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Voyage en France: votre avis serait apprécié! English translation pending
by Alixia · 2005-08-04 · 10 replies
Bonjour !

Mon copain et moi partons pour la France le 31 septembre prochain (wahoo ! plus que 56 jours !) et nous revenons le 18 octobre, donc 17 jours au total si on enlève les journées de vol. Comme c'est notre premier voyage, nous avons fait un "simili itinéraire" afin de nous permettre de "visualiser" le trajet.

Comme il y a plein de choses à voir en France, nous avons dû faire des choix... et je dois vous dire que ces choix ont été très difficiles ! Nous ne savons pas combien de temps nous passerons dans chaque région (probablement deux jours, mais peut-être que ce sera quelques heures à une place et quatre jours à une autre, vive la spontanéité !). Je sais que certaines régions mériteraient qu'on y reste plus que 2-3 jours, mais ça fait partie de nos choix... J'apprécierais avoir votre avis sur notre itinéraire : aurons-nous assez de temps, est-ce trop long, etc., etc.

Peut-être que les détails suivants vous seront utiles :

1. Il y a de fortes chances que nous allions voir le match de foot qui aura lieu à Marseille le 15 octobre (le trajet est donc fait en conséquence) ; 2. Nous adorons faire de la route et nous aurons une voiture tout le long de notre trajet (Clio 1.5). Nous voyagerons par les "petites" autoroutes (celles qui sont gratos !); 3. Nous avons un budget d'environ 135 euros par jour pour se loger et se nourrir (donc l'essence n'est pas inclut dans ce montant); 4. Mon copain tient ABSOLUMENT à visiter Monte Carlo. Je sais que tout le monde dit que c'est cher, mais on peut bien se gâter non ? 😎

Voici le trajet en question :

Départ de Paris - Chaumont (Dijon) - Colmar - Lyon - Montélimar et Aix en Provence - Monte Carlo - Marseille (on passera par Saint-Tropez pour se rendre à Marseille) - retour à Paris.

J'ai compté vite vite et ça nous ferait environ 2500 km au total, soit à peu près 150 km par jour, ce que je trouve très raisonnable.

C'est sûr qu'on aimerait en voir plus, mais comme on n'a que 17 jours... on ne veut pas s'épuiser non plus !

Et vous, vous en pensez quoi ?

Merci !

Alixia.
Retour du Sofitel Palm Beach Djerba English translation pending
by Cloetchris · 2005-08-02 · 20 replies
Nous rentrons d'un séjour d'un à l'hotel Sofitel Palm Beach de Djerba. Le complexe est formidable et le climat très chaud (41° degré à notre arrivé) La nourriture excellente et variée. trois restaurants sur place dont deux de spécialités culinaires (poisson et oriental). La plage est belle et propre, la température de l'eau est aussi élevée que celle de la piscine 28° 30°. le personnel de l'hotel est serviable mais tout est commercial (soirée organisée photos). faire attention au commerce qui se trouve à proximite de l'hotel (contrefaçons) les tunisiens placent la barre des prix très très haut, à vous de ne pas tomber dans le piège de la bague de djerba proposé par un de ces commerces aux prix de 200 dinars, bague qui n'existe pas ATTENTION A L'ARNAQUE. Par contre l'eau au Sofitel est très onéreuse et vous pouvez acheter des bouteilles dans un petit commerce près de lhotel 500 mètres environ à 0, 50 dinars au lieu de 3, 50 au sofitel. si vous voulez d'autres renseignements je me tiens à votre disposition et je peux vous envoyer des photos de l'hôtel a+
Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05 English translation pending
by Claire2005 · 2005-07-28 · 40 replies
ci-dessous le début de mon carnet de route que je commence à mettre au propre ; c'est long et je sais pas bien pourquoi je fais ça... pour bien "digérer" ce voyage peut-être ?

Mardi 19 avril 2005 A 3800 m, à l’extérieur de l’avion, à 10h du soir, il fait déjà 2°C. Première crainte, celle d’avoir chaud. Ma première vision de l’Inde, la silhouette de deux hommes enturbannés assis en tailleur à côté d’un avion sur la piste d’atterrissage. Une ringuette de chauffeurs de taxi commissionnés par les hôtels nous font une haie d’honneur pour notre arrivée en Inde. A l’extérieur, la première bouffée d’air est suffocante : chaud, lourd avec une odeur qui fait penser à celles des marrons grillés. J’ai l’impression que l’air est « épais », que je respire un mélange d’air et de « solide ». Le taxi nous amène directement à l’hôtel. Par la fenêtre, j’entraperçois dans la nuit les premiers rickshaws, les premières vaches et puis la misère à la quelle je m’attendais sans trop savoir sous quelle forme elle se matérialiserait. Des familles entières qui vivent sous des bâches sur les trottoirs, des ruelles défoncées, des gargotes éclairées d’une ampoule qui sert en même temps d’éclairage public, des détritus entassés ça et là. Du monde partout. Le taxi nous dépose dans Main Bazar. Je n’ai qu’une hâte, me mettre « à l’abri » à l’hôtel Namaskar. Difficile de s’endormir avec l’appréhension de ce qu’on va découvrir le lendemain et les jours suivants ; dans la rue, les bruits ne cessent qu’entre 1h et 5h du matin nous laissant peu de temps pour reprendre des forces.

Mercredi 20 avril 2005 Impossible de dormir, on se dirige vers la gare et le tourist office. Nous retrouvons nos réflexes de voyageurs, curieux et débrouillards. Ca nous rassure de voir qu’on est capable d’acheter notre billet de train comme tout le monde. Pourtant je ne réalise pas vraiment ce que je vois, comme si je n’étais pas vraiment là. Il y a du monde partout. A peine rentrés à l’hôtel, fatigués par la « balade » (on a du faire 500 m !) nous nous endormons comme des masses ! Un petit mail pour rassurer les parents et nous voilà parti pour notre premier voyage en train. La gare est sale et j’hésite à poser mon sac par terre. Le train devait relier Delhi à Agra en 3h, on part avec une heure de retard pour n’arriver que 6h plus tard… La découverte des sleepers ! Les autres passagers sont souriants et sympas. On m’offre à boire, une banane. Le sourire, le calme et la grâce des femmes autour de moi me séduisent, m’apaisent ; je me sens bien, en Inde pour de bon ! On nous explique qu’un train a déraillé. Tout le monde semble trouver ça normal. Par la fenêtre, la campagne est bien sèche ; par endroits de jolies cases en paille ou en roseau servent de réserve de grain. Et des petites cahutes abritent des galettes de bouse (mélangée à de la paille). Un peu effrayés d’arriver à Agra à 20h30 (au lieu de 17h) sans réservation d’hôtel, nous prenons notre premier autorickshaw imaginant déjà les pires embrouilles. Mais on se retrouve sans encombre et plus vite que prévu dans une chambre d’hôtel agréable au Camal Hôtel.

Jeudi 21 avril 2005 Difficile de dormir avec cette chaleur. J’ai l’impression d’être dans un « bain d’air chaud » et de ne pas pouvoir sortir la tête pour respirer. On prends des douches tout habillé et on se couche au frais le temps que nos vêtements sèchent grâce au ventilateur. Mais je n’ai jamais l’impression de dormir longtemps ! On se lève à 5h, il fait frais dehors (et bien chaud dans la chambre !). Nous sommes les premiers à faire la queue pour visiter le Taj Mahal. Et Olivier est le premier à « le » voir « pour faire une photo sans personne ». De toute façon il n’y a pas grand monde. Le Taj Mahal a été construit par Shah Jahan (en 1600 et des bananes) pour sa deuxième épouse morte en couches. Il a fallu 22 ans et 20 000 personnes pour construire ce « tombeau ». Le plus magique pour moi, restera le moment où j’ai franchi le grand porche rouge alors qu’on ne voit encore qu’un bout de mur blanc dans l’embrasure de la porte. On essaye de deviner à quel morceau du Taj Mahal ça correspond. Et d’un coup, on le voit en entier. Magique ! Une jolie lumière éclaire le Taj Mahal ; il fait frais et tout est calme. Nous partons à pied vers le Fort Rouge. Finalement on ne rentre pas : nous visiterons celui de Delhi. Sentiment mitigé en prenant notre premier rickshaw (vélo-rickshaw) : j’ai des scrupules avec mes kilos en trop. On réalisera le lendemain qu’en fait il nous a fait payé deux fois le prix normal... Ca me déculpabilise un peu. Petit aller-retour à la gare pour réserver un billet de train. Sur la route nous croisons des attelages hallucinants : dromadaire, rickshaw bondé, tracteur sous un ballot énorme qui le cache complètement de tous les côtés jusqu’au sol… On va tester le resto Joneys : c’est bon et on est enfin au frais et au calme. L’accueil est simple et sympa. Sieste pour éviter la grosse chaleur jusqu’à 16h. On fait un petit tour du quartier, des petites échoppes, des ruelles pleine de vie, des sourires et des regards intrigués. Je ne suis pas mal à l’aise devant tant de pauvreté comme je le craignais. Je ne sais pas pourquoi, je me sens à l’aise. Peut être parce que du plus pauvre au moins pauvre chacun semble à sa place.

Vendredi 22 avril 2005 On se lève à 6h pour prendre un train pour Jaipur. Encore une fois les horaires ne sont pas respectés. On regarde le « spectacle » dans la gare d’Agra de 7h30 à 9h30 : des familles dorment encore par terre, parfois sous des bouts de tissu, à côté des familles aisées pimpantes lisent le journal pendant qu’on livre des gros pains de glace qui laissent des traînés d’eau sur le sol. Des vendeurs courent d’un train à l’autre. Les marchands de thé accrochent directement leur « thermos » aux barreaux des fenêtres des trains. Je n’arrive pas à détacher mes yeux des femmes qui passent devant moi : que de couleurs ! Nous montons enfin dans le train pour partager un compartiment avec un « bon père de famille », sa femme et leur fille. Il fait la police pour que personne ne vienne s’installer là (et surtout pas des personnes pauvres). Il fait vraiment très chaud. Tout le monde s’étale sur les sièges et les couchettes en attendant que les heures passent. On a une bouteille d’eau (non traitée) pour s’asperger le visage, la nuque. En 30 secondes nous sommes secs ! Notre bouteille reste sur la banquette à l’ombre : au bout de deux heures l’eau est vraiment chaude !! Impossible de savoir la température réelle, mais il fait vraiment très chaud. Je n’ai jamais eu aussi chaud de ma vie. Je devine pourquoi les Indiens savent si bien s’avachir, avec grâce, tout en douceur : une adaptation à la chaleur ! Dehors en plein soleil, il y a pourtant des gens qui s’activent : un berger et son troupeau de chèvres, des femmes qui portent des ballots, des cruches ou des fagots de bois sur la tête, gracieuses silhouettes multicolores. Nous arrivons un peu fatigués à Jaipur. Les rickshaws nous assaillent. La police les fait fuir à coups de bâton. Un peu impressionnant ; on n’a pourtant pas l’impression que ce soit nécessaire et qu’on soit réellement en danger. Au bureau d���information touristique, on nous dit de ne surtout pas prendre de rickshaw. « Ok ! On va y aller à pieds ! » Le premier hôtel sera le bon même si c’est un peu plus cher et un peu trop « propret pour touristes branchés frickés » à notre goût (Pearl Palace Hôtel). Le réceptionniste est sympa mais nous regarde un peu comme si on débarquait d’une autre planète : on s’inquiète pour des détails alors qu’il y a toujours une solution moyennant finance et on est riche, alors pourquoi ces questions…Nous tentons d’aller à pieds voir le palais des vents (soit disant pas loin… mon œil !). On repère un peu les lieux, les remparts et les jolies portes roses. Mais quelle agitation ! Là plus de doute, nous sommes en Inde ! Comment font-ils pour cohabiter, ces très pauvres pouilleux et crasseux qui dorment à même le sol sur les trottoirs et ces femmes si élégantes, ces indiens tirés à quatre épingles ? Des vaches un peu partout, de grands arbres (banian) au pied desquels des petites chapelles ont été aménagées. Les bâtiments sont très beaux, tout en rose, mais délabrés. Le moderne s’est installé tant bien que mal dans l’ancien. Des petites échoppes sous des arcades agréables. Mais que de monde ! Le palais des vents est fermé. Nous croisons par hasard une procession pour une divinité hindoue. Des éléphants, des dromadaires, des fanfares, des danseurs qui font une sorte de ronde en faisant semblant de se battre avec des bâtons. On rentre un peu fatigué par l’agitation soudaine de fin de journée. La circulation (et donc la pollution) est à son comble. Nous prenons des forces avec des samosas (beignet triangulaire fourré à la pomme de terre et aux petits pois, bien épicés), vraiment bons et nourrissants. Un lassi à la banane, un régal ! Après avoir réalisé qu’il y a des glaçons pilés dedans et du yaourt plus ou moins frais, on se dit qu’on sera peut être malade le lendemain. Un petit tour sur la terrasse très chic mais vraiment sympa de l’hôtel : la décoration est originale et il y a un écran géant où nous regardons un petit bout d’un film indien (des belles femmes, des histoires d’amour et des meurtres).
Itinéraire pour 6 jours en Jordanie English translation pending
by Babiroussa · 2005-07-27 · 40 replies
Bonjour 🙂 Je pars en Jordanie pour 6 jours a la fin du mois d aout. Quel itineraire pouvez vous me conseiller ? Merci
Québec ou Les Rocheuses ou l'Acadie au Canada English translation pending
by Egladil · 2005-07-13 · 24 replies
Bonjour à tous !

Voilà en 1999 nous sommes allés au Quebec et un peu en Ontario . Nous avons passé 3 semaines de rêve et avons parcouru beaucoup de kms entre les Chutes du Niagara et la Gaspésie pour le plus grand plaisir de nos yeux. Nous avons adoré le Quebec et nous voudrions y retourner très prochainement.

Alors voilà ma question :

Devons nous retourner au Quebec et visiter d'autres lieus pas encore vus (comme le outaouais, les laurentides, la Mauricie...) et refaire des étapes qui nous ont laissé sous le charme ?

Ou devons nous opter pour une visite dans les Rocheuses (Vancouver-Victoria-Whistler-Kamloops-Kelowna-Banff-Lake Louise-Jasper-Edmonton...) que nous ne connaissons absolument pas?

Ou alors découvrir l'Acadie ?sachant que nous adorons la nature, les grands espaces...

Merci à tous pour vos réponses, vos conseils et vos expériences...

A très bientôt😉
Retour de Crète: commentaires sur l'hôtel Gouves Bay English translation pending
by Polo2 · 2005-07-01 · 9 replies
SALUT JE RENTRE DE CRETE AVEC karavell L'ILE EST SUPER SYMPA PAR CONTRE JE VOUS MONTRE LA LETTRE QUE JE VIENS D'ENVOYER A KARAVELL POUR CE QUI EST DE LEUR PRESTATION ET DE LA PUBLICITE MENSONGERE SUR LE NET A BIENTOT bonjour je rentre de voyage de crete a l'hotel gouves bay que j'ai achete chez vous les date du 20 06 au 27 06 alors voila LAMENTABLE POUR COMMENCER l'hotel n'est pas a cote des magasins mais tout seul entre deux zone de magasin a part un minimarket il n'y a rien ou alors il faut marcher comme pour le bus qui se trouvez a au moins 1 km de l'hotel pour ce qui est de la plage DE SABLE il faudra me dire ou elle et car sur a peut pres 3 km il n'y a rien si ce n'est une avance de trois metre maximum avec que des CAILLOUX en face de l'hotel pour acceder il faut sauter un mur de beton et enlever les poubelles qui se trouve a cet endroit ensuite pour la chambre pas de clim ni de telephone ni de television ni de seche cheveux. le menage est fait pour ce qui nous concerne 2 fois dans la semaine les draps on ete changes 1 fois et les serviettes de salle de bain pareil la chambre etait sale Pour le personel je pense que pour l'amabilite il devrait prendre des cours et surtout pas nous prendre pour des cons mais c'est autre chose pour en venir a la premiere cerise je pense que vous devriez aller manger au" buffet " de l'hotel je crois que meme au resto du coeur il jeterai la "bouffe" en 8 jours les seul fruit etait pomme coupe en tranche et orange(super pour un hotel 3 etoile) le petit dej pas de fruit que de la boite( salade de fruit) la confiture de fraise devait etre perime pas de jus de fruit des biscote et du pain de la veille pas de beurre que de la margarine et et pour ce qui est des plat chaud tout a l'huile et bien sur les reste de la veille aranger comme si on ne s'apercevais de rien mais le pire ans tout ca c'est que au petit dej ou au repas du soir un quart d'heure avant la fin du service il n'y avait plus rien (le premier soir on a pas manger le buffet etait debarrasser ) et le serveur passe pour que l'on paye l'eau car il allait fermer ( l'eau de grece n'est pas bonne pour vous nous a t'il dit en nous vendant une bouteille de 25cl 80 cts) pour ce qui est de la deuxieme cerise et ce sera la derniere l'accueil de votre representente sur place a l'arrive, bien elle nous fait monter dans un car nous dit a demain et disparait le lendemain matin elle nous vends les escursions et puis plus rien pas vu de la semaine soit disant elle devait revenir mais a la place une pseudo remplacante au courant de rien meme le jour du depart on ne la pas vu c'est sa remplacante, qui toujours pas au courant, lui telephonait pour lui demander ce qu'il fallait faire, meme a l'aeroport personne, il a fallut se debrouiller tout seul ce qui est vraiment lamentable a oui petite phrase de la remplacante" normalement je ne suis pas la je me deplace que pour les gros depart" super surtout que nous ce jours la on etait que 9 voila sur une bonne partie de la clientelle cette semaine au moins 80 pour cent etait mecontent ne regardez vous pas les hotel que vous vendez et surtout ne les testez vous pas je pense que vous refuseriez de payer pour un voyage comme ca et surtout j'en oubli tellement c'etait lamentable une fois de plus vraiment decu par votre enseigne et je compte bien le faire savoir dans l'attente d'une explication de votre part.....
Des pêcheurs thaïlandais attrapent le plus gros poisson-chat du monde English translation pending
by Thuan · 2005-06-30 · 31 replies
jeudi 30 juin 2005, 12h27

BANGKOK Enfoncée la sardine du port de Marseille. Des pêcheurs thaïlandais viennent de prendre un poisson-chat de... 293 kilos et qui pourrait bien être le plus gros poisson d'eau douce jamais pêché, ont annoncé deux organisations de défense de la faune et de la flore.

Le poisson-chat géant du Mékong a été pris dans les filets de villageois d'une région reculée du nord de la Thaïlande, ont précisé le World Wildlife Fund (WWF) et la National Geographic Society dans un communiqué.

Quand les responsables de ces deux organisations ont eu vent de cette prise, ils ont exhorté les villageois à relâcher ce mâle adulte afin qu'il puisse frayer mais ce géant d'eau douce est mort et a été mangé. On ignore quand ce poisson a été pris.

Ce poisson est le plus lourd jamais enregistré depuis que les autorités ont commencé à suivre l'espèce en 1981. Il pourrait également être le plus gros poisson d'eau douce jamais découvert.

Les espèces de poisson-chat sont en déclin, un phénomène que les pêcheurs attribuent au nombre croissant de barrages et sur les dégâts écologiques le long du Mékong. Ce fleuve est le foyer du plus grand nombre d'espèces de poissons géants au monde.

Les poissons-chats géants du Mékong figurent sur la liste des espèces en danger critique depuis 2003 après que des recherches ont montré que leur nombre avait chuté d'au moins 80% au cours des 13 dernières années. AP
Randonnée à pied de Collioure à Cadaqués (Espagne): qui a fait? English translation pending
by Primicita · 2005-04-15 · 63 replies
SAlut à tous

Je cherche des conseils pour faire Collioure - Cadaques en randonnée pedestre au mois de juillet.

Je souhaiterais savoir si certains d'entre vous l'ont déjà tenté et si oui selon quelle organisation : herbegement ? circuit ? coût ? bons plans ?Merci pour vos conseils

Primicita
Maroc que choisir entre ces 3 circuits? English translation pending
by Katy · 2005-04-08 · 25 replies
Bonjour, Cet été nous partons pour le Maroc une semaine et nous ne savons pas trop que choisir entre les 4 formules qu'on nous propose !

1-Circuit sud marocain avec l'itinéraire suivant :Nantes / MARRAKECHJOUR 2 : MARRAKECHJOUR 3 : MARRAKECH / OUARZAZATEJOUR 4 : OUARZAZATE / TINERHIR / OUARZAZATEJOUR 5 : OUARZAZATE / ZAGORA / OUARZAZATEJOUR 6 : OUARZAZATE ET LES KASBAHSJOUR 6 : OUARZAZATE ET LES KASBAHSJOUR 8 : MARRAKECH / Nantes

2-Maroc de la mer au désert avec l'itinéraire suivant :Nantes / AGADIRJOUR 2 : AGADIRJOUR 3 : AGADIR / TAROUDANT / OUARZAZATE ET LES KASBAHSJOUR 4 : OUARZAZATE / ZAGORA / OUARZAZATEJOUR 5 : OUARZAZATE / TINERHIR / OUARZAZATEJOUR 6 : OUARZAZATE / MARRAKECHJOUR 7 : MARRAKECH / ESSAOUIRA / AGADIRJOUR 8 : AGADIR / Nantes

3-Circuit Les Villes Impériales avec l'itinéraire suivant :JOUR 1 : Nantes / MARRAKECHJOUR 2 : MARRAKECHJOUR 3 : MARRAKECH / CASABLANCA OU RABATJOUR 4 : CASABLANCA OU RABAT / MEKNES / FESJOUR 5 : FESJOUR 6 : FES / MEKNES / BENI MELLALJOUR 7 : BENI MELLAL / MARRAKECHJOUR 8 : MARRAKECH / Nantes

4-Circuit grand sud Marocain en 4x4 avec l'itinéraire suivant :(il est aussi proposé en bus, est-ce mieux en 4x4 ou en bus pour une semaine fin juin ?)JOUR 1 : Nantes / MARRAKECHJOUR 2 : MARRAKECHJOUR 3 : MARRAKECH / OUARZAZATE / ZAGORAJOUR 4 : ZAGORA / TAZZARINE / ALNIF / ERFOUD / MERZOUGAJOUR 5 : MERZOUGA / ERFOUD / TINERHIR OU KELAAJOUR 6 : TINERHIR OU KELAA / PISTE DE SKOURA / OUARZAZATEJOUR 7 : OUARZAZATE / MARRAKECHJOUR 8 : MARRAKECH / Nantes

Merci d'avance pour tous les conseils que vous pourrez me fournir ! A bientôt
la Crète oui ou non? English translation pending
by Tartopomme · 2005-03-31 · 6 replies
Après 2 étés passés à sillonner les immensités souvent désertiques des USA, nous étions presque décidés à partir en Crète puis quelques jours à Santorin et enfin finir par 1 semaine à Naxos, mais la lecture des différents guides sur la Crète me dé courage : à chaque page on ne parle que zones bétonnées, foules de touristes, St Trop grec...Même si on essaie de fuir les touristes( que nous sommes d'ailleurs!), il semble inévitable de les croiser tous les jours, même sur les sentiers de randonnée apparemment. N'allons-nous pas regretter ce choix? merci pour vos réflexions
Itinéraire pour la France English translation pending
by RLA · 2005-03-18 · 29 replies
Allo

J'aimerais avoir l'itinéraire (idéal) pour voir les plus belles choses,

en France. On arrive à Paris et on repart de Paris, total de 20

jours.

Merci de partager vos expérience

RAYN
Bus camping-car? Drôle d'idée English translation pending
by Berz · 2005-03-12 · 41 replies
Je ne voudrais pas casser l'ambiance, mais je ne trouve pas qu'aménager un bus en camping-car soit une bonne idée.

Pour plusieurs raisons :

1) le stationnement. Vous vous garez où avec votre bus ? Et vous le remisez où quand vous ne vous en servez pas ? Dormir sur des parkings d'hypermarché... bof

2) Le coût des pièces détachées. A votre avis, un pneu de bus, ça va chercher dans les combien ? Déjà en camping-car "normal", c'est pas donné (minimum 150 €), alors un bus... surtout que vos engins frôlent souvent les 5-6-700 000 km

3) Le coût en carburant. Avec un gas-oil qui frôle le prix du SP95, bonjour le budget dès lors que l'on veut circuler en France et en Europe...

4) Pour les vidanges, vous faites comment ? Les aires de service c/car ne sont pas appropriées. Reste à vidanger "sauvage" ? Pas très écolo, tout ça...

Je n'aborde pas le problème du permis, de la pollution engendrée par des moteurs poussifs qui crachent des volutes noirâtres en côte (merci le CO2 et l'ozone), de l'encombrement pour circuler (adieu les petits villages et les coins sympas en bord de mer, vive les rocades urbaines et les 2X2 voies ?...) Franchement, je n'y vois que des désavantages, sauf bien sûr côté volumes. Mais si l'on part du principe que le c/car est un outil pour voyager à moindres frais (et non une fin en soi), on se dit qu'une bonne capucine de 6, 50 m est quand même bcp + pratique, non ?
Éthiopie English translation pending
by Maesjl · 2005-02-15 · 19 replies
Rentrant d’Ethiopie, où je vais à peu près deux fois par an depuis six ans, je ne résiste pas à l’envie de partager mon enthousiasme.

D’abord, il faut savoir qu’il s’agit d’une « République Fédérale » et que ce nom n’est pas usurpé. En effet, ce sont des pays bien différents. En ne prenant que les quatre points cardinaux, on a :

LE NORD : le berceau du christianisme en Afrique. C’est le pays des monuments (églises enterrées de Lalibela, églises troglodytes vers Chelekot, monastères dans les îles du lac Tana, Axum la cité antique avec ses tombeaux, stèles, l’enceinte royale, Gondar avec le Campement Impérial) plus le Nil Bleu, les montagnes du Simien. Les amateurs d’histoire et de vieilles pierres se régaleront. Il faut ajouter les somptueuses fêtes de Noël et du Jour de l’An (calendrier julien) et, bien sûr, Timkat.

L’OUEST : Une nature exubérante, une succession de panorama superbes et, au bout du chemin, deux ethnies aux rites séculaires :les Nuer et les Anuak.

Installés vers Gog et le lac Tatta, les Anuak sont des agriculteurs sédentaires. Leurs villages sont disséminés dans la forêt. Passer d'un village à l'autre, sous des arbres immenses, découvrir leurs cases, leur mode de vie, est un réel plaisir. Un système de type féodal, toujours en vigueur, régit leur existence.

On découvre les Nuer dans les environs d’Itang. Ces hommes et femmes aux allures élancées sont immenses. Ils vivent dans des zones inondables et doivent donc déplacer leurs cases à chaque période de crues. Ils sont avant tout éleveurs, le soin qu'ils apportent aux troupeaux rythme leurs activités quotidiennes. Leurs traditions, leurs rites, dont celui de l'initiation des jeunes hommes, restent aussi vivants que ceux des Anuak.

Gambela sert de base pour partir à la découverte de ces peuples. Le retour par Bedele permet d'approcher la région de Kafa, ses plantations de café, ses forêts immenses puis, en passant par Jimma, de traverser le pays Gouragué.

L’EST : deux grandes directions : la dépression du Danakil (le site de Lucy) et Harar.

Aller vers le Danakil, c’est emprunter la très belle route Addis-Kombolcha. C’est ensuite bifurquer pour aller vers la Mer Rouge par une des routes les plus spectaculaires d’Ethiopie. C’est aussi visiter quelques marchés dont (le lundi) celui de Bati (41 km. de Kombolcha) le plus important d’Ethiopie après le « Merkato » d’Addis, lieu de rencontre des Afars, Oromos, Amaras, … C’est enfin le désert du Danakil et les fouilles de Hadar (3-4 millions d’années).

Sur le retour, en empruntant la route qui suit la vallée de l’Awash, on peut rejoindre la deuxième direction.

Allant vers Harar, on rencontre le parc national d’Awash, d’une superficie de 827 km.2, c’est le plus ancien et le mieux entretenu d’Ethiopie. Autrefois territoire de chasse de l’Empereur Hailé Sélassié, il abrite près de 50 espèces de mammifères (oryx, petits et grands koudou, bubales, gazelles…).

Puis la route d’Awash à Harar longe d’abord la voie de chemin de fer. A partir de Mieso, elle grimpe dans la montagne et suit pratiquement les crêtes, découvrant de magnifiques panoramas.

Flâner dans Harar, la quatrième ville sainte de l'Islam, c'est découvrir les maisons harari, leur cour intérieure, leur petit jardin et l'accueil de leurs habitants. Au détour d'une ruelle : la maison de Rimbaud, un peu plus loin : un marché très coloré et très achalandé. Cette ville mérite, à elle seule, quelques jours de visite.

Vous êtes dans le pays des Afars. Ils vivent dans une région désertique où la température peut atteindre 50 °. C’est l'un des déserts les plus inhospitaliers mais aussi des plus étranges : lacs saumâtres, eau sulfureuse, laves incandescentes, fumerolles, …

Dans cet environnement les Afars essaient de survivre avec leurs chameaux et leurs troupeaux, en perpétuelle recherche d'eau, de nourriture, de pâturages.

Tous se parent avec soin, les hommes portent le"gilé", impressionnant grand couteau courbe. Les femmes portent des coiffures complexes, tressées et décorées de perles multicolores ainsi que des vêtements chamarrés.

LE SUD : coupé en deux par la vallée du Rift, la région des grands lacs.

A l’est, touchant la Somalie, au sud d’Harar, l’Ogaden ressemble à l’image que certains ont de l’Ethiopie : un désert, le pays des grandes famines.

Mais entre cette région et le Rift, la route qui va vers le Kenya traverse la partie probablement la plus riche d’Ethiopie. En passant et selon la saison, on peut y acheter à peu près tous les fruits locaux (ananas, mangues, papayes, bananes, pastèques, …), des légumes et, bien entendu le célèbre café de Sidamo (origine du Moka).

A environ 150 km., entre la route principale et l’Ogaden, les montagnes de Bale sont le paradis des ornithologues. On y trouve des centaines d’espèces différentes dont certaines n’existent nulle part ailleurs.

A l’ouest, c’est principalement la vallée de l’Omo, qui alimente le lac Turkana. Christian Bader, dans « Les Guerriers nus », donne une bonne idée de cette région :

« Il est en Afrique une région presque aussi vaste que la France que les grandes villes et vieilles civilisations du continent n'ont fait qu'effleurer, que les expéditions dépêchées par les colonisateurs européens se sont contentées de traverser, et que les différents Etats dont elle relève aujourd'hui ne gouvernent encore que de loin. Cette région, dont les cartes les plus récentes n'offrent pour l'instant qu'une couverture approximative, comprend le sud-est du Soudan, le nord-est de l'Ouganda, le nord-ouest du Kenya et le sud-ouest de l'Ethiopie.

Dans ces lointains confins, où le temps semble s'être arrêté, coexistent près d'une quarantaine de groupes ethniques, certains fort nombreux, d'autres réduits à quelques familles, certains établis sur d'immenses territoires où ils nomadisent avec leurs troupeaux, d'autres confinés dans quelque vallée isolée où ils subsistent de chasse et d'agriculture sur brûlis. C'est sans aucun doute dans le sud-ouest de l'Ethiopie que se trouve l'une des plus prodigieuse concentration de ces peuples qui, à l'aube du XXIe siècle, continuent de donner l'impression de surgir tout droit des premiers matins du monde. »

Qu’ajouter à cela sinon que c’est la r��gion dont je suis tombé amoureux, que parmi ces peuples (Karo, Dassanecht, Konso, Mursi, etc.) les Hamer m’ont séduit, que c’est chez eux que j’ai ma « maison » et qu’il ne faut pas me demander trop d’objectivité à leur sujet.

Bien sûr, je suis prêt à partager mes petites connaissances avec tous ceux qui envisagent de partir dans ce pays
Excursions dans le Sud de la Tunisie? English translation pending
by Martinette · 2005-02-14 · 8 replies
Eh bien malgré que j'habite en Tunisie, je n'ai pas encore visité Tozeur et Douz. J'aimerais connaître vos opinion sur quoi faire exactement en 4 jours là-bas?

Quels sont les hôtels les moins dispendieux?

Est-ce que vous connaissez des agences qui offrent des forfaits pour ce coin du pays?

Merci à tous
Donne infos Turquie English translation pending
by Calou33 · 2005-01-23 · 24 replies
je suis allée en turquie en août dernier avec une fille rencontrée sur ce forum. Programme de 3 semaines : Istanbul, cappadocce et côte lycéenne. Si vous voulez des infos, n'hésitez pas.

bises - calou
Hôtel Magic Life Sharm El Sheikh Imperial English translation pending
by Katia777 · 2005-01-05 · 59 replies
Hotel Magic Life Sharm El Sheikh Imperial .Bonjour, j'aimerais savoir si cet hotel est bien( nourriture, animation en français, l'infrastructure, ...).Nous partirions en Juillet 2005.Merci D'avance🙂
Kirghizie l'annee 2005 English translation pending
by Vaciliska · 2004-11-26 · 376 replies
Salut a tous!

je vois que les petits francais se posent bcp de questions concernant le pays .. l'argent, les traditions, et les parcours..les pays voisins, les logements

je m'appelle Vacilissa et j'habite a Bichkek..

je repondrai a vos questions avec plaisir!!

bisous a tous .
Nice, Acte V: samedi 4 décembre 2004 English translation pending
by Alan · 2004-10-24 · 123 replies
Bon, on en parle à mots couverts mais comme on ne peut plus se passer les uns des autres, je mets en ligne la future rencontre du mois de décembre afin que tout le monde en prenne bien connaissance et que cette fois ci on batte tous les records de participation ...... on peut le faire, on est nombreux sur la région, allez on table sur une cinquantaine de personnes ..... 🤪 c'est trop, non je suis sur que l'on peut y arriver et justement ça s'organise ......

Je propose comme celà sera juste avant les fêtes, une soirée au Baroque à St Laurent du Var, dîner spectacle avec quelques numéros super, je me souviens d'une bonne soirée là bas, et on peut même danser ensuite ...... on peut aussi faire un premier rendez vous dans l'aprés midi, plus calme, pour discuter ..... lieu à trouver, et un after aprés ..... suivez moi, je connais toutes les adresses pour s'éclater ...... 😉

Allez, je lance les invitations .......
Belgique, France, Corse English translation pending
by Yawiz · 2004-09-08 · 19 replies
alo!

Je viens tout juste de m'inscrire il est 3h du matin... fatiguée mais je découvre ce site avec intérêt!

Je pars pour la belgique autour du 25 septembre. Je me suis cassée un pied début août et j'ai du reporter mon voyage... mon billet était acheté et tout. Je vais visiter une amie à Liège, je compte y resté 2 semaines. Ensuite vers le 12 octobre je vais partir seule en train, j'aimerais visiter quelques ville en france, et j'aimerais me diriger vers marseille pour prendre le bateau vers la Corse... Pour finalement revenir à Liège autour du 28 octobre car mon retour doit être prévu avant le 1er novembre car airtransat ne vole plus outre-mer après cette date!

Je vais voyagé en train bus et pied.. je me suis renseignée depuis bien longtemps sur toute les auberges jeunesses etc..! Mais je manque de renseignements sur les villes à visiter!!!! Je cherche... mais j'ai besoin de conseils !!! 🤪 J'ai un ami qui vit à Paris, donc au moins cette ville est "clair" je vais avoir un guide! :) Je veux rencontrer des gens et triper! J'ai le goût de voir des villes qui groove...!!! Où sortir? Qu'est-ce qui mérite mon intérêt? Quels villes me conseillez-vous et ou ne conseillez pas!? Aussi en terme d'accessibilité en train...? Y a-t-il des festivals encore au mois d'octobre qui mériterait mon attention en blegique - france - corse? Quel température y a-t-il au mois d'octobre au nord et au sud de la france? Parce qu'ici.. je me rappelle déjà avoir été dans des party d'halloween avec mes bottes d'hiver...! En Corse? Quoi voir? Où débarquer? Ou sortir? Pourrais-je me baigner en plein mois d'octobre haha! ;) Au québec ça ne serait pas possible..!

Bon voilà... je crois que j'ai dis assez de questions...! Alors dites moi... où quand comment pourquoi qui tralalalaaaaaa ! J'ai trouvé un site bien pour ce qui est des distance en train! www.tgv.com mais vous deviez déjà le savoir...!

Merci de me répondre! Martine
Les tribulations d'un Vfestiste en Chine English translation pending
by Philobate · 2004-08-27 · 225 replies
Bonsoir a tous ...

Ici en France il est 00h15 ..., je suis à 19h heure de mon décollage et je vient enfin de finir mes bagages ....

19 kg pour le bagage en soute et 12 kg pour le bagage a main, et mois qui aime vayagé legé, ... bon en même temps je part pour 6 mois et j'enmène mon matos sportif (escrime et ouais sa pèse ...)😄😄😄

Je vient de finir une petite fête avec mes parents et un pote de toujours et je suis dans un état proche de l'apesentheur ..., mais sa fait du bien, sa permet de vidé la tête ...

Shanghai ma parrut si loin pendant tant de mois et elle me parait si proche tous d'un coup, trop proche ?, l'histoire et mes postes le diront ...

Bon ce poste est juste pour commencer un file qui je l'éspère me suivra pendant mes périgrinations des 6 prochains moi (et ouais je vais pas me passé de VF ...)

Sa commence demain avec la première (?) rencontre VF organisé dans un avion avec le membre Kelaer !!!, ouais tant cas faire, j'aime rien faire comme les autres ... !!! 😏😏

Merci a tous ceux qui mon encouragé et aider a préparer ce voyage, notament Francois, SylvieF, Walinette, Nawal, EspritZen, Fabricia, Simba, Parva, Sandrine, Juju, n Loopkin, Béné et Alan (et tous les autres ...)

Mon prochain post sera soit de roissy soit de Shanghai ... !!! c'est partie pour de nouvelles aventure, j'ai un mélanges de sentiment dans la tête c'est pourtant pas la première fois que je part, mais dans ces conditions si ..., il vont rien comprendre a ce que je vais leurs dires ces pauvres chinois ..., alors en plus quand je vais leurs expliquer qu'il me faut une connection internet par ce que je suis accro à VF ....

Pleins de gros bisous à tous ...

Philo
Votre avis sur des options de visites au Chili et en Argentine English translation pending
by Paulot8 · 2004-08-03 · 10 replies
Bonjour,

Me rendant au Chili / Argentine au mois d’octobre, j’aurais besoin de vos points de vue et expérience :

1) Je dois éliminer une de ces 3 options par manque de temps : Trekking à Torres del Paine . Visite au Parc national des glaciers (El Calafate) . Trekking à El Chalten (Fitz Roy) . Laquelle selon vous ? 2) J’envisage de faire une " virée " dans le Nord vers le Parc Lauca, Putre, Parinacota, la réserve de Vicuñas . Le transport en commun est-il aisé (fréquence, réseau, …) ou est-il préférable de passer par une agence ou alors de louer carrément une voiture sur place ?

Vos opinions et expériences sur ce sujet me seront très utiles .

Merci d’avance pour vos réponses .😎
La Grèce ou l'Espagne? English translation pending
by Isaby · 2004-07-24 · 20 replies
Bonjour, Nous prévoyons un voyage en Europe pour 2 ou 3 semaines en mai ou juin 2005 et notre choix est difficile à faire entre l'Espagne et la Grèce. Nous sommes un couple de 33 et 35 ans nous aimons visiter mais nous aimons aussi faire un peu de plage alors c'est certain que nous garderons au moins 4 jours à la fin de notre périple pour se prélasser au soleil et se reposer avant de revenir au travail.

J'ai entendu dire que la Grèce a de plus belles plages (Iles) que l'Espagne. Ce qui nous interesse en Espagne c'est l'Andalousie et Madrid. Pour ce qui est de la Grèce c'est Athène, Mykonos, Santorini, la Crète et Rhodes. Nous ne savons pas laquelle choisir ça fait quelques semaines que je suis la dessus. Je vais chercher des livres à la biblio et je regarde les forfaits sur internet. Quelqu'un pourrait-il me donner son avis sur le sujet?J'apprécierais le plus de conseils possible. Merci à l'avance

Isaby
La chienne de mai... English translation pending
by José · 2004-07-08 · 6 replies
Au commencement était la pluie.

Une pluie fine et insidieuse, de celles qui tombent en continu, pénètrent et mouillent en profondeur. Une pluie saine et bienfaisante, de celles qui gonflent le grain en cours de maturation. Une pluie salubre pour les cultures sur les pentes non irrigables. Une pluie, de celles qui procurent la joie, qui permet de rêver enfin à une récolte exceptionnelle.

Une pluie qui provoque la moue du touriste conditionné, celui qui a oublié rapidement que le pays traversé prend parfois un autre visage que celui des images bien léchées des catalogues papier glacé.

Puis s'établit l’alternance. Au firmament se disputèrent pluie, giboulées, soleil et vent. La grêle s’en mêla un soir. En deux heures et demi non-stop, sur tout le cirque de Mourik, les billes blanches projetées des nues ruinèrent l’espoir d’une bonne récolte chez les habitants du secteur.

Le froid se mit de la partie. La neige fit son apparition. Cimes et falaises en furent couvertes rendant les parcours dangereux. Un troupeau rentra seul un soir. Chute fatale pour le jeune berger, son corps fut trouvé le lendemain.

Les hauts-plateaux ne furent pas en reste. Beaucoup de bêtes y périrent. Les coups de froid ne pardonnent pas chez une brebis déjà tondue. Deux français eurent plus de chance. Ils ne passèrent que deux nuits dans leur 4x4 embourbé avant d’entendre l’hélicoptère et d’abandonner le véhicule.

Après quelques jours d’accalmie on crut le temps stabilisé. Sans quitter les visages des uns, la satisfaction gagna ceux des autres.

Mais le répit fût de courte durée, provoquant le dépit chez certains, laissant les autres impassibles. Le ciel redevint pâte sombre, lourde et menaçante. Un jour la pluie se fît rageuse. Il était vain pour la terre de vouloir tout absorber. L’eau dévalait de partout, faisant monter l’assif melloul et l’inquiétude des habitants. Chaque brèche, entaille, sillon, ravin qui descend de la montagne, se transformait en affluent impétueux, comme autant d’entonnoirs déversant eau, boue et rochers.

Il ne manquait que les orages. Ils éclatèrent sur les plateaux, là où ils sont le plus à craindre, entre Imilchil et la vallée, en amont de la rivière. Depuis longtemps déjà, la paisible avait perdu son calme et oublié sa pureté. Les orages conclurent le travail. La crue de celle qui n’avait déjà plus de rivière blanche que le nom toucha son paroxysme. Les flots torrentueux, ocres et boueux. noyaient les cultures, emportaient les ponts traditionnels et les animaux se risquant à sa traversée, isolaient hameaux et pâturages avant de s’engouffrer dans les gorges.

La «chienne de mai», le pendant berbère de nos «saints de glace» a mordu cette année jusqu’aux derniers jours du mois.

…/…

La pluie qui tombait encore tantôt a lavé l’atmosphère et purifié la lumière. Les derniers nuages survolent encore le lac. Ils jouent avec le soleil et se métamorphosent. Parfois semblables à des génies ventrus, tantôt paysages éphémères, animaux de légendes, silhouettes précaires qui vont, viennent… et l’ogre là-bas qui dévore son voisin, et ces deux là qui font l’amour… ils s’appellent Nimbus, Cumulus ou Cumulo-nimbus, peu m’importe. Pour moi à cet l’instant c’est juste des nuages.

Il y a quelque chose de doux et de triste, mêlés dans cette fin de séjour atlastique :

La douceur de la lumière et l’ambiance sur les rives de ce lac gonflé des mêmes eaux qui causèrent le désastre tout là-bas en amont. La tristesse au souvenir de la détresse muette de mes amis restés dans leur monde estropié par ce printemps féroce.

Ce monde fascinant et rigoureux, souvent cruel, où ses habitants payent cher le désir de rester eux mêmes :Hommes libres, Imazighen, comme ils ont plaisir à se nommer. Ils ont choisi la liberté dans la résignation, la soumission à la nature, au ciel et …parfois à Dieu. Des vallées jusqu’aux sommets, des pâturages à la moisson, de l’exil à l’asile, d’une tribu à l’autre, Imazighen toujours, ils sont encore sur les pentes dans leurs maisons fortifiées, ils sont encore sur les plateaux sous leurs tentes ou en bergeries, ou survivent dans les falaises avec quelques têtes de bétail. Imazighen ils étaient, Imazighen ils veulent rester… Y parviendront-ils ? Et surtout à quel prix ? Et à nos yeux d’européens souvent l’incompréhension. Comment appréhender l’autre, qui regarde en riant, l’orage et la crue dévaster la récolte en même temps que la mort passer à la sauvette? Saurait-il mieux que nous qu’il n’a rien à faire ? sinon quelques prières… et repartir aux champs mesurer les ravages et estimer la perte… La souffrance est silencieuse, en rire … un exutoire... Tout cela était écrit : Mektoub. L’année prochaine, Inch Allah, la récolte sera meilleure…

Ouaouizerth, juin 2004.
Déçu par la Thaïlande English translation pending
by Aneto · 2004-06-11 · 66 replies
Je reviens d'un séjour en Asie(Thaïlande et Cambodge) et je dois avouer que la Thaïlande c'est assez décevant...Trop, trop touristique...tout est surfait, aucune place pour la surprise ou l'aventure!Le sourire légendaire des Thaï, je l'ai pas trop vu, pas d'émotion et Bangkok bof, bof... Le Cambodge par contre très bien!!!😉🙁
Algérie avril 2004: morceaux choisis English translation pending
by Guillaum · 2004-06-07 · 1 reply
Bonjour,

Suite à un voyage en Algérie j’ai rédigé quelques textes relatant des épisodes de ce voyage qui m’ont particulièrement marqués.

Tout ça histoire de faire partager à d’autres voyageurs ce que j’ai vécu. Mais aussi pour donner une idée de voyage : l’Algérie est un pays magnifique et singulier. Les algériens que j’ai rencontrés sont généreux, intelligents. Différents de l’image que l’on peut en avoir ici. A ceux qui hésitent à s’y rendre, je dirais : allez-y ! C’est un pays où le voyageur est vraiment considéré comme tel.

Je voudrais remercier deux membres du forum qui m’ont aidé pour la préparation de ce voyage. Il s’agit de Sourires75 et de Camelito. Grand merci à eux.

Bonne route à tous,

guillaume

L’université populaire de Damous

Damous est une petite ville située à 130 km à l’Est d’Alger, coincée entre mer et montagnes.

A trois heures de l’après midi, nous mangeons des spaghettis avec une sauce tomate maison. Normal, notre hôte, David, est italien. « Ail et huile d’olive que j’ai ramenés d’Italie » précise t-il. Le tout accompagné de vin italien lui aussi. La porte de la petite maison est ouverte. Dehors, le soleil brille généreusement. On entend le ressac des vagues. La mer est à quelques mètres, en contrebas. Les voisins sont à une centaine de mètres, plus haut. Après le café (italien) de rigueur, nous prenons la route de Ténès afin de trouver un port ou un marché. Car nous voulons manger du poisson. Le soleil se couche, la route est sinueuse, les collines qui se jettent dans la mer sont couvertes de pins. L’eau de la mer Méditerranée est d’une belle couleur bleue. La cote des Dahras est vraiment magnifique. Après une vingtaine de km, nous trouvons un petit port, niché dans une crique. Quelques pécheurs sont assis par terre et raccommodent des filets. Leurs yeux sont braqués sur le gros 4X4 brillant et sur les trois occupants au look européen qui en sortent. Peu de paroles échangées. Les pêcheurs semblent être sur la défensive. « On croyait que c’était l’ONU » lâche l’un d’entre eux. Le commerce va mal, la région s’est dépeuplée avec les années de terrorisme. Au moment de reprendre la route de Damous, nous croisons un garde communal qui, fusil à l’épaule, marche sur un sentier, en direction des montagnes. Derrières celles-ci se trouvent la ville de Chlef, qui souffre encore d’une réputation d’insécurité.

Quelques instants plus tard, les rougets grillent. Après le rituel du café, la discussion se poursuit devant des bouteilles de vin et de bière. Thème de la soirée : pourquoi les humains ont-ils besoin de la religion ? Bouzid, kabyle ne croyant pas en Dieu expose sa thèse : « c’est parce qu’il faut aux hommes une béquille, quelque chose à quoi se raccrocher. » Kamel, le chauffeur du jour, a parcouru plus de 200 Km : il s’endort. Mohamed, le gardien de la maison, musulman mais buveur de vin, reste silencieux. David, fort de son expérience de biologiste, expose son idée : « c’est une réaction normale face à l’immensité et la complexité du monde. » La discussion s’achève avec l’explication d’un verset du coran… Notre cerveau agité par les idées et l’alcool sera bercé par le bruit des vagues qui se brisent contre les rochers. Assis devant la maison, face à la mer, on voit les lumières des gros cargos et des petites embarcations de pêche qui mouillent au large. Derrière nous, c’est la montagne et les forets de pins : leur noirceur nous donne l’impression d’être sur une île.

Le matin, odeurs d’iode et de café cohabitent dans la cuisine.

Vers Béjaia

Voilà presque trois heures que nous roulons. Nous avançons plutôt bien car la circulation est faible. Nous sommes pourtant mardi. Mais aujourd’hui c’est le 20 avril, jour du printemps berbère. Dans toute la Kabylie on commémore le 20 avril 1981. Ca tombe bien, nous sommes en Kabylie ! Il y a 23 ans, Mouloud Mammeri se voyait refuser la tenue d’une conférence à Tizi Ouzou. Des émeutes suivirent.

Aujourd’hui, quelques marches pacifiques sont prévues. Et la grève générale décrétée pour l’occasion remporte un franc succès. Depuis Bordj Ménaïel, nous ne voyons plus de commerces ouverts. Les rues de Tizi Ouzou sont désertes, tous les rideaux de fer ont été baissés. Aux endroits où les embouteillages sont (presque) perpétuels, les véhicules circulant se comptent sur les doigts d’une main. Dans les petits villages, le café ou l’épicerie restent ouverts. Mais une atmosphère de week-end flotte dans les ruelles.

Après la ville d’Azazga, la route monte et s’enfonce dans une belle forêt de chênes. Des singes sont groupés autour des véhicules garés au bord du bitume. En ce jour ‘’férié’’, beaucoup d’habitants des villes ont décidé de quitter leur appartement pour aller faire un tour dans la nature. Autant profiter de cet environnement magnifique et du beau soleil qui brille dans un ciel bleu exempt de tout nuage… La route sinueuse découvre de beaux points de vue sur de petites montagnes recouvertes de verdure. Le paysage ainsi que cette atmosphère particulière rendent le trajet très agréable.

Nous trouvons quand même un restaurant ouvert. Caché au bout d’un petit sentier poussiéreux, c’est une cabane faite de morceaux de bois plus ou moins pourris. D’ailleurs, rien n’indique qu’il s’agit d’un restaurant. Nous entrons dans ce lieu sombre dépourvu de fenêtres. Une petite dizaine d’hommes sont assis sur des chaises en plastique, en train de boire ou de manger. D’autres sont accoudés au comptoir : c’est une grande planche de bois brut sentant encore la résine. Nous saluons tout le monde et commandons de la viande et des frites. Nous sirotons une bière pendant que le patron s’affaire devant ces casseroles. Il est trois heures de l’après-midi et il n’a pas été surpris lorsque nous lui avons annoncé que nous voulions manger. C’est prêt et nous nous asseyons devant deux appétissantes assiettes. Perdu en pleine foret, à l’écart de la route, on ne soupçonne pas qu’il existe ici, un lieu convivial ou l’on mange plutôt bien. Inutile de vérifier s’il figure dans un guide touristique. Je regarde ces hommes discuter entre eux. Ils boivent de la bière ou du vin. Un vieux, aveugle, est assis juste en face de moi. Il parle fort même si tous se taisent dès qu’il ouvre la bouche. Apparemment, il raconte une histoire. L’attention se fait de plus en plus vive et le silence de plus en plus profond. Jusqu’à ce que l’assistance (sauf moi car je ne comprend pas le kabyle) éclate de rire. Un peu frustré, je demande la traduction à l’ami qui m’accompagne : « on a resservit à ce vieux un verre de vin. Quelqu’un a payé à sa place. Il est aveugle alors les gens sont sympas avec lui. Il a donc dit que cela lui faisait plaisir, mais que celui qui lui offre du vin devrait aussi le ramener chez lui, car bientôt il ne tiendrait plus debout. »

Finissant mes frites et ma bière, je regarde encore une fois ces hommes. Ils ont le regard franc et semblent heureux d’être ici, ensembles. Ce restaurant est un lieu paisible. Il y a quelques heures encore, j’étais à Alger, dans le bruit, les encombrements, la foule. On se rassemblait devant les vitrines pour admirer les nouveaux téléphones portables. On se tassait dans des bus poussifs. On s’avachissait dans les profonds fauteuils du Hilton. Alors, comment ne pas être content de respirer l’air pur et de côtoyer une autre facette de ce pays ?

Nous avons repris la route à travers la foret. Au fil des kilomètres, les villages se font de plus en plus rares. Les collines de plus en plus abruptes. Puis la route commence sa descente en lacets vers Béjaia. Au bout, on tombe sur la Méditerranée.

Quelques minutes encore et nous allons retrouver les monts des Babors, recouverts d’une végétation luxuriante, l’oued asséché. Les habitants y prennent allègrement du gravier sans se soucier des conséquences en cas de crue.

Arrivée à destination. Je prends mes quartiers dans la chambre du fils cadet. Coup d’œil par la fenêtre : toujours là les bananiers, les poules et les chèvres. Des gosses jouent sur le chemin de terre défoncé.

Désormais, je serais membre de la famille et non invité, m’a t-on prévenu. Tant mieux, je me sens un peu chez moi dans cette belle campagne.

Soirée d’adieux

Ce soir, je dois passer chez Hicham pour récupérer mon sac. Je dormirais chez Amine, qui habite tout près de la gare routière. Demain matin, une fois sorti du lit, je serais dans le bus pour Constantine.

Je monte rapidement à l’étage de la grande maison pour prendre mes affaires. Je me rappelle la soirée d’hier, passée dans cette chambre. Après avoir parlé littérature française avec Mouloud (le père), Yassine (un des fils) a joué de la mandole accompagné de Karim (un cousin de Yassine) à la derbouka. Au programme, des chansons kabyles et du chaabi.

Fini les songes, il faut y aller. Mon barda est jeté dans le coffre de la 206. Je salut Mouloud, Yassine et Souad (une des filles), les remercie pour l’hébergement, les repas etc... Mais Hicham, qui doit me « taxier » jusque chez mon nouvel hôte, ne se décide pas à partir. Qu’est-ce qu’il attend ? La mère vient me dire au revoir, puis c’est la petite Nawel (la cadette) qui est là avec un grand sourire. Quelques minutes encore à rester planté devant la maison et je m’aperçois que toute la famille est réunie sur le seuil de porte pour me faire ses adieux. Tous ont l’air triste de me voir partir. Je ne peux pas longtemps résister : j’ai le cœur gros et les larmes qui montent, inexorablement. Pourtant, je ne peux pas rester éternellement à Béjaia ! Je suis là pour voyager, pas pour m’encroûter ! Mais devant tous ces yeux tournés vers moi, je me demande pourquoi je vais à Constantine. Encore des poignées de mains. Prenant un air solennel, Mouloud m’assure que j’ai une deuxième famille ici et que je peux revenir quand je veux. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?

Dix minutes après, je suis dans une autre famille. La maîtresse de maison a préparé un succulent couscous et veut que je mange, que je mange encore et encore.

Son fils Amine m’amènera à la gare routière le lendemain, à six heures du matin. Le souvenir de tous les visages aperçus la veille m’accompagnera pendant tout le long voyage en bus. Ils m’accompagnent encore aujourd’hui …

Où suis-je ?

Dans le hall du théâtre, l’ambiance est celle de ‘’l’avant spectacle’’. Toutes les personnes qui patientent sont bien habillées. Plusieurs d’entre elles s’apostrophent. On parle un français châtié : « comment allez-vous cher ami ? » « Avez vous fait bon voyage ? » A travers les baies vitrées sales, on voit la rue. A cette heure là, l’activité se meurt. Des hommes sont négligemment assis sur les marches du théâtre. La plupart portent des vêtements sales. Les changeurs d’argent et les vendeurs de téléphones portables ont déserté la grande place toute proche.

Vingt heures, le concert va commencer. Une petite foule se dirige vers les places de l’orchestre. Un lourd lustre éclaire péniblement la salle. La décoration est pâle, les couleurs des peintures sont un peu fanées. Les dorures sont légèrement moisies. Il s’agit d’un vrai petit opéra en miniature. Sans doute construit au temps de la colonisation française. Des personnes se placent au 1er balcon, d’autres, dans la baignoire. Dans une ambiance très cordiale et légèrement guindée. Pas d’agitation, politesse presque exagérée.

Sur la scène, de lourd tapis ont été installés. Sur ces derniers s’installent trois femmes parées de voiles fins, bleus et brillants. Le spectacle va débuter et les applaudissements accompagnent l’entrée d’Athmane Baly. Sa profession est médecin, mais il est plus connu en tant que joueur de luth et chanteur. Il habite Djanet (sud est de l’Algérie) depuis toujours. L’artiste propose au public un voyage dans le grand sud algérien.

Lorsque la musique commence à raisonner dans le vieux théâtre, la magie opère et tout le monde est transporté vers la région du Tassilli. Au bout de quelques minutes, de nombreuses personnes frappent dans leurs mains et sont debout. Fini la bienséance de tout à l’heure ! Entre chaque morceau, Athmane Baly raconte une histoire. Le plus souvent vraies, ces anecdotes sont à la base de sa poésie. Il raconte en tamashek puis traduit en français. Silence. Ses doigts caressent les cordes du luth et nous nous retrouvons instantanément à 1500 kilomètres plus au sud. Je me pose la question : ou suis-je ? Dans un théâtre français ? A Constantine ? A Djanet ? Sensation étrange qu me poursuit jusqu’à la fin du récital.

A 22h30, les rues sont désertes et tristes. Je suis à Constantine, c’est sûr. Ce petit voyage musical était très agréable. Mais l’imagination ne me suffit pas : six heures de bus sont au programme de demain, cinq heures le surlendemain et ensuite, ce sera le grand départ pour le désert. Un vrai voyage dans l’espace. Sans musique. Le ‘’chef’’ de cette petite ‘’expédition’’ l’a certifié : il n’y a pas d’autoradio dans le 4X4. « Nous écouterons le bruit des quarts métalliques qui s’entrechoquent à chaque irrégularité du bitume » s’amuse t-il. Avec le sable, un lecteur de CD risque d’être rapidement hors d’usage.

Une journée sur la RN1

A 6h05, un soleil rouge est juste au-dessus de l’horizon. Je regarde par la baie vitrée cette ville dite « blanche » qui devient de plus en plus lumineuse. Ce lever de soleil, vu depuis le 10ème et dernier étage d’un immeuble situé sur les hauteurs d’Alger, à une saveur très particulière. Aujourd’hui, c’est cap au sud, par la transsaharienne. En 12 heures nous passerons de la mer au désert, des plages aux dunes, des champs de blé au reg…. Le soleil est mon compagnon de la matinée, il me caresse doucement le bras. Il disparaît lorsque nous passons dans les gorges de Chiffa, longues de 9 km et couvertes d’une végétation dense. La route suit le tracé de l’oued qui a creusé cette fabuleuse entaille. Le tableau serait idyllique s’il n’y avait pas tous les 200 mètres un blindé de l’armée posté là, seulement pour gâcher le paysage ! Mais la nuit, mieux vaut éviter de circuler à cet endroit.

A Médéa, nous contemplons les montagnes, les cultures parsemées de coquelicots, des forets de résineux. J’emmagasine la splendide couleur verte de ce paysage en prévision des jours à venir. Ici ou là un mirador, des maisons abandonnées : vestiges bien récents, qui ne se visitent pas.

Le soleil, toujours lui, est déjà très haut lorsque nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger. A l’ombre d’un arbre, tout près d’un café abandonné. Autour de nous s’étend la steppe. Des touffes d’herbe émergent du sable. Plus que quelques kilomètres et nous arriverons à Laghouat.

Cette lande morne et uniforme s’achève au village de Berriane, situé un peu avant Ghardaia. Les murs en pisé rouge, les enfants avec la peau presque noire qui jouent sur le bord de la route, les palmiers par centaines, l’eau qui ruisselle dans de petites rigoles, le sable, de plus en plus présent. Le Sud arrive, doucement mais sûrement.

Je n’aurais jamais imaginé boire du vin, assis sur une dune, derrière une église. Et pourtant, c’est ce que je suis en train de faire ! L’église est celle d’El Golea, ville situé à 900 Km au sud d’Alger. Nous fêtons notre entrée dans le désert. Les dunes sont juste derrière l’édifice religieux. Un avant goût du grand erg occidental, qui commence quelques kilomètres plus loin. Le lendemain matin, une lumière douce enveloppe l’étendue de sable, les palmiers et le clocher rougeâtre… Réveil dans un autre monde, très différent de la région d’Alger ou de la kabylie. Sommes-nous encore en Algérie ?

M’Guiden plage

Quelques minutes à s’amuser dans les premières dunes du grand erg occidental, à une trentaine de km au sud d’El Golea : voilà la seule distraction de la matinée. Maintenant, un sol jaune uniformément plat s’étend sur des kilomètres. Rien qui puisse accrocher le regard. Pas une touffe d’herbe, ni une grosse pierre. Ca n’en finit pas, les 200 kilomètres sont interminables. En outre, la route est peu fréquentée. Le silence s’est imposé dans l’habitacle de la ‘’Toy’’. Plongé dans un demi-sommeil, nous nous arrêtons en face d’un café aux portes clauses. Aujourd’hui c’est la fête de Mouloud et ce jour est férié. La présence du café nous indique que nous sommes arrivé au village de M’Guiden, situé à 215 kilomètres d’El Golea et à 130 kilomètres de Timimoun. Les habitations sont un peu éloignées de la route. Autour de deux cafés et de l’habituelle caserne, rien. Seulement le ruban de bitume qui s’étire à perte de vue. Le 2ème café est ouvert. Nous buvons un thé en regardant la décoration originale : photos de New York et de Long Island, de Dauphins, de bord de mer. Ici, la première vague est à 1000 kilomètres et il est vain de chercher l’ombre d’un arbre. Le silence règne aussi dans le café. On mange quelques gâteaux on se rafraîchit le visage avec l’eau brûlante qui coule d’un robinet placé dehors. Une fois sur la route, le policier posté au barrage, nous fait signe d’y aller après avoir vérifié de visu que nous sommes tous algériens… Timimoun n’est pas très loin. 130 kilomètres seulement, mais 130 km de vide, de plat. On peut toujours s’assoupir en rêvant à une île de Polynésie ou à une sirène...

Adrar la kabyle

Adrar est située à 1500 km au sud ouest d’Alger au milieu d’une région du Sahara dénommée le Touat.

Après avoir fait 50 km de route, nous apercevons cette ville. Un barrage de police est dressé à l’entrée de la ville. Nous passons puis longeons l’université Patrice Lumumba. Des bus garés devant la fac déversent les étudiants sur des trottoirs poussiéreux. Adrar a été construite par les français. Avant l’installation d’une caserne au début du siècle, seuls existaient des villages. Celui de Timmi, qui se trouve dorénavant dans la banlieue du chef lieu de wilaya est un village caractéristique de la région du Touat. Dans les rues tortueuses et étroites passent des rigoles destinées à l’alimentation en eau des maisons et des palmeraies. La couleur rouge des murs contraste avec le vert des palmiers ou le jaune des haïks couvrant les femmes. Dans Adrar, les rues sont larges et se coupent à angle droit. La place centrale, immense et déserte, est bétonnée. L’entrée d’un des deux marchés est l’imitation d’un mur de bordj. Quelques maisons ne sont plus que des gravats. Les pluies torrentielles tombées peu avant notre arrivée ont fait beaucoup de dégâts. Aux sorties de la ville se dressent des camps de toiles de tente ou logent des sinistrés qui ont perdu leur habitation.

Nous entrons dans un café afin d’y prendre un petit déjeuné. Ce matin, nous n’avons pu prendre qu’un maigre café, notre maison, isolée en plein désert, est privée d’eau et d’électricité suite au grand vent de sable qui a soufflé la veille. A cette heure matinale, la terrasse du café est déserte. A l’intérieur, surprise ! Dans un coin de la pièce est accrochée une photo de Lounès Matoub. Plusieurs posters à l’effigie du chanteur kabyle trônent près du comptoir ou de la télé. Le patron nous salue en kabyle. Il est venu ici il y a deux ans pour monter un café. « Avant mon arrivée, il n’y avait rien ici explique t-il. J’ai construit la terrasse, mis des fleurs et des plantes. Maintenant, c’est agréable. » Baptisé JSK2, du nom de l’équipe de foot kabyle Jeunesse Sportive de Kabylie (2 parce que la ville compte déjà un café JSK) les tables se remplissent au fur et à mesure que l’heure avance.

Après avoir bu un ‘’crème’’ (un café au lait), passage au Taxiphone d’a coté. Tiens, j’ai déjà vu cette photo quelque part… C’est encore Lounès Matoub ! Au moment de payer la communication, je regarde les cartes postales à vendre. Des cartes de Tizi Ouzou, du Djurdjura, de Bejaia. Le patron du Taxiphone vient de Kabylie lui aussi. Il m’explique les raisons de sa venue : « au Nord, tu ne trouves pas de travail et au Sud, les habitants ne savent pas tenir un commerce. Tu peux y monter ton affaire et en vivre pas trop mal. Ici, la vie est un peu moins chère qu’au Nord. »

Quelques heures plus tard, retour à la terrasse du JSK2 en compagnie de plusieurs autres ‘’expatriés’’ ayant un commerce ou une plantation dans la région. On discute de la chaleur qui, en ce début mai, commence à arriver. « Dans deux mois nous serons chez nous, sûr et certain. C’est impossible de rester ici l’été. Trop chaud, et puis, notre pays nous manque tellement… » dit l’un d’entre eux, songeur. 1500 kilomètres nous séparent des montagnes kabyles.

Comme si un autre temps surgissait

Un petit village. Quelques faibles ampoules orange éclairent ici où là les rues entièrement recouvertes de sable. On avance dans une demi obscurité, croisant des silhouettes de femmes silencieuses, ressentant le souffle d’enfants qui courent. Nous suivons Abderhamane à travers un labyrinthe fait de murs de pisé rouge. La chaleur de la journée s’est estompée. Nous passons une petite porte en fer et entrons dans un jardin. Sur le sol, entre quelques palmiers et tout prêt d’un bassin, des tapis sont installés. Nous nous déchaussons et nous asseyons. Le silence se fait. On entend l’eau couler doucement dans le bassin. Entre les feuilles des palmiers, on aperçoit les étoiles qui commencent à apparaître. La maison se trouve juste à coté, a demi enterrée dans le sol. Plus loin c’est encore le jardin. Plongé dans l’obscurité, il garde ses mystères… Le couscous se prépare, l’eau du thé va bientôt bouillir, nous sommes allongés, goûtant à ce moment de calme. On se laisse aller doucement à la rêverie. Bien être et bonheur de se retrouver dans un endroit qui semble tout droit sorti d’une légende. Un peu les mille et une nuits.

Des dattes en guise d’entrée. Abderhamane nous donne davantage de précisons sur cette maison : « elle appartient à ma belle-famille. C’est une belle maison dotée d’un grand jardin. Malheureusement pas entretenu comme il le faudrait. En revanche, nous prenons soin de cette demeure, qui appartient à la famille depuis plusieurs générations. C’est une maison de notable, elle est grande et il y a quelques dizaines d’année, c’était le grand luxe de posséder une demeure comme celle-ci. Mais tout est fragile. Certaines règles de base sont à respecter : ne pas faire de réparation ou d’agrandissement n’importe comment. Faire attention à l’usage de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Ne pas laisser s’abîmer les murs. Il s’agit de simples précautions. Mais elles ne sont plus respectées. Car c’est un peu contraignant. Aujourd’hui, les gens veulent avoir du temps libre. La conservation des habitations traditionnelles demande un peu de temps. Si cet entretient est bâclé, la bâtisse risque de s’effondrer au premières pluies fortes. C’est ce qui s’est passé récemment. »

Les enfants apportent le couscous dans un grand plat en bois appelé ksab. Tout le monde piochera dedans. Puis c’est au tour du thé. La nuit est devenue bien noire, les histoires liées au désert s’enchaînent. Souvenirs d’égarement, de rencontres, de trouvailles… Quelques blagues aussi, sur la religion ou le sexe. Abderhamane évoque une journée passée dans la demeure d’un homme raffiné. Celui-ci prenait le thé plusieurs fois par jour. A chaque fois dans un lieu différent défini à l’avance. C’était il y a 15 ans, et notre ôte ignore si cet homme riche et oisif est encore en vie.

Les montres sont rangées au fond de nos sacs. Ce soir, nous n’avons plus de montres, mais nous avons le temps. Les étoiles ont bougé depuis tout à l’heure : c’est un rythme qui convient bien à cet endroit.

Lorsque nous sortons du jardin, nous retrouvons la rue comme nous l’avions laissée. Une petite fête vient de se terminer et toutes les familles rentrent chez elles sans se presser.

Sur la route du retour à notre lieu de villégiature, le compteur est bloqué sur 100 km/h. Dans la lumière des phares apparaît une bicoque carrée et sans fenêtres. C’est là que nous passons nos nuits. Ceux qui choisissent de dormir à l’intérieur doivent supporter la chaleur. Ceux qui préfèrent la terrasse se préparent à supporter les hurlements des renards. Je regrette de n’être pas rester dans le jardin, quels doux rêves aurais-je pu faire !
Proust en voyage... English translation pending
by Alouatta · 2004-03-19 · 25 replies
Bonjour, Vous connaissez sûrement le questionnaire de Proust, mais appliqué aux voyages en changeant quelques questions, ça pourrait le faire, non…Pour mieux se connaître…et vous connaître aussi vu que je suis nouveau sur ce site. (C’est un p’tit jeu sans prétention, et ça mange pas de pain)…(Toutes les questions s’entendent en voyage……)

1/ Les moments de bonheur les plus parfaits. 2/ Votre odeur préférée. 3/ Votre son préféré. 4/ Votre souvenir en avion le plus grisant.. 5/ Le paysage le plus renversant. 6/ Votre plage préférée, et votre montagne… 7/ Le ou les visages qui vous ont le + marqué. 8/ La rencontre la + effrayante. 9/ Votre défaut principal en voyage. 10/ Vos principales peurs 11/ Votre livre de voyage préféré…et votre road movie… 12/ Votre boisson préférée, et votre plaisir gastronomique favori. 13/ Votre souvenir musical le plus émouvant… 14/ Votre ou vos voyages rêvés que vous ne ferez jamais. 15/ et enfin…le premier réflexe quand vous rentrez…. Il pourrait y avoir tant d’autres questions, et chacun peut en rajouter ! ! !
Chachapoyas au Pérou English translation pending
by Zitoune · 2004-01-11 · 35 replies
Salut, salut, un petit message pour dire a ceux qui se trouvent au Perou de passer a Chachapoyas, petite ville tranquille au Nord du Perou a la frontiere entre les Andes et l Amazonie. La richesse de la region reside dans la beaute des paysages (le rio marañon d ou ne le fleuve amazone, la rain forest, le rio Utcubamba et son cour agite, le cañon de Huancas, les lagunes de Mamacocha et de Pomacocha...) et dans l extraordinaire abondance de sites archeologiques. Pour exemple Gran Vilaya au coeur de la rain Forest, Kuelap qui perche a 3000m domine du haut de ses monumentales murailles les vallees avoisinante, ou bien encore Pueblo de los Muertos avec ses mausoles acroches comme par magie sur une falaise et dominant 1000m d abime. C est beau, tres beau, les gens sont adorables et se font un devoir de bien recevoir l etranger. Allez allez, venez depenser des sous sous ici pour que eux aussi profitent de la mane economique qu engendre le tourisme. Cette region est encore peut developpee au tourisme. De Chachapoyas on peut se rendre sans probleme en Equateur mais aussi a Yurimaguas d ou l on peut embarquer pour Iquitos. C est une belle region ou l on est generalement seul sur les sites archeologiques (qui sont gratuits mis a part pour Cuelap) et au milieu de la nature. Pour bien etre honete je me dois de preciser que c est une region ou l on doit avoir du temps car pour se rendre sur un site, il faut prendre le combi tot le matin, faire au moins 1h a 1h30 de trajet et marcher 1h en moyenne pour arriver sur un site. Ou bien il faut carrement partir en trek de 3 jours minimum (a cheval et pied quand le cheval ne peut pas passer). La seule exception est Kuelap, le combi depose au pied du site. Mais bon, il y a toujours moyen de faire les trajets en taxi ce qui n est pas tres cher. Un taxi se loue environ 100 a 120 soles la journee. A 4 personnes cela revient a 30 soles chacun. 5 jours ici c est peu dans un voyage mais se sera beaucoup de retomber pour les paysans a qui vous acheterez du fromage (le seul bon fromage du Perou😉), des bananes, des mangues, ... Allez allez ils vous attendent.
Rando dans l'Atlas marocain en décembre-janvier English translation pending
by Guillaume06 · 2003-11-02 · 12 replies
Bonjour à tous,

nous partons à 2 pendant 3 semaines en decembre-janvier, et voulons faire un voyage le plus possible en indépendant.

Nous voudrions connaître les possibilités de randos dans l'Atlas à cette période (neige?). De manière générale, est-il facile de marcher en indépendant, sans guide? Rapport avec les habitants? Que nous conseillez-vous?

D'autrepart, pour la Vallée du Drâa, puis le désert, est-il possible de partir sans guide, pour quelques jours? Quelqu'un a-t-il déjà fait cela?

Tout bon plan pour voyageurs aventuriers souhaitant découvrir le Maroc à petit budget est bienvenue!

Guillaume
Pourquoi vous voulez faire de l'humanitaire? English translation pending
by Ivo · 2003-10-04 · 241 replies
Voila, c'est une question qui me travaille, non pas que j'ai qlque chose à reprocher à tout ça, bien au contraire. Mais tout le monde (presque ...) à un moment ou un autre semble avoir envie d'aider son prochain, de preference à l'etranger, avec toutes les convictions et motivations que cela implique. Qu'est ce c'est pour vous l'humanitaire, comment vous voyez ça, pour ceux qui l'ont vécu, pour ceux qui souhaitent le vivre ... allez, faisons tourner le moulin.
Une fille en rouge et or... English translation pending
by José · 2003-09-08 · 27 replies
Au pied d’un genévrier, les doigts de pied en bouquet de violettes.

Une fille en rouge et or traverse un champ de luzerne. Un vieil homme irrigue ses champs, l’eau… la vie, pain et fourrage assurés. Au bord de la séguia une femme danse sur un pierre plate, une épaisse mousse grise sous ses pieds. Burnous et couvertures seront propres ce soir. Comme un frisbee lancé d’un coin du ciel, un grand rollier bleu plane au ras de l’eau. Panique chez les libellules. Des enfants pèchent dans la rivière. Immobiles ça et là, des mulets hument la brise déjà chaude et parfumée.

C’est jour de souk. Jaky se charge des achats. Je bulle et médite sur les hauteurs d’Anergui, loin du chahut, loin du chaos et de mes repères d’occidental qui sont ici bien superflus. Loin des rumeurs de la ville où l’on ne peut que partager son temps entre des rêves sublimes et la routine souvent monotone du quotidien. Loin du vacarme qui prétend nous faire honte de vouloir savoir plus du printemps, des ruisseaux, des couleurs, des nuages que des potins de l’art, de la mode ou de la littérature et des cours de la bourse.

La brillante lumière d’automne qui baignait le versant ouest et le fond de la vallée depuis le lever du jour, gagne peu à peu la barrière du Mourik face à la maison. Elle dévoile insidieusement dans la pente le relief et les détails masqués jusque-là dans le gris brumeux du contre jour. Ravins, corniches, pierriers, vires, thuyas centenaires et genévriers noueux suspendus dans le vide, accrochés désespérément à la moindre faille, apparaissent graduellement.

Je me laisse aller facilement à la contemplation, cette « écriture de l’esprit que nul ne lira jamais, même à l’aide d’un scanner ». Formule dont je ne revendique pas la paternité.

Le maïs est à hauteur d’homme. C’est la fin d’une tranche de vie commencée il y a cinq mois. Blé et orge sont engrangés. Les vallées sont au repos dans l’attente de la deuxième récolte.

Deux chiens se parlent dans le lointain. La caravane ne passe pas. Heureusement car ils aboient toute la nuit. Toutes les nuits. Mais on s’y fait ! C’est comme le beurre rance, pourtant triste souvenir, fondu, diversement épicé et bien relevé au piment, j’ai fini par apprécier. Même au petit déjeuner ! Et puis il y a les mouches… auxquelles on ne se fait pas. Génocide au torchon. Fuite. Elles reviennent. Insecticide. Chute, agonie bourdonnante. Je ne pleure pas la mort. Mortes. Et puis le soleil. Sieste ! Ne reste que le corps à l’ombre. La tête est partie, dans les rêves, loin dans les centigrades.

Un carnet sous la main, j’écris. J’écris je ne sais quoi. Des mots pour le temps qui passe, qui ne donne sa force qu’à ceux qui ont du temps à vivre. Pas à pleurer. Les os sont au repos et l’esprit en paix. Et pourtant, bientôt sera pour moi le temps du souvenir ; le son lourd des taadlount, un sourire, des yeux de braise un soir de fête, les couleurs des écheveaux de laine au soleil, les aboiements des chiens dans la nuit, les chants des lavandières, les feux des campements, la volupté de la fumée portée par les étoiles, une théière sur les braises, les parfum de timija, les rires d’enfants dans la rivière, le retour des troupeaux au coucher du soleil, l’appel à la prière. Mais aussi la mort qui emporte les enfants malades ou les mères mal accouchées car c’était écrit … dans les nuages, dans le cours des rivières, dans les saisons et les étoiles. Mektoub.

Il est dix heures du matin et du haut de mon observatoire je sens déjà tafouït annoncer clairement ses intentions : briller haut et fort jusqu’à la prière du soir ; la dernière des cinq incantations quotidiennes, et autant d’invitations à la prosternation face au soleil levant. Des scènes devant lesquelles je ne peux rester insensible même si je suis persuadé de l’inutilité concrète de cet acte dans le devenir de ces êtres reclus, et dans le même temps ne cesse de m’étonner de leur crédulité et de leur simplicité. Et si c’était la foi, cette foi si profonde qui leur faisait supporter leur indigence comme s’il s’agissait d’un don du « Tout puissant » ?

Questionnements, sensations diverses, profondes émotions. Cent cinquante jours d’une tranche de vie hors du commun, de notre commun. Redécouverte de la générosité, de l’humilité, de la simplicité. Humblement, faire ou voir, pétrir le pain, moissonner, labourer, laver la laine fraîchement tondue, filer, tisser, chanter, servir le thé…

Nous avons vécu ici des jours précieux, oubliant le temps futur et ses incertitudes. Que de visages marqués par le temps, la dureté de l’existence sur cette terre oubliée par le commandeur des croyants et ses serviteurs, soumis à ses lois, sans se poser de questions car la réponse existe avant la question : Mektoub.

Et malgré tout que de sourires chaleureux. Jamais vu tant de sourires, de rires, sur toutes les lèvres d’un soleil levant à l’autre ; fascination des regards pleins des lueurs de la vie.

Alors j’écris « Vie », toujours, dans tout ce qui m’entoure. dans les objets, les êtres et leurs gestes. Dans la couleur des tapis sur les métiers à tisser. Dans la mélodie d’une flûte aux lèvres d’un berger. Dans la brise chaude qui te prend parfois dès l’aube. Dans les épis dorés sur les aires de battage. Dans un ballet de flamants roses sur les eaux sombres d’un lac. Dans les chants quotidiens sortis de toutes les bouches, moissonneurs, muletier, tisseuse, lavandière, laboureur ou chercheuse d’eau.

Dans…

Mais le périple prend fin.

Trois jours, trois nuits encore avant de réapprendre à matérialiser le temps qui passe, retrouver les principes élémentaires de notre société et toutes les contraintes oubliées durant ce séjour dans les montagnes berbères. Dans trois jours nous quitterons cette vallée pour « l’ autre monde ». Notre « vagabondage » s’achève là où il commença, dans cette vallée d’Anergui où les hommes ont choisi la liberté intérieure dans la soumission à la nature, au ciel et parfois à Dieu. Mais seul ce dernièr saurait conduire leur destinée, pourvu qu’on y croie et qu’on lui fît confiance… « l’année prochaine la récolte sera meilleure. Inch Allah. »

De plaisir en générosité, de partage en offrandes, nous vivions ensemble, citoyens du monde, comme des frères. La paix, le calme n’ont cessé de nous accompagner durant cette aventure merveilleuse. Corps et esprit rassasiés, je regagnerai la ville avec force et sérénité. Fini l’insouciance, l’errance. Resteront les images, l’amitié, les émotions, comme mille et un témoins, si besoin était, de ces moments vécus pleinement. Vécus au présent.

Le rollier s’est posé sur le pin voisin, il s’est secoué, reposé quelques secondes, puis il est reparti, éclair bleu à travers les branches. Il n’a même pas pensé à chanter un petit peu. Dommage. Peut-être était-il pressé d’aller chanter ailleurs, sur une autre terre où l’homme aurait perdu l’espoir.

Va ! … les hommes et les femmes d’Anergui espèrent encore en la terre nourricière, et d’autres oiseaux d’autres couleurs entretiennent cet espoir. La hauteur des blés aussi.

Et dans cet espoir vibrent les rouges, les safrans, le gris-bleu des regards quand le khôl est présent, le noir, le vert ou le grenat des habits des femmes et des filles … autant de fleurs dans les champs …

Et les sourires … à vendre mulet et sac à dos pour constituer la dot.

Trois jours, trois nuits encore, "encore", pas "seulement", qui fileront comme l’eau de source entre les doigts. Tu ne te rends compte de rien et déjà la main est vide sans que la soif soit apaisée. Alors il faudra recommencer. Replonger dans cette eau claire et froide.

Mais les sources sont trop rares...

Que revienne le temps du souvenir. Que revienne vite le temps de l'errance.

La fille en rouge et or quitte son champ de luzerne.

Je jette ce crayon pour toujours…

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