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Reportage El Nido/Palawan English translation pending
by Costello · 2016-02-07 · 75 replies
Bonjour à tous,

Dans l'émission sept à huit ce jour à 17h sur TF1, il y aura un reportage sur les expat' français installés sur Palawan/El Nido. Avis aux amoureux du coin où à ceux souhaitant s'y rendre prochainement...

Bon dimanche !
Albuqerque-Gallup et road 66 English translation pending
by Kmigre · 2015-12-08 · 12 replies
salut a tous je cherche la portion de route 66 qui serait intéressante a faire pour voir de vieux motel et neon sur albuquerque même ( j'ai repéré le diner 66) mais est ce que cela vaut la peine de pousser plus a l'est ou ne voit on plus rien de vraiment 66. ( je ne peux pas aller sur santa roas ou tucumcari, ce n'est pas mon itineraire...=

ensuite je devrais me rendre a gallup et j'ai le choix de prendre la 66 ou interstate, est ce que la 66 permet de voir 2-3 trucs sympas? faut il la suivre depuis ALB tout du long? merci

ah oui dernière question, pour aller de santa fe a el paso, quelle est la route la plus sympas ?

merci
Petit tour au sud du Costa Rica (Caraïbes et Corcovado) English translation pending
by Max68 · 2015-03-15 · 48 replies
Les apprentis voyageurs sont repartis ... Version avec photos

Préambule

Nous voulions un voyage familial, tous les 4, pas simple ...

Quand ? Avec de grands enfants et leurs contraintes les plages disponibles sont peu nombreuses. Le seul moment qui s'est avéré possible en 2015 est février lors de la "pause" entre les deux semestres de Léonie. Nous partirons donc du 21 février au 6 mars 2015.

Où ? Février impose plus ou moins une destination dans l'hémisphère sud ou au climat tropical si on veut un peu de chaleur et de soleil. Pour Léonie il faut des animaux, Pour Théo une ambiance "fun" Pour les deux un rythme "cool". Et pour les parents un budget réaliste, donc exit Hawaï ou les Galápagos. Au vu de ces critères le Costa Rica s'est imposé, avec sa faune riche, sa flore exubérante, ses plages magnifiques propices au surf et son ambiance "détendue", particulièrement côté Caraïbes.

L'itinéraire: Le Costa Rica est touristique et pas mal américanisé, du moins dans la partie nord, que cela se tienne nous irons au sud. Ca tombe bien car le parc qui nous attirait le plus est au Sud (Corcovado) et la côte Caraïbes également. Comme on voulait un voyage "cool", on s'en tiendra là!. 1 nuit à San José à notre arrivée au Tacacori Lodge 3 nuits sur la côte Caraïbes à Puerto Viejo à la Casa Moabi 1 nuit dans les montagnes entre les Caraïbes et le Pacifique à San Gerardo De Dota au Paraiso Quetzal Lodge 3 nuits à Drake Bay au Las Caletas Lodge 2 nuits DANS le parc du Corcovado en expédition 2 nuits à Ojochal (côte pacifique sud) 1 nuit à San José à nouveau au Tacacori Lodge.

Au début j'avais contacté des agences qui auraient pu prendre en charge "l'intendance" du voyage, mais au final j'ai tout réservé moi-même (ça revient moins cher et s'est plus souple) avec l'aide de Patrick du Tacacori qui s'est occupé de nous trouver un loueur de voiture fiable et qui nous a cherché à l'aéroport. Pour le reste c'est un pays "simple" on peut très bien tout faire par email.

Au niveau vol, à l'aller nous ferons escale à Houston et au retour à New York. Pour l'aller je nous ai gâtés puisque nous emprunterons un Airbus A380.
3 semaines en Navarre et pays basques espagnols, août 2015 English translation pending
by AuroreR · 2015-01-12 · 7 replies
Bonjour à tous,

Ca y est, notre choix est fait pour cet été : nous partirons avec nos deux enfants (ainee de 19 mois et second qui devrait avoir si tout va bien 4 mois) en navarre et au pays basque espagnols.

Notre choix s est fait en fonction de la distance a parcourir en voiture : notre ainée n est pas une fan de voiture (bus/train/avion : pas trop de pb mais les longs trajets en voiture, c est pas son truc. On l a decouvert en aout notre dernier lors de notre road trip irlandais). Donc nous prendrons le train jusqu a biarritz (en mettant la voiture sur l auto-train façon caravane pacouli en raison du volume d affaires a transporter exceptionnellement cet été) et après, en voiture !

Je vais affiner tranquillement mon itineraire dans les semaines qui viennent mais j avais deja quelques questions : - je connais bien l espagne (sauf cette partie la) et ses température estivales élevées : là, j ai vérifié et si j ai bien compris, on devrait bien tourner autour de 25/30 degrés max i.e. normalement, juste la bonne température pour se baigner un peu avec de jeunes enfants avec un peu de soleil mais pas de quoi non plus avoir l impression de passer l été dans une fournaise ? - concernant l hebergement, on ne compte pas passer 3 semaines au meme endroit, donc on cherche des spots ou on resterait max 8 jours et assez centraux pour rayonner facilement autour en journée avec notre voiture. On aimerait pouvoir se baigner facilement et tranquillement avec les enfants (hotels avec piscine ? Hotels face a l ocean ? Villa dans residence avec piscine commune ?) mais surtout, nous ne voulons pas de piscine librement accessible depuis notre chambre pour eviter tout risque de noyade de notre ainée (on a exclu les locations de villa avec piscine privee pour cette raison). Et on aimerait avoir assez de place dans notre hébergement (ie que les enfants aient leur chambre) pour ne pas se sentir cloitrer lorsque nous serons sur notre lieu d hebergement (villa avec jardin ? Chambre d Hotel avec terrasse ?).

Avez-vous des endroits et des types d hebergement à nous recommander ?

Nous vous remercions !!
Patagonie en janvier 2014: Argentine ou/et Chili? English translation pending
by ICrevisse · 2013-07-10 · 17 replies
Bonjour 😉,

C'est la grande inconnue pour moi ! J'envisage de voyager durant Janvier pour randonner en Patagonie.

Peut-on faire à la fois la Patagonie Argentine et la Patagonie Chilienne ?

Quels sont les itinéraires possibles ? 🤪

Ce sera mon premier voyage en Amérique du Sud. J'imagine que l'on peut aisément réaliser un joli voyage à l'aide d'un simple guide papier sans avoir recours à aucune agence lors du voyage n'est ce pas ?

D'autre part, quel budget faut-il prévoir ? Je n'ai pas des goûts de luxe, un repas simple mais chaud et une chambre propre me suffisent 🙂

Merci de vos futures réponses,

iCrevisse
Tarifs des bus et visites en Argentine English translation pending
by Nouche · 2006-05-20 · 18 replies
Bonjour à tous. Je parcours vos messages depuis plusieurs semaines déjà et je ne trouve pas de réponses à mes questions: Quels sont les tarifs de bus pour remonter d'Ushuaia vers Buenos aires en passant par el calafate et et chaten et peut etre bariloche tant qu'on y est? Toujours tarifs de bus de Buenos aires à Iguazu? Puis de Iguazu à Salta et enfin retour sur Buenos aires par Cordoba? Ensuite je cherche les tarifs des vistes des glaciers dans le sud, car tout le monde parle d'agence sur place pour faire la visite en une journée ou 2 ou 3 mais ça coute combien?.Et peut on se débrouiller seul en bus ? Et bien sur autour de Bariloche comme à Iguazu ou Salta combien ça coute pour visiter, entrer dans un parc. Enfin peut on manger correctement pour moins de 5 euros par repas et se loger nord et sud à 20 euros maxi une chambre propre et pour 2? Je dois juste ajouter que nous partirions en décembre avec nos 3 enfants étudiants et que toutes ces informations me sont très chères(!) forcément puisque nous paierons pour 5 adultes... Merci pour vos éclairages et bons voyages à tous. nouche
El portillo: pour le meilleur et le pire.. English translation pending
by Carole83 · 2005-08-22 · 45 replies
bonjour je suis rentrée de el portillo jeudi matin est mon résumé est(par rapport a l année dernière a l'hacienda dominicus à Bayahibé)..:

EL PORTILLO, Pour le meilleur et le pire Mais c'est dans le pire qu'ils sont le meilleur

ou encore: EL PORTILLO:TOUT est mini sauf le PRIX!

et pour relater un peu:

chambre minable, reclamation 6 jours d'affilés pour faire changer le tuyau de douche qui avait son revetement en métal tout cassé, coupant et rouillé:les enfants et nous même se griffiont sans arrêt dessus, pas d'eau chaude dans tout l'hotel durant 5 jours, climatisation fonctionnant un jour sur deux, aucun changement de draps durant 15 jours résultat on a tous au moins cinquante piquures de puces ou je ne sais quoi sur le postérieur et le reste du corps, cafards et araignées chez des compatriotes.. impossible de jouer au ping-pong :la table est complétement instable, rafistolée, et les raquettes n ont plus que la plaquette en bois;plus de revetement cahouchouc du tout. pas de badminton:les raquettes sont bien là mais pas de volants..tennis? à reserver par la croix et la bannière 2 cours mais souvent reservé à un club extérieur à l hotel, catamaran cassé pendant 1 semaine, l'initiation à la plongée sous-marine?quand on à demandé au type qui s'en occupe il a voulu nous casser direct des leçons payantes et quand on lui a dit cours gratuit il a fait la moue;on l'a vue qu'une seule fois faire l'initiation gratuite en piscine et trés peu de sorties payante en mer;ca fatigue..la RD SUR le site de el portillo il parle d'un cinéma:pas vu l'ombre d'un seul, ni salon de coiffure, ni le massage ni le theatre..une boutique minable et pas de superette aucun mini-club au sens du terme mais une jeune fille qui prends les touts petits un peu pour faire de la pétanque et danser toujours sur les memes musiques entre autres la danse des canards(véridique!)de 20h à 20h30 chaque soir pendant que les voyagistes dînent..à qutre ans ça passe .aprés..même mon fils de 8 ans ne participait plus au bout de 2 jours.. programme d'animation: il est bien affiché prés du rammassage des serviettes mais on l'a pas vu realisé sauf un fois l aqua gym à 15h00 et quelques jeux de flechettes et de volley;aucuns cours d'espagnol, de danse etc les spectacles en soirées:plus nul tu meurs.. la piscine à oui parlons -en de la piscine:une baignade de 20 minutes et mon maillot blanc est devenu jaune pisseux:trop de chlore;j'ai meme vu une autre famille se plaindre et demander un remboursement car le maillot quicksilver de leur fils avait aussi decoloré dés le premier jour..il est vrai qu'on voit pas le fond de la piscine tellement elle est blanchatre.Otites pour au moins une dizaine d'enfants et c'est dû au chlore.. la nourriture? et bien là vraiemnt le top:poulet, crudités car sinon les fromages et la charcuterie courent toutes seules dans les plats, suintant à qui mieux mieux..les glaces fondues sont de nouveaux congelées et resservies, la viande .hum berk sauf si on l'aime faisandé..elle etait noiratre avant la cuisson..tourista pour beaucoup a la fin on venait aux buffets avec un boulet aux pieds..les restau à thêmes..une fois suffit, l'asiatique degueu(plat au tofu), venir avec un pull la climatisation à fond dans le restau.. DIxit le petit guide Marsans que l'on vous remet lors des billets:Les mérous, lichés et baracudas sont à proscrire des repas en été:en effet durant cette période, une algue développe la ciguatoxine, contaminant les poissons qui l'ingèrent?Résistante à la cuisson elle provoque la ciguatera, curable mais relativement GRAVE..et devinez ce que sert le restaurant EL ALMENDRO l'autre restaurant à themes soit disant de fruits de mer et poissons? le seul poisson de l'entrée est UN CARPACCIO DE MEROU!!! un vrai bonheur!! tous les voyagistes ayant pris le supplement chambre supérieur soit environ 300 euros pour 2 semaines se sont régalés de...crevettes(6 exactement) bouquet..au lieu de la langouste...(ca fait cher le mini-bar..)sourire Ce fût un tollé général Chaque jour entre 11h et 12h le representant de Marsans recueillait des plaintes et demandes de dédommagement de la part des voyagistes.J'ai parlé avec Carole à l'accueil, une française..elle disait que chaque jour etait un calvaire dans cet hotel, des pages entières de reclamations fusaient chaque jour pour le fonctuionnement de l'hotel et aussi pour Marsans qui a idealisé l hotel el portillo sur sa brochure;c'est pour cela qu'elle avait cessé d avoir en plus de l accueil la casquette Marsans..elle m'a dit qu'il n'arretaient pas de dédommager les voyagistes..enormément de plaintes concernant la nourriture..

Bon et le pompom..abominable:un petit garçon de 5-6 ans dominicain s'est noyé dans la piscine, aucun medeçin n'est venu et pas de cabinet médical comme prevu sur la brochure.5hopital dominicain à las terrenas soit 4 km, 10-12mn en voiture)ce sont deux français qui ont tentés la réanimation par massages et boucheàbouche mais ce fut hélas trop tard..le lendemain le directeur pour se désinculpé à fait posé une affichette pour autorisé la baignade que de 9h à 18h30..l'accident ayant eu lieu à 18h45... ce fut donc vous l'imaginez bien, affreux le surlendemain le representant Marsans nous à affirmé ne pas être au courant de ce drame..c'est là où je me suis dis qu'il se foutait vraiment de tout le monde..il est tout à fait au courant..vu le nombre de plaintes resencés par lui-même chaque jour et ce surement depuis de longues semaines de tous les déboires rencontrés à El Portillo.. Beaucoup de personnes avec qui nous avons discutez comptent écrire à marsans en lettre AR

un point positif bien-sur:les plages sont désertes..une carte postale... mais elle fut chère payée et bien triste..

A jamais EL portillo....

(avis aux forumistes: ne me croyez pas raleuse par nature, l'an passé à l hacienda à bayahibé notre voyage fut un enchantement, mais là franchement on etait content de rentrer)
Un mois au Mozambique: logistique et réflexions English translation pending
by ZJF · 2020-03-27 · 50 replies
Bonjour

Les retours de voyages au Mozambique sont peu nombreux sur VF, aussi je propose le mien qui s’est déroulé du 1 février au 29 février 2020. C’est la saison des pluies, ce n’est pas la saison touristique, on rencontre très peu de touristes, voire aucun, mais il y a beaucoup de soleil.

Je vais d’abord présenter la logistique, puis proposer quelques réflexions plus tard.

Visa. J’ai obtenu le visa très facilement au consulat de Mozambique à Zanzibar en 7 jours, le temps de visiter tranquillement l’île. Le visa a une durée de 90 jours, pour une visite de 30 jours maximum, il coûte 60 euros. Il semble que le e-visa soit pas facile à obtenir; en Europe, il faut se rendre au consulat du pays. Le visa à la frontière terrestre n’est pas possible.

Les gens. La population, bien que très pauvre, est d’un naturel souriant, aimable et serviable. On vous propose souvent de l’aide de façon désintéressée. La politesse est de mise en toutes circonstances. Aucune insécurité dans les campagnes ni même dans les villes, mais nous ne sortions pas le soir. Ce qui ne veut pas dire que le dangé soit inexistant, simplement qu’il y a moyen de l’éviter. La promiscuité très grande dans les chapas n’engendre aucun geste déplacé envers les femmes. Bien que la langue officielle soit le portugais, la plupart des gens parlent des dialectes bantous différents selon les régions. Il est parfois nécessaire de recourir au langage des signes en plus de quelques mots portugais. Sauf dans les hôtels et les comptoirs qui vendent les billets de bus, l’anglais est rarement pratiqué, mais les chauffeurs de chapas et les petits commerçants se débrouillent avec quelques mots. Les enfants vous lanceront spontanément des « how are you » auxquels il convient de répondre. On nous appelle Papa ou Mama – nous sommes les deux retraités -, une formule à la fois familière et respectueuse. Comme partout en Afrique, on vit dehors. Une occasion pour le voyageur d’observer respectueusement les comportements et de se comporter en conséquence.

Les livres. On avait deux livres, l’un excellent, le Bradt (éd.2017), l’autre minable : le Petit Futé (PF). Pour le montrer, je prends un seul exemple. Page 231 du PF, édition 2017 - celle vendue pour l’édition 2019-2020 -, on lit : « Pour aller vers le Sud, la route est relativement longue, avec un obstacle de taille : le Zambèze. En effet, il lui manquerait un pont [ … ] de nombreux chapas direction Beira attendent tous les futés ( je souligne ) qui ont décidé de ne pas rester assis deux heures inutilement dans le bus. ». Or il y a un pont qui permet de traverser le Zambèze depuis 2009 ! CQFD.

Les sous. Tous les ATM ne conviennent pas aux touristes. Millennium (en couleur rose) accepte les cartes visa et master étrangères, retrait de 10 000 meticals (mzn) maximum, 200 mzn de frais fixes. Du coup on n’a pas essayé d’autres banques, ces conditions sont excellentes, Millennium est partout présent au Mozambique. On peut payer sans frais avec sa carte bancaire dans de nombreux hôtels, restaurants et magasins, même pour quelques euros. Si on privilégie ce mode de paiement, alors les mzn retirés dans les ATM deviennent de l’argent de poche, pour les achats sur les marchés, payer les chapas, etc… ; ainsi on limite le recours aux ATM et on minimise les frais.

Le transport. Pour les machibombos (de grands bus confortables) on nous demande de venir à 5 h du matin. Il faut comprendre que la vente des billets restants se fait à partir de 5 h ; le bus est susceptible de partir dès qu’il est plein, à défaut, il partira à 6 h au plus tard et prendra des passagers en route. Les gens qui ont pris leur billet la veille arrivent vers les 5h 45. Si vous n’avez pas de billet, venir tôt permet d’obtenir les meilleures places libres.

Pour les chapas, idem, sauf qu’ils se remplissent plus vite. On achète le billet toujours sur place ou dans le chapa. Il y a de nombreux chapas le matin, ils se font plus rares l’après-midi. Le nombre de passagers n’est pas limité. Les meilleures places sont celles à partir du deuxième rang, côté vitre, ainsi vous ne serez pas gênés par les nombreuses sorties-entrées des passagers et vous aurez un peu d‘air si la vitre s’ouvre. Les 2 places de devant sont les meilleures. Contrairement à ce que j’ai lu sur VF, on n’a jamais rien payé pour les bagages.

Le logement. On choisit des logements corrects, dans la catégorie « prix moyen », avec une bonne literie, une chambre toujours très propre - draps et serviettes de bains changés -, la wifi, une salle de bain non partagée, l’eau chaude, la climatisation - à défaut un ventilateur, souvent les deux à la fois -, une moustiquaire, mais sans personnalité, pour un prix correct, autour de 3 000 mzn pour une chambre double, soit 40 euros. Mais on peut se loger pour beaucoup moins cher, dans des dortoirs ou des chambres moins bien équipées, voire camper. Le Mozambique peut être une destination pour routards.

La météo. L’été austral est la saison des pluies. Sauf en cas de dépression – comme ce fut le cas fin janvier dans la partie nord – les pluies peuvent être fortes mais elles ne durent jamais longtemps. Il y a surtout du soleil, ainsi on n’a eu que peu ou pas de pluie au total et beaucoup de soleil. Le jour se lève tôt, le soleil frappe fort assez rapidement, il fait très chaud dès le matin ; aussi les Mozambicains se lèvent tôt. C’est surtout la chaleur et le soleil, bien plus que la pluie, qui peuvent rendre les conditions du voyage difficiles sauf pour la route.

Le passage de la frontière. On vient de Tanzanie et nous traversons la frontière par la côte, à Kiranbo. Nous passons notre dernière nuit tanzanienne à Mtwara, au Lole grand lodge : 30000 tsh, breakfast inclus ; chambre un peu petite mais confortable ; excellent wifi ; bon breakfast ; bonne situation ; bon rapport qualité prix. De l’hôtel nous réservons un dalla dalla pour le lendemain matin 5 heures (h) qui ne viendra pas. L’unique dalla-dalla qui va à la frontière stationne dans une rue à droite de l’entrée de la gare routière des dalla-dalla. A 5 h effectivement, là, un taxi collectif attend les passagers. Il part à 6 h sans être plein, aussi il passe à la gare routière des bus pour finir de se remplir.

Le dalla-dalla s’arrête pour les formalités au poste frontière, puis continue jusqu’à la rivière Ruvuma, son terminus où attend une embarcation. Ici le Bradt conseille de faire le change, pour mon malheur. Le prix de la traversée est de 1 000 shillings (tsh), payable en tsh « uniquement ». Comme j’avais changé tous mes tsh, j’ai voulu payer en USD, et ce fut une palabre des plus désagréables pour y arriver.

Du côté Mozambique on arrive au milieu de nulle part. Il faut marcher sur un sentier rendu glissant par la pluie pour atteindre la route. Les militaires font une première vérification méticuleuse de nos papiers et bagages. On monte dans un taxi collectif qui attend. Il stoppe un peu plus loin au vrai poste frontière en dur - nouvelles vérifications méticuleuses – et va jusqu’à Mocimboa da Praia son terminus. La route en terre est épouvantable jusqu’à Palma, ensuite on trouve le goudron. Le prix du trajet revient à 1 000 mzn, le chauffeur nous demandera 2 500 mzn, après discussion, on paiera 1 500 mzn chacun.

On ne s’est pas arrêté à Palma où l’on voit quelques guest houses correctes de l’extérieur. La route est longue jusqu’à Mocimboa, le taxi assez confortable, mais on n’a pas à changer de véhicule, un avantage certain. On a été trop souvent arrêtés par l’armée sur ce tronçon avec à chaque fois une vérification minutieuse de nos passeports. Un des postes a été jusqu’à téléphoner au consulat de Zanzibar ! A croire que les touristes qui viennent par la frontière tanzanienne sont suspects. Cependant, le climat politique dans la province du Cabo Delgado explique cette suspicion.

Le Nord.

Mocimboa da praia. On descend au Vumba complex, seul hôtel convenable à notre avis : 3750 mzn breakfast inclus ; chambre immense, mais tout est déglingué dans la salle de bains : ni eau, ni électricité, seau d’eau et lampe de poche. En revanche, très bon restaurant-bar avec wifi. Le prix trop élevé. L’environnement est misérable, la plage une décharge, l’hôtel loin du centre. La ville ne présente pas d’intérêt particulier, sauf le soir son petit marché et l’ATM Millennium.

Macomia. Pour rejoindre le village étape, on doit faire un détour par Mueda, à cause de l’état de la route, nous dit-on. Pas de chapa, on prend le premier petit camion bâché avec les chèvres et les bidons d’essence. À Mueda on reste de longues heures à attendre que l’on puisse monter à l’arrière d’un camion non bâché, surchargé de voyageurs, dans des conditions précaires. La route pour rejoindre la nationale est en fin de construction, aussi seuls les camions 4X4 peuvent circuler sur le bas-côté. Sur la nationale on doit changer de chapa pour traverser le Rio Messalo (nom incertain) sur une pirogue traditionnelle (100 mzn) : il n’y a pas de pont. On arrive à Macomia à la nuit. On nous recommande le 2M hôtel : 2000 mzn sans breakfast ; chambre moderne avec salle de bains récente, très bonne douche ; mais le tout très humide et oppressant ; wifi. Le village est tout simple, on trouve des marchands de brochettes et d’autres en-cas, et aussi de la bière - la 2 M, qui est bonne -

Pemba. La route ne se fait qu’en chapa, le pont de la rivière Montepuez (nom certain) s’est cassé à la dernière dépression. On arrive 1 h avant que les embarcations officielles s’activent. On prend place dans la file indienne, sous un soleil qui tue, dans une chaleur moite, c’est le quotidien de la population. Une fois la rivière traversée (gratuit), il faut suivre un sentier boueux et chaotique, pour prendre un nouveau chapa qui va à Pemba. (À la fin du séjour, à Maputo, nous avons vu à la TV l’inauguration d’une digue permettant de traverser le Rio à sec. Digue qui était en préparation lors de notre passage.)

À Pemba on a choisi l’Hôtel Saruma : 3000 mzn par nuit au lieu de 3 200, breakfast inclus. L’hôtel est moderne avec piscine ; confort moyen ; problèmes wifi résolus le deuxième jour ; bon restaurant ; breakfast de base gratuit mais payant si on ajoute une commande… Situation en bout de plage qui rend l’hôtel plus attractif que ceux de la ville moite et poussiéreuse. Proximité Shoprite (Hyper). Loin de la gare routière et du centre-ville, le trajet se fait cependant facilement en chapa pour quelques mzn. Pemba possède une plage qui pourrait être agréable si elle était propre.

On prend la veille les billets de bus pour Namialo, dans une rue juste avant la place des héros. On nous demande d’être près de l’aéroport à 5h et de fait le bus part à l’heure, sauf qu’il retourne en ville pour prendre les passagers et attend pour se remplir, de sorte que ce n’est que vers 6 h que nous partons vraiment.

À partir de Pemba il est possible de prendre des machibombos pour les longs trajets, puis les chapas pour les terminer, un luxe sans pareil. On refusera de monter dans les camions, même si l’on doit attendre un peu plus de temps, l’expérience de Mueda nous a totalement dégoûtés.

Isla de Mozambique. Pour se rendre dans l’ile, on s’arrête à Namiolo et on termine le trajet en chapa. Il faut faire attention parce que tous les chapas crient Isla ! Cependant ils ne vont pas tous à Isla, certains vont à Quixaxe et vous déposent au carrefour pour Isla, ou encore, un peu plus loin à un autre carrefour pour Isla s’ils vont à Nacala. De là il faudra prendre un autre chapa ou un camion alors que d’autres chapas vont directement de Namiolo à Isla ; il faut donc demander le terminus du chapa. On a dû finir le trajet en camion non bâché… le dernier !

Puis on prend un autre véhicule pour le pont et parcourir la ville. Nous sommes descendus au Café central : 3000 mzn au lieu de 3200, Breakfast inclus. Magnifique maison ancienne superbement restaurée par un Autrichien des plus sympathiques parlant le français – mais l’hôtel est très humide ; piscine ; wifi dans la chambre. Très agréable, si on excepte l’humidité. Restaurant et bar excellents, breakfast somptueux ; service impeccable.

Isla de Mozambique est inscrite à l’Unesco ce qui se justifie. On a surtout apprécié la visite du musée dans le palais Sao Paulo et sa très belle chapelle ; les balades dans l’ile ; moins le fort qui est vide - la restauration est incomplète, voire laissée à l’abandon -. Isla possède un énorme potentiel architectural. Je souligne la nette séparation du village autochtone avec la partie touristique de l’ile. Il est agréable de prendre une bière face à la mer.

NB. Un beau documentaire sur Isla Mozambique a été diffusé sur la chaîne Ô :
https://www.france.tv/documentaires/voyages/1319865-a-la-decouverte-de-l-ile-de-mozambique.html

Le centre

Nampula. Vers 5 h on prend un chapa pour rejoindre le continent. Le chapa cherche de rares clients et fait plusieurs fois le tour de l’Ile. Puis il s’arrête encore, on est dans le chapa depuis 1 h. On décide de le quitter pour se mettre à l’entrée du pont, où une moto nous prend rapidement. Dans la foulée, sur le continent, un autre chapa ira directement à Nampula. On trouvera l’Hôtel Lucio, un peu au culot : 3000 mzn obtenus du patron - un marocain qui parle bien le français - au lieu de 4000, breakfast inclus ; situation centrale ; bon confort ; wifi dans la chambre ; breakfast un peu basique et solennel mais correct. Nampula est la première vraie ville où on s’arrête, avec de larges avenues. On a apprécié la visite du musée et le restaurant Copacabana.

Ici nous nous séparons, mon amie et moi. Elle préfère prendre l’avion pour Beira, 1 000 km plus loin, moins fatigant, plus sécuritaire. Moi je continue en bus, 2 fois 500 Km, avec un arrêt à Quelimane.

Quelimane. Je prends un bus qui part à 6 h (j’y étais comme tous les autres à 5 h) pour 6 heures de trajet. J’arrive donc à destination à midi. Je m’installe à la Pensao ideal, 1 500 mzn, chambre petite, clim, salle de bain correcte mais basique. L’hôtel est en rénovation. Je pensais rester 2 nuits pour me reposer une journée entre deux trajets en bus, la ville ne le mérite même pas. La vieille église ne se visite plus. Je suis surpris de voir des immeubles totalement glauques et repoussants, pourtant habités - j’ai eu cette impression en Russie -. Il semble que cet état soit dû aux cyclones qui ont pourri ces immeubles ; à côté, il y a des bâtiments modernes. De plus c’est dimanche, il n’y a personne dans la ville, tout est fermé. Aussi, face à l’ambiance pesante de la ville, je décide de repartir le lendemain, en bus, pour Beira.

En Avion. De son côté, mon amie prend le vol Nampula-Maputo, avec une escale à Beira : Ethiopian Airlines, un petit avion neuf, 9000 mzn, le billet est pris à l’aéroport sans réservation. L’aéroport de Nampula est moderne avec une bonne organisation, alors que mon amie s’attendait à un vieux coucou et une atmosphère chaotique. En fait les lignes intérieures mozambicaines sont bien développées, les gens qui le peuvent les empruntent de préférence aux bus. Le temps est dégagé, le paysage est magnifique, notamment le delta du Zambèze. À Beira, seulement deux personnes descendent, aéroport endormi, pas de chapa pour la ville, 10km plus loin. Le taxi revient à 800 mzn, prix affiché, on a intérêt à être plusieurs…

Beira. Je retrouve mon amie au VIP Inn : 4000 mzn au lieu de 4500, breakfast inclus ; hôtel classe un peu triste (parce que vide, hors saison ?) ; chambre et salle de bains impeccables ; wifi dans la chambre ; restaurant tristounet et breakfast aussi, mais tout est très correct. L’environnement est décourageant, route en mauvais état, immeubles en ruine, ordures à ciel ouvert, et le VIP INN apparaît comme un havre de luxe au milieu de cette désolation. Le centre-ville a dû être très agréable autrefois pour une promenade. Elle a, nous a-t-on dit, souffert du cyclone dévastateur de 2019 et la reconstruction est lente. Il reste quelques vestiges coloniaux intéressants. Les livres conseillent la visite de la maison de la culture que l’on repère de loin par des tags sur les murs : bof, tout est vide, un peu triste, sauf 2 pièces qui exposent des objets à vendre. Comme la maison de la culture est en retrait de la route, c’est agréable de prendre une bière, au calme, avant de repartir. Quand on s’écarte du centre-ville, pour rejoindre la plage, on retrouve ces immeubles délabrés comme ceux de Quelimane. L’ensemble ressemble plus à un « bidonville » qu’à une « résidence », face à une plage sale, très sale. Tout cela est bien triste.

Le sud, les plages

Vilankulo. On fait le trajet Beira-Vilankulo en machibombo. On descend au Baobab Backpackers : 3 000 mzn au lieu de 3200, breakfast payant ; paillote super confortable en bord de plage, salon terrasse. Restaurant et bar agréables ; très bonne cuisine ; wifi capricieuse au bar, magasin ; service agréable. Un magnifique endroit, à conseiller. Possibilité de dortoirs. Un peu loin du centre et de la gare routière. Pour y arriver, au T - qui est aussi un carrefour -, prendre à droite jusqu’au marché, puis la 2 ème rue à gauche. Ensuite c’est vaguement indiqué. Assez loin, devant une ruine, prendre le chemin de sable en face, enfin après une petite boutique, prendre à droite, vous y êtes tout de suite La plage est immense, tout en longueur à marée haute, tout en profondeur à marée basse. Comme certaines plages de Zanzibar, la mer se retire très loin. La plage alors devient un jeu de couleur, le vert et le bleu dominant dans un dégradé infini, un paysage pour les peintres impressionnistes. Sur la plage quelques bateaux se reposent ou flottent. Quand la mer est haute, les pêcheurs reviennent de la pêche.

Tofo. Certains posts sur VF expliquent bien que, venant de Beira, il faut descendre à Maxixe pour embarquer sur une coquille de noix surchargée afin de rejoindre Inhambane, un raccourci. De là un gros bus de ville, surchargé aussi, va à Tofo. Le trajet en bus a été pénible à cause des secousses de la route - on est debout –, et de la chaleur. La récompense fut Liquid dive (tout près du Fatima’s Nest, un centre de plongée ; 6 300 mzn, breakfast inclus. Bungalow en dur tout confort, en face de la plage, le rêve. Excellents restaurant (végétarien) et breakfast ; piscine ; activités diverses en rapport avec la plongée, wifi à la réception. Le village de Tofo est minuscule et très agréable. La plage est immense, avec du sable blanc fin, les dunes une bonne surprise, une plage très différente de celle de Vilankulo. On peut regretter la proximité des hôtels qui mangent la plage.

Imhabane. Comme on n’a pas visité la ville à l’aller, que faire le trajet Tofo-Imhabane pour attraper un bus pour Xai-Xai tôt le matin est impossible, on en profite pour ne pas se presser. La visite de la ville se justifie par sa bibliothèque, sa baie, ses maisons, son petit musée, dense, intéressant, à la gloire du parti Frelimo et de ses leaders. On descend à l’Hôtel Africa Tropical : 3 000 mzn, breakfast inclus ; chambre agréable dans un jardin, tout correct ; wifi dans la chambre ; le week-end musique en live dans le café-restaurant. On n’a pas profité du breakfast, départ matinal. On a acheté le billet de bus la veille avec l’aide d’un policier ; il sera là pour nous indiquer le bus à prendre à 5 h du matin ; une fois installés le bus démarre. Incroyable, il nous attendait ! Le bus nous dépose à l’entrée de Xai Xai, pour prendre un chapa en direction de la plage, 10 km.

Xai Xai. On descend au Complex Halley 3000 mzn au lieu de 3500 breakfast inclus, centre de vacances à la plage, vide parce que hors saison. Un semblant de luxe agréable ; excellent restaurant un peu cher ; wifi dans la chambre ; service stylé. La plage de Xai Xai est particulière. Elle est vaste et déserte en cette saison, le sable un peu granulé et épais, pas comme celui de Tofo. Une barre de rochers délimite un bassin plus tranquille où jouent les enfants qui semblent ignorer l’école. La mer est sauvage surtout au-delà de la barre, les vagues s’écrasant sur les rochers de façon spectaculaire. La localité se compose de résidences secondaires et de quelques ruines. Tout est fermé. Petit magasin au village local, loin de la mer. Atmosphère pour films nostalgiques, pas pour nous déplaire.

Maputo. De la plage de Xai Xai, on prend un chapa pour rejoindre la ville de Xai Xai, il nous dépose à la sortie de la ville, près du pont du Limpopo, où on attend le bus confortable que nous avons pris il y a 2 jours, venant d’Imhabane. Le bus s’arrête à la demande … on sait qu’il passe vers 9h, le chauffeur nous reconnaît. Vous devez refuser toutes les propositions de chapas, nettement moins pratiques, sans doute moins chers ; le bus les dépassera sur la route. La gare routière de Maputo, du moins celle où s’arrête le bus, est à la périphérie du bidonville que nous avons traversé et qui encercle la capitale. On a pris un taxi collectif pour se rendre à l’hôtel et négocié le prix. On s’installe à l’hôtel Santa Cruz, 2500 mzn au lieu de 2800 à condition de réserver 5 nuits, breakfast inclus. La situation centrale est idéale pour visiter la ville. Wifi dans la chambre ; ascenseur. Confort correct mais chambre petite et salle de bains trop petite et vieillotte. Breakfast basique. Dîner très moyen. Bon rapport qualité prix mais pas très classe On a apprécié la découverte de la vieille ville, les musées, le marché artisanal idéal pour les cadeaux, les vestiges de la colonisation portugaise, la gare avec son très intéressant musée qui explique le développement du pays par le développement du chemin de fer, le fort, la ville moderne et ses grandes avenues. Maputo a plusieurs visages, quartiers résidentiels, quartiers défavorisés, comme toute grande ville, mais somme toute une ville agréable. La plage – Costa do sol - est une longue barre de sable qui s’étend très loin à marée basse, déserte à cette période de l’année. Il semble que cette plage soit le lieu de la future croissance de Maputo : on y trouve déjà un casino, des grandes enseignes d’hyper, des immeubles d’habitation, souvent vides. Se déplacer en transport en commun est facile, il y a des plans affichés à chaque arrêt de bus : les bus et chapas ont souvent leur terminus à la gare. Pour se rendre vers le N-E de Maputo, où se trouvent : - le marché artisanal ; - la Présidence ; - l’hôtel Polana Serena magnifique par son architecture, son histoire, sa situation ; - la Costa do Sol ; on prend un bus ou un chapa indiquant do Sol, sur l’avenida Eduardo Mondlane, et on descend au bon arrêt, par exemple, pour le marché artisanal, le premier arrêt sur avenida Julius Nyerere, et continuer à pied, les chauffeurs vous aideront. Toutefois, la ville historique (Baixa) se visite facilement à pied.

Ponta do Ouro. Mon amie est retournée chez elle, fatiguée : les 2500 km parcourus ont été une épreuve, qui aujourd’hui l’étonnent de s’être si bien comportée. Il me reste quelques jours et je décide de visiter la dernière plage du sud du pays avant mon passage en Afrique du Sud (AS). Je quitte l’hôtel Santa Cruz pour prendre un autre hôtel juste à côté du Musée de la Monnaie – j’ai oublié le nom -, rue Bagamoyo. L’hôtel a accepté de garder mon sac à dos avant de prendre la chambre. Je me rends à la Gare pour un bus en direction de Catembe, avant 7 h. Je descends au grand rond-point après le grand pont suspendu où arrive bientôt le bus de ville qui se rend à Ouro - départ régulier toutes les heures, aussi la visite de Ouro peut-elle se faire dans la journée de Maputo, ce qui est suffisant - ; le bus passe d’abord par la frontière. Au retour pareil : on descend à ce grand rond-point (le bus Maputo-Ouro ne passe pas par la gare) pour prendre la correspondance gratuite pour la gare, c’est la même compagnie. À Ouro, je m’installe au Underwater Explorer, pas cher, 12 euros, une petite chambre très basique pour backpacker, avec douches partagées, ventilateur, mais cuisine et réfrigérateur, la plage juste derrière ; c’est surtout un centre de plongée. La plage do Ouro est très belle, l’océan agité, du déjà vu. Le fait marquant vient de ce que l’on est déjà « plus tout à fait » au Mozambique mais « déjà un peu » en AS tant la présence des Sud-Africains est visible par leurs « gros tubes 4x4 », ou encore par leur vedette-hors-bord qu’ils font glisser sur le sable en sortant de l’eau à toute vitesse : bonjour les « musclors ». Certains SA possèdent des maisons secondaires à Ouro. Un peu comme à Las Vegas, on est dans un environnement surfait.

L'Afrique su Sud. De retour à Maputo, avec le bus Intercape, je passe en AS. La formalité à la frontière est simple … juste un tampon sur le passeport. Un mot pour souligner l’incroyable différence entre les deux pays. L’AS est bien le pays le plus développé de l’Afrique australe, c’est une évidence dès les premiers Km dans le pays, en regardant par la fenêtre les champs de maïs ou de bananes bien alignés, bien entretenus.

Limites. On n’a pas visité les réserves, fermées ; ni la région de Tete pour notre sécurité, à cause aussi de la saison des pluies qui devait rendre les déplacements difficiles – même par temps sec comme l’indiquent certains posts sur VF les transports sont épuisants - ; ni le train qui nous a bien tentés ; ni les îles qui sont hors de prix pour nous. Nous ne parlons pas le portugais, nos échanges avec la population étaient limités, on a beaucoup appris par l’observation cependant.

Remerciements. Je remercie Alice2017, Emersmile, Bof et tous les autres forumistes pour leurs carnets qui m’ont aidé dans la préparation du voyage.
Itinéraire d'un mois avec 3 enfants de 7, 9 et 13 ans au Nicaragua en août English translation pending
by Sebetlaeti · 2020-01-13 · 12 replies
Bonjour à tous.

Nous sommes une famille avec 3 enfants de 7, 9 et 13 ans.

Nous venons de prendre nos billets pour le Nicaragua, départ le 30 juillet de Bordeaux, retour le 25 aout. ( via Montreal et Houston)

Je commence à lire vos messages et le site de pveyrat pour préparer notre itinéraire.

Nous avons, grâce à ce forum, fait de superbes voyagse en famille par nos propres moyens ( Indonésie, Maroc, ex Yougoslavie, Mexique, crête USA...) en dehors des sentiers touristiques et nous sommes également allés au Pérou et en Bolivie avant d'avoir nos enfants.

Nous aimons les voyages avec une temporalité lente, des étapes de plusieurs jours afin de profiter des lieux et des gens.

Pour le Nicaragua, nous allons privilégier pour des questions de climats et de transports la cote pacifique. Idéalement, 4 a 6 étapes maxi de 3 à 5 jours à localiser (dans le désordre) aux alentours de Granada, Leon, Ometepe, lagune d'apoyo, cosiguina, san juan del sur ( si pas de trop de monde à cette époque..car le surf, les plages bondées et la music à gogo..pas trop pour nous ;-), El ostional, voir pourquoi pas envisager les iles solentiname ou le Rio San Juan ?

D'ors et déjà, je vous sollicite pour les lieux d'étapes qui pourraient permettre de graviter facilement sur plusieurs sites.

Également, je suis preneur des ballades/ randonnées accessibles avec des enfants, notamment pour les volcans.

Nous pensons prendre le bus, mais à 5, la voiture avec chauffeur peut-t-elle être intéressante ?

Une dernière question, il y a t'il un intérêt de passer au Honduras ou au costa rica pour qq jours ( site proche de la frontière ? )

merci d'avance de vos premiers conseils.

Sébastien
Côte est et péninsule de Samana English translation pending
by Belinda73 · 2015-03-22 · 21 replies
Bonjour,

Mon mari et moi sommes à la recherche d'infos pour un voyage de 18 jours en République Dominicaine fin avril / début mai en mode "routard confort". Voici le circuit que nous pensons faire :

Boca Chica - Guayacanes - Juan Dolio - La Romana - Bayahibe - Boca de Yuma - Punta Cana (alentours) - Miches - Sabana de la mar - Samana - Las Galeras - Las Terrenas - St Domingue.

Nous voulons des vacances un peu hors des sentiers battus, découvrir la Rep Dom authentique, ses habitants... nous prélasser sur des belles plages (pas bondées de monde et de transats, si possible), faire du snorkeling (si possible depuis la plage) et un peu de plongée... et loger dans des petits hôtels ou chambre d'hôtes.

Quels sont les incontournables, où rester plusieurs jours ou au contraire où est-ce que ça ne vaut pas le coup de s'arrêter ? Est-ce qu'il vaut mieux louer une voiture (mon mari est argentin donc il connait la conduite à la latine ! mais est-ce pire en Rep Dom ?) ou faire les trajets en bus ? Est-ce qu'il vaut mieux réserver tous les hébergements à l'avance ou est-ce qu'il y a souvent de la place (et pas que dans les hôtels bof bof) ?

Que nous conseillez-vous ? Transports, hôtels, excursions... toute info est la bienvenue

Merci d'avance
Les cow-boys et les indiens: 3 semaines dans le Sud-Ouest English translation pending
by Globetrekkie · 2013-09-08 · 128 replies
Et voilà, une semaine que nous sommes revenus de notre voyage de 3 semaines au pays de l'Oncle Sam... La nostalgie est déjà là, snif, j'aimerai déjà repartir là bas tant c'est beau et qu'on s'y sent bien.

Enfin, avant un prochain voyage qui sait, il est temps de faire le compte-rendu de celui-là, maintenant que les photos sont bien triées ! Je ne connais pas la nouvelle procédure pour attacher des photos, ça sera ma 1ere tentative, désolée s'il y a quelques couacs...

Petit rappel pour ceux qui n'auraient pas suivi mes précédents carnets : ce voyage est notre 4e aux US : le 1er il y a 5 ans au Sud-Ouest, boucle classique avec les principaux parcs et la Californie, le 2e il y a 3 ans de NY à Miami, et le 3e il y a 2 ans, à L'ouest avec Colorado, Yellowstone, Glacier et jusqu'à Seattle.

Cette année, retour au Sud-Ouest pour notamment visiter les parcs qu'on a zappés jusque là. Ce sera une boucle au départ de Las Vegas, le Nevada, l'Utah, l'Arizona et le Nouveau-Mexique sont au programme.

Bien sûr, comme d'hab merci à tous les habitués du forum, tous ceux qui m'ont aidés pour la construction de l'itinéraire, et aussi, et ils sont nombreux, ceux qui donnent envie avec leurs superbes carnets.

Voilà, il va être temps de s'y mettre ! Allez, 1er essai pour intégrer une photo histoire de mettre l'eau à la bouche

A tout de suite pour la suite
Septembre 2012: compte rendu d'un voyage de vingt-deux jours en Andalousie autour de Malaga et Grenade English translation pending
by Jacou0109 · 2012-10-24 · 9 replies
Introduction Après un énième séjour en Andalousie, c’est toujours le même émerveillement devant ces paysages maritimes ou montagneux, ces villages ou ces villes perchés tout en haut de leurs éperons rocheux et, après avoir fait tous ces voyages, on a encore la surprise de découvrir de nouvelles merveilles. Notre voyage ne comprendra pas de sites incontournables comme Séville, Cordoue ou Grenade mais des petites villes, toutes aussi caractéristiques de l’Andalousie et de superbes paysages de collines et de montagnes au travers des différentes Sierras visitées. Antequera, Archidona, le parc naturel du Torcal, Priego de Cordoba En quittant Malaga nous avons emprunté la petite route qui mène au très beau site naturel de Bobastro, réputé pour les ruines de son église du 10ème siècle, malheureusement fermé en fin d’après-midi. Dans les environs proches, l‘impressionnante gorge de la « Garganta del Chorro » est incontournable et nous ne la manquons pas. Antequera est une belle ville agréable de taille humaine et qui possède de beaux monuments : des églises bien sûr, un beau château qui domine la ville et dont la vue sur les alentours est magnifique surtout le soir au coucher du soleil. La petite place du Portichuelo est particulièrement agréable et y prendre un « tinto de verano » sur la rue en compagnie des habitants du quartier en fin d’après-midi est un régal. Il y a des bars sympas et un excellent restaurant (primé) où l’on mange des produits originaux à prix sages (Coso San Francisco). Le parc naturel du Torcal à une quinzaine de km au sud d’Antequera mérite lui aussi une visite : du parking, terminus de la route, deux chemins en boucle (l’un plus long que l’autre) permettent de se balader dans cet univers de pitons calcaires caractéristiques des reliefs karstiques. Archidona est une belle ville également, la vue sur la ville et les environs depuis l’ermitage de la Virgen de Gracia (ancienne mosquée transformée) est magnifique. La place Ochavada mérite aussi une visite ainsi que les rues du centre ville. La route qui mène d’Archidona à Priego de Cordoba traverse des collines couvertes d’oliviers et longe des lacs de barrage, c’est superbe. A Priego nous avons la chance de loger dans une « casa rural » située dans la calle Real dans le vieux centre ville. Nous y disposons d’un jardinet à l’entrée d’un appartement complet et d’un petit patio. Priego est une ville très agréable riche de nombreux monuments comme la fameuse fontaine du Roi, plusieurs églises (comme toujours en Espagne !) et quelques maisons seigneuriales. Se balader dans les ruelles du vieux quartier arabe où sur les terrasses et miradors à la tombée du jour est très agréable. La découverte de la forteresse de la Mota à Alcala la Real a été un autre beau moment de ce voyage. L’excellente mise en valeur des différentes richesses du site et la qualité des commentaires sur les audiophones ont rendu cette visite passionnante. Las Alpujarras Nous reprenons la route, contournant Grenade et descendons vers la région de las Alpujaras située au pied de la Sierra Nevada et célèbre par les trois villages occupés par les arabes chassés de Grenade au XVIème siècle. Nous nous installons un peu à l’écart de Bubion dans une vieille maison. L’appartement bien que rustique dispose de tout le confort, Il y a même une piscine dont l’eau est assez fraîche, c’est logique puisque d’eau descend de la Sierra Nevada. Visite des trois villages, Pampaneira, Bubion et Capileira à l’architecture typique caractérisée par des toits plats avec de grandes cheminées blanches, et des passages par les toits entre les maisons. Si Pampaneira, le plus gros des villages est assez touristique ainsi que Capileira, Bubion nous est apparu plus authentique. Sierra Magina Après Las Alpujarras, nous remontons vers le Nord en direction de la Sierra Magina nous nous installons à l’hôtel Puerta de Magina près de Torres. Bel hôtel calme un peu isolé à quelques km de Torres avec tout le confort, un excellent restaurant et une piscine. L’environnement est superbe et nous ferons une belle randonnée en boucle en partant, pas loin de l’hôtel, de l’aire récréative de Hondacabras d’où part un chemin qui nous mènera jusqu’à l’aire de Fuenmayor. De là nous redescendrons à travers les vergers de cerisiers, d’amandiers et d’oliviers jusqu’à notre point de départ. Sierra de Cazorla Le lendemain départ en direction de la sierra de Cazorla. Nous logeons à Quesada aux portes du parc de Cazorla dans un petit appartement , « El Huequecito » tout blanc aux poutres apparentes dont les pièces se répartissent sur 4 étages, au centre de la ville. La petite ville de Quesada est agréable, située en hauteur (une fois de plus) et domine des collines consacrées à l’olivier. Nous irons faire une belle balade à pied (2h) peu avant d’arriver à Tiscar autre village réputé pour son pèlerinage. A Tiscar nous avons visité la gorge et la cascade (avec très peu d’eau à cette saison) facilement accessible par un chemin qui y descend en 15 mn. C’est étonnant de voir les ex-voto éparpillés dans les rochers qui entourent le site sacré. Nous ferons également, un autre jour une belle balade circulaire de 3h à partir de l’Empalme del Valle en passant par la Fuente de l’Oso et le pont de Las Herrerias. Une autre belle balade courte est celle de la Cerrada del Utrero boucle de 3km qui suit la gorge impressionnante du rio Guadalquivir naissant. Nous ferons une 3ème randonnée de 8km autour de l’embalse de las Aguascebas Sierra de Segura Nous avons loué un superbe studio à Segura de la Sierra, petit village perché tout en haut d’un piton rocheux dominé par un château médiéval. De notre terrasse nous avons une vue plongeante sur le bas du village et plus loin la plaine du Guadalquivir recouverte de vergers et d’oliveraies. Il y a différentes choses à visiter à Segura : les Bains arabes, l’église et la vieille fontaine juste à côté, le château qui domine le village et quelques belles maisons. Il y a également d nombreuses balades à faire soit sur place soit plus loin dans la montagne : sur place on monter au château , en montant d’un côté et en revenant de l’autre par un autre chemin. On peut également faire une boucle en descendant vers le Puente Moro et remonter par un autre chemin (2h) Un peu plus loin nous avons fait la très belle randonnée qui part de du Cortijo-museo de Majada Oscura passe devant le hameau de Los Anchos et grimpe vers un col d’où la vue sur les environs est superbe, retour par le même chemin. (durée 2h1/2) Mojacar, le Cabo de Gata, Salobreña Nous quittons Segura en direction du sud et de la mer, arrêt au beau village de Hornos puis continuation en direction de Mojacar. Installation dans une petite maison cubique typique de la zone, isolée à 2 km de la mer dans les collines. Mojacar est assez décevant si on le compare aux beaux villages vus ailleurs le vieux village est résolument tourné vers le tourisme international avec ses échoppes pour touristes, ses restaurants branchés, etc… Près de notre studio il y a 2 plages facilement accessibles à moins de 3 km : La playa Macenas, on y accède par un chemin carrossable qui part devant la vieille tour del pirulico , et celle à l’entrée Sud de Mojacar juste en face de l’hotel Best Indalo. Départ pour le Cabo de Gata un peu plus au sud-Ouest. Installation a Pozo de los Frailes à 2 km de San-José. Le parc naturel de Cabo de Gata est très beau et surtout sauvage car peu ou pas du tout bétonné ce qui est très rare sur les côtes espagnoles. De San José, petite ville située en bord de mer, on peut faire les 2 balades qui longent la côte très escarpée soit vers le N-W en direction de Las Negras, soit vers le S-E jusqu’au phare du Cabo de Gata. Tout près de San José il y a également de très belles plages comme celle de los Genoveses ou celle de Monsul et d’autres encore plus petites mais plus difficilement accessibles par des sentiers plus acrobatiques. Dernière étape avant le retour, arrêt dans la petite ville de Salobreña, en bord de mer, ville agréable avec ses ruelles étroites en pente qui grimpent vers le château (arabe puis chrétien) qui surplombe la ville. Excellent restaurant (Las Pesetas) également avec une terrasse qui domine la ville et la mer.

Budget total pour 22 jours : 2086€ dont : - Avion : 299€ - Hôtels et appartements : 1030€ soit 49€ par nuit - Location auto pour 22 jours : 323€ - Dépenses courantes (nourriture, alimentation, essence) : 434€ PS : - Pour plus d’informations ou pour des adresses précises vous pouvez me contacter. - la plupart des balades ont été choisies dans la brochure gratuite disponible dans les offices du tourisme intitulée « Senderismo : Parque Natural Sierras de Cazorla, Segura y Las Villas ». - Les photos de ce voyage sont visibles en cliquant sur ce lien :
https://picasaweb.google.com/104736052213818628373/Septembre2012Andalousie?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNrwtKy8ttqzJQ&feat=directlink
Costa Pacifica, synthèse et préparation hiver 2012/2013 English translation pending
by Friquette07 · 2012-10-04 · 549 replies
Et voila, j'ouvre un post pour ma croisière de 2013 afin de la préparer avec ceux qui partent, soit de savone, soit de marseille.

Douce Méditerranée Février 2013 sur le Costa Pacifica

Je ferais celle ci, cette fois, avec mes deux grands ados.. 20 et 17 ans. (la petite restera chez mamie)
Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie) English translation pending
by Kashtin · 2012-04-29 · 84 replies
(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)

Seconde partie

De Colchane à Buenos Aires

La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html



Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique

Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…

On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.

Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.

Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détest�� cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.

Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...

Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.

Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.

Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama

Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...

Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).

Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.

Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !

Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.

A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.

Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.

Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.

Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!

De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :

« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)

San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.

J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).

L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.

Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).

Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)

Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.

Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.

De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.

Les panneaux sont en général très instructifs…

Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...

Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.

La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.

A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.

Le soir, retour à La Casona.

Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama

Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.

A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.

A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.

En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !

Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.

Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...

J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.

Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.

En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.

Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !

A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…

Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.

Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...

Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...

Mardi 8 De la puna à Salta

En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.

Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !

La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.

Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…

A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).

Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!

L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J

Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.

Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!

A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.

Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes

Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.

La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!

La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.

La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).

Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.

Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.

Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!

Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.

Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).

Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)

Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.

Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.

Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...

Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.

Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.

Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)

Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.

La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).

Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.

Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.

De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.

San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…

Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.

Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes

Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.

A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.

Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.

Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.

A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...

Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.

Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas

Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.

Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.

Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.

Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.

Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.

Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.

Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.

Lundi 14 Salta - Buenos Aires

Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.

Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)

Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.

Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.

Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...

Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)

Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.

Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.

Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).

Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires

Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.

Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !

Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…

Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.

En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!

Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.

Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.

Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.

Mercredi 16

Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.

Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...

(Renseignements)

Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.

Récit de notre voyage aux États-Unis en 2011: Rocheuses, geysers, collines et plaines English translation pending
by Bridgitt · 2011-08-02 · 28 replies
Nous sommes de retour d'un fantastique voyage de trois semaines aux USA et je souhaite remercier tous les membres du forum qui m'ont aidée, directement ou indirectement, à préparer minutieusement les détails de ce périple. En voici donc le compte-rendu, en espérant qu'à mon tour, je puisse aider d'autres voyageurs qui ont l'intention de se rendre dans ces magnifiques contrées.

Pour information, nous sommes une famille belge, résidant à 50 km de Bruxelles : Jean-Luc (59 ans), Brigitte (50 ans), Nicolas (24 ans) et Catherine (21 ans).

C'est en mai 2010 que l'idée d'un voyage dans le Wyoming a germé. Grâce aux conseils et expériences des forumeurs, une boucle au départ de Denver est concoctée. Voici le programme définitif établi :

Départ de Bruxelles le 2 juillet, nuitée à Boulder 3 juillet : traversée de Rocky Mountain par la Trail Ridge Road, nuitée à Steamboat Springs 4 juillet : route et visite de Dinosaur NP, partie Colorado 5 juillet : visite de Dinosaur NP, partie Utah 6 juillet : route vers Moran via Flaming Gorge 7 et 8 juillet : visite et activités à Grand Téton Du 9 au 15 juillet : visite de Yellowstone 16 juillet : route vers Cody via Beartooth and Chief Joseph Highways (musée et Old Trail Town) 17 juillet : route vers Hardin via Bighorn Canyon et Bighorn National Forest (Little Bighorn Battlefield) 18 juillet : route vers Hullett (Devil's Tower) 19 juillet : route vers Wall via Belle Fourche, Spearfish Canyon et Deadwood (Badlands) 20 juillet : route vers Custer (Black Hills) 21 juillet : Mont Rushmore et routes scéniques 22 juillet : route vers Cheyenne via Hot Springs et Fort Laramie 23 juillet : Frontier Days à Cheyenne 24 juillet : route vers Estes Park pour quelques randonnées 25 juillet : route vers Denver, visite de Denver 26 juillet : retour en Belgique

Dès juillet 2010, les réservations des hébergements dans les parcs sont effectuées et déjà il faut "composer" car certains hôtels affichent "complet" dans plusieurs catégories de chambres un an à l'avance (c'est notamment le cas au Old Faithfull Inn) ! Durant les mois qui suivent, les autres hébergements sont choisis (le site
http://www.tripadvisor.fr/ constitue un excellent outil et l'expérience de forumeurs qui ont séjourné aux endroits prévus à mon programme me sont d'une grande aide) ; la voiture est réservée et les billets d'avion sont achetés (visite quotidienne de plusieurs sites, notamment http://www.distrivols.fr/ pour obtenir un tarif intéressant- je capitule en décembre en trouvant un tarif de 700 euros par personne chez Go Voyages). Le programme quotidien est établi, les randonnées sélectionnées, les restaurants repérés … Je ne peux m'empêcher d'occuper la plus grande partie de mon temps libre à peaufiner chaque détail de mon roadbook, notamment en consultant les guides (le guide du Routard qui ne s'étend que très brièvement sur le Wyoming), le Fodor's "Montana et Wyoming" et le guide de Jacques Klein "L'ouest américain – Rocheuses et grands parcs), ainsi que les merveilleux outils que constituent les sites http://www.ouestusa.fr/, http://www.roadtrippin.fr/ et les sites officiels des parcs (http://www.nps.gov/index.htm). Je calcule les itinéraires sur http://maps.google.com/, me passionne pour les carnets de voyage des forumeurs et suis les conversations sur VF. J'ai trouvé de merveilleux livres de chevet (les trois tomes de Photographing the Southwest) et je m'endors chaque soir en rêvant à l'ouest américain !

Mais nous voilà déjà la veille de notre départ et, pour plus de sécurité, nous séjournons dès le vendredi 1er juillet aux abords de l'aéroport, au très luxueux hôtel Crowne Plaza Brussels Airport.

Samedi 2 juillet : le grand départ ! A l'aéroport, nous constatons que le vol Bruxelles/Chicago a plus d'une heure de retard (nous devions initialement décoller �� 12h50). Quatre bagages à enregistrer et déjà un en "surpoids" au départ (il y en aura trois au retour !). Petit transfert dans un bagage de cabine et c'est réglé. L'hôtesse nous annonce qu'elle ne peut nous enregistrer jusqu'à Denver car les vols sont opérés par deux compagnies différentes (IB pour le vol BRU/ORD – opéré par AA - et AA pour le vol ORD/DEN) et qu'au cas où un retard nous ferait rater le deuxième vol, nous devrions acheter de nouveaux billets. C'est un "détail" d'importance sur lequel Go Voyages n'attire pas l'attention. A courir après les tarifs les plus bas, on se fait parfois "pigeonner". Nous n'aurons pas de problèmes, étant donné le grand laps de temps à l'aéroport de Chicago, mais il vaut mieux être averti. Nous n'aurons pas ce problème au retour, les deux vols étant assurés par Iberia (opérés par AA). Vol long et peu confortable, repas médiocre. Nous bénéficions de trois places au centre et d'une sur le côté (les rangées sont constituées de deux places de chaque côté de l'avion et de trois places au centre) et Nicolas dispose de très peu d'espace car la personne à côté de lui (côté hublot) a une stature imposante. J'aurais souhaité réserver les places dans l'avion plus tôt (ce n'était pas prévu lors de la réservation des billets) mais je n'ai pu le faire que 24h avant le départ … et, à ce moment, il n'y avait presque plus de choix dans les différents vols (j'ai donc pris ce qu'il restait en me disant que ce serait peut-être pire à l'enregistrement). Cette première journée est très longue car quelques mois avant le départ, Go Voyages nous avait déjà fait part d'un changement d'horaire : départ de l'avion Chicago/Denver à 20h30 au lieu de 19h10 et arrivée à 21h55 au lieu de 20h45. Arrivée dans l'immense aéroport de Chicago et longue attente pour notre vol vers Denver. J'avais repéré sur le site de l'aéroport le petit resto Wolfgang Puck To Go (afin de s'attabler confortablement et de faire un repas convenable puisque notre arrivée tardive à Boulder ne nous permettrait pas de fêter notre arrivée au resto). Une dame âgée nous apporte nos premiers hamburgers et contrôle les ID de tous les membres de la famille (!!!) avant d'accepter de nous servir bières et vin (qui n'est même pas bon) : parce que son patron lui a dit de le faire … Jean-Luc et moi n'aurons heureusement plus à justifier notre âge durant le restant du voyage … mais cela deviendra une habitude pour Nico et Cath ! J'avais déjà été surprise – et parfois choquée – de l'âge des personnes qui doivent encore travailler aux USA. Ca me désole de voir une personne voutée nous conduire à notre table au restaurant ou un monsieur qui a largement passé la septantaine soulever nos bagages à la réception. Nous ne sommes pas habitués à ce genre de choses chez nous et j'ai du mal à admettre que des personnes aussi âgées soient encore contraintes de travailler !

Vol vers Denver et son aéroport qui est un des plus modernes et des plus importants du pays (sa gigantesque toiture en téflon symbolise les Rocheuses qui pointent derrière et des tipis du XXIè siècle plantés au milieu de la Grande Prairie). Il est plus de 22 h lorsque nous arrivons à l'agence HERTZ pour la prise du véhicule). Comme je m'y attendais, le préposé nous propose une Mitsubishi Endeavour (voiture renseignée depuis quelques mois sur le site Hertz pour la catégorie SUV Standard alors qu'au départ, j'avais privilégié Hertz car nous avions une "petite" chance d'avoir une Nissan XTerra). Il nous précise que la voiture affiche peu de kilomètres au compteur. Nous prenons l'assurance Roadside qui n'était pas comprise dans le prix de la réservation effectuée sur internet (cette assurance couvre le remplacement des clés- nous ne bénéficions que d'un seul jeu -et le déverrouillage des portières si les clés sont restées à l'intérieur, le remorquage en cas de panne, la livraison d'essence en cas de panne sèche, …). Lorsque je vois le coffre de la voiture, je me dis que nos quatre gros bagages et nos quatre bagages de cabine (+ la glacière, les sacs à dos, …) ne rentreront jamais dans le coffre et nous retournons voir le préposé (qui n'est plus le même) qui nous propose un SUV full size sans supplément de prix. Nous allons donc "visionner" la voiture proposée (je crois me rappeler qu'il s'agissait d'une Chevrolet Tahoe) : le coffre ne me semble pas plus spacieux (lorsque les sièges de la troisième banquette sont rabattus) ; la voiture semble moins "nette" et mon époux me dit qu'il n'éprouve pas l'envie de conduire un tel véhicule … et comme c'est lui qui va conduire le plus souvent, je capitule. Nous retournons donc au guichet pour dire que finalement, nous préférons la Mitsubishi (à chaque fois, changement de papiers !). Pour l'anecdote, nous aurons à faire à trois préposés différents et la troisième, une dame, bien que polie, semblera assez excédée puisque lors d'une vérification des kilomètres dans la Mitsubishi, elle ne se rendra pas compte que mon fils est à l'arrière et, se parlant à elle-même, dira quelque chose comme "Ils vont me rendre folle". OK, on a un peu "chipoté" mais c'est quand même trois semaines que nous passerons dans ce véhicule ! En ne prenant qu'une petite glacière et en organisant bien nos bagages, on s'en tirera au niveau "place" et nous serons finalement satisfaits de la voiture et n'aurons aucun pépin !

Lorsque nous arrivons à l'hôtel à Boulder, il est plus de minuit. La chambre de l'hôtel Hampton Inn est juste décente mais nous tombons de fatigue et nous nous endormons rapidement.

Dimanche 3 juillet : après un petit déjeuner correct, nous organisons nos bagages et quittons l'hôtel. Le temps de rejoindre Estes Park, il est déjà midi lorsque nous nous engageons sur la Trail Ridge Road : la traversée d'Estes Park est laborieuse : beaucoup de circulation (c'est un dimanche ?) dans la ville et vers le parc. Nous achetons notre pass "America The Beautiful" qui permet l'accès pendant un an à tous les parcs nationaux. La route est magnifique ; nous nous arrêtons à de nombreuses reprises et croisons même un troupeau de mule deers. Il y a encore beaucoup de neige (cette route n'est pas accessible pendant l'hiver et ouvre habituellement le dernier week-end de mai mais vu l'hiver prolongé dans l'ouest cette année, elle a été rouverte beaucoup plus tard). Nous devons enfiler nos polars lorsque nous atteignons les hauteurs. Il est plus de 15h lorsque nous parvenons à Grand Lake, où j'ai repéré le Rapids Lodge, restaurant situé au bord d'une rivière. J'avais envisagé de déjeuner (si on peut encore parler de déjeuner à cette heure tardive) le long de la rivière mais le bruit est si assourdissant que nous demandons une table à l'intérieur. J'ai prévu une petite promenade digestive (0,3 miles) vers Adam Falls, jolies chutes proches de Grand Lake.

Nous reprenons la route et il est déjà tard lorsque nous atteignons notre étape, Steamboat Springs. Passage obligé au Walmart, pour l'achat d'un gps, d'une glacière et de quelques victuailles. J'avais prévu une soirée au Strawberry Park Natural Hot Spring (baignade dans des sources chaudes). Il est plus de 20 h lorsque nous quittons l'hôtel pour rejoindre ces sources assez éloignées de l'hôtel. Nous nous égarons et vu l'heure tardive, nous devons malheureusement rebrousser chemin. Nous rejoignons l'hôtel pour une bonne nuit de sommeil car demain, les choses sérieuses commencent …

Lundi 4 juillet : réveil matinal (ce sera un problème épineux durant tout le séjour car mes enfants ne conçoivent pas de se lever tôt durant les vacances … et ils ne savent pas se coucher tôt non plus). Nous trouvons donc un terrain d'entente (enfin, plus ou moins) : réveil à 6h45 pour moi, 7h pour mon mari et 7h30 pour les enfants, l'idéal étant de déjeuner à 8h pour démarrer au plus tard à 9h (ce qui est déjà très tard mais il faudra s'en accommoder !). Le programme de la journée, à savoir la visite de Dinosaur Park, côté Colorado, est serré (j'avais prévu de quitter l'hôtel à 6h30 car plus de 2 h de route nous séparent de Dinosaur mais …). Il est déjà 10h30 lorsque nous empruntons la Harpers Corner Drive. Etant donné le temps sec, nous nous dirigeons de suite vers l'Echo Park Road et la Yampa Bench Road pour parvenir aux trois premiers points de vue (Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook) qui sont absolument magnifiques. Nous ne rencontrons aucune autre voiture sur cette piste et profitons seuls de ce décor somptueux. Retour sur l'Echo Park Road et recherche de Picasso Face (grand rocher qui ressemble à un visage déformé qui aurait pu inspirer le maître). Nous le trouvons et nous engageons dans cette randonnée conseillée dans le PTS et expérimentée par d'autres forumeurs. Départ trouvé, passage au-dessus du ruisseau, escalade (Jean-Luc renoncera car il a le vertige). Je poursuis la ballade avec les enfants mais après une trentaine de minutes, de gros nuages gris apparaissent au loin et quelques coups de tonnerre se font entendre. Nous continuons encore un peu mais l'orage paraît se rapprocher et nous décidons de rebrousser chemin ; nous rejoignons la voiture sous de grosses gouttes. Nous quittons l'Echo Park Road à regret (enfin, surtout moi qui ai organisé le programme et qui dois abandonner l'idée de pénétrer dans Whispering Cave et de contempler Steamboat Rock). Nous poursuivons néanmoins sur la Harpers Corner Drive jusqu'à son terme (il ne pleuvra finalement presque pas … zut alors !) et empruntons le Harpers Corner Trail, promenade très agréable avec des points de vue merveilleux. On en prend plein les yeux.

Le retour sur la Harpers Corner Drive se fait au pas de course : j'aurais souhaité m'arrêter aux points de vue que nous n'avions pas fait le matin mais l'heure tardive et le nombre de kilomètres à parcourir pour rejoindre VERNAL ont entamé l'humeur de la troupe (je dois alléger le programme dixit mon mari et les enfants … pff, ça ne va pas être facile : il y a tant de belles choses à voir …). Nous parvenons à l'hôtel Marriott de Vernal : très bel hôtel avec des chambres spacieuses et modernes et … le wc séparé de la salle de bains (mais pourquoi mettent-ils toujours le wc dans la salle de bains ?).

Repas médiocre au Cafe Rio situé à côté de l'hôtel, pourtant recommandé sur Trip Advisor (self service, cuisine mexicaine). Le temps s'est couvert ; la pluie a fait sa réapparition.

Mardi 5 juillet : c'est sous un ciel gris que nous quittons l'hôtel, alors que la visite de Dinosaur Park, côté Utah, est prévue. Arrêt au Visitor Center où le ranger, comme je m'en doutais, nous déconseille d'emprunter des pistes. Je suis contente qu'on ait pu s'aventurer sur la Yampa Road hier ! Pas de shuttle pour le Fossil Discovery Trail aujourd'hui (petit site où on peut voir quelques fossiles de dinosaures, en attendant la réouverture du quarry, cet automne). Nous nous engageons sur la Cub Creek Road et nous arrêtons à Swelter Shelter, pour admirer nos premiers pétroglyphes. La matinée est déjà bien entamée lorsque nous débutons le trail Sound of Silence, mais le temps nuageux nous permet d'enchaîner agréablement les deux randonnées Sound of Silence et Desert Voice alors que ce doit être éprouvant sous le soleil qui tape habituellement à ce moment de la journée. J'avais lu des commentaires mitigés au sujet de ces randonnées mais nous les avons beaucoup appréciées. Le temps s'étant doucement découvert et le soleil ayant fait sa réapparition, nous aurons tous de beaux coups de soleil (nous ne nous étions bien entendu pas protégés puisqu'il faisait gris lorsque nous avons entamé le trail !). Nous pique-niquons au bord de la Green river, en compagnie d'écureuils, poursuivons la Cub Creek Road jusqu'à son terme (en ayant l'occasion d'admirer d'autres pétroglyphes) et terminons par la petite randonnée Box and Hog canyon (en fait nous faisons la Box ou la Hog mais je ne sais pas laquelle, ces deux petites promenades partant chacune d'un côté du parking). Un coup d'œil à la cabine de Josie Bassett, dame qui a vécu en autonomie totale jusqu'à sa mort à plus de 80 ans. Nous entamons le retour sur la même route (pas d'autre choix). Il est plus de 17h lorsque nous revenons au point de départ. Mon programme prévoyait la piste Island Park Road ; le soleil présent cet après-midi a probablement rendu la piste praticable mais il est un peu tard pour envisager de l'emprunter. Le ranger nous avait conseillé ce matin de nous arrêter au National Fieldhouse Museum de Vernal pour voir quelques squelettes de dinosaures mais il est déjà fermé lorsque nous nous y rendons. J'avais aussi envisagé la visite de Fantasy Canyon en soirée mais je ne ferai que l'évoquer … refusé ! Il est vrai que la journée de demain sera longue puisque nous rallions le parc de Grand Téton et que je voudrais m'arrêter à Flaming Gorge. Retour à l'hôtel donc, et repas au Win On Chinese-American Restaurant (après l'expérience mexicaine désastreuse d'hier, ma fille veut absolument tester le chinois). Cadre quelconque mais buffet incroyablement varié et très bon ; il y avait même un buffet mongol qui permettait de choisir ses aliments (crus) qui étaient ensuite cuits sur une plaque par un serveur. Détail cocasse : la caisse se trouve à l'entrée et il faut payer son repas dès la porte de l'établissement franchie.

Mercredi 6 juillet : il est 8h45 lorsque nous quittons Vernal pour notre prochaine étape, Moran, dans le parc de Grand Téton. Arrêt à Flaming Gorge où nous admirons les magnifiques Red and Sheep Creek Canyons. L'étape "déjeuner" est Pinedale, petite ville de montagne au bord des Wind River Mountains. Déjeuner agréable au Patio Grill où nous dégustons de très bon burgers (je crois que je n'oublierai pas de si tôt la voix éraillée de la serveuse qui nous répétait à tout bout de champ "You are very very welcome"). Petite promenade sur la rue principale et coup d'œil dans la grande boutique de cow-boys où nous voyons nos premiers "Stetson". Nous faisons un court arrêt à Jackson Hole pour nous ravitailler chez Smith's et empruntons la Gros Ventre Road pour admirer les fermes en bois de Mormon Row (je les avais vues si souvent en photos … il me tardait de les voir en vrai !). Nous croisons notre premier troupeau de bisons et filons ensuite vers le Signal Mountain Lodge, où nous avons réservé une cabine pour les trois prochaines nuits. Il fait déjà noir et la dame de la réception nous conseille d'ouvrir et de refermer très vite la porte de la cabine car il y a beaucoup de moustiques. Nous allons nous battre avec ces horribles bestioles pendant la plus grande partie de notre séjour dans les parcs du Grand Téton et de Yellowstone ! La cabine (qui est située dans un bâtiment qui comprend trois ailes/cabines) est très simple et bénéficie d'un confort minimum. Le plancher de la salle de bains n'est pas droit (je suppose que le bâtiment bouge à cause de la rigueur de l'hiver) ; ça donne le "tournis" quand on y entre. C'est un des premiers logements que j'ai réservé et je suis un peu déçue … mais je devrai me rendre à l'évidence : les logements dans les parcs sont très basiques alors qu'il faut payer le prix fort ! J'ai prévu de manger au Trapper Grill ce soir : très beau cadre (vue sur le Grand Téton) et repas tout à fait correct.

Jeudi 7 juillet : c'est l'anniversaire de Nicolas et j'ai prévu une journée bien remplie, mais le début sera un peu chahuté. Lever à 5h pour assister au lever du soleil à Oxbow Bend et admirer le reflet du Mont Moran sur les eaux calmes : seul mon mari accepte de m'accompagner. Le soleil n'est pas très présent mais c'est quand même vraiment beau. Au loin, un moose (orgnal) traverse la rivière. Nous voyons des elks en rejoignant la cabine. Réveil des enfants car j'ai réservé une "breakfast cruise" à Colter Bay (départ à 7h30 mais il faut arriver à 6h45). Sur place, la préposée nous avertit que la croisière a malheureusement été supprimée et qu'elle me l'a communiqué par mail (ben oui, mais je n'ai pas consulté mes mails). Nous allons donc prendre notre petit déjeuner au restaurant du Colter Bay, visitons le très intéressant musée d'art et traditions indiens et nous engageons dans une agréable randonnée sur une île boisée dont on fait le tour par le rivage : le Lakeshore trail (magnifiques panoramas sur le lac). Il est encore tôt (nous nous sommes levés de bonne heure) et les enfants ont envie de faire une balade sur le lac : nous louons donc deux kayaks pour deux heures (durée minimum) et passons un très beau moment : le spectacle est grandiose (les eaux du lac scintillent et les montagnes autour sont resplendissantes). Pizza au Leeks Marina & Pizzeria où les pizze sont, paraît-il, excellentes. Bof, est-ce parce que nous avons la chance d'avoir d'excellents restaurants italiens en Belgique, mais je ne les trouve pas terribles, ces pizze !

Le parc de Grand Téton me semblait idéal pour organiser quelques activités inhabituelles (en tout cas, en ce qui nous concerne). J'ai donc réservé une promenade à cheval chez Teton Horseback Adventures, compagnie située à Pacific Creek. Nous nous dirigeons donc vers le ranch et avons la surprise de voir un ours traverser la route devant la voiture. J'avais repéré cette adresse dans le guide du Routard, qui vantait le fait que cette compagnie effectue des balades en petit comité (il n'y aura que nous quatre et le guide), dans de vastes espaces en pleine nature. Et de fait, nous nous promenons dans les sous-bois, escaladons des collines, franchissons des gués … Catherine nous fait bien rire car elle n'arrête pas de se disputer avec son cheval qui est plus jeune et n'en fait qu'à sa tête (il ne suit pas les autres, s'arrête régulièrement pour manger des touffes d'herbes ou des feuilles, …). J'ai quand même une grosse frayeur lorsque, sans comprendre ce qui m'arrive, je me sens projetée en arrière avant de me rabattre sur le cou du cheval – j'ai bien cru que j'allais tomber – notre guide constatera que mon cheval a été effrayé par un castor ! Même si j'avais une petite appréhension au départ de cette excursion (à part moi qui avais fait un stage d'équitation trente ans auparavant et dont je n'avais de toute façon aucun souvenir, sauf celui que je suis allergique à la sueur des chevaux – mais il suffit que j'évite de me frotter le visage avec les mains qui ont touché le cheval - ni mon mari ni les enfants n'avaient pratiqué cette activité), elle a été un excellent moment pour tous. Un seul bémol : les moustiques ! Si j'ai pu les chasser de mes bras et de mon visage (enfin, quelques-uns sont quand même parvenus à leurs fins), ils s'en sont donnés à cœur joie sur mes jambes que je ne pouvais atteindre ! Nico et Cath avaient eu la bonne idée de mettre un pantalon … Jean-Luc et moi étions en shorts !!! Nous avons subi le même sort !

J'avais pensé terminer la journée par la Signal Mountain Summit Road mais le temps s'est couvert (il vaut mieux accéder au sommet par temps clair) et il est déjà tard. Nous allons admirer la jolie Chapel of the Sacred Heart et avons la chance d'apercevoir une femelle orgnal et son petit.

Pour le repas d'anniversaire de Nicolas, nous mangeons au Peaks, "resto chic" du Signal Mountain Lodge (avec toujours la vue sublime sur les montagnes). Catherine et moi prenons du saumon, Jean-Luc et Nicolas un steak. Même si ce n'est pas exceptionnel, c'est notre meilleur repas depuis notre arrivée sur le territoire américain.

Vendredi 8 juillet : cette La journée est encore réservée au parc de Grand Téton et je ne regrette absolument pas le temps passé dans ce parc. Je le trouve magnifique et j'aurais souhaité l'explorer encore davantage … J'espère y revenir un jour. Ce matin, il fait clair et nous en profitons pour monter au sommet de la colline Signal Mountain, à 250 m au-dessus de la vallée. Super point de vue panoramique sur la chaîne des Tétons et Jackson Lake. Au retour, nous verrons une voiture arrêtée dans l'autre sens et apercevrons un ours presque à hauteur de leur portière (je suppose qu'ils n'auront pas baissé la vitre) ; nous le verrons très vite s'éloigner. En route pour le Jenny Lake où j'ai prévu de prendre le shuttle boat pour gagner l'autre rive et faire les randonnées jusqu'à Hidden Falls et Inspiration Point. Beaucoup de monde pour ces randonnées très prisées. Et je ne pense pas qu'il soit possible d'éviter la foule, étant donné que les touristes sont déposés par groupe et qu'il s'agit d'une promenade "aller-retour" … Peut-être qu'en débutant dès 8h … mais nous n'avons pas été assez matinaux ! La cascade est très belle et le panarama depuis Inspiration point sur le lac et les montagnes est de toute beauté. Nous croiserons une marmotte en descendant. Nous empruntons de nouveau le shuttle pour le retour.

Nous continuons à descendre sur la Teton Park Road et nous nous arrêtons au Menor's Ferry Historic Area. Nous visitons la cabine de Bill Menor qui s'installa dans la région en 1864 et construisit un ferryboat qui permettait de traverser la rivière. J'avais lu qu'il était possible d'emprunter le ferry comme au temps des pionniers mais le niveau élevé de l'eau ne permet pas cette activité à notre passage. Tant le ferry que la cabine sont des répliques mais ça vaut le coup d'œil. Nous poursuivons avec la visite de la très jolie chapelle de la Transfiguration.

Mais il est temps de rejoindre Jackson Hole pour notre activité du jour : j'ai réservé "The 8-Mile Whitewater with Riverside BBQ Steak or Trout Dinner" chez Mad River. Il s'agit donc de rafting sur la Snake River : de nouveau une première expérience pour Jean-Luc, Nicolas et moi (Catherine a eu l'occasion d'en faire lors d'un trip aux USA alors qu'elle était étudiante d'échange). Nous voici donc au guichet de la compagnie en short, t-shirt et chaussures de rafting. De nombreux jeunes gens et jeunes filles sont occupés à revêtir des combinaisons (par coquetterie me dis-je …) ; j'avais lu sur le site que short et T-shirt faisaient l'affaire. Et ben non, le port de cette combinaison est obligatoire parce que l'eau est trop froide actuellement. Rentrer dans cette combinaison moulante relève déjà de l'exploit ! Le car nous attend pour rallier notre point de départ. Il y a un brouhaha infernal pendant tout le trajet : ça crie, ça rit, ça chante ! Tous ces jeunes ont l'air bien sympathique mais Jean-Luc et moi, nous dénotons un peu vu notre âge. Nous apprendrons qu'il s'agit d'un voyage entre jeunes Américains d'un groupement catholique (ces jeunes viennent d'états différents). Nous parvenons au lieu d'embarquement où un responsable donne des consignes de sécurité pendant près d'une demi-heure. Je n'y comprends pas grand-chose mais je commence à être inquiète. La Snake River n'est pas le Colorado et je m'imaginais un rafting pas bien méchant, limite petite croisière … Je vais donc chercher à me rassurer auprès d'un autre membre du staff qui parle parfaitement le français (sa mère est française). Il ne me rassure pas du tout : la rivière est très haute cette année, ce n'est pas calme du tout et au moins une embarcation se retourne tous les jours. Mais si on veut y renoncer : pas de problèmes ! On peut rentrer avec le bus et le coût du rafting nous sera remboursé. Jean-Luc me demande si j'ai encore prévu beaucoup de surprises dans ce genre … il n'a plus trop envie … à vrai dire, moi non plus … mais je ne suis pas trop enthousiaste non plus à l'idée d'attendre les enfants en me demandant ce qui se passe, car eux, n'ont pas l'intention de renoncer ! Donc on y va ! On enfile au-dessus de notre combinaison un anorak jaune, un gilet de sauvetage et pour couronner le tout, on porte un casque ! Génial ! En plus, on est ridicules ! Vient l'attribution des places dans l'embarcation : je me porte volontaire pour être au milieu … quand je pensais au milieu, j'imaginais le centre : en longueur … et en largeur. Mais si je ne suis pas ni à la queue ni à la proue du canot, je suis bien sur un bord … et assise sur le bord (pas question de s'installer confortablement sur la banquette !), munie d'une pagaie. A peine partis, notre guide me signale que je ne dois pas m'agripper en permanence à la corde … aurait-il remarqué que je suis un peu stressée – et me demande si je veux changer de place (pour être dans le vrai milieu cette fois). Mais non non, j'y suis j'y reste et je tiens à pagayer comme les autres ! Le passage du premier rapide se fait sans encombres, ça passe au deuxième aussi … je me déride et suis complètement rassurée au passage du "plus méchant". Les jeunes peuvent quitter le canot à un endroit où les eaux sont plus calmes et se laisseront porter par la rivière un moment avant d'être hissés à bord par ceux qui sont restés dans l'embarcation. Nico et Cath tentent l'expérience : sympa mais glacial ! Mis à part les craintes avant le départ, nous prenons finalement beaucoup de plaisir à ce rafting. Le repas qui devait avoir lieu le long de la rivière est remplacé par un repas au siège de Mad River. Le membre français du staff nous explique que le niveau actuel de la rivière rend trop dangereuses les manœuvres de débarquement et d'embarquement. Repas très agréable durant lequel nous sympathisons avec les jeunes qui ont pris part au rafting.

Nous terminons la soirée par un verre au Saloon Million Dollar Cowboy, au bar dont les sièges sont en fait des selles de cheval. Cadre sympa mais avant même de consommer, il faut s'acquitter d'un droit d'entrée pour pénétrer dans l'établissement ! Il fait noir lorsque nous reprenons la route pour Moran et nous évitons de justesse un gros animal (nous n'avons pas pu distinguer ce que c'était). Demain, c'est Yellowstone qui nous attend, objectif principal de notre voyage.
Sécurité en Afrique du Sud? English translation pending
by Gribouille33 · 2011-01-25 · 56 replies
Bonjour, Nous partons pour un periple de 3 semaines en Afrique du sud au mois de Mars : Le cap puis de Durban à Johanesburg en passant par le kruger... Nous sommes plutôt routard et avons l'habitude de voyager de façon autonome. Pour la première fois, les nombreuses consignes de sécurité dispensaient sur le site .gouv.fr nous font un peu peur. Y a-t-il vraiment des consignes précises à respecter ? Par exemple, au Cap, y a -t-il un risque à prendre un taxi de nuit de l'aeroport pour se rendre a notre hotel ? Est-il vraiment imprudent de faire la balade à pied à la montagne de la table ? Peut-on sortir pour aller dans les restaurants le soir ? Merci pour ceux qui connaissent la région de nous donner leur conseil ou faire part de leur expèrience.
Costa Rica et Nicaragua, 3 semaines en décembre English translation pending
by Lucocl · 2010-09-01 · 17 replies
Bonjour,

Un ami et moi, âgés de 23 ans, envisageons partir environ 3 semaines en décembre prochain pour le Nicaragua (1 semaine) puis le Costa Rica (2 semaines). Notre idée est d'atterrir à Managua (Nicaragua) et de quitter à partir de San José (Costa Rica). Nous voulons voir du pays sans cependant trop courir après le temps.

Nous avons plusieurs questions et nous apprécierions être éclairés!Aurons-nous des problèmes de douane quelconques pour arriver dans un pays et quitter par un autre?Avez-vous des suggestions d'itinéraires/des musts qu'il ne faut pas manquer?Devons-nous se faire vacciner?Peut-on louer une voiture et traverser la frontière avec?Devons-nous avoir un permis de conduire international? (Nous sommes Canadiens.)Il y a plusieurs plages au Costa Rica, quelles sont les plus belles?Si vous avez d'autres informations utiles, n'hésitez pas!

Merci beaucoup !! 🙂
Explorer le Botswana durant trois semaines: budget, transport...? English translation pending
by Lalydove · 2010-07-16 · 44 replies
j'aimerais, dans un avenir proche, explorer le Botswana pour 3 semaines, mais j'ai un peu de mal à trouver des infos précises sur certains points. l'idéal serait de louer un 4*4 surmonté d'une tente de Johannesburg (le billet d'avion étant moins cher que d'arriver à Gaborone), et filer au Botswana, notre budget se voulant le plus petit possible. j'ai l'impression que beaucoup de gens visitent le Botswana en self drive et dorment dans les campings. est ce une obligation ou un choix? parce que, je me dis que si on loue un véhicule surmonté d'une tente, c'est pour stopper sur le bord du chemin, en pleine nature (j'aimerais bien), sinon autant louer un véhicule approprié sans tente et planter la tente au camping. en moyenne, combien coûte une nuit au camping? est il possible de faire un self drive seule? certaines personnes me disent que l'on ne peut pas accéder au parc si l'on est seul dans un véhicule, question de sécurité, légende ou vérité? (si le budget s'avère être trop élevé, plus beaucoup de monde n'est partant) y a t'il un site internet qui explique concrètement les périodes pour visiter ce pays, j'ai cru comprendre que la meilleure était vers mai, quand l'eau envahi le désert et que tt devient vert, mais pas idéal pour le 4*4. les périodes les moins touristiques pour être sure de trouver une place au camping si cela est obligatoire et ne pas devoir prendre une chambre de luxe hors de prix. on en est à la phase, est il possible pour nous de faire un tel voyage sans faire un crédit :) donc je ne suis pas trop renseignée, j'ai survolé le forum, sans vraiment trouver mes réponses vu ma préoccupation financière. merci d'avance.
Agence pour le Pantanal Sud et pour les Lençois (Brésil) English translation pending
by Orangasli · 2008-03-18 · 9 replies
Bonjour,

Malgré un ptit tour sur ce forum je trouve pas des infos précises à mes questions: Le PANTANAL: apparement le faire par le côté Nord est plus interessant et moins "attrape couillon" mais mon itinéraire me fait arrivé au sud vers campo grande... alors est-ce que vous auriez les infos sur une agence sérieuse pour 3-4j dans le pantanal par le SUD Les Lençois Je souhaiterais faire l'excursion en faisant le survol en avion (éventuellement?) mais surtout traverser en 4/4 de Fortaleza vers Sao Luis (pour reprendre le car à Sao Luis) et faire au passage les dunes et lacs laguna bonita + Jericocoa+ Caburé.. est ce que c'est possible et avec qu'elle agence? sinon est possible dans l'autre sens?

Merci d'avance pour vos réponses
Dans quel coin aller pour avoir une belle plage et de la plongée avec des enfants? English translation pending
by Coucou66 · 2007-03-06 · 13 replies
Bonjour,

Je suis à la recherche de l'endroit parfait pour amener mes enfants (9 et 11 ans) à Cuba fin juin. Il faudrait que la plage soit belle (sans algues), que la nourriture soit bonne, qu'il soit possible de faire de la plongée en apnée, de voir une ville typique, et aussi de nager avec les dauphins. bien entendu, j'aimerais que le voyage ne coûte pas trop cher...

A date, j'ai vu quelques hôtels à Varadero (Brisas, j'ai entendu dire que la bouffe n'était pas bonne), Santa Lucia (il y aurait des algues) et Cayo Coco (pas de ville à côté).

Avez-vous des suggestions?
Pérou-Bolivie: un mois aux pays des Incas, lamas et volcans English translation pending
by Wapiti74 · 2006-10-12 · 89 replies
Hé bien voilà, je me lance…

Bientôt sept semaines que nous sommes rentrés et cette promesse de carnet de voyage qui hante ma tête… à côté des merveilleuses images emmagasinées durant ce séjour d’un mois au Pérou et en Bolivie. 😎

Je commence avec ce carnet plutôt "utilitaire" (conseils pratiques, bonnes adresses, budget...) et vous renvoie un peu plus loin pour un carnet de voyage plus "littéraire" (narration, impressions) qui tentera de vous faire partager le côté magique d’un tel voyage… : message 23 de cette discussion

Quelques petites remarques préliminaires… nous sommes partis à 4 personnes… ce qui est un atout, notamment budgétaire – pour les taxis, excursions, certains hébergements… avec un programme établi à l’avance (cogité depuis 5 mois) et relativement précis (Isard l’a présenté ici)… et ô bonheur nous l’avons pratiquement suivi à la lettre. Notre base de travail était composée de 4 guides : GDR Pérou-Bolivie, LonelyPlanet Pérou, PetitFuté Pérou et LonelyPlanet Bolivie… et bien sûr les bonnes adresses de V.F. ! 😉… et une bilingue parmi nous (ça aide !) En pleine saison touristique (et « fiestas patrias » sur Arequipa), nous avons veillé à réserver nos hébergements quelques jours à l’avance, surtout au Pérou. avec un budget relativement extensible, en recherchant plutôt la sécurité, le confort (certaines y tenaient ! 😛), les gains de temps, les bonnes tables et le plaisir, avant les économies… en conséquence dans ce carnet vous trouverez de bonnes adresses, pas forcément bon marché… et il est donc très facile de diminuer ce budget, sans se priver vraiment…

Petit bilan financier global avant de rentrer dans les détails : Pour y aller… Paris – Lima AR = 1143, 67 € T.C.C via Amsterdam et Bonnaire, par Air-France KLM, réservé dès début janvier 2006 pour un départ le 26 juillet 2006

- Transports intérieurs < 440 € dont 4 vols intérieurs et quelques bus touristiques grand confort Excursions et visites < 420 € dont les « grosses » excursions prises dans des agences : Cañon du Colca (3j), MachuPicchu (2j), Salar/Sud Lipez (4j)… Hébergements < 200 € la plupart en catégorie plutôt élevée de nos guides… en moyenne 11, 50 €/nuit au Pérou et 6, 50 €/nuit en Bolivie Restauration < 200 € avec 3 vrais repas par jour, en général dans des restaurants dans les catégories élevées de nos guides… en moyenne 6, 50 €/repas au Pérou et 2, 60 €/repas en Bolivie… Divers < 20 € Internet, téléphone, … taxes WC, … Mais sans comptabiliser les souvenirs.

TOTAL sur place < 1 280 € Ajoutez à cela les achats de souvenirs… et les éventuels frais de développement des photos au retour 🏴‍☠️

Autre évaluation possible : - PEROU (18 jours) < 940 € Soit 52, 22 €/jour BOLIVIE (13 jours) < 340 € Soit 26, 15 €/jour

Taux de change rencontrés (toutes taxes incluses) : Pérou : 1 € = 3, 76 à 4, 06 soles ou 1 US$ = 3, 29 soles Bolivie : 1 € = 9, 50 bolivianos ou 1 US$ = 7, 90 à 8 bolivianos

Allez, piochez ce qui vous est utile dans la suite.
Varadero et le reste de Cuba! English translation pending
by Maya2627 · 2006-07-04 · 22 replies
On voit souvent des commentaires à l'effet que Varadero n'est pas le vrai Cuba; par contre, personne n'ose exprimer les raisons.

Je sais très bien que Varadero est la zone la plus touristique de Cuba.

Je me questionne tout de même en quoi les cubains de Varadero sont différents des cubains de Holguin ou de Cayo Coco ou même de La Havane?

Pour moi, une zone touristique est une zone touristique et il est évident que les locaux y vivent mieux qu'en région éloignée, de par leur travail associé de près ou de loin au tourisme.

Pouvez-vous m'éclairer?

Par exemple, si je décide d'aller à Cayo Coco, à Cayo Largo ou Guillermo ou encore à Holguin, y a-t-il vraiment autant de diversité par rapport aux activités qu'à Varadero? En quoi la culture y est-elle différente? En quoi les gens sont-ils différents?

Merci beaucoup de vos commentaires!
Travailler en République Dominicaine English translation pending
by Myleena · 2003-03-03 · 34 replies
Bonjour,

Je suis allee a en Republique Dominicaine dernierement (Cabarete, Sosua, Puerto Plata et une petite ville au nom de Gaspar Hernandez)... J'ai tellement adore que j'aimerais y retourner pour y travailler...

Avez-vous des suggestions pour trouver du travail la-bas?

Merci!

Fanny myleena@mailvault.com
Le Colorado c'est beau, et l'Utah oulala!!! English translation pending
by Ellobo · 2019-08-13 · 99 replies
Bonjour, en direct de Denver, je commence mon carnet en attendant mon avion de ….retour! Mon site ne fonctionnant pas comme je veux, je vais essayer de glisser quelques photos en attendant de voir ce qui ne fonctionne pas.

Préambule : Pour mon 6ème voyage dans l'ouest américain, ayant visité les grands parcs (Zion, Bryce, etc …) chacun trois fois, la dernière fois que je suis venu, je me suis dit que s'il y avait une prochaine fois, cela serait pour aller visiter des lieux moins courus, tout autant splendides (j'espère) et bien sur plus durs d'accès. De plus en mars j'ai rêvé que je pouvais visiter The Wave, donc ça plus ça, plus ça fait que je suis de retour (pas dans le futur) mais dans l'Ouest Américain. Nous partons à deux et je compte faire des vacances un peu sportives en randonnant pas mal puisque les lieux que je veux voir ne sont pas à portée de voiture... J'ai perdu à la loterie du1er mai pour The Wave, mais je reste optimiste pour le tirage au sort sur place.

Jour 1 : Lyon - Denver : Un grand voyage 3h du mat, j'ai des frissons, on ferme la maison à clés (mes différents gardiens sur les trois semaines seront aux aguets ) et direction l'aéroport de St Exupéry ou plutôt un petit parking tout proche. Départ pour Londres avec British Airways qui d'ailleurs me déçoit beaucoup car même pas un petit encas en guise de petit déjeuner. A Londres nous avons un peu moins de 2 h d'escale, suffisant théoriquement pour prendre le temps de breakfaster ( verbe du premier groupe). Que nenni ! La sécurité fait du zèle et fouille de fonds en comble mon bagage cabine. Faut dire que j'apporte tout un tas de matériel vidéo, des câbles à gogo, deux caméras, etc... Du coup point de petit déjeuner, on a donc la fringale quand on embarque pour Chicago avec cette fois-ci American Airlines. Un très bon vol, avec de bonnes prestations. Arrivée à Chicago à l'heure, mais c'est avec une certain appréhension que je foule le territoire américain, car c'est la première fois que je fais une escale aux USA. Ce qui signifie, passage de l'immigration, récupération des bagages, dépose des dits bagages sur un tapis roulant quelques mètres plus loin. J'avais lu différents commentaires et nous n'avions que deux heures pour faire cela, et certains disaient que cela était trop court. 1h10 après avoir atterri nous étions devant la porte d'embarquement du troisième vol Chicago-Denver. Coup de bol ou un sens très pratique des choses de la art des américains, toujours est-il que cela a été parfait à Chicago. Arrivée à Denver à l'heure et là deux petits points négatifs. Tout d'abord chez Alamo, le véhicule que j'avais demandé m'est passé sous le nez et après "sorry" ils en avaient plus (4*4) et donc je suis reparti avec un Nissan Murano, un bon SUV, mais pas ce que je voulais. J'attends de rentrer en France pour essayer d'avoir une compensation financière. Ensuite arrivée à l'hôtel, réservation Booking, "sorry" nous n'avons pas votre réservation. Nous avons des soucis actuellement avec Booking (une dame d'ailleurs avant moi avait le même problème) ; J'essaie de téléphoner à Booking, mais au bout de 5 minutes d'attente on le raccroche au nez. La personne de l'hôtel me propose sa dernière chambre, mais bien sur pas au même prix. Je prends quand même, je m'arrangerai en rentrant (partiellement arrangé par mail). Quelques spaghettis pour combler un petit creux et dodo, car l'orage gronde et la piscine ne nous fait pas forcément de l'œil.

Le + : Nous sommes aux USA Le - : Exceptionnellement, il y en a deux (cela me fait un joker pour la suite), Alamo et Booking
Et si on arrêtait les croisières English translation pending
by Bibi1506 · 2019-07-03 · 241 replies
Les navires de croisière, plus nocifs que toutes les voitures d’Europe réunies Les croisières sont de plus en plus populaires. Une tendance qui constitue un problème pour l’environnement. La plupart des gens seraient aujourd’hui conscients de l’impact négatif des transports aériens pour l’environnement. Selon une étude récente, la honte de partir en croisière est pourtant tout aussi appropriée que celle de prendre l’avion. «Selon l’Association internationale des compagnies de croisière, environ 2% seulement de la population suisse a déjà réservé une croisière», a relevé Dominika Lange, PDG et directrice marketing de Costa/AIDA, dans un article de travelnews. début 2019. «Nous continuons donc de voir un grand potentiel de croissance ici», a-t-elle déclaré, optimiste face au boom des croisières internationales – il suffisait ainsi de déconstruire «les préjugés sur les croisières qui persistent au sein de la population», a-t-elle précisé. Ceci devrait justement s’avérer plus difficile à l’avenir pour Dominika Lange et ses employés. D’après une nouvelle étude réalisée par Transport and Environment, les 47 navires de luxe du Groupe Carnival, auquel Costa/AIDA appartient également, ont dégagé en 2018 dix fois plus de polluants dans le ciel européen que l’ensemble des plus de 260 millions de voitures des Européens. Dans leur étude, les chercheurs de l’organisation cadre qui regroupe diverses organisations non gouvernementales européennes du secteur des transports durables se sont principalement intéressés aux émissions d’oxydes de soufre. Dans les cinq villes qui souffrent le plus de la pollution de l’air causée par les navires de croisière, l’exposition aux oxydes de soufre émis par les navires est nettement supérieure au chiffre pour les voitures qui circulent dans les villes en question. Transport and Environment

Les hôteliers et les restaurateurs du coin bénéficient peu de l’afflux de touristes provoqué par les croisières, puisqu’au final, la plupart des voyageurs réservent des formules all inclusive. Ce sont principalement les marchands de souvenirs qui en profitent – mais l’environnement en paie le prix fort, comme le relève ARD: au cours des escales, les navires laissent tourner leurs moteurs pour produire de l’électricité et émettent durant ces périodes plus de gaz d’échappement que 10 000 véhicules diesel au point mort.
Retour du Preziosa avec comparatif Costa / MSC: Samsara / Auréa et Pearl / Black English translation pending
by Vsylvie · 2016-02-12 · 21 replies
je viens de rentrer d'une croisière sur le msc préziosa et je vais faire MON comparatif entre la compagnie costa que j'ai bcp "pratiqué" et msc cela portera sur la gamme auréa /samsara et sur la gold pearl/black étant gold pearl sur costa, j'ai profité de l'offre de msc, et bien que je n'ai fait qu'une seule croisière sur msc, je me retrouve propulsée black !!😎 donc directement dans la cours des grands 😏

embarquement : costa avec la gold pearl, lorsque vous vous présentez à l'embarcadère, on vous donne un numéro de priorité, à vous ensuite de vous faufiler devant la foule qui reste agglutinée devant le passage en attendant son numéro pas d'embarquement prioritaire pour las cabines samsara ici (gêne) lorsque nous nous sommes présentés, (nous sortions de la navette de nice) il y a foule dans le terminal ... tout de suite, nous repérons une file "auréa/suites" avec personne !! chouette!! nous nous présentons au guichet, et on nous donne directement la carte (contrairement à costa ou on la récupère sur le lit) on fait aussi au guichet la photo associée à la carte, costa juste avant de rentrer sur le bateau, donc ce qui entraine une file d'attente de plus ... bon bien sur, la carte n'était pas black....😕 je présente le courrier d'acceptation, et on me demande d'aller à la reception sur le bateau pour refaire les cartes ... nous avons mis moins de 10 minutes pour embarquer ce qui pour nous est un record !! pas de formulaire non plus de santé contrairement à costa ... donc avantage certain à msc !!

accueil pearl/black costa : dans la cabine vous attendent les différentes invitations, corbeille de fruits, bouteille de spumante etc etc .nnous n'avons jamais été oublié ...sauf pour le cadeau fin de croisière qu'il a fallut régulièrement réclamer ... msc : rien ...bon ok, on ne nous avait pas enregistré comme black..donc nous sommes allés à la réception pour nous faire changer les cartes, sans problème, ensuite je pensais que ça allait suivre... ben non .... il a fallu que j'aille à une permanence du club pour réclamer ... juste avant moi, un couple de français dans la même situation, et qui venaient aussi pour un autre couple idem... pourtant eux ils avaient gravi les échelons de façon classique ...ils m'ont dit que cela arrivait de façon récurrente.... la personne nous dit que nous allons tout recevoir au fur et à mesure ... ça a été laborieux, mais on y est arrivé ... le cadeau (2 petits sacs...) elle a été le chercher pour nous les donner directement ...

cocktail : une petite anecdote qui nous a bien fait rire tout de même ... au cocktail black, nous nous présentons avec notre invitation fraichement reçue en cabine... nous sommes accueilli par l'hôtesse du club, qui prend notre nom et numéro de cabine, car, "c'est pour faire envoyer la maquette en chocolat à ceux qui ne viennent pas "...c'est vrai qu'il y a peu de monde d'ailleurs .... bref nous avons nos 2 maquettes (nous sommes tous les 2 blacks) nous assistons au discours du directeur de croisière (on n'a pas eu de plus gradé...) enfin discours.... bref ... nous buvons un verre, jus de pommes pour les sans alcool...et choix de 4 boissons pour les autres 😠 (donc "mieux" chez msc, enfin pour ceux qui boivent de l'alcool ..car costa c'est jus de fruit ou spumente ..) enfin mieux chez msc...pas tant que ça, pas de petits fours comme chez costa, mais chips et gâteaux apéro comme à chaque fois qu'on prends un verre dans un bar .... un photographe est la, avec la carte black nous avons droit à une photo offerte...je demande à la responsable qu'elle est cette photo, et la c'est à mourir de rire, c'est soit une photo prise au cocktail black soit une avec le commandant lors du cocktail pour "tous"... ne voulant pas nous rendre au 2eme, on demande à être pris au 1er ....et la surprise, la photo doit être prise OBLIGATOIREMENT AVEC la responsable du club, avec EN PLUS avec la maquette en chocolat bien en vue !!! je suis quand même allée la chercher, et c'est vrai que nous avons eu 3 photos, la fameuse photo de tous les 3... et deux autres du bateau, ... donc suite à ce merveilleux moment ...nous sommes donc repartis avec nos 2 maquettes ....le soir ou le lendemain je ne sais plus trop, à 22h30 (oui oui) toc toc à la porte de la cabine...l'homme se lève et va ouvrir, (oui à cette heure la l'homme est en tenue plus décente pour aller répondre ...😊) et je le vois revenir une maquette en chocolat à la main !!! coup d'œil interrogateur, il me répond "chai pas moi y'a un gars qui m'a donné ça !!"🏴‍☠️ bon ben ça en fera 3 au lieu de 2 .... le lendemain, alors que nous retrions de ballade, à Barcelone, nous trouvons une autre maquette posée sur le lit !!!!🤪 je regarde sur le bureau, me demandant si c'est le cabinier qui joue aux petits bateaux sur notre lit en notre absence, et bien non !! les 3 autres sont alignés sur le bureau juste en face !!! donc au total, nous avons eu 4 maquettes en chocolat au lieu de 2 !! heureusement que la voiture nous attendait à Marseille (croisière de 6 jours seulement ...) car étant donné qu'elles sont pleines et non creuses (je sais j'en ai déjà engloutie une ...😛) elles pèsent lourd .... donc je dirais que chez msc au niveau du club, les informations circulent mal... l'avantage, chez msc, c'est que 2 cartes blacks, = 2 prestations, contrairement à costa .. bon pour costa je ne parle que de l'ancienne formule, je n'ai pas encore testé la nouvelle carte "la diamant" !!! invtation restaurant : 2 cartes black, donc 2 invitations !! nous allons donc un soir prendre rdv au galaxy ben .....bof bof bof ... un menu imposé type dégustation, ..avec mini portion, et pas de possibilité de changer, tant pis si vous n'aimez pas ....rien à voir avec le menu du restaurant club de costa, même si la carte ne varie (enfin variait ) pas on avait le choix, et surtout c'est nettement mieux !!! pour la 2 eme invitation, nous décidons d'aller à l'autre restaurant, italien, seulement 6/7 tables beau cadre etc etc ...bref on va pour reserver, et on s'entend dire que non non ce n'est pas la, c'est l'espèce de restaurant type fast food, avec serviette en papier et gobelet carton !!!!😮 non mais c'est une blague ????? non non .... donc ce n'est pas la peine de cumuler les avantages si c'est pour avoir de la m....

bon pour le carnet de réductions à bord, le sujet à déjà été traité sur le forum, c'est inutile d'y revenir .... j'ai quand même demandé comment était le sac msc ou on avait droit à 20% de réduction dessus .....ben ...c'etait bien le plus laid.... même si on me le donnait, je ne sais pas si je le garderai ....

pas de chocolat sur l'oreiller, mais par contre je l'avoue des fraises en chocolat juste succulentes !! je me suis tortorée l'assiette ...l'homme n'a pu m'en piquer que 2 😮😊

donc concrètement entre le match pearl (ancienne formule) /black(nouvelle formule) avantage certain à costa .. embarquement pour cabine balcon samsara/auréa, avantage msc

bon plus tard comparatif plus large ainsi que la partie spa
Voyage sud Californie, Arizona et Nouveau-Mexique English translation pending
by Durandale2 · 2015-03-15 · 135 replies
Voyage de deux mois et demi dans le South West. Nous posterons des photos et des commentaires à mesure que nous progresserons. Au départ de San Francisco, nous prendrons le Pacific Coast Hwy pour aller en Southern California. Au moins deux jours pour faire San Francisco Los Angeles. Le choix du jour de départ sera selon si oui ou non il y a du brouillard le long de la côte. Nous attendrons qu’il n’y en n’ait pas ! Nous envisageons de faire la partie Sud de la California, en passant par Ortega Hwy pour rejoindre Temecula et Anza pour deux journées dans un ranch. Joshua National Monument. La partie sud de l’Arizona, du New Mexico et de continuer jusqu’à Houston au Texas pour y passer deux ou trois jours. Puis remonter jusqu’à Kansas City pour une semaine et retour par le Colorado en passant par Monarch Pass et arrêt à Gunnison Colorado. Passer à Santa Fe, une de nos villes favorites. Albuquerque NM. Passage à Chaco Canyon, arrêt obligatoire. Détours dans Utah, à voir selon le temps dont nous disposerons. Retour par le Sud Nevada ou plus au Nord en passant par Sacramento. Nous ne prendrons les Freeways que lorsqu’il n’y a pas d’autres moyens.
America the beautiful (partie 1 et suite) English translation pending
by Lanfeust77 · 2010-08-05 · 135 replies
Je commencerai mon récit par un retour direct dans le passé, un bond au temps n-1 où notre excitation, à mon père (autre membre de cette expédition) et moi, a atteint ses limites, à l’instant x où nous nous préparons à mettre le pied dans un avion qui va nous mener sur le nouveau continent, au pays des mille et une merveilles, au cœur du gigantisme, de la démesure –humaine et naturelle. Nous partons pour plus qu’une découverte, nous partons à l’aventure dans le Grand ouest Américian…

Mercredi 12 mai :

Nous y voilà presque, le grand jour, le D Day, le débarquement des frenchies va bientôt s'amorcer... Après avoir compté les mois depuis l'an dernier et plus précisément depuis Janvier où notre projet s'est précisé, après avoir compté les semaines et enfin les jours nous sommes maintenant à seulement quelques heures de notre envol vers nos chères roches rouges d'Amérique du Nord!!!! Alors bienvenue sur "America the beautiful"

Au programme cette année pas moins de 8 états (soit le double de l'an passé), près de 6000 Km de route (pour plus de 5000 l'an dernier), 22 jours pleins sur place, départ le Jeudi 13 Mai avec près de 20 heures et 30 minutes de voyage aller (Paris-Atlanta en 09h25, 7h45 d'escale puis Atlanta-Denver en 3h27) et retour le Dimanche 06 Juin (Départ la veille Denver-Detroit en 2h50, 2 heures d'escale puis Detroit-Paris en 7h45: soit 12h35!!!). En partant de Denver dans le Colorado nous prendrons d’abord direction plein sud, en débutant avec les plus grandes dunes sahariennes d'Amérique du Nord les Great Sand Dunes. Puis, après avoir longé les berges du Rio Grande, nous continuerons notre descente dans le Nouveau-Mexique et ses petits villages aux maisons en adobe en faisant une halte à Santa Fe... Nous virerons ensuite vers les étendues désertes du nord-ouest du Nouveau-Mexique avant de traverser la frontière de l'Arizona et d'aller contempler les vestiges des dernières batailles indiennes du Canyon de Chelly. S'il est un endroit unique et merveilleux dans le grand Ouest américain, il s'agit bien de la région du lac Powell qui mérite à elle seule d'écrire un roman: cela tombe bien car nous installerons nos quartiers pour plus de 4 jours dans la ville de Page (où nous avions déjà séjourné l'an passé avant de rejoindre Monument Valley). Cette année Page deviendra notre camp de base pour quatre nuits car nous sommes bien décidés à tout tenter afin d'avoir le privilège de contempler la beauté des vagues figées dans la roche de The Wave et/ou d'admirer les sculptures délicates des Coyote Buttes Sud: en effet afin de protéger les lieux un système de loterie n'accorde le précieux sésame qu'à 20 chanceux par jour (dont 10 le jour même sur place) pour chacun des deux sites... Si nous perdons cela fera une réelle motivation pour revenir, mais rassurez vous nous avons déjà un programme plus que chargé concernant les autres sites libres d'accès du coin... Rassasié (ou pas?) des merveilles du nord de l'Arizona et du sud de l'Utah nous emprunterons une piste au milieu de nulle part, au fin fond du plateau du Colorado afin de remonter vers le canyon de Bryce qui avait été un coup de coeur l'an passé et qui se trouve en plein sur notre route, heureuse coïncidence!!! Comment parler de l'Utat sans parler des mormons...eh bien oui nous passerons dans la fameuse patrie de Joseph Smith, Salt Lake city, avant de poursuivre notre pèlerinage vers le Wyoming, en passant brièvement par une petite portion de l'Idaho (en route dans l'Utah, passage obligé dans les grandes villes européennes de Paris, Montpelier, Genève) avant de gagner la ville de Jackson-Wyoming, porte d'entrée des Grand Tétons (souvenir de trappeurs Canadiens imaginatifs et contemplatifs face aux pics enneigés qu'ils avaient en face d'eux...de quoi réchauffer l'ambiance) où nous passerons une bonne journée en pleine nature avec des premiers contacts nous l'espérons avec élans, Wapitis, bisons, et peut être Grizzli... Puis cap au nord à nouveau car comme il est indiqué dans de nombreux guides et récits de voyages, les Tétons constituent les Champs Elysées qui mènent au jardin d'Eden: le parc national de Yellowstone...nous avions pensé nous y rendre plus tard, mais 2012 approchant, les photos risqueraient d'être un peu ratées à ce moment là, éruptions cataclysmiques oblige... Quatre bonnes journées nous donneront déjà un bon aperçu, nous l’espérons, des merveilles de cet endroit et de ce qui se déroule juste sous nos pieds...à moins de 5 km sous terre à cet endroit! Gardiner dans le nord du parc nous permettra de poser les pieds dans le Montana et Cody, capitale mondiale du rodéo, sera notre porte de sortie du coté Est du parc. Nous filerons alors déjà vers le Dakota du Sud non sans faire une halte en cours de route au Devils Tower et dans la charmante petite bourgade de Deadwood: celles et ceux qui sont amateurs de série télévisées pourront vous confirmer qu'il s'en est passé des choses dans ce coin...on a sacrément gratté pour chercher un petit métal jaune très couru!!! Le Dakota du sud c'est aussi des Badlands (traduisez des mauvaises terres ou rien ne pousse, si ce n'est quelques tipis indiens), un très beau parc animalier (Custer park), mais aussi une satue équestre monumentale de Crazy Horse faisant concurrence directes à celles toutes proches au Mont Rushmore, -mais bien moins hautes- des 4 présidents américains, symboles de la conquête de l'ouest... Deux journées ne seront pas de trop pour découvrir tout ce coin mais il sera alors temps de redescendre vers le Colorado non sans avoir fait nous l'espérons une petite incursion de dernière minute dans les Rocheuses toutes proches...une petite friandise avant le retour!!!



Voilà donc le prélude à notre nouvelle aventure.

Jeudi 13 Mai : Première carte postale du pays de l'oncle Sam :

Levés à 6h30, nous partons à 7h45. Nous patientons un bon moment pour nous enregistrer et prendre notre vol... qui est retardé bien sûr : en effet certains bagages en soute n’ont toujours pas trouvé de propriétaire !!! Le vol est cependant très agréable avec de nouveaux écrans tactiles et un grand choix de films et documentaires. Malgré l’estampillage Air France, la nourriture est pas mal non plus. Une fois arrivés à Atlanta, dans un aéroport surdimensionné, nous passons l'immigration : une bonne heure d'attente, mais vu le nombre de passagers débarqués, une heure reste une attente plus que correcte. Nous prenons ensuite le train



...non pas pour changer de ville mais tout simplement pour rejoindre notre Concourse-Terminal. Sept heures d'attente, une bière et un repas plus tard, nous prenons notre correspondance pour Denver. Comme les avions sont des charters locaux (Delta Airlines, le Easyjet du coin) l’économie est à l’honneur, les gens se plaçant où ils veulent…À cette heure là, l’ambiance est franchement assez irréelle : il ne manque que la voix de l’hôtesse pour annoncer que nous venons de plonger dans la quatrième dimension... La fatigue aidant nous piquons néanmoins rapidement du nez –heureusement cela ne concernera que les passagers et pas l’avion- et nous réveillons plus de trois heures plus tard à Denver, avec deux heures de décalage en plus, soit tout de même huit heures dans la journée !!! De nouveau nous prenons le train pour changer de terminal puis nous appelons notre hôtel pour faire venir la navette…Un sacré chalenge pour cette première journée !

Petit aperçu de l’intérieur d’un des terminaux :



Vendredi 14 mai :

Aujourd’hui c’est journée préparation: récupération de la voiture et achats « spécial rando ». Question voiture, nous avons eu la main heureuse : nous étions passés par Locationdevoiture.fr qui sous-traite avec Drive FTI qui eux mêmes passent par Alamo. Nous avions demandé un SUV standard suivant les conseils que nous avions reçus sur ce salon. Le problème étant que l’on réserve une classe de voitures et non un modèle… Mais une fois sur place les choses se déroulent on ne peut mieux : la préposée du parking très sympathique fini par nous trouver parmi les voitures retournées LA voiture que nous souhaitions (enfin la deuxième sur notre liste), à savoir une Ford Explorer!!!! La Ford explorer on peut rouler partout avec, on peut y mettre 10 personnes (ou presque), on peut y manger, y boire, y dormir...bref nous sommes TRES heureux d'avoir eu ce modèle!!!!



Maintenant parés pour la route, nous nous rendons immédiatement au Outdoor World de Denver que nous a conseillé Sedonax, à savoir le paradis des randonneurs, des pêcheurs, des chasseurs, des grands et des petits...



Une fois n’est pas coutume, c’est le choc culturel: c'est immense (mais bon ça on s'y attend aux USA), mais c'est surtout une vraie aventure de s'y balader...on pénètre par une grande porte gardée, comme les cadis, par les ours.



Au rayon pêche d'immenses poissons sont accrochés, des chats sauvages, des bisons et des randonneurs trônent au dessus des cabines d'essayage, une tête de cerf orne le dessus de l'ascenseur dont le fond s’ouvre sur un immense aquarium...





A Outdoor World on trouve tout ce que l'on cherche –même des vendeurs souriants et disponibles continuellement pour vous renseigner- et même plus pour toutes les activités: chasse, pêche, rando, ...bref nous y passons beaucoup de temps mais nous avions une bonne liste de courses et l’avenir nous montrera que nous avons bien fait passer ces heures à chercher tout ce qu’il nous fallait. Repas au très bon restaurant du Outdoor world près d’une immense FAUSSE cheminée en observant un VRAI plongeur nettoyer l’aquarium du restaurant. 37$ (prix indiqué pour à deux à chaque fois) avec steak-poulet-bières (premières Samuel Adams)-cafés.



En sortant à 16h les trombes d’eau finissent de nous refroidir après la note des courses...même au pays du shopping rien n'est encore gratuit... Après les très gros embouteillages à la sortie de Denver, la pluie nous rattrape et même nous précède tout le long de la longue route du sud qui nous mène aux Dunes. La nuit tombe sur le Colorado quand nous réussissons finalement à semer la pluie. Mais au sortir de la station essence de Walsenburg où nous avons stoppé pour demander notre route (je monte même dans le cockpit d’un camionneur au passage pour indiquer notre « destination finale » ), nous croisons les déneigeuses qui reviennent du col de montagne menant aux dunes...en effet nous avons la surprise de distinguer 10-15 cm sur les bas côtés de la route…finalement nous traversons sans embûches les derniers kilomètres fantômatiques et le chalenge du jour reste quand même de trouver notre lodge dans le parc des Great Sand dunes…nous sommes les derniers arrivés à 22h15 et prenons possession de notre chambre très propre mais très froide…n’ayant rien avalé depuis le midi nous nous contenterons de quelques chips et cookies pour ce soir…

Samedi 15 Mai :

C'est au petit matin (traduisez pré 06h00) que nous nous levons pour attaquer notre journée. Et comme l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, les clichés photographiques d'exception également: sur la route qui nous mène aux dunes, nous avons eu le bonheur de voir un troupeau de deux cerfs et de biches sur notre gauche, avec les dunes de sable et les monts enneigés en toile de fond...le troupeau attend bien sagement que nous ayons la gentillesse d’avancer afin de traverser la route…



Un autre troupeau peu farouche nous a accueille au parking pour le départ de notre randonnée. Une autre rencontre d'exception, les animaux étant éloignés seulement de quelques mètres...



Parés de nos blousons en Gore-tex achetés la veille (et nous ne les avons pas regretté en montant les dunes, fouettés par le vent de sable), nous traversons un petit rio glacial pieds nus. Une fois passés de l'autre coté, l’attaque de l'ascension des dunes permet de réchauffer les blocs de glace qui nous tiennent lieu de pieds. Les couleurs sont magnifiques, le dépaysement total...le contraste entre les dunes à perte de vue d’un côté et l’eau, la verdure et les sommets enneigés de l’autre est saisissant…







Une idée des distances





Après deux bonnes heures de balades, nous décidons de raccourcir notre balade car de la route nous attend. Nous reprenons la route du sud vers 10 heures. La frontière Colorado/Nouveau-Mexique passée et le gore tex remisé en voyant la température monter en flèche, nous atteignons le pont du Rio Grande très impressionnant.





Nous rejoignons ensuite le village de Taos Pueblo (vers 14h45) classé patrimoine mondial de l'Unseco. Visite intéressante avec des très belles maisons en adobe, très typiques. Une petite église de carte postale et le clocher restant d'une église détruite en représailles de la révolte des indiens pueblos finissent de nous faire voyager dans le temps et les souvenirs d’un autre âge. Nous traversons Taos, ville très touristique et faisons une courte halte en centre ville puis à l’église San Francisco de Assis.





Il est malheureusement bien trop tard (17h30) pour faire la route des églises et nous prenons donc la route la plus directe pour rejoindre Santa Fe. Sur la route, à 73km de notre destination arrêt devant une montagne similaire à Valley of the Gods (Chiripida ?), suivi d’une halte devant le Rio Grande puis devant le Camel Rock (18h45) à 20km de Santa Fe.



Nous posons les valises au El Rey Inn à 19h15, hôtel vraiment charmant.



Mauvaise nouvelle au moment de chercher pour trouver un restau sympa dans les environs : j’ai perdu mon guide du Routard…et pour couronner le tout le Lonely Planet du Yellowstone n’est plus là non plus…Après un repas tendance mexicaine, correct mais pas non plus extraordinaire, au Guadalupe (46$ avec tip), nous regagnons nos pénates.

Dimanche 16 Mai :

Aujourd'hui c’est dimanche, et pourtant nous sommes levés à 06h30. Après un très bon petit-déjeuner au El Rey Inn, nous attaquons la journée par une visite de la magnifique ville de Santa Fe et ses maisons en adobe.





Durant deux heures, nous déambulons dans les rues : en longeant le Old Santa Fe trail nous passons d’abord devant la plus vieille église des USA, la mission San Miguel



puis devant la très belle chapelle Loretto. Après avoir admiré la cathédrale St Francis



nous rejoignons la fameuse place des gouverneurs. Nous faisons le tour de la place avec un monument au centre dédié au souvenir des héros américains morts lors des batailles contre les Indiens : cette stèle sert maintenant plus au souvenir de ces conflits inutiles qui ont coûté tant de vies…



Après avoir retraversé dans le sens nord-sud la « Agua Fria », nous flânons un peu dans le fameux quartier des artistes Canyon Road, ensemble de rues très typiques et très cossues où les artistes locaux exposent leurs œuvres dans leurs jardins.







Ce n'est malheureusement pas la période où les habitants (basques émigrés?) font pendre leurs piments rouges à leurs maisons...

10h30/11h et nous voilà de nouveau sur les routes, direction Farmington au nord ouest du Nouveau-Mexique. Après avoir emprunté la grande autoroute qui mène à Albuquerque, nous bifurquons vers l’ouest 30 km avant d’atteindre cette grande ville, direction cuba ! Sur cette route, l’US64, le spectacle est au rendez-vous et c’est un feu d’artifice de teintes multicolores ou bien de canyons dissimulés qui jalonnent chaque coté de la route et ce pendant 15 minutes magiques, 30 km avant d’arriver à Cuba. Nous rejoignons cette dernière vers 12h45 et profitons de notre pause déjeuner pour nous renseigner sur la localisation exacte de Lybrook un point de vue extraordinaire que nous souhaiterions découvrir…nous passerons finalement à côté… Vers 15h nous sommes à Farmington où nous « jetons » nos affaires avant de repartir vers 15h40 en direction notre excursion du jour : les Bisti Badlands. Nous sommes partis tellement vite de l’hôtel que je m’aperçois 20 minutes plus tard que les piles de mon GPS de rando sont déchargées (il ne reste qu’une barre) or nous allons avoir vraiment besoin de cet outil pour toute la fin de l’après-midi… nous décidons donc d’utiliser au maximum les cartes que j’ai également emportées avec moi… Comme leur nom l’indique, les Badlands sont des mauvaises terres où très peu de végétation peut pousser, et la piste qui nous y conduit décourage déjà une venue trop nombreuse sur le site : nous n’allons pas nous en plaindre tant la beauté intemporelle des lieux nous saisit dès notre arrivée. Sur la piste nous croisons un photographe venu ici pour prendre quelques clichés de repérages : en effet au parking nord un campement a été installé, celui de l’équipe de tournage de Stargate !!! Il semblerait donc que les Badlands attirent même quelques touristes venus de l’espace… Sur place à 16h45, nous ne ressortirons que trois heures trente plus tard…Entre temps notre parcours lunaire nous aura amené au pied des magnifiques hoodoos









...dunes érodées et paysages lunaires lieux de croissance de champignons proprement hallucinogènes













...et enfin, pour clore le spectacle de la journée nous terminerons grâce à l’aide indispensable du GPS par la « fabrique des œufs », endroit magique, magnifique, incroyable, stupéfiant…la lumière du soir est un vrai cadeau et les roches semblent soudain reprendre vie sous nos yeux, sorte d’œufs de dinosaures fossilisés voici des millions d’années, tandis que les ombres s’allongent…





Mélange de tortue et de poule voici la pondeuse des lieux



Et voici ses œufs tout juste éclos....



Moi je dis chapeau l'artiste!!





35 minutes sont nécessaires à marche rapide pour rejoindre la voiture et 50 minutes de nuit pour rejoindre Farmington. La ville s’est parée de ses plus belles lumières mais les restaurant ont déjà éteint les leurs , il n’est que 21h15…Nous nous rabattons sur un Dennies pour 26 petits billets…

Fin de cette première partie....
Boucle de trois mois en Argentine et au Chili (Buenos Aires - Terre de feu - San Pedro de Atacama - Iguazu - Buenos Aires) English translation pending
by JPaul92 · 2010-07-01 · 16 replies
Nous allons parir en sac à dos.

Nous sommes tout au début de la construction de notre voyage avec un budget moyen pour une durée de 3 mois. Nous n’avons pas encore fait d’itinéraire et nous acceptons bien volontiers toute idée de toute nature. On a juste fait une esquisse.

Pour commencer j’ai une grande question : Peut on louer une voiture en Argentine et la rendre par exemple 300 km plus loin. ? et quel en est le prix ? Et est ce qu’il est possible de passer au Chili avec ?

Ma 2eme question est : Avez-vous une idée du cout moyen d’une nuit d’hôtel pour un couple. Et idem pour le prix des resto. ? Notre voyage est prévu du 15 novembre au 15 février 2011

Merci beaucoup pour vos réponses.

Paul
Patagonie, entre Argentine et Chili English translation pending
by Mjp · 2010-03-23 · 17 replies
Terre de grands espaces, de pampas infinies, de calottes glaciaires inextricables, de forêts profondes, de lacs merveilleux, de fjords et, , , de vent.

La Patagonie, véritable « bout du monde » est partagée entre Chili et Argentine de part et d'autre de la cordillère des Andes. L'ouest (Chili) est soumis à d'importantes précipitations permettant à la forêt australe dense de se développer sur une étroite bande de terre déchiquetée par les fjords. Sur le versant est de la cordillère (Argentine), au contraire, les précipitations sont faibles et c'est une pampa semi aride qui prédomine.

Pour voir les photos:
http://mjpgouret.free.fr/patagonie/patagonie.html

30 et 31 janvier

Buenos Aires, 9 heures du matin, un peu étourdis mais avides de découverte nous comprenons rapidement que les pulls et autres vêtements chauds peuvent être rangés dans la valise, au moins pour quelques jours. Les formalités de police rapidement expédiées, l’ensemble des bagages récupérés, il ne nous reste plus qu’à essayer de déchiffrer les dizaines de panonceaux qui s’emmêlent les uns aux autres dans le hall d’arrivée pour trouver notre taxi. Une dizaine de minutes plus tard, tranquillement installés dans la voiture, nous découvrons la haie d’immeubles de tous styles qui bordent l’autoroute: de petites constructions de parpaings ou de briques inachevées côtoient des tours modernes qui semblent les écraser de leur masse. Nous rejoignons rapidement le centre ville et le quartier San Telmo où nous avons réservé par internet une chambre quelques jours auparavant. Muriel et Tom nous y attendent: c’est une grande joie de les retrouver rayonnants, bronzés et amincis par leur long périple cycliste en Amérique latine (http://www.tometmu.blogspot.com). Arrivés depuis quelques jours à Buenos Aires ils vont nous faire humer l'atmosphère et le charme de cette métropole: les grandes avenues rectilignes bordées de luxueux commerces du centre, les rues tranquilles de San Telmo qui s'animent à l'occasion du marché dominical, les grands parcs paisibles de Retiro et Palermo, les quais rénovés sous le regard hautain des immeubles aux formes futuristes de Puerto Madero et, enfin, la milonga sur la place Dorrango où d’élégants danseurs de tango aux visages fiers et impassibles prennent un plaisir certain à danser et même à enseigner quelques rudiments aux touristes maladroits qui les admirent.

1er février

Soleil et vent sont au rendez vous à l’atterrissage à Bariloche: la Patagonie a revêtu ses plus beaux atours pour notre arrivée. Il nous tarde maintenant de prendre la route à la découverte de la région des lacs. Après avoir récupéré le véhicule de location nous nous dirigeons rapidement vers Villa la Angostura en longeant le lac Nahuel Huapi dont la surface d’un bleu azur intense est ridée par la crête blanche des vagues. En arrière plan les sommets enneigés paraissent à portée de main bien qu’ils soient à plusieurs dizaines de kilomètres: déjà, l'impression de grands espaces et l’immensité des paysages sont palpables. La saison touristique bat son plein à Villa la Angostura, mais les personnels, particulièrement efficaces, de l’office du tourisme nous procurent la liste des hébergements effectivement disponibles, ce qui nous permet de trouver rapidement une chambre.

2 février

Le soleil étant toujours au rendez-vous nous parcourons la route dite « des 7 lacs » qui, au travers de vastes forêts, offre des perspectives variées sur la multitude de lacs de la région. Le vent joue à cache cache entre les vallées et la surface de l'eau, généralement lisse comme un miroir à l'aube, s'irise sous la caresse du vent qui s'installe dans la journée. La route du retour vers le Paso Cordoba présente un caractère bien différent avec ses larges pentes arides sur lesquelles ont poussé de nombreuses « dents » rocheuses au milieu d'une végétation plus éparse. A Confluencia, le soleil de fin d’après-midi commence à renforcer les couleurs des parois rocheuses de la Valle Encantado, mais la route encore longue ne nous permet qu’une pause limitée. La piste de Villa Traful est étroite, sinueuse et bosselée à souhait, mais la vision du lago Traful baigné d’une lumière métallique sous le soleil déclinant vaut bien quelques secousses…

3 février

Toute la nuit la pluie a tintinnabulé sur le toit de la chambre. Au réveil, le ciel toujours bas et gris, les bourrasques de vent et de pluie nous rappellent que la réputation du climat patagon n’est pas surfaite. Mais, l’espoir revient vite avec quelques déchirures dans les nuages que nous scrutons avec attention. Au programme de la journée, découverte du rio Limay et de la Valle Encantado avant de partir vers le sud. Au fur et à mesure de notre route les éclaircies de plus en plus nombreuses découvrent des sommets poudrés de neige fraîche brillant d’un éclat particulier sous le soleil filtrant au travers des nuages. La luminosité est exceptionnelle et l’imposant rio Limay charrie tranquillement ses eaux d’un bleu profond au pied des pitons sculptés par le vent de la Valle Encantado. Un arrêt s’impose pour découvrir Villa Lanquin, petit village isolé par le rio, aux rues poussiéreuses et accessible uniquement par une passerelle suspendue agitée par le vent ou par un traversier pour les voitures. Le temps nous manque pour prolonger notre découverte et nous reprenons donc la route vers le sud en direction de Bariloche. Une courte halte permet de découvrir le « centro civico », petite place entourée de maisons en pierres taillées et en bois qui nous transporte en Allemagne ou en Suisse, tel un décor de cinéma. Même le Saint Bernard à l'allure de grosse peluche pour enfant n'a pas été oublié ! Il est temps maintenant de découvrir la mythique Route 40: c'est la route la plus longue d'Argentine qu'elle traverse du nord au sud parallèlement à la cordillère des Andes depuis la frontière bolivienne jusqu'au détroit de Magellan. Le trajet vers El Bolson est vite avalé, d'autant plus que le ciel s'est laissé envahir de nuages qui engloutissent les montagnes environnantes. El Bolson nous replonge dans une atmosphère des années 60/70 avec ses grosses (voitures) américaines conduites par des hippies aux longs cheveux semblant sortis tout droit d'un film américain. Les façades richement colorées des commerces ajoutent à ce voyage dans le temps.

4 février

Le mirador del Azul est à quelques tours de roue du centre ville. Malheureusement le ciel couvert ne nous laisse qu'imaginer les profondes vallées qui s'infiltrent au cœur des hauts sommets de la cordillère. Au pied du mirador, le rio Azul serpente au milieu d'une large vallée verdoyante et fertile. Avant de poursuivre notre route nous parcourons le marché artisanal où les artisans et cultivateurs locaux présentent leurs produits. La route 40 vers Esquel nous transporte sur de vastes plateaux aux longues ondulations. Le soleil revenu éclaire la pampa d'une chaude lumière dorée. La ville d'Esquel quadrillée par de larges avenues apparaît très calme en ce début d'après midi et nous poursuivons notre route jusque Trevelin, village à l'allure tout aussi endormie.

5 février

Notre itinéraire quitte maintenant provisoirement la route 40 pour rejoindre une autre route mythique: la Carretera Austral au Chili. Le passage de la frontière aurait été très rapide si nous n'avions oublié de faire tamponner notre autorisation de sortie du véhicule ce qui nous a imposé un aller retour entre la douane chilienne et argentine, heureusement peu éloignées. Le contraste entre le versant argentin aux vastes pampas et le versant chilien aux raides pentes boisées et verdoyantes est saisissant. Le ciel, lui aussi change d'aspect: la lumière éclatante du versant argentin cède la place à un éclairage tamisé par les brumes qui s'effilochent sur les sommets. Après la frontière une belle route goudronnée mène rapidement à Futaleufu, premier village chilien aux typiques maisons en bois colorées. Le « ripio » succède au goudron et la piste sinueuse s'accroche au bord de rivières tumultueuses aux eaux de couleur émeraude. Les kayakistes et rafteurs peuvent s'en donner à cœur joie en dévalant ces rapides.

C'est à Villa Santa Lucia que nous rejoignons la Carretera Austral qui s'enfonce dans une profonde vallée, aux pentes dégoulinant de cascades creusant leur sillon au milieu d'une abondante végétation avant d'alimenter de puissantes rivières qui frayent lentement leur chemin vers la mer. Gigantesque projet destiné à asseoir la souveraineté du Chili sur cette région enclavée, les travaux de construction de cette route ont débuté en 1976 pour se terminer en 2000 vers Villa O'Higgins, Petit à petit les nuages nous cernent, la pluie nous confine dans notre voiture et l'horizon se referme derrière les vitres embuées. Arrêt obligatoire à La Junta pour faire le plein de carburant: les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations sans être perturbés par cette pluie persistante. Tout au long de cette piste l'impression d'isolement est atténuée par la présence régulière de petites maisons basses dont la cheminée fumante et quelques poules ou canards attestent d'une activité permanente. Perdu au fond d'un profond fjord le village de Puyuhuapi offre une escale agréable: quelques bateaux de pêcheurs et des habitations aux façades colorées apportent des notes de fantaisie dans cette ambiance rude. Quelques enfants au bord de l'eau, des pêcheurs à la ligne, quelques passants, c'est la vie qui s'écoule paisiblement dans ce lieu reculé, un peu hors du temps et du monde.

6 février

Pluie le soir, pluie la nuit, pluie le matin, ainsi va le climat dans cette région blottie au pied de la cordillère qui capte toutes les perturbations que l'océan Pacifique ne cesse d'envoyer. La mer, les forêts, les montagnes s'entremêlent dans un camaïeu aux tons gris et vert. La piste fraye son chemin, tantôt au milieu d'une végétation exubérante, tantôt coincée entre des falaises verticales et le fjord ou encore dans le lit des larges fleuves qui occupent toutes les vallées. Au milieu de ces grands arbres envahis de lichens suintant et de ces innombrables cascades dévalant d'abruptes parois la sensation d'isolement est grande. La promesse d'une courte éclaircie nous décide à visiter le parc Queulat pour tenter d'apercevoir son glacier suspendu: une rapide marche dans la forêt vers un mirador permet de distinguer entre les brumes le front du glacier perché au dessus d'une falaise verticale et entouré d'une multitude de cascades qui viennent alimenter un torrent bouillonnant. Après quelques heures de route apparaît le petit village de Villa Amengual aux minuscules maisons blotties au creux d'un vaste cirque montagneux qu'on devine au gré de la fantaisie des nuages. La piste cède ensuite la place à une superbe route goudronnée tandis que les nuages se déchirent laissant passer les rayons du soleil rasant qui exalte le vert profond des prés et fait briller de mille feux l'écume des rivières: ces lumières magiques et fugitives sont comme un superbe cadeau du ciel qu'il faut saisir dans l'instant. Le paysage change ensuite d'aspect car la route quitte les profondes vallées pour remonter sur un vaste plateau dominant Coyhaique, ville confortablement installée au fond d'une cuvette baignée par la lumière de cette fin de journée.

7 février

La lumière matinale laisse augurer une belle journée dans une ambiance très différente de la veille: les vallées encaissées et verdoyantes cèdent la place à de hauts plateaux vallonnés aux herbes rousses parsemés de multiples monticules noirs d'origine volcanique. Les larges vallées permettent de découvrir de vastes massifs montagneux aux aiguilles acérées perçant de larges champs glaciaires. Le soleil qui s'insinue entre les nuages éclaire le paysage avec une exceptionnelle vigueur. Au fur et à mesure de la progression les paysages sont très changeants: larges fleuves étalés, marécages, forêts de bois mort aux formes torturées, calottes glaciaires immaculées puis, enfin, le lago General Carrera aux eaux tour à tour turquoise, émeraude ou grise selon les caprices de la lumière. Le lago Carrera, partagé entre Chili et Argentine a une surface de 1850 km2 et c'est le deuxième lac d'Amérique du sud, Puerto Bertrand, village endormi au bord de l'eau, sera notre dernière étape sur la Carretera.

8 février

La piste vers Chile Chico offre d'innombrables points de vue sur l'immense lago Carrera. Les caprices du soleil nous offrent, comme la veille, une variété d'éclairages d'une richesse incroyable et nous invite à d'incessantes pauses photographiques. Mais ces instants sont parfois si fugitifs qu'il est difficile de les capter. Petit à petit, l'évolution du climat se traduit par une végétation de plus en plus rase et sèche. Le contraste est surprenant entre les plateaux aux herbes rousses ondulant sous le vent, le lac aux eaux turquoise et la succession de hauts sommets enneigés qui occupent tout l'horizon. Chile Chico étale ses rues quadrillées en bordure du lac sous un soleil puissant qui adoucit la morsure du vent. L'Argentine et ses pampas à perte de vue sont toutes proches. En quelques kilomètres le décor change brutalement: devant nous le bitume défile vite vers un horizon qui semble inaccessible, derrière la cordillère n'est plus qu'une lointaine bosse et au milieu de nulle part surgit tout à coup la ville de Perito Moreno, ville sans charme, déserte en ce milieu d'après-midi.

9 février

Tôt le matin, le vent balaye déjà les rues de Perito Moreno et nous accompagnera toute la journée, évacuant au passage les rares nuages. Nous retrouvons rapidement la route 40 et son « ripio » avec ses passages de tôle ondulée et ses nids de poule. Seules quelques collines de terre ocre ou jaune rompent la monotonie de la pampa désertique. De rares estancias sont installées au creux de vallons humides dans lesquels paissent les troupeaux. S'il n'y avait le long chantier de construction d'une nouvelle route le sentiment d'isolement serait complet. Quelques kilomètres avant Baja Caracoles une piste mène à la Cueva de las Manos. Au milieu de cette immensité désertique seuls poussent de rares buissons épineux de calafates. Quelques troupeaux de guanacos s'enfuient rapidement à notre approche, sans doute étonnés de la présence de cette étrange engin qui se déplace dans un nuage de poussière...La piste se termine au bord des gorges du rio Pinturas aux superbes parois rocheuses rougeoyantes. Au fond du canyon coule un mince filet d'eau cerné d'un long ruban de verdure. Les parois abritent des peintures rupestres datant, pour certaines, de 13000 ans dans un excellent état de conservation. Empreintes de mains (gauche essentiellement), mais aussi représentations de guanacos, de nandous, scènes de chasse ou formes plus ésotériques décorent la base de la paroi sur plusieurs centaines de mètres. Après cette visite fort intéressante, retour à Baja Caracoles, village dont la principale attraction est la station service, halte obligée avant de poursuivre la route vers le sud. La pampa devient de plus en plus désertique, le ciel bleu azur de plus en plus vaste et la piste de plus en plus monotone. Les rares voitures s'annoncent plusieurs kilomètres à l'avance grâce au nuage de poussière que le vent violent disperse. La fin de la journée approche sans qu'aucune possibilité d'hébergement n'apparaisse: nous poursuivons donc notre route en direction de la ville de Gregores lorsqu'un panneau annonce « estancia turistica Santa Thelma ». Nous y sommes accueillis par une jeune femme qui nous apprendra rapidement qu'elle est française et qu'avec son mari, cavalier passionné des grands espaces de la Patagonie, ils vivent une partie de l'année dans cette estancia. Le soleil déclinant dans un ciel sans nuage nous offrira un superbe spectacle.

10 février

Après avoir évoqué longuement la rude vie des gauchos avec notre hôte il faut bien reprendre la piste pour une nouvelle journée de voyage dans cette interminable pampa. Le vent est d'une violence rare, imposant au conducteur de tenir fermement le volant et dissuadant, même, parfois toute tentative d'ouverture des portes de la voiture. De rares buissons d'épineux parsèment un sol poussiéreux et caillouteux tandis que le ciel bleu d'azur s'étire à l'infini. Après un ravitaillement en carburant à Tres Lagos nous retrouvons la route goudronnée qui file en direction des Andes encapuchonnées dans une épaisse couche de gros nuages menaçants. A proximité d'El Chalten, en quelques kilomètres le soleil ardent cède la place à une grisaille humide de mauvais augure pour les prochaines journées où nous prévoyons d'aller randonner.

11 février

Pas très optimistes sur la météo nous jetons quand même un oeil sur le ciel au lever du jour et, à notre grande surprise, les nuages se sont évaporés et entre 2 toits la paroi rougeoyante du Fitz Roy apparaît. Plus haut sommet de la région, le cerro Fitz Roy (encore appelé Chalten en mapuche, « sommet qui fume » à cause des nuages très fréquents) est réputé pour la difficulté de son ascension, Craignant que l'éclaircie ne dure pas très longtemps, en quelques minutes nous sommes dehors, un peu frigorifiés, pour graver dans nos appareils photo les chaudes couleurs de l'aube. Il est temps de préparer nos sacs à dos et de partir vers le pied de ces montagnes imposantes. Bien que la dénivellation ne soit pas très importante (environ 1000 mètres) l'approche de ces sommets est longue et il nous faudra 4 heures pour atteindre notre but: la laguna de los Tres. Tout au long de la montée le panorama s'élargit sur ce massif montagneux où abondent de vertigineuses aiguilles de roc et des glaciers à la blancheur immaculée. De la moraine surplombant la laguna de los Tres le spectacle est fascinant et nous resterions bien là des heures pour observer les immenses parois verticales compactes surmontées de monstrueuses corniches ainsi que les séracs d'un bleu translucide qui se détachent sur un ciel d'une pureté absolue. Cadeau suprême de la nature: le vent est absent et le soleil nous chauffe agréablement. Au retour, pour prolonger le plaisir de la marche nous empruntons le chemin vers la laguna Capri dont les eaux aussi bleues que le ciel contrastent avec le vert étincelant des forêts avoisinantes.

12 février

Nous rêvions d'une seconde journée sans nuage, mais la Patagonie nous rappelle qu'ici le ciel bleu est un cadeau inestimable dont il ne faut pas abuser. De la piste qui rejoint le lago del Desierto la vision du sommet du Fitz Roy qui tente de résister vaillamment aux nuages qui cherchent à l'engloutir est encore un enchantement. Frayant son chemin entre les nuées, le soleil surgit derrière une arête, éclaire un morceau de sérac avant de diriger ses rayons vers un pré dont les herbes brillent avec éclat. C'est presque un jeu de chercher à saisir ces lumières si fugitives. La randonnée du jour sera courte pour atteindre la laguna Huemul. La marche est très agréable sur un sol souple au travers d'une lumineuse forêt de lengas, arbre caractéristique de ces zones d'anciennes moraines. Du lac, la vue vers les calottes glaciaires de la région est un peu estompée par les brumes mais la cascade de séracs qui se répand sous le glacier nous laisse une fois de plus admiratifs.

13 février

Cette fois, les nuages s'agglutinent autour des sommets et notre tentative pour apercevoir le Cerro Torre et son fameux champignon de glace n'est pas couronnée de succès. Quelques gouttes de pluie menaçantes nous font même accélérer notre descente vers El Chalten. Nous repartons donc rapidement vers la pampa, ses herbes sèches, son vent et son soleil qui refait rapidement son apparition dès que la cordillère s'éloigne. Les kilomètres défilent rapidement sur cette large route goudronnée et nous atteignons rapidement El Calafate. C'est jour de fête et les rues grouillent d'une foule de visiteurs tandis que les hauts parleurs déversent des flots de décibels qui nous déchirent les tympans. Au milieu de cette foule la recherche d'un hébergement est compliquée car la plupart des hôtels affichent complet. Heureusement, à force d'insistance, nous dénichons « LA » chambre disponible. La nuit sera aussi agitée que le jour entre les musiciens et les conducteurs de voitures aux pots d'échappement percés qui semblent confondre les rues de la ville avec un circuit automobile.

14 février

Lever matinal pour rejoindre Puerto Bandera, port de départ des bateaux qui naviguent sur le lago Argentino. Dans l'air frais et limpide le lac est comme un immense miroir bleu d'azur au milieu de la pampa dorée. Nous voilà partis pour une journée de navigation au pied de ces impressionnants fleuves de glace de plusieurs dizaines de kilomètres descendant du Campo de hielo Sur. Ce champ de glace d'une longueur de plus de 300 kilomètres alimente des dizaines de langues glaciaires dont la majeure partie est inaccessible, Le catamaran file à vive allure vers l'étroit chenal conduisant au glacier Upsala, L'entrée du chenal est encombrée de nombreux icebergs qui interdisent d'accéder plus avant. Sous le crépitement permanent des appareils photo le bateau louvoie entre les icebergs aux formes tourmentées et à l'apparence hésitant entre le blanc parfait et la transparence du cristal: spectacle fascinant. La navigation se poursuit en direction du front du glacier Spegazzini dont la barrière de séracs s'avance dans le lac en formant une muraille de plus de 50 à 100 mètres de haut. Deux des glaciers prévus habituellement étant inaccessibles à cause des icebergs le catamaran se dirige vers le front de l'incontournable Perito Moreno: gigantesque, spectaculaire, fabuleux, tous les superlatifs ne suffisent pas à décrire cette muraille vivante qui progresse inexorablement dans le lac et les bateaux paraissent bien minuscules au pied de cette masse de glace. Les coups de tonnerre provoqués par l'effondrement de blocs de glace éclatent à intervalle régulier pendant que chacun retient son souffle en guettant les morceaux qui terminent leur chute dans le lac en se brisant dans un nuage poudreux. D'une longueur de 30 kilomètres, ce célèbre glacier progresse de 2 mètres par jour.

15 février

C'est un immense ciel bleu qui nous accompagne alors que nous reprenons la route 40 vers le sud. La visibilité sur les lointains est incroyable, sans un soupçon de brume et, après une longue montée vers un plateau désertique, grâce à un ciel d'une pureté exceptionnelle nous bénéficions d'une vision panoramique sur une multitude de sommets de la chaîne andine depuis le Fitz Roy jusqu'à l'extrêmité sud du Campo de hielo. Après quelques kilomètres, en arrière plan de ce plateau aux rares herbes rases et dorées se profile le massif enneigé de Torres del Paine avec ses fameuses tours. Avant de rejoindre la frontière chilienne la route traverse la ville industrielle et sans charme de Rio Turbio. Peu après, l'arrivée à Puerto Natales est un enchantement devant le fjord Ultima Esperanza qui brille de tous ses feux sous le doux soleil estival accompagné d'une légère brise.

16 février

Nous avons du mal à croire en une telle chance devant cette aube si paisible que les sommets enneigés se reflètent dans l'eau bleu métallique du fjord. Les seules ondulations sont provoquées par le sillage de cygnes à col noir qui glissent silencieusement près du bord: l'atmosphère est limpide, à retenir son souffle pour profiter d'une telle quiétude. C'est par la porte d'entrée Serrano que nous rejoignons le parc de Torres del Paine. Nous avions rapidement visité ce parc il y a 6 ans dans une ambiance beaucoup plus hivernale et depuis nous n'avions de cesse d'y retourner pour le découvrir plus en profondeur. Tout au long de la piste les sommets alourdis par la neige se détachent sur un ciel étonnamment pur. Les lacs éclatent de couleur et sont légèrement irisés par une fraîche brise. Une courte marche vers le mirador du lago Grey offre un superbe panorama vers la langue du glacier Grey et les petits icebergs qui dérivent lentement vers une fin certaine. La piste serpente de vallons en lacs et, sans arrêt, au détour d'un virage ou d'une côte un nouveau point de vue apparaît: dans toutes les directions ce ne sont que lacs merveilleux, arêtes neigeuse effilées, parois rocheuses vertigineuses et aussi prairies desséchées dans lesquelles quelques rares guanacos cherchent leur pitance. La journée se termine au refuge de Las Torres au pied des célèbres tours du Paine.

17 février

Le soleil levant fait rosir les fameuses tours et la journée s'annonce propice à une longue randonnée qui nous permettra de nous rapprocher de celles-ci. Le sentier suit d'abord une longue vallée boisée et encaissée sans grande visibilité avant de bifurquer sur la raide moraine laissée par les glaciers. La marche devient alors plus rude dans ce terrain abrupt de sable et de blocs. Mais, cet effort (1145 m de dénivellation) est récompensé à l'arrivée par la découverte brutale des faces lisses des Torres plongeant telles un toboggan géant dans un lac circulaire enserré dans son écrin de pierres. Quelques petites nuées d'altitude vont venir narguer ces géants de pierre, d'abord timidement puis petit à petit elles vont les recouvrir d'une chape grise qui va marquer l'heure du retour au refuge.

18 février

La bruine annoncée par les nuées d'hier s'est installée. Nous reprenons la piste pour rejoindre le lac Pehoe où le bateau doit nous permettre de traverser vers le lodge Paine Grande. En attendant, nous décidons d'une petite marche vers la Salto Grande et, ensuite, le long du lac Nordenskjold. Le soleil fait des efforts pour percer quelques nuages et diffuse une lumière fragile qui éclaire les touffes de buisson et les herbes d'une palette de couleurs s'étalant du jaune au vert. Bien qu'arrivés à l'embarcadère 20 minutes avant l'heure nous découvrons une file impressionnante de voyageurs qui nous fait craindre de ne pas pouvoir embarquer: effectivement, le bateau est plein et il nous faudra attendre qu'une rotation supplémentaire soit mise en place pour embarquer 1 h plus tard. Après avoir déposé nos bagages dans le lodge à l'intérieur chaleureux nous partons marcher vers le lac Skottsberg en espérant un effort des nuages pour qu'ils nous laissent apercevoir les sommets qui entourent la valle del Frances. Les sommets resteront timidement cachés mais, tout à coup, à l'écart du chemin dans une clairière un huemul aux larges oreilles broute tranquillement. C'est une rencontre rare et nous passons un long moment à l'observer avec nos jumelles avant de retourner profiter de la chaleur du lodge.

19 février

L'attente du bateau est égayée par l'observation d'un couple de caïquen et des 5 petits qui batifolent tranquillement au bord du lac sans être le moins du monde perturbés par les va et vient des nombreux photographes. Le mâle prend ses aises dans l'eau tandis que la femelle juchée sur une butte surveille attentivement sa progéniture. La traversée en bateau est l'occasion de s'émouvoir une nouvelle fois des reflets lumineux qui viennent souligner la surface de l'eau. Une fois la voiture retrouvée nous empruntons la route qui mène à la laguna Azul: au passage le long de la curieuse Salto Paine l'eau dévale d'immenses gradins avec fracas et bouillonnements. Les troupeaux de guanacos envahissent, par endroits la route, et c'est un régal de les voir courir, sauter et gambader de part et d'autre dans des jeux interminables. Une fois le parc quitté la large pampa reprend ses droits. A Cerro Castillo il est possible de faire le plein de souvenirs, mais surtout d'essence. Encore faut-il trouver la station service, cachée au fond du village dans une petite cabane en bois; reste ensuite à chercher la pompiste qui viendra ouvrir la petite trappe par laquelle le pistolet jaillira !!! Le retour vers El Calafate est un peu monotone sous le ciel gris qui déteint sur la pampa et en a effacé toutes les couleurs.

20 février

Avant de restituer la voiture nous souhaitons voir une nouvelle fois le glacier Perito Moreno, cette fois depuis la terre, d'autant plus, qu'à nouveau, le temps est redevenu beau et qu'aucun nuage ne vient troubler le ciel. Une arrivée relativement matinale nous permet d'éviter la cohue de ce haut lieu touristique et d'arpenter tranquillement les passerelles qui dominent l'impressionnant fleuve de glace. C'est un belvédère extraordinaire sur cette muraille de séracs qui avance inexorablement vers la rive et qui, régulièrement, isole les 2 parties du lac. C'est un spectacle grandiose, visuel, mais aussi sonore avec les grondements, les craquements, les coups de tonnerre provoqués régulièrement par les déformations de ce glacier vivant. Nous resterions des heures tellement nous sommes fascinés. Malheureusement, nous devons interrompre notre contemplation car nous avons rendez-vous avec le loueur qui vient récupérer la voiture. El Calafate est beaucoup plus calme que la semaine précédente et nous pouvons arpenter paisiblement les rues pour quelques courses et acheter nos billets de bus pour Ushuaia.

21 février

Lever très matinal pour rejoindre la gare routière car notre bus part à 3h00. Les fauteuils « semi cama » sont suffisamment confortables pour poursuivre notre nuit jusqu'à l'arrivée à 7h30 à Rio Gallegos. Nous devrons attendre 2h avant de repartir dans le bus qui va nous mener à Ushuaia. La frontière chilienne est rapidement atteinte, mais une longue attente va alors commencer avec les contrôles de passeports, les multiples coups de tampon, puis ensuite les contrôles de tous les bagages qu'il faut descendre 1 par 1 du bus, avec, en plus, des files d'attente assez mal organisées. 2 heures seront donc nécessaires pour accomplir toutes ces formalités qui semblent héritées d'une vieille bureaucratie et dont l'efficacité laisse perplexe, , , Enfin, le bus repart et bientôt le mythique détroit de Magellan est en vue: le ciel, la terre la mer se confondent dans une ambiance brumeuse et humide. Durant la courte traversée, des dauphins se donnent en spectacle autour du ferry devant les passagers curieux. Bientôt, la Terre de feu se profile telle un mince trait barrant l'horizon. Au milieu de grasses prairies vertes une multitude de cours d'eau se déploient en interminables méandres. Les nombreux troupeaux de vaches ou de moutons paissent tranquillement insensibles à l'atmosphère saturée d'humidité. Aucun arbre, aucune butte ne se profile à l'horizon de ce paysage estompé par les vitres embuées du bus. Pour rejoindre Ushuaia il faut à nouveau franchir la frontière entre Chili et Argentine. Le poste de douane semble éloigné de toute vie, mais cette fois les formalités sont rapidement évacuées. La ville de Rio Grande avec ses rues luisantes sous la faible lueur des réverbères donne déjà une impression de bout du monde après toutes ces heures de voyage, Malgré l'obscurité, le changement de paysage est perceptible; quelques arbres décharnés font d'abord leur apparition, puis, peu à peu, les reliefs prennent de la vigueur et la route s'élève dans une longue vallée jusqu'au paso Garibaldi. Semblant presser d'arriver le conducteur enchaîne les virages de la descente sur Ushuaia avec la dextérité d'un Fangio. Après 19h de voyage nous sommes enfin arrivés au « bout du monde » qu'il nous tarde de découvrir.

22 février

C'est dans une ambiance très « nordique » que nous découvrons Ushuaia avec ses maisons colorées au bord du canal de Beagle sur fond de sommets et de glaciers, et un ciel gris qui semble se confondre avec la mer. La présence de nombreux touristes de tous les pays se manifeste par les multiples boutiques de souvenirs et les stands qui proposent des promenades en bateau sur le canal. Autre « attraction » incontournable: le panneau « fin del mundo » devant lequel chacun se doit de se faire photographier.

L'après midi, pressentant quelques éclaircies nous décidons de découvrir le glacier Martial qui domine la ville. Quelques minutes de taxi, une montée en télésiège et une petite marche au flanc de la montagne mènent à un belvédère dominant la ville. Le soleil jouant entre les nuages dispense une belle lumière rasante qui redonne des couleurs à la mer.

23 février

Le ciel bas ne nous arrête pas pour visiter le parc Tierra del Fuego, situé à quelques kilomètres d'Ushuaia. La route traverse d'épaisses forêts sombres et profondes, à l'aspect austère malgré les lacs qui les parsèment.

C'est à l'extrémité de la profonde baie de Lapataia que la route N° 3 trouve son terme après quelques milliers de kilomètres depuis Buenos Aires. Plusieurs sentiers permettent d'accéder à pied vers des belvédères ainsi qu'à une zone de tourbières et un barrage de castors. La bruine persistante donne aux arbres enrubannés de lichens un air fantomatique. En début d'après midi, quelques minutes suffiront pour que le soleil, assisté d'une bise fraîche, dissipe les nuages et nous permette de découvrir la baie Ensenada sous un jour très riant. Le sentier littoral se promène le long de petites criques bordées de prairies à l'herbe verte rutilante. Au retour en ville, une surprise nous attend: les pompes à essence ferment les unes après les autres car le ravitaillement n'est pas arrivé à temps. Nous devons donc rendre la voiture de location sans remettre le réservoir à niveau, ce qui nous vaudra une négociation un peu pénible avec le loueur qui voulait nous facturer les litres manquants à un tarif prohibitif.

24 février

C'est sur un bateau à taille humaine (une trentaine de places) que nous embarquons pour un voyage de 4 heures sur le canal de Beagle. Une fois l'abri du port quitté, la mer aux crêtes blanches malgré un vent modéré nous laisse deviner sa violence les jours de tempête...Quelques albatros au vol majestueux ainsi que des pétrels viennent planer autour du bateau. Les « hauts » sommets de la Terre de Feu apparaissent: la calotte neigeuse imposante du Cerro Italia au Chili fait pendant aux aiguilles effilées du Cerro Olivia en Argentine. Sur les ilots isolés, quelques loups de mer patauds se prélassent sur les rochers au milieu des escadrilles de cormorans au vol rasant. Une courte marche sur l'île Bridges fouettée par le vent laisse pressentir la vie rude que menaient les premiers habitants de ces contrées vraiment inhospitalières. La recherche de quelques souvenirs occupera le reste de la journée.

25 février

Il nous faut profiter d'un dernier coup d'oeil vers ce bout du monde qui fait tant rêver pour tenter d'en conserver toutes les images avant de reprendre l'avion qui nous emmène vers Buenos Aires. Vite, nous jetons un dernier regard après le décollage vers cette Terre de Feu et ces impressionnants massifs montagneux si sauvages avant de nous enfoncer la ouate nuageuse.

26 février

Après la fraîcheur de Patagonie, nous retrouvons une douce chaleur estivale à Buenos Aires et nous poursuivons notre découverte vers le quartier de La Boca et son célèbre Caminito, « rue musée » avec ses maisons tellement rénovées qu'elles semblent sorties tout droit d'un décor. C'est encore l'occasion de profiter du spectacle de quelques danseurs de tango devant les terrasses des restaurants. Mais l'agitation et le bruit de la ville nous sont un peu pénibles après toutes ces journées de grands espaces sauvages et nous trouvons refuge dans la quiétude d'un parc pour savourer tranquillement nos derniers instants de vacances.

27 février

Cette fois, il nous faut reprendre le chemin de l'aéroport, quitter difficilement ce pays avec encore l'envie d'y revenir pour d'autres futures découvertes.

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