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Exposition au Ayala Museum à Manille English translation pending
''GOLD of ANCESTORS''
tel est le titre de l'exposition actuellement présentée au Ayala museum: des superbes collections de trésors philippins de l'époque pré-coloniale. Plus de 1000 pièces en or du X-XIII siecle sont ainsi proposées au public: ceintures, colliers, pectoraux, bracelets ( de poignet, cheville et avant-bras), bagues, boucles d'oreille, anneaux, diadèmes; récipients, gobelets, vases, boites; manches de couteau, manches d'objet de pouvoir civil ou religieux; objets décoratifs, honorifiques, funéraires (masques); représentation de divinités; balance et poids de pesée...des pièces plus belles les unes que les autres, en or repoussé, en fil d'or tressé .... dont une pièce honorifique de près de 4kgs en parfait état dont le trésor de SURIGAO dont la représentation d'une divinité moitié femme, moitié animal tout cela agencé remarquablement, avec photos, images: par endroit, on marche littéralement sur l'or. Cette expo montre une civilisation sophistiquée insoupçonnée. Est aussi présentée un tres belle collection de céramiques de CHINE et d'ASIE, de la meme période, découvertes sur le sol philippin, démontrant les relations du pays avec ses voisins, en parfait état. Enfin, est présenté le BOXER Codex, manuscrit de 1595 environ, décrivant le mode de vie des populations, visayans, cagayans, negritos.. etc, leurs habits, leurs religions et coutumes, leurs activites, leurs habitats...Ainsi á l'époque, on buvait sec des alcools et vins pour la vie de tout les jours et pour les fetes religieuse... la SM n'éxistait pas encore. Epoustouflant, rien à voir avec l'expo ''l'or des Incas'' de la pinacotheque de Paris, assez décevante, mal éclairée et bondée. Cela n'engage que moi...
AYALA MUSEUM, Makati street et de la Rosa street corner 9-18h, fermé le lundi tarifs non-résidents 350php moins chers pour les résidents et les seniors
Vous pouvez y courir, il n'y a pas grand monde.
tel est le titre de l'exposition actuellement présentée au Ayala museum: des superbes collections de trésors philippins de l'époque pré-coloniale. Plus de 1000 pièces en or du X-XIII siecle sont ainsi proposées au public: ceintures, colliers, pectoraux, bracelets ( de poignet, cheville et avant-bras), bagues, boucles d'oreille, anneaux, diadèmes; récipients, gobelets, vases, boites; manches de couteau, manches d'objet de pouvoir civil ou religieux; objets décoratifs, honorifiques, funéraires (masques); représentation de divinités; balance et poids de pesée...des pièces plus belles les unes que les autres, en or repoussé, en fil d'or tressé .... dont une pièce honorifique de près de 4kgs en parfait état dont le trésor de SURIGAO dont la représentation d'une divinité moitié femme, moitié animal tout cela agencé remarquablement, avec photos, images: par endroit, on marche littéralement sur l'or. Cette expo montre une civilisation sophistiquée insoupçonnée. Est aussi présentée un tres belle collection de céramiques de CHINE et d'ASIE, de la meme période, découvertes sur le sol philippin, démontrant les relations du pays avec ses voisins, en parfait état. Enfin, est présenté le BOXER Codex, manuscrit de 1595 environ, décrivant le mode de vie des populations, visayans, cagayans, negritos.. etc, leurs habits, leurs religions et coutumes, leurs activites, leurs habitats...Ainsi á l'époque, on buvait sec des alcools et vins pour la vie de tout les jours et pour les fetes religieuse... la SM n'éxistait pas encore. Epoustouflant, rien à voir avec l'expo ''l'or des Incas'' de la pinacotheque de Paris, assez décevante, mal éclairée et bondée. Cela n'engage que moi...
AYALA MUSEUM, Makati street et de la Rosa street corner 9-18h, fermé le lundi tarifs non-résidents 350php moins chers pour les résidents et les seniors
Vous pouvez y courir, il n'y a pas grand monde.
Exemption de visa au Vietnam pour les Viet Kieu? English translation pending
Bonjour a tous
c'est mon premier message sur le forum
j'ai quelques questions concernant l'exemtion de visa et la notion de viet kieu,
pouvez vous m 'aider ?
- qu'est que précisément un viet kieu ? - est ce que les enfants d'un viet kieu sont des viet kieu ? est ce que les enfants de ce viet kieu de deuxième génération sont des viet kieu ?(càd les petits enfant du 1er viet kieu) - en décembre 2011, est il possible d'avoir l'exemption de visa de 5 ans en tant que petit enfant d'un viet kieu ou c'est seulement possible quand on est un enfant de viet kieu ? - quelles sont les pièces a fournir ? voila, merci d'avance pour les réponses et bonnes fêtes de fin d'année a tous
- qu'est que précisément un viet kieu ? - est ce que les enfants d'un viet kieu sont des viet kieu ? est ce que les enfants de ce viet kieu de deuxième génération sont des viet kieu ?(càd les petits enfant du 1er viet kieu) - en décembre 2011, est il possible d'avoir l'exemption de visa de 5 ans en tant que petit enfant d'un viet kieu ou c'est seulement possible quand on est un enfant de viet kieu ? - quelles sont les pièces a fournir ? voila, merci d'avance pour les réponses et bonnes fêtes de fin d'année a tous
Les énoncés "canoniques" du bambara (Mali) English translation pending
Les types d’énoncés simples en bambara
Dédié à Agathe
1 - La langue bambara
Le bambara, langue la plus parlée au Mali, fait partie des parlers manding. L’ensemble des parlers manding appartient au groupe mandé. A l’intérieur du groupe mandé, les parlers manding sont classés parmi les langues mandé de souche mandé-ouest (sur la classification interne du groupe mandé-ouest, cf. Kastenholz 1997 : 70ff). En ce qui concerne la classification externe des langues mandé, elles constituent un des six sous-groupes principaux de la meta-famille Niger-Congo.
2 - Traits typologiques
Le bambara est une langue tonale (opposition de deux tons lexicaux, haut et bas, et phénomènes de downstep et downdrift). Sur le plan phonologique, il comporte un système de 19 consonnes et 7 voyelles orales, auxquelles correspondent 7 voyelles nasales et 7 voyelles longues. Sur le plan morphologique, le bambara est une langue à caractère isolant : il ne dispose ni de classes nominales ni d’opposition de genre. Comparée aux langues mandé de souche nord-ouest (p.ex. les parlers bozo, le soninké), la morphologie verbale du bambara et des autres parlers manding est simple par suite d’un processus d’érosion des paradigmes verbaux. Dans le syntagme génitival, l’ordre est déterminant-déterminé, alors que dans les autres syntagmes de détermination, l’ordre est déterminé-déterminant (nom + adjectif, nom + numéral, nom + participe, nom + défini). La prédication verbale a comme ordre de base : S–Mp–Od–V–X (S = sujet, Mp = marque prédicative, Od = objet direct, V = verbe, X = nominal qui n’a le statut ni de sujet, ni d’objet direct). Les marques prédicatives forment un paradigme de morphèmes morphologiquement libres, qui servent à la constitution de l’énoncé : ces morphèmes "portemanteau" indiquent les valeurs des catégories temps/aspect/mode (TAM) et l’affirmation/négation et peuvent donc être considérés comme éléments de conjugaison. Ils ont la particularité de fonctionner par couples et suivent immédiatement le nominal en fonction de sujet. En plus, il existe un seul suffixe flexionnel (-ra) qui se comporte comme les autres marques prédicatives. L’association d’un auxiliaire avec une base lexicale modèle un constituant syntaxique, c.à.d. soit un constituant nominal, soit un constituant verbal. Donc, l’indistinction du nom et du verbe qui existe au niveau lexical est alors résolue au niveau syntaxique, autrement dit, la fonction syntaxique des participants d’un énoncé s’explique uniquement par leur position ; le cas, au sens strict du terme, et le genre ne sont pas exprimés avec des moyens grammaticaux. La dérivation et la composition sont en bambara des procédés très évolués et pour la majeure partie productifs.
3 - Enoncés simples
En bambara, il existe six types d’énoncés simples. Tous ces six modèles ont en commun au moins deux éléments : un groupe nominal (nom simple, ou nom complexe, ou pronom) ou construction nominale complexe (syntagme, séquence) en fonction du sujet grammatical de l’énoncé, et une marque d’énoncé (copule ou marque prédicative).
3.1 - Enoncé présentatif : N + don / tè
Ce type d’énoncé, le plus simple en bambara, consiste en une marque d’énoncé, don à l’affirmatif ou tè à la négation, précédée d’un groupe nominal simple ou complexe qui fonctionne en sujet :
Muso don. C’est une femme.
Muso tè. Ce n’est pas une femme.
Mògò nyuman don. C’est un homme gentil.
Mògò nyuman tè. Ce n’est pas un homme gentil.
Nbuuru ni ji don. C’est du pain et de l’eau.
Saga wala ba don. C’est un mouton ou une chèvre.
Jakuma tè, wulu don. Ce n’est pas un chat, c’est un chien.
Au cas où le pronom de la première personne du singulier est le sujet de l’énoncé, on utilise la forme emphatique (ne) :
Ne don. C’est moi.
Ne tè. Ce n’est pas moi.
3.2 - Enoncé équatif : N1 + ye / tè + N2 + ye
Ce type d’énoncé exprime une identité (affirmative : X est Y, négative : X n’est pas Y). Il se compose de deux groupes nominaux (N1 = sujet, N2 = complément) et d’une marque d’énoncé discontinue : ye ... ye à l’affirmatif, tè ... ye au négatif.
Hawa ye muso ye. Hawa est une femme.
Fali tè jègè ye. Un âne n’est pas un poisson.
Hawa fa ye karamògò ye. Le père de Hawa est enseignant.
Bamakò ye Mali faamadugu ye. Bamako est la capitale du Mali.
Hawa ni Fanta ye kalandenmusow ye. Hawa et Fanta sont des écolières.
Au cas où N1 est représenté par le pronom de la première personne du singulier, on utilise la forme emphatique, donc ne au lieu de n :
Ne ye alimanika ye. Je suis Allemand.
Au cas où le premier N serait tògò "(pré)nom" ou jamu "nom de famille, patronyme", la marque d’énoncé se simplifie en ye à l’affirmatif (et peut même être supprimée), et se réduit à tè à la négation :
A tògò ye Fanta. Elle s’appelle Fanta.
E tògò di ? Comment t’appelles-tu ?
E tògò ? Comment t’appelles-tu ?
U jamu ye Ture. Leur nom de famille est Touré.
U jamu Ture. Leur nom de famille est Touré.
A jamu tè Jalo. Son nom de famille n’est pas Diallo.
3.3 - Enoncé situatif : N1 + bè / tè + N2 (+ postposition)
L’énoncé situatif a la structure suivante : N1, le sujet, est relié au complément (N2 ou N2 + postposition) par une marque d’énoncé, bè à l’affirmatif, et tè au négatif. En règle, le complément est formé de N et d’une postposition mais au cas où un nom propre de lieu forme le sujet, le complément se réduit souvent au N :
Denw bè so kònò. Les enfants sont dans la maison.
A ka liwuru tè tabali kan. Son livre n’est pas sur la table.
N fa bè Tumutu. Mon père est à Tombouctou.
Hawa ni Fanta tè yan. Hawa et Fanta ne sont pas ici.
A bè di ? Il est comment ?
Un énoncé situatif n’exprime pas uniquement une localisation mais sert aussi à signifier la possession, l’appartenance, l’association :
Muso fila bè Madu fè. Madu a deux femmes.
So naani bè n fa bolo. Mon père possède quatre chevaux.
Mobili tè n bolo. Je n’ai pas de voiture.
A cè tè ku fè. Son homme n’aime pas l’igname.
N bè kini fè. J’aime du riz.
Se bè Musa ye. Musa a du pouvoir.
L’énoncé situatif se réduit à un nominal sujet suivi uniquement de la marque d’énoncé dans les cas, limités en nombre, des énoncés qui expriment le temps ou une existence spécifique :
Funteni bè. Il fait chaud.
Nènè tè. Il ne fait pas froid.
Dibi bè. Il fait sombre.
Bugun tè. Il ne fait pas de brouillard.
Ngomi bè. Il y a de la rosée.
Hèrè bè. Il y a de la paix.
3.4 - Enoncé descriptif : N + ka / man + Adjectif (= 'Verbe statif' pour Creissels)
Ce type d’énoncé a une valeur descriptive : le sujet de l’énoncé et l’adjectif sont reliés par la marque d’énoncé, ka à l’affirmatif, et man à la négation.
Donso ka farin. Le chasseur est courageux.
A man di. Ce n’est pas bon.
Liwuru sòngò ka gèlèn. Le livre coûte cher.
Ji man suma. L’eau n’est pas fraîche.
Dans l’énoncé descriptif, un complément (N ou N + postposition) peut succéder à l’adjectif :
Feerefèn ka ca sugu la. Il y a beaucoup de marchandises au marché.
Wari man ca Madu bolo. Madu n’a pas beaucoup d’argent.
3.5 - Enoncé processif intransitif : N + Mp + V (+ complément)
Ce type d’énoncé est constitué au moins d’un N, le sujet, d’une marque d’énoncé (Mp) et d’un verbe intransitif. Il peut être élargi d’un complément (N ou N + postposition). La marque d’énoncé est placée devant le verbe dans tous les cas, sauf celui de l’accompli affirmatif (-ra) qui est suffixé au verbe. Pour ce type d’énoncé, l’ensemble des marques d’énoncé consiste en : bè / tè, -ra / ma, ka / kana, bèna / tèna, na, ye ...
An bè taa sugu la. Nous partons au marché. An tè taa sugu la. Nous ne partons pas au marché. An taara sugu la. Nous sommes partis au marché. An ma taa sugu la. Nous ne sommes pas partis au marché. An ka taa sugu la. Que nous partions au marché ! An kana taa sugu la. Que nous ne partions pas au marché ! An bèna taa sugu la. Nous allons partir au marché. An tèna taa sugu la. Nous n’allons pas partir au marché. An na taa sugu la. Nous partirons au marché. A ye taa sugu la ! Partez au marché !
Tous les énoncés (en haut) sont généralement constitués de deux termes syntaxiques nécessaires, le sujet et le prédicat verbal (marque prédicative + verbe). En bambara, il y a un petit nombre de verbes intransitifs qui demandent obligatoirement un complément consisté en un N et une postposition, p.ex. les verbes fama ... ma "être longtemps sans voir qn" ou fò ... kò "venir en l’absence de qn", c.à.d. les compléments sont indispensables, les verbes ne foctionnent pas sans complément :
An famana nyògòn ma. Il y a longtemps qu’on ne s’est pas vu.
Ne fòra i kò kunun. Hier, je suis venu en ton absence.
La marque d’énoncé ye de l’énoncé A ye taa sugu la ! est celle de l’impératif à la seconde personne du pluriel. Il peut être combiné exclusivement avec les pronoms de la seconde personne du pluriel a "vous" resp. aw (forme emphatique de a) qui forment pour chaque le sujet de l’énoncé.
Quant aux verbes intransitifs, l’impératif à la seconde personne du singulier, à l’affirmatif, représente un cas particulier, dans la mesure où ni sujet, ni marque d’énoncé n’apparaissent :
Taa ! Pars ! Na yan ! Viens ici ! Sunògò sisan ! Dors maintenant ! Kuma ! Parle ! Yèlè ! Ris !
Par contre, on retrouve bien à la forme négative du singulier la marque d’énoncé, à savoir kana :
Kana taa ! Ne pars pas ! Kana na yan ! Ne viens pas ici ! Kana sunògò sisan ! Ne dors pas maintenant ! Kana kuma ! Ne parle pas ! Kana yèlè ! Ne ris pas !
Aux formes du pluriel, affirmative et négative, on a bien encore un énoncé qui consiste en sujet (morphologique), en marque d’énoncé et en verbe :
A ye taa ! Partez ! A kana taa ! Ne partez pas !
A ye na yan ! Venez ici ! A kana na yan ! Ne venez pas ici !
3.6 - Enoncé processif transitif : N1 + Mp + N2 + V (+ complément)
Dans ce type d’énoncé, le sujet nominal précède la marque d’énoncé, puis le nominal (N2) en fonction d’objet direct, et enfin le verbe transitif à qui peut être rattaché un complément. La marque et le verbe constituent ensemble le groupe verbal, en fonction de prédicat. L’ensemble des marques d’énoncé consiste en : bè / tè, ye / ma, ka / kana, bèna / tèna, na, ye ...
An bè u fo sugu la. Nous les saluons au marché. An tè u fo sugu la. Nous ne les saluons pas au marché. An ye u fo sugu la. Nous les avons salués au marché. An ma u fo sugu la. Nous ne les avons pas salués au marché. An ka u fo sugu la ! Que nous les saluions au marché ! An kana u fo sugu la ! Que nous ne les saluions pas au marché ! An bèna u fo sugu la. Nous allons les saluer au marché. An tèna u fo sugu la. Nous n’allons pas les saluer au marché. An na u fo sugu la. Nous les saluerons au marché. A ye u fo sugu la ! Saluez-les au marché !
Comme pour le type 3.5, il existe en bambara des verbes transitifs qui demandent obligatoirement un complèment post-verbal (N + postposition), p.ex. les verbes di ... ma "donner qqch à qqn" ou singa ... ma "prêter qqch à qqn":
A ye liwuru fila singa n ma. Elle m’a prêté deux livres.
Madu tè wari di a muso ma. Madu ne donne pas de l’argent à sa femme.
Ces deux énoncés-ci ne sont pas grammaticalement corrects sans les compléments n ma et muso ma. Ils sont obligatoires !
En ce qui est l’impératif, il représente un cas particulier également : à la seconde personne du singulier, à l’affirmatif, l’énoncé ne consiste qu’en objet direct et en verbe, ni un sujet ni une marque d’énoncé n’apparaissent :
U fo ! Salue-les ! Mobili san ! Achète une voiture ! Baara kè ! Travaille ! Nin nbuuru dun ! Mange ce pain ! A di n ma ! Dis-le à moi !
Par contre, on retrouve la marque d’énoncé à la forme négative du singulier et la construction complète de ce type d’énoncé, c.à.d. avec sujet, marque d’énoncé, objet direct et verbe, à la fois à l’affirmatif et au négatif :
A ye u fo ! Saluez-les ! A ye mobili san ! Achetez une voiture ! A ye baara kè ! Travaillez ! A ye nin nbuuru dun ! Mangez ce pain ! A ye a di n ma ! Dites-le à moi !
A kana u fo ! Ne les saluez pas ! A kana mobili san ! N’achetez pas de voiture ! A kana baara kè ! Ne travaillez pas ! A kana nin nbuuru dun ! Ne mangez pas ce pain ! A kana a di n ma ! Ne le dites pas à moi !
4 - Remarques générales
En résumé, l’ inventaire des marques d’énoncé est distinct relativement aux six énoncé-types ...
Type 3.1 : don / tè Type 3.2 : ye ... ye / tè ... ye Type 3.3 : bè / tè Type 3.4 : ka / man Type 3.5 : bè / tè, -ra / ma, ka / kana, bèna / tèna, na, ye Type 3.6 : bè / tè, ye / ma, ka / kana, bèna / tèna, na, ye
Ces six énoncé-types ont en commun un ordre fixe de leurs éléments ; une modification de cet ordre a pour conséquence que l’énoncé soit n’est pas correct, soit en change le sens, p.ex. concernant le type 3.2 :
Ne ye a terikè ye. Je suis son ami.
A terikè ye ne ye. Son ami, c’est moi.
Dans tous les types d’énoncés simples, la structure place hiérarchiquement le premier terme, le sujet (N ou N1 dans les six types d’énoncés ; en haut, c’est ne) comme étant le plus important (et non a terikè), ce qui est justifié par le fait que l’inversion de ne et a terikè permet la mise en relief de a terikè dans l’énoncé A terikè ye ne ye, donc "Son ami, c’est moi", c.à.d. "Je suis, plus que toute autre personne, son ami". Vous voyez, les deux énoncés n’expriment pas du tout le même : le premier exprime simplement l’amitié de deux personnes, pendant que le second exprime le fait qu’une personne (ne) est le meilleur ami d’une autre personne.
Autre point commun des énoncés "canoniques" est l’aptitude à être transformé, par simple substitution de la marque d’énoncé affirmative par son pendant opposé, en un énoncé négatif. Les couples de marques d’énoncés sont partiellement identiques : on retrouve bè dans trois énoncés-types, tè dans même cinq énoncé-types. Pourtant, il faut bien les distinguer, p.ex. le ka (des types 3.5 et 3.6) de ka (du type 3.4), mis à part qu’il existe bien d’autres ka en bambara, et de plus, il faut bien distinguer le ye de l’impératif du pluriel de ye, marque prédicative de l’accompli affirmatif (type 3.6) et de ye (du type 3.2). Il faut les considérer partiellement comme homonymes.
Les six types décrits en haut rendent compte d’une seule proposition, du bambara. Il est cependant possible de formuler des propos sans recourir à l’un de ces six modèles. Par exemple, pour de nombreuses salutations, le bambara connait un schème comportant trois éléments, dont le dernier peut varier à l’infini ...
I ni sògòma ! Bonjour ! I ni wula ! Bonsoir ! I ni su ! Bonne nuit ! I ni baara ! Bonne continuation ! I ni sugu ! Bonne chance (au marché) ! ...
Cependant, ces phrases, bien grammaticalement correctes, sont inaptes à être mises à la forme négative ou à être incluses dans des énoncés comme N y’a dòn ko... "je sais que" ou N ko ko... "je dis que ..." :
N y’a dòn ko Fanta don. Je sais que c’est Fanta.
A y’a dòn ko Madu bè Tumutu. Il sait que Madu est à Tombouctou.
A ko ko Hawa ye a denmuso ye. Il dit que Hawa est sa fille.
On ne peut pas du tout dire :
* N y’a dòn ko i ni sògòma. * A y’a dòn ko i ni su. * A ko ko i ni baara.
5 - Références :
Creissels, Denis 1985. "Les verbes statifs dans les parlers manding", Mandenkan 10: 1-32. Diallo, Mohammed L. 1991. Lehrmaterial Bambara. Ms. Universität Bayreuth. 45pp. Dumestre, Gérard 2003. Grammaire fondamentale du bambara. Paris : Karthala. Kastenholz, Raimund 1996. Sprachgeschichte im West-Mande. Methoden und Rekonstruktionen. Köln : Köppe.
Herbert
Dédié à Agathe
1 - La langue bambara
Le bambara, langue la plus parlée au Mali, fait partie des parlers manding. L’ensemble des parlers manding appartient au groupe mandé. A l’intérieur du groupe mandé, les parlers manding sont classés parmi les langues mandé de souche mandé-ouest (sur la classification interne du groupe mandé-ouest, cf. Kastenholz 1997 : 70ff). En ce qui concerne la classification externe des langues mandé, elles constituent un des six sous-groupes principaux de la meta-famille Niger-Congo.
2 - Traits typologiques
Le bambara est une langue tonale (opposition de deux tons lexicaux, haut et bas, et phénomènes de downstep et downdrift). Sur le plan phonologique, il comporte un système de 19 consonnes et 7 voyelles orales, auxquelles correspondent 7 voyelles nasales et 7 voyelles longues. Sur le plan morphologique, le bambara est une langue à caractère isolant : il ne dispose ni de classes nominales ni d’opposition de genre. Comparée aux langues mandé de souche nord-ouest (p.ex. les parlers bozo, le soninké), la morphologie verbale du bambara et des autres parlers manding est simple par suite d’un processus d’érosion des paradigmes verbaux. Dans le syntagme génitival, l’ordre est déterminant-déterminé, alors que dans les autres syntagmes de détermination, l’ordre est déterminé-déterminant (nom + adjectif, nom + numéral, nom + participe, nom + défini). La prédication verbale a comme ordre de base : S–Mp–Od–V–X (S = sujet, Mp = marque prédicative, Od = objet direct, V = verbe, X = nominal qui n’a le statut ni de sujet, ni d’objet direct). Les marques prédicatives forment un paradigme de morphèmes morphologiquement libres, qui servent à la constitution de l’énoncé : ces morphèmes "portemanteau" indiquent les valeurs des catégories temps/aspect/mode (TAM) et l’affirmation/négation et peuvent donc être considérés comme éléments de conjugaison. Ils ont la particularité de fonctionner par couples et suivent immédiatement le nominal en fonction de sujet. En plus, il existe un seul suffixe flexionnel (-ra) qui se comporte comme les autres marques prédicatives. L’association d’un auxiliaire avec une base lexicale modèle un constituant syntaxique, c.à.d. soit un constituant nominal, soit un constituant verbal. Donc, l’indistinction du nom et du verbe qui existe au niveau lexical est alors résolue au niveau syntaxique, autrement dit, la fonction syntaxique des participants d’un énoncé s’explique uniquement par leur position ; le cas, au sens strict du terme, et le genre ne sont pas exprimés avec des moyens grammaticaux. La dérivation et la composition sont en bambara des procédés très évolués et pour la majeure partie productifs.
3 - Enoncés simples
En bambara, il existe six types d’énoncés simples. Tous ces six modèles ont en commun au moins deux éléments : un groupe nominal (nom simple, ou nom complexe, ou pronom) ou construction nominale complexe (syntagme, séquence) en fonction du sujet grammatical de l’énoncé, et une marque d’énoncé (copule ou marque prédicative).
3.1 - Enoncé présentatif : N + don / tè
Ce type d’énoncé, le plus simple en bambara, consiste en une marque d’énoncé, don à l’affirmatif ou tè à la négation, précédée d’un groupe nominal simple ou complexe qui fonctionne en sujet :
Muso don. C’est une femme.
Muso tè. Ce n’est pas une femme.
Mògò nyuman don. C’est un homme gentil.
Mògò nyuman tè. Ce n’est pas un homme gentil.
Nbuuru ni ji don. C’est du pain et de l’eau.
Saga wala ba don. C’est un mouton ou une chèvre.
Jakuma tè, wulu don. Ce n’est pas un chat, c’est un chien.
Au cas où le pronom de la première personne du singulier est le sujet de l’énoncé, on utilise la forme emphatique (ne) :
Ne don. C’est moi.
Ne tè. Ce n’est pas moi.
3.2 - Enoncé équatif : N1 + ye / tè + N2 + ye
Ce type d’énoncé exprime une identité (affirmative : X est Y, négative : X n’est pas Y). Il se compose de deux groupes nominaux (N1 = sujet, N2 = complément) et d’une marque d’énoncé discontinue : ye ... ye à l’affirmatif, tè ... ye au négatif.
Hawa ye muso ye. Hawa est une femme.
Fali tè jègè ye. Un âne n’est pas un poisson.
Hawa fa ye karamògò ye. Le père de Hawa est enseignant.
Bamakò ye Mali faamadugu ye. Bamako est la capitale du Mali.
Hawa ni Fanta ye kalandenmusow ye. Hawa et Fanta sont des écolières.
Au cas où N1 est représenté par le pronom de la première personne du singulier, on utilise la forme emphatique, donc ne au lieu de n :
Ne ye alimanika ye. Je suis Allemand.
Au cas où le premier N serait tògò "(pré)nom" ou jamu "nom de famille, patronyme", la marque d’énoncé se simplifie en ye à l’affirmatif (et peut même être supprimée), et se réduit à tè à la négation :
A tògò ye Fanta. Elle s’appelle Fanta.
E tògò di ? Comment t’appelles-tu ?
E tògò ? Comment t’appelles-tu ?
U jamu ye Ture. Leur nom de famille est Touré.
U jamu Ture. Leur nom de famille est Touré.
A jamu tè Jalo. Son nom de famille n’est pas Diallo.
3.3 - Enoncé situatif : N1 + bè / tè + N2 (+ postposition)
L’énoncé situatif a la structure suivante : N1, le sujet, est relié au complément (N2 ou N2 + postposition) par une marque d’énoncé, bè à l’affirmatif, et tè au négatif. En règle, le complément est formé de N et d’une postposition mais au cas où un nom propre de lieu forme le sujet, le complément se réduit souvent au N :
Denw bè so kònò. Les enfants sont dans la maison.
A ka liwuru tè tabali kan. Son livre n’est pas sur la table.
N fa bè Tumutu. Mon père est à Tombouctou.
Hawa ni Fanta tè yan. Hawa et Fanta ne sont pas ici.
A bè di ? Il est comment ?
Un énoncé situatif n’exprime pas uniquement une localisation mais sert aussi à signifier la possession, l’appartenance, l’association :
Muso fila bè Madu fè. Madu a deux femmes.
So naani bè n fa bolo. Mon père possède quatre chevaux.
Mobili tè n bolo. Je n’ai pas de voiture.
A cè tè ku fè. Son homme n’aime pas l’igname.
N bè kini fè. J’aime du riz.
Se bè Musa ye. Musa a du pouvoir.
L’énoncé situatif se réduit à un nominal sujet suivi uniquement de la marque d’énoncé dans les cas, limités en nombre, des énoncés qui expriment le temps ou une existence spécifique :
Funteni bè. Il fait chaud.
Nènè tè. Il ne fait pas froid.
Dibi bè. Il fait sombre.
Bugun tè. Il ne fait pas de brouillard.
Ngomi bè. Il y a de la rosée.
Hèrè bè. Il y a de la paix.
3.4 - Enoncé descriptif : N + ka / man + Adjectif (= 'Verbe statif' pour Creissels)
Ce type d’énoncé a une valeur descriptive : le sujet de l’énoncé et l’adjectif sont reliés par la marque d’énoncé, ka à l’affirmatif, et man à la négation.
Donso ka farin. Le chasseur est courageux.
A man di. Ce n’est pas bon.
Liwuru sòngò ka gèlèn. Le livre coûte cher.
Ji man suma. L’eau n’est pas fraîche.
Dans l’énoncé descriptif, un complément (N ou N + postposition) peut succéder à l’adjectif :
Feerefèn ka ca sugu la. Il y a beaucoup de marchandises au marché.
Wari man ca Madu bolo. Madu n’a pas beaucoup d’argent.
3.5 - Enoncé processif intransitif : N + Mp + V (+ complément)
Ce type d’énoncé est constitué au moins d’un N, le sujet, d’une marque d’énoncé (Mp) et d’un verbe intransitif. Il peut être élargi d’un complément (N ou N + postposition). La marque d’énoncé est placée devant le verbe dans tous les cas, sauf celui de l’accompli affirmatif (-ra) qui est suffixé au verbe. Pour ce type d’énoncé, l’ensemble des marques d’énoncé consiste en : bè / tè, -ra / ma, ka / kana, bèna / tèna, na, ye ...
An bè taa sugu la. Nous partons au marché. An tè taa sugu la. Nous ne partons pas au marché. An taara sugu la. Nous sommes partis au marché. An ma taa sugu la. Nous ne sommes pas partis au marché. An ka taa sugu la. Que nous partions au marché ! An kana taa sugu la. Que nous ne partions pas au marché ! An bèna taa sugu la. Nous allons partir au marché. An tèna taa sugu la. Nous n’allons pas partir au marché. An na taa sugu la. Nous partirons au marché. A ye taa sugu la ! Partez au marché !
Tous les énoncés (en haut) sont généralement constitués de deux termes syntaxiques nécessaires, le sujet et le prédicat verbal (marque prédicative + verbe). En bambara, il y a un petit nombre de verbes intransitifs qui demandent obligatoirement un complément consisté en un N et une postposition, p.ex. les verbes fama ... ma "être longtemps sans voir qn" ou fò ... kò "venir en l’absence de qn", c.à.d. les compléments sont indispensables, les verbes ne foctionnent pas sans complément :
An famana nyògòn ma. Il y a longtemps qu’on ne s’est pas vu.
Ne fòra i kò kunun. Hier, je suis venu en ton absence.
La marque d’énoncé ye de l’énoncé A ye taa sugu la ! est celle de l’impératif à la seconde personne du pluriel. Il peut être combiné exclusivement avec les pronoms de la seconde personne du pluriel a "vous" resp. aw (forme emphatique de a) qui forment pour chaque le sujet de l’énoncé.
Quant aux verbes intransitifs, l’impératif à la seconde personne du singulier, à l’affirmatif, représente un cas particulier, dans la mesure où ni sujet, ni marque d’énoncé n’apparaissent :
Taa ! Pars ! Na yan ! Viens ici ! Sunògò sisan ! Dors maintenant ! Kuma ! Parle ! Yèlè ! Ris !
Par contre, on retrouve bien à la forme négative du singulier la marque d’énoncé, à savoir kana :
Kana taa ! Ne pars pas ! Kana na yan ! Ne viens pas ici ! Kana sunògò sisan ! Ne dors pas maintenant ! Kana kuma ! Ne parle pas ! Kana yèlè ! Ne ris pas !
Aux formes du pluriel, affirmative et négative, on a bien encore un énoncé qui consiste en sujet (morphologique), en marque d’énoncé et en verbe :
A ye taa ! Partez ! A kana taa ! Ne partez pas !
A ye na yan ! Venez ici ! A kana na yan ! Ne venez pas ici !
3.6 - Enoncé processif transitif : N1 + Mp + N2 + V (+ complément)
Dans ce type d’énoncé, le sujet nominal précède la marque d’énoncé, puis le nominal (N2) en fonction d’objet direct, et enfin le verbe transitif à qui peut être rattaché un complément. La marque et le verbe constituent ensemble le groupe verbal, en fonction de prédicat. L’ensemble des marques d’énoncé consiste en : bè / tè, ye / ma, ka / kana, bèna / tèna, na, ye ...
An bè u fo sugu la. Nous les saluons au marché. An tè u fo sugu la. Nous ne les saluons pas au marché. An ye u fo sugu la. Nous les avons salués au marché. An ma u fo sugu la. Nous ne les avons pas salués au marché. An ka u fo sugu la ! Que nous les saluions au marché ! An kana u fo sugu la ! Que nous ne les saluions pas au marché ! An bèna u fo sugu la. Nous allons les saluer au marché. An tèna u fo sugu la. Nous n’allons pas les saluer au marché. An na u fo sugu la. Nous les saluerons au marché. A ye u fo sugu la ! Saluez-les au marché !
Comme pour le type 3.5, il existe en bambara des verbes transitifs qui demandent obligatoirement un complèment post-verbal (N + postposition), p.ex. les verbes di ... ma "donner qqch à qqn" ou singa ... ma "prêter qqch à qqn":
A ye liwuru fila singa n ma. Elle m’a prêté deux livres.
Madu tè wari di a muso ma. Madu ne donne pas de l’argent à sa femme.
Ces deux énoncés-ci ne sont pas grammaticalement corrects sans les compléments n ma et muso ma. Ils sont obligatoires !
En ce qui est l’impératif, il représente un cas particulier également : à la seconde personne du singulier, à l’affirmatif, l’énoncé ne consiste qu’en objet direct et en verbe, ni un sujet ni une marque d’énoncé n’apparaissent :
U fo ! Salue-les ! Mobili san ! Achète une voiture ! Baara kè ! Travaille ! Nin nbuuru dun ! Mange ce pain ! A di n ma ! Dis-le à moi !
Par contre, on retrouve la marque d’énoncé à la forme négative du singulier et la construction complète de ce type d’énoncé, c.à.d. avec sujet, marque d’énoncé, objet direct et verbe, à la fois à l’affirmatif et au négatif :
A ye u fo ! Saluez-les ! A ye mobili san ! Achetez une voiture ! A ye baara kè ! Travaillez ! A ye nin nbuuru dun ! Mangez ce pain ! A ye a di n ma ! Dites-le à moi !
A kana u fo ! Ne les saluez pas ! A kana mobili san ! N’achetez pas de voiture ! A kana baara kè ! Ne travaillez pas ! A kana nin nbuuru dun ! Ne mangez pas ce pain ! A kana a di n ma ! Ne le dites pas à moi !
4 - Remarques générales
En résumé, l’ inventaire des marques d’énoncé est distinct relativement aux six énoncé-types ...
Type 3.1 : don / tè Type 3.2 : ye ... ye / tè ... ye Type 3.3 : bè / tè Type 3.4 : ka / man Type 3.5 : bè / tè, -ra / ma, ka / kana, bèna / tèna, na, ye Type 3.6 : bè / tè, ye / ma, ka / kana, bèna / tèna, na, ye
Ces six énoncé-types ont en commun un ordre fixe de leurs éléments ; une modification de cet ordre a pour conséquence que l’énoncé soit n’est pas correct, soit en change le sens, p.ex. concernant le type 3.2 :
Ne ye a terikè ye. Je suis son ami.
A terikè ye ne ye. Son ami, c’est moi.
Dans tous les types d’énoncés simples, la structure place hiérarchiquement le premier terme, le sujet (N ou N1 dans les six types d’énoncés ; en haut, c’est ne) comme étant le plus important (et non a terikè), ce qui est justifié par le fait que l’inversion de ne et a terikè permet la mise en relief de a terikè dans l’énoncé A terikè ye ne ye, donc "Son ami, c’est moi", c.à.d. "Je suis, plus que toute autre personne, son ami". Vous voyez, les deux énoncés n’expriment pas du tout le même : le premier exprime simplement l’amitié de deux personnes, pendant que le second exprime le fait qu’une personne (ne) est le meilleur ami d’une autre personne.
Autre point commun des énoncés "canoniques" est l’aptitude à être transformé, par simple substitution de la marque d’énoncé affirmative par son pendant opposé, en un énoncé négatif. Les couples de marques d’énoncés sont partiellement identiques : on retrouve bè dans trois énoncés-types, tè dans même cinq énoncé-types. Pourtant, il faut bien les distinguer, p.ex. le ka (des types 3.5 et 3.6) de ka (du type 3.4), mis à part qu’il existe bien d’autres ka en bambara, et de plus, il faut bien distinguer le ye de l’impératif du pluriel de ye, marque prédicative de l’accompli affirmatif (type 3.6) et de ye (du type 3.2). Il faut les considérer partiellement comme homonymes.
Les six types décrits en haut rendent compte d’une seule proposition, du bambara. Il est cependant possible de formuler des propos sans recourir à l’un de ces six modèles. Par exemple, pour de nombreuses salutations, le bambara connait un schème comportant trois éléments, dont le dernier peut varier à l’infini ...
I ni sògòma ! Bonjour ! I ni wula ! Bonsoir ! I ni su ! Bonne nuit ! I ni baara ! Bonne continuation ! I ni sugu ! Bonne chance (au marché) ! ...
Cependant, ces phrases, bien grammaticalement correctes, sont inaptes à être mises à la forme négative ou à être incluses dans des énoncés comme N y’a dòn ko... "je sais que" ou N ko ko... "je dis que ..." :
N y’a dòn ko Fanta don. Je sais que c’est Fanta.
A y’a dòn ko Madu bè Tumutu. Il sait que Madu est à Tombouctou.
A ko ko Hawa ye a denmuso ye. Il dit que Hawa est sa fille.
On ne peut pas du tout dire :
* N y’a dòn ko i ni sògòma. * A y’a dòn ko i ni su. * A ko ko i ni baara.
5 - Références :
Creissels, Denis 1985. "Les verbes statifs dans les parlers manding", Mandenkan 10: 1-32. Diallo, Mohammed L. 1991. Lehrmaterial Bambara. Ms. Universität Bayreuth. 45pp. Dumestre, Gérard 2003. Grammaire fondamentale du bambara. Paris : Karthala. Kastenholz, Raimund 1996. Sprachgeschichte im West-Mande. Methoden und Rekonstruktionen. Köln : Köppe.
Herbert
Isla del Sol (Lac Titicaca - Bolivie) English translation pending
Compte rendu d'une marche sur l'Isla del Sol au lac Titicaca (côté bolivien)
Yumani et Challa
Au lever du jour nous nous rendons sur la plage de Copacabana, c’est de là que partent les bateaux en direction de l’Isla de Sol. Le soleil est à peine levé et les nuages, bas sur l’horizon, empêchent les premiers rayons d’atteindre la plage. Deux bateaux s’apprêtent à quitter le rivage, l’un en direction du sud de l’île, l’autre en direction du nord. Rapidement celui en direction du nord se remplit de touristes. Nous avons prévu d’accoster au sud, mais cette destination semble avoir très peu de succès. Un seul visiteur a également embarqué dans notre bateau. Nous ne le savons pas encore mais ce jeune anglais sera notre fil rouge puisque nous le croiserons à maintes reprises sur l’île, et même un peu plus loin ! Les minutes défilent et on nous demande finalement de rejoindre l’autre bateau qui fera donc une escale supplémentaire afin de nous déposer, tous les trois, au sud de l’île. Après une longue attente (mais dans la norme bolivienne en fin de compte) nous finissons par prendre le large. L’embarcation en bois semble assez légère et est équipée de deux moteurs de faible puissance ; cela ne l’empêche pas d’être remplie au maximum de sa capacité. Le vent qui souffle sur le lac engendre une houle, les vagues rendent la traversée assez mouvementée. Une femme a la bonne idée de s’équiper d’un gilet de sauvetage, elle est bientôt copiée par une dizaine d’autres. Assis juste à côté de la pile de gilets qui diminue, je me rends vite compte qu’il n’en reste plus que douze pour environ 40 personnes… Pas de panique dit le pilote, le bateau peut accueillir 80 passagers. J’ai du mal à le croire. Finalement, nous arrivons sains et saufs au débarcadère de Yumani après 2 heures d’angoisse pour certains et de vomissements pour d’autres. Le temps est ensoleillé et malgré une brise plutôt fraîche on pourrait se croire sur le rivage méditerranéen. A peine descendus que nous devons payer un droit de passage (5 bolivianos) pour la communidad. Aucune route sur l’île, seuls quelques chemins lient les trois communautés de l’île entre elles. Il faut bien entretenir ces chemins et faire vivre les locaux, c’est pourquoi à chaque traversée de village, un droit d’entrée nous est demandé. Nous empruntons un escalier inca qui nous conduit directement sur les hauteurs. Nous débutons notre trek par la traversée du village de Yumani et de ses petites ruelles. La végétation peu dense sur l’île permet d’observer le lac et au-delà de n’importe quel endroit. Au loin, de l’autre côté du lac se dressent les hauts sommets enneigés de la Cordillera Real. Nous essayons de suivre le littoral oriental de l’île jusqu’au village de Challa. Les plages sont presque paradisiaques : sable blanc, eaux calmes de lac, cochons et moutons qui se prélassent et les sacs plastiques qui viennent de la ville. Après la traversée de Challa où nous avons croisé une foule d’écoliers rentrant chez eux, nous apercevons une auberge de jeunesse encore en construction. Nous y prenons une chambre pour la nuit (pour la modique somme de 20 bolivianos) et en profitons pour déjeuner. En attendant que le repas nous soit préparé nous nous reposons sur le ponton de bois qui surplombe les eaux claires de la petite baie.
Challapampa
Après la pause, nous laissons nos sacs, prenons nos lampes frontales et partons pour la pointe septentrionale de l’île vers les ruines incas de Chinkana et la pierre sacrée des Incas. Au village de Challapampa, des jeunes filles assises devant une grille nous demande un droit de passage (10 bolivianos). Nous discutons un peu, puis nous payons et continuons maintenant sur un ancien chemin inca pavé qui mène jusqu’aux ruines de Chinkana. Sur le chemin, des paysans nous indiquent la direction de la Piedra Sagrada, la pierre sacrée qui fait face à Challapampa, et de l’autre côté quelques ruines d’un ancien temple ; mais ces vestiges ne sont pas les plus intéressants de l’île. Le Rocher Sacré (Titi Khar’ka en Aymara) qui a donné son nom au lac est certainement le lieu le plus symbolique de l’Isla del Sol. C’est ici que les Incas y ont situé la naissance de leur dynastie. Manco Capac tirant parti des croyances des Aymaras en des dieux issus du lac, imagina de dire que lui et sa femme, Mama Ocllo, étaient Fils du Soleil et envoyés par leur père sur cette île pour peupler et civiliser le monde. A quelques mètres du rocher, nous nous essayons autour d’une table en pierre entourée de petits cubes posés par terre, qui font office de tabourets. Un endroit idéal s’arrêter et profiter du paysage et de l’ambiance.

Plus loin, se trouve le temple de Chinkana, véritable labyrinthe de ruines qui surplombe le lac. Nous nous enfonçons dans une succession de petites salles et de couloirs, puis nous débouchons sur un large espace ouvert qui donne sur une petite baie en contre bas. Il y a même des moutons qui broutent les quelques brins d’herbes du temple, sont-ils perdus dans le labyrinthe ? Le soleil est maintenant bas sur l’horizon, il est temps de grimper au sommet du Cerro Thicani, dernière colline avant les profondeurs du lac. L’endroit est idéal pour admirer le coucher de soleil, nous décidons donc de l’attendre malgré le vent froid qui se lève. L’île se pare de ses plus belles couleurs roses pastel, tandis que les derniers rayons du soleil illuminent les eaux calmes du lac en jaune orangé.
Nous quittons le sommet alors qu’il fait quasiment nuit. Sur le chemin du retour, le ciel se teinte désormais d’un noir profond. Seuls deux points blancs lumineux déambulent avec leur lampe frontale de ce côté de l’île. Enfin après une heure de marche, nous rejoignons Challapampa et profitons pour nous restaurer dans le seul restaurant ouvert.
Après nous être restaurés, nous marchons encore une heure pour rentrer à Challa. Le ciel est totalement dégagé et nous en profitons pour admirer les étoiles durant quelques instants avant de se coucher.
Photo 1 : La baie de Challapampa Photo 2 : Table de sacrifices à proximité du rocher sacré Photo 3 : Cairn au Cerro Thicani
Yumani et Challa
Au lever du jour nous nous rendons sur la plage de Copacabana, c’est de là que partent les bateaux en direction de l’Isla de Sol. Le soleil est à peine levé et les nuages, bas sur l’horizon, empêchent les premiers rayons d’atteindre la plage. Deux bateaux s’apprêtent à quitter le rivage, l’un en direction du sud de l’île, l’autre en direction du nord. Rapidement celui en direction du nord se remplit de touristes. Nous avons prévu d’accoster au sud, mais cette destination semble avoir très peu de succès. Un seul visiteur a également embarqué dans notre bateau. Nous ne le savons pas encore mais ce jeune anglais sera notre fil rouge puisque nous le croiserons à maintes reprises sur l’île, et même un peu plus loin ! Les minutes défilent et on nous demande finalement de rejoindre l’autre bateau qui fera donc une escale supplémentaire afin de nous déposer, tous les trois, au sud de l’île. Après une longue attente (mais dans la norme bolivienne en fin de compte) nous finissons par prendre le large. L’embarcation en bois semble assez légère et est équipée de deux moteurs de faible puissance ; cela ne l’empêche pas d’être remplie au maximum de sa capacité. Le vent qui souffle sur le lac engendre une houle, les vagues rendent la traversée assez mouvementée. Une femme a la bonne idée de s’équiper d’un gilet de sauvetage, elle est bientôt copiée par une dizaine d’autres. Assis juste à côté de la pile de gilets qui diminue, je me rends vite compte qu’il n’en reste plus que douze pour environ 40 personnes… Pas de panique dit le pilote, le bateau peut accueillir 80 passagers. J’ai du mal à le croire. Finalement, nous arrivons sains et saufs au débarcadère de Yumani après 2 heures d’angoisse pour certains et de vomissements pour d’autres. Le temps est ensoleillé et malgré une brise plutôt fraîche on pourrait se croire sur le rivage méditerranéen. A peine descendus que nous devons payer un droit de passage (5 bolivianos) pour la communidad. Aucune route sur l’île, seuls quelques chemins lient les trois communautés de l’île entre elles. Il faut bien entretenir ces chemins et faire vivre les locaux, c’est pourquoi à chaque traversée de village, un droit d’entrée nous est demandé. Nous empruntons un escalier inca qui nous conduit directement sur les hauteurs. Nous débutons notre trek par la traversée du village de Yumani et de ses petites ruelles. La végétation peu dense sur l’île permet d’observer le lac et au-delà de n’importe quel endroit. Au loin, de l’autre côté du lac se dressent les hauts sommets enneigés de la Cordillera Real. Nous essayons de suivre le littoral oriental de l’île jusqu’au village de Challa. Les plages sont presque paradisiaques : sable blanc, eaux calmes de lac, cochons et moutons qui se prélassent et les sacs plastiques qui viennent de la ville. Après la traversée de Challa où nous avons croisé une foule d’écoliers rentrant chez eux, nous apercevons une auberge de jeunesse encore en construction. Nous y prenons une chambre pour la nuit (pour la modique somme de 20 bolivianos) et en profitons pour déjeuner. En attendant que le repas nous soit préparé nous nous reposons sur le ponton de bois qui surplombe les eaux claires de la petite baie.

Challapampa
Après la pause, nous laissons nos sacs, prenons nos lampes frontales et partons pour la pointe septentrionale de l’île vers les ruines incas de Chinkana et la pierre sacrée des Incas. Au village de Challapampa, des jeunes filles assises devant une grille nous demande un droit de passage (10 bolivianos). Nous discutons un peu, puis nous payons et continuons maintenant sur un ancien chemin inca pavé qui mène jusqu’aux ruines de Chinkana. Sur le chemin, des paysans nous indiquent la direction de la Piedra Sagrada, la pierre sacrée qui fait face à Challapampa, et de l’autre côté quelques ruines d’un ancien temple ; mais ces vestiges ne sont pas les plus intéressants de l’île. Le Rocher Sacré (Titi Khar’ka en Aymara) qui a donné son nom au lac est certainement le lieu le plus symbolique de l’Isla del Sol. C’est ici que les Incas y ont situé la naissance de leur dynastie. Manco Capac tirant parti des croyances des Aymaras en des dieux issus du lac, imagina de dire que lui et sa femme, Mama Ocllo, étaient Fils du Soleil et envoyés par leur père sur cette île pour peupler et civiliser le monde. A quelques mètres du rocher, nous nous essayons autour d’une table en pierre entourée de petits cubes posés par terre, qui font office de tabourets. Un endroit idéal s’arrêter et profiter du paysage et de l’ambiance.

Plus loin, se trouve le temple de Chinkana, véritable labyrinthe de ruines qui surplombe le lac. Nous nous enfonçons dans une succession de petites salles et de couloirs, puis nous débouchons sur un large espace ouvert qui donne sur une petite baie en contre bas. Il y a même des moutons qui broutent les quelques brins d’herbes du temple, sont-ils perdus dans le labyrinthe ? Le soleil est maintenant bas sur l’horizon, il est temps de grimper au sommet du Cerro Thicani, dernière colline avant les profondeurs du lac. L’endroit est idéal pour admirer le coucher de soleil, nous décidons donc de l’attendre malgré le vent froid qui se lève. L’île se pare de ses plus belles couleurs roses pastel, tandis que les derniers rayons du soleil illuminent les eaux calmes du lac en jaune orangé.
Nous quittons le sommet alors qu’il fait quasiment nuit. Sur le chemin du retour, le ciel se teinte désormais d’un noir profond. Seuls deux points blancs lumineux déambulent avec leur lampe frontale de ce côté de l’île. Enfin après une heure de marche, nous rejoignons Challapampa et profitons pour nous restaurer dans le seul restaurant ouvert.
Après nous être restaurés, nous marchons encore une heure pour rentrer à Challa. Le ciel est totalement dégagé et nous en profitons pour admirer les étoiles durant quelques instants avant de se coucher.Photo 1 : La baie de Challapampa Photo 2 : Table de sacrifices à proximité du rocher sacré Photo 3 : Cairn au Cerro Thicani
Idée de destination qui bouge pour deux? English translation pending
Salut à tous !
Je me présente je m'appelle Romain , 22 ans et Sportif de Haut Niveau ( Rugby ) 🙂🙂
Je me permet de solliciter votre aide car je ne sais où partir cet été avec un ami .
En effet je souhaiterai partir une semaine ( si possible all-in dans un bel hôtel ) vers une destination plutôt chaude ( sauf l'Afrique que je connais par coeur :P ) , qui bouge énormément ( Boites , Bars et activités ) pour décompresser et me reposer avant la reprise des entrainements .
Si vous aviez des idées de destinations qui correspondent aux critères ci - dessus je vous en serai très reconnaissant !
PS: j'ai pensé à des destinations telles que Saint-Domingue , voir même l'Espagne ou Amsterdam .
Amicalement , Antinoous .
Changement de classe avec Singapore Airlines vers Bali: pour raisons médicales? English translation pending
Hello,
je pars pour Bali dans 2 semaines, le 2 Janvier, avec Singapore Airlines, ayant aheté mon billet en septembre. Mais il s' avère qu' un petit problème somatique fût décelé récemment, par mon généraliste....j' ai donc été opéré il y a 2 semaines. C' était bénin, nothing serious.
A présent, je vais bien, merci, je me repose et prépare mon départ....
de fait, je ne me vois pas du tout dans l' avion passer + de 12h assis, posture devenant assez rapidement un peu douloureuse, même en un fauteuil confortable, ayant une cicatrice toute fraiche du côté de l' aîne, bas ventre ...
dans quelle mesure, sachant qu' il y a fréquemment des places vacantes en Business class, où l' on peut véritablement s'allonger, est-il possible d' y accéder ?
J' avais songé à contacter dès maintenant la Compagnie ? ou alors, juste avant l' embarquement, lors de la remise de la boarding pass, ou encore en aviser l' hôtesse quand j' arrive à bord ? je pourrais même exhiber ma cicatrice ou un mot de mon chirurgien pour appuyer ma demande...ce genre de cas de figures doit bien être envisagé, non ?, qu' une personne tombe malade, au dernier moment, ait besoin de s' allonger, ou encore dans le cas de rapatriement sanitaire ?
et, qu' en sera-t-il du côté financier ? devrais-je payer plein pot de suite le supplément, ou n' y a-t-il pas, puisqu' il s'agit de raisons médicales, de dérogations ?
j' ai bien d' autre part une assurance pour ce vol, mais je ne vois pas bien comment ils interviendraient ...
Vos avis, conseils, expériences éventuelles seront les bienvenus..merci d' avance,
et Noyeux Joël à tous !
Vivre un an au Mexique: quel état choisir? English translation pending
Bonjour à tou(te)s,
Je suis en train de remplir un dossier pour partir travailler un an au Mexique à la rentrée prochaine. Je parle à peu près couramment espagnol (je l'apprend depuis la quatrième) et j'ai déjà passé du temps en Amérique Latine (stage de trois mois au Chili, séjour en Bolivie et au Pérou, et séjour de quatre mois et demi au Brésil cette année).
Maintenant je ne connais pas du tout le Mexique et j'aimerais être conseillé pour choisir l'état dans lequel je vais demander à aller travailler. Je peux faire trois vœux, dans l'ordre de préférence, en ne choisissant qu'un état par groupe comme suit:
Groupe A: Hidalgo Mexico D.F Baja California Sur Aguascalientes Chiapas Queretaro Yucatan Tlaxcala Chihuahua
Groupe B: Guanajuato Nuevo leon Sonora Zacatecas Veracruz Estado de Mexico Tabasco Nayarit Tamaulipas
Groupe C: Quintana Roo Sinaloa Coahuila San Luis Potosi Puebla Jalisco Morelos Durango Michocan
J'ai pensé demander l'état de Mexico pour profiter de toute la vie culturelle de l'ancienne Technotitlan, ou bien celui de Jalisco pour pouvoir profiter à la fois des avantages de la ville et de la plage, ou bien de Nayarit dans la même optique, ou encore au Chiapas pour être en contact avec les populations amérindiennes, ou encore en Baja California Sur (pour ne rien vous cacher je fais aussi du surf depuis petit, et mon coeur balance entre enrichissement culturel intense dans les villes ou proximité de la plage, ...).
Je dois me décider ce week-end, sachant que l'état que je mettrais en 1er vœux sera prioritaire et que je suis contraint par cette liste. Merci d'avance pour votre aide!!! Toute autre info ou partage d'expérience m'intéresse bien sûr.
Bonne journée!!! :)
Je suis en train de remplir un dossier pour partir travailler un an au Mexique à la rentrée prochaine. Je parle à peu près couramment espagnol (je l'apprend depuis la quatrième) et j'ai déjà passé du temps en Amérique Latine (stage de trois mois au Chili, séjour en Bolivie et au Pérou, et séjour de quatre mois et demi au Brésil cette année).
Maintenant je ne connais pas du tout le Mexique et j'aimerais être conseillé pour choisir l'état dans lequel je vais demander à aller travailler. Je peux faire trois vœux, dans l'ordre de préférence, en ne choisissant qu'un état par groupe comme suit:
Groupe A: Hidalgo Mexico D.F Baja California Sur Aguascalientes Chiapas Queretaro Yucatan Tlaxcala Chihuahua
Groupe B: Guanajuato Nuevo leon Sonora Zacatecas Veracruz Estado de Mexico Tabasco Nayarit Tamaulipas
Groupe C: Quintana Roo Sinaloa Coahuila San Luis Potosi Puebla Jalisco Morelos Durango Michocan
J'ai pensé demander l'état de Mexico pour profiter de toute la vie culturelle de l'ancienne Technotitlan, ou bien celui de Jalisco pour pouvoir profiter à la fois des avantages de la ville et de la plage, ou bien de Nayarit dans la même optique, ou encore au Chiapas pour être en contact avec les populations amérindiennes, ou encore en Baja California Sur (pour ne rien vous cacher je fais aussi du surf depuis petit, et mon coeur balance entre enrichissement culturel intense dans les villes ou proximité de la plage, ...).
Je dois me décider ce week-end, sachant que l'état que je mettrais en 1er vœux sera prioritaire et que je suis contraint par cette liste. Merci d'avance pour votre aide!!! Toute autre info ou partage d'expérience m'intéresse bien sûr.
Bonne journée!!! :)
Visites pour deux jours à Sapa? (Vietnam) English translation pending
Bonjour,
Nous avons deux petites journées à Sapa au Nord Vietnam. Arrivée tôt le premier jour et départ tard le deuxième.
Auriez vous des conseils pour des visites intéressantes et sympas. Nous passons la nuit à Sapa ( Hotel réservé )
Merci à vous
Bruno
Nous avons deux petites journées à Sapa au Nord Vietnam. Arrivée tôt le premier jour et départ tard le deuxième.
Auriez vous des conseils pour des visites intéressantes et sympas. Nous passons la nuit à Sapa ( Hotel réservé )
Merci à vous
Bruno
Étude statistique: pluie estivale en Norvège? English translation pending
Bonjour,
certes ce thème est abordé au fil des diverses discussions sur vos escapades en Norvège mais plutôt que de faire un tour exhaustif de toutes les proses sur le sujet, je souhaiterais faire une petite "étude statistique" sur les chances de pluie! Nous souhaiterions faire une virée l'été prochain mais l'humidité c'est pas notre truc (nous, c'est en tandem). Bien que nous acceptions des averses, l'idée d'avoir des gouttes non spot sur plusieurs jours reste le dernier point pour nous décider définitivement. Nous sommes pas encore fixés sur juillet ou aout.
Quelle est votre expérience: mois-temps de pluie/nbr de jours, température moyenne.
Le climat n'est jamais le même d'une année sur l'autre mais cela permet tout de même de dégager une tendance. Merci par avance pour vos lumières.
certes ce thème est abordé au fil des diverses discussions sur vos escapades en Norvège mais plutôt que de faire un tour exhaustif de toutes les proses sur le sujet, je souhaiterais faire une petite "étude statistique" sur les chances de pluie! Nous souhaiterions faire une virée l'été prochain mais l'humidité c'est pas notre truc (nous, c'est en tandem). Bien que nous acceptions des averses, l'idée d'avoir des gouttes non spot sur plusieurs jours reste le dernier point pour nous décider définitivement. Nous sommes pas encore fixés sur juillet ou aout.
Quelle est votre expérience: mois-temps de pluie/nbr de jours, température moyenne.
Le climat n'est jamais le même d'une année sur l'autre mais cela permet tout de même de dégager une tendance. Merci par avance pour vos lumières.
Aller travailler en Angleterre ou Irlande sans passer par une agence? English translation pending
Bonjour,
je suis actuellement en Bts HR et je souhaiterais partir travailler en Angleterre ou en Irlande a la fin de contrat d'apprentissage.
Je voudrais savoir si il est préférables d'y aller de sois même ou de passer par une agence ( vous en connaissez peut être une?) ? Sachant que je ne parle presque pas Anglais, c'est d'ailleurs pour cela que je souhaite y aller. Est il difficile de trouver du travaille la bas? Un logement? et est ce Bien rémunérer? Merci de vos réponse
Je voudrais savoir si il est préférables d'y aller de sois même ou de passer par une agence ( vous en connaissez peut être une?) ? Sachant que je ne parle presque pas Anglais, c'est d'ailleurs pour cela que je souhaite y aller. Est il difficile de trouver du travaille la bas? Un logement? et est ce Bien rémunérer? Merci de vos réponse
Diverses questions sur éventuelle année de première dans un pays anglophone English translation pending
Bonsoir à tous,
Tout d'abord, je m'appelle Romain, j'ai 15 ans, je suis actuellement en seconde, ma scolarité se passe bien, j'ai des bons résultats je compte faire un Bac S sans vraiment savoir que faire ensuite. Mais là n'est pas le plus important, comme inscrit dans le titre, j'essaie de me renseigner pour passer ma première a l'étranger. Pourquoi ? J'ai envie de changer d'air, apprendre une nouvelle culture, même si je sais que cela sera difficile, je pense que cela pourrais être très enrichissant sur un points de vue personnel et pour mes études. Néanmoins, j'aimerais être dans un pays Anglophone, pour pouvoir être parfaitement bilingue. Après, ce qui me plairait, c'est de pouvoir étudier en Lycée Français pour ne pas avoir à perdre une année, en résidence/Internat/Foyer de préférence, même si en famille n'est pas exclu. Comment m'y prendre ? Où chercher ? Est-ce possible ? J'ai besoin de réponse.
Donc voilà, si vous avez des questions n'hésitez pas, et si vous avez vous mêmes vécus sa ou quelqu'un de votre entourage, je suis ouverrt à toute remarque, vue qu'un choix comme sa doit être murement réfléchie.
Merci d'avance, Romain.
Tout d'abord, je m'appelle Romain, j'ai 15 ans, je suis actuellement en seconde, ma scolarité se passe bien, j'ai des bons résultats je compte faire un Bac S sans vraiment savoir que faire ensuite. Mais là n'est pas le plus important, comme inscrit dans le titre, j'essaie de me renseigner pour passer ma première a l'étranger. Pourquoi ? J'ai envie de changer d'air, apprendre une nouvelle culture, même si je sais que cela sera difficile, je pense que cela pourrais être très enrichissant sur un points de vue personnel et pour mes études. Néanmoins, j'aimerais être dans un pays Anglophone, pour pouvoir être parfaitement bilingue. Après, ce qui me plairait, c'est de pouvoir étudier en Lycée Français pour ne pas avoir à perdre une année, en résidence/Internat/Foyer de préférence, même si en famille n'est pas exclu. Comment m'y prendre ? Où chercher ? Est-ce possible ? J'ai besoin de réponse.
Donc voilà, si vous avez des questions n'hésitez pas, et si vous avez vous mêmes vécus sa ou quelqu'un de votre entourage, je suis ouverrt à toute remarque, vue qu'un choix comme sa doit être murement réfléchie.
Merci d'avance, Romain.
Bons plans pour Madagascar en janvier 2012? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes deux jeunes filles: Diana et Céline de 24 ans et nous voyageons en Afrique Australe, actuellement a la Réunion nous voudrions nous rendre a Madagascar en janvier 2012. Nous voudrions quelques conseils sur:
le parcours a envisager ? le temps nécessaire pour avoir une vision globale de l'île ? quels moyens pour s'y rendre à partir de la réunion, sachant qu'on favorise les transports maritimes? la difficulté de voyager étant deux filles ? y a t-il des risques? est-il facile de trouver des guesthouse pas chères ? est-il possible de se loger chez l'habitant? avez vous déjà entendu parler de "l'éco tourisme"?
Nous savons que cela fait beaucoup de questions, mais nous aimerions recueillir plusieurs avis sur l'île. Merci pour votre aide 🙂🙂
Céline et Diana
Nous sommes deux jeunes filles: Diana et Céline de 24 ans et nous voyageons en Afrique Australe, actuellement a la Réunion nous voudrions nous rendre a Madagascar en janvier 2012. Nous voudrions quelques conseils sur:
le parcours a envisager ? le temps nécessaire pour avoir une vision globale de l'île ? quels moyens pour s'y rendre à partir de la réunion, sachant qu'on favorise les transports maritimes? la difficulté de voyager étant deux filles ? y a t-il des risques? est-il facile de trouver des guesthouse pas chères ? est-il possible de se loger chez l'habitant? avez vous déjà entendu parler de "l'éco tourisme"?
Nous savons que cela fait beaucoup de questions, mais nous aimerions recueillir plusieurs avis sur l'île. Merci pour votre aide 🙂🙂
Céline et Diana
Carnet de route "Yémen" de Philippe Bichon English translation pending
Amoureuse du Yémen depuis quelques années et ayant eu la chance de faire 5 voyages dans ce magnifique pays (dans les zones autorisées -donc pas partout, pour des raisons de conflits-), la lecture du Carnet de Route de Philippe et les magnifiques dessins ou aquarelles qui l'illustrent m'ont permis de faire un 6e voyage "virtuel".
Ce livre s'adresse à tous, ceux qui ont déjà visités un peu ou un peu plus le pays, ceux qui continuent d'en rêver et également les septiques, ceux qui pensent qu'il faut être inconscient pour y aller. (Je redis et j'insiste que bien sûr il faut se limiter aux zones autorisées par la police touristique, il est hors de question d'aller se jeter dans les bras d'Al-Quaida !). Quand le Yémen aura retrouvé la paix, Inch'Allah, j'espère que la lecture de ce très beau carnet de route incitera certains de ses lecteurs à franchir le pas. L'architecture au Yémen est un art, la vieille de Sanaa est tout implement unique au monde, Philippe l'a magnifiquement dessinée et peinte.
A travers le récit de Philippe, vous comprendrez l'hospitalité du peuple yéménite, sa générosité, sa simplicité dans les rapports. Les rencontres et les lieux visités sont très bien décrits dans le récit et remarquablement illustrés par les portraits, les croquis ou aquarelles. Bravo Philippe pour cette magnifique transcription de ton ressenti au pays de l'Arabia Felix !
Quand réserver pour l'hôtel Playa Pesquero à Holguin? English translation pending
Bonjour à tous!
Je désire partir entre le 24 et le 26 février prochain pour Holguin, au playa pesquero pour 2 semaines.Est-ce prudent et possible que les prix baisses d'ici là.Car je constate qu'ils ont beaucoup montés depuis quelque temps.Ce serait ma 3 iemes visites à cet hôtel.
Merci!
Vivre à Yangon/Yangoon/Rangon/Rangoon avec un enfant de un an English translation pending
Bonjour à tous,
J’ai écrit le nom de Yangon avec les 4 variantes trouvées sur le site, pour faciliter les recherches !
Je pars dans quelques semaines à Yangon, avec mon ami et mon fils de un an. Nous allons vivre là-bas pour au moins deux ans.
J’aimerais avoir quelques informations pour nous préparer au mieux. Peut-être pourrez-vous m’aider ?
Y-a-t-il des crèches internationales à Yangon ? Des maternelles internationales ? Est-il facile de trouver une nounou qui parle anglais/français/alemand ?
Y-a-t-il des associations/rencontres/échanges organisées entre familles internationales ?
Est-il facile de trouver du matériel pour bébé ? (Couches, poussettes, jouets….)
Y-a-il des parcs, terrains de jeux, endroit pour se balader « adaptés » aux jeunes enfants ?
Merci beaucoup !!
Retour de l'hôtel Sirenis La Salina (26 novembre au 3 décembre 2011) English translation pending
Coucou
Après avoir reçu vos bons conseils, je me devais de venir vous faire un résumé de notre séjour du 26 nov. au 3 décembre 2011 :)
Nous étions en "grande" famille, soit: moi, mon mari et notre fille de 2 ans un couple d'amis et leur fille de 2 ans mes beaux-parents ma belle-soeur
C'était le premier voyage dans un tout inclus pour la majorité, seulement mes b-parents étaient des habitués (3 par année!!)
N'hésitez surtout pas à me poser des questions si vous en avez :)
Nous étions avec Nolitours, caméléon or. Le check a été très très long, plus d'une heure. Nous étions les derniers car nous attendions nos valises, on savais pas qu'on pouvait les laisser dans le lobby avec quelqu'un qui surveille et aller immédiatement faire la file.
Une navette nous apporte à notre bloc, le 32, qui est très près de la plage. Nous avons tous pu être dans le même bloc. Les chambres étaient très propres. Le site est superbe, beaucoup de végétation. Mes b-parents ont même dit que c'était un des plus beaux sites qu'ils ont vu. C'est vrai, il est grand, mais ça prenait un gros 10 minutes de marche pour se rendre de notre chambre au buffet près du lobby. Je ne vois pas en quoi ça dérange de marcher 10 minutes lorsque nous avons la santé!! Nous avons pris souvent la navette aussi.
Nous avons toujours eu de la place sous les palapas et avec des chaises, autant à la plage qu'aux piscines. Bien entendu nous étions en basse saison, mais il y en avait encore beaucoup de disponibles.
La température n'a pas été beaucoup de notre côté malheureusement, mais ça on ne peut rien y faire hein!!! C'était très venteux. Le samedi de notre arrivée le drapeau était rouge, il n'a été vert que le lundi, journée que nous avons passé à Varadero, les autres c'était jaune car il y avait beaucoup de vagues, mais moi j'aime ça les vagues. Le mardi et le jeudi nous n'avons pas fait de plage ni de piscine, trop froid et très peu de soleil, voire pas du tout le mardi.
Pour les restos à la carte, on s'est fait un peu "pogner". Lors de la rencontre le lendemain matin de notre arrivée, la représentante nous dit qu'on a droit à 2 repas avec l'hôtel et un 3e est offert par nolitours. Nous allons ensuite pour réserver ces restaurants. Donc mardi le japonais, vendredi le mexicain et là on veut choisir notre 3e et la dame nous dit non, le 3e c'est un BBQ offert par nolitours, à la plage, le mercredi soir. Bon parfait alors. Le lendemain on apprend qu'elle devait nous donner un coupon aussi pour ce souper, on retourne donc voir, c'est plein. On va voir la représentante nolitours et elle ne peut rien faire... on était un peu déçus :(
Pour la bouffe, c'était bien. Je suis difficile côté nourriture et c'est un point qui me faisait un peu peur et j'ai jamais eu de difficulté à trouver de bonnes choses et la variété était quand même bien. Il y a plusieurs restaurants partout sur le site, donc un buffet près de la plage le midi. Les barmans sont généreux sur l'alcool et on aime ça ;)
Seule déception de notre voyage, on s'est volé notre appareil photo qui va sous l'eau. Par chance, la majorité des photos avaient été prises avec notre autre appareil et on a juste perdu celles dans les vagues, mais il vaut 300$. Je l'avais placé dans le panier sous la poussette de ma fille et 30 minutes plus tard plus là... mon chum avait remarqué un homme qui avait volé le chapeau d'une petite fille et qui s'était chicané avec le père de cette fille un peu plus tôt... il est certain que c'est lui :(
Le personnel était très gentil, toujours des sourires et des "hola". Ma fille s'est fait donner une fleur en feuille de palmier par un jardinier.
Je recommanderais ce site sans hésitation.
Moi qui n'est pas attirée vers ce genre de voyage (l'Europe m'attire plus), on parle déjà d'y retourner en janvier 2013 avec ce même couple d'amis.
Au plaisir de se rejaser :)
Après avoir reçu vos bons conseils, je me devais de venir vous faire un résumé de notre séjour du 26 nov. au 3 décembre 2011 :)
Nous étions en "grande" famille, soit: moi, mon mari et notre fille de 2 ans un couple d'amis et leur fille de 2 ans mes beaux-parents ma belle-soeur
C'était le premier voyage dans un tout inclus pour la majorité, seulement mes b-parents étaient des habitués (3 par année!!)
N'hésitez surtout pas à me poser des questions si vous en avez :)
Nous étions avec Nolitours, caméléon or. Le check a été très très long, plus d'une heure. Nous étions les derniers car nous attendions nos valises, on savais pas qu'on pouvait les laisser dans le lobby avec quelqu'un qui surveille et aller immédiatement faire la file.
Une navette nous apporte à notre bloc, le 32, qui est très près de la plage. Nous avons tous pu être dans le même bloc. Les chambres étaient très propres. Le site est superbe, beaucoup de végétation. Mes b-parents ont même dit que c'était un des plus beaux sites qu'ils ont vu. C'est vrai, il est grand, mais ça prenait un gros 10 minutes de marche pour se rendre de notre chambre au buffet près du lobby. Je ne vois pas en quoi ça dérange de marcher 10 minutes lorsque nous avons la santé!! Nous avons pris souvent la navette aussi.
Nous avons toujours eu de la place sous les palapas et avec des chaises, autant à la plage qu'aux piscines. Bien entendu nous étions en basse saison, mais il y en avait encore beaucoup de disponibles.
La température n'a pas été beaucoup de notre côté malheureusement, mais ça on ne peut rien y faire hein!!! C'était très venteux. Le samedi de notre arrivée le drapeau était rouge, il n'a été vert que le lundi, journée que nous avons passé à Varadero, les autres c'était jaune car il y avait beaucoup de vagues, mais moi j'aime ça les vagues. Le mardi et le jeudi nous n'avons pas fait de plage ni de piscine, trop froid et très peu de soleil, voire pas du tout le mardi.
Pour les restos à la carte, on s'est fait un peu "pogner". Lors de la rencontre le lendemain matin de notre arrivée, la représentante nous dit qu'on a droit à 2 repas avec l'hôtel et un 3e est offert par nolitours. Nous allons ensuite pour réserver ces restaurants. Donc mardi le japonais, vendredi le mexicain et là on veut choisir notre 3e et la dame nous dit non, le 3e c'est un BBQ offert par nolitours, à la plage, le mercredi soir. Bon parfait alors. Le lendemain on apprend qu'elle devait nous donner un coupon aussi pour ce souper, on retourne donc voir, c'est plein. On va voir la représentante nolitours et elle ne peut rien faire... on était un peu déçus :(
Pour la bouffe, c'était bien. Je suis difficile côté nourriture et c'est un point qui me faisait un peu peur et j'ai jamais eu de difficulté à trouver de bonnes choses et la variété était quand même bien. Il y a plusieurs restaurants partout sur le site, donc un buffet près de la plage le midi. Les barmans sont généreux sur l'alcool et on aime ça ;)
Seule déception de notre voyage, on s'est volé notre appareil photo qui va sous l'eau. Par chance, la majorité des photos avaient été prises avec notre autre appareil et on a juste perdu celles dans les vagues, mais il vaut 300$. Je l'avais placé dans le panier sous la poussette de ma fille et 30 minutes plus tard plus là... mon chum avait remarqué un homme qui avait volé le chapeau d'une petite fille et qui s'était chicané avec le père de cette fille un peu plus tôt... il est certain que c'est lui :(
Le personnel était très gentil, toujours des sourires et des "hola". Ma fille s'est fait donner une fleur en feuille de palmier par un jardinier.
Je recommanderais ce site sans hésitation.
Moi qui n'est pas attirée vers ce genre de voyage (l'Europe m'attire plus), on parle déjà d'y retourner en janvier 2013 avec ce même couple d'amis.
Au plaisir de se rejaser :)
Spots de plongée pour débutants à Palawan (Philippines) English translation pending
bonjour,
nous partons aux Philippines en janvier. mon épouse (open water) n'a plus plongée depuis quelques années suite un petit incident de plongée. je suis niveau 2 et je recherche des spots de plongée sur palawan (coté Nord) qui pourraient lui permettre une reprise en douceur tout en me permettant de faire quelques belles plongées.
Merci pour vos conseils
Merci pour vos conseils
Birmanie, juillet-août 2011: carnet de voyage English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai passé un peu moins d'un mois en Birmanie cet été. Comme j'ai pas mal profité des divers conseils et récits de ce forum pour préparer mon trip, je poste à mon tour mon expérience, en espérant que cela serve à d'autres voyageurs. Vous vous rendrez vite compte que j'ai adoré ce pays et que je ne peux que conseiller d'y aller.
Préparatifs
J'ai pris mes billets assez tard (11 mai, pour un départ le 20 juillet). Je m'en suis sorti pour 850 euros AR, pour un Paris-Bangkok via Istanbul avec Turkish Airlines. Trouvé sur Opodo via easyvols.fr. J'ai ensuite booké un Bangkok-Rangoon avec Air Asia, ici aussi un peu tard (le... 18 juillet, pour le 21). 5600 Baht l'aller-retour (payable de France par CB sans aucun pb, Air Asia a même une hotline française dont les employés parlent bien français). Par contre, mon vol retour Rangoon->Bangkok a été annulé, et je suis parti le 14 au soir au lieu du matin. Bien surveiller sa boîte mail, ils avertissent de ce genre de désagréments. J'ai eu du bol d'avoir prévu large, ça m'aura juste fait passer un jour de moins à Bangkok (ce qui n'est pas plus mal...).
21 juillet
Après une grève des bagagistes à Charles-de-Gaulle qui a mis en retard mon Paris-Istanbul de 2 heures, un Istanbul-Bangkok, une journée à pioncer sur les sièges de l'aéroport de Bangkok, un Bangkok-Rangoon en Air Asia, je me fais accueillir par une jolie pancarte à mon nom par les jeunes du Motherland Inn. Anecdote représentative du séjour : sur 8 touristes à être accueillis comme moi, 6 ou 7 sont français. Décidément, la sur-représentation des français dans la population de touristes touche beaucoup de pays. Un trajet en minibus dans Rangoon (sous la pluie, comme il se doit), un rapide aperçu de la Paya Shwedagon, et nous voilà au Motherland Inn. Chambre simple, avec SdB individuelle, sans AC : 15 $. Rien de bien folichon. Par contre, très bon accueil au Motherland : toutes les filles de la réception sont sympas, efficaces, rapides, souriantes; idem pour les serveurs du resto. Prix du resto corrects, pour Rangoon.
22 juillet
En sortant du Motherland Inn, je tombe sur Peter, un polonais, et Han, un guide de Rangoon qu'il a rencontré la veille. On discute un peu, et on part visiter la ville ensemble. Première étape : changer des dollars. Chez un bijoutier du Bogyoke market, je change 200 dollars à 1$ = 770 K. Rangoon est évidemment le meilleur taux du séjour.
Très agréable journée à Rangoon. Nous commençons par une balade à pied dans la ville. On arrive à la Sule Paya, qui marque le centre ville de Rangoon. On ne peut pas rentrer dedans, seulement faire le tour du stupa, donc il n'y a pas grand intérêt à la visiter, et à lâcher 2$ au gouvernement. On commence par le Bouddha couché de la pagode Chauzkhtakyi, sympa; on redescend à pied vers la ville en longeant le lac Kandawgyi. Après un fried rice, on prend un taxi vers la pagode Botataung, dans laquelle on peut rentrer : jolis couloirs aux murs dorés, ferveur des birman(e)s devant un reliquaire contenant un cheveu de Bouddha. On finit par la pagode Kyauk Tan Ye Lei, située à Thanlyin, village qu'on rejoint en bus puis pick-up grâce à l'expertise de Han (les bus birmans sont incompréhensibles). Jolie pagode au milieu d'un petit lac. Retour à Motherland, et on prend rendez-vous le lendemain pour la Shwedagon. A l'hôtel, je partage une chambre double avec Peter (13$ pour 2, ventilo, douches et wc communs, propres).
23 juillet
En avant pour la Paya Shwedagon. Site vraiment exceptionnel. J'y ai passé 5 bonnes heures, et j'en suis parti uniquement parce que j'étais sur le point de mourir de soif. De l'or, du blanc immaculé, des stupas, des statues de Bouddha, des lions des temples à perte de vue; un stupa central comportant plusieurs centaines de kilos d'or pur. Mais surtout (et mon passage à Bangkok me fera réaliser l'importance de cet aspect) : DES BIRMANS. La Shwedagon est un lieu de culte vivant : on y croise moines adultes et enfants, mais aussi les habitants de Rangoon qui viennent y faire leurs prières, y passer une journée de jeûne (qui comprend pas mal de sieste). Les moines abordent facilement les touristes. Je croise une cérémonie honorant un enfant qui va devenir novice : richement habillé et maquillé, il fait le tour de la pagode sur les épaules de son père, suivi par des membres de la famille qui portent des présents. Après cette cérémonie, il sera tondu et prendra l'habit de moine. Han me fait la visite pendant une heure ou deux, puis, à ma demande, me laisse seul pour le reste de la journée. En résumé, la Shwedagon c'est magique : on y voit la ferveur bouddhique des Birmans, qui ne sont pas envahis de touristes (j'ai dû en croiser une vingtaine en 5 heures...)
En sortant, je reprends un taxi vers le centre, mange une noodle soup au Shan Noodle 999 (32th St, 1000K la soupe, très bon). je passe le reste de la jornée à déambuler dans les rues de Rangoon, et file au Bogyoke Market pour m'acheter un longyi (3500K, après un peu de négo). Le longyi c'est cool pour visiter les temples, mais aussi super confortable : je le porte fréquemment à la maison :)
Ma flemme, et la situation excentrée de Motherland, me pousse à y dîner de nouveau le soir. Je retrouve Han, avec qui j'avais discuté d'une excursion au Rocher d'Or. C'est parti pour l'aller-retour sur les deux prochains jours.
Rangoon me laisse une impression mitigée. La Paya Shwedagon est vraiment un des grands moments du séjour; le reste des temples que j'ai visités ne me laissera pas un souvenir impérissable (sauf peut-être le Kyauk Tan Ye Lei... qui n'est pas à Rangoon). Se balader dans la ville est par contre intéressant, rien que pour voir les immeubles des rues principales, les divers aménagements, les scènes de vie des habitants.
24 juillet
C'est parti pour Kyaikhtiyo. La route depuis Rangoon est bonne, et les bus de catégorie supérieure, comme je m'en rendrai compte plus tard. A la télé, comédies birmanes et clips/karaoké pendant les 4 heures de route. J'ai bien fait de ne pas prévoir l'arrêt à Bago : la ville est inondée, 30-40 cm d'eau dans la rue principale. Le bus passe comme si de rien n'était, les Birmans ne semblent pas se démonter pour autant : les gamins pataugent, les gens sortent des barques! la saison des pluies semble avoir été très virulente dans le coin. Arrivés à Kyaihtiyo, Han négocie un trajet en scooter pour nous monter à Kinpun, lieu de départ des fameux camions qui montent au rocher. 7000K par personne pour le bus + scoot : ça sert d'avoir un birmanophone pour négocier! A kinpun, on sirote du Chinese Tea dans la tea house devant le parking des camions pendant qu'une méga-averse tombe.
Pour 1500K/personne, nous prenons place dans un camion. Assis sur des planches de 15cm de largeur environ, c'est parti pour une demi-heure de montagnes russes (plus confortables et à l'abri d'une éventuelle rincée, les places en cabine sont à 2000K, contrairement à ce que peut parfois vous raconter le chauffeur qui essaiera de les vendre à 5000, 7000, 10000...). Marrant. On arrive au pied de la dernière portion du trajet à effectuer à pied : une demi-heure super raide, sous l'oeil des jeunes qui nous suivent avec leur chaise à porteurs en attendant qu'on craque :-) La nuit tombe quand on arrive en haut.
En fait, l'option la moins chère est de dormir à Kinpun; nous on se retrouve au Mountain Top Hotel : très joli et classe, construit à flanc de falaise, mais 35$ la chambre double tout de même... Enfin ça sera pratique le lendemain pour pouvoir revenir dans les temps à Rangoon. Une fois installés, on file bouffer dans un des restaurants qui se trouvent de l'autre côté du site (qui est en fait très grand...). Han me dit où est le rocher, ce qui me permet... de ne pas le regarder et de me le réserver pour demain.
25 juillet
Réveil à 6 heures, et on remonte au Rocher. On arrive vers 7h, il fait jour mais très brumeux (on est trempés...). Le Rocher d'Or est majestueux, mais sans la ferveur des moines qui s'y pressent à la belle saison, ni le paysage montagneux en arrière-plan, on est un peu déçu. Han achète des feuilles d'or; je m'en colle une sur les doigts en essayant de la détacher à la main, puis réussis à coller la deuxième correctement :) Quelques jolies photos, et il faut redescendre; les autres constructions du site n'ont pas un très grand intérêt. Apparemment Kyaikhtiyo a pas mal d'autres atouts, mais mon timing ne me permet pas d'y passer une autre journée.
Trajet retour par les mêmes moyens, pour 6000K (+1500 de camion-benne) cette fois. Les habitants de Bago nagent toujours, je shoote des paysages de rizières inondées et de travaux des champs par la fenêtre du bus.
Arrivée à la gare routière de Rangoon vers 16h; mon bus de nuit (10500 K) pour Mandalay part �� 18h, ce qui me permet de me poser avec Han et de discuter. J'avale une Noodle Soup au milieu des gaz d'échappement des bus (ils font tourner le moteur 1/2 h avant le départ, probablement pour la clim') et c'est parti pour Mandalay.
TRAJET EN BUS RGN-MDLY
Premier trajet épique. A la télé, on commence par 3/4 d'heure de prières bouddhistes scandées par un moine qu'on voit en gros plan, en alternance avec des diaporamas des grands sites du bouddhisme. La porte du bus reste ouverte pendant le quart d'heure précédant le départ, tous les gaz d'échappement rentrent; étant au premier rang, j'en prends plein la gueule. Une fois partis, ça va mieux : on retrouve les bonnes vieilles comédies birmanes à la télé. La clim tourne à fond : je finirai la nuit avec une polaire + un sweat, un pantalon et des chaussettes! Le bus a beau être pas trop mal, j'ai quand même beaucoup de mal à dormir. Vers 2h du mat, on s'arrête dans un méga resto au bord de l'"autoroute" (guillemets car on y croise des piétons avec des lampes de poche ou pas, des chiens, des automobilistes arrêtés en plein milieu d'une voie pour démonter leur moteur...). Les bus birmans s'arrêtent régulièrement (toutes les 2 heures environ) pour permettre aux passagers de manger/pisser/acheter des graines de tournesol ou du bétel. On repart; une heure plus tard les passagers de derrière descendent et je saute sur l'occasion d'avoir 2 places pour moi. C'est effectivement mieux; il faut juste faire attention au sac plastique qui pend et qui contient les crachats de mon prédécesseur, qui chiquait du bétel et se râclait la gorge très régulièrement. Pas top.
26 juillet
Arrivée à Mandalay à 5h du mat'. Comme il se doit on est accueillis par une horde de motos-taxis (comme on n'est plus à Rangoon, y a des scooters partout); j'en prends un pour aller à la Royal Guesthouse. 6$ la nuit, chambre simple très spartiate mais propre, sanitaires communs corrects, petit déj bof (toast, oeuf, thé). Ils ont compris le coup et ouvrent le check-in à 5h du mat pour accueillir tous les zombies débarqués du bus de nuit; cela me permet de prendre ma chambre et de finir ma nuit. Une fois réveillé, je pars à la découverte de Mandalay. Pas grand-chose dans le centre; un scooter (2000K) m'amène à Mahamuni, le 3è haut lieu du bouddhisme birman avec la Shwedagon et le Rocher d'Or.
Le Bouddha central est imposant, et commence à être boursouflé par toutes les feuilles d'or qu'on lui colle dessus. La femme étant impure chez les bouddhistes (par certains aspects c'est pas aussi cool que je le pensais comme religion), seuls les hommes peuvent s'approcher du Bouddha et coller les feuilles. Au bout de 10 minutes, un moine m'aborde et me fait la visite. On monte au pied du Bouddha, j'y colle une feuille d'or, puis c'est parti pour la visite de tous les temples environnants (truc marrant : une maquette géante qui représente l'Asie Bouddhiste et ses principaux monuments). À la fin de la visite, il me demande un petit pourboire de ... 50000K!! Soit-disant pour acheter des bouquins d'anglais qui sont très chers. Assez surprenant; pour ma part je ne démords pas des 2000K que je pensais lui donner. Après 5 minutes, il finit par les prendre... et les déchire, puis les jette par-dessus le balcon sur lequel on était!! Il me dit ensuite de partir. Bonne ambiance. En discutant à l'hôtel, je m'aperçois que je suis pas le seul auquel il a fait le coup. Pas sûr que celui-là soit un vrai moine. Tout ça me refroidit un peu; heureusement pendant que j'erre devant le bouddha pour reprendre mes esprits, un birman se met à me parler religion et foot (si vous vous y connaissez en Premier League, vous avez pas fini de tchatcher avec la population!). Je sors finalement de la pagode, vais bouffer dans une tea-house en face (1000K le fried rice, comme d'hab) et ça reparle foot (beaucoup de frenchies en Premier League, ça alimente la conversation).
Moto-taxi (2000K) pour le nord de la ville. Le monastère en teck de Shwenandaw est très très joli, mais pb : il faut le pass de la région de Mandalay (10$, gouvernemental) pour y accéder, et c'est pratiquement le seul lieu où on le demande. A 10$ la visite, on réfléchit peut-être un peu plus longtemps. Selon le LP, le Shwe In Bin est gratos et aussi beau... Pour ma part je ne n'étais pas trop rendu compte de ça, et je prends le pass. Ce monastère est très très joli, beaucoup plus qu'un autre monastère en teck à Inwa que tous les guides montent en sauce pour des raisons qui m'échappent un peu.
Je reste dans le coin du Shwenandaw et visite la Paya Kuthodaw. Très jolie, connue pour ses 700 et quelques mini-stupas qui renferment chacun une table de règles bouddhiques. Le site est gigantesque. Je monte enfin à Mandalay Hill pour le fameux coucher de soleil. Mandalay Hill elle-même n'est pas terrible : décorations vraiment kitsch à base d'éclats de miroirs, etc. La vue sur les environs est par contre chouette, mais ne pas attendre grand-chose des couchers de soleil à la saison des pluies... (l'obsession des guides pour les couchers et levers de soleil a de toute façon une forte tendance à m'énerver). Retour à l'hôtel en scooter (NB : ne pas toucher un pot d'échappement brûlant avec son mollet, ça fait mal), bouffe au Chapati stand non loin de la Royal GH, pas mal et pas cher.
27 juillet
Aujourd'hui, circuit classique des anciennes capitales (Sagaing, Inwa, Amarapura). J'ai assez mal géré. Pseudo bonne idée : youpi, je vais prendre le pick-up comme un birman, en plus ça coûtera que dalle. En fait, un pick-up ça s'arrête toutes les 5 minutes pour charger/décharger passagers et marchandises, donc ça met SUPER longtemps; je paye 1000K mon trajet alors que je verrai tous les autres passagers payer 200; et en arrivant au centre de Sagaing on est pas trop avancé vu que les monuments sont plutôt en périphérie. Je finis par me laisser convaincre par Maung Htay, un moto-taxi que l'on peut trouver près de le Railway Station de Sagaing, qui me propose un tour pour la journée à 7000K. Avantage : les moto-taxi s'arrangent pour vous faire éviter tous les péages (le 10$ de Mandalay, et le 5$ de Sagaing/Mingun).
Les deux pagodes de Sagaing sont moyennes : U Ponya vaut surtout pour sa vue sur les environs, et Kaung Mu Daw (la pagode en forme de sein) est pas mal mais le stupa central est entouré de boutiques à touristes du plus mauvais goût. Maung Htay me lâche par contre dans un très bon resto à Sagaing : le Aung Myint Tea Shop, qui sert un très bon Burmese Curry. On se dirige ensuite vers Inwa. Inwa est très très jolie : beaucoup de vestiges de pagodes anciennes (bon avant-goût de Bagan), mais cela reste un village rural et l'ambiance est bien plus agréable qu'à Sagaing. Maung Htay m'arrête au pied d'un super vestige très massif (peut-être Le-htat-gyi, mais je suis pas sûr -- en tout cas ça ne figure pratiquement pas dans les guides alors que c'est splendide), puis me fait visiter de jolis sites anciens. On finit par le surestimé Kyaung Bagaya, encensé par les guides alors qu'il est bien moins joli que le Shwenandaw... Fin de la journée. Exception à ma hantise des couchers de soleil : le pont U-Bein vaut vraiment le coup. Évidemment très touristique, mais cela reste très agréable. Un moine m'aborde au cours de la traversée, discussion sympa et variée (pas de foot, pour une fois!), et je le ramène en pirogue (2000K). Super photos à faire. Le retour en moto-taxi à Mandalay est épique, à travers les nuées de moustiques qui sortent à la nuit tombée. Maung Htay, qui porte des lunettes, me dit qu'il préfère pas me ramener de nuit, et me branche un autre chauffeur (3000K).
Si c'était à refaire, je passerais moins de temps (voire pas de temps du tout) à Sagaing; de plus le déjeuner des moines à 10h15 au monastère Mahagandayon, à Amarapura, vaut apparemment le détour. D'autre part, je commence à saturer de pagodes : il est temps de rejoindre la nature. Au comptoir de la Royal GH, je prends un billet pour le lendemain, direction Hsipaw. (NB : tous les hôtels que j'ai fréquentés vous réservent des billets de bus en 5 minutes, vous donnent toutes les indications nécessaires, appellent un hôtel à la destination si vous voulez, etc, c'est très chouette). Mingun vaut aussi le coup, mais j'ai malheureusement pas eu le temps.
28 juillet
Après une glande matinale, je prends le bus pour Hsipaw dans l'après-midi (6000K, si je me souviens bien). Je rencontre Muriel, orthophoniste lyonnaise, avec qui je partagerai un trek en pays shan. Trajet en bus agréable (6 heures de bonne route, dans les montagnes; télé avec films et karaoké); on arrive à Hsipaw à 21h. Comme il se doit, on fonce chez Mr Charles, qui détient une sorte de monopole sur la ville en matière de treks. Une seule chambre double dispo, à 9000K (c'est le seul hôtel que j'aie payé en kyats); je la partage avec Muriel. Pas très confortables, les lits sont en fait des coffres en bois sur lesquels on a posé un matelas de 2 ou 3 cm d'épaisseur.
29 juillet
Exploration des environs de Hsipaw : on part à l'aventure à la recherche des chutes d'eau aux alentours. Mr Charles fournit une carte ... hum... très basique, et on doit demander notre chemin à chaque passant que l'on croise. Tactique risquée : le birman estime impoli le fait de répondre qu'il ne peut pas ou ne sait pas, du coup il préfèrera vous raconter n'importe quoi plutôt que d'avouer qu'il ne sait pas :) Pour les chutes d'eau on s'en sort; les dernières personnes à qui on demande notre route sont un groupe de 5 gamines de 10 ans environ qui nous suivent jusqu'à la chute d'eau et nous guident pour passer derrière la chute. Super moment, les petites ne sont pas farouches, rigolent avec nous, c'est cool. En descendant, on se met maintenant à chercher la source chaude; auparavant, "repas" de midi : un ananas acheté sur le marché (300K). Attention : si vous goûtez un ananas ou une mangue en Birmanie, il sera difficile d'en remanger en France sans déprimer :-) Comme on est très prévoyants, on a un ananas mais pas de couteau : on demande donc à une habitante de nous aider à le découper. 5 minutes plus tard, il est épluché, découpé en morceaux, etc, on se croirait au resto :) Le reste de la journée sera un peu du n'importe quoi : à la recherche des sources chaudes on traverse carrières, plantations de bananes, de maïs, etc. sans rien trouver. Heureusement pas de serpents, mais plein cagnard, pas de chapeau, et je transpire des quantités absurdes d'eau.
En rentrant, on prévoit le trek pour demain. Mon plan était de faire le 3 jours / 2 nuits vers Namshan, mais il est fermé pour cause de grosses tensions entre les rebelles shan et le gouvernement (entre autres motifs de tension, le gouvernement "rachète" à des prix bidons des terres aux habitants pour permettre à la Chine de construire un pipeline -- d'ailleurs les hotels de Hsipaw et Kyaukme sont remplis d'ingénieurs et hommes d'affaires chinois). Nous ne pourrons faire qu'un circuit de 2 jours / 1 nuit, en dormant à Pankam.
Je prends une chambre individuelle (5000 K) à Mr Charles. Attention, si on vous file la chambre 17 : il se peut que la 16 soit occupée par des birmans qui écoutent la radio et jouent aux cartes jusqu'à minuit. Et c'est pas l'épaisseur des cloisons qui va arranger les choses.
30/31 juillet
C'est parti pour le trek. On nous présente notre guide : Mr Bean. On en aura pour 15000K chacun, + 5000 pour les repas dans notre famille d'accueil. Mr Charles n'est pas très clair à ce sujet, nous avions compris que c'était 15000 pour deux...
PARENTHÈSE : MR BEAN
Souvenir ému. Mr Bean est un guide ... spécial. Il marche très lentement, possède un humour très lourd, a un anglais pas top. Arrivé au village, il sort sa "medecine water" : à partir de là, on se croirait dans Bienvenue chez les Ch'tis, on fait le tour du village en buvant des canons d'alcool de riz avec les habitants. Marrant. Le lendemain, Mr Bean nous donne rendez-vous à 7h30 mais se lève à 7h45; il marche encore plus lentement, est encore plus lourd, et ne peut parler que des bières qu'il va prendre une fois arrivé à Hsipaw. C'est de la balle. Finalement 3 jours et 2 nuits avec lui ça aurait été un peu long. Citations : "No drinking, no fun", "No Money, no honey", "I don't know who I am" (crié en fin de soirée), "Down in One " (ça veut dire cul sec), "So much stairs!" (dit en descendant un escalier de 15 marches avant d'aller se coucher).
Mais bon, le trek fut exceptionnel. On traverse pendant 5 heures rizières et plantations de thé, on croise cueilleuses de thé, gamins qui conduisent des buffles, il fait beau et chaud. En arrivant au village shan, excellente surprise : ce soir c'est la nouvelle lune, il y a donc une cérémonie au monastère à laquelle pratiquement tout le village va participer. En attendant, les femmes shan, dans leur costume traditionnel (coiffe, robe violette et bleu marine, anneaux autour de la taille), ont déjà commencé les prières. Soirée au monastère donc. Le monastère est vraiment un lieu de vie : on y vient en famille, les enfants jouent (si en plus y a des européens avec des appareils photos, n'en parlons pas!), certains fument le cigare, c'est détendu. Mais dès que les prières commencent, tout le monde fait preuve de la plus grande ferveur : les enfants de 6 à 10 ans avec lesquels je me marrais sont maintenant en pleine prière, participent aux rituels (passer dans les rangs pour donner de la nourriture). Cela dure 2 heures de chants et de recueillement, c'est vraiment très beau. En plus comme je suis un homme je peux m'approcher et contempler le premier rang des femmes en costume, absorbées dans leur dévotion (bon, j'ai sûrement tourné le dos au Bouddha dans l'affaire, c'est pas bien). Faute de matos, j'ai du mal à faire des photos nettes; mais ça rend quand même pas mal. Ensuite, on sort du monastère et c'est la fiesta : autour de percus (cloches, gongs, tambours de 20kg portés en bandoulière), les villageois dansent pendant une heure ou deux. Pas mal d'habitants passeront la nuit au monastère.
Le lendemain, après une balade dans le village, on redescend. Mr Bean est de plus en plus lent (gueule de bois?), et on est assez contents de s'en débarasser. Muriel prendra le train pour Pyin Oo Lwin; pour ma part, les employées cool de Mr Charles m'expliquent comment prendre le bus pour Kyaukme (l'une d'elles me fait un mot en birman, que je montre aux passants). C'est un vrai bus roots : tout le plancher est réhaussé de 40 cm par des sacs de marchandises, l'arrière du bus en est rempli jusqu'au plafond, les gens s'assoient dans l'allée centrale sur des mini-tabourets. Trajet d'1 heure, 1000K.
J'arrive à Kyaukme et je check-in au A Yone Oo. je sais pas si c'est toujours le seul à avoir une licence pour accueillir les étrangers, mais c'est celui autour duquel gravitent les guides du coin. Chouette chambre à 2 lits, ventilo sur demande, sdb et wc communs propres, 7$ la nuit.
Je suis très heureux de rencontrer Joy, dont AsianPat a fait l'éloge dans ce forum (et dont Joy se souvient très bien). C'est un jeune guide très enthousiaste et sympathique, avec un niveau d'anglais exceptionnel; avant même de fixer quoique ce soit sur une balade, on va manger ensemble (chapati), et il se comporte très vite en ami. Comme à Hsipaw, les possibilités de trek sont très restreintes à cause des tensions; j'apprendrai au retour sur Irrawaddy.org que Kyaukme est un lieu particulièrement chaud, vu ce qui s'est passé la veille de mon arrivée : http://irrawaddy.org/article.php?art_id=21797
1er août
C'est parti pour moi, Joy, et un couple de hollandais pour une virée en scooter dans les montagnes autour de Kyaukme. On commence par s'arrêter dans une plantation d'ananas. Le proprio nous accueille à bras ouverts, nous fait visiter, nous fait déguster un ananas, nous en offre un autre. Joy nous dira plus tard qu'il ne le connaissait pas! En visitant une école, on croise une de ses amies de fac, qui est maintenant infirmière, et fait des tournées dans la montagne pour s'occuper des écoliers (vaccins, etc). Il est vrai que les grosses structures médicales sont très éloignées... Les paysages sont magnifiques, et l'hospitatlité birmane n'est pas une légende : on est invités à prendre le thé chez les gens, on discute (Joy parle aussi Shan et peut faire interprète). Le soir, il est prévu que nous dormions chez l'habitant; mais j'ai une sorte de crève, mal à la tête, et je préfère redescendre. Trajet de retour de 2h de chemin plein de caillasses, j'arrive fracassé, résiste tant bien que mal au sommeil pour manger avec Joy le soir. Joy est toujours aussi agréable et passionnant, peut parler sans fin du bouddhisme, vraiment une des plus belles rencontres de mon séjour. En sortant du resto il me ramène à l'hôtel. De toute façon, il ne faut pas s'éterniser : le couvre-feu a été instauré à Kyaukme à 21h, et Joy, en tant que Shan, a vraiment pas intérêt à ne pas le respecter...
2 août
Dodo, dodo, comatage, dodo. Je redeveins humain vers 15h. En sortant de ma chambre, le patron de l'hôtel prend de mes nouvelles; il me conseille de grimper sur la colline pour profiter de la vue sur la région. Évidemment, je me perds et je finis par errer dans Kyaukme où il est clair qu'il est rare de voir un touriste ailleurs qu'à proximité de l'hôtel. Les gens viennent me parler, me demandent de prendre leurs enfants en photo, c'ets vraiment cool. Joy et le couple de hollandais redescendent le soir; et on est invités à manger avec sa famille. Malheureusement il faut abréger (couvre-feu!), et on rentre à l'hôtel. Demain, bus pour Mandalay à 5h30 (5500K); Joy espère qu'il ne sera pas attaqué par les rebelles, et il n'a pas vraiment l'air de plaisanter. Glup.
3 août
Départ de Kyaukme à 5h30, direction Bagan. Le trajet jusqu'à Mandalay se passe sans encombre (ouf!). Pour choper le bus pour Bagan, il faut changer de gare routière : 3000K de transfert, 1/2 de blue taxi (pittoresque!). A la gare routière, un type me conduit à un guichet de vente de billets pour Bagan : 7000K, commission du gars incluse (évidemment, je ne suis pas censé savoir que mon prix a été majoré parce que le gars m'a conduit au guichet, mais je le vois revenir encaisser sa com' dans mon dos 30 secondes après que je sois parti. Bon, finalement j'ai du payer 100K de plus que le tarif, mais le temps qu'il m'a fait gagner en me conduisant au guichet le vaut bien). On me propose bus ou minibus, je prends minibus. Grave erreur.
PARENTHÈSE : LE MINIBUS
Contrairement aux apparences, le minibus n'est pas un mini-bus, mais un gros pick-up. Evidemment pas de clim, pas de télé (on a beau trouver ça bruyant et un peu ridicule, on s'y fait très bien en fait), et pas beaucoup d'amortisseurs. Les routes deviennent défoncées (les trajets Mandalay->Bagn et Bagan->Inle sont carrément trash). Et le fonctionnement est celui d'un pick-up : on s'arrête tout le temps pour prendre des tas de passagers et monter des sacs sur le toit. Tel l'hôtel de Hilbert, même si le minibus est complet, il peut toujours prendre un passager de plus. Au bout de 8 heures de trajet assez pénible (un Birman me dort dessus pendant une grande partie du voyage), on arrive à Bagan.
Ici, pas question de songer à éviter le droit d'entrée de 10$ : le bus s'arrête au check-point et les étrangers descendent; même les hôtels demandent le ticket d'entrée. Sur les conseils de mon guide de Rangoon, je check-in au Aung Mingalar, en face de la Shwezigon. 15$ la chambre double, avec TV et sdb. A Bagan, les standards d'hôtel sont plus élevés. Hôtel pas terrible : sombre, réception TV pourrie, excentré du quartier animé de Nyaung-Oo.
4 août
Je commence par me chercher un autre hôtel, et atterris au May Kha Lar, réputé pour son petit déj (effectivement très bon). Je me fais plaisir : chambre avec AC, TV, SDB privée, à 14$. L'équipe est très sympa. Comme il est tard ils n'ont plus trop de vélos, et je vais en louer un au Inn Wa GH (1500K la journée). Assez bonne qualité. C'est parti pour le vélo. Se balader en vélo à Bagan est vraiment une grande expérience : on s'arrête dans des pagodes aléatoires au bord de la route, c'est super beau. Le lieu est par contre très touristique, et on retrouve quelques travers : les locaux se déclarent "peintres" mais peignent tous la même chose, et le présentent tous de la même manière, etc. Mais c'est finalement de bonne guerre, et ils ne sont jamais désagréables ou trop insistants. Arrêt à The Moon, un super resto végétarien juste avant Old Bagan en venant de Nyaung Oo : assiettes de fruits, lassi, ginger tea délicieux. En 3 jours je n'ai pas goûté grand-chose d'autre, car la turista me tomba dessus. Je m'étendrai pas sur les détails, sinon pour dire que j'étais bien content d'avoir des WC privés, et que 2 jours d'Imodium et de Smecta en seront venus à bout facilement.
5-6 août Balades en vélo à Bagan. Mon préféré : le Sulamuni, avec ses peintures murales très bien conservées, et qui consistent en autre chose que Bouddha assis; le templa Ananda quand même, la vue depuis la pagode Shwesandaw (à fuir à partir de 17h, car tous les guides ont décrété qu'il fallait y grimper pour le coucher du soleil), le temple Htilominlo; un gros temple au dôme à moitié doré à l'est de New Bagan; et tout simplement se balader aléatoirement... J'ai pris mes quartiers au The Moon, où je viens déguster mon Ginger Tea tous les soirs. Le patron et sa femme sont vraiment sympas, le boss s'assoit en face de moi, on discute quelques minutes avant de s'endormir tous les 2... il règne décidément une bonne atmosphère.
7 août
3h30 du mat (yaaaaa!!) : départ en minibus (10500K) pour Kalaw. Ticket réservé à l'arrach le soir d'avant, et je refais (je pense) l'expérience de la politesse birmane : le bus devait être complet, et je me retrouve sans numéro de place. Et ça c'est pas cool du tout, car si le bus est plein on a l'air con. Je fais 1h de trajet assis en tailleur à côté du chauffeur, avant de pipoter et de choper un siège dans le fond du bus. Coup de moule, personne ne viendra m'en déloger. Trajet le plus épique du séjour. Ca commence par 5 heures de route "raisonnable"; mais les 5 dernières heures sont un effroyable tape-cul, et il vaut mieux être de bonne composition. J'ai vu des passagers qui ont VRAIMENT souffert. Les Birmans, évidemment, n'ont pas ce genre de problèmes, et tandis que les touristes poussent des râles d'agonie, les grands-mères birmanes donnent l'impression d'être dans leur canapé. Les occidentaux seraient-ils en pleine déchéance physique?
A 14h, nous arrivons frais comme des gardons à Kalaw. Je suis bêtement le troupeau et je check au Golden Lily. Mal m'en prendra. Chambre à 5 dollars, deux lits, sdb individuelle, whoa! La cloison est en bambou mais les voisins ne sont pas bruyants; il est temps d'organiser le lendemain.
Le Golden Lily, tenus par les Singh (Harri et Rambo Singh sont les grandes vedettes du Lonely Planet) est en fait une machine à organiser le trek Kalaw->Lac Inle. Il se trouve que je comptais trekker 2 jours seulement, qu'on m'avait présenté le trek en question comme une autoroute (40 touristes passent en même temps une "nuit typique au monastère", d'après ce que j'ai entendu). Affaire d'état, ici on ne trekke pas 2 jours. En insistant, le gérant me présente finalement un guide, Peter, qui m'emmènera 2 jours dans les montagnes. Cool, on se voit demain au petit déj. Je passe le reste de la journée à me balader dans Kalaw, ville très très agréable. Je mange pour la première fois dans une gargote qui deviendra mon repaire, sur Merchant St, en face du monastère et adossée à la pagode, tenue par Ko Zaw Naing et sa charmante famille. A goûter absolument : la Shan Noodle Salad, item 1 du menu, qui se dit "Malahin" (souffler le "h"). 500K, et un des meilleurs plats du séjour.
8 août
Ptit déj au Golden Lily (bof), et rendez-vous avec Peter le guide. Je le vois passer, on se dit bonjour, et il se tire. What? Une demi-heure plus tard, le gérant m'annonce qu'il se casse avec 3 français qui veulent faire la moitié du Kalaw-Inle. Vraiment pas cool. Je proteste auprès du gérant, qui essaie de me faire croire que c'est de ma faute, qu'on n'avait rien décidé, avant de voir qu'il faut pas trop se foutre de la gueule du monde. Je demande un autre guide, il passe des coups de fil, me dit d'attendre, tout en faisant un lobbying incroyable pour me convaincre de rejoindre le Kalaw->Inle qui part demain. Pendant ce temps, la gérante n'hésite pas à me demander 30$ pour les 2 jours de trek qu'ils n'arrivent pas à m'organiser!!! Je lui dis que ça va pas être possible; le gérant commence à s'impatienter, et se tire en me disant qu'il va ramener quelqu'un. Une demi-heure plus tard, c'est finalement moi qui me tire, pour aller au Eastern Paradise, à 2 pas, recommandé par un Sud-Africain dans le bus. Chambre très bien tenue, sdb privée, eau chaude, 7$. Petit déjeuner orgiaque, les plats arrivent sans cesse, c'est excellent. J'y retrouve deux couples de français que j'avais croisé à Bagan. Je demande un guide au Eastern Paradise, et ils me présentent Min-Min, qui est d'accord pour nous emmener deux jours en balade dans les montagnes, avec nuit au village, mais pas au village où dorment tous les trekkeurs de Kalaw->Inle. L'un des deux couples se joint à moi. Prix : 10000K par jour et par pers, tout compris.
Sur ce, re-glande à Kalaw. Je suis un peu énervé d'avoir perdu une journée à cause des pitres du Golden Lily, mais la balade dans Kalaw et les repas dans ma gargote préférée me redonnent la pêche. On peut tout à fait, à mon avis, passer une semaine à Kalaw sans s'ennuyer; c'est d'ailleurs ce que fait Cassandra, une anglaise que je croise au repas de midi. Mais pour un premier voyage au Myanmar c'est évidemment une idée moyenne.
9 août
Départ pour le trek, avec Olivier et Clara, couple d'ingénieurs de la banlieue parisienne. Comme indiqué dans tous les guides, la saison des pluies rend les chemins à Kalaw très très boueux. Les paysages sont quant à eux magnifiques, et la visite de villages toujours très agréable. Min Min est très sympa, et est très bon guide. L'après-midi, on se prend une bonne rincée : 2 heures à marcher parmi les ruisseaux créés par l'averse, réfugiés sous nos ponchos, en faisant splitch-splotch dans les pompes trempées. On arrive dans une gare où on assiste à l'arrivée et au départ du train. Le train reste une bonne demi-heure à quai, et les habitants du coin montent pratiquement un marché sur le quai de la gare pendant ce temps-là. C'est très joli à voir. Avant de partir chez notre hôte du soir, on achète une bouteille de rhum et une de Myanmar Beer, et c'est reparti. Le rhum, comme le whisky, sont pas chers du tout au Myanmar : un shot de rhum (200K) vaut moins qu'une bouteille d'eau (300K). Le gouvernement subventionnerait-il la consommation d'alcool des habitants, pour les rendre moins embêtants?... Le soir et le matin suivant, bouffe exceptionnelle dans le village (dont une délicieuse soupe à la citronnelle le soir), et "rum sour" préparé par Min Min (rhum, citron, eau, ???). Au cours de la journée, j'achète enfin du bétel... et c'est délicieux.
10 août
Redescente de la montagne avec Min-Min. On en profite pour visiter les grottes de Myin Maht, remplies de statues de Bouddha, et très grandes. A la sortie (on peut les traverser), un banian fait plonger ses racines sur 10m le long de la paroi. Très spectaculaire. On finit la balade par une petite marche dans la pinède (particularité de Kalaw). Le soir, retour dans ma gargote préférée. L'anglais du patron est assez limité mais permet un semblant de conversation. Je fais marrer son fils et sa fille avec ma lampe frontale, offre mon stylo 4 couleurs aux enfants; en échange, ils me donnent un billet collector de 1 kyat avec la tête de Aung San. Ils m'invitent à leur table et me font goûter les trucs qu'ils mettent dans leur Burmese Curry (dont une préparation très noire à base de champignons, délicieuse). Décidément l'accueil birman n'est pas une légende.
11 août
Départ pour la dernière étape : le Lac Inle (minibus : 2500K, 2 heures). Je suis déposé à la "junction", à Shwenyaung, et pris par un scoot pour aller à Nyaungshwe (3000K). Pendant le trajet, mon pilote croise un pote, discute, puis fait demi-tour et se met à emprunter des chemins de terre invraisemblables en disant "Police, Police". Je sais pas trop quoi penser; en fait il m'a fait éviter la taxe gouvernementale de 5$ de l'entrée du lac :) A Nyaungshwe, je me fais déposer devant le Remember Inn qui propose des chambres à 8$; par principe, je ne vais pas dans les hôtels-du-pote-du-chauffeur, et après m'être fait refouler de l'Aquarius Inn, je me retrouve au Nawng Kham (du coup à chaque fois qu'on me demande dans quel hôtel j'étais, je répondais heuuuuuuuu). 7$ la nuit, sdb individuelle, jolies chambres donnant sur jardin. Par contre, au pied d'une pagode qui émet des chants bouddhistes 24h/24, même si elle baisse un peu le son la nuit. Je glandouille à Nyaungshwe, qui n'est pas une ville très agréable, et je décide donc de traîner à l'embarcadère pour aller sur le lac dès l'après-midi. Je tombe sur "Ne Win" (pas sûr d'avoir bien compris son nom, le nom de Ne Win est quand même tristement célèbre) qui me fait un aprèm à 7000K. On ne va pas très loin, seulement dans un village proche de Nyaungshwe, à l'est du lac. Mais c'est déjà l'occasion d'admirer les magnifiques villages construits sur pilotis, les jardins flottants, et la vie sur l'eau. Le lac est calme, j'admire la fameuse technique de pagaie des pêcheurs Intha (mon pilote me fait même un démonstration). Le principal intérêt du lac Inle ne réside pas dans le lac lui-même (assez joli, mais banal), mais dans la vie sur le lac, la manière dont les habitants l'uitlisent, et vivent dessus. Vraiment une super expérience.
On se fait un peu rincer sur le trajet du retour. Le soir, je retrouve Olivier et Clara qui ont atterri dans mon hôtel après avoir essayé de prendre le train pour venir au lac; manque de bol le train a déraillé! (sans eux)
Le meilleur plan bouffe de la Birmanie : les carpes du lac Inle, sur le stand à barbecue situé au coin sud-ouest du marché (n'ouvre que le soir, il n'y a rien la journée). Une carpe badigeonnée d'épices et farcie avec un truc incroyable pour 1000K, et des mini-brochettes de légumes (il faut goûter les ladyfinger) pour 200 ou 300. Merveilleux.
12 août
Journée sur le lac Inle. Je retrouve mon pilote de la veille à l'embarcadère. Il tombe une méga-averse, et les piroguiers, avant d'embarquer les touristes, commencent par écoper :) Tandis qu'on rejoint le lac, je reste abrité sous le poncho. Heureusement, le temps est plus clément sur le lac, et je pourrai profiter sans encombre de la journée. Je ne me suis pas trop embêté à prévoir des tonnes de trucs, et je laisse mon pilote me faire faire le tour "classique" (12000K): la pagode Phaung-Daw U (pas mal mais sans plus, à voir quand même pour les 5 statuettes de Bouddha transformées en champignons informes par application d'une quantité délirante de feuilles d'or); la fabrique de cheerot (un employé nous fait un petit speech pour nous présenter le travail des rouleuses de cigare, les ingrédients qui le composent, etc. Jolie dextérité des rouleuses de cigare); les ateliers de tissage de soie et de lotus (métiers à tisser d'où sortent, etre autres, des tenues traditionnelles de femmes shan; fabrication du fil de lotus par extraction des fibres dans la tige, qui montre la quantité incroyable de tiges de lotus utilisées et le boulot que ça représente). Très jolie boutique, c'est pas spécialement donné mais ça les vaut. La fabrique d'ombrelles en papier shan est pas mal (éviter de les acheter sur place, il y en a des aussi belles et moins chères en ville), les orfèvreries non plus. Mais la meilleure chose à faire sur le lac reste à mon sens les balades en pirogue dans les villages et les jardins flottants, l'observation de la vie des habitants, de la pêche, etc. Le monastère "des chats sauteurs" n'a rien d'exceptionnel non plus. Je n'y ai pas vu les chats sauter (ils dorment); mais le bâtiment en lui-même ne vaut pas les 2 sacs à dos que lui met le Routard. Après avoir tracé plein sud le matin et être doucement remonté vers le nord en enchaînant les visites, mon chauffeur m'annonce vers 14h, le tour se termine... un peu frustré, j'en redemande; mais les derniers lieux à visiter sont au sud. Tant pis, pour 3000K supplémentaires, je prolonge la balade par l'atelier de pirogue et les forges. Sympathique, mais je reste sur mon opinion : les meilleurs moments de la journée sont ceux de calme déambulation dans les canaux et les allées des jardins... Le soir, je retourne en courant au barbecue manger une carpe :)
13 août
Réveil à la cool vers 9h30, puis balade dans Nyaungshwe. Je passe au marché acheter quelques gâteaux pour le bus, 1 ou 2 souvenirs (les sacs traditionnels des Intha, en tissu flashy, qui se portent en bandoulière et font vaguement baba, sont très jolis). A 13h30, je partage un pick-up avec Olivier, Clara, et un couple d'italiens de notre hôtel (environ 1000K chacun), qui nous remonte à la jonction de Shwenyaung. Et à 15h, on grimpe dans le bus de nuit pour Yangon (16000K). Enfin, après l'enchaînement de mini-bus et de routes dantesques, je retrouve un brave bus climatisé, qui débite du karaoké et des comédies birmanes à fond la caisse! Le début de la route reste un peu brutal (en fait, il faut repasser à Kalaw pour récupérer le grand axe qui descend à Yangon). En fin d'après, on entend un grand BANG venant de l'arrière du bus : 1 pneu a explosé, et est carrément éventré sur toute la largeur! Problème réglé en une demi-heure environ, et on repart.
A Kalaw, on s'arrête à un check-point. Ce que j'avais lu sur les check-point birmans (fouilles, contrôle de papiers interminables, etc) et que je n'avais jamais vécu jusqu'à présent, arrive cette fois... Quelques policiers montent à bord, demandent leurs papiers à pas mal de passagers du bus, ouvrent quelques sacs... le tout dans un gros silence et une tension assez palpable. Glups. Finalement, personne n'est embarqué, et on repart, après 20 bonnes minutes.
RAS sur le reste du voyage. Arrêt bouffe (un bon Burmese curry à 1500K). Je dors vaguement, puis suis réveillé en sursaut vers 5h par un espèce de spot de pub diffusé à fond sur la télé du bus pour réveiller les passagers. Nous voilà à Yangon.
14 août
La compagnie de bus est cool et nous arrange, gratos, un pick-up pour nous transférer (moi, Olivier et Clara, et un couple de Birmans qui parlent très bien anglais et sans lesquels on aurait rien compris à ce qui se passait) à la gare ferroviaire de Yangon, qui est très proche de la Sule Paya. Je dis au revoir à Olivier et Clara, qui tentent l'aventure d'aller passer quelques jours à la plage de Chaungtha.
Comme je prends l'avion ce soir pour Bangkok, je n'ai pas d'hôtel dans lequel poser mon sac. Je tente le coup et demande à une guesthouse de me garder le sac pour la matinée. Après m'être fait bouler par la Pyin Oo Lwin 2 GH (accueil assez désagréable), je trouve mon bonheur à la Okinawa Guesthouse (ils me proposent même de prendre 1 douche pour 2000K). Après avoir traîné dans les spectaculaires rues centrales de Rangoon (façades coloniales couvertes de réseaux électriques délirants, rues très vivantes), avoir pris un thé birman et des patisseries starbuckesques au Mr Brown café (très bon accueil, mais... pas de PQ dans les toilettes! et il n'y a même pas les distributeurs habituels sur les tables!), je traîne au Bogyoke Market. J'apprends que le dollar est descendu à 740K (j'avais eu 770 il y a 3 semaines!). Beaucoup de très belles boutiques de sculptures sur bois de cèdre, de santal, mais c'est cher, et pas très négociable. Bon, en fin de séjour je peux me lâcher, et j'achète une statue de Bouddha debout, en santal, de 15cm de haut, à ... 18000K (annoncé à 22000, et impossible de descendre plus bas malgré tous mes efforts). Après un dernier repas au Shan Noodle 999, je passe dans un cyber-café; à la télé, un film américain (Il Etait une Fois, avec Patrick Dempsey) dans lequel on a flouté les décolletés des actrices !!! (dire que c'est un film pour gosses...) Il est temps de partir.... 6000K pour le transfert Okinawa-aéroport, et j'embarque pour Bangkok. Je ne paie pas de taxe de sortie, alors qu'apparemment c'était 10$...? Toujours ça de moins pour Than Shwe and co!
Je ne m'étends pas sur Bangkok car on est sur le forum Birmanie, mais ça m'a laissé une impression... hum... foireuse : les quartiers où sont les guesthouses ne sont fréquentés que par les touristes, les GH proposent des chambres sans fenêtres; le méga-temple au bouddha d'émeraude est submergé de touristes, cher, et moins joli que celui du bouddha couché qui est juste à côté, l'accueil des touristes dans ces temples est tout juste poli, le chauffeur de tuk-tuk que je prends m'amène chez son pote le tailleur de costumes, etc. Bof. Bon, vous me direz que je ne rends certainement pas justice à la Thaïlande, mais le contraste était tellement saisissant en arrivant de Birmanie...
Enfin, quelques opinions, observations, et conseils utiles :
- Sur le sempiternel débat Y aller ou pas, je pense que les birmans apportent la meilleure réponse possible par leur accueil. On ne sent jamais une inimitié quelconque, ils ont envie de discuter avec les touristes, de partager. J'imagine que c'est plus important que les sous qu'on donne à la junte, qui doivent de toute façon représenter quelque chose d'infime par rapport à ce qu'ils récupèrent en exploitant les incroyables ressources du pays (le pipeline chinois en construction chez les Shan n'est que le dernier exemple en date...) Cette ouverture sur le monde peut leur être précieuse; des discussions avec des birmans montrent que certains deviennent optimistes sur l'avenir politique du pays, ce qui n'était pas trop le cas il y a encore quelques années, et que cet optimisme est nourri par l'ouverture au monde de la Birmanie. Internet, technologie (voir la chaîne satellite Democratic Voice of Burma, émise depuis la Norvège, et qui est celle que les Birmans regardent en priorité, au détriment de la voix officielle du gouvernement sur les autres chaînes) participent à cette ouverture; le tourisme y participe aussi beaucoup à mon avis. En plus, ils dissuadent les touristes de donner leur fric à la junte! Les chauffeurs de taxi s'arrangent pour faire éviter les péages, et j'ai même entendu que la population dissuadait les touristes d'aller dans les hôtels gouvernementaux en leur disant "don't feed the tiger"!
- - UPDATE : il semble vraiment que les événements actuels donnent raison aux optimistes : libération de la Dame, qui se présente aux élections, visite d'un officiel US pour la première fois depuis les années 50, accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et des autorités shan (sur lemonde.fr aujourd'hui)... J'espère que la réalité est aussi prometteuse au Myanmar qu'elle le paraît en France, mais il y a l'air de vraiment se passer quelque chose!
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- Le nombre de contrôles inopinés, de fouilles de bagages, etc... dans les bus a fortement diminué : 1 seule fois dans les 3 semaines, avec tous les trajets effectués en bus.
- La bouffe est bonne, sans être délirante. Goûter les ladyfinger, ne pas rater les carpes du Lac Inle. Acheter des ananas et des mangues. Pour le thé (en boire plein, surtout quand il fait chaud) : si vous demandez simplement un "tea", on vous servira un "Myanmar tea", thé noir avec lait (en poudre) et énormément de sucre. Le thé vert est le "Chinese tea"; il est gratuit et à volonté dans toutes les tea-houses (grands thermos sur chaque table). Le café existe majoritairement sous forme de Coffeemix, une poudre qui donnera un café au lait hyper sucré.
- Il faut changer BEAUCOUP de kyats. Seuls les hôtels, les avions, et les droits d'entrée gouvernementaux se paient en dollars; bouffe, transports, achats divers, guides se paient en kyats. Seul, en 24 jours, en voyageant en bus, j'ai dépensé 550$ en kyats, et je me suis mordu les doigts en allant changer des dollars à des taux toujours plus faibles (760 à Mandalay, 700 à Kalaw et à Nyaungshwe). A mon avis, changer au moins 100 dollars par personne et par semaine (demander des billets de 5000K, sinon vous vous baladerez avec des valises de cash...). Emmener des euros devient peut-être plus avantageux pour le change, mais je n'ai pas essayé.
- Les birmans sont vraiment des gens de confiance; à part au Golden Lily, je n'ai jamais senti qu'on essayait de m'arnaquer, ou que j'étais vu comme une pompe à fric.
- Si vous planifiez un trek, essayez absolument de passer une nuit au village un soir de pleine lune ou de nouvelle lune. La cérémonie au monastère reste un de mes meilleurs souvenirs.
- Budget : 1000$ en tout, avec des trajets uniquement en bus, pas mal de flambe au début (35$ la chambre au Rocher d'Or, des pourboires un peu délirants à mon premier guide, mais bon il était cool). Relativement au reste de l'Asie de Sud-Est, la Birmanie semble assez chère, mais bon, pour un occidental c'est évidemment le bonheur. Pour garder les dollars en état parfait, je les avais dans ma banane près du corps, dans un Ziploc. Utile quand on transpire toute la journée :)
- N'ésitez pas à contacter Han à Rangoon(tinhtoohan.leo82@gmail.com), Min-min à Kalaw (au Eastern Paradise), et Joy à Kyaukme (au A Yone Oo, joy.inmyanmar@gmail.com, www.lonelytreetrek.page.tl). De manière générale, n'hésitez pas à prendre des guides. A part Mr Bean, ceux que j'ai rencontrés étaient très sympathiques et intéressants.
- Pour payer moins cher le billet d'avion, réservez un Paris-Bangkok; la liaison vers Rangoon se fait par Air Asia et coûte que dalle si vous vous y prenez un peu à l'avance.
- Faites très attention à votre assurance rapatriement; s'il vous arrive un pépin grave ailleurs qu'à Rangoon ou Mandalay, ça peut devenir très dangereux.
- Goûtez le bétel. Outre la feuille, la chaux (!) et la noix, ils mettent plein de ptites épices et c'est très bon. En plus, vous ferez marrer les marchands quand vous irez en acheter.
- Allez en Birmanie!!
Tristan
J'ai passé un peu moins d'un mois en Birmanie cet été. Comme j'ai pas mal profité des divers conseils et récits de ce forum pour préparer mon trip, je poste à mon tour mon expérience, en espérant que cela serve à d'autres voyageurs. Vous vous rendrez vite compte que j'ai adoré ce pays et que je ne peux que conseiller d'y aller.
Préparatifs
J'ai pris mes billets assez tard (11 mai, pour un départ le 20 juillet). Je m'en suis sorti pour 850 euros AR, pour un Paris-Bangkok via Istanbul avec Turkish Airlines. Trouvé sur Opodo via easyvols.fr. J'ai ensuite booké un Bangkok-Rangoon avec Air Asia, ici aussi un peu tard (le... 18 juillet, pour le 21). 5600 Baht l'aller-retour (payable de France par CB sans aucun pb, Air Asia a même une hotline française dont les employés parlent bien français). Par contre, mon vol retour Rangoon->Bangkok a été annulé, et je suis parti le 14 au soir au lieu du matin. Bien surveiller sa boîte mail, ils avertissent de ce genre de désagréments. J'ai eu du bol d'avoir prévu large, ça m'aura juste fait passer un jour de moins à Bangkok (ce qui n'est pas plus mal...).
21 juillet
Après une grève des bagagistes à Charles-de-Gaulle qui a mis en retard mon Paris-Istanbul de 2 heures, un Istanbul-Bangkok, une journée à pioncer sur les sièges de l'aéroport de Bangkok, un Bangkok-Rangoon en Air Asia, je me fais accueillir par une jolie pancarte à mon nom par les jeunes du Motherland Inn. Anecdote représentative du séjour : sur 8 touristes à être accueillis comme moi, 6 ou 7 sont français. Décidément, la sur-représentation des français dans la population de touristes touche beaucoup de pays. Un trajet en minibus dans Rangoon (sous la pluie, comme il se doit), un rapide aperçu de la Paya Shwedagon, et nous voilà au Motherland Inn. Chambre simple, avec SdB individuelle, sans AC : 15 $. Rien de bien folichon. Par contre, très bon accueil au Motherland : toutes les filles de la réception sont sympas, efficaces, rapides, souriantes; idem pour les serveurs du resto. Prix du resto corrects, pour Rangoon.
22 juillet
En sortant du Motherland Inn, je tombe sur Peter, un polonais, et Han, un guide de Rangoon qu'il a rencontré la veille. On discute un peu, et on part visiter la ville ensemble. Première étape : changer des dollars. Chez un bijoutier du Bogyoke market, je change 200 dollars à 1$ = 770 K. Rangoon est évidemment le meilleur taux du séjour.
Très agréable journée à Rangoon. Nous commençons par une balade à pied dans la ville. On arrive à la Sule Paya, qui marque le centre ville de Rangoon. On ne peut pas rentrer dedans, seulement faire le tour du stupa, donc il n'y a pas grand intérêt à la visiter, et à lâcher 2$ au gouvernement. On commence par le Bouddha couché de la pagode Chauzkhtakyi, sympa; on redescend à pied vers la ville en longeant le lac Kandawgyi. Après un fried rice, on prend un taxi vers la pagode Botataung, dans laquelle on peut rentrer : jolis couloirs aux murs dorés, ferveur des birman(e)s devant un reliquaire contenant un cheveu de Bouddha. On finit par la pagode Kyauk Tan Ye Lei, située à Thanlyin, village qu'on rejoint en bus puis pick-up grâce à l'expertise de Han (les bus birmans sont incompréhensibles). Jolie pagode au milieu d'un petit lac. Retour à Motherland, et on prend rendez-vous le lendemain pour la Shwedagon. A l'hôtel, je partage une chambre double avec Peter (13$ pour 2, ventilo, douches et wc communs, propres).
23 juillet
En avant pour la Paya Shwedagon. Site vraiment exceptionnel. J'y ai passé 5 bonnes heures, et j'en suis parti uniquement parce que j'étais sur le point de mourir de soif. De l'or, du blanc immaculé, des stupas, des statues de Bouddha, des lions des temples à perte de vue; un stupa central comportant plusieurs centaines de kilos d'or pur. Mais surtout (et mon passage à Bangkok me fera réaliser l'importance de cet aspect) : DES BIRMANS. La Shwedagon est un lieu de culte vivant : on y croise moines adultes et enfants, mais aussi les habitants de Rangoon qui viennent y faire leurs prières, y passer une journée de jeûne (qui comprend pas mal de sieste). Les moines abordent facilement les touristes. Je croise une cérémonie honorant un enfant qui va devenir novice : richement habillé et maquillé, il fait le tour de la pagode sur les épaules de son père, suivi par des membres de la famille qui portent des présents. Après cette cérémonie, il sera tondu et prendra l'habit de moine. Han me fait la visite pendant une heure ou deux, puis, à ma demande, me laisse seul pour le reste de la journée. En résumé, la Shwedagon c'est magique : on y voit la ferveur bouddhique des Birmans, qui ne sont pas envahis de touristes (j'ai dû en croiser une vingtaine en 5 heures...)
En sortant, je reprends un taxi vers le centre, mange une noodle soup au Shan Noodle 999 (32th St, 1000K la soupe, très bon). je passe le reste de la jornée à déambuler dans les rues de Rangoon, et file au Bogyoke Market pour m'acheter un longyi (3500K, après un peu de négo). Le longyi c'est cool pour visiter les temples, mais aussi super confortable : je le porte fréquemment à la maison :)
Ma flemme, et la situation excentrée de Motherland, me pousse à y dîner de nouveau le soir. Je retrouve Han, avec qui j'avais discuté d'une excursion au Rocher d'Or. C'est parti pour l'aller-retour sur les deux prochains jours.
Rangoon me laisse une impression mitigée. La Paya Shwedagon est vraiment un des grands moments du séjour; le reste des temples que j'ai visités ne me laissera pas un souvenir impérissable (sauf peut-être le Kyauk Tan Ye Lei... qui n'est pas à Rangoon). Se balader dans la ville est par contre intéressant, rien que pour voir les immeubles des rues principales, les divers aménagements, les scènes de vie des habitants.
24 juillet
C'est parti pour Kyaikhtiyo. La route depuis Rangoon est bonne, et les bus de catégorie supérieure, comme je m'en rendrai compte plus tard. A la télé, comédies birmanes et clips/karaoké pendant les 4 heures de route. J'ai bien fait de ne pas prévoir l'arrêt à Bago : la ville est inondée, 30-40 cm d'eau dans la rue principale. Le bus passe comme si de rien n'était, les Birmans ne semblent pas se démonter pour autant : les gamins pataugent, les gens sortent des barques! la saison des pluies semble avoir été très virulente dans le coin. Arrivés à Kyaihtiyo, Han négocie un trajet en scooter pour nous monter à Kinpun, lieu de départ des fameux camions qui montent au rocher. 7000K par personne pour le bus + scoot : ça sert d'avoir un birmanophone pour négocier! A kinpun, on sirote du Chinese Tea dans la tea house devant le parking des camions pendant qu'une méga-averse tombe.
Pour 1500K/personne, nous prenons place dans un camion. Assis sur des planches de 15cm de largeur environ, c'est parti pour une demi-heure de montagnes russes (plus confortables et à l'abri d'une éventuelle rincée, les places en cabine sont à 2000K, contrairement à ce que peut parfois vous raconter le chauffeur qui essaiera de les vendre à 5000, 7000, 10000...). Marrant. On arrive au pied de la dernière portion du trajet à effectuer à pied : une demi-heure super raide, sous l'oeil des jeunes qui nous suivent avec leur chaise à porteurs en attendant qu'on craque :-) La nuit tombe quand on arrive en haut.
En fait, l'option la moins chère est de dormir à Kinpun; nous on se retrouve au Mountain Top Hotel : très joli et classe, construit à flanc de falaise, mais 35$ la chambre double tout de même... Enfin ça sera pratique le lendemain pour pouvoir revenir dans les temps à Rangoon. Une fois installés, on file bouffer dans un des restaurants qui se trouvent de l'autre côté du site (qui est en fait très grand...). Han me dit où est le rocher, ce qui me permet... de ne pas le regarder et de me le réserver pour demain.
25 juillet
Réveil à 6 heures, et on remonte au Rocher. On arrive vers 7h, il fait jour mais très brumeux (on est trempés...). Le Rocher d'Or est majestueux, mais sans la ferveur des moines qui s'y pressent à la belle saison, ni le paysage montagneux en arrière-plan, on est un peu déçu. Han achète des feuilles d'or; je m'en colle une sur les doigts en essayant de la détacher à la main, puis réussis à coller la deuxième correctement :) Quelques jolies photos, et il faut redescendre; les autres constructions du site n'ont pas un très grand intérêt. Apparemment Kyaikhtiyo a pas mal d'autres atouts, mais mon timing ne me permet pas d'y passer une autre journée.
Trajet retour par les mêmes moyens, pour 6000K (+1500 de camion-benne) cette fois. Les habitants de Bago nagent toujours, je shoote des paysages de rizières inondées et de travaux des champs par la fenêtre du bus.
Arrivée à la gare routière de Rangoon vers 16h; mon bus de nuit (10500 K) pour Mandalay part �� 18h, ce qui me permet de me poser avec Han et de discuter. J'avale une Noodle Soup au milieu des gaz d'échappement des bus (ils font tourner le moteur 1/2 h avant le départ, probablement pour la clim') et c'est parti pour Mandalay.
TRAJET EN BUS RGN-MDLY
Premier trajet épique. A la télé, on commence par 3/4 d'heure de prières bouddhistes scandées par un moine qu'on voit en gros plan, en alternance avec des diaporamas des grands sites du bouddhisme. La porte du bus reste ouverte pendant le quart d'heure précédant le départ, tous les gaz d'échappement rentrent; étant au premier rang, j'en prends plein la gueule. Une fois partis, ça va mieux : on retrouve les bonnes vieilles comédies birmanes à la télé. La clim tourne à fond : je finirai la nuit avec une polaire + un sweat, un pantalon et des chaussettes! Le bus a beau être pas trop mal, j'ai quand même beaucoup de mal à dormir. Vers 2h du mat, on s'arrête dans un méga resto au bord de l'"autoroute" (guillemets car on y croise des piétons avec des lampes de poche ou pas, des chiens, des automobilistes arrêtés en plein milieu d'une voie pour démonter leur moteur...). Les bus birmans s'arrêtent régulièrement (toutes les 2 heures environ) pour permettre aux passagers de manger/pisser/acheter des graines de tournesol ou du bétel. On repart; une heure plus tard les passagers de derrière descendent et je saute sur l'occasion d'avoir 2 places pour moi. C'est effectivement mieux; il faut juste faire attention au sac plastique qui pend et qui contient les crachats de mon prédécesseur, qui chiquait du bétel et se râclait la gorge très régulièrement. Pas top.
26 juillet
Arrivée à Mandalay à 5h du mat'. Comme il se doit on est accueillis par une horde de motos-taxis (comme on n'est plus à Rangoon, y a des scooters partout); j'en prends un pour aller à la Royal Guesthouse. 6$ la nuit, chambre simple très spartiate mais propre, sanitaires communs corrects, petit déj bof (toast, oeuf, thé). Ils ont compris le coup et ouvrent le check-in à 5h du mat pour accueillir tous les zombies débarqués du bus de nuit; cela me permet de prendre ma chambre et de finir ma nuit. Une fois réveillé, je pars à la découverte de Mandalay. Pas grand-chose dans le centre; un scooter (2000K) m'amène à Mahamuni, le 3è haut lieu du bouddhisme birman avec la Shwedagon et le Rocher d'Or.
Le Bouddha central est imposant, et commence à être boursouflé par toutes les feuilles d'or qu'on lui colle dessus. La femme étant impure chez les bouddhistes (par certains aspects c'est pas aussi cool que je le pensais comme religion), seuls les hommes peuvent s'approcher du Bouddha et coller les feuilles. Au bout de 10 minutes, un moine m'aborde et me fait la visite. On monte au pied du Bouddha, j'y colle une feuille d'or, puis c'est parti pour la visite de tous les temples environnants (truc marrant : une maquette géante qui représente l'Asie Bouddhiste et ses principaux monuments). À la fin de la visite, il me demande un petit pourboire de ... 50000K!! Soit-disant pour acheter des bouquins d'anglais qui sont très chers. Assez surprenant; pour ma part je ne démords pas des 2000K que je pensais lui donner. Après 5 minutes, il finit par les prendre... et les déchire, puis les jette par-dessus le balcon sur lequel on était!! Il me dit ensuite de partir. Bonne ambiance. En discutant à l'hôtel, je m'aperçois que je suis pas le seul auquel il a fait le coup. Pas sûr que celui-là soit un vrai moine. Tout ça me refroidit un peu; heureusement pendant que j'erre devant le bouddha pour reprendre mes esprits, un birman se met à me parler religion et foot (si vous vous y connaissez en Premier League, vous avez pas fini de tchatcher avec la population!). Je sors finalement de la pagode, vais bouffer dans une tea-house en face (1000K le fried rice, comme d'hab) et ça reparle foot (beaucoup de frenchies en Premier League, ça alimente la conversation).
Moto-taxi (2000K) pour le nord de la ville. Le monastère en teck de Shwenandaw est très très joli, mais pb : il faut le pass de la région de Mandalay (10$, gouvernemental) pour y accéder, et c'est pratiquement le seul lieu où on le demande. A 10$ la visite, on réfléchit peut-être un peu plus longtemps. Selon le LP, le Shwe In Bin est gratos et aussi beau... Pour ma part je ne n'étais pas trop rendu compte de ça, et je prends le pass. Ce monastère est très très joli, beaucoup plus qu'un autre monastère en teck à Inwa que tous les guides montent en sauce pour des raisons qui m'échappent un peu.
Je reste dans le coin du Shwenandaw et visite la Paya Kuthodaw. Très jolie, connue pour ses 700 et quelques mini-stupas qui renferment chacun une table de règles bouddhiques. Le site est gigantesque. Je monte enfin à Mandalay Hill pour le fameux coucher de soleil. Mandalay Hill elle-même n'est pas terrible : décorations vraiment kitsch à base d'éclats de miroirs, etc. La vue sur les environs est par contre chouette, mais ne pas attendre grand-chose des couchers de soleil à la saison des pluies... (l'obsession des guides pour les couchers et levers de soleil a de toute façon une forte tendance à m'énerver). Retour à l'hôtel en scooter (NB : ne pas toucher un pot d'échappement brûlant avec son mollet, ça fait mal), bouffe au Chapati stand non loin de la Royal GH, pas mal et pas cher.
27 juillet
Aujourd'hui, circuit classique des anciennes capitales (Sagaing, Inwa, Amarapura). J'ai assez mal géré. Pseudo bonne idée : youpi, je vais prendre le pick-up comme un birman, en plus ça coûtera que dalle. En fait, un pick-up ça s'arrête toutes les 5 minutes pour charger/décharger passagers et marchandises, donc ça met SUPER longtemps; je paye 1000K mon trajet alors que je verrai tous les autres passagers payer 200; et en arrivant au centre de Sagaing on est pas trop avancé vu que les monuments sont plutôt en périphérie. Je finis par me laisser convaincre par Maung Htay, un moto-taxi que l'on peut trouver près de le Railway Station de Sagaing, qui me propose un tour pour la journée à 7000K. Avantage : les moto-taxi s'arrangent pour vous faire éviter tous les péages (le 10$ de Mandalay, et le 5$ de Sagaing/Mingun).
Les deux pagodes de Sagaing sont moyennes : U Ponya vaut surtout pour sa vue sur les environs, et Kaung Mu Daw (la pagode en forme de sein) est pas mal mais le stupa central est entouré de boutiques à touristes du plus mauvais goût. Maung Htay me lâche par contre dans un très bon resto à Sagaing : le Aung Myint Tea Shop, qui sert un très bon Burmese Curry. On se dirige ensuite vers Inwa. Inwa est très très jolie : beaucoup de vestiges de pagodes anciennes (bon avant-goût de Bagan), mais cela reste un village rural et l'ambiance est bien plus agréable qu'à Sagaing. Maung Htay m'arrête au pied d'un super vestige très massif (peut-être Le-htat-gyi, mais je suis pas sûr -- en tout cas ça ne figure pratiquement pas dans les guides alors que c'est splendide), puis me fait visiter de jolis sites anciens. On finit par le surestimé Kyaung Bagaya, encensé par les guides alors qu'il est bien moins joli que le Shwenandaw... Fin de la journée. Exception à ma hantise des couchers de soleil : le pont U-Bein vaut vraiment le coup. Évidemment très touristique, mais cela reste très agréable. Un moine m'aborde au cours de la traversée, discussion sympa et variée (pas de foot, pour une fois!), et je le ramène en pirogue (2000K). Super photos à faire. Le retour en moto-taxi à Mandalay est épique, à travers les nuées de moustiques qui sortent à la nuit tombée. Maung Htay, qui porte des lunettes, me dit qu'il préfère pas me ramener de nuit, et me branche un autre chauffeur (3000K).
Si c'était à refaire, je passerais moins de temps (voire pas de temps du tout) à Sagaing; de plus le déjeuner des moines à 10h15 au monastère Mahagandayon, à Amarapura, vaut apparemment le détour. D'autre part, je commence à saturer de pagodes : il est temps de rejoindre la nature. Au comptoir de la Royal GH, je prends un billet pour le lendemain, direction Hsipaw. (NB : tous les hôtels que j'ai fréquentés vous réservent des billets de bus en 5 minutes, vous donnent toutes les indications nécessaires, appellent un hôtel à la destination si vous voulez, etc, c'est très chouette). Mingun vaut aussi le coup, mais j'ai malheureusement pas eu le temps.
28 juillet
Après une glande matinale, je prends le bus pour Hsipaw dans l'après-midi (6000K, si je me souviens bien). Je rencontre Muriel, orthophoniste lyonnaise, avec qui je partagerai un trek en pays shan. Trajet en bus agréable (6 heures de bonne route, dans les montagnes; télé avec films et karaoké); on arrive à Hsipaw à 21h. Comme il se doit, on fonce chez Mr Charles, qui détient une sorte de monopole sur la ville en matière de treks. Une seule chambre double dispo, à 9000K (c'est le seul hôtel que j'aie payé en kyats); je la partage avec Muriel. Pas très confortables, les lits sont en fait des coffres en bois sur lesquels on a posé un matelas de 2 ou 3 cm d'épaisseur.
29 juillet
Exploration des environs de Hsipaw : on part à l'aventure à la recherche des chutes d'eau aux alentours. Mr Charles fournit une carte ... hum... très basique, et on doit demander notre chemin à chaque passant que l'on croise. Tactique risquée : le birman estime impoli le fait de répondre qu'il ne peut pas ou ne sait pas, du coup il préfèrera vous raconter n'importe quoi plutôt que d'avouer qu'il ne sait pas :) Pour les chutes d'eau on s'en sort; les dernières personnes à qui on demande notre route sont un groupe de 5 gamines de 10 ans environ qui nous suivent jusqu'à la chute d'eau et nous guident pour passer derrière la chute. Super moment, les petites ne sont pas farouches, rigolent avec nous, c'est cool. En descendant, on se met maintenant à chercher la source chaude; auparavant, "repas" de midi : un ananas acheté sur le marché (300K). Attention : si vous goûtez un ananas ou une mangue en Birmanie, il sera difficile d'en remanger en France sans déprimer :-) Comme on est très prévoyants, on a un ananas mais pas de couteau : on demande donc à une habitante de nous aider à le découper. 5 minutes plus tard, il est épluché, découpé en morceaux, etc, on se croirait au resto :) Le reste de la journée sera un peu du n'importe quoi : à la recherche des sources chaudes on traverse carrières, plantations de bananes, de maïs, etc. sans rien trouver. Heureusement pas de serpents, mais plein cagnard, pas de chapeau, et je transpire des quantités absurdes d'eau.
En rentrant, on prévoit le trek pour demain. Mon plan était de faire le 3 jours / 2 nuits vers Namshan, mais il est fermé pour cause de grosses tensions entre les rebelles shan et le gouvernement (entre autres motifs de tension, le gouvernement "rachète" à des prix bidons des terres aux habitants pour permettre à la Chine de construire un pipeline -- d'ailleurs les hotels de Hsipaw et Kyaukme sont remplis d'ingénieurs et hommes d'affaires chinois). Nous ne pourrons faire qu'un circuit de 2 jours / 1 nuit, en dormant à Pankam.
Je prends une chambre individuelle (5000 K) à Mr Charles. Attention, si on vous file la chambre 17 : il se peut que la 16 soit occupée par des birmans qui écoutent la radio et jouent aux cartes jusqu'à minuit. Et c'est pas l'épaisseur des cloisons qui va arranger les choses.
30/31 juillet
C'est parti pour le trek. On nous présente notre guide : Mr Bean. On en aura pour 15000K chacun, + 5000 pour les repas dans notre famille d'accueil. Mr Charles n'est pas très clair à ce sujet, nous avions compris que c'était 15000 pour deux...
PARENTHÈSE : MR BEAN
Souvenir ému. Mr Bean est un guide ... spécial. Il marche très lentement, possède un humour très lourd, a un anglais pas top. Arrivé au village, il sort sa "medecine water" : à partir de là, on se croirait dans Bienvenue chez les Ch'tis, on fait le tour du village en buvant des canons d'alcool de riz avec les habitants. Marrant. Le lendemain, Mr Bean nous donne rendez-vous à 7h30 mais se lève à 7h45; il marche encore plus lentement, est encore plus lourd, et ne peut parler que des bières qu'il va prendre une fois arrivé à Hsipaw. C'est de la balle. Finalement 3 jours et 2 nuits avec lui ça aurait été un peu long. Citations : "No drinking, no fun", "No Money, no honey", "I don't know who I am" (crié en fin de soirée), "Down in One " (ça veut dire cul sec), "So much stairs!" (dit en descendant un escalier de 15 marches avant d'aller se coucher).
Mais bon, le trek fut exceptionnel. On traverse pendant 5 heures rizières et plantations de thé, on croise cueilleuses de thé, gamins qui conduisent des buffles, il fait beau et chaud. En arrivant au village shan, excellente surprise : ce soir c'est la nouvelle lune, il y a donc une cérémonie au monastère à laquelle pratiquement tout le village va participer. En attendant, les femmes shan, dans leur costume traditionnel (coiffe, robe violette et bleu marine, anneaux autour de la taille), ont déjà commencé les prières. Soirée au monastère donc. Le monastère est vraiment un lieu de vie : on y vient en famille, les enfants jouent (si en plus y a des européens avec des appareils photos, n'en parlons pas!), certains fument le cigare, c'est détendu. Mais dès que les prières commencent, tout le monde fait preuve de la plus grande ferveur : les enfants de 6 à 10 ans avec lesquels je me marrais sont maintenant en pleine prière, participent aux rituels (passer dans les rangs pour donner de la nourriture). Cela dure 2 heures de chants et de recueillement, c'est vraiment très beau. En plus comme je suis un homme je peux m'approcher et contempler le premier rang des femmes en costume, absorbées dans leur dévotion (bon, j'ai sûrement tourné le dos au Bouddha dans l'affaire, c'est pas bien). Faute de matos, j'ai du mal à faire des photos nettes; mais ça rend quand même pas mal. Ensuite, on sort du monastère et c'est la fiesta : autour de percus (cloches, gongs, tambours de 20kg portés en bandoulière), les villageois dansent pendant une heure ou deux. Pas mal d'habitants passeront la nuit au monastère.
Le lendemain, après une balade dans le village, on redescend. Mr Bean est de plus en plus lent (gueule de bois?), et on est assez contents de s'en débarasser. Muriel prendra le train pour Pyin Oo Lwin; pour ma part, les employées cool de Mr Charles m'expliquent comment prendre le bus pour Kyaukme (l'une d'elles me fait un mot en birman, que je montre aux passants). C'est un vrai bus roots : tout le plancher est réhaussé de 40 cm par des sacs de marchandises, l'arrière du bus en est rempli jusqu'au plafond, les gens s'assoient dans l'allée centrale sur des mini-tabourets. Trajet d'1 heure, 1000K.
J'arrive à Kyaukme et je check-in au A Yone Oo. je sais pas si c'est toujours le seul à avoir une licence pour accueillir les étrangers, mais c'est celui autour duquel gravitent les guides du coin. Chouette chambre à 2 lits, ventilo sur demande, sdb et wc communs propres, 7$ la nuit.
Je suis très heureux de rencontrer Joy, dont AsianPat a fait l'éloge dans ce forum (et dont Joy se souvient très bien). C'est un jeune guide très enthousiaste et sympathique, avec un niveau d'anglais exceptionnel; avant même de fixer quoique ce soit sur une balade, on va manger ensemble (chapati), et il se comporte très vite en ami. Comme à Hsipaw, les possibilités de trek sont très restreintes à cause des tensions; j'apprendrai au retour sur Irrawaddy.org que Kyaukme est un lieu particulièrement chaud, vu ce qui s'est passé la veille de mon arrivée : http://irrawaddy.org/article.php?art_id=21797
1er août
C'est parti pour moi, Joy, et un couple de hollandais pour une virée en scooter dans les montagnes autour de Kyaukme. On commence par s'arrêter dans une plantation d'ananas. Le proprio nous accueille à bras ouverts, nous fait visiter, nous fait déguster un ananas, nous en offre un autre. Joy nous dira plus tard qu'il ne le connaissait pas! En visitant une école, on croise une de ses amies de fac, qui est maintenant infirmière, et fait des tournées dans la montagne pour s'occuper des écoliers (vaccins, etc). Il est vrai que les grosses structures médicales sont très éloignées... Les paysages sont magnifiques, et l'hospitatlité birmane n'est pas une légende : on est invités à prendre le thé chez les gens, on discute (Joy parle aussi Shan et peut faire interprète). Le soir, il est prévu que nous dormions chez l'habitant; mais j'ai une sorte de crève, mal à la tête, et je préfère redescendre. Trajet de retour de 2h de chemin plein de caillasses, j'arrive fracassé, résiste tant bien que mal au sommeil pour manger avec Joy le soir. Joy est toujours aussi agréable et passionnant, peut parler sans fin du bouddhisme, vraiment une des plus belles rencontres de mon séjour. En sortant du resto il me ramène à l'hôtel. De toute façon, il ne faut pas s'éterniser : le couvre-feu a été instauré à Kyaukme à 21h, et Joy, en tant que Shan, a vraiment pas intérêt à ne pas le respecter...
2 août
Dodo, dodo, comatage, dodo. Je redeveins humain vers 15h. En sortant de ma chambre, le patron de l'hôtel prend de mes nouvelles; il me conseille de grimper sur la colline pour profiter de la vue sur la région. Évidemment, je me perds et je finis par errer dans Kyaukme où il est clair qu'il est rare de voir un touriste ailleurs qu'à proximité de l'hôtel. Les gens viennent me parler, me demandent de prendre leurs enfants en photo, c'ets vraiment cool. Joy et le couple de hollandais redescendent le soir; et on est invités à manger avec sa famille. Malheureusement il faut abréger (couvre-feu!), et on rentre à l'hôtel. Demain, bus pour Mandalay à 5h30 (5500K); Joy espère qu'il ne sera pas attaqué par les rebelles, et il n'a pas vraiment l'air de plaisanter. Glup.
3 août
Départ de Kyaukme à 5h30, direction Bagan. Le trajet jusqu'à Mandalay se passe sans encombre (ouf!). Pour choper le bus pour Bagan, il faut changer de gare routière : 3000K de transfert, 1/2 de blue taxi (pittoresque!). A la gare routière, un type me conduit à un guichet de vente de billets pour Bagan : 7000K, commission du gars incluse (évidemment, je ne suis pas censé savoir que mon prix a été majoré parce que le gars m'a conduit au guichet, mais je le vois revenir encaisser sa com' dans mon dos 30 secondes après que je sois parti. Bon, finalement j'ai du payer 100K de plus que le tarif, mais le temps qu'il m'a fait gagner en me conduisant au guichet le vaut bien). On me propose bus ou minibus, je prends minibus. Grave erreur.
PARENTHÈSE : LE MINIBUS
Contrairement aux apparences, le minibus n'est pas un mini-bus, mais un gros pick-up. Evidemment pas de clim, pas de télé (on a beau trouver ça bruyant et un peu ridicule, on s'y fait très bien en fait), et pas beaucoup d'amortisseurs. Les routes deviennent défoncées (les trajets Mandalay->Bagn et Bagan->Inle sont carrément trash). Et le fonctionnement est celui d'un pick-up : on s'arrête tout le temps pour prendre des tas de passagers et monter des sacs sur le toit. Tel l'hôtel de Hilbert, même si le minibus est complet, il peut toujours prendre un passager de plus. Au bout de 8 heures de trajet assez pénible (un Birman me dort dessus pendant une grande partie du voyage), on arrive à Bagan.
Ici, pas question de songer à éviter le droit d'entrée de 10$ : le bus s'arrête au check-point et les étrangers descendent; même les hôtels demandent le ticket d'entrée. Sur les conseils de mon guide de Rangoon, je check-in au Aung Mingalar, en face de la Shwezigon. 15$ la chambre double, avec TV et sdb. A Bagan, les standards d'hôtel sont plus élevés. Hôtel pas terrible : sombre, réception TV pourrie, excentré du quartier animé de Nyaung-Oo.
4 août
Je commence par me chercher un autre hôtel, et atterris au May Kha Lar, réputé pour son petit déj (effectivement très bon). Je me fais plaisir : chambre avec AC, TV, SDB privée, à 14$. L'équipe est très sympa. Comme il est tard ils n'ont plus trop de vélos, et je vais en louer un au Inn Wa GH (1500K la journée). Assez bonne qualité. C'est parti pour le vélo. Se balader en vélo à Bagan est vraiment une grande expérience : on s'arrête dans des pagodes aléatoires au bord de la route, c'est super beau. Le lieu est par contre très touristique, et on retrouve quelques travers : les locaux se déclarent "peintres" mais peignent tous la même chose, et le présentent tous de la même manière, etc. Mais c'est finalement de bonne guerre, et ils ne sont jamais désagréables ou trop insistants. Arrêt à The Moon, un super resto végétarien juste avant Old Bagan en venant de Nyaung Oo : assiettes de fruits, lassi, ginger tea délicieux. En 3 jours je n'ai pas goûté grand-chose d'autre, car la turista me tomba dessus. Je m'étendrai pas sur les détails, sinon pour dire que j'étais bien content d'avoir des WC privés, et que 2 jours d'Imodium et de Smecta en seront venus à bout facilement.
5-6 août Balades en vélo à Bagan. Mon préféré : le Sulamuni, avec ses peintures murales très bien conservées, et qui consistent en autre chose que Bouddha assis; le templa Ananda quand même, la vue depuis la pagode Shwesandaw (à fuir à partir de 17h, car tous les guides ont décrété qu'il fallait y grimper pour le coucher du soleil), le temple Htilominlo; un gros temple au dôme à moitié doré à l'est de New Bagan; et tout simplement se balader aléatoirement... J'ai pris mes quartiers au The Moon, où je viens déguster mon Ginger Tea tous les soirs. Le patron et sa femme sont vraiment sympas, le boss s'assoit en face de moi, on discute quelques minutes avant de s'endormir tous les 2... il règne décidément une bonne atmosphère.
7 août
3h30 du mat (yaaaaa!!) : départ en minibus (10500K) pour Kalaw. Ticket réservé à l'arrach le soir d'avant, et je refais (je pense) l'expérience de la politesse birmane : le bus devait être complet, et je me retrouve sans numéro de place. Et ça c'est pas cool du tout, car si le bus est plein on a l'air con. Je fais 1h de trajet assis en tailleur à côté du chauffeur, avant de pipoter et de choper un siège dans le fond du bus. Coup de moule, personne ne viendra m'en déloger. Trajet le plus épique du séjour. Ca commence par 5 heures de route "raisonnable"; mais les 5 dernières heures sont un effroyable tape-cul, et il vaut mieux être de bonne composition. J'ai vu des passagers qui ont VRAIMENT souffert. Les Birmans, évidemment, n'ont pas ce genre de problèmes, et tandis que les touristes poussent des râles d'agonie, les grands-mères birmanes donnent l'impression d'être dans leur canapé. Les occidentaux seraient-ils en pleine déchéance physique?
A 14h, nous arrivons frais comme des gardons à Kalaw. Je suis bêtement le troupeau et je check au Golden Lily. Mal m'en prendra. Chambre à 5 dollars, deux lits, sdb individuelle, whoa! La cloison est en bambou mais les voisins ne sont pas bruyants; il est temps d'organiser le lendemain.
Le Golden Lily, tenus par les Singh (Harri et Rambo Singh sont les grandes vedettes du Lonely Planet) est en fait une machine à organiser le trek Kalaw->Lac Inle. Il se trouve que je comptais trekker 2 jours seulement, qu'on m'avait présenté le trek en question comme une autoroute (40 touristes passent en même temps une "nuit typique au monastère", d'après ce que j'ai entendu). Affaire d'état, ici on ne trekke pas 2 jours. En insistant, le gérant me présente finalement un guide, Peter, qui m'emmènera 2 jours dans les montagnes. Cool, on se voit demain au petit déj. Je passe le reste de la journée à me balader dans Kalaw, ville très très agréable. Je mange pour la première fois dans une gargote qui deviendra mon repaire, sur Merchant St, en face du monastère et adossée à la pagode, tenue par Ko Zaw Naing et sa charmante famille. A goûter absolument : la Shan Noodle Salad, item 1 du menu, qui se dit "Malahin" (souffler le "h"). 500K, et un des meilleurs plats du séjour.
8 août
Ptit déj au Golden Lily (bof), et rendez-vous avec Peter le guide. Je le vois passer, on se dit bonjour, et il se tire. What? Une demi-heure plus tard, le gérant m'annonce qu'il se casse avec 3 français qui veulent faire la moitié du Kalaw-Inle. Vraiment pas cool. Je proteste auprès du gérant, qui essaie de me faire croire que c'est de ma faute, qu'on n'avait rien décidé, avant de voir qu'il faut pas trop se foutre de la gueule du monde. Je demande un autre guide, il passe des coups de fil, me dit d'attendre, tout en faisant un lobbying incroyable pour me convaincre de rejoindre le Kalaw->Inle qui part demain. Pendant ce temps, la gérante n'hésite pas à me demander 30$ pour les 2 jours de trek qu'ils n'arrivent pas à m'organiser!!! Je lui dis que ça va pas être possible; le gérant commence à s'impatienter, et se tire en me disant qu'il va ramener quelqu'un. Une demi-heure plus tard, c'est finalement moi qui me tire, pour aller au Eastern Paradise, à 2 pas, recommandé par un Sud-Africain dans le bus. Chambre très bien tenue, sdb privée, eau chaude, 7$. Petit déjeuner orgiaque, les plats arrivent sans cesse, c'est excellent. J'y retrouve deux couples de français que j'avais croisé à Bagan. Je demande un guide au Eastern Paradise, et ils me présentent Min-Min, qui est d'accord pour nous emmener deux jours en balade dans les montagnes, avec nuit au village, mais pas au village où dorment tous les trekkeurs de Kalaw->Inle. L'un des deux couples se joint à moi. Prix : 10000K par jour et par pers, tout compris.
Sur ce, re-glande à Kalaw. Je suis un peu énervé d'avoir perdu une journée à cause des pitres du Golden Lily, mais la balade dans Kalaw et les repas dans ma gargote préférée me redonnent la pêche. On peut tout à fait, à mon avis, passer une semaine à Kalaw sans s'ennuyer; c'est d'ailleurs ce que fait Cassandra, une anglaise que je croise au repas de midi. Mais pour un premier voyage au Myanmar c'est évidemment une idée moyenne.
9 août
Départ pour le trek, avec Olivier et Clara, couple d'ingénieurs de la banlieue parisienne. Comme indiqué dans tous les guides, la saison des pluies rend les chemins à Kalaw très très boueux. Les paysages sont quant à eux magnifiques, et la visite de villages toujours très agréable. Min Min est très sympa, et est très bon guide. L'après-midi, on se prend une bonne rincée : 2 heures à marcher parmi les ruisseaux créés par l'averse, réfugiés sous nos ponchos, en faisant splitch-splotch dans les pompes trempées. On arrive dans une gare où on assiste à l'arrivée et au départ du train. Le train reste une bonne demi-heure à quai, et les habitants du coin montent pratiquement un marché sur le quai de la gare pendant ce temps-là. C'est très joli à voir. Avant de partir chez notre hôte du soir, on achète une bouteille de rhum et une de Myanmar Beer, et c'est reparti. Le rhum, comme le whisky, sont pas chers du tout au Myanmar : un shot de rhum (200K) vaut moins qu'une bouteille d'eau (300K). Le gouvernement subventionnerait-il la consommation d'alcool des habitants, pour les rendre moins embêtants?... Le soir et le matin suivant, bouffe exceptionnelle dans le village (dont une délicieuse soupe à la citronnelle le soir), et "rum sour" préparé par Min Min (rhum, citron, eau, ???). Au cours de la journée, j'achète enfin du bétel... et c'est délicieux.
10 août
Redescente de la montagne avec Min-Min. On en profite pour visiter les grottes de Myin Maht, remplies de statues de Bouddha, et très grandes. A la sortie (on peut les traverser), un banian fait plonger ses racines sur 10m le long de la paroi. Très spectaculaire. On finit la balade par une petite marche dans la pinède (particularité de Kalaw). Le soir, retour dans ma gargote préférée. L'anglais du patron est assez limité mais permet un semblant de conversation. Je fais marrer son fils et sa fille avec ma lampe frontale, offre mon stylo 4 couleurs aux enfants; en échange, ils me donnent un billet collector de 1 kyat avec la tête de Aung San. Ils m'invitent à leur table et me font goûter les trucs qu'ils mettent dans leur Burmese Curry (dont une préparation très noire à base de champignons, délicieuse). Décidément l'accueil birman n'est pas une légende.
11 août
Départ pour la dernière étape : le Lac Inle (minibus : 2500K, 2 heures). Je suis déposé à la "junction", à Shwenyaung, et pris par un scoot pour aller à Nyaungshwe (3000K). Pendant le trajet, mon pilote croise un pote, discute, puis fait demi-tour et se met à emprunter des chemins de terre invraisemblables en disant "Police, Police". Je sais pas trop quoi penser; en fait il m'a fait éviter la taxe gouvernementale de 5$ de l'entrée du lac :) A Nyaungshwe, je me fais déposer devant le Remember Inn qui propose des chambres à 8$; par principe, je ne vais pas dans les hôtels-du-pote-du-chauffeur, et après m'être fait refouler de l'Aquarius Inn, je me retrouve au Nawng Kham (du coup à chaque fois qu'on me demande dans quel hôtel j'étais, je répondais heuuuuuuuu). 7$ la nuit, sdb individuelle, jolies chambres donnant sur jardin. Par contre, au pied d'une pagode qui émet des chants bouddhistes 24h/24, même si elle baisse un peu le son la nuit. Je glandouille à Nyaungshwe, qui n'est pas une ville très agréable, et je décide donc de traîner à l'embarcadère pour aller sur le lac dès l'après-midi. Je tombe sur "Ne Win" (pas sûr d'avoir bien compris son nom, le nom de Ne Win est quand même tristement célèbre) qui me fait un aprèm à 7000K. On ne va pas très loin, seulement dans un village proche de Nyaungshwe, à l'est du lac. Mais c'est déjà l'occasion d'admirer les magnifiques villages construits sur pilotis, les jardins flottants, et la vie sur l'eau. Le lac est calme, j'admire la fameuse technique de pagaie des pêcheurs Intha (mon pilote me fait même un démonstration). Le principal intérêt du lac Inle ne réside pas dans le lac lui-même (assez joli, mais banal), mais dans la vie sur le lac, la manière dont les habitants l'uitlisent, et vivent dessus. Vraiment une super expérience.
On se fait un peu rincer sur le trajet du retour. Le soir, je retrouve Olivier et Clara qui ont atterri dans mon hôtel après avoir essayé de prendre le train pour venir au lac; manque de bol le train a déraillé! (sans eux)
Le meilleur plan bouffe de la Birmanie : les carpes du lac Inle, sur le stand à barbecue situé au coin sud-ouest du marché (n'ouvre que le soir, il n'y a rien la journée). Une carpe badigeonnée d'épices et farcie avec un truc incroyable pour 1000K, et des mini-brochettes de légumes (il faut goûter les ladyfinger) pour 200 ou 300. Merveilleux.
12 août
Journée sur le lac Inle. Je retrouve mon pilote de la veille à l'embarcadère. Il tombe une méga-averse, et les piroguiers, avant d'embarquer les touristes, commencent par écoper :) Tandis qu'on rejoint le lac, je reste abrité sous le poncho. Heureusement, le temps est plus clément sur le lac, et je pourrai profiter sans encombre de la journée. Je ne me suis pas trop embêté à prévoir des tonnes de trucs, et je laisse mon pilote me faire faire le tour "classique" (12000K): la pagode Phaung-Daw U (pas mal mais sans plus, à voir quand même pour les 5 statuettes de Bouddha transformées en champignons informes par application d'une quantité délirante de feuilles d'or); la fabrique de cheerot (un employé nous fait un petit speech pour nous présenter le travail des rouleuses de cigare, les ingrédients qui le composent, etc. Jolie dextérité des rouleuses de cigare); les ateliers de tissage de soie et de lotus (métiers à tisser d'où sortent, etre autres, des tenues traditionnelles de femmes shan; fabrication du fil de lotus par extraction des fibres dans la tige, qui montre la quantité incroyable de tiges de lotus utilisées et le boulot que ça représente). Très jolie boutique, c'est pas spécialement donné mais ça les vaut. La fabrique d'ombrelles en papier shan est pas mal (éviter de les acheter sur place, il y en a des aussi belles et moins chères en ville), les orfèvreries non plus. Mais la meilleure chose à faire sur le lac reste à mon sens les balades en pirogue dans les villages et les jardins flottants, l'observation de la vie des habitants, de la pêche, etc. Le monastère "des chats sauteurs" n'a rien d'exceptionnel non plus. Je n'y ai pas vu les chats sauter (ils dorment); mais le bâtiment en lui-même ne vaut pas les 2 sacs à dos que lui met le Routard. Après avoir tracé plein sud le matin et être doucement remonté vers le nord en enchaînant les visites, mon chauffeur m'annonce vers 14h, le tour se termine... un peu frustré, j'en redemande; mais les derniers lieux à visiter sont au sud. Tant pis, pour 3000K supplémentaires, je prolonge la balade par l'atelier de pirogue et les forges. Sympathique, mais je reste sur mon opinion : les meilleurs moments de la journée sont ceux de calme déambulation dans les canaux et les allées des jardins... Le soir, je retourne en courant au barbecue manger une carpe :)
13 août
Réveil à la cool vers 9h30, puis balade dans Nyaungshwe. Je passe au marché acheter quelques gâteaux pour le bus, 1 ou 2 souvenirs (les sacs traditionnels des Intha, en tissu flashy, qui se portent en bandoulière et font vaguement baba, sont très jolis). A 13h30, je partage un pick-up avec Olivier, Clara, et un couple d'italiens de notre hôtel (environ 1000K chacun), qui nous remonte à la jonction de Shwenyaung. Et à 15h, on grimpe dans le bus de nuit pour Yangon (16000K). Enfin, après l'enchaînement de mini-bus et de routes dantesques, je retrouve un brave bus climatisé, qui débite du karaoké et des comédies birmanes à fond la caisse! Le début de la route reste un peu brutal (en fait, il faut repasser à Kalaw pour récupérer le grand axe qui descend à Yangon). En fin d'après, on entend un grand BANG venant de l'arrière du bus : 1 pneu a explosé, et est carrément éventré sur toute la largeur! Problème réglé en une demi-heure environ, et on repart.
A Kalaw, on s'arrête à un check-point. Ce que j'avais lu sur les check-point birmans (fouilles, contrôle de papiers interminables, etc) et que je n'avais jamais vécu jusqu'à présent, arrive cette fois... Quelques policiers montent à bord, demandent leurs papiers à pas mal de passagers du bus, ouvrent quelques sacs... le tout dans un gros silence et une tension assez palpable. Glups. Finalement, personne n'est embarqué, et on repart, après 20 bonnes minutes.
RAS sur le reste du voyage. Arrêt bouffe (un bon Burmese curry à 1500K). Je dors vaguement, puis suis réveillé en sursaut vers 5h par un espèce de spot de pub diffusé à fond sur la télé du bus pour réveiller les passagers. Nous voilà à Yangon.
14 août
La compagnie de bus est cool et nous arrange, gratos, un pick-up pour nous transférer (moi, Olivier et Clara, et un couple de Birmans qui parlent très bien anglais et sans lesquels on aurait rien compris à ce qui se passait) à la gare ferroviaire de Yangon, qui est très proche de la Sule Paya. Je dis au revoir à Olivier et Clara, qui tentent l'aventure d'aller passer quelques jours à la plage de Chaungtha.
Comme je prends l'avion ce soir pour Bangkok, je n'ai pas d'hôtel dans lequel poser mon sac. Je tente le coup et demande à une guesthouse de me garder le sac pour la matinée. Après m'être fait bouler par la Pyin Oo Lwin 2 GH (accueil assez désagréable), je trouve mon bonheur à la Okinawa Guesthouse (ils me proposent même de prendre 1 douche pour 2000K). Après avoir traîné dans les spectaculaires rues centrales de Rangoon (façades coloniales couvertes de réseaux électriques délirants, rues très vivantes), avoir pris un thé birman et des patisseries starbuckesques au Mr Brown café (très bon accueil, mais... pas de PQ dans les toilettes! et il n'y a même pas les distributeurs habituels sur les tables!), je traîne au Bogyoke Market. J'apprends que le dollar est descendu à 740K (j'avais eu 770 il y a 3 semaines!). Beaucoup de très belles boutiques de sculptures sur bois de cèdre, de santal, mais c'est cher, et pas très négociable. Bon, en fin de séjour je peux me lâcher, et j'achète une statue de Bouddha debout, en santal, de 15cm de haut, à ... 18000K (annoncé à 22000, et impossible de descendre plus bas malgré tous mes efforts). Après un dernier repas au Shan Noodle 999, je passe dans un cyber-café; à la télé, un film américain (Il Etait une Fois, avec Patrick Dempsey) dans lequel on a flouté les décolletés des actrices !!! (dire que c'est un film pour gosses...) Il est temps de partir.... 6000K pour le transfert Okinawa-aéroport, et j'embarque pour Bangkok. Je ne paie pas de taxe de sortie, alors qu'apparemment c'était 10$...? Toujours ça de moins pour Than Shwe and co!
Je ne m'étends pas sur Bangkok car on est sur le forum Birmanie, mais ça m'a laissé une impression... hum... foireuse : les quartiers où sont les guesthouses ne sont fréquentés que par les touristes, les GH proposent des chambres sans fenêtres; le méga-temple au bouddha d'émeraude est submergé de touristes, cher, et moins joli que celui du bouddha couché qui est juste à côté, l'accueil des touristes dans ces temples est tout juste poli, le chauffeur de tuk-tuk que je prends m'amène chez son pote le tailleur de costumes, etc. Bof. Bon, vous me direz que je ne rends certainement pas justice à la Thaïlande, mais le contraste était tellement saisissant en arrivant de Birmanie...
Enfin, quelques opinions, observations, et conseils utiles :
- Sur le sempiternel débat Y aller ou pas, je pense que les birmans apportent la meilleure réponse possible par leur accueil. On ne sent jamais une inimitié quelconque, ils ont envie de discuter avec les touristes, de partager. J'imagine que c'est plus important que les sous qu'on donne à la junte, qui doivent de toute façon représenter quelque chose d'infime par rapport à ce qu'ils récupèrent en exploitant les incroyables ressources du pays (le pipeline chinois en construction chez les Shan n'est que le dernier exemple en date...) Cette ouverture sur le monde peut leur être précieuse; des discussions avec des birmans montrent que certains deviennent optimistes sur l'avenir politique du pays, ce qui n'était pas trop le cas il y a encore quelques années, et que cet optimisme est nourri par l'ouverture au monde de la Birmanie. Internet, technologie (voir la chaîne satellite Democratic Voice of Burma, émise depuis la Norvège, et qui est celle que les Birmans regardent en priorité, au détriment de la voix officielle du gouvernement sur les autres chaînes) participent à cette ouverture; le tourisme y participe aussi beaucoup à mon avis. En plus, ils dissuadent les touristes de donner leur fric à la junte! Les chauffeurs de taxi s'arrangent pour faire éviter les péages, et j'ai même entendu que la population dissuadait les touristes d'aller dans les hôtels gouvernementaux en leur disant "don't feed the tiger"!
- - UPDATE : il semble vraiment que les événements actuels donnent raison aux optimistes : libération de la Dame, qui se présente aux élections, visite d'un officiel US pour la première fois depuis les années 50, accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et des autorités shan (sur lemonde.fr aujourd'hui)... J'espère que la réalité est aussi prometteuse au Myanmar qu'elle le paraît en France, mais il y a l'air de vraiment se passer quelque chose!
- -
- Le nombre de contrôles inopinés, de fouilles de bagages, etc... dans les bus a fortement diminué : 1 seule fois dans les 3 semaines, avec tous les trajets effectués en bus.
- La bouffe est bonne, sans être délirante. Goûter les ladyfinger, ne pas rater les carpes du Lac Inle. Acheter des ananas et des mangues. Pour le thé (en boire plein, surtout quand il fait chaud) : si vous demandez simplement un "tea", on vous servira un "Myanmar tea", thé noir avec lait (en poudre) et énormément de sucre. Le thé vert est le "Chinese tea"; il est gratuit et à volonté dans toutes les tea-houses (grands thermos sur chaque table). Le café existe majoritairement sous forme de Coffeemix, une poudre qui donnera un café au lait hyper sucré.
- Il faut changer BEAUCOUP de kyats. Seuls les hôtels, les avions, et les droits d'entrée gouvernementaux se paient en dollars; bouffe, transports, achats divers, guides se paient en kyats. Seul, en 24 jours, en voyageant en bus, j'ai dépensé 550$ en kyats, et je me suis mordu les doigts en allant changer des dollars à des taux toujours plus faibles (760 à Mandalay, 700 à Kalaw et à Nyaungshwe). A mon avis, changer au moins 100 dollars par personne et par semaine (demander des billets de 5000K, sinon vous vous baladerez avec des valises de cash...). Emmener des euros devient peut-être plus avantageux pour le change, mais je n'ai pas essayé.
- Les birmans sont vraiment des gens de confiance; à part au Golden Lily, je n'ai jamais senti qu'on essayait de m'arnaquer, ou que j'étais vu comme une pompe à fric.
- Si vous planifiez un trek, essayez absolument de passer une nuit au village un soir de pleine lune ou de nouvelle lune. La cérémonie au monastère reste un de mes meilleurs souvenirs.
- Budget : 1000$ en tout, avec des trajets uniquement en bus, pas mal de flambe au début (35$ la chambre au Rocher d'Or, des pourboires un peu délirants à mon premier guide, mais bon il était cool). Relativement au reste de l'Asie de Sud-Est, la Birmanie semble assez chère, mais bon, pour un occidental c'est évidemment le bonheur. Pour garder les dollars en état parfait, je les avais dans ma banane près du corps, dans un Ziploc. Utile quand on transpire toute la journée :)
- N'ésitez pas à contacter Han à Rangoon(tinhtoohan.leo82@gmail.com), Min-min à Kalaw (au Eastern Paradise), et Joy à Kyaukme (au A Yone Oo, joy.inmyanmar@gmail.com, www.lonelytreetrek.page.tl). De manière générale, n'hésitez pas à prendre des guides. A part Mr Bean, ceux que j'ai rencontrés étaient très sympathiques et intéressants.
- Pour payer moins cher le billet d'avion, réservez un Paris-Bangkok; la liaison vers Rangoon se fait par Air Asia et coûte que dalle si vous vous y prenez un peu à l'avance.
- Faites très attention à votre assurance rapatriement; s'il vous arrive un pépin grave ailleurs qu'à Rangoon ou Mandalay, ça peut devenir très dangereux.
- Goûtez le bétel. Outre la feuille, la chaux (!) et la noix, ils mettent plein de ptites épices et c'est très bon. En plus, vous ferez marrer les marchands quand vous irez en acheter.
- Allez en Birmanie!!
Tristan
Invitation au voyage English translation pending
Bonjour,
Je travaille en internat avec des enfants placés dans le cadre de la protection de l’enfance. De mon côté, j’ai la chance de pas mal voyager et d’avoir quelque peu « baroudé », et j’ai pris l’habitude de raconter de temps à autre des anecdotes de voyage aux enfants, en constatant qu’ils accrochaient. J’ai pu alors apporté des photos, des musiques, et ils sont demandeurs de voir comment c’est ailleurs.
Un petit rituel s’est mis en place pour le coucher avec certains enfants, je prends une mappemonde et à la lumière de la lampe torche, la fait tourner, les enfants disent stop, et nous partons «pour telle destination ». Je leur donne deux trois infos (si j’en connais), sur le climat, des saveurs, des odeurs, des traditions, et sinon nous en inventons, puis je leur souhaite « bon voyage », et ils peuvent s’endormir. Quel sens donner à ces « voyages symboliques » ? Avec un peu de recul, je m’interroge parfois sur la magie de ces voyages, sur la médiation qu’ils permettent dans le lien aux enfants. Ces voyages leur permettent ils de s'évader, prendre l'air, fuir pour si peu la dure réalité? Aident ils à supporter la séparation? expérimenter que l'on peut partir et revenir..
Si cela vous inspire…
Je travaille en internat avec des enfants placés dans le cadre de la protection de l’enfance. De mon côté, j’ai la chance de pas mal voyager et d’avoir quelque peu « baroudé », et j’ai pris l’habitude de raconter de temps à autre des anecdotes de voyage aux enfants, en constatant qu’ils accrochaient. J’ai pu alors apporté des photos, des musiques, et ils sont demandeurs de voir comment c’est ailleurs.
Un petit rituel s’est mis en place pour le coucher avec certains enfants, je prends une mappemonde et à la lumière de la lampe torche, la fait tourner, les enfants disent stop, et nous partons «pour telle destination ». Je leur donne deux trois infos (si j’en connais), sur le climat, des saveurs, des odeurs, des traditions, et sinon nous en inventons, puis je leur souhaite « bon voyage », et ils peuvent s’endormir. Quel sens donner à ces « voyages symboliques » ? Avec un peu de recul, je m’interroge parfois sur la magie de ces voyages, sur la médiation qu’ils permettent dans le lien aux enfants. Ces voyages leur permettent ils de s'évader, prendre l'air, fuir pour si peu la dure réalité? Aident ils à supporter la séparation? expérimenter que l'on peut partir et revenir..
Si cela vous inspire…
État du nord de Luzon suite au typhon? (Philippines) English translation pending
Bonjour,
nous partons pour les philippines très prochainement, sans véritable itinéraire...
La Cordillère et les rizières d'Ifugao nous tentent beaucoup, mais nos recherches concernant l'état actuel de la région du nord de Luzon ne donnent pas grand chose; beaucoup d'articles sur le typhon et les dégats occasionnés par les innondations, les routes détruites... mais datant d'octobre.
Nous cherchons donc quelqu'un ayant des informations récentes afin de décider si nous nous rendrons dans cette région.
Merci
Conseil pour l'achat de vélo pour mon premier voyage English translation pending
Bonjours actuellement au canada en alberta pour un an je compte voyager a velo a partir de l'ete prochain avec mon equipement. Je souhaite partir d'edmonton ou de Jasper pour traverser les rockies montains, le bc, traverser les etats unis sur la cote ouest et pour finir par l'amerique centrale. Bon c'est sur sa prend de la preparation quelques reglage mais aussi et surtout un velo. En ce qui concerne le velo je peut mettre entre 750 et 1000 dollards canadien. Je souhaite un velo solide et correct en fonction de mes besoins. Si quelques aurait un type de marque de velo pour ce prix et pour mes besoins avec mes projets de voyage ici au canada sa serait tres sympa de votre part. J'essaie d'etre bon marche faute de moyen mais j'espere trouver le velo qui me convient vraiment. Merci pour votre lecture.
Demande d'informations sur le Zimbabwe English translation pending
Bonsoir !
Le prix des billets sur Jnb m'a fait changer d'avis... (Moins de 600€ actuellement même au départ de ma lointaine province😛)
Bye bye Namibie (ce n'est que partie remise ) et Zimbabwe me voilà !
De nouvelles questions se posent donc que je soumets à votre sagacité😉
Location de voiture : les loueurs classiques refusent les cross border vers le Zimbabwe sauf First rental (uniquement les premières catégories soit au mieux une Nissan Tiida) et les spécialistes ne louent que des gros 4x4 qui ne me serviront pas vu que je ne ferai pas ni camping ni "vrai" off road. Je n'ai donc trouvé pour l'instant qu'un Nissan Grand Livina par Kea. Une opinion ? Un nom de loueur de SUV genre Condor ou Terios ?
Les routes : Une idée de la durée des parcours suivants ? - de beitbridge à Great Zimbabwe - de Great Zimbabwe à Bulawayo - de Bulawayo à Hwange main camp Les routes semblent bonnes : exact ?
Le passage de la frontière : combien de temps prévoir et qui a-t-il à payer ?
La police : correcte ? Il paraitrait que le véhicule doit être équipée de bandes réfléchissantes sinon amendes.....
Le parc Hwange : comment réserver les logements (logement public) ? Uniquement via le très sommaire site officiel ? Le prix d'entrée par personne semble être uniquement de 20usd pour la semaine et non par jour si on dort dans le parc : ai-je bien compris ?
Tout autre renseignement sur les logements (confort), idées de visite (parcours: frontière great zim bulawayo hwange vf), tuyaux divers sera vivement apprécié🙂
Merci
Le prix des billets sur Jnb m'a fait changer d'avis... (Moins de 600€ actuellement même au départ de ma lointaine province😛)
Bye bye Namibie (ce n'est que partie remise ) et Zimbabwe me voilà !
De nouvelles questions se posent donc que je soumets à votre sagacité😉
Location de voiture : les loueurs classiques refusent les cross border vers le Zimbabwe sauf First rental (uniquement les premières catégories soit au mieux une Nissan Tiida) et les spécialistes ne louent que des gros 4x4 qui ne me serviront pas vu que je ne ferai pas ni camping ni "vrai" off road. Je n'ai donc trouvé pour l'instant qu'un Nissan Grand Livina par Kea. Une opinion ? Un nom de loueur de SUV genre Condor ou Terios ?
Les routes : Une idée de la durée des parcours suivants ? - de beitbridge à Great Zimbabwe - de Great Zimbabwe à Bulawayo - de Bulawayo à Hwange main camp Les routes semblent bonnes : exact ?
Le passage de la frontière : combien de temps prévoir et qui a-t-il à payer ?
La police : correcte ? Il paraitrait que le véhicule doit être équipée de bandes réfléchissantes sinon amendes.....
Le parc Hwange : comment réserver les logements (logement public) ? Uniquement via le très sommaire site officiel ? Le prix d'entrée par personne semble être uniquement de 20usd pour la semaine et non par jour si on dort dans le parc : ai-je bien compris ?
Tout autre renseignement sur les logements (confort), idées de visite (parcours: frontière great zim bulawayo hwange vf), tuyaux divers sera vivement apprécié🙂
Merci
Meilleur façon de faire traverser sa moto en Europe? English translation pending
Slut !
J'aimerais aller faire une grosse ride en moto en Europe. Mais je ne sais pas le meilleur moyen pour faire traverser ma moto, il est sur que, je ne peu l’envoyer que par avion ou bateau.😉 La façon idéal, je ne le sais pas et le prix approximatif non plus. Alors s'il ya des bikers à l'écoute qui l'ont fait, j'aimerais savoir leur moyen et le coût approximatif pour faire traverser ma moto. Et aussi sur quelle port ou aéroport. Est ce qu'ont la démonte partiellement ou d'une pièces, dans une boite ou pas, le meilleur moment de l'année si c'est nécessaire, toutes ces interrogations que je ne parvient pas à résoudre en regardent sur le net. C'est tout ça que j'attend des gars qui ont fait cette traversé.
A+ et un gros merci.😎
J'aimerais aller faire une grosse ride en moto en Europe. Mais je ne sais pas le meilleur moyen pour faire traverser ma moto, il est sur que, je ne peu l’envoyer que par avion ou bateau.😉 La façon idéal, je ne le sais pas et le prix approximatif non plus. Alors s'il ya des bikers à l'écoute qui l'ont fait, j'aimerais savoir leur moyen et le coût approximatif pour faire traverser ma moto. Et aussi sur quelle port ou aéroport. Est ce qu'ont la démonte partiellement ou d'une pièces, dans une boite ou pas, le meilleur moment de l'année si c'est nécessaire, toutes ces interrogations que je ne parvient pas à résoudre en regardent sur le net. C'est tout ça que j'attend des gars qui ont fait cette traversé.
A+ et un gros merci.😎
Cadeau de Noël: un billet pour Las Vegas, vingt et un jours sur place pour se balader en famille dans l'Ouest américain English translation pending
Voilà, c'est fait alors que je n'y croyais plus à la vue des tarifs, je viens de prendre 5 billets AR pour Las Vegas (les tarifs étant bien plus intéressants que sur SF ou LA) du 15/07 au 07/08, ce qui nous laisse donc 21 jours pour parcourir l'Ouest (enfin une partie!)avec nos 3 enfants de 10,13 et 16 ans. Pas de jouets, jeux, etc dans les souliers cette année mais une enveloppe avec les dates et la destination pour l'été 2012 et un billet vert! Je prépare donc exclusivement sur le net pour le moment car je ne veux pas éveiller les soupçons en laissant traîner un guide ( qui fera partie du "pack noël"!). Je pensais m'occuper du parcours + tard mais je vois à la lecture de vos posts, carnets, etc qu'il vaut mieux réserver très tôt les hébergements. Après étude de vos posts (mais toujours insuffisamment pour tout savoir!), voici un projet de parcours sur lequel j'aimerais connaître l'avis des "connaisseurs":
Date J Lieu Programme Di 15/07 J1 Londres Départ Lu 16/07 J2 Las Vegas Arrivée : 14h10 Las Vegas. Location voiture. Hôtel.
Ma 17/07 J3 Las Vegas Las Vegas : visite des hôtels sur le strip (Venetian, Bellagio, Caesar Palace, Excalibur)
Me 18/07 J4 Zion Tôt, Vallée of fire + route pour Zion (260 kms-2h50). Visite.
Je 19/07 J5 Bryce Canyon Suite de Zion : rando Emerald pools (3h). Route vers Bryce Canyon (150 kms-2h).Visite au coucher du soleil (sunset point).
Ve 20/07 J6 Capitol reef
Bryce point +rando ?. Route vers Arches National Park via capitol reef et national scenic road (440kms-5h30). Sa 21/07
J7 Arches NP Arches National Park. Di 22/07
J8 Canyonlands Canyonlands+ route vers Mexican Hat via Needles (350 kms-3h15).Monument Valley en fin d’aprem. Lu 23/07
J9 Monument Valley Monument Valley puis route vers Page (200kms-2h15). Ma 24/07
J10 Lake Powell /Antelope Canyon Horseshoe Bend + Antelope Canyon +Lake powell. Me 25/07
J11 Grand Canyon Route vers Grand Canyon South Rim (220 kms-2h45).Visite. Je 26/07
J12 Death Valley Route vers Death Valley (570kms-6h30).Death Valley Ve 27/07
J13 Yosemite Route vers Yosemite ( ?) en passant par Sequoia ?. Sa 28/07
J14 Yosemite Yosemite Di 29/07
J15 San Francisco Route vers San Francisco ( 310 kms-3h45) Lu 30/07
J16 San Francisco San Francisco : financial district, russian hill, Alamo square, golden gate à vélo, tour en tramway Ma 31/07
J17 San Francisco San Francisco Me 1/08
J18 Côte Route côtière vers Monterey-Cambria (720 kms-8h). Je 2/08
J19 Los Angeles Route vers los Angeles: Santa Barbara, observation éléphants de mer, Malibu beach / Santa Monica (plage, Venice, pier, main street) Ve 3/08
J20 Los Angeles Los Angeles : Beverly Hills, Hollywood blvd, observatoire Griffith Park. Sa 4/08
J21 Los Angeles Los Angeles : Universal studios Di 5/08
J22 Las Vegas Route Los Angeles-las Vegas ( 426 kms-4h20). Outlet. Lu 6/08
J23 Las Vegas Convocation aéroport 13h40 Las Vegas
Ma 7/08
J24 Paris Retour
Je voudrais donc savoir si l'ordre des étapes est cohérent et si cela est réalisable.Certaines journées sont-elles trop lourdes? Je me demande si cela ne fait pas "trop" de canyons car je ne voudrais pas arriver à une overdose mais dans ce cas que supprimer? Ne vaut-il pas mieux "zapper" certains parcs et aller au Yellow Stone mais il me semble que c'est trop loin si on veut aussi aller à SF et LA. Enfin, que peut-on voir comme animaux et où? Un grand merci d'avance à ceux qui m'aideront à y voir plus clair.
Date J Lieu Programme Di 15/07 J1 Londres Départ Lu 16/07 J2 Las Vegas Arrivée : 14h10 Las Vegas. Location voiture. Hôtel.
Ma 17/07 J3 Las Vegas Las Vegas : visite des hôtels sur le strip (Venetian, Bellagio, Caesar Palace, Excalibur)
Me 18/07 J4 Zion Tôt, Vallée of fire + route pour Zion (260 kms-2h50). Visite.
Je 19/07 J5 Bryce Canyon Suite de Zion : rando Emerald pools (3h). Route vers Bryce Canyon (150 kms-2h).Visite au coucher du soleil (sunset point).
Ve 20/07 J6 Capitol reef
Bryce point +rando ?. Route vers Arches National Park via capitol reef et national scenic road (440kms-5h30). Sa 21/07
J7 Arches NP Arches National Park. Di 22/07
J8 Canyonlands Canyonlands+ route vers Mexican Hat via Needles (350 kms-3h15).Monument Valley en fin d’aprem. Lu 23/07
J9 Monument Valley Monument Valley puis route vers Page (200kms-2h15). Ma 24/07
J10 Lake Powell /Antelope Canyon Horseshoe Bend + Antelope Canyon +Lake powell. Me 25/07
J11 Grand Canyon Route vers Grand Canyon South Rim (220 kms-2h45).Visite. Je 26/07
J12 Death Valley Route vers Death Valley (570kms-6h30).Death Valley Ve 27/07
J13 Yosemite Route vers Yosemite ( ?) en passant par Sequoia ?. Sa 28/07
J14 Yosemite Yosemite Di 29/07
J15 San Francisco Route vers San Francisco ( 310 kms-3h45) Lu 30/07
J16 San Francisco San Francisco : financial district, russian hill, Alamo square, golden gate à vélo, tour en tramway Ma 31/07
J17 San Francisco San Francisco Me 1/08
J18 Côte Route côtière vers Monterey-Cambria (720 kms-8h). Je 2/08
J19 Los Angeles Route vers los Angeles: Santa Barbara, observation éléphants de mer, Malibu beach / Santa Monica (plage, Venice, pier, main street) Ve 3/08
J20 Los Angeles Los Angeles : Beverly Hills, Hollywood blvd, observatoire Griffith Park. Sa 4/08
J21 Los Angeles Los Angeles : Universal studios Di 5/08
J22 Las Vegas Route Los Angeles-las Vegas ( 426 kms-4h20). Outlet. Lu 6/08
J23 Las Vegas Convocation aéroport 13h40 Las Vegas
Ma 7/08
J24 Paris Retour
Je voudrais donc savoir si l'ordre des étapes est cohérent et si cela est réalisable.Certaines journées sont-elles trop lourdes? Je me demande si cela ne fait pas "trop" de canyons car je ne voudrais pas arriver à une overdose mais dans ce cas que supprimer? Ne vaut-il pas mieux "zapper" certains parcs et aller au Yellow Stone mais il me semble que c'est trop loin si on veut aussi aller à SF et LA. Enfin, que peut-on voir comme animaux et où? Un grand merci d'avance à ceux qui m'aideront à y voir plus clair.
Demande de visa touriste en ligne pour l'Inde English translation pending
Salut! Au secours !!!!
Je suis en train de demander mon visa touriste et j'ai tout bien fait mais à l'impression y'a 2 trucs qui clochent :
Y'a une case vide pour Port of exit (en meme temps c'est demandé nulle part sur le formulaire qu'on remplit en ligne)
Y'a une case vide sur les hotels ou je compte aller...
Bref c'est vrai que je n'ai pas rempli ces données sur le site mais c'était pas demandé ! Qu'est ce que je fais ? Je remplis au stylo ? Je laisse vide ?
merci
(c'est la panique ce visa !!!!!)
Bref c'est vrai que je n'ai pas rempli ces données sur le site mais c'était pas demandé ! Qu'est ce que je fais ? Je remplis au stylo ? Je laisse vide ?
merci
(c'est la panique ce visa !!!!!)
Connaissez-vous ces deux écoles pour apprendre l'anglais en Angleterre? English translation pending
Bonjour,
on me propose 2 écoles pour de l'anglais en immersion: => SCOOL OF ENGLISH STUDIES à FOLKESTONE
=> ST GILLES COLLEGES à BRIGHTON
Avez-vous eu des avis sur ces 2 écoles?
je doit faire un choix Urgent pour des cours intensif 25 ou 27H 😇
merci pour votre aide
on me propose 2 écoles pour de l'anglais en immersion: => SCOOL OF ENGLISH STUDIES à FOLKESTONE
=> ST GILLES COLLEGES à BRIGHTON
Avez-vous eu des avis sur ces 2 écoles?
je doit faire un choix Urgent pour des cours intensif 25 ou 27H 😇
merci pour votre aide
Meilleure compagnie aérienne en classe économique de la France vers la Floride? English translation pending
bonjour,
Je souhaiterai savoir si il y a des personnes qui font régulièrement des trajets France vers USA ( Floride ), et quelle est pour eux la meilleure compagnie aérienne quand on voyage en classe économique?
Merci
Alain
Je souhaiterai savoir si il y a des personnes qui font régulièrement des trajets France vers USA ( Floride ), et quelle est pour eux la meilleure compagnie aérienne quand on voyage en classe économique?
Merci
Alain
Voyage en Norvège, quinze jours au mois de mars English translation pending
Bonjour,
J'aimerai partir en Norvège 15 jours au mois de mars. Mon but premier étant de voir une aurore boréale mais aussi les nombreux paysages qui m'ont l'air magnifiques ! Je crois que mars fait partie de la bonne période pour voir ces aurores boréales (dites-moi si j'ai lu n'importe quoi). J'aimerai visiter le nord (îles Lofoten) et le sud pour les fjords. Que me conseillez-vous comme destination pour voir les aurores boréales ? Comment se vêtir à cette période de l'année ? Quel est le moyen de transport le plus pratique pour se déplacer dans le tout le pays ? Je pensais aussi prendre un vol interne du nord pour rejoindre Oslo et ainsi gagner du temps. Si vous avez aussi des itinéraires à me conseiller je suis preneuse ! Cela fait beaucoup de questions :) Merci beaucoup !
Calire
J'aimerai partir en Norvège 15 jours au mois de mars. Mon but premier étant de voir une aurore boréale mais aussi les nombreux paysages qui m'ont l'air magnifiques ! Je crois que mars fait partie de la bonne période pour voir ces aurores boréales (dites-moi si j'ai lu n'importe quoi). J'aimerai visiter le nord (îles Lofoten) et le sud pour les fjords. Que me conseillez-vous comme destination pour voir les aurores boréales ? Comment se vêtir à cette période de l'année ? Quel est le moyen de transport le plus pratique pour se déplacer dans le tout le pays ? Je pensais aussi prendre un vol interne du nord pour rejoindre Oslo et ainsi gagner du temps. Si vous avez aussi des itinéraires à me conseiller je suis preneuse ! Cela fait beaucoup de questions :) Merci beaucoup !
Calire
Réserver dans un parc national américain English translation pending
Hi
Réserver un logement dans un parc national, cela se fait à l'avance, souvent, très à l'avance. Je l'ai déjà fait à plusieurs reprises, à Yellowstone et à Death Valley - sans problème.
En voulant réserver par internet dans le Big Bend NP, au Texas, je me suis trouvé aiguillé sur le site de National Park Reservations directement sur les logements dans et à proximité immédiate du parc.
J'ai réservé mes 2 nuits, (la 1ère est payable d'avance), j'ai reçu la confirmation ... et j'ai constaté en consultant mon compte qu'ils avaient prélevé en plus, et à part, la somme de 21€ Après de longues recherches sur l'origine de ce prélèvement, j'ai constaté sur la page d’accueil de leur site qu'ils prélèvent un supplément de 10%, non remboursable en cas d'annulation, avec chaque réservation. Or en cherchant le logement sur Big Bend, la page d'accueil est escamotée.
Alors faites attention, ils interviennent sur tous les parcs nationaux américains et peut-être canadiens ce n'est pas un site officiel et il y a toujours un site pour réserver directement au gestionnaire des logements
Bern
Réserver un logement dans un parc national, cela se fait à l'avance, souvent, très à l'avance. Je l'ai déjà fait à plusieurs reprises, à Yellowstone et à Death Valley - sans problème.
En voulant réserver par internet dans le Big Bend NP, au Texas, je me suis trouvé aiguillé sur le site de National Park Reservations directement sur les logements dans et à proximité immédiate du parc.
J'ai réservé mes 2 nuits, (la 1ère est payable d'avance), j'ai reçu la confirmation ... et j'ai constaté en consultant mon compte qu'ils avaient prélevé en plus, et à part, la somme de 21€ Après de longues recherches sur l'origine de ce prélèvement, j'ai constaté sur la page d’accueil de leur site qu'ils prélèvent un supplément de 10%, non remboursable en cas d'annulation, avec chaque réservation. Or en cherchant le logement sur Big Bend, la page d'accueil est escamotée.
Alors faites attention, ils interviennent sur tous les parcs nationaux américains et peut-être canadiens ce n'est pas un site officiel et il y a toujours un site pour réserver directement au gestionnaire des logements
Bern
Itinéraire pour Angkor Wat au Cambodge? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous!
Toujours à plancher sur notre itinéraire je finis par m'y perdre!!!!😕
Quelq'un pourrait il me renseigner sur Angkor? où puis je trouver les horaires de bus pr m'y rendre?
Est ce que l'on part de la gare principale? comment cela se passe t'il pr les papiers (visa)?faut il changer de véhicule une fois la frontière passée?
De retour en thailande, on ne peut rester que 15 jours, c'est bien cela? et au niveau du coût, combien tout cela représente t'il approximativement?
Avez vous une adresse à nous conseiller pour se loger? budget moyen (jusqu'à 1500 baths)
Ca fait beaucoup de questions, pardon...😊😊😊 Merci d'avance pour vos réponses et bonne journée!
Ca fait beaucoup de questions, pardon...😊😊😊 Merci d'avance pour vos réponses et bonne journée!