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Road trip en solitaire de trois semaines au Québec en juillet 2012 English translation pending
by Ella94 · 2012-03-20 · 17 replies
Bonjour,

Je viens de terminer l’ébauche de mon road trip en solitaire pour le début du mois de juillet.

Je souhaiterais avoir votre avis sur la faisabilité de cet itinéraire (j’ai essayé de répartir les trajets pour ne pas faire trop de voiture et laisser de la marge car nous serons en pleine saison touristique et j’imagine que les routes seront chargées à certains endroits).

J’ai la possibilité d’ajouter une journée, mais je ne sais pas encore où ?

L’objectif de ce voyage est le dépaysement (je fais un petit peu de photo), l’alternance de ville, campagne, mer. Bref en prendre plein les yeux J !

Etant seule et pas très à l’aise dans la conduite en montagne (j’ai le vertige), j’ai écarté la visite des monts Chic-Chocs. Pouvez-vous me dire dans quel état est la route ? Tous vos commentaires sont les bienvenus et c’est avec grand plaisir que j’échangerai avec vous sur votre belle province ou avec tous ceux qui ont eu la chance d'y faire un ou plusieurs voyages.

J’ai tellement hâte d’y être !!! Merci par avance pour votre aide.

1 - Paris – Montréal 2 - Montréal 3 - Montréal 4 - Montréal 5 - Montréal - Québec par le chemin du Roy 6 - quelque part sur le chemin du Roy – Québec -> où dormir ? 7 - Québec 8 - Québec 9 - Québec - Chutes de Montmorency - Ile d'Orleans – Québec 10 - Québec - (Petite Riviere saint François) - Baie Saint Paul - La Malbaie - Cap à l'aigle 11 - Cap à l'aigle - L'ile aux coudres 12 - Cap à l'aigle - Port au Persil - Petit saguenay - l'Anse Saint Jean (Parc national du Saguenay + croisiere) 13 - L'Anse Saint Jean - Chicoutimi - Sainte rose du nord - Tadoussac croisiere aux baleines fin de journée 14 - Tadoussac - Les Escoumins - Trois pistoles (traverse : 1h30) - Parc national du bic 15 - Rimouski - Sainte Flavie - Matane - Sainte-Anne-des-Monts 16 - Sainte-Anne-des-Monts – Gaspé 17 - Gaspé - Parc National Forillon – Percé 18 - Percé - Visite de l'ile bonaventure – Percé 19 - Percé - Carleton sur mer (visite de la baie des chaleurs / Mont saint Joseph) 20 - Carleton sur Mer – Amqui 21 - Amqui - Riviere du Loup -> quoi visiter ? 22 - Riviere du Loup - Levis - Québec

PS : les villes sont parfois indiquées à titre indicatif mais ne seront pas forcément visitées si elles n’ont pas d’intérêt. De même je n’ai pas indiqué tous les petits villages où je souhaite m’arrêter.
Rando-rencontre à Fontainebleau le dimanche 15 avril 2012 English translation pending
by Lahaut · 2012-03-20 · 62 replies
🙂 Amis voyageurs (es), amis randonneurs (es), 😎

Comme chaque année (maintenant cette rencontre "lahautienne" est devenue une institution pour les connaisseurs ...sans cette rencontre annuelle c'est comme une année sans feu d'artifice le 14 juillet , une tarte aux framboises sans framboise ou un apéro sans boisson alcoolisée, ce serait alors une année bien fade 🙁 ) je propose à tous les véfistes de perdre tous vos kilos que vous avez emmagasinés durant ce long, rugueux et dur hiver😕 en faisant quelques kilomètres avec vos pieds dans cette chouette et jolie forêt de fontainebleau !!

Ce sera donc alors le dimanche 15 avril 2012 , le RDV se fera à la gare de Lyon aux environs de 9 heures (Attention je reconfirmerai l'heure et le lieu de RDV quelques jours avant car les trains ont changé d'horaire depuis l'année dernière !) pour un parcours d'environ une vingtaine de kilomètres !(retour en fin d'après midi donc ne pas prévoir de sortie en boite ou de thé dansant ce soir là )

Et comme mon slogan c'est 'les randos Lahaut , les randos apéros " 🙂Chacun devra apporter dans son petit sac à dos de l'apéro (cacahuète ou saucisson ou rosé , etc ....(Très important !!!) à partager avec tous les autres randonneurs (ou éventuellement un gâteau fait maison pour le dessert à partager) plus son pique nique personnel (casse croute, eau, gobelet, etc ...)!! pour ma part je prendrai un rosé et du saucisson !!

Le RDV sera maintenu quelque soit le temps car nous, les véfistes, ne sommes pas des poules mouillées car nous n'avons peur de rien ......sauf si le ciel nous tombe sur la tête !!😕

La sortie sera maintenue quelque soit le nombre de participants .....même si je dois y aller seul comme un grand 😏!!

Voilà ci dessous quelques clichés de l'année dernière !!😎

PS :Boisson avec alcool à boire avec MODERATION !!!! hein !!!!😉
Compte rendu de croisière Hurtigruten Bergen/Kirkenes/Svolvaer (mars 2012) English translation pending
by Sarnia · 2012-03-20 · 86 replies
De retour en France depuis 2 jours, je suis toujours en train de trier mes photos, mais en attendant les images, un petit récit de mon voyage à bord de l'Express-Cotier en mars 2012 de Bergen à Svolvaer via Kirkenes (puis de Svolvaer à Trondheim, mais ça faisait un titre trop long! 😉), avec quelques petites informations pratiques pour ceux que ça intéresse.

C'est la troisième fois que je pars avec Hurtigruten sur cette ligne qui longe toute la côte de Norvège et relie Bergen (au sud) à Kirkenes (au nord), en 6 jours, et en s’arrêtant dans 34 ports sur le chemin, chargeant et déchargeant du fret et des passagers. Paysages magnifiques, ambiance détendue, impression de participer un peu à la vie du pays, ces voyages sont un vrai bonheur. La première fois c’était en avril 2006, le voyage des paysages. La deuxième fois, à Noël 2010, le voyage des lumières. Cette fois, on essaye de concilier un peu les deux : des journées suffisamment longues pour profiter des paysages (qu’on espère toujours enneigés, c’est tellement beau) et des nuits aussi pour voir les aurores boréales, si météo complaisante (et sinon, on profitera de la nuit pour dormir, parce que le problème de ce voyage, c'est que les paysages sont tellement beaux qu'on n'a pas envie d'en rater un morceau).

J’ai choisi de repartir sur le MS Lofoten, que j’ai découvert lors de mon premier voyage. Un des deux bateaux les plus anciens de la ligne (en passe de devenir le plus ancien, puisque le MS Nordstjernen est en train de faire sa dernière rotation). Construit en 1964 (il fête ses 48 ans pendant notre voyage, on aura droit au gateau d’anniversaire !), il est plus petit et plus rustique que tous les autres. Les cabines sont petites, il y a moins de salons, il n’a pas de stabilisateurs donc il bouge plus dans le gros temps (hein Libertad31! 🤪), il n’a pas de propulseurs d’étrave donc a plus de difficultés à aborder les quais quand il y a du vent (les amateurs de belles manœuvres apprécieront la précision des accostages, à grand renfort d'ancre et d'aussières). Et pourtant il a un vrai charme avec ses salons cozy, ses boiseries, son ambiance presque familiale, c’est un bateau qui a une âme et à bord duquel je me suis tout de suite sentie bien.

Contrairement aux deux voyages précédents, j’ai choisi de m’occuper du pré- et post-acheminement (parce que les forfaits vols d’Hurtigruten sont quand même vachement chers…) et du coup on a agrémenté le voyage au début et à la fin (et un peu au milieu même). Voilà le programme prévisionnel : - 2 mars, acheminement jusqu’à Paris et vol Paris-Oslo, nuit à Oslo - 3 mars, train Oslo-Bergen (suggéré par Toilapol), embarquement le soir sur le MS Lofoten (départ à 22h30)

- 3-11 mars Navigation sur le MS Lofoten et débarquement le 11 mars à 18h30 à Svolvaer (et si tout va bien, à Kirkenes le 8 mars on devrait retrouver Libertad31 et sa mère). - 12-13 mars, séjour à Svolvaer et balade dans les Iles Lofoten - 13 mars à 18h30, embarquement sur le MS Vesteraalen (Hurtigruten toujours) pour deux nuits - 15 mars à 7h30 : débarquement à Trondheim et train jusqu’à Oslo - Deux nuits à Oslo (visite de la ville) - 17 mars retour en France, sniff.

Bon, à part quelques péripéties pas trop graves, ça s’est à peu près passé comme ça! 😉
Agences de trek au Népal? English translation pending
by Auroreg · 2012-03-19 · 14 replies
bonjour

bon, puisque personne n'a l'air d'être tenté par le Dolpo en août, je vais tenter de passer par une agence locale, en espérant que d'autres personnes s'inscrivent

quelqu'un a-t-il fait un trek avec l'une des agences suivantes ? la recommanderiez vous ?

- explore dolpo trekking

- explore Himalaya

- trip Himalaya

- bnwtravels

- sun shine trekking

- lama randonnée

merci pour votre avis

Aurore
Agression à Manille English translation pending
by Lola27 · 2012-03-19 · 60 replies
Bonjour à tous,

Encore un tout grand merci à tous pour m'avoir aidé à réaliser mon voyage qui s'est bien déroulé à l'exception d'une agression à Manille que je tenais à vous raconter afin d'essayer de vous éviter un tel désagrément.

Nous étions juste en dehors d'Intramuros parce que nous étions allés à pied jusqu'au Rizal Park qui se trouve à cinq minutes d'intramuros.  En longeant  Padre Burgos street où ils ont planté des arbres pour combattre le réchauffement climatique, il y avait ça et là quelques hommes couchés par terre (des sans abris) qui dormaient mais ne représentaient aucun danger. À ce moment, notre attention était plutôt attirée par tous ces petits arbres.  Sur notre chemin, nous avons croisé un autre couple de touristes mais je ne saurai pas en dire plus à leur sujet.  

Tout en continuant, nous avons depassé un homme  de 25 ans assis le long du trottoir, dès que je l'ai depassé il s'est brusquement levé et est venu vers moi en m'apostrophant comme s'il voulait me proposer une visite et me touchant l'épaule (j'avais une petite chaîne en or à mon cou). Grâce à ce que j'avais lu sur internet, nous savions qu'il ne fallait laisser personne nous approcher. Mon mari était derrière moi (car le trottoir était trop étroit) et il a directement réagi en lui disant "don't touch her", l'homme a essayé sans succès d'arracher ma chaîne et s'est directement enfui car mon mari l'avait pratiquement attrapé.  Quelques secondes plus tard, j'entends une femme crier, c'etait l'autre couple qui se faisait attaquer par un autre homme. Mon mari a immédiatement courru vers le second couple à la rencontre du second agresseur. Ce dernier avait un couteau de cuisine à la main, ce qui n'a pas empêcher mon mari de s'approcher et de lui crier "you want to fight, come on and fight me"  mais il avait l'air de ne pas avoir beaucoup d'expérience et d'avoir très peur. Il s'est enfui en traversant le boulevard. Mon mari la laissé partir car il n'y avait plus de danger pour personne.

Nous n'avons jamais su ce qu'il avait fait à l'autre couple car la dame a directement entraîné son mari pour partir à toute vitesse.  

Quant à nous, nous sommes rentrés à l'hôtel : j'étais complètement bouleversée et mon mari était tombé pendant la seconde poursuite et sa main ainsi que son bras étaient légèrement blessés.  La sécurité de l'hôtel et le concierge de l'hôtel (qui était secouriste) se sont  bien occupés de nous, la blessure de mon mari a été soignée et le responsable de la sécurité nous a demandé si nous souhaitions déposer plainte à la police, nous avons marqué notre accord. Ils nous ont accompagnés  jusqu'au commissariat et ont servi d'intermediaires avec la police dans l'espoir que la police élargisse ses patrouilles à cet endroit car l'agression s'est déroulée à cinq cents mètres où un garde de sécurité est toujours de faction.  Mon mari est parti sur un vélomoteur avec la police pour essayer de retrouver ces deux gars (20 minutes s'étaient écoulées depuis l'agression) mais sans succès.

La morale de cette histoire est pour moi : - Ne sortez pas d'Intramuros où il y a des gardes partout (pas seulement aux entrées mais vraiment partout). - Ne portez absolument aucun bijou ou autres choses de valeur en dehors d'Intramuros. - Prenez un taxi pour vous déplacer d'un endroit à l'autre en demandant de l'appeler à votre hotel car en heures de pointe, il est impossible d'en trouver au bord de route. - Pour reprendre le conseil du chauffeur de taxi qui nous a conduit depuis l'aéroport: ne faites confiance à personne. - mesdames si vous sentez quelqu'un vous toucher réagissez immédiatement: dérobez-vous et parler très fort voire crier "don't touch me". Il vaut mieux une erreur qu'être agressée. - Messieurs soyez prêt à avoir une réaction violente si l'on s'approche de vous ou de votre femme. Les agresseurs ne s'y attendent pas et vous n'aurez qu'une ou deux secondes pour les surprendre.

En espérant que notre intervention auprès de la police servira à quelque chose et que la bravoure du mon mari  incitera les agresseurs potentiels à moins commettre ce type de criminalité un peu trop facile et qui donne une mauvaise image des Philippines !
Récit de mon voyage au Kerala, Inde du Sud du 5 février au 11 mars 2012 English translation pending
by Jordanscam · 2012-03-14 · 15 replies
5 février 2012 : prochaine destination, pour les vacances d'hiver, je pars avec mon fils dans le Kerala. Un peu d'organisation s'impose, Yanis n'a que 8 ans. Voici l'ébauche de notre périple : trajet : 25 février Cochin : nuits du 25 et du 26 février - journée du 26 février trajet : 27 février Munnar : nuits du 27, 28 et 29 février - journées du 28 et 29 février trajet : 1er mars Peruyar-Kumily : nuits du 1er mars et du 2 mars - journée du 2 mars trajet : 3 mars - bus kumily - Kottayam - Kumarakom Kumarakom - Allepey - Quilon : backwaters : nuits du 3, 4 mars - journées du 3, 4 et 5 mars - départ à 11:30am le 3 mars Varkala : nuits du 5, 6, 7 mars - journées du 6, 7 mars trajet : 8 mars Trivandrum - Kovalam: nuits du 8, 9 et du 10 mars - journées du 9 et 10 mars trajet : 11 mars
Réservation d'hôtel obligatoire pour Vancouver fin mai? English translation pending
by Chaplin16 · 2012-03-12 · 6 replies
Pas facile de reserver un hotel lorsqu on ne sait pas quel jour précis on sera dans la ville.😕 Nous debarquons à vancouver le 22 mai et nous prenons la loc de la voiture le 25 mai. Aucun soucis nous avons reserver depuis booking.com notre hotel à Vancouver mais la suite? Avec la voiture nous savons un peu près quel sera notre périple (île de vancouvert, remonter vers Prince Ruppert, un petit tour vers l'Alaska, puis route vers Jasper, Banff, Calgary, descente dans le Montana pour rejoindre Seattle et retour Vancouver mi juin). Croyez vous qu'en ces dates, la résa soit nécessaire? Nous avons déjà fait l'expérience de dormir dans la voiture à Grand Canyon car tous les motels étaient pleins et nous étions en Octobre (plus en haute saison touristique!). J'ai besoin de vos conseils, je m'inquiete un peu. La solution du camping-car malgrés tous les devis obtenus est encore trop cher pour nous et nous préférons mettre l'argent dans les activites (kayak, rando, téléphérique, location vélo... et tant d'autres). Quant à embarquer une tente (même petite style igloo) et sacs de couchage, cela m'ennuie un peu car nous sommes tout le temps très "short" au niveau du poids des valises au retour de voyage alors avec une tente en plus.... Pourriez vous me dire si vous avez eu des difficultés à trouver un hotel dans un budget raisonnable (pas 250 dollars la nuit!) mais moins de 100 dollar?

Merci de vos réponses.......
Comment éviter une nuit à Manille, vol ou bus de nuit? English translation pending
by Bibi57450 · 2012-03-11 · 27 replies
Bonjour a tous je fais appel a vous voici mon soucis. Je pars pour les Phillipines pour environ 3 semaines avec mon amie, départ le 28/04 ( Luxembourg Manille a/r 571 euros KLM ) Nous arrivons a 18h30 et je cherche a ne pas passer une nuit a Manille ( stress, taxi , embouteillages, se lever tôt ..) Ma question est la suivante existerai t il des vols de nuit? Parceque j en trouve pas ou bien des bus de nuit ( vers Legazpi par exemple) Nous n' avons pas d' itinéraire prédéfinis encore mais en gros Visayas et Palawan avec 2 jours a Donsol et 3-4 a Boracay et je serais combler... Merci d' avance c est mon premier post et Dieu sait que j en ai bouffer des forums :)
Tour du Mont Blanc en une semaine English translation pending
by Kadwan · 2012-03-11 · 13 replies
Bonjour,

J'aimerais faire courant juin le TMB, je prévois de le faire avec ma fille et j'aimerais savoir si le parcours est bien balisé, faisable sans organisme ? Faut-il réserver les refuges ? D'autre part, il me semble qu'il faut au moins 10 jours pour le TMB or je pense que nous ne disposerons que de 7 jours, que me conseillez-vous pour racourcir le tour de 2-3 jours ?

Merci à tous,
L'Inde ne s'en sortira pas! English translation pending
by Kevalin · 2012-03-10 · 281 replies
15 années que je repoussais ce voyage .. et 15 années à nourrir une passion dans ma tête pour l'Hindouisme et le yoga, bref je devais y aller, même prévenu (le sujet sur le cauchemar à Delhi, j'y ai souvent pensé) le choc est là !

Parti pour 3 mois, je suis revenu après 2 mois car la tension devenait insupportable.

Tout commence quand l'avion se pose à Delhi et là, une odeur caractéristique vient vous accueillir dans l'habitacle..

L'aéroport flambant neuf puis un métro désert.. jusque là tout va bien .. puis le fameux quartier de Paharganj incontournable ! Premier contact avec l'effervescence et les odeurs de l'Inde. Mais ici en l’occurrence çà sent les ordures. Puis trouvé un hôtel au nom prestigieux (comme d'hab) avec un hall assez prometteur et le reste ... bon tout le monde imagine mais pour 300 Rp ... et cette rue, complètement défoncée avec un dépôt d'ordures dont les odeurs envahissent toute la rue..

Welcome !

Puis train de nuit pour rejoindre un ashram dans lequel je resterais 5 semaines, et qui se trouve dans l'état le plus pauvre de l'Inde et le plus anarchique (Bihar et Jharkhand) agrémentée de dacoits, les brigands du coin. Informé par les Indiens de mon compartiment, le village ou je vais débarquer est sans risque.. ce qui n'est pas le cas des arrêts précédents... Dans le train des militaires armés de longs fusils archaïques de la première guerre mondiale...

L'ashram est engagé dans une action sociale d'aide importante à la population locale qui est essentiellement rurale. J'ai distribué des couvertures à des centaines d'enfants dont je ne voyais pas la fin.. Et vu des enfants déjà avec des malformations... Dans cette région on se croirait revenu au moyen-âge, les Indiens vivent dans un dénuement total au milieu de ruines, de détritus qui recouvrent tout.. Les enfants qui naissent ici, s'ils ne reçoivent pas d'éducation, seront condamnés à une vie de misère que l'on ne peut pas imaginer en occident où l'on se suicide à cause du stress chez France-Telecom.. L'ashram s'occupe donc d'éduquer la jeunesse afin qu'elle connaisse une vie digne mais c'est une tâche très difficile car des enfants il y en a en Inde...

Le problème de ce pays c'est qu'ils se reproduisent trop vite, plus de deux fois la population Française en plus dans le pays en 10 années ! Le système économique ne peut pas suivre, c'est impossible. Les pénuries d'eau et bientôt de nourriture vont devenir des problèmes de première importance. Autrement dit, il y en a qui vont rester sur le carreau..

Je me devais de connaître Rishikesh et Haridwar où d'ailleurs allongé dans un hôtel pourri j'ai connu le tremblement de terre de Delhi (5 mars). Si cette belle région de Rishikesh était en territoire occidental, disons Suisse, ce serait un paradis ! Malheureusement c'est en Inde et les Indiens ne savent rien faire d'autres que de construire des mochetés de façons anarchique, de salir tout, de polluer et faire du bruit !

C'est un peu la cour des miracles ce coin... des mendiants aux mains sans doigts, des humains aux jambes atrophiées qui se déplacent sur les planches à roulettes en s'aidant de leurs mains, combien d'aveugles qui chantent toute la journée des vers en sanskrit je suppose devant une foule indifférente.. Donner ? mais quand c'est une rangée de mendiants, soit vous faites une préférence, soit vous donnez à tous ! Soit vous donnez rien car les occasions de donner sont permanentes..

Et puis ces halls de gare la nuit où sont allongées des dizaines de personnes, les bords des rues à Delhi où sont installé des êtres hirsutes et maigres, noircis par la pollution et l'absence d'hygiène personnelle. Souvent ils dorment là, au bord d'une route, avec les klaxons permanents en fond sonore.. Dans les salles d'attente des gares, le même scénario, des familles s'alongent à même le sol pour dormir, tout le monde passe autour, la figure d'une femme en train de dormir était à 30 cm de mes pieds.. Eh bien non, ce ne sont pas des pauvres, à 7 heures tout le monde debout, toilette normale et téléphone portable dans la veste !!! C'est là que j'ai compris que les Indiens sont réellement différent de nous. D'ailleurs je trouve chez eux une certaine forme d'égoïsme, difficile à exprimer mais dans ce pays chacun fait en sorte de sauver sa peau et quand ils réussissent à se hisser dans la nouvelle classe moyenne, ils deviennent fiers comme des "bars tabacs" ! Quant à leur habitude de racler pour cracher (habitude apparemment très asiatique..) cela devient réellement irritant à la longue..

Je suis revenu terrifié par ce pays, évidement, les circuits touristiques pour occidentaux à dormir dans du 5 étoiles, à ne circuler qu'en taxi et à manger "safe" dans des restaurants haut de gamme ne peuvent que réjouir les touristes superficiels. Pour moi ce pays est une réalité dramatique et je me demande encore ce que l'on va y chercher. De France, on a tendance à idéaliser la spiritualité de l'Inde mais en fait, cette dernière n'est faite que d'adorations de divinités kitsch à mourir ! En fait, le yoga et la haute spiritualité des Upanishads ne concernent (en fait) que les occidentaux, qui eux ont le temps de réfléchir à ces sujets allongés dans leur sofa..

Et quel destin cruel que ces pauvres hommes qui pédalent leurs cyclopousses (et sans triple plateau ou dérailleur..) pour gagner une misère.. Qui a déjà circulé en cyclopousse dans le Chandni Chowk de Old Delhi dans une forêt d’embouteillage ? Cette expérience est ahurissante pour qui l'a connu, mais si moi je l'ai vécu qu'une fois, c'est une expérience quotidienne pour ces pauvres gens qui doivent gagner leur vie à la sueur de leur front. Le mien a bien transpiré d'ailleurs et je me demandais dans quel état ils sont pendant la saison chaude ??

C'était mon premier et dernier séjour dans ce pays dément aux sombres perspectives d'avenir, car si les villes principales connaissent des améliorations dans les infrastructures (bien que très lentes) dans les campagnes, c'est le moyen-âge et on a l'étrange impression qu'il n'y a pas de gouvernement, pas de représentant de la loi.. Il faudra plusieurs centaines d'années pour que les conditions de vie changent dans les campagnes, pour que les ruines disparaissent et que les ordures ne fassent plus parties du paysage..

Ce qui reste ce sont les mémoires de ces regards qui vous supplient pour que vous leur donniez quelque chose, des regards profonds dans lesquels on peut percevoir leur souffrance, laquelle n'est pas feinte et qui va les accompagner jusqu'à leur mort... Et dans le non-dit, dans ces regards, on perçoit ce qu'ils pensent de nous, occidentaux, en fait ils essayent de nous dire que nous avons bien de la chance.. et c'est une chance qu'il faut savoir ne pas gâcher..

kevalin
Arnaques au Sri Lanka, pays magnifique English translation pending
by Roudoudouyoy · 2012-03-10 · 25 replies
Je reviens de 2 semaines de voyage au Sri-Lanka qui est un pays magnifique à tout point de vue. J'attire votre attention sur 3 points: - les guides incompétents et interessés et les rabatteurs qui sévissent partout comme par exemple KARU à la gare FORT de Colombo. A éviter et à ne pas écouter ses plans !!! - le touriste est considéré comme un citron à presser: la moindre visite est à payer (25$ pour Anuradhapura,25$pour Polonnaruwa, 30$ pour Siriya etc...) et ce d'autant plus que les locaux ne payent pas. Pour le moindre petit temple il faut payer.......... - pour n'importe quel prétexte il faut laisser des pourboires et à la longue cela devient lassant surtout quand le demandeur ne vous amène strictement rien. Je connais bien cet éternel débat des personnes mal payées et donc pourboire mais à mon sens avec les pourboires on perenise la méthode qui consiste à ne pas payer les personnes ................ - la majorité des magasins de souvenir sont de véritables arnaques avec des choses plus chères qu'en France. DE façon générale par rapport aux prix indiqués dans les guides tout est cher (il faut souvent multiplier les prix par 2 ou même 3 par rapport à mon Lonely Planet)sauf les transports en commun et les tuk tuk. Les repas dans les échoppes sont à des prix dérisoires mais surtout ne pas manger dans les hotels ou les restaurants touristes:c'est souvent l'arnaque. On sent vraiement qu'il faut "faire payer le touriste" et la mise en place du visa internet le confirme.
Départ "à l'arrache" en Inde du Sud English translation pending
by John75019 · 2012-03-09 · 33 replies
Salut à tous :)

Pour diverses raisons et surtout par envie de profiter de 3 semaines de congés, je me suis décidé à partir en Inde du Sud mercredi, c'est à dire dans 5 jours. Pas beaucoup de temps pour préparer mon premier trip en inde et j'ai quelques questions! J'espère que certains auront des réponses! - J'ai trouvé un billet très bon marché pour faire l'AR Paris > Mumbai. Mais je me posais la question : est ce que Mumbai est le bon point de départ pour visiter l'Inde du Sud? Sachant que je vais tres probablement aller vers le Kerala.

- Je n'ai que peu d'infos sur les sites et les lieux (la majorité ayant été récolté sur voyageforum d'ailleurs, merci aux contributeurs!), j'en ai noté, mais si vous avez des conseils ou des itinéraire pour faire une boucle et revenir a Mumbai (A la rigueur en prenant un vol aller simple a un moment)

- Est-ce que l'Inde du Sud est une destination de backpackers? J'ai déja fait quelques trips en solo (indonésie, malaisie, birmanie entre autre) et n'ait jamais vraiment rencontré de problèmes pour me faire des compagnons de voyages. Mais je me pose quand même la question ;)

- Quelqu'un a t'il déjà rencontré un problème en faisant son visa d'urgence? Faut-il ABSOLUMENT avoir les copies de ses billets d'avion? Je compte aller lundi matin, a l'ouverture faire mon visa d'urgence et départ mercredi. Ca semble jouable mais si vous avez des conseils... je suis preneur!

- Un conseil de GH sympa, vivante , sorte de repere de backpackers a mumbai?

Je sais qu'en cherchant precisement j'aurais des réponses sur le forum mais je manque un peu de temps je vous avouerai!
Red Rocks 2011 English translation pending
by Veileen · 2012-03-07 · 133 replies
Bien méritées ces vacances là !!! Remarquez, les vacances, on les mérite toujours non ??...

Nous repartons pour la 3ème fois aux USA mais la seconde dans l’ouest cher à notre cœur. Je suis accompagnée de mon mari, nos 2 grands ayant entendu parler un peu trop rando n’ayant pas souhaité venir. Nous sommes hors vacances scolaires du 5 au 19 novembre. Mon anglais a un peu progressé, la vision de séries américaines en VO m’ayant aidé. Mon mari parle d’autres langues mais compte toujours sur moi pour l’anglais.

Cette fois, contrairement à notre précédent voyage 2009, pas de planning : nous nous adapterons au temps et à nos envies : juste une wishlist résolument tournée vers les red rocks et l’aventure ! Nous avions même pensé dormir dans le véhicule mais le froid étant là, c’est le confort d’hôtels sympa que nous avons choisi.

J’ai réservé les billets début juin et choisi un AR Nice-Las Vegas relativement économique 1144 € pour 2 en contrepartie de 2 escales à Amsterdam et Minneapolis (au mieux, c’était une escale vu qu’il n’y a pas de vol direct). Je préfère mettre le budget dans un bon SUV standard 4X4 avec toutes les assurances. Nous passons par le site « locationdevoiture », intermédiaire de FTI qui lui-même s’adresse à Dollars pour 631€.

Nous préparons une fois de plus nos randos avec l’aide des aimables membres de voyage forum, du réputé site Ouestusa.fr et du non moins célèbre Philippe (alias Sedonax sur VF) que je remercie tout particulièrement pour sa gentillesse, sa patience et ses précieux et excellents conseils. Merci cher Philippe !!!

Zou, c’est parti !

5 novembre : valises ok, Esta et passeports ok, boarding pass ok, dollars ok, 2 valises en soute ok, 2 sacs cabine avec le matos photo et mini ordi ok : la check liste est terminée. Le taxi nous attend à 4h30. Cette fois, nous avons réussi à dormir. Les 3 vols se passent très bien avec une attente raisonnable aux escales. A l’embarquement à Nice une famille a tout de même un sacré déboire pour leur départ au Brésil : une femme est refoulée car son billet et son passeport ne sont pas au même nom (nom de jeune fille sur ce dernier et nom de femme remariée sur le billet je crois). Son mari reste avec elle. Seuls leurs enfants et petit-fils partiront finalement. Nous patientons donc le temps qu’ils débarquent leurs bagages… Une fois de plus, plein de films sympa durant le vol Minneapolis-Las Vegas. Là, je n’ai pas eu accès au choix des sièges et nous nous retrouvons dans l’allée centrale avec un couple américain qui mange devant nous quelques kiwis… avec la peau ! Surprenant, à moins que vous ne le fassiez aussi…

Passage à l’immigration : rapide et facile. Au vu de nos passeports, l’un italien et l’autre français, l’agent nous demande où nous habitons. Officiellement de par son job, mon mari a sa résidence en Italie, et moi à notre domicile en France. Il nous demande « Vous êtes mariés ? » « yes ». Temps de réflexion « l’un avec l’autre ??? » Ben « Yes » de nouveau.

Le dernier vol nous semble interminable… surtout sans écran individuel cette fois !

Bref, arrivés à Las Vegas, prise du shuttle pour le Car center où sont regroupés les loueurs de voiture. Une étape importante et légèrement redoutée au vu de tous les petits, voire gros problèmes, que subissent les clients. Il y a 1an1/2 on m’a fait croire à un surclassement gratuit, finalement débit�� (et hors de prix) mais gentiment remboursé après mon appel « désespéré » à l’agence Alamo de Los Angeles. Ca c’était bien terminé. Cette fois-ci, l’agent me donne la voiture sans histoire quand je lui parle de mon « vrai 4x4 standard ». Toutefois, elle me montre les photos d’un modèle en me précisant que celui-ci est un vrai tout-terrain et que si je choisis ce modèle il faut que je remonte changer le contrat et payer un supplément.

Je descends au parking et commence à chercher un véhicule à mon goût. Mon mari me montre alors un modèle avec de vrais gros pneus 4x4. C’est le véhicule en question, avec le supplément. Nous en choisissons donc un autre : une Ford avec un vrai pneu de rechange et pas une galette, et des pneus pas trop usés. Mais quand même, la jeep nous fait envie et je décide de remonter à l’accueil pour voir la différence de prix. Le préposé du parking me voit remonter et m’interpelle en me demandant ce qui ne va pas vu qu’il m’a vu mettre les bagages dans la Ford. Je lui explique que je préfère la Jeep Wrangler Rubicon et que je vais demander pour le supplément de prix. Il me dit que je n’ai qu’à prendre la clef et que c’est bon comme ça ! Yes ! Finalement, Philippe m’apprendra que ce modèle fait partie des SUV standard et qu’il n’y avait donc aucun supplément à priori pour ce véhicule contrairement à ce que m’a annoncé la préposée. Comme quoi, les agents ont toujours quelques tours dans leur sac !!!

En tout cas, cette voiture a été absolument parfaite en toute circonstances et nous en avons été plus que ravis, sécurisés par ses énormes pneus qui sont passés partout, même pour la Racetrack… et qui nous ont même sauvé la vie un soir…

La prise en main est, cette fois, rapide. Plus aucun problème avec le pied gauche. On dirait que j’ai conduit hier une automatique. La seule chose que je n’arrive pas à régler, ce sont les énormes rétros.

Arrivée au Tropicana. La chambre est sympa mais pas rénovée comme celle proposée sur le site internet. Vraiment épuisés, nous commandons une salade dans notre chambre : mais pourquoi tant de poivre !!! Puis j’attaque mon blog pour la famille. Je n’avais pas remarqué que le petit ordi acheté en Italie par mon mari a un clavier qwerty et c’est vraiment pénible pour moi. Nous nous couchons pour, nous le savons, une courte nuit, malgré la fatigue.

6 novembre :

Je me réveille à 3h23 ! Francesco aussi. Impossible de fermer l’œil pour moi mais lui arrive à se rendormir un peu. Nous patientons et partons vers 6h15 pour le Walmart du coin. Nous y achetons la traditionnelle glacière et de quoi la remplir pour les pique-niques et petit déjeuners, un kit de réparation pour une éventuelle crevaison, une couverture en polaire pour cacher les bagages malgré les vitres foncées et un support standard pour gps car si j’ai bien pensé au gps de route, celui-là, je l’avais oublié. Au moment de passer à la caisse, un gros « crac » sous mon pas : je viens d’écraser mes lunettes de vue de près qui sont tombées sans que je m’en aperçoive ! Un verre a sauté et la monture est toute tordue. Dire que c’était ma paire « costaude ». Bon, j’ai quand même une autre paire plus délicate qui en verra d’ailleurs de toutes les couleurs par la suite ! Temps mitigé et nous prenons la direction de Valley of Fire, petit State parc que nous adorons.





Premier arrêt et ballade sur la route montant à White Domes. Un couple de parisiens vient de se marier au bord de la route. Ils sont charmants. Il n’y a qu’eux, le prêtre et la photographe. Je discute photo avec elle. Elle aime aussi beaucoup son Pentax même si professionnellement, elle utilise son Canon.











Nous déjeunons d’une salade à l’extérieur mais il fait assez froid et au bout d’1/2h, le temps vire à l’orage. Nous cherchons le début de la rando pour Fire wave que nous ne connaissons pas. En fait un sentier balisé part d’un parking plus haut mais nous ignorons son existence et j’ai rentré dans mon gps de rando les coordonnées de l’accès passant par un très joli petit canyon. Nous sommes arrêtés par de grosses marres d’eau et une brusque ondée se déverse juste à notre retour à la voiture.







Quelques minutes plus tard nous nous arrêtons sur le bas-côté pour profiter du bel arc en ciel.



Un ranger s’arrête pour nous confirmer qu’il est interdit de s’arrêter hors des parkings prévus à cet effet. Puis il se remet à pleuvoir et nous abandonnons la partie. Nous partons nous installer à quelques miles du parc, à Overton, dans l’ancien Best Western North Short Inn qui, comme me l’a précisé Philippe, n’est d’ailleurs plus Best Western. Effectivement, le couple qui tient cet hôtel l’a racheté il y a environ 7 mois. Ils sont sympathiques. La chambre est classique et calme. Nous la garderons pour 2 nuits à un prix raisonnable, wifi et petit déj inclus. Nous nous sommes mis à l’heure locale et partons dîner dans un petit resto tout près (faut dire qu’il n’y a pas grand-chose d’ouvert, et même pas grand-chose tout court…). 2 hamburgers moyens et nous rentrons nous coucher. Il est 20h30 et on est morts !!!

7 novembre :

Forcément, on se réveille tôt mais 4h30, c’est déjà mieux que hier ! Bon j’ai une tête de déterrée mais faudra faire avec ! Le moral est en flèche car le ciel a l’air clair. Nous attendons le breakfast à 6h00 que nous partageons avec les travailleurs locaux qui viennent petit déjeuner ici. Finalement, je ne sais même plus l’heure qu’il est car c’est le week-end du changement à l’heure d’hiver pour les américains alors qu’en France, c’était la semaine précédente. Départ pour Valley of Fire bis avec cette fois un superbe et frais beau temps. Nous commençons par Elephant rock.



Ensuite, nous voulons faire la rando de la veille et nous nous garons à un parking plus bas. J'ai imaginé pour passer les grosses flaques d'eau, d'enfiler des sacs poubelle aux pieds pour passer. Ce n'est pas très classe (non, je n’ai pas de photos !) mais ça fonctionne avec de l’eau presque aux genoux.



Au retour, nous passerons sur les hauteurs ce que nous n’avions osé faire à l’aller, ne sachant pas comment se présentait la suite. La jolie vague rose s’offre enfin à nos yeux, même si nous sommes à contrejour car nous devons grimper dessus pour le meilleur point de vue.



Nous grimpons ensuite sur les collines pour apprécier les magnifiques paysages. Nous n’avons croisé personne de la matinée. Tout ça, rien que pour nous !











Après le déjeuner que nous commençons sur les emplacements proposés par le parc, mais finissons dans la voiture à cause du froid, nous refaisons White Domes que nous avions tant apprécié en 2009. C’est en y allant que nous remarquons le balisage pour la Fire Wave à partir d’un parking plus haut. Autant le matin, nous étions seuls, autant ici, la promenade est courue. On y trouve même un top model, rousse, blanche de peau et bouche rouge écarlate, vêtue de jaune avec des talons aiguilles. Il faudra vraiment un super photographe pour que cela puisse faire de belles photos car à voir comme cela, ce n’est pas extra ! La pauvre, en petite tenue, elle tremble en attendant « the foto » Là encore, nous prenons de la hauteur par rapport au reste des promeneurs. Nous nous régalons.



J’ai l’occasion de parler photo avec d’autres photographes porteurs de trépied. Retour hôtel après cette journée géniale. Encore quelques pauses photos : comment résister ?













Nous dinons ce soir dans un petit resto encore plus paumé que le précédent : on nous expédie le repas, sans couteau, ni pain, ni dessert puisqu'on nous apporte l'addition à la place. Dans la voiture, il nous reste des noix de cajou heureusement car on a encore faim !!

8 novembre :

Grosse journée avec du suspens, du stress, de la peur et un lieu magique au bout dans le wilderness le plus total ! Allez, je vous raconte :

Levés très tôt nous quittons Overton. Chouette ! Il fait super beau. Nous passons de l’autoroute, à la route de campagne, puis le chemin, puis la piste et quelques heures de conduite plus tard sur la Gold butte byway, ainsi que quelques erreurs de trajet plus tard aussi, nous arrivons vers Whitney Pockets, 1ère étape avant Little Finland. Le panneau indiquant le site ne se voit qu’en arrivant d’en face et précise 0.4 miles soit vraiment tout près. Nous nous sommes arrêtés pour une pause photo sans imaginer que nous sommes déjà au bon endroit et repartons dans la direction de notre plan pensant que c’est vraiment plus loin. Nous faisons pas mal de route sans donc jamais trouver et, vaincus, repartons au croisement où nous découvrons enfin le panneau…

Bon on continue car après tout, c’est Little Finland le but de notre journée. Je décide de me mettre en 4x4 et c’est là que ça se corse. En 2009, j’avais un 4x4 automatique et celui-ci est manuel : il y a donc un second levier de vitesse à côté du premier. Forte de mon expérience précédente, je me positionne sur le principal en Neutral pour tacher de passer en 4x4. Rien… J’essaie diverses possibilités mais aucune n’est validée. Je prends donc le manuel pensant résoudre facilement la chose mais après une bonne lecture, rien n’est vraiment clair et mon anglais n’est pas spécialisé dans ce genre de vocabulaire. Nous repartons mais je me demande s’il est raisonnable de continuer sans se mettre en 4x4. Mon mari toujours optimiste pense que nous allons rencontrer un véhicule alors que nous semblons seuls au milieu de ce désert agrémenté de quelques cactus et pierres rouges. Mais il a raison. J’arrête donc le conducteur de l’unique voiture rencontrée et lui explique. Mince, lui a un automatique et ne sait pas ! Toutefois je lui présente le manuel : il lit et n’a pas l’air plus avancé que moi. Finalement, ça me soulage : je suis moins idiote qu’il n’y paraît si même un gars circulant avec un énorme 4x4 en pleine cambrousse et parlant l’idiome local ne s’en sort pas plus que moi… J Bon, mais il a la gentillesse d’insister et au bout d’un long moment, miracle le 4x4 s’affiche au compteur. En fait, avec le levier il est passé par toutes les marches dont Reverse (d’après lui) et remis en Drive, on peut enfin débloquer l’autre levier de vitesse. J’en parlerais par internet avec Philippe qui après recherches me confirme que l’opération peut se faire directement en roulant doucement et finalement il suffit de passer de Drive à Neutral puis retour Drive et ensuite passer la vitesse 4x4 de l’autre levier. Après, cela semble facile, mais sur le moment, je voudrais bien vous y voir !!!

Bon l’an prochain, je devrais être au point normalement… Enfin nous arrivons sur le site après quelques sueurs froides car la piste n’est pas forcément évidente à trouver sur les washs caillouteux qui se séparent. Quelques points de repère aident quand même. Un dernier ressaut (la barrière du BLM annoncée sur certains sites, qui le précédait a été enlevée) où mon mari descend pour m’aider (et qui s’avèrera plus technique pour ne pas dire inquiétant avec la voiture vraiment très penchée dans le sens de la descente) et nous arrivons aux alentours de 13h15. La vue des 2 palmiers me remplit d’aise car je me sais arrivée, et je ne suis pas la grande baroudeuse prête à me perdre dans ces immensités sans aucune crainte.



Nous calculons vite qu’il nous faut repartir à 15h15 pour arriver au moins à Deep Throat avant de n’avoir plus de lumière car à partir de ce repère là, le retour à la piste principale est simple car tout droit.

Pique-nique hyper rapide et début de la visite d un lieu magique où la nature se fait sculpteur. Un seul photographe arrivé après nous partage ce site confidentiel et difficile d accès à nos yeux de « randonneurs du dimanche »

















Le site est grand et nous oblige à le parcourir en un peu moins de 2h00, ce qui est frustrant car c’est une vraie merveille. Philippe m’expliquera que nous l’avons vu en conditions hivernales, la pierre ayant cette caractéristique de « suer » un blanc qui laisse des traces la rendant particulièrement belle.









Nous repartons et retrouvons, après une petite erreur, notre chemin,



puis arrivons avant le coucher du soleil à la piste principale



Enfin la route, direction St Georges, pour la nuit. Je m’escrime pour enlever la position 4x4 mais j’y arrive. Mais il semble que la journée me réserve encore une surprise stressante :

Nous nous sommes levés tôt et la journée a été longue : entre les heures de conduite en 4x4 qui nécessite une attention soutenue, les difficultés stressantes d’orientation, le parcours du site à vitesse grand V sans se reposer pour tâcher de couvrir toute la zone dans le temps imparti, les difficultés identiques au retour ; autant dire que quand je rejoins la route goudronnée, je me relaxe enfin. Il nous reste un minimum d’1h30 pour accéder à notre prochaine étape où nous devons encore nous trouver un hôtel. Je roule comme d’habitude au maxi de la vitesse autorisée soit 55 miles (presque 90km/h) sur cette petite route déserte. C’est un tort car il fait nuit, sans aucun éclairage, et les phares de ma jeep ne sont pas top (c’est bien le seul reproche que je pourrais lui faire !). Mon mari regarde ses photos sur l’écran de l’appareil et sans doute mon regard se détourne un moment. Quand je refocalise sur la route, c’est avec horreur que je constate qu’un énorme obstacle imprévu se dresse devant moi : une vache noire dans la nuit noire, qui me regarde d’un air parfaitement placide (je ne l’oublierai jamais ce regard !), voire suicidaire (il est quand même bruyant le 4x4 : alors qu’est ce qu’elle fiche là en plein milieu de la route !!!)

Alors là m’arrive une sensation vraiment étonnante : un dédoublement de la personnalité ! Mon cerveau attaque les maths : vitesse du projectile, distance du point d’impact et résous l’équation : choc imparable ; on est trop près !!! Mais, l’instinct de survie branche un bouton que je ne me connaissais même pas : « supers réflexes ». Je donne donc un grand coup de volant à gauche sans freiner même si dans ma tête, c’est déjà perdu. Miracle ! Ca passe ! Le cerveau continue son boulot : route étroite, gros ravin à un éclair de pensée ; si j’ai raté la vache, le ravin, lui, je ne vais pas le louper ! Mais « supers réflexes » agit plus vite et je donne donc un grand coup de volant à droite.

P…n, on a passé ça aussi !!! Mais la voiture n’apprécie pas du tout et se met à tanguer dangereusement. Quand les roues décollent vraiment haut, mon cerveau continue son travail de sape morale, ça fait un moment qu’on est passé dans le rouge pour tous les bidules électronique qui gardent la trajectoire : on ne peut donc que se renverser. Mais mes mains continuent à donner des coups de volant alternatifs dans le sens opposé des roues qui se sont levées. Bref, au bout d’un moment, après de multiples cahotages, j’ai stabilisé. Sauvés ! Un silence de mort dans la voiture ! Mon mari n’a pas dit un mot pendant tout le gymkhana ! Moi, j’aurais piqué à coup sûr une crise de nerf à sa place. Il nous faudra quelques minutes pour déglutir et se mettre à parler de la bonne étoile qui nous a sauvés ce soir. C’est arrivé si vite que nous n’avons pas eu le temps d’avoir peur pendant, mais la trouille rétrospective, elle, fait son boulot ! Gloups…..

On arrive à St Georges : on trouve un hôtel sympa : le Crystal Inn où on nous fait un prix réduit pour une jolie chambre et nous dînons en face, à l’excellent Black Bear Dinner. Saumon pour Mr et hamburger pour Mme. Bien mérité non ? mmm

Quelle journée !!!
Carnet de voyage ouest USA 2010 English translation pending
by Sandchab · 2012-03-06 · 27 replies
Bonjour à tous, Grâce aux conseils avisés de nombreuses personnes du site, notamment Philippe et Thierry de ouestusa, Jean Crespel et la famille Rançon, ITAT, isap29, Jean et certainement d'autres que j'oublie, nous avons effectué un super voyage durant l'été 2010. C'est cet été-là que nous avons pris le virus des USA, qui semble nous avoir sérieusement contaminés... Notre périple a duré 3 semaines et demi, du 8 juillet au 2 août, et nous a emmenés de San Francisco à Las Vegas (via Yosemite, Bodie, Death Valley) en voiture, puis boucle à partir de Las Vegas sur les parcs de Zion, Bryce, Canyonland, Arches, Mesa Verde, Durango, Monument Valley, Page, Kanab, Grand Canyon nord puis sud, et retour Las Vegas, le tout en camping-car C30. Ouf ! Tant et si bien que nous sommes repartis sur la côte Est l'hiver dernier, et que nous reprenons la route de l'ouest, via la côte puis Yellowstone, qui manquait à notre programme, l'été prochain. Les participants : les parents, Christophe et Sandrine (quarantaine bien sonnée), et les trois rejetons de 10, 12 et 14 ans à l'époque, Capucine, Arthur et Valentin. Mieux vaut tard que jamais : en voici le récit. J'espère qu'il pourra donner des idées à certains, en tout cas je serais ravie de répondre à toutes vos questions. Commençons par la première semaine.

Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".

Un petit tour en ville avant de se coucher ?... 20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table. Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge ! Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues. L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit… Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée. Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !

Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, m��me pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour. Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances… Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France. Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués. Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.

Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices… Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper. Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec. Coucher à 22h30 pour tout le monde…

Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage. Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite. Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel. La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad… Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10… Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde. Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond… Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.

Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin. Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude. Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.

Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population. C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps. Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie ! Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas. Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison. Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !

Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque. Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue ! Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées. Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ? Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies. 23h37, tout le monde dort. Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser. Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !

Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants. Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes. Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna. Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables ! Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité… Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit. Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure… Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain. Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir. Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène. Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit. Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !
Argentine pour quinze jours, transports, endroits à voir? English translation pending
by Youlette · 2012-02-28 · 16 replies
Bonjour, Je pars en Argentine avec une amie pour 15 jours, du 22/03 au 08/04 on est bien tentée par le Sud (bien que je sois un peu triste de pas faire Iguazu mais ca je pourrai tjs le faire le jour où j'irai au Bresil)

Selon les divers conversation que j'ai vu les principaux spots sont: > 2 jours à Buenos Aires > 3 jours sur Ushuaia > 3/4 jours El Calafate > 3 jours autour du parc Torres del Plaine

Je me rends pas compte des distances. Bien sure entre BA et Ushuaia, et El Calafe il faut prendre l'avion car on a pas bcp de temps mais est-ce que le reste on peut le faire facilement en bus?

quelqu'un peut me conseigner selon son experience? temps de trajets? moyens de transports? Est-ce que j'oublie un endroit important à voir?

Avez vous des conseils et peut etre bons plans ou tuyaux? des adresses?

Merci à tous! Julie
Trek à Madère itinérant en autonomie English translation pending
by Jaco67 · 2012-02-26 · 49 replies
Bonjour à tous ! Je serai à Madère avec un ami pendant 1 petite semaine (du 29 avril au 5 mai, soit 5 jours complets). On souhaiterait ne pas avoir à louer de voiture et bivouaquer en montagne. Pensez-vous qu'il est possible d'enchainer des randos du guide Rother pour faire un circuit de 5 jours, a priori concentrées dans le centre de l'Île ? Les distances et les dénivelés de nous font pas trop peurs, nous sommes plutôt entrainés (l'été dernier nous avons fait le GR20 sans soucis). Sinon est-il facile de trouver des points d'eau pour se ravitailler et poser la tente "facilement" ? J'ai parcouru quelques topics du forum mais malheureusement pas de vraies réponses !

Merci en tout cas à ceux qui prendront la peine de répondre !
Réparer une crevaison avec une roue Rohloff? English translation pending
by Satis88 · 2012-02-26 · 16 replies
est il facile de réparer une crevaison avec une roue roaloof j'envisage d'acheter un vélo pour le grand cyclotourisme merci
Location de catamaran avec skipper pour Martinique English translation pending
by Rmanal · 2012-02-26 · 14 replies
Bonjour, avec des amis on cherche à faire une croisière d'une dizaine de jour autour de la Martinique en louant un cata avec skipper pour nous seuls. Pour les derniers qui ont fait le même genre de voyage, pouvez-vous nous donner vos retours sur les loueurs de cata avec skipper avec qui vous êtes passés, depuis moins de deux ans?

De plus quel trajet nous conseilleriez vous?

Merci d'avance pour vos réponses Rmanal
Club Privilege de l'hôtel Gran Bahia Principe à Punta Cana: une arnaque? English translation pending
by Papyroul · 2012-02-23 · 178 replies
Je viens de lire la discussion : http://voyageforum.com/...erve_autres_D644511/ qui ressemble étrangement è ce que l'on propose dans les Gran Bahia Principe. En tout cas, l'agence de timesharing RCI est celle proposée par le système Club Privilege du G B Principe. 😉Notre premier contact avec le Club Privilege Gran Bahia fut lors de notre séjour au G B Principe Esmeralda en Rep. Dominicaine. Des démarcheurs, installés dans le lobby du Esmeralda (comme dans tous les autres lobby du complexe G B Principe de Punta Cana) nous harcelaient pour nous offrir des ''Cadeaux'' afin que nous acceptions une rencontre d'information. Durant nos deux semaines de séjours, il ne se passait pas une journée sans qu'un démarcheur insiste. Nous avons résisté 😛malgré la surenchère des cadeaux incitatifs. Nous avons été témoin, en deux occasions, de cris, lamentations, rage, de deux clientes regrettant d'avoir signé et pointant du doigt les démarcheurs du Club Privilege. Ceci en février 2011.😠😠 Nous revenons d'un séjour du G B Principe Akumal, Mexique (février 2012). Même sollicitation par des démarcheurs du Club Privilege mais en moins agressif. 🏴‍☠️Il y avait plus de raffinement. Alors que nous entendions pour la navette, un démarcheur dans son clubcar, très affable, plein de sollicitude, s'offre pour nous conduire au lobby principal. Chemin faisant, il pose des questions générales puis plus personnelles. Finalement, il nous propose une rencontre d'information d'une durée de 90 minutes max (déjeuner compris) car j'avais dit que je n'avais pas à perdre tout mon avant-midi pour une rencontre. Mon épouse approuvait mon orientation. Nous avons finalement accepté compte tenu de la promesse de ne pas dépasser 90 min. déjeuner compris et de la surenchère des cadeaux (sac de plage, bouteille de téquila, T-shirt, massage). Arrivés au comptoir, il n'y avait pas d'accompagnateur francophone disponible pour la présentation. Nous avons alors décidé d'aller déjeuner et laisser tomber la rencontre. Oups, le démarcheur sentant notre défilement nous propose une rencontre vers 10h30. Nous verrons... Notre déjeuner se termine à 9h35 et pour se rendre à notre chambre, nous devions obligatoirement passer devant le kiosque du Club Privilege où notre démarcheur nous a intercepté. Nous lui avons alors dit que la rencontre de 10h30 ne nous intéressait plus et que nous n'avions pas de temps à perdre. Il ne voulait pas lâcher le morceau: il se proposa donc de nous reconduire immédiatement en clubcar à notre chambre et repasser à 10h30 tapant pour la rencontre d'information. Il ajouta des cadeaux incitatifs en doublant ce qu'il nous avait promis. Comme la température n'était pas très propice à paresser sur le bord de la plage et qu'un brin de curiosité m'habitait, nous avons accepté. Comme promis, à 10h30 tapant, notre démarcheur se présenta à notre villa. Nous avons fait alors la rencontre avec un présentateur francophone qui, posant des questions subtiles, remplissait un dossier sur nos goûts, notre situation financière, matrimoniale, familiale, etc. Nous avons visité une suite superbe, vraie vue sur la mer, balcon avec hamac, section réservée sur la plage, etc. Il nous parla également des divers privilèges des membres du Club qui sont nombreux et donnent le goûts du luxe. De retour à l'accueil du Club Privilege, notre présentateur nous invite dans une salle attenante: plusieurs petits ilots séparés par des paravents où règne une ambiance spécialement euphorique. Il complète sa présentation et à ma question du début de notre rencontre: COMBIEN?, il n'y a pas encore répondu. Je reviens sur ce point et comme réponse, il nous informe que c'est son superviseur qui va y répondre. Tout le long de notre entretient dans cette salle, à plusieurs occasions, des cris de joie, des applaudissements: une nouvelle adhésion au club. WOW, qu'entendons-nous pour rejoindre ce fameux Club?... Le superviseur arrive, un autre francophone, tout souriant, affable, etc.. Il commence son baratin en décrivant les divers avantages accordés aux membres du Club: 3 semaines gratuites à la Jamaïque, transport privé, etc. Puis, arrive la réponse: COMBIEN: 40 000$ ... pour être membre et avoir le privilège d'acheter aux coûts de gros d'aujourd'hui, 30 semaines réparties sur un maximum de 30 ans; selon le type de suite; 400$ par an pour une suite junior et 700$ par an pour une maxie suite (deux suites communicantes) mais ça, on n'a pas à le payer... c'est un cadeau du G B Principe. Un 'deal" valable qu'aujourd'hui seulement, demain il sera trop tard... Ensuite, il y a des frais de 89$ par an pour être membre de RCI (the largest timeshare vacation) et pour chaque semaine de vacances réservées par RCI, des frais de 199$ (par personne, je crois). Puis, pour chacune des 30 semaines, il faut ajouter le coût ''grossiste'' (près de 75% du coût régulier) et bien sûr, le transport aérien. En fait le 40 000$ ne sert qu'à payer une ''carte de membre'', il ne permet même pas de payer une seule journée de vacances. Devant notre refus, le superviseur nous présente des plans de 30 000$, 25 000$, jusqu'à 10 000$, réduisant à chaque fois les avantages incitatifs accordés aux membres. Refus, refus, refus.. Alors c'est le superviseur des superviseurs. Plus sérieux, moins amical. Comment pouvons-nous refuser? Ce n'est pas gentil de notre part. Ils sont prêts à nous financer, 20 à 25% cash, le reste à 18% d'intérêts... Toujours refus, le superviseur des superviseurs froisse 😠alors les diverses feuilles où chacun avait écrit leur proposition et donne le OK pour passer au comptoir où on nous remis nos 'cadeaux' promis pour assister à la présentation. Pas facile de dire NON devant tant de pression. Mais ils ont respecté leur engagement pour les cadeaux (pas pour le temps de 90 minutes...). Il n'y avait pas de temps de réflexion, c'est maintenant que tu signes, demain c'est trop tard, le 'deal' ne tient plus. J'ai pour mon dire qu'une proposition honnête devrait nous laisser un temps de réflexion et de consultation suffisant. Ne soyez pas surpris si on vous dit que les propositions qui ont été présentées sont différentes de celle que je vous ai décrite car plusieurs échanges avec des vacanciers sur place nous ont dit que c'était différent; avantages différents, montant de la carte de membre différent, nombre de semaines, incitatifs différents, etc. Il semble y avoir autant de 'deal' que de superviseurs différents. Mais tous exigent une réponse immédiate. Est-ce une arnaque? Chose certaine des frais de 40 000$ pour devenir membre ça me fait réfléchir. À vous de faire votre opinion. En passant, lors de notre rencontre avec le présentateur, mon épouse se place en face de moi, donc nous sommes de chaque côté du présentateur qui ne semble pas apprécier vraiment et nous demande de s'assoir l'un à côté de l'autre, en face de lui... est-ce pour mieux voir nos réactions de façon simultané? Pour nos prochaines vacances, mon épouse m'a fait promettre de regarder autre chose qu'un Gran Bahia Principe ...😊 sentiment partagé par plusieurs invités du GB Principe qui en ont asez des sollicitations de ce genre. Si vous avez vécu une expérience du genre, je vous invite à la partager ici, bonne ou mauvaise.
Violences en Thaïlande? English translation pending
by Vertige · 2012-02-20 · 14 replies
Si j'en crois mon ambassade, il y a de fort risque à voyager dans plusieurs parties intéressantes de la Thaïlande. Mais bon, c'est le boulot de mon ambassade d'être alarmiste. Je prévois arriver fin mars avec mon bébé pour plusieurs semaines. Ça vous parait risqué?
Retour du Sri Lanka en février 2012 English translation pending
by Jpetienne · 2012-02-19 · 37 replies
Bonjour,

j'ai visiter la Thaïlande deux fois, le Laos et je suis de retour ce samedi de 15 jours du Sri Lanka, je vous fais part à mon tour de mon avis.

j'ai apprécié: j'ai été touché par la gentillesse du peuple Sri lankais, très accueillant et chaleureux, ce peuple qui a tant souffert dans un passé proche sait nous accueillir avec le sourire. l'adaptabilité de ce peuple a surmonter les épreuves. beau pays, beaucoup d'animaux sauvages à découvrir et de forêt riche en biodiversité. quelques plages magnifiques comme Mirissa, Unawatuna, Tangale ... le climat chaud mais parfois bien arrosé.

inquiétudes: la construction d'un nouvel aéroport prochainement dans le sud du pays et d'une autoroute fait craindre le pire. le pays compte en effet sur le tourisme pour se développer, mais quel impact sur l’environnement. il est de plus en plus rare de voir des éléphants sauvages, le Sri Lanka a encore cette chance, mais pour combien de temps?

dommage: je suis aussi surpris de voir les plus belles plages comme Unawatuna gâchée par des règles d'urbanisme anarchiques. les hôtels et constructions envahissent la plages et seront à nouveau menacés par les eaux. la plage de Mirissa est d’ailleurs bien plus belle et moins polluée par les plastiques en tous genre.

je regrette aussi le comportement de certains touristes qui laissent leur déchets sur le sable ou dans la nature. je regrette le prix des guesthouses que je trouve parfois un peu cher par rapport aux pays voisins.

conclusion:

beau pays, souhaitons qu'il le reste, mais le tourisme menace.
Voyage d'une vie (à vélo) English translation pending
by Bayernd77 · 2012-02-17 · 203 replies
Bonjour à tous Vous me connaissez plus ou moins pour certains. Je voulais vous remercier pour votre patience et vos contributions ces 2 dernières années qui m'ont aidées à préparer mon voyage. J'ai parfois lancé des sujets un peu bébêtes mais on se pose mille questions et ce qui peut être évident quand on répond à un message l'est moins lors d'une préparation. C'est aujourd’hui que débute ma nouvelle vie, c'était en effet ma dernière journée au travail 🙂 Je lève les voiles (en espérant avoir le vent dans le dos 😛) le 4 mars, dans 2 semaines. Je voyagerai tant que j'en aurai les moyens financiers et l'envie. Je serai beaucoup moins présent sur le forum mais je saurai à qui m'adresser pour des conseils ! Bonne préparation de vos futurs voyages et merci à tous.

Oui, une autre vie est possible ...
Itinéraire d'une semaine au Québec: votre avis? English translation pending
by Codifato · 2012-02-09 · 26 replies
Bonjour à tous,

Nous nous apprêtons à passer une semaine sur Quebec ville avec "montée " vers le fjord de saguenay, je vous transmets mon projet merci de me dire ce que vous en pensez, rien n'est arrété notre but est de prendre le temps de profietr de chaque coin où nous nous trouverons pour nous "impregner" de cette région avant de pouvoir - un jour- y revenir plus longuement. Nous serons 3 ( 2 ad et notre fille de 20 ans) J1 : arrivée Quebec ville le soir à 18 h J2 : départ vers la malbaie en passant par les chutes de montmorency et le canyon ste anne. Nuit à la malbaie ou autre ( l'idée étant d'être à mi route avec le fjord de saguenay) J3 : route vers anse st jean et ballade sur cote sud du fjord et croisiere dans le fjord ( y a t il un départ mieux qu'un autre pour voir ce qu'il y a de plus beau comme tronçon du fjord??) J4 : route vers chicoutimi pour traverser et passer sur la rive nord afin de voir entre autre sainte rose du nord J5 : route vers tadoussac et croisieres pour espèrer voir les baleines. départ de tadoussac en fin d'AM (est ce trop rapide?) combien de temps pour voir les baleines? J6 : arrivée Quebec et spectacle au "cirque du soleil" le soir ( nos sommes des fans!) J7 : visite de la ville de quebec J8 : on flâne encore en attendant de reprendre notre avion à 18 H.

Merci de critiquer cette idée de circuit, de me donner vos idées ( nous serons avides de nature car nous arriverons de 15 j à new york où nous comptons nous gorger de musées et belle architecture - pour notre plus grand bonheur à coup sûr!!-) Vous m'aidez toujours beaucoup... A bientôt de vous lire Amicalement
Comment trouver des fonds pour l'agriculture si on dispose des terres? English translation pending
by Legercarter · 2012-02-07 · 71 replies
bonjour, j'aimerai avoir des propositions dans mon projet agricole, puisque depuis là je piétine sur place depuis plus de 3 ans, je ne fais que des maigres récoltes, la foret étant encore viège.
"The Challenge": trente-deux états, trente jours avec 1 800 euros (États-Unis) English translation pending
by Torres9 · 2012-02-06 · 161 replies
Bonjour, en juin prochain je vais essayer avec 3 autres amis ( 4 au total ) de faire le tour des stats en 30 jours, et comme l'indique le titre passé par 32 états en seulement 30 jours. J'ai beaucoup de questions et j'espere qu'il y a du monde qui pourra m'aider. Pour commencer, l'itinéraire sera ainsi : New York - Philadelphia - Wilmington (DE) - Baltimore - Washington DC - Virginia Beach - Wilmington (NC) - Charleston - Savannah - Miami - Panama City - Mobile - New Orleans - Houston - San Antonio - Roswell - Four Corner - Las Vegas - Los Angeles - San francisco - Portland - Seattle - Coeur d'Elene - Great Falls - Bismarck - Minneapolis - Dubuque - Chicago - Fort Wayne - Detroit - Cleveland - Niagara Falls - New York. Pour résume on fait une boucle sur toute la cote des stats, de l'Est au Sud a L'ouest au nord et de retour au point du départ a l'Est. Voila 2 liens pour mieux expliquer: http://maps.google.tn/maps?saddr=New+York, +United+States&daddr=Philadelphie, +Pennsylvanie, +%C3%89tats-Unis+to:Wilmington, +Delaware, +%C3%89tats-Unis+to:Baltimore, +Maryland, +%C3%89tats-Unis+to:Washington, +District+de+Columbia, +%C3%89tats-Unis+to:Virginia+Beach, +Virginie, +%C3%89tats-Unis+to:Wilmington, +Caroline+du+Nord, +%C3%89tats-Unis+to:Charleston, +Caroline+du+Sud, +%C3%89tats-Unis+to:Savannah, +G%C3%A9orgie, +%C3%89tats-Unis+to:Miami, +Floride, +%C3%89tats-Unis+to:Panama+City, +Floride, +%C3%89tats-Unis+to:Mobile, +Alabama, +%C3%89tats-Unis+to:New+Orleans, +LA, +United+States+to:Houston, +TX, +United+States+to:San+Antonio, +Texas, +%C3%89tats-Unis+to:Roswell, +Nouveau-Mexique, +%C3%89tats-Unis+to:4+Corners+Road, +San+Juan, +NM, +United+States+to:Las+Vegas, +Nevada, +%C3%89tats-Unis+to:Los+Angeles, +Californie, +%C3%89tats-Unis+to:San+Francisco, +Californie, +%C3%89tats-Unis+to:Portland, +Oregon, +%C3%89tats-Unis&hl=fr&ie=UTF8&ll=35.675147, -98.701172&spn=38.37868,86.572266&sll=44.715514, -101.513672&sspn=33.862296,86.572266&geocode=FXFAbQIdK8KW-yk7CD_TpU_CiTFi_nfhBo8LyA%3BFc-fYQIdcxeF-ynrS7XU2LfGiTHBWD6M2BT1iQ%3BFSl5XgId1T9_-ylvr0ZcGA_HiTEAjDB3UNoWhQ%3BFRGGVwIdo_1u-ym3g_TWrgPIiTFY5yNCqJZIBA%3BFQh-UQIdsoRo-ylb5PZa3sa3iTEqXYjUIkVSwg%3BFb5UMgId_6p4-ymnJxX86MG6iTFzAS6jgBAWBA%3BFT0-CgIdeqha-ynVrusNovWpiTEyMAmEOElmXg%3BFXYh9AEd1lk8-yl3JKjcQnr-iDFr7OGu4Pf6NQ%3BFVWO6QEdxoMq-ylZBvJ4_HX7iDG8IGADUWcMTg%3BFSmCiQEdedc3-ykRwcgOorDZiDFlT63dcfKW_w%3BFd0vzAEd0u3k-ilBY8YqVoGTiDHzAUcs1V5Yvw%3BFdVb1AEd0pHA-imp-EzxHU6aiDEanol3VA7oTA%3BFVoEyQEdFJ6h-illghGyVKQghjG00yJe6FsG2w%3BFcEaxgEdUsdQ-ikBhY1ItLhAhjE7BWXz3gINyg%3BFfr5wAEdRBsh-imvDtAEr1hchjG8FqAQO-FWCA%3BFVmO_QEd8BrF-SlV7axlE2XihjF-18905Asb5A%3BFY6MNAIdPByA-Sll1ZKk0iU6hzHmmUNsD1zxbw%3BFdYQJwIdMJoi-SnRffWkgre-gDGjebPV5tXMOg%3BFYqYBwIdm77z-CkT2ifcXcfCgDH0CEYlb98v4g%3BFVJmQAIdKAe0-CkhAGkAbZqFgDH_rXbwZxNQSg%3BFfyhtgIdERyw-CkndKl9CwuVVDGRhdH25rk2HA&oq=bismarck&mra=ls&t=m&z=4

http://maps.google.tn/maps?saddr=Portland, +Oregon, +%C3%89tats-Unis&daddr=Seattle, +%C3%89tat+de+Washington, +%C3%89tats-Unis+to:Coeur+d'Alene, +Idaho, +%C3%89tats-Unis+to:Great+Falls, +Montana, +%C3%89tats-Unis+to:Bismarck, +Dakota+du+Nord, +%C3%89tats-Unis+to:Minneapolis, +Minnesota, +%C3%89tats-Unis+to:Dubuque, +Iowa, +%C3%89tats-Unis+to:Chicago, +Illinois, +%C3%89tats-Unis+to:Fort+Wayne, +Indiana, +%C3%89tats-Unis+to:D%C3%A9troit, +Michigan, +%C3%89tats-Unis+to:Cleveland, +Ohio, +%C3%89tats-Unis+to:Niagara+Falls, +%C3%89tat+de+New+York, +%C3%89tats-Unis+to:New+York, +%C3%89tat+de+New+York, +%C3%89tats-Unis&hl=fr&ie=UTF8&sll=44.21421, -98.50636&sspn=34.137861,86.572266&geocode=FfyhtgIdERyw-CkndKl9CwuVVDGRhdH25rk2HA%3BFcJp1gIdWVy1-ClVM-iTLBCQVDGa1URpRmUlEA%3BFfOA1wIdThIK-SmPfFW6-LRhUzGQUr8FW5nlXw%3BFcvL1AIdOK9d-Sk7uIxljTdCUzGoRVmOsVbe1g%3BFQc9ygIdhSn--Slj6dhXEoPXUjGTyrv5Er2qzA%3BFf1WrgIdJOhw-im9u3eTkDOzUjEH7novhMmfkw%3BFc6BiAIdhJGY-inThorAhCvjhzFHcaMmxh6-tA%3BFWICfwIdGuDG-inty_TQPCwOiDEAwMAJrabgrw%3BFenRcgIdaeDs-ilLgSL_3eQViDGT90J2FHsHgA%3BFSPthQIdhtIM-yl1HcsQAcokiDHSxLk1ToZ2Vw%3BFWc7eQIdT20h-ykta2jjLu8wiDFCGGL3VcsE7Q%3BFdWBkQId5D1J-ym5TYLsXkTTiTGIor1WYcXSRg%3BFXFAbQIdK8KW-yk7CD_TpU_CiTFi_nfhBo8LyA&mra=pr&t=m&z=4 1- Faisable ou pas ? Sachant qu'on s'arretera pas plus de 1 ou 2 heures dans chaque grande ville sauf pour manger, dormir ou pour les poses photos. 2- Combien ça nous coûterai les dépenses d'une journée ? le motel ? et les repas ? 3- Est ce que j'ai raté des endroits interessant tout près du trajet ? 4- Ou est ce qu'on aura des difficulté dans un challenge pareil pour nous y préparer d'avance.

Et Merci d'avance :))
Visites à Angkor English translation pending
by LeTigre · 2012-02-04 · 42 replies
Bonjour,

nous allons passer une petite semaine à Siem Reap, en fait pour être exact ce sera : une fin de journée, 5 jours complets et une demie journée ( départ de REP 15h45)

En m'inspirant du programme de 7 jours que m'avais donné Schnacke67 j'ai (tenté de) faire un ... " guide de visite " pour 5 jours, pourriez vous me dire si c'est à peu prés logique ?

J1 Prah Khan Neak Pean Ta Som Mebon oriental Pre Rup Thomanon Ta Keo Ta Nei

J2 Ta Phrom Bantea Kdei Srah Srang Prasat Kravan Bayon Terrasse des éléphants Terrasse du roi lépreux

J3 Banteay Srei Khal Spean ou Rivière aux 1000 Lingas Banteay Samre

J4 Angkor Vat

J5 Angkor Thom Bayon Ballade en foret Tep pranam / Prah palilay / Phimeanakas / Palais royal Baphuon

Merci d'avance.
Itinéraire pour trois semaines en Namibie en 4x4 au mois d'août 2012 English translation pending
by Romain02 · 2012-02-01 · 72 replies
Bonjour à tous, je prépare mon itinéraire pour la Namibie à 2 en 4x4 pendant 3 semaines en Août. J'aurai voulu avoir vos avis écalirés sur le programme tel qu'il est actuellement. Je veux vraiment faire un truc nature, pas de villes (donc exit Windhoek) et pas d'activités motorisées (4x4 dans les dunes, vol, etc...). Mais il y a toujours un nombre de choses incalculables à voir et donc j'ai pas mal paqueté je crois.

1) Waterberg (white lady) 2) Etosha, Nomatuni 3) Etosha, Halali 4) Etosha, Okaukuejo 5) Kamanjab 6) Epupa Falls (chute et rando le long de la Kunene) 7) Palmwag 8) Twyfelfontein (organ pipes, burnt mountain, peintures rupestres) 9) Spitzkoppe (rando dans le massif) 11) Swakopmund (Welwitschia drive, Moon landscape, Walvis Bay ?) 12) Sesriem (dunes) 13) Sesriem (dunes) 14) Naukluft Park (olive trail) 15) Naukluft Park (waterkloof trail) 16) Naukluft, nuit Namtib guestfarm 17) Fish River (trek) 18) Fish River (trek) 19) Fish River (trek) 20) Fish River (trek) 21) Fish River (trek) 22) Mariental (Giant's playground, Quiver tree, Brukkaros)

Première question : ça vous paraît raisonnable ? 🙂 c'est tout à fait possible de changer !

Merci en tout cas pour vos commentaires ! Romain

PS: pour l'anecdote, j'attends beaucoup de ce voyage... 😉 Après avoir fait 3 semaines en Islande en 2010, je me disais que je ne pourrais plus retrouver un aussi beau pays et on m'avait alors conseillé la Namibie pou ses gammes de paysages surréalistes
Ouverture d'une école maternelle dans un village au Cameroun English translation pending
by Bidzon · 2012-02-01 · 47 replies
voilà c'est décidé, le retour au pays en compagnie de mon époux et de mes 2 jeunes enfts de 4 et 7 mois, aprés 25ans de vie en france nous avons décidé, biensûr aprés avoir longuement et mûrement réfléchis de retourner au village, nous sommes âgés de 48 et 42ans, ce qui nous posait problème c'est l'absence d'école maternelle dans notre village, la plus proche se trouvant en ville soit 10km, nous envisageons donc construire nous mêmes pour nos enfts biensûr, et pour tous les ptits du village qui n'ont aucune structure pour les acceuillir, l'école maternelle doit être fonctionnelle dés la rentrée scolaire prochaine2012/2013, car notre retour est prévu pour juillet, nous recherchons des idées, pour ceux qui ont déja réalisé ce genre de projet, du petit matériel , des jouets et biensûr des volontaires pour nous épauler dans cette démarche, nous utilisons nos petites économies et le petit batiment de 3 classes des maternelles est en construction. pour ceux surtout le personnel enseignant biensûr retraité qui peuvent venir avec nous, nous avons la possibilité de le loger gratuitement. bref j'attends toutes vos questions et suggestions .
Cartes de randonnées ou topo-guides aux États-Unis? English translation pending
by Nakata · 2012-02-01 · 13 replies
Bonjour,

Suite de mes interrogations américaines...

J'envisage un certain nombre de randonnées lors de mon voyage dans l'Ouest américain, et je suis à la recherche de cartes de rando (type IGN en France) ou de l'équivalent de nos topo-guides. Je suis passé au Vieux Campeur, je n'y ai pas trouvé grand-chose à part un choix très restreint de cartes des principaux parcs (par exemple, Zion et Grand Teton, mais pas Bryce ou Dinosaur).

Les cartes sommaires distribuées aux visitor centers suffisent-ils pour les randos ci-dessous ? (Mais certaines d'entre elles, comme Little Wild Horse Canyon, ne sont pas situées dans un parc.) Les sentiers sont-ils suffisamment balisés ? Ou vaut-il mieux investir dans des cartes précises ?

Les cartes précises et payantes, les trouve-t-on facilement sur place ? (Même question pour les cartes routières de chaque Etat, car au Vieux Campeur, j'ai trouvé des cartes trop générales.)

Je commence mon voyage par 3 jours à San Francisco... Peut-on y trouver un librairie du voyage avec tout ce dont j'ai besoin ?

Randos envisagées, par ordre chronologique : Point Lobos : Sea Lion Point Pfeiffer Burns : Partington Cove Trail Pfeiifer Burns : McWay Waterfall Trail Grand Canyon : South Kaibab Trail Canyon de Chelly : White House Trail Mesa Verde : Cliff Palace (ceci dit, c'est une rando guidée) Navajo NM : Betatakin (idem) Canyonlands Needles : Chesler Park Loop Canyonlands Island in the sky : Mesa Arch Canyonlands Island in the sky : Murphy Point Trail Canyonlands Island in the sky : White Rim Trail Canyonlands Island in the sky : Grand View Trail Arches : Devil’s Garden Arches : Delicate Arch Dinosaur : Harpers Corner Trail Yellowstone : Lost Lake Trail Yellowstone : Mount Washburn Trail Yellowstone : Howard Eaton Trail Grand Teton : Jenny Lake Trail Goblin Valley Burr Trail Road : Strike Valley Overlook Bryce Canyon : Figure 8 Cottonwood Road : Yellow Rock Buckskin Gulch (si échec au tirage de The Wave) Zion Canyon : East Mesa Trail Zion Canyon : Emerald pools Zion Canyon : Angel’s Landing Trail
Grand tour de l'Europe à pied et camping sauvage, équipement indispensable? English translation pending
by Ptiteclochet · 2012-01-28 · 36 replies
Oyé Oyé !! Bonjour à Tous !

Je fais appel aux baroudeurs aguerris, voyageurs de longue date, aux amoureux du trek sauvage ( ou presque ! ) pour poser une petite question :

Tout D'abord, après multiples projets de voyage, j'ai enfin choisi ma destination : a partir de début Juin 2012, je compte partir faire un grand tour de l'Europe ( je dispose de beaucoup de temps ) en commençant par Bergen, à L'Ouest de la Norvège, puis traverser la Suède, la Finlande, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, Ukraine, Moldavie, Roumanie, Bulgarie, Macédoine, Albanie, Monténégro, Croatie, Slovénie, Autriche, Suisse et France.. Je compte faire ce grand tour à pieds et dormir le plus possible en camping sauvage.

Question : Quel est le matériel INDISPENSABLE à avoir avec soit lorsqu'on souhaite être le plus indépendant possible sur les routes ( mis à part l'équipement de base et de rigueur : tente, sac de couchage, vêtements chauds, imperméable, canif, trousse de secours, de couture, lampe ) Pouvez vous me donner l'exemple d'un ou des " outil " qui vous a été d'un grand secours pendant vos périples et auquel on ne pense pas spécialement avant de partir ?

Je tiens à préciser que je compte voyager le plus " pauvrement " et léger possible. aucun confort excepté l'indispensable.

Je vous remercie !!

Bonne route à tous !

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