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Avis sur le nouveau Gitane vision? English translation pending
Bonjour
mon message sera assez simple.
Que pensez vous de ce nouveau modèle de chez Gitane...s . Pour voyager des mois mais bon pas des années tout de même merci de vos observations QUESTION AUSSI JE FAIS 190 CM et la taille maxi est 55 je pense que cela est un peu court pour moi ?
http://www.gitane.com/fr/VTC/Vision, 101.html
Cadre aluminium hydroformé. Fourche aluminium. Transmission Shimano SLX 27 vitesses. Moyeu avant dynamo. Jantes Spectra double paroi. Pneus Spectra renforcés à bandes réfléchissantes. Cintre aluminium multipositions. Potence réglable sans outil. Tige de selle aluminium suspendue. Porte-bagages avant et arrière.
Tailles : 47.51.55. Poids : 15, 7 kg.
Prix TTC : 749 €
De vous lire comme d'habitude avec beaucoup de passion
gabriel
mon message sera assez simple.
Que pensez vous de ce nouveau modèle de chez Gitane...s . Pour voyager des mois mais bon pas des années tout de même merci de vos observations QUESTION AUSSI JE FAIS 190 CM et la taille maxi est 55 je pense que cela est un peu court pour moi ?
http://www.gitane.com/fr/VTC/Vision, 101.html
Cadre aluminium hydroformé. Fourche aluminium. Transmission Shimano SLX 27 vitesses. Moyeu avant dynamo. Jantes Spectra double paroi. Pneus Spectra renforcés à bandes réfléchissantes. Cintre aluminium multipositions. Potence réglable sans outil. Tige de selle aluminium suspendue. Porte-bagages avant et arrière.
Tailles : 47.51.55. Poids : 15, 7 kg.
Prix TTC : 749 €
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gabriel
Tour du monde en motorhome: question sur les cargos et trajets English translation pending
Bonjour
Je plannifie un tour du monde partiel d'un an en Camping car (CC) en juin 2010 avec 2 enfants (3 ans et 10 mois):
Le plan est le suivant:
- CC en cargo europe/Amerique Nord + vol famille
- visite etats unis/canada/mexique (4 mois juin/septembre)
- cargo acapulco/Amerique Sud avec le CC et la famille
- visite perou/bolivie/chilie/argentine (4 mois octobre/janvier)
- CC en cargo amerique sud/Australie + vol famille
- visite australie/nouvelle zelande (4 mois février/juin)
- cargo retour pour le CC de l australie et retour avion pour la famille
Mes questions sont les suivantes :
- les trajets en cargo sont il aujourd hui plus facile qu il y a quelques années ? J ai l impression que c est un sujet moins discuté qu il y a 4/5 ans ?
- est il plus difficile et cher de shipper un capucine qu un profilé ? possibilite de mmettre un profile dans un container?
- quel budget pour les 4 cargos ?
- y a t il des villes de departs plus conseillées point de vue facilité/frequence/prix ?
- combien de temps a l avance doit on reserver les places ?
- si je souscris a une assurance pour le cc en europe est ce suffisant ?
- rentrer avec le cc en Australie est il realisable, j ai lu qu il fallait laver le carburateur a la brosse a dent
milles mercis de votre aide
Voyager l'Amérique du Sud en 4x4 ou en camping-car English translation pending
Bonjour à tous,
Si cela intéressent des candidats pour de futurs voyages en Amérique du Sud, nous tenons à votre disposition un fichier au format PDF (19 pages) avec ttes les infos pour préparer ce type de voyage avec son véhicule importé d'Europe, dans les 13 pays que compte ce sous continent.
Compris dans ce document tts les renseignements aussi pour passer de la Colombie à Panama en container
http://www.bourlingueurs.com/.../amerique_du_sud.pdf
Voilà,
Les Bourlingueurs du Panama qui ont enfin récupérer leur 4X4 😉

Argentine - Laguna Brava
Si cela intéressent des candidats pour de futurs voyages en Amérique du Sud, nous tenons à votre disposition un fichier au format PDF (19 pages) avec ttes les infos pour préparer ce type de voyage avec son véhicule importé d'Europe, dans les 13 pays que compte ce sous continent.
Compris dans ce document tts les renseignements aussi pour passer de la Colombie à Panama en container
http://www.bourlingueurs.com/.../amerique_du_sud.pdf
Voilà,
Les Bourlingueurs du Panama qui ont enfin récupérer leur 4X4 😉

Argentine - Laguna Brava
Votre opinion sur Buenos Aires, Vina del Mar et Santiago? English translation pending
Bonjour, je choisi une destination pour passer 5 mois prochainement. J'hésite beaucoup entre ces 3 endroits. Pouvez-vous me donner votre opinion. Ce qui vous a plu et déplu de ces endroits. Merci beaucoup.
Recherche de nouvelles de l'orphelinat "Notre Dame de la Nativité" à Port-au-Prince, Haïti English translation pending
Bonjour à tous,
Ma cousine est en procédure d'adoption de Hannah, une petite Haïtienne qui vit encore actuellement dans la crèche "Notre la dame de la nativité", quartier Fontamara 27 au nord de Port au Prince.
Nous sommes sans nouvelles de notre petite nièce et nous sommes très inquiets...
Si vous avez des informations sur cette partie de la ville, merci de nous poster un message...
Angleterre seule English translation pending
Bonjour à tous!
Je souhaiterais partir en Angleterre seule pendant une semaine de congès. J'ai 19ans, je partirais de Tours, et même si je peux être courageuse, je ne suis pas vraiment téméraire, donc je veux un minimum préparer ce voyage. Malheureusement, je ne connais personne en Angleterre, donc pour l'hébergement, je pensais soit à l'auberge de jeunesse soit à la solution "canapé" avec CouchSurfing. Avez vous tester un des deux? Ensuite, je ne suis pas habitué à voyager seule, donc que me conseiller vous au niveau villes/visites/transport sur place/... En gros, j'aimerais avoir vos avis, vos expèriences peut etre et vos conseils, pour une jeune fille qui pars seule et qui n'est pas tout à fait débroullarde ^^ Allez, ne vous moquez pas, et donnez moi tout pleins de bons conseils pour passer une bonne semaine à prix très cassé Merci
Je souhaiterais partir en Angleterre seule pendant une semaine de congès. J'ai 19ans, je partirais de Tours, et même si je peux être courageuse, je ne suis pas vraiment téméraire, donc je veux un minimum préparer ce voyage. Malheureusement, je ne connais personne en Angleterre, donc pour l'hébergement, je pensais soit à l'auberge de jeunesse soit à la solution "canapé" avec CouchSurfing. Avez vous tester un des deux? Ensuite, je ne suis pas habitué à voyager seule, donc que me conseiller vous au niveau villes/visites/transport sur place/... En gros, j'aimerais avoir vos avis, vos expèriences peut etre et vos conseils, pour une jeune fille qui pars seule et qui n'est pas tout à fait débroullarde ^^ Allez, ne vous moquez pas, et donnez moi tout pleins de bons conseils pour passer une bonne semaine à prix très cassé Merci
Pour documentaire sur Rio, cherche français y allant en février 2010 English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
journaliste pour une chaîne tv française, je prépare un documentaire d'1h sur le carnaval de Rio. Partant début février sur place, je cherche des français (touristes ou expatriés) qui seraient partants pour apparaitre dans le docu. Dans l'idée, pour rendre l'ambiance du carnaval, j'aimerai suivre avec le cameraman un groupe, ou couple, bref, des gens pendant le carnaval... (1h, 2h, voire plus, ou moins, dépendant de vous). Il s'agirait d'une sorte de "caméra embarquée", comme si quelqu'un vous suivait dans vos déplacements...
Plus d'infos en me contactant, delarobertie@gmail.com
journaliste pour une chaîne tv française, je prépare un documentaire d'1h sur le carnaval de Rio. Partant début février sur place, je cherche des français (touristes ou expatriés) qui seraient partants pour apparaitre dans le docu. Dans l'idée, pour rendre l'ambiance du carnaval, j'aimerai suivre avec le cameraman un groupe, ou couple, bref, des gens pendant le carnaval... (1h, 2h, voire plus, ou moins, dépendant de vous). Il s'agirait d'une sorte de "caméra embarquée", comme si quelqu'un vous suivait dans vos déplacements...
Plus d'infos en me contactant, delarobertie@gmail.com
Sponsors et éthique (périple à vélo sur la route de la soie) English translation pending
Bonjour tout le monde, je prévois faire un périple sur la route de la soie en 2011 (oui c encore loin) à vélo! Mais comme vous le savez, coté budget c pas donné!! J ai pensé me trouver des sponsors qui pourrait me servir de mécènes pour combler une partie de mon budget mais la plupart demande à ce que le projet soumis soit parrainé par un projet humanitaire. D ailleurs la plupart des blogs que j ai pu lire portant sur les long périple vélo portaient tous un projet humanitaire ou une cause dans leur bagages!! Voilà mon inquiètude..ou est la limite entre la bonne foi et le coté pratique que peut nous amener ces projets...
De plus, je crois qu un voyage vélo est souvent un défi personnel, c'est pour soi qu on décide de partir rencontrer et vivres des expériences..c'est assez egoiste de partir sur un vélo valant 2000$ et prétendre pédaler pour la pauvreté dans le monde..voyez le paradoxe....malaise!!
Qu'en pensez vous?
http://projetbucephale.wordpress.com/
De plus, je crois qu un voyage vélo est souvent un défi personnel, c'est pour soi qu on décide de partir rencontrer et vivres des expériences..c'est assez egoiste de partir sur un vélo valant 2000$ et prétendre pédaler pour la pauvreté dans le monde..voyez le paradoxe....malaise!!
Qu'en pensez vous?
http://projetbucephale.wordpress.com/
Hôtels ou auberges économiques pour trois/quatre jours à Pékin? English translation pending
Je dois aller au Japon avec Air China et je fais une escale à Pékin. Le prix du billet est le même si je reste 2heures ou 3-4 jours à Pékin donc j'ai envie d'y rester plusieurs jours pour découvrir cette ville. Même si d'avance je sais que je risque d'être frustré de rester si peu de temps, j'ai quand même envie de tenter l'expérience. Qu'en pensez-vous ? Quels sont les sites à voir en priorité ? Avez-vous le nom de bons petits hôtels ou d'auberges économiques ?Autre question, je serai seul, cela est-il risqué ?
Merci d'avance pour vos réponses
Will
Merci d'avance pour vos réponses
Will
Midnight Hanoï Express English translation pending
Enfin quand même!
Quatre jours consécutifs avec entre 6 et 13 heures de transport, ça commençait à faire!!!
Il est enfin temps de poser mon sac pour plus qu'une nuit à un endroit et le fait de le faire à Hanoï, je ne sais pas pourquoi mais je le sens bien. La ville jouit d'un charme certain. Il y a beau y avoir un traffic de foldingo, tout est à échelle humaine, pas de grands immeubles récents, il y a des parcs, des lacs et en plus pour couronner le tout, je suis réellement en bonne compagnie avec ceux qui comme moi, sont des pieds nicklés : Nat, Jo, Dani et Marius.
On s'entend comme larrons en foire et ça ne fait que commencer puisque chacun sauf Marius a encore un mois devant lui dans ce pays plein de promesses qu'est le Vietnam... Marius, lui n'a qu'une grosse semaine encore dans le pays avant de s'en retourner chez lui, c'est triste mais ça a au moins le mérite de nous faire garder le rythme.
A propos de rythme, celui du lendemain est vraiment piano mais comment pourrait-il en être autrement? Ca fait belle lurette qu'on a pas été obligé de se lever aux aurores et implicitement, il s'est décidé que celui ou celle qui ferait sonner une quelconque sonnerie se verrait jeter par dessus bord à coups de sabre. Il est 11h quand les premiers commencent à ouvrir les yeux. Il ne s'agit pas de moi, c'est l'évidence. Ca a beau être encore le matin, c'est tout de même suffisament tard même pour le Braïce qui s'est battu avec l'archos jusqu'à 3h pour parvenir enfin à mettre les photos d'Anghkor en ligne alors que tous les autres sans exception dormaient déjà depuis de longues heures. Et comme on a qu'une salle de bain pour cinq, ça laisse encore largement le temps de végéter avant que mon tour ne vienne. Finalement, on est prêt à battre le tarmac vers 12h30 ce qui montre bien qu'on est pas des foudres de guerre en cette journée de récupération. En plus, Nathalie ne se sent pas mieux depuis Dien Bien Phu, sa tension est en berne et sa tête, une centrifugeuse. Sa santé apparente est telle qu'après un petit déjeuner commun, on décide avec Jo et Marius de l'accompagner jusqu'à l'ambassade de France qui abrite un hopital. C'est aussi l'occasion d'une bonne balade à pieds dans la ville au nom d'Orient.
L'ambassade de France est située, je vous le donne en mille, dans le quartier des ambassades. Il y a donc de partout de grandes maisons coloniales, des arbres, c'est classe et ça le vaut bien. Même si c'est fermé, car on est samedi, c'est aussi l'occasion pour moi quand on y est de mettre un pied à travers la grille d'entrée et de poser la semelle en territoire français. Je sais, c'est futile mais c'est plaisir!!!! Et nouveau manque de bol, l'hopital de l'ambassade a fermé voilà plusieurs mois et il faut partir à la recherche de l'hopital français d'Hanoï qui a pris ses quartiers un peu plus loin. On s'excentre donc un peu plus, prenant le risque à chaque pas de se perdre un peu plus, mais comme on est quatre, ça fait quatre sens de l'orientation à mettre en commun! Heureusement car s'il fallait ne s'en tenir qu'au mien...
On parvient donc à l'hopital recherché, Nat retrouve des couleurs. C'est parti pour la consultation pendant qu'en bons chevaliers servants, on attend sagement. Devant nous, dans la salle d'attente, est affiché l'organigramme de l'hopital. On peut ainsi voir que le gastro-entérologue s'appelle docteur Landreau ce qui tombe plutôt bien puisqu'il officiait aussi à reguler le transit des buts encaissés par le PSG. Gloire à lui!!! Pour le reste, tous les médecins vietnamiens de l'hopital s'appellent N'Guyen, sacré famille! Mes hommages à la maman!!
Au bout du compte, Nat est de retour après plus d'une heure d'entretiens et autres examens. Elle se fait prescrire une batterie de médicaments ainsi qu'un test de grossesse pour rajouter un peu de piment à cette mayonnaise médicamenteuse. Ne nous reste plus qu'à retourner à la GH et retrouver Dani parti faire je ne sais quoi. On y est à 17h, la journée est bien avancée et comme Dani n'est pas encore là, on a plus qu'à feignanter de re-chef ce qui n'est pour déplaire à personne. Alors qu'il arrive peu de temps après, lui nous voyant dans des positions bien confortables répartis à travers la chambre n'a qu'une envie : nous rejoindre et faire de même. Et puis, comme de toutes façons, on est très à l'aise comme ça, on a pas très envie d'aller batifoler à travers la ville.
On reste comme ça, à osciller entre sièges et matelas pendant deux heures et c'est pas du luxe. A 19h quand même, on se remet sur le départ. Il nous brule littéralement, non je déconne, d'aller déambuler dans les allées du marché de nuit qui passe pour être le plus grand du pays. On s'y rend donc avec plus de difficultés que l'après-midi vu qu'il fait nuit et qu'on marche au radar mais on y arrive quand même. Sur place, c'est toute une rue qui est devenue piétonne pour que, sur plus d'un kilomètre, s'étalent les vendeurs de toute la daube "made in China" qu'il est possible de trouver. Des culottes, des jouets, des chaussures, des lunettes de soleil, des ustensils de cuisine, c'est une caverne d'Ali Baba cheap à ciel ouvert et noire de monde. Déjà une heure plus tard, on en a pleins les bottes de ce grand cirque, c'est l'heure de passer à table en commençant par un remplissage de godets en règle à l'aide de quelques cocktails muticolores. C'est ensuite l'heure de la souplette jusqu'au moment où on quitte les lieux pour s'assoir de nouveau étancher notre soif. Le bar est tranquille, la musique italienne. Tout le répertoire d'Andrea Bocelli à Eros Ramazotti y passe. Les barmen n'ont beau rien avoir d'autre à nous proposer que ce désert créatif, on reste malgré tout jusqu'à la fermeture, à minuit, heure à laquelle les policiers font le tour des établissements pour réclamer leur enveloppe ou la fermeture. Le bar ferme et nous aussi, on tire le rideau sur cette première journée complète ici.
Et demain, c'est promis, on accélère... Enfin si on veut...
Et surtout si on peut car il est encore bien tard quand on daigne mettre le nez dehors. Il faut dire qu'il fait gris et qu'on se sent à l'hotel comme à la maison, la compagnie en plus. Afin de ne pas se perdre et aussi parce que c'est joli, on retourne voir du côté de la cathédrale pour un petit déjeuner à la française s'il vous plait. Des croissants, des sandwishs, pas question de tenter des expériences culinaires exotiques à l'heure où les papilles s'éveillent à la vie. Ensuite, on entame le parcours culturel local à commencer par le mausolée de l'ami Ho Chi Minh qui doit troner inerte derrière une vitrine si tout va bien. On prend donc un taxi pour éviter les efforts, partager les frais et surtout éviter de se perdre. Le batiment a tout de l'architecture stalinienne, un énorme bloc de béton avec des trous dedans pour faire les portes et pour adoucir le tout un grand parc verdoyant tout autour. Pour le parc, on aura tout le temps, on file direct voir l'oncle Ho. Une porte fermée, une deuxième pareil et ainsi de suite. Ho Chi Minh est une personne difficile dont il s'avère qu'on ne peut le visiter qu'en matinée. Il va donc falloir revenir plus tard. Le temps de se rendre compte de notre erreur, les premières gouttes se mettent à tomber, et comme rien ne s'obtient facilement, c'est des trombes d'eau qui s'abattent maintenant sur la ville. Et nous, on a un parc à visiter... On entreprend malgré la pluie qui tombe de quand même mettre le nez dehors, c'est pas de l'eau qui va se mettre en travers de notre pain quotidien!! Et comme on a bien fait! Après quelques minutes, la pluie s'estompe comme récompensant nos efforts. On va donc pouvoir marcher le nez au vent sans se soucier de savoir si on a un imperméable, vu que comme on en a pas... On flane donc. On passe notamment devant la pagode à un pilier qui est sensée être un des batiments les plus anciens du pays. C'est une petite maison construite sur un large pilier mais détail amusant, le pilier est fait en béton... Si quelqu'un peut m'expliquer le stratagème, je suis preneur... Au total, cette balade nous prend bien une heure et demie à l'issue de laquelle on en a pas encore fini.
A quelques centaines de mètres de là est un autre incontournable : le Temple de la Littérature construite au XIème siècle comme la pagode à un pilier. C'est la première université du pays qui a été fondée par Confucius en personne, ça vous installe l'ambiance. C'est une oasis de tranquilité dans cet océan de bruit qu'est Hanoï qu'on finit par rejoindre à pieds comme quoi on est pas plus con qu'un autre. A l'intérieur, aux jardins succèdent les temples, à l'accalmie succède la pluie qui cette fois s'abat pour de bon. Ca nous permet de voir un défilé de mode un peu particulier puisqu'il s'agit de capes de pluie qui recouvrent sans exception tous les touristes des pieds à la tête. Du bleu au rose en passant par le jaune, il y en a pour tout les gouts sauf les notres à première vue puisqu'on est encore plus des touristes que les autres, rien à se mettre sur les épaules pour se protéger... C'est donc sous une pluie battante qu'on enchaine les vénérables batiments. Et comme de toute façon trempés pour trempés, on ne va pas dormir ici, c'est en marchant qu'on s'en va comme des princes à la recherche d'un établissement capable de nous servir attablés une boisson chaude et un encas puisqu'à l'extérieur, en plus de dracher, il doit faire dans les 15°. C'est donc fait le temps d'être bien ruinés de flotte, tous les bars et autres cafés ont été pris d'assault bien avant qu'on puisse se décider... Donc après l'effort, le réconfort d'une table bien mise avant de remettre le cap vers la maison en taxi en lui demandant de nous laissez à la cathédrale puisqu'on est pas foutu de se souvenir du nom de notre hotel.
En arrivant devant le saint endroit, des voix se font entendre à l'intérieur. C'est l'heure de la messe et c'est pas tant par excès de Foi que par gout pour l'inconnu, qu'on pénètre à l'intérieur. Là, c'est bondé de monde, la religion fait recette. Et en bons pratiquants, tous les vietnamiens présents entonnent les chants adéquats rendant l'atmosphère divine, c'est le cas de le dire. Toutes ses voix qui résonnent à l'unisson, y'a pas à dire, c'est beau. On reste donc de longues minutes à écouter les douces mélodies jusqu'au moment où on a tous notre quota de recueuillement, c'est le moment de rentrer.
Au retour à l'hotel, c'est surtout le moment de suspense de la journée. Nat qui prend avec assiduité ses médicaments avait jusque là oublié de faire le test de grossesse. Si c'est positif, c'est le champagne assuré, on en a tous des frissons d'excitation pendant qu'elle doit avoir des frissons d'un tout autre registre. De façon quasi-instantanée, le soufflet retombe, le test est négatif, tant pis pour le champagne. Et tant mieux pour tout le monde, l'aventure continue!!
On reste alors dans la chambre un bon petit moment à ce dire que ce soir, malgré le résultat du test, on peut quand même faire la fête et gouter à la vie nocturne locale. Pour nous faire patienter en plus de nous mettre en bouche, je pars acheter une bouteille de whisky ainsi qu'une bouteille de coca qui serviront à nous mettre de bonne humeur pour toute la nuit. Elles sont toutes deux descendues dans les deux heures qui suivent et qui précèdent le resto du soir. Après s'être débarrasser de notre faim dinatoire quotidienne du côté du marché de nuit où j'ai acheté une guirlande de Noël rouge du plus belle effet autour de mon cou pour le reste de la soirée, on s'efforce donc de trouver un endroit à la hauteur de nos espérances pour pouvoir nous y déhancher toute la nuit. On prend alors un taxi. La seule adresse à notre disposition vient du LP. On s'efforce donc de nous y faire conduire et quand le chauffeur a enfin saisi et qu'on arrive sur place, on est comme des cons, il n'y a pas de boite, même pas un troquet, c'est dire... Donc on ne peut ensuite que s'en remettre à notre chauffeur. La seule recommandation qu'on parvient à lui faire comprendre, c'est qu'on veut un endroit où ça bouge et où ça boit. Il faut dire qu'on est lancé... Cette dernière précision vaut particulièrement pour Jo qui a déjà bien abusé du jaja et qui est gai comme un pinson. Le taxi nous arrête alors devant un bar dansant sur le thème du far-west. Tous les serveurs sont en cowboys et les serveuses en tabliers d'inspiration saloonesque. Mais il est déjà 11h15 et on apprend que le bar ferme à minuit. A minuit? Ils ne savent pas à qui il ont affaire!! On redécolle illico-presto. On reprend un autre taxi. Nouvelle bataille pour se faire comprendre. Et après plusieurs minutes de tractations, on est reparti vers ce qui semble bien être une boite de nuit. On demande aux personnes postées à l'entrée l'heure de fermeture. Minuit, encore. Et puis après tout c'est pas grave. Maintenant qu'on est là, on peut quand même aller faire un tour même si ça ferme dans dix minutes! On entre donc et à l'intérieur, il y a une grande scène avec des rampes verticales comme celles qu'on trouve dans les casernes de pompiers. Mais sur scène personne, c'est vraiment la fin même si ça n'arrête pas les serveuses qui nous proposent des boissons aux prix rappelant les Champ Elysées pour qu'on les boivent au lance-pierres. Pas question d'accepter, nous, tout ce qu'on veut ici, c'est danser. On se lance alors dans des gesticulations de tous les diables pendant que Jo monte sur la scène. En un éclair, un policier monte aussi et l'en fait descendre quasi manu-militari, ambiance... En tout cas, nous, ça nous a bien fait marrer et on repart de plus belle dans une danse endiablée cette fois en direction de la sortie. Derrière nous, c'est le reste des clients qui suit, c'est la fermeture. Ennuyés, angoissés, interloqués, on ne peut décemment pas croire que tout ferme à minuit comme si les Vietnamiens avaient lu avec un peu trop d'assiduité l'histoire de Cendrillon! Il doit bien y avoir un endroit ouvert jusqu'à pas d'heure avec de la musique dedans!! On entame donc un nouveau round de discussions avec les chauffeurs de taxi pendant que Jo vole de voiture en voiture à l'affut de la moindre blague à faire. Le bougre est déchainé, intenable. C'est déjà improbable pour nous d'aller dormir maintenant mais pour lui, c'est impossible, il est à 300%, en pleine montée, un avis de tempête à lui tout seul!! Tant bien que mal, après avoir parlé à pas moins d'une demie douzaine de chauffeur, il y en a un qui a un endroit à nous proposer. C'est parti mon kiki!!
Il est maintenant 0h30 quand on s'arrête une nouvelle et finalement dernière fois. Nous sommes sur les rives du Hong Song, la rivière locale, sur la rive de laquelle est amarrée une péniche qui fait parler les basses dans un rayon de deux cents mètres. A défaut d'avoir trouvé le Graal, ça y est cette fois on la tient notre nuit endiablée!!! C'est effectivement une boite flottante avec sa piste de danse fourmillante, son disc-jockey rivé aux platines et son bar déversant des litres de mojitos. On est donc lancé comme des TGV, impossibles à arrêter, tournoyant encore et encore jusqu'au bout de la nuit. Et chaque fois qu'on en a pleins les bottes, un cocktail suffit à nous remettre en selle. Et quand ça ne suffit pas, une coursive extérieure permet à tous de faire baisser la température devant le fleuve endormi. Et si ça ne suffit vraiment pas, il y a en plus une table de billard où avec Marius, on fait tomber les têtes. Jusqu'à 4H30 du matin, on se sent vraiment dans notre élément. Jo est l'égérie officielle du dancefloor où il prend une centaine de photos de tous ceux qui ont le bonheur de lui tomber sous la main. Nat est la muse transpirante de chaud que chaque artiste est en droit d'espérer. Dani est le phare dans cette nuit où sa tête dodelinante dépasse de la masse. Marius est en cadence. Et moi, j'ai une banane large comme la péniche. On est tellement à notre aise qu'à la fin de la soirée Jo ne se préoccupe plus de rien et demande à qui veut bien l'entendre hurler s'il a du tilleul en réserve. Pas très intelligent dans une ville comme Hanoï mais comme c'est sans conséquences, c'est hilarant!
Finalement ce soir, malgré le rythme tonitruand, on n'aura à déplorer aucune victime et c'est tous ensemble qu'on retourne à l'hotel la tête encore pleine de bruit. Taxi! Direction la maison!! Ou alors la cathédrale, je sais plus trop... Au moment du coucher, j'ai encore toute ma tête et fais le décompte de mes amis voulant se joindre à moi pour aller voir Ho Chi Minh le lendemain matin puisque c'est seulement avant 11h que le bougre accepte de voir du monde. Et malgré l'heure plus que tardive et l'alcoolémie plus qu'avancée, c'est la bouche en coeur, que d'une seule voix tout le monde répond Moi!! Increvables, qu'on est, increvables.
Et Ho matin, comme attendu, je suis sur le sentier de la guerre dès 9h30 prêt à en découdre enfin avec Ho. J'ai beau avoir les cheveux qui tirent un peu, il en faut plus pour m'arrêter. De toute façon, il faudra bien se lever pour y aller, alors aujourd'hui ou un autre jour, quelle différence? Je fais ensuite le tour des lits pour réveiller les Beaux et la Belle au Bois Dormant. Qui est-ce qui veut se lever? Deux réponses positives, deux gaillards : Dani et Jo. Deux réponses en forme de Hmmmmmmmm, j'ai sommeiiiiiiiil : Nat et Marius. Qu'il en soit ainsi. On part donc en taxi, trop embrumés pour espérer ne serait-ce que tenter le chemin à pieds, vers le mausolée. Il fait beau. Jusqu'ici tout va bien. Et ce matin, pas de fiorritures, on se dirige directement vers l'entrée du tombeau géant. On connait le chemin... La porte se dresse devant nous. On la pousse, fermée. On la tire, fermée. C'est à n'y rien comprendre, c'est pourtant le matin!!! On demande finalement conseil au guide d'un groupe qui passait par là. - Mais, mes p'tits gars, c'est fermé le lundi voyons!! Peu importe que ce soit le matin ou pas, le lundi c'est tintin!!! Je crois qu'à nous trois, on lui aurait fait bouffer ses brochures à notre nouvel ami guide si on vivait dans l'anarchie totale. C'est donc finalement la queue entre les jambes, assomés par la fatigue rendue évidente après le rejet que nous nous en sommes rentrés à nos quartiers où Nat et Marius dorment encore, les enfoirés!!
Et cette fois encore, le premier qui fait résonner un réveil, il va voir du pays!! Lundi ou pas!!!!!
Je ne me souviens plus ensuite à quelle heure on a émergé mais ce dont je me souviens c'est que l'ambiance était bien calme et bien en décallage avec la veille au soir et qu'on a pas franchement activé le rythme de toute la journée.
Chose constructive quand même, on a réservé par le biais de l'hotel, une escapade de trois jours du côté de la Baie d'Halong à compter du lendemain. En voilà une bonne chose de faite! La route continue et avec un programme comme ça qui se profile, ça fait bien rêver nos esprits engourdis. Et comme du rêve à la réalité il n'y a qu'un bus...
Mais avant d'en arriver là, revenons à aujourd'hui. C'est un peu quartier libre pour tout le monde. Si t'as faim, tu manges. Si t'as sommeil, tu dors. Si tu te sens sale, tu te douches.
Moi en l'occurence, après une après-midi et un début de soirée à ne rien faire de très concret, je décide en partenariat avec Nat et Dani d'aller croquer en ville autour de 21h. On se dirige paisiblement vers le lac pour trouver repas à nos estomacs, version nourrissante de chaussures à nos pieds. On dévore tout ce qu'on nous apporte et c'est vers 23h qu'on reprend le chemin inverse. Dehors, les rues sont déjà désertes comme on avait pu en juger la veille par le manque ou l'absence de vie nocturne par ici.
Au moment de quitter une des artères principales pour s'engouffrer dans une rue adjacente à la lumière blafarde à l'approche de la GH. Un chauffeur de moto-taxi arrive à notre hauteur et nous propose ses services comme cela arrive des centaines de fois dans une journée à Hanoï. - Taxi? Taxi? Comme on est déjà plus très loin et que marcher n'est pas plus rebutant que cela, je lui fais comprendre qu'on est bien comme ça, que ça nous fait prendre l'air de marcher, qu'il peut aller voir ailleurs. Le chauffeur ne se démonte pas pour autant et change son fusil d'épaule. - Tilleul? Tilleul? Je repense alors subitement à Jo la veille que ça titillait fortement de tirer sur un zoint et me dis que ça lui ferait bien plaisir si on rentrait à la chambre avec une surprise parfumée. Je dis alors au type : - Tilleul? Allez pourquoi pas. Qu'est ce que tu as? Non attends, on va allez se mettre dans cette rue sombre à l'abri des regards indiscrets. On poursuit donc notre chemin quelques mètres avec Nat et Dani, le chauffeur de taxi roulant au pas derrière nous. Sur ce, le gars nous sort un petit sachet bien rempli qui aura vite fait de nous faire nous délecter de cette fin de soirée et de l'escapade des prochains jours à venir. Je regarde le tout, m'assure qu'on ne se fait pas refourguer du gazon en boite et je commence à négocier le prix jusqu'à ce que tous les partis soient contents. La transaction peut alors s'opérer dans cette pénombre qui nous entoure avec personne en vue... Je sors de mon portefeuille la somme discutée, la tend à mon interlocuteur, et en échange récupère le précieux sachet. Dans la seconde qui suit, sorti de nulle part, un homme court et se rue vers nous en hurlant : - Police!! Police!! Mon coeur s'agite dans la seconde, secoué qu'il est par des palpitations incontrolables. Mon cerveau, lui, se noie dans les hectolitres d'adrénaline pure. Dans la même seconde, le chauffeur de moto-taxi s'enfuit alors dans un nuage de fumée si je puis dire... L'autre homme arrive à notre hauteur. Impossible de jeter le sachet où que ce soit, trop voyant, celui-ci est donc dans la même main qui tient le portefeuille, en dessous de celui-ci... Pom pom, pom pom, pom pom, pom pom fait mon coeur. - Police!! Qu'est ce que vous avez acheté à cet homme? Hein? Je repète, qu'est ce que vous avez acheté? - Mais rien du tout, c'est un chauffeur de taxi à qui nous avons simplement dit que nous préférions rentrer à pieds plutôt qu'en moto. On a rien acheté, rien du tout. - Je ne vous crois pas, je suis sûr que vous avez quelque chose à cacher!!!!! - Mais non monsieur l'agent rien du tout, regardez!!! Dans cette poche, rien. Dans cette autre poche, rien non plus. Et dans le portefeuille qui est maintenant ouvert, rien non plus. Je vous assure, il y a méprise! Le type en civil qui se dit policier entreprend alors de poursuivre la fouille quand il repère au bout de la rue le chauffeur de moto qui n'a fait qu'une centaine de mètres dans sa fuite et regarde la scène. Le policier se lance alors dans un sprint caractérisé, à la poursuite du chauffeur-dealeur. Le voyant courir dos à nous, mon cerveau ne fait qu'un tour. Je me saisis de ma main libre du sachet objet du délit et de cette folle incartade, et le jète le plus loin possible sur le bas-coté de la route dans un geste qui se veut quand même le plus discret possible. Le type poursuit sa course et s'arrête finalement quand le chauffeur a repris la fuite. C'est alors qu'il fait demi-tour et revient vers nous toujours en courant. Il est encore plus remonté quand il arrive à notre hauteur. Seulement maintenant, je suis libéré du fardeau et peut retrouver un peu de confiance. - Je vous assure, je ne sais pas de quoi il s'agit... - Et moi je vous dis que je sais! - Vous savez quoi? Et puis qu'est ce qui nous prouve que vous êtes vraiment ce que vous dîtes? Montrez-moi votre carte immédiatement! Là-dessus, il me sort une carte flanquée de son nom et de sa photo dont je ne pourrais dire s'il s'agit vraiment d'une carte de police ou d'une carte de bibliothèque. Pas de drapeau vietnamien, pas d'insigne particulier, rien de vraiment représentatif. - C'est bien joli votre carte, mais maintenant puisque je vous dis que je n'ai rien. Regardez encore si le coeur vous en dit mais vous perdez votre temps!! Rien je vous dis!!! Juste l'envie de rentrer à pieds. Sur ce, le prétendu flic lache du lest et nous dit de circuler. Ouf!!! On ne demande pas notre reste et on file dans la nuit vers des cieux plus cléments. Quant au sachet, il peut bien rester par terre, je ne risque pas d'aller le chercher. Il y a beau y avoir écrit abruti sur mon front brulant, il n'y a pas écrit gros abruti, il n'y a pas la place!!
On est donc finalement rentré à l'hotel toujours secoués par les évènements. Dans tout ça, j'ai l'impression d'en ressortir en quelque sorte renforcé car je n'ai à aucun moment ni paniqué ni laissé apparaître de signe de faiblesse ou de doute. Mais au bout du compte, c'est sûr qu'on ne m'y reprendra plus!! La leçon n'est pas compliquée et je l'ai bien apprise!! Pour sûr!!!
Et dans tout ce bordel, une fois rentrés et après avoir débrieffé les évènements avec méticulosité avec les compères, ça m'est toujours impossible de déterminer avec certitude si le flic en était bien un ou pas. Comme si ça comptait... A toi de te faire ta propre idée, tu as tous les éléments du dossier.
C'est donc après avoir tiré sur des clopes et rien d'autre que la tension a fini par baisser. Ca fait quand même une sacrée histoire pour le blog tout ça!! Ca sent la bousculade de commentaires et ça ne serait pas immérité!
Je sens que derrière ton ordi, ta tension en a aussi pris un coup. Pour un peu, je suis sûr que tu en as oublié la visite du temple de la littérature, la pluie et les rendez-vous manqués avec Ho Chi Minh!!! Respire, tout va bien. Demain je t'emmène prendre l'air sur la Baie D'halong. On en a bien besoin..
J'te fais mille bécots emprunts de sobriété. A demain si Dieu veut. Amène!!
A propos de rythme, celui du lendemain est vraiment piano mais comment pourrait-il en être autrement? Ca fait belle lurette qu'on a pas été obligé de se lever aux aurores et implicitement, il s'est décidé que celui ou celle qui ferait sonner une quelconque sonnerie se verrait jeter par dessus bord à coups de sabre. Il est 11h quand les premiers commencent à ouvrir les yeux. Il ne s'agit pas de moi, c'est l'évidence. Ca a beau être encore le matin, c'est tout de même suffisament tard même pour le Braïce qui s'est battu avec l'archos jusqu'à 3h pour parvenir enfin à mettre les photos d'Anghkor en ligne alors que tous les autres sans exception dormaient déjà depuis de longues heures. Et comme on a qu'une salle de bain pour cinq, ça laisse encore largement le temps de végéter avant que mon tour ne vienne. Finalement, on est prêt à battre le tarmac vers 12h30 ce qui montre bien qu'on est pas des foudres de guerre en cette journée de récupération. En plus, Nathalie ne se sent pas mieux depuis Dien Bien Phu, sa tension est en berne et sa tête, une centrifugeuse. Sa santé apparente est telle qu'après un petit déjeuner commun, on décide avec Jo et Marius de l'accompagner jusqu'à l'ambassade de France qui abrite un hopital. C'est aussi l'occasion d'une bonne balade à pieds dans la ville au nom d'Orient.
L'ambassade de France est située, je vous le donne en mille, dans le quartier des ambassades. Il y a donc de partout de grandes maisons coloniales, des arbres, c'est classe et ça le vaut bien. Même si c'est fermé, car on est samedi, c'est aussi l'occasion pour moi quand on y est de mettre un pied à travers la grille d'entrée et de poser la semelle en territoire français. Je sais, c'est futile mais c'est plaisir!!!! Et nouveau manque de bol, l'hopital de l'ambassade a fermé voilà plusieurs mois et il faut partir à la recherche de l'hopital français d'Hanoï qui a pris ses quartiers un peu plus loin. On s'excentre donc un peu plus, prenant le risque à chaque pas de se perdre un peu plus, mais comme on est quatre, ça fait quatre sens de l'orientation à mettre en commun! Heureusement car s'il fallait ne s'en tenir qu'au mien...
On parvient donc à l'hopital recherché, Nat retrouve des couleurs. C'est parti pour la consultation pendant qu'en bons chevaliers servants, on attend sagement. Devant nous, dans la salle d'attente, est affiché l'organigramme de l'hopital. On peut ainsi voir que le gastro-entérologue s'appelle docteur Landreau ce qui tombe plutôt bien puisqu'il officiait aussi à reguler le transit des buts encaissés par le PSG. Gloire à lui!!! Pour le reste, tous les médecins vietnamiens de l'hopital s'appellent N'Guyen, sacré famille! Mes hommages à la maman!!
Au bout du compte, Nat est de retour après plus d'une heure d'entretiens et autres examens. Elle se fait prescrire une batterie de médicaments ainsi qu'un test de grossesse pour rajouter un peu de piment à cette mayonnaise médicamenteuse. Ne nous reste plus qu'à retourner à la GH et retrouver Dani parti faire je ne sais quoi. On y est à 17h, la journée est bien avancée et comme Dani n'est pas encore là, on a plus qu'à feignanter de re-chef ce qui n'est pour déplaire à personne. Alors qu'il arrive peu de temps après, lui nous voyant dans des positions bien confortables répartis à travers la chambre n'a qu'une envie : nous rejoindre et faire de même. Et puis, comme de toutes façons, on est très à l'aise comme ça, on a pas très envie d'aller batifoler à travers la ville.
On reste comme ça, à osciller entre sièges et matelas pendant deux heures et c'est pas du luxe. A 19h quand même, on se remet sur le départ. Il nous brule littéralement, non je déconne, d'aller déambuler dans les allées du marché de nuit qui passe pour être le plus grand du pays. On s'y rend donc avec plus de difficultés que l'après-midi vu qu'il fait nuit et qu'on marche au radar mais on y arrive quand même. Sur place, c'est toute une rue qui est devenue piétonne pour que, sur plus d'un kilomètre, s'étalent les vendeurs de toute la daube "made in China" qu'il est possible de trouver. Des culottes, des jouets, des chaussures, des lunettes de soleil, des ustensils de cuisine, c'est une caverne d'Ali Baba cheap à ciel ouvert et noire de monde. Déjà une heure plus tard, on en a pleins les bottes de ce grand cirque, c'est l'heure de passer à table en commençant par un remplissage de godets en règle à l'aide de quelques cocktails muticolores. C'est ensuite l'heure de la souplette jusqu'au moment où on quitte les lieux pour s'assoir de nouveau étancher notre soif. Le bar est tranquille, la musique italienne. Tout le répertoire d'Andrea Bocelli à Eros Ramazotti y passe. Les barmen n'ont beau rien avoir d'autre à nous proposer que ce désert créatif, on reste malgré tout jusqu'à la fermeture, à minuit, heure à laquelle les policiers font le tour des établissements pour réclamer leur enveloppe ou la fermeture. Le bar ferme et nous aussi, on tire le rideau sur cette première journée complète ici.
Et demain, c'est promis, on accélère... Enfin si on veut...
Et surtout si on peut car il est encore bien tard quand on daigne mettre le nez dehors. Il faut dire qu'il fait gris et qu'on se sent à l'hotel comme à la maison, la compagnie en plus. Afin de ne pas se perdre et aussi parce que c'est joli, on retourne voir du côté de la cathédrale pour un petit déjeuner à la française s'il vous plait. Des croissants, des sandwishs, pas question de tenter des expériences culinaires exotiques à l'heure où les papilles s'éveillent à la vie. Ensuite, on entame le parcours culturel local à commencer par le mausolée de l'ami Ho Chi Minh qui doit troner inerte derrière une vitrine si tout va bien. On prend donc un taxi pour éviter les efforts, partager les frais et surtout éviter de se perdre. Le batiment a tout de l'architecture stalinienne, un énorme bloc de béton avec des trous dedans pour faire les portes et pour adoucir le tout un grand parc verdoyant tout autour. Pour le parc, on aura tout le temps, on file direct voir l'oncle Ho. Une porte fermée, une deuxième pareil et ainsi de suite. Ho Chi Minh est une personne difficile dont il s'avère qu'on ne peut le visiter qu'en matinée. Il va donc falloir revenir plus tard. Le temps de se rendre compte de notre erreur, les premières gouttes se mettent à tomber, et comme rien ne s'obtient facilement, c'est des trombes d'eau qui s'abattent maintenant sur la ville. Et nous, on a un parc à visiter... On entreprend malgré la pluie qui tombe de quand même mettre le nez dehors, c'est pas de l'eau qui va se mettre en travers de notre pain quotidien!! Et comme on a bien fait! Après quelques minutes, la pluie s'estompe comme récompensant nos efforts. On va donc pouvoir marcher le nez au vent sans se soucier de savoir si on a un imperméable, vu que comme on en a pas... On flane donc. On passe notamment devant la pagode à un pilier qui est sensée être un des batiments les plus anciens du pays. C'est une petite maison construite sur un large pilier mais détail amusant, le pilier est fait en béton... Si quelqu'un peut m'expliquer le stratagème, je suis preneur... Au total, cette balade nous prend bien une heure et demie à l'issue de laquelle on en a pas encore fini.
A quelques centaines de mètres de là est un autre incontournable : le Temple de la Littérature construite au XIème siècle comme la pagode à un pilier. C'est la première université du pays qui a été fondée par Confucius en personne, ça vous installe l'ambiance. C'est une oasis de tranquilité dans cet océan de bruit qu'est Hanoï qu'on finit par rejoindre à pieds comme quoi on est pas plus con qu'un autre. A l'intérieur, aux jardins succèdent les temples, à l'accalmie succède la pluie qui cette fois s'abat pour de bon. Ca nous permet de voir un défilé de mode un peu particulier puisqu'il s'agit de capes de pluie qui recouvrent sans exception tous les touristes des pieds à la tête. Du bleu au rose en passant par le jaune, il y en a pour tout les gouts sauf les notres à première vue puisqu'on est encore plus des touristes que les autres, rien à se mettre sur les épaules pour se protéger... C'est donc sous une pluie battante qu'on enchaine les vénérables batiments. Et comme de toute façon trempés pour trempés, on ne va pas dormir ici, c'est en marchant qu'on s'en va comme des princes à la recherche d'un établissement capable de nous servir attablés une boisson chaude et un encas puisqu'à l'extérieur, en plus de dracher, il doit faire dans les 15°. C'est donc fait le temps d'être bien ruinés de flotte, tous les bars et autres cafés ont été pris d'assault bien avant qu'on puisse se décider... Donc après l'effort, le réconfort d'une table bien mise avant de remettre le cap vers la maison en taxi en lui demandant de nous laissez à la cathédrale puisqu'on est pas foutu de se souvenir du nom de notre hotel.
En arrivant devant le saint endroit, des voix se font entendre à l'intérieur. C'est l'heure de la messe et c'est pas tant par excès de Foi que par gout pour l'inconnu, qu'on pénètre à l'intérieur. Là, c'est bondé de monde, la religion fait recette. Et en bons pratiquants, tous les vietnamiens présents entonnent les chants adéquats rendant l'atmosphère divine, c'est le cas de le dire. Toutes ses voix qui résonnent à l'unisson, y'a pas à dire, c'est beau. On reste donc de longues minutes à écouter les douces mélodies jusqu'au moment où on a tous notre quota de recueuillement, c'est le moment de rentrer.
Au retour à l'hotel, c'est surtout le moment de suspense de la journée. Nat qui prend avec assiduité ses médicaments avait jusque là oublié de faire le test de grossesse. Si c'est positif, c'est le champagne assuré, on en a tous des frissons d'excitation pendant qu'elle doit avoir des frissons d'un tout autre registre. De façon quasi-instantanée, le soufflet retombe, le test est négatif, tant pis pour le champagne. Et tant mieux pour tout le monde, l'aventure continue!!
On reste alors dans la chambre un bon petit moment à ce dire que ce soir, malgré le résultat du test, on peut quand même faire la fête et gouter à la vie nocturne locale. Pour nous faire patienter en plus de nous mettre en bouche, je pars acheter une bouteille de whisky ainsi qu'une bouteille de coca qui serviront à nous mettre de bonne humeur pour toute la nuit. Elles sont toutes deux descendues dans les deux heures qui suivent et qui précèdent le resto du soir. Après s'être débarrasser de notre faim dinatoire quotidienne du côté du marché de nuit où j'ai acheté une guirlande de Noël rouge du plus belle effet autour de mon cou pour le reste de la soirée, on s'efforce donc de trouver un endroit à la hauteur de nos espérances pour pouvoir nous y déhancher toute la nuit. On prend alors un taxi. La seule adresse à notre disposition vient du LP. On s'efforce donc de nous y faire conduire et quand le chauffeur a enfin saisi et qu'on arrive sur place, on est comme des cons, il n'y a pas de boite, même pas un troquet, c'est dire... Donc on ne peut ensuite que s'en remettre à notre chauffeur. La seule recommandation qu'on parvient à lui faire comprendre, c'est qu'on veut un endroit où ça bouge et où ça boit. Il faut dire qu'on est lancé... Cette dernière précision vaut particulièrement pour Jo qui a déjà bien abusé du jaja et qui est gai comme un pinson. Le taxi nous arrête alors devant un bar dansant sur le thème du far-west. Tous les serveurs sont en cowboys et les serveuses en tabliers d'inspiration saloonesque. Mais il est déjà 11h15 et on apprend que le bar ferme à minuit. A minuit? Ils ne savent pas à qui il ont affaire!! On redécolle illico-presto. On reprend un autre taxi. Nouvelle bataille pour se faire comprendre. Et après plusieurs minutes de tractations, on est reparti vers ce qui semble bien être une boite de nuit. On demande aux personnes postées à l'entrée l'heure de fermeture. Minuit, encore. Et puis après tout c'est pas grave. Maintenant qu'on est là, on peut quand même aller faire un tour même si ça ferme dans dix minutes! On entre donc et à l'intérieur, il y a une grande scène avec des rampes verticales comme celles qu'on trouve dans les casernes de pompiers. Mais sur scène personne, c'est vraiment la fin même si ça n'arrête pas les serveuses qui nous proposent des boissons aux prix rappelant les Champ Elysées pour qu'on les boivent au lance-pierres. Pas question d'accepter, nous, tout ce qu'on veut ici, c'est danser. On se lance alors dans des gesticulations de tous les diables pendant que Jo monte sur la scène. En un éclair, un policier monte aussi et l'en fait descendre quasi manu-militari, ambiance... En tout cas, nous, ça nous a bien fait marrer et on repart de plus belle dans une danse endiablée cette fois en direction de la sortie. Derrière nous, c'est le reste des clients qui suit, c'est la fermeture. Ennuyés, angoissés, interloqués, on ne peut décemment pas croire que tout ferme à minuit comme si les Vietnamiens avaient lu avec un peu trop d'assiduité l'histoire de Cendrillon! Il doit bien y avoir un endroit ouvert jusqu'à pas d'heure avec de la musique dedans!! On entame donc un nouveau round de discussions avec les chauffeurs de taxi pendant que Jo vole de voiture en voiture à l'affut de la moindre blague à faire. Le bougre est déchainé, intenable. C'est déjà improbable pour nous d'aller dormir maintenant mais pour lui, c'est impossible, il est à 300%, en pleine montée, un avis de tempête à lui tout seul!! Tant bien que mal, après avoir parlé à pas moins d'une demie douzaine de chauffeur, il y en a un qui a un endroit à nous proposer. C'est parti mon kiki!!
Il est maintenant 0h30 quand on s'arrête une nouvelle et finalement dernière fois. Nous sommes sur les rives du Hong Song, la rivière locale, sur la rive de laquelle est amarrée une péniche qui fait parler les basses dans un rayon de deux cents mètres. A défaut d'avoir trouvé le Graal, ça y est cette fois on la tient notre nuit endiablée!!! C'est effectivement une boite flottante avec sa piste de danse fourmillante, son disc-jockey rivé aux platines et son bar déversant des litres de mojitos. On est donc lancé comme des TGV, impossibles à arrêter, tournoyant encore et encore jusqu'au bout de la nuit. Et chaque fois qu'on en a pleins les bottes, un cocktail suffit à nous remettre en selle. Et quand ça ne suffit pas, une coursive extérieure permet à tous de faire baisser la température devant le fleuve endormi. Et si ça ne suffit vraiment pas, il y a en plus une table de billard où avec Marius, on fait tomber les têtes. Jusqu'à 4H30 du matin, on se sent vraiment dans notre élément. Jo est l'égérie officielle du dancefloor où il prend une centaine de photos de tous ceux qui ont le bonheur de lui tomber sous la main. Nat est la muse transpirante de chaud que chaque artiste est en droit d'espérer. Dani est le phare dans cette nuit où sa tête dodelinante dépasse de la masse. Marius est en cadence. Et moi, j'ai une banane large comme la péniche. On est tellement à notre aise qu'à la fin de la soirée Jo ne se préoccupe plus de rien et demande à qui veut bien l'entendre hurler s'il a du tilleul en réserve. Pas très intelligent dans une ville comme Hanoï mais comme c'est sans conséquences, c'est hilarant!
Finalement ce soir, malgré le rythme tonitruand, on n'aura à déplorer aucune victime et c'est tous ensemble qu'on retourne à l'hotel la tête encore pleine de bruit. Taxi! Direction la maison!! Ou alors la cathédrale, je sais plus trop... Au moment du coucher, j'ai encore toute ma tête et fais le décompte de mes amis voulant se joindre à moi pour aller voir Ho Chi Minh le lendemain matin puisque c'est seulement avant 11h que le bougre accepte de voir du monde. Et malgré l'heure plus que tardive et l'alcoolémie plus qu'avancée, c'est la bouche en coeur, que d'une seule voix tout le monde répond Moi!! Increvables, qu'on est, increvables.
Et Ho matin, comme attendu, je suis sur le sentier de la guerre dès 9h30 prêt à en découdre enfin avec Ho. J'ai beau avoir les cheveux qui tirent un peu, il en faut plus pour m'arrêter. De toute façon, il faudra bien se lever pour y aller, alors aujourd'hui ou un autre jour, quelle différence? Je fais ensuite le tour des lits pour réveiller les Beaux et la Belle au Bois Dormant. Qui est-ce qui veut se lever? Deux réponses positives, deux gaillards : Dani et Jo. Deux réponses en forme de Hmmmmmmmm, j'ai sommeiiiiiiiil : Nat et Marius. Qu'il en soit ainsi. On part donc en taxi, trop embrumés pour espérer ne serait-ce que tenter le chemin à pieds, vers le mausolée. Il fait beau. Jusqu'ici tout va bien. Et ce matin, pas de fiorritures, on se dirige directement vers l'entrée du tombeau géant. On connait le chemin... La porte se dresse devant nous. On la pousse, fermée. On la tire, fermée. C'est à n'y rien comprendre, c'est pourtant le matin!!! On demande finalement conseil au guide d'un groupe qui passait par là. - Mais, mes p'tits gars, c'est fermé le lundi voyons!! Peu importe que ce soit le matin ou pas, le lundi c'est tintin!!! Je crois qu'à nous trois, on lui aurait fait bouffer ses brochures à notre nouvel ami guide si on vivait dans l'anarchie totale. C'est donc finalement la queue entre les jambes, assomés par la fatigue rendue évidente après le rejet que nous nous en sommes rentrés à nos quartiers où Nat et Marius dorment encore, les enfoirés!!
Et cette fois encore, le premier qui fait résonner un réveil, il va voir du pays!! Lundi ou pas!!!!!
Je ne me souviens plus ensuite à quelle heure on a émergé mais ce dont je me souviens c'est que l'ambiance était bien calme et bien en décallage avec la veille au soir et qu'on a pas franchement activé le rythme de toute la journée.
Chose constructive quand même, on a réservé par le biais de l'hotel, une escapade de trois jours du côté de la Baie d'Halong à compter du lendemain. En voilà une bonne chose de faite! La route continue et avec un programme comme ça qui se profile, ça fait bien rêver nos esprits engourdis. Et comme du rêve à la réalité il n'y a qu'un bus...
Mais avant d'en arriver là, revenons à aujourd'hui. C'est un peu quartier libre pour tout le monde. Si t'as faim, tu manges. Si t'as sommeil, tu dors. Si tu te sens sale, tu te douches.
Moi en l'occurence, après une après-midi et un début de soirée à ne rien faire de très concret, je décide en partenariat avec Nat et Dani d'aller croquer en ville autour de 21h. On se dirige paisiblement vers le lac pour trouver repas à nos estomacs, version nourrissante de chaussures à nos pieds. On dévore tout ce qu'on nous apporte et c'est vers 23h qu'on reprend le chemin inverse. Dehors, les rues sont déjà désertes comme on avait pu en juger la veille par le manque ou l'absence de vie nocturne par ici.
Au moment de quitter une des artères principales pour s'engouffrer dans une rue adjacente à la lumière blafarde à l'approche de la GH. Un chauffeur de moto-taxi arrive à notre hauteur et nous propose ses services comme cela arrive des centaines de fois dans une journée à Hanoï. - Taxi? Taxi? Comme on est déjà plus très loin et que marcher n'est pas plus rebutant que cela, je lui fais comprendre qu'on est bien comme ça, que ça nous fait prendre l'air de marcher, qu'il peut aller voir ailleurs. Le chauffeur ne se démonte pas pour autant et change son fusil d'épaule. - Tilleul? Tilleul? Je repense alors subitement à Jo la veille que ça titillait fortement de tirer sur un zoint et me dis que ça lui ferait bien plaisir si on rentrait à la chambre avec une surprise parfumée. Je dis alors au type : - Tilleul? Allez pourquoi pas. Qu'est ce que tu as? Non attends, on va allez se mettre dans cette rue sombre à l'abri des regards indiscrets. On poursuit donc notre chemin quelques mètres avec Nat et Dani, le chauffeur de taxi roulant au pas derrière nous. Sur ce, le gars nous sort un petit sachet bien rempli qui aura vite fait de nous faire nous délecter de cette fin de soirée et de l'escapade des prochains jours à venir. Je regarde le tout, m'assure qu'on ne se fait pas refourguer du gazon en boite et je commence à négocier le prix jusqu'à ce que tous les partis soient contents. La transaction peut alors s'opérer dans cette pénombre qui nous entoure avec personne en vue... Je sors de mon portefeuille la somme discutée, la tend à mon interlocuteur, et en échange récupère le précieux sachet. Dans la seconde qui suit, sorti de nulle part, un homme court et se rue vers nous en hurlant : - Police!! Police!! Mon coeur s'agite dans la seconde, secoué qu'il est par des palpitations incontrolables. Mon cerveau, lui, se noie dans les hectolitres d'adrénaline pure. Dans la même seconde, le chauffeur de moto-taxi s'enfuit alors dans un nuage de fumée si je puis dire... L'autre homme arrive à notre hauteur. Impossible de jeter le sachet où que ce soit, trop voyant, celui-ci est donc dans la même main qui tient le portefeuille, en dessous de celui-ci... Pom pom, pom pom, pom pom, pom pom fait mon coeur. - Police!! Qu'est ce que vous avez acheté à cet homme? Hein? Je repète, qu'est ce que vous avez acheté? - Mais rien du tout, c'est un chauffeur de taxi à qui nous avons simplement dit que nous préférions rentrer à pieds plutôt qu'en moto. On a rien acheté, rien du tout. - Je ne vous crois pas, je suis sûr que vous avez quelque chose à cacher!!!!! - Mais non monsieur l'agent rien du tout, regardez!!! Dans cette poche, rien. Dans cette autre poche, rien non plus. Et dans le portefeuille qui est maintenant ouvert, rien non plus. Je vous assure, il y a méprise! Le type en civil qui se dit policier entreprend alors de poursuivre la fouille quand il repère au bout de la rue le chauffeur de moto qui n'a fait qu'une centaine de mètres dans sa fuite et regarde la scène. Le policier se lance alors dans un sprint caractérisé, à la poursuite du chauffeur-dealeur. Le voyant courir dos à nous, mon cerveau ne fait qu'un tour. Je me saisis de ma main libre du sachet objet du délit et de cette folle incartade, et le jète le plus loin possible sur le bas-coté de la route dans un geste qui se veut quand même le plus discret possible. Le type poursuit sa course et s'arrête finalement quand le chauffeur a repris la fuite. C'est alors qu'il fait demi-tour et revient vers nous toujours en courant. Il est encore plus remonté quand il arrive à notre hauteur. Seulement maintenant, je suis libéré du fardeau et peut retrouver un peu de confiance. - Je vous assure, je ne sais pas de quoi il s'agit... - Et moi je vous dis que je sais! - Vous savez quoi? Et puis qu'est ce qui nous prouve que vous êtes vraiment ce que vous dîtes? Montrez-moi votre carte immédiatement! Là-dessus, il me sort une carte flanquée de son nom et de sa photo dont je ne pourrais dire s'il s'agit vraiment d'une carte de police ou d'une carte de bibliothèque. Pas de drapeau vietnamien, pas d'insigne particulier, rien de vraiment représentatif. - C'est bien joli votre carte, mais maintenant puisque je vous dis que je n'ai rien. Regardez encore si le coeur vous en dit mais vous perdez votre temps!! Rien je vous dis!!! Juste l'envie de rentrer à pieds. Sur ce, le prétendu flic lache du lest et nous dit de circuler. Ouf!!! On ne demande pas notre reste et on file dans la nuit vers des cieux plus cléments. Quant au sachet, il peut bien rester par terre, je ne risque pas d'aller le chercher. Il y a beau y avoir écrit abruti sur mon front brulant, il n'y a pas écrit gros abruti, il n'y a pas la place!!
On est donc finalement rentré à l'hotel toujours secoués par les évènements. Dans tout ça, j'ai l'impression d'en ressortir en quelque sorte renforcé car je n'ai à aucun moment ni paniqué ni laissé apparaître de signe de faiblesse ou de doute. Mais au bout du compte, c'est sûr qu'on ne m'y reprendra plus!! La leçon n'est pas compliquée et je l'ai bien apprise!! Pour sûr!!!
Et dans tout ce bordel, une fois rentrés et après avoir débrieffé les évènements avec méticulosité avec les compères, ça m'est toujours impossible de déterminer avec certitude si le flic en était bien un ou pas. Comme si ça comptait... A toi de te faire ta propre idée, tu as tous les éléments du dossier.
C'est donc après avoir tiré sur des clopes et rien d'autre que la tension a fini par baisser. Ca fait quand même une sacrée histoire pour le blog tout ça!! Ca sent la bousculade de commentaires et ça ne serait pas immérité!
Je sens que derrière ton ordi, ta tension en a aussi pris un coup. Pour un peu, je suis sûr que tu en as oublié la visite du temple de la littérature, la pluie et les rendez-vous manqués avec Ho Chi Minh!!! Respire, tout va bien. Demain je t'emmène prendre l'air sur la Baie D'halong. On en a bien besoin..
J'te fais mille bécots emprunts de sobriété. A demain si Dieu veut. Amène!!
Retour de l'Ouest Américain, 4*4 et "classiques", septembre 2009 - 1ère et 2eme parties English translation pending
Troisième voyage dans le grand ouest américain (après 2007 et 2008) et le plaisir est toujours aussi présent que pour la première fois ! Alors je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager mon nouveau périple !
Tout d'abord, je vais faire la présentation des voyageurs : mes parents (retraités) à qui je vante les beautés de l'Ouest Américain depuis plus de 2 ans, et ma copine à qui je voulais faire partager ma passion de cette région.
J'avais déjà en tête un itinéraire à travers le Nouveau Mexique et le Colorado, deux états que je ne connaissais pas du tout mais dont je souhaitais vivement découvrir les beautés (notamment les White Sand Dunes et les Great Sand Dunes). Cependant, ma copine ne pouvant se libérer plus de 9 jours et puisque je souhaitais aussi faire découvrir la région à mes parents, l'idée m'est venue de combiner 2 voyages en 1. Tout d'abord 15 jours avec mes parents avec l'idée de faire les principaux sites de la Californie, du Nevada, de l'Utah et de l'Arizona (non exhaustif bien sûr vu le temps limité) mais aussi de profiter du fait de retourner sur certains sites pour faire quelques endroits un peu insolites. Puis 9 jours à travers le Sud de l'Arizona, le Nouveau Mexique et le Colorado.
Voila c'est parti pour un Los Angeles -> Denver du 12 Septembre 2009 au 4 Octobre 2009 !
1e partie - La Californie !Alabama Hills Racetrack Playa via la Hunter Mountain Road (Death Valley) Titus Canyon (Death Valley) Quelques classiques de Death Valley (Zabriskie Point, Dante's View, Devil's Golf Course, Bad Water, 20 mules team Canyon, Artist's Drive, Mine de Borax) 12 Septembre 2009 :
Le vol Paris -> Los Angeles s'est parfaitement déroulé et nous atterissons vers 12h30 à l'aéroport de Los Angeles. A peine 1 heure plus tard et nous sommes déjà en possession du véhicule : un Nissan Xtera avec des pneus avant légèrement usés mais qu'importe il nous semble qu'il tiendra le coup, et de plus c'est le véhicule parfait pour avaler les longues heures de piste prévues au programme !
Nous ne nous attardons pas à Los Angeles et nous prenons rapidement la route pour Lone Pine. Nous avons en effet à faire 4h30 de route et des courses pour la journée de piste du lendemain (avec l'essentielle glacière ainsi que le matériel de réparation en cas de crevaison).
Nous nous relayons pour lutter contra la fatigue qui commence à se faire sentir et arrivons enfin à Lone Pine. Petit resto mexicain et au lit (Mount Whitney Motel) !
13 Septembre 2009 :
Une petite carte de notre itinéraire dans la région pour commencer :
Alabama Hills
Situés tout près de Lone Pine, les Alabama Hills sont un ensemble de petites collines composées d’amas rocheux et granitiques coincées entre la chaîne de la Sierra Nevada (à l’Ouest) et les Inyo Mountains (à l’Est).
Pour nous, ce fut surtout notre premier terrain de jeu et l’occasion de se dégourdir un peu les jambes après le vol Paris-Los Angeles et le trajet en voiture Los Angeles-Lone Pine, effectués la veille
Personnellement, c’était aussi pour profiter d’un magnifique lever de soleil sur Mobius Arch avec le Mont Whitney comme arrière plan
Ayant dormi à Lone Pine, nous sommes sur place vers 5h du matin sur la piste de Movie Flat Road qui traverse les Alabama Hills du Sud au Nord.
Arrivés près de l’arche après une très courte marche d’une dizaine de minutes, nous constatons que nous ne sommes pas seuls. Un couple d’allemands, très désagréable, et un américain sont déjà en position. Seul petit problème, l’espace est limité et le photographe allemand ne tient pas à bouger d’un centimètre après avoir étalé son matériel un peu partout…bref, la courtoisie n’est pas de rigueur ce matin et au final je suis plutôt content quand je l’entend râler parce que mes parents laissent, sans le faire exprès, leurs ombres sur l’arche…

Mobius Arch au lever de soleil
Mais nous nous laissons pas gâcher le plaisir. Le soleil illumine la Sierra Nevada et le Mont Whitney qui prennent des couleurs rouges puis orangées. Quelques minutes plus tard, la Mobius Arch s’embrase, entourant de sa roche orangée le Mont Whitney. Le spectacle valait vraiment le coup et donne envie de marcher un peu dans ce décor surprenant. Nous resterons à peu près 2 heures, le temps d’aller voir quelques autres arches et de faire la piste en totalité.

Lathe Arch, Mont Whitney

Un mélange de roches d'origine volcanique et de granite compose le paysage des Alabma Hills

Heart Arch

Il est très agréable de se ballader au milieu de ses formations rocheuses
Racetrack Playa par la Saline Valley Road, la Hunter Mountain Road puis la Racetrack Valley Road (Death Valley, 85 miles de piste au total, 4*4 avec garde au sol haute obligatoire et pneus de bonne qualité)
Racetrack Playa est un site qui me fascine depuis que j’ai découvert la photo à Springdale (Parc de Zion) de michael Fatali, « Spirit Stones ». Je connaissais déjà l’endroit pour son histoire de pierres qui roulent toutes seules mais cette photo m’a tout de suite marqué par son coté « mystérieux» et « lunaire ». Par conséquent, je l’avais marqué comme prioritaire pour le prochain voyage dans l’Ouest Américain !
L’accès Nord par la piste de Ubehebe n’étant pas vraiment sur notre chemin (venant de Lone Pine) et ne voulant pas faire un aller retour (par cette piste de Ubehebe), nous avions donc décidé de passer par la Hunter Mountain Road via la Saline Valley Road.
Cette piste n’est pas très dure en soi mais par contre elle est très longue (nous avons mis 5h30 pour rejoindre Racetrack Playa en faisant quelques petits arrêts et en roulant doucement). Deux petit conseils avant de l'emprunter :
- Partir avec 3 jours de provisions en cas de problème mécanique avec la voiture. Il faut dire que nous n’avons croisé personne sur toute la piste !
- La piste retour (la racetrack valley road) est réputée pour mettre à rude épreuve les pneus. La roue de secours est donc obligatoire et le matériel en cas de crevaison est un luxe presque essentiel.
Vers 10h du matin nous entamons la piste par Lee flat au milieu des Joshuas Trees avec des envies d’aventure et de découverte, ce genre d’envies que nous sommes venus chercher ici dans les déserts de l’Ouest Américain.

La piste est facile et roulante avec en face de nous les Inyos Mountains et toujours les Joshuas Trees dont certains atteignent des tailles surprenantes (on ose imaginer leurs âges quand on sait le peu d’eau qui tombe dans la région). Après 1h nous entrons dans les limites du parc de Death Valley et la piste monte et descend doucement jusqu’à la jonction entre la Saline Valley road (que nous quittons) et la Hunter Mountain Road (que nous allons emprunter). Le panorama sur la Panamint Valley juste avant la jonction est magnifique avec au fond Telescope Peak, plus haut sommet de la région de Death Valley.

Peu avant la jonction avec la Hunter Mountain Road, nous profitons du splendide panorama sur la Panamint Valley
La route s’élève ensuite pour arriver en haut de Jackass Canyon où la végétation a totalement changé. Il y a beaucoup de petits arbustes, de petits conifères et de fleurs (sortes de rabbitbrush). Cela fait maintenant 2h30 que nous sommes partis et nous nous lassons pas du tout de cette piste. Je dirais même que nous la trouvons très agréable car la conduite est super facile, des paysages variées défilent et nous sommes seuls !

Dans les montagnes dominant Jackass Canyon
Arrivés en haut, nous commençons à apercevoir la vallée suivante au Nord, appelé Sand Flat. Nous commençons la descente, tout en douceur dans les endroits un peu pentus mais toujours en toute décontraction. Je crois que ce mot symbolise cette piste, « décontraction ». Nous effectuons un petit arrêt à la mine abandonné de Calmet, histoire aussi de nous dégourdir un peu les jambes. Puis nous dégustons les fruits que nous avions achetés la veille dans un silence absolu, ce genre de silence qui vous bourdonne dans les oreilles !

Mine abandonnée de Calmet
Pour repartir, nous pensons prendre un petit raccourci à travers Sand Flat en pensant pouvoir rejoindre la Hidden Valley. Après 20 min, nous abandonnons cette idée voyant que la piste principale est située pratiquement à l’opposé de notre position. On a bien perdu 40 min dans cette histoire mais ce n’est pas grave car notre objectif est d’arriver en fin de journée à Racetrack Playa.

La Piste redescant sur Sand Flat
La piste dans Hidden Valley est bien moins agréable que ce que l’on avait connu depuis le début, surtout pour notre 4*4 dont les pneus doivent supporter une piste devenu très caillouteuse (le genre de petits cailloux très coupants), et en se disant que c’est le programme du chemin retour. Nous avançons prudemment en prenant soin aussi de fermer totalement les fenêtres car le sable provenant du lac asséché de Hidden Valley est extrêmement volatile. Nous en oublions de passer par Burro Mine dans le Perdido Canyon. Tant pis, nous continuons et finissons par atteindre la jonction avec Racetrack Valley Road, connu sous le nom de Teakette Junction, après 5h de piste. Une impressionnante collection de tellières se trouve sur le panneau. Si quelqu’un connaît l’explication de cette étrange tradition ?

Hidden Valley

Teakette Junction
Nous apercevons enfin le but de notre périple de la journée : Racetrack Playa avec Grandstand telle une île au milieu d’un lac. Nous apercevons aussi la seule voiture de la journée sur cette piste qui dégage un nuage de poussière considérable. Il faut dire aussi qu’il y a un très fort vent faisant s’envoler des nuages de poussières.


Granstand forme une "île" de pierre au milieu du "lac" de Racetrack Playa (1e panorama), Racetrack Playa (2e panorama)
Ca y est nous sommes arrivés ! Il est 15h30, ce qui nous permet de rester une demie heure sur place. Bon là j’avoue que ce passage ne va pas être très glorifiant. En effet, je m’étais beaucoup renseigné sur la piste permettant de rejoindre Racetrack Playa mais pas du tout sur le site lui-même. Et il faut dire qu’il est très grand et que les pierres (rappelez vous, les pierres qui roulent toutes seules) ne se voient pas très bien de loin. Je sors de la voiture et commence l’exploration du lieu, à la course à pied…Je fais le tour de Granstand (l’île rocher au milieu du lac asséché) mais je vois toujours rien ou pas grand-chose. Quelques toutes petites pierres par-ci par-la, mais rien d’extraordinaire. Je continue à courir en faisant signe à mes parents de me suivre de loin avec le 4*4 et je finis par arriver à un endroit où quelques pierres un peu plus volumineuses et un peu plus nombreuses font la course (je verrais en rentrant en France que les pierres se situent tout au sud du lac asséché alors que nous étions restés au Nord !). Il est quand même étonnant de regarder cette course de pierres faisant un véritable sprint d’escargots, se croisant par moment et en laissant derrières elles les traces de leur mouvement.
Malheureusement un gros nuage capricieux fait son apparition et sonne pour nous le départ.
3, 2, 1 .... Go !

Chacun son rythme !
La piste de Racetrak Valley est assez monotone et est avalée en 2 petites heures (en faisant quand même attention aux cailloux de la piste). Le soleil se couche doucement en faisant rougir les Grapevine Mountains au loin.

Grapevine Mountains en fin de journée
Nous faisons un petit arrêt à Ubehebe Crater et je constate que le vent est toujours aussi fort que lors de ma première visite il y a 2 ans. La route menant à Stovepipe Wells est effectuée de nuit et nous sommes contents d'arriver à l'hotel. Nous savourons une bonne grillade au restaurant de l'hotel.
En se couchant, on ne pouvait s’empêcher de penser au fait que 2 jours auparavant nous étions à Paris et que aujourd’hui nous avions parcouru plus de 150 km de piste à travers les montagnes de la vallée de la mort !
Quel pied !
14 Septembre 2009 :
Quelques classiques de Death Valley pour commencer la journée !
Après un lever aux aurores, nous sommes à Zabriskie Point pour assister au lever de soleil. Le spectacle est toujours aussi beau même si j'avoue que le fait de le "partager" avec une trentaine d'autres personnes ne m'enchante pas beaucoup. Mon esprit contemplatif se libère en effet plus facilement dans la quiétude et la sollitude...mais c'est un peu la rançon de la beauté de cet endroit !

Lever de soleil sur Zabriskie Point

Terres ravinées par l'érosion à Zabriskie Point
Vers 6h30, nous entamons la petite piste (2 miles) de 20 Mules Team Canyon, accessible avec une voiture classique. J'avais raté la piste il y a 2 ans, alors cette fois-ci elle était marquée sur ma liste ! Très courte, la piste permet de circuler au milieu de formations érodées très colorées. Je trouve d'ailleurs que les couleurs sont bien plus belles qu'à Artist's Palette. En montant au sommet d'une des formations, je me dis que la prochaine fois que je viendrais dans la Vallée de la Mort c'est ici que je viendrais admirer le lever de soleil.

Piste de 20 mules Team Canyon

Formations colorées et érodées des "badlands" de 20 Mules Team Canyon

Nous reprenons ensuite la route qui nous conduit à Dante's View, situé sur les Black Mountains, pour profiter d'un magnifique panorama sur la vallée

Le sel a formé des formes imaginatives sur le fond de la vallée

Panorama sur la partie centrale de la Vallée de la Mort
Il est déjà 8h du matin et une petite faim commence à se faire sentir. Nous nous rendons donc à Furnace Creek pour prendre un lunch et des forces pour le reste de la journée ! Retour à l'hotel (Stovepipe Wells) et départ pour Titus Canyon avec au passage un petit arrêt photo aux Mesquite Sand Dunes :

Titus Canyon (Death Valley, 27 miles, 4*4 obligatoire)
Titus Canyon est un grand classique en 4*4 de Death Valley. Cette piste est plutôt facile avec cependant quelques passages où il ne faut pas avoir peur du vide.
Sachant que cette piste est une des plus populaire de Death Valley, nous avions la crainte de rencontrer beaucoup de monde. Cependant, pour notre grand bonheur nous n’avons vu que 3 véhicules nous doubler lors de nos arrêts.
Il est 10h30 lorsque nous commençons par emprunter la piste de Titus Canyon située au bord de la route 374 près de Rhyolite (la piste est en sens unique). Le début s’apparente à une longue ligne droite de plus de 8km à travers l’Amargosa Valley avec en point de mire les Grapevine Mountains. Cette partie de la piste n’est pas des plus excitantes et il nous tarde de traverser le massif montagneux.
Ca y est la piste commencer à s’élever doucement et s’enfonce au milieu des Grapevine Mountains. Après 1h nous atteignons White pass qui marque le début de Upper Titanothere Canyon (le nom du canyon vient du fait que l'on y a retrouvé des restes de Titanothere). Nous effectuons une petite pause pour profiter du paysage avec à l’Ouest Thimble Peak (plus haut sommet des Grapevine Mountains que l’on peut atteindre depuis Red Pass, 8-9km aller retour) et au Nord des montagnes rugueuses d’origine volcanique.

La piste se faufile ensuite au milieu de montagnes aux strates très colorées. La piste est très agréable et nous profitons d’un air frais car il y a peu de poussières.

Titanothere Canyon
La piste descend ensuite jusqu’au niveau de Titanothere Canyon avant de remonter vers Red Pass qui porte bien son nom puisque la terre est devenue toute rouge.

Titanothere Canyon
Cela fait 1h30 que nous sommes partis et nous décidons de faire la pause déjeuner à Red Pass. Il y a pas mal de vent la haut, ce qui s’explique facilement car c’est le « col » qui permet de passer de titanothere à Titus Canyon. C’est aussi le point le plus haut de la piste avec 5 250 feet. C’est donc à l’abri dans la voiture que nous savourons les sandwichs achetés le matin même à Furnace creek. Nous effectuons aussi une petite ballade sur les rochers qui surplombent Red Pass et surtout nous profitons de cette vue Est/Ouest avec une préférence pour l’Ouest avec ces montagnes colorées serpentées par une piste couleur rouge et le Mont Palmer au fond.

Vue "Ouest" de Red Pass

Vue de la piste depuis les rochers surplombant Red Pass (a gauche), Vue "Est" de Red Pass
Nous reprenons la piste en descendant dans Titus Canyon pour arriver à la ville fantôme de Leadfield où il ne reste que quelques cabanes abandonnées et des mines fermées.

Il est intéressant de voir comment cette ville s’est rapidement construite en 1926 (elle compta jusqu’à 300 personnes) pour disparaître en ….1927 !

Juste après Leadfield, la piste s’engouffre entre les falaises de Titus Canyon. La piste se fait maintenant étroite et c’est avec beaucoup de plaisir que nous vivons cette expérience inédite. Le long d’une falaise nous apercevons les petroglyphs des native americans illustrant les chasses de bighorn de l’époque.

A 14h15, nous sortons définitivement de Titus Canyon. La piste rejoint la route principale.
Et là, en tournant la tête pour voir d’où on venait, et bien, on sait plus trop où se situe le canyon. A croire qu’un prestidigitateur a fait disparaître le canyon !
Quelques autres grands classiques pour finir la journée !
Nous terminons la journée par un petit passage à la mine de Borax avec le 20 team mule, Artiste's drive, Devil's Golf Course où "seul le diable peut jouer au golf ici", Badwater.
Vers 17h Nous quittons définitivement la Vallée de la mort en direction de Las Vegas.

Artiste's Palette

Devil's Golf Course

Bad Water

Bad Water

Noël avant l'heure à Bad Water !
Tout d'abord, je vais faire la présentation des voyageurs : mes parents (retraités) à qui je vante les beautés de l'Ouest Américain depuis plus de 2 ans, et ma copine à qui je voulais faire partager ma passion de cette région.
J'avais déjà en tête un itinéraire à travers le Nouveau Mexique et le Colorado, deux états que je ne connaissais pas du tout mais dont je souhaitais vivement découvrir les beautés (notamment les White Sand Dunes et les Great Sand Dunes). Cependant, ma copine ne pouvant se libérer plus de 9 jours et puisque je souhaitais aussi faire découvrir la région à mes parents, l'idée m'est venue de combiner 2 voyages en 1. Tout d'abord 15 jours avec mes parents avec l'idée de faire les principaux sites de la Californie, du Nevada, de l'Utah et de l'Arizona (non exhaustif bien sûr vu le temps limité) mais aussi de profiter du fait de retourner sur certains sites pour faire quelques endroits un peu insolites. Puis 9 jours à travers le Sud de l'Arizona, le Nouveau Mexique et le Colorado.
Voila c'est parti pour un Los Angeles -> Denver du 12 Septembre 2009 au 4 Octobre 2009 !
1e partie - La Californie !Alabama Hills Racetrack Playa via la Hunter Mountain Road (Death Valley) Titus Canyon (Death Valley) Quelques classiques de Death Valley (Zabriskie Point, Dante's View, Devil's Golf Course, Bad Water, 20 mules team Canyon, Artist's Drive, Mine de Borax) 12 Septembre 2009 :
Le vol Paris -> Los Angeles s'est parfaitement déroulé et nous atterissons vers 12h30 à l'aéroport de Los Angeles. A peine 1 heure plus tard et nous sommes déjà en possession du véhicule : un Nissan Xtera avec des pneus avant légèrement usés mais qu'importe il nous semble qu'il tiendra le coup, et de plus c'est le véhicule parfait pour avaler les longues heures de piste prévues au programme !
Nous ne nous attardons pas à Los Angeles et nous prenons rapidement la route pour Lone Pine. Nous avons en effet à faire 4h30 de route et des courses pour la journée de piste du lendemain (avec l'essentielle glacière ainsi que le matériel de réparation en cas de crevaison).
Nous nous relayons pour lutter contra la fatigue qui commence à se faire sentir et arrivons enfin à Lone Pine. Petit resto mexicain et au lit (Mount Whitney Motel) !
13 Septembre 2009 :
Une petite carte de notre itinéraire dans la région pour commencer :

Alabama Hills
Situés tout près de Lone Pine, les Alabama Hills sont un ensemble de petites collines composées d’amas rocheux et granitiques coincées entre la chaîne de la Sierra Nevada (à l’Ouest) et les Inyo Mountains (à l’Est).
Pour nous, ce fut surtout notre premier terrain de jeu et l’occasion de se dégourdir un peu les jambes après le vol Paris-Los Angeles et le trajet en voiture Los Angeles-Lone Pine, effectués la veille
Personnellement, c’était aussi pour profiter d’un magnifique lever de soleil sur Mobius Arch avec le Mont Whitney comme arrière plan
Ayant dormi à Lone Pine, nous sommes sur place vers 5h du matin sur la piste de Movie Flat Road qui traverse les Alabama Hills du Sud au Nord.
Arrivés près de l’arche après une très courte marche d’une dizaine de minutes, nous constatons que nous ne sommes pas seuls. Un couple d’allemands, très désagréable, et un américain sont déjà en position. Seul petit problème, l’espace est limité et le photographe allemand ne tient pas à bouger d’un centimètre après avoir étalé son matériel un peu partout…bref, la courtoisie n’est pas de rigueur ce matin et au final je suis plutôt content quand je l’entend râler parce que mes parents laissent, sans le faire exprès, leurs ombres sur l’arche…

Mobius Arch au lever de soleil
Mais nous nous laissons pas gâcher le plaisir. Le soleil illumine la Sierra Nevada et le Mont Whitney qui prennent des couleurs rouges puis orangées. Quelques minutes plus tard, la Mobius Arch s’embrase, entourant de sa roche orangée le Mont Whitney. Le spectacle valait vraiment le coup et donne envie de marcher un peu dans ce décor surprenant. Nous resterons à peu près 2 heures, le temps d’aller voir quelques autres arches et de faire la piste en totalité.

Lathe Arch, Mont Whitney

Un mélange de roches d'origine volcanique et de granite compose le paysage des Alabma Hills

Heart Arch

Il est très agréable de se ballader au milieu de ses formations rocheuses
Racetrack Playa par la Saline Valley Road, la Hunter Mountain Road puis la Racetrack Valley Road (Death Valley, 85 miles de piste au total, 4*4 avec garde au sol haute obligatoire et pneus de bonne qualité)
Racetrack Playa est un site qui me fascine depuis que j’ai découvert la photo à Springdale (Parc de Zion) de michael Fatali, « Spirit Stones ». Je connaissais déjà l’endroit pour son histoire de pierres qui roulent toutes seules mais cette photo m’a tout de suite marqué par son coté « mystérieux» et « lunaire ». Par conséquent, je l’avais marqué comme prioritaire pour le prochain voyage dans l’Ouest Américain !
L’accès Nord par la piste de Ubehebe n’étant pas vraiment sur notre chemin (venant de Lone Pine) et ne voulant pas faire un aller retour (par cette piste de Ubehebe), nous avions donc décidé de passer par la Hunter Mountain Road via la Saline Valley Road.
Cette piste n’est pas très dure en soi mais par contre elle est très longue (nous avons mis 5h30 pour rejoindre Racetrack Playa en faisant quelques petits arrêts et en roulant doucement). Deux petit conseils avant de l'emprunter :
- Partir avec 3 jours de provisions en cas de problème mécanique avec la voiture. Il faut dire que nous n’avons croisé personne sur toute la piste !
- La piste retour (la racetrack valley road) est réputée pour mettre à rude épreuve les pneus. La roue de secours est donc obligatoire et le matériel en cas de crevaison est un luxe presque essentiel.
Vers 10h du matin nous entamons la piste par Lee flat au milieu des Joshuas Trees avec des envies d’aventure et de découverte, ce genre d’envies que nous sommes venus chercher ici dans les déserts de l’Ouest Américain.

La piste est facile et roulante avec en face de nous les Inyos Mountains et toujours les Joshuas Trees dont certains atteignent des tailles surprenantes (on ose imaginer leurs âges quand on sait le peu d’eau qui tombe dans la région). Après 1h nous entrons dans les limites du parc de Death Valley et la piste monte et descend doucement jusqu’à la jonction entre la Saline Valley road (que nous quittons) et la Hunter Mountain Road (que nous allons emprunter). Le panorama sur la Panamint Valley juste avant la jonction est magnifique avec au fond Telescope Peak, plus haut sommet de la région de Death Valley.

Peu avant la jonction avec la Hunter Mountain Road, nous profitons du splendide panorama sur la Panamint Valley
La route s’élève ensuite pour arriver en haut de Jackass Canyon où la végétation a totalement changé. Il y a beaucoup de petits arbustes, de petits conifères et de fleurs (sortes de rabbitbrush). Cela fait maintenant 2h30 que nous sommes partis et nous nous lassons pas du tout de cette piste. Je dirais même que nous la trouvons très agréable car la conduite est super facile, des paysages variées défilent et nous sommes seuls !

Dans les montagnes dominant Jackass Canyon
Arrivés en haut, nous commençons à apercevoir la vallée suivante au Nord, appelé Sand Flat. Nous commençons la descente, tout en douceur dans les endroits un peu pentus mais toujours en toute décontraction. Je crois que ce mot symbolise cette piste, « décontraction ». Nous effectuons un petit arrêt à la mine abandonné de Calmet, histoire aussi de nous dégourdir un peu les jambes. Puis nous dégustons les fruits que nous avions achetés la veille dans un silence absolu, ce genre de silence qui vous bourdonne dans les oreilles !

Mine abandonnée de Calmet
Pour repartir, nous pensons prendre un petit raccourci à travers Sand Flat en pensant pouvoir rejoindre la Hidden Valley. Après 20 min, nous abandonnons cette idée voyant que la piste principale est située pratiquement à l’opposé de notre position. On a bien perdu 40 min dans cette histoire mais ce n’est pas grave car notre objectif est d’arriver en fin de journée à Racetrack Playa.

La Piste redescant sur Sand Flat
La piste dans Hidden Valley est bien moins agréable que ce que l’on avait connu depuis le début, surtout pour notre 4*4 dont les pneus doivent supporter une piste devenu très caillouteuse (le genre de petits cailloux très coupants), et en se disant que c’est le programme du chemin retour. Nous avançons prudemment en prenant soin aussi de fermer totalement les fenêtres car le sable provenant du lac asséché de Hidden Valley est extrêmement volatile. Nous en oublions de passer par Burro Mine dans le Perdido Canyon. Tant pis, nous continuons et finissons par atteindre la jonction avec Racetrack Valley Road, connu sous le nom de Teakette Junction, après 5h de piste. Une impressionnante collection de tellières se trouve sur le panneau. Si quelqu’un connaît l’explication de cette étrange tradition ?

Hidden Valley

Teakette Junction
Nous apercevons enfin le but de notre périple de la journée : Racetrack Playa avec Grandstand telle une île au milieu d’un lac. Nous apercevons aussi la seule voiture de la journée sur cette piste qui dégage un nuage de poussière considérable. Il faut dire aussi qu’il y a un très fort vent faisant s’envoler des nuages de poussières.


Granstand forme une "île" de pierre au milieu du "lac" de Racetrack Playa (1e panorama), Racetrack Playa (2e panorama)
Ca y est nous sommes arrivés ! Il est 15h30, ce qui nous permet de rester une demie heure sur place. Bon là j’avoue que ce passage ne va pas être très glorifiant. En effet, je m’étais beaucoup renseigné sur la piste permettant de rejoindre Racetrack Playa mais pas du tout sur le site lui-même. Et il faut dire qu’il est très grand et que les pierres (rappelez vous, les pierres qui roulent toutes seules) ne se voient pas très bien de loin. Je sors de la voiture et commence l’exploration du lieu, à la course à pied…Je fais le tour de Granstand (l’île rocher au milieu du lac asséché) mais je vois toujours rien ou pas grand-chose. Quelques toutes petites pierres par-ci par-la, mais rien d’extraordinaire. Je continue à courir en faisant signe à mes parents de me suivre de loin avec le 4*4 et je finis par arriver à un endroit où quelques pierres un peu plus volumineuses et un peu plus nombreuses font la course (je verrais en rentrant en France que les pierres se situent tout au sud du lac asséché alors que nous étions restés au Nord !). Il est quand même étonnant de regarder cette course de pierres faisant un véritable sprint d’escargots, se croisant par moment et en laissant derrières elles les traces de leur mouvement.
Malheureusement un gros nuage capricieux fait son apparition et sonne pour nous le départ.
3, 2, 1 .... Go !

Chacun son rythme !
La piste de Racetrak Valley est assez monotone et est avalée en 2 petites heures (en faisant quand même attention aux cailloux de la piste). Le soleil se couche doucement en faisant rougir les Grapevine Mountains au loin.

Grapevine Mountains en fin de journée
Nous faisons un petit arrêt à Ubehebe Crater et je constate que le vent est toujours aussi fort que lors de ma première visite il y a 2 ans. La route menant à Stovepipe Wells est effectuée de nuit et nous sommes contents d'arriver à l'hotel. Nous savourons une bonne grillade au restaurant de l'hotel.
En se couchant, on ne pouvait s’empêcher de penser au fait que 2 jours auparavant nous étions à Paris et que aujourd’hui nous avions parcouru plus de 150 km de piste à travers les montagnes de la vallée de la mort !
Quel pied !
14 Septembre 2009 :
Quelques classiques de Death Valley pour commencer la journée !
Après un lever aux aurores, nous sommes à Zabriskie Point pour assister au lever de soleil. Le spectacle est toujours aussi beau même si j'avoue que le fait de le "partager" avec une trentaine d'autres personnes ne m'enchante pas beaucoup. Mon esprit contemplatif se libère en effet plus facilement dans la quiétude et la sollitude...mais c'est un peu la rançon de la beauté de cet endroit !

Lever de soleil sur Zabriskie Point

Terres ravinées par l'érosion à Zabriskie Point
Vers 6h30, nous entamons la petite piste (2 miles) de 20 Mules Team Canyon, accessible avec une voiture classique. J'avais raté la piste il y a 2 ans, alors cette fois-ci elle était marquée sur ma liste ! Très courte, la piste permet de circuler au milieu de formations érodées très colorées. Je trouve d'ailleurs que les couleurs sont bien plus belles qu'à Artist's Palette. En montant au sommet d'une des formations, je me dis que la prochaine fois que je viendrais dans la Vallée de la Mort c'est ici que je viendrais admirer le lever de soleil.

Piste de 20 mules Team Canyon

Formations colorées et érodées des "badlands" de 20 Mules Team Canyon

Nous reprenons ensuite la route qui nous conduit à Dante's View, situé sur les Black Mountains, pour profiter d'un magnifique panorama sur la vallée

Le sel a formé des formes imaginatives sur le fond de la vallée

Panorama sur la partie centrale de la Vallée de la Mort
Il est déjà 8h du matin et une petite faim commence à se faire sentir. Nous nous rendons donc à Furnace Creek pour prendre un lunch et des forces pour le reste de la journée ! Retour à l'hotel (Stovepipe Wells) et départ pour Titus Canyon avec au passage un petit arrêt photo aux Mesquite Sand Dunes :

Titus Canyon (Death Valley, 27 miles, 4*4 obligatoire)
Titus Canyon est un grand classique en 4*4 de Death Valley. Cette piste est plutôt facile avec cependant quelques passages où il ne faut pas avoir peur du vide.
Sachant que cette piste est une des plus populaire de Death Valley, nous avions la crainte de rencontrer beaucoup de monde. Cependant, pour notre grand bonheur nous n’avons vu que 3 véhicules nous doubler lors de nos arrêts.
Il est 10h30 lorsque nous commençons par emprunter la piste de Titus Canyon située au bord de la route 374 près de Rhyolite (la piste est en sens unique). Le début s’apparente à une longue ligne droite de plus de 8km à travers l’Amargosa Valley avec en point de mire les Grapevine Mountains. Cette partie de la piste n’est pas des plus excitantes et il nous tarde de traverser le massif montagneux.
Ca y est la piste commencer à s’élever doucement et s’enfonce au milieu des Grapevine Mountains. Après 1h nous atteignons White pass qui marque le début de Upper Titanothere Canyon (le nom du canyon vient du fait que l'on y a retrouvé des restes de Titanothere). Nous effectuons une petite pause pour profiter du paysage avec à l’Ouest Thimble Peak (plus haut sommet des Grapevine Mountains que l’on peut atteindre depuis Red Pass, 8-9km aller retour) et au Nord des montagnes rugueuses d’origine volcanique.

La piste se faufile ensuite au milieu de montagnes aux strates très colorées. La piste est très agréable et nous profitons d’un air frais car il y a peu de poussières.

Titanothere Canyon
La piste descend ensuite jusqu’au niveau de Titanothere Canyon avant de remonter vers Red Pass qui porte bien son nom puisque la terre est devenue toute rouge.

Titanothere Canyon
Cela fait 1h30 que nous sommes partis et nous décidons de faire la pause déjeuner à Red Pass. Il y a pas mal de vent la haut, ce qui s’explique facilement car c’est le « col » qui permet de passer de titanothere à Titus Canyon. C’est aussi le point le plus haut de la piste avec 5 250 feet. C’est donc à l’abri dans la voiture que nous savourons les sandwichs achetés le matin même à Furnace creek. Nous effectuons aussi une petite ballade sur les rochers qui surplombent Red Pass et surtout nous profitons de cette vue Est/Ouest avec une préférence pour l’Ouest avec ces montagnes colorées serpentées par une piste couleur rouge et le Mont Palmer au fond.

Vue "Ouest" de Red Pass

Vue de la piste depuis les rochers surplombant Red Pass (a gauche), Vue "Est" de Red Pass
Nous reprenons la piste en descendant dans Titus Canyon pour arriver à la ville fantôme de Leadfield où il ne reste que quelques cabanes abandonnées et des mines fermées.

Il est intéressant de voir comment cette ville s’est rapidement construite en 1926 (elle compta jusqu’à 300 personnes) pour disparaître en ….1927 !

Juste après Leadfield, la piste s’engouffre entre les falaises de Titus Canyon. La piste se fait maintenant étroite et c’est avec beaucoup de plaisir que nous vivons cette expérience inédite. Le long d’une falaise nous apercevons les petroglyphs des native americans illustrant les chasses de bighorn de l’époque.

A 14h15, nous sortons définitivement de Titus Canyon. La piste rejoint la route principale.
Et là, en tournant la tête pour voir d’où on venait, et bien, on sait plus trop où se situe le canyon. A croire qu’un prestidigitateur a fait disparaître le canyon !
Quelques autres grands classiques pour finir la journée !
Nous terminons la journée par un petit passage à la mine de Borax avec le 20 team mule, Artiste's drive, Devil's Golf Course où "seul le diable peut jouer au golf ici", Badwater.
Vers 17h Nous quittons définitivement la Vallée de la mort en direction de Las Vegas.

Artiste's Palette

Devil's Golf Course

Bad Water

Bad Water

Noël avant l'heure à Bad Water !
Pédales automatiques ou cales piéds English translation pending
Pour cyclorandonner, pédales automatiques ou cales piéds. Merci pour vos réponse.
Créer un camion snack à la Réunion? English translation pending
bonjour à tous
ben voila ca fait maintenant un mois que j'ai débarquer a la reunion, j'ai pris du bon temp mais j'ai toujour pas trouvé un travail fixe,
je travaille dans la restauration, un metier ou normalement il y a du travail, mais la je bloque, je ne trouve pas et pourtant j'habite dans la region ouest
donc voila j'ai decidé de travailler pour moi, en créant un camion snack, chose qui marche plutot bien sur l'ile
je commence a monter le dossier, seul hic, j'ai pas trouver de camion a vendre ou a louer
si vous avez quelques infos qui pourrait m'aider, ou des temoignage de personne qui ont deja fait ca, si ca en vaut la peine
et surtout si vous avez des plans camion snack, pizza ou camion bar
Merci d'avance et bonne année
Trouver un sens à la vie... English translation pending
Bonjour a tous, je me presente je m' appelle Karim, j' ai 21 ans et je suis etudiant en ecole de commerce, je suis sur ma spécialisation donc par la meme occasion sur mon mémoire de fin d' etude. En février j' aurais donc tout bouclé, c 'est la que les ennuis commencent, mon pere etant a la tete d' un grand groupe, je vais devoir reprendre petit a petit ce groupe pour continuer son developpement comme il se fait de génération en génération dans ma famille.
Trouver un sens a sa vie est une chose assez complexe vus la complixité de la vie. Cette vie je l' ai adoré, bcp d' amour de mes parents, une soeur extraordinaire, une vie etudiante excellente, des amis dans tous les continents, bcp de sport et une excellente hygiene de vie .
Le seul soucis, c 'est que je me rends compte qu ' au final il manque quelque chose, et je pense que je vais devoir partir méditer pendant un bon moment quelque part pour apprendre pour vivre pour m' ouvrir pour murir, j' ai la chance de parler 5 langues couramment, le francais, l' anglais, l 'espagnol, l' italien et l' arabe. Il me semble que cet atout me permettra de voyager dans plus ou moins toute la terre en comprenant et en etant compris.
Je pense donc partir quelque part 2 mois 3 mois voir encore plus pour apprendre, de la nature, vivre et ressentir quelque chose qu 'on ne peut comprendre en habitant a Paris, je voudrais apprendre des gens que je verrai, un ami est parti est a madagascar dans un petit village au nord de l' ile, pour voir autre chose découvrir d' autres horizons.
J' aimerai faire la meme chose mais en plus fort, me ressourcer au plus profond de mon etre.
Tout ce que je vous dis doit paraitre assez bizarre, mais c 'est un besoin que je ressens depuis quelques mois, pas d'hotels ni touristes, je veux quelque chose de vrai, j' aimerai pouvoir aider sur place, j' aimerai pouvoir apprendre a ecouter aussi, ecouter l' Homme ecouter la Nature.
Je vous en prie ne vous moquez pas de moi, je sais que tout ca peut paraitre reveur, peut meme paraitre impossible a concevoir, mais j' aimerai tout donner pour realiser ce projet.
Il me semble avoir posté dans le bon channel, je pense que les meilleurs réponses que je pourrai trouver viendront de celui ci, il doit y avoir des personnes qui ont sacremment vecu ici quand je vois toutes ces réponses fabuleuses qui mont fait rever sur tous les autres postes .
Svp, aidez moi tous a trouver cette destination, a trouver un sens a cette vie trop parfaite qui doit se remettre en question et doit apprendre et vivre . J' adore la nature la foret ainsi que la mer et ses recifs pour meme e finir au desert rocailleux, j' aimerai découvrir et sentir ce que la nature et la faune et la flore peuvent nous apporter, comprendre et vivre une culture completment differente.
Merci a tous d' avoir lu jusque ici
J' espere avoir des réponses
Merci pour tout
Cordialement Karim
Trouver un sens a sa vie est une chose assez complexe vus la complixité de la vie. Cette vie je l' ai adoré, bcp d' amour de mes parents, une soeur extraordinaire, une vie etudiante excellente, des amis dans tous les continents, bcp de sport et une excellente hygiene de vie .
Le seul soucis, c 'est que je me rends compte qu ' au final il manque quelque chose, et je pense que je vais devoir partir méditer pendant un bon moment quelque part pour apprendre pour vivre pour m' ouvrir pour murir, j' ai la chance de parler 5 langues couramment, le francais, l' anglais, l 'espagnol, l' italien et l' arabe. Il me semble que cet atout me permettra de voyager dans plus ou moins toute la terre en comprenant et en etant compris.
Je pense donc partir quelque part 2 mois 3 mois voir encore plus pour apprendre, de la nature, vivre et ressentir quelque chose qu 'on ne peut comprendre en habitant a Paris, je voudrais apprendre des gens que je verrai, un ami est parti est a madagascar dans un petit village au nord de l' ile, pour voir autre chose découvrir d' autres horizons.
J' aimerai faire la meme chose mais en plus fort, me ressourcer au plus profond de mon etre.
Tout ce que je vous dis doit paraitre assez bizarre, mais c 'est un besoin que je ressens depuis quelques mois, pas d'hotels ni touristes, je veux quelque chose de vrai, j' aimerai pouvoir aider sur place, j' aimerai pouvoir apprendre a ecouter aussi, ecouter l' Homme ecouter la Nature.
Je vous en prie ne vous moquez pas de moi, je sais que tout ca peut paraitre reveur, peut meme paraitre impossible a concevoir, mais j' aimerai tout donner pour realiser ce projet.
Il me semble avoir posté dans le bon channel, je pense que les meilleurs réponses que je pourrai trouver viendront de celui ci, il doit y avoir des personnes qui ont sacremment vecu ici quand je vois toutes ces réponses fabuleuses qui mont fait rever sur tous les autres postes .
Svp, aidez moi tous a trouver cette destination, a trouver un sens a cette vie trop parfaite qui doit se remettre en question et doit apprendre et vivre . J' adore la nature la foret ainsi que la mer et ses recifs pour meme e finir au desert rocailleux, j' aimerai découvrir et sentir ce que la nature et la faune et la flore peuvent nous apporter, comprendre et vivre une culture completment differente.
Merci a tous d' avoir lu jusque ici
J' espere avoir des réponses
Merci pour tout
Cordialement Karim
Maroc, décembre 2009 English translation pending
Bonjour à tous,
Ayé, le carnet de notre dernier voyage, au Maroc, est en ligne ici : sibellelaterre
Bonne lecture!
Marie
Voici le texte sans les photos :
MAROC DECEMBRE 2009
Avertissement : Je crois bien que nous avons choisi la semaine la plus pourrie de l'année 2009 pour ces quelques jours au Maroc. Les rayons de soleil ont été rares et fugaces. Rien d'étonnant finalement pour une fin décembre mais une chance assez insolente avec la météo pour nos précédents voyages (Ecosse exceptée il y a quelques semaines...) m'a rendue sans doute un peu trop audacieuse...
Nous étions déjà allés au Maroc dans le Sud il y a une dizaine d'années, en avril, et nous avions eu très chaud. J'espérais en décembre pouvoir bénéficier de températures plus propices à la randonnée, d'une atmosphère moins brumeuse et éventuellement de neige sur les sommets. Las, les nuages, omniprésents, descendaient bien bas, il a plu tous les jours et les sommets étaient à peine enneigés.
Dimanche 20/12 Nous atterrissons en fin de journée à Casablanca. Le vol Easyjet a 1 heure de retard à cause de la neige (au moins.... 3 cm wouah!) sur Paris. Avant-hier il a fait -13°C à Nancy. Ici il fait 19°C, ça nous fait tout drôle. Quelqu'un nous attend comme prévu à l'aéroport avec le 4X4 loué pour l'occasion. En effet, le Maroc est à portée de camping car (avec un peu plus de temps toutefois), aussi décidons-nous de visiter des endroits inaccessibles avec ce mode de transport. C'est un vrai luxe car la location est hors de prix : 750 euro pour 6 jours (3 fois plus cher qu'aux USA par exemple) Le Nissan Patrol est récent (juillet 2008), a un nombre de km raisonnable (90000) mais ses pneus sont bien usés... Croisons les doigts : à chaque fois qu'on loue un 4X4, on crève le 1er jour mais après on est tranquille! Après avoir fait le plein (120l!) nous roulons vers le centre de Casa, où nous trouvons péniblement l'hôtel Maamoura, au centre de Casa (le plan du Guide du Routard est nul, comme toujours...) L'accueil est agréable, les chambres très propres et au calme. On peut se garer juste devant l'hôtel qui réserve quelques places pour ses clients.
Lundi 21/12 Beau ciel en nous réveillant mais guère rassurant pour la suite : de toute façon je ne me fais aucune illusion, ayant consulté la météo avant de partir: il va faire moche, sans doute même très moche! Nous prenons un solide petit-déjeuner dans une ambiance très cosmopolite : beaucoup d'anglophones à cette heure assez matinale, quelques marocains aussi. La « faute » sans doute à tripadvisor qui donne une bonne critique à cet hôtel, et c'est mérité.
Nous quittons laborieusement Casa, non sans y avoir d'abord fait quelques courses : pain, vache qui rit, pâtisseries, bananes et mandarines. Nous prenons d'abord l'autoroute vers Marrakech (une vraie autoroute, il y a même des péages) puis la quittons à Ben Guerir car nous voulons traverser l'Atlas par la route qui va de Demnate à Skoura. Nous quittons la plaine et nous élevons rapidement dans les montagnes. Les péages de l'autoroute sont vite oubliés. Nous entrons de plain-pied dans le Maroc rural. Les villages se succèdent, accrochés à flanc de montagne, tous parfaitement intégrés. Village blanc si la pierre est blanche. Village rouge si le sol est rouge. Nous sommes agréablement surpris par l'attitude des enfants : rien à voir avec le harcèlement d'il y a 10 ans. On passe tranquillement, simplement salués par quelques sourires. Pourvu que ça dure! Il faut dire que l'isolement de certains villages est tel que l'on comprend que certains touristes aient été tentés de « faire plaisir » en offrant quelques bricoles d'Européen qui prennent ici une autre valeur. Le revers de cette générosité étant que les enfants ramenaient plus de « richesses » que leurs parents en manquant l'école pour mendier au bord des routes. Une situation malsaine qui semble s'améliorer. La route, goudronnée « au milieu » n'offre aucune difficulté ce jour-là : les très nombreuses coulées de boue ont été déblayées et il n'y a pas de neige, bien que nous passions assez haut. Les paysages sont splendides, très arides comme nous les aimons. Ce doit être moins drôle pour les habitants de ces vallées : il n'y a quasiment plus d'arbres donc pas de bois. Est-ce la conséquence du surpaturâge comme le laisse penser la vision de quelques arbres rescapés dont les branches sont réduites à l'état de moignons, là où les chèvres ne peuvent pas grimper? Toujours est-il que l'érosion en profite comme en témoignent les nombreuses coulées de boue qui menacent la route. On voit des paysans labourer des pentes improbables dont on se demande comment ils ont pu y accéder avec âne et soc? Nul doute qu'à la première forte pluie tout le champ glissera en bas de la montagne... Certains villages, mieux organisés, exploitent des cultures en terrasses, certainement mieux adaptées à la géographie locale, mais quel boulot! Certainement plus rentable sur le long terme...
La collecte des ordures est un problème dans les campagnes. Les alentours des villages sont jonchés de sacs plastiques parfois à des km à la ronde, tout dépend des vents dominants. Toutes ces cochonneries si elles ont échappé aux buissons épineux, finissent parfois dans le lit des rivières : on ne peut pas trouver 10 m de rivière sans souillure...
Après avoir franchi un dernier col, nous plongeons vers la vallée du Dadès.
Quelques tardifs rayons de soleil nous offrent un spectacle magnifique. On n'a jamais compris par quel phénomène physique les rayons du soleil -dans notre dos- ont l'air de diverger à partir de l'horizon?!
J'ai réservé pour 3 nuits chez Talout, une auberge idéalement située en surplomb de la palmeraie avec vue sur les montagnes de l'Atlas-du moins quand elles ne sont pas dans les nuages! Nous avons réservé la suite Tishka, très joliment décorée. SDB et chauffage (avec un système de clim réversible) bienvenu car le fond de l'air est frais. Très bon tajine poulet-citron au coin du feu, précédé d'un bon assortiment de crudités, puis salade de fruits frais et hop au lit! On est crevé...
Mardi 22/12 Réveil pluvieux! Les montagnes ont disparu, la palmeraie absorbe goulûment ce don du ciel. Ça sent bon la pluie et l'humidité, soyons positifs! On pense se consoler de cette météo avec le petit déjeuner de chez Talout, vanté régulièrement ici et là (et dans le guide du Routard en particulier) Déception! Un jus chimique orange, Oasis ou équivalent, du pain traditionnel berbère à peine tiède, un fond de soucoupe de confiote quelconque, du beurre, thé, chocolat. Bof, bof, bof. Tout ça pour 9 euro/pers.! Je n'en reviens pas ... Le seul autre client de l'auberge, marocain, demande des crêpes marocaines: bah non, pas possible.. En quelques minutes de discussion nous réalisons que nous nous connaissons : il s'agit de Larazou, membre éminent du forum Maroc-entre autres- sur Voyage Forum. Quelle chance d'être tombés sur ce fin connaisseur des pistes marocaines. Il nous conseille un parcours pour la journée, nous expliquant avec patience par où passer. Quelle mémoire, ça m'épate! (bon il faut dire que je suis un peu tête en l'air au volant et qu'il m'est déjà arrivé de louper la sortie d'autoroute que je prends tous les jours pour aller bosser) Nous voilà donc partis vers l'est pour d'abord remonter la vallée des roses en admirant au passage la Kasbah du Glaoui (je crois). Nous prenons ensuite une piste vers l'ouest pour admirer de l'autre côté le beau village de El Hot mais nous préférons rapidement faire demi-tour car la pluie a transformé la piste en véritable patinoire et nous avançons parfois en crabe, comme sur du verglas, ceci grâce à nos pneus presque lisses. Nous croisons deux touristes occidentaux accompagnés d'un guide marocain, tous lestés d'un bon kilo de glaise à chaque pied! Nous allons ensuite visiter El Hot à pied, en toute tranquillité! On n'en revient pas! C'est l'heure de la récré et on croise plein d'enfants avec des super bonnes têtes, qui nous disent simplement bonjour avec le sourire. Rien que de très normal en fait mais ça fait plaisir! Un peu plus loin, après avoir traversé Amejgag, nous entrons dans les gorges d'Ameskar, à sec, assez jolies malgré l'aqueduc en béton qui la parcourt. Nous continuons après les gorges à remonter le lit de la rivière, c'est très ludique et sans difficulté et parvenons enfin à la partie haute du village d'Ameskar. Les nuages ne sont plus très loin et le décor est pour le moins austère. Dans tous ces villages de montagne nous ne verrons jamais de fumée, même au cœur de l'hiver : le chauffage est un luxe d'occidental ou de citadin. Brrr... Pour redescendre nous prenons une piste de contournement, récemment construite, qui permet de désenclaver le village quand la rivière est en eau. Très bonne piste qui offre une vue panoramique sur les montagnes alentours, magnifiées par une éclaircie. Ah là là, avec du soleil, ça change tout, grrr! Retour prudent vers Skoura à la nuit tombée : il y a plein de vélos sans lumière, c'est hyperdangereux. La nuit tombe à 17h30, on vit les jours les plus courts de l'année... Nous retrouvons avec plaisir Larazou qui a passé la journée à visiter toutes les kasbah de Skoura et il y en a! Planification de la journée du lendemain : au programme les gorges du Todra puis celles du Dadès. La piste qui relie ces deux gorges par Tamtattouchte est fermée, dommage! Dîner correct avec soupe, couscous et fruits. On retrouve avec plaisir notre « suite ». Il faut dire que le fond de l'air est frais et que le salon, ouvert, reste frisquet malgré le feu dans la cheminée. Heureusement on a prévu les anoraks qui sont les bienvenus pour prendre nos repas. Quel dommage de ne pas pouvoir profiter de la terrasse mais le temps est vraiment pourri!
Mercredi 23/12 La nuit porte conseil, nous allons écourter notre séjour chez Talout, ce qui nous évitera de refaire cette route dangereuse la nuit ce soir et demain matin. Certes ce matin nous avons eu droit à des crêpes presque chaudes et à du vrai jus d'orange frais mais je trouve que l'endroit n'est finalement pas donné. 80 euro la nuit pour 5, 12 euro le dîner/pers, 9 euro le petit déj. Un peu chéro quand même! En route donc vers les gorges du Todra, en repassant par Kelaa M'Gouna. Un peu après le Tizi n' Taddert, nous remarquons un énorme nuage de cigognes! Coup de chance incroyable, elles se posent dans le lit du Dadès, à un endroit facilement accessible par une piste opportunément placée. Nous nous approchons à pied, aussi discrètement que possible dans ce paysage minéral, pas facile, hum! Elles finissent bien sûr par décoller pour se poser un peu plus loin près d'un champ planté d'oliviers. Super! On peut les approcher d'encore plus près! Quels magnifiques oiseaux. Moi qui adore les oiseaux migrateurs-qui me fascinent- je suis servie. Quel spectacle avec en arrière-plan le Djebel Sargho! C'est en grande partie ce fascinant massif qui est à l'origine de notre voyage au Maroc... Nous reprenons la route, tout émoustillés de cette rencontre inattendue et arrivons enfin à Tinerhir, point de départ des gorges du Todra. Le bas de la vallée est très beau, la palmeraie lovée au creux d'une vallée cernée de falaises ocres est immense. Les gorges en elles-mêmes nous ont un peu laissés sur notre faim : bof quoi... Ni très longues ni très profondes ni surtout très sauvages. Bien que nous y soyons passés hors-saison, c'est une succession de camelots. Un peu plus haut, des gens y font de l'escalade au bord de la route, drôle d'idée quand même car ce ne sont pas les parois qui manquent dans ce pays... Arrivé à Tamtattouchte, le paysage s'élargit et on respire un peu. Un gamin nous confirme gentiment que la piste vers les Gorges du Dades est fermée: 2 voitures déjà ont du rebrousser chemin. Vraiment dommage... Larazou nous avait conseillé de continuer vers Ammellago puis de redescendre vers le sud par Goulmina : la route est très belle parait-il mais nous n'en avons pas le temps, hélas. Les gorges du Dadès, elles, nous ont bien plu! Belle architecture, pas grand monde (j'ai cru comprendre que ce n'était pas toujours le cas!) On aurait aimé avoir le temps de découvrir plus en détail les fameux doigts de singe! Nous choisissons de passer la nuit à l'Hôtel Berbère de la Montagne, au km 34, recommandé par Larazou. Avant de dîner, nous nous baladons un peu dans les jardins menant au village situé juste au-dessus de l'auberge. Bon dîner (soupe, tajine, salade de fruits) dans un joli salon bien chauffé (cheminée + clim) Il y a une petite dizaine d'autres clients dont 2 jeunes français Elsa et Sylvain qui approchent de la fin de leur voyage sac au dos d'un mois au Maroc) Un famille de 6 personnes arrive d'Agoudal : la piste est ouverte mais verglacée. Il semble y avoir moins de neige cette année que d'habitude. Ils ont essuyé des trombes d'eau dans la région de Meknès. Bref, le mauvais temps est généralisé... Le vent souffle très fort cette nuit et une bâche située en contrebas de la chambre des enfants a fait un bruit infernal toute la nuit.
Jeudi 24/12 Ce soir c'est Noël et notre cadeau c'est le Djebel Saghro! Après un très bon petit-déjeuner, nous redescendons sur Boumalne où nous déposons Elsa et Sylvain puis nous prenons la piste vers le Tizi N' Tazaert. Quel massif! Roches volcaniques noires, torturées par les éléments, vallées maléfiques, superbe! Et encore, on le voit sans soleil, snif! Vers le col, il y a 2 petites auberges. Après le col, un village perdu au milieu du massif, planté au bord d'une gorge hérissée de pics noirâtres, prenant un inquiétant éclat métallique à la moindre lueur solaire. Il doit y avoir des légendes effrayantes qui courent dans ces coins-là! La piste n'est pas difficile mais très cahotique avec des rochers tranchants qui ne nous inspirent pas compte-tenu de l'état de nos pneus. Tiens au fait, on n'a toujours pas crevé! Pourvu que ça dure, inch'allah! Nous croisons 2 courageux cyclistes anglais qui viennent de N'KOB: ils ont bien roulé, belle santé! Un peu avant d'arriver aux tours de Bab N'Ali, une voiture conduite par un sympathique guide marocain accompagné d'une famille de touriste. Il nous confirme, comme Larazou, qu'il vaut mieux prendre la piste qui passe par les tours, plus facile et plus belle (plutôt que celle qui passe par les gorges de Akka Akhbach) Enfin les fameuses tours apparaissent au loin! Nous apercevons en fond de vallée un convoi de mules lourdement chargées. Je devine qu'il s'agit de l'intendance d'un groupe de touristes à pied. Au prix d'un détour de quelques centaines de mètres, nous allons voir la cascade de Tazlout, qui doit avoir un charme plus évident en plein été (si toutefois elle coule encore car elle était déjà bien maigrelette) Nous y retrouvons les mules, enfin libérées de leur fardeau : le camp est déjà dressé. Une rando à pied dans ce massif ne doit pas manquer de charme! Nous retournons sur la piste principale : il y a là une auberge d'une certaine importance et quelques maisons, des pistes un peu confuses permettent de se rapprocher encore un peu des tours puis nous continuons à pied. Ça fait du bien de se dégourdir un peu les jambes car pour le moment on a surtout roulé, au point que les enfants nous ont réclamé des randos! C'est une première! Nous croisons un autre campement de randonneurs. Eux aussi doivent pester contre la météo. Nous grimpons jusqu'au pied du monolithe solitaire puis il nous faut redescendre (les enfants évoquent la rando de cet été aux US à Castle Rock mais c'est heureusement beaucoup plus facile) Le ciel nous récompense de nos efforts en nous gratifiant d'une éclaircie d'au moins.... 2 minutes 30 sec! Ah là là, ça change tout avec du soleil, regrrr! On est tout content quand même, il ne faut pas faire les difficiles, hum! La fin de la piste après Bab N'Ali est beaucoup plus roulante, non sans charme puisqu'elle longe un oued parsemé de quelques villages et jolis jardins : ça repose l'oeil après toute cette caillasse hostile et austère! Même si on adore les cailloux! 2ème cadeau de Noël : la Kasbah Imdoukal! Vraiment une excellente adresse : luxe, calme et volupté, aucune faute de goût, chauffage très efficace dans notre « suite familiale », dans le joli salon, plein de jolis détails de déco, jardins fleuris avec encore des roses, belle piscine et nourriture excellente avec pour la première fois une carte et non pas un menu unique. Nous ne verrons que 2 autres clients... Tout ça pour moins cher que chez Talout.... Grosse averse en soirée, ça fait tout drôle...
Vendredi 25/12 Excellent petit-déjeuner, à la hauteur du repas de la veille, puis nous prenons la route vers la vallée du Drâa. Il pleut bien sûr (on ne doit pas dire ça souvent dans ce coin-là) Comme nous l'avions déjà visitée auparavant, nous décidons de filer directement vers le nord pour parcourir la piste de Ait Benhaddou à Telouet. Il fait si moche qu'on ne s'arrête même pas pour visiter la Kasbah de Aït-Benhaddou. On fait le tour de celle de Tamdaght, bofff. La piste est très jolie, facile mais rendue très glissante par la pluie. Heureusement il n'y a quasiment pas de fortes pentes. On se fera doubler par une Logan dont le chauffeur a une conduite pour le moins « rallye » : il nous laisse sur place, enchaînant dérapages, conduites en crabe... Ce sont des européens dans une voiture de location : un peu gonflé par ce temps mais sinon faisable je pense en roulant doucement (sachant qu'on n'est sans doute pas assuré sur les pistes) Des travaux de dynamitage nous bloquent pendant une vingtaine de minutes, ce qui nous permet une fois le bouchon levé de croiser en une fois la vingtaine de 4X4 pleins de touristes venant de Marrakech pour une excursion à la journée. C'est la partie goudronnée avant de rejoindre le col du Tizzi N'Tichka, qui nous est apparue la plus belle et originale : beau plateau d'altitude parsemé de conifères avec (on suppose car on n'a rien vu à cause des nuages) de hauts sommets en toile de fond (enfin je crois, hein!) On arrive enfin, toujours sous la pluie à notre étape du soir, au Coq Hardi près du Pont du Zat, à 40 km de Marrakech. Je voulais faire étape après le col (en cas de neige) car nous reprenons notre avion demain en milieu de journée et cette auberge m'est apparue comme une solution potable « de dépannage » Elle se situe au bord de la route principale mais heureusement nous avons des chambres qui donnent sur l'arrière et le beau jardin (dont nous ne profiterons pas malheureusement) Chambres quelconques mais propres, bouffe quelconque et service longuet. Chauffage électrique en supplément (50dh/chambre, l'avantage c'est que c'est silencieux) Bref, pas une adresse inoubliable. On s'y attendait, donc pas de déception... ici aussi, pas un chat: 2 autres clients à part nous... Ah oui, un coq aussi, très actif!
Samedi 26/12 On passe dans les faubourgs de Marrakech et nous sommes ébahis de voir des bataillons d'employés municipaux vêtus de combinaison fluo ramasser jusqu'au moindre papier. Il y a des drapeaux partout. Il se passe quelque chose, pas de doute. Bref, nous retrouvons l'autoroute et arrivons en une paire d'heures inintéressantes à l'aéroport de Casa où nous rendons la voiture sans problème. Contrôle des passeports interminables, on n'a jamais vu ça, 1h30 de retard au décollage, on arrive à la maison vers 1h30 du matin juste avant les pluies qui ici sont en plus verglaçantes!
BUDGET (1 euro = 11 dh) Avion pour 5924 euro Voiture 4X4 6 jours750 euro 2 nuits pour 5 chez Talout en demi-pension 3400 dh 1 nuit pour 5 Hotel Berbère de la Montagne en demi-pension1265 dh 1 nuit pour 5 Kasbah Imdoukal à N'Kob en demi-pension1610 dh 1 nuit pour 5 au Coq hardi en demi-pension + collation1255 dh Diesel (environ 0, 75 dh/l) environ 1630 km1500 dh Péage environ 100 dh Divers 800 dh
TOTAL POUR 52576 euro
CONCLUSION Le Maroc en décembre, c'est quitte ou double. On reviendra c'est sûr car le pays est magnifique et très varié et ses habitants sont chaleureux. Il y a tant à voir au Maroc! A pied, ça nous tenterait bien aussi, dans les montagnes plutôt. Laissons murir l'idée....
Ayé, le carnet de notre dernier voyage, au Maroc, est en ligne ici : sibellelaterre
Bonne lecture!
Marie
Voici le texte sans les photos :
MAROC DECEMBRE 2009
Avertissement : Je crois bien que nous avons choisi la semaine la plus pourrie de l'année 2009 pour ces quelques jours au Maroc. Les rayons de soleil ont été rares et fugaces. Rien d'étonnant finalement pour une fin décembre mais une chance assez insolente avec la météo pour nos précédents voyages (Ecosse exceptée il y a quelques semaines...) m'a rendue sans doute un peu trop audacieuse...
Nous étions déjà allés au Maroc dans le Sud il y a une dizaine d'années, en avril, et nous avions eu très chaud. J'espérais en décembre pouvoir bénéficier de températures plus propices à la randonnée, d'une atmosphère moins brumeuse et éventuellement de neige sur les sommets. Las, les nuages, omniprésents, descendaient bien bas, il a plu tous les jours et les sommets étaient à peine enneigés.
Dimanche 20/12 Nous atterrissons en fin de journée à Casablanca. Le vol Easyjet a 1 heure de retard à cause de la neige (au moins.... 3 cm wouah!) sur Paris. Avant-hier il a fait -13°C à Nancy. Ici il fait 19°C, ça nous fait tout drôle. Quelqu'un nous attend comme prévu à l'aéroport avec le 4X4 loué pour l'occasion. En effet, le Maroc est à portée de camping car (avec un peu plus de temps toutefois), aussi décidons-nous de visiter des endroits inaccessibles avec ce mode de transport. C'est un vrai luxe car la location est hors de prix : 750 euro pour 6 jours (3 fois plus cher qu'aux USA par exemple) Le Nissan Patrol est récent (juillet 2008), a un nombre de km raisonnable (90000) mais ses pneus sont bien usés... Croisons les doigts : à chaque fois qu'on loue un 4X4, on crève le 1er jour mais après on est tranquille! Après avoir fait le plein (120l!) nous roulons vers le centre de Casa, où nous trouvons péniblement l'hôtel Maamoura, au centre de Casa (le plan du Guide du Routard est nul, comme toujours...) L'accueil est agréable, les chambres très propres et au calme. On peut se garer juste devant l'hôtel qui réserve quelques places pour ses clients.
Lundi 21/12 Beau ciel en nous réveillant mais guère rassurant pour la suite : de toute façon je ne me fais aucune illusion, ayant consulté la météo avant de partir: il va faire moche, sans doute même très moche! Nous prenons un solide petit-déjeuner dans une ambiance très cosmopolite : beaucoup d'anglophones à cette heure assez matinale, quelques marocains aussi. La « faute » sans doute à tripadvisor qui donne une bonne critique à cet hôtel, et c'est mérité.
Nous quittons laborieusement Casa, non sans y avoir d'abord fait quelques courses : pain, vache qui rit, pâtisseries, bananes et mandarines. Nous prenons d'abord l'autoroute vers Marrakech (une vraie autoroute, il y a même des péages) puis la quittons à Ben Guerir car nous voulons traverser l'Atlas par la route qui va de Demnate à Skoura. Nous quittons la plaine et nous élevons rapidement dans les montagnes. Les péages de l'autoroute sont vite oubliés. Nous entrons de plain-pied dans le Maroc rural. Les villages se succèdent, accrochés à flanc de montagne, tous parfaitement intégrés. Village blanc si la pierre est blanche. Village rouge si le sol est rouge. Nous sommes agréablement surpris par l'attitude des enfants : rien à voir avec le harcèlement d'il y a 10 ans. On passe tranquillement, simplement salués par quelques sourires. Pourvu que ça dure! Il faut dire que l'isolement de certains villages est tel que l'on comprend que certains touristes aient été tentés de « faire plaisir » en offrant quelques bricoles d'Européen qui prennent ici une autre valeur. Le revers de cette générosité étant que les enfants ramenaient plus de « richesses » que leurs parents en manquant l'école pour mendier au bord des routes. Une situation malsaine qui semble s'améliorer. La route, goudronnée « au milieu » n'offre aucune difficulté ce jour-là : les très nombreuses coulées de boue ont été déblayées et il n'y a pas de neige, bien que nous passions assez haut. Les paysages sont splendides, très arides comme nous les aimons. Ce doit être moins drôle pour les habitants de ces vallées : il n'y a quasiment plus d'arbres donc pas de bois. Est-ce la conséquence du surpaturâge comme le laisse penser la vision de quelques arbres rescapés dont les branches sont réduites à l'état de moignons, là où les chèvres ne peuvent pas grimper? Toujours est-il que l'érosion en profite comme en témoignent les nombreuses coulées de boue qui menacent la route. On voit des paysans labourer des pentes improbables dont on se demande comment ils ont pu y accéder avec âne et soc? Nul doute qu'à la première forte pluie tout le champ glissera en bas de la montagne... Certains villages, mieux organisés, exploitent des cultures en terrasses, certainement mieux adaptées à la géographie locale, mais quel boulot! Certainement plus rentable sur le long terme...
La collecte des ordures est un problème dans les campagnes. Les alentours des villages sont jonchés de sacs plastiques parfois à des km à la ronde, tout dépend des vents dominants. Toutes ces cochonneries si elles ont échappé aux buissons épineux, finissent parfois dans le lit des rivières : on ne peut pas trouver 10 m de rivière sans souillure...
Après avoir franchi un dernier col, nous plongeons vers la vallée du Dadès.
Quelques tardifs rayons de soleil nous offrent un spectacle magnifique. On n'a jamais compris par quel phénomène physique les rayons du soleil -dans notre dos- ont l'air de diverger à partir de l'horizon?!
J'ai réservé pour 3 nuits chez Talout, une auberge idéalement située en surplomb de la palmeraie avec vue sur les montagnes de l'Atlas-du moins quand elles ne sont pas dans les nuages! Nous avons réservé la suite Tishka, très joliment décorée. SDB et chauffage (avec un système de clim réversible) bienvenu car le fond de l'air est frais. Très bon tajine poulet-citron au coin du feu, précédé d'un bon assortiment de crudités, puis salade de fruits frais et hop au lit! On est crevé...
Mardi 22/12 Réveil pluvieux! Les montagnes ont disparu, la palmeraie absorbe goulûment ce don du ciel. Ça sent bon la pluie et l'humidité, soyons positifs! On pense se consoler de cette météo avec le petit déjeuner de chez Talout, vanté régulièrement ici et là (et dans le guide du Routard en particulier) Déception! Un jus chimique orange, Oasis ou équivalent, du pain traditionnel berbère à peine tiède, un fond de soucoupe de confiote quelconque, du beurre, thé, chocolat. Bof, bof, bof. Tout ça pour 9 euro/pers.! Je n'en reviens pas ... Le seul autre client de l'auberge, marocain, demande des crêpes marocaines: bah non, pas possible.. En quelques minutes de discussion nous réalisons que nous nous connaissons : il s'agit de Larazou, membre éminent du forum Maroc-entre autres- sur Voyage Forum. Quelle chance d'être tombés sur ce fin connaisseur des pistes marocaines. Il nous conseille un parcours pour la journée, nous expliquant avec patience par où passer. Quelle mémoire, ça m'épate! (bon il faut dire que je suis un peu tête en l'air au volant et qu'il m'est déjà arrivé de louper la sortie d'autoroute que je prends tous les jours pour aller bosser) Nous voilà donc partis vers l'est pour d'abord remonter la vallée des roses en admirant au passage la Kasbah du Glaoui (je crois). Nous prenons ensuite une piste vers l'ouest pour admirer de l'autre côté le beau village de El Hot mais nous préférons rapidement faire demi-tour car la pluie a transformé la piste en véritable patinoire et nous avançons parfois en crabe, comme sur du verglas, ceci grâce à nos pneus presque lisses. Nous croisons deux touristes occidentaux accompagnés d'un guide marocain, tous lestés d'un bon kilo de glaise à chaque pied! Nous allons ensuite visiter El Hot à pied, en toute tranquillité! On n'en revient pas! C'est l'heure de la récré et on croise plein d'enfants avec des super bonnes têtes, qui nous disent simplement bonjour avec le sourire. Rien que de très normal en fait mais ça fait plaisir! Un peu plus loin, après avoir traversé Amejgag, nous entrons dans les gorges d'Ameskar, à sec, assez jolies malgré l'aqueduc en béton qui la parcourt. Nous continuons après les gorges à remonter le lit de la rivière, c'est très ludique et sans difficulté et parvenons enfin à la partie haute du village d'Ameskar. Les nuages ne sont plus très loin et le décor est pour le moins austère. Dans tous ces villages de montagne nous ne verrons jamais de fumée, même au cœur de l'hiver : le chauffage est un luxe d'occidental ou de citadin. Brrr... Pour redescendre nous prenons une piste de contournement, récemment construite, qui permet de désenclaver le village quand la rivière est en eau. Très bonne piste qui offre une vue panoramique sur les montagnes alentours, magnifiées par une éclaircie. Ah là là, avec du soleil, ça change tout, grrr! Retour prudent vers Skoura à la nuit tombée : il y a plein de vélos sans lumière, c'est hyperdangereux. La nuit tombe à 17h30, on vit les jours les plus courts de l'année... Nous retrouvons avec plaisir Larazou qui a passé la journée à visiter toutes les kasbah de Skoura et il y en a! Planification de la journée du lendemain : au programme les gorges du Todra puis celles du Dadès. La piste qui relie ces deux gorges par Tamtattouchte est fermée, dommage! Dîner correct avec soupe, couscous et fruits. On retrouve avec plaisir notre « suite ». Il faut dire que le fond de l'air est frais et que le salon, ouvert, reste frisquet malgré le feu dans la cheminée. Heureusement on a prévu les anoraks qui sont les bienvenus pour prendre nos repas. Quel dommage de ne pas pouvoir profiter de la terrasse mais le temps est vraiment pourri!
Mercredi 23/12 La nuit porte conseil, nous allons écourter notre séjour chez Talout, ce qui nous évitera de refaire cette route dangereuse la nuit ce soir et demain matin. Certes ce matin nous avons eu droit à des crêpes presque chaudes et à du vrai jus d'orange frais mais je trouve que l'endroit n'est finalement pas donné. 80 euro la nuit pour 5, 12 euro le dîner/pers, 9 euro le petit déj. Un peu chéro quand même! En route donc vers les gorges du Todra, en repassant par Kelaa M'Gouna. Un peu après le Tizi n' Taddert, nous remarquons un énorme nuage de cigognes! Coup de chance incroyable, elles se posent dans le lit du Dadès, à un endroit facilement accessible par une piste opportunément placée. Nous nous approchons à pied, aussi discrètement que possible dans ce paysage minéral, pas facile, hum! Elles finissent bien sûr par décoller pour se poser un peu plus loin près d'un champ planté d'oliviers. Super! On peut les approcher d'encore plus près! Quels magnifiques oiseaux. Moi qui adore les oiseaux migrateurs-qui me fascinent- je suis servie. Quel spectacle avec en arrière-plan le Djebel Sargho! C'est en grande partie ce fascinant massif qui est à l'origine de notre voyage au Maroc... Nous reprenons la route, tout émoustillés de cette rencontre inattendue et arrivons enfin à Tinerhir, point de départ des gorges du Todra. Le bas de la vallée est très beau, la palmeraie lovée au creux d'une vallée cernée de falaises ocres est immense. Les gorges en elles-mêmes nous ont un peu laissés sur notre faim : bof quoi... Ni très longues ni très profondes ni surtout très sauvages. Bien que nous y soyons passés hors-saison, c'est une succession de camelots. Un peu plus haut, des gens y font de l'escalade au bord de la route, drôle d'idée quand même car ce ne sont pas les parois qui manquent dans ce pays... Arrivé à Tamtattouchte, le paysage s'élargit et on respire un peu. Un gamin nous confirme gentiment que la piste vers les Gorges du Dades est fermée: 2 voitures déjà ont du rebrousser chemin. Vraiment dommage... Larazou nous avait conseillé de continuer vers Ammellago puis de redescendre vers le sud par Goulmina : la route est très belle parait-il mais nous n'en avons pas le temps, hélas. Les gorges du Dadès, elles, nous ont bien plu! Belle architecture, pas grand monde (j'ai cru comprendre que ce n'était pas toujours le cas!) On aurait aimé avoir le temps de découvrir plus en détail les fameux doigts de singe! Nous choisissons de passer la nuit à l'Hôtel Berbère de la Montagne, au km 34, recommandé par Larazou. Avant de dîner, nous nous baladons un peu dans les jardins menant au village situé juste au-dessus de l'auberge. Bon dîner (soupe, tajine, salade de fruits) dans un joli salon bien chauffé (cheminée + clim) Il y a une petite dizaine d'autres clients dont 2 jeunes français Elsa et Sylvain qui approchent de la fin de leur voyage sac au dos d'un mois au Maroc) Un famille de 6 personnes arrive d'Agoudal : la piste est ouverte mais verglacée. Il semble y avoir moins de neige cette année que d'habitude. Ils ont essuyé des trombes d'eau dans la région de Meknès. Bref, le mauvais temps est généralisé... Le vent souffle très fort cette nuit et une bâche située en contrebas de la chambre des enfants a fait un bruit infernal toute la nuit.
Jeudi 24/12 Ce soir c'est Noël et notre cadeau c'est le Djebel Saghro! Après un très bon petit-déjeuner, nous redescendons sur Boumalne où nous déposons Elsa et Sylvain puis nous prenons la piste vers le Tizi N' Tazaert. Quel massif! Roches volcaniques noires, torturées par les éléments, vallées maléfiques, superbe! Et encore, on le voit sans soleil, snif! Vers le col, il y a 2 petites auberges. Après le col, un village perdu au milieu du massif, planté au bord d'une gorge hérissée de pics noirâtres, prenant un inquiétant éclat métallique à la moindre lueur solaire. Il doit y avoir des légendes effrayantes qui courent dans ces coins-là! La piste n'est pas difficile mais très cahotique avec des rochers tranchants qui ne nous inspirent pas compte-tenu de l'état de nos pneus. Tiens au fait, on n'a toujours pas crevé! Pourvu que ça dure, inch'allah! Nous croisons 2 courageux cyclistes anglais qui viennent de N'KOB: ils ont bien roulé, belle santé! Un peu avant d'arriver aux tours de Bab N'Ali, une voiture conduite par un sympathique guide marocain accompagné d'une famille de touriste. Il nous confirme, comme Larazou, qu'il vaut mieux prendre la piste qui passe par les tours, plus facile et plus belle (plutôt que celle qui passe par les gorges de Akka Akhbach) Enfin les fameuses tours apparaissent au loin! Nous apercevons en fond de vallée un convoi de mules lourdement chargées. Je devine qu'il s'agit de l'intendance d'un groupe de touristes à pied. Au prix d'un détour de quelques centaines de mètres, nous allons voir la cascade de Tazlout, qui doit avoir un charme plus évident en plein été (si toutefois elle coule encore car elle était déjà bien maigrelette) Nous y retrouvons les mules, enfin libérées de leur fardeau : le camp est déjà dressé. Une rando à pied dans ce massif ne doit pas manquer de charme! Nous retournons sur la piste principale : il y a là une auberge d'une certaine importance et quelques maisons, des pistes un peu confuses permettent de se rapprocher encore un peu des tours puis nous continuons à pied. Ça fait du bien de se dégourdir un peu les jambes car pour le moment on a surtout roulé, au point que les enfants nous ont réclamé des randos! C'est une première! Nous croisons un autre campement de randonneurs. Eux aussi doivent pester contre la météo. Nous grimpons jusqu'au pied du monolithe solitaire puis il nous faut redescendre (les enfants évoquent la rando de cet été aux US à Castle Rock mais c'est heureusement beaucoup plus facile) Le ciel nous récompense de nos efforts en nous gratifiant d'une éclaircie d'au moins.... 2 minutes 30 sec! Ah là là, ça change tout avec du soleil, regrrr! On est tout content quand même, il ne faut pas faire les difficiles, hum! La fin de la piste après Bab N'Ali est beaucoup plus roulante, non sans charme puisqu'elle longe un oued parsemé de quelques villages et jolis jardins : ça repose l'oeil après toute cette caillasse hostile et austère! Même si on adore les cailloux! 2ème cadeau de Noël : la Kasbah Imdoukal! Vraiment une excellente adresse : luxe, calme et volupté, aucune faute de goût, chauffage très efficace dans notre « suite familiale », dans le joli salon, plein de jolis détails de déco, jardins fleuris avec encore des roses, belle piscine et nourriture excellente avec pour la première fois une carte et non pas un menu unique. Nous ne verrons que 2 autres clients... Tout ça pour moins cher que chez Talout.... Grosse averse en soirée, ça fait tout drôle...
Vendredi 25/12 Excellent petit-déjeuner, à la hauteur du repas de la veille, puis nous prenons la route vers la vallée du Drâa. Il pleut bien sûr (on ne doit pas dire ça souvent dans ce coin-là) Comme nous l'avions déjà visitée auparavant, nous décidons de filer directement vers le nord pour parcourir la piste de Ait Benhaddou à Telouet. Il fait si moche qu'on ne s'arrête même pas pour visiter la Kasbah de Aït-Benhaddou. On fait le tour de celle de Tamdaght, bofff. La piste est très jolie, facile mais rendue très glissante par la pluie. Heureusement il n'y a quasiment pas de fortes pentes. On se fera doubler par une Logan dont le chauffeur a une conduite pour le moins « rallye » : il nous laisse sur place, enchaînant dérapages, conduites en crabe... Ce sont des européens dans une voiture de location : un peu gonflé par ce temps mais sinon faisable je pense en roulant doucement (sachant qu'on n'est sans doute pas assuré sur les pistes) Des travaux de dynamitage nous bloquent pendant une vingtaine de minutes, ce qui nous permet une fois le bouchon levé de croiser en une fois la vingtaine de 4X4 pleins de touristes venant de Marrakech pour une excursion à la journée. C'est la partie goudronnée avant de rejoindre le col du Tizzi N'Tichka, qui nous est apparue la plus belle et originale : beau plateau d'altitude parsemé de conifères avec (on suppose car on n'a rien vu à cause des nuages) de hauts sommets en toile de fond (enfin je crois, hein!) On arrive enfin, toujours sous la pluie à notre étape du soir, au Coq Hardi près du Pont du Zat, à 40 km de Marrakech. Je voulais faire étape après le col (en cas de neige) car nous reprenons notre avion demain en milieu de journée et cette auberge m'est apparue comme une solution potable « de dépannage » Elle se situe au bord de la route principale mais heureusement nous avons des chambres qui donnent sur l'arrière et le beau jardin (dont nous ne profiterons pas malheureusement) Chambres quelconques mais propres, bouffe quelconque et service longuet. Chauffage électrique en supplément (50dh/chambre, l'avantage c'est que c'est silencieux) Bref, pas une adresse inoubliable. On s'y attendait, donc pas de déception... ici aussi, pas un chat: 2 autres clients à part nous... Ah oui, un coq aussi, très actif!
Samedi 26/12 On passe dans les faubourgs de Marrakech et nous sommes ébahis de voir des bataillons d'employés municipaux vêtus de combinaison fluo ramasser jusqu'au moindre papier. Il y a des drapeaux partout. Il se passe quelque chose, pas de doute. Bref, nous retrouvons l'autoroute et arrivons en une paire d'heures inintéressantes à l'aéroport de Casa où nous rendons la voiture sans problème. Contrôle des passeports interminables, on n'a jamais vu ça, 1h30 de retard au décollage, on arrive à la maison vers 1h30 du matin juste avant les pluies qui ici sont en plus verglaçantes!
BUDGET (1 euro = 11 dh) Avion pour 5924 euro Voiture 4X4 6 jours750 euro 2 nuits pour 5 chez Talout en demi-pension 3400 dh 1 nuit pour 5 Hotel Berbère de la Montagne en demi-pension1265 dh 1 nuit pour 5 Kasbah Imdoukal à N'Kob en demi-pension1610 dh 1 nuit pour 5 au Coq hardi en demi-pension + collation1255 dh Diesel (environ 0, 75 dh/l) environ 1630 km1500 dh Péage environ 100 dh Divers 800 dh
TOTAL POUR 52576 euro
CONCLUSION Le Maroc en décembre, c'est quitte ou double. On reviendra c'est sûr car le pays est magnifique et très varié et ses habitants sont chaleureux. Il y a tant à voir au Maroc! A pied, ça nous tenterait bien aussi, dans les montagnes plutôt. Laissons murir l'idée....
Circuit d'une semaine en Floride du 10 au 17 avril 2010 English translation pending
Bonsoir,
Après mures réflexions, nous nous sommes décidés pour une semaine en Floride du 10 au 17 avril 2010 2 adultes et 2 ados de 16 et 13 ans.
Nous ne sommes pas habitués à organiser nous même les voyages, étant plutôt adeptes des séjours tout inclus jusqu'à présent mais il nous semble dans nos cordes d'organiser nous même ce séjour malgré notre anglais moyen...
Nous avons donc besoin de votre aide afin d'organiser au mieux ce voyage.
Tout d'abord quels sont les meilleurs plans pour un vol au départ de Paris ?
Une fois sur place sachant qu'une semaine c'est court, que faut il absolument voir sans passer toute la semaine dans la voiture, je ne pense pas que les ados apprécieraient !
Quels sont les hôtels sympas dans la categorie 2 ou 3 étoiles ?
Quel budget à peu près faut il compter en tout avion + voiture + essence + nourriture + visites éventuelles ?
En vous remerciant de votre précieuse aide,
Bonnes fêtes de fin d'année
Budget pour un mois en Thaïlande? English translation pending
Bonjours! je pars 1 mois en thailande, vers avril-mai. Et j aimerais bien avoir quelques avis concernant le budget. Je prevois environ 2000$ pour tout le mois . Le billet d"avion n"est pas compris. Est-ce trop.. ou pas assez?
Attentat déjoué sur Northwest Airlines/Delta Air Lines English translation pending
Trouvé online :
http://www.lefigaro.fr/international/2009/12/26/01003-20091226ARTFIG00242-tentative-d-attentat-contre-un-avion-americain-.php
Il semblerait que ce soit le même mode opératoire que la tentative de Richard Ried sur un vol AA CDG MIA il y a quelques années.
Il est question du renforcement des mesures de sécurité. A quand le passage obligatoire des chaussures aux Rayons X, comme cela se pratique aux USA sur tous les vols ? Cela risque d'être la prochaine mesure à entrer en vigueur.
Et pour info sur ce vol, le terroriste n'a pas embarqué avec une carte de peche mais devait avoir un passeport correspondant au nom inscrit sur son billet !
Il semblerait que ce soit le même mode opératoire que la tentative de Richard Ried sur un vol AA CDG MIA il y a quelques années.
Il est question du renforcement des mesures de sécurité. A quand le passage obligatoire des chaussures aux Rayons X, comme cela se pratique aux USA sur tous les vols ? Cela risque d'être la prochaine mesure à entrer en vigueur.
Et pour info sur ce vol, le terroriste n'a pas embarqué avec une carte de peche mais devait avoir un passeport correspondant au nom inscrit sur son billet !
Choix d'école de langue thai à Bangkok? English translation pending
Bonjour
je recherche une école de langue Thai sur BangKok dans l'ordre il y a quelques critaires important pour que je puisse effectuer mes études dans de bonne condition
1er s'occuper des formalités pour un visa ED etudiant 1 ans 2em je ne suis pas bon en anglais, si il existe des cours donnés pour des francophone sa serais mieux pour moi 3e il existe pas mal d'ecole dans le secteur de Sukhumvit Nana, mai je dois habiter Nonthaburi, et la route est un peut longue en transport en commun ( 2h l'allée ) connaiser vous une eccole un peut plus pré de mon secteur de résidence ?
cordialement
je recherche une école de langue Thai sur BangKok dans l'ordre il y a quelques critaires important pour que je puisse effectuer mes études dans de bonne condition
1er s'occuper des formalités pour un visa ED etudiant 1 ans 2em je ne suis pas bon en anglais, si il existe des cours donnés pour des francophone sa serais mieux pour moi 3e il existe pas mal d'ecole dans le secteur de Sukhumvit Nana, mai je dois habiter Nonthaburi, et la route est un peut longue en transport en commun ( 2h l'allée ) connaiser vous une eccole un peut plus pré de mon secteur de résidence ?
cordialement
Transport au Pérou: Lima-Ica-Cuzco? English translation pending
Bonjour à vous tous,
Je pars pour le Pérou de 15 février au 1er mars 2010. Je vais passer une semaine à lima et l'autre à Cuzco.
De Lima à Cuzco, j'aimerais faire un arrêt à Ica. En rapport avec le transport, j'ai su que faire le trajet en autobus est magnifique et très intéressant mais, que l'avion est beaucoup plus rapide. Ma question est : Est ce qu'il y a une possibilité de faire le trajet Lima-Ica-Cuzco en utilisant l'autobus ET l'avion?? Par exemple: faire Lima-Ica en bus et Ica-Cuzco en avion. (Pas obliger d'être exactement Ica, ça peut aussi être une ville proche)
Merci d'avance! Bonne journée à vous La wolfe 🙂
Je pars pour le Pérou de 15 février au 1er mars 2010. Je vais passer une semaine à lima et l'autre à Cuzco.
De Lima à Cuzco, j'aimerais faire un arrêt à Ica. En rapport avec le transport, j'ai su que faire le trajet en autobus est magnifique et très intéressant mais, que l'avion est beaucoup plus rapide. Ma question est : Est ce qu'il y a une possibilité de faire le trajet Lima-Ica-Cuzco en utilisant l'autobus ET l'avion?? Par exemple: faire Lima-Ica en bus et Ica-Cuzco en avion. (Pas obliger d'être exactement Ica, ça peut aussi être une ville proche)
Merci d'avance! Bonne journée à vous La wolfe 🙂
Idées de visites pour cinq jours à Paris? English translation pending
Bonjour,
Que voir à Paris en cinq jours ? Je sais que je ne pourrai pas tout voir donc je cherche juste des suggestions.
Je suis déjà allé à Paris et je connais les plans touristiques classiques tels que le Louvre, la tour Eiffel, etc. donc je ne désire pas les revisiter.
J'aimerais surtout entendre l'avis de parisiens ou de gens qui connaissent bien la ville ! J'aimerais éviter au maximum les attrape-touristes, et privilégier les plans que seuls les habitués connaissent.
Merci
Que voir à Paris en cinq jours ? Je sais que je ne pourrai pas tout voir donc je cherche juste des suggestions.
Je suis déjà allé à Paris et je connais les plans touristiques classiques tels que le Louvre, la tour Eiffel, etc. donc je ne désire pas les revisiter.
J'aimerais surtout entendre l'avis de parisiens ou de gens qui connaissent bien la ville ! J'aimerais éviter au maximum les attrape-touristes, et privilégier les plans que seuls les habitués connaissent.
Merci
Croisière Costa Romantica "Perles de l'Océan Indien" le 2 janvier 2010 English translation pending
Bonjour! Je vais faire la croisière perles de l'océan Indien le 2 janv. à bord du COSTA ROMANTICA. J'ai dèjà fait une croisière sur le Magica. Et on risque de voir une Grande différence entre les deux bateaux.
Si quelqu'un a pris récemment ce bateau ( en 2009), Pourrait-il m'iinformer sur l'état du bateau , l'animation pour les ados... SVP
Merci davance!😉
Si quelqu'un a pris récemment ce bateau ( en 2009), Pourrait-il m'iinformer sur l'état du bateau , l'animation pour les ados... SVP
Merci davance!😉
Quoi faire en dix semaines en Europe? English translation pending
Bonjour à tous. Je suis en train de voir à mon voyage en Europe. Malheureusement je ne pourrai pas prendre 5-6 mois comme je le voulais dû à l'université. Par contre, je vais prendre entre 9 et 10 semaines de vacances à la fin de mon étude collégiales et j'aimerais ne pas manquer les HOT SPOTS de certains endroits que je vais visiter. Tous commentaires sont bienvenues, que ce soit sur mes choix d'endroits, ou trucs à faire ou voir.
Alors moi et 2 potes allons faire notre petit voyage en Europe de Fin juin à Fin aout et voici ce que nous avions en tête. Italie: Rome, Milan, Naples, Florence, Pise France: la Loire, St-Denis, Paris, Avignon, Marseille Espagne: Barcelone Pays-Bas: Amsterdam Suisse: Genève Corse: Ajaccio
Nous pensions également faire un petit tour en Belgique, tant qu'à aller à Amsterdam! En vaut-il la peine? Si oui, où est-il préférable d'aller?
En Corse, nous voulions aller en Corse car se semblait une belle place chaude et avec de belles plages, y a-t-il quelque chose à savoir? Expériences?
Barcelone, choses à ne pas manquer s.v.p.?
Milan et Florence valent-il la peine? Y-a-t'il des villes que je devrais rajouter en Italie?
En France, y-a-t'il des villes que je devrais rajouter?
En Suisse, Genève en vaut-il la peine, où une autre ville serait mieux?
Nous avons également penser à aller voir Londres, par contre il faut traverser la manche, cela en vaut-il le détour? Si oui, trucs à voir, à faire et temps suggérer ?
Ne vous gêner surtout pas à partager vos expériences et opinions et suggestions, cela serait très utile à mes amis et moi pour la réalisation de notre projet.!
Merci beaucoup!
Alors moi et 2 potes allons faire notre petit voyage en Europe de Fin juin à Fin aout et voici ce que nous avions en tête. Italie: Rome, Milan, Naples, Florence, Pise France: la Loire, St-Denis, Paris, Avignon, Marseille Espagne: Barcelone Pays-Bas: Amsterdam Suisse: Genève Corse: Ajaccio
Nous pensions également faire un petit tour en Belgique, tant qu'à aller à Amsterdam! En vaut-il la peine? Si oui, où est-il préférable d'aller?
En Corse, nous voulions aller en Corse car se semblait une belle place chaude et avec de belles plages, y a-t-il quelque chose à savoir? Expériences?
Barcelone, choses à ne pas manquer s.v.p.?
Milan et Florence valent-il la peine? Y-a-t'il des villes que je devrais rajouter en Italie?
En France, y-a-t'il des villes que je devrais rajouter?
En Suisse, Genève en vaut-il la peine, où une autre ville serait mieux?
Nous avons également penser à aller voir Londres, par contre il faut traverser la manche, cela en vaut-il le détour? Si oui, trucs à voir, à faire et temps suggérer ?
Ne vous gêner surtout pas à partager vos expériences et opinions et suggestions, cela serait très utile à mes amis et moi pour la réalisation de notre projet.!
Merci beaucoup!
Le tour du monde, un concept qui m'énerve English translation pending
quelle est cette maladie contagieuse qui s'appelle TDM?
ce doit être Jules Verne l'instigateur de cette folle pandémie.
quel est le mode de propagation? est-ce le challenge? est-ce le plaisir de dire ensuite "je l'ai fait! est-ce pour se la raconter en société?
parce que derrière la phrase courte "j ai fait le tour du monde", il y en a une autre qui se cache : "j'ai vu le monde! je porte en moi la connaissance du monde!"
alors que comme chacun le sait, la terre est une boule, et il y a donc beaucoup de chemins pour en faire le tour.
alors que, j en ai vu des tour-du-mondistes, hé ben! c 'est pas la gloire! la moitié du temps dans les aéroports, l'autre a prendre des photos et à les charger sur le blog! "ouère iz ze cybercafé?"
jamais le temps de prendre le temps. un voyage en mode supermarché.
la encore, c est ce maudit Jules Verne, avec ses 80 jours!
quel est le mode de propagation? est-ce le challenge? est-ce le plaisir de dire ensuite "je l'ai fait! est-ce pour se la raconter en société?
parce que derrière la phrase courte "j ai fait le tour du monde", il y en a une autre qui se cache : "j'ai vu le monde! je porte en moi la connaissance du monde!"
alors que comme chacun le sait, la terre est une boule, et il y a donc beaucoup de chemins pour en faire le tour.
alors que, j en ai vu des tour-du-mondistes, hé ben! c 'est pas la gloire! la moitié du temps dans les aéroports, l'autre a prendre des photos et à les charger sur le blog! "ouère iz ze cybercafé?"
jamais le temps de prendre le temps. un voyage en mode supermarché.
la encore, c est ce maudit Jules Verne, avec ses 80 jours!
États-Unis: trois semaines entre Plaines et Rocheuses (Colorado, Wyoming, Dakota du Sud, Montana), 1ère partie English translation pending
Déjà 5 mois que nous sommes rentrés, et je n'ai pas encore pris le temps de faire le tri de mes photos, ni de créer ce carnet de voyage qui me tenait pourtant à coeur. Nous y voilà, je le ferai au fur et à mesure.
Pour notre 4e voyage en famille dans l'ouest américain, nous avons choisi les grands espaces en réalisant une boucle de 5700 km au départ de Denver à travers Colorado, Wyoming, Dakota du Sud et Montana, entre plaines et montagnes, et ne l'avons pas regretté... Nos voyages précédents nous ont donné envie de moins survoler les étapes et certains trouveront que nous aurions pu en faire plus sur cette durée, mais c'était un choix délibéré, d'autant plus que nous voyagions avec nos deux garçons de 7 et 8 ans.
J1. 30/06/09 : VOYAGE ALLER Départ de Bruxelles à 10h pour Londres avec BMI, où nous prenons un vol United pour Denver ; nous avons le plaisir d'être surclassés en Economy Plus et de pouvoir étendre nos jambes (tous ceux qui font plus d'1m85 doivent comprendre de quoi je parle !). Vols sans problèmes, nous arrivons à l'heure à Denver et, ô surprise, passons l'immigration en moins de 15 mn. Après avoir récupéré nos bagages direction la navette hertz où nous attend un superbe 4x4 Nissan Pathfinder (4e fois chez hertz aux usa, toujours des voitures japonaises).
Nous prenons la route par l'I25 vers le sud pour Colorado Springs. Le temps est magnifique, et trouvons le site de Denver dans cette plaine/prairie au pied des Rocheuses tout à fait remarquable.
Nous arrivons à Colorado Springs après environ 1h30 de route, nous rendons à l'hôtel Quality Inn (super rapport qualité-prix, 42 € la nuit, bien situé et personnel impeccable) réservé sur expedia. Il est 19h et choisissons d'aller coucher directement.
J2. 01/07/09 : COLORADO SPRINGS (GARDEN OF THE GODS, USAF ACADEMY, OLD COLORADO CITY) Décalage horaire oblige, nous nous réveillons à 5h, et ne tardons pas à nous lever pour être les premiers au petit déjeuner. Nous prenons ensuite la voiture, direction Garden of the Gods, superbe parc où de nombreux sentiers permettent de se promener entre des rochers rouges plantés verticalement, avec Pikes Peak en toile de fond. Le temps est magnifique. Nous marchons deux bonnes heures, il fait chaud, sec, et regrettons rapidement d'avoir oublié l'eau en voiture ! http://www.gardenofgods.com/home/index.cfm
En repartant, en voiture, vers le visitor center, les enfants voient des panneaux indiquant "Rock Ledge ranch" et insistent pour qu'on aille voir de quoi il s'agit. Nous y allons donc et passerons finalement plus de 2 heures dans ce site intéressant et vivant (avec figurants en costume d'époque) reconstituant la vie des pionniers et des indiens au XIXe siècle. Affamés, nous nous rendons enfin au visitor center de Garden of the Gods, que nous visitons après nous être sustentés. De là nous décidons d'aller visiter l'US Air Force Academy au nord de la ville. Après une inspection de la voiture en règle au poste de garde, nous entrons, et circulons librement, dans l'immense site de l'AF Academy.
Plusieurs avions sont exposés (F10, A10, B52 pour les connaisseurs), mais le clou de la visite c'est la chapelle des cadets, avec sa singulière et très élégante architecture composée de 17 flèches en aluminium.
Un orage violent monte sur la Front Range à l'ouest, et ne tarde pas à atteindre le site. Nous nous réfugions dans le visitor center, où nous achetons quelques souvenirs pendant qu'à l'extérieur, les éléments se déchainent. Décidément, tout ici est fait en grand, même les orages !!
http://www.usafa.af.mil/
Le soir, alors que les nuages se dissipent, direction Old Colorado City, vieux quartier pittoresque plein de boutiques sympas... malheureusement pour la plupart fermées à cette heure tardive. Après un excellent dîner dans un restaurant italien, nous assistons à un concert de jazz gratuit en plein air.
J3. 02/07/09 : COLORADO SPRINGS (SEVEN FALLS, US OLYMPIC COMPLEX, MANITOU SPRINGS) Nous nous levons à nouveau de bonne heure, direction Seven Falls, étroit Canyon animé par une succession de 7 chutes d'eau. L'endroit est très touristique, plutôt commercial (terrain privé et entrée payante / environ 30 $ pour nous 4), mais l'heure matinale fait que nous sommes quasiment seuls...
Un ascenseur monte à un point de vue sur les chutes, que l'on peut également surplomber grâce à un escalier impressionnant de 224 marches, mais ce qui nous aura le plus plu c'est le sentier d'Inspiration Point qui mène en une bonne heure A/R à un beau point d'observation sur le canyon, et à l'est, sur Colorado Springs et la plaine qui s'étend à l'infini.
En prime, au retour, nous tombons nez à nez avec une biche. Notre première rencontre avec la faune locale, et ce n'était qu'un début !
http://www.sevenfalls.com/home/index.cfm

De retour au parking, nous décidons de visiter le complexe d'entraînement aux jeux olympiques. A plus de 1800 m d'altitude, le site de Colorado Springs est en effet un excellent endroit pour l'entraînement des sportifs de haut niveau. Visite intéressante, surtout pour voir les installations, mais un peu décevante car, en ce début d'été, l'activité du centre nous a paru très ralentie. De plus, notre guide parlait à une vitesse folle et nous avons eu du mal à saisir toutes ses explications.
Sur la montagne, à l'ouest, un nouvel orage est en formation. Il est 15h et nous n'avons pas encore mangé. Nous revenons dans le centre ville et nous arrêtons acheter des sandwiches chez Subway que nous avalerons dans le parc adjacent. Nous faisons ensuite une petite ballade dans les rues pas très vivantes du centre, néanmoins bordées de quelques bâtiments intéressants.
Nous partons ensuite en course chez Wall Mart, et à la sortie du magasin, nous sommes surpris par un nouvel orage monstrueux. Cela semble monnaie courante dans le coin, se dit-on...
La pluie ne s'arrête pas et nous décidons, après un passage à l'hôtel où nous piquons une tête dans la piscine (entre deux averses et un peu inquiets du tonnerre qui gronde), d'aller passer la soirée à Manitou Springs. Très joli coin, malheureusement la pluie reprend et nous contraint à écourter notre promenade.

J4. 03/07/09 :COLORADO SPRINGS (PIKES PEAK, MANITOU CLIFF DWELLINGS) Ce matin, direction Pikes Peak. En sortant de la chambre d'hôtel, ô stupeur, alors que jusque là nous nous étions levés avec un ciel limpide, Pikes Peak est coiffé d'un dôme nuageux, certes gracieux, mais qui ne nous arrange absolument pas !! Tant pis, c'est notre dernier jour ici, et décidons de tenter l'ascension quand même. Nous prenons donc la route, et au péage de la Pikes Peak Highway, on nous donne toutes les consignes nécessaires pour la descente afin de ne pas faire surchauffer les freins de la voiture. Nous n'avons vraiment pas regretté les 30 $ payés ! La route s'élève à travers une forêt de conifère, longe un lac de retenue, puis des panneau "end of pavement" nous indique que nous arrivons sur la partie non bitumée de la route. Au fur et à mesure que la piste s'élève, la végétation se fait de plus en plus rare et la vue se dégage, à l'ouest vers les sommets enneigés des Rocheuses.
Après quelques arrêts photos, nous atteignons finalement le sommet désertique et... les nuages !!
Quelle déception, car il n'y a rien d'autre à voir que le brouillard. Il fait un froid glacial, renforcé par un vent violent, et malgré les épaisseurs (pulls, polaires, coupe-vents) superposées, nous nous réfugions dans la boutique de souvenirs.
Soudain, un rayon de soleil perce à travers les fenêtres ; nous ressortons et découvrons un panorama sublime sur 360°, de la Great Continental Divide à l'Ouest aux plaines du Kansas à l'Est. Au nord, les dômes caratéristiques de l'aéroport de denver se devine aisément.
Nous nous amusons de ce que marcher à cette altitude peut être essouflant, puis prenons le chemin du retour, boîte de vitesse bloquée sur les 2 premiers rapports et presque sans jamais toucher au frein. Dans un virage, un mule-deer traverse la piste devant nous. A mi-parcours un ranger contrôle la température des freins et nous autorise à continuer. Un peu plus loin, nous nous arrêtons pique-niquer en pleine forêt. Quel bonheur, comme toujours, de trouver des aires de pique nique partout, et surtout des toilettes, propres, même dans les coins les plus reculés !!
Quelques kilomètres plus bas, nous nous arrêtons faire une petite marche au bord du Crystal Reservoir, avec de jolies vues sur Pikes Peak. Les enfants jouent aux chercheurs d'or et reviendront avec quelques cristaux (de roches...)
http://www.pikes-peak.com/
En rentrant vers Colorado Springs, nous faisons un arrêt à Manitou Cliff Dwellings, site d'habitations troglodytiques Anasazi. En fait il s'agit de constructions déplacées de la région des Four Corners dans le sud ouest du Colorado au début du XXe siècle. Le problème c'est que les tarifs ne sont indiqués qu'arrivé au péage, qui se trouve juste après un virage, à un endroit où on ne peut faire demi-tour. "Piégés", nous payons donc l'entrée (35 $ pour nous 4 + taxes). Honnêtement, nous avons trouvé l'endroit géré de manière hyper mercantile, manquant d'authenticité. Et il y a peu à visiter. Une déception. http://www.cliffdwellingsmuseum.com/
Le soir nous rentrons à l'hôtel, et dînons au restaurant "Black Eyed Pea" juste à côté( réduction pour les clients de l'hôtel). Excellent rapport qualité/prix, et des portions énormes !
J5. 04/07/09 : COLORADO SPRINGS - LEADVILLE (via FLORISSANT FOSSIL BEDS NM). Nous prenons la route de bonne heure, plein ouest par l'US24 direction FLORISSANT FOSSIL BEDS NM, que nous atteignons après 1 heure d'une route magnifique délivrant de superbes vues sur le versant ouest de Pikes Peak.
Nous nous rendons au visitor center où une "Mamie" ranger nous accueille et propose aux enfants de faire un "junior ranger program", petit livret d'activités à faire au fur et à mesure de nos visites. Nos enfants ne parlent absolument pas anglais, mais, moyennant quelques traductions, cela s'est avéré un excellent moyen de rendre la visite intéressante à leurs yeux. Nous avons renouvelé l'opération à chaque visite d'un National Park ou d'un National Monument. En plus, à la fin, les jeunes Rangers doivent prêter serment et ont droit à un badge souvenir.
Le site occupe le lit d'un lac préhistorique noyé par les coulées de boue provoquées par un volcan, emprisonnat ainsi des milliers d'animaux et de végétaux ainsi fossilisés. Des sentiers parcourent la forêt et la prairie où l'on peut observer d'impresionnants troncs de sequoia fossilisés, et croiser de nombreux écureuils.
Nous partons ensuite pique-niquer sur la Lower twin rock road, dans une aire de pique nique où nous nous sentons seuls au monde. Seuls un écureuil et un groupe de cerfs (superbe, mais le temps de dégainer l'appareil photo ils avaient disparu) nous ont tenus compagnie. Au loin un nouvel orage monte.
Après déjeûner, nous visitons le Hornbeck Homestead (emplacement de la ferme de la fin du XIXe d'une pionnière), dans un joli site hors du temps, sous un ciel de plus en plus menaçant.
http://www.nps.gov/FLFO/index.htm
Nous reprenons ensuite la route à travers la Pikes National Forest jusqu'au Wilkerson Pass où, soudainement, la route plonge dans South Park, une large dépression d'une cinquantaine de kilomètres de large au milieu des montagnes. En face, à l'ouest, la chaîne des Collegiate Peaks (Monts Princeton, Yale, Harvard...) domine South Park et la vallée de l'Arkansas.
La route traverse South Park en ligne droite. C'est une terre d'élevage et des milliers de boeufs Angus peuplent les lieux, en semi-liberté. Nous traversons ensuite la bourgade de Buena Vista, entièrement dédiée aux sports d'eau (rafting...) dans la haute vallée de l'Arkansas. Nous mettons alors cap au nord, remontant la vallée jusqu'à Leadville. Nous y avons réservé un chalet au Grand West Village, en pleine forêt... Assez cher, mais quel confort, quel calme, quel environnement !! A notre arrivée, personne à l'accueil, mais notre clé se trouve avec un petit mot dans une boîte au lettre à côté de la porte.
http://www.grandwest.com/
Après nous être installés, nous partons dîner, et essayons le Quincy's dans la rue principale. A l'entrée n nous précise que c'est menu unique : prime rib, plusieurs épaisseurs possibles. Nous prenons le plus petit morceau pour les adultes, et un pour deux pour les enfants. C'était largement suffisant, accompagné d'une pomme au four, de salade et d'une excellent sauce "horseraddish" (raifort?). Et excellent. Notre meilleur souvenir culinaire cet été !! Nous avons ce jour là commencé notre cure de viande rouge qui allait durer jusqu'à la fin du voyage (sorry doc')...
Après dîner, nous avons attendu pour admirer le feu d'artifice (ben oui, on était le 4 juillet). Bon, c'est pas une grande ville... Le 4 juillet 2007 on était à San Francisco, et la comparaison serait inconvenue !
J6. 05/07/09 : LEADVILLE. Après une excellente nuit, et un réveil sous un frais soleil, nous décidons de partir randonner autour de Turquoise Lake. Las, c'était sans compter sans les moustiques, qui nous ont assaillis malgré le répulsif dont nous nous étions enduits... Nous avons fini par rebrousser chemin.
Nous avons donc finalement fait le tour du lac en voiture, avant d'aller à la Leadville National Fish hatchery, pisciculture chargée de l'élevage de différentes espèces de truites pour peupler les cours d'eau du Colorado. Une petite exposition intéressante nous apprend que les cours d'eau des rocheuses n'étaient absolument pas poissoneuses hormis la présence par endroit d'une espèce endémique la "cutthroat trout". On a alors importé la truite arc-en-ciel, qui est aujourd'hui considérée comme nuisible dans certains lacs (comme yellowstone) car elle a a pris la place de l'espèce locale. Pour un quarter, vous pouvez acheter des granulés et nourrir les truites dans les bassins. Cela amusa beaucoup les enfants.
Le temps se faisant menaçant, nous décidons exceptionnelement de ne pas pique niquer, nous nous arrêtons au safeway faire quelques courses et rentrons nous concocter un excellent repas au chalet.
L'après-midi, nous allons faire un tour en ville et visiter le National Mining Hall of Fame & Museum (http://www.mininghalloffame.org/), qui retrace l'épopée de la mine à travers l'ouest américain et plus particulièrement dans les rocheuses, avec quelques expositions "grandeur nature" assez réussies. La ville de Leadville est parait-il la plus haute agglomération en Amérique du Nord. Perchée à près de 3.200 m d'altitude, le site est en effet grandioses, dans une large vallée entourée de sommets à plus de 4.200 m. La grandeur passée est encore très visible, surtout dans la rue principale avec de nombreux bâtiments d'époques. http://www.leadville.com/

Le soir nous retournons chez Quincy's et nous régalons à nouveau ! Une adresse incontournable, à l'accueil super sympa.
J7. 06/07/09 : LEADVILLE (CO) - WHEATLAND (WY) via DENVER. Nous quittons Leadville vers 9h, par le col Fremont et l'impressionnante mine Climax (cuivre), avant de rejoindre l'I 70 que nous prenons vers l'ouest, direction Denver. Nous arrivons à Denver vers 12h et nous dirigeons vers le très beau City Park. Nous nous garons près du Museum of nature and Science, et nous installons pour pique-niquer au bord d'un lac (Ferryl Lake), avec une jolie vue sur Dowtown la Front range en arrière plan. Après déjeûner, nous nous rendons en voiture vers le Civic Center. Nous y visitons le Capitole, où nous apprenons que le Colorado s'appelle le "Centennial State" car il est entré dans l'Union en 1876, soit exactement 100 ans après la déclaration d'indépendance des Etats Unis.
Vers 16h nous reprenons la route vers le nord, direction le Wyoming. Nous essuyons à nouveau un orage monstrueux, entrons dans le Wyoming, passons Cheyenne et nous arrêtons dans la petite ville de Wheatland pour la nuit. Nous avons réservé une chambre au Super 8, très récent et doté d'une jolie piscine couverte (heureusement car dehors, un orage se déchaîne) dont nous profitons avant d'aller dîner. Heureusement notre chambre ne donnait pas à l'arrière sur un parking poids lourd bruyant.
J8. 07/07/09 : WHEATLAND (WY) - KEYSTONE (SD) via FORT LARAMIE. Vers 8h, nous reprenons la I25 vers le nord avant de bifurquer plein est sur la 26 vers Guernsey et Fort Laramie. A Guernsey, nous prenpns 1h pour visiter le site "Oregon trails Ruts NHS", en fait un des endroits ou le passage des convois sur la piste de l'Oregon a laissé de plus de traces. Nous sommes seuls ou presque, et le site nous a beaucoup ému : il en est passé des pionniers, des anonymes motivés par l'appât du gain ou simplement l'espoir d'une vie meilleure pour créer de telles ornières en quelques décennies...
De là, nous reprnons la route pour effectuer les quelques miles qui nous séparent de Fort Laramie. Il est environ 10h30 quand nous arrivons, et il y a très peu de monde sur place. Encore une visite comme on les aime, loin de la foule. Le lieu est intéressant, nos enfants y effectuent à nouveau un programme Junior Ranger, nous permettant d'apprendre pas mal de choses sur les site. Ancien fort militaire, puis comptoir de commerce, Fort Laramie n'a plus aujourd'hui d'enceinte mais se présente comme un ensemble de bâtiments construits autour d'une vaste esplanade : dortoirs, quartiers des officiers, magasins, prison, boulanger etc... le tout meublé, et "peuplé" de figurants en costume qui répondent volontiers à vos questions.
Après la visite et un rapide pique-nique, nous reprenons le volant, plein nord vers la région des Black Hills. Nous roulons sur la route 85 pendant 140 miles jusqu'à Newcastle, Wyoming sans croiser grand monde, au milieu des étendues semi-désertiques des plaines de l'Ouest. "Papa, Maman, c'est le pays de Yakari ici !" remarquera Arthur, 7 ans. à Newcastle, nous bifurquons vers l'est sur la route 16, direction les Black Hills qui se dessinent très nettement devant nous. En arrivant sur les premiers contreforts, nous sommes frappés par le spectacle de désolation qu'offrent des kilomètres carrés de forêt brûlée. Heureusemnt, au bout d'un moment le paysage retrouve ses couleurs, et nous circulons dans une profonde et belle forêt vallonnée. Nous passons la petite ville de Custer, sans nous y arrêter, passons au pied du monument à Crazy Horse, puis quelques minutes plus tard devant le site du Mt Rushmore. Nous arrivons enfin dans la très touristiques bourgade de Keystone, où nous avons réservé une cabine Deluxe au Powder house lodge. La cabine est très sympa, chambre séparée pour les parents, mezzanine avec 2 lits pour les enfants, grand séjour. Mais franchement, la propreté laisse à désire, on dirait que les poussières n'ont pas été faites depuis longtemps... Autre point négatif : l'eau qui coule du robinet est jaunâtre et sent le souffre ! http://www.powderhouselodge.com. Le soir nous prenons un agréable dîner sur place, dans la belle salle à manger du lodge.
2ème partie ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3090622;#3090622 3ème partie ici : http://voyageforum.com/...ost=3102355;#3102355
Pour notre 4e voyage en famille dans l'ouest américain, nous avons choisi les grands espaces en réalisant une boucle de 5700 km au départ de Denver à travers Colorado, Wyoming, Dakota du Sud et Montana, entre plaines et montagnes, et ne l'avons pas regretté... Nos voyages précédents nous ont donné envie de moins survoler les étapes et certains trouveront que nous aurions pu en faire plus sur cette durée, mais c'était un choix délibéré, d'autant plus que nous voyagions avec nos deux garçons de 7 et 8 ans.

J1. 30/06/09 : VOYAGE ALLER Départ de Bruxelles à 10h pour Londres avec BMI, où nous prenons un vol United pour Denver ; nous avons le plaisir d'être surclassés en Economy Plus et de pouvoir étendre nos jambes (tous ceux qui font plus d'1m85 doivent comprendre de quoi je parle !). Vols sans problèmes, nous arrivons à l'heure à Denver et, ô surprise, passons l'immigration en moins de 15 mn. Après avoir récupéré nos bagages direction la navette hertz où nous attend un superbe 4x4 Nissan Pathfinder (4e fois chez hertz aux usa, toujours des voitures japonaises).
Nous prenons la route par l'I25 vers le sud pour Colorado Springs. Le temps est magnifique, et trouvons le site de Denver dans cette plaine/prairie au pied des Rocheuses tout à fait remarquable.
Nous arrivons à Colorado Springs après environ 1h30 de route, nous rendons à l'hôtel Quality Inn (super rapport qualité-prix, 42 € la nuit, bien situé et personnel impeccable) réservé sur expedia. Il est 19h et choisissons d'aller coucher directement.J2. 01/07/09 : COLORADO SPRINGS (GARDEN OF THE GODS, USAF ACADEMY, OLD COLORADO CITY) Décalage horaire oblige, nous nous réveillons à 5h, et ne tardons pas à nous lever pour être les premiers au petit déjeuner. Nous prenons ensuite la voiture, direction Garden of the Gods, superbe parc où de nombreux sentiers permettent de se promener entre des rochers rouges plantés verticalement, avec Pikes Peak en toile de fond. Le temps est magnifique. Nous marchons deux bonnes heures, il fait chaud, sec, et regrettons rapidement d'avoir oublié l'eau en voiture ! http://www.gardenofgods.com/home/index.cfm

En repartant, en voiture, vers le visitor center, les enfants voient des panneaux indiquant "Rock Ledge ranch" et insistent pour qu'on aille voir de quoi il s'agit. Nous y allons donc et passerons finalement plus de 2 heures dans ce site intéressant et vivant (avec figurants en costume d'époque) reconstituant la vie des pionniers et des indiens au XIXe siècle. Affamés, nous nous rendons enfin au visitor center de Garden of the Gods, que nous visitons après nous être sustentés. De là nous décidons d'aller visiter l'US Air Force Academy au nord de la ville. Après une inspection de la voiture en règle au poste de garde, nous entrons, et circulons librement, dans l'immense site de l'AF Academy.
Plusieurs avions sont exposés (F10, A10, B52 pour les connaisseurs), mais le clou de la visite c'est la chapelle des cadets, avec sa singulière et très élégante architecture composée de 17 flèches en aluminium.
Un orage violent monte sur la Front Range à l'ouest, et ne tarde pas à atteindre le site. Nous nous réfugions dans le visitor center, où nous achetons quelques souvenirs pendant qu'à l'extérieur, les éléments se déchainent. Décidément, tout ici est fait en grand, même les orages !!
http://www.usafa.af.mil/
Le soir, alors que les nuages se dissipent, direction Old Colorado City, vieux quartier pittoresque plein de boutiques sympas... malheureusement pour la plupart fermées à cette heure tardive. Après un excellent dîner dans un restaurant italien, nous assistons à un concert de jazz gratuit en plein air.J3. 02/07/09 : COLORADO SPRINGS (SEVEN FALLS, US OLYMPIC COMPLEX, MANITOU SPRINGS) Nous nous levons à nouveau de bonne heure, direction Seven Falls, étroit Canyon animé par une succession de 7 chutes d'eau. L'endroit est très touristique, plutôt commercial (terrain privé et entrée payante / environ 30 $ pour nous 4), mais l'heure matinale fait que nous sommes quasiment seuls...
Un ascenseur monte à un point de vue sur les chutes, que l'on peut également surplomber grâce à un escalier impressionnant de 224 marches, mais ce qui nous aura le plus plu c'est le sentier d'Inspiration Point qui mène en une bonne heure A/R à un beau point d'observation sur le canyon, et à l'est, sur Colorado Springs et la plaine qui s'étend à l'infini.
En prime, au retour, nous tombons nez à nez avec une biche. Notre première rencontre avec la faune locale, et ce n'était qu'un début !
http://www.sevenfalls.com/home/index.cfm

De retour au parking, nous décidons de visiter le complexe d'entraînement aux jeux olympiques. A plus de 1800 m d'altitude, le site de Colorado Springs est en effet un excellent endroit pour l'entraînement des sportifs de haut niveau. Visite intéressante, surtout pour voir les installations, mais un peu décevante car, en ce début d'été, l'activité du centre nous a paru très ralentie. De plus, notre guide parlait à une vitesse folle et nous avons eu du mal à saisir toutes ses explications.
Sur la montagne, à l'ouest, un nouvel orage est en formation. Il est 15h et nous n'avons pas encore mangé. Nous revenons dans le centre ville et nous arrêtons acheter des sandwiches chez Subway que nous avalerons dans le parc adjacent. Nous faisons ensuite une petite ballade dans les rues pas très vivantes du centre, néanmoins bordées de quelques bâtiments intéressants.
Nous partons ensuite en course chez Wall Mart, et à la sortie du magasin, nous sommes surpris par un nouvel orage monstrueux. Cela semble monnaie courante dans le coin, se dit-on...
La pluie ne s'arrête pas et nous décidons, après un passage à l'hôtel où nous piquons une tête dans la piscine (entre deux averses et un peu inquiets du tonnerre qui gronde), d'aller passer la soirée à Manitou Springs. Très joli coin, malheureusement la pluie reprend et nous contraint à écourter notre promenade.

J4. 03/07/09 :COLORADO SPRINGS (PIKES PEAK, MANITOU CLIFF DWELLINGS) Ce matin, direction Pikes Peak. En sortant de la chambre d'hôtel, ô stupeur, alors que jusque là nous nous étions levés avec un ciel limpide, Pikes Peak est coiffé d'un dôme nuageux, certes gracieux, mais qui ne nous arrange absolument pas !! Tant pis, c'est notre dernier jour ici, et décidons de tenter l'ascension quand même. Nous prenons donc la route, et au péage de la Pikes Peak Highway, on nous donne toutes les consignes nécessaires pour la descente afin de ne pas faire surchauffer les freins de la voiture. Nous n'avons vraiment pas regretté les 30 $ payés ! La route s'élève à travers une forêt de conifère, longe un lac de retenue, puis des panneau "end of pavement" nous indique que nous arrivons sur la partie non bitumée de la route. Au fur et à mesure que la piste s'élève, la végétation se fait de plus en plus rare et la vue se dégage, à l'ouest vers les sommets enneigés des Rocheuses.
Après quelques arrêts photos, nous atteignons finalement le sommet désertique et... les nuages !!
Quelle déception, car il n'y a rien d'autre à voir que le brouillard. Il fait un froid glacial, renforcé par un vent violent, et malgré les épaisseurs (pulls, polaires, coupe-vents) superposées, nous nous réfugions dans la boutique de souvenirs.
Soudain, un rayon de soleil perce à travers les fenêtres ; nous ressortons et découvrons un panorama sublime sur 360°, de la Great Continental Divide à l'Ouest aux plaines du Kansas à l'Est. Au nord, les dômes caratéristiques de l'aéroport de denver se devine aisément.
Nous nous amusons de ce que marcher à cette altitude peut être essouflant, puis prenons le chemin du retour, boîte de vitesse bloquée sur les 2 premiers rapports et presque sans jamais toucher au frein. Dans un virage, un mule-deer traverse la piste devant nous. A mi-parcours un ranger contrôle la température des freins et nous autorise à continuer. Un peu plus loin, nous nous arrêtons pique-niquer en pleine forêt. Quel bonheur, comme toujours, de trouver des aires de pique nique partout, et surtout des toilettes, propres, même dans les coins les plus reculés !!
Quelques kilomètres plus bas, nous nous arrêtons faire une petite marche au bord du Crystal Reservoir, avec de jolies vues sur Pikes Peak. Les enfants jouent aux chercheurs d'or et reviendront avec quelques cristaux (de roches...)
http://www.pikes-peak.com/
En rentrant vers Colorado Springs, nous faisons un arrêt à Manitou Cliff Dwellings, site d'habitations troglodytiques Anasazi. En fait il s'agit de constructions déplacées de la région des Four Corners dans le sud ouest du Colorado au début du XXe siècle. Le problème c'est que les tarifs ne sont indiqués qu'arrivé au péage, qui se trouve juste après un virage, à un endroit où on ne peut faire demi-tour. "Piégés", nous payons donc l'entrée (35 $ pour nous 4 + taxes). Honnêtement, nous avons trouvé l'endroit géré de manière hyper mercantile, manquant d'authenticité. Et il y a peu à visiter. Une déception. http://www.cliffdwellingsmuseum.com/
Le soir nous rentrons à l'hôtel, et dînons au restaurant "Black Eyed Pea" juste à côté( réduction pour les clients de l'hôtel). Excellent rapport qualité/prix, et des portions énormes !J5. 04/07/09 : COLORADO SPRINGS - LEADVILLE (via FLORISSANT FOSSIL BEDS NM). Nous prenons la route de bonne heure, plein ouest par l'US24 direction FLORISSANT FOSSIL BEDS NM, que nous atteignons après 1 heure d'une route magnifique délivrant de superbes vues sur le versant ouest de Pikes Peak.
Nous nous rendons au visitor center où une "Mamie" ranger nous accueille et propose aux enfants de faire un "junior ranger program", petit livret d'activités à faire au fur et à mesure de nos visites. Nos enfants ne parlent absolument pas anglais, mais, moyennant quelques traductions, cela s'est avéré un excellent moyen de rendre la visite intéressante à leurs yeux. Nous avons renouvelé l'opération à chaque visite d'un National Park ou d'un National Monument. En plus, à la fin, les jeunes Rangers doivent prêter serment et ont droit à un badge souvenir.
Le site occupe le lit d'un lac préhistorique noyé par les coulées de boue provoquées par un volcan, emprisonnat ainsi des milliers d'animaux et de végétaux ainsi fossilisés. Des sentiers parcourent la forêt et la prairie où l'on peut observer d'impresionnants troncs de sequoia fossilisés, et croiser de nombreux écureuils.
Nous partons ensuite pique-niquer sur la Lower twin rock road, dans une aire de pique nique où nous nous sentons seuls au monde. Seuls un écureuil et un groupe de cerfs (superbe, mais le temps de dégainer l'appareil photo ils avaient disparu) nous ont tenus compagnie. Au loin un nouvel orage monte.
Après déjeûner, nous visitons le Hornbeck Homestead (emplacement de la ferme de la fin du XIXe d'une pionnière), dans un joli site hors du temps, sous un ciel de plus en plus menaçant.
http://www.nps.gov/FLFO/index.htm
Nous reprenons ensuite la route à travers la Pikes National Forest jusqu'au Wilkerson Pass où, soudainement, la route plonge dans South Park, une large dépression d'une cinquantaine de kilomètres de large au milieu des montagnes. En face, à l'ouest, la chaîne des Collegiate Peaks (Monts Princeton, Yale, Harvard...) domine South Park et la vallée de l'Arkansas.
La route traverse South Park en ligne droite. C'est une terre d'élevage et des milliers de boeufs Angus peuplent les lieux, en semi-liberté. Nous traversons ensuite la bourgade de Buena Vista, entièrement dédiée aux sports d'eau (rafting...) dans la haute vallée de l'Arkansas. Nous mettons alors cap au nord, remontant la vallée jusqu'à Leadville. Nous y avons réservé un chalet au Grand West Village, en pleine forêt... Assez cher, mais quel confort, quel calme, quel environnement !! A notre arrivée, personne à l'accueil, mais notre clé se trouve avec un petit mot dans une boîte au lettre à côté de la porte.
http://www.grandwest.com/
Après nous être installés, nous partons dîner, et essayons le Quincy's dans la rue principale. A l'entrée n nous précise que c'est menu unique : prime rib, plusieurs épaisseurs possibles. Nous prenons le plus petit morceau pour les adultes, et un pour deux pour les enfants. C'était largement suffisant, accompagné d'une pomme au four, de salade et d'une excellent sauce "horseraddish" (raifort?). Et excellent. Notre meilleur souvenir culinaire cet été !! Nous avons ce jour là commencé notre cure de viande rouge qui allait durer jusqu'à la fin du voyage (sorry doc')...
Après dîner, nous avons attendu pour admirer le feu d'artifice (ben oui, on était le 4 juillet). Bon, c'est pas une grande ville... Le 4 juillet 2007 on était à San Francisco, et la comparaison serait inconvenue !J6. 05/07/09 : LEADVILLE. Après une excellente nuit, et un réveil sous un frais soleil, nous décidons de partir randonner autour de Turquoise Lake. Las, c'était sans compter sans les moustiques, qui nous ont assaillis malgré le répulsif dont nous nous étions enduits... Nous avons fini par rebrousser chemin.
Nous avons donc finalement fait le tour du lac en voiture, avant d'aller à la Leadville National Fish hatchery, pisciculture chargée de l'élevage de différentes espèces de truites pour peupler les cours d'eau du Colorado. Une petite exposition intéressante nous apprend que les cours d'eau des rocheuses n'étaient absolument pas poissoneuses hormis la présence par endroit d'une espèce endémique la "cutthroat trout". On a alors importé la truite arc-en-ciel, qui est aujourd'hui considérée comme nuisible dans certains lacs (comme yellowstone) car elle a a pris la place de l'espèce locale. Pour un quarter, vous pouvez acheter des granulés et nourrir les truites dans les bassins. Cela amusa beaucoup les enfants.
Le temps se faisant menaçant, nous décidons exceptionnelement de ne pas pique niquer, nous nous arrêtons au safeway faire quelques courses et rentrons nous concocter un excellent repas au chalet.L'après-midi, nous allons faire un tour en ville et visiter le National Mining Hall of Fame & Museum (http://www.mininghalloffame.org/), qui retrace l'épopée de la mine à travers l'ouest américain et plus particulièrement dans les rocheuses, avec quelques expositions "grandeur nature" assez réussies. La ville de Leadville est parait-il la plus haute agglomération en Amérique du Nord. Perchée à près de 3.200 m d'altitude, le site est en effet grandioses, dans une large vallée entourée de sommets à plus de 4.200 m. La grandeur passée est encore très visible, surtout dans la rue principale avec de nombreux bâtiments d'époques. http://www.leadville.com/

Le soir nous retournons chez Quincy's et nous régalons à nouveau ! Une adresse incontournable, à l'accueil super sympa.
J7. 06/07/09 : LEADVILLE (CO) - WHEATLAND (WY) via DENVER. Nous quittons Leadville vers 9h, par le col Fremont et l'impressionnante mine Climax (cuivre), avant de rejoindre l'I 70 que nous prenons vers l'ouest, direction Denver. Nous arrivons à Denver vers 12h et nous dirigeons vers le très beau City Park. Nous nous garons près du Museum of nature and Science, et nous installons pour pique-niquer au bord d'un lac (Ferryl Lake), avec une jolie vue sur Dowtown la Front range en arrière plan. Après déjeûner, nous nous rendons en voiture vers le Civic Center. Nous y visitons le Capitole, où nous apprenons que le Colorado s'appelle le "Centennial State" car il est entré dans l'Union en 1876, soit exactement 100 ans après la déclaration d'indépendance des Etats Unis.
Vers 16h nous reprenons la route vers le nord, direction le Wyoming. Nous essuyons à nouveau un orage monstrueux, entrons dans le Wyoming, passons Cheyenne et nous arrêtons dans la petite ville de Wheatland pour la nuit. Nous avons réservé une chambre au Super 8, très récent et doté d'une jolie piscine couverte (heureusement car dehors, un orage se déchaîne) dont nous profitons avant d'aller dîner. Heureusement notre chambre ne donnait pas à l'arrière sur un parking poids lourd bruyant.J8. 07/07/09 : WHEATLAND (WY) - KEYSTONE (SD) via FORT LARAMIE. Vers 8h, nous reprenons la I25 vers le nord avant de bifurquer plein est sur la 26 vers Guernsey et Fort Laramie. A Guernsey, nous prenpns 1h pour visiter le site "Oregon trails Ruts NHS", en fait un des endroits ou le passage des convois sur la piste de l'Oregon a laissé de plus de traces. Nous sommes seuls ou presque, et le site nous a beaucoup ému : il en est passé des pionniers, des anonymes motivés par l'appât du gain ou simplement l'espoir d'une vie meilleure pour créer de telles ornières en quelques décennies...
De là, nous reprnons la route pour effectuer les quelques miles qui nous séparent de Fort Laramie. Il est environ 10h30 quand nous arrivons, et il y a très peu de monde sur place. Encore une visite comme on les aime, loin de la foule. Le lieu est intéressant, nos enfants y effectuent à nouveau un programme Junior Ranger, nous permettant d'apprendre pas mal de choses sur les site. Ancien fort militaire, puis comptoir de commerce, Fort Laramie n'a plus aujourd'hui d'enceinte mais se présente comme un ensemble de bâtiments construits autour d'une vaste esplanade : dortoirs, quartiers des officiers, magasins, prison, boulanger etc... le tout meublé, et "peuplé" de figurants en costume qui répondent volontiers à vos questions.
Après la visite et un rapide pique-nique, nous reprenons le volant, plein nord vers la région des Black Hills. Nous roulons sur la route 85 pendant 140 miles jusqu'à Newcastle, Wyoming sans croiser grand monde, au milieu des étendues semi-désertiques des plaines de l'Ouest. "Papa, Maman, c'est le pays de Yakari ici !" remarquera Arthur, 7 ans. à Newcastle, nous bifurquons vers l'est sur la route 16, direction les Black Hills qui se dessinent très nettement devant nous. En arrivant sur les premiers contreforts, nous sommes frappés par le spectacle de désolation qu'offrent des kilomètres carrés de forêt brûlée. Heureusemnt, au bout d'un moment le paysage retrouve ses couleurs, et nous circulons dans une profonde et belle forêt vallonnée. Nous passons la petite ville de Custer, sans nous y arrêter, passons au pied du monument à Crazy Horse, puis quelques minutes plus tard devant le site du Mt Rushmore. Nous arrivons enfin dans la très touristiques bourgade de Keystone, où nous avons réservé une cabine Deluxe au Powder house lodge. La cabine est très sympa, chambre séparée pour les parents, mezzanine avec 2 lits pour les enfants, grand séjour. Mais franchement, la propreté laisse à désire, on dirait que les poussières n'ont pas été faites depuis longtemps... Autre point négatif : l'eau qui coule du robinet est jaunâtre et sent le souffre ! http://www.powderhouselodge.com. Le soir nous prenons un agréable dîner sur place, dans la belle salle à manger du lodge.2ème partie ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3090622;#3090622 3ème partie ici : http://voyageforum.com/...ost=3102355;#3102355
Noël en famille à Los Angeles English translation pending
Bonjour.
Mes cousins américains ont décidé de m'inviter chez eux pour les vacances de Noël. Comme c'est la première fois que je voyage dans ces conditions, j'aurais quelques questions à propos des cadeaux (notamment un parfum pour leur fils) et du Champagne (d'après ce que j'ai compris c'est dans la valise, et emballé dans du papier bulle). J'emporte aussi mon ordi portable pour la première fois dans un avion, quelles conditions y a-t-il à son transport en cabine? Ensuite, j'ai un traitement pour ma dépression (bah oui, je suis français 😉), dois-je le présenter aux douaniers en France et/ou aux USA? Enfin, mes cousins m'ont pris un "e-ticket". Quelles sont ses conditions d'utilisation (en gros que dois-je faire précisément vu que tout ce que j'ai de "physique" est le mail renvoyé par la femme de mon cousin)?
Merci d'avance.
Merci d'avance.
Séjour en Floride en mars 2010: immobilier à Palm Beach, visites? English translation pending
NOus souhaitons partir une dizaine de jours en Floride en mars 2010.. mon mari souhaite visiter quelques maisons là-bas.. un lecteur de ce forum aurait-il déjà investi dans l'immobilier à Palm beach ? merci de vos conseils...
Nous en profiterons pour fêter notre anniversaire de mariage... quels sont les beaux endroits dans la région, je n'y connais rien.. on m'a parlé de Jupiter island ? merci d'avance
Véronique
De Buenos Aires (Argentine) à Lima (Pérou) en passant par le Chili et la Bolivie English translation pending
Bonjour ,
Me voici de nouveau sur les routes et cette fois ci, je ne suis pas seule, je suis accompagnée de Paws, c'est une peluche tigre qui m'a été donné par une cliente de mon hôtel à Paris. C'est une institutrice et cette peluche est la mascotte de son école SCHRIVER ELEMENTARY SCHOOL. Elle m'a demandé si je pouvais l'emmener en voyage avec moi et de le prendre en photo. Une fois le voyage terminé, je peux le donner à quelqu'un d'autre qui voyagera et ainsi de suite, elle veut voir jusqu'où il va aller. Ces élèves pourront en discuter en classe tout cela grâce à internet. Pourquoi pas, il ne prend pas trop de place et il est silencieux .
Je vais aller en Argentine, au Chili puis en Bolivie et finir au Pérou pour prendre mon vol de Lima pour NewYork et y passer une quinzaine de jours. C'est un voyage de 3 mois. En fait, je vais devoir sortir d'Argentine et du Chili plusieurs fois ( j'espère que c'est possible ) car ce n'est pas très logique de visiter l'un puis l'autre. C'est plus parlant avec une carte.

Me voici de nouveau sur les routes et cette fois ci, je ne suis pas seule, je suis accompagnée de Paws, c'est une peluche tigre qui m'a été donné par une cliente de mon hôtel à Paris. C'est une institutrice et cette peluche est la mascotte de son école SCHRIVER ELEMENTARY SCHOOL. Elle m'a demandé si je pouvais l'emmener en voyage avec moi et de le prendre en photo. Une fois le voyage terminé, je peux le donner à quelqu'un d'autre qui voyagera et ainsi de suite, elle veut voir jusqu'où il va aller. Ces élèves pourront en discuter en classe tout cela grâce à internet. Pourquoi pas, il ne prend pas trop de place et il est silencieux .

Je vais aller en Argentine, au Chili puis en Bolivie et finir au Pérou pour prendre mon vol de Lima pour NewYork et y passer une quinzaine de jours. C'est un voyage de 3 mois. En fait, je vais devoir sortir d'Argentine et du Chili plusieurs fois ( j'espère que c'est possible ) car ce n'est pas très logique de visiter l'un puis l'autre. C'est plus parlant avec une carte.

Avis sur parcours Sud Thaïlande hors des sentiers battus English translation pending
Bonjour à tous et en particulier aux intervenants reguliers du forum Thai.
A la fin du printemps prochain apres avoir planifié une premiére visite du Japon j'envisage de m'arreter sur le chemin du retour pour un nouveau petit séjour au fin fond de la province thaie . En fait , dans des lieux ou j'espére trouver un peu de tranquillité etou régne peut-etre encore le veritable accueil local .
Description du parcours envisagé => Depart en train de nuit pour Trang . En fonction de la météo qui est parfois capricieuse sur le golfe du Bengale , eventuellement bref séjour dans une ile proche plutôt Koh Libong , certes pas la plus belle mais pour y decouvrir la vie locale de ses habitants . Bus pour Phattalung et nuit au village voisin de Lam Pam au bord du Thale Noi Bus pour Nakhon Si Thammarat et deux jours au village de Kiriwong au pied du parc national Khao Luang en homestay chez l'habitant Taxi collectif ou van pour un court sejour de 3 jours à Kanom & eventuellement Sichon Bus pour Ranong soit via Surat Thani / Chumphon , soit via Surat Thani/ Takapua de preference ( on passe pres d'un superbe Parc national mais je fais l'impasse dessus , cette visite sera remis à une autre fois ) Deux nuits à Ranong , ville dont j aime bien l'atmosphére , surtout l'activité de son port pour rejoindre en face la Birmanie .(Kawthung = Victoria Point )
Minibus pour Chumphon et continuation sur Ban Saphan / Ban Krut ( 2/3 jours) Puis soit bus avec arret à Prachuap ( 1 nuit) , soit bus direct pour Bangkok puis bus pour Amphawa/ Samut Songkhram en homestay chez l'habitant.
Au cas ou il me resterait des jours en cas de remontée anticipée à cause de mauvais temps regnant sur le Sud , un saut vers Mae Sot - Kamphaeng Phet et Uthai Thani .
J ai deux questions s'adressant aux habitués du forum et familiers du coin:
1° En quittant tot Kanom , une fois arrivé à Surat Thani , est-il facile de trouver des des bus/van directs pour atteindre Ranong le meme jour ?
2° Ban Saphan / Ban Krut => j hésite entre les deux apres avoir consulté le site de Chriscool . Ban saphan est mieux desservi , mais lequel des deux endroits vous semble le plus agréable ?
Je remercie d'avance les auteurs de réponse . Cdlt Jean
A la fin du printemps prochain apres avoir planifié une premiére visite du Japon j'envisage de m'arreter sur le chemin du retour pour un nouveau petit séjour au fin fond de la province thaie . En fait , dans des lieux ou j'espére trouver un peu de tranquillité etou régne peut-etre encore le veritable accueil local .
Description du parcours envisagé => Depart en train de nuit pour Trang . En fonction de la météo qui est parfois capricieuse sur le golfe du Bengale , eventuellement bref séjour dans une ile proche plutôt Koh Libong , certes pas la plus belle mais pour y decouvrir la vie locale de ses habitants . Bus pour Phattalung et nuit au village voisin de Lam Pam au bord du Thale Noi Bus pour Nakhon Si Thammarat et deux jours au village de Kiriwong au pied du parc national Khao Luang en homestay chez l'habitant Taxi collectif ou van pour un court sejour de 3 jours à Kanom & eventuellement Sichon Bus pour Ranong soit via Surat Thani / Chumphon , soit via Surat Thani/ Takapua de preference ( on passe pres d'un superbe Parc national mais je fais l'impasse dessus , cette visite sera remis à une autre fois ) Deux nuits à Ranong , ville dont j aime bien l'atmosphére , surtout l'activité de son port pour rejoindre en face la Birmanie .(Kawthung = Victoria Point )
Minibus pour Chumphon et continuation sur Ban Saphan / Ban Krut ( 2/3 jours) Puis soit bus avec arret à Prachuap ( 1 nuit) , soit bus direct pour Bangkok puis bus pour Amphawa/ Samut Songkhram en homestay chez l'habitant.
Au cas ou il me resterait des jours en cas de remontée anticipée à cause de mauvais temps regnant sur le Sud , un saut vers Mae Sot - Kamphaeng Phet et Uthai Thani .
J ai deux questions s'adressant aux habitués du forum et familiers du coin:
1° En quittant tot Kanom , une fois arrivé à Surat Thani , est-il facile de trouver des des bus/van directs pour atteindre Ranong le meme jour ?
2° Ban Saphan / Ban Krut => j hésite entre les deux apres avoir consulté le site de Chriscool . Ban saphan est mieux desservi , mais lequel des deux endroits vous semble le plus agréable ?
Je remercie d'avance les auteurs de réponse . Cdlt Jean
Retour au Cambodge English translation pending
Ca y est, je suis arrivee en Asie. Je ne suis pas la ou je voulais, mais j'y suis.
La journee du 23 octobre aurait pu mieux commencer. Mon homme partait en meme temps que moi de notre hotel a Paris pour aller bosser. A 6h15, on sort, il pose son sac et une merde de chien subreptissement se retrouve dessous (sous le sac). Mais non, c'est pas un mauvais presage.
Un bisou, les yeux en capote de fiacre, et on part chacun de notre cote.
Une heure apres, je suis a CDG, carrement en avance pour enregistrer. Il faut maintenant passer par des bornes. Impossible d'y arriver seule, ca ne passe pas. Un mec de l'aeroport m'aide, il m'enregistre pour Paris Amsterdam, mais ne peut pas le faire pour Amsterdam Bangkok. Ce gros malin me dit que l'avion doit etre deja complet. Je blanchi et il insiste : c'est comme ca, maintenant, tous les vols sont surbookes.
Je me vois mal passer des jours toute seule a Amsterdam.
Au comptoire, ils sont deja un peu plus malins, il y a certainement eu une selection dans les competences. La femme sympa me dit : mais non, puisque votre bagage va a Bangkok, vous y allez aussi. Il reste sans doute de la place. Vous enregistrerez de nouveau a Amsterdam, vous verrez, c'est tout simple. Soit !
Je reste donc sagement a la porte dont le numero corespond a celui de mon ticket d'embarquement. Il y a bien marque Amsterdam, mais pas grand monde. Une femme me dit que la porte est bien plus loin et que de toute facon, tous les vols pour Amsterdam sont retardes !
Je change donc de porte, me renseigne et un beau gars a l'allure de pilote me dit qu' on va embarquer, aucun retard. Trois minutes apres, ils annoncent plus d'1h30 de retard, et en fait, ils ne savent rien.
Je commence un peu a bouillir, je n'avais pas beaucoup de temps pour faire un nouvel enregistrement a Amsterdam.
Bref, apres etre restes longtemps coinces dans l'avion, on est parti et on est meme arrive a Amsterdam. Inquietude pour beaucoup de passagers. Tout le monde etait en transit, beaucoup savaient que leur avion etait deja loupe.
La famille a cote de moi allait aussi a Bangkok, on a fait equipe. Dans l'aeroport, un bordel sans nom, du monde partout, pas grand chose d'affiche, mais il fallait qu'on fasse tres vite.
Re-bref, on reussit a s'enregistrer tous les 6, avec juste un truc pour les bagages qu'on n'a pas trop compris.
On finit par trouver la porte, passer la securite... et monter dans cet enorme avion.
Ma place est devant les portes de secours. On nous donne plein d'instructions pour ces places en cas de pepin. Il faut etre valide, adulte, bien y voir (j'ai mis mes lunettes pour lire le truc) et aider le personnel navigant a evacuer les passagers. On se sent carrement investis d'une grande mission. Les deux russes a cote de moi ont compris encore moins de chose que moi, mais sur, on les aidera !!!.
11 heures apres, enfin, on atterrit. Passage de douane rapide, un douanier voyant la famille avec enfants est venu l'aider, et comme je suis devenue une "amie" de la famille, je suis passee avec. Ils allaient a l'hotel Sheraton, ils ont mis la meme chose sur ma fiche.
On atttend les bagages, on attend les bagages..... pas de bagages. Quelqu'un vient nous voir : vous venez d'Amsterdam ? vos bagages y sont restes. Bazard de bazard, je devai partir aussi sec en bus pour le Cambodge, c'est loupe. Avec la famille, on fait de nouveau equipe pour y comprendre quelque chose. On nous explique qu'ils sont censes arriver demain matin. Je demande a la femme si elle peut me les envoyer au Cambodge : non.
Voyant mon embarras, elle me dit de la suivre 10 m plus loin et me donne 50 dollars comme ca, sans recu ni rien en m'expliquant qu'elle ne peut le faire pour les autres passagers, on est trop a etre dans le meme cas..
Du coup, on prend un taxi et on file sur Bangkok au Sheraton. Si je veux une chambre, c'est 270 dollars...... j'irai ailleurs.
Finalement, on s'est balade toute la journee dans les canaux de Bangkok en bateau, flane dans les ruelles pour finir au bord de la piscine du Sheraton. Elle est pas belle la vie ????
Demain, si tout va bien, je prends la route khmere.