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Retour 1er voyage au Japon en famille: Tokyo, Kyoto, Nara et Osaka English translation pending
by Vero0656 · 2015-11-21 · 7 replies
JAPON – OCTOBRE 2015 1-Découverte de Tokyo Les vols avec Turkish Airlines se sont bien passés, très bon accueil, loukoum et petite pochette « Chopard » offerte avec bandeau pour les yeux, chaussettes, chaussons, brosse à dent etc…le seul hic sur le vol Istanbul-Tokyo c’est que nous avions des places séparées, nous avons donc demandé aux personnes de bien vouloir changer en expliquant que nous sommes une famille et que la petite ne peut pas être seule. Le premier, un jeune japonais est d’accord sans problème, le second refuse d’abord puis finit par céder…ouf ! Arrivée à l’aéroport de Narita, nous prenons le train skyliner que j’avais réservé par internet, c’est bien indiqué et nous arrivons juste à temps pour prendre celui de 19h38. A 20h17, nous sommes à Nippori et prenons le métro pour 2 stations comme indiqué sur le plan que m’avait envoyé l’auberge. Malheureusement, nous ne prenons pas la bonne sortie ce qui fait que nous ne voyons pas le pont que nous sommes censés traverser. Une japonaise et son fils nous indiquent le chemin et nous accompagnent presque jusqu’à l’entrée. Bienvenue au Pays du Soleil levant ! L’auberge Aizuya Inn est sympa, le gérant est français, nous posons nos affaires dans la petite chambre et sortons pour dîner. Nous faisons un tour dans le quartier mais il est 21h30 et les restos ferment…nous trouvons le café Tepui, nous mangeons du poulet frit avec des frites et ça nous va très bien pour le premier soir. Nous rentrons à l’auberge, douche (payante 100 yens les 5 minutes) et nous déroulons pour la première fois nos futons. Lundi 19 : Thé/café offert à l’auberge, puis nous allons à pieds dans le quartier de Asakusa en passant par un parc, la balade est agréable, il n’y a pas trop de monde, nous arrivons au temple Senso-Ji et déambulons un bon moment dans cet endroit bien agréable, admirons la pagode à 5 étage, les fidèles accomplir leurs rituels et ressortons par la porte principale. Il y a des échoppes partout, je goute le riz croustillant au thé vert, c’est bon. Nous nous dirigeons vers l’office du tourisme et voyons des amoureux se faire photographier en tenue traditionnelle et des bébés se promener dans de drôles de poussettes ! Nous allons prendre quelques plans des quartiers à l’office de tourisme et montons au 8ème étage pour admirer la superbe vue sur le temple, la tour de Tokyo et la fameuse flamme dorée. On redescend se poser sur un banc près du temple et repartons se balader dans les petites rues, c’est un quartier très agréable ! Ensuite, nous essayons de trouver un « 100 yens shop », pas facile, on demande et on nous indique un centre commercial, il est au 4ème étage. Evidemment, on ne peut pas s’empêcher de faire quelques achats futiles à ce prix-là ! On s’arrête ensuite manger notre premier ramen dans un petit resto, c’est excellent ! Métro, direction le parc de Ueno où il fait bon s’y détendre un moment, visite d’un très joli temple puis on descend à Ameyoko Street, c’est bondé, des vendeurs crient pour attirer le chaland… Puis, nous décidons d’aller à pied dans le quartier Akihabara, on se prend un café/thé et une douceur dans la boulangerie « Bon Cœur » on ne résiste pas et c’est très bon. On arrive dans le quartier des geeks, on se promène dans cette ambiance un peu folle et on dine de gyozas, raviolis japonais, et d’un kebab pour les filles. Mardi 20 : Métro pour le quartier Ebisu, visite du Ebisu Garden avec une vue sur la ville du 38ème étage. Il y a également le musée de la bière mais il n’ouvre qu’à 11h, il est 10h30, on ne va pas attendre surtout que ça risque de ne pas être très intéressant pour nos filles… Direction Shibuya à pieds, ça ne semble pas très loin…on demande notre chemin et on s’en sort plutôt bien même si finalement ce n’est pas si près que ça ! mais la balade est agréable et on croise des vendeurs de nourriture, une jeune fille avec un joli beret et des distributeurs de boissons à tous les coins de rues… On arrive au fameux croisement et on monte au Starbuck prendre un thé/café et admirer la foule qui traverse…On fait ensuite un peu de shopping. Au 109 ou dans les autres boutiques, les vendeuses et vendeurs sont tous très lookés, je n’ai pas osé leur demander de les prendre en photos…mais pour certains ça vallait le coup d’œil. On déjeune au resto kamukura en ayant au préalable commandé à la machine devant le resto, et on s’installe au comptoir. La soupe de raviolis se révèle assez fade, c’est à moi d’y mettre les condiments… On tourne encore un peu dans le quartier puis direction Harajuku. On décide d’y aller à pieds mais lorqu’on demande le chemin, ils nous indiquent tous le métro ! Et lorsqu’on leur dit que nous voulons y aller à pieds, ils nous regardent avec des grands yeux étonnés en se marrant…Toutefois, on persiste et on y arrive ! le soleil commence à se coucher. On se balade dans la fameuse rue Takeshita-dori, ou l’on croise des écolières, des fans de mangas…on déguste la fameuse crêpe fourrée et on fait quelques boutiques. Métro pour le retour et repas dans un resto chinois proche de notre auberge. Mercredi 21 : Ce matin, on achète un pass métro pour la journée. On commence par le quartier Yanaka, un quartier ancien comme je les aime…Il y a pleins de temples, des cimetières, on s’arrête un petit moment dans un parc, on passe à côté d’une école…il fait bon s’y perdre, c’est tellement charmant, comme une parenthèse enchantée dans cette mégapole ! On se balade, dans les petites rues, il y a des petits cafés, c’est le coin des chats…on déguste quelques yakitoris, on croise une starlette avec une foule qui la suit, on se fait même refouler d’un stand parce que la demoiselle s’y arrête ! On s’arrête ensuite dans une banque pour changer nos euros et la jeune femme très gentille me dit que si nous allons dans la même banque mais dans un autre endroit le taux sera nettement meilleur ! et ça tombe bien car c’est justement dans ce quartier que nous devons nous rendre pour aller acheter nos billets de train pour Kyoto ! On y va bien entendu et avant d’arriver à la banque indiquée, on en trouve une où le taux est encore meilleur…on fait un tour dans ce quartier costard-cravate et on va acheter nos billets de train. Métro direction Shinjuku. Ce quartier est très vivant aussi, beaucoup de magasins, restos, grattes-ciels… Métro, on s’arrête au hasard, c’est un quartier résidentiel avec de jolis maisons, nous croisons une petite écolière avec un gros cartable, elle a l’air jeune pour être seule, je dirais 7 ou 8 ans. Nous reprenons le métro pour retourner passer notre dernière soirée à Asakusa, on fait un tour au Don Quijiote un grand magasin et on dine au Taj Mahal, un repas indien divin.

2ème partie : Découverte de Kyoto Jeudi 22 : Départ en TGV Shikansen pour Kyoto. Le train arrive et une armée de femmes de ménage se ruent dedans pour nettoyer avant que les passagers s‘y installent; a 10h30 pile, le train démarre et 2h20 plus tard, nous sommes arrivons à destination. Nous prenons le bus pour aller à notre auberge, tout est bien indiqué sur mon document et on trouve facilement. Waraku-An est une auberge traditionelle en bois, très jolie et typique. Nous prenons possession de nos chambres, elles sont grandes ! Ça nous change de Tokyo. La jeune femme à la réception est charmante et anglophone, nous prenons un plan du bus et un de la ville et partons, à pieds, en direction du pavillon d’argent. En 30 mn, nous y sommes, c’est juste magnifique ! Il y a pas mal de monde et beaucoup d’écoliers, des boutiques évidemment… Retour par le chemin des Philosophes, c’est calme, agréable, reposant…On s’arrête au temple Honen Ji qui est situé au milieu des bois, la quiétude et le zen avec un grand Z, et il n’y a presque personne, c’est magique. On visitera deux autres petits temples sur le chemin du retour et nous arrêtons à l’hôtel prendre un thé avant de ressortir explorer notre quartier et diner dans un resto Perse/indien juste à côté, on est très bien accueilli et c’est très bon. Douche et dodo sur des futons beaucoup plus épais et moelleux qu’à Tokyo. On dormira beaucoup mieux, c’est plus confortable. Vendredi 23 : Aujourd’hui, nous visitons l’ouest de Kyoto, nous prenons un pass bus pour la journée et c’est partit pour le pavillon d’or. C’est magnifique, une vraie carte postale ce temple ! Malheureusement il y a un monde de fou et beaucoup de groupes. Nous arrivons tout de même à faire de belles photos mais pour la tranquillité il faudra aller ailleurs… Nous reprenons le bus pour le temple Ninnaji, beaucoup plus zen avant que les groupes d’enfants arrivent… la pagode est superbe et classé à l’Unesco. Il y a un moine qui dessine sur des tuiles. Puis direction Arashiyama et Sagano, on déjeune sur le pouce, il y a un choix énorme et pour tous les goûts et allons nous balader, on commence par la bambouseraie jusqu’à Saga Torimoto. En chemin on craque pour une glace au thé vert, c’est très bon. On flâne dans ces petites rues…Il y a beaucoup de jeunes femmes en tenue traditionnelle. Retour en bus en ville, on s’arrête à Pontocho, c’est charmant, on s’arrtête dans un petit resto de yakitori, on dîne autour d’une table basse et on se régale de ses petites brochettes…les filles en redemandent ! Un petit tour dans la ville by Night, quelques achats au Can Do et retour à l’auberge. Samedi 24 : Ce matin, on part à pieds au temple Kiyomizu Dera, 30 mn de marche pour y arriver. On commence par la pagode en remontant les chemins de Sannenzaka et jour de chance, nous croisons des Geishas. Le temple de l’eau limpide est magnifique et la vue à couper le souffle, c’est encore très agréable mais toujours blindé de monde. Toujours des jeunes femmes en tenue traditionnelle mais aussi des petites filles toutes mignonnes qui posent pour les photos. En redescendant il y a aussi d’adorables gamins qui mangent une glace au thé vert, ils sont adorable. On se dirige ensuite vers le temple Kennin-Ji, le plus ancien de Kyoto. Il faut se déchausser pour y entrer. C’est tellement agréable de déambuler pieds nus et il y a peu de monde, un vrai gros coup de cœur pour ce temple. Des chaussons sont a disposition pour faire le tour dans les jardins, second coup de chance, des geishas sont là pour se faire photographier…Je les mitraille avec un couple de québecois, on discute et on rigole ensemble, ils sont très sympas ! On continue la balade dans Gion, on achète quelques victuailles et allons les grignoter au sanctuaire Yasaka où on craque pour une brochette de crabe qui s’avère suculente ! On se repose et se balade au parc Maruyama. Des gens y déjeunent, une mamie est très contente de me montrer son « bento » sa boite pic-nic…En redescendant, on voit un mariage, je m’approche pour les prendre en photos avant de me faire refouler gentiment par un Monsieur qui me dit que c’est uniquement la famille qui a le droit de se rapprocher autant…oups !! Nous sommes également étonnés de voir des « Geishas hommes »…???!!! Direction le Nishiki Market pour gouter à quelques spécialités, poulpe avec un œuf, saké, pate de mochi, poisson cru, légumes marinés…parfois un peu étrange mais pas mauvais ! Il y a même une crêperie bretonne ! Un peu de shopping et on entre dans un tout petit resto qui ne paye pas de mine, on commande Udon, Soba, Kairi… Bon et pas cher. Retour en bus complètement éreintés, on a hyper mal aux pieds…

3ème partie : Visite de Nara Dimanche 25 : Aujourd’hui, nous prenons le train pour Nara. Nous laissons nos bagages à l’auberge de Kyoto car nous reviendrons pour 2 autres nuits et prenons juste un sac à dos avec affaires de rechange et trousse de toilette. Arrivée à la gare, pas de soucis pour acheter les billets, en revanche, le train est bondé et nous sommes debout. Le train a démarré depuis quelques minutes lorsque je m’interroge…mais où est notre sac à dos ??? Mince !! On l’a oublié dans le bus !!! Tant pis, on ne peut pas faire demi-tour…Arrivée à Nara, on trouve facilement l’auberge Nara Komachi qui est à 5 mn de la gare. Nous demandons à la réceptionniste si elle peut appeler la gare pour savoir si notre sac a été trouvé et partons à la découverte de la ville et de ses temples à pieds. Balade sympa dans les petites rues désertes et on déboule dans une rue hyper bondée et animée qui mène aux temples. Nous traversons ensuite le parc où des daims vivent en liberté, certains sont agressifs et attendent uniquement les gâteaux que les touristes veulent bien leur donner…d’autres sont tranquilles et certains amorphes… Le temple est gigantesque, à l’intérieur un immense bouddha, un trou dans un pilier où les petits et les grands s’amusent à passer, ça porte chance et une grande main un peu étrange… Balade dans le parc et visite du sanctuaire shinto « Kasuga Taisha », beaucoup de famille venues se balader en tenue traditionnelle et on pourra même assister à une cérémonie. Sur le retour pause crêpe et balade dans le centre Nara Machi. A l’hôtel, le réceptionniste nous informe que le sac a été retrouvé, ouf !! La chambre dans cette auberge est petite mais très propre, nous dinons au Resto Sagami, on a demandé conseil à l’hôtel et on n’est pas déçu, c’est bon, copieux, on est cloisonné dans un box, il faut sonner quand on est prêt à commander ou pour demander l’addition. Lundi 26 Octobre 2015 : Après le petit-déjeuner, nous remercions chaleureusement la réceptionniste qui nous a bien expliqué où se trouve notre sac et allons à la gare prendre le train pour retourner à Kyoto. Aujourd’hui, nous allons visiter le Nord de Kyoto et par la même occasion récupérer le sac qui est à la gare dans le Nord de la ville. Nous faisons le tour du temple Daito Kuji puis allons récupérer le sac sans soucis, on mange sur le chemine en allant au sanctuaire Kamigago. C’est très joli et on assiste à un spectacle « polynésien » ! Retour par la rue Kitayama, on passe à l’hôtel déposer nos affaires avant de ressortir faire un tour à Gion et manger dans un resto indien. Mardi 27 Octobre : Dernier jour à Kyoto et direction le sud. Visite du temple Tofukudji , il est très beau avec un jardin « sec », reposant et zen comme on aime… Puis en route pour le sanctuaire Shinto Fushimi Inari. En chemin on s’arrête pour manger dans un petit resto qui s’appelle « le petit chien »…les proportions sont petites mais c’est bon, la patronne nous demande d’où on vient et quand on lui dit la France, elle est heureuse de nous dire qu’elle a visité 2 fois Paris car son fils y a fait ses études. On arrive, il y a beaucoup de monde mais on est bien décidé à faire le tour, là-haut il y a une vue panoramique sur la ville. C’est juste magique de se balader sous ses centaines de toris rouges… Au retour, on s’arrête grignoté un petit truc, il y a des stands pour tous les goûts, raviolis, poulet, crabe, porc, poulpe, mochi grillé etc…Nous venons de faire 4 km… Retour en bus dans le centre, dernières balades dans les rues de cette belle ville et ce soir nous allons manger des sushis à l’étage d’un resto bondé ou les sushis sont préparés et déposé sur un tapis roulant, on se sert ce qu’on veut et à la fin les assiettes sont comptabilisés pour l’addition, c’est rigolo pour les filles et nous nous régalons… Dernière partie Mercredi 28 Octobre Nous quittons Kyoto avec regret direction Osaka en train, puis métro pour aller à notre auberge. La chambre n’est pas prête, nous laissons nos bagages et prenons le métro pour Namba. On se balade un peu et s’arrêtons manger dans un petit resto. La dame nous dit de commander à la machine qui est cette fois à l’intérieur du resto et nous sommes rapidement servis à table. Un bon repas avec des locaux qui mangent à vitesse grand V avant de retourner travailler…Visite du petit temple Yanaka Shrine avec sa tête de lion et balade au hasard dans les rues. On tombe sur le Kuromon Market puis Namba et Dotombori Street, la fameuse rue où la bouffe est omniprésente. Il faut regarder sur les façades des restos et on sait quelle spécialité ils servent. On goute les takoyakis, spécialités de boulettes de pouples, ça se mange très chaud et c’est bon ! Il faut voir la dextérité des vendeurs qui les préparent, c’est un spectacle !! On continue à arpenter les rues, boutiques, pause café, la nuit tombe, dontombori est toute illuminée. On tombe par hasard sur le Hozenjo Temple, il y a des fidèles qui prient en chantant. Nous allons déguster une autre spécialité les Kushikatsu, des brochettes frites. Retour à Hana Hostel, nous prenons possession de notre petit studio avec kitchenette et salle de douche, et déroulons nos futons. Jeudi 28 Octobre : Nous partons en métro vers le château d’Osaka, pour y arriver la balade est agréable au calme et le château est assez kitch mais beau… Ensuite, nous allons vers le port, il y a un petit centre commercial avec la boutique qui vend les articles dérivés su dessin animé « One Piece », on déjeune au food court, et un tour dans la grande roue qui fait partie des plus haute du monde avec ses 112.5 mètres. Retour dans le centre pour terminer la journée. Vendredi 29 : Dernier jour au japon…Nous décidons d’aller visite le quartier de de Shinsekai, le vieux quartier d’Osaka resté dans le style kitch des années 70. C’est plutôt sympa de s’y balader…d’un coup, on entend la police et les pompiers arriver à toute vitesse, il y a à priori un problème dans une salle de jeu…un type est menotté et embarqué dans la voiture de police…On déjeune dans un resto dont les plats en photo nous inspirent…le cadre est sympa mais la bouffe franchement pas terrible, ce sont des bas morceaux de viande qui sont cuisiné…pas vraiment à notre goût !! on ressort avec une addition quand même un peu salée pour ce qu’on a mangé et…on a encore faim !!! Direction Den Den Town, le quartier des geeks qui n’a rien de comparable à celui de Tokyo, il est plutôt défraichi…retour dans notre quartier de prédilection pause thé/café/glace/gâteau, derniers achats, et un Mac Do avant d’aller récupérer nos bagages à l’auberge. Métro et train pour l’aéroport. On décollera 20 minutes avant l’heure prévue.
Ayutthaya en famille à vélo et en bateau English translation pending
by Adumas4 · 2015-11-19 · 22 replies
Bonjour, Nous continuons l'organisation de nos vacances en famille (avec nos 4 enfants) Aprés kanchanaburi nous ferons un alte à Ayutthaya, on pensait arriver en fin d'aprés midi par le bus depuis kanchanaburi s'installer à l'hotel (Baan are gong à côté de la gare) et faire une visite en bateau en soirée.

Pour le bateau : Pouvez vous me dire comment trouver ces bateaux vers quelle heure sont les départs (je ne sais pas à quelle heure la nuit tombe en février) combien cela dure-t-il et combien cela coute il?

Le lendemain nous pensions faire les temples de l'ile à vélo, peut on louer des vélo pour enfants et des siège pour bébés? Les temples ont l'air d'être en ville, n'est ce pas trop dangereux de circuler à vélo entre chacun ?

A la fin de la journée nous prendrons le train de nuit pour Chiang mai.

Merci encore à tous de votre aide
Location d'un Land Rover au Botswana / Afrique du Sud (urgent) English translation pending
by Girardinpho · 2015-11-17 · 59 replies
Bonjour,

J'aimerais pour l'année prochaine louer une Land Rover defenders avec 2 tentes sur le toit, comme discuté sous VF (Ne louez pas chez Southafrica4x4)

Mais voilà mon problème: Bushlore, n'a pas de Land Rover disponible pour mes dates et comme Southafrica4x4 à de mauvais échos, qui aurait une autre agence sérieuse à me recommander ?

Merci à toutes les personnes qui prendront le temps de me répondre !
Récit de notre voyage au Maroc English translation pending
by Viovio2 · 2015-11-10 · 199 replies
Nous avons fait 3 semaines de circuit au départ de Marrakech, au volant d'une Logan de location.Tout s'est très bien passé.Accueil chaleureux des Marocains, paysages exceptionnels!

Une 1ère étape aux cascades 'Ouzoud, magnifiques, vraiment impressionnantes.Et pourtant très peu de touristes!



Puis, ce sera le lac de Bin El Ouidane, des couleurs superbes, un site grandiose!Et traversée de paysages de montagnes aux couleurs des plus variées!Surprenant dans un petit périmètre !



On rejoindra El Ksiba pour y passer la nuit chez SAADIA LANOUCH.Accueil très agéable! Et dès le lendemain, après avoir traversé la haute montagne et admiré les plissements de toutes formes, on arrivera à Imilchil.On s'installera Chez BASSOU, le temps de randonner un peu, d'aller jusqu'au lac...



Quittant Imilchil, on passera par Bousmou, le jour du souk.Impressionnant!Très rural!





C'est à Amellago, dans le gite CHEZ MOHA qu'on s'arrêtera pour la nuit!Des gens charmants!Un de nos meilleurs souvenirs cette année!On y a goûté un miel délicieux récolté chez eux, on y passé un excellent moment!On a visité leur petite ferme, les greniers, les terrasses où sèchent les intestins de mouton farcis...Une bien belle étape!



Et puis, on quittera Amellago pour aller bivouaquer dans le désert, la 1ère nuit on la passera à l'hôtel Oasis et ce n'est que le lendemain qu'on partira dans les dunes sur nos dromadaires.C'est magnifique!Vraiment magnifique! Mais, autant nous avons apprécié l'auberge, autant le bivouac nous a déçus:indifférence totale des chameliers accompagnateurs, tajine plus qu'insipide, lever et départ express le lendemain matin...Dommage!



Quittant Merzouga, on s'arrêtera à Rissani, c'est le souk du dimanche, beaucoup d'animations et beaucoup de dattes!C'est à voir!



On poursuivra notre route à travers de grandes plaines plantés d'acacias où on s'attendrait presque à voir quelques girafes.Et on s'arrête à N'KOB la ville aux 45 kasbahs pour y passer la nuit :maison d'hôtes AIT HMID, jolie maison, accueil attentif et délicieux tajine de chèvres.C'est familial, très gentil!

De là, on se dirigera vers ZAGORA, en route on s'arrêtra visiter le musée traditionnel de Tissergate.C'est très intéressant!Il est installé dans le ksar.C'est très beau.



L'apres-midi, on ira sur Tamegroute pour visiter la bibliothèque, visite banale, et puis on ira voir les potiers et le village souterrain.



On passera la nuit dans un gite tenu par une famille de nomades sédentarisés à Tinzouline.Des échanges intéressants!Sympas!

Et puis, c'est à Skoura qu'on s'installera pour quelques jours.On y était déjà passé, on souhaitait y retourner!Au gite de LA PALMERAIE, la famille s'est agrandie mais l'accueil est toujours aussi sympa!Super étape! Et on y a passé un très bon moment! Visite de kasbahs, des gorges de Sidi Flah, de la vallée des amandiers.





Et retour pour quelques jours à MARRAKECH.

SUPER VOYAGE. QUE DU BONHEUR.
Sélection de "hikes" au Yukon English translation pending
by Hawkesbury · 2015-11-10 · 21 replies
bonjour a toutes et tous Apres discussion, et mure reflexions, ma compagne et moi avons decidé pour l'annee prochaine que notre destination serait le Yukon au canada. Adepte de randonnee et de grands espaces vierges ou peu peuplée ..... il me semble que c'est la destination révée.!! J'ai donc commencé a me pencher sur cette destination .... sans savoir encore quel mois, et quelle duree nous allions y rester .... environ 3 semaines voyage compris devrait etre la reponse.

Je pense que nous allons sejourner sur la region de whitehorse, ainsi que haines junction, haines et skagway en alaska ..... l'envis me prend aussi de monter jusqu'a dawson pour decouvrir le parc de tombstone ..... mais je verrais si j'arrive a le faire passer dans le timing ...sachant que nous ne souhaitons pas nous presser mais plutot .....profiter des lieux.

J'ai fait une petite selection de hike, et aimerais savoir si vous les connaissez et avoir votre avis .... vos impression. Entre whitehorse et haines junction: Stony creek hike

Environ de haines junction: sheep creek hike st elias lake hike Je pense aussi essayer de decouvrir le parc de kuane par la voie des airs avec un survol .... auriez vous des adresses a me recommander?

Haines en alaska: mount riley hike qui me semble etre un hike sympa pour decouvrir le type de paysage de cette region.

Entre skagway et carcross: log cabin mountain hike

environ de Atlin: Monarch mountain hike

environ de whitehorse: Golden horn hike

Pour le parc de tombstone, j'ai trouvé surfird mountain hike et agelcomb peak hike. Ces deux hikes sont ils complementaires coté paysage ou plutot en doublons? Y aurait il des hikes comparable mais different en paysage dans ce parc? Le parc de tombstone est il accessible en vehicule dit "normal" ou faut il un vehicule plus adapté type 4x4 ???

En dehors des randonnées j'ai aussi noté quelques musées interessants a skagway sur la ruee vers l'or dans cette region, et a haines le bald eagle preserve parc .....concernant ce dernier y a t'il une periode propice pour voir ce fabuleux oiseau ...enfin pour moi.

Autre question, de haines est il interessant de prevoir d'aller a juneau ??? et si oui est ce possible de faire l'aller retour sur la journee en ferry ou faut il prevoir 2 jours en laissant la voiture a haines ?

Je sais que tout cela est encore un peu fouilli .... mais c'est vrai que l'avis de connaisseur de cette region sur ce que j'ai ecrit au dessus ...m'aiderait beaucoup a y voir plus clair ! lol

je vous remercie d'avance ..... a plus tard

stephane
Mon deuxième séjour au Japon English translation pending
by Peluche26 · 2015-11-09 · 6 replies
Bonjour à tous,

Et merci de tous vos conseils qui ont rendu cette deuxième visite aussi passionnante que la première. Me voilà de retour après 15 jours passés à Tokyo, Matsumoto , Kanazawa et Osaka, ou plutôt Tennoji. Le découpage en nuits était de 5,2,3,4, , et bien que chaque étape était très bien, j'avais toujours l'impression de rester sur ma faim en les quittant...

Aujourd'hui, je vous parlerai de Tokyo. J'ai choisi les Toyoko Inn pour toutes mes nuits et j'en suis toujours contente. Cette fois-ci j'ai logé à Nihombashi, pour changer d'Ikebukuro et Asakusa il y a 2 ans. C'est un quartier calme, et les deux stations à proximité sont Bakurocho, qui a une liaison directe avec Narita, ce qui est vraiment très pratique quand on arrive fatiguée, et Bakuro-Yokoyama, qui est desservi par 2 lignes, pour aller à Shinjuku ou Asakusa, entre autres. Dès ma sortie, avec ma valise, à Bakurocho, ayant l'expérience de m'être perdue une ou deux fois avant, j'avançais doucement, pas 100% certaine que l'hôtel était bien vers la gauche. Pour être sûre, je me suis arrêtée vers des gens qui choisissaient leurs légumes devant une épicerie. Je leur montrais mon plan avec le nom de l'hôtel. La première personne était ennuyée, mais a vite demandé secours à un jeune couple qui sortait. Et me voilà embarquée, presque manu militari vers mon hôtel, qui était, en effet, vers la gauche, à 2 ou 3 rues en retrait de Edo Dori. Arrivée à l'hôtel, est-ce qu'on me laissait devant? Bien sûr que non: on m'a accompagnée jusqu'à la réception. Et on m'a quitté en m'embrassant. Tout s'est passé sans échanger une parole!! Voilà, nous sommes au Japon. Comme j'étais trop en avance pour obtenir ma chambre, (15h pour ceux qui ont une carte de fidélité, 16h pour les autres), j'attendais dans la grande salle qui sert de salle de petit déjeuner, point d'internet, distribution d'eau, glaçons, point micro ondes et...vêtements de nuit, stérilisés. Il y avait une dame japonaise qui attendait aussi et nous avons commencé à "parler". C'est incroyable ce qu'on peut se dire avec quasiment pas de mots. J'ai su qu'elle avait un appartement à Paris ( Montrouge), qu'elle était décoratrice d'intérieur, qu'elle habitait à Hiroshima et que nous avions 3 mois d'écart pour notre date de naissance. Au moment de se quitter pour prendre notre chambre elle m'a offert 2 gros fruits qu'elle avait dans son sac. Ils avaient l'air d'être des pommes, mais la texture d'une poire et étaient protégées par un emballage individuel. Ils étaient tellement gros que je me suis pris à 4 fois pour les finir. Mais la spontanéité de ce cadeau était touchant et pendant mon séjour, j'ai eu 4 autres cadeaux de ce genre.

Une fois ma valise défaite, j'ai visité mon quartier. Comme je disais, c'est un endroit calme où il se trouvent beaucoup de grossistes de vêtements. Mais aussi, de toutes petites échoppes artisanales de parapluies ou bien paniers. (Ici, j'ai essayé de mettre quelques photos, mais pour l'instant cela ne marche pas.)

Je me rends compte que je ne peux pas raconter en si grand détail tout mon séjour, mais c'est tellement tentant de partager ces premiers contacts et expériences. La suite sera mon programme à Tokyo.

Bonne journée à tous
23 jours en Australie septembre 2015 English translation pending
by Dj93 · 2015-11-08 · 21 replies
Après plusieurs voyages aux States (voir mes comptes rendus précédents), cette année nous décidons d’aller voir les kangourous….. CHEZ EUX !!! Comme à chaque fois, cela fait déjà plus de 10 comptes rendu de séjours que je mets en ligne (malheureusement blogmongénie a été supprimé sans préavis me spoliant de mes autres articles sur la toile !!il ne reste plus que kazeo, devenu à son tour eklablog), mon but est de renseigner au mieux les futurs candidats au voyage et pas d’étaler publiquement ma vie privée. Je n’oblige personne à penser ou percevoir les choses comme moi. Je connais maintenant l’utilité quasi indispensable des blogs pour préparer sérieusement un voyage avec des avis impartiaux et non intéressés financièrement parlant s’entend (ent ant end …phrase un peu longue, je sais, mais je me soigne !!).😉 Seulement voilà, l’Australie c’est quatorze fois la taille de la France, et nos vacances ne sont malheureusement pas extensibles, alors première étape: définir la zone de nos pérégrinations. Nous partirons en Septembre, et il faut aussi tenir compte des paramètres météo, car les saisons sont décalées dans l’hémisphère Sud, ce sera là bas le tout début du Printemps. Pour notre première visite dans cette île continent nous allons tenter de rester sur les fondamentaux, sachant que des liaisons aériennes intérieures seront inévitables. Et c’est là que je rencontre mes premières difficultés dans mes préparatifs car les comparateurs internet sont souvent limités dans le nombre de vols à planifier. Sur le trajet, une escale est obligatoire durant les 17000 kms qui nous séparent de Sydney, qui sera notre ville d’arrivée. Chaque compagnie à sa ville « fétiche », Qantas, l’ Australienne est « associée » avec emirates, l’escale est Dubaï, mais avec d’autres, on a aussi la possibilité de choisir Bangkok, Kuala lumpur, Pékin, Shangaï, Singapour, Ho chi minh ou bien encore Hong kong. Autant dire qu’on a le choix dans l’embarras !!. Ce sera pour nous au final Hong kong avec Cathay pacific. Attention, cette compagnie, comme d'autres d'ailleurs, autorise 20 kgs par valise en soute et seulement 7 en cabine contre par exemple 23 et 12 avec air france, ce détail me stressera quand même un peu, même si à l'enregistrement l'hôtesse me confiera qu'il y a une tolérance en principe appliquée !! je conseillerai quand même le pèse bagage qui lui ne pèse pas lourd. Sachez que les propositions de vols sur les comparateurs vont de 22 heures pour les plus courts avec une escale, jusqu’à 39 heures avec 2 voir 3 arrêts !!!!!! De plus, pour l'hébergement en hôtels, les quelques consultations faites sur le net laissaient apparaître certaines difficultés pour trouver des chambres pour trois avec deux vrais lits et non pas des chambres pour deux dans laquelle on rajoute un lit d'appoint, ou avec un canapé soit disant lit!!(remember New York et les in cons pétants de LOOK VOYAGE (et oui 3 ans après j’ai toujours la hargne contre ces escrocs …) N’ayant pas suffisamment de temps à consacrer à l’élaboration de ce projet pharaonique (heu non pardon on va pas en Egypte !) alors disons vers cette destination inconnue, je décide de faire appel aux professionnels afin de nous proposer par devis les vols, hôtels et locations de véhicules en leur faisant part de nos desiderata voire exigences évidemment. Ainsi je sollicite 3 agences annoncées comme »spécialisées » à savoir Légendes Australiennes à Nantes, Voyageurs du Monde (basée à Bruxelles) et e.australie à Paris. Rapidement j’écarterai les Belges, trop chers pour nous. Concernant e.australie, dans un premier temps une compagnie aérienne nous est imposée sans autre choix possible soit disant, puis après plusieurs contacts insistants, mon interlocutrice dédiée me dit que toutes les compagnies sont possibles, contredisant ses premières propositions ce qui ne met pas forcément en confiance. Après plusieurs ajustements du devis, nous étions toutefois prêts à signer, lorsque qu’au dernier moment pour des raisons ignorées et non expliquées (dommage), le vol retour proposé initialement est modifié, avec un vol intérieur en plus jusqu’à Perth (ville non prévue au programme), rajoutant ainsi une escale supplémentaire. Pour éviter cela, 500 euros par personne en supplément sont demandés, pas question……. Je tiens à préciser que notre interlocutrice dont je tairais le prénom, faisait déjà l’objet de certaines critiques sur les forums spécialisés, quant à ses méthodes !!!...peu orthodoxes…… Donc….. On décide de s’engager avec LEGENDES AUSTRALIENNES que nous recommandons vivement car ils ont été sérieux, compétents et attentifs avant, pendant et après le voyage.VRAIMENT UNE BONNE NOTE …Merci à David P…..et ses collègues, là j’hésite pas à donner le prénom…… car il le VAUT BIEN comme dirait heu… je sais pas c ki tellement il y en a eu….

Le programme finalisé sera donc le suivant : 5 nuits à SYDNEY transfert en avion vers Ayers rocks pour 4 nuits dans le centre rouge avec un 4X4 depuis Alice springs vol pour rejoindre Melbourne pour 2 nuits envol vers la Tasmanie pour 4 nuits avec un véhicule de location sur place (il semble que l'on ne puisse pas rejoindre cette île avec un véhicule de location en ferry!!) depuis Launceston, vol pour Melbourne et rejoindre directement en véhicule la Great Ocean Road (GOR) pour 3 nuits avec le même véhicule ferry pour Kangaroo island et 2 nuits, retour vers Adélaïde pour une courte nuit et vol pour Hong Kong avec comme on dit « un stop » de 3 nuits !!! cerise on the cake.

SYDNEY :

Départ de Roissy CDG le 31 Aout à 13h15. Sachant que le tabac est hors de prix, je veux acheter deux cartouches de sucettes à cancer avant de partir, mais on m'informe gentiment que l'on ne peut importer en Australie que 50..........cigarettes, je laisse tomber. Pour ceux qui sont concernés, sur place la paquet rendu anonyme et stocké dans des placards ou derrière des rideaux à l’abri des regards des potentielles futures victimes de ce fléau est vendu à 17 euros le paquet de 20, par contre certaines marques vendent par parquet de 50 un peu moins cher si vous avez de grandes poches évidemment, (fin de la parenthèse dédiée aux détracteurs qui confondent fumeurs et terroristes, on connait l’inefficacité de ces mesures merci à nos différentes ministres de la santé qui font la même chose ou presque en France) Le boeing triple 7 est plein, après 12 heures de vol , petite pause de 2 heures à Hong kong, où 7h00 heure locale, les boutiques de l’aéroport sont encore fermées. Pour les 9h00 du vol suivant vers Sydney, quelques rangées vides s'offrent avant décollage aux passagers les plus rapides qui souhaitent s'allonger sur les banquettes pour dormir un peu. A Sydney, peu après 17h30 (plus 9 h00 par rapport à la France) il fait 12° et déjà nuit, et le lieu de rendez vous indiqué pour notre transfert en limousine (inclus) vers l'hôtel n'est pas celui prévu par le transporteur, résultat, ce n'est qu'après 30 minutes de recherches (et d’appels téléphoniques hors de prix sur répondeur) que l'on parvient à mettre la main sur notre chauffeur d'origine libanaise qui était là à l'heure mais pas au bon endroit. Bref ... L'hôtel Cambridge, réservé pour 5 nuits est récent mais un peu excentré au Nord du centre névralgique de la ville en plein quartier gay, autant dire que les établissements de nuit se passeront de nous. La chambre est correcte avec deux vrais lits pour nous trois. On tente tout de même de se restaurer de façon un peu plus consistante que dans l'avion, mais l'unique restaurant où l'on tente notre chance ne sert plus au delà de 21h00, on se rabat chez hungry jack qui sera notre seul fast food du séjour. Bien calés et le taux de cholestérol bien remonté, (holala si les ministres voient ça !!je vais me faire dis puter) allez vite au dodo pour être en forme et ATTAQUER enfin réellement nos vacances. 2eme jour : notre voyagiste nous a réservé les billets pour le captain cruise, croisière hop on hop off day pass (ouf!) en résumé durant la journée, vous visitez toute la très belle baie de Sydney en descendant où et quand vous voulez tout au long du trajet et des différents arrêts.(bah oui vous allez pas sauter dans l'eau!) C'est bien pratique. En fonction des heures, les navettes ne s'arrêtent pas forcément toutes aux mêmes endroits, à Watson bay, par exemple on descend pour prendre la suivante qui nous déposera à Manly, quartier situé au bout de la baie, véritable station balnéaire très agréable, cependant le ciel un peu chargé a démotivé les adeptes de la glisse en ce début de saison, peu de surfeur … Ne voyant pas de revendeur TELSTRA, on souscrit un forfait 90 minutes à 40 dollars chez vodaphone. Erreur, en effet je confirme ce que j'avais lu avant de partir et ce que j'aurai du suivre, cet opérateur a une couverture médiocre du territoire, nous devrons avoir recours très fréquemment aux très nombreuses cabines téléphoniques telstra en parfait état de fonctionnement et finalement pas très chères, ici ni tag ni dégradation, ça change... J'avais, à ce sujet, changé juste avant de partir mes euros au taux apparemment sympa de 1,52, alors qu'en moins d'un an, le dollar américain était passé de 1,38 à 1,11 rendant ainsi les USA moins attractifs. Merci à l’Europe et ses eurodéputés à 13000 euros par mois qui légifèrent quand ils sont présents, sur la puissance des aspirateurs notamment. !!! Bon stop aux détails, continuons le périple.... Après un bon filet de Barramundi en terrasse au fish and ships il est temps de reprendre la mer. Impatients de voir koalas et autres diables de tasmanie, on décide de s'arrêter au zoo taroonga pour 114 aud dont un ticket au tarif étudiant (le télésiège est fermé pour travaux). ERREUR, car ces petites bêtes en captivité dorment cachées toute la journée, il faut être présent aux heures fixes de nourrissage, ce qui, évidemment n'est pas notre cas, alors lion, tigre, girafe et éléphants BOF....... On regagne notre hôtel à 20h00 après une première journée de 12h00, avec la fatigue du voyage ça commence fort. Première impression: nous sommes stupéfaits par la très forte proportion d'origine asiatique de la population, on s'est même demandé si on s'était pas trompé d'aéroport à l'atterrissage !!!! Impression confirmée, puisque durant notre séjour, le premier ministre qui s'apprêtait à signer une nouvelle convention d'immigration avec la Chine a été débarqué de ses fonctions. Des affiches publiques 4X3 critiquant sa position l'accusaient de préférer les asiatiques aux Australiens!!!! Les petits déjeuners buffet inclus du Cambridge sont parfaits. Pour notre deuxième journée, on investit 120 dollars dans les billets du sydney explorer sightseeing bus valables 24h00, selon nous c'est un moyen idéal pour visiter à un tarif raisonnable. Achetés en fin de matinée, ils nous permettront d'effectuer le second circuit le lendemain matin. On fait un arrêt à la tower sydney, d'où la vue à 360° sur la ville est intéressante, cependant les tarifs de ces « attractions » sont toujours un peu prohibitifs, comme à mon habitude, j'avais quand même déniché un coupon à 20% de réduc dans l’un des nombreux prospectus du hall de l'hôtel. On se rend ensuite au plus grand marché aux poissons de l'hémisphère sud et ça vaut le détour, si comme moi vous raffolez des produits de la mer, le spectacle des étals multicolores bien ordonnés est éblouissant (c'est pas mal dit ça!!!ndlr) 😉 On peut manger sur place des produits extra frais et c'est quand même mieux qu’au macdo !! On poursuit avec le joli mais luxueux centre commercial au sein du vieux queen victoria building, le quartier the rocks avec une belle vue sur le harbor bridge et les jardins botaniques avec le mrs Macquiries point (soleil de face à 17h00, pas bon pour les photos ça!!) Coucher de soleil sur le célèbre opéra, déjà photographié sous toutes les coutures bien sur. Chez Coles, on achète de quoi picniquer en chambre, un peu de repos et d'économie ne feront pas de mal. Troisième jour, il pleut jusqu'à 9h00 mais le ciel s'éclaircira progressivement, on fait la ligne bleue du bus, qui dessert les beaux quartiers avec villas superbes sur la baie (vaucluse, rose bay, double bay). Arrêt à Bondi plage, célèbre pour ses surfeurs, là aussi absents malgré les belles vagues pleines d’écume (enfin les pros parlent de « spots »), par contre les travaux pré-estivaux sont nombreux. Au retour, on visite l’aquarium pour 96 aud (avec encore des coupons magiques à -20%), cependant c’est un peu décevant , deux tunnels permettent d’observer requins et dugongs on aperçoit un et un seul platypus, au final BOF aussi. (cela n’engage que moi comme d’habitude) Via le pyrmont bridge on rejoint le centre commercial moderne, pour nos achats compulsifs de souvenirs qui viendront s’entasser avec ceux des années précédentes. D’ailleurs j’en profite pour m’offrir un chapeau en cuir dit »crocodile dundee » car je ne veux pas, comme cela s’est déjà produit par le passé, remettre au lendemain l’achat inutile que je peux faire le jour même. (apparté: dans une autre vie, l'acteur était peintre sur le harbor bridge d'après ce que j'ai lu). Je prends un made in australia (regardez bien l’étiquette car les vendeurs chinois sont sournois, on a tenté de me vendre un made in pakistan!!)) De marque Barmah avec cinq vraies dents de croco (avec certificats !!) et un contour bracelet en cuir épais à tout de même 115 $ (prix constatés ultérieurement environ 130 à 140 aud) il y a moins cher avec seulement 3 dents et un contour support de dents plus fin à 80 aud….. c’est les vacances tout de même, j’ai bien le droit de me faire un p’tit KDO….( La marque Akubra, Australienne aussi, est un peu moins distribuée et un peu plus chère). Confrontés à ce gouffre financier dans le budget, ce soir ce sera encore picnic dans la chambre, acheté cette fois chez woolworth et pi tant pi…. Au petit dej, j’ai pris l’habitude des tartines au végémite. Cette pâte noire, énergisante , pleine de vitamine B est infecte, mangée seule, mais mélangée au miel ça passe et comme les militaires australiens en ont dans leurs rations, c’est forcément bon pour la santé…(HA elles sont contentes là hein ?) Pour ce dernier jour à Sydney, l’agence nous a réservé une excursion aux blues mountains parmi les nombreuses propositions existantes. C’est avec sydneyboutique que nous allons passer la journée. Prise en charge à l’hôtel en minibus avec un chauffeur âgé, anglophone mais très sympa et jovial. On ramasse 2 touristes anglais et première pause matinale au featherdale wildlife park où l’on se fait caresser par les koalas (euh non c’est l’inverse en fait) et l’on nourrit les nombreux wallabies, les cartes mémoires chauffent dur. On poursuit par 2 petites promenades forestières, les cascades Katoomba et évidemment arrêt au point de vue sur les trois sœurs (pics rocheux) et au touristique Waradah aboriginal centre, où deux « vrais faux »aborigènes nous exposent brièvement leur culture entre deux coups de didgeridoo. Le repas se fait au restau jameson house, tenu par des jeunes français adeptes du programme vacances travail (très nombreux en Australie) où l’on regoute le fameux barramundi, poisson exclusivement local. Au retour, petite pause à Leura, village rétro bobo sans grand interêt. Depuis le stade Olympique on rejoint circular quay en ferry omnibus avec de nombreux arrêts et de très nombreux passagers. L'air est frais.... Selon notre guide, l’immobilier est très cher à Sydney, beaucoup de gens y travaillent, beaucoup moins y habitent.

LE CENTRE ROUGE

Envol pour Ayers Rock et le centre rouge désertique du pays. A 7h00 coup de fil en chambre de la société chargée de nous transporter à l’aéroport, pour décaler l’heure de prise en charge, on passe de 8h00 initialement prévu à 7h30, méthode cavalière peu respectueuse de la clientèle. L’aéroport domestique en ce dimanche est très fréquenté mais l’enregistrement va vite, le boeing 737 de virgin australia à l’équipement sommaire est plein, après tout de même 3h00 de vol (je vous l’avais dit c’est grand l’Australie !) notre 4X4 toyota prado blanc rutilant sous le soleil nous attend sur le parking. Il faudrait presque un escabeau pour monter dedans ! Volant à droite et conduite à gauche, boîte auto heureusement y aura déjà ça de moins à gérer, quand on sait que plus d’une fois j’ai mis les essuies glace au lieu du clignotant…. 😠 On rejoint assez vite l’un des rares hôtel du secteur, le outback pioneer au pied du célébrissime rocher ULURU. Il s’appelait avant AYERS Rock, du nom de l’immigré Anglais, élu 7 fois premier ministre et qui avait permis les expéditions à l’origine de sa découverte au XIX°. L’entrée du site est à 25$/pers. En attendant l’heure fatidique du coucher de soleil, on fait un bout de promenade sur le kuniya walk jusqu’au waterhole (trou d’eau pour ceux qui comprennent pas mon anglais courant). Attention, si vous choisissez de rester un certain temps dans ce secteur pour l’explorer sérieusement et pédestrement, je vous conseillerai peut être l’achat d’un filet anti mouche proposé partout. Le mettre par-dessus ou en dessous votre chapeau, casquette ou seul sur la tête comme les femmes asiatiques car……les nuées d’insectes volants deviennent très très vite insupportables et il y en a partout, et puis après tout, LE LOOK APICULTEUR a du charme…. Ensuite on rejoint le site dédié coucher de soleil, où il faut se frayer un chemin et surtout trouver une place pour garer le camion, certains fans n’hésitent pas à déballer table et fauteuils, pic nic et champagne pour assister au spectacle, d’autres montent sur le toit des bagnoles, faudrait pas exagérer non plus. C’est beau mais quand même. Une autochtone fêtarde me traitera même de « lovely french » lorsque j’accepterai de prendre en photo son groupe d’assoiffés: Une connaisseuse…… Pour le dîner deux restos et pas plus, on choisit le plus populaire où l’on fait cuire soi même sa pitance sur une plancha non nettoyée par les clients précédents…. A ce propos, partout dans le pays presque toutes les aires de repos sont équipées d'une ou plusieurs planchas électriques fixes à disposition des adeptes du BBQ. Le confort de notre chambre à l'outback est appréciable. Demain, lever tôt, pour assister à 6h50…… Bah au lever de soleil évidemment depuis un autre point dédié, (le TALINGU NYAKUNYTJATU, atchoum !) Entre le soir et le matin, rien que le rocher seul, ce sera 70 photos… des fois qu’on en loupe une !! Vive le numérique! (et évidemment je ne vous donnerai pas le nombre de photos avec nous aussi dessus!!) Ensuite direction Kata Tjuta, autre chaîne rocheuse contrastant aussi avec la platitude du désert. On « randonne » sur la première partie de la valley of the wind (KARU) puis on s’aventure dans la walpa gorge, sous le soleil y a pas à dire c’est joli. Mais c’est pas le tout, on doit rejoindre Kings canyons et le Watarrka NP à 250 kms, alors hop à bord du camion. Et n’oubliez pas de faire le plein, car il n’y a que deux stations sur le trajet :curtin springs et kings creek : à chaque fois, une miniminisuperette, un mini restaurant et quelques hébergements rustiques ET PUIS C’EST TOUT, ici c’est camping et les Australiens, adeptes, ont tout à bord du vieux 4X4 poussiéreux. Nous on s’en fout, le réservoir du camion contient 87 litres.( le prix du litre de super est à 2,09$ et 1,38 en moyenne ailleurs) A l’arrivée, promenade jusqu’à kathleen springs (trou d’eau). Le kings canyon resort est correct, on mange un hamburger de chameau à la cantine de l’outback BBQ, avec en fond sonore, un musicien country retraité depuis longtemps. (longues tables communes et bancs) DODO car le lendemain c’est un cruel dilemne.. En effet pour rejoindre notre étape du soir à Glen Helen, soit c’est 280 kms via la piste « mereenie loop » de 160 kms, soit on contourne par le bitume mais là c’est pas moins de 700 kms !!! et deux avis différents (c’est mieux qu’un) nous déconseillent très fortement la mereenie loop ( payante à 5 $, histoire d’enregistrer les coordonnées des aventuriers en partance pour faciliter les recherches au cas où?) très difficile parait il, alors tant pis on va rouler. Je tente quand même sur quelques kms, un raccourci possible par la piste ernest giles road, mais mes deux passagères m’intiment de renoncer au bout de quelques kms, alors demi tour et roulons….

Têtu, avant d’arriver, je veux quand même savoir ce que c’est que faire du 4X4, alors on prend la palm valley, cul de sac de 40 kms AR et là : bah je fais pas le fier et encore moins le malin: rochers, trous, sable, novice, je suis obligé de consulter rapidement le mode d’emploi pour savoir comment franchir au mieux ces différents obstacles sans rester coinçé, on risque pas l’excès de vitesse, et je sais pas pourquoi mais malgré la clim je TRANSPIRE BEAUCOUP !!!! bref …maintenant on en rigole. A l’issue, sains et saufs, le camion aussi, on prend la piste de 43 kms, et il en reste encore 72 autres bitumés pour atteindre le glen helen gorge and resort…. C’est l’unique hôtel du coin, rustique et spartiate, il y a bien sur un camping, mais pas de superette et obligation de dîner à l’unique resto (en réservant) et sans pouvoir choisir l’heure, c’est plein… Au menu à la carte uniquement, une page pour les entrées et les plats et 4 pages pour les vins, tout est dit, ou plutôt écrit… Pas de petit dej inclus, comme dans presque toutes nos étapes, dommage, car sur place c’est 25 $ minimum par personne, ça ferait beaucoup au final. Départ 7h30 car avant de rejoindre Alice springs (la capitale du désert à 140 kms) il y a plusieurs promenades au sein du West Macdonnell national park ( pas plus d’une heure chacune sans forcer). On commence par Redbank gorge (un petit peu difficile, avec un sentier mal balisé et des rochers un peu partout), puis Ochre pits, Ellery creek bighole , stanley chasm (sentier « privé » payant à 10$ à faire vers midi avec le soleil de plomb à l’aplomb !!) et Simpsons gap, tout cela vaut le coup d’œil Omer! Arrivée début d’après midi à Alice springs où après 1700 kms parcourus, je rencontre mon premier feu tricolore et les premiers policemen. Ici les nombreux groupes d’aborigènes, visiblement marginaux, errent dans le tout petit centre ville. Les hommes ont un faciès très particulier, par contre les jeunes enfants sont magnifiques et les parents en profitent pour quémander une piécette aux rares photographes. Via internet (et viator, filiale de tripadvisor apparemment) j’avais réservé une promenade coucher de soleil à dos de camel (sans filtre) chez Pyndan tracks (18 kms au sud ouest d’alice springs)Nous sommes une dizaine, deux par bête, attachée entre elles, telle une caravane du désert, ça dure environ 1h00 et cette expérience exotique est très sympa. Sachez que depuis qu’ils ne sont plus utilisés pour les divers travaux et transports, et qu’ils ont été relâchés dans la nature, il y aurait en Australie plus d’un million de dromadaires. Pour la petite histoire, celui qui marchait derrière moi s’est blessé au naseau, et pour essuyer le sang dégoulinant, il n’a pas trouvé d’autre kleenex que… le dos de ma veste, résultat à l’arrivée, notre guide me donnera 50$ pour le nettoyage remboursant presque le prix du billet, alors que les dégâts étaient quand même superficiels. MERKI pour le geste.

MELBOURNE depuis le tout petit aéroport d’Alice springs (2 portes en tout pour arrivées départs avec accès aux avions à pied sur le tarmac) 2 heures de vol pour rejoindre Melbourne en milieu d’après midi avec qantas. Là notre chauffeur est à l’heure et à l’arrivée avec une pancarte nominative comme cela aurait dû être le cas à chaque fois, l’hôtel ibis est tout près du superbe marché victoria. Pour cette fin de journée on se contente de papillonner dans le centre de cette ville ressemblant à une ville européenne avec des habitants à l’inverse de Sydney qui se rapprocherait plus d’une ville US avec les habitations en périphérie. Le petit déjeuner buffet inclus du lendemain n’offre ni jambon ni fromage mais du riz cantonais et de la soupe miso, population locale oblige. On commence notre unique journée découverte par le marché victoria et ça vaut vraiment le coup, outre les beaux étals de produits alimentaires qui ne nous concernent pas, il y a aussi tout le panel des souvenirs types à des prix défiant tout ce que l’on a pu voir au cours du séjour, et encore plus intéressants si vous achetez plusieurs produits identiques pour gâter tous vos proches. Par 2,4,6 ou plus, pendules, tee shirts, stylos, porte clefs, casquettes, peluches sont presque à – 50%, idéal pour les cadeaux. Pour profiter au plus vite du maximum, on prend les tickets à 10$ du melbourne visitor shuttle (il faut payer en pièces à la borne de l’un des 13 arrêts) c’est pratique, c’est le chauffeur qui fait les commentaires. Le centre commercial harbour town est grand et beau mais les prix sont moins attractifs qu’au marché pour les souvenirs en tout cas. On rejoint la belle marina où l’on prend encore un bon fish and ships, puis garden fitzroy, et la jetée le long de yerra river, belle vue au 88° étage de la tour eureka qui ne déroge pas à mon commentaire précédent. Pour le dîner, réservé avant départ, toujours avec viator, c’est le colonialtramcar. Repas complet à bord d’un vieux tram circulant de nuit en ville (apéritif, plat, dessert et boissons à volonté très correct pour 60$ par tête c’est aussi un bon souvenir sympa, réservation obligatoire, y a vraiment du monde et la plupart habillé sur « leur 31 » sans être guindé) Séjour express un peu court dans cette ville que nous avons beaucoup aimé, ET PAS SEULEMENT POUR LES BOISSONS A VOLONTE DU TRAM !!!!!! à bon entendeur ( ou lecteur)

LA TASMANIE

Une nouvelle fois, un message à la réception nous avertit gentiment que la prise en charge de royal coach limousine sera à 8h55 au lieu de 9h30 encore merci, de plus le mini bus est trop petit pour le nombre de clients « à ramasser », les valises sont stockées sur une banquette, d’autres tassées tombent au sol avant fermeture forçée du coffre et notre driver dépose tout le monde au même endroit sans tenir compte des différents halls de départ, car ici à melbourne l’aéroport c’est pas alice springs….. Le vol qantas ne dure pas bien longtemps, et l’on prend rapidement possession de notre toyota pulsar sedan, japonaise qui comme celles déjà eues les autres années, a les charnières du coffre particulièrement mal foutues, empêchant inexorablement son chargement aisé, tant elles prennent de la place à l’intérieur….bravo les cerveaux nippons… Vu le planning insuffisamment étudié de ma part avant le départ, on est contraint d’aller directement vers la péninsule de tasmanie pour voir différents sites comme Port arthur. Contrairement à ce que l’on pourrait naïvement croire ce n’est pas une ville mais un ancien bagne dont l’accès est payant à 35 $, vu notre heure tardive d’arrivée à 16h15, la promenade en bateau ne se fait plus !!et la caissière voyant notre embarras nous fait payer que 2 billets à 18$, encore MERKI... En réalité ce ne sont que des ruines, et à part la visite de la maison bien conservée du chef de la garnison, y a pas grand-chose à voir, selon nous encore une fois.



Ensuite on fait à la va vite les différents points de vue photos, proches les uns des autres: devil’s kitchen, tasman arch, blowhole, pirates bay, il fait beau et c’est beau mais sans plus. De nuit à 18h00, on gagne notre hôtel d’hobart, le west point, c’est un immense hôtel casino excentré, ce jour là, plein à craquer avec séminaires et mariages hindous qui monopolisaient l’accès du hall et les ascenseurs. On dîne au fish and ships à Elisabeth street avec difficulté pour se garer, en résumé on ne verra rien d’hobart dommage peut être… précision, le soit disant intéressant marché de Salamanca n’a lieu que le samedi matin. Après le dîner, au retour je ne résisterai pas à la tentation du casino, et me ferai plumer de 15 malheureux $ à une sorte de roue de la fortune aux règles ultra simples spéciales débutants ( et pigeons). Dimanche 13 Septembre, 8h00, départ vers le mont field NP et la belle route le long de la Tyenna river, quand on arrive le visitor center est encore fermé, obligés, si on est honnête, de mettre notre obole dans une boîte en remplissant un ticket à 2 souches, un dans la boite et un sur le tableau de bord (24$/jour/voiture). Puis direction les belles russels falls à 20 mns de marche facile, on apercevra furtivement un opossum matinal, au dessus l’accès aux horseshoes falls demande un peu de grimpette, à l’issue un bon café au bar enfin ouvert et achats de peluches pour mon adolescente majeure que je ne veux pas voir grandir !!! snif snif. Ensuite arrêt à Richmond avec le plus vieux pont du pays (1825), ses vieilles maisons géorgiennes et ses sandwichs que nous dégusterons avec modération peu avant Orford au bord de la Prosser river. Arrivée à Bicheno pour 2 nuits, soit une de trop, c’est un vrai bled, 2 boutiques fermées dimanche et Lundi (pas de bol) et une superette qui ferme à 17h00 heureusement ! Notre chambre au best western n’a pas de vue sur mer dommage. Pour l’instant la seule wildlife vue sur l’île, ce sont des troupeaux immenses de moutons et de vaches, et ….. des cadavres tous les kms de wallabies écrasés sur les bas côtés qui font le bonheur des corbeaux charognards biens dodus. Au sealife center restaurant, l’un des 2 ouverts sur 3, on se prend un copieux plateau de fruits de mer chaud et froid pour 2 avec notamment des huîtres bien charnues et iodées. Sur le chemin du retour on croise des pinguinos en randonnée nocturne dans les fourrés c’est CHOUETTE . Aujourdh’uy on a eu entre 23 et 26° sous un beau ciel bleu ensoleillé : inespéré. Ici, comme partout à travers le pays, la récupération d'eau de pluie n'est pas une utopie, nombre de maisons sont équipées d'une , voir deux citernes gigantesques et bien visibles.

Après la grasse matinée, départ à 8h45, pour le parc Freycinet (accès 24$ par voiture) Pause à Coles bay, tout petit, et puis promenade d’environ 1h15 AR vers wineglass bay (la baie du verre de vin !), y a du monde, c’est beau, sur le parking au retour un wallabi croque une carotte offerte par de jeunes asiatiques photographes (pléonasme?) malgré l’interdiction de nourrir la faune. Pauses photos obligatoires à honeymoon bay, richardsons beach, sleepy bay et cap tourville. Après avoir vérifié l’heure de nourrissage des fameux diables (15h30) on se dirige au east naturworld park, où nous serons les 3 seuls visiteurs et c’est très bien ainsi. On fait mumuse avec les gentils wallabies gourmands, notre guide nous explique tout sur ces pauvres diables emblèmes nationaux à la durée de vie très limitée à cause notamment d’une maladie incurable, et en plus elle confie momentanément dans les bras de « ma fifille » un jeune woombat adorable, les cartes mémoire ont fini de fondre… On dîne au resto attenant à l’hôtel, plein, ici aussi on commande et paie à l’avance au comptoir avant d’être servi à table, il y a une mini salle de jeux avec machines à sous et des écrans géants avec tirage en direct du keno local toutes les 2 minutes.

Ce matin, il fait 9°, pour rejoindre st helens à 75 kms seulement, on décide d’explorer un peu le centre de l’île : Campbell town avec son pont de pierre de 1838, puis Avoca, Fingal, St Marys, Scamander que des bleds. On dépasse l’étape pour voir Binalong bay et bay of fires , avec ses rochers colorés d’algues séchées devenues orange. Il a plu presque toute la journée, mais cela ne stoppe pas les aventuriers que nous sommes…Alors on marche jusqu’aux saint columbia falls, les plus hautes de Tasmanie, puis sous la pluie battante on affronte le chemin boueux et forestier jusqu’aux « halls falls » c’est long et évidemment on croise personne. Mais on emporte chacun un petit souvenir que l’on découvre une fois repartis en voiture :ça nous gratte au niveau des chevilles et des mollets c’est quoi DONC ?.... ET BIEN DES PETITES SANGSUES PARTOUT, chaussures, chaussettes pantalons et peaux, parano collective…. Je vous en reparle si je peux dans quelques mois…. 😎

Dernier jour sur l’île, direction Launceston, mais avant on s’arrête au « shop in the bush » capharnaüm vendant du neuf et de l’occas tenu par une gentille mamie, en pleine fôret c’est attrayant. Via Scottsdale, bridgport et george town (pas terrible), puis le batman bridge suspendu on arrive au cataract cliff gorge . C’est la seule attraction de cette ville étendue, partiellement à flancs de colline. Moyennant 12$/personne on peut prendre le télésiège surplombant le site puis effectuer quelques petites promenades avec de belles vues , mais c’est quand même plus une destination familiale dominicale et locale (ale ale ale QUOI ? De la bière ? Où ça?) Nous sommes très chaleureusement accueillis à l’hôtel comfort inn coach house près du centre ville, pas vraiment dédié au tourisme, pour le dîner on préfère le hallam’s waterfood avec encore un plateau de fruits de mer chaud et froid, assez cher(en tout 185$) plutôt que le stillwater plébiscité par certains guides mais proposant peu de produits de la mer au menu.

GREAT OCEAN ROAD (GOR)

A l’aéroport où nous arrivons bien sur en avance on nous annonce l’annulation de notre vol qantas de 10h40 pour Melbourne et nous sommes redirigés sur le Jetstar de 10h15 quand l’informatique le permettra, angoisse de courte durée. Du coup on arrive un peu en avance à l’agence Hertz, débordée, après les formalités il faut attendre que la voiture tout juste restituée soit prête, au final on perd du temps et pourtant la route est longue avant d’attaquer réellement la GOR. Là attention, en quittant l’aéroport ne vous trompez pas de route soyez vigilant (GPS ou demandez conseil au loueur) car les accès proches de melbourne sont payants via portiques automatiques et il parait que ça coûte. J’aurai dû être un peu plus attentif au devis et demander une étape plus proche vers apollay bay par exemple car vu la distance à parcourir et l’heure d’arrivée à melbourne, on a 280 kms à faire (en théorie mais 345 réellement faits avec les détours de « curieux ») et ça roule pas forcément très bien. Du coup on zappe un peu certains sites possiblement intéressants comme turquay et bells beach (spot de surf mondialement réputé) et Apollo bay où l’on fait un passage rapide, à 17h30 tout est fermé. Le cap Otway, cul de sac de 21 kms payant pour voir le plus ancien phare du pays aurait peut être valu le détour.

Par contre, avant apollo bay, à grey river road près de kenneth river il n’était pas question de louper l' arrêt obligatoire: koalas à profusion en pleine nature, à condition de lever la tête et chercher dans les eucalyptus, et surtout si vous écartez les bras, en moins de 10 secondes vous êtes un perchoir à perroquets multicolores même sans rien leur offrir à manger, les nouvelles cartes mémoire commencent à fondre. 10 kms plus loin c’est erskine falls toutes proches du parking, ensuite jusqu’à port campbell c’est 90 kms de route sinueuse loin de l’océan, cette portion devrait plutôt se nommer « great forest road ». Le motel best western great ocean road motor inn (atchoum) est architecturalement parlant sympa, tout en bois mais il faut la voiture pour aller dîner au seul resto ouvert de ce bled le « 12 rocks » où pour 105$ avec 2 boissons c’est pas trop mal.

Il a plu toute la nuit et pour rejoindre Robe en théorie, encore, c’est 375 kms mais on en fera 470 , toujours par soif de curiosité. Alors pas de temps à perdre, on attaque entre les éclaircies et en rebroussant chemin, les 12 apôtres dépassés la veille au soir. Ils ne sont plus en réalité que 8 à cause de l’érosion maritime (2 cms par an au pied). Belles photos, mais encore beaucoup trop qu’il faudra trier au retour. Puis tous les autres points de vue assez proches dans le désordre, london bridge devenu arch après l’écroulement d’un morceau, (isolant 2 touristes sauvés par les secours) loch and gorge, the grotto (après Peterborough bay of island), en 1h30 tout est fait. La fin de la GOR est à Warrnambool, ville animée avec commerces, peu avant on a acheté nos sandwichs au magasin cheese world face à la fabrique. On fait une pause à logans beach point d’observation des baleines, mais ça doit pas être le bon moment, après un 10 eme perdu à chaque œil à scruter l’horizon: rien à voir. On tente d’explorer le parc gratuit de tower hill mais toujours pas de wildlife dans les parages. Port Fairy vaut une pause photo le long du chenal. Mont gambier est une grande ville et l’on monte voir le lac bleu, réservoir naturel d’eau douce dans le cratère d’un volcan éteint (pas étonnant avec toute cette eau !!) 😏 A 14h30, retour brutal sur terre, on a encore 300 kms à faire, on arrive à 17h30 car ici y un décalage horaire de moins 30 mns. A Robe, près de la plage, il parait que l’on peut aussi voir des dauphins, mais là encore ils doivent être ailleurs. Après un quiproquo sur l’emplacement de notre BandB, le propriétaire nous rejoint et nous accompagne jusqu’à notre cottage victoria, maison typique individuelle entièrement équipée, et rien que pour nous. Pour le petit dej le frigo est plein (pain de mie, œufs, bacon, jus de fruit, lait confiture) c’est top, incredible (in english please) bon d’accord faudra faire la vaisselle mais quand même. On dîne juste à coté dans l’un des rares resto de ce bled (aussi) c’est plein.

350 kms nous séparent de Victor harbour, l’étape du soir. On zappe Grampians qui aurait nécessité une journée de plus. Peu avant Kingston, une tribu entière de wallabies regardent passer les voitures au bord de la route, chez nous les vaches regardent passer les trains parait il, chacun son truc. En tout cas un coup de warning sur le bas côté, le temps d’immortaliser tout ça. A peine plus loin, je suis ému par deux émeus émouvants qui se meuvent dans les broussailles. Au coorong NP on tente la promenade d’observation des pélicans, mais fo un zoom pour voir les vols et envols collectifs. Par contre pas besoin pour admirer furtivement un énorme kangourou qui s’enfuit au milieu des arbustes, c’est notre jour faune sauvage. Au bord du lac Albert, à Méningie on engloutit nos sandwichs en observant avec attention l’unique pélican qui accepte de poser devant les objectifs. Il fait beau et 23 degrés, mais 24 ressentis, j’en suis sur !! (j’adore cette nouvelle marotte débile de nos présentateurs météo) Victor harbour est très étendu, enfin une ville, c’est Samedi et c’est la fête années 50 avec orchestres, concours de voitures américaines rutilantes et habits d’époque, CHOUETTE, non je l'ai déjà dit, allez HIBOU. le train à vapeur cockle train (ou steamrange) ne fonctionne pas aujourdh’uy, tant pis, on se rabat sur l’autre attraction locale, le horse tram qui relie granite island à 9$ l’AR et un samedi jour de fête, et bien à 15h30 c’est déjà le dernier trajet possible. Notre hotel golf Mac cracken country club est loin du centre ville et pas à la hauteur de ses prétentions selon nous, la propreté laisse à désirer. Pour le repas du soir, on se prend trois bons gros hamburgers au bistrot de l’hôtel victor sur l’esplanade pour 48$ ! c’est plein et animé.

KANGAROO ISLAND

Malgré les avis controversés, on a décidé d’y aller faire un tour, comme ça on saura. Seulement 60 kms séparent victor Harbour de Cap jervis, l’embarcadère du ferry. Notre voyagiste a tout fait pour nous prévenir, il y a 2 jours que notre départ de 10h00 était supprimé et reporté à 12h00, heureusement car patienter sur place aurait été long, y a rien, je dirai même moins que rien…. Pour me stationner à bord, je suis encore une fois pas très fier, car les voitures sont garées au millimètre près pour en mettre le plus possible. La traversée de 13 kms jusqu’à Penneshaw dure 45 mns, au cours desquelles je perds encore 1/10 eme à chaque œil pour essayer de voir des accompagnateurs marins, en vain. Cette île de 145 kms de long sur 60 maxi de large compte environ 6000 habitants dont un tiers à Kingscote « la capitale » autant dire que c’est désert. A peine arrivés, on doit rejoindre l’extrémité et le parc flinders chase. donc pour optimiser cette visite express de 2 nuits, il faut bien planifier les choses à voir et à faire. On achète nos sandwichs à l’arrivée et pas trop de choix…. Compte tenu de ces paramètres, nous empruntons quand même une piste pour accéder à la honey farm clifford’s, avec son merveilleux miel issu d’abeilles Italiennes de Ligurie( 1884), on prend un kilo moitié Mallee moitié spring mix, tant pis pour les valoches, il est trop bon. Pour éviter les kms superflus, on emprunte diverses autres pistes sablonneuses pour rallier notre visite suivante, c’est seal bay et sa plage remplie de lions de mer et autres otaries ou bien étaient-ce des phoques ? en tout cas ce qui est sûr, c’est que c’est un piège à touristes très cher. Il faut débourser 16$ par personne pour arpenter le boardwalk en bois d’environ 300 mètres (avec interdiction de s'en écarter) jusqu'à la plateforme d'observation. Là on aperçoit d'inertes mammifères somnolant au soleil gratuitement EUX. Par contre, si on accepte de payer 33$ par tête avec un guide, on a le droit à un point de vue global mieux placé et surtout d’aller sur le sable approcher les plus éveillés. Pour nous, franchement c’est à éviter, surtout que l’on verra beaucoup mieux plus tard et gratuitement !!. Ensuite à Vivonne bay , aucun pingouin à l’horizon, par contre en route bocou de kangourous dans la nature. A hauson bay wildlife sanctuary on paie 7,5$ par personne pour essayer à nouveau de dénicher des koalas avides d’eucalyptus et quelques kangourous, mais finalement sous la pluie en plus, c’est pas forcément incontournable. Le island wilderness retreat avant l’entrée payante de flinders chase a le monopole de l’hébergement, repas au nicolas baudin restaurant (avec réservation) assez corrects…. Le petit dej inclus ne propose pas « de chaud » c’est moyen.

On arrive à 8h50 à l’entrée payante de flinders chase (33$), la femme du visitor center croit bon de sortir nous informer comme c’est écrit sur la porte que ça ouvre à 9h00, pourquoi, présente, n’a-t-elle pas ouvert de suite en voyant les gens attendre ??? parce qu’ici aussi les employés semblent être très attachés à leurs précieux horaires de travail, je l’ai constaté à plusieurs reprises à travers le pays, bien ou pas je ne juge pas mais j’ai le droit de penser ce que je pense… Donc, à nouveau, en tant qu’étrangers honnêtes, comme ceux de chez nous, on met notre droit d’entrée à 33 $ dans la petite boîboîte extérieure. Sous de faibles éclaircies ensoleillées, on commence par remarquable rocks, rochers étrangement découpés posés sur un promontoire lui aussi rocheux. Allez y tôt, car après à mon avis, impossible de faire des photos sans bipède et tout le monde n'a pas photoshop. Ensuite cap du couédic avec son phare et surtout Admirals arch, et là, quantité d’otaries et lions de mer en totale liberté, les nombreux petits font mumuse dans les piscines naturelles en attendant la marée haute, d’autres plus audacieux se lancent dans la houle sous l’arche protectrice, c’est à voir, incontestablement. Après une pause achat au visitor center ouvert, on se dirige vers le nord et stockes bay (3 baraques) là n’hésitez pas à rejoindre la plage de sable blanc à travers le court et très étroit chemin escarpé entre les roches vous ne serez pas déçus.(à droite en faisant face à la mer lorsque vous atteignez le bout du bout ). On rejoint Parndana, ridiculement petit, mais où en l’espace de quelques minutes on verra surgir de nulle part moults véhicules venant retirer leurs courriers en poste »restante »et faire menus achats dans les 2 boutiques aux rayons à moitié vides (heu non pardon à moitié pleins). On tente émeu bay où y a rien à voir et emeu bay lavander (pour acheter de la lavande) mais cette exploitation, visiblement tenue par des homosexuels, vue les drapeaux fièrement dressés indiquant l’emplacement, est fermée le lundi et le mardi, dommage, j’aurai tellement voulu leur prouver mon amour….. pour la lavande… 😛 On s’arrête au magasin « beehive » bien plaçé touristiquement parlant, où le miel est plus cher évidemment, mais on en prend quand même 500 gr de plus pour goûter bien sûr... Arrivée à Kingscote, 3 boutiques, 3 ,4 restos, et 2 bottles shops ( pour acheter bières, vins ou alcools). Je fonce à l’agence sealink pour modifier notre heure de ferry du lendemain Et j’obtiens 8h30 au lieu de 14h30 parce que nous avons envie de voir Adélaïde, plutôt que patienter inutilement sur kangaroo !!. avec un départ d’ici vers 7h00 du mat , mon interlocutrice n’a de cesse de me recommander de conduire très prudemment à cette heure matinale afin d’éviter d’envoyer au paradis à coups de parechocs d’innocents wallabies. L’unique attraction du bled c’est le nourrissage des pélicans à 17h00 précises chaque jour. Un intermittent du spectacle au discours bien rodé, nous présente durant 30 mns ses amis sauvages quasiment apprivoisés par la régularité des horaires, un show naturel artificiellement orchestré..MOYENNEMENT BOF.. 🙁 On mange au resto de notre hôtel Aurora zone, une fois de plus pas trop le choix…

Départ matinal, et donc petit déjeuner rapide au buffet à peine garni vu l’heure. 50 mns pour rejoindre l’embarcadère de Penneshaw et quelques dauphins aperçus durant la traversée. Sur la route vers Adélaïde ( 110 kms environ) que l’on atteint vers 12h00, des hordes de kangourous scrutaient les voitures. A central market, on achète nos derniers souvenirs Australiens, puis on arpente bundle street, piétonne et commerçante. On dîne correctement au pub de l’hôtel mistral avant de regagner notre bel apparthotel breakfree , à 10 mns à pied de bundle, dans le quartier des bars à « sheesha », sex shops et autres salons de massage !! Je comprends maintenant pourquoi très peu de tour opérator évoque Adélaïde, de ce que l'on a vu, cela semble effectivement assez moyen.

HONG KONG

Notre avion est à 6h25, alors départ pour l’aéroport situé à 20 kms à 4h30 !!arrivée 4h50 et dépôt des clefs de la voiture de loc dans une boite à lettre hertz. Ensuite c’est 50 mn de queue pour l’enregistrement, car ici y a 2 comptoirs pour les prolos en classe éco et 5 pour les autres…… Premier contrôle de sécurité, et avec ma tête de terroriste en puissance, j’ai en plus le droit au test aléatoire de recherche d’explosif avec le « nez électronique » !. Après cela, ne vous précipitez pas comme nous à acheter une bouteille d’eau, car il y a un second contrôle où on vous la confisque, ou plutôt on vous la vole en toute impunité, j’ai failli aller la vider aux chiottes… euh pardon aux toilettes😄 Bien sûr, là aussi j’ai le privilège de devoir subir la cabine body scan, y a pas à dire ils ont du flair. Il y a 9h00 de vol, et deux heures de décalage en moins, on arrive en début d’après midi. On a quitté l’Australie avec 12°, ici il fait 32 et humide. Pas question d’emprunter les transports en commun avec nos bagages étrangement de plus en plus lourds, alors aucune hésitation, taxi. Ici ils sont de trois couleurs différentes, une pour chaque secteur desservi, c’est bien organisé, et pas d’attente. Il est aussi clairement indiqué de prendre les coordonnées du chauffeur, dont la carte « d’accréditation » avec photo est collée sur le tableau de bord, en cas de litige. Le mode de calcul de la course est assez complexe, nombre de bagages (qui généralement ne rentrent pas dans le coffre qui reste ouvert tenu par un sandow), prise en charge fixe de 16$HK pour les 2 premiers kms ensuite ça tourne tous les 200m, de plus le péage du tunnel est à votre charge, enfin bref pour faire plus simple le trajet aéroport- kowloon nord de 40 mns nous a coûté 240$HK (soit au taux de 1euro = 8,52 $HK achetés avant de partir moins de 30 euros pour trois), je ne connais pas les tarifs en France mais cela ne m’a pas paru trop cher. Du coup on les utilisera beaucoup, notamment pour regagner le soir notre apparthotel ovolo west kowloon (avec petit dej), bien équipé mais excentré. N’oubliez pas de prendre un plan en chinois pour leur indiquer votre destination, parce que sinon….. ça se complique un peu. Aussitôt notre cargaison déposée et les tenues légères enfilées pour la première fois, on fonce à la découverte de ce petit bout de Chine (depuis 1997) et ses 6 millions d’habitants (dont 2 sur Kowloon). On parvient difficilement (je lis et j’écris pourtant couramment le mandarin, mais je ne le parle pas !! lol)😏 à rejoindre Nathan road le poumon de ce quartier, et les nôtres de poumons vont souffrir car y a quand même pas mal de pollution. Une circulation incroyablement intense, d’innombrables taxis et bus à étage, tous de marque Wolkswagen tellement ils polluent. Beaucoup d’habitants hypocondriaques ou pas, portent un masque. Pour traverser cette avenue à 4 voies, il faut emprunter des souterrains. Les échoppes plus ou moins grandes et « rangées » proposant des remèdes médicinaux traditionnels sont nombreuses, tout comme les luxueuses bijouteries, aux personnels tirés à quatre épingles. Leurs vitrines regorgent de bijoux massifs en or lui aussi.(subtilité?) 🤪 Concernant l’électronique, n’ayant pas de besoin particulier, je ne m’y intéresserai pas. J’ai lu avant de partir des avis divergents sur les éventuelles bonnes affaires, rappelez vous le vendeur chinois est sournois, et aime les copies. Le long de cette avenue, tous les 10 mètres, d’autres, plus musulmans que bouddhistes, vous accrochent sans vergogne pour vous proposer montres ou vêtements en cuir, à la longue c’est pénible. Fo dire que les potentiels pigeons Occidentaux ne sont pas nombreux, on se sent même un peu seuls et souvent observés, mais pas trop de travers quand même. On passe au ladies market, spécial touristes, concentré et à l’étroit aux pieds des tours modernes ou pas….. Le long des trottoirs, si de l’eau vous fouette le visage, ce n’est pas une douce pluie rafraîchissante, mais la condensation des innombrables clim suspendues au dessus de la chaussée. Les gigantesques échafaudages en bambou attachés avec de la tresse plairaient beaucoup à notre inspection du travail. Ici pas de chômage dans le bâtiment, les chantiers sont permanents On atteint péniblement le bout au bord de la baie, face à l’île Victoria, et avenue of stars avec au sol, comme à Hollywood, les palmaires des vedettes locales et la statue de la supervedette : Bruce lee. Ne sachant pas dans quelle gargouille aller ingurgiter miasmes et microbes on choisit à proximité une pizzéria rassurante car à 20h00 il faut revenir pour : Assister à la symphonie des lumières. Musique, lasers et enseignes lumineuses des grattes ciel, plus les ferrys illuminés, les reflets sur l’eau, c’est beau, et ça attire du monde. Le retour se fait en taxi pour 60$HK, on en peut plus.

Journée Big bus, on prend les tickets 48h00 deluxe tour à 480$/personne (55 euros) incluant les trois différents circuits, un A/R en ferry, le tram pour victoria peak et un petit tour en sampan à Aberdeen, une fois de plus, selon nous, c’est vraiment intéressant. On commence par le ferry, (toutes les dix minutes environ, la traversée est très courte) ils sont authentiques et pas tout jeunes, l’immersion est totale.(10 millions de passagers annuels, malgré le métro) Le circuit rouge nous dépose au peak tram. Notre ticket nous dispense de faire la queue « normale » en serpentin, mais à cette heure il n’y a pas trop affluence, ce qui n’est pas le cas en fin d’après midi pour voir la baie illuminée. En effet au somment, la vue est vraiment belle, même si la pollution est perceptible. A l’arrivée du tram, il y a bien sur une boutique de souvenirs, et ils ne sont pas si chers que ça, de ce que l’on trouvera après, il s’agit d’une chaine de magasins « élégant tang dynasty » il y en a au moins un autre au 54,64 nathan road. La galerie commerciale présente peu d’intérêt, après avoir fini de remplir les cartes mémoires, on redescend pour faire le circuit vert qui nous conduit via de petites routes escarpées de l’autre côté de l’île vers les quartiers chics et résidentiels de repulse et stanley. Au retour on fait notre petite promenade en sampan au milieu des dernières habitations flottantes d’Aberdeen, on passe devant le jumbo floating restaurant à l’architecture typique, mais…. On passe aussi derrière, côté cuisine et là subitement notre appétit est coupé………… On reprend le ferry au coucher de soleil et c’est beau (comme disait Coluche dans un de ses sketchs : une photo du lever et une du coucher) et on cherche un restau. On tente un beau avec belle devanture, mais l’accès conduit au sous sol dans une salle sans fenêtre. A peine assis on nous amène du thé et plusieurs coupelles remplies de victuailles sans avoir rien commander, devant notre interrogation, on nous fait comprendre que c’est obligatoire, et pas gratuit. Comme ce type de surprise, justement, n’est pas notre tasse de thé, on dégage. Trop guindé pour nous, on préfère un vrai petit bouiboui un peu plus loin au sein de la populasse, mais le canard rôti n’a plus que la peau et les os ( qui à déjà mangé la chair ???) heureusement il reste la sauce et le riz !!!!! 😠 On remonte tranquille vers notre hôtel pour digérer via le marché de nuit de temple street puis

TAXI et DODO avant de profiter de notre dernier jour de vacances snif snif.

On retourne au ladies market où on achète en vrac des clés USB 32GO en forme de petits personnages ou autres à 100$HK les 10, comme prévisible, aucune ne fonctionnera au retour, certaines sont même vides de tout électronique : le vendeur chinois est sournois. Au marché aux poissons, les vivants hein, ceux pour aquarium, et ben pareil, au retour aucun ne nagera…… Au marché au jade, n’étant ni connaisseur, ni amateur on achète une babiole pour la forme, inutile de vous dire que je ne vais même pas essayer de savoir si c’est du vrai. On reprend le star ferry, tant pis pour le budget (2$ le ticket soit……17 cents d’euros) et on finit le circuit rouge avec le golden Bauhinia square (fleur emblème de la ville figurant aussi sur le drapeau), on emprunte l’escalator géant qui permet de gravir une partie de la colline, puis on traîne à travers les ruelles en pente avec leurs petits commerces de proximité. Beaucoup plus d’occidentaux de ce côté ci. Comme à San francisco pour les cables cars, les habitants se sont opposés à la disparition des jolis trams à étage. On retraverse la baie pour la dernière fois, et comme le conseille le guide du routard, on se rend pour manger au 3 Hau fook street chez caterking dim sum shop (ouf !) et là sur photos on choisit un grand assortiment de mets locaux pour un prix dérisoire, on finira donc sur une bonne touche culinaire. Nous conseillons vraiment à ceux qui le peuvent cette pause asiatique, dépaysante et cosmopolite. Le lendemain matin à 7h00, le taxi commandé pour l’aéroport nous prend à l’hôtel c’est donc un peu plus cher 280$ . Une heure de formalités plus tard (le nom de jeune fille du passeport ne figurant pas sur le billet d'avion fait tiquer le sens policier des fonctionnaires zélés), on peut dépenser le peu de monnaie qui nous reste en souvenirs.

Dans 12h00 nos vacances seront définitivement terminées, et le retour sera sûrement brutal. C’était encore un beau voyage mais épuisant. Nous qui connaissons surtout les USA, la comparaison était tentante mais injustifiée. En effet, l’Australie, cette île, géographiquement éloignée, semble naturellement protégée du reste du monde. Les habitants semblent peu stressés, sereins mais conscients de leur qualité de vie qu’ils entendent bien conserver. La faible densité de population renforce certainement la notion d’indépendance d’où probablement l’éviction du premier ministre qui s’apprêtait à accueillir plus de migrants chinois, déjà très nombreux. Cependant, durant notre présence, la crise Européenne avec l’afflux des migrants syriens mobilisait l’ensemble des médias, et l’Australie a accepté de participer à l’effort de prise en charge. N’oublions pas que ce pays a payé un lourd tribu lors de la seconde guerre mondiale et a récemment subi, lui aussi, des actes terroristes. Ainsi nous pensons raisonnablement que cette destination de voyage est, pour le moment en tout cas, réellement attractive, cette douceur de vivre, cette nature vierge, cette faune sauvage, autant de points d’intérêts réellement motivants, pour inciter à découvrir les autres régions à l’occasion d’un éventuel autre voyage qui sait ?. Si vous avez réussi à lire la totalité de cette longue bafouille, voire en plusieurs fois, je vous en remercie et si vous avez des questions, comme les fois précédentes n'hésitez pas à me contacter. Et pour celles et ceux qui seraient intéressés, un petit diaporama est visible sur youtube: www.youtube.com/watch?v=Wl5SSCaIP64 Merci et à bientôt DJ93
Namibie: place des bagages dans un 4x4 équipé English translation pending
by Raveau · 2015-11-08 · 74 replies
Bonjour, Pour un éventuel voyage en Namibie à 4 adultes en camping avec tentes sur le toit, je me pose la question de la contenance du coffre pour les bagages . Combien de valises ou sacs pouvons nous mettre ? Je me doute qu' un 4x4 équipé nécessite du matériel et que celui ci réduit la place pour les bagages personnels. Je ne me rends pas bien compte de la place restante et de l'organisation en terme de rangement . Merci pour vos retours d'expériences et avis . Agnes
MSC Musica le 20 février 2016 English translation pending
by Pinodieres · 2015-11-08 · 81 replies
Bonjour

Voila c'est réservé, croisière sur le MSC Musica au départ de Dubai le 20 février 2016. Nous sommes 2 adultes avec une fille de 16 ans. Pour nous c'est départ de lyon, via Munich avec Lufthansa. Je cherche des personnes qui ferait la même croisière pour échange d'idée sur les escales. A bientot
Les bons de MSC: promotion ou arnaque? English translation pending
by Frangeor · 2015-11-06 · 173 replies
Pour la seconde fois, MSC m'a vendu un bon MSC à 10€, promettant une réduction sur l'achat d'une nouvelle croisière. Au moment de l'achat, j'avais demandé toutes garanties à l'hotesse chargée de vendre ce produit à bord.

Le reçu stipule clairement que ce bon, valable sur une nouvelle réservation,

"est applicable sur les tarifs des brochures" "est cumulable avec le tarif du jour et les remises des membres du MSC Club, " "est utilisable lors de la réservation de croisières de 78 jours ou plus"

Pour la seconde fois, MSC refuse d'appliquer ses propres textes et propose uniquement d'utiliser ces bons en crédit à bord.

Aujourd'hui, Il prétend que c'est à l'Agence qui réserve les croisières de régler ce différend, alors que ces bons sont vendus à bord, comme si une Agence pouvait être tenue responsable de leur propre forfaiture.

Vous penserez peut-être que ce n'est pas bien grave, mais je constate une nouvelle fois que MSC prend beaucoup de libertés avec sa clientèle la plus fidèle! ( baisse des réductions Club, suppression d'escales, etc..)

Qu'en pensez-vous???
Organisation de notre voyage sur la côte Ouest américaine English translation pending
by Nenou30 · 2015-10-28 · 119 replies
Bonsoir a tous, je découvre ce site et a ma grande satisfaction c'est une vraie mine au trésor !!!

Je me présente , hervé 30 ans habitant dans le Gard , et fraîchement marié a Mélissa 24 ans !!

Nous avons le souhait d'organiser notre voyage de noce sur la cote Ouest des EU !!!

J'ai pu découvrir que c'est le souhait de beaucoup de personnes et surtout que beaucoup d'entre vous on eu la chance de le faire , et vous le faites partager en plus , c'est vraiment cool

Maintenant je vais avoir besoin de tous vos conseils et expériences pour nous aider a organiser notre trip à nous ...

Tout d'abord nous aimerions partir du 29 Avril 2016 au 15 Mai 2016 et avons en tout et pour tout un budget de 5000 euros ...

Au jour d'aujourd'hui nous avons nos passeport, mais tout reste a faire ...

Je pense qu'à présent il va falloir réserver nos vols , et a ce niveau la , des compagnies a privilégier ?? D'autres à éviter ?? Utiliser les comparateurs de vols tel " Jet cost " ou allez en agence de voyage ?

Dans l'idéal ensuite nous aimerions faire comme la plupart d'entre vous, L.A , universal studios , Grand canyon , Monument Valley , L.V , death valley , san francisco dans les grands traits ...

Après dans l'idéal on aimerait quelques haltes selon le timing et le budget surtout tels que , célébrer un mariage en chapelle a Las Vegas , assister a un match de soccer MLS ou basket NBA ... le reste étant a peaufiner ..

Il faudra bien sur qu'on réserve les hôtels et la voiture ( ford mustang serait un must , a éviter ? )

Voila encore 1000 et une quéstions a vous poser mais déja le plan est posé et maintenant j'attends vos réactions et 1er conseils ...

Merci a tous
Échappée belle en Inde - 2012 English translation pending
by Yzaure · 2015-10-26 · 9 replies
"Le meilleur qu'on puisse ramener du voyage, c'est soi-même, sain et sauf."(proverbe persan) L’Inde a nourri mon imaginaire. Adolescente, j’ai lu “l’homme qui voulu être roi” de Rudyard Kipling en me forgeant l’idée que l’inde est le pays où la folie des hommes peut s’exprimer. Premiers jours d’octobre 2012, riche d’un billet Bruxelles/Delhi, Chennaï/Bruxelles et munie du précieux visa, je doute encore de mon envie de partir. Noyée sous l’avalanche des recommandations et influencée par ces voyageurs qui ont “fait” l’Inde, je n’ai pas d’itinéraire. Je pars le mois prochain, c’est certain. Mais quelle route emprunter ? Varanasi, Darjeeling, Agra, Mysore …. Tous ces lieux m’attirent et me repoussent. Mon entourage me regarde comme une espèce rare : “tu pars seule ? tu n’as pas froid aux yeux !” A près de cinquante ans, je ne suis pourtant pas téméraire, un peu perdue sans doute, avec pour seule envie : foutre le camp. Renouer avec ces poussées d’adrénaline qui me rappellent que je ne suis pas morte. Mon quotidien m’ennuie. Ma vie ne me captive pas et mes amours sont incertaines. Partout dans la ville, des affiches électorales défigurent les lieux publics mais la continuité annoncée des politiques stériles ne me tient pas en haleine. Où aller ? Une seule certitude : ne rien emporter de ce qui me leste au quotidien. Réapprendre à utiliser mes cinq sens, les affuter à une réalité différente. En serais-je capable ? Ne vais-je pas prendre anticipativement un vol de retour, sidérée par cette Inde que j’appelle à découvrir ? Vais-je me cloîtrer dans une chambre d’hôtel, n’acceptant pour toute nourriture que celle qui me rappelle mon pays d’origine ? Quelques jours encore et je saurai à quoi m’en tenir ! Quelqu'un m’a dit, on ne revient jamais intact d’un voyage en Inde et c’est probablement ce qui m’y précipite. Comme une mise en abyme de moi-même…. Goûter aux silences. Ceux de l’homme que j’aime et qui me fuit, le silence des nuits blanches. Réapprendre à vivre dans une réalité décalée, plus consistante. Renouer avec le goût des choses après cette longue traversée au bout de mes certitudes… La folie, c’est ce présent : tu m’aimes mais tu me quittes et tu n’en finis pas de revenir, comme si cette trahison, cette infidélité, t’avais emporté bien plus loin que de l’autre côté du monde dont il ne faut plus quatre vingt-un jour pour faire le tour. 14 novembre 2012 Une grève générale paralyse Bruxelles. Xavier m’accompagne à l’aéroport mais la circulation nous empêche d’avancer. Après quelques moments d’anxiété, nous arriverons bien à temps. Je viens d’embarquer. Je me suis rappelée du temps où tu étais présent dans toutes les circonstances importantes de ma vie... celui ou tu n’aurais pas manqué de me dire : que tout se passe bien ! Une prière ?, un souhait ?, une formule que tu répètes par habitude ? Le froid de novembre m’a glacée jusqu’au sang. Ton absence me crucifie. Pourtant, qui sommes-nous encore l’un pour l’autre ? Le vol sera rythmé par la valse des plateaux repas que l’on nous sert à intervalle régulier dans le but de calmer l’angoisse ou l’impatience, c’est selon… Même pas peur. Il y a dans la fuite en avant quelque chose de jouissif, une espèce d’hyper oxygénation du cerveau qui rend euphorique. Pourvu que ça dure…. Je voyage léger. Le strict nécessaire ne pèse pas lourd dans mon sac à dos. Mon bagage est vide, ma tête est vide. J’efface l’ardoise afin de pouvoir y écrire une un nouveau début à notre histoire, ailleurs. Avec une fin heureuse cette fois. Comme dans les contes, ça commence par : « il était une fois »… Dans une dizaine d’heures, à l’issue d’un vol interminable et d’une escale de deux heures à Abu Dhabi, je foulerai enfin le sol du sous-continent indien. A l’arrivée, rien n’est prévu. Place à l’improvisation ! Ne pas penser surtout. Mettre un pied devant l’autre. Aller de l’avant. Et dire qu’hier encore tu me disais : « sois prudente ». La prudence, elle, tu ne t’en es jamais départi. New Delhi 4h du matin. L’aéroport est étrangement vide et les quelques personnes présentes semblent bouger au ralenti. J’hésite : vais-je sortir affronter la foule du dehors ou attendre en sécurité que le jour se lève. Finalement je me décide à sortir. Pour mon premier voyage en Inde, ce que j’ai lu à propos de New Delhi m’a convaincue d’en reporter la visite à plus tard. Je me rends au terminal des vols intérieurs direction Vârânasî. Pourtant, à cet instant précis, je me sens fatiguée et j’ai terriblement envie de stopper là. Nous sommes au milieu de la nuit. Il règne une chaleur moite. Ma méconnaissance de l’anglais et les difficultés que je pressens à me faire comprendre me nouent les tripes. J’ai les jambes qui tremblent. En fait tout mon corps tremble. Le contrecoup sans doute. Je suis seule. Je ne connais personne. Je repère une table derrière laquelle deux hommes dispensent les tickets pour la navette qui relie les deux aéroports. Ils me réclament mon passeport et mes tickets d’avion. Remarquant qu’il me reste de longues heures avant le départ de mon prochain vol, ils essaient de me dissuader de me rendre à l’aéroport des vols domestiques, prétextant le manque de confort et l’absence de sièges. Perplexe et n’ayant pas d’autre choix : impossible de rebrousser chemin ; je décide néanmoins de partir. Une fois à l’aéroport, mes craintes s’apaisent. Quelques heures à tuer. Le temps ici n’est pas un problème. Je suis à l’orée du chemin. La route se déroule devant moi. Un pas après l’autre. Il faut juste que je m’acclimate au milieu ambiant.

Vârânasî Comme convenu, l’hôtel a envoyé un taxi pour me prendre à l’aéroport, le chauffeur est de mauvais poil parce que mon vol a pris du retard. J’avais oublié à quel point la circulation en Asie peut être éprouvante. Une marée de véhicules jetée sur la route et n’obéissant à aucun code se dispute le moindre espace disponible. Je suis saisie d’une grosse frayeur lorsque nous doublons un troupeau de vaches par la droite : nous roulons à contresens, au milieu d’une circulation totalement surréaliste. Dans ces conditions, le trajet semble durer une éternité. Après une heure de route, soudain, le taxi stoppe sa course. – je ne vais pas plus loin ! Les ruelles qui bordent le Gange sont trop étroites pour que j’y circule. Descend, ces hommes vont te conduire à ton hôtel… Deux hommes sont là, à l’allure peu engageante. L’un d’entre eux empoigne mon bagage et nous voilà partis ! Tout en progressant à l’aveugle derrière ces hommes marchant d’un pas rapide, j’ai l’impression de laisser derrière moi mes certitudes d’européenne. Rien ne m’a préparée au choc que je ressens en slalomant dans des ruelles sordides pour tenter d’éviter les vaches, les excréments, les mendiants et les sâdhus. Je parviens à l’hôtel dans un état d’hébétude, je suis fatiguée. Le confort de ma chambre est rudimentaire : salle de bain partagée et toilette à la turque. La nuit tombe rapidement sur le Gange. Je décide de reporter à plus tard la visite de la ville. Le lendemain, je m’aventure hors de l’hôtel, angoissée à l’idée d’être incapable de me repérer dans ce dédale entraperçu la veille. A peine franchi le seuil, un homme m’emboite le pas. J’essaie de le dissuader mais il a du flairer en moi le pigeon idéal. – Si tu veux suivre les touristes, tu n’iras nulle part ; fais-moi confiance, je te montrerai la ville et je serai ton bodyguard. Les burning ghats sont par là ! Au seuil d’un bâtiment, il m’indique un homme et me dit de le suivre : «lui seul, peux t’expliquer le cérémonial des crémations ». A la fin de la visite, ce dernier me promet une bénédiction à la mesure du don que je ne manquerai pas de faire. La bénédiction sera faite du bout des lèvres mais peu importe. Je m’en sors avec une poignée de roupies. A la sortie, Skai m’attend toujours, bien décidé à m’exploiter au maximum. Je décide que c’est un mal pour un bien. Il m’aide à décoder ce monde étrange. De jour nous déambulons dans les rues. Il ne manque pas de m’emmener chez un marchand de soieries, où je ferai l’acquisition d’un kurta pyjama à prix d’or. En début de soirée, je téléphone à Nitin, ami d’une amie qui m’invite à le rejoindre. Skai ne me lâche pas. En chemin un de ses amis le rejoins et je goûte moyennement le fait d’être escortée contre mon gré par ces deux hommes. Avec Nitin, par contre le courant passe immédiatement. Il m’offre un thé et me présente sa famille. Nitin cumule plusieurs métiers : vendeur de cigarette, infirmier, restaurateur et il trouve encore le temps de collaborer à l’association « Agir pour Bénarès ». Il parle français et c’est dans cette langue que nous nous exprimons. Ensuite Skai insiste pour que j’assiste à une cérémonie au bord du Gange. Nous nous y rendons dans une frêle embarcation. La cérémonie est envoutante, je rencontre enfin l’Inde telle que je l’avais rêvée. Skai dévoile ses batteries et me demande de lui offrir un cadeau en remerciement de ses services. Il réclame un gsm. Je trouve la note salée. Il me fixe rendez-vous le lendemain matin à 05h30 prétextant une autre cérémonie importante sur le Gange. Le lendemain matin, je me lève sans aucune envie de faire un tour en barque. Je suis fatiguée, j’ai froid, parfaitement insensible à la magie du moment : je suis lassée de Skai. Nous nous dirigeons vers les burning ghats, j’ai l’impression de faire du voyeurisme en assistant à la toilette du matin. Il n’y a pas de cérémonie : juste un parfum de mort, des corps que l’on brûle, des éléments dont il vaut mieux ignorer la nature qui affleurent à la surface et des gens qui se lavent. Je dis à Skai de faire demi-tour, je veux retrouver mon lit. Arrivés à proximité de l’hôtel, il se fait insistant. Je lui tend 150 roupies pour le trajet en barque mais il me rend mon argent avec rudesse : « n’oublie pas que je suis ton bodyguard, ça vaut bien un gsm » Il me fixe rendez-vous à 10h, bien décidé à obtenir ce qu’il veut. Je sais qu’il a touché une commission sur l’achat de mon kurta pyjama et je ne lui dois rien. Finalement, je quitterai l’hôtel à 13h sans l’avoir revu. Un employé de l’hôtel me conduit à la station de taxis, il exige 100 roupies. Le prix est trop élevé mais je n’ai pas envie de discuter. Je quitte Vârânasî avec un goût amer : j’ai conscience de m’être laissée déstabilisée par ce premier contact avec l’Inde et de n’avoir pas su gérer mes relations avec ses habitants. D’un autre côté, m’être fait arnaquer m’a décillé les yeux et m’a appris à me tenir sur mes gardes. Confiante, j’arrive à la gare de Vârânasî avec une heure d’avance. Je suis surprise par la foule qui s’y bouscule dans un brouhaha perpétuel. En l’absence d’affichage, je me renseigne pour savoir à quel quai arrive mon train. On me conseille d’attendre dans une salle d’attente « lady only ». Lorsque j’y pénètre, tous les regards se braquent sur moi. Bien que femme, je me sens plus incongrue que le gros rat noir qui furète en plein milieu de la pièce dans l’indifférence la plus totale. Lorsque le train entre en gare, il est déjà plein à craquer. Une frénésie s’empare du quai. Je cherche désespérément le wagon où se trouve ma place réservée. Un voyageur essaie de me venir en aide. Nous remontons tout le train mais arrivés à l’avant, on nous indique que mon wagon se trouve au milieu du train. Le wagon enfin repéré, il est impossible d’y accéder. Le train s’ébranle, des voyageurs m’encouragent à monter sur le marchepied. Je préfère renoncer. Mon nouveau meilleur ami – Kishu, m’accompagne au guichet pour me faire rembourser mon ticket. La somme est dérisoire : moins de 3 euros. Au guichet, des hommes crient et s’agitent. Seule, C’est sûr, je ne me serais pas acharnée. Pour compliquer les choses, c’est à un autre guichet que nous devons acheter notre place sur un autre train. Je désigne à Kishu la file du guichet réservé aux femmes qui bien qu’impressionnante est deux fois moins longue que celles des autres. C’est là que j’attendrai patiemment de pouvoir acheter nos deux tickets. Lorsque je les ai enfin, c’est pour apprendre que plus aucun train en direction de New Jalpaiguri ne quitte la gare de Vârânasî aujourd’hui. Nous devons nous rendre à Mughal Sarai, la ville voisine. Pas moyen d’entrer dans un bus. Kishu me propose de partager un rickshaw. A l’avant de celui-ci se trouvent 3 hommes ; je ne me sens pas à l’aise. Nous traversons des quartiers plus misérables les uns que les autres, des maisons faites de tôles, des gens allongés sur le bord des routes. La noirceur de la nuit fait naître des ombres effrayantes et je m’interroge pour savoir ce qui m’a pris de monter à bord de ce véhicule, seule en compagnie de 4 inconnus qui dodelinent de la tête dans un pays renommé pour ses agressions envers les femmes. Ma paranoïa est au maximum. J’ai l’impression que mon voyage va s’arrêter là. Finalement, je parviens intacte à Mughal Sarai. Là recommence une interminable attente, je suis noyée dans la foule sans aucune place pour me poser. Le quai est immonde de crasse, des grappes de rats se chamaillent le long des voies. Des chiffonnières armées de piques déambulent le long des quais pour ramasser des rebuts jetés aux milieux des excréments. Kishu et moi échangeons de la nourriture : il me nourrit de chips et de tranches de concombres ; je lui offre des madeleines et des wine gums. Il est ravi de ma compagnie. Enfin le train arrive. La même frénésie qu’à Vârânasî s’empare du quai mais cette fois je suis bien décidée à jouer des coudes. Je grimpe dans un compartiment 3ac, Kishu préfère monter en sleeper en raison de la différence de prix. J’ai soudain l’impression que tout s’arrange. Je n’ai pas de réservation mais je m’installe d’autorité sur un siège. Peu de temps après, un contrôleur arrive et je m’acquitte du prix de la place, trop contente de m’en tirer à si bon compte. Le wagon est bondé. Les voyageurs occupent le moindre espace disponible. Pour se rendre aux toilettes, il faut enjamber des corps et des bagages entassés pêle mêle dans les travées. Un indien me propose de partager son repas. Bien que peu tentée, je cède face à son insistance. Considérant qu’il a acquis des droits sur moi, il s’installe sur ma couchette. D’abord assis. Au cours de la nuit, il s’allonge et j’ai le déplaisir de sentir ses mains s’égarer sur moi. Je le chasse à coups de pieds et il finit par capituler. Bien entendu, je passe une nuit blanche. Après un voyage de 15h en train, j’arrive à New Jalpaiguri. Moi qui m’attendais à la fraîcheur, je suis décontenancée par la chaleur ambiante. Je me dirige vers les restaurants en face de la gare pour avaler un petit déjeuner reconstituant. Le restaurant est miteux mais la nourriture me fait du bien. A peine sortie, un bus s’arrête à ma hauteur et me demande si je vais à Darjeeling, Je vais à Mirik mais c’est la même direction. J’embarque sans hésiter. Quelques minutes plus tard, il me dépose à la station de jeeps partagées. Aucune d’entre elle n’est en partance pour Mirik. Changement de plan et en route pour Darjeeling. La jeep attend sous un soleil de plomb de faire le plein de passagers. Nous embarquons plus de personnes qu’il n’y a de places. Un homme prend place debout sur la roue de secours. N’empêche j’apprécie le trajet. J’ai enfin l’impression de respirer, les paysages de montagnes sont magiques, les gens me manifestent une indifférence qui fait plaisir après tant d’attention. L’air sent bon. Darjeeling La ville est un immense bazar parcouru par un ballet incessant de jeeps qui se déplacent dans un bruit incessant de klaxons. Au fur et à mesure que je m’éloigne du centre, les clameurs s’estompent et je retrouve le plaisir ressenti lors du voyage. J’arrive en sueur à l’hôtel Aliment qui surplombe la ville. La chambre que l’on me propose ne me plait pas alors je pars faire le tour de la ville à la recherche de plus de confort. Après avoir vu plusieurs guesthouses, je reviendrai finalement à mon point de départ. L’hôtel Aliment offre l’avantage de réunir le gîte, le couvert et la possibilité de se connecter à internet sous le même toit. Mes vêtements sont trempés de sueur et je suis contente de prendre une douche avant d’aller manger. Dans la salle de restaurant, je suis surprise de constater que les gens attablés portent des vestes matelassées. Très vite, je comprends pourquoi. Dès la nuit tombée, un froid intense me saisit et c’est grelottant que je rejoins ma chambre. Je suis malade comme je ne l’ai jamais été. Mes intestins se tordent convulsivement. Je me vide de toute l’eau que possède mon corps. Je suis fiévreuse et en plus d’avoir la tourista, j’ai chopé une bonne vieille crève. Chaque matin, je me lève à 5h30 pour admirer le lever du soleil sur les montagnes. Les jours me séparant de l’arrivé de Fabienne, je les passe à déambuler en ville. Je savoure ma liberté en me baladant au gré de mes envies je prends le toy train, je vais au cinéma, je visite le bazar, je discute avec les commerçants, je mange des momos. Tout me plait. 28 novembre. Chouette Fabienne arrive aujourd’hui. Je m’inquiète parce que l’hôtel Aliment se trouve à une distance de 20 min à pied du centre ville. Va-t-elle apprécier ? En fin d’après-midi, je décide de l’attendre à la réception. À peine me suis-je installée qu’elle débarque, souriante comme à son habitude. Elle me rassure tout de suite, elle préfère que nous soyons à distance de la cacophonie de la ville. Nous discutons de nos projets et choisissons de partir le lendemain pour le Sikkim. Le soir au resto, nous faisons la connaissance de Charlotte et Valérie, deux Suisses qui ont la même intention que nous. Aussitôt, nous décidons de faire un bout de chemin ensemble. Nous quittons l’hôtel après le petit déjeuner. Nous partageons une jeep en direction de Pelling. Le début du trajet est relativement morne. Nous sommeillons dans la voiture. Nous demandons à allumer la radio et le voyage prend une autre dimension. Nous sommes des gosses en route pour une colonie de vacances. Le conducteur nous fait entendre ses morceaux préférés dont « simple simple » qui va devenir pour quelques jours le tube préféré de Valérie. Nous stoppons en route pour boire un chai. Juste après avoir redémarré nous sommes arrêtés par un panneau « men at work ». Des ouvriers refont la route et pendant ce temps là, rien ne circule. Peu à peu, une file interminable de véhicules s’allonge dans les deux sens. Personne ne regrette son chai ? Interroge Charlotte. C’est vrai que sans cet intermède, nous serions passés de justesse mais la durée du trajet a peu d’importance. Nous sommes bien. A l’hôtel nous faisons la connaissance de John, en provenance d’Alaska, qui se joindra à nous pour une partie du voyage et du sarcastique Nathan, un breton qui nous quittera dès le lendemain. Pendant un temps trop court, nous formerons une chouette équipe pour visiter le Sikkim. Nous nous plaisons si bien ensemble que nous décidons de ne pas nous séparer aussi tôt que prévu et retournons ensemble à Darjeeling. Avant que nos routes se séparent, nous allons manger au resto. L’ambiance devient délirante quand un groupe d’Indiens nous propose de nous joindre à eux pour danser sur l’air de gangnam star. Mirik Ce matin nous partons pour Mirik. Payons trois places pour voyager plus confortablement me dis Fabienne. Je refuse, convaincue que ça ne sert à rien. En effet, nous nous retrouvons à 17 dans une jeep qui peut transporter 12 personnes. Même le chauffeur se retrouve sur les genoux d’un passager. Le soleil ce matin ne s’est pas levé, nous roulons sans visibilité sur les routes de montagne et le chauffeur ne semble pas connaître l’usage du klaxon. Un pneu explose en route, en raison de la surcharge pondérale. Il nous faut une heure pour une réparation de fortune. Le lonely planet décrit Mirik comme l’endroit rêvé pour passer sa lune de miel. Peut-être, à condition de ne pas quitter sa chambre d’hôtel…. C’est une petite localité poussiéreuse dont la principale attraction est constituée par un lac bordé d’une plage artificielle. Autour du lac, les chemins empierrés ont été pillés et nous devons progresser en évitant les cratères béants. Les réverbères sont rouillés et hors service depuis quelques décennies. Les frêles embarcations échouées n’invitent plus au voyage depuis longtemps. Sur la plage, des adolescents se promènent, garçons et filles ensemble, dans une liberté de mœurs inhabituelle en Inde. Sur les hauteurs de Mirik se dresse un temple bouddhiste. Par un heureux hasard, nous arrivons au moment où s’achève une cérémonie. Nous assistons à une envolée de moine et de moinillons tout de safran vêtus. Ce temple fabuleux ne se visite pas mais personne ne nous en interdit l’entrée. Nous entrons, émerveillées par la splendeur du décor. Un moine attend patiemment que nous ayons satisfait notre curiosité pour refermer les portes derrière nous. C’est ici que je me sépare de Fabienne. Elle rejoint John pour participer en sa compagnie à un festival dans le Nagaland tandis que je pars en direction de l’Orissa. Puri Je marche le long de la route principale. J’ai laissé derrière moi le quartier où se rassemblent les touristes occidentaux. La route traverse un bidonville dont les habitants me regardent avec curiosité. Il est rare qu’un blanc déambule dans ce quartier. Mon chemin m’amène à longer un corps jeté à même la route. J’ai un doute. Peut-être est-il juste endormi ? Je vais jusqu’à l’office de tourisme, arrange une visite pour le lendemain et m’en retourne à l’hôtel. Une demi-heure plus tard sur le chemin du retour, mes incertitudes s’envolent : l’homme ne bouge pas même quand des enfants espiègles le poussent du pied. J’embarque à bord d’un minibus. Je suis la seule occidentale parmi une vingtaine de touristes indiens. Mes compagnons de voyage appartiennent à la middle class. Ils me tolèrent mais je sens que je ne suis pas vraiment la bienvenue. Nous partons visiter différents sites au départ de Puri. Tous appliquent des prix hindous/non hindous. L’accès à certains d’entre eux, peu nombreux il est vrai, m’est tout simplement refusé. Tout cela me frustre au plus au point. Au final, je passe une journée en demi-teinte avec une conscience aigue de mon incongruité. Il me restera le souvenir du magnifique temple du soleil à Konarak et celui mitigé des animaux neurasthéniques du zoo de Bhubaneswar. Gudaguda Il suffit de peu de temps pour que la gare de Kakirigumma se vide de toute présence. Léon doit venir me chercher mais personne n’est au rendez-vous. Je m’assois sur mon bagage, décidée à prendre mon mal en patience. - à quelle distance se trouve Gudaguda ? Je demande à une des dernières personnes présentes. 2 km me dit-il. Ce n’est pas la mer à boire ! Tu connais la chandorisai guesthouse ? Je ne risque pas de méprise : c’est le seul hébergement pour touristes à des kilomètres à la ronde. – donnes-moi le numéro de téléphone et je l’appelle, propose-t-il sauf que j’ai oublié de prendre les coordonnées. Qu’importe, il donne quelques coups de fils et me passe ensuite le téléphone : Léon me dit : « je serai là dans cinq minutes ». Une fois dans sa jeep, il m’avoue qu’il a oublié le jour de mon arrivée. Sur le trajet qui mène de la gare à chez lui, tout le monde nous salue joyeusement. La chandorisai guesthouse est une sorte de paradis clos. Les bâtiments s’articulent en forme de U. Le plus grand d’entre eux est une salle spacieuse dans laquelle se répartissent une cuisine, un espace salle à manger et living ; les autres bâtiments sont de petits pavillons qui contiennent les chambres. Tous sont tournés vers le jardin. Pour paraphraser Baudelaire : « ici tout n’est que calme, luxe et volupté ». Dès l’entrée, je suis accueillie avec une boisson fraîche, servie par une magnifique jeune fille souriante. Seule une autre chambre est occupée par un couple de canadiens. Dans le jardin et la maison, sept jeunes filles rieuses se répartissent les différentes tâches. Léon me fait servir un petit déjeuner. L’après-midi, comme il doit se rendre au marché de Koraput, il nous propose de l’accompagner. Le lendemain nous nous rendrons à pied à celui de Kakirigumma. Je discute un peu avec la canadienne. Elle me raconte son amour de l’Inde. Son mari l’accompagne à contrecœur et quitte sa chambre le moins possible. Assez rapidement cependant, ma première impression est gâchée. Je finis par trouver l’atmosphère pesante, je me sens exclue par ces 3 anglophones qui préfèrent ne pas m’adresser la parole que de ralentir le rythme de leurs conversations pour se mettre à ma portée. Ce n’est que lors de nos rares têtes à têtes que la canadienne sort de cette réserve. L’intérêt du lieu montre rapidement ses limites et mes journées s’articulent entre lecture et repas. Insensiblement, je finis par avoir l’impression de devenir invisible aux yeux des autres occupants du lieu. Je ne parviens même plus à me faire servir une boisson lorsque le désir m’en prend. Le troisième jour, la canadienne me propose de visiter les villages alentour. Un chauffeur vient nous chercher. A peine dans la voiture, il nous dit que ce n’est pas le bon moment pour visiter parce que les villageois sont aux champs. Il me dépose à un distributeur parce que j’ai besoin d’argent, nous ramène à la guesthouse et nous donne rendez-vous plus tard dans la journée. L’après-midi, nous nous rendons à pied au village à côté où on peut voir un atelier de poterie. Nous prenons ensuite la voiture pour visiter un autre village que nous traversons à la suite de notre guide. Les villageois nous jettent des regards peu amènes : nous ne sommes visiblement pas les bienvenus. Je suis soulagée de retrouver le confort de la guesthouse. Léon a oublié de m’informer des modalités de rémunération du chauffeur, ce qui ne l’empêchera pas de me le facturer à prix d’or. La veille de mon départ, les canadiens s’en vont et je me retrouve seule avec Leon qui prend alors la peine de communiquer avec moi. Comme quoi, avec de la bonne volonté… Ma prochaine étape est Vishakapatnam et il me suggère de réserver une chambre à l’hôtel orange dont il connait la gérante. Il m’annonce un tarif de 600 roupies. Ça me semble à priori une bonne idée et j’accepte avec reconnaissance. Au final je débourserai 2000 roupies pour une chambre dans laquelle règne une odeur infecte : merci Leon. Vishakapatnam est seulement une escale obligée entre deux parcours en train. Pourquoi ne pas mettre cette journée à profit pour faire quelques achats ? Seulement, dans chaque magasin où je pénètre, je suis prise en charge par une vendeuse ou un vendeur qui me déballe toute sa marchandise. Aucune liberté de se laisser séduire. Après quelques tentatives infructueuses, je renonce. Ils n’ont aucune conception de ce que peut être le lèche vitrine. C’est sans aucun regret que je quitte cette ville nauséabonde en fin d’après-midi pour la dernière étape de ce voyage. Seulement 14h de train et je serai à Chennai. Chennai …. Je redresse les épaules et prend l’air assuré. Une nuée de conducteurs de rickshaws affluent dans ma direction sans que je ne leur fasse l’aumône d’un regard. Je fais le pied de grue à l’arrêt du bus. Ma belle confiance se délite à mesure que le temps passe. Dépitée, je prends place dans un rickshaw. A peine à l’intérieur, un homme s’installe à mes côtés sans aucune autre forme de procès. - Je suis guide à Mammalipuram, m’annonce-t-il le sourire aux dents J’ai bien envie de lui dire de dégager de mon rickshaw mais je ne morfle pas. Et dire que je croyais expérimenter une technique bien rodée pour ne pas me laisser importuner. Qu’importe, à moi la mer et le farniente au soleil. Je ne vais pas me laisser gâcher les quelques journées qu’ils me restent avant mon retour. Dans le bus de Pondichéry, j’entends soudain une voix haut perchée parler français. Devant moi, se trouve un gentil petit couple d’expat. Je souris en entendant le jeune homme dire de manière grandiloquente à sa compagne – la France, c’est moi. N’empêche, ça me fait du bien d’échanger quelques mots dans ma langue. Ils me conseillent de descendre à l’hôtel Bob Marley. A Mammalipuram, je dois faire preuve d’autorité pour me débarrasser de mon compagnon de voyage. Je visite ensuite quelques guesthouses dont Bob Marley pour m’arrêter enfin au Tina Blue Lodge. Mammalipuram est une station balnéaire semblable à tant d’autres, repère de touristes occidentaux, d’hôtels et de restaurants bon marché. J’occupe mon temps à déambuler et à faire du lèche vitrine. Chaque commerçant m’encourage à entrer dans sa boutique. De manière convenue, ils déballent leur marchandise sans grande illusion sur mes achats potentiels. Ils m’offrent le thé, nous bavardons. Nous confrontons nos opinions sur l’Inde et sur l’Europe. Je me sens bien. Un tailleur de pierre me propose de me faire visiter les alentours à moto. Je suis tentée mais sans savoir la contrepartie qu’il sera enclin à me demander, je préfère m’abstenir. Les jours filent rapidement. Je tombe en admiration devant une statue de Boudha. Il me la faut. Je négocie ferme. Finalement je repartirai sans l’avoir achetée en regrettant de ne pas avoir cédé pour quelques dizaines d’euros. Je quitte Mammalipuram comme une reine. Ils sont nombreux sur mon chemin, à sortir sur le pas de leur porte et à me saluer de la main. Le temps me semble long à l’aéroport de Chennai. Une sénégalaise me demande de surveiller ses affaires pendant qu’elle se dégourdit les jambes. J’accepte bien volontiers. Elle me sert dans ses bras à toute occasion mais elle dégage une bonne humeur qui fait plaisir. Nos chemins se séparent à Abu Dhabi. Arrivée à Bruxelles, c’est en vain que j’attendrai mes bagages restés en transit. Je débarque pieds nus dans mes tongs alors qu’il gèle dehors.

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Slowmade: nomades en détresses recherchent Maître-bricoleur English translation pending
by Slowmade · 2015-10-19 · 9 replies
Bonjour à tous!

Commencons d'abord par les présentations:

Nous sommes un trio d'amis, Coralie, Abel, et moi-même, Terry, nous avons tous 22 ans, et sommes accompagné de Maya, la chienne d'Abel. Coralie et moi venons de la région parisienne, plus précisemment du Nord des Yvelines, où nous nous sommes rencontré alors que nous suivions le même cursus scolaire (elle, passait les épreuves du CAP Restaurant alors que moi, je finissais ma première année), et il s'est avéré que nous voulions tout les deux étudier l'art du Bar dans la chaleur de la Garrigue et au son des cigales.

Sur un coup de tête, nous avons quitter nos zones de confort, nos amis, nos familles, nos habitudes, pour s'installer l'été dernier à Montpellier. Nouvelle vie, nouveaux lieux, nouveaux défis. J'ai réussis à finir mon année et obtenir mon diplôme, mais malheureusement pour Coralie, la spécialisation Bar qu'elle voulait passer à été annulé car il n'y avait pas assez de candidat.

Pour nous deux, cette année à été comme une fuite de gaz dans une vaste pièce, dans laquelle se tient en coinun fou, qui frotte une pierre à feu au rythme des battements de son coeur. Nous sommes les fous, qui, à force frotter nos convictions contre notre mode de vie, avons fini par faire exploser dans nos tête l'envie de partir, loin et pour longtemps, qui fleurissait et flottait dans nos esprits.

C'est dans la douceur du Printemps Languedocien que nous avons rencontré Abel et sa chienne Maya, toute jeune encore, et ses projets rejoignant les notres, c'est tout naturellement qu'il à rejoind le groupe. Il est arrivé quelques mois après nous à Montpellier, et vivait dans un squat où nous avons passé beaucoup de temps, parmis les résidents, qui formaient une sorte de fratrie vivant de manière alternative, et les voyageurs de passages, qui nous délectaient de leurs souvenirs, anecdotes et conseils. Un des résidents m'a dit:"On ne passe pas ici par hazard". En effet, toute ses rencontres nous ont permis de réaliser que l'on pouvait changer, et réaliser notre rêve: Parcourir le monde.

Nous avons un rêve commun, un rêve que beaucoup veulent réaliser, que beaucoup ont essayés, et même réussis. Nous voulons apprendre à vivre et à voyager de manière alternative, aider les gens, dépasser nos limites, prendre le temps...

Une grande carte du monde placardé au mur, plantée de toute part par des aiguilles à tête ronde colorée, reliées par un fil de couture rouge, des livres, et des jours entiers à faire déffiler les pages de blogs. Nos sacs sont prêts, nos têtes sont en ébulitions, mais un détails nous clous au sol.

Parce nous sommes trois et que nous avons un chien, le voyage en stop ne semble pas la meilleur solution. Il faut se séparer, se retrouver, et surtout trouver quelqu'un qui accepte le chien en voiture, ou autre mode de transport. C'est pourquoi nous avons décidé de tenter de voyager à vélo, en tirant derrière nous nos remorques, nos maisons, et le chien, sur les longs tajets. Cela afin de faciliter nos déplacements, mais aussi dans une démarche écologique. Nous avons récupéré d'anciens vélo que nous allons remettre en état dans un atelier participatif, mais maintenant se pause le problème des remorques.

Nos moyens sont modestes, et aucun produits ne réponds vraiment à nos besoins, nous aimerions donc pouvoir fariquer nos remorques afin de partir dans les meilleurs conditions. Mais vous devez vous en douter, je suis aussi doué en bricolage et en soudure qu'un manchot unijambiste. C'est pour ça que je suis ici, et vous demande votre aide!

Nous cherchons quelqu'un qui pourrait nous aider à faire le choix sur les materiaux (si possible de réupération) à utiliser, nous donner des conseils par rapport à la consception, à l'assemblage, et qui à un poste à souder. Mais surtout, nous cherchons quelqu'un qui ai le temps, car trois remorques, ou ne serait-ce qu'une, cela prend du temps, et nous souhaiterions descendre en Espagne avant que l'hiver ne s'installe, nous avons en effet une opportunité de bénevolat pour apprendre la permaculture dans une famille au sud du pays.

Je sais que rien n'est gratuit, mais je tiens à rappeler que nous sommes limité sur le plan financier, nous ne pouvons payer que les materiaux necessaire aux remorques. Cependant, les-dites finances m'ont appprise que "le temps, c'est de l'argent". Et j'aimerais pouvoir honnorer ce proverbe capitaliste en vous remunérant de ma plus grande richesse: le temps. En effet je n'ai peut-être pas les moyens de vous payer, mais j'ai tout le temps nécessaires pour mettre la main à la pâte afin de vous rendre services, comme vous l'aurez fait pour nous.

Je suis peut-etre expert de rien, mais il y à quand même des milliers de choses qu'un homme sait faire, et il lui en reste des milliers d'autres à apprendre.

Peut-être avez vous une voisine qui à acheté un meuble IKEA et qui n'arrive pas à le monter? Ou bien une soeur qui n'a pas le temps d'entretenir son jardin et de s'occuper des ses deux chiens à cause d'une jambe cassée? Peut-être voulez-vous agrandir votre maison mais que tout vos amis sont <>? Les exemples ne manques pas.

Si vous avez un peu de temps libre sur votre planning, ou connaissez quelqu'un qui serait en mesure de nous aider, n'hésitez pas à me contacter afin que je puisse vous donner plus de détails.

En vous remerciant d'avance, de la part de trois future nomades, qui suivront, je l'espère, les traces de B. Lesageet autres voyageurs.
Itinéraire pour voyage à vélo d'une semaine en France English translation pending
by Luc6666 · 2015-10-16 · 17 replies
Bonsoir à tous, Durant les grandes vacances j'ai pour projet de faire un petit "road trip" a vélo dans la France durant 1 semaine ou un peu plus. 🙂 Je compte faire environ 80/100 km par jour. Je partirais de Lille en train jusqu'a une certaine destination ou commencerais le road trip puis a l'arrivé dans une grande ville, une bonne centaine de km plus tard, je retournerais dans le nord.

Alors voila ma question :

Avez vous des trajets sympas avec des paysages sympas à me proposer (avec véloroute) ? Et si vous avez deja utilisé ces véloroutes, est il facile de se reperer ?

Merci d'avance 😉 Clément !
EuroVelo 6 en mai jusqu'à la mer Noire English translation pending
by Christine070 · 2015-10-08 · 29 replies
Je prépare un départ à vélo pour faire l eurovelo 6 au depart de Saint Nazaire jusque la mer noire début mai 2016. Je pars seule et j aimerais avoir des conseils sur l'itineraire, comment obtenir les cartes . . et toutes informations sur ce trajet Est ce possible de camper tout le long du voyage ? Combien faut il compter de temps ? Merci de vos reponses
Octobre 2014, première fois dans l'Ouest américain English translation pending
by Mach85 · 2015-10-05 · 80 replies
Présentation

Moi, c’est Christophe, bientôt 33 ans, Vendéen, je suis développeur informatique dans le jeu-vidéo. Il y a un an jour pour jour, le 05 Octobre 2014, je partais pour mon premier vrai voyage à l'étranger : 3 semaines dans l'ouest des Etats-Unis ! En voici l’histoire.

Les Préparations

L’aventure commença en Mars/Avril 2014 ou l’envie me prend de partir, faire un break, me changer les idées. Je décide donc de réaliser un rêve que j’ai depuis longtemps, faire un tour aux Etats-Unis et plus particulièrement l’Est, New-York/Washington/Miami. Je n’ai personne pour m’accompagner, c’est la première fois que je m’organise un voyage, je commence donc à regarder ce que propose internet, circuits organisés, tarifs etc…

Mais cela ne me convient pas puis je commence à regarder les blogs pour avoir plus d’infos et découvre qu’il existe des sites/forums qui proposent de placer des annonces pour rencontrer d’autres personnes ayant les même projets. C’est à ce moment que je découvre le site du routard, voyage-forum et d’autres. Peu de personnes proposent l’Est alors je réponds à des annonces pour l’Ouest puis poste la mienne, très vite je rentre en contact avec une dizaine de personnes dont deux sortent très vite du lot, Alexandre et Yoann qui veulent eux aussi faire un road trip dans l’ouest.

Après plusieurs mails et sessions Skype nous nous rencontrons une journée à Bordeaux fin juin, nous discutons, apprenons à nous connaître, parlons des lieux à visiter etc… Nous sommes tous les trois ok pour partir ensemble, je propose un éventuel quatrième compagnon afin d’alléger les prix, ils sont d’accord. Je remis alors une annonce et répondu à d’autres et une personne accepte très vite de nous accompagner : Olivia. Elle prévoit un plus long voyage mais sera sur la côte ouest sur la même période.

Nous continuons nos échanges, préparons un trajet etc… Puis Alexandre se désiste pour des raisons personnelles. Olivia, Yoann et moi décidons alors de rechercher un remplaçant, et rencontrons Séverine. A ce moment-là nous cherchons et réservons les logements, la voiture, les billets d’avions. Mais à une semaine du départ, elle nous annonce qu’elle ne pourra venir, elle a une blessure au pied qui l’oblige à avoir des béquilles, elle ne pourra pas conduire et ne veut pas nous ralentir. Nous serons donc au final que trois et cela ne sera pas plus mal.

Le Trajet

Pour le parcours nous avons décidé de laisser faire nos envies et selon les événements prévus ou imprévus et surtout par rapport aux dates que nous avons fixé, en effet nous avons réservé uniquement dans les grandes villes.

- 05 : Maison – Nantes – Paris – San Francisco - 06-07-08 : San Francisco - 09 : San Francisco – Oakhurst - 10 : Yosemite – Mammoth Lakes - 11 : Mammoth Lakes – Death Valley – Las Vegas - 12 : Las Vegas - 13 : Las Vegas – Springdale - 14 : Zion - Hatch - 15 : Bryce Canyon – Page - 16 : Lac Powell - 17 : Antelope Canyon – Mexican Hat - 18 : Monument Valley – Four Corner – Monticello - 19 : Canyon Land – Moab - 20 : Arches – Flagstaff - 21 : Grand Canyon – Williams - 22 : Williams – Seligman – Bagdad Cafe – Los Angeles - 23/24 : Los Angeles - 25/26 : Los Angeles – Paris – Nantes – Maison

Le départ

Le 05 Octobre 2014, c’est le jour du départ, je me lève très tôt, l’aéroport de Nantes est à une heure de route, c’est ma sœur et mon beau-frère qui m’amène et je dois y être pour 6 H du matin, l’avion décollant à 8 H direction Paris Charles de Gaulle. C’est la première fois que je prends l'avion. Je suis ravi, mais la sensation d'oreilles bouchées après le décollage me perturbe, qu'est-ce qu'il se passe ? Rien de bien méchant me dit ma voisine de siège, c'est l'altitude, il faut juste bailler ou faire sembler et les oreilles se débouchent. Premier point positif, je n'ai pas peur de l'avion et j'aime plutôt ça. Arrivé à Paris, j'attends Yoann, qui lui arrive de Bordeaux une heure après moi, puis nous nous rendons à la porte d’embarquement de notre prochain vol, Il me guide car il connaît déjà et nous patientons calmement. Puis l’heure est enfin arrivé, nous montons à bord du plus gros avion actuellement en circulation : l’A380.



Tout se passe bien, l’avion part à l’heure, pour m’occuper je commence à regarder ce que propose l’écran devant moi, jeux, films, le plan de vol et même une vue de l’avion en vol.



Les repas sont bons, je ferme les yeux pour me reposer mais je n’arrive pas à dormir. Puis je regarde de temps à autre à travers le hublot et là que dire, c’est magnifique, nous sommes au-dessus de l’Islande avec ses montagnes enneigées.



Après 11 heures de vol, le commandant de bord indique qu’il commence la descente, je ne lâche plus le hublot et regarde admirativement les paysages que nous survolons. Des grandes étendues désertiques, des montagnes, des lacs, des villes et puis La Ville : San Francisco et son fameux Golden Gates. Merveilleux, ça y’est enfin j’arrive.





L’atterrissage se passe très bien, nous passons l’immigration assez rapidement, récupérons nos bagages et voilà nous sortons de l’aéroport pour fouler le sol américain, la première fois pour moi, que du bonheur.



A suivre ...
Voyager en 4x4 en Côte d'Ivoire English translation pending
by Splatch · 2015-10-01 · 19 replies
voilà nous allons passer quelques semaines en Côte d'Ivoire à l'hiver prochain. On descend en 4x4 et c'est la 1ère fois qu'on va en Côte d'Ivoire. Avez-vous des conseils, sur les pistes, les routes ? à suivre ou à éviter? On ne pense pas aller à Abidjan car toujours galère en voiture, mais plutôt rester dans le Nord centre (traversée de la Guinée vers le Burkina). On trouve peu de retours sur des voyages récents en Côte d'Ivoire, d'où ce post pour avoir quelques impressions ou conseils avant de partir. Merci!
Quelle moto pour voyager? English translation pending
by Mazzzz · 2015-09-29 · 35 replies
Bonjour, Je fais appel aux connaisseurs car bien je roule un peu pour aller au boulot depuis de longues années je n'ai pas trop d'expérience du voyage à moto.

Je projete de partir l'été 2017 pour un tour du monde à moto. Je cherche donc la monture idéale pour voyager seul

Mes critères: Économique pour limiter la conso et donc le coût du km Super fiable évidement D'une marque bien diffusée (pour les pièces ) La performance m'est complètement indifférente , ce n'est pas mon truc , je ne prends jamais les autoroutes et en voyage je compte regarder le paysage à allure cool. Il faut qu'elle ne soit pas trop ostentatoire. Qu'elle ne soit pas trop lourde, Qu'elle puisse rouler sur des pistes même si c'est à faire allure pas de pb

Je me disais qu'une cylindrée entre 250 et 500 serait suffisant qu'en pensez vous ?

Pascal
Comment avoir une vie professionnelle et pouvoir voyager + de 5 semaines par an? English translation pending
by Stef117 · 2015-09-21 · 85 replies
Salut tout le monde, alors pour le titre j'avoue que j'ai eu du mal a savoir comment le tourner. J'aimerai savoir parmis vous si il y a des personnes qui arrive à avoir un travail fixe ou non et pouvoir voyager par exemple 2 mois par an, si oui comment faites vous et quels sont les contraintes.

J'explique mon cas, j'ai pris une sorte d'année sabatique depuis octobre 2016 ou je suis parti en Thaialande, puis en Nouvelle Zélande pour un visa vacances travail qui a duré 6 mois et demie puis Australie 2 semaines, en rentrant j'ai repris en main mon avenir pro et je commences une formation le 28 septembre, j'ai d'ailleurs profité de ce temps libre pour partir 1 moi en Italie en Aout-Septembre.

Je commence ma formation de chauffeur routier le 28 septembre qui se finira le 29 janvier.Après cela je dois trouver rapidemment un emploi et je sais que ce sera assez facile (promesse d'embauche déjà). Mais sans vouloir plaindre c'est que le problème j'ai attrapé la maladie du voyages et qu'un voyage de 2 semaines me paraît bien trop cours. J'aimerai savoir si certains d'entre vous arrivent à gérer un vie professionnel et une vie de voyage en même temps, pour moi l'idéal serait de bosser 9 mois et de voyager 2 mois par an. Et puis j'ai envie de construire ma vie professionnelle mais j'ai également envie de profiter de ma vie en voyageant.

Voilà c'est un peu compliqué comme cas mais je suis sur qu'il y en a qui y arrivent, je vous écoute les voyageurs/travailleurs
Retour de 3 semaines Chutes Victoria - Botswana - Namibie English translation pending
by DrCarter · 2015-09-16 · 5 replies
Bonjour à tous,

Je vous propose un petit compte rendu de mes 3 semaines de vacances aux chutes Victoria, nord du Botswana et Namibie, selon un itinéraire somme toute assez classique. Une fois n'est pas coutume, le voyage a été préparé avec l'aide de l'agence Tourmaline car partant à 8, avec des jours d'arrivée et de départ différents sur 3 semaines, je ne me sentais pas d'organiser tout seul. A noter que j'avais déjà voyagé au Kenya il y a 5 ans et avait déjà vu tous les big 5, donc mes attentes en terme d'animaux n'étaient pas aussi élevés que pour certains de mes amis qui n'avaient jamais été en Afrique.

Nous avons loué un 4x4 via l'agence de location ASCO, conseillée par Tourmaline. La voiture nous a été amenée à Kasane et nous l'avons rendue à Windhoek (frais drop off 500€ pour une voiture, soit 125€/pers).

Ayant réservé notre voyage 2-3 mois avant le départ, nous avons majoritairement dormi en camping. Beaucoup d'hébergement que nous voulions initialement n'était pas disponible, donc nous avons dû nous rabattre sur d'autres options, parfois moins pratique comme vous le verrez.

Les vols ont été réservés sur lufthansa 3 mois à l'avance et le trajet était CDG-FRA-JNB-LVI pour l'aller, et WDH-JNB-FRA-CDG au retour, payés 775€/personne

24/08 : arrivée à Livingstone vers 12h30, tous les bagages étaient là (ouf !). Achat du visa Zambie-Zimbabwe pour 50$/pers puis trajet en taxi vers Munga Eco Lodge payés 150 kwacha pour environ 15min de trajet. Probablement un peu cher pour le trajet mais nous n'avions pas la motivation de négocier après un si long voyage. L'hôtel était très bien, la chambre spacieuse, avec une énorme baignoire et une grande douche extérieure très plaisante. Nous nous sommes rendus ensuite aux chutes Victoria côté Zambie, qui étaient très asséchées compte tenu de la saison.

25/08 : Chutes victoria coté Zimbabwe. Beaucoup plus spectaculaire car il y avait beaucoup plus d'eau. Nous y avons passé environ 4h. J'ai trouvé personnellement que les chutes Victoria étaient moins impressionnantes que celles d'Iguaçu... Nous avons ensuite pris un afternoon tea au Victoria Falls Hotel puis retour du coté Zambie pour un verre dans le bar du Royal Livingstone, au bord du Zambèze, puis diner dans ce même hôtel (très très bon)

26/08 : transfert vers Kasane en voiture, organisé par Tourmaline, puis directement à notre hôtel : le Kubo Lodge. Récupération de la voiture au parking de l'hôtel puis nous sommes allés faire quelques courses au Spar de la ville. A 15h, croisière en bateau sur le fleuve Chobe : magnifique ! Beaucoup d'éléphants, d'hippo, de crocodiles, de buffles, d'antilopes en tout genre, de girafes etc... et bcp d'oiseaux pour les amateurs de bird watching. Nuit au Kubo Lodge. Camping très sympa, mais les sanitaires ne sont pas nettoyés régulièrement et la piscine de la partie camping était moins avenante que celle de la partie lodge.

27/08 : drive en autonomie dans le parc de Chobe. Très bien balisé, facile à faire tout seul. Faune toujours aussi impressionnante et paysages très très beaux.

28/08 : Route vers Gweta, très bonne route où l'on roule facilement à 120km/h, donc trajet fait en 4h environ. Nous logions au Planet Baobab, probablement un des meilleurs camping que l'on est eu : piscine très belle et grande, places de camping larges, sanitaires top et très propres, restaurant excellent.

29 et 30/08 : la partie du voyage un peu loupée. Route vers Moremi, arrêt en route à Maun pour faire quelques courses et prendre de l'essence. La route vers Moremi est longue, et sur de la piste sur les derniers km. Une fois arrivés à South gate, il faut encore roulé 2h (de mémoire) sur une piste pour arriver au centre du parc. Comme nous étions arrivés vers 15h, nous avons décidés de nous concentrer sur la partie sud (hippo pools). Les paysages étaient très beaux et très diversifiés mais la densité d'animaux était vraiment faible... Au bout de 2h, nous sommes repartis car nous logions à Mankwe Bush Lodge, en dehors du parc. Sur un plan, ça parait proche... mais dans la réalité, il fallait 1h30 pour le rejoindre de south gate, ce qui réduit bcp les game drives... Le camping de Mankwe est beaucoup plus rudimentaire, sans eau chaude ni lumière sur le camp. Le lendemain, nous avons décidé d'aller directement à North gate qui est situé à 45km de Mankwe... nous avons mis 2h30 pour y arriver... une fois arrivés à North gate, la gentille dame de l'accueil nous a dit qu'il y avait un raccourcit qui va directement à Mankwe en 1h (ce que le personnel de Mankwe ne nous avait pas du tout signalé !). Game drive toute la journée dans le nord du parc : paradise pool jusqu'à xakanaxa. Les paysages étaient toujours aussi beaux, les animaux toujours aussi rare, et nous n'avons vu aucun fauve :( J'en profite pour signaler que l'on peut acheter l'entrée du parc directement sur place, et que la carte Shell du parc est vraiment très bien faite. Bref sur Moremi, nous avons été assez déçus. Rétrospectivement, je pense vraiment qu'il faut loger à l'intérieur du parc pour vraiment en profiter car les trajets vers le parc sont toujours long, et cela rajoute de la fatigue au voyage

31/08 : route vers Etsha 13 en repassant par Maun. Trajet assez long, entre-coupé de petits problèmes digestifs liés au petit déjeuner... Nuit au Guma Lagoon. Très bel endroit également, en bord du Delta de l'Okavango.

01/09 : bateau sur le Delta directement réservé sur place, sans mokoro car il n'y en avait plus de disponible. Bird watching essentiellement. Trajet vers Shakawe et nuit à Drotsky's cabin. Très bel endroit également.

02/09 : passage de la frontière namibienne et route vers Rundu. Nous voulions faire un stop au parc Mahango en passant mais ils n'acceptent que la monnaie namibienne ou les rands. N'ayant ni l'un ni l'autre, nous avons continué directement vers Rundu. Nuit au Kaisosi river lodge : rien à redire.

03/09 : trajet vers Etosha, toujours de la très bonne route. Arrivés vers 17h au NWR Namutoni et transfert au camping. Nous avons rejoint ici 4 autres amis pour compléter le voyage (nous étions donc 8 au total). Coucher de soleil sur le water hole.

04-05/08 : morning game drive : paysage radicalement différent de ce qu'on avait eu jusqu'à maintenant. Peu d'animaux sur ce drive, même la ranger était étonnée. Retour au camping pour le petit déjeuner puis game drive en autonomie jusqu'à 15h. Les animaux s'étaient décidés à sortir et à venir en grand nombre autour des points d'eau ! Nous avons ensuite logés 2 nuits à Okaukuejo. La situation de ce camping et le water hole sont vraiment exceptionnels ! Au water hole, il y a en continu des animaux du matin au soir. A partir de 21h, les rhino, les éléphants puis les lions s'enchainaient. Par contre, autant le Namutoni que l'Okaukuejo sont les pires campings qu'on ait eu : entassés les uns sur les autres, sanitaires sales, peu de douche pour tout le camping etc

06/09 : route vers Palmwag et nuit au Palmwag lodge. Là il commençait vraiment à faire froid la nuit +++ Le camping était très sympa, le restaurant très bon et le personnel au petit soin.

07/09 : Marche guidée autour du camp pour admirer les magnifiques montagnes du Damaraland entourant le lodge. Puis repos autour de la piscine et trajet vers Twyfelfontein. Arrêt sur le site pour admirer les gravures rupestre (visite en 1h tout compris avec un guide), puis nous sommes allés sur le site de la montagne brulée et des organ pipes qui ont vraiment été un déception...

08/09 : trajet vers la skeleton coast en passant à coté du brandberg. Paysages sur le trajet magnifiques et changeant très rapidement jusqu'à la skeleton coast. Nous n'avons pas pu allé à cape cross en raison de notre arrivée tardive (l'entrée ferme à 17h). Puis trajet vers Swakopmund avec nuit dans une guest house standard. Mais cela faisait un bien fou de dormir dans du dur ! au chaud !

09/09 : croisières en bateau depuis Walvis bay pour certains, grasse mat pour d'autres le matin. Puis nous nous sommes rejoint à Walvis bay pour regarder les flamants roses, puis aller vers les marais salants et poursuivre jusqu'au phare de Pelican Point. La fin du trajet se fait sur une piste en sable, assez facile. Au bout du trajet, nous retrouvons des milliers de colonies d'otaries sur la plage, dont certaines étaient en train de se faire dévorer par des chacals. Retour à Swakopmund et diner au Hansa hotel.

10/09 : trajet vers Sesriem. 1h environ après Walvis bay, un pneu de notre 4x4 crève, nous perdons alors le contrôle du véhicule et avons failli percuté une voiture qui venait en face. Pour éviter de rentrer dedans, le conducteur a braqué, perdant encore plus le contrôle de la voiture. Puis nous avons fait un tonneau. Heureusement plus de peur que de mal, aucun blessé dans la voiture. Bcp de gens se sont arrêtés pour nous aider à sortir du véhicule, puis à remettre la voiture sur ses roues, et enfin à changer la roue du véhicule. Le retournement de la voiture a entrainé la fuite d'huile et le moteur était HS... Un petit coup de fil à Tourmaline qui ont vraiment été supers sur ce coup : en 1h30, un remorqueur venait nous chercher pour nous remmener à Swakopmund, ils ont négociés avec ASCO pour nous ramener une nouvelle voiture dès le lendemain matin 9h, ils ont réussi à nous trouver un logement pour le soir même à Swakopmund et nous ont négocier de nous faire rembourser le lodge à Sesriem pour la nuit que nous avons loupés !

11/09 : les vacances continuaient donc comme si de rien n'était ! récupération de la voiture, et trajet vers Sesriem bis, en étant extrêmement prudent. Arrivée sur le site de Sesriem à 17h, nous sommes allés directement au Sossus dune lodge où la manager nous a accueilli en nous demandant comment s'était déroulé l'accident et comment nous allions. Puis nous sommes allés rejoindre nos amis qui attendaient le coucher du soleil sur la dune 45.

12/09 : n'ayant pas envie de courir, nous nous sommes tranquillement levés vers 8h pour le petit déjeuner et ensuite nous sommes allés à Sossuvlei et à Deadvlei. il n'y avait personne sur le site lorsque nous sommes arrivés : en effet, tous les groupes arrivés pour le lever du soleil étaient en train de partir. Pour info, nous avons traversé nous meme la partie en piste sur la fin du trajet, elle ne pose aucun pb en 4x4. Au retour, arrêt au lodge pour une pose piscine, puis, les bonnes choses ayant un fin, route vers Windhoek.

13/09 : lever tranquille puis trajet vers ASCO où un représentant Tourmaline nous attendait (oui, même un dimanche). Nous avons rendu la 2ème voiture à ASCO sans une seule égratinure. Le manager d'ASCO est venu nous voir pour nous dire que nous avons eu beaucoup de chance et qu'il y avait assez peu de dégât sur la voiture. Les assurances ne prennent évidemment pas en charge la "perte de contrôle sans accident au tiers" ni la crevaison, mais cela sera surement pris en charge par la carte visa infinite.

Au total de super vacances, très dépaysantes, avec des paysages et une faune très différents sur tout le parcours. Tourmaline et ASCO ont été supers et très pro au moment de l'accident. Le seul bémol est que l'itinéraire est probablement un peu long pour 3 semaines. En effet, même les jours où nous n'avions pas de trajet de ville à ville, nous étions tout de même dans la voiture pour les visites des parcs. C'est un point que nous n'avions probablement pas assez anticipé et qui ajoute un peu de fatigue au voyage.

Si vous avez des questions, surtout n'hésitez pas.

Antoine
Des gratte-ciel de New York aux palmiers de Floride English translation pending
by Razmotit · 2015-09-13 · 41 replies
Allez c'est parti je me lance. Tout d'abord merci aux nombreux internautes de Voyage Forum qui m'ont aidé à préparer notre magnifique séjour en famille. Nous sommes 4 : mon mari, nos deux fils de 7 et 6 ans et moi. Nous avions déjà eu le plaisir de découvrir Miami il y a dix ans en été et pendants les fêtes de fin d'année. Août 2014 c'est décidé l'année prochaine on retourne en Floride . A partir de là je ne compte plus les connexions, les heures sur internet pour préparer, modifier et affiner notre séjour. Le plus difficile a été de réserver les billets d'avion . Je surveillais les prix plusieurs fois par jour depuis plusieurs PC. Plutôt que de faire un Paris / Miami , on se décide pour un Paris Fort Lauderdale, moins onéreux. Passant par New York à l'aller on en profitera pour s'arrêter 2 nuits et donner un aperçu de cette ville aux gars que mon mari et moi aimons tant. Notre séjour de 3 semaines se déroulera entre nuits à l'hôtel à travers la Floride et hébergement chez mon cousin qui habite à Miami . J-1 Normandie Nous habitons à 2 heures de Roissy et notre vol décolle demain 6 juillet à 14h. Nous avons décidé de partir la veille pour dormir tranquillement à l'hôtel et ainsi éviter tout stress le jour du départ . Il fait froid et il pleut (14°c), demain il fera lourd et chaud de l'autre côté de l'Atlantique . J1 Paris New York Réveil vers 9h, après un passage au buffet de l'hôtel pour deguster notre petit déjeuner , on prend la navette gratuite en direction du terminal 2E. Nous avons choisi le vol de 14h pour New York car c'est un A380, on voulait essayer ce mastodonte des airs et on a pas été déçu . Nous décollerons avec une heure de retard, un groupe de basketteurs en transit dont le vol vol avait du retard et ensuite la porte de la soute à bagages ne voulait plus se fermer. Le vol se déroule bien ( repas, films, jeux, goûter...) . Les enfants commencent à trouver le temps long qu'à l'approche de notre destination . Ils ont été super patients . L'avion atterrit comme prévu à 16h15 et nous passons les contrôles d'immigration assez rapidement . Ça y est on sort de JFK, nous voilà de retour à New York . Il fait chaud et lourd .On prend un taxi pour rejoindre Manhattan, notre chauffeur est haïtien . Il parle français et est très sympa . 18h nous sommes devant l'hôtel, les garçons ont été bercés par le trajet et se sont endormis( en France il est minuit ). Ils ne veulent pas se réveiller, on les porte dans nos bras jusqu'à la chambre. Pour nos 2 nuits ici nous avons choisi le Novotel àTimes Square, il est design mais l'accueil n'est pas très chaleureux 🙁. La réceptionniste nous dit qu'elle n'a pas de réservation à notre nom, je lui montre mon mail de confirmation ainsi que celui reçu il y a deux jours. Elle nous donne notre carte et on monte au 23eme étage . Arrivés à la chambre, surprise on a une vue sur Times Square 🙂 Arthur ouvre un œil, regarde par la fenêtre . C'est l'effet ouaouhh, je vais dormir.notre premier repas sera hamburgers dans la chambre commandes au rom service. Mea culpa pour l'ordre des photos mais je ne suis pas une geek et je débute !!!

Road trip de 44 jours dans l'Ouest américain English translation pending
by MlleSottiche · 2015-09-12 · 8 replies
Bonjour,

En pleine préparation d'un road trip dans l'Ouest américain au cours de l'été 2016 (10 juillet-23 août), j'ai parcouru avec curiosité et plaisir blogs, sites internet, app voyageuses et bien sûr les carnets de ce forum pour affiner l'itinéraire et parfaire le road trip. Nous serons quatre, 3 filles de 25 à 44 ans (toutes conductrices) et un petit gars de 7 ans et demi.

Je vous soumets mon projet. Il s'est construit autour d'envies diverses et variées : paysages stupéfiants, architecture urbaine, loisirs consuméristes, et surtout de ne pas être au pas de course. On ne fera pas l'éloge de la lenteur, mais on souhaite avoir le sentiment d'avoir le temps... C'est aussi pour ça qu'on se prépare dès maintenant. Je suis avide de conseils afin de ne pas commettre d'impairs et de ne pas exploser le budget. Je compte centrer les visites sur les matinées et les trajets sur les après-midi. On essaiera de camper le plus possible. On crapahutera un peu, dans la limite des capacités de chacun.

Voici le projet :

Jour 1 : arrivée à Los Angeles - nuit à L.A. Jours 2 & 3 : L.A. - nuits à L.A. Jour 4 à jour 7 : côte californienne - nuits à Morro Bay, Carmel, Monterrey & Half-Moon Bay Jours 8 & 9 : San Francisco - nuits à S.F. Jour 10 : Point Reyes + Sacramento - nuit à l'entrée ouest de Yosemite Jour 11 : Yosemite - nuit à Yosemite Jour 12 : Bodie + Mono Lake - nuit à June Lake Jour 13 : repos, détente et lessive à June Lake - nuit à June Lake Jour 14 & 15 : Death Valley - nuit 14 à Stovepipe nuit 15 à L.V. Jour 16 : Las Vegas - nuit à L.V. Jour 17 : Valley of Fire - nuit à Overton Jours 18 & 19 : Zion- nuits à Zion Jour 20 : Bryce - nuit à Bryce Jour 21 : traversée d'Escalante - nuit à Torrey Jour 22 : repos, détente et lessive à Torrey - nuit à Torrey Jour 23 : Cathedral Valley - nuit à Torrey Jour 24 : Goblin Valley + Arches - nuit à Arches Jour 25 : Arches - nuit à Arches Jour 26 : rafting sur le Colorado - nuit à Moab Jours 27 & 28 : Canyonlands - nuit 27 à Canyonlands nuit 28 à Mesa Verde Jour 29 : Mesa Verde - nuit à Mesa Verde Jour 30 : Four Corners + Mexican Hat - nuit à Monument Valley Jour 31 : Monument Valley - nuit à Page Jour 32 : repos, détente et lessive à Page - nuit à Page Jour 33 : Antelope + Horseshoe Bend - nuit à Page Jour 34 : Lake Powell - nuit à Page Jour 35 : Lake Powell - nuit à Petrified Forest Jour 36 : Petrified Forest + Meteor Crater - nuit à Flagstaff Jour 37 : Grand Canyon South Rim - nuit au Grand Canyon Jour 38 : Grand Canyon South Rim - nuit à Sedona Jour 39 : Sedona area - nuit à Sedona Jour 40 : traversée de Tonto - nuit à Tucson Jour 41 : Tucson - nuit à Tucson Jour 42 : Joshua Tree - nuit à Joshua Tree Jour 43 : Joshua Tree + Palm Springs - nuit à L.A. Jour 44 : Los Angeles - retour

Le passage par Tucson est incontournable : visite chez une amie.

Je vous remercie de vos futures contributions. Elles seront lues avec attention. Si vous pouvez nous recommander des campings en particulier, ce sera super ! J'ai lu des choses très divergentes, notamment sur les campings à l'intérieur de Yosemite.

A bientôt, donc !
Tente pour un voyage en Asie à vélo? English translation pending
by Noona26 · 2015-09-12 · 46 replies
Bonjour,

je me présente : Marine, 22 ans. Je m'apprête à faire un tour d'Asie de 8 mois (novembre-juin) à vélo avec un ami. On commence par le Japon pendant 3 mois puis la Corée-du-Sud et après une boucle Vietnam-Cambodge-Thaïlande-Laos. On est pas habitués au cyclo-tourisme du tout mais nous sommes débrouillards, curieux et sportifs donc on fonce 😎

Après pas mal de recherches, je ne trouve pas de tente 🤪. J'ai essayé la Husky Flame 2 mais elle ne permet pas de ranger les 4 sacoches, son abside est trop petite.

Je cherche une tente qui permette d'être à l’abri d'une semaine de pluie, discret, rapide et de ranger 2 corps et le matos. J'ai un budget max de 250€. Tant pis pour le poids, on ne peut pas tout avoir. Nous avons décidé de faire le plus possible de camping sauvage donc ce sera notre maison.

Quelqu'un a-t-il déjà pu tester une tente dans ce contexte là ? Qui tient le choc du montage-démontage régulier ?

Merci beaucoup de votre aide !

Marine
Retour 18 jours en Arménie English translation pending
by Berrybrest · 2015-09-11 · 8 replies
Bonjour !

Je reviens donc d'un voyage en Arménie avec beaucoup de bons souvenirs, mais aussi un peu de frustration. Je ne décrirai pas les visites etc..., juste le côté pratique utile aux voyageurs.

Pour situer, nous sommes partis en couple, avec sacs à dos bien remplis mais sans tente/couchage.

Côté préparation, achat de deux guides : - Bradt (en anglais) : très complet. Bien écrit, plans lisibles. Pas forcément axé tourisme routard, et plutôt avec véhicule. Mais de loin le meilleur sur le marché. - Peuples du Monde (nouvelle édition 2015) : la catastrophe. Mise en page horrible, plans faits sous Windows Paint (et encore...), renseignements erronés ou datés (par exemple la nouvelle église des saints archanges à Etchmiadzin n'existe ni sur le plan, ni dans les commentaires. Et pour cause, elle a été construite en 2010...). De plus, ce guide est presque ouvertement acoquiné avec le BnB "Chez Yvette" à Garni, et offre donc la partie la plus détaillée du pays à ces environs. Sans oublier de préciser à chaque fois qu'il est possible de tout organiser avec le BnB (treks, taxis, etc...). Mais j'y reviendrai. Reste que c'est le seul guide en français totalement consacré à l'Arménie (outre le nullissime petit fûté), on ne pourra lui enlever cet avantage.

J'ai réservé les premières nuits à Yerevan via Airbnb. J'avais l'intention ensuite de réserver chez Yvette à Garni et de faire un des beaux treks de deux jours proposés dans le guide dans la réserve de Khosrov. Contactés par email, ils me proposent le trek à 200 euros (deux jours de rando, avec un guide traceur et une nuit chez l'habitant). Echange très rapide d'informations, agréable. Bon, c'est assez cher, mais pourquoi pas. Je demande si on peut laisser nos sacs de voyage à l'auberge pendant le trek, sachant que nous y aurions dormi avant et après. A partir de là, plus de réponse, même après relances. J'ai laissé tomber. Nous avons plus tard croisé un couple français qui nous a dit s'y être rendu dans l'idée d'y dormir, mais avoir rebroussé chemin devant l'accueil peu sympathique. C'est tout ce que j'en sais. Je n'y ai pas mis les pieds et ce BnB est peut être réellement formidable.

Les principaux écueils rencontrés sur place : - la langue : très compliquée. J'ai appris l'alphabet en cours d'année, ainsi que quelques phrases. Cela m'a été d'une aide précieuse, notamment pour lire les destinations des minibus, et aussi faire rigoler les locaux en commandant mes plats aux restaurants après une grande inspiration (les mots sont "agglutinés" et très longs). Attention, 39 lettres, majuscules et minuscules, c'est du boulot ! Mais un vrai plaisir. Le plus simple est définitivement de parler un peu le russe, langue pratiquée dans tout le pays. Mais ce n'est pas mon cas. L'anglais n'est d'aucune utilité, même avec la plupart des jeunes.

- les taxis : la plaie. Bon, c'est valable dans beaucoup de pays, mais je les ai trouvés particulièrement insupportables et tenaces ici. Le manège est toujours le même : on vous repère (évidemment, vous ressemblez à un touriste...), on fait mine de vouloir vous renseigner/aider, et on finit après 2 minutes par vous proposer un service de taxi. Quitte à vous raconter des bobards sur l'existence de transports en communs par exemple. Et je ne parle pas des tarifs proposés... Le mieux si vous voulez vraiment utiliser un taxi est de le réserver par téléphone, mais il faudra parler la langue ou vous faire aider.

Avion : Aeroflot, par Moscou. Très bien. En fait, la plupart des vols sont opérés en partenariat avec Air France. 350€ A/R environ.

Arrivée tardive à 1:30 à l'aéroport de Yerevan. Nous avons utilisé la compagnie "officielle" de l'aéroport : Aerotaxi. Forfait de 6000 dr pour le centre ville. C'est cher, mais quand on arrive à cette heure ci, on dit oui. Et chose importante, ils prennent les euros ! Très pratique quand on n'a pas encore fait de change.

Hébergement chez l'habitant en haut de Mesrop Mashtots, à deux pas d'opéra et du Matenadaran, par Airbnb. Très bien, super convivial. Un lit dans une chambre, et plusieurs lits dans un grand salon. Les murs sont couverts de tableaux, c'est un atelier d'artiste(s). Armina parle français ! 10€ par personne. (je peux donner l'adresse par mail). On nous a réservé le taxi pour le retour à l'aéroport à la fin du voyage : 2200 dr.

Yerevan : Ville très agréable. On s'y sent à l'aise. Pas mal de pollution, on le sent bien quand on y revient après avoir fait un tour en province. Beaucoup d'animation le soir (concert de jazz à cascade), et beaucoup de cafés sympas. Petite préférence pour la Beer Academy, près d'opéra. Côté restos, bons retours d'Erevan Pandock (au moins celui près de Republic), The Colour of Pomegranates (Zakian st). Un peu moins d'Afrikan Pandock (cher et trop touriste). Mais globalement c'est difficile de mal manger, même les cafés proposent des plats souvent faits sur place et très bons. Outre les classiques (Matenadaran, musée d'histoire, etc), je suggère vraiment la visite du musée Sergey Parajanov (Dzoragiugh st). Pourtant "connu" pour ses films, le musée montre ici une collection impressionnante de collages et autres oeuvres picturales très originales. Très, très intéressant.

Garni/Geghard : Il faut bien aller au fameux "Mercedes garaj" ou "Mercedes Service" pour prendre le marshroutka. Pour ça, suivez les indications des guides (justes pour une fois), ou bien plus simple : prendre le trolley bus qui remonte Mesrop Mashtots ! Notez que juste à côté du garage Mercedes il y a un excellent marché typique et fermier, où vous pourrez faire le plein de soudjouks aux noix et autres délices, et vous promener dans les étals. Demander le Nor norki shouka. Ne pas se limiter au temple de Garni et au monastère. Il faut descendre voir les orgues basaltiques, elles sont magnifiques.

Goris : Pour y aller, oubliez les indications des guides : il n'y a pas de marshroutka pour Goris, et surtout pas derrière le Rosia trade center ! La solution, aller à Kilika (la gare centrale) et prendre un marshroutka pour Stepanakert qui vous y déposera. Je comprendrai un peu tard qu'aller à Kilikia était la solution à tous nos problèmes de déplacements. Bon, là, nous n'avons pas eu de chance. Il a plu pendant trois jours et trois nuits non stop... Trois mois qu'il n'est pas tombé une goutte, et maintenant c'est 12°C et brouillard sans visibilité à plus de cinq mètres. La poisse. Est-ce à cause de cela, nous avons trouvé les gens peu agréables. Certains se moquant ouvertement de nous quand nous faisions du stop sous la pluie par exemple (ralentir en voiture pour redémarrer en trombe avec gestes et rires). Bref, morosité ambiante. Dormi au Goris Hostel, moyen (7000n dr/pers je crois). Et comme il était plein la première nuit, on nous a arrangé une chambre au même prix à l'hôtel Goris juste à côté (on ne peut pas confondre lol), immense hôtel soviétique mais très bien rénové et complètement vide. Ambiance Grand Budapest pour ceux qui ont vu le film... Pour manger, un seul vrai resto/bar, le Deluxe Lounge Café dans le parce de Vienne. C'est en fait le nouvel emplacement du SKS rue Narekatsi que vous trouverez dans les guides (il y a des bureaux maintenant à la place). Ou le café rue Tatevatsi, avec vue sur les trogodytes, mais service/accueil peu agréables. Bref, on arrive quand même à visiter Tatev entre deux nuages, et on part. Le temps tout de même de prendre en photo toutes les pages du mythique livre de randonnées en Arménie (Hiking and climbing) au point d'informations près du monastère.

Yeghegnadzor : Pour y aller de Goris pas de taxis. A cause du mauvais temps, personne ne vient à Goris de Yerevan, donc c'est la pénurie. Donc "faux stop" jusqu'à Sisian (on nous demande 3000 dr...), et vrai stop par la suite (deux militaires vraiment sympa). 3 nuits chez Ruzan (Spandarayan st ; +37494692363). Bonne chambre, super petit déj (découverte de la confiture de noix entières, excellent), et Ruzan est prof de français et de religion. Bref, on peut lui poser plein de questions. Son mari fait le taxi au bon prix, et ne compte pas le temps d'attente. Visite de Noravank. Pour moi le plus bel endroit du pays. Le trek de Spitakavor et Boloraberd : il y a deux chemins pour monter jusqu'à Spitakavor, un pour les jeeps et un à pied. Nous avons fait l'erreur de monter par le premier (celui qui part à gauche au panneau explicatif à la sortie du village de Vernashen) et n'avons jamais trouvé l'embranchement pour redescendre par le deuxième (herbes hautes probablement). Je conseille donc de monter par le second chemin (celui qui longe le ruisseau). Il est possible de monter jusqu'à la forteresse, mais c'est assez difficile. Superbes vues. Le trek de Tsakhats Kar et Smbataberd : plus facile (bien sûr, tout dépend de la météo...). Ne pas revenir sur ses pas comme le suggère le guide Hiking, mais descendre de la citadelle (un chemin part à côté des antennes téléphoniques) jusqu'au village de Yeghegis. Attention aux serpents sur cette portion. Beau village avec plusieurs centres d'intérêt (église sans nef, cimetierre juif, etc...). Vraiment de très belles randonnées. Quant à la ville en elle-même, nous l'avons trouvée bien plus accueillante que ce que les guides en disait. Par contre, il n'y a qu'un seul resto/bar, le Aygi, près de la vieille grande roue (!). Attention, il ferme en cas de pluie. Les autres établissements sont au bord de la route principale, donc excentrés.

Nous sommes remontés avec Ruzan et son mari jusqu'à Sevan, en passant par Noratous, Hayravank et Sevanavank. (18000 dr je crois).

Nous avions prévu de rester à Sevan, mais l'envie nous en a passé (des restos et des jetskis, bof). Retour à Yerevan.

Alaverdi : Pour y aller, ne pas suivre les guides, comme d'habitude, vous ne trouverez rien du côté de Khorenatsi st ou Agatageghos st. Allez à Kilika. Le trajet et disons... périlleux, surtout si le chauffeur n'est pas de bonne humeur :) Dormi deux nuits chez Iris, BnB bien connu. Et pour cause, elle sait mener son affaire. Attention, les guides la localise à Sanahine, mais c'est bien loin du monastère. C'est situé sur la route principale, un peu avant Alaverdi. Vous ne ferez aucune excursion à pied au départ du gîte ! Chambre double avec SDB privée (9000 dr/pers après discussion, car il ne restait plus que la chambre la plus chère). Bon petit déj, et possibilité de dîner pour 6000 dr (bon, avec vin et parfois eau de vie).

La suite plus tard...
Une virée en Inde English translation pending
by LD17 · 2015-09-11 · 8 replies
Inès n’était pas d’accord avec le collège, cette année, décrochage. Verdict du conseil de classe : elle redoublera sa troisième. Mon choix de « sanction » : on va voir ce qu’est la vie sous d’autres cieux, ma fille…

Jeudi 30 juillet 2015, 10h50 Atterrissage à Delhi, Ashik, notre accompagnateur Indien pour ce voyage, nous attend. Trajet en taxi jusque chez lui et Sébastien, correspondant en Inde de Radio-France. On savait où on arrivait, mais 40°, et un taux d’humidité qui doit avoisiner les 90%, ça surprend les corps. Repos, après 2 nuits très courtes.

Vendredi 31 On fait un peu plus connaissance avec Ashik, au cours d’une balade dans un parc immense dans Delhi. Le thème central est le tombeau (colossal…) d’un poète emblématique, Amir Khusrau, entouré d’autres tombeaux illustres : des rois et reines qui voulaient reposer près de lui.

Ashik nous montre sa moto, garée dans la rue. Elle détonne avec celles que l’on croise, avec son look chopper. Elle n’est pas attachée, et restera ainsi durant le mois d’absence d’Ashik. En plein New Delhi. Impressionnant, pour nous.

Balade en ville, le soir, on en profite pour passer chez le coiffeur, ou plutôt sur le trottoir qu’il squatte, éclairage à leds branché sur la batterie de sa voiture. Coupe nickel malgré les conditions. Et quelques courses, dans une épicerie dont le caissier Sikh, accroupi sur son tabouret, pieds nus, détonnerait dans nos supermarchés.

Samedi 1er août Préparatifs, planning, réservations des divers billets de train, … Arrivée de Sébastien, notre hôte qui, sans nous connaître, nous accueille les bras ouverts, avec sa compagne Indienne, et leurs amis, des gens très sympas, aux parcours impressionnants. Une règle semble établie : tous sont très à l’aise pour passer d’une langue à une autre. Alex, un Anglais, parle Français comme s’il était parisien d’origine, et quand j’entends parler sa femme Sophie, Française, je suis persuadé d’entendre une Anglaise. Un autre couple, Abi, Philippine, et David, Suisse, est là, avec Alicia, 13 ans, qui parle 4 langues et commence l’Allemand. On sort, balade dans un autre parc de Delhi, à nouveau des tombeaux monumentaux, autour de celui de Humayun, second empereur Moghol, considéré comme le prototype du Taj-Mahal.

Dimanche 2 Départ en train pour Agra, la cité du Taj-Mahal, ville moyenne ici (1,7 million d’habitants). Départ prévu à 8h45, retardé progressivement jusqu’à 11h45… Puis 3 heures de train pour 180 km. Nous aurons néanmoins le temps de voir ce fameux temple (un tombeau, à nouveau, en fait, construit par l'empereur Moghol Shâh Jahân pour son épouse), les fortifications, et le palais royal. Agra fut, à sa grande époque (16° - 17° siècle) la capitale de l’empire Moghol.

Visite d’Agra en Tuc-tuc. Triporteur très utilisé comme taxi low-coast en Asie, on l’exploite à fond ici. On peut y loger 3 touristes (2 si Américains moyens), en plus du chauffeur, mais les Indiens s’y entassent jusqu’à 12 personnes. Véridique, on l’a vu.

Au coin d’une rue, une école coranique, à ciel ouvert.

Départ d’Agra le soir à 22h, destination Pushkar, en train-couchettes.

Lundi 3 4h30, arrivée du train à Ajmer, où nous prenons un taxi – 400 roupies, moins de 6 €, pour une dizaine de km. Indécent quand on saura que le litre d’essence revient à 1 euro. Arrivée à Pushkar, vers 5h30, où nous trouvons un hôtel, Moon Light, qui nous accueille malgré l’heure, bien matinale à nos yeux. Prix de la chambre : 400 roupies, pour 3 personnes. Évidemment c’est minimaliste en terme de confort, douche à l’eau froide, pas de placard ni de clim, ni de bureau, mais à ce prix-là difficile d’être exigeant ! Le gag : c’est lors de notre départ que nous apprendrons qu’en fait il y avait de l’eau chaude, simplement un disjoncteur avait sauté ! Le plus dur en ce qui me concerne : les matelas en mousse de 8 ou 10 cm sur un sommier qui est une simple planche. Je passerai mes nuits à tourner comme un poulet sur sa broche, et au lever il faudra toujours un peu de temps pour remettre chaque vertèbre à sa place… Suite de la matinée consacrée à un sommeil un peu plus réparateur que celui du train.

Découverte de Pushkar, 400 (si, quatre cents) temples pour 17 000 habitants. Des vaches, des vaches, partout. Elles sont vraiment les reines dans ce pays, en ville comme à la campagne. Elles se couchent aussi bien sur les routes, en plein virage, que dans des rues étroites, viennent mendier aux portes…

Visite d’un temple dédié à Brahma, avec la même caractéristique que tous ceux qui lui sont consacrés : il est le seul et l’unique sur cette planète. Des prêtres nous prennent en main, au sens littéral du terme. Après avoir, chacun avec son guide spirituel, effectué un cérémonial très précis finissant par un largage de fleurs dans le lac (sacré, comme il se doit), nous devons réciter des prières, en répétant ce qu’ils disaient. Inès et Ashik seront assez vite libérés, mais le mien ne me lâche pas, me fait citer tous les membres de ma famille (quel boulot !), puis me dit qu’il accepte aussi bien les euros que les dollars, et que 30 euros ça serait correct pour que tous aient une belle et longue vie. Je parviens à garder mes munitions pour des besoins plus terre à terre, mais ne peux néanmoins pas me débarrasser de lui sans lui avoir laissé quelques billets de 10 roupies qui traînaient dans mes poches. Surprenant pour nous : le côté « la ferme est dans la ville ». Partout déambulent librement, non seulement les vaches et les chiens, mais aussi des familles entières de cochons sauvages, qui sont chargés, avec les chiens, de nettoyer la ville. On croise également des ânes, des chameaux parfois seuls, des singes, des quantités d’écureuils, de perroquets verts, et autres oiseaux multicolores… Pratiquement pas de chats, par contre. Les animaux n’ont pas ici de fonction alimentaire, excepté le lait des vaches et chèvres, quasiment tout le monde est végétarien. Et à l’accueil de notre hôtel trône un panneau sur lequel est indiqué « MEAT FREE ZONE » (pas de viande ici), avec des panneaux type stationnement interdit sur lesquels figurent poulet, vache, porc, poisson. Pas d’œufs non plus, seul le lait est autorisé. En fin d’après-midi, une balade à dos de chameaux de 3 heures, dans la campagne environnante. Des rencontres étonnantes, telles que cette famille musicienne dans une zone semi-désertique, ou ce cadavre de chameau puant qui occupait sérieusement quelques chiens. Petite virée noctambule dans les rues aux environs de l’hôtel, plus grand-monde dehors à part un groupe de jeunes, sympas, et toujours, veaux, vaches, cochons … et chiens.

Mardi 4 Pour démarrer, une bonne balade à pieds dans la ville, location de motos, et roule ma poule dans la nature...

Des coins très sympas, où les gens ne voient quasiment jamais de touristes - heureusement qu’Ashik est là, parce que très peu parlaient Anglais. Roue arrière crevée, Inès est montée derrière Ashik, moi sur le réservoir de la moto, jusqu'au dépanneur-vendeur de tout du hameau suivant. Suite de la balade, et, surprenant ici, une grande quantité de vaches derrière une clôture. C'est un hospice qui protège les vaches en mauvaise santé. 600 y séjournent. Contrairement à une autre structure sur Mumbay, 6 000 vaches, où elles finissent par alimenter une colonie de vautours, ici elles termineront enterrées. Je n’ose pas imaginer le charnier que ça doit représenter. Après avoir visité et mis notre petite contribution (ils ne fonctionnent qu’avec ça), on reprend la route. Dans un chemin de sable, rencontre d'un homme de 60 à 70 ans, musicien déjà vu hier lors de la balade à dos de chameau. Il nous propose de venir chez lui, on accepte. Il monte derrière Ashik, et on arrive rapidement à son campement, des huttes de branches essentiellement, et une construite avec des pierres liées avec de la terre. On a passé la soirée avec eux, c'est une tribu semi-nomade qui est réputée pour sa bonne relation avec les animaux et le don qu'ils ont pour les soigner. Les gens viennent les chercher quand ils ont un animal malade. Et ce sont donc aussi des musiciens, qui perpétuent une musique ancestrale. Ils ont fait un CD, qu'on pourra écouter à la maison. On a partagé le thé avec eux, ainsi que nos sandwiches de midi que nous avions à peine attaqués. Inès a participé avec une fille de 13 ans à la confection et cuisson des galettes pour le repas du soir. À la fin, celle-ci nous a dit qu'elle avait une nouvelle sœur... Nous avons dû partir avant qu'il ne fasse complètement nuit, le retour en motos dans le sable risquait d'être galère sinon. On est partis avec 3 galettes, et des au-revoir jusqu'à perte de vue.

Mercredi 5 Un bref passage, en profitant des motos, auprès des gens qui nous ont reçus hier soir, pour apporter aux enfants une dizaine des jouets que Carla nous avait confiés dans ce but. Et puis une virée à petite vitesse pour découvrir les campagnes, avec une étape dans une école de village. 280 élèves, de 6 à 15 ans, qui se laissent très peu distraire par les intrus que nous sommes. Intrus à qui pourtant les profs présentent tout sans poser plus de questions… Quasiment aucun mobilier, tous les élèves sont accroupis par terre, quelques rares privilégiés ont une sorte de petite table basse pour poser leurs affaires, tous les autres écrivent sur leurs genoux. Je suis impressionné par le calme et l’atmosphère studieuse qui règnent. Ashik nous expliquera ensuite que c’est ainsi dans toutes les écoles « gouvernementales », seules les écoles privées ont les moyens de faire travailler leurs élèves plus confortablement. Nous revenons ensuite vers la ville, où nous retrouvons un vieil Indien que nous avions rencontrés la veille, et qui nous avait proposé une balade avec lui en moto. Il roule en 1050 Triumph Bonneville. Nous découvrons qu’il est propriétaire du petit hôtel où il vit. Self-made man, il a principalement été cuisinier, et a monté son hôtel tout seul. Il nous montre ses photos sur ses 2 IPhones, le temps qu’il roule et fume son pétard à côté de nous, et on y va. Une pause chez un loueur du coin, juste pour siphonner le réservoir d’une moto qui revient de location et regarnir un peu les nôtres, et c’est reparti. On se fait avec lui une grande balade en montagne, virolos très sympas, jusqu'au plus ancien temple local (plus de 1 000 ans). On traverse de superbes coins, on est en moto, sans casque, il fait beau, c’est le bonheur ! L’heure passe vite, on retourne chez notre loueur de motos lui rendre nos bécanes. 2 km à pieds pour revenir à l’hôtel, où Inès se remet un peu avant « son grand moment », une virée à cheval de 2 heures. Ashik, peu concerné par l’équitation, reste à l’hôtel. Nous allons faire la connaissance des Marwaris, une race rare chez nous, dont les oreilles en forme de parenthèses se rejoignent au-dessus de la tête. Mauvais surprise, on devait avoir 4 chevaux, et 2 accompagnateurs, mais il y a 2 chevaux en tout et pour tout…ce qui signifie que les gars vont marcher à coté de nous en tenant les chevaux ! Et ils nous répètent qu’il faut faire attention, disant que la jument d’Inès est « crazy »… Pas du tout ce qui était prévu. Inès signale que sa selle est insuffisamment serrée, ils disent qu’on verra ça plus tard, mais elle restera en l’état. Ils nous lâcheront quand même un peu. Au premier galop, la selle d’Inès tourne. Complètement sur le côté, elle réussit néanmoins à arrêter sa fougueuse jument, mais se retrouve au final coincée contre un mur de clôture. Une belle ecchymose à la cuisse en guise de souvenir. Elle se rattrapera un peu plus tard en prenant ma jument, mieux équipée, pour un autre galop dans un chemin de sable. De retour à l’hôtel, bien fatiguée, elle va préchauffer son lit. On repartira donc seuls, Ashik et moi. Une grande marche de nuit, on fait le tour du lac en passant par tous les temples qui le bordent, pieds nus donc sur 1,5 km. Cette fois la dose est bonne, repos.

Jeudi 6 Réveil tôt ce matin, on quitte Pushkar, direction Udaipur, 5 heures de train. A l’heure, cette fois-ci, ça console : on ne s’est pas levés inutilement. Fouilles au fin fond des sacs pour déterrer des vêtements chauds, la clim est vraiment forte, on est gelés… Arrivés à 13h45, un taxi envoyé par l’hôtel (Kumbha Palace) nous attend devant la gare. En route, nous croisons des vaches, bien sûr, mais aussi des quantités de groupes d’ânes transportant des matériaux de construction. Inès restera sur place, un peu KO, et Ashik et moi allons nous balader à pieds : visite d’un temple, avec une quantité colossale de personnages et d’animaux sculptés dans du marbre. Et une longue discussion avec 3 gamines d’une douzaine d’années qui s’appliquent à bien se faire comprendre en Anglais : touchant.

Vendredi 7 Lever de bonne heure pour Inès et moi, pour une demi-journée d’équitation – le couple qui tient l’hôtel, une Hollandaise et un Indien, a également monté un centre équestre à quelques km de là. Trajet jusqu’au ranch avec le 4x4 de l’hôtel.

Rencontre des gens et des chevaux, et cette fois notre guide (le propriétaire) sera sur son propre cheval. 2 accompagnateurs à moto sont chargés de la sécurité, ils écartent les buffles et autres imprévus, tel ce poulain en liberté qui avait décidé de se joindre à nous malgré le refus de nos juments. Superbes paysages, quelques rencontres : des écoliers, une mangouste, un squelette de vache... Repas sur place, toujours aussi savoureux, pas de doute, ils savent manier les épices. On retrouve Ashik à l’hôtel, espoir de location de motos, mais on ne peut pas se mettre d’accord avec le loueur, un peu caractériel. On y retournera le lendemain, bien qu’il refuse de réserver, même si on lui paie tout à l’avance. Donc c’est à pieds qu’on ira jusqu’au « câble car », téléphérique qui nous emmène jusqu’au sommet d’une montagne où nous attend un temple, mais aussi un superbe point de vue sur l’ensemble de la ville. Retour en bas, et Ashik nous dégotte un resto (le Charcoal), qui annonce sa spécialité : le barbecue. Dans ce pays essentiellement végétarien, où nous n’avons quasiment mangé aucune viande sinon un peu de poulet à Delhi, ça nous fait saliver. En fait il n’y a que du poulet et de l’agneau, mais Inès avait justement annoncé son intention de ne plus manger aucun bébé animal. Donc poulet. Le mauvais gag : Ashik était entré très peu avant nous, et d’office le réceptionniste lui annonce : plus de place. Et lorsqu’il nous voit, miraculeusement il y a de la place. Devant notre « surprise », il bafouille vaguement que les autres clients vont se tasser… Réflexion d’Ashik : vous êtes mon passeport… c’est vrai que ce n’est pas la première fois que nous rencontrons ce type de situation. Coté place, nous sommes servis, au sommet de l’immeuble, une banquette confortable adossée au vide, sur laquelle nous allons manger semi-allongés, avec une vue magnifique sur le lac Pichola.

Samedi 8 Nous allons chercher les motos. On va remplir nos réservoirs, et retour avec une halte street-food (cuistot de rue). Nous retrouvons Inès et mangeons nos acquisitions en attendant qu’elle se prépare. Incendie dans les bouches… Balade du matin, on contourne le lac Pichola, très beaux points de vue, et on sort de la ville direction un temple perché au sommet d’une montagne très abrupte. Nous avions repéré ça comme objectif, hier. Manque de chance, la seule route qui y mène est barrée en bas. On est sensés y prendre un bus qui nous emmènerait sur notre lieu de prière. Bof, pas vraiment le but. En parlementant, on a finalement la possibilité de monter avec les motos, pour la modique somme de 710 roupies. Ça ne fait qu’une dizaine d’euros, mais bon. Demi-tour. On va finalement trouver une petite route magnifique qui nous mène à un autre lac, plus en altitude, et qui traverse des petits villages de montagne, qui suit une crête avec super point de vue de chaque côté, bain de buffles… Mais qui nous ramène vers Udaïpur, sans qu’on comprenne comment. Et on a peut-être la réponse à une question fonda-mentale dont on déjà parlé : que deviennent toutes ces vaches, après ? Deux ou trois cadavres, sans peau, sont sur le bord de la route, en cours de nettoyage par la nature. Serait-ce leur destinée à toutes ? Et l’utilisation du cuir serait-elle compatible avec la religion ? Nous aurons la réponse plus tard : affirmatif. Autre question, que deviennent toutes les bouses ? Là, la réponse est simple, il doit y avoir un service de nettoyage, qui les amène là, sur ce même bord de route, où d’énormes tas attendent, peut-être, une utilisation agricole ? Allez, encore une question, sans réponse celle-ci : on voit très fréquemment des pneus de motos ou de voitures, ou des chambres à air, en haut des maisons, accrochés aux toits ou aux terrasses, parfois dans les arbres : pourquoi ? Repas de midi dans une autre trouvaille d’Ashik, un tout petit resto qui comporte une mezzanine. Nous y mangerons sur des matelas disposés autour d’une grande table basse. Sympa et reposant. On reprend les motos et on suit le hasard de la route, sans objectif ni itinéraire. Des kms enfilés dans la montagne, sur de petites routes, des chemins de terre, voire des sentiers ou plus rien du tout quand on est dans la montagne elle-même : on en prend à nouveau plein les yeux. Le contact avec les gens est simple et rapide. À un moment, nous arrivons dans un cul de sac à flanc de montagne, une quinzaine de personnes travaillent à la construction d’un grand mur. On fait une pause. Deux hommes arrivent à moto, l’un deux se présente, il est le propriétaire, nous sommes sur son terrain qu’il fait clôturer. Il se fait un plaisir de nous faire visiter et de nous expliquer son projet de construction avec piscine. Vu les gens qui travaillent à son mur (y compris des enfants), tous n’ont pas les mêmes soucis au quotidien. Bon, d’accord, on le savait déjà. On reprend notre chemin. Un lac nous tente, vu de loin, mais de près on a moins envie de s’y baigner, l’eau manque de clarté – bande de chochottes. Nous rencontrons un troupeau de chèvres accompagnées par des enfants de 10 à 15 ans, qui transportent des fardeaux de bois sur leurs têtes. Sur le chemin du retour, on fait un crochet pour voir de plus près une statue monumentale que nous avons aperçue à l’aller, sur le flanc d’une montagne. Il s’agit d’un ancien roi, qui a dû laisser un bon souvenir vu ses dimensions aujourd’hui. Nous n’en saurons pas plus. Le chantier est en cours, impossible d’approcher.

Transport en commun, les passagers montent sur le toit du bus à l’occasion d’un ralentissement, il y a 2 échelles à l’arrière pour ça.

On laisse Inès à l’hôtel, elle en a eu assez pour la journée. Et on repart avec Ashik vers le lac Pichola, dont on fait le tour en bateau en approchant les divers palaces qui le bordent, ainsi que les deux qui forment des îles au milieu. La bonne virée standard pour touristes standards… Restitution des motos, retour, bagages, train-couchettes : au-revoir Udaipur.

Dimanche 9 Nuit un peu galère, avec le claquement permanent de la bouche de clim juste au-dessus de nos têtes (Inès et moi sommes collés au plafond – impossible de s’asseoir). Heureusement un interrupteur permet d’éteindre cette fichue clim, malheureusement à chaque fois que je l’éteins, la grosse femme du bas la rallume – elle n’a certainement pas la clim chez elle, mais ici elle a payé pour l’avoir, elle l’aura, y compris la nuit. Mais bon, on a dormi quand même. Presque 17 heures de trajet, c’est vrai qu’en train c’est long mais pas trop difficile. Et on arrive à Bombay, où nous sommes attendus par le sieur Pierre-Édouard PÉAN, un ancien agent de voyage qui, depuis 1989, consacre sa retraite à la scolarisation des filles dans un bidonville. Son ONG, l’AFIPE, a pris part, en 20 ans, à l’éducation de plusieurs milliers de filles. Elle ne fonctionne qu’avec des dons, et propose à chacun de parrainer une petite fille : 15 € par mois suffisent à couvrir ses frais de scolarité. Un virement automatique, simple pour nous, essentiel pour elles. afipe2012 at yahoo.fr

Nous mettrons un quart d’heure à sortir de la gare puis trois quarts d’heure à retrouver Monsieur PÉAN avec qui nous sommes pourtant en liaison téléphonique quasi continue : la gare est tellement vaste, imprécise, que nous ne parvenons pas à nous situer mutuellement. Il nous emmène à l’hôtel qu’il nous a réservé. Top confort. Le budget est à l’avenant, 3500 roupies, plus de 50 €, la nuit, ça change. Il faut préciser que le foncier est au même niveau de prix qu’à New-York ou à Tokyo, donc impossible de trouver un logement bon marché. D’où également la convoitise des promoteurs sur cet immense gisement foncier que représentent les bidonvilles. Deux types de démarches de leur part, la force, avec l’envoi de bulldozers qui détruisent tout, ou le porte-monnaie avec la construction de studios à très bas coût, qu’ils offrent à bas prix à ceux qui acceptent d’évacuer. On va donc à Malad, notre premier contact avec le bidonville. Il correspond à ce qu’on connaît par les reportages, avec le « vivant » en plus. Nous avons de la chance, une fois de plus : à cette époque où la mousson devrait battre son plein, très peu de pluie, et jamais quand nous sommes dehors. Et la chaleur, qui ne dépasse pas 35 à 40°, est très supportable. Les maisons sont des assemblages de bâches plastique sur des ossatures en bambou. Le sol est bétonné, et il y a une porte.

Pas de fenêtre par contre. Surprise, il y a la télé, chez tout le monde à priori. En fait, 95 % des hommes travaillent, dans le bâtiment ou dans des secteurs où on ne leur demande pas de qualification : ils sont « helpers » (manœuvres). Donc il y a des revenus, aussi faibles soient-ils, et la télé fait partie des priorités, avec le ventilateur au plafond. L’électricité est d’origine piratée.

L’eau est un problème majeur, nous croisons plusieurs personnes avec un bidon ou une cruche sur la tête : il n’y a pas de source d’approvisionnement régulier. Quand la chance est là, il y a une canalisation crevée à proximité, sinon il faut marcher.

Des sanitaires collectifs, cabanes juxtaposées, permettent un minimum d’hygiène et d’intimité pour les besoins « naturels ». Pas de tout-à-l’égout bien sûr, ça va directement dans la terre.

On est invités dans une des maisons, chez l’une des fillettes dont s’occupe l’AFIPE, l’association de Pierre Péan. Sa mère nous offre un excellent jus de mangue, mais nous sommes les seuls à en avoir, ni elle ni les enfants n’y ont droit. Je pense que nos boyaux sont maintenant suffisamment habitués au pays pour accepter que nous buvions dans des verres non aseptisés… Effectivement ça se passera bien.

Séance photos à répétition, on discute de choses et d’autres, de leurs conditions de vie, de leur histoire… Et on se quitte pour aller chez Pierre Péan, qui nous a préparé une excellente matelote de poisson. Deux jeunes filles habitent chez lui. L’aînée, Suvarta, 24 ans, vient de décrocher son master de sciences sociales, et a trouvé du travail dans un organisme de scolarisation dans les bidonvilles. Elle y va chaque matin en train, 3 trains successifs, 2 heures de trajet. Et rebelote le soir en sens inverse. C’est le retour que c’est le plus dur, les trains sont bondés, nombreux sont ceux qui restent sur le quai faute de place. L’autre jeune fille, Madina, a 17 ans, et commence une école hôtelière. Toutes deux sont originaires du bidonville visité cet après-midi, et ont bénéficié des services de l’Afipe pour leur scolarité. Longue discussion toute la soirée, on intègre de plus en plus la nécessité impérieuse de bien maîtriser l’Anglais. Je dis à Pierre Péan mon intention de parrainer une jeune fille, je souhaite juste qu’elle ait 10 ans, pour qu’elle grandisse en même temps que Carla, chacune de son côté de la planète, en attendant peut-être une rencontre ? Ils étudient les dossiers, ce pourrait être Ashwini. Nous n’avons que son prénom. Madina prend le téléphone et on fixe un rendez-vous pour demain 11h. Retour à l’hôtel.

Lundi 10 Arrivée au « slum » (le bidonville) : la petite Ashwini nous attend à l’entrée avec son père.

M. PEAN, aidé d’Ashik, leur explique la raison de notre venue. La petite fille est très attentive, et très émue, je ne le suis pas moins… Je lui donne le collier que Carla avait préparé, en souvenir, et nous échangeons nos coordonnées. En fait elle est plus âgée que prévu, elle aura 12 ans le 14 septembre. On se serre gravement la main et on part, en espérant se revoir un jour ou un autre. Je regrette ensuite de ne pas avoir été plus loin, je ne sais même pas combien elle a de frères et sœurs, si elle est ici depuis longtemps… Peut-être aurions-nous pu aller chez elle ? Il faudra revenir. On quitte un peu plus tard Pierre PEAN, et on prend le train pour le centre-ville. Les trains « locaux » fonctionnent un peu comme notre métro Parisien, circulation en continu, mais sur le plancher des vaches et non dessous. Aux heures chargées, ce qui est notre cas, les wagons sont remplis en force, les derniers s’accrochent comme ils peuvent en débordant à l’extérieur. Ici les portes sont ouvertes en permanence, un jeune nous dit que si on les ferme on risque une amende de 10 roupies. Nous n’arriverons pas à monter dans le premier, c’est dans le suivant que nous ferons les sardines pour faire le trajet, 30 km en environ ¾ d’heure, pour le prix de 10 roupies (15 centimes d’euros) par personne...

Balade au centre de Bombay, mer peu appétissante, marron, le bord jonché de détritus.

Le plus pauvre côtoie le plus riche. Antilla, « maison » la plus grande du monde, gratte-ciel individuel de 22 étages, 165 m de haut, 37 000 m², a coûté à son propriétaire plus d’1 milliard d’euros. Vue imprenable sur la plage ci-dessus.

Visite d’une mosquée, de la Porte de l’Inde, sorte d’Arc de Triomphe face à la mer.

Retour au train : cette fois nous avons beaucoup de chance, nous sommes assis. Très vite le wagon est bondé, la sortie sera épique, nos places se trouvant au fond du wagon. Inès qui ne voulait pas quitter la chambre ce matin (la flemme, disait-elle) se sera quand même bien amusée.

Les contacts sur lesquels Ashik comptait pour visiter une autre école, ou Dharavi, le plus grand bidonville d'Asie, 1 million d’habitants, n’ont pas fonctionné. Et Bombay est pour nous une ville pas très facile à vivre, trajets internes très longs, et extrêmement bruyante. Nous abrégeons et avançons le départ de 24 heures.

Mardi 11 Repos ce matin, je les laisse dormir jusqu’à 11 h, ensuite on quitte la chambre avec les bagages qu’on met en consigne à la gare, et on passe le reste de la journée à se balader dans Bombay, visite d’une galerie de peinture… Train à 23h pour GOA, 12 heures de trajet, patience.

Mercredi 12 Arrivée à la gare de Karmali à 11h. Surprise, pas de déchets au sol : il y a des poubelles, utilisées. Nous prenons un taxi pour aller à l’hôtel, à PANAJI. Le paysage est assez différent de ce que nous connaissons de l’Inde. Beaucoup de belles maisons, des constructions type Portugais, normal ici c’était eux les colons. Après le déjeuner, priorité location des motos, on trouve des 150 cm3 à 300 roupies (- de 4,50 €) par jour, à peine croyable. Et en plus elles fonctionnent bien. Différence de législation, ici le conducteur doit porter un casque. Mais quand j’en demande également un pour Inès, ça surprend : pourquoi faire, puisque ça n’est pas obligatoire ? Priorité suivante, la plage, mais on la quitte assez rapidement, plutôt déçus : quand on y est arrivés, superbes vagues, plein de monde, uniquement des Indiens, qui se baignaient jusqu'aux genoux, tout habillés, en s'éclatant, manifestement. Mais personne vraiment dans l’eau. Ashik nous explique que moins de 10 % des Indiens savent nager, ça ne fait pas partie de leur culture. On se met en maillots, Inès et moi, on se jette dans les vagues, et on se fait siffler aussitôt : interdit durant la mousson. Donc on va se rhabiller, et balades à nouveau, à pied et à moto. Le soir, restauration « street food » pour Ashik et moi, Inès n’a pas confiance. Et le lendemain semble lui donner raison…

Jeudi 13 Effectivement, quelque-chose n’est pas passé, j’ai le ventre en vrac… Ashik n’est pas trop bien non plus. Quelques Immodiums plus tard, on repart, avec un régime riz nature pour finaliser ça. Rien de grave, mais la leçon va durer une bonne semaine. Inès à coté nous narguait, avec un superbe steak sauce Roquefort, cuit juste comme il faut : c’était la première fois qu’elle mangeait de la vache depuis 15 jours. On retente la plage. Cette fois-ci c'est bon, on a pu profiter des vagues... Direction le Nord, une petite heure de moto, balade sympa, toujours à petit rythme pour en profiter avec tous nos sens, et pour qu’Inès puisse caresser une vache par-ci - par-là tout en roulant... On a fini par dégoter une zone qu'on croyait tranquille, mais les Life Guards étaient là aussi. On s'est éloignés de façon à être situés entre 2 postes, maillots vite fait (excellent moyen d'éloigner les vendeuses qui nous assaillaient, je les menaçais de leur montrer mon postérieur), et zou dans les vagues. Assez longtemps après, un garde est arrivé en sifflant, fin de la baignade, ça tombait bien, elle nous avait suffi. La plage était en sommeil, sur le plan touristique, peu de peaux blanches, alors que le secteur fait partie des destinations privilégiées pour les occidentaux. Saison morte… Une jeune Russe qui tient un restau avec son fiancé Indien semble désœuvrée, le restau est à moitié en chantier, il y a du pain sur la planche pour la ré-ouverture. Sur le chemin du retour, halte dans un petit parc aquatique, sympa mais pour une heure seulement, juste ce qu'il nous fallait également. Retour vers Panaji, pratiquement toute la route sous la pluie. Pas gênant, voire sympa : il ne faisait pas froid. Mais bon, quand même, trempés à l’arrivée.

Vendredi 14 Journée moto, juste pour le plaisir de rouler sans objectif. A Old Goa, visite de 2 églises et d’une cathédrale qui serait la plus grande d'Asie, datant des 15° et 16° siècles. Puis nous avons roulé, sur des petites routes qui se transformaient en chemins qui se transformaient en sentiers puis en plus rien... Le top, une petite route goudronnée, état nickel, en montagne, qui après un virage sec se transforme … en un très large escalier dont nous n’avons pas vu la fin. Gare à celui qui arrive un peu vite, descente rapide assurée. Toujours des paysages sympas, et quelques rencontres agréables. Et un long passage de la rivière en bac (traversée + remontée sur 2 km environ), avec une petite surprise : seuls les camions et les voitures paient. Restitution des motos, il faut préparer le départ. Mauvais plan pour demain, la grande ligne de bus qui devait nous emmener à notre prochaine destination a été supprimée, il n’y a plus que des bus basiques, ni clim ni sièges « confort » (on est allés à la gare routière et on a vu à quoi on devait se préparer). Le minimum 10 heures durant. Cerise sur le gâteau, départ prévu à 8h, il va falloir se lever tôt.

Samedi 15 Nous avons passé la journée à faire ce fameux trajet en car, qui finalement s'est plutôt bien passé. On est arrivés chez les parents d'Ashik, dans la ville de Shimoga (320 000 habitants). C'est une maison traditionnelle haut de gamme, spacieuse et claire, très propre et décorée. Le confort est spartiate selon nos critères, mais adapté aux leurs. Ils ont des toilettes avec cuvette, mais n’utilisent jamais que les WC à la turque. Ils ont un frigo, mais, pas de viande, pas de beurre, pas de jus de fruits autres que frais, donc il n’est pas branché. L’eau chaude est produite par un poêle à bois, elle arrive à un robinet dans la salle d’eau attenante, pour remplir un seau dans lequel on puise avec un godet pour se doucher. Et pas de machine à laver, la lessive est faite à la main. Ashik nous laisse sa chambre. Il n’y a un lit que depuis 3 ans, auparavant le matelas était directement sur le sol. Lui dort dans le salon, sur une banquette étroite.

Dimanche 16 Aujourd'hui, visite d'un parc zoologique avec quelques tigres en semi-liberté, d'autres en cages, des lions et autres animaux en cages... Plutôt triste.

Suite avec une grande cascade (la 2ème plus grande d'Asie), et au retour arrêt dans une rizière. Une première, de se balader ainsi longuement sur ces digues de terre de 30 cm de large. La cousine d'Ashik, Sneha, 12 ans, est avec nous. Les filles se sont baignées dans le canal qui alimente les champs. Elles ont commencé par marcher pieds nus dans l’eau, en faisant attention, puis se sont aspergées, délicatement au début, et ça s’est terminé par une baignade tout habillées.

Lundi 17 Ce matin dès 8h un centre d'éducation pour éléphants, 22 bestiaux, en liberté dans la forêt voisine, l’après-midi et la nuit, et au centre le matin. Les gardes doivent aller les chercher un par un, dans cette forêt où il y a également des tigres en liberté. Inès a pu participer à leur toilette et alimentation, et a fait un tour au final sur une éléphante de 95 ans. L’aîné a 99 ans. Ça conserve, apparemment, d'être gros. La plus jeune avait 10 mois, une vraie petite teigne, mais trop drôle ! Le plus grand mesurait environ 3,50 m de haut, impressionnant.

Cet après-midi, visite d'une école (un pensionnat, privé) pour enfants aveugles et mal-voyants. Une centaine d'élèves de 6 à 16 ans, entre 4 et 12 élèves par classe. L’école ne perçoit aucun financement d'état, elle ne fonctionne que par donation. La famille d'Ashik fait partie d'un groupe de donateurs depuis 10 ans. Le coût de fonctionnement est serré, 1000 roupies (env 15 €) représentent l'alimentation de tous les élèves pour une journée.

On a assisté à une heure de chant collectif, résultat puissant et très harmonieux.

Et à la fin, à 19h, ils reprenaient leurs études. Ecriture en braille, dans les 3 langues (3 alphabets différents : Hindi, Kannada - la langue de la région Karnataka, où nous sommes -, et Anglais). Un des plus grands nous écrit, avec son poinçon, l'alphabet de A à Z, puis nos noms, à une vitesse équivalente à la nôtre en écriture au stylo.

L’alphabet Kannada comporte une cinquantaine de caractères, dont 13 voyelles, et 14 accents qui peuvent se mettre sur toutes les lettres. L’ensemble parait très logique, et les règles n’ont pas d’exceptions, une bénédiction pour l’apprentissage. À droite, Sneha à l’œuvre sur une page d’écriture « classique » :

Le soir, promenade sur un marché aux fleurs, et dans les rues commerçantes de la ville. Une animation à l’asiatique, en nocturne, ça percute.

Mardi 18 Repos ce matin, et on reprend la route de Bombay sur 40 km, en voiture : Ashik retourne aux sources et nous emmène dans sa ville natale, là où vit la majorité de sa famille. Une très grande maison, et il vaut mieux : 20 personnes, 3 familles, y vivent. Accueil enthousiaste, mais réception à l’Indienne : nous seuls mangeons, les hommes sont au travail, les enfants à l’école, et les femmes ne mangent pas avec les hommes. Un peu désorientant pour moi. Visite de l’atelier du voisin, 3ème génération de sculpteur sur argile.

Des statues de Ganesh, et autres, à profusion. Il travaille d’arrache-pied depuis trois mois à la préparation d’une cérémonie. Il a des quantités de commandes à satisfaire, chacun lui spécifiant les caractéristiques de sa statue. Il lui reste un mois pour finaliser et peindre toute son œuvre. Et dans un mois, toutes ces statues finiront, à l’issue de la cérémonie, par un bain au fond de la rivière. La terre, séchée mais non cuite, reprendra son cycle naturel. Visite également du cinéma de quartier, régi par un membre de sa famille. Nous arrivons au milieu d’une séance. Qu’à cela ne tienne, nous allons dans la salle de projection, où nous découvrons un magnifique antique projecteur, remplacé depuis 3 ans par son successeur numérique, mais l’ancêtre a conservé sa place. Le contraste de température, entre la zone climatisée du nouveau projecteur, et la zone « famille » attenante, est saisissant… Retour à la maison familiale, pour une débauche de photos, chacun se faisant photographier avec les uns et les autres. Inès se fait habiller en tenue traditionnelle : une vraie princesse. On échange des photos par Bluetooth, ces dames non seulement sont équipées, mais de plus savent utiliser leur matériel. La mère de Sneha habite ici, elle est ravie d’avoir des photos très récentes de sa fille. Celle-ci, à l’école, n’a pas pu nous accompagner. Inès n’est pas en forme, elle sent venir une migraine, nous abrégeons la visite. Retour à Shimoga, Inès se couche, nous ne la reverrons pas ce soir.

Mercredi 19 On fait route en voiture vers BENGALORE, agglomération de 8,5 millions d'habitants, capitale de la région Karnataka. Quelques tronçons de belles routes à 4 voies, mais qui sont également équipées de quelques superbes nids de poules. Et toujours des vaches, et quelques chevaux et cochons, sur les bas-cotés et le terre-plein central. Vigilance obligatoire. Nous faisons un crochet par une ville dont Ashik rêvait de voir le palais, Belur. 900 ans d’âge, un état de conservation impressionnant, un souci du détail fabuleux, surtout quand on voit la quantité par laquelle il est multiplié. Des colonnes de granit tournées (si, si, sur un tour, il y 9 siècles). Des sculptures à l’infini, avec pour beaucoup un travail dans la profondeur de la pierre. Des étudiants viennent de très loin pour y faire des esquisses, ils sont dans un autre monde, totalement concentrés sur leur œuvre. La circulation à l’entrée de BENGALORE est vraiment étonnante. En particulier devant un passage à niveau fermé, sur une route initialement à 2 x 2 voies, qui est utilisée à 2 x 3 voies - on se tasse. Ça déborde, ça déborde, et, devant la barrière fermée, les 6 voies sont peu à peu remplies. Idem dans l’autre sens. À l’ouverture, les 6 files se retrouvent donc face à face, sans échappatoire. Amusant quand on n’est pas pressés. On est hébergés chez un cousin d'Ashik. Un couple de jeunes, elle, 28 ans, travaille dans une banque à proximité, et apprécie : elle a vécu longtemps des trajets de 2 x 2 heures par jour. Lui, 35 ans, est médecin ayurvédique, dans sa clinique située à 2 pas de chez eux. Il m’explique qu’il travaille sans rendez-vous, sa femme précise que les gens font des queues parfois phénoménales, dans la rue, pour le voir. Il reçoit entre 80 et 100 personnes par jour, à partir de 10h, et finit le soir entre 23h et minuit. Ce soir il a fermé plus tôt pour nous recevoir, il est arrivé vers 22h30. Sa mère, la tante d’Ashik, vit avec eux. On a droit à la guest-room, leur chambre d’amis. De « vraies » toilettes, dans la salle d’eau privative de notre chambre, avec de l’eau chaude au robinet, mais toujours la douche au seau. Les coutumes sont décidément dominantes sur le confort. Autre coutume, qui, elle, m’aura assez gêné tout au long de ce voyage, le fait que les femmes servent les hommes, et mangent ensuite, quand ce service est terminé. Ici aussi, chez des jeunes, c’est le même fonctionnement : ce n’est qu’après avoir terminé notre vaisselle que les 2 femmes mangeront, assises par terre dans la cuisine.

On regarde avec Inès ce qu’est la médecine ayurvédique, on comprend mieux comment notre hôte tient le coup. Les médecines traditionnelles ont depuis 2014 leur ministre attitré, qui gère et promeut l’ayurvéda, le yoga, l'unani, le siddha et l'homéopathie.

Jeudi 20 Départ à 11 heures, direction l’aéroport de BENGALORE. Et ce sont les adieux avec Ashik, et la grande question : où se revoit-on ? En Inde ou en France ? Ashik nous aura vraiment été d’une aide précieuse, tant par sa disponibilité, son écoute, que par le fait qu’il est du pays, donc pas de problème de langue. Au contraire, il nous a fait travailler notre anglais, ne parlant pas du tout français. Il nous a évité le problème classique du touriste ici, on n’était pas assaillis, surtout en sortant des gares ou aéroports, par des gens qui vous veulent tous le plus grand bien mais vous emmènent généralement dans des embrouilles. Il a pris en charge la gestion des billets de trains, complexe avec leur notion de listes d’attente, qui peuvent - ça nous est arrivé - devoir faire passer les billets en « prioritaires », avec doublement du prix, si on veut vraiment avoir le train. Et il semblait mettre un point d’honneur à toujours trouver les meilleurs plans, tant au point de vue logement, restos, visites, loisirs, etc… Je lui demande s’il est prêt à refaire ce type de circuit, si on me demande ses coordonnées, il répond oui avec enthousiasme.

Envol sans problème pour Delhi, on a pris l’option avion, 2h30, plutôt que train, 37 heures. 75 € par personne pour un tel gain de temps et de fatigue, le choix était vite fait. Fin d’après-midi shopping souvenirs, balades dans Delhi, et une dernière nuit Indienne. Encore un bon plan avec une chambre pour 10 € sur E-bookers : clim, douche, wc comme chez nous, et même le transfert aéroport. Incroyable, à nouveau. Airport Hotel Mayank Residency.

Vendredi 21, samedi 22 Retour sans souci, juste un peu long, normal... Départ de l’hôtel à 10 heures, arrivée à La Rochelle près de 30 heures plus tard. Ça parait tellement simple de parler français !

La très grande question, maintenant, pour moi : Inès tirera-t-elle profit de ce périple ? Ce vécu sera-t-il plus efficace que nos discours classiques pour lui donner envie de vivre plutôt que de survivre ?

Comment aider un ado à se projeter dans l’avenir ?

J’espère avoir aidé le déclic à se faire…
Itinéraire de 2 semaines aux îles de la Société et Tuamotu English translation pending
by Cacaolait · 2015-09-10 · 28 replies
Bonjour,

Mon mari et moi partirons en novembre 2015 en Polynésie pour notre voyage de noces. Nous souhaiterions avoir votre avis sur cet itinéraire pour allier les Iles Sociétés et les Tuamotu:

- arrivée à Tahiti - Moorea (3 nuits) => possible en ferry depuis Tahiti? - Bora + Maupiti ou Huahine (2 nuits) => pass inter-île - Fakarava nord (3 nuits)=> pass inter-île - Fakarava Sud (3 nuits) => pass inter-île - Rangiroa (2 ou 3 nuits) => pass inter-île - Tahiti (2 ou 3 nuits pour passer à Teahupoo) => pass inter-île

On sait que c'est un peu court 2 semaines (mais pas le choix), mais pensez-vous que c'est équilibré en terme d'itinéraire "voyage de noces", d'activités snorkeling, balades, farniente etc. (pour info nous ne sommes pas plongeurs).

Merci à tous!!
Doutes et envies sur le camping en tente sur toit English translation pending
by Raveau · 2015-09-03 · 68 replies
Bonjour et merci par avance à l'intérêt que vous porterez à mes questions concernant le couchage en tente sur le toit. En effet nous souhaiterions(mon mari et moi même ) faire un voyage en Namibie (date imprécise pour l'instant, peut être octobre 2016 ou 2017!) et la formule 4x4 équipé camping nous tente beaucoup bien que nous n'ayons pas de notions de conduite de ce type de véhicule ni de la conduite à gauche mais conduire est un plaisir pour mon mari et aussi une grande partie de son métier.

Bien qu' ayant goûtés au camping "made in France" , je me pose quelques questions sur le camping sur toit en Namibie. Il s agirait d' un premier voyage(et peut être unique) d'un vingtaine de jours et l'itinéraire n'est pas défini. La formule camping nous séduit pour le caractère plus authentique , le dépaysement et le côté aventure (tout en optant pour des campings répertoriés ). Ma liste de questions : Combien de temps prennent le montage et démontage de la tente? Quel est l'espace dont on dispose? Quand on mesure 1m80 y a t'il suffisamment de place pour être à l'aise ? Si l'on a quelques problèmes de dos , le couchage est il assez ferme et assez confortable? Si l'un bouge l'autre ressent il les mouvements ? La tente est elle stable? Lorsque l'on passe plusieurs nuits sur le même site , le site ne risque t il pas d'être squatté pendant notre absence sur la journée ? A t on l'assurance de retrouver notre emplacement , faut il marqué sinon territoire ? Es ce une contrainte de monter , démonter tous les jours et avez vous le sentiment de "perdre " du temps et de l'énergie ? Encore une fois merci pour vos réponses , conseils et expériences .

Agnes
Batterie de secours mobile Powerbank Goal Zero Venture 30 / E-Werk English translation pending
by Dachinch · 2015-08-31 · 51 replies
Bonjour,

J aimerais savoir si certains d'entre vous ont déjà utilisé ce modèle de batterie tampon (lien vers revendeur francais):

Goal Zero Venture 30

Mon idée est de l'utiliser pour un voyage en vélo pour recharger: - 1 ipad mini qui fera office de gps - 1 mp3 - liseuse electronique

Pour la production d'énergie ce sera dynamo dans le moyeu (DH-T780) relié a au e-werk de Busch & Muller.

Merci d'avance pour vos retours.

Olivier
Temps de déplacement en hiver au Québec English translation pending
by Clau2 · 2015-08-31 · 13 replies
Bonjour Nous envisageons de passer 8 jours au Quebec en février prochain (du 13 au 20 ). Nous y avons toujours séjourné en été . Les temps de déplacement doivent ils être fortement rallongés en hiver . Je suis en train de faire un itinéraire et je voudrais savoir si je dois par exemple doubler les temps annoncés par google map pour que l'itinéraire soit réaliste . Nous nous déplacerons entre l'aéroport de Montréal, sainte sophie , st Jean de Matha et la reserve papineau Labelle en passant par le parc Omega .

les pneus hiver suffiront ils ou un 4x4 serait plus approprié?

Enfin , la location des vêtements hiver étant relativement chère mais indispensable, que vaut il mieux acheter au préalable ( surtout si l'on envisage à l'avenir d'autres voyages dans le grand froid )

D'avance merci .

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