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Chroniques d'un été en Chine (2013) English translation pending
Avant-propos :
Pour ceux qui n’ont pas suivi sur voyageforum mon récit sur mon voyage au Gansu l’année dernière et ma préparation de voyage depuis 3 mois, je me présente rapidement ainsi que mon voyage : j’ai 61 ans, des difficultés dans les escaliers (arthrose aux genoux), je voyage en Chine pour la quatrième fois, seule cette année. Mais je ne parle toujours pas chinois sauf quelques mots. Grâce à un avancement j’ai mis un peu d’argent de côté pour financer ce voyage et j’ai obtenu un visa double entrée : deux fois trente jours, avec sortie à Hong Kong au bout des premiers 30 jours.
Je vais essayer de donner des renseignements pratiques tout au long de mon voyage (hôtels, transports, horaires, prix) mais il ne s’agira pas d’un voyage à prix minimum, je m’en excuse pour les VFistes routards. Quand je peux je prends en général des hôtels aux alentours de 300 yuans la chambre (entre 35 et 40 €), pas un lit en dortoir, sauf à HK malheureusement où les prix sont beaucoup plus élevés. Pour les transports aucun vol intérieur : train, bus et voiture louée ou taxi quand ça permet d’aller facilement dans des endroits peu accessibles autrement, là les dépassements de budget sont vites arrivés. J’aurais aimé ne pas dépasser 100 € par jour en moyenne, mais voyageant seule et avec les augmentations de prix en Chine ça va être difficile je crois.
J’ai déjà réservé sur internet (booking.com ou ctrip.com) une bonne partie de mes hébergements. J’ai préparé à l’avance les trajets en train à l’aide de cnvol.com mais ai découvert récemment que chinahighlights donne aussi la disponibilité de places(attention c’est vite complet sur certaines lignes en été) et j’ai réservé mes places à l’avance pour les trois premiers trajets à l’aide d’une agence australienne (adresse en MP ou adressez-vous à Jackfack qui me l’a communiquée, si j’ai des problèmes d’internet, ce qui est le cas en ce moment).
J’emmène pour la première fois un ordinateur dans ce voyage, car j’ai vraiment eu des difficultés à trouver des cafés internet l’année dernière en Chine et lors de notre voyage sur la route de la soie, une petite minorité de nos hôtels mettaient des ordinateurs à disposition de leurs clients. Quant aux imprimantes, il nous a fallu attendre le 40ème jour de notre voyage environ pour en trouver une en bon état de fonctionnement (pour imprimer les réservations d’hôtels). Mais je ne suis pas au top de la technique, notamment pour me connecter facilement à l’internet de chaque hôtel ou pour passer des photos de mon appareil photo au voyageforum.
Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Croisière Costa "Terre Sainte" sur le Pacifica en octobre 2013 English translation pending
Bonjour à toutes et à tous.
Je souhaiterai avoir des renseignements sur la croisière Terre Sainte de chez Costa. Nous partons pour notre première croisière le 09 octobre prochain en all inclused.
Les excusions proposées nous semblent onéreuses, avez vous des suggestions pour nous débrouiller par nous même. Quelles sont les "arnaques"? Quelles monnaies prévoir...des dollars?
Merci beaucoup par avance des réponses que vous pouvez nous apporter. Letty
Je souhaiterai avoir des renseignements sur la croisière Terre Sainte de chez Costa. Nous partons pour notre première croisière le 09 octobre prochain en all inclused.
Les excusions proposées nous semblent onéreuses, avez vous des suggestions pour nous débrouiller par nous même. Quelles sont les "arnaques"? Quelles monnaies prévoir...des dollars?
Merci beaucoup par avance des réponses que vous pouvez nous apporter. Letty
Escale à Olbia et excursions sur les rivages du soleil Costa Serena? English translation pending
BONJOUR
j'ai bien lu tout ce qui concerne la croisière rivages du soleil sur le costa serena sur ce forum mais j'aimerai avoir plus de détails et d'informations sur l'escale à OLBIA en sardaigne car je pars le 22 juin et je n'ai toujours pas trouvé vraiment l'excursion qui me plait vraiment !! toutes vos informations seront les bienvenues!!! dans l'attente merci
j'ai bien lu tout ce qui concerne la croisière rivages du soleil sur le costa serena sur ce forum mais j'aimerai avoir plus de détails et d'informations sur l'escale à OLBIA en sardaigne car je pars le 22 juin et je n'ai toujours pas trouvé vraiment l'excursion qui me plait vraiment !! toutes vos informations seront les bienvenues!!! dans l'attente merci
Complément d'enquête Air France / Emirates English translation pending
bonjour
avez vous regardé jeudi ?
qu'en avez vous pensez ?
j'ai trouvé la réaction de De Juniac un peu risible, avec son sens du déni...
dire que le lit plat existe chez AF sur la première alors qu'on lui pose la question du lit déjà présent en Affaires chez la concurrence ou dire que S4 est l'un des meilleurs salons au monde... il doit pas souvent voyager sur sa propre compagnie lui 😇
pareil quand il dit qu'AF-KLM offrira les meilleurs avions d'ici 2 ans 😄
avez vous regardé jeudi ?
qu'en avez vous pensez ?
j'ai trouvé la réaction de De Juniac un peu risible, avec son sens du déni...
dire que le lit plat existe chez AF sur la première alors qu'on lui pose la question du lit déjà présent en Affaires chez la concurrence ou dire que S4 est l'un des meilleurs salons au monde... il doit pas souvent voyager sur sa propre compagnie lui 😇
pareil quand il dit qu'AF-KLM offrira les meilleurs avions d'ici 2 ans 😄
Quinze jours à moto dans l'Ouest américain en mai 2013 English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Mai avec mon mari en Harley pour 15 jours et j'aimerai avoir un avis sur le parcours:
J1 ET J2 Los Angelès J3 Los Angelès -Lake Havasu J4 Lake Havasu-Grand Canyon J5Grand Canyon Monument Valley J6 Monument Valley -Lake Powell J7 Lake Powell-Bryce Canyon J8 Bryce Canyon- Zion Park J9 Zion Park-Las Végas J10 Las Végas-Death Valley J11 Death Valley -Mammoth Lake J12 Mammoth Lake-Lake Tahoe J13 J14 San Francisco
Avez vous des conseils sur les routes à emprunter entre chaque étape ?Quelle température dans les parcs en mai?
Savez vous la contenance des sacoches sur la HD HERITAGE SOFTAIL pour ne pas avoir trop de surprise en arrivant chez le loueur de moto??
Merci à tous
Fabienne
Nous partons en Mai avec mon mari en Harley pour 15 jours et j'aimerai avoir un avis sur le parcours:
J1 ET J2 Los Angelès J3 Los Angelès -Lake Havasu J4 Lake Havasu-Grand Canyon J5Grand Canyon Monument Valley J6 Monument Valley -Lake Powell J7 Lake Powell-Bryce Canyon J8 Bryce Canyon- Zion Park J9 Zion Park-Las Végas J10 Las Végas-Death Valley J11 Death Valley -Mammoth Lake J12 Mammoth Lake-Lake Tahoe J13 J14 San Francisco
Avez vous des conseils sur les routes à emprunter entre chaque étape ?Quelle température dans les parcs en mai?
Savez vous la contenance des sacoches sur la HD HERITAGE SOFTAIL pour ne pas avoir trop de surprise en arrivant chez le loueur de moto??
Merci à tous
Fabienne
GR20 en Corse en juillet 2013: refuges, partenaires English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir complété le GR10 l'été passé, j'aimerais faire le GR20 en juillet 2013.
Pour le GR10, je l'ai fait en 3 fois, toujours en juillet puisque je n'ai pas trop d'autres choix de vacances :
- 2010 : 18 jours de marche d'Hendaye à Arrens (à 2 en camping) - 2011 : 17 jours d'Arrens à St-Elye (seule en gîtes, refuges et cabanes) - 2012 : 21 jours de St-Elye à Banyuls (seule également et dans les même conditions)
Les 2 dernières années, même si j'étais seule au départ, j'ai souvent rencontré des partenaires de marche pour quelques jours et c'était super de pouvoir partager notre enthousiasme devant tout ce qui nous était donné de voir. J'ai adoré mon expérience même si ça n'a pas toujours été facile... Entre autres, j'ai dû terminer les 300 derniers kms en sandales...
Je pense donc, sans être une athlète, être assez en forme et persévérante pour le GR20 l'été prochain. La seule chose qui m'inquiète un peu, ce sont certains passages périlleux et vertigineux de la partie Nord... Ce pourquoi j'aimerais mieux le faire avec quelqu'un...
Je sais que pour le ravitaillement, il n'y a pas de problèmes... mais j'aimerais avoir vos suggestions et conseils pour les couchers... Est-il hasardeux de trouver une place dans les refuges en juillet. Est-il possible de réserver ? Ou bien est-il préférable d'apporter la tente ?
Et puis, même si c'est pas évident de trouver des partenaires de même niveau, avec qui on s'entend bien et disponibles au même moment.... sait-on jamais ? Si quelqu'un est intéressé ... n'hésitez pas à me contacter ;)
Mbel
de Montréal
Après avoir complété le GR10 l'été passé, j'aimerais faire le GR20 en juillet 2013.
Pour le GR10, je l'ai fait en 3 fois, toujours en juillet puisque je n'ai pas trop d'autres choix de vacances :
- 2010 : 18 jours de marche d'Hendaye à Arrens (à 2 en camping) - 2011 : 17 jours d'Arrens à St-Elye (seule en gîtes, refuges et cabanes) - 2012 : 21 jours de St-Elye à Banyuls (seule également et dans les même conditions)
Les 2 dernières années, même si j'étais seule au départ, j'ai souvent rencontré des partenaires de marche pour quelques jours et c'était super de pouvoir partager notre enthousiasme devant tout ce qui nous était donné de voir. J'ai adoré mon expérience même si ça n'a pas toujours été facile... Entre autres, j'ai dû terminer les 300 derniers kms en sandales...
Je pense donc, sans être une athlète, être assez en forme et persévérante pour le GR20 l'été prochain. La seule chose qui m'inquiète un peu, ce sont certains passages périlleux et vertigineux de la partie Nord... Ce pourquoi j'aimerais mieux le faire avec quelqu'un...
Je sais que pour le ravitaillement, il n'y a pas de problèmes... mais j'aimerais avoir vos suggestions et conseils pour les couchers... Est-il hasardeux de trouver une place dans les refuges en juillet. Est-il possible de réserver ? Ou bien est-il préférable d'apporter la tente ?
Et puis, même si c'est pas évident de trouver des partenaires de même niveau, avec qui on s'entend bien et disponibles au même moment.... sait-on jamais ? Si quelqu'un est intéressé ... n'hésitez pas à me contacter ;)
Mbel
de Montréal
Decathlon: les préjugés ont la vie dure! English translation pending
Bonjour à tous,
Cela fait maintenant un an que je suis sur ce forum (en lecture puis en écriture). J'y ai découvert le plaisir de voyager en vélo!
Il a donc fallu que je m'équipe. Je suis quelqu'un de compulsif, quand quelque chose me plait, je fonce tête baissée. Mais cette fois, j'y suis allé doucement.
Quand est venu le moment de m'équipé, j'ai suivi beaucoup de conseils trouvés sur le forum. Sacoche ortlieb, sacs de couchages, ... Je possèdait déja une partie du matériel car je faisais déja de la randonnée.
Pour le vélo, j'ai longtemps hésite, quel étaient mes besoins, ... J'ai finalement décidé d'acheter un vélo bas de gamme chez décathlon. J'y ai trouvé un riverside 3 (ancien modèle) cadre et fourche en acier, fixations pour porte bagage, ... Cela correspondait à mon cahier des charges et j'ai eu la chance de trouver le dernier à ma taille dans le magasin.
Les débuts ont été difficiles: joint de fourche cassé, jeux dans le pédalier, ... Retour donc au sav après une semaine de vacance et 500 km... Je récupère mon vélo du sav deux semaines plus tard.
4 mois après et 1500 km de plus (j'en fais 600 par mois juste pour aller bosser ;) ) L'heure est venue pour un entretien, mais j'ai du mal à laisser on vélo au magasin. Je prend donc contact avec le chef d'atelier, je lui explique l'historique et l'utilisation que j'en fais.
Mon vélo a été pris en charge et a reçu une révision plus que complète. Révision que j'ai pu suivre en directe et j'ai pu apprendre avec le technicien à règler et remplacer les pièces d'usure de mon vélo. en connaitre les points faible et les points fort. J'ai également reçu un vélo de remplacement. ( un vtt très inconfortable mais un vélo quand même ) (changement pédalier, pédales, plaquettes de freins, dévoilage d'une roue, règlages dérailleurs, graissage complet et nettoyage, taraudage du cadre et remplacement de certaines vis oxydées) Mon vélo dort à l'intérieur mais je roule par tous les temps.
Alors voila, je voulais simplement témoigner de ma grande satisfaction quand aux services donnés par décathlon. Je suis certain que ce n'est pas le cas dans tous les magasins, mais c'est aussi le cas dans tous les magasins de vélos.
Et je compte bien faire quelques modifications sur mon vélo et parcourir le monde avec lui.
Il n'y a pas que du bon ou du mauvais dans les magasins, il faut simplement prendre le temps de parler d'échanger afin de savoir à qui l'on a à faire. N'est-ce pas ça aussi le voyage à vélo?
N'hésitez pas si vous voulez plus de détail, je les donnerai volontier en privé ;)
je posterai quelques photos du vélo sous peu :p
Cela fait maintenant un an que je suis sur ce forum (en lecture puis en écriture). J'y ai découvert le plaisir de voyager en vélo!
Il a donc fallu que je m'équipe. Je suis quelqu'un de compulsif, quand quelque chose me plait, je fonce tête baissée. Mais cette fois, j'y suis allé doucement.
Quand est venu le moment de m'équipé, j'ai suivi beaucoup de conseils trouvés sur le forum. Sacoche ortlieb, sacs de couchages, ... Je possèdait déja une partie du matériel car je faisais déja de la randonnée.
Pour le vélo, j'ai longtemps hésite, quel étaient mes besoins, ... J'ai finalement décidé d'acheter un vélo bas de gamme chez décathlon. J'y ai trouvé un riverside 3 (ancien modèle) cadre et fourche en acier, fixations pour porte bagage, ... Cela correspondait à mon cahier des charges et j'ai eu la chance de trouver le dernier à ma taille dans le magasin.
Les débuts ont été difficiles: joint de fourche cassé, jeux dans le pédalier, ... Retour donc au sav après une semaine de vacance et 500 km... Je récupère mon vélo du sav deux semaines plus tard.
4 mois après et 1500 km de plus (j'en fais 600 par mois juste pour aller bosser ;) ) L'heure est venue pour un entretien, mais j'ai du mal à laisser on vélo au magasin. Je prend donc contact avec le chef d'atelier, je lui explique l'historique et l'utilisation que j'en fais.
Mon vélo a été pris en charge et a reçu une révision plus que complète. Révision que j'ai pu suivre en directe et j'ai pu apprendre avec le technicien à règler et remplacer les pièces d'usure de mon vélo. en connaitre les points faible et les points fort. J'ai également reçu un vélo de remplacement. ( un vtt très inconfortable mais un vélo quand même ) (changement pédalier, pédales, plaquettes de freins, dévoilage d'une roue, règlages dérailleurs, graissage complet et nettoyage, taraudage du cadre et remplacement de certaines vis oxydées) Mon vélo dort à l'intérieur mais je roule par tous les temps.
Alors voila, je voulais simplement témoigner de ma grande satisfaction quand aux services donnés par décathlon. Je suis certain que ce n'est pas le cas dans tous les magasins, mais c'est aussi le cas dans tous les magasins de vélos.
Et je compte bien faire quelques modifications sur mon vélo et parcourir le monde avec lui.
Il n'y a pas que du bon ou du mauvais dans les magasins, il faut simplement prendre le temps de parler d'échanger afin de savoir à qui l'on a à faire. N'est-ce pas ça aussi le voyage à vélo?
N'hésitez pas si vous voulez plus de détail, je les donnerai volontier en privé ;)
je posterai quelques photos du vélo sous peu :p
Saint-Jacques-de-Compostelle: équipement contre le froid et la pluie? English translation pending
Envisageant de marcher aussi longtemps que je le pourrai/voudrai sur un chemin de Saint-Jacques je me pose quelques questions concernant la protection contre la pluie et le froid.
Même si j'espère ne pas avoir à trop souffrir des intempéries il y aura des passages montagneux (au moins les Pyrénées) et je ne voudrais pas grelotter.
Pas question de prendre tout et n'importe quoi, le poids ça compte. 🤪
Pour la partie basse j'avais envisagé un surpantalon comme protection contre la pluie et un collant pour se protéger du froid. Le surpantalon ne risque-t-il pas de retenir aussi la transpiration? N'est-il pas trop chaud (tient le collant deviendrait alors peut-être inutile? 😊 ) Par ailleurs je suis un peu surpris par le fait que le surpantalon vendu au Vieux Campeur soit sensiblement moins cher que la plupart de ceux de Décathlon. D'ordinaire on assiste à l'inverse, avez-vous une idée là-dessus (ils sont tous les 2 en polyamide, s'ouvrant totalement)? http://www.auvieuxcampeur.fr/terre/vetements/vetement-de-pluie/veste-pantalon-homme/active.html http://www.decathlon.fr/surpantalon-forclaz-200-id_8039740.html
Pour ce qui est du collant n'y a-t-il pas un risque que celui-ci fasse éponge en cas de pluie (si pas de surpantalon)?
Pour la partie haute je songe à une seule chemise (mais quel modèle sera léger, séchant rapidement, chaud, ...?) accompagnée de 2 Damart et d'une polaire "peluche" pour ce qui est de la chaleur. Pour la pluie j'hésite à prendre un poncho en plus d'une veste. Prendre le poncho et pas la veste? 😐 Le gros plus du poncho est qu'il peut aussi protéger le sac à dos.
P.S.: Mon questionnement ici ne porte que sur la protection contre la pluie et le froid.
Pour la partie basse j'avais envisagé un surpantalon comme protection contre la pluie et un collant pour se protéger du froid. Le surpantalon ne risque-t-il pas de retenir aussi la transpiration? N'est-il pas trop chaud (tient le collant deviendrait alors peut-être inutile? 😊 ) Par ailleurs je suis un peu surpris par le fait que le surpantalon vendu au Vieux Campeur soit sensiblement moins cher que la plupart de ceux de Décathlon. D'ordinaire on assiste à l'inverse, avez-vous une idée là-dessus (ils sont tous les 2 en polyamide, s'ouvrant totalement)? http://www.auvieuxcampeur.fr/terre/vetements/vetement-de-pluie/veste-pantalon-homme/active.html http://www.decathlon.fr/surpantalon-forclaz-200-id_8039740.html
Pour ce qui est du collant n'y a-t-il pas un risque que celui-ci fasse éponge en cas de pluie (si pas de surpantalon)?
Pour la partie haute je songe à une seule chemise (mais quel modèle sera léger, séchant rapidement, chaud, ...?) accompagnée de 2 Damart et d'une polaire "peluche" pour ce qui est de la chaleur. Pour la pluie j'hésite à prendre un poncho en plus d'une veste. Prendre le poncho et pas la veste? 😐 Le gros plus du poncho est qu'il peut aussi protéger le sac à dos.
P.S.: Mon questionnement ici ne porte que sur la protection contre la pluie et le froid.
Croisière sur le Celebrity Equinox: parking à Civitavecchia? English translation pending
Bonjour à tous !
Ceux qui suivent les aventures de PAP et Mme PAP (personne n'est obligé de le faire, hein 😉 ) savent qu'ils partent en novembre pour 10 jours depuis Rome (enfin, Civitavecchia) et se posait le problème du parking de la voiture, puisque nous allons à Rome en voiture.
Ce sera à petit feu, puisque nous faisons Poitiers-Narbonne (Novotel) le 13, Narbonne-Gênes (Novotel) le 14, et Gênes-Civitavecchia le 15, avec passage à Pise, que nous n'avions pas vue lors de notre escale de Livourne, en mai dernier.
Retour le 26 Civitavecchia-Nice (Radisson), puis Nice-Toulouse (Novotel) le 27, et enfin Toulouse-Poitiers le 28.
Alors certes c'est pas le chemin le plus court, mais c'est le seul qui soit d'une part en autoroute permanente, et d'autre part garanti sans risques de neige... Et puis comme Mme PAP a pu se libérer de son boulot, ça rallonge les vacances...
Voilà, toutes les réservations Hôtelières sont faites, y compris à Civitavecchia où nous avons retenu le "Mediterraneo", à moins de 500 m de l'entrée du port (où se trouvent les navettes pour le terminal de croisière), parce que cet hôtel permet de laisser sa voiture sur son parking privé, pour 8 euros par jour, ce qui nous a paru un excellent prix, et c'est pourquoi je tenais à le signaler.
Hôtel ***, il a des chambres PDC (petit déjeuner compris) à partir de 90 euros la nuit et a des chambres permettant de loger jusqu'à 4 personnes. Seul inconvénient, il n'a pas de restaurant, mais il y en a plusieurs juste à côté...
Certes Costa a un parking, mais pour les autres compagnies, j'ai rien trouvé... Et en plus, ce tarif semble très concurrentiel... Même si je pense qu'il faut des cinglés comme nous pour aller à Rome en voiture... 😎 Mais c'est la seule solution confortable (et très sécurisée) pour trimbaler les valises...
Ceux qui suivent les aventures de PAP et Mme PAP (personne n'est obligé de le faire, hein 😉 ) savent qu'ils partent en novembre pour 10 jours depuis Rome (enfin, Civitavecchia) et se posait le problème du parking de la voiture, puisque nous allons à Rome en voiture.
Ce sera à petit feu, puisque nous faisons Poitiers-Narbonne (Novotel) le 13, Narbonne-Gênes (Novotel) le 14, et Gênes-Civitavecchia le 15, avec passage à Pise, que nous n'avions pas vue lors de notre escale de Livourne, en mai dernier.
Retour le 26 Civitavecchia-Nice (Radisson), puis Nice-Toulouse (Novotel) le 27, et enfin Toulouse-Poitiers le 28.
Alors certes c'est pas le chemin le plus court, mais c'est le seul qui soit d'une part en autoroute permanente, et d'autre part garanti sans risques de neige... Et puis comme Mme PAP a pu se libérer de son boulot, ça rallonge les vacances...
Voilà, toutes les réservations Hôtelières sont faites, y compris à Civitavecchia où nous avons retenu le "Mediterraneo", à moins de 500 m de l'entrée du port (où se trouvent les navettes pour le terminal de croisière), parce que cet hôtel permet de laisser sa voiture sur son parking privé, pour 8 euros par jour, ce qui nous a paru un excellent prix, et c'est pourquoi je tenais à le signaler.
Hôtel ***, il a des chambres PDC (petit déjeuner compris) à partir de 90 euros la nuit et a des chambres permettant de loger jusqu'à 4 personnes. Seul inconvénient, il n'a pas de restaurant, mais il y en a plusieurs juste à côté...
Certes Costa a un parking, mais pour les autres compagnies, j'ai rien trouvé... Et en plus, ce tarif semble très concurrentiel... Même si je pense qu'il faut des cinglés comme nous pour aller à Rome en voiture... 😎 Mais c'est la seule solution confortable (et très sécurisée) pour trimbaler les valises...
Croisière sur le MSC Sinfonia, départ le 26 juillet 2012 English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis novice sur ce forum. Je me suis inscrite car ma petite famille et moi allons faire notre toute première croisière l'été prochain.😎
Nous sommes tout excités mais nous nous posons dix mille questions :
- notamment concernant les excursions : choix de celles que nous devrions faire nous-même car celles proposées par la compagnie sont bien trop excessives!).
- les forfaits boissons
etc...
J'ai un peu lu les discussions précédentes sur le Sinfonia, mais les avis sont assez contradictoires.😕
Je serais ravie de discuter sur ce forum avec des personnes ayant fait, ou prévoyant de faire cette croisière (et encore mieux si départ le 26 juillet prochain! 😉).
En espérant avoir des réponses...🙂
Trekking au Népal English translation pending
que pensez vous du treekink au NEPAL ?
Inondations (encore) en Thaïlande (début octobre 2011) English translation pending
224 morts depuis juillet 2011 et l'eau continue de monter sur Ayutaya (région souvent inondée) et Chiang Mai.... 😕
Croisière transatlantique mer des Caraïbes départ le 27 avril 2012 à bord du Costa Luminosa English translation pending
Et voilà, à J- 8 mois 🙂😉 j'ouvre cette discussion pour préparer notre croisière qui aura donc lieu le 27 avril 2012.
Ce sera une croisière de 18 jours à bord du Costa Luminosa.
Nous prendrons l'avion à Marseille vers Paris puis de Paris vers Pointe à Pitre où nous embarquerons.
Les escales sont: - Guadeloupe départ 00h - Martinique 12h/22h - Saint-Martin 12h/18h - La Romana 13h/18h - Ile Catalina 09h/17h - Tortola 9h/18h - Antigua 8h/14h - 5 jours en mer - Santa Cruz de Ténérife (Iles Canaries) 8h/17h - Funchal - mer - Malaga - Mer - Savone transfert pour Nice gare
Nous ne connaissons ni le bateau ni les escales (n'ayant à notre actif qu'une croisière en Méditerrannée).
Tous vos avis, conseils et astuces sont les bienvenus 😎😉🙂
Nous serons avec nos 2 enfants de 8 ans et 2ans1/2 au moment du départ.
Vadijo (ami et membre VF) sera là aussi en famille avec leur enfant de 8 ans.
A bientôt 🙂
Ce sera une croisière de 18 jours à bord du Costa Luminosa.
Nous prendrons l'avion à Marseille vers Paris puis de Paris vers Pointe à Pitre où nous embarquerons.
Les escales sont: - Guadeloupe départ 00h - Martinique 12h/22h - Saint-Martin 12h/18h - La Romana 13h/18h - Ile Catalina 09h/17h - Tortola 9h/18h - Antigua 8h/14h - 5 jours en mer - Santa Cruz de Ténérife (Iles Canaries) 8h/17h - Funchal - mer - Malaga - Mer - Savone transfert pour Nice gare
Nous ne connaissons ni le bateau ni les escales (n'ayant à notre actif qu'une croisière en Méditerrannée).
Tous vos avis, conseils et astuces sont les bienvenus 😎😉🙂
Nous serons avec nos 2 enfants de 8 ans et 2ans1/2 au moment du départ.
Vadijo (ami et membre VF) sera là aussi en famille avec leur enfant de 8 ans.
A bientôt 🙂
Retour d'une croisière sur le Costa Mediterranea en mai 2011 English translation pending
bonjour, nous rentrons de la croisière du Costa Mediterranea en Méditerranée orientale et voudrions vous faire part de quelques réflexions et éventuellement conseils pour les futurs candidats à ces croisières. Le temps fut toujours beau, la mer d'huile et le confort du bâteau excellent, sans oublier un personnel délicieux et de nouveaux amis rencontrés.
Une petite remarque pour ceux qui ne veulent pas forcèment rentrer dans le système "fric-fric, consommation" de Costa, cela est tout à fait possible, en particulier pour les excursions; voici donc notre expérience pour ceux qui veulent en profiter.
Des escales pour 12 à 15 euros/personne au lieu des 60 à 100 EUROS proposées par Costa, cela en toute tranquilité qui plus est.
Civitavecchia, il est très facile d'aller et revenir de Rome en prenant une navette gratuite pour sortir du port, puis le train à 8 euros A-r à la gare. Le billet sert aussi dans le métro. Ensuite les quartiers superbes où flâner dans Rome (avec un bon petit guide Michelin) ne manquent pas, c'est aussi cela les vacances...
Le Pirée Un peu de marche jusqu'au métro qui vous emmène au centre d'Athènes pour 2 euros; attention seulement actuellement il y des travaux dans le métro et certaines stations sont fermées (ce que nous avons appris grâce à un grec sympa parlant français). ensuite à vous de voir si vous voulez escalader l 'Acropole avec la foule. Nous connaissions déjà et avons préféré aller revoir le musée archéologique entièrement refait en 2004 et superbe. Attention aux heures d'ouverture, le dimanche il ferme à 15h, les autres jours à 18h; ensuite nous avons découvert dans LA PLAKA, en sortant des rues les plus touristiques une terrasse en hauteur où nous rafraîchir (très bonne bière ou Ouzo pas cher)
Izmir : ne pas se laisser attraper par les premiers taxis en sortant du bâteau, mais prendre pour 10 euros la kournée le citybus qui vous donne un plan de la ville et vous permet de vous promener toute la journée en montant et descendant où vous voulez, avec des passages toutes les 20 mn. Vraiment extra. seule déconvenu le musée était fermé le lundi; mais la flanerie dans Izmir très agréable, repas poisson frais pas cher (8 euros avec la boisson)
RHODES : en sortant du bâteau longer le port aller à l'office de tourisme(y prendre un plan) acheter ses billets de bus dans un kiosque voisin 5 euros l'aller, pour aller à Lindos; 1h30 de joli trajet et visite d'un site superbe; très bon café et jus d'oranges pressées et repas grec pas cher non plus; retour aussi en bus, en début d'a-m afin de flâner dans Rhodes. Un moment de rève.
Limassol : On peut se promener seul et aller voir les musées, mais c'est l'escale la moins intéressante.
ALANYA : superbe escale, ville fleurie, propre, agréable. Le matin si l'on a le courage de commencer tranquillement la montée à la forteresse à pied on pourra trouver un taxi qui vous emmènera pour 6 euros/personne tout en haut (il y a quand même 5 km de grimpette), vous laissera libre pour visiter la forteresse de Cléopatre (gratuite et plus intéressante que l'autre qui est payante), puis une vieille mosquée. Les chauffeurs parlent très bien allemand et aussi anglais. Ensuite nous avons fait la descente à pied par des petits passages au milieu de vieilles maisons superbes. L'après-midi (repas sur le bâteau à midi), nous repartons à 4 toujours pour la ballade magnifique en barque avec un pècheur (à nouveau pour 6 euros/personne), il s'approche bien des falaises et prend son temps, un règal.
SANTORIN :la seule excursion que nous avions prise avec Costa, car en une demi-journée, avec le problème du débarquement en chaloupe, cela semblait un peu juste en timming. Nous n'avons pas regretté car nous avions de plus une guide grecque très intéressante et avons pu flâner à Oia et à Fira dans les ruelles hors de la foule. Descente à pied des 597 marches au retour.
Katakolon: petite ville sympa pour acheter quelques souvenirs pas chers. Nous avons pris pour 10 euro/personne un bus très bien pour Olympie. ensuite visite tranquille à contre courant des groupes du site et du musée (3 euros pour les + de 65 ans) qui a aussi été très bien restauré.
Voilà j'espère être utile à tous les croisièristes curieux et indépendants, pour nous c'est cela qui a fait aussi le charme de notre voyage.
Croisière "Bleu Azur" avec le Bleu de France? English translation pending
bonjour j'aimerai savoir si il ya des personnes qui vont faire cette croisiere dans les mois a venir, afin de me donner des indications futur sur leur escale sachant que moi je part au mois de juillet alors si vous partez avant pourriez vous a votre retour me donner quelque indication surtout pour la corse que je n'ai jamais fait, je voudrai savoir si on est pas loin de la ville ainsi que les excursions proposait par le bateau et vos impression sur celle ci par contre je peux vous donner des indications sur le bateau et les escales a barcelonne, palerme, sardaigne et ibiza.
De retour du Costa Pacifica! English translation pending
😎 et bien voilà, c'est fini🙁 !me voici de retour de retour en terre sainte😛
bon je repete à ceux qui ne le savent pas, cette croisière a été décidée 15 jours avant de partir, et c'était surtout pour nous reposer
donc pas question pour nous de faire des heures de car (nous en avons horreur tous les 2) tous les jours, et de plus nous connaissions déjà
katakolon , athéne (2 fois) , izmir, rome,
donc:
nous descendons à nice en voiture, c'est la premiere fois que nous prenions la navette à l'aéroport 1ere mauvaise surprise, c'est en travaux, mal indiqué, bref apres avoir fait le tour et demandé notre chemin, mon mari me dépose avec les bagages avant d'aller se garer
parking low cost complet
parking longue durée complet
garé au p 5 = note de 180 euros au retour .....😠 cette fois çi c'est sur on ira directement à savone la prochaine fois...
selon les précedents témoignages, nous arrivons pour la 1 ere navette de 10h
je fais donc le poireau sous l'affiche costa, 2 cars sont la et je ne suis pas seule....
mon mari arrive, au moment ou une hotesse costa parle avec des personnes à coté de moi
là j'apprends que les 2 cars sont pour msc, et que pour la 1ere navette, il faut s'inscrire (chose que je n'ai pas fait)bien qu'aparament le car soit plein, elle nous met sur la liste en disant "vous monterez si il reste de la place.." bon je ne vous fais pas de dessin, mais nous n'avons pas attendu que tout le monde soit monté pour nous presenter....
nous arrivons à savone...
avant de descendre on nous donne le n° 16 arrivé au terminal le n° 6 est appellé
nous nous presentons au stand club dans l'espoir de changer de n° :"aujourd'hui c'est pas possible sauf pour les gold pearl et pour les suites.....
zut !!! un français pique un scandale au stand, (on le reverra tres en colère à l'accueil sur le bateau ! )
bref nous arrivons enfin à monter sur le bateau vers 15 h !!!
ah oui on a demandé à etre en suite samsara au palacrocière reponse : vous demanderez sur le bateau...
sur le bateau : il n'y a plus de place (mensonge que nous aurons le loisir de vérifier sur place....)
bref, nous allons dans la cabine et nous trouvons 3 valises sur 4
rebolote de retour à l'accueil sans resultat
nous allons manger (debout depuis 5 h du mat🤪)
passage par la cabine toujours pas de valises , visite du bateau, toujours pas de valises... c'est juste avant l'exercice de suvetage que nous la retrouverons à l'accueil !! (l'etiquette était partie)
à propos de l'exercice, dans la cabine se trouve une carte rouge par personne , il faut descendre avec , ils la ramassent au moment de nou🤪s aligner... comme ça ils voient tout de suite ce qui veulent y échapper ....
avec le premier today, nous trouvons aussi un message (le même que sur leur blog) au sujet des escales en israel
les passeports sont d'ailleurs ramassés à l'embarquement, le visa se fait systematiquement sur une feuille volante que les autorités recupèrent ensuite
dans la soirée nous passons nous inscrire au spa
grand changement depuis le concordia, l'accé privé (par les cabines) se fait maintenant avec un bracelet magnétique, il sert à ouvrir une porte, et à appeler l'ascenseur (en panne la moitié de la croisière) il ne fonctionne pas bcp, nous avons du en changer 3 fois au cours de la croisière (le mien a finalement été embarqué avec un peignoir...je l'avais laissé dans la poche🤪) d'autres français ont du en changer plusieurs fois...
nous nous inscrivons donc et prenons rendez vous pour les massages, comme par hasard pas de place les jours de pleine mer, sauf à 8 h du mat😮🤪) heureusement que nous ne comptions pas descendre à toutes les escales !!!!
bon le temps d'essayer la marmite à légumes (😛 à pap), et nous allons manger au samsara, puis 1 er spectacle, pas trop mal
bon j'arrête pour le moment
quelque photos
1 accé privé au spa
2 et 3 portillon et ascenseur à ouvrir avec le bracelet
4 thé , ioniseur, des cabines samsara, ainsi que la carte rouge de à donner lors de l'exercice de sauvetage
à propos de la carte blanche, c'etait la miene, car j'ai toujours cru que le les points club n etait que pour 1 personne dans la cabine, j'ai appris que les points par jour sont par personne, on a donc corrigé le tir et je suis passé coral comme lui comme il ne nous manquais que 100 points pour passer pearl, si ça se trouve je vais passer aussi pearl sans jamais avoir acheter quelque chose avec ma carte !! enfin on verra....
bon je vous laisse
Compte-rendu de croisière Perles des Antilles sur le Costa Méditerranea English translation pending
Salut à tous,
De retour de la croisière Perles des Antilles effectuée sur le Costa Méditéranéa !
Un un mot MAGNIFIQUE !!
Je ferais mon contre rendu ici dès que j'ai un moment !! ( j'ai déjà repris le boulot donc pas trop de temps lol )
Thaïlande pour quinze jours en mars à deux personnes: que mettre dans la valise? English translation pending
Bonjour les amis,
Tout est dit dans le titre 😉
Départ le 04/03 prochain, retour le 18/03, nous sommes 2, que mettre dans la valise ?
- Vêtements ? - Objets ? - Hygiène et soin ?
Sachant que nous serons grosso modo 1/3 au nord, 1/3 au sud et 1/3 à Bangkok.
Combien de sacs supplémentaires doit on prévoir pour les achats (objets, vetements, artisanant etc...) sachant qu'on en est assez friands et qu'on va aussi ramener le max pour nos 3 filles qui restent ici 🙁
Merci pour vos conseils,
Amitiès,
Tout est dit dans le titre 😉
Départ le 04/03 prochain, retour le 18/03, nous sommes 2, que mettre dans la valise ?
- Vêtements ? - Objets ? - Hygiène et soin ?
Sachant que nous serons grosso modo 1/3 au nord, 1/3 au sud et 1/3 à Bangkok.
Combien de sacs supplémentaires doit on prévoir pour les achats (objets, vetements, artisanant etc...) sachant qu'on en est assez friands et qu'on va aussi ramener le max pour nos 3 filles qui restent ici 🙁
Merci pour vos conseils,
Amitiès,
Vos conseils pour voyager en Amérique Latine à vélo? English translation pending
Je prends tous vos conseils pour :purifier l'eau à boireme protéger un maximum contre les moustiques planquer sur soi (comment exactement ?) et dans les sacoches l'argent liquide, la CB, etc ...me mettre en garde des mauvaises surprises en tous genresme protéger (et comment ?) de ces mauvaises rencontreschanger l'argent sans se faire arnaquerUn grand merci à vous pour vos précieuses informations !
Retour de Birmanie (7-27 janvier 2011) English translation pending
Bonjour, nous avons voyagé en Birmanie en janvier 2011, ayant largement puise dans le forum pour l'organiser je voulais vous faire part de notre expérience.
Voyage en Birmanie du 7 au 27 janvier 2011.
Nous sommes 7 amis à avoir effectué ce voyage que nous avons tous beaucoup aimé. Circuit : Yangon, Mandalay, Bagan, Kalaw, Inle et Kentung;
8/01.Arrivée a Yangon, le taxi commandé via l hôtel Beautyland2 nous attend, coût 4 $ que nous paierons en arrivant a l hôtel, avec la 1ère nuit. Hôtel : Beautyland2, très bon accueil, on y parle français. Hôtel simple mais propre, calme, bien situé au centre de Yangon, la double 18 $ en aveugle et 22 $ avec fenêtre. Restaurant : Nous n’avons pas trouvé de restaurants à recommander particulièrement. Nous avons mange à Sule Paya street sur le trottoir dans un bâtiment en verre, a Nan Yu (chinois) sur Pansadon street, Lion restaurant (chinois) sur Mahabandoola street, dans des restos musulmans vers le 22eme street. Change : Aller au marche Bogyoke (plutôt les bijoutiers). Au début de l’allée centrale un grand type à lunettes propose un taux correct. Pendant notre séjour le dollar se négociait entre 770 et 840 K (on prononce tchek) et l’euro bien apprécie entre 900 et 1040 k. Rappel les billets doivent être quasi neufs non plies non froisses, privilégier les grosses coupures (100$ 50€). Ne pas répondre aux sollicitations dans la rue. Compte tenu de la baisse du dollar beaucoup de Birmans préfèrent être règlés en K sur la base de 1k= 1$. A voir : la Paya Shwedagon ( 5500k), les ateliers de couture au dessus du marché Bogyoke, le port avec les impressionnantes rondes des coolies chargeant et déchargeant les bateaux, en face du temple chinois Kheng Hoch Keong, 18eme street. Agence : Nous sommes passés par l’agence Gulliver pour réserver les billets d’avions et le guide a Kentung, Mr Paul. Très bonne agence, sérieuse.
9/01 Yangon/Mandalay vol par Air Bagan 95$ Taxi de l’aéroport au centre ville 25 000 k (l’aéroport se situe a 45km du centre) Hôtel : A défaut de Peacok (complet) nous descendons au Silver Star 25$ la double. Hôtel sans âme, très propre, à 5mn a pied du marché Zeigyo et a 10mn des douves du palais. Restau : Min-Min, tout près de l hôtel, tenu par un Muslim Change possible au marché Zeigyo chez un bijoutier Au marche à l’étage, magasin avec de belles antiquités, en provenance de l’ethnie Naga (vraies ou fausses ?) nous n’en verrons pas d’aussi belles ailleurs. Le billet combiné (taxe) de 10$ : nous ne le prenons pas.
10/01 : Visite classique autour de Mandalay. Taxi pour la journée : 30 000 k. Le chauffeur connaît le tour et sait où nous amener sachant que nous n’avons pas payé la fameuse taxe. Amarapura (repas des moines bof !) Inwa (passeur 1000k /personne, calèche 5 000k pour 2, environ 2 h de visite), Sagaing et retour par le pont U Bein, on le traverse a pied et on revient en bateau a rame avec le sunset. Très belle journée. .
11/01 Mandalay. Attention le bateau dit rapide pour Bagan « le Melika » ne part que le mercredi et le samedi. Nous sommes donc obligés de rester une journée supplémentaire à Mandalay. En soirée spectacle de marionnettes (un peu cher, 10 $/personne).
12/01 Mandalay/ Bagan par bateau prix 36 $ réservation par l’hôtel. Départ 6h du matin, que des touristes sur le bateau, pas grand-chose à voir. Le voyage dure 10 h, l’Irrawaddy étant au plus bas on slalome entre les bancs de sable. A l’arrivée le taxi que l’hôtel nous a envoyé nous réclame nos passeports et 10 $ pour payer la taxe (pas moyen d’y échapper a Bagan). Hôtel : May Kha Lar guest house à Nyaung U, 18$ la double, pas très propre ( salle de bains, draps…) un peu bruyant notamment pour les chambres du 1er contiguës à la salle de restau ou certains font la fête le soir. Restau : à Nyang U Le Black Bambou dans restaurant row, joli cadre agréable. Tenu par une française, qui a son propre potager et cuisine à l’eau minérale, on peut donc y manger sans crainte des salades, par ailleurs les plats sont très bons et l’accueil sympa. Au vieux Bagan, Moon restaurant, près de la porte nord d’Ananda. Restaurant végétarien, le cadre est enchanteur, belle musique, bon service…et on y mange très très bien. Change : demander à un serveur de Moon restaurant de vous conduire a un magasin d’antiquités, tout proche, taux de change correct et souvenirs intéressants à acheter.
13/01 :Visite du site en calèche, 12 000 k pour 2, bon tour proposé par May Kha Lar. Notre guide s’appelait Mr ZOZO (ils doivent tous s’appeler Zozo…)
14/01 Bagan à vélo loué à l hôtel 1 500 k la journée. Aller vers le vieux Bagan, par les chemins et les routes. Vient compléter le tour de calèche, c’est sympa, facile.
15/01 Bagan/Kalaw via Thazi : Journée transport en commun. 1/ On prend un bus Bagan/ Meiktila, billet acheté par l hôtel, départ soit 7h soit 9h, durée du trajet 5/6 h. Un bus relie directement Kalaw mais départ a 4h du matin pour 11h de voyage ! 2/ A Meiktila le bus nous arrête près de « bus station » et nous négocions « tres mal » un pick- up à 5 $/personne, durée du transport, très secoué, 45mn. 3/ A Thazi, nous dormons à la Moon Light Guest House 16 $ la double, chambre très spartiate, pas d’eau chaude, configuration style vieille prison, bruyante, cloisons très fines etc…Ceci dit l’accueil est plutôt sympathique, le patron nous a accompagné à la gare pour l’achat des billets de train, le repas qui y est servi est correct. Cette guest house qui est sur le LP est à éviter, il en existe une autre, juste a cote, plus moderne. Nous étions les seuls clients.
16/01 Thazi/ Kalaw : Départ du train 5h, des calèches sont venues nous chercher à la Guest house, prix du billet 5 $ en 1ere classe, arrivée 12h30. C’est plus qu’un omnibus il ne roule qu’à15 km/h, mais il est plutôt confortable, contrairement à ce que l’on peut lire sur certains forums (pas crasseux, pas de rat…). On traverse de beaux paysages et il y a du spectacle à l’intérieur comme a l’extérieur. A Kalaw, on emprunte les calèches pour se rendre à Hôtel : l’Eastern Paradise, 15 $ la double. Très propre, tranquille, belle chambre, bon petit dej. La propriétaire cherche à placer ses produits (restau, guide etc…) mais on n’est pas obligé de céder. Restau : Le Sam’s family est bien tenu, on se croirait dans un restau du massif central ! Très pro pour le trek, bonnes explications avec le choix de plusieurs circuits (selon la difficulté, la fréquentation etc…). Ils ont l’exclusivité dans certains points de couchage, ce qui évite de se retrouver à plusieurs groupes dans le même monastère par exemple. Coût du trek : 10 000 k par personne comprenant le guide, les assistants, la nourriture pour 3 jours et les 2 nuitées + 2 500 k par bagage pour les transporter à Inle + 12 000 k pour le bateau, quelque soit le nombre de passagers pour la traversée du lac Inle (1h10) + éventuellement 3$ de taxe que l’on ne nous a pas réclamés à Inle. Kalaw est une petite ville agréable, l’air y est pur, marché sympathique.
17/01 Départ du trek avec notre guide Kyi (on prononce Tchi), 1 assistant et 1 cuisinier. Nous avions demandé un parcours sans touristes, nous n’en rencontrerons pratiquement pas pendant 3 jours. Le midi on déjeune chez l’habitant, c’est l’occasion d’échanges, le soir on dort dans une maison dans un village. Apres un excellent dîner (bananes flambées en dessert) on s’est réuni autour du feu, Kyi a sorti d’on ne sait où une guitare…soirée magique, on a eu du mal a coucher les filles…
18/01 2ème jour de trek. Tout au long du parcours le guide nous explique les travaux des champs, la vie rurale, les plantations, la végétation etc et ceci dans un bon anglais. Nous passons la 2eme nuit dans un beau monastère en bois (dans la salle de prière) nous sommes le seul groupe alors que dans le monastère d’un village voisin plusieurs groupes s’entassent. A 6h, les villageois viennent apporter leurs offrandes. Souvenirs inoubliables.
19/01 dernière étape, nous traînerons un peu et n’atteindrons le lac Inle que vers 15h. Jusqu’au bout nous aurons l’impression d’être seuls à faire ce trek qui se termine dans un village ou il n’y a qu’un bateau qui nous attend. Le trek fut un des moments forts de notre voyage. Les paysages sont beaux, on découvre la vie des Birmans, on y fait des rencontres, on traverse les villages d’ethnies Pa O, Danu etc…. Cerise sur le gâteau, nous avions un guide que nous avons tous trouvé exceptionnel. Le trek est réalisable par toute personne capable de marcher 20 km, il n’y a pas de difficulté, le terrain n’est pas très accidenté. Prévoir des chaussures légères de marche, minimum tennis,1 polaire légère + 1 plus épaisse + 1 vêtement de pluie, 1 sac à viande. Nous avions aussi pris des sous vêtements chauds car il peut faire 0° ! S’il pleut beaucoup, le trek peut devenir plus difficile.
20/01 Nyaungshwe, Hôtel : Gold star Hotel a 15$ la double. Accueil un peu timide par un personnel jeune, peu expérimenté mais qui s’est avéré sympathique. L’hôtel est propre, pas de bruit, chambre correcte même s’il faut laisser l’eau couler pendant 15mn pour qu’elle soit chaude. Se situe dans la rue en face du débarcadère, faire environ 500 m (un peu avant Aquarius) Restau : Nyaungshwe restaurant, sur le lac, rustique mais bon Mr Cook, dans la rue de l hôtel, fait de bonnes pizzas (ça change…)
Tour du lac en bateau. Par l’intermédiaire de l’hôtel nous avons réservé un bateau avec un « captain » sachant parler anglais, 16 000k pour 7 personnes, départ 9h retour vers 18h. Journée un peu toutou, visitons divers artisans qui attendent que nous sortions notre porte monnaie mais journée agréable. Nous avons refusé d’aller voir les femmes girafe et les chats sauteurs. Le lac est paisible, on s’arrête voir les pêcheurs, les jardins flottants, on navigue dans les canaux (Venise orientale).
21/01 Visite du grand marché. Dans la même rue que le marché en allant vers le lac il y a un point Internet ou on peut changer de l’argent. L’après-midi, on poste nos cartes postales qui arriveront bien 15 jours/3 semaines plus tard (prix du timbre 0,50k et en achetant des cartes postales on fait vivre quelques petits vendeurs) Et ensuite balade à vélos, sur la route de Nampan, on ira voir les beaux resorts qui sont installes sur le lac, et en passant arrêt dans des petites distilleries de canne à sucre.
22/01 Inle /Kentung Nyaungshwe/ Heho en taxi 16 000 k pour 45 mn Heho/Kentung 90 $, l’avion se posera d’abord à Mandalay puis à Thachileik avant de nous laisser à Kentung. Hotel le Sam Yweat Hotel (l’hôtel recommandé par Christophe n’existe plus). C’est un hôtel excentré sur la route de l’aéroport près d’un petit lac. La double 20 $. Vaste complexe inauguré en 1996 quand la junte, pour se refaire une santé financière avait décidé d’attirer ½ million de touristes (ce fut un échec). L’hôtel, peu fréquenté (nous étions 6 + 5 moines !), tombe en décrépitude. Du bruit le soir avec les restaus qui sont autour mais tout s’arrête a 23 h. Un peu de moustiques. Nous n’avons pas trouvé mieux. Princess nous réclamait 40 $ et ne voulait pas baisser à moins de 38 $ malgré un faible taux de fréquentation. Restau : Plusieurs restaus autour du lac et 1 restau thai, sympa, a environ 1 km dans la direction de l’aéroport. Change : Grâce a notre guide, Mr Paul, on a pu changer sur le marché à un taux correct 1$= 800k. Taxi un minibus Toyota pour 6 personnes, pour les 4 jours + retour a Thachileik 286 000 k. Guide : C’est obligatoire dans ce secteur. Avions réservé Mr Paul via l’agence Gulliver pour 4 jours soit 120$ + 20$ pour nous accompagner à Thachileik (4h de route) d’où repartait notre avion pour Yangon. Mr Paul qui nous attendait à l’aéroport s’avérera être un guide exceptionnel. Age de 60 ans, il connaît bien les populations locales, et personnellement les chefs des villages et beaucoup des habitants, parle leurs langues, il les respecte et cherche à les aider. Il monte des projets de développement (gestion de l’eau, créations de latrines, éducation etc…). Mr Paul connaît aussi très bien l’environnement, il n’est pas avare de renseignements. Deux de ses fils sont également guides et travaillent dans le même esprit. Partout où nous sommes passés nous avons été bien accueillis, invités à rentrer dans les maisons, à boire du thé, de l’alcool de riz, à manger des bananes, des peanuts, voire un repas !
23/01, 24/01 et 25/01 Tous les matins Mr Paul et le mini bus venaient nous chercher, à 8h 30. On passait ensuite au marché acheter notre pique nique du midi et du paracétamol, du baume du tigre, des crayons, des cahiers etc…et on quittait Kentung par un check point. Selon les journées on marchait 2h ou 3 h ou 4h, pour rencontrer les Akkhas, les Engs, les Palaungs, les Whoua etc…On allait dans les écoles, un orphelinat, on chantait avec les enfants…3 jours que nous ne sommes pas prêts d’oublier ! Et pourtant ces villages sont laisses à l’abandon. Beaucoup d’enfants ou de jeunes mamans sont malades, on les entend tousser, ils sont fiévreux. Les écoles sont éloignées, démunies. Les forêts ont été rasées par des militaires présents partout. Il faut aller les voir et les aider.
26/01 Kentung/Thachileik/ Yangon Le bus nous ramène sur Thachileik (5 check points à franchir) 4 h de route. Vol Thachileik/Yangon 135 $ Hotel Beautyland 2 ou nous sommes accueillis comme de vieilles connaissances.
27/01 Yangon/ Roissy
Conclusion : Ce pays est merveilleux. Il faut y aller pour témoigner de la situation, de la pauvreté, de l’état de délabrement, de la population laissée à l’abandon. En y allant on les aide. Les Birmans veulent échanger, on peut faire des dons aux écoles, aux orphelinats, aux chefs de villages mais aussi directement aux plus pauvres, car là bas il n’y a pas d’ONG. Il faut aller à Kentung. Comme tout le monde on ne peut que souligner la gentillesse des Birmans. Nous avons trouve les Birmans très professionnels, avec peu de moyens il font bien leur boulot. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, pas de vol. Pas de présence policière visible sauf sur Kentung, ou là ça s’apparente à une armée d’occupation avec des camps partout. Pratiquement pas de coupures d’électricité. Il faut quand même emmener avec soi une lampe de poche, ne serait que pour éclairer l’intérieur de certains temples. Des points Internet, un peu partout, il faut une adresse Google pour envoyer des mails. Budget : Hors trajets d’avion nous avons dépensé 29$ par jour. Un plat coûte entre 1500 k et 3000 k. Compte tenu de la baisse du dollar les prix ont augmenté. A la période où nous avons voyagé nous n’avons pas eu de difficultés à trouver un logement, il y avait peu de touristes.
J’ai bien aimé : - Les Birmans et les Birmanes - Bagan - Le trek Kalaw/Inle - Kentung avec Mr Paul - La journée autour de Mandalay - L’ambiance de la rue à Yangon
J’ai moins aimé - Le bateau Mandalay/Bagan - La Guest House de Thazy
Et il y a encore tant à découvrir dans ce pays….
Je tiens a remercier Christophe, c’est en lisant son blog que nous avons décidé d’aller à Kentung et Jean Breiz pour ses renseignements très précis, même si depuis son voyage, les prix ont un évolué.
Bon séjour en Birmanie Kerbihan
Voyage en Birmanie du 7 au 27 janvier 2011.
Nous sommes 7 amis à avoir effectué ce voyage que nous avons tous beaucoup aimé. Circuit : Yangon, Mandalay, Bagan, Kalaw, Inle et Kentung;
8/01.Arrivée a Yangon, le taxi commandé via l hôtel Beautyland2 nous attend, coût 4 $ que nous paierons en arrivant a l hôtel, avec la 1ère nuit. Hôtel : Beautyland2, très bon accueil, on y parle français. Hôtel simple mais propre, calme, bien situé au centre de Yangon, la double 18 $ en aveugle et 22 $ avec fenêtre. Restaurant : Nous n’avons pas trouvé de restaurants à recommander particulièrement. Nous avons mange à Sule Paya street sur le trottoir dans un bâtiment en verre, a Nan Yu (chinois) sur Pansadon street, Lion restaurant (chinois) sur Mahabandoola street, dans des restos musulmans vers le 22eme street. Change : Aller au marche Bogyoke (plutôt les bijoutiers). Au début de l’allée centrale un grand type à lunettes propose un taux correct. Pendant notre séjour le dollar se négociait entre 770 et 840 K (on prononce tchek) et l’euro bien apprécie entre 900 et 1040 k. Rappel les billets doivent être quasi neufs non plies non froisses, privilégier les grosses coupures (100$ 50€). Ne pas répondre aux sollicitations dans la rue. Compte tenu de la baisse du dollar beaucoup de Birmans préfèrent être règlés en K sur la base de 1k= 1$. A voir : la Paya Shwedagon ( 5500k), les ateliers de couture au dessus du marché Bogyoke, le port avec les impressionnantes rondes des coolies chargeant et déchargeant les bateaux, en face du temple chinois Kheng Hoch Keong, 18eme street. Agence : Nous sommes passés par l’agence Gulliver pour réserver les billets d’avions et le guide a Kentung, Mr Paul. Très bonne agence, sérieuse.
9/01 Yangon/Mandalay vol par Air Bagan 95$ Taxi de l’aéroport au centre ville 25 000 k (l’aéroport se situe a 45km du centre) Hôtel : A défaut de Peacok (complet) nous descendons au Silver Star 25$ la double. Hôtel sans âme, très propre, à 5mn a pied du marché Zeigyo et a 10mn des douves du palais. Restau : Min-Min, tout près de l hôtel, tenu par un Muslim Change possible au marché Zeigyo chez un bijoutier Au marche à l’étage, magasin avec de belles antiquités, en provenance de l’ethnie Naga (vraies ou fausses ?) nous n’en verrons pas d’aussi belles ailleurs. Le billet combiné (taxe) de 10$ : nous ne le prenons pas.
10/01 : Visite classique autour de Mandalay. Taxi pour la journée : 30 000 k. Le chauffeur connaît le tour et sait où nous amener sachant que nous n’avons pas payé la fameuse taxe. Amarapura (repas des moines bof !) Inwa (passeur 1000k /personne, calèche 5 000k pour 2, environ 2 h de visite), Sagaing et retour par le pont U Bein, on le traverse a pied et on revient en bateau a rame avec le sunset. Très belle journée. .
11/01 Mandalay. Attention le bateau dit rapide pour Bagan « le Melika » ne part que le mercredi et le samedi. Nous sommes donc obligés de rester une journée supplémentaire à Mandalay. En soirée spectacle de marionnettes (un peu cher, 10 $/personne).
12/01 Mandalay/ Bagan par bateau prix 36 $ réservation par l’hôtel. Départ 6h du matin, que des touristes sur le bateau, pas grand-chose à voir. Le voyage dure 10 h, l’Irrawaddy étant au plus bas on slalome entre les bancs de sable. A l’arrivée le taxi que l’hôtel nous a envoyé nous réclame nos passeports et 10 $ pour payer la taxe (pas moyen d’y échapper a Bagan). Hôtel : May Kha Lar guest house à Nyaung U, 18$ la double, pas très propre ( salle de bains, draps…) un peu bruyant notamment pour les chambres du 1er contiguës à la salle de restau ou certains font la fête le soir. Restau : à Nyang U Le Black Bambou dans restaurant row, joli cadre agréable. Tenu par une française, qui a son propre potager et cuisine à l’eau minérale, on peut donc y manger sans crainte des salades, par ailleurs les plats sont très bons et l’accueil sympa. Au vieux Bagan, Moon restaurant, près de la porte nord d’Ananda. Restaurant végétarien, le cadre est enchanteur, belle musique, bon service…et on y mange très très bien. Change : demander à un serveur de Moon restaurant de vous conduire a un magasin d’antiquités, tout proche, taux de change correct et souvenirs intéressants à acheter.
13/01 :Visite du site en calèche, 12 000 k pour 2, bon tour proposé par May Kha Lar. Notre guide s’appelait Mr ZOZO (ils doivent tous s’appeler Zozo…)
14/01 Bagan à vélo loué à l hôtel 1 500 k la journée. Aller vers le vieux Bagan, par les chemins et les routes. Vient compléter le tour de calèche, c’est sympa, facile.
15/01 Bagan/Kalaw via Thazi : Journée transport en commun. 1/ On prend un bus Bagan/ Meiktila, billet acheté par l hôtel, départ soit 7h soit 9h, durée du trajet 5/6 h. Un bus relie directement Kalaw mais départ a 4h du matin pour 11h de voyage ! 2/ A Meiktila le bus nous arrête près de « bus station » et nous négocions « tres mal » un pick- up à 5 $/personne, durée du transport, très secoué, 45mn. 3/ A Thazi, nous dormons à la Moon Light Guest House 16 $ la double, chambre très spartiate, pas d’eau chaude, configuration style vieille prison, bruyante, cloisons très fines etc…Ceci dit l’accueil est plutôt sympathique, le patron nous a accompagné à la gare pour l’achat des billets de train, le repas qui y est servi est correct. Cette guest house qui est sur le LP est à éviter, il en existe une autre, juste a cote, plus moderne. Nous étions les seuls clients.
16/01 Thazi/ Kalaw : Départ du train 5h, des calèches sont venues nous chercher à la Guest house, prix du billet 5 $ en 1ere classe, arrivée 12h30. C’est plus qu’un omnibus il ne roule qu’à15 km/h, mais il est plutôt confortable, contrairement à ce que l’on peut lire sur certains forums (pas crasseux, pas de rat…). On traverse de beaux paysages et il y a du spectacle à l’intérieur comme a l’extérieur. A Kalaw, on emprunte les calèches pour se rendre à Hôtel : l’Eastern Paradise, 15 $ la double. Très propre, tranquille, belle chambre, bon petit dej. La propriétaire cherche à placer ses produits (restau, guide etc…) mais on n’est pas obligé de céder. Restau : Le Sam’s family est bien tenu, on se croirait dans un restau du massif central ! Très pro pour le trek, bonnes explications avec le choix de plusieurs circuits (selon la difficulté, la fréquentation etc…). Ils ont l’exclusivité dans certains points de couchage, ce qui évite de se retrouver à plusieurs groupes dans le même monastère par exemple. Coût du trek : 10 000 k par personne comprenant le guide, les assistants, la nourriture pour 3 jours et les 2 nuitées + 2 500 k par bagage pour les transporter à Inle + 12 000 k pour le bateau, quelque soit le nombre de passagers pour la traversée du lac Inle (1h10) + éventuellement 3$ de taxe que l’on ne nous a pas réclamés à Inle. Kalaw est une petite ville agréable, l’air y est pur, marché sympathique.
17/01 Départ du trek avec notre guide Kyi (on prononce Tchi), 1 assistant et 1 cuisinier. Nous avions demandé un parcours sans touristes, nous n’en rencontrerons pratiquement pas pendant 3 jours. Le midi on déjeune chez l’habitant, c’est l’occasion d’échanges, le soir on dort dans une maison dans un village. Apres un excellent dîner (bananes flambées en dessert) on s’est réuni autour du feu, Kyi a sorti d’on ne sait où une guitare…soirée magique, on a eu du mal a coucher les filles…
18/01 2ème jour de trek. Tout au long du parcours le guide nous explique les travaux des champs, la vie rurale, les plantations, la végétation etc et ceci dans un bon anglais. Nous passons la 2eme nuit dans un beau monastère en bois (dans la salle de prière) nous sommes le seul groupe alors que dans le monastère d’un village voisin plusieurs groupes s’entassent. A 6h, les villageois viennent apporter leurs offrandes. Souvenirs inoubliables.
19/01 dernière étape, nous traînerons un peu et n’atteindrons le lac Inle que vers 15h. Jusqu’au bout nous aurons l’impression d’être seuls à faire ce trek qui se termine dans un village ou il n’y a qu’un bateau qui nous attend. Le trek fut un des moments forts de notre voyage. Les paysages sont beaux, on découvre la vie des Birmans, on y fait des rencontres, on traverse les villages d’ethnies Pa O, Danu etc…. Cerise sur le gâteau, nous avions un guide que nous avons tous trouvé exceptionnel. Le trek est réalisable par toute personne capable de marcher 20 km, il n’y a pas de difficulté, le terrain n’est pas très accidenté. Prévoir des chaussures légères de marche, minimum tennis,1 polaire légère + 1 plus épaisse + 1 vêtement de pluie, 1 sac à viande. Nous avions aussi pris des sous vêtements chauds car il peut faire 0° ! S’il pleut beaucoup, le trek peut devenir plus difficile.
20/01 Nyaungshwe, Hôtel : Gold star Hotel a 15$ la double. Accueil un peu timide par un personnel jeune, peu expérimenté mais qui s’est avéré sympathique. L’hôtel est propre, pas de bruit, chambre correcte même s’il faut laisser l’eau couler pendant 15mn pour qu’elle soit chaude. Se situe dans la rue en face du débarcadère, faire environ 500 m (un peu avant Aquarius) Restau : Nyaungshwe restaurant, sur le lac, rustique mais bon Mr Cook, dans la rue de l hôtel, fait de bonnes pizzas (ça change…)
Tour du lac en bateau. Par l’intermédiaire de l’hôtel nous avons réservé un bateau avec un « captain » sachant parler anglais, 16 000k pour 7 personnes, départ 9h retour vers 18h. Journée un peu toutou, visitons divers artisans qui attendent que nous sortions notre porte monnaie mais journée agréable. Nous avons refusé d’aller voir les femmes girafe et les chats sauteurs. Le lac est paisible, on s’arrête voir les pêcheurs, les jardins flottants, on navigue dans les canaux (Venise orientale).
21/01 Visite du grand marché. Dans la même rue que le marché en allant vers le lac il y a un point Internet ou on peut changer de l’argent. L’après-midi, on poste nos cartes postales qui arriveront bien 15 jours/3 semaines plus tard (prix du timbre 0,50k et en achetant des cartes postales on fait vivre quelques petits vendeurs) Et ensuite balade à vélos, sur la route de Nampan, on ira voir les beaux resorts qui sont installes sur le lac, et en passant arrêt dans des petites distilleries de canne à sucre.
22/01 Inle /Kentung Nyaungshwe/ Heho en taxi 16 000 k pour 45 mn Heho/Kentung 90 $, l’avion se posera d’abord à Mandalay puis à Thachileik avant de nous laisser à Kentung. Hotel le Sam Yweat Hotel (l’hôtel recommandé par Christophe n’existe plus). C’est un hôtel excentré sur la route de l’aéroport près d’un petit lac. La double 20 $. Vaste complexe inauguré en 1996 quand la junte, pour se refaire une santé financière avait décidé d’attirer ½ million de touristes (ce fut un échec). L’hôtel, peu fréquenté (nous étions 6 + 5 moines !), tombe en décrépitude. Du bruit le soir avec les restaus qui sont autour mais tout s’arrête a 23 h. Un peu de moustiques. Nous n’avons pas trouvé mieux. Princess nous réclamait 40 $ et ne voulait pas baisser à moins de 38 $ malgré un faible taux de fréquentation. Restau : Plusieurs restaus autour du lac et 1 restau thai, sympa, a environ 1 km dans la direction de l’aéroport. Change : Grâce a notre guide, Mr Paul, on a pu changer sur le marché à un taux correct 1$= 800k. Taxi un minibus Toyota pour 6 personnes, pour les 4 jours + retour a Thachileik 286 000 k. Guide : C’est obligatoire dans ce secteur. Avions réservé Mr Paul via l’agence Gulliver pour 4 jours soit 120$ + 20$ pour nous accompagner à Thachileik (4h de route) d’où repartait notre avion pour Yangon. Mr Paul qui nous attendait à l’aéroport s’avérera être un guide exceptionnel. Age de 60 ans, il connaît bien les populations locales, et personnellement les chefs des villages et beaucoup des habitants, parle leurs langues, il les respecte et cherche à les aider. Il monte des projets de développement (gestion de l’eau, créations de latrines, éducation etc…). Mr Paul connaît aussi très bien l’environnement, il n’est pas avare de renseignements. Deux de ses fils sont également guides et travaillent dans le même esprit. Partout où nous sommes passés nous avons été bien accueillis, invités à rentrer dans les maisons, à boire du thé, de l’alcool de riz, à manger des bananes, des peanuts, voire un repas !
23/01, 24/01 et 25/01 Tous les matins Mr Paul et le mini bus venaient nous chercher, à 8h 30. On passait ensuite au marché acheter notre pique nique du midi et du paracétamol, du baume du tigre, des crayons, des cahiers etc…et on quittait Kentung par un check point. Selon les journées on marchait 2h ou 3 h ou 4h, pour rencontrer les Akkhas, les Engs, les Palaungs, les Whoua etc…On allait dans les écoles, un orphelinat, on chantait avec les enfants…3 jours que nous ne sommes pas prêts d’oublier ! Et pourtant ces villages sont laisses à l’abandon. Beaucoup d’enfants ou de jeunes mamans sont malades, on les entend tousser, ils sont fiévreux. Les écoles sont éloignées, démunies. Les forêts ont été rasées par des militaires présents partout. Il faut aller les voir et les aider.
26/01 Kentung/Thachileik/ Yangon Le bus nous ramène sur Thachileik (5 check points à franchir) 4 h de route. Vol Thachileik/Yangon 135 $ Hotel Beautyland 2 ou nous sommes accueillis comme de vieilles connaissances.
27/01 Yangon/ Roissy
Conclusion : Ce pays est merveilleux. Il faut y aller pour témoigner de la situation, de la pauvreté, de l’état de délabrement, de la population laissée à l’abandon. En y allant on les aide. Les Birmans veulent échanger, on peut faire des dons aux écoles, aux orphelinats, aux chefs de villages mais aussi directement aux plus pauvres, car là bas il n’y a pas d’ONG. Il faut aller à Kentung. Comme tout le monde on ne peut que souligner la gentillesse des Birmans. Nous avons trouve les Birmans très professionnels, avec peu de moyens il font bien leur boulot. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, pas de vol. Pas de présence policière visible sauf sur Kentung, ou là ça s’apparente à une armée d’occupation avec des camps partout. Pratiquement pas de coupures d’électricité. Il faut quand même emmener avec soi une lampe de poche, ne serait que pour éclairer l’intérieur de certains temples. Des points Internet, un peu partout, il faut une adresse Google pour envoyer des mails. Budget : Hors trajets d’avion nous avons dépensé 29$ par jour. Un plat coûte entre 1500 k et 3000 k. Compte tenu de la baisse du dollar les prix ont augmenté. A la période où nous avons voyagé nous n’avons pas eu de difficultés à trouver un logement, il y avait peu de touristes.
J’ai bien aimé : - Les Birmans et les Birmanes - Bagan - Le trek Kalaw/Inle - Kentung avec Mr Paul - La journée autour de Mandalay - L’ambiance de la rue à Yangon
J’ai moins aimé - Le bateau Mandalay/Bagan - La Guest House de Thazy
Et il y a encore tant à découvrir dans ce pays….
Je tiens a remercier Christophe, c’est en lisant son blog que nous avons décidé d’aller à Kentung et Jean Breiz pour ses renseignements très précis, même si depuis son voyage, les prix ont un évolué.
Bon séjour en Birmanie Kerbihan
Croisière sur le MSC Splendida: escale à Barcelone English translation pending
J'effectue ma première croisière sur le MSC Splendida à partir du 16 avril 2011.
Je souhaiterais savoir à quel endroit exactement nous pouvons prendre le téléphérique et
le funiculaire pour monter à Monjuic lors de l'escale de Barcelone.
Merci
Présentez vos éléments de bagagerie English translation pending
A la manière de "Présentez vos tentes", voici le sujet concernant les sacoches, les portes sacoches, remorques, tout ce qui concerne la bagagerie pour les voyages à vélo. Sacoches étanches ? Sacoches imperméables avec couverture de protection en cas de pluie ? Seulement sur l'arrière, à l'avant, plutôt une remorque. Quels sont les avantages de vos modèles, les inconvénients...
Bagages à mains avec Air France? English translation pending
bonjour ma question concerne ( air france et les bagages a main )
si j'emmene avec moi en bagage a mains mon app photo , camera , gps , ect
les (chageurs )ya moyen aussi que je les emmenes avec moi ds des sachets en plastique ?
ou alors direction la soute ??? jai juste peur que ma valise se perde et de ne pa avoir mes chargeur une fois la bas
si j'emmene avec moi en bagage a mains mon app photo , camera , gps , ect
les (chageurs )ya moyen aussi que je les emmenes avec moi ds des sachets en plastique ?
ou alors direction la soute ??? jai juste peur que ma valise se perde et de ne pa avoir mes chargeur une fois la bas
Volontaire deux mois au nord ouest de la Thaïlande English translation pending
VERS CHIANG MAI
C'est le Bankok Express , un vieux train des anne'e 30, je suppose, qui m'a deposé un apres midi a' Chiang Mai apres 16 heures de choo choo choo choo apathiques alternants avec des coups de freins intempestifs a' chaque fois qu'une vache decide de traverser les rails ou le conducteur s'est assoupi dans sa locomotive.
Pas de vitres mais des persiennes metalliques pour se proteger de la pluie ou du soleil, un ventilateur a' vous decoller le toupet, une banquette en simili vert sapin pour mes fesses, des draps propres, une couverture et un coussin pour la nuit. Les toilettes turques en acier sont a' peu pres propres mais il faut sutout etre acrobate pour pouvoir garder la porte close avec une main et avec l'autre se tenir a' un barreau de la fenetre pour ne pas tomber dans la cuvette lors d'un brusque coup de frein inopine' et s'essuyer les fesses avec...rien! Mon doigt peut-etre mais la question existentielle que je me pose a' ce moment: lacher quelle main? la main droite ou la main gauche?
Je m' installe pour la nuit sur la couchette superieur que je prefere car plus intime.
Lorsque je me reveille, au fond de mon champs de vision, la silhouette des montagnes enturbanne'e par une brume matinale defilent imperceptiblement.
Dans l'accordeon qui relie 2 wagons, je fume une cigarette, moment bruyant mais exaltant de sentir l'air frais du matin. Je vois defiler devant moi des carre's soyeux de rizieres, qq temples en bois plutot rustiques, des maisons sur pilotis au milieu d'un champ, des zebus qui broutent paisiblement. Les rails sillonnent une foret dense, a' la vegetation diverse: par-ci par-la' des palmiers hautains et majestueux, les feuilles grasses de bananiers en bouquet, des parasols de papayers, des bambous denses, des acacias gracieux, des grimpants opportunistes a' fleurs mauve (appele'es "gloire du matin" ) qui ne s'ouvrent que pour qq heures, des lotus erige's vers le soleil baignent dans une mare.
ARRIVEE A MAE HUNG SON6 heures entasse'e a' l'arriere d' un minibus comme une sardine portugaise entre un gros thai ( ce qui est peu commun ) et une femme de la tribue Hmong. J'ai subi les 1684 virages, sur une route sinuante de 240km (6 heures) a' travers une region montagneuse, qui relie Chiang Mai a' cette petite ville du nord de la Thailande situe'e a' 30 km, a' vol d'oiseau, de la frontiee birmane. Une nause'e permanente m'accompagnait tout le long. Qelle joie j'ai resenti lorsque le premier panneau indiquant Mae Hung Son m' est apparut et puis plus loin, une jolie avenue borde'e d'arbres et des parterres fleuris. Je suis depose' par Tong a' mon auberge (guesthouse) . Un jeune homme effemine'e mais plein de sourires se precipite a' ma rencontre pour me montrer ma chambre. 2 matelas comfortables a' mm le sol, un ventilateur silencieux et 1 salle de douche avec eau chaude. C'est le confort. Je deballe mes qq habits, prends une douche et je m'etends pour calmer le haut le coeur qui ne se dissipe pas. MHS est bien loin de la capitale de par sa distance et par sa population. Seulement une petite partie de la population est thai. La majorite' est Shan. Ayant fui leur pays, les Shans sont de fait devenus apatrides, car ils ne sont plus Birmans et la Thailande ne leur accorde pas des papiers d'identite' thailandais. Ils ne peuvent donc pas quitter la province sans permission. En venant ici, nous avons ete' stoppe's 2 fois par l'arme'e qui verifiait s'il y avait des personnes d'une tribue parmi nous dans notre bus. Du fait de leur illegalite' , ils ne peuvent pas acheter un lopin de terre pour y faire de la culture. Mais vite, ils trouvent un bosquet en bordure d'un champ de riz, d'une riviere dans lequel ils montent un abri de fortune pour se proteger de la pluie, du soleil, pour y dormir et caser leur maigres possessions. Et mener discretement leur vie, sans peur de dangers qu'ils ont fui mais la pauvrete' restera colle' a' leur peau. Malgre' les difficulte's a' surmonter, ils choisissent de ne pas vivre dans les camps de refugie'es et preferent s'installer dans des villages autour de MHS et de pourvoir a' leur besoin sans l'aide des organisations internationales. Il existe un reseau d'entre-aide entre les nouveaux refugie's et les anciens qui sont arrive's il y a 20 ans comme mon ami Tong. Les Shans proprietaires de qq petites guesthouses et cafe's engagent d'autres Shans dans leur petit commerce. Outre les Shans, des fonctionnaires gouvernementaux et soldats de la force frontaliere thais, mise en place pour surveiller les routes ( immigrants illegaux et drogue) reliant MHS a' d'autres villes, des commercants chinois et qq touristes aventureux donnent vie a' MHS, appele'e "Ville aux 3 brumes". Depuis que je suis arrive' a' MHS, j'ai comme le sentiment d'avoir quitte'e la Thailande. Je ne retrouve pas ici les elements que j'identifie avec la culture thai que j'ai connu dans l'est du pays comme par example: - la petite maison des esprits des ancetres au devant de chaque habitation - le port du sarong de soie - le calendrier a' l'effigie du roi au dessus de la tv - le wai respectueux a' tout un chacun - la nourriture est plus birmane que thai avec ses curry epais et piquants - le drapeau Thai au-devant de chaque maison - l'hymne national lache' par des haut-parleurs au son gresillant a' travers la ville a' 8 heures du matin et 6 heures du soir - le port de la chemise jaune ( la couleur du roi ) le lundi ( il est ne' un lundi ) - la langue thai n'est pas la langue commune des habitants d'ici - meme les chats ne sont plus siamois mais ....birmans
LE MATIN Le matin, je suis reveille' par le crepitement de grains de riz verse's dans une casserole en alu qui provient de la maison adjacente a' ma chambre, un doux murmure d'une voix d'enfant, un chien aboie et un coq lui repond, des roucoulements de pigeons, une gorge seche racle, une porte claque et le bruit aggressif d'un tuyeau d'echappement et par Kin, le ladyboy qui chante de sa voix d'eunuque le refrain d'une chanson pop thai qui braille de son telephone portable en balaillant allegrement la terrasse. Un apres-midi je l'ai surpris adosse' au petit muret de ma terasse en train de s'epiler les 3 poils qui pendaient de son menton. Il est adorable, gracieux et perpetuellement souriant. En faisant un brin de causette, on observait des missionaires d'une secte obscure ( peut-etre mormons) qui logeaient chez nous. 3 femmes en robes longues, un fichu sur la tete et dans leurs bras des bebe's d’ici. Je trouvais cela' curieux surtout que les bebe's n'etaient evidement pas les leurs d'une part et d' autre part, que les trois femmes addressaient un jeune homme blanc present "daddy ". J'en avais alors deduit qu'il etait polygame et les enfants avaient du etre adopte's ou' emprunte' a' des familles karens pauvres. C'est alors que Kin me raconte avec un rictus que ces “gens” vont dans les villages pauvres, construisent de grandes batisses (eglises) et incitent les meres Hmong ou Karens a' leur laisser leur bebe's en leur promettant de les nourrir, de les soigner etc...Ces familles pauvres recoivent de l'argent si elles viennent a' l'eglise et subissent (mes mots) la conversion vers un christianisme austere et oppose' aux croyances animistes qui persistent a' exister sur les flancs des montagnes ou' je me trouve. Je voyais bien que le timide Kin n'approuve pas ses methodes et la facon dont l'eglise chretienne achete une conversion avec de l'argent ( appele'e ici "rice conversion"). Dans un anglais moins que rudimentaire et avec une grimace qui en disait long, il m'explique que ces chretiens n'ont que le mot "good" pour ce qui est propre a' leur religion et "bad" pour tout ce qui compose les traditions de ces peuples: le culte des ancetres, la croyance aux esprits bienviellants et autres, les rites de la fertilite' et de la mort, les superstitions, l'usage des plantes guerrisseuses sont les elements animistes dont les missionaires protestants veulent faire table rase. Seule la Bible doit servir de reference. Je prends une douche et je traverse la rue encore tranquille pour prendre un petit-dejeuner en face chez Nang qui tient un cafe' ou' je passe souvent faire un brin de causette et embrasser son adorable fille d'1 an Poy avec sa petite bouche en coeur, An la jeune fille Shan qui me sert le petit dejeuner et me confie que Tong est mignon ( lui aussi la trouve adorable), ses 2 chiens biens nourris m'acueillent et je fais un calin au gros matou qui se prelasse sur son coussin prefere'. Je commande mes 2 tartines fait maison et une tasse de the' au jasmin que je deguste tranquillement en discutant avec la proprietaire. Je fais un bisou a' son bebe' endormi dans son hamac et je file retrouver Tong.
Perche sur la montagne qui surplomb la petite ville et son petit lac recouvert de fleurs de lotus, un temple a' la stupa dore'e m'offre la presence reconfortante du Buddha. Le matin, il est a' peine visible, cache' par une brume fine que le soleil dissipera bientot. L”ECOLE DU TEMPLE KAW KAW Pendant 6 semaines je serais la prof d'anglais dans une ecole d'un temple bouddhiste. Je suis un peu anxieuse car il faut que je respecte qq regles: ne pas toucher un moine mm s'il n'a que 10 ans ( lorsque je dois lui donner qq chose, je place l'objet sur la table qu'il reprend ), je dois les saluer respectueusement en faisant le "wai" (mains jointes, doigts touchant le bout du nez et tete baisse), et pas de chansons. A 13 heures, lorsque j'arrive, le son grave d'un gong resonne dans l'espace du temple. Il appelle les bonzes a' la salaa pour chanter en pali les louanges du Buddha en la presence d'un vieil abbe' austere. Les sons graves et peu melodieux dans un rythme monotonique presque hypnotique s'evade de la salaa. Ils resortent a' la queue leu-leu et se dirigent vers les classes. Bon, je me sens prete. Des moinillons boutonneux me regardent les yeux ronds de curiosite' lorsque je rentre dans la classe pour la premiere fois. Ils m'avaient deja' apercu du haut du balcon assis sur la balusrade. Ils n'ont pas l'habitude d'etre en presence de femmes et moins encore d'une "farang" ( une blanche) car peu de volontaires viennent enseigner au temple. Dans les ecoles laiques thais, les eleves se levent des que le prof fait son entre'e mais pas ici. Les moines et mm les novices restent bien assis ou plutot en tailleur sur leur chaises etroites. Je fais mon plus respectueux "wai", me presente en articulant bien. Le prof Karen se tient pres de moi en se tortillant les mains. Il se demande comment cela' va se passer. Il est timide et a peur de faire des fautes en anglais lorsqu'il me parle, souvent a' voix basse. Je dois presque lire sur ses levres ce qu'il me communique. Il enseigne strictement les regles de grammaire mais moi je prefere leur inculquer des mots de vocabulaire en leur faisant la conversation. Il a toujours pose' sur le bureau un verre d'eau fraiche pour mon gosier desseche' apres avoir repete' les mm mots avec lesquels ils ont des difficulte's comme: rice, novice, province, science, river, lips...en fait les sons S et L, R qu'ils invertissent pour une raison mysterieuse. Ils sont tous en robe orange, ceintre' par un sash jaune, une epaule denudée qui souvent laisse apercevoir un petit teton. Sur leurs epaules et leurs bras, d'une encre verte, des mantras bouddhistes et d'amulettes protectrices contre la maladie, la mauvaise fortune sont tatoue's. Les petits bonzes novices sont pour la plupart shans dont les familles ont fui la Birmanie pour se refugier ici a' MHS pour raisons economiques et les persecutions. Les plus demunis sont accueillis dans les temples de la ville et recoivent un habit orange, sont nourris, loge's et scholarise's: une education auquel ils n'ont pas eu acces lorsqu'ils habitaient de l'autre cote'. La-bas, il faut debourser pour apprendre a' lire et a' compter. Les instituteurs mal remunere's exigent de l'argent pour l'usage de l'electricite', de la chaise et de la table, des livres et les cahiers, les feuilles d'examens (et plus si on veut aussi les reponses) qui s'ajoutent aux frais d'inscription (eleve's pour la majorite' des birmans).
J'appercois souvent des bouts de tissus saffran qui depassent d'un mur ou derriere une porte entrebaille'e comme tire' par un fil transparent. Ce sont les petits moinillions qui discretement s'isolent pour reajuster les 3 metres de tissus qui doivent couvrir leur corps comme prescrit. Sans boutons ni epingles c'est un art qui s'acquiert avec les anne'es. Ils deroulent leur robe jusqu'a' la limite de l'exposition et s'enroulent a' nouveau en s'appliquant a' faire 3 jolis plis devant et derriere. Le tout tenu en place avec un bout de tissus jaune canarie ceintre' autour de leur corps fluets. Petites anecdotes: un des moines de 16 ans dit que je suis jolie en thai au prof. un autre, pour me provoquer me dit lorsque je lui demande ce qu'il a dans son sac:"une cigarette" suivi d'un sourir malicieuxils ont adore' lorsque je leur ai demande' qu'elle etait leur equipe de foot prefere'. Ils ont tous crie' en mm temps "Manchester United". La lecon d'anglais n'est pas toujours suivi avec autant d'enthousiasme. Cette exuberance me surprend un peu. entre 2 lessons, j'entends des sons aigus d'une chanteuse thai d'un portable d'un petit bonze , cache' par un petit mur ils recoivent qq fois des sous s'ils se levent tot pour la quete matinale a' 5h du matin ou lors de ceremonies funeraires auxquels ils sont qq fois invite's.Ils aiment les depenser chez un marchand ambulant qui vient tous les apres-midi vers 2h vendre des fruits, des boissons, des gateaux aux couleurs des plus artificiels que les enfants thai adorent. Je les ai surpris qq fois, sous pretexte d'aller faire pipi, devaler les escaliers pour aller acheter une friandise. Ils sont tres malicieux ces petits.Le temple exige des moines novice de suivre 130 et quelques regles qui seront plus nombreuses une fois consacre' moine (227). Une fois, leur education termine', vers l'age de 18 ans, bien souvent ils retournent a' la vie civile. Quelques regles: - ne pas voler - ne pas tuer un etre vivant (mm les moustiques) - ne pas mentir - ne pas dormir sur un matelas comfortable ni s'assoir sur une chaise eleve'e - ne pas avoir de rapports sexuels - ne pas accepter de grosses sommes d'argent - ne pas manger apres midi - ne pas porter de montre, de chapeau ni de chaussures - ne pas se parfumer ni porter des accessoirs pour s'embellir - ne pas boire de boissons alcoolise'es ni de consommer des produits intoxiquants - ne pas chanter, danser ou jouer un instrument de musique
"Cours de conduite pour les novices-moines un peu trop "pink" est le titre d'un article que j'ai lu dans le Bankok Times. La conduite jugée inappropriée de certains moines novices a motivé un moine à mettre en place des cours de bonne conduite. Ce dernier s’inquiète de voir certains moines utiliser des produits cosmétiques, porter des sacs à main rose, réajuster leur robe pour être "à la mode", ou même d’avoir des relations sexuelles dans les dortoirs, ce qui peut leur valoir d’être défroqués. Ce cours devrait enseigner aux novices les comportements adéquats, et pourrait même "prévenir certaines expressions de l’homosexualité". Si ce cours est un succès, il sera introduit dans d’autres temples à travers le royaume.
Apres ma premiere lecon d'anglais, je vais m'assoir sur un banc, face au lac parseme' de fleurs de lotus. J'etais remplie de douces reveries. Le crepuscule couvrait d'or la pagode de style birman de l'autre cote' du lac. Une fine voix melodieuse me parvint. Une certaine tristesse dans les sons d'un instrument que j'entendais pour la premiere fois. Un trio Karen chantait des ballades melancoliques qui rappellent leur terre dont ils sont exile's. Silencieusement, 4 jeunes moines passent derriere moi. Leurs robes saffran gracieusement enroule'es autour de leur corps, les epaules couvertes, le pas regulier, le regard vers le bas, ils se dirigent vers le temple du lac. Malheureusement, ce moment de poesie fut entache' par le bruit d'un monstre aerien qui survole la frontiere comme tous les fins d'apres-midi.
LES REFUGIES Le vrombissement d'un helicoptere de l'armee'e thai me sort de la lethargie d'un apres-midi indolent. Ils surveillent leurs alle'es et venues des milices nationalistes Shans et Karens qui viennent se refugier dans le no-man's land entre les 2 pays lorsque les combats avec l'arme'e birmanaise s'intensifient. Depuis les années 80, ils ont bénéficié d’une politique conciliante de la Thaïlande qui ont laisse’ les rébellions installer leurs bases arrière sur son territoire, fermant les yeux sur leur approvisionnement en armes contre bois de tek, métaux et pierres précieuses. L'économie Karen repose essentiellement sur l'exportation de bois rares (teck, antimoine, étain, jade et rubis). L'exploitation des forêts karens s’est toujours faite dans le souci de préserver le patrimoine écologique: pour chaque arbre coupé, un arbre soit planté. Cette gestion mesurée des ressources forestières a préservé jusqu'alors les montagnes karens de la déforestation. Ces forêts de tecks sont d'ailleurs l'enjeu de combats, les birmans n'hésitant pas à lancer des expéditions qui détruisent les jeunes pousses et pillent les réserves pour asphyxier l'économie Karen. Les insurgés Shan, eux, tirent leurs ressources du trafic de l'opium situé dans le Triangle d'or. Plusieurs milices shans se battent pour proteger cette region du nord qu'ils considerent la leur ( promise par la Grande Bretagne pour leur aide dans les combats contre les Japonais ). A la différence des ethnies du « triangle d’or », les Karens ne tirent aucun profit de la drogue, qu’ils ont toujours refusé de produire, et dont ils punissent très sévèrement la détention. Avec beaucoup de courage, les Karens traversent la foret vierge dense qui recouvre ces massifs montagneux bordant les 2 pays. Hommes, femmes et enfants affrontent la peur pour fuire les moyens repressifs et sanguinaires tels que la birmanisation, l 'emprisonnement arbitraire, la prostitution force'e, les mines dans les champs de riz que les militaires posent pour empêcher les paysans de s'y installer, le viol de leur femmes, la mise a' feu des villages. Ils veulent faire disparaitre ou evacuer de force ces tribues de leur territoire. La junte militaire impose aussi le travail force' et non paye' dans des chantiers de construction telle que la pipe-line Total qui va du nord de la Birmanie jusqu'au sud. On les oblige à construire des routes sans être payés, on leur fait porter des cargaisons de munitions et d’armes et, parfois, on les tue. On ne tente même pas de cacher les massacres au reste de la population : c’est une tactique pour forcer ce peuple à se soumettre ou à courir se réfugier en Thaïlande. Ils sont les victimes d'un nettoyage ethnique en bonne et due forme qui derriere ses hautes montagnes, loin des yeux du monde est en vigueur depuis qq anne'es. Les refugie's civils, qui sont aujourd’hui plus de 1.7 millions vivent le long de la frontière thaïlandaise, distribue’s en 9 camps discrets eparpille's sur les plateaux entre les 2 pays sous les auspices de plusieurs organisations internationales autour de MHS et de Mae Sot, plus au sud. Certains camps se distinguent par leur isolement et par la difficulte' d’accès pour les travailleurs de l’aide humanitaire. Les conditions de vie y sont absolument déplorables car certains sont extrêmement surpeuplés. Les habitations des réfugiés sont construites à flanc de collines escarpées où il existe un véritable danger de glissement de terrain. Le manque d’installations sanitaires et de canalisations d’eau donne lieu à une situation où les risques pour la santé publique sont endémiques. Le HCR a accepté que des réfugiés soient déplacés de ces camps vers le Canada. Parmi les autres pays qui ont répondu à l’appel du HCR de réinstaller des réfugiés birmans, on compte les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Les refugie's qui ont acquis des competences dans le medical, l'administratif ou dans l'education et parlent bien l'anglais sont les premiers a quitter les camps et reconstruire leur vie dans ces pays d'accueil, s'ils le souhaitent. Malheureusement, les camps se voient ainsi drainer de personnes qualifie'es qui contribuent a' sa bonne administration dans divers secteurs. J'ai discute' avec une australienne qui a passe' 6 mois illegalement en sautant une cloture pour atterir dans un camp pres de Mae Sot. . Elle m'a dit que le risque d'epidemies plane dans l'athmosphere des camps. La tuberculose est souvent evoque'e et bien sur le SIDA. Il y a les problemes de la promiscuite' qui est effrayante et l'oisivete’ qui mene beaucoup de jeunes a' commettre des petits crimes et s'adonner a' la drogue. Pourvue par qui? je ne sais pas. Probablement avec l'aide de la police des camps. Elle m'a aussi dit qu'il y a des cas de viol de la part de cette police infame qu'aucune authorite' semble surveiller.Une ecole sur une petite montagne l'a heberge'e ou' elle a enseigne' l'anglais a' des petits karens. La police des camps ne l'a jamais soupconne' d'etre entre'e sans permission. Mais elle a ajoute' qu'elle ne s'aventurait pas beaucoup vers le coeur du camp qu'une police speciale des camps, surveille. Beacoup de refugie's sortent illegalement soit pour travailler dans la petite ville et gagner qq bahts ou pour se distraire sur une console video ou chatter sur internet .En sortant du camp, un chemin terreux vers la droite mene a' un autre camp un peu plus loin tandis que celui sur la gauche mene vers la petite ville.Avec un billet de 500 bahts dans la main d'un garde, un refugie' peut passer "inappercu" devant cette police corrompue jusqu'aux os pour sortir du camp, ce qui est defendu. Le gouvernement thai veut empecher que ces refugie's se deversent dans les environs. Il ne tient pas a' faciliter l'integration de cette masse de main d'oeuvre bon marche' et souvent mieux eduque'e que les habitants thais de la ville proche des camps . En fait, depuis qq temps, le gouvernement thai encourage les refugie's a' rentrer dans leur pays en les assurant (faussement) que les regions d'ou' ils viennent a ete' securise'es et demine'es. Ce qui a ete' dementi par les Karens encore en Birmanie. J’ai aussi appris que depuis 5 ans, la Thailande ne veut plus d'etrangers - volontaires ou pas- dans ces camps car elle a peur des allegations de mauvaise gerance et de corruption qui pourraient se rependre. J'ai ressentie cela' en parlant avec des personnes implique'es directement dans des actions d'aide pour les refugie's. Prudentes de trop devoiler, elles parlent peu et ne donnent jamais leur avis personnel. Le risque est de subir les reprisailles du gouvernement thai qui l'inflige a' ceux qui en disent trop. Comme la jeune volontaire hollandaise qui un jour avait raconte' ce qui se passait dans les camps et fut deporte' illico presto le lendemain vers son pays d'origine. Mais je me pose la question: que savent les institutions internationales qui s'occupent du bien-etre et du respect de chaque refugie' tel que UNHCR, IRS, CICR, IOM etc... Ne remarquent-ils rien ou ont -ils un baillon sur la bouche impose' par le gouvernement thai? Je parcours le net pour en savoir plus sur les ONG qui administrent ces camps mais rien ne transparait. Que des documents officiels qui parlent plus de leurs objectifs que ce qui s'accomplit vraiment.Tout cela' montre bien que tout n'est pas parfait dans ce bas monde et encore moins dans les camps et que les ONG preferent fermer les yeux sur ce qui se passent dans ces camps. J'ai rencontre' une autre australienne Vanessa qui elle aussi enseigne l'anglais mais dans un village tout pres du camp de NaiSoi. Elle etait tres reticente de reveler ou' elle enseignait. En peu de mots, elle me fait comprendre qu'elle avait ete' instruite de ne rien dire. Au fil des rencontres, j'ai appris qu'elle enseignait dans une ecole rudimentaire d' un village a' proximite d'un camp ou' des jeunes de 20 ans sortent illegalement qq heures pour apprendre l'anglais. Mais au fur et a' mesure de nos conversations, j'ai fini par comprendre que son travail comportait aussi la transcriptions en anglais de karens qui retournent clandestinement en Birmanie et rapportent leurs observations a' l'ONG qui les emploie. Je l'ai entendu mentioner discretement le nom de Thai-Burma Border Consortium (TBBC) . A l'origine de ce consortium ( 1985) est un adventiste et aujourd'hui ce sont, pour la plupart des organisations caritatives chretiennes de plusieurs pays europeens et les USA.
VIREE EN MOTO VERS LE CAMP DE REFUGIES DE NAI SOI On decide donc d’aller voir de plus pres ce camp. On me previent que je ne pourrais pas entrer sans la permission d’un organe du gouvernement thai qui s’occupe dela gerance des camps. ( qu’ils appellent “shelter” ce qui veut dire abri dans le sens de protection). Je convainc Tong de nous accompagner mais je sens une petite reticence. Il a peur des check points de l’arme’e qui arretent les vehicules pour verifier les papiers des non-thais comme Tong. Il nous accompagne quand mm car il a peur pour notre securite’. Depuis MHS une route asphalte’ nous mene a’ travers une valle’e verdoyante: beaucoup de bananiers, de palmiers et des petits champs de riz sur les qq m2 de terre au fond des valle'es. Une jungle epaisse sur les flancs des montagnes bordent notre route. On depasse 2 bonzes errants en robes moutarde ( couleur prefere' des bonzes de la foret et ceux qui errent jusqu'a' la saison des pluies), leur crane au crane burine' par le soleil portant pour seule possession au bout de leur bras leur bols et une ombrelle pour se proteger du soleil et de la pluie peinait sur la monte'e. On arrive au village karen de Nai Soi qui est a 5km de la frontiere thai-birmane. Des maisons en bois de teck noircies par le temps bordent la route. On s’arrete pour demander le chemin vers le camps a’ des enfants en velo. Ils ne comprennent pas le thai, ni le shan mais on decide de suivre la route et puis on verra. Sur un monticule, une batisse en dure, peinte en blanc avec sa croix qui perce le ciel nous tombe presque dessus. Elle domine le petit village. Je me sens mal a’ l’aise quand je vois la determination avec laquelle les missions protestantes convertissent ces peuples animistes et bouddhistes ( qui sont plus recalcitrants a' la conversion ). Les missions et certaines sectes comme les mormons et les adventistes sont tres actives dans ces villages pauvres et recule's. A la sortie du village, la route asphalte’ se transforme en poussiere et rocaille. J’ai un peu de mal sur ce terrain poussiereux et pentu car il faut eviter de freiner alors je m’engage prudement sur le versant de la colline que nous devons franchir. Au fond de la valle’e, une clairiere, une barriere et un panneau en travers “no entry” nous accueille. On est arrive’ dans un cul de sac: un poste de garde flanque’ de 2 drapeaux thais et surveille’ par 2 jeunes militaires, une grande pancarte avec le nom du camp et une buvette, tenue par une femme karen. Elle nous vend une bouteille d’eau pour lubrifier nos gosiers desseche’s. Aucune activite’ autour de ce poste si ce n’est un couple de jeunes hommes dont un a la bouche ensanglante’ par le betel qui s’approche du garde en tenue militaire. Il discute et puis fait signe a’ son copain et passe la barriere.Au dela’ de cette barriere 15 000 refugie’s essaient de reconstruire leur vie dans ce camp entoure’ de montagnes et cache’ par la jungle envahissante. A gauche de cette barriere, et faisant partie du camp d'a' cote', s'etend un village de femmes "girafes" que nous refusont de visiter. Les Padaungs Karens dont les femmes sont appele'es femmes "girafes" a' cause de leur tradition qui consiste à allonger le cou des petites filles progressivement avec des anneaux posés chaque année. La raison reste mystérieuse. Pour certains, cela aurait initialement protégé les jeunes filles et les femmes, restées à la maison pendant que les hommes étaient partis à la chasse, contre les attaques des tigres qui s’en prennent en premier lieu au cou de leurs victimes. Pour d’autres, cela aurait été un moyen employé par les Padaungs pour protéger leur or qui, posé sur le cou des femmes, ne pouvait ainsi être volé. Elle pourrait également ecouler d’une superstition et constituerait une protection contre la mauvaise fortune Au fil des ans, de moins en moins de femmes choisissent de subir cette tradition barbare. Cette coutume a été interdite par décret en Birmanie, mais elle est parfaitement tolérée en Thaïlande. Je dirais mm encourage'e. Les femmes "girafes" ont ete' acueillis avec plus d'enthousiasme sur le territoire thailandais que leurs cousines karens car elles representent une manne financiere issue du tourisme pour le gouvernement thai et le KNPP (milice nationaliste karen qui se bat pour l'independance du pays Karen en Birmanie). La Thailande leur a occtroye' des terres pour y installer leur villages. Elles passent leur journe'es assises dans des huttes a' tisser et se faire photographier par les touristes. Elles ne sortent que rarement de leur villages. Les 250 bahts qu'ils percoivent des touristes servent a' payer leur salaire et a' financer le mouvement KNPP.A l'entre'e du village, est affiche'e une carte detaille'e de la Birmanie dont la partie thailandaise est en blanc, vide , comme si elle n'existait pas. Je suis surprise car apres tout ces camps sont bien sur territoire thai! On est un peu penaud car on pensait pouvoir observer des alle’es et venues de l’exterieur. On reprend nos velomoteurs et nous rentrons. Le soleil entre-temps a rougi les champs, une fine brise qui nous depoussette s’est leve’e.
BALADES A MOTO DANS LES ENVIRONS Hmong, Liseu, Karen, Lahu sont les tribues des montagnes que l’on peut rencontrer lors des balades a’ moto ou trecks. Ils ne connaissent pas les fronieres impose'es par les gouvernements.Ils sont semi-nomades et vivent dans des villages eparpille's sur les flancs des massifs montagneux qui s'etendent du Laos jusqu'en Birmanie en passant par la Thailande et le long des rivieres. Ils y cultivent le riz sur ces petits lopins de terre.Lorsque leurs terres peu fertiles ne donnent plus assez pour nourrir la communaute, ils s'installent sur un autre flanc de montagne.Ils cultivent aussi le pavot qui fait partie de leur pharmacope'e traditionnelle. Ils vivent dans des huttes sur pilotis construites en teck et bamboo, des feuilles seche'es forment la toiture, excercice qui doit etre renouvele' tous les ans.Ils ne viennent en ville que pour vendre leur recoltes et leur artisanat ( tissage traditionel sur metier et broderies sur vetements ) que je vois etale' au marche' lors de ma balade nocturne. Un matin, nous sommes partis a' la decouverte de ce qui se cachait derriere la brume matinale en direction de la frontiere thai-birmane. QQ km de routes asphalte'es et puis une route en terre rougeatre et pentu, parseme' de virages nous amenent vers un village Karen pauvre, cache' dans une petite valle'e etroite. Je vois un mahout sur son elephant qui avance lentement le long du flanc de la colline oppose’e. Il se dirige vers l'interieur de la foret. On s’arrete devant une bicoque en bois ou' une femme se laisse bercer dans son hamac. Elle sursaute lorsqu'elle nous appercoit et ne veut pas se laisser photographier car elle ne se trouve pas belle. Elle eclate de rire. Je m'eloigne un peu du groupe qui s'est assemble'e autour de la "star" du village. Un peu plus loin, un chien pose son museau dans une marmite en fonte qui fumait. Il se fait chasser. Du linge suspendu sur un fil entre 2 cocotiers, une machine a' laver sous un toit de canisse. Un fil electrique tendu d'arbres en arbres, une parabole, une antenne et une boite d'emballage LG revele l'existence d'une tele'qui doit surement troner a l'interieure de la structure en bois. Des enfants nous devisagent, etonne's et des vieilles femmes habille’es en pagne tisse’et brode’s s’arretent pour observer les 4 motards sur leur engins bruyants et puants. Elles n’ont pas un regard indulgent envers nos cameras bien que nous leur demandons la permission. On continue notre chemin sous un ciel bleu vif et une chaleur seche qui monte. Personne sur la route qui longe la riviere Pai. On traverse un autre village. D’un petit monastere shan en bois, 3 jeunes bonzes, torses nus (chose rare) me saluent avec un joli sourire. Tristement un vieil homme dont le pied droit n’est qu’un moignon traine sa jambe. Un cas de polio comme on en voit encore par ici. Il fait au moins 30 * mais il porte un bonnet de laine. On traverse a' pieds un long pont etroit en bamboo tremblotant sous nos poids au-dessus de la riviere Pai. Le chemin s'engouffre dans la jungle plein de serpents. Je rebrousse chemin et j'attends mes companions assise a' l'ombre d'un acacia. 3 cerberes pales sortent des buissons mais n'osent pas m'approcher. Ils m'observent, la queue leve', en etat d'alerte. Ils n'ont pas l'habitude de "farangs" ( hommes blancs ) par ici. Je sursaute. A la sortie du virage d'un chemin poussiereux qui serpente vers le bas de la colline, un paysan en habits de camouflage vert m'apparait. Je confond sa scie dans son dos pour un fusil. je suis un peu sur mes nerfs, si pres de la frontiere et seule. On reprend la route pour finir dans un cul de sac. Une clairiere avec des echoppes de nourriture et de boissons. 2 petits garcon et une fille tenant dans la main une lampe torche nous demandent de leur petite voix si on voudrait visiter la grotte un peu plus haut. A' la queue leu leu, on les suit et on monte vers la colline. On arrive a' un petit temple en bois fonce' niche' dans le feuillage de la jungle. C’est un lieu propice pour une retraite ou’ les heures coulent dans la meditation et la reflexion. Ici pas de musique ni de distractions visuelles. Cet endroit plait a’ Tong qui voudrait faire une retraite d’un mois dans un monastere de la foret comme celui-ci. Un jeune bonze solitaire ramasse des feuilles mortes autour du temple ou il vit seul. Il avait le dos et les avant bras tatoue's de signes protecteurs et ecritures bouddhistes, mantras qui est une tradition chez beaucoup de bonzes shans. Tatouages porte’s comme des amulettes ( pour se proteger de la mauvaise fortune, de la maladie et des animaux sauvages) que j'ai aussi appercu sur des villageois shans qui ont traverse’ la jungle pour arriver sain et sauf en Thailande . On salue le bonze et on continue notre monte’e qui mene vers la grotte. A l'entre'e, un ermite en platre de style hindou, occupe les lieux, des bougies, des fleurs, un paquet de cigarette et une bouteille d’eau lui sont offert par les habitants du village. Les enfants penetrent dans la cavite' sombre et humide et nous illuminent le plafond calcaire et une statue de Buddha dans une niche tout au fond. Pour y acceder on doit ramper a' genoux.On redescend vers le village et la clairiere. Je vois une caserne ou plutot une hutte militaire surplombant la place, a’ partir duquel qq soldats surveillent les alle’e et venues des villageois car nous sommes a’ qq metres de la frontiere. Un soldat assis sur la colline m'observe. Son oeil de lynx appercoit ma camera pourtant miniscule et me fait signe de le ranger. Une autre vire'e nous a mene'e vers le nord pour visiter un village chinois. Une route asphalte’e serpente le long des flancs de la montagnes. L’ombre des arbres nous procure de la fraicheur. QQ rizieres desseche’es brunies par le soleil et peu d’habitations. Nos motos ont du mal a’ grimper la cote. Je prends mon temps, je savoure la sensations d’etre loin, tres loin de tout, au bout du monde. Je hume l’air qui m’apporte des odeurs de terre brule’e, une senteur doucatre de frangipani tout le long de notre balade au nord de la Thailande. Vers la descente d’un col, des terrasses parseme’es de buissons ronds recouvrent les flancs des collines. A’ la sortie d’un virage, au fond de la petite valle’e, un joli lac indigo, des maisons en torchis ocre, des lampions rouges suspendues aux tuiles des toits nous apparaissent. On evite de justesse des chevaux libres de circuler dans le village, des chiens dormant sur la chausse’e et on se dirige vers le centre pour deguster le the’. Ban Rak Thai est un village d’immigrants du Younan qui aujourd’hui vit de la culture de the’. Elle a remplace’ celle du pavot. Dans le passe’, ce petit village fut le refuge d’anciens soldats Kuomintang qui se sont battus contre l’Arme’e Rouge de Mao. Je souris a’ une grand-mere chinoise qui porte son petit-fils sur son dos et on file pour voir le paysage par dessus la barriere du poste frontalier thai. Un chemin de terre a' travers une foret de bambous nous mene sur la colline qui surplomb la Birmanie. Un drapeau thai, un panneau en bois "Myamar", des sacs de sables encerclant une hutte d'observation vide, une barriere fait de bambous. On est un peu decu mais excite's quand mm, de se trouver dans un coin perdu au nord de la Thailande. Nous sommes a' la lisiere des 2 pays dans une zone tampon entre plusieurs factions militaires qui se disputent ces terres. A ma droite, vers l’ouest l'arme'e birmane et a' ma gauche l'arme'e UWASA (Chinois) protege son territoire de l’arme’e birmane et des invasions d'autres milices ethniques Shans. Depuis le poste frontalier, mon regard s'etend a' perte de vue sur plusieurs massifs montagneux sous un ciel bleu d'acier. Aucune habitation, aucun village, aucune route, aucune tour de tele'communications, rien que de la vegetation dense dans laquelle qq tigres solitaires trouvent encore un refuge. On pose dans la hutte pour se faire photographier avant qu'un soldat nous deloge de la'. Mais on a ete' repere' du haut d'un autre colline. Un jeune soldat en habits camouflage vert descend et nous sourit. On est soulage'. Il nous invite a' visiter le camp tout en haut de la colline mais nous demande de ne pas prendre de photos. Un jeune chiot nous accueille en fretillant la queue. 1 drapeau thai bien haut pour delimiter le territoire de celui du voisin, 4 huttes en bambous et feuilles seche'es, un rempart de sacs de sable face a' la Birmanie, une radio, un velomoteur, qq utensils de cuisine et c'est tout. Pas de commandos arme'e de AK47, en etat d'alerte permanente, a' l'affut de chaque mouvements dans la jungle sous mes yeux. Pas tout a' fait ce que je m'imaginais comme poste frontalier d’une region ou' les escarmouches entre les differentes factions etaient si frequentes. RENCONTRES Ce que j'apprecie le plus lorsque je depose ma petite valise pour qq semaines dans une ville est ce temps precieux que j'ai pour creer des contacts, nouer des liens avec ceux que je rencontre qui ne sont pas que de passage et les personnes que je cotoie presque tous les jours avec un “sawadee Ka” ou hochement de tete et un sourire: la proprietaire de ma guest house a' qui je dis bonsoir dans mon meilleur thai lorsque je la vois repasser le linge des clients. Je lui fais un clin d’oeil et jette un regarde vers son homme bien installe' devant la tele' - elle rigole car on s’est compris, la dame qui tient une buvette ou' je deguste un the' vert glace' delicieux en fin d'apres-midi qui me dit “reviens demain”, la vendeuse du tissu brode' que j'ai achete' l'autre jour me reconnait et me sourit lorsque je pase devant son magazin pour aller ecrire mes e-mails, la vendeuse de brochettes de poulet a' la sauce de cacahouetes et riz gluant qui m’a reconnu au marche’ et moi pas (J’etais embarasse’e) , la dame qui m’accueille avec bonne humeur et me prepare une delicieuse salade de papaye verte – elle se rappelle de ne pas y mettre de piment, les bonzes au temple qui m’observent du coin de l’oeil et lorsque je leur souris, sont embarrasse’s mais flatte’s et les moinillions qui disparaissent en rigolant quand ils me voient. Je suis comble'e par ce contact humain dans la simplicite' mais avec un coeur sincere. Il y a surtout Tong le coordinateur Shan de 25 ans qui s'occupe de nous: un visage harmonieux, un sourire a' faire fondre tous les glaciers du Groenland, des yeux qui laissent deviner une intelligence pleine de sensibilite' et sa facon d'exprimer des pense'es pures et profondes. Un etre cher dans un bel emballage, un don precieux pour tous ceux qui l'entourent. Il apprecie ma companie et moi la sienne. On se retrouve souvent pour discuter sur ce qui se passe a' cote': la question des mouvements nationalistes des ethnies en Birmanie. Son oncle, avec qui il avait traverse' les montagnes qui bordent les 2 pays, avait ete' enrolle' de force dans la milice du fameux Khun Sa lorsqu'il etait enfant. Cette milice d'enfants avait fait couler beaucoup d'encre a' l'epoque. Khun Sa faisait des razzias dans les villages Shan et "volait" les enfants et sur son parcours, laissait des meres en larmes car elles savaient qu'elles ne reverraient plus leurs fils. Effectivement, ces enfants mourraient lors des combats contre l'arme'e birmane ou succombaient a' la tentation de l'opium que leur procurait Khun Sa. A lui seul, il gerait la production d'heroine dans son fief cache' dans la jungle du triangle d'or ( 3/4 de la production mondiale) et son ecoulement qui finissait dans les veines des GI americains qui venaient se resourcer en Thailande. L'oncle de Tong, jeune combattant de la milice de Khun Sa a fini par mourir du Sida car lui aussi etait devenu accro a' l'heroine. Mon ami Tong avait pris la route de l'exil a' travers ces montagnes hostiles il y a 19 ans, avec son oncle et sa mere pour retrouver son pere. Mais il me dit, si c'etait a' refaire il suivrait un groupe de Shans et aurait ete' pris en charge par une ONG dans un des camps qui borde la frontiere. Il aurait recu alors une education et une preparation plus complete pour pouvoir faire face a' la vie hors du camp dans un pays comme l'Australie, la Nouvelle Zelande, le Canada ou les USA. 500 a' 700 refugie's quittent les camps pour ces pays pour refaire leur vie, loin du climat de guerre dans lequel ils ont vecu. Il pense qq fois de prendre le risque et retourner en Birmanie pour revenir en Thailande en tant que refugie' officiel parce que sa situation de personne sans papiers lui pese. C'est le dilemme de presque tous les réfugiés comme Tong. Apatride, il se heurte à la politique de non intégration du royaumes. Le choix de travail est limite' et lorsqu'il en trouve, il se confond dans la masse d'une main d'oeuvre sous-paye's employe' par des employeurs thais cupides. La plupart travaillent donc clandestinement dans l’agriculture, l’industrie du poisson, le bâtiment, les usines de textiles et les emplois domestiques. Il ne peut ni acquerir un petit commerce ni ouvrir un compte en banque. Ce mois n'a pas ete' un mois tres agreable a' vivre pour Tong. Sa petite amie lui a annonce' que ses parents (chinois) voyaient d'un mauvais oeil cette relation. Ils pensent que Tong n'est pas assez "bon" pour elle pour considerer une liaison de longue dure'e et le mariage. Tong n'etant pas thai et sans papiers, ne pourra donc jamais trouver un travail assez bien paye' pour entretenir leur fille bien-aime'e. Elle est plus age'e que Tong et le temps presse pour elle. Il etait triste certains soirs. Son collegue et ami Ton Yee avec lequel il aimait travailler a soudainement decide' de quitter l'orphelinat et de partir pour Chiang Mai apres une violente dispute avec le pere de Tong. Et puis, il y avait il y a eu la crise du riz.Tong, un matin, nous fait part de son anxiete' et nous demande si nous pouvons l'aider en achetant 3 sacs de riz pour les 50 enfants de l'orphelinat que son pere gere. Ce matin-la', les enfants n'etaient pas alle's a' l'ecole car ils avaient le ventre vide. Plus d'argent pour acheter du riz. On interroge Tong. Mais comment cela? Qu'a-t-il fait avec l'argent du riz qu'un riche anglais lui envoie tous les ans? En entendant cette histoire, on se regarde, les 2 volontaires et moi et decidons d'agir.Le lendemain, on court au marche' pour trouver 45kg x 3 de riz au meilleur prix. Difficile! On rentre dans un magazin tenu par une chinoisse dans la cinquantaine, des cheveux courts brosse’s comme un herisson. Nous demandons le prix d’un sac de 45 kg.. Plusieurs prix et qualite's de riz nous est propose'es. Du cher a' 40 euros qui baisse jusqu’ a' 18 euros les 45 kgs. On negocie vers le bas pour le riz le moins cher. On explique que c'est pour des enfants orphelins ou pauvres de refugie's dans la region. La vieille chinoise nous regarde, un petit sourire hypocrite sur les levres, et nous dit qu'elle ne peut baisser le prix que de 5%. Elle ne peut pas faire plus. Elle le regrette mais ne semble pas sincere. On recommence avec nos supplications mais rien a' faire. La radine reste insensible aux besoins des orphelins. On est degoute'. Entre-temps, je vais vite faire un tour dans le ventre du marche'. Au cas ou' j'en trouverai moins cher. Je me perds dans les dedales sombres du marche' ou' sont entasse's des fruits, des legumes, des sucreries, des biscuits secs, des produits de beaute's, du savon et produits de nettoyage, des piles de toutes les grandeurs, des ventilateurs, des bassines et autres recipients en plastic, des sandales, des t shirts. J’apercois une “femme girafe” qui se faufile entre les etales, habille’e en habit traditionel de pagne tisse’ et ses colliers en laitons qui lui serrent la gorge. Elle s’est peint les levres en rose qui detonne un peu avec le foulard jaune canarie qu’elle porte autour des cheveux releve’s. Je la suis pour pouvoir mieux la regarder mais avec distance et discretion. Elles sont rares celles qui sortent de leur village. Elles sont trop souvent devisage’es par les touristes comme si elles etaient des animaux de zoo. De grosses gouttes de sueur perlent mon front lorsque je tombe sur une vendeuse de riz mais qui s'avere encore plus cher. Penaude, je rebrousse chemin a' travers les couloirs etroits et sombres pour revenir chez la vieille chinoise. On decide d'acheter ces 3 sacs et on appelle le chauffeur du camion qui amene les enfants a' l'ecole. On arrive a' un cul de sac, au bord d'un champ de riz desseche' ou' les plus age's des orphelins nous attendent. On decharge les sacs qu'ils ont mis dans une charrette en metal. On les suit en traversant des champs de culture diverses et un bosquet a travers lequel j'appercois des habitations en bambou et bois mont'es sur pilotis que la pluie de la mousson et le vent auront vite fait de detruire. Tong m'explique que ce sont des refugie's Shan, infiltre's illegalement et qui se sont installe's et vivent ici discretement. Des chiens aboient lorsque notre caravane passe mais ne nous suivent pas. On arrive dans l'enceinte de l'orphelinat ou' nous sommes accueillis par 50 enfants qui nous attendaient. Ils pourront enfin manger un bol de riz et demain aller a' l'ecole jusqu'a' ce que le bienfaiteur anglais de l'orphelinat remplit a' nouveau la tire-lire en janvier, comme tous les ans. CAFE SALWEEN Cafe' convivial, tenue par Nang, une femme shan tres accueillante qui nous prepare des petits-dejeuners copieux et concocte des repas delicieux que ce soit shans, thailandais ou europeens. Son cafe' accueille beaucoup de voyageurs et qq d'employe's dans les ONG qui "travaillent" dans la region. J'y ai rencontre' des jeunes et des moins jeunes aux parcours de vie, convictions et aspirations diverses comme : - Holly, la jeune australienne qui parcourt le Cambodge et la Thailande pour trouver des orphelinats qu’elle voudrait aider en organisant une expo de photos a’ Melbourne. La vente de ces photos est reverse’e integralement aux orphelinats participants a’ ce projet. Elle a un bienfaiteur qui lui a donne’ 500 $, somme qu’elle a utilise’ pour acheter des petits appareils photo et le development des photos faites dans le village par les orphelins. J’ai achete’ une photo noir et blanc prise par Vibol, un jeune cambodgien de 14 ans: orphelin de parents morts du SIDA et lui aussi atteint de cette maladie qui n’en finit pas de faire des ravages parmi les plus demunis. - Un petit bout de femme dans la soixantaine, voyageuse et courageuse. Annick ne parle pas l'anglais et pourtant elle voyage a' travers l'Asie pendant plusieurs mois dans l'anne'e avec sa petite valise dans laquelle elle transporte tout ce qu'elle possede. Elle ne retourne en France qu'en ete' pour visiter ses enfants et ses amis. Elle prefere voyager que payer un loyer et rester en France. Sa petite pension ne lui permet pas les deux. - Un idealiste suedois qui vient plusieurs fois par ans et traverse la frontiere pour aider l'arme'e de liberation shan. Il parle le shan couramment. Ses bras sont tapisse's de tatouages lie's aux mouvements independantistes shan : le drapeau shan et " Union Democratic Front" qui est le nom d'une des milices shans qui se bat contre l'arme'e birmane pour etablir un etat independant shan don’t l'extreme partie a' l'est = le fameux triangle d'or. Il loue un gros tout-terrain pour transporter ce dont la milice a besoin en medicaments, nourriture, materiaux de construction mais doit justifier la raison pour laquelle il veut passer de l'autre cote' et doit demander prealablement la permission a' la prefecture de MHS car n'importe qui ne peut pas traverser la frontiere et entrer dans la zone de combat qui sevit a’ la frontier du nord de la Thailande. - Des curieux comme l'espagnol qui me raconte qu'il est ici pour prospecter la possibilite' de faire un documentaire dans un de ces camps de refugie's. Il est decu car c'est impossible sans la permission d'une agence gouvernementale a' Bankok. Il est evident qu'on ne rentre pas dans un camp de refugie's comme dans un moulin. Il decide alors de prendre sa moto et d'aller localiser par lui-mm ces camps discretement cache's pres de MHS mais loin de la route nationale. Un chemin terreux se presente a' lui et il l'emprunte pour qq km. A la sortie d'un virage, un poste frontalier se dresse devant lui et au loin une pancarte "Thai-Myamar" Border". 2 militaires au regard hargneux, qui de leur main font un geste qui veut dire, sans equivoque "rebroussez chemin, vous n'avez rien a' faire ici". Mon aventurier surpris fait marche arriere et retourne sur la route nationale en laissant un nuage de poussiere derriere lui. - Un couple d’aventureux qui traverse l'Asie en velo depuis la Nouvelle Zelande en passant par l'Australie, l'Indonesie, la Malaisie etc...pour arriver a' Londres a' temps pour les Jeux Olylpiques en 2012 - Un vieux hippy americain aux longs cheveux blancs, ancien veteran de la guerre du Vietnam. Il a decouvert la Thailande lors de ses permissions et est revenu qq anne'es plus tard pour s'y installer. Il semble avoir fume' un peu trop d'opium car il divague souvent, repete les mm histoires lors de ses visites dans notre cafe'. Il aime dispenser des conseils et nous faire savoir qu'il a des contacts importants dans cette ville qui l'aident pour ce qui concerne le renouvellement de ses visas. Il m'explique qu'avec qq milliers de baht tout est possible ici. Il aime raconter, qu'un beau jour il a decide' de quitter la US airforce parcequ'il ne supportait plus de pilonner des villages vietnamiens du haut de son F4 (?).Il nous a dit cela', froidement et sans etat-d'ame evidente. - Un misogyne norvegien marie' a' une thailandaise qui raconte a’ tous ceux qui veulent bien l’ecouter que les thailandaises sont sans vergognes.Avec une forte voix pour que toute l'assistance puisse l'entendre, il disait aussi qu’il n’etait pas dupe des manigances des "thai ladies" des bars de Pattaya experte dans l'art de se faire entretenir. Il ricanait lorsqu'il dit que ces belles prennent les les "hommes blancs" pour des portefeuilles sur pattes. Il se sentait fier d'avoir compris leur jeu de seduction et de flatteries qui vont droit au coeur de ces messieurs en manque d’amour. Elles sont aussi voleuses . Il nous dit avec une certain fierte’ que tous les soirs, il teste sa femme en mettant son porte-feuille bien en evidence sur la commode après avoir compte’ les billets et qu’il verifie des son reveil. D’apres lui, ells sont aussi menteuses et pour illustrer ce point, il nous raconte une anecdote. Un jour, il a entendu une femme, sur le palier de son parloir de massage, dire a’ son interlocuteur au telephone, : “ Hello darling, oui je vais bien, je suis chez ma mere au village, je pense a’ toi , oui je t’aime. Il ricanait. - un illumine' chretien qui cherche a' convertir les jeunes voyageurs dans une secte obscure appele’e Eckankar.
LE TEMPLE DU LAC
Un apres-midi, je me promenais dans le temple Shan qui domine le petit lac de la ville. C'est une batisse toute en bois dont le toit est decore' par de la dentelle en etain argente' qui scintille lorsque le soleil est au zenith. Je me dechausse et monte les marches pour me recueillir devant le Buddha. Un beau plancher de bois de teck fonce' et burine' par les milliers de genoux qui se sont prosterne's, s'etale devant moi. Un moine un peu grassouillet m'acueille avec un sourire edente'. Il se presente : mon nom est Akhram" et me demande le mien. Ma visite au temple lui procure un plaisir evident. Il me montre comment saluer le Buddha. On se met a' genoux tous les deux. On salue le Bouddha avec nos mains jointes en form de lotus. On se prosterne la tete touchant le plancher 3 fois et on se releve. Il me demande si je suis marie'e et je lui reponds que non. Un autre sourire edente' et d'une voix plutot aigue me dit que je devrais devenir nonne. Il me decrit dans son anglais moins que basic la robe que je devrais porter et avec un petit rire malicieux, me dit que je devrais aussi me raser la tete. Pour couronner le tout, il me dit que nous serons alors "frere et soeur". Il me fait visiter le reste du temple et me montre les belles images peintes sur verre qui raconte les moments symboliques de la vie du Buddha. Elles proviennent de la Birmanie. Elles sont arrive'es dans ce temple au debut du siecle passe'. Du coin de l'oeil, etandu sur un tapis bleu, a' gauche du Buddha, j'appercois un chat tigre'. Il dormait paisiblement, a' l'aise au frais comme chez lui…. Les véritables possessions du moine sont très réduites, et il doit considérer tout autre objet comme un prêt que lui fait l’Ordre. Il n’a que huit biens indispensables : - une toge du dessus à double épaisseur, pour la saison froide ou porté lors d’occasions formelles - un vêtement du dessus à simple épaisseur - un vêtement monastique utilisé comme sous-vêtement, enroulé autour de la taille - une ceinture pour le vêtement de dessous - un bol pour recueillir la nourriture - un rasoir - une aiguille (nécessaire à couture) pour réparer ses vêtements - un filtre à eau pour ôter les êtres vivants de son eau afin que ni lui ni eux ne soient blessés. Vers la fin de ma visite, il me passe autour de la poigne'e un bracelet orange tout en ce faisant murmure quelque benediction et me souhaite bonne sante' et bonheur. Je le salue avec un "wai" et un sourire et je me dirige vers le ficus ou' je dois retrouver Tong pour savourer les dernieres minutes dore'es d'un soleil couchant. Tong voudrait faire une retraite solitaire d'un mois dans la foret. Il se nourrira de ce qu'il trouvera ( plantes, racines, fruits, et qq fois de riz que des villageois genereux auraient depose's discretement a' ses pieds. Il n'aura qu'un bol pour mendier (mais qu'il fera rarement car il vivra en solitaire), un drap pour se coucher, un rasoir, une aiguille pour rapecier sa robe et une ombrelle pour la pluie et le soleil. Il devra faire face a' la faim et a' la soif, a' ses peurs des esprits malveillants, des animaux tels que le cobra et l'ours, les tigres ( il en existe encore qq uns ), des moustiques, des scorpions, des araigne'es etc.Il n'aura pas de maitres car il aura deja' acquis par une etude personelle des notions approfondies. Les heures seront consacre'es au recueillement dans le silence et dans la meditation afin d'acquerir une force interieure, developper la patience et travailler sur l'abolition de ses desirs.Il me parle de son desir de retraite en solitaire avant de se marier pour acquerir des merites pour sa mere qu'il aime profondement et qu'il veut heureuse car elle avait beaucoup souffert lors de sa vie commune avec le tyrannique pere de Tong. Maintenant elle vit a' Chiang Mai, marie'e a' un Thai qui la traite avec respect et qui l'aime. A l'occasion de l'anniversaire du roi, une cinquantaine de thailandaises venues specialement de BKK, lui ont dedie' 3 jours de vie monastique dans notre temple. Des banderoles jaunes canari ( la couleur royale ), ainsi que des fanions, des lampions, des pompons et des fleurs de la mm couleur decorent le temple pour l'occasion. Le portrait du roi plus grand que nature trone a' l'entre'e du temple. 4h du matin, un son de cloche, des chiens qui aboient dont un qui hurle. Je sors de ma chambre en robe de nuit, une couverture sur le dos et me dirige vers le lac. Les feux du temple m'offrent une vision feerique a' travers la brume cotonneuse qui l'enveloppe durant la saison fraiche. Une voix grave offre des benedictions, dispense des conseils, rassure, conseille et puis un chant devotionel, une melope'e aux sons repetitifs, presque lugubres en pali vient jusqu'a' moi. 6h du matin. Les prieres, la recitations des mantras, le sermon s'arretent comme par enchantement. Un silence pure s'etale sur l'eau du lac. Les femmes, tout en blanc se tiennent debout devant l'enceinte du temple comme des fantomes. Certains choisissent de se prosterner. Elles se courbent a' l'approche de la file silencieuse des bonzes. Leurs mains tendues font don de leurs offrandes. Les bonzes avancent, lentement, les yeux baisse's et tendent leur bols.
LOY KRATHONG Le premier dimanche que j'ai passe' a' MHS etait la fete de Loy Kaprong, fete d'origine hindoue, dedie'e a' la deese de l'eau durant laquelle les bouddhistes (et moi) allument des nacelles faites avec une rondelle de tronc de bananiers qui flotte, recouvert de ses feuilles et harmonieusement decore'e de fleurs, une bougie et 3 batons d'encens qu'ils lachent sur l'eau en faisant des voeux de bonheur, de bonne sante' et de richesse pour tous ceux qu'ils aiment et souhaitant que tout ce qui est negatif dans leur vie soit emporte' par l'eau. Cela' se passe des que la nuit est tombe'e et tres vite le lac scintille de mille feux. Dans la ferveur du moment, ils ont aussi lache' des lanternes blanches vers une lune perle'e bien pleine, au-dessus du temple. Des petards et un feu d'artifice recouvraient une musique gresillante d'influence chinoise alternant avec des chansons sentimentales thai qui peinait a' se faire entendre.
LE MARCHE DU SOIR Le soir, un fine brise raffraichit l'air. Comme tous les soirs, je jette un regard vers le haut de la montagne, et comme tous les soirs, je suis emerveille'e par les lumieres scintillante de la pagode qui semble suspendue a' la lune par un fil de plomb transparent. Autour du lac, assises en tailleur, a' mm le sol, des femmes Hmung au visage de lune et teint perle' etalent leurs sacs fabrique's a' partir de tissus tisse's sur des metiers en bois traditionels et brode's de fils rouges, jaunes, oranges et pompons pour la touche feminine. J'en voie quelquefois, sous la lumiere blafarde d'un lampadaire enfiler des perles swarowsky ou broder des graines d'un acacia sous lequel elles sont assise avec des doigts de fe'es pour qq bahts. Peu cher paye' ce travail manuel qui fait courber l'echine et rend presque aveugles ces femmes laborieuses et resigne'es. Elles ont souvent leurs enfants avec elles, un be'be' endormi au creux de leurs jambes croise'es ou porte' au sein. Elles sont habille'es traditionellement en pantalon en toile de coton fonce', a' bordure brode'es, franges perle'es et decorations de pieces metalliques sur la jaquette (tribue Hmong) ou un scapulaire de velours bleu fonce' sur une chemise colore'e et pantalon noir aussi en velours (tribue Liseu). Des femmes Karens sont en sarong et haut tisse' blanc pour les jeunes filles et fonce's pour les femmes marie'es. Elles sourient a' mon passage. Elle me reconaissent car je m'arrete souvent pour regarder leurs jolis sacs qui me tentent. Mais que faire? Je ne peux quand mm pas acheter un sac de chaque tribue. J'essaie les qq mots de thai que je connais. Je leur dit que je n'ai pas d'argent sur moi. Avec un sourire charmeur, elles pointent la banque de l'autre cote' de la rue. Je rigole et elles aussi. Des vendeurs de breloques, de Buddhas, de chaussettes, de jouets en plastic, de boites lacque'es de Birmanie, de friandises, de T shirts sont aussi installe's autour du lac. Des jeunes filles de Bankok, par groupes de 4, jean serre' et escarpins fins, deambulent langoureusement en sirotant un cafe' glace'. QQ touristes europeens charme'es par la vue des petites lumieres sur le lac et les lampions dans un ciel d'encre sourient. J'ai un petit creux. Je retrouve Tong, mon ami pour un repas du soir et on se dirige vers le parc ou' sont installe's des marchands ambulants qui concoctent des plats savoureux et surtout pas chers. Entre 30 cts et 2 frs, je me regale de: de soupe aux nouilles, emince's de porc et raviolesdes petits carre's de gateau de riz gluant caramelise's fondantdes crepes fines a' la creme de coco et lait evapore' delicieusesdes curry birmans tres piquants et riz gluant servi dans une feuille de bananierde la salade de papaye et cacahouetes, assaisonne'e de citron vert, sucre et dsauce de poisson que je connais biendu poisson et des cuisses de poulets fritsdes brochettes de bout de poulet a' la sauce de cacahouetesdes friandises a' la graine de sesame et carameldes fruits pele's, finement coupe'e et soigneusement emballe's dans une pochette en ( malheureusement ) plasticde pieds de cochons a' 5 parfums que mes papilles n'ont pas encore teste'.J’appercois un un jeune ladyboy en jeans serre’, taille basse et T shirt avec un coeur en paillettes qui recouvre ses seins a’ peine prononce’s. Il faisait des pirouettes devant son stand de beignets, un eventail a’ la main, ses longs cheveux qui lui couvraient les fesses tournoyaient autour de ses hanches. Il lancait des clins d’oeil coquins a’ un male europeen qui passait. Son spectacle de seducteur termine’, j’ai commande’ mon souper. Ne trouvant plus de place libre a' une petite table sur le gazon, je demande a' Apres mon repas, discretement, je ramasse ce que les autres ont laisse' dans leurs assiettes et je remplis mon sac en plastic d'os de poulet, de restes de poisson, de bout de gras de porc et du riz que je distribue aux chiens couche's sur mon chemin vers ma guesthouse.
ARRIVEE A MAE HUNG SON6 heures entasse'e a' l'arriere d' un minibus comme une sardine portugaise entre un gros thai ( ce qui est peu commun ) et une femme de la tribue Hmong. J'ai subi les 1684 virages, sur une route sinuante de 240km (6 heures) a' travers une region montagneuse, qui relie Chiang Mai a' cette petite ville du nord de la Thailande situe'e a' 30 km, a' vol d'oiseau, de la frontiee birmane. Une nause'e permanente m'accompagnait tout le long. Qelle joie j'ai resenti lorsque le premier panneau indiquant Mae Hung Son m' est apparut et puis plus loin, une jolie avenue borde'e d'arbres et des parterres fleuris. Je suis depose' par Tong a' mon auberge (guesthouse) . Un jeune homme effemine'e mais plein de sourires se precipite a' ma rencontre pour me montrer ma chambre. 2 matelas comfortables a' mm le sol, un ventilateur silencieux et 1 salle de douche avec eau chaude. C'est le confort. Je deballe mes qq habits, prends une douche et je m'etends pour calmer le haut le coeur qui ne se dissipe pas. MHS est bien loin de la capitale de par sa distance et par sa population. Seulement une petite partie de la population est thai. La majorite' est Shan. Ayant fui leur pays, les Shans sont de fait devenus apatrides, car ils ne sont plus Birmans et la Thailande ne leur accorde pas des papiers d'identite' thailandais. Ils ne peuvent donc pas quitter la province sans permission. En venant ici, nous avons ete' stoppe's 2 fois par l'arme'e qui verifiait s'il y avait des personnes d'une tribue parmi nous dans notre bus. Du fait de leur illegalite' , ils ne peuvent pas acheter un lopin de terre pour y faire de la culture. Mais vite, ils trouvent un bosquet en bordure d'un champ de riz, d'une riviere dans lequel ils montent un abri de fortune pour se proteger de la pluie, du soleil, pour y dormir et caser leur maigres possessions. Et mener discretement leur vie, sans peur de dangers qu'ils ont fui mais la pauvrete' restera colle' a' leur peau. Malgre' les difficulte's a' surmonter, ils choisissent de ne pas vivre dans les camps de refugie'es et preferent s'installer dans des villages autour de MHS et de pourvoir a' leur besoin sans l'aide des organisations internationales. Il existe un reseau d'entre-aide entre les nouveaux refugie's et les anciens qui sont arrive's il y a 20 ans comme mon ami Tong. Les Shans proprietaires de qq petites guesthouses et cafe's engagent d'autres Shans dans leur petit commerce. Outre les Shans, des fonctionnaires gouvernementaux et soldats de la force frontaliere thais, mise en place pour surveiller les routes ( immigrants illegaux et drogue) reliant MHS a' d'autres villes, des commercants chinois et qq touristes aventureux donnent vie a' MHS, appele'e "Ville aux 3 brumes". Depuis que je suis arrive' a' MHS, j'ai comme le sentiment d'avoir quitte'e la Thailande. Je ne retrouve pas ici les elements que j'identifie avec la culture thai que j'ai connu dans l'est du pays comme par example: - la petite maison des esprits des ancetres au devant de chaque habitation - le port du sarong de soie - le calendrier a' l'effigie du roi au dessus de la tv - le wai respectueux a' tout un chacun - la nourriture est plus birmane que thai avec ses curry epais et piquants - le drapeau Thai au-devant de chaque maison - l'hymne national lache' par des haut-parleurs au son gresillant a' travers la ville a' 8 heures du matin et 6 heures du soir - le port de la chemise jaune ( la couleur du roi ) le lundi ( il est ne' un lundi ) - la langue thai n'est pas la langue commune des habitants d'ici - meme les chats ne sont plus siamois mais ....birmans
LE MATIN Le matin, je suis reveille' par le crepitement de grains de riz verse's dans une casserole en alu qui provient de la maison adjacente a' ma chambre, un doux murmure d'une voix d'enfant, un chien aboie et un coq lui repond, des roucoulements de pigeons, une gorge seche racle, une porte claque et le bruit aggressif d'un tuyeau d'echappement et par Kin, le ladyboy qui chante de sa voix d'eunuque le refrain d'une chanson pop thai qui braille de son telephone portable en balaillant allegrement la terrasse. Un apres-midi je l'ai surpris adosse' au petit muret de ma terasse en train de s'epiler les 3 poils qui pendaient de son menton. Il est adorable, gracieux et perpetuellement souriant. En faisant un brin de causette, on observait des missionaires d'une secte obscure ( peut-etre mormons) qui logeaient chez nous. 3 femmes en robes longues, un fichu sur la tete et dans leurs bras des bebe's d’ici. Je trouvais cela' curieux surtout que les bebe's n'etaient evidement pas les leurs d'une part et d' autre part, que les trois femmes addressaient un jeune homme blanc present "daddy ". J'en avais alors deduit qu'il etait polygame et les enfants avaient du etre adopte's ou' emprunte' a' des familles karens pauvres. C'est alors que Kin me raconte avec un rictus que ces “gens” vont dans les villages pauvres, construisent de grandes batisses (eglises) et incitent les meres Hmong ou Karens a' leur laisser leur bebe's en leur promettant de les nourrir, de les soigner etc...Ces familles pauvres recoivent de l'argent si elles viennent a' l'eglise et subissent (mes mots) la conversion vers un christianisme austere et oppose' aux croyances animistes qui persistent a' exister sur les flancs des montagnes ou' je me trouve. Je voyais bien que le timide Kin n'approuve pas ses methodes et la facon dont l'eglise chretienne achete une conversion avec de l'argent ( appele'e ici "rice conversion"). Dans un anglais moins que rudimentaire et avec une grimace qui en disait long, il m'explique que ces chretiens n'ont que le mot "good" pour ce qui est propre a' leur religion et "bad" pour tout ce qui compose les traditions de ces peuples: le culte des ancetres, la croyance aux esprits bienviellants et autres, les rites de la fertilite' et de la mort, les superstitions, l'usage des plantes guerrisseuses sont les elements animistes dont les missionaires protestants veulent faire table rase. Seule la Bible doit servir de reference. Je prends une douche et je traverse la rue encore tranquille pour prendre un petit-dejeuner en face chez Nang qui tient un cafe' ou' je passe souvent faire un brin de causette et embrasser son adorable fille d'1 an Poy avec sa petite bouche en coeur, An la jeune fille Shan qui me sert le petit dejeuner et me confie que Tong est mignon ( lui aussi la trouve adorable), ses 2 chiens biens nourris m'acueillent et je fais un calin au gros matou qui se prelasse sur son coussin prefere'. Je commande mes 2 tartines fait maison et une tasse de the' au jasmin que je deguste tranquillement en discutant avec la proprietaire. Je fais un bisou a' son bebe' endormi dans son hamac et je file retrouver Tong.
Perche sur la montagne qui surplomb la petite ville et son petit lac recouvert de fleurs de lotus, un temple a' la stupa dore'e m'offre la presence reconfortante du Buddha. Le matin, il est a' peine visible, cache' par une brume fine que le soleil dissipera bientot. L”ECOLE DU TEMPLE KAW KAW Pendant 6 semaines je serais la prof d'anglais dans une ecole d'un temple bouddhiste. Je suis un peu anxieuse car il faut que je respecte qq regles: ne pas toucher un moine mm s'il n'a que 10 ans ( lorsque je dois lui donner qq chose, je place l'objet sur la table qu'il reprend ), je dois les saluer respectueusement en faisant le "wai" (mains jointes, doigts touchant le bout du nez et tete baisse), et pas de chansons. A 13 heures, lorsque j'arrive, le son grave d'un gong resonne dans l'espace du temple. Il appelle les bonzes a' la salaa pour chanter en pali les louanges du Buddha en la presence d'un vieil abbe' austere. Les sons graves et peu melodieux dans un rythme monotonique presque hypnotique s'evade de la salaa. Ils resortent a' la queue leu-leu et se dirigent vers les classes. Bon, je me sens prete. Des moinillons boutonneux me regardent les yeux ronds de curiosite' lorsque je rentre dans la classe pour la premiere fois. Ils m'avaient deja' apercu du haut du balcon assis sur la balusrade. Ils n'ont pas l'habitude d'etre en presence de femmes et moins encore d'une "farang" ( une blanche) car peu de volontaires viennent enseigner au temple. Dans les ecoles laiques thais, les eleves se levent des que le prof fait son entre'e mais pas ici. Les moines et mm les novices restent bien assis ou plutot en tailleur sur leur chaises etroites. Je fais mon plus respectueux "wai", me presente en articulant bien. Le prof Karen se tient pres de moi en se tortillant les mains. Il se demande comment cela' va se passer. Il est timide et a peur de faire des fautes en anglais lorsqu'il me parle, souvent a' voix basse. Je dois presque lire sur ses levres ce qu'il me communique. Il enseigne strictement les regles de grammaire mais moi je prefere leur inculquer des mots de vocabulaire en leur faisant la conversation. Il a toujours pose' sur le bureau un verre d'eau fraiche pour mon gosier desseche' apres avoir repete' les mm mots avec lesquels ils ont des difficulte's comme: rice, novice, province, science, river, lips...en fait les sons S et L, R qu'ils invertissent pour une raison mysterieuse. Ils sont tous en robe orange, ceintre' par un sash jaune, une epaule denudée qui souvent laisse apercevoir un petit teton. Sur leurs epaules et leurs bras, d'une encre verte, des mantras bouddhistes et d'amulettes protectrices contre la maladie, la mauvaise fortune sont tatoue's. Les petits bonzes novices sont pour la plupart shans dont les familles ont fui la Birmanie pour se refugier ici a' MHS pour raisons economiques et les persecutions. Les plus demunis sont accueillis dans les temples de la ville et recoivent un habit orange, sont nourris, loge's et scholarise's: une education auquel ils n'ont pas eu acces lorsqu'ils habitaient de l'autre cote'. La-bas, il faut debourser pour apprendre a' lire et a' compter. Les instituteurs mal remunere's exigent de l'argent pour l'usage de l'electricite', de la chaise et de la table, des livres et les cahiers, les feuilles d'examens (et plus si on veut aussi les reponses) qui s'ajoutent aux frais d'inscription (eleve's pour la majorite' des birmans).
J'appercois souvent des bouts de tissus saffran qui depassent d'un mur ou derriere une porte entrebaille'e comme tire' par un fil transparent. Ce sont les petits moinillions qui discretement s'isolent pour reajuster les 3 metres de tissus qui doivent couvrir leur corps comme prescrit. Sans boutons ni epingles c'est un art qui s'acquiert avec les anne'es. Ils deroulent leur robe jusqu'a' la limite de l'exposition et s'enroulent a' nouveau en s'appliquant a' faire 3 jolis plis devant et derriere. Le tout tenu en place avec un bout de tissus jaune canarie ceintre' autour de leur corps fluets. Petites anecdotes: un des moines de 16 ans dit que je suis jolie en thai au prof. un autre, pour me provoquer me dit lorsque je lui demande ce qu'il a dans son sac:"une cigarette" suivi d'un sourir malicieuxils ont adore' lorsque je leur ai demande' qu'elle etait leur equipe de foot prefere'. Ils ont tous crie' en mm temps "Manchester United". La lecon d'anglais n'est pas toujours suivi avec autant d'enthousiasme. Cette exuberance me surprend un peu. entre 2 lessons, j'entends des sons aigus d'une chanteuse thai d'un portable d'un petit bonze , cache' par un petit mur ils recoivent qq fois des sous s'ils se levent tot pour la quete matinale a' 5h du matin ou lors de ceremonies funeraires auxquels ils sont qq fois invite's.Ils aiment les depenser chez un marchand ambulant qui vient tous les apres-midi vers 2h vendre des fruits, des boissons, des gateaux aux couleurs des plus artificiels que les enfants thai adorent. Je les ai surpris qq fois, sous pretexte d'aller faire pipi, devaler les escaliers pour aller acheter une friandise. Ils sont tres malicieux ces petits.Le temple exige des moines novice de suivre 130 et quelques regles qui seront plus nombreuses une fois consacre' moine (227). Une fois, leur education termine', vers l'age de 18 ans, bien souvent ils retournent a' la vie civile. Quelques regles: - ne pas voler - ne pas tuer un etre vivant (mm les moustiques) - ne pas mentir - ne pas dormir sur un matelas comfortable ni s'assoir sur une chaise eleve'e - ne pas avoir de rapports sexuels - ne pas accepter de grosses sommes d'argent - ne pas manger apres midi - ne pas porter de montre, de chapeau ni de chaussures - ne pas se parfumer ni porter des accessoirs pour s'embellir - ne pas boire de boissons alcoolise'es ni de consommer des produits intoxiquants - ne pas chanter, danser ou jouer un instrument de musique
"Cours de conduite pour les novices-moines un peu trop "pink" est le titre d'un article que j'ai lu dans le Bankok Times. La conduite jugée inappropriée de certains moines novices a motivé un moine à mettre en place des cours de bonne conduite. Ce dernier s’inquiète de voir certains moines utiliser des produits cosmétiques, porter des sacs à main rose, réajuster leur robe pour être "à la mode", ou même d’avoir des relations sexuelles dans les dortoirs, ce qui peut leur valoir d’être défroqués. Ce cours devrait enseigner aux novices les comportements adéquats, et pourrait même "prévenir certaines expressions de l’homosexualité". Si ce cours est un succès, il sera introduit dans d’autres temples à travers le royaume.
Apres ma premiere lecon d'anglais, je vais m'assoir sur un banc, face au lac parseme' de fleurs de lotus. J'etais remplie de douces reveries. Le crepuscule couvrait d'or la pagode de style birman de l'autre cote' du lac. Une fine voix melodieuse me parvint. Une certaine tristesse dans les sons d'un instrument que j'entendais pour la premiere fois. Un trio Karen chantait des ballades melancoliques qui rappellent leur terre dont ils sont exile's. Silencieusement, 4 jeunes moines passent derriere moi. Leurs robes saffran gracieusement enroule'es autour de leur corps, les epaules couvertes, le pas regulier, le regard vers le bas, ils se dirigent vers le temple du lac. Malheureusement, ce moment de poesie fut entache' par le bruit d'un monstre aerien qui survole la frontiere comme tous les fins d'apres-midi.
LES REFUGIES Le vrombissement d'un helicoptere de l'armee'e thai me sort de la lethargie d'un apres-midi indolent. Ils surveillent leurs alle'es et venues des milices nationalistes Shans et Karens qui viennent se refugier dans le no-man's land entre les 2 pays lorsque les combats avec l'arme'e birmanaise s'intensifient. Depuis les années 80, ils ont bénéficié d’une politique conciliante de la Thaïlande qui ont laisse’ les rébellions installer leurs bases arrière sur son territoire, fermant les yeux sur leur approvisionnement en armes contre bois de tek, métaux et pierres précieuses. L'économie Karen repose essentiellement sur l'exportation de bois rares (teck, antimoine, étain, jade et rubis). L'exploitation des forêts karens s’est toujours faite dans le souci de préserver le patrimoine écologique: pour chaque arbre coupé, un arbre soit planté. Cette gestion mesurée des ressources forestières a préservé jusqu'alors les montagnes karens de la déforestation. Ces forêts de tecks sont d'ailleurs l'enjeu de combats, les birmans n'hésitant pas à lancer des expéditions qui détruisent les jeunes pousses et pillent les réserves pour asphyxier l'économie Karen. Les insurgés Shan, eux, tirent leurs ressources du trafic de l'opium situé dans le Triangle d'or. Plusieurs milices shans se battent pour proteger cette region du nord qu'ils considerent la leur ( promise par la Grande Bretagne pour leur aide dans les combats contre les Japonais ). A la différence des ethnies du « triangle d’or », les Karens ne tirent aucun profit de la drogue, qu’ils ont toujours refusé de produire, et dont ils punissent très sévèrement la détention. Avec beaucoup de courage, les Karens traversent la foret vierge dense qui recouvre ces massifs montagneux bordant les 2 pays. Hommes, femmes et enfants affrontent la peur pour fuire les moyens repressifs et sanguinaires tels que la birmanisation, l 'emprisonnement arbitraire, la prostitution force'e, les mines dans les champs de riz que les militaires posent pour empêcher les paysans de s'y installer, le viol de leur femmes, la mise a' feu des villages. Ils veulent faire disparaitre ou evacuer de force ces tribues de leur territoire. La junte militaire impose aussi le travail force' et non paye' dans des chantiers de construction telle que la pipe-line Total qui va du nord de la Birmanie jusqu'au sud. On les oblige à construire des routes sans être payés, on leur fait porter des cargaisons de munitions et d’armes et, parfois, on les tue. On ne tente même pas de cacher les massacres au reste de la population : c’est une tactique pour forcer ce peuple à se soumettre ou à courir se réfugier en Thaïlande. Ils sont les victimes d'un nettoyage ethnique en bonne et due forme qui derriere ses hautes montagnes, loin des yeux du monde est en vigueur depuis qq anne'es. Les refugie's civils, qui sont aujourd’hui plus de 1.7 millions vivent le long de la frontière thaïlandaise, distribue’s en 9 camps discrets eparpille's sur les plateaux entre les 2 pays sous les auspices de plusieurs organisations internationales autour de MHS et de Mae Sot, plus au sud. Certains camps se distinguent par leur isolement et par la difficulte' d’accès pour les travailleurs de l’aide humanitaire. Les conditions de vie y sont absolument déplorables car certains sont extrêmement surpeuplés. Les habitations des réfugiés sont construites à flanc de collines escarpées où il existe un véritable danger de glissement de terrain. Le manque d’installations sanitaires et de canalisations d’eau donne lieu à une situation où les risques pour la santé publique sont endémiques. Le HCR a accepté que des réfugiés soient déplacés de ces camps vers le Canada. Parmi les autres pays qui ont répondu à l’appel du HCR de réinstaller des réfugiés birmans, on compte les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Les refugie's qui ont acquis des competences dans le medical, l'administratif ou dans l'education et parlent bien l'anglais sont les premiers a quitter les camps et reconstruire leur vie dans ces pays d'accueil, s'ils le souhaitent. Malheureusement, les camps se voient ainsi drainer de personnes qualifie'es qui contribuent a' sa bonne administration dans divers secteurs. J'ai discute' avec une australienne qui a passe' 6 mois illegalement en sautant une cloture pour atterir dans un camp pres de Mae Sot. . Elle m'a dit que le risque d'epidemies plane dans l'athmosphere des camps. La tuberculose est souvent evoque'e et bien sur le SIDA. Il y a les problemes de la promiscuite' qui est effrayante et l'oisivete’ qui mene beaucoup de jeunes a' commettre des petits crimes et s'adonner a' la drogue. Pourvue par qui? je ne sais pas. Probablement avec l'aide de la police des camps. Elle m'a aussi dit qu'il y a des cas de viol de la part de cette police infame qu'aucune authorite' semble surveiller.Une ecole sur une petite montagne l'a heberge'e ou' elle a enseigne' l'anglais a' des petits karens. La police des camps ne l'a jamais soupconne' d'etre entre'e sans permission. Mais elle a ajoute' qu'elle ne s'aventurait pas beaucoup vers le coeur du camp qu'une police speciale des camps, surveille. Beacoup de refugie's sortent illegalement soit pour travailler dans la petite ville et gagner qq bahts ou pour se distraire sur une console video ou chatter sur internet .En sortant du camp, un chemin terreux vers la droite mene a' un autre camp un peu plus loin tandis que celui sur la gauche mene vers la petite ville.Avec un billet de 500 bahts dans la main d'un garde, un refugie' peut passer "inappercu" devant cette police corrompue jusqu'aux os pour sortir du camp, ce qui est defendu. Le gouvernement thai veut empecher que ces refugie's se deversent dans les environs. Il ne tient pas a' faciliter l'integration de cette masse de main d'oeuvre bon marche' et souvent mieux eduque'e que les habitants thais de la ville proche des camps . En fait, depuis qq temps, le gouvernement thai encourage les refugie's a' rentrer dans leur pays en les assurant (faussement) que les regions d'ou' ils viennent a ete' securise'es et demine'es. Ce qui a ete' dementi par les Karens encore en Birmanie. J’ai aussi appris que depuis 5 ans, la Thailande ne veut plus d'etrangers - volontaires ou pas- dans ces camps car elle a peur des allegations de mauvaise gerance et de corruption qui pourraient se rependre. J'ai ressentie cela' en parlant avec des personnes implique'es directement dans des actions d'aide pour les refugie's. Prudentes de trop devoiler, elles parlent peu et ne donnent jamais leur avis personnel. Le risque est de subir les reprisailles du gouvernement thai qui l'inflige a' ceux qui en disent trop. Comme la jeune volontaire hollandaise qui un jour avait raconte' ce qui se passait dans les camps et fut deporte' illico presto le lendemain vers son pays d'origine. Mais je me pose la question: que savent les institutions internationales qui s'occupent du bien-etre et du respect de chaque refugie' tel que UNHCR, IRS, CICR, IOM etc... Ne remarquent-ils rien ou ont -ils un baillon sur la bouche impose' par le gouvernement thai? Je parcours le net pour en savoir plus sur les ONG qui administrent ces camps mais rien ne transparait. Que des documents officiels qui parlent plus de leurs objectifs que ce qui s'accomplit vraiment.Tout cela' montre bien que tout n'est pas parfait dans ce bas monde et encore moins dans les camps et que les ONG preferent fermer les yeux sur ce qui se passent dans ces camps. J'ai rencontre' une autre australienne Vanessa qui elle aussi enseigne l'anglais mais dans un village tout pres du camp de NaiSoi. Elle etait tres reticente de reveler ou' elle enseignait. En peu de mots, elle me fait comprendre qu'elle avait ete' instruite de ne rien dire. Au fil des rencontres, j'ai appris qu'elle enseignait dans une ecole rudimentaire d' un village a' proximite d'un camp ou' des jeunes de 20 ans sortent illegalement qq heures pour apprendre l'anglais. Mais au fur et a' mesure de nos conversations, j'ai fini par comprendre que son travail comportait aussi la transcriptions en anglais de karens qui retournent clandestinement en Birmanie et rapportent leurs observations a' l'ONG qui les emploie. Je l'ai entendu mentioner discretement le nom de Thai-Burma Border Consortium (TBBC) . A l'origine de ce consortium ( 1985) est un adventiste et aujourd'hui ce sont, pour la plupart des organisations caritatives chretiennes de plusieurs pays europeens et les USA.
VIREE EN MOTO VERS LE CAMP DE REFUGIES DE NAI SOI On decide donc d’aller voir de plus pres ce camp. On me previent que je ne pourrais pas entrer sans la permission d’un organe du gouvernement thai qui s’occupe dela gerance des camps. ( qu’ils appellent “shelter” ce qui veut dire abri dans le sens de protection). Je convainc Tong de nous accompagner mais je sens une petite reticence. Il a peur des check points de l’arme’e qui arretent les vehicules pour verifier les papiers des non-thais comme Tong. Il nous accompagne quand mm car il a peur pour notre securite’. Depuis MHS une route asphalte’ nous mene a’ travers une valle’e verdoyante: beaucoup de bananiers, de palmiers et des petits champs de riz sur les qq m2 de terre au fond des valle'es. Une jungle epaisse sur les flancs des montagnes bordent notre route. On depasse 2 bonzes errants en robes moutarde ( couleur prefere' des bonzes de la foret et ceux qui errent jusqu'a' la saison des pluies), leur crane au crane burine' par le soleil portant pour seule possession au bout de leur bras leur bols et une ombrelle pour se proteger du soleil et de la pluie peinait sur la monte'e. On arrive au village karen de Nai Soi qui est a 5km de la frontiere thai-birmane. Des maisons en bois de teck noircies par le temps bordent la route. On s’arrete pour demander le chemin vers le camps a’ des enfants en velo. Ils ne comprennent pas le thai, ni le shan mais on decide de suivre la route et puis on verra. Sur un monticule, une batisse en dure, peinte en blanc avec sa croix qui perce le ciel nous tombe presque dessus. Elle domine le petit village. Je me sens mal a’ l’aise quand je vois la determination avec laquelle les missions protestantes convertissent ces peuples animistes et bouddhistes ( qui sont plus recalcitrants a' la conversion ). Les missions et certaines sectes comme les mormons et les adventistes sont tres actives dans ces villages pauvres et recule's. A la sortie du village, la route asphalte’ se transforme en poussiere et rocaille. J’ai un peu de mal sur ce terrain poussiereux et pentu car il faut eviter de freiner alors je m’engage prudement sur le versant de la colline que nous devons franchir. Au fond de la valle’e, une clairiere, une barriere et un panneau en travers “no entry” nous accueille. On est arrive’ dans un cul de sac: un poste de garde flanque’ de 2 drapeaux thais et surveille’ par 2 jeunes militaires, une grande pancarte avec le nom du camp et une buvette, tenue par une femme karen. Elle nous vend une bouteille d’eau pour lubrifier nos gosiers desseche’s. Aucune activite’ autour de ce poste si ce n’est un couple de jeunes hommes dont un a la bouche ensanglante’ par le betel qui s’approche du garde en tenue militaire. Il discute et puis fait signe a’ son copain et passe la barriere.Au dela’ de cette barriere 15 000 refugie’s essaient de reconstruire leur vie dans ce camp entoure’ de montagnes et cache’ par la jungle envahissante. A gauche de cette barriere, et faisant partie du camp d'a' cote', s'etend un village de femmes "girafes" que nous refusont de visiter. Les Padaungs Karens dont les femmes sont appele'es femmes "girafes" a' cause de leur tradition qui consiste à allonger le cou des petites filles progressivement avec des anneaux posés chaque année. La raison reste mystérieuse. Pour certains, cela aurait initialement protégé les jeunes filles et les femmes, restées à la maison pendant que les hommes étaient partis à la chasse, contre les attaques des tigres qui s’en prennent en premier lieu au cou de leurs victimes. Pour d’autres, cela aurait été un moyen employé par les Padaungs pour protéger leur or qui, posé sur le cou des femmes, ne pouvait ainsi être volé. Elle pourrait également ecouler d’une superstition et constituerait une protection contre la mauvaise fortune Au fil des ans, de moins en moins de femmes choisissent de subir cette tradition barbare. Cette coutume a été interdite par décret en Birmanie, mais elle est parfaitement tolérée en Thaïlande. Je dirais mm encourage'e. Les femmes "girafes" ont ete' acueillis avec plus d'enthousiasme sur le territoire thailandais que leurs cousines karens car elles representent une manne financiere issue du tourisme pour le gouvernement thai et le KNPP (milice nationaliste karen qui se bat pour l'independance du pays Karen en Birmanie). La Thailande leur a occtroye' des terres pour y installer leur villages. Elles passent leur journe'es assises dans des huttes a' tisser et se faire photographier par les touristes. Elles ne sortent que rarement de leur villages. Les 250 bahts qu'ils percoivent des touristes servent a' payer leur salaire et a' financer le mouvement KNPP.A l'entre'e du village, est affiche'e une carte detaille'e de la Birmanie dont la partie thailandaise est en blanc, vide , comme si elle n'existait pas. Je suis surprise car apres tout ces camps sont bien sur territoire thai! On est un peu penaud car on pensait pouvoir observer des alle’es et venues de l’exterieur. On reprend nos velomoteurs et nous rentrons. Le soleil entre-temps a rougi les champs, une fine brise qui nous depoussette s’est leve’e.
BALADES A MOTO DANS LES ENVIRONS Hmong, Liseu, Karen, Lahu sont les tribues des montagnes que l’on peut rencontrer lors des balades a’ moto ou trecks. Ils ne connaissent pas les fronieres impose'es par les gouvernements.Ils sont semi-nomades et vivent dans des villages eparpille's sur les flancs des massifs montagneux qui s'etendent du Laos jusqu'en Birmanie en passant par la Thailande et le long des rivieres. Ils y cultivent le riz sur ces petits lopins de terre.Lorsque leurs terres peu fertiles ne donnent plus assez pour nourrir la communaute, ils s'installent sur un autre flanc de montagne.Ils cultivent aussi le pavot qui fait partie de leur pharmacope'e traditionnelle. Ils vivent dans des huttes sur pilotis construites en teck et bamboo, des feuilles seche'es forment la toiture, excercice qui doit etre renouvele' tous les ans.Ils ne viennent en ville que pour vendre leur recoltes et leur artisanat ( tissage traditionel sur metier et broderies sur vetements ) que je vois etale' au marche' lors de ma balade nocturne. Un matin, nous sommes partis a' la decouverte de ce qui se cachait derriere la brume matinale en direction de la frontiere thai-birmane. QQ km de routes asphalte'es et puis une route en terre rougeatre et pentu, parseme' de virages nous amenent vers un village Karen pauvre, cache' dans une petite valle'e etroite. Je vois un mahout sur son elephant qui avance lentement le long du flanc de la colline oppose’e. Il se dirige vers l'interieur de la foret. On s’arrete devant une bicoque en bois ou' une femme se laisse bercer dans son hamac. Elle sursaute lorsqu'elle nous appercoit et ne veut pas se laisser photographier car elle ne se trouve pas belle. Elle eclate de rire. Je m'eloigne un peu du groupe qui s'est assemble'e autour de la "star" du village. Un peu plus loin, un chien pose son museau dans une marmite en fonte qui fumait. Il se fait chasser. Du linge suspendu sur un fil entre 2 cocotiers, une machine a' laver sous un toit de canisse. Un fil electrique tendu d'arbres en arbres, une parabole, une antenne et une boite d'emballage LG revele l'existence d'une tele'qui doit surement troner a l'interieure de la structure en bois. Des enfants nous devisagent, etonne's et des vieilles femmes habille’es en pagne tisse’et brode’s s’arretent pour observer les 4 motards sur leur engins bruyants et puants. Elles n’ont pas un regard indulgent envers nos cameras bien que nous leur demandons la permission. On continue notre chemin sous un ciel bleu vif et une chaleur seche qui monte. Personne sur la route qui longe la riviere Pai. On traverse un autre village. D’un petit monastere shan en bois, 3 jeunes bonzes, torses nus (chose rare) me saluent avec un joli sourire. Tristement un vieil homme dont le pied droit n’est qu’un moignon traine sa jambe. Un cas de polio comme on en voit encore par ici. Il fait au moins 30 * mais il porte un bonnet de laine. On traverse a' pieds un long pont etroit en bamboo tremblotant sous nos poids au-dessus de la riviere Pai. Le chemin s'engouffre dans la jungle plein de serpents. Je rebrousse chemin et j'attends mes companions assise a' l'ombre d'un acacia. 3 cerberes pales sortent des buissons mais n'osent pas m'approcher. Ils m'observent, la queue leve', en etat d'alerte. Ils n'ont pas l'habitude de "farangs" ( hommes blancs ) par ici. Je sursaute. A la sortie du virage d'un chemin poussiereux qui serpente vers le bas de la colline, un paysan en habits de camouflage vert m'apparait. Je confond sa scie dans son dos pour un fusil. je suis un peu sur mes nerfs, si pres de la frontiere et seule. On reprend la route pour finir dans un cul de sac. Une clairiere avec des echoppes de nourriture et de boissons. 2 petits garcon et une fille tenant dans la main une lampe torche nous demandent de leur petite voix si on voudrait visiter la grotte un peu plus haut. A' la queue leu leu, on les suit et on monte vers la colline. On arrive a' un petit temple en bois fonce' niche' dans le feuillage de la jungle. C’est un lieu propice pour une retraite ou’ les heures coulent dans la meditation et la reflexion. Ici pas de musique ni de distractions visuelles. Cet endroit plait a’ Tong qui voudrait faire une retraite d’un mois dans un monastere de la foret comme celui-ci. Un jeune bonze solitaire ramasse des feuilles mortes autour du temple ou il vit seul. Il avait le dos et les avant bras tatoue's de signes protecteurs et ecritures bouddhistes, mantras qui est une tradition chez beaucoup de bonzes shans. Tatouages porte’s comme des amulettes ( pour se proteger de la mauvaise fortune, de la maladie et des animaux sauvages) que j'ai aussi appercu sur des villageois shans qui ont traverse’ la jungle pour arriver sain et sauf en Thailande . On salue le bonze et on continue notre monte’e qui mene vers la grotte. A l'entre'e, un ermite en platre de style hindou, occupe les lieux, des bougies, des fleurs, un paquet de cigarette et une bouteille d’eau lui sont offert par les habitants du village. Les enfants penetrent dans la cavite' sombre et humide et nous illuminent le plafond calcaire et une statue de Buddha dans une niche tout au fond. Pour y acceder on doit ramper a' genoux.On redescend vers le village et la clairiere. Je vois une caserne ou plutot une hutte militaire surplombant la place, a’ partir duquel qq soldats surveillent les alle’e et venues des villageois car nous sommes a’ qq metres de la frontiere. Un soldat assis sur la colline m'observe. Son oeil de lynx appercoit ma camera pourtant miniscule et me fait signe de le ranger. Une autre vire'e nous a mene'e vers le nord pour visiter un village chinois. Une route asphalte’e serpente le long des flancs de la montagnes. L’ombre des arbres nous procure de la fraicheur. QQ rizieres desseche’es brunies par le soleil et peu d’habitations. Nos motos ont du mal a’ grimper la cote. Je prends mon temps, je savoure la sensations d’etre loin, tres loin de tout, au bout du monde. Je hume l’air qui m’apporte des odeurs de terre brule’e, une senteur doucatre de frangipani tout le long de notre balade au nord de la Thailande. Vers la descente d’un col, des terrasses parseme’es de buissons ronds recouvrent les flancs des collines. A’ la sortie d’un virage, au fond de la petite valle’e, un joli lac indigo, des maisons en torchis ocre, des lampions rouges suspendues aux tuiles des toits nous apparaissent. On evite de justesse des chevaux libres de circuler dans le village, des chiens dormant sur la chausse’e et on se dirige vers le centre pour deguster le the’. Ban Rak Thai est un village d’immigrants du Younan qui aujourd’hui vit de la culture de the’. Elle a remplace’ celle du pavot. Dans le passe’, ce petit village fut le refuge d’anciens soldats Kuomintang qui se sont battus contre l’Arme’e Rouge de Mao. Je souris a’ une grand-mere chinoise qui porte son petit-fils sur son dos et on file pour voir le paysage par dessus la barriere du poste frontalier thai. Un chemin de terre a' travers une foret de bambous nous mene sur la colline qui surplomb la Birmanie. Un drapeau thai, un panneau en bois "Myamar", des sacs de sables encerclant une hutte d'observation vide, une barriere fait de bambous. On est un peu decu mais excite's quand mm, de se trouver dans un coin perdu au nord de la Thailande. Nous sommes a' la lisiere des 2 pays dans une zone tampon entre plusieurs factions militaires qui se disputent ces terres. A ma droite, vers l’ouest l'arme'e birmane et a' ma gauche l'arme'e UWASA (Chinois) protege son territoire de l’arme’e birmane et des invasions d'autres milices ethniques Shans. Depuis le poste frontalier, mon regard s'etend a' perte de vue sur plusieurs massifs montagneux sous un ciel bleu d'acier. Aucune habitation, aucun village, aucune route, aucune tour de tele'communications, rien que de la vegetation dense dans laquelle qq tigres solitaires trouvent encore un refuge. On pose dans la hutte pour se faire photographier avant qu'un soldat nous deloge de la'. Mais on a ete' repere' du haut d'un autre colline. Un jeune soldat en habits camouflage vert descend et nous sourit. On est soulage'. Il nous invite a' visiter le camp tout en haut de la colline mais nous demande de ne pas prendre de photos. Un jeune chiot nous accueille en fretillant la queue. 1 drapeau thai bien haut pour delimiter le territoire de celui du voisin, 4 huttes en bambous et feuilles seche'es, un rempart de sacs de sable face a' la Birmanie, une radio, un velomoteur, qq utensils de cuisine et c'est tout. Pas de commandos arme'e de AK47, en etat d'alerte permanente, a' l'affut de chaque mouvements dans la jungle sous mes yeux. Pas tout a' fait ce que je m'imaginais comme poste frontalier d’une region ou' les escarmouches entre les differentes factions etaient si frequentes. RENCONTRES Ce que j'apprecie le plus lorsque je depose ma petite valise pour qq semaines dans une ville est ce temps precieux que j'ai pour creer des contacts, nouer des liens avec ceux que je rencontre qui ne sont pas que de passage et les personnes que je cotoie presque tous les jours avec un “sawadee Ka” ou hochement de tete et un sourire: la proprietaire de ma guest house a' qui je dis bonsoir dans mon meilleur thai lorsque je la vois repasser le linge des clients. Je lui fais un clin d’oeil et jette un regarde vers son homme bien installe' devant la tele' - elle rigole car on s’est compris, la dame qui tient une buvette ou' je deguste un the' vert glace' delicieux en fin d'apres-midi qui me dit “reviens demain”, la vendeuse du tissu brode' que j'ai achete' l'autre jour me reconnait et me sourit lorsque je pase devant son magazin pour aller ecrire mes e-mails, la vendeuse de brochettes de poulet a' la sauce de cacahouetes et riz gluant qui m’a reconnu au marche’ et moi pas (J’etais embarasse’e) , la dame qui m’accueille avec bonne humeur et me prepare une delicieuse salade de papaye verte – elle se rappelle de ne pas y mettre de piment, les bonzes au temple qui m’observent du coin de l’oeil et lorsque je leur souris, sont embarrasse’s mais flatte’s et les moinillions qui disparaissent en rigolant quand ils me voient. Je suis comble'e par ce contact humain dans la simplicite' mais avec un coeur sincere. Il y a surtout Tong le coordinateur Shan de 25 ans qui s'occupe de nous: un visage harmonieux, un sourire a' faire fondre tous les glaciers du Groenland, des yeux qui laissent deviner une intelligence pleine de sensibilite' et sa facon d'exprimer des pense'es pures et profondes. Un etre cher dans un bel emballage, un don precieux pour tous ceux qui l'entourent. Il apprecie ma companie et moi la sienne. On se retrouve souvent pour discuter sur ce qui se passe a' cote': la question des mouvements nationalistes des ethnies en Birmanie. Son oncle, avec qui il avait traverse' les montagnes qui bordent les 2 pays, avait ete' enrolle' de force dans la milice du fameux Khun Sa lorsqu'il etait enfant. Cette milice d'enfants avait fait couler beaucoup d'encre a' l'epoque. Khun Sa faisait des razzias dans les villages Shan et "volait" les enfants et sur son parcours, laissait des meres en larmes car elles savaient qu'elles ne reverraient plus leurs fils. Effectivement, ces enfants mourraient lors des combats contre l'arme'e birmane ou succombaient a' la tentation de l'opium que leur procurait Khun Sa. A lui seul, il gerait la production d'heroine dans son fief cache' dans la jungle du triangle d'or ( 3/4 de la production mondiale) et son ecoulement qui finissait dans les veines des GI americains qui venaient se resourcer en Thailande. L'oncle de Tong, jeune combattant de la milice de Khun Sa a fini par mourir du Sida car lui aussi etait devenu accro a' l'heroine. Mon ami Tong avait pris la route de l'exil a' travers ces montagnes hostiles il y a 19 ans, avec son oncle et sa mere pour retrouver son pere. Mais il me dit, si c'etait a' refaire il suivrait un groupe de Shans et aurait ete' pris en charge par une ONG dans un des camps qui borde la frontiere. Il aurait recu alors une education et une preparation plus complete pour pouvoir faire face a' la vie hors du camp dans un pays comme l'Australie, la Nouvelle Zelande, le Canada ou les USA. 500 a' 700 refugie's quittent les camps pour ces pays pour refaire leur vie, loin du climat de guerre dans lequel ils ont vecu. Il pense qq fois de prendre le risque et retourner en Birmanie pour revenir en Thailande en tant que refugie' officiel parce que sa situation de personne sans papiers lui pese. C'est le dilemme de presque tous les réfugiés comme Tong. Apatride, il se heurte à la politique de non intégration du royaumes. Le choix de travail est limite' et lorsqu'il en trouve, il se confond dans la masse d'une main d'oeuvre sous-paye's employe' par des employeurs thais cupides. La plupart travaillent donc clandestinement dans l’agriculture, l’industrie du poisson, le bâtiment, les usines de textiles et les emplois domestiques. Il ne peut ni acquerir un petit commerce ni ouvrir un compte en banque. Ce mois n'a pas ete' un mois tres agreable a' vivre pour Tong. Sa petite amie lui a annonce' que ses parents (chinois) voyaient d'un mauvais oeil cette relation. Ils pensent que Tong n'est pas assez "bon" pour elle pour considerer une liaison de longue dure'e et le mariage. Tong n'etant pas thai et sans papiers, ne pourra donc jamais trouver un travail assez bien paye' pour entretenir leur fille bien-aime'e. Elle est plus age'e que Tong et le temps presse pour elle. Il etait triste certains soirs. Son collegue et ami Ton Yee avec lequel il aimait travailler a soudainement decide' de quitter l'orphelinat et de partir pour Chiang Mai apres une violente dispute avec le pere de Tong. Et puis, il y avait il y a eu la crise du riz.Tong, un matin, nous fait part de son anxiete' et nous demande si nous pouvons l'aider en achetant 3 sacs de riz pour les 50 enfants de l'orphelinat que son pere gere. Ce matin-la', les enfants n'etaient pas alle's a' l'ecole car ils avaient le ventre vide. Plus d'argent pour acheter du riz. On interroge Tong. Mais comment cela? Qu'a-t-il fait avec l'argent du riz qu'un riche anglais lui envoie tous les ans? En entendant cette histoire, on se regarde, les 2 volontaires et moi et decidons d'agir.Le lendemain, on court au marche' pour trouver 45kg x 3 de riz au meilleur prix. Difficile! On rentre dans un magazin tenu par une chinoisse dans la cinquantaine, des cheveux courts brosse’s comme un herisson. Nous demandons le prix d’un sac de 45 kg.. Plusieurs prix et qualite's de riz nous est propose'es. Du cher a' 40 euros qui baisse jusqu’ a' 18 euros les 45 kgs. On negocie vers le bas pour le riz le moins cher. On explique que c'est pour des enfants orphelins ou pauvres de refugie's dans la region. La vieille chinoise nous regarde, un petit sourire hypocrite sur les levres, et nous dit qu'elle ne peut baisser le prix que de 5%. Elle ne peut pas faire plus. Elle le regrette mais ne semble pas sincere. On recommence avec nos supplications mais rien a' faire. La radine reste insensible aux besoins des orphelins. On est degoute'. Entre-temps, je vais vite faire un tour dans le ventre du marche'. Au cas ou' j'en trouverai moins cher. Je me perds dans les dedales sombres du marche' ou' sont entasse's des fruits, des legumes, des sucreries, des biscuits secs, des produits de beaute's, du savon et produits de nettoyage, des piles de toutes les grandeurs, des ventilateurs, des bassines et autres recipients en plastic, des sandales, des t shirts. J’apercois une “femme girafe” qui se faufile entre les etales, habille’e en habit traditionel de pagne tisse’ et ses colliers en laitons qui lui serrent la gorge. Elle s’est peint les levres en rose qui detonne un peu avec le foulard jaune canarie qu’elle porte autour des cheveux releve’s. Je la suis pour pouvoir mieux la regarder mais avec distance et discretion. Elles sont rares celles qui sortent de leur village. Elles sont trop souvent devisage’es par les touristes comme si elles etaient des animaux de zoo. De grosses gouttes de sueur perlent mon front lorsque je tombe sur une vendeuse de riz mais qui s'avere encore plus cher. Penaude, je rebrousse chemin a' travers les couloirs etroits et sombres pour revenir chez la vieille chinoise. On decide d'acheter ces 3 sacs et on appelle le chauffeur du camion qui amene les enfants a' l'ecole. On arrive a' un cul de sac, au bord d'un champ de riz desseche' ou' les plus age's des orphelins nous attendent. On decharge les sacs qu'ils ont mis dans une charrette en metal. On les suit en traversant des champs de culture diverses et un bosquet a travers lequel j'appercois des habitations en bambou et bois mont'es sur pilotis que la pluie de la mousson et le vent auront vite fait de detruire. Tong m'explique que ce sont des refugie's Shan, infiltre's illegalement et qui se sont installe's et vivent ici discretement. Des chiens aboient lorsque notre caravane passe mais ne nous suivent pas. On arrive dans l'enceinte de l'orphelinat ou' nous sommes accueillis par 50 enfants qui nous attendaient. Ils pourront enfin manger un bol de riz et demain aller a' l'ecole jusqu'a' ce que le bienfaiteur anglais de l'orphelinat remplit a' nouveau la tire-lire en janvier, comme tous les ans. CAFE SALWEEN Cafe' convivial, tenue par Nang, une femme shan tres accueillante qui nous prepare des petits-dejeuners copieux et concocte des repas delicieux que ce soit shans, thailandais ou europeens. Son cafe' accueille beaucoup de voyageurs et qq d'employe's dans les ONG qui "travaillent" dans la region. J'y ai rencontre' des jeunes et des moins jeunes aux parcours de vie, convictions et aspirations diverses comme : - Holly, la jeune australienne qui parcourt le Cambodge et la Thailande pour trouver des orphelinats qu’elle voudrait aider en organisant une expo de photos a’ Melbourne. La vente de ces photos est reverse’e integralement aux orphelinats participants a’ ce projet. Elle a un bienfaiteur qui lui a donne’ 500 $, somme qu’elle a utilise’ pour acheter des petits appareils photo et le development des photos faites dans le village par les orphelins. J’ai achete’ une photo noir et blanc prise par Vibol, un jeune cambodgien de 14 ans: orphelin de parents morts du SIDA et lui aussi atteint de cette maladie qui n’en finit pas de faire des ravages parmi les plus demunis. - Un petit bout de femme dans la soixantaine, voyageuse et courageuse. Annick ne parle pas l'anglais et pourtant elle voyage a' travers l'Asie pendant plusieurs mois dans l'anne'e avec sa petite valise dans laquelle elle transporte tout ce qu'elle possede. Elle ne retourne en France qu'en ete' pour visiter ses enfants et ses amis. Elle prefere voyager que payer un loyer et rester en France. Sa petite pension ne lui permet pas les deux. - Un idealiste suedois qui vient plusieurs fois par ans et traverse la frontiere pour aider l'arme'e de liberation shan. Il parle le shan couramment. Ses bras sont tapisse's de tatouages lie's aux mouvements independantistes shan : le drapeau shan et " Union Democratic Front" qui est le nom d'une des milices shans qui se bat contre l'arme'e birmane pour etablir un etat independant shan don’t l'extreme partie a' l'est = le fameux triangle d'or. Il loue un gros tout-terrain pour transporter ce dont la milice a besoin en medicaments, nourriture, materiaux de construction mais doit justifier la raison pour laquelle il veut passer de l'autre cote' et doit demander prealablement la permission a' la prefecture de MHS car n'importe qui ne peut pas traverser la frontiere et entrer dans la zone de combat qui sevit a’ la frontier du nord de la Thailande. - Des curieux comme l'espagnol qui me raconte qu'il est ici pour prospecter la possibilite' de faire un documentaire dans un de ces camps de refugie's. Il est decu car c'est impossible sans la permission d'une agence gouvernementale a' Bankok. Il est evident qu'on ne rentre pas dans un camp de refugie's comme dans un moulin. Il decide alors de prendre sa moto et d'aller localiser par lui-mm ces camps discretement cache's pres de MHS mais loin de la route nationale. Un chemin terreux se presente a' lui et il l'emprunte pour qq km. A la sortie d'un virage, un poste frontalier se dresse devant lui et au loin une pancarte "Thai-Myamar" Border". 2 militaires au regard hargneux, qui de leur main font un geste qui veut dire, sans equivoque "rebroussez chemin, vous n'avez rien a' faire ici". Mon aventurier surpris fait marche arriere et retourne sur la route nationale en laissant un nuage de poussiere derriere lui. - Un couple d’aventureux qui traverse l'Asie en velo depuis la Nouvelle Zelande en passant par l'Australie, l'Indonesie, la Malaisie etc...pour arriver a' Londres a' temps pour les Jeux Olylpiques en 2012 - Un vieux hippy americain aux longs cheveux blancs, ancien veteran de la guerre du Vietnam. Il a decouvert la Thailande lors de ses permissions et est revenu qq anne'es plus tard pour s'y installer. Il semble avoir fume' un peu trop d'opium car il divague souvent, repete les mm histoires lors de ses visites dans notre cafe'. Il aime dispenser des conseils et nous faire savoir qu'il a des contacts importants dans cette ville qui l'aident pour ce qui concerne le renouvellement de ses visas. Il m'explique qu'avec qq milliers de baht tout est possible ici. Il aime raconter, qu'un beau jour il a decide' de quitter la US airforce parcequ'il ne supportait plus de pilonner des villages vietnamiens du haut de son F4 (?).Il nous a dit cela', froidement et sans etat-d'ame evidente. - Un misogyne norvegien marie' a' une thailandaise qui raconte a’ tous ceux qui veulent bien l’ecouter que les thailandaises sont sans vergognes.Avec une forte voix pour que toute l'assistance puisse l'entendre, il disait aussi qu’il n’etait pas dupe des manigances des "thai ladies" des bars de Pattaya experte dans l'art de se faire entretenir. Il ricanait lorsqu'il dit que ces belles prennent les les "hommes blancs" pour des portefeuilles sur pattes. Il se sentait fier d'avoir compris leur jeu de seduction et de flatteries qui vont droit au coeur de ces messieurs en manque d’amour. Elles sont aussi voleuses . Il nous dit avec une certain fierte’ que tous les soirs, il teste sa femme en mettant son porte-feuille bien en evidence sur la commode après avoir compte’ les billets et qu’il verifie des son reveil. D’apres lui, ells sont aussi menteuses et pour illustrer ce point, il nous raconte une anecdote. Un jour, il a entendu une femme, sur le palier de son parloir de massage, dire a’ son interlocuteur au telephone, : “ Hello darling, oui je vais bien, je suis chez ma mere au village, je pense a’ toi , oui je t’aime. Il ricanait. - un illumine' chretien qui cherche a' convertir les jeunes voyageurs dans une secte obscure appele’e Eckankar.
LE TEMPLE DU LAC
Un apres-midi, je me promenais dans le temple Shan qui domine le petit lac de la ville. C'est une batisse toute en bois dont le toit est decore' par de la dentelle en etain argente' qui scintille lorsque le soleil est au zenith. Je me dechausse et monte les marches pour me recueillir devant le Buddha. Un beau plancher de bois de teck fonce' et burine' par les milliers de genoux qui se sont prosterne's, s'etale devant moi. Un moine un peu grassouillet m'acueille avec un sourire edente'. Il se presente : mon nom est Akhram" et me demande le mien. Ma visite au temple lui procure un plaisir evident. Il me montre comment saluer le Buddha. On se met a' genoux tous les deux. On salue le Bouddha avec nos mains jointes en form de lotus. On se prosterne la tete touchant le plancher 3 fois et on se releve. Il me demande si je suis marie'e et je lui reponds que non. Un autre sourire edente' et d'une voix plutot aigue me dit que je devrais devenir nonne. Il me decrit dans son anglais moins que basic la robe que je devrais porter et avec un petit rire malicieux, me dit que je devrais aussi me raser la tete. Pour couronner le tout, il me dit que nous serons alors "frere et soeur". Il me fait visiter le reste du temple et me montre les belles images peintes sur verre qui raconte les moments symboliques de la vie du Buddha. Elles proviennent de la Birmanie. Elles sont arrive'es dans ce temple au debut du siecle passe'. Du coin de l'oeil, etandu sur un tapis bleu, a' gauche du Buddha, j'appercois un chat tigre'. Il dormait paisiblement, a' l'aise au frais comme chez lui…. Les véritables possessions du moine sont très réduites, et il doit considérer tout autre objet comme un prêt que lui fait l’Ordre. Il n’a que huit biens indispensables : - une toge du dessus à double épaisseur, pour la saison froide ou porté lors d’occasions formelles - un vêtement du dessus à simple épaisseur - un vêtement monastique utilisé comme sous-vêtement, enroulé autour de la taille - une ceinture pour le vêtement de dessous - un bol pour recueillir la nourriture - un rasoir - une aiguille (nécessaire à couture) pour réparer ses vêtements - un filtre à eau pour ôter les êtres vivants de son eau afin que ni lui ni eux ne soient blessés. Vers la fin de ma visite, il me passe autour de la poigne'e un bracelet orange tout en ce faisant murmure quelque benediction et me souhaite bonne sante' et bonheur. Je le salue avec un "wai" et un sourire et je me dirige vers le ficus ou' je dois retrouver Tong pour savourer les dernieres minutes dore'es d'un soleil couchant. Tong voudrait faire une retraite solitaire d'un mois dans la foret. Il se nourrira de ce qu'il trouvera ( plantes, racines, fruits, et qq fois de riz que des villageois genereux auraient depose's discretement a' ses pieds. Il n'aura qu'un bol pour mendier (mais qu'il fera rarement car il vivra en solitaire), un drap pour se coucher, un rasoir, une aiguille pour rapecier sa robe et une ombrelle pour la pluie et le soleil. Il devra faire face a' la faim et a' la soif, a' ses peurs des esprits malveillants, des animaux tels que le cobra et l'ours, les tigres ( il en existe encore qq uns ), des moustiques, des scorpions, des araigne'es etc.Il n'aura pas de maitres car il aura deja' acquis par une etude personelle des notions approfondies. Les heures seront consacre'es au recueillement dans le silence et dans la meditation afin d'acquerir une force interieure, developper la patience et travailler sur l'abolition de ses desirs.Il me parle de son desir de retraite en solitaire avant de se marier pour acquerir des merites pour sa mere qu'il aime profondement et qu'il veut heureuse car elle avait beaucoup souffert lors de sa vie commune avec le tyrannique pere de Tong. Maintenant elle vit a' Chiang Mai, marie'e a' un Thai qui la traite avec respect et qui l'aime. A l'occasion de l'anniversaire du roi, une cinquantaine de thailandaises venues specialement de BKK, lui ont dedie' 3 jours de vie monastique dans notre temple. Des banderoles jaunes canari ( la couleur royale ), ainsi que des fanions, des lampions, des pompons et des fleurs de la mm couleur decorent le temple pour l'occasion. Le portrait du roi plus grand que nature trone a' l'entre'e du temple. 4h du matin, un son de cloche, des chiens qui aboient dont un qui hurle. Je sors de ma chambre en robe de nuit, une couverture sur le dos et me dirige vers le lac. Les feux du temple m'offrent une vision feerique a' travers la brume cotonneuse qui l'enveloppe durant la saison fraiche. Une voix grave offre des benedictions, dispense des conseils, rassure, conseille et puis un chant devotionel, une melope'e aux sons repetitifs, presque lugubres en pali vient jusqu'a' moi. 6h du matin. Les prieres, la recitations des mantras, le sermon s'arretent comme par enchantement. Un silence pure s'etale sur l'eau du lac. Les femmes, tout en blanc se tiennent debout devant l'enceinte du temple comme des fantomes. Certains choisissent de se prosterner. Elles se courbent a' l'approche de la file silencieuse des bonzes. Leurs mains tendues font don de leurs offrandes. Les bonzes avancent, lentement, les yeux baisse's et tendent leur bols.
LOY KRATHONG Le premier dimanche que j'ai passe' a' MHS etait la fete de Loy Kaprong, fete d'origine hindoue, dedie'e a' la deese de l'eau durant laquelle les bouddhistes (et moi) allument des nacelles faites avec une rondelle de tronc de bananiers qui flotte, recouvert de ses feuilles et harmonieusement decore'e de fleurs, une bougie et 3 batons d'encens qu'ils lachent sur l'eau en faisant des voeux de bonheur, de bonne sante' et de richesse pour tous ceux qu'ils aiment et souhaitant que tout ce qui est negatif dans leur vie soit emporte' par l'eau. Cela' se passe des que la nuit est tombe'e et tres vite le lac scintille de mille feux. Dans la ferveur du moment, ils ont aussi lache' des lanternes blanches vers une lune perle'e bien pleine, au-dessus du temple. Des petards et un feu d'artifice recouvraient une musique gresillante d'influence chinoise alternant avec des chansons sentimentales thai qui peinait a' se faire entendre.
LE MARCHE DU SOIR Le soir, un fine brise raffraichit l'air. Comme tous les soirs, je jette un regard vers le haut de la montagne, et comme tous les soirs, je suis emerveille'e par les lumieres scintillante de la pagode qui semble suspendue a' la lune par un fil de plomb transparent. Autour du lac, assises en tailleur, a' mm le sol, des femmes Hmung au visage de lune et teint perle' etalent leurs sacs fabrique's a' partir de tissus tisse's sur des metiers en bois traditionels et brode's de fils rouges, jaunes, oranges et pompons pour la touche feminine. J'en voie quelquefois, sous la lumiere blafarde d'un lampadaire enfiler des perles swarowsky ou broder des graines d'un acacia sous lequel elles sont assise avec des doigts de fe'es pour qq bahts. Peu cher paye' ce travail manuel qui fait courber l'echine et rend presque aveugles ces femmes laborieuses et resigne'es. Elles ont souvent leurs enfants avec elles, un be'be' endormi au creux de leurs jambes croise'es ou porte' au sein. Elles sont habille'es traditionellement en pantalon en toile de coton fonce', a' bordure brode'es, franges perle'es et decorations de pieces metalliques sur la jaquette (tribue Hmong) ou un scapulaire de velours bleu fonce' sur une chemise colore'e et pantalon noir aussi en velours (tribue Liseu). Des femmes Karens sont en sarong et haut tisse' blanc pour les jeunes filles et fonce's pour les femmes marie'es. Elles sourient a' mon passage. Elle me reconaissent car je m'arrete souvent pour regarder leurs jolis sacs qui me tentent. Mais que faire? Je ne peux quand mm pas acheter un sac de chaque tribue. J'essaie les qq mots de thai que je connais. Je leur dit que je n'ai pas d'argent sur moi. Avec un sourire charmeur, elles pointent la banque de l'autre cote' de la rue. Je rigole et elles aussi. Des vendeurs de breloques, de Buddhas, de chaussettes, de jouets en plastic, de boites lacque'es de Birmanie, de friandises, de T shirts sont aussi installe's autour du lac. Des jeunes filles de Bankok, par groupes de 4, jean serre' et escarpins fins, deambulent langoureusement en sirotant un cafe' glace'. QQ touristes europeens charme'es par la vue des petites lumieres sur le lac et les lampions dans un ciel d'encre sourient. J'ai un petit creux. Je retrouve Tong, mon ami pour un repas du soir et on se dirige vers le parc ou' sont installe's des marchands ambulants qui concoctent des plats savoureux et surtout pas chers. Entre 30 cts et 2 frs, je me regale de: de soupe aux nouilles, emince's de porc et raviolesdes petits carre's de gateau de riz gluant caramelise's fondantdes crepes fines a' la creme de coco et lait evapore' delicieusesdes curry birmans tres piquants et riz gluant servi dans une feuille de bananierde la salade de papaye et cacahouetes, assaisonne'e de citron vert, sucre et dsauce de poisson que je connais biendu poisson et des cuisses de poulets fritsdes brochettes de bout de poulet a' la sauce de cacahouetesdes friandises a' la graine de sesame et carameldes fruits pele's, finement coupe'e et soigneusement emballe's dans une pochette en ( malheureusement ) plasticde pieds de cochons a' 5 parfums que mes papilles n'ont pas encore teste'.J’appercois un un jeune ladyboy en jeans serre’, taille basse et T shirt avec un coeur en paillettes qui recouvre ses seins a’ peine prononce’s. Il faisait des pirouettes devant son stand de beignets, un eventail a’ la main, ses longs cheveux qui lui couvraient les fesses tournoyaient autour de ses hanches. Il lancait des clins d’oeil coquins a’ un male europeen qui passait. Son spectacle de seducteur termine’, j’ai commande’ mon souper. Ne trouvant plus de place libre a' une petite table sur le gazon, je demande a' Apres mon repas, discretement, je ramasse ce que les autres ont laisse' dans leurs assiettes et je remplis mon sac en plastic d'os de poulet, de restes de poisson, de bout de gras de porc et du riz que je distribue aux chiens couche's sur mon chemin vers ma guesthouse.
De retour d'une magnifique croisière sur le Costa Luminosa English translation pending
Voilà, nous sommes rentrés, et depuis hier soir je consulte le catalogue Costa pour choisir notre prochaine destination. Nous avions peur de partir sur un "gros" bateau ayant commencé par des bateaux de 300 à 400 passagers, mais tout a été parfait
Ayant lu les forums nous sommes arrivés à l'aéroport vers 11h, la navette nous dépose à 30 mètres du premier panneau Costa, et 2 minutes plus tard nous sommes accueuillis par 2 charmants agents Costa qui nous précisent que le car pour le Luminosa arrive (il y a également un départ pour le Deliziosa), dès que le car arrive je monte rapidement pendant que mon mari s'occupe des bagages (toujours les conseils des forums). Nous arrivons à 13h30 à Savone, c'est vrai que c'est impressionnant car la salle est comble, sur les panneaux lumineux ils appellent le N° 11 nous avons le N° 26, après avoir rempli le questionnaire de santé comme nous avons une mini-suite je me dirige vers les comptoirs, une hotesse vient à ma rencontre me parle français et échange mon N° 26 contre un N° 1. 1/4 d'heure plus tard nous étions dans notre cabine. Vraiment super
Nous avons visité le bateau, choisi nos forfaits boissons, (beaucoup plus souples qu'il n'y parait au premier abord)
Notre seul "problème" était celui des repas premier service trop tôt, deuxième service trop tardif, nous avons donc choisi de prendre un forfait Samsara dream qui donne un accès illimité au spa 2 soins plus des cours de yoga et de pilate ainsi que l'acces au restaurant Samsara matin, midi et soir sans horaire fixe, avec la possibilité de choisir entre les 2 menus Taurus et Samsara, par contre nous n'avons pas eu les animations du grand restaurant..... Nous avons très peu déjeuné au snack uniquement quand les horaires des excursions nous y obligeaient.
Les excursions étaient très bien, nous avons même pu faire du trekking à Lanzarote sur un volcan au bord du parc de de Timinfaya, nous étions avec un groupe d'italiens (nous étions les seuls français) le guide parlait à moitié espagnol à moitié italien et un peu d'anglais c'était super. Nous avons souvent eu des excursions en 2 langues, (il y avait assez peu de francophones sur le bateau) mais avec un peu de discipline cela se gère bien.
Je ne peux pas vous parler des soirées, nous nous sommes reposés, mais le programme était attrayant et diversifié et il y avait tous les soirs une animation vers minuit avec des dégustations (glaces, crèpes, etc).
En résumé quasiment pas de points négatifs, un réel effort du personnel pour parler français, les menus sont en français, le today et les nouvelles tous les jours en français, les excursions en français donc un gros effort pour satisfaire la cliente française.
Je pense que ce genre de croisière peut convenir à tout le monde, aussi bien ceux qui ont envie de faire la fête, que ceux qui souhaite le calme, nous ne sommes pas souvent passé au LIDO DORADO, bruyant, avec des fumeurs même quand le toit est fermé, mais pour ceux qui aiment il y a des animations en permanence...Par contre nous avons passé beaucoup de temps au spa, fait des soins qui ne sont pas plus chers que sur les autres bateaux...Par contre il faut reconnaitre que c'est pénible de devoir en permanence décliner aimablement les propositions de vente de produits Autre précision, après avoir lu les forums, nous pensions avoir une note finale majorée de 15% en fait les 15% ne portent que sur les boissons. Cerise sur le gateau nous avons essuyé une belle tempête en méditerranée au retour.... Voilà, si vous voulez des renseignements n'hésitez pas
En résumé quasiment pas de points négatifs, un réel effort du personnel pour parler français, les menus sont en français, le today et les nouvelles tous les jours en français, les excursions en français donc un gros effort pour satisfaire la cliente française.
Je pense que ce genre de croisière peut convenir à tout le monde, aussi bien ceux qui ont envie de faire la fête, que ceux qui souhaite le calme, nous ne sommes pas souvent passé au LIDO DORADO, bruyant, avec des fumeurs même quand le toit est fermé, mais pour ceux qui aiment il y a des animations en permanence...Par contre nous avons passé beaucoup de temps au spa, fait des soins qui ne sont pas plus chers que sur les autres bateaux...Par contre il faut reconnaitre que c'est pénible de devoir en permanence décliner aimablement les propositions de vente de produits Autre précision, après avoir lu les forums, nous pensions avoir une note finale majorée de 15% en fait les 15% ne portent que sur les boissons. Cerise sur le gateau nous avons essuyé une belle tempête en méditerranée au retour.... Voilà, si vous voulez des renseignements n'hésitez pas
Itinéraire à la Réunion et peut-être l'île Maurice du 29 septembre au 13 octobre English translation pending
🙂bonjour à tous ! je pars avec une amie à la réunion et peut-être maurice du 29 septembre au 13 octobre 2010, nous avons nos billets d'avion et loué voiture sur "govoyages". Je commence à établir mes itinéraires en me calquant sur un circuit autotour, mais je suis un peu inquiète ! donc j'aimerai avoir votre avis !
- nous arriverons le 30.09 à 6h45 si tout va bien nous aurons notre voiture vers les 8h, et nous commencerons notre périple , direction le cirque de salazie helbourg, par ste marie ste suzanne st andré, nous pensons en passant visiter la cascade blanche, cascade voile de la mariée, rejoindre helbourg où nous passerons la nuit chez Alice nous attendons sa réponse ! visiter du village, la maison folio, la maison guétali.
- 1er octobre 6H du matin, retour st st andré bras pranon st benoit et descente vers la plaine des palmistes et foret de bebourg belouve, découvrir la cascade biberon 1h A/R, la forêt de bébour bélouve le guide du routard nous dit que pour s'y rendre il faut prendre la route de petite plaine sur env 5 kms puis à droite vers la forêt, et précise ATTENTION la route est fermée le WE du vendredi 12H au lundi 7H, on s'inquiète nous serons en WE ! nous aimerions aussi aller au moins au belvédère du trou du fer 3h A/R. Nous aimerions avoir des conseils pour l'accés, savoir où nous pourrons laisser notre voiture , ensuite revenir sur st benoit, redescendre ste anne, ste rose les coulées de lave de 2007, et passer la nuit à st philippe hotel les vanillers déjà réservé. cette journée du 1er octobre n'est elle pas trop remplie pensez vous qu'i vaut mieux rester une journée de plus dans cette partie de la réunion ?
- le samedi 2 octobre 6h du matin st philippe bourg murat plaine des cafres langevin cascade de grand galet, grande anse, st joseph, st pierre : le marché couvert, direction le tampon, la maison du volcan, nuit à bourg murat (pas encore réservé)
- dimanche 3 octobre au levé du jour l'enclos, la plaine des sables, le piton de la fournaise la rando de 6h. descente et nuit à l'entre deux.
- lundi 4 octobre 6h du matin, poursuivre sur cilaos, marche jusqu'au point de vue de la roche merveilleuse, ilet à cordes, redescendre sur st louis nuit à étang salé (pas réservé)
- mardi 5 octobre 6h du matin, st leu, la saline, nuit à st gilles les bains. (pas réservé)
- mercredi 6 octobre 6h du mat, st paul piton maido, mercredi soir le port bâteau pour maurice, nuit sur le bâteau, rien n'est décidé ni réservé !
- jeudi 7, vendredi 8, samedi 9, dimanche 10 le soir nuit sur le bâteau.
- lundi 11 st denis et nuit à st denis
- mardi 12 st denis départ à 23h pour marseille.
Merci infiniment pour vos conseils dans l'attente ! je vous salue ! amicalement. Dany
- nous arriverons le 30.09 à 6h45 si tout va bien nous aurons notre voiture vers les 8h, et nous commencerons notre périple , direction le cirque de salazie helbourg, par ste marie ste suzanne st andré, nous pensons en passant visiter la cascade blanche, cascade voile de la mariée, rejoindre helbourg où nous passerons la nuit chez Alice nous attendons sa réponse ! visiter du village, la maison folio, la maison guétali.
- 1er octobre 6H du matin, retour st st andré bras pranon st benoit et descente vers la plaine des palmistes et foret de bebourg belouve, découvrir la cascade biberon 1h A/R, la forêt de bébour bélouve le guide du routard nous dit que pour s'y rendre il faut prendre la route de petite plaine sur env 5 kms puis à droite vers la forêt, et précise ATTENTION la route est fermée le WE du vendredi 12H au lundi 7H, on s'inquiète nous serons en WE ! nous aimerions aussi aller au moins au belvédère du trou du fer 3h A/R. Nous aimerions avoir des conseils pour l'accés, savoir où nous pourrons laisser notre voiture , ensuite revenir sur st benoit, redescendre ste anne, ste rose les coulées de lave de 2007, et passer la nuit à st philippe hotel les vanillers déjà réservé. cette journée du 1er octobre n'est elle pas trop remplie pensez vous qu'i vaut mieux rester une journée de plus dans cette partie de la réunion ?
- le samedi 2 octobre 6h du matin st philippe bourg murat plaine des cafres langevin cascade de grand galet, grande anse, st joseph, st pierre : le marché couvert, direction le tampon, la maison du volcan, nuit à bourg murat (pas encore réservé)
- dimanche 3 octobre au levé du jour l'enclos, la plaine des sables, le piton de la fournaise la rando de 6h. descente et nuit à l'entre deux.
- lundi 4 octobre 6h du matin, poursuivre sur cilaos, marche jusqu'au point de vue de la roche merveilleuse, ilet à cordes, redescendre sur st louis nuit à étang salé (pas réservé)
- mardi 5 octobre 6h du matin, st leu, la saline, nuit à st gilles les bains. (pas réservé)
- mercredi 6 octobre 6h du mat, st paul piton maido, mercredi soir le port bâteau pour maurice, nuit sur le bâteau, rien n'est décidé ni réservé !
- jeudi 7, vendredi 8, samedi 9, dimanche 10 le soir nuit sur le bâteau.
- lundi 11 st denis et nuit à st denis
- mardi 12 st denis départ à 23h pour marseille.
Merci infiniment pour vos conseils dans l'attente ! je vous salue ! amicalement. Dany
Compte rendu de croisière sur le Costa Luminosa: Dubaï-Savone du 10 au 28 avril 2010 English translation pending
Bonjour,
Je me lance dans un C/R de cette magnifique croisière sur ce magnifique bateau, avec un peu de retard, Alexandre867 et Minouche10 en avais déjà fait un, celui-ci sera un peu différent puisque nous n'avons pris aucunes excursions Costa.
Mon épouse Florence en avais envie depuis longtemps de Dubaï et du canal de Suez, alors je surveillais sur le site Costa le remplissage du bateau et juste après l'accident de l'Europa (qui faisait le même trajet) ça c'est rempli à vitesse grand V, alors vite nous avons commandée à notre agence préférée le 1 mars, en promo : 3027,50€ pour 2 en cabine B1 avec balcon "garantie" du port de Dubaï à Nice, nous avons bien fait, le soir même il n'y avait plus de promo et en consultant le site "déja réservé" je m'aperçois que nous sommes surclasser en mini-suite à la poupe du bateau pont 8. Nous avons commandé l'avion par internet chez "Go Voyage" nous partirons 2 jours avant soit le 8 avril par la compagnie Austrian = Lyon Vienne Dubaï pour 920€ A/R pour 2, le retour nous ne l'utiliserons pas car de prendre juste l'aller revenais 2 fois plus cher ( ça se sont les mystères commerciaux de l'aviation !!! ) nous recevrons le billet électronique par e-mail le soir même, pas besoin de monter à Paris d'ou économie TGV, hôtel et stress!. Sur le site Français "accor" nous réservons l'hôtel "Ibis All Rigga" dans le vieux Dubaï 106€ TTC pour 2 nuits frais bancaire internationnaux compris. Nous voilà parrer plus que 5 semaines et demie à attendre !
jeudi 8 avril Départ de l'avion 10h30 nous nous présentons 1h30 avant, choix des places jusqu'a Dubaï sur une borne interactive, enregistrement des bagages, arrivé a Vienne 12h20transfert facile, départ de Vienne 13h55 dans un 747, arrivé a Dubaï 21h20 ( 2h de décalage en plus ) dans une immense salle, passage de la police, avec beaucoup de guichets mais aussi beaucoup de monde pendant les 3/4h d'attente nous nous apercevons que le horloges de l'aéroport sont de marque Rollex !, petit coup de tampon sur le passeport aucune fiche à remplir ça se fait tout par scanner et ordinateur, nous récupérons nos valises, faisons un peu de change : 1€ = 4,75AED, à la sortie une bonne centaine de taxis de couleur beige avec toit rouge, jaune, bleu, vert etc.. tous équipés de compteurs bien visibles ( en théorie pas d'arnaques possibles), un "régulateur" nous indique celui que l'on doit prendre, la prise en charge à l'aéroport et au port 20AED le jour, 25AED la nuit, ailleurs dans la ville c'est 3AED, en plus évidemment les kms, il est 22h30, donc tarif de nuit, pour aller jusqu'a notre hôtel 15/20mn de trajet 40,50AED (pas cher 8,50€). Très bel hôtel Ibis tout neuf, réception immense, chambre meublée identique à la France mais un peu plus grande, le directeur parlant Français nous indique qu'ils peuvent garder nos bagages le dernier jour puisque l'embarquement est prévu à 20h et que nous devons libérer la chambre à midi au plus tard, journée pas trop pénible : Bonne nuit.
vendredi 9 avril Après un petit déj. continental abondant (un peu cher 55AEDpp 11,60€) nous prenons un taxi 10AED 2,10€ (ils sont très nombreux à circuler comme à New York) pour aller au "center City" pour prendre le "Big Bus" à impérial 220AEDpp (46€) pour 24h ou 285AEDpp (60€) pour 48h circulant de 9 à 17h dans ce prix il y le tour rouge (vieux Dubaï), le tour bleu (plages et centres commerciaux), visite du musée,1h de bateau Arabe sur le canal Creek et bien d'autres choses indiquées sur le dépliant carte que l'on vous donne en langue Française et vous avez des écouteurs qui vous traduisent dans toutes les langues, il y en à toutes les 20mn, on descends et on peut reprendre le prochain. Nous prenons 48h, on fait les 2 tours (5h) pour voir l'emsemble en descendant seulement à "Atlantis on the palm" les fameuses îles en forme de palmier avec l'hôtel Atlantis grand luxe de 1000 chambres (il y en a 3 identiques au monde : Bahamas et Afrique du sud), dans le centre commercial immense aquarium, "adventure park" (entrée payante) avec plage, attractions aquatiques diverses, on peut nager avec les dauphins mais il faudrait y rester la journée donc on a juste regardé, à côté il y a le métro aérien nous sommes montés à la station par les escalateurs juste pour voir aussi, reprenons le bus et rentrons en taxi, le soir diner dans un des nombreux fast food, il y a beaucoup d'anination sur les boulevards et même une fête foraine, un peu fatigués par la chaleur de la journée (30/35°) retour à l'hôtel.
la suite plus tard...peut être quelques photos si j'y arrive !!
jeudi 8 avril Départ de l'avion 10h30 nous nous présentons 1h30 avant, choix des places jusqu'a Dubaï sur une borne interactive, enregistrement des bagages, arrivé a Vienne 12h20transfert facile, départ de Vienne 13h55 dans un 747, arrivé a Dubaï 21h20 ( 2h de décalage en plus ) dans une immense salle, passage de la police, avec beaucoup de guichets mais aussi beaucoup de monde pendant les 3/4h d'attente nous nous apercevons que le horloges de l'aéroport sont de marque Rollex !, petit coup de tampon sur le passeport aucune fiche à remplir ça se fait tout par scanner et ordinateur, nous récupérons nos valises, faisons un peu de change : 1€ = 4,75AED, à la sortie une bonne centaine de taxis de couleur beige avec toit rouge, jaune, bleu, vert etc.. tous équipés de compteurs bien visibles ( en théorie pas d'arnaques possibles), un "régulateur" nous indique celui que l'on doit prendre, la prise en charge à l'aéroport et au port 20AED le jour, 25AED la nuit, ailleurs dans la ville c'est 3AED, en plus évidemment les kms, il est 22h30, donc tarif de nuit, pour aller jusqu'a notre hôtel 15/20mn de trajet 40,50AED (pas cher 8,50€). Très bel hôtel Ibis tout neuf, réception immense, chambre meublée identique à la France mais un peu plus grande, le directeur parlant Français nous indique qu'ils peuvent garder nos bagages le dernier jour puisque l'embarquement est prévu à 20h et que nous devons libérer la chambre à midi au plus tard, journée pas trop pénible : Bonne nuit.
vendredi 9 avril Après un petit déj. continental abondant (un peu cher 55AEDpp 11,60€) nous prenons un taxi 10AED 2,10€ (ils sont très nombreux à circuler comme à New York) pour aller au "center City" pour prendre le "Big Bus" à impérial 220AEDpp (46€) pour 24h ou 285AEDpp (60€) pour 48h circulant de 9 à 17h dans ce prix il y le tour rouge (vieux Dubaï), le tour bleu (plages et centres commerciaux), visite du musée,1h de bateau Arabe sur le canal Creek et bien d'autres choses indiquées sur le dépliant carte que l'on vous donne en langue Française et vous avez des écouteurs qui vous traduisent dans toutes les langues, il y en à toutes les 20mn, on descends et on peut reprendre le prochain. Nous prenons 48h, on fait les 2 tours (5h) pour voir l'emsemble en descendant seulement à "Atlantis on the palm" les fameuses îles en forme de palmier avec l'hôtel Atlantis grand luxe de 1000 chambres (il y en a 3 identiques au monde : Bahamas et Afrique du sud), dans le centre commercial immense aquarium, "adventure park" (entrée payante) avec plage, attractions aquatiques diverses, on peut nager avec les dauphins mais il faudrait y rester la journée donc on a juste regardé, à côté il y a le métro aérien nous sommes montés à la station par les escalateurs juste pour voir aussi, reprenons le bus et rentrons en taxi, le soir diner dans un des nombreux fast food, il y a beaucoup d'anination sur les boulevards et même une fête foraine, un peu fatigués par la chaleur de la journée (30/35°) retour à l'hôtel.
la suite plus tard...peut être quelques photos si j'y arrive !!
Le tour du monde autour du ballon rond... English translation pending
Pour François....
Afin de permettre aux 440,000 membres de Voyageforum de suivre le Mundial de soccer/football en Afrique du sud du 11 juin au 11 juillet.....
Je propose donc la fermeture du forum durant cette période.......??????😛😛😛
VAYA ESPAÑA....
Afin de permettre aux 440,000 membres de Voyageforum de suivre le Mundial de soccer/football en Afrique du sud du 11 juin au 11 juillet.....
Je propose donc la fermeture du forum durant cette période.......??????😛😛😛
VAYA ESPAÑA....
Préparation de mon voyage européen à vélo au long court, départ début août English translation pending
bonjour tout le monde!
Je créé ce topic afin que vous m'aidiez de tous les points de vu concernant pour projet de départ. Je tiens tous d'abord à préciser que cela fait suite à une longue réflexion intérieur que je n'ai pas eu de traumatisme récent me poussant à tout quitter comme cela du jours au lendemain.
Mon projet : Partir en vélo et laisser tout derrière moi (sous entendre mon appartement et mes affaires). Je souhaite donc partir et parcourir la france voire d'autres pays européen en vélo + remorque. Je garderai ma carte d'identité et ma CB. Mon objectif est de parcourir le plus longtemps possible (plusieurs années voire si cette vie me plait "toujours") la France allant d'eco hameau (ou eco village ou eco lieu suivant vos préférences) en eco hameau. D'y rester quelques semaines à quelques mois (voire une installation définitive qui sait) et ensuite de changer d'endroit.
Je voudrais savoir si cela vous parez surréaliste et hors de porté ou si au contraire cela peut sembler cohérent. je suis en train de passer mes examens de droit (dernière année de licence), j'ai 23 ans et cette vie de façon générale ne me plait pas. J'ai expliqué cela à mon amie, elle comprend et nous avons rompu dans une douleur réciproque mais partir me semblait très important pour moi. je developperai pas plus ce sujet sauf si question 🤪
Avec quoi je vais partir? deja comme je l'ai indiqué, avec mon vélo et une remorque, ma cni et ma cb avec environ 2000€ suivant le prix de revient des achats que je devrais faire.
L'argent : mon autre objectif est "d'user" un minimum d'argent. C'est à dire que je serais bien obligé d'y passer pour aller d'un eco village à un autre mais lorsque je suis dans un eco village, le but est de m'auto suffir (cultiver ma terre etc). Utopiste? (??)
Le vélo et la remorque : je vais prendre mon VTT pour voyager. Ce n'est pas ce qu'il y a de mieux mais il s'agit d'un VTT monté par mes soins et il est équipé très haut de gamme. il pèse moins de 9kg actuellement (surement un peu plus lorsque j'aurais changé ma selle et mes pédales pour quelques de plus costaud). j'ai pensé à un vélo couché mais cela se révèle peu judicieux car 1. ca coute cher 2. je ne veux pas brader mon vélo. Donc apriori je reste dans cette hypothèse. J'achèterai un garde bout avant et un porte bagage que l'on accroche à la selle afin de supporter mon tapis de sol (dont lé référence va être indiqué plus bas). La fourche est bloquable.
pour la remorque, j'avais créé un autre post sans vraiment de succès : ne voulant pas mettre beaucoup d'argent dedans (je ne vais pas faire plusieurs milliers de km directement, cela se fera plus genre 300km, arrêt de qq mois, 300km arrêt de qq mois etc... (j'espère que je me fais comprendre).
voici le modèle sur lequel je voudrais partir : http://www.amazon.fr/...K/ref=pd_sim_sbs_k_2
Ma liste des affaires que prend/achète pour le voyage au long cours. Il y aura des choses qui seront prévu pour le voyage en vélo et d'autres affaires qui seront prévu pour les passages en eco hameau. Voici une liste. Le plus difficile pour moi actuellement est d'établir une liste de vêtement qui doivent être suffisant à la fois pour les étés et pour les hivers tout en étant peu encombrant : casse tête, merci de me conseiller tout en pensant que mon budget reste limité (j'ai pensé à du tout decathlon pour les fringues, merci de vos avis dessus et si possible de me conseiller des modèles.). Je sais juste que je vais prendre deux "trucs" (désolé j'ai perdu le nom) pour vélo (une couche si vous préférer pour éviter d'avoir mal au cul :D ) : un long chaud pour l'hiver, et un pour l'été. Des gants/un casque. Coupe vent que j'ai pour faire du vtt.
Voici la liste : - tente Tente Ferrino Lightent 1 1604 g -Sac de couchage : j'hésite entre deux modèle ==> le pounder de marmot (135€) et le Duvet Lestra Sport Merci de me conseiller ;) -Sac à viande en Soie 132gr -Ridge-Rest Thermarest (qui ira sur le porte bagage du vélo) 250gr environ -couverture de survie (entre le sol et la tente). 5€ à decat -poncho (quel modèle???) - tarp ou pas tarp. Je voudrais aussi une bache pour recouvrir mon vélo lorsqu'il pleuvra, un tarp peut servir à cela non? et pourra servir si je veux faire du tarp ben...un tarp :D - gourde katadyn mybottle en cas d'urgence qui sera posé sur le porte bidon de mon vélo - un camelbak source : 3 litres en réserve ! - diverse poche étanche pour le duvet/vêtement/electronique - un iphone (pour suivre mon compte en banque/mettre à jours un hypothétique blog, je ne sais pas, si vous avez des conseils dessus, je suis preneur) et pour la musique. - un APN mieux que l'iphone :D (qui est vraiment mauvais soit dit en passant) - un support iphone pour vélo : http://www.lecyclo.com/...phone-pour-velo.html - des panneaux solaires portables. Que me conseillez vous comme référence? - une boussole - cordes (5m non?) - pelle pliable de l'armée - des cartes : alors là, je pense prendre une grande carte de France pas très détaillé pour me donné un point de vu d'ensemble. Avec je complèterai avec des cartes IGN ou michelin des régions dans lesquelles je vais passer. - de la nourriture deshydraté : je veux prévoir pour 1 semaine soit 14 repas déshydraté chez decathlon et qq soupes déshydratées. - en ce qui concerne l'entretien du vélo : dérive chaine et qq maillons. 2 chambres à air de secours (mes pneus sont montés en latex, normalement pas de soucis) + 2 chambres à air pour la remorque. Démonte pneu. multi tool. clé à rayon et rayons (léger et prend pas de place). Une paire de pédale plate de secours (je souhaite rouler en effet avec des pédales auto crank brothers). Cablerie de rechange/ plaquette de frein de rechange. - tablettes de micro pure forte. -ziplocs -le réchaud : un F!re Profi 105 ! -popote : je ne sais pas encore, surement du decat -un couteau costaud (je ne sais pas trop quel modèle prendre, j'en voudrais un costaud sans que cela fasse rambo (si je me fais controler, sait on jamais). -un multi tool letherman -briquets (x4) et pierre à feu -plusieurs boite de péllicule dans lequel j'aurais mis du coton avec de la vaseline pour l'amorce de mon réchaud. -affaire de toilette : brosse à dent/dentifrice/ savon de marseille/pierre d'alun (je ne suis pas sur de l'orthographe) qui permet de réduire les odeurs de transpiration et d'arréter une coupure (utilisé souvent pour les coupures lors du rasage)/rasoir et lames de rechange (x2). -kit de 1er secours :
ü Carnet de vaccination international ü 2 paires de gants en vinyle ü 1 couverture de Survie ü Thermomètre souple ü 1 Pansement compressif (2 jeux de compresses épaisses + une bande élasthane) ü 8 ou 9 paquets de 2 compresses stériles ü 2 compresses de Tulle gras ü 1m de Pansement à découper ü Pansements « seconde peau » Compeed ü Préservatifs ü Stéristrips ü Micropurs Forte ü 5 flapules de 5ml de Bétadine 10% ü 5 flapules de 5ml de Sérum Physiologique ü Dafalgans ü Efferalgans ü Anti-inflammatoires non stéroïdiens (Ibuprofènes) ü Anti-diarrhéiques (Arestal) ü Antibiotique large spectre (Merck/Acide clavulanique) ü Leatherman Micra
-médicaments : je prendrais ceux que j'ai (truc classique) + une liste que je demanderai à mon doc début juillet (diarrhé etc...) -coupe ongle - pince à épilier - pince à tique - serviette séchage rapide de chez decat - douche portable de chez decat (quand je serais en eco hameau, ca sera plus simple) - ass-rag (bandana + savon de marseille) 😇 - lampe frontale (une de secours) - un téléphone portable "bic" de secours - mirroir - gant croute de cuir quand je devrais travailler les champs - kit pour coudre - kit de pêche - pierre à aiguiser. - cahier/stylo pour ecrire mon voyage/pensées. - lunette vtt polychromatique. - support de carte pour vtt - un hamac - une paire de sandale - des livres : lecture classique (4-5 de poche) + lectures utilitaires (bases de l'agriculture, etc...), pareil 4-5.
voilà, j'ai durement du oublier des choses. Je ne me rend pas vraiment compte du volume que cela représente. cependant, il y a finalement peu de chose. Le problème reste pour moi : les vêtements.
merci de vos commentaires/avis. Si vous pensez que le projet ne tient pas la route merci de me le dire mais de façon constructive :D 😛
A+
Je créé ce topic afin que vous m'aidiez de tous les points de vu concernant pour projet de départ. Je tiens tous d'abord à préciser que cela fait suite à une longue réflexion intérieur que je n'ai pas eu de traumatisme récent me poussant à tout quitter comme cela du jours au lendemain.
Mon projet : Partir en vélo et laisser tout derrière moi (sous entendre mon appartement et mes affaires). Je souhaite donc partir et parcourir la france voire d'autres pays européen en vélo + remorque. Je garderai ma carte d'identité et ma CB. Mon objectif est de parcourir le plus longtemps possible (plusieurs années voire si cette vie me plait "toujours") la France allant d'eco hameau (ou eco village ou eco lieu suivant vos préférences) en eco hameau. D'y rester quelques semaines à quelques mois (voire une installation définitive qui sait) et ensuite de changer d'endroit.
Je voudrais savoir si cela vous parez surréaliste et hors de porté ou si au contraire cela peut sembler cohérent. je suis en train de passer mes examens de droit (dernière année de licence), j'ai 23 ans et cette vie de façon générale ne me plait pas. J'ai expliqué cela à mon amie, elle comprend et nous avons rompu dans une douleur réciproque mais partir me semblait très important pour moi. je developperai pas plus ce sujet sauf si question 🤪
Avec quoi je vais partir? deja comme je l'ai indiqué, avec mon vélo et une remorque, ma cni et ma cb avec environ 2000€ suivant le prix de revient des achats que je devrais faire.
L'argent : mon autre objectif est "d'user" un minimum d'argent. C'est à dire que je serais bien obligé d'y passer pour aller d'un eco village à un autre mais lorsque je suis dans un eco village, le but est de m'auto suffir (cultiver ma terre etc). Utopiste? (??)
Le vélo et la remorque : je vais prendre mon VTT pour voyager. Ce n'est pas ce qu'il y a de mieux mais il s'agit d'un VTT monté par mes soins et il est équipé très haut de gamme. il pèse moins de 9kg actuellement (surement un peu plus lorsque j'aurais changé ma selle et mes pédales pour quelques de plus costaud). j'ai pensé à un vélo couché mais cela se révèle peu judicieux car 1. ca coute cher 2. je ne veux pas brader mon vélo. Donc apriori je reste dans cette hypothèse. J'achèterai un garde bout avant et un porte bagage que l'on accroche à la selle afin de supporter mon tapis de sol (dont lé référence va être indiqué plus bas). La fourche est bloquable.

pour la remorque, j'avais créé un autre post sans vraiment de succès : ne voulant pas mettre beaucoup d'argent dedans (je ne vais pas faire plusieurs milliers de km directement, cela se fera plus genre 300km, arrêt de qq mois, 300km arrêt de qq mois etc... (j'espère que je me fais comprendre).
voici le modèle sur lequel je voudrais partir : http://www.amazon.fr/...K/ref=pd_sim_sbs_k_2
Ma liste des affaires que prend/achète pour le voyage au long cours. Il y aura des choses qui seront prévu pour le voyage en vélo et d'autres affaires qui seront prévu pour les passages en eco hameau. Voici une liste. Le plus difficile pour moi actuellement est d'établir une liste de vêtement qui doivent être suffisant à la fois pour les étés et pour les hivers tout en étant peu encombrant : casse tête, merci de me conseiller tout en pensant que mon budget reste limité (j'ai pensé à du tout decathlon pour les fringues, merci de vos avis dessus et si possible de me conseiller des modèles.). Je sais juste que je vais prendre deux "trucs" (désolé j'ai perdu le nom) pour vélo (une couche si vous préférer pour éviter d'avoir mal au cul :D ) : un long chaud pour l'hiver, et un pour l'été. Des gants/un casque. Coupe vent que j'ai pour faire du vtt.
Voici la liste : - tente Tente Ferrino Lightent 1 1604 g -Sac de couchage : j'hésite entre deux modèle ==> le pounder de marmot (135€) et le Duvet Lestra Sport Merci de me conseiller ;) -Sac à viande en Soie 132gr -Ridge-Rest Thermarest (qui ira sur le porte bagage du vélo) 250gr environ -couverture de survie (entre le sol et la tente). 5€ à decat -poncho (quel modèle???) - tarp ou pas tarp. Je voudrais aussi une bache pour recouvrir mon vélo lorsqu'il pleuvra, un tarp peut servir à cela non? et pourra servir si je veux faire du tarp ben...un tarp :D - gourde katadyn mybottle en cas d'urgence qui sera posé sur le porte bidon de mon vélo - un camelbak source : 3 litres en réserve ! - diverse poche étanche pour le duvet/vêtement/electronique - un iphone (pour suivre mon compte en banque/mettre à jours un hypothétique blog, je ne sais pas, si vous avez des conseils dessus, je suis preneur) et pour la musique. - un APN mieux que l'iphone :D (qui est vraiment mauvais soit dit en passant) - un support iphone pour vélo : http://www.lecyclo.com/...phone-pour-velo.html - des panneaux solaires portables. Que me conseillez vous comme référence? - une boussole - cordes (5m non?) - pelle pliable de l'armée - des cartes : alors là, je pense prendre une grande carte de France pas très détaillé pour me donné un point de vu d'ensemble. Avec je complèterai avec des cartes IGN ou michelin des régions dans lesquelles je vais passer. - de la nourriture deshydraté : je veux prévoir pour 1 semaine soit 14 repas déshydraté chez decathlon et qq soupes déshydratées. - en ce qui concerne l'entretien du vélo : dérive chaine et qq maillons. 2 chambres à air de secours (mes pneus sont montés en latex, normalement pas de soucis) + 2 chambres à air pour la remorque. Démonte pneu. multi tool. clé à rayon et rayons (léger et prend pas de place). Une paire de pédale plate de secours (je souhaite rouler en effet avec des pédales auto crank brothers). Cablerie de rechange/ plaquette de frein de rechange. - tablettes de micro pure forte. -ziplocs -le réchaud : un F!re Profi 105 ! -popote : je ne sais pas encore, surement du decat -un couteau costaud (je ne sais pas trop quel modèle prendre, j'en voudrais un costaud sans que cela fasse rambo (si je me fais controler, sait on jamais). -un multi tool letherman -briquets (x4) et pierre à feu -plusieurs boite de péllicule dans lequel j'aurais mis du coton avec de la vaseline pour l'amorce de mon réchaud. -affaire de toilette : brosse à dent/dentifrice/ savon de marseille/pierre d'alun (je ne suis pas sur de l'orthographe) qui permet de réduire les odeurs de transpiration et d'arréter une coupure (utilisé souvent pour les coupures lors du rasage)/rasoir et lames de rechange (x2). -kit de 1er secours :
ü Carnet de vaccination international ü 2 paires de gants en vinyle ü 1 couverture de Survie ü Thermomètre souple ü 1 Pansement compressif (2 jeux de compresses épaisses + une bande élasthane) ü 8 ou 9 paquets de 2 compresses stériles ü 2 compresses de Tulle gras ü 1m de Pansement à découper ü Pansements « seconde peau » Compeed ü Préservatifs ü Stéristrips ü Micropurs Forte ü 5 flapules de 5ml de Bétadine 10% ü 5 flapules de 5ml de Sérum Physiologique ü Dafalgans ü Efferalgans ü Anti-inflammatoires non stéroïdiens (Ibuprofènes) ü Anti-diarrhéiques (Arestal) ü Antibiotique large spectre (Merck/Acide clavulanique) ü Leatherman Micra
-médicaments : je prendrais ceux que j'ai (truc classique) + une liste que je demanderai à mon doc début juillet (diarrhé etc...) -coupe ongle - pince à épilier - pince à tique - serviette séchage rapide de chez decat - douche portable de chez decat (quand je serais en eco hameau, ca sera plus simple) - ass-rag (bandana + savon de marseille) 😇 - lampe frontale (une de secours) - un téléphone portable "bic" de secours - mirroir - gant croute de cuir quand je devrais travailler les champs - kit pour coudre - kit de pêche - pierre à aiguiser. - cahier/stylo pour ecrire mon voyage/pensées. - lunette vtt polychromatique. - support de carte pour vtt - un hamac - une paire de sandale - des livres : lecture classique (4-5 de poche) + lectures utilitaires (bases de l'agriculture, etc...), pareil 4-5.
voilà, j'ai durement du oublier des choses. Je ne me rend pas vraiment compte du volume que cela représente. cependant, il y a finalement peu de chose. Le problème reste pour moi : les vêtements.
merci de vos commentaires/avis. Si vous pensez que le projet ne tient pas la route merci de me le dire mais de façon constructive :D 😛
A+
Dons aux Cubains English translation pending
Bonjour, je me rends à Cuba pour une dizaine de jours, jaimerais savoir ce que je peux ramener d'utile pour les Cubains, merci d'avance !