese c’était très chouette .
PALERME Promenade dans la ville , c’est facile CAGLIARI promenade dans la ville il y a des ascenseurs gratuits à plusieurs endroits car la vieille ville est en hauteur PALMA DE MAJORQUE Ne pas prendre la navette msc facturée 14 euros le bus 1 vous conduit au centre pour 2 euros Le bateau est amarré plus loin que d’habitude alors qu’il y avait de la place plus près j’imagine que c’est moins cher d’être amarré plus loin
VALENCE Encore une fois le bateau est à.amarre loin .. bus du port puis prendre le bus 4 descendre à REINA 1,50 euros par trajet et non 14 comme le facture. MSC Toutes les escales nous ont plu , c’était joli avec un superbe soleil qui ne nous a pas lâché 😀
LA RESTAURATION le restaurant du soir était très bon on a beaucoup mieux mangé que sur notre dernière croisière à bord d’holland America et pas moins bien mangé non plus que sur Le fantasia en yacht club ou bcp de plats n’avaient pas de goût Vraiment de bonnes surprises une paella très bonne des gambas goûteuse du bon filet de bœuf et de très bon desserts
Au buffet les desserts sont bons la charcuterie de bonne qualité , la viande et le poisson en choix parfois limite Malheureusement c’est le bordel le monde et le chahut vue la population à bord 😡 au fond on arrivait parfois à trouver une table pas trop bruyante Le petit déjeuner au restaurant est plus calme mais parfois bcp de monde et les serveurs en nombre insuffisant ont du mal à suivre Dernière remarque le restaurant est ouvert tous les midis alors que sur bcp de compagnies il est souvent fermé les jours d’escale , c’est un plus LA POPULATION A BORD C’est ici que ça se gâte bcp d’italiens d’espagnols et d’enfants C’est bruyant les italiens sont sans gène sans éducation et GUEULENT 😡😡😡😡 Chaque jour des gens embarquent et s’en vont chaque jour message intempestif pour l’exercice de sauvetage TRÈS GROS PROBLÈME pour les ascenseurs bondés bien souvent on renonce et on empreinte les escaliers Les italiens poussent pour s’insérer dans l’ascenseur même si les ascenseurs sont déjà pleins et vous empêchent de sortir aux étages Il faut le voir pour le croire !! Le problème des ascenseurs est accru avec un nombre de poussettes impressionnant ! Jamais les parents ne plient les poussettes bien évidemment 😡 Des jeunes enfants voire des bébés. Qui dorment qui pleurent bref bien trop jeunes pour apprécier quoique ce soit Les parents qui laissent leurs enfants courir hurler monter sur les fauteuils ... Bref on n’était plus habitué à tout ça LES PISCINES ET JACCUZIS Les piscines sont glaciales ! Une très belle piscine adulte au fond glaciale je profite qu’un responsable soit là pour le signaler car j’avais lu 26 degrés mais il me rit au nez en me montrant le soleil c’est lui seul qui est chargé de chauffer la piscine et pas MSC 26 degrés est un maximum je m’approche du panneau et je vois qu effectivement c’est écrit inférieur ou égal à 26 degrés 😡 Les jaccuzis sont petits et surpeuplés Aucun jaccuzi réservé aux adultes il y a beaucoup d’enfants partout A l’arrière 2 jaccuzis un peu plus calmes mais bon tout est relatif Les italiens. S’imposent de la même façon que dans les ascenseurs Quit a se mettre au milieu 😡 LES SPECTACLES uniquement t chants et danses aucun décor , il n’y a toujours que les escaliers lumineux sur scène C’est dommage que la scène soit très limitée car les chanteurs et danseurs sont bons.
CONCLUSION nous avons passé une belle semaine avec un temps magnifique Nous en avons eu pour notre argent Cependant je ne renouvellerai pas l’expérience d’une semaine en Méditerranée sur MSC c’était notre 24 eme croisière donc 13 faites durant les vacances scolaires de la Toussaint et je n’avais jamais vu ça Tout ce monde tout ce bruit toutes ces poussettes .. ces embarquements tous les jours Le personnel en nombre insuffisant, les piscines. Inutilisables .. C’est pas très cher mais ça ne vaut pas plus Les compagnies américaines me manquent 😀
Mon premier Yacht Club MSC Fantasia (20 octobre 2019) English translation pending
Bonjour à tous
Depuis longtemps je voulais essayer le YACHT club, ici beaucoup apprécient. Au mois de juillet, suite une vente flash, nous nous sommes décidés.
Il s’agit d’une croisière de repositionnement avec un jour de moins, d’où le tarif intéressant.
J’ai choisi avec l’aide de Azur ma cabine, la 16023, aucunes n’étaient dispo au pont 15.
Dimanche 20 octobre, nous sommes arrivés au terminal vers 11h20, nous repérons aussitôt le petit accueil du YACHT club, on vient nous récupérer les valises assez rapidement, on nous demande d’attendre un peu, ensuite nous montons ou un petit buffet est dressé, un verre nous est offert, l’hôtesse nous demande ensuite nos passeports et documents d’embarquement, chouette, tout est fait à notre place 😄
Nous patientons avec 3 autres familles, à midi pile, l’embarquement commence, nous suivons l’hôtesse, nous voilà enfin sur le bateau, prise de photos, nous traversons une bonne partie du pont et montons au pont 15 ou se trouve la conciergerie.
Elle nous explique le fonctionnement, quel journal nous souhaitons, puis nous demande à quelle heure nous souhaitons dîner, en disant qu’ils doivent s’organiser, nous optons pour 21h avec l’intention de moduler ...
La famille à côté de nous souhaite dîner à 20h, on lui dit que ce n’est pas possible qu’il y a du monde à cet horaire, mais plutôt à 20h15, la 2 eme famille voulait 19h, on leur dit non aussi, je croyais que c’était horaires libres ...
On nous emmène ensuite à nôtre « suite » qui comme l’a dit Sylvianne est plus une belle cabine balcon.
Une corbeille de fruits et une bouteille de PROSECO nous attendent.
Nous partons déjeuner à la ONE pool ou un petit buffet est dressé, quelques crudités, un poisson et une ou viande ou deux, des légumes, et de la salade de fruits, c’est suffisant et bon, le service est rapide et c’est bien abrité du vent, c’était inespéré de déjeuner dehors 😏
Ensuite rangement des affaires dans les placards, pas énormément de place, mais tout rentre.
Nous partons ensuite explorer le bateau, pas trop de monde pour le moment, nous le trouvons agréable, la décoration de bon ton, ça nous fait bizarre, nous qui avons davantage l’habitude des compagnies us, d’entendre parler français partout 😉, nous essayons de trouver nôtre restaurant attitré, ce sera chose faite 😄
Nous enchaînons avec l’exercice, vite fait, remontons boire notre coupe de mousseux pas terrible du tout, et admirons le départ de Marseille de notre balcon, c’est enfin parti 😀😀
Notre majordome se présente et nous redemande notre heure de repas, décidément ils insistent, ce n’est pas du vrai ANYTIME DINING ... Il nous dit aussi que c’est soirée élégante, heureusement car sur le programme je trouve que ce n’est pas mis en valeur
Premier apéro au TOP SAIL LOUNGE, en effet ce lieu est très agréable, très calme avec ses baies vitrées d’où on peut admirer la mer, on se sert au petit buffet 2 ou 3 bricoles, nous demandons ensuite à la conciergerie si traverser le pont 7 est le plus court pour aller au restaurant, elle nous confirme que oui et nous propose d’y être accompagnés, mais souhaitant aller au théâtre et ne pas remonter, nous lui disons que nous irons nous mêmes.
Spectacle pas mal, mais musique trop forte
Notre premier repas n’est pas une réussite, le serveur nous propose seulement 2 vins blancs italiens, nous en choisissons un, pas terrible du tout, il a fallu réclamer le pain, nous prenons tout les deux : médaillon de lotte, vraiment pas bon car enrobé d’une friture qui gâche tout le goût.
Beaucoup d’ambiance dans les salons, ou tout le monde danse.
Au lit, demain Palma




Depuis longtemps je voulais essayer le YACHT club, ici beaucoup apprécient. Au mois de juillet, suite une vente flash, nous nous sommes décidés.
Il s’agit d’une croisière de repositionnement avec un jour de moins, d’où le tarif intéressant.
J’ai choisi avec l’aide de Azur ma cabine, la 16023, aucunes n’étaient dispo au pont 15.
Dimanche 20 octobre, nous sommes arrivés au terminal vers 11h20, nous repérons aussitôt le petit accueil du YACHT club, on vient nous récupérer les valises assez rapidement, on nous demande d’attendre un peu, ensuite nous montons ou un petit buffet est dressé, un verre nous est offert, l’hôtesse nous demande ensuite nos passeports et documents d’embarquement, chouette, tout est fait à notre place 😄
Nous patientons avec 3 autres familles, à midi pile, l’embarquement commence, nous suivons l’hôtesse, nous voilà enfin sur le bateau, prise de photos, nous traversons une bonne partie du pont et montons au pont 15 ou se trouve la conciergerie.
Elle nous explique le fonctionnement, quel journal nous souhaitons, puis nous demande à quelle heure nous souhaitons dîner, en disant qu’ils doivent s’organiser, nous optons pour 21h avec l’intention de moduler ...
La famille à côté de nous souhaite dîner à 20h, on lui dit que ce n’est pas possible qu’il y a du monde à cet horaire, mais plutôt à 20h15, la 2 eme famille voulait 19h, on leur dit non aussi, je croyais que c’était horaires libres ...
On nous emmène ensuite à nôtre « suite » qui comme l’a dit Sylvianne est plus une belle cabine balcon.
Une corbeille de fruits et une bouteille de PROSECO nous attendent.
Nous partons déjeuner à la ONE pool ou un petit buffet est dressé, quelques crudités, un poisson et une ou viande ou deux, des légumes, et de la salade de fruits, c’est suffisant et bon, le service est rapide et c’est bien abrité du vent, c’était inespéré de déjeuner dehors 😏
Ensuite rangement des affaires dans les placards, pas énormément de place, mais tout rentre.
Nous partons ensuite explorer le bateau, pas trop de monde pour le moment, nous le trouvons agréable, la décoration de bon ton, ça nous fait bizarre, nous qui avons davantage l’habitude des compagnies us, d’entendre parler français partout 😉, nous essayons de trouver nôtre restaurant attitré, ce sera chose faite 😄
Nous enchaînons avec l’exercice, vite fait, remontons boire notre coupe de mousseux pas terrible du tout, et admirons le départ de Marseille de notre balcon, c’est enfin parti 😀😀
Notre majordome se présente et nous redemande notre heure de repas, décidément ils insistent, ce n’est pas du vrai ANYTIME DINING ... Il nous dit aussi que c’est soirée élégante, heureusement car sur le programme je trouve que ce n’est pas mis en valeur
Premier apéro au TOP SAIL LOUNGE, en effet ce lieu est très agréable, très calme avec ses baies vitrées d’où on peut admirer la mer, on se sert au petit buffet 2 ou 3 bricoles, nous demandons ensuite à la conciergerie si traverser le pont 7 est le plus court pour aller au restaurant, elle nous confirme que oui et nous propose d’y être accompagnés, mais souhaitant aller au théâtre et ne pas remonter, nous lui disons que nous irons nous mêmes.
Spectacle pas mal, mais musique trop forte
Notre premier repas n’est pas une réussite, le serveur nous propose seulement 2 vins blancs italiens, nous en choisissons un, pas terrible du tout, il a fallu réclamer le pain, nous prenons tout les deux : médaillon de lotte, vraiment pas bon car enrobé d’une friture qui gâche tout le goût.
Beaucoup d’ambiance dans les salons, ou tout le monde danse.
Au lit, demain Palma




Le baht au plus haut (Thaïlande) English translation pending
Bonjour,
Je passe par la Thailande tous les 6 mois et une fois de plus la bath n'en fini pas de monter, j'ai changé hier 31.78 pour 1 euro, il y a 6 mois j'avais 38 baths et un an 42 baths. Ça pénalise le tourisme, en effet la chute du nombre de touriste continu et ça se voit dans les hôtels, dans celui ou je vais habituellement à BKK, Hôtel 4 étoiles, peu de touristes occidentaux mais surtout des Thaïs, j'ai demandé au réceptionniste ce qui se passe et il m'a dit qu'ils subissaient une forte baisse de la demande Europe et US, du coup ils font des prix pour les locaux afin de remplir l’hôtel. La compagnie aérienne nationale est obligé de réduire la voilure, elle supprime son A380 au départ de Paris faute à la baisse de la demande et met un 777 à la place. La Thaï serait aussi au bord du dépôt de bilan et fera des propositions mi novembre comme une baisse drastique des salaires surtout des cadres de la compagnie, elle emploie actuellement 20000 salariés. Les européens se tournent vers des pays moins chères comme le Vietnam, le Cambodge et le Laos... La Birmanie est aussi en baisse après des années d'augmentation du nombre de touristes.
Je passe par la Thailande tous les 6 mois et une fois de plus la bath n'en fini pas de monter, j'ai changé hier 31.78 pour 1 euro, il y a 6 mois j'avais 38 baths et un an 42 baths. Ça pénalise le tourisme, en effet la chute du nombre de touriste continu et ça se voit dans les hôtels, dans celui ou je vais habituellement à BKK, Hôtel 4 étoiles, peu de touristes occidentaux mais surtout des Thaïs, j'ai demandé au réceptionniste ce qui se passe et il m'a dit qu'ils subissaient une forte baisse de la demande Europe et US, du coup ils font des prix pour les locaux afin de remplir l’hôtel. La compagnie aérienne nationale est obligé de réduire la voilure, elle supprime son A380 au départ de Paris faute à la baisse de la demande et met un 777 à la place. La Thaï serait aussi au bord du dépôt de bilan et fera des propositions mi novembre comme une baisse drastique des salaires surtout des cadres de la compagnie, elle emploie actuellement 20000 salariés. Les européens se tournent vers des pays moins chères comme le Vietnam, le Cambodge et le Laos... La Birmanie est aussi en baisse après des années d'augmentation du nombre de touristes.
Croisière dans les îles grecques sur le Celestyal Crystal English translation pending
Bonjour,
On parle assez peu de cette compagnie, je pense donc que ce compte rendu avec photos fournira des informations à celles et ceux qui se posent des questions à son sujet
Comme d'habitude nous avons embarqué tard, il était tout de même plus intéressant de passer du temps à Athènes (prochaine publication) que sur le bateau !!!
Formalités rapides et sans problème, beaucoup d'écoute et de convivialité de la part du personnel. Arrivés à bord le contraste avec les derniers bateaux pris était flagrant. Il y en a qui trouvent la déco de Costa rococo, celle de MSC clinquante, eh bien là c’est plus simple, on ne la trouve pas !!!
Le Crytal est un ancien ferry transformé qui a 40 ans, ça se ressent, et fait 162 m de long, la moitié des standards actuels !
Ici pas d'escaliers Swarowsky ni d'atrium brillant et rutilant, c'est la sobriété qui domine. Capacité maxi 1200 passagers pour 529 cabines dont 10 % seulement avec balcon. Nous étions environ 850.
Cabine confortable et propre mais sans plus, voir photos. Les 2 personnes chargées de l'entretien viennent aussitôt se présenter et nous expliquer qu'elles sont à notre disposition. Tous les soirs nous auront une composition faite avec les serviettes. Grande gentillesse et grande disponibilité de l’équipe à bord, on ne ressent pas le stress comme parfois sur d’autres bateaux…
Peu de temps après, début de l'exercice de sauvetage le plus folklo que nous ayons vécus avec celui du Symphony, il s'est déroulé attablés dans l'un des restaurants, voir photo.
Ensuite réunion avec l'hôtesse francophone, Carolin Mellow une sud africaine, la meilleure que nous ayons rencontrée, on la voit également sur des photos. Plus de canadiens que de français à bord.
Puis vint l'heure du premier repas que l'on prend dans une fourchette d'horaires indiqués dans l'un des 2 restaurants aux menus identiques ou à la cafétéria qui n'est toujours pour nous qu'une solution de dépannage même pour les petits déjeuners.
Le maître d'hôtel place les arrivants suivant des critères qui nous sont restés mystérieux durant toute la semaine, et pas moyen de regrouper les francophones, Les plats étaient simples bien cuisinés et digestes.
Nous sommes ensuite allés au spectacle.
La troupe composée de 12 artistes multi talents se donne à fond dans une petite salle conviviale qui fait plus penser à un cabaret qu’à un théâtre de Brooklyn !!
Un orchestre accompagne en direct. Un bar, fermé pendant les représentations qui durent une cinquantaine de minutes permet de consommer.
Très peu de moyens techniques : pas d'escaliers lumineux tournants et amovibles ni de fosse qui s'ouvre encore moins de murs de LED mais la directrice de la troupe, une canadienne ancienne artiste du cirque du soleil mène son monde avec efficacité et un tablent que nous apprécierons tous les soirs.
Les artistes attendent les spectateurs à la sortie ce qui est bien sympathique.
C’est vraiment l’antithèse du Symphony de chez Royal, mais je repartirais sur l’un comme sur l’autre avec autant de plaisir !
https://photos.app.goo.gl/k4VXzF2KWkX5w2XA7
On parle assez peu de cette compagnie, je pense donc que ce compte rendu avec photos fournira des informations à celles et ceux qui se posent des questions à son sujet
Comme d'habitude nous avons embarqué tard, il était tout de même plus intéressant de passer du temps à Athènes (prochaine publication) que sur le bateau !!!
Formalités rapides et sans problème, beaucoup d'écoute et de convivialité de la part du personnel. Arrivés à bord le contraste avec les derniers bateaux pris était flagrant. Il y en a qui trouvent la déco de Costa rococo, celle de MSC clinquante, eh bien là c’est plus simple, on ne la trouve pas !!!
Le Crytal est un ancien ferry transformé qui a 40 ans, ça se ressent, et fait 162 m de long, la moitié des standards actuels !
Ici pas d'escaliers Swarowsky ni d'atrium brillant et rutilant, c'est la sobriété qui domine. Capacité maxi 1200 passagers pour 529 cabines dont 10 % seulement avec balcon. Nous étions environ 850.
Cabine confortable et propre mais sans plus, voir photos. Les 2 personnes chargées de l'entretien viennent aussitôt se présenter et nous expliquer qu'elles sont à notre disposition. Tous les soirs nous auront une composition faite avec les serviettes. Grande gentillesse et grande disponibilité de l’équipe à bord, on ne ressent pas le stress comme parfois sur d’autres bateaux…
Peu de temps après, début de l'exercice de sauvetage le plus folklo que nous ayons vécus avec celui du Symphony, il s'est déroulé attablés dans l'un des restaurants, voir photo.
Ensuite réunion avec l'hôtesse francophone, Carolin Mellow une sud africaine, la meilleure que nous ayons rencontrée, on la voit également sur des photos. Plus de canadiens que de français à bord.
Puis vint l'heure du premier repas que l'on prend dans une fourchette d'horaires indiqués dans l'un des 2 restaurants aux menus identiques ou à la cafétéria qui n'est toujours pour nous qu'une solution de dépannage même pour les petits déjeuners.
Le maître d'hôtel place les arrivants suivant des critères qui nous sont restés mystérieux durant toute la semaine, et pas moyen de regrouper les francophones, Les plats étaient simples bien cuisinés et digestes.
Nous sommes ensuite allés au spectacle.
La troupe composée de 12 artistes multi talents se donne à fond dans une petite salle conviviale qui fait plus penser à un cabaret qu’à un théâtre de Brooklyn !!
Un orchestre accompagne en direct. Un bar, fermé pendant les représentations qui durent une cinquantaine de minutes permet de consommer.
Très peu de moyens techniques : pas d'escaliers lumineux tournants et amovibles ni de fosse qui s'ouvre encore moins de murs de LED mais la directrice de la troupe, une canadienne ancienne artiste du cirque du soleil mène son monde avec efficacité et un tablent que nous apprécierons tous les soirs.
Les artistes attendent les spectateurs à la sortie ce qui est bien sympathique.
C’est vraiment l’antithèse du Symphony de chez Royal, mais je repartirais sur l’un comme sur l’autre avec autant de plaisir !
https://photos.app.goo.gl/k4VXzF2KWkX5w2XA7
Est-ce qu'un filtre aux ions est adéquat pour boire l'eau du robinet en Inde? English translation pending
Bonjour, je pars pour l'Inde en novembre, par souci écologique je me demande si l'achat d'un filtre aux ions qu'on place dans une bouteille d'eau du robinet est suffisante pour avoir une bonne qualité d'eau potable?. Si je prend de l'eau en bouteille fourni chaque jour par notre accompagnateur de groupe, je laisse a moi seul plus de 50 a 60 bouteille de plastique dans un pays ou le recyclage n'est pas monnaie courante. si quelqu'un peut m'éclairer j'apprécierais.
Merci! Chantal
Merci! Chantal
Aide pour itinéraire à Madagascar à l'été 2020 English translation pending
Bonjour!
Nous nous rendons en famille (avec 2 ados de 13 et 15 ans) pour la 3eme fois à Madagascar à l'été 2020, et j'ai besoin d'un peu d'aide pour ce nouveau périple! Voici ce que nous aimerions voir:
Arrivée dans la nuit du 30 au 31 juillet -31 juillet route de Tana à Antsirabe -1er août Antsirabe- Morondava -2 août Morondava-Bekopaka (Nuit au camp croco ?) -3 août Tsingy -4 août Tsingy -5 août Bekopaka- Morondava -6 août Morondava-Belo sur mer ( nuit à l’entremer ou dauphin vezo ?) -7 août Belo sur mer -8 août Belo sur mer -9 août Belo sur mer- Andavadoaka (nuit chez Pierrot le Suisse) -10 août Pierrot -11 août Pierrot -12 août Andavadoaka-Ifaty (nuit « un peu plus au nord » ?) -13 août Un peu plus au nord -14 août Un peu plus au nord -15 août Ifaty-Isalo (Isalo Ranch) -16 août Isalo -17 août Isalo -18 août Isalo- Ambalavao (chez l’habitant ?) -19 août Ambalavao (Anja) -20 août Ambalavao- Antsirabe (lac Tritriva) -21 août Antsirabe Tana -22 août Tana -23 août -Nuit du 23 au 24 vol retour…
Nous aimons bien prendre notre temps, sommes assez rodés pour la piste (Piste Bac+10 il y a 4 ans...), mais je ne sais pas si les étapes choisies sont réalisables, ou s'il faut en rajouter?? Pour l'instant, il y a une nuit supplémentaire que je ne sais pas ou placer... Nous serons avec un guide et un 4*4... Merci pour vos conseils!
Arrivée dans la nuit du 30 au 31 juillet -31 juillet route de Tana à Antsirabe -1er août Antsirabe- Morondava -2 août Morondava-Bekopaka (Nuit au camp croco ?) -3 août Tsingy -4 août Tsingy -5 août Bekopaka- Morondava -6 août Morondava-Belo sur mer ( nuit à l’entremer ou dauphin vezo ?) -7 août Belo sur mer -8 août Belo sur mer -9 août Belo sur mer- Andavadoaka (nuit chez Pierrot le Suisse) -10 août Pierrot -11 août Pierrot -12 août Andavadoaka-Ifaty (nuit « un peu plus au nord » ?) -13 août Un peu plus au nord -14 août Un peu plus au nord -15 août Ifaty-Isalo (Isalo Ranch) -16 août Isalo -17 août Isalo -18 août Isalo- Ambalavao (chez l’habitant ?) -19 août Ambalavao (Anja) -20 août Ambalavao- Antsirabe (lac Tritriva) -21 août Antsirabe Tana -22 août Tana -23 août -Nuit du 23 au 24 vol retour…
Nous aimons bien prendre notre temps, sommes assez rodés pour la piste (Piste Bac+10 il y a 4 ans...), mais je ne sais pas si les étapes choisies sont réalisables, ou s'il faut en rajouter?? Pour l'instant, il y a une nuit supplémentaire que je ne sais pas ou placer... Nous serons avec un guide et un 4*4... Merci pour vos conseils!