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Trois semaines au Japon entre début mars et fin mai 2015 English translation pending
Bonjour,
Je planifie un premier voyage de 3 semaines au Japon entre début mars et fin mai 2015. 2e voyage seul, mais peut-être pas d'aussi grande envergure que le Japon!
Voici mon itinéraire jusqu'à présent:
1 jour Tokyo (arrivée) 5 jours Tokyo 1 jour Hakone (pour Fuji + onsen + ryokan) 5 jours Kyoto (+ excursion à Nara) 3 jours Osaka (+ excursion à Kobe et Himeji si ouvert) 3 jours Hiroshima (+ excursion à Miyajima) 2 jours Tokyo 1 jour Tokyo (départ)
J'ai de besoin de votre opinion sur ce trajet, et sur mes nombreuses questions :
- Est-ce que Hakone est un bon endroit pour pouvoir faire les 3 activités décrites ci-haut et mérite le détour? - Est-ce que Himeji peut être fait en excursion d'une journée à partir de Osaka ou peut être visité sur la route pour économiser une journée (par contre, j'aurai en ma possession ma valise, à moins que des casiers sont disponibles à la station de train de Himeji) ? - Est-ce que Kobe mérite la visite (je vois pas beaucoup de discussions sur cette ville dans le forum) ? - Est-ce que d'autres arrêts ou excursions peuvent être connectés à mon itinéraire (Nikko, Yokohama/Kamakura, Takayama, etc.) ou le temps serait trop serré? J'ai un rythme assez rapide lorsque je voyage seul!
J'ai également besoin de suggestions pour des endroits où logez. Je suis pas très hostel à cause que je n'ai pas le sommeil facile, mais j'aime bien par contre rencontrer du monde et pouvoir discuter avec eux. Est-ce que ça serait préférable regarder plutôt pour des guesthouses ou B&B ou airbnb? Avez-vous des suggestions? Je cherche également un endroit pour une expérience ryokan inoubliable!
Également, je suis un grand amateur de bières donc, si vous avez des suggestions au Japon, n'hésitez pas!
Merci!
Je planifie un premier voyage de 3 semaines au Japon entre début mars et fin mai 2015. 2e voyage seul, mais peut-être pas d'aussi grande envergure que le Japon!
Voici mon itinéraire jusqu'à présent:
1 jour Tokyo (arrivée) 5 jours Tokyo 1 jour Hakone (pour Fuji + onsen + ryokan) 5 jours Kyoto (+ excursion à Nara) 3 jours Osaka (+ excursion à Kobe et Himeji si ouvert) 3 jours Hiroshima (+ excursion à Miyajima) 2 jours Tokyo 1 jour Tokyo (départ)
J'ai de besoin de votre opinion sur ce trajet, et sur mes nombreuses questions :
- Est-ce que Hakone est un bon endroit pour pouvoir faire les 3 activités décrites ci-haut et mérite le détour? - Est-ce que Himeji peut être fait en excursion d'une journée à partir de Osaka ou peut être visité sur la route pour économiser une journée (par contre, j'aurai en ma possession ma valise, à moins que des casiers sont disponibles à la station de train de Himeji) ? - Est-ce que Kobe mérite la visite (je vois pas beaucoup de discussions sur cette ville dans le forum) ? - Est-ce que d'autres arrêts ou excursions peuvent être connectés à mon itinéraire (Nikko, Yokohama/Kamakura, Takayama, etc.) ou le temps serait trop serré? J'ai un rythme assez rapide lorsque je voyage seul!
J'ai également besoin de suggestions pour des endroits où logez. Je suis pas très hostel à cause que je n'ai pas le sommeil facile, mais j'aime bien par contre rencontrer du monde et pouvoir discuter avec eux. Est-ce que ça serait préférable regarder plutôt pour des guesthouses ou B&B ou airbnb? Avez-vous des suggestions? Je cherche également un endroit pour une expérience ryokan inoubliable!
Également, je suis un grand amateur de bières donc, si vous avez des suggestions au Japon, n'hésitez pas!
Merci!
Vos avis sur itinéraire et activités en Australie en août? English translation pending
Bonjour,
J'ai visité un peu le forum et il me semble très riche en infos et en conseils alors je m'adresse à vous pour la préparation. Je prévois de voyager en Australie en Août 2013 pendant 3 ou 4 semaines. Je sais qu'il fera doux au Nord, idéal pour le Centre Rouge mais ce sera l'hiver austral au Sud donc frais et gris j'imagine. Est-ce que mon itinéraire tient quand même la route ou il fera bien trop mauvais au delà de Melbourne?
Je sais aussi qu'il me faudra faire des choix car ce sont de grandes distances et il y a tant de choses à voir. Je pense me limiter à 3 semaines ou un mois mais je n'ai pas encore arrêté les dates. J'en suis au début de mes recherches alors tout n'est pas encore bien clair et fixé. J'aimerais votre avis sur mon itinéraire: est-il envisageable avec les incontournables et au niveau timing? Que rajouteriez vous si je pouvais rajouter 3 jours et qu'enlèveriez vous si je devais enlever 3 jours? Tout avis avec arguments est bon à prendre.
Mes questions pour m'aider à peaufiner le programme: - Des conseils pour réserver les vols Paris-Sydney? Combien de temps en avance faudrait-il acheter les billets pour avoir un bon prix (1000€ A-R) sachant que je veux bien prendre Low cost et que j'aimerais faire une escale d'une journée dans une ville que je pourrais visiter un peu, en Asie par exemple. - Faut-il payer une excursion pour faire les Blue Mountains au départ de Sydney? Est-ce un incontournable? C'est long à visiter? - Qu'y-a-t-il à faire/voir à Canberra? - 3 jours à Sydney et 2 jours à Melbourne, est-ce suffisant? - Qu'y-a-t-il à voir sur la route Great Ocean? Est-il mieux de faire le trajet en Car ou de louer une voiture? - Kangaroo Island, tout le monde en parle mais est-ce que ça vaut le coup? Et en hiver ça le fait aussi? Combien de temps conseillez-vous pour voir les animaux dans leur milieu naturel et les points touristiques principaux? Est-ce mieux de le faire par soi-même ou en excursion? Si c'est grand j'imagine qu'il faut une voiture pour visiter l'île... - Je n'avais pas prévu de faire Adélaïde à la base mais si c'est près de Kangaroo Island, autant en profiter et s'y poser un peu; qu'y-a-t-il à faire? Est-ce facile d'y circuler? Fera-t-il mauvais temps? - Pour le Centre Rouge, j'attends tous vos conseils pratiques, il me semble que c'est plus pratique d' attérir à Uluru et après? On loue une voiture? Où dormir? Quoi prévoir pour voir l'essentiel du coin et faire un peu de randonnée sachant que j'ai mis 3 jours avec transport retour. - Je souhaite faire un vol en hélicoptère ou hydravion pour voir la barrière de Corail, quel est le meilleur point de départ? (Cairns, Airlie Beach?). Avec quel organisme pour un bon rapport qualité-prix? Pourquoi pas un arrêt sur une île et un peu de plongée avec tuba si la formule vaut le coup... Vos expériences sont les bienvenues. - Je ne sais pas quel parc national visiter en chemin, j'attends vos avis et celui le plus accessible sans voiture. - Ai-je des chances d'apercevoir des baleines en allant aux Whitesunday islands? Sinon, payer une balade pour les voir à Hervey Bay, est-ce à faire, à quel prix? - Combien de temps rester sur les Whitesunday islands? Une journée c'est bien pour voir l'essentiel et profiter un peu? - Pour Fraser Island, je me demande comment s'organiser. Est-ce mieux de faire une visite groupée de 1 ou 2j ou de louer un 4x4 et de visiter par soi-même? Et où dormir la nuit? - Votre avis sur Brisbane et Byron Bay, est-ce à faire? C'est encore essentiellement de la plage non? - Où voir des Koalas en chemin dans leur milieu naturel et aussi un zoo pour les caresser et prendre une photo avec? J'aimerais voir des animaux australiens aussi (ornythorinque, chauve-souris, kangourous), j'ai déjà fait plusieurs zoos français alors ce serait pour voir quelque chose de différent et d'intéractif. En vrac, j'ai noté Taringa Zoo à Sydney, Featherdale Wildlife Park à 40 km de Sydney (mais est-ce facile d'accès sans voiture?), Hospital Koala à Port Macquarie (gratuit mais est-ce accessible sans voiture?), Lone Pine Kaola Sanctuary à Brisbane. Je pense en faire seulement 2 donc il faudra choisir^^
Mon itinéraire: Vol de Paris (+ escale) (2j) Sydney et Blue Mountains (4j) Canberra (1,5j) Melbourne (2,5j) Great Ocean Road et Port Campbell National Park (1j) Adélaïde et Kangaroo Island? (3j) (Avion) Centre Rouge: Uluru Park et Kings Canyon (3j) (Avion) Cairns et la Barrière de Corail (1j) Excursion au choix dans un parc national tropical: Daintree+ Cape Tribulation ou Kuranda ou Wooroonooran? (1j) Airlie Beach et Hervey Bay: baleines? (1j) Whitsunday islands (1j) Fraser island (2j) Brisbane (1j) et Byron Bay? Retour en avion (1j)Merci de m'avoir lue en espérant recevoir des réponses utiles 😉
J'ai visité un peu le forum et il me semble très riche en infos et en conseils alors je m'adresse à vous pour la préparation. Je prévois de voyager en Australie en Août 2013 pendant 3 ou 4 semaines. Je sais qu'il fera doux au Nord, idéal pour le Centre Rouge mais ce sera l'hiver austral au Sud donc frais et gris j'imagine. Est-ce que mon itinéraire tient quand même la route ou il fera bien trop mauvais au delà de Melbourne?
Je sais aussi qu'il me faudra faire des choix car ce sont de grandes distances et il y a tant de choses à voir. Je pense me limiter à 3 semaines ou un mois mais je n'ai pas encore arrêté les dates. J'en suis au début de mes recherches alors tout n'est pas encore bien clair et fixé. J'aimerais votre avis sur mon itinéraire: est-il envisageable avec les incontournables et au niveau timing? Que rajouteriez vous si je pouvais rajouter 3 jours et qu'enlèveriez vous si je devais enlever 3 jours? Tout avis avec arguments est bon à prendre.
Mes questions pour m'aider à peaufiner le programme: - Des conseils pour réserver les vols Paris-Sydney? Combien de temps en avance faudrait-il acheter les billets pour avoir un bon prix (1000€ A-R) sachant que je veux bien prendre Low cost et que j'aimerais faire une escale d'une journée dans une ville que je pourrais visiter un peu, en Asie par exemple. - Faut-il payer une excursion pour faire les Blue Mountains au départ de Sydney? Est-ce un incontournable? C'est long à visiter? - Qu'y-a-t-il à faire/voir à Canberra? - 3 jours à Sydney et 2 jours à Melbourne, est-ce suffisant? - Qu'y-a-t-il à voir sur la route Great Ocean? Est-il mieux de faire le trajet en Car ou de louer une voiture? - Kangaroo Island, tout le monde en parle mais est-ce que ça vaut le coup? Et en hiver ça le fait aussi? Combien de temps conseillez-vous pour voir les animaux dans leur milieu naturel et les points touristiques principaux? Est-ce mieux de le faire par soi-même ou en excursion? Si c'est grand j'imagine qu'il faut une voiture pour visiter l'île... - Je n'avais pas prévu de faire Adélaïde à la base mais si c'est près de Kangaroo Island, autant en profiter et s'y poser un peu; qu'y-a-t-il à faire? Est-ce facile d'y circuler? Fera-t-il mauvais temps? - Pour le Centre Rouge, j'attends tous vos conseils pratiques, il me semble que c'est plus pratique d' attérir à Uluru et après? On loue une voiture? Où dormir? Quoi prévoir pour voir l'essentiel du coin et faire un peu de randonnée sachant que j'ai mis 3 jours avec transport retour. - Je souhaite faire un vol en hélicoptère ou hydravion pour voir la barrière de Corail, quel est le meilleur point de départ? (Cairns, Airlie Beach?). Avec quel organisme pour un bon rapport qualité-prix? Pourquoi pas un arrêt sur une île et un peu de plongée avec tuba si la formule vaut le coup... Vos expériences sont les bienvenues. - Je ne sais pas quel parc national visiter en chemin, j'attends vos avis et celui le plus accessible sans voiture. - Ai-je des chances d'apercevoir des baleines en allant aux Whitesunday islands? Sinon, payer une balade pour les voir à Hervey Bay, est-ce à faire, à quel prix? - Combien de temps rester sur les Whitesunday islands? Une journée c'est bien pour voir l'essentiel et profiter un peu? - Pour Fraser Island, je me demande comment s'organiser. Est-ce mieux de faire une visite groupée de 1 ou 2j ou de louer un 4x4 et de visiter par soi-même? Et où dormir la nuit? - Votre avis sur Brisbane et Byron Bay, est-ce à faire? C'est encore essentiellement de la plage non? - Où voir des Koalas en chemin dans leur milieu naturel et aussi un zoo pour les caresser et prendre une photo avec? J'aimerais voir des animaux australiens aussi (ornythorinque, chauve-souris, kangourous), j'ai déjà fait plusieurs zoos français alors ce serait pour voir quelque chose de différent et d'intéractif. En vrac, j'ai noté Taringa Zoo à Sydney, Featherdale Wildlife Park à 40 km de Sydney (mais est-ce facile d'accès sans voiture?), Hospital Koala à Port Macquarie (gratuit mais est-ce accessible sans voiture?), Lone Pine Kaola Sanctuary à Brisbane. Je pense en faire seulement 2 donc il faudra choisir^^
Mon itinéraire: Vol de Paris (+ escale) (2j) Sydney et Blue Mountains (4j) Canberra (1,5j) Melbourne (2,5j) Great Ocean Road et Port Campbell National Park (1j) Adélaïde et Kangaroo Island? (3j) (Avion) Centre Rouge: Uluru Park et Kings Canyon (3j) (Avion) Cairns et la Barrière de Corail (1j) Excursion au choix dans un parc national tropical: Daintree+ Cape Tribulation ou Kuranda ou Wooroonooran? (1j) Airlie Beach et Hervey Bay: baleines? (1j) Whitsunday islands (1j) Fraser island (2j) Brisbane (1j) et Byron Bay? Retour en avion (1j)Merci de m'avoir lue en espérant recevoir des réponses utiles 😉
Philippines: retour de Palawan (Puerto Princesa, Sabang, El Nido) et Banaue English translation pending
Bonjour à tous,
Mon ami (32 ans) et moi (27 ans) revenons des Philippines où nous avons passé 10 jours sublimes. Je souhaite donc partager mon expérience et mes bons plans comme vous l'avez fait pour moi.
Tout d'abord, pour répondre aux inquiétudes récentes, il a fait très beau, quelques goutes à Manille le dernier jour mais rien de méchant, pas de nuage nucléaire non plus... 😉 Les Philippins ont vraiment été adorables et on en a même rencontrés des très gentils à Manille. Seul bémol, les villes souvent pollués par les pots d’échappement.
Manila Arrivés vers minuit, nous prenons un taxi blanc. La course est chère 440P mais il nous a été possible de vérifier le prix sur le tableau géant à la sortie de l'aéroport où tous les tarifs sont recensés. Le chauffeur nous force la main pour un pourboire de 60P, ça a été notre seule mauvaise expérience. A notre arrivée à la guest house "our Melting pot" (au nord de Makati), que je déconseille, nous rencontrons un marocain qui a payé 1200P avec un taxi jaune pour la même course! Un pesos/seconde, c'est sûr, ce n’est pas donné... Donc taxi blanc, au moins pour le premier trajet, ca évite les potentielles déconvenues. Le lendemain, on visite un peu Manille avec notre colocataire, mais on ne sent pas très en sécurité au milieu de toutes ces mitraillettes et bars à prostitués. On déjeune et nous partons pour Puerto Princesa (taxe aéroport: 200P/pers).
Puerto Princesa Arrivée à Puerto, l'aéroport est petit mais comparé à Perpignan, c'est kif-kif. On récupère nos bagages sans problèmes et des guesthouse sont proposées à l'arrivée. De notre coté, nous avons réservé une chambre double au Banwa Pension (750P) que je conseille vivement et partons en tricycle (40P). La guesthouse est un peu à l’écart des autres hôtels mais très sympa, tout en bamboo et avec beaucoup de charme. Nous rejoignons la rue principale de puerto à pied et retirons de l’argent pour nos 5 prochains jours (à El Nido, pas d’ATM ou alors les retraits d’argent sont chargés entre 6 à 8%). Puerto est remplie de tricycle, il y en a partout c’est dingue ! Il est vrai sinon que d’après ce que nous nous avons vu, Puerto n’a pas de grands atouts. Nous demandons à l’hôtel les horaires pour partir pour Sabang le lendemain, il y a 4 bus dont notamment à 12h et 14h mais apparemment il y a aussi des jeepneys très fréquentes toute la journée. Dans tous les cas, il faut se rendre à la « Bus station » (trajet 50P/pers en tricycle, 15-20mn du centre) où tous les jeepneys et bus sont rassemblés. Nous prenons donc un bus (200P/pers), nous avons des sièges et le trajet de 3h est plutôt agréable surtout après Savacion où le paysage est très beau.
Sabang Arrivée à Sabang vers midi, nous avons sélectionné les bungalows le dab dab cottage. C’était un peu plus cher (ce qui reste relatif, 800P) mais le service, la chambre et le dîner étaient impeccables. Des compatriotes ont pris des bungalows dans le resort suivant dont je ne me souviens plus du nom (300P), très basiques et un peu rustres et petits mais ok pour les voyageurs voulant revenir aux sources 🙂. Nous partons payé notre taxe (200P/pers il me semble) pour pouvoir accéder à la rivière et on nous annonce que le monkey trail est fermé et qu’il est trop tard pour le jungle trail (des czeck l’ont fait et ont adoré). Nous partons donc à 8 pour la rivière et payons 900P pour un bateau (tarif 700P pour 6). Honnêtement la rivière souterraine n’a pas grand intérêt, car on ne voit pas grand chose et cela reste des chauves souris et des stalactites. Mon copain a pris une photo avec son super flash et c’est vraiment magnifique, l'eau est turquoise mais avec une petite lampe ca ne rend pas pareil... Au bout de 20mn, on nous demande de payer 50P chacun pour continuer 20mn de plus… on a refusé mais le « boat man » était tout de même très gentil tout le long et avons passé un moment agréable. Le lagon est lui aussi très beau et j’étais heureuse de voir des varangs à la sortie pour ma première fois. Dîner au cottage et coucher tôt pour le lendemain, départ de la jeepney 7h pour Salvacion (changement obligatoire pour el Nido). Nous allons sur le toit et c’était une excellente idée, les paysages sont superbes et il fait encore frais. On se retrouve à un moment donné avec 4 bancs énormes et 10 chaises en rotin sur le toit, c’est dingue tout ce qu’on peut mettre sur une jeepney!! On attend notre bus 20mn à Salvacion et départ pour el Nido ! Plus de place en bas, toit obligatoire et tant mieux ! Mon copain a pris un méchant coup de soleil car il n’avait pas mis de crème mais on pouvait s’allonger sur nos sacs et étions confortablement installés. Par contre, on a aussi vu comment les valises sont souvent traitées…
El Nido Arrivée vers 15h, le paysage d'el Nido est superbe et le village est très sympa, c’est vrai que ca vaut le détour. Nous avons un peu de mal à trouver une chambre pas trop chère et sympa sans réservation. Mon chéri veut de l’eau chaude et moi un balcon donnant sur la mer et nous prenons un premier bungalow à Lally and Abet Cottages (1800P). Le personnel n’est pas très agréable et la douche est cassée, on cherche donc un autre hôtel pour finir dans une chambre d'hôte au pura vista (2000P) en face du art café, un peu cher pour les alentours mais nous sommes tombés amoureux de la superbe vue qui donne sur la mer directement et la chambre a tout confort. L’hôtel est tenu par un danois et sa femme qui ont été adorables pendant notre séjour. Le nourriture locale est plutôt bonne, surtout a El Nido corner au bout de la plage mais plus chère qu’ailleurs (650P pour 2 la plupart du temps). Les bungalows qui ne donnent pas sur la mer sont moins chers (environ 700P) mais la plupart des bungalows avoisinent très facilement les 1000P-1500P. Le lendemain, nous trouvons par hasard une superbe plage (normalement déserte d’après des canadiens) à 5km du village à l’ouest. L’eau n’est pas turquoise mais les cocotiers et le sable sont parfaits. Le lendemain, nous partons pour le tour C avec El Nido corner car le mec a l’air fiable et est très sympa, en plus c’est un peu moins cher et il y a le matos inclus dans le tarif. Art Café est pas mal niveau service aussi et leur matos est mieux qu'ailleurs, notamment pour les cayaks qui permettent de voir sous l’eau. Le premier plouf du tour C est très décevant, l’eau est belle mais le snorkelling est terrible… il y a des méduses partout, le plancton pique et il n’y a très très peu de poissons… Tout le monde revient dans le bateau avec des rougeurs plus ou moins importantes… Ensuite, nous faisons les lagons très beau en restant dans le bateau, puis mangeons au milieu de 8 autres bateaux… les poissons pêchés à bord (ça c’est très sympa), puis un tour au secret lagon et un snorkelling sympa vers Simizu. Après on rejoint la horde de bateaux aux 7 commando beach pour boire une très bonne noix de coco (30P). De retour sur la terre ferme, notre avis est mitigé car les plages sont belles mais pas autant qu’on limaginait (surtout avec tous ces bateaux…) et le snorkelling n’avait rien d’exceptionnel par rapport à d’autres sites qu’on avait visité dans d’autres pays. Mon copain souhaite donc partir de El nido et on hésite tout d’abord à rejoindre Coron mais Josebel coule régulièrement et le cargo de poisson qui est décrit comme « voyage masochiste » par le lonely et qui part le mercredi et le vendredi a 2 jours de retard. Pour terminer, la compagnie ITI propose des vols directs El Nido-Manila un peu chers au Art Café (6700P) donc on prend le bus le lendemain pour Puerto.
Transfer Départ 7h30 de El Nido (il faut aussi 15mn pour rejoindre la station de bus à partir du centre, 30P en tricycle pour 2), bus (300P/pers). Arrivée à Puerto vers 14h, on demande les vols à Cebu Pacific (qui ne prend pas la CB) et Philippines Airlines (qui prend la CB et où l’équipe à l’air de bien s’éclater et nous a goinfré de chips locales) et déjeunons dans le petit resto juste à coté très bon, pas cher et en plus climatisé. Pour info, les ATM et les internet café sont uniquement dans le centre de Puerto.
Arrivée à Manila (taxe aéroport: 40P/pers à Puerto), on prend un taxi blanc avec coupon (650P pour 16km, environ 30mn) pour rejoindre la station de bus (Sampaloc) où on prend nos billets pour Banaue (500P/pers, certains passagers ont pris leurs billets dans le bus directement) car mon copain souhaite voir des rizières. Nous choisissons de ne pas passer par Baguio comme le taxi nous l’a proposé car la route aurait été beaucoup plus longue, plus difficile et avec de nombreux changements. Il y a 3 compagnies de bus qui font le trajet direct de Manille à Banaue: KMS, Autobus et Florida. Les bus de Florida sont les seuls à avoir des toilettes, par contre il fait froid, très froid à l’intérieur et il faut donc un pantalon et un pull pour survivre. Au pire, il est possible d’acheter une couverture à un arrêt sur le chemin. Les départs sont à 21h10 et 22h45 (9h de trajet).
Banaue Nous arrivons vers 8h et une navette supplémentaire nous dépose à nos hôtels respectifs. Le banaue view hôtel qui propose des chambres avec terrasse était complet, nous avons donc opté pour les chambres dans la maison d’à coté (apparemment le même hôtel) où il y a incontestablement la plus belle vue sur les rizières de la ville (pas des chambres mais du balcon accessible aux quelques locataires). Nous avons pris une chambre basique à 1000p mais pour 2000P, vous avez la chambre (qui donne sur le balcon avec les rizières), lumineuse d’une taille étonnante remplie de livre en anglais avec baignoire en marbre. Notre hôte Philippine (je n’ai malheureusement jamais réussi à redire son nom trop compliqué) a répondu à toutes les questions que nous nous sommes posées pendant notre séjour et en plus, elle nous a donné gratuitement accès au musée de la ville qui se trouve au rez de chaussée. Pour terminer son anglais était parfait. Un peu crevés, notre seule activité le premier jour est d’aller au Banaue View point et sur le chemin de rencontrer des fabricants d’objets artisanaux. Nous organisons notre voyage aussi pour Batad le lendemain.
Batad Il y a au final 3 moyens pour se rendre à Batad :Les jeepneys partent à 14-15h du centre ville (ça dépend du remplissage) pour Batad et reviennent le lendemain matin, il est donc indispensable de dormir sur place dans une guesthouse (200P/personne), nous ne l’avons pas fait mais le conseillons vivement d'aprés certains retours. Par contre, il faut partir léger ou laisser votre sac à l’hotel car il y a environ 4h de marche aller-retour et ce n’est jamais plat (sauf entre les rizières).Il est aussi possible de réserver une jeepney privée à plusieurs (2000P pour la junction et 2500P pour batad saddle point (ça évite 45 minutes de montée)).De notre coté, nous prenons un tricycle le matin (650P 1h aller – 1h retour) qui nous a attendu à la junction à partir de 15h au cas où on reviendrai plus tôt. Ils sont trop gentils ces philippins… (les tricycles ne peuvent pas accéder à saddle point car la route est vraiment mauvaise mais nous avons trouvé des allemands sur le chemins qui nous ont embarqué). Cette option nous donnait plus de liberté car on ne dépendait de personnes au retour, par contre, il avait un peu plu la veille et ca remuait un peu sur le trajet. Une fois arrivés à Batad, nous sommes interloqués par la beauté des rizières, c’est vraiment magnifique. Le mieux est de passer par le village de Batad à l’aller et de revenir par le haut des rizières (elles sont plus jolies d’en haut bien sûr) car le trajet est un peu moins difficile. Il ne faut aussi pas trop avoir peur du vide car l’espace pour passer à travers les rizières n’est pas toujours très épais. Au retour, nous avons mangé au Rita et c’était parfait. L’ambiance était au rdv aussi.
Les guides ne sont pas indispensables, nous avons posé la plupart de nos questions aux locaux. La route est simple et sans embuche, nous avons rencontré des voyageurs disant regretter avoir pris un guide (entre 800P et 1200P/jour). Le reste de notre séjour s’est écoulé entre le musée, le resto Las Vegas (parfait pour ce qu’on cherchait) et le Banaue hôtel qui prenait la CB quand nous n’avions plus de cash (toujours pas d’ATM dans les parages...). Nous n’avons pas tenté le Moma (petite drogue locale rouge) mais y’en avait partout !
Nous n’avons pas fait le Bangaam village (à 20mn de la junction seulement) mais apparemment ca vaut le détour. Le green view propose des cartes locales et il y a un karaoké, un peu miteux mais qui avait pas l’air trop mal dans les hauteurs de Banaue.
Retour sur Manille par bus de nuit également, il y a plusieurs départs dans la journée mais nous prenons celui de 20h (toujours 500P/pers). Le retour se passe sans encombre et nous prenons un taxi blanc pour l’aéroport (250P, basé sur le compteur et non sur le prix fixe comme à l’aéroport). Le chauffeur est super sympa en plus. Puis retour sur Pékin où j’habite après avoir payé la taxe aéroport obligatoire de 750P/personne.
J’espère que ca vous aura aidé sinon n’hésitez pas à me poser vos questions, j’essaierai d’y répondre. A très bientôt, Jenny
Mon ami (32 ans) et moi (27 ans) revenons des Philippines où nous avons passé 10 jours sublimes. Je souhaite donc partager mon expérience et mes bons plans comme vous l'avez fait pour moi.
Tout d'abord, pour répondre aux inquiétudes récentes, il a fait très beau, quelques goutes à Manille le dernier jour mais rien de méchant, pas de nuage nucléaire non plus... 😉 Les Philippins ont vraiment été adorables et on en a même rencontrés des très gentils à Manille. Seul bémol, les villes souvent pollués par les pots d’échappement.
Manila Arrivés vers minuit, nous prenons un taxi blanc. La course est chère 440P mais il nous a été possible de vérifier le prix sur le tableau géant à la sortie de l'aéroport où tous les tarifs sont recensés. Le chauffeur nous force la main pour un pourboire de 60P, ça a été notre seule mauvaise expérience. A notre arrivée à la guest house "our Melting pot" (au nord de Makati), que je déconseille, nous rencontrons un marocain qui a payé 1200P avec un taxi jaune pour la même course! Un pesos/seconde, c'est sûr, ce n’est pas donné... Donc taxi blanc, au moins pour le premier trajet, ca évite les potentielles déconvenues. Le lendemain, on visite un peu Manille avec notre colocataire, mais on ne sent pas très en sécurité au milieu de toutes ces mitraillettes et bars à prostitués. On déjeune et nous partons pour Puerto Princesa (taxe aéroport: 200P/pers).
Puerto Princesa Arrivée à Puerto, l'aéroport est petit mais comparé à Perpignan, c'est kif-kif. On récupère nos bagages sans problèmes et des guesthouse sont proposées à l'arrivée. De notre coté, nous avons réservé une chambre double au Banwa Pension (750P) que je conseille vivement et partons en tricycle (40P). La guesthouse est un peu à l’écart des autres hôtels mais très sympa, tout en bamboo et avec beaucoup de charme. Nous rejoignons la rue principale de puerto à pied et retirons de l’argent pour nos 5 prochains jours (à El Nido, pas d’ATM ou alors les retraits d’argent sont chargés entre 6 à 8%). Puerto est remplie de tricycle, il y en a partout c’est dingue ! Il est vrai sinon que d’après ce que nous nous avons vu, Puerto n’a pas de grands atouts. Nous demandons à l’hôtel les horaires pour partir pour Sabang le lendemain, il y a 4 bus dont notamment à 12h et 14h mais apparemment il y a aussi des jeepneys très fréquentes toute la journée. Dans tous les cas, il faut se rendre à la « Bus station » (trajet 50P/pers en tricycle, 15-20mn du centre) où tous les jeepneys et bus sont rassemblés. Nous prenons donc un bus (200P/pers), nous avons des sièges et le trajet de 3h est plutôt agréable surtout après Savacion où le paysage est très beau.
Sabang Arrivée à Sabang vers midi, nous avons sélectionné les bungalows le dab dab cottage. C’était un peu plus cher (ce qui reste relatif, 800P) mais le service, la chambre et le dîner étaient impeccables. Des compatriotes ont pris des bungalows dans le resort suivant dont je ne me souviens plus du nom (300P), très basiques et un peu rustres et petits mais ok pour les voyageurs voulant revenir aux sources 🙂. Nous partons payé notre taxe (200P/pers il me semble) pour pouvoir accéder à la rivière et on nous annonce que le monkey trail est fermé et qu’il est trop tard pour le jungle trail (des czeck l’ont fait et ont adoré). Nous partons donc à 8 pour la rivière et payons 900P pour un bateau (tarif 700P pour 6). Honnêtement la rivière souterraine n’a pas grand intérêt, car on ne voit pas grand chose et cela reste des chauves souris et des stalactites. Mon copain a pris une photo avec son super flash et c’est vraiment magnifique, l'eau est turquoise mais avec une petite lampe ca ne rend pas pareil... Au bout de 20mn, on nous demande de payer 50P chacun pour continuer 20mn de plus… on a refusé mais le « boat man » était tout de même très gentil tout le long et avons passé un moment agréable. Le lagon est lui aussi très beau et j’étais heureuse de voir des varangs à la sortie pour ma première fois. Dîner au cottage et coucher tôt pour le lendemain, départ de la jeepney 7h pour Salvacion (changement obligatoire pour el Nido). Nous allons sur le toit et c’était une excellente idée, les paysages sont superbes et il fait encore frais. On se retrouve à un moment donné avec 4 bancs énormes et 10 chaises en rotin sur le toit, c’est dingue tout ce qu’on peut mettre sur une jeepney!! On attend notre bus 20mn à Salvacion et départ pour el Nido ! Plus de place en bas, toit obligatoire et tant mieux ! Mon copain a pris un méchant coup de soleil car il n’avait pas mis de crème mais on pouvait s’allonger sur nos sacs et étions confortablement installés. Par contre, on a aussi vu comment les valises sont souvent traitées…
El Nido Arrivée vers 15h, le paysage d'el Nido est superbe et le village est très sympa, c’est vrai que ca vaut le détour. Nous avons un peu de mal à trouver une chambre pas trop chère et sympa sans réservation. Mon chéri veut de l’eau chaude et moi un balcon donnant sur la mer et nous prenons un premier bungalow à Lally and Abet Cottages (1800P). Le personnel n’est pas très agréable et la douche est cassée, on cherche donc un autre hôtel pour finir dans une chambre d'hôte au pura vista (2000P) en face du art café, un peu cher pour les alentours mais nous sommes tombés amoureux de la superbe vue qui donne sur la mer directement et la chambre a tout confort. L’hôtel est tenu par un danois et sa femme qui ont été adorables pendant notre séjour. Le nourriture locale est plutôt bonne, surtout a El Nido corner au bout de la plage mais plus chère qu’ailleurs (650P pour 2 la plupart du temps). Les bungalows qui ne donnent pas sur la mer sont moins chers (environ 700P) mais la plupart des bungalows avoisinent très facilement les 1000P-1500P. Le lendemain, nous trouvons par hasard une superbe plage (normalement déserte d’après des canadiens) à 5km du village à l’ouest. L’eau n’est pas turquoise mais les cocotiers et le sable sont parfaits. Le lendemain, nous partons pour le tour C avec El Nido corner car le mec a l’air fiable et est très sympa, en plus c’est un peu moins cher et il y a le matos inclus dans le tarif. Art Café est pas mal niveau service aussi et leur matos est mieux qu'ailleurs, notamment pour les cayaks qui permettent de voir sous l’eau. Le premier plouf du tour C est très décevant, l’eau est belle mais le snorkelling est terrible… il y a des méduses partout, le plancton pique et il n’y a très très peu de poissons… Tout le monde revient dans le bateau avec des rougeurs plus ou moins importantes… Ensuite, nous faisons les lagons très beau en restant dans le bateau, puis mangeons au milieu de 8 autres bateaux… les poissons pêchés à bord (ça c’est très sympa), puis un tour au secret lagon et un snorkelling sympa vers Simizu. Après on rejoint la horde de bateaux aux 7 commando beach pour boire une très bonne noix de coco (30P). De retour sur la terre ferme, notre avis est mitigé car les plages sont belles mais pas autant qu’on limaginait (surtout avec tous ces bateaux…) et le snorkelling n’avait rien d’exceptionnel par rapport à d’autres sites qu’on avait visité dans d’autres pays. Mon copain souhaite donc partir de El nido et on hésite tout d’abord à rejoindre Coron mais Josebel coule régulièrement et le cargo de poisson qui est décrit comme « voyage masochiste » par le lonely et qui part le mercredi et le vendredi a 2 jours de retard. Pour terminer, la compagnie ITI propose des vols directs El Nido-Manila un peu chers au Art Café (6700P) donc on prend le bus le lendemain pour Puerto.
Transfer Départ 7h30 de El Nido (il faut aussi 15mn pour rejoindre la station de bus à partir du centre, 30P en tricycle pour 2), bus (300P/pers). Arrivée à Puerto vers 14h, on demande les vols à Cebu Pacific (qui ne prend pas la CB) et Philippines Airlines (qui prend la CB et où l’équipe à l’air de bien s’éclater et nous a goinfré de chips locales) et déjeunons dans le petit resto juste à coté très bon, pas cher et en plus climatisé. Pour info, les ATM et les internet café sont uniquement dans le centre de Puerto.
Arrivée à Manila (taxe aéroport: 40P/pers à Puerto), on prend un taxi blanc avec coupon (650P pour 16km, environ 30mn) pour rejoindre la station de bus (Sampaloc) où on prend nos billets pour Banaue (500P/pers, certains passagers ont pris leurs billets dans le bus directement) car mon copain souhaite voir des rizières. Nous choisissons de ne pas passer par Baguio comme le taxi nous l’a proposé car la route aurait été beaucoup plus longue, plus difficile et avec de nombreux changements. Il y a 3 compagnies de bus qui font le trajet direct de Manille à Banaue: KMS, Autobus et Florida. Les bus de Florida sont les seuls à avoir des toilettes, par contre il fait froid, très froid à l’intérieur et il faut donc un pantalon et un pull pour survivre. Au pire, il est possible d’acheter une couverture à un arrêt sur le chemin. Les départs sont à 21h10 et 22h45 (9h de trajet).
Banaue Nous arrivons vers 8h et une navette supplémentaire nous dépose à nos hôtels respectifs. Le banaue view hôtel qui propose des chambres avec terrasse était complet, nous avons donc opté pour les chambres dans la maison d’à coté (apparemment le même hôtel) où il y a incontestablement la plus belle vue sur les rizières de la ville (pas des chambres mais du balcon accessible aux quelques locataires). Nous avons pris une chambre basique à 1000p mais pour 2000P, vous avez la chambre (qui donne sur le balcon avec les rizières), lumineuse d’une taille étonnante remplie de livre en anglais avec baignoire en marbre. Notre hôte Philippine (je n’ai malheureusement jamais réussi à redire son nom trop compliqué) a répondu à toutes les questions que nous nous sommes posées pendant notre séjour et en plus, elle nous a donné gratuitement accès au musée de la ville qui se trouve au rez de chaussée. Pour terminer son anglais était parfait. Un peu crevés, notre seule activité le premier jour est d’aller au Banaue View point et sur le chemin de rencontrer des fabricants d’objets artisanaux. Nous organisons notre voyage aussi pour Batad le lendemain.
Batad Il y a au final 3 moyens pour se rendre à Batad :Les jeepneys partent à 14-15h du centre ville (ça dépend du remplissage) pour Batad et reviennent le lendemain matin, il est donc indispensable de dormir sur place dans une guesthouse (200P/personne), nous ne l’avons pas fait mais le conseillons vivement d'aprés certains retours. Par contre, il faut partir léger ou laisser votre sac à l’hotel car il y a environ 4h de marche aller-retour et ce n’est jamais plat (sauf entre les rizières).Il est aussi possible de réserver une jeepney privée à plusieurs (2000P pour la junction et 2500P pour batad saddle point (ça évite 45 minutes de montée)).De notre coté, nous prenons un tricycle le matin (650P 1h aller – 1h retour) qui nous a attendu à la junction à partir de 15h au cas où on reviendrai plus tôt. Ils sont trop gentils ces philippins… (les tricycles ne peuvent pas accéder à saddle point car la route est vraiment mauvaise mais nous avons trouvé des allemands sur le chemins qui nous ont embarqué). Cette option nous donnait plus de liberté car on ne dépendait de personnes au retour, par contre, il avait un peu plu la veille et ca remuait un peu sur le trajet. Une fois arrivés à Batad, nous sommes interloqués par la beauté des rizières, c’est vraiment magnifique. Le mieux est de passer par le village de Batad à l’aller et de revenir par le haut des rizières (elles sont plus jolies d’en haut bien sûr) car le trajet est un peu moins difficile. Il ne faut aussi pas trop avoir peur du vide car l’espace pour passer à travers les rizières n’est pas toujours très épais. Au retour, nous avons mangé au Rita et c’était parfait. L’ambiance était au rdv aussi.
Les guides ne sont pas indispensables, nous avons posé la plupart de nos questions aux locaux. La route est simple et sans embuche, nous avons rencontré des voyageurs disant regretter avoir pris un guide (entre 800P et 1200P/jour). Le reste de notre séjour s’est écoulé entre le musée, le resto Las Vegas (parfait pour ce qu’on cherchait) et le Banaue hôtel qui prenait la CB quand nous n’avions plus de cash (toujours pas d’ATM dans les parages...). Nous n’avons pas tenté le Moma (petite drogue locale rouge) mais y’en avait partout !
Nous n’avons pas fait le Bangaam village (à 20mn de la junction seulement) mais apparemment ca vaut le détour. Le green view propose des cartes locales et il y a un karaoké, un peu miteux mais qui avait pas l’air trop mal dans les hauteurs de Banaue.
Retour sur Manille par bus de nuit également, il y a plusieurs départs dans la journée mais nous prenons celui de 20h (toujours 500P/pers). Le retour se passe sans encombre et nous prenons un taxi blanc pour l’aéroport (250P, basé sur le compteur et non sur le prix fixe comme à l’aéroport). Le chauffeur est super sympa en plus. Puis retour sur Pékin où j’habite après avoir payé la taxe aéroport obligatoire de 750P/personne.
J’espère que ca vous aura aidé sinon n’hésitez pas à me poser vos questions, j’essaierai d’y répondre. A très bientôt, Jenny
De retour de Las Vegas et l'hôtel Paris English translation pending
Alors avec tout le monde qui s'est donné la peine de répondre à mes messages j'ai fait un super voyage. Très épuissant mais bon bon "how care?" comme on dit hihi
donc j'ai couché 3 nuits au Paris, hôtel super bien situé, propre, super chaleureux même les machines à sous on un thème "français" avec ex du french cancan! La musique en français des ascenceurs c'est aussi rigolo. Nous avons utiliser le plan buffet 24h pour 39$ ça vaut la peine surtout si vous allez au buffet du Paris très très bon.
Je suis une grande marcheuse et malgré tout j'étais épuisée après 2 jours à marcher et visiter les hôtels. J'ai égallement vu 2 spectacle du cirque du soleil.
Si vous avez des questions go!
donc j'ai couché 3 nuits au Paris, hôtel super bien situé, propre, super chaleureux même les machines à sous on un thème "français" avec ex du french cancan! La musique en français des ascenceurs c'est aussi rigolo. Nous avons utiliser le plan buffet 24h pour 39$ ça vaut la peine surtout si vous allez au buffet du Paris très très bon.
Je suis une grande marcheuse et malgré tout j'étais épuisée après 2 jours à marcher et visiter les hôtels. J'ai égallement vu 2 spectacle du cirque du soleil.
Si vous avez des questions go!
Voyage à La Havane et Varadero en février 2011 English translation pending
Bonjour à vous voyageuses et voyageurs.
J'ai quelques questions. Premièrement, je m'en vais à Varadero du 4 au 11 février 2011. Je pars avec les amis d'Éric Lapointe donc beaucoup d'animation à l'hôtel. Par contre, je ne suis pas nécessairement type plage je veux donc sortir du resort à quelques occasions.
J'ai premièrement très envie d'aller à La Havane. Selon mes dernières lectures, l'option de prendre Viazul à 8h00 de Varadero est très allèchante surtout à cause du prix et de la liberté. 21 CUC par personne c'est plus intéressant. Par contre, j'aimerais quand même visiter la fabrique de cigare et le musée du rhum. Est-ce que quelqu'un peut me donner le nom exact et le site internet s'il y a lieu en plus du coût si j'arrive pas en groupe. Ensuite, est-ce que vous pourriez me faire une liste des incontournables de la Havane. Nous comptons y rester de l'arrivée du premier bus de Varadero jusqu'au départ du dernier bus. Donc selon Viazul de 11h10 à 18h00. Nous voulons revenir le même soir pour profiter des groupes qui viennent avec nous donc n'essayer pas de me convaincre de restez plus d'une journée. Ce sera pour le prochain voyage. Finalement, à quel endroit à Varadero prend-on l'autobus, est-ce qu'il vient nous chercher à l'hôtel ou sinon combien de temps du sirenis la saline.
En plus, est-ce que quelqu'un peut me recommander un petit guide pour la havane pas trop cher avec des cartes de la ville. Un petit dictionnaire espagnol-français aussi.
Pour ce qui est de Varadero, nous pensons faire le tour de jeep et des promenades en ville. La péninsule fait combien de km d'un bout à l'autre ? je sais que le coût de l'autobus est de 5 CUC. Quels sont les autres incontournables de Varadero ? Je sais que c'est plein de touristes et que ce serait mieux de sortir et de voir la vrai vie mais bon là j'ai des 4 à 7 à tous les jours et je ne veux pas trop en manqué... comme je l'ai dit, ce sera pour une autre fois !
Finalement, on m'a parlé d'un voyage autour de l'île en autobus... est-ce que ça existe ? Combien ça coûte et c'est combien de temps ?
Merci beaucoup à l'avance !
ps : je n'ai rien contre les anti-touristes (ou encore ceux qui se définisse comme vrai voyageur) souvent je me considère comme vous !
J'ai quelques questions. Premièrement, je m'en vais à Varadero du 4 au 11 février 2011. Je pars avec les amis d'Éric Lapointe donc beaucoup d'animation à l'hôtel. Par contre, je ne suis pas nécessairement type plage je veux donc sortir du resort à quelques occasions.
J'ai premièrement très envie d'aller à La Havane. Selon mes dernières lectures, l'option de prendre Viazul à 8h00 de Varadero est très allèchante surtout à cause du prix et de la liberté. 21 CUC par personne c'est plus intéressant. Par contre, j'aimerais quand même visiter la fabrique de cigare et le musée du rhum. Est-ce que quelqu'un peut me donner le nom exact et le site internet s'il y a lieu en plus du coût si j'arrive pas en groupe. Ensuite, est-ce que vous pourriez me faire une liste des incontournables de la Havane. Nous comptons y rester de l'arrivée du premier bus de Varadero jusqu'au départ du dernier bus. Donc selon Viazul de 11h10 à 18h00. Nous voulons revenir le même soir pour profiter des groupes qui viennent avec nous donc n'essayer pas de me convaincre de restez plus d'une journée. Ce sera pour le prochain voyage. Finalement, à quel endroit à Varadero prend-on l'autobus, est-ce qu'il vient nous chercher à l'hôtel ou sinon combien de temps du sirenis la saline.
En plus, est-ce que quelqu'un peut me recommander un petit guide pour la havane pas trop cher avec des cartes de la ville. Un petit dictionnaire espagnol-français aussi.
Pour ce qui est de Varadero, nous pensons faire le tour de jeep et des promenades en ville. La péninsule fait combien de km d'un bout à l'autre ? je sais que le coût de l'autobus est de 5 CUC. Quels sont les autres incontournables de Varadero ? Je sais que c'est plein de touristes et que ce serait mieux de sortir et de voir la vrai vie mais bon là j'ai des 4 à 7 à tous les jours et je ne veux pas trop en manqué... comme je l'ai dit, ce sera pour une autre fois !
Finalement, on m'a parlé d'un voyage autour de l'île en autobus... est-ce que ça existe ? Combien ça coûte et c'est combien de temps ?
Merci beaucoup à l'avance !
ps : je n'ai rien contre les anti-touristes (ou encore ceux qui se définisse comme vrai voyageur) souvent je me considère comme vous !
Partir vivre à Séoul English translation pending
Bonjour a tous, je suis tout nouveau sur ce site donc je m'excuse d'avance si je pose une question a lequel certain d'entre vous on déjà du répondre un bon nombre de foi mais voila, je ne voit pas ma vie autrement qu'en partant m'installer définitivement a Séoul, j'ai 18ans et je travail en tant que barman (poste que je compte conserver la bas) j'apprends la coréen depuis quelque mois mais je me considère encore comme débutant, j'aurai voulu savoir si certain d'entre vous c'était lancé comme je songe a le faire; pour me fournir quelque conseil, y-a-t'il possibilité de se loger dans le quartier français pour parfaire la langue en travaillant a coter dans un petit bar frenchie! les ambassade peuvent elle nous aider a nous fournir du travail sur place! merci d'avance de vos réponse!
Bienvenue au Pays du sourire, un bout de route qui date: Laos et Cambodge en février 2002 English translation pending
Bienvenue au pays du sourire !
13/01/2002
Ce voyage commence par une étape à Hanoï, d’où part notre correspondance pour Vientiane le lendemain.
Un charmant petit hôtel (d’état) nous accueille, sur la route principale de l’aéroport. Les seuls souvenirs que j’en conserve c’est que les services d’immigration du Viet Nam conservent les passeports des passagers en transit, que cet endroit est le royaume du klaxon, et que je vis mes premiers et habituels soucis gastriques.
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
Guest houses à Phnom Penh, Siem Reap et Sihanoukville? English translation pending
Salut à tous,
on arrive à Phnom Penh le 6 juillet et on ne sait pas encore quelle guest house choisir, j'ai cru comprendre que le quartier le plus sympa est sur les rives du lac. On a un budget de 12 dollars (max) la nuit pour 2 (un lieu clean avec SDB dans la chambre). Qui peut nous conseiller ?
Idem pour Siem Reap, on m'a conseillé la Lovely Guesthouse qui m'a l'air très bien, mais je ne sais pas si elle est centrale, quelqu'un connait ? Connaissez-vous d'autres adresses sympas et bien situées?
Idem pour sihanoukville, quelle plage est la plus sympa et la plus jolie et quelle guesthouse choisir ?
Merci pour vos réponses😏
on arrive à Phnom Penh le 6 juillet et on ne sait pas encore quelle guest house choisir, j'ai cru comprendre que le quartier le plus sympa est sur les rives du lac. On a un budget de 12 dollars (max) la nuit pour 2 (un lieu clean avec SDB dans la chambre). Qui peut nous conseiller ?
Idem pour Siem Reap, on m'a conseillé la Lovely Guesthouse qui m'a l'air très bien, mais je ne sais pas si elle est centrale, quelqu'un connait ? Connaissez-vous d'autres adresses sympas et bien situées?
Idem pour sihanoukville, quelle plage est la plus sympa et la plus jolie et quelle guesthouse choisir ?
Merci pour vos réponses😏
Nouvelles fraîches du Honduras et du Salvador? English translation pending
salut,
bon, pas de reponses a mon dernier et premier messages...😕 j'aimerais avoir des news fraiches du Honduras et Salvador? j'ai cru comprendre que le Salvador n'etait pas trop conseille...des details svp? Merci!🙂
bon, pas de reponses a mon dernier et premier messages...😕 j'aimerais avoir des news fraiches du Honduras et Salvador? j'ai cru comprendre que le Salvador n'etait pas trop conseille...des details svp? Merci!🙂
Ouragan Emilie English translation pending
Bonjour a tous,
Je part mardi pour Riviera Maya avec mon fils de 11 ans et mon mari et j'ai apris se matin que l'ouragan Emilie va passer par cancun et riviera maya. Es ce que je peux tout de meme voyager mardi? ou est ce que je peux me renseigner pour cette ouragan? aura t-il deja passer?
Merci de vos réponses
Maty
Je part mardi pour Riviera Maya avec mon fils de 11 ans et mon mari et j'ai apris se matin que l'ouragan Emilie va passer par cancun et riviera maya. Es ce que je peux tout de meme voyager mardi? ou est ce que je peux me renseigner pour cette ouragan? aura t-il deja passer?
Merci de vos réponses
Maty
Circuit aux Visayas: horaires bateaux, hébergements et bagages English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 4, 2 adultes et 2 enfants, qui auront 10 et 8 ans lors de notre voyage aux Philippines. Nous arrivons le 14 février 2020 en début d’après-midi et repartons le 27 février en début de soirée. J’ai beaucoup de mal à établir un circuit. C’est pourquoi j’ai besoin de vos avis.
Vendredi après-midi: Arrivée aéroport de Mactan, direction Moalboal Samedi : Moalboal et ses alentours. Dimanche: direction Malatapay visite de Dumaguete Lundi: Apo Island Mardi: Apo Island direction Siquijor Mercredi, jeudi: Siquijor Vendredi: Siquijor direction Tagbilaran - Bohol Samedi, dimanche, lundi: Bohol, Panglao, Balicasag Lundi: direction Mactan pour aller à Malapascua Mardi: Malapascua. Mercredi: Malapascua direction Mactan Jeudi: départ de Mactan.
Je n’ai pas les horaires des bateaux, ni même établie exactement les temps de parcours entre chaque destination. Si vous pouviez également me conseiller.
Concernant les hébergements sur chaque lieu que me conseillez-vous?
Dernière question, pour les bagages, j’ai le droit à 1 bagage en soute de 30 kg. Je comptais prendre une grosse valise. 4 petites en bagage à main plus 2 sac à dos. Je cherche le côté pratique lors des déplacements aussi ne vaut il pas mieux que des sacs?
Je vous remercie par avance pour vos suggestions.
Virginie
Nous sommes 4, 2 adultes et 2 enfants, qui auront 10 et 8 ans lors de notre voyage aux Philippines. Nous arrivons le 14 février 2020 en début d’après-midi et repartons le 27 février en début de soirée. J’ai beaucoup de mal à établir un circuit. C’est pourquoi j’ai besoin de vos avis.
Vendredi après-midi: Arrivée aéroport de Mactan, direction Moalboal Samedi : Moalboal et ses alentours. Dimanche: direction Malatapay visite de Dumaguete Lundi: Apo Island Mardi: Apo Island direction Siquijor Mercredi, jeudi: Siquijor Vendredi: Siquijor direction Tagbilaran - Bohol Samedi, dimanche, lundi: Bohol, Panglao, Balicasag Lundi: direction Mactan pour aller à Malapascua Mardi: Malapascua. Mercredi: Malapascua direction Mactan Jeudi: départ de Mactan.
Je n’ai pas les horaires des bateaux, ni même établie exactement les temps de parcours entre chaque destination. Si vous pouviez également me conseiller.
Concernant les hébergements sur chaque lieu que me conseillez-vous?
Dernière question, pour les bagages, j’ai le droit à 1 bagage en soute de 30 kg. Je comptais prendre une grosse valise. 4 petites en bagage à main plus 2 sac à dos. Je cherche le côté pratique lors des déplacements aussi ne vaut il pas mieux que des sacs?
Je vous remercie par avance pour vos suggestions.
Virginie
Femme à Phuket sans scooter, sans voiture et sans se ruiner English translation pending
bonjour,
je quitte kho phengan le 23 janvier pour aller du coté de phuket ( vol au depart de phuket le 05 fevrier). Je n ai pas de destination définie , la seule chose est que je ne veux pas être en scooter ou en voiture. Donc j aimerais être a coté de la plage à pied, pas dans un coin isolé, entouré de commerces et de resto bon marché quand même, et ne pas me ruiner pour allé sur patong par exemple. Si vous avez un bon plan, 20euros par nuit, hôtel propre avec mes critères ....et le top serais avec une petite piscine..merci
Cyclades: quelles îles pour un couple et enfant de 2 ans? English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons partir pour les cyclades en octobre (10 jours sur place) Nous sommes en couple avec une enfant de 2 ans. Nous recherchons un vol pas cher, j'ai vu que les allers-retours sur Athene étaient moins chers que ceux vers Herakion en crête. Qu'en pensez-vous? J'ai pensé nous limiter à 3 îles : Santorin, Paros et Naxos (j'ai lu qu'elles se relient facilement), pour avoir le temps de nous reposer. Est-ce un bon choix ou avez-vous une autre combinaison d'îles à nous conseiller? Et enfin, le plus du voyage serait de pouvoir faire une sortie en catamaran ou voilier, avez-vous des bons plans pou faire une journée de bateau depuis les îles où nous séjournerons? Meri d'avance pour votre aide et vos réponses! Céline.
Nous souhaitons partir pour les cyclades en octobre (10 jours sur place) Nous sommes en couple avec une enfant de 2 ans. Nous recherchons un vol pas cher, j'ai vu que les allers-retours sur Athene étaient moins chers que ceux vers Herakion en crête. Qu'en pensez-vous? J'ai pensé nous limiter à 3 îles : Santorin, Paros et Naxos (j'ai lu qu'elles se relient facilement), pour avoir le temps de nous reposer. Est-ce un bon choix ou avez-vous une autre combinaison d'îles à nous conseiller? Et enfin, le plus du voyage serait de pouvoir faire une sortie en catamaran ou voilier, avez-vous des bons plans pou faire une journée de bateau depuis les îles où nous séjournerons? Meri d'avance pour votre aide et vos réponses! Céline.
Voyage de trente-deux jours au Vietnam et au Cambodge en janvier English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons mon ami et moi dans 1 semaine pour un voyage d'un mois au Vietnam et Cambodge. J'ai passé beaucoup de temps à lire tous vos articles et vos différents avis et j'aimerais maintenant connaître votre avis et bénéficier de vos bons conseils par rapports à mon voyage.
Voici notre itinéraire :
J1 : Arrivée Hanoi 22h10 J2 : Hanoi J3 : Hanoi J4 : Départ pour Baie d'Halong - Nuit sur une jonque J5 : Baie d'Halong - nuit sur l'Ile de Cat Ba (Connaissez vous une agence qui propose la croisière 2j/1nuit et qui puisse vous laissez à Cat Ba le 2eme jour? On aimerait profiter de Cat Ba et rentrer à Ha long en hydrospeed) J6 : Cat Ba - Fin de journée route pour Ninh Binh J7 : Baie d'Along Terrestre - Nuit Ninh Binh ou Tam Coc J8 : Tam Coc - Nuit à hanoi J9 : Hanoi - Train nuit Lao Cai J10 : Sapa J11 : Sapa J12 : Sapa - Train nuit Hanoi J13 : Hanoi - Vol pour HCMV J14 : HCMV J15 : Delta du Mekong J16 : Delta du Mekong J17 : Delta du Mekong J18 : Delta du Mekong - Passage frontière Cambodge - Nuit à PP J19 : Route pour Siem Reap J20 : Angkor J21 : Angkor J22 : Angkor J23 : Siem Reap J24 : Route pour Kampot J25 : Kampot - Kep J26 27 28 29 30: Plage J31 : PP J32 : PP - Vol France 23h
Ce sont nos seules vacances de l'année c'est pourquoi nous nous accordons 5 jours de détente à la plage en fin de séjour, nous aimerions profiter de Rabbit Island ou Koh Rong notre choix n'est pas encore arreter. Vos suggestions seraient d'ailleurs les bienvenus !
Cependant je suis inquiète par rapport au Tet qui commence le 23 janvier cette année, hors nous prévoyons de commencer notre périple dans le delta du Mekong à cette période. Pensez vous que cela sera possible? Ou aucune agence ne pourra nous proposer d'excursions à ces dates?
Nous avons réservé seulement un hotel à Hanoi pour les 3 premières nuits, nous verrons ensuite sur place au fur et à mesure poru le reste.
merci d'avance pour tous vos conseils et je serais ravie de pouvoir vous faire profiter à mon tour de mes conseils à mon retour !!
Bonnes fêtes à tous
Voici notre itinéraire :
J1 : Arrivée Hanoi 22h10 J2 : Hanoi J3 : Hanoi J4 : Départ pour Baie d'Halong - Nuit sur une jonque J5 : Baie d'Halong - nuit sur l'Ile de Cat Ba (Connaissez vous une agence qui propose la croisière 2j/1nuit et qui puisse vous laissez à Cat Ba le 2eme jour? On aimerait profiter de Cat Ba et rentrer à Ha long en hydrospeed) J6 : Cat Ba - Fin de journée route pour Ninh Binh J7 : Baie d'Along Terrestre - Nuit Ninh Binh ou Tam Coc J8 : Tam Coc - Nuit à hanoi J9 : Hanoi - Train nuit Lao Cai J10 : Sapa J11 : Sapa J12 : Sapa - Train nuit Hanoi J13 : Hanoi - Vol pour HCMV J14 : HCMV J15 : Delta du Mekong J16 : Delta du Mekong J17 : Delta du Mekong J18 : Delta du Mekong - Passage frontière Cambodge - Nuit à PP J19 : Route pour Siem Reap J20 : Angkor J21 : Angkor J22 : Angkor J23 : Siem Reap J24 : Route pour Kampot J25 : Kampot - Kep J26 27 28 29 30: Plage J31 : PP J32 : PP - Vol France 23h
Ce sont nos seules vacances de l'année c'est pourquoi nous nous accordons 5 jours de détente à la plage en fin de séjour, nous aimerions profiter de Rabbit Island ou Koh Rong notre choix n'est pas encore arreter. Vos suggestions seraient d'ailleurs les bienvenus !
Cependant je suis inquiète par rapport au Tet qui commence le 23 janvier cette année, hors nous prévoyons de commencer notre périple dans le delta du Mekong à cette période. Pensez vous que cela sera possible? Ou aucune agence ne pourra nous proposer d'excursions à ces dates?
Nous avons réservé seulement un hotel à Hanoi pour les 3 premières nuits, nous verrons ensuite sur place au fur et à mesure poru le reste.
merci d'avance pour tous vos conseils et je serais ravie de pouvoir vous faire profiter à mon tour de mes conseils à mon retour !!
Bonnes fêtes à tous
Offre de croisières en promotion, MSC Fantasia et MSC Orchestra English translation pending
Depuis plusieurs jours sur Internet il y a une promo sur Croisièrenet
MSC Fantasia 12 jours départ 29 - 11 a 379 euros et
MSC Orchestra 8 jours départ 3 - 11 a 379 euros
Offre valable jusqu'au 20 septembre.
Quelqu'un a-t-il réussi a avoir une de ces croisières au prix là. J'ai reçu un devis avec ces prix là et ils m'ont téléphoné que a ces prix la il n'y en avait pas. Moi je pense que c'est une publicité mensongère pour appâter le client
Quelqu'un a-t-il réussi a avoir une de ces croisières au prix là. J'ai reçu un devis avec ces prix là et ils m'ont téléphoné que a ces prix la il n'y en avait pas. Moi je pense que c'est une publicité mensongère pour appâter le client
Travailler au Club Med [Suite] English translation pending
Le sujet précédent étant fermé à cause du trop grand nombre de message (618 je crois), je lance le nouveau.
Voilà le lien de l'ancien topic: --> http://voyageforum.com/voyage/travailler_au_club_med_D361787/
Voilà le lien de l'ancien topic: --> http://voyageforum.com/voyage/travailler_au_club_med_D361787/
Voyage de dix jours à Vancouver et sa région en été English translation pending
Bonjour,
Je pars cet été avec ma compagne à Vancouver. Nous avons une dizaine de jours à disposition (11.07 - 21.07) et nous avons besoin de vos lumières...
Combien de temps faut-il compter pour visiter la ville? Quels sont vos conseils de visites dans la région? Whistler vaut-il la peine, et si oui, combien de temps? Quelle est la durée du voyage entre Vancouver et Whistler, entre Vancouver et Calgary?
Merci d'avance pour vos réponse!
Je pars cet été avec ma compagne à Vancouver. Nous avons une dizaine de jours à disposition (11.07 - 21.07) et nous avons besoin de vos lumières...
Combien de temps faut-il compter pour visiter la ville? Quels sont vos conseils de visites dans la région? Whistler vaut-il la peine, et si oui, combien de temps? Quelle est la durée du voyage entre Vancouver et Whistler, entre Vancouver et Calgary?
Merci d'avance pour vos réponse!
Hôtel à Kuta (Bali), location de mobylette et snorkelling English translation pending
Arrivée à Bali le 25 août et je suis pommé avec tous les hôtels au sud de Bali...
Je recherche un hôtel 10-20 euros à Kuta ou sa région (au delà de l'hôtel, tous les posts "anti Kuta" me font hésiter à jouer au surfer là bas..) pour repos après petit trip sur Hong Kong.
Côté location d'une mob, comment éviter le racket des flics ? un conseil ?
Je suis dingue de snorkelling. On parle du supers récifes vers Amed, Lovina...? si qlq'un a un endroit top à me conseiller (avec accès direct depuis plage...), j'en rêve...
Merci pour vos conseils !
Côté location d'une mob, comment éviter le racket des flics ? un conseil ?
Je suis dingue de snorkelling. On parle du supers récifes vers Amed, Lovina...? si qlq'un a un endroit top à me conseiller (avec accès direct depuis plage...), j'en rêve...
Merci pour vos conseils !
Voyage en Ethiopie English translation pending
Bonsoir,
Nouvelle sur ce site, je commencerai par une question très simple. Je prévois de partir en Ethiopie faire un trip de 3 semaines mais j'ignore encore tout de ce pays et je ne sais par où commencer. Quels sont les endroits indispensables à voir? Août est il une bonne période pour partir? Au niveau des vaccinations, quels sont les conseils et les choses à savoir impérativement avant de partir? ...Enfin vous avez compris j'imagine. Toute info sera la bienvenue! Je ne veux rien louper de cette nouvelle aventure! Merci d'avance.
Nouvelle sur ce site, je commencerai par une question très simple. Je prévois de partir en Ethiopie faire un trip de 3 semaines mais j'ignore encore tout de ce pays et je ne sais par où commencer. Quels sont les endroits indispensables à voir? Août est il une bonne période pour partir? Au niveau des vaccinations, quels sont les conseils et les choses à savoir impérativement avant de partir? ...Enfin vous avez compris j'imagine. Toute info sera la bienvenue! Je ne veux rien louper de cette nouvelle aventure! Merci d'avance.
Retour d'une traversée à vélo du salar d'Uyuni et du Sud Lipez (octobre 2018) English translation pending
Bonjour à tous,
Ayant pioché de nombreuses infos ici pour préparer mes voyages, je publie un compte rendu détaillé d'un parcours que nous venons d'effectuer à vélo ces dernière semaines (du 23 octobre au 4 novembre 2018). La région du Salar d'Uyuni et du Sud Lipez est connue en Bolivie pour ses paysages merveilleux, et attire de nombreux touristes, via des tours organisés en 4x4. Cette région attire aussi quelques cyclistes ; cela semble d'ailleurs être la seule alternative aux tours et aux 4x4 pour avoir la chance de se rendre dans cette région du monde, bien que de très rares marcheurs courageux aient parcouru cet itinéraire. En ce qui nous concerne, nous ne souhaitions pas parcourir ce coin exceptionnel en 4x4, et encore moins dans un tour organisé, minuté et pressé. Malgré la longueur et la difficultée annoncée, le vélo semblait être l'alternative idéale ! Au delà de ce descriptif, j'ai pour projet de publier dans les mois à venir un carnet de voyage qui sera plus général sur notre voyage, dont j'ajouterai le lien ici.
Quelques précisions sur nous et sur notre itinéraire :
- Niveau sportif : je fais du vélo depuis longtemps, et suis correctement entrainé, sans être un sportif de haut niveau ! Mon seul voyage à vélo date de 2008 : j'avais alors traversé les Alpes de Genève à Nice, seul, à seulement 17 ans. J'en gardais le souvenir d'une belle aventure, et j'ai toujours eu envie de retenter cette expérience. Gauthier, de son côté, n'avait jamais fait de vélo ; mais, étant habitué à courir, son entrainement était similaire au mien (il a tout de même terminé 15min devant moi lors d'un semi marathon en avril dernier à Lyon...). Il n'en reste pas moins que de se lancer dans un tel parcours à vélo constituait un beau défi. Il fait probablement parti de ceux qui avaient fait le moins de vélo de toute leur vie avant de se lancer sur cette route ! Cela est aussi la preuve que le voyage à vélo est accessible y compris à ceux qui ne sont pas cyclistes pratiquants - à condition bien sur d'être à peu près en forme... !
- Préparation de l'itinéraire : nous nous sommes penchés sur notre itinéraire et sur les étapes tardivement, après avoir acheté notre équipement au Brésil, au moment où nous sommes entrés en Bolivie. Nous avons alors repéré le Salar d'Uyuni et le Sud Lipez, qui semblent être des itinéraires incontournables pour beaucoup de cyclo voyageurs qui passent dans la Région ; mais ils sont aussi considérés comme des parcours particulièrement difficiles, principalement en raison de l'état des pistes, de l'altitude et de l'isolement. Comme beaucoup, nous avons hésité à prendre cette route, et nous nous sommes décidés définitivement seulement quelques jours avant le départ. Même si je ne comprends pas toujours tout ce que je lis, j'aime lire la presse lors de mes voyages ; et, quelques jours avant de nous lancer dans cette aventure, j'avais lu un article sur l'aménagement à venir de la route entre le salar et la laguna colorada. Dans les prochaines années, cette route devrait être goudronnée, pour développer le tourisme. C'était donc maintenant ou jamais... Avant ce parcours, nous avons parcouru environ 300km à vélo entre Santa Cruz et Potosi (principalement entre Santa Cruz et Samaipata, puis entre Sucre et Potosi, la pluie et l'état de la route ne nous ayant pas permis de réaliser la portion Samaipata - Sucre à vélo). Santa Cruz étant située à 400m d'altitude et Potosi à 4100m, cette partie nous a permis de nous entrainer à grimper. Symboliquement, nous aurons gravi les andes à vélo depuis lebas ! Nous avons passé une journée à défricher le "sujet sud lipez" 2 jours avant de démarrer le parcours depuis Uyuni : nous avons éplucher les sujets sur voyage forum, avons lu différents blogs, et nous sommes servis du document qui fait référence à ce sujet : http://www.tour.tk/pdf/cycling-southwest-bolivia.pdf
- Equipement : nous avons acheté l'ensemble de notre équipement à Sao Paulo (magasin "The Bike Culture" pour les vélos, et décathlon pour le reste). Nous avons choisi des vélos "hybrides", type VTC. Nous sommes satisfaits de ce choix, mais nous aurions du changé les roues et pneus pour qu'ils soient plus adaptés aux terrains que nous avons traversés (au moment de l'achat, nous ne savions pas que nous allions passer par cette région). Sur mon vélo, j'ai cassé 3 rayons sur la route arrière, qui a fini le parcours en étant sérieusement voilée (irréparable). En revanche, nous n'avons pas regrettés les suspensions à l'avant : elles nous ont bien aidé sur cette piste, notamment sur les morceaux en "tôle ondulée". Globalement, pour cet itinéraire, étant donné l'état des pistes, on gagnerait grandement en confort avec un équipement purement tout terrain. En ce qui concerne le reste de notre équipement, nous avions 2 portes bagages chacun : un basique à l'arrière, type topeak, et un thule à l'avant, fixé sur la fourche. Grand écart entre la finition de ces produits : le porte bagage le moins cher que nous avons acheté nous a coûté moins de dix euros montage inclus en Bolivie, le plus coûteux 10 fois plus cher (thule tour rack, mais on paye l'innovation de la fixation !). Nous avions 6 sacoches achetées chez decath (comme l'essentiel de notre équipement), dont 2 premiers prix qui ont bien tenu le choc sur les 800km : 4 sacoches pour moi et 2 pour Gauthier ! Nous avions fixé la tente (MRS hubba hubba, très légère, que nous utilisons pour la rando) sur l'un des deux porte bagage avant, et un petit sac sur l'autre (en plus de deux sacoches). Cet équipement n'est pas haut de gamme et pourtant nous n'avons eu aucune mauvaise surprise ; une seule creuvaison sur la totalité du parcours (aucune sur la portion entre Uyuni et SPDA), et aucun soucis mécanique. Après nettoyage et révision à l'arrivée, les vélos sont ressortis presque neufs de l'aventure en dehors de quelques rayures. Cela prouve que, pour un voyage assez court, un équipement peu coûteux (au regard des rolls royce que possèdent certains !) est suffisant, et ouvre à presque toutes les bourses l'accès au voyage à vélo.
- Outils utilisés : * GPS garmin extrex 20 avec carte OSM : nous l'avons utilisé au quotidien pour planifier nos étapes, afficher les profils altimètriques, etc. Un GPS est indispensable pour ce parcours ; les smartphones peuvent éventuellement faire l'affaire, mais le GPS à pile me semble quand même plus fiable (précision et autonomie). * iOverlander : une application bien connue de ceux qui voyagent en campingcar/van, car les membres recensent les lieux de camping et de bivouac. Sur ce parcours, l'application permet de localiser les lieux où il sera possible de planter sa tente à l'abri du vent. Trés précieux ! * mapsme et windymaps : nous avons installé ces app sur la tablette, elles ont des cartes très précises que l'on peut utiliser en étant hors ligne (après téléchargement des dites cartes). Les 2 sont basées sur OSM. Le poids des cartes à télécharger est beaucoup plus light sur mapsme, mais les windymaps ont pour avantage un affichage très qualitatif du relief, avec des courbes de relief bien détaillées. * le document cité plus haut (http://www.tour.tk/pdf/cycling-southwest-bolivia.pdf) ainsi que nos différentes notes nous ont également bien servis au quotidien.
- Logistique et ravitaillement : c'est un point sur lequel nous avions été alerté grâce aux différents retours cumulés. En ce qui concerne l'eau, les points mentionnés sur le document pdf sont justes ; ces points sont réguliers. Nous avions jusqu'à 16L d'eau sur nos vélos (8L chacun), mais nous avons atteint ce maximum uniquement sur 4 étapes (Uyuni, San Juan, Laguna Hedionda, hotel desertio). Je confirme ce qu'on peut lire ailleurs ; on a jamais dépassé 2jours sans eau, et j'estime même notre durée maximum sans voir de point d'eau à 30h (du matin du jour 7 à la laguna Hedionda - ecolodge los flamencos - au début d'après midi du jour 8 - passage à l'hôtel desertio). En revanche, il est plus dur de trouver à manger. Nous nous sommes ravitaillés à notre départ à Uyuni, puis principalement à San Juan : à notre départ à San Juan nous avions une dizaine de repas dans nos sacoches, pour environ 7kg (soupes, pâtes, sauces, boites de thon, avoine, biscuits, café, etc.). Il est possible de manger dans la plupart des hébergements, mais ce n'est pas toujours garanti : les "tours" ont la priorité, car ces hébergements sont conçus pour eux. On vous dira parfois qu'il n'y a rien à manger alors que les cuisinières sont affairées... ou bien on vous demandera d'attendre la fin du repas des tours organisés pour vous offrir les restes ! D'autres fois on vous mêlera aux groupes et vosu aurez le droit pour pas très cher au rituel "sopa de verdura, pasta con salsa". On trouve des épiceries à Huallajara, le petit village après la laguna colorada ; la laguna colorada constitue le seul endroit où se ravitailler après San Juan (mais à ce stade il ne reste que 2 à 3 jours de route).
En synthèse, cette traversée d'Uyuni à San Pedro de Atacama (SPDA), aura représenté pour nous : - 530km, dont 470km environ sur des pistes d'état variable : de très bon (du côté du salar) à très, très mauvais (sur la partie centrale du sud lipez : cailloux et sable empêchent d'avancer et obligent régulièrement à pousser le vélo). - 13 jours, 52 heures de vélo (hors pauses), soit 4h par jour en moyenne. Nos étapes vont de 1h30 à 6h, ce qui représente en réalité, avec les pauses, des journées totales allant de 2h à 9h. - 10,17km/h en moyenne, mais avec de grosses différences selon les jours : de 5,5 km/h sur l'étape la plus difficile/pénible (nous avons beaucoup marché-poussé à cause du sable) à 19,1km/h le dernier jour grâce à la longue descente vers SPDA (2150m de D-). - 5 nuits de bivouac en pleine nature (entre 3700 et 4700m d'altitude) et 7 nuits dans les hébergements que nous avons croisés. Ces petits hostels, en général utilisés par les tours organisés restent très spartiates : il n'y a parfois pas d'eau courante (donc pas de douches), et l'électricité n'y est assurée que par groupe électrogène, en général 2 ou 3 heures le soir. - un isolement partiel : nous n'avons eu qu'une seule connexion wifi en 13jours (à la laguna Colorada) et le réseau mobile est très limité (nous n'avions pas de sim bolivienne). Il y a du réseau à Colcha K et San Juan, mais au delà c'est inexistant ou presque. En revanche, nous n'étions pas les seuls dans ces déserts, parcourus par de nombreux tours organisés. Nous avons croisés plusieurs 4x4 par jour (de quelques uns à plusieurs dizaines selon les zones et les jours). D'un côté cela atténue voire dégrade l'expérience du désert que certains peuvent rechercher ; d'un autre côté, cela constitue une forme de sécurité en cas de gros pépin. Les tours se sont plusieurs fois arrêtés pour discuter avec nous. A deux reprises nous avons pu avoir de l'eau et un peu de nourriture, mais cela aurait probablement été possible à chaque passage de 4x4 si nous avions demandé. - une météo excellente (quasiment aucun nuage en 13jours!) et des températures pas si froides que ça au regard de l'altitude (après San Juan de Rosario, on est toujours au dessus de 4200m d'altitude, et jusqu'à 4900m). En cette saison (octobre), entre 20 et 30 degrès la journée ; minimum autour de -5/-8 la nuit (mesuré vers 5h30 sur un lieu de bivouac à 4700m). - beaucoup de vent : c'est LA difficulté principale de ce parcours. Le vent se lève progressivement et atteint sa "vitesse de croisière" généralement en milieu de journée, cela dépend des zones (entre 11h et 14h). Il peut devenir très froid au dessus de 4700m ; enfin, à toute altitude, il peut génèrer des bourasque de sable qui sont très désagréables. Quoiqu'il arrive, après 15h, votre préoccupation principale, si vous campez, sera de trouver un lieu abrité pour planter la tente (l'utilisation d'iOverlander peut grandement vous simplifier la tâche !).
J'ai pris quelques notes, étapes par étapes, sur notre parcours, que je vais publier à la suite de ce message dans les prochains jours. Nous avons également réalisé de courtes vidéos (le son et le cadrage ne sont pas toujours au rendez vous...), consultables sur le google drive suivant : https://drive.google.com/folderview?id=19Oweg_9kWT4PO6mscsv8VVpawWq-Mo3k Je mettrai des photos étape par étape dans les messages.
Si vous avez des questions ou bien si vous hésitez à aller poser vos roues dans ce coin du monde, n'hésitez pas à me contacter :)
Olivier
Ayant pioché de nombreuses infos ici pour préparer mes voyages, je publie un compte rendu détaillé d'un parcours que nous venons d'effectuer à vélo ces dernière semaines (du 23 octobre au 4 novembre 2018). La région du Salar d'Uyuni et du Sud Lipez est connue en Bolivie pour ses paysages merveilleux, et attire de nombreux touristes, via des tours organisés en 4x4. Cette région attire aussi quelques cyclistes ; cela semble d'ailleurs être la seule alternative aux tours et aux 4x4 pour avoir la chance de se rendre dans cette région du monde, bien que de très rares marcheurs courageux aient parcouru cet itinéraire. En ce qui nous concerne, nous ne souhaitions pas parcourir ce coin exceptionnel en 4x4, et encore moins dans un tour organisé, minuté et pressé. Malgré la longueur et la difficultée annoncée, le vélo semblait être l'alternative idéale ! Au delà de ce descriptif, j'ai pour projet de publier dans les mois à venir un carnet de voyage qui sera plus général sur notre voyage, dont j'ajouterai le lien ici.
Quelques précisions sur nous et sur notre itinéraire :
- Niveau sportif : je fais du vélo depuis longtemps, et suis correctement entrainé, sans être un sportif de haut niveau ! Mon seul voyage à vélo date de 2008 : j'avais alors traversé les Alpes de Genève à Nice, seul, à seulement 17 ans. J'en gardais le souvenir d'une belle aventure, et j'ai toujours eu envie de retenter cette expérience. Gauthier, de son côté, n'avait jamais fait de vélo ; mais, étant habitué à courir, son entrainement était similaire au mien (il a tout de même terminé 15min devant moi lors d'un semi marathon en avril dernier à Lyon...). Il n'en reste pas moins que de se lancer dans un tel parcours à vélo constituait un beau défi. Il fait probablement parti de ceux qui avaient fait le moins de vélo de toute leur vie avant de se lancer sur cette route ! Cela est aussi la preuve que le voyage à vélo est accessible y compris à ceux qui ne sont pas cyclistes pratiquants - à condition bien sur d'être à peu près en forme... !
- Préparation de l'itinéraire : nous nous sommes penchés sur notre itinéraire et sur les étapes tardivement, après avoir acheté notre équipement au Brésil, au moment où nous sommes entrés en Bolivie. Nous avons alors repéré le Salar d'Uyuni et le Sud Lipez, qui semblent être des itinéraires incontournables pour beaucoup de cyclo voyageurs qui passent dans la Région ; mais ils sont aussi considérés comme des parcours particulièrement difficiles, principalement en raison de l'état des pistes, de l'altitude et de l'isolement. Comme beaucoup, nous avons hésité à prendre cette route, et nous nous sommes décidés définitivement seulement quelques jours avant le départ. Même si je ne comprends pas toujours tout ce que je lis, j'aime lire la presse lors de mes voyages ; et, quelques jours avant de nous lancer dans cette aventure, j'avais lu un article sur l'aménagement à venir de la route entre le salar et la laguna colorada. Dans les prochaines années, cette route devrait être goudronnée, pour développer le tourisme. C'était donc maintenant ou jamais... Avant ce parcours, nous avons parcouru environ 300km à vélo entre Santa Cruz et Potosi (principalement entre Santa Cruz et Samaipata, puis entre Sucre et Potosi, la pluie et l'état de la route ne nous ayant pas permis de réaliser la portion Samaipata - Sucre à vélo). Santa Cruz étant située à 400m d'altitude et Potosi à 4100m, cette partie nous a permis de nous entrainer à grimper. Symboliquement, nous aurons gravi les andes à vélo depuis lebas ! Nous avons passé une journée à défricher le "sujet sud lipez" 2 jours avant de démarrer le parcours depuis Uyuni : nous avons éplucher les sujets sur voyage forum, avons lu différents blogs, et nous sommes servis du document qui fait référence à ce sujet : http://www.tour.tk/pdf/cycling-southwest-bolivia.pdf
- Equipement : nous avons acheté l'ensemble de notre équipement à Sao Paulo (magasin "The Bike Culture" pour les vélos, et décathlon pour le reste). Nous avons choisi des vélos "hybrides", type VTC. Nous sommes satisfaits de ce choix, mais nous aurions du changé les roues et pneus pour qu'ils soient plus adaptés aux terrains que nous avons traversés (au moment de l'achat, nous ne savions pas que nous allions passer par cette région). Sur mon vélo, j'ai cassé 3 rayons sur la route arrière, qui a fini le parcours en étant sérieusement voilée (irréparable). En revanche, nous n'avons pas regrettés les suspensions à l'avant : elles nous ont bien aidé sur cette piste, notamment sur les morceaux en "tôle ondulée". Globalement, pour cet itinéraire, étant donné l'état des pistes, on gagnerait grandement en confort avec un équipement purement tout terrain. En ce qui concerne le reste de notre équipement, nous avions 2 portes bagages chacun : un basique à l'arrière, type topeak, et un thule à l'avant, fixé sur la fourche. Grand écart entre la finition de ces produits : le porte bagage le moins cher que nous avons acheté nous a coûté moins de dix euros montage inclus en Bolivie, le plus coûteux 10 fois plus cher (thule tour rack, mais on paye l'innovation de la fixation !). Nous avions 6 sacoches achetées chez decath (comme l'essentiel de notre équipement), dont 2 premiers prix qui ont bien tenu le choc sur les 800km : 4 sacoches pour moi et 2 pour Gauthier ! Nous avions fixé la tente (MRS hubba hubba, très légère, que nous utilisons pour la rando) sur l'un des deux porte bagage avant, et un petit sac sur l'autre (en plus de deux sacoches). Cet équipement n'est pas haut de gamme et pourtant nous n'avons eu aucune mauvaise surprise ; une seule creuvaison sur la totalité du parcours (aucune sur la portion entre Uyuni et SPDA), et aucun soucis mécanique. Après nettoyage et révision à l'arrivée, les vélos sont ressortis presque neufs de l'aventure en dehors de quelques rayures. Cela prouve que, pour un voyage assez court, un équipement peu coûteux (au regard des rolls royce que possèdent certains !) est suffisant, et ouvre à presque toutes les bourses l'accès au voyage à vélo.
- Outils utilisés : * GPS garmin extrex 20 avec carte OSM : nous l'avons utilisé au quotidien pour planifier nos étapes, afficher les profils altimètriques, etc. Un GPS est indispensable pour ce parcours ; les smartphones peuvent éventuellement faire l'affaire, mais le GPS à pile me semble quand même plus fiable (précision et autonomie). * iOverlander : une application bien connue de ceux qui voyagent en campingcar/van, car les membres recensent les lieux de camping et de bivouac. Sur ce parcours, l'application permet de localiser les lieux où il sera possible de planter sa tente à l'abri du vent. Trés précieux ! * mapsme et windymaps : nous avons installé ces app sur la tablette, elles ont des cartes très précises que l'on peut utiliser en étant hors ligne (après téléchargement des dites cartes). Les 2 sont basées sur OSM. Le poids des cartes à télécharger est beaucoup plus light sur mapsme, mais les windymaps ont pour avantage un affichage très qualitatif du relief, avec des courbes de relief bien détaillées. * le document cité plus haut (http://www.tour.tk/pdf/cycling-southwest-bolivia.pdf) ainsi que nos différentes notes nous ont également bien servis au quotidien.
- Logistique et ravitaillement : c'est un point sur lequel nous avions été alerté grâce aux différents retours cumulés. En ce qui concerne l'eau, les points mentionnés sur le document pdf sont justes ; ces points sont réguliers. Nous avions jusqu'à 16L d'eau sur nos vélos (8L chacun), mais nous avons atteint ce maximum uniquement sur 4 étapes (Uyuni, San Juan, Laguna Hedionda, hotel desertio). Je confirme ce qu'on peut lire ailleurs ; on a jamais dépassé 2jours sans eau, et j'estime même notre durée maximum sans voir de point d'eau à 30h (du matin du jour 7 à la laguna Hedionda - ecolodge los flamencos - au début d'après midi du jour 8 - passage à l'hôtel desertio). En revanche, il est plus dur de trouver à manger. Nous nous sommes ravitaillés à notre départ à Uyuni, puis principalement à San Juan : à notre départ à San Juan nous avions une dizaine de repas dans nos sacoches, pour environ 7kg (soupes, pâtes, sauces, boites de thon, avoine, biscuits, café, etc.). Il est possible de manger dans la plupart des hébergements, mais ce n'est pas toujours garanti : les "tours" ont la priorité, car ces hébergements sont conçus pour eux. On vous dira parfois qu'il n'y a rien à manger alors que les cuisinières sont affairées... ou bien on vous demandera d'attendre la fin du repas des tours organisés pour vous offrir les restes ! D'autres fois on vous mêlera aux groupes et vosu aurez le droit pour pas très cher au rituel "sopa de verdura, pasta con salsa". On trouve des épiceries à Huallajara, le petit village après la laguna colorada ; la laguna colorada constitue le seul endroit où se ravitailler après San Juan (mais à ce stade il ne reste que 2 à 3 jours de route).
En synthèse, cette traversée d'Uyuni à San Pedro de Atacama (SPDA), aura représenté pour nous : - 530km, dont 470km environ sur des pistes d'état variable : de très bon (du côté du salar) à très, très mauvais (sur la partie centrale du sud lipez : cailloux et sable empêchent d'avancer et obligent régulièrement à pousser le vélo). - 13 jours, 52 heures de vélo (hors pauses), soit 4h par jour en moyenne. Nos étapes vont de 1h30 à 6h, ce qui représente en réalité, avec les pauses, des journées totales allant de 2h à 9h. - 10,17km/h en moyenne, mais avec de grosses différences selon les jours : de 5,5 km/h sur l'étape la plus difficile/pénible (nous avons beaucoup marché-poussé à cause du sable) à 19,1km/h le dernier jour grâce à la longue descente vers SPDA (2150m de D-). - 5 nuits de bivouac en pleine nature (entre 3700 et 4700m d'altitude) et 7 nuits dans les hébergements que nous avons croisés. Ces petits hostels, en général utilisés par les tours organisés restent très spartiates : il n'y a parfois pas d'eau courante (donc pas de douches), et l'électricité n'y est assurée que par groupe électrogène, en général 2 ou 3 heures le soir. - un isolement partiel : nous n'avons eu qu'une seule connexion wifi en 13jours (à la laguna Colorada) et le réseau mobile est très limité (nous n'avions pas de sim bolivienne). Il y a du réseau à Colcha K et San Juan, mais au delà c'est inexistant ou presque. En revanche, nous n'étions pas les seuls dans ces déserts, parcourus par de nombreux tours organisés. Nous avons croisés plusieurs 4x4 par jour (de quelques uns à plusieurs dizaines selon les zones et les jours). D'un côté cela atténue voire dégrade l'expérience du désert que certains peuvent rechercher ; d'un autre côté, cela constitue une forme de sécurité en cas de gros pépin. Les tours se sont plusieurs fois arrêtés pour discuter avec nous. A deux reprises nous avons pu avoir de l'eau et un peu de nourriture, mais cela aurait probablement été possible à chaque passage de 4x4 si nous avions demandé. - une météo excellente (quasiment aucun nuage en 13jours!) et des températures pas si froides que ça au regard de l'altitude (après San Juan de Rosario, on est toujours au dessus de 4200m d'altitude, et jusqu'à 4900m). En cette saison (octobre), entre 20 et 30 degrès la journée ; minimum autour de -5/-8 la nuit (mesuré vers 5h30 sur un lieu de bivouac à 4700m). - beaucoup de vent : c'est LA difficulté principale de ce parcours. Le vent se lève progressivement et atteint sa "vitesse de croisière" généralement en milieu de journée, cela dépend des zones (entre 11h et 14h). Il peut devenir très froid au dessus de 4700m ; enfin, à toute altitude, il peut génèrer des bourasque de sable qui sont très désagréables. Quoiqu'il arrive, après 15h, votre préoccupation principale, si vous campez, sera de trouver un lieu abrité pour planter la tente (l'utilisation d'iOverlander peut grandement vous simplifier la tâche !).
J'ai pris quelques notes, étapes par étapes, sur notre parcours, que je vais publier à la suite de ce message dans les prochains jours. Nous avons également réalisé de courtes vidéos (le son et le cadrage ne sont pas toujours au rendez vous...), consultables sur le google drive suivant : https://drive.google.com/folderview?id=19Oweg_9kWT4PO6mscsv8VVpawWq-Mo3k Je mettrai des photos étape par étape dans les messages.
Si vous avez des questions ou bien si vous hésitez à aller poser vos roues dans ce coin du monde, n'hésitez pas à me contacter :)
Olivier
Saga islandaise, voyage au pays des glaciers, des cascades et des trolls English translation pending

Mars 2015, c'est décidé pour nos congés d'été nous irons en Islande.
L'Islande, en été 😮 ? nous disent certains, dubitatifs.
C'est vrai çà, pourquoi vouloir aller en vacances dans un pays où la météo est peu engageante et souvent capricieuse ? Ou un volcan au nom imprononçable peut paralyser l'espace aérien pendant plusieurs jours ?
Nous répondons aux sceptiques que la météo ne fait pas tout (enfin çà c'est ce que nous pensions avant de partir 😕), que pour les amoureux de grands espaces et les photographes amateurs que nous sommes, l'Islande fait rêver, permettant d'apprécier des paysages grandioses coincés entre glaciers, volcans et parsemés de cascades. Et puis, en Islande il y a des elfes et des trolls, et avec un peu de chances des aurores boréales … bref, que des bonnes raisons pour y aller 😉 😛
Il faut maintenant définir l'itinéraire. Après la lecture de nombreux carnets de voyage et guides, plusieurs lieux nous apparaissent incontournables : Kerlingarfjoll, Myvatn, Landmannalaugar, Skaftafell, sortir de la route 1 et faire de la piste ...
Nous nous arrêtons donc sur l'itinéraire suivant :

Les billets d'avion sont réservés auprès de Icelandair, la voiture est louée auprès de Blue Car Rental. Pour nous accompagner dans cette saga islandaise, nous avons opté pour un 4x4 (indispensable puisque nous emprunterons quelques pistes) Toyota Land Cruiser, les hébergements sont réservés sur Booking.
Pour les hébergements, nous avons fait le choix de guesthouses, farmhouses, cottages en self-catering ou hôtels. Compte tenu des températures, nous n'étions pas tentés par le camping.
Tout est bouclé, il n'y a plus qu'à attendre le 31 août.
Circuit Afrique du Sud 15 jours fin octobre English translation pending
Bonsoir,
Après des jours de lecture sur le forum, je me lance dans la création d'un post car j'ai du mal à organiser notre séjour idéal dans ce magnifique pays :-)
on a plus l'habitude de voyager aux Etats Unis et Canada (fait 4 fois et 3 fois) mais la j'ai du mal à optimiser au mieux
alors tout d'abors on pars entre frères et soeurs, on sera 3. à ce stade les vols ont été réservés, ça donne départ le 26/10/2016 de lyon pour Johannesburg, via Londres avec British Airways arrivée le 27/10 à 7h05 et retour le 09/11 Le Cap Lyon, via Londres toujours, départ 20h20 arrivée le lendemain dans la matinée à Lyon.
en terme de circuit, nous hésitons entre 2 options, la 1ère arrivée Joburg le 26/10, visite de Soweto en vélo surement et Musée de l'Apartheid, nuit à Joburg ou Dullstroom si c'est faisable en terme de distance et de fatigue? le lendemain selon l'endroit ou on aura dormi, on continuerait vers le Blyde River Canyon vers Graskop pour voir les classiques God's Window, Bourke Luck Potholes et Three Rondavels, sachant que les cascades (MacMacfalls, Berlin etc..) ont l'air classique non? on dormitait 1 ou 2 nuits dans le coin..Gaskop, ou ailleurs?
ensuite on partirait vers le Kruger bien sûr pour 3 nuits je pense mais c'est la déja que je bloque sur comment organiser le circuit dans le parc, où dormir? est ce que les self drive suffisent? ou faut il en faire tôt le matin ou le soir? quel ordre de prix faut il compter?
ensuite on continuerait direction le Swaziland pour 1 nuit, histoire de couper la route mais je sais pas trop quoi y faire et ou s'y arrêter. au niveau formalités j'ai cru comprendre qu'il fallait payer un droit d'entrée, est ce vrai et si oui c'est combien?
ensuite on filerai vers Durban où nous prendrions un vol pour Port Elizabeth pour faire principalement le Parc des Elephants Addo, est ce qu'il vaut le détour? ensuite direction Knysna pour 1 nuit ensuite 1 nuit dans la zone de Gansbaai ou Hermanus pour l'observation des baleines et peut être plonger avec les requins à cette époque la est ce qu'on aura des chances de voir des baleines? et les requins c'est impressionnant ou pas?
on continuerait notre périple vers Stellenbosch pour les vins puis 3 nuits au Cap avec les classiques Table Mountain, Cap de Bonne Espérance, Boulders Beach, l'ile ou Mandela a été emprisonné (j'ai oublié le nom) ou dormir dans l'idéal?
la 2ème option consisterait à faire une boucle Joburg Blyde Canyon Kruger Joburg puis vol vers Port Elizabeth et la suite serait la même dans quel sens faire les choses si on choisit cette option et aussi pour le Kruger afin de pas passer dans la mesure du possible par le même parcours
voila voila pour la foule de quetions je vous remercie par avance pour l'aide que vous pourrez m'apporter l'objectif étant de réserver vite pour le Kruger avant qu'on est plus de dispo
@ suivre désolé pour ce très long post
Après des jours de lecture sur le forum, je me lance dans la création d'un post car j'ai du mal à organiser notre séjour idéal dans ce magnifique pays :-)
on a plus l'habitude de voyager aux Etats Unis et Canada (fait 4 fois et 3 fois) mais la j'ai du mal à optimiser au mieux
alors tout d'abors on pars entre frères et soeurs, on sera 3. à ce stade les vols ont été réservés, ça donne départ le 26/10/2016 de lyon pour Johannesburg, via Londres avec British Airways arrivée le 27/10 à 7h05 et retour le 09/11 Le Cap Lyon, via Londres toujours, départ 20h20 arrivée le lendemain dans la matinée à Lyon.
en terme de circuit, nous hésitons entre 2 options, la 1ère arrivée Joburg le 26/10, visite de Soweto en vélo surement et Musée de l'Apartheid, nuit à Joburg ou Dullstroom si c'est faisable en terme de distance et de fatigue? le lendemain selon l'endroit ou on aura dormi, on continuerait vers le Blyde River Canyon vers Graskop pour voir les classiques God's Window, Bourke Luck Potholes et Three Rondavels, sachant que les cascades (MacMacfalls, Berlin etc..) ont l'air classique non? on dormitait 1 ou 2 nuits dans le coin..Gaskop, ou ailleurs?
ensuite on partirait vers le Kruger bien sûr pour 3 nuits je pense mais c'est la déja que je bloque sur comment organiser le circuit dans le parc, où dormir? est ce que les self drive suffisent? ou faut il en faire tôt le matin ou le soir? quel ordre de prix faut il compter?
ensuite on continuerait direction le Swaziland pour 1 nuit, histoire de couper la route mais je sais pas trop quoi y faire et ou s'y arrêter. au niveau formalités j'ai cru comprendre qu'il fallait payer un droit d'entrée, est ce vrai et si oui c'est combien?
ensuite on filerai vers Durban où nous prendrions un vol pour Port Elizabeth pour faire principalement le Parc des Elephants Addo, est ce qu'il vaut le détour? ensuite direction Knysna pour 1 nuit ensuite 1 nuit dans la zone de Gansbaai ou Hermanus pour l'observation des baleines et peut être plonger avec les requins à cette époque la est ce qu'on aura des chances de voir des baleines? et les requins c'est impressionnant ou pas?
on continuerait notre périple vers Stellenbosch pour les vins puis 3 nuits au Cap avec les classiques Table Mountain, Cap de Bonne Espérance, Boulders Beach, l'ile ou Mandela a été emprisonné (j'ai oublié le nom) ou dormir dans l'idéal?
la 2ème option consisterait à faire une boucle Joburg Blyde Canyon Kruger Joburg puis vol vers Port Elizabeth et la suite serait la même dans quel sens faire les choses si on choisit cette option et aussi pour le Kruger afin de pas passer dans la mesure du possible par le même parcours
voila voila pour la foule de quetions je vous remercie par avance pour l'aide que vous pourrez m'apporter l'objectif étant de réserver vite pour le Kruger avant qu'on est plus de dispo
@ suivre désolé pour ce très long post
Deux semaines à Bali en février, peur de la saison des pluies! English translation pending
Bonjour
Deux semaines à Bali du 06 au 21 février 2011, je sais que c'est la saison des pluies, et ça me refroidi un peu, comment se comporte le climat sur place, c'est vraiment les pluies diluviennes ? ou par intermittence ? on vois le soleil quand même ?
Grand merci pour vos infos
Deux semaines à Bali du 06 au 21 février 2011, je sais que c'est la saison des pluies, et ça me refroidi un peu, comment se comporte le climat sur place, c'est vraiment les pluies diluviennes ? ou par intermittence ? on vois le soleil quand même ?
Grand merci pour vos infos
Garder un compte bancaire en France quand on est expatrié/vis à l'étranger: meilleure banque? English translation pending
>Bonjour,
Je me demandais si quelqu'un s'était faite une opinion plus claire quant aux banques francaises pour les expatriés. Je suis a la caisse d'épargne depuis toujours mais vu ce quils me prennent par mois pour une utilisation de la carte quasi nulle depuis des années je me disais quil serait grand temps d'en changer.
Merci
julie
Je me demandais si quelqu'un s'était faite une opinion plus claire quant aux banques francaises pour les expatriés. Je suis a la caisse d'épargne depuis toujours mais vu ce quils me prennent par mois pour une utilisation de la carte quasi nulle depuis des années je me disais quil serait grand temps d'en changer.
Merci
julie
Koh Samet en Thaïlande (ou île Kaeo Phitsaden) English translation pending
"Situé à 40 minutes de "ferry-botte" au large du port de Ban Phé, à 15 km de Rayong et une heure de route de Pattaya, ce havre de paix relatif peut constituer une alternative à l'agitation enveloppante des stations balnéaires pendant les fêtes. L'atmosphère y a une… gueule plus sereine. Les restaurants et bungalows à louer permettent des séjours prolongés. L'accès est facilité par un service
de navettes opérant de 9h30 à 17h au départ de Ban Phé.
Et si vous venez directement de Bangkok, cela ne peut-être que l'antidote idéal. L'île a été déclarée partie intégrante du Parc National de Koh Samet afin de repousser les promoteurs immobiliers.
De ce fait, les plages sont préservées et peuvent rivaliser avantageusement avec Phuket et Koh Samui. Le sable (particulièrement riche en silice) y est d'une telle qualité qu'il est utilisé pour la fabrication du verre. Les collines plantées de cocotiers abritent une faune encore sauvage. La plupart des plages longent les
côtes du nord de l'île et surtout de l'Est, alors que la majeure partie de la côte ouest est caractérisée par des falaises rocheuses.
Activités possibles : sports de plage (masques, tubas et palmes disponibles à la location), planche à voile, pêche en mer, farniente, balades pédestres, lecture, écriture, introspection (n'allez pas au bout, mais au fond de vous-même).
L'esprit de Sunthon Phu (1786-1855), géant de la littérature thaïe, élevé en 1986 par l'UNESCO au rang de "Grand Poète Classique", qui vécut sur l'île et en fit le cadre de son célèbre roman "Phra Aphaimani", habite encore les lieux. Vous vous sentirez vous-même une âme de poète rien qu'en assistant aux couchers de soleil et à l'éternel rituel des étoiles qui s'allument, une à une…
Les hébergements sur les plages de l'île sont nombreux et variés, allant des petits bungalows au confort très précaire aux chambres luxueuses avec climatisation."
Je me permet de faire un peu de publicité, ..., pour une des îles de Thaïlande relativement peu abordée dans vos discutions.
Je pense que vous ne m'en voudrais pas et que cela pourras vous donner quelques occasions de réagir.
Je me permet de copier ici l'article d'un ami qui écris beaucoup mieux que moi et qui ne m'en voudras pas je pense.
Je me permet de faire un peu de publicité, ..., pour une des îles de Thaïlande relativement peu abordée dans vos discutions.
Je pense que vous ne m'en voudrais pas et que cela pourras vous donner quelques occasions de réagir.
Je me permet de copier ici l'article d'un ami qui écris beaucoup mieux que moi et qui ne m'en voudras pas je pense.
Repas en Yacht Club (MSC Divina) English translation pending
Bonsoir,
Nous partons le 8 janvier prochain 😎 sur le MSC Divina et en Yacht Club ! Nous pouvons prendre nos repas au restaurant dédié, mais peut-on aller déjeuner aux autres restaurants ? (pas dîner, car je pense que nous serons mieux au Muse...). Et si oui, comment cela se passe-t-il ? Faut-il réserver, prévenir ??? J'imagine également qu'il n'y a pas de supplément (sauf pour les boissons, si j'ai bien compris).
Merci de vos réponses ! Sincèrement, Véro
Nous partons le 8 janvier prochain 😎 sur le MSC Divina et en Yacht Club ! Nous pouvons prendre nos repas au restaurant dédié, mais peut-on aller déjeuner aux autres restaurants ? (pas dîner, car je pense que nous serons mieux au Muse...). Et si oui, comment cela se passe-t-il ? Faut-il réserver, prévenir ??? J'imagine également qu'il n'y a pas de supplément (sauf pour les boissons, si j'ai bien compris).
Merci de vos réponses ! Sincèrement, Véro
Belle-Île-en-Mer: bonnes conditions mi-octobre pour marcher? English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Avec une amie nous souhaiterions faire le tour le l'île pendant la deuxième semaine d'octobre.
Je sais qu'il est impossible de connaître la météo pour cette période, mais en général est-ce possible de marcher dans de bonnes conditions durant cette période ? Allons nous trouver de quoi nous nourrir et dormir ?
Par avance merci pour toutes réponses utiles.
Salutations
Avec une amie nous souhaiterions faire le tour le l'île pendant la deuxième semaine d'octobre.
Je sais qu'il est impossible de connaître la météo pour cette période, mais en général est-ce possible de marcher dans de bonnes conditions durant cette période ? Allons nous trouver de quoi nous nourrir et dormir ?
Par avance merci pour toutes réponses utiles.
Salutations
Guest house ou hôtel pas trop cher à Chanthaburi English translation pending
Bonjour à toutes et tous.
Nous recherchons une Guest House ou petit hôtel à moins de 800 Bht dans Chanthaburi. Nous quittons Bangkok mardi (24/01/2017) au matin pour cette ville. De plus, si toutefois vous avez des tuyaux sur ce qui est bien à visiter, du genre la cathédrale, les bonnes adresses pour manger... merci de nous aider.
Après plusieurs recherches sur le net, nous n'avons pas trouvé ce que nous cherchons. Merci d'avance pour votre collaboration 😉
Récapitulatif de voyage au Pérou en septembre 2011 - trois semaines English translation pending
Bonjour,
M’étant bien aidé du forum, et avec aussi beaucoup d’aide en particulier le forumeur Los Ninos, voici mon récap de voyage au pérou. Avant d’entrer dans les détails, nous avons voyagé en couple, nous travaillons et avons les moyens, donc par moment, nos choix d’hotels s’en reflétent, et oui, je suis conscient que nous avons payé un peu cher par moment. Les prix que je donne sont à titre indicatifs, et de mémoire. Nous sommes parti 3 semaines : Jour 1,2 : Lima J’ai un ami qui vit la bas à Miraflores, il nous a accueilli et baladé dans lima. Le seul truc interessant à voir vraiment est le musée Larco. Très bien fait, avec un restaurant merveilleux dans l’enceinte. Nous avons ensuite fait la place d’arme, puis le Mont St Christobal.. bon bref, pas fantastique. Jour 3 : Huacachina Nous avons volontairement zappé les balestas. Nous sommes arrivés à Huacachina en milien d’après midi, les hotels sont tous identiques, on a vraiment vite fait le tour de cet endroit, nous sommes monté à pied en haut des dunes pour le coucher de soleil, c’est très beau ! Le lendemain matin, nous avons voulu nous lever tot pour voir le levée, c’est une mauvaise idée, il y a plein de nuages, et ils s’en vont vers 10H du mat… L’après midi nous avons fait le tour en buggy à 13H00, c’est bien sympathique comme expérience, et les paysages sont encore plus beau. Néanmoins, il créve de chaud, et surtout, ne pas y aller en tong, on se brule les pieds assez méchament. Petit conseil : Prendre le buggy pour le coucher de soleil, pour le même prix, vous avez 2h de buggy au lieu d’une heure, et vous pouvez mieux profiter du paysage, tout en ayant moins chaud.. bref nickel. (45 S.) Hotel Sun & lake : Pas terrible, bruyant, et assez cher pour ce que c’est 70S. Départ Nasca. Jour 4 : Nasca Arrivé la veille au soir, on a tout organiser depuis l’hotel, n’ayant pas envie d’avoir de surprise à l’aéroport. (genre plus d’avion, tout booker, etc..) bon c’est une connerie, je suis quasiment sur que l’on monte dans un avion sans trop de soucis en prenant directement son vol à l’aéroport. Bref, nous avons payé 110 US par personne pour le vol (je pense que ca doit etre un peu moins en vrai.) avec le transport etc.. jusqu’à l’aéroport. Je conseille vivement le survol des lignes de nasca de bonne heure, c’est superbe, et vu le peu d’entretien, dans quelques années, on les verra plus. Attention, pas de petit déj, sinon, ca ressort. L’après midi, nous sommes allé voir les momies dans le désert (j’ai plus le nom), c’est interessant et ca comble l’après midi (les bus sont uniquement de nuit pour Arequipa) Pension Virgen de Gadalupe, modeste mais sympathique : 40S Bus Cruz del Sur ( Confort nickel, les mecs roulent un peu vite tout de même). Jour 5,6 : Arequipa Ville sympathique, nous avons choisi un superbe hotel (Casa de Melgar) 150S la nuit. Très jolie. La ville est sympa, allé vous perdre dans les rues de Yanahuara, joli vu sur le Misty. Resto sympa : Crepissimo dans l’enceinte de l’alliance Française. Le musée de Juanita, sympa mais un peu cher pour ce que c’est. Monastére Santa Catalina, arrangé vous pour le voir juste quelques heures avant le couché de soleil, ces pleins de couleurs, et avec la vue sur le volcan, c’est très joli. Jour 7, 8, 9 : Canyon de la colca Nous avons pris par Land Aventure, et pour le coup, je trouve que l’on payé beaucoup trop cher pour la différence de prix. En gros, LA vend sa prestation autour du développement responsable, qu’une partie de l’argent sert à des projets dans les villages, etc… Nous avons payé 400S par personne. Pour ce prix, vous etes dans un mini-van avec 5 personnes max. 1 jour : Départ à 7am, route descente dans le canyon en début d’aprem, arrivé sur le village de San Juan vers 15h30, nuit, la. Le lendemain, marche de 4h sur « du plat » (mon cul), entre les différents villages, jusqu’à l’Oasis. Puis repos à l’oasis 3h, et démarrage de l’ascension (1300 m de dénivellé), donc 4H d’ascension. Ca fait beaucoup dans la même journée. Au soir, on dort à Cabanaconde. Le lendemain, levé à 8am, départ pour le Cruz del condor (superbe si on a de la chance, nous en avons eu beaucoup), pour matter les grands oiseaux. Puis « Source chaude » de chivay. (en fait, une piscine à touriste..) Retour. En gros, durant ce trip, nous avons quasiment partagé la route avec un autre groupe (même nuit à la première étape). La différence avec notre groupe : Le premier jour, il démarre à 3am du mat, partent en bus à 15 pour le Cruz del condor, puis entame la descente (donc arrive un poil plus tot que nous sur le premier hébergement). Le lendemain, il s’arrete à l’oasis, et dorme la. (attention, plus de soleil sur l’oasis à 3pm !) et le dernier jour, il parte à 3 am du mat, et remonte (sans petit déj), puis « Source chaude ». Donc vous voyez qu’au final, c’est quasiment la même chose, avec des réveils beaucoup plus tôt, mais voila, le prix est de 160S par personne. Je vous laisse ensuite juge de vos priorités. (ils sont parti avec Suisse travel qqchose.) Point très positif de notre choix, le guide Rémi connaissait bien le coin, et des bonnes histoires, sympa. (bon le dernier jour, il a un peu fait le service minimum… bref..) Jour 10 : Départ Puno Nous avons pris un bus de la compagnié 4M (incluant quelques stops interessant). Nous avions réserver (grace à Voyage Forum) un passage chez Olga sur le lac. Je vous recommande l’auberge Cricarlet à Puno, les mecs sont absolument adorables (Isaac en particulier), franchement gentil. (De mémoire, c’est 30$ la double.) Ensuite, nous avons fait le trip classique, accompagné d’Olga. La premiere journée : Visite des îles Uros (infame.. vraiment l’attrape touriste à la con..) puis amantani chez la mère d’Olga. (c’est bien cool.) A la bougie, avec la cuisine au feux de bois, bref, c’était bien sympa, je recommande. Le lendemain, visite de Taquile (sympa), et surtout Restaurant Vista Alegre ( Fantastique vu), demandé à Olga de vous y amener, Augustin est très sympa. (PS : Si vous etes un groupe trop grand, ca le fera pas ! c’est intimiste.) Jour 11 : Départ pour Cusco Choisi la compagnie Inka Express, bof bof, lui préféré Cruz del sur. On s’arrete sur différents sites touristiques sur la route, c’est pas mal, la route est belle. Arrivé au soir à Cusco, et nous avons choisi le quartir de San Blas (pas de regret, c’est très chouette ce quartier.) notre hotel était un 3 étoiles, mais ils nous ont fait un super prix. (100S) (le nom est trop compliqué, je m’en souviens plus) Jour 12 : Visite de Cusco : Plein d'eglise plus belle les unes des autres, visite des différents quartiers au gré du vent. Jour 13 : Visite de Sacsayman, etc… Pour ces visites, nous avons à chaque fois choisis de prendre un taxi pour la journée. C’est un poil plus cher, mais on reste le temps que l’on veut sur les sites, et on fait ce qu’on veut. Je pense qu’on a payer 60S pour toute cette journée. Jour 14 : Départ Cusco -> Ollaytatambo Nous avons idem loué le taxi pour la journée pour 140S, il s’arrete à Chichero, Moray, Salinas, Urubamba, et Ollaytatambo. Moray et Salinas sont absolument fascinant, ils ne faut pas les rater. Train de nuit de Ollaytatambo à Machupichu pueblo. Attention, dans votre choix de siége, il n’y a aucune différence ou presque entre « Expedition » et « Vistadome » à part le prix, à vous de voir… De toute façon, la nuit, ca ne change rien, il fait tout noir ! Inutile de réserver, il y a plein de chambres à MP Pueblo, mais bon, les meilleurs hotels sont rares. Jour 15 : MachuPichu Partir très tot, car la journée passe très vite. (beaucoup plus que l’on s’imagine.) Nous avons fait l’ascension du Wayna. C’est sympa, mais si vous avez peu de temps sur le site, alors ne le perdait pas à monter, la vue est jolie, mais on se retrouve tout de meme très loin du MP. Pareil, partir du village tot pour etre sur le site est une connerie à mon sens, la route est fatigante pour monter, et le jeu n’en vaut pas la chandelle (mon avis…) Par contre, voir la brume quittait le MP et les montagnes se découvrir est absolument magique. Soir : Redormi au MP pueblo, n’est pas forcément nécessaire, seulement si vous voulez manger dans un très bon resto : The tree house. Jour 16 : Retour Ollaytatambo, puis Pisac Visite des sites d’Ollaytatambo, retour vers Pisac. Squat au resto à Ulrique’s place à pisac, nickel. Jour 17 : Visite Pisac Visite de pisac et retour vers Cusco. Bien sympa, pour le coup, tout cela se fait très bien en collectivos. Jour 18 : Cusco Shopping, encore quelques églises et toujours balades dans les rues. Jour 19 : Avion Cusco-LIMA Jour 20 : Lima – soir retour FR. Voila un peu le périble. Nous avons rencontré beaucoup de gens qui soit : faisait le même trip que nous en 2 semaines, soit ajouté l’amazonie, en 3 semaines. Je peux vous dire que nous sommes super content de notre programme et du rythme du voyage, qui a permis de découvrir de beaux endroits, de passer un peu de temps et d’avoir ses repéres dans les villes comme Cusco et Arequipa, de dénicher les bons restaux, les petites places planquées, etc… Voila, j’espére que ce petit résumé pour vous aider dans cette préparation. Vous pouvez m’envoyer des MP si vous avez des questions, ou les lister en dessous. Mat.
M’étant bien aidé du forum, et avec aussi beaucoup d’aide en particulier le forumeur Los Ninos, voici mon récap de voyage au pérou. Avant d’entrer dans les détails, nous avons voyagé en couple, nous travaillons et avons les moyens, donc par moment, nos choix d’hotels s’en reflétent, et oui, je suis conscient que nous avons payé un peu cher par moment. Les prix que je donne sont à titre indicatifs, et de mémoire. Nous sommes parti 3 semaines : Jour 1,2 : Lima J’ai un ami qui vit la bas à Miraflores, il nous a accueilli et baladé dans lima. Le seul truc interessant à voir vraiment est le musée Larco. Très bien fait, avec un restaurant merveilleux dans l’enceinte. Nous avons ensuite fait la place d’arme, puis le Mont St Christobal.. bon bref, pas fantastique. Jour 3 : Huacachina Nous avons volontairement zappé les balestas. Nous sommes arrivés à Huacachina en milien d’après midi, les hotels sont tous identiques, on a vraiment vite fait le tour de cet endroit, nous sommes monté à pied en haut des dunes pour le coucher de soleil, c’est très beau ! Le lendemain matin, nous avons voulu nous lever tot pour voir le levée, c’est une mauvaise idée, il y a plein de nuages, et ils s’en vont vers 10H du mat… L’après midi nous avons fait le tour en buggy à 13H00, c’est bien sympathique comme expérience, et les paysages sont encore plus beau. Néanmoins, il créve de chaud, et surtout, ne pas y aller en tong, on se brule les pieds assez méchament. Petit conseil : Prendre le buggy pour le coucher de soleil, pour le même prix, vous avez 2h de buggy au lieu d’une heure, et vous pouvez mieux profiter du paysage, tout en ayant moins chaud.. bref nickel. (45 S.) Hotel Sun & lake : Pas terrible, bruyant, et assez cher pour ce que c’est 70S. Départ Nasca. Jour 4 : Nasca Arrivé la veille au soir, on a tout organiser depuis l’hotel, n’ayant pas envie d’avoir de surprise à l’aéroport. (genre plus d’avion, tout booker, etc..) bon c’est une connerie, je suis quasiment sur que l’on monte dans un avion sans trop de soucis en prenant directement son vol à l’aéroport. Bref, nous avons payé 110 US par personne pour le vol (je pense que ca doit etre un peu moins en vrai.) avec le transport etc.. jusqu’à l’aéroport. Je conseille vivement le survol des lignes de nasca de bonne heure, c’est superbe, et vu le peu d’entretien, dans quelques années, on les verra plus. Attention, pas de petit déj, sinon, ca ressort. L’après midi, nous sommes allé voir les momies dans le désert (j’ai plus le nom), c’est interessant et ca comble l’après midi (les bus sont uniquement de nuit pour Arequipa) Pension Virgen de Gadalupe, modeste mais sympathique : 40S Bus Cruz del Sur ( Confort nickel, les mecs roulent un peu vite tout de même). Jour 5,6 : Arequipa Ville sympathique, nous avons choisi un superbe hotel (Casa de Melgar) 150S la nuit. Très jolie. La ville est sympa, allé vous perdre dans les rues de Yanahuara, joli vu sur le Misty. Resto sympa : Crepissimo dans l’enceinte de l’alliance Française. Le musée de Juanita, sympa mais un peu cher pour ce que c’est. Monastére Santa Catalina, arrangé vous pour le voir juste quelques heures avant le couché de soleil, ces pleins de couleurs, et avec la vue sur le volcan, c’est très joli. Jour 7, 8, 9 : Canyon de la colca Nous avons pris par Land Aventure, et pour le coup, je trouve que l’on payé beaucoup trop cher pour la différence de prix. En gros, LA vend sa prestation autour du développement responsable, qu’une partie de l’argent sert à des projets dans les villages, etc… Nous avons payé 400S par personne. Pour ce prix, vous etes dans un mini-van avec 5 personnes max. 1 jour : Départ à 7am, route descente dans le canyon en début d’aprem, arrivé sur le village de San Juan vers 15h30, nuit, la. Le lendemain, marche de 4h sur « du plat » (mon cul), entre les différents villages, jusqu’à l’Oasis. Puis repos à l’oasis 3h, et démarrage de l’ascension (1300 m de dénivellé), donc 4H d’ascension. Ca fait beaucoup dans la même journée. Au soir, on dort à Cabanaconde. Le lendemain, levé à 8am, départ pour le Cruz del condor (superbe si on a de la chance, nous en avons eu beaucoup), pour matter les grands oiseaux. Puis « Source chaude » de chivay. (en fait, une piscine à touriste..) Retour. En gros, durant ce trip, nous avons quasiment partagé la route avec un autre groupe (même nuit à la première étape). La différence avec notre groupe : Le premier jour, il démarre à 3am du mat, partent en bus à 15 pour le Cruz del condor, puis entame la descente (donc arrive un poil plus tot que nous sur le premier hébergement). Le lendemain, il s’arrete à l’oasis, et dorme la. (attention, plus de soleil sur l’oasis à 3pm !) et le dernier jour, il parte à 3 am du mat, et remonte (sans petit déj), puis « Source chaude ». Donc vous voyez qu’au final, c’est quasiment la même chose, avec des réveils beaucoup plus tôt, mais voila, le prix est de 160S par personne. Je vous laisse ensuite juge de vos priorités. (ils sont parti avec Suisse travel qqchose.) Point très positif de notre choix, le guide Rémi connaissait bien le coin, et des bonnes histoires, sympa. (bon le dernier jour, il a un peu fait le service minimum… bref..) Jour 10 : Départ Puno Nous avons pris un bus de la compagnié 4M (incluant quelques stops interessant). Nous avions réserver (grace à Voyage Forum) un passage chez Olga sur le lac. Je vous recommande l’auberge Cricarlet à Puno, les mecs sont absolument adorables (Isaac en particulier), franchement gentil. (De mémoire, c’est 30$ la double.) Ensuite, nous avons fait le trip classique, accompagné d’Olga. La premiere journée : Visite des îles Uros (infame.. vraiment l’attrape touriste à la con..) puis amantani chez la mère d’Olga. (c’est bien cool.) A la bougie, avec la cuisine au feux de bois, bref, c’était bien sympa, je recommande. Le lendemain, visite de Taquile (sympa), et surtout Restaurant Vista Alegre ( Fantastique vu), demandé à Olga de vous y amener, Augustin est très sympa. (PS : Si vous etes un groupe trop grand, ca le fera pas ! c’est intimiste.) Jour 11 : Départ pour Cusco Choisi la compagnie Inka Express, bof bof, lui préféré Cruz del sur. On s’arrete sur différents sites touristiques sur la route, c’est pas mal, la route est belle. Arrivé au soir à Cusco, et nous avons choisi le quartir de San Blas (pas de regret, c’est très chouette ce quartier.) notre hotel était un 3 étoiles, mais ils nous ont fait un super prix. (100S) (le nom est trop compliqué, je m’en souviens plus) Jour 12 : Visite de Cusco : Plein d'eglise plus belle les unes des autres, visite des différents quartiers au gré du vent. Jour 13 : Visite de Sacsayman, etc… Pour ces visites, nous avons à chaque fois choisis de prendre un taxi pour la journée. C’est un poil plus cher, mais on reste le temps que l’on veut sur les sites, et on fait ce qu’on veut. Je pense qu’on a payer 60S pour toute cette journée. Jour 14 : Départ Cusco -> Ollaytatambo Nous avons idem loué le taxi pour la journée pour 140S, il s’arrete à Chichero, Moray, Salinas, Urubamba, et Ollaytatambo. Moray et Salinas sont absolument fascinant, ils ne faut pas les rater. Train de nuit de Ollaytatambo à Machupichu pueblo. Attention, dans votre choix de siége, il n’y a aucune différence ou presque entre « Expedition » et « Vistadome » à part le prix, à vous de voir… De toute façon, la nuit, ca ne change rien, il fait tout noir ! Inutile de réserver, il y a plein de chambres à MP Pueblo, mais bon, les meilleurs hotels sont rares. Jour 15 : MachuPichu Partir très tot, car la journée passe très vite. (beaucoup plus que l’on s’imagine.) Nous avons fait l’ascension du Wayna. C’est sympa, mais si vous avez peu de temps sur le site, alors ne le perdait pas à monter, la vue est jolie, mais on se retrouve tout de meme très loin du MP. Pareil, partir du village tot pour etre sur le site est une connerie à mon sens, la route est fatigante pour monter, et le jeu n’en vaut pas la chandelle (mon avis…) Par contre, voir la brume quittait le MP et les montagnes se découvrir est absolument magique. Soir : Redormi au MP pueblo, n’est pas forcément nécessaire, seulement si vous voulez manger dans un très bon resto : The tree house. Jour 16 : Retour Ollaytatambo, puis Pisac Visite des sites d’Ollaytatambo, retour vers Pisac. Squat au resto à Ulrique’s place à pisac, nickel. Jour 17 : Visite Pisac Visite de pisac et retour vers Cusco. Bien sympa, pour le coup, tout cela se fait très bien en collectivos. Jour 18 : Cusco Shopping, encore quelques églises et toujours balades dans les rues. Jour 19 : Avion Cusco-LIMA Jour 20 : Lima – soir retour FR. Voila un peu le périble. Nous avons rencontré beaucoup de gens qui soit : faisait le même trip que nous en 2 semaines, soit ajouté l’amazonie, en 3 semaines. Je peux vous dire que nous sommes super content de notre programme et du rythme du voyage, qui a permis de découvrir de beaux endroits, de passer un peu de temps et d’avoir ses repéres dans les villes comme Cusco et Arequipa, de dénicher les bons restaux, les petites places planquées, etc… Voila, j’espére que ce petit résumé pour vous aider dans cette préparation. Vous pouvez m’envoyer des MP si vous avez des questions, ou les lister en dessous. Mat.
Koh Phi Phi: cauchemar pour les uns, paradis (artificiel) pour les autres English translation pending
J’ai découvert cette ile en 2004 et j’y ai passe de très belles journées. J’aimais bien sa configuration. Le coté port, ces restaurants, ces bars en petit nombre dont il était facile de s’échapper, la traversée rapide par un chemin sablonneux zigzaguant au milieu des arbres m’emmenant rapidement de l’autre cote de l’ile.
Le jardin d’une famille thaïlandaise accueillait quelques bungalows dont le prix n’entamait pas mon budget, surfant toujours sur la vague de mon portemonnaie troué. La plage à l’opposé de l’ile hébergeait quelques restaurants locaux ou il faisait bon respirer l’odeur du poisson grillé, mêlé à la douceur du parfum de l’eau de mer apporté par la brise du soir murmurant le chant des vagues.
Calme et douceur de vivre, ce qui a du être depuis des siècles la devise des habitants de cette ile qui s’éveille au tourisme, mais qui n’en a pas encore complètement subit les affres.
Certes les poissons ont commencés à déserter les lieux, remplacés par les long tail boat si chers a nous touristes, nous faisant découvrir ce milieu marins si riches, mais qui était déjà mis a mal à cette époque la..
De retour en France après un long voyage, je suis devant ma télé le 26 décembre 2004 et les premières images que j’y vois son celles de Koh Phi Phi anéantie par cette vague monstrueuse. Ma pensée vol vers cette ile à la recherche des visages souriant et heureux de ces thaïlandais si généreux quand il s’agit de nous offrir un sourire. Combiens ont perdu la vie devant la nature déchainée ?
Cette question me hantera longtemps.
De passage dans la région, je décide de retourner à Koh Phi Phi pour voir comment l’ile a été reconstruite.
Arrivé au port. Je suis le flot de touriste qui me parait relativement nombreux pour cette période de l’année (fin octobre2010).Je voulais retrouver l’endroit ou j’étais resté en espérant revoir des visages connus. Je me pers rapidement dans les rues surchargées de boutiques.
Je ne reconnais absolument rien !
Ou es passé mon chemin sablonneux m’emmenant de l’autre cote de l’ile ? Je ne vois que des routes pavées encombrées de toute sortes de boutiques hideuses, salons de massages, bar et autre restaurants proposant de la cuisine locale : pizza , tapas , hamburgers et autres spécialités thaïlandaise.
Après m’être perdu dans ce dédale de rue, me repérant grâce cette belle montagne se perdant dans la mer, je retrouve enfin ”quelque chose” qui pourrai ressembler à l’ endroit ou j’étais.
C’est bien ca, mais c’est devenu un ressort tout clinquant avec piscine et peut être une salle de gym et des chambres avec des prix à 4 chiffres. Je continue mon chemin dans l’espoir s’amenuisant, de trouver un petit bungalow en bambou ou le calme et la sérénité se marieront avec cette construction faite de manière naturel. Je déchante vite et ne trouve que de vulgaire guest house , certes neuves pour certaines mais hideuse a mon gout , leurs laideur n’aillant d’ égale que les box que l’on construit en face pour y installer de nouvelles boutiques et le bruit incessant des scies circulaires ou autre engins du diable n’invite pas à s’installer par ici.
Le challenge, je m’en rendrais vite compte, est de trouver un endroit calme et pas cher.
Mes investigations ne m’ont pas mené à la rencontre de ce qui aurait pu adoucir un peu le spectacle qui s’étale sous mes yeux. Cette ile si belle est devenue une vaste poubelle ou les sacs plastiques sont à la fête. Une station d’épuration biologique répand son odeur fétide, tentant de nettoyer les cadeaux laissés par nous autre touristes. Garçons et fille envahissent les rues, distribuant des prospectus invitant à participer à la « fête » qui aura lieu dans tel ou tel bar.
Il semble que certains soient sur l’ile depuis longtemps, un an par exemple pour cette jeune fille qui, en contrepartie de cette pollution visuelle et de celle dénaturant l’environnement, est logée et nourrie. Triste perspective de vie de n’avoir que cela comme objectif. Le spectacle est parfois amusant pour moi de voir ces garçons, adeptes du culturisme déambuler torse nu ou en marcel. Impossible lorsque nous étions ados de porter un marcel. Il était la représentation de travailleurs manuels et était loin de peupler nos rêves d’adolescents. Il est devenu l’outil principal de ce culte du corps cher à bon nombre de ces garçons déambulant dans les rues une bière à la main ou un « bucket » rempli de whiskies et de coca.
J’aime à me moquer de leurs mollets de coqs pas tellement en rapport avec cette partie de leur corps au dessus de la taille parfaitement sculpté par des heures en tête à tête avec leurs instruments de torture. Peut être suis-je simplement jaloux, mon corps ayant été sculpté par un long voyage et une nourriture pas toujours abondante la ou ces musclore ingurgitent de la viande deux fois par jours et peut être des compléments alimentaire pour gagner les centimètres que j’ai gracieusement perdu.
Certaines filles ne sont pas en reste mais elles n’ont pas du fréquenter les mêmes salles de gym ou alors on été bien moins assidues de sorte que leur corps est sculpté a l’inverse : très « musclées » en dessous de la taille .Par contre pour ce qui de la bière et des « buckets » elles sont largement à la hauteur.
Pour ressembler un peu plus aux garçons, elles souscrivent elles aussi à la mode des tatous et couvrent parfois leurs corps entiers de motifs en tous genres.
Le spectacle de ce Disney-land ayant gangréné cette ile magnifique et pollué ces habitants me hante la journée entière.
Je n’ai qu’une idée : partir.
Le soir je vais sur cette plage qui était si belle dans mes souvenirs à la recherche des odeurs de poissons grillés. Je ne trouve que l’odeur des lampes a pétroles invitant ce brave monde a s’assoir déguster une de leur boisson favorite et écouter une musique si forte qu’il me faut parfois me boucher les oreilles en passant devant les hauts parleurs crachant une « musique « rythme par de régulier « boum boum boum »
Misère.
Je vais un peu plus loin, et le poisson griller se transformera en filet vite décongelé.
Les « boum boum boum » noirciront mes rêves d’une ile qui fut, avant notre venue, paradisiaque.
Départ le lendemain matin ou je n’assisterai pas a l’affligeant spectacle des ces touristes, les cheveux encore collés par le gel, les traits encore marqués par l’alcool, déambulant dans les rues a la recherche d’un café salvateur. Direction Koh Lanta ou j’y trouve un peu de calme, seule la nuit dernière étant été polluée a une heure et trois heure du matin par les éclats de voix de buveurs de bière respectueux du sommeil du juste.
Je discute avec un Thaïlandais ayant vécu a Koh Phi Phi et étant venu depuis quelques années ici pour échapper a cette chiant lie. Il me parle avec de la tristesse dans les yeux de cette période ou, tous les jours, il allait se baigner au milieu de très nombreux poissons juste au bord de la plage, avant que le tourisme de masse ne les invitent a découvrir des lieux plus sereins ou les fasse simplement disparaitre
Je ne peux que souscrire à a son propos lorsqu’il me dit que sa chère ile a de nouveaux vécu un tsunami, tout aussi pernicieux celui la et il faudra bien plus longtemps pour s’en remettre même si je sais bien que cet endroit, comme d’autre, ne s’en remettra jamais.
Jc
Le jardin d’une famille thaïlandaise accueillait quelques bungalows dont le prix n’entamait pas mon budget, surfant toujours sur la vague de mon portemonnaie troué. La plage à l’opposé de l’ile hébergeait quelques restaurants locaux ou il faisait bon respirer l’odeur du poisson grillé, mêlé à la douceur du parfum de l’eau de mer apporté par la brise du soir murmurant le chant des vagues.
Calme et douceur de vivre, ce qui a du être depuis des siècles la devise des habitants de cette ile qui s’éveille au tourisme, mais qui n’en a pas encore complètement subit les affres.
Certes les poissons ont commencés à déserter les lieux, remplacés par les long tail boat si chers a nous touristes, nous faisant découvrir ce milieu marins si riches, mais qui était déjà mis a mal à cette époque la..
De retour en France après un long voyage, je suis devant ma télé le 26 décembre 2004 et les premières images que j’y vois son celles de Koh Phi Phi anéantie par cette vague monstrueuse. Ma pensée vol vers cette ile à la recherche des visages souriant et heureux de ces thaïlandais si généreux quand il s’agit de nous offrir un sourire. Combiens ont perdu la vie devant la nature déchainée ?
Cette question me hantera longtemps.
De passage dans la région, je décide de retourner à Koh Phi Phi pour voir comment l’ile a été reconstruite.
Arrivé au port. Je suis le flot de touriste qui me parait relativement nombreux pour cette période de l’année (fin octobre2010).Je voulais retrouver l’endroit ou j’étais resté en espérant revoir des visages connus. Je me pers rapidement dans les rues surchargées de boutiques.
Je ne reconnais absolument rien !
Ou es passé mon chemin sablonneux m’emmenant de l’autre cote de l’ile ? Je ne vois que des routes pavées encombrées de toute sortes de boutiques hideuses, salons de massages, bar et autre restaurants proposant de la cuisine locale : pizza , tapas , hamburgers et autres spécialités thaïlandaise.
Après m’être perdu dans ce dédale de rue, me repérant grâce cette belle montagne se perdant dans la mer, je retrouve enfin ”quelque chose” qui pourrai ressembler à l’ endroit ou j’étais.
C’est bien ca, mais c’est devenu un ressort tout clinquant avec piscine et peut être une salle de gym et des chambres avec des prix à 4 chiffres. Je continue mon chemin dans l’espoir s’amenuisant, de trouver un petit bungalow en bambou ou le calme et la sérénité se marieront avec cette construction faite de manière naturel. Je déchante vite et ne trouve que de vulgaire guest house , certes neuves pour certaines mais hideuse a mon gout , leurs laideur n’aillant d’ égale que les box que l’on construit en face pour y installer de nouvelles boutiques et le bruit incessant des scies circulaires ou autre engins du diable n’invite pas à s’installer par ici.
Le challenge, je m’en rendrais vite compte, est de trouver un endroit calme et pas cher.
Mes investigations ne m’ont pas mené à la rencontre de ce qui aurait pu adoucir un peu le spectacle qui s’étale sous mes yeux. Cette ile si belle est devenue une vaste poubelle ou les sacs plastiques sont à la fête. Une station d’épuration biologique répand son odeur fétide, tentant de nettoyer les cadeaux laissés par nous autre touristes. Garçons et fille envahissent les rues, distribuant des prospectus invitant à participer à la « fête » qui aura lieu dans tel ou tel bar.
Il semble que certains soient sur l’ile depuis longtemps, un an par exemple pour cette jeune fille qui, en contrepartie de cette pollution visuelle et de celle dénaturant l’environnement, est logée et nourrie. Triste perspective de vie de n’avoir que cela comme objectif. Le spectacle est parfois amusant pour moi de voir ces garçons, adeptes du culturisme déambuler torse nu ou en marcel. Impossible lorsque nous étions ados de porter un marcel. Il était la représentation de travailleurs manuels et était loin de peupler nos rêves d’adolescents. Il est devenu l’outil principal de ce culte du corps cher à bon nombre de ces garçons déambulant dans les rues une bière à la main ou un « bucket » rempli de whiskies et de coca.
J’aime à me moquer de leurs mollets de coqs pas tellement en rapport avec cette partie de leur corps au dessus de la taille parfaitement sculpté par des heures en tête à tête avec leurs instruments de torture. Peut être suis-je simplement jaloux, mon corps ayant été sculpté par un long voyage et une nourriture pas toujours abondante la ou ces musclore ingurgitent de la viande deux fois par jours et peut être des compléments alimentaire pour gagner les centimètres que j’ai gracieusement perdu.
Certaines filles ne sont pas en reste mais elles n’ont pas du fréquenter les mêmes salles de gym ou alors on été bien moins assidues de sorte que leur corps est sculpté a l’inverse : très « musclées » en dessous de la taille .Par contre pour ce qui de la bière et des « buckets » elles sont largement à la hauteur.
Pour ressembler un peu plus aux garçons, elles souscrivent elles aussi à la mode des tatous et couvrent parfois leurs corps entiers de motifs en tous genres.
Le spectacle de ce Disney-land ayant gangréné cette ile magnifique et pollué ces habitants me hante la journée entière.
Je n’ai qu’une idée : partir.
Le soir je vais sur cette plage qui était si belle dans mes souvenirs à la recherche des odeurs de poissons grillés. Je ne trouve que l’odeur des lampes a pétroles invitant ce brave monde a s’assoir déguster une de leur boisson favorite et écouter une musique si forte qu’il me faut parfois me boucher les oreilles en passant devant les hauts parleurs crachant une « musique « rythme par de régulier « boum boum boum »
Misère.
Je vais un peu plus loin, et le poisson griller se transformera en filet vite décongelé.
Les « boum boum boum » noirciront mes rêves d’une ile qui fut, avant notre venue, paradisiaque.
Départ le lendemain matin ou je n’assisterai pas a l’affligeant spectacle des ces touristes, les cheveux encore collés par le gel, les traits encore marqués par l’alcool, déambulant dans les rues a la recherche d’un café salvateur. Direction Koh Lanta ou j’y trouve un peu de calme, seule la nuit dernière étant été polluée a une heure et trois heure du matin par les éclats de voix de buveurs de bière respectueux du sommeil du juste.
Je discute avec un Thaïlandais ayant vécu a Koh Phi Phi et étant venu depuis quelques années ici pour échapper a cette chiant lie. Il me parle avec de la tristesse dans les yeux de cette période ou, tous les jours, il allait se baigner au milieu de très nombreux poissons juste au bord de la plage, avant que le tourisme de masse ne les invitent a découvrir des lieux plus sereins ou les fasse simplement disparaitre
Je ne peux que souscrire à a son propos lorsqu’il me dit que sa chère ile a de nouveaux vécu un tsunami, tout aussi pernicieux celui la et il faudra bien plus longtemps pour s’en remettre même si je sais bien que cet endroit, comme d’autre, ne s’en remettra jamais.
Jc