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Du Puy-en-Velay à Saint-Jacques de Compostelle English translation pending
by Marc2711 · 2007-02-13 · 16 replies
La « magie » du chemin ! Compostelle = le chemin de l’étoile. Ce récit de voyage n’est ni religieux, ni historique, ni géographique et, encore moins, un exploit sportif ! Et je n’ai pas voulu écrire un descriptif du voyage, jour après jour, mais plutôt écrire des réflexions personnelles (qui n’engagent que moi !) et d’autres réflexions (qui n’engagent que leurs auteurs…)

Réflexions avant de partir. Au départ, pas besoin d’être croyant pour faire le chemin. A chacun sa croyance, à chacun ses convictions. Jacques Brel a écrit : « Dieu est en chaque homme. Malheureusement, ils ne le savent pas ! » Je pense que le jour où les 6 milliards d’individus de la planète auront chacun leur secte, tout ira pour le mieux… Nous sommes tous des « créateurs » ; en chacun de nous vit une âme d’artiste. Le tout est de trouver sa voie… Chacun doit avoir SA liberté, SON droit d’agir et de penser. Finis les « on-dit » (des voisins, familles, …) Bienvenue aux « non-dit » (dites « je t’aime »). (réflexions personnelles) Je veux, chaque jour de mon voyage, apprendre quelque chose de moi et sur moi que j’ignorais la veille. Collecter les perles, les pensées, les paroles, les rencontres, les actes… Sur « quoi » j’ai buté ? Fatigue, doute, solitude, pensées négatives, … Etre sur le chemin comme dans une méditation. Etre dans une attention à ce que je vis « ici et maintenant ». (Framboise de Toulouse) Eveiller les cinq sens, regarder tout ce qui se passe, écrire des mots… (le soir : écrire un texte). (stage d’écriture à Nismes) Le chemin t’attend, Saint-Jacques t’attend, Tu prendras ta part de soleil et de poussière, Tes pas seront tes mots, Et le chemin deviendra ta chanson, La fatigue sera ta prière, Mais alors, alors seulement, le silence pourra enfin te parler. (Association belge des amis de Saint-Jacques) Le pèlerin est un être libre « irradié » par une joie intérieure insoupsonnée ; c’est l’ivresse du bonheur, il est habité par « l’essentiel »… il redécouvre son antique condition nomade et la joie qui accompagne cette nouvelle liberté. La route travaille l’humain en profondeur ; ce bonheur est difficilement descriptible, il est possible si l’on accepte d’être heureux avec peu de choses. Le pèlerin redevient lui-même et vit des joies simples qu’il avait oublié dans sa vie d’ « installé » ; il le prend avec joie et philosophie ; il s’en accomode car « trop de confort aliène l’être humain » ! C’est dans le dénuement de tous les encombrants qu’il a le cœur léger, l’esprit libre et l’âme ouverte à la transparence. La solitude lui est nécessaire : enfin, il se retrouve après s’être trop longtemps perdu ! C’est le prix du bonheur ! (Pierre de l’association belge des amis de Saint-Jacques) Cadencer son pas ; pas trop d’arrêts. S’arrêter avant d’être fatigué. (Gilles, un pèlerin de l’association belge des amis de Saint-Jacques) Prends bien soin de toi. (Eric, mon filleul) Ma sœur, Christine, a parcouru le chemin de Stevenson (Cévennes), il y a plusieurs années, et elle aurait souhaité faire le chemin de Compostelle en ma compagnie, mais elle ne pouvait se permettre de s’absenter si longtemps…

J’ai écrit sur le chemin. Faire le chemin, c’est se couper de son propre monde, pour s’ouvrir sur un nouveau monde. On n’est jamais seul sur le chemin ! J’ai inventé un nouveau mot : BEAUJOUR ! Ben oui, pourquoi toujours « Bonjour » ? Personnellement, je préfère que la journée soit plutôt belle que bonne… Sur le livre d’or du refuge de Saint-Roch, j’ai écrit : « Il faut que tu saches que : tu es responsable de TON bonheur, et le seul responsable ; tu ne dois juger personne (les juges sont là pour ça) ; tu es libre de ta vie, de décider, de choisir. On t’a imposé des limites, tu PEUX les dépasser ; le soleil brille TOUJOURS derrière les nuages (ne désespère pas) ; tu es le meilleur, quoi qu’il arrive… Mais n’oublie pas que la perfection n’est pas de ce monde ; l’amour est la plus belle chose au monde ; l’amour de qui tu veux, mais, d’abord, de toi-même. Si tu assimiles ces quelques réflexions, ton chemin n’en sera que meilleur ! Au bout du chemin, tu seras une autre personne : TOI !!! Ultreïa… (expression espagnole signifiant : « plus loin »)

Par après, j’ai ajouté dans mon journal : il n’y a pas de hasard !!! chaque jour est une naissance ; chaque jour est un commencement ; chaque jour est une vie (Louis Chedid) ; aujourd’hui est un jour très important car c’est le premier jour du reste de ta vie ( ?) ; vis chaque jour comme si c’était le dernier ; rêve tant que tu veux, tant que tu peux ; tous les rêves sont permis. Mais surtout VIS tes rêves ; ne te trouve pas d’excuse. Sinon, à la fin de ta vie, tu regretteras et tu partiras l’âme en peine… reste enfant dans ta tête. La vie est un jeu ; joue toute ta vie ; ne te prends pas trop au sérieux. Quand on sait ce qu’on sait, qu’on voit ce qu’on voit, qu’on entend ce qu’on entend, … On peut penser ce qu’on pense ! Sur le chemin, il n’y a pas de nationalités, pas de frontières. Dépendant ou indépendant ? Sur le chemin, vous êtes tout à fait indépendant… vous faites ce que vous voulez ! Mais, en même temps, vous êtes dépendant de vous-mêmes !!! Pour l’eau, la nourriture, le logement, la fatigue… S’il vous manque de l’eau, la soif devient vite un problème. Idem pour la nourriture (vous faites parfois 15 km sans trouver eau et/ou nourriture !) Pour la fatigue, il vous arrivera des moments d’anéantissement ! Parfois, plusieurs dans la journée… (et ici, pas de voiture-balai !!!). Le sens de la marche et de la démarche. En faisant le chemin, on se rend compte que nous marchons à contresens de la société actuelle ; En fait, nous reprenons la direction de l’ »authentique » (cfr Jean de Florette), des vraies valeurs de la vie terrestre, alors que la société va de plus en plus dans le sens de la consommation, et surtout de la consommation débile, du genre « télé-réalité » !!! Sur le chemin, on prend son temps… alors que dans la société, on est toujours pressé ! On marche, on marche… alors que les autres prennent la voiture pour aller chercher le pain à 200 mètres… Sur le chemin, on vit dans le « réel », alors que la société va de plus en plus vers le virtuel (internet, chat…) Sur le chemin, on n’est pas « bouffé » par la publicité… Le plus atypique des tableaux se situe quand nous passons au-dessus d’une autoroute et que l’on s’arrête quelques minutes pour regarder passer les véhicules…

Lui, en voiture Moi, à pied Il roule à 130 km/h à 4, 5 ou 6 km/h Il peut faire 1000 km/jour 25 – 30, c’est bien ! Il connaît les infos moi, rien ! Il veut « gagner du temps » je regarde le temps passer Etc, etc… Pélerin, marcheur ou randonneur ? Moi : « cheminant » Le mot « pélerin » fait trop penser à la religion ; Marcheur et randonneur font penser à un loisir, ce qui n’est pas le cas ici (en tout cas pour moi !). Et ça peut faire penser aussi à « performance »… (encore moins mon cas !). Il est vrai que, chaque jour, en moyenne, nous faisons 30.000 pas ! Ce qui fait plus de 2 millions de pas sur les deux mois !!! «Cheminant », car je fais le chemin ! Je chemine tout au long des jours… Bon courage, Bonne route ? Moi : « Bon chemin » La moitié des personnes vous souhaitent « Bon courage ». Or, il n’est pas du tout question de courage, selon moi ! Je préfère « Bonne route » et encore mieux « Bon chemin » ou « Buen camino » (en Espagne). Le courage, je dirais que c’est juste la « volonté » d’avoir décidé de « faire le chemin ». Mais, uns fois qu’on est parti, on n’a pas besoin de courage, le matin, pour démarrer. On a « envie » d’avancer, sans savoir pourquoi, la plupart du temps ! On avance, on avance, jusqu’au bout de ses forces, de ses capacités. Rares sont les jours où l’on n’est pas allé plus loin que ses propres limites ! « Bon chemin » signifie pour moi : que tout se passe bien sur ton chemin ; que tu ne rencontres aucun problème particulier. Plus beau encore comme expression que j’ai entendue, c’est « Vaya con Dios » (que Dieu te garde)… Sécurité, protection, confiance… Le premier jour : messe des pélerins à la cathédrale puis bénédiction par l’évèque. Suite à cela, on se sent « protégé » tout au long du chemin, comme si rien de mauvais ou désagréable ne pouvait vous arriver ! Par exemple, on laisse toujours trainer son sac n’importe où ! On se sent « en sécurité » sur le chemin et dans les villages ou villes de haltes. Et, tout au long du chemin, on « sent » une totale confiance réciproque entre les « cheminants » et ceux qui les accueuillent !!! Expérience, pas performance ! Faire le chemin ne doit jamais être considéré comme une performance. C’est une expérience, tout simplement. On a envie, ou pas, de faire le chemin… On ne le fait pas pour prouver quoi que ce soit aux autres, ni même pour se prouver quelque chose à soi-même. On le fait pour « se » découvrir, au fil des jours, grâce au vécu, au ressenti, aux rencontres, aux découvertes, aux idées qui germent dans la tête. On fait le vide en soi, on pense autrement et plus loin que dans la vie de tous les jours. On « sent » ce que l’on veut, d’abord pour soi et aussi pour les autres… On envisage la vie et l’avenir autrement, on sait surtout, ce que l’on ne veut plus !… La vie prend un autre sens, une autre direction ; on choisit sa « voie ». On est plus « serein », « conscient », « vivant », « à l’écoute » des autres et de soi-même… Le plus beau jour de mon chemin. C’est l’étape des Pyrénées (bien que j’ai compris que je ne serai jamais un grimpeur !) Il faut préciser que le chemin du Puy est le plus escarpé des chemins français. En effet, jusque Compostelle, le dénivellé total dépasse les 21.000 mètres, ce qui représente plus de deux fois le plus haut sommet du monde, l’Everest ! Un pèlerin français m’a fait la remarque : « oui, mais on les descend !!! » Heureusement ! Autrement, on serait carrément au-dessus des avions… Ca a commencé par le « p’tit dèj extra » au gîte d’Orisson (quelques km après Saint-Jean-Pied-de-port). Puis, j’ai discuté avec le patron (Jean-Jacques, un pur basque !) et il m’a gonflé le moral à bloc ! Il m’a dit que je viendrais m’installer dans cette région… Pourquoi pas ? J’ai grimpé les Pyrénées sans effort aucun, comme si j’étais « soulevé » du sol ! J’ai « touché » le ciel et les nuages, j’ai attrapé l’inaccessible étoile (si chère à Jacques Brel) et je suis resté sur mon nuage jusque Roncevaux ! La vie me paraît légère, comme le nuage sur lequel je me suis installé !!! J’ai placé l’étoile dans mon cœur, j’avais l’impression d’avoir des ailes !…

Différences France Espagne Nbre pélerins/jour (moy.) 10 + de 100 Nationnalité toutes 90% espagnols Et italiens Repas: En terrasse souvent rarement PrixTTC 10 à 12 6 à 10 Prix nuitée 8 à 12 3 à 6 Chemin: Indication bien très bien Goudron 30 à 40 % 20 à 25 % Propreté impec affreux Souvent… calme bruyant On entend… bon courage buen camino Nombre de vélos (moy.) 1/jour 40 – 50 On marche… le jour le matin Internet 1/30 jours 1/jour Chaussures + bottines + sandales Réservation gîte possible impossible Eglises 90 % ouvertes 90 % fermées Chiens 90 % liberté 90 % attachés ( non, non, pas de rapport entre les deux derniers !!!) Ce que je n’ai pas apprécié sur le chemin… (Plus de 90 % de ces considérations concernent l’Espagne, bien que je n’ai aucun à priori vis-à-vis de ce pays, mais c’est une réalité « vécue » !) D’abord, les vélos: la plupart des cyclistes ne disent pas bonjour ; on n’est pas prévenu de leur arrivée, d’où sursaut dans la méditation, les rêveries, les idées, … Ensuite, le bruit: les marcheurs (espagnols, italiens, allemands) et le long des routes nationales. Je n’ajouterai pas l’inconfort ; pour moi, il fait partie du chemin ! Ainsi que l’hygiène qui laisse à désirer ! Le non-respect du sommeil des autres: ils se lèvent à 5 heures et estiment que tu peux être éveillé ! La course aux gîtes, du fait que les réservations sont impossibles. Le soir (uniquement en Espagne), on rencontre rarement des personnes parlant français ; mon espagnol est très limité et mon anglais ne me permet pas d’entreprendre une discussion « profonde » ! On se sent donc assez « seul » ; de la journée, c’est normal, mais les soirées semblent longues… Pourquoi faire le chemin « seul » ? pour une raison physique : si un marche à 4 km/h et l’autre, à 5 km/h ; si un désire marcher 4 heures et l’autre 8 heures, si un lève-tôt et un lève-tard. Pas évident d’avoir le même rythme… On « croit » connaître la personne avec qui on compte faire le chemin, mais, au bout de 8 jours de discussion 16 h sur 24, on se rend vite compte que l’on est très différent ! Pour mieux savoir se « centrer » sur soi-même, sur ses pensées, sur la vie, sur « sa » vie, … Par ailleurs (et c’est toujours un avis personnel), sur le chemin, on n’a pas besoin de portable ! Vu que l’on se coupe du monde ! On trouve régulièrement des cabines téléphoniques. Et aussi : pour moi, pas de réservation de gîte ; on n’est pas au « Club Med » !!! De toute façon, le matin, vous ne savez pas le nombre de kilomètres que vous serez capables de faire… Alors, si vous avez réservé, soit vous arrivez au gîte et constatez que vous auriez pu encore faire plusieurs kilomètres, soit le gîte est vraiment trop loin et vous peinez pour y arriver ! Corps + esprit = 1. Pour faire le chemin, il faut que le corps et l’esprit ne fassent « qu’un » ! Si l’esprit commande au corps plus qu’il ne peut en faire, il va « réagir » par des ampoules, des crampes, une tendinite, … D’où, un repos forcé ! Le corps doit connaître ses limites « naturellement ». Quand tu puises dans tes réserves, tu le « paies » par après ! Le corps n’est pas une machine… Marcher ou courir ? A partir du 1er juillet, j’ai « appris » à marcher, jour après jour… Les 15 premiers jours ont été un peu « souffrance »… La 6ème semaine, je faisais 30 km en moyenne, puis 2 jours à 40 km. Mon corps était capable de les faire. Puis, j’ai dit « stop » ! J’arrivais tard, fatigué, juste le temps de la douche et de manger… Puis au lit à 22 heures (obligé !) et éveillé à 05 heures par les premiers partis. Faire le chemin, ce n’est pas courir, mais prendre son temps. Personne n’arrivera le premier à Santiago !!! Ce n’est pas une course ! Grain de folie ? Faut-il un grain de folie pour faire le chemin ? (surtout 1600 km d’une seule traite). Peut-être… Moi, je dirais plutôt un grain de folie de la vie… Un grain de vie… Pour moi, le chemin, c’est la vie… On voit les choses différemment, on se détache de sa vie de tous les jours, même si on y pense souvent, surtout pour faire des comparaisons. On comprend que la vie, en fait, ce n’est pas « avoir », mais « être », ce n’est pas « paraître », mais « être », ce n’est pas « prendre », mais « donner », ce n’est pas « survivre », mais « vivre », ce n’est pas « garder pour soi », mais « partager », ce n’est pas « s’isoler », mais « rencontrer », ce n’est pas « se taire », mais « dialoguer », ce n’est pas « suspecter », mais « faire confiance »,

(remarque « post-chemin » : Ingrid d’Anvers m’a fait remarquer que ces réflexions ne concernent que le moment où l’on fait le chemin. Effectivement ! Elle précise : « Personnellement, je ne ressens pas les choses de la même façon quand tu écris "La vie c'est: pas prendre mais donner ; pas s'isoler mais rencontrer... etc. " Je comprends ce que tu veux dire bien sûr, à savoir qu'il ne faut pas trop s'isoler dans la vie, ce qui est vrai ou ne pas "prendre" sans cesse égoïstement sans "donner", je comprends. Mais la vie c'est les DEUX, je pense - toujours les 2 polarités: donner + prendre (puisque accepter, donc prendre, un cadeau ou quoi que ce soit = également une forme de don à l'autre). Les 2 polarités sont toujours là, c'est comme inspirer- expirer, jour, nuit, soleil, lune, yin, yang, etc. Il y a des moments pour s'isoler (pour rentrer en soi) et d'autres pour rencontrer, les deux sont nécessaires et inévitables pour une vie harmonieuse, il me semble. Je comprends que ce sont des conclusions que tu as tirées ce jour-là ou ce que tu as compris à ce stade de ton chemin, mais tel que c'est écrit là, cela fait un peu catégorique pour moi ». A Saint-Jacques de Compostelle, j’ai acheté un T-shirt orné d’une grande flèche jaune sur fond bleu ; c’est très symbolique pour moi : mes deux couleurs préférées ; mon étoile en direction de la flèche ; flèches jaunes tout au long du chemin ; flèche = symbole du sagitaire que je suis ; symbole de l’arrivée à Compostelle. Livres à emporter Le topo-guide « Le chemin du Puy vers Saint-Jacques-de-Compostelle : Du Velay aux Pyrénées » (Rando Editions) est le plus utile. Il existe en un ou trois guides pour le même parcours ; j’avais pris l’édition regroupée, mais, à refaire, je prendrais les 3 guides (un rien plus lourds, mais mieux détaillés). Pour l’Espagne, le « condensé » seul existe. J’avais pris également le « Miam-Miam Dodo » (je suppose que vous comprenez de quoi il s’agit !!!). Je ne l’ai pas trouvé très utile, sauf pour ceux qui veulent s’écarter du chemin.

J’ai lu sur le chemin. « Ma santé à moi, c’est le sport : jamais de sport !!! » (Winston Churchill) Ce n’est pas le bout du chemin qui compte ; Ce qui compte, c’est le chemin. (proverbe gitan) « Je marcherai sous le soleil trop lourd, Sous la pluie à verse et dans la tourmente, En marchant, le soleil réchauffera mon cœur de pierre, La pluie fera de mes déserts un jardin, A force d’ user mes chaussures, j’userai mes habitudes, Je marcherai, et ma marche sera démarche, J’irai moins au bout de la route qu’au bout de moi-même, Je serai pèlerin, je ne partirai pas seulement en voyage, Je deviendrai moi-même un voyage, un pèlerinage. » (Jean Debruyne) Bienheureux les félés, Car ils laissent passer la lumière ! (au gîte chez Régine) Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple… (idem) Le chemin de Saint-Jacques mène au paradis. A quoi sert de voyager si tu t’enmènes avec toi ? C’est d’âme qu’il faut changer, non de climat ! (Sénèque) Le voyageur est encore ce qui compte le plus dans un voyage. (Suarec) Les pélerins de Compostelle ont le regard qui irradie ; comme si brillaient dans leurs yeux quelques rayons de l’Etoile qu’ils ont trouvée ou qu’ils sont en train de chercher. Tel est sans doute le plus grand piège du chemin. Il redonne l’espérance lorsqu’on est au fond du trou. La foi du Christ entre par les pieds… Chaque homme doit inventer son chemin. (J-P Sartre) Les vrais voyageurs sont ceux qui partent pour partir… (Baudelaire) Le voyage est un retour vers l’essentiel. (proverbe thibétain) En haut, il n’y a pas de Dieu ; Dieu, c’est le bien que l’on fait l’un pour l’autre… (Dorothé Solle) Et l’on fait le chemin pour découvrir ce « bon » ou ce « bien »… (Hugo – Anvers) Le petit endroit Vous qui venez ici dans une humble posture, De vos flancs alourdis décharger le fardeau, Veuillez quand vous aurez soulagé la nature Et déposé dans l’urne un modeste cadeau, Epancher dans l’amphore, un courant d’onde pure Et sur l’autel fumant, placer le chapiteau. Le couvercle arrondi dont l’auguste pointure, Aux parfums indiscrets, doit servir de tombeau. (Alfred de Musset pour George Sand) « De même qu’il est parfois nécessaire de se taire pour entendre ce que les autres ont à dire, la pensée, elle-même, doit faire silence pour pouvoir penser à autre chose qu’à elle-même. Le mystère de la vie n’est pas un problème à résoudre, c’est une réalité à éprouver. » (Alan Watts) (envoyé par Framboise de Toulouse) Pèlerin, ne cours pas… L’arrivée que tu rencontreras C’est « toi-même » !

- SI (Rudyard KIPLING) Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te remettre à rebâtir, Ou perdre d’un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour, Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles Sans mentir toi-même d’un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les rois Et si tu peux aimer tous tes amis en frère sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ; Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître, Penser sans n’être qu’un penseur;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu sais être bon, si tu sais être sage Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire, Tu seras un homme, mon fils. - Pèlerin, qui t’appelle ? (Eugène GARABAY) Poussière, boue, soleil et pluie C'est le Chemin de Saint-Jacques Des millions de pèlerins Et plus d'un millier d'années. Pèlerin, qui t'appelle ? Quelle est cette force obscure qui t'attire ? Ni le champ des étoiles, Ni les grandes cathédrales.

Ce n'est pas la bravoure navarraise, Ni le vin de ceux de la Rioja, Ni les fruits de mer des Galiciens, Ni les champs castillans.

Pèlerin, qui t'appelle ? Quelle est cette force obscure qui t'attire ? Ni les gens du Chemin, Ni les coutumes rurales.

Ce n'est pas l'histoire et sa culture, Ni le coq de la Calzada, Ni le palais de Gaudi, Ni le château de Ponferrada. Tout cela, je le vois au passage Et ce m'est une joie de tout voir, Mais la voix qui, moi, m'appelle, Je la ressens au plus profond.

La force qui, moi, me pousse, La force qui, moi, m'attire, Je ne sais même pas l'expliquer. Seul Celui d'en-haut le sait. Marcher, c’est perdre peu à peu tout ce que l’on a acquis de superflu, y compris les superlatifs. C’est se mettre en doute et en question dans un monde mécanisé. C’est ressentir et entendre preque aussitôt les réponses de son propre corps, confronté à une nouvelle expérience. Marcher, c’est se mettre à l’écoute du corps qui n’en revient pas d’être ainsi sollicité et libéré. (Jacques Lanzmann)

J’ai entendu sur le chemin. Les traits de caractère ressortent sur le chemin. (Léonie, allemande). (mon sac étant trop lourd) Ce n’est pas le sac qu’il faut savoir faire ; c’est l’homme qu’il faut faire… (un pèlerin français). (après avoir dit à une pélerine que j’irais jusque Compostelle si mes pieds me portaient et si je me « supportais » jusque là, elle m’a répondu…) Les pieds sont dans la tête !!! L’avenir de l’humain, c’est de sortir de la société de consommation. (un VRP dans un resto). Sur le chemin, le mur des conneries tombe… On n’est plus « coincé » ! (Paolo, suisse) Thérèse de Miradoux (un « personnage » du chemin, ) a dit : On n’est jamais totalement guéri d’une dépression ; Il est important de se créer une bulle ; Quand tu as un coup dur dans la vie, tu changes. Les noirs disent : « You have the watch ; we have the time » càd : Vous avez la montre ; nous avons le temps ! (Hugo – Anvers) « Partir, marcher, me libérer, respirer, faire une coupure dans ma vie, aller au bout de mes moyens, me prouver que je peux relever un défi, réfléchir à ce qui compte pour moi dans la vie, méditer, … (voilà ce que disent ceux qui décident de prendre le chemin) Rien à voir… Rien à dire… Rien à sentir… Tout à « ressentir » Ce que disent les français : La plus belle partie du chemin se trouve entre Le Puy et Conques. Personnellement, j’ai trouvé tous les paysages très beaux jusqu’aux Pyrénées… Mais, en Espagne, j’ai été déçu, sauf les 200 derniers km en Galice. A le refaire, je préfèrerais deux fois les 800 km de France… Les gîtes espagnols sont toujours complets car des espagnols se font amener au gîte pour s’offrir des vacances pas chères. Faux ! Avec les portes fermées à 22 heures et éveillés à 05 heures, je ne trouve pas que ce sont des vacances ! Sauf, éventuellement, à la fin du parcours où, ayant effectué les 100 derniers km, ils inscrivent le chemin sur leur C.V. ! Ce n’est pas toi qui fais le chemin… C’est le chemin qui te fait ! On fait le chemin pour « se donner du sens »… (Louis de Montpellier) Il n’y a rien de bien… rien de mal… C’est ! (proverbe thibétain) (dit par Louis) Deux sortes de personnes sur le chemin : ceux qui savent qu’ils vont rentrer ; ceux qui découvrent qu’ils n’ont pas de racines et prêts à s’installer n’importe où… (Richard de Grenoble) L’avenir m’intéresse, Car c’est là que j’ai l’intention de passer mes prochaines années… On ne peut s’empêcher de vieillir, mais on peut s’empêcher de devenir vieux. Ce qui compte avec l’âge, c’est de donner de la vie aux années et non des années à la vie ! Le chemin est la comtemplation de la création. (Roberta, italienne de 35 ans, qui est venue « combattre » son cancer sur le chemin…) Jusque Compostelle, le chemin représente la mort. De Compostelle à Finistère, c’est la renaissance ! (Roberta)

Le chemin.

En avril 2005, Barbara, une amie de longue date habitant à Chimay, m’a conseillé de faire le chemin de Saint-Jacques de Compostelle… (du fait que je vivais dans la « mélancolie » depuis plus de quatre longues années !). J’en avais entendu parler, mais jamais l’idée de le faire ne m’était passée par la tête…

Le vendredi 13 mai : je me suis retrouvé à Castres (près de Toulouse), en face d’une librairie qui présentait à la vente toutes sortes d’ouvrages sur le chemin de Compostelle. J’en ai acheté deux, et, le soir même, je décidais de commencer le chemin le 1er juillet. Je dis bien « commencer », car je ne savais pas jusqu’où je pourrais aller, étant donné que je n’ai jamais fait de sport de ma vie !

Le 06 juin, je me suis rendu à la réunion mensuelle des amis de Compostelle à Bruxelles ; j’ai acquis la crédenciale (ce document est cacheté à chaque étape, dans les gîtes, églises ou mairies, et est surtout obligatoire en Espagne pour être accepté dans les gîtes ; cela sert également pour recevoir le « diplôme » à Compostelle) et j’ai discuté avec des pélerins, notamment Gilles qui a fait le chemin d’Arles…

Le 30 juin 2005, je me trouvais au Puy-en-Velay, ville de départ choisie. Je me suis rendu à l’accueil des pélerins et j’ai appris que cette année était exceptionnelle, car c’était l’année du jubilé (année où le vendredi saint tombe le 25 mars ; cela arrvive 2 à 3 fois par siècle !). Après la messe, nous sommes allés au baptistère où nous avons été baptisés « symboliquement » (cfr jubilé) et nous avons reçu notre écharpe de baptème… Sur le livre d’or, j’ai écrit : « Je m’appelle Antoine, je viens d’être baptisé ; merci Marie ». Ensuite, visite de la cathédrale où nous avons reçu une médaille de la vierge noire. Vu le poids de mon sac à dos (18 Kgs), il m’a été conseillé d’enlever un maximum de choses… J’ai pu enlever 4 Kgs. Un reporter a pris une photo pour sa chronique hebdomadaire dans un journal local. Le soir : pot du pèlerin avec une suisse, une canadienne, un américain, un couple d’allemands et… une française ! (ceci afin de démontrer le côté cosmopolite du chemin…)

Le lendemain, vendredi 1er juillet, je suis allé à la messe dite par l’évèque qui a béni les pélerins présents. Pendant l’office, une sœur a lu ma phrase du livre d’or…

Résumé du chemin : 1er juillet : départ du Puy. 1er août : Saint-Jean-Pied-de-Port. 1er septembre : Saint-Jacques de Compostelle. 4 septembre : Finistère. Donc : 1600 km en 2 mois ; une moyenne de 26 km/jour. Sur les 2 mois : 8 heures de pluie (sans compter les orages de nuit). 5 septembre : retour en car jusque Nîmes. En 24 heures, j’ai parcouru le même nombre de kilomètres et j’ai vu plus de pluie (inondations dans le midi) qu’en 2 mois !!!

Chansons fredonnées sur le chemin. (j’ai repris les phrases les plus « parlantes » pour le chemin…)

Jean-Jacques Goldman : au bout de mes rêves. Et même s'il faut partir Changer de terre et de trace S'il faut chercher dans l'exil L'empreinte de mon espace Et même si les tempêtes Les dieux mauvais les courants Nous feront courber la tête Plier les genoux sous le vent J'irai au bout de mes rêves Tout au bout de mes rêves Où la raison s'achève Tout au bout de mes rêves Jean-Jacques Goldman : Là-bas. Faut du cœur et faut du courage Mais tout est possible à mon âge Si tu as la force et la foi L'or est à portée de tes doigts C'est pour ça que j'irai là-bas Jean-Jacques Goldman : Puisque tu pars. Que la vie t'apprenne Mais que tu restes le même Si tu te trahissais nous t'aurions tout à fait perdu Garde cette chance Que nous t'envions en silence Cette force de penser que le plus beau reste à venir Et loin de nos villes Comme octobre l'est d'avril Sache qu'ici reste de toi comme une empreinte indélébile Sans drame, sans larme Pauvres et dérisoires armes Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur Puisque ta maison Aujourd'hui c'est l'horizon Dans ton exil essaie d'apprendre à revenir Mais pas trop tard Dans ton histoire Garde en mémoire Notre au revoir Puisque tu pars

KOD : Chacun sa route. Chacun sa route Chacun son chemin Passe le message à ton voisin...

Chacun sa route Chacun son chemin Chacun son rêve Chacun son destin

Les chemins où tu ris sont-les-mêmes que ceux où tu pleures La vie est une aventure il ne faut pas avoir peur

Angelo Branduardi : Vas où le vent te mène.

Danse la, la vie qui t'aime au rythme du monde qui va Oublie les mots qui t'enchaînent Va où le vent te mène, va Sacha Distel : Toute la pluie tombe sur moi. Toute la pluie tombe sur moi Et comme pour quelqu'un dont les souliers Sont trop étroits, Tout va de guingois Toute la pluie tombe sur moi De tous les toits A chaque instant, je me demande vraiment Ce qui m'arrive et ce que j'ai fait au Bon Dieu Ou à mes aïeux pour Qu'autant de pluie tombe, soudain comme ça... sur moi Mais je me dis qu'au fond J'en ai reçu bien d'autres dans ma vie Que je m'en suis toujours sorti avec le sourire Toute la pluie tombe sur moi Oui mais... moi je fais comme si je ne la sentais pas Je ne bronche pas, car J'ai le moral et je me dis qu'après la pluie... Vient le beau temps et moi j'ai tout mon temps Oui, je sais bien qu'après la pluie Vient le beau temps Et moi j'ai tout mon temps Aznavour : Le temps. Le temps qui va Le temps qui sommeille Le temps sans joie Le temps des merveilles Le temps d'un jour Temps d'une seconde Le temps qui court Et celui qui gronde

Le temps, le temps Le temps et rien d'autre Le tien, le mien Celui qu'on veut nôtre

Le temps passé Celui qui va naître Le temps d'aimer Et de disparaître Le temps des pleurs Le temps de la chance Le temps qui meurt Le temps des vacances Le temps glorieux Le temps d'avant-guerre Le temps des jeux Le temps des affaires Le temps joyeux Le temps des mensonges Le temps frileux Et le temps des songes Le temps des crues Le temps des folies Le temps perdu Le temps de la vie Le temps qui vient Jamais ne s'arrête Et je sais bien Que la vie est faite

Du temps des uns Et du temps des autres Le tien, le mien Peut devenir nôtre

Le temps, le temps, le temps Michel Fugain : Je n’aurai pas le temps. Même en courant Plus vite que le vent Plus vite que le temps Même en volant Je n'aurai pas le temps Pas le temps De visiter Toute l'immensité D'un si grand univers Même en cent ans Je n'aurai pas le temps De tout faire

J'ouvre tout grand mon cœur J'aime de tous mes yeux C'est trop peu Pour tant de cœurs Et tant de fleurs Des milliers de jours C'est bien trop court

Et pour aimer Comme l'on doit aimer Quand on aime vraiment Même en cent ans Je n'aurai pas le temps Pas le temps

Serge Lama : Seul tout seul. Un peu plus tard, un peu plus tôt Par l'avion ou par le métro Ou simplement En prenant tout son temps. Les gens comme nous, ne savent pas Ce qui fait avancer leurs pas, Mais on s'en va, on s'en va, Pour Paris ou pour Tombouctou Pour Compostelle (changé !) ou pour n'importe où Quand on a le coeur à genoux La destination, on s'en fout On dit qu'on s'en fout, mais mon oeil Les gens comme nous, ils sont tout seuls.

Seul tout seul pas plus que ceux qui, le ciel plein les yeux Meurent d'une indigestion d'étoiles.

EN CONCLUSION… Ce que j’ai vu sur le chemin… Ce qui m’a le plus surpris, c’est la totale confiance et sécurité sur le chemin ! Une femme seule peut faire le chemin sans aucun préjugé, sans aucune arrière pensée, sans aucune peur… J’ai vu la nature d’une façon différente (paysages, animaux, …). J’ai vu la vie sous un autre angle ; on ne peut apprécier une région qu’en marchant ; en voiture, on ne voit rien, je trouve ! J’ai été frappé par la différence entre ceux qui prennent le temps de vivre et ceux qui courent. Etonnant, 80 % des personnes avec qui j’ai discuté sont non-croyantes… Ce que j’ai constaté, c’est que l’intimité et la pudeur sont bafouées sur le chemin, principalement en Espagne (douches communes, WC qui ne ferment pas, matelas un contre l’autre, …) Souvent, une pancarte disant : « Le touriste exige, le pèlerin dit « merci » ». Et c’est certainement vrai ; nous ne sommes pas exigeants, mais contents de ce que l’on nous sert ! Beaucoup de personnes nous disent « Bonjour » ; comme quand j’étais gamin et que l’on nous avait appris à dire bonjour à tous les habitants du village… Ou on te fait signe d’une voiture… Sur le chemin, principalement en France, des personnes mettent à votre disposition de l’eau fraîche, des biscuits, ou des fruits.! Je trouvais ce petit geste « génial » !!! Ce que le chemin m’a appris… Je dirai, en premier lieu, la sérénité, le calme intérieur. Avant le chemin, j’étais très anxieux intérieurement ; maintenant, je suis serein, je suis un « sage », et content de l’être ! J’ai pu percevoir les personnes qui étaient « bien dans leurs baskets » et les différencier des personnes qui font le chemin comme s’ils prenaient des vacances… J’ai appris – d’une façon automatique – la fusion du corps et de l’esprit. L’esprit ne doit pas commander le corps, sinon, des problèmes apparaissent inévitablement. Pour moi, cela s’est « produit » après 15 jours de marche ; je disais toujours : « je ne marche pas, c’est mon corps qui avance ! C’est tout naturel… ». J’ai appris qu’il fallait tout voir, tout entendre… et ne rien dire ! Mais j’ai dit aussi ce que je pensais pour faire réagir l’autre, dans le bon sens… Et ça a marché ! J’ai appris que l’on vit « chacun son chemin » ! Toutes les personnes avec qui j’ai dialogué avaient une vision différente du chemin ; le chemin que l’on vit en déambulant, le chemin vers l’intérieur de soi-même et… le chemin de la vie ! Après chaque discussion, je leur chantais : « chacun sa route, chacun son chemin ; passe le message à ton voisin ! ». Je n’ai peut-être pas appris ce que je voulais vivre après le chemin, mais j’ai surtout appris ce que je ne voulais plus vivre !!! La mesquinerie, l’hypocrisie, la méchanceté gratuite, éviter les personnes négatives, … Je dirais que le chemin est une « renaissance » du fait que l’on prend le temps de voir les choses essentielles de la vie : boire, manger, partager, rencontrer, dialoguer, … Parfois, jai eu soif, j’ai eu faim, j’ai mal dormi… (j’ai passé 20 nuits à la belle étoile). J’ai eu aussi très, très chaud… (8 jours de canicule dans le Gers et un peu plus en Espagne, dans la meseta). J’ai appris à respecter davantage la nature. Enfin, j’ai appris à voir la vie autrement, d’un œil différent, d’un regard un peu distant, en retrait par rapport à ce qui se passe. Analyser les choses et la façon dont réagissent les autres face à un imprévu, une remarque, une situation, un fait anodin, … Le chemin aide à trouver (ou retrouver) ses « bases » de vie : ses marques, ses repères, ses valeurs, ses motivations, … Bref : son « livre de vie » ! Savoir comment, on veut vivre ! Conscientiser sa vie ! En étant « acteur », plutôt que « spectateur ». Lui donner un sens, différent de la routine quotidienne…

La fin du chemin, c’est le début de la vie, d’une autre vie… le camino donne un sens à notre existence. (à ajouter : les personnages du chemin et les rencontres sur le chemin)
Cambodge, Thaïlande...une petite part de moi là-bas! English translation pending
by Môamandine · 2007-02-12 · 14 replies
Il y a un an je me renseignais sur le Cambodge et la THaïlande, je lisais toutes les conversations qui avaient un lien avec ces deux pays, je rêvassais en lisant mes "lonely planet"...bref, c'était il y a déjà un an. Je suis partie avec Julie, ma préfèrée comme j'aime le dire. On nous avait dit: faite attention, ça risque de bousiller votre amitié, ça peut vraiment cassé quelque chose!" Et bien se ne fut pas du tout le cas, j'ai trouvé une amie faite sur mesure pour moi comme dit ma chère mère... Quelle Chance!!!! Départ le 13 mai.. retour le 18juillet!9 semaines intenses!

J'ai 19 ans, je suis dans l'avion, je suis pas toute seule... l'excitation, l'appréhension, l'inconnu... tout se mélange! Je me sens sereine, je me sens libre, je me sens heureuse. Juste avant le départ, j'ai appris que ma tentative pour rentrer dans une école d'art a échoué, malgré un bon entretien. Bon on va dire que c'était pas le moment! Rien ne m'attend en Suisse, juste les gens que j'aime, ça c'est quelque chose!!!

Bangkok, chaleur assomante, ville "fourmillère"... quelle aventure!après 2 jours dans la capitale et déjà une soirée pleine de rencontres, 3 bols de nouilles avalé, quelques singha ou chang descendues...On part pour l'orpheliant où Julie a travaillé pendant 6 mois, un an auparavant. Julie "m'offre son monde", c'est chez elle. Je suis retournée, chamboulée, boulversée... 160 fillettes et jeune filles.. de 4 à 20 ans... tellement de manque d'amour, tellement de dons d'amour... je ne sais plus où donner de la tête et du coeur. Les petite sont emballées de voir Julie, c'est fou de la voir dans cet environnement, j'ai l'impression de la voir chez elle, je découvre son quotidien d'il y a 1 ans. Je rencontre sa maman thhaï, la directrice de l'orphelinat, une rencontre surprenante et extrêmement touchante. Quand je pense à ce petit monde j'ai les yeux rempli de gouttes sucrées.. Je pense à elle presque tous les jours en ayant passé 2 semaine avec elles..j'arrive pas à imaginer ce que ressent Julie.

Ensuite on met le cap sur Ko Chang, une Île vers la frontière avec le Cambodge, 1 semaine de sable doux, de plage déserte, d'hamac rouge, de bungalow, de som tam, de jus de citron vert. ... Des rencontres ".." (j'ai pas assez de vocabbulaire pour trouver le mot juste, ou les mots?!) Roat, POk POk, sunny, Charli, Michael, Hans... etc.. autant de nationalités que de noms. la première cuite grace aux bucketx d'un bar man thaï à "lonely beach", un endroit hors du temps.. un endroit hors du monde. Prmeier coup de coeur, michael un canadien beaucoup trop vieux pour moi... un regard, un coeur.. un rire.. 10 heures de ma vie, pas un baiser, juste une sensation... je me sentais si... heureuse. Julie tombe malade, elle revient au bungalow avec de la fièvre, je comprend pas ce qu'elle bredouille j'essaie mais ma tête est encore à l'envers. Je reprends vite le dessus, elle a besoin de moi. 3 jours.. à se doucher avec des bassines remplis de tetards, sous les arbres, une vraie pub! un matelat entre 4 mur et un "toit", une moustiquaire pleine de trous et quelques araignées..J'ai adoré!!!!!!vraiment!!! Ce que c 'est agréable d'être détaché du superficiel, ce que c'est plaisant de ne pas voir de miroir pendant des jours.. et de se découvrir souriante, une fois le reflet dévoilé. Ce que j'étais jolie avec ces couleurs de soleil et ce sourir radieu.

Après, on est retourné à Trat, lieu de passage, un marché de nuit inoubliable!!!!!!!

L'arrivée au Cambodge fut... euh... éprouvante. Les gens nous parlent beaucoup plus encore qu'en Thaïlande, beaucoup d'hommes, on ne voit presque pas de femmes, beaucoup d'enfants... Les premiers jours je pleure beaucoup.. par émotion je croit, pas par tristesse. Ce pays a sort d'une histoire si triste si sordide.. ça se ressent.. ça se sent.. les sourires des enfants nous appellent.. à l'aide je crois?! des fois... on reste a Sianoukville( ville aus ud du Cambodge) pendant 5 jours, on rencontre des enfants joueurs et appeurés.. au début on leur explique que même si on est des touristes on a pas assez d'argent pour leur acheter des fruits a tous.. alors il nous crient dessus parce qu'ils veulent juste jouer... et nous foutre à l'eau. Rencontre avec Jason un globe-trotteur de 27 ans.. qui ne s'est pas posé plud d'1 mois au même endroit depuis 7 ans.

on mange du poisson grillé.. avec du riz collant et du somtam.

ensuite on enchaîne avec Kep... Kampot..un trek dans la jungle pour aller à la station climatique de Bokor et une entorse en règle pour ma chaville surnommée "babette", je lui parlais sans arrêt pendant les 2 dernières heures de marches... les paysages étaient juste splendides.. le petit groupe genial!!! un couple de Tchèque qui te donne presque envie de t'engager. plein de moments dans des petits marchés, des petits"cafés"... un gateau au carotte et 3 livres "utilisés"... des pages entières dévorées par mon imagination. Les divins secrets des petites yaya, Beach music... On se balade on profite de la vie.. on recontr euen dmeoislele d'une douzaine d'année.. elle nous chante des chansons cambodgienne, d'une voix céleste... et nous on lui chante des chansons de chez nous.. d'une voix disons.. plus..euh.. hésitante!

On rencontre un cambodgien de 26 ans, iL nous emène voir sa familel dans uen petite maison sur pilotti au milieu des rizières, avec des poules des petits cochons, une belle mère d'une beauté frappante, marquée par la vie... un regard serein et rassurant.. on mange du "gateau" cambodgien.. on applerait ça un flan ici, de la farine de riz du lait de coco... cuit des heures.

on part sur Pnom Phen. Un jolie petite guest house, c'est la coupe du monde, on regarde les match sur la petite télé avec pleind monde de partout, et et Allah le petit serveur adorable et très provocateur quand aux pronostics des matchs... on rigol beaucoup.. on est malade encore.... (ça nous suivra tout du long... si l'une allait bien l'autre avait le ventre à l'envers) Mais cela ne gâche pas le voyage, ça en fait parti, comme notre virée à l'hoptial pour la petite Julie.. absolument euh.......... effrayant. sans commentaire. On rencontre dans un bus un architecte de suiise, collègue de mon père... on le recroisera par hasard souvent, on mangera un hamok avec lui.

Ensuite en route pour siem reap, et les temples d'angok, splendeure parmi les splendeure. Julie va mieux, grâce au medicaments... je me sens pas bien. On fait du vélo.. on se promène entre ces temples.. petites discussions avec 2 moines... le regards des nonnes toutes de blanches vêtues.. ces troupeaux de coréens..et leurs acoutrements, leurs ombrelles et leurs gants blancs. On décide de se rendre a Battambang en bateau, 9heures... J'en ai pris plein les yeux, plein la conscience, plein le coeur.. on a traversés les villages de pêcheur sur le tonlé sap.. Quelle vie!!!!!!

La suite... on était sensé partir au sud de la Tha¨lande pour 3 semaine et demi.. mais l'orphelinat a été trop... enfin bref.. on a passé 5 jours de plus là bas. 5 jours magiques et uen visite chez le médecin pour moi ahaha!!!

Ensuite 15 heure de bus pour aller au sud .. Krabi... KO phi phi.. RAILEY.. et uen rencontre étonnante, un homme, un Israelien... un grand bonhomme aperçu sur le bateau pour allé de ko phi phi a railey.. Le coeur s'emballe.. les papillons s'active ouahhh!!! on fini apr partager notre chambre pendant 3 jours avec lui! .... des instants mémorables... des gouttes pleins les yeux.. la mer, les billards, les bières, les massages, les fou rires, le tapage nocturne.. (mais.. la demosielle que je suis a eut trop peur de blesser son coeur.. et à préfèré se détacher pour de faux hihiça a fait mal quand même) ON le laisse a Railey, on part pour Ko samui, 2 jours tranquilles et après on va à Ko Tao... Paradis sur terre!!!!! on paresse.. on profite.. on bronze.. on mange du som tam.. on souris au joli barman avec ces dreads.. on lit... on.. on vit!on rit!!!

Après on passe 6 jours a Ko Pangan... on y retrouve mon Isralelien..et environ 6 autres avec... ils sont toujorus ensembles et nous on est les 2 petites suisssesse.. avec ces gars tellement chaleureux drôle.. beaux ahah!. C 'est tellement different du reste du voyage.. c ets une sorte de machine à faire la fête.. notre nature fêtarde est ravie.. mais il ya uen sorte d culpabilité qui s'installe.. et finalement elle passe..

On profite, ça nous chage du cambodge et de l orpheliant..on profite, comme on l'a fait jusqu'ici. On mange des grilled chiken sandwich à toute heure de la nuit et du jours.. on se balades parmi ce sgens tous là... telelemnt loin de chez eux tellement eux même. On danse comme jamais a pied nus dans le sable jusqu au lever du soleil, on danse habillé comme des sac.. pas maquillées et toutes suantes..on est lachées!!!! ON plait comme ça naturelles, ça fait relativiser es tube de fond de teint dont je n'ai jamais été très friante. Je me détache du premier.. me lie à d'autres bref.. profiter de l'instant présent! pour ne pas en perdre une miète! je veux pas rentrer!!!! je veux pas renter!!!!

Pas de aurevoir.. ni à l'un ni aux autres...

on retrouve la maman Thaï à Bangkok, avec son frère et sa nièce, pour uen journée mytique, sur la petite île, dans les marché. au resto japonais.. une journée remplie de délices!!!

On prend l'avion.. je suis assise.. j'ai les yeux remplis de larmes salées..

Qu'est ce qu'on ets bien quand on est libre.. libre.... Libre!!!

ça a pas été facile, on a passé des moments euh.. dur... mais d'autre tellement merveilleux!!!!!! J'ai grandi... et je me souviens avoir écris à mes parents:ça fait mal de grandir!!! je grandi toujours et j'èspère que je grandirai toujours..

J'ai"banana pancakes" dans la tête... Le goût d'un som tam au bout des lèvres...

L'envie de partir... l'envie de m'évader..

J suis bien chez moi! mais dans 1 mois je repars.. pour l'irlande cette fois, 4mois, seule..ça va me changer! Je sais pas si j'ai fait passé ce que je voulais.. merci à ceux qui on tenu jusqu'au bout malgré tous ces "..."

ça m'a fait du bien d'écrire ça, j'aurai pu encore m'étaler sur des millions de lignes.. c'est difficiles d'exprimer des choses, des sentiments des souvenirs qui sont si ancrés en moi..

Merci Julie!je... tu sais quoi.. t es ma préfèrée.. encore et toujours!

Bon voyage a tous!

Maude
Vaccins indispensables pour le Sénégal? English translation pending
by Christelle38 · 2007-02-12 · 9 replies
bonjour plus je lis le forum et bien d autre plus je panique, alors quelle sont les vaccins les plus important en sachant que je parsdu 30 juin au 14 juillet avec un enfant de 10;🙁 merci de vos conseille
Inde: franchises douanières lors du retour en France English translation pending
by Bobjensen · 2007-02-11 · 8 replies
Bonjour

Je compte partir mi-mars en Inde pendant 2 mois et demi. Ma question concerne le retour en France. En effet, je souhaiterais ramener en France quelques marchandises acheter en Inde : du thé, un ou deux instruments de musique, des habits ... etc ... Est-ce qu'il y a des limitations au niveau de la douane ? Quelles sont les franchises douanières pour ces produits ? Je crois avoir vu que l'on ne pouvait pas ramener plus de 100g de thé ? Est-ce vrai ? Y-a-t-il d'autres limitations ?

Merci de vos réponses. A bientôt.

Bobjensen
Manifestation contre la construction d'une centrale nucléaire à Bangkok English translation pending
by Sidartha · 2007-02-09 · 48 replies
ca va en fait sourire plus d'un .....🙂 (jai pas dit "rire" !!)

"Les manifestants thaïs ont brandi ce jour les drapeaux couleur "ecolo" contre la construction d'une centrale nuclaire à Bangkok. Une audit est en cours sur ce theme strategique suivi de pres par le ministère thaï du programme de développement d'énergie. L'hôtel de ville du Siam de Bangkok semble reculer sur le programme aux vues des 200 personnes recueillies devant l'edifice officiel pour affirmer une confiance entiere dans le charbon, en contre partie du rejet total de l'énergie nucléaire.

Sakchai Lalit (AP - mercredi 7/02/2007).
La pauvreté en Inde English translation pending
by Bamboo05 · 2007-02-08 · 47 replies
On m'à dit que la pauvrté en Inde se trouvé partout. Une amie qui est deja parti la bas m'a dit que les enfants venaient faire la manche devant les touristes. Est ce une bonne idée d'acheté un "gros paquet" de bonbons afin de leur offrir quelque chose et de ne pas resté inerte devant ces enfants ou encore les ignorés?

Merci pour vos conseils. 😉
Xian en Chine English translation pending
by Natalaneta · 2007-02-06 · 10 replies
salut! j arrive en chine depuis le kazakhstan, destination xian, quelques infos et tuyaux, plans sympas dans la region autour de xian seraient les bienvenus. J ai rendez vous a vec une amie en chine nous devons nous retrouver quelque part, elle opte yunan et moi j arrive par xian, que choisir!!! merci pour vos conseils!!!
Hôtel Las Dunas Santa Maria, Melia Cayo Guillermo ou Sol Cayo Guillermo English translation pending
by V0SS · 2007-02-04 · 20 replies
Bonjour,

Nous sommes un couple du Québec dans la trentaine qui en seront à leur premier voyage dans le sud le 16 mars prochain pour une semaine.

Nos billets ne sont toujours pas acheté....nous hésitons entre le nouveau Las Dunas à Santa Maria, le Melia Cayo Guillermo et notre premier choix....le Sol Cayo Guillermo.

Dernièrement, j'ai lu ici quelques commentaires négatifs sur le SCG...ce qui m'a poussé à écrire ce message, car auparavant tout semblait positif...

Ce serait très apprécié de nous laisser vos commentaires ici si vous êtes passé à un de ses 3 endroits dans les derniers mois et également afin de les partagés avec les nombreux internautes qui viennent sur ce forum.

On aimerait avoir des renseignements sur la nourriture, les chambres, la piscine, la plage et aussi la propreté en général des lieux.

(Si vous avez séjourné au SCG, quel bloc suggérez-vous avec un deuxième étage?)

merci.
Retour de l'hôtel Sol Cayo Guillermo en janvier 2007 English translation pending
by Lecoursdiane · 2007-02-02 · 22 replies
Nous avons été au Sol Cayo Guillermo, départ le 14 janvier dernier.

J'aimerais vous dire que je partage mes impressions avec vous mais vous devez tous considérer que ce ne sont que mes propres impressions.

Certains ne seront certes pas d'accord avec mes propos tandis que d'autres, s'y retrouveront!!!....

Lorsque nous sommes arrivé au Sol, il n'y avait qu'une personne pour répondre à plusieurs touristes. Je pensais que c'était peu!😕Mais enfin, on est en vacances donc je me dit que ça prendra le temps que ça voudra mais franchement, 5 heures d'attente, c'est un peu long!

Donc nous nous sommes séparés. Mon mari est resté au lobby tandis que les enfants et moi avons fait le tour du site.....on a eu tout le temps qu'il fallait pour le visiter au grand complet!!!!

J'ai trouvé le site simple et pas beaucoup ramassé. J'entend qu'il y avait de la vaisselle cassée sur le bord d'un trottoir, des bouts de bois qui attendaient d'être ramassés, des verres vides, des marches en céramique cassées, etc...

Et la plage, je savais qu'elle était étroite à marée basse donc pas de surprise, mais, des déchets qui traînent un peu partout près des poubelles, tout de même, beaucoup - beaucoup d'algues pas ramassées, quelques palapas qui étaient tombés.....bref, pas très attirant....beaucoup de petites cochonneries dans le sable aussi....

Peu de chaises à la plage, très usées, pas ramassées, on s'est même fait bronzés sur le sable. Ce n'est pas grave mais tout de même, faut pas oublier qu'on a payé pour un certain confort, je dis bien certain.

La mer, elle est très jolie. Surtout, à mon goût, à marée basse...Et c'est vrai que c'est devant le Sol que la mer est plus jolie...

De retour sur le site, nous avons remarqué quelques petits détails au buffet qui ont, comment dire, coupé l'appétit de mon mari. Je vous assure que c'était pas très propre.

Même la nappe, un certain matin était tellement sale, que je me demandais où j'allais poser les mains.

Je vous assure que nous avons pourtant, une bonne capacité d'adaptatation on a 4 enfants, on en a vu des vertes et des pas mûres mais,

En second lieu je vous dirais qu'également j'ai trouvé le service en général so - so! On devait beaucoup s'informer de tout, s'informer à nouveau on ne revenait pas nous voir pour nous donner les réponses, pas de carte du site pour qu'on s'y retrouve, pas de cuisinier au (snack sandwiches) à quelques reprises et ils ne savaient pas où il était et quand il devait revenir,

Il y avait beaucoup "d'ofnis" objets flottants non identifiés à la piscine, c'était pas invitant.

Fontaine au Lobby qui ne fonctionnait pas et qui était pleine de crachats. Même mes enfants l'ont remarquée!

On m'a même reçue, là où on nous prête nos serviettes de plage pour la journée, avec une carabine pointée sur mon visage. C'était sans l'ombre d'un doute une joke mais j'ai une peur bleue des armes de toutes sortes. En plus, j'étais avec mes deux enfants. J'ai trouvé celà TRÈS ORDINAIRE même si ça n'était, peut-être, qu'une carabine à plomb......Je trouve celà....🤪les mots me manquent....

Points positifs:

Eglain - Cubain très souriant qui nous a donné la chambre 105 que j'avais réservée par internet! Chambre d'une bonne dimension et bien propre! Jardinier très sympatique! Et mer très jolie!

Alors voilà, après deux jours, nous avons demandé un transfert au NH Krystal à Cayo Coco. J'étais à cet hôtel l'an passé à même date donc nous savions à quoi nous attendre.

Je vous dirais qu'il y a toute une différence entre ces deux endroits. Non seulement au niveau de la grandeur du site mais au niveau de tout l'entretien général. On le remarque immédiatement en arrivant sur le site.

Ceci dit, la grandeur du site n'a aucune importance. Je vous dirais pour l'avoir visité une seconde fois que le Tryp Cayo Coco est beaucoup plus petit que le NH Krystal donc plus similaire au Sol Cayo Guillermo et mon Dieu quelle différence. Le Tryp est tellement beau et propre......

La plage et la mer sont beaucoup plus jolies également, à mon goût, au NH Krystal de Cayo Coco qu'au Sol Cayo Guillermo....En tout cas, c'est plus propre et le sable est trèèès farineux au NH Krystal.

J'ai trouvé le service même un peu supérieur au NH Krystal cette année que l'an passé. C'est je trouve, un endroit très recommandable.

Je pense n'avoir rien oublié et j'ai cru qu'il serait souhaitable de vous offrir mon commentaire puisqu'il diffère de ce qu'on lit habituellement au sujet du Sol Cayo Guillermo.

Pour terminer, il a fait super beau toute la semaine, chaud et même le soir!!!!😏

Je suis ouverte à lire vos impressions et si vous avez des questions, n'hésitez pas!

Diane

p.s. nous sommes allés en famille au Brisas Santa Lucia en 2005 et j'ai trouvé le Brisas SUPÉRIEUR au Sol en plusieurs points!
Interdiction de fumer dans les lieux publics English translation pending
by Ulyssea06 · 2007-02-01 · 387 replies
bonsoir! que pensez -vous de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, notamment dans les aeroports puisque nous sommes sur un forum de voyages!😛 alors ça sera pas trop dur? plus d'endroit pour les fumeurs? comme ces petites pieces non ventilees, ou l'on vient fumer une cigarette pour passer le temps! et l'on repart completement asphixie?🏴‍☠️
Hôtel Atlanta à Bangkok English translation pending
by Maleca · 2007-01-27 · 53 replies
Bonjour tout le monde! L'uns d'entre vous a t-il déjà séjourné à l'hotel Atlanta? cet hotel à l'air assez charmant et différent. Dans "rechercher" je n'ai pas vu grand chose sauf que les chiens ne sont pas bienvenus! moi je ne viens qu'avec un enfant🙂 Merci pour vos réponses Carine
Inde en été et vêtements? English translation pending
by Meeao · 2007-01-24 · 30 replies
L'été, en inde, on creve de chaud ... et là, cet été (2007, of course!!), j'ai prévu d'aller à dehli, rahjastan, varanesi, .... tout ca avec sac à dos, sandales (merci Mitch😉 http://voyageforum.com/v.f?post=281886; )...mais... que prendre comme fringues!!!????

Eviter les jambes nues il semble que ce soit le cas....

Ma question, en fait est de savoir si en arrivant à dehli, on trouve facilement des fringues basiques (pantalons légers et confortables, t-shirts, .... à prix attrayant pour éviter de venir dans l'avion avec 50 kilos de fringues!!!) ce qui me permettrait : de faire vivre le commerce local, d'éviter de me trimballer des kilos de fringues dans mon sac (j'achèterai et laverai au fur et à mesure), voir de trouver des tenues plus adéquates (et moins chères qu'en france) en direct live...

Merci
Hôtels La Pirogue et Le Victoria English translation pending
by Mickael76 · 2007-01-24 · 8 replies
Bonjour ! Je pars en voyage de noce le 08 mai 2007, 7 nuits à la Pirogue et 7 nuits au Victoria. De ce que j'ai lu sur le forum, l'hotel la Pirogue n'a plus à faire ses preuves !! Qui pourrais me renseigner sur l'hotel le Victoria ?? Il a été récemment rénové pour ré-ouvrir en Octobre 2006, qui y serait allé depuis? Tous commentaires sur le victoria avant rénovation seront évidemement les bienvenus !! merci à vous tous. Je suis également preneur de tout renseignement complémentaire sur la Pirogue !!
Missionnaires: quel impact selon vous? English translation pending
by Ilulya · 2007-01-16 · 293 replies
Bonjour,

suite à quelques voyages, quelques rencontres surprenantes dans des coins dit reculés et des lectures d'articles et de bouquins, je me pose bien des questions sur les missionnaires.

Ces hommes et ces femmes parcourent la terre avec comme seul élément dans leur sac à dos, la Bible ou certainement le Coran, (pour ma part, je n'en pas rencontré) et autres livres religieux. Ceux-là, ces itinérants ont tendance à me faire "rire", j'avoue...en même temps, cela m'intrigue d'avoir un tel but dans son voyage. Amener à des inconnus sa vérité et tenter de faire accepter celle-ci plutôt que d'en découvrir d'autres.

Ou bien, plus encore, ils se posent, famille réunie, avec l'accord d'un chef auprès d'une minorité, d'une ethnie ou autre appelation d'autochtones. Et là, il s'agit d'un travail en profondeur, en ce sens que le blanc fait un travail d'acceptation pour tenter de devenir lui-même, de part son attitude, un exemple auprès de minorités de culture ancestrale...jusqu'à ce qu'ils se penchent sur le fameux livre.

Evangéliser, christianniser...ça me gène...en même temps, on va me dire, c'est pour revaloriser la place de la femme, leur donner des notions d'hygiène etc...

Oui, une femme des Témoins de Géovah avait tout laché en France avec son mec pour d'après ces dires, "alphabétiser" les plus démunis dans un village de la brousse béninoise via...leur "livre". Je n'avais pas assez de temps pour rester avec eux voir comment cela se passait, et me faire un avis sur des réalités plus concrêtes que ces dires. D'un côté, il y avait quelque chose de reconnaissant, d'un autre il y a le profit de la vulnérabilité etc...il y a ce côté intérressé. Comme un appat.

Une famille entière a quitté sa grande ville californienne et tout le confort qui va avec, ainsi que la situation, pour attérir avec les 2 jeunes enfants dans un village Samburu au Kenya. Les photos dévoilent leur chemise plus que blanche à col rond, la raie sur le côté. Eux ont bien du mal à imposé leur livre, du coup, ils veulent l'adapter, faire des cours sous l'accacia par exemple pour plus d'impact. Et la fille de 13 ans qui signe de son "le message de Dieu ne m'a jamais dit d'être missionnaire" puisqu'elle a du mal ici, et subit le choix de ses parents.

Une autre famille s'installant chez les Fayou oblige les enfants à s'habiller et se laver pour aller dans l'école créé par la mère, et donnée en indonésien (alors que linguistes, les missionnaires avaient appris parfaitement leur langue, habitant depuis 10 ans à leurs côtés). Là, évidemment, leur présence a permis de préserver leur communauté, dans le sens où se faisant la guerre continuellement par rapport à la terre, aux femmes ou au cochon, les fayou vivaient dans la terreur et souvent peu de temps.

Au Soudan, ce sont les missionnaires qui tentent de convaincre le gournement de Bush de mettre des moyens ...

Il y a un sentiment colonisateur dans leurs missions que je garde dans la tête, un pas de plus vers la mondialisation...

Bon, je vais m'arrêter là, mais je voulais savoir quel est votre sentiment sur ce sujet, s'il vous interresse ou interpelle. Si vous aviez rencontré des missionnaires, et quels ont été vos sentiments sur leur impact, leur place etc.

Merci.

(je précise que je suis agnostique)
Hôtel Playa Suites Acapulco English translation pending
by Girlou · 2007-01-15 · 16 replies
Nous avons réservé un séjour à Acapulco pour une durée de 14 jours à l'hôtel Playa Suites Acapulco.

Malheureusement nous avions déjà fait la réservation au moment où j'ai lu de nombreux commentaires négatifs sur cet hôtel ou sur Acapulco en général. 🙁

Quelqu'un parmi vous est allé à cet hôtel et peut me rassurer un peu? Vous connaissez Acapulco? C'est aussi «défraîchi» qu'on le dit?

Je vous demande de m'aider à m'y retrouver s'il vous plaît.

Merci à l'avance.
Retour vers le passé en Thaïlande, 22 ans après English translation pending
by Philippes · 2007-01-14 · 19 replies
Tit, tit, tit...La sonnerie de ma montre m'a fait sursauter.Il est 5h30. Encore à moitié endormi, ma main cherchait le bouton de lampe posée sur la table de nuit. Check out now, je tirais le veilleur de quart de son sommeil, derrière le comptoir.Sans un mot, il pianotait son clavier et ordonnait à son collègue, posté sur une chaise de l'autre côté de la salle, d'aller vérifier la chambre, certainement le bar.J'ai règlé la note avec le " khup khun khap" et direction la gare routière d'Ekkamai. A la gare, je me dirigeais vers le guichet qui faisait l'angle, au fond de la salle.La dame qui vendait les tickets, me regarda avec un petit sourire.Eh oui, hier, je suis venu me renseigner sur les horaires de bus pour Aranyaprathet.Elle essayait de me l'expliquer en thais et un peu en anglais pour que je comprenne que le bus n'est pas direct et il faut en changer à Sa Keov. Le bus pour Sa Keov est à 7h.Il n'y avait pas beaucoup de monde, quelques vieilles dames mâchaient en permanence du sla, cela donne la couleur rouge à leur bouche.Elles ont des visages hâlés et s'habillent comme des paysanes khmères.Pour profiter de belles vues, je m'installais à l'avant. A 7h pile, le bus se mettait en branle pour quitter la gare et s'engageait dans l'avenue Sukhumvit.La circulation était fluide, curieusement, Bangkok est réputé pour ses bouchons.Le chauffeur, concentré à piloter son bus, n'hésitait pas à avoir le pied lourd sur l'accélérateur. Les virages se succédaient tandis que les grands buildings s'éloignaient.Il faut avoir le coeur bien accroché si on veut voir comment conduire les thais, en tout cas le chauffeur du bus.Le dépassement se fait par le côté disponible.Le freinage brusque derrière un autre véhicule faisait monter ma tension😊 Eh ben, je ne suis pas venu en ici pour admirer de jolies infirmières thaies à l'hôpital, quoique... Sous le ciel ensoleillé, le bus traversait quelques villages dont les maisons ressemblaient à celles des khmers en province, mais plus modernes.Les paysages secs et rougis par la saison sèche se ressemblaient.Les rizières jaunies, déjà récoltées, et certaines brûlées donnaient un spectacle de déjà vu. 1er arrêt au bord de la route pour déposer 2 voyageurs.Le bus repartait.Il s'engageait dans la ville qui devait être Sa Keov, tournait à droite et s'arrêtait à la gare.C'était Sa Keov. Je demandais au chauffeur le bus pour Aran.Il me montrait le quai n°3 mais impossible de connaitre l'heure malgré mon anglais à la thaie.J'en suis descendu pour récupérer mon sac.Le bus repartait déjà, pas de temps à perdre.La gare était désert, pas un seul bus et j'en profitais pour aller me réfléchir dans la pièce réservée aux gentlemen. Soudain, j'ai entendu un bruit typique d'un bus.J'interrompis ma réflexion pour me précipiter vers le quai.For Aran?Le bagagiste secouait la tête affirmativement et prenait mon sac et le mettait dans la soute. Le bus était presque plein.10 mn après, le bus quitta le quai.Direction Aranyaprathet.

La suite.
Avis sur itinéraire de six semaines au Pérou et en Bolivie English translation pending
by Olivier21 · 2007-01-12 · 10 replies
Bonjour à tous, Je prépare un voyage au Pérou et en Bolivie et j’aimerais soumettre mon ébauche de programme à votre critique. Je pars avec ma copine le 19 juin 2007 pour 6 semaines sur place avec un vol A/R Paris Lima. 1. Lima (la nuit) 2.3. Pisco ou Ica 4.Nasca 5.6.7.8.9. Arequipa + canyon de la Colca 10.Arica 11.12.13.Sajama 14.15. Sajama-Oruro-Uyuni en bus et en train 16.17.18.19 les Salares 20.21. Potosi 22.23.24.25. Sucre 26. Sucre->La Paz (en avion) 27.28.29.30. La Paz 31.32.33. Lac Titicaca 34.35.36.37.38.39.40.41. Cusco et alentours 42.43.44.45. Lima Je prévois un budget de 2000€ sur place pour chacun d’entre nous. Tout d’abord le temps, est ce que mon programme est réalisable en si peu de temps ? Ce qui m’inquiète le plus, c’est le trajet d’Arequipa à Sajama. Si quelqu’un sur le forum l’a déjà emprunté, pourrait-il me dire le temps qu’il a mis et s’il a rencontré des problèmes en route. J’aurais aimé aussi avoir une indication du coût de ce trajet en bus. Est-il plus facile ou mieux ou plus rapide de passer la frontière Bolivienne plus au sud ? Merci à tous.
Club Ancon à Trinidad English translation pending
by Francois001 · 2007-01-11 · 9 replies
Bonjour, Nous voulons partir ma copine et moi au Club Ancon en forfait tout inclus pour 14 jours. Est-ce que quelqu'un a vécu ce séjour récemment et peut nous dire si on fait un bon choix? Merci ! 🤪
Retour de voyage au Maroc English translation pending
by Moniqueleb · 2007-01-11 · 34 replies
Voilà! Nous sommes de retour après avoir quitté l'Espagne le 27 décembre! Premier stop, Chefchouan, Casa Hassan. Très bonne adresse, grande chambre avec cheminée et restaurant très agréable. Pas de vin. Par contre super déjeuner au Club Nautique de MDiq, c'est un club privé mais ils acceptent les touristes avec plaisir. 2ème jour Meknes: Nous avions réservé au Riad dans la Médina, mais ils ont eu un problème et nous voici au Palais Didi, grande suite pour le même prix. Malheureusement la nourriture laisse à désirer. 3ème jour: Logement à Afourer près de Beni-Mellal. C'est grand. impersonnel, pas aimable, cher et très quelconque pour la nourriture. Evitez l'endroit. 4ème jour: Ouarzazate. En fait à 30 km à l'ouest sur le barrage, une maison d'hôtes, "Les Tourmalines". En arrivant, ça nous paraît le paradis. Piscine à débordement sur le réservoir, chambre superbe, restaurant charmant mais!!! le dîner est juste immangeable. Une cuisse de poulet rôti avec un gratin dauphinois. Le poulet est arrivé tout blanc, absolument sec et le gratin était un pavé de pommes de terre sec, dur. Pas un légume pas une sauce, un dîner que personne n'oserait servir à la maison. Le garçon appelé nous dit qu'il n'a rien à voir avec la cuisine et qu'on se plaigne le lendemain au patron. Mais le lendemain le patron nous dit que c'est l'Aïd, que son chef l'a planté et que c'est la raison d'avoir choisi un menu "facil". Nous avons rencontré des français vivant à Ouarzazate et dans le sud et tous nous ont dit la même chose: c'est une adresse super pour dormir mais on y mange mal. Il semble que juste à côté il y a l'hotel Sultana où on mange très bien. Donc peut-être les Tourmalines pour dormir et Sultana pour manger!! Je continue demain!

Monique, Marbella

Bisous,

Monique
Hôtel Royal Hideway à Santa Maria English translation pending
by Eileen · 2007-01-08 · 3 replies
Moi aussi j'aimerais avoir des informations sur l'hotel royal Hideway a Santa Maria.😎
Hôtel Cayo Ensenachos de Santa Maria English translation pending
by Pthcar23 · 2007-01-06 · 1 reply
Je cherche à avoir des renseignements récents sur cet Hotel. Quelqu'un y a-t-il été récemment ?

Pierre.
Hôtel Royal Hideaway Ensenachos English translation pending
by Stely · 2007-01-05 · 3 replies
Bonjour !! Nous dans les préparatifs de vacances pour la semaine du 10 Fév.07 Je me poses des questions sur cette hotel Royal Hideaway Ensenachos il est coté 5* mais bon...j apprécierais vos commentaires bon ou mauvais. nous aimons quand meme une certaine tranquilité, un lieu propre et acceuillant, une belle plage long et bien manger. Notre dernier voyage a été au Gran bahia principe Punta Cana et nous avons été enchanté de cette endroit. C est le pourquoi que maintenant ont est un peu plus exigent.lol Et en 2004 nous sommes allé a Cuba au brisas Guardalavarca et nous sommes tres tres dessus c étais dégueulase comme propreté et bouff.Nous nous étions dit que l ont irasi plus jamais a Cuba mais selon certain commentaire il y a quand meme de tres belles endroits.

Si non pour cette hotel quel est a votre avis qui serais encore mieux ??si vous avez des photos j aimerais bien les voirs.

Merci de m aider !! Stely 😉
Bonnes expériences avec Gulf Air? English translation pending
by Soline · 2007-01-04 · 33 replies
J'étais à la bourre, puisque je pars le 13 janvier et que j'ai pris mon billet le 30 decembre et du coup j'ai pas fait attention vraiment à la compagnie !!!! Il ne restait plus de billet sur la thaï alors j'ai pris un billet sur Gulf air. Depuis je ne lis que des trucs horribles sur cette compagnie. 😕 Si vous avez eu de bonnes expériences please parlez moi je suis en panique par avance merci
Circuit de quinze jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Shintoblue · 2007-01-03 · 26 replies
Bonjour à tous et bonne année 2007 😉 Je trouve votre site et son forum super. Alors voilà, nous sommes 4 à vouloir aller dans l'ouet américain. Nous partirions en Septembre 2008 et nous voudrions faire un circuit en individuel de 15 jours. Nous voudrions attérir à Los Angeles et repartir de San Fransisco en faisant Los Angeles et Hollywood, Las Vegas, le Grand Canyon, Lake Powell, et autre réserve pour finir par Yosemite et San Fransisco (3 jours sur place). Mes questions : auriez vous des conseils à nous donner ? Des pièges à éviter ? Pensez vous que nous puissions partir avec nos billets d'avion et louer une voiture sur place et nous débrouiller pour réserver dans des Motels ? Merci d'avance de vos réponses. Shinto
Photos du Gran Bahia Principe el Portillo English translation pending
by Ginger9168 · 2007-01-02 · 33 replies
voici quelques photos du gran bahia principe el portillo
Retour de l'hôtel Bahia Principe en Jamaïque English translation pending
by Gentilhom · 2006-12-30 · 58 replies
Bonjour a tous,

nous sommes revenus tard cette nuit d'un tres beau voyage en jamaique, et ce, malgré les inconvéniennst qu'il y a eus, certains importants, d'autres insignifiants, mais en somme, nous avons quand même fait un tres beau voyage et comme l'hotel était plus ou moins prët a recevoir ses tout premiers clients, la majorité des gens ont recu a titre de compensation une semaine gratuite dans un de trois hotels de la chaine Bahia Principe, a prendre au cours des deux prochaines années! A notre avis, mon épouse et moi, cet hötel-la a un énorme potentiel, potentiel non encore rÉalisé parce que trop neuf! J'insiste cependant sur le fait qu'on a passé une tres belle semaine, meme si je répèete qu'il y a eu des irritants, notamment les terrains de tennis qui n'étaient pas prêts, le restaurant de la plage pas en opération, le restaurant de fruits de mer non plus, certaines chambres non fonctionnelles, mais honnëtement, on a vu des améliorations, en général, a chaque jour sur les diffÉrents aspects de l'hôtel. Il faut comprendre que nous avons été les TOUT PREMIERS CLIENTS DE L'HISTOIRE DE CET HOTEL, raison pour laquelle de facon générale, les gens ont payé moins cher que ceux et celles qui y séjourneront dans les prochains mois. En ce qui me concerne, je retournerais a cet hötel, mais j'essaierais d'attendre un certain temps, pour qu'il soit mieux rodé... Pour les questions, je vous attends, et j'imagine qu'elles seront nombreuses, alors lâchez-vous lousse😉 Bonne Année!

Claude
Retour de l'Iberostar Paraiso Beach English translation pending
by Gosselin · 2006-12-29 · 52 replies
Salut à tous Ns venons de rentrer du Mexique cet après midi.Avons logé à l'ibérostar paraiso beach.Si vous avez des questions, n'hésitez pas! DELPHINE
Cambodge: et pourquoi pas l'Asie du Sud-Est pour changer? English translation pending
by Yangguizi · 2006-12-28 · 33 replies
Une fois n'est pas coutume, c'est sans grand enthousiasme et plutôt par défaut que j'ai choisi ma destination de voyage, à des dates qui ne m'enchantaient pas non plus. Une partie du forum a déjà assisté en direct au (pas si) long processus de décision qui m'a incité à choisir le Cambodge, inutile donc d'épiloguer dessus. Pour simplifier, disons qu'il ne me déplaisait pas d'aller visiter un pays où il ne fait pas trop froid l'hiver, où on mange bien, et où il y a des choses à voir et à faire. La gentillesse et le sourire des gens n'ont en revanche pas pesé dans ce choix, car je n'aime en général pas les gens qui sourient trop, et me sens plus à l'aise dans les plus austères contrées d'Asie du Nord.

Bon an mal an, je me suis retrouvé il y a quelques jours dans le superbe nouvel aéroport de Canton, où je devais embarquer pour Phnom Penh, après avoir passé une journée dans la capitale de la Chine du Sud et sa voisine Dongguan, sous le signe de la bonne bouffe, des amis retrouvés... et de la bière.

Sans surprise, c'était surtout des chinois qui occupaient l'avion, les cambodgiens étant quasi absents, et les étrangers en route pour les vacances pas trop mal représentés.

Les chinois qui étaient autour de moi n'étaient pas des vacanciers, mais des migrants en quête de petits boulots. Ayant aidé quelques uns d'entre eux à remplir leurs papiers d'immigration (ils ne savaient ni lire ni écrire l'anglais ou le khmer), cela m'a donc permis de lier connaissance et d'écouter leurs histoires.

Ils n'avaient pas la moindre idée de ce qui les attendait là-bas ni de ce qu'ils allaient y faire, ni de combien de temps ils allaient rester. Tout ce qu'ils savaient, c'est que quelqu'un viendrait les chercher à l'aéroport et s'occuperait de tout. Une dame a toutefois dit qu'elle supposait qu'on allait l'envoyer dans une usine textile. Tout cela n'a rien d'extraordinaire, de nombreux passagers ayant déjà rencontré ce type de migrants dans les avions reliant la Chine à la plupart des destinations du monde. Mais ce qui se comprend facilement pour la France est plus surprenant pour le Cambodge, un des pays les plus pauvres du monde, où la main d'oeuvre non qualifiée ne doit pas manquer. Malgré cela, des avions de chinois continuent à atterrir à Phnom Penh pour y débarquer de la main d'oeuvre docile et peut-être à peine plus chère que la locale.

Mon voisin de gauche avec qui j'ai sympathisé car il venait de la province du Jiangxi (les fidèles lecteurs de mes carnets savent pourquoi j'aime bien cette province et ses habitants) avait un problème que je n'arrivais pas à résoudre pour remplir ses papiers d'immigration: le lieu d'émission du visa était écrit en khmer. Notre remue-ménage a fini par attirer une hôtesse qui a froncé les sourcils, et a conseillé à notre homme d'écrire "Jiangxi" dans cette case.

La semaine de travail que je venais de passer était une des plus dures de ma carrière, et la pression accumulée avait besoin de se dégonfler le plus rapidement possible. Voir donc une hôtesse chinoise (une espèce vivante à l'intelligence souvent assez limitée) proférer des absurdités administratives, c'était exactement ce qu'il me fallait pour atteindre ce but. Un crime contre la paperasse ordonnée et l'orthodoxie juridique, du pain béni pour moi!

Elle ne voulait pas lâcher le morceau: il fallait écrire "Jiangxi" dans la case "place of issuance" (sous entendu du visa). Je lui ai donc dit qu'en tant qu'hôtesse de l'air il était stupéfiant qu'elle ne sache pas la différence entre un passeport et un visa et qu'il n'était vraiment pas sympa de dire n'importe quoi aux passagers, à qui on pourrait plus difficilement reprocher ce manque de connaissances élémentaires. Les arguments logiques ont tous échoué: il n'y a pas de consulat cambodgien au Jiangxi, comment voulez vous que le visa ait été émis là-bas? regardez la dame à côté, son visa a été émis à Pékin (l'ambassade) tandis que son passeport a été émis au Jiangsu (là où elle vit)

Elle a alors rétorqué qu'elle avait déjà posé la question à un expert (???) qui avait dit qu'il fallait écrire ce qui était indiqué en face de "place of issuance" sur le passeport. Elle ajouta non sans ironie que: c'est écrit en anglais sur le passeport, tu peux lire "place of issuance: Jiangxi". Et bien sur le formulaire cambodgien c'est pareil, ce sont les mêmes mots "place of issuance", il faut donc écrire pareil.

J'ai eu beau lui répondre que si elle savait lire l'anglais elle comprendrait immédiatement que son argument est stupide, elle ne voulait pas lâcher prise. Pire: elle prétendit que si la dame d'à côté avait "Pékin" et "Jiangsu" sur son passeport et visa, c'était parce que le formulaire précisait qu'il fallait indiquer le lieu où le visa a été décidé et celui où il avait été octroyé, dans les cases "place of issuance" et "purpose of the trip". Je n'ai pas pu m'empêcher d'éclater de rire et de faire perdre volontairement la face à l'hôtesse en hurlant que ce serait complètement débile d'écrire "Pékin" ou "Jiangxi" dans une case "but du voyage (au Cambodge)" dans un formulaire cambodgien, mais l'hôtesse a fini par décréter que je n'y connaissais rien, et, après avoir pris acte de mon refus de responsabilité, a fini par convaincre le pauvre homme de remplir le formulaire selon ses lubies. de toute façon les cambodgiens se foutent de ce qu'on écrit sur le formulaire, ils n'y font pas attention, ajouta-t-elle.

Bon ok, je veux bien, mais ça heurte mon bon sens et mon culte du papier bien rempli, et ça m'a foutu en rogne pour le reste du trajet.

Voilà donc comment inventer des problèmes pour s'occuper pendant un voyage en avion quand on n'a absolument rien à faire. Sur ce, l'avion a fini par atterrir et tous les chinois sont passés devant à l'immigration, tandis que les occidentaux devaient d'abord demander leur visa.
La sécurité des touristes au Pérou English translation pending
by Hinarii · 2006-12-20 · 25 replies
🙂 Bonjour,

Je rève de decouvrir le Pérou avec mon mari et mon fils ainé agé de 13 ans. Pourtant à la lecture de certains sites, je suis assez effrayée. On te dit que ce pays n'offre aucune sécurité aux voyageurs et que vous risquez de vous faire tuer et dépouiller à tous les virages... on vous parle du sentier lumineux...

Si quelqu'un connait bien cette destination, je suis preneuse de toute information car même si j'aime l'aventure je reste prudente avant tout... d'autant que je voudrais voyager avec mon fils.

Merci pour tous les renseignements que vous pourrez me donner.
Carnet de voyage dans l'Ouest sauvage (américain) effectué en juin 2006: deuxième partie English translation pending
by Wavemaster · 2006-12-16 · 5 replies
CARNET DE VOYAGE JUIN 2006: DEUXIEME PARTIE

Pour retrouver l'intégralité des photos, cartes, conseils, détails sur les randonnées, rendez vous sur www.ouestusa.fr

Jour 12: Moab Area

Après une soirée très sympathique avec Dave et Kay arrosée de quelques bières et de vin rouge que nos hôtes apprécient (ils ne sont définitivement pas Mormons) nous commencerons la journée à un rythme assez lent avec comme objectif d'aller pique niquer au bout de la rando de Negro Bill Canyon sous Morning Glory Arch, cet endroit nous ayant paru très sympa lors de notre première visite avec Philippe en septembre 2005. C'est le type même de canyon qui plait à tout le monde: rando pas trop longue, présence du ruisseau qui permet de se rafraîchir et endroit sympa à la fin avec un pont naturel. J'y ferai d'ailleurs une de mes plus belles photos de 2006 avec un beau reflet de Morning Glory Arch.



De retour à la voiture sous une chaleur torride, nous décidons alors de faire un petit tour dans Arches pour la 5ème fois pour le plaisir d'abord et ensuite car je n'ai pas de photos correctes du secteur des Windows (je ne connaissais rien à la photo en 2000 et 2003, date de notre dernière incursion dans ce secteur).





La journée s'achèvera dans notre endroit préféré à Moab: la Moab Brewery où je ne manque jamais de déguster une bonne bière locale ainsi qu'un Mix Sausage Grill aux patates douces et un Cheese Burger au Jack Daniels (pas en un seul repas, faut pas exagérer).

Jour 13: Moab Area

Encore une journée que j'attendais avec impatience. En effet, le premier survol de Canyonlands en 2004 m'avait laissé un souvenir impérissable et je tenais absolument à retenter l'expérience mais cette fois ci sur un vol plus long en combinant le survol de la région de Cedar Mesa et de Monument Valley. Cette fois ci, j'ai convaincu Lysiane de m'accompagner et c'est donc à 7h00 pétantes que nous nous présentons à l'aéroport de Canyonlands, situé à une vingtaine de miles au nord ouest de Moab. Le ciel est parsemé de nuages ce qui laisse présager des ombres disgracieuses sur les photos mais c'est comme cela, on fera avec. Décollage à 7H30 pour 1h30 de vol jusqu'à Monument Valley. Comme toujours c'est grandiose avec le survol de : Corona Arch Dead Horse Point

Island in the Sky

The Needles avec notamment Chesler Park, The Loop, Druid Arch, Angel Arch





The Maze, labyrinthe incroyable de canyons qui montre aisément pourquoi c'est si difficile d'accès

Dark Canyon

Grand Gulch White Canyon Natural Bridges les Goosenecks de la San Juan River

et enfin Monument Valley dont le survol est, c'est le cas de le dire, monumental.



On atterrira au Goulding Trading Post pour une petite pause puis retour vers Moab. Cette escapade restera comme la précédente gravée dans nos mémoires à jamais et j'espère bien renouveler l'expérience la prochaine fois avec un triple objectif: survol de Glen Canyon, de la Cathedral Valley et du Waterpoket Fold, mais pour cela il faudra négocier car cela ne fait pas partie des circuits standards proposés.

Après un repas à la Moab Brewery (eh oui, on est fan), Dave et Kay nous ont emmenés dans Mill Creek Canyon qui comprend des piscines naturelles dont la fraîcheur est très appréciée en ces jours de chaleur intenses. C'était un endroit que ni moi ni Philippe (qui ira d'ailleurs avec Dave et Kay 2 semaines après nous) ne connaissions et nul doute que j'y retournerai mais l'inconvénient de ce genre d'endroit est que c'est très fréquenté en été.



La journée se prolongera avec une nouvelle incursion dans Arches pour compléter mon portfolio de Broken Arch, Skyline Arch, Pine Tree Arch et Tunnel Arch + park avenue



La soirée de déroulera autour d'un super BBQ avec Champagne Français en apéritif (je suis champenois, d'où l'importance de la précision) qui fut très apprécié par nos hôtes.

Jour 14 : Moab -> Blanding (Corona Arch et Natural Bridges)

En cette matinée du 14ème jour, nous ne sommes par trop motivés pour quitter Moab et nous ne savons pas encore que les évènements futurs de Havasupai et Sedona feront que, si on les avait connus avant, nous serions restés un ou deux jours de plus à Moab. Une fois de plus, le ciel est immaculé et nous partons de bonne heure avec Dave et Kay vers Corona Arch. Très bonne entrée en matière pour se mettre en jambes dès le matin. Corona et Bow Tie archs sont très belles et très différentes malgré leur proximité l’une de l’autre.







Après cette petite balade nous quittons donc, non sans regrets, nos hôtes mais c’est promis, on reviendra à Moab. Route donc vers Natural Bridges car j’y ai prévu de faire la rando entre Sipapu et Kachina bridges. Nous démarrerons la rando vers 15h et une fois de plus il fait très chaud et nous ne rencontrerons personne. Il est vrai que la quasi-totalité des touristes se contentent des points de vues qui surplombent les ponts. La descente au fond du canyon est très rapide et abrupte (échelles disposées le long de la paroi) et nous nous retrouvons vite au pied de Sipapu Bridge, pour moi le plus beau des trois.



Deux heures plus tard environ, arrivée sous Kachina bridge, le moins ancien des trois. Nul doute qu’il n’est pas près de s’écrouler. L’endroit est propice au pique nique ou à la sieste à l’ombre sous l’arche du pont.



A 20 minutes du pont, arrivée au parking de Kachina Bridge et il reste encore 45 minutes de marche pour rejoindre le parking de Sipapu en marchant vite. Lysiane est fatiguée et m’attendra là.

Jour 15 : Blanding -> Mexican Hat (Dark Canyon et Moonhouse Ruins)

Ce jour sera dédié intégralement au Wilderness avec au programme Dark Canyon, endroit extrêmement peu fréquenté (un site où mon pote Philippe n’est pas encore allé…) et Moonhouse Ruins qui n’était pas au programme mais dont l’endroit nous a été indiqué par Kay. Nous commencerons donc par nous rendre vers Dark Canyon avec l’US95, sans doute la route la moins fréquentée de tout l’UTAH avec aucun service durant environ 100 miles. J’avais prévu initialement de dormir au Fry Canyon Lodge mais celui ci ne peut plus accueillir de voyageurs car l’eau est impropre à la consommation depuis deux ans. Ironie du sort, nous y ferons tout de même un stop forcé car le voyant de pression des pneus clignote au tableau de bord. Par chance, un groupe de motards dont l’un des membres vient de crever a un pressostat et la proprio du motel a un compresseur. Plus de peur que de mal, c’est le voyant qui était probablement défectueux mais l’histoire voulait que l’on fasse un stop dans ce motel où le temps s’est arrêté. 30 minutes plus tard nous entrons dans Dark Canyon Primitive Area et suivons la piste qui nous mène à Sundance Trailhead. Mieux vaut avoir une carte ou un GPS avec soi car c’est paumatoire. Arrivés au trailhead, nous entamerons notre balade qui nous mènera jusqu’au bord de la rim qui a des airs de Grand Canyon.



Après le traditionnel pique nique à l’ombre sous un arbre au trailhead, nous voici repartis vers Mexican Hat. Nous avions prévu initialement d’aller dans Road Canyon mais l’heure avancée me fait repousser la visite au lendemain matin pour bénéficier d’une meilleure lumière. Ce sera donc une tentative dans Moonhouse Ruins et la piste de Mormon trail of 1880’s. Les 8 miles comportent quelques sections de slickrock qui sont très cassantes et qui imposent de rouler au pas. Arrivés à un semblant de parking, nous ne nous aventurerons pas sur la piste car il figure un panneau d’interdiction à tout véhicule (panneau que Philippe n’a pas vu quand il y est allé l’année dernière et qu’il y est retourné cette année quelques semaines plus tard). C’est donc à pied que l’on se rendra au bord de la rim pour apercevoir de loin les ruines en contrebas.

Faute de temps, nous ne descendrons pas dans le canyon et les photos ci dessous sont celles de Philippe dont c’est un des sites Anasazi préféré.



La journée s’achèvera avec une bonne bière au bord de la San Juan River au San Juan Trading post.

Jour 16 : Mexican Hat -> Chinle (Monument Valley -> Road Canyon -> Gooseneck SP-> Monument Valley -> Canyon de Chelly)

Le coucher de soleil à Monument Valley en 2003 m’avait laissé sur notre faim c’est pourquoi cette fois ci je décide de tenter le lever de soleil. Vu la proximité de Mexican Hat, on est sur place en 20 minutes.



Je suis en général plutôt adepte des couchers de soleil mais là, je n’ai pas été déçu. Découvrir les buttes qui s’éclairent peu à peu dans le silence le plus total, que seule une légère brise vient troubler, est un spectacle magique.







De retour à Mexican Hat, nous voici en route vers Road Canyon et ses ruines si photogéniques. Arrivés au trailhead, nous voici en route et je préfère embarquer avec moi le guide ‘Photographing the Southwest’ car je soupçonne l’endroit paumatoire. En fait la seule difficulté est qu’il n’y a pas vraiment de chemin. La végétation dense par endroits et les cairns pas toujours régulièrement espacés, laissent croire parfois qu’on n’est pas sur le bon chemin mais il n’en est rien. Au bout de 1h maxi, arrivée à la première ruine qui est vraiment unique avec son plafond qui s’écroule.



Après 30min sur place, retour à la voiture et route vers Gooseneck State Park pour apprécier, cette fois de jour et non au coucher de soleil comme en 2003, les méandres de la San Juan River.



Quelques panoramiques plus tard, route vers Canyon de Chelly avec cependant une pause déjeuner à Monument Valley dans le restaurant qui offre certainement la plus belle vue au monde.



La route qui mène à Chinle est tellement monotone, que j’ai envie de dormir mais j’arrive à lutter bien qu’une petite sieste ne serait pas de refus. Il est bon de redécouvrir le Canyon de Chelly sous un temps ensoleillé après la visite en 2000 sous un temps orageux qui nous avait contraint à nous contenter des points de vue.



Cette fois ci nous descendrons au fond du canyon pour aller voir White House Ruin au pied de la falaise.

Jour 17 : Chinle -> Holbrook

Pour une fois, on ne partira pas aux aurores car rien ne sert d’arriver trop tôt dans la journée à Petrified Forest NP et Painted Desert, les couleurs étant plus chaudes en fin de journée. Bon, tout est relatif car grasse matinée signifie départ à 8h….Le début de la journée sera consacré à quelques points de vue sur la North Rim du Canyon de Chelly.





J’avais envisagé un moment de louer les services d’un guide Navajo pour aller à la découverte des pictographs mais j’y ai renoncé par manque de temps. Contre toute attente, la route 12 qui nous mène à Window Rock révèle un paysage qui nous évoque plus le Colorado ou le nord de L’Utah que l’Arizona. Pause déjeuner devant Window Rock dans la ville du même nom, capitale de la Navajo Nation.



Le temps commence à se gâter et les couleurs du Painted Desert risquent d’être bien fades. Une fois sur place, je confirme : c’est pas terrible et même Photoshop n’y pourra rien… Mais ne boudons pas notre plaisir, l’orage nous laissera tranquille et nous pourrons tout de même faire la balade de Blue Mesa





celle de Long logs qui concentre le plus de troncs pétrifiés



et la minuscule loop de Giant Logs qui n’a d’utilité que pour les touristes pressés, ce qui n’est pas notre cas. La soirée de déroulera à Holbrook qu’on imagine très bien avoir vécu du passage de la route 66 dans le passé vu le grand nombre de motels abandonnés le long de la rue principale. Ayant repéré par hasard le resto US66, nous décidons d’y manger et je conseille à tout le monde d’y aller car c’est un véritable musée.

Jour 18 : Holbrook -> Peach Springs

En se levant le matin de ce 18ème jour, on n’imagine pas encore que la journée ne va pas être bien remplie. Contrairement à la veille, le ciel est dégagé et je convainc Lysiane de retourner à la Petrified Forest et au Painted Desert pour bénéficier d’une lumière acceptable. Nous referons donc les points de vue du Painted Desert



ainsi que Blue Mesa Trail qui a une tout autre allure.



Je comptais ensuite couper les 350 miles de route par une visite à Wupatki et Sunset Crater autour de Flagstaff mais à notre grande surprise, la totalité de la Coconico Forest est interdite (bien que les incendies, éteints par ailleurs, sont situés bien plus au sud) et il n’est même pas possible de pique niquer dans les aires en bordure de route. Tant pis, on arrivera plus tôt à Peach Springs, ce qui permettra à Lysiane de goûter pour la première fois du voyage à un peu de repos au bord de la piscine (elle en aura bien besoin vue la journée du lendemain) tandis que j’irai pour ma part tenter une visite dans les Grand Canyon Caverns qui est un attrape touriste sans grand intérêt.

Jour 19 : Havasupai

La première fois que j’ai vu une photo de Havasupai, j’ai eu tout de suite envie d’y aller. En effet, j’ignore à quoi peut ressembler le paradis mais nul doute que Havasupai en est un sur notre belle planète. Certes, ce ne sont pas les chutes d’eau qui manquent dans le Southwest mais ces eaux turquoise et piscines naturelles au milieu des falaises rouges du Grand Canyon rendent ces paysages uniques et décuplent leur beauté. Pour s’y rendre, deux possibilités s’offrent à vous : l’hélicoptère (pour les gens pressés et/ou qui n'ont pas la possibilité physique de faire la randonnée) ou la randonnée à partir de Hualapai Hilltop. Situé à environ 1h30 de route de Peach Springs, nous voici debout vers 5h pour démarrer la rando vers 7h30. Il est conseillé de démarrer la randonnée tôt le matin (avant 8h) pour éviter la forte chaleur et parcourir ainsi les 8 miles jusqu’au village de Supai (env 3H30) + 4 miles A/R pour Havasu falls (600m de dénivelé en tout). Mais aujourd’hui, point de grosse chaleur mais un temps orageux au point que Lysiane n’est pas très chaude pour y aller. A la descente, nous croiserons de nombreuses personnes à la mine défaite (qu’est ce que cela doit être lorsqu’il fait très chaud) et une bonne centaine de chevaux qui montent pour faire le ravitaillement ou portent quelques touristes. La balade est très sympa



et environ 3h30 après nous voici à Supai et là la surprise du chef : bien qu’ayant réservé 4 mois à l’avance, nous découvrons que l’unique lodge est fermé depuis 2 semaines, ainsi que le restaurant (pour cause de manque d’électricité) sans qu’aucune information ne soit donnée au départ de la randonnée !!! Seule la mini supérette est ouverte seulement quelques heures par jour et ferme dès que le courant vient à manquer. C’est la douche froide car nous ne sommes pas équipés pour le camping et j’avais emporté le minimum de nourriture en comptant sur le restaurant. Au lieu d’une journée cool avec l’après midi consacrée à Havasu et Mooney Falls, ce sera 32 kms, soit 8h30 de marche dans la journée, avec orage lors de la montée pour couronner le tout, sans faire de véritable repas et avec seulement 1h30 à Havasu Falls.



Les 70 miles de route au retour se feront sous des trombes d’eau et on arrivera au lodge de Peach Springs rincés au propre comme au figuré…. On se souviendra longtemps de cette journée et la prochaine fois, je téléphonerai avant au lodge mais je ne regrette pas de ne pas l’avoir fait car sinon nous n’y serions pas allés et nous n’aurions pas su que nous étions capables de faire 20 miles avec pas mal de dénivelé dans la journée -> cela ouvre de nouvelles perspectives pour le futur.

Jour 20 : Peach Springs -> Sedona

Pour une fois, on prendra le temps de récupérer le matin surtout qu’on ne se fait guère d’illusion sur les possibilités qui nous seront offertes à Sedona après l’épisode Coconico Forest près de Flagstaff. J’ai bien un espoir mais à l’arrivée à Sedona, il ne survivra pas bien longtemps car, comme nous le pressentions, tout est fermé donc aucune possibilité de randonnée sauf à Red Rock State Park qui est pourtant situé dans la Coconico Forest mais qui dépend de l’Etat et non du ministère de l’Agriculture… Comme le temps n’est pas terrible on se contentera d’une randonnée sympa sans plus et ce sera repos forcé au Sky Ranch Lodge que m’avait conseillé Philippe et qui est très agréable.

Jour 21 : Sedona

La journée sera consacrée à Sedona itself avec Airport view





avec piscine au lodge, Chapel of the Holy Cross,





mini golf et visite du centre commercial faussement mexicain de Tlaquepaque rempli de boutiques pour les riches touristes et bourgeoisie de Phoenix… Je décide donc d’écourter le séjour et de suivre le plan B, à savoir descendre vers Tucson pour aller voir les Cactus de Saguaro Nat Park

Jour 22 : Sedona -> Tucson (Saguaro NP)

Départ donc vers Tucson avec en route deux stops à Tuzigoot

restes d’un village Sinagua et à Montezuma Castle, habitations troglodytiques.

En descendant vers le sud, nous quittons les orages et retrouvons le soleil mais aussi la chaleur torride du sud de l’Arizona, chaleur qui oblige à faire des randos de faible durée dans Saguaro NP. Ce sera donc Discovery trail qui donne un aperçu des différentes espèces de cactus du parc,



Signal Hill avec ses petroglyphs



et Bajada Wash avec de belles vues lointaines et ses cactus aux formes étranges dont The Singer



Le lendemain sera consacré à Sonoran Desert Museum.

Jour 23 : Sonoran Desert Museum

Le concept de Sonoran Desert Museum est très bon car c’est un parc zoologique uniquement consacré aux espèces que l’on trouve dans le désert en Arizona et au Nouveau Mexique. Comme tout parc zoologique, il vaut mieux attaquer tôt le matin pour avoir une chance de voir les animaux avant que la chaleur ne soit trop forte. Les animaux ne sont pas fous, ils cherchent la fraîcheur et donc l’ombre sous les rochers.















En tout, entre les animaux et la flore nous passerons 4 heures dans le musée, ce qui est suffisant. J’avais prévu de faire une rando après cela mais il fait trop chaud et cela va être un calvaire. Nous reprendrons alors la route vers Phoenix où nous bouclerons la boucle avant de nous envoler le lendemain pour Paris….

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