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Préparation d'un voyage en Thaïlande du 28 au juillet au 28 août English translation pending
Bonjour,
Petite introduction : On est 6 étudiants de 21 à 23 ans qui partent un mois en thaïlande à l'aventure. On compte faire deux semaines dans le nord et deux semaines dans le sud. On part uniquement avec un sac à dos, quelques devises (environ 500 euros), une bonne trousse à pharmacie, un guide du routard et beaucoup d'insouciance. D'après les témoignages que j'ai eu sur ce pays, si l'on est un peu débrouillard et que l'on parle un peu l'anglais, c'est un pays de rêves pour en prendre plein la vue et plein la tête. On s'est deja fait une petite idée du voyage que l'on va faire mais on ne s'est rien imposé pour garder une certaine liberté d'entreprise.
Mes questions : - N'ayant pas une garde robe spécialement adapté au randonnée pédestre ayant lieu dans les conditions climatiques de thailande. Dois-je plutôt tenté de m'équiper en France ou localement? Chaussures étanches? Short ou pantalon de rando, j'ai vu que l'on parlait de sensue? Pancho imperméable? Quel vêtement est il le plus recommandé pour les trecks? - Traitement anti paludéen. Tous les pharmaciens ont cherché à me refourguer de la malarone. Y a t-il des traitements disponibles sur place autre que la doxy? Je suis plutôt du genre à penser qu'une bonne protection contre les piqures de moustiques suffit mais avec mon manque de chance je risque de me faire piqué par le seul moustique resitant aux produits et vecteur du petit parasite. - Quel le prix du taxi entre l'aeroport de bangkok et le quartier de la gare? - Le logement chez l'habitant est il possible? Faut il prévoire sa propre moustiquaire? - En ce qui concerne l'argent, je pensais utilisé les travellers cheques américan express? Sont-ils pratiques? Voila c'est à peu pres tout.
Je suis ouvert à toutes les suggestions
Raph
Petite introduction : On est 6 étudiants de 21 à 23 ans qui partent un mois en thaïlande à l'aventure. On compte faire deux semaines dans le nord et deux semaines dans le sud. On part uniquement avec un sac à dos, quelques devises (environ 500 euros), une bonne trousse à pharmacie, un guide du routard et beaucoup d'insouciance. D'après les témoignages que j'ai eu sur ce pays, si l'on est un peu débrouillard et que l'on parle un peu l'anglais, c'est un pays de rêves pour en prendre plein la vue et plein la tête. On s'est deja fait une petite idée du voyage que l'on va faire mais on ne s'est rien imposé pour garder une certaine liberté d'entreprise.
Mes questions : - N'ayant pas une garde robe spécialement adapté au randonnée pédestre ayant lieu dans les conditions climatiques de thailande. Dois-je plutôt tenté de m'équiper en France ou localement? Chaussures étanches? Short ou pantalon de rando, j'ai vu que l'on parlait de sensue? Pancho imperméable? Quel vêtement est il le plus recommandé pour les trecks? - Traitement anti paludéen. Tous les pharmaciens ont cherché à me refourguer de la malarone. Y a t-il des traitements disponibles sur place autre que la doxy? Je suis plutôt du genre à penser qu'une bonne protection contre les piqures de moustiques suffit mais avec mon manque de chance je risque de me faire piqué par le seul moustique resitant aux produits et vecteur du petit parasite. - Quel le prix du taxi entre l'aeroport de bangkok et le quartier de la gare? - Le logement chez l'habitant est il possible? Faut il prévoire sa propre moustiquaire? - En ce qui concerne l'argent, je pensais utilisé les travellers cheques américan express? Sont-ils pratiques? Voila c'est à peu pres tout.
Je suis ouvert à toutes les suggestions
Raph
Problème de correspondance entre billet et passeport avec Alitalia (urgent) English translation pending
Bonjour,
J'ai un souci : je me suis rendu compte que mon mari avait indiqué mon nom d'épouse sur notre réservation, alors que mon passeport est à mon nom de jeune fille. J'ai deux versions : - la police de l'aéroport qui me dit qu'il suffit d'apporter une preuve de mon mariage (livret de famille ou acte de mariage) pour pouvoir embarquer (en me précisant que le cas se produit une dizaine de fois pas jour dans l'aéroport...) ; - Alitalia qui me dit que je dois annuler mes billets (!!!) et en racheter de nouveaux car je ne pourrai absolument pas faire valoir mon identité dans ces conditions... Quelqu'un s'est-il trouvé dans la même situation ? Quelqu'un peut-il me donner des informations précises sur ce que je dois faire ? Merci beaucoup,
MV
J'ai un souci : je me suis rendu compte que mon mari avait indiqué mon nom d'épouse sur notre réservation, alors que mon passeport est à mon nom de jeune fille. J'ai deux versions : - la police de l'aéroport qui me dit qu'il suffit d'apporter une preuve de mon mariage (livret de famille ou acte de mariage) pour pouvoir embarquer (en me précisant que le cas se produit une dizaine de fois pas jour dans l'aéroport...) ; - Alitalia qui me dit que je dois annuler mes billets (!!!) et en racheter de nouveaux car je ne pourrai absolument pas faire valoir mon identité dans ces conditions... Quelqu'un s'est-il trouvé dans la même situation ? Quelqu'un peut-il me donner des informations précises sur ce que je dois faire ? Merci beaucoup,
MV
Visiter l'Europe en sac à dos...dangereux? English translation pending
bonjour,
je serai en europe pour l été avec ma soeur.(24 at 26 ans).on ira a barcelone, france, italie et grece.plusieurs nous ont dit d etre tres prudentes et que souvent les gens peuvent nous encercler et nous voler ce qu on a sur nous(argent, caméra...)est ce vrai??
comment nous proteger le plus possible??(on ne portera pas de bijou...bien sur)
et par exemple, notre camera, ou doit on la mettre? dans un sac accroché a nous et la pochette a l avant et non pas a l arriere...?
notre sac principal restera le plus souvent dans les a.j mais notre petit sac(argent, eau, camera...) lui...? quel genre de sac est recommandé?
merci tout le monde
Monnaie pour pourboire aux États-Unis? English translation pending
Bonjour,
J'ai bien compris (du moins j'espère) le système du pourboire aux USA. Cela ne semble pas poser de problème dans des restaurants, pour des paiements par CB en tout cas là ou le pourboire est relativement important (plusieurs dollars).
Que se passe-t-il si je n'ai pas de monnaie pour un petit pourboire (ex: bagagiste) ?
Dois-je sacrifier un billet de 20$ là ou 1 $ aurait été suffisant ? (je bloque un peu)
Dois je passer pour un rappiat ? ( s'il le faut)
Puis-je demander au destinataire de me faire la monnaie ? (au risque de passer pour un demeuré)
autres ? (si je savais)
merci
J'ai bien compris (du moins j'espère) le système du pourboire aux USA. Cela ne semble pas poser de problème dans des restaurants, pour des paiements par CB en tout cas là ou le pourboire est relativement important (plusieurs dollars).
Que se passe-t-il si je n'ai pas de monnaie pour un petit pourboire (ex: bagagiste) ?
Dois-je sacrifier un billet de 20$ là ou 1 $ aurait été suffisant ? (je bloque un peu)
Dois je passer pour un rappiat ? ( s'il le faut)
Puis-je demander au destinataire de me faire la monnaie ? (au risque de passer pour un demeuré)
autres ? (si je savais)
merci
Transactions bancaires aux Vietnam, Cambodge et Laos English translation pending
Bonjour amis(es) voyageurs(ses),
Nous allons au Vietnam, Cambodge et Laos de la fin juin à la mi-août 2009. Nous nous demandions quel mode de transactions bancaires devrons-nous adopter(retraits aux guichets automatiques, travelers checks, devises etc). Est-ce que la monnaie d'un pays est acceptés dans un autre ?
Si vous jugez que d'autres conseils pourraient nous être utiles, soyez à l'aise de nous les partager.
Bon voyage à tous.
Visiter la Géorgie et l'Arménie en deux semaines au mois de septembre? English translation pending
Je souhaiterais me rendre en septembre prochain en Géorgie et en Arménie. Je dispose de deux petites semaines pour le séjour. Pensez-vous qu'il est envisageable de visiter (pas en profondeur, bien sûr) une partie de ces deux pays dans ce laps de temps, ou qu'il vaut mieux se cantonner à un seul?
Autre chose: le russe est-il encore pratiqué en Géorgie/Arménie, et pas trop malvenu (je pense aux conséquences de la guerre d'août 2008)?
Toutes les suggestions d'endroits incontournables sont évidemment les bienvenues.
Merci d'avance.
Autre chose: le russe est-il encore pratiqué en Géorgie/Arménie, et pas trop malvenu (je pense aux conséquences de la guerre d'août 2008)?
Toutes les suggestions d'endroits incontournables sont évidemment les bienvenues.
Merci d'avance.
S'installer en Guadeloupe en août pour travailler English translation pending
Nous nous installation en Guadeloupe à partir d’Août 2009 pour plusieurs années et peut-être plus encore... Je recherche associé ou partenaires dans différents projet en rapport avec mes expériences et compétence. Possibilité de recréer micro entreprise ou d’intervenir comme consultant. Déterminé et cartésien je rêve à certaines heures mais reviens toujours à la réalité économique du moment et aux impératifs de gestion.
Contexte : ma compagne, fonctionnaire de l’état est nommée en septembre en Guadeloupe. Une bonne raison et une évidente motivation pour réaliser un projet de longue date aux Antilles.
Philosophie : de très nombreux voyages sur les 5 continents depuis 30 ans m’imposent l’évidence qu’il faut épouser les cultures régionales et se fondre avec détermination sociale dans le pays qui vous adopte. Cela doit être un échange. 43 ans, ancien journaliste, puis gérant d’une agence de communication dans le nautisme, aujourd’hui consultant dans la communication et le marketing.
Secteurs d’activité et expériences : filière nautique et mer course au large et événementiel gestion de projets sportifs de haut niveau tourisme médical, santé et recherche environnement
Domaines d’intervention et mission : Gestion de projet Relations presse et média Événementielle grand-public et B to B Rédactionnel, contenue internet, création graphique Conseil en communication et marketing Vente et relation clientèle
Pour que vous et moi ne perdions pas de temps, j'étudie tous les projets sérieux mais avec réflexion et analyse. Su non je suis preneur de vos bons tuyaux. Pour les détails on en parle en MP. 🙂
Contexte : ma compagne, fonctionnaire de l’état est nommée en septembre en Guadeloupe. Une bonne raison et une évidente motivation pour réaliser un projet de longue date aux Antilles.
Philosophie : de très nombreux voyages sur les 5 continents depuis 30 ans m’imposent l’évidence qu’il faut épouser les cultures régionales et se fondre avec détermination sociale dans le pays qui vous adopte. Cela doit être un échange. 43 ans, ancien journaliste, puis gérant d’une agence de communication dans le nautisme, aujourd’hui consultant dans la communication et le marketing.
Secteurs d’activité et expériences : filière nautique et mer course au large et événementiel gestion de projets sportifs de haut niveau tourisme médical, santé et recherche environnement
Domaines d’intervention et mission : Gestion de projet Relations presse et média Événementielle grand-public et B to B Rédactionnel, contenue internet, création graphique Conseil en communication et marketing Vente et relation clientèle
Pour que vous et moi ne perdions pas de temps, j'étudie tous les projets sérieux mais avec réflexion et analyse. Su non je suis preneur de vos bons tuyaux. Pour les détails on en parle en MP. 🙂
Départ en Inde en juin 2009 English translation pending
Bonjour à tous,
Etant étudiant, je pars en université en Inde à Bhubaneswar au mois de juin 2009. J'aimerais donc en profiter en meme temps pour découvrir ce pays. J'ai pu lire deja sur ce forum de nombreux opinions sur les endroit à visiter absolument mais j'aimerais plutot avoir des informations pratiques. En effet, l'Inde me semble, au vu des opinions que je l'ai lu, un pays qui divise pas mal et j'ai donc pu lire tout et son inverse !
Ainsi, je pars avec une amie à moi et j'aimerais donc savoir en premier lieu si nous n'aurons pas trop de difficultés à se loger ensemble au fil de nos excursions. J'ai pas mal lu en effet que les garçons et les filles étaient assez separés en Inde. Enfin, au niveau des trains, j'ai lu qu'il était assez difficile pour les européens de voyager en seconde classe, qu'on était assez mal vu. Est-ce que c'est vrai ? Parce que la premiere classe represente tout de meme le double du prix ...
De plus, au niveau de l'argent, est ce facile de s'en procurer en Inde ? Y a til des distributeurs automatiques ? Ou devons nous en prévoir avant ?
Enfin, au niveau des cigarettes. Comment cela se passe ? C'est le meme systeme de bureau tabac qu'en France ? Y-a-t-il des interdictions de fumer ? (je ne parle pas au niveau des grandes villes comme Mumbai où là, effectivement, j'ai pu lire pas mal de trucs ...)
Voila, je vous avouerais que je suis un peu angoissé à l'idée de partir dans un tel pays dans j'imagine que ce sera une expérience inoubliable. Merci d'avance pour tous vos conseils !!
Etant étudiant, je pars en université en Inde à Bhubaneswar au mois de juin 2009. J'aimerais donc en profiter en meme temps pour découvrir ce pays. J'ai pu lire deja sur ce forum de nombreux opinions sur les endroit à visiter absolument mais j'aimerais plutot avoir des informations pratiques. En effet, l'Inde me semble, au vu des opinions que je l'ai lu, un pays qui divise pas mal et j'ai donc pu lire tout et son inverse !
Ainsi, je pars avec une amie à moi et j'aimerais donc savoir en premier lieu si nous n'aurons pas trop de difficultés à se loger ensemble au fil de nos excursions. J'ai pas mal lu en effet que les garçons et les filles étaient assez separés en Inde. Enfin, au niveau des trains, j'ai lu qu'il était assez difficile pour les européens de voyager en seconde classe, qu'on était assez mal vu. Est-ce que c'est vrai ? Parce que la premiere classe represente tout de meme le double du prix ...
De plus, au niveau de l'argent, est ce facile de s'en procurer en Inde ? Y a til des distributeurs automatiques ? Ou devons nous en prévoir avant ?
Enfin, au niveau des cigarettes. Comment cela se passe ? C'est le meme systeme de bureau tabac qu'en France ? Y-a-t-il des interdictions de fumer ? (je ne parle pas au niveau des grandes villes comme Mumbai où là, effectivement, j'ai pu lire pas mal de trucs ...)
Voila, je vous avouerais que je suis un peu angoissé à l'idée de partir dans un tel pays dans j'imagine que ce sera une expérience inoubliable. Merci d'avance pour tous vos conseils !!
Conditions de vie aux Philippines? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis un français marié à une philippines, nous nous sommes rencontrés au Japon ou j'ai habité pendant 8 mois et ou nous nous sommes mariés.
Nous vivons maintenant en France depuis 1 an, j'espérai trouver une solution pour retourner vivre au Japon mais malheureusement et pour plusieurs raison ce n'est pour l'instant pas possible.
Ma femme aimerai que nous allions vivre au Philippins quelques temps et moi aussi finalement car je veux profiter d'être jeune et sans enfants pour bouger et étant gérant d'une EURL je peux travailler de n'importe ou ( webdesigner ) pour mes clients français et ce serai bien pour elle car elle n'a aucun diplome donc ça lui permettrait d'en passer avant de revenir en france. Malheureusement et c'est ce qui me bloque un peu... je n'ai pas vraiment accroché avec manille et les Phillipines en générale... j'ai trouvé ça très sale... mais faut dire que je n'étais pas non plus dans les beau quartier ( greenbelt etc )... De plus entre les attentats, la pollution, la malaria etc ( oui je suis du genre à penser aux choses auxquels ils ne faut pas trop penser... ) je suis un peu entre les deux... J'ai effectivement apprécié la gentillesse des philippins, les quartier sympa genre victoria, greenbelt etc ( j'aime la ville, les building etc d'ou mon gout pour le japon... ), disons que j'aime la ville, les endroits propre, en gros je suis un capricieux et pas vraiment un aventurier...
Donc j'hésite et j'aimerai déjà savoir si jamais nous partons, est ce qu'il vaut mieux que je garde ma société en france ou j'ai tout à gagner à l'ouvrir au philippines tout en continuant de toute façon de travailler pour mes cliens français ? les charges, les taxes etc c'est plus interressant ?
J'ai cherché des blog de français expat au Philippines mais je n'ai rien trouvé ou quasiment... aucun ne s'en est jamais sorti ? c'est risqué de vivre labas ?... en gros je ne sais pas trop quoi décider... si ce n'est que je vais y retourner passer 1 mois pour voir si je peux m'adapter... car je n'y ai passé qu'une semaine et encore c'était 2 jours à manille et 5 à Bohol dans la belle famille.
Il y a beaucoup de français labas ? quels sont les quartiers qui correspondraient à mon caractère...(de merde oui lol) ? ma femme me parle de eastwood, greebelt, victoria, oriental etc
Je suis un français marié à une philippines, nous nous sommes rencontrés au Japon ou j'ai habité pendant 8 mois et ou nous nous sommes mariés.
Nous vivons maintenant en France depuis 1 an, j'espérai trouver une solution pour retourner vivre au Japon mais malheureusement et pour plusieurs raison ce n'est pour l'instant pas possible.
Ma femme aimerai que nous allions vivre au Philippins quelques temps et moi aussi finalement car je veux profiter d'être jeune et sans enfants pour bouger et étant gérant d'une EURL je peux travailler de n'importe ou ( webdesigner ) pour mes clients français et ce serai bien pour elle car elle n'a aucun diplome donc ça lui permettrait d'en passer avant de revenir en france. Malheureusement et c'est ce qui me bloque un peu... je n'ai pas vraiment accroché avec manille et les Phillipines en générale... j'ai trouvé ça très sale... mais faut dire que je n'étais pas non plus dans les beau quartier ( greenbelt etc )... De plus entre les attentats, la pollution, la malaria etc ( oui je suis du genre à penser aux choses auxquels ils ne faut pas trop penser... ) je suis un peu entre les deux... J'ai effectivement apprécié la gentillesse des philippins, les quartier sympa genre victoria, greenbelt etc ( j'aime la ville, les building etc d'ou mon gout pour le japon... ), disons que j'aime la ville, les endroits propre, en gros je suis un capricieux et pas vraiment un aventurier...
Donc j'hésite et j'aimerai déjà savoir si jamais nous partons, est ce qu'il vaut mieux que je garde ma société en france ou j'ai tout à gagner à l'ouvrir au philippines tout en continuant de toute façon de travailler pour mes cliens français ? les charges, les taxes etc c'est plus interressant ?
J'ai cherché des blog de français expat au Philippines mais je n'ai rien trouvé ou quasiment... aucun ne s'en est jamais sorti ? c'est risqué de vivre labas ?... en gros je ne sais pas trop quoi décider... si ce n'est que je vais y retourner passer 1 mois pour voir si je peux m'adapter... car je n'y ai passé qu'une semaine et encore c'était 2 jours à manille et 5 à Bohol dans la belle famille.
Il y a beaucoup de français labas ? quels sont les quartiers qui correspondraient à mon caractère...(de merde oui lol) ? ma femme me parle de eastwood, greebelt, victoria, oriental etc
Frontières intérieures de l'espace Schengen? English translation pending
Bonjour,
En lien avec la planification prochaine de mon voyage en Europe, j'aurai aimé avoir quelques spécifications en ce qui concerne l'Espace Schengen (dont je ne connais pas grand chose). Je compte possiblement voyager entre la France, la Suisse, l'Allemagne et la Belgique.
1. Est-ce-que des frontières ou postes douaniers existent entre ces frontières ?
2. Quesqu'un voyageur non-européen comme moi doit savoir de ces transfères d'un pays à un autre ?
Merci d'avance
En lien avec la planification prochaine de mon voyage en Europe, j'aurai aimé avoir quelques spécifications en ce qui concerne l'Espace Schengen (dont je ne connais pas grand chose). Je compte possiblement voyager entre la France, la Suisse, l'Allemagne et la Belgique.
1. Est-ce-que des frontières ou postes douaniers existent entre ces frontières ?
2. Quesqu'un voyageur non-européen comme moi doit savoir de ces transfères d'un pays à un autre ?
Merci d'avance
Itinéraire de Nosy Be à Tananarive English translation pending
Partant une semaine a partir du 18 juin 2009 pour voir les fonds de Nosy be, nous souhaitons à partir du 25 juin rejoindre TANA puis Fénérive Est ou nous avons rendez vous début juillet.
Quelqu'un a t'il déjà effectué ce parcours ?
Quelle difficultés ? Durée, état de la route etc..
Quels sont les points d'étapes et d'intérêts sur ce circuit ?
Quelle température et protection à cette saison ?
Connaissez vous un guide avec voiture sur ce circuit qui peut être divisé en deux ( départ Nosy Be jusqu'à Tana, puis après la visite de Tana repartir sur Fénérive Est .
Tous les plans sur ce circuit nous intéressent
Merci d'avance pour vos renseignements
Milou37
Tous les plans sur ce circuit nous intéressent
Merci d'avance pour vos renseignements
Milou37
Avis sur circuit de quinze jours en autotour en Afrique du Sud mi-juillet English translation pending
nous devrions partir avec comptoirs d'Afrique, qui nous a proposé cet autotour qu'en pensez-vous pour un 1er voyage en AFS ? Y a T-il des endroits où il n'y a aucun intérêt de s'arrêter? et par rapport au lieu où nous passons les nuits que nous conseillez-vous de voir? Nous avons 15 jours sur place :arrivée à Johannesbourg le 22/07 location de voiture etdirection Graskop au graskop hotel pour 2 nuitsparc Kruger 1 nuit au skukuza rest camp, 1 nuit au lower sabie, 1 nuit berg en dalmalkerns 2 nuits au mandela b&bsanta lucia 3 nuits au santa lucia guest housedirection Durban pour 1 vol intérieur direction le Cap avec location de voiturele cap 2 nuits au morning side cottagehermanus 1 nuit au whate rock lodgele cap 2 nuits au morning side cottagepuis départ le jeudi 6/08 pour johannesbourg puis charles de gaulle paris
qu'en pensez vous merci d'avance pour vos conseils. elisgil
Changer des dinars algériens en euros English translation pending
Bonjour,
je recherche des informations pour échanger des dinar algériens contre des euros... j'ai vu sur le site de la banque d'algérie que le change était d'environ 1Euro = 100 DZD.
comment faire ce genre d'échange? par la banque ou le marcher noir? dans le cas d'échange par la banque, quelle est la commission que prend la banque? et est ce que toute les banques font ce changes?
désoler de poser toutes ces question mais j'ai besoin d'euro pour financer mes études en france... alors merci d'avance pour vos réponses...
je recherche des informations pour échanger des dinar algériens contre des euros... j'ai vu sur le site de la banque d'algérie que le change était d'environ 1Euro = 100 DZD.
comment faire ce genre d'échange? par la banque ou le marcher noir? dans le cas d'échange par la banque, quelle est la commission que prend la banque? et est ce que toute les banques font ce changes?
désoler de poser toutes ces question mais j'ai besoin d'euro pour financer mes études en france... alors merci d'avance pour vos réponses...
Surclassement en classe affaires chez Air France? English translation pending
bonjour, comment peux t on être surclassé à l'embarquement en affaires sur air france, outre le fait qu'il faut de la disponibilité, est-ce selon le statut FB ou à la tête du client, faut-il le demander à l'enregistrement
merci
Retour d'un passage aux douanes cubaines English translation pending
Ça vous est déjà arrivé ça???
Nous revenons tout juste de Cuba, de Cayo Largo plus précisément d'où je suis un habitué, y ayant séjourné à sept occasions. Nous n'avons jamais eu aucun problème à la douane, après tout nous n'y allons qu'en simples touristes alors aucune crainte à y avoir.
Cette fois nous avions décidé d'y aller en famille avec mon fils, sa copine et leur jeune bébé de 4 mois et demie. À notre arrivée à Cayo Largo, tout se déroule normalement, la poussette du bébé nous attend même sur le tarmac au bas des marches de l'avion. Nous entrons à l'aéroport et attendons notre tour pour passer la douane... Aucun problème.
De l'autre côté, comme tout le monde le sait, les bagages à mains sont vérifiés dans le même type de scanner qu'on retrouve à Dorval lors de notre départ. On ne veut pas qu'on fasse entrer quoi que ce soit d'illégal à Cuba... Ça va aussi.
En attendant notre tour, mon garçon de 25 ans qui n'a rien à se reprocher et n'a aucun antécédent criminel (il a les cheveux un peu longs, une barbe quelconque) se fait accoster par l'officier principal de la douane qui lui pose une foule de questions, s'informe s'il a un travail et de quel type, lui demande s'il prend des substances illégales, enfin tout le tralala. On passe son sac au scanner, on lui demande de se tasser de côté on vide tout ses objets sur une table. On prend la poussette du bébé, l'amène à l'arrière à l'arrivée des bagages traditionnels pour la passer aussi au scan. Le bordel quoi!!!
Le douanier (qui fait du profilage, c'est évident, parce qu'il n'aime pas les cheveux longs j'imagine) relève toutes les informations du passeport de mon garçon sur une fiche spéciale et lui demande où nous serons pendant notre séjour (Barceló) en plus de lui demander s'il entend visiter d'autres endroits à part Cayo Largo pendant nos vacances de 10 jours.
Nous passons finalement les points de contrôle et partons pour l'hôtel. Au repas du soir mon garçon me fait remarquer que le foutu douanier en question mange au buffet de l'hôtel et que leurs regards se sont croisés... preuve selon moi que ce type lui cherche des poux. Jamais auparavant je n'ai vu un officier de la douane venir prendre son lunch à un des hôtels et... c'est pas la première fois que nous y allons, mais enfin... Notre 10 jours se passe agréablement. Beaucoup de plaisir et tout le monde adore son voyage jusqu'à...
C'est le départ. Retour à l'aéroport. Enregistrement des bagages. Notre même foutu douanier CON attend que mon fils s'enregistre. Dès que sa valise (ou plutôt celle de sa conjointe) passe la pesée et l'enregistrement, elle est récupérée par le type de l'escouade canine. Mon garçon passe en même temps que nous les contrôles douaniers pour sortir du pays mais... juste avant de passer son bagage à main au scanner, on lui demande d'aller dans une petite pièce attenante et le même douanier recommence son petit manège de l'arrivée mais en pire cette fois. On lui a tout fait vider. Les chiens ont senti tous ses objets, on a défait toutes les doublures de la valises de sa conjointe (qui en passant était une valise toute neuve que je leur avait prêtée). On a analysée dans des éprouvettes des grains de sable et des morceaux de tabacs de cigarettes au fond de son sac à dos.
Un des chiens sentait la poussette du bébé et semblait la trouver intéressante (évidemment mon garçon et sa conjointe ont un chien à la maison). Le maître-chien s'est alors mis en frais de tirer sur tout dans l'espoir de trouver quelque chose qui n'existait pas. On a même dû lui crier après pour lui dire de faire attention de ne pas la briser. Tellement épais, ils ont essayé de rentrer la poussette dans le scanner des bagages à mains... mais elle était trop grosse et ne passait pas. Plus fou que ça tu meurs.
La valise a été vidée morceau par morceau et le douanier vérifiait chaque couture de chaque pièce de vêtement. Je fulminais. Ma femme rageait et la conjointe de mon garçon était au bord des larmes. Le plus drôle dans tout ça si on peut dire, c'est qu'en voyant que le douanier l'avait encore dans son champ de mire dès son entrée à l'aéroport, mon garçon avait gardé la valise de sa conjointe avec lui au lieu de la sienne. Ils sont tellement épais que tout ce qu'ils ont finalement "testé" ce sont des vêtements et des bobettes de femme. Ils se sont attardés et ont analysé une petite fiole d'huile utilisée pour adoucir la peau après épilation.... Oh! Juste pour dire comment ils sont imbéciles et qu'ils ne voulaient que faire chier, ils ne savaient tellement pas comment fonctionne leur kit d'analyse qu'ils ont du suivre les directives inscrites sur le couvercle de la boîte pour l'utiliser. Le douanier principal a été "lire" les résultats du test en éprouvette dans les toilettes publiques de l'aéroport. Nous avions déjà passé les contrôles et suivions de loin toute la procédure, la porte de la petite salle étant restée ouverte. Je pouvais quand même voir mon fils et lui crier quelques mots de temps en temps. Les autres douaniers, près des contrôles douaniers nous disaient qu'ils étaient désolés et qu'ils ne faisaient que leur travail régulier... MON ŒIL. On nous a dit de nous écarter des sièges situés près d'eux et du portail où on scanne les passagers pour détecter le métal. Il ont même scanné un petit tambourin (tamtam) que mon garçon venait tout juste d'acheter quelques minutes auparavant.
Tout ça pour dire que toute cette foutue procédure aura durée entre 45 minutes et une heure. Mon garçon n'avait rien à se reprocher... mais je dois vous dire qu'il y avait des douaniers, dont le maître-chien et l'officier principal qui semblaient très déçus de ne pas avoir rien trouvé. Pensaient-ils vraiment faire le coup du siècle? Mon garçon lui, plus philosophe que moi peut-être s'est simplement dit par la suite que ça avait contribué à faire passer le temps à attendre l'embarquement plus vite.
Cayo Largo est un petit îlot habité seulement par les touristes qui se trouve à plus de 50 kilomètres de l'île principale de Cuba... Même les employés d'hôtels n'y vivent pas en permanence. Qu'est-ce qu'on s'attendait à trouver??? Le douanier a tout simplement fait du profilage. Il n'aimait pas l'allure de mon garçon, l'a pris en grippe dès son arrivée et s'est acharné sur lui jusqu'à la dernière minute... Dommage parce que pour mon garçon et sa conjointe, son expérience de Cuba sera probablement la dernière.
Bien que les douaniers disposent d'à peu près tous les droits, je m'explique très mal cet acharnement. Cayo Largo m'aura peut-être aussi vu pour la dernière fois. Pour agir comme l'a fait cet imbécile de douanier, il faut qu'on aie des soupçons ou des doutes fondés pas qu'on agisse de façon aléatoire. Il me semble que le métier doit se fonder sur d'autres critères que "je ne t'aime pas la face, tu vas y goûter".
Je comprend qu'on pratique une fouille ou qu'on fasse des scans à outrance lorsque quelqu'un entre au pays. Qu'on fasse pire lorsqu'on en sort dépasse tout entendement... S'il y a quelque chose de croche à quelque part, qu'on laisse le pays où retourne le passager s'en occuper.
Pour ma part, j'entends raconter cette aventure au consulat cubain, au ministère du tourisme ou à l'ambassade en leur faisant parvenir le récit des événements. Et pourquoi pas une lettre ouverte dans les journaux aussi. Ça fait mal ça. Peut-être que le zêlé de Cayo Largo va se calmer les hormones la prochaine fois. Si Cuba veut vivre du tourisme, qu'il laisse les touristes tranquilles. Y'en a d'autres endroits, beaux, bons et pas chers et je ne suis pas obligé d'aller leur porter mes $$$ s'ils ne sont pas accueillants avec les personnes qui les font vivre surtout au prix qu'ils organisent le taux de change par les temps qui courent.
Mon fils a raconté sa mésaventure au douanier en arrivant à Montréal lorsque ce dernier lui a demandé si tout s'était bien passé à Cuba... et lui a dit de se préparer à veiller tard en blague et avec un sourire en coin.
Tout s'est passé sans problème... et sans contrôle à Montréal.
Pour voir des photos de la petite famille suspecte suivez ce lien... Oh la la!!!
http://flickr.com/photos/guy_bernier/3107149719/ http://flickr.com/photos/guy_bernier/3107149129/
Nous revenons tout juste de Cuba, de Cayo Largo plus précisément d'où je suis un habitué, y ayant séjourné à sept occasions. Nous n'avons jamais eu aucun problème à la douane, après tout nous n'y allons qu'en simples touristes alors aucune crainte à y avoir.
Cette fois nous avions décidé d'y aller en famille avec mon fils, sa copine et leur jeune bébé de 4 mois et demie. À notre arrivée à Cayo Largo, tout se déroule normalement, la poussette du bébé nous attend même sur le tarmac au bas des marches de l'avion. Nous entrons à l'aéroport et attendons notre tour pour passer la douane... Aucun problème.
De l'autre côté, comme tout le monde le sait, les bagages à mains sont vérifiés dans le même type de scanner qu'on retrouve à Dorval lors de notre départ. On ne veut pas qu'on fasse entrer quoi que ce soit d'illégal à Cuba... Ça va aussi.
En attendant notre tour, mon garçon de 25 ans qui n'a rien à se reprocher et n'a aucun antécédent criminel (il a les cheveux un peu longs, une barbe quelconque) se fait accoster par l'officier principal de la douane qui lui pose une foule de questions, s'informe s'il a un travail et de quel type, lui demande s'il prend des substances illégales, enfin tout le tralala. On passe son sac au scanner, on lui demande de se tasser de côté on vide tout ses objets sur une table. On prend la poussette du bébé, l'amène à l'arrière à l'arrivée des bagages traditionnels pour la passer aussi au scan. Le bordel quoi!!!
Le douanier (qui fait du profilage, c'est évident, parce qu'il n'aime pas les cheveux longs j'imagine) relève toutes les informations du passeport de mon garçon sur une fiche spéciale et lui demande où nous serons pendant notre séjour (Barceló) en plus de lui demander s'il entend visiter d'autres endroits à part Cayo Largo pendant nos vacances de 10 jours.
Nous passons finalement les points de contrôle et partons pour l'hôtel. Au repas du soir mon garçon me fait remarquer que le foutu douanier en question mange au buffet de l'hôtel et que leurs regards se sont croisés... preuve selon moi que ce type lui cherche des poux. Jamais auparavant je n'ai vu un officier de la douane venir prendre son lunch à un des hôtels et... c'est pas la première fois que nous y allons, mais enfin... Notre 10 jours se passe agréablement. Beaucoup de plaisir et tout le monde adore son voyage jusqu'à...
C'est le départ. Retour à l'aéroport. Enregistrement des bagages. Notre même foutu douanier CON attend que mon fils s'enregistre. Dès que sa valise (ou plutôt celle de sa conjointe) passe la pesée et l'enregistrement, elle est récupérée par le type de l'escouade canine. Mon garçon passe en même temps que nous les contrôles douaniers pour sortir du pays mais... juste avant de passer son bagage à main au scanner, on lui demande d'aller dans une petite pièce attenante et le même douanier recommence son petit manège de l'arrivée mais en pire cette fois. On lui a tout fait vider. Les chiens ont senti tous ses objets, on a défait toutes les doublures de la valises de sa conjointe (qui en passant était une valise toute neuve que je leur avait prêtée). On a analysée dans des éprouvettes des grains de sable et des morceaux de tabacs de cigarettes au fond de son sac à dos.
Un des chiens sentait la poussette du bébé et semblait la trouver intéressante (évidemment mon garçon et sa conjointe ont un chien à la maison). Le maître-chien s'est alors mis en frais de tirer sur tout dans l'espoir de trouver quelque chose qui n'existait pas. On a même dû lui crier après pour lui dire de faire attention de ne pas la briser. Tellement épais, ils ont essayé de rentrer la poussette dans le scanner des bagages à mains... mais elle était trop grosse et ne passait pas. Plus fou que ça tu meurs.
La valise a été vidée morceau par morceau et le douanier vérifiait chaque couture de chaque pièce de vêtement. Je fulminais. Ma femme rageait et la conjointe de mon garçon était au bord des larmes. Le plus drôle dans tout ça si on peut dire, c'est qu'en voyant que le douanier l'avait encore dans son champ de mire dès son entrée à l'aéroport, mon garçon avait gardé la valise de sa conjointe avec lui au lieu de la sienne. Ils sont tellement épais que tout ce qu'ils ont finalement "testé" ce sont des vêtements et des bobettes de femme. Ils se sont attardés et ont analysé une petite fiole d'huile utilisée pour adoucir la peau après épilation.... Oh! Juste pour dire comment ils sont imbéciles et qu'ils ne voulaient que faire chier, ils ne savaient tellement pas comment fonctionne leur kit d'analyse qu'ils ont du suivre les directives inscrites sur le couvercle de la boîte pour l'utiliser. Le douanier principal a été "lire" les résultats du test en éprouvette dans les toilettes publiques de l'aéroport. Nous avions déjà passé les contrôles et suivions de loin toute la procédure, la porte de la petite salle étant restée ouverte. Je pouvais quand même voir mon fils et lui crier quelques mots de temps en temps. Les autres douaniers, près des contrôles douaniers nous disaient qu'ils étaient désolés et qu'ils ne faisaient que leur travail régulier... MON ŒIL. On nous a dit de nous écarter des sièges situés près d'eux et du portail où on scanne les passagers pour détecter le métal. Il ont même scanné un petit tambourin (tamtam) que mon garçon venait tout juste d'acheter quelques minutes auparavant.
Tout ça pour dire que toute cette foutue procédure aura durée entre 45 minutes et une heure. Mon garçon n'avait rien à se reprocher... mais je dois vous dire qu'il y avait des douaniers, dont le maître-chien et l'officier principal qui semblaient très déçus de ne pas avoir rien trouvé. Pensaient-ils vraiment faire le coup du siècle? Mon garçon lui, plus philosophe que moi peut-être s'est simplement dit par la suite que ça avait contribué à faire passer le temps à attendre l'embarquement plus vite.
Cayo Largo est un petit îlot habité seulement par les touristes qui se trouve à plus de 50 kilomètres de l'île principale de Cuba... Même les employés d'hôtels n'y vivent pas en permanence. Qu'est-ce qu'on s'attendait à trouver??? Le douanier a tout simplement fait du profilage. Il n'aimait pas l'allure de mon garçon, l'a pris en grippe dès son arrivée et s'est acharné sur lui jusqu'à la dernière minute... Dommage parce que pour mon garçon et sa conjointe, son expérience de Cuba sera probablement la dernière.
Bien que les douaniers disposent d'à peu près tous les droits, je m'explique très mal cet acharnement. Cayo Largo m'aura peut-être aussi vu pour la dernière fois. Pour agir comme l'a fait cet imbécile de douanier, il faut qu'on aie des soupçons ou des doutes fondés pas qu'on agisse de façon aléatoire. Il me semble que le métier doit se fonder sur d'autres critères que "je ne t'aime pas la face, tu vas y goûter".
Je comprend qu'on pratique une fouille ou qu'on fasse des scans à outrance lorsque quelqu'un entre au pays. Qu'on fasse pire lorsqu'on en sort dépasse tout entendement... S'il y a quelque chose de croche à quelque part, qu'on laisse le pays où retourne le passager s'en occuper.
Pour ma part, j'entends raconter cette aventure au consulat cubain, au ministère du tourisme ou à l'ambassade en leur faisant parvenir le récit des événements. Et pourquoi pas une lettre ouverte dans les journaux aussi. Ça fait mal ça. Peut-être que le zêlé de Cayo Largo va se calmer les hormones la prochaine fois. Si Cuba veut vivre du tourisme, qu'il laisse les touristes tranquilles. Y'en a d'autres endroits, beaux, bons et pas chers et je ne suis pas obligé d'aller leur porter mes $$$ s'ils ne sont pas accueillants avec les personnes qui les font vivre surtout au prix qu'ils organisent le taux de change par les temps qui courent.
Mon fils a raconté sa mésaventure au douanier en arrivant à Montréal lorsque ce dernier lui a demandé si tout s'était bien passé à Cuba... et lui a dit de se préparer à veiller tard en blague et avec un sourire en coin.
Tout s'est passé sans problème... et sans contrôle à Montréal.
Pour voir des photos de la petite famille suspecte suivez ce lien... Oh la la!!!
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Envoi de bagages depuis la France vers Papeete? English translation pending
bonjour a tous et toutes voila ça y 'est je fui d'ici (fait trop froid) et octobre 2009 ciao au revoir pour papeete rejoindre ma douce dulciné a qui je passe le bonjour vaimiti je t'aime................😊
donc j'aurai voulu savoir ou puis je me renseigner pour un envoi de bagages depuis la france vers la polynesie, je cherche sur google mais pas facile facile. je ous en remerice d'avance
merci
merci
Taux de change euros-bahts-dollars English translation pending
question bête : l'euro baisse, le dollar monte, donc d'après mon modeste cerveau on y perd au change avec le baht depuis quelques temps.
donc questions :
jusqu'à quel point le baht depend il du dollar ?
c à dire, si l'euro perd encore face au dollar, perdra-il de façon automatique et proportionnelle face au baht ou pas necessairement ??
même question pour le riel au cambodge dont l'économie dépend plus concretement du dollar....
merci et désolé c pas trop glamour mais bon...
🤪
même question pour le riel au cambodge dont l'économie dépend plus concretement du dollar....
merci et désolé c pas trop glamour mais bon...
🤪
Bienvenue au Pays du sourire, un bout de route qui date: Laos et Cambodge en février 2002 English translation pending
Bienvenue au pays du sourire !
13/01/2002
Ce voyage commence par une étape à Hanoï, d’où part notre correspondance pour Vientiane le lendemain.
Un charmant petit hôtel (d’état) nous accueille, sur la route principale de l’aéroport. Les seuls souvenirs que j’en conserve c’est que les services d’immigration du Viet Nam conservent les passeports des passagers en transit, que cet endroit est le royaume du klaxon, et que je vis mes premiers et habituels soucis gastriques.
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
14/01/2002 Premières impressions, la dolce vita de Vientiane ! Cette petite capitale possède un air de province : ses habitants montrent une certaine nonchalance (qui nous gagne!) et ne contient que 130 000 habitants. Il fait bon se promener sur les berges du Mékong, où des vendeurs de brochettes, de riz, de boissons s'installent à la tombée du jour, et admirer le coucher de soleil sur le fleuve mythique. C'est magnifique, avec les pécheurs sur leurs barques. Sur l'autre rive c'est la Thaïlande. Les jeunes laos (et laotiennes!) circulent en 2 roues. Subtil mélange de traditions et de modernité, sans complexe : jupes longues ornés de motifs traditionnels pour les femmes, avec casques de moto et portable !! Mais les laos sont moins « méridionaux » que les birmans ! Ils n'interpellent pas les touristes en pleine rue, avec charme et spontanéité. Les portails sont toujours ouverts à Vientiane et pèle mèle dans la rue on trouve des bonzes en robe orange, des chats, des chiens, des papillons, des routards.... Adresse à noter à Vientiane avant de s'enfoncer dans le Laos profond : le restaurant Nazim, de la communauté tamoule, sur le quai Fa Gnum. Correct.
15/01/2002 le Vat Sisaket : c'est le seul stupa intact à Vientiane, qui a échappé à la mise à sac par les Siam dans les années 18.... J'ai malheureusement encore trop à l'esprit les splendides pagodes birmanes et la dévotion installée autour.
Le Vat That Luang : c'est un très joli stupa doré, à la magnifique charpente et entouré d'un cloître. La ville est parsemée de pagodes et de monastères (reconstruits). Sékwassa un vat ?? le vat désigne l'enceinte où résident les moines bouddhistes. À éviter : l'expérience du massage à Vientiane (et peut être dans tout le Laos?). J'ai failli me faire broyer les os au Mixay Massages. Je vous rassure de suite, le massage n'a rien eu de tendancieux ou d'ambigü! C'était médical au possible !
à essayer le soir sur les berges du Mékong : les petits restaurants improvisés (à la condition de pouvoir vérifier que la nourriture est soit archi chimique, soit bien cuite), et les paillotes sur pilotis. Je me suis laissée tenter par un Tom Yam aux poissons du Mékong : traduction soupe épicée aux champignons, écorces de citrons, végétaux divers, le tout cuit avec des tronçons de poissons. J'ai vainement cherché l'extincteur, car j'ai immédiatement pris feu ! On peut se contenter de brochettes de boeuf ou du riz gluant ! Eric a été bien plus malin. Penser aussi à se couvrir la nuque, les bras et les jambes en dépit de la chaleur : les hordes de moustiques du Mékong vous attendent avec impatience. Et ceux-là vous transmettent le paludisme de souche 3 (dixit l'institut Pasteur !! ça m'avait fait rire).
16/01/2002 Trajet vers le Nord, et Lung Phra Bang. Il faut compter 9 heures de bus, et donc prévoir un départ tôt le matin si possible avant 7 heures. L'architecture de la banlieue de Vientiane est moche et complètement hétéroclite. Puis les rizières forment le principal paysage, jusqu'au district de Vang Vieng : c'est un long village au bord d'une rivière, bordé par des collines verdoyantes. On traverse ensuite le « fameux » district de Kasi (très décrié par le Ministère des affaires étrangères en France, avec de nombreuses mises en garde). Le paysage qui s'étend est formé par des montagnes immenses en pain de sucre. Au bord des routes, une végétation luxuriante de bananiers et de flamboyants. Certains endroits sont visiblement reboisés !! Les villages traversés sont faits de bois ou de bambous, sur pilotis, pour les périodes de mousson. Les enfants courent le long de la nationale, parfois à poil ! Sur quelques maisons au toit de chaume on aperçoit de paraboles!!
Luang Phra Bang On y parvient après plus de 10 heures de bus. Malgré les conditions un peu pénibles, les voyageurs laos du bus et le chauffeur montrent une grande gentillesse. Arrivés à Luang Phra Bang, il vaut mieux chercher d'autres touristes et se grouper pour aller vers les petits hôtels. Les réservations ne sont pas respectées. Les laos sont affables, mais devant les entourloupes sur les trajets ou les hôtels, il faut se montrer ferme.
17/01/2002 Luang Phra bang
La literie du VANIDA GH n'est pas au top, mais la maison et l'ameublement ont un certain cachet.
À voir : l'aumône quotidienne des moines en procession dans la rue principale. Il faut se lever à 5h30 et le défilé est magique. Un petit lao qui vend du riz gluant dans des feuilles de bananier m'échange une portion contre mon berlingot de lait concentré sucré. Il est ravi ! Visiblement il connaissait le contenu du berlingot ! Beaucoup de touristes donnent des offrandes aux moines. Attention les moines ne peuvent rien prendre de la main d'une femme.
Toutes les matinées, la ville de LPB se cache dans un brouillard épais et humide, où la température n'excède pas 20°C. Parfois le fameux crachin tonkinois suit ce brouillard. Puis vers midi le ciel se dégage et la chaleur arrive.
L'essentiel de la ville de LPB se situe sur une presqu'île, mais il est intéressant de s'enfoncer dans les petits faubourgs histoire de s'imprégner de la vie un peu plus authentique des laos. Je me doute bien que la presqu'île doit constituer un peu leur « Montmartre ». Dans toute la ville se succèdent de magnifiques pagodes, habitées et entretenues par les moines. Le site entier est classé au patrimoine mondial par l'Unesco. Les moines sont beaux, ils ont l'air doux, et heureux. Un chouette artisanat est aussi à découvrir au gré des rues.
La grotte des buddhas cassés de pak Ou : C'est l'occasion d'une splendide promenade en pirogue sur la rivière Nam Ou. Le mieux est encore de se grouper à plusieurs touristes, pour faire baisser un peu le prix de l'aller-retour, sauf si bien sur on ne souhaite pas renoncer à une totale tranquillité. Le hic : avant l'arrivée à la grotte, la pirogue fait halte dans un village qui a tout du supermarché à touristes, avec parcours imposé devant les échoppes de textiles et bijoux.
Pak Ou : le site consiste en l'amas de statuettes de buddha endommagées, dans deux grottes auxquelles on accède par de beaux escaliers. Ils sont entreposés là mais plus dignes d'être vénérés. On peut tout de même faire sa petite offrande. La lampe de poche est bien utile dans la seconde grotte qui est très sombre.
18/01/2002 Le départ vers Pakbeng : (vers le nord ouest) Une pirogue part chaque matin de la plage, entre 8h30 et 8h45. Les routards, les sacs, les laos s'entassent au fond de la pirogue à moteur. Pour les laos, cette saison est l'hiver, ils sont tous emmitouflés et encapuchonnés en particulier les enfants aux bouilles adorables. Certains portent même des gants de ski !! Le moteur fait un bruit d'enfer. Des engins appelés speed-boat naviguent également sur le Mékong. Ca ressemble à peu près à ça : une coque de pirogue traditionnelle sur laquelle est monté des moteurs superpuissants, qui font un boucan digne de la formule 1. La vitesse les transforme en bombes potentielles. Les occupants du speed-boat m'évoquent les playmobils, avec leurs casques et gilets de sauvetage.
Aujourd'hui la navigation sur le Mékong possède quelque chose de magique : les européens et les laos sont entassés sur un bateau qui remonte le fleuve; l'eau est vivante et certains passages sont rapides, entre de gros rochers et des bancs de sable, le tout entouré d'une végétation orgiaque. Une brume épaisse recouvre la forêt et l'eau marron du Mékong.
La vie des villages est organisée autour des arrêts des pirogues sur les berges. Je fais des échanges de berlingots de lait et d'échantillons de parfum. Passé midi, la brume se lève : on découvre d'autres pirogues, des potagers, des troupeaux de buffles, des cabanes. Devant, près de la cabine de pilotage, les laos qui accompagnent un moine ont installé une tablette en rotin rose et joliment décorée. Ils déjeunent tranquillement. De temps à autres, au gré du courant, le bateau s'agite.
Pakbeng : Le village consiste en une rue unique mais animée, où les petits commerces sont éclairés le soir à la bougie. Un générateur électrique permet tout de même au village de disposer du courant entre 18h30 et 22h30. Les restaurants et les GH du coin ont une ambiance très routards anglo-saxons avec guitare. Mais nous nous retrouvons dans l'exception ! Nous choisissons une chambre avec SDB et eau (froide bien sur) et terrasse magnifique sur le Mékong, au SALIKA GH (la plus belle de Pakbeng) et ce pour la somme astronomique de 10 USD. La piaule est impeccable. Il y a même une lampe pour le matin, quelle délicate attention ! Depuis quelques jours nous partageons la route avec une routarde française établie à Londres. Nous lui offrons un dessert de choix extra-luxe au Laos : un mini-mars.
19/01/2002 Le bateau du retour vers LPB :
C'est de bonne heure que nous repartons de Pakbeng, mais cette pirogue n'a été louée que par des touristes occidentaux, principalement anglo-saxons. L'ambiance n'est pas la même. Trois jeunes têtes brûlées d'israéliens sont du voyage. Ils se montrent assez exubérants ; la pirogue fait un arrêt de 10 mn sur le rivage : ils laissent derrière eux un amas de canettes au bord du Mékong. La pirogue démarre difficilement après quelques tours de manivelle et un nuage de fumée opaque. La redescente est juste ponctuée par la découverte d'une grosse araignée jaune qui laisse les touristes dans l'effroi car elle s'est réfugiée sous des planches. Séquence peur : Eric choisit de voyager sur le toit de la pirogue et je ne suis pas du tout rassurée, surtout lorsque l'embarcation traverse des zones de remous et de forts courants.
20/01/2002 Luang Phra Bang Je profite du marché pour me faire tailler un pantalon sur mesure, bleu et doré, orné de motifs à éléphants, pour l'équivalent de 60 Francs.
Luang Phra bang est écrasée par la chaleur ; on se réfugie dans la magnifique pagode vat Xieng Thong : elle se compose de plusieurs sanctuaires. Prévoir un droit d'entrée. Certains petits vats sont recouverts de mosaïque rouge et bleue, représentant des scènes de la vie du Buddha ou prince Siddharta Gautama. On en prend plein les yeux, cet art est magnifique. Je craque en particulier pour la grande mosaïque représentant l'arbre de vie. Un petit vat sert de remise où sont entreposés des buddhas debout les mains tendues vers le sol dans un geste très gracieux (la position dite de la pluie). On aperçoit aussi quelques pièces et billets de l'époque coloniale, des bas-reliefs, et au milieu un dragon monté sur des essieux de voiture formant ainsi un char. L'ambiance de cet Vat Xieng thong est paisible. Des enfants s'amusent sur leurs vélos, d'autres escaladent des arbres ou font fuir les poules.
Une musique nous attire un peu + loin : celle des percussions que font les bonzes sur leurs gongs et cymbales, touchante, harmonieuse et envoûtante. Certains moines s'occupent d'enfants en leur témoignant beaucoup de patience.
A faire à la fin de la journée, en dépit du côté « rendez vous des touristes » : on escalade le Vat Tham Phu Si qui domine la ville pour y admirer le coucher du soleil. L'endroit est rempli de touristes, c'est pas génial pour les photos, dans le viseur, on trouve des arbres ou des poteaux électriques !! Mais le coin donne un joli aperçu de la presqu'île. Prévoir un droit d'entrée, un peu cher pour ce que c'est. Personne ne pense à prendre le chemin du retour de l'autre côté du vat, où l'on peut admirer un joli buddha couché. Les paillottes du bord du mékong se disputent la clientèle de touristes. Ce n'est pas très authentique, mais ça a le mérite de présenter une bonne cuisine lao. Séquence frayeurs : en rentrant à l'hôtel, et en déposant les sacs à dos par terre, on découvre un petit bout de papier qui dépasse à l'extérieur d'un sac à dos : ce sont juste 3 billets de 100 USD qu'on avait planqué dans une lanière, de façon à éviter les vols par une fouille à l'intérieur du sac. Nous avons failli perdre ces 300 dollars, en prenant bêtement la décision de les cacher là et de les oublier !!! La douche de Vanida GH est dotée d'une installation électrique digne du 19ème siècle : des fils nus et des interrupteurs descellés sont dans la douche.
21/01/2002 Luang Phra Bang Certains touristes occidentaux pratiquent le Tai chi, dans les cours, ou près de vats; les laos ne connaissent pas cet art martial, le voir les rend hilares. A visiter : le Palais royal qui est devenu un musée depuis la déportation du prince héritier du Laos, vers une grotte au nord du pays où il périt avec le reste de sa famille. Cruel destin parfois que celui des princes ! Il laisse une bien belle demeure, avec tous ses meubles, son trône, ses statuettes de Buddha, ses costumes de prince, son gramophone et sa collection de disques. Je décide d'acheter de l'artisanat local sur le marché, ou bien de l'échanger parfois contre des petites fioles de parfum. On mange aussi sur le marché : des cuisinières proposent du bouillon de légumes, non épicé. J'ai juste le temps de faire signe avant qu'elles n'y versent de la viande crue. On passe la fin de la journée au Vat Aham, le soleil descend lentement, très loin de l'agitation occidentale. C'est aujourd'hui à cette heure, que je me suis sentie plongée dans le Laos profond : les enfants pédalent sur leurs vélos, les ados jouent au chinlon, sous le regard chaleureux et bienveillants des moines. Au bord de la route, toute une famille est rassemblée autour d'un feu où grillent quelques brochettes, à côté de leur étal.
22/01/2002 Retour à Vientiane, prévu à 6h du matin, en bus, au départ d'une gare routière quasi déserte. Au cours du trajet, je désespère devant le comportement parfois à la limite du mépris de certains touristes vis-à-vis des laos : un touriste scandinave laisse un sachet (visiblement sa poubelle) dans le bus en le quittant, pensant sans doute qu'un lao pourra bien le ramasser. Petite séquence frayeur (mais pas pour moi !!) :Le bus fait une halte dans un village du district de Vang vieng, où j'entreprends une petite marche histoire que mes jambes ne ressemblent pas à des poteaux électriques en arrivant à Vientiane. Devant une chaumière, deux femmes font la tambouille, entourée de jeunes enfants et d'un bébé. Je m'approche pour leur donner des berlingots de lait sucré. Dès qu'il me voit, le plus jeune des enfants crie d'effroi à ma vue et s'agrippe à sa mère !!
Séquence « un retraité français à Vientiane » : Nous arrivons à la Villa sisavad GH (pas la même qu'à notre arrivée au laos). Tong, le laotien à qui appartient la GH a visiblement vécu en France et parle très bien français. Tong fait quelques réparations de plomberie avant de nous laisser la chambre. Un français qui l'accompagne, la cinquantaine, un peu bedonnant, nous aborde pensant que nous sommes américains. Il est « jeune marié et expatrié » ici au Laos. Il a quitté la France après sa mise à la retraite de « CRS dans une banlieue paumée ». A écouter son discours désobligeant au possible sur son pays d'origine, j'en déduis qu'il est totalement inadapté à la France ; donc un pays tel que le Laos lui permet d'avoir la vie belle et facile d'un nabab, lorsqu'on est blanc. D'ailleurs il ne veut pas revenir en France, où sa famille « de souche » ne comprend pas cet exil ! Comme je le comprends : il vaut mieux vivre comme un prince au Laos que de se retrouver totalement paumé en France. Sa situation m'évoque le roman de G. Orwell, « une histoire birmane ».
23/01/2002 Vientiane On visite quelques vats, notamment le Pha Kew. Un petit tour amusant à la superette du quai Fa gnum appelée Minimart, où on trouve à peu près tout, y compris des cartes téléphoniques qui marchent !! Et qui permettent à Eric d'appeler la Corse pour rassurer sa petite famille.
Le marché du matin : il est situé sur l'avenue qui mène du Mékong au Patuxay, à droite. C'est une grande bâtisse, style usine, à 2 étages. C'est Le supermarché de Vientiane ! On y trouve quelques boutiques de fringues, de cosmétiques, de hifi et de produits ménagers, qu'on ne voit pas du tout en ville. On se traine du côté de l'artisanat lao, jupes, foulards, articles religieux bouddhistes, bois, bijoux en jade, montres, enfin des fournitures scolaires, des cosmétiques indiens, encore de la hifi japonaise et des perruques. Le 2ème étage, c'est surtout les sous vêtements, les tongues, Tshirts thaïs, et pompes en tous genres. A 16h30, nous décidons de profiter de la piscine de la villa sisavad GH. Nous trouvons un resto pour occidentaux, le Nam Phou, sur la place du même nom. La démarche reste exceptionnelle de notre part, bien moins authentique que le boui-boui lao ou la paillote, mais au moins on peut savourer des crudités-salade sans trop de risques. Bonne adresse aussi : le Just for fun restaurant. A priori végétarien, mais ouvert aux non-veg à la demande.
24/01/2002 Vientiane, dernière journée Nous marchons Eric et moi jusqu'au Patuxay. Il ressemble à un arc de triomphe. A l'intérieur on voit rapidement que le monument est inachevé. A l'intérieur, dans les étages du monument, des vendeurs laos ont investi le peu de place pour y mettre leur étal d'artisanat ou de T shirt. D'énormes câbles électriques parcourent le sommet du Patuxay. Une ribambelle d'enfants (d'une école ?) admire la vue sur la capitale. Je remarque que la ville est restée très boisée : bananiers, banians, palmiers et quelques gigantesques caoutchoucs. Pas étonnant qu'on trouve autant de papillons en plein centre ville ! On se traine – car il fait chaud – jusqu'au marché du matin, sur Lane Xang avenue, où j'achète 2 T shirts thaï complètement délire.
On engloutit de succulents rouleaux de printemps et le fameux laap, le plat traditionnel lao qui consiste en un ragoût de canard en morceaux, plus ou moins épicé selon le cuisto, avec ail, oignon, piment rouge, basilic et menthe. Très bon, à condition de faire un peu de tri (oui je sais je suis restée un peu cuisine française et j'ai un peu honte !). Le coucher du soleil sur le Mékong restera notre dernier aperçu de Vientiane. Des laos sont descendus sur une longue bande de terre au milieu du fleuve. Les buvettes du quai Fa Gnum commencent à s'installer pour le soir. Des jeunes filles proposent du lait de coco directement dans la noix. Ensuite, rien ne se perd ! On épluche l'écorce et on rape la chair de coco pour la cuisine. Le laos est le pays champion de la vente de sodas de toutes les couleurs et archi chimiques et sucrés. Je tente un mirinda vert, tandis que les moustiques entreprennent de me butiner le dessus des pieds.
25/01/2002 trajet en bus entre Vientiane et Savannakhet (Sud laos)
La route longe le Mékong, le trajet est plat, avec peu de virages, ce qui change du trajet Vientiane -LPB. A la sortie de Vientiane, j'aperçois 2 déchetteries où des employés font du tri. Le long de la route je remarque des surfaces importantes consacrées au reboisement. J'ignorais qu'un si petit pays avait déjà compris cet enjeu majeur de l'écologie. Partout au bord de la route, on trouve des buvettes avec des hamacs. Vers 8h du matin, le bus s'arrête et une ribambelle de petites vendeuses investissent le bus. Il n'y a pas vraiment le choix, comme petidèje mais c'est bon : brochette de foies de volaille et boulette de riz gluant !
Le second arrêt, à Thakket je suppose, est prévu vers 11h. Arrivée à Savannakhet vers 16h. La ville a l'air paisible et un peu moderne, et m'évoque Nyang Schwe, au bord du lac Inle, en Birmanie. La Sayamunkhum GH est une excellente surprise : la ghesthouse a été monté avec goût dans une vieille maison coloniale refaite, par un vieux militaire Lao qui a servi l'armée française. L'ambiance du patio est géniale et cool. Savannakhet a été construite sur u plan en damier, au bord du Mékong, par les français, qui y ont « importé » la communauté viet-namienne. Le culte catholique est à l'origine vietnamien, d'où l'église Ste Thérèse au centre de Savannakhet. On décide de trainer le long du Mékong et profiter d'un coucher de soleil magique. Les laos, en particulier les jeunes, nous abordent facilement pour discuter, qu'ils soient bègues ou qu'ils parlent un anglais déplorable, beaucoup font un effort impressionnant. Nous tentons le restaurant « les 4 saisons » conseillé par le GDR, entre nous soit dit une véritable arnaque culinaire. Soupe aux légumes insipide et spaghettis cuits à l'eau de vaisselle, recouverts d'une immonde sauce tomate sucrée. Une horreur. La cerise sur le gâteau si j'ose dire c'est un cafard énorme qui dort dans un coin.... en revenant sur nos pas, au milieu d'échoppes modestes, on aperçoit un magasin de location de dvd : comme dit Eric, les laos sont passés directement « du 19ème au 21ème siècle ».
26/01/2002 Savannakhet Ce matin, dans un resto chinois, j'ai honte mais je savoure un petit déjeuner « occidental » qui me fait beaucoup de bien. Muesli et yaourt. Nous partons explorer les principaux vats de la ville.
Le vat Sayaphoum : C'est le plus vieux de la province, construit en 1896, grand, paisible et rempli d'arbres. Nous sommes assis près d'une magnifique voûte d'arbres, près d'une grande volière. A l'intérieur, des perroquets aux couleurs magnifiques et des mainates à colerette jaune. Le fait d'écrire et de dessiner sur un carnet me « protège » et en même temps attise la curiosité des laos. Eric regarde un match de foot disputé par des enfants à l'intérieur du vat.
On erre du côté nord de la ville, où on découvre un autre vat. Il est rempli de moines et d'enfants, qui s'interpellent, dans une ambiance très cool. Un moine vient nous dire bonjour; sans complexe, en découvrant que nous sommes français, il nous demande de lui donner une leçon de français. Et là à l'improviste, nous partageons un moment exceptionnel. Sur un banc, abrité sous un arbre, Eric et moi tentons de lui apprendre quelques rudiments, via l'anglais. Nous sommes entourés d'enfants et de moines, mais la timidité disparaît. Je le sens intelligent; sa curiosité de la langue est impressionnante et il ne cède pas au découragement. C'est une magnifique leçon pour nous aussi. Ils sont curieux quand je leur montre une photo de famille; puis ils montrent aussi les leurs. Nous quittons notre moine et les enfants; je lui laisse un stylo noir, souvenir de notre passage. Mais, des années après, je me souviens de son perfectionnisme, de sa curiosité et de son ouverture d'esprit, et surtout de ces instants magiques où l'on découvre quelqu'un, pour la première fois.
Le soir, nous arrivons à une gargotte au bord du Mékong, après les heures les plus chaudes de la journée. Je réalise à quel point le laos doit être un pays insignifiant aux yeux de bien des occidentaux... et pourtant, loin de posséder un patrimoine tel que celui de l'Inde ou la Birmanie, nous avons croisé des habitants emprunts de gentillesse et de générosité. Si seulement je pouvais faire preuve d'autant de simplicité et de sérénité!
Le soleil disparaît dans la grisaille au dessus de la Thaïlande. D'après les propos que j'entends de laotiens vivant ici et parlant correctement l'anglais, le gouvernement communiste du Laos souhaite éviter aux habitants les bouleversements d'un capitalisme sauvage, comme en Thailande.
27/01/2002 trajet Savannakhet vers Paksé
Le départ de Savannakhet a lieu à 5h30, c'est un peu violent....le conducteur de tuktuk se plaint, une fois arrivé à la gare routière, que 6000 kips pour la course (pourtant prévus au départ) ce n'est pas assez. On refuse, alors il insiste en réclamant un café, qu'on n'a pas le coeur de lui refuser. Ensuite bureaucratie, à 5h30 du matin, un dimanche. Contrôle du 1er passeport, puis du second, et enfin, il fait souscrire une assurance transport ! Première fois que je voie ça ! Au fait en cas de décès lié à un accident de la route, on est remboursé de ... 80 francs.
Le bus est un vieux tacot qui ne possède plus aucune vitre. Je porte ma veste népalaise assez épaisse, mes vieilles kickers et un pantalon; mais Eric a choisi de voyager en T shirt, short et tongues. En attendant que le jour se lève, le bus est infesté de moustiques ! Après avoir ramassé quelques voyageurs laos à la bourre, qui tentent comme ils peuvent de tenir à 2 sur un siège, on décolle ... dans le froid. J'enfonce mes mains dans mes poches et je planque ma tête dans la capuche, mais Eric est au bord de la « congélation ». Puis le jour se lève un peu et la température monte, enfin.
D'abord la route est correcte et goudronnée. Mais le trajet Savannakhet-Paksé est en travaux sur de sérieux tronçons! On slalome de part et d'autres de la grande route en construction. C'est de la piste, et le bus soulève un nuage de poussière à chaque passage, ce qui incommode beaucoup les laos. Ils passent leur temps à s'épousseter furieusement et à se couvrir le visage. A chaque arrêt une ribambelle de petites marchandes sorties de nulle part se précipite vers le bus pour vendre aux voyageurs des oeufs durs, , boissons, des boulettes de riz gluant, des brochettes de poulet, des grenouilles et autre ANI (animaux non identifiés). Les affaires marchent bien.
Le trajet me paraît long, et ennuyeux. On traverse des endroits plutôt moches : rizières asséchées ou brûlées, taudis au bord de la route, villes du style far-ouest sordides où des chiens jaunes et squelettiques se battent dans la poussière, baraquements en bois abandonnés.... Les pompes à essence consistent en des bidons surmontés de bocaux, pour voir la couleur du carburant, le tout sous une ombrelle. La route en construction se poursuit : ce sont des ouvriers et ouvrières qui fabriquent (comme en Inde) la route de leurs mains, sans aide d'engins de BTP.
Puis nous arrivons, à Paksé, le bled qu'on peut décrire comme le plus sordide de tout le Laos. Le centre ville est loin, notre tuktuk avance, sous la chaleur, sur une longue route, avant de franchir un pont. Il nous largue devant la Vanapha GH, correcte. Je me cogne la tête sur la tôle en sortant de l'engin. Rien de grave, mais j'en ai tellement marre de ce trajet, de la fatigue et de la chaleur que je manque d'en pleurer.... Sous la douche, on se décrotte comme on peut. Il fait une telle chaleur que mon pantalon et ma veste népalaise sont secs en une nuit. Malgré la douche, je sens encore la poussière de la route accrochée à mes cheveux.
Nous explorons cette bourgade sordide sous une chaleur digne de l'enfer. Plus rien de commun avec la fraîcheur du nord du Laos. Nous ne trouvons d'ouvert qu'un boui-boui où on tente de reprendre des forces à l'aide de riz gluant froid et du pepsi chaud.... en fin d'après midi on cherche l'embarcadère pour l'île de Khong.
28/01/2002 trajet Paksé- Ban Sène – île de Khong
On attend pendant 2 heures, entassés, le départ du bateau. Départ à 9h. Le niveau de l'eau est très bas et le bateau est chargé – j'ignore depuis combien de temps il n'a pas plu.... Le bateau s'enlise mais le conducteur garde (volontairement ?) un visage serein. Il faut environ 7 h pour parvenir à Khong. Les vieilles laotiennes s'occupent des nombreux enfants et bébés à l'arrière de l'embarcation. Trois vigiles ou militaires se sont installés sur le toit. Au bout d'une heure 30 de navigation, on arrive à l'embarcadère de Champassak. Nous avons une petite hésitation quant à aller visiter les ruines Khmères de vat Phou, où se produit un festival entre le 25 et le 29 janvier. Sachant que nous prévoyons de visiter Angkor Vat à la fin du séjour, nous décidons de poursuivre notre route vers Khong. Parmi les touristes qui m'ont intéressée, je citerai notamment un jeune anglais, fou de l'Inde, qui me transmets son amour pour l'ancien joyau de la couronne Britannique.
On accoste à Ban Sène à 18h30. Un nique tuktuk nous embarque vers Khong et nous laisse devant un pont, indiquant d'un vague geste le « coin des ghesthouses ». Nous atterrissons à Pon's GH : très belle maison en bois, chambre ouvrant sur le Mékong, douche chaude et WC à chq étage. On déguste au restaurant d'à côté des rouleaux de printemps délicieux devant un lever de lune superbe.
29/01/2002 Don Khong – Ban Sène On décide de louer des vélos pour faire le tour de l'île; nous partons de Bn Khong (sud est de l'ile) vers le nord. On loue le vélo 10000 kips jusque 5 h du soir. Un peu d'exercice nous fait du bien, et l'île est somme toute assez plate. Nous faisons beaucoup de photos de rizières, d'enfants, de buffles et de vats. Les laos ont installés sur le devant de leurs vélos des paniers métalliques bien pratiques pour les sacs. A 10h30 du matin, le soleil est haut dans le ciel et la chaleur grimpe. Les bouteilles d'eau se vident! Nous arrivons à la petite ville de ban Sène (l'embarcadère) pour la pause de midi. Le menu du resto Duang Ta Vanh fait l'affaire. J'apprends l'expression « Sep laï » qui veut dire bon appétit !
Tout au long du voyage, selon que je trouve mon interlocuteur sympa, ou que je veux faire plaisir à un enfant, ou bien pour « débloquer » un petit marchandage, j'ai des petits échantillons de parfum avec moi. J'en distribue aussi rien que pour voir les expressions de surprise et les yeux qui se mettent à briller. A la fin de l'après midi je pédale sans force alors que le soleil me grille les bras ! Arrivant à notre point de retour, je slalome devant Eric et c'est le carambolage. Nous chutons tous les 2, heureusement rien de grave, mais il faut expliquer dans un anglais sommaire pourquoi la chaine du vélo pendouille !!! J'ai pris des couleurs ridicules, style « agricole » sur les jambes et les bras, et j'ai le visage rouge écrevisse. Avec un lao, je discute des combats d'animaux en tous genres dont les asiatiques sont particulièrement friands : combats de coqs, de chats, de chiens et même de scarabées.
30-01-2002 Don Khône et Dêt Le boss de notre ghesthouse propose un départ en pirogue vers Khône et Det, le matin, ce qui génère quelques négociations. Le départ a lieu à 7h30, l'athmosphère sur le Mékong est très douce. Des pécheurs aux chapeaux coniques avancent silencieusement sur leurs pirogues. Les paysages sont remplis de cocotiers, de baraques en bois sur pilotis. Dêt est un petit paradis, relié à Khône par un pont construit par les français.
L'île de Khône est aussi un petit coin paradisiaque, avec des cascades et des vasques où se baigner. Quelques jolies maisons coloniales subsistent. Khône et Dêt ne sont ni cimentées, ni électrifiées. Depuis Khône, on peut demander à des pirogues de nous amener vers des dauphins d'eau douce. Ca revient cher et je me pose la question : ils supportent la pollution ?? Je me baigne dans le Mékong, je le sais c'est une réaction stupide, mais je n'ai pas trop confiance en voyant la couleur de l'eau; comme si c'était forcément lié à la couleur !! L'île fonctionne aux lampes à pétrole à partir de 18h, coucher du soleil. La douche du soir à la lueur de la lampe a quelque chose de magique !!
31/01/2002 Don Khône Nous sommes au paradis du hamac; les laos s'y bercent à n'importe quelle heure de la journée. Nous consacrons ces deux jours à la marche, aux heures les moins chaudes, et à nous régaler de nouilles et de petits rouleaux de printemps.
1-02-2002 transport Khône - Paksé Départ à 8h en pirogue jusqu'à Ban Nakasang, et de la plus ou moins 3 h de bus jusqu'à cette sordide ville de Paksé. C'est notre dernier trajet sur le Mékong. L'arrivée se fait sur un « parking » de pirogues, devant la rue principale de Ban Nakasang, qu'on remonte à pied, une petite inquiétude au ventre : bus or not bus ??? On mate rapidement ; finalement un camion aménagé (comme à Madagascar mais en version lao) attend sur le côté gauche de la rue, enfin de la piste, quoi. Dans le bus qu'on va prendre, il y a le Laos tout entier : poules, canards, poissons, sacs de riz .... et quelques touristes « falangs » au milieu. Pour ce qui est du ticket rien d'affiché, mais c'est quand même prévu, un peu plutôt à la tête du client. On parcourt 30 mn de piste, comme à Madagascar, avec des trous énormes et à 4 km/heure. Puis tout le reste du trajet sur une belle route bien droite.
C'est notre dernière journée au Laos. Je regarde les petites marchandes, les huttes de paysans au bord de la rivière, les fameuses station-service(2 bidons sous abri équipés de tuyaux), les buffles dans les marécages. A l'approche de Paksé, un Lao croit flairer la bonne affaire en arrêtant le bus 2 km avant l'arrivée à la gare routière, en fait à 8 km de Paksé, et ainsi embarquer tous les touristes falangs jusqu'au centre ville. Les négociations aboutissent enfin à 3000 k par personne. On embarque tous. 5 mn après, panne sèche après une côte « béton », et arrêt à la station service. Les laos poussent le tuktuk pour le refaire démarrer. Panne suivante : un essieu pète. Tous les falangs embarquent alors dans d'autres tuktuk. Et on se retrouve ainsi à notre Vanapha GH, sous une chaleur et une poussière écrasantes, dans cette ville far-west toujours aussi sordide.... Un tour de même pas une heure à pied dans le centre me fracasse. Je suis à la recherche de quelques objets : hamac et panier à riz. Sur la route principale de Paksé, en ciment !, les enfants sortis de classe s'amusent avant le repas du soir. Je découvre un enfant avec des rollers aux pieds ! (pieds nus bien sur). Nous dînons au Maikhams, un resto chinois moderne et sans style, ambiance mariage anonyme, mais très bonne cuisine.
2/02/2008 vols Paksé - Vientianne - Phnom Penh
Certains prennent le premier métro. Pour nous ce matin là, de très bonne heure, ce fut le premier samlo (principe du tuktuk mais en vélo). Il a gagné sa journée en accompagnant 2 falangs à l' »aéroport international » de Paksé !
Le Laos nous laisse une impression de douceur et de tranquillité. C'est de loin le meilleur accueil de tous nos voyages. Nous dépensons nos derniers kips dans l'aéroport de Wattay, à Vientiane. J'aperçois dans un snack une part de pizza surgelée, avec une olive noire dessus. L'olive me fait fantasmer, après 3 semaines de bouffe asiatique. Je la paye cher, même si elle n'a que le goût d'une pizza surgelée. Le voyage continue à partir de 15h sur le sol cambodgien, à l'aéroport de Pochantong de Phnom Penh. Le service de visas touristes se fait sur place, il est très rapide et efficace : 1 formulaire, un passeport, 2 photos d'identité et basta. Le service vaut 20 USD. Direction le service des taxis de l'aéroport de Pochantong, à l'organisation quasi-germanique ! Chaque client présente un ticket estampillé, et avance dans l'ordre, vers son taxi, dans une file d'attente ! Nous avons choisi de loger au Café Freedom & Lodge. Mais notre taxi en connaît un autre et nous bassine pour nous embarquer ailleurs. J'en ai marre de me faire baratiner et je me montre ferme, quitte à manifester ouvertement que je descendrai sinon. Souvent avec les taxis ou les tuktuks c'est la même chose, il faut se montrer presque menaçant et ça me fatigue ... Le café Freedom & Lodge est situé au fond d'une impasse que personne ne saurait dessiner !! Au milieu de cette misère, on trouve quelques GH. Superbe terrasse sur le petit lac de Phnom Penh, musique anglo saxonne cool, GH élégante et clean sur pilotis, moustiquaire, douche perso, le tout tenu par un écossais dynamique, marié avec une thaï. On est loin de l'hôtel crade que nous prédisait le chauffeur de taxi. Quand on sort de l'impasse, une mosquée fait le coin, et on se retrouve sur l'artère principale de Phnom Penh. Une circulation de dingues par rapport à Vientiane !
On se décide pour une petite marche, autour du marché central, à l'architecture très originale. C'est le classique supermarché du Tiers monde où on vend de tout : fringues, légumes, poissons, artisanat, bijoux, hifi. Génial à voir, même si c'est déjà 17h passées et que beaucoup de commerçants commencent à fermer boutique. On part repérer le Vat Phnom, la colline centrale de Phnom Penh. Droit d'entrée 1 USD pour les falangs. Il y a un bel éléphant, et des petits singes dans les arbres. Les alentours sont très boisés. De retour au café Freedom & Lodge, je mange un repas à l'occidentale, avec des crudités ! Un super luxe.
3/02/2002 Phnom Penh
Aujourd'hui dimanche 3 février ont lieu des élections communales et beaucoup de sites ont fermé leurs portes. Le mieux reste encore une bonne marche le long du quai qui borde le Tonlé sap, aux allures de « Prom » comme disent les niçois. On y trouve quelques resto style colonial et rotin, très occidental. Au milieu quelques restos d'alimentation khmère, bien sympas, accueillants. Ici les taxis sont aussi des moto-taxis ! Comme ils gagnent mal leur journée, à cause des élections, ils se relaient pour nous demander où nous emmener. Mais ils sont souriants et pas insistants du tout. On passe devant le Musée national, la Pagode d'argent, le Palais royal, tous fermés. On trouve de jolies maisons coloniales. La guerre et le génocide (1975-1979) ont du raser et effacer beaucoup de sites. On trouve le « vieux marché et on s'y enfonce. Grandiose de couleurs, d'odeurs et d'images. Pourtant certains occidentaux pourraient s'évanouir à la vue de ce marché : entre les étals, cailloux, terre, détritus, déchets de légumes, et de très fortes effluves.
On crapahute après le repas jusqu'au Tuol Sleng, le musée du génocide. Absolument terrifiant. La folie monstrueuse des KR.
Tuol Sleng : petit historique Le génocide cambodgien a eu lieu entre 1975 et 1979. A l'origine, c'est une chouette petite école bâtie par les français. Après leur prise de pouvoir, les Khmers rouges ont transformé les bâtiments en prison et centre de torture. Les soldats vietnamiens qui ont découvert cette prison et libéré les 7 survivants du S21 ont tout laissé en l'état.
Brève description : l'ancienne école aujourd’hui musée est entourée de barbelés. Dans le bâtiment A, salles de torture. On y trouve aussi des lits ou plutôt des sommiers en métal, des piquets où les prisonniers étaient enchainés. Aux murs, les photos des détenus tels que les soldats vietnamiens les ont trouvés. On trouve d'innombrables photos dans le bâtiment B. C'est « Douch », le dirigeant du camp, qui les a prises. Il était particulièrement méticuleux en ce qui concernait la confection des dossiers individuels de ses détenus. Beaucoup de clichés ont été pris juste avant leur exécution. Des sourires ou des rictus étranges et dérangeants sont à jamais figés sur ces visages d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants préalablement torturés pour la plupart. Dans le bâtiment C, on traverses des mini-cellules construites à la va-vite, à l'aide de bois et de briques. Le bâtiment D : c'est plutôt l'horreur. Des photos prises au cours de torture... les visages et les corps sont parfois des bouillies de sang. Parfois, on voit des femmes avec leurs enfants. Méthodes : arrachage de dents, d'ongles, de sein, piqûres de scorpion, noyade, pendaison, fouets. Des photos encore, de l'arrivée des KR dans Phnom Penh, de l'évacuation ou plutôt de la déportation forcée de milliers de cambodgiens vers les campagnes. Dans une salle on trouve une oeuvre « originale » : des crânes humains empilés forment une carte du Cambodge, le Tonlé Sap qui traverse le pays est un long sillon de sang. Les 2 tiers de la population cambodgienne ont fini dans les charniers illustrés par le film désormais célèbre de « la déchirure ». Au cours de mes lectures, le témoignage de la française Laurence Picq, intitulé « au delà du ciel » a particulièrement marqué ma mémoire.
Pour se « changer » les idées, on file en moto taxi dans un endroit calme et boisé : le Vat Phnom. On traverse une capitale qui renait peu à peu après cette tragédie qui date de 23 ans. Le Vat est situé en centre ville en haut d'une colline boisée, et abrite une ferveur bien agréable. Les buddhas, les décorations sont belles et les offrandes généreuses, souvent des fruits ou des colliers de fleurs. Une femme rafraichit le visage de son petit garçon à la bassine d'eau bénite et parfumée à la fleur de lotus. Un éléphant vit au Vat phnom. Il est complètement libre, à l'ombre du vat, et il bouffe. Des petits singes peuplent aussi le parc. Des cambodgiens (plus très jeunes) font une partie de badmington. Des motos circulent avec des familles entières dessus.
4/02/2002 trajet en bateau sur le Tonlé Sap, vers Siem Reap
Nous quittons Phnom Penh à 7 h du matin, sur un grand speed boat confortable, mais très bruyant. La remontée du lac-rivière Tonlé sap jusqu'à Siem reap dure 5 heures. Brian, le proprio du Café freedom & Lodge nous a vendu un package à 24 dollars US par pers. pour 1 petit dèje, transfert jusqu'au port et remontée jusqu'à Siem reap. Les rives du Tonlé sap sont recouvertes de mangroves et de rizières. En approchant de Siem reap, le fleuve devient si large qu'un dirait une mer intérieure. L'arrivée à Siem Reap est désorganisée au possible, sous une chaleur éprouvante, mais dans un décor lacustre magnifique : maisons flottantes rafistolées avec des bidons en métal, pirogues pour faire les courses, jardins, poulaillers flottants ... tout est organisé de façon à vivre en permanence sur le Tonlé Sap, sans avoir à toucher terre. Les enfants ont leur propre petite embarcation à rames, ce sont de vrais petits hommes. Beaucoup de pêcheurs.
Sur la rive les taxis se bousculent et hèlent les touristes. Comme Brian nous l'avait promis, un jeune chauffeur nous attend pour nous emmener jusqu'au Popular GH. La route est cabossée, et ressemble plus à une piste. Popular GH : 1 chambre double avec SDB et WC, sans petit dèje : 5 dollars US. Il y a un ventilateur !! La bouffe européenne est chère, mais la bouffe khmère est douce et délicieuse, et ne coûte rien !! Principe du pass pour les temples d'Angkor : 40 dollars Us pour 3 jours de circuit, payable sur place à l'entrée (penser à fournir une photo d'identité), il faut ensuite trouver le chauffeur car le site s'étale sur des dizaines de km. Je décide de me faire masser en début de soirée. Les tarifs sont dérisoires. Ce sont des aveugles qui pratiquent en général cette profession, ce qui leur permet d'avoir un petit revenu. L'ambiance est agréable, au son de la flûte, la pièce abrite 5 tables de massage. Des khmers viennent régulièrement se faire masser. Je suis la seule falang, mais ça ne me dérange pas. Une heure de massage coûte 3 USD. Et au moins je ne sors pas de là fracassée comme à Vientiane !
Vers 19h, on peut visiter le marché du soir de Siem Reap, qui contient essentiellement de l'artisanat, et qui reste ouvert tard. Le livre de Maurice Glaize sur les temples d'Angkor est épais et me décourage. On décide d'aller manger en évitant le centre ville truffé de restaurants pour groupes de touristes. Les estropiés et les mendiants les guettent à l'entrée de ces cantines. Près d'un pont nous découvrons un restaurant-karaoké khmer plutôt classe (le son est bas !!). Les serveurs se jettent sur nous ! On constate être les seuls falangs de tout le resto, très bon, mais cher. C'est aussi l'inconvénient sans doute de se trouver sur un fabuleux site.
Il fait nuit tôt. La terrasse du popular GH est désertée à 9h du soir ; j'en profite seule ! Il ne reste plus que quelques employés et le boss de la ghest house qui regardent la télé.
5/02/2002 Angkor vat. en 1296, un voyageur chinois, Tchéou Ta Kouan, arrive à Angkor Thom. Il écrit alors ces mots, restés célèbres : « je salue la perfection ». Son récit décrit notamment les fabuleuses cérémonies royales qui se déroulaient sur le site : des remparts d'étendards et de fanions, cortèges de centaines de jeunes filles aux cheveux fleuris, défilés d'éléphants, troupes de femmes en armes, épouses et concubines dans des palanquins d'or, précédant le roi lui-même, brandissant son épée du haut d'un éléphant. Sans oublier les chants, la musique, les cierges ...
Les 5 tours d'Angkor Vat se dressent vers le ciel, bâtiments carrés qui s'imbriquent les uns dans les autres, un labyrinthe à l'architecture parfaite. Quelques bustes ont la tête sciée : les pillards de toutes les époques sont passés par là, y compris les khmers rouges dans leur folie dévastatrice. Les bas-relief couvrent les galeries et les couloirs, longues de parfois 800 m sur une largeur de 2 m. S'étalent les vies, les femmes, les danseuses, les guerres et les victoires du roi Jayavarman.
Le temple central est dédié à Vishnou et Shiva, mais quelques buddhas y sont placés et font l'objet de dévotion (encens et offrandes). 3 heures après nous partons vers Angkor Thom : on parvient au Bayon majestueux aux milliers de visages. En dépit de la chaleur écrasante, on admire la terrasse des éléphants, la terrasse du roi lépreux et le Palais royal.
Le Bayon : il se situe au coeur d'Angkor Thom; son nom signifie la « montagne magique » mais il reste entouré de mystère. Le Bayon consiste en une forêt de têtes gigantesques regardant dans toutes les directions : 200 visages aux yeux inquiétants et aux sourires énigmatiques. « Ils sont de proportion tellement surhumaines, ces masques sculptés en l'air, qu'il faut un moment pour les comprendre; ils sourient sous leurs grands nez plats et gardent les paupières mi-closes, avec je ne sais quelle féminité caduque; on dirait de vieilles dames discrètement narquoises; images auxquelles, depuis des siècles, ni le lent travail de la forêt, ni les lourdes pluies dissolvantes n'ont pu enlever l'expression, l'ironique bonhomie, plus inquiétante encore que le rictus des monstres de la Chine » (Pierre LOTI, Un pèlerin d'Angkor).
Le Bayon est formé d'une pyramide à 3 niveaux, haut de 43 mètres, une sorte de dédale. On ne parvient pas à se faire une idée du plan, on se sent en permanence observés par ces visages.
L'origine du Bayon : Après avoir longtemps cru à un lieu de culte dédié à Shiva ou Brahma, puis bouddhiste, les archéologues ont conclu qu'il s'agissait sans doute d'un temple édifié par Jayavarman 7 à une époque prise entre brahmanisme et bouddhisme. Les bas reliefs du Bayon méritent autant d'attention que ceux d'Angkor Vat : les sanglants exploits de l'armée angkorienne contre les Chams, la vie quotidienne des Khmers au 12ème siècle, la bataille du grand lac (le Tonlé sap).
Le Beantey Kdei ou « citadelle des cellules » : vaste monastère du 12ème siècle (époque phare de la civilisation d'Angkor). Le site a été dégagé de la végétation et remonté en 1920. L'entrée est gardée par des garudas (dieu-oiseaux), avant de parvenir à une entrée surmontée par 4 visages de Bodhisattva (qui deviendra Buddha). Le Beantey Kdei se différencie des autres pièces du site par ses fabuleux bas-reliefs, piliers et linteaux extrèmement bien conservés, ce qui permet d'apprécier tout le raffinement de la culture khmère. Le clou du site : la salle de danse où les dizaines d'apsaras dansaient pour le roi.
La piscine du Sras Srang : c'est un édifice gigantesque de 800 m sur 400 où les éléphants de la cour royale se baignaient....
Tha Phrom : c'est une splendeur que les premiers explorateurs occidentaux ont laissée envahie par les fromagers tentaculaires. Situé non loin du Tha Keo et construit par Jayavarman 7 en 1186. Les pierres qui constituaient le prestigieux Tha Phrom ont été disloquées et éparpillées par cette nature exubérante. Les graines du fromager sont dispersées par les oiseaux. L'arbre et ses racines sont puissants et immenses. Cet espace supposé être un « monastère du roi » abritait probablement dans les 12000 personnes, qui vivaient dans des conditions luxueuses. La forêt contribue à la magie du lieu.
6/02/2002 Siem Reap Le temple du Beantey Srei : c'est un joyau ciselé dans le moindre détail, dans un état de conservation impressionnant. C'est dans ce temple que l'écrivain Malraux essaya de dérober un linteau. La merveille attire trop de touristes, on se croirait dans le métro. Dommage.
Aujourd'hui, moyennant un petit supplément, le « driver » nous propose un circuit un peu en dehors des sentiers battus : la rivière aux mille nagas de Kbal Spean : la route est longue, dont en bonne partie non asphaltée, donc bien poussiéreuse. On y parvient bronzés et couverts de poussière. Prévoir une petite marche d'approche un peu costaud, parfois obscure, chargée de lianes et de milliers de papillons colorés. Les cars de tours-opérators évitent souvent cette étape un peu physique. Nous sommes donc peu nombreux sur le site, ouvert depuis peu de temps aux visiteurs.
On arrive à une cascade paradisiaque. Les papillons, les pierres gravées et amoncelées, la voûte de végétation créent une magie incomparable. Quelques bas reliefs apparaissent presque intacts. C'est un peu un jeu de piste. N devine un réseau d'irrigation élaboré, faits de bassins et de canaux taillés dans la pierre, où sont sculptés des bas reliefs brahmaniques et shivaïtes. Quelques touristes en ont profité pour se baigner, en respectant la magie du lieu. Il faut ensuite prévoir 1h30 de route en moto de retour jusqu'à Siem Reap.
En route vers le « groupe de Roluos »: Départ de Siem reap en milieu d'après midi; comme ce matin sur la route vers le Beantey Srei et les nagas, les sites se trouvent dans la campagne, au milieu des fermes, où des enfants courent tous nus sur les sentiers qui mènent aux rizières, avec à la main des cerfs-volants faits de 4 bouts de bois assemblés et du sachet plastic récupéré. Ingénieux ! On croise aussi un motard qui transporte 2 cochons d'au moins 80 kgs, posés en travers de son engin. C'est ça le Cambodge.
Le « groupe de Roluos» est constitué de 3 temples pré-angkoriens du 9ème siècle. La capitale du royaume khmer était appelée alors Hariharalaya (essayer de prononcer c'est amusant), installée à cet endroit, avant de prendre de l'essor et de migrer vers le nord. C'est à Roluos qu'apparaissent les premiers talents d'architecture et de sculpture khmères.
Lolei : Les 4 tours sont dans un triste état en dépit des jolis frontons. La végétation qui envahit le sommet et les reliefs et linteaux forment un curieux et sympathique mélange.
Preah Ko : C'est le temple funéraire de Jayavarman 2 et de ses ancêtres, édifié en premier dans le groupe de Roluos, probablement à proximité d'un palais royal disparu depuis. Le temple funéraire constitué d'un ensemble de 6 tours est dédié à Shiva (dont le symbole ou animal est le taureau).
Le Bakong est le + joli et le mieux conservé. J'aperçois un enfant qui grimpe dans un arbre haut de 3 étages pour y chercher des fruits. Élaboré en grès, en forme de temple-montagne, rappelant le Mont Méru, constitué de plusieurs étages selon la hiérarchie des divinités. Certains éléments ont été ajoutés par les Khmers à l'édifice, et reconstitués par les conservateurs français.
Petite spécificité angkorienne actuelle, apprise sur le site même : Le site des temples d'Angkor est une concession (ou tribu de guerre) faite par l'état cambodgien à l'hôtel Sokha, propriété de quelques hauts dignitaires cambodgiens mais surtout vietnamiens, qui ont délivré le pays de KR. L'hôtel Sokha a ensuite institué un droit ou « péage » exhorbitant de 40 dollars pour 3 jours de visite, et fait curieusement des bénéfices miraculeux. De tout cet argent apporté par les touristes en payant ce « pass », la Conservation d'Angkor n'en voit pas un kopeck. L'hôtel Sokha et quelques nantis du gouvernement cambodgien empochent presque tout. C'est un soulagement pour moi quelque par d'apprendre ces faits avant le dernier jour de visite : si je l'avais su avant je pense que j'aurais songé à boycotter le site.
7/02/2002 Siem Reap
C'est en visitant les temples d'Angkor que je perçois pour la première fois le pouvoir restreint de la photo et des descriptions sur mon carnet de voyage. Photographier les temples chargés de décorations et de détails, restituer leur intégralité, les lumières contrastées, la végétation, est une tâche difficile. Les temples d'Angkor sont un univers merveilleux en 3 D que la photo ou les mots ne restituent qu'en partie.
Le temple de Preah Khan est génial, immense et quasi désert, proche du Bayon, où on entre par un long sentier. C'est une véritable ville encerclée de douves, qui rappelle le Ta Phrom où la végétation a repris possession des lieux. Preah Khan devait signifier « l'épée sacrée du roi », était une ville habitée par 10000 personnes et de nombreuses danseuses. En dépit des pillages, et des saccages de statues bouddhistes par des brahmanistes du 13ème siècle, quelques bas reliefs et statues sont encore présentes. Le site abrite la célèbre scène du « barattage de la mer de lait » : les dieux et démons tirent le serpent mythique qui entoure la montagne, afin d'en retirer l'ambroisie.
Le bassin de Neak Pean est construit par Jayavarman 7, au 12ème siècle, en pleine civilisation khmère florissante. Des formes animales sculptées sur les temples et les bassins. Le lieu était constitué d'un immense bassin bordé d'escalier, où se dressait en son centre un sanctuaire posé sur une île. Le grand bassin était lui même entouré de 4 bassins plus petits et carrés. On peut dire que ce qu'il en reste aujourd'hui a bénéficié d'une restauration réussie. Le grand bassin passe pour être une réplique du lac himalayen Anatapta, où les pélerins venaient s'asperger d'eau sacrée, tandis que les 4 déversoirs symbolisent les sources des 4 grands fleuves sacrés, le Yang tsé, le Huang hé, le Mékong et le Chaidamuhé.
Neak pean
Le Ta Som : grandiose, il ressemble étrangement au ta Phrom par son atmosphère romantique et engloutie par la nature. Les banians et les fromagers ont entièrement pris possession de l'oeuvre humaine. Les khmers nous apprennent que se faire prendre en photo devant un monument ou un temple est devenu une tradition asiatique, qu'on soit chinois, japonais, cambodgien ou coréen. Un groupe de japonais se fait prendre en photo devant l'énorme banian de la porte sud. Une touriste incommodée par la chaleur sort un petit ventilateur de poche à piles. C'est à Ta Som que la fin du voyage se profile pour nous et que la mélancolie envahit peu à peu mes pensées.
Le Mébon oriental , au sud du Ta Phrom. C'est un temple en briques, entouré de 4 éléphants, et orné de motifs de la mythologie hindoue, situé sur une île, au centre du Baray oriental, un réservoir d'eau immense remplacé aujourd'hui par des rizières. L'édification du temple daterait de 950. La capitale se situait ici au 10ème siècle, fondée par le roi Rajendravarman. On y retrouve nos copains Shiva (sur son taureau), Skanda, Indra et même mon petit préféré, Ganesh (the god of good luck).
A la même époque fut édifié le Pre Rup, sorte de pyramide de briques formée par plusieurs niveaux, en fait un temple funéraire dédié à Shiva. L'usure du temps rend la perception de l'architecture initiale très difficile. On voudrait distinguer les tours et les galeries mais on n'y parvient pas.
Nous revenons en moto assomés par la chaleur. Nous offrons à nos chauffeurs à boire et des lingettes pour qu'il se décrassent de toute cette poussière ! Il me propose de réserver 2 places pour un spectacle d'une heure de danse khmère, à l'hôtel Koulen 2. Je suis tentée de découvrir, surtout pour les costumes et les postures. Je ne suis pas déçue; je n'accroche pas pour la musique et le son, mais les costumes sont éblouissants : jupes de soie colorées, diadèmes dorés à pointe qui rappellent étrangement les apsaras des temples.
8/02/2002 Siem Reap
Les blancs ici sont appelés falang ou farang, ce qui signifie long nez (ou occidental !). Nous avons regretté par la suite de ne pas avoir visité les villages et jardins flottants du Tonlé sap à proximité de Siem reap. Nous cherchons la croix rouge cambodgienne pour laisser des médicaments et leurs notices : le local est situé dans une petite maison, tout est sérieusement organisé, archives, ordinateurs pour inventorier les dons; nous sommes remerciés chaleureusement par la jeune équipe. Un tour au marché de l'artisanat me permet de faire cette acquisition, pour 43 dollars (négociés mais bof bof) qui ne m'a plus quittée depuis :
Séquence nostalgie : on boit un verre au Grand hôtel d'Angkor, magnifique bâtiment au style colonial : service impeccable, déco intérieure rétro, tapis, parquets, meubles en rotin, affiches encadrées, la piscine est une splendeur !! Le casse croute consiste en un thé Fauchon Assam + une part de tarte aux myrtilles et un jus d'orange, le tout pour 11 dollars !! Dans le salon d'à côté, une famille nombreuse de japonais déguste un monticule de pâtisseries, il doit y en avoir pour une fortune sur la table !! Amusant à demander en Asie : la bière Alain Delon !!
Projet humanitaire English translation pending
Bonjour a tous,
Avec mes amis, on voudrait partir découvrir un pays. On voudrait partir 2 semaines.
La première pour un projet humanitaire et la seconde pour la découverte du pays.
Je sais pas par ou commencé. Je voudrais quelque chose d'abordable financièrement et quelque chose d'intéressant a faire...
Quelqu'un peut m'aidé?
Quelqu'un peut m'aidé?
S'installer au Vénézuela English translation pending
Bonjour a tous,
Avec ma femme nous souhaitons nous installer au venezuela definitivement plus precisement a l'ile de margarita, nous souhaiterions prendre contact avec des gens qui y sont deja ou qui y ont vecu pour nous aider dans nos demarches administratives et pour trouver un logement
Toutes personnes qui a des contacts veuillez nous contacter merci a tous et a bientot
Sites intéressants et agréables au nord et à l'est du Cameroun? English translation pending
Bonjour à tous,
suis actuellement depuis 15 jours à Yaoundé et je souhaite voir un peu ce qui se passe hors de a ville.
Je cherche des sites intéressants, agréables au nord et/ou à l'est.
Moyen de ralliement et aussi capacité d'accueil, hebergement!
Un tout grand merci à la personne qui pourra me renseigner sur l'arrière pays.
alino
Prothèse dentaire en Thaïlande English translation pending
J'ai un appareil complet a refaire.Quelqun peut-il me conseller sur des endroits et des prix.Dans un coin plus tranquille que Bkk si possible.Merci a tous.
Acheter un bien immobilier en Tunisie English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaiterais acheter à crédit un petit appartement en tunisie. Auriez-vous des conseils à me donner sur la marche à suivre concernant le financement. Dois-je (et puis-je) recourir à un crédit immo ou dois-je contracter un crédit à la consommation avec les taux d'intérêts que l'on connait...
Merci d'avance de votre réponse.
Orlie
Je souhaiterais acheter à crédit un petit appartement en tunisie. Auriez-vous des conseils à me donner sur la marche à suivre concernant le financement. Dois-je (et puis-je) recourir à un crédit immo ou dois-je contracter un crédit à la consommation avec les taux d'intérêts que l'on connait...
Merci d'avance de votre réponse.
Orlie
Achat de cigarettes en Tunisie English translation pending
Bon alors voila, je part en Tunisie la semaine prochaine, je suis fumeur et j'aurais voulus quelques renseignements.
Je voudrait acheter des cigarettes la bas pour les ramener, quel est le prix des Malboro? J'ai entendu parler de zone Duty Free, je suppose que c'est plus cher ou des les acheter dans l'avion, a l'aller ou au retour? Comment sa se passe? (Je n'ai jamais prix l'avion)
Combien puis je en ramener au maximum
Meme questions pour la Pologne, en effet, juste a pres je part en Pologne. Je voulais aussi savoir si le change euro/Zlotie est couteux? Si lorque l'on retire de l'argent la-bas, c'est chers. Et si il y a moyen de payer en euro(je sais, je peux toujours rever mais certain pays le font)?
Donc voila, je voudrais quelques info (detaillée si possible😊) Merci a tous!
Meme questions pour la Pologne, en effet, juste a pres je part en Pologne. Je voulais aussi savoir si le change euro/Zlotie est couteux? Si lorque l'on retire de l'argent la-bas, c'est chers. Et si il y a moyen de payer en euro(je sais, je peux toujours rever mais certain pays le font)?
Donc voila, je voudrais quelques info (detaillée si possible😊) Merci a tous!
Tranférer 10.000 € de France au Brésil English translation pending
Bonjour,
Pour achat immobilier nous devons transférer 10.000 € au Brésil.
Par les banques, c'est une vraie galère : 3 semaines après un premier essai nous ne savons toujours pas combien de reais sont arrivés sur notre compte là-bas : opacité totale, l'argent reste bloqué à Sao Paulo sur un compte spécifique de la banque qui n'est pas le notre.
Donc, solution alternative pour les 9.000 € restants : les bureaux de change, vu qu'il faut aller là-bas pour signer les papiers.
A Paris, on peut obtenir un taux de 2, 50, tout en billets de 50 BRL (400 billets !).
Au Brésil, le taux serait de 2, 60, avec le risque de se faire repérer au change et agresser (si si, ça arrive !). Gain de 900 reais, pas négligeable, quand même.
Donc, mes questions : est-ce que dans les casas de cambio au Brésil on accepte, à votre avis, les coupures de 500€ (ce qui permet de voyager léger) est-ce qu'il y a un risque / interdiction / taxe douanier à entrer au Brésil, une telle somme en Euros ou en Reais ?
Merci à tout avis informé !
Pour achat immobilier nous devons transférer 10.000 € au Brésil.
Par les banques, c'est une vraie galère : 3 semaines après un premier essai nous ne savons toujours pas combien de reais sont arrivés sur notre compte là-bas : opacité totale, l'argent reste bloqué à Sao Paulo sur un compte spécifique de la banque qui n'est pas le notre.
Donc, solution alternative pour les 9.000 € restants : les bureaux de change, vu qu'il faut aller là-bas pour signer les papiers.
A Paris, on peut obtenir un taux de 2, 50, tout en billets de 50 BRL (400 billets !).
Au Brésil, le taux serait de 2, 60, avec le risque de se faire repérer au change et agresser (si si, ça arrive !). Gain de 900 reais, pas négligeable, quand même.
Donc, mes questions : est-ce que dans les casas de cambio au Brésil on accepte, à votre avis, les coupures de 500€ (ce qui permet de voyager léger) est-ce qu'il y a un risque / interdiction / taxe douanier à entrer au Brésil, une telle somme en Euros ou en Reais ?
Merci à tout avis informé !
Passer du Bouthan directement en Birmanie? English translation pending
Bonjour à tous,
quelqu'un peut-il me dire s'il est possible de se rendre directement en Birmanie depuis le Bhoutan ou si je vais être obligée de passer par Bangkok?
quelqu'un peut-il me dire s'il est possible de se rendre directement en Birmanie depuis le Bhoutan ou si je vais être obligée de passer par Bangkok?
Preah Vihear: spectacle sur trois jours et nuits en juillet pour l'inauguration au patrimoine de l'humanité (Cambodge) English translation pending
Le temple Preah Vihear se prépare pour l’enregistrement sur la liste des patrimoines mondiaux en juillet
AKP Phnom Penh, 18 mars 2008 --
Hang Soth, secrétaire général de l’Autorité nationale de Preah Vihear, a dit que son autorité était en train de préparer un plan principal pour préserver et développer cette zone. « Nous avons divisé cette zone en trois : la zone de protection du temple de 154 hectares, la zone de développement de l’environnement de 2 642 hectares et la zone de développement économique et social de 2 828 hectares », a-t-il ajouté.
L’Autorité nationale de Preah Vihear en coopération avec le Centre d’action contre les mines (CMAC), a, a souligné Hang Soth, déminé 95% de cette zone.
Selon Thong Khon, ministre du Tourisme, les touristes peuvent se rendre au site sacré de Preah Vihear par la province de Kampong Thom, ou par Dam Dèk, Koh Kè, Boeung Mealea (route no. 62), province de Siem Reap, ou par Siem Reap en passant par Anlong Vèng, province de Banteay Meanchey, ou par la Thaïlande. Si les touristes étrangers viennent par Thaïlande, a-t-il précisé, le billet pour la visite du temple, est de 10 dollars, mais seulement 5 dollars s’ils viennent du Cambodge.
Une fois le temple est officiellement enregistré sur la liste des patrimoines mondiaux de l’UNESCO (en juillet), un grand spectacle sera organisé sur le temple pendant trois jours et nuits, a dit le secrétaire général de l’Autorité nationale de Preah Vihear. --AKP
AKP Phnom Penh, 18 mars 2008 --
Hang Soth, secrétaire général de l’Autorité nationale de Preah Vihear, a dit que son autorité était en train de préparer un plan principal pour préserver et développer cette zone. « Nous avons divisé cette zone en trois : la zone de protection du temple de 154 hectares, la zone de développement de l’environnement de 2 642 hectares et la zone de développement économique et social de 2 828 hectares », a-t-il ajouté.
L’Autorité nationale de Preah Vihear en coopération avec le Centre d’action contre les mines (CMAC), a, a souligné Hang Soth, déminé 95% de cette zone.
Selon Thong Khon, ministre du Tourisme, les touristes peuvent se rendre au site sacré de Preah Vihear par la province de Kampong Thom, ou par Dam Dèk, Koh Kè, Boeung Mealea (route no. 62), province de Siem Reap, ou par Siem Reap en passant par Anlong Vèng, province de Banteay Meanchey, ou par la Thaïlande. Si les touristes étrangers viennent par Thaïlande, a-t-il précisé, le billet pour la visite du temple, est de 10 dollars, mais seulement 5 dollars s’ils viennent du Cambodge.
Une fois le temple est officiellement enregistré sur la liste des patrimoines mondiaux de l’UNESCO (en juillet), un grand spectacle sera organisé sur le temple pendant trois jours et nuits, a dit le secrétaire général de l’Autorité nationale de Preah Vihear. --AKP
Payer en espèces les hôtels américains English translation pending
Bonjour,
Je pars dans l'ouest des USA au mois de juin. J'aimerais savoir si le paiement en espèces est possible dans les hôtels ou si seul le paiement CB est accepté. J'ai en effet l'intention d'y aller avec beaucoup de dollars en poche pour éviter les commissions à chaque paiment CB.
Merci pour vos réponses.
Je pars dans l'ouest des USA au mois de juin. J'aimerais savoir si le paiement en espèces est possible dans les hôtels ou si seul le paiement CB est accepté. J'ai en effet l'intention d'y aller avec beaucoup de dollars en poche pour éviter les commissions à chaque paiment CB.
Merci pour vos réponses.
Voyage au Brésil et en Argentine English translation pending
bonjour a tous et toutes, nous sommes deux, et nous comptons partir entre septembre et novembre au brésil. notre projet est d'arriver sur salvador d'y rester 1mois ou 2 (a itaparica surment, peut etre moins longtemps si cela nous botte moyen), apres prendre des bus et faire du stop pour descendre soucement vers buenos aires (en s'arretant a icazu obligé et peut etre d'autres quartiers avant si ca nous plait) on compte descndre en 1 ou 2 mois aussi. et apres arrivé a BA et y rester 1 ou 2 mois également (enfin a coté). tout ca pour dire que nous comptons partir entre 4 et 6 mois pour faire ces deux pays. vous pensez que nous avons besoin de combien d'argent, sachant que nous serons en sac a dos entre salvador et BA? que nous voulons rencontrer des gens, la culture..et prendre notre temps si une region nous plait, les gens nous plaisent..voyager c'est avoir une certaine liberté non?
de meme pour les billets d'avions, nous comptons donc arriver a salvador et repartir de l'argentine mais comment faire? des billets open mais plus couteux non? quoi d'autre sinon? le stop se fait dans ces pays? ....si vous avez des conseils, des astuces..je prends
merci d'avance cher globetrotter
mjf
Déménager en République Dominicaine English translation pending
bonjour a tout les forumeurs
j'ai un petit projet en tete, de bed&breakfast sur la cote nord !!
avec pas trop de chambre max 6 ou 8.
j'ai une maisson au québec que j'aimerais vendre avec un profit interessant,
entre 80 000 et 100 000 $ cdn.
je reviendrais au québec 1 ou 2 fois par année.( pour la famille )
qu'and penser vous ???
un projet qui es viable? je pourais reussir a en vivre ?
quelle es la meilleure option, partir une nouvelle affaire ou reprendre un commerce déja existant?
on es pu capable de ce faire manger la laine sur le dos au québec.
nous somme un couple début 40 ans.
j'attends vos commentaire avec impatience merci.